L'éclairage électrique
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
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- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- _ Îtî
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. BLONDEL
- D. MONNLER
- DBS ARTS ET MANUFACTURES.
- MEMBRE DE [/INSTITUT.
- TOME F.TI
- 3' TRIMESTRE 1907
- ADMINISTRATION ET REDACTION
- 40 , RUE DES ÉCOLES, 40
- PARIS Ve
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- Tome LU.
- îedi 6 Juillet 1907.
- Année. — N* 27.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotcchoique Monte-flore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à .la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lüle, Membre Corr' de l’Institut.
- LA PILE A GAZ ET LA PILE A CHARBON (fin) (').
- Pour transformer l'énergie du carbone et de ses dérivés en énergie électrique, nous ne disposons.actuellement que de méthodes imparfaites.
- i° Nous pouvons engager le carbone comme électrode soluble dans une pile galvanique. Nous indiquerons plus loin les divers dispositifs imaginés. On peut, en effet, opérer soit à froid, soit à chaud, avec un électrolyte acide ou avec un électrolyte alcalin, avec des corps dissous ou des corps fondus.
- 2° Nous pouvons brûler le charbon ou les hydrocarbures dans un appareil spécial, le brûleur électrochimique, dont la forme reste encore à trouver, de manière à utiliser directement les calories produites par la combustion. Dans ce cas, l’électrolyte peut être un corps fondu, un oxyde, une vapeur ou un gaz maintenus à plus ou moins haute température.
- 3° Nous pourrons également, opérer d’une manière moins directe en transformant, par exemple, l’énergie du carbone en une autre forme d’énergie donnant des réactions connues. C’est ainsi que la chaleur sert à régénérer certains éléments (pile à l’oxyde de cuivre : réduction du cuivre oxydé ou encore décomposition du sulfate de zinc...). La chaleur permet également do produire certaines réactions qui n'oul pas lieu à froid et que l'on peut utiliser dans une pile convenable (générateurs thermochimiques).
- Enfin, nous pouvons combiuer le carbone à certains corps pour former, par exemple, des
- (J) L’Éclairage Électrique, 22 et 29 juin 1907, t. LI, p. 397 et 433.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T, LU. — N° 27.
- carbures (carbure de calcium, de sodium, de fer (fonle), etc.), qui peuvent être employés comme électrodes solubles dans un couple électrochimique.
- Il serait irop long de passer en revue tons les projets de pile au charbon qui ont vu le jour dans ces dernières années. Nous nous contenterons de signaler les plus intéressants et les plus récents.
- i° Piles an charbon à électrolyte alcalin.
- Amérique autour de deux éléments qui permettaient de transfor-ou des gaz combustibles en électricité : la pile Hugo-Jones et la
- La pile Jacques (Gg. i), n’a
- , On a fait grand bruit ei mer l’énergie du carbone pile Jacques.
- L'Electricüy (1902, p. 226) affirmait même que le rendement obtenu pour la pile Jones avait été de 62,5%- Or, M. Lurent/, a montré qu’il ne s’agissait que d’un élément alcalin dans lequel on substituait l’étain au zinc. Le charbon n’intervenait que pour la régénération nétal oxydé.
- pas en une meilleure presse de ce côte de l'Atlantique. A première vue, elle représente bien un élément à électrode ^ -ij* soluble formée de carbone, mais on verra plus loin que le Dr
- (S—j> '— Haber a démontré que l’on avait affaire à une véritable pile
- à gaz tonnants. Dans une note sur la question, M. Lorentz pose l’équation suivante pour exprimer la dissolution — théorique — du carbone dans une solution aqueuse :
- C + 3H*0 = C0*H-aH*.
- On voit que cette formule est celle de la pile à dissolution de zinc. Le calcul montre que l’énergie de cette réaction est négative et égale à i5,a3o calories ; la dissolution du carbone dans une solution aqueuse donnerait 0,16 volt. Pour éviter la polarisation et obtenir un courant constant, il est évidem-mentnécessaire de fixer l’hydrogène qui se dégage (2H2). On peut employer à cet effet, les dépolarisants ordinaires : bioxyde de cuivre, de manganèse, péroxyde de plomb. Avec cette dernière substance, Coehn a obtenu i,o3 volt et 0,01 ampère.
- L'auteur avait fait quelques expériences pour transformer le charbon de manière à le rendre soluble dans un électrolyte convenable. Si l’on plonge, par exemple, le charbon de bois — poreux — dans l’acide nitrique ou même dans certains nitrates, on contate que ce charbon se dissout ensuite assez facilement dans certaines lessives alcalines ou dans le soude et la potasse caustique en fusion. Peut-être ce phénomène pourrait-il conduire à une combinaison pratique. Il se produit, sans doute, de l’acide carbonique qui s’unit à la base et dont il serait bon de se débarrasser.
- M. Mugdan avait indiqué une combinaison assez curieuse: plomb fondu, carbonate de sodium, sel ferrique dans hydrate de soude fondu, électrode de fer passif. Les gaz combustibles mélangés à l’air agissent sur les produits de la réaction pour les régénérer.
- Dans la pile Brynes, le graphite est soumis à l’action de la soude fondue, avec ou sans vase poreux. D’après M. Reed, le courant obtenu provenait en grande partie d’un phénomène thermo-électrique.
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- 2° Pilés au charbon à électrolyte, acide.
- Pile Jungner. — L'auteur de l'accumulateur alcalin à électrolyte invariable, perfectionné depuis par Edison, vient d’imaginer un dispositif de pile acide au carbone qui présente l'avantage de fonctionner, paraît-il, sans modifier la nature de l'électrolyte.
- Lorsque l’on brûle du charbon dans un élément de pile, à l’aide de substances susceptibles de donner aisément de l’oxygène, comme le peroxyde de plomb, les combinaisons exothermiques de chlore et d’oxygène, etc., placées dans une solution d’acide sulfurique chaud (/17 °/0 d’acide pour 53 °/0 d’eau), on obtient une certaine action éleclrochimique. Si l’on essaie de substituer l’oxygène de l’air à celui des composés indiqués précédemment, le résultat est négatif.
- Dans ce cas, il est nécessaire d’augmenter la proportion d’acide sulfurique de l’électrolyte. Au-dessus de 5o °/0, l’action de l’oxygène commence à sc manifester ; avec de l’acide à 90 %, elle obtient son maximum. A cette concentration, l’oxydation s’effectue même à froid : elle est cependant plus active, si l'on chauffe la solution. La réaction qui se produit est la
- SUUante * 2C + SOH2=: sCCH-tD+SO9.
- Si la pile ne travaille pas, les gaz se rassemblent à la surface du charbon et le ccpolarisent » en empêchant ou en retardant l’action chimique. Si le charbon est relié à une électrode susceptible d’absorber l’oxygène- de l’air, on obtient peut-être les réactions suivantes :
- CO -h SOHI2 4-0 = (CO 4-0)4- (SOH1 4- O) ;
- Hs+ SOH-4- 0 = (11*4- 0)4- (SOÏP4- O)
- S0S 4-11*0 -h SOUP + 0 = (SO9 -4 H20 4-0)4- (S0:! H* + 0) = 2SOH3.
- On obtient de celte manière une pile à gaz travaillant régulièrement et dans laquelle l’électrolyte demeure essentiellement invariable,
- Cet activité parait commencer vers 5o° et pour une concentration de 5o °/« d’acide. Si la concentration est plus grande, elle s'amorce à température un peu plus basse. A 90 et ioo° et avec de l'acide à 90-95 °fcn le charbon peut être assimile, au point de vue de son activité électrochhnique, à un métal produisant de l’hydrogène dans un acide dilué (par exemple, du zinc amalgamé dans de l'acide sulfurique étendu), bien que, naturellement, le carbone n’entre pas, comme ion, dans l’électrolvte.
- M. "Waldemar Jungner a donc fait breveter la combinaison suivante (brevet anglais 15727 du ii juillet 1906) :
- L’élément est formé d’une ou plusieurs anodes en charbon amorphe associées à des cathodes dépolarisées par l’air de l’atmosphère. L’éleetrolyte est une solution d’acide sulfurique employé seul ou en mélange avec d’antres substances et susceptible d’être chauffé. Pour faire agir l’oxygène on peut soit se servir d’un dépolarisnnt entourant les électrodes positives, soit utiliser des anodes poreuses, capables d’absorber, ce gaz, qu’un dispositif mécanique amène et fait circuler. Le brevet anglais indique divers modes de préparation de l’électrode poreuse, lis reposent sur l'emploi d’un mélange de poudre de graphite et de solutions de silicate (verre soluble). La figure 2 représente l’un des dispositifs les plus simples de l’élément: v est un vase de plomb ou de gros, renfermant des morceaux de coke k sur lesquels repose un disque b percé de trous, lequel comprime la couche de charbon et sert en même temps de conducteur inactif pour l’anode. La cathode est formée d’une brique poreuse e en graphite. Le récipient v est rempli d’acide sulfurique jusqu’au niveau y. Il est
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- placé dans un second vase V qui repose sur les appuis pp. L’espace intermédiaire compris entre les deux vases n et. Y est clos à l’aide d’un couvercle m. ni percé de deux orifices livrant passage aux tubes rr permettant, l’arrivée et la sortie de la vapeur. Un troisième tube /*, situé à la partie inférieure permet à l’eau de condensation de s’écouler. Les deux vases v et V sont eux-mêmes placés dans un troisième récipient \V garni de calorifuge G (par exemple de sciure de bois) pour éviter la déperdition de chaleur.
- Le brevet de Jungner indique quelques variantes permettant d’activer la dépolarisation et d'éviter les actions locales ; notamment l’électrolyte peut renfermer des produits azotés ou de l’acide nitrique.
- On peut alors constituer la cathode à l’aide de tubes analogues à celui qui est représenté (fvg. 3). Ces électrodes sont tubulaires, elles sont, en graphite cristallisé. Les connexions où les éléments sont formés simplement des tubes amènent l’air et la vapeur.
- D’après M. Jungner, la pile au charbon donne à charge normale, o,5 volt. La f. é. m. théorique de l’élément carbone-oxygène étant environ i volt, on voit que le rendement serait. de 5o %.
- Il est évident que ces données demanderaient confirmation. Signalons seulement quelques objections qui viennent naturellement à l’esprit. Bien que l’électrolyte soit, théoriquement invariable, il est probable qu'il devra être renouvelé fréquemment (évaporation, impuretés, etc.); la haute température de la vapeur doit déterminer la formation d’émanations sulfuriques qui constituent une perte et un danger; enfin, pour obtenir la vapeur de chauffage, il faut brûler du charbon, donc nouvelle perte d’énergie. Quel sera le rendement final? Lors même qu’il ne serait que de 20 °/u> il serait encore bien supérieur à celui de la meilleure machine à vapeur.
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- 3° Théorie de la pile au charbon.
- Dans une étude très documentée publiée par MAI. Haber et Bruner (Zeitschrift fiïr Elee-trochemie, iqo4, fascicule 87 et igoG, n° o), les auteurs envisagent cette hypothèse que la pile au charbon et notamment la fameuse pile américaine Jacques n’est qu’un élément aux gaz tonnants. Les arguments invoqués semblent fort probants, du moins, pour le cas de la pile Jacques (*).
- Rappelons d’abord les faits:
- Lorsqu’on plonge du fer et du charbon dans de la soude fondue, on observe une différence de potentiel voisine de 1 volt. Le courant va du charbon au fer — à l’intérieur du couple — et revient du fer au charbon, — à l’extérieur. Le charbon semble donc fonctionner comme électrode soluble. On a essayé à diverses reprises de donner une explication de ce phénomène. Rappelons notamment les recherches de MAI. Liebenow et Strasser. Ces physiciens ont démontré que le fer se comporte (rime manière fort curieuse vis-à-vis des oxydes alcalins fondus. Il commence par être attaqué avec formation et dégagement d’hydrogène, puis, la température s’élevant, il devient passif (à ce moment, la d. d. p. est 1-12 volts). D’après AIM. Liebenow et Strasser, l'électrolyte, qui était d’abord verdâtre, devient alors brun, ce qui semblerait indiquer qu’i.1 contient un oxyde de fer de composition indéterminée.
- A l’électrode charbon, les phénomènes observés sont très différents :
- La d, d. p. observée, vis-à-vis de l’électrode normale, fut
- E = [i,32 o,ooo32G6 (t — 5oo)] volt.
- La f. é. de l’élément complet était donnée par l’expression
- E = 0,815 -)-o,ooio5 {t — 5uo) volt.
- Quant aux réactions chimiques donnant naissance au courant, on peut les exprimer par
- FeO''-h Æ C + a:\aOH X F^0 (y — x) + — NaaC03 -h - HsO.
- Le nickel, et même dans une certaine mesure l’argent, se comportent d’une manière analogue au feu.
- D’après les recherches du Dr llaber, la réaction indiquée ne peut produire que l'YO3 (exprimant FeOy) et FfO (exprimant FfO(//—x). La formule précédente devient donc:
- aFe^CF+G + aNaOH X /'F"° H-CüsNa2-+- IFO.
- Lorsqu’on fait fondre de la soude caustique dans un vase en fer, on observe que le métal est attaqué avec formation d’un produit verdâtre.
- M. llaber a démontré que cette substance n’était autre que du manganate de soude provenant des impuretés de la soude du commerce ou du fer lui-môme. U a étudié très attentivement les diverses réactions qui se produisent à l’électrode foret à l'électrode charbon ; il arrive aux cônclusions suivantes.
- La présence de l’eau clans l’électrolyte a une influence considérable.
- Comme Le Blanc et Brode l’ont montré, la soude caustique complètement anhydre ne dégage pas d’hydrogène à la cathode lorsqu’on l’électrolyse. A 3oo°, la soude fondue renferme encore une quantité d’eau non négligeable ; ce que l’on envisage comme de la soude fondue
- O MM. Haber et Bruner ont présenté à l'International Etectricat Confress de St-Louis, 1904, un mémoire sur le même sujet ; voir ¥Éclairage Électrique, tome XLI, 3 déc. 1-904. p- SyS.
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- est en réalité une solution d’un peu d’eau dans de la soude. Cette observation explique les anomalies constatées avec le fer. On conçoit donc que la passivité s’obtienne plus facilement à haute température, ainsi que MM. Liebenow et Strasser l’ont observé. Leurs expériences et celle de M. Haber tendent à démontrer que cette passivité dépend de deux causes principales : la présence d’une couche protectrice (d’oxyde), et la présence dans l’électrolyte de quantités appréciables de manganate.
- L’électrode de fer couverte de couche protectrice fonctionne, dans l’électrolyte contenant du manganate comme une électrode-oxygène. L'expérience prouve qu’on peut la remplacer — sans modifier le potentiel — par un fil ou une lame de platine. Le dispositif adopté par* M. Haber est le suivant:
- Un creuset renferme de la soude fondue dans laquelle plongent une électrode et un bâton do soude caustique. L’extrémité supérieure du bâton de soude caustique est entourée d’un anneau de caoutchouc qui fixe le bâton à un support de verre creux et renfermant une lessive de N«OH concentré.
- Les potentiels obtenus pour un fil de platine, nu, dans un électrolyte de soude caustique contenant du manganate sont les suivants:
- à 3i2° - 0,265 à -o,353
- k 36o« —o,3i4 à 53ao —0,47a
- Le fer passif se comporte donc comme le platine ; il fonctionne comme électrode-oxygène, le manganate permettant l’ionisation de l’oxvgène.
- M. Haber a étudié de même les phénomènes qui se produisent à l'électrode chat-bon. L’hypothèse qui semblerait le plus plausible, serait celle qui consisterait à admettre la formation d'oxalate. Le charbon s’oxyde 011 absorbant l’oxygène de l’air pour donner de l’oxyde de carbone qui produit des formiates au contact de la soude en fusion :
- CO-f-NaOH = COONal-I.
- Mais l’expérience prouve que l’éleclrode-charbon n’est pas une électrode formiate ; il semble que ce dernier corps agit comme le manganate dans le cas de l'anode. Les potentiels obtenus sont les suivants (électrode formée de charbons de lampe à are dans la soude fondue colorée au vert par 1<; manganate)
- — 1,22 à — t,i3 (à 38o° environ).
- — 1,31 h — 1,25
- — i, 3r) b. — i,36
- D’autres échantillons de charbon (graphite artificiel, charbon comprimé, eLc.) donnèrent des résultats très différents (de —0,91 à — 1,37 volt). À 5oo degrés, on obtient — i,5 volt, ce qui correspond au potentiel de l’éleelro-hydrogène. De fait, si l’on substitue au charbon une électrode de platine poli et nu, on obtient les valeurs oscillant entre —0,09 volt, au début et—i,5vplts.
- M. Ilaber a institué d’ailleurs une série d’expériences très minutieuses pour déterminer avec exactitude la nature des réactions.
- On sait que le charbon de bois se dissout dans la soude concentrée, bouillante, avec dégagement d’hydrogène. Il en est de même du graphite. On peut s’en convaincre aisément en se servant de l’appareil représenté dans la figure 5. Des fragments de charbons de lampes à arc sont placés dans la soude caustique maintenue dans une atmosphère d’azote (complètement privée d'oxygène en faisant passer le gaz sur du cuiyre chauffé au rouge). Les gaz produits sont facilement analysés. On constate la présence de l’hydrogène, mais non
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- de l’oxyde de carbone. L’hydrogène vient de l’eau que la soude caustique renferme tou-J C + ÏUO + aNaOII = CO*Naa + 4H*.
- Il s’ensuit que l’oxyde de carbone, comme le charbon (et M. Haber a démontre qu’il en est de même des dérives: oxalates, formiates...) donne de l’hydrogène dans la pile au charbon et c’est précisément ce produit secondaire de la réaction qui représente la source d’énergie à l’électrode soluble.
- L’équation bien connue exprime celle réaction:
- 4NaOH + 2C = 2 N a -h CO»Na* + CO + 2 TL
- La fameuse pile au charbon de Jacques n’est donc en définitive qu’une espèce de pile à gaz tonnants fonctionnant à haute température.
- Dans le cas de la pile à gaz tonnants avec électrolyte de soude fondue, l’énergie libre correspondant à la formation de l’eau est la suivante:
- TEMPERATURE EN
- m
- 360
- DEGRÉS C
- ÉLECTRODE-,1
- — 0,265
- — 0,294
- — o,3ii
- 47:
- 53i
- 353
- 43i
- 472
- ÉLECTRODE-HYDROGÈNE
- Le coefficient de température est ofooog volt par degré.
- Sacher a trouvé (à 390°): 1 ,i5 à 1,16 volt ; Le Blanc et Brode, 1,3 volts à 33o°.
- Les divergences observées entre ccs valeurs et celles correspondant, soit à la formation du mélange détonnant (par la décomposition de d’eau) 1,68 volts, soit à la pile de Grove — i,i3g proviennent de la présence de la soude comme électrolyte. En effet, pour n’indiquer que cette action secondaire, il est clair que la combinaison de l’hydrogène et de l’oxygène donnant de l’eau, cette eau se dissout dans la soude caustique en dégageaul un certain nombre de calories. •
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- Il est intéressant de comparer l’énergie libre de la pile à gaz tonnants ainsi constitués à celle de la pile ordinaire à gaz de Grove.
- L’énergie libre correspondant à la formation de l’eau dans n’importe quel milieu contenant de l’eau est facile à calculer lorsque l’on connaît la pression de la vapeur (jjH50) sur ce milieu et la tension de l’hydrogène (pü1) et de l’oxygène (pO-), et si l’on sait qu’il y a équilibre entre la vapeur d’eau et le milieu contenant de l’eau. Car, dans ce cas, nous devons envisager la transformation donnant l’énergie connue une transformation isotliermique et réversible, produisant directement une molécule d’eau avec — molécule d’oxygène et une
- molécule d’hydrogène. L’intégraln
- de l’équation différentielle d’IIelmholtz
- À — T ~ = O
- s’obtient alors aisément, si l’on transforme
- T,H~TrfT T*
- et si l’on observe que le premier nombre représente une différentielle exacte ; i
- et enfin, on obtient:
- A = eonst. T -
- T*
- r/S
- d T.
- des chaleurs spécifiques
- (On observe que Q doit être une fonction connue de T.)
- Q représente ici la chaleur de formation d’une molécule de vapeur d’eau sous pression constante. Bodlander admet que Q est sensiblement constant. Q = const. Von Jüptuer pose au contraire
- ÿrT = Q04-ff,T-|-9'Ta-h • • •
- équation dans laquelle -b3"T +... représente la diffère
- moyennes des corps disparaissants et naissants.
- On obtient donc comine intégration de la formule d’IIelmholtz A = const. T-b y (Bodlünder) et A const. T -b ÿo — u'T In T — jT3
- Comme valeur de la constante, on a:
- const. = a + a ,29 log“ .
- 1 est donnée en se servant des résultats calculés par Rose qui a mesuré , la pression de la vapeur et la température pour un cas spécialement. Il ; libre de la formation des gaz tonnants fia 6/j5 calories
- La valeur de pression du gaj obtenu comme valeur de T la température de 25 degi
- Si nous utilisons les valeurs indiquées par Mallard et Le Chûtelier eifiques moyennes sous pression constante, nous avons
- pour les gaz permanents 6,43-bo,ooi22 T pour la vapeur d’eau 7,00+ 0,00287 T
- pou
- les chaleur:
- spe-
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- d’où l’on tire (la chaleur de formation de la vapeur d’eau étant de 58ooo calories à la température ordinaire)
- = 5 7 3 r 9 + 2,64T — o,ooio4T2
- et A = «T + 57319 - a,64T In T + o,ooio4T>+ 2,29T log“.
- On lire a (= — 8,o4) de la valeur trouvée par Bose à 20° et de =/;02 = 0,969 atm.
- ^TÏ-0 = o,o3i atm.
- Transformons le logarithme naturel et ordonnons l’équation, il vient : '
- A = 573i9 + 2,29T (log» _ 3,5l _ 2j65 log.. T) + o,00,0',V.
- En prenant comme valeur de la pression, pour l'oxygène 0,2 atmosphère, pour la vapeur d’eau o,o3i atmosphère et pour l’hydrogène 0,969 atmosphère, l’équation devient :
- A = 67319 H-3,29!' (4,24 + 2,65 log10 T + 2 loglü/iH20)+ o,ooio4T3 équation qui permet de calculer la f. é. m. en volLs, soit, par exemple, les températures (en degrés absolus) T=585, 685«8o5 (correspondant à 3i2-4ia et 532), nous avons pour pII20 = o,o3i atmosphère :
- DEGRÉS CENTIGRADES
- 313
- ,34
- >,905
- >>9or
- Les divergences observées peuvent s’expliquer si l’on admet que la vapeur d’eau a une très faible tension dans la soude fondue.
- La conclusion de ces expériences est la suivante:
- i° Le fer devient passif dans la soude en fusion grâce aune couche protectrice d’oxyde;
- 2° Le for passif et le platine poli représentent, dans la soude en fusion, une électrode-oxygène bien définie, lorsque celle-ci contient du manganate ;
- 3" Le fer actif et le charbon attaquable constituent dans la soude en fusion des électrodes-hydrogène, dont le potentiel est égal à celui du gaz hydrogène à la pression atmosphérique dans le même électrolyte. Le potenLiel du charbon, par contre, dépend de la vitesse de dégagement de l’hydrogène.
- 4° Les l’ormiates et oxalates alcalins sont nettement décomposés dans les alcalis caustiques avec formation de carbonate alcalin et d’hydrogène. L’hydrogène produit est la seule cause de la f. é. m. constatée.
- 5° L’oxyde de carbone se comporte d’une manière analogue. On a alors de la soude et de l’hydrogène qui donne seul la f. é. m. observée.
- 6° La pile au charbon (fer, soude, charbon) est un couple à gaz tonnant dont l’oxygène provient de Pair atmosphérique, tandis que l’hydrogène est produit par l’action du charbon sur l'électrolyte fondu.
- 7“ L’énergie libre de la pile à gaz tonnants — dans la soude caustique en fusion — concorde d’une manière satisfaisante avec les anciennes valeurs trouvées pour la décomposition
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- de l’eau de la soude fondue humide. La discussion des résultats obtenus conduit à admette dans l’intégration de la formule de Helmholtz, des valeurs très faibles pour la tension de la vapeur d’eau dans la soude caustique en fusion.
- Dans une seconde note de \&Zeitschrift /tir lUeklrochemie (8 sept. »go5), M. Haber (en collaboration avec A. Moser) constate que jusqu'à ce jour, ainsi qu’on vient de le dire, on n'a pas trouvé de moyen de combiner le charbon ou l’oxyde de carbone à l’oxygène pour obtenir un courant appréciable. Les f. é. m. constatées proviennent d’actions secondaires qui se produisent dans l'électrolyte. Pour éliminer les causes d’erreurs, il faudrait donc arriver à réaliser des conditions plus favorables, lin opérant, par exemple, vers 5oo° — la f. é. m. est alors voisine de i volt — on augmente l’aUinité du charbon et de l’oxyde de carbone pour L'oxygène de l’air et l’on facilite la réaction principale. Gomme électrodes, M. Haber a choisi la platine fréquemment utilisée déjà dans les piles, à gaz.
- L’électrolyte était plus dillicile à trouver. On s’est décidé, pour le verre chauffé et la porcelaine.
- L’enveloppe extérieure est formée d’une éprouvette de verre très peu fusible renfermant à la partie inférieure un peu de soufre (S) ou de pantasuifure de phosphore (PhSs) chauffé par une flamme libre. Un courant de CO2 remplit la partie supérieure de l'éprouvette (fermée par du papier d’amiante) de manière à empêcher que les vapeurs de soufre ou sulfure ne prennent fou. Dans l'éprouvelle, pénètre une seconde éprouvette, également de verre très peu fusible, renflée à la partie supérieure et fermée par un double bouchon decaoutchouc. Ce dernier laisse passer à frottement dur une tige de verre qui constitue, à sa partie inférieure, l’éleclrolyLe de l'élément.
- Pour obtenir le platine poreux, on opère comme de coutume. On commence par «décaper» le verre à l’aide d’acidc fluorhydrique, puis on réduit du chlorure de platine par l'hydrogène. On recommence plusieurs fois l’opération jusqu'à ce que l’extrémité de l’éprouvette soit recouverte d’un dépôt gris, adhérent, de mousse de platine. Quant à l’extrémité de la licve de verre, elle porte une petite brosse de platine formé de plusieurs fils réunis au centre (fils de o.i5 d’épaisseur). Pour éviter le contact entre le fil de platine et fa paroi du verre, on se sert d’un tube capillaire en porcelaine. Des orifices permettent d'introduire par la partie supérieure (bouchon de caoutchouc) lo courant gazeux nécessaire. Quant au courant, il circule au centre de l’élément dans le fil isolé par la porcelaine, puis dans la brosse de platine, la mousse de platine, il passe alors dans un second tube de porcelaine.
- De l'étude publiée par M. Ilaber, nous extrayons les données suivantes. Les expériences très nombreuses ont été instituées à l’aide CO2, CO et O. Ou bien, on faisait agir les deux gaz — d'une part, un mélange CO9 et CO (97 % et 3 QQ, de l’autre l’oxygène —des deux côtés; ou bien on soumettait l’un des côtés — l’extérieur, par exemple — à l’influence d’un seul gaz, toujours le même, tandis que sur l'autre agissaient les autres gaz. Les résultats obtenus furent les suivants :
- I. — i. Dans la vapeur de sulfure de phosphore bouil
- 3. Mélange ÇOa et CO fc l’cxlérieu
- Ensuite : oxygène des deux côté On a donc, comme f. é. m. de la pile a
- t. - Mélange
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- La formule E donnait E - I . ,o4 - 0,078 log*» _= -o,gC4 volt.
- II. — Essai dans la vapeur de sulfure de phosphore. — Avec l’air à l'i e, oxjg&no avec CQ2, mélange CO3 et CO. olytique.
- Les i ésultats obtenus sont les suivants :
- GAZ »• * «• B E N G E
- a 1 ûl^ctrode-air extérieure suppose 0.
- CO. CO* fl) ao «) — 0,947 -+-0,030 0,976
- CO . C02 c) 30 0 + 0,04. 0,073 0,97*
- Les expériences faites a-v A l’extérieur du tube élec A l’intérieur : oxygène, c ec la vapeur de soutre donnèrent les résultats a trol vtique : air ; xygène avec C0a, mélanges GO2 et CO. îalogues.
- " *• *•
- 02 CO. CO2 -t-o,o35, +0.012, + 0,049 + 0,0983, +0,986, +0,942 0,029 à °»o37 o,o48 à o,o56 o,o43 0,o36 à o,o5o
- CJnc série d’essais entreprise encore pour déterminer l’influence des changements de concentration de l’oxyde de carbone d’une part et, d’autre part, pour comparer l’élément à oxyde de carbone à l’élément au charbon.
- Si nous étudions le mécanisme de ce genre de couples, nous voyons clairement que l’une des électrodes est définie par la pression de l’oxygène et l’autre par la proportion pCO*jpGQ ou, dans le cas de la pile au charbon, par la pression de l’oxyde de carbone eu présence de carbone. Nous avons, pour ainsi dire, deux électrodes oxvgène de première et seconde espèce. Toutes deux nécessitent pour réaliser les conditions d’action réversible, la présence de ce gaz, lié chimiquement à l’électrolyte, comme cela existe dans le verre.
- La pile :
- Chlore, solution de chlorure de potassium — Calomel • contient <jes électrodes-chlore * Mercure 1
- analogues aux électrodes-oxygène de deux espèces ci-dessus indiquées, est absolument analogue à la pile :
- CO
- oxygène, composé solide oxygéné (verre) —
- C
- CO2'
- oxygèl
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- Comme électrode-ox3rgène de la seconde espèce, on peut prendre l’hydrogène humide. On a alors :
- HsO 112 '
- Conclusions : On peut constituer une pile à gaz en employant comme électrolyte du verre chauffé à une température assez élevée. Les f. é. observées dans le cas où la température est celle deTébullition de soufre et de sulfure de phosphore, correspondent aux f. é. théoriques calculées au moyen des données thermodynamiques. Cette observation s’applique également aux influences que les variations de concentration de l’oxyde de carbone, de l’oxygène ou de l’acide carbonique produisent.
- En employant de l’oxyde de carbone concentré on passe, conformément à la théorie, de la pile à gaz à la pile au charbon.
- Le.verre chauffé, employé comme électrode, permet également de réaliser la pile à gaz à haute température.
- Les divers couples qui viennent d’être considérés sont donc de véritables piles à gaz tonnants. 11 en est de même, d’après ce que l’on vient de voir, de certaines piles au charbon.
- 11 serait toutefois imprudent de conclure que toutes les piles au carbone sont dans ce cas. Il existe certainement des combinaisons dans lesquelles le charbon peut fonctionner comme électrode soluble. La théorie de ccs éléments est alors analogue à celle des piles hydro-électriques ordinaires. Nous avons indiqué plus haut la nouvelle proposition faitepar M. Jungner, relativement à l’électrolyte acide invariable. Il u’est pas douteux que l’on ne réussisse à trouver des variantes de cette méthode.
- Si le carbone ou ses dérivés agissent comme un métal, nous aurons nécessairement, que l’électrolyte soit alcalin ou acide, une réaction donnant de l’hydrogène, par suite de la décomposition de l’eau (le carbone s’étantemparé de l’hydrogène). Nous nous heurterons donc aux difficultés habituelles résultant de ce dégagement gazeux: polarisation. Ou bien, nous pourrons laisser le gaz se dégager librement’ dans l’atmosphère, ou bien, nous le conserverons dans des réservoirs convenables (cas de la pile à gaz), ou enfin, nous le combinerons à l’état naissant à un corps convenablement choisi — dépolarisant — (cas des piles ordinaires). Pour obtenir un courant constant, le dernier artifice semble seul pratique. Mais alors nous rencontrerons des obstacles assez sérieux. Si l’électrolyte est alcalin, nous pouvons employer l’oxyde de cuivre qui peut servir indéfiniment— en théorie du moins — grâce à sa régénération par la chaleur. Lorsqu’il est réduit par l’hydrogène provenant do la réaction, on le maintient pendant, quelques heures à la température de i5on environ: le cuivre s’oxyde.
- Si l’électrolyte est acide, la question est plus délicate. Nous n’avons guère dans ce cas que le peroxyde de plomb des accumulateurs ordinaires qui donne de bons résultats ; mais alors, le courant électrique semble le seul agent capable de le régénérer économiquement. Il faudrait donc distraire une partie de l’énergie électrique produite, ce qui diminuerait considérablement le rendement. Peut-être trouvera-l-on quelque artifice qui permette de résoudre la difficulté.
- A. Rerthier.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Expériences faites sur les rayons (s du radium E. — H.-W. Schmidt. — Physikaüsche Zeitschrift,
- Les expériences sur l’absorption des ravons 3 ont conduit jusqu’ici au résultat que les radioéléments individuels émettent un ou plusieurs groupes de rayons 3 homogènes dont chacun est absorbé d’après une loi exponentielle :
- K=3.e-’\ (!)
- J désignant l’intensité de radiation mesurée, d l’épaisseur de matière traversée, v une constante propre ii chaque genre de rayons et à chaque matière absorbante. Le coefficient d’absorption v étant différent pour les différentes sortes de rayons 3, et ayant une valeur indépendante de l’épaisseur du filtre employé, on doit admettre que le pouvoir de pénétration et la vitesse d’une sorte de rayons déterminée, ne sont pas influencés par l’épaisseur de la couche. Il semble un peu invraisemblable que les particules 3 ne varient pas de vitesse en traversant la matière. Il est difficile d'expliquer comment l’énergie d’ionisation produite par les rayons peut être possible sans perte de vitesse. On peut supposer que des couches gazeuses de môme épaisseur doivent arrêter à chaque fois la même proportion des particules existantes, tandis que les autres peuvent traverser avec une vitesse invariable.
- En tout cas, les conclusions tirées des études précédentes demandent encore une confirmation ultérieure. On manque de résultats d’observations exactes sur les trois points suivants :
- i° La loi exponentielle reste-t-elle valable entre de très larges limites, quand par exemple U est tombé à la ioof ou à la iooov partie de U?
- 2° Quelle est la valeur de l'action des rayons secondaires que l’on n’a pas éliminés dans toutes les expériences faites jusqu’à présent? Peut-on parler d’une radiation secondaire, ou bien des rayons que l’on a souvent désignés sous ie nom de rayons secondaires sont-ils. en totalité nu en majeure partie, des rayons primaires de disper-
- Pout-on prouver par des expériences de déviation magnétique que la vitesse des rayons 3 ne varie pas quand ceux-ci traversent de la ma-
- Pour répondre à ces questions, peu de rayons 3 sont d’un emploi approprié. Le radium B et le radium C, le thorium B et le thorium C ne conviennent pas, car ces substances arrêtent plus d’un groupe de rayons homogènes. La radiation Y apporte des perturbations. Si par exemple on abaisse, au moyen de filtres appropriés, la radiation 3 à la centième partie de sa valeur initiale, l’ionisation produite par les rayons 3 et par les rayons v a la même valeur. Il faut alors calculer par extrapolation d’après chaque mesure, l’effet des rayons 3 et individuellement. Une telle extrapolation est toujours plus ou moins arbitraire et ne donne jamais des résultats absolument admissibles. On obtient difficilement des produits suffisamment actifs d’actinium B et d’uranium X. Il ne reste donc plus que le radium E auquel on puisse s’adresser pour réaliser les expériences nécessaires. En fait, cet élément radio-actif est tout à fait approprié pour le but à atteindre. On n’a à craindre aucune perturbation due à une émanation, on peut obtenir des préparations relativement très actives, qui ne perdent qu’en cinq jours lu moitié deleur activité. Meyer et v. Schweidler ont montré qu’une radiation y éventuelle du radium E ne peut pas être supérieure» trois pour mille de la radiation 3-
- La radiation a toujours existante du radium F (polonium"), issu du radium E n’est pas importante car elle est complètement annulée par une couche d’air de \ centimètres environ, ou par quelques feuilles d'aluminium.
- Le radium K étudié par l’auteur provenait du Pr Giesel.
- • c° Absorption des rayons.
- Le dispositif expérimental employé par l’auteur était le suivant : Les rayons, émanant de la préparation enveloppée dans du papier, traversaient des plaques métalliques, et produisaient ensuite uüe action ionisante dans un récipient à dispersion contenant un électromètre. La position des feuilles de l’électromètre était déter-
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- minée avec le micromètre oculaire d'un microscope. Los premières expériences furent faites avec des feuilles d’aluminium placées directement sur le récipient à dispersion. Los résultats obtenus sont indiqués par le tableau I (expérience I). On voit d’après ces résultats que le coefficient d’absorption t> n’est pas constant, mais augmente avec d. On trouve donc le résultat opposé à celui trouvé pour la radiation (3 du radium (ou du radium B ou C), pour laquelle le coefficient d’absorption diminue quand l’épaisseur du filtre augmente, parce que les ravons les plus durs peuvent seuls traverser.
- Ensuite l’auteur a étudié l’absorption avec des filtres plus durs. Les résultats sont indiqués par le tableau 1 (expérience 2) : ils confirment le résultat précédent jusqu’à une épaisseur de filtre d'environ in"",5. Pour les épaisseurs du filtre plus grandes, le coefficient d’absorption diminue. Ou a affaire à une radiation y dure, à-côté de la radiation ,3-
- Enfin l’auteur a fait une série d’expériences avec des filtres minces. La préparation de radium E, enveloppée dans du papier, était fixée sur un disque horizontal en aluminium placé à 12 centimètres au-dessus du bord supérieur du récipient à dispersion. Les résultats obtenus sont
- indiqués par le tableau I (expérience 3) : ils confirment les résultats des expériences précédentes. On peut, d’après les chiffres trouvés, calculer que le coefficient d’absorption a pour valeur 4o par centimètre pour de faibles épaisseurs de filtre : la moitié de la radiation est donc annulée paromm. 1 y3 d’aluminium. Meyer et v. Schweidler ont trouvé pour le coefficient d’absorption la valeur 43,8 par centimètre. Cette valeur correspond, dans les expériences de l’auteur, à une épaisseur de filtre de oram,6o. Pour des épaisseurs plus grandes, v devient encore plus grand : par exemple on a, pour d= imrn,3, v = 62 par centimètre.
- Il serait nécessaire de déterminer par une étude plus exacte, si la radiation y de l’expc-rience 2 provient réellement du radium E. Becquerel croit avoir trouvé une radiation y dure du radium E (polonium). Mais il peut se faire que la préparation de radium E de l’auteur ait présenté comme impureté un autre élément radio-actif capable d’engendrer la radiation y.
- Dans une série d’expériences suivantes, l’auteur s’est proposé de déterminer si la préparation du radium E ne contenait pus un autre élément radio-actif. Il a obtenu une courbe de décroissance tout à fait analogue à celle du dépôt actif de l’actinium (actinium A-+- actinium B). Il est donc très probable que la préparation contenait de l’actinium comme impureté. Heureusement, cette impureté était si faible, que son influence était à peine sensible dans les expériences
- L’auteur a comparé, dans une cinquième série d’expériences, l’activité à différentes époques. Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau II. Les intensités sont mesurées avec la mémo unité que dans les expériences 2 et 4- L’intervalle du temps écoulé entre les deux mesures a été de 32 jours.
- TABLEAU II
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- On voit, d'après les chiffres de ce tableau, que le rapport J,/'J2 peut être considéré, comme ayant une valeur constante pour différentes épaisseurs de filtres. La radiation y diminue donc comme fa radiation g : elle doit donc provenir du radium E lui-même, et non de l’actinium me-
- D’après l’cxpéricncc 2 (tableau I), on peut calculer le coefficient d’absorption du ravon y :
- et d’après l'expérience 5 (tableau II) :
- La valeur calculée d’après l’expérience 2 est plus admissible parce que, dans les mesures de l'absorption, la préparation était maintenue à une distance constante de l’électromètre. De la valeur v=o,8, on conclut que la moitié de la radiation y est absorbée par un écran d’environ ofm,8 d’épaisseur. L’intensité de la radiation y est, par rapport à l’intensité de la radiation comme ifi est à iooooo (0,16 °/00) dans le dispositif expérimental de l’auteur pour l’épaisseur du filtre O. Ce résultat n’est pas en contradiction avec les observations de Meyer et v. Schweidler.
- Peut-être peut-on arguer que l’effet total des rayon s y est dù à un autre élément radio-actif variable avec le temps. 11 serait possible que la préparation de radium E de l’auteur contienne non de l’actiuium, mais du radio-actinium ou de l’actinium X. L’auteur admet provisoirement cette dernière hypothèse. L’actinium X présente une durée de demi-décomposition de 10 jours. Pendant les 32 jours écoulés entre les deux observations, l’activité de l’actinium X et aussi évidemment celle de l'actinium B considéré, serait troublée à la huitième partie, c’est-à-dire défi. 70 à omm,8 environ (voir tableau 11). Or, l’auteur n’a obtenu aucune radiation sensible avec un filtre de 2mm,5 d’épaisseur. L’hypothèse n’est donc pas vérifiée. On peut voir encore plus nettement la fausseté de cette hypothèse en comparant le tableau I, ligne 2, et le tableau II, colonne 1. Si l’on forme à nouveau les quotients des intensités de radiation mesurées, 011 obtient les chiffres suivants :
- Epaisseur de filtre. . o,5 1 r,5 2,15 4,5
- Rapport des intensités
- de radiation. . 2,26 2,63 2,43 2,3a 3,18
- Les quotients présentent de petites différences
- qui sont ducs, vraisemblablement, à des différences dans les dispositifs expérimentaux. Si les intensités de radiation provenaient en majeure partie du radium E, pour les faibles expériences de filtre et en majeure partie des produits de décomposition de l’actinium X pour les fortes épaisseurs de filtre, les quotients devaient aller en croissant, car, puisqu’il s’était écoulé un intervalle de 8 jours entre deux essais, la première et la dernière valeur dans la deuxième ligne devaient être comme
- i/3 : 2/3 = 1 : 2
- a cause des durées différentes de décomposition des deux substances. S’il y avait du radio-actinium (demi-décomposition i9mm,5), ce rapport serait encore {dus petit, et devrait s’écarter d’autant plus de la valeur trouvée 2,26 : 2,18.
- f-4 suivre.) ________ B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur le calcul de la force centrifuge dans les machines électriques. — E. Siedek. — Elektro-
- On a l’habitude d'indiquer, dans les descriptions des turbogénérateurs et des moteurs à grande vitesse de rotation, la vitesse périphérique du rotor. Mais celle-ci ne permet pas seule de tirer une conclusion sur l’effort auquel est soumise chaque partie plus ou moins rapprochée de la périphérie, telle que les masses polaires dans certains types d’alternateurs à pèles saillants, ou les enroulements rotoriques dans les alternateurs à enroulement inducteur réparti et dans les turbogénérateurs à courant con-
- La vitesse périphérique seule ne donne pas une mesure de la force centrifuge, car celle-ci dépend aussi de la vitesse de rotation et peut, pour une même vitesse périphérique, être tantôt très grande, tantét très faible. Par exemple, un kilogramme tournant sur une circonférence avec une vitesse périphérique de 80 mètres par seconde, développe une force centrifuge de 2610 kilogrammes pour un rayon de om,25 et une force centrifuge de 108 kilogrammes pour un rayon de 6 mètres.
- La force centrifuge développée par un kilogramme à la périphérie d’un corps tournant avec une vitesse uniforme, est nommée par Tau-
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- teur facteur de force centrifuge, et désignée par la lettre F. Ce facteur est le nombre par lequel il faut multiplier le poids d’un corps tournant cireulairetnent avec une vitesse donnée pour obtenir la valeur de la force centrifuge exercée
- Dans co qui suit, l’auteur indique une relation simple entre le facteur de force centrifuge, la vitesse périphérique et la vitesse de rotation. Soient :
- F le facteur de force centrifuge.
- Prla force centrifuge = GF en kilogrammes.
- G le poids en kilogrammes.
- o- —q,8i, accélération due à la pesanteur.
- m Iq G/g en kilogrammes.
- v la vitesse périphérique en mètres par seconde.
- u la vitesse de rotation en tours par minute.
- La force centrifuge est donnée par la formule :
- P/=~ (0
- On a les relations :
- V 6o.
- m - ~ G jg.
- En remplaçant, on obtient alors :
- g \ 6o / Go
- P/= G • — • C,
- en posant
- Le facteur de force centrifuge, c’est-à-dire la force centrifuge par unité de poids, est donné par la formule
- F=i— 1,068. (2)
- Celte formule est simple et commode pour la pratique, et permet de trouver lacilement le facteur de force centrifuge et, par suite, la force centrifuge, d’apres l’équation :
- P/=:GF. (3)
- Naturellement, il faut toujours prendre pour c
- la vitesse du ceutre de gravité de la partie tournante. Pour des calculs de limite de sécurité, pour lesquels on n’a pas besoin d’une grande exactitude, on peut remplacer la valeur de la constante C par l’unité : on obtient alors la formule simplifiée.
- »')
- qui donne des valeurs d’environ 7 °/0 trop faibles.
- Le facteur de force centrifuge et la force centrifuge croissant avec la vitesse de rotation pour une vitesse périphérique donnée, et inversement, pour une vitesse de rotation donnée, la force centrifuge croissant avec la vitesse périphérique et par suite avec le rayon, on obtient, quand on connaît le facteur de force ccntriluge pour un point quelconque du rotor, la valeur relative à un autre point quelconque en effectuant un calcul simple par rapport au rayon.
- Il serait bon, dans les descriptions de turbo-génératcurs, d’indiquer, à coté de la valeur de la vitesse périphérique, la valeur du facteur de force centrifuge.
- B. L.
- Sur le calcul des pôles de commutation. — A. Kellor. — ElektroteehnUt und Mascki/tenbau, 28 avril 19°7 -
- La force magnétomotrice nécessaire pour produire une induction B dans l’entrefer de longueur d, est donnée par les ampère-tours ÀW = a,5ic.K.B.rf,
- K étant une coustante. Si l’on ajoute 25 °/0 pour surmonter la réluctance du fer du circuit magnétique, on obtient pour les ampère-tours d’un pôle la valeur
- ÀW = K.B.<2.
- L’induction B peut être déduite de la tension deréactauee
- e = B ./. v. »T . 10-8
- pour un enroulement induit à bobines en parallèle. Cette tension de réaction peut être déterminée d’après les dimensions. En appelant (fig. 1) l la longueur de l’induit, ip la longueur du pôle auxiliaire, d’abord supposée égale à celle de l’induit, D le diamètre de l’induit, toutes dimensions exprimées en centimètres, b le nombre de
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- lames du collecteur, T le nombre de conducteurs par bobine, Lia self-induction de la bobine court-circuitée, v la vitesse périphérique en centimètres
- par seconde, 2p le nombre de pôles, 2a le nombre de circuits induits et J le courant induit total, l’auteur donne pour la tension de réactance dans la bobine eourt-circuitée l’expression :
- Il s’agit de déterminer le coefficient de self-induction L. On peut l’exprimer par la formule suivante :
- L = aT2./.2X.
- L’expression SX est la somme des perméabilités magnétiques des différentes portions du circuit magnétique.
- 2 X = X, -f- Xi -f- Xp -f- X,.
- Ces perméabilités peuvent être déterminées d’après les dimensions des machines :
- grande que l’unité pour un induit denté : la valeur de K va en croissant quand le rapport {r/d') croît.
- La perméabilité X4 pour les lignes de force autour des connexions terminales de l'enroulement induit est constante et presque à 0,8.
- Aux valeurs des ampère-tours necessaires pour produire le champ de commutation, il faut encore ajouter des ampère-tours supplémentaires destinés à compenser la réaction d’induit. Ces ampère-tours sont donnés par la formule:
- AW = ——
- 2 'ip
- Si la largeur du pôle auxiliaire est plus petite que la longueur de l’induit, il faut des ampère-tours suplémentaires pour produire l'induction nécessaire pour conlre-balaneer la tension de réactance. Les pôles auxiliaires courts offrent l’avantage de ne pas empêcher la ventilation de l’induit.
- En ménageant dans le pôle auxiliaire une fente radiale, on abaisse la tension de réactance, comme si l’entrefer était doublé sous le pôle auxiliaire, mais, comme il faut alors augmenter le poids de cuivre de la bobine inductrice du pôle auxiliaire, l’emploi d’une fente dans le pôle auxiliaire esL à rejeter.
- B. L.
- Sur le mauvais fonctionnement des alternateurs. —. Bnchenberg. — FJeklrotecknik and Maschi-
- Xs (perméabilité dans les X, (perméabilité pour autour de l’encoche)
- = <>.92 log„
- le circuit
- V (/’ + >)'
- ignétique
- Les valeurs de X4 et de X< sont représentées par des courbes pour différentes largeurs r d’encoches et différentes valeurs de t.
- La perméabilité \p pour les lignes de force d’une dent de l’induit à un pôle â travers l’air, le long de la surface polaire et à travers l’air jusqu’à une deuxième dent, est donnée par l’ex-
- ._____w —Hd
- ,'r ~ ïô MK
- Dans cette expression, K est une constante, égale à l’unité pour un induit lisse, mais plus
- T/autcur indique que les causes de mauvais fonctionnement des alternateurs doivent être classées en deux groupes principaux. Les unes se traduisent pur un éehauiï’cment exagéré delà machine et les autres par un réglage défectueux de celle-ci. Comme limite extrême d’échauffe-ment après un service continu de 10 heures, on admet en Amérique une élévation de température de 4-0°. La température, des différentes parties de la machine doit être déterminée avec un thermomètre dont le réservoir, enveloppé d’ouate, est placé contre la partie de la machine dont on mesure la température. Les causes d’un échauf-fement excessif doivent être cherchées dans le fer de l’induit, dans les bobines induites et inductrices, et dans les paliers.
- Le fer de l’induit peut s’échauffer plus qu’il ne faut quand la tension de fonctionnement dé-
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- passe la valeur normale, soit pour compenser les pertes en ligne, soit par suite d’indications inexactes du voltmètre, dues à un mauvais étalonnage ou à un faux rapport de transformation du transformateur de voltmètre. Un échauffe-ment exagéré sc manifeste aussi quand, pour une tension normale, la vitesse de rotation est trop faible, ce qui entraîne une forte excitation. Les causes d’une trop faible vitesse de rotation peuvent être dues, dans la commande par courroie, à des dimensions défectueuses des poulies nu à un glissement exagéré de la courroie. Dans les générateurs à accouplement direct avec la machine motrice, une trop faible vitesse de rotation provient généralement de ce que la machine est surchargée ou présente une trop forte chute entre la marche à vide et la marche à pleine charge. Un faible cos s, tel que celui d’un réseau desservant, par l’intermédiaire de transformateurs des moteurs ou des lampes à arc en série, amène aussi un fort échauffement de l’induit. Enfin, la surface du générateur est, en général, la cause d’uu échauffement excessif. Evidemment, il faut examiner si une construction défectueuse des bobines n’empêche pas la dissipation de chaleur ou s’il n’y a pas quelques tours de bobines inductrices en court-circuit.
- Un fort échauffement des paliers peut provenir, dans les générateurs commandés par courroie, d’une trop forte tension de celle-ci, d’une accumulation de saletés dans les paliers, d’un mauvais ireinnge par suite de l’obstructiou des pattes d’araignée ou des gouttières il huile, des vibrations, d’un mauvais centrage entre l’induit et les inducteurs. Dans les générateurs à attaque directe, réchauffement peut encore être dû à ud mauvais montage des arbres des machines qui ne sont pas dans le prolongement exact l’un de l’autre, ou qui ne sont pas bien centrés.
- Les causes d’un réglage défectueux d’un générateur à courants alternatifs, c’est-à-dire de trop fortes variations de tension des différentes conditions de lonctionnement, peuvent être de trois sortes. Avant tout, un mauvais cos c amène toujours des difficultés de réglage. 11 y a aussi les variations importantes de la vitesse de rotation dues, dans la commande par courroie, au glissement partiel de celle-ci, ou à une inégalité d épaisseur ; dans les machines à entrainement direct, ces variations peuvent être dues à un fonctionnement défectueux ou trop tardif du ré-
- gulateur de la machine motrice. Enfin, l’excitatrice est aussi une cause de perturbation, car elle ne produit pas toujours un courant d’excitation constant. Eu effet, si l’excitatrice est entraînée directement, elle est soumise aux perturbations de fonctionnement ordinaire des machines à courant continu ; si elle est entraînée pur courroie par l'arbre de l’alternateur, son débit dépend en outre des variations de la vitesse de rotation de celui-ci.
- E. B.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sur les charges à admettre dans les câbles enfouis dans le sol. — J. TeichmüIIer. — Rkk~
- Irotechnische Zeitschrift, i6 mai 1907.
- Une commission désignée par l’Union des Electrotechniciens allemands et par le Syndicat des usines électriques allemandes s’était proposée d’établir un tableau de charge pour les câbles à plusieurs conducteurs. Les résultats de ses travaux ont conduit cette commission à l’établissement de divers tableaux qu’il est intéressant de
- À. — Conducteurs isolés au caoutchouc.
- 1" Pour tensions jusqu’à ia5 volts :
- Pour tensions jusqu’à
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- 23
- Charges normales.
- INTENSITÉ MAXIM A.
- iG
- 35
- 5o
- i85
- 3io
- 635
- 800
- a5
- 43
- B. — Câbles unipolaires à courant continu avec et sans fil pilote, jusqu à yqo volts.
- Les câbles simples à courant continu avec ou fil pilote doivent répondre jusqu’à 700 volts aux chiffres du tableau \ que nous reproduisons à la page suivante :
- Les colonnes 1 à 5 se rapportent aux câbles sous plomb nus, les colonnes 1 à 6 aux câbles sous plomb asphaltés et les colonnes 1 à 9 aux câbles sous plomb armés asphaltés.
- La tension d’essai choisie a été de 1 200 volts alternatifs dans toutes les expériences.
- Les charges des câbles unipolaires h courant continu enfouis dans le sol ont été déterminées pour un échauffemenl de 26° et pour une profondeur d’en fouissement de 70 centimètres environ, sont indiquées par le tableau suivant (tableau IV) en fonction de la section des câbles en millimètres carrés.
- TABLEAU IV
- TABLEAU DE CHARGE POUR CABLES UNIPOLAIRES A COURANT CONTINU JUSQU'A 700 VOLTS ENFOUIS DANS LE SOL
- SECTION
- INTENSITÉ
- E COURANT
- 3i
- 4i
- •55
- 95
- i3o
- 33
- 5o
- 93
- 185
- 38o
- 585
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- C. — Cables concentriques, bi-concentriqucs et multipolaires à enveloppe de plomb.
- Les fils des conducteurs extérieurs dans les câbles concentriques el bi-concentriques doivent être choisis de façon h former an conducteur aussi fermé que possible. Ces fils ne doivent pas avoir moins de o'""‘,8 de diamètre. Les concentriques et bi-concentriques no doivent être employés que pour des tensions inférieures h 3ouovolts. La tension d’essai doit être double de la tension normale. Après la «lise en place on doit essayer le câble à une tension égale a r,25 fois la tension normale. Les charges admissibles dans les câbles enfouis dans Je sol sont données par les tableaux reproduits page 26.
- A la suite de ces tableaux, M. J. Teichmüller donne quelques détails complémentaires. Les chiffres relatifs aux câbles unipolaires à courant
- continu pour tensions inférieures à 700 volts ayant été déterminés, la commission chargée de ce travail entreprit l’étude des câbles à plusieurs conducteurs. Plusieurs travaux remarquables avaient été tout récemment publiés dans deux ordres d’idées différents ; d’une part la théorie avait été complétée d’une façon importante ; d’autre part de nouvelles expériences avaient donné d’intéressants résultats sur les câbles à plusieurs conducteurs. La commission examina donc dans quelle mesure il fallait tenir compte des nouveaux travaux pour l'établissement des tableaux et elle arriva à adopter une base unique pour les différents types de câbles,
- La théorie avait conduit h la formule suivante, valable pour tous les câbles :
- /____________an____________
- V'»f, V »«. l°g (D./!);) + s». log(4//D„)
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- Càliles îi deux conducteurs torsadés pour tensions
- Câbles à trois conducteurs torsadés pour tensions
- jusqu’à 3 ooo volts.
- MUQ ! AMP. MMQ. AMP.
- 4 3j 7° 185
- 6 43 ü-’ 220
- i6 21)0
- 100 i85 33o
- 35 120 i4o 383
- 5o i5o 3,0 445
- Câbb, 1 quslro conducteurs tors.dd» pour tension.
- comprises entre 3 ( 00 cl 10 000 ^ olts.
- «MQ A»P. MMQ. AMP.
- iG 70 95 305
- t)5 120
- 35 I T 5 i5o 275
- 5o rio i85 3.0
- Cibles 1 de» conducteur. concentrique. pour tensions
- jusqu’à 3 000 -
- MMQ AMP. MMO. AMP.
- ro -0 120 3io
- i(5 9° i5o 36o
- 25 ' i85 4o5
- 35 .45 2/10 470
- 5o 180 310 55o
- •A30 4oo Ô45
- 95 270
- où les symboles ont les significations suivantes :
- c=v4,rr&=16’52
- v, nombre de conducteurs dans le cable. pT, résistance spécifique en ohms du métal du conducteur a la température du conducteur correspondant à un éehaufie-ment de z° par mètre de longueur et millimètre carré de section.
- Q, section de l’un des v conducteurs en millimètres carrés.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 27.
- t, échauffe ment toléré en degrés centigrades, résistance spécifique de l’isolant et du guipage sur et sous l’armure, en unités électriques.
- a„-, résistance calorifique spécifique du sol, en unités électriques.
- D„, diamètre extérieur du câble en millimètres. D', diamètre extérieur « réduit :<> du câble en millimètres.
- Dt', diamètre du conducteur du câble unipolaire équivalent en millimètres.
- !, profondeurd’enfouissementen millimètres.
- L’établissement de cette formule repose sur les études précitées. Elle peut être considérée comme exacte pour l’état stationnaire. Pour calculer le courant admissible dans un câble donné, il suffit d’effectuer les réductions de D„à Da et de D; à D,- et d’introduire la valeur de la résistance calorifique spécifique. Pour les valeurs de akx cl la commission a adopté, d’après un grand nombre de résultats expérimentaux, les chiffres 55o et \o. Tous les chiffres des tableaux ont été calculés pour une élévation de température de a5°. Les chiffres indiqués pour le courant ont des valeurs qui ne doivent jamais être dépassées eu service normal, mais qui peuvent être dépassées dans les installations oü il existe de très fortes variations de courant, dans les machines d’extraction, les trains de laminoirs, etc., par exemple ; dans ces cas, en effet, la grande capacité calorifique du sol empêche le câble d’atteindre une température trop élevée. Naturellement les tableaux ne se rapportent qn’à des câbles normaux. Le fait que, dans certains câbles anormaux on a trouvé des valeurs éle-véesde zk., dans un cas même zk- =8<)3, montre qu’il faut faire attention en appliquant les chiffres indiqués.
- E. B.
- Sur les charges à admettre dans les conducteurs de cuivre isolés, — H, Passavant. —
- La commission allemande chargée de l’étude des charges à admettre dans les conducteurs en cuivre isolés s'est arrêtée aux chiffres qu’indique le tableau suivant;
- Ces chiffres nécessitent quelques comrnen-
- . En premier lieu, la commission a dû fixer une • température maxima admissible pour les conducteurs fixés dans des appartements.
- Des expériences anterieures de Mauritius avaient montré que l’action prolongée de températures supérieures à 5û° produit au bout d’un certain temps (8oo â i ooo heures) une détérioration des isolants à base de caoutchouc.
- On a donc admis comme limite de température le chiffre de 5o°. Si Fou suppose la température ambiante égale à 3o°, il reste une marge de 20° pour réchauffement des conducteurs.
- Bien que Fou ne puisse pas exprimer directement l’influence du système employé pour le placement des fils, il a semblé néanmoins nécessaire de tenir compte de cette influence en considérant dans quelles conditions les fils de différentes sections sont le plus souvent employés. Le cas le plus défavorable, celui où deux fils sont placés dans un tube, est celui qui sc présente le plus fréquemment pour les fils de faible section; pour les fils de 6 à to millimètres carrés ce système de pose n’est que peu employé à cause des difficultés de placement des fils dans les tubes. Pour les sections plus fortes, il est inapplicable. D’ailleurs il semble permis de ne pas se placer dans des conditions défavorables pour les fils de forte section, car les gros fils sont employés dans les canalisations principales, qui ont rarement à supporter la pleine charge. D’après ces considérations, on a pris les résultats expérimentaux obtenus pour les conducteurs de 0,7.1 à ro millj-
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- mètres carrés placés dans les fils, et ceux oble-nus par les conducteurs de 16 millimètres carrés et au delà placés à l'air libre sur des poulies en porcelaine.
- Les résultats d’expérience ontdonnéles charges maxima admissibles pourunc élévation de lempé- ' rature de io°. Le tableau de charge devant être éta-blipourunéchauffement de 20°,on adéterminépar le calcul les intensités de courant, en admettant que la température croît proportionnellement au carré de l’intensité de courant; on a donc multiplié par \/2 = i,4t les résultats obtenus pour un échauffement do io°.
- Les valeurs ainsi déduites des résultats expérimentaux, contenues daus la deuxieme colonne dvi tableau, indiquent les charges maxima que l’on peut encore considérer comme admissibles pour les différentes sections, mais que l’on ne doit pas dépasser en service permanent. Pour éviter qu’il en soit ainsi,il faut introduire dans la ligne des disjoncteurs automatiques ou des coupe-circuits fusibles convenablement réglés. Un disjoncteur automatique à maxima constitue le meilleur dispositif de protection, car un accroissement d’in-Lensité du courant provoque la rupture immédiate du circuit. Dans les coupe-circuits fusibles, les conditions sont différentes. A. cause des variations inévitables d’intensité dans les appareils d’utilisation, ces fusibles doivent être dimensionnés de façon à présenter une certaine marge et peuvent, par suite, supporter un courant permanent plus élevé que le courant normal.
- 11 est très important pour les applications pratiques que le tableau déchargé permette clc voir directement les fusibles nécessaires pour les différents types de conducteurs. lien est ainsi dans les anciens tableaux de charge, mais, dans ces tableaux on a désigné à tort comme valeurs maximales valeurs indiquées pour l’intensité du courant, que l’on ne doit pas dépasser d’une façon permanente. Les charges maxima doivent être égales aux courants limites des fusibles : le couranl normal ou nominal des fusibles est une certaine fraction de ce courant limite. La commission chargée de l’établissement des tableaux de charge a admis qu'un fusible doit pouvoir supporter d’une façon permanente un courant égal a i,2Ô fois le courant normal, et fondre au bout d’un temps plus ou moins long quand le courant a une intensité supérieure à cette valeur. Le courant normal d’un fusible est donc égal à
- o,8 lois le courant maximum déterminé d’après la section. Pour les petits conducteurs de 0,7b, i et, i,5 millimètres carrés de section, les fusibles ont été dimensionnés d’une façon encore plus faible.
- Comme cela a été indiqué, les chiffres des tableaux se rapportent aux conducteurs isolés au caoutchouc; les conducteurs nus s'échauffent plus que ceux-ci, comme le montre l’expé-
- E. B.
- ÉCLAIRAGE
- Les progrès récents des .lampes à arc ; les arcs à flamme (suitej (')• — A. Blondel.
- Influence de la constitution et du degré de minéralisation des électrodes. — II est très important de savoir jusqu’à quel point on doit miné-raliser les électrodes contenant des matières alculino-tcrreuses. M. Bremer avait cherché à augmenter la minéralisation le plus possible, mais la scorification des électrodes en rendait l’emploi impossible, dans les lampes à charbons verticaux dès que, d’après lePrWedding, l’anode contient plus de i5 °/n de fluorure de calcium ou, les deux électrodes, plus de 7 °/(, ; tous les autres spécialistes croyaieutqu’ilnefallaitpas dépasser cette limite de i5 u/0 de la masse totale de l’électrode, sous peine d’abaisser le rendement en diminuant le degré d’incandescence des électrodes qui, alors, donnaient 75 à 9b °/„ de la lumière totale, et que 10 0/o suffisaient pour produire la vapeur ionisée nécessaire au passage du courant. Les expériences de l’auteur ont montré, au contraire, qu’on a avantage à pousser beaucoup plus la minéralisation (pourvu que l’on évite les scories par l’addition d’une enveloppe protectrice du charbon), parce que les vapeurs incandescentes utiles pour la production de la lumière sont plus abondantes que les vapeurs ionisées; eu fait, une minéralisation de 5o °/a, dans le noyau sur lequel jaillit l’arc, n’est pas exagérée ; le cratère positif brillant se trouve, en effet, réduit, en surface, environ au ~ de ce qu’i
- 4
- est dans un arc de carbone et présente un éclat
- 0 Eclairage Electrique, t. LI, i5 et 29 juin 1 ot 45i.
- [907, p. 388
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- à peu près équivalent ; la lumière totale étant environ cinq lois plus grande qu’avec l’arc au carbone (pour un même courant électrique), on doit attribuer à l’arc incandescent 5o à "5 iy„ de la lumière produite. Ou voit aussi «pie les charbons à mèche ne contiennent pas la quantité de matières minérales suffisante pour le rendement maximum.
- Dans les lampes à courant alternatif, à charbons placés l'un au-dessus de l'autre, on retrouve les mêmes avantages de l’emploi d’une forte minéralisation, bien que l'influence de l’électrode inférieure, jouant le rôle positif, ne se fasse sentir que pendant une alternance sur deux ; naturellement, il en résulte que le rendement d’un arc alternatif doit être moins bon que celui d’un arc à courant continu, mais la différence est réduite par la rapidité des inversions du courant, qui ne laisse pas le temps aux vapeurs minérales de s’échapper de l’arc pendant l’alternance où l'électrode supérieure devient anode.
- Disposition des lampes pour charbons additionnés de substances minérales. — Ce n’est pas sans tâtonnements qu’on est arrivé aux dispositions actuelles des lampes à charbons minéralisés. M. Bremcr avait dû renoncer à la disposition ordinaire des charbons placés l’un au-dessus de l’autre, à cause des inconvénients de la scorification de ses charbons homogènes; il croyait même impossible d’arriver à un résultat avec la disposition ordinaire. Ses lampes, exposées à l’Exposition de 1900, présentaient (à son insu d’ailleurs), des dispositifs analogues à celles brevetées jadis, mais peu connues, de Gérard, soit avec deux charbons convergents, rapprochés par à-coups au fur et à mesure de l’usure, soit avec deux paires de charbons retenus par coincement réciproque dans des dispositions invariables. Cette dernière disposition est trop compliquée et a été abandonnée ; M. Bremer a retenu seulement la disposition à deux charbons, dite en V ; celle-ci a été imitée naturellement par tous .les fabricants allemands (et, plus récemment, par quelques fabricants français) sous le nom de lampe à flamme intensive. Comme exemple de ce type, nous citerons la lampe Excello de Kœrting et Matlnessen. Dans cette lampe, comme dans toutes les lampes modernes analogues, on a du réaliser, par des mécanismes faciles à concevoir, deux mouvements
- différents des charbons, un mouvement de descente compensant l'usure, mais sans recul possible (saul dans les lampes à courant alternatif à moteur), et un mouvement d’oscillation des charbons autour de leurs points d'allaches, qui permet de rapprocher les pointes pour rallumage ou le rallumage, quand la mèche s’est vidée trop profondément et que l’arc jaillit uniquement sur le carbone pur. Ce mouvement d’oscillation est produit généralement par un levier double qui agit sur les deux électrodes ; mais, dans d’autres lampes, on emploie un système de leviers qui agit sur un seul des charbons. Dans tous les cas, on est obligé de laisser dans l’économiseur en matière réfractaire, que traversent les deux charbons, d’assez graudes ouvertures, toujours mal fermées et qui luisseut monter les fumées assez abondamment dans la lampe. Ces lampes à charbons convergents sont très hautes, par suite de lu nécessité de loger de très longues électrodes pour les motifs indiqués plus haut ; on réduit la hauteur totale en employant de très petits globes dont l’éclat est assez aveuglant, et d ne semble pas que cette disposition, préconisée en Allemagne, soit aussi gracieuse que celle des globes ovoïdes adoptée en France.
- Pour éviter que l’usure des deux charbons soit inégale, on esL obligé de maintenir les pointes dans un économiseur assez profond, qui sert d’cgalisatenr d’usure, parce que la pointe du charbon qui en sort le plus s’oxyde le plus rapidement ; mais les fumées qui le remplissent sont opaques et réduisent le rendement. Enfin, pour éviter que l’arc remonte, il est nécessaire comme l’avaient indiqué déjà .Tamin, Gérard, etc., de le souiller vers le bas par un champ magnétique produit par un électro-aimant fixé au-dessus de l’économiseur et alimenté en série par le même courant (ou eompoundé, comme l’a indiqué M. Bremer). C’est un organe-et un fil de plus que dans les lampes ordinaires et l’on augmente ainsi la difficulté d’entretien. Aussi, certains fabricants, tels que la Société A. E. G., ont-ils préféré augmenter de 75" l’angle entre les charbons, et pousser l’intensité du courant jusque vers g ou 10 ampères et au delà, pour que Je courant produise lui-même le souillage suffisant. Il y a, du reste, intérêt à ne pas exagérer celui-ei comme on le l'aisait au début, car il résulte d’expériences de la Maison Siemens que, plus ou étale la flamme de l’arc, en le souillant, plus on
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- R K VUE D’ÉLF.CTRICITÉ
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- diminue sa température et le rendement de la lampe. Le seul l'ait que les vapeurs non ionisées échappent à l’action magnétique et se séparent de l’arc dès la sortie de l’anode tend déjà à diminuer le rendement par rapport au cas d'une anode inférieure (’).
- Concurremment à ces lampes en V, les grandes maisons allemandes ont continué à fabriquer, pour les charbons à mèche minéralisée, des lampes à électrodes placées l’une au-dessous de l’autre, avec le positif en haut comme d’habitude ; mais le rendement ainsi obtenu est beaucoup moins bon qu’avec les lampes en V et elles n’ont pas jusqu’ici beaucoup d’applications.
- lien est tout autrement de la solution dite lampe à arc carbammcral (*) réalisée par M. Blondel en iqoi, par la combinaison d’un charbon négatif pur ou assez peu minéralisé pour ne pas laisser tomber de scories, et entouré d’un économiseur, qui sert à empocher le point de vaporisation cathodique de grimper le long du négatif et à maintenir, même quand l’intensité du courant employé est faible, la cathode à une température suffisante pour que les fumées ne puissent se condenser sur elle. Toutes ces conditions sont nécessaires pour que l’arc soit stable et que les scories du négatif ne viennent pas souder les deux charbons pendant les extinctions et rendre l'allumage impossible.
- Cette solulionn’auraitpermis que d’augmenter assez faiblement la minéralisation du positif par suite des scories qui s’y forment, si, en même temps, les charbons n’avaient été protégés par une zone extérieure en carbone. C’est cette enveloppe qui permet d’augmenter assez la minéralisation du charbon positif inférieur pour qu’il émette d'abondantes vapeurs minérales neutres ; celles-ci s’élèvent naturellement de bas en haut dans l’arc, qui les maintient incandescentes sur leur parcours; en outre, grâce à la température élevée de l’anode, ce panache de fumée présente à sa base un éclat beaucoup plus considérable que si le charbon inférieur était cathode. Une
- les principaux constructeurs français : Société Auer, M. liar-don, MM. Vigreux et Brilliê, Société dos téléphones, Compagnie Générale filectriciue, etc., avec des iliSerences de forme et de mécanisme.
- haute minéralisation de l’électrode supérieure donnerait, au contraire, lieu à d’abondantes scories, et les vapeurs non ionisées émises s’élèveraient directemen l autour d’elle, au lieu de suivre l’arc. Ces faits importants ont été mis en évidence d'une manière indiscutable par de nombreuses expériences dont le tableau 11 résume les plus frappantes.
- Les dispositions mécaniques classiques, qui ont la sanction de l’expérience, sont conservées dans les lampes à arc carbo-minéral, avec la seule différence qu’elles réalisent des écarts d’allumage plus longs et doivent présenter une puissance et une rapidité d’action plus grandes que les lampes ordinaires.
- Lampes a flamme luminescente a l’air libre.
- Ces lampes emploient comme électrodes soit des métaux ou alliages, soit des oxydes additionnes de diverses substances minérales.
- Electrodes dites à la magnélite. — T,a condition île longue durée de fonctionnement qu’exigent les Américains pour les lampes à arc, par suite du mode d’exploitation spécial qu ils ont adopté (et qui consiste à faire nettoyer et regarnir les lampes, le moins souvent possible, par des employés des compagnies exploitantes, et non pas par le client lui-même) a conduit les ingénieurs de la General Electric C° à rechercher, pour constituer des électrodes, un oxyde con-duelcur et qui s'use lentement en donnant une lumière blanche. Us mit essayé d’abord les oxydes do fer et, en particulier, l’oxyde magnétique, qui donne un peu plus de lumière que le fer métallique ou l’oxyde rouge, et qui a une composition stable et une faible usure (3 millimètres à l’heure). Mais la conductibilité n’est pas encore suffisante par elle-même et l'on est obligé de chauffer les électrodes, préalablement agglomérées à la glycérine, dans un gaz réducteur, pour les amener «à contenir une certaine quantité de fer réduit intimement mélangée à la masse. En outre, le rendement lumineux est faible et l’arc instable. Aussi a-l-on ajouté d’autres substances, notamment l’oxyde de titane (rutile), qui donne à l’arc des propriétés lumineuses bien supérieures a celles du fer ou de la rnagnétite. Gomme stabilisateur, on ajoute une des substances connues: acide borique, carbonate de potasse, chromâtes, etc.
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- TABLEAU II (.çui'/e).
- TYPE CONVERGENT EN V. INTENSIF (*)
- 6 45 330
- 8 45 440
- io 46 550
- ta 4; 660
- Lampes en série par trois sous no volts.
- 8 7 i 590 i5
- Lampes en série par quatre sous 110 volts. 981920 16
- 10 9 3 i4o 16
- COÜRA..MT ALTERNATIF
- 8 45 440
- 10 45 550
- t 2 45 660
- i5 46 825
- 8
- 9
- 35o
- 53o
- 960
- La conductibilité des électrodes est enfin augmentée en les entourant d’un tube métallique, de préférence en fer ; leur porosité peut être diminuée en prolongeant davantage leur cuis-
- On a proposé aussi d’incorporer le titane ou ses composés (carbure, oxyde, etc.) dans l’électrode positive, qu'on associe à une électrode négative en carbone pur ; mais l’emploi du titane a l'anode est loin de donner des résultats aussi favorables qu’a la cathode; la flamme reste rougeâtre, quoique la température plus élevée de l’anode facilite la vaporisation des composés ti-tanés. On ne peut ajouter qu’une petite quantité de titane, car tout excès de ce corps réduit la combustion de l’électrode et produit à la pointe une accumulation de carbure peu fusible, et qui arrête le fonctionnement. Le meme motif gêne pour combiner une cathode an titane avec une anode aux sels de chaux.
- L’emploi des électrodes à la magnétite ou au titane est impossible pour les lampes à courant alternatif, parce que le titane, aussi bien que la
- magnétite, ne permet pas le rallumage spontané de l’arc après chaque extinction. On a essayé d’ajouter du carbone à la magnétite titanifère ou â du carbure de titane, mais en fait, on préfère rectifier les courants alternatifs par des soupapes à mercure et alimenter ainsi des lampes â la magnétite ordinaire.
- Electrodes métalliques au titane. — Les mélanges à base de magnétite empilés dans un tube de fer, présentaient de telles fluctuations de lumière, par suite de l’hétérogénéité du mélange et de la tendance de l’are à sc former sur le tubede fer, que M. LadofT, anciennement attaché au laboratoire de la General Electric C°, lut amené à chercher un moyen plus satisfaisant d’utiliser les propriétés luminescentes du titane et de scs composés^). Il constata que le défaut de conductibilité de la magnétite et la nature complètement isolante de l’acide titanique peu-
- (i) Eclairage Électrique, t. XLIX, it\ novembre et § dé cembre 1906, p. 281 el 36J.
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- vent être évités si l’on réduit ces deux corps à l'état métallique,, et que l’alliage ainsi obtenu ne présente pas les mêmes inconvénients que le carbure de titane, lequel est décomposé dans l’arc et ne donne pas une lumière avantageuse. D’ailleurs, la magnétite subit dans l’arc une oxydation qui la transforme en oxvde rouge en abaissant l’celal de l’arc. J1 y a donc intérêt à associer du titane métallique à du fer ou à du cuivre métallique, ün réalise ainsi une électrode très conductrice, même avec des proportions de titane beaucoup plus élevées.
- En outre, l’oxydation de ces métaux dans l’arc par l’air ambiant est une cause accessoire de luminescence, s’ajoutant d’une façon avantageuse à l’effet du courant. M. Ladoff a vérifié par expérience qu’en réduisant, par des températures de plus en plus élevées, des crayons formés d’un mélange d'oxyde de fer et d'oxyde de titane, on voyait le rendement s’élever de plus en plus. Par exemple, des électrodes composées de 5o pour 100 de magriétite et de 5o pour ioo d’oxyde de titane ne produisaient, sous 3,4 ampères à iio volts, que 700 bougies horizontales avant réduction, i 000 après réduction partielle, mais 1 200 bougies après réduction totale.
- D'autre part, dans les crayons partiellement réduits, on ne peut dépasser une proportion de 7 à 8 pour too d’oxyde de titane sans que le pa-pilloteruent et l’instabilité de l’arc deviennent exagérés ; tandis qu'avec des crayons parfaitement réduits, on peut incorporer plus de 5o pour 100 d’oxyde de titane.
- Le meme inventeur a essayé de véritables alliages tels que le ferro-titane et il a constaté que tous les alliages contenant du titane, même en petite quantité, réalisent le spectre et la luminescence du titane, et à un degré plus élevé que les mélanges d’oxydes ; par exemple, à 3,5 ampères, la consommation, qui est de 0,7 watt par bougie avec les oxydes, tombe à 0,58 avec, le ferro-titane ; ces chiffres deviennent o,/|36 et o,3/t 1 à fi,6 ampères.
- Les inconvénients au point de vue des scories sont malheureusement sensiblement les mêmes qu’avec les électrodes à la magnétite, c’est-à-dire qu’il y a production d’une couche fondue à la. surface de l’électrode, qui la rend isolante et force à pratiquer un allumage par contact latéral ; en outre, la stabilité de l’arc formé sur cathode en métal est plus faible et exige un grand volant
- de voltage disponible : un arc brûlant sous 48 à 55 volts exige environ 120 volts au réseau ; au delà do 55 volts, il devient très instable.
- L’inconvénient des scories est encore augmenté si l’on essuie d’employer deux électrodes au titane au lieu d’une, et ne permet pas d’utiliser cette combinaison pour accroître, comme on pouvait l’espérer, le rendement et la stabilité. Mais, en limitant la minéralisation à une seule électrode, on peut réaliser un fonctionnement pratique et un rendement suffisant, sinon pour atteindre celui des arcs aux sels de calcium, du moins pour triompher de l'arc en vase clos: la lampe au titane est donc appelée à un réel avenir aux États-Unis quand son lonctionnement mécanique sera irréprochable.
- Construction des lampes. — La construction des lampes à la magnétite ou au titane est toute particulière et imposée par des circonstances spéciales,- l’arc au titane étant très long et très vagabond, on est obligé de le fixer autant que possible par un courant d'air assez énergique, qui sert en même temps à entraîner les fumées, opaques et trop fortement colorées pour qu’on-puisse les laisser se déposer sur un réflecteur ; on lait donc jaillir l’arc au bas et dans l’axe d’une grande ehêminée centrale qui traverse toute la lampe. Quant à l’électrode supérieure positive en cuivre, elle est formée d’un demi-cercle pouvant osciller autour de son axe et qui traverse la cheminée ; le but de cette disposition est de permettre au secteur, dans son mouvement, au moment de l'allumage, de venir toucher l’électrode inférieure, non pas à la pointe, mais sur le côté, afin d’établir un contact sur une partie non couverte de scories. Une lois l’arc ainsi établi latéralement, il monte à la pointe de la cathode, pendant que le secteur de l’anode tourne pour prendre sa position normale. Ce secteur en cuivre s’use modérément et n’a pas besoin d’être remplacé souvent. Par suite de la présence de la cheminée centrale, le mécanisme ne ressemble pas du tout à ceux des lampes européennes; il est formé d’une bobine d’allumage en dérivation, qui soulève par un levier coinçant la tige du porte-électrode inférieur, tandis qu’un électroaimant en dérivation déclenche l’échappement d’un mouvement d’horlogerie, • qui produit le soulèvement progressif de la tige au fur et à mesure de l’usure de l’electrode. Cette usure est
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- d'ailleurs très faible, comme ou Va dit plus haut (une électrode de 20 centimètres dure iSoàaoo heures); le rapprochement des électrodes ne se fuit donc que très rarement, mais l'are est loin dé présenter la stabilité à laquelle nous sommes accoutumés. Le crochet d’attache de la lampe .est fixé au sommet de la cheminée. Les renseignements sur le fonctionnement de ces lampes en service régulier sont rares jusqu’à présent, parce qu’il n’en a pas été installé beaucoup depuis leur apparition en iqo4.
- (.4 suivre.)
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur l’électrolyse par courant alternatif. — J, B. Hayden. — The Eleetrieian.
- Le développement des installations de traction par courant monophasé et l'introduction de systèmes à courant alternatif mis à lu terre, dans lesquels le courant utilise les rails do roulement comme conducteurs de retour conduisent à des difficultés pour protéger les câbles sous plomb et les conduites en plomb contre les actions élec trolytiques. L’auteur a fait une série d’études pour déterminer jusqu’à quel point des courants alternatifs passant entre un conducteur métallique quelconque et la terre peuvent produire une corrosion de nature électrolylique. Ces expériences, commencées en 1906, ont été poursuivies pendant plus d’un an avec différentes densités de courant et différentes fréquences. En premier lieu, plusieurs séries d’expériences ont été faites avec des solutions diluées des sels que l’on peut rencontrer dans la terre. Les différentes natures de sols furent étudiées, puis on fit des expériences sur un sol typique en ajoutant différentes substances, carbonates, sulfates, matières organiques, etc., et en notant leurs effets. Finalement, on étudia les modes de protection possibles contre la corrosion électroly-
- Dans la première série d’expériences, on a employé des feuilles de plomb et de fer; dans les dernières, on a employé seulement des feuilles de plomb, les premières expériences ayant montré le peu d’importance du fer.
- Les plaques métalliques avaient 3c,n,i2G de large et 6cm, de longueur. Les plaques, après un nettoyage méticuleux, étaient pesées sur une
- balance permettant d’effectuer des pesées à omfir,5 près, puis immergées dans l’éleclrolytc ou dans le sol : le passage du courant durait de 60 à 3go heures. Ensuite on enlevait les plaques, on les lavait avec de l’eau et de l’acide acétique dilué (10 0 / 0 environ), 011 les séchait et on les pesait à nouveau. Le poids total de chaque plaque était de fi grammes environ et la quantité dissoute s’élevait généralement à plusieurs centaines de milligrammes. Des expériences anLé rieures avaient montré que la quantité de plomb qui peut être dissoute chimiquement par l’acide acétique n’excède pas 1 ou 2 milligrammes. Les plaques de 1er avaient les mêmes dimensions et étaient traitées de la même manière, sauf qu’on employait de l’acide chlorhydrique pour le lavage.
- Comme récipients, on employait des vases en verre de a5o centimètres cubes environ : le sol était maintenu humide par une adjonction d’eau distillée remplaçant, au fur et à mesure, l’eau évaporée. Un certain nombre de récipients étaient reliés en série et traversés par un courant alternatif : ils étaient immergés dans un bain d’eau. Le même nombre de récipients, avec le même contenu, étaient immergés dans le même bain et 11'étaient traversés par aucun courant, électrique. Jls servaient à déterminer la corrosion spontanée due à l’action chimique du sol. Le courant alternatif à 60 périodes était emprunté au réseau d’éclairage de la ville de Schenectadv; comme source de courant à a5 périodes, on employait une petite commutatrice transformant du courant
- rant continu était un redresseur ’a vapeur de mercure alimenté par le courant alternatif à 60 pé-
- Pour donner des valeurs quantitatives, tous les résultats étaient exprimés en pour cent de l’électrolyse à courant continu, c’est-à-dire que la quantité de métal dissous par ampère-heure par l’électrolyse à courant alternatif est donnée en fonction de la quantité qu’un ampère-heure de courant continu dissoudrait d’après la loi de Faraday : 3^,86 de plomb et iCî',o35 de fer' par ampère-heure, en prenant 2 comme valeur des deux métaux. Dans quelques expériences, on a aussi employé des plaques ayant, des dimensions égales à la moitié ou au quart de celles des plaques précédentes, pour déterminer l’effet de différentes densités de courant.
- Pour les expériences avec des solutions salines,
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- on a employé des solutions à 1 % dans l’eau distillée des différents sels que l’on rencontre dans le sol.
- i° i "/„ de nitrate d’ammoniaque.
- 2" 1 % de carbonate d’ammoniaque.
- 3ft o,5 7„ de nitrate de sodium et o,5n/0 de nitrate de potassium.
- 4” 0,5 % de carbonate de sodium et o,5 °/u de carbonate de potassium.
- 5° o,5 % de chlorure de sodium et o,5% de chlorure de potassium.
- 6° o,5 n/'o de sulfate de sodium et o,5 % de sulfate de potassium.
- 7" 0,25 °/0 de nitrate d’ammoniaque et 0,25% de carbonate d’ammoniaque.
- 0,125 °/o de chlorure de sodium, o,ia5% de chlorure de potassium.
- 0,125% de sulfate de sodium, o,I25% de sulfate de potassium.
- Cette solution est désignée dans la suite sous le nom de « mélange ».
- Huit séries d'expériences ont été faites, quatre avec des plaques de plomb et quatre avec des plaques de fer, dans les conditions suivantes :
- a) 6o périodes o,3 ampère.
- b) Go périodes o,op ampère,
- c) 25 périodes o,3 ampère.
- d) 25 périodes 0,09 ampère.
- Il est intéressant de noter que des quantités considérables de plomb ont été trouvées en solution avec le nitrate d’ammoniaque, et de faibles traces de plomb avec le carbonate de sodium-potassium.
- Avec les autres sels, on n’a pas trouvé de plomb en solution. La corrosion élcotrolytique due au courant alternatif est très faible en comparaison de l’effet électrolytique dû au courant continu; dans aucun cas, elle n’atteint 1 %, : en fait, elle excède rarement o,5% de l’électrolyse
- En général, le fer est moins attaqué que le plomb. Il semble que, en général, avec le fer, réleelroîyseà courant alternatif est moins à craindre, excepté dans les cas où des courants intenses passent entre les rails et des tuyaux en fer. Avec les cables sous plomb, la corrosion produit généralement une destruction rapide de l’enveloppe relativement mince. L’effet du courant alternatif sur des câbles en plomb est le problème le plus sérieux. '
- Il n'existe pas de relation générale entre la
- corrosion chimique qui prend place sans aucun courant et la corrosion électrique résultant du passage d’un courant alternatif. Par exemple, la corrosion chimique esta peu près la même avec, des solutions de nitrate de sodium et de potassium qu’avec des solutions de carbonate, tandis que la corrosion électrique est très élevée avec des nitrates et pratiquement négligeable avec des carbonates.
- Les densités de courant élevées accroissent un peu la corrosion électrique, dans certains cas, avec les sels d’ummonium par exemple; au contraire elles diminuent dans d’autres cas la corrosion électrique, avec les chlorures par exemple : en général, la densité de courant n’exerce pas d’effet appréciable.
- En général, la corrosion électrolytique est plus forte aux basses fréquences, mais ce n’est pas toujours vrai. Par exemple, avec les carbonates, où l’action électrolytique est très faible, la haute fréquence semble produire une corrosion plus forte que la basse fréquence, mais, avec des nitrates alcalins, des chlorures et des mélanges de sels, la fréquence n’a pas d’effet appréciable.
- Dans la plupart des cas, plus est grande la quantité d’électricité par demi-période, plus est grande la corrosion.
- Le <c mélange » de différents sels donne une attaque chimique beaucoup plus faible que l’attaque moyenne des composants, c’est-à-dire que quelques sels, tels que les sulfates ou les carbonates, protègent le plomb contre l’attaque des nitrates. Electrolytiqucmenl, l’inverse se produit : l’action protectrice d’un sel contre l’attaque d’un autre ne semble pas exister. La conclusion est qu’il est possible de protéger des câbles sous plomb chimiquement contre une corrosion spontanée ou chimique, en entourant le câble de sulfates alcalins, par exemple, mais cela ne donne aucune protection contre l’action électrolytique d’un courant alternatif. Les chiffres relatifs à la corrosion électrique dans le nitrate d’ammoniaque rie sont pas très exacts, car le nitrate d’ammoniaque attaque et dissout le plomb chimiquement, si rapidement que l'attaque supplémentaire due au courant alternatif ne peut pas être déterminée exactement. Dans tous les autres cas, la corrosion chimique est plus faible que la corrosion électrique.
- (A suivre.)
- R. R.
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- 6 Juillet 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 35
- Sur les effets chimiques de la décharge dans ies g&z. — P.-J. Kirby. — The FAer.trician, ig avril 1907.
- Quand on fait passer un courant électrique dans un mélange d’oxygène et d’hydrogène à basse pression, quelques-unes des molécules des deux gaz sont dissociées en atomes neutres et ceux-ci donnent de l’eau sans aucune action chimique ordinaire. Le nombre des molécules d’eau ainsi formées est proportionnel à la quantité d’électricité qui a traversé le mélange de gaz, ainsi que l’indiquent les lois de Faraday sur l’éleclrolyse. L’action chimique est maxima dans la région de la chute cathodique de potentiel. Pour obtenir quelques chiffres exacts, l’auteur a étudié la quantité d’eau produite à une distance de 1 centimètre. Cette quantité est trop faible pour être observée quand on fait passer un courant continu avec l’aide de lumière ultraviolette. Il est nécessaire d’employer une décharge lumineuse pour obtenir un effet mesurable. Dans ce cas, la difficulté est de trouver un centimètre cube de champ uniforme, mais l’auteur l’a trouvé dans la colonne positive qui est pratiquement uniforme à proximité de l’anode.
- T/auteur a employé un tube à vide relié à une pompe à mercure munie d’une jauge de Mac Leok. La cathode était en zinc et était portée par un (il de fer mastiqué dans le verre avec joint étanche au mercure. En maintenant constantes l'intensité de courant et la tension, la différence de potentiel entre les électrodes est fonction de la distance comprise entre elles. Si l’on construit une courbe en portant on abscisses les distances entre électrodes et en ordonnées les différences de potentiel, pour une intensité de courant et une tension constantes, la force électrique dans la colonne positive, correspondant à ccttc tension et à cette intensité de courant, peut être déterminée d’après la forme de la couïbe.
- La réaction chimique dans la colonne positive peut être indiquée de la même manière. La réaction chimique, représentée par la chute de tension Ap, est proportionnelle h la quantité d’électricité AQ qui a passé pendant la décharge, les conditions de la décharge restant invariables. A/j/AQ doit être une fonction de la distance entre les électrodes quand le courant et la tension ont des valeurs constantes. Cela est certainement le cas si l’hypothèse de l’auteur est exacte, «pie l’action chimique résulte de la dissociation en
- atomes des molécules de gaz par suite du choc des ions gazeux, dont le mouvement est entièrement déterminé par la force électrique. Si l’on trace une courbe ayant comme abscisses les distances entre électrodes et comme ordonnées les valeurs de Ap/AQ pour une pression et un courant donnés, la réaction chimique par centimètre dans la colonne positive peut ctre déterminée par la forme finale de la courbe, si celle-ci présente une partie rectiligne.
- Pour construire de telles courbes, l’auteur a déterminé les effets chimiques produits par le passage du même courant à travers de l'hydrogène et de l’oxygène h la même pression, mais avec différentes distances entre les électrodes, et a déterminé les différences de potentiel correspondantes des électrodes. L’appareil contenait 8/|0 centimètres cubes de mélange gazeux.
- Les résultats ont montré que, quand la distance entre les électrodes est grande, le poids d’eau formée par coulomb est plus graud aux basses pressions qu’aux pressions élevées. La réaction chimique n’est donc pas proportionnelle h la concentration des gaz. T,a réaction chimique par coulomb augmente quand la pression diminue jusqu’à pourvu que la distance entre les
- électrodes dépasse une certaine valeur. Quand la pression tombe au-dessous de i,nm,4, la réaction chimique par coulomb diminue. Le maximum d’effet est obtenu à la pression de i,um,/|.
- L’auteur montre que ies phénomènes présentés par les formes et les positions relatives des courbes peuvent être complètement appliqués si l’on suppose que les ions, se déplaçant sous la force électrique, «lissocient en atomes non chargés les molécules qu'ils rencontrent dans des conditions favorables et avec une vitesse suffisante.
- Quand le courant dépasse une certaine valeur faible, il y a on champ de force intense au voisinage de la cathode, dans la région de la chute cathodique de potentiel où des ions sont engendrés par les chocs des ions positifs et négatifs sur les molécules neutres du gaz. A partir de cette région de force électrique intense, due à l’accumulation à proximité de la cathode des ions positifs dont le déplacement est beaucoup plus lent, le potentiel augmente plus graduellement vers l’anode, et la force électrique tend à devenir constante si la distance entre les électrodes est suffisamment grande. Dans le cas d’un
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- gaz où aucune action chimique ne se produit, il y a moins d’ions positifs que d’ions négatifs traversant la colonne positive par seconde. Tonte action chimique qui se produit dans la colonne positive est duc exclusivement aux chocs contre les molécules gazeuses des ions négatifs (électrons). La force électrique dans la colonne positive est indépendante de la distance entre les électrodes, pourvu que la distance soit suffisamment grande pour permettre à la colonne positive de s’établir.
- L’action chimique ne peut pas être due à des ions positifs engendrés par collision dans la colonne positive. Si cela est, l’action chimique doit être proportionnelle au carré de la longueur de la colonne positive. A moins que des ions positifs soient engendrés à proximité de l’atiode en grand nombre, l’action chimique h l’iuLérieur de la colonne positive doit être attribuée exclusivement à des électrons; il est donc facile de calculer le nombre de molécules d’eau résultant du mouvement d’un ion négatif à travers un centimètre delà colonne positive.
- Soit W le nombre de molécules d’eau formée sous l’effet du mouvement de chaque paire d’ions vers les électrodes. T/auteur montre qu’avec son appareil, on a très exactement W — 3 (A/'/AQ).
- Soit A le nombre de molécules contenues dans un centimètre cube de gaz à la température et la pression normales : dans un récipient de capacité S, une chute de pression Ap indique la disparition de
- N. S. (Ap/760)
- molécules, tandis que'AQ coulombs sont transportés par
- AQx3x io9itms
- e étant la charge électrostatique de chacun d’eux.
- D’après Townscml, on a
- Nc= 1,22 . io«.
- Pour une capacité S = 84o centimètres cubes, le nombre est de
- 4,3Ap/AQ.
- Mais Lrois molécules d’hydrogène et d’oxygène forment deux molécules d’eau. On a donc
- W=3Ap/AQ.
- L’auteur applique la relation numérique précédente à l’évaluation de l’énergie nécessaire pour dissocier une molécule d’oxygène. La longueur moyenne de libre parcours d’un électron à une pression de 1 millimètre dans un mélange d’hydrogène et d’oxygène est égale à (1/8) centimètre environ. A la pression de un élec-
- tron subit. 36 collisions dans l’espace d’un centimètre. Pendant ce trajet, il dissocie suffisamment de molécules du gaz pour produire 0,7a molécule d’eau. Si l’on suppose que cela correspond à la dissociation de 0,37 molécule d’hydrogène, il en résulte qu’une collision dissociante se produit sur 100 collisions environ subies par un ion négatif qui se déplace à travers le mélange gazeux à la pression de 4mm>o avec une force de' 5o volts par centimètre. Une longueur de libre parcours dans ces conditions est à peu près égale à 4,6 fois la longueur moyenne de libre parcours qui, pour l'ion négatif considéré, est de (i/36) centimètre. Il en résulte que pour dissocier une molécule d’oxygène, il ne faut pas plus d’énergie que pour la chute d’un ion négatif à travers une différence de potentiel de (5o/36) . 4,6 = 6,4 volts. La charge d’un électron ayant à peu près pour valeur 3 . io-10 unités électrostatiques, l’énergie nécessaire pour dissocier une molécule d’oxygène ne peut pas être supérieure à 6,4 • 10-12 ergs, et ce chiffre est de beaucoup supérieur à l’énergie réellement nécessaire.
- Townsend a montre que l’énergie nécessaire pour dissocier une molécule en ions n’est pas plus grande que celle d’un ion parcourant librement une chute de potentiel de 5 volts. Les expériences de l’auteur ont montré que la dissociation d’une molécule enatomes exige une dépense d’énergie plus faible que la dissociation d’une molécule en ions. La limite supérieure de l’énergie nécessaire pour séparer les atomes d’une molécule d’oxygène peut être fixée à 5 . io~12
- Le Gérant: J.-B. Ne
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- LU.
- Samedi 13 Juillet
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur dw Ponts et Chaussées, Professeur à l'École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l'École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr' de l'Institut.
- EMPLOI DU MONTAGE COMBINÉ DANS LES MACHINES A COURANTS TRIPHASÉS
- On a recours à ce mode de montage lorsque, une machine étant bobinée, on juge avantageux de saturer davantage son circuit magnétique pour un voltage donné, par exemple, dans le cas d’un alternateur, afin d’obtenir une réduction de la chute de tension sans remettre la machine au tour.
- Un autre cas est celui où l'on veut se réserver la possibilité d’élever le voltage normal après un certain temps de fonctionnement, ou, encore, si, pour une raison quelconque, on voulait abaisser le voltage normal d’un’e installation sans changer le réglage des alternateurs.
- Le but de la présente note est de donner quelques formules simples pour, après la transformation, déduire les propriétés de la machine connaissant les caractéristiques sous l'ancien mode de montage.
- i. Tension aux bornes. — Nous supposons que l’on passe du montage en étoile au montage composé. Sur la fig. i, OA, OH, OC sont les vecteurs représentatifs des trois phases. Leur longueur est égale, en valeur algébrique, à la tension induite ou Lension à vide, et est proportionnelle au nombre P de bobines par phase, les bobines étant composées du même nombre de spires. Chaque bobine correspond à une paire de pôles.
- Pour obtenir le montage combiné, on relie l’extrémité O de la phase OB avec le point O' de la phase OA, l’extrémité O de la phase OC avec le point O" de la phase OB, de telle sorte que dans le diagramme vectoriel, OB vient en O'IU et OC en O^C'. L'extrémité O de la phase OA est enfin relice au point O de la phase 0'C\
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
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- On laisse p bobines en étoile dans chaque
- phase, les P-/J bobines à partir de l’origine de chaque phase formant le triangle OO'O". Le diagramme reste symétrique.
- OA = O'B' = 0"G' = const. P O'A = 0"B' = OC' = const. p.
- Posons
- Q'A_ p_____
- OA ““ P ”
- les tensions aux bornes sont représentées en grandeur et en direction par AIT, B C' et C'A, formant encore un système triphasé à 1200.
- Dans le triangle AO'B', on a maintenant : AB' = y'CLR^+AO'2 — 2AO^O'B' cos AO B7 et l’angle AOIT élanl égal à 1200, il vient AB' = y/CVIV^-h AO'- -+- AO' .O'B7. C’est-à-dire
- 8' = P y/T+s + s*.
- Lors du montage en étoile, on avait P y/3 .
- Le coefficient de réduction de la tension quand on passe du montage tage composé, est donc
- étoile au mon-
- (0
- 2. Résistance ohmique. — La résistance que l’on mesure lors des essais de la machine est la résistance entre bornes. En nous servant de la môme figure que ci-dessus, et appelant r la résistance d’une bobine, on trouve pour la résistance entre O' et O"
- 1W 1 ÏW
- Comme il y a P—n bobines entre chacun des points OO'O",
- R,„- = (P-;-)>
- = 2 (P — p)b
- et par suite, après réduction
- H™. = f(P-p)r.
- On trouve ensuite pour la résistance entre bornes
- RiB = 2/j r + J (P — p) r = | r (P + 2/
- oubien RAB=|Pî-(l+2i).
- Le coefficient de réduction de la résistance ohmique entre t montage en étoile aü montage combiné, est donc
- 1 2Vr 3
- quand on passe du
- O)
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- 3. Courant. — La partie centrale OO'O" do l’enroulement peut être considérée comme un système symétrique indépendant connecté en triangle, dont les courants de ligne sont égaux à 3, intensité du courant dans les bobines en étoile.
- Le courant par phase est donc ~jL dans la partie centrale, y 3
- Pour avoir les décalages entre les courants de phase et les forces électromotrices induites dans les bobines 00' et dans les bobines O'A, on s’aidera des remarques suivantes : dans un système triphasé, l’angle de décalage entre la tension de ligne et le courant de ligne est t3o° + ?, cos <p étant le facteur de puissance de l’installation.
- En se reportant à la fig. i, on voit que la f. é. m. induite dans les bobines O'A est décalée d’un certain angle a par rapport à la tension de ligne C'A. D’ailleurs, le courant dans les bobines O'A n’est autre que le courant de ligne. On a donc pour le décalage de phase dans les bobines O'A :
- 3o — a-b?.
- Le courant de ligne étant, d’autre part, décalé de 3o° par rapport aux courants de phase du système en triangle OO'O" on a pour le décalage de phase dans les bobines 00' :
- ? — «•
- L’angle x peut s’exprimer en fonction du rapport s par la relation
- Pour le montage en étoile, e=i, «~3oft, et pour le montage en triangle, s = o, a = o, les formules respectives donnent toutes deux ? pour l’angle de décalage entre le courant de phase et la f. é. m. induite, ce qui était à prévoir.
- Pour de grands facteurs de puissance, l’angle ? peut être plus petit que l’angle a et le décalage de phase dans les bobines 00' connectées en triangle est négatif, c’est-à-dire que le courant est en avance sur la f. é. m. induite dans ccs bobines et y produit un effet magnétisant proportionnel au sinus de l’angle a— <p, qui n’est d’ailleurs jamais très grand.
- Au contraire, dans la partie du circuit O'A, le sens du décalage ne peut jamais se renverser; mais pour les facteurs de puissance très petits, un autre phénomène apparaît : si, par exemple, l’angle ç est tel que 3o-f-s— 2 = 90°, les bobines en étoile ne fournissent plus de courants wattés, en d’autres termes, tout le travail moteur, d’ailleurs très réduit, se transmet au réseau, abstraction faite des pertes internes, par la seule entremise des bobines faisant partie du triangle OO'O".
- Pour des valeurs de y plus grandes encore, le décalage du courant sur la f. é. m., dans les bobines en étoile est plus grand que 90°. Ces bobines fonctionnent comme si elles faisaient partie d'un moteur synchrone, le moment moteur ainsi créé étant d’ailleurs compensé par une augmentation du moment de résistance des bobines faisant partie du triangle, dont les courants wattés sont plus grands que ne le comporterait le facteur de puissance de la charge.
- Nous n’insisterons pas sur ces phénomènes qui ont un intérêt plus théorique que pratique, car les perturbations dans les bobines O'A ne seraient grandes que pour a petit; p.ex. au cas extrême où a serait nul, on pourrait avoir, pour^^zgo0, un décalage de 1200 (l’effet moteur serait alors proportionnel à cos 3o") ; mais a n’est très petit que si e est lui-même très petit, c’est-à-dire quand le nombre de bobines où se produisent les perturbations, est très petit. De même, l’effet magnétisant des bobines en triangle pour de faibles valeurs de l’angle
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- ne pourrait être grand que si a et s étaient grands, c’est-à-dire s'il y avait peu de bobines en triangle.
- Les perturbations auraient leur maximum d’intensité pour des valeurs de 5 se rapprochant de —,mais ce cas ne se présente pas en pratique.
- 4. Réaction d’induit. — La réaction d’induit, exercée sur un couple de pôles, est proportionnelle au courant et au sinus de l’angle de décalage dans les bobines qui se trouvent en face de ces pôles.
- On aura donc, pour les bobines en étoile :
- AW« = const. 3 sin (3o — a + f)
- et pour les bobines en tri
- V'3
- (? — “)
- Nous avons discuté plus haut l’influence de ? sur le signe de ces expressions et., par suite, sur la nature de la réaction d’induit. Nous nous plaçons ici au point de vue plus spécial des ampèretours démagnétisants.
- La réluctance magnétique pour les lignes de force du champ principal étant la même pour tous les groupes de pôles, le flux magnétique dans les pôles sera proportionnel à la différence :
- AW.-AW,
- des ampèretours inducteurs et des ampèretours de réaction d’induit.
- Le terme AYVt est constant puisque tous les pôles sont supposés également bobinés et connectés en série. Au contraire, le terme A\Vf est variable, comme nous l’avons dit.
- Il en résulte une fluctuation des lignes de force dans les pôles et, par suite, des pertes par hystérésis et courants de Foucault, dans les noyaux inducteurs, d’autant plus que ceux-ci sont, ou massifs, ou composés de tôles non isolées. La fréquence de ces fluctuations est égale au nombre de tours de la machine par seconde, et est toujours très basse. Pour une machine à 5oo tours par minute, on a, par exemple,'8,3 pour la fréquence dans les pôles et, les pertes magnétiques croissant, à peu près avec la puissance 1,5 de la périodicité, les pertes supplémentaires sont ici négligeables et le montage mixte peut être employé en toute sécurité. Il n’en serait pas de même dans les machines à 2, 4 et même G pôles, où les pertes supplémentaires pourraient devenir considérables.
- Une autre conséquence de l’inégalité du flux dans les différents pôles est l’irrégularité de la force d’attraction magnétique exercée par l’induit sur l’inducteur. Sur les machines à pôles assez; nombreux, qui, d’ailleurs, pour les raisons citées plus haut, sont les seules auxquelles le montage mixte s'applique dans la pratique, cette perturbation, de l’ordre de celle produite parles irrégularités de l’entrefer, est sans inconvénient. Dans les machines â pôles peu nombreux, elle pourrait donner lieu à des vibrations inadmissibles.
- 5. Pertes. — Les pertes ohmiques SiV dans l’induit sont, d’après ce que nous avons dit de la répartition du courant,
- dans la partie en étoile : 3plV
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- et dans la partie en triangle : 3 (P —p) r~(P—
- r étant la résistance d’une bobine.
- On a pour les pertes totales dans le cuivre stalorique
- 3pPr -h (P — p) IV = (P + ip) Vr ou bien 'VY* = PPr (i H-2e).
- Le coefficient de réduction des pertes dans le cuivre induit, quand on passe du montage en étoile au montage composé, est donc
- 3I2Pr 3
- Ce coefficient est le même que celui que nous avons trouvé pour la résistance mesurée entre bornes.
- Il en résulte que, lors des essais, pour la détermination des pertes en question, on a simplement à mesurer la résistance entre bornes, et à opérer comme si le montage était en étoile, avec une résistance par phase égale à la moitié de la résistance mesurée et un courant I :
- La diminution des pertes dans le cuivre ne compense pas l’augmentation des pertes dans le fer et il y a, en définitive, une diminution du rendement de la machine.
- Les pertes dans le fer croissant à peu près avec le carré du flux, on a pour l’augmentation de ces perles, à égalité de tension aux bornes, d’après la formule Q :
- ay=r^-
- Pour une machine ayant, par exemple, 3°/„ de pertes dans le fer et i de pertes dans le cuivre induit, on aurait après le changement :
- g
- Pertes dans le fer: 3--------%
- I H- £ -H
- — — cuivre:
- Diminution du rendement :
- Par exemple pom’e —le rendement serait diminué deo,4ü/0 environ.
- Léon Legros.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- LKS BOBINES THERMO-ÉLECTRIQUES
- Les variations de température produisent des forces élcctromolriees.
- On sait depuis longtemps que la perméabilité du fer varie avec la température. On
- _________ sait aussi que le flux qui traverse un circuit magnétique est fonction
- de la perméabilité dudit circuit et que toute variation de fluxà travers une bobine électrique produit une force électroinotrice.
- En conservant une force magnétomotrice constante dans un tel circuit, nous pouvons doue obtenir des forces ôlectromotriees aux bornes de la bobine, en modifiant la température d’une plus ou moins grande partie du circuit magnétique.
- L’expérience suivante démontre très s Un aimant dont le circuit magnétiqu fer minces (fig. i), traverse une bobiir fils de fer, le galvanomètre indique ur nirant de sens contraire
- Quand on chauffe 1 froidit, le galvanomètre indiqi
- mplcmeiiL ce fait.
- ; est fermé par des fils de reliée à un galvanomètre, courant ; quand on les re-
- Rotations produites par les différences de températures. aimant fixe devant lequel tourne un axe AB portant, suivant une circonférence, une série de petites tiges de fer équidistantes les unes des autres (lig. 2). Quand on chauffe la tige qui est en face de l'aimant, sa perméabilité diminue et. alors une des tiges voisines est attirée, laquelle s’éloigne à son tour et il se produit ainsi un mouvement de rotation.
- Pour obtenir un sons de rotation déterminé, il suffit de communiquer une impulsion convenable à l’appareil au commencement de l’expérience.
- Relation entre les forces électromotrk On peut déterminer facilement comment, doit pour obtenir de
- ' les variations de température.
- er la température du circuit magnétiqu
- ourants sinusoïdaux dans les bobines infinités.
- Supposons le circuit magnétique CC traversant une bobine BB reliée à une pile de force électromotrice e et une autre bobine ÀA reliée à une résistance extérieure quelconque (fig. 3). Appelons rtr2, LiL2, 9i?2 la résislauce, le coefficient de self-induction et le déphasage de chacun de ces deux circuits.
- La force électromotrice sera :
- e = M sin at (par spire)
- = -e = -Ms
- 1 at
- qui traversera le circuit magnétique
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- R'EVÜE D’ÉLECTRICITÉ
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- „ ___ rdx____ M . , Tr -rr , T r
- £ — j —— _i— — cos at —f— TC — TC —(— M cos at.
- D’un autre côté, nous savons que la force magnétomotrice totale est égale au produit du flux x par la réluctance R.
- Nous pouvons donc écrire :
- l\-x'£.mi=x\K.
- Les courants à considérer dans sont : i0 Le courant produit par la pile
- 2° Le courant variable qui naît dans la bobine 'inductrice par suite des variations du flux du circuit magnétique.
- La force éleclromotrice qui produit ce courant aura pour expression, en appelant n, le nombre de spires de la bobine considérée,
- ?i = — nt — = sin at,
- dt
- et le courant développé sera:
- di__Mrq cos ps sin (at— p*)
- 3° Le courant qui, poi leur :
- 5e développe dans la bobine induite a pour va-p2 sin (at pa).
- L’équation magnétique précédente devient
- 4-n. ü + sin (at _ p<)+4-»;M c°s p, gin (at_pj _
- et remplaçant les valeurs constantes
- ? H- N sin + P sin (al — p8) = R [K -KM' cos at]
- R — ?-h N sin (al — pQ-pPsin {at— p3)
- K. —(— NJ/ cos at
- Cette réluctance pourra être obtenue pour
- Q>N + p.j K > M'. j
- En connaissant les constantes de l’équation antérieure, nous pouvons tracer la courbe
- R+/(0(f'g-4).
- Des expériences analogues à celles de Hopkinson permettent de déterminer la température du fer en fonction de at, nous pouvons donc connaître l’énergie calorifique transportée par le fer et partant déterminer le rendement théorique de l’appareil.
- Nous pouvons aussi déterminer le pouvoir calorifique du foyer dans chaque partie du cycle.
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- Le travail fourni par la pile inductrice dans un cycle sera, en appelant i' l’intensité qui la traverse :
- W — J'a ri dl = J* u e (i + ii) = J a ^ d* J"* a cos pj sin — ?,) — — 1 ~ccj
- c’est-à-dire que le travail fourni par la pile est indépendant de l’énergie recueillie dans les bobines induites.
- Bobines sans inducteur.
- Nous allons maintenant démontrer qu’il n’est pas possible de faire fonctionner un appareil analogue au précédent sans l’existence d’un courant inducteur produit par une pile extérieure.
- En effet: supposons un eircuitmagnétique que traverse une bobine de n spires, de résistance r et pour plus de simplicité sans self-induction. Supposons ensuite que la réluctance varie suivant la formule
- i — K-h M sinaf.
- Nous pouvons donc écrire :
- 4%ni == æR = x (K + M sin at)
- mais nous savons que :
- r r dt
- d’où: —^^ = a.(K + Msin«0
- ou — = — r (K + M aln at> dt,
- en remplaçant :
- — = — K ‘dt — M' sin al.dt.
- En intégrant, nous aurons :
- Iog€ x = — K‘t -f - — cos at K." ;
- — è
- et la force électromotrice qui
- i développera dans chaque spire sera :
- dr u; M' , K"
- = —
- dt 1 J
- ce qui nous démontre que au bout d’un temps plus ou moins grand cette foi motrice sera presque nulle, car le terme
- électro-
- décroît très rapidement.
- Supposons un no
- )yau induetei
- Appareils industriels.
- nique alimentant plusieurs circuits divisés (fig. 5 et G).
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- Supposons en oulre que par l’action combinée de la rotation et d!un foyer, la réluctance de chacune de ces branches varié entre des limites R et R'.
- Quand le nombre de ces branches est assez grand, nous pouvons admettre que le flux qui traversera le noyau central est
- constant à force magnétomotrice invariable.
- Appelons ç la différence de potentiel magnétique aux extrémités du noyau central, m le nombre de branches dérivées, n le nombre de spires de bobines enroulées autour de chaque circuit dérivé et X le nombre de tours que fait l’appareil dans l’unité de temps.
- La variation de flux à travers un de ces circuits, pour la variation de réluctance de R à R'est:
- 35o°
- et, comme la variation de réluctance de R' à R donne un flux égal
- et de signe contraire au premier, nous pouvons, grâce à un redressement convenable du courant, dire que le flux coupé par la bobine induite'correspondante est :
- (par tour)
- et sa force éleetromolrice
- La force élcctromotrice totale de la machine est donc :
- E = ‘ixn'Sm.
- Quand l’appareil est en charge et que le courant total traverse les m bobines, il se produit un flux de réaction qui s’ajoute à l’action de la bobine inductrice durant tout le temps que le flux diminue (période d’échauffemen!) et qui se retranche dans le temps où le flux augmente (période de refroidissement).
- C’est-à-dire que pour pouvoir associer ces deux séries de bobines en parallèle, il faudra admettre un plus grand nombre de bobines dans la période de refroidissement ou Lien allonger cette-période.
- Mais généralement on pourra refroidir le for assez vite et pourtant diminuer considérablement cette période. Le groupement en série de toutes les bobines sera alors indispensable.
- Il s’agit maintenant de savoir quelle est la différence de température la plus convenable, c’est-à-dire quand le produit arN sera maximum pour les mômes conditions de flux inducteur, etc...
- N varie avec cette différence de température et avec l'intensité du foyer et la disposition de la partie à chauffer.
- 11 varie avec la perméabilité du fer, mais cette perméabilité est fonction de la température et de l’induction magnétique.
- Ce serait un problème très long à résoudre théoriquement et qui pourra faire l’objet d’une étude ultérieure. •
- On comprend que la puissance calorifique perdue est proportionnelle à la différence do températures des branches dérivées et aussi à la vitesse N.
- Bautisik Lasgoïty.
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- LES NOUVELLES LOCOMOTIVES TRIPHASÉES DE IA VALTELINE ().
- Les chemins de fer italiens ont commandé à la maison Ganz et C‘% à la fin de l’année 1906, quatre locomotives triphasées permettant de réaliser trois vitesses, et non plus deux vitesses seulement, comme les précédentes. Au lieu d'employer deux moteurs doubles comme sur ces machines (* 2), on a équipé les nouvelles locomotives avec deux moteurs simples dont l’un est à huit pôles et l’autre à douze pôles. Ces deux moteurs sont à haute tension et sont dimensionnés pour fonctionner avec des courants triphasés à 3000 volts et à i5 périodes par seconde. Chaque moteur, fonctionnant seul, permet d’obtenir une vitesse donnée ; les deux moteurs, fonctionnant en cascade, permettent d’obtenir une troisième vitesse, inférieure aux deux autres.
- Dans le groupement en cascade de deux moteurs à haute tension, on se heurte à la difficulté que l’enroulement à haute tension de l’un des moteurs doit travailler sur les résistances de démarrage. On peut tourner cette difficulté en employant, pour le démarrage, un transformateur auxiliaire. Dans les nouvelles locomotives, on a eu recours à une méthode indiquée par Koloman v. Kando, et consistant a modifier les connexions de l'enroulement à liante tension d’un des moteurs pour transformer celui-ci en un enroulement à basse tension. Dans les locomotives construites, le stator du moteur à douze pôles a par phase trois groupes d’enroulement, dont les extrémités sortent du moteur. Quand le stator est employé sur 3 000 volts, les trois bobines de chaque phase sont en série, et les trois phases sont connectées en étoile. Quand on utilise le groupement en cascade, les trois bobines sont en parallèle, et les trois phases sont connectées en triangle, de sorte que la tension initiale est abaissée dans le rapport de i/3\/3= i/5,2.
- Les trois vitesses de marche correspondant aux nombres de pôles, 8, 12 et 20, sont de 64, 42 et 25km,5 à l’heure. En ce qui concerne la puissance de la locomotive, 011 a prescrit pour les deux vitesses les plus élevées les mômes puissances que pour la pleine vitesse des locomotives précédentes, c’est-à-dire un effort de traction normal de 3 5oo kilogrammes ; pour la vitesse la plus faible, 011 a prescrit un effort de traction normal de üooo kilogrammes. Les puissances correspondantes doivent être fournies pendant dix heures consécutives pour une élévation de température inférieure à 6o°. Les moteurs doivent pouvoir fournir pendant deux heures 1,5 fois leur puissance normale et, pendant un court intervalle de temps, deux fois leur puissance normale. Les moteurs ont été dimensionnés d’une façon encore plus’ large ; le moteur à huit pôles a été établi pour 1 5oo chevaux effectifs et un échauffement de 75° ; le moteur à douze pôles a été prévu pour 1 200 chevaux.
- L’emploi de trois vitesses différentes offre non seulement l'avantage de rendre possible le réglage de la puissance absorbée suivant le poids du train et le profil de la voie, mais aussi de permettre d’obtenir un meilleur rendement audémarrage : les pertes dans lesrésis-tances sont plus faibles, et celles-ci peuvent avoir des dimensions plus réduites.
- Le groupement indiqué peut aussi bien être employé avec des moteurs ayant le même nombre de pôles. Dans ce cas, les deux moteurs j^uvent travailler en parallèle à pleine vitesse. Ce dispositif 11’a pas un gros avantage dans des conditions normales, car la grande
- (*) D'après une description publiée par XI. Yalatin dans Elektrische Kraftbelriebe uiul Bahnen,
- (2) Voir Éclairage Électrique, t. XLiü, juin et ^'juillet igo5, p. 454 et 487.
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- il
- vitesse n’est utilisée qu’avec le faible couple, el il est alors plus avantageux de faire supporter la totalité de la charge par la moitié des moteurs seulement. Toutefois il y a des cas où la demi-vitesse ne doit être utilisée que comme vitesse auxiliaire (pour les démarrages, les manœuvres, etc.) : dans de tels cas, le montage indiqué peut être employé avec avantage.
- Les moteurs sont construits d’une façon analogue à ceux des locomotives précédentes (fig. i et 2). La carcasse n’est pas en acier coulé, mais en tôles. Les bagues sont placées à l’extérieur du châssis de la locomotive à l’extrémité d’une contre-manivelle, comme dans les machines précédentes ; les porte-frotteurs sont enfermés dans un carter en tôle amovible. Chaque moteur étant construit comme un moteur triphasé ordinaire normal, l’espace intérieur a pu être mieux utilisé que dans les moteurs doubles précédents, et la puissance rapportée à l’unité de poids est plus élevée. Le poids du moteur à huit pôles est de i3,4 tonnes et celui du moteur à douze pôles est de 11,4 tonnes. #
- Comme cela a été dit, le stator du moteur à douze pôles est établi pour pouvoir fonctionner à basse tension après une modification des connexions. Dans ce but, il est nécessaire que 18 extrémités de fil sortent du moteur, ce qui exige une construction extrêmement soignée.
- La disposition de l’organe de prise de courant et des appareils de démarrage et de réglage est, d’une façon générale, la même que dans les machines précédentes. Comme organe de prise de courant, on a adopté le double rouleau qui a donné de bons résultats sur la ligne de la Yalteline. L’organe de prise de courant est actionné par de l’air comprimé, ainsi que les appareils de manœuvre. Les parafoudres, le compresseur à air, le disjoncteur automatique à maxima, les coffrets de dérivation, sont établis de la même façon que sur les locomotives précédentes. L’interrupteur primaire est construit en principe, de la même façon que précédemment, mais quelques petites modifications ont été apportées par suite de l’augmentation de puissance.
- Le schéma des connexions est représenté par la figure 3.
- Deux nouveaux appareils doivent être signalés’, ce sont le commutateur de moteur et
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- l’appareil des vitesses. Le premier sert à connecter les enroulements du stator du moteur à douze pôles de façon à grouper les bobines en série ou en parallèle.
- Un coffret en fonte à plusieurs compartiments contient deux séries de contacts reliés aux bobines du moteur ou à l'interrupteur primaire et à l’appareil des vitesses. Les contacts peuvent être connectés entre eux suivant deuxjgroupemcnls différents par le déplacement de
- balais fixés à un axe vertical : cet axe est actionné par le piston d’un cylindre à air comprimé : l’air lui est envoyé par l’appareil de marche que manœuvre le mécanicien. Les parois du coffret de protection sont, doublées intérieurement avec du mica. L’appareil des vitesses sert à relie Pour cela,
- ont doublées intérieurement ;
- r entre eux les moteurs et les résistances liquides pour réaliser les trois vitesses, il faut trois positions. Les contacts fixes sont supposés et les contacts mobiles
- sont disposés autour d’un axe vertical actionné par un piston à air comprimé.
- Ces nouvelles locomotives ne possèdent qu’un seul rhéostat liquide dont la construction ne diffère de celle des précédents qu’en ce que, par suite de la plus grande puissance, on a
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- du prévoir l'adjonction de tubes verticaux pour la réfrigération énergique de l’eau. Le rhéostat liquide est représenté par les figures ?i et 5. En service normal, les rhéostats liquides et leur réglage permettant de réaliser un démarrage à intensité de courant constante ont donné toute satisfaction. Le régulateur excité en série a été conservé, avec une petite modification permettant de faciliter la manœuvre de deux locomotives attelées au môme train.
- Pour la traction de trains de montagne, il arrive très fréquemment que des trains lourds doivent être remorqués par deux locomotives placées l’une en tête et l’autre en queue. Dans ce cas, on ne peut songer à une commande centrale, car il est impossible de faire courir des conducteurs électriques sur toutes les voitures interposées entre les deux machines.
- Les deux locomotives doivent donc travailler indépendamment l’une de l’autre et communiquent uniquement au moyen de signaux, comme avec la traction à vapeur. Quand les locomotives sont du même type et ont exactement le même diamètre de roues motrices, la charge se répartit également entre elles.
- Si les diamètres des roues motrices étaient inégaux au contraire, la charge se répartirait très inégalement parce qu’une faible variation de vitesse correspond, dans un moteur triphasé, à une forte variation de charge.
- Pour éviter qu’une machine soit surchargée et l’autre peu chargée, on a essayé sur les automotrices de laValteline, depuis quelques années, un dispositif qui a donné de bons résultats. Ce dispositif consiste à intercaler dans les rotors des résistances de valeur variable. En composant un train, on détermine les différences de diamètre des roues motrices et, sur chaque motrice ou chaque locomotive dont le diamètre des roues est trop élevé, on met en circuit une certaine portion de la résistance, afin d’égaliser la charge.
- Dans les nouvelles locomotives, on obtient une meilleure répartition de la charge en employant le rhéostat liquide principal au lieu de résistances supplémentaires séparées ; on peut
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- ainsi obtenir des réglages suffisamment précis. En effet, tant que le flotteur de court-circuit il a pas fermé sur lui-môme l’enroulement secondaire, l’action antagoniste de l’air comprimé et de l’électro-aimant du régulateur correspondant à une intensité de courant constante pour chaque position du levier de démarrage, il est possible de régler à volonté la demande de courant de la locomotive munie des roues du plus grand diamètre, en supprimant faction de l’appareil de mise en court-circuit. Dans ce but, on a muni le régulateur d’un petit levier au moyen duquel la soupape de réglage du rhéostat liquide empêche la pression d’air d’aL-teindre la valeur nécessaire pour que l’appareil de court-circuit fonctionne. La marche simultanée de deux locomotives est alors réglée de telle manière que la locomotive munie des plus grandes roues soit réglée pour une charge constante, l’autre locomotive prenant seulement fa surcharge, ou bien que le mécanicien de la machine munie des plus grandes roues modifie la charge en fonction du profil de la voie, par la manœuvre de l'appareil de réglage.
- La figure 6 donne une vue d’une locomotive et montre la disposition intérieure des appareils.
- A. Solier.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Expériences sur les rayons fs du radium JL(suite)(').— H. W. Schmidt. — Physikalische Zeitschrift, i" juin 1907.
- If auteur a comparé ensuite les coefficients d’absorption de l’aluminium, du plomb, de for et de l’argent. Comme filtre, un employait des feuilles d’aluminium de omm,007 d’épaisseur, des feuilles de plomb de omin,OQ4 d’épaisseur et des feuilles d’or et d’argent de omm,o5o d’épaisseur. Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau ITT. En comparant les chiffres de cc tableau avec ceux du tableau I, on voit qu'une feuille de plomb de omm,094 d’épaisseur équivaut à une feuille d'aluminium de omm,70 d’épaisseur. Si l’on porte en ordonnées les valeurs du logarithme de l’intensité de radiation et en abscisses les épaisseurs du filtre d’aluminium, dans les épaisseurs du filtre en plomb multipliées par(o,70/0,094), on voit que les deux courbes ne se recouvrent qu’au voisinage de l’origine et s’éloignent ensuite de plus en plus l’une de l’autre. La loi d’absorption a, dans les deux cas, un caractère tout différent : le coefficient d'absorption diminue pour le plomb et for quand l’épaisseur du filtre aug-
- (‘) Eclairage Electrique, t. LU, 6 juillet 1907, p. 17 ”
- mente. Pour l’aluminium, il augmente. Pour l’argent, il semble que la valcurdeu diminue d’abord pour augmenter ensuite.
- Il est difficile d'admettre que des écrans métalliques de constitution différente ne sont équivalents que dans un cas bien déterminé au point de vue de l’action absorbante exercée sur un faisceau de rayons fl, et présentant des différences qualitatives dans leurs propriétés. Par contre il est bien possible que, pour le passage des rayons B à travers la matière, il y ait, outre l’absorption, c’est-à-dire la destruction d’énergie de radiation, un second effet dépendant de la nature du filtre traversé. Si, par exemple, le plomb « disperse » moins les rayons primaires que l’aluminium, les courbes d’absorption doivent avoir une allure semblable à celle observée en réalité.
- Si l’on divise le coefficient d’absorption de chaque métal par la densité, on obtient, pour de faibles épaisseurs de filtre, les chiffres suivants :
- pour l’aluminium (4o/a,65) = i5,t
- — le plomb (3i5/i 1,8) = 9.8
- — l’or (073/19,3) — do
- — l’argent (3i3/'io,5) — 3o.
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- Crowther a trouvé comme valeurs correspondantes, pour les rayons $ de l’uranium
- Al: 5,26; Pb : 10,8 ; Àu:9,5; Ag:8,3;
- c’est-à-dire aussi une valeur plus élevée pour les métaux de forte densité.
- Dans une série d’expériences suivante, l’auteur a étudié la variation de l’absorption avec la position du filtre. Le filtre était placé tantôt directement sur l’élcctromèlre, tantôt deux centimètres au-dessous de la préparation. Le tableau IV indique les résultats obtenus. Il montre que la courbe d’absorption dépend de la position du filtre. L'action absorbante de celui-ci est plus faible quand il est plus rapproché de lu préparation. Ce phénomène peut ctre expliqué, comme dans la série d’expériences précédente, par la production de rayons secondaires ou par une
- dispersion des rayons primaires. La surface inférieure du filtre, tournée vers l’électromètre, se comporte comme si elle émettait elle-même une radiation. Si la feuille absorbante est un peu éloignée de l’éleclroscope, sa surface totale peut émettre des rayons dans l’appareil à dispersion, tandis que si cet appareil est recouvert du filtre, les portions de surface directement superposées interviennent seules. La courbe se rapproche plus d’une droite, et, avec uq dispositif expérimental approprié, on pourrait peut-être arriver à ce que la courbure de la courbe disparaisse. On pourrait alors parler d’un coefficient d’absorption constant. Actuellement, on ne peut dire qu’une chose d’après les expériences, c’est que le coefficient d’absorption, tel qu’il a été defini d’après l’équation (t), dépend non seulement de la densité de la matière traversée, mais aussi du dispositif experimental choisi.
- L’uuleur a étudié ensuite l’action transformatrice de deux écrans métalliques. L’électromètre était recouvert d’une feuille de plomb de omm,oc)4 d’épaisseur et de 1 à 5 feuilles d'aluminium de Om'",og5 d’épaisseur. Le .plomb était placé tantôt sousTaluminium, tantôtsurl’aluminium. Ensuite, on plaçait les écrans absorbants à 2 centimètres au-dessous de la préparation, c’est-à-dire 10 centimètres au-dessus de l’électromètre. Dans les deux cas, l'absorption d’un écran de plomb-aluminium est plus petite que celle d’un écran
- aluminium-plomb. Si Ton voulait encore expliquer cet effet par une dispersion des rayons, on arrive encore au môme résultat que le plomb disperse moins que l’aluminium.
- L’auteur a étudié ensuite la dispersion des rayons, les expériences relatives à la détermination du coefficient d’absorption ayant montré que, pour les rayons 3, les phénomènes d’absorption ne consistent pas simplement en la destruction d’une proportion donnée de l'énergie de radiation existante. Comme l’auteur
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- l’a indiqué, les phénomènes observés peuvent être expliqués par la production des ravons secondaires ou d’une dispersion de rayons primaires. L’auteur a essayé de vérifier, par des expériences, la validité de cette explication. Il faut, avant tout, préciser nettement ce qu'on entend par « rayons primaires dispersés » et par rayons « secondaires ».
- On parle généralement de « radiation secondaire » lorsqu’un corps est atteint par des rayons et émet lui-même alors des rayons : on n’a jamais nettement précisé s’il s’agit là de rayons secondaires ou de rayons primaires dispersés. En effet le radium cmet. des rayons g de toutes les vitesses possibles, et aussi des rayons y. Les conditions ne sont donc pas simples et on ne peut pas distinguer, d'après les expériences faites, comment secomporteun groupe de rayons de vitesse bien déterminée. Allen a cependant montré que, parmi les rayons ainsi désignés, il existe des rayons présentant exactement les mêmes propriétés que les rayons primaires. Cet expérimentateur a montré, entre autres, que les rayons secondaires et tertiaires produits par les rayons (3 du radium ont, en majeure partie, le même pouvoir de pénétration et la même vitesse que les rayons primaires primitifs. Il vaudrait bien mieux parler de rayons primaires.
- A. Becker, dans une étude sur les rayons cathodiques, a fait une distinction nette entre la radiation primaire dispersée et la radiation secondaire. D’après lui, on doit comprendre comme radiation primaire réfléchie les rayons perdus à la surface du corps solide pour le faisceau de rayons primaires qui continue à progresser dans le même sens, et radiés pur le métal en sens opposé. Les rayons secondaires sont ceux qui s’ajoutent aux rayons primaires et qui empruntent leur charge, non pas à ceux-ci, mais aux atomes matériels traversés par les rayons primaires. En outre, d’après les expériences de Lénard, on voit attribuer aux rayons secondaires une très faible vitesse qui les rend incapables de traverser d’une façon sensible les couches les plus minces des corps solides. L’auteur applique à la dispersion des rayons 3 cette définition donnée par la réflexion des rayons cathodiques: il comprend donc comme rayons primaires dispersés les particules d’électricité en mouvement qui quittent le métal sous un angle quelconque
- par rapport à la direction primitive, et qui doivent leur charge aux rayons primaires.
- L’auteur a trouvé que ses expériences peuvent être expliquées par des rayons primaires dispersés et qu’il est inutile d'admettre la production d'une radiation secondaire quelconque. L’écart conslalé par .rapport à la loi exponentielle est minimum quand la matière active est répartie sur une surface plane plus grande que la section de l’appareil à dispersion. En effet, dans ces conditions, des particules provenant des bords de la surface active pénètrent par dispersion dans l’appareil de mesure et remplacent ainsi la perte subie par l’intensité des rayons émanant du milieu. C’est pour cette raison peut-être que l’on n’a pas constaté d’écartpar rapport à la loi exponentielle dans les expériences primitives, faites généralement avec des substances actives réparties sur des surfaces assez grandes.
- Enfin l’auteur a vérifié expérimentalement que la vitesse dés rayons (J n’est pas modifiée d’une façon sensible par leur passage à travers des feuilles métalliques. Cette vérification peut être effectuée par des expériences de déviation magnétique. Si la préparation d’où émanent les rayons [3 est placée dans un champ magnétique homogène, tous les rayons perpendiculaires au champ magnétique décrivent une IrajecLoiro circulaire. Si, comme l’a fait Iiarms, on place dans le champ magnétique un canal circulaire, les particules ne peuvent le traverser que si le rayon de courbure de leur trajectoire concorde avec celui du canal circulaire. On peut, en modifiant convenablement l’intensité du champ magnétique, faire en sorte que les rayons pussent par le canal. De l'intensité H du champ magnétique et du rayon de courbure de la trajectoire, on peut déduire la valeur de la vitesse e et la valeur des rapport de la charge à la masse (e/;n) en em-plovant la formule connue :
- RII = (e/m) f- (2)
- L’auteur a trouvé ainsi les valeurs suivantes :
- ejm — i,io. io7 unités électromagnétiques v = 2,4g . xolu centimètres par seconde.
- La valeur de ene diffère que de n °j0 de la valeur maxima de 2cm,83. io % par seconde calculée par Hauffmann. Si l’on admet que cettp
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- valeur maxima correspond aux rayons [3 les plus pénétrants du radium C, pour lequel on a v = i3,i par centimètre,
- on voit, par comparaison avec la valeur trouvée dans ccttc ctude
- v = /io,o par centimètre, qu'une augmentation de 11 % de la vitesse augmente au triple de sa valeur le pouvoir de pénétration. Il en résulte que des variations relativement faibles de la vitesse modifient très considérablement le pouvoir de pénétration. Les expériences d’absorption faites par l’auteur avec l’aluminium ayant permis de déceler une faible diminution (peut-être apparente) du pouvoir de pénétration, on peut en conclure inversement qu’une variation de viLesse des rayons g lors du passage à travers la matière doit être extrêmement faible.
- Il est intéressant de noter que des lois tout à lait analogues ont été trouvées pour les rayons cathodiques. Par exemple, Lenard et Scitz n’ont, pas pu observer, par des expériences de déviation rnaguétique, une variation de la vitesse des rayons cathodiques, après le passage de ceux-ci it travers la matière. En outre, différents expérimentateurs ont observé qu’une faible variation de vitesse influe considérablement sur le pouvoir de pénétration des rayons cathodiques.
- Les résultats principaux de l’ctude de l’auteur peuvent être résumés de la façon suivante :
- i° Le coefficient d’absorption par les rayons (3 du radium E a pour valeur 4o par centimètre pour les faibles épaisseurs d’aluminium. II augmente avec l’épaisseur du filtre : néanmoins cet accroissement dépend du dispositif expérimental employé et n’est peut-être qu’apparent.
- 2° Outre la radiation [3, on peut déceler une radiation y avec y = o,8 par centimètre pour l'aluminium. L’intensité de la radiation y est de o,ifi pour mille de l’intensité de la radiation [3 pour l’action directe.
- 3° L’aluminium traversé par les rayons émet une radiation secondaire importante. II semble préférable de désigner cette radiation secondaire sous le nom de radiation primaire dispersée.
- 4“ Des expériences de déviation magnétique ont permis de déterminer la vitesse des rayons
- qui a été trouvée égale à 2,49 Par centimètre.
- On ri’a pas pu déceler de diminution de la vitesse après passage des rayons à travers la matière.
- B. L.
- Sur la décharge électrique dans les gaz. —
- P. Villard. — Académie des Sciences, io juin 1907.
- L’auteur a montré en diverses circonstances qu’une décharge électrique dans un gaz peut affecter deux formes distinctes : la première est celle qu’on observe d’ordinaire dans un tube de Geissler ou de Crook.cs ; la seconde caractérisée, même au vide de Crook.es, par une vive illumination du gaz et par la suppression dos phénomènes cathodiques, produit l’effet d’un court-circuit entre les électrodes ; elle décharge complètement un condensateur et permet ainsi l’établissement d’oscillations, lesquelles ne sont possibles que si le voltage du condensateur peut passer par zéro, condition qui suppose la suppression de la chute de potentiel cathodique.
- Le passage de la première forme à la seconde peut être facilement étudié en photographiant sur plaque mobile la décharge d’un condensateur ^— microfarad j . Il convient de choisir
- une pression assez forte afin que l’étincelle ne soit pas trop diffuse. Le Tableau suivant résume les résultats obtenus (pression, i5 millimètres; distance des électrodes, 10 centimètres).
- On voit qu’une faible variation de la charge du condensateur transforme la décharge et augmente dans un rapport énorme lu vitesse avec laquelle la luminescence du gaz progresse de l’anode à la cathode, cc qui exclut l’hypothèse d’une projection de particules. La dernière expérience montre d’ailleurs qu’à voltage constant cette vitesse redevient faible dès qu’on ralentit la décharge.
- La possibilité de revenir à la première forme par simple accroissement de la durée indique que le passage d’une forme à l’autre dépend de l’intensité. On le vérifie aisément avec une batterie d’accumulateurs et une résistance réglable. La pression étant, par exemple, i5 millimètres, et la distance des électrodes 10 millimètres à 10 millimètres, ou observe ce qui suit : jusqu’à oamf, i5, on a la décharge ordinaire ; la longueur de la lumière positive augmente avec te courant et le voltage aux électrodes baisse en même temps, mais en restant supérieur à la chute ca^
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- thodique normale (35oïolt5). La gaine négative est de plus en plus intense. À o*“p,i5, un brusque changement se produit : la gaine négative disparait subitement, un arc s'établit et lu différence de potentiel tombe presque à zéro. Le courant est alors sensiblement le même que si l’on mettait l'ampoule en court-circuit.
- L’arc, ou le trait de feu, qui caractérisent la seconde forme, sont manifestement identiques à la lumière positive ordinaire et possèdent exactement les memes propriétés magnétiques. L’absence de déviation de la décharge condensée obtenue avec une bouteille de Leyde tient uniquement à sa trop courte durée, jointe à une intensité trop faible. On démontre aisément que, pour une même charge transportée, le déplacement d’un conducteur dans un champ est, à cause de l’inertie, en raison inverse de la durée de la décharge.
- La structure de l’étincelle peut donc se comprendre de la manière suivante :
- Pour de faibles intensités et à des pressions telles que la lumière négative ne remplisse pas l’ampoule, la décharge se compose de trois parties distinctes :
- i° La lumière positive, véritable conducteur
- dont l’extrémité cathodique est constamment désagrégée par le choc des corpuscules négatifs, et dans lequel toute cause d’ionisation intense produirait un espace sombre ;
- 2® L’espace obscur de Faraday, produit par les rayons cathodiques; dans cet espace l'électricité est transportée uniquement par convection;
- 3° L’émission cathodique.
- Pour une certaine intensité, la lumière positive peut surmonter l’ionisation cathodique, et l’espace de Faraday n’existe plus. L'es électrodes sont reliées par la lumière positive comme par un conducteur ; la chute cathodique disparaît, et, avec elle, l’émission des corpuscules. D’autre part, le gradient le long de la lumière positive diminue quand le courant augmente : pour ces deux raisons, la différence de potentiel peut descendre à zéro et permettre les oscillations ; on est en présence de l’arc, dans lequel on sait que précisément la chute cathodique manque.
- L arc électrique et l’étincelle condensée sont doue des décharges réduites à la lumière positive.
- L inverse a lieu dans une ampoule de Crookes ; c’est la lumière positive qui a disparu par suite de l’extension de la lumière négative et la décharge se réduit à l’émission cathodique.
- VOLTAGE NATURE DU CIRCUIT CARACTÈRES DE LA DÉCHAKGU
- 2 3oo Son inductif. Lumière positive courte (3M“). Fspace de Faraday. Gaine négative faibîe. Décharge incomplète du condensateur.
- 2 45o Lumière positive plus longue (5cm). Espacedc Faraday. Gaine négative intense, Vitesse d’allumage (scds anode cathode), 0 • Durée durée analogue. Décharge incomplète du condensateur.
- 2 JOO Non inductif. coude. A l'instant du contact, suppression de la gaine négative
- Trait de feu instantanément établi. Vitesse d’allumage supérieure à 200 Durée de la décharge inappréciable. Tas d’espace de Faraday, ni dégainé négative. Bruit soc. Effets inductifs intenses.
- Trait de feu rapidement établi — à —-— de seconde). Vitesse
- 3ooo Fortement inductif. Mêmes caractères qu'au u» a.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LII.— N° 28.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- -Sur le rendement des installations à courant alternatif avec batterie-tampon. — L. Schrœder. — Elchtrotechnischc Zeitschrift, 10 juin 11)07.
- Pour pouvoir établir le projet d’installation à courant alternatif avec batteries d’accumulateurs fonctionnant en tampon, il est nécessaire de connaître les pertes. Celles-ci se composent de :
- i° Pertes du moteur-générateur et du convertisseur auxiliaire, ainsi que de l’excitatrice pour le côté alternatif du moteur-générateur;
- 2° Pertes dans l’enroulement inducteur du côté à courant continu du moteur-générateur ;
- 3° Pertes dans le moteur-générateur, ducs à la charge et à la décharge ;
- 4° Pertes dans l'cnroule-ment-inducteur du convertisseur auxiliaire ;
- 5® Pertes dans le circuit alimenté par le transformateur série.
- Les mesures faites par l’auteur sur l’installation en fonctionnement à Carlsfund ont donné les résultats suivants :
- par la racine carrée de la somme des carrés des différents courants du diagramme. C’est un courant de i6,5 ampères.
- Pour uue résistance d’induit de 0,090 ohm à chaud, cela correspond à une perte de :
- t6,5s X 0,090 = 25 watts.
- En admettant à la même valeur les pertes Joule dans l’induit de la machine triphasée, on trouve comme pertes dans les induits du moteur-générateur le chiffre de
- 4° Pertes dans l'enroulement inducteur du convertisseur auxiliaire.
- Le résistance intercalée est de 1272 ohms; la résistance de l’enroulement lui-même est de 270 ohms; l’intensité est donc de
- -----— - = o,i65 ampère.
- 270+1272
- La perte a donc pour valeur
- o,i65 2,55___
- ï° Marche à vide du moteur-générateur et du convertisseur auxiliaire.
- Le courant absorbé est de 2 ampères par phase, soit pour des courants triphasés à. 1000 volts :
- 1000 X 2 X ï,y3 = 3,46 kw.
- 2n Pertes dans l’enroulement inducteur du mo-
- L’inLensilé de courant dans l’enroulement inducteur du moteur-générateur, excité par les accumulateurs, est de 2,5 ampères sous 255 volts. Jjes pertes ont donc pour valeur:
- 3U Pertes dans le moteur-générateur, dues à là charge et décharge.
- Du diagramme relevé par l’auteur sur la puissance de la machine tampon, on voit que celle-ci fournit en moyenne 3 kilowatts au réseau. Elle correspond, pour une tension de 255 volts, à une intensité de courant moyenne de 11,8 ampères. Pour déterminer l’effet Joule dans les induits du moteur-générateur, c’est non pas ce courant qu’il faut considérer, mais celui qui est donné
- 5° Pertes dans le circuit alimenté par le transformateur série.
- L’enroulement inducteur supplémentaire absorbe 5,3 ampères; sa résistance est de 0,10 ohm à chaud ; la perte est donc de 5,32 . o, 10 =: 2,8 watts.
- Le même courant produit dans l’induit de la commutatrice dont la résistance est de o,o44 ohm, une perte de :
- 5,32 X o,o44 =i,5 watt.
- La somme de ces deux pertes, 4,3 watts, doit, être fournie par le transformateur série. Si l’on admet un rendement de 75 °/0 pour cet appareil, la puissance primaire doit être de
- 4,3/0,75 = C watts ou o,oofi kw.
- La somme de toutes les pertes s’élève donc à
- Le débit moyen de la machine dynamo est de
- Le rendement, pour les conditions énoncées, a donc pour valeur :
- io°X27 = 86 5o/
- 27+4,2
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- I,'Installation est prévue pour une puissance sensiblement plus grande. Le moteur-générateur est construit pour une puissance de 35 kilowatts pour cos 9 = i et l’on peut admettre que, si la puissance moyenne consommée s’élève à 5o kilowatts dans l’avenir, il ne se produira pas de pointes supérieures à celles que peut supporterle moteur-générateur de 35 kilowatts. Dans ces conditions, les pertes calculées en (i) et (a) seront de 3,46-1-0,64=4,1 kilowatts. Pour les pertes (3), (4) et (5), on aurait le chiffre de o,o5 o,o4?. -J- 0,006 = o, i kilowatt. Les pertes totales auraient donc pour valeur :
- 4,i 2 X o,i 4,6 kw.
- Le rendement de l’installation,envisagée à son maximum d’utilisation, aurait donc pour valeur :
- Dans de grandes installations ce chiffre serait encore dépassé, parce que les pertes à vide deviennent plus faibles, proportionnellement. Comme on le voit, les pertes sont en majeure partie dues à la marche à vide. Une augmentation sensible des pointes de puissance absorbéea donc une faible influence sur la valeur du rendement.
- Il est inutile de considérer les pertes dues aux accumulateurs eux-mémes, parce qu’elles ont la même valeur fque dans une installation à courant continu. Malgré tout, il est bon de les envisager. Si l’on fixe à 8o °/„ la valeur du rendement des accumulateurs pour la charge et la décharge à pleine intensité, chiffre plutôt trop bas que.trop haut quand il s’agit d’une batterie fonctionnant eu tampon, on est conduit au chiffre de 20 °/a pour les pertes. En tenant compte de cc que la batterie d’accumulateurs est établie pour 216 ampères sous 2q5 volts, ces 20 °/0 correspoudent à une perte de :
- 216 X 225 x 0.2
- La batte moyenne a pertes soni
- e d’accumulateurs fonctionnant en •c un courant de i6,5 ampères, les réduites à :
- i6J>
- 216
- 9,7 = 0,74 kw.,
- cest-à-dire, si l’on rapporte cette perte charge actuelle de 27 kilowatts,
- s-/..
- L’installation totale y compris les accumulateurs a donc pour la charge actuelle, un rendement total, accumulateurs compris, de
- x 86,5 = 847..
- A pleine utilisation de l’installation, on peut admettre que les pertes dues aux accumulateurs s’élèvent au double de la valeur précédente, c’est-à-dire à i,48 kilowatt, ou 3 °/0 par rapport à la puissance de 5o kilowatts. Le rendement de l’installation totale, à pleine utilisation, est donc, en tenant compte des accumulateurs :
- —- X 92 = 89u/o-
- Il faut tenir compte de ce que les accumulateurs travaillent tout k fait dans la partie initiale de la courbe.
- B. L.
- Détermination des résistances de démarrage pour moteurs asynchrones triphasés. — A. Trickett.— Electrical Rcvicw, mai 1907.
- Pour pouvoir démarrer en charge un moteur asynchrone triphasé d’un type quelconque, il est nécessaire que le circuit du rotor ait une résistance considérable, de façon que les relations de phase entre le stator et le rotor permettent la production du couple nécessaire. Pour de petits moteurs de grues, on emploie souvent un moteur à rotor en cage d’écureuil présentant une résistance suffisante pour que les phases et les amplitudes des courants rotorique et stato-rique aient les valeurs convenables. Cette solution, bien que moins bonne que l’emploi d’un moteur à “rotor bobiné à bagues ou d’un moteur à rotor en cage d’écureuil avec résistances dans le circuit primaire, présente des avantages au point de vue de la simplicité et de la faible dépense de premier établissement. Mais elle conduit à un faible rendement, et dans le cas de moteurs puissants, il faut obtenir un rendement aussi élevé que possible. La meilleure solution pour des moteurs puissants consiste dans l’adoption d’un rotor bobiné muni de bagues de contact qui permettent d’introduire dans le circuit du rotor une résistance réglable. On peut aussi obtenir un couple égal ou couple normal de pleine charge pour une intensité de courant égale au courant de pleine charge. Dans le cas d’un
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 28.
- moteur à cage d'écureuil, au contraire, il faut un courant supérieur d'au moins 5o°/„ au courant. normal pour que le couple de démarrage ail 1a même valeur. Plus la puissance est élevée, plus les conditions de démarrage sont difficiles et plus le moteur à rotor bobiné avec bagues olfre d’avantages sur le moteur à rotor en court-circuit.
- On peut dire, d une façon générale, que la puissance des moteurs d’induction que l’on peut relier directement aux conducteurs d’alimentation sans employer une résistance de démarrage séparée, ne doit pas excéder 7,5 chevaux. Entre 7,5 et 3o chevaux, on peut employer soit des moteurs à rotor en cage d’écureuil, soit des moteurs à rotor bobiné avec bagues suivant les conditions danslesquelleslemoteurdoit fonctionner. Pour l’un et l'autre type, le dispositif de démarrage doit consister en un interrupteur de démarrage, portant trois groupes de contacts également distribués sur une circonférence. Au delà de 3o chevaux, il y a très peu de cas où l’on soit conduit à employer un moteur à cage d’écureuil, et le moteur à rotor bobiné avec bague est
- L’auteur indique la façon dont on peut calculer les résistances de démarrage de ces machines.
- Soit G, le courant maximum que l’on peut demander aux conducteurs d’alimentation, égal au courant normal de pleine charge du moteur, et C2 le courant du rotor. On calcule de la façon suivante la résistance qu’il faut intercaler dans chaque phase du rotor pour limiter le couru ut durotorpar phase à cettevaleur, le rotor ctantim-mobile. La valeur eilicace de la f. é. ni. pur phase dans les conducteurs du rotor pour une vitesse n3 peut être exprimée de la façon suivante :
- E - 0, - nt) F = C, (I)
- en indiquant par ni_ la vitesse synchrone, par (;/,—rt2) le glissement, par E' un Licteur qui tient compte du nombre de conducteurs, du flux etc., par C2 le courant normal de pleine charge par phase dans le rotor, par lî2 la résistance des enroulements rotoriques par phase, par L le coefficient de self-induction du rotor en henrys.
- De l’équation (1), on déduit que la f. c. ni. engendrée dans les conducteurs rotoriques au démarrage u pour valeur rc,E’, ou
- c«v/r*T4^, 0)
- R, ayant pour valeur la somme de la résistance R2 et de la résistance de démarrage.
- En divisant l’une par l’autre les équations
- I et 2, en résolvant en R„ et, en substituant dans l’équation (3), on trouve la formule suivante:
- RJ = R2 + P^m
- IW = ^3^—par phase. (4)
- L’équation (4) montre que, pour calculer la résistance de démarrage il suffit de connaître R2 (résistance de l’enroulement rotorique par phase) et le glissement.
- On peut opérer de la façon suivante :
- On suppose connus le courant normal de pleine charge par phasedans le rotor, et le rendement du moteur(8o °/n), et l’on admet que les pertes d’énergie dans les conducteurs du rotor ont pour valeur 5% de l’énergie totale absorbée parla machine. On peut alors évaluer la résistance du rotor par phase. Le glissement en °j„ est approximativement égal à la perte en °/0 dans le rotor (ici 5°/o)-
- II suffit de substituer ces valeurs dans l’équation (4) que l’on résoud pour trouver la résistance de démarrage par phase.
- Si l’on ne connaît pas la valeur du courant rotorique, mais que la différence de potentiel entre les bagues du rotor au démarrage soit fixée, ainsi que la tension primaire et la puissance en chevaux du moteur, on trouve que le courant du rotor doit avoir pour valeur :
- l’indice i se rapportant au stator et l’indice 2
- Si, pour une cause quelconque, le courant au démarrage doit être inférieur au courant normal, le calcul est un peu plus compliqué. Si,par exemple, on doit avoir le rapport :
- on trouve pour la résistance de démarrage la valeur :
- R1(„ = . .(6)
- y A' (n,—nay
- Le coefficient de self-induction L peut facilement être calculé si l’on suppose que le démarrage doit s'effectuer avec un courant égal au courant de pleine charge. En substituant la va-
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- leur de R0 dans l’équation (2) et en calculant n,F, c’est-à-dire la différence de potentiel entre les bagues au démarrage, on peut déduire L de l’équation (2). La résistance de démarrage est ensuite déterminée au moyen de l'équation (6).
- Quand on a ainsi détermine la valeur totale de la résistance de démarrage, il reste à la diviser en un certain nombre de sections. Pour faire cette détermination, il faut considérer d'abord quel est le courant maximum que Von peut absorber, et ensuite quel est le plus grand accroissement de courant que l’on peuladrnettre à chaque échelon pour que l’interrupteur de démarrage ne s’abîme pas trop rapidement par destruction des contacts. La pratique semble indiquer qu'un accroissement de 5o % au delà du courant normal de pleine charge (ou du courant de démarrage) est raisonnable pour la conservation des contacts. Si l’on a décidé que le rapport du courant maximum au courant normal par phase doit avoir pour valeur A, on peut déduire le nombre de contacts de la forme :
- Nombre de (7)
- L’équation (7) peut être facilement déduite par une série d’équations de la forme:
- «F x AC.v'RJ + W'M^’
- exprimant les conditions au moment où le circuit se ferme sur un contact, puis sur le suivant,
- Il est intéressant de noter que, pourvu que des moteurs aient le même rendement, le nombre de contacts nécessaire pour assurer un accroissement donné (en °/o) du courant par contact est constant, et tout à fait indépendant de la puissance du moteur.
- R. R.
- Sur les redresseurs à mercure. — J. Polak.
- — Elektrolechiùk und Maschinenbnn, 27 juin 1907.
- L’auteur a eu l’occasion de faire des expériences détaillées sur un redresseur à mercure de la General Electric C°. Ce redresseur monophasé était établi pour une tension primaire alternative de 34o volts et 5o périodes et pour une tension secondaire redressée de 110 à i55 volts et 3o ampères. Deux bobines de réactance
- per
- thoi le c pial dés
- dép.
- par
- mectées d’après le montage connu, faire fonctionner le tube à deux phitc, situées au-dessus d’une ca-ure. La liaison des électrodes avec rieur était effectuée par des fils de ron 1 millimètre de diamètre sou-rre du tube. L’amorçage du tube j moyen d’une petite anode auxi-i proximité de la cathode, et au
- uelle
- ait un certain nombre de relevés ues avec un appareil de Siemens forme des courbes ainsi obtenues lement les explications données mleurs sur le fonctionnement des re. Dans une série de mesures dé-
- istante, on chargea progressive-5 lampes à incandescence, le cir-i, et l’on nota la puissance primaire 'intensité primaire efficace Jt, la ilivc ellicace Lj, la puissance W2 le circuit à courant continu, Lin-tire efficace J2 et la tension redres-, Les bobines de réactance étaient ertaiu nombre de prises de cou-; it de mettre plus cm moins do tours façon à faire varier la tension s résultats obtenus sont indiqués x 1, 11 et III.
- TABLEAU .1
- “fl! SECONDAIRE J!;
- *? 3 * i X ta « ,, i
- " s -A ' & "
- 5o 34u,t> 3,72 ,06 142,1 6,37 915 0,890 81,4c1)
- 34o,o 1 4 44 8,78 1 186 O.QOO 82,1
- 5o 340,0 6,85 3078 135,4 13,28 1 710 0,893 82,3
- 5o 34o,o 8,33 3 490 182,1 i6,33 2 o5o 0,880 82,3
- 5o 34o,o 9.2Ô 2 708 118,7 19,00 2 122 0,862 78,5
- 5o 34o,o 9,90 2 976 117,5 2i,48 3 312 0,885 77,8
- 5o 34o,o 12,10 3 721 121,7? 26,14 2 948 0,909 79-3 ?
- 5o 34o,o i4,oo 4 310 ioo,3? 29,4o 33io 0,886 78,0?
- H Cour«t Minimum Jiju = 6,l6 «pire.
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- J/ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. L1I. — N° 28.
- TABJ.EAÎJ
- JT É PRIMAIRE COTÉ SECONDAIRE 1r' ;
- 1 ! jï *f ïf 4
- 5o 217,3 3,80 G6l 129,2 4,44 524 0,801 79'3(')
- Ro 217,1 4,96 t)fi2 126,4 6,24 0,892 80,2
- 00 216,8 7,00 I 370 ia3,5 9,54 r m o,go3 81,2
- 5o 216,9 0,00 1 74. 122,0 12,4i i 4i8 0,892 8i,4
- 5o 217,1 c.,39 2 IIC 120,5 16,13 o,854 8i,4
- 5o 216,8 i3 12 2 399 117,2 i".59 1 941 o,843 81,0
- 5o 14,18 2 7/11 113,2 20, .8 2 200 0,891 8o,3
- 5o 2.6,9 i6,43 3 006 iio,3 22,36 2 392 o,84i 79.6
- 00 216,9 18,36 3 3i2 roO,2 2 5,20 2 612 0,832 78.9
- no 2.7,. „,36 3 860 io3,6 29,70 2 988 0,832 77>»
- c”““ “
- trodes, des conditions de refroidissement du tube, et de la valeur de l'inductance des deux bobines : sa valeur a été déterminée dans chaque cas et est indiquée sur chaque tableau.
- R. V.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur le transformateur à résonance. — C. Breitfeld. — Elektrotechnischc Zeitschrift, 20 juin 1907.
- En étudiant les phénomènes enjeu dans un transformateur dont le circuit secondaire contient un condensateur Seibt et Benisclike ont supposé que les résistances ohmiques wl et w,, étaient négligeables, et que la résistance d’inductance et là résistance de capacité se compensent (Voir la Noie de lu Rédaction, p. 72).
- L’auteur s’est proposé d’étudier les phénomènes qui se produisent dans les conditions réelles, c’est-à-dire dans le cas où les résistances ont des valeurs finies.
- Les équations fondamentales du transformateur sont les suivantes :
- *.H-L, ^=/r1=K,sinm« (t)
- dt dt
- „,+ l,,dï + ^ + h = o
- en désignant par wt, w.2 les résistances ohmiques, par Lt, L2, M les coefficients d'induction. Si l’on pose :
- Comme on l'a indiqué souvent, les redresseurs ii mercure exigent une intensité de courant minium au-dessous de laquelle ils ne peuvent pas être maintenus en fonctionnement : il n’y a pas de « marche à vide ». La valeur du courant minimum dépend de la distance entre les élec-
- = J, sin (tnt — ç,)
- on trouve, pour l’état d’équilibre, les relations
- suivantes :
- j; = k;________________-- - -______+(",!CLs— i)‘ __ .. ----
- 1 (n,î-l-//d!L‘j)(mCL2— i)2+//i2[m2n;2C2Lj-|-C?((v1o:’2H-/«2M2)2-|-2m2CL1M2—2 [(^CL, - 1) K C (L,La - M„) -L.I + mWL.1 b ''1 («KX, - i)> + («vr, + m’M>)
- ,.=Kf-. . _____:______
- dénominateur de l’équation (7i)
- î'C'-L.I.jM*]
- (6)
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- Ko = 1^0,
- t , _ + »L, — ne (l,L, — M’)C
- ë|J L, + C
- Les équations 4, 5, 6, 7 ont été obtenues sous une forme un peu différente ou analogue par Benischke.
- L’étude de l’expression de ç, conduit au résultat suivant, en posant :
- 11» = ^^.
- Le dénominateur de tgç, est toujours positif ; le numérateur peut changer de signe et même s’annuler. Trois cas sont alors possibles :
- m’CL.L, (1 — A*) ^ m'&LM (« — *a)
- -f- mLi (1 —w3CL2) -|- h^h'IC’Lj .
- Le signe )> indique le déphasage en avant du courant primaire sur la tension ; le signe <[ le déphasage en arrière et le signe — l’égalité de phase, ou <px =0.
- L’cquation admet comme racines deux valeurs de W2â ou de C :
- ionditions pour que = o.
- La phase du courant primaire a donc deux points nuis en fonction de la fréquence ainsi qu’en fonction de la capacité.
- Si l’on pose dans l’équation (5), >va = o, la phase dépend du sens de l’inégalité
- m*CU (1 — k1) (1 — n*>CLa) i t — .
- Si l’on a les inégalités 1" nf CU<1,
- le courant est déphasé en arrière de la tension ;
- a0 /«2C’L2 = T,
- le courant est en phase avec la tension ;
- 3" m^CLi > 1 > /«3CLa (t — Æ3),
- le courant est déphasé en avant de la tension ;
- -*’)=!,
- le courant est en phase avec la tension ; I
- 5" ,^-CL (ï-AO+i, |
- (7) (S)
- le courant est déphasé en arrière de la tension.
- Dans les équations (g) et (10), on a donné les conditions d’inégalité de phase entre le courant et la tension en tenant compte des résistances. Il est intéressant de comparer ces conditions avec celles pour lesquelles l’intensité de courant primaire atteint un maximum ou un minimum.
- L’équation (4) montre que, pour une fréquence constante et une valeur constante de 42, l’intensité du courant primaire prend des valeurs particulières pour
- C = -"Æ,L, (2-*)
- îm’tv, 0,1, + ii^L,) — am‘LtLl (i — k‘)
- = / ' +«,*,L|L,)‘+4m*h-|l;
- V + -F)]»'
- (0
- rj__wL, — «PCLjLj (1 — k2')
- gH — «,(l—m’CI.,)
- Le signe -j- correspond au maximum (résonance); le signe — correspond au minimum. Pour t\\w.j = o, la résonance et la valeur nulle du courant primaire concordent avec l’égalité de phase du courant et de la tension. Comme on le voit, il n’en est pas ainsi quand on tient compte des résistances. Théoriquement, le courant primaire n’est donc pas un courant purement watté au moment de son maximum ou de son miui-
- T/application des équations (10) et (11) à des cas concrets montrera jusqu’à quel point la différence est sensible en pratique. Evidemment, l’écart doit être faible.
- L’auteur n’a pu parvenir à établir la condition de résonance et de minimum du courant primaire en fonction de la fréquence, car ou est conduit à une équation d’ordre élevé dont la solution présente de grandes difficultés.
- En cc qui concerne le circuit secondaire, la phase du courant est donnée par l’équation (8);
- $ désigne le déphasage entre la tension primaire et le courant secondaire. Si Ton pose (vÿ = 0, l’équation (8) se transforme en la suivante :
- Si l’on a :
- 1 ^CL,<i,
- a” /*CL8=i,
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. LII. — N° 28.
- tg3 a une valeur positive, [3 est dans le premier quadrant ;
- 3“ m'CL3> i >W*CUO—k*)t
- tgg a une valeur infinie, (î = w/a ;
- 4° w2CL2(i — 42) = i ; tg3 = o, j3 = r, tg |3 a une valeur négative; £ est dans le deuxième quadrant ;
- 5" »i*CXï(i-A*)>ii tg3,
- tg3 a une valeur positive, 3 est dans le troisième
- La phase du courant secondaire varie donc depuis o jusqu’à (Sz/n) quand la fréquence augmente. Si l’on a w2 j> o, les conditions varient d’une façon correspondante. Mais en tous cas,
- Jî^£±k_
- CL,L2(i — /{*)
- c =_______h_______
- ('=0
- (,3)
- rendent nul le numérateur de l’équateur (8) et rendent le dénominateur négatif. L’angle (3 a alors pour valeurs z.
- Si l’on compare les conditions pour lesquelles g — :: avec celles pour lesquelles le courant .secondaire est maximum, on trouve là encore une différence. De l’équation (6) on trouve pour J2mflT la valeur :
- C =
- h'Î + /»2L?
- m*LïL4(i— A*)+/k*Ls*-Î
- (-'O
- Théoriquement, la résonance dans le circuit secondaire ne concorde donc pas avec la phases, et la résonance n’a pas lieu simultanément dans les deux circuits.
- La condition pour J2njax en fonction de la fréquence est très difficile à établir et l’auteur n’a pu y parvenir.
- L’application des équations (i3) et(i4) à des cas concrets doit donner des valeurs de C très voisines l’une de l’autre : les « points de résonance » dans les deux circuits ne doivent donc pas être éloignés l’un de l’autre.
- L’auteur fait remarquer en terminant que ces développements ne s’appliquent qu’au cas où Ton a affaire à un transformateur sans fer et à un condensateur idéal, alimenté par un courant purement sinusoïdal.
- Dans une prochaine élude, l'auteur étudiera
- le cas où on a affaire à des pertes magnétiques et diélectriques.
- R. Y.
- Excitateur constant pour la production d’ondes électriques. — M. Langwitz. — Phy-sikalische Zeitschrift, i'-juin 1907.
- Les mesures quantitatives sur l’énergie des ondes électriques sont rendues très difficiles par ce fuit que la radiation produite par l’excitateur varie fortement pendant la mesure; généralement, son intensité va en diminuant. Ces mesures sont, par suite, généralement entachées d’importantes erreurs. La cause principale de cette variation est généralement la corrosion des électrodes de l’éclateur.
- Pour pouvoir effectuer de bonnes mesures malgré le manque de constance de l’excitateur, Kissling, Berg et Y. Bayer ont employé des méthodes de zéro pour les ondes qui se propagent dans les fils, mais ces méthodes ne sont pas applicables aux ondes qui se propagent dans l’air.
- L’auteur a cherché une solution directe du problème et est parvenu à construire un excitateur constant pendant la durée de la mesure.
- Cet excitateur consiste en deux cylindres de laiton de même longueur disposés horizontalement et fixés dans un cylindre d’ébonite creux. L’étincelle jaillit entre les deux cylindres métalliques immergés dans du pétrole placé dans la cavité du cylindre d’ébonite.
- A l’intervalle explosil entre les deux tiges de laiton se trouve une pointe courte d’aluminium de 1 à 2 millimètres de largeur et de 1 millimètre de diamètre. Ce dispositif a pour but l’obtention d’une période propre bien déterminée du transmetteur, mais, pour atteindre ce but, il faut réduire autant que possible l’amortissement dans l’excitateur, et par suite la résistance. La résistance principale réside dans la distance explosive ; c’est donc elle qu’il faut réduire autant que possible. Grâce à l’emploi de la petite pointe d’aluminium, on a pu approcher beaucoup les deux cylindres l’un de l'autre et obtenir un réglage précis. Si, au contraire, on emploie des sphères ou des cylindres, les étincelles jaillissent irrégulièrement de différents points et le réglage exact de la distance explosive n’est pas possible. La longueur de l’étincelle varie alors
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- continuellement, et, avec elle, la valeur de l’amortissement. Cette variation ne provient pas, comme on l’admet généralement, de ce que les points d’où jaillit l’étincelle se brûlent et de ce que la distance explosive augmente ainsi, mais elle provient seulement de ce que l’étincelle cherche toujours une autre place. Avec le mode de construction de l’auteur, l’étincelle jaillit toujours à peu près à la même place et l’usure progressive qui résulte d’une pulvérisation de la pointe peut être compensée par un réglage convenable. Pour diminuer même autant que possible cette usure, l’auteur a choisi comme métal l’aluminium, parce que des expériences préliminaires lui avaient montré que ce métal s’use beaucoup moins que le zinc; quant au platine, il donne de très mauvais résultats, ainsi d'ailleurs qu’un alliage de platine et d’iridium.
- Pour relier l’éclateur au circuit, l’auteur a employé des fils de laiton placés perpendiculairement dans le cylindre d’ébonite. L’excitateur décrit produit des ondes de longueur d’onde comprise entre 6 et 3o centimètres ; on peut obtenir toutes les longueurs d’ondes comprises dans cet intervalle en réglant les contacts. Un second excitateur analogue permet d’obtenir des ondes de longueur d’ontle comprise entre ao et 6o centimètres. Ces appareils ont fonctionné jusqu’à présent d’une façon très satisfaisante.
- R. V.
- Expériences sur la résonance en radiotélégraphie. — G.-W. Pieroe. — Physieul Review.
- L’auteur, continuant ses mesures précédéntes(') s’est proposé de mesurer la longueur d’onde des perturbations électromagnétiques produites par chacun des deux circuits oscillants indépendants, puis les longueurs d’onde de la perturbation résultante obtenue quand les deux circuits étaient accouplés entre eux électromagnétiquement ou directement, comme dans les postes transmetteurs radiotélégrapbiques. L’étude théorique de cette question a déjà été abordée par plusieurs savants, et l’auteur s’est proposé de faire des vérifications expérimentales. Les longueurs d’onde avec lesquelles les expériences furent faites étaient comprises entre 200 et 2 000 mètres, c est-à-dire entre les limites des longueurs d’onde employées en radiotélégraphie.
- (’) Étlairage Electrique, t. XLVTI, 19 mai 1906, p. 272.
- L’appareil à accouplement électromagnétique consistait en deux bobines, une bobine primaire et une bobine secondaire, formées de tours isolés les uns des autres mais accouplées inducti-venient; chaque bobine était en circuit avec un condensateur et un éclateur. Lin transformateur élévateur de tension alimentait l’éclatcur du circuit primaire, et le nombre détours mis en circuit pouvait être modifié.
- L’ondarnètre consistait en une bobine d’inductance connue en série avec un condensateur formé de deux groupes de plaques demi-circulaires dont l’un pouvait être déplacé par rapport à l’autre de façon à modifier la capacité. L’angle de rotation était indiqué par un index placé au-dessus d’une échelle graduée. T.'inductance était divisée en deux parties dont une seule était employée pour les courtes longueurs d’onde : on disposait l’ondamètre de façon qu’il ait une inductance mutuelle convenable avec le circuit dont la longueur d’onde devait être mesurée. A11 lieu d'employer un tube à vide comme indicateur de résonance entre l’ondamètre et le circuit étudié, l'auteur s’est servi d’un appareil sensible établi sur le principe des dynamomètres. Cet appareil était placé en série avec le circuit de l’ondamètre.
- L’ondamètre avait été étalonné dans des expériences préalables, sur un condensateur à plaques de verre en série avec une inductance variable et un éclateur. Les étincelles jaillissant entre les électrodes de cet éclateur pouvaient être photographiées avec l’aide d’un miroir tournant, comme dans les expériences de Feddersen. La vitesse de rotation du miroir était maintenue constante au moyen d’un stroboscope actionné par un diapason de période connue. L’ondamètre était placé à 3o centimètres environ du circuit oscillant, et ajusté de façon à être en résonance avec lui, après que la photographie de l’étincelle avait fini de déterminer la longueur d’onde dans le circuit oscillant. O11 pouvait trouver ainsi un certain nombre de points reliant les degrés de l’échelle de l’ondamètre avec les longueurs d’onde absolues et obtenir une courbe d’étalonnage. L’exactitude obtenue était d’environ 1 n/0. Pour les courtes longueurs d’onde, on subdivisait le condensateur.
- Les capacités des condensateurs employés dans les expériences principales étaient déterminées par les longueurs d’onde, mesurées au moyen de
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- 1/ÉCLAIRA GE ÉLECTRIQUE
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- l’ondamètre étalonné, Les indactances étaient mesurées par la méthode du pont de Rayleigh. Le système à accouplement électromagnétique fut d’abord étudié. La capacité primaire était maintenue à o,oo432 microfarad et l'inductance était variée entre 0,32 et iô,85. icr5 henry. La capacité secondaire était maintenue constante à 0,00^82 microfarad, et l'inductance était prise égale à G,6o.io'B- henry pour une série d’expériences, à 3,53.10"' henrh pour une autre série d’expériences, et, pour une troisième série d’expériences, elle avait une valeur telle que la longueur d’onde secondaire fût la même que la longueur d’onde primaire. Les résultats expérimentaux obtenus par l’auteur présentent, quand 011 les compare avec les longueurs d’onde calculées au moven des formules connues, une concordance remarquable entre les valeurs observées et les valeurs calculées. En outre, ils montrent que les valeurs du coefficient d’accouplement de ces formules sont données avec suffisamment d’exactitude par la mesure de la self-inductance et de l’inductance mutuelle avec les fréquences relativement basses (5oo à 1 200 par seconde) employées avec le pont ordinaire. L’auteur a fait ensuite une série d’expériences analogues faites avec l’accouplement direct au lieu de' l’accouplement par induction. Les résultats ont, à nouveau, confirmé complètement la théorie admise pour le fonctionnement du transformateur à résonance.
- H. V.
- ÉCLAIRAGE
- Les progrès récents des lampes à arc: les arcs à flamme (fin) Q. -- A. Blondel.
- Dispositions communks aux arcs a vummk.
- Production de gaz nocifs par la flamme. On sait déjà que, fort heureusement, le fluorure de calcium se retrouve indécomposé «après son passage dans l’arc. Mais quels que soient les sels minéraux employés, les arcs à flamme donnent lieu à la formation abondante de produits nitreux et, en particulier, de peroxyde d’azote malodorant et dont l’action est délétère. Ce corps tend à se produire sous l’influence de l’étincelle élec-
- 0) Voir [/Éclairage Électrique, t. LI, lô et 29 juin 1907, p. 388 et'iji et t. LU, 6 juillet 1907. p 27.
- trique ou de l’arc électrique, par la combustion de l’azote en présence de l’oxygène de l'air; les arcs-flamme, par le fait de leur grande longueur, favorisent la production des vapeurs nitreuses et la présence des vapeurs minérales ionisées (surtout les ions du fluor) y contribue aussi énormément par action catalytique. Ces vapeurs étant corrosives, il faut se garder de les laisser pénétrer dans le mécanisme de la lampe et dans les appartements. D’autre part, différents artifices ont été préconisés pour les neutraliser ; en particulier, MM. Siemens frères ont proposé des substances ammoniacales (carbonate d'ammoniaque) placées, par exemple, dans le cendrier de la lampe. M. Dobkevitch a obtenu une solution plus pratique, par l’emploi des hydrocarbures se réduisant en vapeur, par exemple des pétroles ou de l’essence de térébenthine, qui décomposent le peroxyde d’azote avec production d’eau.
- Evacuation des vapeurs nitreuses et des fumées. — Les fumées très abondantes, si elles montent dans le mécanisme, l’encrassent autant qu’elles le corrodent. Ces deux inconvénients seront évités difficilement avec les lampes en V à charbons oscillants, à cause des ouvertures trop larges ménagées dans l’économiseur, mais aisément avec les lampes carbo-minérales, Dès 1901, M. Blondel s’est préoccupé de résoudre ce problème par différents procédés. Dans un premier dispositif, le globe de la lampe est fermé, à sa partie supérieure, par une platine portant dans son centre l’économiseur (en substance isolante ou en fonte isolée de la masse), et, autour de lui, un réflecteur en tôle émaillée, sur lequel se dépose la plus grande partie des fumées, sans en diminuer l’action réfléchissante. Ce réflecteur peut être plutôt plat que creux, pour ne pas plon-
- direelemenl évacuées au dehors par des ouvertures convenablement disposées au-dessous d'une collerette protectrice comme le représente la figure 3 (‘).
- Dans une seconde solution plus récente, des cheminées tubulaires verticales partent de la pla-
- C) La maison Kcerting et Mathiessen a indiqué poslérieu»
- dans un habillage muni à sa partie inférieure d’une garniture en forme de gouttière dont le bord interne, soigneusement tourné, vient s’appliquer d’une manière étaneheaulour du bord de la platine ; la gouttière dans laquelle s’engage la monture du globe sert au dégagement des gaz.
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- line qoi ferme le globe a la partie supérieure et s’élèvent directement, à travers le boisseau du mécanisme, jusqu’au-dessus de la platine supérieure de la lampe; elles servent de guide au porte-charbon supérieur et donnent à la lampe line extrême rigidité, en même temps qu’elles entraînent énergiquement les produits de la combustion et les évacuent au-dessus du boisseau de la lampe tout en produisant une sous-pression dans le globe.
- Ce procédé d’évacuation permet d’appliquer les lampes à flamme même à l’intérieur des locaux habités, si l’on installe dans les plafonds des conduites d’évacuation débouchant au dehors et reliées par des tubes métalliques flexibles aux oriflees supérieurs des cheminées des lampes.
- Réduction de la chute de tension dans les électrodes. — On a signalé plus haut les diamètres extrêmement fins des charbons à flamme à mèche et leurs longueurs inusitées (jusqu’à 8oo millimètres).
- Pour diminuer la chute de tension excessive qui en résulte, dans les lampes en V particulièrement, plusieurs constructeurs cuivrent les charbons, solution médiocre, ou emploient des charbons munis d’une âme métallique, introduite après coup dans un trou; tel est le cas, par exemple des charbons Excello, qui contiennent un long fil d’aluminium, préalablement courbé pour qu'il se serre de lui-même contre les parois du trou ; la société Auer emploie, pour certains charbons dizones, une solution bien préférable, due à M. Dobkévitch, et qui consiste dans l’addition d’un fil de cuivre fin ou de nickel, filé avec la pâle avant la cuisson, et intimement Hé par conséquent au charbon.
- La meilleure solution est encore d'ajouter (comme le montre la figure 3) des amenées de courant près des pointes des charbons ; les dispositifs combinés avec un mécanisme puissant et réalisés avec la collaboration de M. Dobkévitch ont l'avantage de ne produire aucun frottement appréciable et, par conséquent, de ne pas gêner le recul des charbons, obtenu avec autant d’énergie que s’il n’y avait pas de frotteurs.
- On rend ainsi absolument négligeable la variation de la tension perdue dans les charbons, au grand bénéfice du parfait réglage de l'écart (*).
- Qualité de la lumière. — Une question dont il y a lieu de se préoccuper avec les arcs à flamme pour les comparer, c’est la qualité de leur lumière au point de vue de la facilité de lecture et de la fatigue de l’œil.
- Ou a fait ressortir avec raison que l’arc au mercure contient des radiations favorables à la vision par suite de sa richesse en rayons voisins de o,55 ;j,. Il est vrai qu’il est trop riche enrayons très réfrangibles, mais ceux-ci sont absorbés par le verre ordinaire employé ; tandis qu’autour des lampes au fer ou à la magnetite, rien n’arrête les rayons ultra-violels, qui produisent très facilement de la conjonctivite (2) ; il ne serait donc
- (!) Faute des précautions précédentes, des charbons très résistants produisent une réduction considérable do la longueur de l’arc au début de l'allumage, d’autant plus marquée avec les arcs à flamme que la chute de potentiel constante aux électrodes (20 volts) est bien plus faible que celle d’un arc au carbone (3o volts), et joue un TÔle bien moins important par rapport à la chute de voltage dans la colonne gazeuse (ûg. s).
- 0 Grâce à cette propriété, les lampes au mercure dans le quartz sont employées aujourd’hui pour les applications médicales et photographiques. L’arc entre électrodes en fer pur, dont M. Blondel ne parle pas, parce qu’il n’est pas éclairant
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- pas prudent d’employer de pareils arcs dans un atelier de dessin ou pour l’usage ordinaire. Au contraire, les ares au calcium, pauvres en rayons ultra-violets et riches en rayons jaunes et rouges, sont satisfaisants aussi bien au point de vue de l’acuité visuelle qu’au point do vue de la fatigue. Le seul inconvénient commun à tous les arcs à llamme est un certain tremblotement de la lumière. Aussi, pour co motif, ne peut-on encore recommander les arcs à llamme pour les applications dans les ateliers de dessin, bureaux, etc.
- Au point de vue du jugement des couleurs, tous les arcs h llamme sont un peu plus sujets à caution ; c’est ce qui a motivé la création plus récente de certaines lampes à arc long au carbone pur (lampes de T. L. Carbone, lampes Bivolta, etc.), à charbons en V et à longue flamme soufflée par un champ magnétique très doux et uniforme ; en poussant la densité de courant suffisamment pour entraîner dans l’arc du charbon h l’état vésiculaire, on obtient une flamme très éclairante au lieu de la llamme incolore des arcs ordinaires. Mais les lampes de ce genre exigent des intensités de courant assez élevées et une tension de no volts, de sorte que. le rendement reste sensiblement du meme ordre que pour un arc ordinaire de même puissance et l’avantage obtenu réside seulement dans la lumière blanche, comparable à celle du jour.
- Régimes pratiques et consommations d’énergie. — Le Tableau Jf résume toutes les conditions pratiques d’emploi des lampes européennes, d’après les données des constructeurs, notamment. en ce qui concerne les voltages et groupements les plus favorables pour chaque grosseur de charbons (').
- comme les autres arcs à llamme, est aussi employé avantageu-
- chesse en rayons ultra-violets (radiations très riches aux environs de la raie F, c’est-à-dire >. = 0,466 p.). Voir les lampes Bang, Sanilas, Broca-Pellin, etc,
- consommation en watts, par lampe, rhéostat compris, qui figure dans la troisième colonne. Par exemple, la lampe inlcn-
- ralc qui n’en consomme que 270, mais avec la lampe carbo-mi-néralede 12 ampères qui consomme aussi 44o watts pour 1900
- la puissance électrique et non pas à l’intensité provient de ce que pour toutes les lampes à arc, quelles quelles soient, la
- Les résultats pbotométriques moyens, obtenus sur des lampes h courant continu et à courant alternatif ordinaires de puissance correspondante, sont mentionnés par comparaison dans la dernière colonne de ce Tableau.
- On voit que le grand intérêt de l’arc carbo-minéral c’est qu’il permet de réaliser des unités de très petite puissance, comme le moulreut les tableaux, tout en obtenant un très bon rendement ; on pourrait encore descendre plus bas avec la lampe de 3 ampères, 55 volts (voir fig. 4) ;
- Intensité* moyennes spliéciques en bougies : A = 4ao (feu nu), B =288 (globe), 0 = 786 (feu nu), D = 586 (globe).
- Intensités hémisphériques : À 790, B = 663, C= iG5o, D= 765.
- mais la lumière devient moins fixe et plus rouge. Les régimes plus élevés donnant toujours la lumière plus fixe et plus blanche, la lampe de 260-3oo watts, à courantconlinu, ou de 35o-4bo watts, à courant alternatif, est la plus recommandable pour l’cclairage public (1).
- Parmi les essais les plus complets et les plus intéressants pour la pratique industrielle qui aient été faits sur les lampes à arc carbo-minéral, il convient de citer ceux du Laboratoire photo-
- noble ; la ville entière est éclairée d'une manière Jrès satisfai-
- courant alternatif avec une dépense d’environ 36o watts par lampe. D’une manière générale on doit employer des régimes un peu plus forts avec 1rs courants alternatifs qu’avec les cou-
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- métrique de l'usine électrique municipale dos Halles (*).
- Ces essais ont été contrôlés par des relevés faits, pendant plusieurs mois, sur des lampes en service courant sur les voies publiques. Je regrette de ne pouvoir les rapporter en détail, mais il est intéressant de signaler tout au moins quelques résultats numériques :
- J.es arcs carbo-minéraux à courant continu, pour des courants variant de 6 à 8 ampères et des tensions variant de 27 à 33 volts, ont donné des flux lumineux $ représentés en fonction de l’intensité I et du voltage V par la formule empirique:
- $(lumens)=(34,3I + 6io)V+iS5oï —a5i46.
- Par exemple, au régime moyen de 7 ampères 33 volts, correspondant environ à 23o watts, le llux lumineux obtenu en moyenne a été de i3 7.r)0 lumens (intensité moyenne sphérique 10 qoo bougies) ; ce résultat est remarquable en comparaison de la petite puissance dépensée, d’autant plus que l’écart des charbons à 3o volts est faible et qu’on obtient une consommation spécifique encore plus faible à 4o ou !\5 volts, comme on l’a vu plus haut.
- Avec des courants alternatifs, pour des intensités comprises entre 12,3 et 16,5 ampères et des voltages compris entre 28 et 36 volts, le mémo laboratoire a trouvé les flux lumineux représentés par la formule
- — (222,51 — 1873,5) V — 446oI-M58o9,
- Par exemple, au régime moyen de i4 ampères 3c volts qui correspond sensiblement à 4oo watts
- site moyenne sphérique i5gooo bougies). C’est sensiblement ce régime qui est réalisé dans les 80 lampes que la ville de Paris a récemment installées pour l’éclairage de l’avenue de l’Opéra, sur courant alternatif à la fréquence 88 ; l’éclairage ainsi obtenu avec une faible dépense d’énergie est vraiment très satisfaisant.
- Enfin un autre Tableau (Tableau III) résume plus généralement les résultats obtenus par divers expérimentateurs pour toutes les principales espèces de lampes à arc ; bien qu’en photo* métrie on 11e puisse jamais garantir une identité entre les étalons et les coefficients d’appréciations
- (') Service de M. Girard, sous la direction de M. Lavriol, ingénieur en chef.
- de plusieurs personnes, ce Tableau permet de juger approximativement les mérites relatifs de ces lampes, au point de vue du rendement lumineux et de la durée 0. On voit ainsi que les arcs à flamme, au calcium, ont des consommations comprises entre 0.10 et o,25 watt par bougie hefner, c'est-à-dire environ quatre a cinq fois moins que les arcs correspondants entre charbon pur, et deux à trois fois moins que les arcs au mercure; ceux-ci, il est vrai, d’après Cooper-llewitt, ne consommeraient que o,33 à o,34 avec des précautions spéciales. Mais, pratiquement, en tenant compte des 3o volts qu’il faut perdre dans le rhéostat, on atteint o,45.
- Répartition et utilisation de la lumière des arcs à . flamme. — On peut, à l’aide de courbes, constater la différence qualitative importante qui existe entre les lois de répartitions de la lumière obtenue par les différents arcs à flamme et par l’arc ordinaire. Tandis que l’arc ordinaire se comporte comme un disque incandescent (cratère), occulté partiellement par le négatif, l’arc à flamme, type carbo-minéral, obtenu entre charbons fortement
- (>) Les noms des expérimentateurs auxquels ont été em-tableau III : P
- () Conférence de M. Zhidliïr devant YElektrolechnischer Venin de Berlin, 23 déc. 1903.
- () D’après M. Mathews, deuxième rapport, p. 3o à 3a, et troisième rapport, p. 17.
- 0) Chiffres hypothétiques d'après une Communication de M. W. Holmes E. IV. and E., 28 mai iqoi.
- (d) D’après M. W. Biegen von Cziidnociiowski (Vcrtrag der deutschen physikalischen Gesellschaft, 1903, n° 7). loir aussi Dns Elektrische Bogenlicht du même auteur.
- Ces chiffres se rapportent à des diamètres de charbons pratiques au lieu des diamètres 8 et 7 millimètres dos lampes essayées par \f. Wedding, dont l’usure était excessive en com-
- P (e) Essais du Laboratoire de la Société Auer de Taris.
- (f) D’après les essais du P'- Wkimhnu.
- (r/) D'après les Notices de la Compagnie Westinghouse, et en supposant 3o volts perdus dans le rhéostat et 80 pour 100 de la lumière hémisphérique supérieure récupérée par réflexion.
- (h) D’après M. Ladoff (Eclairage Electrique), qui indique 5io bougies moyennes sphériques et en supposant qu’on récupère par un réflecteur la moitié des rayons envoyés au-dessus de l’horizon. Mais le même auteur estime pouvoir maintenir aux bornes un voltage plus élevé, par exemple 65-70 volts ; ce qui réduirait la consommation à environ 0,45.
- (A-) D’après B. Monasch, Elektrische Beleuchtung, p. 179. (m) Essais du Laboratoire central d’Klectricitc do Paris.
- (ti) Chiffres hypothétiques d’après la comparaison faite, par M. Wedding qui trouve même rendement pour les deux
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LII. — N» 28.
- TABLEAU III
- TYPE DE LAMPE PÈRES (0,„s WATTS INTENSITÉ CONSOMMATION USURE
- I. — G UKANT S CONTINUS.
- Lampe ordinaire à charbons purs (a).. 9 4o 36o 4q5 700 o,5i4 0,710 i4à 16 mm.
- 9 35 315 33o 540 0,583 i4ài6 —
- 9 4o 36o ,'195 9.0 0,396 0,6l0 27,5 —
- 9 45 4o5 495 0,203 0,247 34^42,5 —
- Lampes enfermées américaines (b). . . 6,8 ?» 476 768 829 i,45 2 .'334 i,5M —
- Lampe à la magnétiie (e) 3,5 91 3 20 385 4oo(ü) 0,800 là 2 —
- Lampe Bremcr (9 amp.) (d) 9 48 4l2 •i9r> 4 81/1 0, i3r o,i43 35 à 45 —
- Lampe carbo-minérale (9 amp.) (c). . . . 9,1 43 39i,3 5 00 4 800 o,o8t 0, io3 i6à2o —
- -- (a amp.)(/).. . . 5, iu 51,6 Mi,2 282 2 210 0,109 0,128 i6à2û —
- - (3 amp.) (/).. . . 2.99 07.4 171,5 i65 1 339 0,128 0,124 i8à 20 —
- 3,5 80 280 385 77° 0,663 0,00 » —
- Arc lumineux entre charbons purs (lampe 3 48,3 169 385 0,342 o,55 là 2 —
- Carbone (fc) II — Co 9° 9° no 10,0 0,82 0,98 i8à2o —
- Lampe ordinaire à charbons non minéralisés. Q 3o 270 33o 35o o,v:v 0,940 i5ài6 —
- — à charbons purs à mèche (m). 1!) 35 4 80 555 470 1,02 1,18 i5 à 16 —
- Lampe à flamme à charbons verticaux. . 9 3o 270 33o 700 o,386 0,471 3o —
- — à charbons convergents. . q 45 4o5 495 3 000 0,203 0,247 35 à 45 —
- Lampe enfermée (6) 6,6 70 48s 726 3i4 i,535 2,312 1 à 2 —
- Lampe Rremcr (n) 9 48 0, i3i o,i43 35 à 45 —
- Lampe carbo-minérale (m) 35 S 37o «!» o,i35 0,174 ,54,0 "
- Lampe carbo-minérale (par 3) (e). . . . 8 33 (“S, 372 (réels) IOOO o,«5 0,273 ,51,0 -
- (.) „ a™. I. V - Po"
- minéralisés, avec positif en bas, se comporte comme un cylindre lumineux vertical placé au-dessous d’un disque diffuseur d’un très bon rendement éclairé par la flamme et par le point brillant de l’électrode inférieure; l’occultation est très faible par suite de la longueur de l’arc. Il n’y a donc plus de taches d’ombre au-dessous du globe, ni de réduction très grande de la lumière vers l’horizon ; la répartition est beaucoup plus favorable pour l’éclairage des grands espaces. On peut d’ailleurs la modifier dans une large mesure avec ce type de lampe en modifiant la forme du réflecteur qui entoure l’économiseur; en le fai-
- sant conique, on augmente beaucoup la lumière projetée au pied de la lampe, et on lui donne des propriétés analogues à celles des lampes à arc en V dites intensives.
- Ces dernières sont beaucoup moins favorables pour l’éclairage des grandes places, parce que l’arc est enfermé dans un économiseur profond, et elles se prêtent surtout à l’éclairage intensif des objets situés au-dessous, dans un angle de 45° avec la verticale. C’est pourquoi à Berlin, par exemple, pour l’éclairage public, on a été obligé de suspendre ces lampes à des hauteurs extraordinaires, rappelant celle des anciennes lampes
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- de la place du Carrousel ; il faut alors employer de véritables pylônes et des lampes de très grande puissance, eu petit nombre ; au contraire, on recherche en France, avec raison semble-t-il, à employer un grand nombre de foyers moins puissants, plus bas et plus rapprochés.
- Les lampes en V présentent cette particularité, d’ailleurs peu grave, qu’elles donnent lieu, en plan, à une répartition de lumière dissymétrique, l’arc étalé entre les pointes des charbons ayant son maximum d’émission dans le plan perpendiculaire.
- Les chiffres des tableaux II et III se rapportent aux ares nus, pour éviter toute erreur de comparaison, mais les courbes reproduites ont été obtenues les unes à arc nu, les autres avec globe. On remarquera ainsi que l’addilion de globes autour des arcs modifie d’une manière importante la répartition et le rendement, par leur forme et leur pouvoir absorbant. Les globes augmentent la proportion de lumière envoyée vers l’horizon. (' est pourquoi, par exemple, la répartition pratique des lampes carbo-minérales sous globe (fig. 5) est franchement plus avantageuse pour l’éclairage public que celle de l’arc ordinaire ou
- de l’arc intensif à flamme Q et. même que celle de l’arc à flamme au ferro-titane (2).
- D’autre part, la distribution de la lumière au-dessous de l’horizon est à peu près la même pour l’arc alternatif que pour l’arc à courant continu, grâce au rôle prépondérant que jouent, dans la loi de distribution, la flamme, le réflecteur qui la surmonte et le globe qui l’entoure.
- Conclusions.
- En résumé, d’après les comparaisons précédentes, les arcs à flamme ont un très haut, rendement, 3 à 5 fois celui des arcs au carbone qu’ils sont destinés a remplacer (les arcs nus en Europe étant remplacés par les arcs au calcium, les arcs enfermés aux Etats-Unis remplacés par les arcs au fer-titane). Ils ont une teinte favorable, à laquelle on s’habituera de plus en plus, d’autant mieux qu’elle se rapproche de celle des manchons à gaz. Par contre, ils ont l’inconvénient. de donner quelques flottements de lumière, des fumées, des cendres et des vapeurs nitreuses ; mais ces inconvénients sont de mieux en mieux évités, comme on l’a vu; ils exigent des régulateurs spéciaux plus puissants et, par suite, plus chers que ceux des lampes ordinaires, et des charbons plus chers et s’usant plus vite. Mais ces sujétions sont compensées dans une large mesure si l’on remplace des lampes à flamme ordinaire d’une certaine puissance par des lampes à flamme de puissance plus petite consommant un moindre volume de charbon et une moindre quantité d’énergie. C’est pourquoi le véritable intérêt des arcs à flamme doit être cherché dans la réalisation d’arcs de puissance moyenne consommant 200 à 3oo watts, plutôt que dans celle d’arcs de
- 0) Voir dans l'Éclairage Électrique, t. L, 23 mars igo7. la figure i3 de la p. 4i8 qui donne la représentation qualitative des formes des courbes de distribution de l’arc intensif h feu nu, d’après les expériences du Pr VVedding.
- 0 Voir dans l'Eclairage Electrique-, t. XL1X, 8 déc. r<jo6, p: 36", la figure 3 de l’article de M. Ladoff ; celle figure correspond aux courbes à feu nu d’arcs de 3,5 ampères avec positif au titane. (B) ferro-titane amis 47,5 volts(C), rutile-magné-
- naire de 3,5 ampères en vase clos! Intensités sphériques moyennes : fl - i5o, C — a83 ; vase clos : 84 bougies.
- D’après M. Ladoff, la courbe de l’arc ferro-titane donne une prédominance excessive aux rayons envoyés vers l’horizon ou au-dessus de l’horizon, de sorte que, le rendement de l’éclairage doit être médiocre si l’on n’ajoute pas de grands réflcc-
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- très grande puissance ; il vaut mieux, si l’on veut avoir beaucoup de lumière, multiplier le nombre des foyers que l’intensité individuelle de chacun. Quant aux différents arcs à flamme, le choix entre eux dépend un peu du goût individuel de chacun; pour le moment, l’arc au calcium a un avantage incontesté de rendement et de bon fonctionnement ; les électrodes homogènes (Bremer) et les charbons dizones sont supérieurs, comme rendement et durée, aux charbons à mèche et aux électrodes au titane. Enfin, le type h charbons placés l'un au-dessus de l’autre (carbo-mi-ral, magnétite, etc.) paraît supérieur au type en V, qui est plus compliqué de mécanisme et qui exige des charbons extrêmement longs et fra-
- La comparaison du prix de revient complet de l’éclairage par les arcs à flamme avec les arcs ordinaires, en tenant compte du prix des charbons et de l’entretien, qui sont notablement plus élevés qu’avec l’arc ordinaire, a déjà été faite en Europe, par M. Monuseli (') et aux États-Unis, par M. Marks (2). Le premier a conclu à la supériorité économique de l’arc à flamme, grâce au prix élevé de l’énergie et au faible prix de la main-d’œuvre en Europe ; aux Etats-Unis, au contraire, les conditions sont renversées parce que tout propriétaire d’un arc a une répugnance spéciale à faire lui-même le netloyage des lampes et le remplacement des charbons, et se eroitobligé de faite appel à une main-d’œuvre salariée, qui coûte fort cher; l’arc à la magnétite ou au ferro-titanc, qui en Europe ne présente pas d’intérêt, faute d'un rendement assez élevé, peut donc être apprécié de l’autre côté de l’Atlantique, à cause do sa longue durée de fonctionnement. Mais les arcs à flamme européens ont néanmoins très bien réussi là-bas pour les éclairages extérieurs de mao'asins à cause de leur bien plus grande intensité lumineuse.
- Une conclusion qui peut, en tous cas, être dégagée, et qui est particulièrement intéressante pour les électriciens, c’est que l’arc à flamme constitue actuellement la source de lumière la plus économique, pour l’éclairage des grands espaces, et l’emporte même sur les becs à gaz intensifs, ainsi qu’il résulte du Tableau IV ;
- (') Elektrische Beleuchtuntj, par Monasch.
- (2) The Jlaminy carbon arc lamps. Nat. FJ. liyht as* , juin l9o6.
- celui-ci résume en chiffres ronds la comparaison, avec nos prix ordinaires moyens du gaz(ofr. 9,0 le m3) et de l’électricité (o fr. 70 le kilowattheure). On voit aussi d’après les valeurs approximatives de la chaleur dégagée, la supériorité de l’arc.
- TABLEAU IY
- La supériorité de l’arc est encore plus accusée avec un prix d’énergie inférieur à o fr. 70, c'est-à-dire dans un grand nombre de villes ou d’installations françaises.
- MESURES
- Sur les thermo-éléments employés pour les mesures pyrométriques (fin) (>). — W.-P.
- White. — Physikalische Zeitschrift, i5 mai 1907.
- II. — Thermo-éléments conslantan-cuivre.
- L’auteur a étudié ensuite aux températures ordinaires les thermo-éléments composés de cuivre et de constantan. Les travaux de Hall, Campbell et Serviss, ainsi que ceux de Palmer ont montré que, avec du fil du commerce, on peut atteindre facilement une exactitude de o,oi° dans les mesures des températures jusqu’à 45°. Au lieu d’un seul thermo-élément, l’auteur en a placé cinq en série dans un tube commun et a formé, pour ainsi dire, une pile thermo-électrique. T.'auteur trouvait, à cette manière de faire, un double avantage : grâce à la force électromotrice plus élevée, les erreurs dans les mesures
- (i) L’Eclairage Electrique, t. LII, 29 juin 1907, p. 457-
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- électriques ont moins d’import;inee ; les défauts d’homogénéité possibles des fils se compensent mutuellement. Evidemment, il fallait employer des fils isolés et c’est pourquoi ou a employé des fils en cuivre, au lieu de fils de fer ou d’acier dont on sc sert généralement. Cette modification est avantageuse aussi à cause de la constance des propriétés thermo-électriques du cuivre.
- En employant deux piles thermo-électriques semblables et en faisaut entre elles des comparaisons dans différentes conditions, l’auteur a constaté que les indications n’étaient pas constantes et que les différences provenaient vraisemblablement du manque d’homogénéité de la matière première. Cette hypothèse a été confirmée par les expériences faites sur une portion de fil récent. Trois échantillons de fil de 3 mètres de longueur donnèrent des courbes analogues. Le plus grand écart a atteint o,2 °/„ de la force thermo-électrique vis-à-vis du cuivre. Le manque d’homogénéité est dû, d’après l’auteur, au traitement du fil : l’influence d’un défaut d'homogénéité chimique doit être négligeable.
- On aurait pu chercher un fil meilleur pour les expériences, mais l’auteur a préféré diminuer l’infiuence des irrégularités cil utilisant une disposition appropriée. Pour cela, il a réalisé une compensation suffisante en combinant deux longueurs de fil de façon que leurs écarts soient à peu près opposés en chaque point. La force thermo-électrique résultante, indiquée par la courbe relative à l’appareil, était constante à 0,0l3 microvolt près. L’erreur maximu ne dépassait pas o,Oo3°, et était de l’ordre de grandeur de celle du galvanomètre.
- T.a constance des piles thermo-électriques a semble dépendre de trois causes : d’abord de l’absence de traitement mécanique susceptible d’exercer une action de durcissement ; ensuite de la protection contre les modifications chimiques, et enfin de la protection contre l’humidité. L’infiuence d’une couche d'impuretés sur les variations de la force thermo-électrique des fils est nettement prouvée. Un fil de constantan de orani,fi de diamètre qui avait été exposé pendant trois mois à l’air d’un laboratoire bien ventilé, a présenté une variation de o,f> % de lorce électromotrice par rapport au cuivre. Cette erreur disparaît si l’on enlève les impuretés qui recouvrent le fil.
- Les éléments furent placés daus des tubes de
- verre courbés d’une façon convenable. Le diamètre extérieur des tubes contenant la soudure chaude des deux piles était de 3mn,,3. La résistance de chaque pile était de 3o ohms.
- La constance des éléments en constantan peut être augmentée d’une autre façon. Le fil subit moins facilement des modifications quand il se trouve primitivement dans les conditions dans lesquelles il finirait par se trouver après usage. De même qu’il est bon de porter à l’incandescence avant étalonnage les thermo-éléments qui doivent être portés à l’incandescence en service normal, il faut faire subir un durcissement aux thermo-éléments qui peuvent, dans la suite, devenir non homogènes à cause d’un durcissement. Pour durcir un fil mince de constantan isolé, il suffit de lui imprimer un mouvement de va-ct-vient sur le bord rectangulaire d'une règle en bois. Des fils ainsi préparés furent « vieillis » par un échauffenient à ioo° pendant iô minutes, et l’on étudia ensuite leur force électromotrice. La force électromotrice totale par rapport au cuivre s’était élevée de o,8 °/0 ou de o,33 microvolt par degré, mais la plus grande variation le long du fil était inférieure aux erreurs d’observation, soit à o,oi3 microvolt. Les fils s’approchaient très rapidement d’un état stationnaire. Le durcissement donne donc un moyen de donner au fil une homogénéité initiale et d’augmenter la constance de l’élément en service.
- Conclusions.
- Les résultats principaux de l’étude de l’auteur peuvent être résumes de la façon suivante :
- i° La source d’erreur principale que présentent les thermo-éléments est le manque d’homogénéité dont la compensation peut, dans la plupart des cas, permettre d’obtenir un degré d’exactitude bien inférieur à ce que l’on a obtenu jusqu’ici.
- 2° La force électromotrice d’un élément non homogène est égale à S0^J1, 0 étant la température et II la force thermo-électrique. Cette formule peut être employée d’après une méthode graphique commode. Les erreurs dues au manque d’homogénéité dépendent aussi de la répartition de la température le long de l’élément : une modification dans cette répartition conduit au même résultat qu’une autre modification dans l’élément. De telles erreurs peuvent être réduites au mini-
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- mum si l’on maintient plus constantes les températures aux points éloignés des soudures.
- 3° L’influence d’un manque d’homogénéité chimique peut pratiquement être négligée, tant qu’il s’agit de thermo-éléments au platine, au cui-
- 45 L’influence d’un manque d’homogénéité physique — c'est-à-dire de variations de dureté — ne peut dans aucun cas être négligée. Des fils neufs sont généralement durs à cause de l’étirage. On peut compenser ce durcissement d’une façon rapide et efficace dans les fils au platine en les chauffant jusqu’à l’incandescence. Pour le con-stantan, un durcissement artificiel rend le métal uniforme et le rend à peu près insensible aux variations ultérieures.
- 5° Les fils de constantan, ainsi que les fils de cuivre, manquent souvent d’homogénéité chimique à cause d’une pellicule d’oxyde ou d’autres impuretés. Même à la température ordinaire, il peut se produire pour cette cause des erreurs atteignant o,5 %• En nettoyant la surface du fil, on rétablit les conditions initiales.
- 6° Le platine acquiert aux températures élevées des impuretés qui se diffusent, à l’intérieur du fil. Le carbone, le gaz d’éclairage, etc., n’exer-cenl cet effet que par leur action réductrice sur d’autres substances qui peuvent attaquer le platine et parmi lesquelles le fer et la silice sont les plus importants. Dans une atmosphère oxydante, il se produit à 900° une impureté due à ce que, dans le four chaud, il se trouve des traces de rhodium ou d’iridium, soit, à l’état pur, soit alliés avec du platine. Tous ces métaux sont un peu volatils aux températures élevées. On 11e peut pas compenser ces impuretés, mais on peut les éviter en entourant le fil d’un tube de porcelaine Marquardt émaillée.
- 70 L’auteur a trouvé que des thermo-éléments
- en platine et rhodium, ainsi qu’en constantan et nable, ne présentent pas d’erreurs supérieures à
- Dans les éléments au platine, cette erreur correspond à moins d’un vingtième de degré à iooo0; dans les éléments au constantan, elle correspond à moins de on,Oo2 pour les mesures jusqu’à 4o°. En outre, ce résultat a été obtenu, pour le constantan, avec un fil relativement mauvais : les fils éléments avaient été groupés en série, de façon à obtenir une compensation des erreurs.
- E. B.
- Note de la Rédaction.
- Les travaux de Sf.ibt et Benischkf., auxquels se réfère M. C. Bjusitteld dans son étude sur le transformateur à résonance, ont été publiés par Y Éclairage Électrique, tome XL, 3o juillet igo4, p. 172, et tome L., g février 1907, p. 212. Nous avons publié depuis, dans le même ordre d’idées, une note de M. P. Brknot, et, tout récemment, une étude remarquable de notre éminent collaborateur, M. A. Blondel, sur les décharges des condensateurs alimentés par courants alternatifs et sur le réglage des transformateurs à la résonance, étude qui élucide et met au point plusieurs côtés du problème. La question s’est posée, il y a quelques années déjà, puisque, des 1902, M. A. Blondel expliquait par un effet de résonance du primaire analogue à l’effet Ferranti l’avantage, constaté par le service de la Télégraphie Militaire, d’une certaine capacité, elle reste néanmoins à l’ordre du jour el nous croyons intéressant d’analyser l’article de M. C. Brkitfeld, ainsi, d’ailleurs, que les travaux sur le même sujet qui pourraient être publiés.
- Le Gérant: J.-B. Nourt.
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- Tome LII.
- Samedi 20 Juillet 190T.
- 14e Année. — N* 29.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur è l'École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN. Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut, — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — a. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr1 de l’Institut.
- NOTES SUR UE MOTEUR SHUNT COMPENSÉ MONOPIIASÉÇ)
- ÉTUDE GRAPHIQUE APPROCHEE
- Revenons aux formules donnant les valeurs des Z,(s); étant donné le degré d'approximation que nous nous sommes fixé, ces valeurs peuvent, aux termes de second ordre près, s’écrire comme suit:
- Z[ lyiïj
- en négligeant la résistance ohmique apparente du slator au démarrage, et en désignant par 4Q, le coefficient de self-induction apparente correspondant;
- en négligeant le terme en cos y devant celui en sin y ; et enfin
- avec la même approximation.
- (*) Éclairtuje Électrique du a février 1907, p. 101.
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- n
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- Cela admis, les formules (5) donnent immédiatement l’expression complexe approchée de R.
- a\' — R.,-
- Ij = U,--------------------
- mv(|-Oî'+AUQ’(i-
- En chassant les termes imaginaire:
- E'1 — R. — ( i — \ L.0 i
- ' Q* \______________ oy ~ J
- O)
- + *WÜJ-
- du dénominateur par application à l’égalité (22) de
- A H-Bj _ AA' -h BB ' + (A B — B'A) j A'+B'y_ " A''*-f-B7*
- l’on arrive d’ailleurs aisément aux expressions du courant watlé (terme réel) et du courant déwatté (terme imaginaire).
- Considérons tout d’abord plus particulièrement le cas déjà étudié ou l’on s’impose un courant statorique Ij nul pour la marche à vide ; dans ce cas la vitesse à vide est sensiblement.
- égale à et par suite l’expression (22) du
- fonction du glissement
- mw (! — 1 ) + 24 l ,a>ÿ — xi+(R,+R,) haj j
- égligeant y devant L’unité et en se rappelant la condition :
- «MQ = Rj-h Rj.
- U3(
- MJO / 5
- i k
- L JJ
- (=»)
- M*Q _
- h U'
- L'expression (22') devient ainsi :
- /,û ;tgÇl+i
- Si l’on passe aux quantités réelles, l’expression précédente se transforme < I, = I1(J [sln 9, — tg 3 cos ç,]
- (22')
- ou encore
- Ii= r„,cosîsin(?1 — î) (22")
- en remarquant que le courant statorique à l’arrêt l)rf est égal à Les égalités (22)' et
- (22)'' montrent que l’angle ^ est l’angle de déphasage entre Up et T, ; l’équation (22)'" définit donc le lieu géométrique du courant I, en fonction de l’angle Le cercle ainsi obtenu est très facile à construire : sur OA = Iltfeos 3 comme diamètre décrivons un cercle (fîg. 3), puis menons la droite OY' telle que l’angle YOY' soit égal à 3; la corde OM représentera le
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- courant I, correspondant à chaque valeur de ?1 =MOY'. L’on voit ainsi aisément les variations de l’angle ©t avec la charge ; le courant wattésera mesuré par la projection de OM' sur
- la direction OY\ soit MG, et le courant déwatté par OG. Cherchons à représenter graphiquement le couple ; en reprenant avec l’approximation précédente la marche déjà suivie (‘), ce couple peut s’écrire dans le cas général :
- 3ÏÏ-^1’
- MV(5— ;')='+/iL2Ü2
- [” " ' ‘‘ V ’ Q!)J 1 L’ ............. L,ü
- Dans le cas particulier actuel cette formule devient:
- [mü X + û/,q"1 X a^L^D
- r — ________________L____________________J__________
- •(M)
- (| — ) + a/.LiQ’y]’ + [m*Q’x j7û + (n“+ lis) /,a]*
- 1 encore d’après les égalités précédentes:
- MÜ X + al,Q
- t' __ ...TT ^ L'.,û
- m=û> x ^+(n,+n,) /,û
- 04')
- (24")
- Sous cette forme l’on s’aperçoit immédiatement que le couple est proportionnel au courant watté statorique, c’est-à-dire à la perpendiculaire MG abaissée du point M sur OX'.
- L’on voit ainsi qu’il passe par un maximum lorsque le point M se trouve sur la perpendiculaire abaissée du centre du cercle sur OX'.
- Le glissement peut être mesuré également de la manière la plus simple sur le diagramme; en effet, d’après la formule (23) tgc^ est une fonction linéaire de ce glissement; il suffira
- 0) Voir l'Eclairage Électrique du 2 février 1907, page 153.
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- par suite d’élever d’un point fixe K de OY' une perpendiculaire KS pour avoir segment proportionnel au glissement g.
- Passons maintenant au courant secondaire J2. La valeur approchée de ce ci d’après l’égalité (5)(‘):
- MV(§ — .H-/,L2Qa
- H
- Ljî
- S„S un
- rant est
- (=5)
- Dans le cas présent, elle se réduit à
- (ï, — i ) Mü-fMüx^ + ahü\ j
- j! =--- —Ai—_X_-------k ....... ---I -------U,. 05')
- |"i - i] + aüUQ’y - | M-Q- x ^ + (R, + Rs) /,û] j
- Le numérateur étant sensiblement constant pour des glissements normaux, et le déno-minateur étant celui de l’expression (22)' du courant b, l’on on conclut que le courant Ja est proportionnel à cos?, c’est-à-dire maximum à vide ; d’autre part le déphasage entre et I2 est constant et se trouve defini par la relation
- / •"* — t \ MÜ
- ...1..............
- MQx-p^ + o/tü
- c’est-à-dire est précisément égal à l’angle 8. Gela peut s’exprimer par l’égalité
- en convenant de regarder 0 comme positif lorsque le rapport ~ sera plus grand que l’unité.
- De tout ce qui précède, l’on conclut que si l’on prend sur le prolongement (1 * 3) de OY une longueur OB mesurant le courant J2 à vide (g = o), et si l’on décrit sur OB comme diamètre un cercle, le segment ON proportionnel à cosç, pourra servir à la mesure de Js ; l’angle Y,vON sera d’autre part égal à l’angle ?2 correspondant.
- Enfin, en négligeant la résistance ohmique primaire, le courant I2 pourra être, comme le courant secondaire d’un moteur asynchrone ordinaire, mesuré par la longueur MP, le seg- •
- TJ
- ment OP ayant pour valeur à l’échelle des OM le courant statorique —-, les balais étant J r L,û
- soulevés.
- Il est loisible, à présent, de discuter complètement la marche du moteur pour ce réglage spécial ; cette discussion ne présente aucune difficulté, et pour ne pas prolonger outre mesure la présente étude, nous la laisserons momentanément de côté, quitte à y revenir plus tard avec des exemples numériques.
- Nous ferons toutefois remarquer que le fonctionnement du moteur dépend essentiellement de la valeur de l’angle 0 et qu’il sera d’autant plus satisfaisant que cct angle sera plus petit, c'est-à-dire que le rapport sera plus voisin de l’unité.
- (1) Voir Y Eclairage Electrique du 2 février 1907, page i5i
- (-) L’on pourrait également porter celle longueur sur la direction OY' elle-mcine mais pour la clarté de la figure il est pré-
- érable de prendre le prolongement do OY'.
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- Le réglage ci-dessus semble devoir de bons résultats en pratique, mais il n’en est pas moins intéressant d’examiner le cas où le stator absorbe ou débite un certain courant déwatté I, lors de la marche à vide. Nous supposerons dans cette étude que l’égalité £, = £'. est sensiblement vérifiée ; l'on a vu 'déjà plus haut rintérêl pratique de cette égalité pour le bon fonctionnement du moteur et nous admettrons qu’on ait pu effectivement la réaliser.
- Dans ces conditions, l’expression (2/*) du couple montre que la marche à vide correspond encore à la vitesse io = ~ et cela quelle que soit la valeur de la tension d’excitation «, U; en posant donc
- 5 = 5' (8 = 0)
- Légalité (22) peut se mettre s
- iorme , «Mti -
- /,Q '
- b — tg 0;
- —y + l- 1
- T, = Tlri [(i + b) sin 9 cos 0 - (. + sin* üj + 6j] («")
- Sur BA = IJd(i 4-/>) comme diamètre décrivons un cercle (fîg. 4), puis portons le segment BO = b\id ; l'on vérifie immédiatement d'après (22)IY que la longueur OM mesure le courant Ij correspondant à l'angle 0 = OAM, et que l’angle MOY est égal à l’angle D'autre part, le segment OS proportionnel à tg 0 peut servir à la mesure de g\ enfin, par une marche analogue à celle suivie plus haut pour le diagramme de la figure 3, l'on s’assure facilement que :
- i° Le couple est proportionnel au courant watté MG; il passe donc par un maximum, lorsque le glissement.augmente d’une façon continue, et le facteur de pro-U
- portionnalité est encore ; .
- 20 Le courant secondaire est proportionnel d’après (20) à cos ç* et l’angle ç2 est égal à l’angle 9 ; il peut donc être mesuré par la corde AM, et se trouve être maximum à vide.
- Nous avons admis jusqu’ici implicitement que le coefficient b était positif ; dans ce cas l’on peut obtenir en G (fig. /j) une marche avec cos?, = i. Lorsque le
- coefficient b est négatif (a MÜ < R.2 R3), les constructions précédentes sont encore vala-
- bles, mais le point O tombe en dehors du cercle O, en O' par exemple, de telle sorte qu’il existe alors pour cos ^ une valeur maxima atteinte lorsque la droite OM est tangente au
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- cercle, comme pour les moteurs asynchrones ordinaires. (Il est à remarquer d’ailleurs que quel que soit le signe de b, la longueur OA est égale à Iw).
- Enfin pour a — o, l’on retombe sur le diagramme approché- bien connu du moteur monophasé asynchrone, ce qui permet une comparaison 'facile. C’est ainsi, que les couples maxima étant pour un même IltJ proportionnels à £(i -+- b), l’on voit que celui du moteur shunt sera | ^ i fois plus élevé que celui du moteur asynchrone monophasé ordinaire.
- Comparons les courants à vide en affectant du symbole ceux relatifs au moteur asynchrone ; l’on peut former ainsi le tableau suivant^):
- ASYNCHRONE MONOPHASÉ MOTKUR SIIUNT MONOPHASÉ
- oMin
- 'Ro J
- Md i — 3 L ' na * - «!
- L’on voit par ce tableau que les pertes à vide seront en général bien plus élevées dans le moteur d’induction ordinaire que dans le moteur shunt, si le rapport est voisin de
- l’unité, ce qui est le cas le plus ordinaire de la pratique. Si par exemple, l’on suppose R , = R,, (T = o, «Mü=:R2, :U = L, = M
- l’on trouve que les perles du premier moteur sont trois fois plus, grandes que celles du second.
- Reste encore à étudier l'influence d’un déphasage de la tension L'2 = «Ui par rapport à U,, inlluence que nous avons déjà signalée précédemment^).
- L’on remarque de suite que l’équation (22)lv s’applique encore à ce cas, à condition de regarder b comme une quantité complexe de la forme en effet, le coefficient réel a
- doit être remplacé par le coefficient complexe «(cos a H-./ sin a), % étant l’angle de déphasage entre U, et U2. Il est dès lors facile en suivant, les méthodes précédentes de construire le cercle, lien polaire du courant 1, et de trouver des représentations graphiques des courants Ij, Iâ, du couple, du glissement, etc.; nous nous contenterons pour cette étude, d’examiner quelques particularités de ce mode d’excitation au moyen des formules (22) et suivantes, valables encore également en tenant compte de notre remarque ci-dessus sur le eoofli-
- slaloriques correspondants et du courant magnétisant (deMe construction n’a pas été représentée sur le diagramme 4, pour ne pas compliquer la figure). Pour la marche à vide l’angle ef étant sensiblement égal à — , tout se réduit à une sous-traction algébrique.
- (2) Voir VÉclairage Électrique du 37 avril page 113.
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- D’après (22) les conditions pour obtenir un courant statorique I, nul à vide sont :
- cos a = R2 -f- V* — R, )
- Q8 /
- / »)
- L’on voit que celte vitesse sera inférieure à si % est positif (ce qui correspond à une
- avance de U2 sur Uj), supérieure dans le cas contraire. Pour que le régime considéré soit réalisable, l’on trouve qu’il faut vérifier la condition.
- Valeur absolue de tg a < [l’on suppose Rs= R3]
- A la vitesse « = ^ (ff = o), le couple n’est plus forcément nul, même avec un moteur à
- enroulement statorique uniformément réparti (ç = |/).
- En définitive, l’on pourra, en choisissant convenablement « et a obtenir une vitesse avide arbitraire, mais en réaliLé, l’on sera assez vite limité dans cette voie par des questions de commutation.
- (A suivre.) J. Bethenod.
- INSTALLATIONS HYDRAULIQUES SOUTERRAINES DE LA SNOQUALM1E
- L’usine installée aux Snoqualmie-Ealls par la Seattle and Tacoma Power C° compte parmi les plus importantes de la côte du Pacifique. Ses particularités curieuses d’installation avaient attiré l’attention des ingénieurs dès les débuts de son exploitation (1899), et la mise en service récente d’une turbine hydraulique de 10000 chevaux a, de nouveau, justifié cet intérêt.
- La rivière de Snoqualmie tombe d’une falaise, à peu de distance de son embouchure, par une chute de 82 mètres; pour utiliser cette chute, les ingénieurs firent creuser, à cent mètres environ en amont de la chute, un puits vertical de 80 mètres. Au pied de ce puits (fig. 1) s’ouvre une grotte, taillée dans le basalte, large de 12™,5o et longue de 61 mètres, et dans laquelle est installée la salle des machines ; cette grotte se prolonge par un tunnel presque horizontal (ora,Co de pente sur toute sa longueur), long de il\o mètres environ et de 3"',6o Xf.ao de section; ce tunnel aboutit en aval de. la chute.
- Le tunnel et la salle des machines sont éclairés par Ooo lampes à incandescence. Le séjour n’y est pas malsain ; la salle des machines est sèche et bien ventilée, et la température y reste constante aux environs de i3u.
- Le puits vertical contient deux conduites en acier de 2m,i5 de diamètre, un ascenseur hydraulique et les râbles conducteurs d'électricité. Les eaux de la rivière haute, dont on
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- maintient le niveau aussi constant que possible à l’aide de digues et d’un petit barrage, sont dérivées dans les conduites verticales.
- Au début de l’exploitation(l), le puits ne comportait qu’une seule conduite d’acier; cette conduite se branche, au lias du puits, sur un réservoir cylindrique, également en acier, de 3 mètres de diamètre sur la première moitié de sa longueur, et de 2m,4o sur la seconde
- moitié ; ce réservoir s’étend sur presque toute la longueur de la salle des machines ; quatre raccords en acier, de im,9.9. de diamètre, comportant chacun une vanne de io5oo kilogrammes, et quatre coudes en fonte de même' diamètre et de 5o millimètres d'épaisseur (-), le
- relient à quatre réservoirs cylindriques de im,22 de diamètre sur 6m,3u de long. Ces réservoirs sont construits en tôle de i3 millimètres d’épaisseur; chacun d’eux est supporté (Gg. 2) par six tubes aboutissant chacun aux deux ajutages (100 millimètres de diamètre) d’une roue T)oble.
- Ces ajutages sont réglés par une aiguille à cône parabolique soumis à un régulateur Lombard ; on peut, supprimer à volonté l’un des deux jets qui alimentent chaque roue.
- La chute nette utilisée est de 77 mètres.
- Les roues Doble employées sont des roues du genre Pelton. Leur diamètre est de im,4o. Leurs aubes sont assez particulières (fig. 3) : elles affectent une forme ellipsoïdale et présentent deux cavités, séparées par une arête qui divise l’arrivée d’eau; la lèvre d’avant de
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- 39 kilogrammes par millimètre carré.
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- ces aubes est évidée de telle sorte que le jet qui vient frapper l’arête eü plein ne soit amorti contre cette lèvre; chaque roue porte treize de ces aubes, fixées par des boulons sur une janle massive dont le moyeu est en doux pièces.
- (Jn même arbre, de 3oo millimètres de diamètre et de 7m,0o de longueur, porte deux groupes de trois roues qui lui sont étroitement rivées; cet arbre porte sur deux paliers à graissage par anneaux; il est accouplé directement à un alternateur triphasé Westinghouse de 15oo kilowatts, avec armature tournante de a™,44 de diamètre: vitesse périphérique, 3oo tours ; 4o mètres par seconde ; tension du courant, 1000 volts; fréquence, 7200. Les alternateurs sont excités par deux excitatrices de 125 volts, commandées chacune par une roue Doble réglable à la main.
- Chaque groupe de trois roues pèse 45 tonnes environ, ce qui a exigé de solides fondations sur béton ; ce groupe est enfermé dans une enveloppe en acier, mais on peut parvenir aux roues sans enlever l’enveloppe, grâce à des portes, ménagées dans le soubassement, et à des rails, placés au-dessous des roues.
- L’cnsemble d'un arbre, de scs doux groupes de trois roues, du réservoir correspondant et d’un alternateur, forme une unité (fig. 2) ; l’usine comprend quatre unités semblables. Le rendement indiqué pour-chaque unité serait de 2000 chevaux ('), soit 10000 chevaux pour celte partie de l’installaLion.
- Les courants, produits à 1000 volts, sont portés à 3oooo par des transformateurs, et distri* hués par des câbles en aluminium de 6mi",5 de diamètre, sur un circuit de 3oo kilomètres, qui comprend les deux cités importantes de Seattle et de Tacoina,
- Le développement rapide de la consommation, particulièrement dans ces deux villes qui absorbaient dès les débuts C6 Q/„ du courant produit, ont amené la compagnie à utiliser 20000 chevaux de force qui restaient disponibles ; elle fit étudier par M. Arthur Giesler un type de turbines de toooo chevaux (5). Deux turbines de cette puissance, construites par la Llat.t Iron Works C“, sur le modèle des turbines Francis, du type mixte ou centripète axial, et installées au fur et à mesure des besoins, compléteront l’installation sans qu’il soit besoin d’agrandir les dimensions de la salle souterraine des machines.
- Cette turbine de 10000 chevaux (lig. 4) est la plus puissante turbine de ce genre que
- C) Dans une note de la lie
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- ral des Ponts et Chaussées, estime qtifl
- « La chute nette utilisée étant de 77 mètres, la vitesse ^Ggll, due à la chute, est do 3g mètres. Les roues motrices ont i-,4o de diamètre, ce qui correspond à une vitesse circonférentielle de 'ri mètres et à un coefficient de vitesse de n">,56 environ.
- « Les ajutages amenant l'eau sur la roue ont om,io de diamètre, mais, en raison de la contraction de la veine fluide, celle-c n'a que 7G millimètres de diamètre, ce qui, avec la vitesse théorique de 3g mètres, donne un délit de 175 litres par seconde ou 375 litres pour les deux jets qui alimentent chaque roue. Dans ces conditions, le travail brut de la chute, pour un groupe de six roues commandant une génératrice, est au plus de ifioooo kiiogrammètres par seconde, soit 1 (ioo chevaux si le rende-
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- nous connaissions ; les turbines de môme puissance actuellement en service sont à deux couronnes, au contraire la turbine de Snoqualuiie est simple, et la puissance de ioooo chevaux est développée par une unique couronne motrice.
- Cette couronne motrice est d’une seule pièce; c’est une roue annulaire très étroite en acier coulé, de i®,676 de diamètre et de 9,\x millimètres de largeur ; elle porte 34 aubes venues de fonte avec elle, légèrement courbées dans la direction de 1 arbre et très courtes afin que la réaction axiale soit aussi faible que possible.
- Fig. fl. — Turbins de ioooo chevaux de Snoqualmie-Falls.
- Cette roue, fondue à part, a été boulonnée dans la salle même des machines sur un renfort conique forgé sur l’arbre. Grâce à ce renfort conique, qui prolonge la paroi postérieure de la couronne mobile (fîg. 5), les veines d’eau sortant de celte dernière sont déviées sans coudes brusques et sans remous. Six trous, ménagés dans le corps de la roue et traversant le renfort conique, font communiquer la face antérieure de la roue avec le tuyau d'échappement (im,42 de diamètre) ; on a pu supprimer ainsi, dans la mesure du possible, la poussée axiale de l’eau qui passe, par le joint de la roue et de son enveloppe, sur cette face de la roue. Pour éviter en outre que celte eau, projetée à la périphérie par la force centrifuge, n’y crée une pression qui augmenterait ainsi avec la vitesse de la turbine, ce qui tendrait à enrayer cette vitesse, on l’a immobilisée presque complètement grâce à des nervures ménagées sur la paroi intérieure de l’enveloppe qui ferme la turbine de ce côté.
- L'arbre est en acier au nickel, il est relié rigidement à l’arbre d’un alternateur triphasé, i ooo volts, Oo périodes, qui repose sur ses deux paliers propres.
- Le diamètre de l’arbre du côté de l’alternateur est de 34a millimètres.
- L’arbre est guidé en arrière par un seul palier, boulonné sur la plaque de fondation pour rendre les distances invariables. Ce palier est à rotule et à très grande portée.
- L'autre extrémité de l’arbre passe, au sortir de la conduite d’aspiration, dans un presse étoupe, uniquement destiné à assurer l'étanchéité et qui ne supporte aucune charge verticale ; il traverse ensuite un palier de butée et un cylindre, dont il porte le piston, et qui sert à compenser la poussée axiale. Cette poussée axiale se trouve réduite, grâce aux détails
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- que nous avons déjà signalés, à la pression sialique provenant du vide partiel dans la conduite d’aspiration, pression qui varie notablement avec l’ouverture du vannage dont nous parlerons plus loin. Le piston P qui équilibre cette pression est forgé sur l’arbre ; il a 432 millimètres de diamètre, il est entouré de trois bagues avec coussinets en bronze, séparés par des espaces vides qui forment une garniture étanche.
- L’avant du piston communique, par un tuyau muni d’un robinet d’étranglement, avec la conduite d’adduction.
- L’arrière communique par un second tuyau, également muni d’un robinet, avec la conduite d’aspiration.
- On équilibre ce piston en y étranglant plus ou moins à l’aide de ces deux robinets l’admission de l’eau sous pression, on obtient, ainsi une poussée qui équilibre la poussée en sens inverse qui agit sur la roue de la turbine.
- L’équilibre parfait des poussées axiales est obtenu par le piston compensateur pour une ouverture des 5 huitièmes du vannage ; aux ouvertures plus fortes ou plus faibles, il se produit une poussée dont le sens varie suivant que l’on augmente on diminue celte ouverture.
- Celte compensation se trouve complétée par le palier de butée C. Les bagues d'arrêt de
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- ce palier sont au nombre de quatre ; clics
- descendu les pièces par le puits vertical
- sont fixées sur un manchon en acier de 280 millimètres de diamètre enfilé sur l’arbre et qui est boulonné sur la face arrière du piston compensateur. L’arbre n’a, en cel endroit, que 23o millimètres de diamètre, ce qui permet de remplacer facilement ce manchon et scs bagues quand elles sont usées. Les bagues tournent sur une garniture en anti-friclion arrosée par une circulation d’huile et refroidie par une circulation d’eau an travers des chambres à eau de ce palier. Des tubes en U empêchent, les fuites de l’eau dans l’huile aux joints des chapeaux (fig. 6)-La nécessité de monter la turbine dans la salle meme des machines après en avoir a entraîné certaines particularités de construction ;
- c’est ainsi que l’enveloppe de fonte a dû être construite en plusieurs tronçons et que la volute qui en fait partie est divisée de même dans le sens perpendiculaire à l'axe de la turbine. Pour compenser à cet inconvénient et obtenir néanmoins une rigidité absolue de l’anneau formé par les aubes directrices, ces aubes sont toutes fixées sur une même demi-volute.
- En outre, on a fait venir de fonte avec la demi-volute qui porte lçs aubes directrices, dix
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- aubes directrices fixes d (fig. 7) placées en arrière des aubes directrices /; ces aubes formenl entretoises entre les deux parois de l’ouverture ; un rivet d’acier passe par le contre de ces aubes supplémentaires perpendiculairement aux parois, ce qui raidit l’ensemble. La forme de ces entretoises est calculée pour donner aux veines d’eau traversant la turbine une première direction initiale dans le sens des aubes directrices.
- La couronne directrice comporte 3a aubes f mobiles autour d’axes horizontaux ; leur position, qui règle le débit de la machine, est commandée par un servo-motcur Lombard soumis lui-même à un régulateur centrifuge.
- Une poulie (ftg\ 5), calée sur l’arbre près du manchon d’accouplement, transmet son mouvement par courroie au régulateur centrifuge:
- La vitesse normale de la turbine ainsi obtenue par un déplacement de toutes les aubes mobiles f qui augmente ou diminue la section totale de passage offerte à l’eau est de 3oo tours par minute. Chaque aube f (fig. 5 et g) est Fig. 9. — Coupe d’une aube directrice, venue de fonte avec un axe c pouvant tourner dans une
- garniture en laiton b; par l’une do ses extrémités, cet axe se trouve soumis par un petit canal à la pression de l’eau dans la conduite d’aspiration, ce qui permet d’éviter les fuites; son autre extrémité franchit l’enveloppe par un presse-étoupes et porte une manivelle n. La tète de celle-ci s’engage dans un petit bloc cylindrique r qui peut, dans l’évidement qui le contient, prendre un déplacement circulaire.
- Les évidements sont ménagés sur la périphérie d’un plateau circulaire l mobile autour de son centre. La rotation de ce plateau, qui peut tourner de quelques degrés dans chaque sens, entraîne le déplacement des manivelles et, par suite, des axes et des aubes. La section-«le passage entre les aubes directrices est ainsi augmentée ou diminuée et la vitesse de l’eau à l’entrée des aubes motrices et, par conséquent, la puissance et le débit de la turbine
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- sc trouvent modifiés suivant les besoins. La rotation du plateau l est commandée par deux boutons de manivelle e, e, qui passent à travers un plateau fixe k qui maintient en place les blocs cylindriques ; ces boutons de manivelles, solidaires du plateau l, le relient à doux bielles s, $ (fig- 8), articulées elles aussi à deux manivelles et qui sont manœuvrées par un secteur dente t dont le pignon de commande q est actionné par le servo-moteur du régula-
- A l’essai, celte turbine a pu développer jusqu’à nooo chevaux avec un rendement de 84 %. Sa vitesse a pu atteindre 5oo tours sans aucune avarie en laissant la turbine marcher à vide avec l’alternateur, sans régulateur et toutes vannes ouvertes.
- Le poids total de la turbine est d’environ 86 tonnes.
- Maurice Marfaing.
- PRODUCTION ÉLECTROLYTIQUE DE L’ÉTAIN PUR. ADHÉRENT ET COHÉRENT(')
- L’étain est un métal dont la valeur sera toujours très grande à cause de la propriété inappréciable qu’il possède d’être à la foi peu oxydable, dans les conditions atmosphériques habituelles, et facilement applicable à la surface des autres métaux.
- Sa métallurgie est très simple parce que la eassiterite, qui constitue de beaucoup son minerai le plus important, peut être facilement enrichie, purifiée et réduite par le 'charbon.
- Néanmoins, le prix de l’étain ne cesse d’augmenter, parce que la production des mines n’est pas en proportion avec la consommation toujours croissante et qu’on ne découvre pas de nouveaux gisements.
- Aussi cherche-t-on de plus en plus à récupérer l’étain de tous les déchets qui en contiennent. Le traitement des déchets de fer blanc, notamment, tend à devenir une importante industrie, surtout en Allemagne.
- Malheureusement, les procédés jusqu’ici en usage, n’ont pas été aussi lucratifs qu’on l’avait espéré. L’électrolyse qu’on a, bien entendu, cherché beaucoup à utiliser, n’a donné, le plus souvent, qu’un dépôt noir, pulvérulent et même boueux. Avec certaines précautions on est arrivé à obtenir un métal dit spongieux, constitué par des paillettes cristallines dont, l’amas foisonne en tous sens et présente un peu l’aspect d’une éponge.
- Que le produit soit pulvérulent ou qu’il soit boueux, il est toujours difficile à fondre, parce qu’il est difficile à laver et que, à la température de Infusion, ce métal très divisé s’oxyde très facilement. Il en résulte un déchet considérable, qui dépasse souvent 25 °ju.
- On a essayé de donner au métal pulvérulent ou spongieux une plus grande cohésion en l’agglomérant à la presse hydraulique. Mais, même ainsi aggloméré, l’étain pulvérulent ou spongieux s’oxyde encore beaucoup à la fusion.
- Néanmoins, il était évident que c’était l’électrolyse qui devait fournir la solution du problème. On est, en effet, parvenu à obtenir couramment et d’une façon tout à fait industrielle, des cathodes d’éiaiu pur de plusieurs centimètres d’épaisseur constituées par un métal parfaitement adhérent et compact, aussi belles que les cathodes de cuivre électro. (*)
- (*) Brevet français 364 58g du 36 mars igo6.
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- Sous celte forme, le métal est immédiatement livrable au commerce, sans qu'il soit besoin de le couler en lingots. Bien plus, l’étain en cathode, en raison de la garantie d’extrême pureté que lui donne cet étal, aura sans doute bientôt acquis une valeur sensiblement supérieure à celle de l’étain en lingot.
- Les recherches faites à ce sujet avaient été tenues très secrètes, mais le brevet qui les protège est publié depuis près d’un an et on a appris du meme coup qu'une installation assez importante fonctionne régulièrement depuis plusieurs années.
- A la vérité, ce ne sont pas des déchets de for blanc que l’on traite dans cette installation, mais des boues électrolytiques (Schlamms) qui se déposent au fond des bacs où l’on fait l’éleetrolyse du vieux bronze en liqueur sulfurique, en vue d’en extraire le cuivre.
- Mais le procédé est également applicable au traitement, soit du minerai naturel, après qu'il a subi préalablement une préparation mécanique, un grillage oxydant et une lixiviation, soit encore de tous les produits susceptibles de donner du stannale de soude par voie humide ou ignée, tels que crasse d’étain, déchets d’étamage, vieux fers blancs.
- Si le produit traité est constitué par des schlamms provenant de l’éleetrolyse sulfurique du bronze, la presque totalité de L’étain qu'il contient se trouve sous forme d’hydrate stauneux, qu’il convient de transformer préalablement en hydrate stannique. Cetto oxydation, à laquelle ou procède avant de laver les schlamms, s’elfectue naturellement cl rapidement, à la température ambiante, par simple exposition à l’air, en vue «le la dessiccation du produit.
- Quand aux impuretés, elles peuvent être constituées quelle que soit l’origine de la matière première, par des liydroxides, oxydes, sulfates, arsenites,' arséniat.es, antimonites, antimoniales, etc., de métaux communs, tels que le cuivre, le plomb, le fer, le bismuth, etc. Dans le cas du bronze, il pourra y avoir des traces très appréciables d’argent, ce qui pourra rendre intéressant l’ulilisalion des derniers résidus, d’ailleurs peu abondants, de l'opération, résidus dans lesquels se trouve concentrée la totalité des métaux précieux.
- Si le produit traité est constitué par des déchets d’étamage, crasses d’élain, etc., il contiendra surLout comme impuretés du fer, du plomb et du cuivre.
- Le procédé comporte trois opérations principales .
- i° Formation d’une solution de stannate de soude ;
- •2° Epuration de cette solution ;
- 3° Électrolvse.
- i° Formation de la solution de stannate de soude.
- Lorsqu’on a affaire à des hvdroxidcs d’étain, on les traite à l’ébullition, par une lessive de soude caustique à io ou 12 °/0, dans des récipients en fer, en se basant sur ce fait qu’un litre de solution sodique à i2°/'epeut dissoudre de 45 à 5o grammes d’étain.
- Lors de la première opération, on emploie une solution de soude neuve ; mais, pour les opérations ultérieures, on utilise le liquide qui provient de l’éleetrolyse précédente et qui contient encore une certaine proportion de stannate de soude, correspondant à environ 10 grammes d’étain par litre. On y ajoute alors la quantité d'hydrnlc stannique nécessaire pour ramener la liqueur à la concentration normale indiquée plus liant en stannate de soude.
- Il est nécessaire de brasser le mélange pendant l’opération qui dure environ une heure et demie à la température de l'ébullition.
- Une bonne disposition consiste à employer pour cette opération plusieurs récipients et à organiser un enrichissement méthodique de la liqueur.
- Un récipient est en vidange, tandis que le liquide passe successivement dans les autres,
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- au moyen d’intercommunications, en commençant par celui qui contient les matières premières les plus épuisées en étain et terminant par celui qui contient l'hydrate stannique ou le minerai d’étain non encore soumis au traitement.
- Si le produit traité n’est pas constitué par des hydroxides d’étain, mais par des oxydes, ou meme par de l'étain métallique oxydé en partie (crasses d’étain, déchets d’étamage, etc.) le même procédé peut être employé, mais la formation du stannale est plus difficile, bien qu’on puisse la faciliter notablement, par l’addition d’azotate de soude.
- a0 Epuration de la solation de stannale de soude.
- En dehors de l’étain, il n'entre en solution que de très faibles quantités d’autres métaux. Le cuivre et le plomb sont les seuls dont la présence flans la liqueur soit à redouter. L’antimoine entre en majeure partie en solution sous forme d’anlimonite de soude, mais au cours de l’électrolyse, sous l’action de l'oxygène qui se dégage aux anodes et de la température de l’électrolyte, ce sel se transforme en antimoniale de soude qui se dépose, par suite de son insolubilité presque absolue, dans la liqueur sodique.
- L’arsenic forme des arséuites et des arséniates de soude, solubles l’un etl'aulre. L’arsenic est, pour la même cause cl sous l’action des mêmes effets que ci-dessus, rapidement transformé en arséniatc. Mais ce dernier sel ne s’éleetrolyse pas en liqueur sodique ; aussi l’arsenic s’accumulc-t-il dans la liqueur.
- Les métaux précieux restent entièrement dans les déchets, qui peuvent constituer un sous-produit d’assez grande valeur, si la matière traitée est constituée, comme nous l'avons dit plus haut, par des houes provenant de l’électrolyse sulfurique du bronze.
- L'épuration se fait à chaud, vers 70° degrés centigrades, dans un récipient eu fer chauffé à la vapeur ou par tout autre procédé. Lorsque le liquide a atteint la température convenable, 011 y ajoute du sulfure de sodium (monosullure de préférence aux polysulfures) qui précipite les métaux parasites, cuivre et plomb, qui pourraient être éleetrolysés.
- Pratiquement, on emploie pour l'épuration une soluLion très concentrée de sulfure de sodium; on détermine préalablement et d’une façon très approximative la quantité de cette liqueur qu’il convient d’ajouter, puis on vérifie de temps en temps, sur un échantillon rapidement filtré, si le sulfure de sodium donne encore un précipité. Un très léger excès de sulfure de sodium n'a d’ailleurs pas d’incouvénicnt sur la suite des opérations.
- Il est nécessaire de bien brasser le liquide pendant la sulfuration qui se fait très rapidement.
- Le liquide se clarifie très vite, à chaud, par simple décantation.
- Le précipité peut alors être recueilli et filtré ; il constitue un sous-produit dont la composition dépend des matières premières employées.
- On recueille aussi les eaux-mères qui sont riches en stannale de soude.*
- 3° Electrolyse de la solution de stannate• de soude.
- L’électrolyse de la solution purifiée s’effecLne dans des bacs en fer ou en fonte avec anodes insolubles en fer et des cathodes en feuilles d’étain, ou môme en fer blanc.
- 11 importe de maintenir dans les cuves à éleetrolyse, une température de 90° centigrades, par une circulation ou un barbotage de vapeur, ou par tout autre procédé.
- Si on emploie la circulation de vapeur, il y a lieu d’éviter que la canalisation métallique (forcément en fer) dans laquelle circule la vapeur, ne molle les bacs en court-circuit les uns
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- avec les autres. On y parvient en intercalant sur celle canalisation en 1er des lubes en matériaux isolants : caoutchouc, par exemple.
- Le voltage nécessaire est de 2,l\ volts environ et la densité de courant peut atteindre 3oo à 'ion ampères par mètre carré de cathodes, une seule face comptée.
- On peut mettre facilement 3o bacs en série; on n’est limité sous ce rapport que par les difficultés d'isolement de l’installation qui commencent à se produire lorsque le voltage total dépasse 80 volts.
- L'éleolrolyse est faite dans les conditions siiivahl.es, essentielles pour obtenir un bon dépôt :
- i° La température de l’électrolyte est maintenue aussi élevée que possible et au moins à 8o° centigrades ;
- 2" On évite une densité de courant excessive;
- 3° L'électrolyte est maintenu suffisamment concentré en stannate de soude;
- '\n L'électrolyte est soumis à une circulation a.ssez active;
- 5° On emploie des anodes insolubles.
- La troisième condition oblige à ne pas épuiser la solution par l'éleetrolyse ; la concentration au-dessous de laquelle on ne peut obtenir facilement un bon dépôt est de 10 grammes environ d'étain par litre.
- Une très bonne disposition consiste à faire circuler J’électrotyte d'un bac à l'autre, par îles tubes en caoutchouc, en groupant ainsi les bacs en une ou plusieurs séries, dans chacune desquelles 011 les dispose en cascade.
- Le liquide riche provenant de l’épuration est introduit dans les bacs amont et l’on règle la viLesse de circulation do façon que la concentration des bacs aval soit un peu supérieure à la concentration minimum permettant d’obtenir un bon dépôt; pratiquement, on diminue la vitesse de circulation jusqu’à ce que le dépôt d'étain, sur les cathodes des derniers bacs aval, commence à devenir un peu noirâtre.
- Il y a lieu aussi de compenser l’évaporation par une addition continue d’eau en certaine proportion dans le liquide qui sort des bacs aval, de façon que la quantité de soude libre ou combinée par litre soit ramenée .à. la môme proportion qu’au début (10 à 12 °/0).
- Moyennant ces précautions et une conduite bien régulière de l’opération on peut obtenir un excellent dépôt métallique gris clair, très adhérent et très cohérent, absolument compa-parable aux dépôts de cuivre électrolytique.
- Si les âmes des cathodes sont en étain pur, les cathodes peuvent être livrées telles quelles au commerce ou emmagasinées, après un simple lavage à l'eau chaude autant que possible.
- Dans le cas où l’on emploie des âmes de cathodes en fer blanc, on peut très facilement après lavage et séchage, les débarrasser de l’étain déposé, par simple immersion dans un bain d'étain en fusion : les âmes restent étamées et peuvent, servir à nouveau pour les opérations subséquentes.
- La quantité d’étain par ampère-heure qu’on peut obtenir pratiquement atteint o«r,8 Lorsque la densité de courant n’est pas trop forte ; mais lorsqu’on veut élever la densité de courant, le voltage s’élève, l’eau commence à être élcctrolysée et le rendement est moindre.
- On peut, en effet, admettre que l’éleetrolyse a pour effet de séparer les cathions Sn des anions Na403 :
- SnOhW = S11 + Na203.
- A l’anode les anions Na2 O3, en présence de l’eau, donnent de la soude et de l’oxygène :
- Na203 H- H20 = 2(i\aOIl) + 2.O.
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- Ainsi, il y a dégagement d'oxygène à l’anode et la soude est intégralement régénérée.
- Lorsque l’électrolyte est suffisamment, appauvri en stannate de soude, il devient très riche en soude et commence à se comporter comme une solution de soude. Alors, l’eau commence à être élec'irolysée. On s’aperçoit de ce fait à l’apparition du dégagement gazeux d’hydrogène à la cathode. Ce dégagement d’hydrogène nuit à la qualité du dépôt d’étain; on doit donc l’éviter en réglant convenablement le débit de circulation du liquide et l’intensité du courant d’électrolyse, de façon que le liquide arrive dans les derniers bacs encore suffisamment riche en slannate de soude et non encore trop enrichi en soude libre. Le dégagement d’oxygène cathodique et aussi le dégagement d’hydrogène anodique, quand il se produit, entraînent des vapeurs sodiques contre lesquelles il importe de prémunir lo personnel par des dispositions spéciales de ventilation.
- Ce procédé présente évidemment, une grande supériorité économique sur les méthodes antérieures d’électrodéposition de l’étain, parce qu’il permet d’obtenir directement sur les cathodes un dépôt d’étain pur sous forme.de métal compact. Par suite, le surcroit de dépense d’énergie électrique du à l’emploi d’anodes insolubles et à ce que la quantité d’élain déposée par ampère-heure est assez faible, est largement compense par la suppression des opérations consécutives à l’éleclrolyse et nécessaires dans les anciens procédés, opérations qui consistent en lavages de précipités spongieux, travail d’aggloméralion à la presse hydraulique et fusion pendant laquelle se produisent par oxydation, des pertes très importantes.
- Ce procédé, grâce à sou mode d'épuration intercalée entre les deux autres opérations principales de formation de slannate et d’électrolyse, permet d’obtenir un métal extrêmement pur et contenant, le plus souvent, moins de un millième d’impuretés.
- L’électrolyte sodique se carbonate légèrement, sous l’action de l’acide carbonique de l’air, pendant les manipulations auxquelles il est soumis. Mais celte carbonatation n’entrave eu rien l’opération, même lorsqu’elle est très appréciable.
- D’autre part, si les matières premières traitées sont des sehlamms provenant de l’électro-lysc sulfurique du bronze, elles contiennent des sulfates qui donnent lieu à la formation de sulfate de soude. Ce dernier sel, même à saturation, n’entrave pas non plus les autres opérations.
- Il est du reste facile de se débarrasser de ces sels parasites (carbonate et sulfate de soude) par refroidissement, en intercalant, entre la Un de l'électrolysc et la formation du stannate pour le cycle suivant, un bac en fer non chauffé et suffisamment grand pour que le liquide y séjourne quelque temps. L’excès de sulfate et de carbonate cristallise dans ce bac et peut être recueilli.
- J. Reyval.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les rayons cathodiques secondaires. —
- J. Laub. — Annalen der Physik, n° 7, 1907.
- Si des rayons cathodiques tombent sur un corps, et si ® est la différence de potentiel entre U\ cathode et le corps, i la quautité d’électricité
- amenée au corps par les rayons cathodiques, le tout exprimé en unités électromagnétiques absolues, on sait que le corps est atteint par seconde par une quantité d’énergie de ergs. Ce corps est supposé relié à la terre par l’intermédiaire d’un galvanomètre, et est atteint par Np électrons par seconde. On fait d’abord l'hypothèse que les
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- électrons cèdent toute leur charge et toute leur énergie au corps atteint. Soit alors vp la vitesse des électrons en centimètres par seconde, m leur masse eu grammes; le corps reçoit par seconde la quantité de chaleur :
- (o
- T/intensité du courant cathodique passant à travers le galvanomètre a pour valeur :
- *' = N,e> (2)
- eu désignant par s la charge de l’électron. Soit 9 la différence de potentiel entre la cathode et le corps, on a:
- (3)
- d'où l'on tire la formule :
- Q — NpS? —Z?
- Mais, si l’action de Np électrons, de vitesse v[n que l’auteur nomme électrons primaires, occasionne le retour en arrière de Nr électrons de vitesse v, et l’apparition de Ns nouveaux électrons « secondaires » de vitesse initiale es, les équations précédentes prennent la forme suivante, si l'énergie des rayons secondaires ne provient pas du corps lui-même :
- Q — N^ — Ns^j (ta)
- ‘= = L*n,,-(n,+n.)i o*)
- e? = 7 ""’l (3“)
- g_ÿLN,-(K,+ K,)|
- Q r\>J — X^_N,ps (-4 >
- L’équation 4a peut être plus grande ou plus petite que l’unité : elle n’est égale à l’unité que quand
- vr=vp et es = »'p.
- L’auteur a étudié ces relations pour différents métaux, différentes tensions et différents angles d’incidence des rayons cathodiques primaires.
- Le dispositif expérimental était le suivant : un tube de i5 centimètres de longueur et 2 centimètres de largeur contenait une cathode en aluminium faiblement concave. L’anode était formée d un diaphragme double facilement déplaçable
- consistant en un cylindre de laiton de 5 centimètres de longueur dont la surface antérieure, tournée vers la cathode, était en aluminium. Les ouvertures circulaires ménagées dans ce diaphragme double avaient, un diamètre de 3 millimètres. Le diaphragme était relié à la terre. Les rayons cathodiques qui avaient traversé le diaphragme étaient h peu près parallèles et la largeur de la tache produite sur le réflecteur était à peine plus grande que les ouvertures du diaphragme.
- Autour du tube était disposé un récipient sphérique en verre de 8 centimètres de diamètre : un thermomètre, mastiqué dans le verre, servait à la fois comme réflecteur et pour la mesure de la quantité de chaleur produite par les rayons cathodiques incidents. Le réservoir thermométrique d’un diamètre de icm,5, était aussi plat que possible ; le tube capillaire du thermomètre avait un diamètre de omm,i et 4o centimètres de longueur. Un côté du réservoir du thermomètre avait été soigneusement recouvert d’une couche de platine d une épaisseur suffisante pour n’être traversée par aucun rayon. Au bord du côté platiné étaient soudés quatre lils de plaline, réunis deux par deux. La soudure de ces fils avait donné lieu à des difficultés assez grandes. Le thermomètre était rempli de toluol. Pour protéger le réflecteur contre toute perturbation, on l’avait entouré d’une toile métallique à mailles fines reliée à la terre. Le courant électrique était produit par une machine à influence à deux plateaux mobiles entraînée par un moteur à vitesse constante. Le pôle négatif était relié à la cathode ; l’autre pôle était connecté à la terre. Un fil reliait le pôle négatif à un voltmètre statique. On mesurait l’intensité des rayons tombant sur le thermomètre on le reliant à la terre* par l’intermédiaire d’un galvanomètre très sensible. Les angles d’incidence étaient mesurés au moyen d’un cercle divisé.
- Les mesures furent faites avec du platine, de l’or, de l’argent, du cuivre, de l’aluminium et du bismuth, sous des tensions comprises entre 3ooo et iSooo volts. On obtenait les differents réflecteurs en recouvrant galvaniquemeut avec le métal convenable le thermomètre platiné. Pour observer les phénomènes avec de l’aluminium, on pressa sur le récipient du thermomètre une feuille d'aluminium. Les mesures furent faites pour tous les métaux avec différentes tensions et avec différents angles d’incidence des rayons cathodi-
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- ques. Le plus grand angle d’incidence a été de 88°.
- Les résultats obtenus par l’auteur ont été les suivants :
- i° Pour tous les métaux étudiés, le courant au réflecteur diminue fortement quand l'angle d’incidence des rayons cathodiques croit ; pour tous les métaux, sauf pour l’aluminium, il s’annule pour un certain angle et prend ensuite des valeurs positives qui peuvent être plus grandes que les valeurs correspondantes pour une incidence perpendiculaire. 11 se produit donc en réalité, à côté de la réflexion ordinaire, line émission secondaire d’électrons, qui est d’autant plus grande que l’incidence des rayons primaires est plus aiguë. La quantité de rayons cathodiques secondaires dépend donc de l’angle d’incidence des rayons cathodiques primaires.
- 2® Dans tous les métaux étudiés, la quantité d’électrons secondaires émis dépend de la diPé-reuce de potentiel entre la cathode et le réflecteur. Tandis que, par exemple, pour des rayons primaires à «S520 volts tombant sur du platine, la différence entre le courant cathodique pour une incidence perpendiculaire et Je courant cathodique pour une incidence de 88° est de 67,8 . io~‘ ampère, la différence correspondante pour des rayons à i3q5o volts n’est que de 28,1 . 10"' ampère. L’émission des rayons cathodiques secondaires diminue donc quand la vitesse des rayons primaires augmente.
- 3° En cc qui concerne la relation entre la radiation secondaire et la nature du métal employé comme réflecteur, on peut classer les métaux étudiés en trois groupes. Au premier groupe appartiennent le platine, l’or, 1 argent, le bismuth ; au deuxième groupe le nickel et le fer: au troisième l’aluminium. Le premier groupe présente le plus grand effet positif, tandis que, pour l’aluminium, le courant du réflecteur ne devient jamais positif ou nul. Bien que le courant positif se produise plus tôt et d’une façon plus intense pour le platine et pour l’or que pour l’argent et le bismuth, on doit classer les quatre métaux dans le même groupe au point de vue de leurs propriétés pour l’émission secondaire ; avec le platine et l’or, le courant négatif est plus faible pour uue incidence perpendiculaire qu’avec l’argent et le bismuth, à cause de la plus grande réflexion. Mais, si l’on forme les différences correspondantes entre les courants du
- réflecteur pour une incidence perpendiculaire et pour une incidence de 88°, on trouve que, avec le platine, l’or, l’argent, et le bismuth, il n’y a plus de différence sensible. Des propriétés des métaux éludiés, on peut conclure que, plus est grande la densité du métal servant de réflecteur, plus est grande l’action de l’émission secon-
- 4° Les mesures faites avec différents angles d’incidence ont montré que la quantité de chaleur est indépendante de l’angle d’incidence pour tous les métaux et pour toutes les tensions. O11 peut en tirer les conclusions suivantes : par suite de l’émission de rayons cathodiques secondaires, le courant négatif au réflecteur diminue quand l’angle d’incidence croit et s’annule, dans certains cas, pour devenir ensuite positif et pour atteindre des valeurs s’élevant jusqu’au triple des valeurs correspondantes du courant négatif pour une incidence perpendiculaire. Si la vitesse des rayons cathodiques secondaires était du même ordre de grandeur que celle des rayonsprimaires, la quantité de chaleur Q devrait être nulle pour l’angle pour lequel le réflecteur n’a aucun courant ; au contraire, Q devrait être négatif pour l’angle pour lequel le courant du réflecteur prend des valeurs positives élevées, c’est-à-dire que les indications du thermomètre devraient baisser. Dans tons les cas, Q devrait varier avec l’angle d’incidence si la vitesse des rnvons secondaires et des rayons primaires était du même ordre de grandeur. Mais Q restant invariable pour tous les angles, on doit forcément en conclure que la vitesse des rayons cathodiques secondaires est très faible, si l’énergie des rayons secondaires ne provient pas de l’énergie interne des métaux. D’après les mesures de Eüchtbauer, la vitesse des rayons secondaires est en réalité très petite.
- 5° Des expériences de Gehreke, faites entre 3000 et 15000 volts, il résulte que, parmi les rayons'cathodiques réfléchis, il s’en trouve dont la vitesse reste invariable pendant la réflexion et que la perte de vitesse que subissent un certain nombre d’électrons n’atteint qu’environ la moitié de la valeur initiale. Si la réflexion diminuait ou augmentait avec la variation de l’angle d’incidence, la quantité de chaleur Q devrait aussi diminuer ou augmenter. Mais la valeur de Q restant constante pour tous les angles d’incidence, il en résulte que, pour chaque angle, le
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- même faisceau de rayons cathodiques est réfléchi. La grandeur de la réflexion est indépendante de l'angle d’incidence des rayons cathodiques.
- ti0 La valeur de Q étant indépendante de l’angle d’incidence pour toutes les tensions étudiées, il en résulter que la vitesse des rayons cathodiques secondaires est très faible à toutes les tensions étudiées et est du même ordre de grandeur.
- 7° La valeur de Q ne variant pas, pour tous les métaux étudiés, avec l’incidence des rayons cathodiques primaires, il en résulte que la vitesse des rayons cathodiques secondaires émis est du même ordre de grandeur pour les différents mé-
- 8° Des résultats numériques obtenus par l'auteur, on peut déduire que la valeur du rapport (/s/Q) est toujours plus petite que l’unité pour tous les métaux pour une incidence perpendiculaire.
- T,a valeur de ce rapport augmente avec la tension à partir de o,85 pour le platine, For, l’argent et le bismuth : au voisinage de io5oo volts, elle prend la valeur constante de 0,97 : pour le cuivre et le nickel, la valeur de (j'ç/Q) croît de 0,86 jusqu’à 0,98 ; pour l’aluminium, elle croît de 0,88 à 0,99. La vitesse des rayons cathodiques secondaires étant très petite en comparaison de la vitesse des rayons primaires, on peut négliger
- dans la formule (4«)- L’écart entre la valeur de (<’©/Q) et F unité ne peut donc provenir que de ce que la vitesse <>r est plus petite que cp, c’est-à-dire que les électrons réfléchis n’abandonnent pas d’électricité au réflecteur (et dans ce cas, on doit nécessairement avoir a > iç), et aussi de ce que, pour une incidence perpendiculaire, il se produit une émission secondaire et que le courant i s’aiî'aiblit. Les résultats obtenus confir-ment les résultats de Gehrcke d'après lesquels les rayons cathodiques subissent une perte de vitesse lors de la réflexion.
- On peut conclure avec une grande vraisemblance que la diminution de l’expression (èp/Q) doit être comptée aux dépens de l’émission secondaire. Le rapport (êp/Q) augmente fortement avec la tension pour tous les métaux. La réflexion étant, d’après les mesures de Stark, un phénomène indépendant de la tension, (içjQ) devrait conserver une valeur constante pour toutes les tensions, si la différence par rapport à l’unité ne provenait que de la variation de la vitesse des
- rayons lors de la réflexion. Il devrait plutôt se produire une diminution de la* valeur de (îp/Q). On peut en conclure que l’écart entre (ip/Q) et l’unité provient aussi de ce que, même pour une incidence perpendiculaire, il se produit une émission secondaire dont la valeur diminue quand la tension croit, comme pour une incidence aiguë. Celte conclusion est confirmée par le fait que la valeur de (f'p/Q) est de 0,88 avec l’aluminium, pour les tensions les plus basses auxquelles les mesures ont été faites, ce métal étant celui qui présente la plus faible radiation secondaire: cette valeur croît rapidement et atteint 0,99, tandis que pour le platine, elle n’atleiut que 0,97.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Détermination directe des facteurs de dispersion. — R. Poil. — The Electrician.
- [-es questions qui concernent la dispersion magnétique dans les machines électriques présentent une importance considérable dans les machines à pôles auxiliaires. Dans les machines sans pôle de commutation, la dispersion, dont la valeur atteint 10 à 20 "/„ du flux utile (facteur de dispersion 1,1 à 1,2) exige seulement une augmentation correspondante des dimensions des pôles et de la culasse sans nuire au fonctionnement de l’induit. Dans les machines à pôles de commutation, j1 faut distinguer entre la dispersion des pôles principaux et celle des pôles de commutation ; tandis que la première exercç le même effet que précédemment et conserve à peu près la même valeur par rapport au flux principal, lu dernière peut, même dans les machines les mieux étudiées, atteindre pour valeur 5o °/„ à 100% du Aux de commutation (facteur de dispersion i,5 à 2); dans quelques machines mal construites, elle est même plusieurs fois plus grande que le flux utile. Dans ces conditions, si l’on n’apporte pas beaucoup d’atten-Lion en faisant le projet de la machine, 011 peut obtenir de mauvais résultats de fonctionnement et des crachement aux balais par suite des inductions excessives dans les pôles de commutation.
- Il est donc bon de disposer de méthodes simples pour déterminer expérimentalement le facteur de dispersion des pôles principaux et auxiliaires. De telles méthodes ne doivent exiger
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- que l’emploi d’appareils tels que ceux employés industriellement, facilement transportables et d’un usage commode.
- La méthode la plus généralementadoptéc pour la détermination du facteur de dispersion, c’est-à-dire la méthode balistique du flux dans l’induit et dans les pôles, peut être considérée seulement comme une expérience de laboratoire, car le galvanomètre balistique ne fait généralement pas partie des appareils employés dans une installation industrielle. Une autre méthode a été indiquée par Goldsclimidt. Une bobine de lpàie tours de fil fin est enroulée sur le pôle, et un autre contenant Vd tours est enroulée autour de l'induit, de telle sorte que le flux total
- NF„!e = Nind -J- Nd,3p
- traverse la première bobine, tandis que le flux utile Nind. traverse seulement la dernière. Les deux bobines sont reliées en série, et forment un circuit comprenant un millivoltmèlre. Si l’excitation de la machine est rompue, des f. c. m. Cpc,Jeet e-iai sont induites dans les bobines d’épreuve, et sont proportionnelles à
- à N;,,,] X Va-
- Si les connexions sont faites de façon que ces f. é. ni. soient opposées l’une à l’autre, le milli-voltmètre n’accuse aucune déviation pour des f. é. m. induites égales, c'est-à-dire pour
- N^e X Vie = Nilld X Va
- Ainsi, en modifiant le nombre de tours des bobines jusqu’à ce que le voltmètre n indique aucune déviation quand on ouvre l’excitation, on arrive immédiatement au coefficient de dispersion cherché.
- La méthode de Goldschmidt est d’une grande simplicité et est, en principe, bien supérieure à la méthode balistique pour les essais pratiques, mais elle présente des inconvénients. Pour obtenir des résultats exacts à i °/„ près, on doit enrouler sur le pôle et sur l’induit un nombre de tours très élevé, ce qui est difficile et long.
- Dans la méthode de zéro suivante, employée par l’auteur, on se sert de résistances de valeur connue et d’un galvanomètre sensible relié à un pont de Wheatstone. Il faut seulement un petit nombre de tours, souvent même un seul tour, et
- les résultats obtenus sont néanmoins très exacts.
- Un tour de fil est enroulé sur un pôle inducteur à proximité de la culasse, et un autre tour est enroulé autour de l’induit comme précédemment. Les deux tours sont reliés en série et connectés aux sommets d’un pont de Wheatstone : le gai-vanomètre est intercalé entre les doux sommets de l’autre diagonale. Les bobines sont connectées de telle façon que leurs forces électromo-Lrices induites e,ldle et e!mf agissent dans la même direction et soient absorbées dans les résistances intercalées dans le pont de Wheatstone. Si ces résistances sont équilibrées de telle façon que, en ouvrant ou en fermant l’excitation, aucune déviation ne se manifeste au galvanomètre, la f. é. m. e iJe est égale à la chute de tension dans la résistance RlJtVc, et la f. c. m. eind est égale à la chute de tension dans la résistance Riud: on obtient donc immédiatement la valeur du coefficient de dispersion :
- ____gpalB_R„ia
- 5 “ Vj _ Rn,j ’
- en appelant R]râlf et Rilld les deux résistances placées daps le pont de Wheatstone dans les bras correspondant à la bobine du pôle ou à la bobine de l’induit.
- En faisant l’expérience, on peut insérer i ooo ohms eu Riu([ et augmenter la valeur de RpdJe, en commençant à i ooo ohms, jusqu’à ce que aucune déviation ne soit indiquée par le voltmètre quand on ouvre le circuit d’excitation. Si, par exemple, c’est le cas pour Rp61e=;ii5o, 5 a pour valeur
- la résistance des tours de fil est toujours pratiquement négligeable.
- Une antre façon de procéder, qui est préférable à la précédente au point de vue de la sensibilité, est la suivante : les extrémités des tours placées sur le pôle sont reliées aux sommets extrêmes d’un pont de Wheatstone et les tours placés sur l’induit sont reliés en série avec un galvanomètre on millivoltmètre à l’un des sommets extérieurs et au sommet intermédiaire du pont de Wheatstone, la disposition était telle que la tension einJ_ soit équilibrée par une portion de la f. é. m. Cpôie égale à elle, comme dans un potentiomètre. En supposant le même coefficient
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- de dispersion i.ib que précédemment, on aura, par exemple,
- R.ud = iouü ohms, Rrûlü — Rind. = i5o ohms :
- le galvanomètre n’indiquera alors aucune déviation quand on ouvrira ou fermera le circuit d’excitation. Cette méthode permet une détermination exacte de 7 et n’exige que quelques minutes.
- D'après les expériences, l’auteur a trouvé que, même pour les petites machines, on peut obtenir un résultat satisfaisant avec un tour seulement autour du pôle inducteur et autour de l’induit. Le galvanomètre était un appareil à bobine mobile de grande sensibilité. Si l’on emploie un millivoltmètrc ordinaire, il est nécessaire d’avoir plus d’un tour mais, dans la plupart des cas, trois ou quatre tours suffisent.
- La méthode directe peut aussi être employée pour déterminer la distribution de la dispersion. Pour cela, on peut faire l’expérience pour van certain nombre de positions differentes du tour placé sur le pôle, qui peut facilement être déplacé le long du pôle et. peut aussi être bobiné autour de la culasse pendant que le tour enroulé autour de l’induit reste dans une position invariable.
- Le coefficient de dispersion terminé pour une faible excitation n’est pas le même pour de fortes saturations magnétiques et de fortes charges et il n’est pas possible, de cette façon, de déterminer la valeur dans des conditions magnétiques normales à cause du danger que présente la rupture totale de l’excitation. Comme on le sait, cependant, le coefficient de dispersion correspondant. à une induction quelconque et une charge quelconque peut facilement être calculé d’après la valeur du facteur de dispersion à faible saturation au moyen de la caractéristique a vide et de la courbe de réaction d’induit des machines respectives.
- Comme troisième procédé, on peut employer un galvanomètre différentiel avec une résistance additionnelle non inductive en circuit de la bobine d’épreuve du pôle. Celte méthode est moins pratique, car on dispose rarement d’un bon galvanomètre différentiel.
- Pour déterminer le coefficient de dispersion des pôles auxiliaires, on peut employer l’une des méthodes décrites, la deuxième de préférence. En faisant les expériences, on donne au champ principal une valeur constante avec l’excitation
- normale, aucun courant ne traversant l’induit. Le courant dans l’enroulement du pôle auxiliaire peut avoir une intensité telle que les ampère-tours des pôles auxiliaires aient la même valeur à la portion des ampère-tours de pleine charge qui, dans les conditions normales, forme la force magiiétomolriee pour le flux de commutation. Une bobine d’un certain nombre de tours est placée sur l’induit au-dessous du pôle de commutation, et une autre autour du pôle de commutation aussi près que possible du fer, les deux bobines ayant le même nombre de tours. Ensuite, on rompt l’excitation des pôles auxiliaires et l’on règle la résistance jusqu’à ce que la déviation du galvanomètre soit nulle. L'expérience peut être rapportée pour différentes positions de la bobine sur le pôle auxiliaire. Pour obtenir le facteur de dispersion des pôles auxiliaires dans des conditions normales do fonctionnement à pleine charge, il faut multiplier la valeur relative du flux de dispersion trouvé dans l’expérience précédente par le rapport des ampère-tours existant sur le pôle auxiliaire à la charge considérée aux ampère-tours employés dans l’essai. Une autre correction est nécessaire quand les pôles auxiliaires sont placés dissymétriquement entre les pôles principaux, c’est-à-dire plus près d’un pôle principal que de l’autre.
- On a trouvé en pratique que, au lieu d’ajuster soigneusement les résistances jusqu’à ce que l’on n’obtienne plus de déviation, on arrive plus exactement au résultat en traçant une ou plusieurs valeurs des déviations positives et négatives du galvanomètre en fonction des valeurs respectives de (HrftIt./R;nd.) et en reliant ces points par une droite dont l'intersection avec l’axe des abscisses donne le point correspondant à la valeur de 7.
- R. R.
- Nouvelle méthode pour charger artificielle-ment les transformateurs. — A.-F. Gustrin. —
- Jïlnktrotçchnisehe Zeitschrift, 6 juin iijoy
- Dans les gros transformateurs, la puissance que l’appareil peut supporter d’une façon permanente ne dépend que de réchauffement des matériaux actifs. Pour déterminer la puissance permanente maxima pour une élévation de température donnée, ou réchauffement produit par une charge donnée, il faut soumettre le transformateur à un essai en charge permanente. Pour
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- des raisons économiques, aussi bien que techniques, on ne peut songer à charger directement l’appareil, on a donc dû recourir à certaines méthodes qui permettent de charger artificiellement les transformateurs, c’est-à-dire de produire les pertes normales dans le transformateur avec une dépense d’énergie correspondant seulement à ces pertes.
- Dans quelques-unes de ccs méthodes, on relie le transformateur à une source de couraut alternatif, pour produire les pertes normales dans le fer, et l’on charge les bobines avec du courant continu : il faut pour cela, en général, deux tensions différentes à courant continu (pour l'enroulement à haute tension et pour l'enroulement à basse tension).' L’essai exige donc trois machines et finalement, on ne connaît pas les pertes exactes dans le cuivre, telles qu’elles existent sur courant alternatif. De Lelles méthodes ne donnent pas une solution pratique du problème.
- On peut, d une autre manière, atteindre à peu près exactement la température finale en faisant fonctionner le transformateur à vide pendant quelquetemps sous une tension telle que les pertes dans le fer soient égales aux pertes totales normales à pleine charge. Ensuite, on conrt-eir-cuite le transformateur et on le fait fonctionner avec des pertes de même valeur dans le cuivre. Ces charges alternatives agissent sur le transformateur jusqu’à ce que un état permanent soit atteint. Les inconvénients de cette méthode sont que l’on doit faire agir sur le transformateur deux tensions de valeurs très différentes et que l’isolement doit être soumis, dans la marche à vide, à une tension i,ô fois plus élevée que la tension
- La meilleure méthode pour charger artificiellement les transformateurs consiste à accoupler ensemble deux transformateurs, aussi bien, sur les enroulements à haute tension que sur les enroulements à basse tension : on intercale dans un des circuits un petit transformateur réglable ou bien on installe, clans l’un des enroulements d’un des transformateurs, des bobines spéciales d’un nombre de tours plus ou moins grand suivant la chute totale de tension des deux transformateurs. Quand un côté est relié à un réseau de tension convenable, il se produit des inductions normales dans le fer et des iutensitës de courant normales dans les enroulements, et l’état du transformateur correspond entièrement, au point
- de vue des pertes dans le fer et dans le cuivre, à l’état du transformateur soumis à sa charge naturelle. La méthode s’applique aussi bien aux transformateurs monophasés qu'aux transformateurs polyphasés, et la machine génératrice doit fournir seulement le double environ du courant à vide, sous la tension normale du transformateur. Cette méthode présente aussi des inconvénients : en premier lieu, il faut posséder deux transformateurs semblables ou à peu près semblables pour faire l’essai ; en second lieu, il faut un transformateur réglable, capable de supporter les intensités de courant et les tensions dont il s’agit, ou bien des bobines spéciales.
- L’auteur décrit une nouvelle méthode permettant de charger de la même façon un seul transformateur. On voit d’après ce qui précède que, pour que l’on puisse charger artificiellement un transformateur, il faut que trois conditions soient satisfaites : chaque enroulement doit former par lu'i-même un circuit fermé dans lequel le courant de charge peut circuler sans charger la machine d’alimentation ; la f. é. tn. induite par le flux normal dans chaque enroulement doit être presque complètement compensée par une f. é. m. opposée ; enfin il ne doit rester qu’une faible résultante pour couvrir la chute de tension produite par un courant d’intensité normale.
- Pour les transformateurs monophasés, cette méthode peut être appliquée de la laron sui-
- Chaque enroulement est divisé en deux moitiés que l’on relie en parallèle. La force électro-motrice nécessaire pour produire l’intensité de courant normale dans le circuit fermé est obtenue par la suppression de quelques tours de l’une dès moitiés de l'enroulement. Cette suppression de quelques tours dans l’une des deux moitiés en parallèle peut être effectuée aussi bien sur le primaire que sur le secondaire, parce que les ampère-tours ou les forces magnétomotri-ces des deux moitiés de l'enroulement primaire agissent à l’opposé l’une de l’autre et n’ont, par suite, aucune autre action sur le champ et sur l'enroulement secondaire. Evidemment, la tension d’essai des enroulements reliés en parallèle n’est que la moitié de la tension normale du
- Pour les transformateurs polyphasés, on peut employer la même méthode de charge en faisant
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- Sur chaque phase les connexions indiquées. Dans un transformateur triphasé, il faudrait six bobines d’essai, ce qui, en pratique, serait trop compliqué. Mais on peut employer une méthode beaucoup plus simple pour les transformateurs triphasés ; on groupe en triangle les deux enroulements et l’on réalise ainsi les circuits fermés nécessaires pour les courants de charge, dans lesquels aucune f. é. m. résultante ne sc produit pour un flux normal. Si, en outre, une phase quelconque de l’enroulement secondaire a un faible nombre de tours correspondant à la chute de tension totale des trois phases des deux enroulements, le transformateur prend, sous la tension normale, la charge voulue. Comme on le voit, cette méthode est très simple et facilement applicable.
- L’inconvénient de la méthode réside évidemment dans le fait que les differentes parties ou phases sont un peu inégalement chargées. Cette inégalité n’est pas sensible pour un nombre de tours correspondant bien à la chute de tension, et la charge moyenne exacte peut être obtenue sans dilliculté. Les courants que doit fournir la machine d’alimentation ne sont pas de beaucoup augmentés, par rapport à la valeur du courant à vide, par cette dissymétrie de charge.
- L’état réel de charge d’un transformateur triphasé de 3oo K. V. À. à i ooo/5 200 volts, 176/34. ampères et 5o périodes, de la maison Schwartz Kopf, est exprimé par les chiffres suivants:
- Coté à basse tension :
- E, = 568 volts
- Ea = 684 —
- E3 = 542 —
- L =i;7 ampères JJ._2= 34,2 ampères Ja=i6o — JS_3 = 36 —
- .I,= i38 — J, =48,3 —
- Coté à haute tension :
- (172 ampères réduits au côté à basse tension) e ~ 368 volts
- (6,8 volts réduits au côté à basse tension) e' = 275 volts
- (5,2 volts réduits au côté à basse tension)
- Sur l’iinc des 8 bobines à haute tension de la
- phase inférieure, on enleva 43 tours. On peut mentionner que, avec la tension étoilée normale de 577 volts (tension composée, 1 000 volLs), le courant à vide (composé) était de 24 ampères en-
- B. L.
- TRANSM ISSION & DISTRIBUTION
- Détermination expérimentale des grandeur s nécessaires au calcul des réseaux à courant alternatif. — L. Lichtenstein. — Elektrotechniscke Zeitschrift, 20 juin 1907.
- Les phénomènes en jeu dans un circuit à courant alternatif different sensiblement desphéno-
- A côté de l’effet Joule, interviennent des phénomènes inconnus produit sur le champ magnétique alternatif. Dans les longues lignes, l’influence de la charge électrique des conducteurs joue un rôle. Outre la résistance des conducteurs on a affaire à la self-induction ou à l’induction mutuelle de circuits fermés, et, dans certains cas, h la capacité des conducteurs.
- A cela s’ajoute encore un phénomène important, c’est celui de la conductibilité à courant alternatif et de l’effet superficiel par suile duquel la résistance du courant alternatif est différente de la résistance à continu. Cet effet est extrêmement sensible dans les conducteurs en fer (rails de roulement servant au retour du courant). Enfin, un autre facteur est à considérer dans les conducteurs, c’est l’effet de la perméabilité des conducteurs. Cette perméabilité augmente l’induction propre des circuits et, comme la densité de courant varie dans la section des conducteurs, on ne peut pas compter sur les valeurs constantes de la perméabilité comme on peut le faire dans les machines ordinaires. Il faut parler d’une « perméabilité équivalente ».
- Si l’on veut calculer une installation do traction par courant alternatif il faut, avant tout, connaître la valeur de la résistance à courant alternatif et de la « perméabilité équivalente » des rails aux differentes fréquences et pour différentes intensités de courant. Une fois ces grandeurs connues, il faut déterminer comment les réseaux à courant alternatif de tension doivent être calculés et comment on doit interpréter les chiffres trouvés par la chute ohmique et pour
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 29.
- la chute de tension induclive des circuits. Les indications que Ton trouve à ce sujet dans différentes études sont généralement incomplètes et présentent des contradictions.
- Le grand intérêt de ces questions a déterminé la société Siemens-Scliukert à entreprendre une étude expérimentale des phénomènes en jeu. Cette étude a été poursuivie par l'auteur.
- Le but principal des mesures a été la détermination de la résistance à courant alternatif et de la « perméabilité équivalente » des rails pour différentes intensités de courant et différentes fréquences. Ces grandeurs étant connues, on n’éprouve pas de difficulté à déterminer parle calcul les phénomènes dans une boucle rectangulaire à courant alternatif (conducteur d’amenée et rails de retour).
- L’installation la plus simple que l’on rencontre en pratique comprend un conducteur aérien amenant le courant, et les deux rails de roulement, connectés en parallèle, servant de conducteur de retour.
- Les premières mesures ont été faites avec un certain nombre de circuits rectangulaires d’environ 6Xo,3 mètres carrés de surface. Un grand côté du rectangle était formé par une tige d acier cylindrique ; les autres conducteurs étaient en cuivre. Après que ces mesures eurent permis de déterminer l'ordre de grandeur des valeurs cherchées, on entreprend des expériences définitives. Pour celles-ci, on utilise surtout la ligne monophasée du Murnau à Ober-Àmmer-gau, puis aussi la ligne de Marienfelde à Zosseu. Les mesures durèrent environ huit mois. Les points étudiés ont été les suivants.
- i° Détermination de la « résistance à courant continu des rails » ;
- 2° Détermination de la « résistance jà courant alternatif » et de la « perméabilité équivalente des rails » ;
- 3° Etude de la répartition de courant dans les rails ;
- !x° Détermination de la résistance entre des plaques de terre. Mesure du courant de terre ;
- 5° Expériences sur l’effet exercé par du courant monophasé et des courants triphasés surlcs installations téléphoniques installées le long de la voie,
- 6° Mesures particulières à courant alternatif;
- 7° Mesures de capacité.
- 1° Etude théorique. — D’après Maxwell, la
- self-induction par unité de longueur d’une boucle de courant de longueur simple / formée de deux fils placés à une distance p l’un de l’autre et parcourus par un courant J, est donnée par l’expression :
- L = i (,, + K, + 4 Ingna . (0
- U et r étant les rayons des conducteurs, ^ la perméabilité du conducteur i, p,2 la perméabilité du conducteur a et ;j.0 la perméabilité du milieu interposé. Le terme dans la parenthèse
- provient du champ magnétique dans les conducteurs ; le terme
- W°g ,>--R)(e_-X
- . b Rr
- provient du champ dans le milieu intermédiaire.
- Si le conducteur 2 est en cuivre, et le conducteur 1 en fer, le milieu intermédiaire étant de l’air, on a
- L=t (’+ ;x + 41"s’"1 (? ~~ Rr^—) ' (2)
- Maxwell a fait les hypothèses suivantes :
- Les deux conducteurs 1 et 2 sont cylindriques; Le courant est uniformément réparti dans la section ;
- Les perméabilités p.,, [j,2, p.0sont constantes. Dans les circuits formés de conducteurs aériens et de rails, ces conditions ne sont pas réalisées. Si l’on vent utiliser la formule (2) dans de tels cas pour calculer la chute de tension inductive, on doitinlroduire pour |j.un nombre qui soit fonction de la perméabilité et que les essais devaient permettre de déterminer. C’est ce nombre que l’auteur nomme « perméabilité équivalente. »
- Soit / (cm.) la longueur de la boucle, J (c. g. s.) l’intensité de courant, égale à 10 J ampères; la chute de tension inductive de la boucle de courant a pour valeur ;
- lî, = (. + M- 4 lug„, ü. (3)
- En introduisant l en kilomètres et J en ampères, on obtient l’expression :
- E. = >-4' j
- () + . io-‘, (4)
- /'étant la fréquence, E.; étant exprimé en volts et R et v étant les rayons équivalents.
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- La chute ohmique de tension est
- E. = J(«'. + «,)>
- iVj et jetant les résistances à courant alternatif des conducteurs i et 2 et étant exprimées en ohms. J est exprimé en ampères et E0 en volts.
- Si l’on ne tient pas compte de p,, c’est-à-dire si on calcule avec le champ dans l’air seul, on obtient, pour la chute de tension inductive, des chiffres sensiblement trop bas. Pour le mettre en évidence, Fauteur a choisi l’exemple suivant, d’une ligne formée d’un conducteur aérien et d’un rail:
- l— io kilomètres ;
- 7' = ofm,5 (conducteur cylindrique en cuivre) ;
- Section des rails de fer: 42 centimètres carrés ;
- Rayon R équivalent: Ri^3cn',66;
- C=: 5oo centimètres ;
- fréquence /==25 périodes par seconde.
- E, = 2 Tzf---
- — 437 volts.
- Si l’on fait le calcul en tenant compte seulement du champ dans l’air, on trouve:
- E,= » . ,5 • i(i -M . 11,81) . .0. IOO. IO *
- = 379 volts.
- La différence atteint i5,3 °l0.
- La résistance à courant alternatif et la « perméabilité équivalente » de conducteurs en fer (tels que les rails) peuvent être déterminées simplement par des mesures faites sur une boucle rectangulaire.
- On mesure pour cela :
- Le courant dons la boucle J ampères.
- La tension agissante ' E volts.
- Le facteur de puissance cos <p.
- La composante wattée de la tension est
- K = E cos ? = J (W„ -H Wf). (5)
- E0 et E étant exprimés en volts, J en ampères, W& et We en ohms: WA désigne la résistance à courant alternatif du conducteur de cuivre, et W, la résistance à courant alternatif du fer.
- La composante déwattée de la tension est:
- E, = E sin ? = J . 2«/L = J . 27/--
- (T + H + 4 tog-.fe- ^ ~ r)j (C)
- Ej et E étant exprimés en volts, J en ampères, L en henrys, len kilomètres. Pour déterminer la résistance à courant alternatif du cuivre, Wt, il faut faire des mesures sur un circuit rectangulaire comprenant seulement des conducteurs en cuivre. La valeur de W* diffère peu sensiblement de la résistance mesurée avec du courant continu.
- En résolvant les équations (5) et (6) en fonction des inconnus \Ye et p, on trouve la résistance à courant alternatif' et la perméabilité équivalente du conducteur de 1er (rail). Ces déterminations ont été faites par l’auteur.
- (A suivre.) B. L.
- Sur la ehute de tension dans les câbles. — E. Stirnimann. — Elektrotechnische Zeitschrift, 6 juin 1907.
- Dans les installations à courants alternatifs, on évite autant que possible l’emploi de conducteurs massifs de forte section, et on emploie de préférence des conducteurs subdivisés pour éviter une répartition irrégulière du courant dans la section du conducteur. Dans les distributions urbaines un peu importantes, on est conduit à employer des conducteurs de forte section atteignant 4oo et 5oo millimètres carres, et il en résulte une augmentation des pertes en ligne. L’auteuraeu l’occasion d’effectuer des mesures sur cette augmentation des pertes. Lesmc-sures de la chute de tension présentent quelques difficultés, car cette chute de tension doit être calculée d’après la tension à l’origine et la tension à l’extrémité de la ligne. L’auteur a employé trois méthodes différentes pour déterminer la chute de tension. Dans Fune d’elles, deux observateurs faisaient des mesures au même instant aux deux extrémités de la ligne : les appareils de mesure étant comparés entre eux avant et après chaque mesure. Dans la deuxième méthode, on se servait d’un conducteur de retour, de façon à pouvoir intercaler un seul et même voltmètre à l’origine et à l’extrémité de la ligne. Enfin, on «placé d’abord deux voltmètres àl’ori.
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- IOÔ
- gine de la ligne et on note leurs indications, puis on a disposé l’un d’eux à l'extrémité de la ligne et on a fait des lectures simultanées sur les deux appareils. Après la mesure, on contrôla à nouveau la concordance.
- Soit P,, la tension efficace à l’origine de la ligne, P, la tension à l'extrémité. La chute de tension a pour valeur P„—P^=rVw. Soit J l’intensité de courant efficace. Pour pouvoir obtenir une comparaison facile avec le eus du courant continu, l'auteur pose
- \VB désignant la résistance à courant alternatif. Soit Wü la résistance ohmique. L’auteur introduit encore le rapport
- Wu
- on peut écrire alors
- W, = JW^- .
- Soit AP la chute de tension apparente. Celle-ci est mesurée comme différence de tension entre l’origine et l’extrémité d’un cable d’une ligne double. On suppose que la charge du câble ne consiste qu’en lampe à incandescence et ne présente pas d’inductance. L’exactitude de cette hypothèse a été vérifiée par des mesures faites en différents points de la ligne.
- Les constantes du câble sur lequel ont été faites les premières mesures étaient les suivantes : section 7“ 400 mmq.,
- longueur simple 1= 47 mètres,
- Wû=5a . *7^ : P-iPri-Z— o,oo4i2 ohin.
- 4oo
- On trouve ainsi en moyenne
- W,„ = 0,0099 ohm et l’on obtient pour a la valeur
- z= 0.009!)
- La chute de tension moyenne est de r ,35 volts, tandis qu’elle aurait pour valeur, avec du cou-
- i38 . o,oo4i2 =0,67 volt.
- 11 est évident que cette façon de mesurer la chute de tension est forcément très inexacte.
- L’auteur a fait d’autres mesures en employant la deuxieme méthode. Pour que les variations du réseau soient le moins nuisibles possible, on effectuait très rapidement la modification de connexions, Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau II.
- P, ' Y V. «
- i38,7 137,1 T,6 |
- i38,7 i37,c». 1,7 ,5, 1
- i38,8 i37,2 i,6 ,5, 1
- i38,8 !37,i *»7 i58 I,/0 0,0100
- i38,9 37.» I,u t 58
- i38,3 i36,7 1,6
- i38,4 i30,9 i,5 ï 55
- i38,8 136,9 r’9 i56
- i3y,i 138,7 i37,2 i.5 .56 ( J'jU
- r38,4 i36,C 1,8 156 1 ;
- i3a,7 i3i,8 0,9 80
- 1.33,0 i3a,a 0,8 79 j 2,53
- Comme on le voit, la série d’essais concorde avec la précédente : on trouve en moyenne a= 2,62.
- Sur un autre câble de 4oo millimètres carrés, on a fait des mesures en employant la première méthode. Les constantes du câble étaient les suivantes :
- q = 400 mmq.,
- /= 81 mètres,
- Wq = 2 • „ 0)OOiy-t ohm,
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- Les mesures ont donné les résultats suivants (tableau III) :
- TABLEAU III
- la chute de tension
- moyenne de i,5i volt: la résistance à courant alternatif était donc
- W, — ofoi/i8
- d’où l’on déduit comme valeur de * :
- On peut prendre, pour un câble de 4oo millimètres carrés, la valeur moyenne de la deuxième expérience a = 2,62. Sur des câbles de 25o millimètres carrés et 100 mètres de longueur simple, l’auteur a trouvé pour la résistance à courant alternatif
- W,„ = o,o/|36
- et pour la valeur de a
- « = 2,08.
- Pour un second câble pareil, il a trouvé
- Wu, ~ o,o4i5
- a=,,98
- On peut donc prendre en moyenne, pour un câble de a5o millimètres carrés, la valeur a ~ 2.
- Même pour un câble de 200 millimètres carrés, l’écart est encore très sensible. Les mesures furent faites sur des câbles de cette section avec la deuxième et la troisième méthode. Les constantes des câbles étaient les suivantes : q — 200 mmq.,
- 1= qly mètres,
- Wij —2 - —7’^ - °’°7A ~ o,ot3 ohm.
- Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau IV.
- TABLEAU IV
- Pour cette section, on peut poser comme
- leur de x
- « = T,7'f
- Sur un cable de i5o millimètres carrés de section, et de 90 mètres de longueur, l’auteur a obtenu les résultats suivants (tableau V). Cette valeur de a (i,âi) peut être adoptée pour les câbles de i5o millimètres carrés de section.
- TABLEAU V
- millimètres carrés, Ti
- teur a trouvé comme résultat jri,i. La résistance à courant alternatif d’un tel câble était
- W„ == 0,0099 °hm.
- et la résistance ohmique avait pour valeur Wa = 0,009 ohm.
- Tous les câbles étudiés par Tailleur étaient des câbles sous plomb sans armure de fer placés dans un tube de fonte.
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- T. LIT. — No 29.
- L'auteur a vérifié ensuite, par des mesures à courant continu, que les résistances trouvées expérimentalement concordaient bien avec les valeurs trouvées par le calcul.
- (A suivre.) B. T,
- TRACTION
- La traction électrique sur les voies ferrées (suite) (!). — P. Dawson. — The Eleclrician, i4 et ai juin 1907.
- L’avantage le plus important de la traction électrique réside dans la possibilité d’obtenir une accélération élevée. Avec l’électricité, le régime d’accélération est limité seulement par une question de dépense, tandis qu’avec les locomotives à vapeur, il est impossible d’obtenir une accélération supérieure à une valeur déterminée, très intérieure à celle employée communément . sur les voies électriques.
- Une accélération rapide est très avantageuse parce qu’elle permet d’obtenir une vitesse moyenne élevée, pour une vitesse rnaxima relativement peu considérable. Les expériences récentes faites en vue d’obtenir des accélérations élevées avec des locomotives à vapeur n’ont pas été couronnées de succès, et le poids énorme des machines nécessaires pour obtenir le résultat désiré empêche complètement, au point de vue pratique, leur emploi en service régulier. Il est aussi important de ne pas perdre de vue que l’accélération initiale qu une locomotive à vapeur peut imprimer à un train diminue rapidement de valeur quand la vitesse augmente, au lieu de rester constante, comme c’est le cas avec les moteurs électriques.
- Dans le système électrique, la lourde locomotive est remplacée par une série d’automotrices. Le poids du train est réparti d’une façon plus uniforme le long de la voie et chaque axe moteur peut avoir un poids inférieur à celui d’une locomotive. Pour le même poids sur les roues motrices, un moteur électrique peut exercer un effort de traction beaucoup plus grand qu’une machine à vapeur, car son couple est uniforme et continu. Dans le cas des locomotives à vapeur, le rapport de l'effort de traction maximum au poids sur les roues motrices n’est pas supérieur
- (D Eclairage Électrique, L, LI, >5 mai 1907, p. 283.
- a 16 °/0, tandis qu’avec la traction électrique, il atteint 25 à 3o °/0.
- Les dépenses d’exploitation sont réduites, quand on emploie la traction électrique, par le fait qu’un seul homme est nécessaire. II 11’y a pas de danger à employer un seul homme puisque, avec les appareils adoptés, le train s’arrête de lai-môme quand le mécanicien quitte la manette de l’appareil de manœuvre.
- La traction électrique est beaucoup plus souple que la traction à vapeur ; les trains peuvent être divisés en unités de quelques voitures ou groupés en trains dont la longueur est seulement limitée par la longueur des quais d’embarquement.
- Les dépenses relatives à l’extension dos gares terminus sont énormes, et dans quelques cas ces extensions sont impossibles. L’électrification de toute la portion suburbaine d’une grande voie ferrée 11e coûte probablement pas plus cher que l’extension d’un simple terminus, et l’électrification a pour effet non seulement de doubler la ' capacité du terminus, mais aussi d'accroître considérablement la capacité des lignes suburbaines. En fait, cela a été, dans certains cas, uni-quemenlla considération du grand accroissement de capacité du point terminus que permet l’électricité qui a déterminé les compagnies exploitantes à électrifier leurs lignes.
- Un des plus importants avantages de la traction électrique est la diminution des difficultés ducs au stationnement des trains aux points terminus. Les stationnements et les manœuvres prennent un temps considérable avec les trains à vapeur, tandis qu’ils sont très réduits avec les trains électriques, dont on peut régler la marche en manœuvrant les appareils de l'une ou de l’autre extrémité, du train ; on peut établir le service de façon qu’il ne s’écoule que trois à quatre minutes entre le moment où le train s'arrête en gare et le moment où il repart. Toutes autres considérations à part, il est évident que le système de traction électrique le plus avantageux pour les lignes suburbaines est celui qui présente le plus de possibilités d’extension future* de la ligne principale.
- La durée d’utilisation totale d’une locomotive de service suburbain ne peut pas dépasser a5 années, et la machine ne travaille que pendant 28 °/0 seulement de ce laps de temps. Si l’on rapporte à une journée les conditionnements de
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- fonctionnement d’une locomotive, on arrive au résultat suivant :
- Locomotive sous pression, mais sans fournir de travail : L2 heures.
- Locomotive sous pression pour remorquer un train : 0 heures 3/4.
- Locomotive dans les ateliers de réparation ou en nettoyage : 5 heures i/4.
- En d’autres mots, bien qu’une locomotive à vapeur produise du travail utile pendant 28 % de sa durée, elle consommedu combustible pendant 76 % de sa durée et passe les 24’% qui restent dans les ateliers de réparation et de nettoyage.
- En outre, par suite de la plus faible vitesse movenne des trains à vapeur en comparaison des trains électriques, sur les lignes où les arrêts sont fréquents, un train électrique est capable de fournir environ 5o % de trains-kilomètres de plus qu’un train à vapeur dans les mêmes conditions de service : il faut donc, pour assurer un service déterminé, moins de trains électiques que de trains à vapeur.
- Avant de faire une étude détaillée sur la traction électrique et la traction à vapeur, il faut fixer une base de comparaison. Pour cela ou peut comparer les points suivants :
- En ce qui concerne le combustible, les dépenses comprennent toute la manutention, le chargement et le déchargement du charbon etc. Pour l’évaluation des dépenses relatives à la traction électrique, il faut tenir compte de l’entretien et du renouvellement des conducteurs et du fil de trôlet ou du troisième rail; il n’v a pas à tenir compte des feeders principaux, car on suppose que l’énergie électrique est achetée sur place par la Compagnie de traction, ou bien, si la Compagnie produit elle-même le courant dans
- une usine génératrice on comprend dans le prix de revient de l’énergie électrique les dépenses relatives aux lignes de transmission et aux feeders.
- En se basant sur les règlements anglais qui exigent des feeders souterrains solides et durables, les dépenses par mille de voie double, y compris les feeders de distribution et de transmission, ainsi que les circuits de retour, les dcvoltenrs et les modifications nécessaires aux lignes télégraphiques et téléphoniques, sont évidemment élevées, mais, même avec ccttc base de comparaison, on trouve que les dépenses en intérêts et amortissements du capital et en entretien ne dépassent pas 9 centimes par train-mille,
- En ce qui concerne le prix auquel l’énergie électrique peut être engendrée et distribuée en différents points le long de la ligne, il n’y a pas de doute que, avec le très bon facteur de charge qui assure la traction électrique, le prix maximum du courant électrique à 10000 ou 20000 volts ne doit pas dépasser 4 centimes par kilowatt-heure : v compris la transformation et les pertes dans la distribution. On peut compter (en Angleterre) sur une dépense de 5 centimes par kilowatt-heure, y compris l’entretien et l’amortissement du système de distribution et de la ligne du contact.
- Les chiffres suivants (tableaux I et II) donnent quelque idée des dépenses réelles d’exploitation des trains électriques, évaluées par train-mille : ces chiffres ne peuvent èLre donnés que comme guide, car les trains diffèrent les uns des autres soit comme poids, soit comme équipement.
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. LII. — N° 29.
- TABLEAU IX
- ,o» TRUCK.S ÉQUIPEMENT
- Albanv and Hudson
- Schenectady fi 5
- Northern Ohio Traction. 3,3
- International Traction, Buffalo. 2,3 1.9
- Cteveland, PainsvilleandEastcrn. 13,8 13,8
- Rockford, Belord and Jackson- Ui
- Niagara, [Buffalo and Lockport. 3.95
- Lackawanna and Wyoïmng Valley 4,2
- Wilkosbarre and llazleton. . 1,90
- InterboroughRapidTransitN.Y. »
- EXPÉRIENCE FAITE EN ANGLETERRE
- Les chiffres qui précèdent se rapportent aux dépenses par automotricc-mille et ne peuvent être considérés que comme des indications, à
- cause de la différence dans les équipements des moteurs, dans le poids des voitures et dans les vitesses atteintes. Il est pratiquement impossible de comparer directement les dépenses relatives à l’énergie électrique et h la vapeur par train-mille et d’obtenir des résultats quelque peu satisfaisants, car l’adoption de la traction électrique sur une ligne suburbaine a pour conséquence une modification du poids el du type des trains adoptés; on est généralement conduit à employer des trains plus légers se succédant a des intervalles plus rapprochés.
- Les tableaux III et IV, relatifs à la ligne de la Mcrsey, .présentent un intérêt particulier, car cette ligne de grande communication est équipée électriquement depuis un certain nombre d’an-
- Ces chiffres montrent que, avec l’augmentation de vitesse que permet l’emploi de la traction électrique, avec des trains un peu plus légers et, par suite, plus commodes, le nombre des trains-milles peut être énormément accru sans augmentation des frais totaux d’exploitation et que malgré c.ette augmentation de trafic, les dépenses de réparation de la voie n’augmentenl pas, mais ont, au contraire, une tendance à baisser.
- Le tableau V donne une comparaison entre les chiffres relatifs à la traction électrique et ceux relatifs à la traction à vapeur, pour les années 1901 et 1900
- T a BI. E A u 111
- DÉPENSES DE LOCOMOTIVE "r 3o juin ’ktr s,;ir 80 juin nis "S
- Frais généraux. 0,-0 0,-2 I , l4 0,45 0,22 0,5 g 3,49 2,54 2,58 2,45 2,42 2,18
- 35,75 35,90 35,38 06,02 28,10 30,3o 21,70 20,10 30,42 19.90 i8,ô3 17,65
- Combustibles 62,00 47,85 5o,q5 45, i5 34,25 22,37 30,00 ,7.95 19,62 19,75 I9’°7 20,45
- Eau 6.55 fi,65 6,31 6,53 5,i6 0,70 0,88 o,93 I , OO o,63 0,67 0,68
- Huile, graisse et chiffons, 4,17 4,86 0,39 4,31 25,83 5,72 5,5a ,.98 4,02 3,63 4,37 3,20
- liéparationset re-( Salaires. 19,3s 18,97 19,33 l6, TO 13,09 7,83 4,t4 0,93 6,51 5,9» 6,12 6,65
- i5,4ô 13,45 ii,48 5,93 6,83 9-45 8,98 7,81
- Dépenses nettes. 129,i5 i3o,<j5 120,o4 ii2,63 64,34 65,84 59,88 65,70 60,11 58,56
- ~ 81 "***•* 16,68 16,63 i3,6a 9,46 12,23 7,02 5,o4 4,72 5,88 5,72 5,88
- ments des voitures. . ri 03 17,35 16,12 i4,37 II, oc 8,33 it ,88 7 > 47 10,72 io,83 14,17 i3,3o
- Recettes brûles 596 536 494,5 4 56,5 287 323,8 2,38,8 ,4.. 5 ao4 ;o 254,0 ,74.2
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-
- 20 Juillet 1907.
- REVUE D’ELECTRICITÉ
- 105
- TABI.EAU IY
- DÉPENSES RECETTES TRYLN-MILLES NOMBRE ENTRETIEN ENTRETIEN NETTOYAGE
- I'vrc6sterl
- 3o juin 1901 33 5oo 38 327 i54 272 3 728 292 3 517 1 o73 1 Og4
- 3i décembre 1901. . . . 3i 162 34 395 157088 3 379 97O a 53g I 087 I I 34
- 3o juin 190a *9 456 3i 782 154070 3 io4 294 3 169 874 i o34
- 3i décembre IQ02. . 2# 08a 29 470 i55 o3g 2 844 708 4 557 611 928
- 3ojuin 1903 3 s 062 3a 278 218 3o8 3 201 644 4 651 1 n3 1 o3o
- 3i décembre iqo3. . 32 /|/| I 37 358 4ot o46 4 t53 777 a <>54 ,394 1 176
- 3o juin igo4 33 591 4o gr8 4n 683 4 499147 1 712 3 o37 863
- 3i décembre 1903. . 3a 883 4, 789 41 ô 625 4 657 876 1 5 90 I 292 99°
- 3o juin 1905 34728 43 537 4l2 2IÔ 4 86a 378 1 586 i 84o r 007
- 3i décembre 1905. . |34 3o8 44 u6o 417 C83 4 987 84o 3 207 1 880 991
- 3o juin igoû 35 o46 4? 129 412 633 5 35a 867 1669 2 434 I 030
- 3i décembre 1906. . a5 884 47359 4it5 555 5 a7r 5a4 2 3oo 3209 1 o38
- TABLEAU
- ÉLECTROCHIMIE
- Dépenses de locomotives par -r-
- 136,53 62,9
- traius (centimes). . 16,65 5,8
- monts des voitures et wagons
- par train-mille (centimes). . 17*19 io,75
- Nombre de trains-mille. . 3ii 36o 829 898
- Dépense totale I 620 francs 1 720 francs
- Entretien de lu voie. . . . i5o - g2fr,5o
- Les recettes brutes pour le premier semestre 1901 ont été de 960 francs; celles du premier semestre 190Û ont été de 1180 francs, c’est-à-dire présentent une augmentation de a3 Uju. En 1901, les dépenses totales, tout compris, se sont élevées a 1 O20 francs pour 3t 1 36o trains-mille, et en 1906, elles se sont élevées à 1 770 francs pour 829 188 trains-mille ; on voit donc qu’un accroissement de 167 % sur le nombre des trains-mille a entraîné une augmentation de dépenses de i°/„ seulement.
- {A suivre.) R. R.
- Sur J’èlectrolyse par courant alternatif. — (suite) (1). — B.-J. Hayden.
- Le tableau I indique l’ordre dans lequel le plomb est attaque chimiquement par les différentes solutions. Les nitrates exercent la plus forte attaque; ensuite viennent les carbonates alcalins et en dernier le carbonate d’ammoniaque et le mélange de sels dans lequel certains composants protègent le métal contre Faction des autres.
- TABLEAU I
- MILLIGRAMMES
- 6. Mélange.........................
- 0,3i6
- Dans l’électrolvse à courant alternatif, les nitrates donnent la plus grande corrosion, aussi bien chimiquement qu’électriquement. Les autres
- U) Eclairage Electrique, t. LH, 6 juillet 1907, p. 33.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 29.
- sels agissent électriquement dans l’ordre inverse de leur action chimique; les carbonates alcalins donnent la plus forte attaque chimique et la moins forte attaque électrique; ensuite viennent les sulfates, puis les chlorures.
- TAHJ,EAU IJ
- U. de L’ÉLEGXROLYSH
- Nitrate d’ammoniaque et nitrate de sodium eL potassium. . . . — — 0,397
- niaque 6,7 0,329 o,3o3
- Chlorure de sodium et potassium. 5 O , 2 1 8 0,167
- Sulfate de sodium et potassium. . /, 0,126 0,066
- Carbonate de sodium et potassium. 3 0.096 0
- En examinant le tableau I, on voit que, saut pour le nitrate d’ammoniaque et le nitrate de sodium et potassium, l’ordre d’attaque est inverse.
- En généra], une diminution de fréquence et un accroissement de la densité de courant produisent des effets semblables. Ces effets dépendent beaucoup de la constitution chimique. Les sels d’ammonium présentent une très grande augmentation de corrosion quand la densité de courant croît ou quand la fréquence diminue, tandis que les chlorures et les sulfates sont peu sensibles à une variation de fréquence, et une diminution de corrosion avec un accroissement de la densité de courant. D’une façon générale, la conclusion que l’on peut tirer des expériences faites avec des solutions salines sont les sui-
- i° L’action chimique et la corrosion éleetro-lvtique sont maxima dans les nitrates; dans les autres sels ou mélanges de sels, la corrosion électrique n’est pas proportionnelle à la corrosion chimique, mais, au contraire, plutôt inversement proportionnelle, pour les sels étudiés, c’est-à-dire que, quand l’attaque chimique est importante, l’action électrique est plus complètement réversible que quand l’attaque chimique de l’électrolyte est moins active.
- 2° En général, la densité de courant n’a pas un effet marqué. De fortes densités de courant
- accroissent l’attaque dans quelques composés, tels que les sels d’ammonium, et diminuent l’attaque chez d’autres composés, tels que les chlorures et les sulfates, pourvu que la densité de courant ne soit pas assez élevée pour donner une élévation appréciable de la température, qui accroît la corrosion.
- 3° Une basse fréquence produit, en général, une attaque plus marquée qu’une haute fréquence. Mais cet accroissement de corrosion du à la basse fréquence dépend entièrement de la corrosion chimique, qui est maxima avec les sels d’ammonium et pratiquement négligeable avec les chlorures et les sulfates.
- 4° Des mélanges de sels donnent fréquemment une corrosion chimique très réduite, mais donnent à peu près la même corrosion clectro-lytique, ou une corrosion électrolytique plus élevée que leurs composantes, c’est-à-dire que la protection chimique n'est plus une protection au point de vue électrolytique.
- 5" Le fer est moins attaqué que le plomb et n’est pas attaqué, pratiquement, par les carbo-
- Expèrieaces faites sur différents sois
- L’auteur a fait des expériences avec différents
- r° Sol de jardin contenant de l’argile ;
- 2° Sol de rue recueilli à la surface d’une grande rue de Scheneclady, en un point où le New-York Central Railroad croise la ligne à trô-let, et contenant ainsi les détritus dus au passage des piétons, des chevaux, de la traction électrique et de la traction à vapeur ;
- 3° Sous-sol, sol sablonneux recueilli au-dessous de la surface d’une rue de l’ancienne partie de Sehenectady;
- 4° Un mélange, en volumes égaux, de ces trois
- Le sol étudié était maintenu humide : on remplaçait pour cela l’eau évaporée par de l’eau distillée. Quatre séries d’expériences furent faites, sur des plaques en plomb et sur des plaques en fer, avec du courant alternatif à 6o périodes et avec du courant alternatif à 20 périodes : l’intensité de courant était de o,i ampère. On employait des plaques de mêmes dimensions que précédemment, et les essais étaient faits de la même manière.
- L’effet de la fréquence est très marqué. A la
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- 20 Juillet 190?.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- fréquence 6o, la corrosion électrique est très faible et ne dépasse pas o,oô ®/0 en moyenne avec des plaques de plomb ; elle est considérable h la fréquence 25 et atteint 0,222 %. La corrosion chimique des plaques en plomb est en moyenne de omsr,i48 par heure,pour une plaque de 3p centimètres carrés de surface. La corrosion totale a été, en moyenne, de o,o85 °/0 à 60 périodes et de 0,216 °/0 à 20 périodes ; la corrosion électrique a été, en moyenne, de 0,047 % a Co périodes et de 0,22 ®/0a 20 périodes des corrosions produites par le couraut continu. On a constaté une augmentation énorme de la corrosion avec l’accroissement de température.
- Les différences observées pour différents sols en comparaison de différentes solutions salines, l'auteur a jugé suffisant, dans ses expériences ultérieures, d’employer une seule nature de sol, le mélange indiqué ci-dessus, mais d’étudier l’effet d’une addition de différentes substances.
- *Solutions salines dans le sol
- On fit des essais en humidifiant le sol, non plus comme précédemment avec de l’eau distillée, mais avec des solutions diluées de nitrates, de nitrites, de carbonates, de sulfates, et de mélanges de ces sels, pour déterminer si la présence des nitrates augmente la corrosion et si la présence de carbonates ou de sulfates exerce une action protectrice. Ces expériences furent faites seulement à 25 périodes, avec 0,1 ampère, sur les mêmes dimensions de plaques de plomb et de lcr, de 3y centimètres carrés de surface totale. Les solutions contenaient de l’eau des conduites de distribution de Schenectadv, 0,1 de KW, 0,1 % de Na*CO% 0,1 % de R2SO*, 0,1 °/0 de AVSO1 et des mélanges des nitrates, nitrites, carbonates et sulfates de sodium, de potassium et d’ammonium.
- Dans une expérience, les nitrates et les nitrites ont exercé une action protectrice marquée sur les plaques de fer qui, cependant, a disparu en présence des carbonates. Dans une autre expérience, les nitrates et les nitrites ont beaucoup augmenté la corrosion des plaques de fer. Cela peut-être dû en partie à un étal passif du fer et ces résultats demandent à être confirmés par d autres expériences.
- Les carhonates exercent sur les plaques de plomb une action protectrice marquée, qui est
- réduite par la présence de nitrates et de nitrites. Les sulfates aussi exercent une action protectrice sur les plaques de plomb, mais cette action protectrice disparaît et la corrosion est accrue par la présence de nitrates’et de nitrites. Cela concorde avec les expériences précédentes faites avec des solutions salines. Avec des plaques de fer, les sulfates augmentent la corrosion.
- 11 semble qu’une certaine action protectrice contre l’électrolyse à courant alternatif des plaques de plomb soit exercée par les carbonates et par les sulfates. Les sels alcalins étant très solubles, on a fait une série d’essais pour déterminer l'effet du carbonate et du sulfate de calcium — chaux et gypse — sur la corrosion électrolytique, quand ces sels sont mêlés au sol qui environne les câbles sous plomb.
- Sels de calcium dans le sol
- Des expériences furent faites avec un mélange de 5 °/0 de chaux ou 5 °/0 de gypse, ou des deux, avec le sol étudié. Quelques expériences furent aussi faites avec adjonction de 5 °/0 de ciment de Portland et avec adjonction de 5 °/0 d’engrais, nitrates, phosphates et composés d’ammonium. On employa seulement des plaques en plomb et un courant de 0,1 ampère. Les expériences furent faites ii 60 périodes et a 25 périodes pour déterminer l’effet de la fréquence.
- Les expériences furent faites avec le mélange de sols, et aussi avec addition de 5 °/0 de chaux, 5 °/o de gypse, 5 °/0 de ciment de Portland, 5 °/0 d’engrais contenant des nitrates, phosphates, de l’ammoniaque, 5 °jn d’engrais, 5 °/0 de chaux et 5 °ja de gypse. On s’est servi de l’eau des conduites de la ville, sauf dans quelques expériences, dans lesquelles on a employé une solution saline de la constitution suivante : nitrate d’ammonium 2, nitrite de potassium 1, nitrite de sodium 1, chlorure de potassium 1, chlorure de sodium 1, eau iiq4- On ajoutait au sol environ 120 centimètres cubes de liquide.
- L’addition de chaux et de gypse au sol exerce une action protectrice marquée qui, toutefois, disparaît quand on emploie, au lieu d’eau, une solution saline. Le gypse exerce une action protectrice marquée par une fréquence de 60 périodes, mais augmente la corrosion pour une fréquence de 25 périodes. L’adjonction de chaux, ainsi que de gypse, produit le même effet que le gypse, une diminution de corrosion à 60 pé-
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- T. LU. — N° 29.
- riodes et une augmentation de corrosion à a5 périodes.
- Des matières organiques, agissant comme engrais, augmententconsidérableinent la corrosion éJectrolvtique, et l’adjonction de chaux et de gypse dans ce cas augmente sensiblement la corrosion.
- L’effet du ciment de Portland est intéressant; tandis que la corrosion chimique est fortement accrue par le ciment, et augmente de 0,109 à ora6r,247 par heure, la corrosion électrolytique est fortementréduite et devient très faible à l’une ou l’autre fréquence.
- La densité de courant semble exercer un effet faible, ou même nul : des plaques moitié moins grandes donnent, pour la même intensité de courant, les mêmes effets que de grandes plaques.
- L’effet de la fréquence est particulièrement intéressant. En général, aux basses fréquences la corrosion est plus grande, mais la façon dont elle varie avec la fréquence dépend beaucoup du caractère chimique du sol. Avec du sol seulement, la corrosion augmente quand la fréquence diminue, mais elle n'est pas inversement proportionnelle à la fréquence. L'adjonction de chaux ou d’uu engrais semble augmenter légèrement l’effet de la fréquence, mais pas beaucoup. Le gypse l'augmente très fortement, de sorte que l’électrolyse à 60 périodes disparaît presque entièrement, tandis que l’électrolyse à a5 périodes est plus de six fois plus considérable que l’élec-trolyse il (3o périodes. Inversement, le ciment réduit l’effet de la fréquence, de sorte que les deux fréquences donnent a peu près la même at-
- II faut remarquer les valeurs élevées de ia corrosion électrolytique observée dans les sols contenant des engrais, spécialement quand on. ajoute de la chaux ou du gypse. Cette corrosion atteint presque i °J0 do la corrosion à courant continu à 25 périodes, et dépense o,5 °/0 à 6o périodes.
- En définitive, les carbonates et les composés alcalins réduisent toujours la corrosion éJectro-lytique du plomb et aussi la corrosion chimique, c’est-à-dire qu’ils exercent une action protectrice. Cela est plus prononcé avec les carbonates
- alcalins et le ciment qui, toutefois, augmente la corrosion chimique. L’action protectrice des carbonates semble décroître en présence de sulfates, nitrates, etc., et n’est généralement pas suffisante pour permettre d’obtenir un mode de protection chimique du plomb contre l’élec-trolysc a courant alternatif, en l’enveloppant de carbonate de calcium ou de chaux. Les sulfates exercent parfois une action protectrice et parfois augmentent la corrosion. Ce dernier effet semble surtout marqué en présence de nitrates.
- Des expériences faites avec du sol seul, sans adjonctions do composés protecteurs ou destructeurs, ont donné une corrosion moyenne spontanée ou chimique de o"1*T, 117 par heure ou om“r,i88 par heure et par ocmfl,25 de surface de plaque, et à a5 périodes, une corrosion totale moyenne de omcr,3T2 °/0 ou une corrosion électrique de om|î,,,28o °/<> *^e l’électrolyse à courant
- Effet de la température.
- Dans les expériences précédentes, l’auteur a constaté que la connexion électrique est élevée quand la température de l’électrolyte augmente par effet Joule. Quelques expériences ont été laites alors en élevant artiliciellement la température de la cuve éleetrolyiique. Elle était comprise entre 36" et 42", avec une valeur moyenne de 39,5°.
- Des expériences furent faites avec le mélange de sols et avec ce mélange additionné de 5 °/„ d’eugrais, avec 0,1 ampère à 25 périodes, et sans courant. Ces expériences ont montré que la corrosion chimique, ainsi que la corrosion élee-trolytique, est considérablement augmentée par un accroissement de température.
- (A suivre).
- ERRATUM
- Notes sur lemoteur shunt compensé monophasé.
- Dans l’article du 2 février 1907, page i53, douzième ligne, lire C = wl1J2. La formule (12) devient ainsi C = wT2.....
- Dans l’article du 27 avril 1907, page 110, dixième ligne, faire la même rectification.
- Le Gérant: J.-B. Nouet.
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- Tome LH.
- îedi 27 Juillet 1907.
- 14*
- ». — N* 30.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Therm
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’Écolo des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Profcsseurà l’École des Mines.—G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. - A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr« de l’Institut.
- LA GRANDIS INDUSTRIE KUECTROCIIIMlQUE
- LA FABRICATION ÉLECTROLYTIQUE DES CHLORATES ALCALINS
- L’industrie électrochimique du chlorate de potassium est une des premières applications en date de l’électricité à la fabrication dos produits chimiques ; elle constitue, à l’heure actuelle, une des branches des plus importantes et des plus florissantes de l'électrochimie appliquée.
- Historique. — La fabrication industrielle du chlorate de potassium doit son développement à l'extension considérable prise par la fabrication des allumettes chimiques, et ces deux industries sont intimement liées; il peut donc paraître intéressant de rappeler les points saillants qui marquent le développement de cette dernière industrie, et d’en montrer l'essor rapide.
- L’existence du chlorate de potassium était signalée en 1786 par Berthollet, mais ce corps n’élait étudié qu’en i8i4 par Gay-Lussae, qui en montra les principales propriétés, particulièrement oxydantes.
- Cependant, avant cette date, le chlorate de potassium était déjà employé à la fabrication des allumettes dites oxygénées, qui firent leur apparition vers 1809. Cette fabrication nouvelle établie sur une certaine échelle en i8i3 par Ch. YVagemann de Tübingue, se développa rapidement à Berlin en ï8i5. Voici en quoi consistait ces allumettes dites oxygénées : autrefois,.l'allumette soufrée était composée d’une paille ou d’un petit morceau de bois soufrés à l’une ou à ses deux extrémités ; elle ne servait qu’à transporter le feu pris sur un
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 30.
- HO
- corps déjà en ignition, et la véritable allumette, au sens moderne du mot, était le briquet. T.'application du chlorate de potassiu m réalisa pour la première fois une allumette s’enflammant spontanément par réaction chimique. Le chlorate de potassium apparaît donc à l’origine môme de l’allumette moderne qui lui doit par conséquent son existence.
- Ces allumettes oxygénées étaient constituées par les allumettes à extrémités soufrées qui les avaient précédées, mais dont l’extrémité soufrée était imprégnée d’une pâle molle formée d’une dissolution de gomme arabique, et d'un mélange de 3o parties de chlorate de potassium, io parties de soufre, et 8 parties de poudre de lycopodo. Ces allumettes s’enflammaient d’elles-mèmes lorsqu’on en plongeait l’extrémité ainsi préparée dans de l’acide sulfurique concentré. L’inflammation était duc principalement à la chaleur dégagée par la réaction de l’acide sulfurique concentré sur le chlorate de potassium ; le peroxyde de chlore très instable produit par cette réaction se décomposait par suite de 1’clcvation de la température, et l’oxygène naissant ainsi mis en liberté et chaud provoquait l’inflammation de la matière combustible (soufre et poudre de lycopode), intimement mélangée au chlorate de potassium. On avait en somme confectionné une véritable poudre, dont l’inflammation pouvait se faire par élévation de température aussi bien que par choc, mais dans ce dernier cas, plus dangereusement, à cause delà réaction subite de l’explosif et de la projection de particules incandescentes.
- Ce n’est que plus de i5 ans après, en i83o, qu’on fit application de la chaleur dégagée dans le frottement contre un corps rugueux pour produire régulièrement l’inflammation des allumettes, dites alors allumettes à friction ou congrèvcs'. elles étaient constituées à ce moment par les allumettes soufrées primitives, dont les extrémités étaient imprégnées d’un mélange de i partie de chlorate de potassium et de 2 parties de sulfure d'antimoine, mis en pâte au moyen d’une solution/le gomme. Le frottoir était constitué par une simple feuille de papier de verre.
- En janvier i33i naît en réalité l’allumette moderne : Charles Sauria, alors élève au Collège de l’Are, à Dole (Jura), à l’idée d’ajouter du phosphore à la pâte, et crée l’allumette p/tos-phorique. L’inflammabilité très grande du phosphore blanc à une température relativement basse (6o° G) apporte un grand perfectionnement à la fabrication des allumettes sous le rapport de leur facile et certaine inflammabilité : elles ne ratent plus que rarement. Aussi cette fabrication est-elle dès lors entreprise sur une échelle considérable en Allemagne par Kammerer (i83a), et elle se répand rapidement en Autriche-Hongrie à la suite de l’introduction de ces allumettes dans ce pays (i833) par Etienne Uœmer, Preshel et Ironîy.
- Ces allumettes portent alors le nom d'allumettes chimiques, et le sulfure d’antimoine intervenant dans la pâte des allumettes à friction y a été remplacé par le phosphore.
- Voici à ce moment la composition de eette pâte (fabrication Aloldenhauer) : elle est formée de ii parties de chlorate de potassium; ï\!\ parties de phosphore; â5 parties de gomme; o,5 partie de bleu de Prusse (comme matière colorante) ; ajoutées successivement dans de l’eau gommée maintenue de 55 à 6o° C.
- Le chlorate de potassium qui avait été jusqu’ici Pâme do la fabrication paraît à ce moment devoir s’éclipser : la facile inflammabilité du phosphore blanc n’exige plus un oxydant aussi énergique, dont le mélange avec une matière si facilement inflammable constitue un explosif dangereux : Preshel, un des introducteurs des allumettes chimiques en Autriche-Hongrie, propose alors de remplacer le chlorate de potassium d’abord par le bioxyde de plomb (oxyde puce), puis par l’azolate de plomb (1837).
- Mais depuis celle époque, le chlorate de potassium a repris une place prépondérante dans la composition des matières constituant la pâte des allumettes, et c’est au contraire le phos-
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- 27 Juillet 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- Ht
- phore que l’on a cherché à remplacer. C’est ainsi que l’on peut fabriquer aujourd’hui des allumettes sans phosphore. En voici, par exemple, une composition de pâle, d’après MM. Hochstetter et Canouil :
- Chlorate de potassium...............................................28 parties.
- Chrômate de potassium............................................... 8 —
- Oxyde de plomb..................................................... 18 —
- Sulfure rouge d’antimoine........................................... 7 —
- Pierre ponce ou verre pilé......................................... 12 —
- Gomme............................................................... 8 —
- Eau.................................................................36 —
- La suppression du phosphore, et notamment du phosphore blanc, serait en effet extrêmement intéressante, à cause du caractère vénéneux de ce métalloïde, et de l’insalubrité de fabrication qui en résulte : tous les ouvriers qui manipulent, ce produit sont infailliblement condamnés à la nécrose phosphorée, empoisonnement lent par le phosphore qui entraîne la décomposition des os et leur ramollissement, en même temps que des désordres irréparables dans tout l’organisme.
- De plus, les allumettes au phosphore blanc sont elles-mêmes extrêmement vénéneuses et ont causé bien des cas d’empoisonnement fortuit on criminel.
- Enfin la température relativement basse d’inflammabilité du phosphore blanc (6o° C) rend ces allumettes dangereuses au poinl de vue des incendies spontanés ou accidentels, ainsi qu’il résulte de la statistique des sinistres dans tous les pays(l).
- On ne fait plus aLtention aujourd’hui au danger des allumettes au phosphore blanc par suite de la force de l’habitude acquise. 11 existe cependant un état allotropique du phosphore, le phosphore rouge ou amorphe, dont l'application à la fabrication des allumettes permet d’éviter la presque totalité de.ces inconvénients, tant pour les ouvriers occupés à cette fabrication que pour le consommateur. Le phosphore amorphe n’est, en effet, pas vénéneux, et son point d’inflammation est à- 23o° C seulement, au lieu de 6o° C, ainsi qu’il résulte du tableau comparatif suivant des propriétés des deux états allotropiques du phosphore :
- Phosphore rouge ou phosphore amorphe.
- Couleur rouge violacée.
- Cristallise à 58c\
- Densité: 1.96.
- Insoluble dans le sulfure do carbone.
- Inflammable à 280* C.
- Se combine avec le soufre à 280° C.
- Attaqué très faiblement à chaud par l’acide azotique. Non délétère.
- Phosphore, blanc ou phosphore ordinaire. Couleur ambrée.
- Cristallise à la température ordinaire. Densité: i,83.
- Soluble dans le sulfure aC carbone. ' Phosphorescent.
- Inflammable à 60° C.
- Se combine avec le soufre à 111° C.
- Poison dangereux. 1 ^
- Grâce au pouvoir oxydant considérable du chlorate de potassium, le phosphore amorphe peut remplacer le phosphore ordinaire (*). Celui-ci est tellement inflammable que l’addition d’un oxydant à la pale, est inutile, et la composition suivante en fait foi :
- (‘) Voir par exemple, à ce sujet, dans VÉclairage Electrique, 1907, l. LI, n° a5, Supplément, p. i83, l’étude sur la sécurité des installations électriques ou point de vue du feu et des accidents : les sinistres dus à l’emploi imprudent des allumettes sont respectivement fjo fois et 20 fois plus fréquents que ceux dus à l’électricité ou au gaz.
- {-) L'emploi du phosphore amorphe permet d’autant mieux d'éviter les deux grands inconvénients du phosphore blanc ordi-
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- Phosphore................................................................... a5
- Colle forte................................................................. 20
- Eau..........................................................................45
- Sable fin....................................................................20
- Ocre.........................................................................-5
- Vermillon ou Bleu de Prusse..................................................... 1
- Cependant., lorsque le soufre de l’allumette à odeur désagréable est remplacé par de la stéarine, il redevient nécessaire d’ajouter du chlorate de potassium à la pàtc.
- Au contraire, la fabrication des allumettes au phosphore amorphe nécessite toujours une forte proportion de chlorate de potassium, par suite de l'inflammabilité beaucoup moins grande du phosphore rouge. Ces allumettes, préalablement soufrées, sont recouvertes d'une pâte formée de :
- Chlorate de potassium............................................................ 6
- Sulfure d’antimoine.............................................................. 3
- Colle forte...................................................................... L
- Le carton-frottoir, qui seul est phosphore, est enduit de la composition suivante :
- Phosphore rouge................................................................. 10
- Bioxyde de manganèse ou Sulfure d’antimoine...................................... 8
- Colle forte..................................................................... fi
- O11 remarquera sur toutes ces formules relatives à la fabrication des allumettes, en même temps que la nécessité du chlorate de potassium, la forte proportion de ce corps qui intervient dans les compositions de pâte. La fabrication des allumettes constitue donc un grand débouché pour le chlorate de potassium.
- On trouve pour ce sel, ainsi que pour les autres chlorates et les perclilorales qui en dérivent, un second débouché dans la fabrication des explosifs et dans la pyrotechnie en général.
- Enfin; un troisième débouché est ouvert aux chlorates alcalins par l'industrie de la teinture, qui réclame plutôt alors le chlorate de sodium dont la solubilité dans Peau est beaucoup plus grande que celle du chlorate de potassium ; la fabrication électrochimique de ces deux chlorates est d’ailleurs très analogue et nous étudierons à ce titre la fabrication du chlorate de sodium.
- Fabrication des chlorates avant Vapplication des procédés électro-chimiques.
- Plusieurs procédés de fabrication de la soude électrolytique donnant à la fois l’alcali caustique et du chlore permettent de faire réagir ces deux corps en dehors de la cuve d’éleetro-lytc pour fabriquer le chlorate de potassium ou de sodium par des procédés tout à fait analogues à ceux employés autrefois avant l’application de l’électricité à l’obtention des produits chimiques.
- Nous étudierons ces procédés, qui permettent la fabrication du chlorate de potassium ou de sodium d’une manière pour ainsi dire indirecte, à propos de la soude et du chlore éleclro-lytiques, qu’ils produisent plus spécialement.
- naire : insalubrité et danger d'incendie, que le phosphore ne se trouve plus dans la pâte meme des allumettes, mais bien dans la composition du frottoir.
- Puisque la nécrose phospkorée des ouvriers allumettiers serait presque évitée ou tout au moins diminuée dans de très fortes proportions par l’emploi exclusif du phosphore amorphe, ou ne peut quo s’élever contre l'inconcevable routine de la consommation qui exige des allumettes, éminemment dangereuses, et dont la fabrication entraîne un gaspillage de vies humaines : une Convention pour l’Interdiction du Phosphore blanc a été signée à Berne, le 26 septembre 1906, entre sept États, dont la France.
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- 27 Juillet 1907,
- REVUE D'ÉLECTRIGITE
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- Mais il est par conséquent intéressant de décrire rapidement la fabrication dos chlorates alcalins à partir du chlore et de l’alcali caustique, d’autant plus que cette étude préalable éclairera singulièrement celle de la fabrication électrochimique directe des chlorates.
- Mode de fabrication ancien des chlorates, applicable aux procédés électrochimiques donnant le chlore et l’alcali caustique. — Lorsque l'on fait passer jusqu’à refus un courant de chlore dans une solution chaude et concentrée de potasse caustique (i partie d’hydrate de potasse, dans 3 parties d’eau), on obtient la réaction suivante :
- 6KOH -f - 3CI* = 3C10K -f- 3KC1 -h 3HaO = C10:!Iv + 5Ka + 411*0,
- c’est-à-dire qu’il sc produit d’abord et à froid de l’hvpochlorite (C10K) et du chlorure de potassium (KC1), puis à chaud, directement ou par formation intermédiaire d’hypochlorite, du chlorate de potassium (CI03K) et du chlorure de potassium (KC1), car môme si la solution primitive était froide, sa température s’élève spontanément d’une manière suffisante pour cette transformation (5o à ôo° C.), par suite do la chaleur dégagée dans la réaction.
- Le chlorate de potassium, très peu soluble à froid, se dépose pendant le refroidissement en lamelles rhomboïdales, qu’on purifie par redissolulion et recristallisation.
- C’était là un procédé de laboratoire, à cause du prix élevé de l’alcali caustique, mais il n’en est pas de même aujourd’hui pour les usines électrochimiques produisant à la fois le chlore et l’alcali caustique.
- Préparation industrielle. — Par suite du prix élevé de l’alcali caustique, on préférerait s’adresser au carbonate de potassium, auquel la méthode précédente est directement applicable, et surtout, au chlorure de potassium, qui est pour ainsi dire le minerai de potas-
- Cette préparation est particulièrement intéressante pour l’industrie électrochimique de la soude et du chlore électrolytiques, en ce sens qu’elle permet de conserver sous cet état caustique de grande valeur Loute la soude obtenue, et de faire réagir le chlore dégagé dans l’électrolyse (produit considéré comme encombrant et dont la transformation en chlorure de chaux désinfectant est peu rénumératrice, surtout à cause des frais de transport considérables pour un produit à bon marché) sur du chlorure de potassium, en présence de la chaux, corps tous deux à très bas prix, pour retirer de cette réaction du chlorate de potassium, produit cher, supportant par suite facilement le transport à grandes distances, en même temps de grand débouché et de bonne vente par conséquent.
- La préparation industrielle du chlorate de potassium à partir du chlorure est connue sous le nom de procédé Liebiq, et elle est fondée sur les deux réactions suivantes :
- i° L’hypochlorile de calcium (C10)2Ca, comme les hypoehlorites alcalins, n’est stable qu’à la température ordinaire. 11 se dédouble à une température voisine de l’ébullition en chlorate et chlorure, suivant la réaction :
- 3 (CIO)2 Ca
- = (CIO3)2 Ca
- 2° Un mélange de solutions concentrées et bouillantes de chlorate de calcium et de chlorure de potassium laisse précipiter du chlorate de potassium pendant le refroidissement: c est là une réaction entre deux sels conforme aux lois de Bcrthollet et provenant de la très faible solubilité à froid du chlorate de potassium. La réaction est la suivante :
- (CIO*)* Ca H-2RCI =aC108K - + CaCl*.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LII. —- N° 30,
- Le procédé Liebig consiste en somme à préparer du chlorate de calcium en faisant passer un courant de chlore dans un lait de chaux porté, à la température de 5o à 6o° G, suivant la réaction :
- 6C12 -j- 6Ca (ÛH)3 = (CIO8)4 Ga -h 5CaCl2 + (>H20, et à faire réagir ensuite le chlorate de calcium obtenu sur le chlorure de potassium. Le chlo-•rate de potassium, très peu soluble à froid, se forme alors et se précipite pendant le refroidissement de la solution. On le purifie par redissolution et rccristallisation à la manière ordinaire.
- Quant au perelilorate, on l’obtenait en chauffant modérément le chlorate, suivant la réaction :
- 2G108K = Cl0*K-|-KCI+08.
- Quelques propriétés des chlorates qui seront utiles à considérer au point de vue de la fabrication électrochimique.
- CiiLonA.TR de POTASSIUM.— Ce sel cristallise anhydre (il n’y a donc pas de poids mort constitué par de l’eau de cristallisation au point de vue du transport), en lamelles transparentes et brillantes du type clinorhombique. Ces cristaux sont inaltérables à l’air ; ils ne sont pas hygrométriques.
- Le chlorate de potassium est très peu soluble dans l’eau froide, mais assez soluble dans l’eau bouillante, ainsi qu’il résulte des chiffres suivants : ioo parties d’eau dissolvent, d’après Gay-Lussac :
- A on C.
- 15,37.
- 34,43.
- 74.39.
- 104,78.
- 3e*rtie,,3 rie CI08K 6 o3 —
- H 44 —
- 18 98 -
- 35 40 --
- 6o 24 —
- A la température ordinaire, une solution concentrée de chlorate de potassium ne dépasse pas 5 °/0 do sel, ainsi qu’on le sait d’après le poids spécifique des solutions de chlorate de potassium à icj,5° C :
- t,oi4
- 1,026 1 ,o33 i,o3g
- Ce sel est donc vraiment peu soluble à froid.
- Le chlorate de potassium fond à 309° C d’après VAnnuaire du Bureau des Longitudes.
- En continuant à chauffer progressivement, il se décompose en chlorure, perelilorate et oxygène, suivant la réaction :
- 2C103K = KC1 H- CIOK -b Oa.
- Cette réaction est utilisée pour la fabrication chimique du perehlorate à partir du chlorate. Mais il faut avoir soin de maintenir la température au-dessous d’une certaine limite à partir
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- Il Juillet 190?.
- RËVUÈ D’KLEC'I’RICITTî
- \Û
- de laquelle le perchlorate lui-môme se déeouipusc en chlorure et oxygène, suivant la réac-11011 ’ CIO'K = KC1 2O-.
- L’ensemble de ces deux dernières réactions constituent un mode de préparation de l’oxygène dans les laboratoires. On sait qu’en additionnant le chlorate de peroxyde de manganèse MnO2 ou d'oxyde de cuivre CuO, la décomposition complète du chlorate on chlorure se fait sans avoir besoin de surchauffer, c’est-à-dire sans la formation préalable de perchlorale, suivant la réaction :
- C103K = KG1 30.
- On obtient ainsi on oxygène 3g, i5 °/u du poids du chlorate de potassium employé. Cet oxy-gène contiendrait des traces de chlore, d’après Marignac.
- L’influence du pcroxvde de manganèse, de l’oxyde de cuivre et d’autres corps sur cette décomposition du chlorate de potassium, est de nature catalytique, c’est-à-dire que de très .faibles proportions de ces substances suffisent pour agir sur de grandes quantités de matière: il faut donc avoir recours à du chlorate de potassium bien pur, exempL de manganèse, et opérer hors de la présence du cuivre, si l’on veut obtenir du perchloratc en chauffant modérément le chlorate.
- De même, il faut éviter toute trace de corps combustibles ou de matières organiques. Car le chlorate de potassium constitue un oxydant d’une extrême énergie, et mêlé avec un corps combustible quelconque, ce mélange constitue une poudre brisante explosive très dangereuse, détonant très brusquement par la chaleur ou par le choc, et même sous l'influence de vibrations.
- Cette propriété est utilisée dans la fabrication des allumettes, ainsi que pour les explosifs en pyrotechnie.
- Si l'on verse de l'acide sulfurique concentré sur un mélange de chlorate de potassium avec du soufre, dit sucre, de la résine, de l’amidon, de la sciure de bois, du sulfure d’antimoine, ou, d’une manière générale, une substance combusLible quelconque, on détermine l’inflammation de ce corps combustible qui brûle aux dépens de l’oxygène de l'acide ehlorique et du peroxyde de chlore mis en liberté dans la réaction de l’acide sulfurique concentré sur le chlorate de potassium : celle réaction avait été appliquée autrefois dans les allumettes dites oxygénées, qui furent les premières à s’enflammer sans nécessiter l’approche d’un corps préalablement en ignition.
- Le chlorate de potassium est très employé en pyrotechnie, mais son principal usage est dans la fabrication des allumettes qui en consomme d’énormes quantités.
- Cni.otiATt ue sodium. -— Toutes les réactions générales rappelées ci-dessus pour le chlorate de potassium s’appliquent également au chlorate de sodium. Mais voici les propriétés particulières à ce sel, et qui en intéressent la fabrication.
- Le chlorate de sodium cristallise également anhydre, comme le chlorate de potassium, mais dans le système cubique. Contrairement aussi au chlorate de potassium, il est légèrement hygrométrique: il ne peut donc pas servir pour la fabrication des allumettes ni pour les usages de la pyrotechnie en général. Mais il est beaucoup plus soluble que le chlorate de potassium, et trouve son principal débouché dans l’industrie de la teinture.
- Cette grande solubilité du chlorate de sodium en compliquera un peu la fabrication, ainsi qu’on le verra plus loin. Voici cette solubilité aux diverses températures, d’après Kre mers :
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- i partie de chlorate de sodium se dissout à onC. dans d'eau,
- — 4o — o 81 —
- — Go — o 68 —
- — 100 — o 49 —
- La solution saturée bout à 182° C.
- Chlorate de baryum. — Le chlorate de baryum cristallise avec une molécule d’eau, (CIO3)9 Ba + H20, et retient ainsi en eau 5,88 % de son poids. Cetle eau est d’ailleurs chassée par un chauffage modéré à 120° C.
- A 200° C, le sel commence à se décomposer et l’oxvgène à se dégager. Le sel fond à un peu plus de 4oo° C, et sa décomposition est alors totale. Chauffé rapidement le chlorate de baryum fait explosion.
- Son mélange avec une substance combustible détone par le choc. Mélangé avec du benjoin et de la fleur de soufre, il constitue une poudre s’enflammant au simple contact d’une goutte d’acide sulfurique et brûlant alors vivement en donnant une belle flamme verte.
- Le chlorate de baryum est soluble. 11 se dissout : 2/1,5 parties de sel dans 100 parties d’eau à i5° C, et i45 parties de sel dans 100 parties d’eau à ioo° C.
- On prépare chimiquement le chlorate de baryum à partir du chlorate de potassium, dont on précipite le métal par de l'acide hydrofluosilieique (SiFl4, 2HFl)en léger excès. On sature alors l’acide chlorique obtenu par du carbonate de baryum.
- (A suivre.) Georges Rosset.
- LES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES DE LA SOCIÉTÉ MÉRIDIONALE DE TRANSPORT DE FORCE
- La Société Méridionale de Transport de Force exploite dans les départements de l'Aude, de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales un réseau à courants triphasés, 5o périodes, et, dans les villes de Carcassonne et Narbonne, des réseaux à courant continu à 8 fils et à la tension de 220 volts entre les fils extrêmes. Le réseau alternatif comprend un double feeder à 20000 volts de 65 kilomètres de longueur et 3 lignes à 17000 volts sur lesquelles sont prises des dérivations avec abaissement de tension à 5ooo volts et d’une longueur totale de 600 kilomètres environ.
- Ces ramifications à 5ooo volts desservent environ i5o communes d’une population totale de iSoooo habitants. L’énergie électrique est utilisée pour l’éclairage public ou particulier, ainsi que pour la force motrice, du lever au coucher du soleil.
- Usines. — Jusqu’à ces derniers temps le roseau triphasé était alimenté par la seule usine hydraulique de Saint-Georges, près Axât (Aude).
- L’augmentation de la consommation d’énergie électrique a rendu nécessaire -la création de nouvelles usines. Une première usine de secours à vapeur fut établie à Narbonne et, en même
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- temps, on commençait l’aménagement d’une nouvelle chute sur l’Aude, en amont de celle de Saint-Georges. Toutes ces usines peuvent marcher en parallèle ou alimenter des réseaux
- Fig. I.-Usine de Saint-Georges.
- différents. Les stations rie Carcassonne et Narbonne possèdent des dynamos à courant continu, commandées par des machines à vapeur avec des moteurs synchrones et asynchrones alimentés par le courant de l’usine Saint-Georges.
- Usine de Saint-Georges. — Construite en 189g, elle est actionnée par une ehuLe de too mètres de hauteur. Le barrage sur l’Aude est situé au hameau de Gesse, à G kilomètres en amont des pittoresques gorges de Saint-Georges et à 60 kilomètres environ des sources de l’Aude. 11 est construit en maçonnerie avec couronnement en granit taillé. Ce couronnement forme un déversoir de 4o mètres. Le barrage possède 2 vannes de décharge et une échelle à poissons; il constitue un réservoir d’une capacité totale de i5ooo mètres cubes environ,
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- le débit du canal est de 3 600 litres par seconde. 11 a été prévu pour un débit de 6 mètres cubes, mais, à cause des variations de la rivière avec les saisons, les turbines supplémentaires ne seront placées à l’usine Saint-Georges que lorsque une retenue suftisante aura été organisée pour assurer le fonctionnement de toutes les unités, pendant la pleine charge, même à l’époque des gelées.
- Le canal d’atnenée a une longueur totale de 55oo mètres, il est souterrain sur la plus grande partie du parcours et, sur i5oo mètres environ, à l’air libre, taillé dans la montagne ou en béton armé (lîg. 2) ; il est porté sur des piliers, également en béton armé, dans la traversée des vallées (fig. 3). La section dans le souterrain est de 2 X 2 mètres, et la pente, de om,ooi6 par mètre. Dans la partie en béton armé la section est un peu plus faible et la pente plus forte.
- Ce canal, après 8 années de fonctionnement, est encore en très bon état. A l'extrémité du canal, se trouvent le déversoir et la chambre d’eau, Cette chambre est suftisante pour permettre la décantation des sables, mais on ne pouvait songer à créer en cet endroit une retenue importante à cause de la déclivité du terrain,
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- La chute brute est de ioim,4o. Les conduites forcées sont constituées par 2 tubes en tôle d’acier de 1 mètre de diamètre, rivés par tronçons de 3 mètres et se bifurquant à 12 mètres
- percés de lions, destinés à éviter l'aplatissement de la conduite dans le cas d une vidange brusque. On sait, en effet, que dans ce cas, si par suite d’une rupture d’une partie de la con
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- duitc elle vient à se vider brusquement, un vide partiel se produisant, il peut se faire que la conduite ne puisse résister à la pression atmosphérique, surtout si cette action est favorisée par un commencement d’ovalisation, occasionné, par exemple, par l’effet du poids de l'eau. Un joint de dilatation, composé de 2 demi-calottes hémisphériques, est destiné à éviter aux tôles le travail excessif qui peut résulter des variations de température.
- La perte de charge est de im,to.
- L’usine proprement dite est un vaste bâtiment rectangulaire terminé de chaque coté par un pavillon. La partie centrale (fig. 5) contient les h groupes électrogènes et le tableau à basse tension.
- Le pavillon d'amont contient les transformateurs élévateurs, le tableau à haute tension et les parafoudres. Le pavillon d’aval doit contenir les ateliers elle magasin; il n’est pas en-
- Les turbines sont des roues genre Pelton. Elles proviennent des ateliers de Vcvcv, Elles développent normalement 800 chevaux, à 3oo tours par minute. Un régulateur automatique de vitesse, à servomoteur hydraulique, commando le tiroir du distributeur. Ce distributeur esL à 4 ajutages superposés.
- Le servomoteur est alimenté par une pompe spéciale actionnée par une petite turbine. A l’origine l’eau sous pression (1 0 kilogr.) étaitfournie par la conduite elle-même, mais le fono
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- tionnement des filtres ayant été défectueux, on a dû adopter cette solution moins simple mais plus sûre.
- Dans ces conditions les variations de pression pour une variation de charge de ioo % ne sont pas supérieures à 10 %•
- Le régulateur de vitesse commande d’ailleurs un régulateur de pression destiné à atténuer les surpressions pouvant résulter de ces variations.
- L’axe des turbines est à 3m,5o du niveau de l’eau dans le canal de fuite, néanmoins toute celte hauteur n’est pas perdue, les turbines étant hydropneumatisées. Leur rendement est de 77 "/„ à pleine charge.
- Les turbines sont accouplées par des manchons élastiques avec des alternateurs Alioth (fig. 6). Ces alternateurs, du système à fer tournant et bobine excitatrice unique, peuvent fournir 6oo kilowatts avec cos ®= i. Ils ont io pôles. Leur excitatrice est en bout d’arbre. Le courant, d’excitation est, à la pleine charge, d’environ 25 ampères sous 5o à 6o volts. L’induit fixe est bobine en étoile. La tension composée est de 2800 volts avec n5 ampères à pleine charge. Le poids d’un alternateur est de 35 tonnes dont 12 pour la partie tournante.
- Le tableau, dont nous avons donné un schéma (fig. 8), est extrêmement simple. La mise en parallèle s’effectue au moyenne deux voltmètres et deux lampes de phase pour chaque machine. Ces lampes et ces voltmètres sont alimentés par des transformateurs de mesure, l’un
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- branché sur les barres omnibus à basse tension (2800 volts), les autres sur les phases correspondantes de chaque machine.
- Les leviers de manœuvre des rhéostats de chaque alternateur peuvent être maniés indépendamment ou simultanément par l’intermédiaire d'un axe commun portant autant de vis sans fin qu'il y a de rhéostats. Une fois l’excitation de toutes les machines couplées réglée de façou identique, on enclanchc les leviers avec l’axe commun et on fait varier l'excitation de toutes les machines à la fois. De cette manière on obtient, comme l’on sait, le même travail pour toutes les machines, en même temps que la plus grande stabilité de marche. Les
- interrupteurs à 2800 volts étaient autrefois à l’air libre, ils sont aujourd’hui à bain d’huile, du modèle delà Société des Téléphones.
- Transformateurs. — Les transformateurs élévateurs Alioth (fig. 7), sont composés de 4-groupes de 3 transformateurs monophasés de 200 K. Y. A. groupés en étoile. Ils élèvent la tension des 800 à 20000 volts. Ils sont du type à noyaux verticaux, à refroidissement naturel par l’air, et très largement aérés d'ailleurs. Leur température ne s’élève pas à /io° au-dessus de la température ambiante.
- Tableau à haute tension. — Le tableau à haute tension comprend les interrupteurs manœu: vrés par l’air comprimé, les barres omnibus à,2O0O0 volts et les parafoudres.
- Dans les débuts on avait mis des fusibles au départ du feeder. On avait ensuite renforcé ces fusibles, et, finalement, on les a supprimés. Seuls subsistent les fusibles des machines qui
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- sont établis de manière à ne fondre que sous une intensité quadruple de l’intensité normale.
- Au départ des feeders et de la ligne allant à l’Aguzou, nouvelle usine hydraulique, sont
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- placés des disjoncteurs à action retardée, réglables à volonté. Ces disjoncteurs sont du modèle de la Société des Téléphones.
- Le tableau à haute tension a été complété depuis la construction de la nouvelle usine de manière à permettre les combinaisons suivantes :
- Marche en parallèle des 2 usines, le couplage se faisant à l’une ou l’autre usine.
- Marche indépendante des 2 usines, celle de l’Aguzon alimentant une ligne de moteurs de 700 chevaux de force partant de l’usine de Saint-Georges.
- Marche en parallèle des 2 usines, une turbine quelconque de Saint-Georges alimentant séparément la ligne des moteurs.
- Le schéma du tableau (fig. 8) montre comment ces combinaisons sont réalisées.
- Parafoudres. — Les parafoudres actuellement en service à Saint-Georges sont de 3 sortes: parafoudres à cornes, parafoudres à jet d'eau, parafoudres à rouleaux.
- De plus il esL procédé en ce moruenL à des essais de condensateurs, et, si ces essais donnent satisfaction, le système de protection sera complété avec ces appareils.
- Les parafoudres à cornes, réglés à 22 millimètres d’écartement, avec résistance hydraulique, eau mélangée d’alcool, s’amorcent très fréquemment, car les orages sont très nombreux dans nos régions, et n’ont jamais donné d’autres déboires qu’une protection insuffisante contre certains coups de foudre qui ont endommagé les transformateurs et môme les alternateurs.
- Dans chaque accident de ce dernier genre, un arc s’est amorcé à la masse du transformateur, mettant ainsi en communication la haute et la basse tension. On conçoit que, dans ces conditions, étant donné surtout que l’on n’a pu arrêter instantanément les autres machines, ces accidents ont toujours été sérieux, et ont arrêté l'usine plusieurs heures, malgré toutes les précautions prises pour changer rapidement les bobines et les isolants endommagés.
- Les parafoudres à eau, constitués par un jet d’eau jaillissant sous une coupe de bronze mise en communication avec un des fils de ligne, réalisent une mise à la terre permanente, très simple, permettant d’évacuer sans inconvénients les charges statiques. Ils ont toujours très bien fonctionné, et leur présence nous paraît être une des causes principales de la diminution du nombre des accidents.
- Quant aux parafoudres à rouleaux, à intervalles multiples, ils ont présenté beaucoup d’inconvénients et on a dû bien souvent les couper au moment même où ils paraissaient utiles puisqu’ils étaient amorcés. Leur réglage, d'ailleurs, a été pénible.
- Les résistances en charbon ont été fondues, on a dû les remplacer par des résistances liquides. L’arc une fois amorcé ne se coupe pas facilement. Enfin les critiques formulées dans YÉclairage Électrique du 4 mars 1906 (*) nous paraissent assez fondées pour que nous nous réservions de faire sur ces appareils, excellents en théorie, des expériences plus concluantes.
- En ce qui concerne les condensateurs actuellement à l’essai, ils ont été fournis par la Société suisse des Condensateurs de Fribourg. L’essai a été fait dans les conditions indiquées àansYÉclairage Électrique du 29 avril 1905 (2) pour le réseau Ilauterive-Fribourg, c’est-à-dire que les parafoudres à cornes ont été shuntés par des condensateurs. Comme les orages sont nombreux dans la région où l’essai a été entrepris, s’il n’y a aucun amorçage des parafoudres à cornes, on pourra conclure à la fin de la saison que l’appareil est efficace. Si, mal-
- (d) Éclairage Électrique, t. XLII, 4 mars 1905,- p. 346. (2) Éclairage Electrique, t. XLIIJ, 29 avril 1905, p. ia3.
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- gré les condensateurs, les parafoudres s’amorcent, on pourra augmenter l’écartement des cornes et voir, si après cela, il n’y a plus amorçage ni avarie de transformateurs.
- Gomme mesure générale de protection, des bobines de; self ont été placées avant les transformateurs. Les plus récentes sont constituées par des spires en rondin de fer doux, plus commodes pour le montage que les bobines en spirales concentriques.
- Au départ des feeders et de la ligne de l’Aguzou, plusieurs séries de parafoudres à cornes sont établies en chicanes, avec des bobines de self, de manière à opposer le plus d’obstacles possibles aux courants à haute fréquence et aux coups de foudre directs.
- Tous les postes de transformation sont munis de parafoudres à cornes, avec bobines de self et résistances liquides. Les postes principaux, c’est-à-dire ceux de Fabrezan, Carcassonne et Narbonne, seront munis d’un système complet analogue à celui de Saint-Georges.
- Cette organisation contre la foudre, avec la question des isolateurs, constituent les difficultés les plus sérieuses de l’exploitation des transports de force à haute tension: Nous ne croyons pas qu’elles aient été résolues l’une et l’autre, et les publications que l’on a faites à ce sujet n’onl pas donné d’indications bien précises.
- (A suivre.) Edmond Gaïsset.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- L'absorption des rayons a dans les métaux. - • E. Meyer. — PhysUcalische Zeitschrift, Ier juillet 1907.
- Si l’on place, dans un faisceau de rayons parallèles, une feuille d’aluminium et une feuille d’étain, on trouve une absorption dillérente de de ces feuilles métalliques pour les particules x suivant que les rayons passent dans la direction Al Sn ou dans la direction Sn-vAl. Ce phénomène a été observé pour la première fois par M“e Curie. Dans une étude précédente, l’auteur a cherché à prouver que cette différence d’absorption provient seulement des pertes de vitesse que subissent les particules x dans les coudes métalliques. Si donc on a, par exemple, déterminé l’absorption individuelle en % de l’aluminium et de l’étain, en fonction de la vitesse des particules a, il doit être possible de calculer l’absorption simultanée, que les rayons passeot dans la direction Al—*-Sn ou dans la direction
- Sn->-Al.
- Les causes du phénomène décrit ont donné lieu à discussion, ce qui a déterminé l’auteur à faire sur ce sujet des expériences précises. Le
- dispositif expérimental était à peu près le même que celui de Bronson, avec un diaphragme que traversent les rayons « émanant d’une plaque de radiotcllure et un électromètre sensible. Ku-çera et Masek ayant indiqué que la dispersion diffuse doit augmenter avec le poids atomique des métaux, l’auteur a jugé intéressant d’étudier aussi les phénomènes présentés par les métaux de poids atomique élevé. Parmi les nombreuses expériences faites, il cite les résultats de celles qui se rapportent à l’argent, l’or et l’aluminium. Le tableau 1 indique les absorptions en °/0 d’une feuille d’or et d’une feuille d’argent (ramenées à une pression de 75om®,5 et à une température de i5°), en fonction de leur distance D de la préparation.
- Les valeurs de l’ionisation sans couche absorbante, sont indiquées par le tableau IL
- Au moyen de ces tableaux, on peut calculer de la façon suivante l’absorption Au->~Ag et Ag-+-Au.
- Si par exemple la préparation se trouve à une distance de i'ra,2Ô du condensateur, on trouve une ionisation de Si l’on introduit, de-
- vant le condensateur, pour le trajet des rayons.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. III. — N° 30.
- la feuille d’or, celle-ci absorbe 49,1 %• L’ionisation dans le condensateur a donc alors pour valeur :
- Comme l’indiquent les résultats du tableau II, on a, sans couche absorbante, une ionisation de 124,4 quand la préparation est à la distance de 2cm,3io. Pour une distance de 2cm,3io, l’argent absorbe 22,8 °/0. L’absorption totale des deux couches a donc pour valeur
- Les expériences ont donné comme résultat le chiffre de 61,6 % .
- TABLEAU I
- TABLEAU II
- Dans le tableau III sont indiquées, dans la deuxième colonne, les absorptions de Au->-Ag calculées avec cette méthode. La troisième colonne donne les valeurs observées de l’absorption Âu->-Ag. La quatrième colonne indique les différences entre les valeurs calculées et les valeurs observées. Le tableau IV donne les mêmes indications pour l’absorption dans le sens Ag->- Au. On voit que les écarts importants ne se rencontrent que sur les chiffres relatifs aux faibles et aux grandes distances.
- TABLEAU III
- Les tableaux Y, VI, VU et VIII donnent les
- chiffres correspondant à l'aluminium et à l’or. Tous les chiffres sont relatifs, dans ces tableaux, à une pression de j5omm,8 et une température de 18, i°.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- TABLEAU VI
- ÀBLEAU
- La concordance n’est pas aussi lionne que précédemment. Les valeurs calculées de Al->-Au jsont presque toutes trop faibles ; celles de Au-»-Al sont presque toutes trop fortes. C’est un résultat rencontré souvent pour différentes combinaisons. On voit que les différences entre les chiffres Au->-Al et les chiffres Al-»-Au sont plus grandes que les différences observées.
- L’auteur a déterminé les distances d’air équivalentes en fonction de la distance D pour diverses feuilles d’or, d’argent et d’aluminium, j
- Les tableaux IX et X donnent les résultats ainsi obtenus par le calcul. On voit que la valeur de l’intervalle d'air équivalent diminue en général avec la distance de la feuille absorbante, c’est-à-dire que les rayons les plus lents perdent moins de leur portée en traversant les feuilles métalliques que les rayons ayant une plus grande vitesse. Pour l’aluminium et l’argent, cette diminution de l’intervalle d’air équivalent semble être plus grande au début. Cela semble bien indiquer que la loi de l’absorption des rayons * dans les métaux est assez compliquée.
- TABLEAU IX
- INTERVALLE D’AIR
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Moteur fonctionnant comme moteur série sur courant continu et alternatif, et comme moteur à répulsion. — E. Danielson. —Elektro-technische Zeitschrift, 3o mai 1907.
- On sait qu’un moteur série doit, pour présenter un bon facteur de puissance, fonctionner
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- avec une vitesse sensiblement supérieure a celle du synchronisme; on sait aussi que le moteur à répulsion ne peut pas fonctionner à une vitesse supérieure h 5o°/0 ou delà du synchronisme, sans présenter des crachements aux balais, Dans des conditions identiques, le facteur de puissance est donc toujours meilleur, au voisinage du synchronisme, avec le moteur à répulsion qu’avec le moteur série, tandis que le rendement est beaucoup meilleur avec le moteur série qu’avec le moteur à répulsion pour les vitesses supérieures au synchronisme. Pour cette raison et pour d’autres, l’auteur a pensé qu’il y aorait avantage, dans beaucoup de cas, à réaliser une sorte de combinaison de ces moteurs, de façon à utiliser les propriétés avantageuses de l'un et de l’autre. C’est le but du dispositif suivant :
- Le type particulier de moteur à répulsion-,. j .imaginé parLatour, et consistant à utiliser deux* •circuits en court-circuit au lieu d’un et à injecter le courant d’excitation entre ces deux court- , circuits, est maintenant bien connu. Ji faut, pour- • éviter uuc dispersion nuisible, bobiner le stator- ! seulement sur les portions de la périphérie qui •correspondent aux segments court-circuités. O» voit immédiatement que, quand une paire de-balais opposés est mise hors circuit, le moteur ne peut pas fonctionner plus longtemps comme-moteur à répulsion compensé, mais fonctionne comme moteur série, l’excitation étant produite-par la différence géométrique des ampère-tours dans le stator et dans le rotor. Si l’on-dimensionne'les enroulements de telle façon que les ampère-tours du rotor (entre des balais opposés) soient égaux aux ampère-tours du stator, les deux balais viennent aux points limités entre les pôles inducteurs. La figure 1 montre les connexions d’un tel moteur-; a est l'enroulement statorique, te l’induit, ! un commutateur permettant de modifier le sens de rotation, et m un interrupteur permettant de transformer le moteur série en moteur à répulsion ou inversement. On voit que, quand cet interrupteur est ouvert, comme cela est indiqué sur la figure i. le moteur est un moteur purement série, les balais 6e étant mis hors circuit, tandis que, quand l’interrupteur est fermé, les balais b et c et d et e sont court-eircuités, le moteur fonctionnant alors comme moteur à répulsion du système Latour.
- “ Evidemment, les connexions d’une telle
- machine sont très simples. Tl reste à déterminer comment se comporte un tel moteur, a» point de vue électrique et magnétique, par rapport aux autres moteurs employés jusqu ici. Pour pouvoir poursuivre cette étude, 1 auteur suppose qu’on prenne un moteur à répulsion et qu’on le modifie d’après le dispositif indiqué. II suppose d'abord que le rotor, avec son enroulement, reste exactement le même, toutes les modifications nécessaires étant faites sur l’enroulement du stator seulement.
- Il est évident que les propriétés d’une telle •machine sont très différentes pour différents :ano-les entre les balais. L’auteur a déjà abordé mette question dans une étude antérieure. On •suppose que l’angle entre les balais de court-«circuit est de 120°, ce qui correspond « un angle Je fio0 pour l’excitation.
- L’auteur considère un moteur du type Winter Eichbcrg, dans lequel le scourt-circuits comprennent 180 degrés électriques et le courant d’excitation est injecté par des balais particuliers, formant un angle de 90° avec les balais en court-circuit. Si l’on emploie le même induit, mais avec la disposition de balais de Latour, la répartition des lignes de force pour un même courant d’excitation, est modifiée comme l’indiquent les figures 2 « (moteur \V. E.) et 2 b (moteur Latour). Le nombre des lignes de force est abaissé à 5/9 de la valeur précédente. La tension d’excitation au démarrage serait donc de ;
- 9 3— 27
- puisque l’induction ne se produit maintenant que dans i/3 des tours. Mais, l’enroulement actil
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- étant plus favorablement placé par rapport aux lignes de force, la tension d'excitation est, en réalité, de
- comme le montre»un calcul simple.
- Fig. a.
- Si le stator était, primitivement, complètement bobiné, et, s’il n’est plus bobiné maintenant que sur 2/3 de la périphérie, la tension de dispersion serait, pour le même courant, environ les 2/3 de la précédente. Si l’on admet que la tension de dispersion dans le stator doit être égale à la tension d’excitation, le nombre des fils par encoche du stator doit être modifiée dans le rapport de
- Pour une même valeur du courant principal, le courant de court-circuit dans l’induit doit donc avoir pour valeur o,6a5 de la valeur précédente.
- Pour pouvoir calculer le rapport entre les pertes dans le cuivre, dans l’un et l’autre cas, il faut connaître le rapport entre le nombre de tours du stator et le nombre de tours du rotor. Celui-ci dépend de la longueurde l’arc polaire, de la forme des encoches et de la grandeur de l’entrefer.Ou admet que, la machine n’ayant pas été modifiée, le nombre de tours du stator est deux fois plus grand que celui du rotor, ce qui correspond à des conditions normales : on suppose que le courant traverse l’enroulement sta-torique et l’enroulement rotorique en deux circuits parallèles.
- Si l’on suppose le courant principal égal à 2, les répartitions de courant sont à peu près les suivantes :
- i° Machine primitive :
- Courant dans l’enroulement statorique . . 1
- -=*- — rotorique; courant de court-circuit 2
- Courant clans l’enroulement rotorique, courant d’excitation........................... 1
- Le courant d’excitation et le courant de court-circuit étant à peu près en phase, on peut dire que le courant résultant, dans une moitié de l’enroulement rotorique, est égal à 3 et, dans l’autre moitié, égal à 2. On a doue; :
- Pertes dans le cuivre du stator 1 . r,
- Sü=5r,.
- 2° Nouvelle machine :
- Courant dans l’enroulement stalo-
- ri<lue - 1
- Courant dans un tiers de l’enroulement rotorique............................ 1
- Courant dans deux tiers de l’enroulement rotorique •.................2x0,625
- Pertes dans le cuivre du stator :
- ~ - 0,(>25s • r,=o,26r,. Pertes dans le cuivre du rotor ;
- 3
- rr 2 . 2 . o,6259 3
- :,373rr
- On voit donc que les pertes dans le cuivre du stator sont abaissées jusqu’à 0,26 des précédentes, et les pertes dans le rotor à 0,270 du moteur primitif. On a donc le droit d’élever au moins dans le rapport de
- V^ê=i’91
- l’intensité de courant sans augmenter pour cela l’échauffement. On obtient alors entre les deux moteurs les chiffres comparatifs du tableau I.
- Pour donner à la machine modifiée C la même tension induite sous les balais, et rendre les machines équivalentes à ce point de vue, il faut modifier le nombre de tours d’enroulement du rotor dans le rapport de 1 à o,85. On obtient par cette modification le moteur C (3e colonne du tableau).
- En employant le dispositif Latour, ou obtient donc, pour le même échauffement de cuivre et avec le même induit, presque le même couple et uu meilleur rapport entre le couple et les
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- volt-ampères. Les pertes dans le fer ne doivent pas non plus être plus élevées. Le flux est augmenté il est vrai de 6 °/0, mais la répartition est beaucoup plus favorable pour les dents, car le champ utile a une forme plus rectangulaire.
- TABLEAU I
- Ce nouveau type de machine n’offre que des avantages sur les machines précédentes, si l’on fait abstraction de la tension plus faible. On peut remarquer aussi qu’en réalité, au démarrage, le couple par rapport aux voltampcres est plus de 6 % meilleur dans ce moteur que dans les anciens, parce que la saturation dans les dents se produit pour un couple beaucoup plus faible.
- La comparaison qui précède se rapporte au démarrage et non à la marche en vitesse, mais il faut remarquer que le démarrage constitue précisément le point critique de ces moteurs et qu’il •est impossible, à cause des hypothèses a faire sur la dispersion, d’établir une comparaison absolument rigoureuse; pour cette même raison, il est permis de négliger les différences de répartition du courant au démarrage et en marche normale.
- Si l’on utilise la machine comme moteur série, c’est-à-dirc si l’on met hors circuit deux balais opposés, la répartition des lignes de force magnétiques est celle qu’indique la figure 3. Les lignes a b c ou d e f g représentent les répartitions des lignés de force magnétiques
- dues aux ampère tours de l’induit et aux ampère tours du stator. La surface hachurée représente le champ résultant. Les balais traversés par le courant sont en h et k ; les balais saus courant soûl en let m. On voit que les balais h. et k doivent commuter dans un champ qui n’est pas complètement nul. Cet irfbonvcnient pourrait être facilement évité si Ton modifiait un peu l’angle des balais, mais, pour d’autres raisons,
- Fig. 3.
- cette façon de faire ne serait peut-être pas très bonne. L’action nuisible du faible champ magnétique en h et k est, en tous cas, si faible qu’on peut la négliger en comparaison de l’induction du champ principal, dans les bobines court-cir-cuitées, surtout si Ton remarque que ces deux inductions se composent géométriquement.
- On pourrait objecter que les balais sans courant, qui sont dans le champ le plus intense, peuvent occasionner des étincelles. Mais il faut tenir compte qu’aucune commutation ne se produit sous ces balais, de telle sorte qu’il ne s’agit pas de la tension de commutation ordinaire, mais seulement de la tension induite directement par le champ. La grandeur de celle-ci est facile à calculer par rapporl à celle que le champ principal produit sous les balais qui amènent le courant. On peut voir, d’après la figure 3, que l'intensité de champ au point l est environ 1,2 fois plus grande que la valeur moyenne du champ utile total. On voit alors que, au synchronisme et pour le montage en série, la tension la plus élevée de rotation sous le balai en l est, par rapport à l’induction due au champ principal en h, comme
- —^ — 0,765.
- À cette induction doit être ajoutée géométriquement l’induction due à la variation sinusoïdale du champ principal. Le nombre de lignes de force qui produisent une induction sous l est égal à 0,24 du nombre total des lignes de force. L’induction peut donc être désignée par la
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- valeur o,2d, et l'induction totale composée a pour valeur
- V^o,765â -1- o,242 = 0,802.
- Elle est donc plus petite que l’induction sous les balais traversés par le courant. Au delà du synchronisme, l’intensité de champ varie d’une façon à peu près inversement proportionnelle à la vitesse, de sorte que, à ce moment, la production d’étincelles de ces balais n’est pas beaucoup plus importante.
- Le fonctionnement de cette machine comme moteur série est d’ailleurs le même que celui d’uu moteur série ordinaire et ne nécessite aucune explication complémentaire. Il est vrai que la dispersion dans les inducteurs de cette machine est. un peu plus élevée que dans un moteur série ordinaire; c’est pourquoi, dans la machine étudiée par l’auteur, on a prévu un circuit magnétique plus court dans le stator (afin de diminuer un pou les pertes) et on a diminué un peu la dispersion de l’induit. L’enroulement du stator doit être considéré comme plus avantageux que celui du moteur série ordinaire au point de vue des pertes dans le cuivre et de la dépense de cuivre, car il est toujours plus facile de produire une aimanlatiou donnée au moyeu d’une seule bobine qu’au moyen de deux bobines composantes formant entre elles un certain angle.
- Quelques expériences ont été faites sur des machines de ce type. Les résultats obtenus dans les essais ont confirmé les prévisions théoriques de l'auteur. Les moteurs à six pôles sont construits pour une puissance de 20 chevaux : ils fonctionnent maiuleuant sur dos automotrices d’essai des chemins de fer suédois. Ils fonctionnent sans difficulté dans les différentes conditions et il semble probable que les mômes bons résultats seraient obtenus avec des unités plus puissantes.
- La figure 4 représente, en fonction de la vitesse de rotation, les facteurs de puissance observés sur le moteur fonctionnant comme moteur à répulsion cl comme moteur série. La courbe en trait interrompu représente la valeur probable du facteur de puissance au delà de 900 tours par minute, la machine n'ayant pas été entraînée à ces vitesses. La vitesse périphérique du collecteur à 900 tours par minute n’étant pas plus de 17 ou i5 mètres par seconde, il
- est clair que la limite n’est pas atteinte pour cette vitesse et que cette limite est d’environ 3° °/« plus élevée.
- Comme le montrent les courbes, le moteur fonctionne avec un facteur de puissance toujours supérieur à l’unité quand on le transforme, entre 800 et 4oo tours, en moteur série, il faut remarquer que cette machine avait été construite initialement pour fonctionner seulement comme moteur compensé et que, dans ces conditions, les facteurs de puissance obtenus dans la marche en série sont moins favorables qu’ils n’auraient pu l’être.
- L’auleuv pense que la réunion décrite des deux types de moteurs doit permettre d’obtenir les avantages suivants :
- t° On obtient une machine possédant les propriétés avantageuses du moteur à répulsion compensé au voisinage du synchronisme, jointes aux propriétés analogues du moteur série au delà du synchronisme. Tandis que, par exemple, un moteur série a, en moyenne, un facteur de puissance de 0,86 entre le synchronisme et 5o % au delà du synchronisme, c’est-à-dire une composante déwattée de 0,5 du courant principal, un moteur établi d’après ce système n’a, entre les mêmes limites, presque pas de courant déwatté tandis que, contrairement au moteur à répulsion compensé ordinaire, il présente un fonctionnement aussi favorable que le moteur série ordinaire.
- Ces propriétés sont avantageuses toutes les fois qu’il s’agit de l'entraînement d’une automotrice ou d’un train à vitesse très variable, par exemple pour les chemins de fer d’intérêt local
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- où I on peut souvent adopter de grandes vitesses en rase campagne. Il en est de même pour les locomotives destinées à remorquer tantôt des trains de voyageurs, tantôt des trains de marchandises.
- 2“ Dans tous les cas où l’on a besoin d’un moteur à répulsion compensé, le moteur de l’auteur présente l’avantage de pouvoir fonctionner invariablement sur courant continu.
- 3° Bien que le moteur puisse fonctionner comme trois machines différentes, il ne porte néanmoins qu’un seul enroulement sur le stator. Il est donc aussi simple que possible au point de vue mécanique.
- B. L.
- Détermination des pertes dans le fer par la méthode des trois voltmètres. — Zipp. — Elektro-tcchnik und Maschinenbau. So juin 1907.
- La méthode des trois voltmètres permet, comme l'on sait, de déterminer l’intensité de courant, le décalage, et la puissance consommée dans des circuits inductifs, à la seule condition que l’on connaisse la valeur de la résistance ohmique intercalée en série avec l’inductance. La tension totale e$ est donc égale à la somme géométrique des tensions e, et e.» aux bornes du circuit de résistance et d'induction L,, et du circuit de résistance ohmique /'2. L’intensité du courant i se déduit de la relation i = e2jr.2> et on trouve facilement l’angle ?t. O11 sait que la tension e,, aux bornes de la bobine de self-induction, doit se décomposer en deux composantes rectangulaires
- = irt et E4 = fieLi.
- On obtient le point de rencontre de ces deux composantes en décrivant un cercle avec e, comme diamètre et eu prolongeant e,2 jusqu’il son intersection avec e2. On trouve ainsi l’angle ç2 de décalage eutre el et i, et l’on peut déterminer facilement la valeur cherchée de /•,. De même on peut trouver facilement le coefficient de self-induction L,. La puissance consommée dans la bobine de self-induction a pour valeur
- A, = (V, .
- On peut se demander jusqu’à quel point cette méthode est applicable, quand la bobine de sclf-induction contient un noyau de fer qui donne
- lieu à des pertes par hystérésis et par courants de Foucault, Dans une bobine de self-induction sans fer, l’énergie totale consommée doit être transformée en chaleur Joule, c est-à-dirc que la grandeur e cos ? est identique avec la composante de tension ir : il en résulte que le triangle des tensions est toujours rectangle. Quand, au contraire, l’énergie consommée correspond, non seulement à des pertes Joule, mais aussi à des perles dans le fer, la composante de tension e cos y doit être plus grande que la chute ohmique ir. II en résulte que le triangle des tensions doit présenter un angle obtus. La tension induite Es 11e peut plus être exprimée par la formule E, = ûùL volts ;
- elle est exprimée par la formule
- EIt£ = -ï=wZlo-*volts,
- V*
- Z, étant le nombre de tours de la bobine de self-induction et N le flux. La tension induite E, n’est plus perpendiculaire à i, mais perpendiculaire à la direction du champ.
- La figure 1 représente ce cas: le champ N est déphasé d’un angle en arrière du courant i;
- Es, perpendiculaire à N, se compose avec la chute ohmique ir suivant un angle obtus a et donne la différence de potentiel aux bornes e. L’énergie absorbée par la bobine A est donnée par l’équation
- A — ei cos ç = OK . i ; on a donc l’égalité
- OK= OM + MK, d’oii l’on déduit l’expression
- À = OM . i + MK . i.
- Comme on a OM =jr, OM.t a pour valeur iV, c’cst-h-dire la portion A, de l’énergie totale absorbée, qui se transforme en chaleur Joule. Le
- Aj = MK.i
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- est la portion qui correspond, d’après la loi de la conservation de l’énergie, à la chaleur produite par l’hvstérésis et par les courants de Foucault. L’angic obtus a du triangle des tensions est caractéristique dans tous les circuits inductifs qui, outre la consommation propre due à la chaleur Joule, doivent fournir encore un autre travail extérieur.
- Si l’on applique ce résultat à la mesure d’une résistance inductive présentant des pertes dans le fer, on trouve que, dans un tel cas, il faut, pour pouvoir déterminer la vraie valeur de la chute ohmiquezV,, connaître non seulement r.2 mais encore /•,. On obtient alors un diagramme tel que celui de la figure 2, dans lequel la tension Es, est la résultante des deux tensions z>, et ev,
- l’angle compris entre E,, et iri étant obtus. Si l’on prolongez/’, jusqu’à son intersection avec le cercle décrit sur <?,, on obtient le point G et l’énergie totale absorbée par la bobine de self-induction BC , i se décompose en deux parties A, = BF.* = ïV,
- Aa = CF . z,
- la deuxième représentant les pertes dans le fer cherchées.
- On peut donc employer la méthode des trois voltmètres pour la détermination des pertes dans le fer, en y ajoutant une seconde mesure de résistance. Cette méthode peut avoir, sur la méthode wattmétrique, l'avantage de supprimer la correction souvent nécessaire pour tenir compte de la consommation propre du wattmètre. Elle permet d’obtenir une exactitude suffisante si l’on emploie un voltmètre statique et si l’on choisit la résistance en série r% de telle façon que les ten-
- sions c,, e2 et es rte different pas trop les unes des autres afin d’éviter les erreurs dans la proportionnalité de l'échelle des mesures.
- E. B.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Sur la production d’oscillations de grande fréquence au moyen d’un arc électrique. — L.-W. Austin. — Bulletin of Bureau of Standards, vol. III,
- Après un historique, où il mentionne les travaux de E. Thomson, de Duddell, de Janet, de Maisel, de Snlomonson,'de Fessenden, de Simon et Reich et de Poulsen, l’auteur décrit les expériences qu’il a faites sur ce sujet.
- pe électrique était louriin
- pèremètre à courant continu,
- ipacité C consistait en un i deux petits condensateurs i mica de o,o4 microfarad
- de capacité chacun. L’induc- pig. !.
- tance L, généralement em-
- ployée dans le circuit oscillant, comprenait trois tours de fil enroulé sur une bouteille. L’inductance de cette bobine et des fils de connexion s’élevait à 0,009 millihenry environ. La fréquence des oscillations était toujours mesurée par une méthode de résonance dans un circuit secondaire accouplé d’une façon suffisamment lâche avec le circuit primaire pour que la réaction entre les circuits lut négligeable, ainsi que l’ont montré des expériences spéciales. Ce circuit secondaire comprenait un condensateur variable à air C', un ampèremètre à fil chaud II' ayant une résistance de 7 ohms, une inductance
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- d’accouplement L' de 25 tours de fil enroules sur une bouteille, et parfois une inductance variable supplémentaire.
- L’auteur a fait des expériences préliminaires en employant comme électrodes de l’arc des charbons homogènes, des charbons à mèche, du cuivre, du graphite, et une anode de cuivre avec une cathode de charbon. Il a trouvé qu’avec toutes ces sortes d’électrodes, on peut obtenir une fréquence supérieure à iooooopar seconde. Les trois premières ne donnent généralement que par instant des oscillations de haute fréquence, au moins quand l’arc est formé dans l’air, et c’est seulement avec des électrodes en graphite qu’il a été possible d’obtenir dos conditions suffisamment stables pour pouvoir faire des observations quantitatives.
- Les constantes relatives à cette expérience sont les suivantes :
- On a trouvé que, dans ces conditions, les oscillations de grande fréquence étaient réellement obtenues et étaient très constantes; souvent elles duraient une demi-heure sans que l’on s’en occupai. En mesurant la fréquence par le circuit secondaire, on trouva des maxima nettement marqués pour les fréquences de 295, 58o et yioooo par seconde. A la plus basse fréquence semble correspondre la plus grande partie de l’énergie en jeu ; à la plus haute fréquence semble correspondre la plus faible partie de l’énergie en jeu. La fréquence calculée d’après l’inductance et la capacité du circuit primaire
- avait pour valeur 260000, Il semble possible qu’il y ait d’autres fréquences de plus courte période et de moiudre intensité, mais l’auteur n’a pas pu les déceler.
- D’après les résultats obtenus par Simon avec des arcs à basse fréquence, la fréquence doit augmenter quand l’intensité du courant augmente et quand la longueur d’arc décroît. Ce point fut étudié par l’auteur, et les résultats obtenus sont indiqués par les tableaux I et II-
- TABLEAU I
- Le tableau I montre l’effet produit sur les trois maxima par une modification de la résistance dans le circuit principal. On peut noter que la fréquence la plus basse varie moins que les deux
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- 11 Juillet 1907.
- R.ËVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- autres, et que les trois fréquences sont à peu près dans les rapports i : 2 : 3. Il n’a pas paru possible de mesurer la variation de longueur d’arc avec une précision quelconque. Le tableau II montre seulement la relation entre la variation de fréquence du deuxième maximum et la variation du courant produite par une modification de la longueur d’arc. On voit, que la fréquence croît quand l’arc décroît, beaucoup plus rapidement que cela ne se produirait si la variation était due entièrement à la variation résultant du courant, ce qui prouve que le raccourcissement de l’arc produit par lui-même un accroissement de la
- On fit encore des expériences en employant une tension de 120 volts au lieu de a4o et aussi en disposant deux arcs en série. Lu capacité dans le circuit primaire était de 0,08 microfarad. Les résultats obtenus sont indiqués par les tableaux III, IV et V. On peut voir que les résultats relatifs à un arc h 120 et à 24.0 volts sont très voisins. La différence observée peut être due à une légère différence dans le réglage de la longueur d’arc. L’adjonction d’un second arc en série avec le premier produit une diminution marquée de la fréquence, tandis que le courant alternatif croît de 5 à 7 ampères.
- TABLEAU III
- G0CJB FRÉQUENCE
- 2 J amp, 3,o 3,5 i.oamp. 3l5,ooo 356,000 363,000 379,000
- TABLEAU IV Différence de potentiel entre les bornes de l’are: 34 volls environ
- C0UB
- 2,0 amp. 3,o 3,5 5,2 2.2 amp. 3.2 4,i 4.9 35ê,ooo 378,000 390,000
- Dans les conditions indiquées ci-dessus, l’adjonction d'un ohm ii la résistance du circuit dérivé détruit entièrement les oscillations, tandis que l’adjonction d’un quart d’ohm les réduit de moitié environ. On n’a pas observé de variations de fréquence dues à la modification de la résistance et de l’intensité du courant alternatif dans le circuit oscillant dérivé.
- Avec l’arc au graphite, l’auteur a fait quelques expériences de téléphonie sans fil. Un fil était connecté au circuit oscillant secondaire et sortait par la fenêtre du laboratoire, l’autre pôle du circuit secondaire étniL relié h la terre. Le courant dans l’antenne était de 0,1 ampère environ. Un microphone étaitintercalé dans l’antenne, et, quand on parlait devant cet appareil, on pouvait entendre distinctement les mots prononcés dans un téléphone relié à un détecteur électrolytique fixé à une antenne semblable à 5o mètres de distance.
- Are dans l’hydrogène.
- D’après Ponlsen, on peut produire des oscillations beaucoup plus puissantes en employant un arc placé dans une atmosphère d’hydrogène. L’auteur a employé, comme Poulsen, un arc placé dans du gaz d’éclairage. Il a trouvé d’abord que des oscillations à haute fréquence se produisaient beaucoup plus facilement que dans l’air avec des électrodes en carbone et en carbone et cuivre. Les meilleurs résultats furent obtenus avec une anode en cuivre et une cathode en carbone, ou bien avec deux électrodes en graphite.
- Non seulement l’hydrogène permet aux oscillations de se produire plus facilement et de se maintenir avec de plus grandes longueurs d’arc, mais l’effet le plus remarquable est l’accroissement de l’énergie que peut fournir le circuit oscillant. Comme cela a été indiqué ci-dessus,
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- l'éclairage électrique
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- I SG
- on ne peul pas insérer directement dans le circuit oscillant uhe résistance de plus d’un ou deux olirns sans détruire les oscillations, mais des résistances importantes peuvent être disposées dans le circuit secondaire accouplé, et, de cette façon, on peut soutirer de l'énergie du circuit primaire avec l’arc au graphite dans l’air à 2^0 volts, on ne peut pas soutirer de cette façon plus de six on huit watts. Avec l’arc dans l’hydrogène, on peut soutirer plus de 100 watts: dans une expérience, l’auteur a pu porter ainsi à l’incandescence une lampe de 110 volts et 32
- Les eonsLantes relatives à une expérience faite sur l’arc dans l’hydrogène sont données ci-des-
- gazeux. 11 se produit certainement dans l’arc des phénomènes particuliers de pression, car on remarque l’apparence particulière de la flamme du gaz dans lequel l’arc se forme quand il sc produit des oscillations.
- La cause de l'effet favorable de l’hydrogène dans l’arc n’est pas absolument claire. Il semble certain que cet effet est du en partie à la grande conductibilité calorifique du gaz qui tend à refroidir les électrodes entre les pointes de courant. D’après Poulsen, ontvc les effets de refroidissement, il y a une influence marquée de la conductibilité électrique de l’arc à laquelle il attribue une grande importance : cette question exigerait des études plus complètes pour pouvoir
- Circuit primaire.
- Courant continu ?ans oscillations. 5 ampère,.
- Courant continu avec oscillations. 2,5 ampères.
- Différence de potentiel avec oscillations. .........................4o volts.
- Différence de potentiel avec oscillations...........................90-100 volts.
- Différence de potentiel à circuit
- ouvert......................2/10 volts.
- Gourant alternatif dans le primaire. 9 ampères.
- Capacité..........................0,08 microfarad.
- Circuit secondaire.
- Inductance........................0,168 millLhenrj.
- Capacité..........................o.ooot r microfarad.
- Résistance........................lampe à 110 volts,
- 32 bougies.
- Le fait le plus intéressant dans cette expérience, outre l’augmentation de puissance, est la diminution marquée de l’intensité de courant continu et l’accroissement de la chute de potentiel dans l’arc. Cela dépend de la charge sur le secondaire, et, avec le secondaire ouvert, les différences sont faibles. Les mêmes modifications peuvent être obtenues avec l’arc au graphite placé dans l’air, mais le courant tombe alors seulement de o,r ampère, et la tension augmente de quelques volts seulement.
- La présence de l'hydrogène, au moins quand il forme un courant gazeux dans l’arc, comme c’est le cas, exerce un effet très défavorable sur l’acuité de l’accord. Les maxima deviennent fréquemment si incertains qu’il est tout à fait impossible de déterminer la fréquence. Cela peut être dû au souillage de l’arc par lo courant
- . Arc dans la vapeur d’eau.
- L’auteur a fait encore des expériences en plaçant l’arc d’ans de la vapeur d’eau. On employait des électrodes en graphite, ou bien une anode en cuivre et une cathode en carbone. 11 a été possible de retrouver tous les effets observés avec l’arc dans l’hydrogène. O11 obtenait des oscillations aussi facilement et avec la même intensité. On a observé aussi des oscillations de grande puissance quand l'arc était formé dans l’eau, la vapeur était produite par la chaleur de la décharge. Dans ce cas, le refroidissement était souvent trop rapide et Tare s’éteignait.
- Arc à haute tension dans L'air comprimé.
- Dans les expériences suivantes, l’auteur a repris les idées de Fessenden et de Simon en plaçant l’arc dans une atmosphère sous pression, en employant une faible intensité de courant et des électrodes métalliques. La source de courant était un groupe de dix dynamos à courant continu à 500 volts. Une résistance fixe de 30000 ohms environ était en série avec les machines, et, en court-circuit, lintensité du courant était de o,t5 ampère. La tension à circuit ouvert, mesurée avec un voltmètre électrostatique de Braun, était de 4 5oo volts.
- La figure 2 indique la disposition générale des circuits; T désigne l’arc dans l’air comprimé, A l'ampèremètre a courant continu, Y le voltmètre électrostatique, G un condensateur à air comprimé de Fessenden ayant une capacité de
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- o,oo44 miernfarad, L trois tours d’inductance de 0,009 millihenrys et R la résistance de 3oooo ohms en série. Les conducteurs WW aboutissaient au groupe de génératrices en série.
- Les électrodes métalliques étaient creuses et étaient munies d’une circulation d’eau intérieure. Les constantes de l’expérience étaient les suivantes :
- Le fait le plus important est l'augmentation considérable de la différence de potentiel aux bornes de l’arc quand les oscillations se produisent. C’est évidemment un exemple plus nettement marqué du phénomène indiqué pour l’arc dans l’hydrogène. On voit aussi que les oscillations provoquent une diminution du courant
- continu de la même manière que dans l’arc à basse tension. Ou a toujours trouvé comme fait caractéristique de l’arc chantant, et aussi de l’arc à haute fréquence à basse tension, qu’il est impossible d’introduire une résistance de plus d’un ohm ou deux dans le circuit oscillant dérivé, sans causer l’interruption des oscillations. Dans l’arc à haute tension, il n’en est pas ainsi. On peut introduire des résistances de plusieurs centaines d’ohms sans modifier les phénomènes.
- La question de la présence de fréquences différentes de la fréquence fondamentale a été étudiée avec le circuit secondairè résonant, mais aucun résultat ne fut obtenu. Cet arc n’a pas présenté de variation de fréquence quand le courant coutinu était réduit de plus de moitié par l’insertion de résistance. Il n’y avait pas non plus de variation de fréquence quand la longueur de l’arc était modifiée.
- Une lampe de 110 volts 100 bougies étant placée dans le circuit oscillant dérivé, on observe un courant de 2,1 ampères de fréquence 65o 000, Cela représente environ 200 watts. La puissance consommée étant de 3oo watts, cela correspond à un rendement de 60 %. On fit d’autres expériences a des fréquences plus élevées avec la même méthode, on obtint 180 watts à i5ooooo périodes et 1 4o watts à 3 5oo 000. Pour une fréquence de 4 5ooooo environ, les oscillations devinrent irrégulières et les observations ne purent être poursuivies plus loin.
- Quand on augmente progressivement la pression de l’air, les oscillations produites augmentent d'une façon considérable. Au delà de 5 atmosphères, cette augmentation devient de moins en moins marquée. Au-dessous de 2 atmosphères, il y a une grande incertitude. L’arc à haute tension dans l’air n’est certainement pas continu. Le coefficient d’amortissement mesuré par la méthode de Drude, est d’environ 0,1 par période. On a, dans ce cas, une décharge par étincelles, avec succession très rapide des étincelles.
- En résumé, l’étude de l’auteur a conduit aux résultats suivants :
- i° Les expériences ont montré, comme celles de Salomonson (Q, que l’arc chantant ordinaire
- (<) Éclairage Électrique, t. XXXIV, 7 fév. et 7 mars igo3, p. 202 et 375 ; tome XXXVIII, a3 janvier 190$, p. i44-
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- L’éclairage électrique
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- avec des électrodes en charbon, ou mieux en graphite, peut produire des oscillations de plusieurs centaines de mille périodes par seconde.
- 2° Les oscillations, étudiées dans un circuit secondaire en résonance, ont présenté trois fréquences d’intensité décroissante correspondant h peu près aux trois premières harmoniques. Cela prouve que non seulement l’onde n’esl pas sinusoïdale, mais qu’elle n’est pas même symétrique.
- 3° La fréquence croît quand l’intensité de courant continu croît.
- 4° La fréquence croit quand la longueur d’arc décroît.
- abaisse la fréquence.
- G0 La fréquence ne semble pas varier avec l’intensité des oscillations.
- 7° On ne peut pas placer dans le circuit oscillant dérivé une résistance de valeur élevée sans détruire les oscillations. On peut introduire une résistance dans le circuit secondaire accouplé, et soutenir ainsi de l’énergie.
- 8° La puissance est beaucoup accrue quand l’arc est formé dans l'hydrogène ou dans Ja vapeur d’eau.
- 9° Quand on fait jaillir un arc dans de l'air comprimé à 6 kilogrammes, entre des électrodes d’argent ou de cuivre, le courant continu ayant une intensité inférieure à 0,2 ampère et la tension du circuit étant de 4 5oo volts, l’arc prend toutes les apparences d’une décharge par étincelles très rapides.
- La fréquence est indépendante du courant continu et de la longueur d’arc et dépend uniquement de l'induction et de la capacité du circuit oscillant : on n’a pas pu observer de fréquence différente de la fréquence fondamentale. L’onde est probablement sinusoïdale.
- lo° Une résistance ' dé plusieurs centaines d'ohms peut alors être insérée dans le circuit oscillant dérivé, et ainsi la puissance utile s’élève à 6o °/„ de celle qu’indique le calcul.
- j i" L’arc à haute tension ne présente pas les crachements que fait entendre l’arc à basse tension. Il est donc très propre aux expériences de téléphonie sans fil.
- U. V.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la vitesse des photomètres à papillote-ment. — J. S. Dow. — The Eleclrician, 3i mai 1907.
- Le fait que la sensation de papillotement dépend de la vitesse du disque photométriquo a été indiqué comme source d'incertitude dans les mesures faites avec ce genre d’appareils. On sait que le photomètre n’est plus sensible quand la vitesse est trop élevée, et certains auteurs ont exprimé l’avis qu'il était nécessaire d’obtenir une vitesse « critique » exacte.
- L’auteur a fait dos expériences sur ce point avec un photomètre à papillotement à tache d’huile de Wild. Le disque k tacheni’huile était entraîne par un moteur électrique de phonographe permettant de maintenir une vitesse constante. En faisant des mesures, on trouva plus commode de maintenir le photomètre immobile
- Celles-ci étaient dos lampes à incandescence entre les bornes desquelles on maintenait une différence de potentiel constante.
- On adopta la méthode suivante pour définir la sensibilité du photomètre. La source lumineuse mobile était déplacée jusqu’à ce que le photomètre parût exactement en équilibre. On notait les positions, de part et d’autre de ce point, pour lesquels on pouvait juste voir que le photomètre n’était plus en équilibre. La moyenne d’un groupe d’observations permettait de déterminer la variation d’éclairement, de l un ou l’autre côté de l’équilibre, et le réciproque de cette quantité fut nommé la sensibilité de l’appareil.
- En comparant des lumières de même couleur dans les meilleures conditions, une variation d’éclairement de 1,6 k 1,8 u/<, de part ou d’autre de l’équilibre a pu être décelée sans difficulté. Cela correspond k un déplacement de 8 k 9 millimètres au centre d’un banc photométrique de 2 mètres.
- Avec un photomètre de Lummer et Brodhun, l’auteur a pu obtenir des résultats bien meil-
- En considérant les relations entre la vitesse et la sensibilité d’un photomètre à papillotement il faut distinguer entre les résultats obtenus quand on compare deux lumières de même couleur et ceux obtenus quand on compare deux lumières decouleur différente. Dans lesdeuxcas,
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- si le disque photométrique tourne trop vite, la sensibilité du photomètre diminue, mais les yilesses limites ne sont pas les mêmes dans les deux cas.
- Comparaison de lumières de la même couleur.
- Dans ce cas, si la vitesse est trop élevée, on trouve que le photomètre peut être déplacé jusqu’à une distance considérable sur le banc photométrique avant que le papillotement devienne visible. La vitesse à laquelle ce point est atteint dépend dans une certaine mesure de l’éclairement. Mais il est évident que, si les surfaces photométriques sont tout à fait parfaites et si leur éclairement est le même, on ne peut pas distinguer la séparation entre elles. On doit donc s’aftendre à ce que, quand le photomètre est dans la position d’équilibre, aucun papillotement ne soit visible, à quelque vitesse que ce soit.
- L’auteur a trouvé qu’il on est bien ainsi à toutes les vitesses, moyennes ou élevées. Mais, quand la vitesse est très faible et que l'éclairement est relativement élevé, on perçoit généralement un papillotement du aux imperfections du disque à papillotement. Cela réduit, évidemment, la sensibilité du photomètre.
- Les expériences faites par l’auteur ont donne les résultats suivants : pour des éelairements supérieurs à io bougies, la sensibilité du photomètre conserve sa valeur maxima pour les fréquences comprises entre /|5o et i ioo. Pour des éelairements supérieurs à 5 bougies, les vitesses élevées ne sont plus admissibles ; les limites des fréquences pour lesquelles on obtient . la sensibilité maxima se rapprochent, et la sensibilité elle-même devient moindre. Le photomètre à papillotement semble donc exiger, d’après les expériences de l’auteur, un éclairement d’au moins 2 à 5 bougies pour fonctionner d’une laçon satisfaisante. Il semble bon d'employer des fréquences comprises entre /joo et 1200 pour la comparaison de lumières de la même couleur. Il est évident aussi que, avec les larges limites de vitesse que l’on peut employer pour des éelairements de 5 bougies cl au delà, il n’y a plus de difficultés à adopter une vitesse donnant des résultats satisfaisants.
- Comparaison de lumières de différentes couleurs.
- Ce cas diffère sensiblement du précédent, j
- L’auteur a trouvé que la vitesse à laquelle la sensibilité maxima est obtenue est beaucoup plus élevée que précédemment. Quand 011 doit obtenir le même ordre de sensibilité que dans le cas précédent, les limites des vitesses que l’on doit adopter sont donc beaucoup plus restreintes. Pour un éclairement de 20 bougies, par exemple, la fréquence doit être comprise entre 1200
- On doit s’attendre évidemment à ce que, pour un éclairement donné, une vitesse beaucoup plus élevée que précédemment devienne nécessaire, puisque la différence marquée de couleur entre les surfaces photomélriques elles-mêmes donne lieu à un papillotement si la vitesse est trop faible. Ce papillotement ne peut pas être amené à disparaître pour une position quelconque du photomètre et, par suite, l’exactitude possible de l’appareil est réduite. Même dans ces conditions, on peut, avec un peu de pratique, juger la position du papillotement minimum avec un degré suffisant d’exactitude, .à moins que la vitesse soit beaucoup trop faible. Mais les limites de vitesse sont évidemment beaucoup plus restreintes que quand les deux lumières ont la même couleur. Pour un éclairement de 20 bougies, la fréquence à laquelle il devient impossible de laire disparaître le papillotement est voisine de 1 2Ô0. Los meilleurs résultats sont | obtenus par des fréquences comprises entre ! 1 a3o et 1 4oo. Pour des éelairements plus faibles, les fréquences auxquelles correspond le maximum de sensibilité sont plus basses. Pour les très forts éelairements, les résultats sont peu différents de ceux obtenus pour un éclairement de 20 bougies.
- Dans les expériences de l’auteur, les différences de couleur étaient plus considérables que cela n’a lieu en pratique. On peut tirer de ces expériences les conclusions principales sui-
- Quaud on compare des lumières de même couleur, les limites de fréquence entre lesquelles la sensibilité du photomètre est maxima sont suffisamment éleudues pour que l’on puisse trouver très facilement une vitesse satisfaisante. Cette vitesse doit,répondre aux éelairements auxquels on a affaire en pratique, mais, si l’éclairement est très faible, il faut une plus faible vitesse, et la sensibilité est diminuée. Pour comparer des lumières différentes, il faut une vitesse
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- plus grande, et les limites des vitesses satisfaisantes sont beaucoup plus restreintes. II n’est pas aussi facile que précédemment de trouver la vitesse exacte la plus avantageuse, mais, avec un peu de pratique, on peut néanmoins y arri-
- Finalement, on peut noter qu’il ne faut pas attendre une grande exactitude d’expériences de la nature de celles-ci. La sensibilité de l’œil au papillotement semble, être facilement altérée et est susceptible de fatigue. Les résultats obtenus à deux jours différents diffèrent souvent d’une façon sensible.
- R. R.
- Sur les causes de la faible durée des lampes à incandescence dépolies. — E.-P. Hyde. — The Electricien.
- On a reconnu depuis longtemps que la durée d’utilisation des lampes à incandescence à ampoule dépolie est à peine un peu plus de la moitié de la durée d’utilisation d’une lampe semblable à ampoule claire. Par durée d’utilisation, il faut entendre la durée de fonctionnement au bout de laquelle la puissance lumineuse de la lampe est tombée à 8o°/0 de sa valeur initiale, la seule explication donuée, jusqu’ici, de ce fait est que la température du filament d’une lampe à ampoule dépolie est plus élevée, à cause de l’absorption plus grande de l’ampoule.
- Sans entrer dans la discussion des effets possibles de la température, il suffit de noter que, si la réduction de la durée d’utilisation peut être attribuée à cette cause, il est très probable que cette même cause amènerait une réduction de la durée au bout de laquelle le filament se rompt. Au contraire, l'auteur a appris récemment que de nombreuses expériences faites par la National Electric Lamp Association ont montré que la durée de fonctionnement au bout de laquelle le filament brûle est, en moyenne, la meme pour les lampes dépolies que pour les lampes claires.
- Il semble possible de trouver quelqu’autre explication. Si l’on considère le cas d’une ampoule claire neuve, une certaine faible proportion du flux total de lumière émise par le filament incandescent est absorbée par l’enveloppe de verre enveloppant le filament. Quand la lampe est dépolie, une partie relativement, importante de la lumière qui traverserait l’ampoule claire est réflé-
- chie d’une façon diffuse par le verre dépoli. De cette façon, les ampoules dépolies présentent une absorption de 5 °/0 plus grande que celle des ampoules claires.
- Le coefficient d’absorption réel du verre est très faible ; si donc le coefficient d’absorption est accru d’une façon appréciable, l’absorption apparente due au dépolissage est fortement augmentée. C’est ce qui arrive par suite du dépôt noir formé sur les parois intérieures de l’ampoule quand la lampe a fonctionné pendant un certain temps. L’efTet est le même que si le coefficient d’absorption du verre avait été considérablement augmenté. Dans une vieille lampe claire, presque toute la lumière passe du premier coup à travers la pellicule de charbon déposée ; la portion de la lumière totale qui traverse deux fois cette pellicule est très faible ; la portion de la lumière totale qui traverse trois fois la pellicule est encore plus faible, etc. Quand l'ampoule est dépolie. la portion de lumière totale qui traverse plus d’une fois la pellicule de charbon déposée est beaucoup plus grande, et ainsi la pellicule de charbon est amenée h absorber une beaucoup plus grande proportion du flux lumineux total. D’après cette théorie, bien que, à chaque instant, le filament dans l’ampoule dépolie émette le même flux lumineux que le filament placé dans l’ampoule claire, l’absorption de lumière dans la pellicule de charbon est beaucoup plus grande dans un cas que dans l’autre et ainsi l’intensité lumineuse apparente de la lampe dépolie à un instant quelconque de sa durée est moindre que celle de la lampe claire, la différence des intensités lumineuses croissant avec le nombre d’heures pendant lesquelles la lampe a fonctionné.
- Pour vérifier grossièrement cette hypothèse, l’auteur a monté sur un banc photométrique un globe sphérique dépoli. D’abord, une lampe neuve de 4 bougies dont l’intensité connue fut placée à l'intérieur du globe, et l’absorption apparente du globe fut mesurée. Ensuite une vieille lampe de [\ bougies présentant à l’intérieur de l’ampoule un dépôt sensible de charbon fut substituée à la lampe précédente. Les mesures montrèrent qu’avec cette lampe, le globe dépoli présentait une absorption apparente beaucoup plus grande. Ensuite, la nouvelle lampe fut recouverte d’une couche de laque, absorbant une partie de la lumière, et l’on fit line troisième mesure de l’absorption du globe ; comme précédemment, l’absorp-
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- tion fut trouvée plus grande qu’avec la lampe claire.
- Bien que l’effet fut mis en évidence de cette façon, on n’a pas pu obtenir de résultats quantitatifs. parce que les conditions étaient tout à fait différentes de celles qui existent quand l'ampoule de la lampe est dépolie. Par suite de la différence importante des diamètres du globe et de la lampe, celle-ci occupait, une faible portion de l’espace intérieur et une partie seulement de la lumière diffuse réfléchie par le globe dépoli traversait l’ampoule de la lampe. La grandeur de l’effet mesuré de cette façon était donc nécessairement faible en comparaison de l’effet qui se produit dans des lampes dépolies ordinaires.
- Pour déterminer quantitativement cet effet, on fit des mesures comparatives soigneuses sur dix lampes neuves et douze vieilles lampes dont l’intensité lumineuse était tombée à -8<> *’/*» dosa valeur initiale. fjfes lampes furent.dttaolie^ à l’acide d’une façon aussi uniforme que possi'l^e. Elles lurent ensuite envoyées au Bufe,a.b of Standards pour y subir une série de*-mesures,. Les nouvelles lampes ont présenté une^iftiiriution' d’intensité lumineuse de; 4 Ifs
- vieilles lampes au contraire onbpréA®£cu»c-di'' minution d’intensité Inmioci^fft'-de lo ,soît i4% de plus que les lampes neuves. En d'aulnes" mots, l’absorption apparente du dépolissage était environ 4,5 fois plus grande pour les vieilles lampes à la fin de leur durée d’utilisation que pour les nouvelles lampes. Cela montre que, si l’on ne suppose pas de différence dans les propriétés physiques ou mécaniques des lampes claires et dépolies, des lampes claires dont l’intensité lumineuse décroît de 20°/o en un nombre d’heures .déterminé présenteront une diminution d’intensité de 3a °/u si elles ont été préalablement dépolies. La durée d’utilisation des lampes dépolies, limitée à 8o °/0 de l’intensité lumineuse initiale, sera seule&fehtde 6o à 70°/0dela durée d’utilisation des lampadaires, valeur qui concorde à peu près avec celles constatées en pratique. Cela montre que quels que soient les effets produits dans les lampes par le dépolissage, l’augmentation d’absorption due à la pellicule de charbon déposé suffit pour expliquer une diminution de la durée utile d’environ 3o ou 4o
- Une série de mesures de l’intensité moyenne sphérique a montré que les lampes neuves présentent à peu près la même diminution d’inten-
- sité moyenne sphérique que d’intensité moyenne horizontale, tandis que les vieilles lampes présentent une diminution plus forte dans l'intensité moyenne sphérique. Ce fait est dû probablement à l’inégale répartition de la pellicule de charbon à l’intérieur de l’ampoule.
- R. R.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sürl’électrolysepar courant alternatif(fmj(l). — J.-B. Hayden.
- Conclusions.
- Les conclusions de l’étude de l’auteur senties suivantes: 1'
- t° L’éleclroiyse à courant alternatif n’est pas un phénomène semblable à Félectrolyse à courant eontihu, polir lequel on peut formuler des lois générales* quantitatives bien définies, mais il a le caractère d’ujn effet secondaire, c’est-à-dire.que I’aeUon'dc la demi-onde positive n’est pas complètement compensée par l’action de la defni-on^n^gative: il y a une petite différence, qui dépasse ïfiWment comme valeur 0,5 °/0 de l’actjon électrolytique d’un courant continu de même intensité.
- Dans les conditions des expériences faites, qui étaient choisies pour représenter autant que possible les conditions réelles dans lesquelles sont placés les câbles sous plomb, Félectrolyse à courant alternatif varie entre une valeur pratiquement nulle et une valeur un peu inférieure à i ef0 de Félectrolyse à courant continu. Puisque l’action électrolytique du courant alternatif apparaît avec une faible différence entre deux quantités à peu près égales, Faction de la demi-oiide positive et Faction dé la demi-onde négative, une très faible variation dans Faction de Fune ou l’autre des demi-ondes produit une très .grande différence dans le résultat, et cela permet probablement d’expliquer les fortes variations dans Faction électrolytique du courant alternatif en comparaison de la constance de Faction électrolytique du courant continu ;
- 2° L’clectrolyse à courant alternatif, exprimée quantitativement ou en °/0 de Faction d'un courant continu de même intensité, varie beaucoup avec le caractère chimique de l’électrolyte. Les
- (!) Éclairage Électrique, t. LII, 30 juillet >.907, p, 10».
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
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- nitrates et les composés semblables, tels que les engrais, tendent à augmenter la corrosion éleo-trolytiquc : les carbonates et, en général, la réaction alcaline du sol diminuent la corrosion, c’est-à-dire exercent une action protectrice. Cette action protectrice contre l’électrolvse à courant alternatif diminue en présence de nitrates mais sulfit en pratique pour protéger les câbles de plomb contre l’attaque du courant alternatif ;
- 3° En général, le plomb est plus attaqué que le fer,et cedernier présentedes propriétés beaucoup plus irrégulières que le plomb, probablement à cause de l’existence d’un état passif;
- 4° L'électrolysc à courant alternatif, dans des conditions représentant autant que possible les conditions dans lesquelles sont placés les câbles sous plomb dans le sol, ne dépend pas d’une façon appréciable de la densité du courant, mais en est pratiquement indépendante, sauf indirectement, en ce que les densités de courant élevées provoquent une augmentation de température qui donne lieu à une augmentation de la corro-
- 5° En général, la corrosion électrolylique produite par des courants alternatifs augmente quand la fréquence diminue. Cet accroissement avec la diminution de fréquence ne suit pas une loi générale, mais dépend beaucoup du caractère chimique de l'électrolyte. ElJepent être énorme, c’est-à-dire qu’un courant à 25 périodes peut donner une corrosion plusieurs fois plus grande que le même courant à Go périodes ; ou bien elle peut être très faible ou négligeable. Dans quelques cas, un courant n Go périodes semble produire une attaque un peu plus grande qu’un courant à 20 périodes.
- En général, les sels et les nitrates d’ammonium semblent donner une très grande augmentation de la corrosion électrolytique quand la fréquence diminue, tandis que les carbonates et les sols à réaction alcaline, tels que ceux qui contiennent du ciment, peuvent donner un accroissement très faible ou nul de la corrosion quand la fréquence diminue ;
- 6° La corrosion chimique par le sol, et la corrosion électrolytique par le courant alternatil augmentent beaucoup quand la température du
- Protection électrique.
- Il ne paraît pus [pratique de rechercher une
- méthode de protection chimique du plomb en mélangeant au so] environnant les câbles des composés tels que la chaux. L’auteur a donc été conduit à faire étudier la possibilité d’une protection électrique contre l'électrolyse à courant alternatif. Dans ces expériences, une feuille de zinc environ moitié moins grande que les plaques de plomb était connectée électriquement avec l’une des plaques de plomb. L’auteur pensait qu’une action locale entre le plomb et le zinc produisait un courant continu entre ces deux métaux, et exercerait aussi une action protectrice.
- La plaque de zinc a donné en réalité une protection effective. Avec un courant alternatif à 25 périodes, la plaque de plomb non protégée présente une attaque de 0,623 °/0 et, avec du courant alternatif à 6o périodes, une attaque de 0,28 °/0 de l’attaque électrolytique d’un courant continu de même intensité : au contraire, la plaque de plomb en contact avec la plaque de zinc a été, en pratique, complètement protégée, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été pins attaquée que s'il n’était passé aucun courant et si l’action chimique seule du sol avait agi.
- Pour ctudier plus en détail cette action, 011 a fait une série d’expériences dans lesquelles un faible courant continu était superposé au courant alternatif. Un transformateur était intercalé entre la coinmutatrice qui produisait du couraut alternatif à 25 périodes et les cuves éleetroly tiques, pour séparer électriquement le circuit alternatif du circuit à courant contiuu : un faible courant continu était envoyé à travers les éléments par un circuit dérivé.
- Le courant alternatif à 2b périodes avait une intensité de 0,1 ampère, le courant continu avait une intensité de 0,000 ampère, divisée de telle façon que quelques-unsdes éléments fussent traversés par r,i4 milliampères et les autres par 3,86 milliampères; le courant continu total de 5 milliampères traversait quelques cuves électro-Ivtiques sans courant alternatif. Des résistances étaient intercalées dans le circuit alternatif et dans Je circuit continu ; une réactance très élevée (.z= 00000 ohms) était intercalée dans le circuit à courant continu.
- On employa comme électrolyte le même mélange de sols que précédemment, et aussi ce mélange de sols additionné de 5 °L de ciment de Portland et ce mélange de sols additionné de
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- 21 Juillet 1907.
- ftËVÜÊ D ’ ÉI, E C T ft IC ( T K
- m
- ô d’engrais. L’eau employée était empruntée aux conduites de la ville. Dans quelques expériences, on se servit de plaques de plus faible surface (1/2 ou i/4)pour déterminer l’effet de la densité de courant.
- Les résultats obtenus sont extrêmement concluants. Dans plusieurs de ces expériences, la corrosion électrique a été négative; la corrosion totale était plus faible que la corrosion chimique, ou, en d’autres mots, si l’on superpose au courant alternatif un très (aibic couvant continu, la corrosion totale du plomb est réduite au-dessous de la valeur qu’elle a quand aucun courant ne circule.
- En superposant un courant continu égal à 3,86 0!0 du courant alternatif, la protection est complète, c’est à-dire que, dans tous les cas, le plomb est moins attaqué ; quelquefois l’attaque est inférieure à la moitié de l'attaque chimique spontanée. Même avec un courant continu de i,i4 %> ou environ t/qo de la valeur du courant alternatif, la protection est pratiquement complète, et la corrosion supplémentaire due au courant alternatif est faible en comparaison de l’attaque chimique, ou même négative, c’est-à-dire que l'attaque totale est diminuée.
- Cette protection, due à un faible courant continu, est particulièrement efficace dans les sols oh l’attaque chimique ou électrolytique est particulièrement grande. Avec des engrais, ou avec du ciment, ajoutés au sol, un courant continu égal à 1/90 du courant alternatif réduit ia corrosion à une valeur inférieure à celle qu’elle aurait sans aucune action électrolytique
- L’action protectrice d’un faible courant con-tiuu contre bélectrolvse du courant alternatif doit être attribuée au fait que le plomb est maintenu négatif par rapport à-la terre. Il semble qu’une très faible prépondérance de la demi-onde négative sur boude positive du courant suffise pour neutraliser l’action de la demi-onde positive précédente.
- D’autres expériences ont montré qu’un courant continu superposé au courant alternatif et égal a i,5 °Jn du courant alternatif protège parfaitement. les plaques de plomb contre l’attaque électrolytique du courant alternatif à 26 périodes, de telle sorte que ia corrosion des plaques de plomb dans le sol est réduite à la valeur de la corrosion qui se produisait spontanément par 1 action chimique du sol, ou même moins.
- K. R.
- MESURES
- Sur la variation des résistances en manga-nin employées pour les mesures. — E.-B. Rosa et D. Babcock. — The Electricien, i.'i juin 1907.
- Les auteurs ont étudié la variation des résistances en manganin sous beffet de l’humidité atmosphérique après avoir reconnu que ces résistances ne conservaient pas une valeur constante. Les variations observées sont moindres avec des bobines de 0,1 et i ohm qu'avec des bobines plus fortes. Sur des bobines de 10, 100, 1 000 ohms et au delà, employées dans les mesures de précision, les variations sont si considérables qu’il est nécessaire de les comparer souvent avec un étalon de 1 ohm. Les variations sont plus grandes en Angleterre qu’en Allemagne, et la différence a été d’abord attribuée à des différences de préparation. Mais, au cours d’une étude minutieuse entreprise par le «Bureau of Standards », on trouva que toutes les résistances employées onl une valeur plus élevée à la même température, en été qu’en hiver. La grandeur des variations constatées est évidemment faible et est comprise entre 10 et 25 cent-millièmes, mais elle est trop importante pour pouvoir être négligée dans des mesures de précision. La plupart de ces résistances étaient maintenues inoccupées dans l’huile.
- On pensa à attribuer à bhumidité atmosphérique ces variations de résistance, niais il était étonnant qu’une augmentation de résistance pût provenir d’une augmentation d’huroiditc. Les dérivations produites par l’humidité déposée sur les bobines ou sur les bornes des boîtes de résistance ont évidemment pour effet de diminuer la résistance, et cet effet doit augmenter avec bbu-midité. Pour déterminer la cause de la variation opposée que bon avait constatée et pour trouver le moyen de la prévenir, les auteurs ont entrepris une série d’expériences systématiques.
- On trouve que des variations de l’ordre de celles qui se produisent dans un intervalle de six mois dans l’atmosphère du laboratoire peuvent être observées en quelques jours si bon place les résistances dans un vase clos rempli d’une atmosphère très humide. On employa deux appareils : dans l’un d’eux, l’atmosphère était maintenue à une humidité à peu près constante de 2D % environ ; dans l’autre, bhumidité était variable et était comprise entre 4o et 100%} elle était
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- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- généralement de 60 °/0. Chaque appareil était muni de thermomètres et d’hygromètres enregistreurs.
- Variations dues à l'humidité absorbée par la gomme-laque. — L’augmeutation de résistance des bobines en manganin, dont le fil est recouvert de gomme-laque séchée, est due à ce que celle-ei absorbe l'humidité de l'atmosphère environnante et se dilate, étendant ainsi le fil de manganèse et augmentant, par suite, sa résistance.
- La quantité d’humidité absorbée dépend de l’humidité relative de l’atmosphère, l’humidité contenue dans la gomme-laque augmentant peu à peu pour arriver en équilibre avec l’humidité extérieure. Quand l’atmosphère est plus sèche, la gomme-laque abandonne de l’humidité, le fil se contracte et la résistance diminue. La valeur de cette résistance change donc constamment avec les variations d’humidité atmosphérique et n’esl constante que quand l’humidité atmosphérique est constante ou quand la bobine est enfermée de telle façon que l’humidité ne puisse pas atteindre la gomme-laque. En plongeant les bobines dans de la paraffine fondue, on les protège d’une façon efficace contre l’humidité, de sorte que même le fil le plus fin, tel que celui des bobines de i ooo et iooooohms, conserve une résistance constante. En scellant une telle bobine dans un tube d’essai, on maintient sa résistance constante, même quand elle a été préalablement exposée à une atmosphère humide. En immergeant les bobines dans l’huile, on ne protège pas la gomme-laque contre l’humidité atmosphérique, car l’huile absorbe l’humidité et la transmet aux bobines. Les bobines immergées dans l’huile augmentent de résistance quand l'humi-
- dité augmente et diminuent de résistance quand l’humidité diminue. L’huile retarde la variation de résistance et diminue un peu la grandeur de cette variation, mais elle permet néanmoins aux variations de se produire, particulièrement dans les résistances de grande valeur.
- Une variation de résistance de 35 cent-millièmes est produite par un accroissement de longueur du fil de 12,5 cent-millièmes. Si le fil est enroulé sur une bobine de l\ centimètres de diamètre, le diamètre doit diminuer de 5 microns par l’effet du foisonnement de la gomme-laque. C’est là, évidemment, une diminution appréciable de diamètre, bien que beaucoup plus difficile à mesurer que la variation de résistance.
- Des bobines protégées par une couche de paraffine restent constantes pendant plusieurs mois malgré de grandes variations d’humidité, ce qui indique que le diamètre n’a pas varié de plus de 0,2 [j.. Les études des auteurs out montré que les fils de manganèse de tous diamètres conservent une résistance remarquablement constante et que les variations constatées sont dues uniquement à la gomme-laque. Les bobines gomme-laquées peuvent absorber suffisamment d'humidité dans une atmosphère saturée pour réduire la résistance par dérivation, l.cs bobines présentant alors une polarisation; dans un cas, la résistance d’une bobine de i ooo ohms est tombée à 5o ohms en peu de temps et a présenté une forte polarisation. D’autre part, quelques bobines paraffinées immergées dans l’eau n’ont pas présenté une variation de plus de un centième : ces bobines étaient fabriquées depuis deux ans, ce qui prouve que la paraffine ne s’était pas craquelée ni fissurée.
- R. R.
- : J.-B. N<
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- Tome LII.
- Samedi 3 Août 1907.
- 14* Année. — N* 31.
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de France. Membre de l’Institut, — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l'École des Mines. — Q, LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr' de l'Institut.
- NOTES SUR LE MOTEUR SHUNT COMPENSÉ MONOPHASÉ (*) (Suite d fin.)
- Inft.i
- t L’N DKCALAGE
- ^ des balais eourt-civcuLlés t
- Dans tout ce qui précède, nous avons supposé que la cidail avec Taxe magnétique du stator, et que, par conséquent, la ligne clés balais d’excitation était perpendiculaire à cet axe magnétique.
- Bien que ce calage semble a priori le plus normal, il est très intéressant d’étudier le cas où ces lignes de balais sont décalées d’un . certain angle 3.
- H est bien évident que cela revient à supposer le stator muni d’un nouvel enroulement S' (fig. 5) perpendiculaire à l’enroulement S et connecté en série avec celui-ci ; cette hypothèse simplifie l’écriture sans ôler de la généralité aux raisonnements.
- Soient donc M' et iri les coefficients analogues respectivement à M et à m et relatifs à l’enroulement S' ; les équations (1), (2) et (3) (•) sont modifiées comme suit (L,, désig
- 0) Voir l’iïetairaye Électrique des a février. 27 avril et 20 juillet 1907. (!) Voir Y Éclairage Électrique du 2 février 1907, pages iôo et i5i.
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- t/ÉCLÀlRACÏÊ ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N» 31.
- U6
- alors la self-induction totale du stator) :
- U, = n.I, -+- L,ÜI J-+- Mül J --h M'OJJ (i)
- U2 = rtU, (') = haJa L2QJ2/-(- miùl, -f- p,<.d2-f- M'ül,/ (2)
- 0 — R3Ia + LaUIsJ + MlH,; — ;awJ2 — mU, (3)'
- De (3)' tirons la valeur de I2 et porLons-ia dans (i) et (2) ; il vient
- j __[a<i>J2 H- fn'i,A\ — Àlültj'
- IR -f- L-iQj
- U, = RJ, + L,UI J + MQj ^î±^L=™Iii+ II'ÜV,
- ou encore
- U, = |r, + R a sin Y cos T+ MO OT'">^l.üYj I, -f- j^L.O-pü sin’ T + Mû -h MQ ïüA'iîJ J, + (MQ ïîL^il + m'ü ) JJ.
- De meme
- U8 = aU,=
- L,ÜJ,/ + [m, 1, + ^ cos y sia Tj I,
- + [M'ü - Rg1’ L,ü — ^ °°S J- Mm j I,; (/,)"
- Les équations (4)’ et (4)” sont encore de la forme U, = Z;R -+- Z'J2 ÏTa = ai;i =
- et, en procédant comme précédemment l'on en tire aisément les valeurs exactes des courants J,, J2; mais les formules auxquelles l’on aboutit sont encore bien plus complexes que celles que nous avons obtenues dans le cas simple (3 = 0, et 11e sauraient être discutées fructueusement dans toute leur généralité. L’on se bornera donc à l’étude de quelques cas simples plus particulièrement intéressants.
- La formule du couple est évidemment:
- G — nüJ, — mTJsC)
- RR et LL représentant les produits géométriques des courants R et J2, I, et I2.
- Au démarrage, l’on obtient ainsi en négligeant les résistances ohiniques, c'est-à-dire en supposant tous les courants en phase.
- m'M— ;
- cd =iwx--—
- l2 — «>r
- , MM m U |
- Comme o: précédente
- le voit, le couple de démarrage n’est plus forcément nul pot e réduit alors en effet à
- = o ; la formule
- (') Le coefficient est peut-être lui-même, comme on l'a déjà dit, une quantité complexe.
- (2) La formule est valable pour un décalage des balais dans le sens de rotation ; dans le cas contraire, il suffirait de changer le signe de m’ et de M'.
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- et no donne par suite une valeur nulle que si la rotation
- M M'*
- est satisfaite, ce qui exige une distribution sinusoïdale des flux, ainsi qu’il est facile de le montrer en se basant sur la définition des coefficients m, ni, M, M .
- Quoi qu'il en soit, ce couple sera toujours assez faible, et à notre avis, ce procédé de démarrage n’offre pas un grand intérêt en pratique (1).
- Il sera toujours préférable de démarrer soit comme moteur à répulsion, soit comme moteur série compensé.
- Tl est encore aisé, dans le cas présent, de déterminer à quelle condition peut s’obtenir la marche à vide avec courant primaire nul ; il suffît pour cela d’introduire cette hypothèse h = o dans les équations (4),; et (4)w, ce qui nous donne la condition
- - b2Ü j
- MQsii
- •J +
- /Müi
- O 7)
- La valeur ainsi déterminée pour a peut être complexe ou non suivant les cas ; si l’on désire, par exemple, obtenir la marche à vide pour la vitesse la formule précédente devient, en négligeant les termes du second ordre :
- R2-|-R8
- Md + M7Q j
- (2 7)
- donne
- pou
- valeu
- éelle
- VM*ÛS+M,SÛ4
- l’angle « de déphasage entre Ib etU2 étant déterminé par la relation
- . M'
- tg“=ir
- Un cas limite particulièrement intéressant est celui où M = m=o (ce qui correspond ; un décalage j3 = —^ ; si, pour simplifier, nous supposons de plus ç — q' et U3 = R2, les équa tions (4)" et (4)w se réduisent à
- en négligeant les termes du second ordre et en par i, cos Y pari.
- (4)IT
- (47
- nplacant comme précédenimenl sin y
- (*) Préconisé par M. Milch (voir Éclairage Électrique du 5 mai igoti, page 185) il a été étudié également par M. Seijiru-Sugiyama. (Cf. Éclairage Électrique, 3i décembre iyoi, page 543).
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- Résolvant les équations par rapport à lt l’on trouve aisément (‘)
- (28)
- Comme on le voit, le courant lj ne peut s’annuler à aucune vitesse si a est réel (« = o); ce régime à vide n’est possible que si l’angle a de déphasage entre U, et U2 est égal à — en retard, ce qui revient à remplacer a par —aj.
- Cherchons l’expression du couple :
- C = m ÏJL,
- J,I2 étant le produit géométrique de I, et de I2.
- Or, d’après ce qui précède :
- •j -1- W2(oIi
- llg-hJL 3Üj
- En tenant compte de cette égalité et en négligeant les termes de second ordre, l’on voit donc que le couple C est égal à
- C^U.smy, (»9)
- De-plus d’après (4)IV et (4)v, nous pouvons écrire :
- Aie x — àL ,Qj
- «Aiq/--R!(. + r^)-L!Q(
- (3o)
- ce qui permet de calculer J2 et sin 11( J*, et par suite d’obtenir le couple C en fonction du courant Ilt puis dé U*.
- Cola posé, examinons plus particulièrement le cas limite où a est égal à — , ce qui, comme
- on l’a déjà dit, revient à remplacer a par nj\ c’est la valeur la plus intéressante de « pour
- le moteur envisagé actuellement /p = -j, car c’est la seule qui permette d’annuler I, pour une certaine vitesse. ^ O
- Mais alors, cette vitesse est encore égale à — quelle que soit la tension d’excitation aüi ;
- ç
- pour cetle vitesse en effet, les courants É et J* sont en phase d’après (3o), c’est-à-dire que •le couple est nul d’après (29). On peut également arriver à ce résultat en établissant la formule du couple :
- v]1
- (30
- (<; Sous s„ppr
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- D’autre part, la formule (28) devient identique pour le montage présent ( ; = a = — \ à la formule (22) clans le cas on % = ç'. ' '
- C’est-à-dire que, lorsque l'on s’éloigne peu de la vitesse à vide, le fonctionnement du moteur peut être étudié au moyen d’un diagramme (fig. 6) absolument analogue à celui de la figure A, et dans lequel l’on a encore :
- BA = (i+A)I1J \ BO = éIld 1
- «MO — 2 R,
- r ; Tl
- OM.mesure le courant f correspondant à l’angle ; le glissement g est proportionnel à tg 6, c’est-à-dire à OS ;
- quant au couple, d’après la formule (3i), il est encore proportionnel au courant watté
- MG, le facteur de proportionnalité étant tou
- La seule différence est. que le courant J? d’après (A)IV en joignant le point M à un point fixe P tel que la longueur OP portée dans le sens OA mesure, à l’échelle des I.,, le courant absorbé par le stator les
- balais levés (Cette construction n’a pas été représentée sur la figure 6, mais elle est identique en tous points à celle donnant le courant I2 sur le diagramme de la figure 3) ; l’angle de déphasage de J2 sur U2 sera ainsi, puisque U8 est en retard de — sur U^, égal à l’angle MPO.
- L’on voit donc qu’il tend vers o lorsque la charge diminue si le point P tombe à l’intérieur du cercle (*), mais que le courant J2est minimum pour la marche à vide, le point P étant situé en général à gauche du centre du cercle AMB.
- L’on remarquera en passant que le couple < que ;j.<o est pou different de L2Û) à la surface firme le résultat obtenu directement par la foi
- ’ ü *
- n'est plus représenté par AM; il s’obtiendra
- [Y
- ;st, d’après la formule (29), proportionnel (tant du triangle OMP, c’est-à-dire à MG, ee qui cou-,m,lc (3i).
- En résumé, le dernier montage (y — —, J3 — \ ne semble présenter aucun avantage sur
- le premier (3 = 0, £ = couple maximum est
- >) et lui est à peu i réalité un peu pli
- (*
- près équivalent; l’on peut même ajouter qi is faible avec la seconde disposition
- le
- (') Si le point P tombe à
- gauche en dehors du c< - les balais B,B, d’excit Joule dans le rotor po énergie et celle nécessi
- , l’angle ? — MPÙ tend vers r. lorsque la charge diminue ; le moteur
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- car dans la formule (29), le terme en a contient £<.) comme facteur, alors que, dans la formule (22) (pour le facteur correspondant est Q, de telle sorte que les couples 11e
- sont réellement égaux que si le glissement y = est faible.
- D’autre part, le couple de démarrage est ainsi rigoureusement nul avec le second montage (et cela s’explique immédiatement puisque J2 = o pour o) = o), et les divers artifices pour obtenir un démarrage énergique semblent s’appliquer bien plus aisément au premier montage qu’au second.
- Commutation.
- Nous terminerons cetLe étude déjà longue par quelques courtes considérations sur la commutation.
- Si l’on se place tout d’abord dans le cas d’une répartition sinusoïdale des flux, il est facile de montrer que le moteur sbunt est le siège d'un véritable champ tournant au synchronisme. C’est là une conséquence des propriétés des rotors à balais court-eireiiités mises en évidence parM. Latour ; en réalité le champ réalisé est toujours elliptique à cause des résistances ohmiques, mais cet effet est très faible avec un moteur normal.
- Toutefois, en pratique, les flux ne sont pas sinusoïdaux dans l’espace, et il est très intéressant d’étudier l'effet des harmoniques sur la commutation.
- Comme nous le montrerons dans une étude spéciale (comprenant d’ailleurs également le moteur à répulsion et le moteur mixte répulsion-série Latour), la commutation parfaite sous les balais BjBj 11'existe plus alors pour tous régimes comme avec une distribution sinusoïdale des flux; elle 11e peut môme jamais être obtenue d’une façon complète.
- Quant à la commutation sous les balais court-eircuilés BsBa. ello peut effectivement devenir parfaite pour une vitesse déterminée, mais il n’y a plus là une obligation forcée ; dans tous les cas, cette vitesse diffère légèrement du synchronisme (à moins que les harmoniques ne soient très prononcés).
- Ainsi qu’on Je voit, Jes harmoniques jouent encore ici un rôle néfaste, et l'on peut dire que le bon fonctionnement d’un moteur monophasé à collecteur dépend essentiellement de la répartition du champ magnétique(‘).
- Conclusions.
- Les conclusions de notre première étude ne sont pas changées, qualitativement du moins ; nous avons vu que les propriétés caractéristiques du moteur Latour sont :
- i" Une vitesse pratiquement constante pour un réglage donne, comme celle d’un moteur shunt à courant continu ;
- 20 Facteur de puissance réglable, donc possibilité de marche avec cos ? = 1 ;
- 3° Courant à vide réduiL ;
- 4° Couple faible de démarrage ; pratiquement, ceci ne constitue pas un inconvénient grâce aux nombreux procédés utilisables pour obtenir un démarrage énergique ;
- (>) L’effet des harmoniques est beaucoup moir lui-même (cage d’écureuitj. Celui-ci en effet for
- entre les deux'types de moteurs.
- îportant dans les moteurs avec enroulement rotorique court-circuitc sur * courants eux-mêmes. C’est l£, croyons-nous, une différence essentielle
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- 5° Capacité de surcharge très bonne, analogue à celle d’un bon moteur d’induction polyphasé ;
- 6° Récupération automatique par excès do vitesse à l'instar du moteur shunt à courant continu ;
- 7° Commutation excellente en viLesse.
- En définitive, ce moteur est donc très remarquable au point de vue théorique et pratique, et il a déjà donné lieu à des applications fort intéressantes. II serait à souhaiter que des résultats d’essais soient publiés d’une façon détaillée, afin que l’on puisse faire une comparaison utile avec les résultats de la théorie.
- J. Bethenod.
- LES RÉSEAUX ÉLECTRIQUES DE LA SOCIÉTÉ MÉRIDIONALE DE TRANSPORT DE FORCE 'Suite et fin) (').
- Sous-Station do. Carcassonne. — Cette station date de 1892. Deux usines, hune hydraulique, l’autre à vapeur, alimentent le réseauà courant continu, 3 fils, 220 volts. La puissance totale est d’environ 900 chevaux, en comptant les moteurs à courant alternatif.
- Des machines à vapeur ont été ajoutées aux turbines hydrauliques au fur et à mesure de l’augmentation du débit.
- Le nombre d’unités est par suite considérable. U y a 2 machines à vapeur de 100 chevaux et une machine de 3oo chevaux. Celle dernière est une machine horizontale à condensation marchant à 7 kilogrammes de pression et à 90 tours par minute. Elle a été fournie par les établissements Wevher et Richemond.
- Les moteurs, l'un synchrone de 200 K. V. A., et l’autre asynchrone de 100 K. V. A. avec les dynamos qu’ils commandent, sont du système Alioth.
- L’emploi des moteurs synch.roti.es a été adopté surtout dans le but de produire un décalage en avant capable de remédier en partie au déwattage du réseau. D’ailleurs il est très facile de lancer ces moteurs et de les mettre en phase par l’intermédiaire de la dynamo à courant continu fonctionnant comme moteur. En pratique, la marche de ces groupes est parfaite.
- On a augmenté depuis la puissance prise sur le réseau alternatif en ajoutant un moteur asynchrone de 100 IC. V. A. actionnant une dynamo de 4oo ampères sous 25o volts.
- Une batterie d’accumulateurs permet de paver au décrochage de ces moteurs, lorsqu’un court-circuit ou une terre se produisent sur la ligne.
- Sous-Station do Narbonne. — La station de Narbonne est aualogue à celle de Carcassonne. Sa puissance totale est d’environ 800 chevaux. 11 n’y a pas de turbines hydrauliques, mais 4 machines à vapeur, 2 machines Corliss et 2 machines verticales de 100 chevaux chacune et 2 moteurs synchrones identiques à ceux de Carcassonne. Le système de distribution est le même.
- Nouvelles ijsixes. — Usine de Narbonne. — Dans le même groupe de bâtiments à Nar-
- 0) Voir VÉdairuye Électrique, tome LU, 37 juillet 1907, p. n<>.
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- bonne, a été construite en 1906 une usine de secours à courants triphasés comprenant une machine horizontale compound-landem à condensation, à obturateurs élastiques, construction Wcyher et Piichemond, d'une puissance de 900 chevaux, à 100 tours par minute. Cette machine entraîne un alternateur triphasé Alioth de 875 K. Y. A. sous 2800 volts, à pôles bobines, induit fixe, encoches mi-fermées, tournant à 375 tours. La commande se fait par câbles. Il V a 20 câbles de 4o millimètres de diamètre. Le poids du volant est de 17200 kilogrammes.
- La tension est élevée à 17000 volts au moyen d’un groupe de transformateurs Alioth à noyaux verticaux et à ventilation forcée. Un moteur triphasé actionne un ventilateur qui insuffle l’air entre les noyaux et les bobines.
- Tout cet ensemble est analogue au groupe électrogène exposé à Liège par les mêmes constructeurs et qui a etc décrit en détail dans Y Eclairage Electrique (').
- Cette usine peut fonctionner en parallèle avec celle de Saint-Georges et celle de FAguzou, ou alimenter séparément le réseau du Biterrois. Suivant la puissance demandée du côté de Béziers, elle peut aussi alimenter une partie du réseau du côté de Fabrezan. Des postes de sectionnement permettent de faire passer le courant d’une usine ou de l’autre sans' interruption.
- Bien que, de Narbonne à Saint-Georges, la distance soit d’environ 100 kilomètres, la marche en parallèle a été très satisfaisante. Mais, comme il n’y a pas de téléphone entre les 2 usines, il a été difficile de-faire varier la puissance débitée par elles. On sait, en effet, qu’en agissant sur l’excitation, on ne fait que changer le voilage du courant débité par l'alternateur.
- Comme, d’autre part, les valves d’admission sont commandées par des régulateurs dont la position est réglée par la vitesse de la machine, vitesse qui est celle du synchronisme, il est assez compliqué de changer les conditions de marche sans pouvoir prévenir les 2 usines en parallèle. U 11’en est pas de même pour les 2 usines de Saint-Georges et de l’Aguzou.
- Usine de FAguzou. — Cette dernière usine, à peine terminée, est une usine provisoire. Elle doit être remplacée plus tard par une autre de 4 000 chevaux.
- Le barrage et le canal d’amenéc ont été prévus pour servir à celte dernière usine; mais, en attendant sa réalisation, et, pour faire face aux besoins présents, 011 a installé une turbine de i 2Ôo chevaux avec un alternateur de 875 K. V. A. pareil à celui de l’usine de Narbonne. Les transformateurs 2800/20000 sont identiques à ceux de Narbonne.
- Lorsque la chute de 4ooo chevaux sera réalisée, la conduite forcée, l’alternateur et les transformateurs pourront être utilisés sans modification pour la nouvelle usine. Seule la turbine devra être modifiée, mais la dépense ne sera pas considérable.
- En étudiant, même sommairement, les conditions de cette installation provisoire, on voit que, si l’exécution immédiate du projet définitif était plus séduisante, la solution adoptée est plus conforme aux véritables intérêts d’une industrie qui ne veut augmenter scs moyens qu’au fur et à mesure de ses besoins.
- L’usine provisoire de l’Aguzou et l’usine de secours de Narbonne permettront à la Société de traiter tous les marchés qui pourront se présenter. Dès que la force demandée atteindra celle des 3 usines, soit 55oo chevaux, l’usine de 4ooo chevaux sera poussée activement, et son exécution sera très rapide puisque le barrage et la moitié du canal d’amenéc sont déjà réalisés. La force totale disponible sera alors 85oo chevaux. S’il est nécessaire de l’augmenter, ce sera le moment d’organiser, au moyen d’un puissant barrage, une retenue qui,
- 0) L'Éclairaye Électrique, t. MJV, 12 août igo5, p. 213.
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- assurant à la rivière un débit bien supérieur à celui avec lequel les usiues fonctionnent actuellement, permettra de doubler, et au delà, la force disponible en augmentant simplement le nombre des unités des usines déjà créées.
- Pour le moment, les barrages qui desservent les usines de Saint-Georges et de l’Aguzou ne constituent que les retenues nécessaires pour assurer, pendant la pleine charge, une augmentation de débit de i mètre cube pour Saint-Georges et 1^,5 pour l'Aguzon.
- Barrage d’Usson. — Ce dernier barrage se trouve à i 5oo mètres en aval des bains d’Usson et à 7 kilomètres environ en amont du barrage de Gesse. La hauteur de la retenue est de io mètres. Il est construit en maçonnerie et assis sur un radier général en béton. Le couronnement est en granit taillé.
- Il a été calculé de manière que, avec une surcharge de om,3o, correspondant aux plus forts débits enregistrés à Gesse, la pression de la maçonnerie sur les joints, en amont, soit supérieure à la pression hydrostatique.
- De cette façon, aucune partie du barrage ne travaille à l’extension, et, de plus, les infiltrations n’ont pas de tendance à se produire. S’il s’en produit, elles ne sont pas dangereuses.
- Le radier se retourne en aval de manière à accompagner le mouvement de l’eau et à éviter les alfouillements.
- Le canal d’amenée est presque entièrement souterrain. Creusé dans le roc, il n’a eu besoin de revêtements en béton que dans certaines parties peu solides.
- Sur une longueur de 3oo mètres environ, on a dû construire, pour soutenir les terres, des voûtes et des piédroits en maçonnerie. La section du canal est d’environ 2 mètres carrés; la hauteur de chute 74 mètres ; le diamètre de la conduite forcée i mètre, sa longueur 138 mètres.
- La turbine, fournie par la maison Neyrel-Brenier de Grenoble, est une turbine Girard, centrifuge, partiellement hydropneumatisée, à admission partielle et réglable automatiquement ou à la main. Le rendement à pleine charge est de 0,75; le débit de 1670 litres.
- Un régulateur automatique de vitesse, à servomoteurméeanique avec compensateur, permet d’assurer des variations de vitesse inférieures à iü °/0 pour une variation de charge de 100 u/0, et à 5 % pour une variation de 5o °/t>. Le régulateur à servo moteur mécanique présente en particulier sur le système à servo-moteur hydraulique l’avantage de régler à vitesse constante quelle que soit la charge.
- La fermeture du vannage s’effectue en 0 secondes. Dans ces conditions, la surpression à craindre est négligeable. On trouve en effet, pour eetle surpression, en appliquant la formule de Michaud :
- m = a_. QjL _ 2 x 1670 x i38 g .t .s 9,81 x 6 x 3,i4
- = 0"G9S
- Aussi n’a-t-on pas prévu de vanne compensatrice ou tout autre artifice destiné à éviter ces surpressions.
- La turbine est munie d’un volant en fonte de 2"',5o de diamètre et d'un poids total de 4,6 tonnes.
- Elle tourne à 370 tours et entraîne l'alternateur par l’intermédiaire d’un manchon à cordes L’inertie de l’ensemble est caractérisée par un p. D2 de 12 io4 kilogrammètres carrés. L’alternateur Alioth est à pôles bobinés, induit fixe et inducteur tournant, à rainure
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- semi-fermées, excitatrice en bout d’arbre. La tension d'excitation est de 120 volts. L’alLerna-teur peut développer 870 K. Y. A.
- Les transformateurs monophasés, de doo K. V. A. chacun sont au nombre de 3, et sont groupés en étoile. Ils élèvent la tension de 2800 à 20^00 volts.
- Le tableau à basse tension comprend les appareils de mesure, avec leurs transformateurs, les appareils de couplage, et un disjoncteur automatique à champ tournant.
- L'usine est protégée contre la foudre par un système identique à celui do Saint-Georges: série de parafoudres à cornes et de bobines de self, parafoudres à eau, parafoudres à rou-
- Lignes. — De l’Aguzou à Saint-Georges, la ligne est en câble de 20 millimètres carrés. Elle est presque entièrement sur pylônes métalliques en cornières d’acier avec des portées de 75 à 100 mètres. On a été obligé d’adopter ces grandes portées pour pouvoir traverser la rivière plusieurs fois, à cause des nombreuses sinuosités et de l’étroitesse de la vallée. Les 2 usines sont reliées par une ligne téléphonique placée sur les mêmes appuis que la ligne à haute Lension. Les appareils téléphoniques sont isolés de manière à éviter tout accident môme en cas de contact avec les fils à 20000 volts.
- Il en est de même sur le feeder, et l’expérience a montré que les effets d’induction n’empêchent pas les communications même sur une longueur de 70 kilomètres.
- Feeder. — Au moment de la construction du réseau (fïg. 9), la ligne était certainement le point capital du système. 11 n’existait pas à cette époque (1899) de transports de force d’une
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- aussi grande étendue fonctionnant à 20000 volts. II était donc très diilîeile do prévoir les difficultés qui se présenteraient, et surtout de trouver la manière de les résoudre.
- La surveillance et l’entretien des lignes furent organisés d'une manière tout à lait remarquable par le fondateur et le directeur actuel de la Société, M. Estrade. Des cantonniers furent établis tous les xo kilomètres avec un téléphone spécial communiquant avec l’usine cl le centre de distribution, point de bifurcation des 3 lignes principales.
- En ce point était placé le chef de réseau qui donnait les indications et les ordres nécessaires.
- Tous les jours, les cantonniers faisaient la tournée de la ligne comprise dans leur canton, et, pendant la nuit, observaient si les isolateurs étaient bruyants ou lumineux. De midi à 2 heures, le courant était interrompu, et les réparations qui pouvaient être retardées jusqu’à cette heure étaient alors effectuées. S’il y avait urgence absolue, le chef de réseau, prévenu par téléphone, pouvait faire arrêter le courant.
- Grâce à celte organisation, malgré la défectuosité des porcelaines primitives qui ont été changées plusieurs fois, la marche du réseau put être assurée régulièrement.
- Le feeder est constitué par 3 câbles en bronze silicicux de 38 millimètres carrés de section placés sur des isolateurs espacés de om,9o.
- Les supports, poteaux en bois de sapin cré.osoté, sont espacés de 35 à 4o mètres. Ces poteaux sont injectés dans les ateliers de la Société par la méthode de Bethel, vide et. pression de 8 à 10 kilogrammes pendant 1 heure environ. Ils ont été au préalable séchés au soleil ou dans un four chauffé par le courant électrique. Par suite de la proximité des forêts des Fanges, de Conôuzouls, etc., ces poteaux reviennent extrêmement bon marché. Depuis 4 ans il n’en a été remplacé aucun pour cause de pourriture. D'autres poteaux injectés au bichlorurc de mercure (système Kyan) ont egalement donné de très bons résultats.
- Dans tous les passages difficiles, angles vifs, longues portées, les poteaux ont été remplacés par des pylônes métalliques, encastrés dans des blocs de béton. Ces pylônes assurent à la ligne une plus grande rigidité. Les poteaux de bois, au contraire, lui donnent plus d’élasticilé, qualité nécessaire pour les lignes n tracé accidenté.
- Au début, les lignes, qui suivaient les chemins, présentaient de nombreux angles. Depuis, après entente avec les propriétaires, on a pu établir de longs alignements qui permettent de tendre les cables et d’éviter ainsi les courts-circuits que le grand vent et le givre peuvent provoquer, Le feeder, en effet, traverse des régions où, pendant presque toute l’année, règne un vent très violent et. à des altitudes de 800 à 1000 mètres aux environs du pic de Bugaraeh et dans la foret des Fanges.
- On a vu l'amoncellement du givre donner aux câbles, en une nuit, un diamètre de 12 centimètres. On conçoit que, dans de pareilles conditions, la ligne ait besoin d’une solidité exceptionnelle.
- L’écarlement des câbles est; en certains points, de iw,io pour des portées de 4o mètres. Les isolateurs sont dans des plans très écartés dans le sens vertical et aussi dans le plan horizontal. De cette façon les oscillations des câbles sons l’effet du vent, ou sous l’effet du givre, lorsqu’un câble vient à se décharger de la couche qui le recouvre, ne risquent pas de provoquer des courts circuits.
- Cette précaution de placer les câbles dans des plans verticaux différents est indispensable dans nos pays, car avec le givre on a vu la flèche passer de o“,4o à 2 et 3 mètres. Les câbles sont assez élastiques pour s’allonger de plusieurs centimètres. Si, à ce moment, le givre vient à tomber sous l'effet d’un vont, même léger, on conçoit que les oscillations des câbles soient telles qu’on ne peut éviter des courts-circuits, si les câbles sont dans un même plan.
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- Les poteaux ont une hauteur de io mètres. Le diamètre correspondant à la base est de 25 centimètres; au sommet, i4 à 16 centimètres. Les divers systèmes d’armature sont représentés par les croquis io et n correspondant aux lignes de plaine exposées aux vents seuls, et aux lignes exposées à la fois aux vents et au givre. Ces croquis montrent également les divers systèmes de ferrures employés.
- Les isolateurs, qui éLaienL autrefois d’une seule pièce, sont aujourd’hui du modèle de la maison Richard Ginori de Milan. Us sont représentés par les croquis 12 et id.
- Ce modèle a été adopté après beaucoup de tâtonnements.
- Pour assurer régulièrement un service public avec des lignes aériennes s’étendant sur près de 3oo kilomètres et fonctionnant à 20000 volts, des isolateurs, même très bons aux essais de laboratoire à 60000 volts, peuvent donner beaucoup de déboires. C’est du moins ce que nous avons pu constater après une expérience de sept années.
- Les accidents qui provoquent la fusion ou l'éclatement des porcelaines sont tellement variés qu’il est difficile de trouver un modèle donnant toutes garanties. De plus, il est souvent impossible de déterminer la cause de ces accidents ; aux éclatements provenant des coups de foudre, des surtensions, de courts-circuits ou de la manœuvre d’interrupteurs viennent s’ajouter ceux provenant de la dilatation du scellement ou de la ferrure, quand, par exemple, une porcelaine devient poreuse et laisse passer le courant.
- On a pu constater fréquemment ainsi que, lorsque, par suite d’un court-circuit sur une
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- ligne principale, on ouvrait l’interrupteur de cette ligne au centre de distribution, des isolateurs éclataient sur les autres lignes. Pourtant ils avaient été essayes à une tension quadruple de la lension de service.
- On a constaté également que des poteaux avaient commencé de brûler, aux semelles des ferrures, bien que l’essai que l’on a fait ensuite sur les isolateurs incriminés n’ait rien révélé si ce n’est une luminosité un peu plus grande que celle que présentaient les meilleurs isolateurs.
- On sait d’ailleurs que les surtensions possibles sont quelquefois supérieures à 5 ou 6 fois la tension de service. Le calcul en rend assez bien compte, et si l’expérience directe que l’on a faite au moyen d’appareils enregistreurs n’a pas montré des surtensions d’une pareille importance, cela tient peut-être à ce que ces appareils étaient précédés de transformateurs qui offrent une très grande résistance à ces oscillations dont la fréquence est quelquefois le centuple de la fréquence normale.
- Nous pensons que c’est à cette particularité de l'expérience qu’est dû le désaccord entre le calcul et l’observation. Aussi estimons-nous que le coefficient de sécurité à choisir pour les essais d’isolateurs doit être très élevé.
- Depuis l’adoption du modèle actuel aucun accident ne s’est produit avec ces porcelaines. Cela tient, à notre avis, à la grande solidité de cet isolateur par suite de son épaisseur et de son homogénéité au point de vue de la porcelaine et au point de vue de son épaisseur. Certains modèles, en effet, où les épaisseurs exposées à la dilatation du scellement variaient brusquement, ont donné de nombreux cas d’éclatements inexplicables.
- Les isolateurs actuels sont en deux pièces collées à froid avec un mastic de litharge-gly-cérinc. Le collage à chaud, par l’émail, a donné quelquefois des ouvertures dans l’une des 2 cloches, généralement dans celle qui supportait le poids de l’autre pendant le collage.
- Ces isolateurs, essayés à 8o ooo volts, donnent très pou do lueurs quelle que soit la durée de l’essai. Tous ceux qui sont envoyés sur le réseau et qui ont été éprouvés chez le fabricant sont à nouveau essayes dans les laboratoires de la Société. Çes isolateurs sont scellés sur
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- les ferrures soit au mastic Iitharge-glyeérine, soit plutôt, au ciment prompt, gâché avec très peu d’eau.
- Lors de la mise en marche de l’usine, on procéda à diverses expériences destinées à étudier expérimentalement les effets de la capacité. C’est ainsi que l'on observa les phénomènes connus de l’augmentation de tension à vide au fur et à mesure de l’éloignement de l’usine. On constata également que le courant de charge augmentait de la même façon avec la longueur de la ligne pour passer ensuite par un maximum, décroître et augmenter de nouveau.
- Tous ces phénomènes ont ôté mis en lumière en particulier dans les récents articles de M. Blondel (Éclairage Électrique du 3 novembre 1906).
- Toutefois les chiffres trouvés expérimentalement sont supérieurs aux chiffres calculés avec la fréquence de 00 périodes. Celte augmentation doit provenir delà présence d’harmoniques donL l'importance à vide est considérable. En charge, ces phénomènes ont une importance négligeable. Le cos ç du réseau â la pleine charge est supérieur à 0,95.
- La perte en ligne dans le feeder était à l’origine de 20 °/„. La création d’une deuxième ligne parallèle à la première avait été prévue, et devait ramener cette perte un peu forte à 10 %• Le doublement du feeder est, à l’heure actuelle, plus qu’à moitié réalisé. Tous les 20 kilomètres, des postes de sectionnement et de bifurcation permettent d’isoler les parties de ligne sur lesquelles un accident se sera produit, ün pourra ainsi réparer les dégâts sans arrêter le fonctionnement de la ligne. Les arrêts totaux deviendront très rares, [puisqu’ils le sont déjà et qu’avec la double ligne la probabilité d’accidents simultanés sur les 2 câbles dans un parcours de 20 kilomètres devient excessivement faible.
- U11 autre feeder sera construit de Saint-Georges sur Carcassonne, par la vallée de l’Aude, lorsque la consommation de courant dans cette région deviendra plus considérable.
- Lignes à î> 000 volts. — Sur les lignes à 20000 volts, ou plu loi à 17 000 volts, car au centre de distribution la tension a déjà baissé de 2 3oo volts, sont branches des transformateurs abaissant la tension à 5000 volts. De ccs transformateurs partent les ligue,s secondaires desservant tout un ensemble de villages.
- L’avantage de cette transformation est de réduire l'étendue du réseau à 20000 volts, de diminuer les frais d’établissement et d’entretien des lignes et d’éviter les nombreuses chances d’accident inhérentes aux tensions élevées.
- Il faut remarquer, en effet, que, pour les lignes aériennes à faible débit, La section du fil n’est plus limitée par la perte en ligne admissible, mais par les conditions de solidité indispensables. C’est ainsi, par exemple, que, dans les pays de grand vent et à fortes variations de température, les sections limites sont, pour les câbles, 10 millimètres carrés, et, pour les fils, iG millimètres carrés environ. Avec dos sections plus faibles, même si le montage est fait avec soin, on risque d’avoir des ruptures de fils, soit en hiver, soit par les grands vents. Ces ruptures peuvent provoquer des accidents d’autant plus à craindre que, lorsqu’un fil vient à se rompre, les fusibles ne fondent pas.h; plus souvent.
- II n’y a donc rien à économiser par l’emploi de tensions plus élevées que celles qui donnent, pour la chute de tension admise;, la section correspondanl à la sécurité nécessaire.
- C’est ainsi qu’on a pu remplacer, dans cerLains cas, le cuivre par l’acier, même pour des distances de 5 et 10 kilomètres. L’économie ainsi réalisée est environ le i/3 du prix de la ligne à 5000 volts montée avec du bronze silicieux. Les lignes en acier ont, comme l’on sait, toutes sortes d'avantages au point de vue de la solidité, l’acier étant plus résistant et moins dilatable que le bronze.
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- Les dérivations à 5ooo volts sont munies de fusibles, et surveillées par un personnel spécial qui s’occupe surtout du service commercial. Le personnel dépendant du chef de réseau s’occupe uniquement de la surveillance des lignes à 20000 volts. Son action est, par suite, plus restreinte et plus efficace.
- Postes de transformation. — Un poste de transformation 17000/5000 se compose (fîg. i4) d’un bâtiment rectangulaire en maçonnerie, de 6m,5o de hauteur. Une entrée de poste, constituée par 2 consoles et par 4 traverses en cornières, porte les parafoudres à cornes et les
- Fitf. 14. — Poste secondaire de transformation 17000/0 i>oo volts.
- bobines de self. Les lignes de terre et les résistances des parafoudres 'sont placées à l'extérieur du bâtiment.
- A l’intérieur, des couteaux ou un interrupteur à bain d’huile permettent d’arrêter le courant à l’entrée du poste.
- Le transformateur, du modèle à 3 noyaux successifs, porte ses 3 fusibles. Un plancher isolant, une barrière, une perche isolante pour les cas d’accident, des gants de caoutchouc et une lampe h pétrole complètent l'outillage du poste.
- Dans chaque village, un poste analogue renferme un transformateur abaissant la tension à 125 volts.
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- Un employé municipal est chargé do donner le courant aux lampes municipales et, en même temps, aux particuliers.
- Une ligne spéciale, comprenant deux fils distincts et le troisième lîl de la canalisation d’éclairage, alimente les moteurs. La force motrice est supprimée au coucher du soleil.
- Les lignes à 5 ooo volts et les réseaux municipaux ont été construits auxfrais des communes. Les lignes à 20 000 volts aux frais de la Société.
- En échange des avances faites par les communes, la Société leur fournit pendant 5o années l’éclairage gratuit de; 3o lampes de 16 bougies par 1 000 habitants.
- Cette combinaison présente l’avantage de réduire très considérablement les frais de premier établissement de la Société, et, par suite, son capital. On sait que les municipalités ont des facilités particulières pour réaliser des emprunts à des taux très réduits.
- Le réseau municipal appartient à la commune, mais la Société en a la jouissance pendant 5o années et s’en sert pour l’éclairage des particuliers.
- Tarifs. — Cet éclairage est fourni au compteur à o fr. 07 l’hectowatl-heure, mais surtout à forfait à raison de 87 francs par ampère-an, sous une tension de 12b volts.
- C’est ce dernier mode qui est adopté généralement.
- Un limiteur de courant imaginé par M. Estrade (fig. jd) permet de donner à l’abonné la quantité de courant à laqiieUe.il a droit, sans s'inquiéter de l’usage qu’il eiifail. Cetappareil, appelé basculateur, est placé à l’extérieur des habitations ; le contrôle en est par suite très facile.
- Il n’est peut-être pas superflu d’indiquer que pour une usine hydraulique, à qui la puissance instantanée maxima importe seule, le système du forfait a l’avantage de tirer parti de toute cette puissance. La demande maxima est, en effet, limitée, connue à l’avance, et l'abonné lui-même est intéressé à limiter le plus possible celte consommation instantanée, puisque d’elle seule dépend le prix de son éclairage. Ce système du forfait paraît aussi davoir
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- se répandre dans les centrales à vapeur. En particulier, les deux stalions de Carcassonne et de Narbonne emploient indifféremment les deux systèmes d’abonnement, forfait et compteur. Seulement les tarifs sont un peu plus élevés.
- L'utilisation de l’énergie électrique pour la force motrice est relativement peu importante dans les départements de l’Aude et de l’Hérault. Cela tient à l’absence presque complète de toute industrie dans cette région exclusivement viticole.
- Toutefois presque toutes les communes possèdent un système d’élévation d’eau comprenant une pompe quelconque alimentée par un moteur triphasé. Ces moteurs fonctionnent sans aucune surveillance, grâce à l’emploi d’un disjoncteur ingénieux imaginé par M. Choulet, et qui a été décrit dans VÉclairage Electrique du '25 mars 1905. Nous en donnons ci-contre un croquis (fig. 16). Grâce à cet appareil, qui protège le moteur en cas de rupture du courant sur une quelconque des trois phases et aussi en cas de travail exagéré, il a été inutile de créer un agent spécial pour le service des eaux. Le garde champêtre ou l’appariteur mettent le moteur en marche et viennent ensuite l’arrêter au coucher du soleil.
- Aux environs de l'usine d’Axat-Saint-Georges, au centre des magnifiques forêts de la haute vallée de l’Aude, se développent, depuis peu, les diverses industries du bois : scieries, chantiers d’injection, fabriques de pâle de bois, etc. Cos industries consomment actuellement en moyenne 700 chevaux environ. Nous n’osons pas trop souhaiter qu’elles se développent, car leur existence est une menace pour nos réserves de houille blanche.-D’ailleurs la quantité d’énergie qu’elles demandent n’est rien à côté do celle qui est encore inutilisée et dont l’emploi ne sera complet, sans doute, qu’après la création de vastes usines électrochimiques ou électromctallurgîques.
- Edmond Gaïsset.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la polarisation des rayons Rontgen et des rayons secondaires. — H. Haga. — Annalen der Physik, n° 8, 1907.
- En 190/j. et 1905, Barkla a fait des expériences avec deux électroscopcs chargés et a comparé le pouvoir de décharge des rayons Rontgen émis à travers du papier, de l’aluminium et de l’air, dans des directions perpendiculaires aux rayons incidents : il a trouvé, dans ces expériences, une différence de 11 à 20 % dans des directions faisant, entre elles un angle de qo° ; les positions du pouvoir de décharge maximum et du p ou voir de décharge minimum alternaient entre elles sous l'eflet d’une rotation de 90° du tube autour de la direction du faisceau de rayons produisant les rayons secondaires. Barkla a déduit de ces essais
- que les rayons Rontgen sont en partie pola-
- Dans une étude postérieure, Barkla a montré que les rayons secondaires émanant d’urie plaque de charbon sont complètement polarisés ; ce résultat a été également obtenu avec les électros-copes sur lesquels tombaient les rayons tertiaires émis par un morceau de charbon frappé par les rayons secondaires.
- De ces deux résultats, le second seul a pu être obtenu photographiquement par l’auteur. Une plaque de laiton M, de l\ millimètres d'épaisseur, était fixée par une cornière en fer à la partie supérieure d’une traverse en fer : dans eette plaque était vissé un tube de laiton À de 7 centimètres de longueur et ic,n,5 de diamètre dans lequel était fixé un autre tube r. L’une des ouvertures, a, de celui-ci, était fermée par un dis-
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- que de papier noir et muni d’un diaphragme d avant une ouverture de i4 millimètres; dans l’autre ouverture, b, était fixée une bague d’ébo-nite dans le milieu de laquelle était placée une baguette de charbon, de 6 centimètres de longueur et i/| millimètres d’épaisseur, munie d’une pointe conique de 17 millimètres de longueur. Les deux
- cule située dans le tube R contre Faction directe des rayons primaires; le tube r était ^entouré d'un cylindre de plomb de 8 millimètres d’épaisseur. Pour produire les rayons Rontgen, on employait une bobine d’induction Siemens et lliitske de 60 centimètres d'étincelle avec bobine primaire divisée en quatre parties, un interrup-
- lubes de laiton, la bague d’ébonite et la baguette de charbon ayant été travaillés avec soin sur le tour, tous les axes concordaient exactement. Un couvercle de laiton D pouvait être vissé sur l’extrémité droite du tube, permettant ainsi une fermeture hermétique de celui-ci. La pellicule sensible était placée dans le tube R et maintenue par deux bagues à ressort conLre la paroi inté-
- Dans le tube r', soudé à la paroi du tube R, était disposée une petite baguette perforée suivant son axe ; par celte perforation et par un petit trou correspondant ménagé dans la paroi, on faisait, au moveu d’une aiguille, un trou clans la pellicule sensible. Le petit tube latéral était place horizontalement; dans (es essais, la ligne droite passant par ce petit trou indiquait la partie de la pellicule courbée cylindriquement, qui se trouvait dans le plan horizontal.
- Cet appareil était disposé en avant de la plaque de charbon K, de telle façon que les rayons secondaires émis par elle à travers le diaphragme d de 5 millimètres de diamètre et le diaphragme d'tombassent dans le tube R. Ces diaphragmes étaient dimensionnés de telle façon que la partie postérieure de la pellicule fût seule atteinte par les rayons secondaires ; sur la partie située visa-vis du cène, pouvaient agir seulement les rayons tertiaires émis. Dans la direction horizontale P, les rayons Rontgen primaires tombaient sur la plaque K, placée aussi près que possible du tube de Crookes. Des plaques de plomb de icm,5 d’épaisseur protégeaient la pelli-
- teur de Wehnelt et une batterie d’accumulateurs de 65 — 110 volts. L’intensité du courant était de 2 à 4 ampères ; les tubes étaient du type Millier avec réfrigération d’eau.
- L’auteur a obtenu, après une durée d’exposition de 60 heures, un noircissement important de la pellicule : il y a toujours eu deux maxima et deux minima ; la distance entre les maxima et entre les minima était toujours égale à la demi-périphérie de la section du tube : le petit trou se trouvait à l’un des maxima, de sorte que, avec la disposition décrite, les rayons secondaires présentaient une action maxima dans le plan horizontal et une action minima dans le plan vertical. C’est exactement le résultat que Fon obtiendrait dans une expérience correspondante faite avec des rayonslumiiieux ; si, par exemple, K était un miroir en verre noir, recevant des rayons lumineux dans la direction P, et si C était un cône de
- points que précédemment, des maxima et des mi-
- Les rayons secondaires sont donc polarisés et, le noircissement des minima étant extrêmement faible, on peut les considérer comme complètement polarisés.
- D’après cette façon de voir, on peut considérer la plaque de charbon comme polariseur et le cône de charbon comme analyseur.
- Il n’y a pas que le charbon qui puisse agir comme polariseur; d’autres corps tels que le cuivre, le plomb, l’aluminium agissent aussi de la même façon, mais leur action n’a pas la même
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- valeur quantitative. Tandis qu’avec une plaque do enivre, on obtenait à peu près le même noircissement qu’avec une plaque de charbon, le plomb ell’aluminium émettent des rayonssecon-daires beaucoup moins intenses, de sorte que les rayons tertiaires émanant du cène de charbon sont très faibles. Malgré cela, on pouvait distinguer deux maxima et deux minima.
- Au lieu du cène de charbon l’auteur a aussi
- se servant d’une plaque de cuivre comme pola-riseur : il a obtenu, bien que faiblement, le même résultat qu’avec du charbon.
- N faut remarquer que les axes du cône et des tubes R et r doivent exactement coïncider; dans les appareils où la concordance des axes n’est pas rigoureuse, on obtient une différence importante clans le noircissement des deux maxima.
- On pourrait formuler contre ces expériences les deux critiques suivantes :
- i° La partie de la plaque de charbon qui émet les rayons secondaires à travers les diaphragmes, est inclinée par rapport a l'axe du cône et aussi par rapport à la direction des rayons primaires incidents; on pourrait penser que, dans ces conditions, l'intensitc du faisceau de rayons secondaires n’est pas la même en tous les points d une section perpendiculaire à l’axe du cône et qu’il en résulte un noircissement inégal de la pellicule. Pour le vérifier, on a disposé, à la place du cône de charbon, une plaque photographique perpendiculaire à l’axe du tube R ; une durée d’exposition de 26 heures a permis d’obtenir une imagetrèsnette dans laquelle aucune irrégularité d’intensité n’était visible; on apercevait seulement au bord une demi-ombre;
- 2° Il serait possible que, pendant la longue durée d’expériences, les rayons Rontgen primaires aient agi sur la pellicule, à travers les plaques de plomb et les tubes de laiton. Cette objection est contredite par le fait établi expéri-mentalementque, dans des conditions identiques, le noircissement de la pellicule est très faible avec une plaque d’aluminium ou de plomb comme polariseur, et en second lieu par le fait que aucun noircissement ne s'est produit sous les bagues métalliques élastiques qui maintenaient la pellicule.
- Le cône de charbon pouvant servir d’analyseur dans le tube recouvert de la pellicule sensible, on pouvait aussi examiner si les rayons
- Rontgen primaires sont polarisés. L’auteur a fait sur ce point de très nombreuses expériences avec ' des tubes mous, des tubes durs et des tubes chauds, ainsi qu’avec un tube produisant des rayons très faibles ; il a toujours obtenu un noircissement uniforme de la pellicule pour un montage bien centré. Quand les axes ne coïncident pas, on obtient, il est vrai, un noircissement non uniforme,- mais on n’obtient jamais deux maxima et deux minima dans, les différents quadrants. D’après les expériences de l’auteur, les rayons Rontgen ne sont pas polarisés.
- Bien que les rayons Rontgen primaires ne soient pas polarisés, les expériences de l’auteur oui permis de déterminer si les rayons Rontgen sont des perturbations transversales ou longitudinales. Les rayons secondaires dont il s’agit ont tout à fait le même caractère que les rayons primaires ; non seulement ils ont traversé le papier noir en a, mais ils traversent même la baguette de charbon de fi centimètres de largeur et ont noirci une plaque photographique placée dans le couvercle D. Si donc les rayons primaires et secondaires sont de même nature, les rayons primaires Rontgen doivent être considérés comme un phénomène transversal, puisque les rayons aires sont pu s. g ^
- Sur l’ionisation de l’air par barbotage. —
- L. BlOCb. — Académie des Sciences, i«>- juillet 1907.
- L’air qui a barboté à travers l’eau ordinaire, ou mieux h travers l’eau distillée, acquiert une charge négative, facile à déceler au cylindre de Faraday.
- Cette charge totale négative est la différence de deux charges inégales, l’une négative, l'autre positive, qu’on peut recueillir séparément à l’clectromèlre, en reliant celui-ci à un condensateur cylindrique traversé par le gaz. Si l’électromètre est relié à l’électrode centrale, il recueille une charge de signe contraire à celui de l’électrode.
- L’existence dans le gaz de charges des deux signes montre que l’air, après barbotage, est non seulement électrisé, mais ionisé. L’intensité d’ionisation augmente très vite avec la pression sous laquelle se fait le barbotage. Elle est faible aux faibles pressions, même quand le débit est
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- Des ions produits, dans l'air par barbotage n'ont pas tous la même mobilité. Si l’on détermine les mobilités par la méthode de Zeleny, on obtient des courbes avec un maximum assez net, mais qui s’abaissent ensuite vers l’axe des .v beaucoup plus lentement que les courbes théoriques. On s’est toujours servi du maximum pour déterminef la mobilité des ions. Les nombres ainsi trouvés correspondent aux ions qui sont à la fois les plus nombreux et les plus mobiles-
- Le barbotage de l’air dans l’eau distillée donne naissance à des ions de mobilité assez grande, de l’ordre de i millimètre à 2 millimètres. Ces ions se rapprochent donc plus des petits ions produits par les rayons Rontgen (mobilité i centimètre) que des gros ions produits par les flammes et par le phosphore (mobilité de milli-
- L'existence de gros ions (en faible proportion) n’est pas exclue par ce qui précède. Elle résulte, au contraire, de l’allure même des courbes de Zeleny.
- Dans le cas de l’eau distillée, il y a une dissymétrie entre les deux sortes d’ions. Les ions négatifs ont une mobilité voisine de imm,i5, les ions positifs une mobilité voisine de omm,8o.
- Si l’on passe de l’eau distillée à l’eau acidulée par Y acide sulfurique (i",ul par litre), on constate que:
- i° L’air entraîne une charge totale positive ;
- 2° Cette charge est encore la différence de deux charges individuelles beaucoup plus notables;
- 3° Les mobilités pour les ions des deux signes sont devenues très faibles. Elles sont de l’ordre
- de —de millimètre, ‘c’cst-à-dire identiques à 3oo
- celles des gros ions ;
- 4° L'inégalité de la mobilité en faveur des ions négatifs n’existe plus; lorsqu’on dilue progressivement la solution normale d’acide, sulfurique, on observe une augmentation continue des mobilités jusqu'aux valeurs qui correspondent à l’eau pure.
- En même temps, le signe de la charge totale, d'abord positif, se renverse pour une dilution convenable, et l’on retrouve 1’efïet négatif du à
- Le point neutre ou point d‘inversion correspond a une teneur en poids de 0,00076. En ce point,
- l’air transporte une charge positive et une charge négative égales.
- L’acide sulfurique pur bouilli donne les mêmes effets que l’acide simplement normal. Les mobilités obtenues sont encore un peu plus faibles.
- L'acide chlorhydrique se comporte d’anc manière analogue h l’acide sulfurique. Si l’on part d’une solution normale, la charge totale est positive, tuais les mobilités sont déjà de l’ordre de omm,o52. Le point d’inversion correspond à la
- solution —— normale.
- 80
- L’ionisation due au barbotage est fortement influencée par la température. Dans le cas de l’eau pure, un abaissement de température depuis t3° jusqu’à 6° entraîne: i° une diminution notable de l’ionisation; 2° un changement dans la répartition des mobilités; 3° un léger accroissement de la mobilité moyenne.
- - GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur réchauffement des collecteurs. — A. Müller, — Elektrotechnik und Alaschincnbau, 3o juin 1907.
- L’auteur donne quelques formules d’approximation qui n’exigent pas le calcul séparé de la surface de refroidissement et des pertes électriques et mécaniques. En supposant la densité de courant z par centimètre carré répartie uniformément sur toute la surface de contact du balai F6, c’est-à-dire que la commutation suit parfaite, les pertes en watts ont pour valeur
- W,= 2J,„„, (,)
- J(1 désignant le courant total dans l’incluit et « la résistance de passage spécifique par centimètre carré de surface du balai.
- En tenant compte des pertes supplémentaires W; pour une densité de courant non uniforme, on trouve la formule :
- We = 2Jü5W -h W\ =/. 2Ja™, (2)
- le facteur/'étant compris entre 1,2 et 1,8 quand l’épaisseur des balais est égale ou inférieure au tiers de la distance polaire et quand la courbo de champ est aplatie. L’influence de la densité de courant sur Ja résistance de passage spécifique, pour les densités de courant ordinaire j=r4 à 10 pour les balais en charbon et a = 20
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- L’ËCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LÏI. — 31.
- à 4o pour les balais en cuivre, est donnée par la formule empirique
- x avant pour valeur environ o,6 et m environ 0,70 pour les balais en charbon et a = o,o5 et m = 0,5 pour les balais en cuivre. On en déduit la relation
- W< = 2Ja/àff—U
- En tenant compte des pertes mécaniques, on obtient l’expression :
- W,= .j,8i.C,.F (4)
- en désignant par Cr le nombre des groupes de balais, pw la pression d’application (oligr,i5 par centimètre carré), u le coefficient de frottement (o,a5 à o,3) et v la vitesse périphérique du collecteur en mètres par seconde. On obtient alors, en différenciant, une densité de courant déterminée pour laquelle la valeur de 2Wf + Wr atteint un minimum.
- En introduisant les valeurs moyennes indiquées, on trouve
- g = i ,48 . v0'8 pour les balais en charbon, î 1= 5,2 . ('0,6a pour les balais en cuivre.
- Pour les balais en charbon, on en déduit la valeur de la vitesse maxima
- ~ 10 mètres.
- Pour les balais en cuivre, on peut avoir une valeur sensiblement plus grande (jusqu’à 25 mètres). Pour We—j— Wr, la valeur correspondant au minimum des pertes est Wt H- W, = Jfl (3 + o,ip)
- pour les balais en charbon,
- We + Wr = Ja(o,8 + o,o3p)
- pour les balais en cuivre.
- Si l’on admet, d’après Thompson, que les pertes de chaleur par radiation sont proportionnelles à T + o,3 \Jv, on a, pour l’état sla-
- W. + W„ = <»C„ ( I + 0,3 \U) Ot,
- 4 étant l’élévation de température en degrés, C,. le coefficient de conductibilité calorifique, et Ok la surface réfrigérante du collecteur.
- Si l’on introduit dans la dernière équation les valeurs précédemment obtenues pour Wf + Wr, on trouve, en supposant des vitesses périphériques normales :
- 4= degrés pour les balais en charbon,
- 4 = (h °’J^a pour les balais en cuivre.
- Ok *
- Pour CAM on peut adopter en général une valeur comprise entre 80 et 120. La valeur de Ok est alors, pour une élévation de température
- 0/( = 4 à 6 Ja pour des balais en charbon,
- Ok = i,t à 1,7 J„ pour des balais en cuivre.
- B. L.
- Nouvelle machine électrique fonctionnant comme moteur à vitesse variable ou comme génératrice à tension variable. — L. Torda. - The Electricien, 5 juillet 1907.
- L’auteur a éLabli une machine dont le réglage est assuré par une variation de la réluctance du circuit magnétique sous l’effet d’un déplacement de masses mobiles en fer pénétrant dans des espaces vides ménagés dans le système inducteur de la machine. Comme l’indique la figure 1, les noyaux du pôle inducteur présentent, entre
- les bobines inductrices et la carcasse, des espaces vides dans lesquels pénètrent des plaques de fer portées par un système mobile : ccs plaques de 1er peuvent être facilement déplacées dans la direction axiale et pénètrent dans ces logements ou en sortent. Deux des plaques sont supportées à une extrémité sur des rouleaux établis pour tourner dans des encoches ménagées aux extrémités des plaques et roulant librement sur les surfaces qui forment le fond des espaces vides.
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- revue d’Electricité
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- Il est intéressant de noter que l'éloignement des masses de fer, en augmentant la réluctance du circuit magnétique, provoque une diminution de la distorsion en affaiblissant le flux magnétique. Ce point a peu d’importance. Des moteurs à vitesse variable ou des générateurs à tension variable, dans lesquels on n’a pris aucune précaution pour contrebatlrc la distorsion du champ, donnent, toute satisfaction s’ils sont convenablement établis.
- On voit sur la figure i que, dans la machine réalisée par l’auteur, aucune disposition n’a été prise pour influer sur la distorsion du champ; les espaces vides et les masses de fer réglables étaient placées «l'intérieur du système inducteur et à une certaine distance de l’induit. Ce dispositif qui. au point de vue théorique, peut sembler un peu désavantageux, présente, en pratique, un certain nombre d’avantages. En premier lieu, les plaques réglables peuvent être fixées directement à une bague de fer et constituent ainsi un tout solide. Quand les plaques sont disposées à proximité de l’induit, c'est-à-dire entre les bobines inductrices et l’induit, la bague doit être en métal non magnétique, tel que du bronze, pour éviter la dispersion magnétique. Avec la disposition représentée par la figure i, où les masses réglables sont placées entre les bobines inductrices et la culasse, la bague de fer constitue un shunt magnétique en parallèle avec la culasse. En premier lieu, cette disposition permet une construction simple et commode ; en second lieu, l’entrefer entre l'induit et les pièces polaires peut être choisi aussi petit que possible, toute partie de fer massif étant supprimée à proximité de l'induit denté et la production de courants de Foucault étant réduite au minimum. Plus l'entrefer est réduit, et plus les plaques de fer peuvent être minces et légères, pour une gamme de vitesses donnée. En même temps, le dispositif régulateur et toute la machine deviennent plus légers et moins coûteux. On peut mentionner un troisième avantage, la réduction des poids des masses réglables, les espaces vicies et les plaques étant disposés aux points du circuit inducteur où l’induction est la plus élevée.
- Un point particulier de la disposition adoptée par l'auteur réside dans les rouleaux dont sont munies les plaques supérieure et inférieure et I qui diminuent sensiblement les frottements et }
- permettent de manœuvrer le régulateur avec la plus grande facilité. Les variations de tension que l’on peuL obtenir sont de i à 3. Une machine de ioo ampères, actuellement en fonctionnement, peut produire une tension comprise entre 16,7 et 5o volts.
- R. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des lignes de traction à courant alternatif (suif*!,) O- — L. Lichtenstein.
- — Elehlrotechnischu Zeilschrijt. 8 juin 1907.
- 1 "Mesures préparatoires. — Le civcnite.mployé pour ces mesures était constitué de la façon suivante. Le conducteur (1) était formé de deux tiges cylindriques d’acier Ressemer de rï"’,5, 2°“,5 et 3cm,(> de rayon. Les autres côtés du rectangle étaient en fil de cuivre ayant pour rayon of™,6. Les autres dimensions du circuit étaient p = 3o centimètres, /—6t3 centimètres. L’intensité du courant variait entre 80 et 5oo ampères. La fréquence était de 20 et de 00 périodes par seconde. La tension était de l’ordre de 5
- La détermination directe d’aussi faibles tensions et celle du facteur de puissance présentant des difficultés, on fit les mesures par une méthode indirecte. Le circuit fut relié au côté à basse tension d’un transformateur : le courant, la tension et le facteur de puissance étaient mesurés sur le côté à haute tension de cet appareil. On en déduisait ensuite, par une épure graphique, les valeurs à basse tension. Connaissant E, J, et cos 0, on obtient les valeurs de et de g au moyen des formules (5) et (ti). Sur le tableau I sont résumés les résultats de mesure, ou, nu lieu de W„, on a introduit le rapport :
- Comme ou le voit, les valeurs de laperméabilité équivalente sont assez faibles. Les mesures d'aimantation faites sur les tiges d’acier employées ont donné, comme valeur ma xi ma de la perméabi-
- (>) Voir l'Eclairage Electrique, t, T.11, 'iO juillet 1907, p. 97,
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- T. LU. — N° *31.
- lité, le'chiffre i 200. Lu différence est surprenante. Comme l’indiquent les chiffres de la deuxieme colonne, la résistance à courant alternatif des
- tiges d’acier étudiées avait pour valeur 5 à 20 fois la résistance à courant continu. Le courant passant surtout par les couches superficielles du métal, on peut se représenter une section tubulaire présentant une section de i/o à i/afi de la section totale de la tige et .seule traversée par le courant. La densité du courant dans cette section tubulaire serait, en admettant une répartition uniforme du courant ô a a5 fois plus considérable que dans lu section totale complètement utilisée. En fait, la répartition du courant dans ce tube fictif n’est pas uniforme ; la densité de courant à la périphérie est encore plus grande que celle admise ci-dessus. I.e champ magnétique dans la pellicule extérieure est alors si intense que la perméabilité de l’acier est très réduite.
- Le resserrement du courant croit avec la fréquence et avec le diamètre de la tige. Quant le courant croît, il diminue. Les valeurs du rapport résistance à courant alternatif résistance h courant continu
- et de la perméabilité équivalente varient quand la section de la tige n’est plus circulaire. Le tableau II indique quelques résultats d’expé-
- rience relatifs à des rails Phœnix et à des fers
- La perméabilité équivalente est d’une petitesse surprenante.
- L’acier n’étant pas d’une qualité très différente de celui employé dans les essais précédents, on doit en conclure que la forme de la section et la répartition du courant qui en résulte influent beaucoup sur la perméabilité.
- •2° Expériences sur la ligne de contaclde la voie électrique de-Marienfelde à Zossen.
- Les mesures suivantes furent faites sur la voie militaire de Marienfelde à Zossen. Pour les mesures en court-circuit, 011 a utilisé une portion de voie de 3 kilomètres de longueur sur laquelle les rails ont 12 mètres de longueur, 5 160 millimètres carrés de section et sont éclissés électriquement par des connexions en cuivre de 80 millimètres carrés de section. Les deux rails d’une même voie furent d’abord reliés entre eux par huit connexions transversales d’environ im,5o de longueur : ces jonctions transversales furent enlevées avant le début des essais. Sur la section comprise entre Marienfelde et Zossen, il existe environ 3o plaques de terre reliées à l’une des fîtes de rails. Le courant alternatif était produit par un alternateur triphasé excité par une petite machine à courant continu : les deux machines étaient entraînées par une Iocomobile de 60 che-
- Dans les premières mesures, la disposition était la suivante : un pôle de l’alternateur était relié au conducteur inférieur de la ligne, et l’autre à l’une des files de rails. Au kilomètre 9,6, le conducteur inférieur était relié à la file de rails. Les plaques de terre avaient été toute?
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- déconnectées. Pour empêcher 'tout passage du courant par la deuxième file de rails, on enleva plusieurs éelisses de cette file. On trouva, pour valeur de ;j., le chiffre 6,3. Pour déterminer si la totalité du courant passait bien par la première file de rails, on mesura simultanément l'intensité de courant en trois points éloignés.
- trouvées lurent ici
- ivantes
- D'après ces résultats, on voit que 27,5 °/„ environ du courant passant par la ligne aérienne reviennent par la terre. Les courants passaient à la terre sur toute la Longueur de la file de rails. Les résultats des premières mesures étaient influencés par ce fait.
- Pour obtenir des résultats plus exacts, il était nécessaire d'utiliser un circuit ne présentant pas de ces dérivations. On adopta une disposition spéciale grâce à laquelle la différence de courants dans la ligne aérienne et dans l’extrémité des rails était de 7,8 °/« avec a5 périodes et de 9,5 °/0 avec 56 périodes. Les mesures à courant alternatif furent faites alors aux fréquences i5, a5 et 5t> périodes. La densité de courant était comprise entre o,56 et 3 ampères par centimètre carré.
- Pour déterminer l’influence de l’éclissage électrique, on fit toutes les mesures avec la file de rails non pourvue de connexions aux éelisses. Dans la plupart des mesures, les plaques de terre étaient déconnectées et les rails étaient « isolés de la terre ». Pour déterminer l’inflnence de la mise à la terre des rails, on relia ceux-ci, dans certaines mesures, à quelques plaques de
- La conductibilité des rails fut déterminée par la mesure directe du courant et de la tension. Pour cela, 011 souda les fils de jonction d u u mil-livoltmèlre de précision aux extrémités d’nn rail. Les valeurs mesurées furent les suivantes;
- La température ambiante était de 5°. Si l’on admet comme coefficient de température du fer la valeur o,oo48 par degré, on obtient, pour la conductibilité du fer des rails à i5°, la valeur : a — 5,28 ohms par mmq.
- Ce chiffre diffère sensiblement de ceux que l’on trouve dans les différents traités. La plupart des auteurs donnent, pour la conductibilité du fer des rails, des valeurs comprises entre 6 et 8 ohms par millimètre carré. On fit ensuite des mesures pour déterminer la résistance à courant continu par kilomètre de rails avec et sans connexions en cuivre aux cclisses. On mesura le courant J dans les rails et la tension E entre le conducteur supérieur et le conducteur intermediaire de la ligne aérienne. Les résultats obtenus dans une série de mesures sont indiqués par le tableau suivant et s’appliquent « une température de i5°. Comme moyenne des quatre mesures, on trouve, pour la résistance par kilomètre de rails avec éelisses en cuivre, la valeur o,o434 ohms par kilomètre à la température de >5°. Pour les rails sans éelisses en cuivre, on obtient en moyenne la valeur de o,o855 ohms par kilomètre à i5".
- Si l’on ajoute à h
- istance
- >, = 4,33 à i5°C
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 31.
- pour les rails avec éclisses de cuivre ;
- /. = a, 19 à 15" C
- pour les rails sans éclisses de cuivre.
- L'augmentation do la résistance due k l'éclissage des rails est de 0,0093 ohms par kilomètre à t5° pour les rails avec éclisses en cuivre, le nombre des éclisses par kilomètre étant d’environ 84. La résistance d'une jonction est de 1,1 . io-4 ohm. Dans les rails sans éclisses de cuivre, la résistance des points de contact est de o,5i4 ohms par kilomètre k i5®,’ c'est-à-dire 100 % de la résistance de fer.
- La régis Lance d’une éclisse est de 6,1.1 o-4 ohm. La résistance W,, des points de contact par kilomètre a été calculée, pour plus de simplicité, d’après la formule :
- W^W,— w3,
- Wt élanl la résistance des rails par kilomètre, W* la résistance du fer des rails par kilomètre.
- D’après une série de mesures faites par 1 auteur aux ateliers Siemens-Sehuckert, on trouve pour la conductibilité du fer des rails la valeur 5,8 à iü° au lieu de 5,28 k 15°, valeur résultant de ces expériences. La différence peut être attribuée k l’inexactitude inévitable des mesures de très faibles tensions (de l’ordre de grandeur de 0,02 volt) et aussi k la diversité de ia composition des fers étudiés. Pour déterminer la résistance k courant alternatif par kilomètre de ligne aérienue, on forma un circuit et l'on mesura l'intensité J, la tension E entre les conducteurs aériens 1 et 2, le facteur de puissance et la fréquence. La température ambiante était de 8°. Les résultats sont indiqués dans le tableau suivant :
- Les valeurs de la dernière colonne oui été ob-
- tenues au moyen de la formule F, sin o — us/'LJ.
- Dans cette formule, E est exprimée en volts,
- L en henrys et J en ampères. Si l’on calcule le coefficient de self-induction L d’après la formule de Maxwell, on obtient la valeur L = 0,00476 henry.
- La concordance est donc très bonne. Cotle concordance des résultats expérimentaux avec les résultats théoriques est d’une grande importance au point de vue pratique. Elle rend inutile l'emploi (le coefficients de sécurité élevés et permet d’établir d’une façon sûre et économique les projets d’installation de traction.
- La résistance k courant continu de la ligne aérienne a été obtenue par des mesures faites sur le même circuit; elle s’esl élevée en moyenne k o,i834 ohms par kilomètre k 8°. On n’a pas pu constater, avec les moyens dont on disposait, de différence entre la résistance k courant alternatif et lu résistance à courant continu. Dans les autres mesures, on compta sur la valeur W,£ = o,i8ÿ5 ohm par km. à i5°.
- A cette valeur correspond une. conductibilité
- La faible valeur de la conductibilité peut, probablement être expliquée parle fait que la section du conducteur aérien n était plus de 100 millimètres carrés k cause de l'usure. Pour déterminer la résistance à courant alternalifWe et la perméabilité équivalente des rails, on a lait une série de mesures avec rails éclissés électriquement, avec rails non éclissés électriquement, avec plaques de terre déconnectées ou avec plaques de terre reliées aux rails. La longueur du circuit était de okm,85 ou de ikm,35. L’intensité du courant, était comprise entre 3o et t6o ampères; la fréquence était d’environ 18 périodes par seconde, an périodes par seconde et 5o périodes par seconde. Les valeurs de W, et de p. varient suivant la fréquence, l’intensité du courant et la longueur du circuit. L’influence de la longueur du circuit peut être expliquée par les dérivations par la
- (A suivre.) R- L*
- Sur la chute de tension dans les câbles'suite) 0). — E. Stirniman. — Elektroierhnivrhe. Zeitschrift, i3 juin
- I9°7>
- H était intéressant d’étudier l’influence de la
- (') Vuir Y éclairage Electrique, t. LI1, 20 juillet 1907, p. 99.
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- 3 Août 190?.
- R fi V U E D'ÉLECTRICITÉ
- 17!
- fréquence. Pour cela, l’auteur s'cst servi du générateur de réserve du chemin de fer de Stand-sladt-Engclberg. On fit fonctionner ce générateur d’abord à la fréquence normale de 32, ensuite aux fréquences de 27 et 3y périodes. La charge était réalisée avec un rhéostat liquide. En outre, on réglait l’excitation de telle façon que la tension efficace fût égale à la tension du réseau de Lucerne. Un des câbles reliés au générateur aboutissait au tableau de distribution; l’autre reliait le tableau à l'usine centrale du chemin de fer d’Engelberg. Ce dernier câble fut conrt-circuité en ce point sur une phase. Le rhéostat liquide était placé à la centrale. On ne pouvait ainsi utiliser les câbles triphasés que comme câbles monophasés : l’un avait une section de 200 millimètres carrés, l’antre une section de/100 millimètres carrés. Les résultats obtenus ne présentèrent rien de particulier et confirmèrent les résultats précédents ; ils sont indiqués par le tableau suivant :
- Sa
- 37
- >,a I 292 I 0,0343 I .1 | 379 | o,o398 ]
- : ,0 I 285 .,3 2ÿ2
- >7 279
- >,00206 ohm.
- i,«0
- 1,2/1
- ,96
- Si l’on compare le coefficient relatif» un câble de âoo millimètres carrés et à périodes par seconde avec celui relatif à la même section et à 5o périodes, on obtient :
- %; = 2,96 ; a;ü = 2}6i.
- A.première vue, ce résultat semble impossible, mais il doit être attribué à la présence de nombreux harmoniques dans la courbe de f. é. m. de l’alternateur employé. On peut voir par les résultats obtenus que la fréquence exerce une intlueucc importante sur la valeur des pertes dans un câble. Comme on le verra plus loin, ce fait peut être facilement expliqué.
- four obtenir d’autres renseignements sur le phénomène, l’auteur a fait encore quelques ex-
- périences. Avant tout, il fallait étudier si la self-induction de la boucle formée par les axes des câbles 11’entrait pas en jeu. Bien que le conducteur d'aller et le conducteur de retour fussent très rapprochés l'un de l’autre, la self induction n’était pas négligeable, comme le montre immédiatement la lormùle de Maxwell. Comme on le sait, cette formule a la forme suivante, on appelant r le rayon des conducteurs en cuivre et D la distance entre leurs axes :
- L = aZ(^-—h lognaty )•
- Pour D = 2r, on obtient la valeur :
- L = 2^-*--t-alogaj =3,772.
- Une augmentation de D, à partir de la valeur-limite pour laquelle l’isolant est supposé infiniment mince, ne produit qu’un accroissement lent de la self-induction. L’auteur a fait des expériences de contrôle et a obtenu des résultats concordant avec les conclusions théoriques. Il décrit l’une de ces expériences, faite sur un câble torsadé à conducteurs en forme de secteurs de la' fabrique Suhner. Avec le mode de fabrication des conducteurs en (orme de secteurs, le coefficient de self-induction a évidemment sa valeur mini ma. Les constantes de ce câble étaient les suivantes :
- q — 200 mmq.,
- WQ = 0,0162 ohm ; Wu, = 0,0296 ohm, a= 1,85.
- On ne disposait malheureusement d’aucune ligne de mesure ; il fallait faire faire les mesures simultanément par deux observateurs séparés. On trouva comme chute de tension 32 volts.
- Jj’autcur a fait ensuite une étude sur un câble concentrique à haute tension de 1 200 mètres de longueur qui n’était pas encore en service. La section de ce câble était de 200 millimètres carrés. Si l’on développe en série la formule donnant la self-induction d’un câble concentrique, les premiers termes disparaissent et la série commence par les termes du sixième ordre : elle n’a donc pas d’importance. L’effet superficiel 11e peut se manifester que sur le conducteur intérieur. On doit donc s’attendre à un résultat c’est sensiblement meilleur que les précédents:
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 34.
- bien ce que l’on a constaté en réalité. Pour le câble dont il s’agit, on avait :
- Wû— 2 1— o,21 ohm.
- Une mesure avec courant alternatif a donne comme résultat :
- W„ = 0,223 ohm.
- Une antre mesure a donné :
- Ww = 0,2i6ohm.
- En prenant la valeur moyenne de ces deux ré sultats. on obtient, pour la résistance à courant alternatif :
- W,„ = o,2 2 ohm.
- On a donc là un résultat sensiblement meilleur. On trouve x= i,o5. Cet essai a été lait sous forme d’essai en court-cicuit. Si donc il y avait eu en jeu une self-induction sensible, celle-ci se serait nettement manifestée. L'augmentation de résistance provient certainement du conducteur intérieur.
- Avant d’étudier l'accroissement de pertes constaté dans les expériences qui précèdent, l’auteur examine plus en détail les coefficients % et L. Si, par exemple, on a à transmettre du point A. au point B, au moyeu d’une ligne, une certaine quantité d’énergie, il faut, en général, maintenir la tension constante au point B ; la tension qu’il faut produire pour cela au point À peut être représentée, comme l’a montré A. Blondel (’), par la formule :
- Pa = (P,H-WaJ)
- \/I + m'/i' + 2 (p — />') (cos <p + m sin ? — l) .
- Le radical est nommé par cet auteur « facteur de survoltage », c’est-à-dire facteur par lequel il faut multiplier la tension qui serait nécessaire sous les mômes conditions avec une transmission à courant continu. Ce facteur de survoltage correspond au coefficient x.
- T.'auteur considère, pour simplifier, une ligne de transmission avec charge non inductive. On ne néglige pas la self-induction de la ligne.
- D’après cette hypothèse, ou a, pour le point B, œ = o. La formule précédente se réduit alors à l’expression suivante :
- p« = (p.+wnj )\ATV^y.
- (') Éclairage Électrique, t. I
- On a là :
- _ \VaJ P l’. + WaJ’
- nt est le facteur de réactance et a pour valeur :
- La formule est facile à représenter par un diagramme construit avec Pu, P„ J", Jx et JWq. Ce diagramme donne immédiatement la chute de tension. Il est impossible que la self-induction seule puisse être la cause directe des pertes, comme le montre nettement un exemple concret donné par l’auteur. La self-induction ne pouvant pas être la cause directe et unique de l'accroissement de la chute de tension, il faut définir L autrement et peut-être considérer que Wq n’est pas une constante, mais est une fonction de grandeurs à déterminer. Une cause d’accroissement de Wû peut être l’elFet superficiel : dans le cas dont il s’agit, cet cITct était certainement faible. Une autre cause peut résider dans les courants de Foucault, qui prennent naissance dans le cuivre des conducteurs et dans l’enveloppe de plomb du câble. D’après les expériences faites par lui, l’auteur estime que ce n'est encore pas cette cause qui intervient. II semble que la self-induction de la ligne ne comprenne pas seulement celle de la boucle, mais qu’elle soit augmentée d’une certaine quantité provenant du câble. La self-iuduction serait donc la cause en partie directe et en partie primaire à laquelle est dû l’accroissement des pertes de tension.
- (A suivre.) B. L.
- La transmission de l’énergie électrique par courant continu, système série. — J. S. High-field. — Institution of Eleürkal Engmsen.
- Bien que le système de transmission en série soit employé depuis longtemps pour l’éclairage a arc par courant continu on par courants redressés de valeur constante, et que de petites installations, constituées par deux machines fonctionnant, l’une comme génératrice, l’autre comme moteur, soient en service régulier, on ne rencontre guère d’installations de réelle impor-
- t, i8g4i p- 24i, 3i2, 3ç)3, 4<)3.
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 173
- tance qu’en Suisse et sur quelques points du continent; la préférence semble rester acquise à la distribution par courants alternatifs en parallèle.
- Cette préférence s’explique a la fois par la facilité avec laquelle on peut modifier la tension du courant alternatif, par la simplicité des appa-relis employés dans ce but, par la solidité de construction des génératrices et, enfin, par la commodité du travail en parallèle.
- Lorsque, cependant, on doit établir de très longues transmissions qui exigent de très hautes tensions, on se heurte à des difficultés nombreuses, dues surtout à la capacité et à l’impédance de la ligne. Ces difficultés ont pu être habilement surmontées, mais l'emploi du courant continu les élimine, et, s’il s’agit d’accroître la longueur des lignes de transmission et la puissance transmise, il peut être utile d’examiner ce qui a été fait dans le sens de cet emploi.
- l.’auteur a eu à étudier, dans les deux dernières années, l’alimentation d’une région de 770 kilomètres carrés avec un périmètre d’environ 129 kilomètres. Le courant, fourni par une usine établie sur ce périmètre, devait être distribué en différents points par canalisations souterraines ; le prix de revient du câble était évidemment, eu pareil cas, le facteur dominant du problème et-l’auteur a dû envisager les avantages du courant continu, tant en général que pour ce
- Considérations sur la tension de travail. — Pour envisager les avantages relatifs des courants alternatifs et du courant continu pour les grandes distances, il importe d’étudior lequel des deux systèmes offre les plus grandes possibilités pour les hautes tensions. 11 est facile d’obtenir des courants alternatifs à tension très élevée, au moyen de transformateurs statiques ; pour obtenir le même résultat en continu, il faut disposer les génératrices en série; on ne rencontre aucune dillîculté insurmontable pour produire par ce moyen la tension nécessaire sur la ligne.'
- Jusqu’à ces derniers temps, l’action du courant continu à très liante tension sur les matières isolantes était peu connue ; il était important d’établir ces propriétés relativement à celles, mieux connues, des courants alternatifs. M. Thury, — a qui l’on doit le progrès et la mise au point de ce système — construisit cinq machines, dont trois donnant chacune directement 20000 volts
- et deux donnant 25 000 volts. Les collecteurs et les induits de ces machines étaient fixes, les balais et les champs, tournants : bien que la tension entre les sections des collecteurs ait atteint 5oo volts environ, les machines fonctionnèrent très bien. Le courant était d’environ 1 ampère. Line machine à courant alternatif, 75 kilowatts, 5o périodes, servait à comparer la différence entre l’emploi des deux courants; la figure 1
- machine.
- Cette courbe est plutôt aplatie, comparativement à celle de la plupart des machines ; cette circonstance, jointe à ce fait que le nombre des lames de collecteur des machines à courant continu était relativement petit (ce qui donnait une légère ondulation à la courbe de celui-ci), conduisait à des résultats quelque peu favorables au courant alternatif. .
- Sans exposer en détail les résultats de ces essais, disons que ces expériences furent faites en soumettant à la tension un grand nombre de types d’isolateurs en porcelaine, ainsi que des feuilles et des blocs de matières isolantes d’usage
- Première différence remarquable : les isolateurs supportèrent mieux le courant continu que le courant alternatif. Dans le cas du courant continu, on ne remarqua ni crépitement ni effluve dans le voisinage du point de rupture. Une tension continue de 60000 volts ne brisa pas des isolateurs télégraphiques ordinaires.
- Le tableau 1 donne les résultats des essais comparatifs effectués sur des feuilles de press-
- Après avoir été percées deux fois par le courant alternatif pour une ilurcc d’application de 120 secondes, sous une tension de 10000 volts, ces matières isolantes supportèrent une tension de i5ooo volts en courant continu et ne se rom-
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- pirent qu’après une application do a5ooo volts pendant 4 minutes.
- 5cc. plu» tard 9 000
- Forte décharge.
- Des blocs de marbre de 20 millimètres d’épaisseur, percés après ^5 secondes sous 20 000 volts alternatifs et 120 secondes sous i5ooo volts, furent soumis au courant continu; ce courant, maintenu à 10000 volts pendant t5 minutes, fut élevé graduellement de 5 000 volts toutes les deux minutes ; l’éclatement n’eut lieu qu'à 45 000
- (A suivre). M. M.
- TRACTION
- Sur le freinage électrique avec des moteurs monophasés a collecteur. — W. Kummer. — FJek-
- Les Ateliers d’Oerlikon ont entrepris, sons la direction de l'auteur, des essais de freinage électrique avec des moteurs monophasés à collecteur. Un moteur série normal, compensé, en marche, de Go chevaux environ, était relié à un transformateur T alimenté par un alternateur G comme l’indique la ligure 1. Sur cette figure, A indique l’induit, F l’inducteur et C l’enroulement compensateur du moteur série aveu les bornes Ivt et K2. Pour les mesures, on employa les appareils et dispositifs suivants : dans le circuit de l'alternateur étaient intercalés le wattmètre
- KW 1 et l’ampcremètre Àj ; dans te circuit du moteur étaient intercales le w a llm être K\VIIo et l’ampèremètre AII(1 directement, le wattmètre K\Vn& et l’ampèremètre Ant, indirectement, c’est-à-dire avec interposition du transformateur SW et du transformateur de mesure MT. Le circuit de l’alternateur contenait en outre un interrupteur AS, et le circuit du moteur contenait une résistance de démarrage et de réglage AW.
- Fig. i.
- L’interrupteur AS étant fermé, on fit les trois séries d’expériences suivantes :
- I. Fonctionnement normal du moteur chargé sur une dynamo génératrice ;
- IL Alimentaliou du moteur par le transformateur T, le moteur étant freiné extérieurement (essai de court-circuit);
- 111. Alimentation du moteur par le transformateur T, en entraînant le moteur par la dynamo de charge fonctionnant en génératrice, le sens de rotation étant l’inverse de celui de l’expérience 1.
- Les résultats qualitatifs des expériences sont indiqués par le tableau I : les indications du wattmètre sont affectées du signe -f- quand le moteur absorbe de l’énergie et du signe — dans le ras contraire. On voit que, dans les essais de freinage 111, on a obtenu un résultat très différent : pour les trois cas limites indiqués sur le tableau pour la série d’essais III, il y a toujours travail du moteur sur la résistance AW et sur l’enroulement secondaire du transformateur, mais jamais travail du moteur dans le circuit primaire du transformateur. Dans l’essai IIL, le moteur produisait uniquement du courant continu; dans l’essai JIf2, il produisait un mélange de courant coulinu et de courant alternatif à la fréquence du générateur G; dans l'essai IJL,, il produisait uniquement du courant alternatif à la fréquence du générateur G ; les indications du wattmètre et de l’ampèremètre connectés direc-
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- tement et indirectement, ainsi que des mesures oscillographiques, permettaient d’analyser nettement les phénomènes. Dans les expériences III3, faites avec differents rapports de transformation du transformateur T pour une même tension secondaire et pour une tension primaire variable, on mesura de très faibles valeurs de la puissance primaire, correspondant aux pertes dans le fer du transformateur pour les inductions dont il s’agissait ; il n'était toutefois jamais possible d’inverser le signe des indications du wattniètre
- TABLEAU I
- NIJMÉno DES Ef- ,«3 . KVV„„ Au
- II (i:Aff-o 0) I!T h:AW=env. (3 : AW > 2 ol m. + + d- + 0 Au„>o A,I() = o Au,, — Ào (0 (2) (3) G) (5)
- (0 Le moteur du c altern atif.
- (o) Le moteur reçoit du c uranl altern atif.
- (3) Le moteur fonelio uec omme gênêv tour de cou ant
- (4) Le moteur fonctio ncc omme génér leur de cou ant
- (5) Le moteur KWua fonctionne c >IC\ *Un6r teurde cou ant
- alternatif, et l’on a KWim — KVVuft.
- Les expériences 111, furent poursuivies systématiquement, aussi bien an point de vue du maintien d'une vitesse constante qu’au point de vue du maintien d'une intensité constante. Si, dans le montage de la figure i, on remplace l’alternateur G et le transformateur T par une génératrice à courant continu, on peut répéter sans difficulté les séries d’essais I, U, III, avec du courant continu à intensité constante.
- Les courbes de la figure 2 représentent, pour le moteur série de 6o chevaux dont il s’agit, le fonctionnement en moteur et en générateur pour une intensité de courant constante. L’intensité de courant dans ces essais était de 200 ampères et correspondait à peu près au courant normal du moteur. Sur la figure, on a pris comme variable indépendante la charge électrique he indiquée par les wuttmètres, KWjja et
- KWw. On a porté en fonction de Le la f. c. m. de sclf-induction constante aussi pour une intensité de courant constante, la différence de
- potentiel totale aux bornes, le facteur de puissance cos y, calculé d’après celle-ci et d’après Le, la vitesse de rotation et la charge mécanique L,„ mesurée sur l’arbre au moyen de la dynamo d’absorption et d’entraînement. Les courbes de cos y, n, L,„, ont des points zéro qui limitent les séries d’essais I, II, III. A droite des zéros de n et Lm, qui concordent, la machine fonc-, tionne en moteur (série 3) : entre ce double point zéro et le point zéro de cos s, la machine freine sans donner d’énergie électrique (série III) ; au double point zéro de n et L„, correspond la série TI, l’essai en court-circuit.
- Le freinage à courant alternatif présente, sur le freinage à courant continu, des avantages importants dus a la facilité de réglage de la tension alternative.
- Dans les chemins de 1er électriques pour lesquels il y a lieu de faire intervenir la récupération , on peut aussi, par l’emploi de transformateurs à rapport variable, maintenir toujours
- pour cela que le primaire absorbe l’intensité totale. Si, au contraire, on veut pouvoir freiner électriquement à toutes les vitesses dans des installations de traction à courant continu, il faut dissiper dans des résistances de freinage la puissance correspondant à la tension totale. Dans le freinage a courant alternatif, la résistance AW n’absorbe qu’une faible tension et une faible puissance, bien que, en employant l’intensité normale, on puisse freiner avec le couple total du moteur.
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- La figure 3 représente les courbes relatives au freinage électrique d’une locomotive à courant monophasé des Ateliers d’Oerlikon, équipée avec deux moteurs série de 25o chevaux pour du courant alternatif à i5 périodes: les essais
- pente à 8 °j„
- espace de 291 mètres: on réglait le rapport de transformation du transformateur de façon que les deux moteurs fussent traversés par un courant de freinage de 4oo ampères. Le poids de la locomotive étant de 42 tonnes et la différence de niveau étant de 2m,328, l’énergie totale était de 0,82 kilowatt-heure. Les moteurs ont produit, pendant le freinage, 0,00 kilowatt-heure, d’après des mesures faites au wattmètre. La résistance de freinage avait une valeur constante de 0,8 ohm environ, et absorbait, pendant les 60 secondes de l’essai de freinage, 2,i5 kilowatts-heure ; les transformateurs mit donc dû fournir la différence de 1,65 kilowatt, et la ligne d’amenée du courant a dû lournir ce ehilïre, augmenté des pertes très peu importantes dans le transformateur. On peut donc indiquer comme rendement du freinage :
- nage, il
- 0,82 -b i,65 °
- ’ de la valeur de cet essai de frei-intéressant de considérer le rap-
- qui indique que 2,0 kilowatts-heure ont dû être fournis par les transformateurs, et aussi à peu près par la ligne aérienne pour anéantir 1 kilowattheure de l’énergie mécanique disponible. Dans une expérience correspondante faite avec du courant continu, la valeur de ce rapport serait beaucoup plus élevée.
- O. A.
- TÉLÉGRAPHIE & TÉLÉPHONIE
- Appareil pour l’étude des courants téléphoniques. — Henri Abraham et Devaux-Charbon-
- nel. — Académie des Sciences, 3 juin 1907.
- La difGculté des mesures à faire en téléphonie tient, d’une part, h ce que les courants étudiés ont des centaines de périodes par seconde et, d’autre part, à ce que l’on ne dispose que d’une puissance très faible, bien inférieure au micro-watt.
- Le galvanomètre h cadre mobile pour courants alternatifs de toutes fréquences, décrit antérieurement par M. Abraham (* *), se trouve être beaucoup plus sensible qu’il ne serait strictement nécessaire pour déceler les courants téléphoniques usuels.
- Cet instrument pouvait donc être utilisé tant pour les mesures de forces électromotrices que pour les mesures d’intensités, en n’empruntant jamais qu'une très faible fraction de l’énergie disponible, de telle sorte que la mise en circuit des appareils de mesure ne produirait aucune perturbation appréciable dans le régime des courants.
- MM. Abraham et Devaux-Charbonnelindiquent moyennant quelles dispositions le même appareil a pu être utilisé pour déterminer non seulement les amplitudes, mais encore (es phases et la puissance des courants téléphoniques.
- Rappelons d'abord qu’il s’agit d'un galvanomètre à cadre mobile dont le champ est créé par un électro-aimant feuilleté que l’on excite avec un courant alternatif de même fréquence que le courant téléphonique (2).
- O Comptes rendus, t. CXLII, JQofî, p. 998.
- (*) Le courant de l’électro-aimant et le courant téléphonique doivent être empruntés au même alternateur. L'appareil utilisé fut un alternateur à 500 périodes construit, il y a plu-| sieurs années, pour l’École Normale par la maison Gramme. Des
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- Les entrefers du circuit magnétique sont relativement importants, et le fer est employé loin de Ja saturation. Le champ magnétique suit donc presque rigoureusement, en amplitude et en phase, les variations du courant d’excitation, et l’appareil fonctionne comme un véritable électrodynamomètre.
- Dès lors, si l’on représente le courant d’excitation par
- I sin o) l
- et le courant qui traverse le cadre par / sin (W-f-*),
- la déviation est proportionnelle à I i cos 9.
- Si nous supposons maintenant que nous changions d’un quart de période la différence de phase des deux courants sans rien changer aux amplitudes, la nouvelle déviation sera proportionnelle à
- L’ensemble des deux mesures donnera donc l’intensité et la phase, pourvu que l’appareil ait pu être étalonné avec un courant d’intensité connue, en concordance de phase avec le courant d’excitation.
- Le problème consiste, somme toute, à se procurer commodément deux forces électromotrices d amplitudes égales, dont l’une soit exactement en concordance de phase et l’autre exactement en quadrature avec Je courant d’excitation, ou plutôt avec le champ magnétique du galvano-
- La (orce électromotrice en' phase est obtenue en prenant une dérivation sur une résistance sans self-induction faisant partie du circuit d'excita-
- Cette force électromotricc est exactement en phase avec le courant d'excitation, mais elle peut présenter, avec le champ magnétique du galvanomètre, une différence de phase d’ailleurs très petite. Si l’on veut faire des mesures tout a fait correctes, on rétablit l’identité de phase au moyen d’un condensateur mis en dérivation sur la résistance. On contrôle cette identité de phase en s assurant que l’on ne produit aucune dévia-
- eïperiences Je résonance sut self-induction et capacité ont Montré 9ue le courant de l'alternateur était suffisamment dc-pourvu d’harmoniques.
- tion du galvanomètre en envoyant dans le cadre mobile le courant obtenu quand on ferme le circuit par un condensateur do faible capacité.
- La force électromotrice en quadrature s’obtient, plus simplement encore, en enroulant quelques tours de fil bien isolé autour des pièces polaires de l’électro-aimant du galvanomètre. La f. é. ni. ainsi créée est bien en quadrature avec le champ magnétique, car elle donne, dans une résistance sans self-induction, un courant qui est sans action sur le galvanomètre.
- Il ne reste plus enfin qu’à régler l’amplitude des deux f. é. m. Le réglage peut être fait au moven d’un voltmètre thermique ordinaire, car les f. é. m. à égaliser sont de l’ordre de quelques volts.
- MESURES
- Wattmètres et oscillographes thermiques. — J.-I. Irwin. — The Electrichm, 3i mai 1907.
- ilusqu’à présent, on n’a pas employé d’appareils thermiques polarisés. L’auteur décrit un type d’appareil qu’il a inventé et qui, dans quelques cas, peut être d’un emploi utile. Sur la figure ï, CD et EF sont deux fils ou deux bandes
- a c F a
- Fig- r.
- de mêmes dimensions; un pôle d’une batterie B! est relié à DE ; l’autre pôle de la batterie est connecté à C et F par deux résistances R,Ri- Si la résistance de CD est égale à EF = r, par exemple, un courant b passe dans chaque fil. Si un autre courant a d'une autre source quelconque passe de C à F à travers les deux fils en série, la totalité du courant a peut être considérée comme passant à travers les bandes CD EF, les résistances RjRj ayant une valeur élevée en comparaison de la résistance des bandes : l’échauffe-
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- ment dans le fil de droite est proportionnel à (a -f- Ifr, et l'échauffe ment dans le fil de gauche est proportionnel à (a — è)V. La différence d'é-chauffement des deux fils est proportionnelle à 4abr dans tous les cas. Par suite, si b et r ont des valeurs constantes, la différence des échauf-fements communiqués aux deux bandes est proportionnelle au courant aet, si le courant change de sens, la différence change de signe. Si les (ils CD et FE sont chacun tirés avec une tension égale et constante en leur milieu, un petit miroir M, placé entre les deux fils, sera dévié d’un certain angle proportionnel à la différence de température entre les deux fils, et cette différence de température est proportionnelle à 4abr si le courant a est constant pendant quelque temps. On a donc un appareil polarisé dans lequel la déviation pour de petits angles est pratiquement proportionnelle au courant.
- il est nécessaire que la tension soit bieu la même sur les deux fils et que leur flèche initiale ait bien la même valeur pour que la sensibilité soit la même. L’auteur a dû, pour obtenir de bons résultats, abandonner les dispositions basées sur le schéma de la figurer et adopter des dispositions basées sur le schéma de la figure 2. Les fils CD et EF de ia figure 1, au lieu d’être tenus en leur milipu, passent sur des poulies isolantes PP' et retournent parallèlement, comme l’indique la f,gnre 3, où le fil CC'D'D correspond au fil CD de la figure 2. Un fil semblable EE'F'F passe sur la poulie P'. Ces deux systèmes de fils sont croisés en diagonale, comme l’indique la figure 4. Le courant qui passe à travers le fil CC'
- =4
- Fig, 2. Fig. 3. Fig. 4.
- étant le même que celui qui passe à travers D'D, si ces fils sont de même longueur et de même
- diamètre, la dilatation de chaque fil est la même parce que le régime de dissipation de la chaleur est le même. La poulie P ne tourne pas et sert seulement pour assurer une égale tension sur chaque fil. Les poulies PI*' sont tirées par le ressort S. Si aucun courant ne passe à travers CC'D'D ou EET'F et si les fils sont exactement semblables à la môme température, la flèche des fils CC’, D'D, RE' et F'F est la même dans tous les cas. Si l’on envoyait un courant à travers les quatre portions en série, les quatre fils présenteraient une augmentation de longueur, mais il n’y aurait pas de dcvialiondu miroir. Si le fil CC'D'D estchauffé, il se dilate plus que le fil EE'F'F et, par suite, le miroir oscille d’une quantité qui dépend de la différence d’échauffement des deux fils. Cela est très approximativement vrai pour ce type d’appareils. La courbe des déviations en fonction du courant qui traverse les deux bandes en série, un courant constant circulant dans les deux bandes en parallèle (fig. 5), est à peu près exactement
- une droite passant par l’origine. La seule objection qn’on peut adresser à un tel emploi de l’appareil est la nécessité d’un courant d’excitation
- peut utiliser l’appareil comme ampèremètre, voltmètre ou coulombmètre balistique.
- Il v a un cas spécial où l'appareil décrit présente plusieurs avantages ; c’est quand il s’agit de mesurer la différence de potentiel instantanée entre deux points, ou le courant instantané traversant un circuit. Si, par exemple, on veut mesurer la différence de potentiel à tout instant entre les deux points A et D (fig. 6), on place l’appareil CDEF en série avec une résistance non inductive Si la différence de potentiel entre A et R varie lentement, la déviation de l’appareil est pratiquement proportionnelle à la différence de potentiel à chaque instant, Mais, même en
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- immergeant les fils et le miroir dans l'huile, ce qui augmente énormément la vitesse de relroidis-sement, l’appareil donne seulement des indications exactes pour des fréquences jusqu’à 5 par seconde environ. Pour rendre l’appareil pratique
- pour les fréquences ordinaires, on shnnte la résistance H, par un condensateur K. La résistance de l’appareil lui-même est faible en comparaison de la résistance R, : elle ne dépasse pas les deux centièmes de la valeur de celle-ci pour une tension eilicace de ioo "olts entre les points À et B. Dans ce cas, 1 appareil est traversé à chaque instant par un courant proportionnel à la différence de potentiel entre A et B, et par un courant proportionnel à la vitesse avec laquelle la tension entre À et B varie, ce dernier courant passant dans le condensateur.
- Pour rendre la différence de température à chaque instaut proportionnelle à la quantité absorbée par le condensateur, on shuntc celui-ci par une résistance R^ et on peut régler le courant pour produire une différence d’échuuffc-ment égale aux pertes par radiation qui sont proportionnelles à la tension. En fait, on peut regarder les bandes comme des condensateurs thermiques pr ésentant u ne très forte dispersion et, pour compenser cette dispersion, on rend aussi le condensateur électrique imparfait en le shun-tant par une résistance.
- Quand ces conditions sont remplies, la différence de température entre les deux groupes de fils est, a chaque instant, proportionnelle à la différence de potentiel entre les deux points A et B, si l’on suppose la chute de tension dans l’appareil faible en comparaison de la différence de potentiel entre ffs extrémités de Ri. La proportionnalité de la déviation à la tension entre les points A et B dépend des forces qui agissent sur les parties mobiles, de l’inertie et de l’amortissement.
- Pour employer cet appareil il la mesure des valeurs instantanées du courant passant dans un circuit, on emploie le montage de la figure 7, dans
- lequel l’intensité du courant total est relativement grande en comparaison de celui qui traverse les bandes. Une bobine de self-induction L et de résistance R est placée^ dans le circuit principal AB. La différence de potentiel entre les deux bandes et le courant qui les traverse en série, est proportionnelle à
- cR + iA.
- dt
- Si l’on choisit les valeurs de R et de L de façon que le rapport R/L soit égal au rapport de la différence-de vitesse de dissipation de la chaleur à la différence dans la quantité de chaleur absorbée pour une différence de température donnée, la différence de température est proportionnelle au courant instantané en AB.
- Si le courant traversant AB a une faible intensité, il vaut mieux employer un montage dans lequel tout le courant traverse les deux bandes en série et le primaire d’un transformateur dont le flux est pratiquement proportionnel au courant. Le secondaire du transformateur porte quelques tours de fils et les ampère-tours secondaires ont une faible valeur en comparaison des ampère-tours primaires. Quand ces conditions sont réalisées, le courant qui traverse le secondaire est proportionnel à chaque instant à la vitesse de variation du courant primaire.
- Pour permettre’à l’appareil d’indiquer la puissance instantanée fournie à un circuit., l’auteur montre que la différence des vitesses d’écbauff’e-’ ment de deux bandes doit être égale à vc _|_ v de c dv
- dt dl
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- Avant de considérer comment on peut obtenir une déviation proportionnelle aux watts instantanés fournis à un circuit, il v a lieu de considérer comment l’appareil peut être employé pour indiquer la puissance moyenne fournie à un circuit.
- Field a montré que, en appelant a la valeur instantanée du courant traversant un circuit et b la valeur instantanée de la tension, la puissance instantanée fournie au circuit a pour va-
- (a+by—(a-hy-=kab,
- c’est-à-dire que la puissance fournie à un circuit est proportionnelle à la différence entre la somme des carrés du courant et de la tension et la différence des carrés du courant et de la tension.
- Naturellement, a et b peuvent être seulement proportionnels au courant principal et à la tension principale. Par exemple, si l’on suppose un circuit disposé comme l’indique la figure 8, oit
- Fiff. 8.
- R, est une résistance intercalée dans le circuit principal et Ri une résistuiuia en série avec les bandes rit\ en parallèle, l’auteur montre que la différence dans la vitesse d’échauffemenl est proportionnelle à C2p, c’est-à-dire aux watts dissipés dans le circuit.
- L’auteur emploie en général trois appareils ensemble pour obtenir en même temps trois courbes : celle du courant, celle de la différence de potentiel et celle de la puissance, par exemple. On peut mesurer trois différences de potentiel distinctes : la différence de potentiel aux
- bornes d’une résistance et d’une inductance en série, la différence de potentiel aux bornes de la résistance et la différence de poLentiel aux bornes de l’inductance séparément. L’appareil pouvant avoir très facilement des circuits d’excitation indépendants, alimentés chacun, par exemple, par une petite batterie à quatre volts, et les fils de chaque appareil pouvant être facilement isolés les uns des autres et isoles par rapport à la carcasse, il est possible d’avoir une différence de potentiel de 200 volts ou plus entre les différents appareils en effectuant convenablement les connexions.
- L'appareil est établi avec trois éléments et est très compact. Les miroirs sont relativement grands ; la période d’oscillation propre est d’environ i/4ooo seconde, mais peut être diminuée si l’on emploie un miroir plus petit et si l’on prend des dispositions particulières pour la fixation des (ils. En fait, en cas de nécessité, on peut réaliser des fréquences propres d'oscillation de 20000 par seconde. En modifiant la tension des fils, on ne modifie pas beaucoup la période propre d'oscillation.
- Comme l’a montré l'auteur, la déviation peut être rendue proportionnelle à chaque instant à la différence de potentiel instantanée entre deux points ou à l'intensité de courant instantanée traversant un circuit. La différence d’éehauffe-ment des fils a pour valeur 4abr, b et v étant des constantes ; la différence d’échaufîement des deux fils est donc proportionnelle à a et la différence de température à at ou à la quantité d’électricité qui a passé. S’il y a une différence relativement faible dans les valeurs de la radiation en comparaison de la différence dans la quantité de chaleur dégagée dans les bandes dans un cycle donné, ou si la différence dans la chaleur radiée peut être compensée, la déviation de l’appareil est proportionnelle à la quantité d’électricité qui l’a traversée et peut être utilisée pour indiquer le flux instantané coupant un circuit. Cela peut être d’un emploi pratique important pour le tracé des courbes d’hystérésis du fer ou pour le tracé de la valeur instantanée de la quantité d’électricité dissipée dans un conducteur.
- (A suivre.) R. R.
- Le Gérant: J.-B. Noubt.
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- 1907.
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L'ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Professeur au College de France. Membre de l'Instilul. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l'École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l'École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONN1ER, Professeur à l’École centrale tles Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à Ja Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre CorU de l'Institut.
- LA GRANDE INDUSTRIE ÉLECTR0CH1M1QUE
- LA FABRICATION ELECTROLYTIQUE DES CHLORATES ALCALINS (suite) (').
- Matières premières employées élans la fabrication.
- Les doux principaux minerais à Loti marché de sodium et de potassium sont. le chlorure de l’un et de l’autre de ces métaux.
- Mais il est bon de noter immédiatement que I% procédé Liebig n’est pas applicable au chlorure de sodium, parce que le chlorate de sodium est très soluble, et qu’ainsi la loi de Ber-thollet n’est plus applicable avec ce sel dans la réaction de préparation du chlorate de potassium par le procédé chimique de double décomposition étudié plus haut.
- La préparation du chlorate de sodium exige donc la fabrication préalable de l’alcali caustique par électrolyse du chlorure, la réaction du chlore sur l’alcali se faisant ensuite dans la cuve d’électrolyse même, ou en dehors de celle-ci.
- Chlorure de sodium. —Le chlorure de sodium provient des marais salants et des mines de sel gemme qui le livrent à très bon marché purifié par redissolution et reprécipitation.
- Mais ce corps est grevé d’un droit fiscal, et les prétentions exorbitantes du fisc qui prétendait toucher son droit, môme sur le sel non transformé et rejeté à la rivière, ont empêché autrefois l’industrie de la soude à l’ammoniaque de s’établir en France (procédés
- (') L'Éclairage hleclriqae, tome LU, 27 juillet 1907, p. 109.
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- L’éclairage électrique
- t. LII. — H6 32.
- m
- Rolland el Sehlœsing), alors que ce procédé, appliqué par Solvay à l’étranger, etnotamment en Belgique, est la base d’une industrie très prospère.
- La solubilité de ce sel est peu variable avec la température: c’est ainsi que ioo parties d’eau en dissolvent 35,5 parties à i5°C, et 3g,6 parties à roo° C, et en mettant en évidence i partie de sel :
- Ce fait sera mis à profit dans le procédé de séparation du chlorate de sodium de son eau-mère de chlorure de sodium.
- La dissolution saturée de chlorure de sodium bout à io8°,4 C, d’après l’Annuaire du Bureau des Longitudes pour igof>.
- Chlorure de potassium. — Le chlorure de potassium provient principalement des mines de Stassfürt en Prusse (puits creusés de i83q à j843), et de Kallucz dans la Gallicîe orientale. L’ordre de superposition des couches des divers sels exploités dans ces. mines montre qu’elles résultent du dessèchement d’anciens lacs salps longtemps alimentés par l’eau de
- Le chlorure (le potassium provient également des eaux-mères des marais salants, des cendres de varechs, et des vinasses de betteraves : on l'extrait de ces diverses sources en appliquant les différences de solubilité relatives à froid et à chaud des différents sels en présence.
- A Stassfürt, le minerai de potassium est plus spécialement la carnallite impure, appelée kalisaiz. Ce corps présente la composition moyenne suivante, après triage el broyage :
- Chlorure de potassium...................................................... 16
- — magnésium.......................................................ao
- — sodium......................................................... 25
- Sulfate de magnésium....................................................... io
- Eau et impuretés........................................................... 29
- Après un premier traitement par dissolution rapide, décantation, et purification par cristallisation, puis lavage à l’eau froide pour enlever le chlorure de magnésium, le produit s’est considérablement concentré en chlorure de potassium, et constitue ce sel brut, de composition suivante :
- Chlorure de potassium..................................................82
- — magnésium..................................................i5,8o
- Sulfate de potassium..............................................• . o,5o
- Ce produit convient parfaitement sous cet état pour l’agriculture, mais il est alors nécessaire de le purifier encore pour son emploi dans la fabrication électrochimique des chlorates, en vue de l’amener à titrer environ 99 % de chlorure do potassium.
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- 10 Août 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- On le purifie par lessivage à lYan froide el cristallisations méthodiques, le chlorure de magnésium étant beaucoup plus soluble que le chlorure de potassium, et on se base sur ce fait que la solubilité du chlorure de sodium varie peu avec la température, tandis qu’il n’en est pas de môme pour le chlorure de potassium : ioo parties d’eau à i5° G en dissolvent, en effet, 28,5 parties, et à ioo° C 57 parties de ce même sel, c’est-à-dire le double.
- La solution saturée de chlorure de potassium à i5,6° C renferme 24,74 % de sel, et possède un poids spécifique de 1,171. A cette même température, 1 partie de ce sel se dissout dans 3,o4 parties d’eau.
- Traitement électrochimique pour la production du chlorate.
- La fabrication électrolytique du chlorate de potassium a constitué une véritable révolution industrielle : le principal pays producteur était, il y a vingt ans, l’Angleterre. Aujourd’hui, ce sont la France, la Suisse et les Pays Scandinaves, c'est-à-dire les pays riches en énergie hydraulique, qui ont pris la première place dans le monde et viennent en première ligne pour la production de ce corps.
- D’après ce qui précède, on voit que pour obtenir du chlorate il faut faire réagir du chlore sur un alcali caustique.
- Or l’électrolyse d’un chlorure alcalin donne à l’anode du chlore ; à la cathode le métal alcalin, dont une réaction secondaire sur l’eau de l'électrolyte produit l’alcali caustique, avec dégagement d’hydrogène suivant la réaction locale :
- K-h ÏPO — KOfI -b H,
- la réaction d’électrolyse primitive étant:
- KC1 =
- c’est-à-dire finalement:
- ü + Cl’
- a cathodo à lV^de.
- KC1 + HK) = Cl-h K OH + H.
- Deux méthodes se présentent immédiatement à l’esprit : dans l’une, on opérera sans diaphragmes, c’est-à-dire que la cuve d’électrolyse ne sera pas divisée en compartiments ano-dique et cathodique, et l’on comptera sur la diffusion, sur le brassage des gaz par le dégagement d’hydrogène, sur une agitation mécanique ou par insufflation d’air au besoin, pour amener la potasse et le chlore en contact et déterminer leur réaction.
- Dans la seconde méthode, on cloisonnera la cuve d’électrolyse par un diaphragme poreux, et par une circulation extérieurement assurée, on amènera le liquide cathodique chargé d’alcali caustique à passer constamment le long de l’anode où se dégage le chlore.
- Examinons d’abord de près ces deux méthodes.
- La première, qui consiste à opérer sans diaphragmes, a été étudiée par M. CEttel, qui a mouLré que les résultats obtenus dans le cas d’une électrolyse directe du chlorure alcalin sont fonction de trois variables: la densité de courant, la température, la concentration et l’alcalinité de la solution, en se donnant un écartement fixe des électrodes, qui déterminera dès lors la tension appliquée entre électrodes, d’après la densité admise pour le courant.
- Les deux premières variables étant données, M. Œttel a montré que l’on peut toujours régler alors la concentration en alcali caustique et en chlorure alcalin pour avoir un rende-
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- ment sensiblement constant en chlorate do potassium. Par exemple : à froid et avec une densité de courant très élevée, il faudra opérer avec une solution fortement alcaline ; a chaud et avec une solution faiblement caustique, on devra réduire considérablement la densité de courant.
- Or, cette méthode ne paraît avoir jamais été appliquée, industriellement et ce n’est pas sans raison que l’on s’astreint à un remplacement fréquent et coûteux des diaphragmes dans l'autre procédé, qui a la consécration de la pratique. On verra môme qu’à un moment donné, on avait cherché à supprimer le diaphragme dans l’application de cette seconde méthode, en adoptant une disposition horizontale pour les électrodes, et que finalement, on est revenu à la disposition primitive avec diaphragme poreux, ou tout au moins à l’emploi d’un diaphragme en toile d’amiante enveloppant la cathode.
- Cherchons donc les raisons qui rendent le diaphragme nécessaire dans la pratique.
- Ces raisons intéressent trois facteurs primordiaux dans une exploitation industrielle, et qui se résument en une seule considération : abaissement du prix de revient. Ce sont la puissance de travail, le rendement et l’usure du matériel, ici le platine.
- i° Puissance de travail. — Ainsi qu’on le verra plus loin, le platine seul, allié à l’iridium, a pu être retenu pour constituer la matière de l’anode. Il en résulte un capital important immobilisé dans le matériel d’électrolyse, et, par suite, un intérêt particulièrement considérable dans cette fabrication à marcher avec le maximum de puissance des appareils, c’est-à-dire avec des densités de courant extrêmement importantes (de io à oo ampères par dem* d’anode).
- D’autre part, on ne peut considérer l’électrolyte que comme faiblement caustique dans ces conditions, principalement au voisinage intéressant des anodes, puisque le chlore qui s’y dégage sature immédiatement l’alcali. Donc, meme en supposant une agitation vigoureuse de l’électrolyte pour répartir rapidement dans tout le liquide l’alcali mis en liberté à la cathode, on ne doit pouvoir compter que sur une alcalinité plutôt faible au voisinage im-médial des anodes, et, comme il faut opérer à chaud pour produire le chlorate, les expé-idenees mômes de M. Œttel semblent indiquer que la densité de courant ne devrait pas être élevée dans ces conditions pour conserver un bon rendement en chlorate. On pourrait, semble-t-il, additionner le bain d’un excès permanent d’alcali caustique libre : il n’en est rien en réalité. Car si l’on augmente par trop la proportion d’alcali libre, la plus grande partie du courant passe par cette voie moins résistante que la solution de chlorure (VI de tension de décomposition plus faible, électrolyse alors la potasse, c’est-à-dire meL en définitive les gaz de l’eau en liberté au détriment du rendement, au lieu de décomposer le chlorure alcalin lui-même.
- 2° Rendement. — Il faut, en effet, éviter que le courant passe autrement que par les ions K et Cl, et, par conséquent, il faut réduire l’alcali eausliquedans l’ensemble de l’électrolyte, pour avoir un minimum d’ions OH.
- D’autre part, il faut soustraire le chlorate de potassium formé à l’action réductrice de l'hydrogène naissant qui se dégage à la cathode, c’est-à-dire retenir ce corps loin de la cathode, autrement il est réduit par l’hydrogène qui polarise cette électrode et retourne à l’état de chlorure au détriment du rendement.
- Or, ces deux conditions sont spontanément réalisées en diaphragmant la cuve et en assurant extérieurement une circulation continue de l’électrolyte : le chlorate ne peut plus aller se décomposer à la cathode, et l’alcali caustique, amené vers l'anode, absorbe rapidement le chlore en perdant ainsi son état de KOI1 : la cellule anodique n’est donc que légèrement caustique,
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- 3° Usure du matériel-platine. — L’importance de cette question est considérable pour la fabrication économique, comme on le conçoit très bien, par suite de la valeur élevée du platine.
- Or, l’expérience a montré, et le simple bon sens pouvait le prévoir, que l’attaque du platine de l’anode par le chlore est d’autant plus grande que la solution est moins caustique au voisinage immédiat de l’électrode, c’est-à-dire que le chlore n’est pas aussitôt absorbé et transformé en composé inactif sur le plaline. En opérant sans diaphragme, et sans circulation méthodique, on voit que l’anode est justement le point de la cuve où la concentration de l’électrolyte en alcali caustique est le plus faible, tandis qu’en diaphragmant la cuve et en assurant extérieurement la circulation de l’électrolyte de la cathode à l’anode, on entretient autour de l’anode de l’alcali caustique toujours en léger excès pour y absorber le chlore au fur et à mesure de son apparition sur l’électrode, en réduisant ainsi au minimum l’usure inévitable du platine des anodes. En même temps, la circulation môme de l’électrolyte renouvelle les solutions à la surface des électrodes, et notamment des anodes, et assure ainsi d’une manière constante cette condition essentiellement requise d'une absorption immédiate du chlore à l’anode, si l’on veut éviter une trop forte attaque du platine et la réduire au contraire en pratique au minimum possible.
- On remarquera que l’une des conditions à remplir pour améliorer le rendement, et celle pour éviter l’usure par trop rapide des anodes en platine sont opposées : l’inaltérabilité relative du platine réclame, en effet, une certaine concentration en alcali caustique autour de l’anode, alors que la considération du rendement électrolytique amène à éviter la présence des ions (OH) dans l’électrolyte, c’est-à-dire à réduire à zéro la concentration en alcali caustique au voisinage de l’anode, pour que tout le courant ne passe que par les ions K et Cl. En pratique, on sc voit donc forcé de prendre un moyen terme ; on adopte une certaine concentration en alcali caustique, la considération de l’usure des anodes en platine primant celle du rendement, carie platine coûte très cher, et la force motrice hydraulique, au contraire, revient à très bon marché.
- On verra d’ailleurs un peu plus loin, lors de l’étude de l’anode, que le charbon de cornue, môme l’électro^graphitique, ne peut pas servir pour constituer l’anode dans la fabrication éleetroehirriique des chlorates et des hypochlorites alcalins, où l’électrolyte est chargé de produits oxygénés du chlore: seul, le plaline iridié a pu être utilisé pour cet emploi. Le charbon électrographitique ne peut servir que dans l’électrolyse des chlorures alcalins, ou l’on recueille séparément la soude et le chlore, sans les laisser se mélanger dans l’électrolyte.
- Il résulte des considérations que nous venons de développer que le procédé à diaphragme paraît répondre seul aux conditions pratiques et industrielles du problème, et, en fait, il est le seul consacré par une longue pratique de 18 ans. Nous l’étudierons donc en détail.
- fabrication des chlorates par le procédé Gall et de Montlaur.
- Historique. — II est curieux de trouver dans un brevet pris en i85i par Ch. Watt la description de la manière de procéder actuelle (‘). Mais ce brevet n’avait jamais été appliqué, faute d’énergie électrique suffisamment économique à cette époque pour lutter contre les procédés chimiques et par suite des débouchés alors restreints des chlorates dans l’industrie. Ce n’est, en effet, qu’en 1867 que fut construite la première machine dvnamo-électrique
- 0) M. B.-C. Kershaw, The Ele
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- par Siemens, la première machine magnéto-électrique conçue par Nollet en i85o (machine de la Compagnie l’Alliance) étant une machine à courants alternatifs inapplicable à l’élec-trolyse.
- Mais c’est incontestablement à MM. Gall et de Monllaur que sont dues la première étude pratique et la première application industrielle de l’éleelrolyse à la fabrication électrochimique directe des chlorates alcalins.
- Les premiers essais industriels se firent en 1886 à l’usine de Villers par Hernies (Villers-Saint-Sépulcre), dans l’Oise. Trois ans après, en 1889, la Sociélé d'Electrochimie était fondée, en vue d’exploiter les procédés Gall et de Montlaur pour la préparation électrolytique des chlorates de potassium et de sodium, et une première usine hydraulique importante ne tardait pas à être créée (1900) à Vallorhe (Suisse), à la frontière française même, avec une puissance disponible de 3000 chevaux. En 1891, cette usine était en pleine marche et produisait environ 800 tonnes de chlorates alcalins par an (soit près de 1 kilogramme de chlorate par cheval-jour comme rendement dès celle époque).
- Bientôt une seconde usine, deux fois plus puissante, s’adjoignait à la première: elle était créée à Saint-Michel-de-Maurienne, dans la Savoie, et utilisait, une chute hydraulique de 6000 chevaux. Celte usine fonctionne depuis mars 1894. Le matériel électrique do ces deux usines a été fourni par la Compagnie de l’Industrie Electrique (Paris-Genève-Gênes).
- En 1894, également, commençait à fonctionner, à Mansboe, en Suède, une usine hydraulique de 4000 chevaux, utilisant les procédés Gall et de Montlaur, et appartenant à la 5m-perfosfat-Fabrik-Aktiebolag.
- Ces usines ne fabriquent pas exclusivement des chlorates alcalins. Elles produisent également du persulfate de potassium, du permanganate de potassium, des perchlorales de sodium, d’ammonium, du persultale d’ammonium' par électrolyse directe du sulfate d’ammonium, d’après la méthode de Berthclot, etc., et enfin du carbure de calcium. Mais la fabrication des chlorates de potassium et de sodium constitue leur principale branche d’action.
- Cuves d’klectholyse. — Elles furent d’abord faites en laves de Volvic, et depuis, plus simplement, en ciment armé. Elles sont de forme rectangulaire, et divisées en deux parties inégales par un diaphragme poreux, la cellule anodique étant la plus considérable.
- Ces diaphragmes ôtaient, au début, en terre poreuse, et, en 1886, les liquides étaient de composition différente dans chaque cellule. Mais il fut reconnu dans la pratique, à ce moment, qu'il suffisait de protéger la cathode soÎL par do l’amiante, soit par des diaphragmes naturels constitués par des dépôts chimiques, tels que l'hydrate de chaux. Vers 1897, devant le renouvellement fréquent et assez coûteux des diaphragmes (une trentaine de mille francs par an), on chercha à s’en passer en adoptant une disposition horizontale pour les électrodes : l’anode était placée au fond de la cuve, et la cathode, en fer ou en nickel, au-dessus. Mais cette disposition ne tarda pas à être abandonnée, pour les raisons que nous avons vues un peu plus haut, et les améliorations acquises consistèrent dans l’emploi d’un tissu en amiante sur la cathode, et dans l’alimentation continué et régulière en alcali caustique du compartiment anodique.
- Les cuves d’éleelrolyse sont montées en série de i5 ou 20, correspondant pratiquement à une tension de i5o à 200 volts. Dans quelques installations, on était allé jusqu’à 700 volts : mais l’emploi de tensions si élevées, et qui sont dangereuses, ne va pas sans présenter par suite certains inconvénients, et il convient de s'en tenir aux Lensions relativement basses.
- Toutes ces cuves sont isolées du plancher, comme s’il s’agissait de bacs d’accumulateurs : elles reposent, en effet, sur des godets en porcelaine remplis d’huile isolante.
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- Le plancher général lui-même est isolé par ce même moyen, et repose également sur des godets isolants en porcelaine à huile.
- Éi.kcthodes. — i° Cathode. — La cathode est très simplement constituée par une feuille de tôle do fer ou de nickel. Elle n’a pas donnés lieu à des ennuis (tout à fait au début, à l'usine de Villers par Tiennes, dans l’Oise, on avait employé des cathodes en charbon).
- s" Anode. — U n'en a pas été de même de l’anode, pour laquelle toutes sortes de dispositifs ont été essayés.
- Le charbon, même graphité par cuisson électrique à très haute température et dit électro-graphitique, a été vainement essayé : il se désagrège beaucoup trop vite pour pouvoir être pratiquement et économiquement employé.
- Le graphite, corps combustible, est, en effet, attaqué, non par le chlore, mais par l’oxygène : c’est pour cette raison que l’on peut utiliser le charbon pour constituer l’anode dans la la fabrication éleelrochimique de la soude et du chlore éleelrolytique, comme nous le verrous prochainement. Mais on ne peut employer le charbon comme anode dans la fabrication électrochimique des chlorates et des hypochlorites alcalins, où il se dégage partiellement de l’oxygène à l’anode, et où l'électrolyte est chargé de produits oxygénés du chlore ; le carbone éprouve alors un véritable phénomène de combustion lente, et ne tarde pas à se désagréger; le remplacement des anodes en charbon devient alors trop fréquent, et l’opération par suite trop coûteuse.
- Le platine seul, malgré son prix élevé, a pu être conservé pour constituer l’anode, sa quasi inaltérabilité, sous certaines conditions d’emploi, compensant les frais d’amortissement par la diminution importante des frais d’entretien.
- On remarquera d’ailleurs avec intérêt que le platine employé constitue en réalité un capital immobilisé, mais conservant toujours une très grande valeur intrinsèque, et toujours immédiatement réalisable. Il s’est même trouvé que cette immobilisation de capital a constitué un excellent placement. En effet, lorsque ces usines ont été montées, le platine valait dans les i fr. 76 à 2 fr. s5 le gramme, soit 2 francs environ en moyenne. Or, ce métal, extrêmement précieux pour sa résistance aux agents chimiques et notamment au chlore naissant électrolytique, n’a cessé d’augmenter de valeur, par suite d'une demande industrielle constamment croissante, et qu’aucun autre métal ne peut satisfaire. Il a dépassé dernièrement le cours de 6 francs le gramme. Ce cours a ensuite un peu iléchi, mais le prix du platine parait devoir se maintenir actuellement au-dessus de 5 francs le gramme.
- •L’emploi du platine pour constituer les anodes, qui a pu paraître à l’époque un gros sacrifice en capital immobilisé, s'est donc trouvé réaliser au contraire un bon placement, car non seulement ce métal a plus que doublé de valeur en ce laps de temps, mais encore son emploi a fait réaliser de grandes économies sur l’entretien d’électrodes en charbon électrographitique par exemple, à supposer qu’on eût pu employer cette matière.
- En 1900, les diverses usines françaises fabriquant des chlorates alcalins ne possédaient pas moins de (3oo kilogs de platine, présentant vers celte époque une valeur intrinsèque d’environ 2000000 francs, et aujourd’hui de 3000000 francs.
- L’emploi du platine dans l’industrie ne doit donc pas être considéré à priori comme une pierre d’achoppement à un procédé par suite des capitaux engagés, parce qu’en définitive sa valeur intrinsèque ne fait qu’augmenter, et resterait-elle stationnaire que la dépense ne consiste que dans l’intérêt du capital immobilisé, toujours immédiatement réalisable..
- Mais encore faut-il que l’usure du platine soit très faible, et la recherche des conditions à réaliser pour réduire l’attaque de ce métal est donc particulièrement importante.
- Au début de l'application du procédé Gali et de Monllaur, et avant la mise en pratique du
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- perfectionnement consistant dans la circulation méthodique de l’électrolyte de la cellule cathodique à la cellule anodique, on avait bien constate une faible attaque du platine, mais en attendant d’y remédier, on en tenait compte dans le prix de revient du chlorate produit.
- Or, le platine attaqué et entré en solution finit par être précipité électrochimiquemcnt sur la cathode : mais comme on opère sous forto tension et avec une grande densité de courant, ce métal se dépose sous la forme boueuse el non adhérente ('), et se trouve ainsi remis en suspension dans l’électrolyte, sous un état insoluble et inattaquable. Il finit alors par se déposer avec toutes les boucs provenant des impuretés des matières en traitement.
- Au bout de plusieurs années de marche, on eut l’idée de rechercher le plaLinc dans les amas de boues entassées depuis l’origine : on en constata alors la présence jusqu’alors insoupçonnée, et on traita méthodiquement ces boues pour en rcLircr tout le platine qu’elles contenaient, et on put retrouver ainsi une somme assez importante de ce métal.
- Les boues des cuves d’éleclrolyse doivent donc être mises de côté, analysées et au besoin traitées pour en récupérer le platine qu’elles contiennent..
- Avec un travail bien conduit, l’attaque du platine est très faible, pratiquement presque négligeable dans le prix de revient, d’autant mieux que les frais d’entretien des appareils sont considérablement réduits par l’inaltérabilité presque absolue de ce métal, et que l’on marche avec des densités de courant très élevées, entraînant une utilisation très intense de tout le matériel d’électrolvse.
- Comme disposition pratique, l’anode est constituée par une mince feuille de platine de moins de i/io de millimètre d’épaisseur, dont les bords sont rabattus sur un fil de platine pour donner une raideur suffisante à la feuille. C’est ainsi que ces feuilles mesurent en général : 280 X 280 millimètres, sur une épaisseur de 4/100 de millimcLre. Leur poids est alors d’environ 45 grammes de platine, représentant actuellement dans les a5o francs de matière, pour 2rtm,8 X 2dm,8= 7d,ni,84, soit environ 3a francs le décimètre carré d’anode. Elles sont supportées par un châssis en fer, protégé lui-méme de l’éloclrolyte par du caoutchouc.
- On préfère au platine pur l’alliage de platine et d’iridium à io°/u d’iridium, moins attaquable encore que le platine pur. L’anode peut être d’ailleurs considéré comme pratiquement inusable à la condition de maintenir alcalin l’électrolyte du côté de l’anode, pour saturer immédiatement le chlore produit.
- Electrolyte. — On a donc été amené à établir une circulation méthodique de l’électrolyte de la cellule cathodique où se forme l’alcali caustique à la cellule anodique où se dégage le chlore.
- Cette circulation de liquide est assurée par des canalisations spéciales et des monte-jus ou émulseurs à air comprimé. La quantité d’électrolyte ainsi mise en mouvement atteint le chiffre de plusieurs centaines de mètres cubes pour une usine d’une certaine importance. Comme la solution s’appauvrit/en chlorure de potassium par l’électrolyse, on l’enrichit à nouveau en chlorure alcalin pendant cette circulation même, de telle sorte que c’est en définitive la même eau qui sert constamment de véhicule.
- Malgré les impuretés des matières premières, on peut ainsi marcher plusieurs semaines sans remplacer les solutions, à la condition toutefois d’utiliser du chlorure de potassium raffiné, titrant dans les 99,5 % en KC1.
- 11 est cependant necessaire de vider de temps en temps les cuves pour les nettoyer, les débarrasser des poussières accumulées el provenant principalement des impuretés des matières employées, et surtout enfin pour la mise en état des électrodes et des contacts.
- (') Voir l'Électrolyse des mélanges, l’Éclairage Electrique, 1907, t. L, nos 7', g, 10 ; t. LI, n05 14 et i5.
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- Il est, en effet, de toute nécessité qu’il n’y ait pas trace dans l’électrolyte de certains oxvdes métalliques, car cos oxydes réduisent par catalyse avec dégagement d’oxygène l’hy-pochlorite alcalin qui se forme dans le premier stade de la réaction. Cette décomposition peut aller même jusqu’à être complète, et le rendement en chlorate devient alors nul. L’observation et l’élude de ces phénomènes ont conduit à éviter d’une manière absolue la présence de certains métaux dans la construction des électrolyseurs et de tout le matériel en contact avec l’électrolyte, pour éviter l’attaque possible de ces métaux par les solutions et la présence nuisible de leurs oxydes dans l’électrolyte.
- (A suivre.) G. Rosset.
- CHEMIN DE FER FUNICULAIRE DE LYON-CROIX-PAQUET A LYON-CROIX-ROÜSSË
- Le chemin de fer funiculaire de Lyon-Croix-Pâquet à Lyon-Croix-Rousse, ligne d’intérêt local à voie normale de i,44, assure le transport des voyageurs, des carrioles et des voitures attelées de un ou deux chevaux, entre les quartiers centraux de Lyon et le quartier clevé de la Croix-Rousse. La différence d’altitude de 8o mètres environ est rachetée par un plan incliné, d’une longueur de 4§o mètres et d’une pente régulière de 17,2 °j0 en pleine voie; dans les deux gares extrêmes, les seules desservies, cette pente est considérablement réduite. Celle installation, qui date de 1890, était commandée à l’origine par des machines à vapeur. C’est M. Mathieu, alors Directeur, qui prit l’initiative, pour des raisons surtout d’économie et parce qu’il pouvait avoir, dans de bonnes conditions, du courant continu à 5oo volts, de remplacer la vapeur par l’électricité et qui étudia les détails de cette transformation. Des projets furent demandés à diverses Sociétés; la solulionproposéc par la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques à Belfort fut adoptée et celte dernière fut chargée de l’exécution.
- Machinerie.
- La machinerie est placée au sommet du plan incliné, directement en face des voies, el 11e comporte pas de poulie de renvoi; l’installation est logée en sous-sol, au-dessous du trottoir dos piétons du boulevard de la Croix-Rousse. Dans ces conditions, afin d’éviter des déplacements horizontaux trop considérables des câbles, on a été conduit à l’emploi de deux câbles indépendants montés sur doux tambours. Le déplacement total des câbles sur les tambours est ainsi limité à im,3o<>, correspondant à un angle dépassant à peiue 3 degrés. La résistance à la rupture de chacun des câbles est de 100 tonnes environ.
- Le diamètre de chacun des tambours est de 5^,500 ; ils sont attaqués par un harnais d’en* grenages, placé entre les deux tambours et composé d’une grande roue d’engrenage, en fonte, servant de volant, do 7 mètres de diamètre, pesant 20 tonnes, et d’un pignon, avec dents en bois, de im,4oo de diamètre. Chacun des tambours porte une couronne, sur laquelle agit un frein à ruban.
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- L'éclairage Electrique
- Le pignon cstelaveté sur un arbre portant deux accouplements qui permettaient, primitivement, d’attaquer par l’une ou l’autre des deux machines à vapeur placées au droit de chacun des tambours. Ces machines, capables de développer une puissance de 260 chevaux, sont à deux cylindres, simple expansion, sans condensation, ni détente variable, ettournent théoriquement à la vitesse de 70 tours par minute, mais en pratique atteignent souvent la vitesse de 100 tours. Le diamètre des cylindres est.de 485 millimètres, la course des pistons de 800 millimètres ; enfin la pression à l’admission dans les cylindres est de 5 kilogrammes.
- Celui des deux câbles qui s’enroule à la partie inférieure de l’un des tambours va rejoindre la voie en passant sur une série de neuf galets dont les génératrices extérieures se trouvent sur une circonférence de 7ra,6oo de rayon. Des galets de support sont placés tous les 8 ou 9 mètres en pleine voie; leur distance est réduite à 4 ou 5 mètres aux extrémités du plan incliné, et à 2 mètres environ dans les courbes.
- La vitesse de translation du câble est de 4 mètres par seconde.
- Transformation de la machinerie pour la commande électrique.
- Ce sont, comme on l’a dit, des considérations d’économie qui ont conduit à substituer, en 1906, la commande électrique à la commande à vapeur. Les seules modifications que l’on
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- lui aussi, directement l’arbre du pignon. On a profité de la transformation pour régler la vitesse, indépendamment du mécanicien, à 80 tours, ce qui correspond à une vitesse linéaire de câble de 4m>Go par seconde environ.
- On a, en outre, monté sur l'arbre du pignon un frein de manœuvre avec mâchoires de bronze agissant sur une poulie cannelée.
- L’autre machine à vapeur a été conservée, à titre de réserve, ainsi que toutes les installations accessoires correspondantes.
- Calcul de la puissance. Chaque train est composé de deux véhicules :
- IO Une voiture à voyageurs, de ioo places, tare.........................................IOOOO kgr.
- a° Un wagon plat à marchandises......................................................... g <35o —
- Soit, au total, un poids mort de............................... 19 t>5o kgr.
- Le câble, d’un diamètre extérieur de 45 millimètres, pèse 7kBr,56o au mètre courant.
- La charge maximum d'un train peut être évaluée â i4ooo kilogrammes approximativement, et peut être constituée, soit par 200 voyageurs environ occupant le truclc et la voiture, soit par une charrette chargée, à deux chevaux, sur le truck, pesant 8000 kilogrammes environ, le reste de la charge étant représenté par les voyageurs dans la voiture.
- Pour calculer l’effort théorique de déplacement d’un train chargé, mesuré à la partie supérieure du câble au début d’une cordée, on admettra une résistance de 10 kilogrammes par tonne pour le matériel roulant, en palier, et on supposera le poids du câble concentré sur le
- La charge totale se décompose ainsi :
- Poids mort....................................................... 19600 kgr.
- Charge utile.....................................................t/.ooo-
- Càble: 7.65ox46o =............................................... 3 5oo —
- Tot*lL....................................................37 i5o k.gr.
- Si l’on suppose le train descendant vide, les poids des trains-se font équilibre et il reste une résultante de i4ooo+3 5oo = 17500 kilogrammes à lever. L’effort de traction correspondant est égal à :
- 17 5 00 (10-f- 172) = 3 180 kilogrammes,
- et le travail théorique de levée, à la vitesse de 4m,6 par seconde :
- 3180 x 4.6 c 1 -------- — =195 chevaux environ
- mesurés aux crochets d’attelage.
- 11 reste à calculer la puissance correspondant à l’accélération des masses, en admettant pour le démarrage une durée do 3o à 48 secondes suivant la charge.
- Le poids des tambours et roues dentées en mouvement est d’environ 4oooo kilogrammes ; on a ainsi, dans l'hypothèse envisagée, pour le total des poids en mouvement :
- Poids mort de 2 trains..............................................................3q 3oo kgr.
- Charge utile........................................................................i4ooo —
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- En chiffres ronds 100000 kilogrammes. La force vu par seconde, est égale à :
- 2X9,8.
- et le travail maximum pour l’accélération des masses,
- do ce système, à la vitesse de 4m,6
- fin de démarrage, est de :
- 48 x 70
- Le travail total théorique maximum, à la fin du démarrage, est donc égal à :
- iq5 —|— 6o = 255 chevaux.
- En comptant sur un rendement de 0,75 pour le funiculaire, la puissance maximum à fournir sur l’arbre du pignon par le moteur est de :
- — 3/jo chevaux.
- Ces chiffres correspondent au cas le plus défavorable, où il n'existe sur le train descendant aucune charge compensatrice.
- On peut admettre que dans les trains moyens, les poids des voyageurs montant et descendant se compensent à peu près, et que le déséquilibre est causé par une charrette chargée, pesant 8000 kilogrammes, sur Le train montant. — La puissance correspondante à fournir par le moteur, le démarrage achevé, est seulement de 120 chevaux, et se réduit à environ 70 chevaux au moment où le train chargé arrive en haut du plan incliné.
- Conformément à ces résultats, le moteur électrique prévu a une puissance normale do a5o chevaux, et est, en outre, capable de fournir, exceptionnellement, jusqu’à 4oo chevaux ; l’excitation de ce moteur est indépendante et prise sur le réseau.
- Installation électrique.
- Le courant continu nécessaire à la marche de l’installation électrique est fourni par la C° des Omnibus et Tramways de Lyon ; produit à la tension de 600 volts à l’usine de la rue d’Alsace, située à environ 3 kilomètres de distance, il est amené par un feeder de i64""",2 de section. — Pour se mettre à l’abri des conséquences d’une interruption dans la fourniture du courant, et aussi à cause de l’obligation de ne pas dépasser une demande maximum de a5o à 3oo ampères sur le câble d’alimentation, on a tenu à installer dans le voisinage de la salle des machines une batterie d’accumulateurs fournie par la Société Tudor et suffisante pour permettre d’assurer le service -pendant le temps nécessaire à la mise en pression des chaudières. Cette batterie, composée de adG éléments, a une capacité de 275 ampères-heures ; on a profité de sa présence pour l’utiliser comme batterie-tampon d’une ligne de tramways à voie étroite ayant son origine à la gare supérieure. La distance moyenne de la battei’ie au poste de manœuvre dans la salle des machines est d’environ io5 à 110 mètres.
- Dans ces conditions, il est tout naturel, et c’est la solution à laquelle s’arrêta M. Mathieu, de songer à utiliser cette batterie, imposée par des considérations d’exploitation, au démarrage du moteur du treuil, en insérant aux bornes de ce moteur un nombre d’éléments croissant de o à 2/16, de façon à faire varier progressivement la tension de o à la tension du réseau. On évite ainsi l’emploi de rhéostats de démarrage, ainsi que les pertes d’énergie par effet Joule dans ces résistances, de sorte que, si l’on fait abstraction du rendement de la batterie, l’énergie totale absorbée pendant le démarrage est seulement la moitié de celle qui serait
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- absorbée dans le cas d’un rhéostat. Eu égard à la fréquence des trains, cette économie n’est nullement négligeable.
- Cette méthode de démarrage a été réalisée au moyen d’un réducteur ou insêrateur de hacs (flg. 2), à 29 touches, de forme rectiligne manœuvré à la main au moyen d’une manivelle calée sur l’arbre de la vis sans fin. Les louches de ce réducteur sont reliées par des câbles souterrains à autant de prises sur la batterie, divisée ainsi en groupes d'éléments variant de 4 éléments aux extrémités du réducteur, à ir éléments au milieu, c’est-à-dire correspondant à des augmentations de tension de 8 à 22 volts environ par touche. Le conducteur effectue le démarrage en transportant, dans le temps alloué à cet effet, le contact mobile de l’une des extrémités du réducteur à l’autre ; il est guidé, au cours de cette opération, par les indications de deux appareils placés sur une potence et qui donnent, l’un Y la tension aux bornes du moteur, l’autre C le courant absorbé par le moteur. Ce dernier appareil lui indique, suivant la charge, s’il peut accélérer ou s’il doit ralentir le démarrage. Le courant est fourni, en partie par la batterie et en partie par le réseau, qui travaille en parallèle avec la batterie, cette dernière portion du courant traversant aussi la batterie. Le démarrage achevé, le conducteur laisse le contact mobile du réducteur en place pendant tout le temps que dure la marche du train. Le moteur est alors branché directement par une de ses bornes à l’une des extrémités de la batterie, et par l’autre borne et l’intermédiaire du chariot du réducteur à l’autre extrémité, au positif par exemple.
- Pour obtenir l’arrêt, le conducleur coupe le courant en ramenant en Ale levier d’un rhéostat D, qui pendant la marche était placé en B, et reliait directement le moteur au négatif, dans le cas particulier considéré, sans l’intermédiaire d’aucune résistance. L’observation d’un indicateur de niveau horizontal placé devant le mécanicien lui permet de déterminer le moment où il doit exécuter celte manœuvre. Par suite de la force vive des masses en mouvement, les trains continuent leur route, le mécanicien règle leur arrivée au moyen d’un frein de manœuvre à mâchoires, capable d’arrêter le système sur an espace inférieur à un tour de tambour - il obtient la mise au point, qui doit être fort exacte en raison de la nécessité d’embarquer des altelages sans que les pieds des chevaux risquent de s’engager dans un intervalle resté ouvert, au moyen du même rhéostat D, qui permet de maintenir et môme de remettre doucement le moteur on mouvement.
- L’inversion du sens de marche, pour le train suivant, s’obtient par la manoeuvre d’un inverseur E dont le levier, dans le cas déjà envisagé, est à ce moment placé sur --p. Les bornes du moteur sont alors toutes deux reliées au positif de la batterie ; il est clair qu’en déplaçant maintenant le chariot de contact du réducteur vers le négatif de la batterie, on augmente la valeur absolue de la tension aux bornes du moteur et provoque ^insi son démarrage en sens inverse de la période précédente. L'arrêt et la mise au point s’obtiennent par les manœuvres déjà décrites.
- Le courant de court-circuit de chacun des groupes d’éléments est limité par des résistances intercalées sur les câbles d’amenée. Des sectîonneurs permettent d’isoler entièrement le réducteur. Un deuxième réducteur, identique au premier, lui sert de réserve.
- Le trajet total est effectué en 2 minutes i5 à 2 minutes 3o environ. La durée du démarrage varie, comme on l’a dit, suivant la charge, et atteint très exceptionnellement. 55 secondes.
- Dispositifs de sécüiuté.
- Toutes les dispositions ont été prises pour rendre inoffensives les conséquences d’une fausse manœuvre ou dhm moment d’inattention du conducteur. — Outre le frein à mâchoi-
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- res, déjà mentionné, el qui, manœuvré à la main au moyen d’un volant, agit sur une poulie à rainures de t™/i8o de diamètre, le mécanicien peut actionner, dans les cas exceptionnels, deux freins de sécurité constitués par les freins à ruban primitifs montés sur une des couronnes des tambours. — L'un de ces freins est commandé directement par un cylindre à air comprimé, l’autre frein est mis en action par un lourd contrepoids ; en temps normal il est. maintenu desserré par un piston soulevé par l’air comprimé. — Il suffît d'évacuer l'air du cylindre pour que le contrepoids, libéré, mette le frein en action. — L’air comprimé est iourni par un petit compresseur électrique de i cheval i/4.
- Dans le cas où les charges sont sur le train descendant, la régularité de la vitesse est assurée automatiquement par le travail, en récupération, du moteur shunt sur le réseau ; cette action commence à être sensible pour des charges de io à 12 tonnes. Pour prévenir, dans ce cas, le risque d’emballement si, par l'ouverture du disjoncteur à maximum, le courant venait à être interrompu, un solénoïde F, dont le circuit est commandé par un relai G fixé à l’interrupteur automatique à maximum H, maintient fermé le robinet d’évacuation tant qu’il est traversé par le courant, et l’ouvre aussitôt qu’il cesse de l’être. — Le circuit d’alimentation «lu môme solénoïde F est aussi commandé :
- ju Par une pédale I, sur laquelle se tient le mécanicien pour la manœuvre, et montée en parallèle avec des contacts J fermés par le curseur de l’indicateur de niveau, cette pédale et ces contacts étant disposés de manière à ouvrir le circuit du solénoïde F et provoquer la chute du frein si le mécanicien abandonne la pédale pendant les périodes extrêmes du trajet correspondant aux parcours ah, b, a\ b: du curseur;
- 2° Par des contacts K placés sur le rail à l’extrémité supérieure des voies, contacts qui ouvrent le circuit auxiliaire si un train, dépassant son point d’arrêt normal, vient jusqu’à leur hauteur.
- D’autre part, un interrupteur automatique M à manque de courant empêche de fermer le circuit principal si le frein à air comprimé est serré ; ce même interrupteur s’ouvre si le frein vient à tomber. — Ce résultat est obtenu par un levier de contact X accompagnant le frein dans sa chute, et qui, le frein étant desserré dans sa position normale, ferme par le contact C un circuit auxiliaire sur une bobine P ; tant que cette bobine n’est pas sous courant, la fermeture ded'interrupteur est impossible. — Si le frein tombe, le levier X ferme un instant le circuit sur une bobine Q qui provoque l’ouverture du même interrupteur.
- On voit donc que l’ouverture du disjoncteur automatique à maximum H entraîne :
- i° La chute du frein de sûreté ;
- 2° L’ouverture du disjoncteur spécial M.
- En résumé, le frein de sûreté fonclionne :
- i° Si le disjoncteur à maximum vient à s’ouvrir ;
- a® Si le conducteur abandonne sa plate-forme pendant l’une des périodes extrêmes d’un trajet ;
- 3° Si un train dépasse le point normal d’arrêt ;
- 4° A la main, si le conducteur ouvre le robinet d'évacuation placé à sa portée.
- Toutes les autres fausses manœuvres, qui pourraient avoir pour effet de soumettre brutalement le moteur à la pleine tension ou à une tension trop forte, sont rendues inolfensives par le fonctionnement du disjoncteur à maximum.
- SüKVOLTEURS.
- Deux survolteurs sont prévus pour le service de la batterie (fig. 3). — Le premier R, coin-
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- autre survolleur S, capable de fournir une tension de o à 3o volts, permet de recharger isolément les groupes d’éléments qui, pour une circonstance quelconque, resteraient en retard.
- Au mois d’avril 1907, on a monté 243 325 voyageurs et descendu 105694 voyageurs, ce qui représente une différence de charge montante de 70 x T07 p3i =9 64i tonnes.
- On a en outre monté 1 8a3 voitures à 1 collier et i84 voitures à 2 colliers, ces dernières équivalant à i84 X 2 = 368 voitures à » collier, ce qui fait un total de 2 jqi voilures à 1 collier. — Le poids moyen d’une voiture étant de 4 tonnes, le total des voitures montées représente :
- 4 X 2 191 ~ 8764 tonnes
- et le poids utile total ressort à :
- Le nombre des trains, égale à :
- 9641 H-8 764 = i84o5 tonnes.
- lois d’avril, avant été de 5 q38, la charge utile par train est
- r>938
- tonnes.
- Le tableau suivant indique, pour une partie des mois de mai et juin 1907, les consommations journalières relevées au compteur, le nombre de trains par jour, et ia consommation par train. Soit, eu chiffres ronds, 3 kilowatts-heure environ.
- Cette consommation était primitivement de 3,5 kilowatts-heure environ. — On a pu la réduire au chiffre actuel par une étude approfondie du fonctionnement de la batterie, qui a permis d’adopter un régime plus rationnel de recharges partielles des groupes d’éléments en retard. — Les inégalités du travail des diverses parties de la batterie sont dues à la variation de l’intensité au cours du démarrage, et aussi à la dissymétrie de l’installation, dont un des câbles passe directement sur la voie, et l’autre par l'intermédiaire d’une série de galets de renvoi. — Cet entretien de la batterie s’opère au moyen des deux survolteurs prévus à cet effet et signalés plus haut.
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- Économie due a l’emploi'de la commande électrique.
- En igo6, avec le service à la vapeur, on a dépensé approximativement, pour le chapitre de la traction :
- Combustible, graissage, déchois, chiffons, eau............. ^ 5oo francs.
- Salaire de deux chauffeurs..................................... 3 6oo —
- Total.......................................Saôôo —
- Le nombre moyen des trains étant de 200 par jour, et la consommation par train de 3 kilo-watts-heure, la consommation annuelle atteint: 3 x 200 X 365 = 219000kilowatts-heures.
- Le kilowatt-heure est fourni à raison de 8 centimes par la Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon. Les frais de courant se réduiseuL.donc par an à :
- 219000X0,08= 175701‘rancs.
- En tenant compte des dépenses accessoires, on arrive, pour les dépenses de traction, à un chiffre annuel d’environ 2.8000 francs ; l'économie réalisée sur la traction à vapeur ressort ainsi à 29000 francs.
- 11 est intéressant de se rendre compte de l’économie d’énergie réalisée au moyeu de cette méthode spéciale de démarrage par rapport à l’emploi d’un rhéostat. La charge totale
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- moyenne, montante et descendante, d’un train étant de 6 tonnes environ, on a, pour le total des poids en mouvement, 94000 kilogrammètres. La force vive de ce système, à la vitesse de 4’",<3o seconde, est égale à :
- Q4ooüXd,6*
- 2x9,81
- cooooo kilogrammètres.
- Le démarrage durant environ 48 secondes, la puissance d’accélération, à la fin du démarrage, est égale à :
- ‘2 x 100000 _ chevaux au crochet d’attelage,
- 48X75 5
- = 78 chevau
- du moteur,
- soit 2^25 r-h_7'^ — 58?5 kilowatts absorbés par le moteur.
- 0,92
- Le Lravaîl total d’accélération au démarrage est donc égal à :
- x 4^~ ~ 0,896 kilowatt-heure.
- 2 3 600
- Pendant la même période, le travail moyen théorique de traction, pour une charge résultante de 3ooo kilogrammes (charge utile)-f-3000 kilogrammes (câble), à la vitesse de 2m,3 seconde, est de :
- 65ooX282X 2,3 ^ 3(} chevaux 70
- et le travail correspondant pendant la période de démarrage est de :
- lf)XO'736- x -i§_ = 0,5i kilowatt-heure.
- 0,70X 0,92 3600
- Le travail total absorbé pcndanl le démarrage est donc de :
- o,396-f-o,5i =0,906 kilowatt-heure.
- L’emploi d’un rhéostat de démarrage aurait conduit à une, dépense d’énergie double, soit 1,812 kilowatt par train. Pour une journée la consommation supplémentaire s’élèverait à : 0,906 x 200 =181,2 kilowatts-heures
- représentant, au prix relativement bas de o fr.08, une somme de i4 fr. 5<a et par an5 3oo
- Le système adopté permet donc de réaliser, par rapport au système courant, une économie de :
- Le mois dernier, on a pu abaisser à 2 kw. 820 au lieu de 3 la consommation par train.
- En se basant sur cette consommation, l’économie sur la traction à vapeur ressortirait à Fr. 3oooo, et le système de démarrage adopté permettrait de réaliser sur les deux systèmes courants par rhéostat une économie de 24,6 %•
- Ces chiffres justifient mieux que toute autre considération l’adoption du système spécial proposé par la Société Alsacienne. J. Reyval.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la disparition de V aimantation. — M. Gil-
- L’auteur s’est proposé d’étudier les phénomènes que présente la disparition de l’aimantation après l’annulation du champ magnétique et a cherché à déterminer de quelle manière l’aimantation varie immédiatement après la rupture du courant.
- La méthode employée, semblable à celle dont s’est servi Ilelmholtz, était la suivante :
- Des faisceaux de fils de fer étaient placés dans une spirale parcourue par un courant électrique. En coupant le courant et en reliant au même instant la spirale avec un galvanomètre balistique, on obtient dans celui-ci un courant composé de trois parties : de l’extra-courant d’ouverture de la spirale ; du courant induit en elle par la disparition de l’aimantation du fer ; enfin d’un courant dû à la capacité de la spirale.
- Si on laisse écouler entre le moment de l’ouverture du courant et le moment de la jonction au galvanomètre un très court intervalle do temps 0, la somme des trois parties constitutives el l’action sur le galvanomètre diminuent. La valeur de ©,pour laquelle le galvanomètre s’arrête finalement, est la durée nécessaire à l’aimantation pour disparaître complètement.
- La seule difficulté que présente la méthode réside dans le fuit que, entre l’ouverture de l’un des circuits et la fermeture de l’autre, le temps écoulé doit être très court. L’auteur a obtenu ce résultat en employant un pendule de Ilelmholtz de grande précision. L’un des contacts restait immobile; l’autre pouvait être déplacé au moyen d’une vis micrométrique dont la tête était divisée en cent parties. Un déplacement d’une division modifiait de o,oooooi65 seconde (1/600000 environ) l’intervalle de temps 0 entre les deux phénomènes. Cet intervalle de temps a été pris comme unité dans les tableaux II, III IV.
- Le galvanomètre était un appareil à bobine mobile de Siemens et Ilalske ayant une résistance de 4oo ohms environ pour La bobine seule
- la résistance supplémentaire était de 10 oooohms. La durée d’uQC. oscillation(demi-période)étuit de 6 secondes. La sensibilité balistique dans les premiers essais (a à e, tableau III)était de 20.4 4 divisions ; ensuite (expériences fk s), elle était de 975 divisions par microcoulomb.
- La spirale comprenait 2 X 69 tours d’uu bon fil de cuivre isolé de omm,3 de, diamètre bobiné en une seule couehe sur un cylindre de verre; cette couehe formait deux bobinages distincts dont les tours alternaient. Les deux bobinages en série avaient un self-potentiel de io5 centimètres et une résistance de 1,2 ohms. La longueur de la spirale était de 10 centimètres; son diamètre était de 2cm,4. Les faisceaux cvlindri-ques de fils de fer étaient en partie sensiblement plus longs que la spirale ; iis étaient en fer très doux, recuit et imprégné de paralfine. Leurs constantes sont données par le tableau I.
- Le dispositif expérimental était le suivant : une batterie d’accumulateurs E (fig. 1), un rhéostat Rh,
- 3»
- Fig-. I.
- la spirale Sp formaient un circuit. G représente le galvanomètre, OK, le contact d’ouverture et SK le contact de fermeture du pendule. Avant
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- chaque série d’essais, on déterminait la position zéro du pendule, c’est-à-dire la positioo pour laquelle l’ouverture et la fermeture se produisent simultanément.
- Les expériences préliminaires montrèrent que les faisceaux de fil perdent déjà, au bout de i/60000 seconde, leur action inductrice sur la spirale. Les résultats d’une telle expérience sont indiqués par le tableau II. Pour les expériences suivantes (tableau III), pour lesquelles on n’a fait que trois mesures pour chaque valeur de 0, on n’a indiqué que la moyenne de ces trois mesures.
- Comme on le voit, les déviations ne dépassent pas 5,5 divisions, malgré l’intensité de courant relativement élevée et la masse de fer importante du faisceau IL
- Ou peut voir théoriquement que les déviations croissent quand la résistance dans le circuit du galvanomètre décroît. Il est donc avantageux
- TABLEAU II
- . DÉVIATION EN DIVISIONS DE L’ËCHEt.LE 'îlOYESNE
- — 9 3,5 3,a5 3,5 3,25 3,5 3,4o
- 4,73 4,75 4,5 4,5 4,75 4,65
- — 2, 5,o .) , 25 5,o5
- — 0 5,5 5,o 5,5 5,75 5,5 5,45
- -h 2 4,0 4,25 3,75 4,o 4,5 4,io
- -f- 4 5,0 3,o 5,o i,75 3,5 3,65
- -b 6 0,25 0,25 0,25 o,5 0 0,20
- — 8 0 0 0,25 0 0 0,05
- -H 11 0 0 0 0 0 0
- + 16 0 : '
- TABLEAU III
- Résultats des essais — T. Sp = spirale totale ; D. Sp. = demi-spirale.
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- d’enlever la résistance supplémentaire du galvanomètre, mais alors l’appareil est trop amorti. On peut résoudre cette difficulté en employant un second contact d'ouverture OK2(fig- i) et en ouvrant celui-ci peu de temps apres la fermeture de SK. Pour cela, on a muni le prisme de fer du pendule d’une tige capable de venir en contact avec un fil. L’intervalle de temps entre la fermeture et la deuxième ouverture était de 3oo minutes (l/a ooo seconde).
- Les résultats obtenus dans cette série de mesures sont indiqués par le tableau lll.
- On voit que, dans les faisceaux I et II, en fils très fins, l’aimantation a déjà disparu au bout de j 2/600 ooo seconde, ou i/5o 000 seconde. Dans le faisceau III, en fils un peu plus gros, l’aimantation a pu être décelée une fois (expérience é) jusqu’à i/40 ooo seconde, et, datis le faisceau IV, en fils les plus gros, elle a pu être décelée au bout de 1/7 Ooo seconde. Cela provient vraisemblablement de l'influence des courants de Fou-
- Dans les memes conditions, l’induction magnétique disparaît plus tôt quand on n’emploie que la moitié de la spirale. Cela est facile à comprendre, car, dans ces conditions, la spirale présente au courant inducteur, qui, à son tour, agit sur l’aimantation, des conditions moins favorables par suite de la plus faible capacité et de la plus faible self-induction.
- On voit aussi que, dans la spirale vide, le courant s’accumule plus vite quand une moitié seulement est mise en circuit. Il peut se produire des oscillations propres.
- Pour avoir une idée de la valeur des différents essais, l'auteur a indiqué dans le tableau IV les erreurs probables calculées an moyen de la for-
- TABLEAU IV
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Pertes par courants de Foucault dans les machines à, courant alternatif à champ tournant elliptique. — R. RtLdentaerg. — FAelïtrotcclmik und Maschinenbau, 7 juillet 1907.
- Dans les machines à collecteur à courant alternatif, il se produit, sous l’action des courants induits, un champ transversal dont l’axe géométrique diffère du champ excitateur et dont les variations dans le temps présentent un déphasage par rapport au champ excitateur. La variation dans l’espace et dans le temps de toutes les composantes de champ est simplement sinusoïdale et leur action simultanée produit un champ tournant dans l’espace ; la vitesse de déplacement et l'amplitude de ce champ étant, variables dans le temps, c’est un champ tournant elliptique. Tout champ tournant peut être représenté, d’après la règle de Fourrier, par une série de telscbarnps harmoniques avec différentes fréquences. L’auteur s’est proposé d’étudier de quelle façon les pertes d’énergie dues aux courants de Foucault dans ie fer du stator et du rotor des machines à courant alternatif dépendent des grandeurs relatives au champ tournant.
- Il suffit de calculer un seul champ harmonique ; on peut, pour cela, admettre un nombre de pôles de la machine assez élevé pour que cle faibles portions de la périphérie de l’induit puissent être considérées comme rectilignes. On néglige la réaction des courants de Foucault sur le champ et on considère la perméabilité du fer comme constante, ce qui est toujours permis en pratique. Avec ces hypothèses, l’auteur a calculé, dans une étude précédente, la répartition de l’induction magnétique à l'intérieur d’un induit de génératrice pour un champ immobile dans l'espace et dans le temps. Pour représenter un champ magnétique tournant, il suffit d étendre les formules trouvées dans cette étude.
- On introduit un potentiel magnétique Les lignes de force magnétiques ne passant principalement que dans le plan x — z, 'I' doit satisfaire à l’équation
- ô2<ï> , Ô’-'L_
- <ïr- ^
- En outre, les composantes de l’induction
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- B B
- doivent satisfaire aux conditions limites physiques; B: doit disparaiire pour z = o et doit donner, pour r= h, la courbe de champ de la machine, h désignant la profondeur du fer.
- Si l’on emploie les notations hyperboliques, on voit facilement que le potentiel
- satisfait à l'équation (i) et h la condition limite pour z = o ; au contraire, pour z — h,
- B, = B cos xv,
- représente une courbe de champ harmonique immobile d’amplitude B et de demi-période ou pas polaire
- , = z/a. (4)
- Si l’on multiplie encore <ï> par cos mt, on obtient le potentiel d’un champ alternatif immobile dans l’espace de fréquence
- C = ül/MT. (B)
- De même que l’équation (3œ), une autre solution particulière du problème est donnée par
- <!',= B— coshMsin». (34)
- La courbe de champ est alors décalée de 90" par rapport à la précédente. Si l’on fait varier maintenant ce champ dans le temps, avec un déphasage de 90° par rapporta <1^, la somme des deux potentiels représente un champ tournant :
- B. = B (cos xx cos Mi -h sw x,x sin <ût)
- —- B cos (xx -f- o>/).
- Le champ se déplace avec l’amplitude constante B et la vitesse constante (w/a) dans le sens de l’axe des y : il peut être représenté symboliquement par la rotation uniforme d’un vecteur de longueur constante.
- Si l’on choisit pour les deux champs des amplitudes inégales, si par exemple la deuxième est plus petite dans le rapport k, on obtient un champ tournant elliptique dont le vecteur décrit une ellipse ayant un rapport d’axes de valeur/-. Pour k = O et 1, on obtient les cas limites du champ
- alternatif simple et du champ tournant parfait. Si l’on combine deux champs alternatifs, dont le décalage et le déphasage diffèrent de 90°, on obtient également un champ tournant elliptique, mais les champs alternatifs ne correspondent pas, comme précédemment, aux axes principaux de l’ellipse, mais à deux diamètres quelconques. Le rapport des axes k, qui seul détermine la nature du champ tournant, peut toujours être indiqué. Le potentiel elliptique est donné d’une façon générale par la formule:
- Jl____
- unhx/iC
- osh ;
- [cos xx cos loi k sin ax sin w?|. (6)
- A l’intérieur du champ tournant ainsi défini, dont les composantes peuvent être facilement calculées pour chaque point de l’espace d’après l’équation (2), on suppose qu’il se déplace un induit tournant dans le même sens que le champ, mais avec une vitesse de rotation différente. Pour les pertes d’énergie dans le fer de l’induit, il s’agit des variations de champ que subit chaque particule de fer ; il est donc commode de faire tourner le système de repère avec l’induit, pour indiquer par les coordonnées xyz un point déterminé du fer. Le potentiel (ti) se déplace alors relativement à l’induit avec la vitesse —i\
- On exprime mathématiquement ce mouvement relatif en remplaçant x par (.r-j-pQ dans les expressions en cos et en sin de l’équation (6), car cette somme reste invariable quand on parcourt dans le temps t le chemin x~ vt à la périphérie de l’induit. Le potentiel tournant elliptique relativement à l’induit en mouvement s’écrit alors de la façon suivante :
- > - —^ cosb xz
- cosx(.r ~h et) cos u/-)-A sin x(x+ et) sin wï. (6a)
- Il faut maintenant calculer les courants électriques induits pur ce potentiel magnétique dans les tôles de l’induit. D’après l’équation principale du champ électromagnétique, l’intensité de champ électrique E et la densité de courant i sont liées à la variation de champ par la rela-
- ôB ài ’
- : la résistance spécifique du fer 1
- (7)
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- électromagnétiques absolues. Cette équation vectorielle s’applique aussi auxeomposantes rectangulaires de l’induction et du courant. Les tôles de l’induit étant très minces par rapport à leur largeur, on peut voir qu’un courant électrique perpendiculaire à la tôle, c’est-à-dire dirigé suivant l’axe des y, ne peut avoir qu’une valeur extrêmement faible ; des calculs exacts montrent que ce n’est qu’aux bords des tôles z — o et z~h qu’il existe des courants transversaux, mais d'intensité extrêmement faible. On n’a donc à considérer que la composante x et la composantes des courants de Foucault.
- D’après les formules connues de l’analyse vectorielle, on peut écrire l’cquation (-) sous la forme:
- = =
- by s ht
- rot . _ _ ÛÉ. __ _ _i èB2 hy s ht
- Si l’on remplace B par les valeurs des gradients de potentiel tirées de l’équation (2) et si l’on remarque que le potentiel tournant. (6a) est indépendant de y, on peut intégrer aussitôten y et on obtient ainsi les composantes des courants de Foucault:
- y àH< ^ s bzht I
- y b ï
- s hxht '
- (8)
- On peut voir que la condition de continuité
- est remplie.
- L’énergie transformée à chaque instant en chaleur a pour valeur
- W = = + (9)
- l’intégration étant étendue au volume de tôles d’une section polaire, e’est-à-dirc de o à -dans la direction des x, de 0 à h dans la direction des z, et de —(X/2) a H-(X/2) dans direction de y, X désignant l’épaisseur des tôles. La valeur moyenne de l’énergie dissipée est obtenue par intégration pendant une période T.
- (9«o
- Pour calculer l’intégrale, il faut exprimer
- explicitement les composantes de courant d’après l’équation (8). En différenciant '!» en fonction du temps dans l’équation (6a), on obtient :
- — = — ~B------cosh fT. cos «or + T, sin xrl,
- ht asinha/i L 1 ^ 2 J’
- la fonction T ne variant qu’avec le temps.
- T‘=i
- Ta = 4
- in tùt sin avt -+- kxv sin bit cos zvt )
- 1 üg Sin xVt -r- zv cos bit cos zvt ) os iùt cos %vt— hzv sin wt sinapf )
- Eu différenciant par rapport à x et à z, on obtient ensuite :
- = - B - - cosh m [T, sin *r — T, cos **1 bxbt sinhaA
- S=+sJbsfnh3^T—+T=--]-
- Le carré de la deoisité de courant est déterminé par l’équation 8.
- L’intégration en y donne :
- J- CV») 12
- L’intégration en x donne :
- J' sinaa.7:dx = cosîzxdx = ^-
- On obtient alors l’expression :
- \\ ~Jul—?------ / (cosh- xs + sinh2 x?) dz
- 2'*s sinh2 zhj0
- L'intégration des fonctions hyperboliques donne :
- J (cosh32sH-sinhaas)c/^ = J cosh 2%zdz
- = —sinhaaA= 1 sinh zh cosaA.
- L’intégration des fonctions dans le temps est facile à effectuer. On a :
- T, -h T* = — 2oAar + (u* + A W) sin3 mt
- + (x«w> + /fV*)coss al. Pour la valeur moyenne dans le temps, on a donc :
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 32.
- 1 [«* H- (kzv)* + ip.vf + (A*(o)a — 4u*apJ
- =^((»+kwy+(»('—^w)a].
- Si Ton remarque que, d’aprcs les équations (4) et (5), on a :
- n étant la fréquence de la rotation de l’induit, la dernière expression prend la forme:
- et les pertes totale: ont pour valeur :
- rants de Foucault
- + *
- Pour obtenir la perte spécifique moyenne dans le fer, il faut diviser par le volume de tôles A A t ; on rapporte souvent aussi la perte à l’induction moyenne dans l’espace le long de la profondeur du fer:
- = B -
- rJi
- On obtient ensuite la formule :
- tgh^A/x) ^
- [(;-*7),+(*-f)'J(I,)
- exprimées en unités absolues par centimètre cube. Pour obtenir la valeur des pertes par watts, il suffit de multiplier par io-7.
- Si l’on introduit le coefficieut de courants de Foucault u,„ par la formule:
- w„,= c„(a—-
- on obient pour ce coefficient la valeur :
- Comme on l’a déjà rappelé, le rapport (k/x) désigne le rapport de la profondeur du fer au pa^ polaire, A le rapport des axes principaux du champ tournant elliptique et («/c) le rapport de la vitesse de rotation de l’induit à la vitesse du synchronisme.
- L’auteur considère quelques cas spéciaux:
- Si l’on fait abstraction de l’influence de la forme de l’induit, l’équation se simplifie dans les cas suivants :
- i° Induit immobile; champ tournant circulaire
- » = »! * = i; a„ = (*76)-
- 2" Induit immobile; champ purement alter-
- n = o ; *=i; Cu, = (x3/^)-
- Ce résultat est très remarquable. Dans un champ alternatif, les pertes par courants de Foucault, pour une même amplitude de l’induction, sont moitié plus faibles que dans un champ tournant.
- 3° Induit immobile ; champ tournant elliptique » = °; +
- 4° Induit en mouvement ; champ tournant cir-
- 5° Induit en mouvement ; champ purement alternatif
- *=„ ,.=£-[.+(*)]
- 6° Induit tournant au synchronisme; champ tournant circulaire
- 7° Induit tournant au synchronisme; champ purement alternatif
- * = o; /. = <;; ,„ = (V-/6).
- Pour le cas général d’un induit ne tournant pas à la vitesse du synchronisme dans un champ tournant d'ellipticité quelconque, l’auteur donne (figure i) les courbes qui représentent le facteur
- pour différentes valeurs k et de n. hnlre l’arrêt et le synchronisme il ne peut jamais dépasser la valeur i, de sorte que, pour une même force de l’induit, les moteurs à collecteur à courant alternatif présentent généralement un plus faible coefficient de courant de Foucault que les machines a courant continu.
- Évidemment les calculs sont directement applicables au stator des machines à courants alternatifs ; il suffit de prendre une vitesse nulle
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- 10 Aoutr 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 205
- Si le champ tournant n’est pus purement elliptique, mais comprend des champs harmoniques superposés, il faut considérer ceux-ci séparément, ce qui peut être fait sans difficulté au moyen de l’équation io. Les pertes par courants de Foucault sont toujours augmentées par les harmoniques supérieurs du champ.
- Pour déterminer les pertes totales dans le fer, il faut connaître aussi les pertes par hystérésis.
- B. L.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des lignes de traction à courant alternatif (’) (Suite). — L. Lichtenstein. - Rlektrolechnische Zeitschrift, ao juin 1907.
- L’auteur indique quelques-uns des résultats expérimentaux auxquels il a été conduit :
- i° Les conditions climatériques ont joué un très faible rôle dans le phénomène de transmission du courant. À plusieurs reprises, on a fait des expériences, tantôt par temps sec, tantôt par une pluie abondante, les autres conditions restant les mêmes. On n’a pas constaté de différence sensible dans le fonctionnement des cir-
- 2° La liaison avec les plaques de terre n’a pas
- (0 Éclairage Électrique, t. LII, 20 juillet et 3 août 1907, P- 97 et 167.
- exercé d’influence sensible sur les phénomènes.’ Cela doit être attribué à ce que le sol est constitué, à Marienfelde, par du sable sec jusqu’à une certaine profondeur et contient peu d’eau. La résistance entre deux plaques de terre voisines était comprise entre 2/1 et 36 ohms. La chute ohmique dans les rails (c’est-à-dire le produit JW pour les rails) a été au maximum de 80 volts. Le courant traversant les plaques de terre a atteint au maximum, une intensité de !x ampères, tandis que les rails étaient parcourus par une intensité de courant atteignant 160 ampères. Si les plaques de terre sont enfouies profondément dans un so] contenant de l’eau, les conditions sont évidemment différentes. Quelques mesures, effectuées sur le chemin de fer deMurnau à Oberammergau, ont indiqué que la terre conduisait 25 à 33 °j0 du courant passant par les
- En pratique, la grandeur de la surface des rails joue un rôle très important sur le retour du courant par la terre. S’il existe aux stations des postes d’aiguillages, étendus la terre est parcourue par un courant relativement important, même quand le sol est tout à fait sec.
- Les tableaux suivants indiquent les résultats obtenus par l’auteur dans ces différentes expé-
- T. —Mesures à courant alternatif faites sur les rails éclissés électriquement au moyen de connexions en cuivre; fréquence du courant: ÎjO périodes par seconde environ
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N» 32.
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif Résistance à courant continu a pour valeur /|,i6 pour 35 ampères et 4“,6 périodes par seconde, et 5,do pour i6(j ampères et 4^ périodes par seconde.
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif Résistance à courant continu
- a pour valeur 4,71 pour 43,5 ampères et 53,4 périodes par seconde, et 5,38 pour i53,8 ampères et 48,7 périodes par seconde.
- ,o,j 189,0 3 89o 52,9 0-897 0,198 6.3
- 87.0 1-0,4 0880 52,0 0.397 0,195 3,5
- io3,o 300,4 8 a3u 53,0 o,4o 0,198 6,3
- 138,8 247,0 t 3 240 5o,3 o,4i6 0,307 fi.9
- i46,a 277,0 17 i5o 49,5 o,423 0,210 6,8
- i63,a Soi,5 21 900 48, fi 0,445 0,219 5,6
- Le rapport
- Résistance des rails à courant alternatif Résistance des rails à courant continu
- a pour valeur 4,90 pour 70,5 ampères, et 52,9 périodes par seconde, et 5,44 pour i63,2 ampères et 48,6 périodes. Comme on le voit, l’adjonction des plaques de terre ne change rien au (onction nernent.
- 49.3 2 820 56,8 o,4o5 0,216 2,5
- 60,2 4 170 55,2 o,4o3 0,209 4,2 -
- 70.8 ai5 6 65o 55.0 o,4i -0,207 3,3
- 86,5 a45 8 900 54,6 o,4i9 0,221 3,5
- 92,6 260 10 100 54,t 0,421 0,221 3,9
- 110 397 i4o5o 52,1 0,429 0,213 3,3
- n5,8 3ia 16 3oo 02,1 o.45o 0,23l 3,o
- 121,6 326 17 65o i.,a o,445 o,"4 3,6
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif
- Résistance a couraut continu
- a pour valeur 5,36 pour 4q<3 ampères e!
- 4(3,8 périodes par seconde et 5 55 pou 121,6
- ampères et 51,2 périodes par seconde.
- E. 1 = cd,n,8ü ; température ambiante 4°,5 ;
- toute, le, plaques de teeee déeonu.etee, ; tou.p, humide.
- 49 54-7 9,8 58,5 o.343 0,171 8,0
- 63,4 70,7 i 53o 58,5 0.342 0,1684 8,8
- 89.G ioo,3 3 i44 58,5 0,352 0,i835 8,0
- 107,4 119,0 4 56o 58,o o,355 o,i875 8,0
- 129,6 r 44,5 6870 57,6 0,367 0,203 8,5
- 153,4 172,6 9810 56,3 o,37o 0,209 io,4
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif Résistance à courant continu
- a pour valeur 4,34 pour 49 ampères et 58,5 périodes, et 5,3a pour i53,4 ampères et 50,3 périodes.
- En moyenne, pour les cinq séries de mesure, on trouve comme valeurs du rapport A-des chiffres compris entre 4>i6 et 5,55 pour une fréquence de 5o périodes environ. Quand l’intensité du courant croît, la valeur de A augmente.
- Les valeurs de/c indiquées plus haut, se rapportent aux résistances des rails éclissés électriquement par des connexions en cuivre. Si l’on attribue l’accroissement de résistance au fer seul, on trouve pour A, comme limites, les valeurs 4,58 et 0,3.
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-
- iù Août 1907.
- RÈVUK b’ÉLÈCTRlCITË
- 207
- II. — Mesures à courant alternatif sur les rails èclissés électriquement, par des connexions en cuivre, pour une fréquence d’environ 2opériodes par seconde.
- 49-"8 25 o,535 0,1io4 t3,7
- 01,5 i>8.y 1 G4o 34,5 o,543 0,115 2 i4,5
- 68,5 78,3 3 000 a4,5 o,558 0,1220 18,1
- 88,5 101,2 5 010 s4.3 0,5 60 0,1242 14,7
- 129,5 i45.5 10 600 23,3 o,564 O, 123 16.0
- i43,o i3 200 23,3 0,1268 17.8
- i64.8 186,6 17 800 22,3 0,078 o,.3a5 i8,5
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif
- Résistance 1 courant continu
- a pour valeur 2,8 pour 43,5 ampères et 20 pério-
- des p r seconde, et 3,35 pour i64,8 ampères
- et 22,3 périodes par seconde.
- B. 1 = = ik»,85 : température ambiante 12" ;
- te. le. plaque. ,1c terre relu! s aux ra 1. ; tempe
- 44,6 54,8 I 320 2 0,540 0,120
- 111,0 r» fi.45 27,5 o,56o 0,I34Ô n,5
- n3 187,0 857.5 37,3 o,555 0,1250 n,i
- 120.4 i45,6 9773 26,6 o.i3o4
- 1.S7 168,0 i3 35o 26,0 o,58i u, 1.470 i3,5
- '59.3 191 17 760 25,5 o,583 0,14o T 3.2
- 166,0 «97 19 37o 25,1 0.59.3 12,6
- Le rapport
- Résistance a courant alternatif
- Résistance à courant continu
- 1 pour valeur 2,q5 JOUI- Lj 4,6 ampères et 27.q
- îénodes par seconde, et 3,5 pour 166 ampères
- et 25, périodes par seconde.
- G. 1 = ikm,8û ; température ambiante 5»,4 ;
- temp. .ce
- 32,3 63,6 i 74o 27-9 o,525 0,1248 it,2
- 68.6 84 3 o4o 37-6 o;OaB 0,1278 12,0
- 85,4 106,0 4 85o 0,536 0,1384 12,7
- 99 » 7 122,3 6 Goo 27,2 o,5/,2 o,i38
- 119 i45,o 9000 26,7 o,54o o,i346 13-9
- i36,4 167,0 r3 o5o 26,2 o,54o 0,i356 13,2
- >53.2 87.0 16 100 25,8 o,56i o.i464 i4,2
- 168,4 204,0 19 ôoo 25,4 0,567 0,1492 «4,9
- Résistance à courant alternatif Résistance à courant continu
- a pour valeur 3,i5 pour 52,3 ampères et 27,9 périodes, et 3,7Ü pour 168,4 ampères et 20,4 périodes.
- 29,0 33,6 j 5 2 4 26,0 o,537 o.,,56 13,1
- 45,3 53,i ; 1 2^0 26,0 0,527 0,ii35 i3,1
- 55,5 65,9. 1 962 26,0 o,536 0,1325 14,5
- 71,5 85,5 3 36o 26,0 0,549 0,i34o i3,o
- 86,5 io4,3 4 993 20,9 o,554 o,i4o i3,7
- 98,5 6 4oo 20,7 o,554 o.t374 13,2
- 118 139,6 9 t6o 25,3 0,557 0,i356 t4,5
- i43 i.3 790 25,7 o,553 0,i44o i5,8
- itt3 200,6 18 34o a5,3 0,564 0,1484 .6,.
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif Résistance à courant continu
- a pour valeur 2,89 pour 29 ampères et 26 périodes, et 3,71 pour i63 ampères et 25,3 périodes.
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif Résistance à courant continu
- a pour valeur 3,o3 pour 3i,6 ampères et 28,5 périodes par seconde, et 3,35 pour i33,2 ampères et 25,9 périodes.
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- 208
- L'ÉCLAIRAGE ELÈCTRtQÜË
- ï. LU. — N» 32.
- 83,8 ,3.5 28,7 0,54 0,112 6,0
- 60,5 90>2 3 3.io 27 > 7 0,55 0,117 6,0
- 71,5 4090 27,6 0,554 0,1166 5,6
- i46,5 ,520 *Vr o,565 0,119 5,5
- iî3 i4ooo 26,0 0,570 o’.dàô L
- 129 208.6 i5 520 25,9 o,575 0,127 8,2
- Le rapport
- Résistance à courant alternatif
- Résistance 1 courant continu
- a pour valeur 2,77 pour 5i ampères et 28,1 pé-
- riodes par seconde, et 3,i4 pour 129 ampères
- et 25,9 périodes.
- G. l= ...
- do to ,= *—H», lemps ta-*.
- 62,5 '.n n iaoo 28,2 o,5o6 0,ll/| i/i,5
- 81,8 52,4 2 180 27,8 o,5o8 0, tt5 15,5
- 98,5 62,75 3 240 27,4 0,524 0,126 i4,8
- 117,6 74,7 4 63o 27,2 0,527 0,127 i4,4
- i49-4 94,5 7,So 26,7 0,0/17 o,.39 15,3
- Le rapport
- Résistance
- courant alternatif
- Résistance à courant continu
- a pour valeur 2,85 pour 62,5 ampères et 28,2 périodes, et 8,47 pour i4y,4 ampères et 26,7 pé-
- Cormne on le voit, la liaison des plaques de terre ne change rien aux phénomènes.
- Le rapport k est compris entre 2,77 et 8,76 par une fréquence d'environ 25 périodes par seconde. Il croit quand l'intensitc de courant augmente.
- Les valeurs de k qui précèdent se rapportent au cas où les rails sont éclissés électriquement au moyen de connexions en cuivre. Si l'on rapporte l’augmentation de résistance au fer seul, on trouve comme valeurs limites de k les valeurs 3,2 et 4,i
- II. — Mesures à courant alternatif sur les rails éclissés électriquement au moyen de connexions en cuivre, pour une fréquence d’en.viron i8pè~ riod.es par seconde.
- Le rapport Résistance des rails
- courant alternatif
- Résistance des rails
- a pour valeur 2,0 pour 30,4 ampères et 19,4 périodes par seconde, et 2,6 pour 128,8 ampères et 16,9 périodes par seconde.
- 1 courant continu
- 5r 5^5 ,6,0 19,2 0,621 0, io64 16,2
- 69,5 08,3 3 uoo 19,0 o,63i 0,112 i6,3
- 95,4 <j4,5 5 73o i8,3 o,635 0,1i5o 19.3
- 109,2 io5,8 7 5oo 17,8 o,648 0,1i63 i8,5
- 123,2 n8,3 9 63o 17.3 0,660 0,1194 19-3
- Le rapport
- Résistance :
- courant alternatif
- Uésistanee à courant continu a pour valeur 2,61 pour 5i,4 ampères a 19,2 périodes et 2,g3 pour 123,2 ampères à 17,8 périodes par seconde.
- 5 ; o,657
- 3 o,036 8 o,638
- 4 o,633 2 1 o,64o
- o,io35
- 0,0944 0,0965 o,io46
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-
- lû Août 1907.
- RÈVÜÉ D'ÉLECTRICITÉ
- 209
- Le rapport
- Résistance des rails à courant alternatif'
- riodes Résistance à courant continu valeur 2,68 pour 34 ampères et 20,5 pé-et 2,55 pour y3 ampères et 18,2 périodes
- 57,0 ay,8 1000 20,5 o,588 0,0965 18,3
- 7^,8 4o «• 79° ÜO,5 9,59 0,0689 18,9
- 97-5 5i,8 3 010 20,8 0,697 0,10Ô8 19,3
- 118,/, 03 4 5oo 20,2 0,609 o,no4 i7-7
- Le rapport k a pour valeur 2,38 pour 57,0 ampères et 20,5 périodes, et 2,76 pour ii8,4 ampères et 20,2 périodes.
- Comme on le voit, l'adjonction des prises de terre ne modifie rien dans les phénomènes en jeu.
- En moyenne, îe rapport k est compris entre les valeurs limites 2,38 et 2,g3. Quand le courant croit, k augmente de valeur.
- Les valeurs de k indiquées dans ce qui précède se rapportent aux résistances des rails éclissés avec des connexions en cuivre. Si I’od rapporte au fer seul l’accroissement de résistance, on obtient comme valeurs limites de k les chiffres 2,56 et 3,23.
- 1\ . — Mesures à courant alternatif sur les rails non éclissés par des connexions en cuivre, pour une fréquence d'environ 50 périodes par seconde.
- Le rapport k a pour valeur 2,99pour47 ampères et 53,7 périodes, et 3,42 pour 162 ampères et
- 48,6 périodes.
- Le rapport k a pour valeur 3,i3 pour 52 ampères et 55,8 périodes, et 3,17 pour 96,6 ampères et 53,1 périodes-
- Le rapport k a pour valeur 2,68 pour 35,o ampères et 58,6 périodes, et 3,i3 pour i36,8 ampères et 56,8 périodes.
- En moyenne, pour ces trois séries démesures, le rapport k a des valeurs comprises entre 2,68 et 3,42 pour une fréquence d’environ 5o périodes par seconde. Si l’on rapporte au fer seul l’accroissement de résistance à arrêt alternatif, on trouve pour k les valeurs limites 4,84 et 6,34-Ces chiffres concordent bien avec ceux obtenus précédemment pour 5o périodes.
- V. — Mesures à courant alternatif sur les rails sans éclissés en cuivre; pour une fréquence d’environ 25 périodes par seconde.
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- 210
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. tîl. — N° 32.
- Le rapport k a pour valeur i,q4 pour 46,2 ampères et 28,4 périodes par seconde, et 2,2 pour 169 ampères et 25,7 périodes.
- Le rapport a pour valeur 2,09 pour 40,7 ampères et 27,5 périodes par seconde, et 2,i3 pour 101 ampères et 20,3 périodes par seconde.
- En moyenne, la valeur du rapport k est comprise entre 1,94 et 2,2 pour une fréquence d'environ 25 périodes par seconde.
- Si l’on rapporte au fer seul l’accroissement de résistance à courant alternatif, on trouve comme valeurs limites de k les chiffres 3,o5 et 3,65.
- Des mesures faites sur les rails cclissés avec des connexions en cuivre, on déduit pour k les valeurs limites 3,2 et 4,1.
- Le tableau suivant indique les valeurs limites des quotients des rcsistauees, avec les courants, les fréquences, les tensions et les perméabilités équivalentes correspondants.
- (.4 suivre.')
- La transmission de l’énergie par courant continu, système série rsuite)('). — J. S. Higfield.
- Les résultats des expériences effectuées par M. Thury sur la résistance à la rupture des différents matériaux isolants soumis à des courants alternatifs ou à du courant continu à haute tension ont été exprimés sous forme de courbes (fig- 2 et 3). On voit que, à tension égale, les distances d’éclatement sont environ deux fois plus grandes dans le second cas que dans le premier; on peut doue employer, pour les mêmes isolateurs, une tension continue double de la tension alternative convenable, sur la ligne Saint-Maurice-Lausanne qui transmet à 56 kilomètres 4 5oo chevaux. On a pu employer des poteaux analogues aux poteaux télégraphiques avec de petits isolateurs, sans que des mesures soigneusement faites avec une tension de 20000 volts entre le fil et lu terre aient montré, par temps humide et brumeux, une perte totale supérieure à 866 watts sur 3ooo isolateurs et. les paratonnerres.
- Il est facile d’établir un système à courant continu sous la forme d’un système à trois fils; pour cela le point milieu du système est mis à la terre, de telle sorte qu’une des lignes soit à un potentiel positif, l’autre ligne à un même potentiel négatif. De cette façon, et avec le même isolement, on peut doubler la tension effective en courant continu.
- A l’exception d’une ligne de courte longueur, les installations de Thury ont été établies avec canalisations aérienucs ; mais, dans les cas où il est nécessaire de faire usage de câbles souterrains, l’avantage du système série sur le système à courant alternatif est très marqué. Il n’y a aucune difficulté spéciale à établir un câble à âme unique devant supporter une tension de Goooo volts h la terre ; on peut obtenir, avec deux câbles semblables, une tension de 120000 volts. Ce câble peut cire établi plus facilement qu’un câble a trois âmes devant supporter 20000 volts entre conducteurs.
- Comparativement à une ligne triphasée, on peut signaler brièvement que la ligne aérienne à courant continu, plus facilement isolée, comporte deux câbles au lieu de trois, et la canalisation souterraine un câble à deux âmes ou deux câbles
- Q) l'Éclairage Électrique, t. LU, 3 août 1907, p. 172.
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- à âme simple au lien d’nn câble à trois âmes; en outre, et ce point est important, toutes diflicultés causées par la capacité on la self-induction sont évitées, quelle que soit la longueur de la ligne.
- Les tensions actuellement employées sont indiquées clans le tableau II qui donne les caractéristiques principales des installations mises en service dans ces dernières années.
- ligne de transmission principale passe chez des industriels ou dans des entreprises privées pour alimenter des moteurs. Il est généralement nécessaire dans ce cas, de' maintenir le courant de ligne pendant les i(\ heures, car toute réduction de ce courant réduirait le débit possible de chaque machine. Si,cependant, l’installation consiste en stations génératrices transmettant le
- Fig. 2. — Courbe des dislances d’éclatement (courant alternatif, 5o périodes). — a, entre sphères; b,
- Fig. 3. — Courbe des distances d’éclatement (courant continu). — A, entre deux sphères; B, entre point (pôle —) et plan (pôle +); C, entre plan (i^j) et sphère (±); D, entre point (pnle H—) et sphère (—).
- Système série et système parallèle. — Dans • outes ses installations, M. Thury emploie le courant continu qui simplifie l’étude des génératrices, moteurs et appareils de régulation ; les pertes eu ligne ducs à ce courant constant n’ont, par ailleurs, comme on le verra, qu’une faible valeur commerciale.
- Dans la plupart des installations en service la
- courant à des sous-stations, et si le eourant fourni aux consommateurs est distribué par un réseau secondaire, il n’est plus nécessaire de maintenir le courant pendant i!\ heures; on peut le réduire de Ho °j„ environ pendant les heures du service d’éclairage, ce qui améliore beaucoup le rendement de la ligne. Les générateurs et les moteurs sont connectés en série le
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- long de la ligne, les premiers ne sont pas nécessairement groupés dans une même station, on peut les répartir entre plusieurs.
- Les différences entres la distribution en parallèle et le système série peuvent se grouper en deux catégories : celles qui affectent le service et celles qui intéressent l’étude initiale du sys-
- En ec qui concerne le service de la ligne, la figure 4 donne un diagramme du système.série, comprenant trois génératrices et plusieurs moteurs, et la figure 5 le groupement d’une seule génératrice et d’un moteur unique avec les appareils accessoires de commande. Lorsqu’au-cune usine ne marche, chaque machine estcourt-cireuitée et la ligne forme une simple boucle.
- TABLEAU II
- m \ g ; CARACTÉRISTIQUE DES MACHINES
- INSTALLATIONS rf 0 ^ y ‘3 iir: M
- AcurfoCtocl, forr.ri-0.IBo™ (,«•). GSn» z8Sg « ,u,km 18 G3o 14 000
- Wasserwerke 7ug (Suisse) i8qi 5o ->4 5 1 Goo 89 3ao 4oo 8 000
- /,o 37 2 3 4oo 272 6 800
- Communes du Val de Travers (Suisse) i8y5 05 35 3 i 3oo 93 45o) 590 9 100
- Société d'éclairage électrique de Brescia (Italie) i8i)5 5o 1 « I,7°i 2 !Z 5a5 ,o5oo
- Société romande d'électricité (Suisse) î895 5o 35,80! 4 3 5oo 700 i4 000
- Communes de la Gliaux-de-Fonds et du Locle (Suisse). . . i8()C j5o 51,70 7 1 800 288 3oo 1 890 12 600
- Usines élect. d’Eisenbourg (Hongrie). Ikervar-Stcinainanger. 1896 60 64,5 6 1 5oo 112 260 585 l)OOU
- Papotera Eespanok Renterk (Espagne) iSgd 65 U.So 3 2 740 3 ôoo 186 865 i3 280
- M. Y. .T. Dunand, Ratnum (Russie) 1899 r>„ 5y_, Ou 3 a38 3ao C3o 10 5oo
- Usines électriques d’Eisenbourg. Ikervar-Sopron *&)9 ho Il9 4 3 5oc> 113 4oo ro 000
- Mines de plomb Linarés (Espagne). 1900 t)0 5<), Go 3 3 5oo 238 320 63o iü 5oo
- 1902 i5o u 1,3o GO 373 3ou 4 ouo 27 000
- Moutiers-Lvon ïy<>6 7r> 358 40 7200 58a 3oo 4 3oo 5, 6o„
- (**•*«.
- Pour brancher une génératrice sur la ligne, on l’amène progressivement à une vitessecapable de lui faire débiter le courant normal: on la met ensuite en série sur le réseau. Si l’on veut connecter un moteur, on ouvre son commutateur, de façon à faire passer dans l’enroulement un courant constant, et les balais qui étaient dans leur position d’arrôt sont décalés lentement de façon à faire démarrer le moteur ; quaud il est à pleine vitesse normale le régulateur automatique intervient et maintient la vitesse constante en variant la position des balais. T,es autres moteurs et générateurs sont mis en mouvement de la môme manière quand la charge s’accroît. Pour arrêter le moteur, on amène lentement les balais à leur position de repos. Comme la charge aug-
- mente, la résistance^totale en circuit et par conséquent la force contre-électromotrice des moteurs augmentent rapidement de façon à demander une plus grande tension à la station génératrice.
- L’effet d’un court-circuit est île diminuer la charge, et pourvu qu’il ne soit pas produit trop rapidement, le régulateur peut réduire le voltage de façon à maintenir le courant de la ligne à sa valeur normale constante. Pour atténuer les effets de court-circuits soudains, les génératrices sont reliées aux moteurs principaux par un accouplement à friction qui glisse quand la torque excède la pleine charge de plus de ao°/„. Ce glissement donne au régulateur le temps suffisant pour fonctionner, de façon à ne causer aucun dommage auxappareils de l’usine.
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- Un avantage important du système série découle de ce fait que l’arrêt d’un moteur de l’usine génératrice, résultant de la mise hors-circuit d’une dynamo, n’empêche pas le fonctionnement de la station, et qu’aucune commande automatique n’est demandée pour cette mise hors service d'une unité, car le courant continue à traverser la machine arrêtée.
- à employer, dans les mêmes conditions, une tension beaucoup plus élevée.
- Quant aux dimensions de l’unité, il n’y a aucune difficulté quelconque dans le système en pa rallèle ; le nombre d’unités peut être facilement fixé de manière à permettre une marge de puissance et ce nombre est alors déterminé sans autres considérations. Dans le système série,
- Considérons maintenant la seconde classe de différences, celles qui concernent l’étude du système. Les cas les plus simples sont ceux où l’on doit fournir uue certaine charge déterminée non sujette iv s’accoître. En pareil cas, la solution est aussi facile avec le système série qu’avec le système en parallèle. Ou doit tenir compte de la charge totale, de son éloignement de la station génératrice, de la tension de travail, des dimensions des unités et de la densité de courant dans les conducteurs.
- Dans les deux systèmes, les considérations qui dérivent de la tension sont les mêmes; mais dans le fcas des lignes à courant continu eu série, étant donné que le coût de l’isolation est moins considérable, Üq aUi'a ordinairement économie
- au contraire, la limite de tension par machine est un facteur important, qu’il faut, en outre, considérer. Des machines série donnant 2000 à 3000 volts par collecteur, selon leurs dimensions, ont été employées avec succès ces dernières années, et pour de grandes machines, on peut espérer atteindre 6000 volts par collecteur. Les dimensions d’une unité restent limitées à la fois par la tension possible par machine et par la valeur choisie pour le courant de ligne. Dans beaucoup de cas, on peut accoupler deux machines sur un même moteur, ce qui permet ainsi de doubler l'importance de l’unité.
- Comme on l’a vu, latension de 100000 volts est parfaitement possible; un courant de 5oo ampères sur la ligne permettra donc la transmission
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- de 5oooo kilowatts. Avec ce courant, chaque machine pourra être construite pour donner 5ooo volts, et, en groupant les génératrices par deux, chaque groupe serait capable de donner 5ooo kilowatts, ce qui conduirait à installer dix groupes semblables. Si, pour une raison quelconque, on voulait travailler avec un moindre nombre de génératrices, il suffirait de diminuer le voltage et d'augmenter la valeur du courant.
- Dans le cas général, c’est-à-dire quand on ne peut prévoir au juste quel sera le développement futur de l’usine génératrice, il reste à considérer d’importantes différences entre le système série à courant continu et le système en parallèle.
- Pour le système en parallèle, lorsque la surface de l’usine est restreinte, la tension est déterminée d’après la distance à laquelle l’énergie doit être transmise. Si la transmission n’est pas importante, l’usine commence son fonctionnement avec quelques petites unités dont la grandeur augmente à mesure des demandes de courant ; toutefois, la distance de transport est limitée par le voltage adopté. Avec le système série, d’autre part, si au début la charge est petite et si par conséquent le courant de ligne primitif est faible, on rencontre des difficultés. Puisque le courant de la ligne détermine pratiquement les dimensions maxima de l’unité adoptée, il s’ensuit que ces dimensions sont fixées définitivement et l’accroissement de la tension demanderait le changement complet de toutes les machines. On est donc obligé d’adopter dans le calcul de l’installation une valeur du courant plus fort que celle qui est utilisée au début, ce qui entraîne un pourcentage de pertes en ligne assez grand dans les premières années du fonctionnement.
- Cette difficulté peut être surmoutée par l’emploi de deux -machines formant un seul groupe. Dans les débuts, ces groupes sont en série, chacun d’eux fonctionnant avec la moitié du courant de ligne futur. Quand la charge augmente, on établit une seconde ligne que l’on fait marcher en parallèle avec la première et l’on couple également en parallèle les deux machines qui forment chacune line unité; on peut ainsi, doubler le débit et la capacité de la ligne. Cette méthode conduit à une dépense supplémentaire dans les premières années, due à l'emploi des moteurs doubles pour chaque génératrice de sous-station,
- ces moteurs étant d’abord en série puis en parallèle. On ne peut donc l’employer que sur les lignes longues et coûteuses ; c’est le cas de la ligne de Moutiers à Lvon ; le courant qui est actuellement de y5 ampères sera porté ultérieurement à 100 ampères.
- La densité de courant dans les conducteurs doit être établie d’après l’énergie transmise et les pertes en volts consenties. 11 ne faut pas oublier que les pertes d’énergie au maximum de charge ont une grande importance au point de vue économique, et pour estimer leur valeur véritable, il est nécessaire de déterminer exactement ce qu’elles peuvent être.
- Dans les réseaux alimentés par des hydroélectriques ou stations à vapeur établies dans certaines conditions favorables, le rendement inférieur on énergie dans la ligne n’est pas très prohibitif, mais il peut le devenir quand le prix de revient de l’énergie est élevé. Dans ce dernier cas, il sera ordinairement nécessaire de travailler à une plus basse densité de courant avec le système série qu’avec le système parallèle. Le pourcentage de pertes dû au courant continu constant, semble être grand dans beaucoup de cas, mais il faut aussi se rappeler que ce qui importe le plus c’est la valeur monuyéede cette perte. Il en est ainsi dans beaucoup de problèmes qui, si on les considère à un point de vue purement scientifique, semblent être de quelque importance, mais qui n’en ont aucune au point de vue commercial.
- (A suivre.) M. M.
- TRACTION
- Perfectionnements récents dans les moteurs de traction et leur réglage. — C. Renshaw. —
- American oflnstituteElectricalErujineers, 20 juin iyo7.
- L’auteur étudie les perfectionnements suivants qui ont été récemment apportés aux moteurs de traction et à leur réglage:
- Moteurs à pèles auxiliaires ;
- Système monophasé.
- Moteurs à pôles auxiliaires. — Le perfectionnement le plus important qui ait été apporté depuis plusieurs années à la construction de moteurs de traction réside dans l’emploi de pôles
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- de commutation. La commutation dans un moteur de traction à haute tension a toujours constitué un problème difficile à résoudre. Plus la puissance des moteurs est grande et plus la teu-sion est élevée, plus est grande l’importance d'une bonne commutation. Avec des moteurs de forte puissance, il se produit souvent des arcs entre balais ou entre un balai et la terre, etees arcs peuvent occasionner des dégâts très considérables. La plupart des avaries qui affectent le collecteur ou les balais sont dues à des étincelles résultant d’une mauvaise commutation, et c’est pour corriger les causes de mauvaise commutation que
- L’action de ces pôles réduit considérablement les étincelles, et diminue l’usure du collecteur et des balais: ils ont pour effet direct de neutraliser pratiquement toutes les tensions induites dans les bobines court-circuitécs, d’éliminer ainsi les extracourants locaux dans les balais et de réduire le courant total dans les balais à sa . valeur minima. Les enroulements des pôles auxiliaires sont connectés d’une façon permanente en série avec l’enroulement induit.
- L’adoption de pôles auxiliaires augmente dans beaucoup de cas les possibilités d’emploi de la traction électrique, notamment quand les limites de poids cl de vitesse doivent intervenir dans le projet; elle permet en général d'établir un moteur plus léger.
- Commande par contacteurs. — Le controller ordinaire à tambour est à peu près abandonné pour les fortes puissances, et a été remplacé par des groupes de contacteurs commandés par différents dispositifs électriques ou éleetropneuma-
- Primitivement, ce système de commande était destiné a permettre la réalisation de trains à unités multiples manœuvrés d’un seul point; son emploi s’est répandu rapidement, et, actuellement, il est adopte même sur les locomotives qui ne sont pas accouplées avec d’autres unités motrices. Le système à contacteurs ne se borne pas simplement à remplacer le controller ordinaire par un groupe d’interrupteurs séparés, mais il permet de régler automatiquement l’uc-bon de ces interrupteurs de façon à ce que le courant dans les moteurs conserve une valeur uniforme, ce qui assure une accélération constante et protège l’équipement contre toute surcharge. Ce résultat est obtenu par l’emploi d’un
- limitcur d’intensité consistant en une bobine en série avec les circuits des moteurs; l’armature de cette bobine est attirée pour une intensité de courant donnée, et coupe un circuit, de commande.' Toutes les manœuvres sont effectuées au moyen d’un petit manipulateur traversé par un courant de faible intensité. Les systèmes à unités multiples sont assez connus maintenant pour qu’il soit inutile d’insister sur leur constitution.
- Système monophasé. — Des considérations sur les perfectionnements récents des moteurs et des dispositils de commande seraient incomplètes si l’on ne mentionnait pas le système monophasé, qui présente sur les autres systèmes de traction des avantages importants, mentionnés à plusieurs reprises. La caractéristique fondamentale de ce système est la facilité avec laquelle on peut disposer d’une tension variable pour le réglage de la vitesse de rotation des moteurs. On emploie généralement sur les lignes monophasées une tension de 6600 volts-; certaines installations font usage de tension de 3 oüo et 11 000 volts.
- R. R.
- MESURES
- Wattmètres et oscillographes thermiques (Fin) (')- J. T. Irwin. - The Electricien, 7 juin 1907.
- Courbes de tension.— L’une des premières machines sur lesquelles l’auteur a relevé des courbes de tension est un alternateur Pyke et llarris. Les courbes obtenues ont coïncidé exactement avec celles qu’a données un oscillographe de Duddell.
- En ce qui concerne les courbes d’hytérésis, l’auteur a employé un dispositif particulier pour tracer des courbes rectilinéaires. On peut obtenir des courbes rectilinéraires au moyen d’un faisceau lumineux déplacé par deux oscillographes, par exemple, dont l’un indique le flux et l'autre la différence de potentiel, les plans des miroirs étant notmalement parallèles et les axes de rotation étant rectangulaires l’un à l’autre. Tl n’est pas nécessaire de recourir à ce dispositif compliqué, et l’auteur a employé celui que représente la ligure y. A est une source lumineuse donnant un faisceau de lumière sur M,, miroir de l’oscil-
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- rço?, p. 177.
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- lographe. Celui-ci, dont la déviation est, par exemple, proportionnelle au courant magnétisant d’un transformateur, réfléchit le faisceau sur le
- miroir M2, dont l’axe de rotation est perpendiculaire à Mj. Si le miroir M2 est rnis en vibration par un moteur synchrone, et si la phase du déplacement concorde' exactement avec la phase du flux dans le transformateur, le faisceau lumineux trace une courbe d’hystérésis sur l’écran S. Pour obtenir ce résultat, on a placé un excentrique E sur l’arbre d’un moteur synchrone bipolaire contre lequel s'appuie le levier L, portant le miroir vibrant Mâ. Le levier est assez long en comparaison du déplacement, de l’excentrique, de façon que le mouvement du miroir soit à peu près simplement harmonique. Une différence de potentiel sinusoïdale agissant sur le transformateur, la force contre-électromotrice doit être aussi sinusoïdale, ainsi que le flux : si donc on peut modifier la position de l’excentrique sur l’arbre jusqu'à ce que son déplacement maximun corresponde au flux maximum dans le transformateur, et si le miroir Mi a une déviation proportionnelle au courant magnétisant, le faisceau lumineux décrit la courbe d'hystérésis.
- Dans une autre méthode pour le tracé de la courbe d’hystérésis, on dispose une forte bobine de self-induction sans fer en série avec une petite bobine inductrice enroulée sur le morceau de fer étudié. Un oscillographe thermique est connecté à cette bobine inductrice ou à un secondaire. La déviation de l’oscillographe étant proportionnelle, si la fréquence est élevée, à la quantité d’électricité, elle sera proportionnelle au flux, et il suffit de rendre la déviation du miroir M2 proportionnelle au courant magnétisant, pour obtenir le tracé de la courbe d’hystérésis. L’objection que l’on peut formuler contre cette méthode est qu’il n’existe pas de méthode exacte pour compenser la différence de radiation calorifique des bandes, puisque, pour obtenir la compensation, il faudrait un courant proportionnel au flux ainsi qu’à la variation de flux traversant l’appareil à chaque instant.
- £ssais du wattmelre thermique. — L’appareil avec lequel l’auteur a fait des expériences était dispose sous forme tubulaire, de façon à pouvoir pénétrera l’intérieur d’une enveloppe tubulaire hermétique; il était construit sur le meme principe que l’oscillographe thermique, saut que le petit miroir blanc était remplacé par un petit miroir concave. Un wattmelre thermique idéal doit présenter les propriétés suivantes :
- i° Grande sensibilité.
- •2° Déviation proportionnelle à la différence du régime d’éehauffement des deux bandes et indépendante de réchauffement réel des bandes.
- Si la condition 2 est satisfaite, il est possible
- (a) de faire passer un courant d’une valeur quelconque à travers les deux fils en série sans produire aucune déviation ;
- (é) d’appliquer une tension quelconque entre les deux bandes en parallèle sans produire aucune déviation ;
- (e) d’obtenir une déviation proportionnelle au carré du courant dans une seule bande.
- Les dimensions particulières de l’appareil étaient les suivantes :
- chaque bandé. .... io cm.
- Nature du métal..........platine, argent.
- La période propre d’oscillation de l’appareil était de t/oo seconde au début. Le miroir fut alourdi par un morceau de plomb pour arrêter son mouvement.
- T.a sensibilité était de 290 millimètres de déviation sur une échelle distante de 1 mètre pour une intensité de courant de 0,2 ampère à travers une bande, c’est-à-dire pour une dépense d’énergie de 4 watts.
- L’auteur propose, pour définir la sensibilité des wattmètres thermiques, le facteur:
- distance de l'échelleXdifférence dans les watts dissipés
- Dansle cas actuel, le facteur étaitdeo.72; cette valeur pourrait facilement être augmentée par l’emploi de fils plus lins, de fils plus longs, d’une moindre tension,ou d’une plus faible distance entre fils.
- R. R.
- Le lieront: J.-B. Noubt
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- Tome Llî.
- Samedi 17 Août 1907.
- 14* Année. — N* 33.
- Electriques — Mécaniques - Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l'Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur dos Ponts e Chaussées, Professeur à l'École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l'Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l'École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l'Institut. — D. MONN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr1 de l'institut
- L’USURE DES TURBINES(')
- INTRODUCTION
- Il se produit dans les turbines hydrauliques comme dans toutes les autres machines de travail, une usure normale absolument prévue et inévitable, qui ne saurait être confondue ou seulement comparée avec l’usure anormale que nous nous proposons d’étudier dans ces pages. Sans vouloir anticiper sur l'analyse des documents que nous ont fourni très complaisamment les diverses usines hydro-électriques auxquelles nous nous sommes adressé, nous dirons cependant ici que cette usure présente deux caractères importants qui en rendent plus pénible l’analyse : l’usure est accidentelle et localisée. El peut-être n’en aurions-nous point cherché une explication si nous avions retrouvé cette usure partout .à peu prés semblable à elle-même ou si aucune roue n’avait pu se soustraire à la cause implacable et destructive qui ne semblait point arrêtée par la dureté du métal.
- Dans ces conditions, il ne faut pas s’attendre à trouver ici une construction logique oit, par induction, la cause sortirait de l'effet. Nous avons pensé que réunir les documents va-
- (’) Dans l'Éclairage Électrique des 7 décembre igo4 et a5 février 190J, nous avons publié les premières recherches qui ont été faites par l’auteur sur cotte question. Ces recherches ont été poursuivies et leurs résultats vont être réunis en une brochure 'lent nous dormons ici de larges extraits. On ne s’étonnera point de retrouver dans ces pages les notes publiées en igo4-igo5, il
- (N. D. L. R.)
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- riés, les comparer entre eux et. en signaler les analogies et les différences, constituerait la méthode positive la mieux appropriée à l'étude d'une question de faits.
- Et si la cause de l’usure à laquelle nous parviendrons ainsi n’a qu'une valeur hypothétique, du moins pourrons-nous établir comment et dans quel cas on peut sc soustraire à celle cause pernicieuse.
- § I. — Considérations générales.
- Le plan de ce travail ne comporte point un exposé même succinct delà théorie des turbines. La connaissance de cette théorie facilitera beaucoup, j’en conviens, l’étude des phénomènes d’usure, puisqu’ils sont liés au mouvement du liquide dans les roues, mais cette théorie a été exposée avec beaucoup de clarté dans des traités spéciaux assez nombreux, pour qu'il soit superflu de la reprendre ou même de la résumer (*).
- On remarquera que dans les phénomènes étudiés ici, les formes et les dispositifs d’alimentation et de réglage ont une influence très grande et presque prépondérante.
- Et cela explique que nous n’ayons pas groupé exclusivement les turbines suivant les catégories d’ordinaire adoptées. U nous a paru préférable de rapprocher avant tout des faits qui, par opposition ou analogie, pouvaient mettre naturellement en plus vivo lumière les explications cherchées.
- Après avoir écarté l’hypothèse de chocs détruisant accidentellement les aubes, nous avons étudié le cas de roues à libre déviation et de roues limites, qui, alimentées par la même eau, ne subissaient pas également l'usure; nous verrons ensuite quelques exemples d’usure de roues Francis et de distributeurs Pelton. Enfin, les analyses chimiques laites au « Matcriulprüfungsaint » de Charlottenburg et les recherches microscopiques faites sur les sections d’une aube corrodée, aideront à déterminer la cause probable de l’usure.
- § II. — L’usure n’est pas le résultat du choc d’un corps dur atteignant accidentellement
- LES AUBES.
- Bien que les faits sur lesquels porte'notre étude écartent, en général, touLe idée de choc ou d’action momentanée et violente, nous voulons cependant mettre bien en lumière les différences profondes el absolues qui existent entre la rupture brusque des aubes et le phénomène que nous avons constaté.
- On ne peut en effet considérer que comme tout à fait exceptionnel le passage de corps un peu gros, de cailloux par exemple, dans les aubes d’une turbine hydraulique. II suffit de songer à la double où triple protection de la roue motrice, protection des grilles et protection du distributeur fixe, pour se rendre compte de la difficulté réelle qu’il y a pour les corps de dimensions un peu importantes à franchir ces barrières. Et, dès lors qu’il faut admettre fa rareté du fait, on doit reconnaître immédiatement que ses conséquences, quelles qu’elles soient d’ailleurs, se présenteront à nous avec tous les caractères exceptionnels et anormaux des accidents.
- En d’autres termes, si nous constatons, dans chacune des aubes d’une roue motrice, une
- (J) On peut consulter : Bcchetti. Les moteurs hydrauliques actuels. Paris. Béranger, <x. Lavekgne. Les turbines (collection Léauté). Boteux. Les turbines hydrauliques à réaction et à impulsion. Zeunkr. La théorie des turbines. Paris, Dunod (traduc lion française). Voir aussi dans La Revue de mécanique,,Paris, Dunod, les remarquables travaux de M. Bateau.
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- usure absolument identique, l’agent, de nature mécanique ou chimique, qui l’aura produite ne sera pas venu là, accidentellement et par exception, mais il aura agi partout d’une façon simultanée et toujours semblable à elle-même. U faudrait trop anticiper pour mettre en lumière la possibilité d’une action, chimique localisée, mais en ce qui concerne l'action mécanique, on voit de suite que l’eau en mouvement ne peut disposer d’un agent à la fois plus docile et plus destructeur que le sable fin.
- La veine liquide, se déplaçant et se déformant suivant des lois déterminées, fera uivre au sable son propre mouvement et lui imprimera avec une régularité et une précision très grandes toutes les impulsions qu’elle-même elle recevra. Si donc les molécules se transportent et se succèdent incessamment, elles ne le fout pas d’une façon arbitraire et déréglée, mais leurs trajectoires restent semblables si des causes extérieures ne les modifient, et il en résulte qu'il s’établit un certain régime permanent, dans lequel le travail laissé par un grain de sable est repris immédiatement par celui qui le suit.
- Que le résultat d'un travail exécuté ainsi par un agent, qui même en se renouvelant ne modifie pas son action, doive être plus ou moins localisé et se reproduire en tous cas d'une façon identique dans chaque aube, c’est ce qui parait évident. Et c’est bien en effet une usure remarquablement semblable à elle-même que nous constatons dans les diverses aubes des turbines. Qu’on examine le cliché de la figure i et tous ceux d’ailleurs qui sont groupés dans les divers chapitres, on retrouvera partout le même caractère.
- L’usure est non seulement localisée en certains points où elle a donné lieu à des stries, mais elle s’est manifestement produite de la même façon et en même temps aux points qui dans les diverses aubes sont identiquement situés.
- Tout autre est la destruction des parois des aubes par le passage de corps durs et la figure 2 en est une preuve .évidente. Là en cfï’et, tandis que certaines parois sont restées intactes, d’autres sont à moitié emportées, et certaines ont même disparu complètement.
- En réalité, une circonstance semble avoir favorisé cette destruction. Les aubes ne son pas venues de fonte avec les faces latérales qui les raccordent, mais elles ont été disposées
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- dans le moule avant la coulée des parois, et se sont trouvées encastrées dans celles-ci par les extrémités.
- b’ie. a. — ÏW à libre déviation <le Goo IIP, Goo tours.
- On peut distinguer au cliché 2 les rainures d'encastrement des aubes totalement emportées. Il su/Iit d’autre part de constater que pour certaines aubes l’encastrement a résisté pour ne pas attribuer uniquement à ce disposilif la destruction rapide de la roue.
- § III. — L’usure dépend dans une certaine mesure m; dispositif de réglage.
- Les causes de l’usure constatée à diverses turbines sont assez complexes et leur analyse rigoureuse est d’autant plus difficile que toutes les circonstances du phénomène ne peuvent être qu’imparlaitcment déterminées. Mais que l’usure soit d’origine mécanique ou chimique — et nous ne voulons pas encore ici trancher ce point — il peut être intéressant de rechercher si certaines formes d’aubes ou certains dispositifs accessoires u’ont pas une influence sur les causes mêmes qui produisent cette usure. Nous avons pu, dans une même usine, photographier deux roues dont l’une s’usait et l’autre ne s’usait pas, et, d'autre part, sur un même cours d’eau, mais dans deux usines différentes, nous avons également constaté que les turbines de l’une s’usaient tandis que les turbines de l’autre restaient intactes. Il semble donc que nous devions trouver là des indications précieuses pour fixer la nature des actions corrosives.
- Usine A. — Une turbine limite centrifuge à axe vertical de i 200 IL P. (à veine moulée) tournant à 3oo tours par minute actionne un alternateur triphasé qui alimente lui-même un réseau d’éclairage et de force. Elle fonctionne avec aspiration, c’est-à-dire que L'eau d’échappement emplit un tube plongeant dans le canal de décharge. Ce tube joue en somme le rôle de syphon et permet d’utiliser toule la hauteur de chute (Go m.) comptée du niveau d’amont au niveau d’aval. Les figures 3 et 4 montrent respectivement une coupe et une section plane de la roue. On remarquera que la paroi de l’aube est double. C’est là un dispositif bien connu, destiné à mouler exactement la veine liquide
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- pour régler l'entrée de Peau dans la turbine, un tiroir cylindrique glisse entre les directrices fixes et les aubes extérieures mobiles. La section de ce tiroir est visible dans la (io-urc /i. A pleine charge, le tiroir se trouve complètement abaissé, de sorte que l’eau passe librement des directrices aux aubes. A charge réduite, le tiroir coupe plus ou moins la veine liquide et la déforme donc à son entrée dans la roue. Celle déformation a lieu d’une façon simultanée et identique pour toutes les aubes.
- On peut voir dans la figure i une portion de cette roue dont les aubes en fonte de 12 mil* limètres d’épaisseur sont en certains endroits percées complètement.
- Après quelques semaines de fonctionnement, la roue était attaquée et en peu de mois mise hors de service.
- La figure 5 sc rapporte à une turbine d’un type différent qui, dans la même usine, actionne les excitatrices des alternateurs. Ces excitatrices marchent évidemment à charge plus constante que les alternateurs, mais nous avons trouvé ailleurs des turbines d’excita-
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- tiices d’un auLre modèle dont l’usure u. été très rapide, bien que la charge lût relativement constante. Il ne faut donc pas chercher la cause immédiate de l’usure dans les variations plus ou moins brusques et plus ou moins répétées de la charge. La turbine de la figure 5 esta « libre déviation et injection partielle. L’eau esl lancée dans les aubes par deux orifices
- (fig. 6) diamétralement opposés, qu'un tiroir ferme plus ou moins pour régler l’admission, de sorte que si la section de la veine injectée est modifiée avec la charge, du moins rien ne vient la briser brusquement. Cette turbine est également centrifuge à axe vertical et doit fournir 120 II. P. à 600 tours-minute. Elle fonctionne sans tube aspirateur.
- Usine B. — La turbine que nous reproduisons dans la figure 7 est à axe horizontal; la
- Fijf. 7. — Turbine d'action de 200 TTP, «op tours, après deux. ans de fonctionnement.
- veine liquide est dirigée parallèlement, à l’axe et va s’épanouissant mais la roue est noyée et
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- fonctionne avec aspiration. Elle doit fournir, sous 35 mètres de chute avec un débit de yoo litres par seconde, une puissance de 200 chevaux. Les directrices fixes alimentent à pleine charge toutes les aubes et le régiageblu débit en fonction de la charge s’opère au moyen d’un tiroir spécial placé à l’entrée du distributeur et non entre celui-ci et la roue. Ce tiroir ferme un certain nombre d’orifices du distributeur en se déplaçant plus ou moins autour de l’axe de la turbine. On en trouvera plus loin une description détaillée qui fera comprendre pourquoi toutes les aubes présentent sur leur tranche une corrosion importante à l’entrée de la roue. Les parois latérales sont également usées en plusieurs points.
- Usina G. — Sur le même cours d’eau en aval de l’usine R, nous avons pu photographier la roue de la figure 8 dont on remarquera de suite l’excellent état de conservation après huit années de service presque interrompu. La turbine doit développer une puissance de 3oo H.
- P. à 33o tours avec un débit de 1 i5'o litres par seconde sous 5G mètres de chute. La turbine est centrifuge à injection partielle par une double série d’orifices directeurs disposés dans deux quadrants opposés sur un diamètre horizontal.
- Le réglage se fait par un régulateur à boules ordinaires qui commande un vannage dont le déplacement ferme plus ou moins les orifices d’injection (fig. 9). On remarquera ici que la variation du débit est obtenue non en brisant la veine liquide à l’entrée pour en réduire la section, mais en supprimant quelques canaux directeurs sans modifier la veine qui traverse les autres.
- Résumons les conditions de ces faits : .
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- Usine A : turbine â veine moulée (f), aspiration, réglée par tiroir cylindrique coupant la veine liquide (usure constatée).
- Usine A : turbine à libre déviation sans aspiration, injection par deux orifices dont l’ou-verture est réglée en fonction de la charge (absence d’usure).
- Usine B : turbine à action, aspiration, réglée par tiroir plan se déplaçant sur les directrices (usure constatée).
- Usine C : turbine à libre déviation sans aspiration, injection partielle, réglée par fermeture successive d’un ou plusieurs canaux d’injection (absence d’usure).
- En comparant ces premiers faits on en déduit immédiatement le rôle capital que joue le dispositif de réglage : s’il provoque le brisement brusque de la veine liquide, il entraîne une usure localisée, plusou moins rapide. Et celte conclusion nous amène aussi à considérer l’action tourbillonnaire comme facteur de cette usure.
- Qu’une veine liquide en mouvement soit, en effet, contrainte de changer de section par suite d’un brusque' élargissement de la conduite, ou qu’elle soit obligée de changer à la fois do direction et de section, on verra naître immédiatement des tourbillons.
- Nous verrons plus Lard s’ils ont une action directe ou indirecte, mais leur intervention est évidente.
- Une conclusion pratique s’impose donc ici, c’est que la turbine à libre déviation fonctionnant sans aspiration et avec injection partielle, réglée par La variation du nombre des orifices d’injection, ou par la variation de section de la veine injectée, ne donne pas d’usure.
- A vrai dire l’aspiration doit encore avoir une influence, et on pourrait même se demander si l’usure n’a pas cette seule origine, ou tout au moins si l’aspiration n’est pas la cause première de cette usure.
- Les faits semblent imposer une réponse affirmative, cependant deux usines où des turbines analogues à celles de A sont installées ont, à ma connaissance, tenté de supprimer l’aspiration et l’usure a néanmoins persisté. On pourrait également conclure à l’influeuco prépondérante de l’aspiration en comparant les turbines des deux usines B et C. Mais on verra plus loin que, pour les premières, la cause de l'usure peut très bien, an moins en partie, être attribuée à la disposition des directrices.
- (A suivre.) J. Dalemont.
- LA GRANDE INDUSTRIE ÉLEGTROCIIIMIQÜE
- LA FABRICATION ÉLECTROLVi’ÏQUE DES CHLORATES ALCALINS (Fin) (*).
- Mise en route et réglage des divers fadeurs de l’électrolyse. — Lors de la mise en route, on remplit les cuves d’électrolyse d’une solution concentrée (à 30 */„ de sel environ) de chlorure de potassium raffiné (99.5 °j0 de KOI), additionnée d’une certaine quantité de potasse caustique. On porte celte solution vers les 5o à 6o° C de température. Le passage du courant
- (1) Ou verra plus loin que cette turbine a été remplacée par une roue à action mais sans grand succès, l’usure y a été cependant un peu plus lente.
- (1 2) Voir Eclairage Electrique, tome LII, 10 août 1907, p. 181.
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- revue d’Electricité
- POU>S SPÉCIFIQUE
- rESifrlT”
- 0,8334
- o,6i46
- o,5i55
- o.4:aO
- 33,6
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- suffit ensuite à maintenir cette température, par effet Joule, par suite do la résistance de l’électrolyte et des électrodes, et des fortes densités de courant admises, en même temps que par la chaleur dégagée dans la réaction d’absorption du chlore par l’alcali caustique. On voit en effet que la résistance électrolytique de l’électrolyte est assez importante, d’après les chiffres du tableau I relatifs aux résistances ohmiques des solutions de chlorure de potassium, de chlorure de sodium, de chlorate de sodium, et de la potasse et de la soude caustiques. On remarquera, au contraire, la meilleure conductibilité relative des alcalis caustiques ; nous aurons à en faire état dans l’étude du rendement.
- On évitera soigneusement de dépasser 70° C, température où l’on commence à observer un dégagement d’oxygène à l’anode, avec diminution correspondante dans le rendement en chlorate alcalin. C'est en faisant varier convenablement la densité de courant que l’on maintiendra ainsi la température entre 5o et 70° C., en cherchant à obtenir de préférence d’une manière constante la température de 6o° C. La densité de courant correspondante pour les écartements d’électrodes pratiqués et la concentration en alcali caustique adoptée est d’environ 10 ampères par décimètre carré (1000 ampères par mètre carré). On peut la porter cependant jusqu’à 5o ampères par décimètre carré (5000 ampères par mètre carré).
- La tension entre électrodes est pratiquement de 5 à 10 volts environ, d’où l’on peut déduire l’écartement dés électrodes d’après la résistivité du bain et la densité de courant pratiquée, la force électromotrice de décomposition de l’électrolyte ôtant voisine do 2,5 volts. On a ainsi, par application de la loi d’Ohm à la cuve d’élcctrolyse :
- E = ; + fx/xi
- expression dans laquelle :
- E est la tension aux bornes de la cuve d’élcctrolyse ; cp est la force électromotrice de décomposition de l'électrolyte ; p est la résistivité de l’électrolyte ; l est l’écartement des électrodes ; est la densité de courant.
- Eu remplaçant ces lettres par leur valeur dans le cas présent, c’est-à-dire par:
- E = 5 à 10 volts ; 2volI?,5 ; p = 2ül,m5,5 environ ;
- -L=io ampères par dmq. = o!"nI’er%i par cinq.,
- 011 trouve :
- l— —-----® = 10 à 3o centimètres.
- 1 2,5 x o, r
- PX-
- On voit par là quel est l’ordre de grandeur de l’écartement des électrodes.
- Bien entendu, en cours de marche normale, il n’y a plus lieu d’additionner l’électrolyte de potasse caustique, puisqu’il s’en reforme par éleetrolyse même. Oe n’est qu’à la mise en route qu’il y a lien de faire cette adjonction d’alcali caustique, et la dépense qui en résulte est par conséquent faite une fois 4)0111’ toutes.
- Par l’élcelrolyse même, la solution ne tarde pas à s’enrichir en chlorate de potassium, jusqu’au point d’en être saturée : le chlorate de potassium formé précipite alors en cristaux, et on le recueille à cet état par pèchage dans la cuve d’éleetrolyse même. On lave
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- rapidement ees cristaux pour les débarrasser de leur eau-mère, on les essore, on les purifie par une nouvelle dissolution et une rcerislallisalion, comme autrefois, avant l'application des procédés électrochimiques.
- Si l’on ne veut pas effectuer le pèchage des cristaux dans la cuve d'électrolyse meme, pour une raison quelconque, par exemple si la tension utilisée rend dangereuse ou pénible nette manipulation dans les électrolyseurs mêmes, on règle la circulation de l’électrolyte de telle sorte qu’on l’enlève de la cellule anodique au voisinage de la saturation en chlorate de potassium, la température étant de 6o° C. La solution eonlienl donc à ce moment, d’après la solubilité du chlorate de potassium en fonction de la température donnée lors de l’étude des propriétés de ce sel, euviron 200 grammes de chlorate de potassium par litre. On la conduit dans des bacs-crislallisoirs où elle se refroidit spontanément, ou méthodiquement en réchauffant la solution en circulation après son appauvrissement en chlorate, et dépose alors le chlorate de potassium, beaucoup moins soluble à froid qu’à chaud, en cristaux que l’on pêche et traite comme précédemment. L’cau-mère restée saturée à froid de chlorate de potassium n’en renferme plus alors que de 60 à 80 grammes par litre suivant sa température, quand on l’envoie redissoudre du chlorure de potassium et repasser à l’électrolyse. Nous verrons l’influence de ce fait sur le rendement. Mais on peut retenir ce fait que l’électrolyte peut fournir par refroidissement une centaine de grammos do chlorate de potassium par litre. En l’enlevant de la cuve d’électrolyse un peu moins concentré en chlorate de potassium, d’autant plus que la solubilité de ce sel est diminuée par le fait que l’électrolyte n’est pas de l’eau pure, mais une solution déjà très concentrée en chlorure de potassium, et en le laissant se refroidir beaucoup moins, on voit que l’on, peut compter tout au moins sur le chiffre de 80 grammes de chlorate de potassium par litre d’électrolyte.
- Chlorate de sodium. — La consommation de ce sel a pris depuis quelques années une grande importance, notamment dans l’industrie de la teinturerie.
- On opère pour la fabrication du chlorate de sodium exactement comme pour celle du chlorate de potassium, en partant du chlorure de sodium et d’une addiLion initiale, faite une fois pour toutes, de soude caustique au lieu de partir du chlorate de potassium additionné de potasse caustique.
- La seule différence dans la fabrication provient de la solubilité beaucoup plus grande du chlorate de sodium : on ne peut pas arriver à le pécher dans l’olectrolyseur même ; la perte de rendement par self-induction à la cathode du chlorate formé par l’hvdrogène qui s’y dégage serait en effet trop forte.
- Pour y remédier dans la mesure du possible, on réduit encore les dimensions de la cellule cathodique et on augmente au contraire celles de la cellule anodique.
- On poursuit l’enrichissement en chlorate de sodium dans l’électrolyseur jusqu’à la concentration de 3oo grammes par litre, et la circulation continue enlève à cette concentration l’électrolyte anodique pour l’envoyer dans des évaporateurs. Ceux-ci sont constitués par des appareils à double effet, tout à fait analogues à ceux utilisés en sucrerie pour la concentration des sirops, mais les tubes habituels en laiton y ont été remplacés par des tuyaux en fer ou en fonte : 011 sait, en effet, que l’alcali caustique n’attaque pas le fer.
- On utilise alors pour la séparation des deux sels en présence, 1e. chlorure et le chlorate de sodium, indépendamment <le la soude caustique, les données très précises qui ont été fournies par M. Schloesing. Par évaporation, la solution ne tarde pas à se saturer d’abord en chlorure de sodium, qui cristallise et que l’on pèche. En même temps, par suite de cette évaporation même, la solution restée chaude se concentre en chlorate de sodium. Lorsqu’elle est saturée de'ce dernier sel, on l’abandonne au refroidissement. Le chlorure de so-
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- diuxn est à peine plus soluble à chaud qu’à froid, ainsi qu’on l’a vu lors de l’étude des propriétés de ce sel: il ne s’en précipite donc que de très faibles quantités.
- Au contraire, le chlorate de sodium est beaucoup plus soluble à chaud qu’à froid, et, comme on l'a vu lors de l’étude de ce sel, cette solubilité varie du simple au double en chiffres ronds pour les limites extrêmes de température qu’il y a lieu de considérer ici. II se déposera donc pendant le refroidissement de la solution des quantités importantes de chlorate de sodium mélangées à de faibles quantités de chlorure de sodium.
- On pêche ce mélange, on le redissout dans le minimum possible d’eau bouillante: pendant le nouveau refroidissement, c’est uniquement du chlorate de sodium qui se précipite en cristaux et que l’on pcche, la solution étant saturée pour ce sel et non saturée pour le chlorure de sodium. Les eaux-mères sont renvoyées bien entendu en circulation, après enrichissement s’il y a lieu en chlorure de sodium, l’eau-mère de seconde cristallisation, seule étendue sous le rapport du chlorure de sodium, compensant celle évaporée dans la première cristallisation, dont l’eau-mère est, au contraire, par cette opération même, saturée en chlorure de sodium.
- Rendement. — En définitive, la réaction d’électrolyse peut se résumer dans la suivante, identique, qu’il s’agisse de chlorate de potassium ou de sodium :
- KCI-+- 3IPO = 3HS-h ClOsK,
- NaCl + 3H20 = 3H! + CIONa,
- Cette réaction exprime que 74gr,5 de chlorure de potassium ou 58er,5 de chlorure de sodium donnent i22sr,5 de chlorate de potassium ou io6fir,5 de chlorate de sodium et 6 grammes d’itydrogcne dans les deux cas.
- Considérons plus particulièrement le cas du chlorate de potassium.
- Théoriquement le passage de i ampère-heure produirait 0^,762 de chlorate de potassium.
- Pratiquement, et pour différentes raisons que nous allons examiner, le rendement en quantité, c’esl-à-dire en ampères-heures, rendement plus particulièrement intéressant au point de vue de l’électrolyse, puisque le rendemént en watts-heures est fonction de quantités variables avec les conditions de l’expérience, telles que l’écartement des électrodes, la densité de courant, la résistivité du bain et la température, ce rendement en quantité, disons-nous, se maintient aux environs de 65 à 70 % pour le chlorate de potassium, avec une légère amélioration depuis l’époque des pretnières usines, ainsi qu’on peut le voir d’après leschiffrcs du tableau suivant(*).
- Vallorbe (Suisse).
- (J) The Electrician, février 1897.
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- Bien entendu, au point de vue du prix de revient, c’est le rendement en quantité de matière par kilowatt-heure qui intéresse plus particulièrement la fabrication pratique, mais c’est l’étude du rendement en ampères-heures qui permet de voir l’amélioration possible ou non du rendement au kilowatt-heure.
- Évalué en potasse caustique produite KOH, au lien de l’être en chlorate de potassium, ce rendement en ampères-heures s’élève aux environs de 8o à 90 °/0, d’apres des mesures expérimentales.
- II y a donc une perle de rendement dans la production du chlorate : elle est due au fait de la réduction du chlorate produit par l'hydrogène qui se dégage sur la cathode.
- Cette perle sera donc évidemment d’aulant plus importante que la concentration en chlorate au voisinage de la cathode sera plus forte, et que le volume d’électrolyte autour do la cathode sera plus considérable, le dégagement des huiles d’hydrogcnc ayant pour effet d’agiter l'électrolyte et de le renouveler ainsi le long de la cathode. C’est pour cette raison de rendement que l’on a été amené à diaphragmer la cuve d’électrolyse en deux compartiments, et à faire ces compartiments inégaux, pour réduire le volume de la cellule cathodique. C’est aussi dans ce même but qu’on enveloppe la cathode d’un tissu d’amiante qui empêche l’électrolyte de se renouveler dans le voisinage immédiat do l’électrode : cette disposition a amené dans la pratique une amélioration notable du rendement en chlorate alcalin.
- D’autre part, l’électrolyte qui circule pour aller s’enrichir en chlorure alcalin et revenir passer alors dans la cellule cathodique, est saturé également do chlorate alcalin plus ou moins concentré, suivant la température finale où l’on a fait précipiter par cristallisation le chlorate de son eau-mère.
- On voit par là pourquoi la question du rendement intervient dans la question de température de cristallisation du chlorate produit, et comment l’on peut avoir intérêt, même avec le chlorate de potassium relativement peu soluble, mais surtout avec le chlorate de sodium, à faire cristalliser hors des électrolyseurs et à basse température.
- Le chlorate alcalin n’est pas seulement amené à la cathode par suite de la circulation de l’électrolyte ; il l’est encore par diffusion et tiltration à travers le diaphragme poreux de la cuve d’électrolyse: c’est, pour cette raison que l’on ne pousse pas trop la concentration en chlorate de sodium au delà de 3oo grammes par litre dans l’élcctrolyseur, alors qu'avec le chlorate de potassium, relativement beaucoup moins soluble, on peut aller jusqu’à la saturation et pécher les cristaux dans la cuve d’électrolyse elle-même.
- Un grand progrès a été réalisé depuis 1898, sous le rapport de cette réduction du chlorate alcalin à la cathode, grâce aux recherches de M. Miller: l’addition dans l’électrolyte d’une petite quantité (i gramme par litre) de bichromate alcalin (du métal correspondant au chlorure en traitement, potassium ou sodium), évite l’influence destructive de la réduction cathodique sur les produits de I-’oxydation obtenus à l’anode.
- Mais on voit que, même évalué en alcali caustique, le rendement en ampères-heures n’est que de 80 à 90 °/0 : la perte de rendement correspondante est due à l’électrolvse inutile de l’eau rendue conductrice par l’alcali caustique, ou, si on le préfère, à l’électrolyso directe de cet alcalin libre constamment régénéré par réactions secondaires.
- Kn effet, l’électrolyse du chlorure alcalin exige une tension bien supérieure à celle correspondant à la force électromolricc de décomposition de l’eau : ainsi qu’on l’a vu dans l’étude de VElectrolyse des mélanges Q, il en résulte qu'une partie du courant passe par les
- (*) L'Éclairage Électrique, 1907, t. L, nos 7, 9, 10; t- U, nQ! i4 et i5.
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- ions rie l’eau, ou ce qui revient au même par les ions (K) et (OH), le potassium libéré à la cathode décomposant l’eau en dégageant de l’hydrogène et en reformant l’alcali caustique. Cette éleetrolyse de l’eau se fait d’ailleurs sans aucun profit pour l'opération électrochimique en train, et le travail qui lui correspond constitue par conséquent une perte sèche absolue.
- C’est là une cause de diminution de rendement contre laquelle on ne peut agir qu’en diminuant la concentration do l’électrolyte en alcali caustique libre. La bonne durée des diaphragmes poreux, qui est eu raison inverse de la causticité du bain, exige également une faible teneur de l'électrolyte en alcali caustique. Mais on a vu que pour la bonne et rapide absorption du chlore, nécessaire pour garantir le platine des anodes de l’attaque trop énergique du chlore, on était obligé de faire régner une certaine alcalinité en excès dans la cellule anodique, la cellule cathodique étant forcément toujours alcaline, puisque c’est là que réagit sur l’eau le métal alcalin électrolvsé par le courant. Il en résulte qu’entre ces deux desiderata opposés, on est forcé de sacrifier plutôt le rendement, la force motrice employée dans cette industrie éleetrochimiquc devant être nécessairement à très bon marché (usines hvdro-électriqucs), en considération de l’inattaquabilité des anodes en platine iridié de valeur très importante, et dont il faut par conséquent éviter, au prix de certains sacrifices dans le rendement, une usure que l’on peut qualifier d’infinitésimale en poids, mais malgré cela par trop rapide, eu égard au prix élevé du platine.
- La réaction écrite précédemment montre qu’il se dégage 6 grammes d’hydrogène pour i de chlorate de potassium formé, soit une cinquantaine de kilogs de ce gaz par tonne de chlorate produit. Ce poids d’hydrogène correspond à un volume d’environ 700 mètres cubes.
- D’autre part, par suite de l’éleotrolyse secondaire et tout à fait inutile de l'eau, dont on vient de voir le mécanisme, il y a encore de 10 à 20 °/0 du rendement en ampères-heures en hydrogène provenant de la décomposition de l’eau. Cette éleetrolyse secondaire de l’eau correspond pratiquement à environ 270 mètres cubes d’hydrogène et i35 mètres cubes d’oxygène par tonne de chlorate produit.
- On voit ainsi qu’il se dégage de l’électrolyte plus de 1 too mètres cubes de gaz, dont une partie (environ 4oo mètres cubes) à l’état de gaz tonnants, par tonne de chlorate produit : il faut donc une ventilation énergique pour se débarrasser de ce mélange gazeux explosif. Ces gaz rejetés par les chemiuées de ventilation sont chargés do vésicules liquides de la solution électrolytiqu.e : le chlorure de potassium entraîné ainsi se dépose sur les toits avoisinants et les blanchit, en donnant à l’usine, quand il n’a pas plu depuis quelque temps, l’aspect d’un moulin à plâtre ou à farine. La perte de chlorure ainsi entraîné est d’ailleurs peu importante.
- On ne capte pas ces gaz, pour ne pas compliquer les appareils électrolyseurs. D’ailleurs 1000 mètres cubes d’hydrogène correspondent à environ 70 kilogs de ce gaz, et en tenant compte de sa puissance calorifique 4 fois plus grande que celle de la houille, à 280 kilogs de charbon de terre environ, au point de vue chauffage, par tonne de chlorate produit. On a négligé en conséquence jusqu’ici de capter ces gaz.de l’électrolyse.
- Pratiquement, le rendement était au début de 1 kilog de chlorate par cheval électrique et par jour. Ce rendement est aujourd’hui un peu meilleur, et la méthode a été étendue à la fabrication électrochimique des perehlorales par éleetrolyse directe des chlorates.
- Calcul de la force électromotrice de décomposition des chlorures alcalins. — On sait que l’on peut compter pratiquement ^6,3 calories par 2 valences comme équivalent électrochimique du volL Q. (*)
- (*) Voir Y Éclairage Électrique, 1906, t. XI.VI,
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- Or, on a pour les chaleurs de formation des chlorures alcalins dissous :
- Chlorure de potassium (monovalent): K-f-C1 = KOI + roicaior',‘s,a.
- Chlorure de sodium (monovalent :) Na-+-Cl — NaCI-hr)6':alOTIe,,6.
- On en déduit:
- Force électroinotrice approchée de décomposition de KOI: 2 *>? — 4ToU%3.
- Force électromotrice approchée de décomposition de NaCl: —— /roll% 18,
- Mais ces chiffres correspondent à la libération à la cathode du métal alcalin. En réalité, celui-ci s’oxyde alors en décomposant l’eau, et celle réaction exothermique correspond à :
- K2-f- 2Ha0 = 2 KO H -+- H'2-1- i65,-al0OC,,2 — 69 calories = 9f)faloru'5,2 par 2 valences,
- >Taï + aH*0 = 2Na0H+Hi-^i55 » ,8—69 » =86 » ,8 —
- et ces calories positives correspondent à une tension à retrancherde la valeur précédente, de :
- = 2‘°IIs,o8 pour le potassium, et : = iv"",87 pour le sodiutn.
- 4o,3 46,3
- On a donc- finalement:
- Force éleclromolricc approchée de décomposition des chlorures alcalins dissous dans l’eau : \ 4rolls,3 —2volls,i = 2volts,2 pour le chlorure de potassium,
- I 4 ,18—1 ,87 = 2 ,3i pour le chlorure de sodium,
- soit sensiblement la même valeur.
- Coût d'établissement d'une usine hydraulique pour la fabrication èlectrolytique des chlorates alcalins. — Au point de vue industriel, il est incontestable que la fabrication électrolytique des chlorates alcalins présente des avantages importants sur l’ancien procédé exclusivement, chimique.
- Mais le prix de revient dépend du prix de la force motrice, et seules les forces hydrauliques sont assez économiques pour pouvoir être employées. Encore faut-il que les travaux de captage et d’aménagement de la chute hydraulique n’atteignent pas un prix trop élevé.
- A ce titre, il est extrêmement intéressant de considérer; le prix de revient de la force hydraulique dans une usine existante d'une certaine importance, et qui a été l’une des premières installations électrochimiques à grande échelle. Nous voulons parler de l’usine de la Société d’Electrochimie à Vallorbe (Suisse).
- Celte usine utilise la cascade connue sous le nom de Saut-du-Day et qui provient de la rivière de l'Orbe. La hauteur de chute est de 70 mètres. La puissance utilisée atteint 3ooo chevaux, et correspond à une production de 900 à i 000 tonnes de chlorates alcalins par an, calculée h raison de 1 tonne de chlorate en chiffres ronds par cheval-jour.
- Voici quelles ont été les dépenses de premier établissement pour cette usine:
- Tuyaux d’amenée d'eau aux turbines............................ 3o 000 —
- Bâtiments des turbines.
- Dvnamos............
- Dépenses diverses. .
- francs.
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- T. LII. — N° 33.
- Ce total met le prix de revient «-rétablissement du cheval de puissance à 200 francs. Les charges d’amortissement et l’intérêt du capital de l’usine hydraulique représentent donc par cheval :
- Intérêts du capital, à 5 ..............................................10 francs.
- Amortissement du capital, à 5 °/0...................................... 10 —
- Total......................................30 francs.
- C’est là un prix très bas (20 francs pour le cheval-an), dû à des conditions particulières lors de l'établissement de cette usine, hydraulique. On compte aujourd’hui 5oo francs comme prix d’établissement, dans de bonnes conditions, du cheval de puissance, ee qui met le prix de revient à 5o francs pour le cheval-an.
- Un réalité, c’est là un chiffre moyen, et d’ailleurs très variable avec les conditions de l'installation. C’est ainsi qu’en Norvège, pays admirablement favorisé au point de vue de la houille blanche, le prix de l’énergie hydraulique est loin d’atteindre celte valeur: la Société qui utilise les procédés llirkeland et Eydc pour la fabrication électrochimique de l’acide nitrique'à partir de l’azote de l’air, compte que le prix moyen du cheval-an ne dépassera pas i5 francs, avec une dépense de premier établissement qui ne sera pas inférieure à 3~ fr. i5 par cheval de puissance installé (').
- Au contraire, il est question dopais plusieurs années d’aménager une partie du cours du Rhin au point de vue de l’énergie hydraulique. Ces travaux comportent la construction d’un barrage de i5«* mètres de longueur placé en amont d’Istein, rétablissement d’un canal de dérivation de neuf kilomètres de longueur sur la rive alsacienne, et enfin l'installation d’une usine génératrice d’électricité à Keinbs, usine actionnée par douze turbines donnant a3000 chevaux do puissance. Le projet comporte un prolongement éventuel du canal de dérivation jusqu’au Petit-Landau, ee qui donnerait un supplément de ig 000 chevaux, soit un total disponible de 42000 chevaux de puissance, une des plus importantes installations hydrauliques en Europe. Le coût total des travaux est évalué à 5o millions de francs ce
- i fait 1
- rtir le cheval de puissant:
- nstallé <
- 5oo
- 42 c
- - = 1190 ft*. 48,
- On
- voit, par ces deux exemples extrêmes, combien le prix de revient du cheval de puissance installé varie énormément avec les conditions particulières de l’installation. Mais on peut dire, d’une manière tout à fait générale, que l’aménagement des faibles débits avec grandes hauteurs de chute est moins coûteux que celui des grands débiLs avec faibles chutes, pour une même puissance, à cause de la grande section relative d’appareils nécessaire avec les faibles chutes: on conçoit très bien cette conclusion, par la considération de la différence de potentiel et du débit, et le rapprochement des phénomènes hydrauliques et des phénomènes électriques.
- Il en résulte que ce sont les pays accidentés qui sont particulièrement favorisés au point de vue de l’utilisation de la houille blanche, même lorsque le débit de leurs cours d’eau est faible.
- Aussi voit-on l'industrie électroehimiqiic se localiser dans les pays de montagne, et l’on peut, admettre, comme prix moyen d'établissement du cheval de puissance pour nue usine élcetroehiniiqao, le chitfre de 5oo francs, en général, soit 5o francs comme prix de revient du cheval-an.
- Avec les chiffres particuliers à l’usine de Valiorbe, on voit qu'avec 3oo jours de travail par
- U) Voir Y Eclairage Électrique, iyoG, t. XL VI, n° 8, p. 298.
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- an, le cheval-jour revienL à environ o fr. 07. Or 1 cheval-jour produit en chiffres ronds 1 kilog de chlorate alcalin. On voit ainsi combien peu la force motrice intervient en pratique dans le pris de revient pour une usine bien située comme celle de Vallorbe. On voit en même temps quelle grande marge de bénéfices reste disponible dans cette transformation d’un produit de pou de valeur, le chlorure de potassium (environ o fr. 20 le kilog), en un produit de grande valeur relative, le chlorate (1 franc à 1 fr. 5o le kilog), supportant par suite facilement les grandes distances de transport, par l’intermédiaire de 7 centimes d’énergie, et avec une main-d’œuvre très réduite. On s’explique ainsi la prospérité de telles entreprises.
- Etat actuel de l’industrie des chlorates alcalins.
- En France. — En dehors de la Société d’Electrochimie dont nous avons étudié spécialement le procédé industriel, il existe en France la Société Corbin et (F, dont l’usine est à Chedde, par Sollanches, près de Chamonix (Haute-Savoie), et serait la propriété de la Société des Forces motrices de l'Arve. Après des essais effectués dans son usine de Laneey (Isère), cette Société a créé l’usine de Chedde (puissance : 12000 chevaux), où elle exploite le procédé de MM. F. Corbin et Lederlin. Ce procédé, sur lequel on n’a aucun renseignement, bien certain, ne saurait différer beaucoup de celui que nous avons décrit, en détail. Nous savons cependant qu’on opérait autrefois l’électrolyse en liqueur alcaline, et que des perfectionnements récents apportés à l’usine de Chedde montrent que les rendements sont meilleurs en opérant en liqueur légèrement acide ; mais l’inattaquabilité des anodes en platine laisse alors à désirer, puisqu’elle exige, comme on l’a vu précédemment, un électrolyte alcalin.
- La Société Corbin et Cie produiL surtout des chlorates et perchlorates destines à la fabrication des explosifs et qui présentent, paraît-il, des qualités particulières de sécurité de fabrication, de conservation et d’emploi: elle fabrique elle-même un explosif spécial, la cheddite.
- La Société d’Ëlectrochimie et la Société Corbin et Cic ont produit ensemble, en 1900, près de 65oo tonnes de chlorates de potassium et de sodium, représentant une valeur de 6 à 9 millions de francs.
- On peut évaluer actuellement la production de ces deux Sociétés en chlorates alcalins à 7000 tonnes par an, correspondant à une puissance hydraulique globale de plus de 20000 chevaux.
- A l’Etranger. — La Chemical Construction Co, à Niagara Faüs, avait, en 1896, passé avec la Niagara Falls Power Co un contrat de location de à 000 chevaux électriques. Mais les travaux de construction de cette usine ont été interrompus, dans le courant de l’hiver 1896-1897. devait y appliquer le procédé Blumenberg. Ce procédé, mis à l’essai en 1896, a dû être abandonné ou transformé. Les cuves d’électrolyse étaient en fer émaillé et les électrodes en charbon de cornue. Or, nous avons vu que le graphite avait dû être abandonné dans le procédé Gall et de Montlaur et remplacé par le platine pour l’anode, et nous avons étudié les raisons de celte sublitutiou, pourtant très coûteuse, mais nécessaire.
- Aujourd’hui la General Electrolgtic Patent Co, à Farnworth, en Angleterre, exploite depuis «896 le procédé llargreaves-Bird, que nous étudierons à propos de la soude et du chlore éleetrolvtiques, et fabrique principalement du chlorate, de sodium.
- \dElektron-Aktien~Gesellschaft, à Francfort, Grïesheira, Ludioigshafen et Bitterfeld en Allemagne; à Flix-sur-l’Ebre, en Espagne; VAllgcrncine-Flectricitdl-Aktien-Gesellschaft, à Bitterfeld, préparent, aussi du chlorate de potassium par éleclrolyse, par des procédés inconnus, mais qui ne sauraient différer essentiellement de celui que nous avons décrit.
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- Voici encore quelques Sociétés européennes fabricant, des chlorates alcalins, avec la puissance disponible de leurs usines :
- Supcrfosfal-Fabrik-Aktieho/ay, à Mansboe (Suède), puissance disponible: 4 Coo chevaux, et à Alby exploitant le procédé Gall et de Alontlaur.
- Consortium fur Elektrochemische Industrie, à Go/liny. Puissance disponible: 4 5oo che-
- Geselhchaft fur Elektrochcmüche Industrie, à Turgi. Puissance disponible : 8oo chevaux.
- En ajoutant à ces usines la Société d’Electroohimie (9000 chevaux) et la Société Corbin cl C'e (12000 chevaux), on arrive à un total de plus de 3oooo chevaux appliqués principalement à la fabrication des chlorates. La production totale de ces usines en 1900 a été évaluée à 9000 tonnes de chlorate (1 kilog par cheval-jour), dont plus des a/3 (6 5oo tonnes) produits par les deux grandes usines françaises. La France tient donc le premier rang dans le monde entier pour la fabrication électrolytique des chlorates, tant comme créatrice de cette industrie que pour l’importance acluelle de la production.
- La France, particulièrement favorisée sous le rapport de la houille blanche, tient d'ailleurs le premier rang dans le monde entier pour Loutc l’industrie éleetrochimique : carbure de calcium, soude et. chlore électrolytiques, chlorates, ainsi qu’on peut le voir d’après la puissance globale des usines éleclrochimiques des principaux pays en 1900 :
- France. .
- Allemagne.
- Angleterre.
- Autriche.
- Belgique..
- Etats-Unis.
- r 10 000 chevaux. 29 900 -
- 27000 —
- 84 000 -38 900 —
- Conclusion.
- La fabrication électrolytique des chlorates constitue actuellement une industrie des plus importantes et des plus florissantes: l’étude que nous en avons faite en a montré les raisons. La création de nouvelles usines ne saurait faire péricliter cette industrie, par suite des débouchés croissants de la consommation des chlorates, et de la large marge de bénéfices que laisse l’application du procédé électrolytique. Aussi, bien qu'il soit question de créer en Italie une usine hydraulique de 100000 chevaux appliquée à l'industrie éleetrochimique en général et plus spécialement à la fabrication électrolytique des chlorates alcalins, les usines actuelles n’ont guère lieu de se préoccuper outre mesure de la réalisation de ce projet.
- Voici, en cifet, cri ce qui concerne la France, le mouvement d'importation et d’exportation (commerce spécial) des chlorates et du chlorure de potassium qui montre l'essor considérable pris par cette fabrication, tableau IJ.
- On voit que le chlorure de potassium, dont l’importation est considérable, entre en France eu franchise. 11 existe au contraire un droit de protection de ofr. par kilog environ pour l’entrée en France*du chlorate de potassium, droit relativement énorme et prohibitif.
- On remarquera la diminution de notre exportation en chlorate de potassium de 1900 à 1900 : elle est due à la création à l’Etranger d’usines électrochimiques pour la fabrication électrolytique des chlorates alcalins; — et au contraire l'accroissement de notre exportation en chlorate de sodium, de plus en plus demandé par l’industrie.
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- Les chiffres du tableau III sont par conséquent intéressants à considérer, parce qu’ils montrent les pays producteurs et les pays consommateurs. On remarquera notamment l'importance primordiale de l’Allemagne (mines de Stassfiiri), comme pays producteur du chlorure de potassium, dont une grande partie est d’ailleurs utilisée en agriculture.
- Les prix qui (igurent sur ce tableau sont les taux moyens d’évaluation à l’importation et à l’exportation dressés par l’Office national du Commerce extérieur de la France, et relevés dans les documents officiels de la Chambre de Commerce.
- En résumé, l’industrie électrochimique des chlorates alcalins est actuellement en pleine prospérité et parait avoir encore devant elle un brillant avenir. Le procédé de fabrication éleotrolyliqiie que nous avons étudié en détail, et qui a été consacré par une longue pratique industrielle de près de 20 années, semble avoir atteint le maximum de perfectionnements compatibles avec les exigences industrielles.
- Il présente cependant deux points délicats sur lesquels des perfectionnements seraient désirables: le premier est relatif à la question des diaphragmes poreux, dont il y aurait lieu de chercher à augmenter la durée avant renouvellement nécessaire : la présence de l’alcali caustique et chaud rend le problème très difficile à résoudre.
- Nous avons vu cependant que l’emmaillotage de la cathode dans un tissu d’amiante en guise de diaphragme avait fait réaliser un sérieux progrès à la fabrication, en mémo temps que l’addition dans l’électrolyte d'une faible proportion d’un bichromate alcalin convenable avait amené une amélioration notable du rendement en chlorate, en diminuant l’importance de la réduction à la cathode du chlorate déjà formé.
- Le second point concerne l’importance du capital engagé et immobilisé dans le platine des anodes. Alais cette question, avons-nous vu, est en réalité secondaire, parce que ce capital n’est pas perdu et qu’il est au contraire toujours immédiatement réalisable, et parce que le platine ne paraît pas pouvoir être remplacé par autre chose, le charbou, mémo l élcclro-graphilique, ne pouvant être pratiquement et industriellement employé pour constituer la matière de l’anode dans le cas présent, pour les raisons développées au cours de l’étude de l’anode.
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- TABLEAU III. — FRANCE, COMMERCE S P E <11 AI. (ir)o5)
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- Mais il nous semble qu'en raison justement du prix clevé du platine, il y aurait un rcel intérêt à utiliser les deux faces de la feuille de platine comme anodes, c’est-à-dire à doubler par conséquent immédiatement et à très peu de frais la puissance de production des appareils éleetrolyseurs en constituant les cuves d’électrolyse en trois eowpartime.nts séparés deux à deux par les diaphragmes poreux habituels : une cellule anodique de grand volume au milieu de la cuve, et deux cellules cathodiques de volume réduit aux deux extrémités. Les deux faces de l’anode en platine pourraient ainsi servir à l’électrolyse, avec amélioration corrélative du rendement, ou, ce qui est dans le cas présent, beaucoup plus intéressant, la puissance de production des éleetrolyseurs serait ainsi immédiatement doublée à très peu de frais, en conservant cependant le même rendement général.
- Georges Rosset.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sun la constante de décomposition du radium D. — St.-Meyer et E. v. Schweidler. —
- Physikalkche Zeitschrift, i5 juillet 1907.
- Peu d'indications ont été données jusqu’ici sur la constante de décomposition du radium D, la partie constitutive primaire du plomb radioactif. Rutherford a trouvé, en comparant la radiation fa du radium C avec celle du radium E, une durée de demi-décompostion d’environ /jO ans pour le radium D. Les auteurs ont trouvé,.en comparant la radiation x du radium C avec celle du polonium (radium F), la valeur plus faible de 2.4 ans environ., qu'il faudrait encore diminuer en tenant compte de l’action ionisante différente des deux sortes de rayons. Mais comme les conditions expérimentales pour ces déterminations ne sont pas bien comparables, les autres ont cru nécessaire d’éludier directement la question en employant les deux méthodes (rapportdes rayons a et rapport des rayons 3), afin d’obtenir des résultats comparables.
- Théorie des essais. — Dans un espace formé dont le teneur en émanation du radium est constante, on place un corps pendant un temps A, puis on l’éloigne et on étudie son activité. Quelques heures après le début de la durée d’exposition, il se trouve sur lecorps une certaine quantité de radium C, que les auteurs désignent par L0 et qui reste constante jusqu’à ce que le corps
- soit enlevé de l’espace contenant l’émanation de radium.
- Soit t la durée moyenue du produit de transformation suivant, R a D ; Î1 s’est formé une quantité de radium D donnée par l’équation
- Di==Dx(i —e-M)
- ou approximativement
- d4=d„A ,
- si A est. polit vis-à-vis de 7. désigne la quantité de radium D qui serait formée nu bout d’une durée d’exposition infinie, c’est-à-dire qui est en équilibre radio-actif avec la quantité “C,, de radium C.
- Si A est grand aussi vis-à-vis de la durée moyenne du radium K (ou de RaE, et RaÉ2)> la quantité de ce produit , qui s’est formé dans le temps A, peut être considérée comme en équilibrç avec la quantité LQ. Si l’on désigne par Eac la quantité qui serait en équilibre avec Doo et aussi avec Cu, on a :
- E. = A|Î_.
- Pour le polonium (Ra.F), une telle hypothèse n’est pas admissible à cause de la plus grande durée de décomposition. An temps A, la quantité formée est donnée par la formule
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- Fa est à nouveau la quantité qui serait eu équilibre en I)A; /. est la cunstaute de décomposition du polonium (Ru E). Pour la constante de demi-décomposition de polonium, i38,6 jours en moyenne, /. a pour valeur b. io-3 par jour. On obtient celte formule en négligeant les phases transitoires à évolution rapide RaEi et Ra K2 et en égalant à F la quantité, croissant à peu près linéairement :
- On a alors
- >,
- La quantité qui est en équilibre avec Doo est
- Doo , Eco et Eao sont donc les quantités des produits de décomposition successifs, qui seraient dans le rapport de l’équilibre radio-
- En réalité au bout du temps d’exposition A, les quantités existantes sont les suivantes: radium C C0
- radium D I)j=Ad_
- radium E Ei = — E_
- radium F l' à= ^ F ; i i —-—_ ^-------
- Après écoulement de la durée d’exposition A, la quantité de radium C diminue d’après la formule de Curie-Danne ; les quantités de radium D et E restent constantes en pratique : la quantité de radium F croît lentement.
- Si l’on part de l’hvpolhèse simplifiée que les différentes substances radio-actives produisent la même action ionisante lors de la décomposition de chaque atome, pour un même genre de ravons (radiation a ou radiation £) ou, en d'autres mots, que les différents produits de transformation possèdent, en équilibre radio-actif, la même intensité de radiation J, il résulte des formules précédentes :
- J,(C.) = ^Jf(Ei) J.(C,) = ^J.(Fa)
- =AMça
- - , U<V)
- J. (F,)'
- Mais si l’on tient compte que chaqueparticule ou 3< suivantla vitesse initiale qui diffère pour les différentes substances, produit aussi un nombre d’ions different, les formules sc transforment i les suivantes :
- . = A K (Q*(3,-E) . J. (C) ./(«, F)
- j3k . h (3, C) J* (F) , /t(x, C)’
- k désignant le nombre d’ions que produit chaque particule (x ou $) de la substance considérée. Le quotient i/'k représente alors le nombre des atomes qui se décomposent par unités de temps.
- Pour la radiation x, cette correction peut être facilement effectuée, si. l’on donne à l’espace dans lequel on mesure l’action ionisante des rayons des dimensions telles que les rayons a soient complètement absorbés dans l’air. De la courbe donnée par Mac Clung pour l’intensité d’ionisation des rayons x.du radium C (portée, 7 centimètres environ) à différentes distances de la surface radiante, et d’après les indications de differents auteurs qui onl indiqué /| centimètres comme portée des rayons du polonium, on peut calculer graphiquement la valeur du quotient
- /iojy=i6,< /t(,,C) 26,:
- >,6i3.
- La valeur trouvée par la méthode simplifiée est donc réduite par l’emploi de la formule exacte.
- Pour les rayons (2 au contraire, ce calcul peut à peine être effectué en pratique. La variation (2> n’était que partiellement absorbée dans l’espace d’essais, k dépend des dimensions de ccl espace et, pour des dimensions données qui ne sont pas très grandes, il est plus grand pour une radiation ,3 molle que pour une radiations dure. Or comme le radium Ê émet une radiation J2 relativement très molle, tandis que le radium C émet une radiation 3 dure, la formule exacte conduit à une valeur plus élevée de la durée moyenne que la première formule simplifiée. Un calcul plus exact du quotient des deux k indique que la radiation 3 du radium C n’est pas homogène, et ne possède par conséquent pas de coefficient d'absorption défini. En outre, il faut con-
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- sidérer que l’action ionisante observée est due en certaine partie aussi aux rayons secondaires produits par les rayons 3 sur les parois du récipient d’essais, et qu’en outre, d’après de récents résultats d'expérience, la radiation p du radium (3 ne doit pas être entièrement négliges considérations montrent à priori que le calcul basé sur la mesure des rayons z du radium C et du radium F conduit à des valeurs plus sures pour la durée moyenne du radium D que le calcul basé sur la mesure des rayons 3 du radium C et du radium E2.
- Résultats expérimentaux. — Dans un récipient fermé étaient placés ensemble environ oer,5 do bromure de baryum radio-actif (environ 6o % de bromure de radium et !\0 % de bromure de baryum) et une feuille de platine qui restait exposée pendant un temps A = s63,6 jours.
- Après enlèvement, cette feuille de platine fut coupée en trois morceaux I, II et 111 avec de grandes précautions. Le morceau I servit à faire une mesure de radiation totale: le morceau III fut enveloppé de trois couches de papier d’étain (épaisseur totale omn*,o3i8) et servit à l’étude de la radiation [3 ; le morceau II servit seulement à des expériences de contrôle ; sa radiation totale était à peu près la même que celle du morceau I et sa radiation 3 à peu près égale à celle du morceau III. Les deux valeurs montrèrent que, dans le morceau I, la radiation B pouvait être négligée par rapporta la radiation totale.
- La grande intensité de la radiation existante permettait d’employer pour les mesures une méthode galvanométrique. Les plus faibles valeurs du courant pour les rayons a du morceau I, après disparition du radium C, ainsi que celles relatives à la radiation 3 du morceau III, furent déterminées par une méthode balistique. Le courant chargeait, pendant un temps déterminé, un condensateur eu mica de i microfarad, auquel il communiquait une certaine charge ; on déchargeait ensuite ce condensateur à travers le galvanomètre, et on mesurait la déviation balistique.
- Les résultats directs de la mesure sont les suivants :
- i° Radiation a du morceau I. — En comptant k temps t à partir du moment où la feuille de platine était retirée du récipient, im avait :
- ÿ 6o — i3i
- > 24 heures • 3,95
- En. attribuant à la radiation de Fî ce. reste et en extrapolant, au moyen de la courbe de Curie-Danne, des trois premières valeurs, la part due à la radiation du radium C pour t m o, on ob-
- C„=:i53 ou 256 et 264
- soit, en moyenne :
- CQ — 267.
- On trouva en outre :
- F* — F!a —----L__a = JlL — 6,63
- 1
- et d’après l’hypothèse simplifiée d’une même action ionisante des différents produits, on en déduit la durée :
- La demi-constante de décomposition est alors :
- HC= 19,6 armées.
- F.n tenant compte de la faible action ionisante de la radiation du polonium (radium F) et en introduisant le facteur o,6i3 trouvé plus haut, on obtient finalement la valeur diminuée
- I1C = 11,9 années.
- 20 Radiation 3 du morceau III. — L’intensité de la radiation 3 (exprimée en d’autres unités que celle de la radiation a de la série de mesures précédentes) a eu pour valeur
- pour t^.8o minutes J i5,o
- «>24 heures ,1 = o,6n
- on en déduit les valeurs :
- C0 = 42,7 Eâ — a,60
- *= i879ojours = 5i,5 années IIC = 35,7 années.
- Ce chiffre concorde bien avec celui qu’a obtenu E. Rutherford (environ 4o ans). La correction pour Faction ionisante différente de la radiation de RaC et de RaE.2 ne peut pas, comme on l’a indiqué, être effectuée en pratique, mais tendrait à augmenter la valeur trouvée.
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- Comme on le voit, il existe une différence sensible entre les valeurs de la durée moyenne ou des constantes de demi-décomposition du radium D que l’on obtient en comparant les radiations a ou les radiations (J.
- D’après ce qui précède, les auteurs considèrent que les résultats obtenus d’après la radia-
- Le fait que la ^ méthode^ de comparaison des
- p'ius grande peut probablement être attribué aux causes suivantes :
- Le calcul est basé sur l’hypothèse que le radium C est un corps homogène ; mais s’il existait dans ce radium C deux ou plusieurs produits de décomposition émettant des rayons [3 et se suivant dans la série des produits de transformateur, la valeur trouvée pour la durée moyenne du radium D serait un certain multiple de la valeur réelle.
- Tandis que, en général, pour une substance radio-active déterminée, on a observé l'équivalence des rayons qu’elle émet, la radiation [3 du radium C est complexe et peut, d’après Schmidt, être décomposée en deux groupes de rayons ho-mogèues présentant des coefficients d'absorption bien déterminés ; cela rend vraisemblable 1 hypothèse d’une nature complexe de la substance rayonnante. Rutherford a été conduit à une hypothèse analogue en s’appuyant sur les relations entre la vitesse de décomposition des substances radio-actives et sur la vitesse initiale des particules x émises par elle.
- Si donc, la radiation JJ du radium E est comparée avec celle de deux ou trois produits de décomposition, l’apparition d’un multiple de la valeur exacte est explicable.
- L’hvpothèse que. la plus petite valeur de la constante de demi-décomposition du radium D est la valeur exacte est confirmée par des observations faites sur la variation de l’activité % d’anciennes préparations, dans lesquelles du radium F a été engendré par le radium D.
- Si l’on suppose, au temps t = o, une quantité D0 de radium D séparée, la quantité de radium F développée est représentée, en fonction du temps, pour la formule:
- La valeur de F atteint un maximum au temps :
- '(XF-V
- -log^.
- Rutherford évalue à 2,6 années ou 969 jours la valeur de T en supposant ]IC = 4o années. Si
- on trouve par T la
- T -
- 7 ï4 jours.
- Une plaque de fer quelques semaines dai a présenté les valeurs
- activée en 1900 pendant îs l’émanation du radium suivantes d’activité a.
- 37juin igo5. .3 octobre 190 7 avril 1906.
- 7 janvier 1707 28 avril 1907.
- 3.75 ' 4,i3 8,5o ii,58
- 12,93
- Par extrapolation, on voit que l'époque a laquelle J =0 est 4o jours avant le début des mesures (12 mai igo5). Le 28 avril J907, c’est-a-dire au bout de 717 jours, le maximum a été dépassé. Ce résultat concorde bien avec la valeur T = 7i4 jours calculée d’après la constante de demi-décomposition de 12 années.
- Une plaque de plomb activée en mai 1900 dans une solution chaude de chlorure de plomb radio-actif présenta des propriétés analogues ; l’activité a d’abord croissante a dépassé son
- maximum.
- Pour une détermination exacte de la constante de demi-décomposition du radium D, cette méthode d’observation du radium F produit n’est pas très appropriée, d’une part parce que, pendant la lente variation dans le temps, la position du maximum ne peut pas être déterminée d’une façon nette; d'autre part parce que des variations importantes de la valeur de la constante de demi-décomposition modifient peu le nombre T (pour I1C =10 années, T = 680 jours; pour HC= 12 années, Tr=7i4 jours; pour FfCi= i5 années, T = 754 jours.
- En tous cas, ces mesures montrent que fa constante de demi-décomposition du radium D est de l’ordre de grandeur de io à 12 années, et vérifient l’exactitude des résultats obtenus avec l’aide de la radiation a.
- B. L.
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- 17 Août 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
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- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur le calcul d’une batterie d’accumulateurs. — W. Peukert. — Eleklrotechnische Zeitschrift, ,8 juillet 1907.
- L’auteur étudie le problème du calcul d’une batterie d’accumulateurs appelée à fournir un nombre d’ampère-heures donné sous une charge variable.il ajindiquéen iSqyune formule donnant la capacité d’un accumulateur en fonction de l'intensité du courant de décharge. Cette formule est exprimée parla relation
- J“f=K,
- dans laquelle l’exposant n ne dépend que de la construction de l’accumulateur et est constante pour un seul et même type de plaques, ainsi que pour un système d’accumulateurs donné. La constante K varie avec le type du système considéré. L’exactitude de cette formule a été vérifiée par Loppé dans des expériences détaillées faites sur différents systèmes d’accumulateurs. Depuis lors, la formule permettant de calculer la capacité d’un accumulateur pour une intensité donnée du courant de décharge a fait l’objet d’un emploi étendu. Elle peut aussi, comme l’a montre Faure-Munro, être utilisée pour déterminer le type le plus avantageux d’accumulateur à choisir pour un service donné.
- Si l’on désigne par Jt l’intensité du courant de décharge pour le plus petit type d’un système et par t, la durée de la décharge, il faut, d après l’équation précédente, que l’on ait : lit, = K,.
- Au type immédiatement au-dessus doit correspondre, pour la même durée de décharge, un courant Ja = 2J1, de sorte que Ton a
- De même pour le type suivant :
- JS*, = = K3
- et d’une façon générale, pour le m6 type :
- = K,„.
- on en déduit immédiatement les équations suivantes :
- K^a-Ki
- K8 = 3'‘K1
- Km = m" Kt.
- La constante K peut donc être calculée pour un type quelconque des qu’on connaît la constante pour le plus petit type. De même, la différence des constantes de deux types peut être facilement exprimée par la formule
- Kra — K;i = — [j,") Kj.
- La constante pouvant être considérée comme une mesure de la surface des plaques positives du plus petit type, ces relations permettent de calculer la surface des plaques ou le nombre des plaques d’un type déterminé, ou aussi la différence du nombre de plaques de deux types quelconques. Les valeurs des constantes peuvent être déterminées non seulement par le calcul, mais aussi graphiquement d’une façon très simple. L’équation
- K„ = /n"Ki
- représente une droite dont le coeflicient directeur est Kt. Si donc on mène par l’origine des coordonnées une droite sous l’angle a, choisi de façon que tga = K, les ordonnées correspondant aux abscisses 2n, 3", ..., m“ donnent aux valeurs K2, K3, ..., Km. La différence des constantes peut être facilement déterminée sur une telle figure si l’on mène des parallèles aux droites, tracées par les pieds des ordonnées.
- La constante K caractérisant un type, il s’agit,
- dans le calcul d’une batterie, de déterminer la valeur correspondante de K. On peut opérer de la façon suivante. Si la courbe en trait fort(fig. 1) représente la charge en ampères à différents instants,
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- la surface limitée par cette courbe J est égalé au nombre d’ampère-hcures, i 226 ampère-heures par exemple. Pour trouver la constante K, on porte pour les memes abscisses les valeurs J'1 en ordonnées, et l’on obtient la deuxième courbe, la courbe Jn. La surface limitée par cette courbe est alors égale à la constante K. Il sullit de déterminer la valeur de cette surface pour trouver K. La courbe de charge choisie comme exemple par l’auteur correspond à une journée de décembre d’une batterie établie dans une usine génératrice, consistant en élément TE 48 de raccumulatorcnfabrik A. G. La batterie fournit 1 296 ou 1 746 ampère-heures pour un courant de décharge de 432 ou de 174 ampères. Pour le calcul de n et de K, 011 sc sert de l’équation
- 432" x 3 = i74n X 10 — K.
- On trouve ainsi les valeurs suivantes :
- n=t,334 et K = 9257-La courbe J" donne pour la constante la valeur 564i. Ce résultat montre que la batterie est trop forte pour celte puissance; on pourrait obtenir le même service avec un type sensiblement plus faible. Si l’on avait du faire choix du type en considérant seulement la puissance donnée, on aurait pu faire le calcul de lu façon suivante :
- 9207 = 48%
- 664i
- x = 34-
- Pour montrer l’application de cette méthode,
- l’auteur développe la solution du problème suivant. Soient I et II (fig. 2) les courbes des am-
- père-heures que doit fournir la batterie. Le débit doit durer dix heures par exemple. Les surfaces limitées par ces courbes donnent comme nombre d’ampère-heurcs io35et 1 071. L’intensité moyenne du courant, de décharge pour une décharge en dix heures est. donc de io3 ou de 107 ampères. La batterie doit être composée d'éléments du type J de I'Accumulatorenfabrib. A. G. D’après le catalogue de celle fabrique, il faudrait choisir le type J2S qui, pour 25a lui 102 ampères comme courant de décharge possède une capacité de 756 ou ioi4 ampère-heures. Pour les éléments J, la constante n a pour valeur 1,3l et la constante K a pour valeur 4 190 (2,63 1,31X 3). Si l’on porte les valeurs de J„ en lonction du temps, on obtient les courbes I„ et IT„. Les surfaces limitées par ces courbes sont égales aux valeurs des constantes K. Elles donnent les valeurs 4790 et 47/10. Celles-ci différant peu l’une de l’autre, bti peut prendre comme constante la moyenne des deux, soit 47^5. Cette valeur de K montre que le type J28 serait trop faible pour la puissance demandée. Le type nécessaire peut être calculé au moyeu des reîa-
- 476â = Æl,îlK1 4 T9o = 281'51KI x ~ 3o,8.
- On voit ainsi qu’il y a lieu de prendre le type J32 du catalogue qui présente une capacité de 864 ou 1160 ampère heures pour un courant de décharge de 288 ou 116 ampères.
- On voit que, dans la méthode décrite pour la détermination d’une batterie d’accumulateurs, les constantes n et K de la formule primitive ont acquis une grande importance pratique. La solution d’un tel problème donne naturellement des résultats d’autant plus sûrs que les valeurs des constantes ont été obtenues plus exactement. Pour cela, il faut que les capacités des différents types pour des courants de décharge donnés aient été déterminées expérimentalement d’une façon exacte; en se servant des indications du catalogue pour déterminer n et K, on n’obtient que des valeurs moyennes plus ou moins exactes.
- La formule employée n’était considérée comme applicable que pour les accumulateurs au plomb, mais l’auteur a trouvé qu’elle est aussi applicable aux accumulateurs alcalins. Un accumulateur alcalin d’Edison a donné, d’après les expé-
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- riences de RolofT, les capacités suivantes pour des décharges à differentes intensités.
- En utilisant ces valeurs, on obtient r,o58 comme constante du système. Pour les différents systèmes d’accumulateurs au plomb, les valeurs de n sont composées entre i,3 et r,G. L’accumulateur alcalin d’Edison a donc une constante sensiblement plus faible que celles des accumulateurs au plomb, de sorte que sa capacité varie beaucoup moins avec l’intensité du courant de décharge. Par exemple, dans un accumulateur au plomb du type J, une variation du courant de décharge dans le rapport de i à a,5 amène une variation de capacité de f\o °/0, tandis que, dans l'accumulateur alcalin, une diminution du courant de décharge dans le rapport i : 7,5 n’augmente que de 7,5 °/» la capacité.
- B. L.
- Sur une méthode permettant de tracer les courbes d’hystérésis. — G. Kapp. — The Elcctri-cian, iu juillet 1907.
- Soit <i>„ le flux produit par un courant coutinu de ampères à travers n tours de fils sous une différence de potentiel de e volts. On a
- e^RI„.
- Si la différence de potentiel e est brusquement inversée, le courant ï passe de sa valeur initiale — I0 par zéro jusqu’à sa valeur finale-f-J,,. Toute valeur intermédiaire du courant doit évidemment satisfaire à l’équation :
- » d<ï> 100 dt
- •-+-RI.
- (0
- En observant t et 1, on peut tracer une courbe du courant en fonction du temps et, d’après cette courbe et les valeurs connues de e et n, on peut tracer le cycle d’hystérésis donnant $ en fonction de I. Le dispositif expérimental
- est représenté- par la figure 1. B est une source de courant capable de fournir un courant égal à 5o ou inet lois le courant magnétisant I„ qui traverse la bobine de transformation T. Ce courant
- est pris sur le shunt de grande résistance S entre les extrémités duquel la différence de potentiel e est indiquée par un voltmètre V. A est un ampèremètre avec zéro central et s un inverseur. Il faut veiller à ce que les contacts de cet inverseur soient en bon état, ponv que sa résistance soit toujours la même dans l’une et l’autre position. L’appareil V, branché sur le shunt S, peut aussi servir à mesurer l’intensité du courant principal produit par B; l'ampèremètre A peut avoir une résistance suffisamment faible pour réduire au minimum possible la chute de tension entre S et T.
- Pour faire l’essai, on règle r jusqu’à ce que A indique le courant magnétisant voulu et l’on note la différence de potentiel e. Ensuite on manœuvre l’inverseur s et l’on note en fonction du temps le courant indiqué par A. Le mouvement de l’aiguille pour des valeurs de I comprises entre —10 et zéro est très rapide, de sorte que, dans cette région, les observations sont un peu difficiles à faire. Après passage du zéro, le mouvement. devient insuffisamment lent pour que l’on puisse noter une série de valeurs du courant et du temps. Pour des transformateurs de même type, la vitesse de l’aiguille est à peu près proportionnelle à la puissance de deux tiers du débit. Ainsi, si avec un transformateur de 10 kilowatts, le zéro est atteint eu quatre secondes, il sera atteint en 6,5 secondes environ avec un transformateur de ^okilowatts et en’TG secondes avec un transformateur de 80 kilowatts. La
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- Or (I„ — I) est la longueur de l’ordonnée comprise entre la courbe et la droite —f—1>, de sorte que 5(J0 — l)d< est la surface comprise entre la courbe et cette droite. En intégrant entre les limites — <t*0 et—j— loi auxquelles correspondent les temps o et on trouve
- = Q, (2)
- en désignant par Q„ toute la surface entre la courbe et son asymptote.
- En intégrant entre les limites—<î>0 et-h‘I\>, auxquelles correspondent les temps o et t, on obtient
- $ü+.I. = i2?-5(Q0-Q). (3)
- En combinant les équations (a) et (3), on
- Une valeur de I étant donnée, on trouve, en planimétrant, la surface correspondante Q, et on
- déduit-de l’équation (4) la valeur correspondante du flux <£>. Q est la surface hachurée sur la fi-
- II est ainsi facile de trouver, au moyen d’un planzmètre, les valeurs correspondantes de I et
- et de tracer la courbe de ces valeurs. Le travail d’hystérésis par cycle a pour valeur.
- E = —- • surface de la boucle.
- S’il n’y a pas de joints dans la carcasse, et si les sections sont telles que l’induction ait la même valeur en tous les points, on peut tracer la courbe BH exacte, et l’on peut trouver la per mcabilité en fonction de l’induction. Dans la plupart des cas, la connaissance de la forme exacte de la courbe BH et de la perméabilité est d’une importance secondaire; ce qui est intéressant, c’est la connaissance des perles par •hystérésis dans tout le transformateur, et celles-ci peuvent être déduites facilement de la courbe tracée.
- Le travail d’hystérésis absorbé par la carcasse pendant une dembpériode est évidemment la différence entre l’énergie totale
- et l’énergie dissipée par chaleur Joule
- r/««.
- Cette dernière quantité peut être exprimée sous la forme :
- RI. j‘‘' I i it
- dans laquelle la valeur de
- peut être déterminée graphiquement par la construction représentée en pointillé sur la figure 2. Le travail d’hystérésis pour une demi-période a pour valeur :
- — =^e ^ (I — U) dt watts-seconde.
- L'intégrale est la surface (exprimée en coulombs) entre la courbe primitive de courant en fonction du temps et la nouvelle courbe \ repré-.
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- sentée en pointillé. On doit prendre la surface en tenant compte du signe du courant, c’est-à-dire négative jusqu’au point I =o et positive pour I^>o. En plunimétrant les deux surfaces et en déduisant la surface négative, on obtient:
- Q,=
- E = ?.eQh.
- Cette construction peut être appliquée à tout transformateur, qu’il ait ou non des joints, et que findnctiim magnétique soit uniforme ou non.
- îple l’autf
- 3, relatives à
- aux temps en secondes. La section des circuits magnétiques est constante dans cet appareil, et a 200 centimètres carrés; sa longueur est de 53e111,8 et il n’y a pas de joints, la carcasse étant construite avec des plaques de recouvrement. Il a été possible, dans ces conditions, d’obtenir la forme exacte de la courbe d’hystérésis, qui est tracée à droite de la courbe du courant en fonction du temps (fig. 3). Dans l’essai auquel se rapporte la figure 3, on avait:
- » = iao; R — o,i ; e— 0,06 ; I0 = o,6.
- Pour obtenir une plus grande exactitude dans les mesures, planimétriques, on a tracé à une échelle agrandie dix fois les courbes I et I'. Des expériences ont été faites aussi avec des valeurs de l0 comprises entre o,/|. et i,5 ampère, correspondant aux valeurs de B comprises entre 23ooo et86oo, D’après les courbes de la figure 3, on peut facilement tracer les courbes de B et en fonction de II et la courbe donnant les pertes par hystérésis par kilogramme de fera la fréquence 5o.
- K. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Déteimination expérimentale des grandeurs nécessaires pour le calcul des lignes de trac-tion à courant alternatif (Suite)^). —L. Lichtenstein. — Elektrütechnüche Zeitschrift, 37 juin 1907.
- IV. — Détermination de la répartition de la tension.
- T.a figure 1 représente le circuit formé par la ligne d’alimentation et par les rails. Si les rails sont isolés de Ja terre, c’est-à-dire si toutes les plaques de terre sont déconnectées, il passe tout le long des rails des courants allant à la terre. La figure 1 représente la répartition de la tension dans les rails (droite EBD, la droite ABC représentant le potentiel constant de la terre).
- On peut considérer comme nullesles différences de potentiel entre différents points de la surface de la terre, car la chute de tension ohmique des courants de terre est relativement faible. Au .milieu du tronçon de rails, la tension est nulle ; aux extrémités, elle a sa valeur maxima positive et négative
- AE = DC = ~,
- en appelant V la chute de tension ohmique dans les rails, égale à JW, si W désigne la résistance à courant alternatif des rails.
- Si la file de rails est reliée à la terre en plusieurs points par de bonnes plaques de terre, de façon que celle-ci prenne part à la transmission du couvant, la répartition de la tension dans les rails est différente. Suivant le eheinin suivi par les couvants de terre, les tensions des rails peuvent prendre différentes valeurs. Dans tous les
- (0 Eclairage Electrique, tome LU, 10 ao
- 3Ût 1907, p. ao5.
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- cas, ces tensions sont plus petites que quand les rails sont isolés.
- Ces considérations théoriques ont été confirmées par les mesures suivantes : on fit passer dans le circuit formé par le conducteur inférieur de la ligne aérienne et une file de rails, ou les deux files de rails en parallèle, un courant alternatif, dont on mesura la chute de tension entre différents points et les plaques de terre déconnectées des rails. La position des plaques de terre est représentée par la figure 2. Généralement,
- on mesura en outre la différence de potentiel entre les rails traversés par le courant et les rails (sans courant) d’une autre voie, dont le potentiel était le même que celui de la terre. Les résultats obtenus sont les suivants :
- A. — Circuit formé du conducteur inférieur de la ligne aérienne et des rails éclissés électriquement par des connexions en cuivre. 1= ikm,85; É = I70 volts; fréquence. 33 périodes par seconde ; toutes les plaques de terre déconnectées des rails; temps humide.
- La répartition de la tension le long des rails est représentée par la figure 3.
- B. — Circuit formé du conducteur inférieur de la ligne aérienne et des rails éclissés électriquement par des connexions en cuivre; l = ikm,85; J = 90 ampères; E = i7ü volts; fréquence,
- 5o périodes par seconde ; toutes les plaques de terre déconnectées ; temps humide; température ambiante 5".
- La répartition de la tension le long des rails est représentée par la figure [\.
- .1
- Fijf. 4.
- C. — Circuit formé du conducteur inférieur de la ligne aérienne et des rails éclissés électriquement par des connexions en cuivre; l — i k,n,85; J = 83,5 ampères; >1=170 volts; fréquence 5a périodes par seconde ; toutes les plaques de terre déconnectées ; temps sec; température ambiante i3°.
- Les résultats trouvés sont indiqués par la figure 5.
- ô'£e
- Fig. 5.
- L’auteur étudie en détail les résultats de l’essai À. La chute ohmique de tension, c’est-à-dire le produit JW sur le tronçon de rails de rk“,4i de longueur compris entre la première et la cinquième plaque de terre est facile à calculer d’après la résistance à courant alternatif et l’intensité de courant : dans le cas où il s’agit, elle était de 29,4 volts. D’aprèsles considcrationsdéveioppées au début de cette étude, la différence de potentiel entre les rails et la terre à la première plaque de terre devait avoir pour valeur
- v=i!M = i4i7 volts
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- En fait, on a mesuré une différence de potentiel de 27,0 volts.
- Ce résultat n’est pas surprenant; 011 peut on donner plusieurs explications. La suivante osl particulièrement simple : soit ABCD le trajet du courant du voltmètre i. O11 suppose très faible la surface du circuit ABCD. La force éleclromotricè agissante se compose d’une part de(V/2), différence de potentiel entre A et B, et d’antre part de la différence de potentiel entre C et D, égale aussi à (V/2). Ces deux tensions ont même direction. Le voltmètre mesure alors, comme l’indique l’expérience, la chute totale de tension V.
- Au milieu du tronçon de rails, 011 mesure en tout cas une différence de potentiel nulle. En réalité, les deux forces'électromolrices en question font passer dans le voltmètre des courants qui se compensent mutuellement.
- V. — Détermination de la résistance entre plaques de terre.
- La disposition et les dimensions des plaques de terre situées à Maricnf'elde sont indiquées par les figures fi, 7 et 8. Les plaques de terre étaient
- r0~\
- Fig:. 6-
- formées de solides feuilles de cuivre d’environ 4 millimètres carrés de surface totale. Le montage employé dans ces mesures est indiqué par la figure 6. Pour que le courant ne puisse pas passer en partie par des rails, on avait enlevé les éelisses aux points À, B, C, D. On mesura le courant, la différence de potentiel à l’origine, et le facteur de puissance.
- A. — Résistance entre les plaques de terre 2
- e* 3 (fig. 7).
- Les deux plaques étaient enfouies dans du sable presque sec. Le bord inférieur de la plaque 2 était à tm,6o au-dessous de la surface du sol. La distance entre plaques était de oklB,35.
- La résistance à courant continu était en
- moyenne de 36 ohms. La -résistance à courant alternatif à 5o périodes était en moyenne de 32
- Fier 7- Fig-. 8.
- B. — Résistance entre les plaques 1 et 3.
- La plaque 1 fut enfouie dans du sable humide. Son bord inférieur était à yn',6 au-dessous do la surface du sol. La distance entre plaques était
- T.a résistance à courant continu était en moyenne de 26 ohms; la résistance à courant alternatif était de i!x ohms en moyenne pour une fréquence de 5o périodes par seconde.
- C. — Résistance entre les plaques 1 et 4.
- Les deux plaques étaient immergées à moitié
- dans l’eau. La plaque 1 avait été enfouie à 3o centimètres de profondeur de plus. Le bord inférieur de la plaque 4 était à 7 mètres environ de profondeur.
- La résistance à courant continu était de 28 ohms en moyenne pour une fréquence de 5o périodes par seconde.
- Dans les mesures à courant continu, la différence de potentiel a varié entre' 20 et 120 volts ; l’intensité de courant était comprise entre o,ô et 4 ampères.
- Dans les mesures à courant alternatif, la ten-. sion était élevée jusqu’à 750 volts et le courant jusqu’à 20 ampères.
- Comme l'indiquent les chiffres précédents, la résistance entre les plaques de terre est à peu près la même avec du courant continu ou avec du «murant alternatif. Elle semble provenir principalement de la résistance offerte au passage du courant par la terre, tandis que la résistance de contact entre la plaque et la terre ne joue qu’un rôle secondaire.
- La résistance entre les plaques de terre était très élevée et oscillait entre 24 et 36 ohms. La raison doit en être cherchée dans le fait que le
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- sol à Marienfeld est très sec et contient peu d’eau.
- La résistance entre les plaques de terre étant très élevée, la jonction des plaques ne pouvait pas influer sensiblement sur les résultats des mesures d'induction.
- VI. — Expériences pour déterminer Je passage du coilrantpar la, terre.
- Pour déterminer la valeur du retour du courant par la terre, on mesure le courant simultanément dans le conducteur aérien et dans les rails au point E (fig. 3). La différence donne aussitôt la valeur du courant de terre.
- COURANT
- COU HAST
- JHFFÉBEXCI
- i33
- i53
- 95
- io3
- i3o
- «38
- Ces expériences montrent d’abord que l'adjonction des plaques de terre n exerce qn'uuc très faible influence sur l’état d’isolement du circuit. La résistance entre les plaques de- terre étant en moyenne de 3o ohms environ, il ne devrait passer que 3,3 ampères entre les plaques de terre pour une chute de tension de 100 volts dans les rails.
- Les expériences précédentes permettent de calculer la résistance d’isolement des rails par kilomètre.
- *L-' ÇOUrJl^
- Fie- 9-
- Pour ce calcul, l’auteur choisit l’exemple suivant (fig. 10). Circuit formé du conducteur inférieur et des rails éclissés électriquement par des connexions en cuivre ; chute ohmique de tension dans les rails = JW = ko volts environ; temps très humide. La répartition de la tension dans les rails est représentée par la figure 10. Le courant total dérivé des rails avait une intensité de 11 ampères.
- Soit Wj la résistance d’isolement des rails par rapport à la terre, en ohms par kilomètre. Le
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- courant J,, dérivé des rails peut être calculé au moyen de la formule :
- 1 1 r . W,-ohms par km.
- — 9.o volts = Jeamperes—------ —
- 2 - • i,85km.
- \Y, ohms. km.
- = 11 ampcres —-------—
- 1 • i,85 km.
- W; = o,84 ohm par km.
- Il faut d’ailleurs remarquer qu’une partie du courant dérivé des rails n’allait pas passer par la terre, mais gagnait la seconde file de rails par rapport à la terre et en réalité de plus de 0,84 ohm par kilomètre.
- Les rails étaient placés sur des traverses en bois et du gros ballast, U y avait, par kilomètre de rails, environ i 48o traverses. La résistance d'isolement a pour valeur, en chiffres ronds: o,84 • 148o =r i >\o ohms.
- En comparaison, on peut rappeler que la résistance d’isolement de voies de tramways normales est de o,2 ohm par kilomètre. La résistance d’isolement des voies établies sur des traverses en bois et sur ballast est donc sensiblement meilleure.
- (A. suivre.) B. L.
- TRACTION
- Sur la production de l’énergie électrique sous forme de courants triphasés ou de courant monophasé pour la traction a courant monophasé. - A. H- Armstrong. — American Institute of FAeclrical Engineers.-'xü juin 1907.
- Dans les installations de traction électrique par courant monophasé, la question se pose de savoir s’il est avantageux de produire l’énergie électrique sous forme de courants triphasés on sous forme de courant monophasé. L’auteur a cru intéressant d’indiquer les différentes méthodes de distribution auxquelles on peut avoir recours.
- L’emploi de courant monophasé pour la génération et pour la transmission de l’énergie électrique rend impossible l’emploi de commutât ri ces, de moteurs synchrones auto-démarreurs, ou de
- moteurs d’induction démarrant en charge. Le courant monophasé se prête seul à une distribution générale d’énergie électrique et son emploi est limité à l’alimentation des installations de traction par courant monophasé.
- En outre, l’alternateur monophasé a une réaction d’induit non équilibrée qui produit de fortes variations de flux dans les cornes polaires. De tels générateurs doivent donc être établis avec des tôles plus minces et présentent souvent une construction mécanique moins bonne que les générateurs triphasés. La forte réaction d’induit entraîne avec elle des difficultés pour l'obtention d’un bon réglage ; le cuivre placé sur l’inducteur doit être plus lourd que dans un alternateur triphasé équivalent; l’excitatrice doit être plus puissante, et finalement le prix d’un alternateur monophasé est a puissance égale, beaucoup plus élevé que celui d'un alternateur triphasé.
- Les difficultés que l’on rencontre pour l’établissement d’un alternateur monophasé augmentent quand la fréquence du courant produit diminue, et l’adoption d’une fréquence inférieure à a5 périodes par seconde peut entraîner de très sérieuses difficultés de construction pour une série de machines monophasées, surtout quand il s’agit d’alternateurs à deux ou quatre pôles entraînés par des turbines il vapeur, dans lesquels le flux inducteur par pôle à une valeur élevée.
- A côté des difficultés que présente la construction de générateurs monophasés, du prix de revient plus élevé et du rendement plus faible, il y a de, grands avantages dus à la simplicité de tout le système générateur, et des systèmes de distribution primaire et secondaire pour des installations de traction par courant monophasé. Ces avantages sont assez grands pour justifier des dépenses considérables ; si l’on se place au point de vue de la traction seule, le système monophasé peut être considéré comme offrant le plus d’avantages.
- Système triphasé. — La production et la distribution de l’énergie électrique sous forme de courants triphasés sont d’un emploi absolument général. Beaucoup d'installations de traction par courant monophasé sont alimentées par des réseaux triphasés, et les avantages commerciaux qui résultent de l’emploi de générateurs triphasés peuvent, dans certains cas, justifier la com-
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- plicati phase, tripha rentes mono] En d’un i
- conqu
- réside
- statioi
- équiiil
- On
- inconi plet d femen svnchi
- phase,
- pareil:
- ribution secondaire mono-ir une installation primaire employer, clans ce cas, diffe-3 de conncxious triphasées-auteur décrit rapidement.
- *n peut alimenter, au moyen smission à courants tripha sés, des convertisseurs qui produisent le cou rant monophasé nécessaire. Ce système a donc l’avantage de fonctionner également bien par toutes les fréquences et de permettre en meme temps la transformation d’une fréquence quel-ce a5. Ses inconvénients gation d’installer des so contenant des groupes-r mais il assure un parfait sur le réseau triphasé, •endre le courant monophasé e des générateurs triphasés au de distribution général . Ce système offre le grave iner un déséquilibrage corn • isé, ce qui amène un échauf-commutatrices, dos moteurs oleurs asynchrones aiitnen-s inégales sur les différentes aces ont montré que les ap-peuvont voir leur capacité u de ce fait, par un échauf-
- fement normal.
- Quand la longueur de la voie est suffisante pour permettre de diviser la ligne aérienne en trois sections, ou eu un nombre de sections multiple de trois, on peut alimenter chaque section par une phase, ce qui assure un bon équilibrage du svstème triphasé et une utilisation complète des générateurs. Chaque poste de transformateurs doit contenir deux groupes de transformateurs connectés à des phases séparées, de façon que des postes adjacents puissent alimenter tous deux les sections communes comprises entre eux et les deux postes voisins. Cette méthode présente une certaine complication et. peut prêter à des désagréments assez graves.
- On peut même produire l'énergie électrique sous forme de courants diphasés et, l’usine génératrice étant placée au centre de la ligne, alimente par chaque phase chacune des deux sections situées de port et d’autre de celle usine. Tant que la charge est équilibrée sur les deux ections, cette méthode peut donner de bons
- résultats, mais on constate facilement que les nécessités du service conduisent h des différences de charge sur les deux phases, et cette inégale répartition entraîne des variations de tension considérables. T,es mêmes critiques s'appliquent à la méthode suivante.
- On peut enfin distribuer l'énergie électrique sous forme de courants triphasés que l’on convertit en courants diphasés dans des postes de transformateurs. Cette méthode peut donner de bons résultats, mais il se produit une inégale répartition de la charge et des variations de tension qui donnent lieu à des variations de vitesse. Chaque poste de transformateurs doit contenir deux transformateurs pour le service régulier, et généralement un transformateur de réserve, avec un tableau de distribution, etc.
- En conclusion, on peut dire que le choix des appareils générateurs semble dépendre uniquement de questions commerciales : au point de vue purement technique de la charge duc au service de traction seul, le système monophasé de génération et de transmission est à recommander. Parmi les différentes combinaisons propices pour l’alimentation de la ligne monophasée au moyen de courants triphasés, Celle qui assure le plus de sécurité pour le réseau triphasé et la combinaison avec groupes moteurs-générateurs convertissant les courants triphasés d’une fréquence quelconque en courant monophasé d’une autre fréquence.
- R. r;
- Perfectionnements récents dans les équipements électriques pour traction (moteurs et appareils^ de réglage). - G.-H. Hill. — American
- D’après l’auteur, les perfectionnements réalisés dans l’établissement des moteurs de traction peuvent être classés de la façon suivante : isolement des bobines inductrices, graissage des paliers, solidité de l'arbre et des engrenages, établissement des engreuages, et commutation.
- /salement des bobines inductrices. — Les bobines modernes sont établies sans aucune carcasse. Une substance imprégnante convenable forme non seulement un revêtement protecteur sur la bobine, mais encore pénètre entre les différents tours de fil et fait de la bobine un bloc
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- compact. On arrive à ce résultat en imprégnant les bobines dans le vide ; toute l'humidité et 1 air contenus dans la bobine sont alors absorbés, et remplacés par la substance isolante. Dons ces conditions, à moins que la bobine ne soit carbonisée sous l’effet d’une surcharge élevée, elle résiste pendant plusieurs années à l'action de l’eau et de l’huile à laquelle elle est exposée. Une bobine ainsi préparée est beaucoup plus compacte qu’une bobine enroulée sur une carcasse, est moins affectée par une désagrégation graduelle du guipage isolant et résiste beaucoup mieuxaux vibrations.
- Graissage des paliers. — Le remplacement du graissage a la graisse par un graissage a l’huile a donné d’excellents résultats. L'emploi d'huile, particulièrement dans les paliers de l’induit, a réduit considérablement les dépenses de surveillance et d’eutretien et a probablement doublé la durée des coussinets, en réduisant d’une façon correspondante les avaries d’induit. Des expériences sérieuses ont montré qu’on pouvait compter sur une durée de 80000 kilomètres pour un palier graissé à riuiilo. La quantité d’huile nécessaire varie un peu avec les conditions locales.
- Solidité de l’arbre et des engrenages. — La meilleure qualité de l'acier a permis d'augmenter la solidité de l’arbre et des pignons dentés. Au lieu de pignons en acier coulé comme ceux que l’on employait au début, on a adopté des engrenages taillés, ou des engrenages composés d'une enuromie extérieure taillée et d’un noyau en acier coulé. Les couronnes dentées à quatre boulons, qui ont pratiquement remplacé les couronnes dentées à huit boulons, permettent d'obtenir plus de solidité. L'adoption d’un, carter d’engrenages suspendu par trois points au lieu de deux a eu d’heureux résultats. Jusqu’à présent, on a employé du fer malléable pour l’établissement de ces carters: pour économiser du poids, on a parfois employé de la tôle d’acier
- Commutation. — Le collecteur et les balais, qui exigent plus de soins et d’attention que le reste du moteur, ont fait l’objet de perfectionnements sensibles. L’importance de la qualité des balais a été mise en évidence, eL il est à désirer que des progrès soient encore réalisés dans la fabrication des frotteurs en charbon. Les ingrédients principaux employés pour la fabrication des balais en charbon sont le coke dur de gaz et
- le charbon graphitique mélangés avec un liant convenable. Le coke exerce une action mordante qui use le mica et qui maintient propre la surface du collecteur. Le charbon graphitique mou forme une sorte de lubréfiant et présente une résistance électrique plus faible que celle du coke. Les proportions convenables de ces deux éléments varient pour différents moteurs, suivant la quantité et la qualité du ruica employé pour la fabrication du collecteur, suivant la vitesse périphérique de cet organe, l’épaisseur des balais, et, à un certain point des conditions de service. La finesse à laquelle les ingrédients ont été broyés, la façon dont ils ont été comprimés, tous ces détails ont une importance considérable pour la qualité des balais et pour les résultats que l’on peut en attendre en service normal.
- L11 nouveau perfectionnement, adopté sur quelques moteurs de traction, mérite «ne attention particulière : ce perfectionnement réside dans l’adjonction de pôles auxiliaires pour améliorer la commutation. Des moteurs de cette construction présentent une meilleure commutation que les moteurs ordinaires; leur capacité limite pour un service quelconque ne dépend plus de la commutation, mais seulement de réchauffement. On obtient facilement une commutation parfaite aux surcharges extrêmes. Les pôles de commutation sont de faible dimension et peuvent être placés entre les pôles inducteurs. Ils permettent de réduire le poids des pôles inducteurs et donnent plus de latitude dans l’établissement du moteur, sans accroître sensiblement le poids de celui-ci. La fonction des pôles de commutation est de contre-bulancer la réaction d’induit et la distorsion do flux et de produire un flux de commutation d’intensité et de position constantes par rapport aux balais, quelles que soient la vitesse ou la charge du moteur. Plusieurs perfectionnements intéressants ont permis d’améliorer encore les résultats obtenus avec les pôles de commutation.
- Réglage. — Les récents perfectionnements apportés dans les appareils de réglage et dans l’équipement peuvent être classés de la façon suivante : détails du cylindre, de controller, commande du controller, construction du rhéostat, équipement de l’automotrice, réglage, disjoncteurs et interrupteurs principaux, fusibles et organes de prise de courant.
- Cylindre de controller. — Comme pour les
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- moteurs, les perfectionnements aux cylindres de controller ont porté plus sur les détails de construction que_sur les méthodes de réglage. Les tensions élevées employées sur les lignes interurbaines el l’augmentation de capacité des stations et des feeders, rendant possible l’établissement d’axes p laissants de court-eireuits, ont rendu nécessaire un soufflage énergique, un isolement plus complet des axes, un bon isolement des circuits et l’emploi de matériaux isolants incombustibles. D’une façon générale, la bobine unique de soufflage a été remplacée par une série de bobines simples placées à faible distance des points où peuvent jaillir des axes. Les lignes de force magnétiques coupent l’arc de façon à le souiller du point de contact vers une chambre formée entre les masses polaires, au lieu de Je souffler latéralement vers l’extrémité des doigts, La construction et la forme des masses polaires est telle que les doigts et les contacts soient rejetés d’une façon plus effective que dans les appareils précédents, et l’isolement des châssis et du couvercle est incombustible et non hypomé-trique. Le cylindre est fait généralement en segments coulés fixéè à un arbre isolant hexagonal.
- Les connexions des moteurs ont subi peu de modifications importantes. Quelques-uns des nouveaux types de controîlers ont été aménagés avec la méthode du pont pour le passage du groupement en série au groupement en parallèle, méthode qui évite l’ouverture des circuits des moteurs pendant la modification et permet d’obtenir sans interruption le couple normal. Cette méthode rend de grands serviccspourles équipements d’une certaine puissance, tandis qu’elle peut être laissée de côté pour les petits équipe-
- ments. Une autre modification consiste à inverser les connexions des inducteurs au lieu d’inverser les connexions de l’induit pour inverser le sens de marche. Les inducteurs sont reliés au côté du moteur qui est à la terre. De cette façon, le cylindre d’inverseur n'est pas soumis à la pleine tension, mais seulement h la chute de tension dans les inducteurs, qui est d’une vingtaine de volts : cela évite la détérioration des contacts de l’inverseur.
- Pour permettre la manipulation de courants intenses sous des tensions élevées, on a été conduit à remplacer le controller à main par une série de contacteurs commandés électriquement ou électropneumatiquement. Les contacteurs peuvent être établis pour rompre des arcs à haute tension traversés par des courants intenses et peuvent être employés comme disjoncteurs automatiques à maximn.
- Le relais à maximn consiste en une bobine dont le fonctionnement détermine l’ouverture du circuit de commande du eonlacteur.
- L'emploi de rhéostats lormés de grilles de fonte est universellement répandu maintenant. Ce type de rhéostat résiste bien à l’humidité, présente un bon isolement, et estd’une construction robuste, facile et économique.
- Organes de prise de courant. — Pour le service urbain, le trôlet à roulettes donne d’excellents résultats et présente une durée de i5ooo kilomètres environ. Pour des équipements de grande puissance et pour des vitesses élevées, il vaut mieux employer des trôlets spéciaux ou des archets de prise de courant. Le trôlet pantographe donne d’excellents résultats et est généralement employé sur les lignes interurbaines.
- R. R.
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- Tome LII.
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- 14* Année. — N* 34.
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de Vlmtitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponte el Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-flore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur & la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Coït» de l’Institut.
- SUR LES ESSAIS EN CHARGE DES TRANSFORMATEURS
- Le rendement d’un transformateur peut être obtenu, avec exactitude, par deux méthodes classiques : celle dite des pertes Séparées et la méthode d’opposition imaginée par M. Sump-ner en 1892 ('), laquelle exige l’emploi de deux transformateurs de môme tension et de même rendement à la même charge, ainsi que d’un petit transformateur auxiliaire.
- La méthode directe, consistant à évaluer les puissances fournies eL reçues par l’appareil et à faire le rapport des deux, n’est pas susceptible d’une précision suffisante par suite des erreurs des appareils de mesure. Il en est de même de la méthode de la double transformation.
- Les deux premières méthodes que nous venons de rappeler présentent chacune des inconvénients qui en ont limité un peu l’emploi.
- La méthode des pertes séparées a le grave inconvénient de ne pas nécessiter le fonctionnement de l’appareil en charge et ne permet pas, par suite, de mesurer, par surcroît, les surélévations de température et le degré d’auto-régulation. Elle laisse, de plus, de côté les pertes par courants de Foucault dans les enroulements et conduit par suite à des résultats plus grands que ceux qu’on doit obtenir.
- La méthode différentielle ne présente pas les inconvénients que nous venons de signaler, car elle permet de mesurer facilement l'auto-régulation des deux transformateurs, mais cette auto-régulation est mesurée pour un facteur de puissance pratiquement nul. De plus, par
- (') Voir LaLumicrc Électrique, vol. XLV, p. 3yi, 1892.
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- suite du môme fait que les courants sont sensiblement déphasés d’un quart d’onde sur les différences de potentiel, les deux transformaient se trouvent dans des conditions d’induction assez différentes et, par suite, les rendements des deux transformateurs ne sont pas pratiquement égaux.
- Nous avons eu l’occasion de perfectionner la méthode de Suinpner, il y a déjà quelques années, de façon à la rendre applicable pour la mesure du rendement des transformateurs avec un facteur de puissance voisin de l’imité et même quelconque. C’est cette méthode que nous allons indiquer.
- Auparavant, nous rappellerons brièvement en quoi consiste la méthode différentielle, ainsi que quelques-unes des particularités de cette méthode qui ont été annoncées par M. Suinpner, mais qui n’ont jamais été établies bien nettement.
- Le schéma des connexions à établir entre les deux transformateurs à essayer et la source est représente sur la figure i.
- Pour plus de simplicité, nous supposerons que les appareils sont à courants alternatifs simples. Ces appareils ont leurs basses tensions montées en dérivation et un premier watt-inètre indique la puissance fournie par la source aux deux transformateurs; les hautes tensions sont montées en opposition.
- Le transformateur auxiliaire a son circuit primaire disposé en dérivation aux bornes de la source; son circuit secondaire est placé en série, soit avec l’un des circuits à basse tension des deux appareils, soit encore avec l’un des circuits à haute tension. On voit facilement que cc second dispositif est de beaucoup préférable au premier, puisque les circuits magnétiques sont alors dans des conditions d’induction plus voisines, bien que la plupart des auteurs indiquent le premier dispositif.
- Un second wattmètre donne la puissance fournie par cet appareil auxiliaire aux deux autres transformateurs.
- Proposons-nous de calculer la tension nécessaire aux bornes du secondaire du transformateur auxiliaire pour obtenir un courant donné dans les circuits secondaires des autres. Nous appliquerons pour cela la méthode de calcul de Steinmetz (Q.
- On sait que l’on peut assimiler un transformateur à un circuit divisé en deux branches
- (') Voir La Lumière Electrique, vol. L, p. 451? 1893, et VEclairage Électrique,
- vol. YT1, p. 97, 1896.
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- montées en dérivation dont l’une représente le circuit primaire du transformateur à vide Q et l’autre le circuit d’utilisation supposé ramené à la même tension que la tension primaire (c’est-à-dire ayant ses éléments : résistance et self-induction, multipliés par le carré du rapport des nombres de spires des deux enroulements). De plus, les résistances et les inductances de fuites des deux enroulements doivent être représentées par des circuits correspondants en série : avec le circuit total pour le primaire et avec le circuit d’utilisation pour le secondaire (fig. 2).
- Appliquons ceci au problème de la double transformation avec introduction d’une force électromotrice x dans les circuits à haute tension des deux transformateurs (fig. 3).
- Désignons par : P4 et Pf les admittances imaginaires des deux transformateurs (c’est-à-dirc les inverses des impédances imaginaires des appareils considérés à vide ou autrement dît comme des bobines de self-induction, résistances ohmiques non comprises) ;
- par R, et R,' les impédances imaginaires des circuits à la même tension que la source et correspondant à la résistance ohmique des circuits et à leur inductance de fuites;
- par R2 et R.^ les mêmes quantités pour les secondaires mais ramenées aux primaires ;
- par Ut la différence de potentiel de la source, et par I0, I4, I2, I# et fi les intensités de courants dans les différents circuits.
- Si nous appliquons les lois de Kirchhoff aux différents circuits, en remarquant que la tension doit être Ut aux deux extrémités, nous aurons les équations :
- i=R;i;+u,,
- I, = Iâ+Iw et U=I[ + !'.
- Les trois premières équations donnent par addition :
- x=RtL-i- RaU+r'u+na;.
- La tension aux bornes du transformateur auxiliaire est donc égale à la somme géométrique des pertes de tension dans les enroulements et dans les inductances do fuites des deux transformateurs supposés ramenés, bien entendu, à avoir un coefficient de transformation à vide égal à l’unité.
- C) Celte première branche peut être elle-même remplacée par deux autres : lune sans induction el telle que la perte par effet Joule soit égale aux pertes dans le fer, et l’autre purement inductive avec une inductance telle que le courant absorbé soit égal
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- On ne peut en conclure toutefois que le transformateur auxiliaire fournit les pertes ohmi-ques dans tout le système car les courants I, et I2 sont différents de I3 et les II non égaux.
- La propriété indiquée par M. Sumpner n’est donc pas générale. Pour rechercher quelles conditions il faut réaliser pour y arriver, exprimons x en fonction de I2 seul.
- On a facilement :
- d’où
- On aurait de même : d’où
- I.=
- Pi'
- U -h l'i-T;
- i-hR(pr -Ü=r;i; + u,,
- Remplaçons dans l’expression de x,
- Rj
- 4- R, P,
- ' RjP,_____Rjp;_\
- .i-MUh i+RîpJ
- que l’on peut écrire encore :
- \+r __________
- +r;p;/ 1 \ i 4-RiP, i+r;p
- La tension aux bornes secondaires du transformateur auxiliaire se compose donc : i° d’un terme proportionnel au courant I2 correspondant, à peu près, aux pertes de tension dans les enroulements et dans les inductances de fuites, et dues aux courants dont les ampère-tours s’équilibrent dans les deux transformateurs; 2° d’un terme indépendant de la charge et dépendant seulement de la tension d’alimentation, ce terme correspondant ù lu différence des chutes de tension dans les enroulements primaires pour les courants à vide, lesquels sont, en effet, en faisant l2 = o ainsi que 1, = I0 et I2 = 1^ :
- U0Pt
- i + RtP,
- D’autre part, le courant fourni par la source a évidemment pour valeur
- y —It — iî>
- ___Ig-hUjPi I2 — UtPj
- 011 y~ j + r,p, i+r;p;’
- = u‘ (i + r,r, + T+r'p,') + ’’ (r+R^\— h-r;p;) '
- Il se compose donc de la somme des courants à vide des deux transformateurs et d’un terme variable avec la charge.
- L’examen des valeurs de x et y montrent que c’est seulement dans l’hypothèse que
- R1P1 = RiP:,
- laquelle revient : du transformatei
- fonda supposer les deux appareils identiques, que la tension auxiliaire se réduit au terme en I2 :
- R,-h R* 4-Ri-h Ri —
- RIPi______Rypj \
- i + Rjh i + RiP
- bornes
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- F
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- et que le courant fourni par la s
- C’est donc, seulement, dans ce cas que la source fournit directement au système l’énergie perdue dans le fer des transformateurs, et encore pour la marche à vide, et que le transformateur auxiliaire produit l’énergie dépensée dans les enroulements dans les conditions indiquées plus haut.
- Ainsi donc, la source fournirait alors directement une puissance constante, .celle absorbée par les appareils à vide, c’est-à-dire y compris les pertes par effet Joule ducs aux courants à vide.
- Théoriquement (c’est-à-dire en admettant que P4 et restent constants, ce qui revient à supposer que-les pertes à vide varient seulement proportionnellement à la tension induite) les pertes dans le fer des deux appareils resteraient les mêmes en charge et à vide. En effet, si l’on calcule les expressions des courants d’excitation (‘) I0 et E en fonction de I2 on trouve :
- I —et r_utp; + Ri'T2
- 3 i-hPuPi p" 0 i4-r;p; ’
- que l’on peut écrire en mettant en évidence les courants à vide :
- I - TJipi______IbP.E
- 0 i + RJA i-MMV-
- v __ UtP;_____R;PjT
- 0 H- RiPi-*-V -I-RJA
- Avec l’hypothèse faite (RjP, = RjP{ et par suite U, = R{, P, = P,') on a bien encore
- comme pour la marche à vide, car l’un des courants augmente de la quantité dont l’autre diminue.
- Pratiquement, il n’en est pas tout à fait ainsi, car les pertes à vide, et en particulier les pertes dans le* fer, augmentent presque comme le carré de l’augmentation de la tension. Il en résulte que PI va en augmentant avec la charge et P, en diminuant, de sorte que le terme complémentaire en I3 du courant y interviendrait même dans l’hypothèse do deux transformateurs identiques; la source fournirait donc directement une puissance supérieure aux pertes dans le fer et à celles dues aux courants dont les ampère-tours ne s'équilibrent pas dans les enroulements, et cette puissance augmenterait par suite avec la charge.
- En réalité, avec les transformateurs modernes, le terme correctif est négligeable en toute rigueur, car la puissance correspondante est au plus de l’ordre du millième de la puissance relative au terme principal.
- Toutefois, l’indication du wattmètre va bien en augmentant très faiblement, mais cette augmentation, qui dépasse rarement le centième de la puissance à vide même avec les petits appareils, est due uniquement à l’accroissement du premier terme.
- Le transformateur auxiliaire donnera, théoriquement, les pertes de tension dues aux chutes de potentiel dans les impédances R1? R,', R2, R2, pour le courant I2 moins toutefois les pertes
- (*) H faut entendre ici par courant d’excitation, dans le fer.
- çt h
- pertes
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- de tension clans les enroulements primaires pour les courants complémentaires additif ou soustractif d’excitation. La puissance correspondante à ce transformateur serait par suite celles de pertes ohmiqucs dues à la charge, abstraction faite de celles correspondant aux variations des courants d’excitation.
- En pratique, le terme complementaire de l’expression de x n’interviendra dans cet appareil que d’une façon inappréciable et il sera soustractif. Ceci est d’ailleurs évident, puisque la source fournit une puissance légèrement plus grande que celle nécessaire aux pertes dans le fer et par effet Joule des courants d’excitation.
- D’une façon suffisamment approchée, et pour des appareils d’une certaine puissance, on peut prendre pour valeur de a: et y
- x — 2I0 (RiH-Rs),
- y = U1(P, + P0-
- Ce qui précède ne tient pas compte des pertes par courants de Foucault dans les enroulements, toutefois, comme ceci équivaut, au fond, à une augmentation de la résistance ohmi-que, on voit que le transformateur auxiliaire fournira les pertes par courants parasites.
- En résumé, dans la méthode différentielle- avec des appareils identiques, on peut en somme séparer exactement, les pertes dans le fer des pertes dans le cuivre par les indications des deux waltinètres, car la source fournit directement une puissance pratiquement constante et égale aux pertes dans le fer et par suite, le transformateur auxiliaire donne au système les pertes absorbées par les résistances des enroulements.
- Pour obtenir le rendement avec le plus d’exactitude possible, les pertes, en ce qui concerne le fer, ne doivent pas être parLagées à égalité entre les deux transformateurs. En première approximation, on peut les répartir propoi*tionnellement au rapport des carrés des moyennes des tensions efficaces aux bornes, supposées ramenées au même enroulement c’est-à-dire ~ U, ^ et ((J! +u^'j-
- On peut alors calculer séparément le rendement des deux appareils l’un comme récepteur et l’autre comme générateur avec la même tension sur le circuit à basse tension.
- Dans la méthode de Sumpner, le transformateur auxiliaire étant branché sur la source même, avec une résistance en série avec le primaire, la tension fournie parle secondaire est en phase sensiblement avec celle de l'un des secondaires, de sorte que .v est pratiquement de même phase que U4. Comme les chutes ohmiques sont relativement petites par rapport aux forces électro-mo trices de fuites, le courant î2 est sensiblement décalé d'uu quart d'onde sur la tension aux bornes des hautes tensions, de sorte que les appareils fonctionnent sous charges inductives.
- Pour pouvoir essayer les appareils sous des charges non inductives, il faut employer pour x une tension auxiliaire dont on peut régler le déphasage par rapport à celle de la source.
- On aura une solution assez satisfaisante on disposant en série, avec le primaire du transformateur auxiliaire, non plus une résistance, mais une self-induction notable. Toutefois, cette méthode est peu commode si l’on veut faire varier le décalage pour la vérification de l’auto-régulation sous differents facteurs de puissance.
- Le procédé lo plus pratique consiste à employer un survolteur composé d'un petit alternateur calé sur le même arbre que la génératrice alimentant les deux appareils à essayer et dont on peut faire ^varier le décalage des pôles par rapport à ceux de la génératrice. Ceci peut s’obtenir très facilement par l'emploi pour le survolteur d’un induit qu’on peut faire tourner facilement d’un certain angle autour de son axe.
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- Lorsqu’il s’agit de transformateurs polyphasés, le problème est plus facile à résoudre car on peut employer comme transformateur auxiliaire un moteur asynchrone avec induit bobiné et calé dans une position convenable pour obtenir le décalage voulu dans l’un des appareils.
- Pour avoir les chutes de tension correspondantes, il suffira de déterminer les différences des tensions efficaces ramenées au même enroulement. Les décalages dans les deux appareils s’obtiendront à l’aide de wattmetres, voltmètres et ampèremètres ou à l'aide de phase-mètres.
- Dans le cas particulier où l’on cherche seulement à obtenir le rendement pour un facteur de puissance voisin de l’unité, on peut, s’il s’agit de transformateurs diphasés, adopter la méthode Sumpner mais en croisant les phases du transformateur auxiliaire. C’est à propos d’un essai de cc genre que nous avons imaginé et expérimenté cette méthode. Dans ce cas, ainsi qu'on peut le voir facilement, les deux transformateurs sont dans des conditions d’induction sensiblement identiques et leur rendement est par suite le même.
- Toujours dans lo meme ordre d’idées, on peut, avec un alternateur diphasé, faire facilement l’essai de transformateur à courants alternatifs, en disposant les appareils à essayer en dérivation sur une des phases de l’alternateur et en alimentant le transformateur auxiliaire par l’autre phase.
- Enfin, on pourra employer pour obtenir une tension diphasée d’un quart de période sur celle de la source tous les procédés utilisés pour la bissection d’un courant alternatif.
- Le plus pratique sera celui d’Aruo consistant à prendre un moteur asynchrone diphasé alimenté par une seule phase par la source. L’autre phase du moteur fournira une tension diphasée à un quart de période qui pourra être utilisée soit directement, soit pour alimenter le transformateur auxiliaire.
- Il est intéressant, de remarquer que, quel que soit le décalage, la tension survollrice x reste sensiblement la même pour un même débit el égal au double de celle qui correspond aux bornes de chaque secondaire avec primaire eh court-circuit et pour une intensité égale au courant normal. Ceci résulte de l’expression approchée de x.
- On peut encore s’en rendre compte plus facilement et plus clairement en transformant le diagramme bien connu de Kapp pour le calcul graphique de la chute de tension en charge sous différents décalages, pour le cas de la double transformation avec tension survoltriee dans les secondaires, de façon à obtenir la même tension en grandeur et en phase sur chaque basse tension.
- Ce diagramme est représenté sur la figure k en supposant les rapports de transformation a vide égaux à l’unité ou encore mieux des échelles différentes pour la haute et la basse tension ; les cercles de rayons IJ, ont respectivement pour centre L, O. et le symétrique de L par rapport à O. On voit facilement que pour que la tension reste la même Uj sur les basses tensions, il faut ajouter à TJa tension secondaire du premier transformateur une tension AB égale à OM ou 2OL, c’est-à-dire au double de la tension pour l'essai du court-circuit de chaque transformateur.
- Les tensions induites par les flux dans les deux appareils sont alors E, et El ; ces quantités diffèrent d’autant moins que lo décalage est plus faible.
- La figure comporte deux régimes identiques comme courants mais différents comme décalage de façon à bien mettre ce dernier point à évidence.
- Elle montre de plus que, pour avoir un déphasage déterminé dans la haute tension du premier transformateur, par exemple, il faut que la tension survoltriee AB soit dccalcc d’un
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- angle égal à z— —<pt) par rapport à U,, étant le décalage pour le fonctionnement
- du transformateur en court-circuit et ç1 le déphasage du courant de basse tension.
- U
- En particulier, pour un.déphasage nul dans la basse tension du premier transformateur, le décalage de AB ou x doit être un peu supérieur à un quart de période.
- Enfin, on peut voir aussi facilement sur le diagramme que si Uj est perpendiculaire à OM par raison de symétrie, E., et Ë{ sont égaux et par suite que les perles dans le fer sont les mêmes pour les deux transformateurs ainsi que nous l’avions annoncé plus haut.
- C.-F. Güildert.
- L’USURE DES TURBINES (suite) (').
- ÉTUDE SPÉCIALE DE PLUSIEURS CAS DE CORROSION(*)
- § 1. — TcnBINE A LIBRE DÉVIATION.
- La roue motrice dont nous avons donné la photographie dans la figure 7, ne peut être étudiée indépendamment de ses directrices, car la forme très spéciale de celles-ci et l’usure très localisée qu’on y peut constater, nous fournira de précieuses indications. Nous repro-
- (*) Eclair^ Electrique, tome ML. 17 août 1907, p. aI8. ^ I l'fd
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- duisons dans la figure xo la face amont des directrices, celle par où l’eau entre, et dans la figure îi la face aval, celle qui est immédiatement voisine de la roue motrice en rotation.
- Il est assez curieux de constater que d’une pari, la face antéi’ieure d'amont contre laquelle se déplace le vannage qui règle le débit, ne révèle aucune trace d’usure sensible,
- tandis que d’autre’part le^coté d’aval est fortement attaqué en quatre points bien déterminés. Ces points sont diamétralement opposés deux à deux et les deux diamètres sont perpendiculaires l’un à l’autre. Ce fait écarte déjà, en ce qui concerne la corrosion, l’hypothèse de faction exclusive du tube aspirateur dont cette turbine est munie. La localisation ne peut, en effet, être séparée de l'usure elle-même, et l’aspiration ne suffirait pas à les expliquer.
- Sans doute, la roue mobile (voir fig. 7) est fortement corrodée sur tout son développe-
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- ment et les aubes présentent une usure en tous points semblable, mais on ne peut en inférer que ceci : la cause de l’usure a simultanément agi sur loutesles aubes, oucelles-ci ont été, à chaque tour, successivement soumises à Faction d'une cause qui s’est toujours maintenue à peu près semblable à elle-même.
- Examinons le distributeur : les canaux s'amorcent en amont suivant deux couronnes concentriques, Fune extérieure, l'autre intérieure (fig\ io) et leurs entrées qui forment quatre groupes successifs correspondant aux quatre quadrants, sont disposées en quinconce sur les deux couronnes. En aval, au contraire (fig. n), les canaux ouvrent tous sur la même couronne, dont le rayon moyen est égal à celui de la circonférence moyenne des deux couronnes d’àmont. U en résulte que, dans un quadrant, la veine liquide est lancée vers la roue motrice dans une direction convergente, tandis que, dans le quadrant voisin, la direction est divergente par rapport à l'axe de rotation. Et les deux veines liquides, qui sortent de deux canaux voisins, appartenant à des groupes différents, composent leur mouvement en entrant en contact et donnent évidemment lieu à un mouvement tourbillonnaire.
- Le réglage du débit en fonction de la charge s’obtient, ainsi que nous l’avons indiqué déjà, par le déplacement d'un vannage qui ferme un certain nombre de canaux directeurs à Fune des extrémités de chaque quadrant.
- 11 peut se faire que la turbine fonctionne à charge réduite, et qu’un ou plusieurs canaux de chaque quadrant soient fermés par le.vannage. Le tourbillon n’en subsistera pas moins, mais il sera cependant un peu modifié puisqu’enlre les deux veines liquides les plus voisines dont les directions seront divergentes, se trouvera un canal du distributeur, fermé en amont, vers l’entrée de Feau, et ouvert en aval.
- Que ce mouvement tourbillonnaire donne ensuite naissance à une action chimique localisée ou qu’il détermine une attaque directe de la fonte par l'eau chargée de sable, ou bien que les deux actions se combinent pour amener le résultat que nous constatons, peu importe ; le point essentiel ici, c’est que l’usure existe là où se produit le tourbillon.
- La roue motrice de cette turbine a déjà été donnée dans la figure 7 ; cette vue a été prise du côté des directrices. Ndus donnons au contraire, dans la figure 12, la même roue prise
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- du côté de la décharge, et en rapprochant ces deux vues, on se rendra compte des différences très caractéristiques que présente l’usure sur les deux faces. Tandis que vers les directrices, la tranche de toutes les aubes est fortement entamée et entamée avec une remarquable uniformité, sur l’autre face, la tranche est indemne niais l’on distingue nettement une usure localisée, au dos de chaque aube, un peu avant l’extrémité de celle-ci. De plus, l’usure se manifeste encore sur les parosi extérieures et intérieures qui servent d’appui aux aubes successives.
- Le premier de ces points d’usure mérite d’être particulièrement remarqué, parce que nous retrouverons à plusieurs [autres roues une corrosion tout à fait analogue, et qui peut s’expliquer aisément, en considérant la forme qu’affecte la veine liquide vers la sortie de la roue.
- Ou remarquera en outre que si la face de l’aube, sur laquelle la veine liquide est directement lancée parles directrices, porte également un ou deux points d’usure tout à fait localisée, cependant en dehors de ces points, soit sur le dos, soit sur la face (eu faisant abstraction de la tranche), la paroi est assez bien conservée. On ne peut donc admettre que l’usure soit produite parle simple frottement de la veine liquide.
- § II. — Tciibine limite.
- Usine 1.
- Nous avons donné précédemment des indications générales et des croquis (fig. 5, 7 et 8) relativement à la roue que nous voulons étudier ici. La roue motrice (du type turbine limite à veine moulée) a des parois d’aubes dédoublées. L’arête du coté des directrices est assez bien conservée, mais on remarquera immédiatement trois points d’usure très visibles au dos
- Fig. 18. — Turbine limite, i aoo HP. 3uo tours. (Entrée du ('eau. )
- de l’aube. La partie de l’arête la mieux conservée est celle que protège en quelque sorte le tiroir de réglage (voir fig. 7). Dans les figures i3 et i4, nous reproduisons la roue, vue respectivement du côté de l’entrée et du côté de la sortie de l’eau. En ce dernier point,
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- l'usure de l'arête est encore absolument nulle, mais on-constate une forte corrosion delà paroi, à l’extrémité du dos de l’aube, dans la partie que la face opposée de l’aube voisine ne recouvre pas.
- Il faut convenir que l’usure semble bien de nature chimique. Nous distinguons, il est vrai, à l’entrée de l’aube, trois petits creux voisins entre lesquels subsistent encore çà et là des arêtes qui les délimitent, mais les surfaces de ces creux ne sont pas lisses et polies comme il semble, à priori, que le frottement du sable devrait les laisser. Les parties usées présentent de petites alvéoles très voisines, et, vers la sortie, la partie attaquée donne un peu l’impression d’une matière spongieuse.
- On a donné do cette usure l'explication suivante^) : « A l’origine (la turbine adoptée) était une turbine limite, mais après une marche de quelques mois, il s’est produit une forte corrosion dans les aubes mobiles, défectuosité provenant de la formation d’un vide en certains endroitsQ. » Il faut évidemment comprendre qu’il ne s’agit pas d’un espace vide au sens rigoureux du mot, mais d’une région qui reste en dehors du courant normal et qui, ainsi que l’indiquent expressément plusieurs auteurs, est toujours remplie par des remous. Certains n’avaient attribué à ces remous aucune influence^) en réalité, là où ils sc produisent, nous constatons des usures anormales très profondes et très rapides.
- Celte usure a-t-elle pour cause directe et immédiate le tourbillon lui-même, ou celui-ci met-il en œuvre une action chimique secondaire dont nous constatons alors les effets, c'est ce que nous essayerons de déterminer. Pour l'instant, nous signalerons qu’on a cherché à faire disparaître l’usure trop rapide en substituant à la roue limite une roue d’action, dont les aubes sont composées d’une paroi simple, de largeur variable, et dont la courbure diffère
- (*) Production et utilisation de l’énergie électrique dans le canton do Fribourg, L’usine de Thury Hauterive, par À. Waebcr, p. 5s.
- (2) Il faut remarquer d’ailleurs que si la présence de l’air, en certains endroits des aubes motrices, entraînait une rapide usure, la turbine de l'usine G (voir p. 2a3) devrait s’user beaucoup plus vite, puisque la roue est à libre déviation. Or, après huit années de service, la turbine est intacte.
- 0 Cf: Bccnem. Les moteurs hydrauliques actuels.
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- notablement de celle des aubes primitives. Le succès rt’a été que partiel en‘ce sens que l'usure a été seulement ralentie.
- Fig. i5. — Turbino diction, i 200 HP., substituée à> turbine limite (%. »3).
- Dans la figure i5, on peut voir comment l’usure se manifeste dans la nouvelle roue. L’arête de l’aube vers l’entrée a été attaquée au milieu et à sa racine; en ce point elle a même été presque détachée de la paroi latérale qui raccorde les aubes. A la sortie de l’eau,
- Fig-. 16. — Distributeur de la turbine limite i aoo HP.
- un peu avant l’extrémité de l’aube, l'usure que nous avons déjà remarquée dans la roue limite s’est ici reproduite, sans que l'aréte extérieure soit atteinte.
- U est manifeste que la seule action corrosive de l’eau ne peut être invoquée, puisque certaines turbines sont exemptes d’usure anormale, même apres un fonctionnement prolongé. Nous avons d’autre part fait remarquer que, dans la roue de la figure i3 (voir aussi
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- fig. i5), mienne corrosion ne s’est produite dans la partie des aubes qui, à charge réduiLe, se trouve soustraite à l’action directe de l’eau par suite de l’interposition du tiroir de réglage. Or c’est précisément dans cette partie des aubes, en dehors de la veine liquide en mouvement, que, par suite de la dépression, l’action chimique localisée pourrait s’expliquer. Les faits nous apprennent au contraire que les corrosions apparaissent surtout aux turbines dont la veine liquide est déformée et, en outre, c’est en général en plein courant d’eau ou dans le voisinage immédiat de la veine liquide, dans une région qui participe encore à son mouvement, que nous trouvons ces corrosions.*
- Fig. 17. — Turbine limite 1 200 IIP. 5oo tours. (Côté de l’entrée de l’eau.)
- Si l’on cherche à se représenter le déplacement de l’eau dans les aubes, il semble tout à fait justifié, en raison même des changements de direction et de vitesse, eu égard aussi à la haute valeur des vitesses et aux changements de section dans les directrices et dans les aubes, de supposer que des mouvements tourbillonnaires puissent se produire ; soil qu’on les considère en effet comme des produits accessoires du mouvement de la veine principale, soit qu’on les suppose reliés cnLre eux et constituant celle-ci.
- Dans fa figure 16, on peut constater encore une usure intéressante. Le cliché ost celui du distributeurtixe, concentrique à la roue des figures i3 et iô. La portion des directrices que le tiroir de réglage ne protège pas est complètement emportée du côté de la roue, el. ce n’est pas la face, mais le dos de la directrice qui porte les traces de l'usure lente qui a emporté le métal.
- Usine II.
- Nous avons constaté, dans une autre usine, une reproduction à peu près identique des mêmes faits, et si nous les avons relevés, c’est que de curieux essais ont été tentés pour prolonger « la vie » des roues.
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- Les turbines primitives étaient assez semblables aux précédentes et munies comme elles d’un tube aspirateur ; roue limite, centrifuge, injection sur toute la périphérie, tiroir de réglage cylindrique intercalé entre la roue et les directrices; la hauteur de chute était de 85 métrés. Les turbines avaient cependant un axe horizonlal et développaient une puissance de i ?oo chevaux à une vitesse dé 5oo tours par minute.
- L’eau d'alimentation renferme une très grande quantilé de sable. En 8 à 12 mois les roues à aubes garnies étaient absolument hors service et dans un état de corrosion tel que l'on retrouve presque avec peine les formes primitives dés aubes.
- Dans la figure 17 on ne constate mémo plus cet Le conservation partielle de rareté des aubes que nous avons remarquée dans la figure 10 ; la turbine marche il est vrai à charge extrêmement variable, eL les effets dus au tiroir de réglage n’apparaissent plus ici comme précédemment. La figure 18 montre la roue limite du côté de la sortie de l’eau.
- l’if. nS. — Turbine limite i 200 HP. 5oo tours. (Côté sortie de l’eau.)
- On remarquera, par analogie avec la figure i3, combien le dos des aubes a été profondément creusé en plusieurs points tandis que la face sur laquelle frappe l’eau à son entrée [dans la roue est relativement conservée. Et, bien que (fig. 18) les extrémités des aubes aient été presque complètement emportées, on peut néanmoins constater, en certains endroits, les traces d’une corrosion qui se produit au dos de l’aube, un peu avant l’arête extrême. C’est ce que nous avions déjà relevé à diverses roues.
- Dans la figure 19 qui reproduit une roue en tous points semblable à celle des figures précédentes, l’usure y est cependant un peu différente. L’arête intérieure est assez distincte, et le dos de chaque aube porLe un creux assez profond dans la partie qui, à faillie charge, doit être protégée par le tiroir de réglage. D’autre part, la face de chaque aube présenle également un creux, mais moins profond. En rapprochant cette figure delà figure iG, on en conclut que les diffé rences doivent provenir exclusivement de la durée du service et des variations de charge subies par chacune des roues ; le genre d’utilisation de l'énergie électrique produite par l’usine où étaient installées ces turbines, implique des variations de charge si imper* tantes et si fréquentes que nous ne devons pas nous étonner de ne plus retrouver ici unq
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- roue limite par une roue d’action, l’injection et le dispositif de réglage restant les memes. La figure 20 se rapporte à une roue limite dont toutes les aubes ont. été fortement attaquées à
- 1%. 30. — Boue d’action j 200 .HP. 5oo tours.
- l’entrée comme à la sortie. Ici surtout les aubes ont été comme râpées sur toute leur largeur. Il est intéressant de constater que la partie la plus usée de l’aube (vers la sortie de l’eau) est située à droite, tandis que le courant d’eau est plutôt entraîné à gauche vers la décharge.
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- On a enfin remplacé les roues en fonte, roue limite ou roue d'action, par des roues identiques en bronze. Les figures 21 et 22 donnent les deux faces delà roue limite en bronze après
- Fig. 33. - Roue limite eu bronze. (Côté sortie de l'eu.)
- à ce que nous avions jusqu’à présent constaté aux roues en fonte. Tandis que, dans ces dernières, les surfaces n’étaient nullement polies et présentaient des stries compliquées, au contraire dans lie bronze la partie atteinte par l’usure était parfaitement, lisse.
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- On peut le vérifier on examinant soit les figures 21 el 22, soit encore la figure 23, roue d’aelion en brone fortement usée du coté de la sortie de l’eau.
- Deux conclusions très importantes nous paraissent s’imposer 101. Puisque l'usure s est maintenue et a si singulièrement changé d’aspect, maigre le changement du métal de la roue, il faut admettre que l’usure n’est pas le résultat d’une simple action chimique et d’autre part que l'action mécanique 11e produit pas les mêmes effets sur un métal de composition complexe comme la fonte et sur un métal homogène comme le bronze.
- § III. — Turbines Francis.
- Les turbines Francis diffèrent notablement, dans leur principe, dans leur co'nslructfon et dans leur mode de réglage, des roues que nous avons étudiées jusqu’ici. Tandis que, dans les roues d’aelion, la pression du liquide à l’entrée de la roue est égale ou inférieure à la pression atmosphérique, clans les roues Francis, toujours à réaction, la pression d’entrée est au contraire supérieure à la pression atmosphérique. Ces roues fonctionnent noyées ou, ce qui revient au même, elles sont munies d’un tube aspirateur. On sait, d’autre part, qu’on peut obtenir avec ces turbines des vitesses relativement plus grandes que dans les roues d’aelion.
- Les roues qui nous ont fourni des exemples de corrosion sont centripètes et leur réglage est très différent.
- Dans la première, chaque directrice est mobile autour d’un petit axe qui la traverse et l’ensemble des directrices se déplacent simultanément sous l’action du régulateur, de façon à ouvrir plus ou moins tous les orifices de sortie vers la roue mobile. La figure 2/1 représente schématiquement ce dispositif.
- Fm roue de la figure 20 a fonctionné pendant 3 ans sous une chute de 62 mètres ; elle est
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- oo HP. 3oo tours.
- que nous avons eonslalé dans les roues en fonte ou en bronze. Ce seul de petites perforations locales, de petites alvéoles très voisines, sans relation apparente, mais qui ont suffi
- Iüy. 26. — Koizo l-'rancis. (Côté entrée de l’eau.)
- pour que peu à peu, sur chacun des bords, à l’entrée de la roue et sur toute la périphérie, une assez forte épaisseur do métal finisse par être enlevée. D’autre pari, la tranche des aubes a été usée et l’on remarque très bien dans la figure 2(>, que la corrosion de l'aube a commencé sur le côté vers lequel le courant d’eau était entraîné, puisque c’est de ce côté que toutes les aubes restent le plus profondément atteintes. Les parois latérales sont légè-
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- rement entamées et, en tous cas, la corrosion est là aussi très localisée. A la sortie, les aubes ne manifestent aucune trace d’usure.
- Fig. 28. — Tiroir de la turbine Francis 1 000 IIP.
- les remous les plus violents. Le déplacement des directrices autour de leur axe a pour effet (Uétrangler plus ou moins la veine à l'entrée de la roue motrice, et le jeu qui doit exister entre ces directrices et les parois latérales auxquelles sont fixés leurs axes, expliquent la présence des remous et de la corrosion.
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- La roue de la figure 27 est encore une roue Francis centripète mais son réglage est obtenu par un tiroir (fîg. 28) interposé entre la couronne fixe des directrices et la roue mobile. Ce tiroir, comme le montre d’ailleurs la figure, est formé de deux couronnes réunies par de petites aubes rigides en nombre égal à celui des aubes de la roue motrice.
- La forme des aunes du tiroir est telle (tig. ferme complètement les canaux de la roue et si on lait tourner le tiroir autour de son axe, on ouvre peu à peu ces canaux. La variation du débit est donc obtenue par une rotation de faible amplitude de ce tiroir.
- ba roue appartient à une turbine Francis de 1 000 chevaux à vitesse variable fonctionnant sous une chute nette de 32 mètres avec un débit de 3 roo litres et une vitesse normale de 3oo tours-minute. La turbine est munie d'un tube d’aspiration de 1 mètre de diamètre et de 5 mètres environ de longueur. On remarquera que la roue présente bien quelques traces de corrosion notamment sur les parois Latérales vers la sortie, mais qu’en somme l’usure est dans cette pièce assez insignifiante. 11 en résulte bien que le tube d’aspiration n’a pas l’influence prépondérante qu’on serait tenté de lui attribuer, au point de vue de la corrosion anormale des roues de turbines el il faut en chercher ailleurs la véritable cause. Les parois du tiroir destinées à I obturation des aubes (fig. 28) sont, au contraire, assez fortement usées sur leur tranche pelle que le rôle du tiroir est précisément do qui pénètrent dans les aubes.
- (A suivre.)
- 29) que, dans une certaine position, le tiroir
- l'on ne s'en étonnera point si l’on sc rap-nlifier, suivant la charge, les veines liquides
- J. Dalemont.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la relation entre la pression et la ten-sionpourlaproduction délayons cathodiques. — R. v. Hirsel. — Physikalische Zeitschrift, i5 juillet 1907.
- Si l’on produit des rayons cathodiques dans un tube vide d’air, au moyen d’une machine à
- influence, il existe entre la pression p et le po-teutiel de décharge V la relation p*V =; constante.
- Dans les expériences qui ont conduit à l’établissement de cette formule, on a mesuré le potentiel V de la cathode avec un électromètre de Brauu et on a relié l’anode à la terre. La pression
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- L’éclairage èlectriqüë
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- était donnée par une jauge de Mac Leod. Le courant était fourni par une machine a influence à huit plateaux. Le tableau I indique les résultats des mesures sur le premier tube employé, sur lequel on a pu déterminer la loi. V désigne les indications de Lélectromètre ; pour obtenir les potentiels en volt, il faut multiplier par 5,6. La pression est évaluée en millièmes de millimètre. La régiou étudiée est comprise entre i 6oo et i4ooo volts.
- Le gaz du tube était de l’hydrogène préparé éleetrolytiquement au moyen d’acide sulfurique étendu et bien purilié. Après chaque lecture, on vidait à nouveau le tube et on laissait rentrer du gaz frais.
- Les valeurs de //V croissent avec la température ambiante, entre 10 et 25”, de i,5 °/0 environ par degré. Le courant de la machine à influence n’échauffe que très peu le tube.
- TABLEAU I
- La valeur de 1’
- agissant
- prouvé par des expériences préliminaires dans lesquelles on a employé, après la grosse machine qui donnait environ 1,2 . 10“6 ampère, une petite machine donnant environ 4 - io_? ampère. Les courants étaient mesurés au moyen d’un galvanomètre. Le tableau II indique les résultats obtenus.
- Tant que la cathode rayonne d’une façon constante, le potentiel de décharge donne la plus petite tension pour laquelle la décharge traverse le tube pour la pression donnée. Celle-ci est indépendante de l’intensité du courant, au moins dans les limites de l’expérience.
- La valeur de la constante p2V dépend de la dimension du tube, du métal des électrodes et du gaz de remplissage.
- Influence des dimensions.
- Dans un tube cri forme de boule de 10 centimètres de diamètre rempli d’hydrogène, on disposa des électrodes de différentes grosseurs et à différentes distances. Des disques circulaires en zinc; de 12 millimètres de diamètre ont donné les résultats suivants :
- Pour une distance de 58 mm. paV —- 704 volts
- — — 42 - 12W —
- — — ai — 3 254 —
- Des disques de cuivre placés à une distance de
- 42 millimètres ont donné les résultats suivants :
- Pour une distance de 12 mm. p2V = 1 363
- 8 — 997
- Chaque valeur indiquée pourpsV représente la moyenne d’au moins cinq expériences faites à différentes pressions. On ne reconnaît pas, dans ces chiffres, l’existence d’une loi uniforme ; peut-
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- être la paroi du tube exerce-t-elle une influence perturbatrice.
- Influence du métal des électrodes.
- Dans le même tube, on a dispose des disques de 12 millimètres de diamètre placés à 42 millimètres de distance. Les résultats ont été les suivants :
- p2V= pour l'aluminium
- i ihk pour le zinc I 363 pour le cuivre
- Les deux dernières valeurs montrent que l’influence de la cathode est prédominante, mais que l’anode joue aussi un rôle sensible.
- Influence du gaz.
- Dans un tube avec électrodes d’aluminium, on a trouvé les valeurs suivantes :
- 6o pour l'oxygène
- 97.5 pour l’azote
- 67.5 pour l’oxyde de carbone.
- Pour chaque gaz, on a trouvé vérifiée la constance du produit p*V dans l’intervalle de t 5oo à 12000 volts, avec la même exactitude que dans l’expcrience à laquelle se rapporte le tableau I. T,'hydrogène et l’oxygène étaient préparés élec-trolytiqucmenf avec de l’acide sulfurique étendu ; l’azote était extrait de l’air par absorption de l’oxygène dans le pyrogallol et le cuivre incandescent ; l’oxvde de carbone de l’acide formique et de l’acide sulfurique : tous les gaz étaient desséchés soigneusement sur de l'acide phospho-rique. Il semble qu’il y ait une relation avec le poids moléculaire. On a en effet (p2V)HmH, =1 46o,2 (p'V)N'ÛNt — 97,5.98 = 2 730 i
- (p*V) oniOj -- 6o,32 —- 1 920 ^ 2/82880
- (p*V) comco = 67,5.28 = r 890 1 9/3 2 835
- Les produits de la valeur dep2\T pour le poids
- moléculaire sont sensiblement égaux pour les deux paires; les deux courants sont dans le rapport de 2 à 3.
- Si le tube contient un mélange de gaz, la
- valeur de p*V n’est plus constante, comme l’indique la série suivante qui se rapporte à de l’air sec ne contenant pas d’acide carbonique.
- TABLEAU III
- Tous les gaz impurs ont donné des résultats analogues, qui semblent, caractéristiques pour les mélanges.
- Si l’on ue renouvelle pas le gaz après chaque expérience, le gaz contenu dans le tube devient très vite impur. Sa décharge forme lentement un nouveau gaz, et la pression croît peu à peu. Si l’on pompe de temps en temps, pour rester dans les limites de pression choisies, pour lesquelles la cathode rayonne bien, le produit plV redevient coustant au bout d’un temps assez long.
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- constante de ce nouveau gaz formé dans le tube ne concorde avec aucune des constantes des gaz étudiés jusqu’ici et a pour valeur à peu près exactement le quart de la valeur de la constante relative à l’hydrogène. Le tableau IV donne un exemple d’un tel essai.
- Lu valeur moyenne, après que la constance était obtenue, est de 110,7 ; valeur relative à l’hydrogène, dans le même tube, est de ôo. Cette valeur finale, égale au quart de 1a valeur de l’hydrogène, est toujours obtenue quel que soit le gaz primitivement introduit dans le tube, hydrogène, oxygène ou air; elle correspond évidemment au gaz nouvellement formé. D’après eè qui précède, on peut supposer que ce 11’est pas un mélange de gaz et que son poids moléculaire est proportionnel à 4-
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur Vinfluence de l’emploi de tôles en alliage pour l’établissement de transformateurs. — R. Pohl. — Eleldrotechnische Zeitschrift. 19 juillet 1907.
- Plusieurs publications ont été faites sur les propriétés électriques et magnétiques des nouvelles sortes de tôles employées dans l’industrie sous le nom de tôles en alliage. Les propriétés caractéristiques que présente cet alliage de fer par rapport aux tôles ordinaires employées dans la construction des machines électriques résident dans une résistance spécifique extrêmement élevée — environ o,5o — d’où résultent de très faibles pertes par courants de Foucault, et dans un faible coefficient d’hystérésis. Les pertes totales pour 5o périodes sont, en moyenne, pour les memes saturations, moitié moins élevées que les pertes dans les tôles de fer ordinaires. En ce qui concerne la perméabilité, celle-ci est augmentée par des inductions allant jusqu’à roooo environ, puis diminue et est relativement faible aux saturations élevées. 11 ne se produit pas de vieillissement.
- Si l’on fait abstraction des difficultés un peu plus grandes de façonnage et d’étampage, le seul inconvénient de ces tôles en alliage réside dans liiir prix élevé, qui atteint environ 2,5 fois le prix des tôles ordinaires. C’est ce prix qui empêche leur emploi général.
- L’auteur s’est proposé de montrer, par le développement de projets comparatifs, que, malgré le prix élevé des nouvelles tôles, leur emploi dans la construction des transformateurs est économique et permet d’obtenir, au point de vue électrique, des avantages importants. En meme temps, l’auteur indique de quelle façon simple les propriétés différentes et les prix peuvent être considérés dans l’établissement d’un projet, et quelle influence ils doivent avoir sur la construction des transformateurs.
- L’auteur calcule un transformateur monophasé à noyau de 5o kilowatts de tension moyenne et de rapport de transformation moyenne, pourüo périodes, et construit soit avec des tôles modernes de dynamos, soit avec des tôles eu alliage. Dans les deux cas, l’auteur emploie les dimensions les plus avauLageuses, calculées d’après la méthode indiquée et par l’auteur Bohle, et l’on suppose le même échauffement dans les deux cas.
- Les avantages de lun ou de l’autre projet sont alors indiqués par la valeur du rendement et par le prix de revient qui peut être considéré comme proportionnel au prix total des matériaux actifs. En outre, l’auteur compare le courant à vide et le courant magnétisant, les dimensions et les
- Les propriétés magnétiques de la tôle eu alliage sont indiquées par les fabricants. Les courbes de la figure 1 indiquent les pertes totales par kilogrammes (pertes par hystérésis et par courant de Foucault) à 75 et 5o périodes pour des tôles de o,'"n,35 et omttl,o5 d’épaisseur, en fonction de l’induction B. La figure 5 donne les courbes de l’induction B et de la perméabilité jj, en fonction de l’intensité de champ IL Les courbes correspondantes relatives aux tôles de
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- dynamos ordinaires, sont indiquées par les figures 3 et 4-
- l’on ait avantage à employer des tôles très minces. L’épaisseur la plus avantageuse, dont
- Les pertes par courants de Foucault dans les tôles eu alliage ayant une valeur faible par rapport aux pertes par hystérésis, le gain que l’on
- réalise en diminuant de plus en plus l’épaisseur des tôles est proportionnellement plus faible qu’avec des tôles de dynamos. Pour B = ioooo et 5o périodes, la perte par kilogramme de tôle en alliage est de 1,9 watts pour une épaisseur de °m,D,5 et de 1,75 watts pour une épaisseur de omm,35. Les valeurs correspondantes par des tôles de fer sont de 3,7 et de S,j5 watts. Donc, tandis que l’on gagne environ i5 °/0 avec ces dernières en abaissant l’épaisseur de omm,5 à o”"1,35, on ne gagne que 8 0/„ sur les premières. Le gain de 8 °/0 n’est pas suffisant pour que
- la valeur exacte est ditlicile à déterminer, est plus élevée pour les tôles en alliage que pour les tôles ordinaires. L’auteur choisit l’épaisseur de K3xiQa
- -2£_/
- Ml J//SO»
- 1%. 5.
- om"',5 pour les tôles en alliage et de owm,35 pour les tôles en fer. Les courbes indiquant les pertes sont donc les courbes n° Ib (fig. 1) et n° IIb
- (iig. 3).
- Dans le mode de calcul employé, les pertes dans le fer sont données par la relation :
- pertes par kilogramme de fer = K2B-, la valeur de K* étant indiquée par les courbes de la figure 5.
- Le facteur Ki est la constante des pertes dans le cuivre déterminée par la relation :
- pertes par kilogramme de cuivre = K^3, en désignant par s la densité de courant en ampère par millimètre carré. On a
- Ki = 2,6. .
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 34.
- Cette valeur comprend uDe augmentation de résistance de 16 °/0 (correspondant à .4o°) par suite de réchauffement et de i5 °/0 par suite des courants de Foucault.
- La constante des pertes dans le fer K2 est donnée par la figure 5 pour la valeur de B dont il s’agit. L’induction dans les tôles d’alliage était certainement supérieure à l’induction dans les tôles de fer, l’auteur choisit pour les tôles de fer :
- K2= 3,36 . io s(correspondant à B = 8ooo) et pour les tôles d’alliage :
- K2= 1,9 . io' * (correspondant à B = roooo).
- Même si les valeurs de B diffèrent sensiblement des valeurs admises ci-dessus, l’erreur due à la différence dans les valeurs de K2 est si faible qu’une correction n’est pas nécessaire.
- Il est particulièrement important de déterminer la valeur du rapport de poids.
- £ ___ poids de fer
- poids de cuivre
- L’équation de prix du transformateur géné-
- a P=V
- /w. s,. s, / i,. i,
- K '\/ y..;,..'/. B
- ver la valeur minima pour :
- prix par kilogramme de cuivre guipé prix par kilogramme de tôle étampée poids de fer poids de cuivre
- Le prix total du cuivre doit être égal au prix total du fer. En employant les tôles en alliage, qui sont beaucoup plus coûteuses, il faut réduire d’une façon importante le rapport poids de fer poids de cuivre
- Il faut employer relativement plus de cuivre et moins de tôles. Pour déterminer plus exactement la valeur de K2, l’auteur prend pour le cuivre un prix moyen de 2 fr. 35 par kilogramme, pour la tôle en alliage un prix moyen de o fr. par kilogramme, et pour les tôles
- de fer un prix moyen de o fr. 375 par kilogramme. A cela, il faut ajouter un supplément sensible pour le revêtement isolant, pour l’étampage et pour les chutes. Ce supplément peut être évaluc'à o fr. 3i par kilogramme pour des
- tôles de fer de omro,35 d’épaisseur et pour les tôles d’alliage de omm,5 d’épaisseur. On a alors :
- pour les tôles de fer k*____—~~ 3 environ,
- v o,685
- pour les tôles d’alliage h-6 — —— ~ 2 environ.
- 1,25
- On voit que la différence de prix de revient influe d’une façon sensible sur le projet. Tandis que le poids de fer d’un transformateur ordinaire doit être environ trois fois plus élevé que le poids de cuivre, il ne doit être que le double quand on emploie des tôles en alliage.
- Pour les facteurs de remplissage du fer et du
- ff = f=
- section réelle de fe
- >n réelle de cuivre
- L’auteur choisit aux sections du noyau une croix avec deux entrefers (fig. 6), et pose : fr= 0,67.
- La tension et la nature de l’isolement permettent de poser, comme facteur de remplissage du dernier.
- £ = o,35.
- En ce qui concerne l’échauffement, on suppose que la nature du refroidissement et les conditions de fonctionnement permettent 22cm,5 par watt seulement.
- Le transformateur en tôles d’alliage devant présenter certainement une valeur plus élevée de l’induction, et des dimensions plus faibles, il doit posséder, pour une même surface de refroidissement, un rendement plus élevé que le transformateur en tôles de fer. On calcule donc le transformateur pour des rendements r, atteignant 97,0, 97,70 et 98 %, tandis que, pour le transformateur à tôles de fer, on le calculera pour des rendements de 97, 97,25, et
- 97.8 "/•'
- Pour le calcul, on se sert en outre de trois _______________5,7 . ios K . VT. À
- 1 W.
- , K3W„ / p,.pr
- e=S7oT^V K^K,
- Y =
- W„ / _PçPe_
- ,028/; y klk\k3
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 279
- dans lesquelles e désigac la fréquence (= 5o), W,„ les perles totales en watts et pc—pr les pertes en »/„ dans le cuivre ou dans le fer (o,5). Le facteur a est indépendant du rendement, et. des matériaux actifs. « = 24,4. ioH. Les valeurs de B et de A, y sont les suivantes :
- (3-= 4,g5 . io* /i.3C.ios 3,96. io9
- y : : 2,o3 . IO8 1,83 . I O8 I,Ô2 . IOH
- En se servant des relatious
- d, = id d— l'j
- sB = ,
- = (ï/*K
- on calcule pour différentes valeurs du diamètre du noyau d les valeurs correspondantes de .vB, dont la valeur maxima conduit, pour le rendement, donné, au transformateur le plus économique. On obtient ainsi les chiffres suivantes :
- TRANSFORMATEUR EN TOLES DE FER
- TRANSFORMATEUR EN TOLES D'ALLIACE
- Ces tableaux permettent de déterminer les valeurs les plus avantageuses de d, dx et h (fig. 6)
- fonction au rendement.
- Figr- 6.
- Pour déterminer le plus rapidement possible la surface de refroidissement d’après les valeurs de d; dt et h, on procède de la façon sui-
- On a :
- Surface totale de refroidisscment= surface de refroidissement de fer surface de refroidissement du cuivre.
- On pose :
- Surlace de refroidissement du fer = périphérie périphérique du noyau X longueur moyenne du fer.
- Evidemment, la périphérie d’une secLion quelconque présente toujours une certaine proportionnalité par rapport au diamètre d. On peut donc définir pour chaque forme du noyau un facteur de remplissage déterminé :
- s____section réelle du fer.
- h~ ^(x/4) !
- On peut aussi introduire un facteur de refroidissement e donné par la relation c,sd= périphérie de refroidissement du novau.
- Ce facteur de refroidissement a pour valeur, pour la forme employée :
- La périphérie de refroidissement de la culasse est, en général, plus petite que celle du noyau. La différence est compensée par les surfaces frontales et l’on est en droit d’utiliser l’équa-tion simple :
- surface de refroidissement du fer
- — 2 Cid(Ji —f- dy —|— 2 cf).
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- L 'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 34.
- Corinne surface de refroidissement du cuivre, on suppose pour un noyau une surface d’enveloppe et cieux surfaces frontales, et Ton obtient l’équation :
- Surface de refroidissement du cuivre
- = ^ [(<* + 4) +- 3 +
- — 2x H- df) h dt |
- Surface totale de refroidissement = 2C*rffA + rf14-2rf]
- -h Sx £(d df) h -+- ^d djJ .
- On trouve qu’en pratique cette formule rend de bons services, elle est surtout utilisable avec le mode de calcul employé par l’auteur. Ce calcul reposant sur un rendement donné, el donnant d’abord d, et h, on peut, avant de déterminer la densité de courant et l’induction ainsi que la construction, vérifier réchauffement en déterminant le nombre de millimètres carrés par watt, on obtient alors les résultats suivants.
- Il suffit de tracer les courbes et do mener la droite correspondant à 22e’1'8,5 par watt, et l’on trouve les valeurs correspondantes de n, d, h et sB : on en déduit ensuite les valeurs de s et de B, les poids Gc et Gf et le prix total des matériaux actifs, que l’on doit comparer. Le prix est toujours égal au double du prix du cuivre.
- P = 2 . 2,35 . Gefrancs On obtient les résultats suivants :
- TRANSFORMATEUR LE PLUS AVANTAGEUX POUR DE SURFACE DE REFROIDISSEMENT
- PAR WATT
- TRANSFORMATEUR
- TRANSFORMATEUR
- 97>®% a3 cm.
- 3g 5 i,35 ar 70 ooo
- 656 franc 4a4ksr,5 566 kgr.
- 97'® °/o
- ig cm.
- 10600 130^,5 556 francs. î4i kgr.
- 36iksr,5
- (A suivre.)
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des lignes de traction à courant alternatif (fm)Q-)- —L. Lichtenstein.— Elcklrotechimche Zeitschrift, 27 juin 1907.
- VII. — Expériences sur l'effet produit par le courant alternatif sur les installations téléphoniques établies le long de la voie.
- Les premières observations furent faites sur la ligne téléphonique établie le long delà voie militaire de Zossen à Marienfelde. A la gare de Ma-rienfelde est installé un téléphone Siemens et Halske qui relie la station avec une série de postes. L’installation était d’abord à un seul fil (tous les appareils étaient en série); les prises de terre étaient distantes de 7 kilomètres. La figure 11 indique la disposition de la ligne téléphonique par rapport à la ligne électrique alimentant la voie. Plus tard, on u muni les téléphones d’un conducteur de retour métallique. Lors des premières observations, la ligne était encore à fil unique.
- A. Le circuit était formé par le conducteur inférieur 1 et les rails éclissés électriquement par des connexions en cuivre. On y fit passer d’abord n5 ampères à une fréquence de 45 pé-
- 0 L'Éclairage Électrique, tome LI1, 20 juillet, 3, 10 et 17 août 1907, p. 97, 167, îo5 et 245.
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- riodes par seconde. La longueur de la boucle était de ikin,85 (fig. 4-)- Toutes les plaques de terres étaient déconnectées des rails. La sonnette d’appel du téléphone fonctionna d’une façon ininterrompue. Le bruit était si fort dans le téléphone que toute conversation était absolument impossible.
- B. Le même circuit fut utilisé. Toutes les plaques de terre étaient déconnectées des rails. Le courant alternatif avait une intensité de 96 ampères à 25 périodes par seconde. La sonnette fonctionna sans interruption. Les conversations étaient très difficiles.
- C. Dans le circuit de 2fcm,oü de longueur formé par le conducteur moyen et le conducteur inférieur, on fit passer l5o ampères à 45 périodes par seconde. La sonnette ne fonctionna que faiblement. Le bruit dans le récepteur était aussi inteuse que dans l’essai A..
- Dans les installations de traction à courant continu, les courants produisent différentes perturbations dans les installations téléphoniques avec retour par la terre. Dans les installations à courant alternatif, il faut aussi considérer l’influence inductive du champ magnétique produit par les courants de traction.
- L’état d’isolement des rails posés sur des traverses en bois et sur du béton étant sensiblement meilleur que dans les installations de traction à courant continu, on pouvait prévoir que l’influence des courants vagabonds serait moins importante que l’influence des courants produits par induction. En réalité, l'influence constatée sur les lignes téléphoniques avait à peu près la même importance dans les essais A et C. Dans
- l’expérienec C, les rails n’étaient parcourus par aucun courant, de sorte qu’il ne pouvait y avoir de courants vagabonds. On peut donc dire que, dans le cas dont il s’agit, l'action inductive prédomine nettement.
- Pour éviter cette action inductive, il faut munir de conducteurs de retour métalliques toutes les installations téléphoniques voisines des installations de tractions. Les câbles téléphoniques et télégraphiques sont les plus appropriés pour
- Les expériences ont confirmé ce qui précède : comme cela a été dit, l’installation téléphonique de la ligne de Marienfelde à Zossen a été munie d’un conducteur de retour métallique. La distance horizontale du conducteur d’aller et du conducteur de retour était d’environ 5o centimètres; avec l’installation ainsi modifiée, on répéta les expériences A et C.
- D. Dans le circuit formé du conducteur inférieur (s) et des rails éclissés par des connexions en cuivre, on fait passer environ 187 ampères â 5o périodes par seconde. Le circuit avait une longueur 1= ikni,85. Toutes les plaques de terre étaient déconnectées des rails. La sonnette du téléphone ne fonctionna pas. Dans le récepteur, on entendait un son grave très intense. La compréhension était difficile.
- E. O11 fit passer dans le circuit, formé du conducteur inférieur et du conducteur médian, un courant de i3y ampères à 5o périodes par seconde. L’action sur le téléphone fut intense, bien que moins importante que dans l’essai D précédent. Dans les essais D et E, il ne s’agissait que de l’action du champ magnétique produit par le courant, dans la ligne de traction.
- Dans les essais D et E, la surface embrassée par le circuit téléphonique était sensiblement plus petiLe que dans les essais C. L’influence était, pour cetLe raison,- moins marquée.
- Des expériences D et. E il résulte que l’emploi d’un conducteur de retour métallique à une distance de 5o centimètres environ ne suffit pas pour assurer le fonctionnement sansperturbation de l’installation téléphonique.
- Outre les expériences A et E, on fit une série d’essais avec une installation téléphonique provisoire. Cette installation comprenait un conducteur d’alleretun conducteur de retour en bronze siliceux de i,Dra,8 de diamètre. La position des fils dans l’cspacc est indiquée par les figures 12
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- et i3. En deux points distants de ikm,2 on avait installé un appareil téléphonique transportable Siemens et Halske. Les essais effectués ont été les suivants :
- À. L’installation de traction n’était parcourue par aucun couraDt.
- La compréhension était nette et claire.
- B. Dans le circuit formé par le conducteur inférieur et les rails, on fit passer i4o ampères a 5o périodes. Un bourdonnement sourd se fit entendre dans le récepteur ; la compréhension était néanmoins possible.
- C. Dans le circuit formé par le conducteur inférieur et le conducteur médian, on fit passer i4o ampères à 5o périodes par seconde. Le bourdonnement fut beaucoup plus faible que dans l’essai B. La compréhension avait à peu près la même netteté que dans l’essai A. Pour prouver que l’action inductive dépend de la surface embrassée par la boucle, on employa dans les expériences suivantes un fil de bronze comme conducteur d’aller et la file de rails comme conducteur de retour.
- D. L’installation de traction n’était parcourue par aucun courant.
- La compréhension fut la meme que dans l’essai A.
- E. Dans le circuit formé par le conducteur inférieur et le conducteur médian, on fit passer i4o ampères à 5o périodes pur seconde.
- Le bourdonnement était très intense dans le téléphone ; la compréhension était à peine possible.
- Avec des courants triphasés, l’action jnductive sur les lignes téléphoniques est évidemment beaucoup plus faible qu’avec du courant alternatif.
- Pour des courants triphasés de ioo ampères à a5 périodes environ, l’action exercée sur Pins-lallation téléphonique, avec conducteur de retour métallique, fut insignifiante. Le récepteur faisait entendre seulement un bourdonnement sourd. Avec des courants triphasés, il suffît donc, en général, de munir l’installation téléphonique d’un conducteur de retour métallique ; pour les grandes longueurs, il faut torsader les deux conducteurs téléphoniques. Avec du courant alternatif, les câbles téléphoniques sont les plus appropriés pour la transmission.
- Comme on le voit d’après les expériences faites par l’auteur, l'influence des courants de terre produite par la chute detension dans les rails est beaucoup plus faible que, l’influence du champ magnétique des courants de traction.
- Dans les installations monophasées à haute tension, il peut se produire dans les fils télé-- phoniques ou télégraphiques ou dans l’enveloppe extérieure des câbles télégraphiques ou téléphoniques des différences de potentiel très importantes.
- (A suivre). B. L.
- Sur la chute de tension dans les câbles
- (Suite) (>). — B. stirnimann--EkktrotechmscheZeitschrift,
- i3 juin 1907.
- L’auteur considère un câble simple sans plomb du type ordinaire. Le conducteur en cuivre consiste en un fil ceutral sur lequel ont été placées une ou plusieurs couches de fil torsadées en spirale. Soit A l’origine (fig. i) d’un tour de la couche extérieure, et B l’extrémité de ce tour après D une rotation de A côté de ce fil, et en contact avec lui, sont placés d’autres fils compris entre A et B.
- Le courant trouve donc j deux chemins, l’un le long ’ du fil de A àC vers B; A l’autre direct de À à B. Le premier présente de la résistance ohmique et de la sclf-induclion due à sa forme en spirale. L'autre u’a que de la résistance ohmique, consistant en résistances
- (Q VÉclairageÉlectrique, tome LU, ao juillet et a août 1907, p. 99 et 170.
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- de contact nécessaires entre les différents fils. Le cas étudié est donc très simple; c’est le cas du montage en parallèle d’une impédance et d’une résistance ohmique. La figure 2 indique schématiquement ce montage. Pour cette répartition du courant, on doit avoir :
- Ap = J, W, = JSW* -I- JaXB = Jz-
- On peut donc tracer le diagramme que représente la figure'3. La valeur JsWa représente la
- Fig. a. Fig. 3.
- chute de tension ohmique qui se produit dans le fil. On compose cette chute de tension avec la chute de tensioninductivc et l’on obtientainsi la chute de tension apparente dans le fil. Celle-ci doit, d’après l’équation précédente, être égale à la perte ,1^. On porte simplement, dans Iïi direction de J2W2 la grandeur J2Z2 et l’on obtient J,\V, en grandeur et en direction. Ce vecteur devrait être à son tour composé avec J2Z2 et I on obtiendrait JZ, chute de tension apparente résultante. De celle-ci, on sait seulement qu’elle doit être égale à J2Z, etJAV'i- Mais comme on ne connaît ni J, ni J2, on ne peut pas déterminer leur direction, qui doit être comprise entre celles de J2Z, et de J,W|. On obtient donc une rotation du vecteur à l’opposé de la direction de la chute ohmique. La direction donnée correspond à une répartition de courant arbitrairement
- L’angle entre A et B n’a pas besoin d’être égal à 2z. La ligne de jonction directe satisfait aux mêmes conditions. Si, par exemple, l’angle est plus petit, l’influence est plus faible relativement; pour ait elle atteint le maximum. Comme action totale, on obtient une valeur moyenne que l’on doit prendre pour la section ainsi que pour la longueur totale du câble. Mais il arrive que des fils se séparent les uns des autres ; cela arrive par exemple quand on plie le câble; la valeur du l'apport (.f,/J2) peut donc être modifiée en certains points du câble. On trouve alors de trop fortes chutes de tension apparentes, et la projec-
- tion de J2Z2 dans la direction de JjW* n’est plus rigoureuse. En fait, on obtient l’inégalité
- La différence correspond donc seulement à un câble idéal homogène par rapport à la position réciproque et à la pression des fils sur toute sa longueur. Pour le-fil central, la résistance est nulle. Plus on s’éloigne vers l'extrémité, et plus elle augmente, ainsi que la chute de tension supplémentaire. T>e fil central prend donc la plus grande conductibilité.
- A côté de l’influence de la sef-induction due à la surface de plus en plus grande enchâssée par les spirales de fil, d’où résulte l'influence constatée de la section, il est facile de voir que la pression avec laquellè les fils se touchent, la torsion des conducteurs, a une influence suri augmentation despertes. Le diamètre des fils dont est constitué le câble n’est pas indifférent. Par exemple, un câble de 200 millimètres carrés peut être établi avec 37 fils de 2“““.55 de diamètre, ou aussi avec 19 fils de 3""",6G de diamètre. Dans les deux cas, l'auo-mentation des pertes n’a pas la même valeur. Le dernier câble présentera une râleur de a sensiblement plus petite que le premier. La construction du diagramme a permis de trouver, pour 4oo millimètres, deux valeurs de la chute apparente de tension, l’une a = G,o, l’autre a = 3,i5. La valeur la plus élevée provient d’un câble sous plomb dont l’âme de cuivre consiste en couches de fils concentriques. La valeur la plus faible correspond à un câble au caoutchouc de meme section. Pour ces raisons, on voit qu’il ne faut pas donner de courbes pour a, car ce lac-teur dépend beaucoup trop de la fabrication du câble. Des câbles de même construction, mais de provenance différente, donnent des résultats différents.
- L’auteur a fait des expériences sur un câble dont l’âme était constituée des conducteurs séparés les uns desautrespar de minces feuilles de papier. Ce câble avait 4oo millimètres carrés de section et 4oo mètres de longueur : la figure 4 représente son mode de construction : au centre, six fils de 3mra,55 formaient une âme; sur celle-ci étaient enroulés en spirale six conducteurs formés chacun de i4 fils de 2mm,25 et recouverts d’une enveloppe en papier. Le tout était recouvert d’une couche de papier, d’une couche de jute imprégné et d’une enveloppe de plomb.
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- Une portion de 25o mètres a présenté une
- Fig. 4.
- Les expériences faites sur ce câble ont conduit aux résultats qu’indique le tableau suivant :
- La chute de tension apparente a été de 3,7/1 volts. La résistance apparente est de z = 0,0284 ohm.
- La valeur de a est
- « = 2,42.-
- Si l’on examine respectivement les résultats relatifs aux trois câbles de 4oo millimètres carrés, on trouve les chiffres suivants :
- Ame ordinaire.............
- Conducteur flexible formé de plu
- Câble subdivisé...........
- Deux câbles subdivisés sont actuellement en fonctionnement et donnent toute satisfaction. Des mesures faites en charge ont donné, pourceux-ci, a= 1. Ces câbles ont 56 et. 67 millimètres carrés de section; l’hypothèse précédemment énoncée que, pour des câbles de 5o millimètres carrés, on peut poser a = 1, est donc confirmée.
- D’après les résultats qui précèdent, il semble que l'on puisse énoncer les règles suivantes pour des câbles à courant alternatif.
- Jusqu’à IOO millimètres carrés de section, les câbles ordinaires sont applicables. Pour de plus grandes sections, il est bon d’employer des câbles à torous isolés. Chaque self-induction ne doit pas avoir plus de 70 millimètres carrés de section environ, pour que la self-induction ne soit pas inutilement élevée. Les gros câbles, jusqu’à 5oo millimètres carrés, peuvent être avantageusement formés de sept torons.
- Les garanties à exiger des constructeurs sont les suivantes : Il faut demander non seulement une conductibilité de 98 °/<m niais exiger une certaine conductibilité à courant alternatif pour une fréquence donnée. Pour 4o à 5o périodes, on devra demander g5 °/0, et 98 % pour les fréquences inférieures à 3o périodes, il faut, bien entendu, pour cela, que la courbe de tension soit à peu près sinusoïdale.
- B. L.
- TRACTION
- la traction électrique sur les voies ferrées (Suite) 0. — P. Dawson. — The Electricien, 21 juin I9°7'
- L’auteur discute ensuite les deux causes principales qui conduisent à l’électrification des chemins de fer existants ; la réduction des dépenses d’exploitation, et la meilleure utilisation du matériel.
- En comparant les dépenses par train-mille avec la vapeur et l’électricité, il faut tenir compte de ce que les trains à vapeur sont, en moyenne, composés de sept voitures ayant une capacité de 35o voyageurs. Les Lrains électriques comprennent deux à cinq voitures et la capacité d’un train moyen de trois voitures est
- 0 L'Éclairage Électrique, t. LI. a5 mai 1 t. LII, 20 juillet 1907, p. 10a.
- ,9°7> P
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- de ifi5 voyageurs. Ces chiffres indiquent nettement le grand avantage que présente l’électrification des lignes suburbaines. Pour cclles-ei, l’électricité permet d’augmenter considérablement la vitesse moyenne, grâce à la valeur élevée de l’accélération, et d’utiliser le plus complètement possible les voies et le9 terminus existants. Comme l’a indiqué le directeur général du Lancashire and Yorkshire Raihvay, l’objet de rélectrification n’est pas tant d’abaisser les dépenses d’exploitation, que d’accroître les possibilités de recette. Les pertes énormes que subissent certainescompagnies de chemins de fer du fait de la concurrence des tramways électriques sont assez connues pour qu’il soit inutile d’insister sur ce point. Un service très accéléré et très fréquent peut seul lutter contre cette concurrence, et ne peut être assuré qu’avec l’emploi de la traction électrique. Le fait qu’un service fréquent et rapide peut, dans la plupart des cas, apporter un remède efficace et prouvé par les résultats satisfaisants obtenus sur le Lancashire and Yorkshire Ry et sur le North Eastern RL Cette dernière ligne donne un exemple particulièrement intéressant, parce que les lignes électriques entre Newcastle et Tyneinouth supportent une concurrence achar-
- née des lignes de tramways, etprésentent, malgré cela, un accroissement marqué des bénéfices. c Le tableau XII en donne une idée nette.
- TABLEAU XII
- Stillwell et Putman, dans une étude documentée sur la traction électrique, ont donné les chiffres qu’indique le tableau XIII.
- Quelques remarques générales sur la façon dont l’électrification des lignes suhurbaines peut être considérée présentent un certain inté-
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- Tableau b
- U K AIN S A VA P E U R t n » 1 \- « C I.KCTRIOUES
- » s Tii 1 1 y com^riT rrr~;' '-7777—
- les m,i, les arrêts. compris. non compris.
- min. min. millcspar h. milles par h. min. sec. scc. milles par b, milleBparh.
- Victoria » » »
- Grosvenor Itoad 0,8 3 I 13,7 T 6,0 2 I 20 22,0 23,8
- Baltersca Pari. ...... o,5 I I j5,û 3o,o I 20 20 18,0 33,4
- Glapham Junction 1, 4 20 4 I I-,l 31,4 2 3l 3o 39,0 34,0
- WaodswortL G'oiimion. . r,.îfia5 3 I 20,45 27,25 2 33 30 3940 34,3
- Balhani o,C 1 12,0 18,0 I 29 20 30,0 ' a4,1
- Strcatham Common 1,90 4 T 23,4 29,25 3 4o 20 29,0 3i,fi
- Norbury 0,8 3 1 16,0 34,0 1 4o 20 24.0 38,8
- Thomton Healh 1,275 3 1 J9’1 20 3o,o 34,2
- 3 I i4,a5 3i,375 1 35 20 22.0 27,0
- New Croydon 1,1125 3 I 16,7 32,35 2 20 20 25,0 38,6 •
- Soulli Crcydon 0,9370 3 3 / 13,5 18,75 j 5o 30 23,0 ay,3
- Purlcv Oaks 2 I 35,25 2 10 20 . 28,0 32,8
- Purley 0.96,5 2 I 19,35 28,87.0 1 57 2.) 25,0 39,8
- Stoats Nesl •40ao » iy,5 21,90 2 3i 32,0 34,y
- Totattx .t . ,5.o6,.r, 38 ,5 17,05 23,8 39 56 V3o* 26,3 3o, i
- Streatham Ilill ,.nS ' 3 t ,r, 01 ,o 2 4 nn 26,0 3o,5
- West Norwood 19.3 35,70 2 iô 20 3o,o 34,3
- Gipsy Tlill 0,920 | 2 I 18,5 37,-5 I 52 22 25,0 29-7
- Crystal Palace 14,70 1 3() 20
- Norwood Junction. 0:4875 4 1 5,85 7,3a5 2 5o 90 28,0 io,3
- 2 7 a3 9.95 3 7 20 29,6 12,74
- South Croydon 0,9375 3 I 12,0 i8.75 1 55 20 35,0 39’3
- Purley Oaks j,i75 2 I 23,5 35,25 a 9 30 28,0 3a,8
- Purlcv 0,962a 2 1 iy,a5 28,875 1 56 20 25,0 29,8
- Stoats Ncst 1,4625 4 «9-5 21,95 2 3i 32,0 34,9
- T""* ” • 16,370 4a i5 17,2 a3,a 3a 2 4'527 26,5 3o,7
- Dans ce but, il faut considérer soigneusement l’horaire des trains de la ligne cjue l’on se propose d’électrifier, aussi bien au point de vue de la capacité par heure, du nombre de trains par heure, et de la vitesse moyenne en milles par heure, arrêts compris. Pour cela, l’auteur considère d’abord les dépenses comparatives par train-mille avec la vapeur et avec l’électricité, sur la base d’un train à vapeur de sept voilures pesaut 210 tonnes avec la locomotive, avec une capacité de Gao voyageurs et un train électrique de trois voitures avec une capacité-de 210 voya-
- geurs, ou 4i °j0 de celle d’un train à vapeur. Les chiffres suivants (tableau XIV) se rapportent à
- D’après ces chiffres, le rapport des dépenses d’exploitation avec l’électricité et avec la vapeur a pour valeur 48,5 °/0 (y compris le courant et les charges du capital sur le système de transmission et de distribution). On voit que les dépenses par train-mille sont environ moitié moins élevées avec la traction électrique qu’avec la traction à vapeur. La capacité du train à vapeur est plus du double de la capacité du
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- train électrique, mais il faut tenir compte que les dépenses indiquées pour les trains électriques sont prévues pour une accélération moyenne égale à plus du double de l’accélération obtenue avec la vapeur.
- TABLEAU XIII
- VAPEUR £ LECTRI-
- Renouvellement de la voie en »/0 des dépenses totales d'exploitation. , . 38,6 »/o fi O o/o
- Réparations et renouvellement des Batiments en °/o des dépenses totales d’exploitation 2 v36«/u »/o
- Réparations et éclissage de la voie cil % des dépenses totales d’exploitation. . o.o % 0,8 "/o
- Réparations de la construction aérienne et du rail en °/0 des dépenses totales d’exploitation
- Réparations des locomotives en «/„ des 7.5l °/o i,o5 °/0
- Entretien des locomotives par train-mille. 0,21 o,.o5
- Il ne faut pas perdre de vue qu’il serait impossible, avec la traction à vapeur, d’augmenter effectivement la vitesse des trains soumis à de nombreux arrêts. Pour établir une comparaison exacte, on doit prendre, comme vitesse moyenne
- des trains électriques, la vitesse réalisée par les trains à vapeur ; sur cette base, on peut voir que le nombre et la puissance des moteurs nécessaires pour remorquer le train de trois voitures
- TABLEAU XIV
- c-trrEbH fil.lïCTRlClTÊ
- pp:«“a[:^üc
- Combm[il)Ie courant. 6q"»t,6 5oCBnt
- Eau, huile, etc, 9 ° o 9
- Entretien et réparations. 34 i 8 5
- Salaires 32 5 i5 8
- Éd”r,S' 8 5 dans Indépensés
- Total. 1*537 O*,75
- prévu dans l’exemple précédent suffiraient amplement pour assurer la remorque d’un train de sept voitures présentant la même capacité que le train à vapeur et ayant la même vitesse que celui-ci. On voit alors que, si l’on prend la même base de comparaison, les dépenses relatives à la traction électrique de trains subur-baius sont inférieures à la moitié des dépenses
- TABLEAU G
- ! j STH. CtiOYDON j 1 SELHURST ! 1 | BALHAM | j I ï | jjj
- Trains vapeur. — h m K m h m i, m h h m h m. h. m h m h m h m h m h h
- Temps maximum occupé par jour. 1 8 i 5 i 3 T O 0 55 0 37 O 34 0 3o 0 3 7 0 3g I 30 0 46 0 43 0 31 0 3o U 28
- Temps minimum occupé par jour. o 46 0 3a 0 4i 0 2" 0 18 0 20 0 10 'J 9 0 3i
- 3 14 •. in 3 i4 3 10 3 Tfl > ->T v •>. 2 2 3 21 0 43 0 't . I T r -, . -, , n
- Intervalle minimum entre trains. 0 6 0 2 0 6 O 3 0 2 O I 0 1 0 1 0 1 0 1 0 5 O 2 O 2 0 3 0 8 0 I
- Total maximum combiné. . . 4 5 3 2 4 0 3 48 3 43 2 53 2 5o 3 46 2 43 0 53 2 4o I 47 1 33 1 42 i 26 I 22
- Total minimum combiné. . . 0 5a 0 Ô3 0 47 0 42 O 20 0 33 0 3o 0 26 O 2.3 0 i5 0 46 O 42 0 28 0 3i 0 27 O 10
- Trains électriques. min. min. min. min. min. min. min. min. min. min. min. min. min. min. min.
- Temps maximum occupe par jour. 0 37 34 32 00 27 22 20 l8 l6 12 2 4 21 *9 17 i4
- Temps minimum occupé par jour. 0 3j 32 37 25 22 20 18 16 12 2 4 21 19 I7 i4
- Intervalle maximum -mlrn trqina 0 a3 33 l5 15 i5 15 8 23 LO ,5 l3 8
- Intervalle minimum entre trains. 0 7 7 7 7 5 5 5 5 2 5 5 5 ,ï a
- Total maximum combine. i 0 57 53 5o 37 35 33 3i 20 5o 3y 36 34 32 32
- dotal minimum combiné. 0 4i 39 39 34 3a 37 25 33 31 i4 32 '9 26 24 ” 16
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- L’ÉCLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. LU. — N° 34.
- d’exploitation relatives à la traction à vapeur, avec l’avantage supplémentaire de la diminution de la durée d’occupation des voies aux points terminus, grâce à l’emploi d’automotrices formant des trains k unités multiples.
- Mais un autre lacteur très important entre en ligne de compte; c’est le meilleur emploi de la capacité présentée par heure si l’on assure le service avec des trains plus légers et plus fréquents au lieu de trains lourds de grande conte-
- Avec le système à vapeur, il y a peu de différence entre les dépenses d’exploitation relatives k un train de 200 voyageurs et k un train de 6oo voyageurs, par exemple, tandis qu’avec le système électrique, les dépenses d’exploitation sont pratiquement proportionnelles k la capacité
- T.e tableau A montre les importants bénéfices que l’on peut retirer de l’électrification des lignes suburbaines et explique nettement les
- raisons pour lesquelles les chemins de 1er de Londres et de la banlieue ont souffert durement de la concurrence des tramways électriques. On peut voir, en prenant comme exemple la ligne de Clapham, où un train à vapeur met ly minutes et un tramway électrique 21 minutes pour aller k Victoria, qye l’emploi de la traction électrique permettrait d’effectuer le trajet en 6'minu-tes sur la voie ferrée. Le système k vapeur actuel exige autant de temps que les tramways pour le transport des voyageurs jusqu’à Victoria tandis que le système électrique exigerait le tiers de ce temps.
- Le tableau B résume les résultats de la traction k vapeur actuelle comparés k ceux que permettrait de réaliser la traction électrique. Le grand avantage que permet l’électricité, avantage consistant en un service plus fréquent, est nettement mis en évidence par le tableau C.
- (A suivre.) R. R.
- Le Gérant: J.-B. N<
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- sdi 31 Ac
- nnèe. — N* 35..
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au College de France, Membre de l’Institut. —- A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts'et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GERARD, Directeur de l’Institut Électrotechuique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l’École des Mines, — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorboune, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de LiUe, Membre Corrode l'Institut.
- SUR LES P FUTES MOYENNES BLES A LA COMMUTATION PENDANT LA PÉRIODE DU DÉMARRAGE DES MOTEURS MONOPHASÉS A COLLECTEUR
- La commutation en marche normale des moteurs monophasés à collecteur a été l'objet de nombreuses études et recherches et Ton a indiqué différents procédés permettant d’obtenir la commutation parfaite pour ce régime.
- D’autre part, dans une série d'articles très intéressants parus ici meme (Éclairage Électrique des 7 janvier 1905, page 5, et 20 octobre 1906, page 106), M. Marius Latour a étudié les pertes par effet Joule sous les balais au début du démarrage, c’est-à-dire au moment où le rotor peut être supposé tournant à une vitesse infiniment lente, et. il a signalé clairement l’équivalence de tous les types de moteur à cet égard. L’on peut donc se demander jusqu’à quel point les systèmes servant à obtenir la commutation parfaite en vitesse normale peuvent diminuer les pertes moyennes dues à la commutation pendant toute la période d’accélération. Cette'considération est notamment très importante pour les applications à la traction, où les démarrages jouent un grand rôle.
- I. — Pertes dam le moteur série monophasé ordinaire.
- L’on se placera dans le cas le plus fréquent, celui où l’enroulement compensateur est en série avec l’induit (lig. 1). Dans ce cas, l’on peut annuler complètement la force électromotrice dynamique développée dans les spires en court-circuit sous les balais et l’on 11’a qu’à envisager la force électromotrice statique due aux variations du flux inducteur. Tour sim-
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- plifier les calculs, l’o
- supposera de plus que le démarrage est effectué à effort conslanl, c’est-à-dire à courant constant.
- Les conclusions relatives à la comparaison des divers systèmes s’appliqueront encore évidemment aux démarrages réalisés en pratique, et d’ailleurs le procédé de réglage par transformateur permet d'approcher de très près de ce régime idéal de démarrage.
- Dans ces conditions, l’on peut regarder les pertes instantanées (') dues aux courants de court-circuit sous les balais comme sensiblement constantes (2) pendant tou!e la duree du démarrage et la puissance moyenne dépensée de ce chef (égale dans ce cas à la puissance instantanée) peut se mettre, pour un moteur série monophasé ordinaire, sous la forme :
- = (i)
- Q ôtant la vitesse de pulsation 2z co du courant alternatif et x une constante qui ne dépend que de l’intensité de courant admise, pour un moteur donné.
- (') Ce que nous appelons, pour abréger, pertes instantanées ou perles à l'instant t, ce sont en réalité les pertes moyennes sous les balais qui correspondraient à une prolongation indéfinie d'un certain régime de vitesse, obtenu au temps précis 1 pendant le démarrage. Tous nos raisonnements supposent implicitement que la durée d’une période du courant utilisé est négligeable par rapport à celle du démarrage -ce qui permet de remplacer les pertes instantanées réelles par les perles moyennes qui viennent d’ètre définies e.t dont l'expression çc(, se trouve dans la note a. Cotte substitution qui altère les résultats d’une manière évidemment insensible pour les cas de la pratique, simplifie très notablement la recherche des pertes moyennes pendant toute la durée du démarrage.
- (2) En toute rigueur, cela exige que le balai couvre un nombre infini de lames infiniment étroites (cas théorique d’un induit à collecteur sectionné à 1 infini). Dons ce cas en effet, il s’établit un régime permanent dans l’espace tel que la densité efficace o en un point M de la surface du balai est entièrement déterminée par la distance x de ce point au milieu O du balai pris comme
- En désignant par u la tension totale efficace par unité de longueur développée dans la spire correspondant au point M, p la -résistance par unité de surface, a la largeur du balai sur la périphérie du collecteur, b son épaisseur suivant l'axe, I le courant total du réseau à travers ce balai, l’on démontre aisément l’égalité :
- qui est lu perle consommée dans les circuits locaux fermés sous le balai. Dans le cas où la tension u est sensiblement indépendante de x, c’est-à-dire constante pour toute la portion de l'induit eonrl-eircuitée sous le balai, l’on a immédiatement :
- jfl'it plus que de délermir
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- II. — Pertes dans les moteurs série monophasés avec champ de commutation indépendant de la vitesse.
- Ce procédé se trouve réalise en ajoutant au moteur série ordinaire du paragraphe I un enroulement staloriquc supplémentaire ayant même axe magnétique que l’enroulement compensateur et parcouru par un courant soit constant, soit proportionnel au courant principal et sensiblement en quadrature avec ce dernier courant. Dans le cas présentée courant priueipal étant supposé lui-même constant afin d’obtenir une accélération constante, les deux modes d’alimentation précédents sont équivalents ; il n'en serait pas de môme en pratique, le second ayant l'avantage de fournir qn champ de commutation variant automatiquement avec le courant absorbé par le moteur. Si l’on conserve les hypothèses faites précédemment (voir tiote 2), il est facile de voir que Les courants de circulation sous les balais sont en (ü — ko), oj étant, la vitesse angulaire du moteur et k un facteur indépendant de cette vitesse ; les pertes correspondantes sont donc à un instant l :
- y étant la même constante que dans la formule (1).
- Théoriquement il serait donc possible d’annuler constamment ccs pertes par un réglage continu de k au fur et à mesure que la vitesse augmente, mais d’une part k ne peut dépasser certaine valeur limite en pratique et d’autre part ce réglage continu compliquerait notablement le contrôle.
- I/on adoptera donc pour k une valeur constante et réchauffement moyen sera obtenu par la formule :
- Q«II = Ÿ Z (U — k<i)' dt.
- T. étant la durée du démarrage.
- Or l’accélération étant constante l’on a
- v mesurant la vitesse à la fin du démarrage en °/0 du synchronisme. 1,’on en déduit immédiatement
- Q" “=à r ^+/<v - **“°j da
- Si l’on veut obtenir la commutation en marche normale, Ton doit avoir kv = 1
- et la formule (2) donne
- En d autres termes, l’emploi du champ auxiliaire de commutation réduit au tiers les pertes doyennes dues aux courants do couiT-circuil ; l’effet produit est donc loin d’être négligeable.
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- L’on peut réduire encore davantage ces pertes; si Ton* égale en effet à zéro la dérivée par rapport à k du terme en crochets, l’on obtient comme condition du minimum :
- *»=- (3)
- En revanche les perles en marche normale (u> = ?;Q) ne seraient plus nulles mais égales aussi à
- 4
- Cela n’aurait pas grand inconvénient pour un service à démarrages très fréquents (métropolitains par exemple), et dans tous les 'cas une fois la vitesse normale atteinte, l’on peut, en
- réduisant l’excitation du champ de commutation
- de sa valeur initiale, obtenir la com-
- pensation parfaite pour la vitesse normale (kv~i).
- III. — Pertes dans les moteurs série monophasés avec champ de commutation proportionnelle à la vitesse.
- Dans cette catégorie rentrent notamment le moteur à répulsion (fig. 2) et le moteur mixte Latour (fig. 8), ainsi que les moteurs série dans lesquels l'enroulement de compensation
- est en parallèle avec l’induit. L’on peut y rattacher également les moteurs analogues à ceux de la classe II, mais dans lesquels l'enroulement statorique supplémentaire est branché aux bornes de l’induit. Les courants de circulation sous les balais sont alors proportionnels à û — k et les pertes à l’instant t sont
- en conservant les mêmes hypothèses que dans les cas précédents.
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- Pour le moteur à répulsion et le moteur Latour, k est toujours égal au carré du nombre de paires de pôles, mais pour les autres moteurs l’on peut faire varier k entre certaines limites. Nous supposerons toutefois, pour les mêmes raisons que précédemment, que k a valeur constante tout au moins pendant la période de démarrage, et réchauffement moyen sera
- Si l’on veut obtenir la commutation parfaite en marche normale, l’on doit satisfaire à la relation :
- Comparativement au dispositif II, le bénéfice réalisé sur les pertes moyennes est moins important mais il reste néanmoins fort intéressant. Enfin le terme entre crochets est mini-
- la valeur correspondante de QMÏU étant - Qccl.
- 9
- Lorsque k est réglable, l'on pourra donc, comme pour les moteurs de la classe II, main-
- tenir kv1 à la valeur ~ pendant la période du démarrage, puis celui-ci terminé, obtenir la 3
- compensation parfaite en régime normal (Æc2 = i).
- En résumé, Ton peut conclure de cette étude sommaire que les procédés procurant la commutation parfaite pour la vitesse de régime conservent un grand intérêt pendant les périodes d’accélération, en réduisant considérablement réchauffement du collecteur pour une accélération donnée. Leur emploi s’imposerait donc dans l’exploitation d’une ligne ferrée à démarrages fréquents, analogue aux réseaux métropolitains actuels, comme il s’impose à priori dans le cas d’une ligne à arrêts espacés.
- J. Bethenod.
- L'USURE DES TURBINES (fin) (1).
- § IV. — Roues Pelton.
- La roue Pelton est, on le sait, constituée par un disque muni à la périphérie d’une série d’aubes en forme de cuillers, placées normalement au disque. La roue est placée dans une enveloppe fermée, en tôle ou en fonte, et l’eau, sous une forte pression, est lancée contre les augets par un seul distributeur.
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- II importe de remarquer que, dans les roues à injection totale, la veine liquide — sauf pendant le réglage — conserve toujours à peu près la môme forme, et il en résulte que les causes de corrosion peuvent être considérées là eoiinne agissant d'une façon permanente. Les éléments peuvent se déplacer, sans doute, mais ils se renouvellent et continuent ainsi successivement le même travail. Au contraire, dans une roue Pelton, où l'injection n'a lieu qu'en un point de la périphérie, l’action de l’eau sur chaque aube se modifie pendant un tour. 11 n’est pas étonnant dès lors, que la roue présente peu d’usure, malgré les fortes pressions que l’on utilise dans ce genre de turbines.
- Fig. 3o. — Orifice de sortie d’un distributeur Potion.
- Par contre, le distributeur est soumis à une action constante puisque l’eau s’en échappe invariablement et que la veine est seulement étranglée plus ou moins suivant la charge de la machine. C’est donc au distributeur que nous devons trouver des corrosions dues aux actions secondaires et c’est là en effet que nous les trouvons. Le distributeur de la figure 3o appartient à une turbine Pelton de 4oo chevaux tournant à 600 tours sous une pression de 16a mètres avec un débit, do 25o litres par seconde. Il est intéressant de constater que la tranche de la paroi inférieure de l’orifice estabsolument intacte ainsi <|ue la langue qui règle l'épaisseur de la veine. La corrosion'affecte exclusivement les bords latéraux du distributeur et c’est surtout dans les augles inférieurs que le métal a été profondément atteint (!).
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- LES CAUSES DE L’USURE ANORMALE.
- Les faits que nous venons d’étudier se distinguent nettement de tous ceux qui résultent de l'usure normale due au simple frottement de l’eau contre les parois métalliques des roues. Nous savons que cette usure se présente sous l’aspect de raies plus ou moins profondes, qui souvent sont, difficiles à distinguer ; mais les stries continues sur une surface assez étendue n'y apparaissent jamais. L’usure anormale au contraire peut se produire d’une façon plus ou moins différente suivant les roues, mais les surfaces usées présentent toutes des stries caractéristiques^).
- Tantôt l’aube est presque intacte dans son ensemble, et n’accuse que 2 ou 3 perforations locales, tantôt l’aube se trouve profondément entamée et la corrosion peut même atteindre les parois latérales qui réunissent les aubes.
- Tous ces faits sont-ils produits par une seule et même cause de nature mécanique ou chimique ? c’est ce que je voudrais rechercher ici. Tout, d’abord on peut aisément concevoir qu'une même cause agissant dans toutes les turbines n’v produira pas nécessairement les mêmes effets, puisqu'elle peut être modifiée par des circonstances particulières, formes des distributeurs, variations de charge, etc. Cependant si les effets constatés peuvent n’ètre pas toujours semblables, ils devront cependant porter l’empreinte de la cause originelle commune. 11 faut que les corrosions soient de môme famille. Et c’est bien un peu ce que l'on constate pour toutes les roues en fonte, et môme pour les roues cil acier. Seules les roues en bronze font exception et on peut admettre ici — comme nous l’avons déjà indiqué — que la cause esl restée la même, mais qu’elle s’est, exercée sur un objet d’une tout autre nature.
- Pour rechercher les traces de l’action chimique et si clic s'est produite, nous avons pris un morceau d’aube en fonte comme type, et nous l’avons choisi tel que les apparences soient toutes en faveur de l'hypothèse d'une corrosion chimique. On voit dans la figure 33 un des morceaux choisis et la reproduction est assez nette pour qu’011 distingue les petites alvéoles superficielles si nombreuses qui sont l’origine des corrosions plus profondes et qu’on puisse par là se rendre compte, dans une certaine mesure, de la façon progressive dont s’opère le travail de désagrégation. De toutes petites particules assez espacées sont enlevées ça et là, puis le voisinage est attaqué ou ébranlé et les alvéoles s'agrandissent. En choisissant un morceau d’aube profondément creusé, mais ne présentant pas, au môme
- causes de l’usure anormale dont certaines turbines sont le siège. Il a bien voulu nous remettre également quelques clichés.
- FLS. Sa.-Roue motrice.
- dont les aubes ont été atteintes par une corrosion profonde et localisée. On remarquera tout spécialement les points d’usure qui sont visibles sur la paroi latérale qui unit les aubes, du côté de l’échappement de l’eau.
- (l) Au moins dans les roues en fonte, car dans le bronze les stries n’existent pas.
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- titre, la trac
- ^ désagrégation lente, il eut été possible qu’en cel endroit Faction chimique n’eùt pas laissé de traces ou que l’aelion méca-nique lui eût été substituée par le fait même de la perforation.
- Nous avons donc fourni, au laboratoire royal de Berlin, un certain nombre de morceaux semblables rongés à la surface externe, tandis que la masse était intacte, enlevés aux extrémités extérieures de la roue limite reproduite dans la figure et lui avons demandé de faire séparément l’analyse de la couche superficielle striée et celle de la masse.
- Eu opérant ainsi, nous espérions connaître les corps qui avaient pu être éliminés sous l’influence d’une réaction chimique.
- F; Les parties corrodées des morceaux sou-
- mis à l’analyse furent détachées de la masse, pulvérisées dans un mortier d’acier et traitées par l’alcool absolu pour être libérées de la rouille. On tint compte dans les résultats de l'analyse du graphite enlevé dans cette opération en même temps que la rouille. D’autre part, on fit quelques prises en divers points de la masse pour l’analyse de la partie non corrodée. L’analyse a porté dans les deux cas sur la teneur en carbone, graphite, silicium, phosphore, manganèse et soufre ; en voici les résultats :
- Les seules différences notables résident dans la teneur en graphite et peuvent sans doute s’expliquer par une inégale répartition de cette variété de carbone dans les diverses parties du métal. Mais il faut tenir compte de la tactique chimique. Il peut se faire que les réactions se soient localisées elles-mêmes, de telle sorte que les parties du métal qui sont restées intactes, aient la même composition que la masse. Sans atteindre meme tous les éléments constitutifs, l’agent chimique a pu, par place, en attaquer un seul et entraîner les autres par simple dislocation. Et au surplus, dans ces interprétations, les erreurs s’introduisent si facilement qu’il faut sc garder de conclure trop hâtivement. C’est pourquoi nous avons remis à M. Kévillon, ingénieur du laboratoire de Dion-Bouton et Cie à Puteaux, quelques échantillons des aubes atteintes parla corrosion. Il a bien voulu nous faire faire, dans son laboratoire, les deux photomicrographies que nous reproduisons ici. La ligure 34 se rapporte au bord non altéré de la section d’une aube, la ligure 35 au bord altéré de la même pièce, au grossissement de 200 diamètres. Bien qu’on ail pris soin de faire passer la section qu’on voulait examiner, non seulement par les points de corrosion, mais en outre par les alvéoles
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- avec une certitude absolue. D’une part en effet la corrosion véritable, celle qui pouvait être très petites qui en marquent le début, il est néanmoins bien difficile de conclure encore concluante, était trop avancée et, d’autre part, les échantillons de fonte, enlevés à une turbine ayant séjourné quelque temps à l’air, avaient plus ou moins souffert de l'action des agents atmosphériques. Quoi qu’il en soit, les deux bords sont assez différents; Je bord non altéré contient beaucoup de ferrite, du phosphore, de la perlite et du graphite; le bord altéré contient encore du graphite mais surtout de la perlite et du phosphuve.
- Voici, après examen et discussion, les deux hypothèses auxquelles, avec WM. Ilévillon et Legrix, nous noiis sommes arrêtés : i° au point où se produit le tourbillon, grâce à la présence de l’air et au moindre lavage de la paroi, il se produit une attaque chimique. M. Legrix a tenté une espèce de vérification sur un morceau de l’aube, parfaitement poli. 11 a laissé agir une eau quelconque et a examiné la surface après r, a, 5 et 18 heures. La ferrite et la perlite s’oxydent, prennent des teintes de rouille, tandis que* le phosphure se met en évidence e.1 reste blanc; U se produit déjà après 18 heures un petit creusement formé par l’oxyde et qu’on peut facilement enlever. La grande objection qu’on peut faire à cette hypothèse et à sa vérification, c’est que l’action des agents atmosphériques auxquels la roue a été exposée une lois mise hors service suffirait à produire les effets indiqués.
- 2° L’action tourbillonnaire s’exerçant sur les éléments inégalement résistants qui composent. cette fonte assez grossière, notamment sur le graphite libre, peut produire d’abord des dislocations locales, d’autant plus admissibles que les vibrations inévitables de la niasse les favorisent encore, certaines petites particules sc dé,tachent et sont alors le point de départ d’un ébranlement de plus en plus grand et des destructions que nous avons constatées, toujours circonscrites d’ailleurs aux limites du tourbillon.
- M. Uévillon croit môme que, grâce aux fissures formées dans la masse par le graphite, l’ac-bon mécanique peut provoquer une désagrégation plus rapide que ne le peut faire, dans le, cas présent, l’action chimique.
- J. Dalemont.
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- UK VUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Recherches électriques et optiques sur Varc h courant alternatif. — L. Puccianti. — Pkysika-
- lische Zeitschrift, i5 juillet 1907.
- Une étude de Lombardi et Melazzo contient des indications intéressantes sur les variations de composition et d’éclat que subit, dans les différentes phases, l’arc électrique alimenté par du courant alternatif.
- L'auteur a cru intéressant de faire une série d’expériences détaillées sur le spectre de l’arc, sur sa composition et sur ses éléments élcc-
- II faut bien se rappeler cc que l’on doit entendre par composition de l’arc : les expériences de Lenard ont montré que, dans l’arc à courant continu, on n’a pas affaire en réalité à une forme de l’arc, mais à différentes formes correspondant aux différentes raies de son spectre. Or, dans l’arc à courant alternatif, fa composition du spectre peut varier sensiblement d’une phase à l’autre. Dans ces conditions, l’auteur s'csl décidé à étudier la composition de l’arc avec un spectroseope sans fente, comme on étudie les protubérances etla chromosphère du soleil.
- Dispositifs expérimentaux employés.
- Le premier dispositif expérimental ne donna pas des résultats entièrement' satisfaisants, La source de courant alternatif était constituée par un inverseur de Ganz. Sur l’arbre de cet appareil, on plaçait des disques de papier découpés suivant des spirales d’Archimcde, de façon qu’un déplacement radial constant correspondit à un déphasage constant. A l’autre extrémité de l’arbre étaient placés les ressorts tournants d'un disque de Joubert, que l’on pouvait déplacer de telle façon que le contact ait lieu pendant un temps très court dans une position déterminée de l’armature. Le rapport de phase entre les expériences électriques et les expériences optiques était alors déterminé par la jonction rigide existant entre le contact mobile et le disque slrobos-copique. L’intensité de courant efflcace et la dif-
- férence de potentiel aux bornes de l’arc étaient indiquées par deux appareils thermiques. L’arc, jaillissant entre deux charbons verticaux, était réglé par un régulateur à main et pouvait être déplacé dans la direction verticale le long d’un rayon du disque stroboscopique. Ce déplacement avait lieu dans le plan focal de l’objectif d’une lunette d’environ 160 centimètres de distance focale. Les rayons lumineux, émanant de lu lampe a arc, traversaientdeuxprismes en sulfure de carbone qui les décomposaient. Un second système de lentilles achromatiques d’environ 80 centimètres de distance focale permettait d’obtenir une image du spectre dans laquelle chaque longueur d’onde ou chaque raie donnait une image de l’arc. Ces différentes images étaient superposées à deux spectres de raies continus provenant des deux charbons. En déplaçant l’arc verticalement, on pouvait obtenir une série de ces figures correspondant à différents découpages du disque, ou aux différentes phases. Devant Ja première lentille, on pouvait disposer un prisme à réflexion totale et un système de lentilles permettant d’envoyer l'image de l’arc sur la fente d’un speetrographe.- Dans celui-ci, on obtenait, en déplaçant l’arc, une série de spectres juxtaposés. L’auteur a obtenu ainsi différentes photographies et a tracé.les courbes correspondantes de J et E. 11 employait des charbons préparés avec des sels de sodium, de baryiiœ et de strontium.
- Dans le deuxième dispositif expérimental, les connexions électriques étaient celles que représente la figure 1. Le courant alternatif passait par un rhéostat Rs, un ampèremètre thermique A/n, une bande de manganin MM, un rhéostat Rs et l’arc A. A la bande de manganin était relié un circuit dérivé, aboutissant aux deux godets à mercure 1 et 2 d’un interrupteur bipolaire. Une résistance assez forte r shuntait l’arc ; sa self-induction était négligeable, ainsi que celle du voltmètre thermique Vm. Un autre circuit était placé en dérivation sur une fraction connue de r et aboutissait aux godets 3 et 4 de l’inverseur. La différence de potentiel existant entre 1 et î
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- est proportionnelle à l’intensité de courant et à [a différence de potentiel existant entre 3 et 4-Les parties mobiles de l’inverseur étaient connectées au galvanomètre balistique G et au condensateur C par l’intermédiaire du disque de Joubert D et de la clef de charge et décharge CA.
- Le galvanomètre, du modèle d’Arsonval, présentait une grande période d’oscillation et un très faible amortissement. Quand la clé CA est abaissée, le condensateur se chargea la différence de potentiel existant entre i et p, ou entre 3 et 4 suivant la position de l’inverseur. Quand la clé CA est relevée, le condensateur se décharge à travers G et la déviation de ce galvanomètre mesure l’intensité de courant ou la différence de potentiel. L'étalonnage du galvanomètre avaitété fait an moyen de courant continu par comparaison avec l’ampèremètre et le voltmètre et par charge de C avec un clément étalon. L’isolement de toutes les parties C, D, CA, G, m, p avaitété fait avec un soin particulier.
- Le dispositif optique était le suivant (fig. a et 3). Un montage simple permettait de passer.de la disposition correspondant à la production du spectre avec fente (fig. 2) à la disposition corres-
- pondant à la production du spectre sans fente (fig. 3). Dans le premier cas, comme l’indique la ' figure 2, la lumière de l’arc A suit le chemin indiqué en trait pointillé : le miroir C et la lentille L projettent en J une image réelle de l’arc,
- D
- ïu moyen d’un écran, la partie mités des charbons. Un système la partie F l’image du disque
- OjOs produit
- D
- stroboscopique qui, quand le disque tourne a grande vitesse, est décomposé en un[certain nombre de parties superposées. Le système de lentilles placé devant la fente a encore pour but de donner une image de l’arc, permettant d’étudier la lumière totale produite par l’arc. Les spectres des différentes phases étaient juxtaposés sur la plaque photographique et étaient directement comparables entre eux.
- Dans le second cas, représenté par la figure 3, l’arc À est placé directement devant le disque
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- strohoscopique D. Le disque porte, dans ce cas, des découpages plus hauts. L’arc peut être déplacé vers le haut ou vers le bas. Quand l’arc se déplace peu à peu, l’image se déplace aussi et ses variations correspondent aux différentes phases. Devant les lentilles est disposé un diaphragme permettant de donner à l’image toujours le meme éclat.
- Résultats expérimentaux.
- Les premières expériences lurent faites avec du baryum, du strontium et du sodium. Elles représentent l'échelle d’excitation correspondant aux différentes phases. Dans une phase qui correspond à peu près au point d'inversion du courant., et que l’on peut appeler « phase d’extinction » les speetres perdent le caractère de spectres d’arc, pour prendre le caractère de spectres de flamme. Us ressemblent beaucoup aux spectres trouvés par Hagenbnch et Konen, obtenus au moyen cl’une flamme de gaz d’éclairage alimeuLéc avec de l’oxygène. Us présentent un nombre très limité de raies métalliques et sont composés de la façon suivante :
- Pour les charbons avec chlorure de sodium, la raie D est très intense et la raie 568 nôtres faible.
- Pour les charbons avec chlorure de strontium,
- phies est la» raie /. 46o,8 [/., obtenue dans la
- flamme lîunsen.
- Pour les charbons avec chlorure de baryum on observe les bandes vertes, attribuées au chlore parHagenbaeh et Konen(5i4^y.> 517 5a4|J,;a,
- 53a [a;a), puis la raie de flamme 553,6 y,;j., et, très faiblement, la raie 455,4 [-’•> raie très intense dans les arcs ordinaires et faible dans les étincelles.
- Sur toutes les photographies, on remarque en outre la raie 422,7 y. (g du spectre solaire). Les autres lignes font totalement défaut, ou bien sont si faibles qu’elles ne laissent pas de trace sur Ja plaque photographique.
- Dans les phases suivantes, le spectre est plus intense et plus riche en raies; quand on approche de la phase nulle suivante, il redevient plus faible et plus pauvre en raies.
- Ces résultats concordent avec ceux qu’ont obtenus d’autres auteurs pour les raies de différents métaux.
- Les éléments électriques.
- L'inverseur faisait environ 900 tours par minute, cc qui correspondait à 3o périodes entières par seconde. La f. é. m. mesurée à circuit ouvert avait pour valeur 108 volts : on avait disposé en série avec l’arc une résistance de valeur assez élevée, qui absorbait la majeure partie de la différence de potentiel.
- Dans les diagrammes de la figure 4, on a représenté graphiquement les résultats des mesures effectuées avec le disque de Joubert, pour un intervalle de temps embrassant la demi-période, pour laquelle on faisait aussi les études optiques. L’intensité de courant présente un maximum sensiblement en avance de la position médiane entre deux points nuis successifs. Cela ne provient d’ailleurs pas de l’arc, mais de la machine
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- employée. Le môme décalage en avant se retrouve quand on remplace l’arc par une résistance métallique de même valeur. La courbe d’intensité du conrantpasse par zéro avec une courbure dont la tangente est presque horizontale; l’intensité de courant a donc, avant et après la phase nulle, une très laible valeur pendant un temps appréciable. La courbe de la différence de potentiel, au contraire, présente la plus grande inclinaison au point zéro. Celle courbe présente, immédiatement après ce point, un maximum assez important, alors que l'intensité de courant est encore faible : elle tombe ensuite brusquement, pour conserver une valeur à peu près constante jusqu’à la phase nulle suivante.
- Les diagrammes qui représentent différentes courbes pour différentes longueurs d’arc et pour différentes valeurs de l’intensité de courant efficace présentent tous ces particularités caractéristiques. Ils montrent en outre que la portion pour laquelle l’intensité de courant est très faible croît avec la longueur de l’arc et diminue quand l’intensité de courant efficace croît. La portion pour laquelle la différence de potentiel dépasse la valeur moyenne varie de la môme façon. Il semble donc que, à chaque alternance, il y ait une sorte d’obstacle à la reforrmition de l’arc et que cet obstacle soit plus grand quand les charbons sont plus écartés et quand l’intensité de courant est plus faible. Dès que cet obstacle est surmonté, l’arc se maintient avec une différence de potentiel à peu près constante. Cela prouve que sa conductibilité croît avec l’intensité de courant.
- D’ailleurs, pour une môme intensité de courant, la différence de potentiel est un peu plus grande quand celle-ci croît que quand elle décroît ; la différence est d’autant plus sensible que l’arc est plus long et que l’inLensité du courant efficace est plus faible. Un arc très court présente, avec une grande approximation, une différence de potentiel constante, tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre, abstraction faite d’une portion très courte au point d’inflexion. On a donc une chute de potentiel aux électrodes do t5 volts environ au total, augmentée d’une chute de potentiel le long de Tare, dont la valeur croît avec la longueur. Cette chute de potentiel, divisée par la valeur de l’intensité du courant, donne une résistance que Ion doit attribuer à la colonne de vapeur comprise entre les deux charbons. La valeur obtenue de cette façon est très grande pour une courte
- portion voisine de zéro, puis croît très vite et diminue ensuite rapidement, puis plus librement. Si l’on attribue au conducteur gazeux une conductibilité spécifique constante, sa section doit être inversement proportionnelle à cetLo résistance : elle doit donc être extrêmement petite derrière le point neutre, puis varier à peu près proportionnellement à l'intensité du courant, mais en restant un peu plus grande quand l’intensité décroît que quand l’intensité croît.
- Variations du spectre.
- Les photographies montrent que l’intensité relative des raies correspondant à la plus forte excitation croît très vite immédiatement après la phase nulle et ne présente pas de maximum marqué. La phase d’extinction a toujours présenté un léger retard par rapport à la phase d’inversion, mais toujours dans la région de faible-intensité seulement. Les raies de forte excitation sont plus vives dans l’arc court ; dansl’arc court, l’intensité croît aussi plus rapidement à nouveau. On reconnaît sur toutes les photographies, même quand l’observation est directe, que, parmi les raies du sodium, les raies X —5f>8jj,jA, 4g8p.g, 4f>7 45o et 43g pp de la première série ont une intensité nulle dans la phase d’extinction.
- Images obtenues avec le spectrographe sans fente.
- Les images obtenues avec le spcctrographe sans fente ont confirmé complètement les résultats obtenus dans les recherches sur la constitution de l’arc. La raie D donne une image ovale plus forte à l’extrémité négative. Cette mie varie un peu de largeur avec la phase. L’image des raies de la première série se comporte différemment; parmi ces raies, c’est la raie verte X = 568 g;/, qui
- de la phase mâxima, à peu près la môme constitution ot la môme largeur que l’image de la raie D. Ensuite elle s'affaiblit, puis disparait complètement, ou presque, pendant la phase d’extinction.
- Si l’on mesure, aussi exactement que cela est possible sur line plaque photographique, la largeur de la base négative de ces images, et si l’on calcule approximativement la section S— du conducteur qu’elles représentent, on obtient des valeurs proportionnelles à Ivatensité du courant, mais qui sont un peu plus grandes dans la phase descendante que clans la phase ascendante, comme le montrent les diagrammes correspondants.
- U. L.
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- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur le fonctionnement des moteurs monophasés. — H. Gôfges. — Elektrolcchnische Zeitschrift, 2& juillet 1907.
- Les principaux moteurs monophasés employés en pratique sont du type série, du type Latour, Winter-Eichberg, et du type à répulsion. Les figures i et 2 représentent le moteur série sans
- compensation et avec 3 et 4 les moteurs La
- Fig-. 3 et 4. — Moteurs
- compensation ; les figures itour et Winter-Eichberg,
- \m°—
- Latour et Winter-Eidiberg.
- les figures 5, 6 et 7 les moteurs à répulsion de E. Thomson, d’Atkinson eide Déri. Ces différents types de moteurs sont suffisamment connus pour qu’il soit inutile d’insister sur leur description.
- Pour plusieurs raisons, on a senti le besoin
- d’une classification des différents moteurs, et, de
- . 5 et 6. — Moteurs E. Thomso)
- plus en plus, ou a éprouvé la nécessité d’une théorie d’ensemble de ces moteurs. La division de Steimnetz en moteurs à • conduction, dansTesqucls le courant est amené aux deux parties et en moteurs à induction, dans lesquels le courant n’est ~ amené qu’au primaire, semble insuffisante, car il peut exister des types intermédiaires. Pichel-mayer a essayé, dans Eig- 7-—Moteur Déri. une intéressante étude,
- de classer les moteurs a collecteur en distinguant l'enroulement excitateur, l’enroulement induit et l’enroulement compensateur, qui sont répartis sur le stator et sur le rotor. L’enroulement induit et l’enroulement compensateur doivent toujours être sur des parties differentes, l’un sur le "rotor et l’autre sur le stator, ou inversement, pour que leurs actions ne se compensent pas» On obtient alors le schéma suivant :
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- Mais cette classification n’est possible que si l’on entend par enroulement compensateur quelque chose d’un peu dilFérenl de ce que l’on désigne généralement sous ce nom. En effet, en général, l’enroulement compensateur ne doit compenser que certaines actions nuisibles de l'enroulement induit; il doit améliorer le moteur et non rendre simplement possible son fonctionnement. Mais, si, par exemple, on enlève l’enroulement compensateur dans les types 3 et 6, le fonctionnement cesse complètement. Ce que l’on appelle ici enroulement compensateur devrait donc bien plutôt être désigné sous le nom d’enroulement de travail, si l’on rassemble sous cette désignation l’enroulement excitateur et l’enroulement induit par opposition à l’enroulement compensa-
- L’auteur propose une autre division reposant sur une théorie générale de tous les moteurs monophasés. Les bases en sont les suivantes :
- Dans tout moteur monophasé, supposé d’abord bipolaire, on peut décomposer le champ résultant dans le stator, dans le rotor et dans l’air, en deux composantes rectangulaires de môme fréquence, égale à celle du réseau. Souvent cette décomposition résulte du mode de construction du moteur lui-même, par exemple dans le moteur série, où l’on suppose le champ des inducteurs dirigé suivant l’axe des X. La décomposition et la composition en vertu du parallélogramme des forces est rigoureusement exacte pour l’intensité de champ quand la répartition de l’intensité de champ dans l’espace est sinusoïdale ; elle s’applique à des moteurs d’un nombre quelconque de pôles, à la condition que l’on introduise dans le diagramme des degrés électriques, c’esL-à-dirc que l’on suppose l’angle p fois plus grand que l'angle réel dans l’espace, p étant le nombre des paires de pôles. Pour les inductions magnétiques, on ne peut appliquer la décomposition qu’à condition de supposer de faibles saturations. Dans quelques cas, on désire former des flux d’induction dans les deux directions; s’il existe alors entre eux un déphasage, on obtient un champ tournant en vue de la formation duquel le stator doit être spécialement établi. Cette portion du moteur doit alors être construite sous forme d’un anneau fermé muni d'encoches, sans pôles saillants. Dans d’autres cas, on ne désire pas avoir d’aimantation transversale et l’on cherche à l’annuler au moyen d'un enroulement compensateur, comme dans le mo-
- teur série: le moteur peut alors avoir des pôles saillants.
- Le point le plus important est de bien connaître les phénomènes en jeu dans le rotor. Soient et $>,, les flux d’induction dans le rotor. On considère une bobine placée sur le rotor, à l’instant où son axe coïncide avec l’axe des X, La variation de (I'œ engendre une f. é. m. , et le déplacement de la bobine dans le champ Y engendre une f. é. m. E*. Si la bobine est placée de telle façon que son axe coïncide avec l’axe des Y, la variation de <py engendre une f. é. m. E^, et le mouvement dans le cha mp X engendre une f. é. m. E'. Quand la bobine a une position in-. termédiaire quelconque, les quatre f. é. m. se produisent simultanément avec plus ou moins d’importance. Mais on peut aussi considérer la bobine comme remplacée par deux autres bobines, dont l’une occupe la première position considérée et l’autre la dernière position considérée, et dont les actions magnétiques, dans leur ensemble, sont les mêmes que celles de la bobine primitive. Si Taxe de la bobine, de N tours par exemple, fait un angle y avec l’axe X, il faut attribuer à la bobine X, dont l’axe coïncide avec l’axe X, le nombre de tours Na = N cos y, et à la bobine Y, dont l’axe coïncide avec l’axe Y, le nombre de touTS X, — Nsinv, pour que l’action magnétique reste invariable. On suppose à nouveau que la répartition dans l’espace de l’intensité de champ de chaque bobine est sinusoïdale ; sinon, la décomposition n’est qu’approximativement exacte. On dit que les forces élcctromotrices E' et Et sont induites 'statiquement, ou par transformation, tandis que les f. é. m. E* et Ej! sont induites dynamiquement, ou par rotation.
- Si les deux flux d’induction et <I> sont entièrement déterminés en grandeur et en phase, on obtient dans l’enroulemenl X les deux f. é. m.
- Ea' = )
- et dans l’enrouleinent y les deux f. é. m. sui-
- e;= ïvN/iv
- e;=p£„n,$„. $ ^
- s étant une constante qui dépend de la nature de l’enroulement, v la fréquence, N. et Nr les nombres de tours d’enroulement de la bobine X
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- et de la bobine Y, v le rapport de la vitesse réelle à la vitesse du synchronisme. Les phases de ces forces électromotrices sont indiquées par les figures 8 et 9. EJ et EJ sont toujours déphasés de 90° par rapport aux flux d’induction excitateurs.
- EJ est en phase avec pbur un sens de rotation négatif, et opposé en phase pour un sens de rotation positif; inversement, EJ est en phase avec pour un sens de rotation primitif et opposé en phase pour un sens de rotation négatif.
- Mais, quand les bobines tournent, elles n’occupent qu’un instant les positions considérées. L’allure de la f. é. m. dans une bobine en rotation suit des lois compliquées ; c’est pourquoi on ne peut employer des bobines simples que dans des cas déterminés, dans des moteurs d’induction par exemple. Dans tous les cas où l’on veut faire passer un courant alternatif de fréquence donnée dans un enroulement en rotation, ou appliquer entre ces extrémités une tension de fréquence donnée, il faut que la f. é. m. résultante dans l’enroulement ait la même fréquence. On y arrive par l’emploi d’un collecteur. Le collecteur possède la propriété importante de rendre indépendante de la vitesse de rotation la fréquence de la force électromotrice résultante dans l’enroulement compris entre les balais. La fréquence est toujours égale à celle du flux excitateur. Pour cette raison, tous les flux produits par des enroulements à collecteur ont la même fréquence que le courant primaire. Dans les moteurs d’induction, on peut prouver ainsi.que les com-
- posantes du champ
- natif primaire. C enroulement deux enroulemei dont les axes em
- (90/^). Les deux vent être rempk résistance, si l’or décalés de (90/y lui-même chacun façon on peut en teurs d’inductioi
- Il s'agit de sa électromotrices < sité des courants On peut distingr
- ulements sont soumis à une dif bien sont parcoi
- gnétique produites par és en rotation ont îe le courant alter-:oojours remplacer court-circuité par ar court-circuités,
- 1 à collecteur peu-un seul de même c groupes de balais couri-circuite sur de balais. De cette la théorie des mo-moteurs a collée-
- ifluence ces forces a phase et l’inten-> les enroulements, suivant que les en-
- tentiel donnée, ou murants dont l’in-
- tensité est déterminée autrement. Dans le premier affaire à des courants qui ne doivent leur existence qu’aux forces électromotrices exis-nt dans l’enroulement et qui sont alors proportionnels à celles-ci et en phase avec elles. Ces ; comme a libres ». iutre tension inter-its « influencés de ; dans le troisième ts « forcés ». Les dans tous les en-
- courants peuvent Dans le deuxiètm vient, on a afïairi l’extérieur » ou 0 , 011 a affaire rants libres s roulements cour l’induit secondai peut agir sur eu:
- e d<
- façon des courani primaire du mot phasé court-circi deux enroulemen circuités sur eu:
- mécaniq
- rs d’induction. On
- :tement en aucune ;ion dans le circuit enroulement poly-peut remplacer par rs en croix court-comparable a un rotation peut
- se déplacer dans toutes les directions.
- Le degré de liberté est limité quand il n’y a qu’un seul enroulement à collecteur court-circuité, comme dans le moteur à répulsion. Là, l’axe ne peut avoir qu’une seule direction. U existe, au contraire, des courants forcés dans l’enroulement induit du moteur série ; l’intensité est égale ou proportionnelle à l’intensité du courant
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- dans le circuit excitateur. Dans le moteur de Latour et Winter-Eichberg, il y a des courants libres dans l’axe des X et forcés dans l’axe des Y. Si l’on ne court-cirruitc pas un enroulement, mais si l’on fait agir a ses bornes une tension de grandeur et de flux déterminés, l'etablissement libre du courant est limité, et cela d’autant plus que le rapport de la tension à la f. é. m. résultante de l'enroulement est plus grand. Ou peut utiliser cette disposition pour obtenir une compensation, comme l’a fait llcyland. Il en est de même pour différents dispositifs de Winter-Eichberg, de Latour, Fynn, Arnold et La Cour, qui se rapportent surtout au réglage de la vitesse de rotation.
- Puisqu’il se produit en général, dans chaque bobine, deux forces électromotrices, une compensation complète ou incomplète de ces forces électro-motrices est possible. Ce cas est extrêmement important, car il se rencontre très fréquemment, aussi bien dans les enroulements qui travaillent que pendant la commutation dans les enroulements court-circuités. Il est représenté par le diagramme vectoriel de la figure io. Dans la bobine X, la transformation produit la f c. m.
- Ri = evN*4>*. (ia)
- La rotation positive produit la f. è. m.
- E;=c.£vNæ<ï\. (ri)
- Si ces deux forces électromotrices doivent agir à l’opposé l’une de l’autre, *ï>v doit avoir la phase de , c’est-à-dire être déplacé de go® sur EI. Si, par exemple, lors de la commutation, la f. é. m. produite par induction statique de <!>,. dans une bobine court-circuitée doit être compensée par une f. é. m. dynamique, il faut que le flux «I>, soit déphasé de 90° en arrière pour une rotation positive et de go® en avant pour une rotation négative, et l’on doit avoir la relation :
- '> - (3)
- Dans les transformateurs fixes, quand un enroulement est en court-circuit, le flux d’induction est très faible. Dans les moteurs, le court-circuit d’une bobine peut parfaitement avoir lieu avec
- un fiux d’induction puissant, car il peut y avoir compensation des forces éleclromotrices. A l’arrêt, il faut introduire dans l’induit secondaire d’un moteur d’induction des résistances pour abaisser l’intensité du courant et augmenter le flux d’induction; quand le moteur tourne, des flux d’induction intenses traversent l’induit secondaire, bien que l’enroulement soit court-cir-
- Dès que l’on connaît les flux d’induction et les courants dans le rotor, le couple exercé sur ce dernier est déterminé. Il apparaît deux couples; l’un est produit par l’enroulement Y parcouru par le courant dans le champ X (fig. 11); l’autre est produit par l’enroulement X traversé par le courant dans le champ Y (fig. 12). Le premier est négatif, le deuxième est positif. On a :
- D, = — 3‘bæ . NVJV. cos (<I>æJ,) )
- D, = + î<î, . N„J„. cos ^
- et le couple résultant a pour valeur :
- D=D,-f-D, (5)
- Dans ces formules 5 est une constante qui dépend de la matière de l’enroulement.
- Pour les valeurs instantanées, on obtient :
- d, — — . Njt, )
- rf, = +î?,.NÀ )
- (6)
- f„.NÀ). (7)
- La concordance de cette expcrieuce avec celle qui est relative au couple d’un système mécanique est remarquable. Chaque couple varie dans les temps suivant une loi sinusoïdale, avec une fréquence double de celle du courant alternatif. Le couple moyen a pour valeur D0. On a l’expression :
- D = D0 + Dii,sin(2v)zt. (8)
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- Comme il seproduit, d’une façon générale, deux couples, le couple résultant peut être constant, quand les termes variables ont, pour des amplitudes égales, un déphasage de i8o°. Cela est le cas dans les moteurs polyphasés. Il existe alors un champ tournant d’intensité constante. Graphiquement (fig. i3), le couple est proportionnel à la surface d’un triangle obtenu en joignant l’extrémité d’un des vecteurs, par
- exemple, avec l’extrémité de l’autre vecteur J, tourné de po°. On voit facilement que chaque couple possède une plus grande valeur moyenne nd le flux d’induction et l’intensité jorrespondant ont la même phase, qu’il est nul quand le déphasage est de ÇjO'J et change de signe pour de plus grands déphasages.
- On peut alors choisir les divisions suivantes :
- possible qu
- Dans le moteur a répulsion, on peut se figurer l’enroulement décomposé en un enroulement X et un enroulement Y, ces deux enroulements étant connectés en série et court-circuités. Quatre forces électromotriees se produisent alors dans ce cir-
- Si, d’autre part, on ne court-circuite pas les enroulements à courants libres, mais si I on fait agir entre leurs extrémités une différence de potentiel, on obtient des modifications multiples. On pourrait appeler moteurs shunt les moteurs de ce dernier type, si l’ou ne pouvait pas choisir arbitrairement le degré d’asservissement. Pour les faibles tensions, il ne se produit que de faibles modifications des courants libres, que l’on peut considérer comme des compensations. Tl faut noter qu’iei une tension constante n’entraîne pas
- une aimantation constante, comme avec du courant continu ou dans des bobines immobiles parcourues par du courant alternatif, puisque la rotation engendre des f. é. m. particulières.
- Le nom de moteur à répulsion n’est pas heureux, car les couples se produisent exactement comme dans tout autre cas et agissent tangen-ticdlement comme dans tout autre moteur. Mais si l’on conserve ce nom, il ne faut pas lui laisser sa signification primitive ; c’est pourquoi l’auteur réprouve absolument la désignation de moteur à répulsion compensé que l’on a donnée au moteur Latour, Wiuter-Eichberg.
- Quand on a pu déterminer en grandeur et en phase les composantes du flux d’induction, les forces électromotrices dans le rotor sont déterminées, ainsi que les intensités de courant et aussi finalement les couples. Pour analyser les phénomènes dans le stator, il suffit, d’appliquer la théorie générale du transformateur. Car, d’une part, les enroulements X sur le stator et le rotor, d’autre part, les enroulements Y sur eux-mêmes forment un transformateur. Finalement, il faut déterminer le sens de rotation. Pour cela, on détermine le couple à l’arrêt. Si celui-ci est nul comme dans le moteur d’induction monophasé, la machine peut tourner à volonté dans l’un ou l’autre sens.
- (A suivre.) R. Y.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des lignes de traction à courant alternatif (Suite) (1) L. Lichtenstein.
- VIII.— Mesures particulières du l’induction.— On a vu précédemment comment il est possible de déterminer, d’après les valeurs du courant, de la tension et du facteur de puissance, la résistance à courant alternatif et la perméabilité équivalente des rails. Quand ces grandeurs sont connues, on possède tousles éléments nécessaires au calcul d’une installation monophasée. Il faut remarquer que la formule de Maxwell rappelée au début ne peut pas être appliquée telle quelle au calcul de la chute de tension inductive, car
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- cette formule est valable pour un circuit rectangulaire, tandis que le système de distribution employé généralement dans les installations monophasées (fil aérien et deux rails connectés en parallèle) constitue en général un système complexe. Quelques considérations théoriques montrent qu’un tel système de conducteurs doit probablement se comporter différemment sur courant alternatif et sur courant continu. L’auteur a été conduit à faire, sur ce point, les expériences suivantes :
- i® Le circuit était formé du fil inférieur comme conducteur d’aller et des rails en parallèle comme conducteur de retour (fig. i4); l— ikm,85 température 5®; toutes les plaques déconnectées des rails; temps sec.
- Quelques résultats d’expériences sont résumés par le tableau suivant :
- COURANT coraiü-T
- •™£Er- h + L.
- 63,o 116,0 ~'i,k 5r,3 63,3 03,6 11 r, 3 i35,7
- Le rappc 1,176. Le rt (J-j/L) a pour valeur, er rapport ;
- î, ^ pour u enne de 1,87. de 25 périodes, une -es rails sans connexions
- en cuivre transmettent donc plus de courant qu’on aurait, pu le prévoir d'après le rapport des résistances à couraut alternatif. Ce résultat est facilement explicable.
- Fig. i5.
- Pour déterminer comment le courant se répartit entre les deux rails, on a mesuré l’intensité de courant dans chaque rail au voisinage fie l’extrémité de la ligne. La mesure était faite au moyen de deux ampèremètres Ferraris établis pour 5o périodes et étalonnés après coup pour 20 périodes. On mesurait simultanément, comme contrôle, l’intensité totale de courant. Le tableau suivant indique les résultats obtenus.
- Si l’on considère (fig. i5) le circuit ABCDN formé par les deux rails (i) et (2) et si l’on' applique a ce circuit les lois de Kirehhoff-Ilelmholtz en considérant les courants instantanés J,, et J2i et le llux instantané Nf comme positifs quand ils ont les directions indiquées par les llèches, on obtient :
- Les rails étant < n’étant pas relie
- njrt-eircuités des deux côtés ef s directement au générateur, la te Ef est nulle. On a donc en iposition géométrique des vcc-
- J2h'2— J,
- dl
- facile de prouver qu’
- doit avoir l’iné-
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- Ou supposera qu’il en est bien ainsi, et, en outre, que J* a sur J2 un certain déphasage en avant. Les mesures directes ont donné comme résultat
- Dans ces conditions, l'équation (i) peut être satisfaite. -
- Sur la figure x6, on a porté la chute de tension ohmique de la boucle J2WS — JjWi et la chute de tension inductive
- dt dt dt
- N2 est le flux produit à travers le circuit par le courant J2. On a
- N2 = J2 • constante
- dN2 dt est déphasée de qo° en avant de Jj.
- Fig. 16.
- Pour les proportions supposées, l’équation (r)est satisfaite comme on le voit.
- Ainsi on voit aussi que le rail qui présente la plus grande résistance à courant alternatif est celui qui transmet relativement le plus de cou-
- On employa ensuite comme circuit le conducteur médian de la ligne comme conducteur d’aller,
- P! J • 1 \ | a ° 1 ~ I w
- 169,8 93,5 - 0,8 i3S,2 a5,6 f i'oooo
- 131,8 68,0 59-7 101,2 26,3 7 720
- 75 47.0 33,9 64,2 37,1 1 980
- Le i- pport pour valeur 1 ,234 en
- moyeun Résista 3. Le ra nce du co pport nducteur nferieur à coi rant alternatif
- a pour valeur moyenne i,5o.
- Comme on peut le calculer facilement, le conducteur aérien transmet environ 86 °/0 de courant de plus qu’on ne trouverait en appliquant la loi d’Ohm.
- Ce résultat peut aussi être expliqué théoriquement sans difficulté. On considère le circuit formé par le rail et le conducteur inférieur ABCD
- 03
- Oz
- . £>_Ô
- (fig. i8). On trouve, ment les vecteurs :
- composant géométrique-
- «
- Fig. 17.
- les rails avec connexions en cuivre et le conducteur inférieur en parallèle comme conducteur de retour (fig. 17). Les constantes étaient les suivantes : £=ikm,85; température ambiante 120; toutes les plaques déconnectées; temps humide. Les résultats ont été les suivants :
- On peut montrer que l’on doit avoir On remarque que
- Nt = Nlt —Nflt=i1(^2lognrife^T'^P~'^H-o>5j — Jfl[ ^2 logna/F ~~ ^
- = L1J)t—
- ha>Ll.
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- Pour éviter des calculs assez longs si ou suppose
- et que, en outre, J* ait sur Jaun certain déphasage en avant, on peut montrer qu’avec ces hypothèses, l’équation (2) peut être satisfaite.
- Fig. 19.
- Sur la figure 19, on a porté la chute de tension ohmique du circuit :
- J^i— îawa
- et la chute de tension inductive
- ___dK, dSa
- dt dt dt
- Pour les proportions dont il s’agit, l’équation est satisfaite, comme on le voit.
- Si l’on place un conducteur en cuivre à proximité des rails, et si on le relie en parallèle avec ceux-ci, on doit s’attendre à ce qu’il passe par le circuit dérivé ainsi formé une plus grande intensité de courant que celle à laquelle conduit 1 application de la loi d’Ohm. Les courants dans les rails et dans ce conducteur en cuivre relié en parallèle n’ont pas la même phase. Ce phénomène est dcï à ce que la perméabilité devrait différer de l’unité.
- Enfin, des expériences furent faites sur un circuit composé du conducteur médian comme
- conducteur d’aller, des deux rails et du conduc- j
- m
- teur inférieur en parallèle comme conducteur de retour (fig. 20). On avait : /= ikm,85; température ambiante 12"; toutes les plaques de terre déconnectées; temps humide. Les résultats ont été les suivants :
- mt alternatif du conduc-
- teur (1) était «>, = 0,377 ohm. Celle des deux rails en parallèles (calculée comme avec du courant continu) était h», = o,i632 ohm. On avait («.„V) = 2,a6.
- Le rapport :
- courant dans le conducteur inférieur courant dans les deux rails a pour valeur moyenne (r/i,i5).
- Evidemment, le conducteur (1) transmet encore sensiblement plus de courant que ne l’indique l’application de la loi d’ohm.
- (A suivre.) B. I,.
- La transmission de l’énergie électrique par courant continu, système série /fin) (>). — j. s. Highfield.
- Système de transmission. — On peut étudier le système série, soit comme uu système ordinaire à deux fils, avec les deux pôles isolés, soit comme un système à deux fils avec courant de retour par la terre, soit encore comme un système à trois fils, la terre formant l’un des conducteurs et étant reliée au milieu de l’enroulement total des génératrices.
- L’emploi de deux câbles avec pôles extrêmes isolés esta recommander si la tension entre fils n’excède pas 25 000 volts; l'isolement du système suffit à soutenir cette tension, même quand
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- uue des extrémités des génératrices est reliée au sol. Si un isolateur venait à se briser, ou si, en un point quelconque, la ligne était mise accidentellement à la terré, cela n’entraînerait aucune interruption. La rupture d’un câble peut, de plus, se réparer facilement et sans aucun arrêt de l'usine en réunissant au sol, d’une façon temporaire, deux points du câble, de part et d’autre du point de rupture. Le courant passe alors par la terre et le conducteur détérioré, ce qui permet de travailler en toute sécurité. Cette méthode est employée couramment pour les lignes établies en Suisse par M. Thury ; le courant qui y est employé est assez faible (200 ampères environ) et c’est un courant continu constant qui n’inllue en rien sur les lignes télégraphiques ou téléphoniques voisines.
- Le système à deux tils présente cet autre avantage que, lorsque l’on effectue les connexions à la ligne, ou lorsqu'un travail quelconque s'impose en l’un de ses points, ce point peut être
- Dans le système à trois fils, les génératrices sont réparties en deux groupes approximativement égaux, avec point milieu relié à la terre. Cette connexion, en limitant la tension, de chaque côté de ht ligne, à la moitié de sa valeur de travail, permet de doubler la tension, avec le même nombre d’isolateurs.
- Ce système 11’est pas absolument aussi sûr que le précédent, car, dans le cas d’une terre en un point quelconque de la ligne, à moins que cette terre ne divise les moteurs en deux groupes égaux, une partie de l’usine sera arrêtée ; si ce defaut d’isolement est proche de l’usine génératrice, toute une moitié de cette usine sera immobilisée.
- L’emploi des (murants continus de valeur assez faible permet, en pleine campagne, d'utiliser la terre comme conducteur de retour, mais il est alors nécessaire de protéger les connexions avec la terre contre i’clectrolyse. Ce systèmes l’avantage de ne demander qu’un quart du poids de cuivre nécessaire avec le système à deux fils, puisque la résistance de la terre est négligeable.
- Considérons un cas précis pour fixer les idées : nous avons à transmettre ro 000 kilowatts sur une distance de 1G0 kilomètres ; le courant est de 200 ampères, la tension de 5o 000 volts, avec deux câbles de 200 millimètres carrés, pesant
- environ 5âo 000 kilogrammes ; fa perte sera de 10 %. En acceptant une perte égale et en prenant la terre comme retour, on réduirait la section du conducteur à 100 millimètres carrés, soit un poids de cuivre de i35ooo kilogrammes. En employant la terre comme fil neutre, — ce qui permettrait l’emploi d’une tension de 100000 volts—, le courant serait réduit à 100 ampères et 1a ligne se composerait de deux conducteurs de 5o millimètres carrés, pesant i35ooo kilogrammes. Ce système, plus coûteux que le précédent, serait aussi plus sûr, car un défaut en un point n’entraînerait pas l’arrct de toute l’installation.
- .Frais de premier établissement et d'entretien.
- — Il estdillicile de faire une comparaison exacte entre les capitaux à engager nécessaires dans les différents systèmes. Le tableau III indique le coût de différentes installations de courant alternatif où l’on emploie des turbines à vapeur (') ; le tableau IV le coût d’installations â courant continu, svstè me série, de même capacité en kilowatts, où l’on emploie des moteurs à vapeur, à mouvement alternatif, à faible vitesse.
- TAELEAU II!
- Le tableau V donne une série de chiffres intéressant les sous-statious, et le tableau VI indique les IimiLes de longueur de ligne pour lesquelles le système série revient aussi cher que le système en parallèle dans les mêmes conditions.
- prix pourraient être réduits lé. s unités plus puissantes, mais, d’a dits est calculé d’après des tari ;nconlrerait que dans des circon
- ihTpirt, le coût s très faibles que
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- TABLEAU IV
- TABLEAU V
- Î. Coût dfi l’appari
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- De ces tableaux approximatifs on peut déduire que, si l’usine génératrice est établie au centre 'l’un district, le système série n’est supérieur au système en parallèle que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles.
- T,e système série peut être considéré comme avantageux quand l’énergie est transmise d’un point unique, a une longue distance et en un point unique de consommation.
- Le cas le plus intéressant est celui où, dans un territoire approximativement circulaire et contenant des usines réceptrices en des points divers, il faut .distribuer l’énergie engendrée dans une station centrale située près de la périphérie.
- La figure 6 concerne une installation de ce genre où la charge concentrée est de 7000 kilowatts. Les câbles sont posés le long des routes; les traits pleins indiquent le parcours des câbles avec l'emploi du courant continu, les traits pointillés, le parcours des câbles à courants alternatifs. Dans ce dernier cas, deux lignes, formées chacune de deux câbles triphasés, partent de l’usine ; chaque conducteur a 48 millimètres carrés de section, la tension étant de 20000 volts, ce qui correspond à une charge de 7200 kilowatts avec une densité de courant de 0,86 ampères par millimètre carré ; la. perte à pleine charge est de i4,4 % à l’extrémité de la ligne.
- Le coût est de 4 970 000, se décomposant comme suit :
- jo5 km. de câble h i4 100 fr. le km. 1 480000 fr.
- 84 — 16 450 — 1 37o 000
- Conduites et tranchées, i36 km. à
- i5 600 fr.....................2 120 000
- Cette disposition est la plus économique puisque toute la distribution ne dépend que d’un
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- TABLEAU VI
- Coût du câble par kw, km. installé..
- Avec des transformateurs statiques. .
- Nombre et dimensions en mmq. . Densitc de courant par moiq,. .
- simple câble. Le prix (le 700 francs par kilowatt est presque prohibitif.
- Avec le courant continu, on dispose en boucle un simple câble de 65 millimètres carrés, isole pour supporter 5oooo volts entre lui et le sol ; ce câble pourrait travailler à 0,8 ampères par millimétré carré, en donnant une capacité de 8000 kilowatts sous 100000 volts dans un système à trois fils. Le coût serait alors de 3i25ooo francs :
- i35 km. de cible à ig 000 fr. le km. 1 225 000 fr.
- Conduites e( tranchées, r30 km. à
- 14 000 fr...................1 900 000
- Le prix complet d'établissement pour des deux systèmes est donné approximativement par le tableau VU.
- D’après ces chiffres, le système série aurait donc l’avantage, au début d’une exploitation,^
- permettre la mise en service de l’usine avec une réduction de 25 0j„ sur le capital â engager.
- TABLEAU VII
- Les pertes par effet Joule sont de 3 °f0 à pleine charge dans le système série, et, quand la charge vnaxima est de 4ooo kilowatts avec un facteur de charge de 25 °/0, le pourcentage de pertes cons-
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- tiint est de a4 %• La perte totale dans les conducteurs est de 10% dans le système en paral-Jèle, mais la valeur commerciale de l’énergie perdue y est dix fois plus élevée.
- D’autre part, le câble à âme simple est de construction mécanique supérieure à celle du câble à trois âmes el se trouve donc moins exposé aux accidents; l’isolement aux stations est beaucoup plus sur; le nombre de points où sc produisent tics ruptures. — les disjoncteurs, par exemple,
- ___est moins élevé ; les risques d'arrêt, dus aux
- brusques variations de tension, sont moins nombreux; enfin, comme nous l’avons dit, la mise d’un point à la terre n’arrète pas entièrement l’exploitation.
- Il peut arriver que le développement des demandes d’énergie se produise en deux directions divergentes ; il serait alors judicieux de fermer l’anneau. Daus ce cas, on peut établir, avec le courant continu, deux lignes simples recueillant les charges en route ; on peut mettre â la terre l’extrémité de chaque ligne et compléter ainsi le circuit à travers le sol jusqu’à l’époque où l’accroissement de la demande conduira à établir la ligne entièrement en cuivre.
- Si la demande venait à dépasser les moyens de l’usine, il serait facile d’établir une seconde usine en un point delà ligne qui partagerait la charge en deux parties égales. On pourrait ainsi suffire à une charge double sans aucun frais de ligne supplémentaire (^).
- En fait, le grand avantage du système série est d’éviter les difficultés delà marche en parallèle; en ajoutant plusieurs usines sur le circuit, on peut élever la tension bien au-dessus du chiffre possible avec tout autre système ; la section uniforme de la ligne rend en outre ce dispositifpar-ticulièreinent souple.
- Le courant continu s’adape très facilement à quelques besoins spéciaux, par exemple quand il est nécessaire, comme dans les industries élec-trochimiques, de conduire les générateurs secondaires à des vitesses variant dans de grandes limites pendant de longues périodes, ce qui est commercialement difficile avec le courant alternatif.
- Le système série est encore avantageusement applicable dans les opérations de levage où lavi-
- Itesse varie beaucoup et où les démarrages et les arrêts sont fréquents tout en demandant une forte accélération.
- En résumé, le système série offre sur le système en parallèle les avantages suivants :
- i° Possibilité d’étendre la distance de transmission possible bien au delà de ce que permet le courant alternatif, particulièrement dans le cas d’une canalisation souterraine;
- 2° Simplification de la commande et de la régulation ;
- 3° Facilité de placer plusieurs usines en série sur les mêmes charges, de façon à ce que la plus efficace fonctionne continuellement, les autres usines n’intervenant qu'au moment des pointes de
- 4° Section uniforme des câbles, ce qui permet d’ajouter des usines nouvelles sans modifier la ligne;
- 5° Régulation rapide de générateurs secondaires pour certaines charges spéciales.
- M. M.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Circuit récepteur de radiotélégraphie. — G.-W. Pickard. — The Electricien, 19 juillet 1907.
- Pour la réception des signaux radiotélégra-phiques, on admet généralement qu’une antenne, ou conducteur aérien de forme quelconque, et une prise de terre, ou son équivalent électrique, sont nécessaires. Il est vrai que, dans certains systèmes, on emploie un « contrepoids » formé d’une capacité, ou bien d’une connexion directe à la terre, mais il est facile de voir que, ces capacités étant au voisinage de la surface du sol, leur effet est simplement équivalent à celui d’un condensateur intercalé dans la prise de terre.
- L’auteur a étudié différentes méthodes pour la réception, reposant sur l’emploi d’un simple circuit, fermé contenant un condensateur pour permettre l’accord. La ligure 1 représente une section d’une portion d’un train d’ondes, sec-Lion faite dans le plan vertical qui contient la source d’oscillations, ou le poste transmetteur. Dans cette section, qui comprend seulement la portion inférieure des ondes, perpendiculaires à la surface de la terre au voisinage immédiat de
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- celle- ci, la con iposante ëlcctri que est rep résentée
- en trait plein, tandis que la c ouiposaute magné-
- tique. , décalét ! de 90° ou d' ’un quart de lon-
- Sueur d’onde 1 en arrière de h 1 composât ite élec-
- triqm 2, est rep résentée par uni 2 série de pi li/ils qui
- sont, en réali té, les sections droites de :s lignes
- de force magnétiques parallèles à la surface du sol, et formant dos cercles fermés autour du poste transmetteur ou de la source d’oscillations. L’intensité de l’une et l'autre de leurs composantes en un point quelconque est indiquée grossièrement. par l’cpaisscur des traits ou des points.
- Quand un tel train d’ondes atteint une antenne du type ordinaire, certaines des lignes de force constituant la composante électrique se terminent momentanément surl'antenne et abaissent ou augmentent ainsi son potentiel par rapport à la terre. Pendant te passage de la série d’ondes, il se produit dans l’antenne une série de variations de potentiel correspondantes, qui amènent une série de variations de courant entre l’antenne et la connexion à la terre. En même temps, l’antenne est coupée par les lignes de force magnétiques, et il se produit entre ses extrémités une différence de potentiel qui agit aussi. Mais, cette différence de potentiel existant, seulement entre les extrémités supérieure et inférieure de l’antenne elle-même, et non entre l'antenne et la terre, elle contribue probablement peu à l’effet total dans lo circuit du détecteur.
- Pour utiliser la composante magnétique, il est nécessaire d’utiliser la différence de potentiel engendrée dans un conducteur coupé par des lignes de force magnétiques. En employant un circuit fermé, disposé de façon à embrasser le plus possible de lignes de force dans une section des ondes, et convenablement accordé sur a fréquence des ondes émises, on peut réaliser
- un circuit récepteur très efficace, la quantité d’c-nergie reçue étant directement proportionnelle à la surface embrassée par le circuit. U est à peine nécessaire d’indiquer les avantages d’un tel circuit par rapport aux antennes habituelles, puisque l’on peut employer un rectangle long et bas soutenu par des poteaux de faible hauteur. En fait, la seule limite est que la longueur du rectangle ne doit pus être supérieure au quart de la longueur d’onde,
- Fig. a.
- La figure 2 représente un circuit fermé rectangulaire employé par l’auteur. Le plan vertical de ce rectangle passait par le poste Marconi de Welllleet, situé à i5o kilomètres environ. Les extrémités du rectangle étaient connectées à un condensateur variable à air C shunté par un détecteur thermo-électrique formé d’une pointe de laiton appuyé contre un morceau de silicium. Le récepteur téléphonique R était shunté par un petit condensateur fixe c. Le côté inférieur du rectangle était a 6o centimètres du sol ; la hauteur du petit côté du rectangle était de 3 mètres. Avec cc circuit fermé, ou recevait nettement et distinctement les signaux de Wellflcet et, quand le condensateur était réglé pour donner le maximum d’effet dans le téléphone, l’intensité mesurée était d’environ o,oi erg par point. Si l’on considère les faibles dimensions du rectangle, on est surpris de l’intensité des signaux reçus, surtout si l’on tient compte de ce que le poste récepteur était entouré d’arbres et de maisons.
- Pour déterminer si une portion de l’éuergic reçue provenait de la composante électrique des oncles, on connecta différentes portions du rect- " angle, aux côtés supérieur et inférieur. On trouva qu’il n’y avait pas le moindre effet observable, ni sur l’accord du circuit, ni sur l’intensité des signaux, quel que fût le point relié à la terre.
- L’inductance du circuit rectangulaire a pu être facilement évaluée, et a été trouvée égale à 106 micro-henrys. Quand le circuit récepteur était accordé sur les ondes provenant de Welllleet, la capacité du condensateur était de 0,009 microfa-
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- rad. La fréquence était de iG3ooo par seconde.
- En accordant le circuit sur differents postes transmetteurs, on a trouvé que les meilleurs résultats étaient obtenus en employant seulement l’inductance du fil du circuit seul et en modifiant la capacité du condensateur. En réalisant l’accord avec nu condensateur de capacité invariable et une inductance supplémentaire variable, on obtenait un accord très net, mais l'intensité1 des signaux reçus diminuait à mesure que la valeur de l’inductance augmentait, bien que le circuit fût en accord parlait. On observait ce fait aussi bien quand le détecteur était accouplé directement avec le circuit par montage en dérivation aux bornes d’un condensateur, ou quand il était accouplé indirectement, par induction, par montage aux bornes d’un transformateur.
- Ce circuit n’est pas seulement intéressant parce qu'il utilise seulement la composante magnétique des ondes électromagnétiques employées en radiotélégraphie, mais parce qu’il constitue un circuit récepteur pratique capable de fonctionner à de longues distances. Son établissement est très peu coûteux, puisqu’il n’exige pas de poteaux élevés, et le fait qu’il n’agit que dans uue direction déterminée, celle de son plan, peut présenter de grands avantages dans certains cas. En employant un rectangle établi pour tourner autour d’un petit cèlé, on peut déterminer très nettement la direction d'un poste transmetteur, car le point nul, quand le plan du circuit est perpendiculaire à la source d’ondes, est très nettement marqué.
- II. Y.
- Sur l’effet enregistré par le détecteur élec-trolytiqne. — Tissot. — Académie des Sciences, oa juillet 1907.
- L'auteur s’est proposé de rechercher à quelle qualité des. oscillations électriques le détecteur électrolytique se montre particulièrement sensible.
- A. cel effet, on a substitué à l'écouteur téléphonique un galvanomètre et comparé, pour des émissions identiques faites à distance, les indications du galvanomètre de l’électrolytique à celles dun bolomètre. Le bolomètre était directement intercalé sur l’antenne réceptrice préalablement mise à l’accord.
- Quant au détecteur électrolytique, il était
- disposé dans un circuit de résonance convenable, en liaison lâche avec l’antenne, et accordé à la période des ondes reçues.
- Dans le mode de montage habituel, c’est-à-dire quand on fait usage d’une source auxiliaire, le phénomène qui se produit à la réception dépend nécessairement de conditions complexes et, en particulier, de l’état des électrodes au moment où elles subissent l’action des oscillations.
- O11 s'est donc efforcé de 11’expérimenter que sur des électrodes ramenées nq même état.
- D’une manière générale, pour des valeurs croissantes, de l’énerg^ reçue, la déviation du galvanomètre tend très rapidement vers une limite fixe.
- Par exemple, les indications du bolomètre prenant les valeurs successives :
- 4, 25, 85, i4o;
- le galvanomètre du détecteur électrolytique donne les déviations :
- 60, 75, 80, 80.
- Dès que l’énergie reçue dépasse mie certaine valeur, toujours très faible, et d’autant plus faible que la force électromotrice appliquée est plus grande (et la pointe plus fine), l’appareil se comporte à la manière d’un cohéreur ou, si l’on veut, d’un détecteur magnétique désaimanté à fond.
- C’est ainsi que l’on utilise presque toujours le dispositif en pratique. Le détecteur n’enregistrant pas, Yeffet total se prête mal à la réso-
- Àu-dessous de la valeur critique, l’appareil se comporte, au point de vue de l’allure des déviations, au sens près, comme dans le cas que nous examinons plus loin, où il n’y a pas de force électromotrice appliquée. Mais, comme l’effet du courant de diffusion rend les déterminations incertaines, il est malaisé d’obtenir des valeurs quantitatives comparables.
- Il en est autrement lorsqu'il n’y a pas de force électromotrice appliquée.
- Le galvanomètre demeure alors au zéro tant que les oscillations n’agissenl pas, prend une déviation parfaitement fixe pendant leur action et revient exactement au zéro dès qu’elles cessent .l'agir.
- On peut opérer alors des mesures quantitatives extrêmement nettes.
- On a obtenu ainsiles déviations correspondantes suivantes au bolomètre et à l’électrolytique :
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- BoLoraèlre. . . fio 4o 20 i5 5
- Electrolytiquc. . 3y 2(3,5 i3,5 10 3,5
- Les indications des deux instruments demeurent rigoureusement proportionnelles.
- On doit en inférer que l’intensité I du courant continu qui résulte de l'action des ondes sur l’électrolytique est proportionnelle au carré?*de l’amplitude des oscillations dans l’antenne réceptrice. Ce dernier résultat s'interprète aisément dans la théorie osmotique de la polarisation que Warburg et Neumann ont déduite de l’application de la relation de Nernst ^E= — L — J.
- Dans le cas présent, la concentration ionique au voisinage de la grande électrode demeure constante. Mais la concentration au voisinage de la petite électrode subit des oscillations en rapport avec celles du courant, et peut être représentée eu première approximation (en négligeant un facteur d’amortissement) par une expression c= c0 -\-a sin tôt, où a esL proportionnel à l’amplitude i0 du courant. La force électromotriee de polarisation prend alors la forme
- dissymétrique u cause de la fonction logarith-
- C’est cette dissymétrie qui se traduit par un courant continu et prend l’aspect du phénomène apparent de cohérence.
- Une intégration facile montre que, pour- des valeurs suffisamment faibles de a, c’est-à-dire de
- Les présentes expériences montrent que cette relation, vérifiée seulement d'une manière approchée par Gundry dans le cas d’électrodes polari-sables (de Hg) soumises à l’action de courants alternatifs de basse fréquence, est rigoureusement applicable au voltamètre à électrodes de platine soumis à l’action d’oscillations électriques de l’ordre de ioG secondes.
- ÉCLAIRAGE
- Expériences sur les lampes osram,au tungstène, au zircone, etc. — J. Morris, F. Stroude et M. Ellis. — The Eleclrician. 26 juillet 1907.
- riences pour déterminer quelques-unes des propriétés physiques des lampes à filament métallique les plus récentes. A plusieurs points de vue, cette étude peut être considérée comme la suite d’une étude publiée par l’un des auteurs sur les lampes au carbone, à l’osmium et au tantale (Q. La présente étude est divisée en quatre parties :
- i° Effet d’une variation de tension (quand les lampes sont alimentées par du courant continu).
- 20 Évaluation de la température de la lampe.
- 3° Détermination des chaleurs spécifiques des filaments par une nouvelle méthode.
- 4° Constantes physiques relatives aux lampes.
- Fig. 1, 2, 3, 4, 5.
- Les lampes étudiées étaient de cinq types que représentent les figures 1 à 5 : carbone, tantale, osram, tungstène et zirconium. Leurs particularités sont indiquées par le tableau I. Les lampes T,, Tâ et T3 étaient des lampes Siemens perfectionnées au tantale, prévues pour fonctionner sur courant continu. Dans ccs lampes, il semble que le filament ait été truité d’une façon particulière, et enroulé sous forme d’une fine hélice avant d’être placé en zigzag sur les supports en forme d’étoile. Les lampes X, et Za
- 0) Eclairage Electrique, t. L, ia et 19 janvier 1907, p. 72 et
- io3.
- Les auteurs ont entrepris
- d’expé-
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- étaient de nouvelles lampes au zirconium et tungstène.
- irt Partie. — Effet d’une variation de tension quand la lampe est alimentée par du courant continu. — Le photomètre employé était un appareil Bunsen à tache d’huile. Les mesures électriques étaient laites au moyen d’un potentiomètre Crompton avec un groupe de résistances étalons et une résistance divisée. L’étalon de lumière était une lampe au pentane de Sini-mance et servait à étalonner une lampe à incandescence employée à tension constante comme étalon secondaire. L’éclairement de l’écran du photomètre était maintenu constant, et on obtenait l’équilibre en déplaçant la lampe étudiée. Le degré d’exactitude dans les mesures d’intensité lumineuse était de o,5 °/0 environ.
- La figure 6 indique, pour chaque lampe, la courbe des intensités lumineuses (ordonnées proportionnelles au de la puissance lumineuse normale) en fonction de la tension (abscisses proportionnelles aux % de la tension normale).- Sur ces courbes, ainsi que sur les suivantes, les lampes au tungstène (lampes Just) sont désignées par le symbole Wo, les lampes Osram par le symbole O, les lampes au zirconium et au tantale par les symboles Z et T.
- La figure 7 donne les courbes logarithmiques relatives aux mêmes lampes ; les ordonnées de ces courbes sont proportionnelles au logarithme
- YIS. 6.
- de l’intensité lumineuse-h une constante, et les abscisses au logarithme de la tension -j- une constante. Les chiffres sur lesquels sont établies ces courbes sont indiqués par le tableau II. On voit, d’après ces résultats, que pour les lam-
- 'I ABLEA.U 1
- PUISSANCE PUISSANCE WATTS
- TYPE DE LAMPE DÉSIGNATION VOL1S AMPÈRES js-Ss*
- Carbone 5 boogie, •no O, l3l
- Carbone r6 bougies Cr IOO 0,4 b 1
- T no 0,355 u4,5 o,G3 l,Ho
- Tantale 25 bougies Ti no 0.385 23. i5 J, 83
- Tantale a5 bougies T* iio o,4ui 2 1,35 o,48 2..0-
- Tantale s5 bougies T3 no o,3tii 20.45 o.5s I , <)4
- Osram 3*» bougies Oi 107 o,33a 20,9 0,7.3 J, 37
- Ol 107 0,359 29,1 0,7(3 i,3j
- Osram 5u bougies 03 io5 o,555 46 ''.79 i , 27
- Osram 3o bougies Oh 120 o,45o 43,9 0,81 1,23
- Osram 5o bougies 05 I 20 0,002 49-9 0,81 1,23
- 5V) llt> 0,4-23 30,o °,77 • 1,29
- Just-Wolfram 4o bougies Wa no 0,45o 43,8 0,89 i,i3
- Zircone 35 bougies Z3 110 0,349 28,45 0,7.4 i,35
- Zirconc-Tungstène 35 bougies Zi IIO o,43o 3a,5 <>,(39 i,4t3
- Zircone-Tungstène 35 bougies.. Z1» . no 0,447 34,G 0,7. .,4>
- b) I™P. cm,,o,J. d„. !..
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- T. LU. — N° 35.
- pes métalliques, une variation clé I •/„ dans la valeur de la tension produit une variation d’environ ’i , dans la puissance lumineuse, tandis que, dans les lampes au carbone, elle produit une
- ,4 1
- î. Wu
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- XXXXXXXXXXXXXX’
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- La figure 9 indique les valeurs de la puissance ùneuse spécifique (bougies par watt, portées
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- en ordonnées) en fonction de lit tension. On peut noter que l’augmentation de durée pratique obtenue pour les lampes au tantale a exigé une diminution considérable de rendement.
- TABLEAU II!
- [.es' valeurs obtenues avec l’oscillographe sont, comme on pouvait s'y attendre, invariablement plus faibles que celles déduites des courbes de
- Fiff* 9-
- variation. Cela est dù à l'effet combiné de l’inductance du circuit eL de l’inertie des parties oscillantes de l’oscillographe.
- 2e Partie. — Détermination des températures de fonctionnement. — Les auteurs ont eu recours
- a') La détermination de la ditatation ; b) L’application de la loi de Stefan. à) Détermination de la dilatation.
- Les images de filaments étaient projetées sur un écran au moyen d’une lampe Nernst et d’une lanterne à projection, et l’on obtenait ainsi un grossissement de 3o diamètres environ. La dilatation d’une boucle du filament était mesurée par une augmentation déterminée de la tension. Les résultats ainsi obtenus ont donné, comme courbes, des lignes droites par la lampe Osram de 5o bougies et pour les lampes Just au tungstène ; la lampe Osram de 32 bougies a au contraire donné une courbe légèrement infléchie. b) Application de la loi île Stefan.
- D’après eette loi, la température absolue « de corps noir » d’un filament est proportionnelle à la racine quatrième de la radiation totale. Ainsi les watts fournis au filament, si l’on suppose qu’il n’y ait pas de conduction, sont donnés par la formule :
- W = T4 — b approximativement, en désignant par W les watts fournis à la lampe, par T la température absolue « de corps noir » du filament, et t la température absolue de corps noir de l’espace environnant.
- D’après cette équation, il est évident que, par de hautes températures, on peut négliger le terme b, qui est inférieur à la centième partie de W pour des températures supérieures à 65o°, et inférieur à la millième partie de W pour des températures supérieures à i 3oo°. La figure io donne les courbes de la dilatation (ordonnées) en fonctions de ^Avatts absorbés. Le fait que ces courbes sont toutes, sauf une, exactement des droites présente un grand intérêt et pourrait être utilisé dans des mesures de hautes températures. Pour étudier ce point, les auteurs ont tracé trois courbes pour une seule lampe avec les dilatations en ordonnées et les puissances 3,9, 4, et 4,i des watts consumés en abscisses ; la première et la dernière courbe divergeaient nettement, et permettaient de voir que la valeur 4jO est correcte h i °j0 près.
- Pour transformer l’échelle de ^watts en une échelle de températures, ou a fait une expérience de comparaison des couleurs. La tension
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- lampe au carbone fonctionnant au régime de 3,5 watts par bougie. On a supposé que ces
- tensions correspondaient à 20000 absolus. On calcula les valeurs de *\/watts et J’bn traça les
- courbes représentant la loi de Stefan avec ^/radiation totale en ordonnées, et les températures approximatives^ corps noir en abscisses, puis on convertit l’échelle des ordonnées, en déterminant les valeurs de 4y/\vatts aux températures auxquelles le filament était juste visible dans l’obscurité. Les résultats trouvés sont indiqués par le tableau IY.
- (A suivre.) R. R.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur le fonctionnement d’électrodes en tantale. — G. Schulze. — Annulai der Physik, n° 8, 1907-
- Dans presque tous .les redresseurs électrolytiques employés pour convertir le courant alternatif en courant redressé, l’électrode active est en aluminium. L’ctude de ccs éléments a montré que le courant électrique détermine sur les anodes en aluminium dans certains électrolytes la formation d’une pellicule mince, fine et poreuse, et, entre cette pellicule et l’aluminium, une couche gazeuse diélectrique qui résiste à une chute de tension énorme (jusqu’à 8,2 millions de volts par millimètre) tant que l'alumi-
- Dans les expériences faites sur ce sujet, on s’est demandé si l’aluminium était le seul métal présentant cette propriété, et si d’autres métaux ne pouvaient pas être employés dans le même but. Différentes expériences semblent indiquer que des phénomènes analogues étaient présentés par d’autres métaux. Ainsi Warburg et Strasser ont observé la formation d’une très mince couche diélectrique sur les électrodes, dites impolari-sables, de zinc amalgamé placé dans du sulfate de zinc, et de cadmium placé dans du sulfate de cadmium. En outre, la passivité du fer et du chrome a été attribuée, par quelques expérimentateurs, à la formation d’une pellicule d’oxyde. Le magnésium tient, d’après différentes publications, des lensions de 100 volts quand il est employé comme anode, mais seulement dans un très petit nombre d’électrolytes. En 1904, la maison Siemens et Halske a songé à employer clans les redresseurs un mélange de tantale, de
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- niolium et de vanadium au lieu d’aluminium. L’auteur a donc été conduit à étudier en détail les propriétés du tantale.
- Les expériences ont porté sur trois baguettes de tantale dont la surface était lisse et bien polie. La section était carrée avec angles arrondis. Les mesures faites sur les propriétés physiques de ces baguettes ont donné les chiffres suivants:
- L’élément électrolytique employé pour les expériences et le dispositif expérimental étaient à peu près exactement les mêmes que dans les expériences relatives à l’aluminium. La baguette de tantale était placée dans un récipient cylindrique en verre de 2cm,6 de diamètre intérieur et mastiquée dans l’extrémité de ce tube. L’autre électrode était une feuille de platine. La température de l’élcctrolyteétait généralement maintenue à o'\ Les connexions électriques étaient faites de façon à permettre la mesure de la capacité de la pellicule gazeuse diélectrique par la méthode de Maxwell-Thomson, ainsi que la tension et le courant.
- Avant d’indiquer les résultats obtenus, l’auteur croit utile de rappeler en quelques mots les propriétés relatives aux électrodes en aluminium. Il avait trouvé que la pellicule gazeuse qui se forme sur les anodes d’aluminium sous l’action du courant dans la pellicule poreuse solide atteint une épaisseur maxima caractéristique pour chaque électrolyte et s’amincit ensuite, après rupture du courant, très lentement dans certains électrolytes, et sensiblement plus vite dans d’autres. L’épaisseur maxima correspond à une chute de tension maxima caractéristique pour chaque électrolyte, atteinte quand la chute de tension dans la pellicule est devenue assez
- grande pour qu'il se produise une décharge par étincelle. Quand la densité de courant croît, la chute de tension augmente très rapidement dans la pellicule gazeuse, jusqu’à atteindre la valeur maxima, et est ensuite à peu près indépendante de la densité du courant.
- Quand la température croît, cet accroissement de la chute de tension avec la densité de courant est moins accentuée et la tension maxima diminue généralement. Tout le phénomène ne peut se produire que quand il se forme un composé d’aluminium insoluble ou difficilement soluble. II ne se produit donc pas dans les solutions hydratées des bases, des acides et des sels, des halogènes, de l’azote, etc. Les sulfates forment transilion. Il s’y forme un composé (Al2)OII6 difficilement soluble. Le phénomène est marqué dans les solutions hydratées de la plupart des composés de Mn, Cr, P, As, Sb, C et B.
- La constitution de l’électrolyte exerce une influence très grande sur l’épaisseur maxima, la constitution de la pellicule gazeuse, et sur la tension maxima à laquelle elle peut résister. Par contre, la relation entre l’épaisseur de la pellicule gazeuse et la tension maxima, ainsi que la grandeur de la chute de tension dans la pellicule gazeuse, sont indépendantes de la nature de 1 électrolvte.
- L’indépendance de l’épaisseur de la pellicule gazeuse et de la pression électrostatique qui agit sur elle conduit à l’hypothcse que, dans les pores de la pellicule solide, le gaz se trouve très raréfié, comme par exemple dans le charbon de bois. La chute de tension maxima atteint 8,2 millions de volts par millimètre ; dans le sens opposé (non actif), elle ne dépasse pas iooooo volts par millimètre environ. Cette dernière valeur concorde avec les chutes de tension trouvées par Earhardt et Ilobbes pour la décharge par étincelle entre des électrodes très rapprochés. D’après J.-J. Thomson, l’électricité est transportée dans ce cas par des électrons libres négatifs des métaux constituant des électrodes. D’après ses calculs, la chute de tension indiquée suffit pour libérer les électrons négatifs des métaux. Le même genre de transport de l’électricité a lieu dans le cas préseut, quand l’aluminium est cathode, c’est-à-dire dans la direction inactive. Mais, dans la direction active, il n’est pas possible parce que l’électrolyte ne contient pas
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- d’électrons libres, mais seulement des ions électrolytiques. Ceux-ci prennent, par suite de leur masse beaucoup plus grande, une chute de tension beaucoup plus forte que les ions négatifs pour le transport du courant. C’est ainsique la valeur énorme de 8,2 millions de volts par millimètre peut être atteinte avant que la décharge par étincelles jaillisse.
- Propriétés des électrodes de tantale. — T.a première partie de l'étude de l’auteur s’est naturellement portée sur la formation. On a constaté que celle-ci se produit beaucoup plus vite que pour l’aluminium. La tension finale est atteinte au bout de quelques minutes environ. Contrairement à ce qui a lieu pour l’aluminium, on n’a pu trouver aucun électrolyte dans lequel l’action de soupape n’ait pas lieu. Cela peut être expliqué, au point de vue chimique, par le fait que le tantale est capable de former avec presque tous les corps chimiques des composés insolubles. D’ailleurs on n’a pas essayé l’acide fluorhydrique, ni le mélange d’acide fluorhydrique et d’acide azotique, dans lequel le tantale doit être soluble. Les résultats d’expérience sont iudiqués par le tableau r.
- La colonne « Formation de la tension au bout de deux minutes d’arrôt » donne une idée de la persistance de la pellicule gazeuse. L’indication « très étendue » indique que la solution est aussi étendue que possible, en restant encore conductrice.
- Le tableau indique une certaine uniformité de la tension maxima dans la plupart des électrolytes. Le KMiiOj, KCr20- et Iv4uFe(GIN)6 semblent avoir une faible tension maxima marquée. Ce point a été cherché plus exactement pour différentes concentrations ; les résultats sont indiqués par le tableau II.
- Ces électrolytes donnent donc réellement des tensions maxima beaucoup plus faibles que la plupart des autres; ils ne sont donc pas appropriés à l’établissement de redresseurs, Les sels d’ammonium sont peu appropriés aussi. Pour des expériences ultérieures, il a semblé que les sels alcalins de l’acide carbonique étaient les mieux appropriés ; la plupart des expériences suivantes furent faites avec K2C03.
- Concentration de Vélectrolyte. — On étudiera d’abord avec K2C03 et NaOlI l’influence de la concentration de l’électroJyte sur la relation, entre la densité de courant et la tension, déjà
- NaOIT.
- AaOH.
- KOII.. KOU.. KOH.. MJ, 011.
- IlaSO,. IL,Süj. CoSOr. UNO-,. 11N03. KAû,.
- Kir.2po.4.
- H3â.sO,. 113As04. KMnCV KaCraQ7 ISTUJMoO, (3Hv)aB.>0} AH2B03..
- K.CK. . . KUNS. .
- K.t’eCCN),. Acide acétique.
- Acide oxalique.
- Li2C03. . Na3C03. . K2C03. .
- k2co3. .
- NaHCOg .
- rapide.
- moyenne.
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- désignée précédemment sous le nom de « caractéristique statique ».
- DENSITÉ OUR U>'E SOLUTION A
- ÉLECTROLYTE ToV"'" ~-^r o,5 ’l„
- KMnOj. . . . Toi i3o Mo 180 3io Mû 34o
- K2Cr20... . . 'oZ 160 100 i3o 160 i3o 36o
- K,F<CN)6. . . 0,002 2 30 36o 34o
- 0.006 i4o 280 3fio
- Les expériences étaient faites de la façon suivante : après formation complète, on déterminait la caractéristique statique pur une concentration déterminée, puis, sans rien changer à la baguette de tantale, on introduisait dans l'élément une solution de concentration différente, et l’on déterminait à nouveau la caractéristique. Au bout de peu de temps, on retrouvait toujours la même caractéristique pour une concentration donnée, quelqu’ait été la concentration précédente. La tension élevée pour une solution très étendue n’était pas produite par la chute de. tension dans l’électrolyte, due à la mauvaise conductibilité. La chute de tension dans l’électrolyte, pour la solution la plus étendue de 0,02 °/0, a été de 8 volts seulement pour une densité de courant de o,oo5 ampère par centimètre carré.
- Pour les Lrès faibles concentrations, le passage du courant, une fois que la tension inaxima est atteinte, a lieu sous iorme d’un grand nombre de petites étincelles fines dont toute la surface du tantale est couverte. Plus est grande la concentration, et plus le nombre des petites étincelles diminue ; plus leur grosseur augmente. Pour les fortes concentrations, il ne reste généralement plus qu’une seule étincelle, qui tend h se fixer en un point. Cette étincelle produit de fortes variations de tension et une forte diminution de la tension quand la densité du courant croît.
- Ces apparences des étincelles sont explicables
- après la variation de la conductibilité de l’élec-
- trolyte avec la concentration. Au moment de la décharge par étincelles, la quantité totale d’électricité cherche à se rassembler au point où jaillit l’étincelle. Plus est faible la concentration et, avec elle, la conductibilité de l’électrolyte, moins l’étincelle absorbe d’électricité et plus elle s'éteint vite.
- La grande variation de la tension maxima ou, ce qui revient au même, de la plus grande épaisseur possible de la pellicule gazeuse avec la concentration, ne peut pas être expliquée ainsi, et est due probablement à une modification de la ténacité, de la solubilité et de la structure de lu pellicule poreuse avec la concentra-
- Les expériences correspondantes n’ayant pas été faites avec l’aluminium, l’auteur a jugé utile de les faire pour permettre la comparaison. Ces expériences ont été faites avec (NH^j HB03 et (NHi)2C03. Elles’ont montré que, avec l’aluminium, il existe aussi une influence marquée de la concentration, quoique moins forte qu’avec le tantale.
- Température. — La connaissance de la variation de la raraetéristique statique avec la température est importante, car l’emploi des redresseurs a électrode d'aluminium a été limité jusqu’ici par le fait que, pour de forts échaufle-ments, l’anode devenait iuactive. Pour le tantale, l’auteur a déterminé l’influence de la température avec une solution à 0,02 nj0 de K2COa, par formation à o°, et échauffement graduel à 20°, 5o°, 75° et g5°, par refroidissement à ces mêmes températures. Pour une même température, on a trouvé, dans les deux cas, à peu près les mêmes valeurs. Les résultats des mesures sont indiqués par des courbes de la figure 1 où sont parties eu ordonnées ja tension en volts et en abscisses la densité de courant sur la surface anodique. Pour permettre la comparaison, on a ajouté sur cette figure les courbes relatives à l’aluminium dans une solution à 1,7 •/, de (NH4),IIBOa. Les courbes montrent que, aux températures élevées, l’augmentation de la tension avec le courant est moins rapide, et que la tension maxima est atteinte seulement aux densités de courant élevées. En outre, on voit que le tantale est beaucoup moins influencé par les variations de température que l’aluminium. Il faut ajouter que, dans tous les autres électrolytes, l’aluminium est encore beaucoup plus influencé par la tem-
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- pérature que dans le (NHs).vHR08, de sorte que les courbes indiquées représentent des valeurs exceptionnellement favorables.
- i-
- 5° Ruptures du courant — A ce point de vue encore, le tantale offre plus d'avantages. Mais il offre.moins d’avantages à cause de. la sensibilité de la pellicule gazeuse aux ruptures de courant.
- Avec l’aluminium de (A’H4)2HBOs, l’épaisseur de la pellicule gazeuse après rupture du courant est si constanteque l’on ne peut pas constater de variation dans des mesures de capacité de plu-
- sieurs minutes. Avec le tantale, dans le cas le plus favorable, la diminution de la pellicule gazeuse et la diminution de la résistance diélectrique après rupture du courant sont si grandes qu’elles rendent impossibles les mesures de capacité. Les chiffres du tableau IIl indiquent les résultats obtenus.
- TAIîLEAU III
- 1 |5 § S H 1 , S " ^ Pi
- l z 1 = ï : 33
- % ! E 1 E 11:1
- Les valeurs de la capacité indiquées dans ce tableau ont été obtenues par des mesures à 56 et i3o périodes par seconde. De la différence de ca-pacitéaux deux fréquences a été déduite la capacité indiquée. Le tableau présente, dans les deux cas, une rapide diminution do la résistance après rupture du courant. La capacité augmente rapidement au début, puis plus lentement ensuite, et semble s’approcher d’une valeur finale.
- (A suivre.') E. B
- Le Gérant: J.-B. Noukt.
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- Tome J-II.
- ü 7 Septembre 1907.
- 14» Année. — N* 36.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrolechnique Monte-flore. r- M- LEBLANC, Professeur à l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de.l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H, POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr' de l’Institut.
- SUR UN PROCÉDÉ DE COMPOUNDAGE DES ALTERNATEURS
- Dans un ouvrage publié en 1906 par l’un des auteurs (l) le principe du coinpoundage d’un alternateur par la réaction transversale de l’induit a été déjà mis en lumière.
- Afin d’exposer ce principe, nous considérerons d’abord la dynamo à courant continu représentée figure 1. Celle machine bipolaire comporte une excitation shunt sur les pôles principaux A et B et sa culasse est munie spécialement dans l’axe interpolaire de deux projections G et D formant en quelque sorte des pôles auxiliaires non bobinés.
- Les balais étant décalés comme à l’ordinaire dans le sens de la rotation, on obtient une dynamo compound car cette disposition est la combinaison d’une dynamo shunt (pôles A et B) avec une dynamo série (pôles C et D) à excitation par l’induit.
- Le compoundage est d’autant plus efficace que le circuit principal est plus saturé et que la réluctance du circuit auxiliaire est plus petite : en effet, les ampère-tours démagnétisants dus au décalage des balais n’occasionnent qu’une faible chute do tension, tandis que la presque totalité des ampère-tours d’induit, qui sont magnétisants dans le circuit des pôles auxiliaires produisent une élévation de tension proportionnelle au courant.
- Pour faire fonctionner cette dynamo comme alternateur compound, il.suffira de remplacer le collecteur par des bagues collectrices, mais une construction polaire analogue à celle de la figure 1 serait ici défectueuse, car, en charge, elle aurait pour effet une déformation de la courbe de tension.
- (') J. Rbzei.mas. Die voryànge in Ein-und Mehrphasengerteratoren, Stuttgart (Verlag von Ferdinand Énke), 1906-
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- Toutefois on pourrait obtenir en charge, aussi bien qu’à vide, une courbe de tension régulière el pratiquement sinusoïdale en employant un rotor continu comme celui d'un moteur d’induction et en répartissanl l’enroulement d’excitation de telle sorte que dans l’entrefer d’épaisseur uniforme le champ soit sinusoïdal. La particularité de ce procédé de coinpoundage consistant à saturer fortement le circuit du champ principal suivant l’axe du pôle tout en conservant, suivant l’axe transversal, un circuit à faible réluctance, on réalisera celte double condition par l’emploi d'un entrefer relativement réduit et d’un ciiy cuit saturé pour le flux principal et non saturé pour le flux transversal.
- Pour montrer que le compoundage peut être réalisé à une valeur assez grande du déphasage.il est indispensable de faire l’analyse complète de l’alternateur. La ligure 2 en représentera le diagramme. Le courant d’induit I est décalé dans l’espace d’unè angle s sur le courant inducteur J. Dans un alternateur polyphasé, les ampère-tours de l’induit sont répartis sur la périphérie suivant la loi sinusoïdale ; par suite, nous avons le droit de décomposer le courant T en deux composantes I cos * et I sin s, la première suivant l’axe du pôle et en opposition avec le courant J, la deuxième suivant l’axe transversal.
- Désignons par L l'inductance de l’induit due aux fuites(’), par .VI4 son inductance relativement au flux qui traverse le rotor suivant l’axe du pôle, par VIS son inductance pour Je flux traversant le rotor suivant l’axe transversal.
- La composante I cos s donne une tension de réactance ÂB=u (Mt-f-L) Icoss en opposition directe avec la tension OA = E induite à vide par le champ d’excitaiion.
- (') La valeur de L n'est pas rigoureusement la même dans l’axe du pôle et dans l'axe transversal, mais pour simplifier nous prenons sa valeur maximum.
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- 7 Septembre 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITE
- 327
- La composante I sine donne une tension de réactance BC = m(M2 4- L) I sin e décalée de - sur la première.
- Enfin la résistance ohmique détermine une tension négative CDRl agissant dans une pirection opposée au couranL.
- La tension aux bornes LJ est mesurée par le vecteur résultant ODU décalé de l'angle ? sur le courant I.
- Il ressort du diagramme que, pour certain rapport entre (M4 + L) et (M2 + L), la tension U peut égaler ou meme dépasser la tension E, c’est-à-dire que l’alternateur devient conipound ou hypercompound.
- Pour examiner les conditions dans lesquelles ce fait se réalise, nous traduirons algébriquement le diagramme de la figure 2 par les deux équations suivantes qui en résultent :
- U CO: s ? = E sin e + a» (M, -h L) I cos s sii nt — B(M, + L)Ico8ei 3in s— RI
- = sin e [E — b> (M„ Mj) I cos . 1-m (0
- U si: a f = — E cos £- a> (Mj + L) I oos* 't-.fM.+ LJlsin'!
- — — os s [E — « (Ma — Mj) I cos ;5]-m(M« + L)I. (=>)
- Pour simplifier les expressions nous poserons
- E ~ toMjJ
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- T. LII. — N® 36.
- ce qui veut dire que, dans l'hypothèse d’un inducteur ayant le même nombre de spires que l’induit, J serait le courant d’excitation qui induirait à vide.la tension E si le circuit induc-teiïr n’était pas saturé; ce courant serait donc celui correspondant au nombre d'ampère-tours mesuré sur la caractéristique par OBj (fig 3).
- Nous poserons en outre
- En divisant par E les deux membres de chacune des équations i et 2, on obtient
- Les coefficients Mi et Ms qui sont les dérivés du flux par rapport au courant sont respectivement mesurés à l’échelle près par les coefficients angulaires de la caractéristique du
- M
- flux au champ de fonctionnement et à champ non saturé. Le rapport ~ est donc mesuré par le rapport des tangentes des 2 angles a, et (fig. 3) formés par l’axe des ampère-tours
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- revue d’électricité
- 329
- avec les tangentes à la caractéristique respectivement au champ de fonctionnement et à champ non saturé c’est-à-dire
- M9 tg Oj
- Ce rapport est directement fourni par la caractéristique de la tension à vide.
- Le coefficient /i-f- — \ est du môme ordre que le coefficient de dispersion du stator d'un
- moteur d’induction lequel, dans certains cas, s’abaisse à 1,02. Toutefois, dans un alternateur, pour des considérations mécaniques, il y a intérêt à employer un entrefer relativement plus grand que dans un moteur d’induction ; ce coefficient sera donc relativement plus élevé.
- Le coefficient 6 est le rapport de la chute de tension ohmique dans l’induit pour un courant I = J, à la tension à vide.
- Les équations (3) et (4) donnent :
- <7cos®4-æ8
- (5)
- M4_ <7 cos ç-l-aft — sin s
- Ms _ T a cos s sin e
- Le compoundage exact étant défini par l’égalité entre la tension en charge et la tension à vide, c’est-à-dire par q — 1. les deux équations ci-dessus permettront de déterminer l’àngle s
- et le rapport ~ pour lesquels cette condition est réalisée aux valeurs données du courant I
- (c’est-à-dire du rapport a) et du déphasage <p.
- Un alternateur compound de ce genre doit être dimensionné d’une façon particulière; nous prenons comme exemple un alternateur triphasé pour turbines avec données suivantes :
- Puissance............................ 1 5oo volts x 46o ampères x \/S = 1 200 K. V. A.
- Fréquence............................ 00 périodes.
- Tours par minute..................... 1 5oo
- Compoundage pour cos © — o,85 Les dimensions sont:
- Nombre de pôles.
- Alésage du stator.
- Entrefer simple..
- Diamètre du rotor. .
- Longueur totale du noyau Longueur nette du fer.
- Encoches du stator.
- Conducteurs...........
- Couplage..............
- Encoches du rotor. .
- 72 de 3oX 10 r
- 73
- étoile.
- 3a de 80X 17 r
- (?) Ne l'induit.
- liûcalion du coefficient de dispersion de l’indi
- Dposanle antagoniste de
- de la cc
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU, — N» 36.
- La disposition particulière adopté
- pour le rotor est montrée'figure h : les axes des pôles sont A, JB, G, D. Des évidements E sont pratiques dans le noyau de façon à constituer suivant ces axes un circuit saturé pour le flux principal, tout en réservant, suivant les axes'transversaux F,G,TT,I, des circuits à faible réluctance pour le flux auxiliaire de compoundage.
- La courbe de la tension par phase, à vide en fonction de l’excitation en ampère-tours est donnée figure 3.
- Les principales conditions de fonctionnement de cct alternateur sont :
- 34,5
- - d’iudu
- ,t pleine charge. .
- s donne .
- 7 4oo —
- L\
- la caractéristique (fig
- 3) à l’excitation de 10600 amp1 ____________________ 7 !y oo__
- Le calcul b et 6 = o,oo5.
- Le courant J correspondant d'après 3, le rapport <
- = i,o3
- valeur :
- En introduisant ces valeurs dans les équations (5) et (6), on peut vérifier que le compoundage est effectivement réalisé pour cos 9 = o,85.
- Pour celte valeur de 9 et en faisant q~ 1 on obtient en effet :
- tgs = o,68 d’où cos s = o,83 sin e = o,56 M, _ i . o,85 -+- o,oo35 - q,56 . .
- 6 M3 1 0,7 X0.83X0,56 —0,lü'
- Le coefficient est relatif au champ de fonctionnement; or celui-ci correspond à l’excitation à vide diminuée de la composante axiale de la réaction d’induit, soit à :
- 22000— 7 4oo x cos £= i585o ampère-tours.
- L’angle doit donc se mesurer au point C correspondant à cette excitation et on trouve alors que le rapport ^ est bien le môme que le rapport ce qui vérifie la condition de compoundage. * 2
- L’exemple cité montre qu’il est possible d’obtenir un alternateur eompound sans appareils accessoires en lui donnant des dimensions spéciales.
- J. Rkzelman, J. Perret,
- Ingénieur à Charlcroi. Ingénieur à Jeumont.
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- L'ÉLECTRIFICATION D'UNE LIGNE DU GREAT WESTERN R’ (•).
- Une des lignes du Great Western Railway, le Hammersmitli and City R7, vient d’être équipée électriquement et mise tout récemment en exploitation. Celte ligne se relie aux lignes du District et du Metropolitan District Rv.,Le système de traction adopté est le même que sur les lignes du Metropolitan Ry.
- T/installation comprend une usine génératrice principale, trois sous-stations et onze centres de distribution. Outre le réseau de traction, l’usine alimente le réseau d’éclairage à arc et à incandescence et les aleliers pourvus de moteurs électriques.
- L’énergie électrique est engendrée sons forme de courants triphasés à la fréquence de 5o périodes et à 6 Goo volts, tension de transmission. Dans les sous.-stations, la majeure partie des courants triphasés est transformée, par des groupes moteurs-générateurs, en courant continu à Goo volts. Une autre partie de l’énergie électrique, employée pour l’éclairage et la force motrice, est distribuée sous forme de couranls alternatifs à no et 220 volts.
- Usine génératrice.
- L’usine génératrice actuelle (üg. 1) couvre seulement un sixième de la superficie disponi ble. A l’extrémité est de la station sont disposées les soutes à charbon, prévues pour 4oo tonnes de combustible.
- Salle de chauffe. — Située à l’est de l’usine, la salle de chauffe est divisée entrois parties desservies par des transporteurs à charbon. Les pompes d’alimenLalion et les accessoires, ainsi que les épurateurs d’eau, sont placés à l’ouest de la salle de chauffe. Une cheminée en briques assure le tirage des chaudières ; elle a une section carrée de quatre mètres de côté, et sa hauteur est de 76 mètres.
- Au-dessus des chaudières, sont disposées des trémies qui peuvent contenir Goo tonnes de charbon ; on peut les distinguer dans la figure 2. Le charbon csl transporté à ces trémies au moyen de transporteurs qui aboutissent aux soutes à charbon.
- 0 D’après Street Railway R et The Elcctricel Review, août 1907.
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- L’éclairage électrique
- î, Lîî. — N* u.
- Comme on le voit sur la figure 2, les wagons qui amènent le comlmstible sont déchargés dans une trémie fl d’où un convoyeur cl des élévateurs l'amènent à un otage supérieur. De là, il tombe sur les transporteurs à godets qui le conduisent dans les trémies de la chaufferie. Au retour, les godets de ce transporteur passent dans un tunnel inférieur, creusé sous les chaudières, où ils reçoivent les cendres et les mâchefers, qu’ils déversent dans des
- Les transporteurs et élévateurs qui assurent la manutention du combustible sont entraînés chacun par un moteur électrique de 10 ou 12 chevaux : ces moteurs sont alimentés par des courants triphasés à 65o volts : leur rotor porte deux enroulements, et le démarrage est effectué au moyen d’un interrupteur spécial.
- Des moteurs du même type sont employés pour la commande des pompes de condenseur, pour les pompes centrifuges, etc.
- La chaufferie (fig. 3) contient dix chaudières Babcok et Wilcox à tubes d’eau, formant deux batteries de cinq unités. Chaque chaudière a une surface de chauffe de 56o mètres carrés, et peut vaporiser 8 000 kilogrammes d’eau par heure : un surchauffeur accompagne chaque chaudière, avec laquelle il fait corps ; la température de la vapeur est d’environ 2;5U-
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- Les chaudières sont munies de chargeurs mécaniques, entraînés par des moteurs triphasés de i5 chevaux : ces chargeurs sont du type à grille articulée Babcok et Wilcox.
- La salle des pompes d'alimentation contient quatre pompes à vapeur du type vertical, ayant chacune une double tuyauterie. Une installation de séparateurs d’huile et de filtres, prévue en double, permet d’enlever l'huile de l’eau condensée. Les filtres sont des appareils à sable
- Fig 3. — Yue de la chaufferie.
- La tuyauterie de vapeur reliant les chaudières aux machines à vapeur est établie en double et forme une boucle.
- L’installation de condensation est disposée en sous-sol dans la salle des machines et est divisée en quatre sections, une par chaque paire de machines ; chaque section comprend un condenseur à surface, desservi par une pompe à air Edwards et une pompe de circulation centrifuge. Quatre tours de réfrigération en bois, de section carrée, avec tirage naturel, permettent de refroidir l’eau qui sert à lu condensation : elles ont a4 mètres de hauteur.
- Salir, des machines. —= La salle des machines (fig. 4) est située à l’ouest de la chaufferie, dont elle est séparée par un mur : cette salle est aussi divisée en trois parties. Elle contien
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- huit groupes générateurs principaux comprenant chacun une machine «à vapeur Rallis et Morcom et un alternateur triphasé à 6600 volts et 5o périodes par seconde. Chaque groupe a une puissance do 75o kilowatts et peut supporter une surcharge de 20 °jv. Les machines à vapeur sont à triple expansion et tournent à 200 tours par minute ; les cylindres ont 45 centimètres, Ô7cm,5 et tou centimètres de diamètre; la course est de 45 centimètres. Les paliers,
- Fig. 4. 4 ue de ta salle des tnudtmcs.
- les guides, etc. sont lubrifiés par une circulation d’huile sous pression qu’alimene une petite pompe entraînée par un excentrique. Les cylindres sont munis de graisseurs spéciaux. Le régulateur est commandé par un petit moteur électrique permettant de modifier la vitesse des machines depuis le tableau de distribution. La figure 5 donne une vue de la partie supérieure des groupes éiectrogènes.
- Les générateurs triphasés, construits par l’Electric Construction C°, de Wolverhampton, sont du type ordinaire à inducteur tournant. L’inducteur et le volant pèsent ensemble 11 tonnes. L'induit est muni d’encoches ouvertes; les phases sont connectées en étoile, mais le centre de l’étoile n’est pas relié d’une façon permanente à la terre. Les alternateurs triphasés sont nettement visibles sur la figure 6.
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- L installation auxiliaire est divisée en huit sections de i5o kilowatts dont quatre sont
- Fig. 6. — Vue des alternateurs.
- alternateurs et à l'éclairage par arcs et par lampes à incandescence : les quatre autres grou-
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- pes fournissent des courants triphasés à 65o volts pour l’alimentation des différents moteurs triphasés employés dans 1’usine génératrice, y compris ceux des chargeurs mécaniques, des convoyeurs, des pompes de circulation, des condenseurs et autres pompes. Des batteries d’accumulateurs, fonctionnant en parallèle avec les génératrices à courant continu, contribuent à fournir le courant d’excitation nécessaire: elles sont reliées aux barres d’excitation par l’intermédiaire de survolteurs-dcvoUeurs automatiques.
- Le tableau de distribution comprend deux tableaux principaux à liante tension, servant au réglage des courants triphasés à 65oo volts, un tableau auxiliaire pour les circuits triphasés à 65o volts, et des panneaux commandant les circuits-à 220 volts. Le tableau principal est desservi par une galerie- située à 5 mètres environ au-dessus du sol de la salle des ma-
- Tous les appareils accessibles sont reliés à des transformateurs, de sorte que, sur le tableau, toutes les connexions sont à basse l ension et qu’aucun danger n’est à craindre. Derrière les panneaux, sont placés les rhéostats principaux d'exeiLalion, les régulateurs de machines et différents interrupteurs. Devant le tableau, sont disposés des appareils de signaux montés, sur des colonnes et permettant à l'électricien du tableau de communiquer avec les mécaniciens préposés à la surveillance des machines. La figure 7 donne une vue du tableau de distribution.
- L’éclairage des bâtiments et des emplacements voisins est assuré par quarante lampes à arc Oriflamme et par 200 lampes à incandescence environ.
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- Sous-Station.
- La sous-station de Royal Oak contient quatre groupes moteurs-générateurs de 4oo kilowatts et une batterie d'accumulateurs pouvant fournir i 68o ampères au régime de décharge en une heure. Les groupes convertisseurs ont été fournis par Bruce Reeblcs et C°. La sous-station contient encore deux groupes motem-s-génévaleurs de 200 kilowatts pour l’éclairage, et des survolleurs dévolteurs automatiques.
- La sous-station de Shepherd’s Bush contient sept groupes moteurs-générateurs de 4oo kilowatts fonctionnant en parallèle avec une batterie de 84o ampère-heures en une heure, reliée à des survolteurs-dévolteurs automatiques.
- Fig, 8. — Vue dfts-convenisseurs La Cour (suus-station de Shepherd’s Bush).
- La sous-station de Old Oak Common contient un groupe convertisseur de 4oo kilowatts pour la traction et un groupe de 200 kilowatts pour l’éclairage.
- Les groupes convertisseurs de ces sous-stations, que représente la figure 8, sont tous du type La Cour: ils comprennent chacun un moteur à haute tension semblable à un moteur d’induction, accouplé mécaniquement et électriquement avec une génératrice à courant continu. Les génératrices employées pour la traction sont munies d’enroulements inducteurs compound. Les survolteurs ont une capacité de i3o kilowatts. Les batteries ont 290 éléments, b ne disposition intéressante permet de les employer non seulement comme batteries-rtam-pons, pour le service de. traction, mais aussi comme batteries de secours pour l’éclairage. Si les courants à haute tension qui alimentent la sous-station viennent à être interrompus, la batterie correspondante se décharge dans les convertisseurs qui produisent à leur tour
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- des courants alternatifs à haute tension et alimentent ainsi les circuits d’éclairage. Ce résultat est obtenu au moyen de relais et d’inverseurs.
- Outre les sous-stations, il y a onze centres de distribution où les courants triphasés à 65oo volts sont transformés en courants triphasés à no ou 220 volts pour l’alimentation des circuits d’éclairage et de force motrice. Chaque centre de distribution contient, en général, six transformateurs. Les deux groupes de transformateurs dans chaque centre sont reliés en parallèle sur le circuit à basse tension seul.
- Voie.
- Le système adopté est le même que sur le métropolitain. La voie porte un troisième rail pour l’amenée du courant et un quatrième pour le retour du courant: le troisième rail est disposé latéralement à ho centimètres en dehors de la voie, et est surélevé de 7"",5 ; le rail négatif est placé au milieu de la voie. Les deux rails servant pour l’amenée cl le retour du courant sont retournés et sont supportes par des isolateurs en porcelaine. Les rails pèsent 52 kilogrammes par mètre courant : ils ont une section de 62e""!,5 et sont fabriqués en acier spécial ayant une conductibilité égale à i5 % de celle du cuivre. Les rails sont éclissés électriquement au moyen de connexions plates en cuivre J aminé. Le rail négatif est aussi isolé de la terre sur toute sa longueur ; à chaque sous-station, il est relié à la terre par l’intermédiaire d’une résistance. En cas de mise à la terre du rail positif, le potentiel du rail négatif devient —600 volts et un courant de 100 ampères passe dans la résistance.
- Les trains sont composés de six voitures dont, deux automotrices, placées en tète et en queue : ces trains peuvent transporter 3ao voyageurs.
- 0. Allen.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur la cohésion diélectrique de l'hélium. — E. Bouty. — Académie des Sciences, 22 juillet 1907.
- L’auteur a trouvé antérieurement que les gaz ou vapeurs monoatomiques (vapeur de mercure, argon) ont une cohésion diélectrique très petite eu égard à la grandeur de leur masse atomique. Ainsi la cohésion (35/j) de la vapeur de mercure est plus petite que celle de l’air (4ig). Celle de l’argon le plus pur qu’il a eu entre les mains (3g) est très inférieure à celle de l’hydrogène (205). De plus, une simple trace d’un gaz polyatomique suffit à faire varier beaucoup la cohésion diélectrique de ces corps. Il y avait intérêt à savoir si l’hélium se comporterait comme le mercure ou l’argon. Grâce à l’extrême bienveillance de sir William Ramsay et à celle de
- M. Moureu, il a pu opérer sur 200 centimètres cubes d’hélium extrait de l’iiraninUe et sur une quantité encore plus grande de gaz provenant des eaux minérales de Bourbon-Lancy.
- Le premier échantillon d’hélium sur lequel l’auteur a opéré contenait un peu d’azote. Sa cohésion diélectrique fut trouvée égale à 61,8, c’est-à-dire supérieure à celle de l’argon. En refroidissant le gaz dans l’air liquide, pour le séparer des éléments volatils qu’il pouvait contenir, la cohésion s’abaissa seulement à 60,6. Sir William Ramsay conseilla alors de refroidir le gaz en présence de charbon de noix de coco qui, dans cette condition, absorbe complètement l’azote, ainsi que tous les autres gaz, à l’exception de l’hydrogène et du néon. Dès le premier essai, la cohésion diélectrique de l’hélium s’abaissa à 21,7.
- Par des purifications répétées sur le charbon
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- de noix de coco, le gaz de l’uraninite et celai des eaux minérales ont donné une même valeur limite de la cohésion diélectrique de l’hélium, égale à i8,3. Une trace de néon révélée, par l’analyse spectrale, dans le gaz provenant dos eaux minérales, ne modifie donc pas la cohésion de l’hélium d’une manière appréciable.
- Au contraire, en ajoutant i '/„ d’aij- à l’hélium le plus pur, l’auteur a vu la cohésion diélectrique se multiplier par 2,4i. Un seul essai bien conduit révélerait à coup sûr la présence de ----ï- eu
- volume d’un gaz polyatomique quelconque et, par une série de mesures, on pourrait certainement déceler jusqu’à-------. Dans le cas où le
- J 1 3o ooo
- gaz étranger est do l’air, la mesure de la cohésion diélectrique a paru au moins aussi sensible que l’analyse spectrale, et elle se prêterait aisément à une détermination quantitative précise que l’analyse spectrale seule ne comporte pas.
- Sur la dispersion des rayons <x. ^— L. Meït-
- Les expériences de Fauteur s’appuient sur les faits suivants: quand des rayons a d’une seule et même vitesse traversent deux diaphragmes complètement congruents et placés exactement l’un au-dessus de l’autre, l’espacesitué au-dessus des diaphragmes ne peut contenir que des rayons qui ont traversé ces deux diaphragmes. Les rayons sortant du premier diaphragme n’étant pas tous exactement parallèles, mais remplissant un certain angle, d’environ g0, avec les dimensions du diaphragme employé, le deuxième diaphragme ne laisse passer qu’une portion des rayons provenant du premier, portion dont la valeur dépend naturellement de l’écartement des deux écrans. Si l’on mesure d’abord la valeurdu courant de décharge ,1 eu employant un seul diaphragme, puis la valeur de ce courant on. employant les deux diaphragmes, celle valeur est plus grande dans le premier cas que dans le second. Le rapport des deux intensités de courant (Jj/Js) doit être constant pour un écartement constant des diaphragmes, s’il ne se produit pas de dispersion des rayons. Si l’on place sur le pre-mier diaphragme une feuille de métal, J, et J2
- ont, par suite de l'absorption des rayons, des valeurs plus petites que si, pour la même, distance des diaphragmes, il ne se trouvait entre
- eux que de l’air, mais la valeur du rapport (J,/J2) doit rester invariable. Mais si les ravons a subissent une dispersion en traversant les feuilles métalliques, la valeur du rapport (J,/J2) doit varier quand on introduit la ieuille métallique. On
- peut déterminer, par des considérations géométriques, dans quel sens cette modification doit se produire. Il est facile de montrer qu’elle dépend principalement de l’écartement des deux diaphragmes et que cet écartement détermine si l’introduction de la feuille de métal doit provoquer une augmentation ou une diminution de la valeur du rapport (Jj/Jj).
- I. — On suppose que l’écartement des deux diaphragmes est égal à leur longueur propre. La
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- figure i représente ce cas : a indique l’ouverture du diaphragme inferieur; A et B celle du diaphragme supérieur. Partant du point O, le faisceau de rayon pénètre dans l’espace extérieur. Aucun rayon provenant de a ne peut passer par des ouvertures adjacentes du second diaphragme, par B par exemple. Si l’on place sur# une feuille métallique et si l’on produit ainsi une dispersion des rayons, le cône de ruvons K sortant des deux diaphragmes est forcément diminué.
- II. — On suppose que l'écartement des deux diaphragmes est égal au double de leur longueur propre. S’il n’y a que de l’air entre les d’eux écrans, le cône K de rayonsprovenantde O passe par l’ouverture A, et le cône creux TI passe par les ouvertures voisines de A. Mais si les ravons sont dispersés par une feuille métallique placée au-dessus de a, le cône K de rayons passant par À diminue, tandis que le cône creux H augmente, et on peut calculer facilement que cette augmentation est supérieure à la diminution du cône plein. En outre, il peut encore sortir par B des rayons du cône plein K dès que la dispersion atteint au moins 2°8'. Rutherford a trouvé que des rayons a, après passage au travers d’une feuille de mica de o*m,oo3 d’épaisseur, avaient subi une déviation de , et que d'autres avaient été peut-être encore plus fortement dévies. En tout cas, ta quantité des rayons qui pénètrent dans l’espace extérieur est augmen- 1 téc quand on place les feuilles métalliques et cela d’autant plus que la dispersion est plus
- Par conséquent, quand il se produit une dispersion, le quotient (J,/J2) doit augmenter de valeur dans le cas 1 lorsqu’on introduit une feuille métallique, tandis qu’il doit diminuer de valeur dans le cas II.
- Ces considérations ont été entièrement confirmées par les expériences.
- La méthode de mesure était celle employée par Saint-Meyer et V. Sclnveidler dans leurs recherches. Les expériences étaient faites avec des tôles activées avec de l’actinium ; celles-ci émettaient des rayons a d'une certaine vitesse, et la radiation $ n’était que i °/0 de la radiation totale. L’épaisseur des feuilles métalliques employées était en outre toujours assez faible pour que les rayons ÿ puissent traverser presque sans modification et n’eussent par conséquent
- aucune influence sensible sur les résultats. Les diaphragmes étaient placés directement sur la tôle induite.'Chaque diaphragme consistait en une plaque de laiton circulaire de imm,5 d’épaisseur et de 5 centimètres de diamètre portant une ouverture circulaire de s>. centimètres de diamètre. Dans l’ouverture était soudé un tube de laiton de i centimètre de longueur et de icm,ç) de diamètre intérieur. Ce tube était complètement rempli de petits tubes de laiton parallèles de île diamètre. Ces tubes étaient soudés
- à leurs deux extrémités dans les (leux diaphrag-
- La constante de demi-décomposition do l’induction do l’actinium était de 36 minutes, dix minutes .après l’enlèvement de la tôle.
- III. — L’écartement des diaphragmes était de i centimètre. Les feuilles métalliques étaient placées sur le premier écran. Au lieu du quotient (Jj/J2), on a donné dans la suite la différence des logarithmes
- A=logJ, — logJ2,
- rapportée toujours à l'air, car il s’agissait seulement de déterminer les écarts par rapport aux valeurs relatives à l’air.
- Avant chaque mesure, on faisait un essai d'isolement et on effectuait la correction convenable. Les résultats trouvés ont été les suivants :
- toutes les feuilles métalli-
- On constate,
- des autres,
- ployées différant beaucoup les
- ne peut pas tirer de‘conclusion rigoureuse sur la relation entre la dispersion et le poids atomique. U semble néanmoins que la dispersion augmente avec; le poids atomique.
- IV. — La distance des diaphragmes était de 2 centimètres. Les feuilles'métalliques étaient
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- placées directement au-dessus du premier diaphragme. Les résultats, rapportés encore à l'air, sont indiqués par le tableau suivant :
- Les valeurs obtenues concordent parfaitement avec ce qui précède. Le rapport (J,/.T,) diminue dans ce cas quand on introduit une feuille métallique, et cela d’autant plus que le poids atomique est plus grand. On peut encore en conclure que lu dispersion des rayons z. croît avec le poids atomique.
- 11 résulte de ces expériences que la dispersion des rayons a, lors du passage à travers des métaux, dispersion admise par Kueera et Masek, existe réellement. Elle est différente pour les différents métaux et semble croître dans tous les cas avec le poids atomique.
- B. L.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Sur le système de transmission d’énergie au moyen de courant continu à haute tension.
- Dans les installations destinées à transmettre une puissance importante, la ligne de transmission joue un grand rôle. Avant donc de formuler quelques critiques sur le système-série à courant continu, il est bon de faire quelques remarques sur l’isolement des câbles à courant continu et des câbles à courant alternatif.
- On sait que, dans tous les isolants, la tension de rupture croît moins vite que l’épaisseur. Cette loi est applicable aussi aux liquides et aux gaz; dans beaucoup de cas, la relation entre la tension et l’épaisseur est difficile à déterminer, car'
- elle dépend de la forme, de la constitution et de la grandeur des électrodes, de la température et des propriétés générales du materiel isolant.
- Baur a déterminé ces relations par un grand nombre de corps et est arrivé à la conclusion que la tension de rupture varie comme la puissance de deux tiers de l’épaisseur. Si donc on désigne par D la tension en volts efficaces, par t l’épaisseur en millimètres et par K un facteur à déterminer pour chaque substance, on a :
- D = KtVi.
- Le facteur K représente donc la tension de rupture pour une épaisseur d’un millimètre. Pour l’air mesuré entre deux électrodes primitives pour du courantà5o périodes, on peut poser K = 2 4oo. Pour certaines substances très bien imprégnées, K a pour valeur 10000.
- Les prescriptions du et British Engineering-Standards Committee » pour les câbles à trois conducteurs sous une tension alternative de n ooo Volts efficaces entre conducteurs, exigent un isolement de q millimètres d’épaisseur entre le cuivre et le plomb. Dans les câbles à trois conducteurs installés par la « County of Durham C° » pour une tension de transmission de 20 ooo volts, l’épaisseur de l’isolant entre conducteurs est de i3 millimètres.
- il est difficile de fixer un coefficient de sécurité pour les câbles de transmission, à cause de l’influence sensible qu’exercent sur le résultat la durée du passage du courant et d’autres conditions expérimentales. On peut toutefois admettre que, dans des conditions déterminées, la tension de rupture do ces deux câbles est égale au Lrîple de la tension de fonctionnement. On a
- 3.iiooo~K\9*’
- 3 x 20000 — K" . i32/3 d’où l’on déduit les valeurs :
- K' — 7 Ooo K" = ioooo
- ou, en moyenne, pour K le chiffre :
- K— 9200.
- On peut donc admettre pour K une valeur de 10000 dans des câbles (le fabrication actuelle.
- Un isolant d’épaisseur donnée, peut supporter une tension 2 fois à 2,5 fois pins grande quand il est soumis à un courant continu que quand, il est soumis à un courant alternatif.
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- 342
- L’ECLAIRAGE ELECTRIQUE
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- Dans une-communication faite en Angleterre, on a présenté un câble établi pour une tension normale de 5oooo volts. L’épaisseur d’isolant entre un conducteur et l’enveloppe de plomb est de i4 millimètres dans ce câble. Sur courant alternatif, il ne pourrait fonctionner que sons 25 ooo volts, en admettant vin facteur de sécurité de 3. Cela donne pour K la valeur xoooo. Le tableau I donne les différents renseignements relatifs aux trois câbles dont il a été question :
- TABLEAU 1
- Ce tableau montre que la loi de Baur n’est, pas vérifiée, au contraire, et que, par un facteur de sécurité de 3, la tension croit plus rapidement que l’épaisseur d'isolement ; mais cela n’est vrai pour aucun corps isolant ni pour aucun procédé de fabrication.
- De ces trois exemples, on peut conclure que la cause de ce fait provient de l’emploi de, meilleurs matériaux et de meilleurs procédés de fabrication. Dans une étude intéressante, .lona a montré, en 190.4, qu’aucune loi générale ne peut être donrfée par l’épaisseur d’isolement sous différentes tensions ; il est néanmoins certain que la courbe pour un même isolant peut être représentée par l'équation D = K tn, t étant l’épaisseur d’isolement, D la tension et K une constante qui dépend de la constitution de l’isolant. L’exposant n est toujours plus petit que l’unité et diminue rapidement quand le diamètre des conducteurs diminue. La courbe a la même forme que celle de Baur.
- Dans les câbles dont l’isolant consiste en plusieurs couches de matières différentes, on ne peut pas établir une loi de ce genre. Un très petit nombre de résultats a été publié jusqu’à présent sur le rapport de la tension de rupture à courant continu à la tension de rupture à courant alternatif.
- Le câble à courant continu a 5oooo volts présente un diamètre de conducteur de io™1^, une épaisseur d’isolant de r/j millimètres et une épaisseur d’armure de 4 millimètres. Le poids du cuivre par kilomètre est de 0,58 tonnes, le poids de l’isolanl est de 1,3 tonnes et celui du plomb de 6,i tonnes. Le prix du cuivre (pour un prix de 2 4oo francs la tonne) est de i 3q2 francs, celui de l’isolant (960 francs la tonne) est de I 248 francs, celui du plomb (48o francs la tonne) est de 2 928 francs et le prix total des matériaux est de 5 568 francs par kilomètre. L’auteur indique encore les dimensions et les poids de trois câbles cités par Ilighlield ayant des sections de cuivre
- de o,645, o,485 cl ocm,‘,322.
- CABLE TRIHIASÊS A âlKXKl VOLTS ENTRE CONDUCTEURS ET 11500 VOLTS
- ENTRE EN CONDUCTEUR ET LA TERRE
- Flighfield a établi sur un exemple concret un projet de transmission d’énergie électrique en adoptant soit le courant continu, soit les courants alternatifs^). L’usine génératrice est établie à l’une des limites de la région à desservir (lîg, 1) : les câbles à courant continu sont représentés par des traits pleins et les câbles à courants alternatifs par des traits interrompus (fig. 1). Le système continu, avec 100000 volts entre les conducteurs, exige i35 kilomètres de câble à un conducteur de o''n"',64q de section; le système peut être relié à la terre en son milieu, ce qui
- (') Eclairage Électrique l, LII, 3v août 1907 p. 3oq.
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- «baisse à 5oooo volts la tension entre un conducteur et la terre. La longueur du fossé à creu-
- ser s’élève aussi à i35 kilomètres. Avec le système triphasé à 20000 volts entre conducteurs,
- il faut 84 kilomètres de câble triphasé de ocmq,485 et 106 kilomètres de câble triphasé de 322 millimètres carrés de section. Si l’on met à la terre le point neutre, l’isolant compris entre un conducteur et l'enveloppe de plomb doit résister à 11 ooo volts alternatifs seulement. Il faut 189 kilomètres de fossé.
- Ilighfield évalue à 8 64o francs par kilomètre le prix du câble à courant continu, ce chiffre se décomposant comme suit :
- 0,58 tonnes de cuivre à 3 4oo fr. . . . 1 892 fr.
- 6,1 tonnes do fonte à 48o fr............3 938
- i,3 tonnes d’isolant à 960 ir........... 1 a48
- Total........................... 8 64o fr.
- Le prix total est donc 1,57 fois plus élevé que la somme des dépenses de matières premières. Ce facteur doit être pris plus élevé pour les câbles triphasés. Si on l'évalue à r,8 approximativement, on obtient les prix de câble qu’indique le tableau II.
- Section du câble en cinq. o,485 cmq. » 0,323 cmq. »
- ‘|=“ï=r l/|T d.
- H,,,port la tension de
- rupture et l’épaisseur dè D = K . f D —K n=K.t D —K.. <s'a D. K A D - K. t- - D = K.i 1>— K.èn
- 1 isolant.
- Pris du cuivre à >. 4oo francs
- la tonne 3,130 3,120 3,120 3,120 2,088 2,088 2,088 2,088
- Pris du plomb a 48o francs
- la tonne 3.4tj6 1.704 3,456 1,968 1 1,920 .1,483 3,i68 1,776
- Pris de l’isolant à qtio francs
- la lutine. 1,080 600 1,680 888 j 912 5o4 1,44o 720
- Pris total. . 6,696 fi.4'4 8,2 56 5.976 4,920 4,080 6,696 4,584
- Rapport du pris des matières
- premières au prix total du
- 1.8 1,8 1.8 1,8 1 1,8 7.8 1.8 1,8
- Pi'is moyen du cuivre par km. ”000 9,840 14.880 10,800 1 8.880 7-4 io 12.000 8,4oo
- ... 60 | 9.i
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- Highûeld estime à i56oo francs et t3 [\f\o francs lepris.de ces deux cables. En réalité, les prix sont de 1x760 et 9120 francs.
- L’établissement du fossé doit coûter id/i4o fr. par kilomètre pour le système à courant continu et i4 S80 francs par kilomètre pour le système à courants alternatifs. Ces chiffres sont trop élevés, ainsi que l a d'ailleurs fait remarquer Highfield.
- Les dépenses totales relatives aux lignes électriques pour le projet auquel se rapporte la, figure 1 s'élèvent à 2-981620 francs avec le système continu et à 4776000 francs avec le système-triphasé, soit 60 % de plus.
- L’emploi du système à courant continu n’est donc recommandable, au point de vue économique, que quand l’installation des conducteurs électriques présente une économie possible par rapport au prix de l’installation polyphasée. Mais, la plupart du temps, ces économies 11e sont pas réelles, et elles ne peuvent en aucune façon corn- . penser les dépenses plus élevées de l'usine génératrice. Les chiffres utilisés par Highfield pour l’établissement des dépenses relatives a l’installation de l’usine génératrice sont indiqués par les tableaux ITI et IV.
- TABLEAU 111
- TA BLEAU IV
- , Puissance total, ml, ,/,oo i4 000 87 5oo no 000
- 1 12 200 kvv. i4t 000 liw. 20 1875 kw. 44 25oo kw.
- tio a. s5o a. /117 a. ioou a.
- 1 y 3 300 v. tooov. /,5oo v. oôoov.
- ri "j p,;v 3qï ISO 1 205 880 3 483 760 6 980 000
- g 1 Prix des machines 664 800 3 583 680 7 816 3ao 21 996000
- m f Prix du tableau .. 21 84o 2<j 400 3a 880 61 920 .
- j Prix des chaudières et des machines auxiliaires. 7,65 rao i !)5o 730 3 946 680 nyOu 880
- j Dépenses totales 1 44a880 6 /|6f) 680 i4 279640 4o 918 800
- • Pr" P" “o™1 tio. a 46a 1 38o 8 3720
- T.'auteur fait aux chiffres de Highfield les critiques suivantes :
- i° Dans le projeta courants triphasés, on aurait dû choisir des unités de plus grande puissance et, dans le projet à courant continu, des unités de plus faible puissance : dans le transport d’é-
- nergie de Moutiers à Lyon, le dernier en date, les génératrices-série à courant continu ont une puissance de 600 kilowatts. En dehors de ces machines, il n’y a pas de génératrices de plus de 4oo kilowatts en fonctionnement.
- 2° Par suite, les dépenses relatives aux buti-
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- ïients sont plus faibles clans le système triphasé consommation de vapeu r. Le faible rendement du
- et plus élevées dans le système continu que ne système à courant continu à faible charge oblige
- 'admet Highfield. à employer à l’usine génératrice des machines
- 3" TI en est de même des dépenses relatives beaucoup pl us puissantes pour une puissance con-
- inx machines. sommée donnée. Dans le système à courant con-
- 4n De même pour le tableau de distribution, tinu à haute tension, o n modifie la tension sui-
- qui est d'autant plus coûteux qu’il doit desservir vant la charge, l'intensité du courant restani
- un plus grand nombre de machines. toujours la même ; les pertes en ligne ont donc
- Les chaudières, machines auxiliaires et l'm- toujours la même valeur. Le rendement est donc
- stallation de manutention du charbon doivent mauvais à faible charge et bon à forte charge.
- être évaluées à un prix plus élevé que ne le sup- L’auleur indique dar s les tableaux V et VI
- pose llighfïeld, parce que le plus grand nombre les chillres rectifiés pai lui :
- de petites unités entraîne avec lui une plus grande
- TABLEAU V
- Puissance totale en kilowatt c4„„ .4 000 37 5oo no 000
- .Nombre, puissance el tension des machines tioo kw. 3 000 kw. 6 200 kw. 9 200 kw.
- Prix des bâtiments 283 200 yoa 4on 2040 000 5 7G0 000
- Prix des machines i<>2 OOO 1 920 000 4 512 000 11 7G0 000
- Prix du tableau 6/i 8oo 126 000 189 600 400 800
- Prix des chaudières et machines auxiliaires. . . ... 441 tioo 1 584 000 3 7G8 000 11 4oo 000
- Prix total. . . .- i 281 600 4. 532 400 10 5oq floo 29 3ao 000
- Prix par kilowatt 534 323,7 280 coe.r,
- TABLEAU VI
- Puissance M.lo un kil.w.U C/,00 >4 000 87 5oo lin non
- 4 Gookw. 24 585 kw. 62 600 kw. i84 600 kw.
- r45 a. i35a. a4o a.
- 3 3oo v. 4 000 v. 4 5oo v. 3 5oo v.
- Prix des bâtiments 283 200 1 344 000 2 880 000 8 G4o 000
- Prix des machines 624 000 4 o32 000 9 84o 000 28 800 000
- Prix du tablier 14 4oo 48 000 72 000 120 000
- Prix des chaudières et machines auxiliaires 48c> ono 1 77O 000 4 3ao 000 13 84o 000
- Prix total 1 4oi 600 7 200 000 ?7 112000 5e 4oo 000
- P"! P" k,lm"“ 584 5t/i ,4 45G,4 458,2
- TABLEAU VII
- Sucs-sMi» ataissanl à 5„o volt, .<«*»*. “""U U*"*.
- Puissance totale eu kilowatts. ... 200 800 2 nm fi 000 ,
- Nombre d'unités en K. V. A .12 X 17 12 X 70 19. x 170 18 X 335
- Prix des transformateurs i5 000 44|88o 61 56o 232 080
- Prix du tablier . ' 42 120 55 080 5 y 64o 84 Goo
- Prix lotjl. . • 57 120 yy 9O0 T 2 I 200 3 iG G80
- Prix par kilowatt. 285,15 ia5’° 60,7
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- TABLEAU VI.II
- Pui,„„c loi,le „„ kilowa.l, 200 8uo finrtri
- Nombre et puissance des groupes convertisseurs i x 200 4 X 5 00 fiX 1 000
- Prix des machines 3- Sue 95 5îo iGt 880
- Prix du tablier 38 88o ÔG 64o (il otS’o 8j 920
- Prix total j 6 <38o 102 160 222 9G0 5Ü4120
- Pru p»r kilowatt 383,4 190,2 m,5 94,02
- maleurs..............................................I
- Prix total.....................................
- ALTEUTtATll?
- l.es chiffres (les tableaux VII et VIII sont assez exacts. Finalement, les tableaux IX et X donnent, d’après Ilighfied et d’après Fauteur, les dépenses totales relatives aux deux systèmes.
- La comparaison montre que les dépenses d installation sout plus élevées avec le système à courant continu qu’avec le système triphasé. Comme l’indique Ilighficld, les conditions seraient encore plus défavorables au système à courant continu si l’on supposait une ligne de transmission aérienne.
- Lace qui concerne les dépenses d’exploitation, le système à courant continu est moins avantageux, à cause du plus faible rendement aux faibles charges.
- B. L.
- TRACTION
- Sur quelques problèmes relatifs à i’êîectri-ücation des grandes lignes. - F. J. Sprague,
- L’auteur analyse et commente les différentes phases du problème souvent discuté de l’électrification des voies ferrées, indique quelques faits comparatifs, décrit les perfectionnements apportés aux locomotives et donne les caractéristiques de trois équipements qui retiennent actuellement l'attention.
- Equipements des automotrices. — Dans tout système, l’appareil le plus important est le moteur. Pour rétablissement des moteurs de traction, on est astreint ii se tenir entre certaines limites qu’il est impossible de modifier, paf
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- exemple la largeur de la voie, le nombre et la dimension des roues motrices, les poids par roue et par essieu, la hauteur minima des moteurs au-dessus de la voie, les valeurs admises, et la capacité pour la radiation calorifique. Toute locomotive à vapeur, bien établie, a une capacité suffisante pour faire patiner ses roues motrices sur une voie sablée; clic peut maintenir à peu près son effort de traction maximum pour des vitesses variables entre de larges limites, tant que sa chaudière lui fournit sullisammcnt de vapeur. Bien qu’offrant l’inconvénient de présenter des organes à mouvement alternatif, ses roues motrices, accouplées rigidement ensemble, ne peuvent pas patiner individuellement. Bref, elle est établie avec le poids nécessaire pour donner l’effort de traction correspondant à une charge donnée. Ses principaux défauts résident dans les variations de l’effort de traction, qui dépendent de la position de la barre de connexion, et dans le fait qu’elle ne peut dépasser une certaine vitesse limite, parce que la quantité de vapeur qu’elle peut produire est limitée. D'autre part, la locomotive de charge, lorsqu’elle est convenablement établie, exerce un effort de traction constant pendant toute la rotation des roues motrices; la valeur de cet effort de traction peut être accrue énormément quand cela est nécessaire, et la capacité des chaudières que possède l’usine génératrice est considérable. Dans tout service, le moteur doit avoir une grande capacité en service continu.
- La capacité étant le point capital d’un équipement, l’auteur croit utile de discuter avec quelque détail les caractéristiques des conducteurs et des moteurs employés sur courant continu et sur courant alternatif : dans l’élude relative au courant alternatif, l’auteur envisage le moteur série à collecteur avec.champs compensés, fonctionnant à 20 périodes. On a proposé souvent d’abaisser la fréquence du courant monophasé pour augmenter la capacité des moteurs, mais cette solution n’a pas encore été adoptée en pra-
- Les moteurs et les conducteurs employés sur courant continu et sur courant alternatif monophasé présentent certaines différences. Quand on les emploie avec du courant alernatif, les conducteurs présentent, à cause de la self-induc-bon, une impédance ou résistance plus grande (ïue quand on les emploie avec du courant con-
- tinu. Cette impédance et les pertes d’énergie qui en résultent à une tension quelconque, dépendent de la forme et des matériaux du conducteur, de la fréquence du courant, de la densité du courant, et du facteur de puissance. Dans des conditions ordinaires, un conducteur rond en fer présente une impédance beaucoup plus élevée qu’un conducteur de même diamètre en cuivre, à cause de l’aimantation du fer; l’effet superficiel est aussi beaucoup plus marqué. Cet effet, dans les rails d’acier, augmente avec la qualité et avec la section droite du rail. Par exemple, dans un rail ordinaire de 22 kilogrammes, le rapport de l’impédance à la résistance à courant continu a pour valeur 5,4 environ pour un courant de 3oo ampères à 25 périodes ; dans un rail de 4o kilogrammes, la valeur de ce rapport atteint 9,0; et l’on arrive au résultat curieux qu’une augmentation de la section du rail n’aug-mentc pas, 'en apparence, la capacité réelle pour la transmission de courant alternatif. L’auteur rappelle ccs différents points pour faire comprendre certaines différences des propriétés des conducteurs.
- Parmi les différents types de moteurs proposés pour la traction, quatre seulement ont fait l’objet d’applications pratiques : le moteur polyphasé sans collecteur; le moteur monophasé sans collecteur; le moteur monophasé à collecteur; le moteur à courant continu, à collecteur. Parmi ceux-ci, le moteur à courant continu et le moteur triphasé absorbent chacun une quantité d’énergie constante et produisent un couple constant, tandis que le moteur monophasé exerce un couple intermittent et variable. Le moteur monophasé remplit simultanément deux fonctions ; il agit comme moteur et comme transformateur, celte dernière action ne pouvant pas être complètement éliminée. 11 en résulte une réduction de la capacité continue et de la capacité de surcharge.
- C’est à ce point de vue particulier que le moteur monophasé est resté, malgré de nombreuses recherches expérimentales, un appareil défectueux, et, bien que cet inconvénient ne suit pas suffisant pour en faire une machine inemployable, ses défauts lui donnent un sérieux désavantage par rapport aux autres types de moteurs. En fait, un moteur monophasé, établi de la même manière et dans des conditions physiques identiques, est à peu près moitié moins
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- bon que le moteur à courant continu. En exprimant ce fait sous une autre forme, on peut dire que l’équipement électrique complet ii courant monophasé d’une automotrice, avec transformateurs, moteurs, et appareils de réglage, pour un service continu, est à peu près deux fois plus lourd qu’un équipement équivalent à courant continu. Eu nuire, il faut évidemment une augmentation de poids de l’équipement mécanique qui porte les appareils électriques.
- Si l’on considère le cas des locomotives, le résultat net est que le poids total d’une locomotive acourant monophasé, présentant une capacité de service égale à celle d’une locomotive à courant continu ayant memes vitesses périphériques d’induit et môme élévation de température, pèse facilement 3o à 5o tonnes de plus. Une augmentation de poids total d’un train de 3 à 10 % n'a peut-être pus en elle-même une importance très grande, mais un rapport de 2 à i -dans la capa-ciLé pour la limite de l’équipement qu’il est possible d’installer dans des dimensions données est d'une importance capitale.
- L’auteur donne quelques chiffres comparâtes intéressants sur les poids de moteurs à courant continu et de moteurs monophasés à a5 périodes. Les courbes de la figure i se rapportent à un moteur à courant continu de 125 chevaux et un moteur monophasé de même poids. La comparaison comprend aussi le « coefficient de poids » que l’on peut commodément exprimer par la formule
- C’est un facteur d’une grande importance, et il faut le considérer non seulement pour une élévation de température de 75 degrés en une heure, mais pour toute la courbe d’échauffcment.
- D’une façon générale, on peut voir d’après les courbes de la figure t que, en partant de 5oo tours pour un fonctionnement de 39 minutes, la capacité du moteur à courant continu est à peu près le double, en moyenne, de celle du moteur à courant alternatif; la vitesse du moteur à courant alternatif augmente beaucoup plus rapidement, cl, au bout de 5 heures d’essai, elle est double de celle du moteur à courant continu, bien que le moteur ait développé seulement la moitié de sa puissance; le moteur à courant continu a une capacité en cinq heures supérieure à la capacité en une heure du moteur monophasé, et le rapport des coefficients de poids, commençant à la valeur 2 : 1 environ,
- s’élève à la valeur 4 I» en faveur du moteur continu pour un fonctionnement d'une certaine durée. Cette comparaison des coefficients de poids ne comprend pas les collecteurs, interrupteurs Je réglage, rhéostats, transformateurs et câbles qui, dans leur ensemble, réprésenlent un poids beaucoup plus élevé dans un équipement à courant alternatif que dans un équipement à courant continu.
- Les différences qui existent entre les moteurs monophasés et les moteurs à courant continu peuvent être résumées de la façon suivante :
- i° La puissance absorbée par l'un est continue ; la puissance absorbée par l’antre est pul-satoire.
- 2° L’un a une carcasse simple, les parties électriques et mécaniques étant les mêmes ; l’autre a une carcasse feuilletée contenue dans une carcasse indépendante, il n’a donc pas la même rigidité et exige plus de matériaux.
- 3e L’un a les bobines inductrices extérieures en fer, et par conséquent bien ventilées ; l’autre
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- a des enroulements inducteurs répartis et, par conséquent, mal ventilés.
- 4° L’un a un large entrefer et l’autre un faible entrefer.
- 5° L’un travaille avec un flux magnétique élevé, et par conséquent un couple élevé pour une intensité donnée de courant dans l’induit; l’autre travaille avec un faible champ et un couple réduit.
- 6° L’un a un induit et lin collecteur de dimensions restreintes et tourne h une vitesse modérée; l’autre, pour une même capacité, a un diamètre beaucoup plus grand d’induit et de collecteur, et tourne à une vitesse beaucoup plus grande.
- 7° L’un permet une faible réduction d’engrenages ; l’autre exige une forte réduction d’engrenages.
- 8° Les enroulements de l’un sont soumis à des tensions électriques d’un seul caractère; les
- sions rapidement variables et alternatives.
- 9" Le couple moyen de l’un est égal au couple maximum ; le couple moyen de l’autre est seulement les deux tiers'environ du couple mini-
- io° Le couple de l’un est continu ; le couple de l’autre est variable et pulsatoire, et varie de zéro au maximum cinquante fois par seconde.
- ii° f/un n’a que deux ou quatre pôles principaux, deux circuits seulement, dans l’induit, et deux groupes de balais fixes; l’autre a. huit ou quatorze pôles, a beaucoup de circuits dans l’induit, tendant à un mauvais équilibrage, et a plusieurs groupes de balais.
- 12° L’un peut exercer un couple élevé pendant un temps considérable sans tourner; dans l’autre, les bobines en court-circuit sous les balais ont des chances de brûler.
- i3° Dans l’un, toutes les connexions des bobines induites sont faites directement au collecteur ; dans l’autre, des résistances importantes sont introduites entre les bobines et chaque lame de collecteur.
- i4° Dans l’un, la capacité par ce poids donné est dans les limites d’une construction raisonnable ; dans Vautre, elle a seulement la moitié de cette valeur.
- i5® Finalement, le système à attaque directe peut être facilement' employé avec l’un des moteurs, et très difficilement avec l’autre.
- (À suivre.) R. R.
- Sur le choix de la fréquence pour les installations de traction par courant monophasé. — A.-H. Armstrong. — American /nstitute o/ Eler.trical Engineers, 2 5 juin 1307.
- Au moment du rapide développement et le succès de la traction électrique par courant monophasé, on est amené à se demander si lu fréquence de 25 périodes, généralement admise dans ces installations, est bien celle qui convient le mieux ou si les bénéfices que l’on retirerait de l’emploi d’une fréquence plus basse ne doivent pas faire préférer cette dernière. L’auteur s’est proposé d’étudier cette question en indiquant les avantages et les inconvénients de la fréquence a5 actuellement adoptée d’une façon générale.
- Les installations de traction ont, en général, établi leur service au moyen d’automotrices simples circulant h des vitesses maxima d’environ 80 kilomètres à Vheuie, à des intervalles d’une heure sur une ligne à simple voie. On a trouvé que lu moteur monophasé à collecteur peut être établi d’une façon satisfaisante pour fonctionner sur une fréquence de 25 périodes par seconde et, bieu que l’on puisse retirer quelques avantages, au point de vue du poids, du rendement et de la commutation, de l’emploi d’une fréquence plus basse, ces avantages n’ont pas paru suffisants j usqu’iei pour justifier l’adoption d’une nouvelle fréquence appropriée aux moteurs mo-nophasés seuls.
- L’introduction d’une nouvelle fréquence exigeant l’étude et l’établissement d’une nouvelle série d’appareils générateurs, transmetteurs et récepteurs est une innovation très sérieuse qu’il 11e faut envisager qu’après une étude extrêmement complète de tous les facteurs, aussi bien commerciaux que techniques. Pour l’électrification des voies ferrées à vapeur, on demande des moteurs de grande capacité, et l’adoption de la fréquence a5 impose des limites. Les différents points à considérer peuvent être classés de la façon suivante: l’effet de la fréquence sur l’établissement des équipements moteurs; l’effet de la fréquence sur le coefficient d’adhérence ; l’effet de la fréquence sur les systèmes de génération et de distribution, les considérations commerciales et l’établissement des locomotives.
- Effet de la fréquence sur Vétablissement des équipements moteurs. — Si l’on prend comme point de comparaison (100 °/0) le poids d’un
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- moteur à courant continu, il est probable que les valeurs indiquées par le tableau suivant sont à peu près exactes:
- TOIDS COMPARATIFS DES MOTEURS A COURANT CONTINU ET A COURANT MONOPHASE
- Ces chiffres se rapportent à des moteurs établis pour fournir en tous cas la même fréquence pour un même échauffement aux mêmes vitesses. Alors que le poids du moteur monophasé à i5 périodes est inférieur à celui du moteur à 25 périodes, ce gain est compeosé par une augmentation de 3o °/0 sur le poids du transformateur abaisseur de tension placé sur la voiture. Bien que cet appareil ne pèse qu’environ 20 °/0 du poids total de l’équipement électrique de l’aulo-motrice, une augmentation de 3o °/„ est néanmoins sensible et contrebalance, en pratique, le gain réalisé avec un moteur a i5 périodes. 11 y a d’autres avantages résidant dans une meilleure commutation, un rendement plus élevé, etc., qui permet d’obtenir l’emploi de la plus basse fréquence.
- Jusqu’à une époque très récente, la commutation des moteurs monophasés était beaucoup plus mauvaise que celle des moteurs à courant continu. Un certain nombre d’artifices, telles que des jonctions résistantes, des pôles de commutation, des enroulements compensateurs, ont permis d’améliorer la commutation et de réduire les pertes et réchauffement, dù à la commutation. Grâce aux récents perfectionnements dans l’établissement des moteurs à courant monophasé, on a pu établir des machines qui peuvent lutter, au point de vue de la commutation, avec des moteurs à courant continu modernes.
- Effet de la fréquence sur le coeff aient d’adhérence. — Le couple produit sur les roues motrices par le moteur monophasé à collecteur est de nature pulsatoire et sa valeur efficace est un peu moins élevée que celle du couple uniforme produit par un moteur à courant continu. Des expériences ont montré que le couple efficace est une fonction de la fréquence du courant
- d’alimentation et dépend aussi de la construction de l’automotrice et de la suspension du moteur. En considérant les valeurs du coefficient d’adhérence relatives à la fréquence s5 et à la fréquence 15, on voit que la différence est peu importante. Avec une suspension normale du moteur, le coefficient d’adhérence est, pour 25 périodes, égal b 82,5 de la valeur relative au
- Effet de la fréquence sur les appareils de génération et de distribution. — L’établissement d’un générateur à a5 périodes constitue un problème difficile, et conduit à un prix de revient élevé. Pour l’entraînement de ces générateurs par des turbines à vapeur, on se heurta à d'importantes difficultés. Les transformateurs élévateurs et abaisseurs de tension à i5 périodes coûtent environ 3o % de plus que les transmetteurs à 25 périodes.
- Considérations commerciales. — L’adoption universelle de courants triphasés à 25 périodes pour la transmission et la distribution de l’énergie électrique est une cause déterminante pour le choix de cette fréquence dans les nouvelles installations de traction par courant monophasé. Les moteurs à courant monophasé de i5o chevaux environ et moins rencontrent un vaste champ d’applications sur les lignes interurbaines agissant elles-mêmes comme feeders et sur les métropolitains aériens et souterrains. La propriété qu’ont ces moteurs de fonctionner sur le courant alternatif lourni par les réseaux de transmission et de distribution, sans exiger l’emploi de transmetteurs de fréquence, constitue un avantage sérieux en faveur de la fréquence 25.
- Le type d’appareils adoptés pour de nouvelles installations doit évidemment dépendre beaucoup des appareils déjà installés dans le voisinage pour les mêmes applications. L’électrification des lignes à vapeur commence souvent par 1 éclairage des stations, des ateliers et des dépôts, et, pour ccttc application, on emploie des courants alternatifs à 25 périodes. Les petits moteurs et transformateurs à i5 périodes sont plus coûteux.
- Etablissement des locomotives. — Un des principaux arguments en faveur de la locomotive électrique est qu’elle permet la concentration d’une grande puissance sur les roues motrices. La locomotive électrique équipée avec des moteurs monophasés série compensés peut fonc-
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- tionner sans difficulté sur une fréquence de 20 périodes. Actuellement, on n’a aucun exemple prouvant que, pour l’clectrification des lignes à vapeur exploitées avec des locomotives, il y avait avantage à adopter la fréquence de 10 périodes. L’auteur estime donc que, pour le moment, il y a lieu de s’en tenir à la fréquence 25 pour la traction par courant monophasé.
- R. R.
- ÉCLAIRAGE
- Sur la production de lumière au moyen de conducteurs gazeux enfermés dans des tubes en verre. — M.-F.Moore. — American Inslitute of Elcc-trical Engineers, juillet 1907.
- La lampe Moore, formée d’un long tube qui contient un gaz raréfié, est. connue depuis quelques années (’). Ce système n’est plus dans l’ère des expériences et est. entré dans le domaine de la pratique. Il comprend un' tube de 4 centimètres de diamètre environ et de grande longueur, embrassant une partie de la salle à éclairer. Ce tube est supporté par des colliers en laiton fixés à de petits godets en porcelaine et ses extrémités aboutissent dans un cofïret en acier contenant un transformateur dont le primaire est alimenté par du courant alternatif, généralement à 220 volts et 60 périodes. Le secondaire à haute tension du transformateur est relié à deux électrodes en charbon disposées aux extrémités du tube. Le coffret contient en outre une soupape d’un modèle spécial avec son solé-noïde, qui représente un des principaux perfectionnements du système. Aucun fil à haute tension ne sort du coffret, qui reste toujours fermé. La figure 1 indique schématiquement la disposition des appareils.
- L’auteur décrit en détail la valve commandée par un solénoïde, dont l’adjonction constitue une particularité essentielle du système. Dans tout tube à vide lumineux, il sc produit, au bout de quelques minutes, une modification importante du degré de vide, à moins qu’un dispositif spécial ne permette de remettre les choses dans l’état normal. Le passage du courant détermine l’absorption d’une partie du gaz résiduel dans le tube, et le degré de vide augmente. L’augmen-
- 0) Éclairage Électrique, t. XLIII.aijuin i9o5,p.axxxviji.
- talion du degré de vide accroît la résistance du tube de telle façon que lu lumière devient instable et papillotte. Le problème à résoudre était-
- de trouver un dispositif pratique permettant de faire rentrer dans le tube le gaz nécessaire pour ramener la pression à sa valeur normale. C’est la la fonction de la valve d’alimentation qui fonctionne automatiquement. Un tube d’environ 2 centimètres de diamètre (fig. 2) est supporté
- verticalement et est étranglé a sa base, ou il est relié à un tube de 1 centimètre de diamètre environ. A l’endroit du rétrécissement, est mastiquée, avec du ciment, une tige de charbon dont la porosité n’est pas suffisante pour permettre le passage du mercure, mais est suffisante pour permettre le passage facile du gaz, sous l’effet du vide du tube d’éclairage relié à la partie inférieure du petit tube, dans lequel l’air pénètre à la pression atmosphérique. La tige de charbon est, en temps normal, complètement couverte de mercure qui bouche ses pores et empêche la pénétration de l’air. Partiellement immergé dans le mercure et concentrique à la tige de charbon,
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- est disposé uu autre tube de verre, plus petit et mobile, dont l’extrémité supérieure est remplie de fils de fer doux agissant comme noyau d’un petit solénoïde en série avec le transformateur.
- Sous l’action du solénoïde, le tube do verre concentrique se soulève partiellement hors du mercure dont la surface baisse et permet à la tige do charbon taillée en cône d'etre exposée à l'air pendant une seconde ou deux ; une très petite quantité d’air ou d’autre gaz filtre alors a travers le charbon et pénètre dans le tube principal. La figure 3 montre la conductibilité du tube en fonction du degré de vide : les ordonnées de la courbe de gauche sont proportionnelles au nombre d’ampères parvolts par pied (3o centimètres) et les ordonnées de la courbe de droite sont proportionnelles au nombre de watts par bougie. Comme on le voit sur la courbe des ampères, il y a un degré de vide critique pour lequel la conductibilité atteint sa valeur moxima : ce point correspond au point X de la courbe. En réglant la position du solénoïde au moyen d’une vis et d’un écrou (fig. 2) on fait en sorte que le degré de vide soit maintenu normalement à une valeur un peu inférieure à celle qui correspond au maximum de conductibilité, valeur correspondant au point Y par exemple.
- Dans cos conditions, quand le degré de vide augmente, la conductibilité devient meilleure, l’intensité du courant croît, le solénoïde attire son noyau de fils de fer, et la pointe de charbon laisse pénétrer un peu d'air. À ce moment, la résistance croît, l’intensité diminue, le noyau du solénoïde revient à sa place, et la valve redevient étanche.
- I.’auteur cite deux expériences comparatives
- faites en mesurant' l'éclairement moyen par mètre, carré d’une pièce éclairée d’abord avec des lampes à incandescence, et ensuite avec un tube Moore et d’une pièce éclairée d’abord avec des lampes à arc, et ensuite avec un tube Moore. Dans la première on a trouvé comme valeur du
- éclairement moyen par mètre carré
- le chiffre de 2,i5 avec la lumière Moore et de 0,39 avec les lampes à incandescence. Dans la deuxième, on a trouvé comme valeur de ce rapport 2,79 avec lu lumière Moore, et 0,967 avec les lampes à an; en vase clos. Dans ce dernier cas, le tube Moore avait été préparé avec de l'azote, de façon à donner une lumière jaune. Pour obtenir une lumière blanche, on prépare les tubes avec de l’acide carbonique pur ; ces tubes donnent une lumière tout à fait semblable a la lumière diffuse du jour.
- Les tubes Moore sont employés en longueurs comprises entre 10 et 05 mètres. Les tubes de 10 à. 20 mètres sont alimentés par des transformateurs de 2 kilowatts ; ceux de 22 à 36 mètres par des transformateurs de 2,75 kilowatts ; ceux de 25 à 55 mètres par des transformateurs de 3,5 kilowatts, et ceux de 55 à 65 mètres par des transformateurs de 4,5 kilowatts. Les facteurs de puissance des circuits alimentant ces transformateurs ont pour valeur o,65 environ ; on a choisi cette valeur du facteur de puissance pour obtenir une lumière stable et constante, et, pour cela, on établit les transformateurs avec une assez forte dispersion, ou bien on place en circuit une bobine de self-induction. Des perfectionnements récents dans la valve automatique ont permis d’arriver à faire fonctionner des tubes Moore sur des circuits.présentant un facteur de puissance de 0,8/j..
- Les courbes de la figure 4 montrent les relations existant eutre les principaux facteurs qui interviennent. La courbe A représente en fonction de la longueur du tube les ampères du côté à basse teusion du transformateur alimenté sous 220 volts. La courbe B indique la tension réelle entre les lames du tube : cette tension est de 3 j 16 volts pour le tube de 12 mètres et de 12 44i volts pour le tube de 65 mètres. La courbe C donne les valeurs de la consommation spécifique en watts par bougie. La courbe D
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- donne le nombre de kilowatts absorbés, en fonction de la longueur du tube. Les expériences ont montré que les tubes peuvent fonctionner indéfiniment, avec un rendement constant; ce rendement ne varie pas sensiblement quand la tension aux bornes primaires varie de io °/a. L’intensité lumineuse est proportionnelle à la tension, et non au carré ou au cube de la tension, comme avec les lampes à incandescence ; l’intensité lumineuse est a peu près proportionnelle aux watts consommés.
- Le degré de vide nécessaire dans ces tubes est voisin de o,mm i de mercure et est maintenu constant à omm,oi près; il a fallu obtenir cette constance du degré de vide, car de légères variations du vide produisent des variations énormes de la résistance électrique du conducteur gazeux. Par exemple, un tube de 65 mètres de longueur vide à o, inrnii de mercure prend -ik ampères ; au bout d’une minute ou deux, cette intensité s’élève à 25 ampères pour retomber à ampères quand un peu de gaz a pénétré par la valve. Naturellement, il est impossible de percevoir cette faible oscillation dans la fixité ou dans l’intensité de la lumière.
- La lumière du tube Moore est extrêmement diffuse. Les chiffres suivant indiquent comparati-vementl’éclat lumineux par pouce carré (6,25c,n<l) de differentes sources lumineuses.
- ( o,33
- Tube Moore.................... J o.Gti
- q5o
- 6oo
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- Récents perfectionnements apportés aux lampes à arc et électrodes à grand, i endement. — G.-M. Little. - The Electricien, 19 juillet 1907.
- L’auteur parle du développement des électrodes dites à magnétite et d’une lampe appropriée à leur emploi.
- Les électrodes à magnétite sont formées principalement de magnétite, d’oxyde de titane et d’oxyde de chrome. Ces électrodes sont fabriquées d’une façon qui diffère beaucoup de la fabrication des électrodes au charbon. Ces dernières sont moulées, comme l’on sait, avec un mélange plastique, puis sont cuites au four, le carbone présentant une solidité mécanique et une conductibilité électrique suffisantes. On ne peut pas fabriquer de cette façon une électrode en oxydes métalliques, car une poudre fine est un mauvais conducteur, quelle que soit sa composition ; il faut donc un liant conducteur ou une enveloppe conductrice. En pratique, le mélange d’oxydes est pressé dans un tube en fonte et l'extrémité fond sous l’action de l’arc.
- Les différents oxydes employés jouent des rôles •différents et bien distincts. L'oxyde de titane a la propriété de rendre l’arc lumineux ; il faut noter en passant que l’arc d’oxydes métalliques est un arc à flamme dont la lumière ne provient pas d’un cratère comme avec les électrodes en charbon. L’oxyde de fer donne la conductibilité nécessaire au mélange fondu quand ce mélange est froid, les autres oxydes étant conducteurs à chaud seulement. L’oxyde de chrome empêche une combustion trop rapide et prolonge, par sa présence, la durée de fonctionnement delà lampe.
- L’électrode positive, en anode, employée avec ces cathodes en oxydes métalliques, est généralement métallique et se consomme très lentement. C’est le contraire de ce qui a lieu dans les arcs
- L’arc métallique possède, sur l’arc au carboné, de nombreux avantages. En premier lieu, le rendement est beaucoup meilleur; une lampeà arc métallique fonctionnant avec une intensité de 4 ampères sur 65 on 70 volts environ donne une lumière égale ou supérieure à celle d’un arc à carbone en vase clos de 6,6 ampères sous 70 volts. La distribution de la lumière est beaucoup meilleure, parce que, dans l’arc au carbone en vase clos, toute la lumière émane pratiquement du cratère de la surface inferieure de l’électrode
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- supérieure. Lu lumière de l’arc au carbone elle-tnème est faible et d’une coloration bleue. Dans l’arc entre électrodes métalliques, l’arc lui-même constitue la source lumineuse et le cratère ne joue à peu près aucun rôle, sauf par réflexion. L'arc métallique ressemble beaucoup plus à la flamme d’une bougie, avec une zone lumineuse
- vive près de l'extrémité de l’arc voisiue de l’électrode négative et provient d'une enveloppe creuse conique d’oxyde de titane volatilisé rendue incandescente par la chaleur de l’arc, de même que, dans la flamme d’une bougie, la lumière provient d’une enveloppe conique creuse de particules de charbon amenées au blanc par la chaleur de la flamme.
- Lu différence de potentiel nécessaire pour maintenir un arc métallique est inférieure à celle qu’exige un arc au carbone eu vase clos. On sait qu’une lampe à are au carbone eu vase clos ne peut pas fonctionner convenablement avec une teusioninférieure à 65 volts, tandis qu’une lampe à arc métallique peut fonctionner sous 55 volts. Des arcs métalliques sont réglés pour fonctionner avec 65 et y5 volts dans des conditions où un-arc au carbone absorberait 8o volts. C’est là un avantage évident en faveur de l’arc métallique, car on peut alimenter un plus grand nombre de lampes en circuit sans augmenter la tension de la ligne.
- La durée des électrodes en charbon ne dépasse, pas, en général, jôo heures ; la durée des électrodes métalliques est beaucoup plus élevée.
- La couleur blanche uniforme de l’arc métallique forme un contraste marqué avec la couleur bleue et blanche changeante de l’arc au carbone en vase clos. Comme les électrodes métalliques n’ont pas besoin de fonctionner en vase clos, la lampe ne comporte pas de globe intérieur.
- Plusieurs difficultés importantes sc sont présentées pour la réalisation d’une lampe pratique à arc métallique. Dans les premières expériences, l’anode était placée au-dessus de la cathode métallique, comme clans les lampes au carbone, mais cette disposition présente différents inconvénients : la portion la plus lumineuse de Tare était voisine de la surface de l’électrode inférieure ; la lumière effectuée par la surface brillante de la scorie fondue sur l’électrode inférieure était renvoyée vers le haut et par conséquent inutilisée ; un mécanisme spécial de réglage était nécessaire,
- parce que, contrairement à ce qui a lien dans les lampes au carbone, l’électrode négative s’use plus rapidement que l’autre ; l’électrode métallique employée devait forcément être courte, si l’on voulait éviter l’emploi d’un globe très long, et cet inconvénient conduisait h employer une électrode de fort diamètre, ce qui est désavantageux; une masse compacte d’oxyde rouge se formait autour des électrodes, et obscurcissait la lumière ; ces oxydes devaient être enlevés par un moyen mécanique quelconque, tel qu’un appareil de grattage ; enfin l’arc était instable.
- Comme on l’a déjà indiqué, la portion la plus lumineuse de l’arc métallique est située à proximité de la surface de l’électrode négative, et il a semblé désirable de placer l’électrode négative à la partie supérieure. Mais cette disposition a présenté des difficultés qu'il a fallu résoudre. Tout d’abord, l’électrode ne se consumait pas uniformément, mais se rongeait surtout par côté, l’arc tournant autour du bord en produisant une lumière instable. Eu outre, les oxydes volatilisés de fer, de chrome, de titane, se condensaient sur les côtés des électrodes et masquaient la lumière. Le premier moyen employé pour surmonter ces inconvénients a consisté dans la réalisation d’un courant d'air tournant autour de l’arc. Ce courant d’air a pour effet de forcer l’arc à sc maintenir dans une position centrale, et à stabiliser la lumière. En outre, ce courant d’air entraîne les fumées et évite l’emploi d’un dispositif de grattage pour enlever les dépôts ; tous les oxydes volatilisés passent par la cheminée et le globe reste clair. L’anode était constituée généralement par un bloc de cuivre, mais on constata qu’il se formait à la surface de cette électrode une scorie non conductrice, et l’on dut résoudre le problème en employant une anode formée de métaux ou d’alliages dont les oxydes, en fondant ensemble, donnent une scorie conductrice à froid. La constance de la lumière dépend beaucoup de la composition de la scorie, de son homogénéité et de la température. La surface de l’anode est toujours couverte de celte scorie qui dissout lentement le métal et se volatilise elle-même lentement.
- Luc propriété caractéristique de l’arc métallique consiste dans une diminution notable de la lumière qui se produit à intervalles irréguliers, surtout quand les électrodes ont brûlé 20 heures ou plus. La durée de ces diminutions de lumière est comprise entre quelques secon-
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- des et deux ou trois minutes, après quoi la lampe reprend l’éclat normal, On peut expliquer ce fait de la façon suivante : dans l’arc métallique, l’éclat est dû, en majeure partie, à la présence d’oxyde de titane volatilisé, et tout corps qui gène l’évolution uniforme des vapeurs de titane produit une diminution de lumière, par exemple la présence d’une quantité assez élevée d’oxyde de chrome diüicilemenL fusible. Cet oxyde de chrome est volatilisé plus lentement que les oxydes de titane et de fer, et, apres que l’électrode a brûlé pendant une vingtaine d’heures, la scorie produite sur l’extrémité de la cathode devient très riche en oxyde de chrome qui forme une pellicule sur la surface des oxydes fondus. Quand il n’y a pas de pellicule, l’évolution des oxydes de fer et de titane se produit normalement, et l’arc est très brillaut. L’oxyde de chrome finit ensuite par couvrir entièrement la surface de l’extrémité de l'électrode. Cette pellicule arrête l’évaporation du titane et du fer, et la lumière prend une couleur bleue et diminue jusqu’à ce que la pellicule de chrome soit brûlée. Pour éviter cet inconvénient il a fallu modifier le mélange de telle façon que l’oxyde de chrome ne puisse pas se séparer des oxydes de fer et de titane.
- Dans les lampes au carbone, il a été facile d’empêcher les impuretés volatilisées par les charbons de se déposer sur le globe. Les fabricants de charbons de lampes à arc sont parvenus à produire des crayons contenant moins de 0,3 ü/0 d’impuretés, mais on ne peut espérer atteindre le but par ce procédé avec les lampes à arc métalliques. Les électrodes métalliques, comprenant surtout des oxydes de fer, de titane et de chrome donnent des vapeurs qui se condensent aussitôt, de sorte qu’une cheminée de tirage est absolument nécessaire. Le courant d’air maintient les électrodes propres et entraîne tous les produits de condensateur.
- Les courants d’air formant un rôle si important dans cette lampe, il a fallu étudier d’une façon toute spéciale le dispositif d’admission d’air et la cheminée. Celle-ci ne peut pas être assez longue pour assurer un tirage intense quel que soit le vent. On est parvenu à munir la lampe d’ouvertures latérales disposées de telle façon que le vent active le tirage, quelle que soit sa direction.
- On a trouvé bon de faire fonctionner la lampe
- à quatre ampères sous 65 à 68 volts. Le facteur de puissance auquel fonctionne la lampe dépend beaucoup de la valeur des variations de tension dans l’arc. Actuellement, Jes lampes sont alimentées par des redresseurs à mercure et fonctionnent avec un facteur de puissance de o,65 à
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- Sur la différence de potentiel de l’are à courant continu entre électrodes métalliques. — O.-E. Guye et L. Zébrikoff. — Académie des Sciences, 16 juillet 1907.
- Dans nn travail très complet et tout à fait remarquable sur l’arc à courant constant entre charbons, Mme Ayrton a montré que la puissance consommée dans l’arc aux divers régimes pouvait être représentée par des systèmes de droites de la forme
- P = À + Bi
- dans le cas où la longueur / de l’arc est cons-
- P P —C + D/
- si l’on maintient l’intensité constante.
- Ces deux relations lui ont permis d’établir une formule générale représentant très bien la différence de potentiel aux électrodes.
- Cette formule est, comme on sait,
- e = a + ll + ï±Æ, (,)
- dans laquelle a, b, c, d sont des constantes dépendant surtout de la nature des électrodes et des conditions de l’atmosphère gazeuse.
- Les auteurs ont voulu rechercher si, dans l’arc jaillissant entre électrodes métalliques, il était possible de représenter les phénomènes par des relations semblables.
- Les expériences ont été faites sur l’or, le platine, l’argent, le palladium, le cuivre, le cobalt, le nickel et le fer. Les électrodes planes, légèrement arrondies sur les bords, avaient un diamètre d’environ 16 millimètres; leur distance était mesurée au cathétomètre, avant, pendant et après le fonctionnement ; leurs surfaces étaient constamment dressées sur le tour. Les longueurs d’arc étaient généralement comprises entre o millimètre et 2 millimètres, exceptionnellement 4 millimètres; les intensités ont varié entre 2 et 18 ampères.
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- Les auteurs ont attaché une importance particulière à obtenir des ares stables afin d’éviter les élévations instantanées de tension qui peuvent résulter de l’instabilité de l’arc.
- Dans ce but ils n’ont opéré que sur des arcs relativement courts en disposant d’une grande réserve de tension ; la machine fournissant le courant donnait de 75 volts à 90 volts dont la majeure partie était absorbée dans des
- En outre, l’électrode supérieure servait toujours de cathode.
- Un galvanomètre, convenablement amorti et préalablement gradué, permettait la mesure des différences de potentiel.
- Dans ces conditions la puissance consommée s’est trouvée représentée très exactement par des systèmes de droites convergentes, tout à fait analogues à celles obtenues par M“e Ayrton pour le charbon.
- Les auteurs ont alors déduit de ces droites (c’est-a-dire de l’ensemble de leurs expériences) les valeurs numériques des coefficients de la formule (I) et ont obtenu :
- Les expressions précédentes représentent très bien la différence de potentiel aux électrodes pour des arcs courts et stables.
- (') Avec le fer, le nickel ot le cobalt, il se forme par sublimation de petites aiguilles très Ûnes, d’apparence laineuse, qui tendent à réunir les électrodes et qui, si l'on n'y prend garde, peuvent servir de passage au courant.
- Nouvelle lampe à arc. — Eiekirotechnik und Af«s. chmrnbmi, 21 juillet 1907.
- Une nouvelle lampe à arc en vase clos, fonctionnant sur courant continu et sur courant alternatif, vient d’etre mise en construction par la Société Kolben, et porte le nom de lampe Ilelia. Cette lampe est établie pour 100 à 100 volts et pour 3 à 8 ampères. La durée de fonctionnement est de 4o à 5o heures sur courant continu et de 20 à 3o heures sur courant alternatif. Le reste des charbons supérieurs peut être employé à nouveau comme charbon infé-
- La figure 1 représente cette lampe. Sa longueur totale est de 5oo millimètres ; son poids est de 3 à 5 kilogrammes. Elle est construite aussi, pour courant continu, comme lampe différentielle pour montage en série par deux lampes sur 200-250 volts, par trois lampes sur 3oo volts, etc. La lampe prévue pour fonctionner
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- seule esl à réglage série et fonctionne comme lampe en vase clos avec fermeture hermétique. Elle ne possède aucun mécanisme de réglage d’horlogerie.
- Les mesures photométriques d'une lampe fonctionnant avec 4 ampères sous iio volts (dont si4 absorbés dans une résistance et 86 aux bornes de l’are) ont indiqué une répartition lumineuse tout, à fait uniforme ; la consommation spécifique a été de o,465 par bougie. Avec un globe opale épais, et par une intensité hémisphérique moyenne de 356 bougies, la consommation spécifique a été de 1,026 watt par bougie. Avec des globes opalins ordinaires, la consommation spécifique est comprise entre 0,6 et 0,8 watt par bougie.
- La différence particulière qui existe entre cette lampe et les lampes similaires réside dans la fermeture complète du vase clos, dans l’emploi de charbons à mèche de faible diamètre (5, 6 et 7 millimètres); grâce à ces dispositions, on obtient un arc fixe et très stable. Il est intéressant aussi de comparer les dimensions d’une lampe Ilelia et d’une lampe ordinaire de même intensité lumineuse.
- ÉLECTROCHIMIE
- Sur le fonctionnement d’électrodes en tantale (Suite) ('}. — G. SchuZze. — Anmlen der Physik,
- Propriétés de la pellicule solide. — Avec les électrodes en tantale, la pellicule solide croît,
- (l) Eclairage Electrique, t. LII, 3r août 1907, p. 320.
- comme avec les électrodes d’aluminium, avec la quantité d’électricité qui passe ; on peut l’observer très facilement par la modification des couleurs d'interférence. Les baguettes de tantale pouvant prendre un beau poli, et la pellicule solide étant très transparente en couches minces, on peut obtenir de belles couleurs d’interférence. Quand, par exemple, l’élément est soumis à 160 volts, le tantale commence à devenir violet, puis devient bleu; ce bleu s’éclaircit de plus en plus et se transforme en vert, puis la teinte prend successivement toutes les couleurs du spectre, pour recommencer par le violet. Après trois transformations de ce genre, c’est-à-dire pour une épaisseur de la couche solide de 700 millimètres environ, les couleurs commencent à pâlir, parce que la pellicule devient opaque. L épaisseur de la pellicule gazeuse était constante et égale à t3 jq* (pour s== 1).
- Si l’on veut déterminer par des mesures de capacité l’épaisseur de la pellicule solide, après avoir mis à sec l’élément et l’avoir rempli avec du mercure, il faut prendre de grandes précautions à cause de l’humidité qui peut rester même dans la pellicule solide et dont la présence a pour effel de constituer un condensateur avec deux diélectriques différentes en série, la pellicule gazeuse de très grande résistance, et la pellicule solide un peu humide de faible résistance. Dans les mesures de capacité avec du courant . continu', on obtient toujours de trop faibles valeurs pour l’épaisseur de la pellicule solide, valeurs d’autant plus proches de la valeur vraie (pie la résistance est plus faible, c’est-à-dire que la pellicule solide est plus humide.
- C’est à ce fait que l’on peut notablement attribuer une contradiction observée dans les expériences de Corbino, qui a essayé de mesurer la capacité de la pellicule solide formée sur l’aluminium dans les solutions acétiques de sodium et de potassium. Cet auteur a constaté d’abord que l’épaisseur de la « couche active électriquement » c’est-à-dire la pellicule gazeuse, est à peu près complètement indépendante de la durée de l’action du courant, et que l’épaisseur de la pellicule solide augmente d’une façon continue, d’après les mesures optiques, avec la quantité d’électricité agissante. K a déterminé ensuite l’épaisseur de la pellicule solide a sèche » en remplissant avec du mercure l’élément vide, et a trouvé que les valeurs ainsi obtenues ne concordaient pas
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- avec les observations optiques, mais avec les i mesures île capacité dans l’électrolyte. Le mercure ne pouvait pas pénétrer, comme l’eau, dans les pores de In pellicule solide, celle-ci devait contenir encore de l'humidité.
- Propriétés de la pellicule gazeuse. — La pellicule gazeuse des électrodes en tantale étant très sensible, la détermination de sa capacité en fonction de la tension présentait quelques difficultés. Les résultats obtenus dans des mesures, aussi précises que possible, sont indiqués, pour le tantale et l’aluminium, par les courbes de la figure a. Les abscisses de ces courbes sont
- proportionnelles à la différence de potentiel aux bornes de l’élément; les ordonnées sont proportionnelles à l’cpulsseur de la pellicule gazeuse ou à la capacité de celle-ci par centimètre carré en to"4 microfarads. Les points marqués par une croix correspondent à o,o5 % de KII5P04 comme électrolyte, les points marqués d’un point correspondent à K2C03 comme électrolyte; avec indication des concentrations en °/o- La température était, de o°. On a supposé s = i pour simplifier.
- Dans l’étude faite sur l’aluminium, on avait trouvé s= i,/j. pour la pellicule gazeuse. Le fait que la pellicule gazeuse est soumise à des pressions électrostatiques de plusieurs milliers d’atmosphères et ne se dilate pas quand ces pressions cessent d’agir, indique que la pellicule gazeuse doit être dans un état de grande
- raréfaction. Comme la pellicule gazeuse se trouve vraisemblablement dans les pores de la pellicule solide, il s’agit non seulement de la constante diélectrique du gaz raréfié, mais aussi de celle de la pellicule gazeuse. Celle-ci a été évaluée à i,5 pour l’aluminium, valeur si voisine de celle de la constance diélectrique du gaz raréfié que l’on a pris pour valeur moyenne le chiffre de i,4.
- On n'a pas pu parvenir à déterminer la constante diélectrique de la pellicule solide du tantale, car on n’a pas pu obtenir de pellicules assez épaisses, et que les pellicules minces ne permettaient pas d’effectuer des mesures correctes de la capacité, à cause de la présence d’humiditc. C’est pourquoi l’on a pris comme valeur de la constante diélectrique le chiffre i pour les deux métaux, afin de permettre la comparaison.
- La figure 2‘ montre que, avec cette hypothèse, les courbes relatives au tantale et à l’aluminium ne concordent pas, comme on devait s’y attendre à première vue. L’écart observé est d’un ordre de grandeur bien différent de l’erreur possible de mesure. En outre, non seulement la position, mais aussi le caractère des courbes est différent. La courbé de l’aluminium se ploie vers le haut, de sorte que la chute de tension dans la pellicule diminue quand l’épaisseur de celle-ci augmente, tandis que la courbe relative au tantale se comporte plutôt d’une façon opposée. La pellicule gazeuse du tantale croît très
- Chute de tension dans le sens inactif. — Dans les expériences faites pour déterminer la chute de tension maxima dans le sens inactif, la sensibilité de la pellicule gazeuse a rendu les mesures. plus difficiles que pour l’aluminium. Quand on établissait les connexions dans le sens inactif, on faisait agir d’abord une très faible tension; le courant avait alors une intensité presque nulle. Ensuite, on augmentait peu à peu la tension jusqu’à fcc qu’on observât un point nettement marqué, où le courant croissait brusquement. Les valeurs ainsi trouvées doivent coïncider avec les valeurs du potentiel explosif obtenues par Ilobbs pour de très faibles distances d’électrodes. Cet auteur a trouvé-, pour des décharges entre électrodes d’aluminium une chute de tension constante de io5 volts par micron, et, entre des électrodes de platine, iq5 volts par micron.
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- Les valeurs relatives h d’autres métaux sont comprises entre ees valeurs extrêmes. La chute de tension semble croître avec le poids spécifique des métaux. Dans le tableau IV, on a pris arbitrairement 190 volts par micron.
- TABLEAU IV
- Les chiffres du tableau IV montrent que la concordance entre les valeurs observées et les valeurs trouvées par Hobbs sont mauvaises pour e = 1 et un peu meilleures pour s = 1,4-
- Essais de rupture. — Les valeurs suivantes (tableau V) ont été obtenues dans les essais de rupture:
- TABLEAU V
- 180 volts.
- 443
- 4go — 63o —
- IV. — Propriétés d’autres métaux.
- L action de redresseur électrolytique, observée jusqu'à présent sur l’aluminium et le magnésium, existe donc aussi avec le tantale. D’après un brevet de Siemens et Ilalske, elle doit exister aussi pour le niobium et le vana-
- Li partie active étant Ja pellicule gazeuse qui se forme à la surface du métal, tous les phéno-
- mènes observes doivent se produire partout où il se forme une pellicule gazeuse lors de l'élec-trolvse. Là où cette pellicule gazeuse n’est pas soutenue par la structure d'une pellicule solide, elle ne peut atteindre qne des épaisseurs extrêmement minimes, de sorte que les phénomènes sont difficilement observables. Mais si les conditions sont telles qu'il puisse se former sur la surface de l'anode une pellicule solide poreuse, conditions remplies généralement quand l’anode est difficilement soluble dans l’électrolyte et peut former avec lui un composé difficilement soluble, tous les phénomènes décrits doivent se produire d’une façon très marquée. On peut s’attendre à ce que ces conditions puissent être réalisées pour presque tous les métaux par un choix convenable de l’élcctrohte, de la concentration, de la température et de la densité du courant de formation.
- Par exemple, Hollz a trouvé que, sous forme d'électrodes relativement petites, et pour de fortes intensités de courant, les métaux Fe, Pb, Ni, Sb, Bi, placés dans une solution deH.2S04à 1 °/0, ainsi que le cuivre dans CnS04 et CuCl2, présentent une action de soupape presque aussi marquée que celle de l’aluminium.
- Conclusion.
- En résumé-, le fonctionnement des électrodes de tantale au point de vue de la réalisation de redresseurs électrolytiques, est analogue à celui des électrodes d’aluminium, mais avec les particularités suivantes :
- i° Les électrodes de tantale sc forment plus rapidement.
- 2° Elles présentent les propriétés de conductibilité unipolaire dans tous les électrolytes élu-
- 3Ü Les actions les plus nettes sont obtenues dans les sels alcalins de l’acide carbonique, jusqu’à 1000 volts environ.
- 4° L’elficacité diminue fortement, dans tous les électrolytes, quand la cencentration augmente.
- 5,J L’influence nuisible de réchauffement de l'élément est plus faible pour le tantale que pour l’aluminium.
- 6° L’influence nuisible de ruptures du courant est sensiblement plus marquée avçc le tantale.
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- T. LU. — No 36.
- 70 La relation entre l'épaisseur de la pellicule gazeuse et la tension est différente pour le tantale et pour l’aluminium, si l’on suppose une même valeur de la constante diélectrique.
- 8° La chute de tension dans la pellicule gazeuse pour le sens inactif du courant (la cathode) ne coucorde pas bien avec les valeurs trouvées par Hobbs pour la chute de tension dans la décharge par étincelle entre électrodes très rapprochées.
- 9° Les essais de rupture vis-à-vis du mercure ont donné des mêmes résultats qu’avec l’alumi-
- xo° L’action électrolytique semble pouvoir être observée, dans des conditions convenables, avec différents métaux.
- E. B.
- DIVERS
- Nouvel isolent: Rhadonit. — Elektrotcchnische Zeitschrift, 8 août, page 798.
- M. A. Bültcmann dans une conférence à
- l’Union des Ingénieurs électriciens de Dresde, a donné sur ce nouvel isolant, que fournit la Rhadonit Werke de Dohna (Dresde), les renseignements suivants : Cette matière est destinée à remplacer le marbre et l’ardoise et est par conséquent préparée et livrée en plaques. Sa constitution est assez complexe et l’on agglutine par exemple l’un des éléments, au moyen d’une matière spéciale en opérant sous pression dans un bain d’acide sulfurique.
- Les plaques sont naturellement formées à la presse hydraulique à très forte pression. Le point de fusion de la substance est voisin de 80 à 1200 et le poids spécifique de 20 à 25 °/0 plus élevé que celui du marbre. La Rhadonit ii’esl pas hygroscopique et possède un haut pouvoir isolant. Des essais officiels ont montré que la Rhadonit, en. plaques de -j3 millimètres d’épaisseur, u’était pas percée après une immersion de a4 heures, les plaques étant soumises alors pendant i heure 1/2 à une tension de 36000 volts.
- Le Gérant : J .-B. Ne
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- Tome Lit.
- Samedi 14 Septembre 190?.
- 14*
- Année. — N* 37.
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Inslitut. — A. BLONDEL, Ingénieur des Ponts et Chaussées, Professeur à l’École des Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-flore. — M. LEBLANC, Professeur à l'École des Mines. —G. L1PPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONN1ER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr» de l’Institut,
- RELEVÉ DES CARACTÉRISTIQUES EN CHARGE DES DYNAMOS ET MOTEURS
- Ceux qui ont eu à diriger une plate-forme électrique savent quelles difficultés l'on rencontre, même dans les maisons cfe construction les mieux équipées pour les essais, lorsqu’il s’agit de remplir des conditions de fonctionnement bien déterminées pour les essais à vide et en charge d’une dynamo quelconque génératrice ou réceptrice.
- En particulier, la réalisation d’une vitesse déterminée, avec une génératrice à essayer, est généralement impossible, car l’on n’a pas toujours à sa disposition une série de poulies permettant d’obtenir, même dans les limites possibles de variations de vitesse des moteurs primaires à vapeur, si ceux-ci sont affectés uniquementau service des essais, toute la gamme voulue de vitesses correspondant aux types toujours très nombreux à essayer.
- De même, dans les essais des moteurs à couvants alternatifs, la valeur voulue delà fréquence peut pas toujours être obtenue avec rigueur si, comme c’est presque toujours le cas, le matériel générateur à courants alternatifs ne sert pas uniquement aux essais, par exemple, si les courants sont fournis par un réseau local ou plus généralement par un secteur.
- Enfin, la réalisation des conditions imposées pour les différentes quantités qui entrent en jeu dans le relevé d’une caractéristique, par exemple l’obtension d’une tension constante, d’un, courant constant, ou encore d’une vitesse constante, peut être assez délicate et nécessiter des tâtonnements assez longs qui augmentent beaucoup la durée des essais.
- Or, nous n’apprendrons rien de nouveau, en disant que les essais d’une dynamo étant la
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- dernière phase de la construction, les machines n’arrivent souvent à la plate-forme que lorsque le délai de livraison est déjà passé. Les essais doivent donc être faits avec le plus de rapidité possible et, par conséquent, les méthodes employées doivent permettre une exécution prompte, en mémo temps qu’une exactitude sullisante.
- On peut objecter que les essais sur les machines de types courants peuvent être très réduits et consister, en somme, en une simple vérification du fonctionnement eu charge pendant un laps de temps déterminé, fonction d’ailleurs de la puissance de la machine, eten la mesure des surélévations de température après cette marche..
- Ces essais satisferont peul-ôtre le personnel du constructeur, mais ils seront souvent jugés insuffisants par l’acheteur ou par son conseil,'si celui-là est incompétent.
- D’ailleurs, dans l’état actuel des conditions de vente du matériel en France, principalement en ce qui concerne les moteurs, les machines d’un type donne ont souvent besoin d’être légèrement modifiées pour satisfaire aux conditions imposées de vitesse, de tension, de débit, etc., etdes essais consciencieux, fussent-ils simplement de vérification, sont utiles sinon nécessaires.
- En ce qui concerne le matériel d’une construction nouvelle, des essais sérieux et systématiques sont inévitables et il est important de pouvoir les réaliser le plus rapidement possible.
- Or, pour tous ces essais, l'emploi des caractéristiques est indispensable car, seules, celles-ci permettent d’avoir une exactitude suffisante en même temps qu’elles donnent des éléments sérieux permettant la comparaison des machines entre elles, ainsi que la découverte de nouveaux perfectionnements, ou, tout au moins, la possibilité de modifications peu importantes entraînant une meilleure utilisation des matériaux.
- Frappé depuis longtemps par les pertes de temps qu’occasionnent les tâtonnements indispensables pour la réalisation de régimes déterminés, dans le relevé des caractéristiques nous avons cherche à supprimer ou, tout au moins, à réduire ces tâtonnements en apportant aux lectures faites dans des conditions données, simplement voisines des conditions imposées, des corrections permettant de prévoir, avec une exactitude suffisante, les résultats qu’on obtiendrait si les dites conditions imposées avaient été réellement réalisées.
- Ce sont les idées générales sur lesquelles nous nous sommes appuyé pour établir les méthodes de corrections que nous allons exposer ici.
- Ces méthodes, que nous avons appliquées depuis plus de quinze ans, et que nous enseignons depuis 1902, ont été vérifiées, par conséquent, sur un nombre considérable de machines et ont toujours donné une entière satisfaction.
- Basées tout d’abord pour la plupart, toid au moins en ce qui concerne les machines à courant continu et les dynamos synchrones à courants alternatifs, sur des considérations intuitives, ces méthodes se sont trouvées parfaitement justifiées à la suite des travaux de M. Potier (*), de M. Picou (-) et de l’auteur (*) sur les effets de la réaction d’induil dans les alternateurs et dans les machines à courant continu.
- Il nous a été alors possible de réunir l’ensemble des idées qui servaient de bases à notre méthode générale de corrections des caractéristiques sous formes de théorèmes d’une application facile.
- Nous partagerons cette étude en deux parties, suivant qu’il s’agit de machines à courant continu ou des machines à courants alternatifs, bien qu’ezi réalité, les méthodes soient peu
- (') Voir l'Éclairage Électrique, t. XXIV, p. i33, 1900.
- .(*) Voir Y Éclairage Électrique, t. WXIII, p. jog, igoa.
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- différentes dans les deux cas. Nous examinerons ensuite, à part, le cas des machines non synchrones.
- I. Dynamos.À courant continu.
- Principaux genres de caractéristiques-
- L’élude des dynamos à co.uranl continu revient, en somme, à celle de la fonction /(V, U, 1, 0 = 0,
- que nous désignerons sous le nom d'équation caractéristique de la machine ; V désigne la vitesse angulaire, U la différence de potentiel aux bornes, I l’intensité du courant dans l’induit et enfin i l’intensité du courant d’excitation.
- En général, ces quatre quantités sont indépendantes, de sorte que l’étude de celte équation sous forme de courbes ou de caractéristiques ne peut sc faire qu’en se fixant à priori deux des quantités.
- Parmi les quatre quantités ci-dessus, la vitesse est le plus souvent imposée dans la plupart des cas des génératrices, de sorte que la fixation d’une des trois quantités restantes conduit, pour les génératrices, aux trois groupes bien connus de caractéristiques :
- i° Caractéristiques à courant constant (comprenant la caractéristique avide pour I = o);
- 2° Caractéristiques à tension constante ;
- 3° Caractéristiques à excitation constante.
- Avec vitesse variable, on aurait trois nouveaux groupes, mais le seul cas intéressant, en praLique, est celui où I et i sont constants, c’est-à-dire celui des caractéristiques de vitesse en fonction de la tension pour un débit et une excitation constants (et encore seulement pour ; = i).
- Ceci se modifie un peu avec les modes d’excitation série, shunt ou compound qui introduisent des relations entre les quatre quantités variables : i= I (machines série),
- « = «U (machines shunt), i = «U-h pi (machines compound),
- les caractéristiques à vitesse constante se réduisent à /(U,ï) = o, c’est-à-dire à un seul groupe au lieu de trois : celui des caractéristiques en charge ou courbe de la tension en fonction du courant dans l'induit ou encore du courant de débit.
- Avec vitesse variable, nous retrouverons d’abord un cas particulier du groupe précédemment cité, i = I = constante, correspondant aux machines série (mode de distribution et de réglage Thury). Nous avons, en second lieu, un nouveau groupe, celui où U est constant et dont un cas particulier peut avoir un certain intérêt, c’est celui où l=o (caractéristique de la tension,? vide en fonction de la vitesse pour une machine excitée en dérivation).
- Dans le cas des moteurs, la vitesse pouvant pratiquement varier dans certains cas, nous aurons, en dehors des trois groupes de caractéristiques identiques à ceux des génératrices, les trois groupes suivants:
- i" Caractéristiques de vitesse, en fonction de la tension, d un moteur à excitation constante et alimenté sous courant constant (cas n’offrant d’intérêt que pour I = î ou moteur série);
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- 2® Caractéristiques de vitesse, en fonction du courant absorbé, d’un moteur alimenté sous tension constante et à excitation constante (cas comprenant en particulier celui du moteur shunt) ;
- 3° Caractéristiques de vitesse, en fonction du courant d’excitation, d’un moteur à puissance constante (cas sans valeur pratique).
- Avec les modes d’excitation série, shunt ou compound, et avec vitesse variable, l’équation /(V, U, l) = o comprend finalement les deux groupes suivants :
- Caractéristiques de vitesse des moteurs série, shunt ou compound alimentés sous courant constant ;
- 2° Caractéristiques de vitesse des moteurs série, shunt ou compound alimentés sous potentiel constant; groupes qui comprennent les deux cas particuliers des groupes précédents.
- Aussi bien avec les génératrices qu’avec les moteurs, il n’est naturellement, pas nécessaire de l'aire l’étude de chacun des groupes de caractéristiques au point de vue expérimental. Celles d’un seul groupe à vitesse constante et d’un seul groupe à vitesse variable suffisent pour déterminer les autres par surcroît.
- Ce court aperçu sur les caractéristiques rappelé, on voit facilement que le problème des corrections des caractéristiques est en somme le suivant:
- Après avoir relevé expérimentalement un point de régime (U'? I', i', V') dans des conditions relativement voisines des conditions imposées a priori, déterminer quelle serait la valeur réelle de l’une des deux quantités non imposées a priori, en fonction de l’autre choisie • comme variable indépendante, qu’on aurait obtenue si les grandeurs fixées d’avance avaient eu les valeurs voulues.
- 11 en résulte que les corrections peuvent porter en somme dans chaque cas, au maximum, sur trois des quatre quantités relevées expérimentalement.
- Effets de la réaction de l’induit.
- Avant de montrer comment on peut arriver simplement à faire ces corrections, nous rappellerons, pour faciliter l’exposition de la méthode employée et la justifier, les résultats obtenus par Mil. Potier et Picou et par l’auteur dans l’étude de la réacLion d’induit des dynamos.
- Bien que l’intéressante étude de M. Potier se rapporte plus spécialement aux alternateurs, elle est facilement généralisable pour le cas des dynamos à courant continu et l’on peut en conclure que, pratiquement, les caractéristiques à courant constant des dynamos à courant continu restent sensiblement parallèlès à la caractéristique à vide, pourvu que pour chaque valeur de l’intensité, le décalage des balais reste le même, quelle que soit la tension aux bornes.
- La direction du parallélisme, comprise entre la caractéristique à vide et la caractéristique correspondante à courant constant, et les deux parallèles aux axes forment, par suite, un triangle invariable, que nous appellerons triangle de Potier (fig. i), et dont les côtés sont uniquement fonction, du courant et du décalage à condition, bien entendu, que la vitesse reste la même.
- Les valeurs respectives des côtés de l’angle droit de ce triangle ont été mises en lumière par M. Picou en cherchant quel complément d’excitation il faut donner à une machine, fonctionnanl à une vitesse déterminée, pour que le flux dans rindueleur reste le même lorsque la machine fonctionne à vide et lorsque son induit est traversé par un certain courant de débit.
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- La figure 2, qui rappelle la construction graphique donnée par Al. Picou, complétée pour déterminer le point correspondant de la caractéristique en charge, montre que le côté horizontal du triangle de Potier a pour valeur, si l’on désigne par la forme magnéto-motrice directe (évaluée en ampèretours) et par v le coefficient d’IIopkinson :
- HjK., — BjC, = BC — —
- Quant au côté vertical, il se compose ;
- i° De la perte de flux dans l’iuduit AB provoqué par le passage du courant induit, c’est-à-dire par la démagnétisation due à la force magnétomotrice directe ; sa valeur est:
- AB =
- désignant la réluctance du circuit de fuite de chaque pôle inducteur. Comme le flux inducteur doit rester le même, c’est également la valeur de l’augmentation des fuites de l'inducteur par suite de l’augmentation d’excitation; ceci est d’ailleurs évident sur l’expression même. .
- A l’échelle des forces électromotrices, ce flux correspond à une certaine'perte de tension qui est par suite' proportionnelle à la vitesse de la machine.
- 3° De la chute ohmique CjKj dans l’induit, laquelle est indépendante de la vitesse.
- Le côté AjII, du triangle de Potier se compose donc d’une partie proportionnelle à la vitesse et d’une parlio indépendante de la vitesse. En ce qui concerne les propriétés de ce triangle qui nous inté tance relative de ces deux parties.
- Dans les machines «à faible induction dans l’entrefer, et plus particulièrement dans les types de construction assez ancienne, le décalage est généralement assez grand pour que la perte de tension due à la démagnétisation soit trois ou quatre fois plus grande, et même davantage, que la chute ohmique dans l'enroulement. Dans ce cas, on peut, en première approximation tout au moins, supposer que le côté A,^ est proportionnel à la vitesse, ou encore, qu’il augmente un peu moins vite que la vitesse. ........
- Avec les machines modernes, au contraire; et plus particulièrement avec les moteurs, Le champ est suffisamment puissant et le décalage pratiquement nul, de sorte que la chute ohmique est alors supérieure à la perte de tension due à la démagnétisation par le courant induit. I
- Remarque T. — Les valeurs trouvées par M. Picou pour les segments AB et BC ne sont, en somme, exactes qu’à la condition que le coefficient d’IIopkinson resté constant à vide quelle que soit la saturation. Ceci n'a lieu que si la oarastéristique de l’induit OH (courbe du flux dans l’entrefer et l’induit en fonction des ampère tours pour ces parties seules de la
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- machine) est une droite, c’est-à-dire que l’induit, et en particulier les dents sont peu saturées (jusqu’à i5ooo gauss environ).
- Le théorème de Potier sur le parallélisme des caractéristiques n’est donc vrai que dans ces conditions qui sont, en somme, celles de beaucoup de machines.
- Avec des induits à dents fortement saturées, le théorème n’est plus qu’approché, mais l’expérience montre que l’approximation est généralement suffisante pour les besoins de la pratique (*).
- Remarque II. —Ce qui précède se rapporte aussi bien aux moteurs qu’aux génératrices. La seule différence qui existe entre les deux cas, c’est que la chute ohmique dans l’induit doit, avec les moteurs, être portée en déduction de la perte de force électromotrice due à la démagnétisation.
- Dans ce cas, le point K, peut se trouver au-dessous ou au-dessus de la caractéristique à vide, suivant l’importance du décalage, et la chute de tension, ou différence des tensions à vide et en charge pour une même excitation, peut être positive ou négative.
- C’est donc seulement avec les moteurs à décalage faible ou pratiquement, nul que, pour une vitesse constante, la tension aux bornes à vide doit être plus faible que la tension en charge. A tension constante aux bornes, la vitesse va alors en augmentant avec la charge, particularité bien connue de certains moteurs.
- (A suivre.) C.-F. Guilbert.
- PRIX COMPARATIF DE LA LUMIÈRE DU GAZ ET DE L'ÉLECTRICITÉ (*)
- Les dépenses de l’éclairage au gaz ou à l’électricité que l’on publie parfois ont une valeur assez minime, puisque les prix du gaz et de l’électricité pour la consommation privée varient dans de très larges limites. Le tableau I donne par exemple les prix moyens du gaz et de l’électricité à Londres, pendant une période de plus de 16 ans, et on y remarquera la diminution continuelle du prix du courant électrique.
- En igo4, ces prix étaient à peu près la moitié de oc qu’ils étaient en 1891, tandis que pour le gaz, la diminution est à peine de 3 °f0, pendant la même période. II semble résulter de ce tableau que le prix du gaz a atteint une valeur minima, tandis que le prix du courant électrique diminuera sans doute encore.
- TABLEAU I
- (*) L’effet de la saturation est de réduire les côtés du triangle de Potier par suite dcl'augmentation du coefficient d'Hopkinson et de la légère diminution de la réluctance de l’induit, quand on passe de la marche à vide à (a marche en charge. Le théorème de Potier conduit donc alors à des résultats approchés par défaut,
- 2) D’après l'Eleelrical Evincer.
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- Considérations générales sur les frais de lumière et exposé de la méthode employée.
- La bougie du Bristish Standart a été adoptée comme unité dans tous les essais. Pour les lampes à incandescence et les petits becs de gaz, ,1a plus grande intensité horizontale a été déterminée en employant des globes' do verre transparent et des verres de lampes. Pour les lampes à arc ou les lampes à gaz à haut pouvoir éclairant on a relevé l'intensité moyenne sphérique. Pour pouvoir estimer les dépenses avec assez d’approximation, on a effectué un certain nombre d’essais avec des lampes bien connues, et les prix de lumière ont été groupés sous trois titres : i° éclairage par lampes à incandescence-; 2° éclairage par lampes à arc électrique ; 3° éclairage au gaz.
- Pour éviter les chiffres décimaux trop petits auxquels on serait arrivé en employant comme unité la bougie-heure, on a jugé préférable d’adopter le kilog.-bougie-heure (K. B. 11.) soit i ooo bougies-heures. La consommation spécifique des lampes électriques est, on le sait, exprimée partout en watts par bougie. On a donc un watt par bougie = une imité d’électricité par K. B. H., d’où une unité = un K. W. H. ou unité du B. of T. Connaissant la consommation en watt par bougie pour n’importe quelle lampe, le prix de l’énergie par K.. B. H. s’obtiendra en multipliant les watts par bougie par le prix du courant par unité. Par exemple, pour une lampe à incandescence ayant une consommation moyenne de 4 watts par bougie et alimentée par du courant à 4o centimes par unité (K.. W. IL), le prix de l’énergie sera donc 4x4o = i6o centimes par K. B. IL
- Subdivisions des frais d’éclairage. — i° Dépenses pour l’énergie nécessaire à l’alimentation des lampes ; 2° dépenses pour le renouvellement des lampes (charbons), etc. ; 3° charges principales (intérêt et amortissement); 4° entretien, (nettoyage, etc.).
- Les dépenses sont exprimées en centimes par K.. B. H. Avec des lampes à incandescence de faible pouvoir éclairant, les deux premiers groupes doivent être seuls considérés ; mais pour les lampes à arc électrique, et pour les manchons à gaz à forte pression, où les appareils sont plus dispendieux, exigent de l’entretien et le remplacement de certaines pièces, on devra adopter les 4 groupes. On pourrait aussi diviser les frais de lumière en frais d’alimentation (i°), et dépenses fixes (2% 3° et 4°).
- Prix de l'énergie. — Tandis que dans certains appareils, le pouvoir éclairant reste pratiquement le môme pour une consommation donnée d’énergie, dans beaucoup de cas, la lumière décroît plus ou moins rapidement en brûlant, tandis que la consommation d’énergie reste la meme. C'est le cas notamment dans les lampes électriques à incandescence et les manchons à gaz. 11 est donc évident qu’une valeur moyenne de consommation d’énergie par bougie doit être adoptée pour la première catégorie. La diminution du pouvoir éclairant pendant la « vie utile » des différentes lampes est :
- Dépenses de capital. — Ces dépenses varient suivant les appareils employés et suivant leur durée,. E11 ce qui concerne les prix d’achat, on s’est basé sur des prix d’appareils de premier choix, mais la durée jde l’appareil dépend malgré tout dans une grande mesure des conditions de fonctionnement, de la surveillance et l’entretien. On peut admettre comme durée d’une lampe à arc ou d’un appareil à gaz une moyenne de 10 années. Mais pour l’éclairage public et pour tout éclairage extérieur, cette durée serait, un
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- L’éclairage électrique
- T. LÉÎ. — N° 37.
- peu exagérée ; on considérera ces cas-là séparément. La dépréciation annuelle sera donc de io 7„, ce qui donne avec un intérêt de 5 mie charge annuelle de i5 °/0 du capital.
- En admettant i 5oo heures par an d’éclairage moyen, cela donne donc finalement une charge de 10% du capital par 1000 heures de service. Pour une lampe à arc de 65o bougies, la charge en centimes par K. B. II. sera: prix de la lampe 120 francs = 12 000 centimes ; 10 % de ce capital par 1 000 heures = 1 200 centimes, et à 6ôo K. B. II. cela donne
- 1 -200 __ ^ centimes par K. B. 11. Pour l’éclairage des rues le nombre d’heures d’allumage
- 65o
- par an sera beaucoup plus grand, mais la durée de la lampe diminuera forcément. Les charges du capital seront donc à peu près les mêmes que pour les lampes ordinaires.
- Éclairage par lampes électriques à incandescence. — On comprend sous cette dénomination les lampes suivantes :
- TABLEAU III
- 2. _P à filament ordinaire.
- 3. — — carbone haut rendement.
- 4. — Ncrnst.
- 6. — Osram.
- 7. — tantale à faible rendement.
- 8. — tantale à haut rendement.
- 9. — au tungstène.
- On trouvera dans le tableau III, toutes les données nécessaires au calcul des dépenses de
- lumière par lampes à incandescence électriques. Les chiffres relatifs aux lampes au tung*
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- stène doivent être cependant considérés comme approximatifs, parce que le prix de vente de cette lampe n’est pas encore fixé.
- Au moyen de la table IV, il est possible de fixer les prix par K. B. H. pour n’importe quelle lampe à incandescence actuellement sur le marché. Admettons le prix approximatif de la lumière de lampes de 16 bougies à 4o centimes par unité ; nous voyons dans la table IV que les charges fixes pour une lampe à filament i(3 bougies =6,2 centimes par K. B. H.; le nombre de watts moyens par bougie ou unité par K. B. II. = 4,2 ; les dépenses relatives à l’énergie sont : 168 centimes; charges fixes 6,2, soit au total 174,2 centimes par K. B. H.
- TABLEAU I\
- 1 H [ • y 1 CENTIMES PAH
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- 5o — 240 — 5o — 4,7 4-7 3.9
- 8 — 100 2ÛO — 2 — 5o 5o 3,6
- 3,2 3,r
- 3 2 -i5o _ s _ jy 19
- 5o — 240 — 12,5 .... ’9 r9 3,o
- Nernst J IÜ 600 T 8û 35o 16 6,4 3,8 32 36 3,2
- 600 l80 32 T2,8 18 2,8
- Nernst (type brill.) • 2-00 Hz 36o 3oo 200 3o 60 2,4 l 7-2
- / 10 25 — 48u 1 000 — 10 — 48 48 1,6
- v6 33 — 48o __ 16 — 3o 3o »
- 2 5 45 et 60 - 600 - 25 - 24 a4 »
- j 70-75 32 *9 *9
- 100 45 — i4
- 60 i3o — — 60 10 >,
- 10 25 — 36n — 10 — 36 36 i,3
- 16 25-77 _ - 16 — 23 23 »
- 20 33-ioo — 48o — 23 — *9 uj
- 32 33-120 — 600 — 3a — 18 18 1 >9
- l 10 5o — 33o 4oo — 4 - 80 80
- i4,5 65 - » — 5,8 - 57 37 »
- Tantale (faible rend.) , . . - 16 75 — — 6,4 — 62 »
- 1 25 ia5 — — — 33 33 »
- 4o 100 420 600 — 24 — 17 J7 >,
- ! ôo — 33o 800 — 6,4 — 52 ,,5
- \ 8,5 65 — » 800 6,8 —. /ifl ^9
- Tantale (haute rend.) . . 10 75 — 800 — 8,0 — 4i »
- 1 i3 100 j — 800 — u>,5 3i 3i D
- 14,5 110 — » 800 — ii,5 — • 29 29
- Tungstène (valeurs appros.). .j 5o 1 :: 1 T 1 000 a5 5o 1 4,8 2,4 4,8 1,0
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- L’ECLATRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 37.
- Les diagrammes de la figure i. montrent les frais en centimes par K. R. II. en fonction du prix du courant; ces diagrammes sont divisés en 5 groupes.
- J1 est à remarquer que le prix par K.. B. H. pour une même sorLe de lampe tombe considérablement à mesure qu’augmente le nombre de bougies. C’est dû principalement à ce que les charges fixes sont d’autant plus élevées que la lampe est do plus petite intensité lumineuse.
- Pour mettre ce point en lumière, les valeurs suivantes ont été relevées aux diagrammes précédents :
- Lampe à Alain sommant du Lampe 8 boi
- carbone de faible rendement, con-îrant à io cent, le K. Aï Al.
- 5. . . 190 cent, par K. B. H.
- ... 160 —
- . . . i3ü
- Les diagrammes précédents sont utiles pour estimer le prix de la lumière pourvu que le voltage convienne bien à la lampe ; avec le courant alternatif, l’on peut toujours installer un transformateur; avec le courant continu, les courbes sont seulement utiles pour le cas du montage en série, comme c’est le cas dans les ateliers et bureaux où plusieurs lampes sont installées.
- La lampe Osram parait donner la lumière lo meilleur marché, dans le cas où le prix du courant ne tombe pas en dessous de 10 centimes par bougie, à l’exception toutefois de la lampe de 100 bougies, pour laquelle la lampe Bastian donne la lumière le meilleur marché, lorsque le prix de courant descend en dessous de iü centimes par unité. Si une lumière de
- 16 bougies est seulement nécessaire et' si 1 on alimente avec du courant continu à haut voltage, on peut se demander quel sera des deux moyens suivants le plus économique : iû utilisation de lampes à filament charbon d’un nombre de bougies exactement égal à celui
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- 14 Septembre 1907. REVUE D’ÉLECTRICITÉ 371
- qu’on exige i 2° utilisation d une lamp e al aul rc ndement donnant seulement un nombre
- de bougies aussi vc isin que possible du nombre fixé, général pli s é cv . Pour per-
- mettre de judre ce problèr ne et d’antres semblables î a construit les c iagrammes
- (fig. 2 et 3). On peut y voir le n îinin uni de b jugic qu’or obtient av ec i n type cl e lampe
- déterminé. Les diagraj nues îtrent d’autre part le prix total d la lumière par lampe par
- îs et no n par K. 3. II. Les dépenses parla mpe et par i ( oo bougie sont, obte-
- nues en m ultipliant les dépei scs par K. B II. par le lombr de bougie s de la lampe.
- Pour la lrm pe à filament-charbon de 16 bougies, les ira is de lumière ont été représentés
- dans les dis gr-c s s isdits pa ’ un trait fort
- Avec le p rix mot le Lo ndres. de 42 centimes par unité pour les lamp es brûlan sim-
- plement sm le circuit a IOO rolts, la amp e do 25 1)0 es Osram donne la dépen ninima ;
- nar i non heur s la dépense est seu ornent de i 8oo centimes tar dis qu’o i atteint 2 8oo cen
- times pour a I lmpe 16 bougies filament ordi e. La lumière la m oin s dispendieuse
- dans des cc nditions similaires, mais brûlant alors s m circuit a 2ûo volts est o alcnue avec
- des lampes à charb ii, liant rendement, ( e 16 bougies ; à 4 a ce n Limes >ar unité, cette lumière
- coûte à peu pr ès 3 centimes pou IOO o he ares. Il i ésultc de tout ceci qu e pour éc airer
- le petites chambres pa r des unités s niples a haut voltag 3 alimentée s pa d n courant con-
- iiiu, s’il n’est pas aossible de rédu re les fr is de lumiè e, peut cependan au entei
- de 3 à 6 foi s la quantité de I nu ère pour une faible augmentation de la consommation.
- Éclairage par lampes l arc électrique. — • Les dépe nse s p our cc gen re d éclairage peuvenl
- être plus exactement fixées que poi r les lan pes à incandescence ou les lampes à g az. L’in-
- certitude pour ces leri ières est surtout due ndement -ar jtblc et a ix différences que
- présente la durée de leur service n Drm: 1. Avec les lampes à , po urvu que les charbons
- soient do bonne qualité, le nombr 3 de bougies n e déci oît pas pendant le service et les
- frais dus a\ renouv elle ment de charbon s sont pratiquement constants, de sorte qi ’on peut
- estimer la dépense totale av ec assez de p récision.
- néce .im ™,LL EAU V H.1 m» e (la ,F, h ar«.)
- - PTT * S CHAHUES El
- TYPE DE LAMPE SI “ —. = * M S H r - §b
- “1 ?5 g \ 3 % ls f; *.|I g
- — - AT B. g! i: — iz S - A ) “7 — ï;J s; ~ k
- .15-40 iSooo UOOOO 9X & 4oo Si ,6 t6oo o,q5 ù o’=5
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- k I roir - «» n -
- Un général la lampe à arc à courant continu est plus économique que la lampe à arc à courant alternatif, mais, dans la plupart des cas, le rendement des Lampes à arc à courant alternatif peut être amélioré par l’emploi d’un transformateur. Par exemple, une lampe è
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- L'ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 37.
- arc enferme de 6 ampères à courant continu et une lampe à courant alternatif de 7,5 ampères donnent approximativement 36o bougies.
- Brûlant dans un circuit de ioo volts seulement, la lampe à courant continu de 6 ampères consomme 6oo watts, la lampe à courant alternatif de 7,5 ampères montée avec transformateur, de ioo volts, consomme seulement, 6oo watts de sorte que Je rendement commercial est pratiquement le môme.
- On a considéré dans cette étude les lampes à arc suivantes :
- Lampe arc Blondel; lampe arc enfermé ; arc à flamme (lumière jaune) ; arc à flamme (lumière blanche); arc mercure Cooper Hewitt ; lampe à arc ordinaire type ouvert.
- La lampe à arc à flamme devait être employée avec globe, afin que l’arc fût protégé contre le courant d’air. En négligeant cette précaution et en utilisant la lampe dans un courant d’air, il y aurait excès d’air à la flamme et usure rapide des charbons, sans aucun avantage. Les lampes à flamme à rayons blancs sont environ 20 % moins efficaces que les lampes à rayons jaunes. Bien que la lampe Cooper HewiLl ne doive pas être considérée rigoureusement comme lampe à arc, elle peut l’être cependant par convention, à cause de son grand pouvoir éclairant. Les résultats nécessaires à l'estimation des frais de lumière d’arcs sont donnés dans la table V dont la moitié se rapporte aux lampes à courant continu.
- Les chargés fixes totales et les watts par bougie ou unité par K. B. H. sont donnés dans
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- les deux dernières colonnes de cette table. Avec les données de la table Y on a pu tracer les courbes de la figure 4 qui montrent les dépenses relatives de la lumière des lampes à
- a, arc enfermé, 3!>o bg.
- b, type ouvert, 65o-i ioo bg
- c, arc à flamme, 3oo bg. rf, arc Blondel, I 100 bg. e, Goopcr Ilervitt, 3oo bg.
- «• type ouvert, i 3oo bg.
- b, flamme, s 5oo-3 3oo bg.
- c. arc Blondel.Y 700 bg.
- e, Coopcr Ilervitt, 3oo bg
- «, flamme,-5 ooo-6 4oo bg.
- b, type ouvert, 2 ÔOO bg.
- c, arc Blondel, 5 /|Oû bg.
- 0. Gooper Ilervitt, 700 bg.
- Fig. 5. — Diagramme des dépenses pour l’éclairage par arc (circuit de 100 et 200 v.).
- arc à différents prix de courant. Les courbes dans la moitié supérieure de la figure 4 se rapportent aux lampes à courant continu et les courbes de la partie inférieure se rapportent aux lampes à courant alternatif. Ces courbes sont utiles pour comparer les prix pour l’éclairage do grands espaces au moyen de diverses lampes à arc. A 4o centimes par K. W. IL les dépen
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- ses par K. R. H. en utilisant des lampes à courant continu peuvent être comptées comme suit :
- Arc à flamme jaune. .
- Arc Blondel..........
- Arc à flamme jaune. . Arc à flamme blanche.. Lampe Coopcr liewill.
- Arc enfermé...........
- .1 ampères. 9,0 centimes par K. B. H.
- 6 — 10,0 —
- 8 — r4,o —
- 8 — t8,8 —
- [o — 36,o —
- 0 - 69,0 -
- La lumière la meilleur marché pour toutes les applications ne doit pas être choisie d’après ces courbes sans prendre en considération certaines conditions spéciales, nombre de lampes, minimum de bougies requis, etc. Par exemple, où une intensité totale de 1000 bougies est nécessaire avec un circuit à couranL continu de 200 volts et avec un prix de courant minime, il sera souvent plus économique d’utiliser 2 lampes en série en vase clos, donnant approximativement les bougies nécessaires, que d’employer 4 lampes à Ilamme ou type ouvert, donnant plus de lumière qu'on en réclame.
- Afin de pouvoir examiner l’influence de ces conditions variables sur le prix de la lumière à arc, lorsqu'un certain nombre de bougies est requis, les diagrammes de la figure 5 ont été tracées. Les figures se rapportant à un éclairement minimum obtenu avec le plus petit modèle de lampe à arc.
- Dans le groupe A les dépenses sont données pour des lampes à courant alternatif, pour différents voltages, à la condition que des transformateurs soient employés. A part la lampe Cooper Hewitt, la lampe Blondel de 1100 bougies est, pour tous les prix de courant inférieur à 20 centimes, la lampe la plus économique parmi celles qui ont été soumises aux essais. Pour tous les prix de courant inférieurs à 20 centimes, l'arc en vase clos de 35o bougies donne la lumière la meilleur marché. Dans le groupe H. (fig 5), les dépenses par heure indiquées'se rapportent aux lampes à courant continu à 100 volts. Deux lampes en série sont nécessaires dans la plupart des cas, excepté pour l’arc enfermé et pour les lampes Cooper Hewitt. La lumière la meilleur marché est obtenue avec la lampe Cooper Tlewilt donnant 3oo bougies. Les courbes C de la figure 5 donnent les dépenses par pour lampes à courant continu 200 volts. Ici encore, lalampe Cooper Hewitt à 700 bougies donne la lumière la meilleur marché.
- D’après les courbes des groupes B et C, il est évident qu’on peut obtenir, pour le même prix avec des lampes cà flamme de 8 ampères, une lumière deux fois etdcinie plus forLe que celle de 2 ou 4 lampes à arc, type ouvert de 10 ampères. Avec du courant à 4o centimes par K. W- H. l’emploi de lampes à arc, type ouvert de 200 volts à courant continu, coûtera 65 à 90 centimes par heure suivant le type de lampe employé. Ce prix est prohibitif pour un petit consommateur qui n’a pas besoin d’un éclairage de plusieurs milliers de bougies et par conséquent, malgré le prix réduit de la lumière, l’emploi des arcs à Ilamme est assez restreint.
- (A suivre.)
- E.-G. ÎVENNAUD.
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- L’USINE HYDRO-ÉLECTRIQUE « BIASCIRNA »
- La Société « Motor » de Baden (Suisse) qui a depuis 1896 aménagé en Suisse diverses chutes d'eau, notamment la Kanderwerk, la Hagneckwcrt, rusine de Beznau, etc., construit en ce moment deux nouvelles usines hydro-électriques de grande puissance, destinées à des applications très différentes. La première, établie dans le canton de Glaris, aura une puissance maxima de 36ooo chevaux et fournira exclusivement du courant à la clientèle de lumière et de force qu’elle trouvera danstoutela région très industrielle où elle est établie; elle sera réunie électriquement à [’usine de Beznau. La seconde usine utilise l’eau du Tessin, dans la région appelée « Biaschina » qui lui a donné son nom. Bien que les deux usines ne doivent pas être achevées avant plusieurs mois, et que nous aurons Toccasion d’en donner une description très détaillée, nous pcn&ons que les indications générales sur les chutes et sur les travaux déjà exécutés pourront intéresser nos lecteurs.
- T. — Données du projet.
- Si l’on examine la carte du bassin du Tessin, à la descente du Gothard, vers ITtalie, on verra que dans cette haute vallée le Jleuve s’alimente aux glaciers du grand massif du Saint-Gothard et aux petits lacs du col, à 2200 mètres ; il est soumis par conséquent au régime
- glaciaire avec étiage en hiver et maximum de débit en été. Tous les inconvénients de ce régime ont été assez souvent signalés pour que nous nous dispensions d’y revenir. Cependant
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- grâce à la faible altitude de la vallée et à la rapide descente du fleuve, grâce aussi aux vents du sud qui remontent la vallée et y entretiennent une moyenne de température assez élevée, le Tessin subit peu ces Inconvénients. On remarquera notamment que la différence de niveau atteint 4oo mètres entre Faido et Biasca, à peine distants d’une vingtaine de kilomètres, tandis que de Biasca au lac Majeur, sur une distance de 35 kilomètres environ, la déuivellation ne dépasse pas i5o mètres. De plus dans tout le fond de la vallée entre Piotta et Lavorgo,de nombreuses sources prennent naissance dans le voisinage immédiat du fleuve et régularisent son cours ; il en résulte que la moyenne du débit est remarquablement élevée. On peut s’en convaincre en considérant les diagrammes de la figure i, qui donnent les variations des débits relovés chaque jour à Lavorgo pendant une période de dix années.
- Débits'à Lavorgo.
- Les relevés ont été faits chaque jour au limnimètre ; chaque hiver, des mesures effectuées au-moyen d’un appareil d’Amslcr, périodiquement étalonné' par le bureau hydrométrique fédéral à Berne, ont permis de déterminer la courbe du limnimètre en fonction de la quantité d’eau et de construire alors les courbes de débit du fleuve. Les petits cercles correspondent aux mesures directes du débit. On remarquera d’une part, la variation régulière du débit et la eoncordanêe relative des minima et maxima annuels. Les plus importantcs’perturbations se sont manifestées dans ces deux dernières années: en iqo5 l’hiver a été particulière-
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- mont rude et où toutes les usines ont plus ou moins souffert par le manque d’eau; en 1906 un été, très long et très sec., est encore venu aggraver le mal causé par le précédent hiver. Bien qu’on se trouve là on présence de deux causes de réduction du débit, agissant consécutivement, l’année 1906 n’accuse pas un minimum moyen qui diffère de plus de 8,9 °/,j de la moyenne des valeurs correspondantes.
- La figure 2 donne d’une part les débits moyens calculés à Lavorgo, d’autre part les quantités d’eau dont disposera réellement l’usine hydro-électrique qui sera établie à Bodio, en tenant compte des cours d’eaux captés entre Lavorgo et la mise en charge.
- En amenant donc l’eau du Tessin de Lavorg-o à Bodio par un tunnel de 8 kilomètres environ, on pouvait obtenir entre la chambre de prise et le canal de décharge une chute nette de 264 mètres. En adoptant 255 mètres seulement pour tenir compte dos portes de la conduite forcée, et en se basant sur les quantités d’eau réellement disponibles, on a pu déterminer la courbe de l’énergie développée (v. fig. i). Le rendement admis pour les turbines a été de 75 0/o, ce qui n’a rien d’exagéré eu égard à la grande puissance des unités projetées. On remarquera également dans la figure 1 la droite qui représente la hauteur moyenne de l’aire des puissances. On peut en déduire la valeur de l'accumulation qu’il faudrait réaliser, environ 3o millions de mètres cubes, pour obtenir une puissance moyenne constante. Les figures 1 et 2 ne se rapportant qu’aux mois d’hiver pendant lesquels le débit est le plus faible, nous donnons d’autre part dans la figure 3 une représentation approximative de la variation moyenne du débit pendant l’année entière ; le trait fort horizontal marque la puissance moyenne de l’usine, pendant la période correspondante ; cette puissance est de aôoooH.P. L’écart entre la puissance minima de i5 000 H.P. et la puissance moyenne de 39000 fl.P., calculée pour l'année entière, ne dépasse donc pas beaucoup 2,5 fois la puissance minima (').
- (*) C’est sans doute l’écart relativement faible entre les maxima et minima annuels et la période relativement courte du minimum qui a justifié l'expression dont s’est servi le Dr Schàr à propos de cette chute de la Biaschina « die schônste VVasser-iraft des Tessins ». Cf. D>' Schar. Die Verstaatlichung der schw. Wasserkrâfte, p. 172. Basel von Helbing, i9o5.
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- Je rappellerai ici à titre d’indication, les plus grands écarts de puissance de quelques usines C):
- II. — Travaux HvunAUT.TQUES.
- Ces travaux comportaient le percement d’un tunnel d’une longueur d’environ 8 kilo mètres entre Lavorgo et Bodio ; la prise d’eau de Lavorgo, barrage, vannes, canal d’amenée à ciel ouvert jusqu’à l’entrée du tunnel; les installations de mise en charge, Ja conduite forcée et celle de distribution à l’usine de Bodio; accessoirement, les travaux peu importants d'ailleurs, que nécessitaient la dérivation des petits ruisseaux. Tous ces travaux ont été entrepris simultanément et le tunnel lui-même a été divisé en plusieurs tronçons qui seront ultérieurement raecordés et qui partent ou aboutissent aux fenêtres servant à la sortie des déblais.
- A l’heure actuelle toute cette grande entreprise est assez avancée pour que l’usine soit mise en marche à la fin de l’année prochaine. Le plan très détaillé que nous donnons dans la figure 4 permettra de juger l'ensemble du travail. Une petite usine a tout d’abord été aménagée Sur un affluent du Tessin, le Ticinetto, et a fourni l'éclairage et la force motrice à tous les chantiers ; elle subsistera, comme usine d'éclairage, après que l’usine de Bodio, dont l'énergie est desLinée uniquement à des applications électrométallurgiques, aura été mise eu service.
- A. — Prise d'eau et canal d’amenée. — La figure 5 donne le plan du canal d’amenée jusqu’à l’entrée du tunnel. Le barrage, à la coto de 6o3,5o, est en moellons bruts avec revêtements équarris. La prise est parallèle au courant normal do la rivière et est suivie d’un large bassin de décantation avec déversoir à la cote de 6o3,4&- L’entraînement de l’eau vers ce déversoir amènera les graviers vers l’angle le plus aigu du bassin où se trouve une vanne de chasse. A ce bassin succède deux canaux parallèles qui constituent, grâce à la vitesse réduite de l’eau, des bassins de décantation pour le sable, La courbure de leur axe amène le sable à une dizaine de mètres environ avant les vannes rie sortie, dans deux dépotoirs vers lesquels convergent départ et d’autre les pentes du radier. Des vannes de chasse permettent de temps en temps de se débarrasser des sables accumulés. On remarquera non seulement la disposition très rationnelle de cet ensemble, mais les avantages et la sécurité que présentent ces deux canaux parallèles qui peuvent alimenter simultanément ou séparément le tunnel.
- (*) TI faut bien remarquer que les écarts de puissances indiques pour t’usine Biaschina sont tes écarts résultant des débits bruts, tandis que pour les usines existantes nous devons nous en rapporter aux statistiques publiées (v. nol, la statistique des usines suisses publiée par l'Association des centrales), et ces statistiques peuvent être établies sur une formule différente : donner par exemple d’une part les puissances maxima des moteurs installées et d'autre part les puissances minima engendrées.
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- Par deux réductions successives on ramène à la section du tunnel la section totale de sortie des deux canaux d’amenée.
- B. — Tunnel. — La section mouillée du tunnel varie entre 9 et 5,65 mètres carrés. Le premier chiffre se rapporte aux parties sans revêtement des parois, le second à celles dont les parois sont lissées au ciment. Cette section est un peu plus grande que ne l’exigeait le débit normal, mais des travaux ultérieurs vont permettre une accumulation; la puissance actuelle de l’usine sera donc accrue, et il était nécessaire de prévoir ces changements dans les installations définitives. Dans les galeries aboutissant à l’usine du Ticinelto, le travail est effectué à la perforatrice pneumatique ; la roche granitique du massif du Gotthard est assez dure, mais sa résistance même permettra de supprimer toute maçonnerie de parois. Dans les parties du tunnel où des parois en maçonnerie seront nécessaires, cette maçonnerie recevra un revêtement tout à fait lisse, pour réduire dans la plus grande mesure le frottement de l'eau en mouvement. De petites voies Decauville ont été établies en divers points, pour rendre plus rapide et plus commode l’enlèvement des déblais elles services accessoires de l’exploitation que la grande différence de niveau et l’escarpement de la montagne rendaient plus compliqués.
- C. — Mise en charge.— Au kilomètre 8,3 le tunnel se divise en deux parties, dont l’une tourne d'abord légèrement à gauche, puis plus brusquement et aboutit à un canal à ciel ouvert, à pente très forte, et qui constitue la première partie de la conduite forcée. De l’extrémité de ce canal, à la cote 4oo environ, partiront les conduites en tôle qui aboutiront à l’usine, dans la vallée, à la cote de 33o. La seconde branche du tunnel sert d'échappement
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- pour l’excès d’eau et elle est maintenue dans l’axe du dernier tronçon, de telle sorte que les sables qui parviendraient en ce point y soient directement entraînés. Il faut reconnaître cependant que ces importants travaux, entrepris dans une région dépourvue de toute industrie et où la main d’œuvre devait être totalement importée, ont été grandement simplifiés par l’exploitation sur place des roches granitiques qui ont fourni les moellons et les pierres nécessaires aux divers ouvrages en maçonnerie.
- Nous reviendrons plus lard sur l’usine elle-même qui sera établie à Bodio sur la rive droite du fleuve. Son équipement électrique sera constitué par des unités de 6ooo IIP à courant triphasé. La Société Motor a construit sa voie de raccordement (v. fîg. 4) sur un remblai qui forme une digue au Tessin: de cette façon l'usine électrique et toutes celles qui s’établiront dans le voisinage seront complètement à l’abri des inondations qui se produisaient aux époques de crue.
- Le grand inconvénient de la chute d’eau comme source d’énergie, c’est qu’elle manque de constance et qu’elle dépend en outre.de diverses conditions sur lesquelles ne peuvent directement agir ceux qui doivent l’utiliser. On a vu plus haut que l’usine de Bodio aura un coefficient do variation relativement élevé, de plus, il suffit d’examiner attentivement la carte de la figure 4 pour s’apercevoir de quels accroissements elle est susceptible et quelle accumulation on y peut réaliser. On peut voir, en effet, en amont de Lavorgo sur la rive gauche du fleuve, un petit lac dont on pourra aisément élever le niveau d’une dizaine de mètres par un barrage. On aura ainsi constitué un réservoir d’une capacité moyenne de f»> millions de mètres cubes, qui constituera un excellent régulateur d’énergie.
- Nous reviendrons sur ces installations lorsqu’elles seront terminées. Nous les avons signalées pour attirer une fois de plus l’attention des industriels sur l’effort énorme que font nos voisins pour utiliser leur réserve d’énergie hydraulique. A l'heure présente, les applications industrielles de l’énergie électrique se multiplient, et l’électrométallurgie, la production de l’acide nitrique, etc., réclament de plus en plus des quantités d’énergie considérables et à bas prix. Le régime politique spécial de la Suisse facilite singulièrement l’aménagement des chutes d’eau, de là l’effort que nous signalons, effort qui a eu déjà pour résultat l’accroissement extraordinaire de la puissance industrielle de ce pays. Nous assisterons bientôt à la transformation de son réseau ferré à vapeur et l’on peut prévoir déjà que l’électrification des chemins de fer amènera une utilisation plus complète eL plus rationnelle des chutes. La puissance et les qualités de la chute de la « Biaschina » l’auraient désignée sans doute à l’alimentation de la ligne du Gotthard, qui en 1910 sera rachetée par la Confédération, si cette chute n’avait été concédée depuis longtemps.
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur l’émanation du radium. — W. Ramsay. — P/iysifostisefui Zeitschrift, i5 août 1907.
- En iyo3, Soddy et l’auteur ont montre que la transformation spontanée de l’émanation du radium donne de l’hélium : cette observation a
- été faite dans la suite par Himstedt, G. Meyer, Giesel, Indrikson, Deborne, Curie et Dervar. Debierne a montré que le chlorure d’actinium développe aussi de l’hélium. L’auteur à pu déceler aussi de l’hélium dans les gaz qui s’échappent d’une façon continue d’une solution de nitrate de thorium. Il a trouvé que, quand de
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- L’ÉCLA.IRAGE ÉLECTRIQUE
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- l'émanation du radium reste en contact avec de l’eau ou est dissoute dans l’eau, le gaz inactif, qui se forme par la transformation de l’émanation, consiste principalement en néon : à côté de ce gaz, on a pu déceler qu’une trace d’hélium.
- Si, au lieu d’eau, on emploie une solution saturée de sulfate de cuivre, il ne sc forme encore pas d’hélium; le produit principal de la transformation de l’émanation est, dans ce cas, de l’argon qui, peut-être, contient aussi une trace de néon. Si l’on précipite de la façon ordinaire le cuivre de la solution de sulfate de cuivre qui était en contact avec l’émanation, le résidu du filtrage présente les spectres du sodiumet du calcium, à côté desquels on observe faiblement, mais nettement, la raie rouge du lithium. Cette dernière observation a été faite quatre lois, dans deux séries d’expériences avec du sulfate de cuivre, et, dans deux autres séries d’expériences, avec du nitrate de cuivre. Des résidus analogues du traitement d’une solution de nitrate de plomb ou d’eau avec de l’émanation n’ont laissé voir aucune trace de la présence de lithium.
- Ces résultats intéressants peuvent probablement être interprétés de la façon suivante ; D’après l’inactivité chimique et d’après le spectre, il est très vraisemblable que l’émanation du radium appartient au groupe de l’hélium du système périodique. Pendant sa transformation spontanée, l’émanation donne mie quantité d’énergie relativement très considérable. Il semble que la direction dans laquelle cette énergie est fournie• dépend des circonstances. Si l’émanation existe seule, ou est seulement en contact avec de l’hydrogène et de l’oxygène, une partie de l’émanation est décomposée ou transformée par l’énergie que fournit le reste de l’émanation. Dans ce cas, le produit gazeux est de l’hélium. Mais, si la répartition de J’énergic est modiliée par la présence d'eau, la partie de l’émanation qui est « décomposée » donne du néon, ou de l’argon s’il y a en outre du suliate de cuivre présent. De même, le cuivre est « dégradé », décomposé en le premier élément de ce groupe du système périodique, le lithium.
- On ne peut pas déterminer si, pur l’action de l'émanation sur le cuivre, il se forme, outre du lithium, du sodium et du potassium, car ces deux métaux se trouvent dans le verre du récipient employé. Mais, d’après l’analogie avec les produits de décomposition de l’émanation, on pont con-
- clure que du sodium et du potassium doivent aussi être fournis par la décomposition du cui-
- B. L.
- Sur la résistance spécifique et le coefficient de température du tantale. — M. v. Pirani. —
- The Eleclrician, 26 juillet 1907.
- Bolton a indiqué comme résistance spécifique du tantale la valeur de o,i65dz5, et comme coefficient de température moyen o,3 "/„.
- II a semblé intéressait! de déterminer de quelle façon peut varier la résistance du tantale pur dans le vide. Pour cela, l’auteur a pris des fils de différents diamètres, dont la résistance initiale différait autant que possible de la valeur moyenne: le tableau suivant indique les ' diamètres et les résistances spécifiques de ces fils.
- Les fils étaient chauffés dans un vide très poudèé, à une température de iqoo0 environ, pendant 100 à 200 heures, puis enlevés du récipient dans lequel ils avaient été chauffés. On trouva qu’après ce traitement, tous les fils avaient la même résistance, mais bien inférieure à la résistance moyenne précédemment obtenue. Les résultats obtenus sout les suivants :
- DIAilÉTBK
- BÉSISTA5CE SPÉCIFIQUE
- o,i45
- o,i47
- o,i45
- Le coefficient de température s’élève ào,33°/o par degré entre o” et ioo°. Le coefficient de température d’un autre fil de o"'ra,o5 de diamètre, chauffé pendant quelque temps dans le vide, fut mesuré entre la température de l’air liquide et
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- la température ambiante : le résultat trouvé est 0,32 °}0 par degré.
- Si l’on prend comme température du fil de tantale dans la lampe au tantale fonctionnant à i,5 watt par bougie, le chiffre de îyôo0, température très voisine de la température réelle, on trouve que la résistance à cette température était égale à six fois la résistance à la température ambiante, 1© coefficient moyen de température a pour valeur 2,9 °/0 (ôoo °/0 à 1730°).
- La valeur moyenne de 0,1^7 indiquée pour la résistance spécifique et celle de o,33 pour le coefficient de température entre o° et ioo'3' semblent caractéristique pour le tantale pur, tandis que les valeurs précédemment adoptées semblent être modifiées d’une façon variable par les modifications de structure, etc., auxquelles le tantale, est soumis. R. R.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Sur les génératrices à courant continu pour réseaux à trois aïs. — Electrical World, 20 juillet 190;.
- L’une des plus anciennes machines à trois fils est celle que représente la figure 1 et qui est due à Hopkinson. Cette machine a deux enroulements induits semblables et deux collecteurs. I.es deux enroulements sont connectés en série et le point de jonction est relie au fil neutre du système de distribution. Pour le réglage, cette machine offre l’avantage que toute réduction de tension duc à la réaction d'induit affecte également les f. é. m. des deux enroulements, la seule différence qui existe entre les deux tensions étant l’excès de chute de tension dans l’enroulement le plus chargé. L’induit doit être plus long que dans une machine simple à couse des deux collecteurs, el l’arbre doit être un peu plus fort. L’espace occupé par la machine et le prix de revient de celle-ci sont alors un peu élevés. En outre, il est impossible de régler les tensions indépendamment l'une de l’autre, à moins de décaler les balais de l’un ou l’autre collecteur.
- La machine à trois fils de Dobrownlsky est représentée par la figure 2. Une bobine de self-induction est introduite dans l’enroulement induit aux deux points de potentiel opposé (si l’on
- suppose une construction bipolaire) ; le centre de cette bobine est connecté au fil neutre. Si la bobine de self-induction est montée de façon h tourner avec l’induit, le fil neutre est relié au centre de cette bobine par l’intermédiaire d’une bague à frotteur; si elle est placée dans une position fixe, comme l’indique la figure 2, les extrémités de la bobine sont reliées à l'induit par l’intermédiaire des deux bagues, et le fil neutre est relié au milieu de la bobine. Le centre de la bobine de self-induction est à un potentiel intermédiaire, et toute différence de courant entre les doux branches du système peut passer par le conducteur neutre et à travers la bobine qui n’offre pas d’impédance au courant continu. Les enroulements delà bobine de self-induction sont disposés de façon que les courants continus dans la bobine soient opposés au point de vue magnétique, afin d'éviter la saturation du noyau. II y a aussi, dans la bobine, un courant magnétisant alternatif et un courant alternatif watt6 correspondant aux pertes dans le fer : ces deux courants augmentent quand les charges ne sont pas équilibrées, parce qu’il n’est pas possible d’éliminer complètement l’aimantation dans une direction.
- Fig. 1. Fig. j. Fig. 3.
- La modification apportée par Lammc au système Dobrowolsky est indiquée par la figure 3. Elle consiste à rendre diphasée la connexion à bagues: il y a quaire bagues de contact en plus du collecteur, el deux bobines de self-induction connectées en étoile. Le fil neutre est relié au centre de l’étoile.
- Les deux machines qui précèdent, bien que basées sur un principe simple, sont suffisamment compliquées comme connexions pour rendre leur emploi impossible en pratique. En nuire, l'augmentation de longueur de l’arbre de la machine, à cause de la présence des bagues de contact, constitue un inconvénient au point de vue de l’enroulement et du prix de revient. Enfin il est impossible, sans un mécanisme supplémentaire compliqué, de régler les tensions indépendant-
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- ment l’une de l’autre. Cet inconvénient est rendu évident par le fait que deux grands constructeurs ont été amenés à prendre des brevets pour un dispositif auxiliaire, constituant pratiquement une égalisatrice, dans le but de régler les deux tensions.
- La dynamo génératrice à trois fils d’Ossan que représente la figure h, est munie d'un roulement auxiliaire placé dans les mêmes en elles que l’enroulement principal, généralement dans le fond desdites encoches. Les sections de cet enroulement auxiliaire sont prévues pour développer des tensions opposées ég-ales à la moitié de la tension principale. Elles sont intercalées dans l’enroulement principal en des points-opposés, et le centre de chaque section est connecté à une bague de contact reliée, par nu balai, au conducteur neutre. Si les conducteurs de la bobine de Dobrowolskv étaient placés dans des encoches sur la surface de l’induit et connectés de façon à développer à chaque instant une f. é. m. égale et opposée à celle que produit, entre les extrémités de la bobine, l’enroulement principal de l’induit, il n’v a pas de courant alternatif dans la bobine, et il n’existc pas de composante déwattée ni de composante waltée correspondant aux pertes dans le fer. C’est là en fait, ce qui est réalisé dans la machine d’Ossanna. Par suite de Réchauffement des conducteurs auxiliaires et de l’augmentation de profondeur des dents de l’induit, il est nécessaire d’augmenter le diamètre de celui-ci. Comme dans les machines précédentes, on ne peut pas régler indépendamment la tension de chaque branche. Ou a cherché à surmonter cette difficulté en montant les balais'positifs et négatifs sur deux systèmes de porte-balais indépendants, et en décalant indépendamment l’un de l’autre ccs deux systèmes de balais. Pour pouvoir régler les l
- sions de cette façon, il faut établir la machine avec une marge considérable dans la commutation.
- Une intéressante machine a été imaginée par Dcttmar et Rothert et est représentée par la figure 5. Un induit bipolaire estmonté dans un inducteur tétrapolaire à polos saillants. Les pèles de même polarité sont juxtaposés, chaque paire formant un seul pôle magnétique. En réalité, la dynamo est une machine bipolaire avec un large entrefer au centre de chaque pôle. Le balai neutre est placé en regard de cet entrefer. La réaction d’induit, même avec une charge équilibrée, affaiblit le pôle sud supérieur et renforce le pôle sud inférieur ; de même le pôle nord inférieur est affaibli et le pôle nord supérieur renforcé. 11 en résulte que la tension sur le côté positif du système est affaiblie et que la tension sur le côté négatif est augmentée. On contre-balance cet effet en plaçant un compoundage additionnel sur les pôles affaiblis et un compoundage différentiel sur les pôles renforcés. Ce même enroulement produit automatiquement l’équilibre des tensions. On peut aussi, en connectant les bobines inductrices shunt en deux circuits indépendants, régler la tension indépendamment à la main. Cette machine donne un réglage équivalent à celui que l’on obtient avec une unité génératrice constituée par deux dynamos en série. L’inconvénient, principal réside dans le poids exagéré, la culasse et le noyau induit ayant une section double de celle d’une machine ordinaire à quatre pôles. Si l’on veut établir une machine de plus de quatre pôles, on est conduit à employer toujours un nombre de pôles multiple de quatre.
- Une objection que l’on peut adresser à toutes les dynamos génératrices établies pour circuits à trois fils est que, pour compounder ces machines, on doit diviser les enroulements inducteurs série en deux circuits, la moitié du nombre total de bobines devant être reliées en série avec chaque conducteur principal. J,es connexions dans la machine Dettmar et Rothert ont été décrites ci-dessus: dans les autres machines, toutes les bobines série produisent un compoundage additionnel ; les bobines montées sur des pôles de même polarité sont reliées en série avec un conducteur, et les bobines de polarité opposée sont reliées en série avec l'autre conducteur. Ce compoundage agit pour la tension totale seule et n’a pas d’effet pour égaliser les tensimis.
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- Pour faire fonctionner en parallèle ' deux machines compounds à trois fils, il faut deux barres d’égalisation, une pour chaque circuit inducteur série. Cela entraîne à des dépenses supplémentaires pour l’établissement du tableau de distribution et, dans les tableaux de stations centrales puissantes, on a souvent de la peine à trouver la place nécessaire pour ces barres d’égalisation. La figure 6 donne un schéma des connexions. Il y a six câbles de gros diamètre,
- Fig. 6.
- capables de supporter la pleine charge reliant chaque machine au tableau et, en outre, un câble neutre. Dans le cas où l’on emploie le système à bobines de self-induction, on place souvent les bobines en arrière du tableau: il faut dans ce cas quatre cables venant de la machine. Toute cette càblerie se répète pour chaque machine à trois fils de l’usine et la dépense qui en résulte peut être considérable : il ue faut donc pas la négliger en comparant différents systèmes à trois fils. On pourrait croire que quatre câbles capables de supporter la charge totale doivent suffire, mais on voit qu’il faut deux autres câbles reliés à l'induit et aboutissant aux shunts d’am-pèremètre et aux deux bobines de disjoncteurs. On a cherché à éviter l’emploi do ces deux câbles en montant les shunts d’ampèremètre sur les bornes de la machine et en dérivant de ces shunts des fils fins aboutissant aux ampèremètres sur le tableau. Dans ce cas, les disjoncteurs
- 1 enroulement série. Ce n’est pas la une place convenable pour un dispositif de protection, car
- la bobine du disjoncteur peut être actionnée par la somme du courant induit et d’un courant d’égalisation provenant des autres machines. Pour obtenir une égalisation comparable à celle des machines à.deux fils, il est nécessaire d’employer, pour chaque machine, six conducteurs principaux.
- Pour faire fonctionner une machine compound à deux fils en parallèle avec des machines compound à trois fils, il est nécessaire de partager ses enroulements série en deux circuits, et de disposer une borne supplémentaire reliée à la jonction des deux circuits. La plupart des machines sont construites de telle façon qu’il est impossible d’effectuer ces modifications sans une dépense considérable.
- L'auteur termine en indiquant que l’emploi de ces machines compliquées ne. permet pas de réaliser un gain bien sensible sur le vieux système d'Edison avec deux génératrices séparées
- R. R.
- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul d’une ligne de traction à courant alternatif (fui) (>), — L. Lichtenstein. EleMrotechnische zeitschrifl.
- Mesures de capacité. — Les premières expériences furent faites à 4ooo volts. Les mesures suivantes ont été faites à basse tension. On a employé, pour celles-ci, la longueur totale de la ligne militaire, l= a3 kilomètres. On mesurait le courant de charge et la différence de potentiel du générateur. La différence de potentiel au condensateur (rails et conducteur aérien) n’a pas pu être observée directement. Mais connaissant la résistance de l’ampèremètre, on pouvait en déduire facilement la différence de potentiel au condensateur. Dans les mesures faites à basse tension, on employait un voltmètre U de précision gradué entre 3oo et y5o volts : comme ampèremètre A, on se servait d’un voltmètre de i 5oo ohms gradué entre 75 et i5o volts.
- A. Mesures pour la détermination de la capacité actioe du condensateur formé par le conducteur inférieur et par la terre. — Un pôle de la
- Q Éclairage Électrique, t. LU, 2/, août 1
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- machine était relié à une file de rails par l’intermédiaire de 1 ampèremètre, et l’autre était relié au conducteur aérien intérieur. Les deux autres conducteurs n’étaient pas reliés. Les résultats obtenus sont les suivants:
- valeurs de la dernière colonne ont été
- déterminées au moyen de la formule :
- J — ax/E !.. C io-«.
- La capacité d’uti conducteur aérien cylindrique horizontal par kilomètre est calculée d’après la formule :
- c ~ —j---' ~ ' Par km., (i)
- r étant, le rayon du conducteur et d sa distance à la terre. Dans le cas présent on avait :
- d— 53o cm.; r = o,565 om.,
- C = o,ooSi/| microfarad par km.
- La différence est d’environ 20%. On pouvait s’attendre à ce que la valeur mesurée ne concordât pas avec la valeur théorique :
- En employant la formule (x), on suppose que la terre se comporte comme un plan 'conducteur infini, ce qui n’est pas le cas en réalité, les rails seuls étant des conducteurs véritables. En outre, les deux conducteurs non reliés à la machine exerçaient une influence déterminée surlavépar-tition des charges électriques. Finalement, les conducteurs aériens n’étaient pas cylindriques, mais de section ovale.
- B. Détermination de la capacité active du condensateur forme par le conducteur médian et par la terre. — Un pôle de la machine élait relié par l’ampèremètre à un rail, et l'autre au conducteur médian. Les deux autres conducteurs n’étaient pas reliés. Les résultats obteuus sont les suivants :
- C. Capacité active du condensateur formé par le conducteur supérieur et par la terre. — Un pôle de la machine était relié par l'ampèremètre à un rail, et l'autre au conducteur aérien supérieur. Les deux autres conducteurs aériens n’étaient pas reliés. Les résultats trouvés sont les sui-
- D. Capacité active du condensateur formé par les trois fils en parallèle et par la terre. — Un pôle de la machine était relié par l’ampèremètre à la terre, l’autre pôle était relié aur trois conducteurs aériens. Les résultats ont été
- suivants
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- La capacité de trois conducteurs aériens en parallèle est environ 1,89 fois plus grande que celle d’un seul conducteur. 11 en résulte que l’on ne doit pas considérer le cas D comme le cas de trois condensateurs en parallèle. Dans le dernier cas, le rapport des capacités devrait être 3. Les conducteurs influent les uns sur les autres de telle sorte que la capacité active résultante est plus petite.
- E. Capacité active du condensateur formé par le conducteur médian et le conducteur inférieur. — Un pôle de la machine était relié par l'ampèremètre au conducteur inférieur, et l’autre au conducteur médian. Le conducteur aérien supérieur et les rails n’étaient pas reliés. Les résultats ont été les suivants :
- La capacité des deux conducteurs cylindriques parallèles par kilomètre est :
- ''1 9
- r désignant le rayon des distance. Dans le cas pr
- par km., (a)
- iurs et d leur avait :
- c = o,oo534 microfarad, par km.
- La différence entre la valeur mesurée et la valeur calculée peut être expliquée comme cela a été indiqué plus haut. Dans le cas présent, il faut tenir compte encore que les deux conducteurs ne se trouvent pas à une distance infinie du sol, comme on l’a supposé dans la formule (n).
- B. L.
- Méthode pour déterminer l’endroit d’un défaut dans un réseau de câbles. - F. Schultz. — Eieklrotechnische Zeitschrift, a5 juillet 190;.
- Il est très important pour une usiye génératrice de pouvoir déterminer rapidement, sûrement et simplement l’endroit d’un défaut qui se produit sur un réseau de câbles. Dans les usines
- centrales de Berlin, on emploie une méthode, imaginée par TA. E. (L, qui rend d’excellents
- Le principe de cette méthode est indiqué par la figure 1. Quand un défaut prend naissance au point a. il se produit un court-circuit, entre l’âme du câble Lj et un fil pilote correspondant Pt disposé dans ce câble : le fil pilote aboutit à une résistance wK plaeée à l’extrémité du câble; un relais R intercalé dans le circuit du fil pilote est parcouru, lors d’un défaut, par un courant anormal et ferme le circuit d’un appareil indicateur.
- Ce système n’est évidemment pas applicable aux défauts qui se produisent dans les installations privées reliées au réseau, dans lesquelles on n’einploie jamais de fil pilote.
- Il existe une série de défauts qui ne proviennent. pas de ruptures d’isolant des câbles. Par exemple, le fusible d’un feeder peut fondre, soit à cause de sa trop faible section, soit par suite d’un mauvais contact. Le câble ne transportant plus de courant, les câbles de distribution correspondants doivent faire appel, pour leur alimentation, aux feeders voisins, dont les fusibles fondent à cause de la surcharge, et ainsi de suite. Tout un quartier peut ainsi être plongé dans l'obscurité. Il est donc très important de pouvoir déterminer le plus rapidement possible l’endroit où des fusibles ont fondu. D’après l’expérience de l'auteur, tout défaut dans un câble a pour conséquence la fusion d'un ou plusieurs fusibles.
- Pour déterminer l’endroit où des fusibles ont fondu, l'auteur emploie un dispositif duntle principe consiste h rompre, en un point d’alimentation, la connexion électrique avec le fil pilote correspondant. Cette rupture est obtenue directement ou indirectement par le dégagement de chaleur d’un fusible qui fond'. Pourocla, on peut, par exemple, employer un fil fin (« a b, fig. a) comme fil de jonction entre le feeder et le fil pilote : ce fil est disposé en boucle au-dessus des fusibles. Au moment de la rupture d'un iusible, l’arc qui se forme détruit le fil de jonction en un point, et le (il pilote n’est plus relié au feeder.
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- Un relais à courant de repos, ou un dispositif quelconque branché sur le fil pilote, indique alors que celui-ci est déconnecté.
- Dans un autre dispositif basé sur le même principe, on utilise un fil qui maintient bandé un ressort formant contact. Quand le fusible fond, le fil brûle et le ressort libéré rompt le contact.
- La méthode préconisée par l’auteur est facilement applicable quand on emploie des coupe-circuits fusibles ouverts à bandes ou à lames. Avec des coupe-circuits à fusibles enfermés dans des enveloppes, il suffit de percer dans le milieu de ces enveloppes de petits trous par lesquels on fait passer le fil de jonction.
- E. B.
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Mesures faites sur des étincelles subdivisées. — W. Eickhoff. — Physikalische Zeitschrift,
- Le fait que, dans les éclateurs, la tension explosive croît relativement lentement avec la distance explosive, à partir d’une certaine valeur de celle-ci, a conduit à subdiviser la tension totale dans un éclateur multiple. Les expériences pratiques semblent avoir montré que le but visé a été atteint dans des transmetteurs de faible capacité (transmetteurs simples Marconi avec très grandes tensions initiales). D’autre part, on a trouvé inutile de subdiviser l’éclateur dans les circuits oscillants présentant des capacités relativement importantes et des tensions initiales relativement faibles.
- Four déterminer les conditions dans lesquelles ce dispositif est avantageux, l’auteur a entrepris une série d’expériences avec des circuits oscillants de différentes capacités. Los mesures étaient faites avec la méthode de résonance de Bjerk-
- HPlïHh
- I
- Fig. i.
- Pour l’amortissement total que donne la méthode, il faut tenir compte, avec la distance explosive d’environ J 5 millimètres employée par l’auteur, de l'amortissement dû aux décharges par aigrettes dans les bouteilles dcLeyde. Si l’on compare les amortissements totaux obtenus, pour une même tension initiale, avec un éclateur simple et avec un éclateur multiple, l’amortissement dû aux décharges par aigrettes dans les bouteilles doit être à peu près le même dans les deux cas; la différence entre les valeurs de l’amortissement total dans les deux cas est donc à peu près identique à la différence entre les valeurs d’amortissement dû à l’étincelle.
- Dans le dispositifexpérimental employé (fig. l), l’éclateur consistait en plaques rondes de zinc de 35 millimètres de diamètre à bords arrondis, et l’on comparait entre eux un, deux et cinq éclateurs en série. Les condensateurs étaient constitués par des bouteilles de Leyde en flint. Les résultats des mesures sont représentés par les figures 2 à 4- Les courbes de la figure 2 sont relatives à une capacité de 3 ooo centimètres; celles de la figure 3 à une capacité de i i5o centimètres ; celles de la figure 4 à une capacité de 565 centimètres. La courbe inférieure se rapporte
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- à un seul éclateur, la courbe intermédiaire a deux éclateurs, et la courbe supérieure à cinq éclateurs en série. Les abscisses des courbes sont proportionnelles aux distances explosives de l'éclateur simple en millimètres correspondant à la tension initiale employée et les ordonnées aux décréments,
- leurs qu’il soit possible d’obtenir, dans nette région, des résultats expérimentaux exacts, car
- déjà pour les grandes distances explosives de la figure 4, les mesures étant rendues très difficiles par les irrégularités de la décharge, malgré l’emploi d’un interrupteur à mercure de l’A., È. G.
- calculés d’après les courbes de résonance. Avec les éclateurs multiples, on déterminait la distance explosive équivalente d’un éclateur simple, en plaçant en dérivation sur l’éclateur multiple un éclateur simple dont on réglait la distance explosive jusqu’à ce que les étincelles jaillissent tantôt par l’un, tantôt par l’autre éclateur. Les points de meme abscisse dans les trois courbes correspondent à la même tension initiale.
- La forme des courbes montre que, dans l’intervalle des distances explosives employées (jusqu'à 4cr“,5de distance entre plaques de l’éclateur simple), l’éclateur simple est préférable à l’éclateur multiple, même pour la faible capacité de 545 centimètres. La façon dont les courbes s’élèvent pour de grandes distances explosives indique vraisemblablement que, pour de beaucoup plus grandes distances explosives, l’éclateur multiple pourrait être meilleur que l’éclateur simple avec de petites capacités. L’auteur n’a pas pu faire de mesures dans ces conditions, car il De disposait pas d'une bobine assez puissante : il doute d’ail-
- Les éclateurs multiples étant employés généralement avec de petites capacités en parallèle, l’auteur a étudié encore ce dispositif. Les condensateurs employés, en plaques de verre, avaient une capacité de i5o centimètres. On obtient ainsi une faible diminution de l’amortissement, mais celle-ci est si minime que les conditions relatives de l’éclateur simple eide l’éclateur multiple n’en sont pas modifiées. R. V.
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- Sur la mesure de la résistance de l’étincelle dans un circuit oscillant. — W. Eickhoff.
- — Physikalkcke Zeitschrift, ieT août iyoy.
- Les mesures de la résistance de l’étincelle ont été faites, jusqu’à présent, d’après deux, méthodes différentes, les unes (Drude, Rempp), d’après la méthode comme de Bjerkness, les autres (Si-mons, Slaby, Fleming) d’après une méthode due à Simons.
- Dans la première méthode (fig. i) on trace, au moyen d’uu circuit de mesure II relié à un thermo-élément ou à un bolomètre, la courbe de résonance qui sert ensuite à déterminer l’amortissement du circuit primaire 1 et la résistance de l’étincelle F.
- Dans la deuxième méthode, le montage employé est celui de la figure 2. Soit F l’étincelle dont on veut mesurer lu résistance : la charge du condensateur se produit à travers la résistance électrolv-tique de grande valeur w. Quand il jaillit en F une étincelle, les oscillations électriques de grande fréquence qui prennent naissance ne sont pas modifiées d’une façon sensible par la résistance w. On trouve la résistance de F par substitution : sans rien changerau reste du montage, on rcmplaceF par une résistance en graphite ou une résistance électrolytique dont on modifie la valeur jusqu’à ce que l’on obtienne la même déviation dans l’ampèremètre A.
- S&r^r
- h A c
- Fig. a.
- La figure 3 montre comparativement les résultats obtenus avec les deux méthodes : la courbe A représente les résultats de Rempp ; la courbe 13 représente ceux de Slaby. Les deux courbes
- se rapportent à des circuits oscillants ayant presque la même capacité (i ooo ou i ioo centimètres)
- et le même diamètre de sphères (ocm,75 ou oc,",8o) à l’éclateur. Non seulement les valeurs absolues de la résistance sont tout à fait différentes, mais encore la variation de la résistance d’étincelle en fonction de la longueur d’étincelle diffère complètement. Rempp trouve une' diminution de la résistance d’étincelle de s jusqu’à 6 millimètres environ de longueur d’étincelle, puis un accroissement relativement lent et uuiforme de la résistance quand la longueur d’étincelle croît. Au contraire, d’après Slaby, la résistance croît toujours avec la longueur d’étincelle, d’abord très lentement, puis très rapidement à partir de 4 ou 5 millimètres.
- La grande différence entre les résultats trouvés avec les deux méthodes a déterminé l’auteur à faire des expériences pour déterminer nettement la valeur des deux méthodes. Bien qu’il fût peu vraisemblable que des erreurs de mesure fussent la cause des écarts observés, l’auteur a faitd’abord avec les deux méthodes des mesures vériGcatives sur le même circuit oscillant (fig. 4) avant à peu prés les constantes suivantes : capacité i OOO centimètres ; rayon des boules F, = I centimètre, F = ocm,5; longueur d’étincelle Fj —icm,5. Four la méthode i, l’auteur a employé exactement le montage de Rempp. Pour la méthode -i. fauteur a modifié lo montage
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- (fig. 4) de telle façon que l’ampèremètre fût enlevé du circuit oscillant, à cause de son action amortissante. Un circuit à accouplement lâche, contenant un bolomètre, servait pour la mesure de l’énergie en jeu.
- Fig. 4.
- Les mesures faites avec la première méthode ont conduit à trouver la courbe A de la figure 5: les mesures faites avec la deuxième méthode ont
- Fig. 5.
- conduit à la courbe B de la figure 5. La première courbe concorde bien avec la courbe correspondante de Rempp (courbe A, fig. 3); la deuxième présente, au moins qualitativement,
- I un caractère analogue à celui de la courbe correspondante de Slabv (courbe B, fig. 3), bien que la valeur de la résistance de l’étincelle soit sensiblement plus faible.
- La diversité des résultats obtenus avec les doux méthodes ne peut donc être due qu’à une cause de principe. On voit immédiatement cette cause en examinant dans quelles conditions se trouve, dans les deux cas, l’éclateur F dont on veut déterminer la résistance.
- Dans la première méthode, l’éclateur F seul est introduit dans le circuit oscillant: sa longueur détermine la valeur de la tension et, pour un circuit donné, celle du courant. Si donc l’on modifie la longueur d’étincelle, on modifie en même temps la grandeur de la tension et celle
- Dans la deuxième méthode, la valeur de la tension et celle du courant sont déterminées par la longueur de l’cclateur F,, c’est-à-dire indépendamment de l’éclateur F dont la résistance estàdéterminer. Si l’on modifie la Iongueurde F, la valeur du courant et celle de la tension restent invariable, en première approximation: On détermine donc la relation entre la résistance d’étincelle et la longueur d’étincelle pour mie valeur constante du courant.
- Il résulte de cc qui précède que les résultats obtenus avec la deuxième méthode ne peuvent pas être comparés directement avec ceux auxquels conduit la première méthode.
- En ce qui concerne l’emploi pratique de ces résultats, on peut dire ceci : partout où l'on emploie dans le circuit un seul éclateur, la première méthode donne directement la valeur active de la résistance totale, la plus intéressante en général. Les valeurs obtenues avec la deuxième méthode ne sont pas employables, car la résistance de l'étincelle F ne dépend pas seulement de la longueur de cet éclateur, mais dépend beaucoup de la longueur de l’éclateur Fj : elle est d'autant plus petite que la distance explosive F, et, par suite, l’amplitude de courant est plus grande. La figure 6, qui résume les résultats de plusieurs séries d’expériences, indique ces conditions : on voit que, suivant la longueur de Flf on obtient des valeurs très différentes pour la résistance de l’étincelle F.
- A cela s’ajoute un second point. La résistance de l’étincelle dépend de la résistance intercalée dans le circuit. En pratique, on abaisse autant
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- T. LII. — N° 37,
- que possible- cette résistance de façon qu'elle soit négligeable en comparaison de la résistance de l’étincelle. C’étaitbienle cas dans les mesures de Rempp ; ses résultats sont donc utilisables à ce point de vue. Au contraire, dans la seconde méthode, on ne peut pas réaliser ces conditions.
- ffQ O.
- Fig. 6.
- La longueur explosive de l’équateur b\ doit toujours être plus grande que celle de l’éclateur b (eu supposant les mêmes diamètres de boules),-la résistance de n’est donc pas plus petite, en général, que celle de F. Il existe donc toujours dans le circuit oscillant une résistance qui n’est pas plus petite que la résistance à mesurer. Cette dernière résistance doit donc dépendre beaucoup de la résistance F, : en introduisant dans le circuit oscillant une résistance supplémentaire en graphite de 0,75 ohms seulement, l’auteur a pu faire monter presque au double de sa valeur la résistance de l’étincelle F.
- De ce qui précède, il résulte qu’il est impossible de tirer des résultats obtenus avec la deuxième méthode des conclusions directement applicables aux dispositifs de radiotélégraphie dans lesquels on emploie un seul éclateur. Pour les dispositifs à éclateurs multiples, on ne peut utiliser directement ni les résultats de la première méthode, ni les résultats de la deuxième méthode. R- V.
- Sur une génératrice destinée à la télégraphie sans fil. — P. Villard. — Académie des Sciences, 12 août 1907.
- Les étincelles oscillantes utilisées dans la télé-
- graphie sans Cl s’obtiennent soit avec la bobine de Ruhinkorfl*, soit au moyen d’un courant alternatif servant à charger un condensateur dont les décharges oscillantes agissent par induction sur une portion de l'antenne (excitation indirecte). La première source a toujours donné les meilleurs résultats, mais sa puissance est très limitée ; la seconde a l’inconvénient de fournir une rapide succession d’ctincelles (80 à 100 par seconde aux fréquences usuelles de et 5o) qui consomme inutilement de l’cnergie; pour éviter l’emploi de fréquences trop basses (10 à 12) on a recours à la raréfaction de l’étincelle, phénomène dont M. Blondel a récemment donné la théorie complète et qui consiste en ce que l’étincelle n’éclate que toutes les dix alternances par exemple, ou moins souvent encore. II sullitpour cela que le circuit de charge du condensateur soit en résonance avec la source : dans ces conditions, l’amplitude du voltage croît d'alternance en alternance et s’approche du régime de résonance jusqu’à ce que.la décharge ait lieu. Le voltage descend alors à zéro et le régi me variable recommence. L'énergie disponible dans une étincelle est ainsi notablement accrue, mais un réglage précis est nécessaire et la puissance dépensée pendant le régime préparatoire n’est pas négligeable.
- L’auteur a résolu le même problème en construisant une génératrice dont la courbe.de ten-• sion est analogue à celle d’une bobine de Ruhm-korff et qui donne, sans résonance ni régime préparatoire, des décharges de rareté convenable et mécaniquement déterminée.
- L’induit est fixe et porte seulement deux bobines, de faible étendue angulaire, diamétralement opposées. L’inducteur, qui tourne à l’intérieur de l’induit, présente quatre pôles alternés très voisins deux à deux, figurant à peu près la lettre H. Pendant près d’un demi-tour, ces pôles ne passent devant aucune bobine et le travail dépensé se réduit aux pertes dans les tôles de l’induit. Toute la puissance est produite pendant une faible fraction détour et dépasse alors beaucoup celle d’un alternateur ordinaire de même puissance moyenne, ce qui rend inutile l’artifice de la résonance.
- Pendant la fraction de tour utile, un premier pôle inducteur arrive devant une bobine induite et y produit une force électromotrice ayant pour valeur maxima-f-E. La substitution du second pôle au premier produit une variation de flux
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- double et une force éleclromotrice — 2E ; enfin, le départ du second pôle donne de nouveau -+- E, puis tout phénomène électrique cesse jusqu'au passage suivant de l’inducteur devant les bobines induites. La courbe de'tension relevée à l’oscillographe Blondel est conforme à ces prévisions. Ôn voit, en effet, que chaque période se compose de trois alternances dont l'une a une amplitude double de celle des deux autres.
- On réalise ainsi de rares périodes dont chacune a une fréquence propre élevée, très avantageuse pour la transformation, et, de plus, chaque période donne une étincelle seulement, toujours de môme sens, tandis que le courant alternatif ordinaire en donnerait deux (une par alternance) (s).
- Si la machine alimente un transformateur relié à un condensateur, chaque impulsion produite par le passage de l’inducteur devant les bobines induites détermine la production d’un régime oscillatoire amorti, mais, si le condensateur se décharge sur un éclateur, ce régime cesse aussitôt et, la force électromotrice de la machine diminuant, d’autre part, très vite, le courant s’annule presque entièrement ainsi que la dépense d’énergie.
- Il résulte des mesures faites à l’oscillographe que le voltage maximum est égal a trois fois le voltage efficace : c’est le double de ce que donne un courant alternatif ordinaire. On obtient d’ailleurs aisément des surtensions plus élevées ; ainsi, en appliquant ÔOejr.1* aux bornes d’un transformateur avant un rapport' de transformation égal à 200, on a facilement 5 centimètres d’étincelle entre boules et, si le transformateur est relié à une antenne, on arrive à io centimètres et même 12 centimètres.
- De nombreuses expériences ont été faites avec cette machine, soit au laboratoire soit sur le terrain ; à égalité de puissance motrice disponible les résultats ont été, surtout, en excitation indirecte, très supérieurs à ceux que donne une bobine d’induction.
- (>) Cette dissymétrie, rappelant celle de la bobine de Rul.m-korîî, permet d’utiliser facilement l’appareil pour la production des rêvons X.
- Pour la même raison, un arc ordinaire alimenté par cette machine redresse une notable partie du courant qui le traverse, et l’aspect des charbons est exactement le même qu’avec du
- TRACTION
- Sur quelques problèmes relatifs a Vélectrification des grandes lignes (fin) (’). — F.-J. Sprague. — Street Itailway Journal. . :
- Freinage à courant continu et à courant alternatif. — Dans les moteurs à courant continu, il y a toujours une certaine aimantation rémanente par suite de la construction même des inducteurs et par suite du fait que le courant d’excitation ne change jamais de sens. De telles machines peuvent fonctionner très rapidement en génératrices pour le freinage. On peut employer une méthode de freinage semblable avec les moteurs alimentés par du courant monophasé, mais, dans ce cas, on ne peut pas compter sur le même degré de sécurité. Dans les moteurs monophasés, l’inducteur est feuilleté pour éviter les pertes et pour augmenter la capacité; il ne conserve qu’une très faible aimantation émanente en toute circonstance, et, en outre, le champ est produit par un courant alternatif rapidement variable. Il est possible que le moteur, déconnecté de la ligne, ne puisse pas s’amorcer comme génératrice et soit incapable d’exercer le freinage voulu.
- Comparaison générale entre les conducteurs de travail. —L’auteur établit quelques comparaisons entre les deux types de systèmes de contact; le contact inférieur avec troisième rail protégé, et le fil de trôlet aérien. Le troisième rail est un système inerte: il peut être posé parallèlement à la voie, ne supporte pas de tension, et peut être disposé de façon à se dilater librement. Le fil de trôlet aérien est forcément un système sons teusion ; quand le courant est distribué à haut potentiel, il faut prévoir une suspension caténaire du fil avec des câbles d’acier. Le troisième rail encombre la plate-forme et rend l’entretien un pou difficile; en cas de déraillement, il se produit des court-circuits. Le conducteur aérien a à souffrir de la neige et du givre et présente différents inconvénients. Quand la ligne est exploitée simultanément avec des machines a vapeur et avec des machines électriques, il se dépose sur le fil de contact aérien de la suie et des composés qui déterminent et attaquent le cuivre. 11 est 1res difficile d’effectuer les réparations sans interrompre le service. Avec le troisième rail bien protégé, les accidents ne sont
- (') Eclairage Electrique, t. LII, 7 septembre 1907, p. 346 -
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- pas h craindre et des réparations peuvent être effectuées sans interruption de service.
- Le succès et le développement du système monophasé dépendront surtout du développement de la capacité et de toutes les propriétés particulières de la locomotive monophasée et des équipements d’automotrices. Le moteur monophasé à 25. périodes (la seule employée actuellement) est bien inférieur au moteur à courant continu. Pour corriger ses défauts, on a proposé d’employer du courant monophasé de fréquence i5. Il est difficile d’établir une comparaison exacte sur le poids des équipements il courant monophasé à 25 et à i5 périodes; le tableau suivant donne quelques bases qui permettent d’effectuer celle comparaison.
- Poids d'équipement à courant monophasé de quatre moteurs.
- Moteur..................... A A
- fréquence.............. i5 25
- Capacité nominale par
- moteur............... 75 chevaux. 75 chevaux.
- Poids individuel.
- Induit................. 665 kgr. 5-3 kgr.
- Inducteur..............1 200 r 820
- Engrenages............. 190 200
- Total. . . 2 o55 kgr. 2 o93 kgr.
- Équipement total.
- Quatre moteurs. . . . 8220k.gr. 8 3-2 kgr.
- Transformateurs et rhéostats...................3 370 2 160
- Conlroller et accessoires. 5oo 5oo
- Fils, interrupteurs, etc.. 970 618
- Total. . . iSofiokgr. n65okgr.
- Excès de A sur B. . . 1 4io
- Cette différence relative peut varier un peu, mais les chiffres indiqués donnent à peu près la movenne des chiffres réels.
- Construction du moteur et de la locomotive. — L’auteur étudie ensuite les différents modes d’établissement des moteurs et des locomotives. Les moteurs peuvent ctre à engrenages ou sans engrenages, former des unités absolument séparés ou faire partie intégrante du truck de la machine, être supportés ou non en totalité ou en partie par des ressorts ou rigidement. Les locomotives présentent des modes de construction très variables et peuvent généralement être classées de la façon suivante : machines à châssis rigide avec tout le poids sur les essieux moteurs
- et sans bogies porteurs; châssis rigide avec des bogies porteurs â chaque extrémité; machines à truck à bogies moteurs.
- Une étude du fonctionnement des locomotives montre que le type général de machine avec châssis rigide et sans bogies porteurs ne peut être employé que pour des vitesses modérées et ne peut fonctionner à grande vitesse, surtoutsur une voie à courbes accentuées. Ce type est à peu près abandonné dans les installations récentes, et l’on emploie généralement un type de machine à bogies ou un type articulé composé de deux châssis rigides articulés chacun autour d’un pivot. L’auteur mentionne les dispositions adoptées dans les installations de la Valteline, du Simplon, du New-York Central et du New-York, New-Haven RU Ces dispositions sont suffisamment connues pour qu’il soit inutile d’v revenir.
- R. R.
- ÉLECTROCHIMIE
- Action de l’étincelle électrique sur le mé lange azote-oxygène aux basses températures. - E. Briner et E. Durand. — Académie des sciences, 22 juillet 1907.
- Les auteurs ont étudié le mélange azote-oxygène. Leurs recherches ont porté sur les trois
- AN®-|-Oa(üir), N’-b O1, W + aO1.
- Les deux derniers mélanges ont été préparés en ajoutant de l’oxygène à l’air. L’on a tout d’abord étudié sur l’air les concentrations limites atteintes par le peroxyde NO2 formé ; le tube-laboratoire était successivement maintenu à la température ordinaire, à la température du mélange acide carbonique sollde-éther (environ— 8o°) et à la température de l’air liquide (environ — iqo°). Les concentrations limites observées à ces trois températures sont 5 à 6 °/0, 12 à i5 °/0, 20 °/u ; cette dernière concentration correspond à une fixation presque totale de l’oxygène.
- Tour déterminer l’influence de la composition du mélange et de la pression sur le rendement, les expériences ont été effectuées seulement à la température de l’air liquide. Les dénivellations du manomètre ont été relevées alors que le tube-laboratoire restait plongé dans l'air liquide ; de cette façon, on évite toute correction concernant
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- les proportions difficiles à déterminer, relatives aux composés N204 et NO* formés, et l’on préserve en même temps le mercure du manomètre de toute attaque par les oxydes d’azote. Dans ces conditions, le peroxyde d’azote, qui se dépose sous forme d’un solide blanc, n’a pas de tension de vapeur appréciable et la teneur x (eri °/o) du mélange calculée en Nüs, est donnée par la relation :
- où p etp' sont respectivement les pressions initiale et finale du mélange,
- Le corps qui se condense au cours de l’opération est presque exclusivement du peroxyde d’azote, car, si l’on part d’un mélange répondant exactement a la formule N*-f-2Û2, on arrive, après un certain temps, à produire le vide dans le tube-laboratoire. Cependant, dans les régions les plus rapprochées des électrodes, l’on a remarqué, quel que soit le mélange gazeux employé, une tache bleu foueé qui se résout en une gouttelette bleue lorsqu'on laisse le tube-laboratoire revenir à la température ordinaire. La proportion dë ce corps bleu, qui ne peut être que de l’oxyde N203, est certainement extrêmement faible, car, en immergeant de nouveau le tube dans l’air liquide, les produits condensés sont à peine teintés en bleu et la pression reprend à peu de chose près sa valeur primitive.
- Dans les expériences, la fixation de l’azote aurait donc lieu, conformément au processus généralement admis, de la manière suivante : dans les régions très chaudes, formation de NO, seul oxyde d’azote stable aux températures élevées ; dans les régions plus froides, oxydation de ce corps en N203, puis en N02(N204j, qui se condense sur les parois de l’appareil ; le corps bleu représentant une fraction minime de N2Os ayant échappé à l’oxydation ultérieure.
- Les rendements obtenus, en opérant sur les trois mélanges dans des conditions absolument identiques, sont les suivants :
- Composition des mélanges. .',N2-|~02 + +
- Le rendement le plus avantageux correspond au mélange N2-f-05, ce qui est d’accord avec les prévisions théoriques déjà plusieurs fois vérifiées et d’après lesquelles l’azote est fixé tout d’abord à l’état de NO.
- Dans une seconde série d’expériences effectuées avec un autre tube-laboratoire sur le mé-lange (N2H-2O2), les auteurs ont déterminé les rendements à différentes pressions : de la pression de 46o millimètres «à la pression de 217 millimètres, le rendement oscille entre o'jr,8 et 0^,6 de NO* par kilowatt-heure; aux faibles pressions, comme pour la formation de l’ammoniaque, le rendement s’élève notablement entre les pressions de i45 millimètres à 4 millimètres ; il atteint alors une valeur moyenne de ier,43.
- En comparant les quantités d’azote fixées dans des conditions identiques, à l’étal de NO2 et à l’état de NH8 dans les expériences citées plus haut, on constate que la fixation de l’azote à l’état d’oxyde donne de meilleurs rendements. Cela tient sans doute à ce que l’ammoniaque est moins stable aux températures élevées que l’oxyde d’azote ; néanmoins, il semble naturel d’attribuer une commune origine à ces deux modes de fixation de l’azote, soit : dissociation des molécules N2, O2, H2 en leurs atomes et recombinaison à l’étal de NO ou de Nil3 ; l'oxyde NO échappant mieux a la destruction que le gaz NIIJ. Il serait difficile d’expliquer autrement la genèse, dans les mêmes conditions, d’un composé exothermique tel que NH3 et d’un composé endothermique tel que NO.
- MESURES
- Méthode graphique pour déterminer le facteur de puissance au moyen de lectures au wattmètre. — A.-A. Radtke. — Elcotrical World, 20 juillet 1907.
- Quand deux wattmètres sont connectés de façon à indiquer la puissance dans un courant
- triphasé, les deux indications sont respectivement (fîg. 1) :
- • \Y = ea cos 0 W, = eja, cos 0,.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQÜÈ
- T. LÎI. — N® âl
- m
- Quand le circuit est équilibré, e et e, ont des valeurs égales, et a et «j ont des valeurs arithmétiques égales ; on a donc ;
- W.= cosQ
- W, cos 0,
- Q = ? —a
- e^ç + a.
- L’équation prend la forme
- W=cos(y-a)
- Wt cos(? + a)
- Au moyen d’une transformation, on obtient l’équation :
- I ~h tg ? t.g :X
- i — tg?tga
- L’angle « ayant pour valeur 3o°, sa tangente a pour valeur
- tga = t/V'3.
- En résolvant l’équation en tgs, on trouve la formule connue :
- __ W — W,________
- s? 0,577 (W + W,) ' ’
- Pour interpréter graphiquement cette expression, on fait la construction de la figure 2. Les ordonnées du point D, AD et' DC représentent en grandeur les deux lectures des wattmètres.- Avec I) comme centre on détermine le point H et le point K sur la droite AD. La droite Ali représente le numérateur de l’équation (W — Wj). La droite AK représente la portion du dénominateur entre parenthèses (W-bWi)-Pour représenter 0,677 (W-j-W,), <>n trace la droite BN et 011 suppose qu’elle représente l’unité de longueur, puis on marque le point M à une distance 0,577 B à N. On relie NP et on trace la droite MF parallèle à ISP. La droite BF représente alors en grandeur le dénominateur de l’équation
- BF = 0,577 (W-h W,).
- En traçant AH sur l’axe vertical, en marquant le point E et en complétant le parallélogramme B EGF, on peut tracer la diagonale BGS, qui définit l’angle de déphasage WBS.
- Le cosinus de l’angle peut être déterminé facilement. On trace l’arc de cercle S\VJ avec B
- comme centre et on prend le rayon comme unité. Là où la droite BG coupe l’arc de cercle, on abaisse la perpendiculaire SF à l’axe horizontal. La droite BT représente alors le cosinus de l’angle de déphasage.
- îédiatement F
- maître
- de déphasage d’après les indications des deux wattmètres, on peut tracer une courbe XYX en déterminant un certain nombre de points. Quand la courbe est construite, il est nécessaire de tracer seulement le parallélogramme représentant les deux indications du vvattmètre et de mener la diagonale jusqu’à son point d’intersection avec la courbe XYX: le facteur de puissance est donné immédiatement par la projection horizontale sur l’axe vertical SLY.
- Cette courbe montre immédiatement que, quand l’angle de déphasage est de 6o°, le facteur de puissance a pour valeur o,5o et l’un des deux wattmètres indique la puissance totale; quand l’angle de déphasage est de oü, les deux wattmètres donnent des indications égales, et le facteur de puissance a pour valeur l’unité.
- R. R.
- Le Gérant : J.-B. Ne
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- Tome LII.
- îdi 21 Septembro 1907.
- 14*
- Année. — N* 38.
- îctno
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D'ARSONVAL, Professeur au Collège de Franco, Membre de l'imütul. — A. ELONDEL, Ingénieur des Ponls e» Chaussées. Professeur à l'École des Ponts et Chaussées — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur à l'École ries Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur à la Sorhonne, Membre de l’Institut. — A. WITZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corrt de l’Institut.
- RELEVÉ DES CARACTÉRISTIQUES EX CHARGE DES DYNAMOS ET MOTEURS (fin) (').
- Théorèmes de corrections.
- Voyons maintenant comment on peut appliquée les considérations précédentes à la résolution du problème que nous nous sommes posé plus haut. En toute rigueur, il faudrait examiner successivement ic cas d’une variation de chacune des variables possibles Y, U, I et i en fonction d’une seconde, les deux autres restant constantes.
- Pratiquement, il suffit évidemment d’étudier les variations de l’une d’entre elles, U par exemple, ou même encore de la chute de tension, en fonction de l’une des trois autres, les deux dernières restant constantes. «
- Variation de vitesse. —En ce qui concerne les forces électromotrices induites, nous savons qu’elles sont proportionnelles aux vitesses, nous n’avons donc pas à nous en occuper. Nous passerons donc de suite aux différences de potentiel aux bornes.
- L’examen de la figure a, laquelle représente aussi les courbes des flux dans l’induit, l’inducteur et le circuit de fuite de l’inducteur, montre que si l’on néglige, pour le moment, la chute ohmique dans l'enroulement induit dcvantla perte de tension due à la démagnétisation, cette figure reste la même, pour toutes les vitesses, si 1 et i sont constantes. Il suffit, en effet, de choisir convenablement les échelles pour les différentes vitesses.
- (*) Eclairage Elecfriçue, tome LU, iZ| septem
- nbre 1907, p. 361.
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- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- On en conclut que : Dans les dynamos à fort décalage, pour une même intensité de courant dans l'induit et une même excitation, les chutes de tension entre la marche à vide et, la marche en charge sont sensiblement proportionnelles aux vitesses.
- Ce théorème est non seulement vrai pour les machines à faible saturation dans l’induit, mais encore pour celles avec saturation élevée, car il repose simplement sur la proportionnalité des forces électromolriees aux vitesses.
- Si l’on désigne par h et h' les chutes de tension correspondant aux vitessses V et V'on a donc :
- ± V_ h! ~~ V'
- équation qui permet de déterminer h quand on connaît h'.
- On en déduit d’ailleurs immédiatement
- U V U'~ V'’
- D’où la valeur de U en fonction de U'.
- Si les machines sont à décalage pratiquement nul, le triangle de Potier devient sensiblement indépendant de la vitesse;. On peut alors voir, à la simple inspection de la figure 3, que dans ce cas, si les vitesses V et sont assez voisines l’une de l’autre pour que l’on puisse regarder les arcs de courbe AT)' et AD comme parallèles (ce qui est d autant plus approché, pour des vitesses données, que les saturations de l’inducteur et de l’induit sont plus fortes), les chutes de tension sont sensiblement égales.
- On en conclut que: Dans les dynamos à décalage faible ou pratiquement nul, pour un même courant dans l'induit et une même excitation, les dattes de tension sont sensiblement indépendantes des vitesses.
- Geei se traduit par l’égalité :
- k = h'.
- Même avec des décalages moyens, ce dernier théorème, d'une application plus rigoureuse que le précédent, donne des résultats suffisamment exacts tant que les écarts do vitesses ne dépassent pas xo à i5 °/„.
- Si l’on tenait, du reste, à une exactitude plus grande dans tous les cas, on pourrait appliquer la formule suivante, rigoureuse quels que soient les écarts de vitesse :
- h —ri __ Y h! — rl V'
- r désignant la résistance de l'induit prise aux bornes mêmes de la machine.
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- 21 Septembre 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- .199
- Dans les trois cas, la tension aux bornes U à la vitesse V s’obtiendra par la relation : U — E” — h
- E" représentant la force électromolriee à vide à la vitesse V et à l’excilation i.
- Variation du courant induit. —Proposons-nous maintenant de voir quelle est l'influence d’une variation du courant daus l’induit sur la tension aux bornes, pour une vitesse et une excitation constantes.
- Dans ces conditions, le triangle de Potier, si le décalage n’a pas varié, reste semblable à lui-mêine puisque ces côtés sont proportionnels au courant. Soit donc: ((îg. 4) ABC le triangle de Potier correspondant à un débit 1, A'B'C' celui correspondant à un débit mi peu plus faible E; l’excitation et la vitesse restant les mêmes, on voit que, si le point T), est assez voisin de À et À' pour être regardé comme étant sur la caractéristique à vide, on a :
- : même décalage, les chutes de, t
- l’e
- dlation
- i différant seulement comme
- ce qui peut s exprimer ainsi.
- Pour une même vitesse, un même courant (C excitation et i sont sensiblement proportionnelles aux courants dans l’induit.
- On'rcmarquera que ce théorème, approché seulement pour les pnrLies courbes de la téristique à vide, est rigoureux pour les parties droites, c’est-à-dire pour de faibles fortes saturations.
- On aura pour U la même formule que plus haut.
- Variation d’excitation. — Examinons finalement le cas o induit et la vitesse restant les mêmes.
- Le triangle de Potier est alors le même pour deux régii excitation. La figure 5 montre que, si les excitations.sont assez peu différentes et les décalages assez faibles pour que les quatre points ADA'D' restent sensiblement en ligne droite, on a :
- h = h'
- Autrement dit ; Pour une même vitesse, un même courant dans l’induit, et un meme décalage, les chutes de terision sont sensiblement indépendantes des excitations, si celles-ci ne sont pas trop différentes.
- théorème est rigoureux dans ïracléristique à vide, pourvu c théorème de Potier soit tui-
- le précédent, les parties droites de 1. toutefois, cependant, qi même rigoureux.
- TJ sera encore déterminé par la môme formol Ces trois théorèmes pourraient être réunis er ment en deux, applicables, l’un aux machines décalage sensiblement nul, mais cette réunion i allons en faire.
- dans les de cul théorèm fort décalage et l’a
- précédents, îral, ou plus exacte-l.re aux machines à
- st inutile pour les applications que
- Applications.
- Nous allons appliquer les trois théorèmes que nous venons d’établir aux corrections des caractéristiques les plus communément employées dans l’étude des dynamos à courant continu.
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- Nous ne séparerons pas, pour plus de concision, le cas des génêralrices de celui des moteurs ; le problème sera en effet le même, si nous convenons de regarder les chutes de tension comme négatives lorsque la différence de potentiel aux bornes d’un moteur sera plus grande que la force électvomotriee à vide correspondant au courant d'excitation en charge. _ > _
- D’une façon générale, nous désignerons, comme nous l’avons déjà fait plus haut, par V', U', I' et %' les valeurs relevées expérimentalement des différentes grandeurs, exception faite toutefois de celle qui sera choisie comme variable indépendante. Celle-ci, les valeurs imposées et la valeur cherchée seront désignées par les lettres V, U, 1 et i.
- E- représentera la valeur de la force électrotriotriee à vide, à la vitesse V pour un courant d’excitation i, relevé par suite sur la caractéristique à vide, et h et h' les chutes de tensions pour les régimes relevé et cherché.
- Les corrections de chaque série de valeurs peuvent naturLdlement se faire en prenant l’une ou l’autre des deux variables comme variable indépendante, mais il convient de choisir de prélérenee, pour celte dernière, la valeur de l’intensité du courant dans l'induit; cela tient à ce que nous avons supposé le décalage fixe pour le régime observé et le régime à calculer, ce qui implique que le'courant induit n’a pas varié, ou qu’il a peu varié, s’il est une des quantités fixées à priori.
- Enfin, les corrections doivent forcément porter en particulier sur les quantités fixées d’avance, puisque nous les supposons à priori do valeurs voisines.
- Dynamos a vitesse constante. — Prenons d’abord lo cas des dynamos à vitesse; constante, génératrices ou réceptrices, nous aurons les trois cas suivants : a. — Caractéristique à courant constant.
- Valeurs relevées....................................•.......................V U' I' *
- Valeurs imposées............................................................V I
- Les corrections comprennent les opérations suivantes pour les machines à décalage nul ou faible :
- 2° Calcul de la chute de tension à la vitesse Y' et pour le courant I'........ h' — Ef— U'
- 3» Calcul de ta chute de tension à la vitesse V et pour le courant I (Th. I et Tl), . k — h' J,
- 4° Différence de potentiel cherchée............................................ U = E" — h.
- Avec les machines à fort décalage le calcul est analogue, car l’on a, si l’on désigne par Ut la tension à la vitesse V el pour le courant L,
- i" Calcul de fa tension à la vitesse V et pour le courant Y (Th. I)........... U^Ü’X y
- a» Calcul de la chute de tension à la vitesse V et pour le courant T.......... h' = - U,
- 3° Calcul de la chute de tension pour le courant I (Th. 1T)................... h = h’y
- 4° Différence de potentiel cherchée...................’....................... ü = Eel — h.
- b. — Caractéristique à tension constante.
- 'Valeurs relevées........................
- Valeurs imposées.........................
- Valeur calculée..........................
- V U'
- V U
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- Les corrections peuvent se résumer ainsi :
- i° Calcul de la force éleetromotrice induite à V’ et i. .
- 2° Calcul de la chute de tension à V ou V'. (Th. HT). .
- Le couvant d’excitation correspondant i sc lit sur la earaeléristirju c. •— Caractéristique à excitation constante.
- L’on a alors :
- i° Calcul de la force élcctrocnotrice induite a V' et ï, . i° Calcul do la tension am bornes à V et i' (Th. I).
- 3° Calcul de la chute de tension à V ou V' (Th. III). .
- Dynamos a vitesse variable. — Prenons maintenant le cas des dynamos à vitesse variable, nous avons à considérer les cas suivants dans lesquels X désignera la vitesse variable.
- a. —• Caractéristique de vitesse d’une dynamo à courant constant en fonction de la tension (I et i constants). — Le seul cas intéressant, eu pratique, est celui dos dynamos série génératrice ou moteur, celle, (tourbe est d’ailleurs théoriquement une droite.
- Valeurs imposées.........-........................................... I
- Nous avons dans ce cas :
- i" Calcul de la tension aux bornes h Y et I (Th. 1). .
- 3° Calcul de la chute de tension pour I (Th II)......... A = /,' b.
- 5“ Calcul de la vitesse X............................... X = V —I V
- e; e;
- b. — Caractéristique de vitesse d'un moteur alimenté sous potentiel constant en fonction du courant absorbé par l’induit. — Un cas seul est également intéressant alors, c’est celui d’un moteur en dérivation alimenté sous potentiel constant.
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- Valeur calculée.....................................
- Les corrections comprennent les phases suivantes :
- Machines alto-excitatrices.— Dans les applications relatives aux dynamos auto-excitatrices, nous pouvons laisser de côté les dynamos en auto-excitation série. Les trois cas qui peuvent se présenter sont, en effet, compris dans ceux que nous venons d’étudier. L’un est un cas particulier des caractéristiques pour lesquelles I et i sont constants et que nous avons examiné dans l’hypothèse 1 = i.
- Les deux autres ne diffèrent pas comme calcul des deux cas traités à potentiel constant, il suffit d’y.faire, pour avoir les formules correspondantes:
- Dynamos shunt. — En ce qui concerne les machines en dérivation, un cas, celui à potentiel constant, a déjà été étudié avec les précédents, mais nous avons supposé la caractéristique construite en fonction du courant dans l'induit, il suffira d'ajouter aux ordonnées (courant) la valeur constante du .courant d’excitation pour avoir la courbe en fonction du courant absorbé par le moteur.
- Les deux aulres cas possibles doivent donc être étudiés à part. Cela peut être tait très facilement encore h l’aide des théorèmes de corrections établis plus haut.
- L’un des cas, celui de la caractéristique de vitesse d'une dynamo shunt à courant constant, n’a guère d’intérêt que dans l’emploi comme moteur ; il peut se traiter de la manière suivante :
- Valeurs relevées..............................................V U l’Q i
- Valeur calculée...............................................X
- Ou a alors
- Calcul de la fo rce clectromo rice induite à V’ et i. . . Ef-- EJ'-L-
- Calcul de la t nsion aux bo nés à V et i (Th. I). ' U) = U><^
- Calcul de la c ule de la ter. ion pourl' (Th.l).. . . a' = e; —u a' = E" — u,
- Calcul de la c tinte detensio pour I à V. . . . . h—II1-—' l’ — i
- Calcul de la fc Calcul de la v rce électromo tnce a la vitesse X. . . F f-.v + h x-vlI±V
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- Dans le cas d’une génératrice, la caractéristique n’a d’intérêt que pour la marche à vide ; on a alors h~h'. Il n’y a d’ailleurs aucune correction à faire dans le relevé de la caractéristique, sauf le contrôle de la constance de la résislanee du circuit inducteur.
- Les corrections des caractéristiques des dvnamos shunt a vitesse constante peuvent être faites comme dans le cas précédent, le calcul ne change qu’à partir de la 3e opération. Si I et I' désignent les courants extérieurs, on a cette fois :
- II
- h'
- A = EJ — U
- d’où l’on tire la valeur de J.
- Celte façon de procéder, que nous indiquons ici à titre d’exemple, n’est pas très satisfaisante pour les machines à fort décalage, car T peut être assez différent de I. Nous verrons plus loin une autre méthode plus pratique pour ce cas spécial.
- Machines compound. — Tous les cas des corrections des caractéristiques de machines com-pound peuvent être traités par notre méthode avec plus ou moins de simplicité, à condition de connaître, bien entendu, les nombres de spires de chaque enroulement inducteur. .Vous n’indiquerons, comme exemples, que les deux cas les plus intéressants en pratique: celui des génératrices à vitesse constante, et celui des moteurs à enroulement inducteur différentiel et alimenté sous potentiel constant.
- Prenons d’abord le premier cas. Vous avons:
- . Valeurs relevé»..........................................V' U' I ï (f = «tT)
- Valeurs imposées..........................................V
- Valeur calculée........................................... U i
- Les opérations des corrections sont alors les suivantes, en remarquant que le courant d’excitation total ï' ramené à l’enroulement shunt est évidemment
- si N et m sont respectivement les nombres de spires par pôle des enroulements série et shunt.
- L
- ï» Calcul delà force électroinolrice induite à Y' et ij.. . .
- ï» Calcul de la tension aux bornes à Y et ..................
- a® Calcul de la chute de tension pour L .
- 3° Calcul de la différence de potentiel.....................
- uirant i{) dont la valeur est
- est lui-même inconnu, mais il n'est pas nécessaire de connaître cette valeur et la détermination de U n’en est pas moins possible autrement que par approximations successives. Il suffit, en effet, de rechercher U de telle façon que l’on ait:
- U -H A = EJ,
- ce qui peut se faire très facilement en menant (fig. 6), à une distance égale à h, une parallèle à la droite oA, représentant les tensions aux bornes du circuit shunt en fonction du courant d’excitation correspondant, et en cherchant les points (Vintersection de cette droite avec la caractéristique à vide. On obtient ainsi, d’après une construction bien connue de
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- m
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- M. Picou, les valeurs (le E,% et, par suite, de U en ne prenant que la partie de l’ordonnée comprise entre la droite des inducteurs et l'axe des courants d’excitation.
- Le cas de la caractéristique de vitesse d'un moteur alimenté sous potcntielconstant, avec enroulement inducteur différentiel, est encore plus facile à traiter que le précédent.
- Valeurs relevées...............................................V' U' I i' (i' = «U')
- Valeurs imposées. . ,......................................... U i
- Valeur cherchée................................................ X
- Les corrections à faire sont les suivantes avec
- Calcul de la force électroinotrice indi i° Calcul de la tension aux homes à V
- 2° Calcul de la chute de tension pour i............ h = E? — U' h — h' - U,
- 3° Calcul de la force électromotrice induite à X et /, =- /— IA . E? = U + h
- /,» Calcul de la vile.se X......................... X = V X 2±i
- Remarque générale. — Les quelques exemples que nous venons de donner montrent suffisamment la manière d’opérer pour qu’il soi! inutile d’insister et l’on pourrait traiter de la même façon tous les cas non étudiés qui pourraient se présenter.
- Dans ces exemples, nous avons tenu à indiquer parallèlement les deux cas d’un fort et d’un faible décalage, mais nous répéterons que, pour les machines modernes, même avec décalage appréciable, on peut appliquer, sans grande erreur, la méthode basée sur l’indépendance des chutes de tension avec la vitesse et ce pour des raisons d’uniformité faciles à comprendre.
- Cette méthode est largement suffisante, comme précision, taut que l’on ne dépasse pas des différences de régimes de io à i5 °/o pour chacune des quantités fixées à priori.
- Cas particulier des dynamos shunt.
- Nous avons vu dans ce qui précède qu'en ce qui concerne la caractéristique en charge d’une génératrice shunt, les corrections conduisaient au calcul d’une intensité de courant, ce qui pouvait avoir un inconvénient, par suite de la variation de décalage pour une différence appréciable du débit.
- On peut tourner cet inconvénient en opérant par une méthode spéciale que nous allons indiquer, laquelle a, de plus, L’avantage de ne pas exiger la connaissance du courant d'excitation.
- Gctle méthode nous fut suggérée par une construction graphique, devenue classique,, de M. Picou, pour la détermination de la caractéristique en auto-excitation d’une génératrice shunt, lorsque l’on connaît la caractéristique à vide, la caractéristique de réaction d’induit et la résistance du circuit inducteur supposée fixe.
- Cette construction est facilement généralisable pour le cas d’un moteur shunt à vitesse constante et par suite à tension variable aux bornes.
- Les deux constructions consistent à mener parallèlement à la droite OA, dite droite des inducteurs, et représentant les valeurs de la tension aux bornes de l'inducteur en fonction
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- du courant d’excitation, une droite à une dislance verticale égale à la chute de tension h correspondant a un débit donné I.
- On obtient ainsi un point de rencontre avec la caractéristique à vide, tel que G (fig. fi et 7), et la partie de l’ordonnée de ce point, comprise entre la droite OA et l’axe Oi représente la différence de potentiel aux bornes U pour le débit I à la vitesse V.
- Représentons la caractéristique à vide pour une vitesse V' voisine de V et faisons la meme construction, nous obtiendrons pour le mémo débit une nouvelle différence de potentiel U;.
- L’inspection des deux figures montre que, si les deux vitesses V et V' sont assez voisines l’une de l’autre et les saturations assez fortes, l’arc de caractéristique AC à la vitesse V sera sensiblement, égal et parallèle à l’arc A'C' à la vitesse V\
- On en conclura facilement que les deux quantités AU et A'H', qui représentent les différences entre les tensions aux bornes à vide et en charge, sont égales.
- On peut donc dire q ue : Pour un même débit et une même résistance dans l'inducteur, les diffé* rences entre les tensions aux bornes à vide et en charge sont sensiblement indépendantes des vitesses, si les vitesses ne sont pas trop différentes.
- On reconnaîtra que ce théorème suppose que la courbe de réaction d’induit est sensiblement indépendante de la vitesse, ce que nous avons vu être assez, bien vérifié pour les
- machines à décalage nul ou faible.
- Appliquons ceci par exemple au cas de la caractéristique en. charge d’une dynamo génératrice excitée en dérivation. On a :
- Valeurs relevées. ........................................................V' U' I
- Valeur imposée.. . .......................................................V
- Valeur calculée..............................................U
- Les opérations à faire sont les suivantes, en supposant connue la caractéristique à vide de la machine à vitesse variable, c’est-à-dire les tensions à vide E0 et E' pour les vitesses V et \r/:
- !" Calcul de la différence des tensions à la vitesse V'. . . . 1c = Eê — U’
- a» Calcul de la différence des tensions à la vitesse V. . . . fc_. V
- 3° Calcul de la différence de potentiel........U — E0 — k.
- Si la caractéristique à vide à vitegse variable n’est pas connue, on peut la déduire facilement des caractéristiques à vide pour différentes vitesses (une partie de ces caractéristiques suffit) et de la droite des inducteurs.
- C.-F. Gvilbert.
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- PRIX COMPARATIF DE LA LUMIÈRE l)ü GAZ ET DE L’ÉLECTRICITÉ (fin) (')
- Éclairage au gaz. — On a étudié les lampes à gaz du type suivant : i° bec Argaud ; 2° bec a balswing »; 3" lampe « arc à gaz » ; 4° lampes à gaz à haute pression; 5n manchon renversé ; 0° « bec intensif » ; 70 manchon droit Welsbach.
- L’arc à gaz est le nom employé par les techniciens pour désigner un ensemble de 4 ou plusieurs manchons sous un globe. Rien que l'arc à gaz soit une lampe très employée, la disposition n’est cependant pas avantageuse au point de vue de l’utilisation de la lumière, puisque la surface utile des manchons se trouve réduite par la juxtaposition de ceux-ci.
- Durée des manchons à gaz. — La fabrication d’un manchon à gaz moyeu est très incertaine, et il est impossible de lui gara ntir unedurée de service. Dans maints cas, la durée de service extrêmement courte est duc probablement à une petite explosion, qui se produit
- TABLEAU VI
- A UTEITB5 SOURCE DE L’ISFOIUlATIOS REMARQUE IP il il §pj
- Dr Bail ne r Jour,,. „f Gas Liehling, Welsbach. 72 47 Su 35 o/0 o,i4 2,3
- - 8 mai 190Ü. 53 0,11 2,1
- fl. Ilarrison. I. E. K., nov. iqo5. - L.mpe de rue. 93 64 63 35 » u,iuo 3,0
- V. Lansingh. Muni, prés, à American Gas\ — 75 — 55 36 0,22 1,6
- Inst. Chicago, nov. 1906. - 45 — 3 45 38 0,72 2,0
- 35 — 88 47 67 46 0,125 r ,9
- Manchon ren- Type étroit. 32 26 (R 35 0,06 2,4
- T> Ballner. Journ. of Gas Liehling, versé.
- mai 1906. 3i 2D0 35 o,o56 2,25
- Type large. 47 38 0 35 o,o85 2,25
- / Intensif. Scott-Suelft. 060 4 Gu 0 35 o,5 1,1
- W. Ilaslings. Ilium. Eng., sept. 190O. ) — Welsbach. 457 38o(r 35 o,54 1,4
- l — Lucas. 022 430 0 35 0,67 t ,35
- V. Lansingh. Ilium. Eng., j al y 190G. Arc gaz. 4 manchons. a5o 2100 35 0,60 2,8
- H. Ilarrison. LE. E, nov. tc)o6. Gaz ht# press. Lampe de rue O70 4oo 56o 33 o,85 i,5
- F. llolgate. Tecbnics vol. II. LouJroa. | Bec PI. plate. 1 Bec Argaud. - 'U 0, i4 «.7
- chaque Ibis que le gaz est allumé. Cette question a été étudiée et exposée dans un mémoire présenté par M. Y.-IL Lansingh à l’Institut du gaz américain, à Chicago, en oetobr iqoC; 4o manchons en tout ont été essayés, soit 4 groupes de 10 manchons. Les résultae obtenus ont été loin d’ètre satisfaisants ; un grand nombre de manchons se sont cassés pendant les premières heures d’essais. Au bout de !35o heures, 4 seulement des manchons
- (’) Éclairage Électrique, tome Lil,i/j septembre 1907, p. 36G.
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- du i^et 2f groupe étaient encore en bon étal. Dans certains districts de Londres où l’entretien des lampes à gaz est assuré par les Compagnies, on tolère deux renouvellements de manchons sur f\. A i 5oo heures par an, cela dorme une durée moyenne par manchon d’environ 200 heures. Le tableau VI contient les résultats d'une série d'essais effectués par divers techniciens compétents.
- La diminution de l’intensité des manchons incandescents pendant 1rs service est mise en lumière par les valeurs moyennes du tableau VI et atteint à peu près 35 %• Souvent l'intensité décroît très rapidement au début de rallumage, et va jusqu’à 20 % après un service de 5o heures. Cela est probablement dù à la contraction du manchon qui se produit dans la partie la plus haute do la flamme. De petites particules de poussières venant en outre se loger dans les manchons causent aussi une diminution do l’intensité de lumière. Dans quelques-uns des exemples donnés dans le tableau VI, seul le nombre de bougies initial a été déterminé; la quantité de gaz consommé par K. B. IL a été alors estimée en admettant une réduction de 35 % pendant le service,
- le tableau VII les données nécessaires à l’estimation des irais de lui
- du gaz. Les prix des becs et manchons ont été tirés de catalogues divers et la consommation du gaz par K. B. H. adoptée d’après le tableau VL II11'est pas nécessaire d’ajouter à cc tableau un commentaire, si ce n’esl qu’il n’a pas été tenu compte des dépenses d’entretien qui sont d’ailleurs de minime importance et ne modifient pas sensiblement les résultats. Les manchons renversés qui consomment moins que 0,08 mètre cube de gaz par heure, ne sonL pas très avantageux, parce que la lumière est trop instable.
- Avec les données du tableau Vil, les diagrammes de la figure 6 ont été tracés ; ils indiquent les dépenses de lumière en centimes par K. B. H. pour diverses lampes à gaz. Avec le prix moyen du gaz à Londres, de 11,8 centimes par mètre cube, on obtient les prix suivants :
- Manchon haute pression....................... 670 bougies
- ~ intensif................................/,ao -
- — Welsbach..................................56 —
- Bec Àrgaud............................. t6 —
- Bec Batswing. :..................... i4 —
- 23
- 3o
- 34
- 43
- 180
- par Iv. B. H.
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- ment aux frais de lumière, pour fixer le choix entre les becs intensifs cl les becs à haute pression. La figure 7 montre que l’on doit préférer des lampes à gaz de faible intensité. A
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- io centimes par mètre cube de gaz la dépense par heure pour io bougies pour le bec batswing est égale à celte qu’exige un manchon renversé do 38 bougies.
- Comparaison des frais d‘éclairage au gaz et à l’électricité. — Depuis longtemps les lampes électriques ont été préférées aux lampes à gaz, à cause de la facilité d’allumage et d’extinction; cependant à l’heure actuelle, les becs à gaz peuvent être établis tous avec un by-pass et l’on peut allumer aussi vite la lampe à gaz que la lampe électrique. Il peut donc être intéressant de comparer les deux modes d’éclairage au point de vue des dépenses qu’ils imposent. Pour cette comparaison, on a choisi des lampes diverses de pouvoir éclairant faible, moyen et fort. Les comparaisons sont établies par les diagrammes de la figure^, qui donnent les frais par K. B. H. en fonction du prix du courant par unité et du gaz par ioooü/0-
- Ces courbes comprennent 3 groupes, savoir :
- Groupe A................................. 4o à Go bougies, lampe électrique et à gaz.
- — C....................................Goo bougies et au-dessus.
- Dans le groupe B de la figure 8 figurent également les frais pour l’arc enfermé et l’arc à gaz. Pour le gaz, les courbes représentatives sont en traits interrompus, et les valeurs d’abscisses correspondantes ont été inscrites à la partie supérieure du diagramme. Pour la lumière électrique, les courbes sont en traits forts avec les valeurs d’abscisses inscrites à la partie inférieure. On a limité à 4 le nombre des courbes de chaque groupe afin de ne pas trop compliquer, et on a choisi les lampes qui donnent dans chaque groupe le meilleur rendement.
- Si l’on reprend de la figure i le prix moyen du gaz et de l’électricité à Londres en 1906, soit 11,8 centimes 'par mètre cube et 4a centimes par K. W. H., on peut tirer du groupe A (fig. 8) les résultats suivants, pour des lampes de 4o et 60 bougies :
- Type de lampe'. Centime» par K. B. H.
- Welsbaeh et manchon renversé........................................3t
- On voit d'après les courbes de la figure 8 (A), que le prix du courant doit être réduit approximativement à 2G centimes par K. W. H. pour que les dépenses soient les mêmes pour les lampes à incandescence et les lampes à gaz à manchon, brûlant du gaz à u,8 centimes le mètre cube. Il semblerait donc que le gaz est considérablement moins cher que l’électricité lorsqu’il s’agit de lampes à faible pouvoir éclairant. Jusqu’à présenL on n’a pu obtenir une lampe à gaz à manchon donnant moins de 4o bougies avec une consommation de gaz réduite. On a bien fabriqué certains becs consommant o,af,o3 à o®°,o6 de gaz par heure, mais la lumière est beaucoup trop irrégulière pour être utilisé,e ; par conséquent, dans les endroits où 10 bougies suffisent, on doit choisir entre le bec ordinaire donnant les 10 bougies requises ou la lumière surabondante du manchon à gaz. Les deux becs d’ailleurs consomment à peu prèsorar,o85 de gaz par heure.
- Quoiqu’à présent la même différence existe avec les lampes à filament métallique à courant continu, dans maints cas cependant, la lampe électrique présente un grand avantage sur la lampe à gaz, à cause de la construction très soignée des lampes à faible intensité et haut rendement.
- En comprenant, les dépenses fixes, la comparaison entre le bec «batswing» 10 bougies et la lampe Osrarn xo bougies s’établit comme suit; (prix de consommation 11,8 centimes par
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- mètre cube pour le gaz et 4o centimes par K. W. II. pour l'électricité) bec « batswing » 120 centimes par K. B. H. el lampe Osram 90 centimes.
- Ainsi, pour les faibles lumières, l'électricité (à bas voltage) est à peu près 25 % Tll0*nS cher que le gaz, car l’éclairement exactement désiré peut être obtenu à moins de frais. Si la lampe Osram pouvait être obtenue pour (0 môme prix que; la lampe à tilamcnl charbon, les frais par K. B. II. seraient réduits à 60 centimes, à peu près soit la moitié de ce que coûterait la mémo lumière au gaz.
- Lorsqu’on doit éclairer effectivement une grande surface, la lampe à arc à flamme est la lumière le meilleur marché.
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- ftEVÜE D’ELECTRICIÎÉ
- iu
- Dans la plupart des cas, le courant peut être obtenu pour l’éclairage par arc à un prix plus réduit, de sorte qu'au total la réduction sc trouve encore plus sensible. La Société pour l’éclairage électrique du quartier sud, à Londres, place les lampes chez ses abonnés et en garde la propriété moyennant un prix de couranL de 55 centimes par K. W. U. Il en est résulté que les lampes à gaz ont rapidement été remplacées par des arcs à flamme.
- La plupart des lampes remplacées étaient du type « arc à gaz ». Les dépenses relatives sont les suivantes :
- Arc gaz (gaz à 8,5 centimes par me.) =34 centimes par K. B. H.
- Lampe arc tt. 8 amp. (courant à 35 centimes par K. B. H.) = io,5 centimes par K. 13. H.
- d’où l’on voil qu’on obtient ainsi pour le mémo prix une.lumière d’intensité triple. Le succès de celle méthode tient sans doute dans ce que le consommateur n’a plus besoin de verser une somme fixe pour la pose et l’achat des lampes èl appareils, et il est probable qu’en la généralisant on arriverait sans doute à augmenter la clientèle des stations centrales.
- Économie future dans l’éclairage électrique. — Devant la tendance actuelle au développement de la lumière électrique, l’auteur pense que l’idéal pour le consommateur est d’utiliser du courant continu à 6o volts à peu près. A cette tension la lampe à arc peut fonctionner seule et sans dissipation inutile d’énergie, si ce n’est celle qu’exige le régulateur.
- Avec la tension indiquée ci-dessus, la lampe à filament métallique de 10 à 16 bougies peut être aussi employée. Malheureusement on ne peut fournir du courant continu à 6o volts que là seulement où des générateurs privés ou dc's convertisseurs sont établis ; ioo volts est. le minimum de la tension admise dans un réseau étendu. Le courant alternatif est en. tous cas préférable au courant continu à ioo volts pour la lumière privée, puisqu’on peut obtenir un voltage quelconque par l’emploi d’un transformateur.
- On trouvera, en considérant les indications qui précèdent, les moyens de réaliser de notables améliorations aux installations de lumière, et en recherchant avec soin le type, de lampe auquel on doit avoir recours, on obtiendra : i° éclairage plus puissant pour les mômes dépenses ; 2° réduction des dépenses pour le même éclairage ; 3° combinaison de ces deux avantages suivant l’adage « plus de lumière à moins de frais ».
- L’auteur remercie M. Hobart pour tous les documents qu’il a mis à sa disposition et les résultats d’essais personnels qu'il lui a communiqués. 11 remercie également M. le Prof. André Blondel et le colonel B.-E. Crompton des renseignements qu’ils lui ont fourni sur les dépenses de l’éclairage par arc.
- E.-G. Kennard.
- LES WAGONS-GRUES-
- Dans les installations de voies ferrées nouvelles, il est absolument indispensable de disposer d’appareils de levage appropriés à ce service spécial. La grue montée sur wagon que nous donnons ici (4) est employée à cet effet pour le transport des matériaux sur les voies du Schenectady Ry Co aux États-Unis.
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- 412 L'ÉCLAIRAGE KLECTHïQUË
- Le wagon (fig. i) se compose d’une solide plate-forme do îa mètres de long environ sur am,55 de large, munie d’une cabine de manœuvre à une extrémité.
- Deux boggies, dont les axes ont un écartement de i,n,83, et dont les roues ont 833 millimètres de diamètre, soutiennent la platc-fomie et le châssis. Chacun des axes de î t5 millimètres est attaqué par un moteur à courant continu de 5o H. P., elles 4 moteurs sont commandés par un controleur série parallèle établi dans la cabine du mécanicien.
- En plus des freins a main, des freins à air comprimé ont été établis, et sont desservis par un compresseur commandé par un moteur électrique spécial.
- La grue elie-môine est placée de façon à ce que la charge totale soit répartie également sur les deux boggies. Sa rotation s’effectue au moyen d'un double collier portant des galets de roulement en acier coulé (fig. 2).
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- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- La figure 3 montre la façon dont les galets sont fixés et dont leur mouvement s’effectue. La rotation de la grue n’est pas obtenue par un moteur, mais à la main.
- Sur la plate-forme en fonte est montée la colonne en fer forgé réunie par des tirants en fer au bâti, et portant tout l’ensemble dos mécanismes de commande du crochet et de la flèche. La flèche de la grue est une poutre en hois dur convenablement profilée, de 5m,7 de long et renforcée par des fers ; elle est mobile autour de l’axe fixé à la plate-forme.
- Le treuil est commandé par moteur électrique. Le courant est amené au moteur par un câble tpii se divise à sa sortie de la cabine et va au commutateur mobile. Ce commutateur est disposé latéralement sur la colonne de la grue, près du levier au moyen duquel on manœuvre les 2 tambours du treuil et le
- frein à ruban.
- Le levage est effectué" par des câbles en chanvre, au moyen d’un palan. L’arbre du Lambour du treuil est prolongé (fig. 4) au delà de la flasque de la colonne et muni sur son'extrémité d’une poupée de cabestan (pii sert à entraîner les wagons vides sur les voies latérales. Le wagon et la grue pèsent environ 22,7 tonnes, et la charge utile est de 5 tonnes. Le wagon permet, dans la partie libre, le transport d’une importante quantité de matériaux et l’on y transporte même le personnel de la voie.
- L’International Ry Co de Buffalo a fait construire un wagon assez curieux pour le, service des lourdes pièces dé la voie après les accidents.
- La construction est à peu près semblable à celle que nous venons de décrire, mais les moteurs électriques de la grue sont alimentés par un câble passant au centre de la colonne creuse de la grue-Un moteur à courant continu sert à tous les mouvements de la grue qui est calculée
- pour une charge de 4,5 tonnes. La figure 5 mon-
- tre la grue en activité.
- La Mc. Guire Cummings Mfg Co de Chicago a également construit pour diverses compagnies de chemins de fer un wagon-grue analogue aux précédents. Il se compose d’un wagon plat dont les boggies sont distants de 6IU,7 ; les essieux de chaque boggie étant distants de im,()o5. Aux deux extrémités de la plate-forme, des cabines du dircction sont
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- établies et devant l’une d’elles se trouve un long chasse-neige de 3 mètres de long qui peut
- • • Fie. 3.
- être soulevé de l’intérieur et incliné pour le débarrasser de la neige. Dans la seconde ca-
- bine se trouve le moteur qui commande par chaîne un rouleau balayeur. Sur l'autre côté de cette cabine se trouve la grue de 3,6 tonnes, avec le treuil commandé à la main.
- L. Gehmain.
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- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Sur les mouvements de l’éther produits par les collisions d’atomes ou de molécules contenant ou ne contenantpas d’électrons. — Lord Kelvin. — The Electricien, if> «mit 1907.
- i0 Par atome, on entend un élément indivisible de matière pondérable ou d'électricité ; par molécule, on entend un assemblage de deux ou plusieurs atomes pondérables, maintenus ensemble par les attractions mutuelles équilibrées par les répulsions mutuelles.
- 2° Dans la théorie atomique de l’électricité, un électron désigne un atome d’électricité résineuse, généralement appelée électricité négative. On admet communément maintenant, et il est probable qu’il en est bien ainsi, que tous les électrons sont égaux et semblables.
- 3° D’après une ancienne hypothèse, on suppose qu’il y a seulement un seul genre d’atomes, etque des groupes d’atomes égaux et semblables constituent les éléments chimiques avec toutes leurs variétés. Mais, bien que sans doute les différences de qualité importantes et intéressantes, telles que la différence qui existe entre le phosphore ordinaire et le phosphore rouge, soient dues aux différences de groupement dans les assemblages d’un genre d’atomes, il semble extrêmement peu probable que des différences de groupement d’atomes tous égaux et semblables suffisent à expliquer toutes les propriétés différentes, chimiques et .autres, du grand nombre de substances nommées communément éléments chimiques. Il semble absolument certain qu’il y a différents genres d’atomes, chacun éternellement invariable daus sa qualité spécifique propre, et que les différentes substances, telles que l’or, l'argent, le plomb, le fer, le cuivre, l'oxygène, l’azote, l’hydrogène, consistent chacune en atomes d’une qualité invariable, et que l’une quelconque d’entre elles ne peut pas ctre transformée en une autre.
- 4° Les seules propriétés d’un atome sont les suivantes: sa masse (mesure de l’inertie de
- son mouvement de translation) ; 20 la loi de force mutuelle entre lui-même et tout autre
- atonie pondérable ou électrique dans l’univers, variant suivant la distance entre les atomes. Comme pour la force mutuelle entre atomes pondérables, on a des raisons sérieuses de penser que cette loi est pratiquement la loi de Newton de la gravitation universelle, pour toutes les distances supérieures au millionième de cen timètre. Pour des distances considérablement moindres que le millionième de centimètre, la loi newtonienne de l’attraction, d’après l’inverse du carré de la distance, ne s’applique plus, à cause des répulsions résultant de la pression mutuelle de deux corps. Dans des distances plus faibles, on a de nouveau une attraction qui constitue les cohésions et les affinités chimiques.
- 5° L hypothèse que la force mutuelle entre doux atomes dépend simplement, do la distance entre leurs centres suppose que chaque atome est isotrope. Tl est possible de concevoir l'existence d'un atome aéolotiope, c’esl-à-dire un atome ayant différentes forces attractives et répulsives dans differentes directions, et il est possible que, dans l'avenir, un tel atome ait une place dans la théorie atomique. On admet universellement que tout atome, soit pondérable, soit électrique, est isotrope, et l’auteur n’entre dans aucune considération théorique sur l’atome aéololrope.
- G0 L’auteur n’entre pas davantage dans l'exposé d’une Lhéoric atomique de l'éther. Il lui semble très probable que, en réalité, l'éther est dépourvu de structure, c'est-à-dire que toute portion d'éther, même petite, a les mêmes propriétés élastiques qu’une autre portion, même grande. 11 n’y a pas de difficulté à concevoir ainsi un solide homogène élastique, occupant tout l'espace depuis l’infini jusqu’à l'infini dans chaque direction. Depuis plus de trente ans, l’auteur a abandonné l’idée que l’éther est un fluide présentant les apparences d’élasticité due au mouvement, comme dans les chocs entre îles vortex de ïlelm-holtz. En abandonnant cette idée, on est conduit à la conclusion que l’éther est un solide élastique, capable d’ondes équi-volumiques, dans lequel la force motrice est la résistance élastique contre la modification de forme.
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- 70 On arrive à la question : l’éther est-il incompressible ? On peut répondre : oui, il est incompressible, s’il est soumis à la loi de gravitation universelle. Mais, actuellement, si l’on tient compte du mouvement produit dans l'éther par des atomes pondérables ou électriques qui s’y déplacent, on est persuadé que l'éther est compressible. Dans ces conditions, on doit admettre que l’éther n’obéit pas aux lois de la gravitation.
- est compressible et que l’éther ne subit pas de forces de gravitation entre ses différentes par-
- 8° Supposons maintenant qu’un atome, pondérable ou électrique, produise une perturbation dans l’éther seulement cti l'attirant ou en le repoussant avec une force qui varie avec la distance, et que, sans autre influence mutuelle que celle-là, l'atome et l’éther occupent ensemble le même espace. Si l’éther est incompressible, cette attraction ou répulsion n’a aucun effet ; et l’atome se déplace à travers l’espace occupé par l’éther, sans communiquer à cet éther aucun mouvement, et sans subir lui-même aucune influence de force due à l’éther. Pour que les atomes puissent emprunter de l’énergie aux mouvements de l’éther, et que l’éther puisse emprunter de l’énergie aux mouvements de la matière, il faut supposer que l’éther est compressible et dilatable, et peut être comprimé à certaines distances et dilaté h d’autres distances, en vertu de la force exercée sur lui par l’atome.
- 9° En supposant que l’éther est compressible, ou suppose sa résistance à la .compression (positive ou négative) assez grande pour que la vitesse des ondes de condensation ou de réfraction dans l’éther pur soit pratiquement infinie, et que l’énergie de l’une quelconque de telles ondes soit pratiquement nulle en comparaison de l’énergie des ondes équivolumiques constituant la chaleur radiante et la lumière, actuellement produites par ces collisions. C’est seulement sous les forces énormes d’attraction ou de répulsion exercées par les atomes sur l’éther qu’une augmentation ou une diminution de sa densité peut se produire.
- iü° Par un raisonnement purement dynamique, on peut prouver qu’il résulte des hypothèses 4, 6, 8 et 9, qu’un atome (supposé pour le moment infiniment petit), se déplaçant dans
- l’éther à une vitesse quelconque <j supérieure à c, vitesse de lu lumière, ne produit pas de perturbation dans l’éther, suivant un cène ayant son axe à l’atome et un demi-angle égal à sin-1(o/ÿ), mais que l'atome en mouvement produit, dans son voisinage à l’intérieur du cône, une perturbation croissante de l'éther et exige, par suite, l’application d’une force continue pour maintenir
- stante supérieure à la vitesse de la lumière. En 188S, Oliver lleaviside a été conduit à une conclusion correspondante par une étude purement mathématique, basée sur les formules électromagnétiques de Maxwell, sans aucune base dynamique ; en 1897, sans supposer aucune propriété dynamique ou chimique de l’éther et des atomes, il a corrigé une hypothèse erronée d’après laquelle aucune force, même grande, ne peut communiquer «à un atome une vitesse égale à la vitesse de la lumière.
- il0 Un raisonnement purement dynamique, basé sur les hypothèses physiques 4, 6, 8 et 9, montre en outre que :
- d) Aucune force n’est nécessaire pour mainte-
- vitesse de la lumière, un atome se déplaçant uniformément à travers l’éther.
- A) Si un atome immobile est mis brusquement en mouvement, il sc produit une impulsion sphérique qui se propage avec la vitesse de la lumière, en partant du point où était l'atome quand il a reçu la vitesse supposée.
- c) L'amplitude de cette impulsion sphérique est maxima dans le plan passant par le centre perpendiculairement à la direction du mouvement, et est nulle aux deux points où la surface sphérique est coupée par oette ligne.
- d) L’impulsion sphérique transporte à travers l'espace infini une quantité finie d’énergie l, due à une partie du travail w produit par la force appliquée à l’atome pour le mettre en mouvement. Plus est brusque la mise en mouvement de l’atome, plus est grande la valeur de l.
- e) Si, à un moment quelconque, une force résistante arrête brusquement l’atome, de l’énergie est fournie à l’éther, et, en vertu de cette énergie, une autre impulsion emporte une quantité d’énergie l': un travail, équivalent à (n’
- . —l—l1), est fourni à l’agent qui produit l’arrêt.
- I f). Si la soudaineté de l’arrêt est égale et sem-
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- blable à la soudaineté du départ, la deuxième impulsion est égale el semblable à la première et V est égal à l.
- iau Pour comprendre clairement la signification de (e), on peut prendre un exemple. Soient trois atonies égaux et semblables sans électrons. A, B, C, situés sur une ligne droite, A se déplaçant avec une vitesse >j vers B et C se déplaçant vers B en sens contraire avec une vitesse telle que B reste en repos après sa collision avec C. Les distances initiales sont toiles que la collision entre A et B précède la collision entre B et C. Des quantités d’énergie l et V sont transportées dans l’espace infinie par les impulsions produites par les deux collisions. Dans la disposition décrite, les soudainetés du départ et de l’arrêt de 13 ne sont pas précisément égales et semblables ; par suite de cette différence, la valeur de /' est généralement un peu inférieure à celle de l, mais la loi de force entre les atomes peut être telle que la valeur de !' soit égale ou plus grande à celle de / pour certaines valeurs de q.
- On peut supposer un cas analogue de collisions entre trois boules de billard idéales parfaitement élastiques. Les chocs de À sur B, et de B sur C, produisent des pertes d’énergie, l et I', transmises a travers l’air par des ondes sonores.
- (A suivre.) P. M.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Étude des dimensions, poids et prix des alternateurs en fonction de leur vitesse de rotation et de la fréquence. — W. Chappell et T. Ger-manfl. — KierlnVol isnymeer, aa août 190-.
- Les ingénieurs de stations centrales et autres ne connaissent souvent pas dans quelles proportions les dimensions, le poids et le prix initial d’un alternateur dépendent do la vitesse de rotation et de la fréquence auxquelles les machines doivent fonctionner. Les auteurs se sont proposé de donner à ce sujet quelques indications utiles. Pour cela, ils ont établi le projet de six alternateurs de4ooK. V. A., 600 K. V. A. et 1000 K. V. A., prévus pour 100 tours par minute et ôo périodes, ou pour 3oo tours par minute et 26 périodes. Les figures 1 à 6 indiquent les dimensions do ces machines(').
- Le premier point à considérer est le nombre de pèles nécessaires. Si l’on a une machine à faible vitesse, de 100 tours au maximum, il faut au moins 60 pôles pour produire la fréquence 5o : à 000 tours par minute, il faut seulement 10 pôles pour produire la fréquence 26; l’induit doit donc avoir un diamètre beaucoup plus grand dans le dernier cas que dans le second : la longueur axiale du fer doit être plus faible. La première machine exige plus de place et des fondations beaucoup plus coûteuses ; le
- (*) 'foutes les dimensions indiquées sont en millimètres.
- Pig-, 1. _ Alternateur triphasé. 4oo K. V. A., 5 000 volls, 46,2 ampères, 25 périodes, 3oo
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- bâtiment des machines doit être beaucoup plus J glage, le tableau I et les figures ~ à 2/1 montrent élevé, et il en résulte une augmentation des frais qu’il est très peu affecté par la vitesse normale d’établissement. | de rotation. Toutes les machines sont prévues
- Tous les projets établis par les auteurs sont relatifs à des alternateurs triphasés avec enroulements induits connectés en étoile, et avec inducteurs tournants. En ce qui concerne le ré-
- pour la même tension aux bornes, 5 000 volts, et on peut voir d’après les diagrammes et les tableaux que les alternateurs à grande vitesse de rotation ont un diamètre plus petit, mais un
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- JZL RÉGLAGE •/.
- '«îsT Goo K. V. A. "sss*. “JS». ’StS».
- !(') 5 QOO 3,45 5,2 3,45 , 3,45 3,45. 3,45
- 0,8 29OO .8,3 12,0 17,2 ! 17,2 .5,5. 12,0
- 0,0 2 goo 23,4 .3,8 ->*•* i r9 .5,5
- L
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- plus grande longueur axiale de noyau À?. Si l’on considère les valeurs de D2?,s, on trouve qu’elles sont plus faibles aux vitesses élevées, ce qui semble indiquer que le poids des induits est plus faible. Cela n’est cependant pas le cas,
- Si l’on prend comme exemple les machines de 4°° kilowatts, on voit que, pour la machine à ioo tours et 5o périodes, le poids de fer actif sur l’induit est de 2 ioo kilogrammes, et le poids de cuivre actif est de 5io kilogrammes; le poids
- comme le montre le tableau 11, par suite de l’augmentation de l’épaisseur du fer actif.
- Le point intéressant que font ressortir ces chiffres est le moindre poids des matériaux actifs sur les induits des machines à faible vitesse de rotation et le plus grand poids des matériaux actifs sur les inducteurs.
- total est donc de 2- 6i5 kilogrammes. Dans la machine à 3oo tours et 25 périodes de même puissance, le fer actif de l’induit pèse 3 080 kilogrammes et le cuivre actif 5oo kilogrammes, soit, au total, 3 58o kilogrammes, au lieu de 2 615 kilogrammes dans la machi-ne à faible vitesse. On voit donc nettement que l’induit actif
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- de la machine à faible vitesse pèse moins que celui de la machine à grande vitesse de rotation. De même, dans les machines de i ooo
- actif et y3o kilogrammes de cuivre actif, soit, au total 7 y3o kilogrammes au lieu de 5 485 kilogrammes. En exprimant ces chiffres en pour
- K. V. A. pour ioo tours et 5o périodes, le for ! cent, onvoitqucdanslesmachinesdedooK. V. A., actif de l’induit pèse 4 700 kilogrammes et le le poids de l'induit actif est de 36,5 °/0 plus cuivre actif 7.8b kilogrammes, soit au total 5 485 élevé pour la machine à 3oo tours et 20 périodes kilogrammes, tandis que, pour 3ou tours et I que pour la machine à 100 tours et 5o périodes. 20 périodes, il y a 6000 kilogrammes de fer | De même, dans les machines de 1 000 K. V. A.,
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- l’induit actif pèse 3a °[ü de plus pour la machine à 3oo tours et 25 périodes que pour la machine à 100 tours et 5o périodes,
- En ce qui concerne l’inducteur, on voit que
- grammes pour la machine à 3oo tours et a5 périodes, soit plus du double. De même, pour le cuivre actif, on trouve ^38 kilogrammes pour la machine à faible vitesse, au lieu de 807 kilo-
- Fijr. j4. — Garaiïléristiqucsd’alternalenr Iripliasé, 600K.V.A-,
- les machines à faible vitesse sont les plus lourdes, comme on pouvait s’y attendre, puisqu’elles ont Co pôles au lieu de 10. Si l’on examine les machines de 4<>o K- V. A. par exemple, le fer actif pèse 2 0G0 kilogrammes pour la machine ii 100 tours et 5o périodes, au lieu de g4o kilo-
- grammes pour la machine k grande vitesse. Le poids total du fer et du cuivre est environ deux fois plus élevé dans la machine à faible vitesse que dans la machine 'à grande vitesse de rotation. Naturellement, cette différence est beaucoup plus importante que la diminution de poids
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- de 3o à 4o % de l’induit. En additionnant les poids de. l’induit actif et de l’inducteur actif. On trouve pour des machines de 4oo K. V. A,, 4.8 tonnes pour la machine de 3oo tours et
- machine à faible vitesse : cela correspond à 11,54 et 11,90 kg. par K. V. A.
- Aux chiffres qui précèdent, il faut ajouter les poids de matériaux inactifs, tels que arbres, pa-
- 20 périodes, et 5,4 tonnes pour la machine à lOo tours et 5o périodes. Cela donne comme poids spécifique 12.1 kg. par K. V. A. au lieu de 13,5 kg. par K. V. A. Dans les machines de 1 000 K. V. A., le poids total des matériaux actifs est de ii,54 touues pour la machine à grande vitesse, au lieu de n,<j5 tonnes pour la
- liers, supports des tôles d’induit, etc. Dans les machines à faible vitesse de rotation, le plus grand diamètre exige des supports plus solides, dont le poids est considérable. Le tableau IV indique le poids de ces matériaux inactifs et les poids totaux.
- Ces valeurs dn poids total montrent que, pour
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- la machine à faible vitesse d'une puissance don- 1 facile de déterminer les prix des matières pre-née, le poids total est plus que double dans rrhëres des différentes machines quand on connaît chaque cas. D'après les poids indiqués, il est ! le prix du fer et dii cuivre.
- TABLEAU IU
- Poids
- * » » - F
- Fer sur Induit 3 080 2 100 4 i4o 3 r4o 6000 4 700
- Fer sur l'inducteur • c,4o 5 060 1 290 1 890 3,500 5 34 0
- Cuivre sur l'induit âoo ÎMÔ 45a G5o 73i> 78,1
- Cuivre sur l'inducteur. . 337 738 710 1 128 8ro 1 a3o
- Poids total 4 857 5 .413 6 35a 6 808 ri 54o 11 i)55
- Po.ds par kilovoltampCTC itM i.3,5 10,9 TI,3 n,54 U.95
- TABLEAU iV
- UACHr\FS a » D K F
- Matériaux inactifs ,44oo 30 700 22 3oo 66 5no s3 Coo 60 5oo
- Fer et cuivre actifs • 4 857 5 4i3 0 55a 6 808 u G4o ti955
- Poids total iy ^57 42 n3 28 85 a 73 3o8 35 i4u -8 455
- Poids par K, V. A 48,i io5 48,. 122 35,t 78,4
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- En employant la formule de Ilobnrt, qui donne les dépenses autres que celles des matériaux (main-d’œuvre, etc,),
- o,ru D3 + o,i4Dà9,
- et en ajoutant les résultats trouvés aux prix des matériaux actifs ci-dessus déterminés, on obtient les prix totaux des machines (tableau V).
- TABLEAU
- En examinant ces chiffres, on voit que les dépenses de main-d’œuvre sont beaucoup plus grandes pour les machines à faible vitesse de rotation. Les dépenses totales par K. V. A. sont à peu près deux fois plus élevées pour les machines à faible vitesse de rotation. Ainsi, pour la puissance de /joo K. V. A., la machine à faible vitesse coûte 52,8 shillings par K. V. A., au lieu de 28 shillings par K. V. A. pour le moteur à grande vitesse. De même, pour la puissance de 4oo K. V. A. au lieu de 20,1 shillings par K. V. A. et, pour les machines de 1000 K. V. A., 38,6 shillings au lieu de 18,6 shil-
- Ces chiffres conduisent à la conclusion importante que, pour des machines de même puissance, la machine à grande vitesse et basse fré-» quence est la meilleure, au point de vue des facilités d’établissement, du poids, du prix de revient, des fondations et des bâtiments.
- Les auteurs terminent en indiquant que les calculs relatifs à ces différents projets ont été effectués d’après la méthode de Hobart.
- R. R.
- TRACTION
- Nouveaux systèmes de. traction électrique par courants alternatifs. -- Sahulka. — Elektro-teciuàsehe Zeitschrift, 29 août 1907.
- Les systèmes qui vont être décrits permettent l’emploi des courants monophasés et polyphasés,
- tout en ne nécessitant pas pour la régulation le passage du courant principal dans des résistances de réglage, de telle sorte que l'on peut obtenir un très bon rendement. Avec le premier système, le courant continu peut également être utilisé.
- Soit un moteur M (fig. 1) dont les deux organes sont mobiles, et que l’on désignera sous le nom de moteur principal ; l’un des organes B commande l’essieu moteur A et l'autre C actionne une génératrice shunt à courant continu, fournissant du courant à un moteur F calé sur le même arbre que l’organe intérieur B.
- La puissance des machines D et F n’est que la moitié delà puissance du moteur M; la vitesse
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- relative des organes de celui-ci est toujours normale, et indépendante (au glissement près) de la vitesse de l’essieu moteur A.
- La vitesse de celui-ci est réglée au moyen du rhéostat d'excitation K de la dynamo D.
- Bien entendu, le moteur M peut être alimenté directement par la haute tension, et le courant est amené à l'organe C au moyen des bagues R.
- D’autres bagues S peuvent également servir au démarrage du moteur M, mais elles ne sont pas indispensables, le moteur démarrant à vide.
- Xaturellement» il est facile d’imaginer des variantes du dispositif en question et lu figure i n’a pour but que d’indiquer le principe ; c’est ainsi que les moteurs M et F peuvent commander des essieux indépendants, que le moteur F peut être a excitation séparée, etc.
- Supposons le rhéostat E dans la position i ; le circuit à courant continu se trouve interrompu et si l’on fait démarrer le moteur M, le train arrêté, l’organe C se met à tourner en entraînant la dynamo D et atteint une certaine vitesse maxima. Si l’on veut alors obtenir le déma-rrage du train, Fou ferme le circuit au moyen du rhéostat E, et en continuant la manœuvre jusqu’à la position 2 l’on augmente progressivement l’excitation. Le moteur F entraîne à ce moment l’essieu A, et il sc trouve aidé dans son action par le moteur M, la vitesse de l'organe C ayant diminué par suite du couple résistant dû à la génératrice D, et l’organe B se trouvant ainsi sollicité par un couple que l'on peut toujours rendre du même signe que le couple du moteur F. Plus l’excitation de D sera forte et plus le démarrage sera énergique. D’ailleurs, pendant ce démarrage, une grande partie de la force vive emmagasinée dans l’ensemble C et D sc trouve transformée en énergie électrique et sert ainsi à augmenter le couple moteur.
- La régulation de la vitesse s’opère egalement au moyen du rhéostat E qui peut posséder un grand nombre de touches, pour assurer la progressivité de ce réglage.
- Une fois le démarrage ainsi opéré, le moteur M donne directement la moitié de sa puissance, tandis que l’autre moitié se trouve transmise indirectement au moyen du système DF.
- L’on conçoit que le rendement soit très bon à tout régime.
- Si 1 on veut augmenter encore la vitesse après suppression de la résistance E, l’on peut blo-
- quer l’organe C à l’aide d’un frein GT1, après avoir coupé le circuit DF. Cette rupture peut être effectuée par la manœuvre du rhéostat E lui-mème lorsqu'il occupe la position limite 2 (ce moulage est représenté sur la figure i) ; en utilisant une commande à air comprimé, il est facile d’obtenir le freinage de C parla meme manœuvre.
- Le système en question permet la récupération, lorsque le moteur M est un moteur d’induction ou un moteur shunt à courant continu; lorsque l’organe C est freiné, cette récupération s’opère alors suivant le mode ordinaire.
- Pour les vitesses faibles, c’est-à-dire lorsque le frein GU est desserré, l'on doit exciter séparément le moteur F ; il devient alors générateur, la machine D sc trouvant réceptrice, et, la vitesse relative des organés B et C dépassant le synchronisme, le moteur M fournit de l’énergie au réseau.
- Le système précédent est supérieur au système AVard-Leonard en plusieurs points.
- Les machines D et F n’ont qne'la moitié de la puissance du moteur M ; le couple de démarrage est augmenté par la perte de force vive du système CD ; l’on peut obtenir une commande directe par le moteur principal M sans intermédiaire d’appareil transformateur ; lu récupération est aisée même aux faibles vitesses (').
- Vis-à-vis du système triphasé ordinaire, le système présent a l’avantage de posséder un meilleur rendement, de n’exiger aucune résistance de démarrage parcourue par des courants intenses, et de permettre un réglage aisé de la vitesse (2).
- G) A cet égard le système Ward-Leonard semble offrir la
- essence (voilures pélroléo-électriqucs) ; la seule différence essentielle est que, dans ce dernier système, comme l'on ne pouvait songer à faire tourner à la fois les cylindres et l'arbre-à
- mobiles pour les virages. I.c pignon principal antérieur de ce du pignon postérieur commandant les roues motrices est calé
- fesses. Pour plus de détails, voir l’élude de M. do Valbreuze b, ad février 1907, page 371. (X. 1). T.).
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- Avec le deuxième système proposé par l'auteur, l’essieu moteur est entraîné par un moteur à collecteur ou à champ tournant. L'inconvénient dû au passage de courants intenses dans les bobines de l’induit en court-circuit sous les balais des moteurs à collecteur est ici fortement atténué par l’emploi d’un moteur d’induction comme transformateur : au démarrage la fréquence est très faible, et elle augmente ainsi que la tension, au furet à mesure que l’on freine le moteur d'induction transformateur.
- A la fin du démarrage, ce moteur est complètement freiné et devient un transformateur ordinaire. Le freinage du moteur d’induction peut aussi être utilisé pour augmenter le couple, grâce à l'emploi d’un embrayage par frein à courants de Foucault. Cet embrayage permet également la récupération pendant la période précédant l’arrêt du train.
- Au lieu de moteurs à collecteur l’on peut également employer desmoteursà champ tournant ; dans tous les cas, il n’est fait usage d’aucune résistance de démarrage.
- Si l’on ne se sert pas de l’embrayage mentionné ci-dessus, le rendement du système est du même ordre que celui de la méthode de régulation par rhéostat sur le courant principal; il serait bien meilleur avec cet embrayage.
- La régulation de la vitesse peut être opérée d’une manière très progressive.
- La figure 2 se rapporte au cas de l'alimentation par courant triphasé; le rotor du moteur d’induction .1 est muni d’un rotor diphasé alimentant au moyen des bagues H deux moteurs monophasés série M,, Ma.
- Pour le démarrage du moteur d’induction, un commutateur double S3 permet de fermer le rotor sur des résistances P,, P2. Une fois ce démarrage effectué, l’on freine progressivement le rotor au moyen d un frein mécanique B, aptes avoir manœuvré le commutateur S3 ; la fréquence et la tension aux bornes des moteurs Al,, augmentant peu à peu, ceux-ci démarrent ; un déserrage du frein procure inversement une diminution de vitesse.
- Sur la figure 2, la dynamo série E permet, au moyen de la résistance du réglage AV, de régler la vitesse en marche normale. Au démarrage 1 011 emploie simultanément les freins E et B ; le frein B sert enfin à caler complètement le rotor pour la vitesse maxiina. I
- La figure 3 représente une variante du système comprenant, au lieu de la dynamo série E, l’embrayage à courants de Foucault dont il a été question pins haut.
- Cet embrayage permet d’accoupler le rotor du moteur J avec l’essieu moteur ; un frein mécanique B sert encore à immobiliser le rotor une fois le démarrage opéré. L’emploi de l’embrayage K permet, au moment du démarrage,
- d’utiliser l'énergie perdue dans le freinage du rotor pour augmenter le couple de démarrage disponible sur l’essieu moteur; il permet également une récupération partielle en entraînant éventuellement le rotor à une vitesse hypersyn-chrone.
- Enfin les deux procédés des figures 2 et 3 permettent le freinage électrique sans qu'il existe de connexions entre le moteur J et le réseau.
- Le diagramme de la figure 4 éclaircit le fone
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- tionnement du convertisseur J. En abscisses sont portées les vitesses de rotation n, et en ordonnées les couples D correspondants. La courbe i se rapporte au cas où les enroulements du rotor J sont fermés sur les moteurs à l'arrêt;
- les courbes a, 3, f\, 5, 6, 7 correspondent à des vitesses des moteurs M, etM2 graduellement croissantes. Supposons que les moteurs M, et Ma soient mis en route, et que l’on applique au convertisseur J un couple de freinage de valeur .^13, ; par suite de l’accroissement des résistances apparentes des moteurs M,, M2 avec la vitesse, la courbe 1 sera remplacée progressivement par les courbes 2, 3, etc. Dans le cas où le couple de freinage demeure constant et égal à
- A,B1 = A2B2 = A3Bs ,
- la vitesse du convertisseur passe par les valeurs OA,, OA2, OA,, etc., jusqu’à zéro.
- Si l’on se sert uniquement de la dynamo li pour le freinage, et si AfiBf, représente par exemple le couple correspondant sur la courbe des vitesses 6, cette courbe devra être remplacée parla courbe 5 dans le cas d’une diminution de vitesse des moteurs Al, el AI.,, par suite d’une augmentation de 1'elîort de traction dans une rampe, par exemple ; en conséquence, ta vitesse du convertisseur sera augmentée, mais le couple résistant de la dvnamo E, augmentant aussi de ce fait, limitera cet accroissement de vitesse, et une ordonnée telle que FH définira le nouvel état d’équilibre (').
- (’) M. Leblanc avait déjà proposé l'emploi d’un moteur d’induction comme convertisseur de fréquence pour le démarrage des moteurs asynchrones, dans un projet pour l'équipement électrique de la plate-forme roulante de l’Exposition de 1900 (Voir Y Éclairage- Électrique du 4 mai T 901, tome X.X\ IL page 170). Mais l'inconvénient dù au mauvais fonctionnement de ce moteur comme transformateur à cause de l'entrefer n’avait pas échappé à l'éminent ingénieur.
- D’ailleurs, avec des moteurs monophasé sà collecteur, l'utilité d'un pareil système n’est pas démontrée, si l’on considère qu’avec un simple transformateur avec secondaire réglable, le démarrage s’opère aussi économiquement que possible. (N. D .T.)
- Les deux systèmes de traction décrits peuvent subir des variantes qu’il serait trop long de discuter ; il est seulement à remarquer que le brevet 182 653 de la maison Siernens-Schuekert (1906) comporte également l'emploi d’un moteur d'induction comme convertisseur de fréquence et de tension pour l'alimentation de moteurs asynchrones.
- I.a différence avec le dernier svstème examiné ci-dessus est que le freinage du convertisseur est opéré a l’aide d'un deuxième moteur d'induction tendant à tourner en sens inverse, et restituant ainsi une partie de 1 énergie du freinage au réseau^). On peut regarder évidemment ce dispositif comme une variante du deuxième système de l’auteur.
- J. B.
- Auto-excitation des machines unipolaires.
- D’après les essais effectués, la chute de tension en charge des dynamos unipolaires dépend surtout de la résistance, ohtnique des balais. Or celle-ci est assez variable et irrégulière et si l’on branche l’excitation aux bornes des balais, à la manière ordinaire, la régulation de la machine s’effectue dans de mauvaises conditions. Le Pr Elihu Thomson a obtenu récemment un brevet pour un dispositif remédiant à cet inconvénient :
- Ce dispositif consiste a prélever l’excitation au moyen de balais auxiliaires indépendant du circuit principal. Avec le montage proposé, le eourant passant a travers l’enroulement excitateur est indépendant de la chute de tension dans les balais principaux. Les balais auxiliaires frottent sur des bagues reliées aux extrémités d’un conducteur de l’induit.
- Ce conducteur fait partie des conducteurs servant à la production du courant principal, mais possède une section plus grande que les autres, afin de fournir le courant d’excitation sans éehauffement exagéré.
- Dansecrtains cas, un conducteur séparé peut être employé pour fournir l’excitation.
- J. B.
- (') Si l’on s'en rapporte au diagramme du cercle, une telle récupération est impossible. (N. D. T.)
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- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- M. Blondel, membre de notre Comité de Direction Scientifique, a présenté au Congrès de l'Association française pour l'avancement, des sciences(’) deux rapports que nous donnons ici :
- Sur la production continue d’ondes pour la téiépfionie sans fil.
- On a fait beaucoup de bruit, il y a quelque temps, autour de l'invention de M. Poulsen qui réalise une production continue d’ondes au moyen d’arcs entre enivre' et charbon dans l’iiydrogènc à basse tension (environ 5oo volts).
- C’est par erreur qu’on a attribué, à cette occasion, à M. Poulsen la paternité du principe de la production continue d’ondes hertziennes par courant continu et de leur application possible à la téléphonie sans fil.
- Le document que je présente aujourd’hui, à savoir un brevet anglais (n“ 1.5527) t[ue j’ai dé-posé le 11 juillet 190:2, prouve d’une manière indiscutable que ces deux principes m’appartiennent, et je ne croispnsqu’ils aient été décrits par personne antérieurement.
- * mmm
- r mm/wm
- La figure 1 représente : en A, les ondes discontinues telles qu’on les produit au moyen d’une bobine; en B, les ondes telles que je me proposais de les produire dans un radiateur sous forme de courants à peu près sinusoïdaux ne présentant aucun intervalle. La figure i-C, indique uue des formes da courant en circuit oscillant qui permet d’obtenir sensiblement ce résultat.
- Mon principe de montage des circuits producteurs d’énergie est représenté par la figure 2 dans laquelle e est une source à haute tension (1000 volts et au delà), a le déflagrateur, b le condensateur, c uue self-induction éveutuelle, dd les impédances intercalées dans le circuit qui se chargent d’un circuit oscillant, i l’interrupteur. J'ai montré qu’il est nécessaire, pour réaliser des ondes continues par ce procédé, d’employer comme déflagrateur a un appareil qui maintienne à la décharge son caractère disruptif et de régler l’afflux d’énergie par les impédances d, de manière à empêcher la production de l’arc et à conserver à la décharge du condensateur b un caractère de décharge statique. J’ai imaginé ultérieurement divers dcflagrateurs à caractère disruptif que je me réserve de faire connaître prochainement.
- a- Fig. 3-
- L’élément essentiel du dispositif réside dans le réglage de la décharge par les impédances d. C’est à tort en effet qu'on croit souvent que le phénomène de ra*-c oscillant, dont ceci est une application, dépend uniquement de la composition du circuit oscillant proprement dit abc. En réalité, comme je l’ai montré avec détail dans une étude récente sur l’arc chantant à basse tension, ce sont la nature et la grandeur des impédances d du circuit d’alimentation qui jouent souvent le rôle principal; la rapidité de relèvement de la tension aux bornes du déflagrateur dépend en effet des conditions d’oscillation propre du circuit edbd.
- J’ai indiqué, dans le même brevet, plusieurs dispositifs pour appliquer les ondes ainsi produites à la téléphonie sans fil. L’un d’eux consiste par exemple daus l’emploi des flammes chantantes servant à laire varier la conductibilité des gaz dans une lacune k f'fig. 2) ménagée dans les conducteurs d’alimentation ou dans les conducteurs du circuit oscillant. La figure 3
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- (fig. 9 du brevet) indique un autre procédé dans lequel on fait varier une impédance r placée dans le circuit oscillant par le courant variable du circuit d'un microphone t comprenant un enroulement secondaire bobiné sur l’impédance el qui la neutralise plus ou moins. La figure 4 (fig. io du brevet) représente une autre disposition dans laquelle on fait parler un arc chantant A au moyen d’un dispositif bien connu de Simon, Ruhmer, etc.; les variations du courant
- formateur r au circuit de charge comme dans ia figure 3.
- La plupart de ces dispositions de circuits ont été décrites plus récemment par différents auteurs en Allemagne ou en Angleterre; on voit qu’elles figuraient bien antérieurement dans mon brevet de 1902.
- Différents motifs, en particulier des raisons de santé, m’ont retardé jusqu’ici dans la mise au point de cc système qui, à mon avis, est supérieur à celui de Poulsen parce qu’il permet de mettre en jeu une plus grande quantité d’énergie. La disposition de Poulsen ne fonctionne en effet qu’à basse tension et ne permet de mettre en jeu que quelques centaines de watts, tandis qu’avec des courauts continus de 4 000 à 10000 volts je peux lancer des ondes de plusieurs kilowatts. Le défaut du système, c’est même qu’on arrive par ce procédé à des dépenses d’énergie énormes à cause de la continuité de cette dépense, taudis que, dans les appareils ordinaires à bobines de Rubmkorlf ou à courants alternatifs, les décharges sont rares et la consommation moyenne d’énergie est beaucoup plus réduite. L'expérience seule pourra montrer si le bénéfice réalisé grâce à la syntonie parfaite qu’on peut obtenir par les ondes continues dépasse l’inconvénient résultant de cette dépense d’énergie.
- Il ne faut pas, du reste, perdre de vue que la grande difficulté d<; ces systèmes réside dans Je fait que la fréquence varie très vite avec le potentiel explosif du déflagratcur. J’ai montré en effet que, dans le régime d’arcs chantants discontinus qui paraît être celui qu’on réalise ici, la fréquence ne peut être maintenue par les seules propriétés du circuit oscillant. Les expériences que j’ai laites sur l’arc chantant de Poulsen m’ont montré que, malgré la présence de l’hydrogène, qui certainement joue le rôle essentiel pour l’obten tion des hautes fréquences, la période varie notamment c’est pour ce motif que le système n’a pas encore reçu d’applications pratiques malgré toute la réclame faite autour de lui.
- Nouveaux dispositifs pour ia production d’oscillations continues de haute fréquènee au moyen de courant continu à haute tension, par A. Blondel (Communication faite au Congrès île, Reims
- 1907)*
- La disposition classique de l’arc chantant décrite par Duddell (fig. 1) ne s’applique pas bien
- au courant de haute tension, car il peut se produire une décharge directe de la dynamo D à travers l'are À cl, d’autre part, la présence de la bobine de self-induction 1, gêne la décharge et la recharge rapides du condensateur C. Pour éviter ces inconvénients, j’ai imaginé deux dispositifs que représentent les figures 2 et 3 et qui sont caractérisés tous les deux par l’emploi d’un grand condensateur régulateur K de forte capacité associé au condensateur C de faible capacité qui sert h alimenter l’exploseur A. Cc condensateur K est chargé directement pur la dynamo D par l’intermédiaire d’une ou deux impédances S placées sur l’un 011 l’autre des fils d’alimentation. Ces impédances peuvent être constituées soit par des résistances mortes, soit par des self-inductions, soit par les deux à la fois.
- Dans le dispositif de la figure 2, le grand condensateur K, qui a une capacité au moins cinq fois plus grande que le condensateur d’oscillation C, reçoit le courant de charge sous un débit
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- limité par la présence des impédances S, et qui correspond seulement à la dépense d’énergie à entretenir dans l’étincelle oscillante de l’exploseur A. Celui-ci est shunté par le condensateur C cl produit la décharge de ce condensateur aussitôt que le potentiel explosif est atteint. Ensuite, le condensateur C se recharge par l'intermédiaire de la self-induction L (il peut y avoir une self-induction U sur chaque til ou seulement sur l’uu des deux). La rapidité de la décharge dépend de la période d’oscillation propre du circuit A.b(Zdel\a et elle est déterminée par la force électromotrice disponible aux bornes du condensateur K. La capacité de celui-ci peut être rendue presque négligeable dans le calcul de la période d'oscillation propre, puisqu'elle est très grande par rapport, à celle du condensateur C.
- D’autre part, les impédances S empêchent les
- sur la dynamo. La présence du condensateur Iv contribue à ce résultat, parce que, s il y a de la self-induction dans le circuit DnKeD, la période d’oscillation propre de ce circuit est d'autant plus longue que la capacité K est plus grande. En employant comme impédances S de grandes self-inductions, on allonge cette période autant qu’on le veut et, en ajoutant des résistances, on amortit les oscillations,
- La disposition de l’exploseur A aux bornes mêmes du condensateur permet à celui-ci de se décharger instantanément et de prendre forcément un caractère oscillant qui peut entretenir l’arc.
- Dans le dispositif de la figure 3, l’arc est encore évité plus complètement, puisqu’il n’y a pas de communication directe de la dynamo avec
- l’exploseur A. Le circuit abcde]\.a est en effet coupé par un (ou plusieurs) condensateur c. Là période d’oscillation de ce circuit est donnée par la meme formule que ci-dessus ; la self-induction L peut d’ailleurs être partagée entre les fils rfb
- Fia-, k.
- La figure 4 montre la disposition la plus symétrique qu’on peut obtenir à ce point de vue.
- La disposition des figures 3 et f\ présente en courant continu des propriétés différentes de celles qu’elle aurait en courant alternatif, parce que, en courant alternatif, les condensateurs c laisseraient passer constamment un courant de même fréquence que la fréquence delà machine et pouvant entretenir en A un arc permanent, tandis que, quand oh emploie du courant continu à haute tension, il ne peut pas traverser les condensateurs c, et ceux-ci ne laissent passer que les décharges oscillantes venant du condensateur K et se produisant dans l’exploseur A. Ces décharges tendent à prendre une période d’oscillation propre égale à celle du circuit
- abC daK (fig. 3).
- Comme plus haut, les impédances S ont pour effet d’empêcher la propagation de ces oscillations jusqu’à la dynamo D et de régler le débit de celle-ci de manière à fournir au condensateur K juste l’énergie suffisante pour entretenir les oscillations.
- On remarquera que ces dispositifs sont autorégulateurs, puisque, si les décharges en A sont trop énergiques, elles abaissent le potentiel moyen du condensateur K et tendent ainsi à s’affaiblir; au contraire, si elles devenaient trop faibles ou trop fréquentes, le potentiel aux bornes du condensateur K irait en se relevant jusqu’à ce qu’il leur ait rendu leur intensité normale.
- Pour que les étincelles en A soient bien régulières, ü est avantageux de former l’exploseur d’un métal très peu volatil, notamment d’un des métaux suivants : tungstène, molybdène, titane, ou leurs alliages avec le fer, le cuivre ou tout autre métal. On peut naturellement employer
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- 432 L’Éclairage électrique
- aussi le platine ou les métaux de son groupe, mais leur prix est alors très élevé.
- Tl convient, en outre, de placer l’exploseur dans une atmosphère non oxydante (telle que l'hydrogène, l’azote, etc.) et de le refroidir énergiquement, par exemple en employant des électrodes creuses parcourues par un courant d’eau ou d’un liquide, ou d’un-gaz refroidi. On peut aussi avec avantage donner aux électrodes
- un rapide mouvement de déplacement, par exemple les former de deux cylindres tournants de façon que l’arc ne jaillisse jamais longtemps de suite sur les mêmes génératrices.
- Enfin, on peut combiner, avec ce dispositif, l’emploi d’un champ magnétique souffleur comme on en emploie depuis longtemps pour empêcher l’arc de persister dans les explpseurs; il est inutile de décrire ici ces dispositifs bien connus.
- BIBLIOGRAPHIE
- A treatise on the théorie of alternat in g cnr-rents. Vol. II, par Alexandre Russell, professeur à l’Université de Cambridge. — C.-F. Cj.at, éditeur, Cam-
- Ce second volume du traité des courants alternatifs de M. A. Russell se rapporte plus spécialement à l'application des idées théoriques mises dans le premier volume et s’adresse aux ingénieurs, aux praticiens et aux étudiants qui veulent se spécialiser dans l'étude des courants alternatifs.
- Contrairement à ce qui se passe pour beaucoup d'ouvrages anglais, l'auteur, dont les travaux personnels sur les courants alternatifs sont cependant très nombreux et d’ailleurs connus des lecteurs de cette revue, a fait de larges emprunts aux auteurs du continent et n’a pas craint de le dire et d’ajouter de plus à la suite de chaque chapitre un index indiquant les principaux travaux qu il a mis à contribu-
- Lc but de M. Russell en écrivant ce traité a été surtout de mettre ses lecteurs au courant des théories les plus complètes des différents appareils à courants alternatifs en même temps que les plus aptes à faciliter la tâche des ingénieurs dans la réalisation pratique de ces appareils.
- C'est dire que les vieilles théories que l'on s’entête encore à introduire dans les traités récents d’électrotechnique ont dispara de ce livre pour faire place à des idées plus saines et d’une application aussi facile que les idées anciennes gui n ont plus guère qu’un intérêt historique.
- C’est ainsi que la théorie des alternateurs, celle cîes moteurs synchrones, du couplage en parallèle, des transformateurs de cominutatrices, des moteurs asynchrones et des moteurs à collecteurs sont présentées suivant les travaux de MM. Swinburne, Mordey, Ilopkinson, Potier, Blondel, Boucherot, Guilbert, de Marchena, etc.
- L’ouvrage n'en contient pas moins une large part réservée aux travaux bien connus de M. Russell et en particulier sur les transformateurs et leurs dérivés, stirvolteurs, compensateurs, etc.
- La plupart des théories présentées sont accompagnées d’exemples numériques simples qui donnent une idée nette sur l’ordre de grandeur relative des différentes quantités entrant en jeu dans l’appareil considéré.
- Dans ce traité, M. Russell ne s’est pas attaché uniquement à l’exposé des théories avec l'hypothèse de la loi sinusoïdale. Dans quelques cas, l’influence de la forme des courbes périodiques a été étudiée et les procédés les plus récents pour l’analyse de ces courbes ont été indiqués.
- Le traité de M: Russell comprend dix-scpl chapitres dont les seize premiers se rapportent aux ditfé-rents appareils à courants alternatifs. Le dernier est consacré à l’élude de U transmission de l’énergie, et l’auteur s’y occupe des pertes de tension dans les lignes inductives et capaeitaires, des effets de surtensions et des différents modes de distribution par courants alternatifs.
- Une table des notations adoptées dans les deux volumes simplifie la lecture..
- Dans son ensemble, le traité de M. Russell constitue un des ouvrages les plus complets qu’il nous ait été donné de lire dans ces dernières années et il comble une lacune importante do la littérature électrique, celle de la réunion des travaux les plus récents sur les courants alternatifs, travaux qui sc trouvent disséminés dans les différents périodiques.
- Si l’on joint à ceci l’avantage d’une exposition claire et d’une édition parfaite, on comprendra pourquoi le traité de M. Russell jouit d’une grande réputation en Angleterre, et pourquoi il nous a paru intéressant de le signaler à l’attention des électriciens. C.-F. Guilbert.
- Le Gérant: J.-B. Noubt.
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- Tome Lll.
- Samedi 28 Septer
- 14*
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- DIRECTION SCIENTIFIQUE
- A. D’ARSONVAL, Professeur au Collège de France, Membre de l’Institut. — A. BLONDEL, Ingénieur des PonU et Chaussées, Professeur à l’École dos Ponts et Chaussées. — Éric GÉRARD, Directeur de l’Institut Électrotechnique Monte-fiore. — M. LEBLANC, Professeur h l’École des Mines. — G. LIPPMANN, Professeur à la Sorbonne, Membre de l’Institut. — D. MONNIER, Professeur à l’École centrale des Arts et Manufactures. — H. POINCARÉ, Professeur è la Sorbonne, Membre de l’Institut. — A. W1TZ, Professeur à la Faculté libre des Sciences de Lille, Membre Corr> de l’Institut.
- STRICTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE OU « PINCII PIIENOMENON »
- La k Physieal Review » vient de publier un Lravail très intéressant de M. Edwin F. Nor-thrup intitulé : a Quelques manifestations nouvellement observées de forces dans l’intérieur d’un conducteur électrique » Q. lies expériences qui font l’objet de ce mémoire sont basées sur un phénomène que M. Cari Hering a observé, et qu'il a nommé « Pinch phenomenon » ; c’est, en fait, identiquement le même que celui que, nous avons étudié sous le nom de striction et la première expérience faite par M. Cari Hering est à peu près dans la même forme.que la nôtre publiée dès 1901 Q). L’étude de ce phénomène faite par M. Northrup, tout à fait indépendamment de la nôtre et sans en avoir connaissance, est conduite dans une voie différente et certaines conclusions ouvrent un nouveau champ d’expérimentation, et nous paraissent utiles à signaler.
- I. — Expériences pour montrer la pression à l’intérieur d’un conducteur.
- Dans un article précédent (J) en exposant la théorie de la striction, nous avons établi la valeur de pression p au centre d’un conducteur cylindrique de rayon R et nous avons trouvé que, pour une intensité I, elle a pour valeur :
- _______________ .« «
- (l) Phys. f?eu., vol. XXIV, p. 6, juin 1907. Présenté h la Société de physique de New-York le 2 mars 1907.
- (?) Ind. Elect., 35 avril 1901. La pulvérisation électrique dos métaux.
- P) Paul Baux, Éclairage Électrique. n° i5, 1907.
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 39.
- en appelant D la densité du courant dans le conducteur, on a :
- I = xR2D,
- et, par conséquent :
- p = xR-DL
- 0)
- C’est la formule établie par AL Northrup.
- Voici l’appareil décrit par cet auteur pour mettre en évidence cette pression. Il est montré 1 coupc sur la figure i, T est un tube de fibre et t un autre de plus faible diamètre ; R et I) sont des pièces de cuivre qui servent do fermeture au tube t et en même temps d’électrodes d’amenée et de sortie du courant. Ces deux pièces sont reliées à une batterie de grande capacité. Au centre du tube t est placé un anneau de fibre pour réduire la section du tube en cet endroit ; le trou intérieur de cet anneau de libre avait opm,635. Autour du tube et de l’anneau de fibre sont percés radialement plusieurs petits trous h. A la partie inférieure, l’espace annulaire compris entre les tubes T et t es! formé au moyen d’une pièce de fibre P. Les deux tubes sont alors remplis avec du mercure jusqu’au niveau indiqué sur la figure.
- Lorsque le courant traverse la colonne de mercure dans le tube l, il s’établit dans son intérieur une pression hydrostatique qui est maximum sur l’axe. Comme le conducteur est mobile et qu’il n’a pas d’autre moyen de s’échapper que par le trou H prévu au centre de l’électrode D, il s’élèvera par cet orifice, en même temps que du mercure entrera dans le tube par les trous h ; si le courant est suffisant, il s’élèvera assez haut pour se déverser naturellement dans le tube T d’où il vient. Il s’établit ainsi un courant continu de mercure entrant par h et sortant par II, qui ne cessera que lorsqu’on interrompra le courant.
- Avec une intensité de 1800 ampères on obtient un mouvement très rapide du mercure.
- Pour évaluer la grandeur de la pression ainsi obtenue, il suffit de fixer dans le trou II un tube de verre et de voir au passage du courant la hauteur de la colonne qui équilibre la pression.
- Pour I=i8ooamp. et R = o,63ô cms.,
- on a trouvé une colonne de mercure de o,f> pouce, d’où :
- h = i cm. os de mercure.
- Fis. i.
- Nous pouvons nous proposer de calculer par la formule (i) ce qu’indique la Ihéori
- P (iSoox io~1')2 - „ .
- w = = ^------------A = 20600 dvnes : cinq.,
- 1 SR> 3,i4x^M5a J 4
- u, en colonne de mercure:
- 2 5 600
- h = -
- 981 x i3,6
- L’expérience de M. Norlhrup ayant indiqué seulement irm,S2, il faut en chercher la :ause dans les mouvements du mercure qui se forme entre la partie élranglée du tube et 'orifice H.
- Calculons, en effet, la pression produite par le courant dans la partie la plus large du tube t t sur son axe, où R = On a :
- i8o2
- 3, i4 X i
- = 64oo dynes :.cmq.,
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- La pression sur 1 axe du tube t (due uniquement au courant) passe donc de la valeur o,48 à i,gi à l’endroit de la diminution brusque de diamètre. Il se produit de ce fait des déplacements du mercure qui diminuent la valeur maximum et augmente la valeur la plus faible, la mesure faite en II donne donc forcément une valeur de h trop petite. Quoi qu'il en soit, on peut considérer l’expérience ex-dessus comme une vérification assez approchée de la formule (i) que nous avons donnée ou de celle (a) de M. Northrup.
- II. — Appareils de démonstration.
- L’appareil de la figure i que nous venons de décrire, traversé par un courant de x8oo ampères s’échauffe rapidement, et il est impossible de le laisser pratiquement en fonction plus d'une ou deux minutes. Northrup a pensé que le fer employé convenablement pouvait augmenter l'induction et permettre ainsi d’obtenir des effets plus grands avec des intensités plus réduites ; il a donc modifié l’appareil de la manière suivante :
- Un disque d (fig. 2) de fer doux était inséré dans la partie étroite du tube t de l'appareil précédent, ce disque d est vu à gauche de la figure en coupe longitudinale par l’axe et à droite en coupe transversale. Une fente / est coupée dans le disque parallèlement à son axe ; elle a de largeur et
- s’étend radialement jusqu’à Taxe. Le disque est fixé dans la partie étroite du tube t de façon à ce que cette fente coïncide avec un des trous h de lafiguve i. Fig. 2.
- II est évident que l’intensité du champ magnétique
- dans la partie où est le disque est beaucoup augmentée du fait de la présence du fer ; il en résulte que la pression produite dans le filament de mercure conducteur est plus considérable et, par conséquent aussi, la pression hydrostatique mesurée.
- On aT en effet, trouvé que les pressions étaient à peu près doublées. Avec un courant de 1 800 ampères, on avait une élévation du mercure de i,2Ô pouce dans le tube. En supprimant le tube, comme dans la première expérience, pour obtenir la circulation du mercure du tube t dans le tube T, il suffisait de 900 ampères, pour obtenir le résultat, et dans ces conditions réchauffement était assez peu élevé pour pouvoir laisser passer le courant pendant quelques minutes.
- Bien que le calcul ne puisse s’appliquer à ce cas, d’une manière simple, et que l’expérience sous cette forme ne puisse permettre la vérification de la formule établie, elle constitue une démonstration élégante du phénomène de striction.
- III. — Application à la mesure des intensités de courant.
- Quel que soit le courant employé et son sens, continu ou alternatif, de fréquence et de forme quelconque, les indications d’un appareil comme ceux décrits étant proportionnelles à la moyenne des carrés des intensités, M. Northrup a pensé à appliquer celte méthode à la mesure des courants, en augmentant la sensibilité par le moyen d’un montage en série excessivement ingénieux.
- On construit un cylindre conducteur (fig. 3), consistant en couches alternées de solide et
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- de liquide, t
- moyen duquel, pour 1 22 centimètres d’eau pouce de diamètre et chaque,permettrait a\ haul, soit 2, 8 atmosphères
- ducteur hétérogène est solidement fixé dans un tube isolant de matière résistante mécaniquement. Dans chacune des portions solides A, A... du conducteur, il existe un petit tube c, c... isolant qui fait communiquer l'axe du dessous du solide avec la circonférence du dessus, par exemple, ou le contraire ; cela forme un chemin continu de liquide qui Va de l’axe à la circonférence de chaque portion liquide. Un tube d’une des extrémités du conducteur est relié au réservoir de mercure D et l'autre se rend dans la chambre terminale E où le mercure est surmonté d’un liquide coloré léger qui monte plus ou moins, .suivant la pression, dans un tube de verre F gradué directement en ampères.
- Lorsqu’on fait passer le courant dans ce conducteur composé, qu’il soit continu ou alternatif, le liquide s'élève dans le tube d’une quantité qui, en première approximation, est proportionnelle au carré de l’intensité.
- Un appareil a été construit sur cette disposition et il constitue un ampèremètre pour courant alternatif très pratique.
- M. Northrup décrit encore une autre forme d’appareil sur le même principe au courant de 6oo ampères il a obtenu une différence de pression de yrée. Il établit, en outre, qu’un conducteur hétérogène d’un dcini-nprenanl i ooo éléments de mercure de i millimètre de longueur 6oo ampères de soulever une colonne de mercure de 7 pieds de
- IV. — Analogie de la striction et de la gravitation.
- Il est intéressant de suivre l’auteur dans la comparaison qu’il fait des forces produites par un courant électrique dans un conducteur de section circulaire avec les forces produites par la gravitation dans un cylindre infiniment long de même rayon que le conducteur électrique.
- La formule de Poisson, dans le cas considéré, prend la forme Q :
- rF — C — 4t:M J rdr — G — 2dM(Ra — rs)
- -a\ Philosophy, t. It, p. 27.
- (*) T*
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- où F est la force d’attraction due à la gravitation qui agit radialement et vers l’axe du cylindre, M est la masse par imité de volume, et C, une constante. Puisque nous savons que, par raison de symétrie, F est nul sur l’axe, où r = o, nous obtenons:
- C = 2zMIU
- F = 2*Mr,
- M. Northrup remarque que cette expression est de la même forme que celle trouvée par lui pour exprimer l’attraction dans l’intérieur 'd’un conducteur traversé par un courant, et qui est, en appelant I, la densité du courant
- F, =27:1^.
- I)e même, la pression totale g est :
- et, en appelant gl la pression due à qui à un centimètre de distance d i qui vaut 3 928 grammes), on a :
- f/i
- D’où l’on tire :
- a gravitation, et, en prenant pc c autre masse égale produit une
- ____M*____
- zR/’X 3928*
- >ur unité de masse, celle attraction de 1 dyne (ce
- ,5.3xio’ÿ„y,.
- Il résulte de cela que la pression hydrostatique dans l’intérieur d’un conducteur traversé par un courant i, à la distance r du centre, est 1 5i3x io7 fois la pression due à la gravitation seule, dans ce même conducteur ayant M grammes de matière par unité de longueur.
- V. — Remarquas diverses.
- L’opinion de M. Cari Hering au sujet de la striction est que c’est elle qui doit intervenir dans le fonctionnement de l’interrupteur de%CaldwelI, ainsi que nous l’avions écrit nous-méme ; il estime également que le souillage qui se produit à la fusion des coupe-circuits en plomb est dû à la même cause.
- D'autre part, M. Northrup fait remarquer que les forces qui sont créées dans I’intérieurdes conducteurs par le passage du courant, pouvant être augmentées en employant convenablement des parties en fer dans le conducteur hétérogène, il est possihle, sur ce principe, de construire des moteurs, sans collecteur ni bague de contact, et même dans le cas des courants de grande intensité, d’obtenir des rendements satisfaisants.
- Nous avons tenu à donner un extrait de toutes (es parties principales de l’article de M. Nor--thrup parce qu’il contient des appareils conçus dans une forme tout à fait nouvelle et que, d’autre part, l’étude qu’il présente est, dans son ensemble, une confirmation complète de nos publications antérieures sur la même question.
- Paul Bàry.
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- PROCÉDÉ LODGE POUR L’ALLIJMAGE DES MOTEURS A EXPLOSION
- Comme on le sait, l’emploi des moteurs à gaz pauvre de grande puissance tend à se généraliser de plus en plus, et certaines maisons très importantes, telles que les ateliers Coc-lcerill, Westinghouse, Kœrting, CEclielhauser, etc., etc., se sont fait une spécialité de ce genre de construction. L’un des problèmes les plus difficiles à résoudre dans l’établissement de moteurs à gaz pauvre de grande dimension est celui de l’inflammation ; on effet, le volume de la masse gazeuse à enflammer est très considérable, et par suite, même avec l’emploi de plusieurs bougies d’allumage par cylindre, l’étincelle, produite doit posséder une grande puissance de déflagration. D'autre part, l’on est conduit à fonctionner avec un gaz aussi pauvre que possible, afin d’obtenir le maximum d’économie. Enfin, au moment d’une nouvelle mise en route, les inflammateurs se trouvent recouverts d une buée de condensation provenant du fonctionnement antérieur, de telle sorte que l’on se trouve souvent, avec les procédés d’allumage ordinaires, dans l’obligation de démonter ees inflammateurs pour procéder à leur nettoyage avant chaque démarrage. Les bobines d’induction et les magnétos usuelles ne remplissent pas en général toutes les conditions requises: les premières en effet permettent, bien l'allumage multiple mais demandent, pour bien fonctionner, un isolement excellent ; d’autre part, les magnétos avec étincelle de rupture ne nécessitent pas un isolement relativement aussi bon, mais, par contre, elles se prêtent difficilement à l’allumage multiple et conduisent en général à des organes de commande délicats.
- Enfin, dans tous les cas, il est difficile de contrôler en marche rallumage et de localiser s’il y a lieu, un défaut provoquant des ratés.
- Théoriquement, le problème de l’inflammation des moteurs à explosion par bobine d’induction est des plus simples : il s’agit simplement d'établir à un instant précis, entre deux points déterminés isolés, une certaine différence de potentiel suffisante pour faire jaillir l’étincelle entre ces deux points.
- Mais, en pratique, l’isolement entre les deux pôles de la bougie n’est pas parfait et se trouve présenter une résistance de valeur finie p ; si l’on suppose pour plus de simplicité que la tension du secondaire est sinusoïdale et si l’on néglige la réaction du primaire sur le secondaire (ces hypothèses sont suffisantes, du moment qu’il s’agit seulement d’analyser qnalita-tivementlc phénomène), en désignant par /<,> la self-inductance du secondaire de la bobine et par r sa résistance ohmique, la tension maxima Y obtenue entre les pôles sera évidem-
- Y • •" • I-
- V (p -f- '
- (>)
- ’E étant la force électromotrice secondaire maxima développée par la bobine à circuit induit ouvert.
- L’on voit ainsi c^irement que lorsque la résistance d’isolement p n’est infinie, le rapport peut être notablement inférieur à l’unité, car la self-inductance est assez élevée;
- l’étincelle peut alors ne pas se produire. C’est le cas qui sc présente notamment lorsque l’isolant de la bougie est recouvert à l’intérieur du cyjindre d’une couche de suie provenant de la combustion ou d’une buée due à des condensations.
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- Si l’on pouvait, ne fùt-ce qu’un instant, obtenir entre les pôles de la bougie la tension E, l’étincelle jaillirait à coup sur. malgré les défauts d’isolement.
- C’est ce que réalise le système d’allumage suivant inventé par le savant anglais bien connu, sir Oliver Lodge, au cours de scs recherches sur les oscillations électriques (J).
- Considérons (fig. i) une bobine d’induction T, dont le secondaire alimente un premier éclateur A ; en dérivation sur cclui-ci sont branchés deux condensateurs C C reliés entre eux par un conducteur R présentant line forte résistance ohniiqiie (pratiquement ce conducteur est formé de papier buvard imbibé d’eau et contenu dans des tubes scellés afin de le garantir contre l'évaporation). Enfin les pôles de la bougie d’allumage sont branchés aux bornes de celle résistance R ; on la représentera schématiquement par le second éclateur B.
- Tandis que la tension secondaire de la bobine croit, les condensateurs C C peuvent se charger, grâce à l’intervention du mauvais conducteur R, et au moment où l’étincelle éclate en A, la tension totale aux bornes des condensateurs C C esta peu près égale à la force électromolrice inaxima induite dans le secondaire E ; il suffit pour cela que la distance explosive de l’éclateur A soit convenablement, réglée. Mais, à l’instant précis où éclate l’étincelle en À, elle constitue en réalité un véritable court-circuit et comme, d’autre part, les condensateurs G C ne se sont pas encore déchargés, la tension E apparaît brusquement aux bornes de la résistance R ; une étincelle éclate donc également en B, indépendamment des conditions d’isolement du circuit d’allumage, puisque la tension initiale entre les pôles de l’éclateur B est toujours sensiblement égale à la tension explosive de l’éclateur A. 11 uous est dès à présent facile de discuter l’influence de la vylcur de la résistance R : trop grande, elle limite le courant de charge des condensateurs qui n'arrivont pas ainsi à sc charger suffisamment ; trop faible, elle diminue encore la puissance de l’étincelle en B, car cette puissance, en réalité, ne dépend pas seulement de la valeur initiale de tension en B. Supposons en effet que l’éli'ncelle vienne de jaillir en B, le courant a dès lors deux chemins possibles, la résistance R et l’étinceJle ; si la première est peu importante, la quantité totale d’électricité ayant passé en B sera diminuée, d’où un affaiblissement correspondant de la puissance de l’étincelle. En résumé, l’on peut donc dire qu’en pratique l’étincelle jaillira toujours en B, quelle que soit d’ailleurs la valeur de la résistance R, une valeur très faible ayant seulement pour effet de diminuer la puissance de cette étincelle, mais non de l’einpè-cher de jaillir.
- Cela établit, il est évident que le résultat d'un mauvais isolement entre les électrodes de la bougie, provoqué par un encrassement quelconque, sera équivalent à celui provenant d’une diminution de la résistance R, c’est-à-dire ne pourra en aucun cas empêcher l’allumage. Ces conclusions théoriques se trouvent en fait pleinement vérifiées par l’expérience : c’est ainsi que, d’une part, nous avons constaté que l'établissement d’un court-circuit, au moyen d’un conducteur métallique, entre les pôles de l’éclateur B, ne fait que réduire l’énergie de l’étincelle..D’autre part, nous avons vu la bougie fonctionner sous l’eau sans aucune pré- (*)
- (*) Les considérations suivantes, jointes à l’exposé précédent, nous semblent constituer la première explication rationnelle du fonctionnement de l’allumeur Lodge ; peut-être pourrait-on d'ailleurs lui donner des développements intéressants, et c’est es
- WwwJ
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- L^c C 1 j ~ R —r
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- caution, et l’on peut l'enduire impunément d'un mélange d’huile et de graphite: c’est dire que les encrassements ordinaires sont sans action.
- L’on se rend compte aisément de la violence des étincelles parle fait que si l’on enduit, comme il vient d’être dit, la partie isolante de la bougie d’un mélange conducteur quelconque, il se produit à chaque étincelle une projection de fragments de cct enduit à quelques décimètres de distance.
- D’après quelques essais comparatifs, il paraît du reste que l'application de ce mode d’inflammation procure une notable augmentation de la puissance du moteur.
- La décharge dans le circuit A, G, G, B est oscillante, et sa fréquence est très élevée (ce qui permet de toucher la bougie en marche sans ressentir aucune secousse) ; sa durée est bien plus courte que celle d’une décharge ordinaire de bobine d’induction, et l'on conçoit ainsi que l’intensité des effets soit accrue, à égalité d’absorption d’énergie primaire.
- Enfin l’étincelle A sert d’étincelle témoin, et s’il se produit des ratés, bien qu'elle jaillisse régulièrement, l’on peut être certain que ces ratés proviennent d'un défauL d'isolement dans la canalisation conduisant à la bougie, ou bien d’une avarie très grave à cette dernière.
- Dans tout ce qui précède, nous avions plus spécialement en vue l’allumage des moteurs à gaz pauvre de grande puissance, mais là ne se bornent pas les applications du système Lodgc ; sans parler des moteurs à gaz et à essence ordinaires, son emploi est tout indiqué pour les moteurs dits à huiles lourdes, dont l’inflammation est souvent défectueuse par suite de l’cncrasscment.
- Dans cet ordre d’idées, l’on pourrait arriver à utiliser ainsi pour la production de la force motrice, certains, produits économiques tels que la naphtaline (*).
- En terminant nous pensons utile de fournir quelques renseignements pratiques sur la construction et l’emploi de l'allumeur Lodge. La bobine d’induction est en général du type ordinaire, avec trembleur rapide, de modèle courant ; l’on peut d’ailleurs, dans certains cas, avec des moteurs à vitesse suffisamment élevée, supprimer ce trembleur, et n’avoir ainsi qu'une seule étincelle à chaque contact effectué par la came d’allumage.
- Dans le cas de plusieurs cylindres, un seul allumeur suffit encore ; on lui adjoint seulement un distributeur spécial à haute tension dans lequel il existe, entre le frotteur et les plots de contact, des espaces d’air que la décharge franchit très aisément, et elle est ainsi conduite à chaque cylindre successivement. Les condensateurs G C sont à lame de verre épaisse, d’après un choix résultant de nombreuses expériences.
- Pour l’alimentation, bien que l’on puisse, semble-t-il, établir une magnéto appropriée à cet usage, l’on a adopté jusqu’à présent une petite batterie de piles sèches ou d’accumula-leurs donnant de 4 à 8 volts suivant la puissance du moteur. L’emploi d’accumulateurs est d'ailleurs très commode dans une station centrale d'électricité; il suffît d’avoir deux batteries dont, l’une est en service pendant que l’autre se recharge, étant mise en série avec des lampes de l’éclairage (presque toujours effectué par du courant continu provenant au besoin des excitatrices) ; un simple commutateur permet la substitution des batteries (/).
- J.-G. Charvet.
- (D Nous croyons savoir d’ailleurs que des essais sont effectués dans cette voie par M. Brillié, le constructeur des omnibus automobiles à essence actuellement en circulation à Paris.
- 0 Ce système est analogue ^oelui usité pour la recharge dm accumulateurs servant à la manœuvre des soupapes clcctro-
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- THÉORIES ET GÉNÉRALITÉS
- Phénomène de résonance sous l’influence des courants de Foucault et de l’hystérésis. — G. Benischke. — /itefcSroîeeJmifc- and Miw-hirumbau,
- Si dans un circuit a courant alternatif un condensateur et une bobine de self sont montés en série, on sait qu’il se produit une résonance, lorsque l’inductance et la capacitance sont égales. Mais la résonance se trouve modifiée en position et grandeur lorsque le condensateur n’est pas parfait et perd la charge, ou lorsque la self-induction de la bobine est altérée par les courants de Foucault et l’hystérésis magnétique. Dans Y KlektroUu-.h.nische Zeitschrift deiijo6, page Gy3, L’auteur a étudié l’influence d’un condensateur imparfait; l’on étudiera ici l’influence des courants de Foucault et de l’hvstérésis.
- ger cette influence et on peut d’autant mieux le faire que, pour la résonance des courants alternatifs, l’harmonique fondamentale est toujours prise seule en considération.
- Pour la résonance des harmoniques supérieurs, les mêmes lots s’appliquent, sauf qu’il faut tenir compte du nombre de périodes de l’harmonique considérée. Nous faisons également ici, comme dans la théorie des transformateurs, l’hypothèse que l’hystérésis est équivalent à un courant secondaire de même puissance, et nous considérons unique ment l'onde sinusoïdale. La figure 2 représente le schéma d’un circuit qui contient un condensateur parfait et une bobine de self avec courants de Foucault et hystérésis.
- Soit k la valeur instantanée, lv la valeur effective de la tension aux bornes, M le coefficient d’induction mutuelle entre le courant de la bobine et le courant secondaire équivalent à l’hystérésis et aux courants de Foucault.
- De plus soit w = 2t:v, oü v est le nombre de périodes. Les antres notations sont indiquées dans la figure 2.
- L’équation de la tension pour ce circuit est :
- di______i_ <fh
- dt co2C dt dt
- x. ___Relativement aux courants, de Foucault,
- il n’y a aucun doute qu’il y ait des couvants secondaires auxquels s'applique la théorie du transformateur général, once qui concerne leur production et l’effet de réaction sur les courants primaires. Relativement a l’hystérésis, on admet qu’il agit sur les valeurs effectives du courant primaire comme un courant secondaire absorbant la même puissance.
- Mais il exerce aussi une influence sur la forme de l’onde du courant. Cette influence ne s exprime cependant par aucune loi générale, parce quelle dépend de la forme et des qualités magnétiques du noyau de fer. On doit donc, à cause de cela, négli-
- , —+ M
- dt
- di2
- dt
- Celle équation a la même forme que celle du circuit primaire d’un transformateur ordinaire,
- •M
- di<. dt ’
- saufqu’au lieu de L, on a l’expression ^L---
- On peut employer ici les expressions connues pour le courant et 'le décalage de phase, qui
- vV’ + ">’>"
- (')
- O)
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- P
- |l)8MVy
- S+«1*14
- (3)
- (4)
- en remplaçant L pur ^L —(') De pins si nous introduisons. Légalité
- Ma = (i —S) LLa (5)
- dans laquelle S représente le facteur de dispersion de Behn-Eschenburg, de sorte que
- M*=x'LLa (6)
- x représentant le facteur d’accouplement magnétique. Il existe de la dispersion, car jamais toutes •les lignes de force du circuit ne sont liées à tous les courants de Foucault. On obtient alors :
- Si C varie tandis que les autres valeurs restent constantes, on voit de suite (car C se trouve seulement dans le second membre) que la résonance apparaît si :
- (vV.-LL! w\ -h o/2L
- (9)
- (’) Betusc.hkc, die wissenschaftUchcn Grudlagen der Elek-trotechnik. p. 176.
- groupés en série (fig. •>.). U11 transformateur peut être considéré comme une bobine de self avec une résistance équivalente p et une self-induction équivalente A. On a
- La valeur du courant maximum est :
- '•I -h
- O)
- Avec une self-induction simple la condition de résonance est :
- wC
- et la valeur maximum du courant
- On voit que par suite de l’hystérésis et des courants de Foucault, la résonance se produit avec une petite résistance de capacité, c’est-à-dire avec une grande capacité. D’autre part le courant maximum est petit. Il en résulte que l’influence de la self-induction imparfaite est d'autant plus grande que le nombre de périodes est plus grand, que le coefficient •/. est plus petit, et que est plus petit, ou encore, plus
- les courants de Foucault ou l’hystérésis équivalents sont grands.
- Siw2 — oo ou (.>Là = 00 , c'est-à-dire s’il n’existe pas d’hystérésis ni de courants de Foucault, les équations ci-dessus deviennent celles de la simple self-induction, comme d’ailleurs il fallait s’y attendre- On trouve la meme chose si y. = o puisque cela signifie que les courants de Foucault ou l’hystérésis n’existent pas.
- Lorsque tv2 = o et 1, c’est-à-dire quand les courants de Foucault atteignent leur plus grande valeur théorique, alors l’équation 9 devient -^ = 0; la résonance se produit pour une résistance de capacité nulle, c’est-à-dire pour une eapacité infinie. Le maximum du courant atteint alors sa valeur limite J —, .comme cela résulte
- de l’égalité io ; il n’y a plus dès lors aucune résonance.
- Si y. on w sont variables, on déduit les conditions de résonance du quotient différentiel correspondant de J, mais cela conduit cependant à des expressions peu commodes. Il est évident que le maximum de courant doit être plus petit dans ces cas-là qu’avec une simple self-induction, parce que toute perte d’énergie constitue un certain amortissement.
- O11 peut trouver par l’égalité 4 dans quel seus
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- la condition de résonance est modifiée lorsque L varie. Car, puisque la self-induction équivalente X est plus faible que la simple self-induction, il faut que celle-ci ait une plus forte valeur pour obtenir entre la résistance inductive et la résistance de capacité l’égalité exigée par la condition de résonance.
- 2. —• La considération précédente est valable seulement lorsque le circuit des courants de Foucault est dépourvu de capacité. Si ce n’est pas le cas, les circuits peuvent donner naissance au phénomène d’inertie électrique.
- Nous avons alors le cas de 2 circuits oscillants couplés magnétiquement. Ils ont, comme tous les systèmes où existe de l’inertie, cette propriété particulière que pour un accouplement plus fort le danger de résonance se manifeste. On peut aussi constater ccci dans le cas très remarquable où le circuit des courants de Foucault ne présente pas d’inertie, spécialement dans la diminution et l’aplatissement du courant maximum.
- B. — S’il n'y a dans le circuit ni condeusateur parfait ni une self-induction simple, on obtient pour ce cas les mêmes équations en remplaçant w par p et L par X dans les équations établies pour un condensateur parfait et une simple self.
- Pour le cas du condensateur imparfait, l'auteur a montré que le maximum du courant est plus petit qu'avec un condensateur parfait. Si la self-induction n’est pas simple, les deux effets agissent pour diminuer le courant maximum. Aven une self variable et dans le cas d’un condensateur imparfait, on arrive à ceci, que la résonance se produit déjà à une très petite valeur.
- Nous avons en effet vu plus haut que, avec une self-induction imparfaite, la résonance, se produit seulement à une plus grande valeur, et il en résulte que ces deux influences disparaissent simultanément.
- 4- — La valeur numérique de p et X ne peut pas être obtenue par le calcul, parce qu’on ne connaît pas les valeurs correspondant aux courants de Foucault et aux pertes par l’hystérésis. Mais on peut les déterminer en mesurant le courant J et les watts consommés P pour la même tension (K) qui agit aux bornes de la bobine de self quand il y a résonance.
- On a :
- ou bien on détermine p et X au moyen du pont deWheatstone pour courant alternatif, naturellement dans les mêmes conditions que celles pour lesquelles il y a résonance.
- Résumé. — Par les courants de Foucault et l’hystérésis magnétique, la résonauce électrique est influencée de telle sorte, que le début de la résonance est retardée et le courant maximum est aplati. Ces deux effets sont d’autant plus accusés que les courants de Foucault et l’hy-slérésis sont plus forts et que le nombre de périodes est plus élevé.
- B. L.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Influence des dents et des encoches sur le fonctionnement des induits. — R. Ttüdenberg.
- — Elektrotechnik und Maschinenbau, 4 août 1907.
- Le calcul de la f. é. m. des machines à courant continu et alternatif est fondé sur la courbe du champ qui représente la densité normale des lignes de force dans l’entrefer en fonction de la périphérie de l’induit. Les dents modifient l'induction le long de la périphérie, et elles modifient .encore les inductions successives en un même point. On doit utiliser pour le calcul la courbe des valeurs moyennes, bien que les fils se trouvent évidemment placés dans les encoches, où règne une induction notablement inférieure à celle qu’indique la courbe
- La f. é. m. induite se trouve donc relativement diminuée, puisqu’elle dépend de l’induction réelle, et on admet alors par convention que, indépendamment du mouvement de l'induit, les lignes de force ont dans les encoches, et par rapport aux fils, un-mouvement propre. Le produit de cette grande vitesse par la faible induction est égal au produit de la vitesse réelle par l’induction moyenne dans l’entrefer, de telle sorte qu’en définitive on peut utiliser celle-ci dans les calculs. Il faut remarquer d’ailleurs que cette hypothèse est tout à fait insuffisante. Elle n’explique pas par exemple la production des harmoniques supérieures très forles, qu’on trouve souvent dans les courbes de f. é. m. et qu’on attribue à bon droit à l'influence des dents et des encoches.
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- Les modifications que les dents et les encoches apportent à la courbe de f. é. ni. des dynamos, peuvent être exactement étudiées, par la méthode qu’a développée II. Hertz dans son traité d’Electrodynamique des corps en mouvement. On en tire une série de conclusions très importantes pour la construction des machines électriques.
- Considérons une spire d’induit en mouvement, entourée de 2 lignes de force (fig. i) ; il s’y produit, une f. é. m. à chaque instant qui est exprimée par :
- E= —. dt
- de force à travers la surface de la bobine:
- 7 = 1 ix (3)
- où B doit être considéré comme constant le long des génératrices du cylindre. La f. é. m. induite dans la spire est alors
- e=/ n~îc+fr (Q
- jxt ôf JXx àx
- la seconde intégrale peut sc traiter aisément et donne h (B2 — RJ, B2 et B, représentant dans cette expression les inductions aux points xt et x-i où sc trouvent aussi les conducteurs induits. Si ceux-ci sc trouvent par exemple dans les encoches de l’induit, on n’a pas à considérer l’induction movenne dans l'eulrefor, mais l’induction relativement faible dans les dents à la place même où sont les conducteurs.
- Dans la méthode de calcul habituelle, on néglige le premier terme de l’intégrale.
- Les considérations qui suivent ont pour but d’établir les modifications qu’introduit dans le calcul ordinaire la considération du premier membre. L’équation (4) fut indiquée par Hertz sous la forme suivante :
- Le changement instantané du flux traversant la spire est provoqué généralement par deux circonstances, en premier lieu parce que le champ se modifie instantanément pour une position constante de la spire, et en second lieu parce qu’un faible déplacement de la spire exerce aussitôt une influence. Si la bobine se déplace dans la direction de la flèche e, la variation' totale des lignes de forces qui l’embrassent est
- dZ=^ -dt+ — -dx, il hz
- d’où
- dZ____ôZ ùZ , v
- dt it ix
- v ~ représentant la vitesse périphérique.
- Nous supposons à présent la spire, courbée de telle sorte que toutes ses parties soient à égale distance de l’axe de l’induit et que les connexions terminales se trouvent sur des cylindres concentriques. Si B est la composante radiale de l’induction en un point, quelconque de ce cylindre, l la longueur axiale de l’induit et de la bobiue, l’expression suivante donne le nombre de lignes
- E = &(Ba—B,)+l (5)
- Pour une position bien déterminée de l’induit par rapport aux pôles, on peut représenter le champ magnétique, et calculer ensuite l’induction en chaque point.
- La composante radiale de l’induction B, le long du cercle par lequel passent les côtés de la bobine induite peut seule nous intéresser ; elle est représentée dans la figure 2 en fonction des distances
- Fig. 2.
- mesurées sur la périphérie de l’induit. Pour les spires qui se trouvent à la partie supérieure de 1 en-
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- coche, les fourchons sont naturellement moins longs puisque la aussi dans les encoches existe à cause des fuites un champ plus puissant. Dans la région moyenne des encoches le champ peut presque disparaître lorsque les saturations des dents sont très faibles, de sorte que les maxima de la courbe de l’induction s’élèvent bien au-dessus de la valeur moyenne de la courbe du champ. Au fond des encoches, les variations peuvent être plus faibles parce que là, une grande partie des lignes de force est obligée de passer par les encoches à cause de la section réduite des dents.
- Si l’induit se meut à la vitesse v dans le sens des u-croissants, les pointes de la courbe résultant des dents et des encoches se déplacent rapidement avec lui et avec la vitesse v. Chaque pointe correspondant à une encoche et à une dent déterminée se modifiera en grandeur avec le temps ; elle aura la plus grande valeur lorsqu’elle se trouvera sous un pôle, et elle sera nulle dans la ligne, neutre. De plus, son signe change lorsqu’elle dépasse cotte ligne neutre. Ces considérations permettent d’établir une expression analytique pour la courbe du champ. Soit :
- B =/W+fWxJ(!-«) (6)
- où f{£) représente la valeur moyenne des inductions au point x, h(x— vt) la variation instantanée du champ au point x, ou en d’autres termes la relation du déplacement et du temps, suivant qu’on maintient t ou x cons-tanl. Alors la variation autour de la valeur moyenne B = k(x — vt) représente évidemment une onde, dont la période est celle du pas des encoches. Elle se développe sans cesse avec la vitesse v dans le sens de x.
- Afin que cette onde reproduise exactement la variation due aux dents, nous devons admettre pourtant que son amplitude varie mais conserve la même période que /(•*)• L’expression g(x) représente la plus grande différence de la courbe réelle du champ par rapport à la moyenne en chaque point de la périphérie. Admettons que B = /(V) représente la courbe du champ, h la courbe du champ des encoches et g la courbe d’amplitude.
- Si on veut établir les valeurs numériques de ces trois fonctions, on doit d’abord représenter les courbes de champ réelles, avec leurs pointes pour une série de positions de l’induit.
- On obtient simplement la courbe f comme moyenne des diverses inductions se produisant en chaque point, et la courbe des amplitudes g comme différence de l’induction maxima et de l’induction moyenne qui sc produisent en chaque point. La forme d’une onde de la courbe du champ dans les encoches peut être le plus aisé-meot obtenue, sous le milieu du pôle, puisqu'en cet endroit elle est peu ou point modifiée par la courbe des amplitudes.
- Introduisons l’expression générale de la courbe du champ dans l’équation de Hertz, nous obtiendrons :
- E = b (B,— B,) + fr +1J)‘ g
- car B et g sont indépendants du temps, leur quotient différentiel est donc nul. La dernière intégrale peut sc transformer de la façon suivante :
- £(«(*) * (*->*)) ùx
- = g o) àh(.x~'”)+h (,x. _ „()
- ° w ta J tx
- S A (x — vt)_o/j (a- — vt) ___1 è/i (x-vt)
- Ô-T î>(x---Vt) V üt
- si la vitesse reste constante.
- On a d’autre part :
- = £k*ax.
- Si on introduit cela dans l’expression de E, le produit "A disparaît et il reste ;
- E = fr(Bs—BJ + /P— (7)
- Cette formule met clairement en lumière la différence entre la théorie élémentaire et la théorie exacte ; la deuxième intégrale s’ajoute encore à la f. é. m., lorsque l’induit est muni d’encoches, taudis que le premier membre seul doit être pris en considération pour les induits lisses. Avant d’aborder la discussion de ce terme supplémentaire, il serait utile de rechercher l’influence de la courbe moyenne du champ sur la force électromotrice. Pour les machines à courant alternatif la question a été traitée, mais pour le courant continu on s’est contenté de la
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- solution approchée : La courbe B est périodique et sa période s'étend sur Je pas polaire 27; la 1/2 période positive et la 1/2 période négative peuvent être symétriques l’une par rapport à l’autre et symétriques aussi par rapport à Taxe du pôle.
- O11 peut alors développer la courbe en série de Fourier,
- B =/'(a:)=:ZFï.cosaï.a:
- nage imbriqué rn doit être un nombre entier qui exprime !e nombre des dérivations de l’induit eu égard au nombre de pôles.-Dans le bobinage ondulé, le pas du bobinage est un peu plus grand ou plus petit que le double pas polaire, la différence est égale au décalage des champs, on a donc
- où =0=).^. (8)
- X peut prendre comme valeur la suite des nombres impairs ; F* sont les amplitudes des harmoniques particulières de la courbe du champ.
- Si x0 représente l’abscisse du milieu de la bobine, s la largeur delà spire, on a
- et la f. é. in. qui est induite dans une spire par la courbe du champ seule, deviendra après transformation
- (9)
- Admettons que dans chaque encoche sc trouvent seulement deux côtés de bobines d’induit, et que chaque bobine comprenne h’ spires. S’il en était autrement, et s’il y avait par exemple 6 côtés de bobines dans chaque encoche, nous pourrions toujours remplacer les 3 bobines par une seule puisque toutes les 3, par rapport au champ des pôles, ont la même position et puisque la mômef. é. m. s’y trouve induite. On peut admettre encore que toutes les bobines ont le même pas r, qui est exprimé en centimètres sur la périphérie de l’induit. Soit 5 le pas des encoches, on a pour les induits en tambour avec bobinage im-
- y = dzb
- bobinage imbriqué avec circuits en parallèle bobinage ondulé en série ou série parallèle
- j ^ - (io)
- y est naturellement un multiple entier de 5, et m est le décalage du champ de chaque bobine par rapport à la précédente ; dans un bobi-
- S représente dans ces formules, le nombre total de bobines de l’induit et puisque les bobines situées dans les mêmes encoches peuvent être remplacées par une seule, Je nombre de bobines est égal au nombre d’encoches.
- On a donc
- Z = S. • (13)
- p représente le nombre de paires de pôle de la machine et a la moitié du nombre de divisions de l’induit. On peut transformer la formule (11)
- S_Z P P
- (i3)
- pour le nombre de dents ou de bobines, qui se trouvent sous une double division polaire. De plus, le décalage du champ est
- Les équations i3 et i4 s’appliquent à tous les genres de bobinage, mais tandis que pour les bobinages imbriqués m doit être entier, cette condition n’est pas nécessaire dans les bobinages ondulés.
- Si entre 2 balais dans une branche de l’induit, Si bobines sont en série, nous obtenons la f. é. m. qui s’v trouve induite, en additionnant les tensions induites dans les bobines particulières en tenant compte de leur décalage relatif y
- E?=2«-ft’SF-À. sinx\ — [sin x,*0-h sin (,r0-hy)
- sin a-,. (.r0 -+- 2y)
- + sin ^.(.ro-hCSi—i)ÿ)]- (r^)
- La somme des sinus sin xifao-h<]*/) peut être mise sous la iorme simple qui suit:
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- 2 .b!1(l, + }j) = iiliv1 Ï.COS*,r/y
- I.es sommes peuvent alors facilement représenter les abscisses et les ordonnées de la somme de S4 secteurs particuliers, qui ont la valeur i et la direction q. %x y où q varie de o à (S,— î).
- Le rayon du cercle circonscrit au polygone des vecteurs peut être aisément déterminé :
- tandis que le vecteur résultant est représenté par:
- A = aR.sinS1M =
- xry
- (10)
- Et l’abscisse de A est :
- est son ordonnée, de sorte qu'on obtient:
- ^ ‘sin *„ (*„ + ,,y) = A sin avi'o . cos S,
- + Acosa..^. sm S, = A sin * (r, + ^. (l?)
- Si Sj y représente le chemin total que l’on parcourt en passant d’un balai au suivant, il •est à très peu de chose près égal à: un à un multiple de t. Nous obtenons eu égard à l’équa-
- Si nous introduisons cette valeur de même les relations 16 et 17 dans l’expression de la tension •d’induit (équation 10), nous obtenons au signe
- Si on désigne le nombre de (ils d'une branche de l’induit par
- N, = 2»'S1.
- on peut enfin écrire
- sin X—
- E? = N>2F. sin ---------------(l8a)
- 2 S,sin?i2
- sinS,^
- représente le faclcurde bobinage d’une branche d’induit se rapportant à la V harmonique de la courbe du champ. Ordinairement, le bobinage à courant continu est considéré pour le calcul du facteur de bobinage comme un bobinage divisé et on remplace la figure polygonale (fig. 3) par
- un arc de cercle. Les formules se simplifient alors, elles donnent cependant, comme on le montrera plus tard, pour certaines harmoniques supérieures des valeurs qui ne concordent pas, do telle sorte que nous conserverons ici la for-mule exacte (19).
- tin S, ^
- R. R.
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- TRANSMISSION & DISTRIBUTION
- Détermination du déphasage dans les installations triphasées.— P. Humann.— Elektro-
- Dans les installations triphasées desservant un réseau d'éclairage et de force motrice, on détermine fréquemment la. puissance des machines au moven de deux vvatts-heure-mètre connectés comme l’indique la figure i. Si l’on suppose les
- Fiff. i.
- phases égrdement chargées, les deux compteurs indiquent la même puissance quand le courant et la tension sont en phase. Mais s’il se produit un déphasage entre le courant et la tension, les indications des deux compteurs sont différentes. La façon la plus simple de se représenter le fonctionnement des deux compteurs est celle qu’indique le diagramme de la figure 2. Oi, OII et OUI- représentent les trois tensions étoilées déphasées de 120°.*
- Quand les courants JT et Jmdans les deux bobines d’intensitc des compteurs sont en phase avec les tensions OI et OII1, la direction du courant dans les deux bobines de tension est donnée pur celle de la tension composée IIII. La puissance qui indique chaque compteur est proportionnelle au produit de la tension composée I III par la projection du courant sur la direction 1 III. Si l’on suppose la tension constante, la déviation du compteur est simplement proportionnelle à cette projection. On obtient la puissance triphasée en additionnant les deux indications des compteurs. Le diagramme montre que les projections des deux courants J2 et Jin ab et ac sont égales quand les phases sont les mêmes. Mais si l’on suppose qu’il existe un déphasage p, tel que l’on ait cos ç = 0,9, les projections des courants J( et Jjjj donnent les valeurs ad et ae. Pour cos 9 = 0,7, on obtient les valeurs af et ag.
- Dans le diagramme de la figure 2, on a tracé les projections pour les valeurs du facteur de puissance co s 9=1; o,q5 ; 0,9; o,85 jusqu’à
- 0,00 et o,o. On voit que la valeur de la projection de J, diminue de plus en plus quand la valeur de cos o diminue, et devient nulle pour cos ç = o,ü. Si la valeur de cos 9 diminue encore, la direction de la projection change de sens, et sa valeur va en croissant. L’inversion de sens a pour effet de faire tourner lé compteur à l’envers. Pourcos 3=0,5, l’un des compteurs reste immobile, et l’autre indique la puissance totale.
- D’après ce qui précède, on voit que, pour chaque angle de déphasage, pour une même charge des phases, ,il doit exister un certain rapport des indications des compteurs ou des déviations des wattmètres. Pourcos 0 = 1, ce rapport a pour valeur 1, et il croît quand eosp diminue jusqu à eosp = o,5 ; là, sa valeur est infime. Si la valeur de eus 9 diminue encore, le-rapport diminue à nouveau, et a pour valeur 1 pour cos 9=0 comme pour cos 9=1.
- Le' tableau suivant indique les valeurs de ce-rapport (Wh/Wj) pour différentes valeurs de
- On peut inversement, d’après les indications des compteurs, déterminer l’angle de déphasage, si l’ori sait seulement que cos 9 est supérieur ou inférieur à o,5.
- Dans presque toutes les usines à courants triphasés, il existe des ampèremètres, mais il est difficile, quand il s’agit de moteurs, d’obtenir la valeur exacte de l'intensité de courant pour en.
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- déduire, d’après 1rs indications du compteur, la valeur du facteur de puissance. C’est pourquoi l’auteur a employé la méthode précédente, qui permet de déterminer le facteur de puissance d’après le rapport des indications des deux compteurs. Comme on l’a fait remarquer, il faut que les phases viennent également charger. Quand il s’agit de moteurs, cette condition est toujours régulière. Au contraire, quand il s’agit de circuits d’éclairage, il faut employer des dispositifs spéciaux pour atteindre ce but.
- E. B.
- Calcul des câbles pour réseaux électriques. — R. Goctzke. — lHektrische Krafbetrie.be und Jialmen.
- 11 règne dans la pratique une certaine incertitude relativement au calcul des câbles pour les installations électriques. Si on adopte une faible section, il en résulte des frais d’installation et d’entretien assez réduits, mais des pertes de puissance élevées. Le contraire a lieu pour de fortes sections. II doit donc y avoir presque dans •chaque cas, une section déterminée pour laquelle la somme totale des dépenses annuelles est mi-
- nium. Cette somme se décompose en intérêts et amortissements des dépenses d’installation, en frais d’entretien annuels et enfin dans l’expression en argent de la perte annuelle de puissance.
- Les calculs suivants doivent permettre de déterminer simplement cette section minima.
- Soit K le capital fixe ; Z l’intérêt annuel ; T l’amortissement; E les frais d’entretien; V la perte de travail ; ccs quatre valeurs se rappor-
- - le taux de l’intérêt ; n la durée d'utilisation exprimée en, années; W la valeur du cuivre de l’installation ; t le temps annuel de marche ; p le prix du K. \V. 11. ; i l’intensité en ampères ; q la section de câble cherchée.
- La somme totale des dépeuses annuelles Z -+-T —|— E —J— V exprimée en fonction de q doit être minima. Il est nécessaire de connaître l’expression de K et E en fonction de q ; le rapport de ces grandeurs a été donné par M. Bernard dans le tableau suivant.
- Les chiffres donnés dans ces tables se rapportent à des câbles pour moyenne tension ; ils sont exprimés par kilomètre de ligne simple et tous les calculs suivants y sont également rapportés.
- Si on porte les valeurs des tables dans un diagramme, on voit que K et E sont représentés par une droite, ce qui est naturel (V. fîg. i).
- sE",:r PRU8
- 18 48 <io aSy 36o 8 8oo iu4oo i 5aoo 17600 20 800 5Go 9^0
- On peut admettre approximativement :
- K = a + &î = 54io-!-34? , (i)
- E — a, -j- b±q = 53o-f- -2,7oq. (a)
- La valeur du cuivre W est directement proportionnelle à q, puisque le vieux cuivre est évalué au poids.
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- Un kilogramme de cuivre coûtant à peu près :,4o M. et le poids spécifique étant 8,g, on a :
- W= 1,4 X§ . qq = 12 . bq = b^q. (3)
- De plus, à titre d’intérêt et d’amortissement, il faut compter sur une somme annuelle de :
- (K-W)z ________________
- H-------^2_________hSH_____(5)
- Après quelques transformations nous obte-
- «O+*)”•*
- ' (*+*)'-*
- \ (I + S),‘- 1 "(I+S)'
- En introduisant E il vient :
- z+t+e—- (;+a)l
- r^)q
- (6)
- (l+Z)"-- 1
- ^[t(^^7-\7Tf)^T+S']î' (7)
- Posons pour simplifier :
- aJj,±Æi
- (»+*)-
- -+*, = 0,
- (,+,)-! '(I + 2)"-l
- ous obtenons alors :
- Z + T + E^C4-Cf?,
- i C et C, sont des constantes. La perte de puis-mee annuelle est *
- par K. W. II. par an et par kilomètre ; w est la résistance en ohms par kilomètre de ligue simple.
- Si la demande de courant varie fortement, i2 est alors une valeur moyenne qui doit être établie d’après les conditions spéciales do la distribu-
- So;tduiio * = 7
- On a donc finalement :
- Z + T + E+V = C + Clï + i^^=/’(î)(8). On a vu que f(q) doit être minimum, d’où :
- ^0/)=^ 17-5i"'Pt — 0
- dq iOOOÇ2
- q' V ioooC,
- (9)’
- Admettons, maintenant, une durée d’utilisation-e 20 ans = u et un taux de 5 °/0> il vient :
- C = qG4 ; Ct = 5,o8;
- Z + T + E + V = t)."4 + 5,o8r, +
- I 0009
- q = \/' T^fk56pü' = 0^lNTu
- Prenons par exemple i= 100 ampères et soit p= 12 j)f le prix du K. W. II. avec une durée quotidieune de 17 heures de marche, on a : q = 5,87 \/o,i2 X 17 p< 365 — 160 mmq.
- Z —, T -f- E + Y = 96.4 -h Si3 + 8i4 = s5gty
- Oti peut se convaincre que pour q ^ 160 mil-
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- 4SI
- limètres carrés les frais seront plus grands ; pour une intensité -5^10 ampères le calcul u'a plus de signification pratique étant donné que dans l’équation (8) le terme constant C l’emporte tellement sur les deux termes variables, que pratiquement les frais annuels peuvent être considérés comme indépendants de la section. On peut alors dans une certaine limite admettre q arbitrairement et on le choisira plus grand que ne le donne l’égalité (9), puisque en lait ou ne descend pas volontiers en dessous de certaines limites. Pourtant dans ces cas-là le calcul ne serait pas encore superflu, puisqu’il aiderait au moins à éclaircir le point de vue économique.
- Avec d’autres valeurs de n et 1, les constantes C et C! se modifient. Ainsi pour :
- « = a5, s = C — 954 et (^=6,17.
- E. B.
- Sur le système de distribution à employer pour les stations de faible puissance, par le Pr E.-C. Caldwell. — Mémoire présenté à la dernière assemblée do Y Ohio Electric Light Association.
- Dans un mémoire lu récemment à une réunion de l’Ohio Electric Association, le Pr E.-C. Caldwell se propose de montrer comment le choix du système de distribution pour les stations de faible puissance dépend de trois facteurs:
- i° La nature de la charge;
- 20 L’emplacement de l’usine;
- 3° Les conditions d’exploitation.
- Il y a quelques années, le système de distribution à deux fils, 220 volts, courant continu, était le plus en faveur pour les petites stations. Mais, récemment, deux nouveaux éléments doivent être introduits dans le problème et ccs éléments sont défavorables à l’emploi de ce système; d’une part, l’emploi des lampes à filament métalliaue nécessite une tension moins élevée, d’autre part, l’on est arrivé à construire de petites génératrices pour distribution à trois fils dont le prix n’est que très peu supérieur au prix des dynamos ordinaires.
- L’application du système précédent semble donc devoir être limitée désormais au cas où l’on distribue presque exclusivement de la force motrice, et dans le cas général, l’on a à choisir entre les trois systèmes suivants :
- a) Courant continu avec distribution à trois fils;
- b') Courant monophasé;
- c) Courant triphasé.
- Lorsque toute une ville doit être desservie par une seule station, ou lorsque la région environnante est suffisamment industrielle, l'on a évidemment avantage à adopter le courant altcr-
- Lorsqu’au contraire le développement du réseau se trouve limite par des conditions locales, il est préférable d’employer le courant continu qui conduit à une exploitation plus économique et à une meilleure régulation. D’autre part, si le moteur à courant continu se prête mieux aux variations de vitesse, le moteur d’induetion est plus robuste grâce à l’absence de collecteur.
- L’un des avantages du courant continu consiste dans la possibilité d’utiliser une batterie d’accumulateurs, ce qui permet d’arrêter temporairement les machines génératrices, mais d’un autre côté, le bon entretien de cette batterie nécessite une surveillance souvent difficile à exercer dans une petite station.
- Pour les très petites installations dans les villages, l’emploi du courant alternatif à 25 périodes deviendra bientôt peut-être très intéressant, car il permettra l’alimentation du réseau au moyen des distributions d’énergie électrique des chemins de fer interurbains (1). Les lampes à incandescence fonctionnent d’ailleurs parfaitement avec une semblable fréquence, et ce serait un excellent procédé pour obtenir la marche continue à pleine charge de l'usine généra-
- L’on aurait ainsi une usine centrale desservant un certain nombre de petites villes dans une région déterminée.
- Le choix entre le courant monophasé et le courant polyphasé mérite également discussion. Jusqu’à 3o II. P. les moteurs monophasés donnent (*)
- (*) Celait d’ailleurs surtout pour pouvoir'réaliser ce programme quo l’on avait adopte la fréquence 20, au début des applications du courant monophasé à la traction. Mais d’une part cette fréquence est peut-être un peu élevée pour les moteurs très puissants, et d’autre part elle est en général trop faible pour une véritable distribution.
- En outre, comme un réseau de traction est toujours soumis à des à-coups excessifs pour une distribution de lumière ou de force motrice, il sera souvent préférable, à notre avis, tout
- lion et à la distribution d’énergie.
- p. d. r.)
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- toute satisfaction et lorsqu’il s’agira d’une distribution ne comportant pas de moteurs plus puissants, la grande simplicité des lignes et de l’appareillage monophasés constituent de sérieux avantages. Dans le cas de grosses stations, par exemple, lorsqu'il s’agit de l’alimentation d’un chemin de fer électrique, le courant polyphasé peut être préférable, car il permet d’alimenter de puissants moteurs.
- En ce qui concerne les machines motrices, le P* Caldwell fait la classification suivante :
- T. Roues et turbines à eau.
- II. Moteurs à gaz nature! ou à gaz fabri-qué.
- III. Machines a vapeur ordinaires et turbines
- « vaPeor-
- Sur les premières, il n’y a rien de particulier à dire, et l’emploi de la force motrice hydraulique ne dépend que des conditions locales.
- Lorsque l’on dispose de gaz naturel, la commande des génératrices par moteurs à gaz est évidemment le procédé le plus économique. Ces moteurs ont en effet un rendement thermique au moins double de celui des machines à vapeur, ne dépensent rien à l’arrêt, et se mettent en route instantanément; à cause de ces avantages, aucune machine à vapeur ne peut leur être comparée pour des installations de puissance restreinte, et d’ailleurs, pour celles-ci, la faible capacité de surcharge des moteurs à gaz n’a pas d’inconvénient sérieux. Quant à la complication et aux chances de panne si souvent reprochées jadis à ces moteurs, elles sont actuellement fortement réduites.
- En l’absence de chute d’eau ou de gaz naturel, les moteurs à gaz avec gazogènes sont en concurrence avec les machines a vapeur de tous systèmes, mais l’opinion générale est de plus en plus favorable aux premiers.
- Leur succès dépend uniquement des gazogè-.111:s, qui semblent du reste bien fonctionner avec des charbons maigres. Cependant, pour être adoptes dans certaines contrées, ces gazogèues devront prouver leur faculté d'utiliser les charbons bitumineux. Lorsqu’il existera un gazogène marchant ainsi avec des charbons gras, le moteur ii gaz remplacera très souvent la machine à vapeur, malgré un prix d’installation- plus élevé et bien que celle-ci ait fait ses preuves depuis de
- Toutefois la vapeur recevra encore des appli-
- cations importantes, et notamment les turbines à vapeur conviennent très bien aux stations puis-
- Mais pour les installations de médiocre importance, leur supériorité sur les machines à vapeur ordinaires est très discutable, et l’intérêt d’un moindre encombrement n’est pas capital comme dans une puissante station. Le prix de premier établissement sera souvent l’argument décisif.
- Lorsque l’on dispose facilement d’eau pour la condensation, il est avantageux de se servir pour les très petites stations de machines à vapeur compound avec condensation. Cette question de l’eau pour la condensation est également essentielle pour les turbines à vapeur; la nécessité d’employer un refroidissement artificiel pour cette eau dépend du prix du charbon.
- Enfin il est avantageux, lorsqu’on le peut, de vendre la vapeur d’échappement pour le chauffage ; l’eau de refroidissement des moteurs à gaz peut remplir le même office.
- En terminant, l’auteur attire l’attention sur l’intérêt que peut présenter, pour de petites installations, une usine mixte servant à produire de l’électricité et à fournir en même temps la force motrice à une industrie quelconque.
- Cette combinaison est particulièrement avantageuse lorsqu’il s’agit d’une distribution d’eau; avec des réservoirs suffisants, l’on peut arrêter les pompes au moment où la consommation d’électricité est maxima. J. R..
- OSCILLATIONS HERTZIENNES
- & RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Détecteur thermo-electrique à contact. — L.-W. Austin. — The Eleetricion, 3o aoû( 1907.
- Si deux métaux assez éloignés dans la série thermo-électrique sont placés en contact de façon que U résistance de contact soit suffisamment élevée, et si les surfaces des métaux sont telles que la chaleur dégagée ail point de contact ne soit pas dissipée trop rapidement par conduction, le passage d’oscillations électriques à travers les jonctions produit des f. é. m. que Tou peut décaler au moyen d’un galvanomètre ou d’un téléphone en série avec le thermo-élément. Le principe est extrêmement simple, mais, en pratique, on a trouvé qu’il y a très peu de
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- métaux réalisant de bonnes conditions pour le contact. Si la résistance de contact est trop tai-ble, réchauffement est insuffisant; si le contact est trop mauvais, comme dans un eohéreur, l’action est irrégulière et l’appareil est moins sensible.
- Par suite de sa position extrême dans la série thermo-électrique, le tellure a semblé utilisable pour l’un des métaux, et il a été essayé avec un grand nombre d’autres. De bons résultats ont été obtenus avec plusieurs des métaux facile-ment oxydables, et aussi avec le charbon, mais, avec tous .ceux-ci, l’action était irrégulière et le réglage difficile. Finalement, l'auteur a trouvé que l’aluminium est non seulement le plus sensible, mais le plus commode des métaux communs. Le silicium a aussi donné des résultats . très satisfaisants. Un détecteur sensible à silicium et cuivre a été employé, d’ailleurs, par Piekard (').
- L’appareil de l’auteur a été employé sous trois formes. La première forme est indiquée sché- > matiquemenl par la figure i. D est un support: en ébonite à l’extrémité duquel est montée la pointe d’aluminium a, b est une goutte de tellure fondu sur l’extrémité d’uu fil de laiton fixé au bout d’un ressort c. Le contact entre a et b peut être réglé par la vis s.
- Dans la deuxième forme d'appareil, l’aluminium est employé sous forme d’une baguette supportée par des paliers et tournant lentement sous l’action d’une poulie. Le tellure est pressé contre cette baguette comme précédemment, Le déplacement constant du point de contact semble rendre les conditions plus constantes, et évite la nécessité des réglages, même quand des décharges atmosphériques intenses l’ont traversé. La sensibilité est à peu près la même dans les deux types, certaines portions de la surface du tellure semblant plus sensibles que d’autres, il est bon, dans l’une et l'autre forme, d'avoir un point de contact réglable.
- Une étude comparative du détecteur thermo-électrique et du récepteur thermo-électrique, étude poursuivie pendant plusieurs mois avec, des expériences à longue distance, a montré que, au point de vue de la sensibilité, que le détecteur thermo-électrique peut lutter avantageusement avec le récepteur thermo-électrique;
- il est un peu moins sensible que le détecteur h électrode formée d’un fil libre de Wellaston, et un peu plus sensible que le détecteur à' électrode en fil de platine fin scellé dans le verre. Les comparaisons ont été effectuées par la méthode du téléphone shunté, dans laquelle la netteté des signaux est mesurée par la petitesse du shunt ,9 (fig. s), nécessaire pour produire le silence du téléphone. Les téléphones employés étaient du type ordinaire et présentaient une résistance d’environ i 200 ohms.
- Fîg- i- Fig. a.
- Sur les figures, L représente l’inductance, D le détecteur, E un condensateur d’environ o.oô microfarad, T le téléphone et I une bobine de réactance destinée à empêcher les oscillations électriques de passer à travers le circuit des téléphones quand le shunt s est fermé ; B est un condensateur d’accord.
- Des expériences ont été faites également avec du courant alternatif de fréquence 120 : le détecteur était soumis à des différences de potentiel variables prises sur un fil potentiométrique. Les intensités du courant continu étaient mesurées au moyen d'un galvanomètre d’Arsnnval ayant une sensibilité d’environ 1.107 ampère par millimètre d’échelle. Les résultats obtenus sont indiqués par le tableau suivant :
- 0) Êclaircrje Electrûjue, t. bit, 31 août iyo~, p. 3i3.
- La résistance du détecteur, dans de bonnes
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- L'ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
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- conditions de sensibilité, était comprise entre i ooo et B ooo ohms : le courant alternatif correspondant à une déviation de i millimètre était compris entre i/io7 etS/ro7 ampères.
- Fig. 3.
- A cause de la résistance élevée, on n’intercale pas directement le détecteur dans le circuit oscillant, quand on opère avec des courants de grande fréquence, mais on le place en dérivation sur l’inductance comme l'indiquent les figures 2 et 3.
- R. V.
- LAMPES ÉLECTRIQUES ET PHOTOMÉTRIE
- Expériences effectuées sur les lampes ©sram, au tungstème, au zirconium, et au carbone (fin) (’). — J. Morris, F. Stroude et M. Ellis. — The électricien, a août 1907.
- ratures approximatives de corps noir en degrés centigrades, et en ordonnées les valeurs
- de \Avatts. Les figures 10 et 11 donnent respectivement des oscillogrammes indiquant le cou-
- *»&• IO-
- III. — Déterminations des chaleurs spécifiques des filaments. — Les auteurs ont employé une nouvelle méthode pour déterminer la chaleur spécifique des filaments. Pour effectuer cette détermination, il est nécessaire de connaître, outre le poids, l’énergie fournie et l’élévation de température qui en résulte. Dans la deuxieme partie de cette étude, les auteurs ont montré que l’on peut se servir des valeurs de
- "\/ watts lourms
- pour obtenir approximativement les températures de « corps noir » et que, pour un filament de lampe, ces quantités peuvent être déterminées au moyen d’un oscillogramme du courant à l’allumage pour une tension constante.
- La figure q donne les courbes des valeurs de \/watts, en abscisses sont portées les tempé-
- 1 août 1907, p. 3ifi.
- rant en ampères (ordonnées) en fonction du
- secondes
- temps
- Fig. 11.
- à métal et pour une lampe à carbone. La figure 12 donne les courbes de l’énergie fournie en watts-seconde par gramme (ordonnées) en fonction des températures approximatives de corps noir (abscisses) pour des lampes à filament métallique, et la figure i3 donne les mêmes courbes
- (') Éclairage Electrique, t. LU, 3]
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- pour une lampe à filament de carbone a 220 volts et 5 bougies.
- FiS. ia,
- Ces courbes permettent de déduire la chaleur spécifique et d’étudier sa variation eu fonction de la température. On peut tracer ainsi les courbes de la figure i4. Par suite de l’inertie des bandes de l’oscillographe et de l’énergie en jeu dans le champ magnétique du filament, les parties initiales des oscillogrammes ne sont pas exactes,
- Fig. i3.
- ainsi que le montrent les rapports indiqués dans le tableau 111 : c'est pourquoi les parties initiales des courbes de la figure i4 ont été représentées en pointillé. Les courbes de la chaleur spécifique du carbone en fonction de la température concordent bien avec les courbes données par H.-F. Weber. Pour les métaux, la chaleur spécifique tend à décroître quand la température
- augmente. Les hauteurs indiquées par un trait horizontal à droite des courbes indiquent les valeurs des chaleurs spécifiques des métaux calculées au moyen de la formule de Dulong et Petit :
- Chaleur spécifique X poids atomique = 7,2, pour les solides.
- Fig. 14.
- Il faut noter que ces résultats expérimentaux sont donnés seulement pour indiquer la possibilité d’emploi de la méthode, et non comme valeurs rigoureuses des chaleurs spécifiques.
- IV. — Constante,s- physiques des lampes. — Pour déterminer les coefficients de température
- Fig. i5.
- de la résistance des filaments, les auteurs ont fait l'expérience suivante. Les lampes étaient immergées dans un bain d’huile de paraffine contenant une spirale de chauffage électrique, et leurs résistances étaient mesurées pour dilfé-
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — 39.
- rentes températures du bain avec un pont de Wheatstone. Les résultats obtenus sont indiqués parla figure i5: les coellicients de température sont donnés dans le tableau V. On voit que la lampe au zircone-tungstène a un coefficient très faible (o, i4) montrant nettement qu’il s’agit d’un alliage. On trouve la même caractéristique pour les lampes osramde faible puissance. T.es lampes osram de forte puissance lumineuse ont un coefficient de température de o,43 a o,44> et des lampes au tungstène ont des coefficients de température élevés. Si l’on suppose ces valeurs constantes jusqu’aux températures de fonctionnement, on trouve pour ces dernières les chiffres
- suivants :
- Tantale..................... i 6oo°
- Le premier de ces chiffres est trop faible et les autres certainement trop élevés ; on doit donc en conclure que le coefficient de température doit décroître pour les filaments de tantale et croître pour les trois autres filaments.Les valeurs de ce coefficient à la température de fonctionnement, obtenues avec l’hypothèse sur laquelle re-
- pose la figure q, concordent avec la conclusion précédente, comme l’indique le tableau V.
- Tableau V. — Les diamètres indiqués sur le tableau V ont été obtenus par des mesures micrométriques et ont été, pour la plupart, vérifiées par une mesure au microscope. Le filament de la lampe Just-Wolfram est tubulaire, comme l’indique les diamètres..
- L’éclat intrinsèque élevé de ces lampes à filament métallique constitue une objection réelle h leur emploi pour l’cclairage direct, et contre-balance un peu les avantages qui résultent de leur meilleur rendement.
- Un coup d’ceil sur la colonne densité montre que ces métaux réfractaires sont exceptionnellement lourds {densité du plomb n,5).
- Les coefficients de dilatation ont été déduits de la figure 8.
- Tableau VI. — Ce tableau donne les indices des relations exprimées dans le tableau II. Les indices des relations entre la puissance lumi-neuseetlatempérature sont également indiqués. Cet indice a pour valeur 12, d’après la loi de Guillaume pour les « corps noirs »,
- puiss. lum. proport, à T1S.
- Cela est approximativement vrai pour les lampes au carbone, mais pour les lampes à l’os-
- Carbone 1 Tantale ri Tantale ij Tantale il Tantale n
- Osram io5 volts 5o Osram 120 vo Osram 120 volts 5o Just-Wolf. 110 volts /(O
- RESISTANCES
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- 457
- mium et au tantale, cet indice a pour valeur 10,7 et, pour les autres lampes (qui contiennent toutes une proportion considérable de tungstène), il a pour valeur 10. Tl sc peut que les différences de valeur de ces indices soient ducs au fait que le carbone agit plus comme un corps noir que les filaments métalliques à ces températures élevées.
- En examinant le tableau V, on voit que la lampe osram de faible puissance lumineuse contient moins de tungstène que les lampes de grande puissance lumineuse.
- TABLEAU VI
- Conclusions. — Il est clair maintenant que, dans ces dernières années, de grands progrès ont été faits pour améliorer le rendement des lampes électriques à incandescence. L’expérience considérable acquise par les auteurs dans la manipulation et l’emploi de ces lampes les a conduits à la conclusion que, pour les lampes contenant du tungstène, il vaut mieux faire quelques
- sacrifices sur le rendement pour obtenir moins de fragilité. C’est aussi le cas pour les lampes au tantal^.
- II n'est pas douteux que le principal but à atteindre avec ces lampes serait une puissance lumineuse modérée, la possibilité d’emploi sur des circuits à 220 volts, une durée raisonnable, la possibilité d’emploi dans toutes les positions, et enfin une solidité mécanique comparable à celle de la lampe ordinaire à filament de carbone. Le prix d’achat de la lampe lui-même n’a pas une très grandu importance, comme on le croit généralement. A l’heure actuelle, une lampe ordinaire au carbone à 3,5 watts par bougie, consomme dans sa vie plus de 20 fois son prix d'achat en énergie électrique. Il est donc encore économique de payer la lampe 5 fois plus cher, si elle consomme moitié moins, même si la durée de la lampe est moindre. R- R.
- DIVERS
- Sur l’état actuel de l’électricité a bord des navires. — C. Schulthes. — Electrotechniiche Zeitschrift,
- Fig. 1.
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- L’ECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LIT. — N° 39,
- Après avoir décrit un certain nombre d’appareils utilisés à bord des navires pour l’éclairage et le transport de la force, appareils dans la description desquels nous devons d’autant moins entrer ici que nous avons publié jadis quelques articles sur la même question ('). Les courbes de la figure i donnent la variation approximative de la quantité d’énergie nécessaire aux navires des divers tonnages. Le trait interrompu donne l’cncrgie requise pour les moteurs, le trait interrompu par des points, celle de la lumière ; le trait fort continu, la somme des ordonnées des deux premières. Les courbes en trait fin donnent l’énergie des appareils d'extinction et de chargement.
- E. B.
- BREVETS
- Réglage de la vitesse des moteurs. — Compagnie Générale Électrique. — N” 37653a, publié le 12001^1907.
- Disposition permettant de réaliser uoe vitesse variant dans les plus grandes proportions, applicable spécialement aux moteurs électriques de bateaux, automobiles, etc. Supprime les résistances, combinateur, ou toute modification dans le circuit en opérant le groupement. Consisteen
- ce qu’on utilise un moteur qui par le réglage du champ donne les variations limitées à la période d’accélération. Pour les plus faibles vitesses, on utilise un dévolteur (voir fig. 1) composé de 2 dynamos accouplées qui permettent d'abaisser gra-
- (‘) Cf. Éclairage Électrique, l. XLV, 9 et cG décembre 1906, p. 377 et 413.
- : moteurs à répulsion ;on-Houston (Postcl-Yniav).
- compensés. — Sc
- brevet 34o /j/j3 du
- c récupération d’énergie pa
- régimes hypersynehroniques. On relie directement les balais en court-circuit (voir fig. 1 et 2) soit directement, soit indirectement h 1 aide d’un transformateur, à l’enroulement principal du
- l’enroulement principal.
- Nouveau système de distribution pour courant continu.— Société Thoms (l’ostcl-Yinay). — IS° 376 558, publié le i3 aoét
- l’emploi d'i
- it connectés à
- asynehrt
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- REVUE D’ÉLECTRLCLTÉ
- 459
- étoile îi un certain nombre de branches, lequel alternateur alimente directement une commuta-trice ; le fil neutre de la distribution étant relié à ce point central ;
- 2° Dans l’emploi d’un bobinage spécial sur l’alternateur pour éviter les actions magnétiques du courant continu :
- 3° Dans l’emploi d’amortisseurs sur l’induc-
- Nouveau procédé de construction dés collecteurs. — Société Siemens-Schuckert. — Brevet anglais 4a4o (1907).
- Pour maintenir avec solidité les lames d'un collecteur, dans las machines à grande vitesse l’on se sert souvent de bagues S (fig. 1) isolées
- entourant le collecteur. Les lames I sont maintenues contre ces bagues au moyen de deux cônes b et r egalement isolés, et dont l’un r peut en se vissant sur l’arbre exercer une pression convenable sur l’ensemble du collecteur. Ce mode d’exécution a l’inconvénient de soumeLlie les isolants entre ces cônes et les lames à des efforts très élevés. D’autre part, lorsque la machine est en service, il se produit des dilatations et des contractions successives, qui finissent
- par provoquer un certain jeu général, tout en fatiguantTisolant.
- Le procédé de construction suivant (fig- 2) a pour but de remédier a ces inconvénients. Le nouveau collecteur diffère surtout du précédent, en ce que les deux bagues coniques r ne sont plus montées directement sur l'arbre, mais sont enfilées sur deux autres anneaux coniques/.' composés de plusieurs segments séparés comme le montre la figure 3. Ces segments peuvent d’ailleurs être obtenus en sciant partiellement un anneau, de manière à ce qu’ils soient encore réunis ensemble par une bague do métal à la grande base du tronc de cône (partie hachurée de la pièce /«). De cette manière, ces anneaux k forment coins entre l’arbre et les bagues r, et l’on obtient ainsi un assemblage très solide. Les petits déplacements provenant des variations de longueur s'exercent entre les pièces k et r et ne font plus travailler les isolants".
- Naturellement, l’un des anneaux coniques k peut être remplacé par un cône tourne sur l’arbre même, comme sur la figure 1.
- Une modification très intéressante consiste a placer un ressort à boudin s entre l’écrou m et l’anneau k; une pression constante est ainsi maintenue dans l’ensemble du collecteur, malgré les effets de la dilatation.
- 'Perfectionnements aux plaques d’accumulateurs. — H. Leitner. • Brevet anglais N" a34t3 du 22 octobre 1906; délivré le 4 juillet 1907.'
- Pour empêcher la contraction des plaques négatives, on leur ajoute un peu de gomme udia-gantc (par exemple 1/8 %)• Celui-ci rend la masse spongieuse et lui communique ses aptitudes à la dilatation. Les plaques positives deviennent également plus poreuses par la même additi'on. Lu différence essentielle avec la gomme employée jusqu’ici consiste en ce qu’elle ne se comporte pas comme un simple liant, mais agit par ses propriétés hygroscopiques et la facilité avec laquelle elle se dilate. .
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- m
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- T. LII. - N° 39.
- BIBLIOGRAPHIE
- Lehrbuch der Physik (Traité de Physique), par H.-A. Lorentz. — Traduit du hollandais par G. Sieukkt, tome II, — I vr>l.in-8de 621 pages avec 267 figures. — Johann-AmbrosiusBarth, éditeur, Leipzig. — Prix, broché : 10marks.
- Le second volume de ce magistral traité intéressera tout particulièrement les électriciens. Ils y trouveront en effet un exposé très clair et très précis des principes fondamentaux de la science électrique actuelle. Ce traité s’adresse à un nombre de lecteurs d’autant plus grand qu'il n’exige, de la part de ces derniers, que des connaissances mathématiques res-
- Nous signalerons tout particulièrement les chapitres xv et xvi où l’auteur traite d’une manière tout à fait remarquable et très personnelle la question des courants électriques et des champs magnétiques, ainsi que le chapitre xvn où il démontre, par des procédés cependant élémentaires, les propriétés principales des ondes et oscillations électriques. Un chapitre également fort intéressant donne au moyen de fa théorie des électrons, théorie due en grande partie aux travaux ‘de H.-A. Lorentz, l’explication de divers phénomènes électriques ou électro-optiques. La première partie du volume II contient deux chapitres sur les oscillations des systèmes matériels et sur la propagation des ondes, suivis de trois chapitres sur la théorie de la lumière ; tous ces chapitres sont également d’un grand intérêt. Le nom de l’auteur est d’ailleurs une haute garantie de la valeur ; de l’ouvrage, et il serait à souhaiter que l’exemple donné par Lorentz, après Maxwell, Poincaré, etc., soit largement suivi, car les théories élémentaires gagnent beaucoup à être exposées par de tels savants. J. B.
- Les accumulateurs électriques, par Jumau. — 1 vol. gr, in-8 de xvn-1090 pages, avec 682 figures. — U. Di-Sod et E. Lwat, éditeurs, Paris. — Prix, broché : 2y francs.
- Cet important ouvrage, actuellement à sa deuxième édition, forme un des î-eeueils les plus complets et les plus consciencieux que nous possédions sur le sujet.
- II a d'ailleurs valu le prix Hébert de l’Académie des sciences à son auteur, spécialiste très distingué de cette question des accumulateurs électriques.
- Comme dans la première édition, le volume se trouve divisé en trois grandes parties (t° Théorie et technique générale ; 20 Descriptions ; 3“ Àpplica-
- plémcnt contenant le résumé des derniers progrès accomplis, en conservant dans ce supplément la subdivision précédente.
- Nous nous permettrons de faire une légère critique à ce sujet ; l’ouvrage eût gagné en clarté, à notre avis, si ces additions diverses avaient été réparties dans le corps de l’ouvrage, au lieu d’être concentrées à la fin.
- Quoi qu’il en soit, l'œuvre de M. Jumau présente un grand intérêt, et trouvera sa place dans bon nombre de bibliothèques techniques.' J. B.
- Müller-'Pouillets Lehrbuch der Physik und Météorologie (Traité de Physique et de Météorologie de Müller-Pouillet), tome II. — 1 Volume gr. in-8 de 880 pages avec 754 figures et 8 planches hors texte. — Friedrich Wie-weg und Sohn, éditeurs, Brunswick. — Prix, broché: i5 marks.
- Ce volume constitue la première partie du tome II d’un très important ouvrage en quatre tomes qui vient d’atteindre sa dizième édition. Celle-ci a été entièrement refondue et considérablement développée grâce au concours d’un certain nombre de professeurs des principales Universités allemandes ou
- Ce livre s’adresse plus particulièrement aux lecteurs qui ont besoin de connaissances suffisamment étendues en physique, sans pouvoir toutefois se spécialiser dans cette étude ; ce sera le cas non seulement des ingénieurs, mais encore des chimistes, des naturalistes, des médecins, etc., etc. ; les étudiants en science le liront également avec profit.
- Pour faciliter la lecture, un grand nombre de figures et de tableaux ont été intercalés dans le texte.
- Le.présent volume a été revu et remis à jour par le PT Otto Lummer, de l’Université de Breslau, et traite une partie de l’optique ; l’on y trouvera une étude très complète des appareils optiques et en particulier des appareils photographiques. La dernière partie de l’optique, qui comprendra notamment les éléments de la théorie électro-magnclique de la lumière, sera publiée prochainement. J. B.
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- TABLE MÉTHODIQUE DES MATIÈRES
- Théories et Généralités.
- Expériences faites sur les rayons P du radium
- E. — H.-W. Schmidt...............17, 5i
- Sur les effets chimiques de la décharge dans
- les gaz. — P.-J. Kirby....................35
- Les bobines thermo-électriques. —B.Lasgoily. t\i Sur la décharge électrique dans les gaz. —
- P. Villard................................54
- Sur les rayons secondaires cathodiques. —
- J. Lflub..................................90
- L'absorption des rayons a dans les métaux. —
- E. Meyer.................................is4
- Sur la polarisation des rayons Rontgen et des
- rayons secondaires. — H. flaga. . 162
- Snrl’ionisation de Fairpar barbotage. — L.Bloch. r(34 Sur la disparition de l’aimantation. — A. Gil-
- demeisler................................199
- Sur la constance de décomposition du radium
- D. — SuffiI-Meyer et E. won Schweidler. 2,37 Sur une méthode permettant le tracé des cour-
- bes d’hystérésis. — G. Kapp. . . .
- Sur la relation entre la pression et la tension pour la production de rayons cathodiques. — P. von Hirsel..........................
- Recherches électriques et optiques sur l’arc à courant alternatif. — L. Paccianû. . Sur la cohésion diélectrique de l’hélium. — E.
- Sur la dispersion des rayons a. — L. Mcitner, Sur l’émanation du radium. — W. Ramsay. Sur la résistance spécifique elle coefficient de température du tantale.—M. v. Pirani. Sur les mouvements de l’éther produits par les collisions d’atomes. - - T,ard Kelvin. Striction électrique ou « Pinch phenoruenon ».
- — P. Bury.............................
- Phénomènes de résonance sous l’influence des couvants de Foucault et de l'hystérésis. — G. Ùenischke.................................
- a43
- 273
- 338
- 33a
- 38i
- 38a
- 4i5
- 433
- 441
- Étude, construction et essais de machines.
- Générateurs et moteurs électriques.
- Sur le calcul de la force centrifuge dans les
- machines électriques. — E. Liedek. . 19
- Sur le calcul des pôles de commutation.— A.
- Kellcr...............................20
- Sur le mauvais fonctionnement des alternateurs
- — Bachenberg.........................31
- Emploi du montage combiné dans les machines
- h courants triphasés. —L. Legros.. . 5g
- détermination des résistances de démarrage pour moteurs asynchrones triphasés.
- A. Trickett.......................og
- Notes sur le moteur shunt compensé monophasé (suite d fui). — J. Beihenod. g3, i4’>
- Détermination directe des facteurs de dispersion. — B. Pohl.........................93
- Moteur fonctionnant comme moteur-série sur courant continu et alternatif, et comme moteur à répulsion. — E. Danielson. . 127
- Sur réchauffement des collecteurs. — A.
- Müller................................165
- Nouvelle machine fonctionnant comme moteur à vitesse variable ou comme génératrice à tension variable. — L. Torda.. 166
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- 462
- LECLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LU. — N° 39,
- Pertes par courants de Foucault dans les machines à courants alternatifs à champ tournant ellipliffue, — Râdenberg. . . 201
- Sur les pertes moyennes dues à la commutation pendant la période de démarrage des moteurs monophasés à collecteur.
- — •/. Bethenod....................289
- Sur le fonctionnement des moteurs monophasés.— H. Gorges...........................3o2
- Sur un procédé de compoundage des alternateurs. — ./. Rezclman et J. Perret. . . 3a5
- Relevé des caractcristiquesen charge des dynamos et moteurs. — C.-F. Guilbert.
- 36i, 39.6
- Sur les génératrices à courant continu pour
- réseaux à trois iils.. . . . . . 383
- Étude des dimensions, poids et prix des alternateurs. — 1 Y. Chappel et T. Ger-
- '««««..............................^7
- Influence des dents et des encoches sur le fonctionnement des induits. — R. Rii-
- denberg...............................443
- Auto-excitation des machines unipolaires. . 428
- Transformateurs.
- Sur les redresseurs à mercure. — J. Polak. . 5g Nouvelle méthode pour charger artificiellement les transformateurs. — A.-E.
- Gusirin.............................gë
- Sur les essais en charge des transformateurs.
- C.-F. Gailbert......................a53
- Sur l'influence de l'emploi des tôles en alliage pour l’établissement des transformateurs. •— R. Pohl.......................276
- Moteurs thermiques et hydrauliques.
- Utilisation des gaz de hauts fourneaux et de
- fours à coke..........................23
- L’état actuel de la turbine de Laval........ y<?
- Sur l'emploi du gaz dans les gazogènes etl’em-
- ploi de combustibles bitumineux. . . 41
- Sur l’épuration des gaz employés dans les moteurs. Sur l’emploi du gaz à l’eau.. . 42
- L’usure des turbines. — J.Dalemont, 217, 260, 293
- Turbines à vapeur et Lurbo-dynamos. — Niel-
- hammer..............................164
- Procédé Lodge pour l’allumage des moteurs à
- explosion. — J.-G. Charvet..........438
- Transmission et Distribution.
- Sur les charges à admettre dans les câbles en-
- fouis dans le soi. — J. Teichmâller. . 22
- Sur les charges à admettre dans les conducteurs de cuivre isolés. — H. Passavant. 26 Sur le rendement des installations à courant alternatif avec batterie tampon. — L.
- Schrœder................................ 56
- Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des réseaux à courants alternatifs. — F. Lichstenstein.
- 97, 167, 200, 245, 280, 385
- Sur la chute de tension dans les câbles. —E.
- Stirnimann........................99, 170
- La transmission de l’énergie électrique par courant continu, système série. — J.-S.
- Highjield..................172, 210, 3og
- Sur le système de transmission d’énergie au moyen du courant continu haute tension..............................................34i
- Méthode pour déterminer l’endro'it d un défaut dans un réseau de cables. — E.
- Schu.lt:.................................387
- Détermination du déphasage dans les installations triphasées. — P. llnmann. . . 448
- Calcul des câbles pour réseaux électriques. —
- F. Goetzke..............................44<)
- Sur le système de distribution à employer pour les stations do faible puissance.
- — E.-C. Caldwell....................45o
- Descriptions d’usines et
- Usine génératrice de Little Rock. Installation
- électrique de la gare de Neuss.. . . 18 Usine hydraulique de la ville de Môdling. . . 30 Usine génératrice de Greenville et Saint-Wolf-
- gang.....................................M
- Installations électriques de la mine de Lambton
- Pits.....................................13
- réseaux de distribution.
- Installations hydrauliques souterraines de la
- Snoqualnic. — M. Marfaing..............
- Les réseaux électriques de la Société Méridionale de Transport de force. — E.
- Gaisset. ......................116,
- Usine hydro-électrique des chutes de la Ca-lawba.....................................66,
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-
-
-
- 28 Septembre 1907.
- REVUE D’ÉLECTRICITÉ
- 468
- L’Éclairage électrique à Tokyo...................72
- Stations centrales de Bergame et do Milan. . 114
- Tableau de distribution de Sl-Andrew's Cross. 114 Usine génératrice de Norfolk. ..... ryo
- Usine hydro-électrique « Biaschina ». — J.
- Reyval.............................375
- Transmission à 46 000 volts.................T.94
- Traction.
- Moteurs, lignes et matériel de traction.
- Les nouvelles locomotives triphasées do la
- Valteline. —A. Solier....................46
- La traction électrique sur les voies ferrées. —
- P. Daivson.....................102, 284
- J.es roulements à billes sur les voitures do
- chemins de fer........................... 60
- Le freinage électrique avec les moteurs monophasés à collecteur. — W. Ranimer. . 17,'j
- Perfectionnements récents dans les moteurs, de traction et leur réglage. — C. Ren~
- shaw................................... 214
- Sur la production de l’cnergie électrique sous forme de courants triphasés ou de courant monophasé. — A.-H. Armstrong.............................................249
- Perfectionnements récents dans les équipements électriques pour traction. —
- G.-II. Hill.................. a5o
- Sur quelques problèmes relatifs à l’électrification des grandes lignes. — E.-J. Spra-
- 9™....................................3g3
- Les wagons-grues. — L. Germain.................!\i 1
- Nouveaux systèmes de traction électrique par
- courants alternatifs. — Sahulka. . . 4a5
- Installations.
- Chemin de fer électrique de Bergatno-Yalle-
- Brembaua............................... 2
- Les tramways électriques des ateliers de Bour-
- nemouth................................ 9
- Tramways électriques de Cadix............y4
- Tramways de Gerardmer, Lctournomcr, La
- • Sehluehl, Le lloneck.................. 46
- Les autobus de Londres. ....... ÿS
- Chemin de fer monophasé de Visalia à Lemon
- Cove..................................17/
- L’électrification d’une ligne du Great-Western
- Rv .—O. Allen.........................33i
- Les autobus à New-York. . , . 178
- L'électrification des lignes à forte pente. . . iy8
- Tramways sans rails............................ig8
- Applications mécaniques.
- Transporteur électrique des ateliers de Bour-
- nemouth.............................. 9
- L’emploi des appareils de levage électriques. 60 Pompes électriques de grande puissance. . . 90
- Comparaison entre les grues hydrauliques et
- les grues électriques. . . 104, 121, 144
- Comparaison des frais d’exploitation des installations de pompes commandées par la vapeur, le gaz, et l'électricité. 20n
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie.
- Sur le transformateur à résonance. —G.Breil-
- feld................................... . 60
- Excitateur constant pour la production d’ondes
- électriques. — M. Langwitz.................62
- Expériences sur la résonance en radiotélégraphie. — G.-W. Pierce.............................. 63
- Sur la production d’oscillations de haute fréquence au moyen d’un arc électrique.
- — L.-W. Austin............................i33
- Circuitrécepteur de radiotélégraphie. — G.- W
- Pickurd...................................3i3
- Sur l'effet enregistre par le détecteur électro-
- lytique. — Tixsot...........................3i5
- Mesures faites sur des étincelles subdivisées.
- — W. Eickhojf. ............................388
- Sur la mesure de la résistance île L’étincelle dans un circuit oscillant. — W. Eick-
- Ht-........................................39°
- Sur une génératrice destinée à la télégraphie
- sans fil. — P. ) iltnrd...................3ç)2
- Sur la production d’ondes pour la téléphonie
- sans fil. — A. Blondel.....................429
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-
-
- 464
- L’ÉCLAIRAGE ÉLECTRIQUE
- T. LII. — N° 39.
- Dispositifs pour la production d'oscillations continues de haute fréquence au moyen de courants continus de haute tension.
- — A. Blondel............................43c
- Détecteur thermo-électrique à contact. —L.-W.
- Amtin................................45a
- Divers...........................169, 182, 201
- Télégraphie et Téléphonie.
- Câble téléphonique muni de bobine Pupin. . 46 I ques. — H. Ahraham et Devaux-Char-
- Appareils pour l'étude des courants téléphoni- | bonnel..............................176
- Les progrès récents des lampes à
- à flamme (suite et fin). — A. Blondel.
- a7>
- Sur la vitesse des photomètres à papillotement.
- — J.-S. Dow..........................138
- Sur les causes de la faible durée des lampes à
- 'incandescence dépolies. — E.-P. llyde. i4o Expériences sur les lampes osram, au tungstène, au zircone, etc. — J. Morris, E.
- Stroude et M. Ellis............3t6, 45^
- Sur la production de lumière au moyen de
- Éléments primaires
- La pile à gaz et la pile au charbon (suite et fin). j
- — A. Berthier........................ ô(
- conducteurs gazeux enfermés dans des tubes en verre. — F. M. Moore. . . 35i
- Récents perfectionnements apportés aux lampes à arc etclectrodes à grand rendement. — G.-M. IJttle...........................353
- Sur la différence de potentiel de l’arc à cou-• rant continu entre électrodes métalliques. — C.-E. Gaye et L. Zébrikoff. 355
- Nouvelle lampe à arc...........................3.67
- Prix comparatif de la lumière du gaz et. de
- l'électricité. — E.-G. Kennard. . 360, 4o6
- et accumulateurs.
- Sur le calcul d’une batterie d’accumulateurs.
- — W. Peukert.........................241
- Lampes électriques et Photométrie.
- 64
- Électrochimie et Électrométallurgie.
- Sur l’électrolyse par courant alternatif. — J.-B.
- Hayden......................33, io5, i4i
- Production électrolytique de l’étain pur, adhérent et cohérent. — J. Beyval. ... 86
- La grande industrie électrochimiquc. La fa-
- brication éiftctrolytiqne des chlorates alcalins.—G. Rosset.. . . 109, 181, 224
- Sur le fonctionnement d'électrodes au tantale.
- — G. Schuhe....................3ao, 357
- Méthodes et appareils de mesures.
- Sur les thermo-éléments employés pour les mesures pyromélriques. — W.-P.
- White. . . “......................70
- Détermination des pertes dans le fer par lamé-
- thode des trois voltmètres. — Zipp. . i3a Sur la variation des résistances en manganèse employées pour les mesures. — B.
- Posa et D. Babcock.....................t43
- VVattmètres et oscillographes thermiques. —
- J.-I. Irwin......................177, ai5
- Méthode graphique pour déterminer le facteur de puissance au moyen de lectures au wattniètre. — A.-A. Ftadtke.....................39.)
- Renseignements économiques et commerciaux.
- Exposition des applications de l’Électricité à I Renseignements commerciaux.. . tu, 159, H2
- l’agriculture et aux arts industriels. . j8 Législation..........................91.
- Exposition Franco-Britannique, Londres 1908. 82 \
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-
-
-
- 28 Septembre 1907.
- REVUE D’ ÉLECTRICITÉ
- m
- Divers.
- Utilisation des ordures ménagères à l’usine génératrice de Preston.......................20
- Production de l'énergie électrique par l’incinération des ordures ménagères. . . jo
- Gyroscope stabilisateur contre le roulis des na-
- Enseignement technique. . . 97, 127, ibg, 189
- Les forces hydrauliques de la Suisse. . . . 162
- L’électricité a Liège..............................166
- Un nouvel isolant..................................36o
- Sur l’état actuel de l’électricité à bord des navires. — Sckullhes.......................• . . 457
- Commerce des automobiles aux Etats-Unis, . 184
- 3oc Assemblée générale de l’Union des Centrales Electriques américaines.. . . 186
- Transmission par courroies.........................148
- M. A-M. von Baleska.
- Nécrologie.
- Bibliographie.
- Cours pratique d’électricité industrielle, par
- E. Fesqaet................................16
- Vingt leçons pratiques sur les courants alternatifs, par E. Nicolas............................ 16
- Le Pérou d’aujourd’hui et le Pérou de demain,
- par E. Guarini............................16
- Traité complet d'analyse chimique appliquée aux essais industriels, par J. Post et
- B. Neumann................................47
- Drahtlose Telephouie, par Ernst Kuhmer. . . 47
- Prix de revient et prix de vente de l'énergie
- électrique, par G. Siegel................ 48
- Traité pratique d’électricité industrielle, par
- E. CadiatetE. Dabost.. ..... 48
- par H. Belle!. ...........................96
- Exercices et projets d’éiect.rotechnique, par
- Eric Gérard et Orner de Bast............. g6
- Les moteurs à gaz, par Hadcr.......................96
- Ueber die bisherigen Reobachtungen im ultra-
- roten Spektrum, par le i)r W. Beetz. . 96
- Die Krankhèiten elektrischer Maschineu, par
- E. Schulz................................
- Priifung elektrischer Maschinen uud Transfor-
- rnaloren, par F. Weickert...............
- Eléments de mécanique et d’électricité, par
- B. de Valkreaze et Ch. Laville. . . . 144
- Per Schalttufelwiirter, par E. Stadelmann. . . 160
- Die montage elektrischer Licht und Kraftau-
- lagen, pur H.Pohl...................160
- Wie stcllt inan Projette, Kastenanschl&ge und Betriebskoslenberechinnngen für elek-trischc Licht und Kraftaulagen auf,
- par Fr. Hoppe.......................176
- Elektromechanisehc Anwendungen, par S.
- Herzog..............................176
- Lezioni elementari di correnti alternate, par
- Dv P. Barreca.......................176
- À Ireatise on the théorie of altcrnating cur-
- rents, par A. Russell...............43a
- Lehrhuch dev Physik, par H.-A. Lorentz. . . 4t>9
- Les accumulateurs électriques, par Jamau.. . 459
- Muller-Pouillets I.ehrbvich der Physik und
- Météorologie........................46o
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-
-
-
- TABLE DES NOMS D’AUTEURS
- A
- Abraham (11.) et Dkvacx-Chakuonnel. — Appareils pour l’étude des courants téléphoniques.................................176
- Allés (().). — L’électrification d'une ligne du
- Great Western Ry.................331
- Armstrong (A.-IL). — Sur la production de l’énergie électrique sous forme de courants triphasés ou de courant monophasé....................................3/[p
- Aüstxn (L.-W.). — Sur la production d'oscillations électriques de haute fréquence au moyen d’un arc électrique. . . . i33
- Détecteur thermo-électrique à contact. 4&2
- B
- Babgock (D.). — Voir B. Basa.
- Bary (P.). — Striction électrique ou a Pinch
- j^henomenon »........................433
- Bemsciire (G.). — Phénomènes de résonance sous l’influence des courants de Foucault et de l’hystérésis.....................44i
- Berthier (A.). — La pile à gaz et la pile à char-
- bon (/in). . . :.................... 6
- Bethenod (J.). — Notes sur le moteur shunt
- compensé monophasé (suite et fui), ^5, i4o Sur les pertes moyennes dues à la commutation pendant la période de démarrage des moteurs monophasés à
- collecteur...................................289
- Bloch (L.). — Sur ('ionisation de l'air par barbotage...........................................i64
- Blondel(à.). — Les progrès récents des lampes
- à arc ; les arcs à flamme (suite et fin). 27, 64
- Sur la production d’ondes pour la téléphonie sans fil..........................4^9
- Dispositifs pour la production d’oscillations continues de haute fréquence au moyen de courants continus à haute
- tension..................................43o
- Bouty (E.) — Sur la cohésion diélectrique de
- l’hélium.................................338
- Breitfelij (G.). — Sur le transformateur à résonance............................................60
- Buciignberc;. — Sur le mauvais fonctionnement
- des alternateurs..........................21
- . C
- Gat.ijwell(E.-C-). — Sur le système de distribution à employer pour les stations de
- faibhrpuissancc.......................4"*o
- Chatpel (W.) et Germany (T.). — Elude des dimensions, poids et prix des alternateurs...................................417
- Cmaryet (,1.-G.). — Procédé Lodgo pour l’allumage des moteurs à explosion. . . 438
- D
- Dalemont (J.). — L’usure des turbines. 217, 260
- =93
- Dantelson (F.). — Moteur fonctionnant comme moteur série sur courant continu et alternatif, etcommemoteuràrépulsion. 127
- Dawson (P )- — La traction électrique sur les
- voies ferrées................102, 284
- Devaux-Charbonnel. — Voir Abraham (H.).
- Dow (J.-S-). — Sur la vitesse des photomètres
- à papillotcmcnt.....................i38
- E
- Eickoff (\Y.). — Mesures faites sur des étin-
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-
-
-
- 28 Septembre 1907.
- REVUE I)'ELECTRICITE
- celles divisées . ...
- Sur la mesure de la résistance de Té tincelle dans un circuit oscillant. Elus (M.). — Voir Morris (T.).
- Gaisset (E.). — Les réseaux électriques de la Société méridionale de Transport de
- force.........................116, rôt
- Germain (L.). — Les wagons-grues. . . . f|ii
- Germais» (T.). — Voir Chappel (TU.),
- Gildemeister (A.). — Sur la disparition de l'aimantation.................................199
- Gorges (H.). — Sur le fonctionnement des moteurs monophasés..........................3o2
- Goetzke (R.). — Calcul des câbles pour
- réseaux électriques.............449
- Cüilbert (C.-F.). — Sur les essais en charge
- des transformateurs.............aoS
- Relevé des caractéristiques en charge des dynamos et moteurs.. . . 36i, 3pG
- Gustrix (A.-K.). — Nouvelle méthode pour charger artificiellement les iransforma-
- Guye (C.-E.) et Zebrixoff (L.) — Sur la différence do potentiel de l’arc à courant continu entre électrodes niétal-
- H
- IÏaga (IL). — Sur la polarisation des rayons
- Rontgen et des rayons secondaires. . 162
- Hayden (J.-R.). — Sur Tclectrolyse par courant alternatif...................33, io5, i/u
- HiGirriELp (J.-S.). — La transmission de l’énergie électrique par courant continu,
- système série............172, uio, 3oq
- Hill (G.-TI.). — Perfectionnements récents dans les équipements électriques pour
- HutsEL (R. von). - - Sur la relation entre la pression et la tension pour la production de rayons cathodiques..............273
- Homans (P.). —Détermination du déphasage
- dans les installations triphasées. . . 448
- Hyde (E.-1L). - Sur les causes de la faible durée des lampes à incandescence dépolies.. . .................i4o
- Irwik (J.-l.). — Watt-mètres et oscillographes thermiques..............................177,
- K.app (G ). — Sur une méthode permettant le tracé des courbes d'hystérésis. .
- Keller (A.). — Sur le calcul des pôles de c
- mutation........................
- Kelvin (Lord). — Sur les mouvements de l’éther produits par les collisions d'a
- tomes...........................
- K.ENNARD, — Prix comparatif de la lumière du
- gaz et de l’électricité......... 366, 4û6
- Kiruï (P.-J.). — Sur les effets chimiques delà
- décharge dans les gaz.................. 35
- Kü-mmer (W .). — T.e freinage électrique avec
- les moteurs monophasés à collecteur. . 174
- Langwitz (M.). — Excitateur constant pour la
- production d'ondes électriques.. . 62
- Làsgoity (B-). — Les bobines thermo-électri-
- Eaur (J.). — Sur les rayons secoudaires calho-
- «VW.....................................9°
- Legros (U). — Emploi du montage combiné
- dans les machines à courants triphasés- 37 Lichstenstein (L.). — Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des réseaux à courants alternatifs. 97, 167, ao5, 245, 280
- Littlk (G.-NI.). — Récents perfectionnements
- apportés aux lampes à arc..............353
- M
- Mariainc (4L). — Installations hydrauliques souterraines de la Snoqualnie. . Meitner(L.). — Sur la dispersion des rayons a Meyer (E.). — L’absorption des rayons x dans
- les métaux.....................
- Meyer (St.) ctvoNSwKii>LER(E.). — Sur la
- stante de décomposition du radium D Moore (F.-M.). — Sur la production delumicre au moyen de conducteurs gazeux. Morris (J.), Stroude (K.) et Ellis (M.). — Expériences sur les lampes osram, au tungstène, au zircone, etc. . . 3i6,
- Muller (A.). — Sur réchauffement des collée-
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-
-
-
- 468
- L'ECLAIRAGE ELECTRIQUE
- T. LII. — N° 39.
- N
- Niethammkr. — Turbines à vapeur el turbo-
- dynauios...............................164
- P
- Passavant (H.). — Sur les charges à admettre
- dans les conducteurs de cuivre isolés.. 26 Perret (J.). • - Voir lïezelman (J.)
- Peukert (W.). — Sur le calcul d’une batterie
- d’accumulateurs............................241
- Pickard (G.-YV.). — Circuit récepteur de radiotélégraphie...................................3i3
- Pierce (G.-W.). — Expériences sur la résonance en radiotélégraphie.........................63
- Piraiïi (M. v.). — Sur la résistance .spécifique et le coefficient de température du tantale.............................................38a
- Pohl (K.). — Détermination directe des facteurs de dispersion...............................93
- Sur l'influence cle l’emploi de télés en alliage pour l'établissement de transformateurs.................................276
- Polak (J.). — Sur les redresseurs à mercure. 59 Pucciaxti (L.). — Recherches électriques et
- optiques sur l’arc à courant alternatif. . 298
- R
- Radtkk (A.-A.). — Méthode graphique pour déterminer le facteur de puissance au
- inoven de lectures au wattmètre. . . 3y5
- Ramsay (\V.). — Sur l'émanation du radium.. 38i
- Rcnskaw (C.). — Perfectionnements récents dans les moteurs de traction et leur
- réglage.................................214
- Rkyval (J.). — Production électrolytique de
- l'étain pur, adhérent et cohérent. . . 86
- Usine hydro-électrique « Riaschina ». 3q5
- Rezelman (J) el Perret (J.). — Sur un procédé
- de compoundage des alternateurs. . 3a5
- Rosa (B.) el Babcock (D.). — Sur la variation des résistances en manganèse employées pour les mesures..........................i43
- Rüdenberg. — Pertes par courants de Foucault dans les machines à courants alternatifs à champ tournant elliptique. . . 201
- Influence des dents et des encoches sur le fonctionnement des induits. • • 443
- S
- •Schmidt (II.-W.). —Expériences faites sur les
- rayons (i du radium E..........17, 5i
- SciiRteDEa(L.). — Sur le rendement des installations avec batterie*tampon.................... 56
- Sciiulthes (C.). — Sur l étal actuel de l’électricité à bord des navires......................407
- Schultz (F.). — Méthode pour déterminer l’endroit d’un défaut dans un réseau de
- câbles.................................387
- Schulze (G.). — Sur le fonctionnement d’électrodes au tantale...................... 320, 357
- Solier (A.). - - Les nouvelles locomotives triphasées de la Valteline. . . . 102, 384
- SpfeérurE (F.-J.). — Sur quelques problèmes relatifs à l'électrification des grandes
- ügnos..................................393
- Strocde (F-)- — Voir Morris (J.).
- Sweidler (E. von). — Voir Mayer (Si.).
- T
- TeiciimlLiLer (J.). — Sur les charges à admettre
- dans les câbles enfouis dans le sol. . 22
- TrssoT. — Sur l’effet enregistré parle détecteur
- électrolytique.........................3i5
- Torda (L.). —Nouvelle machine fonctionnant comme moteur à vitesse variable ou comme génératrice à tension variable. 16C Trickett (A.). — Détermination des résistances de démarrage pour moteurs asynchrones triphasés............................5“
- V
- Villaud (P.)- — Sur la décharge électrique
- dans les gaz........................... 54
- Sur une génératrice destinée à la télégraphie sans fil.....................3q2
- W
- White (W.-P.). — Sur les thermo-éléments employés pour les mesures pyromé-triques...................................
- Z
- Zébrikoff (L.). —- Voir Guye (C.-E.)
- Le Gérant: J.-B. Nouet.
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-
-
-
- Tome LU.
- Samedi 6 [Juillet
- 14* Annôe. — N” 27.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- BERTHIER (A.) — La pile à gaz et la pile à charbon (fin).............................. 5
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et généralités. — Expériences faites sur les rayons (3 du radium E, par H.-W. Sceimtot.. . iy Génération, et Transformation. — Sur le calcul de la force centriluge dans les machines électriques,
- par E. Siedek................................................................ jy
- Sur le calcul des pôles de commutation, par A. Keller........................... 2U
- Sur le mauvais fonctionnement des alternateurs, par Blchenberg.................. 2I
- Transmission et Distribution. — Sur les charges à admettre dans les câbles enfouis dans le sol, par
- J. Trichmüller........................................................................ 22
- Sur les charges à admettre dans les conducteurs de cuivre -isolés, par H. Passavant...,.
- Éclairage. — Les progrès récents des lampes à arc : les arcs à flamme (suite), par A. Blondel. ... 27
- Électrochimie. — Sur l'électrolyse par courant alternatif, par J.-B. Hayden................... 33
- Sur les effets chimiques de la décharge dans les gaz, par P.-J. Kikbï.............., . 35
- NOTES ET NOUVELLES
- Chemin de fer électrique de Bergamo-ValJe-Brembana........................................... 2
- Les tramways électriques de Uuenos-Ayrcs..................................................... . j
- Transporteur électrique des ateliers de Bournemouth.......................................... y
- Dispositif pour la surveillance des avertisseurs et des appareils analogues.................. xo
- Brevets français............................................................................. 2^
- Bibliographie................................................................................ 2 g
- OERLIKON
- Reprësenhahon générale pour toute la France des iATELIERS DE CONSTRUCTIOM OERLIKON ~
- Applications industrielles de lélectricité. /Aachines-Outils à commande électrique.
- Transporta de force par J’él e-Ctri ci te'. Chemins de Fer,Vramwayset traction électrique:».
- Ponts roulants, et appareillage élec-triques. Pompage éleehnqueeftreuüs éteclnques cour mints.
- Oxygène et Hydrogène par électrolyse. J
- yToules les inslalla Lions exé cubées avec mahériel O ER Ll KON “
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-
-
-
- NOTES ET NOUVELLES
- Nécrologie.
- M. A.-M. von Belccska, vice-président de la Société Ganz et Cî<?, est décédé le i4jtiia 1907. lia puissamment contribué au développement de la maison Ganz et C° et a rendu de grands services à toute l’industrie hongroise.
- TRACTION
- Chemin de fer électrique deBergamo-Valle-Brembana.
- Le chemin de fer de la Valle Brembana réunit Bergame (2/17 mètres d’altitude) au village de San Giovanni Bianco (4oo mètres d'altitude); sa longueur est de 3o kilomètres.
- Outre les gares terminus, il y a sept gares interet' sont équipées pour faire le service dés marchandises; de nombreuses stations sont également pré-
- La voie est simple, à écartement de rm,44; les rails pèsent 27 kilogrammes au mètre courant.
- Le rayon minimum des courbes estde i5o mètres ; la pente maxima est de 24 pour mille, sur une' longueur d’environ un kilomètre,
- La nature accidentée du terrain traversé, a nécessité de nombreux ouvrages d’arl; le nombre de tunnels est de 17 dont quelques-uns ont une longueur dépassant 200 mètres ; la ligne est obligée de franchir leBrerubo en plusieurs endroits.
- Les nombreuses chutes d eau, que présente la
- région, ont fait envisager, dès la mise en étude du chemin de fer, l’emploi de l'énergie électrique.
- Après examen des différents systèmes pouvant être appliqués avec succès, la Societa per la Verro-via Ellettriea di Valle Brembana, se décida pour l’adoption du projet présenté par la Société Anonyme Westinghouse et basé sur l’emploi de la traction électrique par courant monophasé à 20 pc-
- Les grandes lignes du projet de la Société Ano-
- La station centrale, située à i 000 mètres au-dessus de San Giovanni Bianco, produit du courant alternatif monophasé à a5 périodes et 6000 volts, au
- courant est distribué aux motrices au moyen d’une ligne de trolley à 6000 volts.
- Sur les locomotives se trouvent des auto-transformateurs qui abaissent la tension de Cooo à 200 volts, tension d’alimentation des moteurs.
- Le retour du courant se fait par les rails, qui sont éclissés électriquement.
- La station centrale hydro-électrique, située à 1 000 mètres en amont de la gare de Sa» Giovanni Bianco, utilise une chute’d’oau.de 27 mètres, ménagée sur le Brembo.
- Outre trois groupes élcctrogènes de 5oo K. \ . A. destinés au service de la traction, la station centrale comprend également un groupe électrogène de 5o K. V. A. avec excitatrice en bout d'arbre pour le service de l’éclairage électrique des gares, ainsi que trois groupes éleclrogènes à courant continu ito
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- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier ”...............................
- Pour les torpilleurs 368 et 369......................................
- Pour le cuirassé “ République ” (groupes électrogènes de bord). . . . Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Bizerte).
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne....................
- Compagnie Générale pour l'Éclairage et le Chauffage. Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de cambrai). . . .
- Arsenal de Toulon....................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah).............
- Société d'Électricité Alioth, pour la Station de valladolid (Espagne). . .
- - pour la Station de .......................
- Compagnie des Mines d’ADiche.........................................
- Fonderie Nationale de’Ruelle . . . !
- Société Orléanaise pour l'éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans). . .
- Société Anonyme des Mines d'Albi.....................................
- Société Normande de Gaz, d'Électricité et d’Eau......................
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d’Alger,
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-
-
- éclairage Electrique du 6 Juillet 1907
- volts, pour l’excitation des alternateurs de traction.
- Les groupes électrogènes pour la traction se composent d’une turbine à axe horizontal de la Sw Riva Monneret et C" de Milan, avec régulateur à huile, et d’un alternateur Westinghouse de 5oo l/jn. 6 pôles, 6000 volts, 2.5 périodes, avec inducteur tournant; les deux machines sont accouplées au moyeu d’un accouplement mi-élastique.
- L’excitation des alternateurs est assurée au moven de deux petits groupes électrogènes tournant à 1 000 tours par minute et ayant chacun une puissance de 3o kilowatts à uo volts.
- Dans le but de rendre l’éclairage dans les gares, absolument indépendant du service de la traction, un petit alternateur monophasé, a5 périodes, a été prévu avec excitatrice en bout d’arbre; la puissance de ces groupes est de 5o K. V. A., â 700 tours par
- La fréquence et la tension du courant d’éclairage ©ntété choisies semblables à la fréquence et à la tension du service de traction afin qu’éventuellernent, te courant des groupes électrogènes de 5oo kilowatts puisse servir également pour l’cclairage.
- Le tableau de distribution de la station centrale consiste en colonnes métalliques montées près de chaque machine et portant les appareils et interrupteurs nécessaires à la commande de cette machine.
- Les interrupteurs pour courant alternatif 6000 volts, sont à huile et commandés à distance au moyen d’élcctro-aimants parcourus par le courant continu de l’excitation.
- Le réglage de la tension des alternateurs de traction est assuré au moyen d’un régulateur <c Tirrill » dont lo principe repose sur la mise en court-circuit du rhéostat de l’cxcitalrice dès que le voltage vient à tomber. On obtient ainsi une tension sur les barres de distribution, pratiquement constante, quelle que soit la charge et le facteur de puissance.
- La câbleric de la station centrale est disposée dans un sous-sol; elle est constituée par des barresde cuivre nu, montées sur isolateurs.
- Le départ des lignes se fait du haut d’une tour située sur l'un des côtés du badinent; dans les diffé-
- rents étages de cette tour sont disposés les interrupteurs généraux de la ligne ainsi que les parafoudres.
- A part la petite ligne joignant la station centrale à la gare de San Giovanni Bianco, les lignes électriques comprennent quatre parties distinctes :
- iü La ligne de contact proprement dite avec fil de cuivre de 8 millimètres de diamètre.
- 2" Un feeder de même section monté sur les poteaux des lignes.
- 3J I.e circuit de retour, formé par les rails con-
- ô° La ligne d’éclairage composée de deux fils de cuivre de l\ millimètres de diamètre.
- Le fil de contact est suspendu au moyen du système caténaire, à six mètres au-dessus du plan des
- Le câble porteur est composé de sept forints d'acier ayant chacun un diamètre de 2 millimètres.
- Les poteaux sont en bois de pin injecté au bichlo-rure de mercure. Normalement la ligne est supportée par des barres transversales, supportées par deux poteaux ; toutefois, dans certains cas spéciaux, on a été obligé d’employer des consoles qui ont la même section et la même forme que ces barres transversales; d’autre part, sur les ponts, on a remplace les poteaux en bois par une arche métallique. Dans les gares, à cause de la faible distance entre voies, on a été obligé parfois de supprimer les poteaux intermédiaires et d’avoir des poutres transversales de treillis, dont la longueur atteint quelquefois 18 mètres.
- Le fil de trolley est en cuivre en forme de huit; il est suspendu au câble porteur au moyen de pendules de fer plat de 25 X a5 et la griffe est en fonte maltèable.
- Les portées normales de la ligne sont de 35 mètres avec lièche au câble porteur de 3o centimètres, ce qui correspond à une tension de /|5o kilogrammes à zéro degrc ; le nombre des pendules pour celte portée est de i4.
- En courbe, les portées sont réduites de façon à ce que le désaxement de la ligne ne soit pas supérieur à 5o centimètres au total, et des isolateurs
- EN VENTE :
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- L'Eclairage Electriqh
- Juillet 1907
- d'ancrage sont prévus pour maintenir vertical le plan de suspension du fil.
- En alignement droit également, on a prévu, de place en place, des bras spéciaux pour éviter le balancement du fil de contact autour du fil de suspen-
- I.es points de fixage de la ligne de travail sont constitués par un système de deux isolateurs spéciaux : ces isolateurs peuvent résister à une tension continue de i5ooo volts sous une pluie artificielle et une tension instantanée de 5oooo volts. Ces deuxiso-lateurs sont fixés à la partie supérieure d’une barre en fer formée par deux fer en «U» de 60 millimètres de hauteur et pesant environ 5t£r,5ioo au mètre courant.
- Dans les tunnels, les points de suspension de la ligne se trouvent situés tous les io mètres dans la voûte; la hauteur de la ligne au-dessus du plan des rails est de 4“>5o.
- Le feeder de 5o millimètres de, section connecté en parallèle avec la ligne de traction, est spécialement prévu pour pouvoir facilement effectuer les travaux sur une section, sans avoir à couper complètement le
- Dans tontes les gares, sur des tours en treillis, se trouvent disposés des postes de sectionnement qui permettent d’isoler, soit la ligne, soit le feeder, en cas de besoin.
- Les interrupteurs à huile sont commandés par des renvois et peuvent être manœuvres par un ouvrier quelconque.
- Dès que l’on isole une des deux sections de la ligne aboutissant à une gare, il est indispensable de couper tout courant sur la ligne de contact de cette gare même. Les locomotives électriques sont prevues, en effet, pour marcher accouplées ; en double traction, la distance de leur trolley est d’environ xi mètres ; si l’un des deux trolleys se trouvait dans le tronçon précédant la gare et l'autre dans la gare même, si les locomotives ne prenaient pas de courant, la tension de l’un des tronçons se communiquerait à l’autre à travers les archets et appareils de contrôle multiple. Le fil neutre de 12 mètres de long environ, évite la possibilité de mettre sous tension
- un tronçon de ligne sur lequel les ouvriers pourraient être éventuellement à travailler.
- Le retour du courant se fait par les rails; une seule ligne de rails est connectée électriquement au moyen de connexions électriques du genre Chicago, ayant une section de 5o mètres carres. Dans les aiguillages, ces connexions sont faites au moyen de tresses de cuivre dont la section est beaucoup plus
- La mise à la terre des rails a été assurée par des plaques de fer galvanisé d’environ im,5odans le sol. Ces plaques sont disposées tous les kilomètres.
- La ligne de lumière dessert des postes transformateurs établis dans les gares et dans les stations. Ces transformateurs sont disposés, soit sur une tour en treillis, soit sur deux poteaux jumelés.
- Un service de marchandises, ainsi qu’un service de voyageurs sont assurés par 5 locomotives électriques à 2 bogies moteurs. Ces locomotives, dont la partie mécanique a été exécutée aux ateliers de la Societa Ernesto Creda, sont équipées de 4 moteurs électriques de 75 chevaux chacun.
- Ces locomotives recueillent l’énergie électrique au moyen d’un trolley pantographe qui permet de marcher dans les deux sens sans manœuvre spé-
- Le sabot de contact, en aluminium, est appliqué contre le fil do la ligne au moyen de ressorts métalliques disposés à la base du trolley dans un cylindre mécanique, dit cylindre principal.
- En admettant l’air comprimé dans le cylindre, on agit contre les ressorts métalliques, et le trolley s’abaisse. Un dispositif de verrouillage à l’air comprimé permet de le fixer dans cette position et d'isoler ainsi complètement la voiture de la ligne.
- Le transformateur monté sur la voiture est un transformateur à un seul enroulement ou auto-trans-formatcur; une des extrémités de l'enroulement est connectée aux rails, l’autre extrémité est connectée au trolley.
- Cet auto-transformateur est ventilé artificiellement au moyen d’un petit ventilateur électrique alimenté
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- L’Eclairage Electrique du 6 Juillet 1907
- par du courant monophasé à 100 volts : une prise de courant est ménagée â cet effet sur l’auto-trans-formateur.
- Le potentiel de l’enroulement du transformateur part du point zéro pour croître à chaque tour de l'enroulement pour atteindre le potentiel du trolley. Le système de commande consiste simplement à connecter les moteurs entre la terre et différents points choisis sur l’enroulement des transformateurs. A cet effet, des prises de courant correspondantes à des voltages proportionnellement choisis, sont ménagées sur l’enroulement et servent à graduer le voltage sur les bornes des moteurs. On obtient ainsi différentes variations do vitesse sans pertes rhéostatiques.
- Pour passer de l’une des prises de courant à l’autre sans rompre le circuit ou oourt-circuiter les enroulements entre deux, prises de courant considérées, il est nécessaire de prévoir un dispositif, tel qu’une résistance ou bobine préventive, destinée à équilibrer le voltage des spires en court-circuit.
- La commande se fait au moyen de conlacteurs actionnés par l’air comprimé ; l’air nécessaire à la fermeture des conlacteurs est admis au moyen de valves électromagnétiques, alimentées par courant alternatif monophasé à 5o volts. Ce dispositif évite I'ernploi des batteries d’accumulateurs.
- Le wattman a eu main un petit manipulateur qui commande le circuit des valves électromagnétiques.
- T,es moteurs électriques ont une puissance normale de 70 chevaux à 700 tours par minute ; ils attaquent les essieux des roues par simple réduction d’engrenages, de rapport tô/^o.
- Ces moteurs rappellent, par leur construction, les moteurs de traction employés avec le courant continu et ils sont du type moteur-scrie compensé à collecteur ; des dispositions particulières ont été imaginées pour assurer leur parfait fonctionnement.
- Le nombre des circuits inducteurs est doublé : le premier est l’enroulement série ordinaire, le second est un enroulement compensateur, qui engendre un flux perpendiculaire au flux produit par le premier enroulement.
- D'autre part, lorsqu’une spire est mise en court-circuit avec un balai, le champ alternatif dans lequel elle se meut produit une force électromotrice statique, qui crée un courant de court-circuit intense. Pour limiter ces courants et éviter les crachements aux halais, les connexions entre les bobines et les lames du collecteur sont faites au moyen de conducteurs en maillechort très résistants. Ces conducteurs sont disposés au fond des cannelures; d’un côté ils sont soudés aux lames du collecteur et du côté opposé au collecteur ils sont connectés aux bobines de l’induit.
- Des connexions équipotentieües réunissent tous les points de l’induit au même potentiel et évitent des crachements aux balais, lorsque l induit vient 3 se décentrer.
- L’équipement de frein de la locomotive comprend un frein Westinghouse ; l’air comprimé nécessaire à la manœuvre de cet appareil est fourni par un petit compresseur d'air mu par moteur monophasé à 100
- Le réservoir principal d’air comprimé est placé sur le toit de la locomotive, les autres réservoirs ont été placés h l’intérieur.
- Les locomotives sont protégées contre les décharges atmosphériques par un parafoudre type « Würtz » placé sur le toit.
- Knlin sur les enroulements du transformateur, une borne à 5oo volts a été prévue pour le service d’éclairage et de chauffage des voitures à voyageurs.
- Les locomotives ainsi équipées peuvent entraîner normalement un train de go tonnes entre Bergame et San Giovanni Bianco ; la vitesse maximum peut facilement atteindre 6ü kilomètres à l’heure.
- Les essais qui ont été faits lors de la mise en service de ces locomotives ont permis de constater que sur une montée de 3 % on pouvait remorquer, à la vitesse de 18 kilomètres à l’heure un train de T20 tonnes, et que, sur certaines parties du parcours, le poids total du train remorqué pouvait atteindre 140 tonnes.
- Les essais d’accélération qui ont été poursuivis ont montré qu’il clail possible d’obtenir des accélérations atteignant et dépassant 5o centimètres par seconde.
- Le chemin de fer électrique de la Yalle Bruinbana, par son trafic et par le tonnage de ses trains, ne saurait se comparer aux grandes lignes de chemin de fer ; mais si l’on lient compte que le système de traction monophasée permet facilement d’équiper les locomotives de t 000 chevaux et que, d'autre part, le voltage au trolley de 6000 volts est loin d’ôtre un maximum et pourrait facilement être porté à 12 000 volt^, on voit que celte installation présente un grand intérêt au point de vue de la traction électrique des trains lourds .
- J. N.
- Les tramways électriques de Buenos-Ayres.
- Le Street Railway Journal a consacré un important article à l’électrification des tramways de Buenos-Ayres, ville de 1 o84 1 r3 habitants, dont le développement est extrêmement rapide depuis quelques années. Les tramways à chevaux et les tramways électriques sont aujourd’hui insuffisants pour transporter tons les gens affairés qui ont besoin d’aller d’un point à un autre; et, hienque chaque rue importante soit longée par une voie de tramway, Buenos-Ayres éprouve maintenant la nécessité de résoudre le même problème que. New-York a eu à résoudre : il n’y a pas assez de voitures fonctionnant sur des voies à l'air libre pour transporter les populations, et il faut créer des métropolitains souterrains sem-
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du 6 Juillet 1907
- Mables à ceux de New-York, de Londres et de Paris. J.a nature du sol s’v prêtera facilement, et il est probable que les travaux seront entrepris dans un avenir prochain. Le trajet du métropolitain permettra de relier au port l'une des grandes stations de voies ferrées, en passant sous l’avenue principale de la ville. Les passagers venant de l’intérieur pourront donc facilement accéder aux steamers et vice versa, sans passer par les villages suburbains de Flores, Liniers, Merlo, liuzaïno. Une autre voie, établie sous une avenue transversale, serait perpendiculaire à la précédente.
- L’étroitesse des eues a empêché, d'une façon générale, d'employer des voies doubles de tramways; cependant dans quelques larges avenues telles que Callao, Entre-Rios, Las lieras, Santa Fé, Almirante, Brown, Paseo de Julio, Paseo Colon, Montes de Oea, les tramways sont à double voie.
- L’énergie électrique employée pour la propulsion des voitures est fournie par une seule compagnie, la Compania atlemana transatlaulica de Eleetricidad, fondée par une Société allemande. La distribution du courant électrique servant à la traction est assurée par cinq usines génératrices : prochainement, une sixième usine sera mise en service et aura une puissance de 100000 à 120000 chevaux; elle sera équipée avec des turbines à vapeur. Enfin les tramways suburbains construisent une station de 2 a5o kilowatts pour alimenter leurs lignes lorsque celles-ci seront terminées. Cette usine n’aura rien de commun avec la compagnie allemande.
- La capacité des usines actuelles, pendant le mois de janvier 1907, a été de 1225820 kilowatts pour l’éclairage et 708 448 kilowatts pour la force motrice, sans compter l’éclairage public et l’éclairage des tramways. Pendant le même mois, les tramways ont consomme 3 788 a44 kilowatts. Le prix de vente de
- l'énergie électrique est de o fr. 65 par kilowatt-pour l’éclairage et o fr. 35 par kilowatt-heure pour la force motrice. Toutes les usines génératrices sont à vapeur : quelques-unes sont équipées avec des turbines, mais la plupart d’entre elles contiennent des machines à pistons.
- Dans l’avenir, quand on pourra réaliser des transmissions d’énergie à des distances de i5oo kilomètres, Buenos-Ayrcs, ainsi que le port de Rosario et d’autres villes de l’Argentine pourront recevoir l’énergie électrique des fameuses chutes de Jguazu, situées au nord de la République Argentine. Ces chutes sont plus importantes que celles du Niagara; leur largeur est de 2 kilomètres et leur hauteur est de 70 mètres.
- Les fils de trôlet des tramways électriques sont supportés par des poteaux en fer partout où cola est possible : dans les rues étroites, on a suspendu le fil par des câbles d'acier transversaux fixés à des appliques accrochées aux murs des maisons. Dans plusieurs grandes avenues, on a employé des pylônes métalliques à double console du type, ornemental. Les rails employés sont de type ordinaire, pesant 42 kilogrammes par mètre courant et sont placés sur des fondations en béton. L’éclissage électrique est assuré par des conducteurs en cuivre enfoncés à force : quelques voies sont éclissées au moyen de joints plastiques; d’autres sont munies dè joints soudes par le procédé Falk ou à l’aluminothermie. Le pavage des rues est en granit ou en asphalte. Presque tous les feeders sont souterrains au centre de la ville. Mais néanmoins, dans quelques-unes désinstallations primitives on a conservé le système aérien.
- Les principaux renseignements concernant les lignes de tramways de Buenos-Ayres sont réunis dans le tableau suivant :
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- L'Éclairage Êleetriqu
- ue du 6 Juillet 1907
- Les Ateliers de réparations du New-York Central and Hudson Railroad.
- I.es ateliers de réparation établis par le Nev-Vork Central Railroad pour l'entretien du materiel roulant des voies électriques en exploitation auprès de New-York présentent d’intéressantes particularités que décrit le Street Rtùluiay Journal.
- Les ateliers de Harinon sont établis le long de la rivière Hudson à 55 kilomètres environ delà « Grand Central Station », et à un kilomètre environ de Croton, point terminus de la station, équipée électriquement. La disposition générale des bâtiments et des voies est divisée en deux : une grande remise pour les locomotives à vapeur, contenant trente machines, et un bâtiment distinct pour les locomotives électriques. Ce bâtiment contient trois voies pour la visite et l’entretien et dix voies pour les machines à réparer. L’eau nécessaire pour toute l’installation est fournie par un grand réservoir qu'alimente la conduite d’eau de Croton.
- Les locaux affectés à l'inspection et à l'entretien du matériel roulant sont desservis par une canalisation d’air comprimé au moyen de laquelle on peut essayer les freins, nettoyer les moteurs, etc. Des lampes fixes et des prises de courant nombreuses permettent d’obtenir un excellent éclairage pour la visite du matériel. La force motrice nécessaire est fournie par une petite usine génératrice comprenant cinq chaudières de i5o chevaux et des machines à vapeur verticales fonctionnant sans condensation et entraînant des génératrices com-pound à courant continu de iôo kilowatts à 220 volts; la vitesse de rotation de ces groupes est de 220 tours par minute. En outre, une machine verticale entraîne une génératrice de 100 kilowatts à 44o volts tournant à 270 tours par minute. Le courant à 44o volts est utilisé pour déplacer les voitures dans les ateliers de visite et de réparation. Toutes les lampes employées dans celte installation sont des
- lampes à arc à diffuseur concentrique avec globe inté rieur opale. Le chauffage est assuré au moyen d’air chaud chassé par des ventilateurs Buffalo. Cet air est chauffé par la vapeur d’échappement de3 machines,. Chaque ventilateur est entraîné par un moteur électrique Westinghouse de 35 chevaux à 220 volts, tournant à la vitesse de g35 tours par minute. T,a température de l’air est réglée par l’ad.-mission de vapeur dans les serpentins de chauffage.
- Les appareils de levage consistent en grues et en ponts roulants. Trois travées do l’atelier sont équipées chacune avec un pont roulant de 18 tonnes, manœuvré depuis le bas au moyen de câbles. Un frein automatique de securité immobilise la charge toutes les fois que le moteur de levage ne tourne pas dans l’un ou l’autre sens. 11 y a aussi un frein électrique automatique qui fonctionne quand le moteur s'arrête ou que le courant est rompu pour une cause quelconque. Dans l’atelier des locomotives, des vérins électriques permettent de soulever tout ou partie d’une machine.
- Un autre atelier de réparation est situé à North-Wite Plains, à l'extrémité de la section électrique de Harlem, à 4o kilomètres du « Grand Central Station ». Les bâtiments où est faite l’inspection des voitures sont équipés avec trois-voies : ce nombre sera prochainement doublé. Le chauffage est assuré de la même façon que dans les autres ateliers, au moyen d'air chaud chasse par des ventilateurs. L’usine génératrice comprend trois chaudières de iôo chevaux et deux groupes de générateurs de 100 kilowatts produisant du courant continu à 220 volts, un autre groupe de roo kilowatts produit du courant continu à &4o volts.
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- Supplément k L’éclairage Electrique du 6 Juillet 190“
- de la Bournemouth Gaz and Water G®. Cet appareil est du système Tetnperley etseri à décharger le charbon amené par les bateaux et à le transporter à un convoyeur chargé d'alimenter les soutes qui desservent les cornues. Le transporteur est formé d’un pont en treillis d’une portée de. 55 mètres, monté sur des roues qui portent sur des rails. Dans la cabine du mécanicien chargé de la manœuvre, est établi un indicateur spécial représentant en réduction le transporteur : sur cet indicateur, le chariot, le wagonnet et la bascule se déplacent automatiquement de la même manière que les parties réelles qu'ils représentent ; la manœuvre de l'appareil peut ainsi être effectuée de nuit el par un temps de brouillard
- Toute la machinerie est électrique : l’énergie est amenée aux moteurs par deux conducteurs disposés parallèlement. Un double tambour permet de relever ou d’abaisser le mécanisme élévateur : ces tambours sont reliés entre eux par un train d’engrenages épi-cycliques tels que les deux tambours puissent fonctionner ensemble pour élever ou abaisser le mécanisme, ou que l’un des tambours maintienne le mécanisme pendant que l’autre détermine l’ouverture ou la fermeture du wagonnet. Un tambour simple distinct, muni de deux câbles enroulés sur lui en sens opposé, provoque le déplacement du chariot le long du transporteur dans l’une ou l’autre direction. Pendant cette opération, l’engrenage épi-cycloïdal fait tourner les deux tambours précédents en sens opposé, de façon à maintenir la charge à une
- tervienne pour modifier la hauteur. L'opération de soulèvement ou d'abaissement et l’opération de transport peuvent être effectuées en même temps sans aucun inconvénient. On réalise une économie de temps considérable en déplaçant ainsi la charge suivant une trajectoire convenable et à une vitesse quelconque.
- H. R.
- DIVERS
- Dispositif pour la, surveillance des avertisseurs et des appareils analogues.
- Dans les installations électriques d’avertisseurs d’incendic, etc., il est désirable de pouvoir contrôler constamment si le système est en état de fonctionner. Cette surveillance peut s’exercer en mettant les appareils en mouvement pour les éprouver à des intervalles de temps déterminés. Mais on peut aussi établir des dispositifs qui mettent constamment en évidence le bon état des appareils par une indication claire et simple. Celle dernière méthode est de beaucoup la plus recommandable. Les dispositifs de ce genre peuvent être alimentés par un courant très affaibli dit derepos, et qui n’occasionne par
- de la Felten & Guilleaume-Lahmeyerwerte A.-G. de Franefort-sur-le-Mein décrit ci-après, et qui a reçu déjà un grand nombre d’applications en Allemagne, peut être regardé comme un système mixte, en ce sens que les mêmes appareils peuvent servir pour les signaux et pour le contrôle et que le courant de repos ainsi que le courant de travail sont empruntés à la même source.
- Le principe du système est le suivant : Dans le voisinage de chaque appareil téléphonique, ou, s'il s’agit d’une installation d’avertisseurs d’incendie, dans le voisinage de chaque sonnerie, est montée une petite lampe à incandescence parcourue aussi bien par le courant de travail que par le courant de repos et dont le filament est choisi de façon que sous l’influence du courant faible, il soit à peine rouge et qu’il donne une vive lumière quand il est traversé par le courant fort. L’installation étant au repos, ses diverses lampes sont donc tout juste visibles en plein jour, mais cela permet à un surveillant qui parcourt les différentes stations de s’assurer d'un simple coup d'œil si chacune est prête à fonctionner. Si la station pourvue de lampes est non seulement réceptrice mais encore transmettrice, comme cela a lieu, par exemple, pour les avertisseurs d’incendie, les lampes peuvent en outre être utiles pour indiquer où se trouvent les appareils dans le cas où ceux-ci sont plongés dans une obscurité accidentelle
- L’installation est-elle mise en fonction, le courant fort traverse aussitôt les lampes, qui brillent d'un vif éclat et donnent ainsi un signal qui ne peut passer inaperçu. En outre elles peiivont fournir la lumière nécessaire pour l’usage des appareils.
- La figure ci-contre représente schématiquement le dispositif en relation avec un avertisseur d’incendie du type ordinaire.
- La source d'électricité B alimente les sonneries Wt, W* W8 ainsi que les lampes Lj, L2, L3 montées en parallèle avec les sonneries. A11 repos, la .présence de la résistance 10 affaiblit le courant au point qu’il est sans effet sur les sonneries ; cependant les lampes rougissent faiblement. En cas de danger, on presse un des boutons Dj, D*, D3, le relais R entre en action et provoque la chute d'un levier, ce qui a pour effet de mettre la résistance w hors circuit et la batterie B, directement en série avec les sonneries et les lampes. Les timbres résonnent, les lampes brillent et peuvent servir à éclairer d'une part les locaux dans lesquels sont logés les appareils et d’autre part un indicateur sur remplacement de la bouche d'eau la plus proche. Si un fil est interrompu, toutes les lampes s’éteignent et l’on peut s’occuper immédiatement de meure l’installation en bon état.
- Ce système très simple est susceptible de recevoir les applications les plus variées. Dans l'exploitation
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- Suppléa
- L'Eclairage Electriqo
- 6 Juil
- llet 1907
- des chemins dû fer il sera avantageusement adapté notamment aux appareils de block et aux barrières des passages à niveau dont la fermeture est commandée électriquement.
- Dans la marine, il a une importance toute spéciale pour les nombreux appareils à signaux qui servent à transmettre les ordres du capitaine aux mécaniciens, aux chauffeurs et au timonier. Sur mer en
- quement celui-ci en service dès que, pour une cause quelconque, le courant principal vient à manquer.
- Dans les hôpitaux, le courant de repos peut servir à obtenir l'cclairage réduit que l’on juge utile de garder toute la'nuit. En cas de danger, les mêmes lampes peuvent donner aussitôt la pleine lumière.
- J. N.
- Fig. 1. — Hydr. = Boucbc d’eau.
- effbt, les signaux acoustiques peuvent facilement ne pas être entendus et il y a tout intérêt à les remplacer par des signaux optiques.
- Citons encore les avertisseurs contre le vol, et les éclairages de secours dans les théâtres. Dans ce dernier cas, le contrôle permanent de l’éclairage de
- simple que d’établir un relais " qui mette automati-
- Association amicale des Ingénieurs Electriciens. — Séance du 28 mai 1907.
- La séance est ouverte à 1 h. 4o sous la présidence de M. E. Sartiaux.
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- Sont excusés : MM. Bardon, Grille, de La Valette.
- Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observation.
- Sont présentés comme membres titulaires :
- MM. Cany (Georges), ingénieur à la Compagnie française des perles électriques Weissmann, 5i, rue de la Procession, à Pat'is ; Chapelard (André), ingénieur des arts et manufactures, ingénieur des établissements Sahrou, a4”, avenue de Paris, La Plaine-Saint-Denis ; Dcvilaitic et Rougé, construc-teurs-électricicns, 47, rue Saint-André-des-Arts, à Paris; Espir (Lucien), directeur de la « General Electric Company de France », 11 his, rue de Mau-beuge, à Paris ; Leclanché (Maurice), constructeur-électricien, 114, boulevard Malesherbes, à Paris ; Massy (Eugène), industriel électricien, x58, rue Car-dinet, à Paris ; Pornon (Jean), ingénieur-électricien, 28, rue de Grammont, à Paris ; Ilïyne-Berline (Salomon), constructeur-électricien, 8. rue des Dunes, à Paris ; Mathieu (Émile), constructeur-électricien, 36, rue Saint-Lazare, à Paris,
- Sont admis comme membres titulaires :
- MM. Àrmagnat (H.), secrétaire général de la Société Internationale des Electriciens, 7, rue Bosio, à Paris ; Mathieu (Louis), directeur de la maison "Rar-don, 61, boulevard National, à Clichy ; Burgunder (Alfred), président du Syndicat des entrepreneurs et conslructeurs-électriciens, 48, avenueFélix-Faure,
- M. le Président donne lecture d’une lettre de la municipalité française de Tientsin, demandant un ingénieur électricien pour faire une étude critique de ses installations électriques, et éventuellement pour en diriger le remaniement et l’exploitation.
- La rédaction du Dictionnaire technique illustré (.Jlluslrierte Techniscke Worterbnch) a écrit à l’Association pour lui demander de collaborer à son œuvre. Le principe de cette collaboration est adopté et une Commission est nommée à cet effet. Ce sont: MM. Ar-magnat, Brocq, Mazen, J. Richard et de Traz.
- M. le Président donne quelques indications sur la loi relative à la réorganisation des Conseils de prud'hommes et comiuunique deux arrêts, 1 un de la Cour d’appel de Besançon, et l’autre de la Cour d’appel de Grenoble, intéressant les électriciens. La loi sera imprimée à part et distribuée à tous les membres de l’Association; les deux arrêts seront reproduits eu annexe du procès-verbal.
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- (De la veille des Rameaux au 31 Octobre)
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- Supplér
- L'Eclairage Electrique du 6 Juillet 1907
- Le principe de la visite à l’Exposition de Bordeaux les 22, et 24 juin étant adopté, M. le Président accepte de se charger de l'organisation matérielle du voyage, et de faire un appela tous les membres en vue de leur participation éventuelle à cette excursion.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à deux heures.
- JURISPRUDENCE
- Cour d’appil de Besançon (2e chambre. — 8 décembre 1906). Responsabilité civile. — Assurance de GARANTIE.
- I. — Installation électrique. Précautions insuffisantes.
- Responsabilités.
- Une Société d’électricité qui a établi une ligne électrique est responsable des accidents dus à la dérivation anormale par le transformateur d’un pôle delà haute tension électrique du réseau, sur les circuits d’utilisation, et à l’insuffisance d’isolement par rapport au sol des lignes principales rattachées à l’usine. Cette responsabilité, en admettant quelle ne résulte pas pour la Société d’électricité des dispositions de l’art. 1884, Code civil, à raison de sa qualité de gardienne de la chose louée qui a causé le dommage, résulte sûrement des dispositions de l’art. i382.
- II. — Action de la victime contre l’auteur responsable. Action de l’auteur contre l'assureur. Obligation prise par l'assureur de diriger et enivre les procès. Compétence. Loi de 1902.
- Il n’existc aucune connexité entre l’action d’un tiers victime d'un accident contre l'auteur responsable de cet accident et l’action de ce dernier contre la Compagnie qui l’a assuré ; chacune de ces actions est directe, principale, et l'assure ne peut, par suite, sur l’action dirigée contre lui par la victime de l’accident, mettre en cause la Compagnie d’assurances par voie d'action en garantie et doit, dans son recours contre elle, l’assigner devant le tribunal de son siège social. Mais ce principe n’est pas applicable lorsque, dans sa police, la Compagnie d’assurances s’est engagée à suivre et diriger le procès au nom de l’assuré et même à payer les frais et honoraires. Dans ce cas, la Compagnie accepte virtuellement la compétence du tribunal devant lequel l'assuré a été traduit et renonce a la compétence de ses juges naturels. Elle n’a d’ailleurs aucun intérêt à demander son renvoi puisque, aux termes de la loi du 2 janvier 1902, le tribunal compétent est celui du lieu où s’est produit l’accident.
- III. — Infraction aux lois et règlements. Faute légère.
- Rejet de la déchéance.
- La clause excluant du bénéfice de l’assurance les
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- 2° Billets d’Aller et Retour collectifs ^de famille pour^les stations balnéaires délivrés^dw Jeud|
- "Validité tlem mois avec faculté de prolongation, départ et de voyager isolément à moitié pris du Tarif^général
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- Mêmes facultés que ci-dessus pour le chef de famille.
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- Juillet 1907
- accidents provenant de l'inobservation des lois et règlements n’est applicable que lorsqu’il s’agit non d’une infraction quelconque, mais d’une faute lourde, d’une gravité telle de la part de l’assuré qu’elle puisse être assimilée à une faute volontaire ou à un dol.
- Cours d’appel de Grenoble (Ve Chambre, 6 novembre 1906). Responsabilité civile. — Société d’ëlec-tricité. Abonné. Accident. Courant excessif. Foudroiement. Installation. Garde. Art. i384-Aux termes de l’art. t384, on est responsable non seulement du dommage que l’on cause par sa faute, mais encore de celui qui est causé par le fait des choses que I on a sous sa garde. En conséquence, une Société de forces motrices, qui a la garde d’une installation, qui est son œuvre, et à l’aide de laquelle elle distribue la lumière électrique, est responsable de l’accident survenu à un abonné .qui a été foudroyé par le courant, dans son habitation, au moment où il saisissait, de la main, une lampe mobile.
- Il en est ainsi, en l’absence de toute preuve, d’un cas fortuit, d'une force majeure, ou d’une faute quelconque de l’abonné.
- II est sans intérêt de rechercher si l’abonné avait la charge de l’entretien et de la réparation de son installation intérieure et il suffit, pour la solution du litige, de considérer que la mort a clé déterminée par l’alllux, sur le fil qui transporte l’énergie électrique, d’un courant très fort qui est arrivé presque intégralement sur le ûl de l’abonné, alors qu’il ne devait, normalement, lui être transmis par Je transformateur que très diminué et à l’état de courant secondaire.
- BREVETS FRANÇAIS Machines génératrices.
- 3733o5, du 3 janvier 1907. —Cole. — Surchauffeur de vapeur.
- 37433o, du 6 février 1907. — IIorsey et Yaughan. — SurchauHeur.
- 876 184, du-28 mars 1907. — Schmidt. — Surchauffeur pour chaudières à vapeur tubulaires.
- 373 707, du 18 janvier 1907. — Charpentier. •— Chaudière à vaporisation rapide.
- 374997. du 7 février 1907. — Larbodièbe. — Générateur de vapeur serni-lubulaire.
- 374372, du 5 février 1907. — Oronhyatekha. — Chaudière à vapeur.
- 375o65, du 26 février <907. — Elliott. •— Chaudière à tubes d’eau.
- 375 114, du 27 février 1907. — Johnson. — Générateur multitubulaire de vapeur sur chauffée.
- 87.5272, du a3 février 1907. — Oberschlesische Kessei.werke B. Meyer G. m.h. b. — Générateur de vapeur à tubes d’eau.
- 370417. du 6 mars 1907. — Ziablokf. — Machine à vapeur à piston.
- 375435, du 6 mars 1907. — IIecht. — Générateur de vapeur.
- 376002, du 5 février 1907. — Traînard — Générateur multitubulaire.
- 373332, du 5 janvier 1907. — Ënoen Blasbero Kondensationsbau und Holzindustrie G. m. h. b. — Avant-condenseur avec régulateur d’arrivée de vapeur.
- 37436o, du 19 janvier 1907. —Minimax Consolidated Ld. — Condenseur rotatif.
- 878467, du ti janvier 1907. — Alexander et Weber. — Purge des tubes de chauffe des cliau-
- 876211, du 29 mars 1907. — Société Nyebof. et Ntssen. — Procédé pour utiliser la chaleur existant dans les gaz de combustion.
- 373741 du igjanvier 1907. — Desnos el Gorneloli*.
- — Turbine radiale à fluide élastique.
- 376121, du 26 mars 1907. —Maison Gadda clC1".
- — Turbine à fluide élastique.
- 370847, du 18 mars 1907. — Ehriiart. — Mécanisme régulateur pour turbines à fluide élastique.
- 376909, du 20 mars 1907. — Rollin. —Turbineà combustion interne.
- ,876 iC3, du 27 mars 1907. — Bellamy. — Moteur à combustion interne.
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- Radioactivité, Ions, Électrons
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- Juillet 1907
- 874578, du 11 février 1907. —? Lloyd. — Moteur à combustion interne.
- Construction des machines électriques (')-
- 370920, du 29 octobre 1906. — Manseuidge. — Appareil à inductance variable sans fer.
- 370929, du i3 septembre 1906. — Kknaui.t-Pfl-terie. — Machine slalo-clectriquc.
- 371671, du 19 novembre 1906. — Société générale des condensateurs électriques. — Perfectionnements aux condensateurs électriques.
- 872990, du 11 décembre 1906. —Bidwell. • - Appareil de refroidissement pour moteurs électriques-
- 3~2 663, du 18 décembre 1906. — Neeley. — Régulateur du voltage pour dynamo.
- 373862, du 24 janvier 1907. — Berry. — Perfectionnements aux conducteurs et enroulements isolés propres à la construction de transformateurs, dyna-
- 378897, du 2Ô janvier 1907. — Ai.t.gf.meine Fu.ee-tricitats Gksellschaft. — Dispositif pour la mise à la terre des machines monophasées à collecteur dont le champ magnétique est excité par l'iuduit.
- 3743,87, du 6 février 1907. — Derain. — Dynamo à tension constante et à vitesse variable.
- 874545, du 26 décembre 1906. — Fynn. — Moteur et générateur à courants alternatifs.
- 374682, du i5 février 1907. — Lamme. — Système de coimexionpour machines dynamo-électriques.
- Syôioi. du 28 février 1907. — Lamme. — Connexion pour machines dynamo-électriques.
- 374774, du 16 février 1907. — Lamme. — Connexion pour moteurs à courants alternatifs.
- 3751.81, du 27 février 1907. — Lamme. — Connexion pour machines dynamo-électriques.
- 374785, du 18 février 1907. — Fkltex et Guil-leaume Lahmkyerweuee A. G. — Suppression des étincelles dans la marche des machinés à courant alternatif à collecteur.
- 874687, du 16 février 1907. — Felten et Guil-i.eaume Laiimeryerwer.ee A. G. Fuiroulements auxiliaires à excitation indépendante.
- 874 690, du 12 janvier 1907. — Lincoln. — Moteur électrique à vitesse variable.
- 374770, du 16 février 1907. — Peuego. —Transformateur.
- 374980, du 21 février 1907. —Johannesen.— Perfectionnements dans les transformateurs éleetri-
- 374749, du 16 février 1907. — Société anonyme des Hauts Fourneaux et Forges de Dudelange. — Machine électrique unipolaire.
- 734751, du 16 février 1907. — Lacy. — Dynamo et moteur.
- 874762, du 16 février 1907, — Lacy. — Moteur électrique.
- f1) I>'apTfes los listes communiquées par M. H. Jossit, Ingénieur-conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
- 374806, du 19 février 1907. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. —• Fonctionnement des alternomoleurs polyphasés à collecteur.
- 376255, du 20 mars 1907. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Perfectionnements à la construction des maehines dynamo-électriques.
- 876091, du 26 février 1907. — La Cour. — Dispositif pour le compoundage des machines synchrones à courant alternatif.
- 2>-/b 219, du 19 janvier 1907. — Siemens Schucreut-wkkse G. m. b. h. — Disposition aux moteurs à collecteur à courant alternatif pour la compensation de la tension.
- 376086, du 20 mars 1907. — Siemens-Schuckert-werke G. in. b. h. - - Transformateur.
- 375 njo, du 1" mars 1907. — 0’ Keenan. — Compensation des frottements des balais et des autres organes.
- 375 358, du 4 mars 1907. — Brown-Boveri et C1C.
- — Perfectionnements aux moteurs à collecteur à courant alternatif monophasé.
- 375362, du f\ mars 1907. —Stuttuann. — Disposition des balais dans les machines électriques à collecteur et à plusieurs enroulements induits fer-
- 376629, du 12 mars 1907. — Mershon. — Machine à courant alternatif.
- 370613, du ta mars 1907. —Mershon. — Couplage en chaîne pour moteurs à courant alternatif.
- 375 659, du i3 mars 1907. — Franklin. — Alternateur.
- 376806, du t6 mars 1907. — Guillon. —Machine électrique.
- 37480'!, du 5 février 1907. — Church, — Turbine à fluide expansible.
- 376 176, du 27 mars 1907. — Armengaud. — Turbine à explosion.
- 374960, du a3 février 1907. — Ljungstrôm. — Turbine à gaz.
- 376215, du 29 mars 1907. — L. Jungstrom. —Turbine a gaz.
- 374966, du 23 février 1907. — Ljungstrôm. — Fabrication de groupes d’aubes pour turbines à gaZ'
- 374453, du 32 janvier 1907. — Ioiun. — Moteur à turbines multiples.
- 376214, du 29 mars 1907. — Ljungtrôm. — Dispositif pour équilibrer la pression axiale sur les palettes des turbines radiales.
- 874 17S, du 10 janvier 1907. —Ateliers Oeri.ikon.
- — Aubages de roue mobile pour turbines à vapeur ou à gaz.
- 374586, du 12 février 1907. — Brown-Boveri et Cic. — Assemblage des aubes pour turbine.
- 874879, du 20 février 1907. —Ateliers Thomson-Houston. — Fixation des aubes dans les turbines.
- 37483t, du 19 février 1907. — De Ferranti.
- — Machine pour la fabrication d’aubes de turbines.
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- Supplêt
- L'Eclairage Eiectrigc
- 6 Juillet 1907
- S'jlxgbi, du 22 février 1907. — MM. Bürrell. —-Dispositif de montage des arbres de machines centrifuges.
- 37333o, du 5 janvier 1907. — Corthésï et Gmt-fin. - Turbine.
- 374016, du 28 janvier 1907. — Bischmüller. — Turbine.
- 876300, du 3 avril 1907. — Sayers. — Turbine.
- 37338g, du 8 janvier 1907. — Stoll. — Turbine.
- 375 o5g, du 2 mai 1906. — Etablissements Pi-guet et Cie. — Construction des roues de turbines.
- 376273, du 29 mars 1907. — Devic, Bonneveg et Duchange. — Roue hydraulique à augets mobiles.
- 374547, du il février 1907. — Hildebrand. — Procédé pour actionner des moteurs à explosion à l’aide de gaz liquéfiés.
- 874066, du 39 janvier 1907. — Starr. — Appareil moteur utilisant le mouvement des vagues.
- A.VIS
- Importante Société d’Électricité demande un jeune ingénieur connaissant un peu l’anglais pour s’occuper de la préparation des articles techniques et des brochures concernant la Publicité.
- Ecrire aux bureaux du journal W. 45.
- BIBLIOGRAPHIE
- Cours pratique d’électricité industrielle, par E. FesquetO).
- L’auteur publie les leçons qu’il a professées à Dunkerque, depuis 1900, devant un auditoire, composé, en majeure partie, de mécaniciens et d’ouvriers élec-
- Destiné à des lecteurs qui ne possèdent que le strict minimum des éléments du “calcul, ce livre ne manque cependant pas de valeur; l’auteur a su éviter de leur inculquer des idées trop vagues et parier avec assez de précision pour ne pas les exposer à former des idées fausses dont ils ne se débarrasseraient ensuite que difficilement.
- M. M.
- Vingt leçons pratique sur les courants alternatifs, par E. Nicolas (2).
- Ce livre est destiné, comme le précédent, aux élèves des écoles professionnelles. L’auteur s’est proposé de combler la lacune qui existe dans tons les ouvrages du même ordre : on n’y parle guère des courants alternatifs ni de leurs applications et, quand la question est abordée, elle ne l’est, — et ne peut l’étre, — que d'une façon superficielle. Si celle
- (‘) Un volume in-8 raisin de 242 pages, avec iS.3 figures.
- — H. Paulin, éditeur, Paris. — Prix : 0 francs.
- (2) lin volume in-8 raisin do 210 pages avec 222 ligures.
- — H. Paulin, éditeur, Paris. — Prix: 5 francs.
- lacune pouvait, être comblée, le livre de M. Nicolas, qui témoigne de beaucoup de travail et qui est souvent ingénieux, y suffirait peut-être ; malheureusement, si des ouvriers peuvent, par la pratique, acquérir sur les propriétés des alternateurs, des moteurs, des transformateurs, etc., des connaissances très précises, il n’en reste pas moins vrai que l’étude des courants alternatifs ne peut se faire, théoriquement, sans le secours du calcul.
- L’ouvrage de M. E. Nicolas mérite néanmoins d’être signalé : il peut être utile aux débutants et leur rendre service plus tard, quand les leçons de choses recueillies en quelques mois de pratique, éclaireront et préciseront pour eux ce premier en-
- M. M.
- Le Pérou d’aujourd’hui et le Pérou de demain, par E. GuariniÇ).
- Cette brochure complète la note sur les forcés hydrauliques et les applications électriques au Pérou, que nous avons déjà signalée ; sans que ces deux minces fascicules fussent absolument double emploi, ils auraient gagné pourtant à être fondus en une seule notice.
- ____________ J. N. '
- t1) Gms brochure m-8^de 16 pages. — H. Dlnod et E. Pi-
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- LEGROS (L.). — Emploi du montage combiné dans les machines à courants triphasés...................... 37
- LASGOITY (B.). — Les bobines therrno-élcctriques.....................................................
- SOLIER (A.). — [.es nouvelles locomotives triphasées de la Yalteline. ............................... 46
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités.— Expériences sur les rayons [3 du radium E (suite), par II.-YV. Schmidt. . 5i
- Sur la décharge électrique dans les gaz, par P. Villard................................... 54
- Génération et Transformation. — Sur le rendement des installations à courant alternatif avec batterie-tampon, parL. Schrœder.............................................................. 56
- Détermination des résistances de démarrage pour moteurs asynchrones triphasés, par A. Tricrett. 5y
- Sur les redresseurs à mercure, par J. Polak............................................... 5g
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Sur le transformateur à résonance, par C. Breitveld. Oo
- Excitateur constant pour la production d'ondes électriques, par M. Langwitz............... 62
- Expériences sur la résonance en radiotélégraphie, par (i.-W. Pierce....................... 63
- Éclairage. — Les progrès récents des lampes à arc: les arcs à flamme (fin), par A. Blordel...... 64
- Mesures. — Sur les thermo-éléments employés pour les mesures pyrométriques (fin), par VY.-P. White. 70
- NOTES ET NOUVELLES
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- Utilisation des ordures ménagères à l’usino génératrice de Preston.............................. 30
- Utilisation des gaz de hauts fourneaux et de fours à coke. . ...................................
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- L’usine génératrice de Little Rock.
- Le Street Hailwaj Journal décrit l'installation génératrice delà « Little Rock llaihvay and Electric C°» qui présente, à plusieurs points de vue, des particularités qui la différencient des autres usines génératrices modernes. Celte usine a été construite dans la partie ouest de Little Rock : elle est composée de deux moitiés distinctes : les conduites de vapeur, l’alimentation des chaudières, les réchauffeurs et les appareils de condensation ont été faits en double et permettent le fonctionnement indépendant des deux moitiés de l'usine.
- La chaufferie comprend huit chaudières de 55o chevaux Aullman et Taylor chargées à la main. Les chaudières à tubes d’eau forment quatre batteries séparées. Trois d’entre elles sont munies de surchauffeurs Foster ; les autres ont été installées de façon à permettre l'adjonction future de surchaulfeurs. Une cheminée placée entre les deux groupes de chaudières dessert celles-ci ; elle n’a pas plus de 3o mètres de haut ; les générateurs fonctionnent toujours à tirage forcé. Ce tirage forcé est assuré par deux conduits latéraux débouchant chacun devant un ventilateur à vapeur de la Buffalo Forge C°. Aux faibles charges, la cheminée suffit pour assurer le tirage, sans qu’on ait besoin de recourir au tirage forcé. Les chaudières sont reliées à la position inférieure d’une conduite en boucle dont la partie supérieure porte les dérivations aboutissant aux machines à vapeur.
- La salle des machines contient cinq groupes générateurs ayant une capacité totale de 4 075 kilowatts,
- d’excitation. Les deux unités à courant continu consistent chacune en une machine Allis-Chalmers-Corliss cross-compound entraînant une génératrice de 1000 kilowatts à 600 volts de la General Electric. Les autres unités comprennent un lurbo-générateur, une machine Hamilton-Corliss entraînant un générateur de 600 kilowatts, et une machine Mac Intosh et Seymour connectée à un générateur de 3a5 kilowatts. Ces deux dernières machines sont du type compound-tandem, les générateurs produisent des courants triphasés à 60 périodes. Un groupe supplémentaire turbo-génerateur de i5oo kilowatts est actuellement en montage. Toutes les machines à courant alternatif reçoivent leur courant d’excitation d’un groupe turbo-générateur de 75 kilowatts. La commulatricc est employée, soit comme machine à
- natif, elle alimente généralement les circuits de traction. L’accumulateur hydraulique pour le palier inférieur de la turbineest placé en sous-sol. La pression est maintenue dans cet accumulateur par deux pompes duplex Worthington. La vapeur d’échappement des machines à vapeur est envoyée soit dans des condenseurs, soit dans une conduite reliée à l’installation de chauffage de la ville. Les condenseurs à surface du type Whecler sont au nombre de Jeux : chacun a une surface de refroidissement de a3o mètres carrés. Tous les appareils auxiliaires sont actionnés par des machines à vapeur. Ceux de chaque condenseur comprennent une pompe centrifuge entraînée par une machine verticale, une pompe à vide verticale Edwards et une pompe à eau chaude Plake. Les deux
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- ment à L’Eclairage Électrique
- i3 Juillet 190}
- groupes d'appareils auxiliaires sont relies au x eon duites de telle façon qu’ils peuvent fonctionner l’un nn l’autre avec l'un ou l’autre condenseur. I/eau de circulation est empruntée à la rivière voisine, où débouchent deux conduits. La vapeur d’échappement des machines auxiliaires est envoyée dans trois réchauffeurs.
- R. R.
- Les installations électriques de la gare de Neuss.
- La gare de Neuss a été munie d’une installation d’éclairage et de transport de force électrique que décrit l’Electrolechnik und Mnschineribau. Deux moteurs à gaz de ia5 chevaux entraînent deux génératrices shunt à courant continu dont une sert de réserve. Le courant est produit sous une tension de a5o volts. Les moteurs à gaz sont accouplés aux dynamos génératrices par des accouplements ZodelYoith à courroie de cuir. La vitesse de rotation est de 180
- Le gaz est produit par des gazogènes à coke : il passe ensuite dans une chaudière qui engendre la vapeur nécessaire au fonctionnement du gazogène. Ensuite il traverse un scrubber, un épurateur à sciure de bois, et un gazomètre à régulateur de pression. L’installation est établie de façon qu'un gazogène et les appareils correspondants suffisent pour alimenter une machine, et que chaque gazogène puisse travailler sur chaque machine. Lu ventilateur actionné par un moteur électrique sert à la mise en route du gazogène etaunettoyage des conduites : on obtient par un compresseur d’air le démarrage des moteurs. Une pompe centrifuge électrique assure la circulation de l’eau de refroidissement qui passe par une tour de réfrigération.
- Une batterie d’accumulateurs fournit le courant électrique nécessaire pendant la journée quand les
- machines sont arrêtées : elle comprend i5j éléments de 9-5 ampères-heure. La charge de celle batterie est effectuée par l’intermédiaire d’un survoltcur accouple à un électromoleur.
- L’aeu est puisée par deux pompes express entraînées par des éledromoteurs de 12 chevaux.
- Ces gazogènes, qui fonctionnaient primitivement avec de l’anthracite, sont alimentés maintenant avec du coke. Ils ont été fournis par la maison Pintsch, et les moteurs à gaz par la fabrique Deutz. Le cheval-heure est produit avec une consommation moyenne de oksv, 89 de coke en service normal.
- E. B.
- L’utilisation des ordures ménagères à l’usine génératrice de Preston.
- L’utilisation des ordures ménagères dans des usines génératrices d’électricité se répand assez rapidement. Depuis un certain nombre d’annccs, la ville de Preston a installé un destructeur d’ordures comprenant un four à huit éléments : quelque temps après, elle mettait en service un second destructeur à vingt éléments, du type Manlave, Alliot et Frycr. L’électrification des tramways de Preston ayant été mise à l’étude, on décida d’utiliser, pour la production de l energie électrique nécessaire à ces tramways, la vapeur produite par les destructeurs d’ordures. L’installation actuelle comprend quatre fours Meldrum à régénération, présentant chacun une surface de grille de dix mètres carrés. Les ordures ménagères recueillies à Preston représentent un poids annuel de 20 000 tonnes, soit cinquante-cinq tonnes par jour en moyenne. L’alimentation des fours est faite à la main : il y a un grand foyer, couvert d’une arche continue, et muni de grilles du type ordinaire. Quatre portes permettent le chargement, et le four est, en réalité, divisé en quatre comparti-
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- ments par des parois en briques. Chaque compartiment est muni d’un tirage forcé, produit par des jets de vapeur. Les gaz de fa combustion traversent le foyer suivant sa longueur. Toutes les vapeurs nocives sont complètement brûlées et il est difficile, la plupart du temps, de reconnaître d’après l’aspect de la cheminée si l’usine est, ou non, en fonctionnement. La combustion complète des ordures est assurée par le mélange continuel des gaz dans les fours et dans la chambre de combustion pendant qu’ils sont soumis à la chaleur radiante des briques maintenues à Tétai incandescent. Des ouvertures supérieures, ménagées dans deux des quatre destructeurs, permettent d’y introduire des carcasses entières d'animaux, et la disposition des appareils est telle que l'on peut, par exemple, faire brûler une carcasse de cheval toute entière sans nuire au fonctionnement du destructeur.
- L’usine génératrice contient quatre chaudières du type Lâneashire. Les gaz, après avoir quitté les chambres de combustion des destructeurs, traversent les chaudières auxquelles ces appareils sont relies par des tubes en acier entourés de briques. La température est beaucoup plus constante que dans les installations où l’on brûle du charbon et, par suite, il y a moins de fluctuation dans la pression de la vapeur fournie par la chaudière. La haute température constante maintenue dans ce type de fours destructeurs est due au fait qu’une portion seulement de la grille est chargée ou nettoyée à un instant donné, les autres portions étant couvertes de combustible incandescent : les charges fraîches de combustible sont alors rapidement allumées.
- L’une des particularités intéressantes de ces appareils destructeurs consiste dans les régénérateurs à travers lesquels passent les gaz avant de quitter la chaudière. Ce régénérateur consiste en un certain nombre de tubes autour desquels circule l’air des-
- tiné à la combustion et injecté dans les fours. La température de cet air est ainsi élevée à 200® environ. Les poussières qui entraînent les gaz et qui ne se seraient pas déposées dans les chaudières se déposent dans les régénérateurs.
- Quand on a besoin d’énergie électrique d’une façon continue pour un service de traction ou pour un service analogue, il est avantageux d’effectuer en double toute l’installation, afin que l’usine puisse fonctionner sans interruption. A Preston, on a installé une usine double. Des économiseurs Green, disposés en trois groupes, ont chacun 288 tubes : ils sont utilisés seulement au moment des fortes charges, un by-pass permettant d’y envoyer les gaz. l/usine peut produire 20000 kilowatts-heure par semaine ou plus d’un million de kilowatts-heure par an. Cela suffit pour alimenter les 36 kilomètres de voies électriques de Preston. L’usine possède une chaufferie supplémentaire prévue pour quatre chaudières, dont deux sont installées. Ces générateurs sont du type Laucashire. Chacune d’elles est munie d’un surchauffeuv Bolton établi pour élever de 5o° la température de la vapeur. Un économiseur Green de a56 tubes complète l’installation. Il y a aussi deux réchauffeurs tubulaires d’eau d’alimentation; leur surface de chauffe est de 1 o mètres carrés.
- L’cnergie électrique est utilisée aussi à l’éclairage des installations de traction, à l’éclairage de l’usine et à la commande des machines auxiliaires. Un moteur électrique à simple réduction est employé, dans la salle des pompes, à commander une pompe d’ali-
- Il y a, en outre, une pompe il Tapeur.
- La salle des machines est établie pour deux unités de 3oo kilowatts et une unité de ôoo kilowatts. Les deux dynamos génératrices de 3oo kilowatts sont compound et ont été fournies par Dick Kerr and C° ;
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- elles sont entraînées par des machines à vapeur horizontales compound Cole, Marchanz et Morley, de Rradford. Ces machines tournent à la vitesse de 100 tours par minute et sont munies de volants de quatorze tonnes mesurant 4m,8o de diamètre. Les eylin-pres à haute pression sont munis de valves Corliss. Les génératrices électriques ont été établies pour fonctionner avec, une surcharge de 5o °/v pendant quelque temps ou une surcharge de a5 °/0 d’une façon permanente. Une tour de refroidissement, d’une surface de 7000 mètres carres et de i3 mètres de hauteur, sert à refroidir l’eau de condensation. Deux ventilateurs de dix chevaux entraînés par des moteurs électriques, y font circuler un violent courant d’air. Un moteur électrique de 55 chevaux entraîne la pompe centrifuge qui fait circuler l’eau de condensation.
- Le tableau de distribution est du type Ferranti : il comprend huit panneaux de feeders, un panneau de wattmètre et deux panneaux de générateur équipés avec un ampèremètre, un voltmètre, des appareils enregistreurs, des disjoncteurs automatiques, des parafoudres et des bobines de self-induction. L’équipement de l'usine comprend encore un groupe sur-volteur composé d’un moteur shunt de vingt chevaux, d’une dynamo de huit kilowatts et de deux dynamos de deux kilowatts fonctionnant comme sous-volteurs sur les feeders négatifs.
- R. R.
- L’utilisation des gaz de hauts fourneaux et de iours à coke.
- L’économie notable procurée par l’utilisation directe des gaz de hauts fourneaux ou de fours à coke, dans des moteurs qui sont aujourd’hui perfectionnés dans tous leurs détails et dont le fonctionnement est parfaitement régulier, même pour des puissances de 3 000 chevaux, et plus, a été mise en relief dans un
- anciens élèves de l’École de Liège, par M. Léon Greined, Ingénieur en chef des installations électriques à la Société Cockerill.
- M. Ch. LKntix dans le Génie Cwil du ag juin 1907* et
- Il est, en effet, intéressant de signaleMes évaluations de rendement et de prix de revient de la force motrice ainsi obtenue, que M. L. Grcincr a étahlies d’après les données de la pratique industrielle et qui, sont susceptibles d’ôtre utilisées pour l’étude d'installations semblables. Il en existe déjà, comme nous l’expliquerons plus loin, un certain- nombre dans de grandes usines métallurgiques d’Europe et dos États-Unis.
- Avant de montrer comment peut se faire l’utilisation rationnelle des gaz provenant des fours à coke et des hauts fourneaux dans les moteurs à gaz, nous rappellerons le rôle que jouent ces appareils comme
- Fours à coke. — Les installations modernes de fours à coke sont presque toujours pourvues d’appareils de récupération pour les sous-produits. Les gaz de distillation de la houille sont recueillis d’abord dans un barillet dont l’eau les refroidit, puis repris par des extracteurs et envoyés aux appareils de récupération. Enfin une partie de ces gaz retourne aux fours pour y brûler en produisant la carbonisation de la houille ; le reste est employé, soit au chauffage de chaudières, soit dans des moteurs à gaz. Quoique ces installations soient coûteuses, les bénéfices qu’elles peuvent donner permettent d’amortir en quelques années les frais de premier établis-
- T.’air nécessaire à la çombustion du gaz dans les carneaux des fours, autrefois aspiré à la température de l'atmosphère, est aujourd’hui réchauffé dans des récupérateurs analogues à ceux des fours Siemens-Martin, parcourus alternativement par les gaz de combustion sortant des carneaux à 600 degrés environ, et par l’air qui absorbe une partie du calorique emmagasiné dans les garnitures réfractaires de ces récupérateurs.
- D’après Güldner, la distillation d’une tonne de houille à coke produit environ en moyenne a4o mètres cubes de gaz, vapeur d'eau condensée.
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- Comme nous l’avons dit, la quantité de gaz qui doit brûler dans les carneaux pour produire la cokéfaction, varie d’après le degré de perfection du four, la nature du combustible, elc. 11 est donc difficile d'établir l’excédent dont on peut disposer. D’après Solvay, cet excédent serait de a5 °/0 ; d’après Lueg, Je 43 °/0, et d’après Hoffmann, de 3y °/0.
- Sur cette disponibilité, il faut prélever la puissance nécessaire aux différents appareils d’enfournement, de défournement.-et d’extinction, aux pompes et aux extracteurs: il faut également déduire une petité partie du gaz qui doit produire la vapeur nécessaire aux colonnes de distillation des sous-produits. D’un autre côté, le gaz disponible diminue, si lé degré d’humiditc du charbon augmente ; car la quantité de gaz admise dans les carneaux doit être plus grande par tonne de charbon, ce qui correspond à une augmentation de la durée de cuisson. C’est ainsi que chaque pour cent d’eau que contient le charhon absorbe 0,7 % do tout le gaz produit.
- Pour ces différentes raisons, M. L. Greiner croit prudent de ne compter, comme quantité de gaz réellement disponible, que sur 35 % 3e la quantité de gaz produite dans les fours : soit 84 mètres cubes par tonne de houille enfournée.
- La composition en volumes de ce gaz peut être estimée ainsi :
- Ce gaz a, en volumes. la composition:
- CH'-................................o,5 à 1,8 •/„
- II..................................1,8 à 3,9 -
- CO...................................21 à 36 —
- Son pouvoir calorifique est de 900 à 1 000 calories seulement par mètre cube.
- Une partie de ce gaz est employée, dans les récupérateurs, à chauffer l’air soufflé dans le haut fourneau (température Soo à goo degrés). Il en faut environ 2 000 mètres cubes partonne de fonte produite. Le reste est, en principe, disponible et était précédemment employé à chauffer les chaudières desservant l’installation pour la commande des souffleries, pompes, monte-charges, etc.
- On conçoit que [le rendement de ces machines disséminées çà et là assez loin des chaudières, est médiocre: avec des'inoteurs à gaz, on peut au contraire actionner directement les souffleries, et commander les autres machines par moteurs électriques, en concentrant la production d'énergie en un seul point. Dans ce cas, au lieu de suffire simplement au service des hauts fourneaux, comme précédemment, le gaz laisse disponible un excédent d’environ 4o% de la production totale (environ 1 800 mètres cubes par tonne de fonte) qui peut être employé à d’autres usages.
- OM»..........................i,5 à 3 «*/„
- CW..............................a3 à 35 —
- CO...............................5 à 10 —
- IJ..............................5o à 55 —
- Il se rapproche donc du gaz d’éclairage, et son pouvoir calorifique varie de 35ooà 4 5oo calories par mètre cube.
- On retire généralement d’une tonne de houille à coke : 7 à 17 kilogr. de sulfate d’ammoniaque ; 18 à 60 kilogr. de goudron ; o,a5 à 1 kilogr. de benzol ; 840 à 65o kilogr. de coke.
- Hauts fourneaux. — La consommation de coke par tonne de fonte produite varie de 900 à 1 ioo kilogr., soit une tonne en moyenne, et donne lieu à une production de 45qo' mètres cubes de gaz environ.
- motrick. — Comme il a été dit plus haut, les fours à coke laissent disponibles environ 85 mètres cubes de gaz par tonne de houille (soit environ 35 % de leur production) et, par conséquent, io5 mètres cubes par tonne de coke (à !\ 000 calories, soit 420000 calo-
- Lcs hauts fourneaux donnent 1800 mètres cubes, (à g5o calories, soit 1710000 calories), par tonne de
- Ces gaz peuvent être la source d'une force motrice soit par leur utilisation directe flans des moteurs à gaz, soit par leur combustion dans des chaudières fournissant la vapeur qui alimentera des turbines ou des machines à piston.
- lin moteur à gaz de 1 000 kilowatts environ absorbe
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- un peu moins de 3 600 calories par kilowatt utile, comprenant 5 °/0 pour l’cpuralion du gaz et la réfrigération du moteur. D’autre part une turbine à vapeur de 2 000 kilowatts, consommant GkKI,,6 a 6kKr,rj de vapeur par kilowatt, absorbe environ 8000 à 9000 calories par kilowatt, suivant le rendement des chaudières, chauffées au gaz, qui l'alimentent,
- 11 résulte de cette comparaison que l’utilisation directe d’une quantité donnée de gaz dans un moteur permet de développer une puissance plus que double de celle de la turbine à vapeur actionnée par la vapeur d une chaudière chauffée avec celte même quantité de gaz.
- La puissance ainsi rendue disponible correspond, d’après les nombres de calories donnés plus haut, à 5 kilowatts par tonne de coke produite (fours à coke) ou à 20 kilowatts par tonne de fonte produite (hauts fourneaux).
- Les moteurs doivent toutefois utiliser ce gaz à mesure de sa production et produire de l’énergie immédiatement mise à profit,, car dos gazomètres ne sauraient avoir des volumes assez considérables pour emmagasiner pendant un certain temps les quantités de gaz sortant des hauts fourneaux ou des fours à
- Du reste, avec les distributions électriques, il est faeile de trouver, même dane un rayon assez étendu, l’emploi de l’énergie disponible; on peut citer, par exemple, le réseau alimenté par l’énergie supplé-
- mentaire des fours à coke de la Société des Forges de la Moselle, à Zeebrugge (port de Bruges). Cette usine traite 600 tonnes de charbon par jour et le gaz brûle sous des chaudières alimentant trois machines à vapeur (1 200 chevaux), qui doivent d'ailleurs être remplacées par des moteurs à gaz, ce qui permettra de disposer d’une plus grande puissance.
- M. L. Grcincr ajoute que, sous le rapport de l'encombrement, de la sécurité de marche et des frais de première installation, en règle générale, l’avantage est sensiblement du côté des moteurs à gaz.
- Il convient de noter que ces moteurs exigent une épuration complète du gaz, qui doit être propre, sec et exempt de tout corps susceptible d’attaquer le métal du moteur. Mais celle épuration est aujourd’hui obtenue couramment dans les appareils Theisen, par exemple, et on la réalise généralement en deux opérations : un dégrossissage général, suffisant pour le gaz qui alimente les récupérateurs ou les chaudières (1-2 grammes de poussière par mètre cube) : puis une épuration à oKI',oi-osr,o2 de poussière par mètre cube pour les gaz des moteurs.
- Le gaz des fours à coke, qui a subi une épuration très complète dans les appareils à récupération do sous-produits, demande seulement à recevoir un traitement chimique enlevant les traces de soufre, qui produiraient bientôt l’usure du métal.
- Prix de revient de la force motrice par moteur à gaz de hauts fourneaux et de fours à coke. •— Mettant à part
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- L'Éclairage Eleetriqae du i3 Juillet 1907
- 1rs frais généraux, qui seraient semblables avec d’autres modes de production de la force motrice, M. L. Greiner évalue : 1" les dépenses directes d'exploitation; 2" les charges d’amortissement.
- i° U11 moteur à gaz de grande puissance exige la présence d’un mécanicien et d’un aide ; une turbine à {vapeur peut être desservie par un seul ouvrier, mais les chaudières et les condenseurs exigent un personnel supplémentaire.
- La dépense du graissage se monte approximativement à :
- 0,075 — — machines à vapeur ;
- 0,037 — — moteurs à gaz ;
- (ceci se rapporte à la marche à pleine charge).
- Les dépenses de nettoyage et d’entretien courant ne peuvent être estimées d’une façon générale a priori. D'après M. L. Greiner, la main-d'œuvre intervient pour 45 %, le graissage pour 20 °/0, et les autres frais de réparation et entretien pour 35 °/0 dans la dépense d exploitation.
- 20 Les charges d'amortissement dépendent : du montant des frais d’installation, de la durée et du taux d’intérêt admis pour cet amortissement.
- 11 faut compter, pour un groupe électrogène à moteur à gaz, y compris les accessoires, 35o francs d’installation pai’ kilowatt pour des centrales d’nne certaine puissance.
- O11 admet généralement dix ans et un taux d’intérêt de 5 % pour l’amortissement de l'outillage.
- Exemples d’usines électriques avec moteurs a oaz métallurgiques. — La Société Cockcrill a naturellement. fait, elle-même l’application des principes préconisés par M. L. Greiner, et l’usine de Seraing, qui comporte des ateliers métallurgiques et mécaniques, des charbonnages et des fours à coke, est pourvue d’une distribution générale d’électricité ali-
- mentée par deux stations. La plus importante, qui date de 1901, est desservie par le gaz des hauts fourneaux ; l’autre par celui des fours à coke. Toutes deux produisent un courant continu et fonctionnent en parallèle (elles sont d’ailleurs distantes de 1 200 mètres).
- La première station comporte deux moteurs de 5oo kilowatts et quatre moteurs de 1 000 kilowatts ; un septième moteur de 1 5oo kilowatts est en con. struction et fonctionnera bientôt. La deuxième station possède' seulement deux moteurs d’une puissance totale de 800 kilowatts.
- La Société Cockerill dispose donc actuellement de 5 800 kilowatts, soit plus de 8 000 chevaux effectifs produits par le gaz de ses hauts fourneaux et de ses fours à coke. Elle produit par an plus de 20 millions de kilowatts-heure que consomment les 54o moteurs électriques de l’usine.
- Au nombre de ces moteurs, il s’en trouve qui développent 3oo, 800 et même 1 000 chevaux.
- Quant à l’éclairage électrique, il comporte j5o lampes à arc et 5 000 lampes à incandescence.
- Station des moteurs à gaz des hauts fourneaux. — Ea conduite principale est alimentée, par ses deux extrémités, en gaz venant des hauts fourneaux où il a été épuré sommairement. Ce gaz dépose donc des poussières dans la conduite, dont le nettoyage peut être réalisé sans arrêt, par suite de la disposition des vannes de sectionnement.
- Les trois épurateurs Theisen dont deux suffisent actuellement, séparent la poussière du gaz, par la force centrifuge, et celle-ci est entraînée par l’eau injectée en même temps dans les épurateurs.
- Le collecteur dans lequel sc réunissent les gaz venant do chacun des appareils d’épuration en service, alimente les six machines par des tuyauteries distinctes. Ce collecteur contenant du gaz propre, ne demande aucun nettoyage, tuais il est cependant
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du i3 Juillet J907
- possible d'en visiter chaque section, en n'imrnobili-sant que deux dos six moteurs.
- Une conduite d’eau, en boucle, fournit l’eau de circulation des enveloppes des moteurs. Elle est alimentée par deux pompes centrifuges et par un réservoir; eu cas de nécessité, une tuyauterie de secours peut également fournir l’eau d’un réservoir
- Les moteurs à gaz sont mis en marche au moyen d’air comprimé. A cet effet, de petits tuyaux les réunissent à deux réservoirs qui reçoivent l’air de deux compresseurs électriques.
- Les deux premiers moteurs installés, de 700 chevaux, avaient été construits il y a sejtt ans, ils sont à simple effet, type abandonné depuis lors pour de telles puissances; ils ont deux cylindres d’un diamètre de om,900 ; la course des pistons est de 1 mètre et le nombre de tours de i35 à la minute. Ils commandent directement des dynamos à deux collecteurs donnant 2 X a5o volts.
- Les quatre autres moteurs sont de 1 4oo chevaux, ils sont du tyj>e tandem à double effet (diamètre des cylindres : 1 mètre; course des pistons : im,ioo; nombre de tours : 100 à la minute).
- Les cylindres reposent entre deux longerons qui servent en même temps de guides pour la crosse et pour les traverses qui supportent les tiges des pistons à leurs extrémités. Ils sont à double paroi pour la circulation d’eau et portent aux deux bouts, en haut et en bas, des tubulures pour l’assise des boîtes d’admission et d’échappement. Des tirants longitudinaux traversent la chambre d’eau de part en part et servent en même temps de boulons d'attache pour les couvercles qui ferment les cylindres avix deux extrémités.
- Les pistons, à tiges creuses, sont en deux pièces reliées par des boulons. Chaque moitié s’appuie contre une embase forgée avec la tige. L’arbre (le distribution à cames est placé parallèlement à l’axe du moteur et reçoit son mouvement par l’intermédiaire d'engrenages coniques.
- La distribution sc fait par admission variable et compression constante : l'obturateur d’air est fixé
- sur la tige de la soupape de mélange et s’ouvre avec celle-ci vers le bas, tandis que la soupape à gaz, s’ouvrant également vers le bas, est maintenue sur son siège par un levier à déclic.
- Au commencement de la période d'admission, la soupape de mélange, avec l’obturateur, s’ouvre sous l action de la came et l'air seul entre dans le cylindre jusqu’au moment où le régulateur déclenche la soupape à gaz. 11 se produit alors un mélange d’air et de gaz, qui est admis jusquà la fin de la course de pision et qui forme ainsi une couche bien inflammable au fond du cylindre, près de l’allumeur, de façon à éviter les ratés, même lors d'une faible admission de gaz. Le cylindre étant toujours entièrement rempli de mélange gazeux, il ne se produit pas de dépression à l’intérieur et les soupapes de mélange et d’échappement peuvent être fermées et retenues sur leur siège simplement par des ressorts. La soupape à gaz se ferme avec la soupape de mélange, et une cataracte à air est intercalée sur la tige reliant le mécanisme du mouvement des deux soupapes, pour assurer une marche silencieuse. Le déclenchement de la soupape à gaz se fait au moyen d’une touche qui reçoit un mouvement de va-et-vient d’un petit excentrique calé sur l'arbre de distribution. Ij’axe de l’articulation do cette touche se déplace sous l’action du régulateur et, suivant qu elle s’approche on s’écarte du levier d’enclenchement de la soupape, le déclic se fait plus tôt ou plus tard.
- L’allumage se fait par étincelle, électrique produite par des magnétos à hante tension.
- D'une manière générale, toutes les parties du moteur en contact avec les gaz chauds sont refroidies. Une circulation d’eau est ainsi établie dans les enveloppes et couvercles des cylindres, les boîtes à soupapes, les soupapes d’émission et les pistons avec leurs liges ; les coussinets de l’arbre moteur et les guides de crosses sont également refroidis par une circulation d eau.
- Ces quatre moteurs de 1 4 00 chevaux commandent directement des dynamos de 1000 kilowatts à 5oo
- Le réseau du transport de force alimente les ino-
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- Supplément à L'Eclairage Electriqu
- ï3 Juillet 1907
- leurs électriques sous 260 ou 5oo volts, scion leur importance; l’éclairage se fait sous ia5 011260 volts, suivant l'éloigncmcnt. Chaque division de l'usine possède des lignes distinctes pour ces deux ser-
- Les barres principales de distribution sont au nombre de cinq, dont une pour le fil neutre. Les interrupteurs sont normalement fermés mais ils permettent de séparer le circuit des lignes aériennes du circuit des câbles souterrains. Dans ce cas, les unités génératrices d’ordre impair alimentent le premier, et les unités d ordre pair alimentent le der-
- Station des moteurs à gaz de fours à coke. — La tuyauterie à gaz amène le gaz, après son passage dans les récupérateurs, à des caisses d’épuration contenant une épaisse couche d’oxyde de fer qui retient le soufre. De là, le gaz est envoyé aux moteurs après avoir traversé un paraflamme.
- La tuyauterie d’air comprimé est alimentée par un réservoir et un compresseur électrique.
- Les deux moteurs à gaz développent chacun 55o chevaux et tournent à i35 tours par minute. Ils ont deux cylindres jumelés de 600 millimètres de diamètre et la course des pistons est de 800 millimè-
- O11 peut répéter pour ces moteurs ce qui a été dit des moteurs tandem de 1 4oo chevaux.
- Les dynamos à 5oo volts sont calées sur l’arbre, à côté du volant, entre les deux cylindres. Elles sont à enroulement en dérivation.
- Le tableau présente le même aspect que celui de l'autre station, mais les barres de distribution sont uniques et le réseau ne comprend que des lignes aériennes.
- Prix de revient de l’knergie électrique a i,a Société Cockerill. — Dans les stations que nous venons de décrire, la dépense d’installation a été de 4oo francs par kilowatt parce que les moteurs ont été installés successivement et que les premiers datent d’une époque où la construction revenait très
- Le coefficient d’utilisation a été de 5o %, ce qui exprime que le nombre moyen d’heures de marche est de 4 38o par an (365 X 12).
- L’amortissement en jo ans représente une annuité de i3 %, soit pour 4oo francs, 62 francs par kilowatt ; et, par heure : — 1,18 centime.
- D’autre part, les frais d'exploitation sont actuellement, en moyenne, de o,653 centime par kilowattheure.
- Le prix de revient complet du kilowatt est donc de :
- 1,18 -1- o,653 = i,833 centime.
- Nous donnons ci-après le prix de revient d’exploitation, les charges d'amortissement et le prix de
- revient total qui correspondraient à des coefficients d’utilisation de 20, 5o, 75 et 100 °/0.
- 1,206 2,374 3,68
- o,653 1,187 1-833
- 0.435 0,791 1,286
- o,3a6 o,59i 0.917
- Le prix de revient total du kilowatt de 0,917 donne la valeur du kilowatt-an, qui est de 80 fr. 43.
- Le rapport direct qui existe entre le prix de revient et le coefficient d’utilisation suppose que la variation des jours ouvrables alfecte la puissance développée par chacune dos unités, sans modifier le nombre do ces unités en service.
- En dessous de 5o % d’utilisation, il est probable que le prix de revient d’exploitation sera inférieur à celui du tableau précédent ; mais la charge d’amortissement gardant la valeur que nous avons donnée, le prix de revient total ne sera que légèrement mo.
- Dans les usines métallurgiques utilisant le courant de leurs groupes électrogènes, eu égard à la continuité du service, le prix de revient du kilowatt-heure est presque inversement proportionnel au nombre de kilowatts-heure produits. Dans les usines électriques qui distribuent leur couran t au dehors, il n’en est pas de même : le coefficient d’utilisation des moteurs est souvent bien inférieur à 25°/0 et la proportionnalité n existe plus.
- L’économie réalisée est considérable ; toutefois l’installation antérieure (à vapeur) ne saurait être comparée à celle qui existe actuellement, puisqu'elle était très ancienne et infiniment moins puissante.
- Utilisation des gaz des hauts fourneaux et de
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- métallurgiques. — Considérons, par exemple, un charbonnage qui, extrayant 3ooooo tonnes par an, en cokéfie iSoooo, soit une production de 33o tonnes de coke par jour, laissant disponible une puissance de 2 3oo chevaux. Cette puissance suffira à alimenter les services du charbonnage qui, autrement, seraient
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- Supplément à L’Éclairage Electrique du i3 Juillet 1907
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L'usine hydraulique de la ville de Môdling.
- M. 1*. Frekz a publié, dans l’Elektrotechnik and Masohinenbau, une description intéressante de l’usine hydraulique de la ville de Môdling. Celte usine présente la particularité que la source de force motrice, le lieu d’épuisement et le point de consommation sont très éloignés les uns des autres. Avec l'aide d’une transmission d’énergie électrique, il a été possible d’utiliser une chute d’eau relativement faible pour le transport d’eau potable qu’il fallait élever à une hauteur de 80 mètres eu quantité de 5 000 mètres cubes par jour, la source étant à akm,7 de l’usine hydro-électrique.
- Les sources d’eau se trouvent à proximité de Moosbrunn, à 17 kilomètres environ de la ville de Môdling. Pour obtenir la force motrice nécessaire à la commande des pompes, 011 a utilisé une chute d’eau de la Fischa à Mitterndorf: l’énergie hydraulique disponible est transformée en énergie électrique et celle-ci est transmise à l'installation de pompes, distantes de 2km,7. Comme réserve en cas de manque d’eau, on a placé dans la salle des pompes une luco-rnobile à vapeur. De la salle des pompes, 1 eau est élevée dans un réservoir placé au-dessus de la ville de Môdling; ce réservoir alimente les conduites de distribution d’eau de la ville. A côté de ce réservoir est disposé encore un pelil poste de pompes prévu
- pour alimenter une zone plus élevée de la ville ; ce poste élève l’eau dans un réservoir situé 4o mètres plu3 haut.
- T/usine génératrice de la Fischa présentait une chute utile de 4“,26 : cette hauteur de chute ne suffisant pas, avec le débit moyen, pour produire l’énergie nécessaire, on a été conduit à prolonger le canal supérieur et à construire une nouvelle digue qui élève à 5m,5o la hauteur de chute utilisable. Celte digue construite en béton de ciment de Port and, est massive et a 4m,5o de largueur et i'",2o de longueur.
- Le canal d’amenée d’eau se relie à la digue par une vanne double : il a une longueur de 800 mètres environ et débouche à 200 mètres au-dessus de la salle des machines dans l’ancien canal existant. Il est prévu pour un débit d’eau de 3 mètres cubes par seconde. Le fond a 3 mètres de largeur et 5/4 d’inclinaison; la profondeur normale de l’eau est de i^ao ei la vitesse moyenne de om,55 pour le débit normal.
- La salle des machines contient deux turbines établies dans des chambres de turbines ouvertes en béton que des vannes peuvent fermer; avant les vau-nes sont disposées des grilles et des plans inclinés destinés à arrêter le sable. Les turbines sont des machines doubles Francis de 500 millimètres de diamètre de roue mobile; pour une chute utile de 5m,5 de hauteur et pour un débit de 1600
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du t3 Juillet 1907
- litres par seconde, elles ont une paissance de 86 chevaux à la vitesse de rotation de 3oo tours par minute. Elles sont réglées par un régulateur de précision système Ruston comprenant un régulateur à force centrifuge, une soupape de commande, un cylindre de travail, une pompe et un réservoir à huile. Le mode de réglage est le suivant : la pompe comprime l’huile du l’éservoir dans la soupape décommandé qui est munie d'une soupape de sécurité pour limiter la pression de l'huile. Suivant la position à laquelle la soupape de commande est amenée par le jeu du régulateur, celle-ci admet l’huile à la partie antérieure ou postérieure du piston du cylindre et celui-ci ferme ou ouvre les aubes distributrices de la turbine. Le régulateur est muni d’un dispositif permettant de régler la turbine à la main. Le régulateur à force centrifuge et la pompe sont entraînés séparément par courroie par l’arbre de la turbine. Ce régulateur donne d'excellents résultats en fonctionnement normal.
- Pour obtenir des masses d’inertie suffisantes, que ne présentaient pas les rotors des générateurs, on a disposé sur l’arbre de chaque turbine un volant convenable. Les turbines sont accouplées, par l’intermédiaire de joints à bande de cuir, à des alternateurs triphasés de 68 Ix. V. A. tournant à la vitesse vie rotation de 3oo tours par minute. Les courants iripha-scs sont produits sous une tension de 2 100 volts à 4o périodes par seconde; des câbles isolés placés en caniveau sous le plancher les amènent aux tableaux de distribution. Hans le même caniveau sont placés aussi les conducteurs de jonction reliant les excitatrices au tahleau : ces excitatrices sont calées en porte-à-faux sur les prolongements des arbres des groupes triphasés. Le tableau comprend un certain nombre de panneaux en marbre supportés par des châssis en fer. Les interrupteurs sont manœuvres au moyen de poignées placées à la partie antérieure du tahleau. Les panneaux portent les appareils de mesure nécessaires reliés à des transformateurs de mesure. Des lampes de synchronisation servent pour l’accouplement des alternateurs en parallèle. L’éclairage de 1 usine est assuré par quinze lampes à incandescence alimentées par un transformateur monophasé de un
- K. V. A.
- Les courants triphasés produits à l'us’mo génératrice sont trausmis par trois conducteurs nus de 20 millimètres carrés de section chacun. Les fils sont supportes par des isolateurs à double cloche fixés à des poteaux eu bois : ces poteaux sont distants de So mètres environ les uns des autres. La longueur totale de la ligne est de a111",7. Sa protection contre les décharges atmosphériques est assurée par des parafoudres à cornes placés aux deux extrémités.
- Le poste des pompes contient deux moteurs à hante tension de 65 chevaux chacun, entraînant par courroie un arbre de transmission qui commande les pompes. Les moteurs sont munis d’un dispositif do
- mise en court-circuit et de soulèvement des balais qui servent au démarrage. Le service est assuré au moyen d'un tableau de distribution analogue à celu de la station primaire ; pour le démarrage, on se sert de rhéostats métalliques plongés dans un bain d’huile. L’éclairage du poste de pompesesl assurépar un transformateur monophasé de un K. V. A. Comme réserve, on a disposé dans ce poste une locomobîle de 60 chevaux qui peut fonctionner avec ou sans condensation. Cette machine actionne la transmission des pompes au moyen de deux courroies.
- La transmission est munie d’accouplements et disposée de telle façon que la locouiobiio, ou bien l'un des deux électromotcurs, puissent indistinctement actionner les pompes. Actuellement, l’installation comprend deux pompes, dont l’une sert de réserve : on installera prochainement une troisième pompe, quand la consommation d'eau aura augmenté. Les pompes sont du type différentiel à plongeurs : elles ont des cylindres de 290 et 2o5 millimètres de diamètre, et une course de 5oo millimètres ; leur vitesse de rotation est de 65 tours par minute, et elles peuvent élever, par 24 heures, 2 5oo mètres cubes d’eau à une pression de no mètres. Les pompes sont connectées à une conduite d’aspiration commune, dont elles peuvent être séparées par des vannes ; cette conduite aboutit aux deux sources. Ces sources ont été captées au moyen de cylindres en fonte de 80 centimètres de diamètre enfoncés de 20 mètres de jmofondeur : dans ces tubes de fonte ont été placés des tubes de tôle galvanisés perforés à leur partie inférieure sur une hauteur de 3n,,5o; l’espace compris entre les deux tubes a été rempli de gros cailloux siliceux, puis on a retiré les tubes de fonte extérieurs. Les tubes en tôle galvanisée contiennent les conduites d'aspiration des pompes, qui débouchent à un mètre du fond.
- La conduite d’eau sous pressiou qui relie la salle des pompes à la ville a un diamètre do 35o millimètres ; elle a 17 kilomètres de longueur et peut débiter 6000 mètres cubes d’eau par jour pour une vitesse de 75 centimètres par seconde. Elle débouche dans un réservoir en béton de 800 mètres cubes, situé à Priessnilzlalc, au-dessus de la ville de Modling. Ce réservoir forme deux chambres avec parois de circulation. La conduite de distribution part du réservoir cl dessert toute la ville en formant une boucle : elle a environ 3o kilomètres de développement total. Toutes les conduites sont établies en tubes de fonte. Pour pouvoir connaître le niveau d’eau existant dans le réservoir, on a établi un appareil indicateur élec-triquedont les indications sont transmises à Miidling, a la salle des pompes do M.ooshrunn et à l’usine génératrice de Milterndorf. Le dispositif consiste en deux appareils d’annonce placés dans les deux chambres du réservoir. Un accumulateur permet de meure en circuit l’appareil de l'une ou de l'autre chambre. Chaque appareil d’annonce, consiste essen-
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- liellement en un flotteur porté par une chaîne, el un dispositif à contacts placé dans une carcasse en fonte. A la chaîne sont fixés un contrepoids et deux bornes. Celles-ci sont disposées de telle façon que l’une vienne en contact avec la fourchette de 1 appareil annonciateur quand le niveau de l’eau atteint sa valeur ntaxiina, et l’autre quand ce niveau atteint sa valeur minima. line clé de contact est alors actionnée et ferme le circuit d’une sonnerie placée sur l’appareil indicateur. En outre, à chaque modification du niveau de l’eau, la sonnerie fait entendre un court signal. Le dispositif à contacts de l'appareil annonciateur est actionné par le flotteur ou par la chaîne et, suivant le sens du mouvement, c’est-à-dire suivant que le niveau s'élève ou s’abaisse de 5 en 5 centimètres, l'appareil à contacts fait un tiers de tour vers la droite ou vers la gauche ; ce déplacement est reproduit, au moyen d’une ligne à deux conducteurs, sur l’appareil indicateur du poste récepteur. Il existe trois de ces postes récepteurs ; un à Modling, un à Moosbrunn, à l’installation des pompes, et uu à l’usine centrale de Mitlerndorf. La transmission au premier poste est directe; la transmission aux deux autres s’effectue au moyen de relais. Chaque poste récepteur est muni d’un appareil indicateur, consistant essentiellement en deux paires d’éleclroaimants décalés de iao° agissant sur une armature mobile placée entre eux et alourdie d’un côté. Les deux paires d’éleclroaimants sont reliées chacune avec un des deux conducteurs précédents de telle façon qu’à chaque émission de courant, l’armature tourne dans l’un ou l’autre sens. Cette impulsion suffit pour que le centre de gravité de l'armature atteigne la position maxima et retombe de l’autre côté, en accomplissant une rota-lion complète. A chaque émission de courant correspond donc une rotation de l’armature dans l’un ou
- l'autre Sens de rotation. L’armaturc transmet son mouvement par une vis sans tin et une roue dentée à l’axe d’une minuterie ordinaire.
- A proximité du réservoir est placé un poste de pompes destiné à élever encore une certaine quantité d’eau. Ces pompes débitent sur une conduite de ia5 millimètres de diamètre qui alimente un réservoir de Soo mètres carrés. Le poste de pompes contient une pompe différentielle à plongeurs de i4o et ioo millimètres de diamètre de pistons el do aoo millimètres de course, tournant à la vitesse de i4o tours par minute et débitant une quantité d’eau de 38o litres par minute environ à une hauteur de 5o mètres. La pompe est entraînée, au moyen d’une courroie, par un moteur à gaz de six chevaux. Entre le réservoir supérieur et le poste de pompes est placé un second indicateur de niveau analogue au précédent : la ligne de jonction est réalisée par nn câble souterrain. Une installation téléphonique relie la ville de Modling, le poste de pompes supérieur, l’installation principale de pompes et 1 usine génératrice. Ces stations sont reliées à une ligne double commune formée de fils de fer galvanisés de 8 millimètres de diamètre. E. IL
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- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- BETHENOD (J.). — Notes sur le moteur shunt compensé monophasé (suite)............................. -3
- MARFAING (M.). — Installations hydrauliques souterraines de la Snoqualmie.........................
- REYVAL (J.). — Production électrolytique de l'étain pur, adhérent et cohérent..................... 86
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités.— Sur les rayons cathodiques secondaires, par J. Laub.................
- Génération et Transformation. — Détermination directe des facteurs de dispersion, par R. IW.
- Nouvelle méthode pour charger artiliciellomcnt les transformateurs, par A. F. Gustrin.
- Transmission et Distribution. — Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul des
- réseaux à courant alternatif, par L. Lichtenstein...........................
- Sur la chute de tension dans les câbles, par E. Stirnimann.....................
- Traction. — La traction électrique sur les voies ferrées (suite), par P. D.wvson......
- Electrochimie. — Sur l’électrolyse par courant alternatif (suite), par J. B. Hayden...........
- 90
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- 97
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- NOTES ET NOUVELLES
- Usines génératrices de Greenville et Saint-Wolfgang.............................
- L’état actuel de la turbine de Laval............................................
- Sur l’emploi du gaz dans les gazogènes et l’emploi de combustibles bitumeux. . .
- Sur l’épuration des gaz employés dans les moteurs. — Sur l’emploi du gaz à l’eau.
- installations électriques de la mine de Lambton .Pits...........................
- Câble téléphonique muni de bobines Pupin........................................
- Bibliographie...................................................................
- 34
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- 4i
- 43
- 46
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- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION Usine génératrice de Greenvilïe.
- Le réseau de distribution de la Greenville-Carolina Power G0, qui alimente la ville de Greenvilïe et différentes usines situées à proximité, a été mis en service en décembre igoô. La ville de Greenvilïe, qui compte 3oooo habitants, est située au pied des montagnes de Blue Ridge au nord-ouesl de la Caroline. Elle est desservie par la ligne principale du Southern Raihvay et présente une grande activité manufacturière, les principales industries de la région étant relatives à l’exploitation du coton.
- L’usine génératrice est établie sur une rive de la rivière Sahulda, en un point distant d’environ 8 kilomètres de Greenvilïe. Cette rivière présente une chute de im,o5 par kilomètre et a une largeur de 80 mètres environ. Elle est barrée par une digue de 85 mètres de longueur et de i5 mètres de largeur à la base et 3 mètres au sommet.
- Tout l'équipement de l’usine génératrice a été fournie par la Compagnie Morgan Smith de York, Pa, et comprend quatre unités ayant chacune une paire de roues de 85 centimètres, une unité ayant une paire de roues de 00 centimètres et une unité ayant une roue de 35 centimètres pour l’entraînement de l’excitatrice. Toutes ces roues sont du type centrifuge. Les plus grosses turbines sont réglées par des appareils Woodward ; la turbine de moyenne puissance est réglée parun régulateur Lombard. Les générateurs électriques principaux accouplés directement à ces turbines comprennent quatre alternateurs do 6oo kilowatts et un alternateur de aoo kilo-
- watts, tous bobinés pour i3aoo volts et produisent des courants triphasés à 60 périodes. Ces alternateurs sont établis pour pouvoir fonctionner sans inconvénient avec une surcharge de a5 °j0. Chaque générateur est relié par des câbles sous plomb à des bobines de self-induction, pris aux barres générales placées derrière le tableau de distribution. L’excitatrice qui assure le service normal de l’usine a une capacité de 70 kilowatts et produit du courant continu à ta5 volts; elle est reliée à une turbine indépendante pour que le courant d’excitation ne soit pas modifié par les variations de charge des alternateurs correspondants. Il y a trois autres excitatrices, deux de 3o kilowatts et une de 13,5 kilowatts, produisant toutes du courant continu à iaô volts et entraînées par courroie par les arbres des alternateurs principaux. Les deux excitatrices de 3o kilowatts sont disposées de façon à pouvoir être accouplées par courroie à l’un ou l’autre des deux altemaleurs de 600 kilowatts. L’excitatrice de 13,5 kilowatts est entraînée par courroie par l’alternateur de aoo kilowatts et forme ainsi avec lui une unité employée seulement à fournir la charge de nuit, charge qui consiste dans l’éclairage de la ville de Greenvilïe. Tous les conducteurs i-eliés à ces excitatrices passent dans des conduits enfouis dans le sol jusqu’au tableau de distribution.
- La charge de cette usine génératrice consiste surtout en moteurs actionnant des usines où l'on traite le coton : à Greenvilïe. il y a en outre une installation de tramways électriques, un réseau d’éclairage et quelques moteurs. La charge due aux usines où l'on traite le coton s’élève à 1 5oo chevaux environ
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- Juillet ig<?7
- et est à peu près constante. La charge due aux installations de tractioç est extrêmement variable et atteint un maximum de 600 kilowatts. Un régulateur Tirill, installé à l’usine génératrice, maintient la tension constante malgré la variation de charge. Tous les appareils ont été fournis par la Compagnie Westinghouse.
- Deux lignes de transmission triphasées, parallèles l’une à l'autre, sont supportées par des poteaux en bois de cèdre. Les isolateurs ont été fournis par la Compagnie du Lima Insulator. Les poteaux^ont places à .(33 mètres les uns des autres en moyenne. Aux croisements de lignes téléphoniques ou télégraphiques, o& a adopté des portées très courtes de façon qu’un fil rompu ne soit plus assez long pour pouvoir venir en contact avec les fils téléphoniques ou télégraphiques. Aux croisements où il a été impossible d’opérer ainsi, on a employé quatre câbles en acier tendus entre les poteaux et ancrés : ces câbles supportent une sorte de filet de protection avec lequel un fil rompu viendrait forcément en contact avant d’atteindre les fils téléphoniques.
- Les lignes de transmission aboutissent actuellement à.trois sous-stations qui alimentent les circuits de. distribution : la sous-station de Brandon,.qui dessert environ 1 5oo chevaux, la sous-station de Carolina, qui dessert environ 200 chevaux, et la sous-station de la ville de Greenville, dont la capacité normale • est d’environ 1 i55 kilowatts. La première contient trois transformateurs à refroidissement d’huile, réduisant la tension des courants triphasés de i3ooo Volts à 575 volts. Les transformateurs sont reliés aux lignes à haute tension par l’intermediaire de coupe-circuits fusibles et d’interrupteurs à double direction permettant de relier les transformateurs à l’une des lignes ou aux deux. Une bobine de self-induction triphasée immergée dans l’huile est intercalée dans les lignes entre les parafoudres et les transformateurs, pour la protection de ceux-ci. Les fils à basse tension, d’une très forte section, relient directement les secondaires des transformateurs à l’usine. Un Watt-heure-mètre, placé sur la basse tension à proximité des transformateurs, mesure, l’énergie con-
- sommée. Tous les appareils et l’équipement électrique ont été fournis par la Compagnie Westinghouse.
- La sous-station de Carolina contient trois transformateurs de 100 kilowatts reliés à la ligne à haute tension par l'intermédiaire d’un interrupteur à huile. Les fils secondaires triphasés à 570 volts sont placés dans des conduits sous le plancher et aboutissent à l’interrupteur à basse tension qui dessert l'usine. L’équipement des transformateurs, les parafoudres, .etc., ont été fournis par la General Electric C°.
- La sous-station de Greenville est semblable, aux précédentes. La ligne triphasée à haute tension traverse des bobines de self-induction immergées dans l’huile, puis atteint les barres générales, passe par les coupe-circuits fusibles, et aboutit aux transformateurs. L'équipement pour le service de traction comprend trois transformateurs de i35 kilowatts produisant une tension secondaire de 4ao volts. Pour alimenter le circuit d’éclairage et les petits moteurs, on emploie deux transformateurs de i5o kilowatts diphasés à 2200 volts. Les câbles qui desservent le réseau de traction sont reliés à deux comnmlalrices de 3oo kilowatts hexaphasées de la General Electric C° ; les mêmes feeders alimentent un moteur d’induction entraînant une dynamo génératrice à arcs. Les circuits à 1 200 volts alimentent directement les feeders d’éclairage de Greenville.
- R. R.
- L’usine génératrice de Saint-Wolfgang.
- L'Elektrotechnik und. Mnschinenbau décrit l’installation de l’usine génératrice de Saint-Wolfgang, dont l'établissement a présenté des difficultés à cause du maintien de la navigation sur le canal qui dessert
- Les mesures du débit ont indiqué une quantité d’eau minima de 64m3,5 par seconde, dont 43 mètres cubes étaient nécessaires pour la navigation, de sorte qu’il restait i()“3,5 pour l’usine hydro-électrique. La clarté a une valeur nette de 17 mètres. Pour un débit de i5 mètres cubes par seconde et 76 °/o de rendement de bobines, on dispose donc de 2 4oo che-
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- vaux. A l’heure actuelle, on a installé trois turbines de i 240 chevaux, l’une servant, en général, de réserve: un quatrième groupe sera prochainement monté.
- De l’écluse du canal de Traunfallc part un canal adjacent de r8 mètres de longueur, aboutissant à un tunnel de 390 mètres qui, à son tour, débouche dans un canal de 67 mètres. La longueur totale du canal est donc de 5ao métrés et la pente est de 2,5 °/a. La hauteur de l'eau est do. 2m,3o quand l'écluse est fermée ; la largeur du canal est de S1"',20, la vitesse de l’eau est de 3œ,65o pour un débit de 27 mètres cubes.
- A l’intérieur de l'usine génératrice, l'eau est amenée par des conduits en béton de 20 mètres carrés de section, que pèuvent fermer des vannes de réglage de 4 mètres de longueur et de 2 mètres de hauteur. Le déversoir d'eau, pour la marche à vide, est fermé aussi par des vannes que manœuvre un électromoteur. Pour permettre le réglage, on a disposé, à côté du tableau de distribution, un indicateur de niveau d'eau. Du déversoir, l'eau descend par des terrasses successives dans le canal d’évacuation qui, sur 80 mètres de longueur, est parallèle au canal de Traunfalle et en est séparé par un mur
- L équipement hydro-électrique consistait primitivement en deux turbines doubles Francis do la maison Schmied à Zell, dont le rendement à pleine charge est de 78 % et dont les variations maxima do vitesse sont de ± 3 % de la vitesse normale pour une variation de charge égale à 25 °/0 de la charge normale. La vitesse de rotation normale des turbines est de 182 tours par minute. Le poids total du volant est de 19 tonnes, dont i4,5pour le volant lui-mème. Les générateurs ont une masse d'inertie de 8000 kilogrammes, de sorte que la masse totale est de 22*s,b.
- La troisième turbine, sans volant, a été façonnée par la maison Yoith, de Heidenheim et est munie d'un régulateur hydraulique spécial relié à une pompe à huile comprimée. Le moment d’inertie nécessaire GD2 a pour valeur 95 000 kilogrammètres carrés et est fourni par l’induit de la génératrice électrique. Le rendement est de 78 °/0 à pleine charge, et de 76 °/o à demi-charge ; la puissance maxima est de 1 3oo chevaux. Dans la salle des machines se trouve un pont roulant de 8 tonnes.
- Les générateurs triphasés accouplés aux turbines ont été construits par les ateliers Sicmens-Schuckert et ont chacun une puissance de 1 ron kilowatts sous une tension de 10000 volts. Les excitatrices sont calées directement sur les arbres principaux. L’inducteur volant porte 3a pôles inducteurs ; il produit des courants de fréquence 5o pour une vitesse de rotation de 187 tours et de '18 périodes pour une vitesse de rotation de 182 tours. Le diamètre du volant inducteur est de 3 mètres; le diamètre extérieur de la.carcasse est de 4 mètres. L’induit fixe
- est muni de 96 bobines pesant chacune i/|kB,5, isolées au mica et facilement amovibles. Le poids total d’un générateur est de 45 tonnes, dont 3,6 tonnes de
- Pour une charge de 85o kilowatts, les mesures faites avec une charge non inductive ont donné un rendement de q4 % ’ pour cos 0 = 0,8, le rendement avait pour valeur 92,9 °/0.
- Le tableau de distribution est relié aux générateurs par des câbles en caoutchouc. La disposition des appareils est telle qu’aucune partie à haute tension ne soit accessible. Les interrupteurs sont disposés derrière le tableau et sont manœuvres par des leviers qui traversent celui-ci. Les appareils de mesure sont alimentés par des transformateurs qui abaissent la tension à 120 volts. Au-dessus du tableau sont placés des interrupteurs de sectionnement et des fusibles pour les quatre lignes de transmission. Enfin, au-dessus de celles-ci sont disposés les para-foudres, consistant eu appareils Siemens à cornes avec résistances liquides interposées. Les distances explosives sont réglées à 4 ou 5 millimètres ; en outre, pour les deux lignes les plus longues, il y a trois parafoudres à cornes reliés directement a la terre réglés à 12 millimètres pour les cas extraordinaires,
- Parmi les quatre lignes de transmission, l'une aboutit â la fabrique de papier Steyrermühl, distante de 3tm,7 : elle est établie en fils de cuivre de 20 millimètres carrés. Avant d’entrer au poste récepteur.
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- elle est reliée encore à des parafoudres à cornes à résistance liquide. Les moteurs employés dans l'usine
- kilowatts; plusieurs d’entre eux ont une puissance de a5o chevaux. Sur les mêmes poteaux que la ligne précédente, est fixée une ligne qui aboutità Gmunde. Elle a une longueur de i4 kilomètres et une section de 3x5o millimètres carrés. Le poste de transformateurs de Gmunde est protégé aussi par des parafou-
- La troisième ligne de transmission va à Attnang et à Schorfling : elle a une longueur de 23km,5 et comprend trois fils de cuivre de a5 millimètres carrés de section : pour les traversées du fleuve, elle consiste en fils de bronze silicieux de 3x35 millimètres carrés. Cette ligne dessert sept postes de transformateurs pourvus aussi de parafoudres à cornes. A la sous-station d’Attnang est placé un transformateur de 5o kilowatts abaissant la tension à 5 4oo volts ; un câble relie ce poste à la gare d Attnang où la station est réduite à i65 volts. La sous-station de Schorfling contient également des transformateurs de 10000/5400 volts et de 5 4oo/iG5 volts.
- La quatrième ligne de transmission aboutit à Larn-bach : elle a dix kilomètres de longueur et comprend trois fils de 20 millimètres carrés ; elle alimente deux
- Pour éclairer l’hôtel du Schafberg construit en 1894 pmi après l’établissement du chemin de fer à crémaillère, on avait établi à Saint-Wolfgang une petite usine génératrice à vapeur. Celle-ci comprenait une machine Westinghouse à grande vitesse, une machine de 16 chevaux, deux chaudières Korirwull de 4o mètres carrés et 25 mètres carrés de surface de chauffe, et deux génératrices de 3o kilowatts pour i5o volts et -J50 à 1 000 watts entraînés par courroie. La machine série à courant continu de la maison Egger et G10 était construite pour 10 ampères sous j5o à 1 000 volts : sa vitesse de rotation était de 960 tours par minute et elle était munie d’un rhéostat automatique à résistances liquides. La ligne avait 5 800 mètres de longueur et aboutissait à 1 900 mètrc9 de hauteur: elle comprenait deux fils de cuivre de 16 millimètres carrés. La demande croissante d’énergie électrique détermina, en 1903, à établir une usine hydro-électrique à Gitlhach. A 680 mètres au-dessus de l’usine génératrice, on bâtit une digue de 9 mètres de hauteur en travers d’une vallée, et on y relia une conduite forcée de 37b millimètres de diamètre intérieur. La chute totale est de 74 mètres et le débit est de 200 litres par seconde. On employa d’ahord comme machines motrices deux roues Pelton de 5o chevaux avec réglage par pointeau. Le rendement à pleine charge était de 77 °/° el Ie rendement à]denii-cbarge de 75 °/„. Le réglage était assuré par des régulateurs à ressorts à servo-moteurs hydrauliques. En 190(1, on fut obligé d’utiliser une deuxième ehnlede
- la Ditlbach : la chute a rao mètres de hauteur : un conduit en circuit de 1 180 mètres de longueur et de 3oo millimètres de diamètre amène l'eau àl’usine. La conduite, qui présente une pente de 5°/00, se termine dans un château d'eau d’où une conduite forcée amène l’eau aux turbines. La conduite principale a 268 mètres de longueur et débite 60 litres par seconde pour un diamètre intérieur de 220 millimètres. L’usine contient une roue Pelton de 77 chevaux tournant à la vitesse de 750 tours par minute : le réglage est automatique ; le rendement est de 80 “/„ à pleine charge et de 75 °/0 à demi-charge. Pour une décharge complète, la vitesse ne varie que de ±8°/0. Un réservoir naturel de 3o 000 mètres carrés de surface sert à régulariser le débit.
- J/équipement des trois usines génératrices est prévu pour produire des courants de même tension et de même figure, on vue de l’accouplement en parallèles des trois usines. Dans l'usine à vapeur est placé un alternateur triphasé de 3oo kilowatts à 5o périodes ; dans l’usine principale hydro-électrique, deux alternateurs de 5o kilowatts, et dans la deuxième usine hydraulique, un alternateur de 5o kilowatts. Tous ces générateurs fonctionnent à une vitesse de rotation de 750 tours et produisent une tension de 3 000 volts (tension composée). Les excitatrices sont calées directement sur l’arbre, en dehors du pilier, des alternateurs : elles produisent une tension de i5o volts. Les alternateurs ont été fournis parl’A.-E.-G. — Union Elektricitâts Gesellschaft. L’usine principale hydro-clectrique contient un poste de transformateurs qui élèvent la tension des courants triphasés de 3 000 à 5 4oo volts : ces transformateurs sont à ventilation naturelle.
- E. B.
- L’état actuel de la turbine de Laval.
- Dans une étude très complète, reproduite par l’Eleklrulechnik and Maschinenbau, M. F. Lahgen indique les progrès réalisés dans l'établissement de la turbine de Laval. 11 prouve d’abord numériquement, en comparant les valeurs du rendement thermique, d’après le diagramme de Mollier, que la turbine de Laval présente le meilleur rendement. De nombreux résultats d’essais montrent que la turbine de Laval est la seule qui, avec de la vapeur saturée et, pour des puissances de 200 à 25o chevaux, présente un rendement thermodynamique de 60 à fia °/0, tandis que tous les autres systèmes présentent des rendements thermodynamiques inférieurs à ce chiffre.
- L’auteur indique un certain nombre de procédés qui permettent de diminuer les inconvénients des engrenages inévitables (dimensions et frais considérables, bruit violent, etc.). Les pertes dues aux engrenages ont une faible valeur qui ne dépasse pas 1 à 2 %• Les engrenages coûteraient moins chers si,
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- Supplée
- L’Eclairage Electrique
- Juillet 1907
- pour les grosses turbines (jusqu’à 3no chevaux), on admettait une vitesse de rotation de 3ooo tours par minute, au lieu de la vitesse de rotation de 1 o5o à 7&o tours par minute actuellement admise. Les générateurs triphasés de 100 kilowatts à 3 000 tours par minute sont aussi moins coûteux que pour "5o tours par minute. Les génératrices à courant continu peuvent être construites sans difficulté pour ces vitesses. Pour de faibles puissances (3o chevaux environ), il est recommandable, d’après l’auteur, d’employer un accouplement silencieux à friction, du genre de l’accouplement « Ceniralor », fonctionnant sans poussée sur les paliers. Pour de fortes puissances, on pourrait adopter une transmission de ce genre avec denture. Avec deux de ces transmissions à chaque extrémité de l'arbre, on pourrait atteindre 600 chevaux. L’établissement rationnel des duscs joue un rôle important sur la consommation de vapeur, et doit permettre d’établir des machines présentant un rendement thermodynamique effectif de 64 %. Dans les petites turbines (au-dessous de too chevaux), l’emploi d’un second étage de vitesse serait avantageux: il serait donc bon d’employer un conduit analogue à celui de la turbine Elektra, mais reporté axialemont, pour guider sur la roue le jet de vapeur.
- On pourrait, avec cette modification, obtenir d’après les calculs de l’auteur, une amélioration de rendement de 11 °/0 pour une turbine de 5 chevaux et une économie de 26 °/u sur la consommation de vapeur (gk£r,a par cheval-heure). Pour une turbine de 3o chevaux, la consommation de vapeur serait de 7 kilogrammes par cheval; elle, serait donc de 20 °/o plus faible et le rendement serait amélioré de io,3 %• Cette disposition serait particulièrement utile dans les turbines employées pour la propulsion des bateaux, où l’on doit souvent faire fonctionner les machines à vitesse réduite. En outre, on peut re-
- marquer qu’il est possible d’inverser le sens de rotation d’une turbine de Laval en employant des du-ses inverses qui agissent sur le côté convexe des aubes. L’auleur recommande d’adopter des aubes doubles pour pouvoir disposer les duses par paires, de façon que le jet de vapeur soit divisé et qu’une moitié agisse dans le sens de rotation, l’autre moitié agissant en sens inverse.
- Cette disposition ne permettrait de garnir de duses que i5 n/0 de la périphérie, elle n’est applicable qu’à de petites machines qui pourraient obtenir un aubage complet avec deux couronnes concentriques de différentes hauteurs d’aubes. Les aubes inverses formeraient, dans ce cas, des canaux successifs formant une hélice.
- L'auteur indique les avantages de l'accouplement direct de la turbine de Laval avec différentes machines (ventilateurs, pompes centrifuges) et propose une série de dispositifs permettant d’accoupler directement avec la turbine de Laval des génératrices à courant continu. Vis-à-vis d’autres turbodynamos, par exemple celles de l’A. E. G., de telles machines présenteraient un rendement plus élevé, seraient sensiblement plus légères et seraient presque moitié moins coûteuses. L'avantage de l’arbre flexible employé dans les turbines de Laval est appréciable, et il permet d’équilibrer moins complètement l’induit de la machine électrique. Une dynamo génératrice à courant continu accouplée directement avec une turbine de Laval de 10 kilowatts à 24 000 tours par minute devrait coûter environ 2 5oo francs.
- L’auteur mentionne la possibilité d’employer la turbine de Laval perfectionnée pour la commande de machines unipolaires et recommande, dans les cas où le prix d’achat de la machine joue un rôle plus important que la consommation de vapeur, d’employer des roues on tôle, dont les aubes forment une seule pièce avec le reste. Cette façon de procé-
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- der a donné de bons résultats à l'auteur. Des roues établies.avcc des disques de tôle d’acier martelé de a4o millimètres de diamètre extérieur, dans lesquels les aubes avaient été obtenus par coupures radiales et torsion des ailettes ainsi formées, ont pu fonctionner à des vitesses de 36 000 tours par minute sans inconvénient. Dos turbines de Laval de ce genre doivent être d’un emploi avantageux pour la commande de ventilateurs ou de petites génératrices électriques de puissance inférieure à 1 kilowatt.
- Pour beaucoup d'exploitations, l’auteur recommande l'emploi d’une transmission hydraulique au lieu d’une transmission d'énergie électrique, car il est possible maintenant d'établir des pompes centrifuges et des roues Pclton avec des rendements de 90 % environ. Des tableaux numériques établis par l’auteur montrent que des éleetromoteurs coûtent environ 10 à iû fois plus cher que des roues Pclton. L’auteur pense que, pour les commandes à distance sur des bateaux, la transmission hydraulique d’énergie pourrait être employée avantageusement.
- Finalement, l’auteur parle du groupement en série de deux turbines de Laval, qui permet de réaliser une turbine à deux étages très avantageux ; il prouve, par un exemple numérique, qu’une telle turbine de 5oo chevaux présenterait un rendement thermodynamique de 7/1-% et une-consommation, de vapeur de.3k8:T,95 par cheval-heure effectif, résultats comparables aux meilleurs résultats expérimentaux des grosses turbines Parsons.
- B. L.
- Sur la production du gaz dans les gazogènes et l’emploi de combustibles bitumineux.
- h'Elektrolechnik and Maschincnbm reproduit une conférence de M. Scuwenn dans laquelle cet auteur étudie d’abord la. gazéification du charbon en supposant une grosseur de grains de a5 millimètres.
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- Quand on produit du gaz pauvre avec de l'air seul (sans vapeur d’eau), ou peut laisser le fer descendre jusqu’à 200 millimètres de la grille sans que la composition du gaz (CO et Az) varie. Le gaz est donc formé d'une façon complète à une hauteur de 200 millimètres au-dessus de la grille. Une épaisseur de 4oo millimètres au-dessus de cotte couche suffisait pour que le charbon soit assez échariffé par les gaz chauds qui le traversent. On peut donc distinguer trois couches, une couche de gazéification, une couche d’échauffemcnt préalable, et une couche de pro-
- À la limite entre les deux dernières couches, les gaz quittent le générateur. On peut évaluer à i/5o seconde la durée de gazéification (temps que met le gaz pour traverser la couche inférieure). A la température qui règne en ce point, l’oxydation se produit et C se transforme en CO, CO en CO2, et CO2 sc réduit en 2CO. Le rapport de la chaleur dans la quantité totale de gaz à celle que contient un kilogramme de carbone à la même température, a pour valeur 5/i. On entend toujours par température en un point déterminé du gazogène la température du gaz.
- Les phénomènes qui se produisent lors de la gazéification sont les suivants : l'air pénétrant par la grille sc mélange avec l’oxyde de carbone qui se trouve à la surface du charbon et brûle en formant de l’acide carbonique.- Le mélange de O2 et de CO2 brûle ou se décompose à nouveau en CO, qui, à nouveau, brûle au contact de l’oxygène do l’air. Ces, réactions sc produisent jusqu'à ce qu’il n’y ait plus d’oxygène libre et jusqu’à ce que finalement, au bout de i/5o seconde environ, la réduction de CO2 soit
- la couche de gazéification et la couche de réchauf-fage.
- Four l’emploi de combustibles bitumineux, deux types d’appareils sont importants : les gazogènes à fonctionnement inverse (aspiration d’air en haut ; prise du gaz en bas), et les gazogènes à double aspiration d’air (haut et bas) et prise du gaz au mi-
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- Pour pouvoir employer des combustibles bitumineux, il faut d’abord «tudierles phénomènes de production du coke avec disparition de 20 à 3o °/o de constituants volatils. Il y a deux difficultés à surmonter : la production de masses compactes de combustible dans le générateur, quand 011 emploie de la houille grasse, d’où résulte un fonctionnement irrégulier ; la destruction du goudron, dont un gramme par mètre cube présente déjà de graves inconvénients. Pour éviter la formation de goudron, on peut employer deux procédés; l’épuration mécanique, ou la décomposition chimique par cchauffe-ment du gaz à plus de 1000”, pour produire une décomposition du goudron. Le premier procédé, employé surtout en Amérique, présente l'inconvénient que 20 °/o de charbon sont inutiles et sont enlevés avec les cendres. La deuxième méthode s’est beaucoup répandue en Allemagne. L’échauffement du gaz du vase clos à plus de 1 ooo° présente deux dangers ; il se forme de grandes quantités de suie incandescente, et il faut introduire de l’air dans le gaz dont la fabrication est achevée, ce qui offre des dangers d’explosion.
- E. B.
- Sur l’épuration des gaz employés dans les moteurs.
- Elektroteekni.k und Maschinenbau reproduit une étude de M. Stohh consacrée aux méthodes ordinaires d'épuration des gaz employés dans les moteurs. D’après l’auteur, l’emploi de grandes surfaces d’eau ou de pulvérisations d’eau offrent l’inconvénient que le gaz acquiert une forte teneur en humidité si l’on ne veille pas en même temps à la refroidir d’une façon complète. Le pouvoir calorifique est diminué, la consommation d’eau et de force motrice eslaugmen-té. Les procédés qui reposentsur l’action de la force centrifuge donnent aussi de mauvais résultats.
- L'auteur recommande comme procédé efficace pour l’enlèvement des poussières le système suivant : la vitesse des gaz est réduite presque à zéro, puis les gaz sont filtrés et finalement la vitesse est ramenée à la valeur initiale. Pour de petites installations, ce procédé est applicable ; pour un fonctionnement permanent dans de grandes installations, il n'est plus applicable car il faudrait de grandes surfaces de passage et un nettoyage fréquent des filtres. Pour l’éviter, on se contente de diminuer un peu la vitesse et l’on a recours à des surfaces étendues auxquelles adhèrent facilement les particules dépoussiéré. Pour remplir ce but, on peut employer des surfaces recouvertes d’huile étendue en une couche uniforme. Il n’est pas hon de laissercouler de l’huile sur les surfaces, car il se forme un composé pâteux que l’on ne peut employer ; en outre l'huile, en coulant, ne recouvre pas les surfaces d’une façon uniforme, et
- l'enlèvement des poussières n’est pas complètement
- L’auteur recommande comme moyen le plus efficace l’emploi d’un récipient contenant des plaques recouvertes ou imprégnées uniformément d’huile sur leurs deux faces et placées assez près l’une de l’autre pour que le gaz parcoure un chemin suffisamment long entre les plaques, en changeant souvent de direction. T.a vitesse du gaz qui s’écoule doit être très faible, pour que les frottements n’absorbent pas trop de travail.
- E. R.
- Comparaison entre les installations des moteurs à gaz et des machines à vapeur.
- M. Emmerson Dowsoi» a fait des essais détaillés sur l’économie de fonctionnement des moteurs à gaz et de machines à vapeur et a trouvé des résultats très avantageux en faveur des premiers. D’une façon générale, on sait qu’une bonne machine à gaz peut consommer environ moiiié moins de combustible par cheval-heure qu’une machine à vapeur de même puissance. L’auteur a fait des expériences sur deux installations de 90 chevaux et a trouvé les résultats
- Dans l’installation de machines à vapeur, sur 1120 calories contenues dans le combustible, 224 sont perdues par radiation, gaz évacués, cendres, etc., et 8gfi calories se retrouvent dans la vapeur produite; sur ees 896 calories, 112 sont perdues par condensation dans les conduites d’amenée, 667 calories sont perdues dans l’échappement et 17 calories dans les frottements ; sur 1120 calories, il y a donc en réalité 100 calories d’utilisées sous forme de travail disponible sur l’arbre des machines.
- La meme étude faite sur une installation de moteurs à gaz montre que, sur 5a5 calories seulement fournies par le combustible, 100 sont utilisées sous forme de travail disponible sur l’arbre moteur. Les pertes sc limitent en effet à io5 calories par radiation, 126 calories pour la réfrigération, 177 calories pourréchappementeti7 calories pour les frottements. Cette comparaison conduit donc à trouver une économie de 53 °/0 en faveur des installations à gaz par rapport aux installations à vapeur.
- L’auteur a étudié aussi deux installations de 4o chevaux à gaz et à vapeur. JI a trouvé une économie de 70 °/o en faveur du moteur à gaz. Quoique brillants que soient ces résultats il faut remarquer que les perles de chaleur sont toujours très élevées, et il y a lieu de chercher des perfectionnements pour réduire ces pertes.
- R. R.
- Sur l’emploi du gaz à l’eau.
- Dans une étude récente, M. Kaysf.u examine l’utilisation la plus avantageuse du gaz à l’eau comme
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- source de force motrice. Le prix de revient peu élevé de ce gaz en rend l’emploi possible pour les petits comme pour les gros moteurs à gaz : par cheval-heure, la consommation est comprise environ entre t,3 et imc,8 de gaz à l'eau dans les petites machines, et entre o,8 et i mètre cube dans les grosses machines. La production d’un mètre cube de gaz à l’eau exigeant seulement ok*p,5 de charbon, la consommation est comprise entre 0,9 et okgr,4 de charbon par cheval-heure suivant l’importance du moteur à gaz.
- De telles installations de force motrice travaillent beaucoup plus économiquement que des installations de machines à vapeur, qui, dans de petites exploitations, consomment 3 kilogrammes par cheval-heure et, dans les grandes installations, otEr,8 à 1 kilogramme par cheval-heure. Un avantage que présente l'emploi de moteurs à gaz par rapport à l’emploi des moteurs à vapeur consiste, en outre, dans la rapidité de mise en service, tandis que l'allumage et la mise en pression des chaudières exige beaucoup de temps et de travail. En outre, un moteur à gaz peut être placé n’importe où, sans être astreint à des règlements de police; il exige peu de place et une. très faible surveillance.
- L’avantage que présente l’emploi de gaz à l'eau par rapport aux autres installations de machines à gaz réside dans la possibilité d’employer de la houille ou du liquide, tandis que les gazogènes ordinaires, tels que celui de Dowson, ne peuvent fonctionner qu’avec du coke ou avec de l'anthracite. En outre, les autres gaz ne peuvent être employés à l’éclairage, tandis que le gaz à l’eau convient pour cet usage. Enfin, ils produisent une usure rapide des machines, à cause des acides qu'ils contiennent, tandis que le gaz à l’eau est tout à fait pur. Le gaz Dowson et les gaz analogues ont une composition très variable, ce qui est nuisible au fonctionnement uniforme et au bon rendement des machines : le gaz à l’eau a une composition constante. E. B.
- Les installations électriques de la mine de Lambton Pits.
- L’Electrical Review décrit les installations électriques de la mine de Lambton-Pits, dans le comté de Durham. Le courant d'alimentation est fourni par l’usine génératrice centrale de la Durham Collieries Electric Power Supply C°, située à proximité de Durham. T,’eau d’alimentation est amenée par un conduit de 3 kilomètres de longueur aboutissant à un poste de pompes qui contient deux moteurs d’induction de 80 chevaux entraînant des pompes centrifuges. La salle des machines contient cinq turbines à vapeur Parsons de 155o K. V. A. directement accouplées à des alternateurs triphasés à 6 f>oo volts et 5o périodes et 1 5oo tours. Chaque lurbiue à vapeur est desservie par une chaudière à tubes d’eau Babcok et Wilcox à chargement mécanique. De là partent quatre lignes triphasées établies sur des poteaux en bois en forme de H de i5 mètres de hauteur. Ces lignes aboutissent à Lambton Pits avec dérivation aux sous-stations qui desservent les différents puits et avec longue dérivation aboutissant à la sous-station du Sunderland District Tramway. Tous les conducteurs constituant la ligne aérienne sont entourés de fils d’acier parallèles, formant un réseau de protection. Avant la mine, la ligne s’arrête à un coffret de distribution placé sur un poteau, et permettant de déconnecter la ligne ou de la relier à des câbles souterrains. Quatre sous-stations souterraines contenant des transformateurs à huile, abaissent à 5oo volts la tension des courants transmis. Les moteurs fonctionnent sous cette tension. Chaque sous-station contient des moteurs asynchrones triphasés de i5o chevaux entraînant par courroie des compresseurs Ingersoll, des moteurs de 10 chevaux entraînant des pompes et diverses machines, etc. Pour l’cclairage, on emploie un transformateur de 5o kilowatts qui abaisse à 38o volts entre phases ou 320
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- L’Eclairage Electrique du ao Juillet 1907
- volts entre un conducteur et le point neutre, la tension des courants triphasés.
- Dans la sous-station établie à la mine Lady Anna, il y a deux transformateurs de 176 kilowatts dont le secondaire est relié à des câbles triphasés à 5oo volts descendant dans la mine. Le tambour de la machine d'extraction, de im,5o de diamètre, est entraîné par un moteur triphasé de 100 chevaux. Comme rhéostat de démarrage, on emploie une résistance liquide. Le câble enroulé sur le tambour remonte par |Our 5o à 60 wagonnets de 0,7 tonnes sur une voie de ikm,4 de longueur portant des ampères de 1/9.
- Dans une fosse est installée une pompe centrifuge de 190 chevaux qu’entraîne un moteur triphasé tournant à la vitesse de 1 44o tours par minute : elle élève par minute 3 200 litres d’eau à 190 mètres de hauteur. Au puits de Lumfey, une sous-station contient des transformateurs de 200 kilowatts alimentant un moteur triphasé de ta5 chevaux qui actionne un ventilateur de 4 000 mètres cubes par minute.
- ______ R. tt.
- TRACTION
- Comparaison entre les organes de prise de courant à archet et a roulettes.
- h’Elektrotechrnk imd Maschinenbnu reproduit une étude comparative sur l’emploi d’archets ou de per-
- ches à roulettes comme organe de prise de courant. Tandis qu’en Allemagne l’archet est presque universellement employé, l'emploi de la perche à roulettes s’est beaucoup plus répandu en Amérique et en Angleterre. Les avantages que présente l’archet sont les suivants :
- i° Faible usure du fil de contact;
- 2° Sécurité contre les déraillements de la perche ;
- 3° Disposition simple des fils de tension dans les courbes, les aiguilles et les croisements.
- Ces avantages sont contre-balancés parles inconvénients suivants :
- i° Limite peu élevée de l’intcnsilé de courant que l’on peut recueillir par archet :
- 20 Faible durée d'utilisation. L’archet d’aluminium s’use rapidement malgré l'artifice qui consiste à le munir d'une rainure remplie de graisse ou de métal
- 3° Aux vitesses élevées, la pression de l’archct (5 à 5 kilogrammes) n’est pas suffisante; c’est pourquoi, dans les installations de traction à courant monophasé, on emploie des organes de prise de courant à parallélogramme, du type panlographe.
- La raison principale du peu d’emploi de l’archet en Amérique doit être cherchée dans la difficulté que l'on éprouve à transformer, sans grands frais, les lignes de contact et les automotrices établies pour l’emploi de la perche à roulettes.
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- II II
- :iS
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- M. Lichel donne les chiffres pratiques suivants qui permettent de comparer les deux types d’organes de prise de courant :
- Statistique des voies électriques en Hongrie.
- L'Elektrotechnik und Maschinertbau publie la statistique des voies ferrées électriques en Hongrie. Pendant l’année iqo5, le nombre des chemins de fer classiques a augmenté de 1a à i3 et le nombre de kilomètres de voies exploitées électriquement s'est élevé de i'ÿ3kin,5oo à i8okm,3oo. Les lignes suivantes ont été mises en service :
- d) Chemin de fer électrique de Nagyszeben, de 2km,4oo b) Ligne de Budapest à Erzsebctfalva du métropolitain de Budapest.......................4 4oo
- Total.......................6i«“,8uo
- La longueur totale des voies électriques urbaines s’est élevée à 64,44 % de longueur totale des
- Les longueurs des lignes électriques et leur puissance sont indiquées par le tableau I, ainsi que le noiuhrc de voyageurs et de marchandises transportés
- CHEMINS DE EER DE L’OUEST
- MAGES D’EXCURSIONS
- pour se rendre sur l’i
- par le re'seau d’Orle'ans.
- 1" Excursion au MONT SAINT-MICHEL
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- 3° Voyage Circulaire en BRETAGNE
- Roscoff, Brest, Quimper
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- Supplée
- L'Éclair
- mge Eketnqm du ao Juillet 1907
- I,c nombre do voyageurs transportes a augmenté de 7 099 8i3. Si l'on prend la moyenne des bénéfices réalisés par les différentes lignes électriques, exploitées avec un total de 7 locomotives, 721 automotrices, r5g voitures de remorque et 45 voitures de marchandises, on trouve que ces bénéfices se sont élevés à 7,617 /°0 du capital immobilisé. II y a là un accroissement de o,o53 °/t, sur le chiffre de l'année précédente. Le meilleur résultat a été obtenu par les tramways de Budapest qui ont réalisé 9/10 ^ de bénéfices ; le métropolitain de Budapest a réalisé 8,o5 %, celui de Fiumc 6,90 °/c, le chemin de fer de Temesvar 6,a4 °/„, le métropolitain de Szomba-tliely 5,66 ü/0, le tramway électrique de Budapest-Ujpesl-Rakospalota 4,95 %> le métropolitain de Poz-sony 4,4a %•
- J 1 AA
- TÉLÉGRAPHIE ET TÉLÉPHONIE
- Câble téléphonique muni de bobines Pupin.
- h'Eleklrotechnische Zeilsckrifl publie un article de de M. Emu,ing décrivant la pose du câble téléphonique placé par les soins de la maison Siemens et Halske dans le lac de Boden. Ce câble est muni de bobines Pupin présentant une forte self-induction qui est destinée à éviter l’amortissement de la voix. Il n’y a pas de difficulté à munir de ces bobines un câble souterrain, mais, pour un câble sous-uiarin comme celui dont il s’agit, le problème est beaucoup plus compliqué. En particulier, l’installation du câble du Bodcnsee présentait des difficultés importantes parce que la profondeur de ce lac est grande par rapport à la longueur du câble (12 kilomètres), et parce que le câble devait contenir sept circuits téléphoniques. La profondeur à laquelle est immergé le câble est de 2Ôo mètres ; cela correspond à une pression de a5 kilogrammes que doit supporter le câble d’une façon permanente. Pour obtenir une sécurité suffisante, on a soumis le câble à des
- pressions de i5o kilogrammes par centimètre carré. Le câble devant contenir sept circuits, on ne pouvait songer à laisser la pression se transmettre aux âmes, et il a fallu donner à l’enveloppe de plomb une certaine solidité. Les expériences montrèrent qu’il fallait rejeter d’une façon absolue tout câble du type ordinaire, à cause des déformations produites par la pression. Pour obtenir la rigidité suffisante, on plaça autour des âmes constituant le câble lui-mème, une spirale d’acier analogue à un ressort à boudin, sur laquelle l’enveloppe de plomb fut disposée. Le fil d’acier qui constitue cette spirale a 2 millimètres de diamètre. Un câble ainsi construit n’a présenté aucune déformation sous une pression de i5o
- On aurait pu employer, pour les différents fonds, des fils de différents diamètres ; pour plus de simplicité et de sécurité, on adopta un seul et même fil d’acier pour toute la longueur du câble. Le câble de fond est muni d’une armature de 3a fils de fer ronds de 3tnm,75 de diamètre. Le câble d'atterrissage porte, en outre, une seconde armature de 3o fils de 5mm,4 de diamètre. Enfin le câble souterrain est un câble sous plomb ordinaire.
- On avait prescrit que, tous les 5oo mètres, le câble fut muni d’un dispositif étanche tel que, si de l’eau pénétrait par suite d’une avarie quelconque dans une portion du câble, elle ne puisse pas s’étendre au delà de ce point. Cette difficulté pouvait être résolue de la même manière que le problème relatif au placement des bobines Pupin dans le câble lui-même. Ces bobines ayant un diamètre plus grand que le câble, il fallait nécessairement que l’enveloppe de plomb fût renforcée à l’endroit des bobines.
- La disposition des bobines est la suivante. La partie cylindrique contient des bobines annulaires, dont l’espace intérie'ur creux est traversé par les conducteurs ne correspondant pas à la bobine : les différentes bobines sont soigneusement isolées les unes des autres. Le passage de la portion cylindrique qui soutient les bobines à la portion cylindrique du câble est effectué par une partie conique qui
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- Juillet 190^
- forme en même temps le point de séparation empêchant la pénétration de l'eau en cas d'une avarie. Cette fermeture est réalisée par une enveloppe de caoutchouc qui remplace l’enveloppe de .papier. Les expériences ont montré que les fermetures ménagées en ces points de sectionnement fonctionnaient d’une façon parfaitement satisfaisante. Les bobines étaient réparties tousles kilomètres le long du câble.
- Bien que le câble sous-marin 11’ait qu’environ 12 kilomètres de longueur, la pose a dû être faite avec une machine spéciale, comme pour les câbles sous-marins, à cause du poids important du câble : il fallait compter en effet sur une traction d’environ a 000 kilogrammes aux points où la profondeur atteint 200 mètres, et une telle traction ne pouvait être être réglée par des systèmes de freinage ordinaires. E. B.
- BREVET A CÉDER
- Turbine a vapeur ÉQUILIBRÉE.
- Brevet français n° 344 947-Ce brevet porte sur des moyens simples et efficaces pour équilibrer, par une pression de vapeur réglée automatiquement, et quelle que soit la puissance variable transmise la poussée en bout qui s’exerce sur l’arbre des turbines à vapeu r du fait par exemple de la réaction de l’eau sur l’hélice dans les navires, du poids du rotor de la génératrice supportée par l’arbre dans les groupes électrogènes verticaux, etc. Ces moyens s’appliquent d’ailleurs aussi bien aux turbines réversibles.
- M. Hodgkinsox, titulaire du brevet, serait désireux de vendre ce brevet ou d’en concéder des licences d’exploitation. S’adresser à M. H. Behtin, ingénieur-conseil, E. C. P., 58, boulevard de Strasbourg, Paris. Tél. 4ao-i5.
- BIBLIOGRAPHIE
- Traité complet d’analyse chimique appliquée aux essais industriels, par J. Post, proies scur honoraire à l’Université de Gœttingne, et B. Neumann, professeur à la Tcchaischo Hochschule de Darmstadt, traduit de l'allemand par le Dr L. Gautier P).
- Cet ouvrage, qui a eu en Allemagne trois éditions en esta sa deuxième édition française; il sera publié en huit fascicules et se divisera en deux volumes de 900 pages environ chacun. Le premier fascicule qui vient de paraître forme d’ailleurs un tout indépendant : il comprend quatre chapitres consacrés à l’analyse des eaux employées dans l’industrie et des eaux résiduaires, ainsi qu’aux conclusions à tirer de ces analyses; à l’analyse des combustibles; à la pyrométrie; à l'analyse des gaz (fumées, gaz de chauffage, de moteurs, de mines). Il forme pour les ingénieurs et les industriels une source précieuse de documentation et de renseignements, et aucun ouvrage analogue ne peut, à ce point de vue, lui être comparé.
- Le premier chapitre, eau et eaux résiduaires, a été rédigé parle Dr J.-II. Vogel ; le second chapitre, combustibles, par le Dr H. Laugbein ; les deux chapitres suivants par le B” B. Neumann.
- A. S.
- (‘) 2e édition française, tome I, premier fascicule. Un volume gr. in-8 de 220 p. avec io4 figures. — A. Hrkmann, édi-
- Drahtlose Telephonie (Téléphonie sans fil). — Ernst Ruhmer Ç).
- Le nom de l’auteur est suffisamment connu pour qu’il soit inutile de rappeler la part active que celui-ci a pris dans les expériences relatives à la téléphonie sans fil. Les résultats obtenus dans ccs derniers temps permettent d’espérer maintenant que le problème de la téléphonie sans fil pourra recevoir, dans un avenir prochain, une solution simple et efficace, permettant de communiquer, avec des appareils relativement sensibles, à des distances de quelques dizaines de kilomètres. L’ouvrage de M. Ruhmer vient donc à son heure et présente un incontestable intérêt. Il est divisé de la façon sui-
- 1re Partie. — Téléphonie sans fil au moyen de rayons fummeuæ ou calorifiques :
- Chapitre Ier. — Le photophone de Bell.
- Chapitre 11. — Le thermophone de Bell.
- Chapitre 111. — La téléphonie photo-électrique.
- 2e Partie. — Téléphonie sans fil au moyen de forces électriques :
- Chapitre Ier. — Ilydrotéléphonie.
- Chapitre II. — Téléphonie par induction.
- Chapitre III. — Téléphonie par ondes hertziennes. R. Y.
- (J) Un volume in-8° de i5a pages avec i3g figures. —
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- l L'Eclairage Electriqu
- Juillet 1907
- Prix de revient et prix de vente de l’énergie électrique, suiri d’nn essai de tarification rationnelle, par Gustave Siegel ((), traduit de l’allemand par R. Ellisskn et E. Allain-Launat.
- L'importance du capital engagé dans les entreprises de distribution d’énergie électrique est aujourd’hui des plus considérables, et, si ces entreprises ont pu mettre au point la plupart des questions techniques qui en compromettaient l’avenir à l’époque de leurs débuts, il reste à résoudre, au point de vue commercial, bien des problèmes ; la tarification de l’énergie, envisagée déjà bien souvent et à des points de vue très différents, reste peut-être la principale de ces difficultés, car il s'agit de satisfaire à la fois aux intérêts légitimes de l’entrepreneur et aux besoins économiques du consommateur : le livre préparé par M. Siegel comme thèse de doctorat devant l’École Supérieure Technique de Darmstadt et]dont la traduction française vient d’être publiée est donc d’une réelle actualité et mérite de retenir l’attention.
- Cet ouvrage est divisé en deux livres : le premier concerne les bases de la tarification et est divisé logiquement en trois parties ; la demande de l’énergie électrique ; l’offre de l’cncrgie électrique ; la répartition des frais courants d’entreprise entre les différentes fournitures d’énergie. La deuxième partie est consacrée aux formules de tarification : considérations générales, formules de tarifs (à forfait, à taxe fixe, au compteur), suppression des dépenses accessoires pour l’emploi de l’énergie électrique.
- Dans cette étude, nourrie de tableaux documentés et de renseignements utiles, l’auteur fait souvent preuve d’une originalité de vues intéressante. ____________ A. S.
- 0 Un volume in-8 de 213 pages. — Ch. Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix relié : 8 francs.
- Traité pratique d’électricité industrielle, par E. Cadiat et E. Dub0St(l), septième édition, revue par II. Bot de la Tour.
- En mettant au point, pour sa septième édition, cet ouvrage essentiellement pratique et qui a déjà rendu service à bien des industriels, M. Boy de la Tour en a respecté le plus possible le cadre antérieur : le livre reste divisé en six parties : principes généraux, unités et mesures, appareilsproduteurs de l’électricité (piles, machines électriques, accumulateurs) ; éclairage électrique, transmission électrique de l’énergie (applications industrielles et traction) ; galvanoplastie et électrométaliurgie ; téléphonie. Un appendice contient quelques indications sur les unités électriques et divers tableaux.
- Cette division n’est peut-être pas inattaquable, et, par exemple, il suffit de penser à l’emploi des accumulateurs sur certaines lignes de tramways, pour n'admettre que difficilement de voir la traction électrique, qui mériterait bien d’être traitée à pari, classée sous la rubrique: transmission de lencrgie; mais, d’autre part, M. Boy de la Tour a remanié le texte de l’ouvrage assez profondément. Toute la partie concernant les machines, appareils, méthodes et procédés de mesures démodés et aujourd'hui abandonnés, a été utilement remplacée par des indications plus modernes et d'un usage courant. Le livre ainsi renouvelé restera parmi ceux auxquels se réfèrent les praticiens.
- M. M.
- (i) Un volume grand in-8 de 66fi pages avec 3oo pages. — Ch. Béranger, éditeur, Paris et Liège. — Prix relié: 16 fr. 5o.
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- Tome LU,
- Samedi VJ Juillet 1907.
- Annôe. — N° 30.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- ROSSET (G.). — ha grande industrie électrochimique. La fabrication électrolytiquo des chlorates
- alcalins................................................................................ IOg
- GAISSET (E.). - -T.es reseaux électriques de la Société Méridionale de Transport de Force. . . nfi
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités.— L’absorption des Tayons a dans les métaux, par E. Meyer................124
- Génération et Transformation. — Moteur fonctionnant comme moteur série sur courant continu et
- alternatif, et comme moteur à répulsion, par E. Danielsok..............................
- Détermination des perles dans le fer par la méthode des trois voltmètres, par Zipp........ i3a
- Oscillations hertziennes et radiotélégraphie. — Sur la production d’oscillations de grande fréquence
- au moyen d’uu arc électrique, par L. W. Au'stix........................................r33
- Éclairage. — Sur la vitesse des photomètres à papillotement, par J. S. Dow.......................l3g
- Sur les causes de la faible durée des lampes à incandescence dépolies, par E. P. Hyde..... i4o
- Electrochimie. — Sur l’éleclrolyse par courant alternatif (fin), par B. J. JIayden............... i^i
- Mesures. — Sur la variation des résistances en manganèse employées pour les mesures, par B. Bosa et
- D. Babcock.....................................................................................
- NOTES ET NOUVELLES
- Production de l’énergie électrique par l’incinération des ordures ménagères.
- Tramways électriques de Cadix.......................................
- Tramways de Gérardmer-Lctournexner-La Schlucht-Le Honcck............
- Les roulements à billes sur les voitures de chemins de fer............................................ g()
- L’emploi des appareils de levage électriques..........................................................
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- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Production de l’énergie électrique par l’incinération des ordures ménagères.
- L’Éclairage Électrique décrivait dernièrement 1 installation faite à Preston pour la production d’énergie électrique par la destruction des ordures ménagères ; des installations du même genre avaient été signalées plusieurs fois dans nos col onnes () et la liste en reste néanmoins très incomplète, car les usines analogues sont aujourd’hui assez nombreuses.
- Nous pouvons ajouter aux usines déjà signalées celles de Saint-IIelens, Fulham et Westmount.
- L’usine de Saint-Helens, mise en service en 1900, comprend deux fourneaux Beaman et Dea, partagés chacun en deux cellules et qui alimentent de vapeur une chaudière Babeoek de 9 5oo millimètres carrés de surface de chauffe. Le tirage forcé est fourni par un ventilateur de 18 chevaux. Le destructeur seul suffit à la commande de moteurs d’une capacité de ia5 kilowatts.
- Moyenne par tonne d'ordure brûlée.
- Énergie électrique produite.........37,7 kw.-h.
- — employée pour les travaux. 7,1 —
- Prix delà combustion (salai res, lumière, force). 2r-\3o Réparations (salaires et materiel). ... o i3
- Prix total de la destruction...........2 60
- Évacuation du mâchefer non employé. . . o 37
- Prix total de la destruction et de l’cvacua-
- tion..............................3 37
- (i) Voir dans l'Éclairage Électrique les notes sur les usines de Zurich, t. XLTV, 29 juillet 1900, p. sxxvm ; Fiume, t. XLV,-g déc. 19OJ, p- cxvi; Mansfield, t. XLYI, to mars 190(5, p. cxvn ; Brünn, t. XLIV, 20 oct. njuti, p. 3i Preston, t. Ul, i3 juillet 1907, p. 30.
- Dès la première année ’ (31 mars 1900-31 mars 1901), on avait brûlé en tout 9 778 tonnes.
- L’usine de Falham, Londres, contient 3 génératrices diphasées de 3oo kilowatts sous 2 800 a 3 000 volts, construites par la General Electric G0 ; ces machines sont reliées directement à des moteurs à vapeur cotnpound à condensation, du type hori-
- L’installation comporte en outre deux circuits d’arc en série, au nombre de 43 à t\4 dans chaque série, et alimentés par des redresseurs Ferranti.
- Cette usine a été mise en service vers 1902; les destructeurs absorbent 4oooo tonnes d ordures annuellement; la puissance calorifique do ces ordures est évaluée à — de celle d’un bon charbon, 011 économise ainsi annuellement la valeur de a 000 tonnes de charbon.
- La description de l’usine de TEestmou/itactédonnée récemment par VEngineering Record. Westmount, faubourg de Montréal (Canada), possède une administration municipale indépendante. Cette agglomération compte environ 16000 habitants, mais ne renferme, pour ainsi dire, aucun établissement industriel. Le service de voirie n’arrivait d'autre part que difficilement à se débarrasser des ordures ména-1 gères ; on étudia donc le moyen de les détruire en combinant leur incinération avec la production du courant électrique appliqué à l'éclairage public et privé.
- L’installation comprend deux bâtiments de briques dont l’un contient les appareils d incinération et une batterie de chaudières chauffées par la chaleur développée par la combustion, l’autre, les moteurs ac-
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- tionnés par la vapeur et les générateurs d’électricité commandés par eux.
- Les incinérateurs sont du type Meldrum. Grâce à la configuration du terrain, les matières arrivent dans une partie située à iô mètres environ au-dessus du sol du bâtiment contenant les incinérateurs et sont amenées sur les grilles de ceux-ci par la gravité seule. Des trémies métalliques, placées au-dessus des ouvertures de chargement des grilles, permettent d’emmagasiner une certaine quantité de matière quand leur arrivée dépasse la capacité des incinéra-
- Ges appareils, qui sont du modèle à trois grilles, sont desservis par une cheminée trapézoïdale en briques. La flamme et les gaz chauds produits dans les fours, sont envoyés sous des générateurs Bab-coek et Wilcox, au nombre de trois, présentant chacun ao4 mètres carrés de surface de chauffe ; ces chaudières sont disposées spécialement pour utiliser la chaleur développée par les appareils d’incinéra-
- L’installation pour produire l’électricité, établie dans le bâtiment voisin, comprend une génératrice de *5 kilowatts et deux de 200, avec les accessoires nécessaires. Ces génératrices sont mues par des machines à vapeur alimentées par les chaudières. Le courant électrique est utilisé pour I’cclairage de la
- On a mis en marche l'installation vers le milieu du mois d’avril dernier et elle a constamment fonctionné depuis en détruisant journellement environ 3o chargements de 680 kilogrammes chacun, soit 20000 kilogrammes en nombre rond. Cette opération demande à peu près 10 à 12 heures, de sorte que la combustion a lieu à raison de 1 700 à 2 000 kilogrammes à l’heure. Du reste nous donnons ici les résultats d’un essai effectué récemmentpar les Ingénieurs-Conseils de la municipalité pour constater si
- l’installation remplissait bien les conditions exigées.
- L’essai a duré 8 heures i/a pendant lesquelles il a été brûlé exactement 17000 kilogrammes il’im-mondiccs de tonte nature. La surface de grille des incinérateurs étant de 6mî,97, la combustion s’est effectuée à raison de 236 kilogrammes par mètre
- On peut estimer que les matières alimentant les fours contenaient 65 °/0 de cendres d’anthracite, débris de charbon, etc., i5 °/0 de balayures, résidus de ménage, etc., j5 °/0 de papier, débris de bois, etc., et 5 °/o de boîtes de conserves, fer, cuivre, etc. Le poids des escarbilles restantes a été trouvé de 7 tg4 kilogrammes soit 4a % en nombre rond du poids des matières employées.
- Les chaudières ont vaporisé pendant l’essai 19022 kilogrammes d’eau, soit ikgr,i2 par kilogramme de matières; si on réduit les températures de l’eau et de la vapeur à too degrés, on trouve ikec,36 d’eau par kilogramme de matières.
- La température moyenne de l’atmosphère pendant l’essai était de I2°,ô centigrades; celle de la chambre de combustion, déterminée au moyen d'un pyromètre Watkins, a été trouvée en moyenne de t oyo degrés centigrades, au maximum de 1370 et au minimum de 9.60. Les températures moyennes des gaz à l’entrée et à la sortie des chaudières ont été trouvées, respectivement de 219 et 167 degrés centigrades. L’eau d’alimentation entrait aux chaudières à 8°,3 et la pression de la vapeur était en moyenne de par centimètre carré. Les fours étaient alimentés à l’air chaud produit par un régénérateur, l’air entrait dans cet appareil à 24 degrés et en sortait à 96 degrés. Le chauffage de l'air explique la température relativement basse à laquelle les gaz arrivent aux chaudières.
- On nettoyait les grilles trois fois pendant l’essai, cette opération demandait environ 10 minutes; il
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- s’écoulait donc 2 h. 48 entre chaque nettoyage. Dans la seconde partie de l’expérience, on a perdu environ trois quarts d’heure à attendre des matières qui manquaient.
- Les experts estiment que, sans cette circonstance, on aurait incinéré la quantité totale en 8 heures. De plus la proportion de substances incombustibles était trop élevée pour que les fours aient pu développer toute leur puissance d'incinération.
- On peut se faire une idée de la température produite lorsque les appareils étaient en pleine marche par les faits suivants : un morceau de tube de cuivre de a5 millimètres de diamètre et 4o de longueur, d’une épaisseur de anvm, i/4 a été volatilisé en 1 minute et 19 secondes dans la chambre de combustion et un fer à cheval a étc retiré des scories des grilles, fondu en plusieurs endroits. Or, le fer forgé entre en fusion à 1600 degrés centigrades. On a trouvé aussi, en partie fondu, un pot de terre réfractaire.
- Les gâteaux de scories produits étaient durs et de consistance vitreuse, en masses très denses. O11 no voyait pendant la dui’ée de l’essai aucune fumée sortir de la cheminée et on ne percevait aucune odeur.
- L’analyse des gaz sortant des fours a fait constater une proportion moyenne do 10,9 °/0 d’acide carbonique, ce qui indique nne combustion bien complète. Pendant le nettoyage des grilles, où les portes des fourneaux étaient ouvertes en grand, il entrait une quantité d’air considérable et la proportion d’acide carbonique tombait à 4,5 */,.
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- Les nouveaux tramways électriques de La compagnie ibérique Thomson-Houston a mis
- en service, il y a quelques mois, un réseau de tramways électriques qui relie à Cadix le port militaire de la Caracca. Cette ligne présente à la fois le caractère d’un tramway urbain et celui d’un chemin de fer d’intérêt local.
- La longueur de la ligne est, au total, de 20km,3 ; elle parcourt d’abord la presqu'île longue et étroite à l’extrémité de laquelle est établie la ville de Cadix, presqu’île dont la largeur ne dépasse jamais 3oo mètres pour une longueur de i4 kilomètres, elle atteint la station de San-Josc, traverse, par un parcours de 3 kilomètres, la ville do San-Fernando et aboutit enfin au port de la Caracca qui n’est éloigné de San-Fernando que de 4 kilomètres.
- La ligne est à voie simple, à écartement d’un mètre. Elle est alimentée par du courant continu, 575 volts, amené par un trôiet aérien à fil double, retour par les rails ; le diamètre des dis de trolel est de 9mn‘,25. Cette ligne est doublée par un réseau téléphonique, absolument distinct, mais qui relie la ligne et l’usine génératrice en différents points.
- L’usine génératrice est établie aux portes de San-Fernando. Sa chaufferie comprend quatre chaudières présentant chacune une surface de chauffe de i5 mètres carres ; elle peut fournir, en service normal, 900 kilogrammes de vapeur à la pression de 10 atmosphères, à l'arrière de chaque chaudière, un surchauffeur, d’une surface de chauffe de i5 mètres carrés, permet de porter la vapeur à la température de 3oo°. Une cheminée de briques, haute de 4o mètres, recueille les gaz d’cchappemenl.
- La conduite d’alimentation d’eau des chaudières est munie d’un filtre à pression, ce qui assure l’emploi d’eau relativement pure.
- La salle des machines à vapeur contient trois groupes électrogènes de iôo kilowatts. Les machines àvapeur,du type horizontal,tournent à i3o tours par minute et peuvent développer 3oo chevaux. Les ap-
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- pareils de condensation sont en sous-sol ; ces appareils, du type à surface, comportent chacun un séparateur d’huile pour l’épuration de la vapeur à condenser ; une pompe rejette l’eau qui provient de la vapeur condensée dans une bâche d’eau où s’élimine la plus grande partie de l’huile qui n’a pas été retenue par le séparateur. L’eau est ensuite soumise à cinq filtrations successives.
- Les dynamos génératrices, à trois paliers, tournent à la vitesse de 5oo tours; elles développent une puissance de i5o kilowatts sous un voltage qui varie entre 45o volts pour l’éclairage et 5j5 volts pour la traction. Kilos peuvent supporter des surcharges momentanées de 4o °/0.
- La salle des machines renferme en outre, pour le service de traction, un groupe survolteur de deux machines de 35 kilowatts chacune dont la génératrice peut donner iôo volts pour 200 ampères. Ce groupe est muni d’un enroulement en dérivation pour la charge de la batterie d’accumulateurs. Un second groupe de deux machines compense automatiquement les variations de voltage pour le service d’éelai-
- La batterie d’accumulateurs est placée dans une salle annexe de l’usine; elle comprend 285 éléments et peut donner i5o ampères-heure avec décharge en
- une heure et 210 ampères-heure avec décharge en cinq heures. Cette batterie, destinée au service d’éclairage, sert, pendant le jour, de batterie-
- L’usine, en dehors du service de traction, fournit le courant nécessaire à l’éclairage privé dans la ville de San-Fernando et ce réseau d’éclairage doit être étendu à la ville de Chiclana, situé a g kilomètres ; on installe, dans ce but, un alternateur de 5o kilo-volts-ampères qui sera commandé par l’une des machines à courant continu de i5o kilowatts et fournira du courant triphasé à 3 200 volts, 4a périodes.
- Au point de vue du service de traction, l'usine alimente directement le tronçon de ligne compris entre San-José et La Caracca, l’autre tronçon est alimenté par un feeder survolté, long de 10 kilomètres et de icm2,25 de section.
- Le matériel roulant se composait au début de i5 voitures automotrices, 7 voitures de remorque ouvertes et 8 voitures de remorque fermées ; on a dû l’élever, dès -les premiers mois, à 20 automotrices, i4 remorques ouvertes et g remorques fermées. Les progrès de l’exploitation ont également forcé à doubler la voie en plusieurs points du parcours.
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- La ligne de tramways de Gér&rdmer à Re-tournemer-La Schlucht-Le Honeck (').
- La première partie de cette ligne, construite en 1897, était un petit tramway à vapeur construit sur accotement de routes. Les nécessités stratégiques qui ont imposé, pour son prolongement, le choix d'un tracé présentant une rampe de 80 millimètres par mètre sur 2im,7oo, ont rendu nécessaire l’emploi de la traction électrique.
- Les courbes du tracé sont nombreuses, elles représentent le tiers de la longueur ; ces courbes sont quelquefois de 4o à 5o mètres de rayon, mais, en général, elles dépassent 60 à 80 mètres et les plus nombreuses ont 100 mètres et plus de rayon.
- Voie. — La voie est en rails Yignolc de 22 kilogrammes, posés avec «refonds sur traverses en bois de chêne à raison de i3 traverses pour 10 mètres. Les joints sont contrariés et, à chaque éclisse, les traverses sont aussi rapprochées que possible. Les éclisses sont d’un profil spécial laissant entre Vàme du rail et l éelisse un espace vide de 8 millimètres permettant de mettre les connexions électriques entre elles et le rail, de manière à les masquer à la vue. Précaution prise parce que la. voie est abandonnée pendant l'hiver en pleine foret sans aucune surveillance.
- Installations électriques. — T.es conditions imposées pour l’exploitation étaient les suivantes :
- « Les voitures transporteront 70 voyageurs. Deux voitures à pleine surcharge monteront'ensemble les rampes de 80 millimètres avec une vitesse de 12 kilomètres à l’heure. Chaque voiture eu pleine surcharge démarrera sur les rampes de 80 millimètres par mètre et devra pouvoir atteindre sur ces rampes une vitesse de i5 à 16 kilomètres à l'heure.
- « Le frein électrique devra permettre de réduire la vitesse à la descente à 3 kilomètres à l'heure, en pleine surcharge, sur la pente de 80 millimètres. »
- La fourniture et l’installation du matériel méca-
- nique et électrique, mise au concours, fut confiée à la Compagnie générale électrique de Nancy.
- Usine. — L’usine est établie le long de la ligne de Gérardmer à Retournemer, à 900 mètres environ de ce dernier point, terminus du tramway électrique.
- La rivière la Yologne, voisine de l'usine, fournit l’eau nécessaire à la condensation.
- La salle des chaudières comporte trois générateurs multitubulaires Babcock et Wilcox, timbrés à to kilogrammes et pouvant vaporiser en marche normale 1 5oo kilogrammes d’eau à l’heure.
- Une place est réservée pour un quatrième générateur du môme type. L’alimentation est assurée à l’aide d’une pompe à vapeur à action directe qui refoule l’eau de condensation des machines dans les chaudières, à travers un collecteur en boucle.
- Un générateur peut assurer le service courant ; deux générateurs suffisent largement pour le maximum normal.
- Derrière la salle des chaudières se trouve le bâtiment des groupes électrogènes.
- Actuellement deux groupes sont installés; ils se composent chacun d’une machine à vapeur, portant calé sur son arbre l’induit d’une dynamo à courant continu.
- Les machines sont du type horizontal monocylin-drique à quatre distributeurs Corliss.
- Le condenseur à mélange est placé en sous-sol et commandé par courroie.
- La puissance normale des machines à vapeur C3t de aaS chevaux indiqués, elle peut aller jusqu’à 4oo chevaux. T.es organes sont très robustes et les volants très lourds, de manière à pouvoir supporter sans inconvénient les variations brusques de charges qui se produisent à la mise en marche et à l’arrêt des voitures en service.
- Les dynamos sont hypercowpound donnant à vide une tension de 55o volts, et en charge 600 volts à la vitesse constante de ia5 tours par minute. Leur débit normal de 225 ampères peut être porté jusqu’à 3a5 ampères.
- L’inducteur est constitué par un bâti en acier coulé de forme circulaire, dont la section a été déterminée
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- de manière à obtenir une rigidité très grande ; ce bâti est en deux pièces boulonnées sur le diamètre horizontal; des goupilles d’assemblage permettent un montage rapide et précis. La moitié supérieure du bâti est munie de deux anneaux de levage et la moitié inférieure de larges pattes de fixation.
- A l’intérieur se trouvent, disposés radialement, les pôles inducteurs au nombre de dix, formés par des noyaux venus de fonte avec le bâti et portant les bobines inductrices.
- Ces dernières se composent d’une carcasse rigide en matière isolante, garnie de fil de cuivre de haute conductibilité convenablement isolé. La forme cylindrique des carcasses facilite le bobinage et réduit au minimum le poids de cuivre employé pour une même consommation d’énergie dans l'excitation.
- Sur l’extrémité de chaque noyau est rapportée une plaque polaire, dont les proportions sont déterminées pour assurer une commutation parfaite à toutes les charges.
- L’induit est formé d’un assemblage de tôles très minces, en fer extra-doux recuit, isolées l une de l'autre par un procédé nouveau et rationnel; des encoches pratiquées à la périphérie des tôles reçoivent les sections de l’enroulement préparées sur gabarit et soigneusement isolées.
- La forme et les dimensions des encoches sont calculées do façon à rendre la marche de la machine absolument sans étincelles; le nombre des soudures
- de l’enroulement est réduit au minimum et lu ventilation de l'induit est assurée par des canaux ménagés dans la partie lamelléc, ainsi que par la construction du croisillon de fonte supportant l’induit.
- Le collecteur est composé d’un grand nombre de lames de cuivre rouge étiré au banc, isolées au mica tendre, que des pièces coniques de serrage maintiennent sur un manchon en acier. Ce manchon est lui-même fixé au croisillon d’induit, de sorte que collecteur et induit forment un ensemble indépendant, calé à la presse hydraulique sur l’arbre de la machine à vapeur.
- Les balais employés sont des blocs de charbon graphitique spéciaux, supprimant tout crachement el réduisant au minimum l'usure du collecteur.
- Les porte-balais, d’une construction simple et robuste, ont une très large surface de contact avec les blocs ; tout échauffement et tout desserrage en marche se trouvent ainsi évités. Chaque porte-balai comporte un dispositif permettant de régler à la valeur la plus convenable la pression du bloc sur le collecteur ; cette pression se maintient constante jusqu’à complète usure du charbon.
- Les porte-balais sont réunis sur autant d’axes que l’inducteur a de pôles.
- Ces axes sont eux-mêmes fixés à une couronne supportée par des bras boulonnés au bâti circulaire de la machine.
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- L’Éclairage Electrique du 27 Juil
- l’ensemble des balais pour les amener à la position de meilleur fonctionnement.
- Ces machines peuvent marcher aux différents régimes et passer de la marche à vide à la marche en pleine charge sans qu'il soit nécessaire de modifier la position des balais et sans qu’il se produise d'étincelles nuisibles au collecteur, grâce à la qualité des charbons employés, à la détermination judicieuse de leur surface de contact avec le collecteur, au grand nombre de lames de ce dernier, à la forme et aux dimensions des encoches, de l’entrefer, des pièces
- Le bâtiment des machines renferme en outre le tableau de distribution comportant, pour chaque dynamo, un panneau avec interrupteur, coupe-circuits, régulateur de champ, disjoncteur à maximum à soufflage magnétique, appareils de mesure.
- Sur le départ général est branché un compteur d’énergie.
- Les machines fonctionnent soit séparément, soit en parallèle suivant le nombre de voitures en service.
- Le bâtiment des machines est disposé pour recevoir un troisième groupe électrogène.
- Ligne. — La ligne de service est constituée par un fil de cuivre dur de 8mm,25 de diamètre, fixé à des isolateurs supportés par de forts poteaux en sapin injecté, munis de consoles.
- Des feeders, partant de l’usine, se raccordent en différents points à la ligne de service. Le retour du courant s’effectue par la voie établie en rails Vignole de 22 kilogrammes, avec éclissage électrique, en parallèle avec un conducteur spécial enterré dans le sol sur une partie du parcours.
- Matériel roulant.
- Voiture automotrice. — Les voitures employées ont été construites par la maison de Dietrich et CiB à Lunéville sur les indications de M. Gullon.
- Le point le plus important dans une ligne de cette nature avec fortes rampes et nombreuses courbes était d'obtenir la sécurité la plus absolue. Il fallait donc adopter le principe des voitures à bogies. Mais alors il était nécessaire, pour économiser du personnel, de les faire les plus grandes possible, de manière à ce que, avec un petit nombre de voitures, on puisse transporter beaucoup de monde les jours de grande presse; et il fallait de plus que, sans être obligé de faire de la remorque, on puisse transporter sur les voitures quelques bagages et bicyclettes.
- Ces nécessités de l’exploitation ont amené la Société des tramways de Gérardmer à faire ctudicr un type de voiture à deux plates-formes intérieures de grandes dimensions placées entre trois compartiments fermés. Les deux plates-formes avant et arrière, réduites au strict minimum, sont réservées au ser-
- Ces différents compartiments et les plates-formes communiquent entre eux au moyen de portes roulantes.
- Quatre crochets au plafond de chacune des deux grandes plates-formes permettent de suspendre des bicyclettes, et bien qu elles occasionnent une légère gêne aux voyageurs, les dégagements de la voiture sont plus que suffisants pour permettre de faire le plein dos voyageurs malgré ces bicyclettes ou quelques bagages.
- Cela évite la traction supplémentaire d’un fourgon à bagages que l’on ne met que dans des cas excep-
- La voiture est disposée sur bogies, type Brill; elLo a une longueur totale de i3m,5oo.
- Voici les dimensions principales de ces voitures :
- Accumulateurs
- TOUTES APPLICATIONS
- Bureaux et Usine:
- à CLICHY, 18, Quai de Clichy
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- Supplée
- L'Eclairage Electrique du 37 Juillet 1907
- L'éclairage est assuré par des lampes électriques.
- La voiture est en outre munie des appareils do sécurité et d’utilitc suivants :
- Sur les plates-formes extrêmes, une lampe de direction électrique à 3 feux et une cloche d’appel disposée sous le plancher.
- A l’intérieur, une inlercommunication électrique, avec boutons et timbres d’appel, permettant aux voyageurs de communiquer avec le watlmann et le conducteur.
- Sous le châssis, et à l’avant des bogies, sont installées des sablières actionnées, le cas échéant, par le wattmann,
- Equipement électrique. — Chaque essieu est commandé par un moteur pouvant développer a5 chevaux en marche normale et 35 chevaux en marche intermittente à la tension de 55o volts et à la vitesse de 700 tours par minute environ.
- L’attaque de l’essieu se fait par un train d’engrenages droits, pignon on acier laminé, roue en acier fondu, dans un carter rempli d’huile.
- Les moteurs sont à quatre pâles, excités en série. L’induit est bobiné en tambour avec sections préparées sur gabarit et interchangeables. Le collecteur est entièrement isolé au mica et porte deux rangées de blocs en charbon accessibles de l'intérieur de la voilure par une trappe ménagée dans le plancher.
- Les paliers sont à graissage à graisse avec coussinets garnis de métal auli-friction, et calibrés à la presse hydraulique.
- La carcasse en acier doux, de forme octogonale, est coupée suivant le diamètre horizontal. La moitié inférieure peut basculer sur des charnières en entraînant l’induit avec elle.
- La moitié supérieure de la carrasse repose, d’une part, sur l’essieu, par l'intermédiaire de coussinets à la graisse, d’autre part, elle se rattache au truck par une suspension élastique.
- La mise en marche et l'arrêt des moteurs s’effectue de l une ou de l'autre des plates-formes à l’aide de « Controllers » qui couplent les moteurs, soit en série deux par denx, soit en parallèle, et mettent en circuit des résistances placées sous la voiture, de façon à obtenir toute la gamme des vitesses.
- Freins. — La voiture est pourvue d’un frein mécanique de sécurité, très énergique, nécessité par les rampes de S u/n, dont la manœuvre est egalement sur la plate-forme à portée de la main du wattmann.
- Il est à quatre sabots par bogie et se manœuvre indifféremment de chaque plate-forme extrême, tout en agissant simultanément sur les huit sabots des deux bogies.
- Le poids moyen d’une voiture à vide, avec tous les appareils électriques, est d’environ t5 5oo kilogrammes.
- En comptant environ 6000 kilogrammes pour 80 à 85 voyageurs en surcharge extraordinaire on arrive à un poids total de 21 5oo kilogrammes.
- Le calcul du frein donne un effort total sur les huit sabots de 1/1900 kilogrammes, soit le rapport
- de l’effort total au véhicule en charge— ^C^=- 70%.
- 21 5oo
- Les « Controllers » comportent en outre un dispositif permettant à la descente de faire fonctionner les moteurs en génératrices pour le freinage.
- On a employé pour cela le frein clcctro-magné-lique Westinghouse. Le courant venant des moteurs, gradué convenablement par des résistances, est envoyé dans des électro-aimants qui appliquent un patin sur le rail, tandis que d’autres patins viennent
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- Supplément à L'Eclairage Electriqtu
- serrer les roues. La première action a pour effet, outre le freinage direct qu’elle procure, d'augmenter l’adhérence de la voiture, de sorte que les roues ne se trouvent pas calées et peuvent patiner sur le
- L’action de ce frein, très énergique, permet de descendre en toute sécurité les pentes les plus fortes à une vitesse qu’on peut régler à volonté. Si l’on considère que, d’une part, les moteurs qui actionnent le frein Magnéto sont en parallèle, que, d’autre part, le /rein à main à vis est actionné indifféremment de l’une ou l’autre des deux plates-formes, on voit que les conditions de sécurité nécessaires pour une exploitation de ce genre sont bien remplies.
- Dans le service, l’expcrience a montré qu’il était plus avantageux de se servir en même temps des deux freins à fa descente. — En mettant la manette du controller sur la première touche du frein électromagnétique, l’action complète du frein ne se fait sentir que lorsque la vitesse a atteint de 20 à 26 kilomètres à l’heure. — En modérant cette vitesse au moyen du frein mécanique, de manière à ce qu’elle ne dépasse pas 20 à 21 kilomètres, on diminue l’action du frein électro-magnétique de telle sorte que le patin se rapproche sensiblement du rail sans arriver à le toucher. — Malgré cela, l’action magnétique se fait sentir avec assez de force pour que les patins du frein électro-magnétique qui s’appliquent contre les roues aient un léger serrage qui permet au wattmann d’obtenir une marche parfaite avec un effort très minime sur le frein mécanique.
- Il résulte de cette double action que l’usure du frein magnéto-électrique est à peu près nulle, et que celle du frein mécanique, qui est la moins onéreuse, est très faible. J. N.
- Les roulements à billes sur les voitures de chemins de fer.
- Depuis rqo.S, une série d’essais sur l'emploi des roulements à billes pour les essieux des wagons a été entreprise, en Allemagne, par le service des chemins de fer. La Revue générale des sciences, du 3o juin 1907, nous donne à ce sujet les indications suivantes :
- Les wagons en expérience pèsent 18 tonnes à vide et 3o à 33 tonnes en charge, cette charge se répartissant sur trois essieux. Au début, les roulements à billes ne furent appliqués qu’aux essieux centraux; plus tard, on les appliqua aux essieux
- En novembre dernier, les essieux centraux, ainsi inunis, avaient parcouru environ 160000 kilomètres et les essieux extrêmes 90 à 120000 kilomètres. Les' essais faits permirent d'établir qu à une vitesse de 4o kilomètres à l’heure, l’effort de traction est diminué de 12 % pour l'entraînement des \vag0n3 et de là a 20 °jo pour le démarrage. Lorsqu'on arrive
- à des vitesses plus élevées, telles que celles de 90 à 100 kilomètres à l’heure qu’atteignent les trains rapides, la plus grande partie de l’effort est employée à vaincre la résistance de l’air : 20 °/o à peine de la puissance totale absorbée sont dépensés par le frottement sur les essieux. L’économie procurée par les roulements, tout en restant la même en valeur absolue, se réduit alors à 2 °/0 environ, par rapport à l’effort total, dont la résistance de l’air consomme la plus grande partie à la vitesse de 100 kilomètres, tandis qu’elle entre peu en ligne de compte pour une vitesse de 4o kilomètres.
- En tous cas, les roulements à billes présentent, pour les grandes vitesses, l’avantage fort apprécié de réduire considérablement réchauffement des essieux; et au point de vue de la réduction de l’effort de traction, ils constituent une économie fort appréciable sur les trains de marchandises, ou lorsque, comme sur les tramways électriques, les voitures sont assujetties à des démarrages rapides et souvent
- C’est ce qui ressort d'une façon indiscutable des expériences faites à Berlin, dans le Hanovre et dans le Wurtemberg, sur les chemins de fer de l’Etat prussien. ______ J. N.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L’emploi des appareils de levage électriques dans les chantiers de constructions navales.
- II est- intéressant de signaler, comme suite à la note sur le transporteur Ilendcrson des chantiers de Jarrow-on-Tvne (1), l’installation de grues électriques faite à Riva, près de Gênes, par la société Esercizio
- Cette installation comprend trois cales pour bateaux pouvant atteindre 90 mètres de long, ces cales sont desservies (2) par deux rangées de trois grues tour-
- 0) Voir VEclairage Electrique, tome Ll, 22 juin 1907, p.
- 4o4. ^ iId
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- Stations Centrales U L I M /
- Éclairage des Habitations || [j, | | J tm Allumage des Moteurs
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- Supplément & L'Eclairage Electrique
- Juillet 1907
- Lors de la construction du dock de Middles-brough, remploi de grues à vapeur avait été combiné avec la construction d'une petite station hydraulique destinée à suffire à la manœuvre d’un pont et des écluses. Douze ans plus tard, lors d’une première extension des docks, on les pourvut en plus de grues hydrauliques, et ce fut de manière tout à fait accessoire qu’une modeste usine centrale électrique fut élevée pour l’éclairage des docks.
- Avec ce matériel, on manipula le tonnage suivant :
- Lest manié.................. 1 701 —
- Total...................45g a4i tonnes.
- Pour fournir ce travail :
- Les grues à vapeur brûlèrent 1 98g tonnes de charbon. La station hydraulique.. . ggh —
- Total. . . 3 916 tonnes de charbon.
- La quantité totale de marchandise transportée par tonne de charbon brûlée était donc de 117 tonnes.
- Lors de la nouvelle extension donnée aux docks, il fut décidé, après de soigneuses études, d’ahan-donner les grues à vapeur et en même temps d'édifier une graude centrale qui distribuerait à la fois
- l’énergie électrique pour les grues nouvelles et pour l’éclairage, et aussi pour l’énergie hydraulique afin d’activer l’ancien matériel hydraulique que l'on désirait ne pas remplacer.
- 11 était impossible de faire travailler simultanément les systèmes hydraulique et électrique dans des conditions identiques; les steamers accostant à Mid-dlcsbroug étant de nature et de dimensions diverses, il n’eût pas été possible de faire une comparaison indiscutable.
- Plusieurs expériences furent donc exécutées dans des conditions de travail s’approchant sensiblement de celles auxquelles le materiel est régulièrement soumis.
- Un dimanche, six grues hydrauliques furent placées côté à côte aussi près que possible sur un quai, et des compteurs d’eau furent adaptés à chaque grue. Des rails furent amenés sur wagon près des grues et maniés comme s’il s’était agi de les charger dans un bateau. Les rails étaient levés à 6 mètres de hauteur, décrivaient un arc de 180 degrés et étaient descendus dans des wagons vides.
- La chaîne était remontée à vide à 6 mètres de hauteur, décrivait un nouvel arc de 1800 et était redescendue pour recommencer le même cycle.
- Six cent tonnes furent maniées ainsi par charges égales et six cents autres par charges variables. Le prix du travail par 1000 pieds-tonnes de travail fut
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- Sippléo
- L'Eclairage fiiectriqu
- 27 Juillet 1907
- 63
- de i fr. 80 et le temps nécessaire fut de 7 heures.
- Le même travail fut fait le dimanche suivant par les grues électriques ; le prix par t 000 pieds-tonnes fut de t fr. a5 et le temps employé de 5 h. 1/4.
- L'économie totale obtenue par les grues électriques, y compris le personnel des grues et les travailleurs, fut de a5 °/0, mais le coefficient d'utilisation fut seulement de 7,3 °/0, tandis qu’il s’élevait à l4,4 n/0 dans les grues hydrauliques, si bien que, si on avait employé un plus grand nombre de grues on aurait obtenu encore un meilleur résultat.
- Avec les grues électriques, on a estimé que le gain total aurait été de 5o °/p.
- TABLEAU I
- Nombre delevées faites. 8a5 8a5
- Poids des rails levés (tonnes) I 210,', 1224,9
- Temps nécessaire.. . 7 h- ah,io iM5
- sonnn.'i " 7. î .ml 16 fr. 75 i5 fr. io 1 fr. Go
- et des réparations. *. 43 fr. 70 35 fr. i5 8 fr. 55
- Valei 35s fr. 80 204 fr. Go 88 fr, 20
- de chargement. . 36y fr. 5o 2QÇ) fr. 80 6, fr. 7„
- Prix par 100 tonnes. 33 fr. o5 2(i fr. 75 »
- les grues électriques, 8 fr. 3o
- Le tableau I, qui résume les résultats obtenus par M. Raven, montre que l’emploi des grues électriques est de beaucoup le plus avantageux. Il faut peu de temps pour le graissage parce que les grues ont des anneaux lubrifiants aux principaux tourillons et que les roues tournent dans des bains d’huile qui ne doivent être vérifiés que tous les mois. Le bain d’huile prolonge efficacement la durée des roues et supprime tout bruit, ce qui est un grand avantage pour les conducteurs qui doivent entendre les commandements.
- La conduite de la grue par un seul levier constitue un avantage à la fois sur le système à vapeur et sur le système hydraulique.
- Dans les grues à vapeur, le conducteur doit manier quatre leviers et un frein à pied. Il doit s’occuper en plus de la pompe d’alimentation et de l’entretien de la chaudière. Dans le cas de la grue hydraulique, deux leviers sont eu service et leur
- maniement nécessite un effort musculaire corisidé-
- Dans les grues électriques, un coupe-circuit automatique fonctionne dès que la charge dépasse une certaine limite et empêche que la grue ne supporte une charge dangereuse. En cas de chute 4e courant, à tout instant le frein s’applique automatiquement sur la chaîne de levée, et la charge transportée peut être maintenue dans sa position en toute sécu-
- Pour obtenir une idée definitive de la vitesse de chacune des grues travaillant dans les conditions ordinaires, elles furent expérimentées séparément.
- La grue à vapeur levait une charge de deux tonnes à 3o pieds de hauteur, pivotait d’un certain nombre de degrés et la descendait de 3o pieds.
- Le crochet d’attache était relevé à vide à 00 pieds, la grue pivotait de la même quantité en sens inverse et le crochet était redescendu de 3o pieds.
- Le temps total nécessaire à ccs opérations fut de 1 minute 44 secondes, c’est-à-dire que la vitesse de ces opérations était de 34 cycles à l’heure.
- Les grues hydrauliques, dans les mêmes conditions, firent cette opération en 1 minute 4o secondes. Leur vitesse était donc de 36 cycles à l’heure.
- Les grues électriques firent le même travail en <14 secondes par cycle, soit à la vitesse de 56 cycles à l’heure, et cette vitesse peut encore être accrue bien au delà avec un bon conducteur. Ainsi donc, dans un travail ordinaire, les grues électriques peuvent fournir 5o % de travail en plus par heure que les grues à vapeur ou hydrauliques. *
- Tl fut prouvé, pendant ces expériences, que ces grues électriques peuvent être détachées des rails, déplacées de 3o pieds et refixées aux rails en 3 minutes.
- Quand il a cté nécessaire de déplacer les grues hydrauliques, six hommes ont dù être employés une heure plus tôt dans la matinée pour installer les quatre grues nécessaires pour chaque navire. Pour les grues électriques, il n’est pas nécessaire de faire venir le personnel plus tôt, car en été deux hommes, et en hiver quatre, peuvent installer quatre grues en i5 minutes.
- En hiver, pendant les nuits de gelée, quatre hommes sont employés six heures chacun pour entretenir les feux destinés à empêcher l’eau de geler dans les cylindres des grues hydrauliques ; par contre, les grues électriques ne nécessitent aucune de ces précautions.
- Quand une grue à vapeur doit travailler, le conducteur doit commencer une heure plus tôt son travail pour obtenir de la vapeur, tandis que les grues hydrauliques et électriques sont toujours prêtes pour le service.
- (A suivre.)
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- Supplément à L'Eclair
- Electrique du 27 Juillet 1907
- DIVERS
- Machine à composer électrique.
- Le Praktische Maschinen-Konstructeur décrivait récemment une machine électrique à composer, pour imprimeries, qui semble obvier à la plupart des inconvénients des machines ordinaires du genre linotype. Nous empruntons à ce sujet les renseignements suivants au Génie Civil du 16 mars 1907.
- Le clavier de cette machine est entièrement séparé des autres pièces et actionne des leviers analogues à ceux des machines à écrire. Ces leviers portent chacun un signe spécial composé de points, et une lettre, qui sont amenés simultanément au contact de la bande de papier réceptrice. La lettre s’imprime et les signes perforent le papier en reproduisant les susdits points. Cette impression double permet de corriger l’épreuve avant que les caractères ne soient fondus, par la lecture du texte accompagnant les perforations.
- I.a bande de papier ainsi obtenue est divisée en lignes par un dispositif très simple et passe ensuite sur la machine à composer proprement dite, dont la construction rappelle certaines machines de tissage. Les moules en creux des lettres sont triés électriquement d’une façon automatique selon la disposition des perforations du papier (comme dans plusieurs télégraphes rapides), et remplis de métal fondu sur la machine.
- Les lettres coulées sont ensuite parées, rangées automatiquement dans l'ordre convenable pour con-stituer1.es lignes, et déposées dans les formes ordinaires. L’alliage servant à couler les caractères est fondu dans la machine elle-même. A cet effet, elle comporte un fourneau spécial dans lequel la température se règle automatiquement à 290° pour éviter de détériorer le métal.
- La radioactivité de la pluie.
- MM. Costanzo et Negro ont publié dans la Physi-kalische Zeitschrift les résultats de recherches minutieuses sur la radioactivité de la pluie exécutées à
- Bologne en 1906, recherches accompagnées d’observations barométriques, thermométriques et ané-mometriques.
- D’après leurs études, la pluie fraîchement tombée est toujours radioactive, mais cette radioactivité décroît rapidement et disparaît en deux heures envi-
- Les pluies d’orage sont très fortement radioactives, surtout si elles sont accompagnées de grêle. Les observations faites n’ont pas permis de déterminer d’influences nettes dues à la pression, à la température, à la force ou à la direction du vent.
- AVIS
- La municipalité d'Alexandrie (Égypte) met au concours le poste permanent d’ingénieur assistant en chef pour le service électrique et mécanique, au traitement annuel do L. E. é.20 (environ 10 900 francs), pouvant être porté jusqu’à L. E. 480 en base des règlements de la municipalité.
- Les candidats doivent avoir suivi les cours d’une école technique supérieure et en avoir subi avec succès les examens de sortie.
- Ils doivent avoir été employés dans de grands ateliers de constructions électriques et avoir acquis de l’expérience dans les installations d’usines centrales électriques et de distribution d’électricilé.
- Ils doivent, en outre, être au courant des installations de pompes.
- Préférence sera donnée à ceux des candidats munis d’un diplôme d une institution connue.
- La connaissance parfaite de la langue française ou anglaise est indispensable.
- Les offres doivent être accompagnées d’un e curriculum vitæ » avec indication précise de la date de naissance, de la nationalité, des écoles fréquentées et des postes occupés ; les copies des certificats y devront également être jointes.
- Les offres devront être adressées à l’administrateur de la municipalité jusqu’à la date du i'r septem-bl-e 1907 au plus tard.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. G RAM MONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administrât!on central© à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Eclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
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- I et pour vélocipédie
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- Tome LU,
- Samedi
- >ût 1907.
- 14* Année. — N° 3^_
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- Pages.
- BETHENOD (J.). — Notes sur le moteur sliunl compensé monophasé (suite et Jin).......................145
- GAISSET (E.). —Les réseaux électriques de la Société Méridionale de Transport de Force (fin).. i5i
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la polarisation des rayons Rôntgen et des rayons secondaires, par
- H. Haga.......................................................................................162
- Sur l’ionisation de l’air par barbotage, par L. Bloch........................................ 164
- Génération et Transformation. — Sur l’échauffcmcnt des collecteurs, par A. Mllleu................... i65
- Nouvelle machine électrique fonctionnant comme moteur à vitesse variable ou comme génératrice à tension variable , pari.. Torda............................................• . 166
- Transmission 6t Distribution. — Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul
- dos ligues de traction à courant alternatif (suite), par L. Licutexstein..................167
- Sur la chute de tension dans les câbles (suite), par K. Stikniuan............................170
- La transmission de l’énergie électrique par courant continu, système série, par J.-S. Highfiel». . 172 Traction. — Sur le freinage électrique avec des moteurs monophasés à collecteur, par \V. Kummer. . . 174 Télégraphie et Téléphonie. — Appareils pour l’étude des courants téléphoniques, par H. Abraham et
- Devaux-Charbqnxei........................................................................... 176
- Mesures. — Wattmètres et oscillographes thermiques, par J.-I. Irwin................................. 177
- NOTES ET NOUVELLES
- Usine hydro-électrique des chutes de la Catawba............................................................... 66
- L’éclairage électrique à Tokyo.. ............................................................................. 72
- Gyroscope stabilisateur contrôle roulis des navires........................................................... 72
- Exposition des applications de l'Electricité à l’agriculture cl aux arts industriels....................... JS
- Téléphone -2 2 O ” 5 R*.
- P cDrc s e n ha F i on Générale pour FouFe la France des .ATELIERS DE CONSTRUCTIOM OERUKOM ’î
- ‘ /Indications industrielles de l'électricité. Machines-Outils 3 commande électrique.
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- Supplée
- NOTES ET NOUVELLES
- Usine hydro-électrique des chutes de la Catawba 0).
- Sur le territoire des États-Unis de l’Amérique du Nord, la région montagneuse des deux Carolines, parsemée d’étangs et de lacs et parcourue de nombreux cours d’eau, est tout particulièrement riche en ressources hydrauliques ; les eaux d’intiltration des forêts, les inondations, les venues d’eau des montagnes, vont grossir la Catawba qui draine le pays par son cours sinueux et celui de scs nombreux affluents. Cette rivière présente donc un volume d eau irrégulier, mais toujours considérable, et l’aménagement de ces forces hydrauliques devait tenter les industriels.
- Le premier essai, fait en 1904 par la Catawba Power Co, 11e fut pas heureux. L'usine, à peine établie, ne put répondre aux besoins de la consommation et la Société, obligée de compléter son installation sans en interrompre la marche et ne pouvant résilier les contrats qui la liaient avec d’importantes cités, et, par exemple, avec la ville de Charlotte (Caroline du.Nord), dut louer à 100 francs le cheval-an une installation à vapeur donnant 1 5oo kilowatts et continuer l’exploitation dans de mauvaises conditions économiques.
- Des capitalistes ont, depuis, accaparé toutes les rivières de la région et englobé les installations préexistantes pour constituer une puissante société. (*)
- (*) D’après l'Eiujineering Record et la Revue Industrielle des 6 et t3 juillet 1907.
- En juin 1905 la « Southern Power Co » fut fondée au capital de 3g 5oo 000 de francs ; ce capital fut porté à 5o 000 000 de francs en octobre 1906.
- La région que dessert cette compagnie est longue de plus de 24o kilomètres sur environ 160 kilomètres de largeur : elle comprend les usines établies sur la Catawba, la rivière Broad, la rivière Wateree, au total i45ooo chevaux.
- L'usine établie sur la Catawba, aux Graet-Falls fut la première station aménagée. L’installation complète doit comprendre trois usines, établies sur une série de chutes et de bas-fonds, donnant une différence de niveau de f>4 mètres sur une longueur de i3 kilomètres, et pouvant être aménagés en trois étages; le premier, avec une chute de 12 mètres, pouvant drainer une superficie de 1 000 hectares environ, laissera les eaux au niveau supérieur du second où est établie la station des Great-Falls ; ce second étage draine une superficie de 1 080 hectares et présente une chute de 22 mètres ; le dernier étage, qui drainera 1 a5o hectares, aura 18 mètres de hauteur de chute. Ces trois installations présenteront les puissances respectives de i5ooo, 3oooo et 20000 chevaux.
- Le débit aux basses eaux est de o,o55 litre au minimum par hectare de surface drainable ; on peut compter sur 0,08 pendant huit mois et le régime des eaux de crues s’élève parfois jusqu'à 5 litres 4, ce qui est considérable.
- Les eaux arrivent aux Great-Falls par un canal de dérivation de deux kilomètres, creusé dans une vallée naturelle, et dans lequel elles sont rejetées par deux barrages-déversoirs successifs. La retenue est
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- formée par un troisième barrage, dont la hauteur atteint 37“,5o au milieu delà vallée, avec une largeur au sommet de 2m,45. L’usine génératrice est accolée au pied de ce barrage dont la section a été, en ce point, considérablement augmentée pour permettre de loger les conduites d’amenée et les chambres des turbines dans son épaisseur même.
- L’installation comprend huit grandes turbines et deux petites ; 011 construisit dix conduits et dix chambres ; on aménagea, en outre, pour laisser passer les détritus de toutes sortes, deux conduites by-pass en acier rivé, de 122 centimètres de diamètre, munies de valves d’écluses ; un regard et une valve à déclic permettent d’y déverser les eaux d’orages venant des flancs de la vallée.
- Devant les ouvertures des conduites d'amencc sont disposées des grilles, formées de barreaux de 6mi“,3 de diamètre et de 101 millimètres d’épaisseur, espacés de 37 millimètres et réunis solidement par des espaceurs en fonte ; an dispositif à commande en permet le nettoyage.
- Ces conduites d’amenée peuvent être fermées par les portes en acier, formées d’un cadre en fers à 1 de i5a millimètres recouvert de plaques d’acier de gmra,5 d’épaisseur; ces portes sont munies sur les bords de couvrc-joints en bronze qui viennent sur les poutres de support du cadre de la porte, et des plaques en acier travaillé assurent en haut et en bas 1 étanchéité, lorsque l’on ferme ces portes. Chacune de ces portes est munie de deux ouvertures de remplissage de 23x35 centimètres pour faciliter la manœuvre; elles sont commandées du haut du barrage. Les portes sont suspendues sur des broches en acier formées d’un fer à x de ao3 millimètres et d’un fer à C de 228 millimètres auquel est fixée la crémaillère de l’appareil de manœuvre des portes.
- La commande des portes est assurée par un moteur électrique faisant tourner une vis sans fin qui vient agir sur les pignons de commande des crémaillères. Le couple de démarrage étant très grand, on emploie un moteur à enroulement compound, à faible enroulement en dérivation, marchant à a5o volts, c’est-à-dire sur le voltage de l’excitatrice des géné-
- ratrices. Il est placé dans une petite cabine, au milieu et au faîte du barrage ; les canalisations électriques, bien isolées, vont du tableau de distribution à la boite de commutation plaécedans le tunnel et, de là, au moteur par des tubes de verre noyés dans la maçonnerie. De nombreux porte-voix permettent de communiquer entre cette chambre, et le tableau, ainsi que les diverses parties de l’usine. Au moyen d’embrayages à broches, il est facile de manœuvrer telle ou telle porte ou toutes à la fois ; ces commandes peuvent du reste se faire aussi à la main.
- Quant aux portes des conduits d’amenée des turbines des excitatrices, elles sont identiques aux autres, sauf po.ur les dimensions des fers du cadre qui n'ont que 100 millimètres et celles des broches des gonds qui n’ont respectivement que i5a et 228 millimètres ; enfin elles ne portent qu'une seule ouverture de 228 X 80k millimètres. Ou les manœuvre à la main.
- Toutes ces portes glissent dans des cadres très lourds en acier, solidement ancrés dans la maçonnerie
- Les conduites d’amenée ou d'alimentation des turbines sont des tuyaux en tèle de chaudière de 9,1,m,5, renforcés par des cornières rivées de 162 X "7X9j5 millimètres, qui, affleurant juste derrière les cadres des portes avec une section rectangulaire de 4m,86 de large sur 5m,62 de haut et deux extrémités demi-circulaires, diminuent de section progressivement et se terminent par une section circulaire de 4m,86 de diamètre à la collerette de l'enveloppe de la turbine.
- Turbines. — L’installation comprend dix unités, consistant chacune en une paire de turbines jumelles à axe horizontal, à alimentation par le sommet et décharge centrale. Huit de ces unités donnent chacune 5 200 chevaux à 2a5 tours par minute, avec une hauteur de chute de 22 mètres. Deux proviennent des ateliers de la a Holyoke Machine C0 », les six autres et les turbines des excitatrices de la « Allis-Chalmers C° », mais elles 11e diffèrent que dans le détail.
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- roues de im,ai, enfermées dans une capacité en fonte montée dans l’enveloppe de la turbine formée de plaques de chaudière de 11 millimètres, rivées sur les fonds en fonte qui sont renforcés contre les chocs par quatre tirants en fer de Norvège de 03 millimètres de diamètre, noyés dans la maçonnerie du barrage. Juste au-dessus de la turbine, on a disposé dans le conduit d’amenée un trou d’homme, muni d’un crochet auquel on peut fixer un moufle pour démonter la turbine, et on a ménagé dans la maçonnerie le passage de tuyaux de 3o centimètres de diamètre pour rétablir la pression et laisser échapper l'air. La conduite de décharge vient sc fixer sur l’enveloppe des roues avec un diamètre de am,68; sa section s’élargit progressivement pour atteindre une largeur de 5ra,40 et la conduite est alors courbée avec un rayon do ira,33. Elle est construite en plaques de tôle de 11 millimètres renforcées par des cornières ; ces plaques sont jointes bout à bout dans la partie supérieure du tuyau et munies de chapes fixées par des rivets à tête fraisée, puis, dans la partie inférieure, elles forment des joints télescopiques, la plaque supérieure à l’intérieur. L’enveloppe de la turbine porte dos couronnes en tôle au moyen desquelles l’on peut isoler les conduites pour les réparations. Des valves, que l’on peut manœuvrer de l’usine, permettent d’assécher la turbine, tandis qu’une soupape d’arrêt est disposée dans une galerie, aménagée dans le barrage même, pour arrêter toute venue d’eau dans la chambre des génératrices.
- Les conduites de décharge sont munies d’indicateurs de vide ; elles ont une longueur rectiligne de 6ra,70, et la partie supérieure de leur embouchure est a im,5a au-dessous du niveau de l’eau dans le canal de décharge.
- Les plateaux des roues de la turbine sont eu bronze et sont montés sur un arbre de 9“, 15 de longueur en acier au nickel forgé, avec des diamètres de aa8, a53, 279 millimètres, qu’un manchon d’accouplement clavelé réunit à l’arbre de la génératrice. Il est supporté à l’extérieur de la turbine par des coussinets à douilles et billes à graissage par anneau.
- Une des particularités de l’installation est l’amé-
- nagement dans le barrage même d une galerie venant se raccorder à la salle des alternateurs en scs extrémités et avec les logements des turbines, ce qui permet la visite des paliers extrêmes des arbres, paliers à graissage à huile. Dans la voûte de cette galerie est installé un chemin de roulement pour un petit chariot de 5 tonnes, de façon à permettre lel manœuvres des divers appareils.
- L’arrivée de l'eau aux turbines est réglée par des portes cylindriques dont la manœuvre se fait par pignon et engrenage placés à l’extérieur dans le tunnel. Un régulateur à main commande chaque turbine indépendamment du régulateur automatique du type construit par le Lombard Governor Co. T/installation de ces régulateurs nécessita l'aménagement de quatre pompes triplex de ioiXiSa millimètres commandées par les arbres des turbines. Les régulateurs des turbines d’alternateurs agissent chacun sur une paire de turbines ; ils peuvent fermer les valves en une seconde et demie et sont contrôles directement du tableau de l’usine.
- Le rendement des turbines Ilolyoke pour les admissions : entière, à 7/8, 3/4, 5/8, 1/2, est de 81, 82, 81, -fi, 68.
- Le rendement des turbines Allis-Chalmers est, pour les mômes admissions, de 80, 81, 82, 80, 78, 60. Ces turbines sont à peu près semblables aux turbines Ilolyoke, sauf pour quelques détails de construction des roues.
- Les turbines des excitatrices, du type Allis-Chal-mers, donnent 700 chevaux à 45o tours sous 23 mètres de hauteur de chute.
- Toutes les turbines sont installées sur une lourde et longue armature de fers à x formant châssis auquel viennent se suspendre la conduite de décharge, et s’appuyer la conduite d'amenue. Le tout est bétonné avec soin aûn d’éviter les fuites.
- Batiments de l’usine. — L’usine comprend deux bâtiments accolés, servant l’un de station génératrice et l’autre de poste de transformation et de départ des canalisations électriques; ces deux bâtiments sont accolés eux-mêmes au barrage et leurs bases reposent sur les piliers de la queue d’eau. Les conduites de
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- décharge des turbines viennent en effet déboucher entre des piliers de im,5a de largeur et distants de 7m,6o d axe en axe, qui supportent des voûtes de maçonnerie en plein cintre ; le passage central seul est surmonté d’une voûte elliptique afin de ne pas excéder la hauteur de la voûte, attendu que l’espacement des piliers d’axe en axe y est de 8m,ia, les deux conduites des turbines d'excitatrices y débouchant. Le fond de ces passages est bétonné et les piliers, ainsi du reste que les encadrements des façades des bâtiments, sont construits en pierres bien taillées, provenant des écluses que le gouvernement avait voulu installer au commencement du siècle dernier pour rendre navigable la Catawba; l’écoulement de l’eau est donc parfait. Toutes ces voûtes se prolongent jusqu'au mur extérieur du bâtiment de transformation, pour former un bel ensemble architectural.
- La station génératrice est un bâtiment de 76 mètres de longueur et de iiu‘,3o de largeur, et le poste de transformation est une construction à trois étages de 36“,35 de long sur utm,65 de large. Ces bâtiments furent construits en briques réfractaires, les façades en briques rouges comprimées et les murs en briques grises de poussières de granit enrobées dans du mortier ; on installa des barbaeancs derrière le mur adjacent au barrage pour drainer l’eau dans le puisard de la station. Les toits furent couverts de grandes tuiles réfractaires interchangeables de 60X122 centimètres, en ciment armé, reposant directement sur des chevrons en acier portés par des fermes également en acier. La ventilation fut assurée par de très grandes fenêtres, dont les gonds, placés à la partie supérieure du châssis, permettent une fermeture rapide, grâce à un mécanisme de commande, et aussi par des ventilateurs placés sur le loil, au-dessus des fenêtres et dans les deux murs de refend. Deux
- extrémités de la station, avec un vide de 4m,86x 3m,5o.
- On a installé dans- la station un pont roulant de 5o tonnes à filin en acier, dont l’une des flasques, qui sont formées de fers x renforcés, supporte à sa partie inférieure une poulie triple montée sur un petit chariot de 5 tonnes. Enfin un autre chariot de
- 5 tonnes, roulant sur un fera x , peut circuler dans le tunnel qui dessert les logements des turbines.
- Les canalisations électriques furent logées dans une conduite en maçonnerie, qui s’étend sur toute la longueur de l’usine, formant une plate-forme surélevée de i"1,10, de forme demi-circulaire en son milieu, sur laquelle on installa le tableau de distribution.
- Quant au poste de transformation, il est constitué par un bâtiment à deux étages et un sous-sol. Les piliers de la queue d’eau sont prolongés sans voûtes jusqu’au niveau de la plate-forme du tableau, niveau du plancher du premier étage. Un sous-sol fût ménagé de niveau avec le radier de la conduite des canalisations, avec un plancher formé de voûtins en béton reposant sur des fers à X , le tout recouvert d’une couche de béton; un escalier central permet d’y accéder. Les planchers des étages sont formés de fers àx supportant des voûtins en feuilles de tôle d’acier ondulées, noyés dans du béton. Le premier étage est divisé par deux murs de refend en trois compartiments ; le compartiment central comprend deux pièces, dont l’une communique de plain-pied avec la plate-forme du tableau, et dans laquelle débouche l’escalier du sous-sol; elle renferme le tableau de distribution à basse tension. L autre qui sert de bureau, contient l’escalier qui mène à l’étage supérieur ; les deux compartiments latéraux, divisés chacun en deux par une cloison, renferment douze transformateurs en quatre batteries isolées. Chacun de ces transformateurs est placé dans une niche q u’une porte coulissante en acier, munie de coulisses fusibles, peut isoler instantanément. Le deuxième étage est une vaste salle qui permet une circulation aisée autour des appareils à hante tension. Des trappes furent ménagées juste au-dessus du chemin de roulement d'un chariot qui permet de transporter les transformateurs et, au moyen d’un moufle, il est facile de monter les divers appareils. Enfin on installa à la partie supérieure un ventilateur de giâ millimètres.
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- L’Eclairage électrique à Tokyo.
- Le journal le Nippon publiait récemment une intéressante notice qui montre les sérieux progrès réalisés par les Japonais dans cette branche de l'industrie moderne ; nous en empruntons l'analyse au Génie civil du Ier juin 190".
- L’industrie des lampes électriques a pris un essor particulièrement considérable au cours de J90O. Jusque dans ces derniers temps, 011 demandait, pour la ville de Tokyo seulement, en moyenne un peu plus de 2000 lampes électriques, par mois. Or durant les six premiers mois de 1906, cette moyenne s’est élevée à 6000; durant les six autres mois, cette moyenne s’est encore accrue et elle a été environ de 8 000. La pose de 6 ooo lampes électriques était régulièrement opérée chaque mois.
- Si Ton examine l’ensemble des progrès réalisés, on constate que 33 000 lampes électriques ont été demandées durant les six premiers mois de 1906 : ce qui dénote une augmentation de 8000 lampes non pas sur la période correspondante de l’année 1905, mais sur les douze mois de cette année.
- Durant les six derniers mois de 190G, le nombre de lampes demandées a été de 46000 ; le second semestre marque une nouvelle augmentation de j3ooo lampes sur les six premiers mois de 1906. De plus, dans le premier semestre, t5ooo maisons particulières ont manifesté le désir de voir 1 électricité installée chez elles ; durant le second semestre, ce nombre est monté à 3i 000.
- Voici les causes qui ont contribué à rendre la lumière électrique aussi populaire. D’une part, la ville de Tokyo s'agrandît et se peuple de jour en jour. De l’autre, les Japonais sont arrivés à réaliser de très grands progrès dans l'art d'orner leurs magasins. Ce sont là évidemment des raisons qui ont leur poids, toutefois il semble que le véritable motif
- du développement actuel réside dans l’initiative prise par la Compagnie d’Electricité, de fournir gratuitement tous les appareils nécessaires, tels que lampes, fils, compteurs, etc. Jusqu’au mois de février dernier, il était de règle que toute personne désireuse d’avoir chez elle la lumière électrique, en payât les frais d’installation et en soldât le prix des appareils. Aujourd’hui, la Compagnie se contente de prélever une somme de 1 yen (3 fr. 5o) par lampe, uniquement pour couvrir les frais de. pose, les appareils étant fournis gratuitement. Lorsque celle décision fut prise, on constata à la Compagnie une augmentation soudaine de 10000 lampes électriques dans les demandes. C’esl pourquoi le personnel de la Compagnie d’Electricité de Tokyo est débordé par le travail.
- Toutefois t’avenir semble promettre encore plus de succès à la Compagnie d’Electricité de Tokyo et à l’industrie électrique, en général. Cette année, aura lieu à Tokyo une exposition japonaise : t3ooo à iSooo lampes électriques seront utilisées pour l’éclairer.
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- Depuis plusieurs années, M. Otto Schlick avait proposé d’atténuer le roulis des navires en recourant aux propriétés curieuses, et, au premier abord, paradoxales, du gyroscope. La première application de cette invention a été faite récemment sur le See-hür, ancien torpilleur de la marine impériale allemande ; les essais de l’appareil, effectués au cours de l’annce dernière, ont donné des résultats encourageants et il est intéressant de les signaler an moment où l’emploi ingénieux du gyroscope, imaginé par M. Brennan, pour rétablissement d’un chemin
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- de fer monorail (') attire l'attention (les ingénieurs.
- Le gyroscope stabilisateur de M. O. Schlick a été décrit récemment par lui dans Zeitschrift des Vereines Deulscher Ingenieure. Il consiste en un volant que I on installe sur le navire ; ce volant tourne autour d’un axe vertical placé lui-même dans un cadre mobile autour de deux tourillons horizontaux placés l’un à hàbord, l'autre à tribord, de telle sorte que le cadre du gyroscope peut osciller autour d'un axe perpendiculaire au plan de symétrie du bateau. Lorsque le volant est en mouvement, il s'oppose énergiquement aux mouvements de roulis du navire.
- Le Secbdr, sur lequel l’inventeur a fait le premier essai de son appareil, est un vapeur de 35m,a5 do longueur à la flottaison, 3m,6o do largeur et im,oi de tirant d’eau moyen. Le volant du gyroscope est eu acier forgé, d’une soûle pièce : son diamètre extérieur est de un mètre, le poids du tore est de Ô02 kilogrammes; à la vitesse angulaire normale de 1 600 tours, la vitesse linéaire à la périphérie du volant est de 83 mètres à la seconde.
- Pour la mise en marche du gyroscope, l’électricité eût etc le meilleur moyen, mais comme, sur le Seebâr, ou ne possédait pas d’installation électrique, on a dù recourir à la vapeur : le volant, enfermé dans une cage en fonte, est muni do palettes et forme une véritable turbine; la vapeur arrive par l’un des tourillons et s’échappe par l’autre,
- Dans les premiers essais, on donnait artificiellement au navire un mouvement de roulis en le soulevant par l’un des bords au moyen d’une grue dont le croçhet pouvait s’ouvrir brusquement. L’oscillation atteignait une amplitude initiale de ion à i3°. Le gyroscope étant au repos, le roulis ne s’amortissait qu’après 20 à a5 deini-oscillations. Au contraire, quand le volant eut été lancé, l’amplitude étant au début do i5°, le roulis fut amorti après h demi-oscillations seulement.
- (*) Voir l'Eclairage Electrique, t. LI, 8 juin 1907. p. 35a.
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- Les essais en mer eurent lieu à l’embouchure de l'Elbe. Le bateau présentait le flanc aux vagues ; le volant tournant à 1 600 tours, le balancement du bateau devint à peu près nul; le Seebür tint la mer d’une façon excellente, beaucoup mieux qu'aupara-vant. Les vagues battant son flanc semblaient disparaître sous lui sans qu’il jaillît d’eau sur le pont. En abaissant la vitesse du volant à 1 200 tours, la stabilisation était encore aussi parfaite-.'
- L'expérience acquise montre que ce volant horizontal s'appliquera avec d’aussi bons résultats sur de grands navires. Le poids et l’encombrement du volant n’atteindront pas des valeurs bien considérables puisqu'on pourra facilement augmenter la vitesse périphérique. Sur le Seebâr, un volant de om,f> de diamètre eût suffi, avec une vitesse plus grande, encore compatible avec la sécurité. La Hnmburg-Ame-rica Line a décidé le montage d’un gyroscope stabilisateur sur un de ses grands paquebots.
- On peut ajouter que les essais de l'appareil Schlick donnent une explication suffisante de cel avantage que possédaient les bateaux à aubes de rouler beaucoup moins que les bateaux à bélice : les deux roues verticales avaientun effet gyroscopiques'opposant au roulis. C’est l’une des raisons pour lesquelles on emploie encore des bateaux à aubes là où l’hélice serait beaucoup plus économique.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- L’emploi des appareils de levage électriques (Suite) (*).
- En 1903, quand les grues à vapeur des docks Mid-dlesbrough furent remplacées par des grues électriques, la quantité totale de marchandises manipulée
- fut la suivante :
- Charbon et coke exportés, tonnes. . s5q 766
- Marchandises exportées........... 297 3o4
- Total...................5go 746
- 37 juillet 1907,
- ? fin tl Exposition Universelle 1900
- 27, Rue Cavé, à L E VA L LO I S
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- r Supplément à L'Eclairage Electron
- Pour fournir ce travail, la quantité de charbon brûlée à la nouvelle station de puissance qui, comme il a été dit plus haut, fournit l’énergie pour les usages électriques et aussi pour la puissance hydraulique, fut de 3 628 tonnes. La quantité totale de marchandise manipulée par tonne de charbon brûlée était donc de 172 tonnes, soit un gain de 47,2 °/0 sur les anciennes données d’exploitation.
- Cet exemple peut servir de démonstration des avantages multiples de l’emploi de I’6iectricilé sur les appareils de levage basés sur la force hydrau-
- Parmi ces avantages, on doit d’abord noter la grande flexibilité de la distribution de la puissance électrique, qui permet pratiquement l’emploi cflicace de machines provisoires à n'importe quelle distance de la station centrale, à toute altitude et en tout endroit, sur les navires ou les chalands mêmes, si 011 le désire.
- Ceci est un point important, surtout s’il s'agit de travaux relatifs aux réparations ou simplement aux visites des carènes de navires.
- Los câbles électriques eux-mêmes sont plus flexibles et plus rapidement posés et déplacés que n’importe quelle canalisation hydraulique.
- Une source d’ennuis et de dépenses dans la distribution hydraulique est la gelée. Un autre mécompte ordinaire du système hydraulique, c’est ce fait qu'il est, en réalité, impossible d’empècher des grains de sable de pénétrer dans les conduites, et que les valves laissent fuir l’eau.
- Des canalisations d’eau sous pression de grand diamètre sont très coûteuses et on préfère généralement employer des conduites d’un diamètre moyen et augmenter la pression d’eau. C’est une solution peu favorable parce que la chute de pression, contrairement à ce qui se passe quand on emploie le courant électrique, n'est pas proportionnelle à la quantité d’eau s’écoulant par unité de temps, mais augmente beaucoup plus rapidement, si bien qu il peut arriver, au moment du trafic maximum, que la pression utile soit très faible et que la puissance disponible pour les grues soit diminuée en conséquence. La possibilité de maintenir la rapidité du travail pendant les moments de grande activité, ou même de forcer légèrement la rapidité, est, pour cette raison, beaucoup plus grande dans le cas d’un équipement électrique. Il résulte d’ailleurs en dernière analyse que, dans le cas des docks de Middles-brough, le système de distribution par cAhle élec trique est beaucoup moins coûteux que le système hydraulique disposant des mêmes capacités.
- Il a souvent été remarqué, que dans les chantiers, quand l’éclairage est fait électriquement, l’addition d’une installation électrique augmente le coefficient d’utilisation de la centrale génératrice. Quoiqu’il puisse en être ainsi dans certains cas, il 11e faut cependant pas attacher trop d'importance à
- ce point, car dans les conditions toutes spéciales d’exploitation d’un dock, il doit arriver fréquemment que la demande de puissance maxima coïncide avec la demande de lumière maxima et, en tout cas, le coefficient d’utilisation pour l’éclairage des docks et ports ne saurait être extrêmement élevé.
- L’argument, le moins bien connu en faveur du matériel électrique est l'économie considérable de main-d'œuvre.
- On a dit souvent que {'emploi de l’électricité réclame une main-d’œuvre d’ordre plus raffiné et, par conséquent, plus coûteuse.
- Ce n’est pas le cas pour les installations d'une grande étendue, dans lesquelles un atelier de réparation avec des mécaniciens spéciaux doit de toute manière être organisé, qu'il s’agisse d'électricité ou de force hydraulique. Dans les installations petites et moyennes, l’expérience de M. Raven montre qu’il y a une économie de main-d’œuvre dans tout le ser-
- II faut aussi peser 1 importance énorme des frais relatifs à l’entretien des conduites d’eau et à leur protection en hiver.
- Les désavantages des grues à vapeur sont trop connus pour être rappelés ici.
- Pour compléter la discussion relative à la manipulation et au maniement des grues, on doit mentionner que, dans le cas des grues électriques, toutes les operations sont faites à l aide d’un seul levier, tandis qu’avec les autres types de grues, deux leviers de travail au moins sont nécessaires. Ceci pourrait paraître un avantage insigniiiant, mais les ingénieurs praticiens en apprécieront la valeur. Un autre avantage, d’un très haut intérêt pratique, c’est la rapidité avec laquelle peuvent travailler les grues et les cabestans électriques, et leur capacité de surcharge. Si l’on considère la dépense initiale des grues électriques et. hydrauliques de même puissance, cette possibilité pour la grue électrique de fournir dans le même temps un travail plus considérable, présente une importance considérable.
- DIVERS
- Association amicale des Ingénieurs électriciens. — Séance du a5 juin 1907.
- La séance est ouverte sous la présidence de M. E. Sartiaux.
- Sont présents : MM. Aubry, Augé, Badon, Pascal, Brocq, Cance fils, Chartier, Delaux, Desgranges, Gobert, Goisol, Guérin, Guillaume, Iabert, Lacau-chie, Laffargue, de La Mathe, Mix, Reiss, Robert, Roux, E. Sartiaux, Verny, Weissmann.
- Sont excusés : MM. Bertin, Bardou, Chaudy, Grille, Lecomte et Mathieu.
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- i9°7
- Le proces-verbal de ladcrnière séance est adopté sans observation.
- Sont présentés comme membres titulaires :
- MM.
- Alexandre (Paul), ingénieur E. C. P., attaché à la maison Grille et G|B, 67, rue de la Victoire, à
- Coupechoux, ingénieur do la maison Henri Beau, 226, rue Saint-Denis, à Paris.
- Sont admis comme membres titulaires :
- MM.
- Leclanché (Maurice), constructeur-électricien, 11/4, boulevard Maleslierbes, à Paris.
- Massy (Eugène), industriel-électricien, r58, rue Cardinel, à Paris.
- llïync-Bcrline(Salomon), constructeur-électricien, 8, rue des Dunes, à Paris.
- Pornon (Jean), ingénieur-électricien au Crédit Lyonnais, 28, rue de Grammont, a Paris.
- Canv (Georges), ingénieur à la Compagnie française des perles électriques Weissmann, 5i, rue de la Procession, à Paris.
- Mathieu (Emile), constructeur-électricien, 36, rue Saint-Lazare, à Paris.
- Espir (Lucien), directeur de « General Electric de France », ti bis, rue de Maubeuge, à Paris.
- Chapeïard (André), ingénieur des arts et métiers, ingénieur des établissements Sabrou, machines à vapeur, 247, avenue de Paris, La Plaine Saint-Denis.
- Devilaine et Rougé, ingénieurs-électriciens, 47, rue Saint-André-des-Arts, à Paris.
- M. le Président fait part de deux dons qu’il a reçus de MM. Geoffroy-Delore et de la Compagnie pour la fabrication des compteurs et matériel d’usines à gaz, pour la caisse de secours do l’Association. Il exprime les remerciements bien sincères de l'Association à ces deux donateurs.
- I M. le Président annonce qu’en raison du petit nombre de réponses favorables à l'excursion projetée à l’Exposition de Bordeaux, le voyage n’a pu avoir
- Il propose à cet effet d’abandonner, pour cette année, tout projet de ce genre, et de réserver les ressources de l’Association pour faire, en 1908, une visite à l'Exposition de Londres.
- L’Assemblée accepte à l’unanimité cette propo-
- M. le Président communique deux arrêts de jurisprudence relatifs à l’application de la loi sur les accidents du travail et à la grève considérée comme rupture du contrat de travail.
- Ces arrêts seront reproduits en annexe du procès-verbal.
- M. le Président fait connaître qu’il y aura à Lyon, en 1908, une Exposition des applications de l’électricité à l’agriculture et aux arts industriels. Le programme est tenu à la disposition des membres qui désireraient prendre part à celte Exposition (').
- M. le Président donne connaissance des demandes d’emplois qu’il a reçues.
- , L’Assemblée décide d’annexer au procès-verbal les conditions des Concours ouverts par la Société industrielle du nord de la Franco.
- La prochaine réunion, en raison de la période des vacances, est Jixée au mardi a3 juillet.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 1 h. 4o.
- I. Accident du travail. — Pension de retraite.
- Un arrêt de la Cour de cassation de Paris du i3 décembre 1905, a cassé la décision de la Cour d’appel
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- Les mémoires présentés devront être remis au secrétariat de la Société, avant le i3 octobre 1907.
- Les mémoires couronnés pourront être publiés par
- Les mén et ne peuV' seil d’administration.
- Tous les membres de la Société sont libres de prendre part au concours, à l’exception seulement de ceux qui font partie, cotte année, du Conseil dadmi-
- Les mémoires relatifs aux questions comprises dans le programme et ne comportant pas d’appareils à expérimenter ne devront pas être signés ; ils seront revêtus d’une épigraphe reproduite sur un pli cacheté, annexé à chaque mémoire, et dans lequel se trouveront, avec une troisième reproduction de L épigraphe, les nom, prénoms, qualité et adresse de l’auteur, qui attestera, en outre, que ses travaux n’ont pas encore été récompensés ni publics.
- Quand des expériences seront jugées nécessaires, les frais auxquels elles pourront donner lieu seront à la charge de l’auteur de l’appareil à expérimenter; les Commissions eu évalueront le montant et auront la faculté de faire verser les fonds à l’avance entre les mains du trésorier. — Le Conseil pourra, dans certains cas, accorder une subvention.
- 26. Électricité. — Les grandes usines de production et de distribution d’énergie électrique. Rôle industriel, économique et social, qu’elles pourraient jouer dans la région du Mord. Examiner les conditions de situation, d'établissement et de fonctionnement les plus favorables. Rechercher si la création de ces usines présenterait ou non des avantages pour l'industrie régionale.
- 27. Application de l’électricité à la commande directe des outils ou métiers dans les ateliers. (Étudier en particulier le cas d’une filature en établissant le prix de revient comparatif avec les divers modes de
- 28 Recherche d’un accumulateur léger.
- 27. Étude des cahiers des charges employés en France et à l’étranger pour les installations électriques industrielles. Critique de leurs éléments. Rédaction de modèles de cahier des charges applicables aux industries de la région.
- 30. Nouvelles applications industrielles de l’élec-
- 31. Eclairage. — Étude comparative des différents modes d'éclairage et de leur prix de revient, électricité, gaz, acétylène, alcool, pétrole. Avenir de l’éclairage par l’alcool.
- 3a. Etude comparative entre les différents genres de transports automobiles et autres. Prix d’établissement et de revient.
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- Snpplément à L’Eclairage Electrique du 3 Août 1907
- Exposition des applications de l’électricité à l’agriculture et aux arts industriels.
- Le succès remporté, au mois d’août 1906, par le « Concours des petits moteurs électriques dans leurs applications à l’atelier familial et aux usages domestiques », Concours organisé par les soins de la Société d’Agriculture, Sciencesetlndusirie de Lyon, incite cette société à préparer pour le printemps 1908 une nouvelle manifestation du même genre, mais comportant un programme beaucoup plus vaste. Au lieu de restreindre î'Exposilion à quelques branches spéciales des applications de l’Électricité, la Société se propose cette fois de l’étendre à tout ce qui touche l’Agriculture, ainsi que les arts industriels. J,es diverses applications seront reparties parmi les sept classes suivantes :
- Classe i. — Applications a l'Agriculture.
- Croupe i. —Materiel électrique de culture: labourage et battage électriques. Applications diverses.
- Croupe 2. —Matériel électrique de ferme : hache-paille, presses à fourrage, coupe-racines, broyeurs, concasseurs à grains, vans, trieurs, barattes, écré-trieuses, etc. Pasteurisation électrique des liquides alimentaires.
- Groupe 3. — Pompes électriques pour irrigations, élévation d’eau et épuisements. Pompes à vin, spiritueux, etc.
- Classe 2. — Applications a l'Industrie textile.
- Groupe i. — Préparation de la soie : moulinage, dévidage, canetage, etc.
- Groupe 2. — Tissage des soieries, tulles et mousselines, des velours et rubans.
- Groupe 3. — Industrie de la laine el du coton : filature, tissage.
- Groupe 4- — Teinture et impression, apprêt et gau-J'rage.
- Groupe 5. — Applications aux autres industries textiles : chanvre, soie artificielle, ramie, etc.
- Classe 3. — Applications a j.a Mécanique.
- Groupe i. --Applications de l’électricité aux machines-outils : machines-outils à travailler le hois et les métaux.
- Groupe 2. — Appareils de levage et de manutention : électro - aimants industriels, embrayages magnéti-
- Groupe 3. — Matériel d’entrepreneur, de mines et carrières : pompes, grues de carrière ; scies, broyeurs et concasseurs. Enrichissement magnétique des minerais. Perforatrices.
- Groupe 4- — Traction électrique : automobiles, camions, tramways, omnibus électriques sans rails ; tracteurs pour l’industrie.
- Groupe 5. — Industries diverses : matériel électrique pour chapelleries, tanneries, teintureries. Essoreuses, ventilateurs, aspirateurs. Pétrins mécaniques. Matériel d’imprimerie.
- Groupe G. — Applications domestiques à tous les usages.
- Classe 4- — Eclairage électrique.
- Groupe i. —Lampes à arc, charbons et accessoires.
- Groupe 3. — Lampes à incandescence.
- Groupe 3. — Lampes diverses. Projecteurs électri-
- Groupe 4- — Appareillage : interrupteurs, commutateurs, coupe-circuits, etc.
- Groupe 5. — Lustrerie. Décorations ; enseignes lumineuses.
- Classe 5. — Applications Thermiques et Chimiques.
- Croupe i. — Chauffage domestique pour appartements, cuisines, toilettes et salles de bains. Blanchissage et repassage, etc.
- Groupe 2. — Chauffage industriel : étuves électriques, fers à souder, calandres ; chauffage électrique des tramways et chemins de fer.
- Éditions de “ l'Éclairage Électrique
- Radioactivité, Ions, Électrons
- Par AUGUSTO RIGHI
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3Jtoût 1907
- Groupk 3. — Petits fours électriques d’ateliei'; soudure autogène des métaux.
- Groupe 4. — Applications électrochimiques : nickc-lagc, cuivrage, argenture, dorure, sénilisalion des bois, oxygène, hydrogène, blanchiment, tannage électrique, etc.
- Groupe 5. — Machines frigorifiques électriques.
- Classe 6. — Production, Transformation et Canalisation de i/Électricité.
- Groupe t. — Petits groupes électrogènes vapeur, gaz pauvre, pétrole ; moteurs hydrauliques, à vent, etc. Piles électriques.
- Groupe 2. — Transformateurs statiques et rotatifs . convertisseurs, survaleurs, dévolteurs. Accumulateurs. Soupapes électriques et électrolytiques.
- Groupe 3. — Tableaux de distribution : appareillage, appareils de mesure, ampèremètres, wattraètres, compteurs.
- Groupe 4- — Canalisations électriques : lignes aeriennes et souterraines ; poteaux, isolateurs, interrupteurs haute et basse tension, parafoudres, déchargeurs, limileurs, appareils de kiosques.
- Classe 7. — Applications diverses, Téléphonie.
- Groupe i. — Téléphonie : transmetteurs, récepteurs, appels, sonneries.
- Groupe 3. — Appareils divers : Éxploseurs de mine, magnétos, etc.
- Groupe3. — Signaux électriques pour l’industrie, les chemins de fer, etc.
- Groupe 4- — Appareils médicaux : rayons X, vihra-teurs, cautères, appareils de dentiste, etc.
- Il faut espérer que ce programme répondra de façon satisfaisante à tous les desiderata qui, depuis le Concours des petits moteurs électriques, ont été souvent exprimés tant par les constructeurs que par le public. C’est, en quelque sorte, sous la pression des demandes et des encouragements adressés de toutes parts à la Société quelle a décidé l'organisation de cette nouvelle entreprise. Il est hors de doute que les constructeurs reconnaissent tout l'intérêt qu elle offre pour leurs affaires.
- Lyon^st le centre d’une immense région sillonnée par des lignes de transport d’énergie électrique (*); le Dauphiné et la Savoie, le Littoral méditerranéen, le hassin de la Loire et l’Auvergne, tes Pyrénées-Orientales possèdent des réseaux capables, à l’heure actuelle, de distribuer plus de 200000 chevaux en énergie électrique sous forme d’éclairage et de force motrice. Ces réseaux peuvent s’étendre et s'étendent
- (£) Voir dans l'Éclairage Électrique,tome LI,avril et mai 19°7> P- 33, 5j et fi3 les renseignements sur l’industrie électrique dans la région lyonnaise empruntés à MM. Routin et Mou-
- clfertîvement chaque jour davantage grâce à l’incessant progrès de l’industrie du transport électrique de l’énergie, et les centres producteurs de force qui les alimentent sont loin d’avoir développé toute leur puissance. On peut donc affirmer aujourd’hui que, par le judicieux accouplement des usines génératrices à houille Manche et des stations centrales à vapeur, tous les points du vaste territoire comprenant les régions précitées non encore alimentés en énergie sous forme électrique pourront l’être à de meilleures conditions qu’à celles résultant de leur situation actuelle sous le rapport de l’éclairage ou delà production de la force motrice.
- Pour que ce progrès s’accomplisse avec la rapidité désirable, il faut que le consommateur d’électricitc, l’agriculteur, le petit industriel, le public, puisse se rendre compte de visu des avantages qu'il retirera de la substitution du moteur électrique au moteur animé (main-dheuvre ou bête de somme) ou à la petite machine à vapeur. Or, ce public, il ne faut pas compter qu’il ira de sa propre initiative interroger le constructeur et visiter chez lui la machine qui peut lui rendre service. 11 ignore.habituellement le constructeur et ne sait que pour en avoir vaguement entendu parler, que telle ou telle application est possible ; en général, il reste indifférent ou sceptique et attend que le voisin ait donné l’exemple. D’où la lenteur du progrès dans nos campagnes. D’ailleurs, l'agriculteur ou le petit industriel auraient-ils l’initiative de vouloir se renseigner que leur tentative serait, la plupart du temps, sans résultat ; incompétents en matière électrique, ils ne peuvent se rendre successivement chez tous les constructeurs qu’il leur importerait de voir et qui ne pourraient souvent, du reste, leur montrer en fonctionnement l’application recherchée, parce que celle-ci n'existe pas chez eux sous forme de machines de démonstration.
- L’exposition remédie heureusement à cet état de choses. Là, le public peut voir côte à cétc tous les types d'appareils susceptibles de l’intéresser ; il n’a plus besoin de chercher, on vient au devant de lui ; il peut se faire expliquer, comparer, marchander, en toute connaissance de cause.
- A en juger par le très grand et môme inespéré résultat du Concours des petits moteurs électriques, on peut estimer qu'une Exposition de ce genre dans un centre comme Lyon est une entreprise susceptible de provoquer un très vif mouvement d’affaires parmi les constructeurs électriciens. Le règlement de l’Exposition, qui sera rendu accessible aux plus modestes budgets, sera prochainement publié.
- Adresser toutes les demandes de renseignement au Siège de la Société : 3o, quai Saint-Antoine, Lyon.
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- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX Constitution de nouvelles sociétés.
- On nous signale la constitution des sociétés sui-
- Société générale d’installation de lumières, de chauffage et de force motrice (Société anonyme). — Capital : tooooo francs. — Constituée le 25 mai 1907.
- — Siège social : 49, rue de Provence, Paris.
- Société électrique de la lampe Hydra (Société anonyme). — Capital : booooo francs. — Constituée le lu juin 1907. — Siège social : 60, boulevard de Cli-chy, Paris.
- Société en twm collectif Mendoza et 0is, lampes électriques. — Capital : 17000 francs. — Durée: 2 ans.
- — Siège social: 66, rue Saint-André-des-Arts, Pa-
- Socièlé en nom collectif Fusina et C‘% appareils électriques. — Durée : 10 ans. — Siège social : 38, rue des Maîhnrins, Paris.
- AVIS
- La municipalité d’Alexandrie (Egypte) met au concours le poste permanent d’ingénieur assistant en chef pour le service électrique et mécanique, au traitement annuel de L. 7î. 4^o (environ 10 900 francs), pouvant être porté jusqu’à L. E. 480 en base des règlements de la municipalité.
- Les candidats doivent avoir suivi les cours d’une école technique supérieure et en avoir subi avec succès les examens de sortie.
- Ils doivent avoir été employés dans de grands ateliers de constructions électriques et avoir acquis de l’expérience dans les installations d’usines cen-
- trales électriques et de distribution d’électricité.
- Ils doivent, en outre, être au conrant des installations de pompes.
- Préférence sera donnée à ceux des candidats munis d’un diplôme d’une institution connue.
- La connaissance parfaite de la langue française ou anglaise est indispensable.
- Les offres doivent être accompagnées d’un « curriculum vitæ .» avec indication précise de la date de naissance, de la nationalité, des écoles fréquentées et des postes occupés ; les copies des certificats y devront également être jointes.
- Les offres devront être adressées à l’administrateur de la municipalité jusqu’à la date du Ier septembre 1907 au plus tard.
- MATÉRIEL A VENDRE
- A vendre très bon marché 2 Génératrices électriques, courant continu, 5oo-55o volts Compound, I2Ô t. p. m., aa5 k. vv., en bon état.
- S’adresser: Société d’Électricité A. E. G., 12, rue Puebla, Lille.
- ERRATUM
- Dans l'article du 20 juillet <c Notes sur le moteur shunt compensé monophasé », prolonger sur le diagramme de la ligure 3 la ligne OM jusqu’à son point d’intersection N avec le cercle décrit sur OB comme diamètre ; ON sert alors à la mesure de J2 comme il est expliqué dans le texte.
- Dans le même article, page 78, dans lu colonne de
- ..... .. fflMQ . «MQ
- droite du tableau, lire partout —— au lieu de -j
- faire la même rectification aux dixième et onzième
- ACCUMULATEURS ET VOITURES ÉLECTRIQUES Alfred DININ
- USINES et BUREAUX: 2, Quai National, PUTEAUX (Seine)
- Téléphone 571-04 Adresse Télégraphique : ACCUDININ-PUTEAUX
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- Tome LU.
- Samedi
- Août 1907.
- 14* Année. — N‘ 33.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- Pages.
- ROSSET (G.). - -La grande industrie électrochimique. — La fabrication électrolytique des chlorates alcalins (suite)............................................................ tgI
- REYVAL (J.). — Chemin de fer funiculaire de Lyon-Croix-Pàquet à Lyon Croix-Rousse. . 189
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la disparition do l’aituantalion, par A. Gildemeisteh. iqy
- Génération, et Transformation. — Pertes par courants de Foucault dans les machines à courant alter-
- natif à champ tournant elliptique, par R. Rüdenbefg.............................................
- Transmission et Distribution. — Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires aux lignes
- de traction à courant alternatif (salle), par L. Lichtenstein...........................205
- La transmission de l’énergie par courant continu, système série (suite), par J.-S. Higtield.. . . 210 Traction. — Perfectionnements récents dans les moteurs de traction et leur réglage, par C. Renshaw . 214 Mesures. — Wattmètres et oscillographes thermiques (fin), J.-T. Ibwim................................2i5
- NOTES ET NOUVELLES
- Exposition Franco-Britannique, Londres 1908.......................................................... (ç2
- Usine hvdro-élcctrique des chutes de la Catawha....................................................... ^
- Pompes électriques de grande puissance................................................................ y0
- Brevets............................................................................................... yj
- Législation....................................................................................... y1
- Enseignement technique................................................................................ ^
- Bibliographie......................................................................................... ^6
- OERLiKONôW LaL
- —^aiseOtKLiiw
- OERLIKON
- Représentation générale pour toute la France des
- ^ATELIERS DE CONSTRUCTION OERLIKON ~
- Applications industrielles de l'électricité. Machines-Outils à commande électrique.
- Transports de force par l'e'l e ctri ci té. Chemins de rerpramways et fraction électrique:
- Ponts roulants et appareillage électriques. Pompage électrique ef-freuils électriques pour mi
- Oxygène et Hydrogène par électrolyse.
- iToutes les installations exécutées avec matériel OERLIKOM f
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- NOTES ET NOUVELLES
- Exposition Franco-Britannique, Londres
- 1908.
- Cette Exposition s'ouvrira à Londres au mois de mai 1908 pour une période de six mois.
- L’organisation en a etc confiée au Comité Français des Expositions à l'Étranger.
- La classification du groupe V, Électricité et. Instruments de précision, que nou3 reproduisons ci-dessous, est celle qui avait été adoptée pour l’Exposition de 1900. mais elle comprend en outre une partie de la classe i5 (Instruments de précision).
- Classe i5 (en Partie). — Instruments de précision (matériel, procédés et produits).
- Appareils et instruments des arts de. précision,
- Appareils et instruments de géométrie pratique, d’arpentage, de topographie et de géodésie ; compas, machines à calculer; niveaux; boussoles; baromè-
- Classe a3. — Production et utilisation mécanique de l'Électricité.
- Appareils générateurs de courants. Dynamos à courants continus, à courants alternatifs, à courants polyphasés.
- Transmission de l’énergie à distailce. Moteurs à courants continus, à courants alternatifs, à champs
- Tableaux électriques à haute tension.
- Modifications dos courants. Dynamos de transformation. Transformateurs de courants alternatifs.
- Applications aux transports : Locomotives électriques: Tramways électriques. Méthodes de contrôle des wagons et des trains.
- Applications mécaniques diverses : ascenseurs, treuils, grues, cabestans, ponts roulants, machines-outils, louage électrique.
- Canalisations spéciales.
- Appareils de sûreté et de réglage.
- Appareils et instruments de mesure : verniers, vis micromctriques, machines à diviser, balances de précision, etc...
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- L’équipement électrique de la station comprend huit alternateurs de 3 000 kilowatts, 2 3oo volts, Go périodes ; douze transformateurs de 2 000 kilowatts qui élèvent la tension à 44 000 volts et deux excitatrices de 4oo kilowatts, a5o volts.
- Les alternateurs sont couplés directement avec les turbines de 5 200 chevaux ; ils donnent un courant de 786 ampères, sous la tension de 2 200 volts, avec un facteur de puissance égal à roo, et peuvent marcher sous 2 53o volts ; le champ inducteur est à 3a pôles.
- Alimenté par un courant d’excitation de 200 ampères sous 1G0 volts, l’alternateur, donne sa puissance normale avec le facteur de puissance 100, alors qu’il faut 260 ampères pour l’obtenir avec un facteur de puissance 80. L’inducteur et l’induit doivent pouvoir supporter respectivement des voltages de t5ooo et 6000 volts; la variation de voltage ne
- (!) Voir l'Eclairage Electrique, tome LII, 3 août 1907,
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- dépasse pas 7 °/0 avec le facteur de puissance 100.
- Après une marche normale de i!\ heures, l'élévation de température ne dépasse pas 35° O et 5o° pour un voltage de n5 70, un ampérage de ia5 % et un facteur de puissance de 100 °/n
- A pleine charge, à — et — de charge, le rendement est respectivement de 96, 95,5, 94 et 90 °/0.
- Les excitatrices sont doux génératrices compound à 8 pôles, 4oo kilowatts, a5o volts, commandées directement par les turbines de 700 chevaux ; leur puissance est telle qu’une seule peut, avec une légère surcharge, exciter les huit alternateurs. Après une inarche normale de 2.4 heures (a5o volts, 1600 ampères), la température de la machine et des paliers ne dépasse pas 4o° C, c'est-à-dire "5° au-dessus de la température ambiante ; elle n’augmente pas sensiblement avec une surcharge de 20 °j0. On a pu faire travailler momentanément 1 une des machines avec une surcharge de 75 7o sans constater d’élévation dangereuse de température ni d’étincelles au commutateur. Pour des charges 1, r
- le rendement est de 80, 88, 91, 92, 92.
- Les transformateurs, du type à isolement d’huile et refroidissement à eau, sont disposés en quatre séries de trois ; leur capacité est de 2 000 kilowatts, ils élèvent la tension à Vi 000 volts; on peut, au moyen de connexions multiples, assurer des transformations de 55o à 11 000 volts et 11000 à 22000 volts.
- La dépense d’eau de "efroidissement est de 18 litres tant que la einpérature ne dépasse pas 4o° C ; avec une dépense de 22 lit. 7, à -- de charge, et un voltage de n5 %> on maintient la température de l’eau de circulation à 55° C.
- 1 1 3 1 ,
- Pour une charge de y L 1 te
- rendement est de 96,4, 98, 98,3, 98,4 et 98,3.
- Les cuves des transformateurs doivent supporter une pression de iokgr,5 par centimètre carré; la ventilation est assurée par des valves et par un tuyau de i5 centimètres qui débouche à l’extérieur du bâtiment. Les transformateurs sont montés sur roulettes. Un chariot permet de les transporter, dans la salle des alternateurs, sous le crochet du pont rou-
- Pour éviter tout danger d’inflammation des transformateurs, on a aménagé dans le sous-sol une installation de compresseurs et de réservoirs, avec un moteur électrique qui commande également une pompe à huile. Lu tuyauterie de gaz carbonique aboutit à un dispositif de réglage situé dans la chambre du tableau à basse pression ; ce dispositif permet de diriger le gaz dans la conduite du transformateur en feu ; au second étage, un manche de pompe permet d’atteindre tous les appareils. L’eau sous pression provient du [bassin de retenue ; quant à l’huile, elle descend par son propre poids d’un réservoir supérieur dans lequel elle est renvoyée par la pompe du sous-sol.
- Les canalisations électriques ont été soigneusement isolées ; le passage à travers les piliers, murs ou planchers, se fait au moyen d’isolants en verre pilé facilement accessibles. Dans la]salle des alternateurs on a disposé l’un derrière l’autre, pour chaque alternateur, un support d’appareil de mcsuresel un piédestal pour les appareils de contrôle. Ces deux colonnes supportent, l'une un voltmètre de 3 000 volts, un ampèremètre de 1 200 ampères, un watlmètre indicateur de phase de 45oo kilowatts el un ampèremètre d’excitation de 4oo ampères; l’autre, la commande à distance d‘un interrupteur à
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- huile, non automatique, un interrupteur bipolaire d’excitation à double direction de /100 ampères, une roue à main et une chaîne à empreinte pour la manœuvre d'un rhéoslat, un logement pour un \olL-mètre à huit pointes, un logement pour une lampe de synchronisation, une résistance graduée et une lampe réflecteur.
- Pour les excitatrices, les appareils suivants sont supportés par une colonne : un voltmètre de 3oo volts, un ampèremètre de 3 4oo, une roue à main et une chaîne pour le rhéostat d’excitation et deux interrupteurs unipolaires à deux directions, enfin un égalisateur, avec un ampèremètre de 2 000 ampères, et un interrupteur unipolaire à une direction. Les rhéostats d’excitation des alternateurs et des excitatrices sont placés dans la conduite, exactement, derrière les appareils respectifs.
- Le tableau principal de distribution est placé devant le mur de séparation des deux bâtiments; toutes les canalisations, les barres omnibus, les conducteurs d’excitation, les rhéostats, sont placés dans une conduite située sous la plate-forme. Le tableau, en marbre bleu, comprend deux panneaux pour les transformateurs, deux double-panneaux pour le fee-der, un panneau de station et, en outre, deux panneaux inoccupés. Chacun des panneaux de transformateurs qui contrôle le circuit à basse tension de deux séries de transformateurs, contient deux ampèremètres de 2 4oo avec un contact pour lire n’importe quelle phase, deux instruments de mesure des facteurs de puissance, deux vvattmètres polyphasés de 24oo ampèresX 2600 volts et deux aiguilles et lampes de contrôle pour les interrupteurs automatiques des transformateurs.
- . Sur chaque panneau de ligne, on trouve six ampèremètres de /|Oo ampères, deux aiguilles et lampes de contrôle pour la manœuvre des interrupteurs de haute tension des transformateurs et aussi deux aiguilles et lampes pour les. interrupteurs des lignes à haute tension. . ,
- Le panneau de station supporte deux voltmètres enregistreurs, une commande des .interrupteurs à huile des barres omnibus à haute tension ét une au-
- tre pour la basse tension, et quatre interrupteurs bipolaires à une direction, de 100 ampères avec fusibles. Les derniers panneaux sont réservés à l'éclairage de l’usine, assuré par les excitatrices.
- Dans la conduile souterraine, les barres omnibus d’excitation, les conducteurs des alternateurs et les canalisations d'énergie sont disposés sur des sortes de tablettes installées le long des parois ; pour établir ces tablettes, on planta dans le béton des agrafes en feuilles de tôle qui furent ensuite recouvertes de plâtre en haut et en bas, et on plaça des barres de bois pour empêcher les câbles de sauter en dehors. Les câbles d'excitation sont places d’un côté et les conducteurs d’énergie de l’autre, tandis que les barres omnibus sont placées aussi près que possible des câbles d’excitation. Un dispositif de commutation et de lames auxiliaires permet de connecter l’excitation de l’alternateur avec telle ou Lelle barre ou avec plusieurs barres omnibus, et d’effectuer tel changement que l’on veut. On se sert de câbles sous plomb pour toute ht longueur des câbles d’excitation, ainsi que pour les autres câbles, dans le trajet entre les interrupteurs à huile et les transformateurs.
- Les interrupteurs à huile sont logés dans la galerie souterraine sur des plaques de béton reposant sur des armatures en acier : une galerie d’acier‘permet d’aller les manœuvrer. Les barres omnibus sont divisées en deux sections au moyen d’im coupc-circuit à huile, et il est facile de les sectionner davantage au moyen de barres auxiliaires, faites de cinq lames de cuivre assemblées, chacune de 6,3X7bmm, 1, connectées à la basse tension des transformateurs au moyen de deux câbles sous plomb par phase et de coupc-circuits automatiques à huile. Un indicateur de terre de a 200 volts est monté sur les barres situées de l’autre côté du commutateur de jonction.
- Quant aux câbles qui partent des bornes de la haute tension, ils montent au second étage du bâtiment où ils sont connectés à travers un interrupteur à huile, soit aux barres omnibus de haute tension, soit directement aux feeders. Ici encore, les barres peuvent être connectées avec n importe quelle série de transformateurs.
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- Le courant nécessaire à la manœuvre des interrupteurs à huile est fourni par des transformateurs en série à isolement d’huile.
- Aûn de protéger les enroulements des transformateurs contre les sautes brusques qui peuvent se produire dans la ligne, on a placé des bobines de choc à isolement d’huile entre les transformateurs et les interrupteurs à huile de leurs barres omnibus. Les parafoudres sont du type unipolaire qui est très efficace contre l’élévation de potentiel sur la ligne et pour la suppression de l'arc après la décharge.
- Tout l'appareillage électrique a été fourni par la Compagnie Westinghouse.
- Le nettoyage des machines électriques est assuré par de l’air comprime amené par tuyaux d’un compresseur et d’un réservoir à air comprimé situés dans le sous-sol.
- Les câbles électriques sortent do l’usine par un trou de 5o millimètres pratiqué dans la vitre, de t3 millimètres d’épaisseur, d’une fenêtre de 91X91 centimètres, et viennent se reposer sur les supports isolants d'une console extérieure ; ils sont ensuite, soutenus, soit par de simples poteaux en bois, soit par des tours métalliques.
- Les poteaux en bois sont en génevrier, en cyprès ou en chêne imprégné de coaltar ; ils sont longs de Tom,7n et enfoncés dans le sol de tm,(3ÿ1 ; les traverses sont constituées par de très longs boulons re-
- couverts de deux couches de peinture jaune et chauffés dans de la paraffine.
- Chaque poteau supporte trois càbtes fixés aux sommets d’un triangle équilatéral de im,8 de côté, deux câbles sur une traverse et le troisième au sommet du poteau. Un petit tube galvanisé, fixé en tête du poteau, supporte le fil de lumière ; l’équipement comprend en outre un fil de téléphone.
- Les isolateurs, essayés à 5oooo volts pour leurs différentes parties, ont été soumis, après montage, à un essai sec de iaoooo volts et à un essai à l’eau sous 80000 volts.
- Le projet d’installation définitive prévoit des tours en acier galvanisé de iom,70, iam,ao, i5m,a5, avec une base de 4 X 4m,4i, pesant respectivement 1 088, 1 30o et 1 587 kilogrammes, formées de deux tours jumelles construites en cornières de 76 X-/6 X 4mm, 7 et 76X 76 X 3mm,i. Ces tours sont cimentées solidement dans du béton.
- On se sert, pour les angles, les arrêts, les sectionnements, d'une tour spéciale dont les assemblages sont adoptés au cas particulier. Pour les connections, on combine ensemble quatre tours munies d’un isolateur-spécial monté entre les deux paires de
- Les câbles sont montes par trois sur chaque partie de.la tour à une distance respective de i“,8. Le câble de terre est fixé à la partie supérieure et une ligne téléphonique passe par le centre de la tour.
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- Quand les deux stations qui doivent compléter l'usine des Great-Falls seront construites, on établira une station centrale de commutation de 65 000 chevaux. Actuellement l’usine en service est reliée, à l’aide de tours métalliques du modèle que nous avons décrit, à un poste de transformation.
- L’installation définitive de la Southern Power C° comprendra de nombreuses usines dont le plan est prévu et qui seront établies progressivement. Le territoire desservi étant placé au centre même de la riche industrie cotonnière des États du Sud, ce développement sera sans doute relativement rapide.
- Tout le réseau de distribution sera à 44 000 volts.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- l’arrivée du courant aux bornes du moteur jusqu’à la sortie du tuyau de la pompe à la surface est de 69 %. Ces deux groupes doivent être installés à la fosse d’East-EIliot.
- On a l’intention de les faire fonctionner la nuit, alors que les machines d’extraction et autres appareils sont arrêtés, pour permettre une utilisation plus complète du matériel générateur de la station centrale en lui procurant une charge continuelle.
- BREVETS FRANÇAIS
- Construction des machines électriques (').
- 373982, du 26 janvier 1907. — Krupp A. G. — Démarreur automatique pour électromoteurs à cou-
- Pompes électriques de grande puissance.
- La compagnie Westinghouse vient de fournir à la Powel Duffryn Steam Coal Company, dans le pays de Galles, deux moteurs d’induction triphasés de qôo chevaux, 3ooo volts, 5o périodes, / 45o tours par minute, à induit en cage d’écureuil.
- Ces moteurs sont destinés à commander directement, par l'intermédiaire d’accouplements élastiques, deux pompes centrifuges Worthington, type turbine, à six étages, capable chacun d’élever, par minute, 6 133 litres à une hauteur de 5oim,5o, y compris l’aspiration, le refoulement et la perte de charge dans les conduites.
- Ces pompes électriques sont parmi les plus puissantes construites jusqu’à ce jour et, étant donné la vitesse de rotation élevée (1 460 tours par minute) à laquelle le groupe doit fonctionner, leur construction est tout à fait remarquable.
- Le rendement garanti de chaque groupe depuis
- 373997, du 4 avril 1906. — Bercut. — Moteur électrique.
- 374 108, du 1" février 1907. — Felten und Guil-leaume Lahmeyerwerke A. G. — Augmentation du couple de démarrage des alternomoteurs à collec-
- 374688, du 16 février 1907. — Felten tjsd Guil-leaume Lahmeyerwerke A. G. — Disposition des appareils électriques de connexion et de réglage munis d’enveloppes protectrices en vue de permettre l'agrandissement de l’installation.
- 376612, du 12 mars 1907. — Felten und Güil-leaume Lahmeyerwerke A. G.—Accélération des bobines présentant de la self-induction.
- 374 028, du 28 janvier 1907. — Compagnie pour la Fabrication des Compteurs et Matériel d’Us.nes a Gaz. — Balai pour compteur-moteur d’électricité.
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- Août 1907
- 3745o4, du 18 avril 1906- — Frasçois. — Groupe électrostatique.
- 374520, du ir février 1907. — Woeurle. — Interrupteur de courant pour appareils d’induction.
- 375 520, du i5 ruai 1906. — Balachowski. — Moyen de régulation pour machines électriques.
- 376 123, du a5 mars 1907. — Union elettrotecnica italiana. — Perfectionnements à la construction des inducteurs.
- 376 296, du 3o mars 1907. — Tingley. — Perfectionnements dans les machines dynamos.
- 376 389, du 4 avril 1907. — Johnson Lundell Electric Traction G0. — Perfectionnements dans les dynamos.
- 376457, du i5 mars 1907. — Webster. — Machine magnéto-électrique.
- 376506, du 6 avril 1907. — Ateliers Thomson-IIouston. — Perfectionnements aux moteurs à répul-
- 376532, du 8 avril 1907. — Compagnie générale d’Klectricité. — Dispositif permettant de réaliser une vitesse variable applicable aux moteurs électri-
- 376651, du 37 février 1907. — Brooks et Akers. — Procédé pour le réglage des machines à courants alternatifs.
- 375806, du 16 mars 1907. — Goillon. — Perfectionnements aux machines électriques.
- LÉGISLATION
- Décrets sur la protection des travailleurs dans les établissements qui mettent en oeuvre des courants électriques.
- Le Journal officiel du 14 juillet 1907 a publié un décret du Président de la République Française pris
- en vertu de l’article 3, paragraphe 2, de la loi du 12 juin 1893 qui prévoit des règlements d’administration publique, rendus après avis du comité consultatif des Arts et Manufactures, pour la détermination, « au fur et à mesure des nécessités constatées, des prescriptions particulières relatives, soit à certaines industries, soit à certains modes de travail. »
- Voici les dispositions de ce décret qui porte la date du 11 juillet 1907.
- Section I. — Prescriptions générales.
- Article premier. — Les installations électriques doivent comporter des dispositifs de sécurité en rapport avec la plus grande tension du régime existant entre les conducteurs et la terre.
- Suivant cette tension, les installations électriques sont classées en deux catégories.
- lie catégorie.
- A. Courant continu. — Installations dans lesquelles la plus grande tension de régime entre les conducteurs et la terre ne dépasse pas 600 volts.
- 13. Courantaliernatif. — Installations dans lesquelles la plus grande tension efficace entre les conducteurs et la terre ne dépasse pas i5o volts.
- 2° catégorie.
- Installations comportant des tensions respectivement supérieures aux tensions ci-dessus.
- Section II. — Installations de machines, appareils et lampes électriques.
- Art. 2.—Les machines électriques sont soumises, en outre des prescriptions générales du décret du 29 novembre 1904, et notamment de celles des articles 12, i4 et i3 de ce décret, aux prescriptions spéciales suivantes :
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- Pour celles qui appartiennent à des installations de la 2* catégorie, les bâtis et pièces conductrices non parcourues par le courant doivent être reliés électriquement à la terre, ou isolés électriquement du sol. Dans ce dernier cas, les machines sont entourées par un plancher de service non glissant, isolé du sol et assez développé pour qu’il ne soit pas possible de toucher à la fois à la machine et à un corps conducteur quelconque relié au sol.
- La mise à la terre ou l’isolement électrique est constamment maintenu en bon état.
- Les mêmes prescriptions sont applicables aux transformateurs dépendant d’installations de la 2“ catégorie ; ces appareils ne doivent être accessibles qu'au personnel qui en a la charge.
- Art. 3. — Si une machine on un appareil électrique de la 2e catégorie se trouve dans un local ayant, en même temps, une autre destination, la partie du local affectée à cette machine ou à cet appareil est rendu inaccessible par un garde-corps ou un dispositif équivalent à tout autre personnel que celui qui en a la charge ; une mention indiquant le danger doit être affichée en évidence.
- Art. 4. — Dans les locaux destinés aux accumulateurs, dans les ateliers qui contiennent des corps explosifs et dans ceux où il peut se produire soit des gaz détonants, soit des poussières inflammables, il est interdit d’établir des machines électriques à découvert, des Iampe3 à incandescence non munies de double enveloppe, des lampes à arc ou aucun appareil pouvant donner lieu à des étincelles, sans qu'ils soient pourvus d’une enveloppe de sûreté les isolant de l'atmosphère du local.
- La ventilation des locaux destinés aux accumulateurs doit être suffisante pour assurer l’évacuation continue des gaz dégagés.
- Section III. — Tableaux de distribution et locaux.
- Art. 5. — Pour les tableaux de distribution de courants appartenant à la i1-* catégorie, les conducteurs doivent présenter les isolements et les écartements propres à éviter tout danger.
- Pour les tableaux do distribution portant des appareils et pièces métalliques de la 2P catégorie, le plancher de service, sur la face avant (où sc trouvent les poignées de manœuvres et les instruments de lecture), doit être isolé électriquement et établi comme il est dit ci-dessus au sujet des machines.
- Quand des pièces métalliques ou appareils de la 2r catégorie sont établis à découvert sur la face arrière du tableau, un passage entièrement libre de i mètre de largeur et de 2 mètres de hauteur au moins est réservé derrière lesdits appareils et pièces métalliques ; l'accès do ce passage est défendu par une porte fermant à clef, laquelle ne peut être ouverte que par ordre du chef de service ou par ses préposés à ce désignés ; l’entrée en sera interdite à toute autre personne.
- Art. 6. — Les passages ménagés pour l'accès aux machines et appareils de la 2P catégorie placés à découvert ne peuvent avoir moins de 2 mètres de hauteur; leur largeur mesurée entre les machines, conducteurs ou appareils eux-inémes aussi bien qu’entre ceux-ci et les parties métalliques de la construction, ne doit pas être inférieure à un mètre.
- Dans tous les locaux, les conducteurs et appareils de la 2e catégorie doivent, notamment sur les tableaux de distribution, être nettement différenciés des autres par une marque très apparente (une couche de peinture par exemple).
- Dans les locaux où le sol et les parois sont très conducteurs, soit par construction, soit par suite de dépôts salins résultant de l’exercice même de l’industrie ou par suite d'humidité, on ne doit jamais établir, à la portée de la main, des conducteurs ou des appareils placés à découvert.
- Art. 7. — Les salles des machines génératrices d’électricité et les sous-stalions doivent, posséder un éclairage de secours continuant à fonctionner en cas d'arrêt du courant.
- Section IV. — Installation des canalisations.
- Art. 8. — Les canalisations nues appartenant à une installation de 2e catégorie doivent être établies hors de la portée de la main sur des isolateurs convenablement espacés et être écartées des masses métalliques, telles que piliers ou colonnes, gouttières, tuyaux de descente, etc.
- Les canalisations nues appartenant à une installation de la ire catégorie établies à l’intérieur, et qui sont à portée de la main, doivent être signalées à l'attention par une marque bien apparente ; l’abord en est défendu par dispositif de garde.
- Les enveloppes des autres canalisations doivent être convenablement isolantes.
- Aucun travail n’est entrepris sur des conducteurs de la Tre catégorie en charge sans que des précautions suffisantes assurent la sécurité de l’opérateur.
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- Supplément à L'Éclairage Electrique
- Août 1907
- Section V. — Affichage. — Dérogation. — Contrôle.
- Art. i3. — Les chefs d’industrie, directeurs ou gérants sont tenus d'afficher dans un endroit apparent des salles contenant des installations de la ae catégorie :
- 1® Un ordre de service indiquant qu'il est dangereux et formellement interdit de toucher aux pièces métalliques ou conducteurs soumis k une tension de la a3 catégorie, même avec des gants en caoutchouc, ou de se livrer à des travaux sur des pièces ou conducteurs, même avec des outils à manche iso-
- 20 Des extraits du présent règlement et une instruction sur les premiers soins à donner aux victimes des accidents électriques, rédigée conformément aux termes qui seront ûxés par un arrêté minis-
- Art. 14- -- Dans les ateliers de construction ou de réparation de matériel électrique (machines, instruments, appareils, câbles et fils), où l'emploi des tensions de la 2e catégorie est d’un usage courant pour les essais du matériel en cours de fabrication, il peut être dérogé, pour ces essais, aux prescriptions du présent décret, à la condition que les organes dangereux ne soient accessibles qu’à un personnel expérimenté, désigné expressémentpar le chef d’éta-
- blissement et que la sécurité générale ne soit pas compromise.
- Une consigne spéciale réglementant ces essais doit être rédigée par le chef d’établissement et portée à la connaissance du personnel.
- Art. i5. — Le ministre du travail et de la prévoyance sociale peut, par arrêté pris sur le rapport des inspecteurs du travail et après avis du comité consultatif des arts et manufactures, accorder dispense, pour un délai déterminé, de tout ou parties des prescriptions des articles 5, paragraphe 3, et 6 paragraphe irr :
- i° Aux installations créées avant la promulgation du présent décret ;
- a° Lorsque l’application de ces prescriptions est pratiquement impossible.
- Dans les deux cas, la sécurité du personnel doit être assurée dans des conditions équivalentes à celtes définies auxdils articles.
- Art. iG. — Dans les deux mois qui suivront la promulgation du présent règlement, les chefs d’industrie, directeurs ou gerants devront adressera l’inspecteur du travail un schéma de leurs installations électriques do la 2" catégorie indiquant : remplacement des usines, sous-stations, postes de transformateurs et canalisations.
- Une note jointe indiquera ;
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- Supplt^r
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- a) Si par application de l’article 2, paragraphe 2, du présent règlement concernant les machines et transformateurs de la 2e catégorie, les bâtis et niasses métalliques non parcourues par le courant, sont isolés électriquement du sol ou s'ils sont reliés à la
- b) Les renseignements techniques necessaires pour assurer le contrôle de l'exécution des prescriptions du présent règlement (nature du courant, tensions des différentes parties de l’installation, pièces métalliques visées à l'article 9, etc.).
- Dans la première quinzaine de chaque année, le schéma et les renseignements qui raccompagnent sont complétés s’il y a lieu par les chefs d’industrie, directeurs, gérants ou préposés et les modifications transmises à l'inspecteur du travail.
- Ln cas de modifications importantes ou d’installations nouvelles, le schéma et les renseignements complémentaires sont adressés à l’inspecteur du travail avant la mise en exploitation.
- SrcorioN VI. — Dispositions diverses.
- Art. 17. — Le présent décret ne s’applique pas, en dehors de l’enceinte des usines de production, aux distributions d’énergie électrique réglementées en vertu do la loi du i5 juin 190G.
- Art. 18. — Le ministre du travail et de la prévoyance sociale est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française et inséré au Bulletin des lois.
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- L'enseignement technique au Canada. — Les richesses minières et la grande réserve d'énergie hydraulique du Canada ouvrent à ce pays un avenir industriel des plus brillants. Le développement de la population et l’extension incessante du réseau ferré fourniront à l’industrie La main-d'œuvre et les moyens de transport qui lui sont nécessaires et, déjà, les gouvernements des diverses provinces se préoccupent d'une oi’ganisation rationnelle d’un enseignement technique complet.
- Quelques écoles existent depuis plusieurs années cl avant peu on en ajoutera d’autres : écoles industrielles destinées aux ouvriers, écoles d’arts et métiers destinées aux ingénieurs. Nous reviendrons bientôt sur ces projets.
- L’École supérieure de Commerce de Ber-Ziji('). — Cette École a cté établie depuis peu. On sait que son but est de former aux plus hautes fonc-
- tions de l’industrie, du commerce ou de la banque, des jeunes gens qui ont une culture générale suffisante ou qui ont déjà acquis une certaine expérience des affaires. Ceci marque déjà la tendance de nos voisins à considérer comme équivalente la culture générale d’observation et la formation pratique. Quelques détails de l’organisation montrent encore très exactement les méthodes pédagogiques qui ont , leur préférence. C’est le chef d’une des plus importantes maisons d'exportation de lîerlin qui donne les conférences et dirige le séminaire sur le commerce d’exportation et par conséquent ce n’est pas un enseignement théorique et abstrait que l’on offre aux élèves, mais un enseignement positif et concret dans lequel trouvent aisément place toutes les remarques et tous les faits qui composent l’expcrience de l’homme d’affaires.
- Cette méthode d'enseignement s’est d’ailleurs introduite chez nous notamment à l’Iicole Supérieure
- d'Iilectricité.
- AVIS
- La municipalité d'Alexandrie (Égypte) met au concours le poste permanent d'ingénieur assistant en chef pour le service électrique et mécanique, au traitement annuel de L. E. 4qo (environ 10 900 francs), pouvant être porté jusqu’à L. E. 48o en base des règlements de la municipalité.
- Les candidats doivent avoir suivi les cours d’une école technique supérieure et en avoir subi avec succès les examens de sortie.
- lis doivent avoir été employés dans de grands ateliers de constructions électriques et avoir acquis de l’expérience dans les installations d’usines centrales électriques et de distribution d’électricité.
- Ils doivent, en outre, être au courant des installations de pompes.
- Préférence sera donnée à ceux des candidats munis d’un diplôme d’unc institution connue.
- La connaissance parfaite de la langue française ou anglaise est indispensable.
- Les offres doivent être accompagnées d’un « curriculum vitæ y> avec indication précise de la date de naissance, de la nationalité, des écoles fréquentées et des postes occupés ; les copies des certificats y devront également être jointes.
- Les offres devront être adressées à l’administrateur de la municipalité jusqu’à la date du i'r septembre 1907 au plus tard.
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande un chef dessinateur spécialisé dans la construction de l’appareillage électrique moderne, comme chef de service dans une importante Maison d’Eleclricité. Ne se présenter qu’avec références de premier ordre: indiquerprétentions, etc.
- S’adresser aux bureaux du journal, C. G. E.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique
- BIBLIOGRAPHIE
- Il est donné une analyse bibliographique des ouvrages dont deux exemplaires sont envoyés à la Rédaction.
- Barrages en maçonnerie et murs de réservoirs, par H. Bellet (*).
- L’ouvrage est divisé en quatre parties ï la première est relative aux généralités, la deuxième à l’historique de l’ctude des barrages, la troisième à la théorie mathématique îles barrages l'ectilignes et courbes, et la quatrième aux données et résultats pratiques. Cet ouvrage peut rendre service à ceux qui ont à faire l’étude d’un projet d’usine hydroélectrique.
- B. L.
- Exercices et projets d’électrotechnique, par Eric Gérard, Directeur de l’Institut Electrotechnique Montefiore, et Omerde Bast, Sous-Dircctcur do cet Institut (2). Tome Premier.
- L’ouvrage que MM. "R. Gérard et O. de Bast présentent au public est divisé eu deux volumes. Le tome T, qui vient de paraître, est relatif aux applications de la théorie de l’électricitc et du magnétisme. Le tome II traitera des applications relatives aux machines et installations électriques. Ces deux tomes contiennent une série d exercices et de projets posés aux élèves de l’Institut Montefiore. Ils peuvent donc rendre grand service à tous les étudiants électriciens qui préparent une école ou qui veulent bien se familiariser avec les difficultés de l’électrotechnique.
- B. L.
- (*) Un volume in-8 de 326 pages, avec 109 figures. — Grutier et Pi b Y, éditeurs, Grenoble. — Prix broché : 8 fr.
- (2) Un volume in-8 de 2&0 pages, avec 96 figures. -Ga.uthier-Yilla.r8, éditeur, Paris. — Prix broché : 6 francs.
- Les moteurs à gaz, par Hæder (')• Première partie. Traduction française par M. Varinois.
- Ce traité est consacré à l’étude des projets, à la construction et à la conduite des moteurs à explosion; c’est la traduction française, faite par M. Varinois, de l’ouvrage de M. Hæder. Les auteurs se sont placés surtout à un point de vue pratique et ont donné un grand nombre de méthodes de calculs, de formules et de tableaux permettant de faire sans difficulté les projets de moteurs.
- B. L.
- Über die bisherigen Beobachtungen im ul-traroten Spektrum, par le D' W. Beetz (Sur les observations faites jusqu’à présent dans le spectre ultra-rouge).
- La connaissance de la radiation ultra-rouge est devenue tout à fait importante pour la détermination de la nature de la lumière. Aussi 1 auteur a-t-il cru intéressant de résumer la situation actuelle de nos connaissances sur le spectre ultra-rouge en une petite brochure qui comprend les parties suivantes : méthodes de décomposition de la lumière ultra-rouge; actions de la lumière ultra-rouge; propriétés optiques de substances dans la région des rayons ultra-rouges; émission de rayons ultra-rouges.
- B. T,.
- (x) Un volume in-8 de 208 pages, arec 726 figures. — Dunod et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix broché : 12 fr. 00.
- (2) Un volume in-8 de 4’) pages et i5 figures. — J- è-M-brosius Bakth, éditeur, Leipzig. — Prix broché : 1 mark.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à POBfT-DE-CHÉHUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
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- îedi 17 Août 1907.
- 14* Année. — N* 33
- L’Éclairage Électrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- Pages.
- DALEMONT (J.). — L’usure des turbines............................217
- ROSSET (G.). — La grande industrie électrochimique. — La fabrication électrolytique des chlorates alcalins (fin)........................................224
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur la constante de décomposition du radium D., par St-Meyer et
- L. VON ScH'VEIDlÆR..........................................................................23^
- Génération et Transformation. — Sur le calcul d’une batterie d’accumulateurs, par W. Pecxert. . 2/41
- Sur une méthode permettant de tracer les courbes d'hystérésis, par G. Kapp................... 243
- Transmission 6t Distribution. — Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires aux lignes
- de traction à courant alternatif (suite), par L. Lichtenstein.............................245
- Traction. — Sur la production de l’énergie électrique sous forme de courants triphasés ou de courant
- monophasé, par A. II. Armstrong...........................................................249
- Perfectionnements récents dans les équipements électriques pour traction, par G.-II. Hill. . . . a5o
- NOTES ET NOUVELLES
- Les autobus de Londres.............................................................................. y8
- Comparaison entre les grues hydrauliques et les grues électriques................................10?
- Brevets.............................................................................................107
- Renseignements commerciaux....................................................................... . m
- Bibliographie. .................................................................................... u2
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 17 Août 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- TRACTION
- Les autobus de Londres.
- M. X. Lallie a donné, dans le Cosmos du 27 juillet, les renseignements suivants sur les omnibus de Londres :
- Une exposition de véhicules industriels, organisée par les soins de la Society of Motors Manufacturées and Traders a eu lieu du 7 au 16 mars à l'Olympia de Londres. L’omnibus automobile paraît y avoirélé la principale préoccupation des exposants. Cela s’explique, car l'autobus a pris possession deg rues de Londres et y fait de rapides progrès. Déjà l’expérience y fournit des données précises et qui permettent de bien marquer les avantages et les défauts de ce nouveau mode de locomotion à la veille de s’imposer dans les .grandes villes, en dépit des critiques de ses détracteurs.
- Il n’v a guère plus de deux années, l’autobus était encore fort discuté. Les grandes Compagnies d’omnibus de Londres ne le considéraient pas comme un moyen pratique de locomotion. Elles u’avaienl pas en service un seul omnibus à propulsion mécanique. On ne pouvaiL citer que les essais d’une petite Compagnie sur la roule d’Edgware-road. Depuis lors, l’opinion publique a changé. Les Sociétés de tramways et de métropolitains ont constaté une diminution de leurs recettes résultant de la concurrence des véhicules automobiles. Ainsi, sir Henry Oakley, président de la Société Two penny tube, a déclaré à scs actionnaires qu’il allait se trouver dans l’obligation de créer des tickets à moitié prix pour les courtes
- distances, par suite de la rivalité des autobus. Durant les six derniers mois, il avait dù compter un million de voyageurs en moins.
- Ce succès de l’autobus 11e peut que s’accentuer. Plus il se perfectionnera — il a des défauts à corriger : bruit, secousses, trépidations, dérapage, — plus il deviendra un redoutable rival pour toutes espèces de locomotion sur rail ou avec des chevaux.
- Les autobus de Londres, depuis une année, ont transporté 184 millions de personnes, tandis que les tramways n’en ont transporté que 180 millions. Ils sont donc en train déjà de prendre les devants.
- L’autobus de Londres a 34 places ; l’omnibus n’en a que 26. L'autobus équivaut à i,5 omnibus à chevaux ; il remplace donc 16 chevaux en comptant 11 chevaux pour un omnibus.
- Au i01’. février de celte année, le nombre des autobus était d’environ 85o et s’était accru de 3oo depuis août 190G. A l’heure présente, il n’y a pas moins de 1 000 autobus en service à Londres.
- Le capital engagé par les diverses compagnies de transport daus les autobus, les garages, le matériel, peut être évalué à 25 millions. Chaque autobus coûte 17 000 francs. Le nombre des employés attachés à l’exploitation, conducteurs, mécaniciens, contrôleurs, etc..., s’élève à 4ooo, pour transporter journellement 4oo000 personnes environ.
- L’autobus promet d’avoir un rendement plus fructueux (jne tous les fsystèmes de traction sur rail, f,Automoteur réclame une mise de fonds relativement faible et, en môme temps, devient le véhicule des pauvres gens, c’est-à-dire de la masse du public.
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- Société Anonyme des Mines d'Albi. .................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau. . Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour
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- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3 000 Machines à vapeur diverses
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- Supplément à L'Eclairage Eleclriqi
- D’après les renseignements fournis par lord Mon-tagu de Beaulieu dans une intéressante communication k la Société des Arts de LondresQ), le motobus de Londres a par jour une recette brute qui est de i io à i5o francs, tandis que la recette de l’omnibus k chevaux n’est que de 60 k 70 francs. On ne saurait attribuer ce résultat à l’attrait de la nouveauté, car ces recettes se maintiennent. Mais l’autobus transporte plus de monde et a de plus longs parcours en raison de sa vitesse, deux causes qui s’ajoutent poui améliorer le rendement. Au reste, l’autobus est devenu si populaire à Londres, qu’à certaines heures, entre huit et dix heures du matin, cinq et huit heures du soir, ilestvéritablement assiégé.
- Le parcours moyen journalier est à Londres de ï4o à 190 kilomètres. Les plus grandes distances franchies sont colles de Lewisham k Oxford Street, de l'utney à Bow-Bridgc par la Cité, Charing-Cross à Richmond, Putney à Gospel Oak, Tufnell-park k Barnes-Common. Des autobus commencent à circuler ou circuleront bientôt dans les faubourgs d’Ep-ping et de Barnet, à l’est et au nord de Londres, tandis qu'à l’ouest et au sud ils iront jusqu'à Richmond. II est probable que, sans beaucoup larder, dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres autour de Londres, des services réguliers seront organisés.
- Dans une ville comme Londres, où les distances sont si grandes, il semble que l’autobus peut résoudre le problème de transporter à peu de frais et rapidement l’homme d'affaires et l’ouvrier du bureau ou de l’atelier où ils travaillent jusqu’à la porte de leur maison. Jl« cueille » pour ainsi dire le promeneur sur le bord du trottoir et, à cet égard, il a une évidente supériorité sur le chemin de fer, le métropolitain ou le tramway.
- L’autobus, en effet, a sur ses rivaux l’avantage de ne pas être l’esclave du rail et de ne pas être condamné à un itinéraire absolument fixe alleret retour; il a la liberté de changer sa route à certains jours et à certaines heures, de façon k la rendre plus produc-
- tive; de suivre, par exemple, le matin et le soir, des trajets plus directs des faubourg au centre de la ville et inversement.
- Dans le principe, la plupart des autobus de Londres portaient des marques de fabriques étrangères ; aujourd’hui, par contre, ils sont presque tous de fabrication anglaise. Le pétrole et la vapeur sont les deux systèmes en usage ; mais les moteurs |à pétrole sont en grande majorité. Bien que théoriquement la vapeur doive procurer une plus grande souplesse, plus de douceur dans la manœuvre, en pratique, elle ne parait pas présenter des avantages très marqués sur le pétrole. L’autobus électrique avec accumulateur serait parfait, mais l’accumulateur, robuste, durable et léger, n’existe point. Qui le trouvera ? Sera-ce Edison en annonçant sa découverte tous les six mois ? En attendant, un autre système, proposé par l’Auto-mixte omnibus Company, est à l’étude. C’est une combinaison du moteur k pétrole et du moteur électrique, ce dernier utilisé comme moteur auxiliaire pour les mises en route et la montée des pentes.
- 11 convient de signaler les défauts et les inconvénients qui sont inhérents jusqu’ici à l’autobus. Il y a le danger de déraper dans les rues boueuses et glissantes ; mais il faut reconnaître que le dérapage dépend surtout du conducteur. La mauvaise odeur ne semble pas avoir une grande importance aux yeux, non.., au nez des habitants de Londres ; la petite fumée bleue qui, dans le principe, s’échappait parfois de l’autobus, ne se montre plus guère ; un graissage trop abondant en serait, dit-on, la principale cause, et si 011 en fait disparaître les effets dans la voiture automobile ordinaire, il doit en être de même dans l'autobus. Quant au bruit que produit l’autobus en marche, il a été l’objet à Londres des plus vives critiques, des plus ardentes protestations de lapart des habitants des maisons et des magasins situés sur son passage. Mais la solution est encore à trouver. On se contente de répondre aux plaignants que le bruit n’est qu’une affaire d'appréciation et que, .scientifiquement, on ne peut encore mesurer son intensité et son volume. Impossible de prendre un expert pour juge; son jugement pourrait dépendre de son acuité
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- Ou a objecté, le prix élevé de la traction dans 1 autobus. Sur ce point, c’est aux statistiques de fournir la réponse exacte. L’année passée, on évaluait ào,7& centimes le kilomètre d'un autobus ; aujourd hui, il. s’est déjà abaissé à 0,6/1 centimes et même, dans certains cas, à 0,60 centimes.
- Voici les chilfres donnés par le colonel Crompton dans son étude <r Modem motors vehicies ».
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- Les frais d'amortissement "paraissent faiblement comptés à uo °/o Par an> du moins dans l’état de choses actuel, car il faut prévoir, tomme très probables, des transformations dans les voilures; mais plus tard, ilest vrai, dès que les types seront fixés, il 11‘y aura plus de dépensesimprévues. Si des autobus, qui ont une marche pratique depuis moins de deux ans, donnent déjà des résultats satisfaisants, comment ne pas admettre qu'ils en donneront de beaucoup meilleurs au point de vue économique dès que la période des essais sera close ? Les frais d’exploitation actuels portés dans le tableau ci-dessous seront alors nécessairement réduits.
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- Un point très important à considérer, duquel dépend pour une grande part le succès des autobus, c'est le bon choix des conducteurs des voitures. Au dire de lord Montagu de Beaulieu, les accidents d'automobiles à Londres, les collisions avec les autres véhicules ou contre les refuges et trottoirs seraient actuellement assez rares. Les grandes Compagnies prennent les plus grands soins, afin de former des conducteurs adroits et'expérimentés. 11 y a double avantage, avantage évident pour le pu-
- blic, avantage pour les Compagnies, carie bon conducteur, même avec des appointements élevés, est encore celui qui rapporte le plus. Ainsi on a vu, dans les débuts de l’exploitation, des Compagnies qui ne trouvaient pas d’assureurs, bien que la prime annuelle fût de 1 6a5 francs par chaque voiture. Aujourd'hui, les accidents deviennent moins fréquents, et l’autobus est d’ores et déjà un moyen de locomotion aussi sûr que n importe quel autre.
- On prévoit qu’il aura à Londres des emplois multiples; il aidera au transport des foules aux courses et aux régales. Des excursions seront organisées aux environs de Londres. Le dimanche, les autobus conduiront les habitants de la ville sur les bords de la mer où ils pourront respirer un air plus pur, Les Compagnies prépareront des voyages circulaires de quelques jours dans les grands centres et les plus belles régions de l'Angleterre. Déjà des Compagnies de chemins de fer cherchent à tirer parti de l’autobus. Le Créai Western, Je North Rastern, le Créât Northern d’Ecosse, le South Western, le Créât Eastern étendent leurs .sphères d'action au moyen d’autobus qui desservent des localités qu’ils traversent ou auprès desquelles ils ont des stations.
- En résumé, l'autobus, dans son état actuel, et, mieux encore, avec les perfectionnements que 1 usage suggérera nécessairement, est appelé à jouer un rôle
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- important dans les agglomérations urbaines. L'exagération dans leprix des loyers au centre des villes ne provient-il pas, dans une certaine mesure, de l’insuffisance des moyens d’accès à un travail lucratif ? La densité excessive de l'agglomération 11’a pas pour cause assurément le plaisir qu'ont .les hommes à se rapprocher les uns des autres. Un mode de transport pratique, c’esl-à-diro rapide et bon marché, qui peut échapper à la servitude du rail de fer est un élément de jbien-être. A notre époque de vie fiévreuse, l’homme qui travaille du cerveau ou de la main ne doit plus compter la distance en kilomètres de sa
- prises sur le temps de sa journée. Le travailleur cherche à se rapprocher de son travail; et si l’autobus lui permet de rentrer plus tôt le soir à la maison et d’allonger le matin la durée du sommeil, il pardonnera à l’autobus quelque chiens écrasés, son odeur et son bruit, dont il faut d’ailleurs espérer la disparition ou l’atténuation prochaine.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Comparaison entre les grues hydrauliques et les grues électriques.
- M. R. Gasquet publie, dans le dénie Cird, une très intéressante étude sur les grues hydrauliques et les grues électriques. En raison de l'intérêt que présente celte étude, nous croyons bon de la reproduire en entier. — L’intensité du trafic maritime dans les grands ports modernes et la nécessité de plus en plus grande de diminuer le temps de stationnement des navires obligent à transformer continuellement les appareils qui servent à la manutention des marchandises sur les quais.
- Les grues de quai, d’abord fixes, ont été rendues mobiles de façon à pouvoir être placées à l'endroit du quai le plus favorable pour effectuer leurs opéra-
- puis au moyen de la vapeur, de l’eau sous pression et de l’électricité.
- L’usage des engins mus à bras est restreint actuellement aux appareils qui ont à mouvoir des colis lourds et exceptionnels. Ces engins sont presque tous situés loin des distributions d’eau comprimée et d’électricité ; et le petit nombre d’opérations qu’ils ont à effectuer ne permet pas la dépense d’un mo-
- Les grues à vapeur ont disparu de presque tous les grands ports parce qu’elles nécessitaient une chaudière spéciale pour chaque engin ; les dangers d’incendie étaient ainsi augmentés et chaque appareil n’était prêt à entrer en fonction qu’après la mise en pression de la chaudière. Cependant, ces grues peuvent rendre des services pour outiller un quai à faible trafic et éloigné du centre du port.
- Le port de Hambourg a néanmoins fait une installation de près de deux cents grues à vapeur du type a Brown». Cette installation ne présente pas les inconvénients dont il vient d'être question, car la vapeur est amenée d’une station centrale jusqu’aux grues au moyen d’une canalisation fixée aux toits des hangars. Le coût de l’installation et les dépenses d’entretien de ce système ne sont pas très élevés, cependant le port de Hambourg a renoncé à le développer, et nous ne savons pas qu’il ait été repris
- Les engins à l’eau sous pression ont fait leur apparition vers le milieu du xix* siècle et presque tous les ports les ont adoptés jusqu’à ces dernières années. A son tour, l’électricité vient remplacer l’eau sous pression, mais ce changement ne s’effectue pas
- Nous nous proposons, aujourd’hui, d’étudier le fonctionnement du système hydraulique et du système électrique, et de les comparer dans leurs applications pour les grues de quai.
- Fonctionnement des grues hydrauliques. — Les grues de quai se composent d’une volée tournante et d'un support. Ce support est, le plus souvent, disposé de façon à permettre le passage des wagons entre ses points d’appui ; il a la forme d’un portique ou d’un demi-portique. Ce dernier type, particu-
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- GÉNÉRALITÉS SUR LES APPAREILS A EAU SOUS PRESSION. — Le fonctionnement des appareils hydrauliques es! des plus simples ; beau sous pression est envoyée dans un cylindre métallique où se meut un plongeur. Comme la pression de l’eau dépasse 5o kilogrammes par centimètre carré, il suffit d’avoir un cylindre d’un faible diamètre intérieur pour disposer d'une grande force. Cette force pourra agir sur une longueur égale à la course du plongeur.
- Appareil de levage funiculaire. — En pratique, la puissance des grues de quai varie entre i et 3 tonnes, mais la hauteur d’élévation dont il faut disposer dépasse 20 mètres ; il faudrait donc avoir des cylindres très étroits et d’une longueur excessive si l’on voulait . employer directement la puissance hydrauli-
- Pour remédier à cet inconvénient, on fixe sur le cylindre la moufle d’un palan, l’autre moufle étant portée par le plongeur ; on maillonne l’extrémité d’une chaîne ou d’un câble à un point fixe du cylindre ; on l’enroule successivement sur les réas des deux moufles- et on attache la charge à l’autre extrémité de la chaîne ou du câble. L’eau sous pression éloigne les moufles et soulève la charge.
- On peut ainsi, en mettant suffisamment de brins, élever une charge moyenne à une grande hauteur avec un diamètre réduit du cylindre et une faible course. Si, par exemple, on emploie une moufle à huit brins placée sur un cylindre de om,ao de diamètre et si la course du plongeur est de 3 mètres, on pourra élever à a4 mètres de hauteur une charge de plus de i 5oo kilogrammes.
- Distribution de Veau dans l’appareil de levage. — La distribution de l’eau dans le cylindre de levage s’effectue par des soupapes que I on manœuvre au moyen d’un levier. Une soupape commande l’introduction, l’autre l’évacuation. Selon la position du levier, le cylindre est mis en communication avec l’eau sous pression ou avec la canalisation d’évacuation, ou bien les deux soupapes sont fermées.
- La boîte de distribution contient une troisième soupape, dite soupape de choc, qui fonctionne d’une manière automatique quand la pression devient excessive dans le cylindre ou dans la boite.
- Un arrêt trop brusque produit-il un coup de bélier ? Si la pression monte au-dessus de 65 kilogrammes, la soupape se soulève et l’eau contenue dans Je cylindre est refoulée dans Ja canalisation d eau sous pression jusqu’au moment où cette évacuation a amorti le coup de bélier et où l’appareil n’a plus à craindre un excès de pression.
- Appareils de levage à puissance variable. — Les appareils de levage funiculaires, tels que nous venons de les décrire, sont les plus employés.
- Ils ont l’inconvénient d’une dépense constante d’eau sous pression, quelle que soit la charge à élever. On y remédie en partie en employant des pistons différentiels, en se servant de pistons télescopiques ou en multipliant le nombre des cylindres.
- i° Avec les pistons différentiels f1), l’eau sous pression peut ôlre envoyée soit à la fois au-dessus et au-dessous de la tête du piston plongeur, soit au-dessous seulement.
- Quand on doit utiliser la grue pour des charges relativement faibles, on met le dessus du piston plongeur en communication avec l’eau sous pression ; au moment du levage, cette eau retourne dans la ca-
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- nalisation générale au lieu de passer dans le tuyautage d’évacuation. La puissance est alors proportionnelle à la différence des sections du cylindre et de la tige du piston.
- Quand on doit utiliser la grue pour les plus grandes charges, on n’introduit l’eau que sous le piston et la force produite est proportionnelle à la section du cylindre.
- 20 D’autres ports (*) emploient des cylindres munis dépistons concentriques dont on peut immobiliser une partie au moyen de taquets. La puissance et la dépense d’eau dépendent de la section totale des pistons mobiles.
- 3° On peut enfin employer des séries de cylindres et obtenir des forces portantes différentes faisant agir l’eau sur un nombre variable de pistons. A cause de sa complication, ce système ne convient guère qu’aux grues assez puissantes (2).
- Les puissances des grues hydrauliques de quai les plus ordinairement employées varient de 1 à 3 tonnes.
- Appareil de rotation. — Pour eûéctuer la rotation de la grue, deux plongeurs accouplés sont attachés aux extrémités d’une chaîne enroulée sur un tambour. Les cjdindres des plongeurs sont généralement sur la partie tournante de la grue, taudis que le tambour fait partie du support. On tourne dans un sens en mettant un des cylindres à l'introduction et l’autre à l’évacuation ; on tourne en sens contraire
- cylindre et en laissant le premier se vider.
- L’appareil de distribution est presque aussi simple que celui qui commande le mouvement d’élévation ;
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- il se compose d'un tiroir spécial muni de soupapes de choc pour éviter les coups de bélier.
- Manœuvre de la grue, — Pour mettre une grue en opération, on l’amène à la place exacte qu’elle doit occuper au moyen d’un mouvement à manivelles mues à bras d’hommes ; on la cale sur des vérins, puis on met en communication les canalisations de la grue avec les conduites générales d’eau sous pression et le retour d’eau : on emploie pour cela des tuyaux en fer articulés ou télescopiques qui aboutissent à des prises d’eau placées sur le quai tous les
- Le conducteur manœuvre généralement la charge au moyen de deux chaînes placées dans sa guérite. La chaîne de droite agit sur le tiroir de distribution des deux cylindres de rotation : suivant que le conducteur tire la chaîne, qu i) la soulcveou qu'il. T abandonne à elle-même, il y a rotation dans un sens ou rotation dans l’autre sens, ou bien la volée reste stationnaire. La même manœuvre effectuée sur la chaîne de gauche permet d’élever, d’abaisser ou de maintenir la charge à la hauteur où elle se trouve.
- Machinerie d’eau sous pression. — Les machines de compression d’eau sont de la plus grande simplicité : les pompes sont sur le prolongement des cylindres des machines motrices à vapeur et les plongeurs sont attelés directement aux pistons.
- Les dimensions des plongeurs sont souvent telles que la section de la tige est égale à la moitié de la section du piston de façon à envoyer dans la canalisation le même volume d’eau, quel que soit le sens du déplacement du piston. Si, en outre, on emploie des machines compound et si on attèle une pompe sur la tige de chaque piston, on a une résistance constante, d’où une marche uniforme, sans secousse ni
- Un dispositif très simple, placé sur un appareil appelé accumulateur, permet de ne marcher que lorsqu’il y a consommation d’eau.
- L’accumulateur se compose essentiellement d’un piston chargé d’un poids tel que la charge par centimètre carré soit celle que l’on veut obtenir dans la
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- conduite (généralement 5o à 60 kilogrammes). Il commande mécaniquement l’introduction de la vapeur qu'il ouvre lorsqu'il descend et qu’il ferme au haut de sa course. Cet appareil, outre son rôle de régulateur, joue celui de réservoir d’eau sous pression et d’accumulateur de force.
- La solution qui consiste à mettre en marche, la machine lorsqu’il y a consommation d’eau sous pression est excellente en théorie. 11 en est autrement en pratique, parce que les machines à vapeur ne sont économiques qu’à pleine vilesse et qu'avec une pression élevée de vapeur et que celte grande pression n’est pas admissible pour la marche lente, laquelle se fait obligatoirement avec une très faible détente.
- Aussi les nouvelles installations ont-cllcs adopté souvent une autre solution pour la commande des pompes : les machines motrices (qui sont des dynamos ou des moteurs à vapeur à expansion multiple et haute pression) marchent sans cesse à leur vitesse normale. L'accumulateur agit sur un clapet et met on communication le refoulement et l’aspiration de la pompe; quand l’accumulateur descend, le clapet se ferme et le refoulement s’effectue dans la canalisation d’eau sous pression.
- Appareils de sécurité de la machinerie. — Quel (pie soit le système employé, on met à côté de l’accumulateur : i° un plongeur de sûreté qui empêche l’arrivée de vapeur en cas de rupture d'un tuyau d eau sous pression ; 2° une soupape de trop-plein qui permet à l’eau sous pression de s’échapper si l’accumulateur monte trop haut, et 3° un clapet automatique pour empêcher la chute de 1 accumulateur en cas de rupture de la canalisation.
- On peut aussi mettre sur la canalisation des clapets à choc, destinés à éviter les coups de bélier.
- Canalisations. — La canalisation de retour d'eau est établie comme une canalisation de distribution d’eau de ville.
- Les canalisations d'eau sous pression exigent des soins tout particuliers; les tuyaux en fonte peuvent atteindre de fortes épaisseurs si leur diamètre est un peu grand.
- Les joints sont à soigner; ils sont en gulla-pcrcha et placés dans des logements tournés.
- La .canalisation doit être installée dans des aqueducs si le sol est sujet aux tassements, et, quelque précaution que l’on prenne, les tassements de terrain ou d’aqueduc amènent de fréquentes rup-
- Fonctionnement des grues électriques. — L'électricité se prête avec une grande facilité à la mise enjeu des appareils de levage de tous genres. Ses applications aux grues de quai ont été de plus en plus frequentes depuis quinze ans ; en même temps les moteurs électriques pour toutes sortes d’appareils de manutention étaient de plus en plus employés sur les quais et l’éclairage par lampes à arc y était universellement adopté.
- Choix du courant. —- La distribution de 1 énergie électrique s’effectue soit au moyen du courant alternatif, soit au moyen du courant continu.
- Le courant alternatif monophasé se prête mal à la commande des appareils qui doivent démarrer en charge comme le font les grues de quai.
- Le courant alternatif polyphasé n’est guère employé pour la commande des grues : il ne convient qu’aux ports tels que celui de I)resdc('), où l’électricité est distribuée dans de grands espaces et où les grues ne forment qu’une faible partie des appareils actionnés par la station centrale.
- (A suivre).
- (*) Il y a aussi des grues à courant triphasé dans les ports de Berlin, Magdebourg, Bingen, Reinhau, Dortmund, etc.
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- 3;4 428, du 9 février 1907. — Schultz. — Dispositif pour faire connaître dans une station centrale l'endroit d’un réseau de distribulion électrique où un coupe-circuit a fondu.
- 374520, du it février 1907. — IIewjtt. — Système de connexion pour redresseurs électriques.
- 374 58g, du 11 février 1907. — Brandt. — Rhéostat à enroulement continu.
- 376 608, du i3 février 1907. — Steljes. — Appareil à commande électrique utilisable pour établir ou interrompre des circuits électriques.
- 3746i3 et 374614, du i3 février 1907. - Plati-
- num Substitues J,d. — Procédé de scellement des conducteurs électriques dans le verre ou toute matière vitreuse.
- 374745, du i4 février 1907. — Konlg. — Goujon en fer à isolateurs ajustables.
- 374S19, du 19 février 1907. — Astafieff. — Appareil de fixation pour conducteurs électriques.
- 374842, du 19 février 1907- — Meyer. — Perfectionnements aux fusibles.
- 376 3y6 et 375 398, du 5 mars 1907. — Fessenden. — Systèmes de transmission.
- 370255, du i5 février 1907. — Guarnieri. — Perfectionnements aux interrupteurs.
- 376 120, du 25 mai T907. — Fessenden. — Perfectionnements apportés à la transmission électrique.
- 375371, du 5 mars 1907. — Williams. — Pince pour lignes électriques.
- 375 351, du 14 février 1907. — Devaux. — Télé-commutateur.
- 375 588, du 11 mars 1907. — Lafond. — Barre de connexion,
- 375617, du 12 mars 1907. — TIoixanusciii-: Maat-schappu TotHetmaken. — 'Procédépour recouvrir les câbles électriques.
- 375 793, du i5 mars 1907. — Beitner. — Réglage des circuits électriques.
- 376008, du 5 février 1907. — Sctiappi. — Con-joncteur et disjoncteur de courant.
- 3~6 3a8, du 3 avril 1907. — Gaiffe. - - Interrupteur à mercure.
- .876510, du 6 avril 1907. —- Kitsee. — Transformation de ligne simplex en ligne duplex.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 17 Août 1907
- 376 558, du 9 avril 1907. — Ateliers Thomson-Hors-ton. — Perfectionnements aux systèmes de'distribution.
- 876580, du ioavrili907-—Yebity’s I.d et M. I)al-ziel. — Commutateur électrique.
- 376604, du il avril 1907. — Goodman etAcklaxd. — Conduits pour câbles électriques.
- 376 110, du 20 mars 1907. — Land und Seekabel-werke À. G. —- Câble de sûreté.
- 874 967, du a3 février 1907. — Jacxson. — Interrupteur.
- 675 o5o, du s5 février 1907. — Walrer. — Perfectionnements dans les dispositifs collecteurs de courant.
- Erratum. — Par suite d’une erreur de mise en pages, les brevets 370920 et suivants, publiés dans le numéro du 6 juillet et concernant des machines génératrices diverses, ont été classés sous la rubrique Construction des machines électriques.
- Traction.
- 374298, du 18 janvier 1907. — Brown. — Commutateur pour traction électrique.
- 373604, du i5 janvier 1907. — Sire. — Signaux lumineux pour tramways.
- 873606, du i5 janvier 1907. — Mc Manglo et Welcii. — Signaux électriques de chemins de fer.
- 373627, du 12 novembre rgoB.— International Securities Co. — Ferme-circuits pour signaux à
- 378927, du 26 janvier 1907. — Mme B, Traut-mann. — Contrôle électrique pour chemin de fer.
- Applications mécaniques.
- 376710, du 9 avril 1907. — Naujoks et Goeppert. — Ascenseurs commandés électriquement.
- 374755, du 16 février 1907. — Bi,are. — Procédé et appareil pour la transmission sous-marinc des signaux.
- 374894, du 20 février 1907. — Société Industrielle des Téléphones. — Électro-aimant à longue course.
- 374896, du 21 février 1907. — Grahmont et Rou-tin. — Servo-moteur électrique.
- 375490, du i5 janvier 1907. — Mitolule. — Perfectionnements aux machines à imprimer conduites électriquement.
- 376569, du 16 juin 1906. — Bouchet. — Electroaimant.
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- L'Eclairage Electrique
- 17 Août 1907
- Radiotélégraphie et Radiotéléphonie.
- 372811, du 21 décembre 1906. — Poulsen. — Télégraphie sans fil.
- 375730, du i5 mars 1907. — Poulsen. — Dispositif de récepteurs pour signaux de télégraphie sans fil.
- 375731 et 375732, du i5 mars 1905. — Poulsen. .— Transmetteurs pour télégraphie sans fil.
- 374501, du 18 avril 1908. — Houuenegg. — Dispositif pour renforce!' les oscillations électriques.
- 374784, du 18 février 1907. — Eisenstkin. — Appareil de mesure d’ondes électriques.
- 37545o, du 7 mars 1907.— Pierce. — Perfectionnements apportés aux appareils récepteurs pour télégraphie sans fil.
- 375 462, 375 463, 370464 du 8 mars 1907. — Cabot. — Système de télégraphie sans fil et avec fil.
- 370 602, du 11 mars 1907. — Sqlaïu. — Véhicule avec antenne démontable pour station radiotélégra-phique.
- 376263, du 3o mars 1907. — Ges. rim Draiitlose Télégraphié. — Récepteur.
- 370734, du 10 mars 1907. — Dunvvoodï. — Système de télégraphie sans fil.
- » 376604, du i3 février 1907. — De Forest. — Perfectionnements dans la télégraphie sans fil.
- 375o25, du 12 mars 1907.— Mac Curtt Wire-lkss-Telephone Co. — Système de téléphonie sans fil.
- Télégraphie et téléphonie.
- 374400, du 8 février 1907. — Siemens et IIalske.
- — Système de montage pour la transmission de signes télégraphiques par des lignes doubles alimentées par des batteries centrales.
- 369944, du 22 septembre 1906. — Siemens et Halske. — Couplage pour compteur de conversations téléphoniques.
- 374410, du 8 février 1907. —Burkhajidt. —Appareil pour l’établissement de communications téléphoniques sur des lignes de télégraphie ou do signaux do voies ferrées.
- 674352, du 6 février 1907. — Foussarp. — Compteur enregistreur téléphonique semi-automatique et chrono-clcctrique à inscription visible.
- 373533, du 8 janvier 1907. — Favre Jacot et CK
- — Compteur avertisseur électrique pour contrôler la durée des conversations téléphoniques.
- 374765, du 19 décembre 1906. — Merk. — Système de communication des lignes dans les bureaux auto-téléphoniques.
- 37/1793 du 18 février 1907 et 374884, du 30 février 1907. — Kitsee. — Appareils télégraphiques.
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- Supplée
- L'Bclairage Electrique
- i" Aoât 1907
- 374988. du 28 janvier 1907. — Automatic Elec. thic C°. — Système téléphonique.
- 876220, du 21 janvier 1907. — Kellogg Switch-board SuprLT C°. — Appareils pour systèmes téléphoniques.
- 376100, du 3o mai 1906. — Matche. — Système de communication télégraphique.
- 376155, du 37 mars 1907. — Société des Télégraphes Multiplet. — Relais transforrneur.
- 376 347, du 4 avril 1907. — Duchatel. — Circuit téléphonique.
- 376 358, du 4 avril 1907. — Duchatel. — Appareil téléphonique.
- 374128, du 1" janvier 1907. — Duchatel. — Isolateur hygiénique pour oreilles.
- 374 180, du 12 janvier 1907. — Tardieu. — Applique pour transmetteur téléphonique.
- 375218, du ig janvier 1907. — IIeywood. — Appareil pour faire des signaux.
- 375397 et 375399, du 5 mars 1907. — Fessen-den. — Émission de signaux.
- 375339, du 4 mars 1907. — Carbonnelle. — Procédé et appareil pour la télé-auto-transmission d’images.
- 375745, du iô mars 1907. — Senlkc^. — Appareil destiné à transmettre à distance par l'électricité la vision avec le mouvement et l’instantanéité.
- Éléments primaires et accumulateurs,
- 374 i5g, du 4 février 1907. — Yergkade — Elé-
- 374 270, du 4 février 1907. — Roter. — Elément galvanique.
- 374 338, du 6 février 1907. — Smith. — Cornes pour accumulateurs, batteries, et autres appareils électriques.
- 87459761 374598, du i3 février 1907. — Nya Arrumulator Artmcholaget Jungnkr. — Formation d’électi’odes et de plaques pour accumulateurs.
- 375149, du 28 février 1907. — Hui.g et FTabmsen. — Procédé de fabrication de minces plaques d’électrodes.
- 3754i5, du 6 mars 1907. — Fiedleb. —Accumu
- 376245, du 26 février 1907. — Fiedi.hr. — Rechargement automatique d’un «cumulateur.
- 375 636, du 12 mars 1907. — Curunino. — Accumulateur.
- 375695, du 11 mars 1907. — Chemische Fabris Griesueim. — Procédé de fabrication d’électrodes.
- 376429, du 17 janvier 1907. — Mier Miura. — Fabrication des accumulateurs.
- 676320, du > avril 1907. — Lincoln Electric C,
- — Perfectionnements dans les piles sèches.
- Électrochimie.
- 374278, du 12 avril 1906. — Salpetersaüiuj Industrie G. in. b. H. — Procédé pour produire des arcs voltaïques à courant puissant de longueurs relativement grandes.
- 37/1288, du 11 avril 1906. — Salpetersaüre Industrie G. in. b. H. —- Production des arcs électriques destinés an traitement de l’air ou des gaz.
- 374 909, du 21 février 1907. — Wuillot et Férok.
- — Auto-régulateur électroeliimique.
- 375 192, du 3 mars tgo~. — Kjellin. — Opération d’un mouvement de la matière à traiter dans les fours électriques.
- 375382, du Dinars 1907. — Allmanna Svansea Elertriska Aktiebolaget. —Four à générateur électrique.
- 375416, du 6 mars 1907. — Finlay. — Perfectionnements aux batteries de cellules clectrolytiques.
- 875589, du 11 mars 1907. — Lafond. — Tonneau électroiytique.
- 375669, du 19 mai 1907. — Bonnet. — Obtention du carbone amorphe.
- 876367, du 3o mars 1907. — Mercadieh. — Oxydation des liquides par l'effluve électrique.
- 376548, du 9 avril 1907. — General Electrulytic Parent G . — Electrodes.
- 876489, du 6 avril 1907. — Aktiebolaget Elek-trometall. — Four électrique.
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- Éclairage.
- 374008, du 28 décembre 1906. — Buchle. — Dispositif lumineux pour boutons électriques, interrupteurs, commutateurs, etc.
- 373 95o, du 3i mars 1906. — Lux. — Procédé de fabrication de filaments de tungstène métallique pour lampes électriques.
- 374 343, du 19 avril 1906. — Lux. — Procédé de fabrication de filaments de tungstène.
- 374249, du 3i janvier 1907. — Société Mermod Frères. — Lampe électrique à arc.
- 374461, du 26 janvier 1907. — Carbone-Light-Ges. — Lampe à arc.
- 374663, du a3 avril 1907. — Just et Hanaman. — Procédé de liaison des filaments des lampes à incandescence.
- 374639, du i5 février T907. — Consortium fCr Electuotecumsche Industrie. —Procédé pour fabriquer les lampes à incandescence au tungstène.
- 37b o53, du 3 mai 1907. — Klopfenstein. — Dispositif régulateur applicable aux lampes à arc.
- 375 i33, du 27 février 1907. — Deutsche Gasgluii-liciit A. G. — Fabrication de corps métalliques éclairants pour lampes électriques.
- 37,3 536, du b mars 1907. — Gobert. — Lampe à arc.
- 375689, du 14 mars 1907. — Lambert. -- Perfectionnements aux porte-lampes.
- 875898, du 20 mars 1907. — Magunna. — Douille de lampe électrique.
- 876 145, du 26 mars 1907. — Moreno y Sampietro.
- — Porte-lampe pour lampe électrique.
- 376 334, du 3 avril 1907 . - («AGNEAU ET Gl<1. —
- Pendeloque pour recevoir une lampe à incandescence.
- 376361, du 4 avril 1907. — Compagnie Générale i>’Electricité. — Perfectionnements aux lampes électriques.
- 376412 et 376 4i3, du 5 avril 1907. — Parker ClarrElbctric C°. — Procédé de fabrication de filaments pour lampes à incandescence.
- 376658, du i3 mars 1907. — Kehl. — Corps de lampe pour lampes électriques.
- Mesures.
- 374029, du 28 janvier 1907. — Carpentier et Abraham. — Perfectionnements apportés à l’appareil appelé rhéographe et destiné à l'observation de la forme des courbes de courant.
- 374g4o, du 32 février 1907. — Bourgeois. — Perfectionnements aux appareils de mesure.
- 375 384, du 5 mars 1907. — Ateliers Thomson Houston. — Perfectionnements aux instruments de mesure.
- 375746, du 5 janvier 1907. — Deutsgii-Russische Flektrjcitâts Geskllschaft, — Ampère - heure-
- 376070, du 16 juin 1906. — Chauvin et Arnoux.
- — Dispositif de résistance.
- Divers.
- 374114, du iec février 1907. — Appleyard. — Procédé pour rendre certaines substances ou matières non conductrices de l’clcctricité et à l’épreuve des acides.
- 875092, du 26 février 1907. —Société d’Exploitation des Brevets Douter. — Composition isolante.
- 375228, du 3i janvier 1907. — Georgiade. — Dispositif pour produire la force motrice au moyen d’aimants.
- 375710, du 21 mai rpob. — Roycourt. —Système de réglage des appareils destinés à l’obtention des courants à haute fréquence.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Publications commerciales.
- Ateliers de Constructions Electriques de Chorleroi. — Bulletin mensuel n° 3. Mars 1907.
- Brown-Boveri et Buden. — Le développement de la turbine à vapeur système Brown-Boveri-Par-sons dans la région industrielle du Rhin et de la Westphaüc.
- Allgemeine Êlektricitâts-Gesdhchafl. Berlin. — Elek. trische, heiz-koch-u. schmelz apparate.
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- BIBLIOGRAPHIE
- Die Kranheiten elektrischer Maschinen (nouv. éd. augm.) (Les maladies des machines électriques), par E. Schulz (*)•
- C’est la seconde édition d une petite plaquette très connue que nous signalons ici. L’auteur y a indiqué les accidents qui se produisent aux moteurs et générateurs électriques, et les défauts de construction que ces appareils peuvent présenter. Dans un grand nombre de cas l’étude du défaut fait connaître le remède, dans les autres, l'auteur a indiqué les réparations nécessaires et souvent des moyens préventifs très utiles à connaître. Tous ceux qui ont à conduire des machines électriques liront avec profil ce petit travail. J- D.
- Prüfung elektrischer Maschinen and Trans-formatoren (Essais de machines et de transformateurs électriques), par F. Weickert (*).
- Cet. ouvrage servira utilement de guide pratique dans les essais dos machines électriques. Les méthodes sont judicicusemenl choisies et 1 auteur a eu soin d’écarter les discussions el les comparaisons tout à fait superflues dans un ouvrage de ce genre.
- J. D.
- VOLUMES REÇUS
- L’électricité, par Lucien Poincaré. — i volume iri-12 de 294 pages (sixième mille). —E. Flammarion, éditeur, Paris. — Prix : 3 fr. 5o-
- Les accumulateurs électriques, par L. Jumau. — 1 volume gr. in-8° de xvm-1090 pages, avec 682 ligures. — Dcnoii et Pinat, éditeurs, Paris. — Prix : broché, 29 francs ; cartonné, 3i francs.
- Lehrbuch der Physik, par H.-A. Lorentz. — I vol. in-8° de 616 pages avec 493 figures. — Johann Ambrosius Bartii, éditeur. Leipzig. — Prix : broché, 10 marks ; relié, n marks.
- (') 1 vol. iu-8 de 88 pages avec 4a fig. dans le texte. — M. JanecK-E, éditeur, Hanovre. — Prix : broché, r,4o m.
- (2) i vol. in-i8 do nf> pages avec GTv figures. — M. Ja-àkcke, éditeur, Hanovre. — Prix ; broché, 1,80 m.
- Lehrbuck der Dhysik und Météorologie, par Müller-Pouillets. — 1 volume gr. in-8° de 880 pages avec 704 figures et 8 planches hors texte.
- — Friedrich Vieweg u Sohn, éditeurs, Brunswick.
- — Prix: broché, t5 marks.
- Die krankheiten elektrischer Maschinen, par Ernest Schulz. — 1 volume in-8° de 88 pages, avec 42 figures. — Max Jakecre, éditeur, Hanovre. — Prix : broché, M. i,4o.
- Prüfung eîectrischerMaschinen und Trans-formatoren, par Friedr. Weickert. — 1 volume in-8° de 126 pages, avec 64 figures. — Dr Max Janecre, éditeur. Hanovre. — Prix: broché, M. 1,80.
- Elektromechanische Anwendungen, par Siegfried Herzog. — 1 volume in-8° de 409 pa-
- éditeur, Leipzig. — Prix : broché, 20 marks ; relié,
- Die Antriebsmotoren fiir elektrische stro-merzeuger, par Spyri. — 1 volume in-8° de 228 pages avec 92 figures. — Johann Ambrosius Bauth, éditeur, Leipzig. — Prix: broché, 5 marks 80; relié, 6,60.
- Impianti elettrici a correnti alternats sem-plici bifasi et trifasi, par A. Marro. — 1 volume in-16 de 774pages avec 346 figures. — Ulrico Hoepli, édieur, Milan. — Prix: L. 8,5o.
- Lezioni elementari di correntialternate, par P. Barreca. — 1 volume in-16 de 237 pages avec 174 figures. Raflaello Giusti, éditeur, Livourne (Italie). - Prix:L. a,5o.
- Wie atellt man projekte, kostenanschlage und Betriebskostenberechnungen fur elektrische licht~u. kraftanlagen auf?, par Fritz Hoppe. — t volume in-8° de 4i8 pages avec 37 figures. — Johann Ambrosius Barth, éditeur, Leipzig. — Prix : M. 5,5o.
- Aperçu général .de la théorie de la- désagrégation radioactive de la matière, par P-Grunerrprof. à l’Université de Berne. — 2 fasci* cules extraits des Archives des Sciences physiques
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- Supplét
- a 4 Août 1907
- ni
- ment à L'Éclairage Electrique du 2
- NOTES ET NOUVELLES
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Station centrale d’électricité.
- La Société Anonyme d'électricité Rag. Carlo Zan-ehi et C‘% de Bergame vient de confier à la Société Anonyme Westinghouse du Havre l’installation complète d’une importante usine génératrice d'électricité.
- Cette usine comprendra un groupe lurbo-alterna-tcur Westinghouse de 1 a5o kilowatts tournai) Là 1 5oo tours par minute et débitant du courant triphasé à 7 5oovolts, 5o périodes. La turbine de ce groupé sera pourvue d’un condenseur système a Westinghouse-Leblanc » ayant une capacité de 11 000 kilogrammes do vapeur à l’heure.
- Un second groupe élecLrogène a aussi été commandé et sera composé d’une machine à vapeur Bellis et Morcorn tournant à une vitesse de a5u tours par minute commandant directement un alternateur triphasé Westinghouse de 600 kilowatts, 7 5oo volts, 00 périodes. La machine à'vapeur de ce groupe fonctionnera avec un condenseur Westinghouse-Leblanc du type de 5 000 kilogrammes de vapeur à l’heure.
- Le tableau de distribution pour ces deux groupes sera fourni par la Société Anonyme Westinghouse.
- Les chaudières seront du type Babcock et YVil-cox. Elles seronl au nombre de 4 de i5o mètres carrés de surface de chauffe chacune.
- Station centrale municipale de la ville de Milan.
- La Société Anonyme Westinghouse du Havre vient de passer un contrat avec la ville de Milan pour la fourniture d’un groupe turho-alternateur de3 5oo kilowatts, tournant à 1 200 tours par minute, et débitant du courant triphasé à 865o volts, 4^ périodes. La turbine à vapeur de ce groupe fonctionnera avec un condenseur à surface avec pompe à air système Westinghouse-Leblanc.
- Ce gToupe sera installé dans la station centrale de la Via Adige de la Ville de Milan.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Tableau de distribution à haute tension de Saint Andrevr’s Cross.
- M. Citerne a publié, dans la Revue Industrielle une intéressante description du tableau do distribution de Saint Andrew’s Cross.
- L'emploi des très hautes tensions nécessite une isolation parfaite el. une séparation complète des divers appareils qui fonctionnent à divers potentiels, et exclut loule matière combustible. Les tableaux Ferranti sont un modèle du genre avec leur système de cellules, cuves dans lesquelles chaque appareil est isolé absolument et relativement par rapportaux autres; ces cuves se font en briques, en pierres, ou en ciment. Tout cet ensemble exige souvent plusieurs
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- étages et la commande serait difficile, si l’on n’avait songé à le manœuvrer électriquement ou mécaniquement d’un endroit spécial, d'où l’opérateur peut surveiller les machines électriques et embrasse toute l’installation, cette commande à distance étant aussi une garantie de sécurité pour l’opérateur. Les inconvénients de la commande à distance qui peuvent résulter du retard à une manœuvre, de la rupture trop lente d'un circuit ou d’une fausse manœuvre, sont palliés dans la plus grande mesure par les dispositifs do commande et de contrôle électriques, rendant par exemple la synchronisation impossible lorsqu’un appareil ne fonctionne pas au gré de l’opérateur; toute saute sur la ligne apparaît immédiatement au tableau de contrôle.
- L’installation de la commande électrique d 11 tableau à très haute tension que MM. Ferranti ont faite récemment dans l’usine de a Saint Amlrew’s Cross » à Glascow, est particulièrement intéressante.
- Le tableau de « Saint Andrew’s Cross Station a est aménagé pour régler six alternateurs de 3 000 kilowatts, 18 feeders et a interconnecteurs; mais actuellement la station ne comprend que 3 alternateurs à 6 5oo volts et de fréquence a5, actionnés par des turbines, alimentés à 70 volts par des excitatrices montées sur l’arbre des turbines. Les feeders ont une capacité de 1 000 à 2 000 kilowatts, sont isolés sous plomb et papier, et fournissent aux sous-stations des courants à 6 000 volts. Le pointneutre n’est pas à terre, mais on prévoit sur le tableau la possibilité de le faire.
- Dominant la salle des machines, la galerie des appareils de commande et de contrôle électriques permet à l’opérateur d’embrasser toutes les machines ; elle est fixée contre le mur de soutien des barres. omnibus, qui forme une des cloisons du tableau qui a 17 mètres de largeur. Les panneaux de réglage sont placés à x mètre du mur afin de permettre la circu-
- lation et d’éviter tout accident; ces panneaux sont des cadres en acier garnis de plaques de marbre. Quant aux divers appareils de haute pression, ils sont aménagés, aux trois étages du tableau, dans des cuves en ciment, qui peuvent être fermées complètement au moyen de rideaux mobiles métalliques. Le principe de la division et de l’isolemcul est poussé très loin dans toute celle installation.
- Les 3 panneaux d’alternateurs sont au centre. En partant du sol, le premier compartiment renferme le récepteur du câble à trois noyaux ; les 3 phases sont séparées et viennent dans un second compartiment où se trouvent des transformateurs do voltmètre ; la troisième case renferme les transformateurs en série et un petit tableau auquel aboutissent les câbles à fils multiples de basse tension desservant les appareils indicateurs du tableau de contrôle, ces câbles étant soutenus sur le mur et rejoignant l’étage des barres à basse tension. Les 3 câbles pi-incipaux sont connectés au second étage avec les interrupteurs automatiques à huile et de là avec les commutateurs des barres omnibus, qui sont en double et sont installées de chaque côté du mur central et Loul le long de ce mur. Chacune de ces barres est logée dans un compartiment muni de portes de visite en fer; à chaque extrémité, ces deux sections debarres peuvent être réunies à l’une ou l’autre extrémité par des comimitaleurs automatiques à huile et les sélectionneurs permettent de brancher un générateur ou un feeder sur n’importe quelle section. De plus, ccs deux sections de barres peuvent être entièrement isolées des commutateurs automatiques soit pour être mises à la terre, soit pour leur inspection ; les'commutateurs automatiques sont installés sur des plate-for-mes élevées à chaque extrémité des barres omnibus. Les câbles de j'onrtion du commutateur aux barres sont formés par des tiges rondes en cuivre, placées derrière le logement des barres et isolées au moyen
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- de volets en fer. Au-dessus des barres omnibus, se trouvent les disjoncteurs des voltmètres électrostatiques situés sur le mur juste derrière et au-dessus des panneaux de contrôle.
- Des barres omnibus, en passant par les tableaux de feeders on trouve les commutateurs et les interrupteurs automatiques des feeders au premier étage, de l’autre côté des appareils correspondants des panneaux d'alternateurs, puis les transformateurs du courant dans des compartiments placés directement sous le plancher; sur cette même rangée sont disposés les tableaux des câbles à fils multiples allant au tableau de basse tension de la galerie, et les transformateurs des voltmètres sont placés dans des compartiments logés sur l’autre mur. En dessous, on trouve les interrupteurs isolant les feeders, munis de contacts à la terre, et encore en dessous les dcchar-geurs statiques. Enlinà la partie inférieure, une rangée de cuves contient les récepteurs de câbles, d'où les conducteurs de feeder à trois âmes quittent lû tableau.
- Les panneaux de la galerie sont des panneaux d’alternateurs de 60 centimètres de large, qui contiennent chacun un indicateur de facteur de puissance, un wattmètrede 4ooo kilowatts, un voltmètre de ioooo volts, un ampèremètre de 5oo ampères, un ampèremètre et un voltmètre d’excitation, un relai de renversement de courant pour chaque pôle pour commander les commutateurs automatiques, la commande du commutateur principal, que nous décrirons par la suite. Le panneau renferme aussi deux paires de lampes pilotes, dont une paire indique l’ouverture ou la fermeture du commutateur principal et l’autre montre quelle est la série de barres omnibus en service, et des fiches de synchronisation et de voltmètre de synchronisme.
- En face de chaque panneau, on a disposé un piédestal en fer, surmonté d’une roue à main destinée à la commande du rhéostat d’excitation. Ces rhéostats sont disposés en dessous de la galerie juste sous la commande; et un interrupteur bipolaire, muni de résistances non inductives placé à la base du piédestal, permet de décharger le champ d'excitation. Les rhéostats sont commandés par vis et roue conique et ils sont solidaires ; pour n’opérer que sur l’un d’eux, on désombraye et on manoeuvre le curseur du rhéostat au moyen du levier placé sous
- Les panneaux de feeder renferment chacun de haut en bas un ampèremètre de aüo ampères, nu watt-mètre intégrateur de a5oo kilowatts, une paire de lampes pilotes indiquant l’ouverture eL la fermeture de l'interrupteur principal, la commande du commutateur du feeder, des boutons à déclic de chaque côté et en bas un relai de surchargea trois pôles. On trouve encore la manœuvre à main des interrupteurs à huile et les fiches de synchronisation et des lampes témoins.
- Les deux commutateurs de couplage des barres omnibus sont commandés d’un panneau spécial qui contient les mécanismes de commande et des lampes pilotes.
- Enfin, en plus de tous ces instruments, on trouve encore les voltmètres de station et le voltmètre de synchronisme, placés sur des bras que l’on peut tourner de façon à rendre visibles ces instruments de tous les points de la galerie.
- L'auteur décrit ensuite le mécanisme de commande des appareils principaux el entre dans le détail de construction de ces appareils mômes.
- Les interrupteurs- à huile, qu'ils soient placés sur les câbles des alternateurs, sur ceux des feeders, des interconnecteurs ou sur les barres omnibus, ont exactement les mêmes dimensions, une capacité de 5oo ampères à G 5oo volts el chacun d'eux peut servir de disjoncteur pour la puissance totale des 12000 chevaux de la station. Ils sont construits et aménagés ainsi qu’il suit : les trois câbles d’arrivcc el les trois câbles de sortie sont placés verticalement par paire; leurs extrémités, après être passées à travers une dalle épaisse de pierre au moyen d’isolateurs, viennent se fixer à deux contacts fixes, plongeant dans l'huile contenue dans un bac en fer suspendu à la dalle, ces trois bacs sont séparés par des cloisons en ciment de 95 millimètres d'épaisseur qui les isolent les uns par rapport aux autres. On ne peut accéder aux câbles et aux bacs autrement que par des portes mobiles en 1er, de façon à éviter tout accident. Ces contacts plongent, ainsi qu’un pont mobile qui pourra les connecter, dans de l’huile dont on maintient le niveau invariable au moyen d’un indicateur de niveau en verre placé à l’extérieur de l’appareil ; les parois des bacs sont tapissées d'un isolant spécial qui ne laisse que i2mm,6 entre la paroi et les contacts. Les contacts fixes ont leur extrémité disposée en forme de A ; ce sont des blocs de cuivre flexibles, munis de ressorts, qui assurent un contact parfait avec la lame de cuivre de même forme, qui vient se placer à l’intérieur, en épousant parfaitement la forme, assurant ainsi le passage du courant, lame qui est soutenue par deux liges de bois traversant la dalle de pierre et s’assujetissanl sur deux traverses qui soutiennent les trois contacts mobiles des trois bacs. Ces traverses sont suspendues au moyen de longs ressorts à l’enveloppe d’un solénoïde au noyau duquel elles sont rigidement fixées par deux tubes de fer; elles sont également munies do ressorts à boudin, formant tampons. Le solénoïde est constitué par deux bobines, et le noyau, dont la course peut atteindre 3o centimètres, par deux tubes minces en fer doux, concentriques et fendus, réunis à leur extrémité supérieure par un disque mince de fer doux, ci à leur partie im férieure par nrie pièce de support des tubes de fer, coulissant dans une rainure perlée par la pièce de soutien du solénoïde. Le tuba du noyau est double»
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- afin de faciliter l'aimantation, et fendu pour éviter la formation de courants inverses ; on obtient ainsi une attraction rapide du noyau et par suite une fermeture presque instantanée du circuit, ce qui est excessivement important- Pour maintenir le circuit fermé, la pièce qui forme glissière et qui est fixée au noyau du solénoïde est reliée au châssis de l’appareil par quatre bielîettes articulées, qui, à la descente du noyau, peuvent se replier. Sur l'articulation du levier coudé de gauche est monté un levier parfaitement équilibré dans la position horizontale par un ressort et un contrepoids, qui porte une encoche venant coiffer une cheville fixée sur l’articulalion du levier de droite pour empêcher l'affaissement du système articulé. On conçoit ainsi que la manœuvre d'ouverture du circuit se fera très facilement à la main ou électriquement, en déclanchant la cheville de l’encoche ; pour ce faire, un bouton placé sur le tableau de la galerie fermera le circuit d’un petit solénoïde armé dont le noyau viendra soulever l’extrémité du levier. Quant au contrôle électrique, il est fourni par deux lampes, une rouge et une verte, qui annonceront l’ouverture ou la fermeture par la fermeture de leur circuit propre, au moyen d’une came articulée par manivelle et bielle à la partie gauche du levier.
- Enfin un dispositif de visite et de fixation des bacs à huile mérite d’ôtre signalé. Un chariot monté sur roue permet do venir apporler le bac dans l’emplacement qu’il doit occuper entre les cloisons de ciment ; le bac est ensuite amené à la hauteur voulue au moyen d’oreilles et d’articulations fixées suc une paire de leviers assez longs, manœuvrés par un petit treuil à main.
- Le mécanisme de commande placé sur le, tableau de la galerie comprend une roue à main et deux boutons placés sur le devant du tableau ; la voue à main commande un arbre sur lequel est monté un cylindre de contrôleur dont le mouvement de retour est ralenti par un dashpot. Pour fermer l'interrupteur, on tourne la roue à droite jusqu’à l’arrêt, ce qui bande un ressort qui fera tourner le contrôleur lorsque, en poussant le boulon inférieur de fermeture!
- on dégage le crochet qui le maintient. Ce dispositif permet de manœuvrer la roue à volonté puisque c’cst le bouton qui fait agir le contrôle, et de cette façon la commande est rapide et indépendante de la lenteur ou de la vitesse de rotation de la roue : c’est l'armement d’un déclic, et par conséquent un appareil de sûreté. Le bouton supérieur ferme le circuit du petit solénoïde et ouvre le circuit.
- Los câbles à fils multiples à basse tension qui desservent les circuits de ces appareils sont formés de quatre fils de 7/16 pour les lableaux des alternateurs et ceux des interconnecteurs, et de deux fils de îi/22 pour les tableaux de feeders ; ils sont tressés et armés de fils de fer pour les préserver contre tout accident. Des commutateurs d’isolement sont disposés sur chaque phase de part etd'autre des interrupteurs automatiques à huile des barres omnibus, de même que l’on en a prévu entre les interrupteurs des alternateurs et du champ et les barres omnibus, et aussi pour isoler les feeders et les mettre à la terre. Ces commutateurs sont placés dans des compartiments spéciaux, sont portés sur des isolateurs montés dans des supports de forme spéciale, d’une façon permanente avec un mastic de plomb. Le commutateur est du type à couteau, et on le manœuvre au moyen d’un câble ; sa construction est rudimentaire, car on ne l'ouvre jamais quand le courant y
- Le’relai tripolaire, dont on se sert pour ouvrir l’interrupteur automatique des feeders dans le cas d’une surcharge inattendue, est muni d’un limiteur de durée pour empêcher sa manœuvre dans le cas d’on retour immédiat à la charge normale, dans le cas par exemple d’un court circuit. Chaque pôle comprend une magnéto plate en fer à cheval agissant sur le bord d’un disque de cuivre qui peut tourner librement- L’n des pôles magnétiques est muni d’une bande de cuivre qui retarde la polarité et fait naître un couple do torsion dans le disque, contre-balancé par un poids dont la corde s'enroule autour de l'arbre du disque. ; le poids en descendant vient agir sur un levier qui ferme le circuit du solénoïde d'ouverture de l’interrupteur. Le disque est freiné par une ma-
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- grtéto en fera cheval qui peut agir plus ou moins près du bord du disque ; le levier n’agira qu’au bouL du temps mis par le poids à descendre, temps réglé par la magnétisation. Les relais placés sur les tableaux d’alternateurs agissent d'après le même principe, mais n’obéissent qu'aux courants de retour.
- Enfin, il est intéressant de noter la construction des fusibles employés pour protéger les voltmètres électrostatiques. Un tube de verre est placé en série sur les câbles du voltmètre; ce tube est rempli d’eau et forme ainsi une résistance considérable et bien définie ; à la partie inférieure, un petit trou est recouvert par une virole à frottement, formant valve- Le tube est entouré de bandes métalliques à ses extrémités et’est connecté électriquement au moyen de tiges de platine; une poignée en porcelaine permet do la fixer au moyen des liges métalliques qui viennent se loger dans des contacts disposés dans des plots du tableau. Une décharge entre les bornes du voltmètre force un courant à passer dans le tube et l’étincelle chasse une petite quantité d’eau par la valve, ce qui coupe le courant. Pour remettre les choses en état, on remplace le tube par un. autre, ou bien on remplit le tube avec une pipette.
- Les. divers isolateurs employés dans le tableau ont été essayés individuellement à 3o 000 volts, elle tableau complet fut essayé pendant une demi-heure à
- i3 000 volts c. à. d. au double du voltage de la station. 11 faut noter que les viroles métalliques dans lesquelles on enfonce les isolateurs sont fendues pour réduire au minimum les pertes et les élévations de température dues aux phénomènes d’hyslé-
- Enfin, les parties métalliques du tableau général et les diverses armatures des compartiments delà haute tension, aussi bien que les cuves des transformateurs, interrupteurs, arrivées ou départs de câbles, et les secondaires de tous les transformateurs des appareils, sont mis à la terre d'une manière effective au moyen de conducteurs en barres de cuivre connectés aux barres principales de la terre de la station. M. M.
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- Comparaison entre les grues hydrauliques et les grues électriques (suite) (}).
- Les inconvénients des courants polyphasés sont les suivants •.
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- coups dans l’intensité du courant ; il y a donc des baisses de voltage qui sont particulièrement nuisibles quand on fait en même temps de l'éclairage.
- Avec du courant continu, on peut empêcher ces baisses de voltage en employant des batteries-tampons : les accumulateurs servent de réserve de force, ils égalisent la puissance fournie par la station centrale, ils permettent de réduire la section des fee-ders, ils peuvent enfin fournir la puissance totale nécessaire aux heures de faible travail;
- 20 La vitesse des moteurs polyphasés étant sensiblement la meme en charge et à vide, le conducteur de la grue ne peut pas accélérer les opérations en profitant des moments où le crochet est vide pour augmenter la vitesse ;
- 3° Le facteur de puissance des moteurs est faible, particulièrement au moment des démarrages, et l’on perd le bénéfice de l’économie de cuivre qui existe dans les transports ordinaires à courant polyphasés ; en outre, les prises de courant sont plus compliquées ;
- 4° A égalité de voltage, le courant continu est beaucoup moins dangereux que le courant alternatif.
- Par couire, les moteurs polyphasés sont simples et économiques; l’absence de collecteur réduit Ie3 dépenses d’entretien. En outre, le courant polyphasé peut être transporté économiquement au loin en élevant son voltage au moyen de simples transformateurs statiques. Ces transformateurs n'exigent ni surveillance ni entretien.
- En fait, le couraut continu est seul employé d’une façon courante dans les grands ports modernes ; on sait, du reste, qu’il est facile de transformer le courant polyphasé en courant continu au moyen de commutateurs rotatifs ou de moteurs générateurs.
- Moteur de levage. — Un bon moteur de grue doit démarrer lentement et sans secousse, quelle que soit la charge ; il doit pouvoir supporter les chocs. Le rendement doit être bon à toutes charges, car le
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- poids à soulever est très variable. Une fois en marche, le moteur doit atteindre rapidement sa vitesse de régime, puis il doit s’arrêter à volonté et presque instantanément. De plus, sa vitesse de rotation doit être variable dans de larges limites, à la volonté du conducteur.
- Les chocs, les poussières et l'humidité doivent être sans action sur lui, il faut donc qu’il soit du type hermétiquement clos.
- Enfin, il doit être calculé de façon à n’avoir qu’une faible réaction d’induit pour que le calage des balais puisse être invariable et qu’il n’y ail pas d’étincelles aux balais, même avec des variations de courant considérables.
- Les machines excitées en série sont employées presque universellement. Les moteurs en dérivation sont plus délicats et manquent de souplesse. Ils ne règlent pas leur vitesse suivant la charge et ils démarrent plus difficilement (*).
- Par contre, on a souvent reproché aux moteurs en série de s’emballer à vide. C’est là un inconvénient léger parce que les résistances passives sont presque toujours élevées et que le conducteur peut, en agissant sur une manette, réduire la vitesse autant qu’il le désire.
- Réducteur de vitesse du treuil de levage. — Les premières grues comportaient fréquemment l’emploi d’un seul moteur, qui commandait par des accouplements à friction les treuils de levage et d’orientation.
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- Supplément h L'Êelairage Électriqu
- Le moteur de levage fait tourner un tambour sur lequel s’enroule le câble qui supporte la charge. Si l’on désire avoir une vitesse do levage de i mètre par seconde, le tambour d’enroulement ne devra tourner qu'à 38 tours par minute si son diamètre est de om,5o ; il faut donc un réducteur entre le tambour et le moteur.
- Le moteur commande généralement le mécanisme de levage par un pignon en cuir ou par un pignon en acier à denture fraisée. Le pignon en cuir permet d’obtenir une transmission presque silencieuse. Le pignon et sa roue tournent dans un carter rempli d’buile.
- L’inertie des pièces en mouvement est un inconvénient sérieux au bon fonctionnement.
- La force vive emmagasinée au moment de la marche s’élève à plus do 3 800 kilogrammèlres pour une grue en fonctionnement à Marseille, dont le moteur tourne à 600 tours par minute et qui est munie d’un limiteuv de force. Cette force vive se décom-
- induit et limitenr. . . . kilogrammèlres. 3 100
- Cette grande inertie réduit sensiblement le rendement moyen, car les démarrages sont fréquents et la force vive ne peut pas être récupérée. Elle diminue aussi la rapidité et la précision des mouvements, et on a pu dire que les grues les plus rapides étaient celles dont les moteurs étaient les plus lents.
- En admettant un rendement de 5o °/° au démarrage, la grue, qui absorbe en inertie 3 800 kiiogram-mètres, nécessite près de 100 chevaux-seconde pour la mise en mouvement. Ceci revient adiré que, pour
- mettre en marche Ja grue en deux secondes, il faut fournir au moteur 5o chevaux (non compris la puissance nécessaire pour l'élé.vatiou effective).
- Les grandes maisons sont entrées nettement dans la voie de la réduction du nombre de tours et les Etablissements Schiiokert ont mis en service des grues dont le moteur de levage ne tourne qu’à 170
- D’après les expériences faites à Hambourg, le courant absorbé par deux grues de même puissance et même vitesse d’élévation, alimentées par du courant à 55o volts, a été de 33 ampères et de 26 ampères, alors ijue les moteurs tournaient respectivement à 5fio et 170 tours par minute.
- Le prix d’établissement des grues n’est pas très variable suivant la vitesse du moteur. Les dynamos lentes sont plus coûteuses, mais l'augmentation de dépense du matériel électrique est compensée par réconomie faite dans la partie mécanique par suite de la suppression du train d’engrenage intermédiaire entre l’arbre de la dynamo et celui du tambour.
- Puissance du moteur de levage. — Les grues de quai les plus ordinairement employées peuvent soulever de 1000 à 2 000 kilogrammes avec une vitesse variant de om,5o à t“,5o par seconde.
- La puissance des moteurs varie de ro à /|5 chevaux. Leur nombre de tours varie de 1 000 à T70 (4).
- Freins de l’appareil de levage. — Pour maintenir la charge sans dépense de courant, on est obligé de mettre un frein sur l’arbre du tambour.
- Ou emploie presque toujours des freins électromagnétiques. Ces appareils se composent, eu principe, d’un frein à bande muni de sabots de buis, et le serrage est produit au moyen d'une masse de fer
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- doux qui forme le noyau d’un électro-aimant su-
- Si le moteur de levage reçoit du courant, l’électro-airnant est excité, le noyau en fer se soulève et desserre le frein.
- Quand on ramène la manette du contrôleur à la position d’arrct, on ouvre le circuit do l’électro-ai-mant, le noyau retombe [jar son propre poids et le frein agit aussitôt. Il en serait de même, si le courant venait à manquer pour une raison quelconque. Ce frein a l'avantage d'agir comme limitcur d'effort puisque le poids du noyau est constant et que, par conséquent, le couple de freinage ne peut dépasser la valeur qu'on lui a fixée une fois pour toutes.
- Le noyau est quelquefois muni d'un dash-pot qui l'cmpêchc d’agir trop brusquement.
- Contrôle de l’appareil de levage. — T.c contrôleur de l’appareil de levage forme la partie la plus importante do l’cquipement des grues ; l'efficacité, de tout l'appareil, et môme la sécurité du personnel, dépendant de son bon fonctionnement.
- D'une manière générale, les contrôleurs sont du môme type que ceux des tramways, mais le soufflage des étincelles doit être bien plus énergique que pour ceux-ci, parce que le nombre des démarrages est incomparablement plus grand, aussi emploie-t-on souvent des appareils à enclenchement avec rupture brusque.
- Toutes les parties du contrôleur susceptibles d’usure ou d’avaries doivent être accessibles et. facilement démontables en un -temps très court.
- Le contrôleur doit pouvoir être mis dans les mains les plus inexpérimentées. On s’est arrangé généralement de façon que les mouvements de la manette se fassent dans le même sens que ceux de la charge ; l'attention du mécanicien peut ainsi se porter exclusivement sur la palanquée.
- Appareils de sécurité du treuil de levage. — Les moteurs électriques peuvent surmonter des surcharges (pii pourraient compromettre la stabilité de la grue; pour remédier à cet inconvénient, on emploie des appareils de sécurité, soit électriques, soit méca-
- Les appareils électriques sont des coupe-circuits et des interrupteurs à maxirna ; ils coupent le courant quand il devient excessif.
- Lesappareils mécaniques, utilisés moins fréquemment, sont des limiteucs de force ; ils empêchent le moteur de produire un travail excessif quand la charge est trop forte ou quand clic s'arrête accidentellement contre un obstacle.
- Cependant, les limiteurs sont indispensables quand l’accouplement du moteur et du treuil a lieu sans interposition de frictions ; en effet, la force vive du moteur pourrait produire des efforts anormaux dans le treuil et la chaîne de levage, dans le cas où le crochet de la grue serait arrêté brusquement, comme, cola arrive dans le désarrimage des colis ou
- dans la rencontre des hiloires des panneaux des navires.
- Mouvement de rotation. — Le mouvement de rotation des grues esl. généralement produit par un moteur indépendant de celui qui sert au levage; on obtient ainsi sans difficulté un démarrage doux, une bonne régulation et un facile renversement de marche.
- Les moteurs de rotation sont toujours excités en série ; on ne peut pas craindre d'emballement, car les frottements à vide sont toujours relativement élevés à cause du poids mort de la partie lonrnante.
- La vitesse de rotation varie de im,20 à 2m,20 par seconde(') pour un rayon de la volée de ioà 18 mètres, et il faut de trente secondes à une minute pour effectuer une rotation complète.
- Le moteur agit sur un tourteau denté de grand diamètre fixé sur le portique de la grue. La réduction de vitesse s’obtient généralement par une vis sans fin et une roue hélicoïdale; cependant, quelques constructeurs emploient des engrenages avec des pignons coniques.
- Pour que l’arrêt puisse se faire avec précision, le coupleur du moteur est muni de freius agissant dans les deux sens. Ces freins doivent être mécaniques, pour que le vent ne puisse pas entraîner la volée.
- Contrôleur du mouvement de rotation et contrôleur dit universel. — Le controleur du mouvement de rotation ne présente rien de particulier quand il est séparé du contrôleur de levage ; il est bon que les mouvements de la manette de commande se fassent dans le même sens que ceux de la charge à manœuvrer.
- Certaines maisons (U. E. O., Lahmeycr, Siemens frères) commandent par une seule manette les contrôleurs de levage et d’orientation : la charge monte ou descend, suivant que le conducteur élève ou abaisse la manette et la rotation a lieu dans un sens ou dans l’autre, suivant l azimuth où met la manette.
- (1) Grues de Mannheim, a"1,20 ; grues des docks de Mar-
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- L'Eclairage Eleetriqi
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- Grues à double voltage. — Il semble intéressant de signaler l’emploi de la distribution électrique à trois iils réalisée au Havre pour l'alimentation des grues électriques. Le courant continu qui alimente ces grues est amené sous deux voltages, 276 et 55o volts, et utilisé sous ces deux formes, de façon à obtenir, dans les engins, une petite et une grande puissance qui se rapprochent l'une ou l’autre de l’effort à produire. On réduit ainsi la perte d’énergie dans les rhéostats ét la consommation de courant, mais on complique les engins. M. M.
- (A suivre')
- DIVERS
- A propos des brevets d’invention.
- Dans une des intéressantes Revues de la quinzaine queM. G. Richard présente à la Société d’Encou-ragement pour l’industrie nationale, nous relevons les données suivantes sur les brevets d'invention, données qui intéresseront tous les ingénieurs.
- Le rôle prédominant des inventions dans le développement de l’industrie moderne est absolument incontestable, et son importance ne fait que s’accentuer de plus en plus. C’est un fait reconnu de tous, mais ce que l’on ignore, en général, c'est le prix de revient de ces inventions ou, plus exacte-
- ment, ce que coûtent les brevets et leur réalisation. M. A.-S. Fitcb vient de donner à ce sujet, sous le titre suggestif The cost of the Golden Age, — le prix de l uge d'or, quelques chiffres des plus intéressants (1).
- D’après M. Eitch, le nombre total des brevets pris dans le monde entier, depuis l’origine des lois sur les brevets, s’élèverait à environ a5ooooo, dont 1 million aux Etats-Unis. Les sept huitièmes environ de tous ces brevets ont été pris peudant ces cinquante dernières années.
- Les sommes payées par les inventeurs aux divers gouvernements pour l'obtention de ces brevets se monteraient à environ 280 millions pour Ie3 Etats-Unis et 45o millions pour les autres pays ; mais ces frais 11e sont presque rien à côté de ceux de la rédaction du brevet, de son étude légale et de sa mise au point par les ingénieurs conseils et agents divers, frais qui ne se montent pas, en moyenne, pour l’Amérique, à moins de 5oo francs par demande de brevet, soit à 1 milliard environ pour les 2 millions de demandes des Etats-Unis, ou pour le million de brevets définitivement accordés par leur Patent Office, ce qui porte à 1000 francs par brevet definitif ces frais de rédaction et procédure de prise. Pour les autres pays, M. Eilch estime, mais sans dire en
- 0) American Maefuiust, a3 février, p. 168.
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- Supplément à L’Eclairage Electriqi
- 1907
- vertu de quelles considérations, ces frais à environ x 5oo francs par brevet, soit à 3 milliards pour les a millions de ces brevets, de sorte que, depuis leur origine, les brevets auraient coûté aux inventeurs, rien que pour leur prise, environ 5 milliards, et il faudrait ajouter une somme au moins égale pour les pertes résultant de l'abandon d’une masse énorme de brevets après quelques années de recherches inutiles, de paiements d’annuités et d’autres frais. Ci to milliards.
- Restent les brevets qui sc sont réellement réalisés en de véritables succès — il n’y en a qu’inünimcnt peu — et ceux qui ont poursuivi assez loin leur développement avec des demi-succès et, plus souvent, des ruines. D’après ses recherches, M. Fitch estime que o,5 °/0 environ de tous les brevets pris ont coûté 5o 000 francs de réalisation ; r °/o 20 000 francs ; 5 °/„ i2 5oo francs ; 20 °/0 5 000 francs; 20 °/0 3 5oo francs ; 0.0 °/0 1 a5o francs et le tiers restant 5oo francs chacun, ce qui conduit, pour ces réalisations, au chiffre de 12 milliards, plutôt trop bas d’après M. Fitch. Cette réalisation première une fois effectuée, il reste à exploiter le brevet. Les frais de cette mise en exploitation sont, en général, formidables et
- de 12 milliards les pertes par la non-réussite de ces mises en exploitation. Viennent ensuite les frais de procès. Tout breveté tant soit peu favorisé est très
- vite obligé d’en faire ou d’en subir, et M. Fitch évalue à 7 milliards au moins les frais de ce chef, depuis l’origine des brevets.
- Reste encore tout l'argent que mangent les lanceurs d’affaires de brevets : commissions, apports... et on arrive, de ce fait, à des chiffres absolument formidables ; telle de ces entreprises a croulé en un an après avoir absorbé plus de 76 millions. La grandeur de ces perles s'explique par ce fait qu'il n’y aurait guère plus de 10 °j0 de ces brevets lancés qui rapporteraient à ceux qui les exploitent plus d'argent que si l'objet de leur exploitation n’était pas breveté.
- Krcf, d’après notre auteur, les brevets auraient coûté, depuis leur origine, environ 75 milliards en une soixantaine d’années sans compter l’intérôt de cet argent.
- Ce n’est évidemment pas là parole d’évangile, et les chiffres de M. Fitch ne valent guère mieux que ceux de bien d’autres statistiques, eu ce sens qu’ils sont plutôt des indications que des précisions ; mais il n en est pas moins vrai que, sous cette réserve, les affirmations de M. Fitch indiquent, d’une façon des plus frappantes, de quels immenses frottements est affecté ce mécanisme si compliqué de la prise et de la mise eu valeur des brevets. Le rendement de ce mécanisme est déplorable au point qu’il vaudrait certainement mieux, pour la très grande majorité des inventeurs (au moins 90 °/0) qu'il n’y eut pas de
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- brevets, dont ils ne retirent que des déboires. En ce qui concerne la mise en exploitation des brevets, on ne voit guère grand’chose à faire ; c’est, en somme, à chacun de s’en tirer comme il le peut, à défendre et faire fructifier son bien sous la protection des lois qui régissent la propriété industrielle, car ces lois ne paraissent pas entraver l'expLoitation des brevets; mais il y aurait certainement à faire du côté de la prise des brevets pour empêcher, notamment, la multiplication prodigieuse de ces brevets accordés, sauf de rares exceptions, pour u'iinportc quoi àn’im-porte qui. Cette profusion a au moins deux inconvénients capitaux : celui d’embroussailLer les brevets de quelque valeur dans une forêt impénétrable de brevets qui n’ont aucune valeur, et celui d’encourager à la poursuite d’illusions désastreuses, une multitude de malheureux intelligents mais plus imaginatifs qu’instruits.
- J. N.
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- lthul.
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- Pailleret.
- Pousser.
- Lemaître.
- Galibert.
- Lecocq.
- Rousseau.
- de Nuchèze.
- Delort.
- Ledeuil.
- Officiers délégués par le ministère de la Guerre: MM. le capitaine Robin.
- — Perrin (I.).
- — Hublot.
- Elèves-Ingénieurs délégués par le ministère des Postes et Télégraphes :
- MM. Bouthillon.
- École Supérieure d’Électricité, 12 et 14, rue de Staël. Paris (XV*).
- Promotion xuie, 1906-1907.
- Liste des élèves qui ont obtenu le diplôme d’Ingénieur-Electricien :
- MM. Braillard. Joly.
- Bureau.
- Manaut.
- Klein.
- Fournier.
- Chotard.
- Pichon.
- Perrin (A.).
- Relfils.
- Jouvion.
- Bertreux.
- Cantelaube.
- Kesseldorfer.
- Calmettcs.
- Paschal.
- Kissel.
- Roïewski.
- Châlons.
- David.
- Cannie.
- Margot.
- Giraud.
- de Vernisy.
- Thomé.
- MM. Berrier.
- Giraud-Teulon.
- Lafargue*
- Rollin.
- Debrailly.
- Réol.
- Boujus.
- Guillemin.
- Barillot.
- Bumsel.
- Souben.
- Cabaret.
- Bitzkowsky.
- de la Gorée.
- Paulmier.
- Rumay.
- Viol de Méry.
- Lehmann-Ring.
- Lautré.
- Lapresle.
- Kosturkiewicz,
- Fillonneau.
- Dazelle.
- Picot.
- Berger.
- A miens élèves :
- MM. Coquelet. Chrétien. Pittilesco. Priluker. Medynski.
- École pratique d’Électricité Industrielle.
- Le diplôme a été décerné aux élèves :
- 1. Quennié
- 2. Boillol.
- 3. Comin.
- 4. Malandrin.
- 5. Gaigc.
- 6. Sarazin.
- 7. Lebourg.
- 8. Chardin,
- 9. Paridin de Lussaudière.
- 10. Roussillon.
- i3. Robinet. x4- Catherineau. i5. Leboutte. t6. Garbarini.
- 17. Ollivier.
- 18. Pierson.
- 19. Tonry.
- 20. Sergot.
- 21. Lair.
- 22. Molinié.
- I Chaboche. Veillart.
- a3. Dulac. a4- Ilcnnegrave.
- Le certificat d’études a, en outre, été décerné aux élèves :
- 1. Deglaire. 4- Moine.
- 2. Dromel. 5. Fouquet.
- 3. Gaudier. 6- Petit.
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- Supplée
- L'Eclairage Êlectriqu
- ue du ai Août 1907
- École municipale de Physique et de Chimie industrielles.
- A la suite des dernières épreuves, sont définitivement reçus : MM. Mikalojowicz, Pers, Demalan-der. Joseph, Vian, Ackcrmann, Courlillet, Bleynie, Fougeron, Arquet, Benoist, Entât, Sornet, Leferrer, Chevassus, Jousseau, Gondet, de Ricci, Lauras, Lahure, Ragon, Caralp, Boy, Barthélemy, Boutet, Raulin, Delpech, Jemain, Tellier, Lefebvre, Dul-nard, Augis, T,eVan Iluyên, Morel, Ilolweck.
- Ont été désignés comme suppléants en cas de démission : MM. Digaud, Devez, Mouchet, Chalman-
- Èeole municipale de Physique et de Chimie industrielles.
- Ont obtenu le diplôme d’ingénieur E. P. C. 1. (Ecole municipale de physique et do chimie industrielles de la rue Yauquelin) à la suite des examens de sortie.
- Chimie. — MM. Le Floch, ClémcnL, Raoul. Wolf, Lepape, Rivière, Rouher, Lion, Penot, Lctourneur, Malandrin, Voilant, Saint-Jamain, Roques, Tougard du Boismilon, Schneckenburger, Hans et Renou.
- Physique. — MM. Lagron, Roze (Henri), Rouhaud, Lebret, Lemaire, Gormard, fiaget et Bontemps.
- Examens de droit. — M. Gay-Lugny a été admis à la licence, a* partie.
- OFFRE D’EMPLOI
- On demande un chef dessinateur spécialisé dans la construction de l’appareillage électrique moderne, comme chef de service dans une importante maison d’électricité.
- Ne se présenter qu’avec références de premier ordre; indiquer prétentions, etc.
- S’adresser au bureau du journal C. G. E.
- OFFRE D’EMPLOI
- La Municipalité d'Alexandrie (Égypte) met au concours le poste d’ingénieur assistant en chef pour son service électrique et mécanique. Traitement annuel de 4ao livres égyptiennes (10900 fr.) pouvant être porté à 48o> conformément aux règlements de la Municipalité. Les candidats, doivent avoir suivi les cours d’une école technique supérieure et en avoir subi avec succès les examens de sortie. Ils doivent avoir été employés dans de grands ateliers de construction électrique et avoir acquis l’expérience dans les installations d’usines centrales d’électricité et de distribution d’énergie. Ils doivent être au courant des installations de pompes. La préférence sera donnée aux candidats munis d’un diplôme d’une institution connue. Connaissance des langues française et anglaise indispensable.
- Les offres, accompagnées du curriculum vilæ, avec date de naissance, nationalité, écoles fréquentées, postes occupés, copies de certificats, doivent être adressées à l’administration de la Municipalité jusqu’au icr septembre.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Administration centrale à PONT-DE-CHÉRUY (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
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- Samedi 31 Août 1907.
- 1* Armée. » N° 35. ~
- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- sommaire
- BETHENOD (J.). — Sur les pertes moyennes dues à la commutation pendant la période du démarrage des moteurs monophasés à collecteur............
- DALEMONT (J.). — L’usure des turbines (fin)........') *
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Recherches électriques et optiques sur l’arc à courant alternatif nar T Pm,u«.r 1
- L. POMAM................., ' ' .................................................• =9»
- Génération et Transformation. — Sur le fonctionnement des moteurs monophasés, par H. Gorges. 3oa Transmission et Distribution. — Détermination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul
- des lignes de traction à courant alternatif (suite), par L. Lichtenstein..............3o6
- La transmission de l’énergie électrique par courant continu (fin), par Higstield......... . 30g
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Circuit récepteur de radiotélégraphie, par G. W.
- PlCKARD. • • • •.............................................................3l3
- Sur l’effet enregistré par le détecteur électrolytique, par Tissot.......................3r5
- Éclairage. — Expériences sur les lampes osram, au tungstène, au zircone, etc., par J. Morris
- F. Stroude et M. Ellis...........................................................’ 3^
- Électrochimie.— Sur le fonctionnement d’électrodes au tantale, par G. Schulze. ....... 3ao
- NOTES ET NOUVELLES
- Usine génératrice de Norfolk.......................................
- Chemin de fer monophasé de Visalia à Lemon Cove....................
- Comparaison entre les grues hydrauliques et les grues électriques (fin).
- Brevets............................................................
- Bibliographie......................................................
- 130
- *3>
- 133
- 142
- 144
- BS!*- ”I\seGERLIKON Ô5,rue Lafav^ffTÇv^sass
- OERLIKON
- Reprësenlalion générale pour houl'e la France des .ATELIERS DE. COMSTRUCTIOM OEPUKOM *
- Applications indostr
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- 1
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- -j3o
- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3i Août 1907
- NOTES ET NOUVELLES
- M. Becquerel, membre de l’Institut, professeur à l'École polytechnique, est nommé président de la Commission technique interministérielle, instituée par le décret du 5 mars 1907, concernant l’organisation du service de la télégraphie sans fil.
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Station génératrice de turbo-aiternateurs aux États-Unis.
- La Revue industrielle public un extrait d'une description donnée par l’Engineering Record sur une nouvelle usine génératrice équipée avec des turboalternateurs.
- La Norfolk and Porlsmouth Traction C° vient d installer, aux États-Unis, une station génératrice de io5oo kilowatts, destinée à fournir le courant aux tramways de Norfolk et de Portsrnouth, aux tramways suburbains qui desservent la côte de l'Atlantique, à ceux qui réuniront Norfolk à l'emplacement de l’Exposition de Jamestown, ainsi que le courant pour l’éclairage de ccs différentes villes et pour les illuminations de l’Exposition.
- Celte station a été installée d’une façon tout à fait moderne, 'et est par conséquent intéressante à décrire, particulièrement dans l’aménagement des chaudières et surtout dans leur alimentation en combustible. L’usine, d’une façade, assez heureuse, comprend deux bâtiments mitoyens, donnant une superficie totale de 45x47 mètres, placés en bordure de la ri-
- vière Elisabeth, rivière étroite dans laquelle se fait sentir la marée, qui se dirige vers Hampton Iloads et l’Océan. Les fondations, qui consistent en des piliers de béton, sont établies sur pilotis dans le sol sablonneux de la rive ; les murs en briques rouges, ainsi que des colonnes en acier, supportent des fermes en acier qui sont surmontées de dalles de béton, formant le toit, et quatre lanternaux qui régnent sur toute la longueur du bâtiment, munis de fenêtres et de châssis vitrés, dont l'un central assure l’éclairage et la ventilation du bâtiment des turbo-allerna-teurs, et un autre central également et deux latéraux pour le bâtiment des chaudières ; ces deux bâtiments ont respectivement 20m,4 et 26™,6 de largeur.
- Le bâtiment des chaudières, en bordure de la rivière, comprend deux rangées de six chaudières du type Babcocket Wilcox de 5oo chevaux à tubes d’eau et double dôme, qui sont disposées par groupes de deux. Les deux rangées se font face et laissent dans l’axe du bâtiment une aire d’allumage disponible de 4m,6o au niveau du plancher des chaudières, les faces de celles-ci laissant une largeur totale de 8m,3o.
- Le charbon peut être emmagasiné à l'extérieur du bâtiment sur la façade et en retour d’un côté dans une case de 8 mètres de large et de T67 de profondeur, montée sur pilotis, dont le fond est au niveau supérieur des grandes eaux. Sur un chevalet, on a établi une voie à 4m,^5 au-dessus de ce niveau, ce qui donne une très grande capacité d’emmagasinage. Le charbon peut être déversé dans cette case, soit de wagonnets roulant sur la voie du chevalet, soit des cargo-boats qui peuvent venir se ranger le long de
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- L'Éclairage Electrique
- l’estacade. Un pont roulant, de 26“,80 de portée, peut se déplacer au-dessus du toit du bâtiment des chaudières sur des rails disposés sur des colonnes noyées dans la mer ; il porte une grue cantilever, un moteur électrique assurant les diverses commandes, une cabine pour la manœuvre, un broyeur de charbon et sa commande. Un chariot peut venir jusqu’à la distance de ta™,8 du bâtiment sur le cantilever de la grue ; il supporte une benne de 1 t. du type « clam-shell» de Hayward. Cette benne peut venir prendre le charbon, soit dans la case, soit directement dans le cargo et elle le déverse dans une trémie fixée à la partie inférieure de la grue, d’où il passe dans le broyeur et, delà, gagne le centre dupont roulant au moyen d’un transporteur à courroie, sur lequel le charbon peut descendre par la trémie sans passer au broyeur. Le charbon se décharge alors du milieu du pont dans deux trémies placées à droite et à gauche, dont les portes sont commandées de la cage de manœuvre ; de ces trémies, le charbon est distribué à deux rangées de soutes de g5 t. pour chaque chaudière. Au-dessus de ces soutes, qui sont suspendues aux fermes du toit et supportées par des colonnes, une trappe permet l’approvisionnement. On obtient ainsi un chargement automatique des chaudières et la main-d’œuvre est réduite au minimum ; le chaulfeur n’a plus qu'à régler la descente du charbon dans la poche de la soute.
- Quant aux cendres, ellesviennent tomber dans une chambre profonde placée directement sous la partie antérieure de la chaudière, d’où l’on peut, au moyen de portes, les rejeter dans un wagonnet roulant sur l’une ou l’autre des deux voies de om,6i établies sous le plancher de la salle de mise de feu, avec une pente
- Les chaudières sont timbrées à tG kilogrammes; elles sont munies de surchauffeurs capables d’élever la température de la vapeur à 65° au-dessus de la température de la vapeur saturée. Chaque rangée de chaudières est desservie par une conduite de fumée, en plaques d’acier rivées, suspendue au-dessus de la partie postérieure des chaudières aux fermes du toit ; des branchements verticaux assez courts connectent
- les chaudières avec ce tuyau qui vient à l'une des deux cheminées construites sur des bases séparées en béton, à une des extrémités du bâtiment.
- Dans le bâtiment des turbo-alternatcurs, sont installées deux paires de pompes alimentaires du lype Atlantic Dean Bros de 45x3oX6o centimètres et deux rechauffeurs d’eau d’alimentation Alberger de 23a mètres carrés de surface de chauffe. L’eau de condensation des turbines vient par un puits dans un tunnel qui s’étend tout le long du bâtiment et vient se déverser par un canal dans la rivière. Une pompe Alberger de 20 X 3o X 3o centimètres, disposée dans chacun de ces puits assure l’écoulement de l’eau de condensation vers les réchauffeurs et les pompes d'alirncntaLion qui peuvent recevoir soit l’eau froide des canalisations urbaines, soit cette eau froide réchauffée par les deux réchauffeurs. Chacune des paires de pompes peut alimenter les chaudières par l’une ou l’autre des deux conduites de 10 centimètres, qui sont placées dans le sous-sol. De plus, une conduite auxiliaire d’alimentation s’étend au-dessus des deux rangées de chaudières, venant d’un bac placé sur le toit du bâtiment où l’eau du tunnel de décharge peut être refoulée par les memes pompes.
- Quant à la vapeur, elle vient des deux tambours de chaque chaudière dans une conduite de i5 centimètres, parallèle aux chaudières, qui est réunie par trois conduites de 22e111,5 à deux collecteurs de 35 centimètres, placés le long du mur mitoyen, et les quatre turbines sont alimentées par des boucles de a5 centimètres. Un tuyau permet deréunirles deux collecteurs de 35 centimètres pour leur interconnexion. Les machines auxiliaires, les excitatrices et les pompes sont alimentées par une conduite secondaire. Les conduites principales de vapeur et les connexions auxiliaires sont munies de valves extrêmement lourdes, à commande hydraulique, mises en mouvement du plancher de la chambre des chaudières; l’eau sous pression est prise sur les conduites d’alimentation des chaudières au moyen de robinets à quatre voies, disposés en deux groupes sur le mur mitoyen, et permettant à l’opérateur en les manœu-
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3? Août 1907
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- vrant de fermer d’un seul coup toutes les valves des conduites de vapeur. Toutes ces soupapes et robi-nets sont en acier moulé.
- Les quatre ,turbo-alternateurs sont disposes sur un seul rang; les pompes de condensation et les excitatrices, ainsi que les réehaufFeurs d’eau d’alimentation, sont placées entre l’unité de 1 5no kilowatts et la première unité de 3 000 kilowatts et entre les deux autres.
- I.es quatre unités électriques sont des alternateurs triphasés de la General Electric C° de fréquence 60, à dix pôles et sous 11000 volts, directement montés sur des turhines Curtis, tournant à 720 tours par minute et munies chacune d'un régulateur automatique à huile, et travaillant avec des condenseurs du type Alberger, dont trois ont une surface de 1 114 mètres carrés et un de 554 mètres carrés. L’eau froide de ces condenseurs est amenée de la rivière par un tunnel placé dans le sous-sol et sa circulation est assurée par des pompes centrifuges Alberger de 5o et de 40 centimètres, etl’eaii retourne sous un autre tunnel de décharge parallèle au premier. Les pompes à vide de 3oX 55x45 centimètres et de ac>x5ox3o desservent respectivement les quatre condenseurs, qui sont mis à la pression atmosphérique au moyen d‘nn tuyau débouchant au-dessus du toit et qui sont munis de robinets séparateurs Davis en bronze de 60 et 45 centimètres. Enfin quatre pompes à huile du type différentiel Rlake à plongeur de a2X i3x8Xa5 centimètres viennent pomper l’huile d’un bassin de récupération, par gravité, des huiles de graissage, muni d’un filtre et la conduisent aux turbines.
- Le courant d’excitation est fourni par trois génératrices à courant continu de la General Electric C°, une de a5 et deux de 75 kilowatts, tétrapolaires, donnant 125 volts, et connectées directement à trois turbines horizontales Curtis tournant à 2 4°o tours par minute.
- Une partie du courant des alternateurs est transformée en courant continu de 55o volts par deux convertisseurs rotatifs de la General Electric Cu, placés dans le bâtiment des turbo-allernateurs, afin
- d’alimenter les lignes des tramways urbains ; une autre et importante partie est transmise à 1 too volts aux sous-stations et transformée là en continu à 600 volts par des convertisseurs rotatifs ; quant au reste, il est délivré en alternatif à a3oo volts pour l’éclairage.
- Les transformateurs, convertisseurs, tableau de distribution et de commutation, et les autres appareils électriques sont logés sur une plate-forme en béton de 5 mètres de large, s’étendant sur toute la longueur du bâtiment et à am,4 au-dessus du niveau du soi de la salle. Les câbles des alternateurs viennent par conduits souterrains aux transformateurs de courant placés sur la plate-forme et de là aux interrupteurs automatiques à huile de 11 000 volts de la General Electric C°, montés sur la plate-forme et connectés aux barres omnibus placées dans des compartiments en briques logés sous la plate-forme également. Ces barres sont sectionnées au milieu par un commutateur à huile de 11 000 volts, et chaque groupe reçoit les câbles de deux alternateurs ; de chacune de ces deux sections, partent trois lignes de feeder à 11 000 volts, ainsi que des câbles qui sont connectés, par commutateurs à huile et disconnecteurs, aux primaires de deux transformateurs triphasés à soufllage d’air de 55o kilowatts de la General Electric Cn, montés sur la plate-forme, qui abaissent la tension de 11000 à 4200 volts et envoient le courant aux convertisseurs rotatifs. Le courant d’éclairage est abaissé à 2 3oo volts au moyen de trois transformateurs de 200 kilowatts et trois de 100 kilowatts, à une phase, avec tout l’appareillage nécessaire. Quantau tableau de distribution, il est du type courant, portant le nombre de panneaux nécessaires pour la bonne commande électrique de l’installa-
- Dans la salle des machines, on a installé une voie pour transporter les machines de grand poids et un pont roulant de a5 t. de la Miles Bement-Pond Cy, manœuvré par trois moteurs électriques, permet d’effectuer toutes les manœuvres nécessaires.
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- Supplée
- L'Eclairage Electrique du 3i Août 1907
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- TRACTION
- Chemin de fer électrique monophasé de Vi-salia à Lemon Cove.
- Un intéressant chemin de fer électrique, dont l’installation a cté confiée en entier à la Compagnie Westinghouse sera sous peu en exploitation en Californie et reliera entre elles les villes de Yisalia et Lemon Cove en passant par Exeter. Ce sera le premier chemin de fer monophasé de la région employant du courant à if» périodes.
- La sous-station principale qui alimentera le réseau est construite à Exeter à peu près au milieu de la ligne. Cette sous-station principale transformera le courant triphasé à 17000 volts, 60 périodes, fourni par la Mt Whitney Power Company, en courant monophasé à i5 périodes au moyen de deux groupes moteurs-générateurs de 45o kilowatts chacun. Le courant, produit à 11 000 volts, sera transmis par une ligne aérienne empruntant les poteaux de la ligne à trois sous-stations de transformateurs dont l’une située à Exeter et les deux autres à 6 kilomètres environ de chaque extrémité de la ligne, de sorte que chaque sous-station desservira environ 1a kilomètres de ligne. Chacune de ces sous-stations contiendra deux transformateurs de 3oo kilowatts iü périodes, abaissant le voltage de 11 000 à 3 3oo volts, tension d’alimentation du Cl de trolley.
- La ligne de trolley sera construite avec poteaux en bois el consoles latérales et supportera un fil de cuivre suspendu à un câble porteur en acier suivant le principe appelé a construction caténaire ».
- Le matériel roulant comprendra pour commencer quatre voitures automotrices à voyageurs, voitures remorques, une locomotive électrique et un certain nombre de wagons à marchandises. Les voitures automotrices seront équipées avec quatre moteurs monophasés Westinghouse de 75 chevaux et le système de contrôle à unités multiples. Un équipement quadruple de moteurs Westinghouse monophasés de ia5 chevaux chacun sera installé sur la locomotive qui sera pourvue, ainsi que les voitures automotrices, du frein à air Westinghouse.
- Ce chemin de fer desservira un marché important d’oranges et de citrons à Lemon Cove et l’on prévoit qu’un important trafic de marchandises résultera du transport de ces fruits. Exeter est un centre important d’embarquement etVisaüa une cité commerciale très prospère, de sorte que le mouvement des voyageurs sur cette ligne sera important.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Comparaison entre les grues hydrauliques et les grues électriques (fmj ('_).
- Comparaison des grues hydrauliques et des grues électriques. — Facilité de manœuvre. — Grâce à l’incompressibilité de l’eau, les grues hydrauliques obéissent instantanément et d’une manière parfaite : un bon conducteur déplace exactement la charge de la quantité voulue avec la vitesse voulue.
- La vitesse de l’opération dépend directement de l’ouverture des orifices d'arrivée ou d’évacuation d’eau, et la grandeur du déplacement dépend du temps pendant lequel a lieu l’ouverture. L’arrêt s’effectue au moment où l’on ferme les clapets, el la charge peut être maintenue sans difficulté ni danger à la hauteur voulue.
- La manœuvre des grues hydrauliques n’est cependant pas une manœuvre facile : la commande, théoriquement très simple, n’est délicate en pratique que parce que de faibles mouvements font passer brusquement la charge de la pleine vitesse à l’arrêt brusque : la bonne volonté ne suffit donc pas au conducteur pour ne pas avoir d’à-coups, et il lui faut acquérir par une longue pratique la souplesse de manœuvre nécessaire pour produire sans secousse les démarrages et les arrêts.
- Le fonctionnement des premières grues électriques était relativement compliqué : dans le courant d'une opération le conducteur devait manier trois ou
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 3r Août 1907
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- quatre leviers, dloù des pertes de temps, des erreurs et des accidents. Actuellement, les grues électriques n'ont que deux manettes auplus pour la commande (*) et les manœuvres sont aussi simples que pour les grues hydrauliques.
- Le plus souvent, des cliquets obligent à s’arrêter sur les diverses touches du contrôleur. Un peu d’attention suffit à rclcclricicn pour opérer convenablement les démarrages et pour arrêter la charge sans brusquerie.
- Il en résulterait un avantage pour les grues électriques si les difficultés de l’apprentissage provenaient uniquement des difficultés de manœuvre. En fait, elles proviennent surtout de la manière dont s’effectuent les manœuvres. En effet, les conducteurs de grues ne voient la charge que pendant une partie de la course du crochet parce que le pont du navire leur cache la cale. Les opérations de levage et d’orientation s’effectuent en suivantavec précision les ordres d’un surveillant qui se trouve sur le navire en un point d’où il aperçoit à la fois le conducteur de la grue et le3 ouvriers de la cale. Il doit fréquemment arrêter le mouvement de levage pour que le balancement ne fasse pas heurter la palanquée. Un moment d’inattention, une hésitation, une brusquerie peuvent amener des accidents graves.
- Dès que la charge est sortie du panneau, le conducteur doit manœuvrer le plus rapidement possible pour gagner du temps. Ce n’est qu’après un long apprentissage qu’il arrive à opérer avec sûreté et rapidité et à obéir sans hésitation aux ordres qui lui sont donnés.
- Précision des mouvements. — Un conducteur inexpérimenté peut plus facilement faire effectuer de petits mouvements à la grue électrique qu’à la grue
- un frein placé sur le tambour de levage.
- hydraulique. Cela résulte de ce qu'il faut déplacer la manette du contrôleur de quantités assez grandes avant que les dynamos ne soient actionnées, tandis que de faibles mouvements des leviers décommandé déterminent de grandes variations dans les orifices d’écoulement d’eau sous pression.
- Cependant un bon conducteur arrive à plus de précision dans les mouvements dos grues hydrauliques et il effectue plus rapidement les faibles déplacements.
- La force vive des pièces en mouvement au moment du levage n’atteint pas 100 kilogrammèlres dans les nouvelles grues hydrauliques de 1 a5o kilogrammes de Marseille, tandis qu’elle est de plus de 3 800 kilogrammèlres pour une grue électrique de puissance égale dans la même ville. Ce dernier chiffre pourrait être sensiblement réduit par l'emploi d'une dynamo à faible vitesse, mais il ne sera jamais aussi faible que pour les grues hydrauliques. Les démarrages et les arrêts s’effectuent donc plus lentement et moins sûrement avec l'électricité qu'avec l’eau sous pression.
- Mise en fonctionnement. — Les grues hydrauliques mobiles se déplacent difficilement ; il faut démonter leurs canalisations de raccordement, les déplacer à bras d’homme, puis effectuer le montage des tuyaux de raccord. Cela demande au moins une heure de temps avec trois ou quatre hommes. II arrive donc que l'on préfère travailler dans de mauvaises conditions plutôt que d’arrêter le travail et de faire un déplacement utile.
- Les grues électriques, au contraire, sont presque toujours munies d'un mouvement de translation actionné par un moteur et par une transmission spéciale. La prise de courant s’effectue pendant le mouvement, soit au moyen de frotteurs qui glissent sur des fils nus, soit au moyen de câbles souples reliés à des prises de courant placées sur le quai.
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- Supplément à L'Eelairage Electrique du 3x Août 1907
- Les déplacements s’effectuent donc presque instantanément et la grue peut toujours être placée de façon à prendre la charge dans les conditions les plus favorables.
- Bruit. — Le fonctionnement des grues hydrauliques est parfaitement silencieux, ce qui est un avantage puisqu’une partie des manœuvres est effectuée au commandement.
- Les premières grues électriques à un seul moteur faisaient beaucoup de hruit, les grues à deux moteurs qui ont suivi avaient aussi une marche bruyante, mais on obtient actuellement une marche suffisamment silencieuse en commandant le mécanisme de levage par un pignon de cuir.
- Entretien. — L'eau est presque toujours employée à une pression supérieure à ho kilogrammes par centimètre carré. Tous les joints doivent donc être faits avec grand soin pour résister à la pression. Les presse-étoupe doivent être changés dès qu’il sc produit une fuite légère ; la moindre inégalité dans le portage des clapets ou des tiroirs amène un mauvais fonctionnement de l’appareil. L’entretien comprend, on dehors du nettoyage et du graissage, le remplacement des bourrages et des joints, le rodage des clapets elle rafraîchissement des portées des tiroirs. Toutes ces réparations ne nécessitent qu’un apprentissage élémentaire, sauf la dernière qui ne doit être confiée qu’à des ajusteurs.
- L’entretien des grues électriques n’est pas plus compliqué el. ne nécessite pas un apprentissage plus long que celui des tramways, et l’on a récemment constaté, à Marseille, avec quelle facilité l’on pouvait faire, en quelques mois, l'apprentissage de centaines de wattmen. Lu ouvrier quelconque peut, après quelques heures d’instruction, nettoyer la grue, la graisser et remplacer les coupe-circuit, les louches des contrôleurs ou les balais des dynamos. Un moteur-série avec un engrenage et un rhéostat est un appareil relativement simple quand on lui
- compare les appareils compliqués auxquels on arrive lorsqu'on veut augmenter le rendement des grues hydrauliques.
- Cependant, l'entretien des grues électriques doit être plus minutieux que celui des grues hydrauliques. Celles-ci n'ont que des mouvements à faible vitesse, tandis que les grues électriques ont des arbres tournant à un nombre de tours élevé, qui exigent un graissage pins soigné.
- Influence de (a gelée. — Un des plus sérieux reproches qui ont été faits au système hydraulique provient des dangers de rupture auxquels le matériel est exposé par suite des froids d’hiver: les installations comme celles de Marseille, où la température est relativement clémente, ne sont pas exemptes de cet inconvénient ; quelles que soient les précautions prises, une brusque chute de température peut produire des avaries et arrêter le fonctionnement d’un certain nombre d’appareils.
- Le remède le plus généralement employé pour empêcher la congélation des tuyaux consiste à chauffer l’eau envoyée dans les appareils.
- On s’arrange à Marseille, pendant les périodes de froid, pour que la température de 1 eau dépasse 3o degrés à la sortie de la machinerie et on vide les appareils dès qu'ils ne fonctionnent plus.
- Dans les ports du Nord où le froid est plus intense, le chauffage à la machinerie ne suffit pas ; des becs de gaz placés sous la conduite avant les appa reils d utilisation élèvent la température et écartent tout danger. Quand le froid devient trop intense, on charge quelques préposés de faire manœuvrer les appareils deux ou trois fois par heure (Q.
- La gelée, comme la grande chaleur, est sans influence sur le fonctionnement des grues électriques.
- Rendement des grues de quai. — Le rendement pratique des grues de quai est très different du rendement à pleine charge.
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 3i Août 1907
- areil ever une grue de Marseille * de 1 a5o kilogrammes, est de 4',i3 par mètre d'élévation. Comme la pression à la machinerie est de 5a kilogrammes par centimètre carré, le rendement à pleine charge
- Une grue électrique qui a été installée en même temps que la grue précédente a, pendant le levage, un rendement de o,585(l) non compris la chute de tension dans les canalisations. F.n comptant pour ces canalisations un rendement de gb °/0, le rendement à pleine charge de la grue électrique depuis la machinerie s’élève à o,566.
- On voit donc que si l’on ne considérait que le levage à pleine charge, l'avantage serait en faveur de 1 eau sous pression, d’autant plus que le rendement à pleine charge d'une machinerie hydraulique moderne peut dépasser le rendement à pleine charge d’une station électrique (*).
- (*) M. Dawson, qui a publié sur les grues électriques de remarquables articles, est d’avis qu’on doit atteindre anLuello-
- (2) Les Docks de Middlesborough ont deux stations centrales ; l’une, électrique, qui produit Je courant nécessaire à vingt-quatre grues de 3 et 10 tonnes et à vingt-six cabestans de 1 tonne, et l'autre, hydraulique, pour douze grues de 3 et
- La station électrique comporte trois groupes de machines à vapeur compuund, du type vertical à grande vitesse et à consternons do s4o kilowatts. Ln essai de six heures a tnonlré que
- aux bornes et la puissance indiquée sur les pistons, s’eleve à 88,6 u/o- h n’a pas été tenu compte de la puissance absorbée par les pompes à air. La pression aux chaudières était
- type vertical à triple expansion et à condensation par surface. Chaque pompe peut, débiter 22',-j à la vitesse de 1 mètre par seconde et à la pression do fia kilogrammes par centimètre
- Les résultats sont différents en pratique parce que les appareils hydrauliques ont l’inconvénient d'une dépense constante de puissance, quelle que soit la chargea soulever. Si le rendement à pleine charge pour des grues de 1 a5o kilogrammes s’élève à 58 % , il tombe à 23 % pour 5oo kilogrammes et à moins de 5 °j„ pour 100 kilogrammes.
- Avec une grue électrique, au contraire, la puissance absorbée est proportionnelle au travail utile. 11 en résulte une sérieuse économie de puissance, même dans le cas où les charges manipulées sont voisines des pleines charges. En effet, pour transporter une marchandise d'un point A à un point 15, le conducteur doit d’abord amener le crochet de la grue assez bas, pour qu’on puisse le fixer sans peine sur l'anse de la benne ou sur les cordages qui servent à lier la palanquée. Au moment de la marche en avant, le crochet peut se soulever d’une hauteur notable avant que la charge 11e soit suspendue. Pour passer au-dessus des bastingages, la palanquée doit être élevée jusqu’en un point C, puis elle redescend au point B où il faut de nouveau donner du mou à la chaîne. Au moment du retour à vide de I» vers A, le crochet qui porte la benne ou les cordages doit encore être remonté à la hauteur de C, à cause des bastingages.
- Au point de vue des opérations de levage, proprement dit, on peut distinguer deux périodes :
- L'une correspond au soulèvement de la charge A jusqu’en C, elle a lieu avec le crochet chargé.
- L’autre comprend toutes les opérations accessoires d'élévation qui se foui sans que la charge agisse sur le crochet. Cette période comprend les moments où l’on rachète le mou des attaches vers les points A et
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- Supplément à L'Eclairage Electrigo
- 1907
- B, elle comprend aussi le temps de soulèvement du crochet de P> en C.
- On voit que la dépense en eau sous pression peut être supérieure à la capacité des cylindres ; on a constaté à Marseille que le débarquement des palan-quées depuis des pontons jusque sur une plate-forme nécessitait en moyenne 81 litres, alors que le volume total des cylindres des grues employées n’atteignait pas 5o litres.
- Quelle quu soit l'attention apportée par le conducteur pour no pas faire de manœuvre inutile, on n’arrive guère, avec des grues d’une puissance de 1 ^5o kilogrammes, à une consommation moyenne inferieure à 70 litres par palanquée et on atteint sou-
- II en résulte une dépense de i5o à ai5 litres par tonne débarquée, suivant qu’on admet (pie le poids utile de la palanquée moyenne est de [>oo ou de 35o kilogrammes (*). La dépense de puissance à la sortie de la machinerie s’élève donc, à 0,29 cheval-heure ou à o,4a cheval-heure par tonne manipulée.
- Les grues électriques, même de types anciens, donnent de bien meilleurs résultats ; du Ier janvier 1899 au ier juillet 1900, dix-huit grues électriques de Hambourg ont consommé 3i 937 kilowatts-heure pour manipuler 206 634 tonnes, d'où une dépense de 0,21 cheval-lieure par tonne manipulée.
- Les nouvelles grues de Hambourg, munies de moteurs de levage à marche lente, ont un rendement moyen supérieur de plus de 10 J/0 à celui des anciennes grues, et l’on arrive avec elles à une dépense inférieure à 0,19 cheval-heure par tonne débarquée.
- On a essayé de remédier au mauvais rendement
- () Le chiffre de 5oo kilogrammes est le chiffre obtenu par
- des grues de quai hydrauliques en proportionnant les cylindres à la charge à soulever. On n'est pas allé bien loin dans celte voie parce que le changement de cylindrée est une opération relativement longue el qu'on ne peut pas effectuer à chaque pa-lanquée ; il en résulte que les grues travaillent avec la même cylindrée pendant tout le cours d’une séance. On a donc souvent jugé inutile d’avoir des grues à puissances multiples : une série de grues ayant une puissance varianL de 1 000 à 1 5oo kilogrammes sert pour les marchandises ordinaires et une série ayant une puissance variant de a1,5 à 3‘,5, sert pour les charbons et les minerais. Quelques grues de double puissance permettent de manipuler les quelques colis de poids exceptionnel que portent les navires ; leur nombre est relativement restreint à Marseille où l’on a pigé que l'avantage des grues hydrauliques tient surtout à la simplicité de construction et de fone-lionneirient.
- Dépense de premier établissement. — Les dépenses de premier établissement d’une installation de grues de quai comprennent :
- i* Le prix d’achat des appareils d’utilisation et les frais de mise en place (ces derniers étant les mêmes quel que soit le système employé) ;
- 2e La valeur des canalisations mises en place ;
- 3° La station centrale.
- Les grues électriques coûtent plus cher que les grues hydrauliques de même puissance (Q.
- Le prix de premier établissement des canalisations hydrauliques dépend de la résistance du sol qui oblige souvent à construire dos égouts spéciaux; il est considérablement augmenté lorsqu’on est obligé, comme à Marseille, de ramener l’eau à la machinerie.
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3i A eut 1907
- Les dépenses d’une canalisation électrique sont toujours bien inférieures. Les fils sont généralement aériens en dehors du voisinage immédiat des bassins et souterrains le long des quais seulement. Leur installation est facile et on peut économiquement y apporter des modifications.
- Les ruptures produites, par exemple, par électro-lyse d'un conducteur souterrain, sont faciles à'réparer et n’arrêtent nullement la marche des engins, si l’alimentation se fait aux deux extrémités de la canalisation. On peut attendre, pour faire la réparation, le moment où il n’y a pas d’engins en service.
- Au contraire, une rupture de canalisation hydraulique arrête complètement tous les engins desservis, jusqu’à ce que la portion de canalisation avariée soit isolée ; de plus, les engins alimentés par cette section ne peuvent fonctionner de nouveau qu’après la réparation de l’avarie.
- Ces considérations sont fort importantes pour un outillage maritime de port, où le moindre arrêt des engins de manutention cause un préjudice considérable à la navigation.
- L'installation d’une station centrale est obligatoire quand on emploie l'eau sous pression, tandis qu’on peut généralement s’en passer avec l’électricité en se branchant sur les distributions existantes.
- Il y a presque toujours un grand avantage à se servir de l’énergie existante pour faire marcher les grues de quai (l). C’est le cas des villes qui ont installé des stations électriques pour l’éclairage : la demande de courant pour la lumière est faible aux heures de jour où il y a gros trafic sur les quais, tandis qu’elle est forte pendant les heures où les grues travaillent peu.
- Lorsqu'on est obligé de créer une station centrale spéciale pour le port, on s’arrange en général pour qu’elle fournisse, en outre de la puissance nécessaire aux grues, la lumière et la puissance nécessaires à des cabestans, ponts transbordeurs, élévateurs de grains et autres appareils qui fonctionnent généralement à l’électricité : c'est le cas des ports de Mannheim, Düsseldorf, Copenhague, etc.
- Le prix d’une station centrale électrique est plus élevé, à égalité de puissance, que celui d’une station hydraulique. La différence s’accentue lorsque le nombre des grues est peu élevé parce qu’il faut adjoindre à la station génératrice une batterie d’accumulateurs pour parer aux à-coups(2). Cette batterie coûte assez cher comme frais de premier établisse-
- (>) C’est ce qui arrive à Hambourg, Gènes, le Havre. (4) Rotterdam et Mannheim.
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- BILLETS D’ALLER ET RETOUR A PRIX RÉDUITS
- Départ de PARIS (non compris le timbre de quittance)
- Boulogne (ville).................
- Calais (ville)...................
- Cayeux. .........................
- (le Bourg-d’Ault el Onival).
- ' " ’ n-Pla
- .tapie*.
- Elu (le B< Fnrt-Mal.omPlage . Le Crotoy. .
- Le Tréport-K Paris-Plage. .
- Quend-Fort-Mahon................
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- D’abord limité aux ports du Nord, le
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 3i
- 1907
- trique a envahi peu à peu l’Europe. Dans la Méditerranée, les nouvelles installations de Naples, Gênes et Savone, comportent des grues électriques ; il va en être de même à Marseille où la Chambre de Commerce projette, pour le bassin de la Pinède, l’installation de grues et de cabestans électriques.
- M. M.
- DIVERS
- L’industrie de l'automobile en France.
- L’industrie de l’automobile sc développe d'une faijon étonnante en France. Pour les six premiers mois do 1906, on a constaté un progrès des exportations de 19 millions de francs par rapport à la même période de igo5. Les six premiers mois de cette année marquent un nouveau progrès de 10 668 000 francs par rapport à l’an dernier.
- En six mois, la France a vendu au monde pour 78 millions de francs, soit pour près de 5ooooo francs par jour. Dans ce chiffre ne sont compris ni les pneus, ni les bicyclettes, ni meme les motocycles. En voici, d’ailleurs, le détail :
- .900
- Ü7i 000 807 000 783 OOO
- Royaume-Uni. . . . 27 i4o 000 29 R3o 000 3a 820 000
- Allemagne 5 349 000 9 2l5 OOO 8 706 000
- Belgique 4 i35 000 6 94: 000 8 383 ocio
- Suisse 63 3 000 1 80b OOO 2 088 OOO
- Italie 2 309 000 3 753 000 2 305 OOO
- Espagne 764000 1 798 OOO 3 098 OOO
- Autriche-Hongrie. . 392 000 289 OOO 496000
- Turquie 35 000 85 000 54 DUO
- États-Unis 2 793 000 5 f)38 000 5 444 000
- Brésil .,•... 104 000 442 OOO 2 028 OOO
- Argentine 946 000 3 370 000 3 3o3 OOO
- Algérie 1 a3a 000 1 368 000 1 764 OOO
- TV,™.-y a,-p r-
- autres pays. . 49 5o5 000 68 196 000 78 864 000
- Les pays qui figurent avec le plus d’augmentation sont l’Angleterre avec plus de 3 millions, le Brésil avec près de a millions, l'Espagne avec 3oo 000 francs, la Belgique avec plus d’un million, la Suisse avec 700000 francs, l'Algérie avec 4ooooo francs.
- Seule l’Italie a diminué ses achats de layon appréciable, ainsi que l’Allemagne et les Etats-Unis.
- Pendant le premier semestre de 1907, la France a acheté pour 4 53oooo francs d’automobiles, contre 4 262 000 francs en 1906. Il n’y a donc pas de modification appréciable,
- BREVETS (*)
- 377 a83, du 3o avril 1907. — Murcas. — Appareil pour la télégraphie sans fil.
- 377393, du i5 février 1907. — Fahiuk Elertris-cher-Mascuinkn unij apparatk IF Max Levy. — Nouveau transmetteur pour télégraphie sans fil.
- 3774i3, du 19 mars 1907. — Bein. —Procédé pour varier l’intensité des courants.
- 877335, du 2 mai 1907. — Sr.nuiDï. —Machine électrique.
- 377236, du 27 avril 1907. — Pinet, — Appareil distributeur des courants électriques.
- 377 261, du 29 avril 1907. — Molle et Debkdts. — Système de gaines pour le placement des fils électriques.
- 377358, du 2 mai 1907. — Thomas. — Perfectionnements dans les systèmes destines h faire fonctionner les appareils électriques.
- 877 375, du 3 mai 1907. — Société Chateau frères et CiB. — Perfectionnements à la construction des condensateurs.
- 377410, du 18 mars 1907. — Lecoq. — Appareil pour le réglage de la tension dans les circuits électriques.
- 377222, du 27 avril 1907. — TLorth. — Méthode de travail pour four électrique.
- (') D’apres les listes communiquées par M. Josst, ingénieur-conseil, 17, boulevard de la Madeleine, Paris.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 3i A.oftt 1907
- r4S
- 377 24j), du 29 avril 1907. — Borgnet. —Appareil d’électrolyse.
- 377407, du 16 mars 1907. — Société Bastian et Partners Lld. — Perfectionnements aux lampes à vapeur de mercure.
- 377472, du 2 mai 1907. — Browne. —Transmetteur téléphonique.
- 377568, du 7 mai 1907. — Cerebotasi et Silber-mann. — Dispositif pour plusieurs postes en participation reliés à une conduite générale.
- 37”6o3, du 8 mai 1907. — Société The Vote-Berger Co. — Perfectionnements dans le modo de fonctionnement des systèmes téléphoniques.
- 377647, du i3 avril 1907. — D’Elala. — Dispositif électrique augmentant les sons transmis et reçus au téléphone.
- 377621, du ro mai 1907. — Société Elektrjzitats Ges. — Enroulement multiple.
- 377 655, du 18 avril 1907. — Kallmann. — Freinage électrique-
- 377656, du 18 avril 1907. —Pure. -- Dispositif pour la commande et le contrôle défi moteurs alter-
- 377426, du 10 juillet 1906. — F. Àuvert. — Régulateur automatique de voltage.
- 377433, du 5 avril 1907. — D Domergue. -- Construction de shunts pour appareils de mesures.
- 377 466, du 3o avril 1907. —Sevos. — Interrupteur.
- 677479, du 3 mai 1907. — Société Alsacienne de Constructions Mécaniques. — Système de contrôle.
- 377 498, du 4 mai 1907. — Société Von Mulmann et Forrel. — Pince pour tubes isolateurs.
- 877582, du 8 mai 1907. — Société Siemens-Schucrert Werke Ges. — Syslèiue de montage pour plusieurs consommateurs de courant.
- 377 5g4, du 8 mai 1907. — Locke. — Isolateurs.
- 377626, du 10 mai 1907. — Société Por/.ellan-i'abrïk Kahla, Filiale Hermsdorf. — Isolateur pour lignes électriques.
- 677626, du 10 mai 1907. — Lumiebg et Lunberc.
- — Commutateur électrique.
- 077639, du 25 février 1907. — De Bremaeckeu.
- — Appareils de commande de courants.
- 377 467, dn 3o avril 1907. — Société Matiielot et Gentilhomme. .— Dispositif permettant d’obtenir le synchronisme des mouvements entre deux mo-
- 377 483, du 4 mai 1907. — Lertourne. — Dispositif permettant d’obtenir le synchronisme de plusieurs mouvements.
- 377668, du 3o avril 1907. — Hochlikg’che Kisen-ukd Staiilwerke G. m. b. JT. et Schoenawa. —
- — Disque polaire pour électrodes.
- 377 558, du 7 mai 1907. — Sauvage. — Économiseur pour lampes à incandescence.
- '377634, du iomai 1907. — Burgmann Eler-Werke Akt-Ges. — Procédé de fixage des fils métalliques dans les lampes électriques incandescentes.
- 377785, du 21 juillet 1906. — Maigre, Marcelof et Roux.------Transmission téléphonique.
- 877 839, du i5 mai 1907. — General Acoustic C°.
- — Appareil pour dicter téléphoniquement.
- 377907, du 27 mars 1907. — Cabot. —Récepteur
- de télégraphie sans fil.
- 377733, du ri mai 1907. — IIenrion. — Démarreur automatique pour moteur électrique.
- 377 739, du i3 mai 1907. — Sciiallier. — Système d’exploitation des installations électriques.
- 377 776, du i3'mai 1907. — Bonanfant. — Distributeur de courants électriques.
- 377 85a, du 16mai 1907. — Irwin. - Appareil de mesure électrique à fil chauffe par le courant.
- 877883, du 17 mai 1907. — Rergmann Klektrici-tats Werke. — Tube isolant pourvu d’un mauteau métallique agrafé et émaillé pour canalisations électriques.
- 377 719, du 1 r mai 1907. — Friedrich. — Procédé pour produire un espace vide d’air.
- 377846, du i5 mai 1907. —• Siemens et Halske.
- — Procédé pour la fabrication des filaments des lampes électriques à incandescence au lungslèue ou alliage de ce métal.
- 377965, du 18 mai 1907. —Janrelowitz. — Revêtements pour pavillons de microphones.
- 877965, du 18 mai 1907. — General Acoustic O. — Transmetteur téléphonique.
- 376 000, du a3 mai 1907. — Stone Stone. — Dispositif amplificateur de courants électriques.
- 377952, du 18 mai 1907. — Ateliers Thomson Houston.—Perfectionnements aux laminoirs commandés électriquement.
- 877 961, du 18 mai 1907. — Kasler. — Poteaux en pierre artificielle pour lignes électriques aériennes.
- 371987, du 3i mai 1907. — The I^eedsoI Northrop O. — Instrument électrique de mesure.
- 378067, du a3 mai 1907. — IIarrison. — Interrupteur électrique à base de liquide métallique.
- 378104, du a3 mai 1907. — De Polukoff. — Interrupteur pour courant électrique.
- 378 128, du 3o avril 1907. — Allgemkine Elektri-citats Ges. — Pivot à billes pour compteurs d’électricité et autres appareils.
- 378015, du 22 mai 1907. — Pauli. — Lampes à incandescence.
- 878022, du 22 mai 1907. — Gluhlamven-fabrik Union Albrech ot Bahr. — Fils métalliques destinés aux lampes électriques à incandescence et leur procédé de fabrication.
- 378023, du 22 mai 1907. — Gluhlamten-farrir Union Albrech et Baiir. —Fils électriques destinés aux lampes électriques à incandescence et leur procédé de fabrication.
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- Supplée
- L'Eclairage Electriqu
- NOUVELLES FINANCIÈRES
- Akt.-Ges. Brown, Boveri und C°, à Baden Le bénéfice brut de l’exercice 1906-1907 s’élève à 5 926262 francs et le bénéfice net à 2 177 i4o francs, contre respectivement 5o56 845 francs et 2 o48 196 francs en tgo5-igo6. Le dividende est maintenu à
- béré, de 16 millions de francs.
- Tramways de Strasbourg.
- L’excédent d’exploitation laissé par l'exercice 1906-1907 s’élève à 818 397 Marks, contre 747665 M. en 1905-1906. Après déduction du service des emprunts, 396847 M., des amortissements, i45ooo M . et de l’allocation à la réserve, le bénéfice net
- ressort à 200086 M., en augmentation de 1959 M. sur celui de l’exercice précédent. Le dividende est maintenu à 6 °/0.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Jusqu’au 3i août, chez M. l’ingénieur en chef du service maritime, à Dunkerque (Nord), inscriptions en vue du concours relatif à l’installation de l’éclairage électrique des écluses et des formes de radoub au port de Dunkerque.
- Le 21 septembre, à 10 heures, à la Direction Générale des chemins de fer de l'Etat, 3o, via Boncom-pagni, 4 Rome, construction du tronçon Vcntimiglia-Bevera de la ligne Ventimiglia-Cuneo, 948000 lires ; caut. : 95000 lires. Documents jusqu’au 3t août.
- BIBLIOGRAPHIE
- Éléments de mécanique et d’électricité, par R. de Valbreuze et Ch. Laville (').
- Ce qui manque le plus à l’heure actuelle dans notre bibliothèque technique, ce sont les traités de vulgarisation claire et intelligente pouvant servir à la fois d’enseignement élémentaire rationnel et complet et aussi d’introduction première à une étude plus approfondie. Tous ceux qui ont été appelés à donner des conseils pour le choix de traités élémentaires d'électrotechnique ou de mécanique ont étc sûrement assez'embarrassés et cet embarras justifie mon observation. T.e traité de MM. de Valbreuze et Laville a pour but de combler partiellement cette lacune et, s’il est destiné spécialement aux nombreux techniciens de l’automobile, il intéressera lesjtutrcs,
- (!) 1 vol. in-8 de 385 pages avec 122 figures. — Dckod et Pixat, éditeurs, Paris. - Prix : relie cuir souple, 7 francs.
- au moins par l’excellente méthode adoptée par les auteurs et par la clarté des développements.
- .1. D.
- VOLUMES REÇUS
- Der Schalttafelwarter, par Em. Stadelmann. — IV Max Janfcke, éditeur, Hanovre. — Prix : 2,80 M.
- Die Montage elektrischer Licht und Kraf-taulagen,' par H. Pohl.— Dr Max Janj oke, éditeur, Hanovre. — Prix : 2,40 M.
- Wârmelehre, par D1 J. Mtiller. — Johann Âm-brosius Barth, éditeur, Leipzig. -- Prix : 4 M.
- Der eingeschlossene Lichtbogen bei Glei-chstrom, par Dp K. Stockhausen. — Johann Am-brosius Barth, éditeur, Leipzig. —Prix : 6 M.
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- Tome LU.
- Samedi ^"Septembre 1907.
- Année. — N*
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- REZELMAN (J.) et PERRET (J.). — Sur un procédé de compoundage des alternateurs. . . 3a5
- ALLEN (O.). — L’Électrification d’une ligne du Great Western Ry........ 33j
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et. Généralités. — Sur la cohésion diélectrique de l’hélium, par E. Bout*..................
- Sur la dispersion des rayons a, par L. Meitner...............................................
- Transmission et Distribution. — Sur le système de transmission d’énergie au moyen de courant con-
- Traction. — Sur quelques problèmes relatifs à l'éiectriiication des grandes lignes, par F. J. Sprague. . Sur le choix de la fréquence pour les installations de traction à courant monophasé, par A. H.
- Éclairage. — Sur la production de lumière au moyen de conducteurs gazeux enfermés dans des tubes en verre, par F.-M. Moore.......................................................................................
- Récents perfectionnements apportés aux lampes à arc et électrodes à grand rendement par
- G.-M. Little........................................................................’ . .
- Sur la différence de potentiel de l’arc à courant continu entre électrodes métalliques, par C;-E.
- Guïe et L. Zébrikopp................................................
- Nouvelle lampe à arc. . ...................................................! ! ! '
- Électrochimie. — Sur le fonctionnement des électrodes en tantale (suite), par G. Schulze..........
- Divers. — Un nouvel isolant.......................................................................
- 338
- 33g
- 341 346
- 34g 351 353
- 355
- 356
- 357 36o
- NOTES ET NOUVELLES
- Les trains électriques sur le chemin de fer New-York, de New-Haven et Hartford.
- La transmission par courroies................................................
- Installations électriques de distribution d’eau..............................
- Emploi des moteurs à gaz dans la marine......................................
- Renseignements commerciaux. — Nouvelles financières. — Adjudications. Bibliographie.. . ......................................................
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- NOTES ET NOUVELLES
- TRACTION
- 89UJ
- Les tra!ins électriques sur le chemin de fer de New-York New-Haven et Hartford.
- L’jElecirical lieview, de New-York, indique que, le mercredi juillet 1907, la Compagnie des Chemins de fer de New-York New-Haven et Hartford a' inauguré le service électrique de ses trains de banlieue pénétrant a l’intérieur de New-York, complétant ainsi l’électrification des différents réseaux de chemins de fer entrant dans le quartier de Manhattan, et ïaisbrtt disparaître complètement les ldÊOtnotives à vapeur de ces voies.
- Actuellement, sur le réseau des chemins de fer de New-York New-IIaven, les trains électriques ne partant; que de New*Rochelle, mais la zone électrifiée nd jusqu'à Port'Chesler et, au premier septembre les^irams‘électriques feront le service entre P^qy-York^et StanjfqrdvGt. La dernière des locomotives élecffiqjie^qui ,fpljent toutes fournies par la Ijqtfipagnie Westinghouse, a été livrée, et la Compagnie dulchemin-de! fecpossède maintenant trente-cinq de- ces locomotives chacune d’une puissance de 1 ooOM?|iex4tllxU''him -bmn,!
- f'Üa mise en service de. .cette ligne marque une date importai! te 'dans''l’éîeclrm cation des ligues de che-îprns de fer, car c’est la première grande ligne installée avec le système ^pn^nophasé. Il y a eu un gpîçd nombre de chemins de fer employant le système monophasé mis en exploitation pendant ces dernières années, mais tous étaient destinés à un ser-
- vice interurbain. Le chemin de fer de New-York New-Haven et Hartford est, comme on le sait, un des plus grands réseaux de l’Est des Etats-Unis et le choix du système monophasé pour l’électrification d'une de ses lignes marque un point de départ sur les entreprises antérieures. Ce chemin de fer fut contraint par une décision législative d’abandonner l’exploitation parla vapeur sur le territoire de la ville de New-York. Il y avait déjà plusieurs années qu’il était décidé à adopter la traction électrique et l’année dernière il donna la préférence au système monophasé. Ce contrat fut confié à la Compagnie Westinghouse également chargée de l’équipement de la station génératrice, laquelle est située à Stamford et contient des groupes turbo-alternateurs Westinghouse.
- i)cpui3 le 18 avril dernier, toute l’installation électrique est pratiquement terminée, et des trains d’expérience ont été mis en marche. L'ouverture de la ligne au public avait été ajournée cependant jusqu’à l'achèvement des négociations entreprises avec la Compagnie des Chemins de fer de New-York Central et Hudson River pour l’achat de l’énergie employée pour la marche des trains sur le réseau de cette dernière compagnie à l’intérieur de New-York.
- Le courant pour la section électrifiée est transmis par une ligne aérienne de New-Rochelle jusqu’à la jonction avec les voies du New-Y’ork Central près de Woodlawn. A partir de ce point, le courant est pris sur le troisième rail employé sur le réseau de cette dernière compagnie.
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- New-York New-Haven sont composés de voitures à voyageurs ordinaires remorquées par une locomotive électrique et ces trains peuvent atteindre une vitesse de 120 kilomètres à l'heure. Le premier train qui quitta New-Rochelle à 7 heures 5o du matin le 24 juillet arriva à la gare de Grand Central à 8 heures 28. La marche du train fut très douce et la locomotive maintint aisément l’horaire fixé.
- La Compagnie des Chemins de fer de New-York New-Haven 11’a pas encore fait l’acquisition d’aucun équipement pour voilure automotrice quoiqu’il est probable que cela se fasse ultérieurement. Tous les trains, pour le moment, sont remorqués par des locomotives électriques. J. N.
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- La transmission par courroie.
- Mo Geokges Lévy a résumé dans la Revue industrielle une intéressante étude de M. Taylor, sur l’emploi de eburroies pour l’entraînement des machines.
- En vue d’obtenir le maximum d’économie et les résultats les plus satisfaisants quand on se sert de courroies, il faut observer, d’après M. Taylor, les règles qu’il a formulées de la manière suivante :
- Vitesse. — La vitesse de courroie qui convient à l'économie maximum est comprise entre 1 220 et r38o mètres par minute. À une allure supérieure, les çQurroies ont une grande tendance à fouetter et à yaciller d’un cêtc à l’autre des poulies et à occasionner ijdnsi une rapide usure. Cependant, la principale raison pour adopter cette vitesse est que, la force centrifuge étant prise en considération, une charge totale de 14 à i5kRt,75 par centimètre carré de section, donne le maximum d’efficacité quand la courroie tourne entre 1 220 et 1 38o mètres par minute.
- : distance d'
- en axe des poulies est de 6 à 7“,5.
- Si les axes sont plus éloignés, le brin conduit a trop de tendance à fouetter, et si la distance d’axe en axe est inférieure à 6 mètres, les courroies ont besoin d’être retendues plus souvent qu'il ne convient. Cependant, avec les courroies commandant les transmissions principales, il est souvent bon d'adopter une distance d’axe en axe supérieure à celle ,ci-dessus, de façon à obtenir un arc embrassé plus grand sur la petite poulie.
- Jantes. — Les jantes des poulies doivent avoir une largeur de 25 % supérieure à celle de leurs cour-
- Poulies de tension. — Quand il est nécessaire que la transmission marche jour et nuit sans arrêt pendant toute la semaine, chaque courroie importante doit
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- être munie d’une poulie de tension qui peut être réglée en marche) en cas de glissement.
- Position des poulies de tension. — La poulie de tension fournit le meilleur travail quand elle est placée sur le brin conduit, au quart environ de sa longueur à partir de la poulie motrice.
- Elle use beaucoup moins la courroie dans cette position que si elle était placée près de la poulie com mandée, comme on a l’habitude de le faire, et la tendance à faire tomber la courroie, qu'a la poulie de tension quand elle est légèrement déplacée ou quand clic tire inégalement, est beaucoup moindre.
- Epaisseur. — Les courroies durent davantage et travaillent mieux quand elles sont étroites et épaisses que si elles sont larges et minces.
- L’épaisseur donne de la rigidité et empêche par suite le fouettement et les ondulations, ainsi que l’usure qui eu résulte.
- L’auteur est convaincu, d’après sa propre expérience, qu’on peut sûrement et qu’on doit employer:
- 1 courroie double sur une poulie de 3o5 millimètres de diamètre et plus ;
- • 1 courroie triple sur une poulie de 510 millimètres de diamètre ;
- 1 courroie quadruple sur une poulie de 760 millimètres et plus de diamètre; mais il est aussi d’avis qu’on peut employer des courroies doubles, triples et quadruples sur des poulies à partir des diamètres respectifs de a3o, 38o et 610 millimètres.
- Epissure. — Les extrémités de la courroie doivent être fixées l'une à l’autre par une épissure et collage, et au besoin rivées à l’aide de rivets en fer.
- Tension; meilleure méthode. — Quand cela est possible, les courroies doivent être tendues en écartant les poulies l une de l’autre à l’aide de garnitures d’épaisseur variable.
- Agrafes à dynamomètres. — Pour mesurer avec précision la tension de la courroie' chaque fois qu’elle est tendue à nouveau, on doit employer des agrafes de courroie entre lesquelles sont disposés des dynamomètres à ressort. En retendant ainsi les courroies le dimanche, il arrive très rarement qu’une courroie glisse pendant les heures de travail.
- Tension à donner aux courroies. — Les courroies doubles eu cuir feront un bon service quand elles seront tendues de temps en temps sous un effort, au repos, de i2k6r,4par centimètre de largeur ou iôkKt,8 par centimètre carré de section. Néanmoins, elles ne conservent pas'cette tension pendant longtemps.
- Charge totale la plus économique. La charge totale moyenne la plus économique pour les courroies doubles est comprise entre 11,6 et ia kilogrammes par centimètre de largeur, soit i4 à iôker,75par centimètre carré de section. Cela correspond à une transmission de force de 5k8P,35 par centimètre de largeur et à la règle donnée dans le tableau ci-dessus.
- Tension; quantité dont il faut raccourcir. — S’il-est mpossible de mesurer avec prccisioQ.da tensioii |
- d’une courroie double quand elle a besoin detre tendue à nouveau, il convient de la raccourcir d’enviro 4 millimètres par mètres de longueur, en supposant que, conformément aux règles usuelles, elle travaille sous une charge totale de i9k5r,8 par centimètre de largeur et transmet une force de 1 iks’r,6 par centimètre de largeur. Si elle travaille sous une charge totale de 9*'*',65 et transmet une force de 4kgr>65 ; on peut, en toute sécurité, raccourcir la courroie de par rnètre quand elle a besoin d’être retendue.
- Graissage. — Les courroies doivent être nettoyées et graissées tous les cinq à six mois.
- Entretien et visites. — Les courroies doivent être tendues, réparées et entretenues en dehors des heures de travail et autant que possible par un seul ouvrier. Une visite soigneuse de l'état des courroies doit être passée à des intervalles réguliers.
- Durée des courroies. — Les courroies doubles en cuir bien entretenues et marchant nuit et jour à une allure modérée peuvent durer sept ans, quand elles sont soumises à une charge moyenne totale de igkB‘,8 par centimètre de largeur ou 25k8T,o6 par centimètre carré de section.
- Elles dureront dix-huit ans sous une charge totale moyenne de 9k?r,65 par centimètre de largeur, soit i2kçr, 18 par centimètre carré de section.
- Une charge totale de i9kgr,8par centimètre de largeur correspond à une transmission de force de 1 ikfçr,6 par centimètre de largeur; une charge totale de 9k*|,,65 par centimètre de largeur correspond à une transmission de force de 4kKr,65' par centimètre de largeur.
- La durée d’une courroie dépend de la charge totale et d’autres éléments. — La durée totale d’une courroie, les frais d’entretien et de réparations etlesinlerrnp tions de fabrication qu’elle occasionne dépendent de la charge totale à laquelle elle est soumise plus que d’aucune autre cause. Les causes principales ayant aussi une influence sur la durée des courroies sont :
- i° Le mode de jonction, c’est-à-dire si elles sont fermées par des épissures, cousues ou agrafées ;
- 20 La façon dont elles sont graissées, nettoyées et tenues nettes d'huile de machine ;
- 3° La vitesse à laquelle elles marchent.
- La durée n’est pas influencée par la vitesse. — La vitesse à laquelle marchent les courroies a relativement peu d’effet sur leur durée lorsqu’elle 11e dépasse pas 760 à 910 mètres par minute.
- Prix total de revient par an. — Dans un atelier de mécanique, le prix moyen d une double courroie par ' année de service, y compris le prix initial, les frais d'entretien et de réparations, s’est élevé à 33 fr. 7b environ pour des courroies employées d’après les règles ordinaires (i9kCT,8 de charge totale par centimètre de largeur; force transmise iiksr,6 par centimètre de largeur) ; ce prix s’est élevé à moins de 28 fr. 5o pour les courroies travaillant sou« une charge totale de O?**1',65 avec une force trausmise de'4t5f,'65.
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- Rapport du prix total de revient annuel au prix initial. — Le prix de la main-d'œuvre et des matériaux employés à l’entretien et à la réparation des courroies doubles, ajouté aux frais de renouvellement des courroies usées pendant un certain nombre d’années s’élève, en moyenne, à un chiffre annuel de 3- °/o du prix initial quand les courroies sont tendues suivant les règles ordinaires et travaillent sous une charge totale de iç)lisr’,j8 avec une force transmise de nhBC,fi par centimètre de largeur.
- Mais, si ces courroies marchent d’après une règle plus économique, sous une charge totale de gll!ir,65 en transmettant une force de 4ksr,65 par centimètre de largeur, les frais annuels d’entretien, de réparations et de remplacement ne dépassent pas i4 J/c du prix initial et sont probablement inférieurs à ce chiffre.
- Frais d’entretien et de réparations. — Les frais d’entretien et de réparations des courroies doubles en cuir pour une durée totale de 6 à 7 années et un service continu de jour et de nuit s’élèvent à 1 fois 1/2 la valeur du prix initial quand ces courroies marchent dans les règles ordinaires déjà indiquées.
- Mais, quand les courroies travaillent suivant la règle la plus économique donnée ici, ces mêmes frais ne s’élèvent qu’à 3o, 4 % du Pfix initial, pour une durée de 8,8 années.
- Allongement total. — L’allongement total des courroies en cuir dépasse certainement 6 °/0 de la longueur originale.
- Allongement durant les six premiers mois. — Pendant les six premiers mois de service des courroies, l'allongement est égal à 36 % de l'allongement total, dans le cas de courroies doubles marchant d’après les règles ordinaires.
- Mais, lorsque ces mêmes courroies marchent suivant la règle plus économique indiquée plus haut, cet allongement des six premiers mois n’est égal qu’à là °/o de l’allongement total.
- Allongement entre deux tensions successives. — Une courroie double s’allonge de 0,4" % de sa longueur avant d’avoir besoin d’être retendue lorsqu’elle travaille suivaut les règles ordinaires. Travaillant d’après
- la règle la plus économique indiquée, elle supporte un allongement de 0,81 % avant d'exiger une tension nouvelle.
- Supériorité sur toutes les autres des courroies en cuir tanné à l'écorce de chêne et foulé. — A11 cours d’une expérience soigneusement conduite, faite dans un atelier de mécanique pendant une durée de neuf ans sur 4o à 5o courroies, celles en cuir tanné à l’écorce de chêne et foulé ont duré plus longtemps, occasionné moins d’arrêts dans la fabrication ; elles se sont moins allongées et plus régulièrement, elles ont moins coûté par année de service, ont eu besoin d'être retendues moitié moins souvent et ont donné moins d’ennuis que les autres à leur mise en service.
- Larges courroies d’embrayage. — Des courroies de toute largeur peuvent être employées avec succès pour l'embrayage par poulies fixe et folle. On emploie actuellement pour cet usage et pour l’embrayage d’arbres principaux de transmission des courroies marchant à la vitesse de 1 5a5 à 1 83o mètres par minute et transmettant des puissances de 3oo che-
- Passe-eourroies pour larges courroies. — La meilleure forme de passe-courroie pour les larges courroies est constituée par une paire de galets doux fois plus larges que la courroie et pouvant être pressés chacun sur la face plane du brin conduit près de la poulie commandée, l’axe du galet faisant un angle de 76° avec la ligne médiane de la courroie.
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- Installations électriques de distribution d’eau.
- L’FAectricùm du 27 juillet publie quelques indications intéressantes sur les installations électriques de distribution d'eau.
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- t53
- sur les bords du Nil, De même, en général, dans le service des eaux pour la distribution dans les villes, les pompes centrifuges sont entraînées par des moteurs électriques qui donnent toute satisfaction, principalement dans les endroits où l’énergie est vendue à des tarifs peu élevés et est transmise par des stations génératrices liydraulico-élcctriqucs.
- L'installation réalisée par la Compagnie Gebruder Sulzer de Winterthur (Suisse), à Milan, en Italie, est 1 une des plus importantes de ce genre que l’on puisse remarquer. La première pompe centrifuge à commande électrique a été montée en Suisse, à Genève, il y a une dizaine d’années ; elle débitait 3 mètres cubes d'eau par minute sous une pression de /,f> mètres ; un moteur électrique accouplé directement raclionnait à une vitesse angulaire de 900 tours par minute. Un autre groupe de 1 000 chevaux a été installé dans cette ville l'année dernière ; la pompe centrifuge débite 22m3,5 d’eau par minute sous une pression de i4o mètres à la vitesse angulaire de 54o tours. C’est l une des plus puissantes installations actuelles.
- Près de Francfort-sur-Mein (Allemagne), à Goldstein, le service des eaux est pourvu do trois pompes électriques Sulzer ; chacune d’elles, actionnée par un moteur de 110 chevaux, débite f>m3,f) d’eau par minute sous une pression de 65 mètres.
- A Milan les trois postes du service des eaux sont
- munis de pompes centrifuges à arbre horizontal directement accouplées à des moteurs qu’alimente le courant de la station centrale Kdison. Cette eau est envoyée dans f|5 réservoirs installés en divers points convenables de la ville ; des pompes aspirantes puisent l’eau dans ces réservoirs et la distribuent sous pression. L’un des postes est placé directement au-dessus d’un réservoir; les pompes de ces postes fournissent 3m3,fi par minute sous une pression de 57 mètres à la vitesse angulaire de 820 tours. Dans le plus important, il y a quatre groupes de pompes électriques ayant la même capacité et, prochainement, un poste supplémentaire qui est en construction comportera trois pompes débitant 6 mètres cubes à la vitesse angulaire de 920 tours par minute. Les pompes centrifuges installées à la première cataracte du Nil, à Koom-Ombo, au-dessous de Assouan, sont employées pour l’irrigation : la pression est très faible, car le Nil en ce point varie a peine de 10 mètres ; la hauteur maximum à laquelle l’eau peut être élevée est de 22°\/|. Ces pompes ont un débit considérable qui est de 200 mètres cubes par minute; elles sont accouplées à des moteurs électriques de 1 a5o chevaux, dont la vitesse angulaire est de 110 tours par minute ; le rendement dépasse 80 °/0.
- A Khoderat, dans la haute Fgypte, se trouve une autre station d’irrigation comprenant des pompes centrifuges de 45o chevaux débitant chacune 170
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- mètres cubes par minute à la pression de 9 mètres, la vitesse angulaire étant de 120 tours.
- Les nombreux avantages que l’on relire de la coopération des postes d’eau avec pompes électriques, de larges réservoirs et de stations hydraulico-élec-triques avec les lignes de transmission, sont nettement démontrés par l’installation qui existe à Ruppoldingen, en Suisse. La station génératrice alimentant l’éclairage et la force motrice n'a pas de réserves suffisantes et est incapable de fournir le courant nécessaire pendant les heures chargées du matin et du soir, tandis que pendant plusieurs heures de la nuit ou du jour, tout le matériel générateur n’est pas employé." Le problème a été résolu et les difficultés ont été vaincues de la manière suivante. Un groupe comprenantune pompe centrifuge Sulzer, une turbine et un moteur générateur a été installé. On y a adjoint un largo réservoir d’une capacité de, 12000 mètres cubes, placé sur une élévation au-dessus de la station et présentant une chute de 3ah mètres; la turbine hydraulique construite par Piceard, Piotet etCia, de Genève, a une puissance de 1 200 chevaux et fonctionne à la vitesse angulaire de 1 200 tours par minute. Pendant les heures de charge, quand les demandes excèdent la capacité de la station génératrice centrale, la turbine alimentée par l’eau du réservoir actionne le groupe moteur générateur qui, fonctionnant en génératrice, est monté en parallèle avec les autres machines de la station centrale. Pendant les autres périodes, le groupe reçoit du courant de la station, travaille comme moteur et actionne la pompe centrifuge.
- Dans lefy services de distribution d'eau pour les grandes villè&-qui disposent d’énergietélectrique à bas prix, les pompes centrifuges présentent de nombreux avantages. Ceci est particulièrement vrai lorsqu'on emploie de grands réservoirs d’où l’on puise l’eau pendant J.e,s: moments de fort débit et que L’on remplit dès que le service du matin est commencé,
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- c’cst-à-dirc au moment où la charge en lumière diminue. Le courant peut être alors vendu à très bon marché et permet un fonctionnement fort économique.
- Les pompes centrifuges du plus récent modèle, construites par la maison Sulzer frères et par la Compagnie Escher et Wyss, de Zurich, à arbre vertical ou horizontal, sont maintenant très largement employées ; accouplées à des moteurs <2 courants aller-natifs s’alimentant par les lignes de transmission, elles offrent des rendements de 60 à 80 % et Présentent une supériorité marquée sur les pompes à triple effet actionnées par moteurs à vapeur.
- Si l’énergie peut être achetée à des municipalités possédant des installations électriques, l’installation de postes d’eau devient alors très avantageuse, car, dans la plupart des cas, les tarifs des entreprises municipales sont très bas et il est alors possible de passer des contrats pour des abonnements réguliers pendant la.journée entière de 24 heures.
- A Sehenectady, le tarif est de 6,5o,dollars par million de gallons débités (1 gallon = 4'>5) ou 3q dollars par jour pour un minimum de 6 millions de gallons, avec une proportion semblable pour chaque million de gallons supplémentaires ; à Sehenectady, la consommation' varie de 5 à 7 millions de gallons par jour.
- • Pour obtenir un rendement economique, il faut que les pompes fonctionnent à leur débit maximum et que ce débit soit toujours en excès- sur le minimum du tarif fixé, afin de profiter de la réduction.
- ’À Buffalo, une installation semblable ’à celle do Sehenectady est'en service depuis plus d’un an, débitant plùs de 20 millions de gallons par jour sous une pression de 63 mètres. Les tarifs de Buffalo, fixés par là Compagnie Cataract Power and Conduit, est de 4,5 dollars par million de gallons. Pour avoir droit à ce tarif réduit, le débit doit être, de 77Ô millions de gallons par mois et, dans le cas où-ce débit
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- L Eclairage Eleotriqn
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- se réduirait de moitié, le tarif serait élevé àp dollars par million de gallons. Si les tarifs sont basés sur le prix par cheval électrique consommé, on peut, au moment où le service d’eau est le moins chargé, alimenter l’éclairage avec le surplus du courant et diminuer d’autant les dépenses.
- A Sohcncctady, le courant d’alimentation des pompes est amené de la sous-station de Dock Street par deux lignes de transmission à ioooo volts. Ce courant est acheté par la Scheneclady Dislribuling C° à la compagnie Hudson River Power et transmis par des lignes aériennes à 3oooo volts de la station hydraulico-électrique de Spiers Falls et Mechanics-ville, qui est distante de 35 milles au Nord de Sche-nectady.
- Les pompes centrifuges sont du type Worthing-ton actionnées par des moteurs à induction à la vitesse angulaire de 800 tours par minute. Ces moteurs ont une puissance de 800 chevaux et sont alimentés par des courants triphasés à 5oo volts à la fréquence iio; ils sont disposés sur un étage supérieur avec le tableau de distribution et les transformateurs réducteurs et sont accouplés par arbre vertical aux pompes situées à l’étage inférieur. L’huile de graissage est fournie sous la pression de 6 atmosphères à l’aide de deux pompes Knowles à trois cylindres, actionnées chacune par un moteur h induction de 3 chevaux. Le débit total des deux grandes pompes est de 12 millions de gallons par jour.
- 11 est très probable que ces installations se multiplieront de plus en plus ; le prix initial est peu considérable et leur fonctionnement est très économi-
- C. P.
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Emploi des moteurs à gaz dans la marine.
- Le Cosmos a publié une étude intéressante de M. N. Lallie, à laquelle nous empruntons les indications suivantes :
- En France, les moteurs à gaz, d’une puissance supérieure à 100 chevaux, sont relativement rares; ils n’ont pas encore dissipé toute déûance, tandis qu’ils sout d'un usage courant en Angleterre. Déjà l’application de ces moteurs à la marine de commerce et de guerre y est sur le point d’entrer dans la pratique. II faut signaler l’importante étude d’un ingénieur anglais, M. A. Vennel! Goster, présentée récemment à l'Association des ingénieurs de Manchester. La question y est examinée sur toutes scs faces avec l’expérience des essais effectués et des résultats ob-
- Un facteur important est d'abord le rendement thermique.
- Le gazogène fournit un rendement très élevé ; on l’évalue à 80 et môme à 90 % ; avec les chaudières marines tubulaires, il dépasse très exceptionnellement 65 %. Le rendement du moteur à gaz en travail effectif est d’environ 3o °/0 ; celui de la machine n’est que de 17 °/0. A puissance égale, le moteur à gaz absorbe deux fois moins de calories que le moteur à vapeur. La consommation de charbon avec la machine à vapeur est de 590 à 725 grammes par cheval indiqué ; elle est, avec le moteur à gaz, de 3oo à 365 grammes. En résumé, la propulsion au gaz permet de réduire de moitié les soutes à charbon ou de doubler le rayon d’action du navire.
- On ne manquera pas de soulever des objections. On dira que la tâche des ingénieurs de la marine deviendra plus difficile encore par l’emploi de moteurs d’un fonctionnement délicat ! Que leur rcs-
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- Supplément à L'Eclairage Electriq»
- ponsabilité va être augmentée uniquement par raison d’économie !
- En réponse, voici les avantages à signaler : Economie de la moitié du combustible. — Temps de mise en marche réduit de 75 °/o. — Pression des gau limitée aux cylindres du moteur. — Plus d’accidents à prévoir dans les bouilleurs, les tuyaux de vapeur ou les foyers. — Plus d'entraînement d’eau dans les cylindres ou dans le tuyautage. Plus de difficultés pour le chargement de combustible avec une mer houleuse ; les gazogènes ne sont chargés qu'à de longs intervalles de temps et les mouvements du navire ne peuvent qu’aider les tré-
- Mais les fuites de gaz qui détermineront des asphyxies ou des explosions ? Rien n’est plus facile à éviter avec une tuyauterie étanche et une bonne ventilation. Si les précautions nécessaires sont prises dans les maisons qui ont le gaz pour l'éclairage ou le chauffage, comment ne les prendrait-on pas dans un navire exposé au grand air et où la ventilation est des plus faciles ?
- Est-il possible de garantir le bon fonctionnement du moteur ? Ce fonctionnement dépend de la qualité du gaz et des soupapes susceptibles de s’encrasser. Avec les hautes compressions et un bon allumage, la combustion des gaz est assurée; avec un lavage soigneux du gaz provenant même de charbons médiocres, et avec des soupapes bien entretenues, on n'a pas à redouter l’arrêt du moteur.
- Reste la difficulté de la mise en route et de la marche arrière. On peut y parer avec un réservoir d’air comprimé. Des pompes de compression sont indispensables assurément. Mais on a des pompes d’alimentation d’eau dans les machines à vapeur.
- Des constructeurs anglais bien connus, Beard-more, Thornycroft, Yarrow, Crossley, Nobel, Sul-zer, Cherry, ont déjà obtenu des résultats qui ne permettent plus guère de mettre en doute l'application pratique du moteur à gaz à la navigation.
- Les recherches portent actuellement sur trois points principaux :
- ' i° Un gazogène capable de gazéifier toutes les sortes de charbons.
- a0 [Ti procédé simple d’élimination des goudrons, soit du charbon avant son introduction dans le gazogène, soit du gaz au moment de sa production ou à sa sortie du gazogène.
- 3° Un mécanisme qui donne au moteur la souplesse désirable pour la mise en marche, l’arrêt, la marche arrière ou à toutes les vitesses.
- Le gazogène qui brûlera des charbons gomipjjns, Jjlus ou moins gras, est indispensable à bord des navires ; l’emploi d'un combustible à bon marché et qu’on trouve partout’s’imppse. Divers systèmes ont 'éje proposé». Le moyen le plus généralement appli-qué-eonsiste à donner une.CÊi'tainè hauteur à la co-
- lonne incandescente et à produire l’aspiration du gaz dans la partie centrale. On détermine ainsi un double courant gazeux : courant d’air descendant au travers du charbon frais et courant d'air ascendant mélangé de vapeur d eau et entrant par la grille à la partie inférieure.
- On a la combustion renversée en haut et la combustion normale en bas. Le gaz traverse ensuite'par aspiration des scrubbers au coke et à la sciure de bois, où il est lavé, purifié, en même temps que refroidi par une abondante circulation d’eau.
- Mais ce procédé empêche-t-il la formation des voûtes de charbons collants dans le gazogène et les variations dans la qualité du gaz ? Une solution beaucoup plus simple a été indiquée avec le gazogène épurateur Oiiilhaud. Le combustible introduit d’une façon continue par des vis d’Archimède dans la partie inférieure de la cuve s’y distille au fur et à mesure de son introduction ; les produits volatils sont immédiatement détruits par le feu dans le courant d’air qui entre par la grille et s'élève d’une façon normale dans la cuve. Les entrées du charbon dans le foyer se trouvent placées immédiatement au-de3sus de la grille, ce qui rend très facile le piquage du l’eu et l’enlèvement des mâchefers avec un ringard, alors même que le gazogène est en pleine activité. Ce gazogène répond ainsi à toutes les exigences, et, une fois connu, il sera nécessairement le type adopté par la marine.
- Voyons quelles difficultés d’ordre mécanique il faut vaincre dans les changements de marche avec un moteur à quatre temps. Les hélices réversibles à ailes mobiles donnent toute satisfaction, appliquées à la navigation sur les rivières et sur les côtes jusqu’à la force de 5oo chevaux. Avec des puissances supérieures, il semble préférable d'avoir des embrayages par engrenage ou par friction ou, mieux, d'agir sur un arbre portant des cames qui modifient les mouvements des soupapes. La seule précaution à prendre dans ce cas, c’est d’avoir toujours à sa disposition une réserve d’air comprimé.
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- ARRÊTS FACULTATIFS
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- La comparaison avec un torpilleur semblable à vapeur n’est pas sans intérêt.
- Vitesse eu nœuds. . . . 25,5
- Poids en kgr..........8 uoo
- Tous les avantages sont du côté du torpilleur à pétrole : possibilité de transporter une tonne de plus d’armement — avec même poids de combustible, rayon d’action cinq fois plus étendu, — poids du torpilleur à pétrole le rendant transportable sur rail, ce qui accroît sa valeur défensive en permettant de l’utiliser tantôt sur un point du littoral et tantôt sur
- Il ne faut pourtant pas trop insister sur le bateau à pétrole; il a des applications spéciales. On ne saurait l’employer dans la marine de commerce, ne scrait-ce qu'à cause du prix des huiles minérales, soumis à de grandes fluctuations en raison de la consommation croissante.
- Les calculs des poids comparatifs de moteurs à gaz pauvre et de moteurs à vapeur sont des plus encourageants. MM. Beardmore trouvent pour le poids total d'une installation de deux moteurs à gaz de i ooo chevaux 24o tonnes, et pour le poids d une machine à vapeur de 2000 chevaux à triple expansion S20 tonnes ou 33 °/„ en plus. Il y a lieu de noter aussi que la température des chambres de chauffe en est moins élevée avec les gazogènes qu’avec les chaudières à vapeur.
- M. Cherry, dans le calcul de moteurs à 1 4oo chevaux, arrive à des conclusions semblables.'Le poids total de la machinerie au gaz serait de 267 tonnes et à la vapeur de 373 tonnes. Certains constructeurs évaluent le poids de la machinerie d’un navire à hélice à une tonne pour 6 à 7 chevaux-vapeur ou pour 8,33 chevaux-gaz.
- M. Yennel Coster a fait une étude complète de la transformation en navire à gaz pauvre d’un navire de commerce actuellement à vapeur, le Lord Anlrim.
- Le Lord Antrim ani mètres de longueur, i4 mètres de largeur; 4o5o tonnes de déplacement (la tonne compte im3,5) ; des soutes à charbon de 1217 mètres cubes. La puissance est de 2 36o chevaux.
- Hélices................ 1 5
- Vitessedu nav. en nœuds. 12,4 16,26
- Ra^ou d’action en km. . t5 216 26 920
- Les trois moteurs à gaz sont réversibles et agissent séparément, ce qui permet de modifier à volonté la vitesse du navire. Des réservoirs d’air comprimé, d’une capacité égale à 20 fois celle des cylindres, pour les mises en marche, sont remplis par un moteur auxiliaire.
- Voici donc la marine de commerce anglaise près d’adopter le moteur à gaz pauvre. Et déjà on envisage la possibilité de son emploi dans la marine de guerre. Les raisons à faire valoir ne manquent pas. La faible consommation de gaz permet de donner aux navires un plus large rayon d’action ; le tir de l’ennemi aura des effets moins désastreux contre des moteurs à gaz distincts et des gazogènes. Il y a plus. Le moteur à gaz ne traîne plus derrière lui le long panache de fumée qui rend une surprise impossible. Alors qu’il est question de moteurs à gaz produisant plus de 1 000 chevaux par cylindre, on ne saurait conlesler la possibilité de grouper des moteurs à gaz pour produire 20000 ou 3oooo chevaux. Il est prouvé qu’un moteur à gaz exige un moindre emplacement et a un moindre poids qu’une machine à vapeur de môme puissance. Un foyer de gazogène occupe quatre fois moins de surface qu une chaudière à vapeur de même production. Dans le gazogène, la partie la plus pesante est la garniture de briques réfractaires. Rien n’cmpêcherait d’employer des briques creuses, ce qui allégerait l’appareil de 4o à 5o %. Et on se débarrasserait des gaz d’échappement en se servant des mâts de fer creux comme de cheminées.
- ,T. X.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Nouvelles Sociétés.
- Société an nom collectif Lcgay et Nicole, exploitation du Secteur électrique de Saine-Fontaine (Oise). — Durée : 5o ans. — Capital : 5oooo francs.
- Société Eschapasse, Lalue et Mondot, Société des Forces motrices de Doustre (Corrèze). — Durée : r5 ans. — Capital : 100000 francs.
- Société en commandite Paul Sailly, II. Caillet et C‘r « L’Êledrocéramiqne », porcelaines pour l’électricité. — Durée : 20 ans. — Capital : 1 o5o 000 francs, dont 3ooooo francs par la commandite. — Siège social : rue Franklin el rue du Bac, Ivry-Port (Seine).
- Société anonyme des Établissements Paz et Silva. — Durée : 3o ans. — Capital : 2600000 francs. — Siège social : 55, rue Sainte-Anne, Paris.
- Société en nom collectifveuve Devarennes et fils, constructeurs électriciens. — Durée : xo ans. — Capital : 52 000 francs. — Siège social ; ia5 et 127, rue du Mont-Cenis, Paris.
- Société en nom collectif, E. de Klapka et Bideaa « Compagnie Continentale Électrique ». — Durée : 10 ans. — Capital : 53 000 francs..— Siège social : 122, rue de Rane, Marseille.
- Société anonyme d’électricité de Valognes et de Marte-bourg. — Constituée le 23 juin 1907. — Capital ; ix5 000 francs. — Siège social : iG, avenue d’Antin,
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- Supplée
- L'Eclairage Electrique du 7 Sepiembre 1907
- PUBLICATIONS COMMERCIALES
- Allgemeine Elektricitats Gesellschaït. Berlin. — Del’ erste elektrische Rcversierstrassenan-trieb. id. — Mitteilungen aus der Fabrik Schlegel-strasse (Mikanit und Oelstoff-Fabrik).
- Ateliers de Constructions Électriques de Charleroi (Belgique). — Bulletin mensuel N° 7; sommaire : Installation électrique de la Société Aides Carrières d'Ogné-Spiiinont.
- Société Brown-Boveri Baden. — Relevé supplémentaire des turbines à vapeur B. B. livrées ou commandées du iP1' juillet 190G au 3o juin 1907. Nombre de turbines 632 ; puissance totale 1 210000 II. P.
- NOUVELLES FINANCIÈRES
- Osterreichische Siemens- Sehuckert Wer-ke. — L’Assemblée extraordinaire du iy août a voté l’achat de la fabrique de câbles appartenant à la firme Siemens et Ilalske, de Berlin, et située à
- ienne-Leopoldau. La société autrichienne émettra à cet effet 8 millions de couronnes en obligations 4 1/2 % amortissables en 45 ans, sur lesquelles 6 millions environ constitueront le prix d’achat de la fabrique, le solde étant consacré à réduire d’autant la dette flottante.
- Fabrique de machines Oerlikon, à Zurich• — Le bénéfice net de 1906-1907 a été do 364 000 fr. et le dividende fixé à 4 °/°- Aucune répartition n’avait été faite pour les deux exercices precé-
- Sociétè italienne d’électricité et Société Thomson-Houston, a Milan. - - Le capital va être porté de 6 à 9 millions de lires en vue de l’établissement d'une fabrique de matériel électrique. Les nouvelles actions ont été cédées à un groupe composé de la Banque commerciale italienne et des Chemins de fer Méridionaux et de la Méditerra-
- Sociétés. — Les représentants des divers secteurs de Paris ont constitué une Société pour l’Eclairage et le transport d’énergie à Paris; cette Société portera le litre de « Compagnie parisienne de distribution d'Électricitc ». Le capital est de 5o millions divisé en 200000 actions de a5o francs souscrites et libérées du quart.
- Le Conseil d’Administration est composé de : MM. André Bénac, A. Berlhelol, L. Drouin, F. Du-jardin-Beaumctz, II. Griolet, J. Javal, J. de Lapisse, H. Léauté, L. Lion, Ch. Mildé, G. Noblemaire, A. Pctsche, C. de Flancy, Godard d’Aucour, E. Riche-mond, A. Sartiaux, J. Siegfried, L. Yillars, tous à Paris, Ch. Chaigneau, P. Nivard, à Saint-Cloud, et G. Gouin, à Tours.
- ADJUDICATIONS
- France.
- T.c i4 septembre. Préfecture d'Angoulême (Charente).. Adjudication de la construction du chemin de fer de RuITec à lloumazières (i*f lot).
- Le 17 septembre. Sous-secrétariat d'Etat des Postes et Télégraphes, Paris. Fourniture de câbles électriques isolés en papier (19 lois).
- Le 2 1 septembre. Mairie de Soissons (Aisne). Adjudication d’un lot d’éclairage électrique, 3 4oo francs, caut. 200 francs. Soumissions le 20 septembre.
- Le 5 octobre. Tribunal de Commerce, Paris. Adjudication des travaux et fournitures pour l’entretien des appareils de chauffage et de ventilation des divers appareils de l’usine de la maison départementale de Nanterre (Seine), du Ier août 1907 au 3i juillet 1909 : 10 000 francs par an;.caut. 1 000 francs. Soumissions le 21 septembre.
- Belgique.
- Le là septembre. Hôtel de Ville de Gand. Construction d’une sous-station d’électricité à Gand-Ma-rilime : 35 6g5 francs; caut. 2 5oo francs. Soumissions le 12 septembre.
- Allemagne.
- Le 21 septembre. Service du Gaz, de l’Électricité et des Eaux 0 Cologne. Fourniture de 4 chaudières tubulaires avec surchauffeurs.
- Le 00 septembre. Ministère des Travaux Publics, Santiago. Construction de 5 ponts de chemins de fer.
- BREVET A CÉDER
- Bâti d’inducteur et rotor pour alternateurs. Brevet Zani. Nos 347 ^o et 355828.
- Le brevet 347 6G0 permet d’assurer aux joints des bobines et du corps de l’inducteur la densité de flux voulue d’une manière économique et rendant très facile le démontage des noyaux.
- Le brevet 355828 porte sur un rotor spécialement pour turbo-alternateurs, de construction rigide et ventilation parfaite.
- Le titulaire de ces brevets serait désireux de les vendre ou d'en concéder des licences d’exploitation. S’adresser à M. II. Bertin, ingénieureonsei! E. C. P., 58, boulevard de Strasbourg, Paris (Xe).
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- L’Éclairage Electriqu
- 7 Septembre 1907
- BIBLIOGRAPHIE
- Der Schalttafelwürter, par Em. Stadelmann. — In-12 de 167 pages avec 110 figures. — Max Janeckk, éd. Hanovre. — Prix 2,4o M.
- Un court résumé des principes généraux de l’é-lectrolecliniqueetun exposé des divers types de générateurs et moteurs, précèdent l’étude des appareils de tableau, de leurs applications, de leur service et des prescriptions requises pour leur installation qui constitue l’objet spécial de ce petit traité.
- Die Montage elektrischer Licht und Kraf-taulagen, par H. Pohl. — In-12 de 170 pages avec a3o figures. — Max Jabecxe, éd. Hanovre. — Prix a,4o M..
- Avec les méthodes bien connues suivant lesquelles s’exécutent les installations de lumière et de force, l’auteur a indiqué un certain nombre de
- détails pratiques très utiles pour le montage des machines des canalisations et des lampes.
- VOLUMES REÇUS
- Praktisches Handbuch der Drahtlosen Télégraphié und Telephonie, par J. Zacharias et H. Heinicke. — In-12 de 248 pages avec 78 figures. — Hartleben, éd. Vienne. — Prix 4,4o K.
- La Télégraphie sans fil et les ondes électriques, par J. Boulanger et G. Ferrié. — 1 vol. in-8 de 364 pages avec 181 figures (sixième édition).
- — Herger-Levraui.t et Cifl, éditeurs, Paris et Nancy.
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- Samedi 14 Septembre
- l' Année. — NF 37
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques— Mécaniques — Thermiques
- L’ENERGIE
- SOMMAIRE
- Pages
- GUILBERT (C.-F.). — Relevé des caractéristiques en charge des dynamos et moteurs........................... 36i
- KENNARD (E.-G.). —' Prix comparatif de la lumière du gaz et de l’électricité...............................30g
- REYVAL (J.).—L’usine hydro-électrique a Biasehina »................................................. 3-5
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Siir l’émanation du radium, par ’YV. Ramsvt...............................
- Sur la résistance spécifique et le coefficient de température du tantale, par M. v. Pirani. Génération et Transformation. — Sur les génératrices à courant continu pour réseaux à trois fils. Transmission et Distribution. — Délcimination expérimentale des grandeurs nécessaires au calcul
- d’une ligne de traction à courant alternatif, par I,. Lichtenstein..........................
- Méthode pour déterminer l’endroit d’un défaut dans un réseau de câbles, par F. Schultz. Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Mesures faites sur .des étincelles subdivisées, par
- W. Eickhokf.................................. .....................................
- Sur la mesure de la résistance de l’étincelle dans un circuit oscillant, par W. Eickhofk.......
- Sur une génératrice deslinée à la télégraphie sans fil, par P. Vjtxard.........................
- Traction. — Sur quelques problèmes relatifs à l’électrification des grandes lignes, par F. J, Sprague. Électrochimie. — Action de l’étincelle électrique sur le mélange azote-oxvgèue aux basses températures,
- par K. Briner etE. Dchand............................................................. ’
- Mesures. — Méthode graphique pour déterminer le facteur de puissance an moyen de lectures au watt-mètre. par A.-A. L1 autre............................................................................
- 381 38a 383
- 385
- 390
- 392
- 3y3
- 394
- 3y5
- NOTES ET NOUVELLES
- Les forces hydrauliques de la Suisse . •..................
- Turbines à vapeur et Turbo-dynamos.............................
- L’clectricité à Liège..........................................
- Télégraphie sans fil...........................................
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- Brevet â céder.................................................
- Renseignements coin mercia ux..................................
- Nouvelles financières..........................................
- Adjudications..................................................
- Bibliographie..................................................
- -^oc^e Vdre5&e
- Nrlre&&e Téléphoné ; 2 2 0 ~ 5 h- ^ #v^.
- OERLIKON
- Représentation générale pour hou te la France des
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- Applications industrielles de l'électricité. /Aacbines-Outils à commande électrique.
- ' "orce par !'él e c tri ci Fe'. Chemins de fer.trômways et traction électnaue:
- t appareillage électriques. Pompage électrique ef-treuils électriques?
- Transports de force par ! elec tnc Ponts roulants et appareillage élec
- Oxygène et Hydrogène p
- mal-ériel OERLIKOM t
- - électrolyte
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-
- L 'Eclairage Electriqi.
- 1& Septembre i 509
- NOTES ET
- GÉNÉRATION ET TRANSFORMATION
- Les forces hydrauliques de la Suisse.
- Le Bureau hydrométrique fédéral (l) vient de publier un travail important dont l'objet principal est la détermination précise des forces hydrauliques totales et utilisables sur le Rhin suisse depuis scs sources jusqu’à l’embouchure de la Tamina.
- Nous trouvons, en introduction, les renseignements intéressants que nous donnons ici, nous reviendrons bientôt sur l'ensemble du travail-
- Grèce à la durée de l'hiver, le régime des liasses eaux des cours d'eaux glaciaires est assez long et assez constant pour qu'on puisse déterminer facilement les pentes relevées au profil en long. Ces relevés ont été faits soit de septembre à novembre, soit
- La détermination du débit minima est d autant plus, malaisée que cette notion même est très difficile a préciser exac tentent, étant données les perturbations apportées an régime des eaux par les usines qui presque partout les utilisent. Kt d’autre part les variations climatériques sont telles que parfois les valeurs minima constatées pendant une très longue période se trouvent profondément modifiées et ne se reproduisent pas avant longtemps. Il suffit encore de songer que dans ces régions élevées, une formation temporaire de glace solide peutréduifo presque
- (*) Le bassin du Itliin, public par le bureau hydromélriquc fédéral.
- NOUVELLES
- subitement à une très faible valeur le débit d'un petit cours d'eau de montagne.
- Pour pouvoir en outre déterminer la puissance même d’une chute, il faut connaître la marche générale de l'écoulement du cours d’eau, c’est-à-dire la valeur absolue des divers débits, et leur durée re-
- Pour déterminer les forces hydrauliques utilisées ou disponibles dans un bassin donné (celuidu Rhin par exemple) on a opéré par sections. Ces sections étudiées complètement fournissaient alors des coefficients qu’il était possible de généraliser en opérant avec, prudence. On a trouvé ainsi pour le bassin du Rhin jusqu’au confluent de la Tamina, bassin dont la contenance est de 4 454kr"',5, les résultats suivants :
- 1. — Forces hydrauliques des installations existantes avec utilisation incomplète de la force
- = 3728 TIP.
- 2. — Forces hydrauliques des usines avec utilisation rationnelle de la force = 4900 II.P.
- 3. — Forces hydrauliques encore disponibles :
- Catégorie I (très bonnes forces) — '6~ 43o H. P.
- — il (bonnes forces) ~ 49870
- — III (très moyennes) —38 610
- — TV (très médiocres) — 19460
- 144870 II. P.
- 'En outre, le profil en travers lui-même peut se modifier et il ne faut pas songer dans la plupart des cas à exécuter des radiers artificiels.
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- a fallu adopter des moyens et des méthodes spéciales pour en avoir raison au moins partiellement. Mais pour juger les résultats, et en apprécier la valeur industrielle, il faut avoir soin de considérer par exemple, que les diverses sections d'un cours d'eau n’ont pas toute une égale vàleur. Cette valeur dépend d’un grand nombre de facteurs tels la pente et le débit, le prix moyen du cheval installé, les applications possibles de l’énergie dans le voisinage du centre de production, les moyens^ de communica-
- Pour la Suisse entière, on sait d’après les statistiques publiées par l’Association Suisse des Electriciens que la puissance utilisée atteint environ 209080 H. P. Maïs il importe de faire remarquer ici que ce chiffre est bien au-dessous de la réalité, parce que certaines usines utilisent directement l’énergie mécanique des chutes. En ce qui concerne les forces encore disponibles, ilfaut compter d’après les statistiques officielles sur un chitlre de plus de 5i3ooo H., P. et encore ce chiffre est-il trop bas pour les raisons suivantes :
- On n’a pu prendre en considération qu’un très petit nombre d’installation d’accumulation, et en généralisant un peu celles-ci, on trouverait, même dans les usines existantes, beaucoup d’énergie. En outre certains lacs, tels le lac de Constance et celui de Wal-ienstadt peuvent servir dans une grande mesure à la production de l’énergie si on les utilisait comme régulateur.
- On pourrait encore combiner la production de deux usines établies sur des cours d'cauxde régime dilférent, ce qui au total donnerait une distribution plus constante et augmenterait Je rendement en énergie.
- En résumé, la force hydraulique totale utilisée ou non atteindrait en Suisse 760000 II. P. et ceci représente d’après les statistiques la force nette calculée en admettant un rendement de 75 % aux tur-bines, de sorte que la force brute totale des cours d’eaux suisses serait au moins de a5°/o supérieure encore, soit un million de chevaux.
- Considérations sur les turbines à vapeur et
- Dans ce numéro et quelques-uns des précédents de la Revue E. u. M. le Pr Niftiiamuer a donné I des renseignements intéressants sur les conditions techniques de marche des turbines à vapeur et des turbo-dynamos et il termine par des considérations générales sur les frais d'exploitation. Nous reproduisons ici ces considérations dont les éléments sans doute ne sont pas nouveaux mais ils sont ici tous réunis :
- Puisque les frais d’établissement d’une turbine à vapeur de 5oo kilowatts et au-dessus avec sa dynamo et sa condensation ne sont pas sensiblement plus élevés que ceux d’une bonne machine à vapeur, les frais d’amortissement ne sont pas beaucoup plus élevés avec les turbines à vapeur pour les grandes unités comparativement aux petites qu’avec les machines à piston, malgré les prix du métal qui sont de 5 à 10 fois plus élevés. 11 faut encore ici considérer que les fondations sont inutiles pour les turbines à vapeur, ce qui correspond à quelques °/0 des frais d’établissement, et, en outre, la salle des machines peut se faire dans des conditions moins onéreuses, puisqu’elle est de dimensionsplns restreintes et que sa stabilité est moins compromise. En admettant qu’une turbine à marche très sûre soit établie, les frais d’entretien sont beaucoup moins importants qu'avec les machines à piston puisqu’il y a fort peu de pièces de rechange dans ces machines. Le service des machines est également très réduit; après une mise en marche qui exige à peine i/4 ou 1/2 heure, le service est à peu près nul. C’est à peine si trois turbines de 3oooolI. P. au total, exigentun service analogueà celui d’une machine à piston de 3 000 II.P. La révision des pièces intérieures de la turbine se fait en quelques heures et celte révision est un peu plus longue pour les roues de turbines que pour les turbines à tambours étagés. La consommation de vapeur des turbines des meilleurs systèmes, et avant tout de la turbine Parsons de '5oo kilowatts et au-dessus, sont aussi réduites que celle des meilleures
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- machines à piston. Avec, une bonne surchauffe, qui peut être plus élevée aux turbines qu'aux machines à piston, et avec une condensation efficace, la consommation ne dépasse pas 6 kilogrammes-vapeur par K. W. II. aux grandes unités,.soit 3ts,8par H. P. Si on tient compte encore de la grande économie d’huile qu’on réalise, on peut affirmer que même pour des puissances de 300 H. P. la turbine est encore plus économique que la machine à piston.
- La consommation de vapeur par cheval 11e s’exagère pas avec la durée du service, et à faible charge elle est à peine de 7 à 12 °/„ supérieure qu'a pleine charge.
- Le rendement thermodynamique des grandes turbines est de 70 à 75 0/o; aux turbines de moyenne puissance, /(O à 60 °j0. La consommation d’huile esl de 10 a 20 grammes par heure et par 100 H. P. pour les Parsons; on atteint pour d’autres turbines les mêmes chiffres et des chiffres plus élevés qui vont même jusqu’à 120 grammes. O11 peut employer la même huile pendant un temps assez long ; on indique i5oo à 3ooo heures pour la turbine Zoelly, G000 heures pour la Parsons. Les essais de consommation doivent être faits avec beaucoup d’attention : Si on mesure les quantités d’eau fournie aux chaudières, les essais doivent durer 5 à 10 heures et quelques heures au moins pour les essais au condenseur. La première méthode donne des rcsultalsdéfectueux, de plus grandes consommations de vapeur que la deuxième. Avec des générateurs à courant triphasé il faut avoir soin de procéder à la mesure de la puissance développée au moyen de 2 ou 3 wuttmètres afin de tenir compte des inégales répartitions de charge sur les phases et du cos <p. Celui-ci doit être au moins 0,96 si on emploie pour l'essai des rhéostats liquides. Le rapport de la tension d’une phase à celle de l’étoile est rarement - • Il faut absolument V'3
- veiller à la qualité des appareils de mesure et les étalonner avant et après les essais. Le mieux d’ailleurs est d’effectuer les essais pendant une longue durée sur le circuit normal d’alimentation ; on mesure alors les quantités de combustibles et eau consommées et 'énergie distribuée.
- Le montage d’une turbine bien construite peut s'effectuer dans un temps très court. On a ainsi rnis en service une turbine de 3oo II. P. quatre jours après l’arrivée à l’usine.
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION L’Êîectricitè à Liège.
- La Commission spéciale (') nommée pour étudier
- (') Cette Commission était composée de MM. Eric Gérard’
- bruxellois, et V. Dooms, ingénieur, secrétaire technique de la
- la question de l’extension de la distribution électrique à Liège, vient de déposer son rapport.
- Examinant d’abord un premier point qui consiste à savoir quel pourra être, à Liège, l’avenir d'une distribution électrique bien comprise, la Commission est d'accord pour reconnaître la complète insuffisance des canalisations électriques existantes.
- J.’usine de Jonfosse a atteint la limite de sa capacité de production. O11 ne peut plus l’étendre, puisque les terrains font défaut. De plus, les machines motrices sont surannées et le pl’ix du kilowatt-heure est très élevé. La Commission estime que cette usine doit être abandonnée comme station productrice. A ce propos, elle met en regard les consommations atteintes.dans d’autres villes comparables à Liège et elle en déduit que cette ville se trouve dans un état d’infériorité manifeste. II faudrait' rien que pour l’éclairage doubler le débit enregistré.
- Quant au courant industriel, il devrait, avec des installations bien conçues et un tarif favorable, atteindre où dépasser le quantum du courant d'éclairage, comme le montre notamment le cas de la ville de
- En janvier 1896, il existait dans l’agglomération lyonnaise 20018 chevaux de force, y compris les 1 3oo chevaux nécessaires pour remplacer lesmétiers de lissage fonctionnant à bras ; plus 1 200 chevaux de la centrale de la Compagnie du gaz, pour la production du courant électrique d’éclairage.
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- A iïn iqo5, la même agglomération donne 34 i4i chevaux (machines à vapeur, moteurs à gaz de ville, à gaz pauvre, etc,.), y compris 5 qoo chevaux pour la distribution d’éclairage de la Compagnie du gaz et b 5oo chevaux pour les tramways, ce qui laisse pour 1 industrie proprement dite 34 14t t — 12 4oo — 21 "4> chevaux, soit à peu près le total de 1896.
- Mais, à ce moment, la Société lyonnaise des Forces motrices du Rhône, établie dans l'intervalle, alimentait en plus par l’électricité 16 000 chevaux de force motrice pour l’industrie. Cette dernière absorbait donc à (in tyoa : 21741 ^-16000 — 38 ail che-
- L’augrnentation en dix ans est donc de 90 °/o cn-
- A Un mai 1907, la Société précitée alimentait ipSôo chevaux d'industrie, et des demandes de raccordement existaient pour r t5o chevaux supplémentaires : soit donc un accroissement de force motrice électrique, en moins d’un an et demi, de a5 % en-
- Lti nombre des moteurs alimentés par la Société est supérieur à f> 000, de puissances variant do 2/10 de cheval à 800 chevaux, sans compter les moteurs d’appartement, ventilateurs, machines à coudre, pianos, etc. De plus 5oo chevaux environ sont fournis par la Compagnie du gaz pour la petite industrie.
- Ce développement si remarquable et si rapide est dû, sans aucun doute, à la distribution du courant industriel à bas prix.
- La vente du courant électrique à « bon marché », tel est le but que doit poursuivre et s'efforcer d'atteindre la ville de Liège.
- La question de la nouvelle distribution électrique, doit être largement envisagée. Kt c’est avec cette façon de voir que la Commission a procédé à l’examen des solutions proposées.
- Elle a été amenée ainsi à donner la préférence au projet II de la Compagnie internationale d'électricité et de la Société À. K. G. Union électrique (production en triphasé, au moyen do lurbo-ulternatcurs), et à l'hypothèse d’exploitation suivant les stipulations du cahier des charges du 27 décembre 1906.
- Les rapporteurs ajoutent :
- a Convaincus de l'extension importante que prendra rapidement la distribution de 1 énergie électrique à Liège, nous croyons devoir conseiller à la ville d'établir son installation, dès le début, de façon à faire face à cet accroissement et à récolter ainsi dans le plus bref délai les bénéfices qui en résulteront pour elle.
- « Le moment est venu de mettre le courant électrique à la portée des nombreux consommateurs que la tarilication projetée amènera, et de recueillir surtout la clientèle importante de force motrice qui, si l'on lardait à s’engager dans ia voie que nous indiquons, pourrait échapper à l’exploitation commute L’exemple des progrès réalisés à Anvers, à Gand, et surtout à Bruxelles, doit donner pleine confiance à l’administration de la ville de Liège.
- « Il faut, concevoir largement les installations de prime abord et, sur ce point, nous sommes d’avis que l'on s’est montré trop prudent en fixant à 1 000 kilowatts, dans le cahier des charges, la puissance initiale des installations.
- « Se basant, sur ces données, les solutions remises pèchent également par insuffisance de puissance installée.
- « Aussi nous engageons la ville de Liège, dans l’hypothèse de l'adoption de 110s conclusions :
- o i° A installer dès maintenant le type de chaudières de 375 mètres carrés de surfalede chauffe préconisé, pour les extensions, par la Société Pieper, eu renonçant au type inférieur ;
- « 2" A envisager le placement, à brève échéance, du troisième groupe de 1 200 kilovolt-ampères ;
- a 3" A dimensionner les canalisations à haute tension en ayant égard aux extensions prévues. »
- Pour que ces modifieutions puissent s’exécuter sans difficultés administratives et sans perte de temps, tout en sauvegardant les intérêts de la Mlle, la Commission suggère à celle-ci de s'assurer, avant l’approbation des soumissions, des « prix maximum » des unités génératrices, chaudières et câbles prévus dans leurs devis par les soumissionnaires pour les extensions futures — ces prix étant valables pendant la première période quinquennale de l’exploitation.
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- La proposition de la Société Pieper d'établir une seconde sous-station à l’extrémité Nord du réseau à basse tension, en l'espccc dans les locaux de l’ancienne Académie, a pour but de parer aux inconvénients résultant de l’excentricité de la station actuelle de Jonfosse, destinée d’après les indications du cahier des charges, à être transformée en sous-station.
- Cette solution est bonne en soi, en tenant compte de l’état des choses existant; elle permettrait de réduire le coût des feeders à poser ultérieurement vers cette partie du réseau, la plus éloigné,e de la station de Jonfosse.
- Les rapporteurs croient néanmoins qu'il y aurait lieu d’examiner l’éventualité de la création d'une sous-station occupant, autant que possible, le centre du réseau de distribution à courant continu, et dans laquelle serait transporté progressivement tout le matériel installé provisoirement à Jonfosse.
- Quant au poste prévu pour la seconde sous-station, il serait alors déduit du montant de l’entreprise.
- Pour terminer, la Commission estime que la Ville pourrait trouver avantage à procéder à une adjudication pour la construction des tranchées nécessaires à la pose des canalisations électriques, sous la garantie du maximum de prix fournis par le concessionnaire.
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- On procède actuellement à Lorient à des études pour l’établissement d’une station de télégraphie sans fil sur les hauteurs de Penmarch.
- Les pylônes auraient une hauteur de 70 mètres. Le port de Lorient pourrait ainsi communiquer avec Brest et Rochefort
- La Compagnie Marconi vient d’inaugurer un ser-
- vice radiotélégraphique à travers l’Atlantique. Les dépêches sont transmises de Clifton (Irlande) à Cap-Breton (Canada) au tarif de o fr. 5o le mot.
- D’après The. Review of the River Plate, le gouvernement argentin vient de faire une série d’expériences comparatives avec les systèmes de la Compagnie Marconi et de la Société Telefunken.
- Les stations radiotélégraphiques se trouvaient installées à bord des cuirassés San Martin et Bel-grano et du croiseur Buenos-Ayres, qui étaient d’autre part en communication avec Montevideo, Bernai et le phare de Recalada. Le rapport de la commission désignée par le Ministre n’a pas encore
- L’on annonce que le Gouvernement espagnol a l’intention d’établir incessamment une station de télégraphie sans fil sur la côte espagnole, vis-à-vis de Tanger.
- Le système Slaby-Arco s’est rapidement développé pendant ces dernières années, elle nombre de stations équipées avec les appareils de ce système est de 641,‘soit 4i % du nombre total.
- Ces stations peuvent être réparties de la manière suivante :
- I. — Stations de terre ferme.
- Allemagne, 36g.
- États-Unis, ao.
- Russie, 17.
- Autriche-Hongrie, 10.
- Ile de Cuba, 8.
- Danemark, 7.
- Espagne, 7.
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- Hollande, 6.
- Brésil, 6.
- Mexique, 6.
- République Argentine, 4-
- Philippines, 2.
- Iles Sandwich, 1, etc., etc.
- La majorité de ces stations appartiennent aux gouvernements et sont sous le contrôle des administrations des postes ou du service des phares.
- Il faut y ajouter cinquante stations militaires mobiles, commandées plus particulièrement par les états suivants :
- Allemagne, i4-
- Amérique, 8.
- Chine, 5.
- Angleterre, 4-
- Autriche-Hongrie, 4, etc., etc.
- II. — Stations a bord de navires.
- Les navires munis du système Slaby-Arco se répartissent comme suit :
- Allemagne, i4o.
- Russie, 126.
- États-Unis, 43.
- Suède, ly.
- Autriche-Hongrie, 17.
- Hollande, 10.
- Norvège, 8.
- République Argentine, 6.
- Danemark, 5.
- Brésil, 5.
- Espagne, 0.
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- Dans son numéro de juin, le journal The Foundry consacre un article à la description du cours de fonderie de l’Université technique de Minnesota.
- La modernisation de la fonderie a provoqué une demande d’ingénieurs qui soient spécialement entraînés dans la pratique du métier; de cet accroissement de demandes sont nées la nécessité d’arriver à la préparation de tels ingénieurs et une discussion approfondie de l’éducation technique en fonderie.
- Un cours de l’art du fondeur (Foundrv Engineering) a été créé, avec succès à l’Université de Minnesota, qui prépare ses étudiants à occuper avantageusement tous les emplois, et à accepter toutes les responsabilités de leur charge dès le début. Un équipement moderne, une instruction complète et surtout l’entrainement doivent inspirer à l’élève ingénieur un enthousiasme durable et l’amour de son métier.
- La fonderie de l’Université a été installée dans un bâtiment do 20 m. x 25 m., annexé aux ateliers de mécanique, et rendu aussi incombustible que possible. Des ouvertures spacieuses permettent d’avoir à profusion l’air et la lumière ; les approvisionnements sont bien à portée, et d’une façon générale la fonderie tout entière, quoique petite, a été étudiée de façon que les élèves aient sous les yeux un exemple d’installation modèle.
- La fusion est faite dans un cubilot Whitmg de om,75 de diamètre, muni de manomètres à vent et de robinets spéciaux pour les prises d’essais des gaz de la combustion. Le ventilateur est conduit par un moteur de 5 kilowatts. Les charges sont montées par un élévateur hydraulique et la plate-forme de chargement est assez grande pour contenir les charges d’une fusion.
- La fonte est distribuée par poches à main et par' un pont roulant de 2 t. et de fi m de portée.
- A proximité des cubilots une fosse permet l’enseignement du moulage en puits et en terre.
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- Le noyautage, en plus des outils courants, est muni d’une machine à noyauter llammer pour noyaux droits de sections quelconques. Deux éluves
- de i m.x i >n.x im,ho et une de i m. X Tm,8oX^n‘-
- de construction moderne, sont chauffées de telle façon que les produits de la combustion, circulant dans des carneaux sous un sol en tôle, ne viennent pas en contact.avec les noyaux. Les diverses variétés de liants pour sables à noyaux et les composés spéciaux, mis dans le commerce à cet usage, sont essayes par les élèves en vue d’établir des comparaisons.
- Le modelage, de 12 m. X 18 m., est installé au deuxième étage et pourvu de tous les outils, à main et mécaniques nécessaires.
- L’Université ne tient pas tant à préparer des mouleurs habiles que des étudiants aptes à remplir les fonctions d ingénieurs, de directeurs; son but est de faire des hommes ouverts aux idées les plus modernes, connaissant le comment et le pourquoi des choses, et au courant des principes fondamentaux, des lois qui régissent la production économique.
- Les cours de fonderie et de modelage comprennent 3a4 heures d’atelier et 36 heures de classe. Les travaux exécutés, choisis parmi ceux de l’industrie, sont faits avec tous les détails de moulage, de noyautage, de composition des mélanges, etc. A chaque coulcc on prélève des barreaux d’essais qui sont étudiés ensuite au point de vue de leurs propriétés mécaniques et chimiques. Les élèves s’habituent ainsi à reconnaître la valeur respective des divers mélanges.
- Quatre cours spéciaux de métallurgie, analyse des gaz et des combustibles, économie industrielle et dessin de machines, sont annexés à la fonderie.
- Le cours de métallurgie comprend 72 heures de laboratoire et 18 heures de leçons : on y donne les principes d’analyse volumétrique et gravimétrique plus spécialement appliquées au fer et à l’acier, l’étude des hauts fourneaux modernes et les procédés de fabrication du fer et de l’acier.
- 90 heures de laboratoire et 18 heures de leçons sont consacrées à l'élude des gaz et des combustibles. Ce cours comprend un examen approfondi des combustibles pour hauts fourneaux, fonderies et gazogènes. A chaque fusion faite à la fonderie on prend des échantillons de coke, de fontes, de fondants, des gaz du gueulard; on fait des analyses séparées de chaque produit et les résultats dç ces analyses sont discutés en classe.
- Le cours d’économie industrielle est particulièrement utile aux futurs ingénieurs. Il comprend une étude détaillés de l’établissement des prix de revient, des systèmes de salaires, de la conduite des approvisionnements, en un mot de tout ce qui se rapporte à l’organisation des usines modernes.
- Le cours de dessin (12b heures) est plus spécialement consacré à l’étude des installations d’usines. Chaque élève est tenu de présenter un projet pour lequel il a la faculté de se confiner, s’il le désire, dans le,s questions touchant la fonderie.
- Un côté intéressant de renseignement dans cette université est que, durant la dernière année, toute latitude est laissée aux étudiauts de faire des recherches personnelles : ils peuvent pousser leurs investigations aussi avant qu’ils le jugent à propos et materiel et laboratoire sont mis à leur libre disposition.
- Malgré cette organisation de l’enseignement l’auteur constate que trop peu des étudiants de l'Université so tournent du côté de la fonderie et apprécient les avantages que leur offrirait cette carrière. Grâce seulement à des médailles d’or et des prix en espèces on décide quelques-uns des meilleurs élèves
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- Supplél
- L’Eclairage Electriqu
- à poursuivre les recherches originales qui sont dotées de récompenses.
- LÉGISLATION
- L’impôt sur la lumière en Russie.
- Une Commission gouvernementale vient d’examiner le projet de loi élaboré par le ministre des finances tendant à frapper d'un droit d’accise, à partir du ier janvier 1908, l’énergie électrique et le gaz servant à l’éclairage.
- Une des objections essentielles formulées contre cet impôt par diverses associations industrielles, c’est qu’il est capable d’arrêter dans son essor le développement de l’éclairage électrique, qui occupe d’ores et déjà une place en vue parmi les modes d’éclairage.
- Dès iqo5 l’éclairage par l'électricité est quatre fois plus répandu que l’éclairage au gaz et moins d'une et demie fois que l’éclairage au .pétrole. En d’autres mots, prenant comme unité la somme de pouvoir éclairant de ces trois sources de lumière, il appert que l'éclairage au pétrole représente les 5o,C ü/0, l’éclairage électrique les 39,8 °j0 et l'éclairage au gaz les y,P> % restants. Ces données permettent certainement d’entrevoir que, dans un avenir peu lointain, l’éclairage électrique surpassera le pétrole à son tour.
- Dans ces conditions, l'influence pouvant être exercée sur cette consommation par l’impôt d’accise proposé rncrite d’être sérieusement envisagée.
- D’après le ministère des finances, les impôts analogues établis à l’étranger n’ont nui nullement à la diffusion de l’électricité.
- En Italie, par une loi du 8 août 1895, un impôt frappe l’énergie électrique et le gaz servant à l’éclairage et au chauffage. L’énergie électrique et le gaz allant à l’éclairage des rues, à l'obtention de force
- motrice, an chauffage industriel sont affranchis de la taxe- L’impôt est perçu d’après la quantité d’énergie électrique et de gaz d’éclairage effectivement consommée ; le paiement en incombe aux fabricants, mais avec le droit pour ces derniers d’en récupérer le montant des consommateurs.
- Or, l’introduction de cet impôt, montrent les statistiques, a été loin d'entraver en Italie l’industrie électrique. Son rendement, alors que le taux do l’impôt n’a pas varié, a monté progressivement de 966000 lires en 1896-97 à 1 121 000lires en 1897-98, 1 3i6 000 lires en 1898-99, 1666000 lires en 1899-1900, 1932000 lires en 1900-01 et jusqu’à 2296000 lires en 1901-02.
- En Espagne, par une loi provisoire du 28 juin 1898, rendue définitive le 18 mars 1900, sont soumis à l’impôt l’énergie électrique servant à l’éclairage, ainsi que le gaz et le carbure de calcium allant à l’éclairage et au chauffage, l-e paiment de l’impôt relève des consommateurs, qui versent le montant de la contribution aux fabricants, fournisseurs du gaz ou de l'cicctricilé. Lés fabricants deviennent ainsi les percepteurs et les agents du fisc, touchant de ce chef une rétribution égale à 3 °/u du montant de la somme revenant à l'Etat.
- L'impôt d’accise sur l’énergie électrique et le gaz d’éclairage qu’il est proposé d’instaurer en Russie sera perçu d'après le système italien.
- Le projet d’accise prévoit la base suivante : i° 4 copecs par kilowatt-heure d’énergie électrique ; 20 4 copccs par r.cnt pieds cubes de gaz d’éclairage.
- L’accise sera perçue des fabricants pour la quantité d’énergie et de gaz effectivement consommée à l’éclairage. Les stations d’électricité et les usines à gaz pourront reporter l'accise sur leurs clients ou abonnés, même pour les contrats conclus avant l’entrée en vigueur du nouvel impôt. Le montant de l’accise devra figurer chaque fois séparément sur les
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- 173
- Club de France, société d'cncouragcmcnt pour le développement de l'industrie automobile en France, et avec la collaboration de la Ligue nationale contre l’alcoolisme, un concours international est organisé entre les constructeurs de moteurs marchant uniquement à l'alcool dénaturé (type régie).
- L'exécution du programme de ce concours est confiée à la Commission technique de l’Automobile-Club de France.
- Ne seront admis à concourir que les moteurs à mélange tonnant en état de fonctionner dans les conditions du concours.
- Les moteurs devront être des moteurs de véhicules automobiles.
- Les essais comprendront :
- 1. Lu essai de six heures à pleine charge.
- 2. Un essai de trois heures à demi-charge.
- 2. Un essai de trois heures à vide.
- Ces deux derniers essais à la vitesse angulaire réalisée à fa pleine charge. La consommation en combustible sera évaluée en litres pendant ces trois essais.
- Les bases d’appréciation de la Commission se-
- i. La puissance massique du moteur (en cheval par kilogramme) dans les meilleures conditions de fonctionnement.
- 2. La consommation spécifique (en litres par cheval-heure) correspondant au maximum de puissance.
- Ces deux bases d’appréciation entreront dans le classement avec des coefficients égaux. T.e moteur qui aura eu la moindre consommation spécifique recueillera, de ce fait, le maximum de points (too), les autres recevront un nombre de points proportionnellement dégressif (la consommation spécifique minimum étant prise pour unité). (La consommation minimum atteinteétant supposée, parexemple, o,4oo litres, il sera attribué à celte consommation ioo points, et à une consommation de o,5oo litres, oMopjoo = s o,5oo
- Il en sera de même pour le moteur ayant obtenu le chiffre maximum de puissance massique, ce moteur obtiendra le maximum de points (too), les autres recevront un nombre de points proportionnellement dégressif (la puissance massique maximum étant prise pour unité). (Le moteur le plus léger étant supposé, par exemple, peser io kilogrammes par cheval, recevra ioo points; un autre moteur, pesant t5 kilogrammes par cheval, recevra
- —= 66,66 points.)
- Les moteurs seront pesés avec leur volant, avec
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- L'Ëelairage Electrique du i4 Septembre 1907
- ni
- leur carburateur ou gazogène, ave: tous leurs organes d'allumage, avec leurs organes de graissage nécessaires au fonctionnement du moteur, sans silencieux, sans combustible, sans eau de refroidissement, sans huile ou graisse.
- Le moteur ayant obtenu le maximum de points totalisés, sera classé premier, les autres suivront dans l’ordre de points obtenus.
- Tout moteur n’ayant pas effectué, dans les conditions prévues, les trois essais, ne sera pas classé. Les essais de consommation à demi-charge et à vide ne serviront pas de hase pour le classement, si ce n’est dans le cas d’égalité de points obtenus par plusieurs concurrents. Les essais ne pourront être recommencés ni ajournés.
- Les concurrents disposeront-d’une journée pour le montage du moteur sur le banc d'essais, d’une deuxième journée pour les essais préliminaires qu’ils jugeraient devoir faire. Le troisième jour, ils devront effectuer le premier essai de. six heures, le quatrième jour les deux essais de trois heures, et le cinquième jour le moteur devra être enlevé du-hanc. Les concurrents seront prévenus de, la date de leurs essais quinze jours avant ces essais.
- Le concours aura lieu à partir du 1er février 1908, au laboratoire de la Commission technique, 128, rue du Bois, à Levallois.
- Le droit d’admission sera de 100 francs par moteur. Les frais de montage sur le banc d essais et la dépense en combustible seront à la charge des concurrents.
- Les demandes d’engagement devront être déposées au bureau de la Commission technique, 8, place de la Concorde, le iop janvier 1908 au plus lard. Elles devront être accompagnées de plans, coupes et descriptions des moteurs (en langue française). Le montant du droit d’engagement devra être versé à la caisse du Club, 6, place de la Concorde.
- A l’issue du concours, la somme de 2 000 francs, donnée en prix par la Ligue nationale contre l'alcoolisme, sera attribuée, ainsi que des médailles, par un ury mixte composé de membres de la Ligue nationale
- contre l’alcoolisme et de membres de la Commission technique de l’A. C. F.
- Un rapport sur les opérations du concours sera publié dans le Bulletin officiel de la Commission technique.
- Du fait de leur inscription, les concurrents s’engagent à se conformer aux décisions de la Commission technique, qui demeure seule juge de toutes les questions que pourrait soulever l'application du présent règlement.
- Lps responsabilités civiles et pénales seront à la charge des coricurrenls à qui elles incombent, étant bien entendu que l’Automobile-Club de France décline toute responsabilité de quelque nature qu’elle
- NOUVELLES FINANCIÈRES Banque pour entreprises électriques. Zurich. Le bilan au 3o juin s’établit ainsi :
- ACTIF
- Affaires électriques............fr. 58482261
- Avances en compte courant .... 7 682 269
- Participations syndicales ... . 1 935 56 t
- Portefeuille titres.............. . 3o.4y488
- Avoir en banque.................... 13912467
- Comptes d’ordre.................... 1004740
- Total. . . . fr. 86116776
- PASSIF
- Capital.........................fr. 4o 000 000
- Réserves........................... 0293397
- Obligations........................35iô8ooo
- Comptes d’ordre el divers............ iSiô^oo
- Créditeurs......................... 390 147
- Bénéfices.......................... 3 764 482
- Total. . . . fr. 86116776
- Le portefeuille titres électriques est réparti sur
- rÉclairage "Électrique
- "Editions
- Radioactivité, Ions, Électrons
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- carré de 136 pages
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- Suppléi.
- L’Eclairage Eiectriqti
- ij5
- vingt affaires diverses. Parmi les compagnies dans lesquelles la Banque est le plus intéressée il convient de citer lu Société allemande transatlantique d'électricité (7073 actions), l'Unione italiana truways elet-Irici, à Gênes (192/40 actions), les usines électrochimiques de Bittcrfed (5 1/2 millions de mark), les Usines do transmission de force à Ilheinfelden (34io actions de 1000 M.), la Compagnie barcelonaise d’électricité (ioojo actions de 5oo pesetas).
- ADJUDICATIONS
- Australie.
- Le 4 janvier 1908, Postinaster General, Melbourne, fourniture d’appareils téléphoniques.
- AfTRicirr.-ITovGRiE.
- Adjudication d’une fourniture de charpentes métalliques. — Il sera procédé, le fiï septembre 1907, à la K. K. Staatsbahndirekfion de Innshruck, à l'adjudication de la fourniture et montage de charpentes métalliques destinées au bâtiment des Douanes à Salzbourg.
- Poids approximatif : 4o tonnes ;
- On doit adresser les offres à la Direction précitée ;
- Adjudication il’une fourniture de métaux. — Il sera procédé, le 20 septembre 1907, à la K. K. Staatsbahn-direktion à Yillach, à l'adjudication d’une fourniture de fonte, d’acier fondu, de cuivre, fils de fer, tuyaux et accessoires pour locomotives.
- On doit adresser les offres de soumission à la Direction précitée.
- Belgique.
- Prochainement, Bourse de Bruxelles, adjudication d'appareils d’éclairage pour signaux lixes nécessaires au service des voies e.t travaux des chemins de fer de l'État.
- Le 25 septembre 1907, Société Nationale des chemins de 1er vicinaux, rue de la Science, 1/1, à Bruxelles, ouverture publique des soumissions pour la construction de la section de Fontainc-l'Evêque (station) à Anderlues (station) du chemin de fer vicinal de Chapellc-lez-IIerlaimont à Anderlues.
- Montant du devis,.62 7G4 fr- 5o. — Cautionnement, G 000 francs.
- Les soumissions devront être adressées «à M. le directeur général par lettres recommandées remises à la poste au plus tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication.
- Les entrepreneurs pourront prendre connaissance des plans, cahier des charges, devis, etc., au siège delà Société Nationale (ae direction) et chez M. Simon, ingénieur provincial, rue de la Biche, 19 bis, à Mous, à partir du 26 août.
- Le cahier des charges sera délivré au prix d'un franc par exemplaire.
- Chili.
- Adjudication d'une fourniture de wagons. — II sera procédé, le 23 septembre 11)37, à la Direccion General
- de Ios Fcrrocarriles del Estado, à Santiago, à Xadjudication de la fourniture de 700 wagons à châssis emboutis, de modèles différents, d’une capacité de 20 tonnes métriques, destinés à Yalparaiso et Talcu-huano.
- Cautionnement: $ 200 par wagon.
- On doit adresser les offres de soumission à la Direction précitée.
- T.e il‘r novembre 1907, Direction des Ports et Phares d'Alexandrie, adjudication, par voie de soumissions cachetées, de la fourniture et installation du matériel et outillage électrique de chargement et déchargement du port d’Alexandrie.
- Cette fourniture comprendra :
- Cinq grands transbordeurs, mobiles sur rails, d'une force de 4 tonnes ;
- Sept petits transbordeurs;
- Six grues mobiles d’une force de 4 tonnes ;
- Trente-six grues mobiles d’une force de 2 tonnes;
- Vingt-cinq cabestans pour remorquage des wagons.
- Ainsi que les accessoires nécessaires an fonctionnement des appareils, la mise en place des canalisations et la construction et installation d une Station centrale générale d’électricité.
- Enfin, six transbordeurs à charbon, actuellement en service et actionnés par la vapeur seront transformés et disposés pour pouvoir employer la force électrique. Le remplacement de leur moteur fait partie de cette adjudication.
- Cautionnement : 1/20 du montant total de l'offre.
- Cahier des charges : 3, rue Feydeau, Paris.
- Le 16 septembre, à 2 heures et demie, Direction des forges de l’artillerie, 2, avenue de Saxe, à Paris, fourniture de 120000 kilogrammes de laiton cil fil.
- Grande-Bretagne.
- Le t fi septembre, County Council, à Bishops Slort-ford, fourniture et montage d'une machine moteur à gaz, machines-pompes, etc.
- Le gouvernement italien vient de décider de faire procéder à une adjudication internationale pour la fourniture de voitures et wagons de chemins de fer, à concurrence de 28 millions de lires.
- P o RT u g au.
- Adjudication pour la construction d’art chemin de fer. — Il sera procédé, le 27 septembre 1907, à la Dirccçâo fins Cauiinhos do Minhoe Duro, à Oporlo, à ïadjudication pour la construction d’an chemin de fer de Eslre-moz-Sousel-Fronteira-Aller do Chào-Portalegre-Castello de Yide-Carceres.
- Cautionnement : 900 milreis (1 tnilreis • 5_fr. 60 environ).
- On doit adresser les offres à la Direction précitée.
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- Snpplér
- BIBLIOGRAPHIE
- Wie Stellt man Projekte, Kostenanschlàge und Belriebskostenberechinungen lür elek-îrische Licht und Ktaftanlagen au/, par Fr.
- lion). — Prix : T),5o marks.
- Ce livre comprend trois parties principales : 1. Étude générale des projets et devis. — II. Calcul des frais d'exploitation et des revenus probables. — III. Prix moyens (devis approximatifs).
- L’auteur a établi dans ce traité, dont le succès accuse bien la valeur, toutes les conditions des projets d'cc.Iairage et de transport de force, telles qu elles se présentent le plus souvent à l’ingénieur. Les questions du même ordre ont été successive-, ment étudiées pour les divers projets et bien que cela soit justifié parleur analogie même, on peut se demander tout au moins s'il n'eûl. pas été préférable de séparer complètement les deux catégories de projet. Quoiqu'il en soit, les lecteurs trouveront dans ce traité une grande abondance de documents de toute nature et de très utiles renseignements pratiques.
- Eiektroœechanische Anwendungen, par S.
- le texte- — J.-A. Barth, éditeur, Leipzig, 1907. — Prix : broché, 30 mark?; relié, ai marks-
- Recueil descriptif des multiples applications des moteurs électriques à la commande des machines-outils, pompes, compresseurs, ventilateurs, métiers à tisser, machines à papier, etc., etc. L’auteur a groupé et comparé les diverses solutions adoptées dans chacun de ces cas par les grandes sociétés de constructions électriques.
- J. D.
- Lezioni elementari di correnti alternate, par Dr P. Barreca. — In-12 de 337 pages avec 174 figures. —
- Petit traité dans lequel l'auteur a exposé d une façon claire et en ayant très judicieusement recours aux méthodes graphiques, la théorie du courant alternatif, celles des générateurs et moteurs et quelques-uns des problèmes des distributions polypha-
- J. D,
- J. D.
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- Tome LU.
- Samedi 21 Septembre 1907. 14* Année. — Nc 38.
- L’Eclairage Electrique
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Électriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- Pages
- GUILBERT (C.-F.). — Relevé des caractéristiques en charge des dynamos et moteurs (fin)- - . 3yf>
- KENNARD (E.-G.). — Prix comparatif de la lumière du gaz et de l'électricité (fui)................/jo6
- GERMAIN (L.). — Les wagons-grues.........................................:.......................£ii
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Sur les mouvements de l’éther produits par les collisions d’atomes, par Lord
- Kixvis......................................................................................4i5
- Génération et Transformation. — Étude des dimensions, poids et prix des alternateurs, par W. Giïap-
- Traction. — Nouveaux systèmes de traction- électrique par courants alternatifs, par Sahülka...... 4^5
- Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — 1. — Sur la production d’ondes pour la téléphonie
- II. — Dispositifs pour la production d’oscillations continues de haute fréquence au moven de courant continu de haute tension, par A. Blondel.............................................43o
- Bibliographie........................................................................................ 43a
- NOTES ET NOUVELLES
- Les autobus à Ncw-ïork...........................................
- Les tramways de l’Anègc et de la Ilaule-Garonne..................• .
- Télégraphie sans fil.............................................
- Eclairage électrique des trains. . . ._........................
- Commerce (les automobiles aux Eluts-Lnis. . . . . . ...
- 3oc‘ Assemblée générale de f I nion des centrales électriques américaines.
- Enseignement technique.................• • • • • • • _ •
- Renseignements commerciaux. — Adjudications. — Chronique financière.
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- Supplément à L'Eclairage Ëteclriqae du
- Septembre 1905
- NOTES ET NOUVELLES
- TRACTION
- Les autobus à New- York.
- Dans le Street Railway Journal du 27 août 1907, se trouve une intéressante description des autobus à essence qui viennent d'être mis en circulation à New-York pour assurer le service de la cinquième
- Ces autobus sont au nombre de quinze et possèdent une transmission mécanique ; ils sont semblables à celui rnis à l’essai depuis un an sur le même parcours.
- Ce premier autobus, du systèmede Dion-Bouton, a donné entière satisfaction, et dans aucun cas il n’a été mis hors de service par de légères pannes, telles que ressorts de soupapes cassés, vis de contact. pour l’allumage détérioi’ées, etc., qui ont été réparées sur le champ. Il n’v eu à faire aucune réparation à l'embrayage, aux freins, etc., et tous les engrenages du changement de vitesse ne présentent qu’une très faible usure. I.e graissage s’est fait toujours régulièrement et sans demander aucune attention de la part du conducteur. Le roulement de la machine est suffisamment doux, et elle ne cause aucun trouble sérieux dans les passages'fréquentés.
- Quatre vitesses 11e sont pas nécessaires pour le profil du trajet suivi, et trois suffiraient largement.
- T.es bandages, bien qu'ayant une section trop faible, ont bien résisté, grâce sans doute à la souplesse des ressorts, qui ont réduit beaucoup les chocs sur ces bandages. L’entretien du moteur et de la boîte
- de changement de vitesse est très aisé, grâce à l'ae-ccssibilité des organes et à leur facilité de démontage ; toutes les pièces subissant une usure sont trempées avec le plus grand soin. Le châssis de ces autobus est en frêne, renforcé avec des cornières en acier sur les deux côtés, avec des entretoises en tube d’acief, de manière à avoir une grande rigidité latéralement, et une certaine flexibilité verticalement ; les ressorts sont très longs.
- La caisse, facilement démontable, est du type « London F.oad Car » et comporte 16 places à l’intérieur et 18 à l’impériale ; la ventilation s’opère au moyen de petites ouvertures spéciales placées au-dessus des fenêtres ordinaires.
- I.e moteur de 24 IL P. a 4 cylindres de io5xi3o millimètres, les soupapes d'admission sont automatiques, l’allumage est à bougies, avec distributeur à haute tension et bobine sans tremblent*. La circulation d’eau est assurée par une pompe commandée par flexible ; le carburateur automatique est muni d’un réchauffeur d’eau chaude. Le radiateur est du type nid d’abeille. Le graissage général du moteur est effectué par -une pompe spéciale, ce qui limite beaucoup la consommation d’huile; la seule perte d'huile est due à la carbonisation dans les cylindres.
- Le changement de vitesse'est à train balladeur : grâce à la réduction de vitesse réalisée par l’emploi de pignons engrenant intérieurement avec les tambours des roues motrices, ses engrenages sont relativement réduits. Le graissage des engrenages est assuré par une pompe à huile, semblable à celledu moteur, qui distribue de l’huile à tous les paliers, et ali-
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- mente aussi un tuyau placé au-dessus de l'arbre des engrenages et parallèlement à cct arbre- Ce tuyau est muni d’ouvertures convenables de manière à graisser chacun des engrenages (’).
- La conduite de la machine est très aisée ; les organes de iinuucuvre sont les mêmes que dans les automobiles actuelles, la pédale de frein servant également au réglage de l'admission. Lcmhrayage, à un seul disque et entièrement métallique, est très progressif et permet de démarrer directement en grande vitesse. Le poids de l’omnibus est de 36oo kilogrammes à vide et de tîooo kilogrammes en charge. •
- Le moteur tournant normalement à une vitesse de i ooo tours, la vitesse est de 20 kilomètres à l’heure environ ; elle peuLalteindre a5 kilomètres à l'heure.
- Les tramways de l’Ariège et de la Haute Garonne.
- Le Journal Officiel du 3 septembre publie les deux décrets suivants :
- 1 . .
- Articj.v: premier. — Le département de l’Ariège est autorisé, conformément à la délibération susvisée du conseil général, à emprunter, à un taux d’intérêt qui ne pourra dépasser 3,80 %> une somme de 1 O96 728 fr. fio, remboursable en quarante-sept ans à partir de 1908, et applicable aux frais d'établissement d’un réseau de tramways dit réseau des vallées de la T.èze et de l’Ari/e, déelarJ d’uliJité publique par un décret en date du (> août 1907.
- dot. emprunt pourra être réalisé, soit avec publicité cl concurrence, soit de gré à grc, soit par voie
- motive électrique à grande vitesse de la maison Siemens et
- XXXVIII, ï»g^45i.)? '} ^ ^
- de souscription avec faculté d'émettre des obligations au porteur ou transmissibles par endossement, soit auprès de la caisse des dépôts et consignations, do la caisse nationale des retraites pour la vieillesse ou de la Société du Crédit foncier de France.
- Les conditions des souscriptions à ouvrir ou des traités à passer de gré à gré seront préalablement soumises à l'approbation du ministre de l'Intérieur.
- Art. 2. — Le département de l’Ariège est également autorisé à s'imposer extraordinairement, pendant quarante-sept ans, à partir de 1908, T) centimes additionnels auprincipaldes quatre contributions directes, pour en affecter le produit concurremment avec la subvention allouée par l'Ktal en exécution de la loi du ti juin 1880 tant au service des intérêts et au remboursement do l’emprunt de 1 bpb 728 fr. 5o autorisé par l’article if'r ci-dessus qu’au payement des annuités dues à la compagnie rétroccssionnaire du réseau précité pour l’amortissement de sa part contributive aux frais d’établissement de ce vé-
- Art. 3 - Le département de l’Ariège est autorisé, conformément à la délibération susvisée du conseil général, à emprunter à un taux d’intérêt qui ne pourra dépasser S^oV^uiie somme de 2 nS't ~5o francs remboursable en quarante-sept ans, à partir de 1908, et applicable aux frais d’établissement d'un réseau de tramways dit réseau du Sainl-Gironnais déclaré d’utilité publique par un décret en date du 6 août
- 1.907-
- ( let emprunt pourra être réalisé, soit avec publi-• cité et concurrence, soit de gré à gré, soit par voie de souscription avec faculté d’émettre des obligations au porteur ou transmissibles par endossement, soit auprès de la caisse des dépôts et consignations, de la caisse nationale des retraites pour la vieillesse ou de la Société du Crédit foncier de France.
- Les conditions des souscriptions à ouvrir ou des
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- traités à passer de gré à gré seront préalablement ' soumises à l'approbation du ministre de l'Intérieur.
- Art. 4- — Le département de l'Ariège est enfin autorisé à s’imposer extraordinairement pendant quarante-sept ans, à partir de 1908, T» centimes 80 centièmes additionnel-s au principal des quatre contributions directes pour en affecter le produit con-
- exécntion de la loi du 11 juin 1880, tant au service des intérêts et au remboursement de l'emprunt de 2 o34 760 francs autorisé par l'article 3 du présent décret qu’au payement des annuités dues à la compagnie rétrocessionnaire du réseau désigné dans cet article précité pour l'amortissement de sa part contributive aux frais d’établissement de ce réseau.
- Art. 5. — Les impositions extraordinaires autorisées par les articles 2 et 4 ci-dessus seront recouvrées indépendamment des centimes extraordinaires dont le maximum est fixé, chaque année, par la loi de finances en vertu des lois des 10 août 1871 et 3o juin 1907.
- Il
- Article premier. — Le département de la Haute-Garonne est autorisé à emprunter, à un taux d intérêt qui ne pourra dépasser 3,75 °/0; une somme de 269760 francs remboursable en cinquante ans à partir de 1908, et applicable aux dépenses d'établissement des prolongements jusqu’aux limites du département de l'Ariège des tramways de Toulouse à Saint-Sulpice, de Lezal et de Carbonne à Montes-quiou, lesdits prolongements déclarés d'utilité publique par un décret en date du 6 août 1907.
- Cet emprunt pourra être réalisé, soit avec publicité et concurrence, soit de gré à gré, soit par voie de souscription avec faculté d’émettre des obligations au porteur ou transmissibles par endossement, soit auprès de la caisse des dépôts et consignations, de la caisse nationale des retraites pour la vieillesse ou de la Société du Crédit foncier de France.
- Les conditions des souscriptions à ouvrir ou des traites à passer de grc à gré seront préalablement soumises à l’approbation du ministre de l’Intérieur.
- Art. ü.—Le département de la Haute-Garonne est également autorisé à s'imposer extraordinaire-mentpendant cinquante ans, à partir de 1908, 16 centièmes de centime additionnels au principal des quatre contributions directes pour en affecter le produit concurremment avec la subvention allouée par l’Etat en exécution de la loi du 11 juin 1880, tant au service des intérêts et au remboursement de l'emprunt de 249700 francs autorisé par l’article Ier ci-dessus qu’au payement de l'annuité due à la société rétrocessionnaire des prolongements de tramways précités pour l’amortissement de sa part contributive aux frais d'établissement de ces tramways.
- Cette imposition sera recouvrée indépendamment
- des centimes extraordinaires dont le maximum est fixé, chaque année, parla loi de finances, en vertu des lois des 10 août 1881 et 3o juin 1907.
- Il est question d'appliquer le courant triphasé au service de la ligne de Linarès à Alméria en Espagne, sur une longueur de s4o kilomètres environ ; la station génératrice à vapeur serait installée à Santa Fé, .et la tension admise serait de 5 5oo volts.
- 11 n y aurait ainsi aucune sous-station. La puissance normale des locomotives triphasées serait de 320 II. P. et pour le service régulier l’on aurait recours à la double traction, sauf pour les trains légers. Le poids des trains est prévu de i5o à 3oo tonnes, et la vitesse normale atteindrait 3o kilomètres à l’heure.
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- Sur la transmission des dépêches pendant le jour.
- M. Fesscnden vient de faire connaître après trois mois d’essais les résultats satisfaisants qu’il a obtenus dans la transmission des dépêches pendant la journée au moyen d‘un système d’émission différent de celui employé précédemment.
- Ce système, qui apermis de réduire eonsidcrable- ment la puissance nécessaire auparavant, a été essayé entre Brant Rock (Mass.) et West Indics, sur une distance sensiblement égale à celle entre New-foundland et l’Irlande.
- Le P1' Fessenden en conclut que la possibilité d'échanger des radiotélégrammes à travers l’Allanti-que pendant le jour ne fait plus aucun doute.
- Ce nouveau système donne de moins bons résultats la nuit que l'ancien, mais est aussi efficace le jour que la nuit. Des mesures grossières ont montré que les signaux faiblissaient un peu au-dessus de 2 4oo à 3 noo kilomètres, mais étaient cependant perçus plus facilement qu'avec l’ancien système.
- La télégraphie sans fil vient d'être appliquée à un des grands paquebots de la flotte marseillaise.
- Des expériences ont été faites entre le paquebot Ile-de-France, des Transports maritimes, et le poste de la tour Eiffel. Des dépêches ont été échangées sur la situation au Maroc, et les communications her-ziennes ont très bien fonctionné.
- Etant donné ce résultat, Y Ile-de-France a pris une communication avec le poste situé à Agde, à 196 kilomètres de Marseille, appartenant au service de la marine.
- Plusieurs dépêches ont été échangées de part et d’autre à la plus grande satisfaction des expérimentateurs. \J Ile-de-France, qui est destinée à faire une croisière en Finlande et en Norvège, organisée par
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- M. TCd. R ray a effectué sur les trains du Western Ry, en Amérique, les essais de trois systèmes d'éclairage électrique savoir : commande de la dynamo par une machine à vapeur et une turbine dans le fourgon à bagages ; commande de la dynamo par un axe des voitures et enfin alimentation directe par des accumulateurs chargés à des postes fixes de charge et de visite. Le Pr Jackson, a présenté un rapport sur le premier système. Une turbine à vapeur de 20 kilowatts, système Curlis, fut chargée à té kilowatts sur le parcours, de Deuverà Chicago, a consommé f\ 1 kg. vapeur de 4,6 ohm par l\. W. II. Pendant la nuit où la charge fut réduite à 5 kilowatts, la consommation de vapeur atteignit 72 kg. par K. \V. fl. Malgré la consommation élevée, eu égard à celle de la machiné à vapeur, — une machine à vapeur Westinghouse a consommé dans les mêmes conditions 34 et 5s kg. vapeur par K. W. 11. —Jackson recommande cependant l’emploi de turbines, à vapeur eu raison de tous ses autres avantages. La consommation de vapeur de la turbine pendant le voyage indique plus haut correspondait seulement à 3 de la quantité d'eau fournie pendant le même temps à la chaudière de la locomotive.
- DIVERS
- Commerce des automobiles aux Êtats-
- T)ur;mt l'année fiscale 1906-1907 qui vient de s’écouler, le commerce générai des États-Unis a enre-
- gistré un mouvement d'automobiles s’élevant à une valeur de plus de 10 millions de dollars, dont 5 i/a millions de dollars représentant l’exportation de ces machines et 4 1/2 millions de dollars leur importation. Il faut ajouter à ces 5 1/2 millions de l’exportation inoooo dollars représentant la valeur des automobiles expédiées à Porto-llico, 160000 et ôooo dollars pour la valeur de celles exportées respectivement à Hawaï et aux Philippines.
- T,e commerce d’automobiles avec l'étranger est en croissance marquée, surtout en ce qui concerne l’exportation. La valeur des exportations d’automobiles ou de parties d’automobiles était en 1903 d’un peu moins de 1 million d° dollars; en iqo3 de 1 1/4 million: en 1904 de 1 3/4 million; en 1906 de 2 1/2 millions; en îyoG de 3 1/2 millions et en 1907 de 5 1/2 millions de dollars.
- Ce n’est que depuis les deux dernières années que l'importation de ces machines est assez considérable pour que le Bureau des statistiques ait jugé utile de le faire figurer dans une catégorie spéciale. La valeur des automobiles importés a été en 1906 de 3 millions 844ooo dollars et celle des parties d’automobiles de 4ooooo dollars. Un 1907 celle importation atteignait respectivement les chiffres de 4o4f 000 et 801 000 dollars, il semble donc que le commerce d’exportation l'emportera dans l'avenir sur celui d'impor-
- Los machines importées en 1907 provenaient delà France (environ pour 3 millions de dollars), du l'Italie (un peu moins de 1/2 million de dollars) et le restant partagé à peu près également entre l'Angleterre et l’Allemagne.
- Des 5 1/2 millions de dollars représentant l'exportation d’automobiles en 1907, environ 1 1/2 million ont été envoyés dans le Royaume-Uni; un peu plus de 1 million au Canada ; un peu moins de / million au Mexique; \j2 million en France; i/4 de million en Italie.
- Le commerce d'exportation d'automobiles voie de grande, progression, comme le témoigne le tableau suivant des exportations de cet article en 1906 cl 1907: -
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- Supplément à L’Eclairage Electrique du 21 Septembre 1907
- Environ le quart des automobiles exportés des Etats-Unis est expédié dans des rontrées où il n'existe pas de chevaux, entre autres en Chine, an Japon et dans les tropiques. On constate aussi que près de la moitié des 2 1/2 millions de dollars représentant l’exportation de ces machines en Angleterre en jyofi, a été envoyée vers les tropiques et l'Orient.
- Les Etats-Unis occupent Le second rang parmi les pays exportateurs d’automobiles; ils ne sonl dér passés que par la France. i.) après les statistiques les plus récentes de France, qui datent de iqo5, on constate que l’exportation totale de cet article dans ce pays s’est élevée durant l'année précitée à 19400 564 dollars, so décomposant comme suit (V. tableau suivant).
- L’exportation totale de l'Allemagne durant cette môme année, s’est élevée à 3977000 dollars, dont 3 3y7 000 dollars représentant des automobiles pour
- voyrageurs, et 58o 000 dollars des machines pour le transport des marchandises. Cette exportation s'est dirigée : vers l’Angleterre, pour une valeur de r million 157000 dollars; vers la France, pour 821000; vers I Autriche-Hongrie, pour 6o5 000, cl vers la Belgique pour 3oo 000 dollars.
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- Les statistiques les plus récentes concernant l exportation des uutomohilès en Angleterre sont de 1906, et établissent que l’exportation s’est élevée dans ce pays, durant cèlle année, à 2 /|io85g dollars. La plupart des maebiues ont été envoyées aux possessions ou colonies anglaises: vers l’Australasie, 434480 dollars; vers la Mouvelle-Zélaude, 3o3g28; vers Bombay, 290447, et vers les Etats-Unis, 177661 dollars.
- Les exportations d’automobiles de l’itaîie se sont élevées en 1905, à 70/1 000 dollars, dont 4o6 000 à
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- Supplée
- L’Éclairage Electriqn
- destination de la France et 168000 aux Flals-Unis.
- On estime que la valeur totale des automobiles figurant dans le commerce international atteint maintenant 35 millions de dollars par an, et que cette valeur progresse avec une grande rapidité.
- La Société Technique Impériale Russe organise dans ses locaux, en décembre iyo-, une Exposition Internationale d’Appareils modernes d'éclairage et de chauffage qui durera environ deux mois. Le but de cette exposition est de montrer l’état actuel de la production des appareils de chauffage et d’éclairage, de faire connaître ces appareils au public, et d’en déterminer la valeur relative. Un congrès de spécialistes est projeté à l’époque de l’Exposition pour étudier certaines questions qui s’y rapportent.
- L’Exposition comprendra : des appareils d’éclairage à gaz, à pétrole, à acétylène, à gasoline, à l’électricité, etc. ; des appareils de chauffage portatifs de tous genres, tels que : cuisines, chaufferettes, etc.; divers appareils de sécurité contre les accidents causés par les appareils d’éclairage et de chauffage ; enfin des appareils de mesure — compteurs à gaz, électricité, etc., photomètres, etc.
- Si les exposants le désirent, les objets exposés seront soumis à l’expertise d’un jury qui sera composé en partie de personnes élues par les exposants eux-mêmes. Des médailles offertes par l’État, des diplômes d’honneur de la Société Technique et d’autres sociétés seront décernés aux meilleurs objets exposés. La liste des membres du Jury et les prix qu’il aura attribués seront soumis à la ratification de M. le Ministre du Commerce et de l’Industrie.
- Les objets expédiés à l’Exposition jouiront sur les chemins de fer russes et étrangers (allemands, français, autrichiens et belges) d’un tarif spécial: ils jouiront de la franchise du transport, à leur retour
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- en payant le tarif ordinaire pour le transport à l’Exposition.
- Les objets de provenance étrangère jouiront de la franchise douanière. Les droits de douane dont ils auront etc frappés à leur entrée seront restitués à leur sortie, à condition que la sortie s’effectue dans le délai d’un mois après la clôture de l’Exposition.
- En dehors du Congrès mentionné plus haut, la Société Impériale Technique Russe a l’intention d’organiser à l’Exposition une série de conférences techniques et scientifiques sur les questions d’éclairage, accompagnées d’expériences et de démonstrations.
- Des renseignements détailles peuvent être demandés à la Société Impériale Technique Russe, Comité de l’Exposition Internationale d’appareils modernes d'éclairage et de chauffage (Saint-Pétersbourg, Pan-tclcimonskaya, a).
- 30 Assemblée générale de l’Union des centrales électriques américaines.
- Extrait des rapports présentés à cette assemblée.
- Usines centrales. — Le nombre des nouvelles centrales établies, en 190C, aux États-Unis, s’élève à 3oo. Le nombre total atteint ainsi 4 902, dont le capital s’élève à 6a5 millions de francs environ.
- Les distributions les plus nombreuses sont celles à a X 120 volts avec des lampes de 16 a5 bougies. L’extension des lampes à filament métallique présente encore quelque difficulté par suite de la fragilité du filament (lampe Wolfram) et de l'intensité lumineuse assez élevée; cependant en raison de la moindre sensibilité qu’elle présente aux variations de tension en comparaison des lampes à filament en charbon, elles paraissent avoir une préférence marquée dans les nouvelles installations. A côté des lampes à arc, la lampe magnétique se répand de plus en plus dans l’éclairage public. Ses avantages sont : consommation
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du 21 Septembre 1907
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- réduite, meilleure répartition de la lumière, plus longue durée de service; comme inconvénients : formation assez importante de fumée et de cendres, manque de constance de l’arc, nécessité d’un courant d’air artificiel. La tension utilisée aux arcs est de 65 à 68 volts avec 4 ampères, la tension nécessaire aux lampes, y compris la résistance en série est de 85 volts; le facteur de puissance est assez, bas par suite de l’emploi de transformateurs en série pour l’intensité constante, environ 0,6 à 0,7. Parmi les lampes à mercure, on trouve la lampe Coopcr Hewitt ; l’em-
- ploi de la lampe Bastian, particulièrement en Europe, se généralise de plus en plus; de mémo pour la lampe Moore à vide.
- De même le nombre des appareils de chauffage a presque doublé dans la dernière aimée etl’on trouve de nouvelles et nombreuses applications dans les petits métiers.
- Parafoudres. —Le rapporta porté sur 169 usines d'une puissance totale de 4o8 000 kilowatts, dont 34 à courant monophasé, 49 à courant diphasé, et 80 à courant triphasé.
- Nombre des accidents aux parafoudres.
- Le tableau I se rapporte aux accidents groupés en 3 catégories: classe A, aucun dommage causé à la centrale ; classe B, dommage limité aux para-foudres ; classe C, dommages graves aux machines.
- La tension de distribution de ia5 usines (de 169 contenues dans le rapport) est de 2 36o volts à 60 périodes.
- La plupart des parafoudres sont du système Warts, les parafoudres à cornes sont peu employés.
- Essais effectués au moyen d’un photomètre du BUNSEN POUR DÉTERMINER A QUEL NOMBRE DE PÉRIODES I.E PAPILLOTEMENT DES LAMPES DISPARAIT.--LeS résultats
- sont consignés dans le tableau suivant.
- 'f A13 L L’A U
- DISTANCE
- ÉCLAIREMENT ]N. DE PÉRIODES
- 2,060
- 3,67
- 0,29
- 37-4
- 39.3
- 32,0
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- A de plus hautes intensités lumineuses, et une dislance de o,5 ni. la limite supérieure atteint. 66 pc-
- Hconomif, des installations a gaz. — Le rapport indique les rendements thermiques suivants pour le gaz et la vapeur :
- Puissance du moteur synchrone en H. P.
- Kx. : Amélioration du facteur de puissance, 600,70 à 0,90. La colonne horizonlalco,70 croise la colonne verticale 0,90 sur le chiffre 5a qui donne la puissance du moteur synchrone par too TL P. de puissance aux machines qui permettra d’en élever le facteur de 0,70 à 0,90.
- Les frais annuels d’exploitation pour une installation de 5oo kilowatts eu marche ininterrompue (8760 K. \Y\ H. par kilowatt).
- TABLEAU
- ''ACTEUR DE CHARGE
- Les dépenses sont représentées par 65o fs environ pour la vapeur et .675 fs environ pour le gaz par kilowatt. Pour une installation de 1 000 kilowatts les frais sont pour un service à pleine charge (sans intérêt et amortissement) 56o fs pour la vapeur et 36o fs pour gaz; à demi-charge 38o fs contre 280 et à quart de charge a4o fs contre 240. L’avantage économique des installations à gaz (tous 1 uoo kilowatts) est surtout rccl pour de hauts fadeurs de puissance.
- Amélioration du facteur de puissance par moteur synchrone. La relation entre la puissance du moteur synchrone en K. V. A. et l’amélioration dn facteur de puissance est donné dans le tableau suivant par 1 000 kilowatts de puissance aux machines :
- 378186, du 27 mai 1907. — Artom. — Système évitant la rotation des antennes dans un poste de télégraphie sans fil.
- 378187, du 27 niai 1907. — Artom. — Système de télégraphie sans fil.
- 678242, du 29 mai 1907. — Assi. — Récepteur pour la télégraphie sans fil.
- 37820/1, du 28 mai 1907. — Pifue. — Dispositif de réglage pour moteurs électriques.
- 37826.4, du 3o mai 1907. -- Société Electro-Dynamic.— Perfectionnements aux machines dynamoélectriques.
- 378269, du 3o mai 1907. — Pifre. Démarrage des moteurs électriques.
- 378806, du 22 avril 1907. — I)e Torley. — Procédé de fonctionnement des pries primaires.
- 3786(6, du mai 1907. — Chauvet. —Auto-rcgulalenr des machines dynamos.
- 378152, du 24 mai 1907. — Société Française des Procédés J -L. Routin. Régulateur automa-
- 878285, du 29 mai 1907. — Matzka et Timmermann. — Fiche de sûreté.
- 378270, du 3o mai 1907. — Netzeb.vkd. — Ressort de contact.
- 378360, du i3 mai 1907. — Yarnell. — Transmission télégraphique.
- 87841/1, du 4 juin 1907. — TIaar. — Télégraphe imprimeur.
- Voitures Électriques
- Stations Centrales U L I M 7
- Éclairage des Habitations
- BUREAUX ET USINE:
- 27, Rue Ca.vé, à LEVALLOIS
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- Supplément à L’Ëciairagc Rïectriqu
- 378490, du 5 juin 1907 —• Marinier. — Protecteur applicable aux récepteurs téléphoniques.
- 37833t, du i3mai 1907.— Margulls. — Plaque à grande surlace.
- 378.555, du 27 mai 1907. — HF.yi.ANn. — Machine électrique avec réglage automatique.
- 3784^4, du 3 juin 1907. -— Société Felten et Gcit.i.eaume Lahmeyeryvcrke. — Moteur.
- 378442, du 4 juin 1907. — InvisG. • Moteur élec-
- 378017, du 6 juin 1907. - Saiiulka. — Système d’actionncment pour véhicules automobiles.
- 378 433, du 3 juin 1907. Voei.kkr. — Réglage des courants électriques.
- 378 434, du 3 juin 1907. — Yoei.kf.ii. — Résistance électrique.
- 3jS 4313, du 3 juin rgoj. — Société Westinghouse. — Protecteurs pour circuits électriques.
- 378480, du 5 juin 1907.— Société Alluemkine Flectrigi i \ts G, — Dispositif pour couper et rétablir les circuits.
- 378532, du 6juin 1907. —Laprson. — Interrup-
- 378 482, du 5 juin 1907. — De Ferrante — Four électrique.
- 378/483, du 5 juin 1907. — De Ferranti. — Perfectionnements aux fours électriques.
- 378789, du la juin 1907. — Jaiir. — Réecp-
- 3785'34, du 10 ruai 1907. — Société Felten et (jUILI.eaijme Lahmeyerwerke. — Moteur à répulsion.
- 378593, du 7 juin 1907.— Savrf.ux. —Combinaisons d'accumulateurs.
- 378(123, du 28 juin 1907. — Pifre. — Dispositil de commande et de réglage pour moteurs.
- 3780C5, du 10 mai 1907. — Piungle. — Perfectionnements à la suspension des fils, câbles, etc.
- 378608, du 16 août 1906. — Desgeorge. — Appareil électrique pour le chauffage ou l'allumage.
- 37864*, du 8 juin 1907.— Canello. —Machine à calciner les filaments employés dans la fabrication des lampes électriques.
- ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
- A la suite des examens de sortie de l'École spéciale des Travaux Publics, du Bâtiment et de l’Industrie, ont été déclarés aptes à remplir les fonctions d'ingénieur des travaux publics : M.M. Caby, Peduzzi, Denizot, Chambris, Guérincau, Médau, Contavellis.
- Les examens d’admission pour la session 1907-1908 auront lieu du 29 septembre au 6 octobre — Ouverture de la session le lundi 7 octobre.
- Les élèves sortant de Y École Polytechnique dont les
- noms suivent, sont nommés ingénieurs ordinaires de 3r classe :
- Au corps des mines : MM. Daum, Painvin, Plane, Thiberge et Chapellon.
- Au corps des ponts et chaussées: MM. Cambour-nac, Galatoii’ô-Malégaric, Mathieu, Méchin, Favîcrc, Notté, Thimei, Guillaumain, de Marliave, Picard, Claudon et Colson.
- RENSEIGNEMENTS COMMERCIAUX
- Cuivre. — Les arrivages de métal do l'Amérique du Nord se sont élevés pendant le mois d’août à 16006 tonnes, ceux d’Espagne et de Portugal à 2 p4o tonnes, ceux d'autres pays à 499) tonnes, les affrètements du Chili à 2400 tonnes et ceux d’Australie a 3 45o tonnes. Durant ce même mois, les approvisionnements ont été de 29787 tonnes et les livraisons de 28474 tonnes. Les approvisionnements visibles ont donc augmenté de 12 tonnes depuis le iô août et de 1 3i3 tonnes depuis le 3i juillet. Pas d expéditions de cuivre Standard de Liverpool et Swansea vers l’Amérique.
- \ oici la statistique comparative publiée par MM. Merton et CW
- Les approvisionnements et les délivraisons ont été
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- Supplée
- L’Eclairage Electrique du ai Septembre 1907
- La Compagnie Tiliuel Salee vient de découvrir en "République Argentine un grand filon de minerai de cuivre qui doit donner un rendement de i4ooo tonnes, ayant une valeur marchande de 1 4<>oooo livres sterling. Les essais effectués dans les ateliers de la Compagnie du chemin de fer du Pacific sur un fragment de minerai ont donné un rendement de 20 70 de cuivre pur.
- Le gisement se trouve dans les terrains plats de la pampa centrale et non en montagne, ce qui facilitera son exploitation.
- Dans le courant do la huitaine le cuivre a perdu 5 £ à Londres et les prix actuels ne paraissent même pas très vigoureusement défendus. Les moindres velléités de relèvement sont vite paralysées par le marche américain.
- Russie.
- Société anonyme russe pour- le développement des moyens de transport e,l leur exploitation en Russie. — Sous ce titre il vient de se fonder une société ayant comme objectifs : i° l’achat, la vente, la location, la prise à bail de tous moyens de transport, tels que locomotives, wagons et voilures de chemins de fer et de tramways, automobiles, etc., destinés au transports de voyageurs et de marchandises ; 2° l’achat' l’affermage, la construction et l’exploitation de fabriques et d’usines pour la fabrication et ia réparation de tous genres de moyens de transport par terre et par eau ; 3° l'acceptation de tous engagements de transport en vue de l’exploitation du parc de wagons appartenant à la société ; 4° la participation à toutes autres entreprises similaires soit par voie d’acquisition d’actions ou d’obligations, soit par simple intervention financière sans acquisition d’actions ou d’obligations, ainsi que pour l’exploitation en commun, par des contrats spéciaux, de dépôts, d usinc3 et d’autres entreprises industrielles poursuivant des fins analogues ou non à celles de la société.
- Les fondateurs de la société sont M. Simon Landau, directeur de la Société autrichienne pour la construction et le développement des moyens de transport, et M. Alfred Straus, directeur de la Société allemande pour la location de matériel de chemins de fer. Le capital social de la société est fixé à 3 millions de roubles et se partage en trois séries d’un million de roubles chacune. La valeur nominale des actions est de 5oo roubles. Le premier, verse, ment de 56 % sur 1°- valeur nominale des aelions.de la première série devra être accompli endéans les six mois de la publication des statuts le solde da ns
- les deux ans. T/assemblée générale des actionnaires déterminera les conditions d’émission des deuxième et troisième séries d’actions, sur lesquelles le premier versement ne pourra toutefois pas être inférieur à 5o%.
- Après le versement entier du capital des trois séries d’actions la société pourra émettre des obligations pour une somme ne dépassant pas la valeur des immeubles appartenant en propre à la société, en aucun cas pour une somme supérieure à la moitié du capital social.
- BREVET A CÉDER
- Accouplement pour câbles.
- Brevet français S. fi. T), fi. 356 788 du 9 août igo5.
- Les propriétaires du brevet français ci-dessus, qui leur a été accordé pour « Accouplement pour câbles exposés à se rompre », seraient désireux de s’entendre avec des industriels pour la vente ou 1 exploitation de leur invention en France.
- Cet accouplement, particulièrement applicable dans le cas de câbles électriques, présente un résistance suffisante pour résister aux efforts normaux, mais cède dès que les forces de traction dépassent les limites tolérées. On évite ainsi la détérioration des appareils en circuit. L’accouplement des deux tronçons de câbles peut être rétabli à la main.
- Pour tous renseignements s’adresser à la Compagnie Internationale d'Électricité, 14 r, rue Lafayettc à Paris ou à l'Office International de Brevets d’invention, Jules llamal, 27, rue Nysten, Liège (Bcl-gique).
- ADJUDICATIONS
- Autriciie-IIongrie.
- Le 20 septembre, à la direction dû-chemin de fer du Nord, à Vienne, fourniture de 4i4 disques de roues pour wagons, 4 587 quintaux tôles carrées en acier pour chaudières de locomotives, 170 quintaux tôles rondes, 539 quintaux tôles bordées, 2 374 quintaux plaques en cuivre pour tôles, 1 209 quintaux id. courbées et bordées, 392a5o m. cts tubes bouilleurs, 167 quintaux essieux en acier pour locomotives et tenders, 1 5oo quintaux essieux pour wagons, 4 181 quintaux bandages de roues en acier pour locomotives et tenders, 2 tqo quintaux id. pour wagons, tendeurs avis, étoiles de roues et paires de roues pour wagons.
- Le 23 septembre, aux chemins de fer de 1 Etat autrichien, à Innsbruck, fourniture d’installations mécaniques pour les ateliers de Bischofshofen, Blu-denz et Rregenz.
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- Supplément à L'Éclairage Électrique du 2t Septembre 1907
- Belgique.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fourniture en 1908 de 34oo<> tonnes rails Yignole en acier du poids normal de 4oks'r,65o par m. cl. ; minimum des offres à présenter : 1 000 tonnes ; caut. 10 francs
- Prochainement à la Bourse de Bruxelles, fourniture en 1908 de rails on acier du profil de 5a kilogrammes par 111. et. : P1' et 2* lots, comprenant chacun des rails de 5m,96 à 18 mètres pesant ensemble 1 000 tonnes ; — 3e lot, rails de 5“,q6 à 9 mètres pesant ensemble 1 000 tonnes ; caut. 7 5oo francs par lot.
- Le 2 novembre prochain aura lieu, au gouvernement provincial, à Bruxelles, l'adjudication des travaux de mise à grande section du canal de Charleroi à Bruxelles entre les écluses nos a3 et 3i actuelles ; devis, 2 4i4 2i4 fr. 34 ; cautionnement, 120000 fr.
- Le 25 septembre 1907, la Société nationale des chemins de fer vicinaux fera procéder, en son local, rue de la Science, n° i4, a Bruxelles, à l’ouverture publique des soumissions pour l’entreprise de l'entretien et de l’exploitation des chemins de fer vicinaux de Matines à Aerschol et de Lierre à YYerchler. Les soumissions devront être adressées à M. le diy recteur général par lettres recommandées remises à la poste le 21 septembre, au plus tard.
- Le a5 septembre 1907, la Société nationale des chemins de fer vicinaux fera procéder, en son local, rue de la Science, >4, à Bruxelles, à l'ouverture publique des soumissions pour la construction de la section de Fontaine-FEvêquc-station à Ander-lues-station du chemin de fer vicinal de Chapelle-lez-Horlaimont à Anderlues. Montant du devis, 62 764 fr. 5o. Cautionnement, fi 000 francs. Les soumissions devront être adressées à M. le directeur général, par lettres recommandées remises à la poste au pins tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication.
- Le 2 octobre, à 11 heures, à la Société du canal et des installations maritimes, 5y, rue du Canal, à Bruxelles, installation de l'éclairage électrique au nouvel entrepôt dans les sous-sols du bâtiment principal et de sa succursale.
- Le 9 octobre, à 11 heures, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, i4, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section de Bilsen à Riempst du chemin de fer vicinal de Genck à Liège-Sainte-Walburge avec embranchement de Houtain-Saint-Siméon à Liège-Coronmeuse, 157 062 fr. 60; caut.: i5ooo francs (cahier des charges spécial n° 35; prix : 1 franc). Soumissions recommandées le 7 octobre.
- Adjudication de locomotives pour l’État belge.
- La date de l’adjudication de locomotives n’est pas encore fixée, mais le ministre vient de donner son approbation, eri en réduisant toutefois le nombre : il" ne sera commandé que 200 machines, au lieu de 3oo attendues.
- Prochainement sera mise en adjudication la commande de 166 tenders.
- Le 2 octobre prochain l’administration des chemins de fer procédera à l’adjudication de 34 000 tonnes de rails de 4oks,,,65o.
- France.
- Le 3o septembre, mairie de Versailles (Seine-et-Oi3e), fourniture de voitures télégraphiques pour le
- Le 20 décembre, à l’imprimerie nationale, 87, rue Yioille-du-Teinple, à Paris', adjudication restreinte pour la fourniture de 8 ascenseurs électriques. Demandes d’admission à l’adjudication avant le 20 septembre.
- Prochainement, à la préfecture d’Oran, fourniture du matériel de la voie courante (chemin de fer d’intérêt local de Mostaganem à La Macta), adjudication restreinte : ier lot, rails, éclisscs et selles : rails Yignole en acier de a5 kilogrammes le ni. et. (1602000 kilogrammes) ; éclisses eu acier de nk,(,',o46 la paire (71 100 kilogrammes); selles en acier de ikBr,435 la pièce (i8 5oo kilogrammes); — 2* lot, boulons d'éclisses et tirefonds : boulons d’é-clisses (9300 kilogrammes); tirefonds (57 000 kilogrammes).
- Le 23 septembre 1907, Ministère de la Marine, à Rome. Fourniture de métaux divers, i'1' lot. Devis, 125 660 francs ; cautionnement, 12 670 francs. 2* lot. Devis, 70556 francs; cautionnement, 7060 francs.
- Allemagne.
- Le 24 septembre, aux chemins de fer de l'Etat prussien, à Crefeld, fourniture et montage de trois grues hydrauliques à la station de Caldenkirchen.
- Le 20 septembre, aux chemins de fer de l'Etat prussien, à Cologne, fourniture de 4o 000 kilomètres de fil de bronze.
- Angleterre.
- Le 28 septembre, au Axholme Joint railway Com-mittee, Hunt’s Bank, à Manchester, construction du Ilatfield Moor Extension Light railway.
- , Australie.
- Le 3o septembre, à l'Office du Deputy Postmaster
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- Supplément à L'Eclairage Eleclrlqu
- ai Septembre 1907
- igs
- general for Western Australia, à Ferth, fourniture Je matériel de télégraphie et de téléphonie.
- Bulgarie.
- Le 8 octobre, au Ministère des travaux, routes et voies de communication de Bulgarie, à Soplna, construction de la ligne de chemin de fer Zareva-Livada à Gabrovo.
- Le t*voctobre 1907. Direction des travaux et du canal royal de Trollhattan, à Trollhallan. Fourniture du matériel nécessaire à l'installation d'une station de force électrique pour le Gouvernement. Celte fourniture comprend : 3 générateurs-électriques pour courant direct, de 35o kilowatts chacun ; 1 batterie d’ac.ou-mulaleurs, de 4800 ampères-heure; 4 générateurs triphasés, chacun d’une force maximum de 11 000 kilovolt-ampères ; ia transmetteurs, chacun d’une force maximum de 3 670 kilovolt-ampères avec connexions, régulateurs et tables. Le cahier des charges relatif à cette adjudication se trouve à la Direction précitée.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Tramways de Vérone et Vieence.
- Le bénéfice net de l'exercice écoulé a été de 113 800 francs, contre 120700 francs pour l'exercice précédent ; le dis idende proposé est de 19 francs par pari sociale.
- General Electric Cy.
- Résultats du i5''exercice.
- Le Bénéfice net pour iqoGs'élève à 42 i38ooo I\. dont 217280000 distribués comme dividende et i5 4oo 000 portés â nouveau. La réserve totale s’élève à 102 200000 K. La valeur des marchandises s'élevait en Janvier 190G à 3oa 000000 K. La Société a livré dans cet exercice des turbines Curtis pour une puissance totale de 35oooo H. P.La puissance totale des moteurs fixes s’élève à 5G5ooo 11. P. ; leur nom-. breà4o365.
- Les installations des trois fabriques de la Société couvrent une superficie totale de ikm2,8 et seront agrandies de 100 000 mètres carres pour la construction d’une fabrique d'appareillage et l'extension de l’atelier de turbines et de lampes à filament métallique.
- Société de Saint-Pétersbourg pour les installations électriques.
- Exercice 1906. — Recettes de l'exercice : 1 264 636 r. — Dépenses : 1 600477 >*• —Bénéfice : 109 169 r., employé au développement de l’entreprise. À l’actif figurent : Immobilisations : 11 5 98 843 r. — Matériel : 188812 r. — Débiteurs divers :
- 517 777 r. — Banquiers : 200 180 r.
- Compagnie Huanchaca de Bolivie.
- Les comptes soumis à l'assemblée du 3o mai dernier font ressortir, en y comprenant le report de l'exercice 1906, un solde disponible de 794327 bo-livars, contre 65a 4s3 bolivars pour l’exercice précédent. Une somme de 278 077 bolivars a été affectée aux amortissements et le solde de SiGabo bolivars a été reporté à nouveau. Depuis 1904, année pour laquelle le dividende avait été de 2 fr. 5o, les actionnaires n’ont reçu aucune répartition.
- Voici le résumé des trois derniers bilans au 3i décembre :
- Usines du Creusot (Schneider et C,p).
- Le di\idende proposé pour l’exercice 1906-1907 est de 85 francs par action, contre 80 francs pour l'exercice précédent.
- Ateliers du Nord de la France.
- Il est vraisemblable que- les résultats de l’excr-cicc clos le 3o juin dernier permettront de repartir un dividende brut de 45 francs à l’action du capital, ce qui correspondrait à 120 francs envi _>n à la part de fondateur. O11 sait que le capital a été doublé l’an dernier, de sorte que la part propoi n-nello des bénéfices revenant, aux parts de fom .ieuv s’est accrue notablement.
- ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS E.-C. GRAMMONT
- Alexandre GRAMMONT, Successeur
- Adminïstralioii centrale à PONT-DE-CHÉR U Y (Isère)
- Éclairage — Traction — Transport d’énergie Affinage — Laminage — Tréfilerie Moteurs — Dynamos Alternateurs
- Transformateurs — Accumulateurs
- Barres — Bandes — Bandelettes Lames pour collecteurs Conducteurs électriques nus et isolés Ébonite — Caoutchouc industriel et pour vélocipédie
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- Tome LII.
- Samedi 28 Septembre 1907. 14» Année. — N” 39.
- REVUE HEBDOMADAIRE DES TRANSFORMATIONS
- Electriques — Mécaniques — Thermiques
- L’ÉNERGIE
- SOMMAIRE
- BARY (P.). Striction électromagnétique ou « pineh phenomenon ». ......................433
- CHARVET4(J.-Cf.). — Procédé I.odge pour l’allumage des moteurs à explosion............ 438
- REVUE INDUSTRIELLE ET SCIENTIFIQUE
- Théories et Généralités. — Phénomène de résonance sous l'influence des courants de Foucault et de
- l’hystérésis, par G. Benischke................................................... 44 j
- Génération et Transformation. — Influence des dents et des encoches sur le fonctionnement des induits,
- par R. Rcdenbeiuî...................................................................... 443
- Transmission et Distribution. — Détermination du déphasage dans les installations triphasées, par
- P. Humaxn.......................................................................’ . . 448
- Calcul des câbles pour réseaux électriques, par R. Cof.tzke............................‘ 44^
- Sur le système de distribution à employer pour les stations de faible puissance, par E.-C. Calduell. 45o Oscillations hertziennes et Radiotélégraphie. — Détecteur thermo-électrique à contact, par L -W
- At;s™...............................................................................4Ô2
- Lampes électriques et Photométrie. — Expériences elîectuées sur les lampes osram, au tungstène, au
- zirconium et au carbone (fin), par J. Morris, F. Strocde et M. Er.ns............• 4,",3
- Divers. - - Sur J’état actuel de l’électricité à bord des navires, par G. Schulthes...........45-
- Brevets.......................................................................................458
- Bibliographie- ...............................................................................45,j
- TABLES DU TOME LII (SUPPLÉMENT COMPRIS)
- Table méthodique des matières.................................................................40 r
- Table alphabétique des noms d’auteurs.........................................................453
- NOTES ET NOUVELLES
- Transmission à 40
- Traction.... Applications mécaniques
- de courant tr. Goisot, — Le chauffage électrique en Àmériqu.
- Statistique des accidents dus au courant électrique en 1906. . .
- Renseignements commerciaux. — Nouvelles sociétés. — Chronique linancière. — Adjudications,
- Représentation générale pour (-ouïe la France des .ATELIERS DE CONSTRUCTION OERUKON ^
- Applications industrielles de l'électricité. Aacbines-Outils à commande électrique.
- Transports de Force par l'él e ctri ci he. p>emm* de fer.bamways et traction electnques.
- ’onts roulants et appareillage électriques. Pompage eteetnaue eFfreu.fs eleetnques pour mir
- Oxygène et Hydrogéné par felectroly.se.
- Toutes les installations exécutées avec malériel OERLIKON *
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- NOTES ET NOUVELLES
- TRANSMISSION ET DISTRIBUTION
- Transmission à 46 000 volts.
- M. Henry donne dans la «Revue industrielle» la description de la centrale de Caffaro, établie sur la rivière du même pom, dans l’Italie septentrionale, qui est l’une des installations les plus récentes de l’Europe occidentale.
- Cette centrale utilise une chute brute de a5o mètres environ de hauteur et de 5 à 6 mètres cubes de début et produit l’électricité nécessaire à l’éclairage des villes de Rresciu, Manerbio, Cremone et Ponte-Viggo ; elle alimente principalement, à Brescia, la grande fabrique de soude de la Società elellrica e ellctlro-ehimica del Caffaro.
- Un barrage de retenue, muni de quatre vannes en fer, a été établi, pour lui fournir la force motrice, aux environs de Bagolino ; de ce barrage, l’eau est dérivée par un canal en grande partie souterrain vers un château d’eau d’où partent deux conduites forcées parallèles; celles-ci sont munies de vannes d’arrêt .et entrent dans la centrale pour se réunir en une conduite de distribution sur laquelle se branchent les conduites allant aux turbines ; chacune de ces dernières conduites est munie d’une vanne d'arrêt.
- L’usine couvre une superficie de !>oo mètres carrés; elle comprend essentiellement une salle de machines de 4o mètres de long sur n mètres de large, que domine, à 3“,5o au dessus du sol la galerie à plusieurs étages où s ont montés les appareils de distribution.
- La salle des machines est divisée en deux parties : la salle proprement dite et une annexe.
- I.'équipement actuel de la salle proprement dite comprend quatre groupes principaux formés chacun d’une roue Pelton deaSooH. P. et d’un alternateur triphasé Oerlikon, et de deux groupes d’excitation.
- Les turbines principales tournent à 3j5 tours par minute; elles sont directement accouplées parun manchon élastique aux générateurs qu’elles commun-
- Les alternateurs fournissent les courants sous une tension de 90oo-io5oo volts et à la fréquence de 4a périodes ; ils sont à induit fixe et inducteur mobile ; leur poids total est de 37000 kilogrammes ; l’inducteur pèse i3ooo kilogrammes.
- Les deux groupes excitateurs sont composés d’une roue Pelton de iôo 11. P. entraînant, à la vitesse de 6oo tours par minute, une dynamo hexapolaire de ioo
- Le groupe de lumière se compose d'une roue de 6o H. P. accouplée à un alternateur triphasé produisant du courant sous 3 Goo volts à la fréquence de 4o périodes.
- Le transport se fait à 46 ooo volts ; celle tension est obtenue au moyen de transformateurs, placés chacun dans une cellule indépendante, et sur rails, dans une annexe à la salle des machines. Ces transformateurs ont une capacité unitaire de 2700 K VA, ils sont à bain d'huile et refroidissement d'eau.
- Les rcndeme.nts obtenus au moyen de ces diverses machines ont été les suivants :
- Alternateurs :
- CHAUVIN & ARNOUX
- Ingénieur s~Construcleurs
- BUREAUX ET ATELIERS :
- 186 et 188, rue Championnet
- PARIS
- Télégraphe : ELECMESÜR-PARIS
- Téléphone 5S5-53
- Hors Concours : MILAN, 1906. Grands Prix : PARIS, 1900 ; LIÈGE, 1905. Médailles d’Or : BRUXELLES, 1897 ; PARIS, 1899 j SAINT-LOUIS, 1904.
- INSTRUMENTS POUR TOUTES MESURES ÉLECTRIQUES
- Demander l’Album généra].
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- Supplément & L'Eclairage Electrique du 28 Septembre 1907
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- MACHINES BELLEVILLE
- A GRANDE VITESSE
- avec Graissage continu à haute pression
- par Pompe oscillante sans Clapets
- <a*t?2
- BREVET D’INVENTION S. G. D. G.
- DU
- 14 JANVIER 1897
- TYPES
- de
- 10 à 5000
- CHEVAUX
- SPÉCIMENS D’APPLICATIONS
- Ministère de la Marine.
- Pour le contre-torpilleur “ Pierrier”...................................
- Pour les torpilleurs 368 et 369.........................................
- Pour le cuirassé “ République " (groupes électrogènes de bord). .
- Pour la Station de chargement de sous-marins de la baie Ponty (Blzerte).
- Companhias Reunidas Gaz e Electricidade, Lisbonne.......................
- Compagnie Générale pour l’Éclairage et le Chauffage, Bruxelles (pour les Stations électriques de Valenciennes, de Catane et de Cambrai). . . .
- Arsenal de Toulon.......................................................
- Arsenal de Bizerte (Station Electrique de Sidi-Abdallah). . ............
- Société d'Électricité Alioth, pour la Station de Valladolid (Espagne,. . .
- Compagnie des Mines d'Aniche.
- Port de Cherbourg.......................................................
- Fonderie Nationale de Ruelle............................................
- Société Orléanaise pour l’éclairage au gaz et à l’électricité (Orléans). . .
- Compagnie Française Thomson-Houston, Paris (pour ses usines d'Alger,
- d’Arles, de Vitry-sur-Seine, de Tunis et de Marseille)..................
- Société Anonyme des Mines d’Albi........................................
- Société Normande de Gaz, d’Électricité et d’Eau.........................
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- Les installations réalisées jusqu’à ce jour comportent plus de 400 Machines à grande vitesse et près de 3 ooo Machines à vapeur diverses
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- Supplément à L'Éclairage Electrique du 28 Septembre 1907
- À pleine charge pour cos ^ = 1 : g5,8 °f0 cos ? = 0,75 : 95,a %.
- A mi-charge pour cos sp — 1: 92,6 a/, cos 7 ~ 0,75 : 93 %-
- Transformateurs :
- A pleine charge 98,5 °j0.
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- Excitatrice :
- A pleine charge 92 °/0.
- A mi-charge 87 ®/0.
- A quart de charge 79 °/0.
- Avec surcharge de 5o %, 95 %.
- L’élévation de température, à charge normale, pour les alternateurs, est de moins de 28 û/0 G ; pour la dynamo, elle est de 20°, 'seulement, à la surface de l'induit.
- Pour ce qui est des transformateurs, à pleine charge, une circulation d'eau de i3 1- à la température ambiante (17-20°), suffit à empêcher que la température s’élève de plus de 65e C.
- fj'énergie électrique produite par les alternateurs et portée à la tension préindiquée de 46000 volts est tout entière envoyée à Brescia, qui se trouve à 5^km,3 de la centrale. Deux lignes formées de trois conducteurs de cuivre de 6mtn,5 de diamètre servent à la transmission. Les fils sont portés, au moyen d’isolateurs spéciaux, par des pylônes métalliques, des poteaux doubles, en bois ou encore par des trépieds en tuyaux Mannesmann.
- Elles aboutissent, à Brescia, à une station de transformation, où le courant est en partie transformé, en partie distribué dans les localités voi-
- L’équipemcnt de cette station se compose de transformateurs statiques . ramenant la tension pour les lignes de distribution locale de 46000 à 3 600 volts.
- De Brescia partent, outre les circuits à 3 600 volts, deux lignes à 46 000 volts allant vers Maner-bio et Ponte Viggo.
- Pour les besoins de la fabrique de soude, les courants triphasés sont convertis en continu, à la fabrique même, qui pour la fabrication proprement dite n’utilise pas moins de 1800 kilowatts.
- La station de transformation est munie de quatre groupes convertisseurs — ily a place pour cinq . unités — formés chacun d’un alternomotcur triphasé de 65o H. P. alimenté sous 3 600 volts directement et entraînant à 3io tours par minute une dy-1 namo de 3ooo ampères sous i5ovolts. Ces dynamos sont des génératrices spéciales pour usages chimiques à x5 pôles et 16 porte-balais à i3 balais chacun.
- Les quatre groupes en question se trouvent dans une salle de machines spacieuse; un local plus petit, contigu au premier, contient, en plus de trois tableaux pour les distributions locales, un moteur de 4~ H. P. actionnant une dynamo pour l'alimentation de lampes à arc et nn second commandant le ventilateur, qui assure la réfrigération des générateurs.
- Ces deux moteurs reçoivent le courant sous 220 volts d'un transformateur réducteur de 120 KYA ; la dynamo qui attaque le premier est secondée, au besoin, par une batterie d’accumulateurs qu’elle charge durant les repos.
- Les parties les plus intéressantes de l’outillage de la centrale el.de la station de transformation de Brescia, sont incontestablement les tableaux de distribution, qui sont du type à cellules et présentent diverses dispositions destinées à donner toute sécurité dans le service.
- Parmi les organes particuliers, on mentionne notamment les parafoudres à eau, pour mise continue à la terre et décharge des surtensions peu accentuées, qui y sont utilisés conjointement avec les parafoudres à cornes, protégeant,'ceux-ci, les lignes contre la foudre.
- Ces dispositifs se composent de deux récipients en tôle, superposés, remplis d’eau, et qui communiquent entre eux au moyen de tuyaux de verre. L’eau est constamment renouvelée dans les récipients par une conduite sous pression qui alimente un réservoir. La même disposition est employée à Caffaro et à Brescia ; à Brescia le liquide est mis en circulation par une pompe électrique de 2,5 IL P. ; à Caffaro, c’est à la canalisation générale, refroidissant aussi les transformateurs que l’eau courante est emprun-
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- La sortie el l’introduction des câble» à haute tension ont lieu par clés ouvertures pratiquées dans le mur, fermées par des plaques de verre, et où chaque fil est conduit dans un tuyau de laiton soutenu par une pièce de môme métal, tuyau et support étant fixés sur un isolateur de porcelaine à nervures.
- La capacité de la centrale de Callaro n’est pas encore complètement utilisée, l'emplacement y reste disponible pour le montage d’une cinquième unité de même taille cjue les actuelles ; les excitatrices ne devront en aucun cas être suppléées ; chacune des machines actuelles pourrait assurer, seule, le service de l'excitation.
- On projette d’établir plus tard, près de Bagolino, une deuxième centrale, de fiooo H. P., qui travaillera en parallèle avec celle de Caflaro.
- TRACTION
- L’électrification des lignes de chemins de fer à fortes pentes.
- T.a ligne principale des chemins de fer wiirtcm-hergeois, de Mühlackcr a Ulm, par Stuttgart, forme entre Gcisslingen et Amstellen, sur les contreforts des Alpes de Sonabe, une rampe très rapide de 32 millimètres par mètre en moyenne, d une longueur totale de 5kûl, 7. A cette rampe principale, viennent s'ajouter les deux rampes d'accès de^Sussen à Geislingen, sur laquelle la pente est de 10 millimètres, et celle de (roppingen à Sussen, où elle est de 7™“, T). Celle ligne est très chargée et parcourue par 2218 essieux en vingt-quatre heures, dont une forte proportion, a5 °/0 environ, sont des essieux de locomotives, remorquant des trains sur la rampe et redescendant à vide.
- Ces conditions étant données, on s’esl demandé s'il n'v aurait pas avantage à électrifier ce tronçon de ligne, à atteler les locomotives électriques redescendant la pente devant les trains suivant la même direction, et à faire travailler pendant le retour les moteurs de ces locomotives comme génératrices. On pourrait ainsi récupérer une grande partie du travail
- dissipé actuellement par les freins, et il suffirait d équiper la station centrale de groupes générateurs d’une puissance suffisante pour fournir le complément de courant nécessaire, soit environ le tiers de la totalité du courant consommé, .dans le cas actuel, pour le trajet Geislingen-Amstetten. Il faudrait naturellement installer également à cette station une grosse batterie-tampon d’accumulateurs, en raison de l’impossibilité où l’on se trouve de modifier le graphique des trains, de façon à faire toujours descendre un train suc l’une des voies pendant qu’nn autre traiu remonte la voie parallèle, cl de s’arranger de telle sorte que les trains se croisant au milieu de la rampe marchent toujours à la même vitesse et soient de poids équivalent.
- M. Muulmanx étudie, dans les Annulen für Ge-werbe, du if) juin, si cette électrification est économiquement avantageuse, et il conclut que les frais d’exploitation électrique, d'entretien et d’amortissement de l’installation seraient toujours supérieurs aux économies réalisées sur la consommation de combustible des locomotives à vapeur, en admettant que le tronçon Geislingen-Amstcllen soit seul élee-
- Si on électrifiait également les rampes d’accès à partir de Goppingcn, les conditions de l'exploitation électrique seraient un peu plus favorables quoique encore moins bonnes que celles de l’exploitation actuelle. Dans ce dernier cas, il serait toutefois possible de faire la transformation susdite, d une, façon avantageuse, si la station centrale alimentant la ligne pouvait également fournir du courant d’éclairage aux environs, et augmenter son coefficient de charge moyenne.
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- 38 Septembre 1907
- de a™,5 de la canalisation. A l’exposition de Milan les voitures consommaient 58 watts-heure par tonne-kilomètre, à une vitesse de 35 kilomètres à l:heure. Sur la ligne de Spezzia-Portovero, exploitée par la Société, la consommation est de 62 watts-heure par tonne-kilomètre, à une vitesse de i5 ki-
- Algérie. — On projette l’établissement d’une ligne de tramways à Alger ; elle partirait du square Bres-son, passerait au Telemby et aboutirait an Palais d’été du Gouverneur Général.
- Calvados. — Le Conseil général du Calvados s’est montré favorable à la création d’un tramway électrique de Dives à Ronfleur.
- Creuse. — Le projet de deux réseaux de tramways départementaux est à l’étude : la longueur totale serait de 2a3 kilomètres.
- Gers. — On projette la construction d’un chemin de fer do Beaumont-de-Laumagne à Gimont.
- Hautes-Alpes. — La ligne projetée du chemin de fer de Briançon à Oulx réduira à près de 4oo kilomètres le parcours Turin-Marseille.
- Loir-et-Cher. — II est question de créer à Blois un réseau de tramways électriques comprenant 5 lignes.
- Mearthe-et-Moselle. — Un avant-projet est déposé à la mairie de Nancy en vue de l’établissement de deux lignes de tramways électriques.
- Morbihan. — L'établissement à Lorient d’une ligne de tramway de la gare au port est déclaré d’utilité publique.
- Seine-et-Marne. — Le Conseil dTîtat vient d’adopter le projet de décret relatif à l’établissement du tramway de Sevran-Livry à Claye.
- Nord. — Les ateliers de construction du Nord et de l’Est construisent à Jeumont une centrale électrique qui comprendra une usine d'une puissance initiale de 3oooo H. P. produits par des turbines à vapeur accouplées à des alternateurs de 3 5oo à 5 000 kilowatts. Cette puissance a cté choisie dans le double but de diminuer le prix de revient du courant utilisé dans les ateliers de constructions électriques de la câblerie de la société, et de réaliser un bénéfice supplémentaire par la vente du courant au dehors ; on sait, en effet, que les grosses génératrices de courant électrique installées avec les derniers progrès travaillent à un prix de revient considéra hlement moindre que les petites installations. Dans une agglomération industrielle telle que Jeumont, la création d’une vaste centrale électrique s’indiquait ; aussi la société a-t-elle traité dès à présent pour la vente de la plus grande partie de sa production disponible d’énergie électrique, bien que la centrale ne doive entrer en fonctionnement qu’au mois de décembre prochain.
- Belgique.
- Bruxelles. — La Société des chemins de fer économiques a décidé de prolonger la ligne Bourse-Gare maritime jusqu’à 1 église Saint-Lambert au Iieysel.
- Liège. — La Société des Tramways Liégeois 3 obtenu la concession d’un tramway électrique du pont de Longdoz-Liège à Tron-Lonette (Bressoux).
- L’Administration des chemins de fer de l’État Italien a adopte la traction électrique sur la ligne de Milan à Lecco. Le réseau des lignes déjà équipées électriquement de Sondrio-Colico et de Chiavenna-Colico-Leceo sera ainsi étendu jusqu’à Milan. La compagnie est en négociations avec les maisons Westinghouse et Ganz et adoptera, après essais, le système le plus pratique et le plus économique.
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- Suppléi
- L'Eclairage Electrique du 28 Septembre
- APPLICATIONS MÉCANIQUES
- Comparaison des frais d’exploitation des installations de pompes commandées par la vapeur, le gaz et l’électricité (')•
- Une comparaison de cc genre doit Axer le rendement thermique en avant égard au rendement mécanique. Dans les dépenses totales d'exploitation rentrent évidemment les Trais d'essence, d’entretien et de surveillance. Il faut spécialement considérer les cas où un service continu et une grande quantité d’énergie sont nécessaires, tels que ceux que l’on rencontre dans le service publie des eaux, etc. Là, les dépenses d'essence représentent la plus grande partie des frais.
- De toutes les machines à vapeur, la pompe à vapeur couplée directement et à marche lente travaille dans les conditions les plus économiques.
- Des meilleures installations ainsi équipées consomment à peine par cheval aux pompes et par heure 5,4 à 9 kgr.-vapeur. De rendement mécanique de l’ensemble (pompe et machine) varie entre 80 et 86 %• Da consommation de vapeur par II. P. heure indiqué varie entre 4," 4 7,3 kg. c’est-à-dire autant que consomme une machine à vapeur de mémo puissance à grande vitesse commandant une dynamo.
- Da comparaison entre une installation de pompes à vapeur ou commandées électriquement en ce qui concerne la consommation de combustible, se réduit à une comparaison de leurs rendements mécaniques rapportés au H. P. utile à la pompe.
- Machine à vapeur actionnant directement la
- pompe, rendement mécanique...................o,83
- Commande électrique : machine et dynamo, rendement mécanique..........................o,85
- (') D’après un article de Hawkslej et Davey dans Y El. En>i., 21 juin 1907.
- Rendement mécanique de la ligne . . . 0,90
- — -- pompe et engrenages 0,75
- Rendement mécanique total . . 0,45 à o,48
- Les dépenses de combustibles sont donc dans le rapport de 10 à 17 et tout en faveur de la commande directe par la machine à vapeur.
- A la station de Neasdcn du Metropolitan Ry, les dépenses nettes d’exploitation atteignent environ 5 cts par K. W. H. Ou doit cependant admettre 7,0 cts comme la dépense la plus habituelle.
- Si on considère sculementle rendement de la ligue, du moteur, do la réduction et de la pompe, on trouve que t,3i K. \V. H. est nécessaire pour produire un II. P.-pompe. Cela donnerait une dépense annuelle de 58o fs environ par H.P.-pompe uniquement pour l’énergie électrique.
- II en résulte que les dépenses de combustibles s’élèvent annuellement de 120 a 190 kilogrammes par R . P.-pompe, donc environ un quart de moins que les frais de production d'énergie électrique.
- Si on veut comparer de même le moteur à gaz et le moteur à vapeur, il faut, à côté du rendement mécanique, comparer le rendement thermique qui, en toutes hypothèses, est plus élevé aux machines à gaz qu’aux machines à vapeur. Par exemple, d’après les indications d’un constructeur, il faut admettre opr,79 de consommation de charbon bitumineux par cheval au frein, dans un moteur à gaz de 200 H. P. On doit admettre d'autre part que les frais d’installation d’un moteur à gaz et accessoires sont sensiblement les mêmes que ceux d’une machine à vapeur avec chaudière. Si on admet en outre que le rendement mécanique de la machine, y compris les réductions, est de 7070, la consommation atteint alors tKr,i2 par H. P.-pompe.
- Il faudrait encore considérer la consommation
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- Supplée
- L’Eclairage Electrique du 98 Septembre 1907
- d'huile. On peut donc enfin établir connue précédem-
- ment le tableau comparatif suivant :
- Machine à vapeur eL pompe, rend1 niée. . o,83
- Moteur à gaz, rendement mécanique. . 0,80
- Pompe et réductions....................... 0,70
- Rendement de l’ensemble...................o,5f>
- Rendement thermique. Machine à vapeur. 0,15
- — — Moteur à gaz . . o,a5
- Machine à vapeur et pompe .... 12,45%
- Moteur à gaz et pompe.............i4%
- Si l'on considère la portée obtenue actuellement avec l’énergie limitée dont on dispose au poste provisoire de la Tour Eiffel (10 K. TV. au maximum), l’on peut s’attendre à atteindre des portées extraordinaires, lorsque le poste définitif, bien plus puissant, sera installé et que l’antenne aura reçu les développements projetés. Il est certain que la Tour Eiffel constitue un pylône de soutien exceptionnel pour une antenne, étant donné sa hauteur, et nous croyons pouvoir affirmer que cet emploi, imprévu lors de sa construction, suffira à la préserver de toute démoli-
- TÉLÉGRAPHIE SANS FIL
- L’on annonce de Berlin que le Japon et la Russie projettent l'établissement de postes de télégraphie sans fil pour communiquer à travers la .Sibérie. Au mois d'avril prochain ce projet serait ratifié par la Conférence télégraphique internationale.
- D’après divers journaux politiques, le poste de télégraphie sans fil de la Tour Eiffel échangerait des dépêches avec les divers bâtiments mouillés devant Casablanca. En réalité, l'on n’a jamais cherché à atteindre un semblable résultat, et voici les faits tels qu'ils se sont passés.
- Le poste de la Tour Eiffel est chaque semaine en communication régulière avec Bizerte (1 5oo kilomètres) ; il n’y a rien d’impossible, dans ces conditions, à ce que Je poste établi à bord de la Gloire ait reçu une partie de ces dépêches, étant donné que Bizerte ne constitue pas la partie .extrême du poste de la Tour Eiffel. D’ailleurs, l’examen des dépêches reçues par la Gloire tendrait à prouver l’exactitude de ce fait. Mais, bien entendu, dans aucun cas la Tour Eiffel n'a pu recevoir des dépêches de Casablanca.
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- Les prises de courant habituellement employées présentent, en général, linconvénient de n’avoir qu’une seule ouverture pour la sortie des deux conducteurs souplés.
- 11 arrive fréquemment que l'pn tire la fiche par les fils eux-mêmes, soit volontairement, soit que la fief 10 glisse des mains ; le guipage qui protège et sépare les fils étant ainsi tiré en arrière, ne tarde pas à s’échapper de Ja prise et à dénuder les deux conducteurs à l’endroit même où ils sont en contact.
- Lorsqu’on remet la fiche pour l’allumage, les conducteurs forment un court-circuit; le cuivre vaporisé instantanément sous l’effet du courant intense qui passe malgré les fusibles, s’échappe par l’ouverture en un jet qui peut brûler grièvement la main de l’opérateur.
- Cet accident est d’autant plus grave que la tension est plus élevée.
- Le nouveau modèle écarte ce danger, car les conducteurs sont séparés à l’intérieur de la fiche par une cloison de porcelaine et sortent par deux ouvertures nettement distinctes. De plus, ces ouvertures sont sur le côté de la prise et à sa partie inférieure, de sorte que l'on n’est plus tenté dû tirer la fiche par ses conducteurs. La tète de la fiche a, d’ailleurs,
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- une forme élargie à l’extérieur qui en facilite la prise à la main.
- La prise de courant est établie pour les deux modèles courants de 5 et a5 ampères; elle peut être utilisée avec les socles déjà installés.
- Elle semble devoir rendre de grands services, en particulier dans l'appareillage de traction, où la tension de 5oo à 600 volts nécessite un très grand isolement des fils.
- Le chauffage électrique en Amérique.
- N'était la question de prix, le chauffage par le courant électrique emporterait tous les suffrages, tant pour les usages de l’industrie que pour les besoins du ménage, grâce à ses qualités de commodité et de propreté. Son extension future est évidemment liée à l’abaissement des tarifs qui règlent la vente de 1 énergie électrique. Or, précisément, les stations centrales, en bien des cas, ont tout intérêt à réduire le prix du courant dépensé dans les appareils de chauffage électrique, afin d’augmenter leur vente à certaines heures de la journée et d’améliorer par là leur facteur de charge. En effet, une usine électrique qui ne fournit que l’éclairage, par exemple, ne peut pas utiliser convenablement son matériel ; la puissance totale des machines est forcément calculée d’après la puissance rnaxima qui est exigée le soir au moment où toutes les lampes sont allumées ; mais aux autres moments de la journée, la charge est considérablement réduite, la plus grande partie du matériel de l’usine reste inutilisé, et par conséquent improductif au point de vue économique. — Ou comprend donc que l’usine ait avantage à livrer pendant les heures de jour, même à bas prix, le courant pour l’alimentation, soit des moteurs, soit des appareils de chauffage ; c’est pour elle un moyen de supprimer ou d’atténuer la pointe existant sur le graphique qui
- représente la puissance électrique produite aux di-
- Une SocieLé américaine, la Mobile Electric Cu, a trouvé un moyen ingénieux pour répandre l’emploi des fers à repasser électriques ; elle les laisse à l'essai à titre absolument gratuit pendant un mois, après quoi l’abonné de la station centrale peut, ou bien rendre l’objet, ou bien le conserver en payant 20 francs par fer. Du mois d’août 1906 au mois d’avril 1907, un seul livreur a placé définitivement 640 fers à repasser. Le rapport du nombre des fers laissés en essai à celui des fers acceptés est de 100 à 80. Certaines personnes qui n'avaient pu ou voulu les garder après essai venaient tôt ou tard en acheter. Dans les blanchisseries, l’énergie électrique fut laissée par la Compagnie au prix relativement bas de i5 centimes par kilowatt-heure; on trouva que le chauffage des fers par lelectricitc coûtait seulement le tiers du chauffage par le gaz, et, en outre, on remarqua que certains travaux se faisaient mieux au fer élec-
- D’aprcs V Etectrical World, la New-York Edison C° a installé chez ses abonnés un grand nombre d’appareils de chauffage pour des usages variés : des séchoirs pour le linge, des chauffe-plats, des presses chauffées électriquement pour la reliure, des fers à souder électriques utilisés pour la soudure des bandes de fer dans l’industrie des malles et articles de voyage, pour la fabrication des accessoires de téléphones, etc.
- Comme application originale du chauffage électrique, on peut citer l’emploi d’une batterie d’accumulateurs de 44 éléments montée sur un châssis d’automobile et qui est utilisée en hiver pour aller dégeler sur place les conduites d'eau.
- A New-York encore, sept ou huit cuisines importantes utilisent l'énergie électrique seule ; la puissance absorbée par chacune d’elles est d’environ io kilo-
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- Supplément à L’Éclairage Électrique du 38 Septembre rg07
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- watts. Plusieurs restaurants font leurs grillades électriquement ; enfin une grande manufacture du centre de la ville prépare par l'électricité le déjeuner de ses a 000 employés.
- Statistique des accidents dus au courant électrique en 1906.
- Dressée par l'Association suisse des électriciens.
- La slalistique des accidents dus au courant électrique en 1906, parvenus à la connaissance de l’Inspec-
- ACCIDEKTS DE PERSONNES
- 54 cas avec 35 victimes, contre : 29 cas avec 3o victimes en 1903, et 36 cas avec 36 victimes en 1904.
- Tac nombre des accidents est donc un peu inférieur à celui de l'année 1906, malgré l’augmentation et 1 extension considérable des installations électri-
- DÉGATS MATÉRIELS
- La statistique des dégàls matériels comprend8 cas. Une comparaison avec les années précédentes n’a pas de valeur, parce que dans l’année du rapport, contrairement aux années précédentes, on n'a enregistre que les dommages occasionnés par les Ünstal-lations électriques, mais non ceux dont les installations électriques ont souffert. Pour motiver cette modification, nous nous référons au rapport annuel de la Commission de surveillance desdnstitutions de contrôle sut'l’exercice 1905-1906.
- A. Accidents de personnes. — Pour 19 victimes sur 35, les blessures ont été mortelles (contre 21 cas mortels dans l'année précédente). Les 35 victimes se répartissent de la manière suivante par rapport à leur position vis-à-vis des entreprises électriques respectives :
- Personnel d’exploitation proprement
- dit-. 8 (iqo5 : 7)
- Personnel des entreprises étranger à
- l'exploitation : 16 (igo5: 16)
- Des tiers ; io(igo5: 7)
- La plupart des victimes en 1906 se recrutent de nouveau, comme les aimées précédentes parmi le personnel des monteurs. Bien que ce fait s’explique en quelque sorte par l’occupation même des victimes, il y a pourtant de nouveau à observer qu’une grande partie des accidents sont dus à l’insouciance du personnel et qu’ils auraient pu être évités, si toutes les instructions avaient été strictement observées, et si l’on avait pris les mesures de précaution s’imposant à tout homme du métier plus ou moins instruit. Le personnel d’exploitation figure également assez souvent dans les accidents dus à la propre faute de la victime. C’est bien dans cette catégorie qu’il faut mentionner les 10 accidents qui ont eu lieu lors de travaux dans les stations de transformation ou de distribution à haute tension non déclanchées, et un accident sur une ligne à haute tension également non déc.lanc.hce.
- Dans un cas, un monteur avait travaillé le samedi et le dimanche dans une station de transformation qu’on avait détachée du réseau en enlevant les connexions sur la tourelle de distribution. Ayant terminé son travail plus tôt qu’il n’avait pensé, il voulut refaire les ligatures sur la tourelle, supposant que la ligne n’était pas sous tension le dimanche et malgré que cc n’était pas son devoir et qu’il savait qu’un autre monteur était chargé de ce travail. La conduite était sous courant et le monteur fut tué aussitôt qu'il toucha les fils.
- Dans un autre cas, un monteur voulut commencer à vernir les ferrures dans une station de transformation avant l’heure qui avait été fixée pour l’interruption du courant. En glissant, sa figure toucha'les
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- Supplément à L'Eclairage Electrique du s8 Septembre igoy
- conduites à haute tension, ce qui occasionna sa
- Dans un troisième cas, un gardien d’une station transformatrice était occupé à enlever des toiles d’araignée entre les conduites à haute tension. Il entra en contact avec un des fils et fut foudroyé.
- On ne saurait donc assez répéter la nécessité de rendre le personnel d'exploitation et les monteurs toujours de nouveau attentifs au danger, et d’exiger de leur part toutes les mesures de précaution. Il faudra surtout interdire rigoureusement tout travail aux installations à haute tension sous courant, et insister pour que l’on mette en court-circuit et à la terre les installations à haute tension toutes les fois que les circonstances le permettent, avant d’y entreprendre des travaux.
- Il est important de prendre toutes les mesures de précaution, lors même que tout danger pour les ouvriers paraîtrait exclu. Le cas suivant en démontre la nécessité.
- Un monteur avait travaillé entre midi et i heure dans une station de transformation qu’il avait déclanchée lui-même. À i heure, un aide-monteur enclan-cha par erreur la station, malgré un ordre contraire qui avait été donné. Le monteur qui n’avait pas encore terminé son travail, fut foudroyé.
- Le nombre des accidents où des personnes étrangères b, l’entreprise ont été victimes, a augmenté et le 44 % ‘Ie ces cas concernent des oum'ers du bâtiment.
- En partie, ces accidents peuvent être attribués à un avertissement insuffisant sur le danger des conduites électriques, mais, d’autre part, ri arrive assez fréquemment que les ouvriers du bâtiment ne tiennent pas compte de ces avertissements, comme le prouve le cas suivant.
- Un menuisier, travaillant sur un échafaudage, toucha un fil d’une conduite à basse tension à 320 volts pour prouver à ses camarades que cela pouvait se faire sans danger. Par suite de la commotion qu’il ressentit, il risqua de tomber de l’échafaudage et saisit instinctivement encore l’autre fil de la conduite électrique. fl fut tué par le courant qui traversa son corps. Les conduites étaient protégées par des planches contre un contact accidentel.
- Lo cas suivant doit, par contre, être attribué à un avertissement insuffisant.
- Un manœuvre d’un entrepreneur de bâtiments avait re<;u l'ordre d’encaisser une conduite à basse tension sous courant, pour empêcher un contact accidentel des fils uns. Pendant son travail, il toucha la conduite et se brûla la main droite ; on 11e l’avait pas averti qu’il y avait danger de toucher aux fils.
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- En considérant les causes des accidents, on trouve que 5o °/0 des cas proviennent exclusivement et 9 % en partie de la propre faute de la victime. Un pourcentage relativement élevé, 18 %> d°*t être attribué à la négligence ou au manque de réflexion d’autrui. Témoin l'exemple déjà cité, où un aide-monteur enclancha, contrairement à un ordre donné, la station de transformation pendant que le monteur y travaillait encore.
- Voici encore un autre exemple.
- Un aide-monteur avait reçu l'ordre de travailler dans une station de distribution à haute tension. Pour une raison quelconque, il quitta un moment son travail. Entre temps, un inc,ident imprévu nécessita la mise en service de la partie d’installation en réparation. Lorsque l’aide-monteur revint à son travail, il ignorait que les conduites étaient sous courant et fut foudroyé aussitôt qu’il toucha un des lils. Un autre ouvrier était justement en train de barrer la partie de l'installation qui venait d'être mise sous courant, mais s’ôtait rendu dans un local adjacent pour chercher du matériel, à l’instant où la victime revenait à son travail.
- Dans un autre cas, un monteur et un aide-monteur étaient occupés à faire des connexions dans une station de transformation déclanchée. Une fois le travail terminé, le monteur, en quittant la station, ordonna à son aide de ramasser les outils, mais né-
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- gligca de remettre en placeles grilles de protection. Malheureusement, le courant fut enclanchc en ce moment par le surveillant de l’usine, avant que le monteur en ait donné l’ordre. Lorsque l’aide-mon-teur voulut prendre un fil à plomb, suspendu à un isolateur derrière le tableau, il entra en contact avec des parties sous tension et fut tué.
- En considérant les tensions auxquelles les accidents se sont produits, on trouve : à basse tension
- (jusqu’à 25o volts) 10 cas = 29 70(1906 : 21 °jc); à tension moyenne
- (aôo à 1000 volts) 5 cas = t5 °/o (1904 : 11 °/o); à haute tension
- (plus de 1000 volts) 19 cas = 50 % (!9°5 : i8a/o)-
- Cette année également, il y a lieu de signaler le nombre relativement élevé d’accidents causés par la basse tension; il atteint, comme l’année précédente, le double do ceux à tension moyenne. Un cas est surtout intéressant, parce qu’il réfute l’opinion que le courant continu à basse tension ne peut avoir un effet mortel.
- Un monteur était occupé sur un poteau à attacher des fils aux isolateurs. A un moment donné, il entra en contact avec deux conducteurs de polarité différente (courant continu, 220 volts), poussa un cri et s’affaissa inanimé.
- On déprécie encore trop souvent le danger que les
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- de billets aller et retour et de billets circulaires
- Pendant toute la durée de l’Exposition Maritime de Bordeaux la durée de validité des billets ci-dessous délivrés à partir du 15 août sera augmentée de 5 jours.
- Relations Nord-Orléans-État-Midi :
- Billets aller et retour individuels à destination des stations thermales et balnéaires des Pyrénées (tarif commun G. V. 106, paragraphe 6) dont l’itinéraire s’établit par Bordeaux.
- Relations Midi-Orléans-État : Billets aller et retour individuels délivrés par les gares Midi pour les stations balnéaires des réseaux de l’État et d'Orléans (tarif commun G. V. 106, paragraphe 8) dont l’itinéraire s’établit par Bordeaux.
- Relations Orléans - Midi : Billets circulaires ?i itinéraires fixes de Paris aux Pyrénées (tarif commun G. V. io5, paragraphe 2).
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- courants à basse tension présentent pour bien des
- Ajoutons encore qu’aucun des accidents avec courant à basse tension n’est arrivé dans un local imprégné de liquides conducteurs.
- Dans i5 accidents on a essayé de rappeler la victime à la vie et deux fois avec *succès.
- R. DéyaU matériels. — Parmi les huit cas de dégâts matériels, cinq peuvent être ramenés à des installations défectueuses ou au mauvais fonctionnement des appareils de protection ; ces dégâts auraient pu
- Dans un cas, un câble souterrain fut détérioré par une forte perte à la terre, survenue par suite d'un défaut d’isolement. Le courant pénétra dans une conduite d’eau posée directement contre l’armature du câble et l’endommagea. Il est probable que le câble avait déjà étéendommagé lors de la pose même de la conduite d’eau.
- Dans un autre cas, un court-circuit s’étail déclaré dans une conduite d'éclairage (cordon souple) d’une chambre à coucher. L’isolation du cordon s’enflamma et le feu se communiqua à la paroi en bois. 11 ne fut plus possible de déterminer d’une manière certaine le débit des coupe-circuits.
- Un troisième cas est celui où la résistance d’une lampe à arc s’échauffa, probablement à cause d’un mauvais fonctionnement de la lampe, à tel point que la poutre du plafond, contre laquelle elle était Axée, prit feu. La résistance ne se trouvait qu’à une distance de 3 ou 4 centimètres du plafond et ce dernier n’était pas protégé par une plaque incombustible.
- Dans trois cas, la cause des dégâts ne doit être attribuée que partiellewentà la défectuosité des installations, l’autre part pouvant être ramenée à la force majeure ou au mauvais fonctionnement des appareils de protection, dont on ne connaît pour le moment pas de modèle qui se prête bien à l’emploi en pratique et qui soit d’un fonctionnement absolument
- Citons, comme exemple, une installation intérieure où des surtensions se produisirent par suite d’un défaut au transformateur. Dans une traversée de
- plancher entre l’écurie et le fenil, le courant sauta d'un conducteur à l’autre et enflamma l’isolation des fils. Le feu s’était communiqué au foin qui entourait la colonne montante, mais on réussit à l’éteindre avant qu’il n’eùt causé des dommages importants. Dans l’installation en question, les conduites à hasse tension n’étaient pas pourvues d’appareils parasur-
- Dans un autre cas, un transformateur fut endommagé par un coup de foudre. Malgré les appareils parasurlension, le courant primaire paraît avoir passé dans le réseau à basse tension, car, dans plusieurs installations intérieures, le courant avait sauté aux parties voisines du bâtiment en formant dos arcs. A quelques places, les fils avaient fondu, à d’autres, leur isolement était carbonisé. Les appareils parasurten-sion paraissent avoir fonctionné, le courant y ayant laissé des traces de son passage, mais le contact entre les deux disques métalliques séparés par une rondelle de rnica perforée n’était probablement pas suffisant.
- Ce cas nous prouve en outre qu’il est nécessaire de disposer Ja plaque de terre des appareils para-surtension aussi loin que possible de celle des appareils parafoudres à haute tension.
- L’incident précité, ainsi que d'autres observations que nous avons eu l’occasion de faire, nous donnent l’impression que les appareils parasurtension, avec leur construction actuelle généralement admise, ne fonctionnent pas toujours avec succès et qu’ils ne répondent pas par conséquent aux exigences qu’on est on droit d’imposer à ces appareils de protection. 11 faudra donc tâcher de perfectionner ces ap-
- Peut-êlre y aurait-il moyen de trouver une disposition simple et sûre qui, lors de surtensions dangereuses dans le circuit secondaire, fonctionnerait comme disjoncteur des conduites primaires alimentant la station de transformation. Dans le cas où l’on n’est pas sûr d'obtenir l’interruption du circuit primaire sur tous les pèles, il faudrait arriver à une mise à la terre directe des conduites primaires, simultanément avec leur interruption partielle.
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- UOmnium,(fa Sud-Ouest. — Constituée le ul\ juillet 1907..-^=. 'Capital: 700000 francs. — Siège social: ap, rue Saiut-Fiacre, Paris.
- Société des Chemins de fer du Boni el du Marensin (.Landes). — Constituée le 3 août 1907. — Capital : 35ooooo francs. — Siège social: 54, boulevard Haussmann, Paris.
- Société Pyrénéenne d’Électricité. — Constituée le a5 juillet 1907. — Capital: 600000 francs. — Siège social : Tarbes (Hautes-Pyrénées).
- Société des mines de la Haute-Guinée. — Constituée le 19 août 1907. — Capital 2 millions. — Siège social : 94. rue de la Victoire, Paris.
- Société des Auto-Guêpes.— Constituée le 19 août 1907. — Capital: 35o 000 francs. — Siège social: 4q. rue Laflite, Paris.
- Société Delieuvin et Nicolet. — Moteurs industriels et pompes. — Constituée le 22 juillet 1907. — Capital 200000 francs. —Siège social : ao4, boulevard Pereire, Paris.
- Belgique.
- Les Vicinaux anversois. — Entreprise de construction, d’équipement ou d’exploitation de chemins de fer, lignes vicinales, tramways, ainsi que de tous services de transports de voyageurs ou marchandises, par terre ou par eau, fant en Helgique qu’à l’étranger, tel est le but de cette société, constituée pour 3o ans prenant cours le 3i août 1907, avec siège à Merxem (Anvers). Le capital est d’un million de francs, représenté par 10000 actions de capital de 100 francs souscrites et libérées de a5 °/0 et à chacune desquelles est attribuée une action ordinaire sans mention de valeur. Le conseil d’administration est autorisé à porter le capital à 5 millions de franjes par simple décision. Parmi les principaux souscripteurs nous relevons : la Compagnie générale des tramways d’Anvers, 2 5oo actions ; la Banque de reports, de fonds publics et de dépôts, le Comptoir de la Bourse de Bruxelles, TUnion anversoise de tramways et d’entreprises électriques et la Compagnie mutuelle de tramways, chacun 1 5oo actions ; la Société en nom collectif F. Jacobs, Goo, et la Société des chemins de fer vicinaux belges, 000. Les autres titres sont souscrits par des particuliers.
- Le bénéfice sera réparti comme suit : 5 °jn à la réserve ; 4 % de premier dividende aux actions de capital; du surplus, 1 %.à chaque administrateur et i/3 V0 à chaque commissaire ; de l’excédent 20 °/0 à l'amortissement des actions de capital, chaque titre
- amorti étant remplacé par une action de jouissance et le premier dividende de 4 % revenant à ces actions de capital amorties étant partagé entre les actions ordinaires. Le solde enfin sera attribué à raison de 5o % aux actions de capital ou de jouissance qui les remplacent et de 5o % aux actions ordinaires.
- Société belge de tramways électriques, éclairage et force. — L’objet général de cette société, constituée pour 3o ans le 17 août 1907, avec siège à Bruxelles, est déterminé par sa dénomination même, mais son objectif immédiat est la reprise el l'exploitation du réseau des tramways de la ville d’Ancone (Italie), dont il lui est fait apport. Le capital est de 1 a5o 000 francs, représenté par 2 5oo actions de 5oo francs, dont 2 000 oui servi à la rémunération desdils apports et 5oo ont été souscrites el libérées de 10 °/0.
- Sur les bénéfices il sera d’abord prélevé 5 °/0 pour la réserve légale, puis 10 % pour le conseil d’administration et pour chaque commissaire le tiers au maximum du tantième d’un administrateur. Le surplus sera partagé entre toutes les actions, mais 25 °/0 au maximum pourront en être affectés à la création ou à l'augmentation d’un fonds de prévision.
- CHRONIQUE FINANCIÈRE
- Société Gackevill. — L’exercice écoulé a donné un bénéfice brut de plus de 8 millions de francs, laissant 7 millions après déduction des frais généraux et charges diverses ; près de 5 millions seront affectés aux amortissements sur immobilisations, le conseil proposant de distribuer 85 francs par action.
- Produits chimiques et électro-chimiques d’IIemixem. — Le bilan au 3o juin solde par un petit bénéfice qui sera consacré à des amortissements. L’affaire est en pleine activité et les prévisions restent favorables.
- Produits chimiques de Haren. — L’exercice au 3i juillet solde par un boni de 5i i5g francs ; la situation financière ne se prête pas à la distribution de cette somme.
- Tramivays d’Alexandrie. — La plus-value des recettes des huit premiers mois de 1907 pour le réseau des tramways est de 277348 francs ou de près de 20%; celle du réseau du Ramleh pour les 11 premiers mois de l’exercice 1906-1907 se chiffre à 2266.40francs.
- ADJUDICATIONS
- France.
- Le a4 octobre 1907, à 3 heures. Hôtel de ville, à Paris. Fourniture et pose de chaudières, machines à vapeur et pompes pour le service des eaux de Paris. Devis, 900000 francs; cautionnement, 3oooo francs-
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- Supplément à L’Eclairage Blcctriqn
- 28 Septembre 1907
- Le a4 octobre 1907, à 3 heures. Hôtel de ville, à Paris. Concours pour la construction et l'installation des moteurs, pompes et générateurs destinés à l'agrandissement de l’usine élévaloire d’Austerlitz.
- Belgique.
- Le 9 octobre 1907, à la Société nationale des chemins Je fer vicinaux, 14, rue de la Science, à Bruxelles, construction de la section de Bilsen à Riempst du chemin de fer vicinal de Cenck à Liège-Sainte-Walburge avec embranchement de Iloutain-Saint-Siméon à Liège-Coron tu eu se, 107 063 fr. 60 ; cautionnement, i5ooo francs. Soumissions recommandées le 7 octobre.
- Le 16 octobre 1907, à la Société nationale des chemins de fer vicinaux, rue de la Science, 14, à Bruxelles, ouverture publique des soumissions pour construction du chemin de fer vicinal de Libramont Amberloup, 3a 1 895 fr. 36; cautionnement: 3aooofr.
- Les soumissions devront être adressées à M. le directeur général par lettres recommandées remises à la poste au plus tard un jour avant la date fixée pour l’adjudication.
- Prochainement, aux Glacières et Usines De Beck, 164, quai de Maricinont, à Mulenbeek -Saint-Jean-les-Bruxelles, fourniture de 4 compresseurs, u chaudières à vapeur, 3 moteurs à vapeur ou à gaz pauvre, les tuyauteries, pompes, isolants, etc., que comporteront ces installations.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fournitures et travaux nécessaires pour l’éclairage électrique delà gare de Tournai: ier lot, fourniture et montage de 36 poteaux métalliques et fourniture d'une herse ; a* lot, fourniture et montage de 2 tableaux de distribution avec leur chevalet; 3Û lot, fourniture de ferrures, etc.; 4e lot, fourniture d’isolateurs ; 5e lot, fourniture de fils de bronze phosphoreux, etc.; 6P lot, fourniture de fils et câbles isolés; -f loi, fourniture de fil de fer galvanisé de 5 millimètres de diamètre et de câbles de hissage à 6 lofons de 12 fils de omm,b et âme en chanvre.
- Prochainement, à la Bourse de Bruxelles, fourniture, en 27 lots, d’objets d’éclairage des trains, nécessaires au'service de la traction et du matériel des chemins de fer de l’État belge.
- Bulgarie.
- Le 8 octobre 1907. Direction des constructions des chemins de fer et des ports, au Palais de l’Assemblée nationale, à Sophia. Établissement de la ligne de chemin de fer Tzarévalivada-Gabrovo.Longueur, 17 200 mètres. Cautionnement, i5oooo francs en or, en espèces ou en titres de l’État bulgare.
- Allemagne.
- Prochainement, à l’administration de la ville, à Fürslenwalde (Lebus), établissement d’installations électriques.
- Grande-Bretagne.
- Le 3i octobre 1907, à la municipalité, à Rangoon (Indes), fourniture de machines-pompes.
- Lo 4 novembre 1907. Ministère des travaux publics, à Rome. Établissement des lignes de chemins de fer Ghinda-Nefasit et Nefasit-Asmara, dans la colonie de l’Krythrée. Cautionnement provisoire, 4ooooo francs. Cautionnement définitif, 10 °/0.
- Le 4 novembre 1907. Administration communale d’Acireale. Concession de l’éclairage électrique public et privé, ainsi que de l’énergie électrique pour la ville d’Acireale, pendant une période de trente années. Redevance annuelle, 37000 francs pour une production totale de 11227840 heures-kilowatt. L’éclairage supplémentaire 'éventuel serait payé à raison de o fr. 35 par heure-kilowatt. Cautionnement, 4000 francs.
- Australie.
- Le 7 janvier T908. Deputy Poslmaster General, à Sydney. Fourniture d’appareils téléphoniques.
- Le 8 janvier 1908. Deputy Postmaster General, à Adélaïde. Fourniture d’appareils téléphoniques.
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