Le Technologiste : ou Archives des progrès de l'industrie française et étrangère
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- TECHNOLOGISTE.
- tomk tt«—*>iy.iP.vr. an'NKK.
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- PARIS. — IMPRIMERIE DE FAIN ET THUNOT
- Rue Racine, S8, prè» do 1'0oI*oq.
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- OLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRES
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE ET ÉTRANGÈRE,
- OUVRAGE UTILE
- AC* MANUFACTURIERS, AUX FABRICANTS3 Al’X CHEFS D’ATELIERS, AUX INGÉNIEURS, AUX MKCA N tCIENS, AUX ARTISTES, AUX OUVRIERS,
- Et à toutes les personnes qui s’occupent d’Arts Industriels,
- Rédigé
- PAR UNE SOCIETE DE SAVANTS, DE PRATICIENS, D’INDUS
- BT PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DK
- M. F. MALEPEYRE. &
- TOME VI. — SIXIÈME ANNÉE.
- PARIS.
- A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET,
- RUE HAUTEFEUILLE , N° 10 bis.
- J 815.
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- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DK
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
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- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Sur l'affinage du fer au gaz produit avec des lignites.
- Par M. Tunneb.
- Ou a entrepris, dans les années 1842 et 1843-, aux frais du gouvernement autrichien , aux usines à ter de Saint-Slephan, près Eraubat en Styrie, sous le contrôle de l’inspecteur des mineis ,
- M. Scheuchenstuel , et par les soins de M. llummel , administrateur de ces mêmes mines , une suite d’expériences j sur l’atïinage du fer à l’aide des gaz produits par la combustion imparfaite du menu de lignites dans un fourneau clos, sous un courant d’air assez faible, et qu’on conduisait dans les fours à puddler.
- Nous aurions voulu donner la description des appareils, faire connaître les dispositions qui ont été adoptées pour produire la combustion imparfaite dont il est question, celles prises pour eonduire le gaz produit, l’appareil pour chauffer l’air qu’on mélangeait à ce gaz,
- •R construction des fours à puddler où s opérait la combustion, les précautions j auxquelles on a eu égard pour rendre les expériences comparables, et pour fonctionner dans les conditions les plus favorables , enfin le détail de ces expériences elles-mêmes , mais nous craindrions, vu l’extrême étendue du rapport , d’être entraîné beaucoup trop loin, et nous croyons en conséquence devoir nous borner à exposer les conclusions que les auteurs du rapport ont
- cru devoir tirer de la comparaison et de la combinaison de la théorie avec les résultats d’expérience que leur ont fournis les essais entrepris. Voici en conséquence les règles qu’ils croient devoir poser relativement à l’opération de l’affinage au gaz dans les fours à puddler.
- 1° Le courant de gaz qui s’échappe du fourneau où se produit le gaz combustible doit, pour un four à puddler ordinaire, chargé de 150kilogrammes de fonte brute par minute, fournir pour le moins 2 mèt. cubes 50 de gaz à 0° C. de température, ou 3 mèt. cubes 50 à 100° C., ou 4 mèt. cubes 50 à 200° C., sur lesquels 65 pour 100 doivent consister en gaz combustibles (oxide de carbone et hydrogène carboné). Plus les gaz s’éloignent de la quantité et de la qualité prescrites ci-dessus, moins la température du four à puddler sera élevée.
- 2° La disposition et le service bien entendus du fourneau où se génère le gaz exercent une influence très-marquée sur la marche du four à puddler ; il faut que l’introduction de l’air ou du vent dans ce fourneau soit constamment en proportion avec les parties combustibles que renferme le charbon. Ce vent ne doit jamais être trop considérable ou en trop petite quantité, et d’après les expériences une température de 400° C. paraît celle qui convient à la j formation de l’oxide de carbone et de l’hydrogène carboné.
- 3° Le courant de gaz qui part du four
- Le Technologiile. T. VI. Octobre — t844.
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- neau 11e doit pas être trop véhément, si l’on veut que la formation de ce gaz s’opère dans les conditions les plus favorables , et qu’il n’y ait pas trop de charbon en poudre chassé avec les gaz, et qui peut produire des explosions
- 4° Les tuyaux de conduite du gaz et les caisses à l’emmagasiner ont besoin d'être lulés et mastiqués avec le plus grand soin pour maintenir la température du gaz aussi élevée qu’il est possible ; ce qui en môme temps élève notablement le degré de chaleur du four à puddler, et procure une combustion plus parfaite.
- 5° l)’après les mêmes motifs , la chaleur dans le four à puddler croît lorsque la température du vent qu’on y introduit vient à croître , et par conséquent on doit avoir la précaution d’adapter un appareil convenable à chauffer l’air et de luter et mastiquer avec soin les tuyaux de conduite du vent. On peut par ce seul moyen augmenter la température du four à puddler de 10 à 20 pour 100.
- 6° La quantité de vent introduite dans le four à puddler doit être, autant que possible, en rapport avec la qualité des gaz combustibles qui arrivent du fourneau à gaz, c’est-à-dire être constamment assez considérable pour que tous les gaz soient complètement brûlés Si on calcule, d'après celte observation, les conséquences qui en découlent, on trouve, par exemple, en premier lieu , que pour I/o de vent qu’on fait arriver en moins dans le four à puddler, la température ne s’élève plus qu’à 296" G., c’est-à-dire est inférieure de 13 pour 101) à celle qui a lieu quand on fournil la provision de vent nécessaire; de même quand le courant apporte 1/5 de vent en trop, la chaleur dans le four à puddler est de 8 pour 100 moindre, et par conséquent la perle de chaleur de 5 pour 100 moins élevée que dans le cas précédent. Dans ces calculs, on suppose que le vent est amené à 300° G., et les gaz du fourneau à 100.
- 0 Le pont ne doit être ni plus long ni plus large ou plus haut qu il n'est né cessaire pour le mélange parfait des gaz avec le vent, et la combustion complète des premiers, parce qu’autrement on perdrait sans nécessité beaucoup de chaleur qui serait entraînée par les parties non brûlées, et qu'on ferait ainsi descendre la chaleur absolue du four.
- 8° Enfin , plus le combustible fossile est de mauvaise qualité, plus le surfaces travaillantes du fourneau à gaz doivent avoir d étendue pour livrer dans
- un meme temps une même quantité de gaz.
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- Sur la fabrication de l’argentan, ou maillechort.
- Par M. Jaehkel.
- Quoiqu’il soit aujourd’hui facile de se procurer du nickel dans le commerce, et que la composition de l’argentan pour cotiler ait été considérablement perfectionnée par les métallurgistes et les fabricants allemands , on a cependant été beaucoup moins heureux dans la préparation d’un alliage de cette espèce propre au laminage. En conséquence , je pense être utile à ceux qui s’occupent de cette fabrication en leur faisant connaître les observations que j’ai eu l’occasion de faire sur ce sujet dans les ateliers de Sheffield en Angleterre, où l'on fabrique, comme l’on sait, une quantité considérable d'objets divers en un argentan très - beau et très-recherché.
- L’argentan de bonne qualité est plus ductile et plus dur que le laiton, et par conséquent offre pour une foule d’objets un alliage précieux. La préparation d’un argentan de bonne qualité dépend avant tout de celte condition , que tous les matériaux qui entreront dans la composition de cet alliage soient d’une grande pureté. Toutefois un cuivre qui renferme un peu d’argent, et du nickel qui contient un peu de cobalt ne sont pas nuisibles. Le cobalt, le cuivre et le zinc fournissent un très-bel alliage , et 4 d'argent, 1 de nickel et 0.8 de zinc donnent un métal blanc d’argent, ductile, d’une assez grande dureté, et tout à fait digne d’attention.
- On fait choix du cuivre le plus pur possible et qui a été laminé; le meilleur de tous pour cet objet est le cuivre de Russie : celui d’Allemagne renferme du fer et du plomb , et le cuivre anglais est toujours arsénifère.
- Le zinc du commerce est la plupart du temps suffisamment pur.
- Le nickel est employé sous forme de poudre ou sous celle d’éponge de nickel ; les saumons coulés ont trop de difficulté à fondre. Un essai du nickel est d’autant plus nécessaire, qu'il n’est pas facile de juger de la qualité de ce métal d’après l’aspect extérieur qu’il présente Voici pour cet objet un procédé d’épreuve qui me parait bien simple. Ce procédé consiste dans la préparation d’un petit échantillon de l’alliage dont on essaye la ductibilitè et
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- dont on examine la nuance. On se sert à cet effet d’une petite lingotière de 10 à 12 centimètres de longueur sur 5 de largeur, et 3à4 millimètres de profondeur, Après l’avoir préalablement enfumée , on y coule dans les proportions indiquées plus bas pour la composition n° 3, un alliage formé du meilleur cuivre, du zinc et du nickel qu’on veut soumettre à l’essai. On a soin d'éviter toute oxidation du métal, et de conserver à l’alliage , au moment de le couler, la proportion de zinc qui doit le constituer. Quand le lingot est formé, on l’enlève et on le place dans un étau, où on le fait ployer à l’aide de quelques coups de marteau. S’il entre Hans sa composition du cuivre de Russie ou du cuivre de la même qualité que celui qui nous vient de ce pays et du nickel de bonne qualité, et si la fonte a bien réussi, le lingot se laissera ployer sans s’altérer suivant deux directions opposées ; s’il ne présente pas cette circonstance et qu’il casse , on examinera la cassure, et on s’assurera bien si le métal paraît homogène dans sa masse et dans sa texture. Dans cet état, on le rompt en un autre endroit, on fond et on essaye de nouveau à le faire fléchir en deux directions contraires. S’il y a rupture, lorsque l’angle de flexion est devenu a peu près le même qu’aupara-vant, il en résulte que le degré de cet arc de flexion indique la qualité du nickel. S’il rompt, au contraire , avant qu il puisse être ramené à l'angle primitif, alors le nickel est de qualité inférieure. La couleur ne peut être appréciée qu’en comparant avec d’autres échantillons ou lingots préparèsdans les mêmes proportions dont le nickel est de bonne qualité et d’une pureté avérée.
- Le deuxième point qu’il s’agit de considérer, c’est le rapport entre les matériaux qui composeront l’alliage. En général, le cuivre et le zinc doivent être dans le rapport de 8 à 3, et comme il Y a toujours dissipation d'une portion de zinc par volatilisation , il est nécessaire d augmenter un peu le chiffre de ce dernier métal, et de le porter à 3.5. Le™ckelne doit jamais s’élever à moins de 0._5 ou 1/4, et à plus de 0,75 ou 3/4 du cuivre. Quand on prend trop peu de nickel, l'alliage est jaune -, quand on en prend une trop grande proportion , il devient très-dur et perd de sa ténacité.
- Voici au reste les proportions adoptées en Angleterre.
- N° 1. Argentan ordinaire.Cuivre 8, nickel 2, zinc 3,5. Cette composition
- est généralement considérée comme la
- plus basse qualité ; et en effet, les articles qu’on en fabrique présentent une nuance passablement jaune. La plupart du temps on la tire en fils, et on en fait d’autres objets communs. Si on diminue la proportion du nickel au-dessous du chiffre indiqué, alors l’alliage n’est guère supérieur à un laiton de couleur pâle et se ternit de même.
- N° 2. Argentan blanc. Cuivre 8, nickel 3, zinc 3.5. Cette belle composition ressemble à de l’argent à 75/100 ; elle doit, à cause des nombreuses et excellentes qualités qu’elle possède, qui se manifestent lorsqu'on la travaille, et récompensent largement les soins et les peines quelle donne pour la faire , être appréciée tout particulièrement par les couteliers.
- N° 3. Électrum. Cuivre 8, nickel 4, zinc 3,5. Cet excellent alliage mérite la préférence sur tous les autres. Il possède une nuance bleuâtre qui le fait ressembler à de l'argent auquel on a donné un haut degré de poli, et se ternit infiniment moins que ce dernier métal.
- N° 4. Cuivre 8, nickel 6 , zinc 3.5. C’est la composition la plus riche en nickel qu’on puisse encore travailler à froid ; elle ne laisse rien à désirer sous le rapport de l’aspect extérieur ; mais elle fond difficilement et présente quelques difficultés au travail.
- N° 5. Toutenague. Cuivre 8, nickel 3, zinc 6.5. Telle est la composition d’une qualité de pakfong commun qui nous est venu d’abord de la Chine . et dont les sortes les plus fines et les plus rares qui viennent de ce pays présentent une composition qui se rapproche de celle de félectrum. Elle est très-dure et difficile à travailler au tour, mais excellente pour les objets coulés.
- N° 6. Soudure d'argentan. Argentan n° 1, 5 parties, zinc 4. Ordinairement on ne se sert de cet alliage, qu’on coule en plaques minces, que sous forme pulvérulente. Il est difficile à briser et à réduire en poudre, et sa cassure présente un aspect mat et une texture un peu fibreuse. Quand il a un éclat vitreux et qu’il est cassant, c’est un indice qu’il contienttropde zinc, circonstance défavorable à laquelle on remédie en tenant cet alliage pendant plus de temps en fusion , ou en y ajoutant une petite quantité d’argentan. Quand il est trop mou pour se laisser pulvériser, une petite proportion de zinc corrige aisément ce défaut.
- Pour opérer la fusion de l’alliage, on procède de la manière suivante :
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- On fait fondre d’abord le zinc avec la moitié de son poids de cuivre, et on coule l’alliage en plaques minces et faciles à rompre en morceaux. l)’un autre côté, on y mélange le reste de cuivre réduit aussi en petits morceaux avec la totalité du nickel dans un autre creuset ; on couvre ce mélange de poussier de houille, additionnéd’un peu de suif, on applique le couvercle sur le creuset et on fond. Aussitôt que le mélange commence à fondre, il faut l’agiter avec une lige en fer, en ayant soin toutefois que la tige ne s’échauffe pas jusqu’au rouge blanc, pour qu’une portion de son métal ne se combine pas à la masse de l’alliage, et ne vienne à la souiller.
- Lorsque l’état de fusion a été prolongé pendant un temps assez prolongé, il faut enlever une petite portion de la brasque de poussier de houille qui recouvre le mélange à l’aide d’un cuiller ou d’une poche à couler, et examiner si le nickel métallique ne serait pas incorporé sous forme de poudre ou sous celle granulaire avec la niasse de la brasque qui le recouvrait, et qui est en partie scorifiée. S’il en était ainsi, il faudrait prolonger l’état de fusion en agitant fréquemment jusqu’à ce que le nickel fût complètement purifié.
- Dans cet état, l’alliage de cuivre et de zinc qu'on a fondu préalablement est ajouté peu à peu dans le creuset, et le mélange est brassé avec beaucoup de soin chaque fois qu’on fait une nouvelle addition , afin de combiner le tout en une masse homogène par une fusion prolongée. Au reste, une précaution qu'il ne faut pas négliger, c’est que pendant tout le temps de l’opération la masse fondue soit constamment recou-vertede brasque de poussière de houille, afin qu’elle ne s’oxide pas et ne donne pas postérieurement naissance à une texture poreuse ou lamellaire.
- Un autre mode de fabrication de l’argentan quiconsomme moins de combustible et exige moins de travail est le suivant : on mélange 7,5 kilog. de cuivre en petits morceaux avec 0k,1-.5 de zinc, et encore une seule fois tout le nickel fait entrer dans l’alliage , on couvre le mélange de brasque de houille et d’un peu de suif, et on fond après avoir recouvert le creuset. On conduit alors l’opération et la fonte avec les précautions indiquées ci-dessus, en ne permettant dans aucun instant l’accès ou 3e contact de l’air avec la masse recouverte de brasque. Aussitôt que cette masse est on fusion , on y ajoute lkil-.5 d'un alliage de 1 kilogramme de zinc et 4)w>-,5 de cuivre, on opère le mélange et
- la combinaison, et enfin on introduit peu à peu dans le creuset 2 kilog. de zinc en petits morceaux, en agitant le mélange avec soin après chaque nouvelle addition.
- L’avantage de ce procédé réside tout entier dans la basse température à laquelle on opère , et qui, d’une part, diminue la perte du zinc, et de l’autre fait décroître les chances d’explosion , qui reposent sur la volatilisation du zinc ajouté avec trop de précipitation. La proportion de 0ki1-.5 de zinc est considérée ici comme un surpoids destiné à compenser les perles qui ont lieu par cette volatilisation. Dans une opération bien conduite, la perte totale de poids ne s’élève jamais à plus de 500 à 600 grammes.
- U est rare que l’argenlan en feuilles qu’on rencontre dans le commerce soit complètement exempt de défauts. Généralement on observe à sa surface un grand nombre de petites taches brunes, et parfois aussi des fissures in 1er lamellaires qui , la plupart du temps , se propagent à l’intérieur de la masse métallique. Malheureusement il paraît assez difficile de prévenir complètement ces défauts, quoique les causes qui leur donnent naissance soient suffisamment connues.Toutefois , nous pensons qu’on parviendra à les écarter en adoptant le moyen suivant.
- Il ne faut pas tout d’abord couler en plaques l’argentan qu’on destine à en former des feuilles, mais bien en barreaux ; puis débarrasser ces fontes de toutes les matières étrangères adhérentes à leur surface , fondre de nouveau , cl alors couler en plaques. Dans ces fusions répétées, il faut bien se souvenir que plus on cherche à écarter les circonstancesqui peuvent fa voriser l’oxi-dation de l’alliage, plus on a de chances pour obtenir des pièces fondues d’une pureté remarquable. Lorsque le métal pendant la fusion a été partiellement oxidé ou brûlé, les plaques qu'on en coule se montrent criblées dans leur cassure de cavités et de bulles. Ces plaques, quand on les soumet au laminage, s’étendent uniformément à la surface ; mais elles ressemblent alors à un long assemblage de cavités recouvertes d’une feuille de métal extrêmement mince, qui n’exigent qu’une chaleur fort peu élevée pour crever immédiatement comme des bulles à la surface. Partout où ces bulles se présentent on doit admettre avec certitude une fi-sure à l’intérieur de la masse métallique. Quoique dans la majeure partie des cas celle structure bulleuse
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- et gercée des fontes et des feuilles soit l'effetdel’oxidation.ellepeutnèanmoins être également due à l’état de la lingo-tière. En effet, s’il vient à se dévelop per, par la présence de quelque humidité de nature soit aqueuse soit huileuse sur les parois de cette lingotière, au moment où on les met en contact avec le métal rouge , soit des vapeurs, soit des gaz , ces fluides mettent le métal dans une sorte d’effervescence qui occasionne une espèce de départ de la masse à un refroidissement irrégulier.
- Le point précis auquel la masse métallique en fusion se débarrasse de sa portion oxidée ( brûlée) et devient pure, doit être déterminé à l’aide des pro priétés que présentent deux échantil Ions qu’on lève avant de couler. Ces deux échantillons, coulés en plaques de 50 millimètres de longueur, 25 de largeur et 6à7 d’épaisseur, puis qu’on rompt ensuite , fournissent, par la nature de leur cassure, un indice suffisant sur l’état de la masse en fusion. Il est à propos dans ce cas de se servir, pour l’un des échantillons , d’une lingotière en fer, et pour l’autre d'une lingotière en pierre, soit silex, soit porphyre. Cette dernière a toutefois besoin, avant de s’en servir, d’être débarrassée de toute humidité , en l’exposant pendant longtemps à une chaleur qu’on fait monter avec lenteur jusqu’au rouge. Indépendamment de cela , pour ache-yer de la préparer à recevoir la fonte , il faut, après qu’elle est refroidie, l’enduire avec un mélange d’essence de térébenthine et de noir de lampe, auquel on donne la consistance d’une couleur à l’huile un peu fluide, de manière à pouvoir en chasser toutes les portions volatiles à l’aide d’une douce chaleur. Quant ‘
- cas, les usines anglaises se servent avec avantage, pour éliminer les dernières portionsd’oxides qui s’y trouvent mélangées, du procédé que voici :
- On remplit un tube en terre long de 25 centimètres, et d’un diamètre qui varie de 12 à 14 millimètres et ouvert par un bout avec un mélange propre à déterminer une réduction , et qui se compose de 1 partie de poix et de 8 parties de noir de fumée; on comprime et bat ce mélange dans le tube , et on plonge celui-ci au milieu de l’alliage métallique en fusion , de manière que son extrémité ouverte vient reposer sur le fond du creuset de fusion. On maintient dans cette position jusqu’à ce qu’on voie cesser jusqu’aux dernières traces des gaz qui s’échappent de la masse métallique fondue. Pour obtenir quelques succès dans l’application de ce procédé, il est indispensable que le creuset de fusion soit pourvu d’un couvercle qui livre passage au tube en question et le maintienne fermement, afin d’éviter toute espèce de perte qui pourrait survenir par suite du jaillissement. Aussitôt que la réduction est opérée , on enlève le creuset du fourneau, on y ajoute une nouvelle quantité de brasque, et on agite l’alliage à l’aide d’une tige de fer jusqu’à ce qu’il se prenne en masse ; cela fait, on replace dans le fourneau, on opère de nouveau la fusion, et ce procédé tout entier est répété jusqu’à ce que tout l’oxide ait disparu et que l’alliage métallique soit devenu pur.
- On s’assure alors encore une fois que l’ou est arrivé à cet état en coulant de petites éprouvettes ou plaques tant dans la lingotière en fer que dans celle en pierre , et à l’aide de l’épreuve par rupture et examen de la cassure , ainsi qu’il a été expliqué précédemment. Si
- Hnntu fin
- hiant à la lingotière en fer, on peut I qun ^ ^-Tu‘rCarfaitementdense dans enfumer sur une lampe , ou bien l en- le 0n a aiteint le
- • vhwiii^i oui une lampe,------- .
- duire du mélange ci-dessus, et la taire sécher parfaitement. Pour puiser les échantillons, on se sert d’un petit creuset qu’on a porté au rouge, puis qu’on plonge jusqu’au fond du grand creuset qui renferme la fonte et remplit, enlève promptement et décharge le plus vivement qu’il est possible dans les lin-gotières.
- Tant que le métal renferme encore une grande quantité de parties oxidèes, il paraît criblé partout à l’intérieur de bulles et de cavités, qu’il ait été coulé et qu’ff ait refroidi, soit dans la lingotière en fer, soit dans celle en pierre. Mais si la proportion de ces parties oxidèes et brûlées est peu considérable, il se présente exempt de bulles dans la lingotière en pierre. Dans ce dernier
- les deux échantillons, on a .. but qu’on se proposait. Si les deux plaques ont des bulles, le métal est encore très-oxidc ou renferme toujours des parties brûlées. Ces bulles ne se montrent telles que dans la fonte de la lin— gotière en pierre , et manquent-elles , au contraire, entièrement dans celle de la lingotière en fer, on continue à purifier, quoique l’alliage ne soit plus que légèrement oxidé. Si l’échantillon coulé dans la lingotière en fer présente , au contraire, des bulles, c’est un signe que le procédé de réduction a été poursuivi trop longtemps. Dans une circonstance semblable , le métal est non-seulement réduit, mais il s’est de plus comb/né avec le carbone, et ne peut I être réduit de nouveau que par une
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- fusion prolongée à une haute température , et après avoir enlevé la brasque de houille en poudre qui le recouvrait. Quand on se sert du cuivre de Russie, on n’a pas à craindre, dit-on, cette combinaison avec le carbone.
- Supposons que l’alliage ait atteint le degré de pureté requis , il n’en reste pas moins encore à avoir égard à un grand nombre de petites considérations secondaires, sans le secours desquelles il est à peu près impossible d’obtenir des feuilles bien exemptes de taches noires (oxidées) et de fissures.
- Au nombre de ces considérations, il faut ranger la condition de ne se servir que de lingotière en fer de fonte, et jamais de celles en terre, et encore moins de couler en sable, attendu que pendant le temps du refroidissement très-prolongé dans ces dernières, la plus grande partie de la masse fondue se prend en cristaux, qui non-seulement déterminent une densité inégale dans cette masse , mais en outre occasionnent une porosité ou de petites crevasses fines , sensibles, surtout dans le voisinage des plans de cristallisation.
- Puisque la production des plaques de fonte exemptes de défauts , en faisant usage de moules ou lingotière en fer, est soumise à certaines conditions , celles-ci doivent rigoureusement être remplies par le fondeur. Avant tout cet ouvrier doit veiller à ce que le refroidissement s’opère dans toutes les parties de la fonte de la manière la plus égale possible. C’est ainsi qu’il doit avoir soin que le métal liquide en le versant ne coule pas le long des parois verticales de la lingotière et ne rejaillisse du fond sur ces surfaces par la vivacité du jet, Dans le premier cas, il se forme des couches à divers degrés de température, qui se figent à des époques différentes et qui circonscrivent entre elles du métal encore fluide dont le retrait et le figement produisent, tantôt des cavités bullaires , tantôt des fissures d’une finesse telle, quelles échappent à l’œil et ne se révèlent ensuite que par leurs effets hors du travail ; dans le second cas , il se forme une multitude des petites globules qui, après s’être refroidis à la surface supérieure de la lingotière, ne s’unissent plus avec le reste de la masse métallique quoiqu’enchàtonnées dans cette masse. Cette structure qui n’a rien d’uniforme, donne lieu, surtout lorsque ces globules se présentent à la surface de la plaque coulée , à des solutions de continuité qui occasionnent des longues cavités ovales.
- On trouve môme en coulant au milieu de la lingotière qu’il a quelques inconvénients , aussi toutes les portions de métal qui gissent sur la ligne du jet restent fluides jusqu’au dernier moment et donnent plus tard au laminage naissance à ce qu’on appelle des fissures de fonte.
- Au lieu de verser le métal dans la lingotière par un seul point seulement, il paraît donc plus convenable de le faire couler en deux jets distincts arrivant simultanément l’un vers l’autre en directions opposées. De cette manière la chaleur est répartie d’une manière plus uniforme dans toute la lingotière, les cavités qui se forment ensuite par le retrait se trouverait aussi mieux réparties et surtout beaucoup diminuées en nombre.
- On ne saurait dans tous les cas trop recommander d’enlever avec soin à la surface les cendres de houille scorifièes avec l’oxide métallique avant de couler et de veiller avec le plus grand soin à ce que la matière soit parfaitement fluide pendant le coulage.
- L’appareil suivant, d’un usage fort répandu en Angleterre, mérite surtout la plus grande attention. Cet appareil consiste en une lingotière en fer à parois épaisses dont l’ouverture n’est pas placée en haut, mais latéralement et s’étend sur la longueur verticale de la lingotière. Cette ouverture latérale est fermée dans toute sa longueur par un entonnoir en pierre. Le métal à l’état fluide arrive, à l’aide de cet entonnoir latéral, jusqu’au fond de la lingotière, la remplit de bas en haut et égalise ou compense, par la hauteur et la pression de son jet, tous les défauts de la fonte , attendu que la masse du métal reste fluide dans l’entonnoir, même lorsque les portions versées dans la lingotière commencent déjà à se figer.
- La lingotière consiste en deux plaques de 22 centimètres de longueur, 12 de largeur et 25 d’épaisseur. L’espace vide entre ces plaques est fermé par trois barreaux de fer forgé, liés par des boulons, tant entre eux qu'avec les plaques. Le tout est en outre retenu par des forts étriers en fer. Les faces des plaques et les parois latérales sont aussi polies qu’il est possible. Les deux plaques en pierre qui constituent l’entonnoir sont solidement attachées entre elles par une bande et par une autre bande avec la lingotière.
- Les plaques d’alliage destinées à être réduites en feuilles sont ordinairement coulées sur une épaisseur de 12 à 13
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- millimètres. Il n’est pas prudent de couler des plaques plus minces, et des plaques plus épaisses ne se laissent pas facilement laminer.
- Quoique le silex soit la matière la plus convenable pour faire l’entonnoir propre à couler , on peut l’établir aussi avec d’autres espèces de pierre, n’éprouvant aucune altération de la part du métal à l’état de fusion. Cet entonnoir consiste en deux pièces en forme de parallélipipède,longues de27à28centimètres et larges de 20 à 22. Ces deux pièces sont polies avec soin sur les deux faces en regard. Chaque moitié porte sur celte face polie une gouttière ob-longue triangulaire dont le rapprochement avec celle de même grandeur de la face opposée constitue un canal carré de 6 centimètres carrés.de section. Ce canal s'élargit un peu à la partie supérieure pour former l’entonnoir et se termine à l’extrémité opposée à une distance d’environ 2 centimètres du fond de la lingotière ; il court sur la partie extérieure de la lingotière qui s ouvre par une fente oblongue de 8 millimètres de large, s’étendant sur les 3/1 de la hauteur totale du canal et découpée de même dans la pierre : cet appareil en pierre est assujetti solidement sur l’ouverture latérale de la lin-gotière à l’aide de deux bandes en fer ainsi qu’il a été dit, et de quelques vis. La portion de cet entonnoir qui surmonte de 7 à 8 centimètres la partie supérieure de cette lingotière, sert à faire une masselotte qu’on a toujours soin de former en coulant le métal.
- . On enduit les faces de la lingotière immédiatement avant de couler avec du noir de fumée, mais celles de la pierre qui sont en contact avec le métal le sont avec un mélange d’essence de térébenthine et de noir de lampe. Si 1 appareil noirci ne sert pas aussitôt après celte opération, il faut, un peu avant den faire usage, le chauffer de nouveau au point de ne pouvoir le tenir ^ la main. Cet enduit a besoin, après eux ou trois coulées successives, d’être nievè à la brosse, non-seulement sur f. - JPlcrié i mais encore dans la lingo-trnrf' • arOvait que le métal se figeât rois Vtt? au ou sur Lune des pa-i>l.C(r qui altérerait sensiblement la masse métallique, un» aPPliquer en ce point
- , ... , U[| peu plus épaisse de l’en-
- duit charbonneux. Dans tous les autres cas, il convient que cet enduit soit réparti aussi egalement qu’il est possible sur la totalité des surfaces.
- Relativement degrg de chaleur
- pour couler, il convient de remarquer que d’un côté le métal doit être tenu à une température aussi élevée qu’il peut le supporter sans entrer dans un mouvement d’ébullition ou d’effervescence. Toutefois comme il peut être plus chaud dans un temps que dans un autre (à cause de la différence dans la température extérieure), il paraît impossible à cet égard de présenter des règles précises.
- Lorsqu’on coule, on peut considérer comme un principe de verser le métal dans la lingotière avec autant de lenteur que possible sans toutefois interrompre la continuité du blet, et que, du moins dans la production d’une plaque des dimensions indiquées, le diamètre de ce filet ne dépasse pas y millimètres.
- Après un refroidissement suffisant, la masselotte du jet est abattue au moyen d'un coup de marteau aussi près qu’il est possible de la plaque. Cette plaque est rognée, dressée à la lime et en cet état propre à être laminée. Ce laminage s’opère absolument de la même manière que pour le laiton.
- Le procédé pour la fabrication des plaques exemples de bulles et de taches, peut de même être employé pour la préparation d’un bon fil ductile. On prépare à coup sur un fil parfaite-mentexemptde défautavec l’alliagen°2 par le procédé ci-dessus décrit qui mérite d’autant plus d’être adopté que la plupart des moyens qui ont été mis en usage jusqu’à présent n’ont fourni que des produits très-médiocres.
- Métallisation des tissus, du verre et des produits céramiques,
- par M. ScnoTLÆN’DEa.
- Pour déposer une couche de cuivre sur de la toile, je suppose, ou sur tout autre tissu, on prend une plaque do dimension convenable qu’on frotte sur une de ses faces avec de la plombagine afin de prévenir toute adhérence de la part du métal précipité; l’autre côté est enduit d’un vernis ou d’un autre corps qui ne soit pas conducteur. Le tissu est alors fixé sur le côté métallique de la plaque, en le collant ou l’attachant d’une manière quelconque sur les bords , puis on immerge le tout dans une solution de cuivre, en mettant en communication avec l’extrémité zinc d'une batterie galvanique, tandis qu’on plonge aussi dans la solution une autre plaque de cuivre en communication
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- avec l’extrémité opposée de la batterie. Lorsque les communications se trouvent ainsi établies, il se dépose du cuivre métallique à la surface du cuivre en contact avec le tissu, entre celui-ci et la plaque, et dès que la surface de cette plaque s’est recouverte d’une couche extrêmement mince de cuivre , le métal qui se dépose commence à s’insinuer entre les interstices et les fibres du tissu, et si le procédé est poursuivi un temps suffisant, ce métal pénètre dans la substance même de ce tissu et apparaît en globules sur la surface opposée.
- Lorsqu’on a atteint la saturation ou la densité désirée, on enlève le tissu de la solution et on le sépare de la matrice ou planche de cuivre. Si cette matrice présente une surface unie et polie, celle cuivrée du tissu sera également unie , mais si cette matière est gravée ou présente des reliefs, la surface métallisée en sera un fac-similé, de façon qu’on peut reproduire ainsi les dessins les plus ouvragés avec la même facilité que les surfaces planes.
- On parvient aussi, d’une manière analogue, à produire des ornements métalliques sur tissu avec des matrices métalliques unies sur lesquelles on trace les dessins requis avec une réserve ou quelque substance non conductrice. Une planche qu’on composerait avec du cuivre et dans les découpages de laquelle on incrusterait des ornements en un alliage de plomb et d’antimoine, serait très-propre à cet objet.
- Si les tissus qu’on veut métalliser avaient une grande longueur, ou pourraient adopter le procédé que voici :
- Dans une auge en bois on établit, sur des montants convenables , un cylindre de cuivre uni ou gravé , et au-dessous on place une plaque de cuivre qui communique avec le pôle cuivre de la batterie. Le tissu qui doit être métallisé est amené par des rouleaux sous le cylindre en cuivre-, d’où il est rejeté sur d’autres rouleaux de renvoi. L’auge est remplie avec une solution de sulfate de cuivre, et le cylindre en cuivre étant mis en communication avec le pôle zinc de la batterie, on imprime un léger mouvement en avant au tissu qui passe ainsi à travers la solution cuivrique en contact avec le cylindre, et se trouve recouvert de cuivre métallique qui présente un fac-similé du cylindre uni et gravé.
- On pourrait aussi faire usage du procédé suivant qui dispense du service de l’auge.
- On monte un cylindre de cuivre uni ou gravé dans un bâti, et on le fait communiquer avec l’extrémité zinc de la batterie. Un second cylindre de cuivre , enveloppé d’un feutre épais ou autre matière fibreuse, et mis en communication avec l’élément cuivre de la batterie, est monté de manière à être en contact avec le premier. Le tissu à métalliser est passé entre ces deux cylindres et avec lenteur, pendant qu’on fait couler dessus une solution de sulfate de cuivre, et qu’on en sature le cy -lindre enveloppé de feutre. La batterie étant en action et le tissu passant lentement entre les deux cylindres, ce dernier reçoitdans sa marche une couche de cuivre dont la surface est la copie exacte du cylindre uni ou gravé.
- Lorsque le tissu qu’il s’agit de mètal-liser ne surpasse pas en longueur 8 à 10 mètres. on peut se servir avec avantage de l’appareil que voici.
- On remplit une auge en bois de dimensions convenables avec une solution du métal que l’on se propose de déposer, et on y place un certain nombre de vases poreux remplis avec une solution de sel commun ou autre liquide excitateur. On introduit dans chacun de ces vases un cylindre de zinc et sur chacun de leurs côtés une plaque de cuivre ou autre métal. Un cylindre en zinc étant mis en communication entre eux et avec les plaques de cuivre, on a formé ainsi un appareil galvanique «à l’aide duquel une solution métallique se dépose sur la face interne des plaques de cuivre auxquelles on a préalablement fixé le tissu qu’on veut métalliser. Cette surface interne des plaques doit être frottée avec de la plombagine et celle externe rendue inactive ainsi qu’il a été prescrit précédemment.
- On conçoit qu’on peut métalliser de la même manière des feutres, des cuirs, des peaux, des papiers, des cartons, etc., et même le verre , les poteries, les biscuits, etc.
- Dans le cas où il s’agit de ces dernières matières, il est nécessaire que leur surface soit rendue inégale et rugueuse par le rodage ou le grenage , alors les parties qu’on veut métalliser sont environnées avec une matrice ou moule en métal qu communique avec l’extrémité zinc de la batterie ; ou bien cette matrice peut être en biscuit, en plâtre, etc., en faisant attention que si la matrice n’est pas conductrice , la surface interne doit être rendue telle avec de la plombagine ou par tout autre méthode. L’article à métal liser étant placé dans la solution avec une plaque
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- de cuivre à l’extrémité cuivre de la \ batterie, le métal déposé remplit alors tous les vides ou interstices entre la I matrice et l’article qu’elle environne en j laissant dessus une copie fidèle du des- i sin qu’on a choisi, solidement fixée sur j le verre ou autre matière. 1
- Procédé pour l'impression des toiles cirées à la pierre lithographique.
- Par M. Wagner.
- Les couleurs qu’on applique sur les toiles cirées avec les vernis sont en général rembrunies, ce sont la plupart du temps le noir , le brun, le vert sombre, etc. Ces couleurs constituent le
- fond sur lequel il s’agit d’imprimer des dessins dans un genre quelconque, mais contrairement aux impressions ordinaires >sur papier blanc, le fond donne les ombres ou parties obscures du dessin, et par conséquent les dessins sur pierre pour impressions sur toiles cirées ont besoin d’ètre préparées d'une autre manière, c'est-à-dire que dans les dessins, tous les fonds qui seront lumineux et clairs doivent être dessinés au crayon ou à l’encre sur la pierre, tandis que ceux qui seront ombrés ou obscurs doivent rester clairs sur la pierre à un degré correspondant à leur nuance. En un mot le dessin a besoin d’ètre négatif.
- Pour rendre plus facile la préparation de semblables dessins je fais usage du procédé suivant qui me paraît nouveau, avantageux et susceptible de recevoir d’autres applications, attendu que l'artiste peut, sans rien changer à ses habitudes ordinaires, et en observant seulement les règles les plus vulgaires de l’optique, produire tous les
- dessins propres à ce genre de fabrication.
- Après que le dessin exécuté à l’ordinaire sur papier a été calqué par le ponçage à l’état renversé sur une belle Pierre lithographique bien dressée et men grénèe, on le trace si on veut produire un effet semblable aux des-*ins jm crayon avec un bâton d’encre de Chine, tel qu’on l’emploie pour le lavage sur papier, mais qu’on a préalablement taillé avec une petite scie sous la forme d’un crayon ordinaire , absolument comme le crayon lithographique , et quand ce travail est terminé sur la pierre, on passe l’haleine dessus, ou mieux on mouille pour que l’encre de Chine se dissolve, et qu’on puisse compléter le dessin et la
- séparation sur la pierre, puis on laisse sécher.
- Aussitôt que la pierre est sèche et que les bords du dessin qui doivent rester blancs, ont été gommés, on couvre d’un enduit gras qui consiste en huile de lin ou en vernis doux ou faible des imprimeurs, on humecte d’eau, et on passe le rouleau à encrer jusqu’à ce que le dessin, qui a été tracé à l’encre de Chine, soit renversé, c’est-à-dire blanc et que tout le reste qui était blanc auparavant apparaisse maintenant noir sur la pierre.
- Le même procédé est applicable aux dessins à la plume sur pierre polie, avec cette différence toutefois, qu’au lieu d’encre de Chine, on se sert de la combinaison de la gomme arabique avec le noir de fumée et qu’on ne mouille point le dessin quand il est terminé, afin que les traces ne coulent pas les unes sur les autres.
- Si dans ce passage de l’état positif à l’état négatif du dessin, tous les traits, tous les points n’étaient pas parfaitement distincts, alors on frotterait le tout, mais avec douceur, avec un chiffon de flanelle humide afin d’enlever jusqu’aux moindres impuretés.
- Dans le cas où cela ne suffirait pas, on tremperait le chiffon dans du vinaigre faible et on frotterait le dessin, ayant soin toutefois d’opérer avec as sez de précautions pour ne rien détruire , jusqu’à ce qu'on ait obtenu l’effet désiré. Cela fait, après avoir gommé la pierre, on laisse en repos pendant quelques jours, puis on la noircit avec de l’encre ; enfin on la prépare comme pour les dessins au crayon.
- Pour pouvoir faire usage des vieux dessins sur pierre, qui ont déjà servi à l’impression sur papier, et les employer aux impression sur toiles cirées, voici le procédé que j’ai adopté :
- On enduit d’encre, on laisse sécher quelques jours et on enduit de nouveau jusqu’à ce que le dessin ait acquis une certaine épaisseur sensible à l’œil. Ensuite on lave à l’essence de térébenthine et on enduit la pierre avec une dissolution de potasse caustique qui enlève toutes les parties grasses ou sature tous les acides qui pourraient se trouver à lasùrface. Après que la liqueur a réagi à peu près une demi-heure, or» plonge dans un grand baquet d’eau pure et on fait bien sécher. Cela fait, on prend un bâton entier d’encre de Chine^ et on le passe par son extrémité plate et à sec sur la surface du dessin , de manière i et en prenant toutes les précautions
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- convenables pour qu’il n’y ait que les J portions élevées et les points saillants | qui soient en contact avec le bâton, que ces élévations et ces points n’en reçoivent qu’une légère couche qui ne permet pas à l’enduit gras dont on imprègne la pierre, comme il a étèdit précédemment, d’adhérer aux traits, aux points du dessin, lesquels par conséquent doivent apparaître en blanc lors du passage ultérieur des couleurs. La pierre étant en cet état, il ne restequ'à la traiter absolu-menlcomme il a été dit précédemment.
- 11 n’est pas nécessaire d’ajouter qu’on peut se servir, au lieu de la pierre originale, d’une autre pierre imprimée avec la première. Cette dernière se prête d’autant mieux au travail que sa surface est plus unie, tandis que, dans le dessin original au crayon, la pierre porte un grain qui présente des difficultés dans le changement du positif au négatif.
- Pour l’impression , on se sert, au lieu d’encre ordinaire, de la composition suivante :
- 1 partie de vernis épais à l’huile de lin, 1/4 de colophane, 1/4 térébenthine de Venise , 1/8 minium, et 4 blanc de Kremnitz , qu'on mélange et incorpore bien ensemble.
- On charge cette couleur à la manière ordinaire avec le rouleau , et on imprime à la presse lithographique le dessin , préparé comme il a été dit, sur la toile cirée, de manière qu’il n’y en ait qu’une légère impression. Pendant que cette empreinte est encore fraîche, on la recouvre de la matière colorante relative à la nuance qu’on désire, mais réduite en poudre fine , ou bien d’or ou d’argent en poudre qu’on y porte avec un pinceau, en ayant soin de passer ainsi sur toutes les parties du dessin , et qu’aucune d’elles ne reste sans être chargée. L’excédant de matière colorante ou poudre est enlevé ensuite avec un gros pinceau ou une poignée de coton.
- Quand ce travail est terminé, on voit apparaître tous les traits du dessin avec l’éclat et l’effet désirés, et, suivant que le dessinateur a su conserver les véritables rapports entre les ombres et les clairs, ou relativement au fond de la toile cirée , on a un travail plus ou moins satisfaisant sous le rapport de l’art. Si on veut produire un dessin à plusieurs couleurs, il suffit de couvrir après l’impression, avec des patrons ou des calibres, les portions qui ne doivent pas être colorées en certaines nuances.
- Quand l’impression et le coloriage sont terminés, on transporte la toile
- cirée sur une plaque de Ter chauffée, où on la laisse jusqu’à ce que les couleurs soient entièrement fixées.
- Lorsque l’impression a reçu un bronzé de cuivre , si on veut la dorer à l’or pur, on verse sur la toile une faible dissolution d’or, et on fait passer, à l’aide d'une batterie galvanique, un courant électrique qui produit en peu de temps un précipité d’or sur les traits du dessin. Quand on a obtenu le degré de dorure convenable , on lave le dessin à l’eau pure et on laisse sécher.
- Le même procédé est applicable avec l’argent, seulement si on veut que certaines parties restent blanches, comme les eaux , les nuages, etc.. et dorer ensuite les autres ; il faut couvrir les parties argentées avec une légère couche de matière grasse, afin que l’or ne puisse s’y précipiter et y adhérer. De cette manière, on obtient deux couleurs métalliques diverses, et on pourrait en obtenir un plus grand nombre.
- C’est encore parle même moyen qu’on peut parvenir à obtenir sur un seul et même dessin diverses gradations dans les tons de l’or ; on n’a pour cela qu’à soumettre plusieurs fois le dessin à l’action du courant galvanique, après avoir recouvert chaque fois de matière grasse les endroits qui ne doivent recevoir qu’une dorure moins épaisse.
- Il faut faire bien attention d’éviter toute espèce de contact avec les doigts des parties du dessin qui doivent être dorées , attendu que la moindre trace de matière grasse s’oppose à la précipitation du métal. Il est même prudent, avant de mettre la dissolution d’or sur le dessin , de le passer à l’acide chlorhydrique très-étendu , qui enlève toutes les matières qui feraient obstacle au dépôt de l’or.
- En résumé, on voit que par le procédé que je propose on peut fabriquer des produits variés qui, sous le rapport de la qualité, peuvent ètreclassés ainsi : 1° dessins coloriés; 2° dessins avec bronzé d’or ou d’argent ; 3° mêmes dessins recouverts d’un vernis ; 4° dessins dorés ou argentés par voie galvanique; 5° dessins dorés ou argentés simultanément.
- Il est évident que ce procédé s’applique à tous les dessins imaginables , aux pancartes écrites. aux cartes géographiques ou autres, etc., qui peuvent être reproduits ainsi de la manière la plus exacte. Quant à l’appareil galvanique et à la presse lithographique nécessaires pour le mettre à exécution , je me dispenserai d’en donner la descrip-j tion, parce que ni l’un ni l’autre ne
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- diffèrent de ceux qu'on emploie com- j de Prusse a lieu sur les portions du pa-biuncment. pier qui ont été solarisèes. Les portions
- * les plus claires sont d’abord jaunâtres , et peuvent même , si on les abandonne, passer au bleu ; mais si on plonge pendant quelques minutes dans une solution de carbonate de soude , la couleur jaune disparait, et l’image est blanche et bleu intense. Ces images ne peuvent awînri.iniv . attendu qu’elles
- Nouveaux procédés photographiques.
- Par M. R. ïïcnt.
- M. R. Hunt, auquel on doit déjà des recherches ingénieuses sur l’influence chimique des rayons solaires (voir le Technologiste . t. V, p. 70), a proposé depuis deux procédés photographiques nouveaux que nous allons faire connaître
- »tre.
- Le premier de ces procédés, auquel il aimposè le nom de chromocyanotype, est fondé sur les changements què-prouve avec tant de facilité le bichromate de potasse sous l’influence du principe chimique des rayons solaires. Voici comment on le met en pratique.
- A ajouté à 30 grammes d’une solution saturée de bichromate de potasse 15 grammes de ferro-cyanate de potasse, renfermant 1 gramme de sel. Ces solutions , lors de leur mélange , prennent une couleur brun foncé, mais sans qu’il Y ait précipitation. On lave avec le mélange l’un des côtés d’une feuille de Papier à lettre , et on sèche devant le feu. Sur ce papier ainsi préparé , on imprime une image à la manière ordinaire , image qui est très-faible et négative. Ce papier n’est pas suffisamment sensitif pour être affecté par la lumière diffuse de la chambre obscure ; mais jmx rayons du soleil, il procure de belles copies de gravures. Sur ce pa-P,erJ aussi bien que sur la combinaison du bichromate de potasse et du suliate
- n ------ . , ---wrrw>|Vfle
- servir d’originaux , attendu qu’elles manquent de transparence.
- Si on plonge un chromocyanotype négatif dans une solution de potasse pure ou d’ammoniaque, l’image disparait ; on Ja fait revivre par une exposition aux rayons solaires, ou par l’application de la chaleur; mais, dans tous les cas, les parties bleues deviennent brunes.
- I Une exposition à l’action simultanée du nitrate de mercure et du soleil fait disparaître encore plus complètement l'image , mais elle n’est pas détruite ; et en la tenant devant un feu vif, ou, mieux, en appliquant dessus un fer chaud , une image positive de quelque intensité remplace cette négative.
- Le second procédé qu’on doit à M. Hunt, et qu’il a décoré du nom d’énergiatype, à cause de certaines opi-nionsqu’il s’est formée sur l’action chimique des rayons solaires, action à laquelle il a appliqué le nom spécial d’énergie, s'exécute ainsi qu’il suit :
- L’on choisit de bon papier à lettre que l’on couvre de la solution suivante :
- gram.
- Solution saturée d’acide suceiniquc. 4 Mucilage de gomme arabique. . . 1 Eau.. .............................. 1
- uiuiiuaiiiie ue potasse V*. '* „\Aà
- de cuivre employé dans le P™ chromatype (voir 5e année , P- <u/ \ rayons du soleil exercent deux a cl distinctes, d’abord ils brunissent te papier, puis le blanchissent rapide-
- "S-* NU. et négative produite I et
- loxide de fer , devient immédiatement | oüscu---------- ,, mnserve celle
- positive ; les ombres s’y dessinent par un dépôt de bleu de Prusse qui se forme en plus grande abondance sur les par"
- tics peu éclairées que sur celles ou *e i -es q apres wuc „cnace de
- soleil a exercé le plus d’influence. Lelle cliambre obscure pendant u P image n’est pas toutefois encore lresM 2» variable, suivant .1 intensif
- distincte ; mais en regardant à travers 1 j*mvère solaire , et qui va èsu\-le papier, on voit Que chacune cle ses j ? nuoioue cjuelQ
- Lorsque le papier est sec, on le couvre une fois d’une solution compo ée de 2 grammes de nitrate d argent dans 32 grammes d’eau distillée. Après cela, on fait sécher le papier dans l’obscurité,
- et il est propre à être employé; on peut nnrlefeuille , et
- obscure. Ainsi ............ t
- d’un blanc pur, et il conserve celte couleur, ce qui est un grand avantage. En ce moment, M. Hunt croit quil est j nécessaire d’exposer les feuilles prépa-I rèes d’après cette méthode dans la „i n«wiant mi esDace
- eu regardant a u i
- papier, qn voit que chacune de ses j parties a été fidèlement conservée. Si, au lieu de protosulfate on emploie le persulfatedefer. ilen résulte une image négative bleue très-intense d’un grand
- iiiltirôt Tlone ffl me 1~ a/» lileil
- temps vanauie , suxa... ....-
- la lumière solaire, et qui va de deux à huit minutes, quoique quelques résultats qu’il a obtenus l’amènent à penser que, les proportions de matières employées étant une fois déterminées d'une a.w «nnvmmhle. il suffira de le lais-
- nègaTive^Teùe^V^biqe^e^ün grand Stfira de^le lais'-
- îulerèt. Hans ce cas, le dépôt de bleu manière convenable, il su
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- ser dans l’appareil pendant un temps beaucoup plus court.
- Lorsque l’on retire le papier de la chambre obscure, on n’y distingue encore aucun indice de l’image qu’il s’agit maintenant de faire paraître. Il faut alors faire un mélange de 2 grammes d’une solution saturée de sulfate de fer avec 4 à 5 grammes de mucilage de gomme arabique. L’on passe rapidement et de manière uniforme sur la surface du papier un pinceau large et plat imbibé de cette solution , et, dans l’espace d’un petit nombre de secondes, on voit les images invisibles jusqu’alors se montrer graduellement, et manifester avec une” grande rapidité une jolie épreuve photographique négative. Dès que l'effet obtenu est devenu aussi satisfaisant que possible, il faut enlever la solution de sulfate de fer, ce qui se fait à l’aide d’une éponge douce imbibée d’eau claire. L’on plonge ensuite l’épreuve dans l’eau pendant un court espace de temps, après quoi on peut la fixer solidement en la traitant par l’ammoniaque, ou peut-être mieux à l’aide d’une solution d’hyposulfite de soude , seulement, dans ce dernier cas, il faut ensuite avoir le soin de bien nettoyer le papier de ce sel. Le dessinainsi produit, on peut en obtenir des épreuves correctes de trait, de lumière et d’ombre en employant les papiers succinés auxquels on a recours pour la méthode ordinaire; un espace de cinq à dix minutes suffit à la lumière solaire pour produire l’effet désiré.
- Les avantages que ce procédé présente comparativement à ceux que l’on connaît déjà semblent être très-appréciables. Les papiers préparés ainsi de la manière la plus simple peuvent être conservés par les voyageurs jusqu’au moment où ils se proposent d’en faire usage; l’on n’a besoin de recourir à aucune autre préparation préliminaire avant de les introduire dans la chambre obscure ; après quoi l’on peut les conserver jusqu’à ce qu’il s’offre une occasion favorable pour aviver l’image, ce que l’on fait de la manière la plus simple et avec une matière que l’ou trouve partout.
- Depuis la publication de ce procédé, M. Hunt a annoncé qu’il y avait un grand avantage à ajouter quelques grains de sel commun à la solution d’acide succinique et de gomme pour donner aux clairs plus de vivacité et augmenter la sensibilité du papier.
- Lorsque la solution de sulfate de fer a été répandue sur le papier, il est nécessaire de passer un pinceau rapide-
- ment, mais avec légèreté, sur la surface de la feuille, autrement il se forme de petites taches noires qui nuisent à l’imagé photographique. Si , comme il arrive quelquelois, la surface du dessin vient à noircir, il ne faut pas en conclure que l’expérience est manquée; cette teinte noire superficielle peut en effet être enlevée en lavant immédiatement avec une éponge imbibée d’eau. Si les clairs deviennent décolorés , on peut leur rendre leur blancheur à l’aide de l’acide chlorhydrique étendu : mais il faut avoir soin d’essuyer aussitôt cet acide , car sans cela les ombres souffriraient de son action prolongée.
- Si la brièveté du temps pendant lequel le papier a été exposé fait que l’image se développe lentement ou imparfaitement, un faible réchauffement suffira pour la faire ressortir en peu de temps avec vigueur. La meilleure manière d’opérer, dans ce cas, consiste à tenir le papier à une faible distance du feu.
- Rapport sur le concours relatif ii la découverte d'un moyen saccharimé-trique propre il faire connaître promptement la quantité de sucre contenu dans la betterave ou dans tout autre produit sucré.
- Par M. Eug. Péligot.
- ( Extrait du Bulletin de la Société d’encouragement, juin 184&.)
- Le procédé saccharimétrique de M. Barreswil repose sur une propriété des sucres qui a été signalée, il y a quelques années , par un chimiste aile mand , M. Frommers, comme permettant de distinguer facilement le sucre de canne de la glucose. La méthode de de M. Frommers consiste à ajouter à la dissolution sucrée qu’on veut essayer quelques gouites de sulfate de cuivre , puis de potasse , en portant le mélange à une température voisine de l’ébullition; la glucose, s’il en existe dans la liqueur, réduit le sel cuivrique, et détermine la formation d’un précipité cuivreux , tandis que le sucre de canne ne fait subir à ce sel aucun changement.
- M. Barreswil a mis à profit cette réaction, bien connue des chimistes comme procédé qualitatif, pour faire la détermination quantitative du sucre de canne (sucre cristallisable)et delà glucose, lorsque ces corps se rencontrent seuls ou mélangés dans un corps solide,
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- comme le sucre brut du commerce, ou dans un liquide , comme le jus de betterave et le vesou. Son procédé est basé sur les procédés suivants :
- 1° Le sucre cristallisable ne réduit pas l’oxide de cuivre contenu dans un liquide alcalin ;
- 2° Il devient apte à réduire cet oxide quand il a été traité par l’acide sulfurique , lequel, à la faveur d’une ébullition de quelques instants , le transforme entièrement en glucose ;
- 3° La quantité de bi-oxide qui est réduite est proportionnelle à la quantité de sucre employée.
- Nous décrirons en quelques mots la manière de procéder de M. Barreswil.
- S’agit-il de trouver la quantité de sucre cristallisable qui existe dans un liquide, à l’exclusion de tout autre produit organique . on prépare d’abord une dissolution titrée alcaline d’oxide de cuivre, mettant en contact du sulfate de cuivre, du tartrate neutre de potasse et de la potasse caustique. On obtient ainsi un liquide d’un bleu intense qui, étant filtré, se maintient clair et liquide pendant longtemps. Cette dissolution est la liqueur d’épreuve dont on commence à fixer le titre , en recherchant combien il faut d’une liqueur faite avec un poids connu de sucre candi pur et sec , et porté à 1 ébullition apres 1 addition de quelques gouttes d’acide sulfurique , pour décolorer exactement un volume déterminé de la liqueur d’épreuve.
- Le procédé de M. Barreswil offre 1 avantage de n’exiger l’emploi de la balance de précision que pour la recherche du titre de la liqueur d'épreuve. Il fait usage , dans ses autres opérations, de la méthode du dosage par les volumes, dont M. Gay-Lussac a tiré un si heureux parti pour les essais industriels.
- La liqueur d’épreuve étant soigneu-ment titrée, on en verse un volume déterminé dans une capsule de porcelaine ou de v erre ; on y ajoute une quan-•te quelconque d’une dissolution très-concentrée dépotasse caustique. Cette Uuition n’a pas d’aulre objet que a augmenter la densité du liquide et de rendre plus prompte la précipitation ultérieure de l’oxide cuivreux, puis, au moyen d’une burette graduée, on fait tomber goutte à goutte, dans la dissolution chaude d’oxide cuivrique, le liquide sucré et acide dont on cherche la composition, et qu’on a préalablement additionné d’une quantité d’eau déterminée. Aussitôt que les deux liqueurs sont en contact, on voit apparaître un précipité d’hydrate cuivreux,
- qui devient rouge et qui gagne le fond du vase, lorsqu’il a pris la température du milieu dans lequel il s’est formé. A mesure que l’opération avance, la liqueur du liquide diminue en intensité, en même temps que le cuivre se précipite à l’état du protoxide; elle est terminée, lorsque ce liquide est entièrement décoloré. En lisant alors sur la buretle le nombre de divisions qu’il a fallu employer pour arriver à ce terme, on obtient, à l’aide d’une proportion, le poids de sucre contenu dans la liqueur soumise à l’essai.
- Le point délicat de l’opération est de saisir exactement le moment où la précipitation de l’oxide cuivreux est complète; on y parvient, tant par la décoloration de la liqueur , si la solution sucrée est elle-même incolore, que par la cessation du précipité jaune nuageux qui précède le dépôt d’oxyde cuivreux. Ce dernier caractère peut seul être constaté , quand le produit à essayer est déjà coloré.
- Un excès de sucre ajouté à la liqueur d’épreuve après la séparation complète de l’oxide cuivreux, donne la coloration en brun, bien connue, qui résulte de la réaction des alcalis hydrates sur la glucose.
- Dans le cas où le liquide sucré, dont on recherche la composition, contient tout à la fois du sucre cristallisable et de la glucose, on détermine la proportion de cette dernière substance en faisant un premier essai avec une portion du liquide, amené à un volume connu, avant qu'il ait été soumis à faction de l’acide sulfurique; la glucose réduit seule la dissolution cuivrique que le sucre ordinaire laisse intacte. On fait bouillir ensuite une autre portion du liquide sucré avec l’acide sulfurique, de manière à convertir tout le sucre cristallisable en glucose, au moyen d’un second essai fait avec la liqueur ainsi modifié, on a le poids total de la glucose qu’elle contient désormais; en déduisant celui de la glucose qui préexistait, ce poids ayant été fourni par le premier essai, on obtient, par la différence, la quantité de sucre cristallisable contenue dans le mélange d’eau, de sucre ordinaire et de la glucose.
- Le procédé de M. Barreswil se distingue , comme on voit, par une élégante simplicité ; il a été soumis, par le Comité des arts chimiques, à des rigoureuses épreuves-, nous avons reconnu que, lorsqu’une liqueur contient seulement du sucre cristallisable, on peut, dans l’espace d’un quart d’heure
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- environ, déterminer la proportion de ce corps à 2 ou 3 pour 100 près, on peut, en outre, toujours constater, par un essai préalable, que cette liqueur ne contient aucune trace de glucose. Quand cette dernière substance est associée au sucre , comme cela arrive, par exemple, dans le jus de canne ou de betterave conservés à l’air pendant quelque temps , ou bien dans des mélanges factices et frauduleux de cassonade et de glucose granulée , le procédé est un peu moins exact ; néanmoins, votre rapporteur ayant analysé, par cette méthode, du vesou conservé par le procédé d’Appert, et néanmoins légèrement altéré, qu’il a récemment reçu de la Guadeloupe , a obtenu des nombres qui se rapprochent beaucoup de ceux qui ont été obtenus par M. Clerget, en soumettant le même liquide à l’appareil de polarisation de M. Biot. On sait que ce dernier appareil donne des résultats qui ne laissent rien à désirer quant à l’exactitude. Le concours dont nous vous rendonscompte serait depuis longtemps sans objet, si les méthodes proposées par M. Biot n’exigeaient pas l’emploi de dissolutions incolores, ce qui limite beaucoup l’application industrielle de ces méthodes si précieuses pour les recherches scientifiques.
- Nous avons fait ressortir les avantages du procédé de M Barreswil; il nous reste à parler de ses inconvénients. Le vice principal de ce procédé est, qu’il n’est guère applicable qu’aux cas simples d’une dissolution de sucre pur, ou d’un mélange de ce sucre avec la glucose. Si la substance à essayer contient, en effet, de l'acide tartrique, de la dextrine, du sucre de lait, etc., ces produits se comportent à peu près de la même manière que le sucre cristallisa-ble, et peuvent, par conséquent, être confondus avec lui; d’une autre part il existe, sans aucun doute, des substances organiques qui réduisent la dissolution alcaline d’oxide cuivrique comme fait la glucose elle-même; de sorte que ce procédé ne peut être employé avec sûreté qu’autant qu’on aura constaté, par des essais préalables, que d’autres substances organiques ne coexistent pas avec le sucre ou la glucose, ou bien qu’autant qu’elles auront été dépurées de ces derniers corps par des méthodes convenables.
- marn-
- üe Vextraction de l'ammoniaque des
- eaux des usines à gaz et de son application.
- Par M. R. Lamjng.
- Voici d’abord le procédé dont je tais usage pour extraire l’ammoniaque des eaux ammoniacales des usines à gaz.
- D’abord je mélange ces eaux avec une suffisante quantité de chlorhydrate de chaux en solution pour convertir le carbonate d’ammoniaque qui existe dans les liqueurs en chlorhydrate de cette dernière base. Après avoir séparé le carbonate de chaux qui s’est formé, je porte et j’entretiens pendant une heure la solution claire à la température de l’ébullition. Quand cette solution s’est refroidie, je l'agite d’abord avec une quantité d’hydrate de protoxide de fer suffisante pour que tout son hydrogène sulfuré entre en combinaison, puis avec une proportion de chaux nécessaire pour saturer l’acide chlorhydrique qui est présent, et enfin je distille l'ammoniaque qui passe et qu’on trouve dans l’eau dans un état assez grand de pureté.
- Ce procédé, comme on voit , n’a rien de bien nouveau, si ce n’est l’ensemble de l'opération ; mais voici une application de l'ammoniaque qui m’a paru avoir un caractère de nouveauté plus réel.
- Les ferrocyanures de potassium et de sodium qu’on rencontre dans le commerce sous les noms de prussiates de ces bases, se préparent ordinairement au moyen de la combustion de matières animales en contact avec un alcali carbonate et du fer. L’ammoniaque qui se dégage de la matière animale est en partie décomposée par les autres substances, et contribue à former avec elles une masse hétérogène consistant principalement en potassium ou sodium, alcali carbonaté, cyanogène , fer et charbon. C’est cette masse qui par la lixiviation et la cristallisation fournit le ferrocyanure alcalin.
- Les ferrocyanures de potassium ou de sodium sont jusqu’à ce jour la source à laquelle on a puisé directement ou indirectement le cyanogène dont on se sert pour la préparation de tous les cyanoferrures, les cyanures et les cyanhydrates connus dans le commerce.
- L’acide cyanhydrique ou prussique du commerce a été préparé jusqu’à présent en décomposant directement ou indirectement soit le cyanoferrure de potassium ou de sodium, soit quel-
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- que autre cyanoferrure, cyanure pu cyanhydrate. Il est donc évident, d’après ces faits, que l’acide prussique n a jamais pu revenir à un prix assez bas pour la reproduction avantageuse des cyanures, des ferrocyanures et des cyanhydrales du commerce, or, par les perfectionnements que je propose, l’ammoniaqueestappliquèeà la production du cyanogène de façon telle,qu’on obtient de l’acide prussique ou cyanhydrique du premier jet ou pour premier résultat, et que cette production s’opère à un prix assez bas pour permettre son application à la production économique des cyanures, ferrocyanures et cyanhydrales en général.
- Voici du reste de quelle manière je conduis l’opération.
- Je remplis une cornue cylindrique en fonte de 2m.50 de longueur sur 0m.45 de diamètre intérieur, entourée de tuiles apyres adaptées à sa forme et posées verticalement dans un fourneau, avec du charbon de bois, et je porte à la chaleur rouge. De l’ammoniaque plus ou moins pure et sous forme de gaz ou même combinée à l’état de vapeur avec certaines autres substances qui ne peuvent s’opposer au résultat désiré , est ensuite introduite par un tuyau placé près de 1 une des extrémités de la cornue. Dans son passage à travers celle-ui, cette ammoniaque est dépouillée uc l’hydrogène qui forme un de ses deux éléments, tandis que l’autre, ou 1 azote , se combine au charbon pour former de l’acide cyanhydrique qui s’échappe enfin des vaisseaux chauffés sous forme de vapeur, et accompagnée de quelques autres fluides élastiques, parmi lesquels, si l’introduction de l’ammoniaque dans la cornue a été trop rapide, on trouve un peu de ce corps qui a échappé à la décomposition.
- Diacide cyanhydriqueen vapeurqu’on obtient ainsi peut être condensé dans 1 eau ou à l’aide de tout autre moyen convenable pour préparer ensuite divers composés où entre le cyanogène ou à tout autre usage. On peut aussi le mettre immédiatement en communication avec diverses substances avec lesquelles le cyanogène qui le constitue peut entrer de suite en combinaison. Ainsi, par exemple, on peut le recevoir dans des solutions d’alcalis fixes caustiques, puis avec celles-ci dissoudre du fer en donnant naissance d’abord à des solutions de cyanhydrates de potasse ou de soude, et ensuite à des solutions de ferrocyanures de potassium et de sodium. On peut encore le recevoir dans de l'eau renfermant
- certains oxides métalliques avec lesquels il produira dps cyanures et des c va n h yd ra tes métalliques.
- Du reste , je pense que les moyens pour préparer divers produits chimiques par la saturation des acides à l’aide de différentes bases, sont trop connus des chimistes , pour qu’il soit nécessaire d’entrer dans des détails plus étendus sur la fabrication des divers sels où l’acide cyanhydrique fait partie des combinaisons.
- Expériences sur les effets de la distance dans le transport à travers les tuyaux de conduite dans le pouvoir éclairant du gaz de houille.
- Par M. A. Fyfe.
- M. A. Fyfe, auquel on doit déjà d’intéressantes recherches sur le gaz d éclairage (le Technologisle, t. II, pag. 265, et IV, p.64 ) a entrepris depuis peu de faire l’analyse des principales espèces de Parrot et de Can-nelcoal qu’on emploie en Angleterre et en Écosse pour la fabrication de ce gaz, et de rechercher, à l’aide de la méthode des ombres et de celle au chlore qu’il a fait connaître , le pouvoir éclairant fourni par ces diverses espèces, la quantité de gaz et de coke qu’elles rendent et les propriétés de ces gaz. Ce sujet n’ayant pas pour nous le même intérêt que chez nos voisins, nous nous abstiendrons de rapporter ici les détails dans lesquels l’auteur est entré; mais comme'4l a ajouté à son travail un chapitre sur l’effet du parcours du gaz dans les tuyaux de conduite depuis l’usine jusqu’au point où il doit être consommé, sujet qui a paru présenter des expériences neuves qui méritent d’être rapportées, nous avons cru devoir traduire textuellement cette partie dumé-moire du chimiste d’Édimbourg.
- « Tout le monde sait, dit M. Fyfe, que dans le but de purifier le gaz d’éclairage , on le fait cheminer à travers un condensateur où il se dépouille de son goudron, de ses huiles volatiles et de son ammoniaque. Dans la plupart des cas, le condensateur consiste tout simplement en un système de tubes ou de boites dont la longueur ou la capacité varient suivant l'importance de l'usine. On a dû naturellement supposer qu’a-près avoir quitté le gazomètre , le gaz , pendant son passage à travers les tuyaux qui circulent dans les rues, devait éprouver quelque modification; de là, sans
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- doute cette idée assez généralement répandue, que le gaz pris à une certaine distance de l’usine est inférieur en pouvoir éclairant à celui qui se consomme dans le voisinage de celle-ci. Quelques personnes, il est vrai, ontété d’une opinion contraire, et ont supposé que les particules les plus légères étaient portées à une grande distance, et qu'étant, à ce qu’on suppose, les plus pures et celles qui jouissaient au au plus haut degré du pouvoir éclairant , il en résultait que le gaz livré au consommateur à quelque distance du lieu de sa fabrication devait avoir un pouvoir éclairant supérieur à celui qu’on consomme dans le voisinage immédiat de son lieu de fabrication.
- » Diverses circonstances s’étant présentées pour faire des expériences sur ce point important, je dis important puisque c’est une question dont la solution peut influencer matériellement les compagnies de gaz dans le choix, quand elles sont libres, de l’emplacement de leurs usines, et même intéresser aussi le consommateur relativement à la compagnie à laquelle, quand il le peut, il demandera du gaz , je n’ai pas hésité un seul instant à entreprendre des expériences sur cette question, et à les rendre aussi concluantes que possible.
- » Les gaz sur lesquels ces expériences ont été faites, et dont je vais donner les résultats, ont été ceux qu’on consomme à Edimbourg et à Leith, ainsi que dans une ville du nord de l'Ecosse où le gaz est envoyé à une très-grande distance. Le pouvoir éclairant a été principalement déterminé à l’aide du chlore, parce qu’il m’aurait été difficile d’emporter partout un appareil mécanique pour cet objet, et que le moyen chimique offre toute la précision désirable.
- » Gaz de Leilh. 9 décembre. Ce gaz, fabriqué avec de la houille d’Ar-niston qui fournit en moyenne 29 mètres cubes de gaz par 100 kilog. de houille, quantité qui dans mes essais s’est élevée à 29 mètres cubes 62, a fourni en moyenne de plusieurs expé-
- riences sur le gaz pris à l’usine, une condensation de 13 pour 100 avec le chlore. Ce même gaz pris le même jour à une distance de 2 milles ( 3218 mètres ) de l’usine a donné une condensation moyenne de 12. Ce jour-là le courant de gaz était assez fort et les essais avaient besoin d’être répétés; en conséquence, le 16 déc., pour une même distance presque en ligne droite avec du gaz fabriqué avec la même houille, la condensation par le chlore a été 14 tandis quelle était 13,7à l’usine.
- » Gazdanordde VÉcosse. ^décembre. Le gaz provenait d’un mélange de 2 parties de houille de Lesma-hago et une partie de houille de Mont-kland et 1 partie de houille de Torry-burn. La moyenne de tous les essais à l’usine par le chlore a été 14,75. Dans les becs, la longueur de la flamme sous 28 millim. de pression était 115 millim. le poids spécifique du gaz 0,590. A la distance de près de 6 milles (9654 mètres) le chlore a fourni une condensation de 13,25. Dans les becs, la longueur de la flamme sous 28mm. de pression était 112n‘in., et le poids spécifique 0.653.
- » Gaz d’Édimbourg. 15 novembre. Ce gaz à 1 mille (1609 mètres) de l’usine indiquait au chlore une condensation de 13,7. Le 9 déc. 13, le 19 déc. 13.66, ou en moyenne 13.45. Le 20 déc. le gaz essayé à l’usine a donné en moyenne 13.16, et dans un autre point situé à plus d’un mille 14; le 23 déc. à l’usine 14, et à la distance de plus d’un mille 14 ; la moyenne de tous les essais étant 13,5 à l’usine et 14 aux distances indiquées, j’ai essayé depuis le gaz à une plus grande distance, par exemple le 20 déc. le gaz à l’usine donnait 13 , et à une distance de plus de 3 millim. (4827 mètres) l’indication était 12,5.
- » Dans les expériences précédentes le pouvoir éclairant du gaz a été dans quelques-uns des cas le même à l’usine qu’à certaines distances; dans trois d’entre elles il est un peu plus bas et dans une un peu plus élevé au point distant. En prenant la moyenne de tous les essais :
- Coi pris à t’usine.
- Leith, G décembre .................. 13.00.
- 10 kl. .................. 13.70.
- Ville d’Ecosse. . . id................. 14.75.
- Edimbourg........ id...........• . . . 13.50,
- id........ 1813..................... 13.00.
- Gai pris à distance. , . 12.00
- . • 14.00
- . . 14.25
- . . 14.00
- . 12.05
- Moyennes,
- 13.59.
- 13,35
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- la différence, comme on le voit j dans le tableau ci-dessus, est tellement minime, qu’elle mérite à peine d'être prise en considération -, en conséquence, je crois qu’il est démontre que la distance à laquelle le gaz est lancé, après qu'il a été purifié convenablement , exerce peu ou même pas du tout d’influence sur son pouvoir éclairant. Cette conclusion, comme on l’im3gine bien , ne porte pas sur les pertes que
- ----. i------ — lu rUmînntinn
- le bon usage qu’on peut en faire comme couleur à l'huile ou à la colle.
- Préparation. Dans une quantité déterminée de lessive caustique, qu’on prépare à la manière ordinaire avec des cendres et de la chaux, ou bien avec de la potasse et de la chaux, on dissout par une ébullition soutenue des soies de porc jusqu’à ce que la liqueur soit saturée , opération , pendant laquelle il se dégage de l’ammoniaque de la dis— rv" in dissolution à
- bien , ne porte pas sur les pertes que se(iP/nn nasse^la**dissolution le gaz peut éprouver par la diminution sob) m . 0 ^ ^ loUe métallique de sa quantité parles fuites ou autre- trave s .. un cuveau, et
- Ln*n-iY!SJes SYy_lUA?lC„0"lU!Îf,i Pvpnl Spîès quelques instants de repos, on dé-
- " • i- pinirp nu on reverse
- iiitm uous ic» uijüuMic point
- qui intéresse les compagnies qui vendent leur gaz soit à la mesure soit à 1 heure ou par d’autres conventions, mais qui n’affecte nullement le consommateur qui ne doit payer , en définitive , que le gaz qui passe par son compteur ou celui qui a été brûlé chez lui dans les becs pendant le temps spécifié entre lui et la compagnie. »
- Notices technico-chimiques.
- Par M. F. Froelich.
- I. Laque en boules de Venise.
- Plusieurs chimistes habiles ont proposé des moyens pour la fabrication des belles laques rouges qu’on trouve dans le commerce sous le nom de Jaques en boules de Venise et qui sont fort estimées dans les arts à cause de leurs excellentes propriétés; mais parmi tous les moyens proposés, du moins tels qu’ils sont décrits dans les ouvrages de chimie, je n’en ai trouvé aucun qui, dans les travaux pratiques, fût péopre à remplir le but. Je pense donc faire une chose utile au public en décrivant un mode de préparation en usage dans quelques fabriques de l’Allemagne qui fournit un produit lequel ne le cède en r'en aux laques Vénitiennes. Sous ce n°m je comprends la fonte qui venait auparavant d’Italie sous forme de boules de la grosseur d’un marron et dont la préparation particulière est restée longtemps un secret.
- belle laque eu boule se distingue : 1° par une très-grande légèreté au point que les boules flottent sur Veau : 2° par la dureté et une cassure nette , on peut avec les fragments tracer sans peine sur du papier des lignes rouges qui se polissent avec l’ongle : 3° par une odeur particulière semblable à
- «“Un Une muTc -----. fl O Il enlî —
- apresqueiquuj _____t
- cante la liqueur claire qu'on reverse dans la chaudière de fonte, qu’on a parfaitement nettoyée et qu’on chauffe jusqu’à ce qu’elle bouille légèrement. Lorsqu’on a atteint cette température, ou y jette de l’alun pulvérisé assez grossièrement, ce qui produit promptement, et avec un dégagement de gaz sulfhydrique, la séparation d’un corps caséiforme en même temps que la liqueur se recouvre d'une pellicule qu’on enlève avec une écumoire ou un tamis.
- On continue aussi à ajouter de l’alun et à enlever le corps qui se forme jusqu’à ce que la liqueur soit complètement épuisée et qu’un nouvelle addition d’alun ne procure pas de nouvelle séparation.
- Le corps qui a été ainsi rassemblé, dès qu’il est assez refroidi pour qu’on puisse le travailler à la main , est ensuite démêlé sur un tamis fin de crin à l’aide d’une décoction de bois rouge de Ste-Marte ou de Fernambouc. Lorsque cette opération est terminée, la masscestagitéeà plusieurs reprisesdans la cuve puis on l’abandonne au repos, pour que la couleur se dépose. Lorsque cette couleur est bien déposée, on décante la liqueur surnageante, eton fait arriver une nouvelle décoction de bois rouge, ce qu’on répète jusqu’à ce que la I nuance soitsufïisamment foncée.Quand ce point est atteint, ëtque la couleur doit avoir un reflet violet, on y verse un peu d’une dissolution de savon ; on obtient non-seulement ainsi le reflet désiré, maison précipite en outre de leur solution quelques portions de la couleur qui surnageait encore. Si on veut au contraire atteindre un rouge éclatant, il ne s'agit que de verser une petite quantité d’une dissolution d’alun.
- Les liquides qui en résultent et qui sont plus ou moins colorés sont ras-
- une odeur particulière semblable à soa\ LUScl°cmYioyès à passer et à sa-celle des œufs pourris : *• par la^sob- “aSîitè de corps
- dde de leur teinte et la faculté qu elles tarer décolore presque comont de bien couvrir, cj, par conséquent 1 blanc, ce q ^
- Le Technologisle, T. VI. Octobre— 1844.
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- plètement. Quant à la matière parfaitement colorée, elle est jetée sur un filtre, miseen presse et moulée en boules de la grosseur indiquée ci-dessus qu’on fait sécher à l’air libre ou au soleil.
- Il faut éviter une dessiccation trop prompte parce que alors les boules se crevasseraient. Quand elles sont suffisamment sèches , on les roule dans un tonneau ou un sac jusqu’à ce qu’elles soient bien unies et aient un aspect farineux à la surface.
- Si on veut sécher les boules à la chaleur modérée d’une étuve , il faut faire particulièrement attention qu’il ne se trouve pas d’autres couleurs dans l’étuve ou dans le voisinage, renfermant des oxides métalliques, attendu que ces derniers noirciraient par le gaz sulfhydrique qui se dégage.
- Observations. 1° Le résidu de la lessive du bleu de Brème , dont il sera question plus loin, peut servir au lieu d’eau pour la préparation de la lessive de cendres ou bien celle de la lessive de potasse et de chaux, ce qui donne un emploi utile à ce résidu.
- 2° Les soies de porc sont faciles à se procurer à des prix très-modérés en s’adressant dans les campagnes aux cultivateurs qui nourrissent des cochons, qui les recueillent au lieu de les brûler ; seulement elles ont besoin d’être bien lavées jusqu’à ce qu’elles soient pures puis séchées.
- II. Bleu de Montagne ou cendres bleues.
- Le procédé de Pelletier, pour la préparation du bleu de Montagne, n’a pas fourni à Ilermbstaedt ni à M. Payen de résultats bien satisfaisants. llollun-der prétend au contraire en avoir retiré une couleur d'un magnifique éclat. Ce chimiste crut s’apercevoir que la chaux en poudre procurait une plus belle nuance que l’eau de chaux , et que la couleur acquérait du feu et de la solidité lorsqu’on mélangeait le chlorhydrate de cuivre ainsi que la chaux dans un état aussi peu humide qu’il est possible de le faire. Suivant Muller, le bleu de montagne artificiel doit être précipité d’une solution nitrique lorsqu’on veut qu’il soit aussi beau que celui qu’on rencontre dans la nature.
- Parmi toutes les recettes qui ont été préconisées tour à tour, je n’en ai pas rencontré une seule qui répondit aussi bien à mon attenteet fournît des résultats aussi certains que celle que je vais décrire. La belle couleur qu’on obtient ainsi résulte d’une combinaison particulière de l’oxide de cuivre avec l’eau.
- On commence par préparer un vert de Braunschweig de la manière suivante : 1 partie de sulfate de cuivre et 1 partie de sel marin sont versées dans un vase de bois avec 6 à 8 parties d’eau bouillante, et on favorise la dissolution par l’agitation. Lorsque tout est dissous, on étend encore avec 30 parties d’eau froide , et on abandonne au repos jusqu’au lendemain . où l’on décante de dessus le dépôt ferrugineux qui s’est formé; la portion trouble du liquide est filtrée. Lorsque toute la solution cuivrique est bien pure et bien claire , on la fait couler dans une cuve où l’on procède à la précipitation de l’oxide de cuivre au moyen de la chaux.
- Dans ce but, on se procure une partie de chaux bien blanche et bien cuite qu’on délite finement avec habileté , et étend d’eau de manière à former un lait bien homogène. Ce lait est passé à travers un tamis de crin très-fin , afin que les particules de sable et celles grossières de chaux restent sur ce tamis.
- C’est avec ce lait de chaux parfaitement pur et récemment préparé qu’on procède à la précipitation. Celte précipitation ne doit pas être tumultueuse ; il faut au contraire y procéder avec lenteur et patience , afin que la chaux ait tout le temps nécessaire pour se combiner avec l’acide chlorhydrique auquel l’oxide de cuivre est uni, et former ainsi le chlorhydrate de chaux soluble. Dans aucun cas, il ne faut qu’il y ait à la fin de l’opération en question un excès de chaux qui nuirait beaucoup tant au vert qu’au bleu. Il vaut donc mieux laisser à la liqueur une légère réaction acide , puis précipiter ensuite à part le cuivre qui se trouve encore dissous dans la liqueur claire surnageante. Lorsqu’on verse un peu de cette liqueur dans un verre , elle doit apparaître incolore comme de l’eau; mais en y versant quelques gouttes d’ammoniaque , on voit qu’elle renferme encore quelques parties de cuivre, puisqu’il s’y forme alors un léger nuage bleuâtre. Cette épreuve ne doit pas toutefois être tentée immédiatement , mais environ une heure après qu’on a fait l’addition de la dernière portion de lait de chaux.
- Lorsque le précipité est parfaitement formé , on laisse reposer 24 heures, au bout desquelles on décante l’eau mère , qu’on remplace par de l’eau pure. Ce lavage doit être répété au moins deux à trois fois, parce qu’il contribue beaucoup à la beauté de la couleur.
- Le précipité qu’on traite pour le reste, comme du vert de Braunschweig ordi-
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- !!?‘re , est du vert à l’état pur, et par
- dW?UC.nt un chlorMratc basique ^ oxide de cuivre.
- C est ce précipité qu’on emploie pour préparation du bleu de Montagne.
- r ur j3 ’ 0n ^ en^®ve sur le filtre sous orme de vert en bouillie , et on le dé-pose sur des tables en bois où on l’étend.
- orsqu i| cst à moitié sec , on le dé-chpr G en ^tlles tablettes qu’on fait sé-unP l!îmirCte,ment’ et qu’°» jette dans narp^°U|1^ lle d® ehaux récemment pré-eDaissp61 t°Uit ^ ^ait fre’de > bien plus fcP > ® que lait de chaux précédent, recoiivpon»PO,.?t que ,es tablettes se chaux mr1 ^ U1?e C0U(;be épaisse de ciniterPni f6ttj l1mmers*on, sans se pré-On en,., U fPn<1 es unes sur les autres, et le vpJe 3 Cuve avec un couvercle, dani ri re,s*e dans cette bouillie pen-aant deux a trois semaines. Tous les
- ment h r°IS •Jours on a§ite soigneuse-Ss nt aSSe avec le bras et la main , a P?s avec autre chose.
- quelnnlTîV,16 ce temPs’ on enlève venues > et si elles sont de-
- foncé .rub)r,memcnt d’un beau bleu grains n„ q^on ? aperçoive plus de l’eau nr»U P?,nls verdâtres, on verse de jette uUir- et?ndre la chaux, puis on
- °u bienonqrt-de SUr Un Srand tamis , tombe pas de manière 90’*1 ne
- soient «ên»!?6 tab*ettes, et que celles-ci une autre du ,i(Iuide- Alors, dans l’eau mire î(Uveon ,lave ces tablettes à les nartioc P°,ur esdébarrasser de toutes bien n lr„.Calca,res • « quand elles sont CesPS ? on les fait sécher,
- assez grandi16]3 blc.ucs • qui sont d’une “es lwementdTte ’S0Ml ensuite mou-construit n dans Un utoulin à bras •a^™ltîcCrmf,Ü.1’elleble>“ieMou-
- Bleu de Brême.
- Jingoe(sl!)reloutCO“|jUr ^,GUe 1 qui se dis‘ faculté dont p uPar sa legerete , par la est très-nmn - .l°uit de b'en couvrir, a la détremn ^ a Peinture à l’huile et !i0n dans aueln,?»» * décrit sa Pr?Para'
- On prer , Ptions sont inc minces a„-du euivre pur , morceaux 0 Gn.de?0upe à la decôté;puCiarres de 9 à 10 de cuivre décJ!0U-r chatIue 1 de sel commun r?6’’ °n pre cuivre dans un vasedi ^Iai J>un autre coté 0n f( 50 grammpe ri’„’ • P mit un
- «l>Vra”n““sdSC3“!f“ri
- est versé sur le cuivre eues.
- dans le vase, mais en quantité telle que ces corps en soient humectés sans ruisseler. Alors on abandonne ce cuivre salé pendant trois semaines au repos. Au bout de ce temps, on trouve qu’il s’est recouvert d’une couche épaisse d’oxide qu’on détache du métal par des lavages en réservant le cuivre métallique qui reste , qu’on fait bien sécher pour une nouvelle opération avec le sel.
- Lorsqu’on s’est procuré par ce moyen une quantité assez considérable d’oxide de cuivre, on le dépose dans une grande cuve en sapin , et on verse de l’eau pour opérer un lavage parfait, condition des plus importantes pour le succès de tout le travail ultérieur, et enfin on en sépare , au moyen d’un tamis fin , les parties grossières de celles plus ténues. Aussitôt qu’on a fait écouler les dernières portions d’eau, et même lorsque l’eau filtre encore, l’oxide vert bien lavé et épuré est reporté dans la cuve où on le délaye sous forme de bouillie épaisse sur laquelle on verse le double de son volume d’une lessive fortement caustique, qu’on prépare comme nous le dirons plus loin.
- Après avoir parfaitement mélangé par l’agitation, le vert, au bout de 20 à 25 minutes, s’est transformé en un beau bleu. Alors on verse de l’eau peu à peu et on laisse le bleu de Brême se précipiter, on lave à l’eau et on jette sur un filtre.
- Quand le bleu a acquis un peu de consistance, on le dépose en gros morceaux irréguliers sur des claies, ou bien on le soumet à la pression et on le découpe en tablettes pour le faire sécher à l’air libre et à l’ombre. La chaleur solaire ou celle d’une étuve ne conviennent pas tant que le bleu est humide. C’est de cette manière qu’on fabrique un bleu pur et léger de Brème de la plus grande perfection.
- Pour préparer une lessive caustique d’une force suffisante à celte fabrication , on dissout dans 8 fois son poids d’eau 10 kilog. de bonne potasse dans une chaudière de fonte et on porte à l’ébullition, puis on introduit toujours en agitant avec soin de la chaux vive en poudre, jusqu’à ce qu’un essai qu’on fait de la liqueur ne présente plus d’effervescence avec un acide (ce qui exige l’emploi de 2 à 2,50 kilog. de chaux). On fait bouillir pendant quelque temps, puis on verse le tout dans un baquet où l’on a placé des chevilles à diverses hauteurs ; on couvre le baquet avec soin et on abandonne au repos. Au bout de quelque temps on décante la lessive claire qu’on peut aussi concen-
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- trer sur le feu dans la chaudière en fonte. Enfin on jette le résidu sur un filtre, on laisse égoutter et on rapproche aussi dans la chaudière. Quand les liqueurs sont ainsi suffisamment concentrées, on les reverse dans le baquet et on les couvre 'attentivement. Lorsque la lessive est refroidie on peut s’en servir pour la préparation du bleu de Brême ; l’évaporation de la lessive doit s’opérer vivement afin que celle-ci ne se carbonate pas.
- Observations. 1° Les premières lessives qui coulent du bleu de Brême, renferment une grande quantité de potasse, et on peut les faire servir, comme il a été dit, à la dissolution des soies de orc dans la préparation de la laque en ouïes de Venise , ou bien on les concentre de nouveau et l’on s’en sert après y avoir ajouté de nouvelle potasse pour une seconde opération de fabrication du bleu.
- 2° La lessive caustique doit être complètement exempte d’acide carbonique et assez rapprochée pour qu’une fiole de 100 grammes d’eau distillée contienne 125 grammes de lessive ; plus rapprochée encore il n’y a pas de mal.
- 3° Le traitement du vert par la lessive caustique est un point fort important dans cette fabrication. Il faut donc avoir plusieurs petits verres sous la main dans lesquels on fait l’épreuve de l’action de la lessive sur l’oxide. Si la couleur ne se précipite pas d’une manière parfaite dans ces épreuves, il ne faut pas immédiatement saturer l’oxide avec la lessive; ou bien l'oxide n’a pas été lavé suffisamment, ou bien la lessive n’est pas bien préparée.
- 4° ün peut aussi préparer du bleu de Brême avec parties égales de sulfate de cuivre et de sel marin, et le procédé est le même que celui de la fabrication du vert de ifraunsehweig indiquée pour le bleu de Montagne , seulement au lieu de chaux on se sert de potasse pour la précipitation. Le précipité vert qui en résulte est traité avec la lessive caustique ainsi qu’on l’a déjà expliqué , et on obtient par ce procédé un bleu tout aussi beau.
- IV. Bleu minéral.
- Autrefois on préparait le bleu minéral avec le vitriol de zinc, qui renferme toujours une assez grande proportion de sulfate de fer ; la dissolution de ce sel était précipitée par le ferro-cyanure de potassium. C’était donc en réalité un bleu de Prusse qui renfer-
- mait de l’oxide blanc de zinc au lieu d’alumine , ce qui lui donnait plus de légèreté, attendu que l’oxide de zinc est moins compacte et moins dense que l’alumine.
- Ce bleu minéral bien fabriqué a un assez agréable aspect, ce qui est la plupart du temps le cas avec les matières colorantes dont les particules sont assez lâches entre elles. Beaucoup de gens croient encore qu’un beau bleu minéral ne peut être préparé que par ce moyen.
- Néanmoins, en voici un autre qui fournit pour toutes les nuances, un bleu très-pur, très-délicat, plein de feu, et qui surpasse de beaucoup celui préparé au sulfate de zinc.
- On dissout du prussiate de potasse dans de l’eau tiède, eton en précipite du bleu de Paris, mais au moment où le cyanoferrure se forme , on ajoute une solution saturée d’alun en quantité plus ou moins considérable suivant que le bleu doit être plus ou moins foncé, puis l’alun est saturé toujours à chaud, avec de la craie finement pulvérisée et purifiée par lévigation. Il faut qu’il n’y ait pas excès d’alun ni de craie non décomposée ; dans le premier cas le bleu minéral tournerait au vert, dans le second au rouge au au violet.
- Observations. On pourrait précipiter l’alun avec de la potasse au lieu de craie, mais cela reviendrait trop cher.
- L’alumine a, suivant le mode de précipitation , une consistance différente ; si on précipite une solution d’alun à froid avec de la potasse ou de la chaux caustique, le précipité est vitreux, peu friable et pesant, tandis que lorsqu’on emploie le carbonate de potasse ou la craie , et que la solution est concentrée, on obtient un précipité très-friable et très-léger.
- Quand la solution alunique est très-étendue, on obtient même avec les carbonates un précipité solide et vitreux , tandis qu'il doit toujours être léger avec ce bleu, attendu que le cyanoferrure est par lui-même adhèrent et compacte.
- V. Vert de Sweinfuri.
- Vert N° 1. On dissout dans une chaudière en cuivre 6 kilog. 75 de vert de gris grossièrement pulvérisé dans 50 litres d’eau chaude, et on favorise la dissolution par l’agitation , et en écrasant au moyen d’un pilon de bois , à j coups légers, car il ne sert à rien de ! frapper fort, attendu qu’on réduit ainsi
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- en poudre trop fine les enveloppes et les impuretés. Il faut éviter aussi de faire bouillir la solution, car autrement elle se transformerait toute en écume et l'oxide de cuivre passerait au gris.
- D'un autre côté, on se procure 5 kil. d'arsenic blanc en poudre qu’on fait bouillir très-fortement dans 80 litres d’eau jusqu’à ce qu’il soit dissous entièrement, à l’exception de quelques grains grossiers ; on pousse leteu, puis on verse dans cette solution celle de vert de gris à travers un tamis fin de crin pour en séparer les impuretés.
- On se tromperait beaucoup si on s’attendait à obtenir immédiatement
- un précipité d'un beau vert éclatant; au contraire c’est une matière jaune verdâtre terne qui, peu à peu, et par une ébullition forte et soutenue de la liqueur , se transforme en un vert pur.
- De feu est alors éteint sous la chaudière, la couleur est transportée dans une cuve pour s’y déposer, et on prépare dans la chaudière une nouvelle portion de couleur. Apres un repos d’une heure le vert se dépose, on décante l’eau surnageante, et comme elle ne contient que peu de cuivre , mais une certaine proportion d’arsenic, on peut s en servir de nouveau pour la préparation du v°rt, ou y .dissoudre du sulfate de cui-yre qu’on précipite par la chaux, caus-Dque pour avoir un vert ordinaire.
- Dors même qu’au lieu de faire bouil-hr fortement pendant une heure on verse la liqueur arsenicale chaude dans celle également chaude de vert de gris quon a déposée dans une cuve, et quou agile vivement mais non pas constamment, puis qu'on abandonne Çe mélange au repos pendant 12 heures, e vert sale se change encore en très-beau vert.
- I*our obtenir quelques autres nuances , on arrose le vert lavé à l’eau avec m*e solution faible de potasse ( 5 litres y eau pour environ 250 gram. de po-®Sse ), on chauffe doucement jusqu’à ^e que p. vert ait pris l’intensité et la
- ance jaunâtre qu’on désire. Quand n chauffe trop longtemps ou quand ,es "qoeors sont trop chaudes, le vert perd de son éclat et de son feu. Il faut r-'-'ever immédiatement de la «ï^iere, l’exprimer et le faire sécher. i ar cette digestion dans la solution de potasse la couleur devient plus foncée et plus belle.
- Vert N° 2. Le procédé ci-après est celui qui réussit le mieux quand on veut travailler à l’acétate de cuivre.
- On dissout une quantité quelconque
- de verdet dans du vinaigre pur, dans un pot de grès qu’on couvre et introduit pendant 3 à 4 jours dans un four chauffé, temps pendant lequel on a remué souvent le contenu, ensuite on décante la liqueur ver! foncé, translucide. Le vinaigre doit être complètement saturé par le cuivre, et si le verdet n’était pas tout dissous, il faudrait traiter ce qui reste par de nouveau vinaigre.
- Sur cette dissolution de verdet on verse une autre dissolution d’une quantité égale d’arsenic blanc dans l’eau ( 1 partie d’arsenic pour 15 à 16 d’eau ) et on sépare le précipité sale qui en résulte. Ori ajoute une quantité de vinaigre suffisante pour dissoudre le tout, ce qui s’opère rapidement, et on fait bouillir le mélange. II en résulte bientôt un précipité cristallin d’un beau vertqu’on lavebien et qu’on peut traiter par la potasse.
- VI. Observations pour les fabricants de cêruse.
- Pendant un séjour prolongé que j’ai fait dans une fabrique de céruse de la Thuringe , j’ai eu l’occasion d’essayer les eaux de décharge qui avaient servi à laver le carbonate basique de plomb et qu’on évacuait comme complètement inutiles. J’ai trouvé dans les premières et troisièmes eaux de lavage une quantité assez importante d’acétate basique de plomb. Dans ce cas il faudrait rassembler ces eaux dans une grande cuve et y ajouter du chromate de potasse jusqu'à ce qu’il ne s’y forme plus de précipité, on obtiendrait ainsi une proportion assez notable de jaune de chrome.
- Vernis pour imprimer les couleurs sur pierres lithographiques.
- Les vernis à l’huile de lin conservent toujours une teinte jaune, verdâtre, qui empêche d’obtenir un bleu rouge ou jaune bien franc.. On est obligé de frotter des poudres sèches par-dessus pour que la nuance soit telle qu’on la | désire. Il arrive qu’au bout d’un cer-I tain espace de temps le vernis traverse et tue la poudre et que les couleurs tournent au vert.
- On peut éviter cela en prenant 5 parties de térébenthine de Venise bien blanche ;
- 15 parties d’huile de ricin également blanche et fraîche ; j 1 partie de cire vierge.
- | On fait fondre au bain-marie les trois
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- substances , puis on y mêle la quantité nécessaire de la couleur.
- Pour éviter que ce vernis ne graisse la pierre, on se sert au lieu de l’eau pour l’humecter, de la composition suivante :
- Faites bouillir dans un verre d’eau 25 grammes de noix de galle en poudre, filtrez et mettez une cuiller à bouche de cette décoction dans un demi-litre d’eau ; ajoutez-y une cuiller de gomme arabique délayée, et mouillez avec ce mélange.
- Affiches lithographiques coloriées.
- Le lithographe, qui veut faire des affiches coloriées, peut mêler au vernis ci-dessus indiqué du blanc d’argent, charger la pierre avec cette couleur blanche, puis passer des couleurs sèches en poudre, à l’aide de pinceaux sur les caractères imprimés en blanc.
- En découpant une feuille de papier transparente, on resserre les parties voulues pour que la poudre ne touche que celles destinées à telle ou telle couleur.
- On fait bien de laisser sécher la pierre avant d’y passer la couleur ; cependant, lorsque la pierre se tache , il suffira, après avoir coloré l’affiche, d’y passer une éponge imbibée d’eau dans laquelle on aura délayé un blanc d’œuf.
- Encre pour écrire, qui ne moisit pas
- et se conserve longtemps sans depot.
- Faites réduire en poudre 60 gram. de noix de galle blonde, ajoutez 60 gram. de sulfate de fer; mettez un litre d’eau dans un pot de grès et faites bouillir. Plongez-y les deux ingrédients ci-dessus désignés après les avoir mis dans un morceau de calicot clair.
- Lorsque l’eau sera réduite à peu près à 7/8, on retire le vase du feu.
- Faites bouillir dans un demi-litre d’eau 30 gram. de bois d’Inde jusqu’à réduction de 2/3 ; filtrez et versez dans la première décoction.
- Prenez ensuite 25 gram. de gomme arabique en poudre que vous ferez fondre dans un verre d’eau, et que vous ajouterez 24 heures après dans le vase contenant l’encre; laissez encore reposer pendant une journée ce mélange, en ayant soin de le remuer trois ou quatre fois, puis mettez le tout dans une bouteille et vous aurez une encre limpide très-noire, sans dépôt, sans moisi.
- Ed. Knecht.
- Purification et blanchiment de la laque en écailles.
- Les recettes qui ont été proposées jusqu’à ce jour pour purifier et blanchir la laque en écailles, recettes dont les unes ont pour base le chlore, les autres la potasse, l’acide sulfureux, etc., n’ont pas, comme on sait, répondu à l’attente de ceux qui les ont proposées ou^ répétées, attendu, d’un côté, qu’elles sont restées impuissantes ; les unes ne blanchissant la laque qu’en partie, et les autres lui faisant éprouver des altérations telles que ce n’est plus de la laque, et que celte matière ne peut plus servir ni pour la fabrication de la cire à cacheter ni pour les vernis. Nous citerons entre autres le chlore , qui fournit une combinaison chimique de ce gaz et de laque. Voici toutefois un procédé qui fournit de très-bons résultats.
- On verse sur de la belle laque en écailles un mélange de 1 partie d’ammoniaque caustique liquide et 10 parties d’eau. La matière colorante de la résine, peu soluble dans le carbonate de potasse , se dissout au contraire très-aisément dans cet ammoniaque étendu; et de même que dans le traitement par le carbonate potassique , il se forme ici une combinaison chimique de la résine avec l’alcali, mais cette combinaison est en très-faible proportion.
- On décante au bout de quelques heures la liqueur colorée en brun foncé que donnent ainsi les laques les plus belles et les plus pures, et on répète ce lavage à plusieurs reprises. On obtient des morceaux (sans doute ceux qui ont éprouvé le moins de fusions successives) qui deviennent parfaitement blancs. Enfin on peut donner à la laque plus de blancheur encore , et la mouler en une seule masse en la faisant bouillir dans une solution étendue de savon qu’on compose de 1 partie de savon vert et de 40 parties d’eau.
- Savon d'oxide de fer employé à vernir.
- Par M. K. Deninger.
- On prend 120 grammes de chaux nouvellement cuite sur laquelle on verse peu à peu 500 gram. d’eau de puits chaude, jusqu’à ce que cette chaux soit éteinte. A cette bouillie on ajoute 120 gram. de potasse ordinaire calcinée et
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- on fait bouillir le tout pendant quelques minutes. Après le refroidissement la liqueur se trouve transformée en une lessive caustique qu’on décante avec soin de dessus le dépôt et qu’on verse dans un vase en terre.
- Alors on fait bouillir cette lessive en agitant vivement avec de l’huile jusqu’à ce qu’on ait transformé en un savon, c’est-à-dire en un corps jaunâtre et semblable à du beurre. On verse sur ce savon environ 250 gram d eau de pluie chaude, ce qui le transforme en une sorte de bouillie liquide.
- En même temps on prépare dans un autre vase une dissolution saturée de couperose verte ou sulfate de fer, et on la verse peu à peu et toujours en agitant dans la solution savonneuse tant qu’il y a décomposition , c’est à-dire tant qu’on voit augmenter la quantité d’un corps verdâtre et graisseux qui vient nager dans la liqueur. Si la formation de ce corps vient à s’arrêter , c’est un indice qu’il ne faut plus rien verser.
- Le corps verdâtre et huileux qui surnage l’eau est un savon d’oxidule de ^r, qui résulte de ce que l’acide sulfurique du sulfate de fer s’est combiné avec la potasse de l’eau de savon, tandis que l’huile s’est unie avec l’oxidule de fer qui est devenu libre. Ce corps gras est enlevé de dessus l’eau sur laquelle il flotte , mélangé à de L’essence de térébenthine et chaude doucement, au moyen de quoi on amène aisément et promptement la dissolution à la den-site età l’épaisseur d’un vernis.
- Ce vernis enfin porté sur un corps, et qui a besoin pour ne pas être embu d èlre posé sur impression, sèche très-bien de lui-même à l'air et vivement à l aide de la chaleur en prenant une couleur rouge brun intense, attendu que pendant la dessiccation il attire, Sl cela n’a pas déjà eu lieu pendant la Préparation du vernis , l’oxigène de air qui transforme l’oxidule de fer en 0X|de rouge.
- préparation ressemble , sous le hrn °rt *a c°uleur et de l’éclat, au “zaSc qu’on donne souvent aux ar-a f^u , seulement elle est d’une ne beaucoup plus prononcée, ç. .,-1 - îl v°ii\ d y a peu de temps, à la ooneie industrielle de Mayence, des objets que j’avais vernis de cette maniéré ete dernier, et qui ont paru mériter son attention.
- Décoloration de l'huile de palme. Par M. G. Gibbs.
- Il y a environ six ans qu’il s’est introduit dans les fabriques de savon de Liverpool, le procédé suivantpour décolorer l’huile de palme Dans une chaudière en fonte très-épaisse, de construction ordinaire et montée sur un fourneau, les fabricants jetaient 2 à 3000 kif. d’huile de palme et élevaient la température au moyen du feu qu'ils faisaient dessous jusqu’à 232° C., ce qui détruisait toute la matière qui colorait cette substance. Mais quels que fussent les soins qu’on apportait à cette opération , on a été enfin obligé de l’abandonner par les motifs suivants.
- 1° Pendant le temps nécessaire pour porter toute la masse d’huile de palme à la température de 232° C., le fond de la chaudière acquérait une chaleur de plus de 316°, de façon que la portion d’huile en contact avec ce fond, se décomposait, se transformait en gaz qui produisaient fréquemment des explosions.
- 2° Les émanations des portions d’huile évaporée étaient insupportables.
- 3° Si aussitôt après la destruction de la matière colorante on ne retirait pas l’huile du feu elle prenait souvent une teinte noire, parce que l’huile carbonisée se mélangeait à celle restée pure.
- Ainsi ce moyen , quoique peu dispendieux , a dû être abandonné par les motifs que nous venons d'alléguer et à cause des dangers qui s’y rattachaient.
- J’ai fait connaître ces détails, afin qu’on pût mieux comprendre les perfectionnements que j ai introduits dans cette industrie.
- J’ai eu, il y a quelque temps, l’occasion de faire quelques expériences pour rechercher à quel degré de température la matière colorante de l’huile de palme est détruite, et j'ai pu me convaincre que cette matière commence à s’altérer à 110°. En soutenant cette température à 2° ou 3° près, tant en dessus qu’en dessous, en agitant continuellement, cette matière colorante disparaît peu à peu et l’on obtient de l’huile de palme parfaitement décolorée et d’une consistance remarquable.
- Pour écarter en un mot toutes les difficultés qui se rattachaient à l’ancien procédé, on emploie une température infiniment plus basse, on prolonge davantage la duréede l’opération, et enfin on a recours à l’agitation continuelle. Ce procédé qui est déjà mis en acli-
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- vitéà Liverpool, et que je recommande, consiste donc en définitive en ceci.
- On se procure une chaudière de fonte pouvant contenir 3000à4000 kil. d’huile de palme et qu’on pose comme d’ordinaire sur un fourneau. Pour agiter la masse, on introduit dans cette chaudière un agitateur horizontal tournant en fer-blanc, auquel ou fait exécuter à l’aide d’une machine à vapeur six révolutions par minute. Quand on opère sur de petites quantités on peut même se servir d’un agitateur en bois. L’huile de palme est alors chauffée, au moyen du feu qu’on allume, jusqu’à une température de 110 ', puis on retire le feu de dessous la chaudière; alors à l’aide d’une chaudière où la pression est d’environ deux atmosphères, on amène par deux tuyaux en plomb de 5 centimètres de diamètre de la vapeur d’eau au sein de l’huile de palme. De cette manière on entretient une température uniforme de 110° sans crainte de décomposer l’huile , et on poursuit l’opération jusqu’à ce que la matière colorante ait complètement disparu.
- 11 faut environ dix heures de travail pour décolorer une masse de 4000 kil. d’huile de palme.
- Je pense que cette matière colorante est détruite par l’absorption du gaz oxigène de l’air, car l’huile, comme on sait, possède à une haute température une forte affinité pour ce gaz, et c’est ce qui rend l’agitation indispensable pour présenter continuellement de nouvelles surfaces à l’air.
- D’après mes expériences , ce mode de décoloration de l’huile de palme coûterait en combustible dix fois moins que l’ancien procédé.
- Préparation du chromate de chaux
- avec le chlorhydrate d’oæidc de
- chrome.
- Par M. R. Oxland.
- Le bichromate de potasse est fort employé depuis quelques années au blanchiment de l’huile de palme , opération dans laquelle il se transforme en chlorhydrate d’oxide de chrome. Pour ramener ce dernier sel à resservir dans les arts, il faut le convertir en chromate de chaux de la manière suivante.
- On commence par mélanger le chlorhydrate d’oxidc de chrome avec un peu d’huile dont on le débarrasse ensuite soigneusement à l’aide d’un traitement par l’eau chaude, qui de plus sert à donner à la liqueur l’étal nécessaire de dilution. Dans cet état, on neutralise aussi complètement que possible tout l’acide libre qu’il renferme à l’aide d’un lait de chaux récemment préparé, puis on décante la liqueur ainsi neutralisée dans un autre vase pour la débarrasser d’une petite quantité de sulfate de’ chaux qui s’est formée. Dans cette dissolution , on précipite l’oxide vert de chrome à l’aide d'une nouvelle addition de lait de chaux, on décante la liqueur surnageante qui renferme du chlorhydrate de chaux , et on lave le précipité à grande eau. Enfin après y avoir ajouté cm-orc un peu d’hydrate de chaux , on fait sécher lentement, puis on expose à la chaleur rouge sur une plaque échauffée ; la matière se transforme alors en chromate de chaux qui renferme un excès de chaux , et possède une belle couleur jaune serin. Ce sel, traité par l’acide sulfurique, sert à préparer un acide chromique propre à des usages lech niques.
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- Ain S MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Perfectionnements apportés dans la
- construction des balanciers compensateurs pour les chronomètres.
- Par M. J .-R. Lund, constructeur de chronomètres.
- Je me suis efforcé, dans l’invention que je vais soumettre au jugement du public, de faire disparaître un défaut qu’on reproche à la construction du balancier compensateur, tel qu’on l’applique généralement aujourd’hui aux chronomètres. Ce balancier, que j’ai fait représenter fig. 13, pl. 61 , lorsqu'on l'ajuste sur le temps moyen et pour les températures moyennes d’environ 121’ à 13° C. ne corrige plus, comme on sait, les effets produits sur le spiral par des changements de température extrêmes de 0° et 25°, et c’est précisément ce défaut de correction que j ai voulu faire disparaître.
- Dans cette invention, je n’apporte aucun changement dans la forme du balancier compensateur actuellement en usage, seulement il s’agit d’y introduire deux poids compensateurs de 1 espèce de ceux que je vais décrire et dont on se sert communément.
- Afin de faciliter les descriptions, je désignerai l’un de ces poids compensateurs par la lettre Y, et l’autre par la lettre Z. Le poids compensateur Y a été représenté dans la fig. 1, pl. 61 » qui avec les fig. 2, 3, 4, 5, 6 et 7 en est la représentation graphique avec détails sur une plus grande échelle , et le poids Z l’a été de même avec ses diverses parties dans les fig. 8, 9,10, 11
- et 12.
- Da fig. 1 est donc le poids compensateur Y, établi sur une portion d’arc a de la lame du balancier compensateur; a ug. 2 est le même poids vu par-des-j°os, la fig. 3 une section médiane de *a “g. 1, et enfin les fig. 4, 5, 6 et 7 les Pitiés séparées qui composent ce poids.
- est une pièce annulaire que j’ap-Pe te la plate-forme, et qui est attachée a ta lame du balancier par une vis b', de meme que chez les poids compensateurs ordinaires ; c, est un autre anneau quienveloppeou circonscrit la plate-lorme o, et porte sur son plat une pièce saillante en métal c' vissée sur une autre piece semblable en métal c2. Ces deux pièces c et c2 reçoivent en commun le nom de pince ou mâchoires, et sont destinées a maintenir une lame circu-
- laire d composée de laiton et d’acier ou autres métaux , et à être mobiles autour de la plafe-forme b. L’une des extrémités de cette lame est insérée dans les mâchoires, soit à droite , soit à gauche, et y est retenue par des vis c3,c3,c3.
- A l’autre extrémité de cette lame circulaire d, est fixée par une vis d'une pièce e d’acier trempé, ou bien une pièce d’acier dans laquelle est enchâssé un rubis, l’acier ou le rubis étant percés d’un trou dont les bords sont arrondis avec soin des deux côtés ; f, est ce que j'appelle un poids correcteur qu’on a représenté séparément fig. 7* ; g, est une vis qui pénètre dans la plateforme b, et dont l’extrémité est façonnée en pivot, sur lequel le poids correcteur f tourne avec aisance, mais avec fermeté et sans ballottage ; l'extrémité/* de ce poids correcteur la plus éloignée de la vis ou pivot g est en or ou autre métal convenable et attachée au corps du poids par une vis. Une goupille h est insérée près de sa pointe, et un ressort i établi sur la plate-forme b vient butter sur celte goupille avec une force suffisante pour prévenir toute variation du poids correcteur f pendant les excursions du balancier Pour équilibrer la résistance occasionnée ainsi à l’action de la lame de deux métaux, ce ressort est placé sur le côté droit du poids correcteur sur l’un des poids compensateurs, et sur le côté gauche sur l’autre poids.
- Dans le poids compensateur Z, qu’on voit représenté dans les fig. 8 et 9, la plate-forme b, l’anneau c qui lui est circonscrit, et les mâchoires tie retenue de la lame sont semblables à ces mêmes pièces dans le poids compensateur Y qui vient d’être décrit. Les parties de ce poids Z qui diffèrent du poids Y sont représentées dans les fig.9,10,11 et 12.
- A l’extrémité de la lame circulaire d, la plus éloignée des mâchoires, on a fixé un rubis j, qui, lorsque la lame est influencée par un changement de température, se meut entre les deux vis k'Jt, insérées dans les branches d’une pièce ou levier à fourchette en laiton le, dont la fig. 10 représente une vue de face et de côté; sont deux autres vis placéesà l’autre extrémité du levier à fourchette et insérées suivant la direction indiquée par cette dernière figure. Ce levier tourne sur un pivot / ; ni, est le poids correcteur qui s’avance ou rc-
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- cule vers le centre du balancier 'sur la | goupille n vissée sur une pièce verticale en laiton 62 attachée à la plateforme b ; o,o, sont des vis dont on se sert pour régler le jeu entre le poids correcteur et la plate - forme ; 1,1, des fragments de rubis de la forme indiquée fig. 12. fixés sur les bras d’ajustement p,p par un coin en laiton 2.
- La fig. 11 est une vue de face et en coupe du poids correcteur, et la fig. 12 des vues semblables des bras d’ajustement.
- Les parties marquées q,q dans ces bras d’ajustement, se meuvent à frottement dur dans le poids correcteur, et leurs extrémités sont rivées au brunissoir dans des coups de pointeau frappés à la surface inférieure de ce poids; r, est un ressort fixé sur la plate-forme b par la vis r', de manière à maintenir les rubis 1,1 en contact avec l extré-mité des vis fc2,/c2.
- Mes poids compensateurs sont établis et réglés précisément de la même manière que ceux en usage ordinairement pour obtenir l’ajustement du balancier aux températures moyennes de 12°, en ayant soin toutefois lors de cet ajustement, et lorsqu’on se sert du poids compensateur Y, de placer en tournant la lame surla plate-forme d’un des diamètres du trou circulaire percé dans le poids correcteur et marqué s, fig. 1 et 7, en coïncidence ou immédiatement au-dessus d’une lignet,fig. 4, tracée sur cette plate-forme, ligne qui, si on la prolongeait, passerait par le centre du balancier ; et lorsqu’on fait usage du poids compensateur Z d’avoir soin de même, de placer un diamètre du trou circulaire percé dans le levier k et marqué s immédiatement au-dessus d’une ligne semblable t marquée sur son poids correcteur m, et en tournant l’une des vis /c2,/c2, à droite ou à gauche. En même temps il faudra desserrer les vis kl,kl, d’une étendue suffisante pour éloigner leurs pointes dans l’espace à l’extrémité du levier k entre les branches ou pointes x,x, et le rubis à l’extrémité de la lame placée au milieu de cet espace en tournant cette lame sur la plate-forme. Dans cet état, les bords des bras ajusteurs marqués 3,3, fig. 8, doivent être placés à angle droit avec la ligne t tracée sur le oids correcteur m et les faces des ru-is 1,1, qui formeut des plans inclinés sous des angles d’environ 75° avec les arêtes ou côtés 3,3.
- Maintenant, il est évident pour ceux familiarisés avec l’action d’un balancier compensateur ordinaire, qu’un
- 1 changement de température altérera la position des poids correcteurs dans les poids compensateurs Y et Z, en agissant sur leurs lames respectives, et comme une extrémité de ces lames, dans le poids compensateur Y se trouve attachée au poids correcteur par une vis u, et que dans le poids compensateur Z la lame agit sur l’extrémité la plus courte du levier k, et change ainsi la position du poids correcteur en faisant remonter ou descendre en glissant les pointes des vis k'2 k2, sur les plans inclinés que forment les rubis 1,1 , il en résultera que dans le poids compensateur Y, l’extrémité du poids correcteur f1 qui est en or, sera transportée suivant que la température approchera de 0° ou 25° C. plus près du centre du balancier et deviendra de plus en plus efficace à chaque variation de température vers les extrêmes , et par suite contre-balancera l’accumulation graduelle de l’erreur dans la marche du chronomètre vers ces températures extrêmes, par la raison que l’extrémité de ce poids correcteur décrira l are d’un cercle dont le centre g est distant du centre du balancier de presque tout le rayon de celui-ci.
- Par la même raison, l’extrémité la plus longue du levier k du poids compensateur Z agira aussi ellicacement.
- L’efficacité respective des poids correcteurs dans les poids compensateurs Y et Z, est aussi beaucoup accrue par la grande différence entre la distance des extrémités du poids correcteur et le pivot g dans l’un d’eux, et par la différence entre la distance des extrémités du levier k du pivot l dans l’autre. Le plus léger mouvement en u, fig. 1, 3 et 7 ou en x, fig. 8, devient considérable à l’autre extrémité du poids ou levier correcteur , et ce sont là les résultats que je considère comme les plus importants , et les effets que je regarde comme les plus précieux dans mes poids compensateurs.
- Voici maintenant comment on fait l’application de ces dispositions.
- Le balancier d’un chronomètre est d’abord réglé pour les températures moyennes, et si lorsque la température change vers ü° ou 30°, l’erreur divisée fait avancer la pièce sur la marche à 12°, alors on se sert des poids compensateurs Y et on raccourcit leurs lames qu’on insère plus en avant entre les mâchoires ; si la pièce retarde au contraire surla marche à 12°, on allonge en tirant en dehors des mâchoires. Après chaque ajustement des
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- poids compensateurs Y, un des diamètres de chacun des trous circulaires s, dans les poids correcteurs respectifs, doit être mis eu coïncidence avec les lignes tirées sur chacune des plates-formes, en fusant tourner sur celles-ci les anneaux ainsi qu’on l’a expliqué précédemment.
- Si l’on fait usage des poids compensateurs Z, il faut procéder ainsi qu’il suit. Le balancier est d’abord ajusté de même pour les températures moyennes, puis les vis 7c1,fc1 dans chacun des poids , compensateurs sont tournées de façon que le commencement de ladite erreur et sa correction puissent être simultanés, cette erreur étant d’abord divisée egalement aux deux extrêmes. ainsi qu’il a été dit ci-dessus. Alors, si cette erreur n’est pas suffisamment corrigée aux extrêmes, on écarte les bras d’ajustement dans chaque poids compensateur du centre du balancier jusqu’à ce que la correction de cette erreur soit effectuée. En supposant que l’effet ainsi produit soit plus considérable que celui requis, on ramène vers le centre du balancier. Après chacun de ces ajustements, on fait coïncider l’un des diamètres des trous circulaires s, dans chaque levier respectivement avec les lignes tirées sur le poids correcteur correspondant, en tournant l’une des Vls dans chaque poids compensa-teVr Z, soit à droite, soit à gauche, suivant que l’exige l’ajustement défi
- Si les poids correcteurs sont trop pe sants ou trop légers, on repousse les lames dans les mâchoires , ou bien on les en fait sortir suivant le cas ; à 1 aide de ce changement on modifie l’effet des Po>ds correcteurs. Les rubis aux extrè-mitès des lames ont besoin, après cette correction, d’èlre replacés dans une Position moyenne entre les branches x x uc chaque levier (ig. 8, en tournant 1
- compensateur de l’autre lame du balancier peut être semblable à ceux actuellement enusage. Mais si on a besoin d’une grande exactitude, on se sert de l’un des poids compensateurs Z vers 0° ou 25°, et on fait usage de l'autre poids compensateur Z pour compléter la correction au-dessus et au-dessous des températures.
- Pour éviter les accidents, une plaque circulaire mince en métal du même diamètre que les poids compensateurs Y et Z est fixée sur ceux-ci par des vis dans leurs mâchoires respectives.
- Drille à main perfectionné.
- Par M. A. Siunks.
- Le drille perfectionné de M. Shanks est représenté en élévation dans la fig. 17, pi. (iO ; seulement on a brisé une partie du manche pour économiser l’espace. La fig. 18 en est une section verticale par le milieu.
- La particularité qui caractérise principalement ce drille , est une griffe spirale a,a, qu’on a représentée séparément dans fa fig. 19, consistant en un ruban d’acier tourné en spirale autour d’un cylindre, et qui est destiné à remplacer le cliquet ou la détente qu’on remarque dans les drilles à main ordinaire. c est le foret, d la vis pour abaisser le foret pendant qu’on opère le percement, e,e l’écrou pour ajuster le foret aux différentes longueurs , f un écrou de serrage pour assujettir le manche , g la boîte à foret.
- La griffe formant une cavité parfaitement cylindrique à l’intérieur , s’adapte exactement sur la boîte à foret g, et repose sans être fixée sur un collet que celle-ci porte à sa base. Le tout est
- embrassé par la douille du manche, à Aa innnf>)lfi la sriffe
- uioyenneenircies <,tY1hrn<s«iP nar ia uuun.v. _____
- UnSf?UeilGVier fig- 8 ’ en lournaï\l.leS la partie supérieure de laquelle la griffe
- en place par
- m"me S e°poidf ctrrect“"r Un antre «Sectionnement dans ce c°rrespondant P d drille consiste dans une boite a foret g,
- r~--• . ___e „oc qui est creuse à la partie supérieure,
- afin de livrer passage à la vis d; ce qui diminue considérablement la longueur de ces parties.
- Lorsqu’on tourne le manche dans le but de faire manœuvrer le drille , la griffe a, par la pression qu’elle exerce, embrasse la boîte g, la serre et fait tourner le foret, quelle que grande que soit la résistance ; mais lorsque le man-
- jvrespondant. „ . . „„c
- Il faut observer qu’en effectuant sortes d’ajustements ou corrections dans lun ou l’autre des poids compensateurs Y et z pour les températures extrêmes la position des poids compensateurs aux extrêmes ne se trouve pas altérée.
- Lorsque la correction de l erreur
- aux températures extrêmes n’a pas be- iL la résistance ; '"“«"''^iùment
- soin d’être d’une exactitude KlinU'1 fke est ramené , la griffe «at et ne
- tieuse, un seul des poids compen- 1 reig,che, glisse sur la boit , sateurs Z sera suffisant, et le PoK*s ‘ s
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- permet pas par conséquent le retour du foret.
- Outils divers à expansion.
- Par M. J. Voile, ingénieur.
- 1° Taraud à expansion. Voici un taraud dont la structure me paraît présenter quelques avantages sur ceux généralement en usage.
- La fig. 14, pl. 61, est une coupe longitudinale de ce taraud , la fig. 15 une vue par son extrémité antérieure, et la fig. 16 une coupe transversale suivant la ligne A,B de la fig. 14.
- Le taraud se compose de trois parties principales : le corps, la vis et les coussinets. Le corps a, cylindrique dans la plus grande partie de sa longueur, est à la partie supérieure taillé carré pour recevoir le lourne-à-gauche destiné à le mettre en action. Ce corps est creux dans toute sa longueur, et il est taraudé à son extrémité supérieure pour recevoir la vis b qu’on y introduit et l’y maintenir fermement. Cette vis est conique à son autre bout, et c’est le cône qu’elle forme ainsi qui, lorsqu’on la l'ait marcher dans son écrou, agit sur les coussinets c,c,c et les éloigne du centre d’une manière aussi graduelle et insensible qu’on le désire. Ces coussinets c sont au nombre de trois et insérés dans des entailles ou mortaises découpées dans l’épaisseur du corps ; ils sont ajustés très-exactement dans leurs mortaises respectives etde manière seulement à pouvoir s’éloigner ou se rapprocher du centre. Pour rendre ces mouvements plus fermes et plus prompts, leur face postérieure est en plan incliné du même angle que la partie conique de la vis.
- Pour tarauder des écrous avec cet outil, on procède ainsi qu’il suit :
- L'écrou ayant été forgé et percé de manière à permettre l’introduction de l’extrémité du taraud, on fait remonter la vis pour que les coussinets reculent et viennent butter au centre les uns contre les autres. Dans cet état, on introduit le bout du corps dans l’écrou jusqu’à ce que les coussinets y soient à demi-plongés, puis on serre la vis pour les faire toucher à l'intérieur de l’écrou et on donne un passage ; cela fait, on procède à de nouveaux passages en tournant successivement la vis, et cela jusqu’à ce qu’on soit parvenu à donner au taraudage la profondeur convenable.
- Les avantages de ce taraud, quand
- on le compare à ceux ordinaires, paraissent évidents. D’abord tout le travail du taraudage d’un écrou se fait avec un seul taraud, ce qui dispense d’avoir des séries ou jeux de tarauds distincts. En second lieu , l’opération se trouve heureusement modifiée, et d’une action de refoulement qui la constituait quand on opère avec le taraud ordinaire . elle devient une action simple et facile de découpage à l’aide des coussinets, ce quidiminue l’effort à faire avec le tourne-à-gauche, et par conséquent le risque de briser le taraud. En troisième lieu , on peut, sur un même corps, insérer des assortiments de coussinets portant divers pas pour fabriquer des écrous de taraudages différents ; on peut même y adapter des coussinets pour des écrous d’ouvertures différentes : ainsi un taraud de 5 centimètres peut tailler des écrous depuis 5 jusqu'à 6 centimètres de diamètre, et un écrou peut aussi être adapté trcs-exactement à toute vis donnée. Ce taraud donne un excellent travail avec les gros écrous en fonte ; ce qui rendra probablement plus commun l’usage de cette matière pour différents usages.
- 2° Alèsoir à expansion. Cet alésoir est établi d’après le même principe que le taraud. Les fig. 17, 18 et 19 le représentent en coupe longitudinale, vu par une extrémité et suivant une section faite suivant AB, fig. 17 ; a est le corps creux et taraudé à sa partie supérieure qui reçoit la vis b, et qui est percé juste à l’autre extrémité pour guider exactement cette vis dans son mouvement. Près de cette même extrémité , on y a pratiqué également quatre fenêtres rectangulaires , dans lesquelles on fait entrer à frottement doux et juste quatre couteaux c,c qu’on fait marcher en avant à l’aide de la pointe conique de la vis ; d est un écrou taraudé pour maintenir fermement cette vis en place; e une portion hexagone ou à six pans taillés sur le corps pour l’empêcher de tourner lui-même pendant l’opération de l’alésage.
- Pour faire usage de cet outil, on ajuste les couteaux à l'aide de la vis au diamètre du trou qu’on veut percer , on serre l’écrou de pression d, puis on l’introduit dans la cavité , et on s’en sert comme à l’ordinaire.
- Les avantages de l’alésoir à expansion sont faciles à constater: 1° on peut avec son secours percer un nombre quelconque de trous tous exactement du même diamètre , puisque les couteaux peuvent être enlevés, aiguisés et remis en place avec la plus grande pré-
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- cision ; ce qui résout une difficulté qui consiste en ce qu’avec l’alèsoir plat ordinaire et sa monture il faut apporter un soin extraordinaire pour percer deux trous de même calibre , et encore n’est-on pas toujours certain d’avoir réussi.
- 2° Il combine en lui, par la manière dont il s’adapte à divers diamètres de percement, les capacités d’un grand nombre d’alèsoirs distincts du modèle ordinaire, et par conséquent diminue sensiblement le nombre des pièces du matériel d’un atelier.
- 3° Mandrin à expansion. Dans cet outil , la portion conique de la tige est placée au milieu de la vis, et le filetage est à l'autre extrémité.
- Les fig. 20,2t et 22 sont une coupe longitudinale et deux vues par chacune des extrémités, et la fig. 23 une section suivant la ligne AB de la fig. 20.
- a est un corps creux dans toute sa longueur, terminé par des extrémités polygonales ; b est une tige ajustée à frottementaux deux extrémités du corps conique en son milieu , et sur laquelle on a taillé une vis à pas carré qui porte un écrou c. Les coins cL, au nombre de trois, sont insérés dans des mortaises rectangulaires pratiquées sur le corps et vers le milieu de sa longueur et de celle de la vis, et portant sur la partie conique de celle-ci.
- L’usage de ce mandrin est facile à comprendre ; on le passe dans le trou d'une pièce où l’on veut le fixer , les coins d affleurant la surface du corps et entrant dans ce trou; puis on tourne l’écrou e , qui fait avancer la partie conique de la tige jusqu’à ce que les coins ' touchent et serrent sur la surface cou-cave du trou. Cela fait, la pièce est prête à être montée sur le tour.
- Les avantages de cet outil sont les mêmes que ceux de l’alèsoir précèdent. Lu petit nombre de ces mandrins suffit pour un établissement, puisque chacun peut être adapté à un grand nombre de trous. De plus, ces mandrins épargnent
- malgré leur nombre qui va se grossissant de jour en jour, ont obtenu jusqu’à présent peu de succès , soit à cause des difficultés pratiques que présente la combinaison ou ta structure de ces sortes de machines, soit par l’ignorance où ont été la plupart des inventeurs des conditions qui doivent présider à la construction d’un appareil destiné à un emploi usuel et journalier. Ce n’est pas cependant faute d’avoir fait preuve de sagacité et de patience, ce n’est pas pour avoir reculé devant tous les sacrifices que les inventeurs ont échoué , quoique des efforts mieux dirigés eussent peut-être permis d’approcher plus promptement du but. Quoi qu’il en soit, sans rappeler ici les divers modèles de machines h vapeur rotatives qui ont éLé proposées à diverses époques, sans mentionner celles peu nombreuses qui semblent promettre quelques résultats utiles , nous en ferons connaître une qui vient d’être inventée par M. P. Bor-rie , ingénieur, qui n’est pas d’un modèle entièrement nouveau , mais qui a paru à divers ingénieurs et à plusieurs praticiens présenter plus de chances de succès que celles qui l’ont devancée , par sa structure et la disposition même des pièces de son mécanisme.
- La fig. 24, pi. 61, est une section j transversale de cette machine par le centre du cylindre.
- La fig. 25 une section horizontale.
- La fig. 26 une section transversale par le centre de la pompe à air , et présentant une élévation latérale de quelques
- parties.
- La fig. 27 une projection horizontale.
- A, plaque de fondation , sur laquelle sont établies et fixées directement ou indirectement toutes les autres pièces de la machine ; B , cylindre extérieur monté sur la plaque de fondation ; C, petit cylindre tournant à l’intérieur du cylindre A sur un arbre D dont le centre est placé à une hauteur suffisante au-dessus du sien, pour que leurs cir—
- trous. De plus, ces mandrins épargnent i au-uessus uu situ, m-- -
- beaucoup de temps et de travail pour conférences puissent^* J? On voit
- b ajustage et le montage, qui quelquefois | Vautre au point l ‘ —
- sont plus longs que le tournage de la
- nîopA *----:n- /*\
- pièce qu’on travaille (1).
- Machine d vapeur rotative nouvelle. Par M. P. Borïue, ingénieur.
- Les machines à rotation continue,
- (1) Voyez à la page 3H du Ve volume, et fig. 11 à 14, pl. 55.jun autre modèle de mandrin à expansion de l’invention de M. J. Hiek.
- l’autre au point supérieur ù1. On de cette manière que l’espace vide que les cylindres laissent entre eux va graduellement en augmentant depuis le point le plus élevé h1 jusqu’au point le plus bas /t2 de la circonférence du grand cylindre.
- L’arbre D passe à travers des boîtes à ètoupes parfaitement étanches à la vapeur, établies sur les deux bases du cylindre , et tourne sur des paliers Z,Z solidement fixés sur la plaque de fondation et reliés avec le grand cylindre. I E,E, deux pistons glissants consis-
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- tant chacun en deux bras reliés ensemble par quatre tringles passant au delà de l'arbre D. La largeur de ces pistons est égale à celle du cylindre extérieur, et leur longueur totale , prise entre leurs deux extrémités, est nécessairement un peu moindre que son diamètre à cause de la position excentrique du cylindre tournant. Ils glissent librement à angle droit l’un sur l’autre à travers des fenêtres percées dans la circonférence du cylindre tournant, et leur mouvement de glissement est provoqué par la pression de l’une de leurs extrémités sur la paroi courbe du cylindre extérieur et l’extrémité du cylindre tournant dans lequel ils glissent. Comme leur longueur varie légèrement à chaque instant pendant chaque mouvement de révolution, la différence est rachetée par une garniture métallique placée entre les deux épaisseurs de plaques dont les bras de ces pistons sont composés. Ces garnitures sont pressées par des ressorts vers les parois et la circonférence du cylindre extérieur, ainsi qu’il est facile de le comprendre à l’inspection des fig. 24 et 25. Dans les fenêtres percées dans le cylindre intérieur et à travers lesquelles glissent les pistons , il y a aussi dés garnitures métalliques qui pressent sur les faces planes des pistons à l’aide de ressorts, et s’opposent au passage de la vapeur à 1 intérieur. Il existe en outre deux galets en acier à l’intérieur des garnitures qui sont pressés sur les parois planes des pistons par des vis , dans le but de diminuer le frottement dans leur mouvement de glissement : l’inventeur pense que ces galets n’auront d’utilité que dans les grandes machines.
- Le bord du cylindre intérieur pénètre aussi dans des boîtes à garnitures métalliques aux extrémités du cylindre , au moyen de quoi tout passage est interdit à la vapeur dans l’intérieur du cylindre interne. Une boîte à étoupes enfin est également placée au point de contact h1 pour empêcher la vapeur de passer de l’un à l’autre côté, et d’après ce qui a été dit jusqu’ici , il est facile de comprendre que la vapeur agit seulement sur la portion des pistons qui se trouve en saillie entre les cylindres intérieur et extérieur.
- La vapeur arrivant de la chaudière par le tuyau de vapeur I, passe d’abord par la soupape à tiroir G, qui est manœuvré à la main par le levier H. Après avoir franchi cette soupape, elle entre dans la boîte à vapeur J, dans laquelle on remarque la plaque de tiroir qui présente quatre lumières d’ad-
- mission K,L,M et N, ainsi qu'une cinquième lumière d’évacuation Q Un tiroir O, mù à l’aide du levier P peut passer sur toutes les lumières, afin de pouvoir au besoin renverser le mouvement de la machine. Sur ce tiroir se trouvent deux lumières O1 et O2. Dans la position du tiroir représentée dans les figures, la lumière O2 est ouverte à la lurriière d’admission L, celle N est fermée, et les deux lumières M et K sont ouvertes à celle d’évacuation Q, de façon que lorsque le tiroir est dans cette position, la machine se meut nécessairement dans la direction indiquée par les flèches.
- Maintenant, en ramenant le tiroir, la lumière O1 se trouvera au-dessus de celle K de vapeur, celle M sera close , et N ainsi que L seront ouvertes à l’évacuation, de façon que la vapeur agira sur la portion opposée du cylindre, et par conséquent renversera le mouvement quand on le voudra.
- 11 est utile ici de faire remarquer que les lumières M et N ne servent dans aucun cas à introduire la vapeur, mais seulement à évacuer celle qui a travaillé. Le but, en les plaçant aussi bas dans le cylindre, a été de permettre au vide d’agir plus promptement sur les pistons. Il est donc nécessaire de se rappeler que quelle que soit la direction dans laquelle l’arbre tourne, la vapeur est toujours admise par l’une des lumières supérieures K ou L, et la vapeur qui a travaillé évacuée par les lumières opposées inférieures et supérieures. Toutes ces lumières, dans les points où elles conduisent dans le cylindre , sont recouvertes par des ponts placés sur elles diagonalement, de façon que les pistons puissent passer librement par-dessus.
- D’après la position relative des deux cylindres, et la distance graduellement croissante entre leurs circonférences, depuis le point supérieur h1 jusqu’au point inférieur A2 (distance qui dans ce cas est 1/6 du diamètre du cylindre externe, mais qu on peut faire varier suivant les circonstances); il s’ensuit que quelle que soit la direction suivant laquelle tourne la machine, l’aire de la portion des pistons sur laquelle agissent d’un côté la vapeur, et de l’autre le vide, augmente graduellement, de façon que le principe de l’expansion est appliqué ici dans toute son étendue sans l’aide de soupapes d’expansion et de mécanisme particulier.
- La vapeur, après avoir franchi le passage de sortie O, est conduite par un tuyaut d'évacuation 1\ au conden-
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- seur S, T, est la soupape d’injection placée à l’extrémité inférieure du tuyau d'évacuation, et laissant remonter l'eau dans ce tuyau de manière à agir plus complètement sur la vapeur. Elle est mise en action par un levier et une tige en rapport avec la poignée U placée à proximité avec celles des autres leviers de mise en train H et P.
- V, fig. 25, est la soupape d’évacuation d’air ; W, la pompe à air qui est à double effet ; on voit, fig. 25, la disposition de ses clapets. Elle porte un piston à garniture métallique, qui est manœuvré par l’arbre moteur principal , une manivelle et une bielle, et enfin la tige de ce piston est maintenue dans son étatde parallélisme par deux guides boulonnés sur le couvercle de la pompe à air ; X, est la bâche ^ eau chaude, Y de l’ouverture de décharge. Les pompes sont manœuvrèes par l'arbre principal à l’aide d’un excentrique c, fig. 26 et 27, relié par des tiges à un levier oscillant d, sur lequel sont assemblés à clef deux autres leviers c et f, attachés par des I bielles anx tiges des pompes g et h. La j pompe g est destinée à évacuer les eaux des petits fonds dans le cas où il s’agirait d’une machine de navigation maritime, et celle h à alimenter les chaudières ; cette dernière a sa boîte, à soupape j boulonnée sur la bâche à eau chaude.
- Nous ne rapporterons pas ici les longs calculs dans lesquels M. Borrie est entré, pour démontrer qu’avec une machine de ce genre où le cylindre extérieur aurait 1 mètre de diamètre, celui intérieur 0in,8l22. et qui ferait 50 ré volutions par minute sous une pression de vapeur de 2kil-,176 par centimètre carré au-dessus de la pression de l’atmosphère, un vide égal à 0kil-,870 aussi par centimètre, une consommation de vapeur égale à 31,85 décim. cubes pour opérer une révolution entière de chaque piston ; avec une expansion portée à 2 1/4, et enfin en admettant seulement un dixième pour les frottements (1) pour démontrer , disons nous, que sa machine présenterait a ors une force de 60 chevaux environ, parce que ces calculs ne nous ont pas paru d’une exactitude irréprochable, et que la comparaison qu’il en fait aussi avec une machine de Bouffon et Watt, qui consommait pour engendrer cette
- force près de trois lois autant de combustible qu’en exigeraitla sienne, pèche sous des rapports fondamentaux qu’il est inutile de faire ressortir ici ; mais nous dirons que la machine de cet ingénieur est bien conçue et parait devoir présenter quelques chances de succès dans la pratique.
- Chauffage des locomotives au bois et à la tourbe.
- ! O Dans les meilleures machines de Boulton et Watt, la perle occasionnée par les frottements et les résistances est évaluée à près de 37 pour 100 de la force réelle de la machine.
- b\ M.
- Les frais de chauffage des locomotives constituent sur tous les chemins de fer une des dépenses générales les plus pesantes; en conséquence les ingénieurs , les constructeurs et les compagnies ont fait pour les diminuer des efforts qui ne sont pas restés sans résultat. Ainsi au moyen de dispositions nouvelles introduites dans le mécanisme , et de primes données aux chauffeurs qui économiseraient le combustible, et enfin en brûlant du bois au lieu de coke, employé exclusivement jusqu’à présent, on est parvenu à produire une notable économie dans ces frais.
- Les résultats favorables obtenus pour la première fois en Amérique par le chauffage au bois ont excité un grand intérêt en Allemagne, et aussitôt qu’on est parvenu à écarter à l’aide d’un appareil convenable tout danger d’incendie par les étincelles qui s’échappaient d’un foyer chauffé au bois, on n’a pas tardé sur plusieurs chemins de l’Allemagne où les circonstances sont favorables , à mettre en pratique ce mode de chauffage.
- L’avantage du chauffage au bois,
- ?[ui consiste non-seulement dans les rais moindres, mais encore dans la plug longue conservation des diverses parties des locomotives, ont aussi donné l’idée sur le chemin de fer du duché de Braunschweig, de faire des essais sur un autre mode de chauffage , celui à la tourbe, matière qu’on rencontre en masse si considérable dans le nord etautres parties de l’Allemagne, etdont on fait déjà un emploi si étendu dans les autres chauffages.
- On a donc entrepris simultanément sur ce chemin, des essais au bois avec les mômes locomotives, afin d’arriver à des conclusions nettes sur la valeur du chauffage au bois et à la tourbe, dans le service des locomotives, comparativement au mode employé communément, et on a mandé l’ingénieur Klein pour procéder sous la direction des autorités et en employant son appareil
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- à prévenir les incendies par étincelles, aux expériences nécessaires pour résoudre la question.
- Dans ce but on a commencé par adapter à la locomotive la Zorge, construite dans les ateliers de l’établissement ducal de Zorge. d’après le système de Sharp et Robert, un appareil de Klein, puis on a procédé aux expériences en faisant marcher d’abord cette machine au bois, puis ensuite à la tourbe, tandis que dans les intervalles on la faisait fonctionner également au coke. Les individus employés étaient les agents ordinaires du chemin de fer.
- Afin de se former une idée exacte de la portée des expériences , il importe d’avoir égard aux différentes pentes que présente le chemin , et de savoir que sur le parcours où elles ont eu lieu, c’est-à-dire entre Braunschweig et la station de Vienenburg, on remarque de très-fortes inclinaisons. La plus considérable sur ce parcours a une pente de 1 sur 154, et de plus elle se trouve placée dans une courbe, dont le rayon est de 1141 mètres et la longueur de 1096 mètres.
- Voici l’extrait du rapport dressé de concert le 29 novembre 1843, par les deux commissaires du gouvernement et par l’ingénieur.
- « La locomotive la Zorge, pourvue de l'appareil de M. Klein, pour prévenir les incendies, a été mise activité les 7, 19 et 20 septembre, entre Braunschweig et Wolfenbuttel; le premier jour elle a été chauffée avec du bois de pin , le second avec de la tourbe légère de Leiferd, et le troisième avec du bois de charme. Ces trois voyages ont été exécutés d’un seul trait et sans station, avec la vitesse prescrite , et ont fourni d’abord un résultat très-satisfaisant relativement au dégagement des étincelles.
- » Le 21, après avoir fait un voyage au coke pour vérifier si ledit appareil avec un feu de ce combustible ne diminuait pas la production de la vapeur, épreuve qui lui a été favorable, on a
- recommencé le 22 les épreuves au bois. Dans ces épreuves et dans celles du jour suivant, lalocomotivechaufféeavec le bois de pin a parcouru 38,4 milles ( 82 kilomètres), et la consommation, y compris le bois pour allumage, a été de 26 stères ; ce qui fait à peu près 0*tàre.420 par kilomètre. Le convoi se composait de 12 à 18 voitures; le temps était très-défavorable, et il plut tout le temps par un vent violent et continu.
- » Le 28 et jusqu’au2octobre, la Zorge a parcouru 70.6 milles (113 kilomètres 6 environ) et a consommé 39 stères de bois, dont 2/3 chêne et 1/3 bois tendre, ce qui donne 0 ttères.340 par kilomètre, et 0‘tèro*.372, y compris l’allumage. Même résultat le 3 octobre, jour où dans un voyage de Braunschweig à Vienenburg, on a employé avec succès et simultanément du bois et de la tourbe en même quantité.
- » Les 20, 22 et 26 octobre, on a fait 12 voyages de 5 milles (8 kilomètres) chacun, en chauffant avec du chêne ; la consommation sans l’allumage a été de 29 ,tère*.863 et par conséquent de 0 stèr». 309 par kilomètre et avec l’allumage de 0 «tère« 335 par conséquent la locomotive la Zorge a exigé en moyenne par kilomètre :
- itère.
- 0.420 de bois de pin.
- 0.37Î de mélange de bois (2/3 bois dur, 1/3 bois tendre).
- 0.335 de chêne.
- » Les voyages au coke des 5, 6 et 8 octobre, fournissent les meilleurs éléments pour établir la comparaison, attendu qu’ils ont été faits dans des circonstances identiques et par un temps parfaitement semblable. Dans ces 3 jours, la Zorge a consommé pour un parcours de 69,6 milles (112 kilomètres) 60 quintaux métriques de coke ou 62 kilog. par kilomètre, exactement comme dans son travail d’août à décembre 1842. Par conséquent il en résulte que
- 1 quintal métrique (100 kilog.) de coke — G7Ô décimètres cubes de bois de pin.
- 1 id. id. = 540 de bois de chêne.
- » Ce résultat est moins favorable ; chemin de fer de la haute Silésie, où pour le chauffage au bois que celui ; l’on se sert presque exclusivement de obtenu sur le chemin de fer du Kaiser chêne, la consommation est seulement Fcrdinand-Nordbahn, où l’on a trouvé que de 230 décimètres cubes par kilo-que 100 kilogr. de coke pouvaient être ; mètre, mais cette différence s’explique remplacés par 480 décimètres cubes de i par celles des machines sur le plan in-bois dont 1/10 en bois dur et 9/10 en : ciiné de Harzburg, l’époque peufavo-bois tendre (presque tout sapin). Sur le ! rable de l’année et l’inexpérience en-
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- core récente de nos mécaniciens. En moyenne, pour l’année entière on peut • admettre que îa consommation de la î Zorge sera par kilomètre de 350 déci- i mètres cubes de pin et 280 de chêne. (
- » Les autres locomotives en consom- 1 meront à leur tour d’autant moins u’elles exigeront moins de coke; mais ans tous les cas les résultats ci-dessus suffisent pour qu’on puisse considérer comme économique le chauffage au bois, indépendamment de la durée plus grande des locomotives. Dans le chauffage au bois la production de la vapeur est aussi rapide que dans celui au coke ; quelques délais à cet égard dans les premiers voyages peuvent être attribués à la nouveauté du procédé et aussi aux autres circonstances défavorables qui ne se présenteront pas toujours.
- » Les expériences dans lesquelles on n’a employé que la tourbe comme combustible ont eu lieu les 10,13,19, 20 et 24 octobre, jours pendant lesquels la locomotive a parcouru un espace de 70 milles (113 kilom.), par un temps temps tellement défavorable, que les résultats ne peuvent en acquérir que plus de certitude. Les tourbes employées appartenaient à diverses espèces et ont été tantôt mélangées, tantôt employées seules.
- » Les 10 et 13 octobre, la machine chauffée à la tourbe a parcouru 15 milles (24 kilom. 15), et a consommé 6850 briques de tourbe légère de Leiferd, et 1710 briques de tourbe pesante de Sonnenberg, ce qui donne en moyenne 283 briques légères et 71 pesantes par kilomètre. Les premières pesaient 0kll-,257 et les secondes 0kn-,534, de façon que par kilom. on a consommé 114 kilog. environ de tourbe. La tourbe pesante possède environ 60 p.0/0 en plus ,de pouvoir calorifique que celle légère, mais comme elle renferme du soufre, on ne peut la recommander pour chauffage des locomotives.
- » L’espace franchi les 19 et 20 octobre o^ec le chauffage à la tourbe a été de ~ bibles (40 kilom. 25), et on a em-ployè pour cela 6,000 petites briques de Leiferd et 2,500 briques de Wolf-buUel, piuS 1,060 grosses briques de Leiferd qui égalent 5 petites en poids,
- en tout 11,300 briques de tourbe légère du poids de 0ki’-,257, et 2,500 briques de tourbe pesante du poids de 0kll-,427, de façon que la consommation par kilomètre a été de 281 briques légères et 62 briques pesantes ou de 9Skil ,30 de tourbe.
- » Les voyages du 24 octobre ont eu lieu à lu tourbe légère de Leiferd. La machine a parcouru lOmilles (16kiI-,10) et consommé 6,500 briques ou 404 par kilom. (500 à la montée et 308 à la descente). Ce jour-là la locomotive a eu à lutter contre un vent si violent, que quoiqu’on ait maintenu la tension de la vapeur à 4kil ,40 et 4kn ,60 par centimètre carré , un voyage en montant a duré 92 minutes, et avec les stations 123, ce qui a beaucoup augmenté la consommation du combustible. Le poids d’une brique étant 0kll-,257 (à l’état tout à fait sec), il en résulte que ce jour-là on a employé 104kil-,83 de tourbe par kilom,
- » L’expérience du 28 octobre n’a pas été faite dans des circonstances plus favorables ; elle a eu lieu avec la tourbe Wolfbüttel, la consommation a été de 321 briques par kilom., ce qui a démontré, ainsi qu’il résulte déjà des expériences précédentes, que la tourbe pesante est proportionnellement plus dispendieuse que celle légère pour le chauffage des locomotives.
- » Quand on compare la consommation de la tourbe avec celle du coke, en faisant attention que dans toutes les expériences on s’est servi de bois pour les allumages , on voit que 100 kilog. de coke sont égaux à 200-225 kilog. de tourbe (lorsque celle-ci est sèche), et que 775 à 850 briques de la tourbe légère de Leiferd fournissent autant de travail que 100 kilog. du meilleur coke.
- » Dans tous les voyages d’expérience avec la tourbe, la production de la vapeur n’a rien laissé à désirer quoique la machine ait constamment été mise en activité avec toute sa puissance. Le tableau suivant, relatif à trois voyages de commerce exécutés le 19 octobre, entre BraunschweigetVicnenburg, fera voir avec quelle régularité la machine a marché avec le nouveau combustible.
- Le Teehnologitte. T. VI. Octobre. — 4844.
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- NUMÉROS de» voyages. DÉPART de HEURE da départ. DUR ÉE DU VC )YAGE ENTRE DURÉE totale. TEMPS des stations. ARRIVÉE à ÉPOQUE de l’arrivée.
- Vienenburg j et Schladen. Schladea et Bœrssutn. a S 5 ü S 2 « a I ? Vollfbüttel. et Braunschweig.
- 1 Vienenburg. . . . 7*> 33' 12' 10' 22' 25' 69' 14' Braunschweig. . . 8h 56'
- 2 Braunschweig. • . 9 45 20 13 20 18 71 20 Vienenburg. . . . 10 10
- 3 Vienenburg. . . . 3 13 14 11 22 23 70 17 Braunschweig. . . 4 40
- 4 Braunschweig. . . 5 20 20 12 20 18 70 23 Vienenburg. . . . 6 53
- » L’opinion des commissaires est que l’emploi de la tourbe, comme combustible pour les locomotives, doit procurer, sur le chemin de fer où ont eu lieu les expériences, une économie au moins de 30 à 40 pour 100, et ménager les machines autant que le chauffage au bois, pourvu qu’on emploie des tourbes exemptes de soufre.
- » Quand on se rappellera que les frais de combustible sur les chemins de fer s’élèvent ordinairement jusqu’à 25 pour 100 des dépenses annuelles, et qu’on croit avoir notablement perfectionné les locomotives lorsqu’on a diminué sa consommation de 10 pour 100 , il faut bien reconnaître qu’il y a amélioration considérable quand on épargne jusqu’à 30 et 40 pour 100 par l’introduction d’un nouveau combustible. 'donnât-il même lieu à plus de difficultés matérielles que le chauffage à la tourbe ne peut en causer.
- » En conséquence, les commissaires déclarent que désormais les locomotives du chemin de fer indiqué devront être chauffées à la tourbe, et qu’il suffira pour cela de modifier légèrement les cheminées, de donner plus de capacité aux tenders, et de les couvrir pour empêcher que la tourbe ne soit mouillée.
- » Il sera toujours avantageux, ajoutent-ils , de faire les allumages avec le bois, puisque 45 minutes suffisent en moyenne avec ce combustible pour produire la vapeur nécessaire. L’expérience a démontré que, pour cet allumage d’une locomotive, il ne faut que 925 décimètres cubes de bois, tandis qu’on y emploie ordinairement 190 kilog. de coke.»
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- , tirera volonté quand les pignons ont ; besoin detre relevés pour ajuster les vis.
- Houe de frottement agissant seule pour accrocher et décrocher les roueà aubes et applicable à d'autres méca-nismes. J
- Par M. P. Borrie. j
- L’appareil dont il va être question ici est destiné à accrocher et décrocher les roues à aubes qui mettent en action les bâtiments à vapeur. Cette opération s’exécute par l’entremise des machines elles-mêmes, soit que les roues se trouvent en mouvement, soit qu’elles restent en repos, avec aussi peu de travail et perte de temps qu’il est possible. L’appareil est applicable tout aussi bien aux anciens bâtiments à vapeur qu’aux nouveaux. et peut de même s’appliquer à d’autres mécanismes.
- La fig. 23, pl. 60, représente une section de cette roue de frottement avec son frein et une portion du bâti de la machine à vapeur.
- La tig. 24 est une élévation antérieure, et la tig. 25 une élévation postérieure du même appareil.
- a , roue de frottement en fonte, fixée par des clefs sur l’arbre des roues à aubes r,s, dans le point occupé ordinairement par une des branches de la manivelle ; un bandage de frottement ou frein b en fer forgé entoure la périphérie de cette roue, et porte un œil p qu’on y a percé à la forge pour recevoir l’extrémité extérieure de la manette t de la manivelle ; l’extrémité intérieure de cette manette étant fixée solidement dans le bras de manivelle q établi sur l’arbre intermédiaire r, la lace interne ! de ce frein 6 porte une rainure dans laquelle doivent fonctionner les plans de frottement d,d, enchâssés dans des cavités creusées sur la périphérie de la roue de frottement et serrés sur le frein à l’aide de vis e,e.
- .Voici comment on fait marcher ces v‘s- Un anneau de fonte c tourne libre-inent (quand il n’est pas en prise ) sur le moyeu de la roue de frottement a, et entraîne dans son mouvement la roue dentée g. Cette roue fait marcher les cinq pignons ff, dont chacun est monté sur la tête des vis. Ces pignons ne sont pas établis à demeure fixe sur ces vis, mais seulement insérés de telle sorte qu’on puisse les mettre hors de prise pour ajuster celles-ci. La tige de chacune de ces vis est enveloppée d’un manchon h qui maintient les pignons en place. Ce manchon se compose de deux pièces ou coquilles liées entre elles par des charnières ; de façon qu’on peut les re-
- Sur la face postérieure du frein b, on a placé un bout d’axe sur lequel peut tourner, comme centre, un crochet k, ciui en agissant sur l’une ou l’autre des
- ---lo frnin
- niei, ..........- un crochet k,
- qui en agissant sur l’une ou l’autre des manettes m,m, met en rapport le frein b avec l’anneau c, et par conséquent par l’intermédiaire de la roue g et des pignons ff avec les vis. Le crochet k est représenté en prise dans la figure , et quand on le soulève , il est retenu par
- le déclic à ressort n.
- On comprendra facilement, d’après ce qui vient d’être dit, que lorsque la machine est en mouvement, la branche de manivelle q, la manette t et le frein b sont emportés par le mouvement de l’arbre r, que les roues à aubes soient ou non accrochées.
- Pour décrocher les roues, voici comment on procède. Supposons que la machine marche avec toute sa vitesse. Dans cet état, on fait avancer un levier d’un pointchoisi convenablement dans le bâti delà machine (levier qu’on peut faire fonctionner de l’intérieur de la chambre de la machine ou de dessus le pont), de manière à ce qu’il vienne se placer sur le chemin du crochet k pendant ; que celui-ci opère sa révolution. Ce le-I vier, soulevant le crochet, le mettra hors de prise, et s’il est disposé pour arrêter une des manettes m ( l’une desquelles vient d’être abandonnée par le crochet k), il empêchera en conséquence la roue g de tourner, ou la roue de frottement a tournant toujours avec le frein , dévissera, en agissant sur les pi-1 gnons , les tiges de vis, ce qui fera dis-* paraître la pression des plans d sur le frein, et par conséquent permettra à celui-ci de tourner sans entraîner la roue de frottement avec lui, et la roue à aubes se trouvera ainsi décrochée.
- Pour accrocher, supposons de même que la machine fonctionne comme précédemment avec toute sa vitesse, on introduira de même, de quelque point choisi convenablement dans le bâti, un levier pour mettre hors de prise le cliquet n, et faire retomber le crochet k qui s’emparera de l’une des manettes m, de manière que la roue g tournant alors avec le frein, fera mouvoir les vis jusqu’à ce qu’il y ait pression suffisante sur les plans d pour entraîner la roue de frottement, et par suite les roues à aubes.
- • Ainsi l’opération de l’accrochage ou du décrochage peut être faite ( soit de i l’intérieur soit de dessus le pont) d’une ! manière presque instantanée pendant
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- que les machines marchent avec toute leur vitesse, et cette manœuvre peut s’accomplir tout simplement en saisissant une poignée liée au levier placé dans quelque point du bâti de la machine , lequel étant poussé décroche la roue.
- Du reste, une roue peut aussi être décrochée au repos, en plaçant une barre dans l’une des douilles* o,o, et faisant tourner la roue g.
- Indépendamment de ce que le mécanisme pour l’accrochage et le décrochage fonctionne seul, cet appareil est avantageux en ce qu’il jouit de la propriété d’égaliser tout choc ou secousse subite que les roues à aubes pourraient éprouver. Il règle aussi la pression qu’il est nécessaire d’exercer sur les vis, car on remarquera qu’aussitôt qu’il y a pression suffisante sur ces vis pour entraîner la roue de frottement, il fait to irner la roue g avec la même vitesse, et par conséquent cesse de faire tourner les vis.
- Note sur une machine à draguer perfectionnée.
- Par M. F. Cociuux, ingénieur civil.
- La machine que j’ai inventée, se distingue par plusieurs perfectionnements qui ont été introduits dans l’application du principe de la drague à godets et à mouvement continu.
- Dans les anciennes dragues à godets et à mouvement continu, qui ont succédé à la drague de Venise à mouvement alternatif communiqué à un seul godet, les godets sont attachés sur une chaîne articulée à l’aide de boulons. Cette chaîne se replie sur 2 carrés en fonte, l’un supérieur, qui est le moteur de la chaîne, l’autre inferieur, qui reporte le mouvement à l’extrémité opposée. Un assemblage en bois qui a la forme d’une échelle, sert à tendre cette chaîne, et par extension on a donné le nom d’échelle de cet assemblage en bois, aux chaînes, godets et carrés en fonte. Il y a des dragues à une ou deux échelles placées d’une manière qui varie, mais qui exerce une grande influence sur les résultats de la machine.
- A. Drague à une seule échelle latérale, vidant à la distance milieu du bateau. Ce système a l’inconvénient d’opérer l’effort du draguage d’un seul côté du bateau, et de tordre la coque en peu de temps. La manœuvre n’a lieu que diagonalement, et les becs des godets n’avançant pas en ligne di-
- recte contre le fondà déblayer, éprouvent une pression latérale qui tend à faire passer la chaîne par-dessus les carrés. Celte drague est rarement employée.
- B. Drague à une seule échelle centrale, vidant à la distance milieu du bateau. Par cette disposition, la coque du bateau est séparée en deux parties sur toute sa longueur, ce qui lui ôte la soliditéet la liaison nécessaires. L’extrémité supérieure de l’échelle est élevée à une grande hauteur, afin d’obtenir une inclinaison suffisante au conduit qui sert à l’écoulement du sable dragué. Indépendamment de la perte d’effet utile, il y a des oscillations continuelles qui résultent du poids des appareils placés à cette hauteur. L’échelle est placée dans un espace si resserré qu’on ne peut ni vérifier, ni remplacer facilement les pièces de l’appareil, et on éprouve de nombreux embarras pour ôter les corps étrangers, tels que troncs d’arbres ou ancres que ies godets ramènent du fond. Cette drague est rarement employée et dans de faibles proportions.
- C. Drague à une seule échelle centrale, vidant à l'arrière du bateau. Cette disposition a aussi l’inconvénient d’ôter la solidité et la liaison à la coque, qui est séparée en deux compartiments pour le passage de l’échelle. Même embarras pour la vérification et le remplacement des pièces de l’échelle, et l’obstruction du passage entre ces compartiments. Complication et perte d’effet utile, par la nécessité d’employer des arbres de couche très-longs, et des engrenages coniques pour les communications de mouvement. Position défavorable du point d’appui de l’échelle,'qui estélevée et tend à affaisser l’arrière de la coque, et de plus éprouve des vibrations continuelles. Impossibilité d’enlever des atterrissements ou barres au niveau de l’eau, ou à une profondeur moindre que le tirant du bateau qui est au moins de 1 mèt. Cette machine a été employée dans plusieurs ports de mer, en utilisant une puissance motrice de douze chevaux environ.
- D. Drague à deux échelles latérales vidant à l'arrière du bateau. Même complication d’engrenages coniques que le système C ; même inconvénient de la charpente, de surélévation des charpentes , qui affaissent l’arrière par le poids des échelles. Même impossibilité d’enlever les atterrissements a une profondeur moindre que le tirant d’eau du bateau. Difficulté de draguer en ligne
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- directe, à cause du défaut de solidité du point d’appui des échelles sur les charpentes en saillie de l’arrière. De là, faiblesse du moteur et de toutes les pièces de transmission du mouvement, qui ne peuvent manœuvrer les deux échelles à la fois ; ce qui oblige à draguer diagonalement, et à n’employer qu’une échelle à la fois, et produit l’inconvénient d’une pression latérale contre l’échelle et les godets. On a placé deux échelles, afin de trouver uu point j d’appui contre les flancs du bateau , et se servir de l’échelle de bâbord en parcourant la diagonale, et de celle de tribord en revenant dans la même direction ; ainsi les deux échelles n’opérant pas à la <ovs • il n’y a pas plus d’effet utile qu «dan fia drague à une seule échelle centrale. Cette machine a été employée dans les ports maritimes, en utilisant une puissance motrice de 12 chevaux environ.
- Après avoir fait connaître iesiucou-vénients des systèmes en usage, je vais décrire brièvement mon système et les perfectionnements de détail que j’y ai introduits.
- Ce système est à deux échelles se vidant vers le milieu de la longueur du bateau. 1° Cette disposition permet d’enlever les barres qui feraient obstacle àlamarche du bateau. On peut creuser depuis 0m- niveau de l’eau , jusqu’à 9m de profondeur. 2° Les échelles se vérifient facilement, puisqu’elles sont en dehors. 3° La coque du navire est chargée uniformément par les appareils; à l’avant, la suspension des échelles, au milieu le point d’appui de celles-ci, à l’arrière , les chaudières de la machine à vapeur. 4° La charpente qui sert de point d’appui aux échelles, porte entièrement d’aplomb sur le fond ut les flancs du bateau. 5° La coramu-pication de mouvement de la machine ù vapeur aux dragues se fait directe-uient par des engrenages droits, sans renvoi ni engrenages coniques. 6° La base de la machine à vapeur sert à lier | ‘.ensemble des charpentes, qui sou- ! iennent les appareils des dragues.
- Les godets se vident convenablement.
- ®, ^es deux échelles opèrent simultanément dessillons en ligne directe, et ^burgent deux barques en même temps.
- ... Puissance motrice est portée et utilisée a 30 chevaux-
- Indépendamment de ces avantages, voici les perfectionnements apportés aux détails de la construction.
- Dans les appareils des dragues, les pièces qui font effort et sont continuellement en contact avec le sable s’usent
- promptement. Parmi ces pièces, on remarque d’abord l’axe du carré qui tourne dans des coussinets au bas de l’échelle, et ensuite les chaînons des godets dans la partie qui reçoit le boulon et forme la circulation. Quelques semaines de travail dans le sable suffisent pour mettre hors de service les axes des carrés et les chaînons. Ces pièces sont d’un prix excessif, et leur | placement entraîne dans des chômages ruineux.
- 1° J’ai remédié au remplacement des axes en recouvrant leurs extrémités qui tournent dans les coussinets par des viroles qui s’y superposent et se remplacent à volonté dès qu’elles sont usées.
- 2° Les trous percés dans les deux extrémités des chaînons reçoivent également une virole munie d’une arête pour l’empêcher de tourner. Le boulon et le sable exercent leur frottement t contre la virole qui se remplace, quand elle est usée, sans exiger aucun ajustement, étant toutes de même modèle ; le chaînon reste donc intact; les viroles et les boulons qui doivent être remplacés sont de peu de valeur.
- 5° J’ai simplifié la forme des chaînons des grandes machines à draguer ; j’évite la bifurcation du chaînon qui est le point où les fractures s’opèrent le plus fréquemment, et j’y substitue des chaînons de même forme accouplés et sans bifurcations.
- 4° Dans les autres dragues, les plateaux des carrés en fonte de l’échelle sont construits droits. Ces plateaux sont destinés à maintenir la chaîne des godets sur les carrés. Mais par suite d’une inclinaison du bateau ou d'une pression latérale, la chaîne est exposée a être saisie par l’un des plateaux et à passer par-dessus. Un chômage doit avoir lieu immédiatement pour replacer la chaîne et les godets dans leur position normale, et il arrive souvent que cet accident amène la rupture de la chaîne. J’ai remédié à ce grave inconvénient en faisant les plateaux très-évasés dans la partie supérieure ; en outre j’ai établi sur toute la longueur de l’échelle des rouleaux qui sont munis également de rebords évasés; la chaîne est ainsi parfaitement dirigée.
- 5° Les échelles des autres machines à draguer sont suspendues par un seul câble qui opère sur deux palans à trois poulies et sert à les relever ou à les abaisser. Le poids d’une échelle de machine à draguer de grande proportion estd’environ 16,000 kilog., et sur le
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- câble de suspension pèse la moitié de ce poids ou 8,000 kilog. A la suite d’un choc et de la manœuvre, il arrive quelquefois que le câble chargé de ce poids se rompt. L’échelle abandonnée à elle-même , par l’une de ses extrémités, tombe au fond de l’eau, se rompt, écrase et détruit les godets et le carré. Le bateau est jeté brusquement sur le côté par cette suppression de poids considérable, et il en peut résulter de graves accidents, soit pour le dérangement des autres pièces de la machine, ou la vie des ouvriers.
- J’ai donc imaginé d’ajouter un câble de sûreté. Ce second câble, semblable au premier, se manœuvre à part à l’aide de palans à trois poulies et suit continuellement le mouvement du premier câble; de cette manière on est prêt à retenir l’échelle en cas d’accident.
- 6° Dans les autres dragues de grande dimension, il y a deux treuils mus par la machine à vapeur ; mais ces treuils ne peuvent être mis en mouvement à bras d’homme par manivelles, quand la machine à vapeur n’est pas disponible , ce qui cause souvent de grands embarras dans le service.
- J’ai remédié à cet inconvénient. Tous les treuils que j’emploie peuvent relever l’échelle par des manivelles; je destine deux treuils à fonctionner par la machine à vapeur ou par manivelle à bras d’homme à volonté, deux autres treuils servant au câble de sûreté fonctionnent seulement par manivelle.
- 7° La machine à vapeur, dans les autres grandes dragues, a été employée «à basse pression avec deux cylindres sans volant. Dans le système que j’ai construit, j’ai employé la haute pression, un seul cylindre et un volant.
- 8° Dans les autres machines, on a employé les engrenages coniques et les arbres de couche pour la transmission du mouvement; dans mon système il y a transmission par engrenages verticaux.
- 9° L’appareil destiné à prévenir la rupture des pièces de l’échelle se compose dans les autres dragues d’un engrenage ayant le centre alésé. Cet engrenage se pose sur un moyeu en fonte tourné à sa circonférence et callé sur l’axe moteur des dragues; deux rebords ajoutés empêchent l’engrenage de sortir du moyeu ; dans cet état, l’engrenage étant libre tournerait sur le moyeu comme une poulie folle. On règle donc l’adhérence plus ou moins grande de cet engrenage avec le moyeu a l’aide de la pression de vis taraudées f
- dans l’engrenage ; mais il arrive que ces vis ayant peu de surface et agissant perpendiculairement, pénètrent dans la fonte et labourent le moyeu. Quelquefois ces vis se brisent dans l é-paisseur de la fonte de l’engrenage où elles sont taraudées, et elles ne peuvent en être extraites que par le démontage de l’engrenage.
- Dans mon système, l’appareil destiné à remplir les mêmes fonctions est diffèrent et il est disposé d’une autre manière, il remédie aux inconvénients. 11 consiste en un plateau en fonte tourné sur toutes les faces et calé sur l’axe qui commande les godets; à côté de ce plateau et sur le même axe tourne librement un grand engrenage alésé au centre et dans la partie en contact avec le plateau. La poitrine de cet engrenage est à une certaine hauteur traversée par des boulons dont l’extrémité est recourbée à angle droit, de manière à s'appliquer sur l’une des faces du plateau et à rapprocher l’engrenage au plateau plus ou moins fortement selon qn’on tourne les écrous de ces boulons ; la forme et la [surface de ces boulons repliés à angle droit, les empêchent de labourer le plateau, et quand ils se brisent, on les remplace facilement, puisqu’ils sont à l’extérieur.
- 10° Dans les 'autres machines, J’axe qui met en mouvement les godets est composé de trois pièces que l’on rapproche le plus possible par des ajustements. Dans mon système, au contraire, j’ai séparé les trois axes ; ils se communiquent le mouvement par des manivelles qui permettent à ces axes de suivre quelque variation des charpentes et font découvrir aussitôt un dérangement qui surviendrait dans leur pose. Ces axes sont soutenus à leurs extrémités par des chaises en fonte munies de couvercle permettant de relever le niveau de l’axe à l’aide du simple rapprochement opéré par les écrous dans les boulons du couvercle. Celte chaise en fonte, à l’aide d’un rebord, sert en outre à appuyer l’échelle d’un côté, afin que l’axe moteur ne reçoive pas la pression de celte échelle. L’autre côté de l’échelle est appuyé sur un tourillon en fonte solidement attaché à la charpente et qui est percé au centre pour livrer passage à l’axe moteur.
- 11° Les autres dragues opèrent la plupart diagonalement et emploient des cabestans à la main pour tenir le bateau. Dans mon système, au contraire, opérant en ligne directe par sillons et avec deux échelles à la fois, j j’emploie un cabestan mû par la ma-
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- chine à vapeur. Sur ce treuil ou cabestan , s’enroule en spirale un câble qui est attaché par l’une de ses extrémités à une autre. En attirant a lui plus ou moins fortement le câble, un homme produit un frottement suffisant par le cabestan mû par la machine pour forcer le bateau à avancer. La direction du bateau a lieu par de petits treuils mus par manivelle à la main et en recueillant des amarres fixées à des ancres de chaque côté du bateau. i Tels sont les perfectionnements que j’ai introduits dans les machines à dra-guer> et les machines de ce système que j’ai construites ont l’avantage :
- 1° L’effectuer une extraction qui dépasse en quantité celle obtenue avec les dragues ordinaires ; cette extraction s’est élevée à 100 mètres cubes par journée de travail.
- 2° Le ne plus être exposées aux m !mcs chances de chômàge.
- 3° Le coûter infiniment moins d’entretien pour l’usure et la réparation.
- 4° L’exécuter le travail du draguage à grande profondeur avec plus de perfection.
- 5° Enfin, de faire cette opération ou l’extraction à meilleur marché.
- Moteur hydraulique à flotteur oscillant.
- Par M. A. de Caligny.
- L’appareil dont il est ici question est basé sur un travail théorique qui a été l’objet d’un rapport favorable fait à l’Académie des sciences, le 13 janvier 1840, par une commission qui, en 1843, a assisté aux expériences dont il a été l’objet, et qui ont été faites avec une machine d’essai dans l'établissement de distribution des eaux à Chaillot. Nous donnerons d’abord la description de cet aPpareil.
- ?ig. 26 , pl. 60, élévation ; L rèser-ÎPlr où plonge en partie le tuyau AC ; “ réservoir supérieur recevant l’eau motrice au moyen d’un gros robinet-vanne qui ne se dirjge pas du côté du myau, afin que pendant l’expérience la vuessede l’eau affluente, au lieu d’aider a l écoulement de l’appareil, s’y oppose plutôt par la force centrifuge qu’elle fait naître autour du tuyau,
- AA, tuyau vertical de 0m.40 de diamètre intérieur ; CC', coude en fonte d un rayon intérieur un peu moindre qu un mètre. Il se raccorde en C' avec le tuyau rectiligne horizontal couché
- sur le fond du bassin de Chaillot, ou réservoir de décharge D. Ce tuyau étant normal au plan de la figure , on n’a pas cru nécessaire de le dessiner. EE', entonnoir fixé sur le siège de la soupape ;
- IP, soupape annulaire ou vanne-flotteur, composée de deux tuyaux concentriques réunis par un fond annulaire ; BB', balancierdestiné à équilibrer en partie la soupape au moyen du contre-poids Q. Ce contre-poids, dans les essais, était alternativement enfoncé dans un seau rempli d’eau plongé dans le bief supérieur, et il amortissait la percussion au moyen d’un petit plan qui faisait jaillir ce liquide dans le seau.
- F, flotteur cylindrique terminé par des cônes utilisant par sa descente le travail de la colonne oscillante qui se relève périodiquement ; I, petit cercle destiné à maintenir l’écartement des guides de la vanne ou soupape-flotteur dans l’intérieur du tuyau fixe ; HH', corde qui suspend le flotteur; G, tenaille du mouton avec la monture ;
- M, mouton.
- Fig. 27 , plan de l’appareil.
- Fig. 28, dessin plus en grand de la soupape avec son siège 00'.
- Lans ces figures, on suppose l’appareil eh repos.
- L’appareil, comme on voit, se composait donc d’un tuyau horizontal couché sur le fond d’un des bassins de Chaillot, et se relevant verticalement par une de ses extrémités en partie hors de l’eau, dont le sommet supportait une bâche destinée à recevoir l’eau motrice versée par un gros robinet fixé à une grande cuve de jauge. La chute motrice de lm.26 était formée par la différence entre le niveau de cette bâche et celui du bassin inférieur. L’eau entrait périodiquement de cette bâche dans le tuyau vertical, au moyen d’une soupape annulaire formée de deux bouts de tuy aux concentriques réunis par un fond annulaire. Au milieu de cette soupape en partie équilibrée par un balancier passait alternativement un flotteur qui était périodiquement abandonné à son propre poids, et relevé par une colonne liquide oscillante dans le tuyau , et qui en montant soulevait alternativement la soupape faisant fonction de flotteur. Quand le tuyau où la vitesse était graduellement accélérée débitait plus d’eau que l’ouverture de la soupape n’en pouvait fournir, il se présentait unj phénomène particulier de succion qui faisait toucher brusquement l’espèce de colonne manométrique annulaire comprise entre la soupape et le flotteur.
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- Alors la soupape n etant pins soutenue de ce côté retombait sur son siège , la colonne liquide descendait dans le tuyau animé de force vive ; elle était suivie par le flotteur qui agissait en descendant sur la résistance à vaincre, et rencontrait en descendant la colonne remontante qu’il relevait.
- La résistance industrielle était un mouton alternativement soulevé à une hauteur de lm.62 au moyen d’unecorde passant sur deux poulies. Ce mode d’ac? tion était le plus désavantageux de tous ceux de mon moteur. Je n’ai mesuré ainsi qu’un effet utile de 60 pour 100 , souvent un peu plus ; mais des mesures d'une autre espèce me permettent de l’cvaluer plus approximativement, et j’ai vérifié que l’appareil fonctionnait avec une chute et une dépense d’eau notablement moindre quand on considérait un nombre de périodes assez petit pour qu’elles fussent aussi régulières que si le flotteur avait été guidé; ce que je m’étais abstenu de faire dans un appareil d’essai, parce que cela aurait considérablement augmenté les frais de l’expérience. Dans ce cas où l’on était incertain si la machine était précisément exécutée solidement, je trouve de diverses manières que l’effet utile atteint 0.67 dans cette expérience.
- Il y a encore une remarque essentielle à faire sur l’effet utile à cause des imperfections de l’exécution ; il fallait donner au flotteur une course et une vitesse plus grandes que si la machine avait été plus solidement construite. Cette machine a pour principe de faire naître et éteindre un mouvement du flotteur par degrés insensibles; maison pense bien que cela n’est pas possible quand on recueille l’effet au moyen d’un mouton qui se décroche , et laisse alors le flotteur perdre inutilement sa force vive à la fin de sa course , au lieu de l’employer à augmenter cette course , comme il le ferait si la résistance était une pompe, une scie, un soufflet, une grande cisaille, etc,, ou tout autre système dans lequel le décrochement alternatif ne serait pas de rigueur. La nécessité de l’accrochement alternatif donne lieu à un inconvénient analogue, en obligeant à faire sauter le flotteur plus haut que cela n’est réellement utile. Enfin pour faire mouvoir des outils tels que ceux dont je viens de parler, il n’est pas toujours nécessaire d’employer des renvois de mouvement tels que la corde et les poulies de mon expérience.
- En combinant, au moyen de mesures directes, les diverses circonstances que
- je viens d’énumérer, je fais voir que si l’on mesure l’effet utile de mon moteur, non sur l’outil, mais sur son point d’application , de même que l’on apprécie l’effet d’une roue non sur l’outil qu’elle fait mouvoir, mais sur son arbre, on trouve que cet effet ne peut pas être sensiblement moindre que 0,75 pour un flotteur convenablement guidé.
- Pour ne rien laisser à désirer, j’ai vérifié tout cela au moyen de mesures directes sur les résistances passives de la colonne liquide, abandonnée à son libre balancement, quand on ôtait le flotteur ; en avertissant d’ailleurs que ces expériences ne pouvaient pas servir à apprécier rigoureusement les coefficients des résistances passives considérées d’une manière plus scientifique, à cause de plusieurs défauts du tuyau. J’ai conclu de cette vérification , que si les tuyaux dont je me suis servi avaient été faits dans le but de construire une machine de ce genre, un plus grand diamètre aurait considérablement augmenté l’effet utile , même en supposant qu’il y eût quelque erreur dans les appréciations secondaires dont je viens de parler, et que cet effet utile aurait dépassé très-sensiblement 0.80 du travail moteur. J’espère même qu’il aurait atteint 0.90 environ.
- En répétant que j’avais choisi la forme et la matière pour un premier essai un peu en grand, j’ai cru devoir dire que cette machine , convenablement exécutée, pourrait être encore plus simple, et probablement présenter encore moins de perte de force vive en la disposant non-seulement de manière à débiter de bien plus grandes masses d’eau , mais de manière à pouvoir fonctionner plus facilement sous la glace. Enfin j’ai fait voir que l’on pouvait supprimer toute espèce de soupape, et ne conserver dans l’eau d’autre pièce mobile qu’un gros flotteur périodiquement aspiré dans le tuyau, et périodiquement lancé de bas en haut en quelque sorte comme une bombe oscillante.
- Notice sur les constructions métalliques.
- Par M. A. Pelaveley.
- {Ej trait du Bulletin du Musée industriel, 1843, 4e livraison.)
- Il y a quelque temps une compagnie m’avait chargé de lui présenter l’étude et le devis de magasins destinés à l’ex-
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- fiortalion. Son programme était, 1° de décomposer les constructions en matières métalliques pour les mettre à l'ami de l’incendie ; 2° de les faire d’un Montage facile et rapide, afin de nécessiter peu de main-d’œuvre sur place ;
- 3° de faire en sorte qu’on pût les démonter sans les endommager, afin de pouvoir changer les magasins de place ;
- 4° que la construction pût recevoir des augmentations notables, sans être obligé de démolir les anciennes, et, s’il se pouvait, saris en altérer la symétrie;
- 5° enfin d’étudier une construction à la fois solide et peu coûteuse.
- Les quatre premières de ces conditions étant celles qu’on est en droit d’attendre des conslructionsmétallurgiques, me parurent faciles à remplir par bien des systèmes; la cinquième seule me paraissait offrir quelque difficulté malgré le bon marché du fer. Ce fut sur celte dernière que je portai mon attention toute spèciale.
- Je m'appliquai donc à former de grandes surfaces métalliques aussi légères et aussi résistantes que possible ; je n’avais en vue que la confection d’un hangar, et par conséquent je me préoccupai peu des formes architecturales. Mais comme il arrive souvent en pareil cas, la poursuite d’une idée en fait naître bien d’autres, et il me parut qu’en perçant les grandes surfaces métalliques d’ouvertures on pourrait les appliquer dans une infinité de cas aux besoins de l’architecture ordinaire.
- J’étendis donc le cadre de mes recherches, et quoiqu’elles soient très-incomplètes et nullement arrivées à leur degré de maturité, je crois cependant utile de leur donner de la publicité , parce que cette idée plus travaillée .me paraît susceptible de conduire à un emploi très-avantageux du fer dans 1 architecture.
- flans ce genre de construction, tout serait métallique ; ce seraient de véritables maisons en fer. Elles seraient d une construction économique , transportables d’une localité dans une autre, susceptibles d’augmentation , de dimi-la'ffir11 ’ Ct m^me changement dans
- ri ^fS ,avantages sont précieux sans mmte lorsqu’il s’agit de constructions peu d’importance, telles que banni ^ ’ m?8asins, petites maisons de jar- ïller’ de gardes, de receveurs de bar-’ de Pr^P°sès aux chemins de fer, P i.es maisons de plaisance, etc. -, mais „ au!; •a,^c?ler moins de prix à cette lo-tinn - lte *ors<ÎU’il s’agit de construc-s importantes, telles que les biblio-
- thèques et autres édifices publics, les hôpitaux et autres maisons de maîtres , etc. ; car pour ces bâtiments coûteux on choisit, après mûres réflexions, la place qu’ils doivent occuper , et une fois déterminée, on n’a plus d’intérêt à la changer ; tout ce qu’on doit demander à la construction métallurgique, c'est de supprimer les matières combustibles et d’ajouter encore à la solidité des constructions ordinaires. Dans ces sortes de cas, l’économie n’est plus qu’une considération secondaire.
- On conçoit que pour ce genre de bâtisses , l’emploi du métal sera tout diffèrent ; voici comme je pense qu’il serait convenable de l’employer.
- Dans les grandes constructions, on a coutume de garnir en pierres de taille toutes les ouvertures des portes et des croisées ; ces pierres, généralement sculptées, seraient remplacées par de la fonte moulée et creuse, à laquelle on peut donner à peu de frais des formes riches en ornements.
- Ces ouvertures seraient réunies tant en hauteur que dans le sens horizontal par des montants et des traverses de même métal ; en sorte que le squelette des murs aurait l’apparence d’une grille à claire-voie : des poutres aussi en métal serviraient à consolider le tout.
- Les parties du mur qui doivent être pleine’s seraient remplies en briques, et l’ornementation intérieure s’achèverait en matériaux généralement employés dans les constructions ordinaires.
- On voit, d’après cet aperçu, que l’architecture métallurgique se divise en deux classes bien distinctes , suivant l’emploi auquel elle est destinée. On peut même en indiquer une troisième, comme nous l’indiquons ci-dessous.
- 1° Les petites constructions se feraient totalement en métal, et auraient pour caractère essentiel la locomobilité, une facilité extrême dans le montage, et la faculté de changer la forme et les dimensions de ces bâtiments.
- 2° Pour les constructions essentiellement fixes, on emploierait la fonte pour les parties résistantes, le fer pour les tirants et les poutres, les pierres pour remplissage. et enfin les subdivisions se feraient à l’ordinaire.
- 3° On pourrait y ajouter une troisième classe pour les grands bâtiments totalement en fonte ; mais ce sujet est étranger à cet article, qui est loin d’envisager la question sous tous ses rapports.
- Nous allons entrer dans quelques détails sur le premier de ces genres de
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- constructions, puis nous dirons quelques mots du second.
- 1° Constructions entièrement métalliques. Si l’on se reporte à ce que nous avons dit au commencement, on verra que le problème de ce genre de construction consiste principalement à faire des surfaces métalliques d’une grande dimension rigides, légères, et pouvant facilement se juxtaposer.
- Les fig. 29 et 30, de la pl. 60, représentent deux vues d’une combinaison métallique qui nous parait devoir assez bien satisfaire à ces conditions.
- La fig. 29, qui représente la face externe , a l’aspect de feuilles de tôle a,a,a rivées ensemble; les dimensions dans l’exemple choisi sont 4 mètres de long sur 2 mètres de large ; inutile de dire que ces dimensions peuvent varier suivant les besoins.
- On conçoit que si on rivait ensemble des feuilles minces, on aurait pour résultat une surface métallique de nulle consistance, qui se voilerait et se contournerait en tous sens sous le moindre effort : aussi cette surface n’est-elle pas abandonnée à elle-même , puisqu’elle est rivée sur un cadre métallique rigide, dont l’ensemble est représenté dans la fig. 30 , qui est le revers de la plaque.
- Le pourtour extérieur du cadre se compose de quatre bandes b de fer d’angle ou cornières , dont on se sert pour monter les chaudières des machines à vapeur. Les extrémités de ces bandes sont solidement rivées sur quatre encoignures c en fonte de fer, ce qui complète le cadre.
- Sous de pareilles dimensions,, ce cadre aurait beaucoup de flexibilité ; pour lui donner la rigidité qui lui manque , on peut se servir de l’armature suivante :
- Chaque équerre c sera fondue avec une traverse d ; de plus, dans le milieu de la longueur des bords du cadre, on rivera deux pièces en fonte portant des traverses faisant face à celles des encoignures, tel qu’on le voit en e.
- Au centre de chaque compartiment formé par les traverses se trouve un carré en fonte f, dont les côtés, percés comme les traverses , livrent passage à des boulons de tirage g, au nombre de huit; ces boulons, munis d’écrous à chaque bout, servent à rendre solidaires par leur tension toutes les parties du cadre ; enfin, dans cette disposition , la tension des boulons g tendrait à rapprocher les deux pièces de fonte e : pour prévenir cet effet, on mettra l’étançon ou entretoise h qui maintiendra l’écartement.
- La tôle est rivée tout autour sur le fer d’angle du cadre; au milieu elle est rivée sur la traverse , et de plus, pour empêcher le milieu de chaque compartiment de se voiler, la tôle se trouve pincée entre les pièces centrales f et des rondelles i, que l’on voit fig. 29 : ce ferrage s’opère par un boulon k et une traverse l, fig. 30.
- Les fig. 31 et 32 représentent les détails sur une échelle plus grande en plan et en coupe ; on y voit la pièce centrale f, la rosace i, la traverse l et le boulon k qui sert à pincer la tôle entre la pièce f et la rosace i. On y voit de plus l’emmanchement des quatre boulons g de tension munis de leurs écrous. On y a figuré une des encoignures c avec sa traverse d, sur laquelle se trouve un renflement pour compenser la perte de force occasionnée par le trou nécessaire au passage des boulons du tirage g.
- On peut remarquer que l’angle m de l’encoignure déborde le fer d’angle, et forme une espèce de talon en saillie ; comme cela se répète sur toutes les encoignures, il est clair qu’en juxtaposant deux plaques, elles se loucheront par les talons situés aux extrémités, et laisseront une petite rainure ou espace libre entre les bases de deux plaques consécutives; cette rainure se remplit de mastic de fonte.
- Enfin il y a le détail d’une des pièces de fonte e qui occupent le milieu des bords du cadre; elles sont aussi munies d’un talon n qui a la même destination que ceux des encoignures , c’est-à-dire de servir de point de contact entre deux plaques consécutives; la traverse h, figurée en plan et en coupe, porte un talon h' et une équerre d’aronde h". Cette dernière est destinée à solidifier l’assemblage, etle talonà mieux assurer l’écartement.
- Nous appellerons élément de construction une plaque métallique des dimensions ci-dessus ; l’élément que nous avons décrit est le pins simple ; il ne porte aucune ouverture, et il est clair que si on en réunissait un certain nombre, on pourrait former des capacités métalliques qui n’auraient aucune ouverture ni pour les portes ni pour les fenêtres. Mais il est clair aussi qu’il est aisé d’altérer l’armature intérieure de la plaque pour y faire des ouvertures sur les dimensions voulues. Les fig. 33 et 34 donnent les détails d’un élément de construction contenant une croisée de grande dimension. Il est clair qu’on peut faire varier les ouvertures en positions et en dimensions, de manière à
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- satisfaire à tous les besoins qui pourraient se présenter.
- Nous avons à examiner comment on peut joindre les éléments d’une manière solide.
- Lorsque les murs ne devront pas servir de points d’appui, on peut se contenter de poser les deux plaques l’une contre l’autre , et de les réunir en passant des boulons dans les bords libres des fers d’angle , tel que le représente la fig. 35 ; la rainure, restée libre entre les deux éléments, et établie à dessein par les talons des encoignures, se remplira de mastic de fer, ainsi que nous 1 avons déjà dit, et l’on aura ainsi formé une surface continue. Si l’on réunissait plusieurs éléments pour former une grande surface, elle n’aurait pas la rigidité nécessaire pour constituer un mur : elle se voilerait sous le moindre effort. Pour lui donner cette rigidité indispensable , il est nécessaire d’ajouter quelques pièces de fonte qui, en les faisant suffisamment résister, pourront donner la consistance nécessaire à l’assemblage.
- Les fig. 35 , 36,37 et 38 représentent de ces assemblages sur des échelles plus grandes encore. La fig. 35 est la coupe de l’assemblage le plus simple. Les deux plaques sont juxtaposées, et l’on passe des boulons b qui traversent les rebords saillants des deux fers d’angle a et a sur les autres rebords desquels sont rivées les tôles d et d ; l’espace c entre les deux fers d’angles est destiné à être rempli de mastic de fonte. La fig. 36 e-d la coupe d’un assemblage dans lequel les mêmes lettres désignent les mêmes objets que dans l’assemblage précédent; ruais il en diffère par un montant en fontee dont on voit la coupe; ce montant porte un double rebord à l’intérieur sur lequel se fixe le lattis représenté Par/qui sert de soutien pour le plâtrage intérieur. La fig. 37 ne diffère de l’assemblage précédent qu’en ce que le ruontantforme colonnette /iàl'extérieur ou bâtiment, ce qui contribue à son ornement. Enfin, la fig. 38 diffère des
- ^ederdes en ce ffue Ie montant est ses ?ra c^evaL laissant un vide Rentre d’in .ncbes destiné à servir de point nnev 1 UUx murs d’étendue intérieurs ann °n Pourrait vouloir établir; son
- lastreenCe extérieure est celle d’un P*~
- <t«TrUS Ies- éléments étant des plaques ue dimensions semblables, si l’on a soin
- «nr^erCeri-i?s *rous dans lesfers d’angle n calibre uniforme, on pourra join-
- dre les éléments dans un ordre quelconque , et comme on peut d’ailleurs les percer de telles ouvertures qu’on voudra, il s’en suit qu’on pourra faire des bâtiments d’une forme et d’une dimension quelconque. Il s’ensuit également qu’on peut remplacer une plaque percée d’une certaine manière par une autre qui le serait différemment ou qui ne le serait pas du tout; il suffit pour cela de défaire quelques boulons qui rendront libre la plaque à changer ; en un mot, toutes les combinaisons sont possibles avec la plus grande facilité.
- Dans la construction que,nous venons de décrire, la face extérieure se trouve seule avoir une forme agréable à l’œil, l’intérieur est hérissé décotes,de boulons , de traverses et d’aspérités de toute nature; on doit s'appliquer à les faire disparaître dans une maison pour la rendre habitable. Parmi les moyens que l’on peut employer, le suivant est un des plus simples.
- Les fortes nervures en fonte qui for-ment l'ossature de la maison pourraient être en saillie dans l’intérieur et servir à y attacher un lattis que l’on enduira de mortier, de plâtre ou de stuc, suivant le degré delegance que l’on voudra» donner à l’habitation. Cela suppose la jonction des plaques, fig. 36 , 37 et 38. Entre le lattis et le métal régnera un espace vide; on peut le laisser plein d’air qui suffira pour prévenir les effets de la température extérieure, à l’intérieur de la maison, soit le remplir de pisé, c'est-à-dire de terre argileuse fortement tassée.Cette dernière méthode donnera un degré de solidité de plus à la construction.
- Pour compléter l’aperçu qui précède nous allons donner un devis approximatif de ce genre de construction.
- Chaque élément forme une surface de 8 mètres carrés; si donc nous établissons le prix d’un des éléments, la huitième partie formera le prix du mètre superficiel. Nous ferons remarquer toutefois que le prix de l’élément dépend en partie de la nature de l’ouverture dont il se trouve percé; une grande croisée emploiera beaucoup plus de fonte pour le cadre que ne le ferait une petite croisée; mais pour nous affranchir de ces détails, nous n’établirons le prix que d’un élément simple , sauf à ajouter au devis une certaine somme pour ouverture que l’on calculera dans chaque cas particulier. L’élément se compose de ;
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- kil.
- Fonte, 4 encoignures avec traverses pesant environ G kilog. ;
- ensemble.................. 24
- 2 pièces e pour le milieu des côtés du cadre pesant chacune environ 8 kilogr. ;
- ensemble.................. 16
- 2 carrés f formant les centres des compartiments pesant chacun environ 8
- kilog. ; ensemble...... 16
- 2 rosaces i ................... 8
- Total de la fonte. ... 64
- Fer. . 12 nflétres linéaires de fer d’angle b pesant environ 6 kilog. ; le mètre, ci. . 72
- 1 traverse h en fer plat mu-
- nie de ses 2 talons pesant approximativement.... 15
- 8 boulons de tirage g en fer rond, munis de 16 écrous pesant ensemble........... 25
- 2 boulons et 2 traverses pour
- maintenir les rosaces, pesant ensemble.......... 6
- Total du fer......... 118
- Tôle. . 8 mètres superficiels de tôle • de 2 millimètres environ
- d’épaisseur pesant, y compris recouvrements et rivets, approximativement. 100
- Le poids de l'élément se composera
- Fonte, approximativement. 64
- Fer...................... 118
- Tôle.....................100
- Ensemble........... 282
- Soit...............300
- Nous disons approximativement parce que , sans faire varier les dimensions principales, on peut prendre des épaisseurs différentes suivant la solidité ou l’économie qu’on a en vue ; nous avons pris un moyen terme qui nous paraît devoir servir dans beaucoup de cas.
- Ce poids de 300 kilog. peut s’établir, façon comprise , pour 500 à 550 fr. les 10*00 kilog; donc les 8 mètres superficiels coûteront à peu près de 150 à 165 fr., ce qui fait par mètre superficiel 20 fr. Rien ne sera plus aisé, dans chaque cas particulier, que d’estimer en mètres carrés la surface des murs; en la multipliant par 20 fr. on aura un produit auquel il faudra ajouter • 1° Le prix des montants en fonte destinés à donner de la rigidité aux murs; 2° un supplément de dépense pour les ouver-
- tures en fonte ; 3° le prix de la toiture que l’on peut faire en fer ondulé, soit en plaques élémentaires comme le^este des murs, soit enfin suivant la manière ordinaire.
- Quant aux planchers et aux cloisons intérieures, on peut se servir d’un système analogue à celui décrit ou de tout autre; nous n’entrerons dans aucun détail parce que notre intention n’est pas de donner un système complet de constructions métalliques, mais seulement d’indiquer les principes généraux que l’ingénieur ou l’architecte auront à compléter dans la spécialité qu’ils voudront établir.
- Nous avons déjà fait remarquer que le prix de 20 fr. par mètre carré était un moyen terme que l’on pourrait faire varier suivant le degré de solidité que l’on veut obtenir ; on pourrait aisément le réduire à moitié pour des constructions très-légères et ne servant que d’abri , tandis qu’en augmentant les poids on peut obtenir des constructions d’une grande solidité.
- Pour bien faire sentir l’importance de ces plaques métalliques, nous aurons recours au traité d’architecture de M. Durand où on lit :
- « Pour qu’un édifice soit convenable, il faut qu’il soit solide, salubre et commode. Pour qu’il soit solide il faut que les matériaux soient répartis avec intelligence, que les principaux soutiens soient placés à des distances égales, afin que chacun d’eux porte une égale portion du fardeau ; enfin, qu’il existe entre toutes les parties la liaison la plus intime. »
- Les soutiens en fonte qui servent à réunir les plaques, lorsque l’édifice prend du développement, servent précisément de soutiens principaux également espacés, et forment pour ainsi dire l’ossature du bâtiment. Plus loin, le même auteur dit :
- « L’unité à laquelle nous rapporterons tous les nombres en architecture sera Yentre-axe , c’est-à-dire l’espace qu’il y aura entre les axes de deux colonnes ou de deux fenêtres. Les portes, les fenêtres doivent se correspondre dans tous les sens ; pour cet effet on les placera sur des axes communs, ainsi que les axes et les colonnes.
- » La manière d’exécuter graphiquement ce petit nombre de combinaisons si simples est également bien simple elle-même. Après avoir placé des axes parallèles équidistants et les avoir coupés perpendiculairement par d’autres axes aussi éloignés les uns des autres que les premiers, on placera à la
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- distance qu’on jugera à propos, les murs sur les axes et les colonnes, pilastres sur les intersections de ces mêmes axes ; divisant ensuite chaque entre-axe en deux, on posera sur les nouveaux les portes, les croisées , les arcades, etc. Au moyen de ces combinaisons, peu nombreuses et. bien simples de ce petit nombre d’éléments, il sera facile de passer à la combinaison des parties des édifices. » Effectivement, au moyen de cette mesure commune, Ventre-axe, l'auteur donne une multitude d’exemples composés des édifices les plus variés appropriés à tous les besoins de la civilisation, et dont toutes les proportions, tant en plan qu’en élévation, sont en rapport simple avec Ventre-axe. Or, si l’on remarque maintenant que la largeur de nos plaques est précisément d’un entre-axe , et la hauteur de deux , on conclura que ces plaques satisfont directement à tous les besoins de l’architecture , quelque compliqués que puissent être les problèmes proposés.
- Nous avons fait représenter sur la planche 60 quelques exemples composés d’éléments métalliques suivant les principes ci-dessus.
- La fig. 39 est une simple guérite composée de 4éléments, à l’usage des vedettes ou gardiens de chemins de fer ; elle pourrait aussi servir aux sentinelles , aux gardiens dans les bois, et à fous les usages où l’on n’a besoin que dun abri; la construction la plus légère est celle qui convient le mieux.
- La fig. 41 est une petite maison de garde ; elle est composée de 8 éléments, 3 sur chaque face et 1 à chaque bout ; elle contiendrait sous ces dimensions une salle d’entrée garnie d’une porte et d une croisée, et une petite pièce attenante , suffisamment grande pour établir un lit. Si on veut à cette petite maison donner une double profondeur, c<r qui n’exigerait que 2 éléments de P*us elle deviendrait logeable pour un Sarde et sa famille.
- fig- 4t est un magasin que Von P longe indéfiniment, en y ajoutant />nJî0rïl^!re de portes que Von trouve t enafi'e ; il est éclairé par des fenê-i r, es qui remplacent les rosaces ques CS fiartaes supérieures des pla-
- Nous ne croyons pas maintenant i cessaire de donner des exemples maisons d’habitation ; il est facile d< rendre compte de leur mode de str lure au moyen des explications c données -, nous ferons seulement reir
- quer que Von pourra donner un peu plus de solidité aux éléments employés dans les rez-de-chaussée, que ceux qui composent les étages supérieurs.
- Ce genre de construction léger et mobile, trouverait encore un emploi convenable pour le casernement des troupes en campagne, en remplacement des barraques de bois, qui se détériorent considérablement lorsqu’on lesdémonte,et présentent d’ailleurs des dangers d’incendie.
- Enfin il existe une foule de circonstances où ces constructions , légères, locomobiles et peu coûteuses, trouveraient un emploi avantageux.
- Constructions semi-métalliques. Un a souvent remarqué que l’influence des mots active ou retarde l’adoption des idées; qui dit construction métallique offre à l’esprit un bâtiment exclusivement composé de métal, éveille l’idée d’une révolution complète dans l’art de bâtir, et par suite retarde les progrès des innovations, car chacun se dit: J’attendrai que mon voisin ait fait l’essai , et personne ainsi ne commence. C’est cette remarque qui m’a fait ajouter, sous le titre ci-dessus, quelques réflexions à l’usage de tous.
- Je dirai aux propriétaires qui font bâtir: «Vous employez la pierre de taille pour les appuis et les linteaux de vos croisées ; les cadres de vos portes, les pilastres et les plate-bandes dont vous ornez les façades, toutes pièces souvent ornées de sculptures qui peuvent être endommagées par la gelée si les pierres sont de mauvaise qualité, ou par les accidents extérieurs si les moulures sont délicates. Eh bien ! faites un essai, remplacezces pièces par des fontes creuses, elles seront moins pesantes, plus solides et pas plus coûteuses, elles le seront même moins si les ornements sont nombreux et se répètent, car un même moule les recevra toutes.»
- Je dirai aux architectes: « Faites quelques essais dans ce genre; quelque minces qu’ils soient ils porteront leur fruit, car ils feront naître l’habitude. Si vous employez des encadrements de portes et fenêtres, vous serez bien près d’employer les montants en fonte et des traverses noyés dans la maçonnerie et qui consolidant le tout vous permettront de diminuer l’épaisseurdesmurs, et de regagner une partie sinon la totalité de la dépense.
- Je me bornerai, du moins quant à présent, à ce peu de mots sur les constructions semi-métalliques, non que je croie ce système peu important, mais parce que les essais sont si faciles à tenter que
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- j’espère être bientôt en mesure de recueillir des données expérimentales qui serviront de premières basesàune théorie plus complète.
- Constructions en fonte. La fonte est susceptible de recevoir les formes les plus variées par le moulage; sa résistance est inliniment plus grande que celle des matériaux habituellement employés; on doit donc prévoir pour les constructions où l’on emploierait exclusivement le fer, une légèreté déformés, une abondance de décorations qui permettront de dépasser tout ce qui a été exécuté ou même rêvé dans l’architecture gothique, mais les formes sveltes et hardies demandent le concours du génie pour la création et des circonstances pour l’exécution.
- On n’est pas encore bien riche en projets de ce genre, mais il faut espérer que les essais déjà faits dans ce but en feront naître de nouveaux dans cette nouvelle et importante branche de l’art de bâtir (1).
- (1) On a déjà essayé bien des fois de construire des maisons en fer, et tout récemment encore il est sorti des fonderies d’Angleterre des constructions de ce genre pour les pays chauds, où les termites détruisent le bois en peu de temps. MM. Scott et Sinclair,ingénieurs, ont construit à Greenock une école en fer à un seul étage qui pèse de 8 à 9 tonneaux seulement. Les ouvriers des fonderies de Coltness habitent dans des maisons de fer circulaires, et M. Fairbairn, l’habile constructeur, a fait voir l’an dernier, à Manchester, des constructions de ce genre dont le caractère se rapproche de celui de l’architecture moderne.
- F. M.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Traité élémentaire de chimie industrielle.
- Par M. Alph. Dupasqdiek. Tome Ier.
- In-8°. Lyon, 1844. Ch. Savy jeune;
- et à Paris, chez Roret. Prix : 9 fr.
- Il n’est personne qui ignore aujourd’hui les immenses services que la chimie a rendus aux arts industriels, les lumières qu’elle leur a apportées, les développements inattendus qu’ils lui doivent et les secrets importants qu’elle leur a révélés ; il est donc superflu d’insister sur la nécessité absolue chez ceux qui se destinent à la pratique et à l’exercice de ces arts, d’acquérir des notions élémentaires de chimie, et surtout d'avoir connaissance des applications techniques qui ont été faites jusqu’à présent de cette science. Il nous semble aussi qu’il n’importe pas moins aux gens qui reçoivent une éducation dite libérale, de savoir par quels procédés on prépare aujourd’hui ces produits, merveilleux fruits d’une industrie perfectionnée, qui sont destinés à satisfaire aux besoins impérieux de notre civilisation avancée, et vont porter au loin le témoignage du génie et de l’habileté des peuples européens.
- Mais quels traités, quels ouvrages élémentaires sont, dans l’état actuel de la science, destinés à instruire ceux qui sentent la nécessité de connaître les principes fondamentaux de la chimie ainsi que ses plus bellesapplications? Malheureusement il étaitàssez difficile do répondre depuis quelque temps à cette question, et la science ainsi que la technologie
- n’étaient guère en mesure de fournir des livres propres à satisfaire à ce besoin du moins aussi complètement que l'exigent les progrès récents des arts. L’Angleterre et l’Italie manquent d’ouvrages spéciaux sur cette matière. En Allemagne la chimie technique de Schubarth, la technologie chimique deKnapp, etc., n’ont pas obtenu les honneurs de la traduction ou de l’importation ; restait donc dans notre langue la chimie appliquée aux arts de Chaptal et le Traité de chimie appliquée aux arts de M. Dumas.
- L’ouvrage de Chaptal a joui et jouit encore à juste titre d’une réputation méritée. Seulement une foule de procédés employés à l’époque où ce savant écrivait ont été abandonnés et remplacés par d’autres plus économiques, plus perfectionnés et mieux raisonnés. En outre, il ne renferme aucune notion sur une foule d’arts chimiques nouveaux qui, depuis quarante années, date de la publication de ce traité, sont éclos au sein des ateliers et des fabriques , ou dans les laboratoires.
- D’un autre côté le traité de M. Dumas, ouvrage sans nul doute d’un très-grand mérite’, dans lequel on trouve à côté de la science générale les renseignements les plus précis et les plus détaillés sur les procédés mis en pratique dans les ateliers, n’a pas été conçu par son savant auteur pour servir d’ouvrage élémentaire, et en raison du nombre et de l’étendue des volumes qu’il comprend on conçoit qu’il ne peut présenter ce caractère.
- On voit donc qu’il restait une lacune
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- a remplir dans l’enseignement, et qu’il I était du plus grand intérêt pour l’étude et les progrès futurs des arts chimiques d’entreprendre la rédaction u un traité élémentaire de chimie in- • dustrielle dans lequel, à côté des principes qui servent de base à la science de la chimie, on exposerait avec les dè-veloppements convenables les applications techniques de cette science ainsi que les procédés qui lui empruntent leurs moyens d’action.
- Tel est le travail qu’a entrepris, avec un zèle digne d’éloge, M. Alph. Du-pasquier, et dont il nous présente au- I jourd’hui la première partie. Travail pour la bonne exécution duquel l’auteur nous paraît réunir toutes les conditions essentielles, d’abord comme chimiste habile et exercé auquel on doit déjà des mémoires importants qui ont reçu l’approbation des maîtres de la science, et en second lieu par sa qualité de professeur de chimie dans une institution publique d’une grande réputation, l’école industrielle de Lyon (école Lamarli-nière), puisqu’on sait, en effet, que nulle carrière n’est plus propre que celle du professorat à faire connaître les besoins de l’enseignement, ainsi que les méthodes les plus avantageuses j pour exposer les principes delà science.
- Cette dernière vérité, du reste, devient plus frappante encore quand on aperçoit avec quelle application M.Du-pasqüier, avant de commencer son ouvrage , a médité sur son plan et sur les principes philosophiques qui devaient présider à son exécution. L’exposé qu’il présente de ses idées à cet égard est pour son traité une excellente introduction qui fait augurer avantageusement de sa rédaction. Ainsi, selon lui, et nous partageons sa conviction à cet egard, un ouvrage élémentaire de chi-mie industrielle doit nécessairement contenir aussi les principes de la science générale, car sans celle-ci l’enseigne ment qui ressort de l’étude des faits devient stérile, et la pratique reste rou-“pe. Privé des lumières de la science generale, l’homme d’industrie ne sau-ait comprendre les phénomènes multi-tinCS ^ Se montrent dans ses opéra-ns ^trouver la cause des insuccès et emedier aux accidents qui les accompagnent, marcher enfin d’un pas ferme assure dans la voie des perfectionne-ent et des inventions. Mais avec cette ase essentielle et fondamentale l’in— ustnel aura besoin de trouver déve-ppe d une manière spéciale et avec soui plus particulier tout ce qui se e scieniiliquement à Vapplication,
- tout ce qui peut venir en aide à celle-ci, tout ce qui doit l’éclairer, la diriger, la garantir des erreurs, la conduire aux améliorations et la pousser aux découvertes. ,
- « La science doit rester la science , ajoute plus loin M. Bupasquier ; pour son intérêt comme pour celui de l’industrie elle-même, il faut qu elle rejette, qu’elle repousse tout ce qui se rapporte proprement et uniquement au travail manuel. Tout ce quelle prend à la pratique, elle doit en faire sa substance propre en lui inspirant sa forme | et lui appliquant son langage. La science c’est le maître, c’est l’intelligence qui dirige , l’art c’est l’œuvre, c’est la main qui exécute... Un ouvrage élémentaire de chimie, même appliquée aux travaux de l’industrie, doit donc être essentiellement , ainsi que Chaptai l’avait compris, une œuvre de principes. »
- Ces bases une fois posées, l’auteur explique comment après avoir compris dans son livre le champ de la chimie générale et spéciale, il a dû procéder au triage et au choix des matériaux immenses qui se présentaient à lui ; pourquoi il a ainsi laissé de côté tout ce qui se rapporte à cette foule de métaux rares que les savants eux-mêmes connaissent à peine et dont l’utilité est encore problématique, et cette multitude de créations de la chimie organique jusqu’à présent sans application, et retranché tout ce qui ne pouvait fournir aucune lumière sur les réactions qui s’opèrent dans les travaux des arts et sur la nature des substances qui sont mises en œuvre dans les ateliers ; comment il a dû abréger les descriptions fastidieuses des outils, vaisseaux, machines qui servent à la pratique des opérations des arts et des appareils des manipulations chimiques , et s’attacher avec un soin tout particulier au contraire à ne rien négliger de ce qu’on sait de leur nature et de leurs propriétés, toutes les fois qu’il s’est agi des matières les plus importantes dans les ateliers et surtout des éléments généraux de la production manufacturière dont la connaissance approfondie importe, sans exception, à tous les travaux, à toutes les industries.
- L’auteur déclare enfin que relativement à la direction philosophique adoptée et suivie dans l’exécution de son traité, sa pensée dirigeante, continuelle, sa préoccupation constante, a été la recherche de la clarté dans le fond comme dans la forme , sans avoir recours à des triages ou des coupures faites dans ce qui paraît difficile à comprendre,
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- et en éludant les difficultés,mais en de- j mandant celte clarté à l’ordre, à la j méthode dans la disposition et l’arran- I gemeot des parties, à la simplicité, à j la propriété et à l’exactitude de l’ex- i pression, soit dans l’exposition des faits, ! soit dans l’explication des théories. j
- Quant aux classifications, à la nomenclature et aux explications théori- j ques adoptées, M. Dupasquier a cru j devoir adopter, par bien des motifs rem- j plis de sens, celles généralement adoptées en France. i
- Il est facile de concevoir qu’un traité , élémentaire sur la chimie industrielle conçu dans un tel esprit et entrepris : par un chimiste très-versé dans la con- ; naissance des arts, exercé, et qui a déjà fait ses preuves, devait, sous plus d’un rapport, présenter bien des genres de mérite, et être éminemment propre à ! l’enseignement. C’est aussi là un caractère spècial que nous nous plaisons à reconnaître dans le volume de M. Dupasquier, caractère qui nous engage à le recommander à tous les industriels qui prétendent éclairer leurs opérations par , la science, et à tous ceux en général auxquels des connaissances en chimie générale et appliquée aux arts conviennent soit comme instruction générale , soit sous le point de vue de leur position sociale ou d’une nécessité professionnelle.
- Nous aurions bien désiré faire quelques emprunts à l’ouvrage de M. Dupasquier, pour donner des exemples de la manière nette, lucide et précise dont il expose les théories connues, ou résume les faits généraux et particulier^ qu’il emprunte soit aux travaux des chimistes les plus recommandables, soit
- On annonce comme devant paraître prochainement à la librairie encyclopédique de Roret, un ouvrage attendu depuis longtemps 3vec impatience par tous les amis des arts mécaniques , et par tous ceux qui s’intéressent au succès d’une industrie qui mérite aujourd’hui les plus grands encouragements. Nous voulons parler du Traité complet de la filature du chanvre et du lin, par M. Decoster, l’habile constructeur des machines à filer ces matières textiles. et M. Coquelin, qui s’est associé à lui
- aux siens propres, mais les bornes dans lesquelles nous sommes renfermés ne nous permettent pas de présenter même des extraits. Les articles qui composent cet estimable ouvrage et dont plusieurs sont des monographies on peut dire complètes, présentent une telle liaison dans leurs parties, un tel enchaînement dans les faits et les idées, qu’un démembrement de leur ensemble paraît difficile à opérer
- Le traité élémentaire de chimie industrielle de M. Dupasquier se composera de trois volumes, dont le premier seul a paru, et si, comme nous avons tout lieu de l’espérer, les deux qui restent encore à publier sont rédigés dans le même esprit, et avec le même soin et la même habileté, nous pourrons nous féliciter avec tous ceux qui s’intéressent vivement comme nous au succès des arts industriels, de posséder un bon ouvrage sur cette matière , un ouvrage qui manquait, qui sera au niveau des connaissances actuelles et pourra rendre d’éminents services; c’est dans cet espoir que nous le signalons avec une entière confiance à l’attention des professeurs des écoles industrielles ou autres, des élèves deces établissements, des fabricants, des manufacturiers, des contre-maîtres, etc., qui pourront y puiser une instruction solide et féconde pour leurs leçons ou pour leurs études, instruction qu’ils ne pourraient acquérir aujourd’hui qu’avec beaucoup de sacrifices de temps et d’argent, et de très-grands efforts pour aller l’emprunter à une foule d’ouvrages et de mémoires épars, souvent au-dessus de leur portée ou difficiles à interpréter , si ce n’est par un homme de la science,
- pour la rédaction du texte. L’ouvrage entier se composera d'un volume in-quarto de texte , et d’un atlas in-folio renfermant 36 planches gravées avec beaucoup de soin. Son prix sera de 36 francs. Nou^nous empresserons d’en rendre compte à nos lecteurs aussitôt que la première livraison aura paru ; en attendant, les personnes qui voudront le recevoir le plus promptement possible , peuvent se faire inscrire chez le libraire-cditeur, rue Hautefeuille, n° 10 bis.
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- LE TECHN0L0G1STE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÊTttANGÈKE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ECONOMIQUES.
- Perfectionnements dans le traitement J des minerais gui renferment du ;
- soufre.
- Par M. W. Longmaid.
- J’ai déjà décrit l’an dernier (voir le Technologiste, 5e année , page 51) un Jfloyen de mon invention pour traiter 'es minerais qui renferment du soufre, opérant sur eux après les avoir mélangés avec du sel commun, de manière a convertir le sel, à l'aide du soufre Tui se dégage en sulfate de soude, et en, même temps à amener les matières métalliques , et principalement le cuivre et le zinc contenus dans les minerais à l’état de solution et enfin extraire ces métaux de ces solutions.
- Suivant ce mode de traitement des minerais sulfureux, il était nécessaire qu il y une qUantit£ qe sc] suffisante soufr enÎPloy.er avec avantage tout le
- fate de soude. Ce mode était lucratif dans tous les cas décrits dans mon precedent article, non-seulement pour obtenir les métaux, mais aussi dans quelques circonstances où le sulfate de soude obtenu suffisait seul pour payer largement les frais de l’opération, quand même les métaux par eux-mêmes , comme dans le cas de la pyrite de fer, ne produisaient aucun bénéfice matériel ; et au fait le but de ma précédente invention était d’obtenir du sulfate de soude, les métaux étant seulement considérés comme un bénéfice Le Technologifte. T. VI. ‘Novembre — 1
- dégagé à la fabrication du sul-
- secondaire et additionnel résultant de l’opération.
- Depuis cette époque j’ai découvert qu’il est des circonstances et des situations dans lesquelles des minerais qui renferment du cuivre, de letain et du zinc en compagnie avec le soufre, pouvaient être traités avec avantage par le sel commun, pour en extraire les particules métalliques quils contiennent sans être sous la dépendance médiate des profits qu’on peut attendre de la fabrication du sulfate de soude. Mon nouveau procédé consiste donc dans un perfectionnement apporté à l’extraction du cuivre, de l’étain et du zinc, en traitant les minerais par le sel commun, mais employé en quantités relatives moindres que je ne le proposais alors.
- Plus la quantité de sel employée approchera de 150 en poids, pour 100 aussi en poids du soufre qu’on aura reconnu exister dans les minerais à traiter renfermant le cuivre, l’étain et le zinc, plus aussi les portions métalliques , cuivre et zinc, seront effectivement solubles dans l’eau, quoique la quantité de sel puisse être réduite infiniment au-dessous de 150 pour 100 de soufre, sans cesser d’obtenir des effets avantageux, surtout dans les localités où le sel est comparativement d’un prix élevé et où il n’y a pas d’écoulement facile du sulfate de soude à un prix propre à rembourser le manufacturier de 1 emploi d une plus grande proportion de sel.
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- Voiei la manière dont je procède à cette nouvelle opération.
- Je commence par faire bien sécher le sel que je veux employer, et par casser et réduire en poudre les minerais qui renferment du cuivre, de l’étain ou du zinc, puis apres m’être assuré à l’aide d’une analyse de la proportion du soufre contenue dans une quantité donnée du minerai qu’il s’agit de traiter , j’y mélange une quantité de sel convenable pour obtenir tout le cuivre et le zinc métallique, dans un état propre à se dissoudre facilement dans l’eau , en employant plus de sel, lorsque son prix combiné avec le prix de vente, ou la demande du sulfate de soude m’autorise à agir ainsi, et généralement moins de 150 pour 100 du soufre.
- Dans cet état les minerais de cuivre, étain et zinc, mélangés avec le sel, sont introduits dans un four de construction appropriée que j’ai décrit dans mon précédent article, et dans lequel on peut approcher successivement de plus en plus près du point où la température atteint son degré le plus élevé. Ce mélange est traité ainsi que je l’ai indiqué précédemment, si ce n’est que la proportion du sel étant moindre , la quantité totale peut être mélangée en une seule fois au minerai, avant d’introduire dans le four.
- Chaque charge de minerai et de sel doit rester de 20 à 2k heures sur chaque gradin ou étage du four, et retirée au bout de 80 à 90 heures de feu, ce dont l’ouvrier jugera par le dégagement de l’acide muriatique.
- Je ne dois pas omettre de rappeler ici que j’ai rencontré quelques minerais qui sont, quand on les traite par les sels, sujets à entrer en fusion ; dans ce cas j’introduis 500 à 600 kilogrammes de menu d’anthracite, ou autre matière charbonneuse, mêlésavec la charge pour chaque tonneau du mélange de minerai et sel, aussitôt que celui-ci indique dans le four une tendance à entrer en fusion, ou bien avec les nouvelles charges dont je garnis ce four.
- La charge étant extraite du four, on la soumet à la lixiviation dans des vases convenables. La liqueur obtenue renfermera les matières métalliques en solution , dont la nature dépendra de celle des minerais sur lesquels on aura opéré, ainsi que du sulfate de soude, du muriate de la même base, et du chloride de sodium.
- Le cuivre renfermé dans la liqueur peut en être précipité par les moyens connus, c’est-à-dire à l’aide du fer ; puis on emploie ensuite le lait de
- chaux pour séparer le zinc combiné avec excès de chaux et un peu d’oxide de fer.
- L’oxide d’étain se sépare de la liqueur par son propre poids, et mélangé avec les résidus de l’opération ; et si ces résidus n’étaient pas broyés assez fins pour les soumettre à un lavage ayant pour but d’en séparer cet oxide, on procéderait à ce broyage pour obtenir l’étain par le moyen ordinaire.
- Si la totalité du cuivre et du zinc n’est pas amenée sous la forme soluble par une première opération, le résidu insoluble est repris avec de l’acide muriatique Crible, obtenu par la condensation de ce produit par les moyens connus, à mesure qu’il se dégage du four où l’on traite les charges de minerai et de sel, afin de dissoudre les portions de ces métaux qui n’ont pas encore été amenées à l’état soluble, et les traiter ensuite comme il a été expliqué précédemment.
- L’opération que je viens de décrire fournit du peroxide de fer en même temps que les autres matières métalliques dont il vient d’être question ; on peut si on veut, ou s’il y a profit, en tirer parti. Je ferai remarquer seulement en terminant qu’on a souvent traité les minerais de cuivre et d’étain par l’acide muriatique, mais que, dans mon procédé,je n’emploie cet acide qu’après que ces minerais ont été traités dans un four à réverbère étagé en mélange avec le sel ordinaire; qu’on se sert aussi de sel, mais dans la proposition de 10 à 12 pour 100 seulement des matières dans le traitement des minerais d’argent avant l’amalgamation, tandis que moi, j’en ajoute 150 ou une proportion un peu moindre pour 100 de soufre renfermé dans le minerai ; c’est-à-dire que mon procédé présente une opération toute différente de celles proposées ou appliquées jusqu’à présent.
- Sur la fabrication de l'acide sulfurique.
- Par M. Eug. Péligot.
- ( Extrait.)
- Je me propose de faire connaître 1® résultat de quelques expériences entreprises dans le but de confirmer uue théorie de la fabrication de l’acide sul' furique à laquelle j’ai été conduit par les recherches sur l'acide hypoazotique
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- ®n 18iiaCi^e azoteux flue j’ai publiées
- <ieateiqiie t(?!î. ,es chimjstes s'accor-formentCOnS,deIer les costaux qui se l’acirti» c irquant* 011 met en présence et l’ean u/ureux» 1'acide hypoazolique tiel rianc ^°mme jouant un rôle essence ]\S 3 Production manufacturière crishni7 8uIfWe. On sait que ces stancp, .îî {îrodu,sent dans des circon-sent fu,’ ,breuSc0S'. et rçu’iis fournis-°xiirénp nCI P6 sulfuriflue et un composé contai azote fluand on les met en restpp i_ a^ec 1 eau ; leur composition , nomhrl gtemps incertaine, malgré les
- CÏT7 rna,yses qui en °nt été
- ^revo’shvJ6 * ^ i8?'.° par M* de ,a lion a„ ,Je ’ qm a signale leur produc-
- et siiifnm°yen des acides hypoazotique Près, n CUX secs ’ sous l’influence d’une H jSS,0n considérable (]).
- vosiaSv!a.‘.tS nhservés par M. de la Pre-q»e<5 j-o1 conduit à introduire quel-thpnr;m^dlflcallons nouvelles dans la furim, de a fabrication de l’acide sul-jSans contester le mérite et leur Ctl U.de de ces faits» .ie Peilse que enrn ap,Pncation à cette théorie laisse |a re beaucoup à désirer, altendu que toi Production de l’acide sulfurique est e,ut a fait indépendante de l’existence, Drrfa nséqueminent de la nature de ces fori : s ’ aux(iueis on a donné le nom de Plomb°Pre de cristaux des chambres
- j°Urnat;S'U^e ’ e,n c{!et > de l’observation des fahpre et da, témoignage unanime ces cric7Cants d acide sulfurique , que attrihnBntUiX ’ auîfluels les chimistes ne se fnJ11 a Production de cet acide , reils ni,,111!1!} jamais dans leurs appa-iarité - 1 s fonctionnent avec régu-
- ieurfàhr^ Sont flu un accident de jourd’hi,!Catlon ’ ?ccident très-rare au-ments m.> ?,ar su‘te des perfectionnées qu elle a reçus.
- ntanufn«fu*^ts constants de l’opération M. Ber7prner«e-ont sans doute conduit Manière i ,USia mterPrêter d’une autre dans les ôkS Phénomènes qui se passent le gaz ox!îfm de P*°mh. « Lorsque avec l’air mtrique entre en contact dois, il le célèbre chimiste sué-eelui_cj convertit aux dépens de
- hiné ave/. i>kCld® Poreux, qui, com-des vapeurs!î'Un,1idUé.de Pair* produit ?az acide\?»îfdClde n,treux aqueux. Le treux 7t ïlflJ.reîlx enlève à l’acide ni-p°Ur Dass^r \Xpg?ne dont il a besoin etpeau nécefs!-etat dacide sulfurique ,
- , ssaire pour convertir celui-
- (0 V
- 0lr te Technologie, y année, p 14
- ci en acide sulfurique aqueux et se condenser ; quant à l’acide nitreux, il repasse à l’état de gaz oxide nitrique qui exerce ensuite la même action sur de nouvelles quantités de gaz acide sulfureux et d’air humide. »
- M. Mitscherlich adopte à peu près la même théorie; il admet «que le deu-toxide d’azote, en se combinant avec l’oxigène de l’air, produit de l’acide nitreux, qui cède l’oxigène acquis à l’acide sulfureux pour former de l’acide sulfurique. »
- Les opinions de MM. Berzélius et Mitscherlich, tirées d’ouvrages dont la publication est déjà ancienne, ont été probablement modifiées par les travaux récents qui ont été faits sur ce sujet : il n’est plus possible aujourd’hui d’admettre l’existence de l’acide nitreux aqueux ; j’ai démontré, en outre, dans le travail dont j’ai rappelé le titre au commencement de ce mémoire , que le bioxide d’azote se transforme en acide hypoazotique (Az O'’) par son contact avec l’oxigène atmosphérique, et non pas en acide nitreux (AzO3 ), ainsique le suppose cette théorie. On sait enfin que 1 acide sulfureux n’a d’action sur l’acide hypoazotique que sous l’influence d uue forte pression.
- La théorie que je vais exposer me semble expliquer d’une manière simple et satisfaisante tous les phénomènes qui se passent réellement dans la fabrication de l’acide sulfurique ; elle repose sur les faits suivants :
- 1° L’acide sulfureux décompose l’acide azotique ; le premier se transforme en acide sulfurique, et le second en acide hypoazotique.
- 2° L’eau change ce dernier acide en acide azotique et en acide azoteux.
- 3° L’acide azoteux , sous l’influence d’une quantité d’eau plus grande , devient à son tour de l’acide azotique et du bioxide d’azote.
- 4° Ce gaz, en contact avec l’air atmosphérique , reproduit de l’acide hypoazotique, que l’eau transforme en acide azoteux et en acide azotique. L’acide sulfureux agit d'une manière incessante et exclusive sur l’acide azotique constamment régénéré dans ces différentes phases de l’opération.
- Ces réactions excluent l’intervention d’aucun composé cristallisé ; elles sont nettement représentées par les formules suivantes ••
- AzO5, Aq 4- So* = So3, Aq + Az40
- 2 Az O4 + Aq Az O3 + AzO3, Aq;
- 3 Az O3 -f Aq = 2 Az O2 -f AzO5, Aq;
- Az O* + 20 = Az O4. . , . etc.
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- Les faits principaux qui servent de base à cette théorie sont établis par des expériences suffisamment précises pour qu’il soit superflu de les soumettre à de nouvelles épreuves ; j’ai cru néanmoins qu’il était utile d’étudier avec soin l’action de l’acide sulfureux sur l’acide azotique à différents degrés de concentration et à différentes températures, et de fixer les limites auxquelles elle cesse de se manifester.
- L’appareil dont je me suis servi consiste en un matras contenant du cuivre et de l’acide sulfurique pour la production du gaz sulfureux, et en deux appareils à boules de Liebig ; le premier servant au lavage du gaz , l’autre renfermant l’acide azotique soumis à l’expérience.
- Il résulte de ces expériences que l’acide azotique, même très-étendu d’eau, transforme l’acide sulfureux en acide sulfurique.
- Il est inutile de faire remarquer combien la théorie que je viens de développer se trouve confirmée par la pratique actuelle delà fabrication de l’acide sulfurique. On sait, en effet, que le procédé généralement adopté aujourd’hui par les manufacturiers consiste à faire arriver l’acide sulfureux dans une première chambre de plomb qui renferme des vases remplis d’acide azotique au degré commercial ; il n’est pas douteux que l’action commence par la transformation de cet acide en vapeurs nitreuses qui se répandent, à cause de leur grande volatilité, dans toutes les parties de l’appareil dans lesquelles affluent l’eau et l’air, régénérant {sans cesse l’acide azotique nécessaire à la conversion du gaz sulfureux en acide sulfurique. La quantité de vapeur d’eau qui arrive dans les différentes parties de l’appareil est trop considérable pour que les réactions puissent se passer autrement, et pour que la formation des cristaux des chambres soit admissible.
- En considérant la faculté que possède le gaz sulfureux de détruire et de chasser complètement l’acide azotique dissous dans une quantité d’eau même considérable, ainsi que cela résulte des expériences qui précèdent, on est conduit à admettre que l’acide sulfurique qui se produit sous l’influence d’un excès de gaz sulfureux doit être entièrement exempt d’acide azotique. Celte considération est très-importante pour la pratique ; car on sait que l’acide sulfurique du commerce se trouve quelquefois souillé d’une proportion plus ou moins grande d’acide azotique dont
- la présence est nuisible pour certaines opérations , notamment quand l’acide sulfurique est destiné à la dissolution de l’indigo.
- J’ai fait quelques expériences pour constater l’efficacité de celte réaction , considérée comme moyen de purifier l’acide sulfurique. J’ai ajouté à de l’acide sulfurique du commerce , marquant 65 degrés , une petite quantité d’acide azotique, et je l’ai soumis à l’action du gaz sulfureux ; l’acide azotique n’a pas été détruit, ainsi qu’on pouvait le prévoir, car cette destruction exige l’intervention d’une certaine proportion d’eau à l’état libre agissant sur les produits même de la décomposition de l’acide azotique. Il est vraisemblable que l’acide azotique qui se trouve dans l’acide sulfurique concentré y existe sous la forme des cristaux étudiés par M. de la Prevostaye , lesquels sont solubles dans cet acide. Celte hypothèse rend compte du fait de la persistance de l’acide azotique dans l’acide sulfurique du commerce, dont la température a été portée pour la concentration jusqu’à 326 degrés; si l’acide azotique était libre , il se dégagerait à une température bien moins élevée ; on sait, au contraire , que les cristaux de M. de la Prevostaye n’entrent en vapeur qu’à la température de l’ébullition du mercure.
- Les résultats sont très - différents quand on opère sur de l’acide sulfu-rique étendu d’eau ; ori a ajouté à de l’acide sulfurique marquant 65 degrés au pèse-acide, un volume d’eau égal au sien. Le mélange marquait 47 degrés. On y a versé 5 centimètres cubes d’acide azotique à 38 degrés. Le gaz sulfureux, mis en contact avec ce li-; quide chauffé à 60 degrés, a déterminé immédiatement la production de va' peurs rutilantes; employé en excès, il a fait disparaître entièrement l’acide azotique ; car le liquide restant n’a pro-duit aucune coloration par son contact avec le sulfate de fer dissous dans l’a' eide sulfurique pur.
- La même expérience a été faite sur de l’acide provenant des chambres àç plomb; la densité de ce liquide était représentée par 1,530 ( 50 degrés ait pèse-acide ) ; il contenait de l’acide azotique qui a disparu entièrement sous l’influence de l’acide sulfureux et* excès.
- Ces résultats m’auraient conduit 3 proposer l’action du gaz sulfureux sitf l’acide sulfurique faible comme un pi-0' cédé manufacturier propre à fabriqu*^ de l’acide sulfurique dépouillé d’acid
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- azotique, si M. Payen ne m’avait appris , depuis la rédaction de ce travail, que cette méthode de purification est déjà mise en pratique dans plusieurs Usines. Ils montrent, dans tous les cas, combien il importe pour les fabricants d'acide sulfurique de produire leur acide des chambres sous l’influence d’un excès d’acide sulfureux.
- Perfectionnements apportés dans la fabrication du sulfate, du chlorhydrate et d’autres sels ammoniacaux.
- Par M. W. Waston, chimiste manufacturier.
- Tous ceux qui s’occupent de la fabrication des sels ammoniacaux, savent que les effluves qui s’échappent des usines où on les prépare, sont extrème-uients incommodes pour tout ce qui les avoisine et les entoure. Faire disparaître ou du moins atténuer les inconvénients que présente le voisinage de ces établissements, tel est le but des Perfectionnements que je propose et * °bjet de la présente invention.
- Cette invention présente également Plusieurs autres avantages, résultant, en premier lieu, de l’évaporation des bqueurs ammoniacales en vases clos, et *.e Passage de la vapeur de ces liqueurs ? travers une solution acide, dans le but de produire un sel, au lieu d’a-dopter la méthode ordinaire, qui con-8lste à mélanger ensemble la liqueur uuimoniacale et l’acide, puis à èvapo-rer pour obtenir des sels en cristaux ;
- second lieu, de l’évaporation en vases clos, du mélange ordinaire de la Uqueur ammoniacale et de l’acide , au naoyen de quoi les gaz malfaisants sont uu peuvent être recueillis pour qu’ils Ie se dispersent pas dans l’atmosphère Uvoisinage.
- lels sont les principes sur lesquels • °nt fondés les perfectionnements que Propose, et dont je vais faire con-aitre les détails. 11 n’est pas de ma-btacturier qui ne comprenne que le •uode d’opérer doit nécessairement va-*Çr jusqu’à un certain point, suivant le .particulier qu’on désire produire ; daais dans tous les cas ce mode reste si °nstarnment fidèle au principe adopté, HUe je crois devoir me dispenser de la ecessité d’entrer pour la fabrication J|e chaque sel en particulier, dans une e8®ripti°n détaillée des procédés.
- ' oici d’abord la forme la plus sim P® qu’on puisse donner aux appareils,
- quand on a l’économie pour objet, principal et qu’on n’a pas pour but de produire un sel bien pur.
- On prend une chaudière en fer, close hermétiquement, en fourgon comme celle des machines à vapeur, qu’on place sur un foyer et qu’on emplit en partie avec les eaux ammoniacales provenant des usines à gaz. On charge environ 12 hectolitres de ces eaux, et on y ajoute, suivant que l’opérateur le juge convenable, de la chaux éteinte qui a pour effet de hâter l’opération et de produire un sel d’une qualité plus pure. Un tube courbé met en communication la chaudière avec un vaisseau de plomb ouvert au sommet. Ce vaisseau est en partie rempli d’acide sulfurique (si c’est du sulfate d’ammoniaque qu’on veut fabriquer), dans la proportion d’environ un dixièmfe en poids d’acide sulfurique, du poids spécifique de 1700, qu’on étend de trois à quatre fois son poids d’eau.
- Lorsque l’appareil est chargé de liqueur ammoniacale et d’acide , étendu dans les proportions qui viennent d’être indiquées, on applique le feu à la chaudière, et aussitôt des gaz en apparence incoercibles passent par le tube de communication dans la solution acide du vaisseau de plomb. Mais.bien-, tôt en continuant à chauffer, l’ammoniaque et la vapeur d’eau s’élèvent concurremment de cette chaudière pour se rendre dans ce vaisseau, en passant à travers une pomme d’arrosoir placée à l’extrémité du tube de communication qui plonge dans l’acide. Aussitôt que l’ammoniaque vient en contact avec Tacide, il se trouve condensé et s’y combine, de manière qu’il ne peut aller plus loin ; mais la vapeur d’eau qui s’est élevée avec l’ammoniaque , élève bientôt la température de la solution acide, et s’en échappe ensuite sans sc condenser, de façon que le volume de cette liqueur n’augmente plus matériellement.
- Quand tout l’acide dans le vaisseau de plomb est complètement neutralisé, ou en d’autres termes, lorsque la liqueur est parfaitement saturée par l’ammoniaque, on abandonne cette liqueur pendant quelque temps au repos, puis on l’enlève au siphon pour la faire couler dans un autre vase également en plomb ou doublé avec ce métal, où on l’abandonne pour le faire cristalliser. Supposons que l’opération ait été parachevée en un jour, les cristaux se formeront pendant la nuit, et les eaux mères seront remontées dans le vaisseau en plomb, pour les faire resservir,
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- après addition d’acide, à une seconde opération, seulement avant de commencer celle-ci , il faudra faire évacuer les matières contenues dans la chaudière , et les remplacer par de nouvelles eaux ammoniacales.
- J’ai monté une forme plus complète d’appareil, à l’aide de laquelle je m’oppose en grande partie, sinon complètement , au dégagement des vapeurs nuisibles ou désagréables ; en voici la description :
- L’appareil se compose d’une chaudière en fer, ovale aplatie, parfaitement close, engagée dans un fourneau , et du sommet de laquelle part un tube coudé deux fois, qui conduit les vapeurs ammoniacales dans un vase , ou récipient en plomb, qui dans cet appareil est clos au sommet. Bien entendu que ce tube plonge jusqu’à une certaine profondeur dans la liqueur acide de ce récipient. Dans cette chaudière, je verse 12 hectolitres d’eau ou liqueurs ammoniacales des usines à gaz, et dans le récipient 1 hectolitre d’acide sulfurique, du poids spécifique indiqué ci dessus, et étendu également de trois à quatre fois son poids d’eau. Si on juge convenable d’ajouter de la chaux fusée à la liqueur ammoniacale dans la chaudière, la proportion est d’environ de 4 kilog. à 5 kilog. par hectolitre d’eau.
- Le récipient se charge à l’aide d’un petit entonnoir, dont le bec prolongé pénètre à l’intérieur et descend jusque près du fond. La vapeur d’eau qui n’est pas condensée, ainsi que les gaz, sont enlevés par un autre tube courbe , piqué sur le dôme du récipient, et qui se raccorde avec un troisième tube plié en zig-zag, couché horizontalement dans un vase plat, et assemblé enfin par son extrémité avec un quatrième tube droit, qui descend verticalement dans un petit vase, rafraîchi par un courant continu d’eau froide qui s’y déverse par un robinet, et est destiné à condenser complètement les vapeurs nuisibles qui pourraient encore s’échapper des appareils , et s’oppose à ce qu’elles se répandent dans l’atmosphère du voisinage.
- Quand l’acide du récipient se trouve neutralisé, on le soutire dans un vase inférieur, et après l’avoir laissé refroidir, on le décante dans un autre réservoir, où on l’abandonne jusqu’à ce que toutes les impuretés qu’il renferme se soient déposées. Après quoi, on le fait remonter avec une pompe dans le vase plat où serpente le tube en zig-zag, où il est en partie évaporé par la chaleur qu’abandonne la vapeur d’eau qui s’é-
- chappe du récipient et parcourt ce tube. Enfin, la liqueur concentrée est sipho-née dans un cristallisoir placé au-dessous,qui fournitune levée de cristaux bien purs et très-nets. qu’on dépose sur un égouttoir incliné, placé à côté, où ils s’égouttent et se dessèchent.
- Les perfectionnements qui constituent la seconde partie de l’invention que je propose d’adopter, consistent à prévenir, ou au moins diminuer considérablement les inconvénients dus à la fabrication suivant le mode actuel des sel ammoniacaux à l’aide des eaux saturées des usines à gaz.
- Il est d’usage dans la fabrication du sulfate d’ammoniaque, de neutraliser les eaux ammoniacales des usines à gaz avec de l’acide sulfurique, et dans celle du chlorhydrate d'ammoniaque de se servir pour cet objet d’acide chlorhydrique ou de chlorhydrate de chaux. Dans ces différents cas, on obtient une solution impure du sel ammoniacal, qui fournit des cristaux par évaporation. Or, c’est cette évaporation et la dispersion des vapeurs nuisibles dans l’atmosphère qui causent les incommodités qui font redouter le voisinage des établissements où se préparent les produits ammoniacaux.
- Pour mettre un terme à ces inconvénients , j’emploie un vase clos ou une chaudière, et la vapeur d’eau ainsi que les vapeurs et émanations insalubres chassées par évaporation, au lieu de se répandre dans l’atmosphère, sont confinées et conduites dans un vase à condensation à travers des tuyaux ou des vases maintenus à de basses températures , à l’aide d’une application extérieure d'eau froide ou par d’autreS moyens. Les vapeurs sont donc condensées tout comme dans la distilla; tion ordinaire , et quand elles ont été ainsi amené sous forme liquide ou de dissolution, on peut les enlever sans inconvénient et en disposer comme on le juge convenable.
- La solution des sels ammoniacaux qui se forme par le mélange des eauX des usines à gaz avec un acide, est déposée dans une chaudière montée sur un fourneau qu’on allume; les vapeur* qui s’élèvent du liquide, passent à travers un tuyau pour se rendre dans un serpentin renfermé dans un vaisseau qu’on alimente sans cesse d’un couram d’eau aussi froide qu’on peut l’obtenir» afin de condenser ces vapeurs.
- Au lieu de faire arriver ces vapeur* dans un tube ou serpentin de la ma' nière qui vient d’être décrite, on peu1 I les conduire de la chaudière dans u11
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- appareil semblable à celui décrit plus haut pour la condensation complète des vapeurs ammoniacales dans un acide; mais dans ce cas, il faut rafraîchir constamment les réfrigérants avec de l’eau froide.
- Si on le juge convenable , on peut d abord charger la chaudière avec la quantité convenable de liqueur ammoniacale, et y verser peu à peu la solu-tion acide par un entonnoir qui plonge Jusque dans la liqueur.
- Lorsque la liqueur dans la chaudière est suffisamment concentrée par l’é vaporation d’une portion desmati' -" gueuses qu’elle renferme, on 1~J "l’é par un robinet placé près du de cette chaudière, et on la reçoi. un vase convenable, où on la fait ‘alliser. ^
- Les avantages principaux résulta... de l’emploi de ce procédé et des appa-feils perfectionnés, sont les suivants :
- 1° Il y a économie considérable de combustible, attendu que par le nouveau procédé, il n’est pas nécessaire d évaporer plus de la moitié de la liqueur ammoniacale pour en obtenir des sels, puisque l’ammoniaque, étant Plus volatil que les autres ingrédients, doit en conséquence s’échapper le premier.
- 2° L’évaporation étant conduite en vases clos, au lieu de l’ètre en vases ouverts, on obtient une augmentation de produit; car dans ce dernier cas, il Y o toujours volatilisation, et par conséquent perte dans la proportion des sels
- obtenus.
- Au lieu du sel impur et coloré produit par l’ancien procédé, on peut obtenir un sel incolore et d’une extrême Pureté.
- 4° Enfin, on prévient la dispersion dans l’atmosphère des gaz nuisibles, qui Réchappent aujourd’hui des fabriques de produits ammoniacaux.
- Quand on veut préparer des sels d’une Rature plus volatile, tels que les sul-*ates, les chlorhydrates, etc., il faut avoir soin de tenir le vase qui renferme 1 acide à une température basse, en «entourant d’un réfrigérant alimenté deau fraîche. La disposition de quelques autres parties des appareils aura aussi besoin d’être modifiée , pour se prêter aux circonstances, mais il n!est pas de manufacturier qui ne sache ce qu’il est nécessaire de faire quand ce eas se présente.
- Sur la fabrication de l'acide acétique pur.
- Par M. Melsens.
- (Extrait.)
- D’après 3M- Thompson (Liebig, Traité de chimie organique ,1), on peut produire un acétate acide de potasse, contenant six équivalents d’eau de cristallisation.
- M. Detmer ( philosophical Mag., juin 1841 ) a constaté la formation de T-acétaie acide de potasse, lorsqu’on r un courant de chlore dans tion d’acétate neutre; mais : pas l’analyse de ce sel. avais^n 1839, trouvé et analysé un ide, d’une composition autre qui lui est assignée par ^r^./ompson. Je n'ai pas cherché à reproduire le sel du chimiste anglais, quand j’ai vu qu’en dosant le potassium dans trois ou quatre cristallisations successives du même liquide, j’obtenais toujours environ 25 pour 100 pour ce corps, tandis qu’un sel à six équivalents d'eau en donnera moins de 20 pour 100. Le bi-acétate de potasse, tel que je l’obtiens en sursaturant de l’acétate de potasse par de l’acide pyroligneux distillé , évaporant et laissant cristalliser, me parait mériter à plus d’un titre l’attention des chimistes.
- Il se présente sous divers aspects, d’après la concentration, le degré d’acidité et la température à laquelle il se dépose. On l’obtient à l’état de lamelles, qui desséchées entre des doubles de papier présentent l’aspect nacré ou d’aiguilles prismatiques.
- Quand on le fait cristalliser lentement , il se dépose sous fa forme de longs prismes aplatis, qui d’après quelques mesures faites par M. de la Pre-vostaye, paraissent appartenir au système prismatique rectangulaire droit. Ces cristaux sont très-flexibles ; on peut les enrouler; ils se clivent dans tous les sens. Exposés à l’air, ils se liquéfient, mais ils sont cependant beaucoup moins déliquescents que les cristaux d’acétate neutre ou d’acétate neutre fritté. L’alcool anhydre les dissout mieux à chaud qu’à froid ; une dissolution concentrée se prend presque en masse par le refroidissement. Les vapeurs sont acides quand on chauffe ce sel dans ce véhicule. Desséché dans une atmosphère d’air sec, on peut le chauffer à 120° dans le vide, il n’v perd que 2 à 3 millièmes de son poids. A 148° environ , il fond et perd quelques traces d’acide , et se prend eu
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- masse par le refroidissement. Il entre en ébullition vers 200°, mais au fur et à mesure qu’il perd de l’acide acétique cristallisable, son point d’ébullition s’élève jusque vers 300°, température vers laquelle l’acétate neutre qui reste dans la cornue, fond et se décompose.
- Le calcul et l’expérience ont fourni pour sa formule et sa composition les résultats suivants :
- Calcul. Expérience».
- I II
- = «8.00. . . 30.3 29.6 29.9
- H’ = 7.00. . . 4.4 4.3 4.4
- K = 39.25. . . 28.8 24.8 25.2
- O» = 04.00. . • 40.5
- 158.25 100.0
- Ce moyen de se procurer de l’acide
- acétique chimiquement pur, sera sans doute préféré dans les laboratoires à l’ancien procédé. Il fournit en acide acétique un peu plus du tiers du poids de l’acétate de potasse.
- Ce procédé de fabrication de l’acide acétique, pourrait avec quelques modifications qui rendent inutile la préparation du bi-acétate, devenir un procédé industriel.
- En effet, lorsqu’on soumet à la distillation un excès d’acide acétique qui ne soit pas trop étendu, sur de l'acétate neutre de potasse, une portion de l’acide se fixe sur la potasse, tandis que l’autre, devenue plus aqueuse, passe à la distillation. Mais au fur et à mesure qu’on chauffe, l’acide qui distille s’enrichit de nouveau, et enfin on obtient de l’acide cristallisable pur, si on prend la précaution de ne pas dépasser la température de 300°, époque vers laquelle l’acide qui distille commence à prendre d’abord une teinte légèrement rosée , puis acquiert ensuite une odeur d’empyreumet d’acétone, qu’il est toutefois facile d’éviter.
- L’industrie mettra probablement un jour ces faits à profit. Dans une fabrique d’acide pyroligneux, qui débite des acides à divers étals de concentration , un appareil monté pour distiller l’acide acétique sur l’acétate de potasse, pourrait les fournir sans que jamais ce sel se détruisît. Au moyen de proportions convenablement étudiées et appropriées aux besoins d’acide étendu et d’acétate de potasse, on obtiendrait divers hydrates, et environ un tiers (37,9 p. 100) du poids de l’acétate neutre de potasse employé en acide cristallisable. Très-probablement la consommation de l’acide acétique monohydraté augmen-
- terait, si sa valeurjcominerciale actuelle augmentait. Cet acide, en effet, constitue un dissolvant précieux quand il s’agit de séparer des résines, des cires et des matières grasses. Il y a cependant une limite de dilution pour l’acide étendu, dont on pourra partir dans une fabrication de ce genre ; elle est basée sur l’expérience suivante. Quand on fait passer un courant de vapeur d’eau dans de l’acétate acide, l’acide acétique qui déplace l’eau de l’acétate de potasse neutre est déplacé à son tour par l’eau, quand celle-ci se trouve en excès.
- Méthode pour recueillir, comme produit secondaire, du salpêtre, dans la fabrication des savons durs, principalement ceux de suif.
- Par M. J. C. Reibstein, fabricant.
- Un des problèmes les plus intéressants qui ait pu occuper jusqu’à présent l’attention des savonneries qui travaillent les savons durs, principalement ceux de suif, c’est l’emploi avantageux de leurs eaux d’épinages ou lessives salées. Personne à ma connaissance n’est encore parvenu à obtenir à ce sujet un résultat net et définitif, car comme dans le cas où l’on se sert pour la fabrication de cendres de bois ou de potasse , et pour le relargage de chlorure de sodium ou sel marin , les matériaux principaux de ces eaux étant le chlorure de potassium, on voit qu’il n’est guère possible de faire directement ou par décomposition , une application utile de ces lessives. La circonstance la plus favorable est celle où le combustible étant à bon marché, on peut évaporer ces eaux pour en vendre les résidus à quelque fabrique d’alun, voisine de l’usine, qui toutefois n’en offre généralement qu’un prix assez modique.
- Le relargage des empâtages à la potasse par le sulfate de soude ou sel de Glauber, n’a pas présenté plus d’avantage , puisque ce sel est d’un prix plus élevé que le sel marin, et que les eaux qu’on obtient ainsi et qui consistent en grande partie en sulfate de potasse , n’ont pas non plus d’applications bien étendues.
- C’est donc une chose digne d’intérêt pour les fabricants de savons , que de leur indiquer un autre sel qui permet de traiter avantageusement leurs lessives salées, lesquelles par ce traitement fournissent un sel employé dan»
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- un grand nombre d’arts et d’industries.
- Ce sel nous l’avons rencontré récemment dans le nitrate de soude naturel, qui nous arrive actuellement en abondance du Chili, et qu’on connaît sous les noms de salpêtre du Chili, salpêtre de soude , salpêtre cubique , etc.
- Ce nitrate de soude remplace parfaitement le sel marin avec cette différence , toutefois, que dans le mélange, le rapport n’est pas le même, c’est-à-dire qu'au lieu de 100 parties de sel marin, il faut employer 146 parties de nitrate de soude pour décomposer un empâtage de la potasse, et que les eaux qui résultent de cette addition, au lieu de chlorure de potassium, renferment du nitrate de potasse ou salpêtre ordinaire , un peu de nitrate de soude non décomposé, de la soude caustique, ainsi ; que les chlorhydrates et sulfates , renfermés dans les cendres.
- On peut, par un procédé que je vais faire connailre, recueillir le salpêtre que renferment alors les eaux ; mais avant d’indiquer les moyens qu’on emploie pour opérer cette récolte, je pense qu’il ne sera pas hors de propos d’appeler l’attention des fabricants sur quelques points auxquels ils convient d’avoir égard tant dans la fabrication du savon que dans la récolte du salpêtre, si on veut obtenir des résultats avantageux et établir des calculs.
- Il n'y a pas de praticien auquel il puisse être échappé que les lessives salées qui résultent des relargages sont toujours plus ou moins impures. Cette impureté dépend de deux causes principales.
- . 1° Quand on emploie à la fabrication des savons, des suifs bruts et seulement fondus ètda manière ordinaire, attendu que les suifs renferment plus °u moins de gélatine qui se sépare « et reste dans les eaux avec la glycérine, qui se forme lors de la saponification, ainsi qu’avec les matières extractives, qui se trouvent dans les cendres de bois quand on se sert.
- 2# Lorsqu’on emploie dans la préparation des lessives une quantité trop considérable de chaux, parce que cet excédant de chaux forme avec la ma-uere grasse un savon calcaire qui se précipite de même par son poids dans les eaux salés (1).
- (1) J’indiquerai encore au fabricant une cir-constaneequi, dans le mode ordinaire de relar-Sage des savons de potasse, contribue aussi a 'impureté des eaux, ou plutôt cause une perte notable en savon. Le sel commun est toujours P’u* ou moins sali par des sel» terreux,
- Comme ces impuretés occasionnent des pertes et des obstacles tant dans la fabrication du savon que dans celle du salpêtre, je crois utile, avant d’indiquer la fabrication de ce dernier sel, de dire un mot sur la préparation des lessives, et la fusion des suifs.
- I. Préparation des lessives. Un principe fondamental dans la fabrication des savous durs de suif, c’est que le fabricant sache préparer une bonne lessive caustique, c’est-à-dire une lessive qui, comme on dit, ne soit ni trop faible, ni trop forte en chaux, ou, pour mieux dire, unelessive qui ne renferme, d’un côté, ni carbonate de soude, ni, de l’autre, de chaux libre , mais soit franchement caustique. C’est ce que reconnaissent seulement les praticiens empiriques, lorsqu’ils ont mis dans la chaudière les lessives en contact avec les matières grasses ; mais alors il est trop tard pour remédier à une proportion trop forte ou trop faible de chaux, et comme tous les palliatifs, qu’on peut apporter ensuite en chaudière:, ont peu d’effet utile, j’indiquerai ici au fabricant un moyen simple à l’aide duquel il pourra constater la dose trop forte ou trop faible de chaux dans ses lessives, et les amener au point convenable.
- La chaux qu’on ajoute aux cendres et à la potasse, pour s’emparer de l’acide carbonique combiné avec l’alcali et se transformer ainsi en carbonate de chaux, ne doit être donnée qu’en proportion suffisante pour mettre la potasse en liberté, ou, comme on dit, pour la rendre caustique. Pour s’assurer si la lessive n’a pas reçu assez de chaux, je me sers d’une eau de chaux qui fournit nn mode de preuve qui frappe davantage les yeux que l’effervescence qu’on produit à l’aide d’un acide. D’ailleurs on a toujours des eaux de chaux en provision dans les savonneries, puisque les dernières lessives ne sont que des eaux de chaux à peu près pures.
- Je prends donc une certaine quantité de cette eau de chaux que je verse dans un verre à pied, et j’y ajoute un peu
- tels que deschlorures de calcium et de magnésium , des sulfates terreux, etc. Aussitôt qu’on Jette ces sels dans le savon, les terres se combinent avec le suif pour constituer des savons terreux qui se précipitent dans les eaux, et qui la plupart du temps sont la cause que le savon brûle et qu’on en perd une certaine quantité. Pour vérifier la pureté du sel, on en dissout une petite quantité dans l’eau, et on y ajoute un peu de solution pure de potasse; si la liqueur se trouble un peu fortement, le sel est impur, chargé de sels terreux, et ne peut servir à la fabrication de» savons.
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- de la lessive que je veux essayer. Si la liqueur se trouble, elle renferme encore du carbonate de potasse , ou est faible en chaux, tandis que si elle reste transparente, elle a atteint le degré voulu de causticité.
- Pour rechercher ensuite si elle n’est pas trop forte en chaux, c’est à-dire si elle ne renferme pas de chaux libre, on opère ainsi tju’il suit. On prend de même un verre à pied et on le remplit aux trois quarts environ de la lessive qu’il s’agit d’essayer. Cela fait on y verse une solution de carbonate de potasse,qui, s’il se produit un trouble, indique un excès de chaux, ltien de plus facile à se procurer dans les savonneries , que cette solution de carbonate potassique, en abandonnant pendant quelques semaines un peu des eaux de second lessivage, à l’air dans des vases ouverts; l’acide carbonique de l’air s’unit à la potasse, et l’on obtient un carbonate pur de cette base.
- Pour corriger une lessive trop faible en chaux, et la rendre parfaitement caustique ou propre à la fabrication, j’ai fait usage du procédé que voici ; lorsque mes lessives en sortant de mes barquieux sont encore troublées par l’eau de chaux, je les reverse dans un barquieux vide, et si elles marquent plus de 10° Baume, je les étends d’eau jusqu’à ce degré, attendu qu’une lessive plus concentrée, même en lui ajoutant un excès de chaux, reste toujours un peu carbonatée. Cela fait, j’éteins un peu de chaux vive, et aussitôt qu’elle est délitée et en poudre je l’ajoute à la lessive carbonatée, en brassant continuellement environ pendant une heure. Je laisse reposer, j’essaye de nouveau comme il a été dit, et si la liqueur reste limpide, alors elle
- Îieut être appliquée à l’empâtage ; dans e cas contraire il faut lui ajouter de la chaux, en procédant ainsi qu’il vient d’être expliqué.
- Quand la chaux s’est suffisamment déposée, on tire au clair et on verse dans les chaudières.
- Si, au contraire, les lessives sont trop hautes en chaux, je les décante de même dans un barquieux vide, et j’y ajoute de la lessive de cendres ou mieux de potasse ordinaire, jusqu’à ce que j’aie précipité l’excès de chaux. Toutefois comme une lessive haute en chaux est toujours faible, on fera mieux, au lieu d’une solution de carbonate de potasse, d’y ajouter de la potasse calcinée , qui produira le même effet sans étendre la liqueur.
- II. Fution du suif. Ainsi que j’en
- ai déjà fait l'observation, les lessives salées qui résultent du relargage, lorsqu’on s’est servi de suifs impurs ou fondus à la manière ordinaire, sont toujours impureselles-mêmes, par suite des matières gélatineuses qui existent dans le suif et de la glycérine, qui se forme lors de la saponiûcation. Ces impuretés sont souvent en proportion très-considérable et occasionnent de très-grandes difficultés, quand on procède par voie d’évaporation à la cristallisation du salpêtre. Il est donc indispensable que le suif soit délivré autant qu’il est possible de ces matières gélatineuses, et c’est ce qu’il est facile d’obtenir par le moyen suivant.
- Le suif brut est d’abord comme à l’ordinaire haché et réduit en petits morceaux ; en cet état on le jette dans une cuve où on l’arrose d’eau jusqu’à ce que toute la masse en soit imprégnée, alors on verse dessus, par chaque 100 kilog. de suif, 1 kilog. d acide nitrique et on abandonne au repos pendant deux à trois jours (1).
- Au bout de ce temps on fait écouler les eaux acides, on lave et on fait fondre le suif dans une chaudière, puis lorsqu’il est en fusion, on cuit pendant une demi-heure en agitant fréquemment et après que le suif s’est un peu éclairci, on le puise et on le passe à travers un blanchet qui le laisse écouler dans une cuve ou il refroidit : alors on évacue de la chaudière les matières gélatineuses et acides qui se sont accumulées au fond. Si la chaudière n’avait point une capacité suffisante pour contenir tout le suif qu’il s’agit de traiter, on décanterait ou mieux on puiserait le suif qui est déjà fondu, on chargerait une seconde fois la chaudière avec de nouveau suif, on remplacerait l’eau qui s’est évaporée par une nouvelle quantité de liquide, et on recommencerait les mêmes opérations.
- III. Fabrication du savon. Lorsque les lessives et le suif ont été préparés ainsi qu’il vient d’être dit, on procède à la fabrication du savon par lesmoyens ordinaires et bien connus, seulement il faut veiller à ce que dans la coction de ce savon, la pâte reste un peu visqueuse, attendu qu’un excès de nitrate de soude occasionnerait une perte, lors du traitement subséquent des eaux salées ; de plus il convient, ainsi qu’il est facile de le comprendre, de
- (i) Quand on ne veut pas faire servir les lessives salées à la fabrication du salpêtre, on se sert d’acide sulfurique, qui est d’un prix moins élevé et remplit lejmême bat.
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- ne rien perdre de ces eau*, et par conséquent d avoir une cuve à refroidir où i on fait couler toutes les lessives salées qu’on évacue.
- IV. Traitement des eaux de relar-Qage. Aussitôt que le savon est fabriqué, qu’on a lavé et nettoyé l’épine, enleve les dernières portions de ce produit qui nagent encore sur les lessives, ou procède à la récolte du salpêtre. Celte opération, pour éviter de nouveaux appareils et une dépense de combustible, peut s’exécuter dans la chaudière même à cuire le savon.
- Toutefois, avant de procéder au traitement de ces lessives salées, il faut avoir égard à ce qui suit : malgré tous les soins qu’on a pu mettre dans l’opération du relargage, pour ne pas ajouter trop de nitrate de soude, il n’est pas toujours possible de prévenir cet inconvénient, attendu que le savon n’est en réalité relargué convenablement, que lorsque toutes les combinaisons de glycérine qui rendent le savon très-hydraté ou poisseux, ont été éliminées par un excès de sel qui dissout ces combinaisons, sépare le savon et le rend libre sous forme de grumeaux : or comme cet excès en nitrate de soude serait perdu, il est nécessaire qu’avant l’évaporation des lessives salées on ajoute encore en potasse de 1/20 à 1/15 du poids du salpêtre du Chili qui a été employé pour transformer complètement celui-ci en nitrate de potasse.
- Il n’y a pas de précaution particulière à prendre dans cette addition de potasse, car un excès de cet alcali ne peut nuire, attendu, comme je^ le dirai par la suite, que les eaux mères qui restent servent à faire de nouvelles lessives, et que dans ce cas la potasse qu’elles renferment se trouve utilisée.
- Ces préliminaires achevés, la chau-
- a i siue a un romnet qui met en communication la cuve à refroidir avec la chaudière au moyen d’une épine.
- Alors on allume le feu, on commence l’évaporation à chaudière ouverte, et on continue l’opération en ajoutant de temps à autre des lessives salées empruntées à la cuve à refroidir ; on continue cette évaporation jusqu’à ce qu’il se forme à la surface une croûte saline qui consiste en chlorure de sodium qui souillait les cendres et les potasses. On puise le sel qui s’est ainsi formé avec une écumoire, ou bien s’il se précipitait au fond, on le reçoit dans une capsule Placée sur le fond et on l’enlève.
- Les eaux salpétrées ont peu à peu acquis une densité telle, que par le refroidissement le nitrate de potasse s’en sépare en cristaux brun jaunâtre. Ces eaux sont alors enlevées, versées dans un baquet qu’on porte dans un lieu frais pour la cristallisation qui se trouve opérée complètement au cinquième jour. Au bout de ce temps les eaux mères sont reprises et évaporées jusqu’à ce qu’un échantillon déposé dans un lieu froid fournisse des aiguilles de cristaux. Cette seconde cristallisation terminée, on traite de nouveau les eaux mères par le même procédé , et on répète l’opération jusqu’à ce qu’il ne se produise plus de cristaux.
- Quand ces cristallisations sont terminées, il reste toujours quelques eaux mères qui renferment encore un peu de salpêtre, de soude caustique, et l’exeès de potasse qui a été ajoutée; on s’en sertavec avantage pour mouiller les cendres et faire de nouvelles lessives.
- Le salpêtre recueilli de cette manière est toujours un peu impur, et pour le purifier on en redissout les cristaux dans un poids égal d’eau bouillante, puis on ajoute à cette dissolution à l’état bouillant, une petite quantité d’une autre dissolution de carbonate de potasse pur, tant qu’il se forme un précipité. On filtre la liqueur ainsi purifiée, et on la decante dans lescris-tallisoirs où oui agite vivement avec un redable en bois jusqu’à parfait refroidissement. La masse de cristaux qui se sépare est alors enlevée et jetée sur une toile pour la faire égoutter et sécher.
- Le salpêtre qu’on obtient ainsi est plus pur que celui qu’on fabrique chez les salpêtriers par voie ordinaire, et est par conséquent un beau produit de vente propre à toutes les applications techniques auxquelles on emploie ce sel.
- Le rendement en nitrate de potasse correspondra en général à la quantité de nitrate de soude,qu’on aura employée, et comme le prix du nitrate de soude du Chili ne dépasse guère 70 à 75 fr., tandis que celui du salpêtre ordinaire est de 100 à 110 fr. les 100 ki-log, il en résulte que le prix du sel du Chili, les frais de main-d'œuvre et les frais généraux se trouveront non-seulement couverts, mais qu’il restera encore un bénéfice net raisonnable.
- Le même mode de relargage peut être employé dans la fabrication des savons d’huile de noix de cooo et de
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- palme. Toutefois, comme ce dernier savon, quand on veut lui donner la consistance nécessaire, a besoin d’ètre traité par une lessive de soude pure, il convient d’opérer alors ainsi qu’il suit. Ce savon de palme, dissous de même que celui de suif dans deux à trois fois son poids d’eau, est relargué avec du nitrate de soude, puis on prépare une solution de soude pure qu’on verse en proportion couvenable dans la chaudière à cuire, en réglant cette addition de solution sodique pure, jusqu’à ce que le savon ait atteint un degré suffisant de consistance. Si le savon avait encore besoin d’un relargage , on pourrait y procéder avec du sel commun, cas dans lequel il est bien clair que la solution salée ne devrait pas être versée dans celle au nitrate de soude attendu qu’elle la rendrait impure.
- Il conviendrait peut - être mieux d’employer à ce relargage, seulement le nitrate de soude , ainsi qu’il vient d’être dit, et de décomposer la dernière solution de sel commun , qu’on ajoute par de la potasse ; opération dans laquelle on peut employer à cette décomposition autant de potasse qu’on a usé de nitrate de soude dissous au relargage.
- Les eaux mères restant, consistent en grande partie en soude caustique. On s’en sert pour humecter les cendres ou les alcalis dans une nouvelle opération.
- On a proposé, il y a quelque temps, l’emploi du nitrate de soude à la fabrication des savons, en opérant ainsi qu’il suit. On dissout ce nitrate dans l’eau ( ou mieux dans une lessive de potasse faible), puis on ajoute la quantité de solution de potasse nécessaire , pour décomposer tout le nitrate. Cela fait, on évapore la dissolution jusqu’à concentration convenable, et on fait cristalliser. Quand le salpêtre s’en est séparé, on soulève la dissolution de soude qui reste, et on s’en sert comme à l’ordinaire pour fabriquer le savon.
- Il est aisé de voir que cette méthode est impraticable pour les fabricants ordinaires, puisqu’elle exige une habitude parfaite de l’essai chimique des matériaux , et le calcul des proportions définies des mélanges, choses que le fabricant peut se dispenser de connaître , attendu qu’il lui suffit d’ajouter du sel à ses empâtages , jusqu’à parfait relargage de ses savons, et jusqu’à ce que ceux-ci aient acquis cet aspect granuleux qui est un des signes connus de leur coction ; le point principal seu-
- lement est de ne pas employer une trop grande quantité de combustible.
- Note sur la présence du plomb à l'état
- d'oxide ou de sel dans divers produits artificiels.
- Par M. Cuevrecl.
- Plusieurs motifs m’engagent à publier quelques faits relatifs à la présence du plomb à l’état d’oxide ou de sel dans divers produits artificiels, non que ces faits aient en eux-mêmes une grande importance ; mais, par les conséquences de diverses sortes qu’on peut déduire de leur connaissance , ils ne manquent pas d’un certain intérêt.
- J’ai déjà eu l’occasion de faire remarquer l’inconvénient qu’il peut y avoir d’ajouter aux étoffes de laine des matières métalliques susceptibles de produire, avec le soufre quelles contiennent naturellement _, des sulfures colorés, lorsque ces étoffes sont destinées , soit à recevoir des impressions sur fond blanc ou de couleur claire , soit à recevoir de la teinture une couleur de celte sorte, par la raison que , sou* l’influence de la chaleur de la vapeur ou celle de l’eau liquide servant de bain de teinture , il se forme un sulfure coloré sur toutes les parties de l’étoffe qui sont imprégnées de matière métallique. Je fus consulté , il y a plusieurs mois, sur la cause d’une teinte brune que prenaient des châles tissés en Picardie, depuis six mois environ, lorsqu’ils recevaient le contact de la vapeur d’eau, quand même ils n’avaient reçu aucune préparation ; je reconnus bientôt que la chaîne seule s’était colorée; et comme celle-ci était encollée, il me sembla que la matière métallique se trouvait dans la colle-forte dont on avait fait usage. L’expérience confirma ma prévision; car je trouvai de l’oxide de plomb et très-peu d’oxide de cuivre, non-seulement dans l’encollage tel qu’il avait été employé, mais encore dans la colle forte même qui avait servi à le préparer.
- La proportion de l’oxide de plomb était telle , que l’eau dans laquelle on faisait dissoudre l’encollage ou la colle-forte se colorait fortement par l’eau d’acide sulfhydrique. Je parvins à obtenir le plomb à l’état métallique de la matière incinérée. J’ai appris, après cette expérience, que la colle-forte avait été préparée dans les environs de Lille, et qu’on y avait ajouté de la céruse :
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- heureusement qu’elle n’était pas de nature à être employée comme aliment. Quoi qu’il en soit, la connaissance de ce fait intéresse les fabricants de tissus de laine, et c’est dans l’espoir qu’elle leur sera utile , que j’ai cru devoir lui donner le plus de publicité possible.
- Il y a quelques années qu’une blanchisseuse de Sèvres me fit demander, par un de mes élèves, d’où pouvaient provenir des taches brunes qui apparaissaient lorsqu’elle passait à la lessive, pour la première fois , des chemises, des draps , etc., faits avec de la toile de coton. Les dommages que plusieurs de ces accidents lui occasionnèrent, I l’excitèrent tellement à en chercher la cause, qu’elle finit par découvrir que ces toiles provenaient d’une des fabriques considérables de France , dont le dépôt de Paris était tenu par une de ses pratiques. Elle me fit passer uri échantillon de toile neuve, ainsi que la matière alcaline qu’elle employait pour sa lessive, et qu’elle se procurait «à la Vil-lette. Je reconnus la présence du sulfate de fplomb dans l’apprêt de cette toile, et enfin, ayant trouvé que la matière alcaline était un mèlangede soude, de potasse et de chaux très-sulfurèes, il n’y eut plus de doute pour moi que les taches étaient produites par la réaction des sulfures alcalins sur le sulfate de plomb contenu dans l’apprêt.
- Sans examiner ici la question d’hygiène que l’on peut élever sur les inconvénients que peut avoir l’usage de toiles imprégnées de sulfate de plomb pour la santé , il n’est pas douteux que l’on doit proscrire le procédé au moyen duquel on donne du corps, de la fermeté à la toile, en mêlant du sulfate de plomb à l’apprêt ; et il convient d’autant mieux de le faire, que le sulfate de chaux employé aujourd’hui à cet usage dans beaucoup d’établissements, n‘a aucun inconvénient.
- Je ferai quelques réflexions relatives à la recherche des matières métalliques dans le corps de l’homme et celui des animaux. En parlant de la composition du bouillon de la compagnie hollandaise, j’ai rapporté des expériences d après lesquelles il m’a semblé qu’on ne doit pas considérer comme élément essentiel à la nature des animaux et des plantes, le cuivre qu’ils peuvent présenter à l’analyse. Effectivement, la quantité de ce métal est variable, quoique toujours très-faible, et il peut manquer absolument. Si un sel cui-|reux pénètre par 1 intermédiaire de 1 eau du sol dans les végétaux, si un sel cuivreux, des poussières cuivreuses
- pénètrent par l’intermédiaire d’aliments ou d’une manière quelconque dans les animaux, dans le corps de l’homme, cette pénétration est, selon moi, toujours accidentelle. C’est conformément à celte manière de voir que , dans un écrit sur la matière considérée dans les êtres vivants, j’ai distingué trois classes de principes immédiats .* les principes essentiels à l’existence des êtres ; des principes qui, quoique nécessaires, ne sont pas essentiels , en ce sens que, s’ils manquent, ils peuvent être remplacés par d'autres; enfin des principes accidentels qui peuvent manquer absolument sans aucun inconvénient.
- Je mets le plomb , comme le cuivre , au nombre des principes accidentels des êtres organisés (1), et, à ce sujet, je ferai quelques remarques relativement à la présence de ce métal qu’on déduirait d’analyses faites dans une circonstance dont je vais parler.
- Ayant fait mettre du coton, de la soie et de la laine dans des eaux alcalines pour les démonstrations du cours que je professai l’année dernière aux Gobelins, on vit avec étonnement la laine se colorer en brun dans des eaux de soude et de barite, de strontiane et de chaux qui avaient été préparées pour mes expériences de recherches avec des alcalis parfaitement purs. Je reconnus bientôt l’oxide de plomb agissant, sous l’influence de l’alcali et du soufre de la laine, pour cause de la coloration de cette dernière. Mais d’où venait cet oxide que je retrouvai dans les eaux alcalines, en les soumettant à l’action de l'acide sulfhydrique ? Il provenait desflaconsdans lesqueisces eauxavaient séjourné pendant plusieurs mois ; et il était évident que le verre de ces flacons était un mélange de verre proprement dit, et du verre plombeux appelé cristal. J^avais , dès 1828, signalé l’erreur dont lecristal pouvait être la cause, lorsque, dans la recherche de l’arsenic par les procédés alors en usage en médecine légale, on chauffait la matière présumée contenir de l’arsenic avec une matière charbonneuse dans un tube de verre renfermant de l'oxide de plomb. ( Voyez une lettre que j’adressai à M. Lefrauçais - Lalande , imprimée dans un mémoire de M. Guerre, avocat à Lyon, pour madame 1)***, accusée de parricide.) ici le même fait, l’existence de l’oxide de plomb dans le verre. pourrait conduire à un résultat erroné , je ne dis pas dans des
- (0 C’est aussi l’opinion de MM. Flandin et Danger.
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- recherches de médecine légale seulement, mais dans des recherches quelconques. C’est donc pour prévenir toute erreur que je rappellerai une discussion qui s’est élevée entre plusieurs chimistes relativement à la présence de l’oxide de plomb dans des réactifs, et particulièrement dans la potasse à l’alcool.
- Suivant M. Dupasquier, de Lyon, connu de l’Académie par des travaux intéressants dans plusieurs branches de la chimie, la potasse dite à l’alcool des fabricants de produits chimiques de Paris contiendrait de l’oxide de plomb. Suivant M. Louyet, de Bruxelles, qui s’est occupé de recherches sur l’absorption de plusieurs matières délétères par les plantes, la potasse à l’alcool de la maison Robiquet, Boyveau et Pelletier en serait absolument dépourvue , mais elle contiendrait de petites quantités d’alumine , de silice de fer et de platine.
- Sans prétendre m’ériger en juge entre MM. Dupasquier et Louyet, il est évident qu'il résulte de mes observations que des alcalis, potasse, soude, barite, strontiane et chaux , dépourvus d’oxide de plomb, conservés en solution dans des flacons de verre plom-beux , peuvent dissoudre une quantité notable de cet oxide.
- Enfin je crois utile, en terminant cette note, de rappeler le passage suivant d un rapport fait à l’Académie : « Le grand usage que l’on fait aujourd’hui dans plusieurs arts de composés vénéneux, tels que sels arsenicaux, cuivreux , etc., etc., doit éveiller l’attention ; car il est possible, par exemple, que des eaux qui ont servi à laver des étoffes imprégnées de compositions arsenicales aient dans quelque lieu une influence fâcheuse sur les animaux. Il est possible que le même effet soit produit par des matières contenant de l’arsenic qu’on aura enfouies, et qui, disséminées par les eaux souterraines, pourront être amenées à la surface du sol, loin du lieu où on les a déposées. »
- Je faisais le rapport dans lequel se trouve le passage précédent, le 11 et le 18 mars 1839 , et la même année je lus , dans les Mémoires de la Société royale des sciences, lettres et arts de Nancy, de l’année 1838 , qui venaient de paraître, une note de M. Braconnot, intitulée : Sur une circonstance qui peut induire en erreur sur la recherche de l'arsenic. Voici le premier alinéa de cette note : « Depuis environ trente ans qu’un fabricant de papier
- peint prépare ses couleurs avec diverses substances minérales , plusieurs familles , habitant successivement la maison voisine de son établissement, ont éprouvé les symptômes suivants , avec plus on moins d’intensité : douleurs de tête, lassitude , nausées, digestion pénible , coliques presque continuelles , dévoiement, enflure et engourdissement des jambes , découragement, tristesse, à la suite desquelles affections plusieurs membres dé ces familles moururent. De nouvelles victimes ayant encore succombé il y a environ deux ans, on soupçonna que l’eau du puits pouvait contenir des substances vénéneuses employées dans la fabrique ; mais l’examen que nous en fîmes alors ne fit rien découvrir , et les habitants de celle maison continuèrent à faire usage de cette eau ; ils se rétablissaient même sensiblement, lorsque tout à coup les symptômes signalés ci-dessus se manifestèrent avec tant de violence , que l’empoisonnement parut évident. Invités de nouveau, M. Simonnin et moi, à examiner de nouveau l’eaudece puits, il nous fut facile d’y reconnaître la présence de l’arsenic, lequel était associé à de l’alcali, à de l’alumine et à une matière colorante.»
- M. Braconnot termine sa note « en invitant instamment l’autorité chargée delà salubrité publique, à surveiller avec le plus grand soin ces sortes de fabriques. »
- Certes, si j’eusse connu, à l’époque où je rédigeai le rapport que j’ai rap-rappelé, la note de M. Braconnot, je n’aurais pas manqué de la mentionner, comme une des preuves les plus fortes à l’appui du passage que j’ai cité.
- CONCLUSIONS.
- 1° On voit qu’il est aussi nécessaire de soustraire les étoffes de laine au contact des matières plombeuses qu a celui des matières cuivreuses, lorsqu’elles doivent être soumises à l’action de la vapeur ou de l’eau chaude pour conserver un fond blanc ou recevoir des couleurs claires.
- 2° Les étoffes de laine ou la colle qui a servi à l’encollage de leur chaîne , aussi bien que les étoffes de coton apprêtées avec une préparation de plomb, qui ont donné lieu aux phénomènes signalés dans cette note, soumises à l’épreuve de 1 eau d’acide sulfhydrique, que j’ai proposée il y a plusieurs années, donnent lieu à une coloration frappante pour tous les yeux, et propre conséquemment à prévenir les incon-
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- vénients qui pourraient résulter de la présence de l’oxide de plomb.
- 3° Dorénavant, dans les recherches de chimie ou de médecine légale qui auraient le plomb ou ses composés pour objet, il est indispensable de soumettre , avant tout, les réactifs alcalins à des expériences propres à constater qu’ils sont exempts d’oxide de plomb, et qu’ils n'en ont pas reçu du contact des vases de verre dans lesquels on a pu mettre leurs solutions.
- Mémoire sur l’application des acides gras à l'éclairage.
- Par M. J. Cxmbacébès.
- Lorsque les recherches de M. Che-vreulsur les corps gras, publiées en 1823, eurent établi l’identité qui existe entre les acides gras obtenus par la saponification et la substance connue sous le nom d'adipocire, et démontré qu’il n’y avait aucun avantage à opérer la conversion des cadavres en cette dernière substance, puisque les graisses seules de ces cadavres, et non les muscles contribuaient à cette formation, l’industrie dut renoncer à l’idée de fabriquer l’adipocire avec les chairs musculaires, et s’attacher exclusivement l’emploi des parties grasses des animaux. L’usage des bougies faites avec le blanc de baleine, désigné également jusqu’alors sous le nom d’adipocire s'introduisit en France à cette époque et vint encore fixer l’attention sur les avantages que de nouvelles substances pourraient offrir pour remplacer la cire et le suif dans la formation des bougies et des chandelles. On présenta en 1821 a la Société d’encouragement, des nougies composées principalement de stéarine : donnant à cette époque quelques soins à une fabrique qui s’occupait de ces applications, nous fûmes conduit à examiner sous ce rapport les diverses transformations des corps gras 9Ue la science avait fait connaître , et * aPpliquer à l’éclairage les acides gras dont l’identité avec l’adipocire avait été constatée. Mais nous fûmes longtemps arrêté par un inconvénient que présentaient dans leur combustion les
- mait une de oee bougies faites avec une I mèche ordinaire de coton, la mèche après quelques instants se resserrait dans sa partie supérieure en se charbonnant. Dans la partie moyenne au milieu delà flamme, elle n’était presque pas noircie , et dans la partie inférieure elle était trop imbibée de la substance en fusion. L’intervalle le long duquel s’opérait la combustion étant très-court, l’ascension de cette substance était ainsi ralentie par deux causes : le resserrement de la mèche et sa faible largeur dans la flamme. Une partie du liquide était bientôt projetée dans cet espace par l’ébullition; ce qui donnait lieu à des jets de lumière accidentelle. Une autre partie coulait au dehors de la bougie ; la combustion reprenait alors son activité; mais pour être arrêtée un instant après par le renouvellement du même effet.
- Pour obvier à cet inconvénient, nous proposâmes d’abord une mèche tissée, creuse à l’intérieur. Puis une mèche pleine, et de préférence une mèche tressée qui avait l’avantage de se courber à une certaine hauteur, et par conséquent de s’incinérer en sortant de la flamme. Mais nous ne tardâmes pas à reconnaître que les tissus ne s’opposaient aux effets de combustion dont il vient d’être parlé, que dans certaines limites du phénomène, qui était dû par conséquent à une cause variable. Ainsi, la propriété que nous avons remarquée dans les tissus, ne tenait pas simplement, comme nous l’avions supposé d’abord, à une action mécanique qui évitait l’engorgement d’une mèche ordinaire produit par le resserrement des fils de cette mèche ; mais quel était leur principal effet? Une remarque nous avait frappé d’autant plus vivement, qu’elle avait donné lieu de croire dès l’origine que cet inconvénient dans la combustion des acides était purement accidentel et ne se reproduirait pas constamment dans la pratique. Le phénomène ne se montrait pas au moment même où la bougie était allumée, mais souvent plusieurs minutes après (l). De plus la substance dont la mèche était formée, telle que le coton,
- (1) Lorsque ces effets de combustion eurent -'-‘naicni uans leur comDUSllon les j él> indiques dans le brevet que nous prîmes acides Stéarique et margarique confec- i en février 1825, nous fûmes invités a les pro-tionnésen bouffies - inconvénient d’au 1 duire devant le comité consultatif des arts et i g,eS ’ lrî?.° .e ef l ° - manufactures. La bouSie préparée à cet effet
- iant plus grave que s il n avait pas ete bTÙia t,rês-bien pendant un asse* Rrand nom-jeve, l’emploi de ces substances dans bre de minutes pour qu’il y eût lieu de croire
- 1 éclairage aurait été imnnssihlc Ta que nous nous étions trompes. La meme bou-»• aurait ete impossible. L,a 1 a|,uinée de nouveau hors de la presence du
- worication des bougies ne présentait j £omué produisit tous les effets décrits ci-aücune difficulté, mais lorsqu’on allu- I dessus.
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- par exemple, était dans l’intervalle occupé par la flamme d’autant moins noircie que la combustion de la matière grasse était moins vive à la base de cette flamme. Ces observations nous firent penser que pour favoriser cette combustion, il était nécessaire de détruire par un agent chimique la ténacité des fils dont la mèche était composée, et d’empêcher par ce moyen leur rapprochement qui supprimait les intervalles capillaires. Nous fûmes aussi conduit à imbiber les mèches dans un acide tel que l’acide sulfurique.
- On conçoit du reste facilement pourquoi il est nécessaire de charbonner ainsi la mèche. Dans l’acte de la saponification, le principe colorant inhérent à la partie huileuse du corps gras absorbe plus ou moins d’eau. Cette eau ainsi fixée dans les acides gras, forme un composé qui brûle avec émulsion en montant le long des fils de la mèche. Dès lors, ces fils dans la partie supérieure n’étant pas entièrement imbibés se rapprochent les uns des autres par l’effet de la chaleur, tant qu’ils conservent leur ténacité ou cohésion. Mais si l’on détruit cette cohésion en les charbonnant rapidement sans altérer leur forme , le resserrement des fibres charbonnées ne sera plus possible, et les canaux capillaires étant conservés, l’ascension du liquide n’éprouvera plus d’obstacle. Cette prompte carbonisation de la mèche a lieu naturellement lorsqu’on allume une bougie, parce que la mèche est soumise d’abord à l’action de la chaleur sans être encore imbibée de liquide. C’est ce qui explique pourquoi dans cette circonstance les effets de combustion sont retardés. Elle est favorisée en partie par les tissus qui s’opposent d’ailleurs à un resserrement trop inégal des fils, le long de la partie de la mèche où s’opère la combustion.
- Dans le tome il des brevets expirés, on trouve décrit le brevet que nous avons pris en 1825 pour la fabrication des bougies stéariques ; on a expliqué dans une note insérée à la suite de ce brevet, à la rédaction de laquelle nous sommes étranger, les effets de l’imbi-bition de la mèche par un acide puissant, d’une manière tout à fait différente de celles que nous venons de présenter, et que nous avions adoptée dans notre brevet satis la développer. On admet que dans la confection des acides gras en bougies, il reste toujours quelques portions de savon non décom-sées dans la fabrication, ou formées pendant les opérations subséquentes,
- et que la matière fondue en obstruant la mèche produit l'inconvénient signalé, auquel on remédie par un acide dont on imbibe les mèches. Cet acide décompose au moment de la combustion le savon formé, et donne lieu à des sels qui ne s’opposent plus à l’ascension capillaire de la substance grasse.
- Il est possible et même probable que les bougies d’acide stéarique retiennent quelques traces de bases salifiables qui contribuent au resserrement des fils de la mèche, et par conséquent à leur destruction trop rapide en formant une espèce de substance visqueuse ; mais ce ui prouve que cet effet peut être pro-uit par l’eau seule, c'est qu’il existe d’une manière plus ou moins prononcée dans la combustion des bougies de cire pure; etque pour le rendre très-sensible, il suffit de soumettre la cire blanche à l’action d’une ébullition prolongée sur l’eau avant de la façonner en bougies. Le même effet a lieu encore dans l’épuration des huiles grasses par l’acide sulfurique lorsqu’on dépasse la proportion indiquée pour cette éupration, ou qu’on laisse trop longtemps l’huile non éclaircie en contact avec l’eau qui a précipité l’acide. L’huile brûlée dans les lampes sèche la mèche, comme disent les fabricants, ce qui veut dire que les fils de la mèche resserrés par la combustion, ne peuvent plus servir à l’ascension du liquide.
- Lorsque l’eau seule produit cet effet de combustion, on ne peut admettre que l’acide dont on imbibe la mèche , agisse en décomposant quelques traces de savon. Mais l’expérience suivante prouve clairement que, même dans le cas où il existe quelques particules d’oxide combinées avec le corps gras , on peut expliquer l’action de l’acide sulfurique par une simple carbonisation de la mèche.
- On dissout une quantité sensible de potasse caustique solide dans deux ou trois cents grammes d’acide stéarique , et l’on coule ensuite avec cet acide ainsi préparé, deux bougies, l’une avec une mèche ordinaire, l'autre sans mèche, mais creuse à l’intérieur, suivant l’axe, de manière à recevoir une mèche ordinaire assez longue pour sortir par l’un des bouts sur une certaine longueur. On expose cette partie de la mèche qui est en dehors de la bougie à l’action d’une flamme pour la charbonner complètement, et on la rentre promptement dans l’intérieur de la bougie en tirant la mèche par l’autre bout. De cette manière, les fils de la mèche sont charbonnés sans être désu-
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- jus. Lorsqu'on allume ensuite les deux bougies, les résultats observés sont bien différents. La première, dont la mèche u a pas été charbonnée , brûle avec tous les effets décrits précédemment portés au plus haut degré. La seconde brûle comme une bougie dont la mèche aurait reçu une préparation. On ne remarque aucun resserrement dans la partie supérieure de cette mèche, encore moins aucun jet de lumière.
- On a substitué plus tard, dans la préparation des mèches, à l’acidc sulfurique divers acides, et en dernier lieu 1 acide borique qu’on emploie aujourd’hui généralement partout, les acides faibles, ainsi que divers sels dont on pourrait faire usage, agissant d’une manière différente, mais qui a toujours pour but de s’opposer au resserrement des fils de la mèche ; c’est en donnant à ces fils de la roideur et de la fixité , que ces diverses substances maintiennent les canaux capillaires, et permettent l’ascension de la matière en fusion. C’est en un mot un apprêt donné aux fils de la mèche, et non une décomposition chimique opérée sur cette mèche qui facilite la combustion.
- La courbure que prend la mèche tressée pendant la combustion est due à l’enlacemeut des brins de fils les uns dans les autres; mais au premier abord on ne voit pas très-bien comment l’inflexion se produit. En examinant attentivement la tresse à trois brins, par exemple, la plus simple de toutes, et celle dont on fait usage pour les mèches des bougies, on remarque que sur ms deux faces les brins forment une série d’angles dont les côtés sont parallèles, et présentent dans l’une leurs sommets en bas comme des V, et dans 1 autre leurs sommets en haut comme des V renversés (\). Dans cette der-O'ère si l'on considère les côtés parallèles à droite ou à gauche de l’axe , il est •acite de voir qu’ils sont formés par deux brins dont le supérieur est croisé j?ar l’inférieur ; tandis que sur l’autre ,ace le brin supérieur s’enroule bien autour de l’inférieur, mais c’est en passant de Vautre côté de l’axe. 11 en rc-j te qu’il est tout à fait indépendant un brin parallèle , qui est placé immé-'atement au-dessous de lui, et qu’il de peut tourner autour de ce brin, ^omme autour d’un point fixe. La uteche en brûlant doit donc par le serrement des fils, produits à chaque croisent, s’incliner du côté ou l’on re-dïarque les Y renversés.
- Quant à la fabrication de l’acide stéa-riflde, c’est en saponifiant les corps gras
- Le Technologitte, T. VI. Novembre— :844
- qu’on obtient ce produit. La chaux et l’acide sulfurique sont les substances qu’on emploie, et quelque faibles que soient leurs valeurs, surtout si l’on fait usage de l’acide sulfurique des chambres en évitant les frais de concentration de cet acide, les différentes opérations que subit la matière grasse produisent une main-d’œuvre assez élevée qui augmente les frais de fabrication.
- Cependant toute la question économique ne consiste pas dans ces frais; les parties de suif ne donnent que 45 parties d’acides solides et 43 à 45 d’acide oléique , et ce dernier acide est loin d’être placé dans le commerce au prix du suif, quoiqu'il convienne parfaitement à la fabrication du savon. Mais on fabrique en France une quantité si considérable de ce dernier produit comparativement à son usage, que l’acide oléique est vendu seulement un peu au-dessus de la moitié du prix du suif.
- Cette réduction de valeur tient à Vimpossibilité d’assimiler complètement ce corps gras aux huiles. Il ne peut être employé à l’éclairage , tant parce qu’il est impropre à la combustion, que parce qu’il attaque les lampes.
- A la vérité dans ces derniers temps on a trouvé une consommation utile de l’acide oléique, en l’appliquant au graissage des laines; mais il ne paraît pas jusqu’à présent que le débouché soit suffisant pour exercer une influence sensible, sur le prix de fabrication des acides solides. Ce prix reste donc encore assez élevé, en le comparant à celui du suif; aussi vainement depuis 1833. la société d’encouragement a-t-elle proposé un prix de 4000 fr. pour la fabrication de bougies économiques, qui ne reviendraientqu’à 1 fr. le demi-kilogr. Le prix le plus bas auquel le commerce puisse livrer un produit de cette nature, de bonne qualité ne s’abaisse guère au-dessous de 1 fr. 50 c.
- Jusqu’à ce que la science ait trouvé un nouveau procédé plus économique, pour fabriquer les acides gras, il ne reste donc d’autres moyens de diminuer le prix de fabrication que de perfectionner les opérations actuellement en usage ; et surtout de tirer parti de la saponification pour obtenir un produit utile et non un produit qui n’offre aucune valeur comme le sulfate de chaux.
- C’est à cette idée que nous nous sommes particulièrement attachés en cherchant à obtenir, comme résidus de la fabrication , des sels d’alumine , qui ont une grande valeur dans les ans.
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- I/alumine ne saponifie pas les corps gras. D'ailleurs on ne la trouve pas directement à l’état de pureté ; mais si on emploie la potasse ou la soude comme agents intermédiaires, toutes les difficultés seront levées ; les alcalis, en effet, dissolvent en général l’alumine faisant partie des argiles, ils la séparent du fer, ils saponifient les corps gras. En les employant donc d’une part à obtenir une dissolution d’alumine , de l’autre à saponifier les suifs, le savon alcalin une fois obtenu, un simple mélange avec la dissolution d’alumine donnera le savon alumineux , dans un grand état de division. En séparant ensuite l’excédant d'alcali, il sera facile de décomposer le savon alumineux même à froid par un acide qui ne soit pas très-puissant, et de fabriquer ainsi, soit le sulfate d’alumine, soit l’acétate d’alumine, dont on fait une si grande consommation dans la teinture, et qui jusqu’à présent n’a été obtenu qu à un prix fort élevé par une double action entre l’acétate de plomb et l’alun.
- Il y a quelques précautions à prendre pour que le sel obtenu soit aussi pur que possible. Il faut employer des argiles dépouillées par la calcination des débris végétaux, et avoir soin, lorsqu’on précipite le^savon alumineux, que le savon alcalin soit auparavant séparé de la lessive ; laquelle dissout toujours une petite quantité de matière colorante fournie par le corps gras (1).
- Ce liquide qui nous aura servi à former le savon alumineux sera employé ensuite à une seconde opération ; et comme il contiendra, outre l’alumine, un peu d’acide siiicique, lorsque cette substance s’y trouvera en trop grande quantité on la précipitera, soit par la chaux, soit par l’acide oléique provenant de la fabrication des acides solides, si l’on écoule le résidu huileux à l’état de savon.
- Il faut tenir compte dans cette fabrication du déchet provenant de l’emploi de l’alcali, agent intermédiaire qui sert à saponifier et à dissoudre l’alumine. Ce déchet dans les fabriques de savon est évalué au l/10e de la quantité
- (1) Au reste, il ne faut pas croire que ces précautions soient rigoureusement nécessaires, au poinid’évitertout contactavecla matière colorante, de nature végétale ou animale.L’acide acétique à 8«, qui sert à préparer l’acétate de plomb avec lequel on fait l’acétate d’alumine, est ordinairement incolore, et si l’on dissout dans l’acide qui paraît le plus pur un peu de chlorure de calcium, on mettra presque toujours eu évidence une quantité très-sensible de substance colorante.
- d’alcali employée. Mais si l’on fait attention d’un autre côté que dans la saponification par la chaux, on emploie toujours un excès de chaux qui occasionne uneperte correspondante d’acide sulfurique évaluée de 10 à 11 kilogr. d’acide à 66 fr. pour 100 kilogr. de suif, il sera facile de reconnaître, en comparant les deux fabrications, que cette perte d’acide, quand même elle serait moins forte, compense le déchet de l’alcali, et que toute la question se réduit à comparer les mains-d’œuvre. Comme la décomposition dil savon d’alumine s’effectue avec la plus grande facilité , tandis qu’il n’en est pas de même de celle de savon calcaire, qu’on est obligé de pulvériser; et que la formation du sulfate de chaux entraine toujours quelques parties de savon calcaire, ce qui oblige de traiter de nouveau les résidus, la nouvelle fabrication envisagée sous ce rapport, pourra peut-être supporter la comparaison sans un trop grand désavantage; et comme en définitive elledonne théoriquement pour 100 d’acides gras, 42de sulfate d’alumine pur, qui se vend 50 fr. les 100kil., on voit que, lors même que cette quantité de sulfate serait réduite à 33, c’est-à-dire au tiers de la quantité d’acides gras , il restera un boni assez fort pour faire espérer qu’il y ait un avantage marqué à entreprendre la fabrication des sels d’alumine conjointement avec celle des acides gras. Cette question sera promptement décidée par un essai qui se fait en ce moment. Dans tous les cas, pour des localités telles que celles de Rouen, ou de Mulhouse, il y aurait un avantage très-marqué à fabriquer par ce moyen l’acétate d’alumine.
- En résumé : la saponification étant jusqu’à ce jour le seul moyen praticable , dans les arts pour obtenir les acides gras solides, employés dans l’éclairage , cette opération loin d’être dispendieuse par une dépense d’alcali et d’acide faite en pure perte, pourra peut-être donner un résidu avantageux, en employant la potasse ou la soude, comme agents intermédiaires pour saponifier et obtenir ensuite un savon alumineux par le mélange du savon alcalin avec une dissolution d’alumine. La décomposition par un acide donnera ensuite les sels aluminenx employés dans les arts.
- Les bougies fabriquées avec les acides gras exigent pour leur parfaite combustion, l’emploi d’une mèche préparée par une imbibition dans une dissolution d’un acide tel que l’acide sulfurique,
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- qui charbonne immédiatement les fils de la mèche en contact avec la flamme sans détruire complètement ces fils ou d un acide tel que l’acide borique qui agit comme un apprêt en donnant de la roideur à ces fils.
- , En formant avec ces fils une tresse a trois brins ou à un plus grand nombre de brins, la mèche s’incline constamment à une certaine hauteur qui dépend du rapprochement de ces brins entre eux , ce qui permet à la partie supérieure de la mèche de s’incinérer au sortir de la flamme, en affectant une courbure plus ou moins prononcée.
- Description d'un four aérothenne continu à cuire le pain {1).
- Par M. Aribebt, de Meus (Isère).
- Ee four se compose d’une gaine étroite horizontale en maçonnerie, fermée aux deux extrémités par des portes en tôle contenant une cheminée de fer inclinée de 0m,20sur 8m,66de longueur d'une porte à l’autre.
- . La sole consiste en une série de plateaux en tôle montés sur des cadres en fer portant des galets en fonte. Les plateaux sont joints bout à bout dans le four ; ils sont mobiles au moyen de galets tournant sur le chemin de fer. On place le pain en pâte sur un plateau posé à l’entrée du four, on ouvre les portes et on pousse ce plateau dans le four et ainsi des autres, en mettant entre chaque plateau cinq à six minutes d intervalle. En introduisant le hui-tjème plateau, le four qui n’en con -tient que sept étant plein, ce huitième Plateau fait sortir par la porte de sortie *e premier chargé de pain cuit. Dès ce Moment le four reste plein, et à chaque introduction de plateau chargé de Pain en pâte correspond par l’autre Porte la sortie d’un plateau chargé de Pain cuit.
- Un calorifère placé en contre-bas du nViUi c^auHe l’air. Cet air, dilaté par la naleur, monte dans le four par des jjnduits ménagés à cet effet, et est produit dans la gaine par des bouches Pratiquées à proximité de la porte d’en-
- e.e il circule dans l’extérieur de cette gaine en se dépouillant d’une partie de sa chaleur au profit du pain, et l’air le
- moins chaud, relativement le plus dense, arrive à l’extrémité de la gaine du côté de la porte de sortie. A ce point, il est repris par des conduits ouvrant dans la gaine au point le plus bas, pour être ramené aux dernières surfaces du calorifère, qui sont les plus éloignées du foyer, les moins chaudes et les plus basses; de là cet air remonte, en s’échauffant de plus en plus le long des surfaces de chauffe jusqu’aux premières surfaces qui sont les plus voisines du foyer, les plus chaudes et les plus élevés. De ce point où l’air est le plus chaud , il est reconduit, toujours en montant, dans le four à l’extrémité du côfé de la porte d’entrée, d’où l’on voit que le courant d’air chaud circule • constamment et que la cuisson est continue.
- 11 résulte de cette disposition, que la partie du four qui reçoit la pâte , recevant aussi de première main le courant d’air chaud est toujours la plus chaude, et comme à mesure que l’air circule dans le four, il perd de sa chaleur en cuisant le pain, il en résulte encore que chaque partie du four est d’autant moins chaude qu’elle s’éloigne davantage des bouches de chaleur, et comme chaque pain passe successivement dans toutes les parties qui sont de moins en moins chaudes, il se trouve donc placé dans les mêmes circonstances que s’il était dans un four chauffé à la manière ordinaire, c’est-à-dire qu’il reçoit une forte chaleur au commencement de la cuisson , chaleur qui va toujours en diminuant jusqu’à la fin.
- Un thermomètre placé dans le four en règle la température.
- «£?* f°ur a été l’objet (l’un brevet d’inven-*n 184*S en 18i0> et d’un certificat d’addition
- Avantages du four continu sur les fours ordinaires.
- 1° Économie de combustibles résultant de ce que la fumée étant constamment refroidie par l’air à la température minimum du défournement, est abandonnée dans la cheminée à une température très-peu supérieure à celle du pain à sa sortie du four ; cette économie peut être évaluée pour la plupart des localités à 75 p. 100, et 100 kilogrammes de charbon peuvent cuire 2,400 kilog. de pain dans un travail continu ;
- 2° Économie d’emplacement, un seul foyer dans les dimensions du plan peut cuire, en 24 heures, 15,000 rations ;
- Les grands établissements des manutentions militaires, qui ont de vastes magasins pour leur approvisionnement
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- de bois, n’auraient plus besoin que j d’un petit local pour le magasin de charbon ;
- 3° Régularité de la cuisson ; tous les pains passent successivement par les mêmes circonstances de température dans les différentes parties du four , il en résulte une cuisson égale pour tous; or, il est impossible d’obtenir celte égalité avec les soins ordinaires, car quelle que soit la rapidité de l’enfournement et du défournement il y a toujours une différence de cuisson entre les premiers et les derniers pains enfournés.
- 4° Économie de main-d’œuvre résultant de la régularité et de la continuité de la fabrication.
- Légende des plans.
- Fig. 1, pl. 02. Plan à la hauteur brisée 1, 2,3,4, fig; 3.
- Fig. 2. Plan à la hauteur 5,6, fig. 3.
- Fig. 3. Coupe suivant la longueur 7, 8, fig. 2.
- Fig. 4. Coupe suivant la largeur 9, 10, fig. 1.
- Fig. 5- Coupe suivant la longueur brisée 11, 12, 13, 14, fig. 3.
- Les lettres sont communes pour les cinq figures. a Cendrier.
- b Foyer. '
- c Calorifère en fonte, doublé de terre au-dessus du foyer.
- d Tuyau de fumée en fonte, prolongement du calorifère.
- e Conduit de fumée en maçonnerie de briques.
- f Conduits de fumée en fonte. g Conduits de fumée en briques conduisant la fumée du calorifère jusqu à la cheminée en passant autour de la chaudière.
- * Chaudière pour chauffer l’eau. h Conduits de fumée de la chaudière à la cheminée.
- h Plusieurs regards ménagés pour le ra-monnage.
- I Galerie pour le service des regards, m Galerie pour le service du foyer, n Plaques en tôle roulant sur un chemin de fer, sur lesquelles on enfourne le pain.
- o Couches de charbon entre les murs et les doubles-voûtes. p Portes du four. r Registres d’air chaud. s Tiges en fer pour régler les registres. x\ Réservoir de l’air le plus chaud autour du calorifère.
- B Conduits d’air chaud du réservoir dans le four.
- C Intérieur du four où circule l’air chaud-i) Conduits en maçonnerie de l’air moins chaud après son action sur le pain jusqu’au pied du calorifère.
- E Conduits d’air autour des surfaces de chauffe du calorifère jusqu’au réservoir A (1).
- Notice sur un poêle servant à chauffer et à faire du gaz d’éclairage de l’invention de M. Fenouil, chaudronnier à Versailles.
- Par M. P. Dalmont , membre de la Société centrale des architectes.
- Il y a une dixaine d’années qu’on a vu à l’exposition nationale des produits de l’industrie française, une cheminée disposée de telle sorte, que son foyer, tout en donnant de la chaleur dans la pièce,chauffaitde l’eau pour les besoins usuels , faisait cuire des aliments, et procurait le gaz nécessaire pour l’éclairage.
- Cet appareil, je ne l’ai vu qu’à cette seule exposition, et depuis, je n'en ai plus entendu parler, soit que les moyens employés n’aient pas répondu par la suite à ce que leur auteur s’en était promis, soit qu’enfin des défauts graves se soient fait remarquer dans les applications ; ce que nous admettrions facilement , attendu que l’épuration du gaz se faisant dans un compartiment placé auprès du tuyau d’ascension de la fumée dans la cheminée , ne nous avait pas semblé suffisante ou convenablement disposée pour obtenir un gaz sans odeur.
- A l’exposition de l’industrie nationale de cette année, cette même idée s’est trouvée reproduite, mais, nous devons le déclarer ici , nous avons pour ainsi dire découvert cet appareil dont rien ne nous décelait l’usage et dont personne n’expliquait le mode de construction et d’application.
- (i) Il existe trois systèmes de fours, t° le four L’Espinasse ; 2° le four dit nérotherme, pour lequel M. Aribert a pris un brevet en 1832, ®l MM. Jametel et Lemare un brevet pour I® même but en t834, brevet exploité aujourd'hui' par MM. Mouchot frères , avec quelques modifications; 3» enfin le four aérolherme continu de M. Aribert dont il vient d’être donné la des-cription. Tous ces systèmes ont été habileraeu* appréciés dans leur invention, leurs effets ®* leurs résultats dans un bon mémoire de M. AU' bert, adressé à l’Académie des sciences, dan» sa séance du 16 septembre 1844, et sur lequ®1 des commissaires ont été chargés de faire un rapport. F. M.
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- Au milieu de la salle des machines, dans l’emplacement réservé aux objets de chauffage, un poêle surmonté d un cylindre un peu fort, duquel s’échappait un tuyau portant un bec semblable à ceux dont on fait usage Pour l’éclairage au gaz , sans indication autre, ne paraissait pas cependant devoir remplir la seule fonction du chauffage. Le hasard nous fit dècou-Vrir . l’auteur de ce système, et son domicile ; alors nous , nous avons désiré voir cet appareil en fonction, et c’est à Versailles, chez M. Fenouil, chaudronnier place Charost, que nous avons pu examiner un appareil en plein exercice , mais présentant une disposition différente et peut-être plus convenable.
- Cet appareil consiste en un poêle de 0m,4l de diamètre sur 0“,94 de hau-teur ; près de ce poêle est placé un piédestal carré de 0m,30 de côté sur dm,96 de hauteur; trois tuyaux, l’un j conduisant la fumée du poêle dans le conduit de la cheminée , un autre partant du poêle, et se rendant au piédestal carré , et enfin le troisième partant du piédestal, et conduisant à des becs qui éclairaient la boutique et l’arrière-boutique du fabricant, complétaient l’aspect extérieur de ce poêle éclaireur.
- Ce poêle, divisé dans sa hauteur en trois compartiments, est fermé de deux portes. La première, celle du bas, placée au-dessus du socle, laisse aperce-voir quand elle est ouverte une cornue deOm,23 de diamètre sur 0m,28 de longueur. Cette cornue, dont l’épaisseur variable des parois a été calculée sui-vant qu’elles étaient plus ou moins éloignées de l’action du feu, porte sur les côtés et sur son fond, uneépaisseur ue O^jOa, jusqu’aux ^3, et de 0™ ,02 pour *e surplus, y compris la portion supè-ïleure. Sur le devant se trouve le trou servant à introduire le charbon de terre. Ce trou circulaire a 0m,16 de diamètre, et il est fermé par un tam-Pon maintenu par une bande en fer, fetenue sur la cornue par deux crochets dont les entrées opposées serrent ? bande de fer entre cette dernière ; ae plus on place sur le tampon un coin
- fer qui presse ainsi ce tampon sur ouverture de la cornue.
- Cette fermeture nous a paru la plus c°nvenable, car une vis se détériore-r?lt promptement, et il faudrait la changer souvent.
- Avant de placer la cornue dans le juyer, ii est nécessaire qu’elle soit es-sa>’ce d’abord, pour s’assurer qu’ainsi
- bouchée elle sera susceptible de contenir de l'eau, afin d’être certain, que le gaz ne s’échappera pas par son orifice.
- Elle doit en outre être fixée dans le four sur des briques réfractaires et non sur des barres de fer qui tendent toujours à céder lorsque l’action du feu les a rougies.
- Le combustible destiné à chauffer cette cornue, se compose de 2/7 de charbon, et 5/7 de coke, produit du charbon de terre restant dans cette cornue, après que le gaz en a été extrait par une opération précédente.
- La cornue porte à la partie supérieure un tuyau en fonte conduisant le gaz qui s’en échappe, dans le piédestal ou épurateur, et qui se relie à un autre tuyau faisant corps avec lui. Ce tuyau charrie le gaz dans des augets placés dans ce piédestal et au nombre de neuf. Ces augets que le gaz parcourt les uns après les autres, renferment le premier un 1/2 litre d’eau, et le tuyau qui y conduit ce gaz y plonge de 0m0t, les huit autres contiennent un 1/2 litre de lait de chaux, et tous ces tubes qui font circuler le gaz dans ces différents augets, plongent aussi de 0m,01 dans ce lait de chaux.
- L’ensemble de ces augets qu’on a renfermés dans le piédestal, est entouré d’eau contenue dans l’intérieur de ce dernier, afin de former réfrigérant. Les matières volatiles arrivées dans le premier auget, se condensent en partie et déposent leur goudron; dans le deuxième auget elles abandonnent leurs combinaisons sulfureuses, ammoniacales ou huileuses, et dans les sept autres , achèvent de se purifier et de se laver, de telle sorte que lorsque le gaz arrive dans le tuyau qui le conduit aux becs d’éclairage , il est parfaitement propre à la combustion et à l’éclairage, et donne une lumière pure et vive.
- Au lieu d’employer neuf augets , on peut ne’faire usage que de quatre; mais chacun d’eux, au fieu d’un 1/2 | litre de lait de chaux, doit en contenir un litre; par ce moyen la lumière est aussi belle que celle obtenue par les neuf augets. L’on pourrait même n’employer qu’un seul auget, mais alors il faudrait en déterminer la capacité de telle sorte qu’il pût contenir 4 à 5 litres d’eau de chaux, et laisser soixante centimètres de vide au-dessus de cette eau afin de contenir le gaz. Ce gaz serait également propre à donner de la lumière ; mais il serait moins pur, et il faudrait le brûler sous des fuini-
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- vores qui condenseraient en partie les matières sulfureuses et ammoniacales dont ce gaz , qui n’aurait pas été suffisamment épuré à la chaux, serait encore imprégné , et conduire au dehors les produits de la combustion.
- Le lait de chaux se prépare en mettant trois litres d’eau pour un litre de chaux ; quand le tout est bien éteint et démêlé, on y ajoute assez d’eau pour former uu liquide épais qui ressemble à du lait.
- Pour reconnaître si le gaz est de bonne qualité et bien épuré, le conduit porte un robinet d’essai que l’on ouvre et qui laisse échapper du gaz auquel on met le feu ; il est facile alors de s’assurer si ce gaz possède les qualités qu’on désire. On reconnaît encore que le gaz a acquis les qualités requises, par le bouillonnement qui se lait entendre lors des passages successifs d’un auget dans l’autre. 11 faut pour cela que ce bouillonnement soit régulier et uniforme.
- Si l’on ne se servait pas du gaz, et que l’on ne voulût pas le contenir et l’emmagasiner dans un gazomètre, il existe un conduit qui fait communiquer le tuyau de conduite aux becs avec le tuyau de la fumée ; en ouvrant le robinet disposé à cet effet, le gaz s'échappe par le tuyau et n’incommode nullement dans l’appartement.
- Si le gaz venait à se produire en quantité plus grande qu’il n’est débité par les becs d’éclairage, une soupape de sûreté adaptée à la suite de la conduite aux becs, se lève sous une pression déterminée et laisse échapper l’excédant du gaz. Mais alors aussi la cornue laisserait sortir par son tampon le gaz en excès qui serait brûlé dans le foyer du poêle.
- Quant aux soins qu’exige le réfrigérant ou épurateur, tant pour l’eau qu’il contient que pour le lait de chaux des augets, ils sont bien simples : une cannelle, placée au bas du corps carré qui contient l’eau, sert à faire écouler ce liquide. Kelativement au lait de chaux, chaque auget porte à sa partie supérieure un bouchon à tête carrée plein par le haut, et creux dans la partie qui pénètre dans l’auget : ce bouchon est retenu par une anse dans laquelle on introduit un morceau de fer qui presse sur la tête du carré. En enlevant ce dernier, une tringle de fer dans le bout supérieur dépasse la hauteur de l’auget, ce qui donne le moyen de la saisir et de l’enlever, communique avec un autre bouchon inférieur qui, lorsqu’on le soulève à l’aide de cette tringle en fer,
- débouche l’auget et laisse couler les matières liquides qu’il renfermait. Ces matières se rendent dans un entonnoir placé au-dessous de tous les augets, et communiquant avec un tuyau qui les dirige dans le poêle et dans une boîte contenue dans le cendrier, où elles sont évaporées par la chalcurdu foyer, desséchées ou brûlées. Ce tuyau lui-même est facile à nettoyer, attendu qu’à son extrémité sur le socle du corps carré de l’épurateur, il porte un écrou qui, lorsqu’on le dévisse, donne le moyen d’y introduire une baguette et de l’eau qui suffisent pour son nettoyage.
- Ce socle sert encore à contenir les instruments nécessaires au service de ce poêle, et qui sont renfermés dans son intérieur au moyen d’une porte à coulisse.
- Si l’on ne veut pas produire de gaz, mais simplement se chauffer, et en même temps faire cuire quelques aliments , l’on ne se sert que du deuxième compartiment du poêle qui est disposé en foyer; c’est dans le troisième de ces compartiments qu’on dépose les objets qu’on veut soumettre à la cuisson.
- Nous pouvons affirmer que pendant le temps que nous avons employé à étudier et à examiner ce poêle , et cela pendant trois quarts d’heure environ, nous, ainsi que plusieurs autres personnes qui étaient présentes, n’avons pas remarqué la moindre odeur dans le gaz employé à l’éclairage, ni de la part de l’appareil de distillation.
- Ajoutons ici quelques mots sur le prix de l’appareil ainsi que sur son emploi. Supposons que l’on ait déjà fait usage plusieurs fois de ce poêle, la première chose qu’il convient de faire, c’est de nettoyer les augets, puis le tuyau qui conduit les matières et les laits saturés de l’entonnoir au cendrier , et, enfin de placer dans l’intérieur des augets de nouveau lait de chaux. Cela fait, on retire le coke de la cornue, on remplit celle-ci de charbon de terre ; on la bouche avec son tampon et à l’aide de la bande de fer et du coin, puis on s'assure que le trou de la cornue qui conduit le gaz est parfaitement libre. On ouvre alors Ie robinet de dégagement, afin de perdre les premiers gaz qui ne sont jamais bons. On allume le feu sous la cornue, en l’enveloppant lorsque l’on veut activer le dégagement du gaz aux deu< tiers avec du coke et du charbon mé' langés ensemble, puis après deux ou trois heures de feu, et lorsque le tout a été embrasé, le gaz du charbon de terf^ est entièrement extrait. Si au contrai^
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- 1 on veut prolonger la chaleur et l’é— : clairage le plus longtemps possible, on lait du feu sous la cornue, Von garnit de combustible d’abord un de ses côtés, puis au bout d’un certain temps l’autre côté, et par ce moyen le chauffage dure huit à dix heures, et l’on a pour six heures de lumière au gaz.
- La cornue peut contenir 5 kilog. de charbon de terre, qui rendent mille litres de gaz. Un bec de gaz dépensant cent litres par heure, on voit qu’avec cet appareil, si Von ne fait usage que d’un seul bec, l’on s’éclairera pendant dix heures, et qu’on aura huit à dix heures de chaleur. Si Von multiplie les becs d’éclairage, la dépense de lumière sera en proportion de leur nombre, tandis que la durée du chauffage sera toujours le même. L’on aura dépensé
- pendant ce temps, en moyenne, en char* bon et chaux 0f 55e-
- Le prix de ces appareils peut varie* de 150 à 300 fr. et au-dessus, selon la richesse des ornements que l'on désire y appliquer.
- Une remarque qu’il importe encore de faire, c’est que l’appareil épurateur peut très-bien être séparé du poêle et placé à une grande distance; ce qui donne le moyen de faire le feu dans une pièce qui ne laisserait voir que le calorifère , tandis que le gaz serait épuré dans un autre point d'où on le distribuerait aux becs.
- La figure 28, pi. 6, est une vue en élévation de l’appareil entier.
- La figure 29 en est le plan ; les mômes lettres correspondent aux mêmes objets dans les deux figures.
- A Cendrier à compartiments, l’un pour la cendre, l’autre pour l’air qui alimente le foyer.
- » royer ou se place le charbon de terre mêlé de coke qui sert de combustible et a chauffer lacornue, et est supporté par une grille.
- C Cornue dont le tampon est fermé par une bande de fer retenue par deux cro-
- D Deuxième foyer dans le-uel se place le charbon e terre lorsque l’on veut seulement se chauffer et faire cuire des aliments : il est formé par une grille placée au-dessus de la cornue.
- Préparation de Voxide d’urane et de l'acide titanique dans les applications techniques.
- L’acide titanique et Voxide d’urane sont employés dans la peinture sur verre ou dans celle sur porcelaine ; le dernier, en outre , dans la peinture à huile, et tous deux enfin dans la fabrication des dents artificielles pour I donner différentes nuances à la masse d email.
- ï*our préparer Voxide d’urane , on
- prend û\xpechblende(péchurane,urune
- °jcidulé) des mines de l’Erzgebirge en ^axe ou autre, qu’on pulvérise et passe an tamis. On verse dessus de l’acide chlorhydrique étendu, et on agite fréquemment pendant un certain temps Pour que le protoxide de manganèse et es terres se dissolvent, puis on lave avec soin, on fait sécher et on traite avec deux fois son poids d’acide azo-
- sant les matières de l’épurateur au tuyau d’évacuation.
- M Tuyau conduisant les matières de l’entonnoir au cendrier.
- N Socle portant une porte à coulisse et servant à serrer les objets utiles au poêle.
- O Tuyau de conduite (lu gaz du dernier augetau bec.
- P Soupape de sûreté.
- 0 Bec d’essai.
- R Robinet de décharge.
- S Robinet pour le service des becs.
- T Cannelle d’évacuation de l’eau du réfrigérant.
- tique concentré du commerce; on fait bouillir et évaporer à siccifé. Le résidu est dissous dans l’eau, et à travers la dissolution filtrée on fait passer, pour en séparer les métaux étrangers, tels que le cuivre, le plomb, l’arsenic, etc. un courant de gaz sulfhydrique. Lx liqueur filtrée pour en séparer tous les sulfures métalliques précipités, est évaporée de nouveau à siccité ; ce qui donne encore un résidu assez considérable d’oxide de fer qui se sépare par une nouvelle dissolution dans Veau. La liqueur de nitrate d’oxide d’urane ayant été filtrée encore une fois, on y ajoute de l’ammoniaque caustique ; le précipité jaune qui se forme est lavé , séché et calciné. L’oxide d’urane ainsi préparé possède une belle couleur orangé vif ; mais il renferme encore un peu d’ammoniaque et de fer, et quelques traces de zinc, de manganèse et de cobalt.
- L’acide titanique se prépare avec le titanate de fer ( nigrine, titane oxidé ferruginé) finement pulvérise et lévigè,
- E Four dans lequel on place les aliments.
- F Cloche recouvrant le four.
- G Tuyau conduisant la fumée dans le tuyau delà cheminée.
- H Tuyau conduisant le gaz de la cornue aux augets de l’épurateur.
- I Augets contenant le lait de chaux.
- J Tubeconduisantlegazd’un auget dans l’autre, et plongeant toujours dans le lait de chaux de Qm.ot.
- K Tringle servant à lever le bouchon fermant l’auget.
- L Enlonnoirsoudésurlefond du piédestal et à l’extrémité des augets coudui-
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- qu’on mélangeintimementavecmoiliède son poids de soufre et qu’on fait rougir. La masse refroidie est pulvérisée. lavée de nouveau, arrosée d’acide chlorhydrique concentré , et après l’élimination du fer, séchée et légèrement portée au rouge.
- L’acide titanique ainsi préparé est souillé par du fer et par quelques traces de manganèse et d’étain ; il se présente sous forme d’une poudre blanc jaunâtre.
- Avec le rutile ( titane oxide ), on obtient un acide titanique en mélangeant intimement et faisant fondre le minéral pulvérisé et Iévigé avec quatre parties d’un mélange de parties égales de carbonate de soude effleuri et de carbonate sec de potasse ; la masse fondue est traitée par l’eau, et le résidu qui renferme en solution du titanate de potasse et du titanate de soude est traité par l’acide chlorhydrique concentré; on étend ensuite d’eau , et on précipite par l’ammoniaque caustique.
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- Bronzage chinois.
- Le capitaine Pidding , qui a fait un long séjour en Chine , indique le procédé suivant comme étant celui que les Chinois emploient pour produire un beau bronzage sur cuivre.
- L’article qu’on veut bronzer est d'abord décapé avec des cendres et du vinaigre , de manière à bien découvrir le métal et à le rendre brillant. En cet état, on le fait sécher au soleil, puis
- on le recouvre en totalité avec la coin-composition suivante : deux mace ( le mace est le dixième de l’once chinoise) de vert de gris, deux mace de cinnabre minéral, deux mace de sel ammoniac , deux mace de bec et de foie de canard, cinq mace d’alun bien pulvérisés et incorporés ensemble, et humectés suffisamment pour en former une pâte qu’on peut étendre sur les articles. Quand l’objet est ainsi chargé, on le passe au feu et on le lave quand il est froid. On le charge une seconde fois avec la composition , on passe de nouveau au feu , et on lave à l’eau jusqu’à dix fois de suite.
- Les petits objets ainsi bronzés sont, dit-on, d’une grande beauté, et ne perdent rien de leur éclat par leur exposition à l'air libre et à la pluie.
- Laque de garance purifiée.
- Suivant M. Kressler, on obtient une belle couleur glacée pour la peinture à l’huile, en prenant de la laque de garance du commerce, et la faisant macérer dans le double de son poids de vinaigre concentré jusqu’à ce qu’il ne se dissolve plus rien. La dissolution rouge qu’on obtient ainsi après filtration , et qui par elle-même constitue une encre rouge très-belle et très-durable , est étendue de 6 à 8 fois son poids d’eau chaude , et précipitée par une solution étendue, et également chaude, de carbonate de soude ; enfin , le précipité est lavé à l’eau bouillante, filtré, pressé et séché.
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- A HT S MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Perfectionnements apportés dans les machines employées pour préparer et filer les matières fibreuses et textiles.
- Par M. J. Làmb.
- J’ai pensé que les machines qui servent à préparer et filer le coton, la laine, la soie et autres matières- filamenteuses , étaient susceptibles de quelques perfectionnements, et c’est ce qui m’a déterminé à proposer ceux que je vais faire connaître, et qui consistent :
- . 1° Dans une construction et disposition nouvelle de la machine à filer appelée YTirosl/e ou continue, ainsi quedes machines à doubler ou retordre deux,
- °u un plus grand nombre de fils.
- 2° Dans divers perfectionnements apportés dans la construction, et la disposition des ailettes employées dans les machines à préparer et à filer les matières textiles.
- Je commencerai par entrer dans des explications sur les perfectionnements que j’ai apportés à la throstle et autres métiers à doubler et retordre les fils.
- La fig. 6 , pl- 62, représente en élévation , et par devant, une portion d’une throstle telle que je l’ai construite et perfectionnée.
- La fig. 7 est une élévation latérale, vue partie en coupe, de la même machine.
- A, poulie fixe et folle qui communique le mouvement à toute la machine à l’aide d’une courroie comme d’habitude. B cylindres étireurs, C broches. ®ur le même arbre où sont enfilées les oulies A se trouve placé le tambour D qu’on aperçoit plus distinctement dans la fig. 7) ; c’est à ce tambour que les ailettes empruntent leur mouvement a l’aide de cordes. Ces ailettes ne sont Point attachées aux broches comme dans les throstles ordinaires, mais elles sont portées par deux collets sur les narres e et ë, entre lesquelles tourne l esquive motrice.
- La construction de cette portion du métier est représentée sur une plus grande échelle en coupe dans la fig. 8, en élévation dans la fig. 9 et dans sa Position relative vis-à-vis la broche et a i?°ldne à laquelle elle appartient.
- Près des poulies motrices A et sur le même arbre qu’elles est placé un c°ne de poulies E de diamètres variés,
- qui transmet le mouvement à un cône semblable G, mais dans une position inverse, monté sur un arbre parallèle , qui court au-dessous du précédent. Cette transmission se fait par une courroie sans fin.
- La vitesse relative des deux arbres dépend donc nécessairement des diamètres relatifs des poulies sur lesquelles la courroie se trouve jetée. L’arbre inférieur sur lequel est calé le cône G, porte également un tambour qui fait tourner les broches à l’aide de cordes à la manière ordinaire, et quoique le tirage des bobines s’effectue pricipale-ment à l’aide du frottement entre ces bobines et le porte-collet f sur lequel elles reposent, néanmoins ce tirage se trouve beaucoup modéré et modifié par la dépendance entre la vitesse relative de la broche et de l’ailette que cette disposition présente, vitesse relative qui peut varier à chaque instant, en faisant varier la position de la courroie sur les cônes inverses de poulies E et G. La barre guide I, et celle d’appui ou à crapaudines K sont liées ensemble et disposées pour se mouvoir librement dans une coulisse verticale poussée dans le bâti de la machine, et leur position est réglée par une crémaillère et un pignon , ainsi qu’on le voit en m et M, fig, 7. Les pignons M sont placés sur un arbre qui s’étend sur toute la longueur de la machine, et qu’on fait tourner à volonté à l’aide d’une petite manivelle.
- Supposons la crémaillère m, et le pignon M dans la position indiquée dans la fig. 7. Les broches se trouveront pla cées à une élévation convenable pour procéder au travail de la filature, mais aussitôt que les bobines seront chargées, et que l’instant de les enlever de dessus les broches sera arrivé, les barres I et K. seront abaissées en faisant tourner le pignon M dans la direction indiquée dans la figure, et les broches suivant ce mouvement, les bobines resteront sur le porte-collet f, d’où il sera plus facile de les enlever que dans les dispositions ordinaires, où il faut les soulever sur les broches les unes après les autres.
- Il existe aussi un petit loquet ou encliquetage fixé sur l’arbre sur lequel sont montés les pignons M, et ayant pour but de maintenir cet arbre fixe quand cela est nécessaire, mais cette disposition et d’autres également se-
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- condaires sont trop faciles à imaginer pour mériter une attention particulière, et la similitude entre une machine à doubler et la throstle qu’on vient de décrire rend tous ^autres détails entièrement inutiles.
- Les avantages que présente cette première partie des perfectionnements que je propose, consistent à donner une plus grande quantité de produit, attendu qu’on peut marcher avec une plus grande vitesse tout en cassant moins de fils. Le fil étant d’ailleurs amené suivant une direction perpendiculaire à l’ailette, sans l’intervention d’aucun guide, comme avec la planche ordinaire, on peut par conséquent filer plus doux, et des fils d’un quart entier plus fins avec une qualité donnée de coton, et un quart moins de force. D’ailleurs la facilité de l’application de ces perfectionnements aux throstles et aux machines à doubler, rend cette partie de mes améliorations applicable à toutes les machines actuellement en usage.
- La seconde partie de mes inventions est relative aux ailettes employées dans les machines à préparer et à filer, et consiste d’abord à assujettir et fixer d’une manière plus efficace le ressort qui agit sur le compresseur, aujourd’hui généralement en usage pour condenser et serrer la mèche dans le métier en gros, ou la fusée dans les métiers en fin.
- La fig. 10 représente la vue de face, d’une ailette et d’une broche d’un métier en gros ordinaire.
- ha fig. 11, une élévation de la même ailette.
- I est un ressort qui agit sur le compresseur ou condenseur n, et qui est inséré dans la masse L, suivant la disposition ordinaire. Cette masse est forgée avec la jambe de l’ailette sur laquelle elle est placée, et par conséquent, parfaitement ferme et stable au lieu d’être exposée à la rupture et à des dérangements, résultant du jeu qu’elle prenait et qui la détachait, ainsi qu’on en voit fréquemment des exemples quand cette pièce est simplement rivée, brasée ou soudée sur la jambe de l’ailette.
- Les fig. 12 et 13 représentent une vue de face et de côté d’une ailette semblable, portant deux masses solides L, et deux compresseurs sur la même jambe, disposition par laquelle la pression requise se trouve partagée entre deux ressorts/, l, et qui maintient l’ailette sur la broche plus fermement que quand on n'emploie qu’un seul ressort sur l’un des côtés seulement de la bobine.
- Les fig. 14 et 15 sont également des
- vues en élévation et en plan d’une ailette à trois jambes, auxquelles on peut appliquer autant de compresseurs à l’aide d’un même nombre de masses solides L , ainsi qu’on l’a décrit ci-dessus ; mais l’avantage de cette forme d’ailette , avec ou sans compresseur, c’est non-seulement de répartir la pression sur les ressorts quand on s’en sert, mais de plus de produire une grande amélioration dans la marche de la broche, qui se trouve ainsi rendue plus ferme par une distribution plus égale du poids de l’ailette, laquelle prévient toute torsion du sommet de la broche, et rend l’ailette aussi sûre danssamarche que la broche elle-même, ce qui présente en même temps moins de frottement à la bobine, et m’a permis de marcher avec une augmentation de cent cinquante tours par minute, et lorsque le métier est arrêté par une cause quelconque , permet d’avoir toujours devant soi une des jambes de l’ailette, ce qui est une chose utile dans toutes lés circonstances.
- La fig. 17 représente un compresseur à contrepoids O qui sert à compenser la position variable de cette pièce pendant le chargement de la bobine et à maintenir l’équilibre de l’ailette.
- Ma dernière invention enfin consiste dans la disposition de la construction d’une ailette avec une petite esquive ou poulie P à l’extrémité de l’une ou de ses deux ou trois jambes, ainsi qu’on le voit de face et de côté dans la fig. 16 pour remplacer l’œil ordinaire. Ce perfectionnement s’applique principalement à la throstle et à la machine à doubler. Le fil ou mèche est passé sous cette poulie au lieu de l’être dans l’œil de l’ailette, ce qui prévient le sciage de l’ailette par le fil, ainsi que cela arrive avec les ailettes actuellement en usage. Ces poulies peuvent être faites en une matière quelconque et suffisamment dure; mais, d’après ma propre expérience, je donne la préférence à l’acier trempé.
- Perfectionnements dans le mécanisme pour filer et retordre le coton, et autres matières filamenteuses.
- Par M. C. Brook , filateur.
- J’ai déjà fait, en 1829, l’application aux machines à filer d’un cylindre tournant et immergé dans l’eau, que je reproduis d’abord ici avec de nouvelles dispositions pour produire un fil
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- perfectionné dans son aspect et dans sa qualité.
- En second lieu, je propose une disposition et construction nouvelle, et perfectionnée pour les broches et les ailettes propres à filer et retordre le fil.
- Je vais décrire en premier lieu avec quelques détails les perfectionnements relatifs à la première partie de mon invention.
- Fig. 18 et 19, pl. 62. Élévation par devant et par l’une des extrémités d’une throstle ordinaire.
- Fig. 20. Section transverse de la même.
- Fig. 21. Section sur une plus grande échelle des cylindres ètireurs et des parties qui constituent mon ancienne et ma nouvelle invention.
- Fig. 22. Modifications apportées dans les agencements, ainsi qu’il sera expliqué ci-après.
- Fig. 23. Plan des mêmes parties.
- Dans les fig. 18 et 19, a représente les poulies fixe et folle de la machine , et b, c, d et e une série de roues pour transmettre le mouvement au rouleau antérieur ou délivreur f ; h des rouleaux
- tournants ou cylindres immergés que j’ai
- introduits depuis 1829; i une petite sérié intermédiaire de rouleaux placés près des cylindres h tournant dans la même direction à l’aide d’une transmission de mouvement convenable. Ces rouleaux i empruntent l’eau ou autre liquide à la surface du cylindre h, et humectent par conséquent le fil avant qu’il arrive à la surface de ces cylindres; à mesure que le fil avance en quittant le cylindre h, vers la broche P, au lieu de passer par un entonnoir ou une lunette, à la manière ordinaire, il est rejeté sur une série de petites poulies tournantes c', dont les fig. 18 et -l font mieux saisir la disposition.
- Les poulies c’ sont enfilées et fixées sor un arbre et mises en mouvement Par des engrenages ; elles remplissent les fonctions de guides relativement au fil dont elles compriment les filaments par leur forme anguleuse, de manière à incorporer complètement ceux-ci pendant que le fil se lord, tandis que le mouvement rapide de ces poulies suivant la direction indiquée par la flèche force le tors ou la torsion de remonter vers les rouleaux dclivreurs f, effet qui est d’ailleurs facilité par la direction horizontale suivant laquelle le fil ost guidé au point de contact ou de pincement de ces rouleaux.
- L’arbre qui porte les poulies c' est soutenu à l’extrémité d’un levier moufle sur un centre c’-, et maintenu dans
- la position représentée dans la fig. 21, par un contre-poids ci. Dans cette disposition le ressort de l’arbre sur lequel les poulies c' sont placées , suffit pour permettre l’élévation de celles-ci dans le mouvement alternatif du bobinage, et pour l’enlèvement des bobines sur les broches, quand cela est devenu nécessaire : mais pour que les poulies d puissent s’élever facilement et permettre aux bobines ces deux mouvements, il vaut mieux faire usage de la disposition représentée dans les fig. 22 et23,et qui consiste à transporter la poulie motrice q de l’extrémité de l’arbre sur lequel les petites poulies c sont placées à un arbre parallèle c4 et à imprimer le mouvement de rotation à l’arbre des poulies au moyen de roues droites c5, engrenant dans des roues semblables c6, disposées respectivement aux extrémités des bouts d’arbres sur lesquels sont fixées de 6 à 8 poulies. Ces bouts d’arbres sont soutenus par des bras r,r reliés avec le tube creux à travers lequel passe l’arbre d* (fig. 23), de façon que chaque série de 6 à 8 poulies peut être soulevée pour le bobinage ou pour enlever les bobines sans désengrener les roues c5 et c6 comme on le voit au pointillé, fig. 22.
- D’après la description précédente, il est aisé de voir que j’incorpore d’abord les filaments duveteux du fil, ainsi que je l’ai fait depuis 1829 par le mouillage, mais de plus, que l’effet est rendu plus complet par l’emploi du rouleau i qui distribue l’humidité au fil avant son arrivée au cylindre h, et que l’incorporation des fibrilles, et l’action de faire remonter le tors vers les rouleaux délivreurs au moyen des poulies à gorge c’ rend cette disposition très-efficace.
- Quant aux vitesses de rotation des diverses parties en question , elles n’ont pas besoin d’une exactitude scrupuleuse et peuvent être empruntées à une pièce mobile quelconque de la machine ; mais dans une throstle où le rouleau délivreur a 25 centimètres de diamètre, et fait environ 35 révolutions par minute, j’ai fait exécuter au rouleau i 180, au cylindre h 20, et à la poulie à gorge c’ 400 révolutions dans le même temps.
- Pour adapter ces dispositions à une autre machine à filer et retordre, les vitesses et l’agencement de ces parties, pourront varier suivant la nature ou la structure de la machine à laquelle on les appliquera ; les détails dans lesquels nous venons d’entrer suffiront d’ailleurs pour toute personne
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- compétente en cette matière, sans nouvelle explication.
- L’autre perfectionnement qui consiste en une nouvelle disposition et construction des broches et des ailettes est représentée séparément en élévation fig. 24, en coupe verticale fig. 25, et coupe horizontale suivant la ligne#, x fig. 26.
- Dans ces figures, p représente un tube creux qui tourne sur une crapau-dine portée par le chariot des bobines p': par le centre de ce tube creux passe une tige fixe p2, qui est libre dans ce tube , et ajustée dans le trou de la cra-paudine du chariot des bobines p'. La bobine o enfilée sur le tube appuie sur une petite embase, et o est un poids disposé sur le carré de la tigep2 qui est légèrement tordue et repose sur une rondelle de cuir ou d’étoffe en laine placée sur la tête de la bobine afin de produire le tirage.
- L’ailette renversée r2 est liée avec l’esquive r qui tourne librement sur une douille établie sur la barre fixe r3, la portion r' est creuse pour permettre le passage du tube perpendiculaire p. Ce tube qui constitue la broche participe au mouvement de rotation de l’esquive et de l’ailette à l’aide d’une petite goupille qui se meut librement dans une coulisse pratiquée en p* sur le tube creux, ainsi qu’on le voit fig. 24 et 25.
- Supposons en conséquence que le mouvement de rotation soit imprimé à l’esquive r, l’ailette et la broche seront entraînées avec elle, et le tirage ainsi que le tordage auront lieu à la manière ordinaire, tandis que la bobine o en partie retenue par le tirage causé par le poids o renvidera ou enroulera le fil avec une tension proportionnelle au poids o qui peut être varié et modifié suivant la nature du travail qu’on se proposera d’exécuter.
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- Machines à imprimer les étoffes dites
- perrotines.
- Par M. Perrot , ingénieur civil.
- Les machines dites Perrotines ont subi, depuis quelque temps, d’importants perfectionnements. D’une part, les chocs des chariots lors de leur retour , soit de l’alimentation, soit de la pression, et le bruit qui en était la conséquence, sont anéantis. D’autre part, les ressorts à boudin, dont la fonction est de ramener les chariots, et qui
- étaient sujets à se détendre et à occasionner la rupture de certaines pièces, sont supprimés.
- Ces perfectionnements permettent de faire imprimer, à la minute, cinquante coups au lieu de treute à trente-cinq par chacune des planches, sans danger de rupture daucune pièce. Malgré cette rapidité du travail, l’impression a été reconnue meilleure par tous les fabricants.
- Afin d’expliquer plus facilement ces perfectionnements, je dois d’abord •dire en quoi consistait l’ancien mécanisme (1).
- Dans mes anciennes machines, le chariot porte-planche reçoit de deux excentriques fixés à un seul arbre, deux mouvements : l’un de ces excentriques porte la planche sur le châssis aux couleurs, l’autre le fait arriver jusqu’à la table à imprimer. L’excentrique d’alimentation de couleur agit sur un galet fixé au chariot ; l’autre excentrique produit l’impression par l’intermédiaire d’une bielle agissant sur ce même chariot. Ces deux excentriques agissent seulement en poussant, de sorte que le chariot resterait là où il a été amené par les excentriques, si des ressorts à boudin n’agissaient pas pour le ramener contre un point fixe sur lequel il vient buter.
- Dans mes nouvelles machines, au contraire, les bielles doivent avoir, par suite de la suppression des ressorts d’appel, la faculté de tirer et de pousser. Deux arbres dont l’un fait un tour, tandis que l’autre en fait deux , agissent par leurs excentriques sur deux bielles articulées aux bras d’un balancier articulé lui-même par son milieu avec le chariot porte-planche. Il résulte du mouvement combiné de ce système d’excentriques, de bielles et de balancier, que le chariot se meut de la manière suivante : à partir de son plus grand recul, il s'avance vers le châssis sur lequel il prend la couleur, il recule ensuite pour laisser au châssis la faculté de se retirer, après cela il se porte vers la table sur laquelle il opère l’impression ; enfin, il revient sur lui-même pour arriver au point dont nous l’avons supposé parti, et ainsi de suite.
- Dans ce nouveau mécanisme, la pression sur la table et celle de la prise de couleur au châssis sont indépendantes l’une de l’autre •• elles se règlent en faisant varier la distance du point d’ar-
- 0) Voir la description de cet ancien mécanisme dans le Technologiite, ire année, p- 173-
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- ticulation de la bielle au centre du balancier. La longueur de Ton des bras réglé l’alimentation , et la longueur de 1 autre, la pression sur la table à im-' primer.
- Diaprés ce que j’ai dit de mon ancien système de pousser les planches avec des excentriques et de les rappeler à l’aide de ressorts à boudin, on concevra que pour obtenir une impression intermittente comme celle nécessaire dans ma méthode d’imprimer les cravates, il suffira d’employer une bielle à longueur variable, suivant la loi exigée par le dessin, sans que cette bielle jouisse de la propriété de tirer le chariot de même qu’elle le pousse, puisque les ressorts font cet office. C’est ainsi que sont construites mes anciennes bielles pour cravates. Mais la suppression des ressorts d’appel, dans les nouvelles machines, rend ces bielles tout à fait inefficaces. J’ai donc en conséquence imaginé de nouvelles bielles à longueur changeante, dont Faction puisse avoir lieu tout aussi bien en tirant qu’en poussant. C’est le mécanisme appliqué à la machine à trois couleurs que j’ai placée à l’exposition. Le frein de tissu, à action constante, appliqué à mes machines, se compose de deux mâchoires, dont lune, mobile, est chargée d’un poids par l’intermédiaire d'un levier.
- Le tissu est engagé dans ces mâchoires sur toute sa largeur. Il y décrit des zigzags d’autant plus prononcés que le poids qui agit sur la mâchoire mobile est plus considérable. En sortant de ces mâchoires, le tissu passe sur un rouleau tournant sur la mâchoire mobile et prend la direction la plus convenable pour la soulever.
- Ceci posé, il est clair que le tissu ne pourra recevoir des mâchoires un frottement ni supérieur ni inférieur à Faction du poids qui charge la mâchoire mobile ; car, d’une part, les mâchoires fendent à opérer une résistance surabondante ; mais, d’un autre côté, la résistance eu excès ne peut se faire sentir sur le tissu qui sort des mâchoi-res- puisqu’alors le tirage du tissu soulèverait la mâchoire mobile et anéantirait entièrement son action. Il s établira donc un équilibre tel, que la résistance sera toujours égale à l’in-uuence constante du poids qui charge ta mâchoire mobile.
- Le doublier et le tissu, en sc déroutant , subissent l’action d’une planche SUl agit sur le tissu même et non sur 1 axe des rouleaux qui les porte. J’ob-uens encore par cette disposition une
- résistance constante , quelque changeant que soit le diamètre des rouleaux.
- J’ai encore embarré le doublier en le passant à travers une barre fendue, dont je fais varier l’inclinaison par rapport à la direction du doublier. De cette manière je fais varier à volonté l’obstacle que cet embarrage oppose à la marche du doublier.
- Il résulte de l’emploi de ces freins, à action constante , une bien plus grande précision dans les raccords des planches entre elles et par suite une extrême facilité pour le rentrage des couleurs à la main.
- J’ai encore appliqué à mes machines une caisse à vapeur sur laquelle passe le tissu après avoir été imprimé. La chaleur que celte caisse communique aux tissus suffît pour saisir les couleurs et prévenir leur mélange. Un robinet, dont l’ouverture est excessivement petite, ne permet d’introduire qu’une faible quantité de vapeur qui circule sans pression et s’échappe condensée par un tuyau communiquant directement avec Fatmosphére.
- Voilà les perfectionnements que je suis parvenu à faire à mes machines à trois cours.
- Machine à rentrer.
- Je me suis encore occupé de la solution du problème fort important, l’impression mécanique des rentrures sur les étoffes déjà imprimées. Je n’ai exposé aucun appareil pour cette opération difficile, mais je suis en possession des certificats constatant le succès d’appareils que j’ai imaginés et construits pour la rentrure des lignes longitudinales.
- C’est la solution d’une moitié du problème. J’eusse déjà complété ces appareils , mais j’en ai été empêché par les entraves que j’ai éprouvées de la part des ouvriers chargés de l’opération préparatoire de ramener à ses dimensions primitives, le tissu déjà imprimé.
- Je vais maintenant dire quelques mots de la machine à quatre couleurs et de la machine à six couleurs admises à l’exposition.
- Machine à quatre couleurs.
- Ma machine à quatre couleurs de l&W diffère de ma machine à quatre couleurs de 1839 eu plusieurs points : 1° Chacune des planches est munie de l’appareil accélérateur qui, comparativement à la machine de 1839, lui fait produire un travail double ; 2° Les chariots de la première et de la deuxième planches
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- sont placés horizontalement ainsi que dans la machine à trois couleurs. Ces chariots se mouvaient sur un plan incliné clans ma machine de 1839. A plusieurs autres avantages réels, cette disposition joint celui de ne pas changer les habitudes des ouvriers qui conduisent les machines ordinaires à trois couleurs ; 3° La distance qui sépare la dernière planche de la première est moindre que dans la machine de 1839 , et par conséquent les rapports des planches sont encore plus parfaits; 4° Enfin , la largeur des planches est un tiers plus considérable que dans celle de 1839.
- Machine à six couleurs.
- Ma machine h six couleurs est une complète innovation. Elle devance peut-être un peu trop les besoins de l’industrie , mais il en était de même de mes machines à trois et à quatre couleurs au moment de leur apparition. Malgré le développement du tissu et la distance de la dernière planche à la première, elle imprime d’une manière très-satisfaisante. Elle est à mécanisme accélérateur: elle frappe à la minute 280 coups de planche, et fait par conséquent l’ouvrage de cent vingts ouvriers, soixante imprimeurs et soixante tireurs.
- Machine lithographique.
- Par M. Perrot, ingénieur civil.
- La machine lithographique que j’ai présentée à l’exposition , est destinée à l’impression des écritures et de l’imagerie.
- Elle renferme, je le crois, la solution du problème de l’encrage mécanique des pierres.
- Dans cette machine, la pierre est plane et semblable aux pierres lithographiques ordinaires ; elle est posée sur un chariot animé d’un mouvement alternatif de va-et-vient, lent dans le sens progressif et rapide pendant le retour.
- La pression est exercée, sur la pierre par un petit cylindre maintenu latéralement dans une rainure et supporté par un gros cylindre qui l’empêche de fléchir. Un cuir et un garde-main servent d’intermédiaire entre le petit rouleau et la pierre.
- Le mouillage est opéré par deux tampons cylindriques de laine, recouverts de peau et ensuite de velours de
- coton. Après avoir passé sous les rouleaux encreurs, la pierre reçoit, en arrivant à l'extrémité, un second mouillage.
- L’encre est déposée dans un encrier analogue a ceux de la typographie. Un petit rouleau transporteur porte à un rouleau table, animé d’un mouvement rapide de rotation, l’encre qu’il a prise par son contact avec l’encrier. Un second transporteur plus gros, transmet, à un gros rouleau table, l’encre dont il s’est chargé pendant son contact avec le premier. Il existe entre ces quatre rouleaux des rapports de diamètre tels, que les mêmes points des rouleaux en contact ne se rencontrent qu’après un grand nombre de tours, afin que la répartition de l’encre, dans le sens longitudinal de la machine, se fasse de la manière la plus uniforme.
- Pour opérer la répartition de l’encre dans le sens transversal, condition essentielle dans l’impression des pierres qui ne sont pas couvertes d’un dessin uniforme dans toute l’étendue de leur surface, je fais usage d’un petit rouleau coureur, oscillant, qui en se présentant d’une manière oblique au gros rouleau table, est entraîné jusqu’à ce qu’il reçoive l’impulsion d’une petite came. Cette impulsion lui communique une obliquité opposée qui le fait rétrograder jusqu’à ce qu’il reçoive l’impulsion d’une autre came qui change sa direction et ainsi de suite.
- Un troisième rouleau transporteur transmet l’encre du gros rouleau table à un gros rouleau de bois sècheur. Ce rouleau sècheur, animé d’un mouvement rapide de rotation, est porté par un cadre qui l’abaisse sur deux rouleaux encreurs, pendant que ceux-ci sont sans action sur la pierre.
- Un second rouleau sècheur, placé sur le cadre et dans le même plan horizontal que le premier, en reçoit le mouvement à l’aide d’un rouleau intermédiaire pose entre les deux.
- Au-dessous de ce deuxième sècheur sont placés deux autres rouleaux encreurs à la hauteur des premiers.
- Les rouleaux sécheurs ont donc deux fonctions : la première de transmettre l’encre qu’ils reçoivent du gros rouleau table, aux quatre rouleaux encreurs; la seconde de dissiper, par un mouvement rapide, l’humidité que les rouleaux encreurs ont contractée dans leur contact avec la pierre humectée.
- Un mécanisme particulier permet de varier la pression que les encriers doivent exercer sur la pierre. En général cette pression doit être énergique pen-
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- dant le mouvement progressif de la pierre, afin de la garnir convenablement d’encre; elle est faible, au con-
- traire^ pendant le retour rapide delà ! élèvatoire. Comme i fî'Tjve ”es divers pierre afin d’opèrer le nettoyage du | ces solennités ind . nn nour
- et de la refouler ensuite pour l'élever à une hauteur assez considérable, et le cinquième était un système purement éiévatoire. Comme il arrivedans toutes
- dessin. En
- dopérer te nettoyage uu i ccs suiu...uw .........
- cela, après trois années j objets étaient à létal inerte, ou pour essais divers , je n’ai rien trouvé de ! mieux dire laquantitéde liquidesqu’on •eux que d'imiter le travail des ou- 1 ’“,,r faisait élever et chasser, était à V|,iers habiles
- Après avoir parcouru la machine, la pierre a donc reçu huit actions de rou-maux, quatre en allant pour se charger d’encre et quatre autres en revenant Pour nettoyer et finir. Ces quatre rouleaux encreurs sont plus que suffisants Pour l’impression du trait et de l’ècri-türe, mais leur nombre doit être augmenté pour l’impression du dessin , du moins avec les encres dont j’ai fait usage jusqu’à présent.
- Mais ce qui me fait croire que, quelle que soit l’encre , huit coups de rouleaux sont insuffisants pour le dessin, c’est que j’en ai toujours vu donner un plus grand nombre par les imprimeurs qui voulaient tirer de belles épreuves sans fatiguer leurs pierres.
- Une roue dentée latéralement est mue d'une manière particulière par un pignon maintenu dans un cadre. Cette roue reçoit du pignon le mouvement progressif lent, et rétrograde rapide, qu’il communique au chariot porte-pierre à l'aide d’une chaîne ou d’une crémaillère.
- Enfin , dans cette machine , toutes les opérations ont lieu mécaniquement, si ce n’est la pose du papier sur une tablette et son enlevage après l’impres-sion. La machine entière reçoit son mouvement d’un moteur quelconque de la force d’un demi-cheval environ, et elle imprime de quatre à huitèpreu-ves à la minute.
- Notice sur les différents systèmes de pompes qui ont figuré à ïexposition nationale de 1844.
- î*ar M. P. Dalmont, membre de la Société centrale des architectes.
- Parmi cette quantité énorme de Pompes qui figuraient à l’exposition nationale des produits de l’industrie, cinq systèmes principaux se faisaient remarquer, soit par leur nouveauté, s°it par l’abondance de leurs produits.
- Quatre de ces systèmes étaient aspirants et foulants, et avaient pour objet ü aspirer l’eau d’une profondeur de 8ra
- If ----- ,
- leur faisait élever et chasser, était à une distance tellement rapprochée du corps de pompe , qu’il était impossible de faire réellement avec les appareils , une opération ou une épreuve expérimentale de quelque exactitude, et que nous avons été obligé la plupart du temps de nous en tenir à des données vagues et même parfois à des hypothèses. N’ayant donc pu expérimenter, faute de moyens à notre disposition, et considérant tous ces appareils comme étant encore à l’étal de théorie, nous avons été conduit à procéder en ce sens à leur application, et à ne plus les examiner que par le calcul en les soumettant tous à une même règle , celle de leur capacité et de la course de leur piston ou vanne, et du frottement plus ou moins considérable que ce dernier doit exercer sur le corps de pompe C’est donc sous ce point de vue que cette notice a été rédigée, et nous ne croyons pas que dans de pareilles circonstances il eût été possible de procéder autrement à cet examen.
- Les cinq systèmes qui nous occupent ont pour base, le 1er un corps de pompe cylindrique parcouru par une vanne, suivant une plus ou moins grande course en longueur , le 2e un corps de pompe ovoïde renfermant deux pistons parallèles, et dont l’un d’eux compris I dans l’une des portions de ce corps de pompe et armé de quatre palettes, met en mouvement l’autre piston compris dans l'autre portion du corps de pompe qui n’en a que deux, le 3* une pompe en forme de soufflet dont une portion du corps en cuir et mobile, fait fonction de piston, et appelle et repousse l’ean aspirée , le 4e un corps de pompe double et cylindrique, mais vertical, dont le piston conique sa.laissant pénétrer par l’eau, refoule ce liquide lorsqu’il s’élève dans le corps de pompe ; le 5e enfin, une disposition de seaux placés au-dessous du corps de pompe, et qui n’étant pas ajustés hermétiquement et plongeant dans l’eau, l’y apportent vers ce corps de pompe , et où l’eau pousse le clapet placé au bas du corps de pompe et fait par ce moyen monter l’eau par ce mouvement successif.
- Ces cinq systèmes sont représentés, le 1er par les figures 30, 30bls, 31 et 32, ! le 2* par la figure 33, le 3" par la figure
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- 34 et 34bi% le 4* par la figure 35 et le 5e par la figure 36 et 36bi:i, pl. 61.
- Le premier système qui est circulaire a eu pour modèle, la pompe que nous avons réprésentée dans la fig. 30, et dont l’inventeur nous est inconnu, seulement nous savons qu’on en trouve la figure et la description dans le manuel du plombier (1). Il se compose de trois cylindres concentriques AA'A"; le premier de ces cylindres A enveloppe tout le système et conduit au tube d’ascension C, et à l’aide du deuxième cylindre A' l’eau qui, aspirée par la vanne B, est parvenue par le tube plongeur D dans une chambre E formée dans le cylindre A'' par deux cloisons FF' armées de clapets. Le troisième cylindre A" est pourvu de deux clapets GG', et la vanne B par son mouvement de va-et-vient soit dans un sens soit dans un autre, refoule l’eau par l’un de ces clapets GG', la fait monter dans l’intervalle compris entre les deux premiers cylindres A, A' pour l’élever dans le tuyau d’ascension C.
- Ce système présentait deux inconvénients, d’abord celui de laisser au corps de pompe le moyen de se vider, s’il survenait quelque dérangement dans les clapets de la chambre E, puisque ces clapets se trouvent placés dans le bas des cylindres ou corps de pompe ; ensuite parla dispositionmème de cette chambre, d’enlever au refoulement un cube assez notable de liquide.
- Trois pompes, à l’exposition de 1844, nous ont semblé avoir été conçues sur ce modèle ; nous verrons par la suite si elles ont toutes remédié aux défauts que nous venons de signaler. La fig. 30 bis représente la pompe de M. Durand , plombier, rue Saint - Nicolas-d’An-tin, n° 29. Dans cette pompe, deux cylindres A, A'forment le corps; celui A, extérieur, maintient et conduit l’eau dans l’intérieur de ce corps de pompe formé par le cylindre intérieur A'; cette eau, aspirée parle tuyau plongeant C passe par l’un ou l’autre des deux clapets placés au-dessus de ce tuyau suivant que la vanne D a agi dans l’un ou dans l’autre sens, et est soutenue en conséquence après la fermeture du clapet par l’une ou l’autre des faces de la cloison E, qui partage le corps de pompe en deux parties égales. La vanne D refoule ensuite par son mouvement de retour, soit dans un
- (i) Manuel du Mécanicien fontainier, pompier et plombier; par MM. Janvier et Bision. i vol. in-18, fig. Ctiea Koret, libraire, rue Hautefeuille, to bit.
- sens , soit dans l’autre , l'eau qui a été aspirée dans le corps de pompe par l’excursion précédente. Ainsi chassée, cette eau passe par les clapets placés au bas de la colonne d’ascension B en s’élevant de l’un ou de l’autre côté de la cloison E précitée.
- La fig. 31 est la représentation de la pompe de M. Marie , rue Basse-du-Rempart, n° 34. Cet inventeur n’a pris que la moitié du cylindre pour former son corps de pompe. Une vanne A , parcourant une portion du cercle iB formant le corps de pompe fait appel au liquide, en l’aspirant par le tuyau plongeur C pour le faire passer par un second clapet D dans un demi-cylindre concentrique B' entourant le corps de pompe et disposé pour le contenir. Ce liquide vient ensuite se déverser dans le corps de pompe en franchissant l’un ou l’autre des clapets D,D', et dans le mouvement alternatif de la vanne l’eau contenue précédemment dans le corps de pompe passe par l’un ou l’autre des deux clapets E,E' pour se rendre dans la chambre F qui doit la contenir, afin que,; là elle puisse être portée là où les besoins l’exigent.
- La fig. 32 présente le détail de la pompe de M. Estlimbaum, rue Saint-Pierre-Popincourl, n° 18. Dans ce système , la vanne A, armée de deux clapets B,B' occupe tout le diamètre du cylindre, et par un mouvement alternatif force l’eau qui se trouve dans le tube plongeur C à se rendre dans la chambre D formée par les deux cloisons E,E' aussi armées de clapets. L’eau qui occupait précédemment le corps de pompe, après avoir franchi les clapets B,B' de la vanne se loge dans la portion du cylindre placée au-dessus de cette vanne , et par le mouvement de va-et vient de cette dernière est chassée dans la colonne d’ascension F à l’aide du refoulement que produit une nouvelle quantité d’eau qui tend à s’introduire. Un seufcylindre C compose ce système.
- Ces systèmes, qui rentrent tous les uns dans les autres et partent du même principe, peuvent très-bien être comparés ensemble , et cette comparaison nous servira à éliminer successivement ceux d’un produit inférieur pour ne conserver que celui qui fournira le plus, et le comparer à son tour avec d’autres appareils d’un autre genre qui nous restent à décrire.
- Supposons d’abord que les corps de pompe de tous ces appareils ont Ie même diamètre et la meme longueur.
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- sou 0m,55 su, 0'°,57, et admettons que tous peuvent fournir quarante coups de piston doubles à la minute ou quatre-v,ngts coups de piston simples, nous trouverons d’abord que la capacité totale du corps de pompe sera de 135,35 décimètres cubes ou litres , et que renouvelée quatre-vingts fois par minute ce corps fournira en une heure ou soixante minutes un volume ou rendement d’eau de 649,680 litres , en supposant que la vanne parcourt à chaque coup toute la circonférence du cy iindre.
- Maintenant, dans le système fig. 30, dont l’auteur nous est inconnu, nous avons vu que la vanne ou piston ne parcourt que les trois quarts de la circonférence du corps de pompe , son rendement, en supposant qu’il n’y ait m fuite ni perte de force vive, ne serait donc que de 487,260 litres par heure.
- Dans le système fig. 30 bis, qu’on doit à M. Durand, la vaune pourrait parcourir toute la circonférence , mais en admettant qu elle n’en parcourt que les 5/6, le rendement serait de 541,400 litres.
- Dans la pompe fig. 31 , celle de M. Marie, la vanne ne peut parcourir que l'espace compris entre les deux clapets D, et comme ce corps de pompe est un peu plus grand que la moitié du cylindre , supposant quelle en parcourt les 3/8, le rendement serait alors de 243,630 litres à l’heure.
- Dans celle de M. Estlimbaurn, fig. 32, la vanne ne peut parcourir tout à fait la moitié de la circonférence ; son rendement serait donc au plus de 324,840 litres d’eau à l'heure.
- ( b’après cet exposé , dans lequel on n a pas tenu compte de toutes les causes qui peuvent diminuer l'effet ul'le de ces appareils, causes qui doi-vent avoir plus ou moins d'influence dans chaque système, mais que nous c°osidérons comme égales pour tous, un voit que c’est le système de M. Du-rand qu, fournirait le rendement le plus considérable. Quant à la dispo-sUio,, de )a p0ulpe pour maintenir eau dans son intérieur sans quelle Pmsse se vider, il est facile de re-oomuutre que la pompe de M. Duraud mérité encore la préférence, et que pompe de M. Marie , fig. 30, vient f*suite; que les pompes des fig. 31 et 32 '*yaut leurs clapets placés au bas des :orps çe pompe , sont très - disposées a se vider entièrement. Relativement 'a douceur, c’est-à-dire à la somme ues frottements et à l’équilibre des t-* 1erhiU'Uitjulc. T. Yî. Novembre — i
- masses d'eau à aspirer et à refouler, elle nous semble la même pour les fig. 30 bis , 31 et 32. Seulement, nous ferons remarquer que dans les sys tèmes des fig. 30, 30 bis et 31, il existe un vice assez grave : c’est que l’eau qui est soulevée dans le corps de pompe par l’appel du piston ne reste pas tout entière à la hauteur à laquelle elle a été portée, et qu’une portion se trouve descendue pour être remontée de nouveau comme dans le système fig. 30, ou bien retombe au fond du corps de pompe comme dans les fig 30 dès et 31 pour être soulevée une seconde fois de toute la hauteur du diamètre fig. 30 bis, ou de près de la moitié de ce diamètre fig. 31 par la vanne formant piston. Ce vice n’existe pas sensiblement dans l’appareil fig. 32.
- Quoi qu'il en soit, le système de M. Durand nous paraît devoir l’emporter sur les autres, puisque en supposant les mêmes conditions, il offre un plus grand volume d’eau.
- Le système de pompe rotative, fig. 33, qu’on doit à MM. Genlcy et Godefroy, à Irigouviile ( Seine-Inférieure ), et qui figurait à l’exposition , nous a semblé avoir une grande analogie avec un système du même genre, mentionné dans un ancien ouvrage ayant pour titre, Description du cabinet de M. de Ser-vierres, reproduit dans le manuel que nous avons cité ci-dessus, et dont on avait fait déjà quelques applications. Ce corps de pompe est un cylindre à base elliptiqueà peu près dans lequel un piston circulaire A. armé de quatre branches ou palettes portant un crochet, met en action par son mouvementde rotation un autre piston B, arméseulementde deux branchesou palettes Par ce mouvement, l’eau contenue dans le tube plongeur C est aspirée, et remplit le corps de pompe par une chassée dans le tube d’ascension D par le même mouvement.
- Ce système nous paraît présenter tous les defauts qu’on a reprochés jusqu’ici aux pompes rotatives'conlinues, savoir : emploi d'une force considérable proportionnellement au produit obtenu, frottement énorme, rendement médiocre, dérangements fréquents, réparations difficiles, etc.
- Le système , fig. 34 et 34 bis, est une application de la pompe des prêtres, dite pompe sans frottement, et à reçu de MM. Lemaire et Cbiflarat. quaide Jem-mapes, n°100, qui en sont les inventeurs, le nom de pompe à soufflet, à cause de l’analogie (le son jeu avec celui d’un sont' flet. Ce système se compose d'une cu-
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- velte en fonlc de fer, ou en cuivre , D dont la capacité varie de t à 10 litres , suivant la force ou le débit que doit avoir la pompe. Sa forme esta peu près celle d'un demi-cylindre droit elliptique, qui aurait été coupé obliquement par un plan, de manière que ce plan vînt couper la base suivant le petit axe de l’ellipse. Cet axe porte deux pivots, un de chaque côté , sur lequel peut jouer ou rouler un couvercle ou porte, en forme de fer à cheval B ; un cuir fort de bœuf passé en huile, et convenablement souple, est pincé d’un côté sur le pourtour de la cuvette par une bride en cuivre que fixent un certain nombre de boulons, et de 1 autre il est également assemblé par une autre bride en cuivre boulonnée avec la porte. Ce cuir ou diaphragme n’est pas tendu; au contraire il est lâche, afin de permettre à la porte un mouvement angulaire sur ses pivots, absolument comme l’exécute le plateau mobile d’un soufflet.
- Cette disposition étant bien comprise, on conçoit que , lorsqu’à l’aide d’un volant ,* d’un levier ou d’un balancier A on enlève la porte, celle-ci avec le cuir du diaphragme qu’elle entraîne dans son excursion, produit un vide dans la cuvette ; que , sous l’intluence de ce vide , le clapet d’aspiration que porte cette cuvette venant à s’ouvrir , celle-ci se remplit d’eau qui afflue d’une bâche ou d’un puits par le concours de la pression atmosphérique , et que , lorsque, par un mouvement contraire , on abaisse la porte et le diaphragme jusqu’au fond de la cuvette , feau que celle ci contient alors est refoulée , et s’élève, en ouvrant le clapet de refoulement pour monter l’eau, à une hauteur proportionnée à celle de l’effort qu’on exerce ou de la colonne d’eau qu’on soulève.
- Cotte pompe agit donc en réalité comme un soufflet; excepté qu’au lieu d’air, c’est de l’eau qu’on aspire et qu’on reroule, et que la base y est remplacée par un ajutage ou un tuyau d’ascension et d’écoulement. Sous cette forme, à la fois simple et ingénieuse, elle jouit de l’avantage de la pompe des prêtres, sans en avoir les défauts.
- Ces deux derniers systèmes ne nous paraissent pas pouvoir rivaliser avec ceux décrits précédemment. Car pour obtenir un rendement assez notable par épuisement considérable, par exemple , il faudrait dans le système fig. 33, que toutes les parties qui le composent soient poussées à des dimensions con-dcrables, et alors le poids et les chances
- d’usure et de rupture se multiplient et ne tardent pas à faire renoncer au système. Dans le cas dun°3i, nous voyons aussi que si l’on désirait en obtenir un volume d’eau ou un rendement considérable, on serait contraint de même de lui donner des dimensions qui pourraient bien aussi en entraîner la ruine. On conçoit en effet que le cuir qui forme la partie élastique du soufflet ne saurait augmenter considérablement de surface sans multiplier en même temps les chances de solution de continuité, de fissures , d’avaries, qui nuiraient beaucoup aux applications pratiques de l’appareil. Dans notre opinion, ces systèmes doivent donc rester renfermés dans des limites qui, quoique bornées n’empe-cheront cependant pas d’en faire un usage avantageux et fréquent comme pompes domestiques; application déjà utile et à laquelle nous croyons que l’on doit limiter leur emploi.
- Le système fig. 35, dû à M. Letestu, mécanicien, rue de Vendôme, 9 , est celui qui a le plus attiré l’attention du public à l’exposition, sans cependant présenter rien peut-être de plus remarquable que celui de M. Durand, qui ne fonctionnant pas à chaque instant comme lui, et ne frappant en aucune manière les regards du public, n’a peut-être pas été suffisamment apprécié. Cet oubli du public doit faire désirer que dans les expositions subséquentes on fasse fonctionner tous les systèmes de pompe, où qu’on ne permette pas aux uns d’éblouir les curieux par un rendement en apparence énorme, et qu’on condamne les autres à l’inaction; car il doit arriver qu’à l’aide de ces préférences ou de ces privilèges, les spectateurs qui ne peuvent juger que sur ce qu’ils voient, soient tentés d’attribuer à un système plus de mérite qu’à un autre qu'il sera cependant loin d’égaler. Nous ne faisons point celte réflexion pour l’appliquer à M. Letestu, mais elle nous a été suggérée parce que le public nous a généralement paru examiner avec une plus attentive curiosité ceux qui l’attiraient par le volume plus ou moins considérable de l’eau que leur système faisait jaillir à ses yeux , sans pouvoir établir de point de comparaison entre les appareils. Revenant au système de M. Letestu représenté par la fig. 35, nous dirons qu’il se compose d’un balancier A, qui met en mouvement dans deux corps de pompe à l’aide de tiges CC, des pistons d'une forme particulière.
- Chaque piston est d’abord compose d’un cône creux B renversé, en forie
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- tôle de fer percé d’un grand nombre de trous, et terminé à son sommet légèrement tronqué par une douille cylindri-9Ue.* dans laquelle pénètre et s’assujettit, au moyen d’un écrou,l’extrémité taraudée de la lige C. Le diamètre de la base supérieure de ce cône est de 0m,01 3 0°,02 plus petit que celui du corps de pompe. Dans l’intérieur du cône en tôle
- , au trouve un secoua cône en cuir ort de 0m,(]Q9 d’épaisseur, qui dépasse le, bord supérieur du premier, de ina-mere à venir s’appliquer exactement c°otre la paroi du corps de pompe ; ce Cu,r n’est fixé que par le bas, et serré entre la tôle et la partie conique de a tige. Les deux bords de la garniture en cuir qui viennent pour former le c°ne, et réunissuivantjune génératrice, sont taillés en biseau ; il sont simplement superposés l’un à l’autre et non cnusus ensemble. Cette disposition qui n augmente pas sensiblement les fuites, ] a pour but de conserver à celte garni-tnre toute sa souplesse et de permettre bord supérieur d’adhérer toujours parfaitement à la paroi du corps de pompe, quand bien même le cuir aurait éprouvé du retrait par 1 effet de la dessiccation Le bord supérieur peut aussi être aminci en biseau. Dans la course descendante du piston, l’eau passe à travers les trous de la tôle et l’intervalle qui existe entre cette dernière et le corps de pompe, soulève et fait replier intérieurement les bords du cône ou cuir, et pénètre ainsi sans effort au-dessus du piston dont le mouvement a fieu sans frottement sensible. Dès que le piston s'arrête ou remonte ,
- *a pression de l’eau fait reprendre immédiatement la forme conique à la garniture en cuir dont les bords longi-udinaux se réunissent, et dont le bord supérieur vient en s’épanouissant, s’ap-P'iquer hermétiquement contre la par-r°l du corps de pompe. De cette manière, le frottement du piston ne Provient que de la pression de l’eau à ^quelle il est proportionnel. Ce genre e piston n’exige pas de pression ; aus la confection du corps de pompe qm n a pas besoin d’être alésé , et peut • f»-? Uüe simP*e tôle. Il s’applique parlement à répuisement des eaux char ®ees de vase et même de gravier qui Peuvent pénétrer sans obstacle au-dessus 11 piston pendant sa course descen-sute, et qui ne trouvant alors aucun Pumt d’appui vers le bord supérieur fo u garnilure en cuir » retombent au nd du cône, et ne peuvent, par consé-. Produire des frottements durs et oi s dégradations.
- Certainement ce système présente de nombreux avantages, et c’est ce qui nous fait regretter qu’il n’ait pas été expérimenté en concurrence avec celui de M. Durand, qui seul pouvait lutter contre lui avec avantage. Comme nous le disions il n’y a qu’un instant, si l’on eût pu faire fonctionner ces deux systèmes dans des conditions identiques ou les plus favorables à chacun deux; c’est-à-dire , si l’on eût par leur moyen fait monter un certain volume d’eau d’une profondeur de 9 mètres, nous aurions pu établir la force dépensée par chacun d’eux pour fournir un même produit, ou un même volume d’eau porté à une même hauteur. Quoi qu’il en soit, nous croyons, en l’absence de toute vérification, que le système de M. Lelestu, réduit aux usages ordinaires , sera peut-être inférieur aux pompes I circulaires de M. Durand; que pour ne pas gêner dans ce cas pour l’installation de la pompe, M. Lelestu devra la réduire à des dimensions qui en rendront alors nécessairement le produit moindre ; tandis que M. Durand , avec sa pompe de 55 centim. de diamètre , pourra toujours la placer dans les espaces les plus circonscrits. Néanmoins, nous reconnaissons, ainsi que nous l’avons déjà dit, que le système de M. Le-testu présentera pour les épuisements considérables des avantages remarquables, et nous aurions même voulu, à cet égard, pouvoir présenter des faits con-clants, si nous avions pu en réunir quelques-uns (1).
- Le dernier système, dont nous donnerons la description, appartient à M. Ropert, de Vannes (Morbihan). Ce système, que nous avons représente dans la fig. 36, etqui n’est pas nouveau, consiste dans une grille A destinée à empêcher les graviers et les immondices de pénétrer dans la pompe, et un seau fixe B qui, toujours rempli d’eau, y est toujours plongé. Un tube d’aseension C, qui sert à conduire le liquide, se termine à la partie supérieure par un entonnoir et est porté à l’aide d une bride D par une corde E qui passe sur une poulie F, à laquelle on imprime le mouvement au moyen d’une brimbale G. A la partie supérieure du tuyau d’ascension portant l’entonnoir, est le bout de tuyau servant à déverser l’eau. Dans ce système,
- (p On verra plus loin un exlraitde deux notices sur le travail de ia pompe Letesiu,dû à deux olliciers du génie qui ont eu l’occasion d’en faire l'application dans les travaux des fortifications de Paris. F. M.
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- le tuyau d’ascension seul est mis en J mouvement ; et pendant qu’il monte et } descend dans le seau fixé B , un clapet j placé au bas de ce tuyau s’ouvre par le ; poids et la chute du système, et fait : pénétrer dans le tube un certain volume d’eau qui chasse devant elle celle qui s’était introduite auparavant et qui se déverse par le bout du tuyau au-dessous de l’entonnoir.
- Ainsi qu’il est facile de le voir, ce système n’est autre chose que l’appareil connu sous le nom de canne hydraulique , que Vialon a cherché à modifier, et que M. Walker a depuis tenté de remettre en honneur (1) ; seulement ici la canne fonctionne dans un seau au lieu de travailler comme précédemment dans un liquide indéfini. Ce système, que l’inventeur destine aux irrigations et à élever l’eau d’une petite profondeur, présente dans ce cas quelques avantages par sa simplicité, malgré qu’il soit entaché d’un vice capital, puisque ce n’est plus l’eau seulement qu’il faut soulever à chaque coup, mais aussi le tube d’ascension qui augmente par son poids et sans effet utile celui de la masse qu'il est nécessaire de mettre en mouvement.
- La fig. 36 bis est un autre appareil construit sur les mêmes données mais appliquées différemment. Dans cette pompe, deux poteaux A soutiennent un arbre à deux manivelles B, sur lequel est établie une roue ou volant G •muni d’un excentrique ; à chacune de ces manivelles sont attachées des tringles D, qui portent suspendu à leur extrémité un seau E. Dans ce seau plonge jusqu’à une certaine profondeur un tuyau plongeur F, muni par le bas d’un clapet. Les deux tuyaux F s’unissent bientôt en un seul tube d’ascension G garni par le haut d’un entonnoir pour pouvoir déverser ensuite l’eau comme on le juge convenable, par exemple par un déversoir H. Les deux sceaux sont attachés par le bas par une chaîne qui passe sur une poulie I, et doivent constamment rester dans toutes leurs excursions plongés dans le réservoir. On conçoit, d’après cette description, que lorsqu’on fait tourner l’arbre à manivelles B, les sceaux entraînés par leurs tringles montentet descendent alternativement, et que dans le premier mouvement le tuyau F pénétrant dans son seau respectif, le clapet de son extrémité s’ou-
- ;i) Voir le Teehnologitle, 4* année, p. 465 , tig. 38, pl. 35.
- vre et fait passer dans ce tuyau une partie du liquide renfermée dans seau, en refoulant celui qui avait déjà pénétré et qui se déverse par le haut, tandis que lorsque le seau descend , Ie clapet se referme sous le poids de D colonne d’eau qui le surmonte.
- Ce système est remarquable par sa simplicité , et s'il est vrai qu’on doive à chaque tour de manivelle soulever les deux tringles et le seau avec l’eau qu’on élève, il faut dire aussi que J? seau qui plonge dans l’eau perd déjà une partiedeson poids,etenoulre qu’on peut le faire très-léger puisqu’il ne fatigue nullement; de plus , qu’en laissant beaucoup de jeu entre les p»' rois intérieures du seau et celles exté' rieures du tuyau F on supprime toute espèce de frottement. Seulement, on pourra objecter qu’il faut une assez grande profondeur d'eau pour faire jouer ces pompes, qu'elles exigent quelques constructions noyées, que toute l’eau qu’on déplace n'est pa? élevée, etc., mais elles offrent une si grande simplicité de forme, une exécution si facile, si peu de difficultés pour les réparer et même de si rares réparations ; enfin , leur rendement nous a paru si satisfaisant dans les mÇ' dèles mis à l’exposition, que nous n’bÇ' sitons pas à en recommander l'emploi» dans la conviction qu’elles sont appelées à rendre des services à l’agriculture et à l’industrie.
- Nous bornerons ici la notice que nous avions l’intention de rédiger sur les principales pompes qui ont figur? à l’exposition, notre but n’a pas éte d’en faire une classification , et Je mettre au premier rang tel ou tel syS' tème, mais seulement de présenter leS moyens qui ont été proposés par divers inventeurs pour élever l’eau, et d’#' jouter quelques mots sur les services que l’on peut attendre de chacun de leurs systèmes.
- Notice sur les pompes Letestu à douM? et à simple effet employées aux ép,l1‘ semenls des fortifications de Pari}‘
- On trouve dans le n° 14 du Mémorià de Voffcier du génie, qui vient de f*' raître , deux notices sur les pompes M. Letestu, mécanicien à Paris , de Vendôme ? 9; l’une de M. Bodsujj de Noirfontaine , chef de bataillon y génie, sur les pompes à double eff?*’ et l’autre de M. Baillemont, capita,n^ de la même arme, sur les ponipfS
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- simple effet : nous extrairons de ce ] travail ce qui nous a paru le plus utile a connaître.
- La pompe à double effet de M. Le-testu, dît M. le commandant Bodson ,e Noirfontaine, a été employée aux épuisements en 1841,1842 et 1843 dans es fortifications de la Yillelte et du fort u Aubervilliers. Cette pompe est établie sur deux modèles, l’un était une pompe jy'oitef et l’autre une pompe à tuyau
- Nous avons décrit précédemment le système de la pompe de M. Letestu, et n°us ne reviendrons pas sur cette description; seulement nous dirons que dans celle à double effet il y avait deux pistons superposés , dont chacun dans son Mouvement ascendant remplit à l’égard de l’autre la fonction d’une soupape ffui a été supprimée. Cette suppression a l’avantage d’éviter les obstructions et ue faciliter le mouvement ascensionnel
- l’eau. La pompe, quoiqu'à un seul c°rps, se trouve ainsi à double effet, et produit d’un jet à peu près continu jutant d’eau que deux corps de pompe oe même diamètre , et qui n’auraient chacun qu un seul piston.
- Les pompes droites et la plupart de celles à tuyau latéral qui ont été employées aux fortifications de Paris avaient 0m.50 de diamètre intérieur de corps. La course de chaque piston était d’environ 0m.20. Les pompes droites
- ont coûté 1000 fr. ; celle à tuyau latéral 1200 fr., y compris, pour l’une et pour l’autre, environ 10 mètres courants de tuyaux. Elles ont servi à élever les eaux depuis lm.6 de hauteur jusqu’à 8 mètres. Dans le premier cas, 2 ou 3 hommes suffisaient pour les mettre en mouvement ; mais, dans le second, elles ont exigé, pour être manœuvrées d’une manière continue et avec toute l’activité nécessaire, 8 hommes , et même 18 en certains cas. Le nombre total des hommes employés à la pompe pendant une période de 12 heures était le double des nombres ci-dessus , divisés en 2 brigades égales, l’une à la manœuvre et l’autre au repos , se relayant toutes les demi-heures.
- Dans la construction d’un aqueduc sous le canal Saint-Denis, en 1841, trois des pompes élevant l’eau à 8 mètres de hauteur, et manœuvrées chacune par 10 hommes, se sont trouvées, pendant quelque temps, réunies sur un espace de 25 mètres carrés au plus, sans qu’on s’aperçût de la moindre gène ou de la moindre confusion : ce résultat n’aurait certainement pu être obtenu avec d’autres moyens d’épuisement.
- Diverses observations, relatives au produit ou à l’effet utile d'une pareille pompe manœuvrée avec une vitesse ordinaire , ont donné les résultats sui-| vants ;
- ( Voir le tableau à la page suivante. )
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- trt EXPÉRIENCE (a). 2* EXPÉRIENCE (b). 3e EXPÉRIENCE (c).
- 6 hommes à la manœuvre. S hommes à la manœuvre. 10 hommes à la manœuvre. 12 hommes k la manœuvre.l S hommes à la manœuvre. 6 hommes à la manoeuvre.
- Hauteur d'ascension de l’eau mèt. 6.50 mèt. 6.50 mèt. 7.00 mèt. 7.00 mètji 4.20 TJ mèt. 4.20
- Diamètre intérieur du corps de pompe. . . . 0.30 0.30 0.30 0.30 0.30 0.30
- Course de chaque piston Volume engerdré par chaque piston 0.212 m. cnb. 0.01498 0.212 m. cub. 0.01498 0.23 m. cub. 0.016257 0.24 m. cub. 0.016965 0.24 m. cub. 0.016565 0.24 m cub. 0.016995
- Nombre de coups de piston par minute.. . . Produit (au dégorgeoir) de 40.00 m. cub. 0.46426,1) 45.00 m. cub. 9.46426(2) 34.00 m. cub. 0.46426 (3) 35.00 m. cub. 0.46426 (4) 29.00 m. cub. 0.46426 (5) 29.00 m. cub. 0.46420 (6)
- 0.01238 6.01222 0.013456 0.014069 0.01574 0.01574
- PrnHnif minute 0.49520 0.54990 0.457501 0.492415 0.45646 0.45646
- Rapport du produit au volume engendré par |p pUfnn 0.826 0.816 6.828 0.829 0.928 0.928
- Effet utile de la pompe par coup de piston. . k. m. 80.47 k. m. 79.43 k. m. 94.192 k. m. 98.423 k. m. 66.108 k. m. 65.108
- Fffpf utile de la pompe par minute 3278.80 3574.40 3172.523 3^46.905 1917.108 1917.108
- Effet utile par minute et par homme employé pnmpp 268.24 223.49 158.626 143.921 239.641 159.761 \
- (a) Dans cette expérience, le nombre de 6 hommes a paru un peu faible, et celui de 8 un peu fort;!enombre 7 était le plus convenable. Dans l’un et l’autre cas, la manœuvre a été un peu forcée et a produit des effets utiles, par minute, relativement plus considérablequedansles deux expériences suivantes.
- (.V) De 31.S couçs de piston. \ ^ De 3% coups.
- (6) Le travail a été, comme on le voit, moins avantageux avec 12 hommes qu’avec îo ; ce dernier nombre était d’ailleurs bien suffisant pour la hauteur de 7 mètres.
- (c) Quatre hommes étaient suffisant» pour soutenir la \ C.V) De 34.5 coups. \ CV) De 33 coups. \ (,5) De 29.5
- manœuvre d’une manière continue; le nombre 6 était moins convenable , et l’on voit que le travail, dans ce dernier cas, a été à peu près le même que dans l’expérience précédente , lorsqu’il y avait 10 hommes à la ma nœuvre.
- coups. \ (6) De 29.5 coups.
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- pans toutes ces expériences, le produit du volume engendré par le piston J1 a guère été au-dessous de 0.82 pour «es grandes hauteurs d’ascension ; il est arrivé à plus de 0.92 pour une petite hauteur. Dans les pompes ordinaires , même celles en bon état, les fuites et les j pertes occasionnées par le jeu et la du- i ree de la fermeture des soupapes et des ! cIapets, réduisent ordinairement le ; rapport à un chiffre sensiblement raoin- ; dre que 0.80. j
- , Dans ces expériences , on n’a pas été a même d’apprécier exactement l’effet tttile à ce travail. On n’a pu en conséquence comparer sous ce point de vue ^portant la pompe Letestu aux autres machines à épuiser. Mais avec un chapelet incliné, l’effet utile, par homme travaillant 8 heures seulement, est de ^8,000 kilog. élevés à 1 mètre de hauteur pendant la durée de ces 8 heures, et par conséquent de l41kll> .6 par minute. Avec une vis d’Archimède, il est de 100.000 millim. cubes environ pour
- 8 heures, ou de 208mitl .33 par minute. La pompe Letestu aurait donc sur les principaux moyens d’épuisement employés , outre divers avantages relatifs à la faculté de l’installation et de l’entretien , celui de donner par homme un plus grand produit journalier.
- La pompe à simple effet de M. Le-teslu, qui a été soumise à des expé-; riences par M. le capitaine Baillemont,
- | était établie sur un des ponts du ruisseau de Montfort, auprès du pont de l’Est à Saint-Denis. Elle versait l’eau j dans un réservoir construit avec de forts madriers de chêne doublé de zinc, contenant 2 mètres cubes, qui se vi-J dait par un robinet placé au fond, j De forts manœuvres placés aux balan-! ciers et se relevant toutes les demi-heures , donnaient 20 à 22 coups de piston par minute, et ce nombre a été à peu près indépendant de la course du piston.
- Voici maintenant la série des expé-
- riences
- PREMIÈRE EXPÉRIENCE.
- Diamètre intérieur do corps de pompe...................
- Diamètre intérieur du tuyau d’aspiration en cuir.......
- Hauteur d'ascension de l’eau ou différence de niveau. .
- nombre d’hommes employés au balancier.................
- Course moyenne du piston pendant l'expérience. . . •
- Durée de l’expérience.............................. .
- Nombre de coups de piston donnés................
- Produit de la pompe..................................
- met.
- 0.20 0.12 2.55 hommes. 2.00 met. 0.48 5'30” 110 lit.
- 1756.95
- DEUXIÈME EXPÉRIENCE.
- Course moyenne du piston..................
- Durée de .................................
- Nombre de coups de pistou donnés..........
- Produit de la pompe........................
- met. 0.48 5'30” 108. » Ut.
- 1702.89
- troisième expérience.
- Course moyenne du piston. . . • • •
- Durée de l’expérience...........•
- Nombre de coups de piston donnés.
- Produit de la pompe..............
- 0.48 5'30”
- 109 » ut.
- 1738.93
- Ces trois expériences, faites dans les teèmes circonstances, mais à des heures différentes, peuvent être regardées domine donnant le produit habituel de la pompe -, car le nombre des coups de
- piston obtenus, qui na été moyennement que de 20 par minute, est celui que donnent pendant une journée de 10 heures des hommes relevés toutes les demi-heures. Quoiqu’il n’y eût que
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- 2 hommes employés à la fois au balancier, le produit est considéré comme le résultat de 4 journées de travail.
- Réunissant le résultat des 3 expériences, on voit qu’en 16' 30" la pompe a élevé 5!98Ut .77 à 2m.55 de hauteur , ou 15256k m .86 à 1 mètre. Le produit par minute est donc 803kil-,44à 1 mètre. Pour une journée de 10 heures, il sera 482064k
- Comme il a fallu 4 hommes pour l'obtenir, chacun de ces hommes a fourni, dans une journée de 10 heures, 120516km.
- La course moyenne du piston étant 0m 48, le volume engendré à chaque ascension dans le corps de pompe, déduction faites de liges, est de 0m c .012246.
- * Or, le produit moyen de chaque coup de piston est plus grand, car il est, d’après les résultats obtenus , de | 0m 015897 ; le rapport de ce dernier volume au premier donne 1.298 (1)-Cela s’explique par la vitesse ascension*
- , tionnelle de l’eau, cette vitesse faisant ; plus que compenser les pertes qui peu-, vent avoir lieu dans le mouvement du s piston.
- ! Après ces trois expériences, une qua-| trième a été faite avec la même pompe | en conservant la même hauteur d’as-! cension et le même nombre d’hommes I appliqués au balancier, pour connaître ! ce que la pompe pourrait fournir dans I un moment pressé ; on a donc engagé ( les hommes à forcer leur travail, et 1 voici les résultats obtenus :
- Durée de l'expérience....................................... *' 30"
- Nombre de coups de piston................................... 105
- Nombre de coups de piston par minute........................ 2a 50
- met. cub.
- Cube de l’eau élevée à 2Œ.55................................... 1747.940
- Le produit de la pompe pendant 10 heures d'un semblable
- travail serait donc de................................... 594299.432
- Le produit par coup de piston............................... 0.0160756
- Rapport du produit de l’eau en volume cylindrique de la course
- du piston................................................ 1.312
- La pompe qui a servi à faire ces expériences a coûté environ 1200 fr. , y compris 8 mètres courants de tuyaux en cuivre.
- Sur la turbine Fontaine.
- Par M. G- W. Bichon.
- On a déjà eu l’occasion , dans ce reçue^ (voir le Technologiste , 5e année, p. 27), de faire connaître un rapport favorable de M. Taffe, professeur à l'École des arts et métiers deChâlons, sur la turbine de M. Fontaine, mécanicien-ajusteur et fondeur à Chartres ; mais l’importance qu’on attache avec raison depuis quelque temps à l’établissement des moteurs hydrauliques , et surtout des turbines, l’étude spéciale dont ces appareils sont actuellement l’objet de la part des ingénieurs, des constructeurs et des manufacturiers, nous déterminent à revenir de nouveau sur ce sujet, et à donner la description avec figures de la turbine Fontaine, en accompagnant cette notice d’un autre rapport fait par deux ingénieurs civils de Paris, MM. Alcan et Grouvelle , qui ont eu l’occasion de comparer, dans des
- circonstances identiques, cette turbine avec celle de M. Fourneyron.
- On sait que dans la turbine Fourneyron l’eau est conduite dans le sens horizontal de l’intérieur à l’extérieur par des palettes courbes fixes, dans des palettes courbes mobiles dirigées en sens contraire , et situées circulaire-ment les unes à la suite des autres ; de sorte que l’eau qui sort des premières avec une vitesse due à la hauteur de la chute , reçoit un accroissement de vitesse par la quantité d’action que développe la force centrifuge depuis le point d’entrée de l eau dans l’aube mobile jusqu’au point de sortie de cette même aube.
- Dans la turbine Fontaine, ce sont des aubages courbes fixes qui condui-
- (i) Des résultats analogues se sont également présentés dans quelques-unes des expériences faites par la marine sur la pompe Le-testu. Ils paraissent d’ailleurs varier avec les dimensions de la pompe et la vitesse du piston ; une pompe de ce môme système, dont le piston avait cm.30 de diamètre, Om.29 de course j seulement, et qui était manœuvrée à raison I de 25 coups par minute, n’a donné que le rap-| port 1.09 avec un effet utile de 95847k- tu..850 i par journée de 10 heures d’un homme travaillant a la tâche.
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- sent I eau dans d’autres aubages courbes Mobiles; ou en d’autres termes, un v*»nnage donnant l’eau à une roue ; les ftubes sont aussi dirigées en sens con-raire, mais elles sont placées vertica-'ement les unes au-dessus des autres sur le pourtour d’un anneau de vannage recouvrant la roue ; de sorte que e très-faible accroissement de vitesse acquis par l’eau depuis son entrée dans aube mobile jusqu’à son point de sortie , p’cst plus dû au travail mèca-mque développé par la force centrifuge, mais résulte de celui produit par la gravité.
- Voici maintenant la description sommaire avec figures de cet appareil.
- Fig. 27, pl. 62. Vue perspective de a turbine avec section verticale par le milieu de ses aubages.
- Fig. 28. Projection horizontale de cette machine.
- Fig. 29. Section verticale par le mi-beu de la turbine, et projection horizontale de ses petites vannes et de ses aubes mobiles.
- Fig. 30. Coupe verticale des aubes courbes fixes et mobiles avec les petites vannes courbes et les tiges qui les manœuvrent.
- Fig. 31 et 31 bis. Plan et élévation des petites vannes courbes.
- Fig. 32. Coupe du mode de suspension de la turbine.
- Les mêmes lettres dans toutes ces figures indiquent les mêmes objets.
- A, arbre plein et de suspension portant le pivot sur lequel roule et est équili-hbrée la turbine. Cet arbre est solidement établi sur le terrain du fond , et bien verticalement. Il est fileté dans le bout supérieur pour recevoir un gros écrou qui sert à l’équilibrer.
- B, arbre creux et mobile de la turbine, enfilé sur l’arbre fixe A , portant ? la partie supérieure un œil qui sert à mtroduire et visser l’écrou sur le pivot ûe suspension et de rotation. C'est à cet arbre creux qu’est attachée la couronne L des aubages mobiles qu’on équilibre m* cale à l’aide de vis d’ajustage et de t*e pression. Cet arbre est maintenu par e haut par un collier qui l’embrasse et 9ui est formé par le point de réunion
- trois arcs-boutants 1, 2, 3, buttés sur trois colonnes 4 „ 5, 6, qui servent aussi de points d’appui à la couronne des aubages fixes D, et dont les piédestaux reposent également sur le terrain. Ces uois colonnes constituent une sorte de Cage dans laquelle est renfermée et se meut toute la turbine.
- G couronne des aubages mobiles sus-Pçndu comme il vient d’ètre dit.
- D couronne des aubages fixes. Cette couronne se compose d’un plateau circulaire d’une seule pièce, portant sur les trois points d’appui des piédestaux, des colonnes où il est retenu et serré fortement. Il est percé au milieu d’un trou rond, au travers duquel passe l’arbre tournant B de la turbine ; un manchon E de deux pièces boulonnées l’une sur l’autre ainsi que sur la plateforme, entoure cet arbre jusqu’au-dessus du niveau des eaux, et s’oppose par conséquent à ce que le liquide s’échappe par l’ouverture circulaire du plateau. Ce plateau porte à sa circonférence uûe série d’ouvertures rectangulaires, dans lesquelles s’insèrent et s’ajustent des aubes courbes F qui sont par conséquent fixes , et dans l’intervalle desquelles l’eau qui est au-dessus de la turbine vient s’engouffrer.
- La couronne des aubages mobiles C se compose de même d’un plateau sur la périphérie, duquel sont aussi de même assemblées une série d’aubes mobiles X, qui se trouvent placées immédiatement au-dessous des aubes fixes , mais dont la courbure est en sens inverse de celle de ces dernières. Ces aubes mobiles sont de plus en nombre double de celui des aubes fixes ; et elles ont même courbure et même disposition que dans une roue à la Poncelet; seulement elles sont disposées sur le plat et de champ sur le plateau, et non dans le plan des rayons.
- On conçoit facilement, maintenant le jeu de cette turbine ; l’eau entre par les aubes fixes, etdans sa chute vientavec la force vive qu’elle a acquise par la gravité frapper sur les aubes courbes mobiles auxquelles elle imprime un mouvement de recul qui transmet à l’aubage mobile, un mouvement de rotation sur l’arbre de la machine , mouvement qu’on peut emprunter à celui-ci au-dessous du point de suspension, pour le transmettre à tel ou tel mécanisme qu’on désire ou l’appliquer à un travail quelconque.
- Pour faire marcher, régler ou arrêter la turbine, on se sert d’un mécanisme bien simple. Pour cela on emploie une série de petites vannes G,G (fig. 30 et 31) en nombre égal à celui des aubes fixes qu’on fait pénétrer dans celle-ci ou qu’on élève au-dessus , et qui sont courbes sur leur face extérieure. Toutes ces petites vannes qui, avec les aubes fixes constituent un anneau de vannage, ont leur tige particulière, et toutes leurs tiges viennent s’assembler sur un cercle ou un anneau H,H dis-| posé horizontalement au-dessus de la
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- couronne fixe (fig. 31 bis). Cet anneau est suspendu lui-même à trois tringles plus fortes équidistantes 1,1,1, qui viennent traverser les arcs-boutans 1,2, 3 qu’elles dépassent d’une certaine longueur qui porte au bout un filet carré. Sur les arcs-boutants sont disposées des roues dentées K, formant écrous, toutes trois embrassées par une chaîne sans fin de galle L. On conçoit que quand à l’aide d’un engrenage on fait tourner une des roues dentées K, les deux autres que la chaîne sans fin rend solidaires tournent en même temps, et que dans ce mouvement elles font descendre ou remonter les tringles I d’une même quantité, et par conséquent ouvrent, ferment, augmentent ou diminuent, et enfin , règlent l’ouverture des aubes fixes par lesquelles l’eau se précipite sur les aubes mobiles.
- M. Fontaine, ayant prié MM. Alcan et Grouvelle de faire quelques expériences comparatives entre sa turbine et celle de M. Fourneyron , ces deux ingénieurs ont saisi une occasion qui se présentait chez M. Candelot, meunier à Yadenay , près Châlons-sur-Marne, où les deux appareils étant montés au mois d’août 1843, pour faire ces expériences, qui ont donné lieu au rapport suivant :
- » Les turbines du moulin de Vade-nais sont placées aux deux extrémités du bâtiment ; chacune d’elles reçoit les eaux de la Nebletle par un canal muni d’un grillage en fer plat, et les verse en aval dans un large bassin, la turbine Fontaine par un canal de 2 mètres 25 cent, de largeur et de 4 mètres de longueur, et la turbine Fourneyron presque directement.
- » Le seul moyen de mesure commun aux deux turbines, était donc un déversoir que l’on place au bas du bassin^ l’entrée de la rivière d’aval, à plus de 10 mètres du canal de fuite le plus rapproché, et par conséquent hors de toute action de la vitesse de dégorgement.
- » Ce barrage, solidement construit, et de 0m,70 d’épaisseur, ne laissait aucun passage aux eaux ; ses parois verticales et son fond parfaitement horizontal , sur tous les sens, étaient fermés de planches solidement fixées.
- » Un repère a été établi à 3 ou 6 mètres de distance du déversoir pour mesurer les variations de niveau des eaux du bassin, et par conséquent l’épaisseur de la lame d’eau, c’est-à-dire la hauteur générale des eaux du bassin au-dessus du seuil de ce déversoir ; ce repère consistait en une forte traverse
- de bois fixée invariablement sur des pilotis, et au milieu de laquelle passait à frottement une tige de fer dont la pointe était à volonté amenée en contact avec la surface de l’eau.
- » Des coups de niveau à lunette donnés à deux jours d’intervalle, ont déterminé l’abaissement moyen du seuil du déversoir en contre-bas de notre repère.
- » Nous avons craint que , de la position de ce repère dans la direction des eaux de la turbine Fontaine au déversoir, il ne résultait une surélévation de niveau dans les observations relatives à cette turbine, bien que le bassin fût dix fois plus large que le canal de fuite ; mais deux piquets plantés à fleur d’eau à côté des repères , l’autre hors de tout courant, nous ont complètement rassurés sur ce point.
- » Le frein se composait, comme à l'ordinaire, d’un manchon de fonte fixé par des vis de pression sur l’arbre vertical de la turbine, et d’un levier de bois de chcne , armé d’un quart de cercle de lm,90 de rayon.
- » La corde de travail passait sur une poulie et retombait armée de crochets de fer auxquels on suspendait la charge du frein, et dans laquelle ils ont été constamment comptés.
- » Le même appareil a été appliqué sur les deux turbines : pour la turbine Fourneyron sur le second arbre vertical, et sur le premier pour la turbine Fontaine, à laquelle on a laissé son second arbre à conduire.
- » Pour déterminer la chute , nous avons pris le niveau d’amont, dans la chambre d’eau, afin d’échapper à toute perte de chute due aux deux canaux d’amenée, et aux grillages inégalement longs et espacés.
- » Le frein a été constamment arrosé , et les expériences ont été prolongées un temps suffisant pour que la vitesse de la turbine fût réglée et qu’il s’établît dans le bief inférieur un régime constant, déterminé rigoureusement par la pointe de fer du repère.
- » Pour faire les observations, l’un de nous, une montre à la main, fixait par un geste le commencement et la fin de l’expérience, qui durait cinq minutes et était souvent répétée, et l’autre comptait à haute voix les tours de la roue, opération facile dans les limites de vitesse observées. Dans les grandes vitesses, un léger obstacle fixé en saillie sur l’arbre, et sur lequel portait la main de l’observateur, servait à déterminer exactement la vitesse.
- » D’autres personnes présentes con-
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- Volaient en même temps la mesure de a contre et le nombre des tours.
- * M. Fontaine avait d’avance constaté le bon état de sa turbine ; nous avons cependant examinée intérieurement. I
- Quant à celle de M. Fourneyron, qui, montée depuis plusieurs années, avait eu son pivot renouvelé , nous • avons mise à sec et vérifiée avec les plus grands soins. Son pivot nous a i paru en bon état, ainsi que les dou- ; bleaux de bois et les courbes, et sous la j charge d’eau elle tournait sans effort à ! •a main. ;
- . Cette turbine. arrêtée, produit en- | vtron 15 litres d'eau par seconde, mais cette perte disparaissait en marchant, i Ca turbine Fontaine éprouvait aussi une : Perte que nous avons estimée égale à j celle de M. Fourneyron, par une de : ses petites vannes dont la tige était brisée.
- » Nous avons d’abord déterminé la quantité d’eau qui passait sur le déversoir , tout étant arrêté, et qui provenait des sources du bassin d’aval et des pertes des deux turbines.
- » Une première observation, pendant que la turbine Fourneyron était complètement barrée en aval, nous a donné la somme des produits des sources et des pertes de la turbine Fontaine à 52 litres.
- » Une seconde observation, répétée deux fois après l’enlèvement du barrage Fourneyron, nous a donné 67 litres, 27 centil. pour la somme des pertes des deux turbines et du produit des sources. Les pertes Fourneyron sont donc de 16 litres 27 centil., et en esti-
- ; » Nous avons fait des expériences de
- ; mouture, et des résultats ont été proportionnels dans les deux systèmes.
- » Enfin, toutes les précautions ont été prises pour mettre autant que nous l’a-I vons pu, les deux turbines dans les mêmes conditions de travail, avec cette différence très-importante toutefois , que la vanne de la turbine Fontaine était complètement ouverte ; et qu’ainsi i la turbine Fourneyron, que les basses ; eaux de l’époque ne nous ont pas per-I mis de faire travailler un temps suffi-| sant à pleine charge, n’avait sa vanne j ouverte qu’au point nécessaire pour la j mettre avec deux moulins à sa vitesse normale , et ne dépensait que 537 litres d’eau, ou les trois quarts de sa dépense maximum de 700 litres.
- » Nous avons fait enfin trois expèrien-riences avec des soins particuliers, pour déterminer directement les coefficients applicables à notre déversoir de 2 mètres 60 cent, de largeur, 0 mètre 70 cent, d'épaisseur de seuil, le niveau sur tous les sens surhaussé de O mètre 150 millim., sur le fond du bassin , et versant librement des eaux en aval et ayant ses roues éloignées en amont de 2 mètres environ de chacun des parois du canal où il était établi.
- » Une vanne de fond bien disposée j était une circonstance heureuse à saisir ! pour déterminer ce coefficient que nous n’aurions trouvé dans aucune des séries d’expériences jusqu’ici publiées , et qui, en tout cas, aurait toujours soulevé des doutes graves : déterminé au contraire par la mesure du produit d’une vanne de fond avec des
- i - o„4 lJtroc nni
- roant à la même quantité celles de Fon- j volumes de ^dépenses taine, ce qui est bien près de la vérité, comprennent les principales dépensés il reste pour le produit des sources 36 litres 73 centilitres.
- » Nous avons fait alors sur la turbine Fontaine une série d’expériences
- des dieux turbines, et qui ont donne des résultats parfaitement semblables, ce coefficient important à connaître, ne peut pas soulever de difficulté ; la moyenne des trois expériences est de 0 mètre 3706, qui correspond avec la formule de d’Aubuisson à 1 mètre 642 millimètres : on sait qu’un déversoir suivi d’un canal de niveau , et d’une longueur notable comme le nôtre , débite une quantité d’eau beaucoup moins grande que quand il est percé à minces parois, et ce résultat que nous avons obtenu s’accorde assez bien avec l’indication d’une expérience " m» memes expériences, avec tes | de MM. Poncelet et Lesbros, non en-jAèmes soins et conditions ont été core publiée mais *^««^e Par d Au-faites sur la turbine Fourneyron, à la buisson , sur le produit un déversoir Jfrsse de règle de 65 à 70 tours et au- suivi d un canal de 1 ou 2 metr. dessus comme au-dessous de cette vi- comme cela a lieu dans les grands tesse. ! barrages des nvieres.
- qui forme la deuxième série du tableau général des expériences. La vanne a été levée à son ouverture maximum re Qm,030, puis la levée a été réduite a. G® ,035, et enfin à 0m,020 en va-yiant la charge du frein, de manière a obtenir des résultats proportionnels a la vitesse de règle de la turbine de a 35 tours au-dessus et au-dessous u® cette vitesse et aussi sans échange au frein.
- » Les mêmes expériences, avec les
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- «Pour faire ces observations,la vanne ; de décharge du moulin qui verse ses ( eaux dans le bassin d’aval a été levée successivement à trois hauteurs diffè- ' rentes ; ses dimensions et la charge sur i le seuil ont été mesurées avec les plus ! grands soins ; après avoir laissé établir < avec chaque ouverture un régime con- i stant dans le bief d’aval, ce que la pointe de fer du repère montrait ri-goureusement, on mesurait au repère l’épaisseur de la lame au-dessus du seuil du déversoir.
- » Enfin, après ces diverses expériences, ayant remarqué que, dans les premières expériences faites sur la turbine Fontaine, le frein avait vacillé d’une manière assez prononcée, tandis que dans les essais de la turbine Fourneyron, il avait fonctionné avec une régularité remarquable, ce qui pouvait être dû à ce que n’ayant pas travaillé depuis quelque temps, il n’était pas encore assez bien rodé; nous avons craint qu’il ne résultât de là une perte de force , au détriment de la turbine Fontaine, et en examinant les rendements des premières expériences du n° 3 ou n° 9 . qui vont en augmentant, il est permis de penser qu’il en a été ainsi.
- » La première question dans le calcul de nos expériences était de déterminer les dépenses d’eau par les vannes de fond et son coefficient spécial, afin d’en déduire le coefficient particulier à notre déversoir.
- » Cette vanne de fond éprouvait une contraction sur trois côtés, comme nous l’avons dit, mais incomplète sur un de ses trois côtés , le paroi du coursier ne se trouvant qu’à 0 mètre 20 centimètres de l’ouverture de la vanne. Nous avons, avec M. Morin, admis le coefficient de 0 mètre 63 centim. pour ce cas spécial, ce qui, en ajoutant à la dépense réelle de la vanne de fond 67 litres 27 centil., qui comprennent le produit des sources et des deux pertes des turbines, nous a donné pour le coefficient du déversoir , dans trois expériences successives, avec des dépenses croissantes 0,3761,0,3695 et 0,3664, et en moyenne 0,3706, nombre que nous avons adopté. D’après les expériences, on voit que la turbine Fontaine a donné à pleine ouverture de vanne, et pour une dépense moyenne de 435 litres, 68 p. 0/0 de rendement utile, et que les expériences par la mesure de la vitesse ont donné 72 et jusqu’à 75 p. 0/0.
- » Sous des ouvertures de vannes de 0“,035 mil., et des dépenses d’eau réduites de 1,7 environ, le rendement
- à peu baissé, il est resté au-dessus de 60 p. 0/0.
- » Dans la turbine Fontaine, la grande vitesse de la roue à vide a diminué le débit de l’eau , elle l’a augmenté dans la turbine Fourneyron, ce qui s’expli' que sans doute par la différence des dispositions de vannage. Le maximum de rendement de la turbine Fontaine correspond à 94 tours de vitesse, la vitesse moyenne de l’aube est alors 0,484 de celle de la lame d’eau.
- » La prise d’eau de ces turbines par de petites vannes de fond courbées, fermant des ouvertures établies dans un plan horizontal, nous paraît très-ingénieuse et très-favorable à la bonne arrivée de l’eau sur les courbes de la turbine, à peu près comme elle y arrive dans les roues à la Poncelet; la construction de la turbine en devient aussi plus facile. La position du pivot établi aujourd’hui au-dessus du niveau de la turbine qu’il tient suspendue comme l’axille d’une meule de moulin, de manière à pouvoir le graisser, le visiter à tout moment et le démonter sans vider la chambre d’eau, est aussi une heureuse pensée et une excellente disposition pratique.
- Nous terminerons par deux remarques générales sur les turbines qui permettent de bien juger quelles sont leurs qualités spéciales et les circonstances qui leur sont le plus favorables ; un fait bien constaté par les nombreuses expériences faites sur les turbines de M. Fourneyron et sur celle de M. Fontaine , c’est que les turbines ne sont pas affectées dans leur rendement utile, par des variations considérables de chute et continuent à marcher utilement avec des sur-élévations considérables du niveau d’aval, d’où il résulte qu’elles sont le seul moteur à employer partout où l’on est exposé à des crues fréquentes et à plus forte raison à l’action biquotidienne des marées (1). »
- (O Nous saisirons l'occasion qui se présente pour annoncer que MM. Hamann et Hempel, ingénieurs en instruments de précision, place Dauphine, n, à Paris, qui viennent d’entreprendre avec succès la construction des modèles de machines, ont établi un modèle de la turbine de M. Fontaine, qui ne laisse rien à désirer sous le rapport de l’élégance, de la précision des formes et de l’exactitude dan* tous les détails.
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- Sur une roue hydraulique établie à PVesserling.
- Par M. Makozeaü.
- Cette roue, établie récemment dans
- * blanchisserie du Breuil, à Saint-Arnaron , appartenant à MM. Gros , JJdier. Roman et comp., de Wesser-
- est du modèle de celles dites à 3ubes planes ou roues de côté emboîtées dans un coursier. La roue, le coursier et le vannage sont en bois dans des ^ues d’économie ; mais on a apporté à
- * exécution tous les soins et la préci— sion désirables. Les aubes sont dans la direction des rayons, et les contre-aubes laissent dans leur partie supérieure Un intervalle de 0m,013. Outre les deux couronnes extrêmes, il existe deux autres couronnes intermédiaires qui partagent les autres en trois parties sensiblement égales. Le coursier régulier, dans sa partie supérieure, se raccorde Par un arc de courbe sensiblement parabolique avec la portion de parabole rçni forme le seuil de la vanne ; il est terminé par un plan tangent incliné de 1/100 et de 3 mètres de longueur ; •extrémité de ce plan forme un seuil de 0®,30 sur le fond du canal de fuite. La vatine ou déversoir a la forme d’une Parabole calculée pour une hauteur d’eau de 0m,200. Quatre cloisons places en regard des quatre couronnes de la roue divisent cette vanne en trois baies dont les largeurs sont un peu Moindres que celles des portions d’au-gets qui leur correspondent : chacune de ces baies peut être formée par un JQadrier que Ton fixe à l’aide de bou-•pns, de telle sorte que l’admission de l’eau dans la roue peut être opérée à vQlonté par le tiers de la vanne, les deux tiers ou la totalité. L’origine de |a veine fluide, à partir de l’arête amont du seuil de la vanne, est d’environ ^m,46 distante de la roue, de façon que P°Ur un abaissement de vanne de0m,20, cette veine fluide ne rencontre les aubes qu’à une hauteur verticale moyenne de 0®,40, c’est-à-dire avec une vitesse de 2m,80 environ.
- On a adopté la disposition de recevoir l’eau par le tiers, les deux tiers °u la totalité de l’auget dans le but de faire agir ce liquide sur la roue d’une manière sensiblement égale pour des dépenses très-variables. En effet, il est Rident que l’épaisseur de la lame d’eau introduite sur la roue à une grande influence sur le rendement, s°it par la manière dont elle y arrive et dont elle effectue sa rencontre avec les
- aubes , soit par son mode d’agir dans le coursier. A cet égard , quelque soin que l’on apporte dans la construction de la roue, il est certain qu’il y a toujours un intervalle appréciable entre les aubes et le coursier par lequel s’échappe une lame d'eau sans effet sur le moteur : la perte de force due à cette circonstance étant sensiblement proportionnelle à la largeur du coursier , on voit que tant que cette largeur restera la même, la perte affectera d’autant plus le produit que les quantités d’eau agissantes seront moins considérables. Mais, si en même temps que la dépense d’eau diminue, on rétrécit la largeur du coursier, on peut espérer d’établir une sorte de compensation qui conduise à des rendements sinon identiques , du moins très - rapprochés ; c’est en effet ce qui a été confirmé par l’expérience.
- La raison pour laquelle on a mis une distance de 0m,46 entre la roue et l’arête extérieure du seuil de la vanne, au lieu de placer celle-ci le plus près possible de la roue, c’est que par cette disposition la veine fluide rencontre les aubes presque perpendiculairement à un point très-rapproché du coursier et avec une vitesse qui ne dépasse en moyenne que de 1 mètre celle des aubes pour une ouverture de vanne de 0m,20; vitesse qui va en diminuant à mesure que cette ouverture diminue elle-même, mais qui cependant dépassera toujours celle des aubes, condition indispensable à la bonne introduction de l’eau. En rapprochant davantage la vanne de la roue, on s’exposerait, d’une part à faire porter la veine fluide sur une partie de l’aube trop voisine de la contre aube ou sur celle contre-aube elle-même , et de l’autre , à établir la rencontre des aubes et de la veine fluide sur un point où la vitesse de l’aube dépasserait celle de la veine, ce qui occasionnerait un choc en sens contraire du mouvement.
- Le plan incliné qui termine le coursier qu’on trouve employé dans des roues trcs-anciennes, et qu’on a supprimé dans beaucoup de constructions récentes, sert à conservera l’eau qui sort de la roue la vitesse qui lui est commune avec les aubes; il est clair qu’on en facilite le dégagement et qu’on peut même utiliser cette vitesse pour repousser l’eau du bief inférieur dont le niveau pourrait ainsi sans inconvénient s’élever de 0m,10 à 0m,15 au-dessus du point le plus bas de la roue.
- Les expériences qui ont eu lieu au frein, en maintenant par un moyen
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- très précis la surface de l'eau en amont à une hauteur constante pendant tout le temps des expériences (1), et le jaugeage s’est fait en notant la hauteur de la nappe d’eau au-dessus du seuil de la vanne. et en en déduisant le volume de l’eau écoulée par la formule connue
- Q — m HL 1/2.<7 H, dans laquelle ni s’éloigne peu de 0,4. A l’aval, lorsque la roue était arrêtée, l’eau venait affleurer l’extrémité inférieure du plan incliné qui termine le coursier. En effet, la chute a été comptée depuis la surface de l’eau en amont jusqu’à la surface de l’eau en aval prise à l’extrémité du plan incliné.
- En discutant le tableau des expériences, M. Marozeau a été conduit aux résultats suivants :
- 1° Lorsque l’eau est conduite sur la roue par les trois baies de vannage, et que l’abaissement de la vanne est compris dans les limites de 0m,15 à 0‘n,20, ce qui répond à un volume d’eau de 400 à 600 litres par seconde , le rendement de la roue s’écarte peu de 80 pour 100.
- 2° Ce rendement diminue pour des volumes d’eau inférieurs; il ntist que de 0,73 pour 300 litres, et 0,52 pour200 litres.
- 3° Le rendement pour 200 litres s’élève à 0,66, quand en emploie les deux baies latérales de la vanne, et il arrive
- à 0,71 quand on ne fait usage que de celle du milieu.
- 4° Pour une dépense de 300 litres. il n’y a pas de différence entre l’emploi de la vanne entière et celui des deux baies latérales.
- 5° Les vitesses à la circonférence de la roue peuvent varier sans influence sensible entre 2m et lm, 40.
- Puissance motrice et industrielle dv la chute du Niagara.
- Le journal américain de Silliman an nooce qu’une mesure qu’on a prise du volume des eaux qui forment la chute de Niagara , a démontré que la puissance motrice de cette chute est presque 40 fois plus considérable que toutes celles , soit eau, soit vapeur, qu’on a utilisées dans la Grande-Bretagne pour imprimer le mouvement aux machines qui exécutent les travaux de manufactures dont les produits suffisent à une grande partie des habitants du globe, y compris ceux employés au transport de ces produits par bateaux à vapeur , chemins de fer et bâtiments à vapeur de la marine militaire , etc. Il est présumable que la seule force due à la gravité développée par cette chute a une énergie et une efficacité suffisante pouç mouvoir tous les mécanismes artificiels qui fonctionnent dans le monde habitable.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Manuel du graveur, ou Traité de l’art de la gravure en tout genre.
- Par M. A.-M. Perrot. Nouvelle édition. Paris, 1844. 1 vol. in 18, fig. Prix : 3 fr.
- Ce manuel qui embrasse tous les genres artistiques de gravure, est un des bons ouvrages de l’encyclopédie des sciences et des arts, que publie le
- (1) Ce mojen très-simple et bien plus exact que les flotteurs, consiste dans l’emploi d’une latte très - légèrement inclinée à l’horizon , placée près d’une vanne de déeharge à la surface de l’eau, de manière à ce que son arête inférieure soit en partie immergée Au point où l’immersion cesse, se trouve une bulle d’air qui glisse le long de la latte, au moindre changement de niveau dans la surface de l’eau. On fixe sur la latte un trait qui sert de repère, et un aide tenant la manivelle de la vanne de décharge a soin que la bulle d’air reste stationnaire, ou plutôt qu’elle se meuve de part et d’autre du repère par petites oscillalions.
- libraire Roret; il doit principalement son mérite aux renseignements importants et précédemment inédits qui ont été fournis par divers artistes éminents de la capitale. La première édition ayant été promptement épuisée, on a profité de la réimpression de cet ouvrage pour y introduire un grand nombre d’améliorations, surtout dans les formules relatives aux vernis et aux eaux fortes et dans le détail des procédés de la gravure sur acier, de celle sur bois d’après les nouveaux procédés, de la calcographie, de la gravure en relief sur métal et sur pierre . etc. Ce manuel, qui présente ainsi tant les perfectionnements introduits depuis peu par des artistes distingués, que les progrès relatifs à ce qu’on pourrait appeler la partie chimique de l’art du graveur, se trouve donc parfaitement au niveau des connaissances actuelles, et nous ne doutons pas que cette nouvelle édition
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- *?e SlJit consuliée et lue avec beaucoup p fruit, par les artistes, par les amateurs et par toutes les personnes qui Entent par goût les arts graphiques.
- Traité des manipulations chimiques. Description raisonnée de toutes les opérations chimiques et des appareils dont elles nécessitent Vemploi.
- ^arM. Adolphe Bobieure, Paris, 1844,
- 1 vol. in-8° avec 3 planches gravées et des figures intercalées dans le texte. Prix : 6 fr., chez, Méquignon-Marvisfils, rue de l’École-dc-Méde-cine, 3.
- i,.^es jeunes gens qui débutent dans etude de la chimie, ceux qui s’adon-?®nt à celle des arts chimiques , les elev'es en médecine ou en pharmacie ; enfin les fabricants et les manufacturées sont souvent très embarrassés , taille dans un laboratoire bien meublé et en face des divers appareils qu’il t'enferme, pour procéder avec exactitude et avec méthode aux diverses rna-jVPnlations que nécessitent les opéra-hons auxquelles ils veulent se livrer, °tt bien aux expériences qu ils se proposent d’entreprendre. Cependant, il **®st pas d’opération, soit dans les sciences, soit dans les arts, où la bonne dtfection des manipulations exerce une ’ofluence aussi directe et aussi déci-Slve sur le succès que dans celles qui s°ntdu domaine de la chimie, et depuis que cette branche importante de Uos connaissances s'est perfectionnée etsest développée, on a senti le be soin de réunir en même temps les Meilleurs procédés de manipulation, CeUx qu’on applique le plus communé-*|)ept dans les laboratoires les mieux c,lr*gés et d’en former un ensemble Propre à guider les travaux des chi— ^stes, et surtout ceux des commençants.
- Sans discuter ici le mérite des ou-rages plus ou moins récents qui ont Paru sur ce sujet, et qui sont connus de tous les praticiens, nous ne Pouvons cependant pas oublier de rap-Pe'er que les uns, d’une date déjà un pu ancienne ne représentent plus, sous e.rapport de la simplicité des appa-^ls et des moyens, l’état actuel des Procédés, ou bien ne fournissent que ps notions incomplètes sur les procé-de l'analyse élémentaire organique, de nos jours a acquis une si haute ^portance en chimie , et que les au-
- tres plus récents sont plutôt de nature a être mis dans les mains des chimistes déjà exercés et instruits, qu’à servira guider les premiers pas de celui qui débute dans la carrière aujourd’hui si vaste et si intéressante de la chimie.
- C’est sans doute la considération de ces faits, et surtout l’expérience que l’auteur parait avoir acquise pendant le temps qu’il a exercé les fonctions de préparateur de chimie à l’école supé rieure de la ville de Paris, et depuis qu’il dirige à Paris une fabrique de .produits chimiques , dont les produits ont été remarqués lors de la dernière exposition nationale, qui l’auront déterminé à se livrer en faveur de l’instruction à la rédaction d’un guide pratique aussi complet que possible, propre à mettre le commençant au courant de toutes les manipulations qu’exigent les opérations chimiques telles qu’elles sont pratiquées actuellement, et à recueillir les procédés les plus en usage dans les laboratoires les mieux dirigés, et ceux que la pratique lui avait appris à lui-même dans l’exercice de l’enseignement.
- Le Traité des manipulations chimiques, de M. A. Bobierre, est divisé en deux parties. Dans la première, qui embrasse comme de juste la majeure partie du volume, après s’être occupé du laboratoire et de sa disposition, l’auteur se livre successivement à l’exposé des manipulations qu’on peut être appelé à entreprendre sur les corps solides, liquides ou gazeux, et examine successivement l’influence que la chaleur, la lumière, l’électricité et l’air exercent sur chacun d’eux , et enfin l’influence de ces agents lorsqu’ils sont appelés à concourir les uns avec les autres dans les modifications à opérer sur les corps. La rédaction de cette partie a nécessité une longue série de recherches pratiques sur les opérations chimiques elles-mêmes ainsi que sur les appareils qu’elles nécessitent, et il a fallu faire un choix judicieux des moyens qui rendent ces opérations plus sûres , plus élégantes, et abrègent en outre le temps qu’on met à les faire. Cette partie du travail de l’auteur indique, d’après l’examen que nous en avons fait, un chimiste exercé et dont la pratique éclairée doit inspirer une entière confiance aux lecteurs de ce Traité.
- Dans la deuxième partie, M. A. Bobierre s’est attaché plus spécialement à exposer les moyens perfectionnés dont on se sert aujourd’hui pour procéder à l’analyse élémentaire des matières organiques qui a pris depuis peu un si inté-
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- ressaut développement. C’est ainsi qu’on trouve dans cette subdivision de l’ouvrage les méthodes de MM. Gay-Lussac et Thénard, pour les analyses par l’oxide de cuivre , celle par le chromale de plomb, les procédés de M. Liébig, ceux de M. Dumas et ceux de MM. Berzélius, Brunner, pour diverses opérations importantes de cette analyse. Ici l’auteur n’avait qu’à résumer des moyens dus à des chimistes habiles encore vivants, mais il l’a fait avec netteté et sagacité.
- Dans son avant-propos, l'auteur a reproduit une idée qui nous parait exacte et mériter qu’on la popularise. «J’ai pu me convaincre, dit-il, pendant le cours du travail, qu’une économie poussée à l’extrême dans la construction des appareils chimiques, conduisait le plus souvent à une perte de temps considérable et à des résultats erronés. C’est pourquoi je me suis principalement attaché à n’indiquer la construction et l’emploi que des appareils et des procédés dont l’expérience a consacré l’usage. »
- Nous conseillerons sincèrement à toutes les personnes qui ont embrassé la carrière des arts chimiques, ainsi que toutes celles qui se proposent de faire des essais de ce genre ; enfin , aux manufacturiers et aux élèves, de lire et d’étudier le Traité de M. Ad. Bobierre ; ils y trouveront , d’une part, une source abondante d’instruction, fruit delà pratique des plus ha biles chimistes, et de l’autre cette lecture leur épargnera ces tâtonnements prolongés, ces insuccès fréquents qui rebutent souvent ceux qui commen cent ou qui poursuivent une idée bonne en elle-même, ainsi que des frais parfois très-onéreux et devant lesquels on recule souvent, faute de connaître les moyens la plupart du temps très sim pies que les progrès des arts chimiques ont mis à la disposition des manipulateurs.
- De bonnes planches gravées et de nombreuses figures insérées dans le texte servent à donner une idée exacte de tous les appareils et de la manière de les monter et de les assembler pour l’exécution des opérations les plus variées.
- Introduction à Vétude de ia chimie-Par M. Émile Rousseau,
- Fabricant de produits chimiques, ex-professeur de chimie à l’école d’Ensei-gnement élémentaire supérieure de la ville de Paris, préparateur du cours de chimie générale à l’École centrale des arts et manufactures.
- Un joli volume in-18. Prix : 3 francs. Chez Méquignon-Marvis fils , éditeur, rue de l’École-de-Médecine, 3.
- Nouveau Manuel complet de la coupe
- de§ pierres, précédé des opérations
- graphiques nécessaires.
- Par M. C-J. Toussaint. Paris, 18IT.
- 1 vol. in-18, et atlas avec planche.
- Prix : 5 fr.
- La coupe des pierres est une des applications les plus importantes de la géométrie descriptive, celle qui emprunte à cette branche des sciences mathématiques le plus de secours et de pratique. Mais tout le monde ne peut pas se livrer aux études , souvent très-ardues , de la haute géométrie descriptive , et il était d’une très-grande importance cependant de trouver et de faire connaître une foule de moyens pratiques basés toutefois sur la science, en usage dans les chantiers de construction , appliqués journellement par les architectes et les ingénieurs , et qu’il importe cependant de rendre vulgaires parmi les ouvriers, les constructeurs et toutes les personnes qui s’occupent de construction. C’est un but que ne remplissent que fort imparfaitement les ! ouvrages publiés jusqu’ici sur cette matière , et que M. Toussaint, auteur du Memento des architectes et du Manuel d’architecturede, l’Encyclopédie Roret, a cherché à atteindre avec succès dans l’ouvrage que nous annonçons. Nous n’entrerons pas dans l’énumération des matières traitées dans ce Manuel ; mais nous dirons seulement que tous les détails pratiques de la coupe des pierres s’y trouvent traités de la manière la plus simple et cependant la plus rigoureuse, et que les jeunes gens, les ouvriers , les appareilleurs et les architectes y trouveront une instruction solide et facile.
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- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- îsPositions nouvelles à donner aux f°urneaux ou foyers employés dans Afférents arts.
- Par M. J.-A. Detmold.
- et mon(^e sai t que dans les foyers | p fourneaux employés dans les diffé— euts procédés des arts , et qui dèpen-se/fr pour les alimenter de l’air néces-Or *0 *a cornbustion , du tirage que {J °uuit une cheminée élevée, une sop1!00 considérable du combustible .'de est converti en gaz combustibles j* 1 s échappent sans être consumés dans .conduit de la cheminée. A certaines Poques, et spécialement lorsque la trôUC le. combustible sur la grille est tjfS~.,n‘n('-e, il arrive aussi qu’une quan-san enor,me d’air atmosphérique passe,
- . s se décomposer, à travers cette grille îonS *e fourr,eau; ce qui, dans les les à réverbère employés au travail tioS ,n^taux > occasionne par l’oxida-traiteÜne Perte sur *e rn®ta* qu’on y
- dan3/ormat,on ^es Saz combustibles sa» ies fo.urs et fourneaux, et le pas-1 *?e • * a*r non décomposé à travers au. .Brilles , tendent l’un et l’autre à dimSser ^cur température. Indèpen-olii n*er?t cefo * Eair fr°'d extérieur Par cfn^lrc continuellement dans l’ap--• e‘l par la porte quand on l’ouvre.
- ainsi
- creva
- que par toutes les ouvertures, ^' evasses ou fissures qui peuvent exis-p i tend également à en abaisser la température en même temps qu’il aug-
- mente la perte en métal par suite de l’oxidation qu’éprouve celui-ci.
- Pour obvier à ces désavantages , j’ai adopté les constructions et les dispositions suivantes :
- 1° Le foyer dans les fours et fourneaux perfectionnés est plus profond et la grille est placée plus bas que dans les foyers généralement en usage ; au moyen de quoi, il peut exister constamment sur cette grille un lit épais de combustible qui s’oppose au passage de l’air non décomposé avant qu’il pénètre dans le laboratoire.
- Dans les fours et fourneaux ordinaires, la profondeur du foyer, c’est-à-dire la distance entre la grille et le sommet du pont, est généralement de i 0m.30 à 0m.45, et excède rarement Oro 60 Mais dans les fours et fourneaux perfectionnés, cette profondeur va de 0m 90 à lm.50, suivant que la houille dont on fait usage est plus ou moins bitumineuse. Si c’est de la houille très-bitumineuse qu’on emploie, ce foyer ne saurait être profond de moins de 0m.90: Pour une bonne houille flambante , une profondeur de lm.20, et pour un combustible très-sec , comme le coke et l’anthracite, une profondeur de lm.50 paraissent être les plus avantageuses.
- 2° Au lieu de compter sur le tirage produit par une cheminée élevée pour la combustion du combustible, on alimente en quantité suffisante, à l aide d’un courant d’air forcé produit par une machine soufflante ordinaire, couran
- Technologiste. T. VT. Décembre— 1844.
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- qu’on fait arriver dans le cendrier , lequel est fermé par une porte hermétiquement close. De celte manière, le courant provoque la combustion de la nouche inférieure de houille immédiatement au-dessus de la grille, et la majeure partie des gaz qui résultent de cette combustion sont combustibles, et principalement l’oxide de carbone , qui se produit invariablement pendant la marche de la combustion lorsque la température est très-élevée, et lorsque la proportion de carbone est en excès relativement à celle de l’oxigène.
- La portion de gaz acide carbonique qui se produit par la combustion de la couche inférieure de combustible en contact immédiat avec la flamme , absorbe, dans son passage ascendant à travers la masse de ce combustible en état d’ignition qui la surmonte, une nouvelle dose de carbone, et se convertit par conséquent en oxide de carbone. En même temps.les gaz carburés contenus dans le combustible , tels que l’hydrogène proto et deutocarburè, sont dégagés ou distillés de la houille par la chaleur. Ainsi tout le combustible dans le foyer ( c’est-à-dire tout ce qu’il y a de matière combustible dans la houille) sera transformé en gaz combustibles qui passent ensemble sur le pont pour se rendre dans l’intérieur du four.
- La masse du combustible qui charge le foyer n’est jamais, à l’exception de la couche qui repose immédiatement sur la grille, à une haute température, ainsi que c’est le cas pour les fours et fourneaux ordinaires ; elle est maintenue seulement à une chaleur rouge qui est tout à fait suffisante pour donner lieu à la formation des gaz combustibles de la houille.
- 3° La combustion de ces gaz s’effectue en faisant pénétrer de force au milieu d’eux, lors de leur passage au-dessus du pont, de l’air atmosphérique chauffé et comprimé, fourni en une multitude de petits filets déliés , ce qui donne lieu à une combinaison rapide et intime de l’oxigène de cet air avec les gaz combustibles , et par conséquent à une combustion immédiate et rapide et à une température plus intense. La température de l’air comprimé peut être réglée à volonté à l’aide d’un registre attaché à l’appareil à chauffer l’air, ainsi qu’on l’expliquera ci-après.
- La chaleur ainsi produite par le combustible est donc plus directement appliquée au travail que dans les fours ordinaires, dans lequels le calorique engendré résulte de la combustion partielle de ce combustible sur la grille,
- et où les métaux sur lesquels on opère empruntent seulement leur température à la flamme dans son passage à travers le laboratoire du fourneau, tandis qu’au moyen de ces perfectionnements la température de la houille dans le foyer où les gaz sont générés est comparativement basse, et que la combustion actuelle de ceux-ci, ainsi que la température intense qui en résulte , se concentrent dans le point même où les métaux sont placés pour être soumis à une opération dans laquelle la chaleur la plus intense est précisément nécessaire.
- On évite donc ainsi la perte de combustible qui a lieu par l’écoulement des gaz dans le conduit de la cheminée , tout aussi bien que l’abaissement de température, et la perte de métal provenant de l’oxidation par suite de l’în-troduction de l’air extérieur et non décomposé à travers la grille , la porte de travail, les ouvertures quelconques ou fissures et crevasses existant dans Ie fourneau , puisque la combustion des gaz s’effectue dans le fourneau sous une pression supérieure à celle de l’atmosphère du dehors.
- Les fours et fourneaux établis suivant ce système perfectionné, peuvent être employés avec beaucoup d’avantages à travailler toute espèce de métaux; mais ils ont un mérite particulier quand on les applique aux différents procédés employés dans la fabrication du fer-Ces avantages sont d’abord une chaleur plus intense que celle qu’on produit dans les fours à réverbère actuellement en usage; ensuite de procurer une importante économie de combustible , et enfin de donner un plus grand rendement dans le métal qu’on travaille, ou en d’autres termes de diminuer les pertes en métal que l’oxidation fait éprouver.
- La fig. 1, pl. 63 , représente le plan ou mieux une section horizontale d’un four d’affinage ou à décarburer le fer.
- La fig. 2 est une section longitudi' nale et verticale de ce même four.
- La fig. 3 une élévation latérale.
- La fig. 4 une section transverse prise suivant i , 2 de la fig. 2, et montrant la disposition des tuyaux à chauffer l’air dans le conduit de la cheminée-
- A est le foyer (construit en briques réfractaires) ayant à peu près lm.20 a lm.50 de profondeur et 30 à 36 déci' mètres carrés de surface. Ce foyer est rempli du combustible qui génère leS gaz combustibles; B est la grille sur laquelle repose le combustible des* tiné à être converti en gaz; b,b,b deS
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- P aques de fonte d’environ 0m.25 de î ^rgeur posées sur la grille, afin de j protéger les parois du foyer immédia- j entent au-dessus de cette grille, et j es opposer à ce qu’elles brûlent. En i » les cendres qu’abandonne la °tnlle, relevées sur ces plaques , ainsi Jjuon le voit au pointillé dans la fig. 2,
- " étant pas conductrices, servent à ga-.ant,p la maçonnerie des parois immé-jj'atement au-dessus de la grille, et à einpècher d’être détruite par l’action
- du feu. r
- . Cest le cendrier; D la porte qui sert ,e clore hermétiquement ; E une ou-eplure pratiquée dans l’une des parois . e ce cendrier , et par laquelle on y jance de l’air atmosphérique avec une ^•'•chine soufflante ordinaire ; F le trou Pap lequel ori alimente le foyer A de ombustible ; G une chambre à air chaud P'acée au sommet du foyer générateur •e pz, et de laquelle partent une série ? ®uscs ou tubes souffleurs H,H- E’air naud est insufflé par ces buses au mi-,eû des gaz lorsque ceux-ci passent j.Ur le pont. Ces buses sont en tôle de er 0u autre matière propre à cet usage, °nt environ 0“.03 de diamètre à leur ase la plus grande, et 0m.03 à leur Ouverture ou petite base, qui est légè-r«n»ent aplatie.
- , Ee pont I, au-dessus duquel s’opère } Mélange des gaz combustibles et des ils d’air chauffé et comprimé, et qui s| *e Heu où s’effectue la combustion,
- ., Plus long que dans les fours à réver-à,r,e.binaires, dans le but de donner ! a«r chaud et au gaz le temps de se J”el£p complètement avant d’entrer dans La chambre de travail K du four où le e? est afflné ou décarburé. L est la 0 ® de ce travail , qui est en briques u sables réfractaires; elle est portée Pp des plaques de fonte, de même que a^s les fours à puddler et à réchauffer pdvnaires. M,Msont des blocs creux en ente qui entourent toute lasole,etdaris Psqueis circule un courant d’eau froide, ’n d’empêcher que les parois ne soient , , Puites par la chaleur intense du mé-, en fusion et des scories. N est le ,°n de coulée par lequel on fait sortir u four le métal affiné. O est une voûte o» ^)[’(lUe > qui clôt par le haut le foyer chambre à générer les gaz, et sert Protéger la chambre ou réservoir à p chaud , ainsi que les buses de l’ac-*°n destructive du feu.
- Ea disposition et la protection donnée ussi à la chambre à air chaud et aux u$es > est une chose importante à la-H^elle il convient d’avoir égard dans 1 aPPücation de cet appareil. C’est dans
- ce but que la voûte en briques réfractaires , dont il vient d’être question, a été construite, et que les extrémités des buses sont insérées à travers un rang de briques également réfractaires, où elles sont lutées avec de l’argile apyre, ainsi qu’on le voit en P ; ces briques relient la voûte O du foyer avec celle Q, Q, ou dôme qui couvre le travail du four. R est le passage à travers lequel les gaz combustibles passent du foyer au-dessus du pont dans le travail K, S la gorge du four, et T la cheminée par laquelle s’échappent finalement les produits de la combustion.
- D’un autre côté, U est une autre chambre construite aussi en briques réfractaires, et dans laquelle est disposé un jeu de tuyaux destiné à chauffer l’air nécessaire à la combustion des gaz, ainsi qu’à affiner et décarburer le fer. Cette chambre est séparée de la cheminée par une cloison présentant de nombreuses ouvertures g, g, à travers lesquelles il pénètre suffisamment de chaleur aux tuyaux pour chauffer à la température exigée l’air froid qu’on y fait passer avec force.
- La température du vent est réglée en faisant entrer plus ou moins de gaz brûlé dans la chambre U, à travers les ouvertures g, g, percées dans la cloison en briques; ce qui s’effectue à l’aide d’un registre V qui diminue à volonté l’aire de section de la cheminée T ou celle de la chambre U. Par ce moyen on peut faire passer la totalité des gaz brûlés ou seulement une portion dans cette chambre U, et par conséquent élever la température du foyer sans faire intervenir pour cela le tirage dans le foyer.
- L’air peut également être chauffé en le lançant dans des boîtes de fonte ou des tuyaux placés autour de la sole du four, dans l’endroit où l’on a établi les blocs M, VI, dont il a été question ci-dessus ; ce courant d’air servirait alors de même à protéger les parois contre l’action de la chaleur : cette disposition est plus particulièrement représentée dans les fig. 5 et 6, qui offrent différentes vues d’un four à réchauffer et à lopins.
- V est la porte de travail du four qui est placée de même que dans les fours ordinaires. W, fig. 1 et 3, un tuyau amenant l’air froid d’une machine soufflante; de ce tuyau part une branche w' qui sert à conduire cet air froid sous la grille du foyer, air dont l’admission est réglée par la soupape x. Un autre embranchement vertical te", fig. 3, communique avec le jeu de
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- tuyaux de la chambre U. De là l’air j chauffé est charrié par le tube w'", ' fig. 3. à la chambre à air chaud G , où l’on règle son admission à l’aide de la soupape x'. Deux branches z,z, four- ! missent enfin aux tuyères z\z', cet air j chaud, dont on règle également lecou- j lement par les soupapes y, y. j
- La manière d’affiner ou de décar- ; burer le fer dans les fours de celte es- j pèce est la suivante : ,
- On remplit la chambre A de combustible, et après qu’il a été allumé, l’air froid est conduit sur la grille afin de générer des gaz combustibles, en ayant soin de fermer hermétiquement ! ïe cendrier. La soupape x' est alors graduellement ouverte pour admettre l’air chaud nécessaire à la combustion des gaz. Dès l’instant que le four a été amené à la chaleur blanche, on charge à 30 quintaux de fer en gueusets, qu’on dispose sur la sole, en les ernpi- ; lant de manière à laisser de grands in- i terstices entre eux, pour que la flamme i puisse bien circuler dans toutes les par- j ties. Lorsque la charge est dans un état J complet de fusion, on fait arriver l’air chaud par les tuyères z',z', qui se trouvant placées de manière que les lignes de leurs axes convergent vers le milieu de la sole, et ayant une inclinaison de 25 à 30 degrés , forceront le fer liquide à circuler suivant deux courants opposés, en exposant ainsi chaque partie de sa surface à l’influence décarburante du courant d’air.
- Le contre-maître juge, en touchant le métal avec le ringard, ainsi qu’on le pratique dans les fineries ouvertes or- j dinaires . si le fer est suffisamment affiné et dècarburé, ce qui sera généra-ralement le cas avec une charge de 25 tonneaux, environ une heure après qu’on aura donné le vent par les tuyères. Le fourneau est alors percé, et le métal à l’état fluide coule dans les moules destinés à le recevoir comme à l’ordinaire.
- On peut hâter et faciliter l’opération de l’affinage en ajoutant à la charge de fonte brute environ un quintal ou davantage de scories d’affinage, qu’on produit dans le mode ordinaire d’affi- : nage à fours ouverts, scories dont il existe toujours de grandes quantités : dans toutes les usines où l’on fabrique j du fer. |
- Ce genre de four peut être employé | avec avantage au puddlage de la fonte | crue, au lieu de iine-melal, en coin- ! binant les deux procédés dans le même j our, ce qui procure une grande économie de combustible, de fer, aussi J
- bien que de travail. Quand on l’appli-que au puddlage, la sole doit être d’environ 0m.65 plus large que celle du four d’affinage ci-dessus décrit; le four présente deux portes opposées l’une à l’autre, et à chacune desquelles travaille un puddleur. On charge environ 9 quintaux de fonte, qui, après la fusion est soumise à l'influence décar-burante des courants d’air chaud, s’échappant des tuyères z’, z'. Lorsque le fer est suffisamment affiné, on interrompt l’écoulement de l’air chaud de la tuyère ; les scories qui se sont formées et qui flottent sur la surface du bain , sont évacuées par les portes de travail à l’aide des râbles, ou bien on les laisse dans le four jusqu’à ce que les ballesou lopins soient enlevées, puis on les retire par la coulée ; la température du four est légèrement abaissée en fermant en partie la soupape çc qui amène le vent sous la grille; on diminue ainsi la quantité des gaz combustibles qui sont générés dans la chambre A, et en même temps on admet autant d’air chaud qu’auparavant par les buses H, H, pour rendre la flamme légèrement oxidante.
- La manière de régler la température du four pendant les différentes périodes du puddlage est une chose parfaitement connue des ouvriers. On l’effectue, dans les fours à puddler ordinaires, en alimentant le feu sur la grille et élevant ou abaissant le registre de la cheminée. Alors le puddleur commence à décarburer et à former ses lopins opération qu’il exécute absolument de la même manière que dans les fours à puddler ordinaires, quand on puddle du fine-melal, et qui est parfaitement connue.
- La fig. 5 est une section longitudinale , et la fig. 6 une coupe horizontale d’un four à réchauffer ou à rouler, qui diffère par ses dispositions générales, mais très-peu , des fours à fine-métal et à puddler décrits ci-dessus. Les figures indiquent suffisamment les différences, sans qu’il soit nécessaire d’entrer à cet égard dans une description détaillée* La sole consiste en une couche épaisse de sable réfractaire, de même que dans les fours à réchauffer ordinaires. L’air pour la combustion des gaz est chauffé en le faisant passer à travers des boîtes de fonte a, a, qui ont également pour but de protéger les parois du four contre la chaleur intense (ainsi qu’on Je voit au pointillé dans la section horizontale ) ; de là cet air est conduit par le tuyau bjj construit le long des murs du fourneau à la chambre à air chaud
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- Les scories coulent par le trou c, ou e'«es sont évacuées par un petit canal Creusè à l’arrière de la sole.
- documents pour servir à l'histoire de 1 affinage du fer au gaz de tourbe.
- Par M. Bischof, maître de forges.
- On a commencé, depuis quelques \etnPs, aux forges de Lauchhammer, ans la Prusse Saxonne , quelques exigences sur l’emploi des gaz dégagés ?s, nauts-fourneaux pour le traitement d xreur ^er’ su'vant les indications e M- Faber-Dufaur ; mais comme dans eette localité on a reconnu qu’on enle-ait ainsi à la flamme du gueulard une P°rtion de son pouvoir calorifique, fln on utilise pour le chauffage de la j^achine à vapeur, on s’est déterminé à enier quelques essais sur l’emploi d’un ^ extrait de la tourbe, dans un appa-^ particulier disposé à cet effet, gaz ®,vec lequel on a fait marcher le travail u puddlage avec un succès complet, même temps que les gaz d’un cubi-°t servaient à chauffer un petit four-îleau à chauffer les poches pour les ate-leIs de moulage.
- Le fourneau dans lequel on a fabri-
- qué ]e
- gaz est représenté en coupe, en
- . o~“ —v, v-Tv, V...
- ^ ’ oans la fig. 7, pl 63, accole avec un ourneau de fusion dont j’ai fourni les f ans et dont on dira un mot plus loin. n.voitqu a l’aide des ouvreaux a, a, a, Se ferment avec des tampons mo-**es en pierre ou en brique, on peut i“:ns la marche normale du fourneau a'fe monter la chaleur rouge jusqu’au P°mt t, environ, et que c’est en ce point e|; au-dessous que le dégagement des ajoures d hydrogène a lieu. Le coke g 1 feste alors du traitement du com-«stible brut et après le dégagement s carbures d’hydrogène, arrive ainsi 5, u a Peu sur la grille, où il se con-reM’ ^-ar secours d’un courant nalu-'d’air atmosphérique.
- , Ln appareil de soufflerie ne devient, ans ce cas, nécessaire , que lorsqu’il est pas possible de placer suffisam-ent en contre-bas le fourneau où l’on le gaz. En général, soit qu’on mpjoie la tourbe, le bois, les lignites . * anthracite, on n’a nul besoin de to't f*es sout^lets * et leur emploi est ,,ç au pl',s admissible quand on fait sage de houille dite collante ou de U-ftOitcs très-pures.
- for aci'le rarboniqoe produit se trans-rrile promptement, par son contact
- prolongé avec les matières combustibles à l’état d’ignition , en gaz oxide de carbone , de façon que les gaz qui se déchargent par le canal e consistent pour la majeure partie dans les deux carbures d’hydrogène, de l’oxide de carbone et de l’azote qui a été introduit sous la grille avec l’oxygène, pour alimenter la combustion.
- C’est à l’aide d’un registre c qu’on régularise le courant de gaz, l’afflux de l’air sur la grille, et en résumé, tout le dégagement du gaz. Une plaque d, qui clôt l’ouverture de la porte , reste ordinairement fermée; on ne l’ouvre que pour opérer, à peu près tous les jours, le nettoyage de la grille. Quant à celui du cendrier on l’effectue en enlevant la plaque f, qui est pourvue de trois ouverturesprésenlantchacune une surface de 12 à 13 centimètres carrés.
- Une chose importante à observer aussi dans la construction du fourneau, c’est un rétrécissement au point g. En effet, il résulte de ce rétrécissement que le combustible dont ce fourneau est chargé, suit, à mesure qu’il descend, les lignes marquées au pointillé dans la figure, en formant naturellement sur toute la circonférence un canal h qui conduit avec facilité , et sans lui laisser entraîner de matières solides en suspension ( cendres, charbon , etc. ), le gaz dans le canal de décharge e, d’où il s’écoule pour les besoins du service. Quand ce dernier canal n’a qu’une faible longueur, les gaz arrivent avec une température d’environ 200° C. au point où doit s’en opérer la combustion, et dans ce cas on ne peut, en chemin, condenser les vapeurs de goudron qu’ils renferment.
- Quant à la proportion de soufre que le gaz pourrait renfermer dans le cas où on ferait l’emploi d’une tourbe riche en pyrites de fer, nous possédons des moyens parfaitement simples pour s’en débarrasser.
- Environ quatre heures avant la fin de l’opératiou on cesse le chargement de la tourbe et on clôt avec soin le fourneau ; quand on recommence à travailler ori rétablit très-aisément le courant de gaz dont a besoin, attendu que le coke conserve sa chaleur rouge pendant plusieurs jours consécutifs.
- L’expérience apprend qu’une addition d’environ 1/8 de fraisil ou de tourbe menue ou en poudre, présente, indépendamment de l’emploi qu’on fait ainsi de matières qu'on a souvent rejetées jusqu’à présent, un effet très-avantageux , en ce qu’elle s’oppose à ce que les gaz s’échappent par le gueulard
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- Ou fourneau, par conséquent il importe aussi que le gueulard offre un diamètre moindre et une forme plus cylindrique que pour le fourneau, et on peut parfaitement te passer d’un couvercle ou d’un registre fermant hermétiquement pour le recouvrir. Du reste, le fourneau qu’on a fait construire à Lauchhammer fournit une quantité de gaz supérieure à celle que consomme le four à puddler, et on pourrait rétrécir encore son gueulard d’environ 0m.30.
- Pour faire fonctionner le four à puddler dont nous donnons une coupe dans la fîg. 8, on a conduit d’abord le gaz au sein d’un autel en forme de caisse creuse, d’où on le laissait échapper par une fente à la partie antérieure du fourneau, au point où débouchaient en même temps une série de buses amenant l’air de la soufflerie, et qu’on avait chauffé dans les tubes d. Plus tard on a prolongé le canal qui conduisait le gaz immédiatement jusque dans l'intérieur du fourneau, et la série de buses a été placée dans la région du pont ou autel.
- Sur le puddlage au gaz en général. La flamme au gaz jouit surtout de la propriété précieuse d’oxider les charges ou mélanges de fontes avec formation de gaz oxide de carbone. Elle exerce cette fonction avec une énergie moindre que quand on se sert d’oxygène libre ou de fondants, mais certainement en procurant une économie bien évidente dans la production d’un fer forgé d’excellente qualité. Un excès d’oxygène libre dans la flamme oxide beaucoup de fer ; il en résulte une scorification , une perte, et par suite d’une action trop vive, un produit de qualité inférieure. D’un autre côté, un excès de gaz s’oppose à l’affinage, et doit même agir comme agent de réduction sur les fondants destinés à amener ce résultat. Par conséquent, il est également nécessaire d'éviter un excès dans les matières gazeuses.
- En second lieu, lorsqu’on veut que la fonte de qualité inférieure donne de bon fer forgé, chaque particule ou molécule de fer doit, pendant un certain temps et à son tour, être mise en contact avec la flamme et avec les scories. La première produit le départ, et les secondes , tout en favorisant ce départ, entraînent les matières ainsi éliminées. Un travail le plus actif possible, et en outre le sdin de s’opposer à une agglomération trop rafpide en lopins sont donc une nécessité indispensable.
- Les scories , en troisième lieu , doivent être d'une qualité telle , qu’elles
- absorbent avec avidité les matières qui se séparent du fer, et puissent former avec elles des scories de lopins (combinaison simple de silicates, cristallisant souvent d’une manière fort élégante sous la forme des cristaux d’olivine )• Elles doivent donc, quand il s’agit de fontes brutes, renfermer un excès de base (del’oxide de fer, de la chaux, etc.)*
- Le fer fin , c’est-à-dire le fer épuré, et qu’on a délivré, non-seulement le plus exactement possible de son carbone , mais encore de son silicium et d’autres impuretés à l’aide du courant d’air , exige peu de fondant et de temps; mais le puddlage direct de la fonte brute ne réussit pas moins bien avec la flamme au gaz.
- La fonte qui renferme du phosphore et du silicium s’accommode d’un peu de chaux en poudre , et celle qui renferme du soufre (et du cuivre?) pa-ralt avoir besoin d'une marche un peu plus sèche ; ce qui fait que la flamme
- du gaz qui s’échappe est souvent colorée
- d’une manière particulière.
- En quatrième lieu, les scories doivent être en quantité assez considérable pour amener le départ du fer.
- Enfin, les scories ne doivent renfermer elles-mêmes qu’une petite quantité de parties impropres déjà éliminées, et par conséquent il est nécessaire de séparer quelques scories grossières après la fusion et lorsqu’on a affaire à une fonte de très-basse qualité. Il n’est pas avantageux d’employer de nouveau les scories de lopins qui tombent lors du cinglage.
- Du travail du puddlage en lui-même. Il est avantageux de partager le procédé en plusieurs périodes de travail qui, la plupart du temps, ne se remarquent pas les unes des autres par l’inhabilité des ouvriers, mais qu’il convient toutefois de distinguer avec soin pour la meilleure appréciation du travail.
- 1° Chargement. Un quart d'heure ; en partie pour l’entretien de la sole, en partie pour remplir les conditions indiquées; charger sur la sole la plus grande partie des scories de lopins, environ trois pelletées de scories d’affi-nage, ou bien de scories et de bat»' tures obtenues lors du cinglage ou du passage aux cylindres, ainsiqu’un quart de pelletée de chaux en poudre , et introduire 175 kilog. de fonte, bien débarrassée de sable et chauffée dans l’appareil à rechauffer du four à puddler-La sole en scories d’affinage se conserve ainsi sur la plaque de fond en fer, environ six mois.
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- Fusion. Une demi-heure : en se J-fvant de la pince pour briser les j>rceaux de fonte et laisser dans le our tout ce qui peut y adhérer ; cher-• r a enrichir la matière crue en fu-ion par une température la plus éle— ,ee possible, en évitant le mélange u ter avec les scories d'affinage , en
- .^couvrant *a Parlie supérieure ramol-
- ’e et devenue blanche du métal, et «un le divisant et l’agitant avec la P'nce , jusqu’à ce que le dernier mor-<*au de fer soit ramolli par la flamme,
- 1 que la sole soit parfaitement nette: e qu’on obtient en brisant, en net-,l°yaut parbandesetà petits coups avec e r,ugard. Quelques minutes après ce ra.Va<l tout est en fusion, et tout en S'tant activement, on passe à J’opéra-l»on suivante,
- Élimination des scories grossiè-
- (Environ une demi-heure ; n’em-P’^yerque les plus forts ringards pour niever les scories grossières devenues a,des). On agitera avec le gros rin-®ard> sans interruption et par bandes u nappes d’avant en arrière, de droite , gauche, et réciproquement. Bientôt es scories grossières nageant sur le fer
- devenues très-fluides, sont ramenées n avant par le mouvement de la spa-J• ® > et toute la masse éprouve une pere tuméfaction. Si par ce moyen fe? scories ne coulent pas bien , il faut r>îre agir plus vivement les outils ; la ? .le> dans ce cas, est trop profonde, ou 'en on peut puddler à la fois une asse plus considérable. L’agitation ®sl Prolongée sans interruption jusqu’à ? qu’il s’élève de petites pointes blan-j "es capillaires sur les scories, et que ia liasse soit un peu affaissée.
- Affinage. (Une demi-heure; cm-P'°yer d’abord la spatule large , puis (•suite continuer seulement avec la v*)ce ; tout ce qui adhère à celle-ci °'t rester dans le four). La masse tout ôtvère est enlevée sur la sole , par a°de, avec la spatule large, retour-
- puis ramenée à plusieurs reprises .e gauche à droite et réciproquement, iüsqu à ce qu’elle devienne pâteuse et des monticules qui ne coulent et affaissent qu’avec lenteur. Alors avec a pince on découvre la sole à petits c°ups, la portion découverte de cette *ale s'échauffe ‘et on ramène de six à a,x fois d’un côté du four à l’autre, au ^îoyen de quoi le fer, divisé par la P'nce, soulevé, retourné, est rejeté sur CeUe sole.
- Ees scories devenues fluides doivent aôssi être à plusieurs reprises aspergées dr le fer. De cette manière, il ne doit
- pas exister de pâtons de fer ; mais s’il s’en rencontre par la maladresse de l’ouvrier, il faut les soumettre à la chaleur la plus intense du pont, puis les briser avec force à l’aide de la pince. Quand tout, jusqu’aux moindres particules, est ramolli et découvert, que la masse a une disposition à s’agglomérer avec facilité, que les scories fluides , sur la partie découverte de la sole, sont blanches et sans boursoufïlures, que la sole elle - même est parfaitement nette, et que le retournement de la matière pâteuse ne donne plus d’impuretés , alors on procède à la formation des lopins.
- 5» Formation des lopins. Une demi-heure. Les lopins doivent être façonnés à l’aide des outils, et non pas se former d’eux-mêmes dans le four. C’est avec la pince et le ringard qu’on les roule, qu’on les comprime et qu’on les pousse et range en cercle le long de la paroi postérieure. Le fer ressue ainsi par la chaleur d’une manière plus complète , abandonne ses scories fines (et quelques parties grossières qu’il renferme encore , et qui,dans un bon travail, ne devraient plus s’y rencontrer) : ce travail comprend aussi le nettoyage et l’enlèvement complet dans le four des scories crues et l’agglomération ou soudage en lopins. Les morceaux, qui se refroidissent, sont exposés à la flamme. Enfin, les loupes portées à une haute température sont cinglées sous le marteau. Tous les laitiers restent sur la sole.
- 6° Cinglage. Ce travail dure environ un quart d’heure, de façon qu’une opération entière , suivant ce procédé de puddlage, exige environ deux heures un quart.
- Dépense en tourbe pour faire marcher un four à puddler. La tourbe de Lauclibammer est assez légère, lkübel (Qrm t.cub 4J71), qUj pèse ^ peu près un quintal (50 kilog.), renferme 30 morceaux; à l’époque où l’on enployait concurremment avec elle environ 1/8 en volume de fraisil, on dépensait à peu près 150 briques de tourbe par heure, ou 3600 par journée de travail de vingt-quatre heures. Cette consommation s’est élevée au double lorsque, n’employant plus de fraisil, on a perdu une grande quantité de gaz.
- Quantité de fer produite par jour. Le four à puddler qui travaille à Lau-chhammer a été construit pour recevoir une charge de 175 kilog. de fonte, qui peuvent y être facilement puddlés en deux heures un quart ; toutefois, dans cette localité, où les ouvriers se trou-
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- vent placés entre ce four à puddler et la machine à vapeur, qui en est à peine éloignée de 2 mètres, la chaleur devient tellement incommode et le travail si pénible , qu'on n’a pu faire que des chargements de lOOkilog.
- D’après les données précédentes, il résulte que dans les vingt-quatre heures on pourraitpuddler environ 18quin-taux métriques de fer, qui n’exigeraien t, par quintal métrique de fer, qu’environ 200 briques de tourbe, lesquelles sont ici d’un prix très-modique. Le corroyage des lopins peut en exiger environ autant, et on obtient très-promptement avec le gaz de tourbe la chaleur soudante la plus élevée.
- Combustion du gaz au moyen du tirage naturel. Si le principe qu’on s'est posé jusqu’à présentest rationnel, c’est-à-dire s’il convient de chercher à utiliser le gaz de la manière la plus simple, il s’élève la question de savoir s’il ne serait pas possible d’éviter pour sa combustion l’emploi d’une soufflerie, D’ailleurs l’adoption de ce dernier mode d’emploi présente un grand avantage pour tous les feux de ces établissements techniques, mais, de plus, il est certain qu’un tirage d’air naturel, indépendamment de sa commodité, peut rendre, dans beaucoup de cas, au moins autant de service qu’une alimentation artificielle d’air par des appareils.
- 1° La combustion instantée du gaz dépend seulement, dans le cas qui nous occupe, de la température; du moins on peut mettre du gaz froid, avec de l’oxygène, comprimé à un degré assez considérable, dans un tube, sans qu’il en résulte de combinaison chimique.
- 2" Il n’y a qu’un corps d’une assez grande dénoté qui puisse exiger un courant puissant d’air, et la flamme du gaz devient, sous le courant d’air com-rimé d’un soufflet, extrêmement mode et allongée. A Lauchhammeronn’a besoin que d’une pression de 5 millimètres d’eau, à cause des buses étroites dont on fait usage, pour introduire la quantité d’air nécessaire par minute.
- 3° Le gaz brûle, même dans l'air atmosphérique froid, avec un développement de chaleur assez considérable.
- 4° On parvient, par l’influence d’un tuyau de cheminée, à régler d’une manière plus complète le rapport constant entre le gaz et l’air, et à rendre leur mélange plus uniforme qu’à l’aide d’un appareil de soufflerie. L’ouverture par laquelle l’air afflue peut aisément, suivant le besoin, être modifiée sur le de-
- vant du fourneau à l’aide de tirettes ou de briques.
- Afin de pouvoir établir expérimentalement le fait en question, j’ai fait, dans un four à puddler (fig. 8) qui travailla*1 parfaitement au gaz, et après y avoir pratiqué une large ouvertures, indiquée au pointillé dans la figure, arriver de l’air (qui avait servi d’abord à refroidir le four, et qui après s’être échauffé était évacué par l’ouverture latérale immédiatement sur le gaz dans la région du pont, et en même temps j’ai enlevé les tubes-buses c. Or, on sait que le rampant, le canal du pont, ainsi que la plaque de fond de la sole, ont besoin, dans un four à puddler ordinaire, mais surtout dans un four marchant au gaz, d’être refroidis continuellement par un courant d’air et même un courant d’eau ; ces dispositions devaient donc convenir parfaitement au chauffage de l’air atmosphérique qu’on lançait sur le gaz, et comme la surface portée au rouge sur la sole, était au delà de trois fois plus considérable que la surface extérieure de l’appareil actuel à chauffer l’air, on devait s’attendre que la chaleur serait au moins aussi considérable.
- Au moyen d’une expérience qui n’a duré que quelques heures, on a at-teintdans toute la hauteur du fourneau, préalablement froid , une température paille, parsemée de lignes rouge-blanc, qui a commencé à fondre les scories sur les bords. A l’aide de cette alimentation d’air, la combustion et par conséquent l’effet utile du gaz ont été si complets, la flamme et la fumée qui s’en échappait tellement claires, que cette méthode paraît mériter d’être recommandée pour la plupart des appareils thermiques destinés aux arts industriels.
- Quoi qu’il en soit, il reste à rechercher quelle devra être la hauteur qu’il convient de donner à la cheminée, pour un appareil, je suppose, à puddler le fer, et si les proportions indiquées pour le pont et le rampant, dans le cas d’une alimentation mécanique d’air, conviendraient également à un tirage naturel de l’air ; si la première n’aurait pas des dimensions trop considérables, et si les seconds ne pourraient pas être établis d’une manière plus avantageuse. Tout ce que je sais , c’est que relativement à la vivacité et à l’intensité de la flamme, la cheminée ne doit pas être trop basse.
- Fourneau à chau[J'er les poches ou les cuillers à puiser. Ce fourneau ( fig. 9 et 10 ) est chauffé par le gaz qui
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- cothaPPe cubilot marchant au e. L’est un exemple des avantages g 0n Peut retirer de la combustion des froii?1^6 avec *'a*r atmosphérique Q 5 entçe des parois portées au rouge, ^ou Par?.’ssen.t du reste indispensables -r.c|u il y ait combinaison chimique. C‘la description de ce fourneau: diam*' *u^au de 12 à 13 centimètres de ron^n*6’ 9U' Prend naissance à envi-laj,/d oentimètres au-dessous du gueu-~a a d un cubilot au coke, conduit le prp s’échappe sous une certaine ChaSSI°n sous la voûte d'un fourneau à Puis er P°ches ou les cuillers à Ser* Près de l’extrémité inférieure aniè6 tuyau.’ débouchent les trous qui ti0nn^nl l’air nécessaire à la combus-es, du gaz. La voûte de ce fourneau tijjjP^cée de 12 ouvertures de 20 ccn-Cenjes carrés, par lesquelles s’élan-qu . autant de jets de flamme sur les-haniS °n Pe?1 chauffer et porter à une p0 .e température un nombre égal de Sou i en ntoins d’un quart d’heure. beuJaa!_0û.te.en x, la chaleur, deux hi|0,es après la mise en activité du cu-]a ra’.est tellement considérable, que
- cubii e Peut yêlre mise en fusion- Le
- uièr Paratt n’éprouver de cette ma-i[ f aPcune atteinte dans sa marche ; entj|Ço't toujours les mêmes charges du & ’el la flamme toujours très-vive
- est 7iUeulard démontre que la fonte qui 70 caes^endue à ladite profondeur de enc eni*naètres de ce gueulard reçoit la t/e assez de chaleur pour acquérir troJ^P^ature qu’elle doit avoir, et se des Y*6* touj°urs dans une atmosphère memes gaz brûlants.
- LaUof P Ce fourneau, qui est en activité à on i • ammer depuis quelques années, sieui>e^a—.n® annuellement pour plu-ct onV^hiersde francs de combustible, Pour i tcouve extrêmement commode ne, nles ateliers de moulage. Un four-de c Sernblable rendrait certainement (jes®rands services pour la dessiccation noyaux et m0(j^|es en terre, d’un f ^e la vapeur (L'eau et nécessité leur °Ur ® sécher la tourbe. La châtia s®Us laquelle, fonctionne le four-n’est destlné à la production du gaz Pas très-élevée. D’un côté , la
- n’est
- Cotnbim “ “cs'eievee. u un cote , ta W^.du coke (qui résulte de la einplovmat,Pn conibustible brut butés v aPr®8 fl!16 les gaz hydrocar-r*Vesur?n dégagés), lorsqu’il ar-avec lP 13 §ril'e,et se trouve en contact fl’est ^a.^r atmosphérique.
- °*ido ri tres‘energique,, et de l’autre . lra(isrnrr« ,?arl)one qui résulte de la dans sru?131'011 l’nc'de carboniqut contact avec le combustible
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- I porté au rouge, entraîne , avec les car-i bures d’hydrogène qui se développent au sein de la combustion , une chaleur si considérable , qu’immédiatement au point où les gaz réunis débouchent et sortent du fourneau où ils sont produits, la température s’élève à peine à 200 degrés.
- 11 est évident que la vapeur d’eau qui arrive avec l’air humide à travers la grille jusque sur le combustible rouge de feu, joue un rôle utile, attendu que . la combustibilité des gaz produits se trouve accrue par l’oxide de carbone et l’hydrogène qui affluent; toutefois, la quantité de vapeur d’eau doit promptement avoir une limite. La chaleur qui devient libre par la combustion desdits gaz oxide de carbone et hydrogène est d’abord, par la décomposition de la vapeur, enlevée au fourneau à produire le gaz , et la marche normale de celui-ci ne tarde pas à en être troublée. Quant à ce qui concerne la vapeur d’eau qui se dégage par le haut dans le fourneau de la charge de tourbe qu’on y a déposée, elle ne peut être que très-désavantageuse, puisqu’elle arrive sans se décomposer dans le point où le gaz se brûle et absorbe pour sa décomposition une grande quantité de chaleur.
- En conséquence, partout où on pourra établir à peu de fi ais un four à sécher comme, par exemple, près un four à puddler où l’on utilisera la flamme qui s’échappe dans le rampant pour se rendre dans la cheminée, où elle sert à chauffer l’air d’alimentation , pour sécher, de la tourbe , on chassera ainsi économiquement du gaz au moins 15 pour 1(,O de vapeur non combustible, et par conséquent on pourra , en brûlant beaucoup moins de gaz , obtenir une chaleur intense. La dessiccation de la tourbe ne fait perdre aucune portion des gaz combustibles.
- Autre application de la flamme du gaz. La flamme brillante et intense du gaz qu’on produit peut êlre avantageusement appliquée à des fours de verreries, à porcelaine ou à cuire la chaux , et même pour des feux secondaires, par exemple, le chauffage des chaudières , qui n’en deviendraient que plus économique ; ses propriétés la rendraient également économique et d’une application tout à fait simple pour l’affinage du plomb et l’extraction de l’argent qu’il renferme, pour la fabrication des aciers, pour la fusion des fontes de fer, et pour l’extraction directe du fer forgé et autres métaux de leurs minerais. Les anciens métallurgistes éprou-
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- vaient une perte considérable par leurs méthodes d’extraction directe des métaux , mais aujourd’hui on peut éviter cette perte par l’emploi de la flamme du gaz.
- Dans tous les feux de ce genre, il faudrait avoir l’attention ,
- 1° Que l’air atmosphérique puisse arriver très-facilement sur le gaz ;
- 2“ Qu’en particulier, quand on marchera à Pair froid, le pont ait au moins 1 mètre de hauteur;
- 3° Que le pont, pour opérer le mélange parfait propre à amener la combinaison complète du gaz, présente des parois rapprochées l’une de l’autre portées à une haute température et en matériaux mauvais conducteurs de la chaleur.
- Un mot sur la production de Vacier. Lorsqu’on procède au puddlage par le moyen qui vient d'être indiqué, si on cherche autant que possible, lors de l’élimination des scories grossières, à enlever celles-ci du four, et si en même temps, lorsqu’au milieu de l’affinage, la masse entière prend une texture sableuse , on n’introduise que la quantité d’air nécessaire pour qu’il y ait quelques particules de carbone portées au rouge, et séparées des carbures d’hydrogène qui chargent encore la flamme, puis qu’on divise , agite et travaille ac-tivementetaussilongtempsque possible ce fer sableux dans la flamme , et qu’on lui donne penrlantquelques instants une chaleur soudante, alors on pourra obtenir de la manière la plus économique un bon acier ordinaire.
- Projet d'un fourneau de fusion. Dans la construction de ce fourneau (fig. 7, B, C ), il faut avoir égard aux considérations suivantes :
- 1° Que la flamme ne renferme pas d'oxigène libre , mais plutôt un léger excès de gaz ;
- 2° Que le fer à l’état solide ne soit jamais en contact avec la sole ;
- 3" Que le conduit d’évacuation de la flamme ait une grande section ;
- 4° Qu’il ne se dégage pas une trop grande quantité de chaleur non utilisée par le gueulard.
- 50 quintaux métriques de fer peuvent, comparativement à la marche dispendieuse au cubilot, être fondus ainsi avec une économie de combustible de 10 lhalers (37 fr.), et de plus ce fourneau de fusion présente encore cet avantage remarquable, qu’en modifiant les rapports entre le gaz et l’air nécessaire à sa combustion , on peut à volonté fabriquer de la fonte grise pour les ateliers de moulage, ou une fonte demi-
- blanche pour couler des cylindres en matière dure.
- Application de l'électricité au perfectionnement delà fabrication du fer•
- Plusieurs journaux quotidiens anglais ont fait mention , il y a quelque temps, d’un mode d’application del’e' lectricité au perfectionnement du traitement du fer dans les usines , mais sans entrer dans des détails propres a nous donner une idée de la nature de ces perfectionnements. Nous allons toutefois rapporter l’article qu’on trouve à ce sujet dans le Times, journal des négociants de la cité de Londres.
- «. L’attention des maîtres de forge» dit la feuille anglaise, a été attirée sur un procédé d’une importance majeure» qu’on vient d’introduire dans leur in; dustrie. L’application de l’électricite pour remplacer ou favoriser diverses opérations dispendieuses dans le trai-temenl du fer aurait, dit-on, été essayée avec des résultats satisfaisants dans les hauls-fourneaux du pays de Galles et du Derbyshire. D’apres ce qui a transpiré jusqu’à présent, il paraîtrait que le combustible et le travail nécessaire pour débarrasser le minerai du soufre, du phosphore et autres impuretés qu’il renferme, formant la majeure partie des frais qui élèvent Ie prix vénal des fers, et ces corps étant tous électro-négatifs, on a eu l’idée» suivant le nouveau procédé , de soumettre la coulée impure de métal sortant du haut-fourneau et au moment on elle va se solidifier et se prendre en masse, à l’action d’une puissante batterie voltaïque qui sépare ou désagrége à tel point les matières impures, qu’efleS sont éliminées avec la plus grande fa' cilité lors de l’opération du puddlage*
- » Les constructeurs et les serrurier* de Londres, qui ont essayé les fers ainsi produits , ont, assure-t-on , claré, après une simple chaude, qu’i‘* étaient égaux aux meilleures font®* qu’on rencontre sur le marché.
- » Le docteur IJre a fait une e*pe' rience dans laquelle il a tenu une verg* de ce fer doux dans les boîtes à cém®,K tation, à une chaleur rouge modéré®’ et cette verge s’est convertie en PeU d’heures en un excellent acier.
- » Si ces faits se confirment, ils P* raissent de nature à apporter les p'J* sérieuses modifications dans cette br3*1 che importante de commerce. » , .
- D’un autre côté, un recueil p®rl
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- <hque du même pays nous assure que *e procédé dont il est question est ce-* P°ur lequel M. Arthur Wall a ob- i enu une patente en novembre 1849 , Patente où il se trouve ainsi décrit dans a spécification, enrollèe le 18 mai 1844.
- w Quand on coule une gueuse ou une ^asse semblable , on fait passer à tra-|,eTS un courant électrique d’un bout à ‘autre, à l’aide de conducteurs telle-‘oent disposés que lorsque le métal J°ule dans le moule, il puisse complè-er le circuit électrique, ou bien le fermer à l’aide d’un fil ou de plusieurs
- ,,8 Passés d’une extrémité du moule à 1 autre.
- lèes ^es gueuses ou les pièces coulis rpS°nl h°r'zontaIes i °n place un cond U (^e /er ou autre corps
- du n.Uc*leur a c^acune des extrémités *naU'°U e ^u‘ est ^a‘l en sa^e ou autre teurcrePeu conductrice. Cesconduc-defiiS°nî; en communication à l’aide «al Js.métalliques , avec un appareil éiec?0'^0® ♦ une pile de Voila , ou qqeir°'magnétique, ou une batterie biétai0nclUe f^e faǰn <ïue » <luan(i Ie mét en fusion coule dans le moule, ce ai complète le circuit électrique, de e "?Venteur assure qu’il est utile quel *nuer à fa‘re circuler le courant
- Nidifié temPs aPrès cluc le s est
- co^nqae les gueuses ou les pièces sont Uue!j?s verticalement, on a recours à pas aisP°sition analogue pour opérer le le a#e du courant électrique à travers corul c’est-à-dire qu’on place un moteur au sommet et à la base du cifciî®’. d’une manière telle, que le toom ^eÇtrique devienne complet au
- eq fusj'o mou*e esl rernP*‘ ^er
- dans^°Ur aPPliquer l'électricité au fer biiotUn fourneau de fusion ou un cu-]e *r ’ 0u introduit une barre de fer par ce (r de la coulée ou sur la paroi de conta11’ jusqu’à ce qu’elle arrive en séie ri1 av.ec uiétal en fusion ; on in-la oa e.ïuême une barre en fer forgé à 1 ouv 16 suPéricure et postérieure dé tUYèrage.’ ou par l’une des buses des tact a* ’ jUS(lu a ce qu’elle soit en con-térj avec le métal ; les extrémités ex-c0Ql“res. de ces barres étant mises en s’ê ta h r n'Ca on avec une batterie , il le fer 11 u,n courant électrique à travers lone.’ on a soin de prolonger assez leofp^P.5 P0ur que le fer soit complè-léable dccarburè et amené à l’état mal*
- fer Jl0rsquon applique l’électricité au les • un four a puddler ou à rouler P*ns, on se sert également de deux
- barres de fer ; l’une d’elles est introduite d’un bout dans le métal en fusion, et de l’autre est en communication avec une batterie ; l’autre barre est attachée à un manche isolant de porcelaine, de terre cuite ou autre corps non conducteur et un fil qui part de la batterie est lié à celte barre dans le voisinage du manche. A l’aide de ce manche, on pousse la barre dans le métal en fusion, ou pendant son état de transition à l’état solide, et le courant électrique passe à travers ce métal suivant toutes les directions possibles. »
- Si les avantages qu’on paraît accorder à ce mode de traitement du fer paraissent se confirmer, et si l’on entreprend à cet égard quelques expériences dignes d’intérêt, nous aurons soin d'en informer aussitôt les lecteurs de notre recueil. F. M.
- Machine propre à rouler, comprimer ou cingler les loupes ou lopins de fer puddlé.
- Par M. G. B. Thorneycroft, maître de forge.
- Je me suis proposé d’établir une machine perfectionnée pour rouler, comprimer ou cingler les loupes ou lopins sortant du four à puddler, afin de les travailler, de leur donner de la densité, de les allonger en maquettes d’un forme propre à être passées dans les cylindres pour en faire des barres.
- Voici la description , avec figure , de celle machine :
- Fig. 11, pl. 63. Élévation latérale de la machine.
- Fig. 12. Section verticale de la même. Fig 13. Plan.
- Fig. 14. Autre plan, après qu’on a enlevé le cylindre cingleur.
- a a bâti de la machine, dont les pièces sont solidement assemblées entre elles; b roue ou cylindre cingleur, dont l’axe horizontale tourne sur des coussinets établis convenablement sur le bâti. Ce cylindre porte sur sa surface convexe des nervures ou côtes saillantes dans le sens de son axe. c,c platine excentrique qui s’étend de 1 à 3 et est également pourvue sur sa face concave de nervures ou côtes saillantes. C’est entre cette platine c,c et le cylindre b qu’on travaille les lopins de fer puddlé. d,d sont deux plaques latérales ou de garde fixées sur le bâti et s’étendant de 1 en 2. La distance entre ces plaques est plus étroite que la largeur de la face convexe du cylindre b, et l’application
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- de ces plaques, ainsi disposées, constitue un point important de l’invention. En effet, en s’opposant à ce que !e fer s’étende trop latéralement pendant la première période de son passage entre le cylindre b et la platine c, il en résulte que ce fer se trouve plus comprimé que si ces plaques d,d étaient séparées entre elles de toute la largeur de ce cylindre. e,e sont des ouvertures , de part et d’autre du bâti, pour permettre l’évacuation des scories et autres impuretés.
- Le travail de la machine s’exécute ainsi qu’il suit :
- Un lopin de fer, enlevé dans le four à puddler, est introduit entre le cylindre cingleur b et la platine c au point 1, et en faisant tourner le cylindre à l’aide d’une machine à vapeur ou de tout autre moteur, le lopin s’engage de plus en plus sous le cylindre où il est comprimé, et travaille jusqu’à ce qu’il arrive à l’extrémité 2 des plaques latérales d, où il a acquis environ 0m.15 de diamètre et à peu près 0m.36 à 38 de longueur. En continuant alors à faire tourner le cylindre, ce lopin travaillé de nouveau, s’allonge jusqu’à ce qu’il arrive au point 3, où il sort de la machine et tombe sur le plan incliné f. En cet état le lopin se trouve réduit en une maquette de 0m.12 à 0ra.13 de diamètre, qui est la dimension convenable pour le passer entre les cylindres et le transformer en barre.
- Tous les lopins provenant du four à puddler n’ayant pas les mêmes dimensions, il peut arriver que la loupe soit trop grosse pour entrer dans le passage formé par la platine c, et les plaques latérales d,d au point2, il devrait donc en résulter, ou que la machine se briserait , ou que la force motrice se trouverait arrêtée. Pour prévenir ceteffet on place des ressorts g,g entre les chapeaux h et les coussinets supérieurs de l’arbre du cylindre. Ces ressorts, en permettant à celui-ci de se soulever, laissent passer le lopin, et par conséquent, obvient à l’inconvénient qui vient d’être signalé.
- La partie inférieure du bâti forme une auge pour recevoir l’eau qui sert à refroidir en partie l’appareil (1).
- (1) On peut voir la description et la figure d’une machine destinée au même usage, inventée par Al. H. llurdcn, de Glasgow, dans le Technologisle, 4e année, page 546, pl. 49, fig. 10-13. F. M.
- Mémoire sur l’extraction des sulfa^s
- de soude et de potasse des eaux <*6
- la mer.
- Par M. Balard.
- L'eau de la mer a été, de la part des chimistes, l’objet de recherches nom-breuses; l’importance du rôle qu’elle joue dans la physique du globe expli(lue et justifie la direction de leurs travaux. Soit que l’on considère le liquide fiul remplit le bassin des mers comme l’eS' pèce d’eau-mére de celte dissolution primitive aù sein de laquelle se sont déposés nos continents, soit qu’on l'envisage comme recevant et accumulant a chaque instant ce que perd de soluble la surface du sol dont les eaux pluviale* opèrent incessamment le lavage, une recherche minutieuse des principes qu® renferme cette eau a toujours excite mon intérêt.
- On sait que c’est à la suite d’un travail entrepris dans ce but qu’a été découvert le brome, nouveau corps simple auquel l’Académie a bien voulu donner un nom. Mais en suivant à cette occasion la concentration des eaux de la mer dans les salines du Midi, et en constatant la quantité énorme d’eau qul s’évapore annuellement à leur surface , je fus amené à penser qu’il y avau là une force naturelle dont on avait méconnu jusqu’alors l’importance industrielle.
- Je lisais dans Murray qu’en Angleterre l’évaporation de l’eau de la mer» exécutée en grand dans les usines, °e fournissait que peu ou point de sulfate
- de soude, et cependant mes expérience*
- me faisaient espérer qu’on pourrait extraire de cette source des quantités presque indéfinies de ce produit. Wollaston nous montrait la potasse contenue dan* l’eau de la mer, mais en proportions? je dirai presque microscopiques, ct néanmoins j’entrevoyais le moyen de multiplier assez ces quantités si exiguë pour qu’elles pussent suffire à tous l_e5 besoins des arts ; et tout cela me parai*' sait pouvoir être obtenu par les moyen5 les plus économiques en tirant parti de simples variations de température , e(l utilisant des surfaces jusqu’alors *a,,s valeur, et assainissant, par le genre même de travail auquel on les rend3' propres, les localités pour lesquel!^ elles sont une source constante d i°' fection.
- Passionné, je dois en convenir , Pa^ l’importance des résultats que j’enire' voyais, je me livrai dès lors avec ar deur à la solution d’un problème
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- mestForrabS0.rberP?u a Peu mQn temps, penséesCeS ’ ^*ra* PrescIue toutes mes
- Par^pf!!^ 0n- n.e connaît les salines que on se f ?scr,pti°n de celles de l’ouest, Pétenri 11 Une ®en imparfaite de 9ue«!-nl!e j1 de l’importance de quel-est rianns, de ,ces établissements. Il en faCe ® midi de la France où la sur-jusqa’i°y®e à l’évaporation S’élève coriven ki "ectares- Sur ces surfaces d’eau - e™ent disPosées, la quantité sans ?U- s ®vaP<>re , je dirai presque peilt rais’. est très-considérable, et trois *?• déduire facilement de ces la ««ments : et de la salure de et (je r,’ et de la surface du terrain , nv. Ja quantité de sel récoltée dans
- Un
- an.
- la i-
- essaieSa,lne sur laquelle j’ai fait mes prort, ’-av.ecnne surface de 200 hectares, kii0ffr,Sa,t annuellement 20 millions de èvap afIlmes de sel. Or, comme l’eau aies H Ce ne c°ntient que 25 kilogramme a Se* Par mètre cube, il en résulte s eva’Daans Ie courant d’une année, il Saline®’sur la surface de cette seule mètrp ’ a quantité énorme de 800,000 mètJ5 ^bcs d’eau de mer, 40 cenli-plvs.de hauteur.
- mèm Vee » Par suite de cette évaporation i’oaüe ’ du sel marin qu’elle contenait, v°|u ’ en diminuant de plus en plus de C’est p ’ arr've à l’état d’eau-mère. riaux a que se concentrent les maté-moinf|^Ue * eau de la mer renferme en riailx proportion; parmi des matè-fain "Sure au premier rang le sul-
- e (le
- Pour ^ Magnésie , qui existe en effet Ces nUne .doublé assez considérable. Voue^,’anl‘lés, je m’attendais, je l’a-eneor’ a les tr°uver plus considérables la Sc|® d’après les données fournies à ta»* °Ce par les analyses de Bouillon-c°uQrui^e et ^oe8el, que semblait avoir l’eau :?ees une analyse plus récente de k'entôt Méditerranée. Je reviendrai d’^ ; Ul! Ce suJeti b me s"®1 aujour-en je "e dire que la dose de ce sulfate , de SQ^yPPosant transformé en sulfate anal m > n'a jamais été, d’après mes Ce||c. ^s,que le septième environ de ea^ a i-Se^ Tnarm contenu dans ces c0tn’ u leu (1 en être plus que le quart, aul . SeiQblaient l’établir les travaux Queues.
- tité ^Ue a‘ns! restreinte , cette quan-P°Uvan e,ncore considérable, et si l’on StJlfa!» , a trans®rmer en totalité en pies e s°ude par des moyens sim-a ce ’ff«n Co"Çoit lopt davantage inhérent (le sonr?re ^ expl°i.lalion, car le sulfate que U e,vaut environ quinze fois plus sel marin lui-raème. Mais la to-
- talité du sulfate soluble que renferme l'eau de la mer ne se concentre pas dans ces eaux-mères; car la mer, on lésait, contient des sels calcaires solubles qui, se déposant à l’état de sulfate de chaux dans le cours de l'évaporation , réduisent à un peu moins de un huitième le sulfate qui se concentre dans les eaux. Cette quantité ainsi restreinte représente cependant, pour la saline de 200 hectares qui sert de base à mes calculs, 2,500,000 kilogrammes de sulfate de soude.
- La transformation de ce sulfate de magnésie en sulfate de soude, avec le concours du sel marin , me paraissait à priori très-facile à réaliser, en utilisant les faits observés par Grenn, et les renseignements précieux fournis à la science par le travail de M. Berthier, sur la saline de Moutiers.
- Mais l’expérience ne tarda pas à me détromper. La réfrigération des eaux-mères des salines donne en effet, quand elle a lieu à quelques degrés au-dessous de zéro, une certaine quantité de sulfate de soude ; mais, outre que cet abaissement considérable de température est rare dans le midi de la France, ce sulfate ne se déposé des eaux-mères qu’en proportion si faible, que je n’aurais certes rien eu à communiquer à l’Académie sur ce sujet, si je n’étais parvenu à apprécier, par des recherches sur la solubilité des sels dans les dissolutions salines, les moyens de me passer de ces températures si basses que je ne pouvais obtenir. J’extrais du travail que je publierai plus tard sur cette matière, les quelques principes qui sont nécessaires pour l’intelligence du sujet que j’étudie aujourd’hui. Je les développe dans mon mémoire. Je dois me borner à énoncer ici que si, lorsque deux sels différent par leur acide et par leur base , et qu’une double décomposition entre eux est possible, la présence d’un sel peut favoriser la solubilité d’un autre ; quand ils ont, au contraire, le même acide et la même base , et que la double décomposition ne peut avoir lieu , la présence d’un sel dans une dissolution diminue au contraire la solubilité d’un autre , sauf le cas, bien entendu , où la formation d’un sel double donne naissance à un composé nouveau, doué d'affinités spéciales.
- Ainsi, pour ne citer, parmi les exemples que j’ai observés, que ceux qui se rapportent au sujet que je traite , f h y -pochlorate de magnésie nuit à la solubilité du sel , parce que c’est un hydrochlorate; à celle du sulfate de magnésie , parce que c’est un sel ma-
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- gnèsien. Il favorise au contraire la solubilité du sulfate de soude, parce que, dans ce cas, la double décomposition s’effectue probablement. La solubilité du sulfate de soude se trouve au contraire diminuée par celle du sel marin en excès, car ce sel est, comme lui, à base de soude.
- La conclusion pratique est facile à déduire de ces principes. Puisque, d’un coté, 1 hypochlorate de magnésie nuit a la solubilité du sulfate de magnésie et du sel marin , entre lesquels la décomposition doit se produire, et qu'il favorise au contraire la solubilité du sulfate de soude que l’on veut précipiter , il faut l’éliminer. Puisque le sel marin, au contraire, nuit à la solubilité du sulfate de soude et favorise dès lors la production du produit que l’on veut isoler, il faut eri ajouter.
- Extraire dir sulfate de magnésie des eaux mères, éliminer le chlorure de magnésium, ajouter du sel marin en excès, voilà tout le secret.
- Ainsi préparée, cette solution complexe qui fournit déjà du sulfate de soude a 10 degrés au-dessous de zéro, en donne à 0 degré les 0 8 de ce qu’on pourrait obtenir par une décomposition complète des sels en présence. Aussi quand, faite en été, et conservée jusqu’à l’hiver à l’abri de la pluie, elle est étendue sur les immenses cristallisoirs du salin en couche d’un décimètre de hauteur, il suffit d’une nuit pour déposer sur ces grandes surfaces quelques centimètres d’épaisseur de sulfate de soude cristallisé.
- L’eau-mère est alors écoulée rapidement , car riche en hydrochlorate de magnésie , elle redissoudrait beaucoup de sulfate si la température venait à s'élever , et des ouvriers nombreux ramassent en las , transportent et accumulent en masse considérable le sulfate de soude ainsi récolté sur le sol.
- Lors , du reste , que le froid est rigoureux et qu’il communique aux eaux une température de quelques degrés au-dessous de zéro , ce n'est pas seulement la solution ainsi composée qui donne du sulfate de soude , l’eau de la mer, simplement concentrée à 16 ou 18 degrés du pèse-sel, fournit aussi des quantités considérables de ce produit.
- Ce sel est hydraté, mais pur: il ne contient pas de sulfate de magnésie, et l’on conçoit que, par son mode de production, il est d’ailleurs tout à fait exempt, et de cet excès d’acide, et de ces proportions de fer qui rendent souvent le sulfate des fabriques peu propre à certains usages. I
- On me dispensera de parler ici du prix de revient de ce produit; ce que j’en ai dit prouve que, abstraction faite des frais de premier établissement, la principale dépense de son extraction consiste dans les frais d’une récolte qul n’est en quelque sorte qu’un déblai et un remblai ordinaires.
- Ainsi, les sulfates solubles de l’eau de la mer peuvent, comme je le disais en commençant, devenir une source extrêmement économique de sulfate de soude.
- Mais il ne faudrait pas croire que Ie mode d’exploitation que je décris est nécessairement borné à l’utilisation deS eaux-mères du sel marin, et qu’il constitue une simple annexe de cette fa' brication. Dans les localités bien dispo; sées,etoùlesniveauxetl’imperméabilite du terrain permettent d’évaporer l’eaü de la mer aux moindres frais, l’évap0' ration de ces eaux peut être industriellement exécutée avec beaucoup fruit, abstraction faite de la valeur sel marin lui-même. Dans les salines» proprement dites, le sel marin est le principal, les eaux-mères l’accessoire » ici, les eaux-mères deviennent le prO' duit important, et le sel marin un résidu presque inutile. Je dis seulement près' que inutile, car dans l’exploitation du sulfate de soude, je l’ai cependant ap' pliqué à un emploi. Ce sel devient poUr moi une espèce de remblai qui, dissous par les eaux, va sans frais cristalliser sur les lieux où l’on veut qu’il se dépose-et niveler sans dépense les terrains où l’on veut opérer.
- J’en revêts en couches épaisses Ie5 surfaces où doit se déposer le sulfate de soude pendant l’hiver. Ainsi condition' nées, elles remplissent le double but» et de maintenir la dissolution qui recouvre parfaitement saturée de se! marin , chose éminemment utile , j’*1 déjà dit pourquoi, et de permettre, sUr ce plancher d’une singulière espèce, récolter du sulfate de soude débarrasf de matières terreuses, dans un étatoe pureté parfaite.
- J’ai dit, il y a quelques instants, Q°e dans une saline dont la surface d’éva.j poration est de 200 hectares, il deva“ se concentrer dans les eaux-mères ^ quoi produire 2,500,000 kiIogrami»ff de sulfate de soude. C’est, en effet,1 le chiffre théorique en quelque sorte * déduit de la proportion du sel obtef)l et de l’anâlyse des eaux-mères par *ef sels barvtiques ; mais je dois me de dire que le chiffre pratique, c’eS0 à-dire celui du sulfate réellement TK • collé, est jusqu’à présent notablefl»el1
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- dpt n^e' Pes causes diverses, dans le et .desquelles je ne puis entrer ici, _ ffi11 Sattènuent tous les jours, font ? ®,la récolte moyenne en sulfate de n Uoe de cette saline de 200 hectares gOo?vnrvre jusqu'aujourd’hui que de kilo grammes , le quart seulement de ce qu’elle aurait dû fournir, li Vai1 donc toute l’étendue des amé-cp»a • s doit attendre de l’avenir te industrie à peine naissante. jg u bien ! c’est en la prenant même Us l’état incomplet où elle se trouve Jourd’hni, qu’il m’est facile de dé-°ntrer qu’elle peut largement suffire Jj Ur donner à la France tout le sulfate 5ont a besoin; car, pour fournir les p unifions de kilogrammes que notre Ou i COnsotnme i qu’il transforme ou 1 exporte annuellement, il suffirait , Uiployer à l’évaporation de l’eau de pjuer 20 mille hectares, dont une sar °n reÇ0il déjà cet emploi dans les >nes existantes , et dont l’autre, ge 0lque grande sans doute , ne repré-de le CePendant qu’une fraction petite pi»Ce ^ ’ depuis Hyères jusqu’à Per-Pp^au, la France possède en étangs stér iProfonds » en plages nivelées et bip es que l’agriculture n’enlèvera que tim difiicilement aux plantes mnri-1 "es dont elles sont en quelque sorte pCuiaine.
- pJt1 faisant la part des améliorations Cen es’ 3e dirai même certaines, que industrie doit recevoir, celte sur-tare se réduire à 5 ou 6,000 hec-Se es dont les salines du midi repré-ent déjà une moitié, com ’0111,011 le remarque bien , dans ce sali Pte Je ne fais point intervenir les n °es de l’ouest, qui verraient certai-pi . eni leur revenu s’accroître par l’ex-divilation des eaux-mères, si l’extrême fa:,s,0n de la propriété permettait d’jr
- décrits P^cat'oa ^es Proc®dés que j’ai
- Oui* ne faut d’ailleurs pas perdre de vue ïèp e.mP1oi de l’acide chlorhydrique Cepfes.s,tera toujours la fabrication d’une para,ne quantité de sulfate de soude anciens procédés.
- leofUl' me So'1 permis d’ajouter d’ail— frè S *es lèvres intermittentes, si cet?Uentes dans les localités propres à rar e exPlûitation , sont infiniment plus de es,au centre même des salines , et, 3a n? US ’ faisant ainsi la part de s’èv F’ on feralt servir les espaces où Vr aP°rent les eaux comme des ou-facil avancés, propres à rendre plus du î.^S~.^a dèsalaison et l’atterrissement
- D
- reste.
- ans la fabrication du sulfate du
- soude naturel, il faut, comme on le voit, deux conditions qui, sur les bords de la Méditerranée, paraissent opposées au premier aspect : de la chaleur en été, et du froid en hiver. Dans le midi, le premier élément ne manque jamais ; mais j’ai dû , on le conçoit, me préoccuper sérieusement du second, et chercher le moyen, ou de l’augmenter par des méthodes artificielles, ou de m’en passer tout à fait.
- L’augmenter est une chose facile en utilisant le froid qui accompagne la solution du sulfate de magnésie et du sel marin, et en opérant cette solution en hiver avec de l’eau refroidie ; la température s’abaissant de 5 degrés au-dessous du point qu’elle avait atteint, peut arriver au terme où le dépôt de sulfate de soude est abondant.
- Me passer tout à fait du froid était chose plus difficile ; j’y suis parvenu néanmoins en utilisant une propriété singulière du sulfate de soude. Ce sel, on le sait, se déshydrate à chaud au sein d une dissolution saturée. Dans cet état naissant, il s’unit avec d’autres sulfates , celui de chaux , par exemple , et de là toute la théorie du schlottage. Eh bien ! le mode d'action que le sulfate de soude anhydre exerce sur le sulfate de chaux, il l’exerce sur le sulfate de magnésie , et une solution qui contient à la fois du sel marin et ce sulfate , donne , par l’action de la chaleur, un véritable schlott magnésien, qui, se dédoublant par la solution à chaud et le refroidissement en sulfate de magnésie plus soluble, et en sulfate de soude hydraté qui cristallise, permet ainsi d’isoler ce dernier composé à l’état pur.
- Ainsi, là où la température s’abaisse suffisamment, le froid; là où le froid ne se manifeste que d’une manière trop irrégulière, l’application du feu ; et par ces méthodes si diverses on atteint le même but, celui de tranformer le sulfate de l’eau de la mer en sulfate de soude, sur le sol, sans appareils, sans fours, sans condenseurs, sans vapeurs d’acide chlorhydrique, sans l’emploi de l’acide sulfurique et du soufre, dont la consommation va se trouver ainsi réduite de plus de moitié.
- Des 23 millions de kilogrammes qui s’introduisent annuellement en France, 13 millions n’ont en effet pour objet que de transformer en sulfate le sel marin qui sert à fabriquer la *oude , et sont rejetés comme inutiles à l’état d’oxisulfure de calcium. Si jamais les essais qui ont été tentés pour extraire du soufre de ce composé avaient un plein
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- succès, ce soufre suffirait pleinement au reste de la consommation , et l’eau de la mer viendrait ainsi, dans l’industrie , remplacer avec avantage les solfatares de l’Etna.
- Maintenant que la fabrication de la soude artificielle est rendue si simple , et que cette grande découverte industrielle de noire siècle se trouve ainsi complétée, dire quelles seront les conséquences de l’abaissement du prix de cette matière alcaline serait chose aisée, mais complètement inutile. Ce n’est pas devant l’Académie qu’il faut faire ressortir l’augmentation de bien-être que doit apporter dans les masses l’abondance d’un produit qui, servant à la fabrication du verre, du savon, au blanchiment de nos tissus, au lavage des laines, se lie de la manière la plus intime aux premiers bsoins de la vie.
- Aussi je préfère employer les quelques instants qui me restent à prouver à l’Académie, par des chiffres et des résultats déjà obtenus , que l’eau de la mer peut fournir, presque sans frais, la totalité de la potasse que consomment certains arts.
- Dans l’impossibilité d’extraire économiquement la potasse des combinaisons inorganiques naturelles , les hommes ont en quelque sorte confié ce soin aux végétaux. Mais les progrès de la culture rendent tous les jours moins abondants et plus précieux ces collecteurs de potasse , qui ne nous la rendent sous la forme de cendre que quand ils sont détruits. La Russie se préoccupe de la diminution de ses bois, l’Amérique de l’incendie de ses forêts , et l’on peut prévoir une époque où ces deux pays cesseront de fournir avec économie ces qualités de potasse auxquelles ils ont donné leurs noms.
- Mais si la potasse de la partie solide du globe commence à nous faire défaut, il n’en est pas de même de celle de la mer, qui nous en offre une mine inépuisable et d’une exploitation facile. C’est cette mine qu’on essaye d’exploiter d’une manière indirecte par la combustion des plantes marines, et par l’extraction de la soude vareck : mais il est de beaucoup préférable d’utiliser une méthode directe , l’évaporation.
- On n’a pas oublié ces eaux-mères d’où je sépare le sulfate de magnésie pour le transformer en sulfate de soude, Eh bien ! dans ces eaux-mères se concentre toute la potasse que renferme l’eau de mer , quantité qui, pour l’eau de la Méditerranée , est de 1/2000 environ , en la supposant toute à l’état de sulfate de potasse.
- L’évaporation de ces eaux, continue6 toujours sur le sol à l’aide des seuls rayons solaires, laisse cristalliser en abondance un mélange salin d’où une simple dissolution peut extraire ce set déjà connu des chimistes, sulfate double de potasse et de magnésie, à 6 atomes d’eau, et dont la saline de 200 hectares» sur laquelle j’ai exécuté mes essais, 3 fourni celte année même environ 20” mille kilogrammes, qui représentent 90 mille kilogrammes de sulfate de potasse pur.
- Mais cette quantité, quoique cons); dérable , n’est elle-même que la moUlC de ce que l’analyse indique dans Ie5 eaux ; l’autre moitié reste dans les eau*' mères : elle pourrait en être séparé par une évaporation exécutée au moyen du feu , qui la fournit à l’état de chlo' ruré double de potassium et de magnésium. On va pourtantessayer de ['utiliser par d’autres moyens.
- Le possesseur d’une mine de sulfa^ d’alumine impur se procure du sulfate de potasse’; il fait cristalliser et purifie son sulfate d’alumine en le transfor' manten alun. Le possesseur d’une mine de potasse impure doit naturellement faire l’inverse, et dans peu , les mêmes tables salantes où se sont déposés suC' cessivement du sel, du sulfate de m<r gnèsie, du sulfate de potasse, d.u sulfate de soude, vont se recouvrir d’alun.
- Maintenant, du sulfate de potasse extrait des eaux de la mer en grandes proportions , il est facile de passer au carbonate de potasse par les même® procédés qui servent à la fabrication de la soude factice, et le procédé est déjà exploité en grand dans les Vosges! aussi dans peu j’en'ai l’assurance , fabrication de la potasse artificielle maf' chera parallèlement avec celle de J3 soude , et remplacera dans l'obtention du salpêtre, de l’alun, du verre, produit dont la disparition graduene commençait à inquiéter plusieurs i°' dustries*
- La potasse que la France consomfl1® à l’état de sels divers, évaluée en si} ' fa te de potasse , dépasse à peine 5 m'1' lions de kilogrammes. Or, puisque 2o hectares peuvent en fournir 180 mille* il faudrait, pour en obtenir 5 million®’ consacrer à l’évaporation de l’eau de* mer 5 à 6 mille hectares au plus ; voit donc que le jour où la France su1' fira à sa consommation de sulfate soude par du sulfate naturel, elle pro* duira quatre fois plus de potasse qu'e’ n en consomme elle même, et que, rôles étant ainsi changés, elle pour*
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- bien
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- A®ériqUe*^0rter en ^uss*e et jusqu’en
- ®IoieriAUr n ?st reste peut-être pas de siUr/ (tlîc'(1u®s grands propriétaires r*,nentpeS^U m^’ après avoir expé-
- saline deCQnn\r0f?dés r‘ouveaux sur ,a avec i,n i hectares dont j’ai parlé,
- suis loin0 rïT’ une prudence que je d’avant . , blamer > «’ont pas craint P°ur loT des sornmes considérables surra„. i ^^re en pratique sur une commn. • ^ ^'le hectares, qui a déjà année 1Cf a b>nct'onner un peu cette l'été n» , ctui sera en pleine activité ^Procham.
- Près OAHd®tVie iu§era * jc l’espère, d’a-d’esnôr le eten(lue, que ce n’est pas nementailCe,s P,us légitimes , de tâlon-je vienlSi»^ us ou heureux, que
- dtstripS entretenir ici, mais d’une in-^rundiin°u^ei*e ‘P” » a peiue naissante, à Dnn 1 raPidement et commence déjà
- £ ses fruils-
- qu’i)3!! l°ut cela a exigé de ma part, gran,i„ne so,il .permis de le dire , une Ion» L Pe.rsévérance et un temps bien scmh,in^Ul est loin cependant de me
- 1er Perdu.
- Se,denS?ence ne me Paraît pus avoir chez i.^nt pour mission de satisfaire nallr homme ce besoin de tout con-tériSei’ tout approfondir, qui carac-en a a PJUS noble de ses facultés; elle sans hUss‘ une autre » mo*ns brillante , raie ; ,l.e » mais peut-être plus mo-c°iisjs, VIrai presque plus sainte , qui natnrp ° a coor(lonner les forces de la et rann^°Ur augmenter la proportion , Pari,, - ‘hcr Tes hommes de l’égalité qu'en îllversahté du bien être. J’ai cru Action Lfaisa.nt .sefvir à créer, à per-ne dév'1-^1 Ce'te industrie nouvelle , je j’avais,:u? Pas. pour cela de la voie que ler>aritSU1V'e jusqu’alors. Rentré main-de sCjp 1 Pour toujours dans ces études tent mnce P.ure vers lesquelles me por-*’av0Upes pûts, je ne regrette pas , je ni’a Ctï1’ e ,temPs que cette industrie Prèocci °^‘ ahscncc complète de tn°ye 1Pabons d’un certain ordre , en ÇonsaCr'in?l^r'els de travail, en loisirs je l’esnP a *a science, elle me rendra ,
- Quant' 0 ’i ^US (lu’e!,e ne m a coûté, les cè;n.a la prospérité de notre pays ,
- ^uand ^°,S s,u‘vants ’ Par lesquels je de teirn° a * Académie la permission treront lI?er ce rapide exposé, mon-8agner ’ ^P^re , ce qu elle a à y
- c°ûle (a.brication du sulfate de soude Pétrc a .ar.lce i en soufre et en sal-elle nè .“T10"5 ^rancs environ;
- El,a les dépensera plus.
- reçoit annuellement plus de
- 6 Tec,tnnI°gi>le, T. VI. Décembre- ,
- 3 millions de potasse : elle ne les recevra plus.
- Il y a quelques années qu’un renchérissement artificiel et exagéré du prix des soufres menaça de devenir en Europe une calamité industrielle : cette crise commerciale ne se reproduira plu$.
- La soude et la potasse provenant de l’eau de mer, sans y compter même ce que la France pourra exporter, entreront dans les transactions commerciales intérieures pour une valeur de 8 à 10 millions de francs, qui, fournis par ces pays en apparence déshérités. leur rendront ainsi une partie de cette prospérité que la nature semblait leur avoir refusée.
- De Vessai des potasses du commerce.
- M. Pesier, élève distingué de l’école de Pharmacie, vient de publier la thèse inaugurale qu’il a soutenue pour obtenir son grade, et dans laquelle il a traité un sujet qui intéresse l’in lustrie. Dans cette thèse, qui a pour titre Recherches sur les potasses du commerce. et moyen de reconnaître leur falsification par la soude, après avoir décrit les espèces de potasse du commerce, leurs différents procédés de fabrication , ainsi que l’industrie récente de l’extraction de la potasse et de la soude des vinasses de betteraves, l’auteur rappelle que le procédé d’extrac-lion de la soude au moyen du sulfate . procédé dû à Leblanc, s’applique aussi avec succès à la fabrication de la potasse, et aujourd’hui que le sulfate de celte base peut être obtenu en quantité très-considérable, et pour ainsi dire illimitée , au moyen des eaux-mères des salines, tout fait espérer que le carbonate de potasse pourra lui-même être obtenu en quantité suffisante, et assez économiquement, pour satisfaire à la consommation de nos diverses industries nationales.
- Par l’analyse de près de cinquante espèces différentes de potasse, provenant de localités et d’origine très-variées, M. Pesier a démontré que toutes les potasses, sans exception, renferment une certaine quantité de soude qui va de 6 millièmes à 4 ou 5 centièmes. Quelques-unes, sans excepter les potasses de betteraves, renferment jusqu'à 11, 12, 13 et 14 pour 100 de soude; on voit donc qu’il ne s’agit pas, pour qu’il y ait falsification, de démontrer la présence de ce dernier alcali, et qu’on ne saurait être trop réservé dans
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- les conclusions qu’on tire des expériences que l’on fait à ce sujet.
- Avant de faire connaître son procédé de dosage, l’auteur expose celui qu’il a mis en pratique pour la détermination de la soude dans les diverses analyses de potasse qu’il a faites.
- Ce procédé consiste à dissoudre la potasse à essayer, à filtrer la dissolution , évaporer, convertir le résidu en sulfate, décomposer les deux sulfates au moyen du perchlorate de baryte, qui transforme ces deux sulfates primitifs en perchlorate de potasse et perchlorate de soude , et celui de baryte. On évapore, on décompose par l’acide sulfurique, et l’on pèse directement le sulfate de soude. Ce procédé a l’avantage sur celui qui consiste à employer le chlorure de platine, qui d’une part, forme avec la potasse, un sel qui est loin de posséder une insolubilité absolue, et qui, dans tous les cas, ne donne la soude que par déduction.
- Le dosage par le perchlorate de baryte est indiqué depuis longtemps, mais M. Pesier lui a donné un degré de précision qu’il ne possédait pas, en substituant l’alcool absolu à l’alcool à 32 qui était proposé, ce dernier ayant la faculté de dissoudre une quantité notable de perchlorate de potasse.
- Le procédé de l’auteur repose sur ce principe , vérifié par l’expérience, que si l’on ajoute à une dissolution saturée de sulfate de potasse du sulfate de soude, la densité de la dissolution augmente à mesure que la proportion de ce dernier sel augmente elle-même, de telle façon que l’augmentation de densité de la liqueur fera connaître la quantité de sulfate ajoutée. Cela posé, supposons qu’on ait du carbonate de potasse pur, si on le transforme en sulfate, et qu’on fasse de ce sulfate une dissolution saturée à une température déterminée, celte dissolution marquera un certain degré à l’aréomètre, degré qui sera constant tant qu’on aura employé. du carbonate de. potasse* pur et dans les mêmes conditions.
- Supposons actuellement qu’on ajoute à cette dissolution du sulfate de soude, ou, ce qui revient au même, qu’on ajoute au carbonate de potasse du carbonate de soude, la dissolution de sulfate de potasse , prendra une densité plus grande en rapport avec la proportion de sulfate de soude ajouté, et cet excédant de densité , accusé par l’aréomètre, fera connaître la proportion de sulfate de soude, et par conséquent celle du carbonate de cette base ajoutée à la potasse.
- Machine ou appareil pour Végouttage et le claircage des sucres.
- Par M. L. Hardman.
- La machine dont je vais donner ici la description est destinée à certaines opérations en usage dans la fabrication du sucre, opérations auxquelles j’ai fait une application du principe de la force centrifuge.
- L’opération à laquelle cet appareil s’applique plus particulièrement dans la fabrication du sucre, est l’égouttage ou la séparation des mélasses, et des autres matières impures ou colorées du sucre cristallisé, avec lequel elles sont mélangées.
- Le jus sucré de la canne, du palmier, de l’érable, de la betterave ou de tout autre matière végétale, n’est jamais obtenu dans un état parfait de pureté, mais renferme généralement une résine, du gluten avec de la fibre et autres matières impures et colorées. Lors^ qu’on traite ce jus avec toute'la célérité possible pour éviter la fermentation, ces impuretés se séparentjusqu a un certain point du sucre, et cette séparation est souvent provoquée par une addition de chaux ou autre réactif, qui ramène quelques-unes de ces matières à la surface sous forme d’écume qu’on enlève > tandis que d’autres, au contraire, se précipitent, et que ce qui reste encore est coagulé par la chaleur de manière à pouvoir être séparé par le repos et par îa filtration.
- La chaleur, la chaux, quoique séparant les matières impures, ont, quand on ne les applique pas avec beaucoup de précaution, un effet très-préjudiciable sur le sucre, qu’elles peuvent rendre incristallisable et de qualité inférieure-II y a même plus, c’est qu’avec quelque soin qu’on les emploie, et à plus forte raison quand on n’en fait pas usage, on trouve toujours, quand on concentre Ie jus,, qu’une portion considérable de celui-ci ne cristallise pas et reste dans un état semi-fluide, en enveloppant les grains ou cristaux de sucre, de manière qu’il faut purger ces grains pour que le sucre puisse être considère comme terminé et amené à l’état marchand.
- Ces matières semi-fluides constituent les mélasses, qu’on sépare ordinairement de la manière suivante :
- Lorsque le jus a acquis le degre de concentration qu’on peut regarder comme le plus favorable à la granula*
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- ver J a Sucre ’ avec ses mélasses, est des 0^ans ^es tonneaux, des formes, fond jP^’.etc., percés d’un trou au à Un’ ler,ne d’abord. Là, on le laisse, autaniCerla’ne température, cristalliser sidère Ue P088'^?» et quand on confort ^ue *e grain est suffisamment el le« ’ ^î1 ouvre tes trous ou robinets, dans | asses s’écoulent et s’égouttent Pissat i Vases P'acés au-dessous, en danc » e Sucre granulé ou cristallisé aas les vases.
- l’usa^8 ^eaucouP de pays on est dans se s ’ lorsque les premières mélasses dire i ecoulées, de terrer, c’est-à-On» * Plflcer sur la surface du sucre traverC”e rï ar£*!e mo"e fi°nt Peau, aVec ?.ant peu à peu le sucre, entraîne ntatiè 6 'a portion de mélasse ou de àêrerre c°l°rante qui peut encore ad-Pété • aux,er*staux« Ce terrage est ré-net JUSflu'a Ce qu’on obtienne un sucre L’ai *®mPt de mélasse et d’impuretés. tion^* e esl changée à chaque opéra-
- g>"8 quelques sucreries bien diri— sert °n c.*a*rce> c’est-à-dire qu’on se de s» au l’eu d’argile, d’une solution c0nsiCre Pur dans l’eau , amenée à la demStance ^ sirop* Mais H e8t évi-quoi 1Ue Ce procédé de purification , lcJUe bon, est très-lent, et que le cre y e!nployé pour qu’il rende du su-jus ep,u[ et net dépend de la qualité des Claris des so'ns <ïu on aura apportés à la séqüeCatl0n etla concentration. En con-tfenjp110® ’ le temps varie de quatre à Les^®me quarante jours. c°U|e PaeUsses ou sirops verts qui s’é-crjjtJ1., des sucres sont susceptibles de centra ,Ser ea lcs purifiant et les con-leur èi nouveau> mais comme dans ^entp ‘mPUr elles sont sujettes à fer-erj et que par suite le sucre qu’on liser e»6?'1 est moins disposé à cristal— à dési1 d'Une valeur moindre , il était qu’onre*’ fi‘t‘ce que par ce motif, plus e ^Ut égoutter et claircer avec la I;Prai,(le rapidité possible.
- •inée '.Veiltio|i que je propose est des-d’un ca atteindre ce but, et à l’aide °Pérarrta'n appareil, d’accomplir cette Pr0Cu'°n en peu de minutes, ce qui dans i ef u ne économie considérable On U aorication du sucre, modifiP°,Urrait proposer une foule de Suel.at,0nsou ^-e dispositions suivant ^eeuv^V' s®raîl possible de mettre reiïlDlii>rei *e principe de l’appareil pour Ce orin • ^u1, fiu’on désire , puisque
- ^attre a»1^6- cons‘ste à faire tourner, ^pandA 1 -aS,ter les matières avec une que afiVl jSse Par un ^oyen mècani-> «un de leur imprimer une ten-
- dance centrifuge qui en extrait et en sépare les parties encore liquides ou solubles ; mais je vais donner la description de l’appareii auquel j’ai donné la préférence, et dans lequel le sucre, placé dans une cage, ou chambre, établie de manière à retenir les grains ou parties solides, éprouve un égouttage rapide et efficace qui sépare les impuretés qui le souillent.
- Fig. 15, pl. 63, est le plan de la machine ;
- Fig. 16, une élévation après avoir enlevé l’enveloppe extérieure pour en laisser voir l’intérieur;
- Fig 17, une section suivant un plan horizonzal ;
- Fig. 18, une section verticale prise par le milieu de la machine.
- a, a est l’arbre central porté sur une crapaudine b par le bas , et retenu dans le haut par un collier b, établi sur une traverse ou une potence quelconque. Cet arbre est creux à partir de son extrémité supérieure, et perforé , dans une grande parlie de sa hauteur, d’un grand nombre de petits trous, ainsi qu’on le voit dans la fig. 18. Sur cct arbre sont fixés haut et bas les plateaux d et e de l’appareil de révolution , reliés solidement l’un à l’autre par de fortes barres verticales f, f, f. Ce tambour tournant, ou celle cage, est partagée par un manchon de toile métallique fine g, g en deux chambres, l’une cylindrique h, et l’autre annulaire i, et le tout est enveloppé par deux épaisseurs de gaze ou toile métallique k, ft.
- Le plateau supérieur d est pourvu déportés, soupapes ou ouvertures, l, l, pour l’introduction du sucre , et d'ouvertures à soupape m, m, pour l’admission de l’air. Le plateau inférieure porte aussi des ouvertures closes n, n, pour décharger le sucre apres la purgation , c’est-à-dire après l’égouttage des mélasses et autres impuretés , et au-dessous de lui est placé aussi un disque hémisphérique c qui presse sur la face inférieure de ce plateau , pendant que la machine est en action à l’aide d'un écrou p, et d’un ressort q ; ce disque s’abaisse en tournant l’écrou pour ouvrir les soupapes n, n , après que l’opération est terminée.
- Tout cet appareil est renfermé dans une boîte ou chambre fixe r,r, mais qui est pourvue d’ouvertures au sommet et de tuyaux de décharge s,s , à l’aide desquels on écoule les mélasses et autres impuretés. On le met en mouvement à l’aide d’un engrenage conve-
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- nable , ou d’une courroie sans fin passant par une poulie motrice t.
- Voici la manière dont cette machine opère.
- Le sucre, à letat brut, c’est-à-dire avec les mélasses et autres impuretés , est introduitdans le compartiment i,i de l’appareil tournant par les ouvertures l, 1. En cet état, on imprime une grande vitesse (de 800 à 1000 tours par minute) à l’appareil, par l’entremise de la poulie et de l’arbre moteur a, a. Dans ce mouvement, les mélasses et autres matières liquides et solubles se trouvent aussitôt chassées par la force centrifuge a travers la toile métallique kh qui a une texture trop fine pour laisser échapper les grains de sucre cristallisé, dans la chambre extérieure r, r d’où elles se rendent dans les tuyaux s, s qui les évacuent dans une bâche placée au-dessus. Le sucre sec ou égoutté , retenu dans la chambre i, f, peut être enlevé par les ouvertures n, n en abaissant la plaque de fond o, o.
- Lorsque les mélasses ont été suffisamment évacuées et que le sucre est égoutté , on peutleclaircer: pour cela, on introduit une nouvelle quantité de sirop clair par l’arbre a, a qui traverse les trous dont il est percé ainsi que la boîte g, g pour se rendre dans la chambre i, i ; on fait de nouveau tourner l'appareil avec rapidité , et une portion des impuretés qui peuvent encore rester adhérentes au sucre se trouvent éliminées. Enfin, on répété celte opération aussi souvent qu'on le juge nécessaire.
- De l’emploi de Vammoniaque dans la préparation de l’amidon et la purification des substances amylacées.
- Par M. E. Nasii.
- Il y a environ trois ans, j’ai entrepris quelques expériences sur la fabrication oe l’amidon et la préparation des substances amylacées pour servird’alirnent, et j’ai trouvé que, dans la pratique, l'ammoniaque liquide était le meilleur agent que l’on put employer pour dissoudre le gluten , les matières colorantes ou les impuretés solubles qui peuvent altérer la blancheur du froment, de la farine, du riz , des pois , des pommes de terre ou de tout autre article renfermant delà fécule, attendu que ce réactif, qui agit avec énergie sur ce gluten et sur ces matières colorantes , est sans action quelconque sur l'amidon pur.
- L’ammoniaque liquide du poids spe' cifique de 0.945 est, pour cet objet» d’une force suffisante et bien supérieure , soit à la soude , soit à la potasse à l’état caustique , dont les solutions concentrées agissent tout aussi bien sur l’amidon que sur le gluten.
- On trouve encore que l'ammoniaque liquide est un excellent agent quand U s’agit de la préparation d’articles destinés à servir d’aliment, attendu qu’il extrait des matières farineuses amy-lacées tous les principes astringents qu’elles peuvent renfermer, sans altérer le moins du monde la fibre et lamidon» et que la fibre n’a plus besoin que d’être séparée à la manière ordinaire, c’est-à-dire à l’aide d’un tamis quand on veut faire de l’amidon pur.
- On pourrait aussi appliquer l’ammoniaque sous forme gazeuse, en la fai' sant passer à travers des réfrigérants dans les vases renfermant les matières sur lesquelles on voudrait la faire agir» qu’on aurait préalablement humectées d’eau, afin qu’elles pussent absorber le gaz ; de cette manière, on pourrait utiliser l’ammoniaque que renferment les eaux des usines à gaz, attendu que l’ammoniaque parfaitement pure n’est pas absolument nécessaire dans toutes les applications.
- L’ammoniaquesaturéedc gluten peut aisément en être délivrée et purifiée par la distillation , et reportée ainsi sur de nouvelles matières ou condensée sous l’état liquide. Quant au gluten, on peut le recueillir et rappliquer à tel usante qu’ori juge convenable, attendu qu’ij ne fermente pas aussi aisément quand il a ainsi été traité par l’ammoniaque.
- J’ai remarqué que les substances amylacées, le riz en particulier, n’é' taient nullement altérées quand on Ie5 tenait pendant quelque temps da«s l’ammoniaque , et que l’amidon qu’o0 préparait, après qu’on avait ainsi enlevé le gluten par ce lavage ammoniacal , n’était pas disposé à fcrmenter | dans les procédés de teinture surtout» si on y laissait encore un peu d’ainm0' niaque , attendu que dans ce cas ilsC sèche avec plus de rapidité.
- C’est aussi une chose toujours utu? que d’ajouter un peu d’ammoniaque a l’amidon dans toutes les circonstances» comme dernière manipulation dans fabrication, même quand I amidon ^
- J été fabriqué par le procédé ordiua*1 I de la fermentation , ou par l'emploi d j solutions très-étendues de soude ou d potasse.
- J’ai trouvé encore que les sortes J*1" férieures de riz, de pois et autres grai|,s>
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- Paient rendues égales en qualités et en saveur.comme articles alimentaires, à celles de la première qualité quand on es avait plongées dans l’ammoniaque P°ur enlever les impuretés qui pou-vaient les souiller.
- Ees vases clés sont nécessaires pour conduire à bien celle opération, et dans quelques cas un faible degré de chaleur peut être appliqué sans inconvénient; jpais cela n'est pas nécessaire , vu que ‘ opération à froid suffît pour tous les )es°'ns de la pratique.
- . Enfin l’ammoniaque est supérieure à
- a potasse et à la soude pour éliminer la ïatièrA *>!••«-- —
- ‘ Uia la soune pour éliminer la abére glulineuse qui enveloppe la ore végétale dans les fabriques de lssus et dans d’autres cas qui se préenteront naturellement à l’esprit des “oricanls.
- Procédé pour colorer les images photographiques.
- ^ arM. C.-G. Page, professeur dechimie 3,1 collège Columbia , Washington.
- niois de décembre 1842, j’ai en-(j. Pr,s une suite d'expériences pour j lerniiner les effets de l’oxidalion sur e).s.Urfaee des imagés photographiques, q JÇ snis arrivé à des résultats remar-lix1. s relativement à un mode de jç e! ’ donner de la vigueur et colorer la llïlages. De nombreux travaux s’è-Per 0^0sés depuis à ce qu’il me fût ch 01 poursuivre ce genre de restes , j’ai pris la résolution de pré-afi ter*es faits letsqucje les ai observés, è n fine d’autres puissent s’en servir de r!tilc d’une base ou d'un point de v l,art dans une matière qui paraît de-r être un sujet intéressant de recher-etU’étudù.
- q Vo‘ci d'abord un procédé propre h i jpr.etdonnerdc la vigueur aux images
- aide de l’oxidalion.
- 1Iïlage, après avoir été obtenue sur ble p,aqqe aussi polie qu’il est possi-» « ’ est disposée pour recevoir par voie * inique une très légère couche de Po|Vre-’ ® I aide du cyanure de cuivre 0v 3ss'que ( le dépôt de cuivre ne doit c},°lr l’épaisseur nécessaire pour ladr8er delà manière la plus légère fait°U CUr ProPre de la plaque). Cela îôe ’ cel*e P*a,ïue est lavée soigneuse-fépIltavcc^e *’cau distillée, puischauf-0u’àSUr Ulie *amPe à esprit-de-vin jus-chi Ce que *cs Parties blanches ou p ' ,r.cs Preunent un aspect transparent e- Ce mode, pour découvrir et fixer
- l’image, est bien préférable à celui où l’on fait usage d’une couche d’or. Un petit portrait fixé de cette manière il y a plus d’un an , est resté sans altération aucune, et continue de faire l’admiration des personnes qui s’intéressent à l’art. Un effet bien remarquable de ce mode de fixage, est la grande résistance à la surface, à tel point qu’il est très-difficile d’effacer les images ainsi traitées. J’ai conservé un portrait préparé de celte manière, non pas sous un verre , mais sans être recouvert pendant plus d’une année ; je l’ai fréquemment exposé de diverses manières, et frotté même légèrement avec un tampon de coton sans lui faire éprouver la moindre avarie. Au fait, la surface oxidée est bien moins sujette à éprouver des altérations que celle d’or, et beaucoup plus résistante.
- Comme le cuivre prend plusieurs nuances , suivant la profondeur de sa surface à laquelle pénètre l’oxidalion , il en résulte que si on appliquait sur la plaque, sans en détériorer l’image, une couche plus épaisse de ce métal, on pourrait obtenir diverses couleurs pendant le fixage. Quoi qu’il en soit, il ne m est pas possible de donner des règles précises concernant cette dernière opération ; mais je dirai d’une manière générale , que les meilleurs résultats ont été obtenus en donnant à la plaque une couche de cuivre assez épaisse pour changer le ton de l’image , c’est-à dire lui donner une couleur cuivreuse, et la chauffant alors sur une lampe à esprit-de-vin jusqu’à ce qu’elle ait pris la couleur désirée. Je possède actuellement un portrait qui a été très-exposé après avoir été traité de cette manière, et qui s’est aussi bien conservé que les deux autres. 11 a pris une belle couleur verte , et l’image n’a pas le moins du monde souffert de celte oxidation.
- Si ce procédé est assez parfait pour devenir d’un usage général , je crois qu’il sera infiniment supérieur au mode actuel d’appliquer quelque couleur à sec sur l’image, attendu que dans ce procédé la couleur est due à la surface de l image elle-même.
- Dans les paysages , ce mode de coloration a un effet fort agréable, et en adoptant quelques-uns des moyens découverts depuis peu pour arrêter le dépôt de la couche de cuivre , la couleur verte peut être seulement déposée dans tels points qu’on désire.
- On obtient, avec quelques images, des variétés curieuses de couleur, dues à l’épaisseurvariable dudépotdecuivre, épaisseur qui parait être réglée par
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- celle du dépôt de mercure qui forme l’image. Dans quelques cas, on produit une belle et éclatante couleur rubis qui se circonscrit nettement sur les draperies, tandis que les autres parties sont vertes.
- Pour bien réussir , dans le premier procédé , savoir la fixation et la production de l’aspect perlé, il faut que l’image soit poussée aussi loin qu’il est possible, sans qu’il y ait solarisation ; l’hyposulfite de soude doit être pur et exempt de traces de soufre (1) ; la plaque a besoin d’être lavée avec le plus grand soin à l’eau distillée tant avant qu’après avoir reçu le dépôt de cuivre ; en un mot, l’expérience tout entière a besoin d’être exécutée proprement, pour éviter ce qu’on appelle avec raison des taches sur la plaque lorsque le cuivre vient" à être oxidé.
- Sur un moyen d'obtenir certains métaux parfaitement purs.
- Dans la séance de l’Académie des sciences, du 30 septembre, M. E. Pe-ligot a présenté un échantillon de fer résultant de la décomposition du protochlorure de fer par l’hydrogène pur et sec. Ce chlorure de fer avait été obtenu par la voie humide , et était par conséquent dépouillé du carbone que le fer du commerce renferme toujours en petite quantité.
- Le fer produit par ce procédé est dans un état de pureté qui paraît mériter l’attention des métallurgistes.
- Le protochlorure de manganèse n’étant pasdécomposablepar l’hydrogène, ainsi que M. Peligot l’a vérifié , le fer obtenu par ce procédé est exempt de manganèse.
- La fusibilité du chlorure offre un moyen de préparer, à l’aide de leur décomposition par l’hydrogène, les métaux en masses cristallines et homogènes. M. Péligot a obtenu , par l’emploi de ce même procédé, le cobalt en feuilles
- (i) La présence et le dépôt du soufre est un défaut qu’on rencontre dans la plupart des hyposuliites du commerce, et c’est l’action de ce soufre sur l’argent qui a embarrassé un si grand nombre d’artistes et d’amateurs en produisant des nuages,des marques et des taches de différents genres sur les plaques. On peut prévenir cet effet en filtrant à plusieurs reprises la solution, ou en la conservant dans des flacons légèrement bouchés longtemps avant d’en faire usage. Je dirai de plus ici que l'exposition d’une image cuivrée à la vapeur de l’hydrosulfite d’ammoniaque produit quelquefois un effet assez agréable, niais le plus souvent détruit l’image.
- flexibles douées de l’éclat métallique. Cette méthode permet seule de préparer à l’état de pureté les métaux qui » comme le fer, le cobalt, le nickel, etc., sont à la fois très-oxidables et peu fusibles.
- Ce moyen n’est pas entièrement nouveau pour les chimistes, mais il est bon à rappeler au souvenir des industriels qui pourront peut-être en tirer parti dans quelques applications spéciales.
- Éther butyrique.
- Par M. Wôhler.
- Cet éther, qui a une odeur de po®' mes si agréable, et ne sent nullement le vieux fromage, ainsi que l’a avance M. J.-F. Simon , est très-fréquemment employé en çe moment comme arôrpe dans la fabrication du rhum. Il est très-facile de l’obtenir en dissolution alcoolique pour cet usage industriel en saponifiant du beurre pur par une dissolution concentrée de potasse, faisant dissoudre le savon, à l’aide de la chaleur, dans la plus petite quantité possible d’alcool fort, ajoutant à cette dissolution un mélange d’alcool et d’acide sulfurique jusqu’à ce qu’elle offre une réaction acide assez prononcée^ et soumettant le tout à la distillation jusqu’à ce que le produit n’ait plus d’odeur de fruit. On peut en séparer l’éther pur à l’aide de plusieurs rectifications et traitements sur du chlorure de calcium.
- Moyen d'obtenir un courant constant avec la pile de PFollaston.
- Par M. Desbokdeaux.
- De tous les appareils galvaniques, Ie moins dispendieux est l’ancienne pii® de Wollaslon, à éléments de cuivre et de zinc , disposés de manière à ce que le cuivre entoure le zinc. Dans cette construction , l’auge qui renferme le liquide excitateur est séparée en autant de cellules qu’il y a de couples zinc et cuivre ; et, pour établir le courant ou en suspendre l’action, il suffit de les plonger dans cette auge ou de les en retirer. Mais excitée comme elle l’est ordinairement, soit avec l’hydrochlO' rate de soude , soit avec l’acide sulfurique ou avec l’acide nitrique , elle présente l’inconvénient grave de ne point avoir un courant constant, et de
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- ne Pouvoir même fonctionner qu’autant rçue les éléments en sont fréquemment u^Uoyés. Aussi son usage est-il à peu Pres abandonné pour les opérations de a galvanoplastie.
- ,"eut-ètre n’est-il pas sans intérêt de a,re connaître qu’on peut en obtenir un excellent service, et en rendre le courant parfaitement constant, en l’ex-citant avec une solution suffisamment c°ncentrèe de sulfate de zinc, à laquelle °u ajoute un peu de sulfate de cuivre el d’acide sulfurique. Ainsi disposée , cette püe marche avec la même inten-®lte pendant plusieurs jours de suite , non-seulement n’a pas besoin d’ètre ettoyée, mais plus elle sert, plus sa •narche devient régulière , la solution e zinc se concentrant de plus en plus ux dépens des éléments qui la com-(J°sent. Lorsque le courant commence a diminuer, il suffit d’ajouter de nou-e'?u une petite quantité de sulfate de ^l,v.re et d’acide sulfurique. On peut inst user cej^e pjie jUSqu’à la fin sans coouveler le liquide excitateur.
- 'dpptications industrielles des feuilles des arbres verts.
- caU°Us r,ecevons de Prague une publi-Uf) ^.périodique, dans laquelle on lit article dont nous allons présenter ®*fiait.
- ]ei^g arrive souvent, dit la feuille al-Perfn • ’ fi116 gu*dé par l’esprit de qUeectl0nnement et d’invention, ainsi l’hon?ar besoin de sujets nouveaux , au rT01® rev>ent sur des choses qui, cli{yVrenaier abord , lui avaient paru in-ginArenfes- Qui se serait en effet ima-lant ^u'Vne sufistance si peu impor-les {' A’°n reléguait auparavant parmi des U-In*ers i que les aiguilles ou feuilles les rPlns * ,<ïue Ie paysan pauvre , dans Pins S ^on renconlre des forêts de à spi>Ct saPius» destine tout au plus il s Vlr de litière à ses bêtes, ou dont ali® Sert à l’état de sécheresse pour SQk ®n|;er son chétif foyer , que cette le Sn, Ce végétale , disons-nous, dont pfe à rSt quelquefois jonché, était pro-laj ® '°urnir une sorte de coton ou de Uiem ^°Ur oualer> rembourrer desvêtent * ou des meubles, remplir des bour \etc- » et remplacer le crin , la tièrpre ’.a zostère ou les autres ma-uSaes anirna'es et végétales dont on fait aveo 1dans ces c'rconstances. Peut-être ]e pi e temps on pourra le filer comme texmanvre ’ ^rî et autres matières n°UveaS P°Ur Cn t*sser ^es ®t0^es ^ un
- » C’est là un résultat sur lequel un industrieux fabricant de papier de Zuckmantel, dans la Silésie autrichienne , M. Weiss, paraît avoir le premier attiré tout récemment l’attention des agriculteurs et des petits ménagers. Dans ce pays, surtout à Reinorz, comté de Glaz, on fabrique depuis longtemps, quoique les autres arts y soient encore peu avancés, d’excellentes sortes de papiers presque aussi beaux que ceux de Hollande. C’est sans doute la connaissance intime de son art qui aura suggéré à M. Weiss l’idée du produit qui lui fait tant d’honneur, et qui repose sur la conversion du tissu fibreux des feuilles ou aiguilles des pins d’É-cosse et des pins sylvestres en filaments déliés j en une sorte de feutre ouvert qu’on peut appliquer aux usages indiqués plus haut et à beaucoup d’autres.
- Il n’y a que les aiguilles récemment tombées des arbres qui soient propres à la fabrication de cette nouvelle matière, à laquelle on a donné dans le pays les noms de laine des pins, des bois ou des forêts : les forêts d’arbres verts peuvent la livrer en abondance et à peu de frais comme produit secondaire-» Ce nouveau produit de M. Weiss a déjà obtenu un grand succès en Silésie, en Bohême, en Autriche et beaucoup d’autres pays, et on en trouve déjà des dépôts dans les boutiques de Prague et autres villes importantes.
- » J’ai vu, dit l’auteur de l’article ,
- Quelques couvre-pieds qui, au lieu ’èlre ouatés avec du coton , l’ont été avec ce nouveau produit, et qui, décorés avec goût, m’ont semblé aussi chauds , aussi souples que ceux ordinaires. Un couvre-pied de cette espèce, plus ou moins élégant, pèse environ 2 kilog. ; il a 2 mètres de longueur sur 1m 20 de largeur, et coûte , à Prague, 12 fr.
- » Amenée sous la forme qu’on donne communément à la ouate de coton , la laine des bois a une teinte brunâtre de couleur capucine ; c’est une substance assez dense, un peu rude au toucher, et qui rappelle une matière végétale. Plus pesante, sous le même volume , que le coton , et amenée à un état de demi - feutrage , cette ouate se rapproche des tissus de bourre et des couvertes communes pour les chevaux. Ouverte ou déposée en couches minces, elle répand, dans les endroits clos, l’odeur balsamique et résineuse des forêts des pins.
- » Les préparations et le travail pour dépouiller les branches et les rameaux résineux qui sont tombés des pins, de
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- leurs feuilles vertes encore, et pour les transformer peu à peu en une laine végétale , exigent non-seulement les outils et les machines dont on se sert ordinairement dans la fabrication du papier, mais encore de plusieurs autres ustensiles et de manipulations particu-culières Dans tous les cas, il paraît qu’il ne serait pas difficile aux pauvres ouvriers de produire une matière semblable , non pas, il est vrai, aussi belle et aussi bien conditionnée que celle que livre M. Weiss, mais une substance très-propre à faire des matelas, des couvre-piedsetdes meubles, et qui pourrai t remplacer avantageusement la zos tère maritime, encore d’un prix fort élevé. L’avantage serait encore plus sensible , si le pauvre pouvait se procurer partout les feuilles de pins en abondance et à un prix modéré.
- » L’auteur de cette communication a vu, à Zuckmantel, une quantité considérable de ces feuilles ou aiguilles à l’état brut renfermées dans des corbeilles, puis il a pu examiner ces feuilles après qu’elles ont été soumises à l’action de la vapeur qui leur a fait perdre en grande partie leur roideur; enfin, il a pu les comparer après une deuxième exposition à la vapeur et une manipu lalion , travaux après lesquels on peut en faire des couvertures, des tapis, etc. M. Weiss fait encore un secret de cette dernière manipulation; mais, d’après ce qu’il a été permis de voir, il paraîtrait que les macérations des aiguilles brutes de pin s’opèrent par les procédés ordinaires de l’emploi de la vapeur.
- » La vapeur s’élevant d’une chaudière, cuve ou autre appareil convenable, à une température plus ou moins élevée à travers les feuilles déposées au-dessus, pénètre et atténue leur tissu fibreux de la même manière à peu près que cela
- s’opère par le rouissage à l’eau , le forage sur le chanvre et le lin. Quand le procédé complet sera connu des gens de la campagne qui se livrent déjà à la culture et à la préparation des plantes textiles , l’auteur pense qu’ils ne rencontreront aucune difficulté à travailler une matière qui se trouve sous leur main, et qu’ils parviendront sans peine à la carder ou la filer, soit seule , soit en l’associant à d’autres substances, et à en fabriquer des étoffes à bas prix et d’un bon service pour leur usage.
- » M. Weiss a déjà donné, en Silésie, une certaine importance à sa fabrication. Douze femmes sont actuellement occupées journellement à la fabrication régulière de couvertures piquées et de courtes-pointes d’un assez bon goût, semblables à celles qu’on vend dans le* boutiques de Prague. Ces couvertures sont très-chaudes et fort agréables poUf les personnes qui ne redoutent pas l’O' deur de la résine de pin qu’elles répan dent encore un peu, et on assure rnème qu’elles seront d’un emploi avantageux dans les maladies de poitrine , où l’on a conseillé depuis long-temps l’emplo1 des matières résineuses , du goudron , etc., ainsi que dans les affection5 goutteuses et rhumatismales.
- »M. Weiss fabrique aussi, avec cette matière, un bon papier brun rougeâtre» et en recueille en outre une huile essentielle qui pourra recevoir d’utiles ap' plications.
- » Le gouvernement autrichien a déjà fait acheter un millier de ces couvertures pour le service de la cavalerie et celui des hôpitaux de Vienne et de Prague , et le gouvernement prussien > ainsi que d’autres états d’Allemagne» paraissent disposés à faire des coin' mandes. » F. M.
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- ahts mécaniques et constructions.
- ^ sur l emploi des tiges en bois dans les sondages.
- Par M. Krause.
- chèe grand.e importance qu’on a atta-tenjD’avec justerais°n , depuisqueluue aussi ,aux.travaux de sondage, a donné nerjpç Pu’s Peu* Uidèe de perfeclion-cesSo aPPareilsdont on fait usage dans au* tpr , ‘«vaux, et c’est en partie bm Salives qui ont été faites dans ce bois,?Uon doit l’emploi des tiges en jUans les sondages. mente. s°nde, depuis le perfectionne-char)e lngen'cux de la P‘èce de reporte' ^Ue de ŒyHhausen a ap-(leyY a,cct instrument, consiste en P14cLPlCCcs Principaies* De ces deux du nft jC®l,e inférieure sert à donner ^lafie i‘* P°utü a établir un assem-la parS.-1 de entre le ciseau ou trépan et rçue 1 16 s.l|Périeure de la tige, tandis but a5 P*^ce supérieure n’a d’autre solide ^ serv'r a établir une liaison vier .enlre la pièce inférieure et le le-préSeU? sondage. On confectionne à ordin* ’ Sav°ir, cette pièce inférieure fitfirent en barres de fer d’un avec fj anti*l°n et celle supérieure , 0m 03ftH ^arreS(îui ne dépassent guère ^ de côté ou 9 centimètres carrés.
- l’ado'nr6 dominante qui a guidé dans s iuiae'^ des l'8es en ^°*s » c est ff11 on Oüait i*0?lt ^ue Par ce m°yen on dimi-
- sonde a *®rce nécessaire pour mettre la dela „en action, attendu que par suite le r)niarant*e différence qui existe entre devaij sPé?'fique du bois et du fer, il tige 1 résulter que dans l’eau une (lue n°is pèserait infiniment moins établi» e en métal- Mais si l’on veut tre U. Une comparaison rigoureuse entier^- n°Uvelles dispositions et les an-appu s\ sous le rapport de l’utilité des deux at,0ns » il faudra répondre aux gestions suivantes : durée .e?1 ’esPèce de tige qui, à ^onoiniq r®|*stance «gales, est la plus
- duP^u®de est l’espèce de tige qui, à U\oins i a Résistance égales, exige le duire , e dépense de force, pour pro-üon a» n mèrne effet dans une opera-^f e sondage?
- dansiPelravaux réguliers qui ont lieu opérai ;^S0liC-Scs». s? partagent en deux s'agq ,lls ^len distinctes ; a, ceux où il ’ a proprement parler, d’appro-
- fondir le trou de sonde, et par conséquent, d’attaquer, réduire en poudre, la roche solide; 5, et ceux qui ont pour but d’en lever les fragments ou poudre de roche qu’on est parvenu à détacher de la masse.
- Les travaux d’approfondissement ou de la première opération , c’est-à-dire le sondage dans l’acceptation ordinaire du mot, et qui sont ceux qui exigent le plus de temps, consistent à élever alternativement la tige et le ciseau qui lui est attaché, et à la laisser retomber après l’avoir fait tourner d’un angle azimuial , tantôt plus grand, tantôt plus petit. Les conséquences de ce travail dépendent donc du nombre de coups qu’on frappe avec le ciseau, et de la force avec lequel cet instrument frappe la roche pendant un certain espace de temps, tandis que la grandeur de la force qu’il convient d’employer, repose sur le nombre et la hauteur de chute, ainsi que sur le poids des tiges.
- Indépendamment de ces points, la construction et la disposition du mécanisme dont on se sert pour transmettre à la tige la force vive nécessaire, ont une influence manifeste sur la grandeur de la force requise, ainsi que sur la puissance du coup que l’on frappe ; mais comme nous ne nous proposons pas ici de rechercher la mesure de cette influence, mais seulement d’établir une comparaison, dans des circonstances semblables, entre deux natures de tiges, nous nous dispenserons d’en tenir compte. Seulement on devra supposer que le trou de sonde est en entier rempli d’eau, et par conséquent que l’inégalité qu’on attribue à la différence du poids spécifique, esta peu près un maximum,
- A chacun des coups que frappe le trépan, il n’y a que le poids de la partie inférieure de la tige qui ait une action effective, puisque la pièce de rechance , et une disposition pour éviter le contre-coup de' l’outil, doivent à chaque fois annuler l’effet de la chute de la partie supérieure delà tige.
- J’ai cherché à appliquer le calcul à ce problème de mécanique, et à la suite de développements dans lesquels je ne crois pas devoir entrer ici, j’ai trouvé la formule que voici :
- F =
- A*
- kg
- X
- ax -f- bcC a*x2 *
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- dans laquelle F représente la force nécessaire pour produire l’élévation ou une chute de l’outil; A, la force vive déployée dans cette chute ; g, l’espace parcouru par un corps dans la première seconde de sa chute; x, la longueur de la portion inférieure de la tige; b, celle de sa portion supérieure ; a, le poids de 1 unité de longueur de cette portion inférieure , et a, celui de l’unité de longueur de cette portion supérieure.
- Dans celte équation, qui s’applique naturellement à toutes les espèces de tiges, on n’a pour variables arbitraires que a, à et x, et nullement, comme on l’a cru jusqu’ici, la densité du milieu, au sein duquel la tige danse; d’où il résulterait :
- 1° Que la force nécessaire pour produire un coup donné ou une force vive déterminée est absolument la même, que la tige se meuve dans l'eau ou dans l’air.
- 2* Que la grandeur de cette force diminue à mesure que a et x augmentent, c'est-à-dire à mesure qu’il y a accroissement dans le poids d’une longueur déterminée de la portion inférieure de la tige, et qu’on augmente la longueur de cette portion inferieure , et enfin, à mesure qu’on fait décroître a! et b, c’est-à-dire qu’on diminue sur l’unité de longueur le pôids de la portion supérieure de la tige , ou que la profondeur du trou de sonde diminue.
- 3° Que relativement à la dépense de force qui est nécessaire, il est parfaitement indifférent d’employer telle ou telle matière à la confection de la partie supérieure de la tige, dès que le poids absolu d’une longueur déterminée de cette tige reste la même.
- La seule question qui reste, dès lors, à résoudre, peut donc être formulée ainsi qu’il suit : Peut-on confectionner, soit en bois, soit en fer. une tige qui, à durée et à résistance égales, présenté un poids moindre?
- L’experienee a démontré que pour la tige supérieure, quand elle est en fer, une barre de 0m.30 de côté était parfaitement suffisante. Le mètre d’une pareille tige, en ayant égard aux renforcements nécessaires aux extrémités des liges ou barres, pèse, en moyenne, 7 kilogr. et, d’après les données de M. Eytelwein, possède une résistance absolue de 30,000 kilogr.
- D’un autre côté, la matière la plus propre à la confection des tiges en bois étant le sapin, un prisme de sapin de 0m.030 de côté, présente, suivant M. Eytelwein, une résistance absolue
- de 8,079 kilogr., de façon qu’une tige en sapin , pour avoir une résistance égale à celle d’une tige en fer devrai
- présenter (0m.030)s — (Om-058)
- de section, et le mètre courant de cette tige contiendrait 3,375 décimètre5 cubes de bois; or. comme le sapin a l’état sec pèse 0kn-,657 le décimètrC cube, il en résulterait que le mèj-re courant pèserait environ 2,2 kilogr. Dr» comme le-; expériences faites dans >e5 sondages pratiqués en Saxe, ont de' montré que le sapin, parfaiterneo1 pénétré d’eau salée, pesait environ lku.,14 par décimètre cube, il s’ensun enfin que la tige de sapin imprégoee d’eau, acquéreiait par l’absortion uD poids de 3kil ,835 par mètre courant.
- La tige en bois éprouve aussi un® augmentation de poids, par cette cirj constance que chacune des barres don elle se compose est pourvue aux den* bouts d’une garniture en fer pour pof' ter les assemblages à vis, et des pièc®5 pour fixer ces garnitures. Supposa?1 donc, d’après l’expérience emprunt à des sondages saxons, que cette aug' mentation de poids soit de 2kil-,73 paf mètre, il en résultera qu’une tige en bois pèsera en moyenne, et par roètr® courant, environ 6kil-,57, ce qui 0kil /<3 moindre que la tige en fer à D' quelle nous la comparons.
- On voit donc, que pour produ*^ une force vive de même intensité' il faut faire une dépense moindre de force, lorsque la tige supérieure ef établie en bois de sapin, que lorsqu’ely consiste en une tige de fer de même sistance et de dimensions linéaires cof' respondantes , et enfin, que 1 econoin1. de force qu’on fait avec les tiges en est bien plus considérable quand fore à sec, que quand on sonde dans^ trou rempli d’eau, parce que , dans premier cas, il n’y a pas cette augfl1^ talion considérable de poids, que l’a^ sorption de l’eau produit dans le se' cond.
- On s’est servi, depuis peu, dans sondages faits à Elmen, près ftlag"?, bourg, au lieu de tiges en fer 0m.030, de tiges de bois , rondes toute leur étendue, qui ont 12 mètre de longueur de bois, et 0m.07436^ diamètre aux extrémités, et Om.lfd * milieu. Ces tiges sont, aux deux bo*1^ armées de garnitures assez fortes 0 fer, de manière que leur longueur taie, non compris les vis d’assemblaOj' s’élève à 13 mètres environ. Les garIJ.c •ures en fer qu’on emploie pour chagHj tige pèsent 50 kilogr. environ, Le P01
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- d une de ces tiges, bien dressée , est de
- r* kilogr., et après qu’elle a séjourné a Peu près Q '
- sonde,
- ' “r"-» hu eue a séjourné » mois dans un trou de
- ----- .iuiu un UUU UC
- cenTr)’ reniP'’ d’eau renfermant 2 pour Ïq commun, le poids s’élève à
- s’èpeS^Ce 0ccupé par le bois humide kp eve a peu près à 62 décimètres cu-fa ’ Celni de la garniture à 4,31, de 66*barre occupe, au total, In» 1 décimètres cubes, et pèse 120 ki-en r °V 9k"',23 par mètre courant. Il PoirieSU • 9ue ^’emP*°* d’une tige de ce de i ’ l°*n de produire une économie dèn*a *°.rce\ occasionne plutôt une pei!s® inutile de cette force , égale à
- . . ..
- kilogr. eleves a un métré
- £CNue coup de sonde ou à chaque pena .n de l’instrument. Cette dé-dup 6 lnuli'e de la force est uniquement n)çi ace qu’au lieu de tiges de 33 centi-des pS Carr^s de section, on a employé Par o ^es,de 94 centimètres carrés , et f0rt ^sèquent environ trois fois plus gr^ 8 ^n’il n’eût été nécessaire. Mal-leu Cette force énorme et celte pesan-travn^^ondanle, ces tiges, dans un pri 11 régulier et continu, n’ont pas 0ntnme une plus grande résistance, et aswL^oe toutes rompu dans les petits i b*agesde la sonde, que pCattse de celte rupture, git en ce aVec ?Sseoiblage des garnitures en fer nia,,;' ^°’s n a Pas Pu être ^ d’une Paré T6 suffisaute; alors le fer s’est sè-trou UU ’ ,a li»e est restée dans le Unp»-et^ a fallu l’aller chercher avec p l,«e en fer.
- Un d^fre inventera-ton quelque jour
- d,*5°de D|US 6n)irl« o» «I». ->nr,W.
- las«;p “u Plus solide et plus durable ploy^idages que celui qui a été em-qa on 3 El,men » mais il est présumable en»r découvrira jamais une alliance en kn-es garnitures en fer, et les tiges Par pS P?ssèdant la solidité du bois. et qu> °nséquent, que toutes les fois e|ie Se servira d’une tige en bois, fut-il fau!tnstr,l|ife avec le plus grand soin ,
- tic» „ a ayoir toujours en réserve une Ç en fer.
- fair^e circonstance doit donc toujours
- en jj .°nsidérerracquisitiond’unesonde
- qai ,;SC0mm« un excédant de dépense Son(i a Pas Heu lorsqu’on se sert d’une Cet e'e.n, fer ! seulement il faut voir si c°uverf nt ne serait pas parfaitement stanoJ1 même au delà par les circon-i’écon •îa énoncées, et de l’autre par qnet”°mie de la force, et par consé-d'ain-rt'06 économie sur les travaux de Cren<!T ct?uvre qo’on pourra faire en lilte en il • lrou de sonde à l’aide d’une n bois j c’est un calcul à faire dans
- chaque cas et dont les éléments varient dans chaque localité.
- En résumant tous les arguments et tous les faits allégués dans la question des liges pour les sondages, et en m’appuyant sur le Calcul pour déterminer la dépense de force nécessaire pour les faire mouvoir, je suis arrivé aux conclusions suivantes :
- 1° L'emploi des tiges desondes en bois exige constamment une plus grande avance de fonds pour leur acquisitioiqcar indépendamment du prix plus ou moins élevé de ces tiges, l’argent employé à cette acquisition peut toujours être comparativement à celui qu’on met en avant pour l’emploi d’une tige en fer considéré comme un excédant de dépense.
- 2° Il n’y a que des cas spéciaux et particuliers dans lesquels.cet excédant de dépense pour les frais de première acquisition serait peut cire couvert ou dépassé dans les travaux par l’économie dans les frais de main-d’œuvre, qui puisse justifier l’emploi de ces tiges. Tel est par exemple le cas où l’on connaît du moins approximativement la profondeur du trou à forer, le nombre et la force des coups à frapper, et enfin le nombre de fois qu’il faudra, pour le curagei du trou, relever la sonde. En général, il n’y a pas de doute, pour des forages très-profonds, et lorsque la roche présente une grande durete, et, où par conséquent le nombre et la force des coups nécessaires pour creuser une certaine profondeur est assez considérable , qu’il n’y ait économie de main-d’œuvre par l’emploi d’une tige en bois légère, et qu’on ne couvre largement dans ce cas l’excédant de dépense que nécessite l'acquisition decetle lige Pour établir une tige en bois aussi légère que possible , ou propose de ne donner aux garnitures des extrémités de celte tige , que la force rigoureusement nécessaire , ou plutôt de les faire aussi faibles qu’on le peut, et d'imprégner les liges en bois d'un corps gras, de goudron ou d’une autre substance qui puisse les préserver de l’absorption de l’eau.
- 3° Enfin, l’emploi des tiges en bois pesantes comme celle de Elmen, et probablement celles de la plupart des sondages ou l’on s’est servi jusqu’à présent de tiges de cette espèce , peut être considéré comme n’atteignant nullement le but qu’on se propose, car indépendamment des avances plus considérable de capitaux que nécessite leur acquisition, ces tiges deviennent de jour en jour et même d’heure en heure plus dispendieuses, puisque pour chacun
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- des coups qu’elles frappent, elles exigent un déploiement inutile de force , et par conséquent des frais superflus de main-d’œuvre.
- Sondages à outil libre.
- M. Kind de Luxembourg, qui passe pour un des plus habiles sondeurs de l’Allemagne, et auquel on attribue généralement l’application des tiges en bois dans celte opération , vient de découvrir un procédé qui paraît d’une haute importance dans l’art du sondeur, et sur lequel nous ne pouvons encore présenter que les détails incomplets que voici.
- La découverte de M. Kind consiste principalement à opérer la chute libre du ciseau ou trépan sans qu’il y ait en même temps chute de la tige. Ce mode de travail à lieu à l’aide de dispositions qui nous sont encore inconnues , mais dans lesquelles le battage de cet outil ne peut plus ni dévisser les assemblages ni faire fouetter la sonde sur les parois du trou. Les travaux de sondage se trouvent donc ainsi singulièrement facilités , et cela d’autant mieux , ce qui est très-important, que les sondeurs dès les premiers coups peuvent s’ap-percevoir que l’outil a cassé, tandis que dans l’ancien procédé ils battent parfois des heures entières avec leur sonde rompue avant qu’ils reconnaissent qu’il y a eu rupture , et que l’outil n’est plus lié à la tige.
- A celte invention s’en rattache aussi une autre d’une nouvelle sonde qui élargit le trou à l’aide d’un tube disposé par dessous, qu’on peut laisser dans ce trou à mesure qu’elle s’enfonce.
- Dans le mode actuel de sondage, l’outil est soulevé à l’aide de la tige. En conséquence , cet outil est ordinairement vissé immédiatement sur cette tige, et ces deux pièces doivent tomber d’une certaine hauteur, si l'on veut que l’opération marche avec quelque activité. La longueur de la tige a besoin d’être augmentée avec la profondeur du trou, et il est naturel qu’avec l'augmentation de longueur de celte tige, on voie augmenter aussi les obstacles et les difficultés qui deviennent parfois insurmontables. Les frais de sotidage.se trouvent donc ainsi considérablement augmentés et croissent avec la profondeur, le poids des appareils et la force nécessaire pour mettre ceux-ci en action. D’un autre côté, comme on est obligé de diminuer la
- hauteur de la chute de l'outil, si on n^ j veut pas, lorsque la profondeur atV i mente, courir le risque de briser Ie tiges, il en résulte que dans un mèm temps, le travail avance de moins^ ® moins à mesure que le sondage s ap profondit. A cet égard il y a aussi de limites qu’il n’est plus possible û franchir ; parce qu’alors la tige ne pe** supporter le plus léger choc, qu’il j vient des ruptures coup sur coup » e que le forage doit être suspendu. . .
- La chute libre de l’outil remédie toutes ces difficultés, et par ce moyeI^ on peut atteindre à peu de frais les pr®.. fondeurs les plus considérables. L’oud soulevé avec la tige en bois qui s trouve portée par l’eau retombe sein» c’est-à-dire acquiert seul une forC vive. La tige a tout simplement u mouvement doux et mesuré de va-? vient, comme la bielle d’une macbin » quelconque, sans qu’elle puisse fouette^ avec force comme dans l’ancien pr°' cédé contre les parois du puits, fouetf®' ment qui occasionnerait les éboulemen1^ et les encombrements les plus redouta blés et les plus dispendieux.
- Dans tous les sondages, même plus profonds , comme le poids du tre' pan alors reste toujours le même, ® conçoit que dans le nouveau procéd^ on est dispensé d’accroître la force mesure qu’on descend ; il n’y a pas p*1^ danger de rupture de la tige à de gra11 des profondeurs qu’à celles qui le son moins, et on comprend facilemÇ^ , combien cette diminution dans la ma'11'. ! d’œuvre doit faire gagner de temps6 -épargner de frais.
- Noublions pas non plus de rappe'^ qu’on a îa certitude que pendant le tjT vail l’outil ne se desserrera ou ne se o6' tachera pas, et que lorsqu’il se romr’ on n’est plus dans le cas, puisqu’on s c aperçoit de suite, d’aggraver à un poj11 extrême cet accident qui alors n’a p*11 de conséquence lâcheuse. t
- Le poids de la sonde se trouva^ considérablement diminué, il tie plus alors que les machines les simples et les plus faibles pour l’i«tr duire et la retirer dans le trou. . ,s
- La combinaison de la sonde avec . tubes est aussi une chose très drop01 tante. On sait en effet qu’il a étéj11^, qu’ici très-difficile d’opérer un tubas régulier, quand il s’agit de trave^^ les roches les plus diverses, ta11 { meubles et coulantes, tantôt dures résistantes. Lorsqu'on ne peut plus cer davantage un tubage d’un ceria diamètre, alors on est forcé de *al } entrer dans les tubes déjà descend
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- et ain^SriU^>es-^ un Pbis Pet'l diamètre i général !ie suite> successivement et en Un tnha^°Uj *raverscr et faire pénétrer | ^euhio ®ans. une roche molle ou ! krnenu °n l.rava‘be au milieu des ébou- ! cilept.f ^Ul rer,c*erit l’opération dilïi- ! frais fSmentcntconsidérablement les i Wonv/n°UVebe sont^e remédie à cet JortiaÎQ ,inieri^ ’ avec eHe 011 Iie travaille descenda?Si(,eséboulis’ attendu qu’on ! Won f P*ace Ie lobe eu même temps ! p|Us f.re» et alors qu’il n’est rien de | ûienKi Cl e (lue de traverser ces roches les et ébouleuses.
- ^ec/ter
- °hes des bases de Vélablisse-'ment des scieries.
- Par M. Boileau.
- les*oufes les machines opératrices, biter?s rêp?nduessont les scieries à dè-est ia esbois. Le travailque j’analyse ici cherdpPremlère partie d’ une série de re-les k. s entreprises pour déterminer W!st'SeS leur établissement. Cette lnan.,10n a déjà occupé, de diverses dansleres’ plusieurs auteurs. Euler, l’a-W Mémoire cité par M. Navier , ibét .nsidérée sous un point de vuegéo-dèrat'Wo. Laissant de côté toute consi-la ré' Physique et supposant connue
- 1 °unStdnce 'a mal'ére à l’action de YenJ ’ 'I applique l’analyse au mou-bojs .nî Progressif de celui-ci dans, le paletl^e ses calculs , il résulte princi-(let|i •,0nl(iue la longueur de la partie être n (l ,iuc lame de scie ne doit pas lattjg ,ls petite que la course de cette pièce pIë,nenléc de l’épaisseur de la av3 uérilée > et qu’il n’y a aucun à l’0l ,^e :i faire acquérir de la vitesse
- jj.|. J avant qu’il commence à agir. Sur i '^0r conclut d’observations faites l°nge travail journalier des scieurs de à s£’ Wc le bois sec est plus difficile
- 2 à |erqoo le vert, dans le rapport de 3daî. P°Ur les cas ordinaires et de \ à I| pars> cas du chêne sec déjà vieux
- *lénf,?Ue’ tout étant égal d’ailleurs, la
- *^C (1(* tnk'PA mi'aviff» 1** diMnnra rln
- aussi résulter de ces observa-
- :,°!s bla
- de force qu’exige le sciage du
- cbènp‘Jianc est à celle qu’exige le yiron ’ dans le rapport de là 1,6 en-
- cliaV*er• dans ses notes sur l’ar-ressriMUrc hydraulique de Bélidor, fait iHcrif i la nécessité, pour l’établisse -tités fpS s.cler'es>dcconnaître les quan-
- soi V». ues données existantes a Jet- U énonee d’ailleurs l’opinion
- que la résistance du bois varie avec la vitesse de l’outil.
- M. Poncelet a fait, dans le but de déterminer ces quantités d’action ou de travail mécanique, un grand nombre d’observations relatives au sciage de différentes espèces de bois , soit par les moteurs animes, soit par les machines. De plus, afin d’obtenir une certitude suffisante dans les résultats, M. Poncelet a exécuté , en 1829, à l’aide du dynamomètre, quelques expériences directes d’où ressort la grande influence de la qualité de l’outil : ainsi, avec une scie à main ayant une voie constante de lmm,5, les dents taillées en biseau pénètrent à chaque coup de 0mm,4. La quantité de travail mécanique nécessaire pour débiter 1 mètre carré de chêne sec et très dur était de 30.968 ki-logrammètres ; avec une grande lame de scierie verticale, taillée irrégulièrement, la même quantité de travail était plus que double , quoique le bois fût moins dur; et avec la scie à crochets des scieurs de long ayant une voie d’environ î millimètres et pénétrant â chaque coup de 0mm,8, la quantité de travail relative à l’unité de surface était de 32071 kilogrammètres , pour du chêne sec de dureté moyenne. Partant des résultats de ses observations, M. Poncelet admettait, dans ses Leçons à l’École de Metz, que la quantité de travail mécanique du sciage était proportionnelle à la hauteur du trait et à son épaisseur, et que , pour une scie déterminée, la résistance du bois croissait proportionnellement à la pression.
- Enfin nous apprenons que M. Morin a fait, pendant l’été dernier, un grand nombre d’expériences, dont il faut espérer la prochaine publication, sur le travail desdiversesmachinescmployées dans les ateliers des Messageries royales , et principalement sur plusieurs scieries , tant droites que circulaires. L’attention donnée à cette question par tant d’hommes éminents suffirait pour en établir l’importance , si elle avait besoin d’être démontrée.
- Dans mes recherches préliminaires , je me suis proposé surtout d’étudier le mode d’action de l’outil et de déterminer quelques-unes des lois générales de la résistance du bois à celle action. Les moyens employés sont de trois sortes : 1° des expériences directes, donnant en kilogrammes la valeur de l’effort moyen du sciage pour chaque coup de scie ; 2° l’observation des phénomènes physiques; 3° i’examen géométrique du mouvement des dents à travers b*» matière. La scie sc mouvait
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- verticalement, et le bois était poussé horizontalement pendant qu’elle opérait. Les expériences ont indiqué séparément la résistance du bois à son action verticale et à la pénétration horizontale des dents. Les chiffres représentant ces résistances sont les moyennes d’un assez grand nombre de résultats obtenus dans des circonstances identiques , et aussi peu différents entre eux que le permet la constitution de la matière. Prenant ces moyennes pour ordonnées, et pour abscisses les valeurs des éléments variables dont j’étudiais l’influence, j’ai construit des lignes dont la continuité m’a permis d’admettre les indications. Ces indications se sont accordées en tout point avec les résultats obtenus par les autres moyens d'investigation précités. De l’ensemble de ces documents, j’ai déduit des conséquences générales relalives aux bois dont la constitution est analogue à celle du sapin, essence employée dans les expériences. Les principales de ces conséquences sont les suivantes :
- 1° La résistance à la pénétration horizontale des dents est proportionnelle à la profondeur du trait, correspondante à une course donnée du châssis et à la voie v de la scie , c’est-à-dire qu’elle est représentée par une fonction de la forme /cu«; k étant un coefficient indépendant de la vitesse de la scie, mais dépendant, pour un même outil , de la nature du bois , de son état hygrométrique, et du sens de ses fibres par rapport à la direction du sciage. Pour le sapin de coupe ancienne et très-sec , soumis à l’expérience , si l’on désigne par k' la valeur de ce coefficient quand le bois est scié en long , et par k" sa valeur quand le trait est perpendiculaire aux fibres principales , on a k' = 2,38.k". L’humidité du bois augmente beaucoup ce coefficient dans le premier cas, et paraît le diminuer un peu dans le second.
- 2° Dans le sens du mouvement de l’outil, la résistance augmente aussi avec la profondeur e de chaque trait, mais moins rapidement que la surface sciée ; de sorte que, toutes ces choses ètantégales d’ailleurs,la quantité de travail mécanique correspondant à l’unité de surface débitée varie , entre des limites assez étendues, en sens inverse de cette profondeur. La résistance est plus grande dans le sciage en long que dans le sciage en travers : elle peut être représentée, quant à l’influence de la profondeur du trait dans l’un et l’autre cas, avec une approximation suffisante
- pour la pratique , par la formule empirique
- dans laquelle Y est l'effort moyen à appliquer à l’outil parallèlement à sa Ion* gueur, la surface du trait dû à chaque coup de scie, l la longueur de la course du châssis , A et B des coefficients numériques dépendant de la nature du bois et des autres éléments du travail.
- 3° La résistance du bois augmente avec la vitesse de l’outil, mais cette augmentation devient très-peu sensible quand la profondeur * de chaque trait est fort petite. On peut donc , jusqu’au point où réchauffement des lames de-, vient nuisible, augmenter la vitesse de 1 outil dans les scieries , pourvu qu’on diminue en même temps la quantité dont les dents mordent dans le bois.
- 4° Conformément à l’opinion préd; tée d’Euler, il n’y a aucun avantage a faire agir l’outil avec une vitesse initiale notable. De plus, il résulte de nos expériences que celte circonstance peut entraîner une perle d’effet utile. ^a partie de ces expériences qui se rapporte directement à l’influencé de ja vitesse sera d’ailleurs prise et complotée dans des recherches subséquentes destinées à réunir, sous plusieurs autres rapports , toutes les données nécessaires à l’établissement des grandes scieries mécaniques.
- 5° Quant au mode d’action de l’ofl' til, il résulte de la discussion des expériences, que les fibres du boi® sont coupées, brisées ou arrachées* quelquefois avec torsion. Ces trois ma' nières d’opérer sont généralement réunies dans le travail des dents, mais suivant des proportions diverses, selon Ie sens du sciage. Aussi, lorsque le trait est perpendiculaire aux fibres principales , la résistance à vaincre provient surtout de leur adhérence mutuelle* lorsque l’on scie parallèlement au* grandes fibres , la principale résistance est celle du bois à la rupture. On von aussi, par cette discussion, que le frottement de la lame doit être très-faibl® dans le premier cas , et acquérir dans le second une valeur assez notable qul dépend de l’élasticité du bois.
- 6° Enfin, relativement au mouvement de l’outil à travers la matière ,,1e fais voir qu’il résulte de la taille de» dents en biseau, reconnue d’ailleuf; pour la plus avantageuse, que , quand le rapport entre l’épaisseur de la picce
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- cha«ée_.et ,a dimension parallèle de not5“e ^?nt e.st tel qu’il y en ail un châ«Sïc ,mP?ir .en8agé à la fois, le fortp *S Pre°d » si la lame est solide et cilhf060* tendue, un mouvemenl d’os-ondnî°nS ^al®rales qui donne une forme me . e.Use à la surfaee sciée, et aug-de iate a ^s*stance ainsi que le déchet avan, atière* Mais il résulte qu’il est vaillta®eux’ sous ce rapport, de tra-Uj0nfe-r avec un nombre pair de lames svth'?6* sur un même châssis et taillées °bsetr,(ïuement deux à deux. Cette turo^Vafi°n est indépendante de la na-dela matière travaillée.
- ^e*cription d'un outil propre à dé-£%per en tronçons les fils de métal Un fort diamètre.
- Par M. K. Kabmarscii.
- 5,^ découpage ou le débit des fils Présa ,(lUes avec les cisailles ordinaires l0t ®nte un inconvénient signalé depuis dan i 1Ps ’ et cor,siste en ce que fi| • e Point où s’opère la section le p]a^Pr°uve une compression qui l’a-Pon \et,e déforme. Il n’y a guère que Par . üns ' et ceuK surtout où f0rr Suite de leur destination cette dé-Par l*0n a Pcu d’importance , comme, %tn?einPle ’ Pour la fabrication des c'Saili ’ où l'on puisse se servir de Au es Pour les couper en morceaux. Creste, la pince pour les fils fins et Wonaüp0urles gros fils sont les outils ^oi^ ^Plmc Ie plus ordinairement, Uj0jA^ ds produisent eux-mêmes, à Un Pior,. re degré toutefois , un aplatissent des fils.
- à ne°Ur Couper un fil rond de manière vigQ.Pas l’exposer à l’inconvénient qui jw1 ^ ètre slgnalé, il n’y a qu’un seul Oii .qui consiste à l’insérer au point ver*1 doit être divisé dans une ouver-divep6 ronde qui s’oppose à ce que ses Se (i .sfes parties cèdent à la pression et rejij .0rrnent. La construction d’appa-réali ^ablis d’après ce principe a été Uiac^?ede bien des manières. Dans les cbets,nes •’ Pour la fabrication des cro-deg a faire les cardes, ou pour faire obie,Pet,dants d’oreille et divers autres pejits .qu’on fabrique avec des fils d’un da„s diamètre, on introduit ceux-ci gneu an (tube percé , suivant sa lon-çoayp ’ d’un trou de grosseur exacte et à i*airtnable , et on opère le découpage Po$e ?e, ^ un c*seau a tranchant qui re-U bac j'exactement sur l’extrémité ou ase du tube par laquelle le fil fait i
- saillie et le coupe raz de ce tube. Mais cette méthode n’est plus applicable dès que les fils ont un certain diamètre.
- « Pour couper les gros fils , par exemple ceux dont on fabrique les vis à bois, on se sert avec avantage d’une cisaille mue par l’eau ou par la vapeur. Dans ces outils, la branche inférieure aussi bien que celle supérieure est munie d’une encoche demi-circulaire , de manière à embrasser parfaitement le fil qu’on y introduit, et à ne point en altérer la rondeur. Mais avec ces instruments, on ne peut couper que des fils d’un diamètre donné, et il faut que la cisaille soit disposée de façon à avoir un assortiment de lames portant par couples une encoche de même diamètre, et qu’on peut adapter à volonté sur l’outil.
- Un autre moyen dont on a fait parfois l’application pour couper les filssans aplatissement, consiste dans l’emploi de deux plaques d’acier trempé, glissant l’une sur l’autre très-exactement par l’une de leurs faces, et au travers desquelles on a percé un trou en rapport avec le fil qu’on veut couper. Lorsque ces plaques sont posées de telle façon que leurs trous réciproques se correspondent et se trouvent en regard, alors on peut insérer le fil dans ceux-ci jusqu à la longueur voulue, et de façon que le point où on désire le couper se trouve précisément au point de contact des deux plaques. Si dans cette situation on pousse ou on fait glisser une des plaques, suivant un espace qui surpasse en étendue le diamètre du trou , alors le fil se trouve coupé d’une manière aussi nette et propre que facile.
- C’est d’après ce dernier principe qu’est établi 1 outil à couper les fils métalliques, qui fait l’objet de la présente commmunication, et qui a été employée avec succès, ainsi que l’expérience l’a démontré , par les fabricants de pianos.
- La fig. 19, pl. 63, est le plan de cet outil, la fig. 20 en est une élévation latérale , et la tig. 21 une section transverse.
- L’outil consiste en deux plaques oblongues- de fer forgé a,a et b,b, dont celle supérieure a,a est pourvue d’une soie d, à l’aide de laquelle on l’assujettit dans un manche de bois /*, d’une longueur de 40 centimètres; g est une virole de laiton ou de fer qui fortifie l’extrémité de ce manche. La plaque inférieure b,b, qui est plus courte que la supérieure, est, dans le voisinage du manche , fixée dans un étau, sur la partie supérieure duquel il repose au moyen de ses deux liteaux en saillie
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- e,c. Ces liteaux sont, chacun, fixés sur celte plaque b,b à l’aide de trois vis, dont les tètes son noyées ou ont été entièrement limées, de façon quelles ne forment plus de saillies. Les faces des plaques qui sont en regard, et qui ont été parfaitement dressées l’une sur l’autre , sont doublées chacune d’une bonne tôle d’acier qu’on y a soudée, qu’on a ensuite trempée. Celte tôle épaisse se trouve indiquée dans la fig. 21 par des hachures plus fortes.
- La plaque a,a est unie à la plaque b,b par un pivot que forme le boulon k,m, et comme un contact réciproque et parfait des plaques est une condition fondamentale , il faut que ce pivot, non-seulement, soit robuste et travaillé avec 'le plus grand soin, mais il faut, de plus, s’opposer à ce qu’il ne prenne de jeu et ne devienne bâche. A cet effet, la tête k du boulon k,m est filetée pour visser dessus l’écrou l ; la portion suivante n de ce boulon est carrée et entre juste dans une ouverture correspondante découpée dans la plaque a,a. Au-dessus du carré n, le boulon prend une forme cylindrique uniforme o, qui joue et peut tourner à frottement dans un trou rond percé dans la plaque b,b. En r ce boulon reprend une forme carrée, sur laquelle s’implante et s’ajuste une rondelle en fer p, enfin il se termine par une seconde portion cylindrique m, qui a etc filetée pour recevoir l’écrou q. Les deux écrous q et l sont serrés fortement afin de maintenir le contact parfait des plaques pendant qu’elles tournent sur le boulon.
- On a percé aussi, en direction verticale, à travers les deux plaques a,a et b,b quinze trous ronds e...e, qui, sous le rapport de l’augmentation successive de leurs diamètres, correspondent exactement aux épaisseurs des fils qu’il s’agit de découper; ces trous varient, par conséquent, en nombre et en grosseur pour chaque outil. Lorsque la plaque a,a repose sur la plaque b.b, et la recouvre exactement, les trous percés dans les plaques se correspondent rigoureusement, ce qu’on reconnaît sans avoir recours à des épreuves ou des essais, en ce que la plaque supérieure vient toucher le butoir h, fixé à l’aide de deux vis i, i, sur l’un des côtés de la plaque inférieure.
- Dans cet état on peut introduire un fil métallique, de haut en bas , dans le trou qui lui correspond, et le couper nettement en faisant mouvoir légèrement le manche de l’outil dans la direction de la flèche (fig. 19), et si, à la suite d’un long usage, le bord tran-
- chant du trou s’est arrondi ou émouss
- d’un côté, on peut alors fonctionner e imprimant au manche un mouveinen dans une direction opposée, cas dan lequel il faut transposer le butoir n jj l’autre côté de la plaque 6, sur laque* ^ on a percé à l’avance deux trous taraudés , pour recevoir les vis i,i.
- La longueur du fil qu’on veut coU' per est réglée par la lame coudée qui indique le point jusqu’où il *a“ pousser le fil qu’on introduit dans * trous. Cette lame est maintenue a distance voulue sur une vis s,s, ou/* l’ajuste à la hauteur convenable à de deux écrous x et y qui la serre s fortement. La vis s est assujettie dflI^ la plaque supérieure a,a, en sap" puyant sur elle, par dessous, à l’a)û d’une embase t qu’elle porte, d u carré u qui entre dans un trou q® perce la plaque de part en part , enfin d’un pas de vis w, sur lequel o serre un écrou v.
- Machine à percer.
- Par M. Mahlmanx.
- Les petites machines à percer conshj tuent un outil d’un emploi si fréqpefl et si avantageux dans tous les atehcr où l’on travaille les métaux, qu’on 11 verra peut-être pas sans intérêt ul\ disposition particulière que j’ai adoP' tèe pour ces machines dans mes aie' liers, et qui m’a jusqu’à présent par à la fois simple et commode, en niéi® temps qu’elle a donné des résuUa très-satisfaisants.
- La fig. 22, pl. 63, est une vue pef/j pective de là machine à percer que ja établie. La fig. 23 en est une projecH0. horizontale, et la fig.24une section sU vant la ligne a, a de la fig. 23.
- La machine peut être fixée sur tabli, sur un banc, un tréteau ets e toute surface plane , au moyen d’u1! vis à écrou et d’une clavette qu’on n . pas représentée dans les figures qui assujettit le pied fourchu a. La P^ tencc horizontale b se fixe plus moins haut, selon le besoin et sui*3 , toutes les positions angulaires possio* ^ relativement au plan de son pied » l’aide de la vis de pression c. .•
- La vis r (fig. 22 et 24), qui est dçs‘ née à opérer la pression sur le vim* quin , est insérée dans un écrou co*1 posé de deux pièces d et e. La piccc^ de cet écrou porte , à sa partie sup . rieure, un pas de vis sur lequel
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- tourné un écrou qui fait corps avec la olef du levier s. La seconde pièce d, d ®e cet écrou principal porte seulement uu trou cylindrique dans lequel pé-netre et peut glisser l'extrémité égale-ffient cylindrique de la pièce e, et qui sert de plan de pression adapté à la clef s.
- . De cette disposition , il résulte que Sl ou fait tourner en arrière la clef a la Position e de l'écrou s’abaisse avec la
- ls,r Pour presser sur le vilbrequin, et /Uen poussant en différents poinls de a Potence mortaisée b, on peut fixer,
- , Amenant la clef s , çn tel point MU on désire ; ce qui permet de percer es trous dans toute l’étendue d’une r>ace annulaire, ayant un rayon pres-MUe égal à la longueur de la mortaise je ’? potence, et d’ajuster parfaitement ,Vls de pression r pour que le trou f )t toujours dans une direction parlement verticale.
- Chaudière à vapeur nouvelle.
- Par M. Henschell, de Cassel.
- j Depuis qu’on a pu se convaincre que chaudière en tombeau ou en four-que Watt a le premier imaginée , ldont le fond est légèrement concave Jec parois latérales verticales, ne pos->. pas une résistance suffisante ç|*ür des pressions tant soit peu élevées, q Won a reconnu, d’un autre côté, y 'a chaudière cylindrique , quoique Ussimple, ne permettait de disposer e d’uue surface de chauffe propor-cuneliement trop faible, et en outre offrait l’inconvénient,, par le °de de construction de la maçonnerie cpton l’entourait, de brûler dans les sélW les plus exposés, et par con-ex'fent produire plus aisément des s. Posions, on s’est efforcé de con-Mire des chaudières exemptes de ces ® aves défauts, mais qui toutefois confiassent encore les avantages qu’on et ^Connus aux chaudières cylindriques en fourgon.
- °or atteindre ce but, on a établi, c ns l’intérieur du cylindre que forment chaudières, un gros tube que traverse j*ement la flamme ou l’air chaud, ou dans lequel on a placé immédia-jf^ent le foyer, puis on a ajouté à fe ehaudière deux autres gros tubes je^Pds d’eau, qu’on a introduits, sous hhv°’n r!e bouilleurs, dans le foyer, ou tou!* end,n 011 a conslruit la chaudière entière sous la forme d’un système G Technnlogittc. T. VI. Décembre
- de tubes accouplés et. liés entre eux d’une manière convenable.
- Ces dernières dispositions ont, comme on sait, réussi à souhait pour les chaudières des locomotives, et on a commencé à les appliquer aux machines à vapeur de navigation ; mais il n’en a pas été de même pour les chaudières des machines fixes On est donc revenu aux chaudières cylindriques avec bouilleurs, qui laissent encore considérablement à désirer, et doivent en conséquence être l’objet des efforts des constructeurs et des ingénieurs.
- C’est à cette dernière classe de chaudières qu’appartient celle que livre le bel établissement de construction que M. Henschell a fondé à Cassel, et si cette chaudière n’est pas encore aussi connue qu'elle le mérite , c’est parce que l’inventeur ne la considérait pas encore comme parfaite dans tous ses détails, et se proposait de la perfectionner.
- La fig.25, pl. 63.représente en coupe verticale la chaudière de M. Henschell, suivant sa longueur, et sur l’échelle de l/54ede sa grandeur naturelle. En voici la description :
- AA est un tube en tôle de fer (1 ) aux 2/3 rempli d’eau , avec deux prolongements en fonte B et C, qui, avec le réservoir cylindrique de vapeur, ou plutôt la chambre D d’où la vapeur est conduite à la machine, ou pour tout autre service , constitue à proprement parler la chaudière. Le fourneau EE qui couvre complètement le>cylindre A a en général la forme d’un parallélipi-pède, et l’espace compris entre les deux parois verticales des côtés, est supérieurement recouvert d’une voûte surbaissée ou d’une plate-bande. Sur cetle voûte sont disposés , l’un au-dessus de l’autre , des cadres en fonte r, r, entre lesquels on fait une maçonnerie de briques, de façon que les longs côtés des cadres forment les pieds-droits de ladite voûte. Sur la sole du fourneau on a établi des ressauts xx, sur lesquels se rassemblent les cendres , la suie, etc., matières qui peuvent être enlevées avec un crochet par les ouvertures y, y percés dans les parois latérales E. F est la porte du foyer, G la grille sur laquelle nous reviendrons plus loin , H le cendrier et J l’ouverture d’un canal conduisant dans une cheminée, be tube A est donc complètement environné par la flamme.
- (x) Au lieu d’un seul tube, on peut en placer deux, trois ou un plus grand nombre les uns auprès des autres, suivant le besoin.
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- Au-dessus du fourneau se trouve placé un cy lindre en fonte RK, qui communique , à l’aide des tubes t et w, avec la partie remplie d’eau du tube A , et par le tube v avec le réservoir de vapeur D. Le tube brisé w est en communication avec la pompe alimentaire. Le cylindre R porte un flotteur L suspendu à un fil métallique qui passe à travers un couvercle imperméable à la vapeur. Quand il y a trop d’eau dans la chaudière le flotteur monte, et il descend quand la pression est trop considérable.
- Ainsi qu’on le voit dans la figure , le flotteur est accroché à un levier MN O, dont le centre de rotation est placé en N, et sur lequel est disposé un troisième bras P qui, à l’aide du fil Z, est en com-munication avec le clapet d’aspiration de la pompe alimentaire, de façon telle que ce clapet s’ouvre et est maintenu ouvert dès qu’il y a une suffisante quantité d’eau dans la chaudière, et par conséquent que la pompe ne fournit plus d’eau.
- A l’autre bout O du levier se trouve un autre fil métallique, auquel est suspendu un poids p, et sur lequel est établi un disque q, agissant suivant le besoin sur le bras d’un second levier à trois branches, k, l, m, placé à côté, et dont le centre de rotation se trouve en l. Ce dernier levier porte sur l’un de scs bras une sphère k , tandis que le troisième bras m est lié avec une tige h; une vis d’ajustement i sert
- limiter les excursions du lil du levier k, l, m.
- Avant de faire connaître le jeu de ces dernières pièces, il est indispensable de décrire la disposition particulière que présente la grille. Tous les barreaux a, a dont cette grille G se compose , sont unis les uns aux autres et constituent un systme solide placé à l’intérieur d’un cadre en fer immobile b, b. Indépendamment de cela, la grille entière peut pivoter sur une barre de fer ronde horizontale c , et il est utile de faire remarquer que l’extrémité la plus courte de cette grille , à partir de ce pivot, a un siège ou appui immobile d , tandis que la portion la plus longue repose snr un appui mobile e qui n’a besoin que d’être abaissé pour rendre cette dernière extrémité libre, et par conséquent pour permettre à la grille de culbuter sur son pivot c.
- Pour abaisser cet appui mobile e, on se sert d’un levier coudé dont le centre de rotation est en f, et qui, comme le montre la figure, supporte
- d’un côté cet appui, et de l’autre est mis en communication avec la tige de décharge h.
- Le but de cette dispositiun estéviden par lui-même. Lorsque la pression de la vapeur qui s’est développée est assez considérable pour qu’on puisse craindre l’explosion de la chaudière, alors Je flotteur L s’abaisse , ainsi qu’on 1a expliqué plus haut ; il en résulte q»e le disque q étant soulevé, vient but' ter contre le bras de n, et contrat le levier k,l,m à prendre la positio" indiquée dans notre figure par des U' gnes ponctuées. Par conséquent la tige de décharge h, est obligée de s’élever et de prendre la direction au pointillé » et le levier coudé f en tournant, privant» la grille de son appui e, celle-ci bascuje sur son pivot c, et tout le combustib|e enflammé se trouve en un instant pre' cipité dans le cendrier, et par suite toute nouvelle évaporation dans la cha»' dière cesse presque aussitôt.
- Les moyens pour rétablir la grme dans sa position primitive sont très' simples , et méritent à peine qu’on e° fasse mention.
- Les avantages qu’on attribue à cette chaudière sont les suivants :
- 1) Une quantité considérable de va' peur, sans que l’appareil soit lui-mêi®e d’un grand volume. M. Henschell cal' cule ordinairement que pour le tube A* il ne lui faut pas plus de 40 à 50 déc*' métrés carrés de surface de chauffe par force de cheval, tandis qu’avec ieS chaudières fixes d’une autre construC' tion, il en faut souvent de 100 à f5” pour le même objet. Ce que nous pu»' vous assurer, c’est que les chaudièr^ établies par M. Henschell, et que n»»s avons visitées, où la longueur du time est de 6“.2770, et le diamètre 0m.3l^’ fournissent abondamment de la vape»r à des machines de la force de 15 che' vaux.
- 2) Une formation extrêmement ra' pide de vapeur utilisable. L’épaisse»' en métal des parois qui est nécessaif»' est ici très-faible , car on sait qu’c* ^ croît, toutes circonstances étant d’a|1^ leurs égales comme le diamètre du lindre.
- 3) Uu nettoyage facile, puisqu’»” n’a besoin que d’enlever la plaquent qui clôt l’extrémité inférieure p°ur nettoyer la chaudière.
- 4) Des explosions, par suite d’»” trop haute tension de la vapeur, à Pe près impossibles.
- D’un autre côté, on ne peut pas v°, plus se dissimuler que l’installation cette chaudièrè, telle que la prése»
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- notre figure, n’offre plusieurs inconvénients. i
- D’abord il est évident que la capacité J °u la vapeur s’accumule est trop petite ;
- par sa situation, il doit y avoir une ISfande quantité d’eau liquide et non
- réduite
- en vapeur, projetée ainsi au ?,n de là vapeur engendrée , et que le eservoir D qu’on a établi ne remédie Pas convenablement à ce défaut.
- ensuite on conçoit qu’il ne peut ja-jr"s se former dans ce tube un niveau ien précis de l’eau, et qu’il est abso-Unaent impossible d’éviter un bouffonnement ou une effervescence consi-,?rable de ce liquide dans un tube d’un anaètre aussi faible.
- De pius ü faut remarquer que l’ap-Pareil de sûreté paraît un peu compli-i quoique dans la pratique on en 1 obtenu d’assez bons résultats.
- Du reste t on n’a pag prétendu que eUe chaudière fût parfaite; seulement. .ï1, voit qu’il ne serait pas très-difficile ecarter plusieurs des défauts que nous eOons de lui reprocher. Ainsi, par Jémple , on pourrait la disposer de aǰn que le tube A restât constamment ejnpli d’eau, et que le réservoir D °'t repoussé horizontalement jusqu’au-çssus de l’origine de la grille , etc. M>mmeappareil préalable de chauffe, Par exemple, pour chauffer l’eau d’ap-P.r°visionnement qu’on prend aux sta-J.°Os des chemins de fer, cette chau-Jer® laisse peu de chose à désirer, t).nsi qu’on a pu le constater déjà dans f Osieurs applications de ce genre, sur Quelles nous aurons peut-être l’occa-8,0t» de revenir.
- locomotive à force variable.
- . Une des choses les plus désirables ar»s la construction des machines loco-otivçg serait, sans aucun doute , un /•oyen pour pouvoir faire varier la force AU|yant le travail qu’il s’agit d’exécuter. ^Ujqord’hui il est des ingénieurs qui (Codèrent ce point comme la grande ^.déultè pratique qui s’oppose à l’éta-*ssement de chemins de fer à pentes Peu considérables. En général, il ^,ut que la force soit suffisante pour ®Ver la charge sur les pentes les plus 'des, et lorsqu’on parcourt les por-I °ns de niveau ou lorsqu’on descend ^s contre-pentes, il y a surabondance in J^rce, et par conséquent dépense Ijhle de vapeur.
- la fUr rés0!ldre cette difficulté, rendre *orce variable et l’adapter aux diffé-
- rentes circonstances que présente la voie, on a fait de nombreuses tentatives. C’est ainsi qu’on a proposé, il y a quelques années en Angleterre, sur le Great-Western railway, une machine dans laquelle on remarquait un engrenage intermédiaire entre la tige du piston et la manivelle, pour prévenir l’inconvénient et les pertes provenant du mouvement alternatif du piston. Ce moyen toutefois n’a pas réussi dans la pratique, parce que les roues interposées pour transmettre et augmenter la vitesse n’ont pas tardé à être bientôt hors de service.
- Le mode le plus pratique et à la fois le plus simple pour faire varier la force, paraît donc actuellement consister dans des dispositions pour interrompre l’afflux de la vapeur dans le cylindre en un point quelconque de la course du piston.
- Toutefois M. Gompertz , ingénieur distingué , a cru devoir chercher un moyen purement mécanique pour arriver au même but, et il faut reconnaître que son invention , qui peut-être n’est pas encore de nature à résister aux efforts , aux chocs, aux vibrations qui ont lieu sur un chemin de fer à grande vitesse, ne manque cependant pas de mérite, et c’est ce qui nous engage à la faire connaître.
- M. Gompertz admet qu’il ne doit pas y avoir de perte absolue de force sur un chemin de fer à fortes pentes, parce que l’excédant de force nécessaire pour franchir celle-ci doit être balancé par la facilité pour descendre la contre-pente. C’est là une abstraction purement théorique, car dans le l'ait il y a une perte de force considérable. Il faut absolument retarder la vitesse accélérée dans les descentes, et alors ce retard et le jeu des freins occasionne toujours une perte absolue de force. Quoi qu’il en soit, voici en quoi consiste l’invention.
- Soit une roue de locomotive : cette roue possède un rebord plus large et plus saillant que celles ordinaires , et sur ce rebord on a taillé à la périphérie des dents comme celles des roues d’engrenage. Sur le même essieu que cette roue, et sur la face intérieure de celle-ci est appliquée une seconde roue également dentée , mais d’un plus petit diamètre , qui a le même mouvement angulaire qu’elle , ou plutôt c’est une seule roue portant deux divisions dentées , l’une sur son plus grand rayon , l’autre sur un rayon plus petit. Au-dessus de ces roues s’en trouvent placées deux autres des mêmes dimensions
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- et également dentées, mais dans une situation inverse, c’est-à-dire que la grande roue est à l’intérieur et engrène avec la petite du système précédent, tandis que la petite, qui est extérieure, engrène avec la grande de ce système. Ce système des deux roues supérieures est enfilé sur un arbre commun sur lequel ces roues sont libres l’une et l’autre; mais chacune d’elle peut séparément devenir fixe, à l’aide d’une vis de pression insérée dans son moyeu, et qui la fait tourner alors avec l’arbre dont elle devient solidaire. Cet arbre porte à son extrémité intérieure une manivelle à laquelle on applique la force.
- Supposons maintenant qu’on parcourt une route de niveau et qu’on veut imprimer un mouvement rapide au convoi ; pour atteindre ce but, on serre la vis de pression de la grande roue supérieure et on desserre celle de la petite ; alors cette grande roue agit sur la petite inférieure , et par conséquent accélère le mouvement de l’essieu. S’agil-il, au contraire, de franchir une pente, on opère d’une manière inverse ; on desserre la vis de la grande roue supérieure, et on serre celle de la petite , laquelle dès lors commande la grande roue inférieure et ralentit le mouvement.
- Il serait possible d’obtenir des mouvements plus variés encore, s’il était nécessaire, en multipliant les roues, mais on compliquerait le, mécanisme.
- Le mode de fixer les roues folles sur l’arbre peut très-bien servir pour les tours auxquels cette invention paraît fort applicable, mais il serait insuffisant pour les véhicules qui circulent sur les chemins de fer. Si l’expérience vient confirmer cette prévision , on pourrait employer divers autres moyens mécaniques pour parvenir à rendre ces roues fixes et les engrener solidement avec le système inférieur.
- Manomètre à air libre et double colonne.
- Par M. Delaveeeye.
- {JExtrait du Bulletin de tindustrie, deuxième livraison.)
- J’ai donné , dans des articles précédents (voir le Technologiste , 4e année, p. 461, et 5e année , p. 318), les procédés pour confectionner des manomètres à air comprimé, qu’à raison de leur forme j’ai appelés hyperboliques. Ceux qui ont été construits d’après ces
- principes ne laissent rien à désirer pour la pratique, car ils réunissent, à une petite dimension, une grande régularité et toute la précision désirable-Un emploi constant de huit mois n? laissé apercevoir aucune altération ni dans le volume du gaz confiné, ni dan» la transparence du cristal, qui a ete maintenue complète au moyen d’une goutte d’acide sulfurique concentre> surnageant à la surface du mercure.
- Cet instrument semblerait donc de* voir satisfaire à toutes les exigence^ de l’industrie où l’on éprouve le be-soin de mesurer à peu de frais la tension de la vapeur; il en eût été effectivement ainsi, si l’ordonnance > qui réglemente l’emploi de la sapeur, ne contenait une disposition qui interdit formellement tout autre manomètre que celui à l’air libre, °.u du moins exige qu’un manomètre à aû accompagne les autres intruments qul servent à mesurer la tension. .
- On conçoit dès lors que le nouvel instrument, créé dans une vue d’économie et de facilité, manquait son but» puisqu’il ne pouvait plus servir qne comme double emploi et surcroît de dépense.
- J’ai donc dû, provisoirement et jusqu’à ce que la loi soit rapportée, renoncer à tenter son introduction dan» les arts , du moins en Belgique.
- Dans ces circonstances , j’ai tourne mes vues d’un autre côté , en recherchant s’il n’y avait pas quelque moyea de perfectionner les manomètres à aû libre, soit en rendant cet instrument moins coûteux, soit surtout en rendant ses dimensions moins embarrassantes-J’ai été assez heureux de réussir sou* ce double rapport : le manomètre à aû libre, dont je donne ici la description» n’a en hauteur que moitié des anciens î il ne coûte que moitié de leur pri*’ bien qu’il soit d'un aspect plus gra-cieux et d’un service plus commode > pouvant même s’employer sur les ba' teaux à vapeur.
- Description du nouveau manomètf à air libre. Les fig. 31 et 32, pl. représentent : la première une éléy3'' tion , la seconde une coupe d’nn manomètre à double colonne , cof-' struit comme modèle et déposé dan; les salles du Musée de l’industrie <l Bruxelles.
- Les mêmes lettres indiquent les rne' mes objets dans ces deux figures , ains que dans les fig. 33 et 34 qui sont développements , sur une plus grain échelle , de certaines parties de ce instrument.
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- ^ U base A est une boite en fonte di-see en deux compartiments, B et C, n , Srandeur égale , fermés par un tj l,le couvercle D Ces deux compar-çli enfs n’ont aucune communication . ecte. Ces compartiments contiennent c acun .une même quantité de mer-re qui doit être un peu plus que suf-ta|apte Pour remP*'r les tubes de cris-1 C et F qui plongent jusqu’au fond e °es capacités. Ces tubes passent au avers des couvercles dans des boîtes bourrage , c’est-à-dire destinées Revenir toute communication a|b ext®r*eur-
- j e ces deux tubes en cristal, l’un F t ouvert par le haut à l’air libre, autre E reçoit à son extrémité supé-•eure un ajutage G qui, au moyen •ün tuyau en cuivre H , fait comrau-Uquer le haut du tuyau E avec le compartiment C, dans lequel plonge l’autre uyau. Cet ajutage est terminé à sa Partie supérieure par une vis I qui n’a autre fonction que de faciliter l’in-j,°duction primitive des liquides dans appareil. Les deux petites vis l et V, Paeéessurle couvercle, ont le même Paploi. La tubulure K sert à mettre en Ommunication avec l’appareil la va-Pfiür dont on veut mesurer la tension, be surplus de l’instrument ne se appose que d’une planche L, sur la-jjbelle on fixe les diverses parties au vn°yen d’un boulon M, passant à tra-jCrs la partie solide de la cloison. Un Çex N glissant le long du tuyau en b'vre, marque les divisions sur réelle peinte sur la planche; enfin, donner plus de grâce et fortifier ). baême temps la partie supérieure de . appareil, ou le couronne d’une cor-biche.
- Préparation du manomètre. Pour *bettre le manomètre en activité, on l°bimence par ôter la vis I qui bouche e tuyau E , puis on verse la quantité e mercure convenable par les extrémi-et supérieures des deux tuyaux E s. ensuite on verse de l’eau alcooli-ee dans le tuyau B. Cette eau se ré-^?nd dans les deux tuyaux E et B, jjbsi que dans le compartiment C de la j,a?e , si l’on a soin de laisser évacuer .air.Par la petite vis l. Lorsque ces ‘plies de l’appareil sont complètement L cines d’eau, on bouche l’orifice supé-c °.Ur du tuyau E et l’on ferme la vis l ; cia étant fait, l’appareil se trouve dis-"°se a marquer la pression. c du manomètre. D’après l’indi-ation précédente, on voit que les ‘yaux E et F plongent dans le mer-Ure des compartiments B et C, que les
- tuyaux E et H sont complètement remplis d eau, ainsi que le compartiment C, tandis que le tuyau F ne contient que du mercure soumis à la pression de l’air libre.
- Cela posé , supposons qu’on établisse la communication de l’instrument avec une chaudière à vapeur par la tubulure K, et voyons l’effet qui doit se produire.
- L’action de la vapeur s’exerçant à la surface du mercure de la capsule B , fera monter le mercure dans le tube E, mais ce mercure ne peut s’élever sans déplacer l’eau que contient ce tube ; cette eau est donc forcée de refluer dans la seconde capsule qui en est déjà remplie , conséquemment cette eau excédante refoulera le mercure de ce compartiment dans le tuyau F et occasionnera l’ascension d’une seconde colonne de mercure. Dans ces circonstances , on aura une successiçn non interrompue de mercure dans la partie BQ , d’eau dans la partie QGC, et de mercure dans le tuyau F, jusqu’à une certaine hauteur P.
- Supposons que la pression ait fait monter les deux colonnes de mercure jusqu’aux points P et Q, et voyons quelle pression il a fallu pour produire cet effet. Nous estimerons très-facilement cet équilibre de pression en commençant par l’autre bout de l’appareil. En effet, la colonne PC exerce , dans le compartimente , une pression due à sa hauteur. Mais cette pression se transmet par l’eau des tuyaux H et E à la surface du mercure de la colonne QB; or, cette pression s’ajoute à celle due à la hauteur de cette colonne elle-même , donc la pression de la vapeur devra faire équilibre à la somme des colonnes PCetQB, absolument comme si elles étaient superposées.
- Il résulte de là plusieurs conséquences : 1° Si les colonnes PC et QB sont de même hauteur, chacune d'elles n’aura que moitié de la hauteur d’une colonne unique exerçant la même pression.
- 2° Un manomètre à air libre, exécuté d’après ces principes, n’aura que moitié de la hauteur des manomètres à air libre ordinaire.
- 3° En ne considérant que l’une des colonnes, on devrait compter le mercure comme ayant une densité double de la densité réelle.
- 4" Enfin, et c’est là une propriété très-essentielle de l’instrument, dans le cas où les colonnes ne seraient pas de même hauteur, la moyenne de hauteur entre les deux colonnes accu-
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- serait toujours rigoureusement la pression de la vapeur.
- Nous disons que cette propriété est précieuse, en ce que si l’instrument, par suite de vice dans la construction par des mains inhabiles, laissait échapper une partie de l’eau contenue entre les deux portions de mercure , ce dont on serait averti par l’inégalité de hauteur des deux colonnes , il ne pourrait en résulter aucune erreur dans l’appréciation de la pression , qui serait toujours rigoureusement accusée par la hauteur moyenne que l’index transmettra à l’échelle.
- Le poids de la colonne d’eau fait une très-légère différence dans les divisions de l’échelle ; on pourrait, sans aucun inconvénient, en faire abstraction dans la pratique et faire les divisions toutes égales entre elles ; mais si l’on tient à une exactitude rigoureuse , rien n’est plus aisé que d’en tenir compte , soit par le calcul, ou plus facilement encore en effectuant la division d’après un étalon.
- Voici en deux mots les perfections qu’offre cet instrument : diminution de moitié dans la hauteur de l’instrument ; échelle égale à celle des manomètres à air libre , à siphon ; précision rigoureusement accusée dans tous les cas ; enfin , précision suffisante lors même que l’instrument serait grossièrement exécuté.
- Variations de forme dont le manomètre est susceptible. Cet appareil peut prendre des formes diverses dont quelques-uns sont susceptibles d’ornements, la fig. 35 est l’élévation d’un appareil de luxe : il se composerait de deux colonnes en cuivre posées sur une base métallique , et supportant un entablement ; au milieu de ces colonnes de métal se trouverait le tube en cristal ouvert à l’air libre et servant à l’indication de la pression de la vapeur, absolument comme cela aurait lieu dans un manomètre à air libre employant un liquide dont la densité serait double de celle du mercure.
- Cet appareil serait très-convenable dans la chambre de certaines machines dont les propriétaires tiennent à l’élégance.
- Il est très-facile, au moyen des explications déjà données sur les fig. 31 et 32, de passer à la disposition, fig. 35. La différence essentielle consiste dans le placement des tuyaux ; le tuyau F, ouvert à l’air libre qui occupe l’un des côtés , fig. 32, est au centre, fig. 35, et passe à travers un trou pratiqué dans
- la corniche ; le tuyau E conserve sa place , et le tuyau H qui établit la communication est placé vers le bord opposé. La communication entre les parties supérieures des tuyaux H et E est ménagée dans l’épaisseur du métal de la corniche, ainsi que l’indiquent les coupes , fig. 36 et 37. Enfin, les colonnes en cuivre poli servent de che-mises aux tuyaux qu’elles recouvrent et qui sont en fer.
- Nous devons faire remarquer qQC
- cette disposition ne présente pas, comme l’autre , l’avantage de pouvoir prendre la moyenne entre les hauteurs des deu* colonnes de mercure , puisque l’une d’elles est cachée ; il résulterait de la que si la quantité d’eau entre les deü* portions de mercure venait à diminuer, l’instrument accuserait à faux ; si cette disposition offre une apparence pluS agréable , cet avantage doit se racheter par une exécution plus précise et un soin plus assidu.
- Nons conseillerons, pour l’usage ordinaire , la première disposition décrite , car elle possède l’avantage pre' cieux de donner des indications très-exactes , alors même que l’instrument serait exécuté d’une manière grossière, ce qui est essentiellement utile dans la pratique. ,..
- Ce manomètre, exécuté tel qun doit être livré aux usines , fait partie des instruments nouvellement acqm* par le Musée de Bruxelles , où il est disposé de façon à être contrôlé à chaque instant par le grand manomètre étalon. Ce qui permet aux industriel* d’en vérifier l’effet et d’apprécier leS avantages qu’on peut attendre de son emploi.
- Proposition d'un nouveau mode d essd* pour les chaudières des machinesa vapeur.
- Par M. Jobard , directeur du Musée de l’industrie, à Bruxelles.
- Tous les constructeurs et même le* ingénieurs du gouvernement sont bien convaincus que le mode d’essai actue* des chaudières est parfaitement défec-tueux. L’épreuve au triple de la pression à laquelle doit travailler la chaudière tend évidemment à énerver }e métal ou à altérer la forme des bou*1' leurs , auxquels il suffit ensuit# d’une moindre pression pour se rompre, surtout quand , après l’essai à froid, un vient avec le feu distendre la fibre d» fer par la dilatation qui produit un
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- j^tion d’une tout autre nature sur le
- a ^ n’®st personne qui ne condamne raJ?Urd’|iui le mode d’essai par exagé-tL .l0n. • imaginé par des hommes de les °ne Pure’auss* b'en Pour 'es can<ms,
- Do ^°.nls ’ 'es essieux et les câbles, que e ur les chaudières. Si l’on essayait les agons et leurs ressorts à trois fois la r. ar§e qu’ils doivent porter, il en est P a ç|ui résisteraient.
- L epreuve au double est déjà quelque ^ ose de plus que suffisant ; il sera né-ssaire de s’arrêter là. Les épreuves à France ont été assez souvent répétées Pour qUe pon sojt édifié sur la résistance j s matériaux de toutes les dimensions. ,’es temps d’école doivent avoir un rme, l’expérience de nos prèdéces-j.Uris doit nous servir à quelque chose, o est pas nécessaire de satisfaire la Onosîtè de chaque génération de jeunes ‘pénieurs qui sont singulièrement en-lns à répéter des essais déjà répétés ent fois sur la résistance des matériaux e' industrie.
- ^ous allons démontrer que l’essai ac-a e' des chaudières ne vaut rien , qu’il ® fait mal, et qu’il peut préparer de ^aves accidents en poussant la désaxation des molécules de fer jus-?uau dernier degré de sa résistance l°taje.
- L’eau, chassée à tours de bras par 116 et souvent par plusieurs pompes , °ulève tout à coup une soupape pe-^mtuent chargée ; cette masse, en re-^mbant sur l’eau qui remplit son loge-Jj ent, doit faire l’effet du bélier hydrau-Jl’1® et causer un ébranlement général .ans la fibre du métal. C’est ce choc, °nt Montgolfier n’avait pas calculé la rasance > ffi1* s est °PP0S® longtemps .a construction en grand de l’ingé-appareil qui porte son nom.
- • Lette force vive, dont les effets sont nsaisiSSables au manomètre, dépasse IX être de plus de moitié l’épreuve c^'gèe par la loi. Ce qui le prouve , e?t la rupture subite de six boulons a'1! réunissaient la paroi intérieure à la Paroi extérieure d’une des chaudières 11 Flenu (1). Ces boulons en fer fort
- s(«)Le 4 août 1844, l’une des chaudières de la sioii ^es PomPei du Haut-Flenu a fait exploit ' o!J.plVt0ta éprouvé une déformation de é uî,8r01 intérieure annulaire qui a donné lieu rUr aPlatissement suivi d’une large déchi-Péi 'a mie, qui a produit la sortie im-] “«lise de toute l’eau qu’elle contenait par tie h eux extrémités. Cette chaudière fait par-cher i s'x vaporisateurs destinés à faire mar-aji Plus grande machine d’épuisement qui Corn e construite jusqu’ici sur le système du in®uailles. Son cylindre travailleur a 2“>.45
- avaient 3 centimètres carrés de section ; ils étaient distancés de 30 centimètres.
- Il n’a pas fallu moins de 72,000 kilog. pour les briser par arrachement, et cet arrachement a été produit par les ressauts de la soupape sur son siège à 9 atmosphères de pression.
- Qui ne reconnaîtrait là l’effet du principe de Pascal, si bien appliqué par JBramah dans sa presse hydraulique ? C’est surtout contre, les effets de celte force vive (qu’on pourrait appeler force latente , parce qu’elle ne se manifeste pas aux yeux des essayeurs de chaudières ) qu’il faudrait se prémunir.
- La pompe d’injection devrait être petite et maniée très-prudemment vers la fin de l’opération.Les soupapes à ressorts éloigneraient une partie dudanger que nous venons de signaler, mais il serait plus prudent de condamner les soupapes et de s’en rapporter pour les essais au manomètre hyperbolique à air comprimé de l’ingénieur Delave-ley (1). Nous allons d’ailleurs signaler un nouveau mode d’épreuve qui éloignerait tous ces inconvénients , et qui ne saurait manquer d’être adopté dès qu’il sera connu.
- Pour donner à tout le monde une idée approximative du poids que doit supporter une chaudière de la grandeur de celles du Flenu, essayée à 10 atmosphères, c’est-à-dire obligée de supporter une pression de 10 kilogrammes sur chaque centimètre de sa surface, il suffit de traduire ce calcul en convois de chemin de fer.
- Chacun sait qu’un convoi de 100 mille kilogrammes ou de 100 tonneaux est un fort convoi ; eh bien , la chaudière qui vient de se rompre n’a pas supporté moins de cent convois le jour de son essai ; car elle a 100 mètres de surface à 10 mille centimètres carrés par mètre, dont chacun a été chargé de 10 kilogrammes , ce qui fait en tout 10 millions de kilogrammes.
- C’est deux fois le poids du rocher de Pierre-le Grand que cette chaudière , en supposant sa tôle développée en.
- de diamètre et 4 mètres de hauteur. La force moyenne est de 315 chevaux avec expansion d’un tiers. Les chaudières ont 9“>.35 de longueur, 2 mètres de diamètre, le foyer extérieur iro.15, et le tube bouilleur suspendu au centre Om-65 de diamètre. L’épaisseur de l’enveloppe extérieure est de 13 millimétrés; celles de l’enveloppe intérieure 10 millimètres. Dans cette explosion, où lçs deux parties déchirées de la chaudière ont été projetées en direction horizontale en sens contraire, deux personnes ont péri et deux autres ont été hlessees.
- (i) Voir/c Technelogiste, 5e année, p. 318, pl. 55, flg* 15-20.
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- nappe suspendue par ses bords , a dû supporter.
- Comment un mode d’épreuve aussi violent n’a-t-il pas été réformé depuis que l’on sait calculer les effets de la presse hydraulique ?
- Nous avons pensé d’abord qu’il y aurait pleine sûreté pour les fabriques si, au lieu d’être essayées à froid au triple de la pression qu’elles doivent supporter, les chaudières étaient seulement essayées au double et à chaud. Mais on craint le danger, parce qu’on compare ce qui pourrait arriver quand toutes les soupapes sont neuves , que la chaudière est pleine, que le feu est bien conduit, que le manomètre fonctionne bienetquel’onestsur ses gardes, à ce qui arrive quand rien de tout cela n’est en ordre et que l’explosion survient à l’improviste.
- Cependant c’est un fait acquis pour nous qu’une chaudière entièrement remplie d’eau, dont les soupapes seraient fixées, ne ferait que se déchirer sans éclater.
- L’explosion avec projection n’a lieu que pour les chaudières remplies de vapeur, et elle est d’autant plus violente qu’il y a moins d’eau et davantage de vapeur, à plus haute tension.
- Le gouvernement pourrait ordonner un pareil essai sur deux vieilles chaudières , pour se convaincre de ce fait, dont nous avons peut-être seul la certitude , par suite de nos propres expériences sur les gaz ; car nous avons droit de penser que la vapeur contenue dans l’eau chaude doit se comporter comme le gaz acide carbonique contenu dans l’eau froide à la même pression. Or, une bouteille d’eau gazeuse se brise sans projection et sans bruit, tandis que pleine de gaz, à la même pression , elle produit une explosion très-forte et lance ses débris à de grandes distances.
- S’il en est de même avec la vapeur, ce dont nous ne saurions douter, le mode d’essai que nous allons proposer ne peut manquer de réussir.
- Il suffirait, pour essayer les chaudières, de les remplir entièrement d’eau froide et de faire un petit feu dessous. Avant que l’eau ait acquis 20 à 30 degrés de chaleur, les soupapes se lèveraient, et le manomètre marquerait.
- Il ne faut pas craindre que les pertes d’eau par filtration, qui sont si nombreuses dans les essais à froid, puissent s’opposer à la marche de l’épreuve à chaud ; car, dès que le fer est dégourdi et commence à se dilater par la chaleur, les petites fuites des rivures se ferment
- rapidement. D’ailleurs il faudrait que ces fuites fussent bien considérables pour laisser passer pendant le temps que doit durer l’essai un trentième environ de l’eau qui la remplit ; car l’eau se dilate d'autant avant d’arriver à son point d ébullition.
- Il faudrait donc qu’il se perdît peu-dant l’essai une si grande quantité d’eau que, dans ce cas, la chaudière ne devrait pas être reçue sans rebattage.
- Le volume d’eau devient :
- à 10 degrés . . . . 1,0002
- à 20 . . 10,015
- à 30 . . 1,0010
- à 50 . . 1,0122
- à 80 . . 1,0309
- à 100 . . 1,0465
- c’est-à-dire qu’une chaudière rempl,e de 100 •hectolitres d eau devrait en perdre plus de 4 par ses soupapes avant d’arriver à l’ébullition.
- Il n’y aurait donc ni inconvénient nj danger à essayer les chaudières à chaud par la dilatation, sans qu'il fût néceS' saire d’arriver à la vaporisation. Nou* pensons aussi qu’on pourrait s’arrêter a 2 atmosphères au-dessus de leur travail habituel. Le manomètre portatif hyper' bolique serait d’un excellent usage pour les essais de ce genre , car les division* sont égales, et même plus grandes dan* les hautes que dans les basses atmo-sphères, contrairement aux manomètre* cylindriques, et elles sont justes, pui*' qu’elles ont été graduées empiriquement , c’est-à-dire par expérience directe.
- On pourrait, avec ce manomètre qu* semble fait exprès pour ce nouveau mode d’essai, se passer du jeu des sott' papes ; car nous connaissons les précautions que les fabricants emploient pour rendre les essais actuels illusoires. manomètre apporté par l’essayeur ue pourrait donner prise à aucune fraude de ce genre, fraudes presque excusables en présence de la rigueur inutile et dangereuse de l’ordonnance.
- Nous pensons aussi qu’il ne faudra!1 qu’un seul essayeur habile pour tout 1® royaume , car il n’y pas de sûreté 3 charger de cette besogne une multitude de personnes souvent étrangères à ces sortes d’opérations, ou qui, les faisa»1 pour la première fois, ne savent pa* toujours bien calculer les différents Ie" viers, les poids et les soupapes.
- Il faudrait en outre que cet ingénieur fut un praticien assez instruit p°ur donner de bons conseils aux fabricants et aux chauffeurs dans le cours de leur*
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- Actions, qui pourraient être contins , car il serait bien d’essayer les chaudières tous les ans, puisqu’elles détériorent par l’usage. Le fabricant ^i-tnème serait charmé d’en connaître état ( si le mode d’essai ne donnait Pas lieu à de grands dérangements ; or, e Ul que nous proposons est si facile, pendant l’intervalle d’un repos il Pourrait s’effectuer. 11 suffirait de rem-\lr la chaudière complètement, en ar-^tant le feu , de visser le manomètre la chaudière, de refaire le feu et observer l’instrument; après quoi ouverture serait refermée par un bou-,?n qui recevrait le poinçonnage de essayeur. Si les mesures que nous proposons étaient adoptées, nous pensons HUe ies accidents deviendraient très-a!Tes> et finiraient peut-êtrq par dispa-ailre complètement.
- quantité de trous. Sur l’un des côtés de l’embranchement est rapportée une coulisse dans laquelle glisse une tige verticale; l’extrémité supérieure de cette tige est munie d’un galet, et l’extrémité inférieure d’unecrémaillère qui engrène avec le pignon fixé au robinet.
- L’inventeur fait voyager sur ces embranchements un tube articulé qu’il attache sous les wagons au moyen de ressorts et de chaînes. La longueur de ce tube est celle du convoi, son diamètre est égal à celui de la conduite ; il présente une ouverture longitudinale fermée par une soupape à deux parois parallèles et juxta-posèes. Chaque extrémité de ce tube est évasée et armée d’une soupape avec levier. Sous le pre-mieret ledernier wagon sont fixées deux pièces d’appui mobiles, placées obliquement et parallèlement aux wagons.
- ^°ui'eau chemin de fer atmosphérique.
- Par M. Chameroy (1).
- , Chameroy dispose de la manière J.,vante ses appareils locomoteurs ap-•/’Jffiés à nos chemins de fer à double Voie ;
- (j place entre les deux voies une con-aite formée de tuyaux en tôle et bi-pe éprouvés par une forte pression. Lette conduite, qui est d’un diamètre j!^0Portionné à la force d’impulsion que j .11 veut obtenir, est enfouie dans le j. 1 sur toute son étendue, et à des emlfnces déterminées, sont établis des ^branchements qui viennent aboutir ci centre de chaque voie ; ces embranchants sont composés d’un tuyau ^hndrique auquel est soudé un robinet la clé porte un pignon à engre-8e. Sur ce robinet est fixé verticale-a un tuyau en forme de cône creux, cr.ati, divisé intérieurement par une oison transversale ; ce cône est sur-.°uté d’un tube cylindrique aspirateur £ ace horizontalement et parallèlement jb'joie; le diamètre de ce tube est (j .d'è moins grand que celui de la confie; est divisé en deux parties fera es Par une cloison transversale qui q. *hehermétiquement; sa longueur est e ^.ttiètre environ. A chacune de ses çj^oités est adaptée une garniture erieure et un cône creux percé d’une
- m0!X M- Cliameroy est bien connu dans le en JJe industriel pour sa fabrication de tuyaux de j^'e et bitume, qui présentent sur les tujuux S(Hete e des avantages de durée, de prix cl de
- Description de la fonction de cet appareil.
- Des moteurs à vapeur ou hydrauliques sont établis à une distance de dix mille mètres les uns des autres sur toute l’etendue de la ligne qu’on veut exploiter ; ces moteurs servent à faire fonctionner des machines pneumatiques qui sont mises en communication avec la conduite posée entre les deux voies.
- Lorsque l’on veut faire voyager uu convoi, on attache dessous les wagons un tube remorqu ur ; une des soupapes placée aux extrémités de ce tube est ouverte tandis que l’autre reste fermée, et la partie du tube remorqueur qui porte la soupape ouverte doit être engagée préalablement sur un tube aspirateur ; ces dispositions étant prises , et après avoir opéré le vide dans la conduite , on ouvre à la main le robinet de l’embranchement sur lequel le remorqueur est engagé. La communication s’établit aussitôt entre la conduite et ce tube remorqueur par l’intérieur de l’embranchement et par le tube aspirateur. La pression atmosphérique s’exerce à l’instant même sur la cloison transversale fixe du tube aspirateur formant le point d’appui ; elle s’exerce en même temps sur toute la surface extérieure de la soupape fermée du tube remorqueur qui forme le point de résistance. Cette pression détermine le mouvement du tube remorqueur qui glisse sur les garnitures adaptées au tube aspirateur ; en même temps la soupape longitudinale du tube remorqueur s’ouvre à son passage sur l’embranchement pour se fermer immédiatement après. ,
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- Aussitôt que l’extrémité postérieure du convoi arrive sur cet embranchement , une pièce d’appui fait fermer le robinet, et en même temps une autre pièce d’appui fixée en tête du premier wagon fait ouvrir le robinet du deuxième embranchement, en pressant la tige à crémaillère ; dans cet instant le vide cesse d’être communiqué au tube remorqueur par le premier embranchement, tandis qu’il est produit par le deuxième. La soupape fermée du tube remorqueur s’ouvre alors pour passer en glissant sur le premier tube aspirateur ; cette soupape se referme instantanément par son propre poids. La pression atmosphérique agissantde nouveau , le tube remorqueur entraîne le convoi auquel il est attaché.
- Pour suspendre la marche du convoi , on évite d’ouvrir les robinets, en soulevant les pièces d’appui.
- Pour arrêter, on neutralise la vitesse par l’emploi des freins.
- Pour rétrograder, il faut ouvrir la soupape du tube remorqueur, qui était fermée , et fermer l’autre soupape qui était ouverte.
- Principaux avantages de ce système.
- Une seule conduite en tôle et bitume coûtera moitié moins qu’une conduite en fonte.
- Elle fera le service pour un chemin de fer à deux voies.
- Cette conduite, qui est enfoncée dans le sol, est à l’abri de la malveillance.
- Son entretien extérieur et intérieur est nul.
- Cette conduite forme un vaste réservoir qui sert à contenir l’élément de la force locomotrice dont on dispose à volonté , soit pour imprimer aux convois chargés la plus grande force locomotrice ou la plus grande vitesse possible . soit pour monter les rampes.
- On pourra rétrograder, diminuer ou neutraliser cette force pour descendre les rampes ou pour arrêter la marche des convois ; enfin cette force ne sera dépensée qu’utilement.
- Pendant les temps d’arrêt comme pendant la marche des convois, les machines pneumatiques fonctionnent et emmagasinent constamment dans la conduite la force locomotrice.
- La conduite étant fermée et essayée à une forte pression lors de son établissement, on n’aura point à redouter les rentrées d’air.
- Sa position dans le sol permettra de franchir les passages de niveau.
- 11 sera possible, de lancer plusieurs
- convois sur la même ligne, et, par cette raison, d’envoyer des wagons de secours.
- La disposition du tube remorqueur avec articulations permettra de franchi** les courbes de trois cents mètres de rayon, et le mouvement de saut des wagons sera neutralisé par le tube remorqueur. ( .
- M. Chameroy a fait établir un spécimen de son système dans ses ateliers de construction’de tuyaux. Ce spécimen a une longueur de cent mètres , et pim sieurs essais ont déjà eu lieu en pÇe" sence d’ingénieurs qui ont trouvé très-simple et très - ingénieuse l’idée de M. Chameroy.
- Au moment où les fonds de l’Étal vont être employés à déterminer quel est le système du chemin de fer atm°' sphérique à adopter, il importe que tous les inventeurs fassent connaître leurs idées, et que les idées de tous JeS inventeurs soient examinées et discutée^ sérieusement, consciencieusement.
- Explication des figures.
- Fig. 26, pl. 63. Vue générale et longitud'' nale de la partie antérieure d’un convoi sur le point d’entrer sur un tuD aspirateur.
- Fig. 27. Sections transverses suivant dea voies de la position antérieure ou P0*' térieure d’un convoi et d’un embra0' chement sur la conduite générale.
- Fig. 28. Vue en élévation d’un tube aspir®' teur.
- Fig. 29. Section longitudinale du même tube'
- Fig. 30. Élévation longitudinale et section* transverses du tube articulé remorqueur.
- Les mêmes lettres indiquent les mes objets dans toutes ces figures.
- A. Conduite générale formée de tuyaux
- tôle et bitume, et placée entre les deu voies.
- B. Embranchements qui viennent aboutir aU
- centre de chaque voie.
- C. Robinet dont la clef porte un pig00*1
- d’engrenage D.
- E. Tuyau en forme de cône creux, api®11’ divisé intérieurement par une clois° transverse F.
- G. Tube aspirateur parallèle à la voie.
- H. Crémaillère qui engrène avec le pign°n
- du robinet C.
- I. Tube remorqueur articulé- ,
- J. Pièce d’appui mobile placée obliquent’’
- pour faire jouer successivement les r binets des embranchements.
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- ----obtenus sur les chemins de
- >J!r de l'Alsace avec les locomotives de construction française.
- inr»-Se raPPe^e sans doute avec quel de l^c 0I?,a9cuedlit en 1842 un rapport j0rla ,oc'été industrielle de Mulhouse, Sun U^e annonça avoir constaté , à la c .te d’un concours ouvert par elle à sort* fiuune machine locomotive , IV„ .des ateliers d’un constructeur Rn‘n*a^’ Meyer et compa-
- l1®». l’avait emporté sur les machines c,|daisespar sa marche rapide, la fran-îsede son allure et la faible consom-«Dn,0n (lu combustible. Depuis cette le ^ ’on s est l)eaucouP occupé, sur .chemin de fer de l’Alsace , où il . ^te un assortiment de 28 locomoti ves, fJJl 3 ne sont pas françaises , du per-bonnement de ces machines , et a àa 0nceau » ingénieur du chemin , ^dressé à cet effet à la société , une q :e renfermant les résultats heureux jLl00tètè obtenus avec les locomotives ç^çaises. La société, à la suite de communication, a nommé une . Oittiission pour prendre connaissance .. ces nouveaux perfectionnements, eïl même temps pour faire les expé-r,e0ces nécessaires pour les constater. V*Ue commission ayant fait un rapport j endu , où elle a embrassé la question toute son étendue, nous allons ca .'re les principaux faits qui ont été q.bsignés tant dans la note de l’ingé-], eUr que dans ce rapport, en résumant 1(1Je et l'autre.
- Polonceau commence par déplo-di?Ue la France soit encore tributaire ch' Angleterre pour ses besoins en ma-.•nes locomotives, et cela au moment jj °n se prépare à exécuter les grandes 8nes de chemins de fer. Il regrette nos ingénieurs, ne tenant compte s» lft position difficile de nos établissants de construction , ni des efforts q. des sacrifices qui ont été faits par J Jsieuw d’entre eux pour lutter dans . be partie avec nos rivaux, soient en-„?!’e récemmentallés chercher leurs ma-n|bes en Angleterre, jj,. * attribue cet état de choses à la voie q'Onovation dans laquelle la plupart nos constructeurs sont entrés , et ®sl0rs les ingénieurs ne pouvaient pas P ^promettre leurs compagnies en leur Retirant des machines dont le résultat qaÙ incertain. Heureusement, dit-il , cm- constructeur chargé de l’exé-c, h°n de la première grande ligne de emin de fer en France a donné un in i hardi et de confiance en notre düstrie , et a commandé ses locomo-
- tives à des constructeurs français qui ont eu la sagesse d’adopter sans modification et de copier simplement un des meilleurs modèles anglais.
- La grande économie de combustible qu’on a obtenue avec ces machines est due aux travaux de réparatioù et d’améliorations qui ont été entrepris sur sur ces machines, sans rien changer à leur système , ainsi qu’aux instructions données aux machinistes sur la manière de conduire , de soigner et d’entretenir leurs machines.
- Ces locomotives qui, en moyenne , consommaient d’abord 12kil-.78de combustible par kilomètre parcouru, n’en ont plus consommé par la suite que 6kil-43. En janvier 1842 , par exemple , 20 à 25 machines consommaient au delà de 11 kilog. , tandis qu’en juillet 1843,
- 7 machines consommaient au-dessous de
- 8 kilogrammes , 10 machines au-dessous de 7 kilog., une machine au-dessous de 6 kilog., et 2 machines au-dessous de 5 kilog. Deux autres de ces machines , l’une la Flèche, construite dans les ateliers de MM. André Koe-chlin et compagnie serait même arrivée en juillet 1843 de 12.31 kilog. à 4.79 kilog., et l’autre, la Comète, sortie des mêmes ateliers , à 4.84 kilog.
- Pour stimuler le zèle des machinistes, on a institué une prime pour le coke qu’ils pourraient économiser sur un chiffre fixé pour chacune des machines.
- Les consommations moyennes des mois de mai, juin et juillet 1843, ont en résumé été pour toutes les machines, savoir :
- kilo?.
- Mai................7.20
- Juin...............7.03
- Juillet............ 0-43
- Tous ces chiffres comprennent non-seulement le coke brûlé pendant la marche, mais aussi celui employé à l’allumage des machines, et celui qu’elles brûlent pendant les stationnements et pour se tenir en réservé.
- Si on compare le chemin de fer de l’Alsace, où toutes les machines ont été construites et sont conduites et entretenues par des machinistes et ouvriers français, mais copiées sur celles de MM. Sharp, Roberts et compagnie, de Manchester, avec les chemins île fer de Paris à Rouen, et de Paris à Orléans, où la plupart des machines sont anglaises , on trouve , pour la vitesse moyenne de tous les convois pour chaque chemin, pour celui d’Alsace 11 lieues 3/10, celui de Paris à Rouen 10 lieues 7/10, celui de Paris à Orléans
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- 10 lieues. Ainsi le chemin d’Alsace marche avec une vitesse d’au moins une lieue à l’heure plus grande que celle des chemins de Rouen et d’Orléans ; et
- 11 faudrait 38 1/2 machines pour desservir, dans le système de celui d’Orléans, le chemin d’Alsace, qui fait le service avec 29 machines.
- Tel est le résumé de la note de M.Po-lonceau. De son côté. la commission de la Société industrielle de Mulhouse a d’abord discuté les perfectionnements annoncés; puis elle a fait des expériences pour en reconnaître l’efficacité. Voici un extrait de son rapport.
- « L’économie du combustible sur le chemin de fer de l’Alsace, disent les commissaires, est attribuée, par M. Po-lonceau , aux causes suivantes :
- » 1° Une plus grande habileté des machinistes, soit par l’intérêt ou l’émulation qu’on a excitée en eux, soit par l’instruction qu’on leur a donnée.
- 2° Un ajustement plus correct des pièces et des proportions plus convenables dans les principales parties des machines.
- 3° Un revêtement plus général des parois extérieures de toute la machine, afin de la garantir du froid.
- 4° Une méthode perfectionnée d’introduire un courant d’air froid dans la cheminee pendant le voyage et en station , au moment où il s’agit de ralentir le tirage du foyer ou même de l’arrêter.
- 5° Un perfectionnement dans le mode d’introduction de la vapeur, afin de n’en employer que la quantité strictement nécessaire.
- 6° Un tuyau d’échappement perfectionné. »
- Dans cette circonstance, la commission rappelle que l’année précédente elle avait déjà signalé divers perfec-tionnementsde même nature qui avaient donné des résultats si avantageux lors du concours de 1842, avec l'Espérance, machine sortant de la maison Meyer et compagnie , et qui se résumaient ainsi :
- « 1° Application d’une détente variable pendant la marche et sur toute la course du piston.
- 2° Un tuyau d’échappement plus large et variable d’ouverture , afin de diminuer la contre-pression pendant un tirage modéré et d’augmenter le tirage au besoin.
- 3° Une fermeture dans la cheminée , appelée papillon , dans le but de diminuer le tirage pendant la marche ou en stationnant, comme aussi d’empêcher le refroidissement pendant la nuit.
- 4° Un registre de prise d’air sur la
- boîte à fumée p6ur diminuer instante' nèment le tirage en cas de surabondance de vapeur.
- 5° Une meilleure préservation contre le refroidissement des parois de la chau* dière.
- 6° Les bons soins donnés par les te3' chinistes d’abord à leurs machines» mais surtout à leur feu. »
- Revenant ensuite sur ces diverse^ causes d’économie, la commission s exprime ainsi :
- « Intéresser le machiniste à laconsef' vation du matériel qui lui est confie eu le chargeant de l’entretenir, et surton de l’économie du combustible, en lu accordant une prime, est certainemeo un moyen de stimuler son attention e son intelligence à tirer parti de sa te3' chine. Aussi faut-il voir comme ce® hommes savent aujourd’hui régler to11' tes ces pièces , ne charger leur feu qu® dans un moment opportun et avec i’3' pidité pour éviter le refroidissement du
- foyer ; comme ils choisissent le h°n moment pour alimenter d’eau la cbau' dière ; mais surtout comme ils fourni' sent leur locomotive d’eau et de vapeU^ avant de partir ou de gravir une ratep' de 3 ou 5 millimètres par mètre » e comme ils savent économiser la vape1^ en descendant une pente , et arriver la dernière station avec le moins de c°* possible dans le foyer.
- » Toute machine qui sort de la te3'11 du constructeur demande une mise efl train Les mouvements ont besoin d’£ir® frayés ; quelques parties se trouve11 trop libres, d’autres pas assez ; souve3 il faut en retoucher ou limer quelque®' uns, et il serait injuste qu’-une pareu1 cause attirât la moindre défaveur s3 une nouvelle industrie. ,
- » Dans les premières machines vertee,£ d’Angleterre , la chaudière seule ete1 totalement recouverte d’une envelopPe de bois ; la boîte à feu ne l’était p3® ' ou en partie seulement ; elle était batte par le vent et la pluie ; le machin*® souffrait aussi de la chaleur rayonnante' C’est pour obvier à ces inconvénientsq.j dans les premières machines fourfj,e parM. André Koechlin et compagte3 ; le revêtement a été rendu plus généra1 ’ et renchérissant encore , MM. MeJ^ ont recouvert la boîte à feu partout u bois d’abord et de tôle par-dessus 3lJ' endroits où le feu ou d’autres cau^ de destruction pouvaient l’endornte3 ger. M. Polonceau a ensuite fait tnieü-
- de
- encore, en plaçant une enveloppe je coton ou de feutre entre la tôle el
- bois.
- » Toutes les machines du chcmte
- de
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- d ^^ace portent un registre de prise v. jl.r * l’un des côtés de la voûte de la DenH a ^Um®e* Une tringle , qui fait le pe aan^ avec celle qui règle le tirage, le au machiniste de l’ouvrir et de Va ermer de sa place. Aussitôt que la est 6Ur ^ev'ent trop forte , le registre com°h1Ve^ ’ et *e tirage et par suite la ^ «iDustion sont ralentis presque instan-au„enient i sans que ce moyen produise ^ dommage à la machine. C’est le r‘^?yer qui a eu. l’idée de placer ainsi dr>h stre °ù il est maintenant, en lui jjnnant 18 centimètres sur 20, et Pin"°'0nceau tu1* a trouvé qu'il était sLavantageux de l’agrandir.
- ' Pans quelques-unes des machines de nje . kphenson, la cheminée était mu-s a sa naissance d’une clef ou registre fltolable à ceux des tuyaux de poêle ; le , aPPareil devait servir à supprimer ttla'k^e Pei,dant le stationnement des fjhines et à maintenir toute la nuit é|e *a chaudière à une température l,J^ee. afin de diminuer les frais d’al-q 7age le matin. M. Meyer avait appli-j| e ce moyen dans ses machines ; mais reconnu depuis qu’il gêne le tirage, Par m^me motif il a été abandonné )Q M- Stephenson lui-même. M. Po-çi.Ceau se sert, pour toutes les ma-ç ln?s, d’un moyen pins efficace, qui ji^tste en un couvercle en charnière (jaPtéau sommet de la cheminée qu’on S().Vre le matin et que l’on rabat chaque jqr- Une méthode quelconque de ferries cheminées pendant les nuits ^ devenue aujourd’hui plus nécessaire àjaCparavant ; car à force de pousser )(1 a r<-‘cherche des moyens d’économiser q^mhustible , on a récemment trouvé 'alait mieux laisser chaque rna-Pü'ne e.n pendant plusieurs jours , de1S(îu’il en coûterait beaucoup plus ve ‘a rallumer chaque matin à nou-nj11* frais. Cette méthode, actuelle-ço ^.cn usage sur toutes les lignes, Pis k-^Ue rnême a *a conservation des jd'^hines, qui souffraientdes fréquentes dçeruatives de chaud et de froid sur stt»étaux d’une dilatation inégale. a J*U existe sur le chemin deux moyens (jJont pour but d’intercepter l’admission fin rf vaPeur dans *e cylindre avant la p de la course, afin qu’elle se détende ^.edant le reste de cette course. Le pre-Ce,er de ces moyens, dû à M. Polon-ue*4u ’ est invariable, c’est-à-dire qu’on j>r.Peut augmenter ni diminuer à son Pas à r*ur^e détente ; elle ne peut dipm re non, P*us P°rtce ayantageuse-ç0, 1 au delà du dernier quart de la rée ?e du piston , ou autrement la du-d® l’admission de la vapeur ne peut
- être moindre des 3/4 de cette course. Le second de ces moyens, qu’on doit à M. Meyer, est variable depuis 1/6 détente jusqu’à une détente de 5/6, et cette variabilité est à la disposition du machiniste pendant la marche.
- »La détente fixe est dite aussi à recouvrement, parce que les lumières des cylindres sont refermées par le tiroir avec anticipation et au moyen d’un prolongement de métal qui recouvre entièrement la lumière avant la fin de la course du piston. Ce moyen, qui est fort simple, a été récemment introduit sur toutes les lignes , parce qu’il présentait réellement une économie ; mais si l’on n’augmente pas en même temps le diamètre du piston, les machines ont peine à démarrer.
- «Dans la détente variable de M. Meyer, deux tiroirs sont placés l’un sur l’autre; l’inférieur diffère peu des tiroirs ordinaires, on l’appelle tiroir de distribution ; l’autre glisse sur le premier et en sens inverse , il est sans lumières et ne croise celles du premier que dans des moments plus ou moins éloignés. La longueur de ses courses est toujours la même ; mais sa longueur matérielle est variable , car il est fractionné en deux moitiés, dont chacune correspond à l’une des deux lumières du tiroir. Une tige taraudée traverse à la fois les deux moitiés, mais le pas de vis qui s’engage dans l’une est à gauche, et celui qui s’engage dans l’autre est à droite ; en sorte que la tige en tournant dans un sens éloigne les moitiés , tandis qu’elle les rapproche en tournant dans l’autre sens. Mais cette tige est en même temps la tringle qui cause le glissement de ce tiroir; d’oû il résulte que la course étant la même, il ferme les lumières plus tôt ou plus tard. Le machiniste peut de sa place agir sur le second tiroir en faisant tourner la tringle : en sorte qu’il est libre d’employer la vapeur à pleine pression ou à tel degré de détente qu’il juge convenable. On appelle le second tiroir tiroir de détente. »
- Il résulte des recherches de la commission que différentes tentatives ont été faites avant M. Meyer pour appliquer la détente aux locomotives , mais que la sienne a réussi la première , et il est de plus notoire que depuis ce moment un certain nombre de détentes analoguesontété proposées, mais qu’aucune , à la connaissance des commissaires, n’a présenté des combinaisons aussi rationnelles.
- On a dit que le tirage ou l'excitation du foyer était produit au moyen de la vapeur qui s’échappe après avoir tra-
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- vaille j et qu’à cet effet elle passe par un tuyau dit d’échappement, adapté à la naissance de la cheminée. Les premières machines venues d’Angleterre avaient des tuyaux d’échappement à orifice invariable. Mais MM. André Koechlin ont dès leur début adapté un clapet conique par le bas, dont le machiniste se servait, comme à présent, pour diminuer la pression sur le piston en les ouvrant, et pour activer le feu en les fermant. M. Flachat avait essayé une espèce de bouchon conique, se fermant de bas en haut ; mais outre que cette disposition obstruait le passage et gênait le nettoyage du tuyau , le foyer n’était pas activé aussi bien. Alors M. Meyer, toutenagrandissant le tuyau, a employé un cône qui se fermait de haut en bas ; mais le tirage n’ayant pas été amélioré par là, il a reconnu depuis qn’il faudrait éviter de donner une direction oblique au jet de vapeur. La même observation a été faite dans les ateliers du chemin de fer; et comme l’obliquité du jet des orifices à simple clapet détériorait les parois des cheminées , on a été tout naturellement conduit à donner à ce jet de vapeur une direction plus centrale par rapport à la cheminée et à tous les degrés d’ouverture. On a donc rendu mobiles à la fois deux côtés opposés de la pyramide en les faisant fonctionner conjointe-
- ment. M. Polonceau leur a aussi fa _ donner depuis une forme concave, an de rendre la section autant que possib circulaire. Cet appareil ressemble asse à la tête d’un serpent ou à la gue d’un poisson. Il a fait aussi agrandi^ considérablement ses tuyaux d’écbap' pement, depuis leur base jusqu’à Je0 sommet ; en sorte que la section de leU orifice peut au besoin être portée a^ quadruple de ce qu’elle était aupa" ravant. # t
- Ce perfectionnement a non-seuleme amené la conservation de la cheminee| mais il a eu le résultat le plus étonnai sur le tirage et la marche du pis10?' En moyenne, la contre-pression sur piston est devenue moindre, tandis que le tirage peut, parce nouvel apparu'1! être porté momentanément à un degre extrêmement énergique.
- La commission a ensuite rendu comr des expériences auxquelles elle 8 e livrée avec les locomotives sorties d établissements de deux constructcd
- français, et après avoir indiqué tou les précautions qui ont été prises ÏJ°U-en assurer le succès, elle en a réu° dans un tableau tous les résultats*.^ ressort de ce tableau, que le p01 _ moyen du coke consommé en desce1^ dant et en montant, y compris 1 al'0 mage, a été, par kilomètre parcouru) pour :
- kiloni-
- La Flèche, des ateliers de MM. André Koechlin et compagnie, avec 66 tonneaux en descendant et en marchant, détente fixe, échappement
- variable...................;..............................
- Le Succès, des ateliers de MM. J.J. Meyer et compagnie, avec 99 tonnes en montant et 100 tonnes en descendant, détente variable, échappement conique, cylindre 0m.406, roues lm.949................. 7-*®
- L'Ouragan, des ateliers A. Koechlin, avec 102 tonnes en descendant et en montant, détente fixe, échappement variable à double clapet, cylindre de 0m.6351, roues de lm.624........................... 7®*
- L,e Succès, avec 104 tonnes en descendant et 106 en montant, détente variable, échappement variable à double clapet................... 6.2°
- IJOuragan, avec 104 tonnes en descendant et 107 en montant............. 0-*®
- La moyenne de ces chiffres est 6kil-.48; ce qui se rapproche autant que possible de celui indiqué pour la consommation de juillet 1843.
- La ligne d’expérience était le trajet entier pour chaque machine de Mulhouse à Strasbourg, avec une vitesse de 40 kilomètres par heure pour la descente, et 36 kilomètres pour remonter.
- En conséquence, la commission est convaincue que la diminution considérable sur le combustible employé aux locomotives du chemin de l’Alsace est
- bien telle qu’on l’a annoncée, et pen a même que sous peu le chiffre V°aT\} encore diminuer. Dans tous les nas?' note de M. Polonceau et les expérieflc.e de la commission démontrent qtic gouvernement et les compagnies Pe° vent aujourd’hui, avec confiance, a° ner leurs commandes à des constr*1 . teurs français pour les locomotives u° ils auront besoin.
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- Sw les chemins de fer atmosphériques.
- .Personne n’ignore aujourd’hui que r~* pephenson, le célèbre ingénieur “nglais, auquel la locomotive et les jj/emins de fer actuels doivent de si /Portantes améliorations, a adressé à J"e commission spèciale prise dans la Cambre des communes d’Angleterre, ."/apport dans lequel il s’est déclaré adversaire des chemins de fer dits "^sphériques. Ce document, rempli e faits pratiques et d’un haut intérêt, arait mérité qu’on le mît en entier s Us les yeux du public français, mais a n étendue considérable ne nous j pas permis de l’insérer dans nos co-b(?nes ’ ,et nous sommes forcés de nous rner à faire seulement connaître les Inclusions du savant ingénieur. Voici s conclusions.
- hJ0 ^e système atmosphérique ne •/sente pas un mode économique de aosmission de la force, et est infé-/dr sous ce rapport, tant au système /s machines locomotives qu’à celui ^machines fixes remorquant avec des
- - Ce système n’est pas , apte sous le apport pratique à acquérir et mainte-/ de plus grandes vitesses que celles /"prises dans le travail actuel des Machines locomotives. j 3° Il ne produit pas, dans la majorité es cas, d’économie dans la construction lumière des railways, et dans beau-®UP d’autres il en augmenterait très-^atèriellement les frais, x Sur quelques chemins peu pro* °Pgés, où un roulage très-considérable /'fSe des convois d’un poids modéré , ®ais circulant avec de grandes vitesses, j desdèparts multipliés,ainsi que dans ^ localités ou le relief du terrain est tel /.il s’oppose à l’adoption de rampes
- Uvi
- conviennent aux machines locomo
- /.esxle système atmosphérique pour-mériter la préférence. h Sur les lignes courtes de railways,
- j/ exemple, de 4 à 5 milles (7 à 8 ki-v.mètres) dans le voisinage des grandes /•es, où il faut établir de fréquentes s( de rapides communications entre les plions extrêmes seules, le système Jmosphérique peut être appliqué avan-^Seusement.
- Cf>n° ^ur *es ^8nes courtes, comme te"e du chemin de Londres à Blak
- wall, où le trafic se fait principalement aux stations intermédiaires, et qui exigent de fréquents arrêts entre les stations intermédiaires, le système atmosphérique est inapplicable, et est bien inférieur au plan qui décroche les wagons sur une corde pour le service de ces stations intermédiaires.
- 7° Sur les lignes prolongées, les conditions d’un roulage ou trafic considérable , ne sauraient être remplies par un système aussi inflexible que celui dit atmosphérique, dans lequel le travail effectif de l’ensemble dépend d’une manière si complète du travail parfait de chaque section individuelle du mécanisme.
- Conditions pour qu’une pouzzolane artificielle convienne à l’eau de mer.
- Par M. Vicat.
- Toutes les argiles qui contiennent assez de carbonate de chaux pour qu’a-près la cuisson il se soit formé un silicate d’alumine et de chaux en proportion quelconque, mais telles cependant que la chaux.soit au moins .la dixième partie de l’argile attaquée , toutes ces argiles, disaii-on. sont propres à fournir des pouzzolanes artificielles propres à l’eau de mer. Seulement il ne faut leur appliquer que le degré de cuisson nécessaire à la décomposition du carbonate de chaux (8 à 10 degrés du pyromètre) , et ne pas le prolonger au delà du temps nécessaire à cette décomposition. La potasse caustique, ajoutée dans la proportion de 7 pour 100 à une argile pure . remplace efficacement le carbonate de chaux.
- Il suit de là que la condition à remplir, pour que la pouzzolane convienne à l’eau de mer, c’est que l’argile y ait été attaquée par un fondant, mais à tel point que les principes ne soient pas trop fortement liés par cette combinaison. Dans ce cas, l’argi!e forme immédiatement , par voie humide avec la chaux qui intervient pour la confection du béton, une combinaison nouvelle qui n’est point décomposée par le sulfate de magnésie de l’eau de mer.
- J’ai trouvé un procédé très-simple pour être maître de la durée et de l’intensité du feu appliqué aux argiles, sous forme pulvérulente et en grand.
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- bibliographie.
- Manuel pour l'exploitation des mines.
- Seconde partie. Par M. J.-F. Blanc,
- ingénieur civil. Paris , 1844. In-12 '
- fig. Prix : 3 fr. 50 cent.
- Nous avons déjà eu occasion , dans le tome IV de notre recueil, page480, ü’annoncer avec éloge le premier volume de ce Manuel, dans lequel M. Blanc, ingénieur civil instruit, s’est occupé de l’exploitation du combustible fossile. Dans le volume que vient de publier l’auteur, et qui forme la seconde partie de son travail , il s’occupe de la recherche et de l’exploitation du fer, du plomb , du cuivre , de l’étain, du mercure , de l’argent, de l’or, du zinc, du sel minéral, des diamants , etc. Considérant l’exploitation de ces matières minérales d’une manière générale, l’auteur a consacré, à chacune des opérations dont se compose cette exploitation , des chapitres particuliers , dans lesquels il s’étend, avec les détails convenables , sur les gitcs de minerais et leur recherche, sur les moyens d’excavation, la disposition des travaux préparatoires , l’exploitation proprement dite, les moyens de soutenir les terres et de contenir les eaux , le transport intérieur des minerais et leur extraction au jour., l’épuisement des eaux, les moyens d’airage, la levée des plans dans les mines, la manière de régler le prix du travail, les secours à donner aux mineurs blessés , et enfin la préparation mécanique des minerais.
- Après avoir présenté avec clarté l’ensemble et les détails de tous ces travaux,^. Blanc donne une statistique complète des mines dans les principaux pays de l’Europe, de l’Amérique et des autres parties du monde ; puis le texte des principales lois et ordonnances sur les mines ; et enfin consacre un chapitre spècial au gisement des substances métalliques exploitables.
- Comme on peut le voir, ce cadre est complet , et l’auteur l’a rempli avec
- tout le soin et l’exactitude désirables; le but qu’il s’était proposé d’instruir^ les gens du monde qui désirent s’occR' per de mines, ou le mineur qui veu étendre ses connaissances dans son art ’ nous paraît donc avoir été attein • Réuni au premier volume , celui qu® nous annonçons forme , sur l’exploh^ tion des matières minérales , un trau complet d’une utilité manifeste p°u tout le monde.
- Manuel du peintre à la cire.
- Par M. A.-M. Dürozier. Paris , 18-^
- In-8a. Chez l’Auteur, rue des Franc Bourgeois-Saint-Michel , 18. Pr>*
- 2 francs.
- L’auteur de cet opuscule est un ch1 miste habile auquel l’art de la peinte à la cire, qui depuis quelque tci^P semble vouloir se ranimer parmi no3' doit plusieurs préparations utiles et n ^ découvertes importantes. Dans ce M3, nuel, fruit de son expérience et duc0‘ cours bienveillant de quelques artiste ' il explique ce que c’est que la peintej à la cire , ses procédés matériels. 1 glutens ainsi que les diverses prépar : tions dont elle fait usage ; il entre au5 dans quelques détails sur la peint^ mixte à cire et à huile de Taubenhe'JV la dorure à la cire, et termine par n verses considérations sur les moyens ^ prévenir l’altération des peintures^ l’huile et quelques préparations propr^ à leur conserver leur éclat et à en rantirla durée. Quoique l’auteur, a>n.f qu’il le déclare, ait cru devoir s’en te*1 à des généralités, son livre n’en s® pas moins utile aux artistes qui v0,f draient imiter les beaux exempts ^ peinture à la cire qu’on remarq11^ ' Paris dans quelques-uns de nos temp1^ ou aux personnes que cet art bril«a pourra séduire.
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- LE TECHN0L0G1STE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS.
- DB
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- <>
- ET ÉTRANGÈRE.
- 0»0<
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- r0cédé de purification du zinc.
- Par M. W. G. Kneller.
- p
- c°ns ^t0.ccdè de purification du zinc le ^!ste à employer à cette opération à l’état de fusion. Le zinc, aveçl PUr'fié, peut être ensuite combiné en Cuivre ou d’autres métaux pour nJlornier '
- PUJeté tei ,_______
- Y^rls industriels tion h 1 commeflt j’opère la purifica-0nai1 zi«c.
- tanta^reri(i du zinc et du plomb, au-.Possible en quantités égales, CreUset n ^ondre ensemble dans un dans u ’ QUand les deux métaux sont ?vec ^ état parfait de fusion, on brasse ? la s0lnf’ *es impuretés qui s’élèvent ktte jUr‘ace sont enlevées. Alors on sür ie ^ charbon de bois en poudre
- ^0rnier des alliages d’un degré, de aU* »«!*? 9°ü les rend Plus propres
- boi
- pour s’opposer à l’oxida-
- taujç’e,10n abandonne au repos lesmé-ettvire ns Cet état de fusion pendant le pi irois heures, au bout desquelles CreDsei (^0‘t être précipité au fond du ter ^ j • en laissant le zinc purifié flot-'e chaaKUrface- En cet état » on enlève %vrp 0n et les autres impuretés qui Cctte surfacei el Ie zinc est É„ l®.Par un l>ec i jue porte le creuset. *8$ez b<inèral, je me sers de creusets ÎOo ^ ?emblables à ceux où l’on fond Profo,' j de plomb , mais un peu plus 0s et que je charge de 350 kilog. QÏ'«330 kilog. Aplomb.
- nd on désire combiner une pe-** ^cftnotogùte, T. VI. Janvier — ma
- tite portion de zinc avec le plomb , de manière à former un alliage, on abandonne de même les métaux fondus au repos pendant trois heures comme ci-dessus , mais au bout d’une heure on décante la majeure partie du zinc en en laissant seulement sur le plomb une épaisseur d’environ 25 à 30 millimètres qui, à mesure qu’elle se fige par le refroidissement, est enlevée; le plomb qui reste se trouve combiné avec du zinc.
- Le zinc décanté et enlevé renferme une certaine quantité de plomb dont on peut le séparer par la fusion et le repos.
- Pour faire les alliages de cuivre et autres métaux, on se sert du zinc qu’on a purgé aussi complètement qu’il est possible de plomb.
- Perfectionnements apportés à la fabrication des canons pour les armes à feu.
- Par M. W. L. Sargant , de Birmingham,
- Les procédés dont je suis inventeur portent sur trois points principaux dont voici d’abord l’énoncé.
- 1« Je propose d’employer l’acier fondu à la fabrication des canons soudés , c’est-à-dire ceux destinés aux armes à feu qui ont une soudure longi-tudina .
- i 2° De me servir de cylindres creux
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- d’acier fondu, obtenus par un moulage, pour fabriquer aussi des canons d'armes à feu.
- 3° Enfin, de perfectionner la fabrication des canons d’armes à feu, en soumettant cet acier fondu à la décarburation , quand on l’emploie à faire ces canons.
- Avant d’exposer la description des moyens que j’emploie pour satisfaire à ces conditions, j’entrerai dans quelques considérations préliminaires.
- 11 est peu de personnes accoutumées a manier l’acier fondu ou connaissant ses propriétés , qui ne sachent qu’on éprouve des difficultés considérables lorsqu’il s’agit de souder deux surfaces de cette matière l’uue sur l’autre. Cette difficulté s’accroît encore dans le cas où on se propose de fabriquer des canons pour les armes à feu , par la grande longueur et le peu d’épaisseur des surfaces qu’il s’agit d’unir ainsi, aussi bien que par la position des surfaces pendant l’opération du soudage.
- J’ai réussi à surmonter celte difficulté , en choisissant le meilleur acier fondu qu’on rencontre dans le commerce , un acier aussi doux que possible, en le chauffant très-graduelle-lement, en chargeant les bords ou biseaux qui doivent être soudés avec de la poudre à souder ordinaire, et passant dans des cylindres cannelés après avoir introduit à l’intérieur un mandrin ou broche en fer, ainsi que' cela se pratique communément avec les canons en fer.
- Ce procédé est facilité par la décarburation de l’acier avant le soudage , par une méthode que j’enseignerai plus loin.
- Mais pour faire usage de cet acier, ou plutôt de l’acier fondu décrit ci-après comme le plus convenable pour faire des canons de fusil, je préfère employer la méthode suivante : dans le but de donner du nerf et de soutenir l’acier sous la pression qu’il doit supporter pour forcer les bords à se souder entre eux , je le double ou plaque en fer sur une de ses faces , en laissant les bords et l’autre face à découvert ; je procède à cette opération en soudant une planche de fer à une planche d’acier fondu , en me servant des moyens ordinaires pour cela, puis je passe entre des cylindres ou sous le martinet, pour faire avec la masse une barre large que je découpe en un certain nombre de maquettes pour en former des canons, en soudant et étirant, à l’aide de cylindres cannelés et d’un
- mandrin, ainsi que cela sc pratique or dinairement.
- La fig. 1, pl. 64, représente une sec lion transverse d’une maquette des née à faire un canon de fusil, et coi posée d’une couche ou surface de IÇ j ét d’une couche d’acier fondu. •> trouvé que l’épaisseur la plus c°nV |, nable à donner à ces couches étai t 3 nl1 limètrcs pour le fer et 9 miHiu1?^ . pour l’acier fondu , la maquette eta courbée ou roulée de façon que le * soit à l’extérieur du canon.
- La longueur et la largeur de la 01 quette sont les mêmes que pour les c nons en fer ou mieux , pour être çe tain d’enlever la totalité de ferpenda le cours de travail, la maquette* a & soin d'être coupée un peu plus longe® ü le canon ^oulé un peu plus gros qu ne le fait ordinairement. ,
- La maquette étant alors courbée manière que les bords en acier affl^ rent ou se trouvent en présence • . soude en passant entre des cylif1®r. cannelés, avec mandrin à l’intérie° ‘ lorsque les bords rapprochés sont par la soudure , on élire en un car par des chauffes répétées et par le rfiS sage dans une batterie de cyli°AajS comme pour les canons en fer. a* comme à chaque chauffe et à chaQ étirage la couche ou enveloppe de f devient de plus en plus mince, tafd r.
- 1 allongement du métal que par l cli 0. vement des écailles d’oxide, il fau1^ pliquer beaucoup d’attention da«* 5 chauffe du canon, pendant les dern,cn(j ( phases du cylindrage, et ensuite qu8|fj il s’agit de chauffer pour façonner ^ extrémités du canon et y irisércT gj| grain si ce doit être le canon d’un %e à percussion. J.a chaleur doit être^ j convenable pour forger l’acier fof1 \e ‘ et dans ce travail ainsi que dan® e j soudage, la maquette a besoin d^p chauffée plus graduellement que s' était en fer, et avec les soins qu’on V,, porte quand il s’agit d’acier f®Jfler Dans tous les cas, j’ai cru remarfl^ qu’il n’était pas absolument nécessa^ d’employer de poudre à souder j fondants pour souder la fente Ioi>o j
- dinale. _ j0ie
- Je décrirai la méthode que j’pn1Py0ir pour décarburer le canon après <1 ^ indiqué les moyens dont je fais .n ,eir dans la seconde partie de mon p^f tion , mais je dirai de suite que une particularité que présente que j’emploie, ou par toute autre ‘pi quelconque, l’épaisseur du fer indiquée ci-dessus se trouvait111* al* santé pour protéger l’acier de tua
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- allfw l‘ef,^ant *e soudage , on pourra pierune épaisseur plus considérable L ce for.
- j’P.Unn.d on applique l’épaisseur que J j,,u'lriuce et qui est celle que j’etn-en] f, •e Référence, tout le-fer doit être }aj c'e !);ir le travail de la meule, en fj saut une surface bien decouverte l’e Ctler- ^)ll(*u ’ taà 1 intérieur qu’à énî °rieur ’ ma‘s on donne une
- nLl^n Plus considérable au fer, ou a$ ‘ nd la qualité du canon est d’une reo-CZ , ule importance pour qu’on ne dan i e Pas a une légère augmentation pr s,,es frais , je trouve qu’il est plus Qu’ t refr0*dir le canon après
- (]e j 3 été soudé, avant de le tirer et d'en?1 donner la forme conique , puis à j,n|cver à la meule une portion du fer p-^érieur, et enfin de le repasser et 0rj?r dans les cylindres par les moyens ; on conçoit que, quand on $air *e a'nsi Pl,lS ^er’ ^ esl n®ces” Uj„ e de commencer le travail avec une Uai^Uelte P^us épaisse que celle ordi-P<ur ’ Parce faut av°ir égard à la u°n que la meule doit enlever.
- Con ^ Seconde partie de mon invention S’ste, comme je l’ai dit, dans la fabri-a l0n des canons de fusil en acier fondu, o^oyen de cylindres creux, qu’on étir,enl Par f°nle* ^es cylindres sont ipae? dans une batterie., ou sous le Utov °et ’ ou en Part‘e Par ces deux un^ns, et, dans tous les cas, avec Ces^'drin à l’intérieur. L’avantage de Pas (jail0ns consiste en ce qu’ils n’ont dür de suture et n’exigent pas de sou-pro!;: V°ici du reste ma manière de nYar i 'er‘ mou*e un cylindre creux
- Que t 3 Peu Prés ^es mémes dimensions e lube ou maquette d’un canon de prêt • Ca'^re > qui a été coulée et est Ujj e a être soudée à la manière ordi-
- c0ürt’ Tna’s seuleraent un Peu P'us ce J*1 et un peu plus épais. Pour opérer ijn'na^,age, je me sers d’une sorte de emûi -erc! semblable à celles qu’on cier °,e- Sénéralement pour couler l’a-ser^ lorsqu'elles sont accouplées et stity s *es unes contre les autres, con-dan e.nl un cylindre creux à l’intérieur, Qua ,3ue" on verse l’acier en fusion, dre f a *a cav'té intérieure du cylin-nov,0ndu •> je l’obtiens à l’aide d’un °n Sp même nature que ceux dont tQvaiSert fréquemment pour couler les tt/y ou tubes de fer, et consistant pentn *ube perforé d’une multitude de d’Uns trpus recouvert de foin et enduit Ptatî Mélange adhésif , ainsi qu’on le Place e 0rdinairement. Ce noyau est le f ?u centre de la lingotière , et on e lent en place à son extrémité in-
- [ férieure en le faisant descendre dans [ une cavité creusée pour moitié dans | chacune des deux coquilles de la lingotière , et dans une situation verticale en le coiffant à l’autre bout, d’un autre tuyau qui sert aussi de refou-loir, ainsi que je le décrirai plus loin avec détail.
- On sait que quand on coule de l’acier fondu, l’acier à l’état de fusion est versé par le sommet des moules, et qu’aussilôt qu’il est entièrement versé, on abat dessus, avec la main, un re-fouloir qui s’oppose au soulèvement ou gonflement de l’acier ; mais en coulant dans un cylindre creux il existe quelque difficulté pour placer, avec une rapidité suffisante , un refouloir sur le noyau et sur les moules, et à cet égard, j’ai adopté le plan suivant.
- Je fais la lingotière plus longue que le cylindre que je désire obtenir, et je pratique un trou a , fig. 2, sur la surface convexe de l’une des coquilles, et c’est par ce trou que je verse le métal en fusion. Autour de ce trou , à l’extérieur, j’assujettis à l’aide de vis une espèce d’entonnoir, qu’on ne voit pas dans la figure, pour recevoir le jet de métal qui, en coulant de cet entonnoir, pénètre par le trou a, monte dans la lingotière et enveloppe le noyau; b est le refouloir qui consiste en un cylindre creux de fer ou d’acier, représenté en partie plongé dans la lingotière, sans toutefois intercepter le passage à l’acier en fusion par le trou a. Le noyau est maintenu verticalement à sa place dans la partie supérieure par le refouloir qui est inséré sur lui, et il est aussi long que la lingotière ; d est un poids qui monte et descend librement le long des montants f,f, où il est retenu par les rainures qu’il porte , et dans lesquelles pènètrentcesmontants. Ce poids est suspendu à une corde ou à une chaîne passant sur une poulie et accrochée à une cheville h. Le refouloir b est suspendu au poids par une corde ou une chaîne c. Aussitôt que l’acier est coulé, le poids décroché de dessus la cheville h, tombe sur le refouloir qui glisse sur le noyau et vient presser sur le métal qui remplit la lingotière, et qu’on laisse refroidir sous cette pression.
- Le refouloir & peut consister en l’un des cylindres ainsi moulés ; le poids doit peser 15 à 16 kilog. , et tomber de 0m,50 de hautour. L’acier a besoin d’être versé dans le moule aussi vivement qu’il est possible, et le poids descendu ou abandonné aussitôt que l’acier a rempli la lingotière,
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- Les cylindres ainsi fondus ont besoin actuellement d'être étirés , et c’est à quoi l’on parvient/quoique avec difficulté , en les passant dans des cylindres cannelés, avec des mandrins à l'intérieur. Je pense toutefois qu’avant de les travailler ainsi , on fera bien de les soumettre , avec un mandrin à l’intérieur, à l’action d’un martinet, employé pour forger l’acier ; cette opération resserre les pores de l’acier et permet de le cylindrer plus aisément. Dans le martelage des cylindres coulés, je me sers d’une enclume et d’un martinet cannelés, ou d’étampes dans lesquelles les cannelures ontune profondeur telle, que lorsque le cylindre est inséré entre elles , les faces planes de l’enclume et du martinet ne soient pas en contact. Ces cannelures doivent avoir 15 à 20 centimètres de longueur, attendu que si elles étaient trop courtes le mandrin à l’intérieur du cylindre ne sc dégagerait pas aussi aisément.
- Les mandrins ou broches son t en acier, de forme légèrement conique , et munis d’un bouton à leur gros bout, afin qu’on puisse, les sortir quand le cylindre a besoin d’être chauffé.
- La cavité , à l’intérieur du cylindre, diminue à chaque martelage , et par conséquent il faut un mandrin plus petit , chaque fois que le cylindre est chauffé ; on doit avoir soin toutefois que ce mandrin entre juste dans le cylindre pour empêcher celui-ci de se crevasser pendant le martelage. Le mandrin n’a pas besoin d’être enfoncé de plus des deux tiers dans la cavité du cylindre , et une extrémité de ce dernier étant d’abord forgée, on passe à l’autre. J’ai trouvé que trois à quatre chauffes et autant de martelages pour chacun de ces bouts étaient suffisants. J’étire ensuite, je façonne et je pare mes canons à l’aide de cylindres cannelés et d’un mandrin , et ayant toujours soin de ne chauffer que graduellement comme on est dans l’habitude de le faire pour l’acier fondu.
- Tel est le mode le plus économique que j’aie trouvé pour étirer les cylindres en acier ; mais toutes les fois qu’on ne craindra pas un surcroît de dépense , il vaudra mieux corroyer encore davantage avec un petit martinet en employant des étampes munies de petites cannelures proportionnées à la dimension réduite du canon , et on trouvera que plus les canons sont travaillés de cette manière, et plus l’acier deviendra de bonne qualité.
- La décarburation de' l’acier fondu employé à la fabrication des canons, est
- l’objet de la troisième partie de mo invention. Le but de cette opération es de ramollir l’acier et de le rendre p1^ facile à travailler. Je parviens à cett décarburation en soumettant l’acier o les canons, soit soudés soit fondus, la chaleur , leurs surfaces, tant inIe" rieure qu’extérieure , étant en contac avec une substance qui a une plu grande affinité pour le carbone que l’acier. .
- Beaucoup de substances peuyen^ remplir cette condition , et en PartlCl! lier le péroxide de manganèse, le salpêtre , les battitures de fer, la limaille d même métal, la terre à faire la briqu® et beaucoup d’autres, mais j'ai remal' que que les battitures de fer seules o^ mélangées avec la limaille et la ton1’' nure étaient ce qu’il y avait de plu convenable.
- Je me sers, pour cet objet, d’un pe' tit four semblable à celui qu’on etü' ploie pour la cémentation ou la conversion du fer en acier, et le procédé eS semblable , si ce n est qu’on fait usagy de matières décarburantes. Ce four dot être établi de telle façon qu’il permet1 de maintenir la chaleur au rouge blafl<' ou à peu près, tant pour les canons ei acier que pour les matières en contac avec eux.
- Un ouvrier, après quelque temps
- de
- pratique , jugera facilement si le f°u marche correctement. J’ai trouvé que quand on essaye un nouveau four, p.1! bon mode d’épreuve pour s’assurer s > maintiendra bien une chaleur o©»vC.' nable, consistait à remplir un canon dB peroxide de manganèse , et à placer, quand on charge le four, le canon a centre , c’est-à dire dans le point le p‘u éloigné de l’action du feu. Si, lorsqu“ le contenu du four est refroidi, le nia11' ganèse de ce canon a pris une couleu verte, la chaleur appliquée a été sim1' santé ; si le manganèse est noir ou brun* cette chaleur a été insuffisante; et si1 manganèse est scorifié, la chaleur a el portée au delà du degré nécessaire. ^ Quant à la dorée du temps pendap lequel l’acier ou les canons ont bcs0^ d’être exposés à la chaleur, cela dépefl „ des circonstances. Quelques personr,e9 préfèrent avoir des canons très-dur* » sans craindre un excédant de dépen* provenant du forage, du travail de meule et du fini ; mais pour l’usage er^ i dinaire, il est nécessaire de recuire p!uc | ou moins les canons , et l’ouvrier, ave^ j un peu de pratique, s'habituera proi^ i tentent à évaluer le temps pendant.*^ quel ces canons doivent être soumi* cette opération. Plus on lui donne
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- durée, ceijr.
- plus les canons ont de dou-
- CJe aj?s la fabrication des canons d’a-Se I il suffira d’appliquer une
- et cl °'S Procédé de carburation , éip'r a-u mo,!nent 011 ces canons aurpnt d’u ellfres et façonnés. Si on fait usage Quat °Ur (îu* ren*erme environ cin-le fnt ecan°ns, on se bornera à entretenir Vat?u Pendant trente heures , en éle-ain a lcmpôrature graduellement, le ,S| ou le pratique pour convertir . er en acier ; mais les opérations de So ^Ua?e de l’acier fondu avec le fer, de aise re et étirage, s’effectueront plus la si l'acier est décarburé avant
- la soudure.
- l>AUand on fabrique les canons par estlrage d’un cylindre creux d’acier, il tj0navantageux d’opérer la décarbura-du favant,de forger, et si on se sert (je °Ur décrit ci-dessus, on fera bien Sübs°omettre les cylindres,, avec la PenS|ance décarburante , à ia chaleur int aUt ^ à 4 jours consécutifs sans lo éruption , le temps devant être plus Sç § a cause de la plus grande épais-Canor^GS cyIindres comParée à celle des
- etl^orsque les cylindres seront étirés l cargos , il conviendra de les décar-^ [er de nouveau , en les soumettant be a chaleur pendant environ trente
- les canons étant ainsi préparés, on
- c‘ano
- ,re et on les termine comme les
- du i s de fer, excepté le taraudage a l,)ntierre pour recevoir la culasse.
- pour
- ar,d on exécute cette opération
- on
- Qu _
- Crp!^ *e idus grand danger d’éclater ou plu'aSSer *e canon, et il faut prendre )r)pSleurs. précautions pour éviter cet besRenient. Le canon , à cet effet, a qü 01,1 d’être laissé un peu plus long djj cela ne serait nécessaire du côté to,1nerre, pour pouvoir limer ou L0°udre une crevasse qui se formerait. )L taraudage s’opère avant l’émou-le^ et avec plus d attention qu’on ne de fa,t ordinairement avec les canons et si l’acier qu’on emploie pa-carL e,xiger, le tonnerre doit être dé-cliit aPrés qu’on aura formé la Ce'ti r.e pour y passer ces tarauds. ex e décarburation partielle s’opère en C;ii!°Saî*t une extrémité seulement du Mm* a la chaleur en contact avec les .stances dont il a été question pré-Touncnt. 4 P
- flonfi-a^v?inen^ a la dual>fé de l’acier hrjc î.e fa's usage dans ce mode de fa-a>nsftl0n des canons , j’ai remarqué, ,lais |(?Ue ^ .1 a' déjà dit, que je don- i la préférence au meilleur acier,
- parmi tous ceux qu’on rencontre dans le commerce, mais comme cet article est d'un prix élevé, je me sers la plupart du temps des aciers fondus faits avec les fers anglais , de la qualité de ceux dont on fabrique les cuillers et les fourchettes de fer, en convertissant le métal en acier fondu par des procédés qui sont bien connus.
- Procédé pour assortir le plomb de chasse.
- On a mis en usage pour cet objet, depuis quelque temps, dans les fabriques de plomb de chasse de la Carin-thie, un procédé qu il est bon de faire connaître.
- La grenaille de plomb , telle quelle provient de l’opération du coulage, renferme des grains de grosseur très-variable, et dont un assez grand nombre ne sont pas ronds , mais ordinairement pyriformes ; tous les grains qui se trouvent ainsi manqués ont besoin , attendu qu’ils ne peuvent servir, d’être séparés, fondus et coulés de nouveau , et en outre ceux qui sont complètement ronds, doivent être assortis suivant leurs diverses grosseurs.
- Il est très-important, à cause du prix peu élevé auquel on livre ces produits, que l’opération qui consiste à grainer et assortir le plomb puisse se faire de la manière la plus parfaite et en même temps la plus économique. Les procédés ordinaires du plan incliné continu et du crible ne fournissent pas de résultats complètement satisfaisants , et, de plus, ils exigent un temps considérable. Voici donc la disposition ingénieuse adoptée dans les fabriques de la Carinlhie.
- Les grains de plomb, après avoir été coulés, sont introduits dans une espèce d’auge ou de trémie en bois , sur le fond de laquelle on a percé une ouverture de 8 a.10 centimètres de côté, pourvue d’une porte à coulisse , qu’on fait avancer ou rouler à volonté , pour ouvrir ou fermer plus ou moins celle-ci. Sous cette trémie , on établit un plan auquel on donne une inclinaison moyenne , mais qu’on peut faire varier suivant les besoins du travail. En général, cet angle doit être d’autant plus grand que le plan incliné est plus long. C’est sur ce plan que la grenaille de plomb doit tomber en plus ou moins grande abondance, quand on ouvre ia porte à coulisse.
- Ce plan incliné ne forme pas une
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- surface continue depuis le haut jusqu’en bas, mais il présente plusieurs lacunes ousolutions de continuité transversales , de façon à paraître constitué de plusieurs parties distinctes, entre lesquelles se trouve toujours une mortaise ou rainure large de 7 à 10 centimètres, qui le traverse de part en part.
- Le travail qu’exécute cet appareil est de deux sortes.
- D’abord, les grains manqués et py-riformes ne roulent pas en ligne droite sur sa surface inclinée à l’horizon , mais décrivent sur celle-ci, à raison de leur forme , une courbe qui les conduit sur l’un ou l’autre des bords latéraux du plan, d’où ils se précipitent pour être reçus dans des boîtes placées dessous et destinées à les recevoir.
- En second lieu, il assortit les grains. En effet, les grains de plomb qui sont ronds roulent sur ce plan en ligne droite jusqu’en bas, mais chacun d’eux avec une force proportionnelle à leur masse. Les plus gros, c’est-à-dire les plus pesants, ceux dont, par conséquent, la course est la plus rapide, franchissent toutes les rainures en solutions de continuité, et se rassemblent au bas du plan, dans une boîte disposée à cet effet. D’un autre côté, les grains moins gros franchissent bien aussi Quelques-unes des rainures du plan , mais à cause de leur moindre quantité d’action , conséquence d’une masse moindre, la force avec laquelle ils roulent s’affaiblit, et ils tombent bientôt dans l’une de ces rainures. Quant aux grains les plus petits , ils se précipitent dès la première rainure, parce que leur force impulsive n’est pas suffisante pour la leur faire franchir.
- On voit donc que de cette manière les grains de plomb s’assortissentd’eux-mêmes suivant leurs grosseurs , et qu’on les retrouve ainsi classés dans les boîtes placées au-dessous des rainures.
- Maintenant un nouvel et définitif assortiment des plombs , ainsi classés à l’aide des cribles , n’exige plus , comparativement au mode ancien , qu’un travail facile et de peu de durée.
- -- natar.i
- De l’emploi du guano dans lafabrica-
- calion des sels ammoniacaux et des
- composés du cyanogène.
- Par M. W.-G. Türner.
- Aujourd’hui que le guanonous arrive en abondance, j’ai pensé qu’on pour-
- rait peut-être l’appliquer avantage0*®' ment à la fabrication des sels ammoniaj eaux, c’est-à-dire du chlorhydrate l’‘ du sulfate d’ammoniaque, ainsi que composés utiles du cyanogène, c est-3' dire les prussiates de polasse et de soude et le bleu de Prusse. ,
- Je vais d’abord d’écrire la méthode que j’emploie pour produire les sels 3® moniacaux ainsi que les composés d cyanogène par une même opération ave^ le guano, en supposant que le sela0T moniacal qu’on veut produire soit d chlorhydrate d’ammoniaque et lecoflj posé de cyanogène du cyano ferrure d fer ou bleu de Prusse. ,
- Pour atteindre ce but, je soumets guano tel qu’il est importé à une dis» ' lation jusqu’à destruction en vase cio en conduisant les produits de cette di tillation dans de l’eau. r
- Une méthode très-convenable opérer cette distillation consiste à s servir de cornues en fer semblables ^ celles dont on fait usage dans la fabf*' cation du gaz de houille, disposées d la même manière et communiquant par des tuyaux avec ce qu’on appelle un aP' pareil de Woulf, au moyen duquel let gaz dégagés par la distillation peuyen passer deux ou trois fois à travers l’ea^ avant de s’échapper dans l’air. Cet aP pareil peut se composer de grands vase ou récipientsen fer forgé, liés entre eU par des tubes en fonte et percés d j ouverture au sommet dans laquelle P® nètre un tube ouvert aux deux boa1 qui descend jusque dans le liquide sert de soupape de sûreté. Ils doive*1 aussi être pourvus d’autres ouvertur^ bouchées ou à robinet pour les cmP1^ et les vider. Une série de trois récipie’’ suffit ou même il n’en faut que deux, troisième vase étant tout simpleme une cuve ou une auge ouverte. , n Les produits de la distillation qUae doit faire marcher à une chaleur rou^ naissant qu’on élève vers la fin de f°P® ration, consistent principalement acide cyanhydrique, carbonate d’»’0 moniaque et hydrogène carboné. U| produits étant conduits dans l’appar de Woulf, les deux premiers sont r c pidement absorbés par l’eau , et*'1 forme une solution concentrée de cyaI hydrate d’ammoniaque et decarbona de la même base. Dans cet état, on e
- lève les solutions ammoniacales du Pr ,f
- mier récipient de l’appareil de Ü’Lj et on les remplace par de l’eau aussi que la distillation est terminée, si1 t aperçoit qu’il est déjà passé une as ^ grande quantité d’ammoniaque dan ^ second récipient, attendu que c’est
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- UirÜ^Ue *a première eau est saturée, cond r'1^ ^lose a Ucu a l’égard du se-moni LeCipient dès que les produits ain-(Jan/i„.Ux. <rommenccnL a se rendre e troisième vase.
- car|Ja so*'dion de cyanhydrate et de vée |,la*-e d ammoniaque qu'on a enle-(]es va,ls aPPareil de Woulf et reçue bojs ases conve»ables, des cuves en l'on r| e,xemPle * °n ajoute une solu-^ren chlorhydra^ de protoxide de tjr j n quantité suffisante pour conver-hy^rUt * ac'de cyanhydrique en acide versj0cyano-ferrique, et opérer la con-laisp f e ce*u‘ c* en bleu de l>russe» tité d’ °.rme Par l’addition d’une quan-Üse r ac,c*e chlorhydrique qui neutra-ammoniaque libre.
- nêca ^^Htilé de chlorhydrate de fer en SSa,re à cet objet est déterminée liqu ssayant une petite portion de la CollslUr Par les moyens connus pour hy(| aler la présence de l’acide cyan-(rajl|,(lUe- lin excès de cet acide est le ’ eUrs sans importance, ainsi qu’on
- 0 ^ Plus bas-
- < 'a'sse reposer le précipité ainsi s0| ? et on le sépare avec soin de la b0ü. on. En cet état, ce précipité est de 1 avec une solution de potasse ou a,Jde qui fournil un cyano-ferrure iii.'.l1(1 qu’on fait cristalliser à la ma-‘^e ordinaire.
- laHUa.nt à la solution, il faut d’abord Pem ,rer d’un excés du fer qu’elle tiVe ”°otenir par une addition atten-Ijq d’une nouvelle portion de la ammoniacale qui précipite s°lur6 f^e ^er ct Perracl d’obtenir une iaQ .10n neutre de chlorhydrate d’am-cya laquc. Le précipité d’oxide et de çan'Ure de fer s’étant déposé, on dé-in0 ? la solution de chlorhydrate d’am-Coçji^que avec un siphon, et on re-pro Ie le sel ammoniaque par les '\ioür^s ordinaires. L’oxide de fer est hydte à la nouvelle quantité de cyan-rate d’ammoniaque qu’on obtient. f]’a^.n disant usage de sulfate de fer et fate'r Su^urique, on produira du sul-iï)C d ammoniaque qu’on traite absolu-comme le chlorhydrate. j’c 0,c> maintenant la méthode que de f ,°'e Pour adapter le procédé usuel p «brication des prussiates ou com-o,, de cyanogène, c'est-à-dire coiui aient0 emPl°'e la corne (principale-ert ?t(ïuand on la brûle dans la potasse Dr ?s!°n)a 'a fabrication de ces mômes dûits avec le guano.
- biç’’ s.ans aucune préparation préala-’ s°d de la potasse, soit du guano ,
- ce dernier était employé comme si c’était du sang desséché ou toute autre des matières ordinaires dont on se sert dans la fabrication des prussiates, on verrait qu’on n’obtient pas de cyano-ferrure, du moins jusqu’à ce qu’une quantité suffisante de guano ait été brûlée entièrement et au point que le résidu forme un excès de charbon, qui, ainsi que je l’ai constaté, est nécessaire pour cet objet, quoique pendant tout le temps l’ammoniaque qui se dégage soit excessivement abondant. La présence du carbone est donc rigoureusement nécessaire.
- L’espèce particulière de matière charbonneuse qu’il convient de mélanger ainsi au guano est sans importance; mais je donne la préférence au goudron de houille ou à un charbon léger et bien pur Le goudron est particulièrement avantageux en ce que non-seulement il fournit du carbone, mais sert aussi à lier la poudre sèche du guano, ce qui s’oppose , d’une part, à ce que celte poudre sèche'soit emportée hors du creuset par la combustion rapide qui s’établit, et de l’autre permet, à cause de ses propriétés agglutinantes, de retenir l’ammoniaque jusqu’au moment où il est décomposé par la potasse fondue.
- On pourrait composer un nombre considérable de mélanges, qui tous seraient appliqués plus ou moins utilement ; je me bornerai donc ici à donner la formule que j’ai trouvée être la plus avantageuse.
- On amène 42 kilog. de bonne potasse de Montréal à un état parfait de fusion à l’aide d’une forte chaleur rouge, puis on y ajoute un mélange de 7 kilog. de houille et 3,5 kilog. d’hématite en poudre fine par petites portions à la fois, en permettant au pot, après qu’on a agité soigneusement, de reprendre chaque fois sa température primitive. Quand ces additions sont terminées, on ajoute un mélange de 7 kilog, de guano parfaitement sec, 7 kilog. de houille et 3,5 kilog. de goudron , puis on termine en brassant dans le pot 21 kilog. de guano , mélangé à 10 à 11 kilog. de goudron.
- La masse métallique ou le composé de cyanogène ainsi produit est aussi riche que celui formé avec 42 kilog. de potasse et 84 kilog. de corne , ct doit être chauffée à la manière ordinaire pour la transformer en prussiate de potasse.
- Il est clair que si on s’était servi de soude , le composé de cyanogène qu'on
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- obtiendrait serait le prussiate de cette base (1).
- Nouvelles recettes pour la teinture sur laine.
- ParM.H. Schader.
- Nous avons déjà , dans ce recueil (voir le Technologiste, 5e année, p. 106), indiqué plusieurs recettes nouvelles ou peu connues pour la teinture sur laine, coton et soie. Nous allons continuer à présenter à nos lecteurs quelques-unes de ces recettes relatives à la teinture sur laine , en rappelant que les doses indiquées s’appliquent toujours à 50 kilogrammes de laine filée ou tissée.
- Ecarlate avec dissolution d'étain et cochenille. On dissout dans de l’eau bouillante 1.5 kilog. tartre en cristaux, 1.25 kilog. dissolution d’étain (composée de 7 kilog. acide chlorhydrique, et 250 grain, étain), 125 gram. acide nitrique , 500 gram. son de froment. On donne un bouillon de deux minutes, et on ajoute 1.125 kilog. cochenille pulvérisée , on fait bouillir 4 minutes , et on teint la laine pendant une heure ou une heure et demie ; on tord ou fait sécher.
- Écarlate avec le lac-dye. On prend 2 à 2,60 kilog. de la plus belle lac-dye , finement pulvérisée, qu’on fait digérer avee un mélange de 10 gram. d’eau et 10 gram. d’acide sulfurique du com merce ; au bout d’une heure de digestion , on y ajoute 2,25 kil. dissolution d’étain ; on agite avec soin et on laisse reposer 12 heures. On démêle alors la solution dans l’eau avec 2 kilog. de tartre cristallisée et 500 gram. de son , on fait bouillir 8 minutes , on passe la laine pendant une heure et demie , on
- fl) Il paraîtrait, d’après quelques expériences récentes, que le guano qu’on a commencé à importer de la côte d’Afrique en Europe, et qui est d’une nature différente du guano américain , n’est pas moins propre que ce dernier à la fabrication des produits ammoniacaux et des composés du cyanogène. En effet, il résulte de recherches faitessur des chargements de guano africain arrivés récemment en Angleterre, par M. Hunt, que cette substance se compose presque en entier de chair ou débris de phoques décomposés, où l’on remarque encore des lambeaux de peaux garnies de leurs poils, et des ossements dont la décomposition est très-avancée. D’après des informations prises sur les lieux, il paraîtrait que dans le siècle dernier, on taisait dans ces lieux une chasse active aux phoques dont les cadavres étaient amenés à terre pour en extraire l’huile, et que les résidus accumulés en niasses considérables auraient, après un certain temps, donné lieu à la substance terreuse qu’on exploite aujourd’hui. F. Mg
- tord et on dégorge. Si la nuance faible , on ajoute 375 gram. de dissolu' tion d’étain , et on passe une seco® fois pendant 15 à 20 minutes. , Cramoisi avec cochenille dissoü dans l’ammoniaque. On dissout da l’eau bouillante 2 kilogram. alun b1? exempt de fer, 1 kilog. de tartre cri*' tallisée , 375gram, dissolution d'eta® » on y ajoute 50 gram. acide nitrique . 500 gram. de son , on fait bouillir 4® nutes, on refroidit avec de l’eau de r vière, et enfin on mordance la lai pendant une heure dans ce bain bo® lant. On évente et enfin on teint dans ^ bain bouillant, contenant 1,125 kd°® cochenille, dissoute dans 2 kilog. d a® moniaque liquide , et 125 gram. diss lution d’étain, par un passage de de® heure.
- Brun foncé solide de gard*lC’ 1° Pied bleu ciel à la cuve. 2° Lava# ’ 3° Bain dans une solution de 2 kilo# ’ alun , 1 kilog. tartre rouge, 250 gra®' couperose blanche, décoction de 8 kn<V bois jaune pendant 3 heures, rep° pendant 24 heures , puis dégorgea# ’ 4° Teinture dans un bain bouillant 0 8 kilog. garance moyenne deHolla0..
- 10 kil. rouge de Silésie, 750 gram- n°l de galles pendant une heure ; évente j ajouter 1,5 kilog. de couperose verte bain pendant un quart d’heure (h13 non bouillant). Une plus grande q® #| tité de couperose brunit la nuance-est également utile d’ajouter au ba> quelques litres d’urine putréfiée, et 0 passer encore pendant un quart d’he® au bouillon. La laine peut rester to® la nuit dans la cuve ; la nuance en de' vient plus foncée et plus solide. brun de garance est dispendieux, ®ag)
- 11 conserve à la laine toute sa soupleSS ’
- Noir intense et doux. 5 kilog. ca' „
- pêche, 2 kilog. sumac, qu’on ta bouillir pendant une heure dans d sacs ; bain dans cette décoction de
- laine ou du fil pendant une heure
- laise refroidir, puis on ajoute au b?
- 2 kilog- couperose verte , 3 litres un putréfiée ; bain d’une demi heure. " gorgeage. ..
- Noir de chrome. On fait bo®'* demi - heure, dans une décoction 5 kilog. campêche , ou laisse refroid1 ’ puis on donne une bruniture dans®] solution chaude , mais non bouilla® ' de 500 gram. chromate de potasse. u dégorge. Le bain de chromate peutsC vir à de nouvelles teintures en y aj°] tant chaque fois de 300 à 375 gram- ü nouveau chromate. ie
- Violet au bois ronge et chronidte potasse. On fait bouillir demi-hc®e’
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- WSjne décoction de4 à 5 kilog. de ' 'k e Sapan ou de Sainte-Marthe, et brunit > dans une solution de 500 r™; * chroma te de potasse ; bain d« • u’ ,na*s non bouillant, pendant ^-heure. Recette bien connue, d ai Un fonc<i au bois rouge. On mor-in.ICe avecune solution de 3 kilog. bois k| ne de Cuba, 250 gram. couperose tr^®’.3 kilog. alun, 500 gram. tar-tei i a'n bouillant 1 1/2 heure , et on (1a k <?ans Une décoction dé 5 à 6 kilog. r ^°IS de Ste.-Marthe ou de Sapan , Ion Gnt d’heure, presque au bouil «U ’et. Plus tard avec addition d’une S))jC°cll°n decampcche (plus ou moins pi Va,lt qu’on veut que la nuance soit s °u moins foncée), bain très-chaud, "*» non bouillant.
- Pioi 0n2e foncé solide de garance.
- 1> d de bleu clair à la cuve ; dégor-a ..^e- Teinture avec décoction de 8 kii0g bois jaune de Cuba . 250 1 Coul)erose bleue , 2 kilog. alun , lj Kll°g. tartre rouge ; pendant deux 2Hes’léger bouillon, ltepos pendant !in(!'eu.res î dégorgeage ; bain dans une lm?Ct*on de 4 kilog. garance de Iiol f, . eo 5 kilog. rouge de Silésie , 3 kil. br!X.^e galles. Bain d’une heure. On unit avec couperose verte et urine
- ^rabjèe’ C'ou,eur ^art belle et tr®s"
- pn^r°HZe solide au Santal. Bain dans (jAdécoetion de 6 kilog. bois jaune boi^ba, auquel on ajoute 2,5 à 3 kil. w\4e Santal, qu’on a fait préalable-j,r;)n ^scérer, 1,5 kil. sumac, et 200 <leur‘ no*x de galles. Une heure et toi?,e’ On brunit, en ajoutant 1 kilog. jV'Perose verte, 250 gram. couperose )a ae ’ bain £baud > mais non houil-fîtoir ,(^e demi-heure. On ajoute encore l,e autant de couperose bleue , •k.0ri continue à brunir pendant 20 à ^•nutes.
- da^rîs perle pour mérinos. On teint ta s un bain de 2 kilog. alun, 500 kil. 30blanc, 15 gram. extrait d’indigo, 3/4 §Mam* graine de Perse. Pendant *11 heure.
- ^ l'hyalographie ou gravure sur ferre et sur porcelaine.
- chosar^ de graver sur verre est une P^laiteroent connue ; il en est de . du moyen dont on se sert com-leaneiïlent pour cet objet, moyen pour de '0n ne saurait recommander trop leJ>recauti°ns aux personnes qui veu-ea faire des applications, à cause
- des dangers qu’il présente. Il paraît que, depuis un certain nombre n’an-nèes , le doct. Ch. Bromeis et le prof. Boettger sont parvenus, chacun séparément et sans avoir une connaissance spéciale des recherches et des travaux de l’autre, à découvrir un moyen de grayer sur des plaques de verre ou de porcelained’une épaisseur et d’une grandeur quelconque, qui présente, non-seulement beaucoup d’économie, mais jouit encore, sous le rapport technique, de cet avantage précieux qu’il estd’une innocuité parfaite , et de plus, que les plaques qu’on prépare ainsi peuvent, tout comme les pierres lithographiques ou les planches sur acier , cuivre , etc., être imprimées dans les presses ordinaires pour en tirer de meme des impressions ou copies des objets quelles représentent.
- Les auteurs n’ont pas encore jugé à propos de donner connaissance, ni des principes, ni des détails techniques de leur procédé, et ils se sont contentes de faire ressortir les avantages qu’il présente , et qu’ils résument ainsi qu’il suit :
- 1° Le poli de la porcelaine permet d’y tracer le dessin avec plus d'aisance, de légèreté et d abandon, et tout graveur ou dessinateur lithographe n’éprouvera aucune difficulté pour opérer.
- 2° L’ingrédient qui sert à la morsure des plaques conserve toujours à peu près la même force, de façon qu’une même quantité peut, sans perdre sensiblement de sa force, servir à mordre sur plus de 100 plaques.
- 3° Cet ingrédient, sous la forme où il est employé , ne peut en aucune façon nuire à la santé ; on peut le préparer , s’en servir dans la première chambre venue sans aucune précaution, et il ne répand ni vapeur, ni gaz. Il ne nécessite, ni l’application de la chaleur, ni de disposition particulière quelconque.
- 4° Son effet sur le verre et la porcelaine est tellement sûr et déterminé qu’il surpasse sous ce rapport toutes les eaux-fortes dont on s’est servi sur l’acier , le cuivre, ou sur la pierre. On mord à la profondeur et à la largeur voulues de la manière la plus précise. Il ne donne pas lieu à un dégagement debulles.il ne ronge pas le vernis, n’altère pas les traits et leur donne au contraire la netteté de ceux au burin.
- 5° Les retouches sont extrêmement faciles, et on peut même changer une grande partie du dessin sans être obligé d’effacer en entier celui-ci.
- 6° L’encrage des plaques de verre ou de porcelaine est, à cause de leur
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- poli, un travail qui s’opère très-aisément et parfaitement, et le nettoyage s’effectue avec la plus grande rapidité.
- 7° Les plaques ne s’usent pour ainsi dire pas et fournissent un nombre immense de copies égales depuis la première jusqu’à la dernière.
- 8e L’oxidation ou la rouille, le piquage des plaques est impossible, et elles peuvent se conserver sans altération un temps indéfini : de plus, comme elles ont peu d’épaisseur, elles occupent fort peu d’espace.
- 9e L’hyalographie n’exige pas , pour être exercée, de dispositions dispendieuses , mais peut être pratiquée dans tout atelier de gravure, à l’instant même et presque sans frais.
- 10e La gravure sur verre ou porcelaine , à cause de son extrême pureté et de sa remarquable netteté, est très-propre à faire les contours pour la gravure sur pierre.
- 11e J/hyalographie présente encore plusieursautres applications techniques remarquables Par exemple, si on a un dessin gravé sur pierre ou sur porcelaine, puis que dans les traits on fasse entrer une couleur vitrifiable aisément fusible, et qu’on passe au feu , on obtiendra un dessin qui ne changera plus, et qui aura une netteté et une pureté decontours qu’on n’a jamais encore vues dans la peinture sur verre ou sur porcelaine. Les cristaux, les objets de toute espèce, etc., peuvent de cette manière, sans nul danger de les altérer et avec une grande facilité, être recouverts, surtout à l’aide du tour à portrait, d’inscriptions, d'ornements mats, colorés, à reflets, etc.
- Du renversement des dessins et écritures du noir au blanc et vice versa.
- Par E. Kneciit.
- L’ouvrage de Senefelder , Munich , 1818, pag, 340,357, 358 et 359, traite assez longuement celte question. Ce n’est donc pas en qualité d’inventeur, mais comme praticien que nous communiquons cette note, qui ne sera peut-être pas sans intérêt.
- Pour faire ressortir un dessin en blanc.
- Préparez une pierre parfaitement dressée et polie , avec un mélange d’acide nitrique , noix de galle et eau ( Les proportions se trouvent indiquées dans la recette n° 1 ). Lavez la pierre à
- l’eau. Quand elle sera compléteiuen sèche, dessinez-y ce que vous voudrez» soit au pinceau , soit à la plume , aV?° une espèce d'encre de Chine composée d’un mélange dégommé arabique etq noir de fumée. Laissez sécher, Pul. chargez la pierre avec un rouleau garn d’encre d’impression légère, jusqu'à c que toute la pierre devienne noire.
- Ayez soin de ne pas prendre un roU' leau qui ait servi dans Ja journée, & la moindre parcelle d’eau oud’humidn gâterait tout le travail. .
- La pierre étant entièrement couvert d’encre , on y jette quelques goutte d'eau, en continuant de promener * rouleau sur la pierre ; le dessin fa) avec la gomme ressortira peu à peu e blanc.
- Laissez reposer un instant, acidul^ une seconde fois la pierre avec le lange n° 1, puis tirez des copies.
- S’il s’agit d un long tirage, on charej la pierre d’encre grasse, on acidu comme un dessin à la plume, on laisse sous gomme pendant quelque heures avant de la soumettre au tiragc* Veut-on renverser ce dessin blanc1e/j noir, il suffira de nettoyer d’abord * pierre à l’eau, d’y verser à plusieur reprises, et très-lentement, une ea savonneuse dont la proportion estind1^ quée nc 2 ; et, lorsque la pierre est re" devenue sèche, d’y frotter, dans *e parties qui ont été creusées plus moins, selon la dose de préparai)0 donnée, une encre grasse mêlée peu d’encre ou du crayon chimique’ celte encre grasse , dont on garnit01 morceau de flanelle, finit par s’attacha à la pierre et par s'accumuler dans 1e cavités.
- Ainsi, la pierre redevient une S®” conde fois entièrement noire. On laisse reposer 24 heures dans cette P° sition, afin que le corps gras aille tefflp' de pénétrer ; puis on enlève à l’esscn® toute l’encre. On recharge la p>err avec le morceau de flanelle et la su? dite encre grasse,«taais en ayants0' d’humecter faiblement cette flâne*1 dans un mélange d’eau et d’acide ph° , phorique ( Foyes n° 3 ). En continua1 à frotter , le fond se regarnira, la s° s face se nettoiera, il ne restera P1^ qu’une teinte grise qui disparaîtra Ve” à peu, soit en la frottant avec un iu°^ ceau de drap fin , propre et hume0.t seulement de l’eau phosphorique, s</ en la faisant disparaître par le roule3 ’ soit par l’attouchement des doi Sf* C0 Il ne faut pas se dissimuler que travail exige un peu de pratique, et raisonnement, mais le résultat est P
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- sitif.
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- (1’aborrn °U- S1 ’ au licu de P^parer que i i- P'erre avec de l’acide nilri-ae„ .,cIué dans la recelte n° 1, on tvT de Se serv!r de celle n° 3.
- Pénètr i P^Phoriflue ne laisse pas à moîer i® C0.rPs Sras dans ia pierre ,
- Par „“s,davoir neutralisé son action j^Un alcali.
- Oq ^ SUrfaee se nettoie plus aisément.
- Une^- Sen convaincre en préparant -----
- nitriglerre Par mo^*é> l'une par l’acide ' l’eau , on fait sécher, ensuite on encre r‘que rV ^autre Par l’acide phospho- la pierre en se servant d’un excellent Cettgi* 3). La manipulation sur tiers ,nière moitié ne prendra pas le forts11 temPs- Mais comme il arrive vanpA°Uvent tlue i’on n a Pas prévu d’a-de sa P°n veu*' taire » ü suffit
- p0urvo>r qu’un procédé est exécutable ranc J arriver avec un peu de persévé-
- aura plus tôt fait d’opérer pn transport.
- Cependant, en suivant exactement ce que nous avons dit à ce sujet dans le premier paragraphe, on y arrivera.
- Les dessins gravés sur pierre se renversent aisément.
- On enlève d’abord le dessin à l’essence , puis on y pas-e un lait de chaux en frottant avec une brosse douce et propre les endroits creusés. On lave à
- rouleau , très-dur , ayant peu d’encre grasse, mais bien broyée : on le promène très-légèrement et très-longuement , jusqu’à ce que la surface de la pierre se garnisse complètement d’encre grasse ; ensuite on verse sur la pierre la préparation 1 ou 3 . puis on peut opérer le tirage après avoir enlevé l’eau grasse à l’essence ; les endroits creusés ne reprennent plus le gras.
- On rétablira la pierre dans son état primitif en recommençant cette opération, mais après avoir enlevé à la chaux on y verse de l’eau de savon , puis on encre au chiffon de flanelle.
- Quant au renversement des dessins qui ont assez de relief pour pouvoir être chargés mécaniquement comme la typographie, sans eau j sans humecter,
- auierSernent esPèee de transport,
- °Sraphie, typographie, gravure, etc.
- Om* Pr®Pare la pierre avec l’acide 3. cljç ave cctte préparation , on laisse sé-tejj, Gémeaufeuouausoleilpendantle foaleh Umjde; on transporte l’épreuve de ae> puis on y passe une dissolution lea°aaiIue, puis on encre avec un rou-
- soi nu n fait une encre légère, ayant J ijpograpmc, smi^cau, sans uumener, d ade ne pas glisser; on tire une ou | on broie ensemble un peu de gomme
- , uxôn^------ _ •—----------------- arabique très-épaisse, du blanc d’œuf
- et une partie colorante quelconque, soit noir, rouge ou blanc.
- On tire une épreuve bien égale de ton, sans foulage , puis on la pose sur la pierre préparée à l’acide phospho-rique, après le décalque et la dessiccation de la pierre , on la garnit d’encre grasse, on enlève à l’eau le transport, on prépare avec l’acide n°l et l’on peut tirer.
- 11 ne faut pas de grands frais d’imagination pour conclure d’après ce qui précède que l’on peut également transporter une écriture à l’encre usuelle aqueuse, certaines publications emphatiques sur ce procédé me conduisent à en dire un mot.
- Depuis bon nombre d’années , on copie les lettres écrites à l’encre usuelle dans laquelle il suffit d’ajouter un peu de sucre ou de candi, ou même de la gomme arabique, la pression rend l’écriture sur une autre feuille mince et humide. Il n’y a pas de doute qfle l’on pourrait aussi bien fairece décalque sur un autre objet que sur la feuille humide, Ainsi il est vrai de dire que l’écriture se reproduit par le transport ; mais en conclure que l’on peut prendre la première lettre , le premier acte venu, pour le reproduire sans calque, sans rc-
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- |!ea ePreuves- poison encre ; on verse le r e savon (2) ; on laisse sécher, et foe(uSte de Opération se fait absolu-c0rû c°mme nous l’avons déjà dit au qili ^ncement. Le dessin ou l’écriture parao°nné des épreuves en noir finira Il essortir et les donner en blanc. pré est naturel de conclure de ce qui tran e’ fluon pourra, au lieu de apport, dessiner, soit à l’encre, soit ren;ray°n * directement sur la pierre et j^ej’ser ensuite ces dessins en blanc.
- Pour ne pas rencontrer trop de notCu^és, nous indiquerons sous le q et 5 une encre, un crayon spécial. Da]ln Peut faire des choses fort origi-quç s eu préparant un papier à décal-aUr e Crayon (voyez recette 6). On tirer! ^ar ce Proeédé, l’avantage de fore f dess*ns de deux manières dif-à ivn . s> sans donner aucun embarras j^tiste.
- Ces .est urgent d’employer, dans tous dre. ,avaux, des pierres parfaitement fofopfeS ’ S.rainées et polies , sans verrat, Srains de sables et autres dé-
- noî;orsq«’on veut renverser un dessin c°Uo 0° b.,anc’ a déjà donné beau-par), i>e tirage et qui n’a pas été pré-foani ^Vance Pour cette opération, la ’Pulation devient assez difficile; on
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- passer le trait, c’est ce que je nie formellement. Lorsqu’on emploie une encre coulante, ou qu’on jette du sable, de la poudre $ur l’écriture qui ne sèche pas promptement, soit à cause que l’encre est trop épaisse ou qu’elle contient trop de gomme, il n’y a pas de danger pour la reproduction sans secours manuel. Le papier rude, comme celui du timbre, encollé «à la gélatine, s’y prête encore moins que le papier glacé où l’écriture se conserve à la surface.
- Quand on veut transporter l’écriture à l’encre usuelle, il faut avoir préparé d’avance du papier et de l’encre, sans cela on ne fera rien de bon.
- Une petite disgression historique dont j’ai été témoin trouve ici naturellement sa place.
- En 1816 et 1817 , l’inventeur de la lithographie faisait, à Vienne, des expériences sur une presse portative montée pour le prince Léopold. Ce prince est devenu grand-duc de Toscane.
- Quoique à cette époque Senefelder eut déjà pressenti et préditque le transport deviendrait la branche la plus importante de la lithographie, l’auto-graphie était èncore dans l’enfance, l’encre coulait difficilement, les épreur ves devenaient lourdes , empâtéss. Le prince lui dit : « Senefelder , ton invention serait complète si l’on pouvait écrire avec de l’encre ordinaire , car je n’ai pas pu faire une ligne de bien avec la tienne. »
- Lerlendemain, Senefelder apporta au prince du papier, il mit un peu de sucre et de gomme dans l’encrier , le prince traça quelques lignes ; deux à trois heures après on lui remit une douzaine de copies qui firent merveille à la cour d’Autriche.
- RECETTES.
- N° 1. Faites bouillir pendant 5 minutes dans un litre d eau, 10 centigrammes de noix de galle blonde en poudre ; décantez.
- Mêlez à 40 parties d’eau 5 parties de cette décoction et une partie d’acide nitrique.
- N° 2. Faites dissoudre dans un litre d'eau ^ 4 centigrammes de savon de Marseille. 11 faut prendre de l’eau potable ; sans cela, on ajoutera encore 2 grammes de soude.
- N" 3. Sur un litre d’eau, versez 2 centigrammes d’acide phosphorique.
- « 4. Cire vierge.........4 parties.
- Sel de tartre. . . . id.
- Suif. ........ id.
- Noir................. id.
- N° 5. Faites fondre dans 25 parties <1
- 4 parties de gornme laqueetune | tie de borax. Ajoutez un peu de [g de fumée pour colorer. Si c encre était devenue trop épa' • ^ on y ajoute de l’eau. On PÇU re mêler aussi avec une partie d ci chimique.
- N° 6. Prenez du papier sans colle, PaS|„rs-une légère couche d’amidon ; Ljj qu elle sera sèche, pressez lale 2 ou 3 fois sur une pierre finy*1 ^ grainée, mais d’un grain al8 ,jjn> On y dessine comme sur du v Pour décalquer, on fait comme le papier pour l’autographie.
- Nouveau mode de préparation caoutchouc et perfectionne dans la fabrication des tissus 011 f très produits dans lesquels on r entrer cette substance.
- Par M. W. E. Newton.
- Le nouveau mode de préparation ^ caoutchouc que je désire faire confl* tre consiste à combiner ce corps aV du soufre et de la céruse ou bl*. de plomb et à soumettre la comblé son ainsi formée à l’action de la cba,c ie à une température déterminée. pc ^ combinaison et cette exposition a chaleur modifient tellement les Prj\ priétés du caoutchouc, que cette si} stance ne se ramollit plus sous 1 aCt'r des rayons solaires, ou d’une chme artificielle à une température aU'ae sous de celle à laquelle elle a été sj} mise dans cette opération , c’est-à-é* une chaleur de 130 degrés centigraa ' et qu’elle n’est pas altérée par un a,i|e sement de température, et enfin q,lC j résiste à l’action des huiles grasseS’et celle de l’essence de térébenthine* . autres huiles essentielles qui sont dissolvants ordinaires, au moins a températures ordinaires. |a
- Quand on combine le soufre et céruse avec le caoutchouc, on peute s ployer des proportions variables de ^ ingrédients; mais celle qui m’a Pat) remplir le plus parfaitement le b' ' celle dont j’ai cherché, autant que P° sible , à me rapprocher dans les coi binaisons que j’ai faites, est la sU vante :
- Je prends vingt parties de caOa chouc, cinq de soufre et sept de cçru* je dissous le caoutchouc comme à '. e dinaire, dans l’essence de térébentn^e
- ou autre essence , et je broie la cer
- ainsi que le soufre aussi à l’essen^ térébenthine, sur un marbre co
- de
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- ainsi es Cou!eurs« Ces trois ingrédients, On PreParés et mélangés sont, quand feUj|i ut ,etl former une table ou une es» n„ ‘Rendus aussi également qu'il
- e sur une sur*ace un‘e ou sur
- ^ilern G ^sse ’ (*onl on Peut *a s®Parer 0*)jet rr,aisje préfère, pour cet que •’ 'ctofie faite d’après le procédé at!en;f Va’s décrire dans cet article, dCss 11 pue le composé qu’on étend piüs Sen détache plus nettement et ^Proprement que sur tout autre, dans ICu dissoudre le caoutchouc le SoU!?e essence, on peut incorporer qu’il ,re et la céruse , broyés ainsi d’être dit, avec cette sub-àCa.e a l’aide de cylindres chauffés ou d’n anPrer, qui la réduisent en feuilles on epnisseur quelconque, ou bien f0rtL ,U1; faire adhérer ce composé ainsi cm,.e a la surface des tissus ou des tetfe différentes espèces. Du reste, pf£ r^uière de réduire le caoutchouc Oîoy ro on feuilles et de l’appliquer, au lo,^e.a^e cylindres, est bien connue de p les manufacturiers. s0urUr faire disparaître l’odeur du je | <edans les produits ainsi fabriqués, Pot/6 *a surface avec une solution de petj,Ssei ou bien avec du vinaigre, une °uly ^oantilé d’une huile essentielle r u<> autre dissolvant du soufre. ten°irsque le caoutchouc préparé est i| Z, SUr les tissus ou sur les cuirs ,
- ï'ÿïr
- assç? exposé à s’en détacher par un oba yéger effort. Cette combinaison , l’qdhC*°nnant les fibres qui établissaient Sine rence ’ j’ai en conséquence ima-l'cq autre perfectionnement dans
- te„,| fabrication pour corriger cette decrnce, et à l’aide duquel la feuille <JWçhouc préparée, quand elle n’est dev- lixée sur un tissu ou sur un cuir plus propre à diverses appli-k que quand elle n’a pas reçu
- Po$ç6r‘ectmnnement que je vais ex-
- <es avoir formé ma feuille de ci'de 0,lc préparée comme je l’ai dit Cong.Ss,ls.’ sur un tissu ou un cuir quelle ]!j,e ' je l’enlève et la recouvre avec h «jatc de colon, telle que la fournit ti0l,. ;.m»e employée à cette fabrica-tre > Je couvre celte ouate d’une au-1U’0j.ÜUl°he de caoutchouc, opération sUiv,‘ Peut répéter deux à trois fois !>U f épaisseur qu’on veut donner
- Profit. On peut, de cette manière, %js,lre une matière d’urie faible 6(HppUr, mais très-résistante, qu’on lier ale a recouvrir des boîtes, à re-1 *s livres, à des emballages, etc. I^ue ce composé de caoutchouc, ’irre et de céruse, soit qu’on l’em-
- ploie seul sous forme de feuilles, soit qu’on l’applique à la surface d’un autre produit manufacturé, a été complètement séché dans une chambre chauffée, ou par une exposition au soleil ou à l’air, il faut soumettre les produits à l’action d’une haute température qui peut varier depuis 100 jusqu’à 175 degrés centigrades, mais qui, pour mieux assurer le succès de l’opération , doit approcher le plus près qu’il est possible de 130 degrés. Ce chauffage peut s’opérer en faisant passer les produits sur un cylindre chauffé, mais il vaut peut-être mieux les exposer à une atmosphère d’une température convenable ; ce qui s’opère parfaitement bien à l’aide d’un four construit convenablement, avec des ouvertures par lesquelles ou introduit les tissus en les faisant avancer sur des rouleaux.
- Quand ce chauffage est exécuté sur des feuilles détachées du composé indiqué ci-dessus, il faut le laisser sur les formes ou tissus sur lesquels on les a moulées, afin que ceux-ci puissent les soutenir, attendu que le ramollissement qui a lieu pendant ce travail, est tel, qu’elles ne peuvent pas porter leur propre poids. Si la température excédait même 130 degrés, il faudrait que l’exposition à la chaleur fût prolongée le moins possible.
- Un produit perfectionné de ce genre est celui auquel j’ai donné le nom de tissus cannelés, côtelés, plissés ou cordés au caoutchouc. Ces produits se fabriquent en découpant les feuilles de caoutchouc en lanières étroites ou fils, ayant de 0, 5 à 1 millimètre de largeur, à étendre ces lanières sur une planche ou table suivant des directions parallèles à une distance, entre elles, de 6 millimètres, plus ou moins. A cet effet, la table est garnie à chacune de ses extrémités de chevillesfautour des quelles les lanières sont accrochées ou bien passent pour être ramenées suivant une direction parallèle, ha dilatation de ces lanières ou le tirage à exercer sur elles, doit être suffisant pour leur donner à peu près deux fois la longueur qu’elles peuvent avoir dans leur état naturel.
- Dans cet état, on place deux lés de tissus ou autre matière de longueur et largeur suffisantes et chargés d'enduit au caoutchouc préparé, un de chaque côté des lanières étendues, l’enduit en dedans. Ces lés sont mis en contact l’un avec l’autre , les lanières entre deux, ce qui s’opère très-promptement en passant une espèce de polissoir en métal
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- oxi en ivoire le long de chacune des lanières.
- Après avoir ainsi indiqué d'une manière générale la fabrication à la main des tissus côtelés et cordés au caoutchouc, je décrirai une machine nouvelle qui en facilite considérablement la fabrication.
- La fig. 3, pl. 61 est une section verticale et longitudinale de celte machine.
- La fig. 4 en est un plan, A,A est le bàtrde la machine à étendre ou ourdir les lanières de caoutchouc, et auquel on peut donner une grande longueur/, soit Ü5 à 30 mètres, mais qu’on a brisé en deux endroits pour ne laisser voir que ses extrémités et sa portion moyenne. B,B’ sont deux cylindres à calandrer , ordinairement en métal, entre lequels les deux doubles de tissus chargés d’enduit au caoutchouc préparé et les lanières étroites et étendues de caoutchouc naturel doivent passer. Ces cylindres, ainsi que d’autres dont il reste à faire mention, peuvent êtré portés sur un bâti particulier C,C placé à l’extrémité de celui A,A. Dans la fig. 3 , ce bâti C,C est représenté avec toutes les pièces qu’il porte en coupe verticale d’avant en arrière et par le milieu ; D,D sont deux ensouples autour desquelles sont enroulés les tissus qui doivent passer entre les cylindres B,B’et renfermer entre eux les lanières tendues a,a de caoutchouc, b,b représente les tissus dans leur passage des rouleaux D sur les cylindres B.
- Autour du cylindre B’ et d’un rouleau de tension E circule une toile sans fin c,c qui consiste en tissu gommé en laine ou autre matière élastique destiné à amener, en contact parfait dans toute leur étendue, les deux doubles ou les lès de tissu enduits de caoutchouc sur les lanières tendues de cette matière. F est une portion d un appareil de tension, porté par des vis G,G pour tendre la toile sans fin c,c. H,H deux autres vis pour régler la distance à mettre entre les cylindres, 1,1 un chariotqui repose sur les pièces longitudinales ou joues du bâti de la machine à ourdir et Je long desquelles il peut voyager d’une extrémité a 1 autre , sans pouvoir se jeter à droite ou à gauche à cause des guides qui le retiennent.
- C est sur une traverse J,J que porte le chariot qu’on attache l’extrémité de toutes les lanières a,a; dé là elles passent sur un rouleau cannelé K qui maintient leur parallélisme, ainsi que leurs distances respectives. Pour tendre ces lanières des courroies L,L attachées au
- chariot I passent sur des rouleaux M* à l’extrémité de la machine, pour s ? rouler plus bas sur les extrémités d . arbre transverse, N. Enfournant0
- arbre les lanières peuvent être tendu à un degré quelconque, etlorsqu’ils a|s de fabriquer les tissus cordés, co® ou plissés, le chariot 1,1 avance vers ^ cylindres B,B’ avec une vitesse éga* celle de la périphérie de ces cylindre j semblable à celle avec laquelle ceux-" entraînent les tissus enroulés sur ,.| ensouples D,D. Le tissu, à mesure q° se forme, descend en 0 en quittant cylindres.
- Au lieude la disposition'préceden ’
- j’ai parfois construit la traverse .V ^ manière à constituer un cylindr° . gorge; alors je réunis les extré®1 de chacune des lanières a,a p°u0 5 former autant de boucles ou ïa.n,?res
- sans fin qui passent autour des cylind J, J, sur le rouleau K,etreviennentsO jj
- le cylindre B. Le tissu, à mesure q“ quitte lescylindres, au lieu de descend en O, estdans ce cas ramené sous Ie CJ lindre B au rouleau J,J. La dist*1^ entre ce rouleau et les cylindres dans cette disposition être éga® a ^ moitié de la longueur de la pièce tissu dans son état de tension. Le tJ une fois terminé, on l’enlève de des la machine en le coupant en tra^e Suivant cette dernière disposition» chariot I.Ine se rapproche plusdes0? lindres pendant l’opération, et le ro®ea J.J tourne simplement sur Iui-®êI1“t après que les lanières qui l'enton® ont reçu la tension convenable par 1a tion dés courroies L,L. 'e
- La fig. 5 représente un déclic P1?^, sur l’arbre M pour maintenir la te°sl des fils.
- On sent qu’on n’est nullement l®.r5ll dans l'emploi de la matière ou du 5 qui doit constituerles lèsou les do1® dont on veut couvrir les lanières oü ^ fils , mais qu’on peut employer c U[1 qu’on juge le plusconvenable à fai0.e5£. produit cordé, cannelé, côtelé oupljS Une des faces , par exemple, peut0 ^ sister en un cuir mince , et l’autre en tissu de coton ou autre. J’ai souvent e ^ ployé des rubans de soie d’un côté Ç* l’étoffe de coton de l’autre, ®alS général il faut se servir d'un tissu b* coup plus large que le ruban, et *°crX que l’article est sec, le découpe0 J(J bandes de telle largeur ou sous forme qu’on désire.
- Quand leproduitest terminé, °nhjflC lève de dessus la table ou la ®af!era où il a été fabriqué. Aussitôt q° 1 , (ili retiré, la contraction des lanières.0
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- caoutchouc le plisseront dans toute 0tl étendue, etquoique le même degré e contraction s’exerce sur les tissus ux-naêmes, leur surface restera lisse ^mparativement, et le tout présentera •,n,e apparence cordée ou côtelée , fort legante en elle-même, et qui de plus Possédera un certain degré d’élasticité ®.°rné seulement par le degré d’exten-10n qu’on pourra faire subir à la soie , J*Çoton, ou autre matière peuélastique î|?ais contractée qui constituera l’exté-il?Ur ou les deux doubles du produit abriqué.
- &e la gravure photographique.
- se rappelle sans doute que M. H •zeau s’occupe depuis longtemps des ÿens de transformer les images pho-^.Scaphiques en planches gravées or-
- • v.-j, propres à être soumises ..
- ^pression, atin d’en tirer ainsi un "''and nombre de copies. Ce savant a c j^e déjà adressé depuis 1842 , à i’A-, demie des sciences, des dessins pho-^5raphiqueg remarquables, fruits de .premiers es-ais , et une note où il diquait sommairement l’ensemble des recédés qu’il avait mis en usage pour s obtenir ( Voir le Technologisle , 5e jinée, p. 535). Depuis celte époque , yizeau a perfectionné ses moyens j exécution. Nous allons rapporter ici renseignements qui sont parvenus à etre connaissance sur le mode d’opé-Der qu’il suit actuellement dans ses Recédés de gravure photographique. e<i. Appelons d’abord que le procédé j . basé sur les faits suivants dont on la connaissance à M. Fizeau.
- ^/-.Un acide mixte composé d’eau. e,aetde nitrique , de nitrate de potasse de sel commun en certaines propor-dds, étant versé sur une image da-perrienne, attaque l’argent pur, eu giflant un chlorure de ce métal, et .Affecte pas les parties blanches pro-jdites par le mercure, mais son action est pas jongUe durée. Alors, par \> traitement avec l’ammoniaque ( de Ammoniaque contenant déjà du chlore d’argent en solution est préférable dr cette opération) le chlorure d’ar-î; dt est dissous et enlevé par des lava-| p,' et le métal se trouvant de nouveau état nu ou délivré de chloride , on s dt l'attaquer ainsi plusieurs fois de dite avec le même acide. Cet acide agit à chaud qu’à froid, talr ^omme toutes les surfaces mé-mques se recouvrent promptement, "Uaud elles sont exposées à l’air libre,
- de matières grasses ou résineuses, il est nécessaire , pour que l’action de l’acide sur l'argent pur ait son plein et entier effet, que la surface soit entièrement purifiée; ce qui s’opère par l’emploi de l’alcool et de la potasse caustique.
- 3. Lorsqu’une image photographique est soumise à l’action d’une solution concentrée bouillante de potasse caustique, avant d’être attaquée par l’acide, l’état de la surface se trouve modifié de telle façon que l’acide épargne ou réserve dans les parties qu’il attaque un grand nombre de points qui forment le grain de la gravure.
- 4. Quand l’effet de l’acide n’est pas suffisant, on , en d’autres termes , s’il n’a pas mordu assez profondément, on augmente l’effet à l’aide du procédé qui suit. On encre la plaque comme les imprimeurs font pour les planches ordinaires , mais avec une encre siccative ; lorsque celte encre est suffisamment séchée , on polit les parties blanches de la plaque et on la dore par les procédés èlectrotypes connus. On lave alors avec la potasse caustique; on mord avec un acide qui n’attaque pas l’or, mais seulement le métal dans les parties qui, ayant été garanties par l’encre, n’ont pas reçu de couche d’or. A l’aide de ces moyens la gravure est complétée, attendu que par l’action de l’acide seul, on ne parvient pas généralement à mordre assez profondément.
- 5. Pour protéger la plaque contre les effets de l’usure produite par la manœuvre de l’impression, on emploie le procédé suivant. La surface de la plaque est recouverte d’une couche très-mince de cuivre par voie èlectrotype, avant de soumettre à l’impression , et, lorsque cette couche ou pellicule de cuivre présente elle-même des signes d’usure, on l’enlève en plongeant la plaque dans l’ammoniaque ou un acide faible , qui, par voie électro-chimique dissout le cuivre sans affecter le métal qui est dessous ; alors on cuivre la plaque de nouveaa par les mêmes moyens, et, en cet état, elle est propre à donner de nouveaux tirages. Cette couche nouvelle doit ainsi être renouvelée autant de fois que cela est jugé nécessaire.
- Voici maintenant la description du procédé entier , qui se divise en deux opérations consistant en une gravure préparatoire et une gravure pour finir.
- Gravure préparatoire. Il est nécessaire d’avoir, pour cette opération, qui est très-délicate, 1° une solution saturée de potasse caustique ; 2° de l’acide nitrique pur à 38° de l’aréomètre de Baume ( poids spécifique 1,33) ; 3° une
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- solution de nitrite de potasse composée 100 parties d’eau et 5 parties de nitrite en poids ; 4° une solution de sei commun composée de 100 parties d’eau et 10 parties de sel en poudre; 5° une solution faible de chlorure ammoniacal, d’argent avec excès d’ammoniaque ; ce chlorure doit être dissous dans 15 à 20 parties d’eau pure. Dans la description du procédé , cette solution sera appelée chlorure ammoniacal d’argent; 6° une solution faible d’ammoniaque renfermant 4 à 5 millièmes d’ammoniaque liquide; cette solution prendra le nom d’eau ammoniacale;7°une solution faible de potasse caustique , renfermant 4 à 5 millièmes de la solution saturée et qu’on appellera eau alcaline ; 8° une solution composée d'eau 4 parties, solution saturée de potasse 2 parties, alcool 1 partie, le tout en volume. Cette solution sera désignée sous le nom de potasse alcoolisée ; 9° eau acidulée composée d’eau 100 parties, et acide nitrique 2 parties en volume.
- Indépendamment de cela, il est nécessaire d’avoir trois capsules ou assiettes en porcelaine assez grandes pour contenir la plaque et recouvertes avec une plaque de verre dépoli de manière à ce que l’air ne puisse y entrer, et deux ou trois autres capsules qui n’ont pas besoin d’être couvertes ; deux ou trois entonnoirs en verre pour laver la plaque , et deux ou trois pinces en verre sous la forme d’une cuiller ou de pelle pour tenir la plaque quand on la plonge dans les solutions, ou qu’on l’en retire afm de ne pas y toucher avec les doigts.
- La plaque photographique est soumise au procédé de gravure après avoir été lavée à 1 hyposulfite de soude, puis ensuite à l’eau pure.
- Premier procédé pour mordre sur la plaque. Il faut mettre les solutions suivantes dans des capsules en quantités suffisantes pour couvrir la plaque : 1° eau acidulée ; 2° eau alcaline ; 3° potasse alcaline dans les capsules couvertes ; 4° potasse caustique dans une capsule couverte ; eau distillée.
- La plaque ayant été saisie avec les pinces en verre est plongée dans l’eau acidulée et agitée pendant quelques secondes, puis introduite dans un entonnoir en verre où on la lave à l’eau distillée , on la reprend avec les pinces et on la plonge dans la capsule qui contient la potasse alcoolisée. Cette capsule est alors couverte d’une plaque de verre, puis chauffée à l’aide d’une lampe à esprit-de-vin jusqu’à environ f»Ü" C. La plaque doit rester dans la capsule une demi-heure, pendant la-
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- quelle la solution est chauffée de leinp* à autre et agitée. Durant ce temps» 0 prépare la solution acide, suivante qu 0 _ appellera acide normal et qu’on com' pose ainsi qu’il suit : eau 600 partie»» acide nitrique 45 parties ; ces prop°r tions sont en volume. L’acide nortn^ doit être versé dans une capsule couverte d’une plaque de verre, et WJ quantité suffisante doit être réserve dans le flacon. ;
- Quand la plaque a été immergée dan la potasse alcoolisée pendant une de® heure, on la retire de la solution l’aide des pinces en verre et on plonge immédiatement dans l’eau fdcaf line et on agite assez vivement; de elle est portée dans l’eau distillée,
- Cela fait, la plaque est plongée d®1 l’eau acidulée où on l’agite pendan quelques secondes : alors on la _ dans l’acide normal, et lorsque la Pja' que a été immergée quelques second^ dans cet acide, on l’enlève avec les P111' ces, en ayant soin qu’elle soit couvert autant que possible avec la solution, on la place immédiatement en position horizontale sur un support, puis verse dessus autant d’acide normal o flacon que la plaque peut en recevoir » on chauffe alors avec la lampe à espr'f' de-vin, mais sansatteindre le pointd°' bullition. Pendant cette opération, 1 convient d’agiter l’acide sur la plaqP® en le pompant et le seringuant de noU' veau à l’aide d’une pipette ou d’un.e seringue en verre. Après deux ci tro>s minutes, on enlève l’acide , la plaquC est mise dans un entonnoir en veri'e et lavée soigneusement d’abord à l’eaa ordinaire, puis ensuite à l’eau distu lée. (B).
- Alors, sans laisser la plaque sécher»
- on la place sur les doigts relevés de >a
- main gauche, puis on verse dessus ave° la main droite un peu de chlorure art1' moniacal d’argent qu’on promène sm toute la surface en balançant la m®°' La solution est renouvelée jusqu’à Ç® que le chlorure formé par l’action d° l’acide soit dissous ; la plaque est al®? lavée en y versant une grande quant'10 de liqueur ammoniacale , puis après n° peu d’eau distillée. (C).
- Avant que la plaque sèche, on la ®ot dans la potasse caustique, et la capsu,e étant placée sur un support, la potass0 est chauffée jusqu’au point d’èbulliti°nj alors on laisse refroidir. (D), et reco®'’ mençant l’opération de nouveau de ^ à D on obtient une seconde morsure » puis réitérant les opérations A et B, l,°e troisième morsure. La plaque est al<>r* séchée, et dans cet état les partit
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- gç^res s°ttt remplies de chlorure d’ar-
- Perçue est alors polie jusqu’à ce ttie t Part*es blanches soient parfaite-se ? • PUreset brillantes; ce polissage et .ll ayec du coton et de la ponce ; pi;,Ulte le chlorure d’argent qui rem-je les parties noires est nettoyé par est décrits en B et C. La plaque
- 6e ?ecf^e’ mais auparavant il convient afin a- ter ^gerçaient avec le doigt Wa dcnleyer ^es Parbes noires jus-Soluff ^mdres traces de corps in-a6h‘ Pourrait généralement y
- termerer- La gravure préparatoire ainsi adu !a<“e ’ *a P^que a l’apparence d’une
- c^eUse C tr^S ~ d^cale ct tr^s ~ Peu
- conrfa-nmo'ns ’ s* ^opération a été bien ^ent 6 e*' a r®uss* 5 ode est suffisam-pre .aPPr°fondie pour permettre l’im-c°Pies°n d un nom^re considérable de
- >laa?,!l<i"efoi.s- au lieu de traiter la la g avec la potasse bouillante dans fèsirSlde » on Peut obtenir le même Port at en PlaÇant la plaqne sur le sup-cha a couvrant avec la solution et lUsft î>-lnt avec lamPe à esprit-de-vin, r^H’iàce que la potasse, par l’évapo-" 0n passe à l’état de fusion ignée.
- les Ce I?0Yen Ie grain ést plus fin, mais at. Parties blanches ne se laissent plus Pu?r-
- 6ert!^ ou dernière morsure. Cette h>rere opération exige les mêmes «tri que ceux ci-dessus indiqués,
- PhV,Une encre siccative , faite avec de îa ** *e de lin rendue très-sicccative en la j.1 Sa»t bouillir suffisamment avec de Oojj! , arg« ; on peut l épaissir avec du ® lampe calciné.
- lues aPPareiI électrotype et quel-pia SlMutions pour dorer et cuivrer la
- eufr °de d'opérer. La plaque doit être j>|a de même qu’on le fait pour les '‘eti es d’imprimerie, en ayant soin de (je ayer les parties blanches avec plus Oï» du à l’ordinaire. On la place c}ja dans une chambre suffisamment séch • e ’ Jusqu’à ce que l’encre soitdes-letfln Ce ex‘8e P^us 00 m°b>s de ^U’on ’ Suivant la nature de l’huile 6eSsj at>ra employée. On peut hâter la Maciü tion de * huile en chauffant la la^o posée sur le support avec la Pi-Q^ ymais la dessiccation lente est le rede Je plus sûr et le plus parfait. tleUo^Ue l’encre cst bien sèche, on , e,‘ Dor de nouveau *es parties blanches I (leu bssant la plaque avec du coton et j P°nce, ou autre corps pulvérulent [ te Technologiite. T. VI. Janvier — 1845.
- à polir.Un tampon de coton ou autre matière recouvert avec un morceau mince de caoutchouc ou de peau est très-propre à cet objet. Quand la plaque est polie, elle est prête à recevoir la couche électro-chimique d’or qui doit en protéger les parties blanches.
- Dorage. Le dorage s’obtient par l’un des moyens électrotypes si variés qu’on connaît aujourd’hui. La seule condition indispensable est que la surface obtenue par la précipitation ne soit pas sujette à être attaquée par aucun acide faible. Une solution qui remplit bien cette condition, est celle qu’on prépare avec 10 parties en poids de ferro-cya-nure de potassium , 1 partie de chlorure d’or et 1000 parties d’eau, qu’on emploie avec une batterie galvanique. Pendant le dorage, il faut placer la plaque dans des positions variées, afin de régulariser le dépôt du métal. Dans quelques cas, le dorage peut être rendu plus parfait, en recouvrant la plaque avec une couche mince de mercure avant de plonger dans la solution d’or.
- Lorsque la plaque est dorée , il faut la traiter avec la potasse caustique bouillante , à l’aide du procédé déjà indiqué pour la gravure préparatoire, afin de la débarrasser de toute l’huile ou encre desséchée qui remplit les traits ou cavités. Après cela on lave, sèche, et lorsque l’huile employée a été épaissie avec du noir de lampe, la surface delà plaque est frottée avec de la mie de pain, afin de la nettoyer et d’enlever tout le noir restant; alors les parties blanches étant couvertes et protégées par un vernis non sujet à être attaqué et celles noires se trouvant découvertes et propres, on peut faire mordre à l’eau forte sur la planche à la manière ordinaire des graveurs.
- Cette opération s’exécute sur le support, et non pas en immergeant la plaque dans la solution.
- Avant d’opérer celte dernière morsure , si la gravure préparatoire n’avait pas bien réussi, et que la plaque n’eût pas encore acquis le grain nécessaire, on pourrait le lui donner à l’aide des divers procédés employés dans la gravure à l’aqualinte.
- Avant de soumettre la planche à l’impression, il est nécessaire, ainsi qu’il a été dit précédemment, pour assurer le tirage d’un nombre illimité de copies, de la protéger par une légère couche de cuivre qu’on y dépose par voie électro-chimique. Autrement l’impression userait promptement la plaque. Cette couche doit être extrêmement mince, pour ne pas détruire le fini de la u
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- gravure et le poli (les parties blanches. En cet état cette planche peut être remise à l'imprimeur.
- Après qu’on a obtenu un certain nombre de copies, on s’apercevra que la couche de cuivre est enlevée dans certains points; dans ce cas, il faudra la renouveler et en appliquer une autre. A cet effet, la plaque doit être purifiée et nettoyée avec la potasse chaude, et plongée dans un acide faible composé ainsi qu'il suit: Eau, 600 parties ; acide nitrique, 50 parties ; acide nitreux des graveurs , 5 parties ; le tout en volume. Cet acide dissoudra la couche de cuivre, et la plaque étantcuivrée de nouveau par le moyen indiqué ci-dessus, on pourra une seconde fois la soumettre à l’opération de l’impression ; et, comme rien ne s’oppose au succès de la répétition de la même opération, on conçoit qu’on pourra ainsi obtenir un nombre de copies tout à fait illimité. La couche de cuivre peut aussi être enlevée à l’aide de l’ammoniaque caustique.
- La plaque photographique gravée par ce procédé peut également être reproduite et multipliée par voie électrotype, de même qu’une planche gravée ordinaire.
- De l’amphilype , nouveau procédé photographique.
- Par sir John Herschel.
- J’ai, en 1842, publié un mémoire sur l’action du spectre solaire sur les couleurs végétales, dans lequel j’ai indiqué un procédé à l’aide duquel on peut obtenir des images positives , qui ressemblent parfaitement aux épreuves de gravures qu’on fait avec l’encre ordinaire des imprimeurs (voir le Techiio-logiste , 4e année , pag. 110) ; j’espérais , à cette époque , être promptement en mesure de perfectionner ce procédé et de le réduire à un ensemble simple et bien arrêté de manipulations propres à en assurer le succès ; mais tout capricieux que soient, comme on sait, les procédés photogéniques , celui-ci s’est montré, sous ce rapport, tellement rebelle, et en ajoûtant à cela le peu de temps que j’ai pu consacrer à son élude, que j’ai jugé qu'il était préférable d'en donner une description d’une manière générale et sous la forme ou dans mes mains il a souvent réussi, et parfois à un degré très-éminent, plutôt que d'en différer la publication à une époque oû je lui aurais fait subir
- des perfectionnements qui ne se rea seront peut-être jamais.
- D’ailleurs, j’ai fait celte commun cation non pas tant seulement s°uS„ -3 rapport de ses résultats , qui touiem ne manquent ni d'intérêt ni de benul^ que pour faire connaître les habitué curieuses et très-compliquées que ^ fer, le mercure et le plomb aflectcj dans cette circonstance, en un m° ’ pour apporter mon tribut à la scieu nouvellement créée de Yactino-chvjd' Le papier propre à produire des ges amphitypes peut être prépare s avec le ferro - tartrate , soit aveC ferro - citrate de protoxide , °u peroxide de mercure , ou de toxide de plomb, en se servant de |a de ces sels, ou bien par des appâ tions successives des nitrates des des respectifs séparément ou mélau» sur un papier, alternant avec des lutions de ferro-tartrate ou de fer,,e citrate d’ammoniaque (tartrate et dlr ammoniacal de fer), les dernières s lutions étant appliquées en dernier > et en plus ou moins grand excès.
- J’évite à dessein de donner des P*, portions , attendu qu’il m’a été imP1^ sible encore d’en fixer aucune avec moindre chance de succès. , ,
- Le papier, ainsi préparé et sec fournit une image négative en un tel,(JlJ qui varie d’une demi heure à cin<| ja six heures, suivant l'intensité . v,r lumière, et l’impression produis e rie relativement au ton, depuis u ^ image pâle et faible qu’on a Pe‘nerp discerner, jusqu’à une image de f, chesse et de l’abondance la plus tu veilleuse , tant sous le rapport du ris que des détails , et où la couleur un brun velouté magnifique. 5e Cette richesse extrême d’effets j|C |, produit jamais à moins que le P1^. ne soit présent, soit dans les u'« \e dients dont on fait usage , soit * papier lui-même, et elle n’est ainsi que je l’avais supposé à 1 on? e, à la présence de l’acide tartrique $ Les images en cet état ne son1 permanentes ; elles s’effacent même U‘^s l’obscurité, quoique avec divers de»-j| de rapidité; quelques-unes (surtout *e y a présence de l’acide tartrique.0^, l’acide citrique libre) en qdelquesjÇ^f tandis quedàutres restent sans s’a
- pendant des semaines entières et eé»ef
- même des années avant de s’eU'g. complètement. Mais quoique en» r ment disparues en apparence , 'eS ,L.s, ges ne sont en réalité que doruu*'! a,r et on peut les faire revivre en a(j géant toutefois leur caractère b 0
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- caraetére positif cl leur couleur du r> en noir dans les ombres) par le P‘°0c^é suivant.
- Pet'i* Pr^Pare un bain en versant une tr | eT^ntité d’une solution de perni-tilpp e lliercure dans une grandequan-cin'r au el e" laissauL déposer le pré-Pue desous-nitrate. C’estdanscelte li-3v^Ur<lu un plonge le dessin (débarrassé loin S°'n et a plusieurs reprises de ^ les bulles d’air qui le couvrent) Qu(M’^n 'a'sse immergé jusqu’à ce
- soit (s* elle est encore visible)
- e«\ e,nlièrernent détruite , ou si elle est paac.ee ’ iu?1u’â l’instant jugé suffisant pr' ? Pratique qu’ont déjà fournie de contes expériences, terme sou-àle -marclué Par l’apparence d’une fai-«clatlmase Ç^iüv® de couleur jaune du , 1 > qui ressort sur le fond jaune ‘“fe ?» Papier.
- (plu 3ut souvent beaucoup de temps but flear? semaines) pour atteindre ce W lna\s *a chaleur accélère celte ac-’ qui est souvent ainsi complète Quelques heures.
- ^ cet état, l’image a besoin d’ètre rÇg 'froment lavée et plongée dans de O.Pnre et chaude, puis séchée. Alors a repasse soigneusement avec un <lom cl)auffé au point de ne pas en-tesi a^er le papier, qu’on place du 4*. afin d’éviter de l’écorcher, entre lis^nbles de papier blanc, doux et
- C'*
- alorCe Pr°cédé a réussi. on possède Part une iutage bien développée et jja,!ernent noire.
- cott 9rr*Ve le plus communément que °P m ma?e tout entière est empâtée 'Hsn •'dée à un tel point qu’on est retn e a la condamner comme entiè-manquée et gâtée ; mais en la «tJ^ant entre les feuillets d’un livre cette out dans une atmosphère humide, e*lr. ^aculature disparaît par degrés ga»ee^,ement lents, et l’image se dé-tit^ îj elle-même en augmentant con-ap. .'enient en netteté et en clarté, pc^Uit d’acquérir l’effet exact de l’é-euiVtVe sur papier d’une planche de j«Uih'e > uiais plus ou moins teintée de
- ÜV4!'-
- Vçs leera* remarquer ici que les èpreu-qpe ,s.Plus belles et les plus uniforme* dp piaî® pu me procurer, l’ont été sut lait[ç Pler, préalablement lavé avec cer-Co,1stj|Préparali°ns d’acide urique qu ^*01 Un élément photographique Sa,tls s remarquables et des plus puis
- de l’image négative pri . dojj nest pas un indice de celle qu’or Uendre pour l’image positive.
- C’est d’après la production par la seule et même action de la lumière d’une image , soit négative, soit positive, suivant les manipulations consécutives, que j’ai désigné ce procédé dont je viens de donner une idée sous le nom d’amphitype, qui m’a été suggérée par F. Talbot, auquel j’ai communiqué ces résultatset c’est aussi à ce procédé, ou à cette classe de procédés , qui, je n’en doute pas, conduira, si ou le poursuit, à quelque brillant résultat, que je propose de restreindre le nom en question , quoiqu’il s’applique peut-être d’une manière plus propre peut-être encore au procédé suivant, qui me parait excessivement curieux et remarquable , et dans lequel l’argent joue un rôle.
- J’ai déjà annoncé il y a peu de temps un mode pour produire, à 1 aide d’une solution d’argent, combinée avec l’acide ferro-tartrique, une image dor^ mante qu’on fait vigoureusement surgir en une impression négative , en soufflant dessus , ou en y projetant de l’air humide. (Voir 4me année, page 111).
- La solution décrite alors et qui, à cette époque, était déjà vieille de plusieurs semaines, a, pour le dire en passant, conservé sa limpidité et toutes ses propriétés photographiques sans altération pendant toute l’année qui s’est écoulée depuis, et est aus>i sensible aujourd’hui que jamais, propriété extrêmement précieuse. Or, quand une épreuve (celle par exemple qu’on prendrait d’une gravure) est prise sur du papier blanc avec cette solution , elle ne présente aucune trace d’image sur l’envers, soit que celle sur l’endroit ou face supérieure soit développée ou non ; mais si pendant que l’action aetinique est encore toute récente sur l’endroit, c'est-à-dire aussitôt qu’on a soustrait à la lumière, l’envers ou le dos est exposé pendant quelques secondes aux rayons solaires, puis qu’on transporte dans un lieu obscur, on voit apparaître avec lenteur et graduellement une image positive, qui est le complément exacte de celle négative sur le côté opposé, quoique manquant un peu de netteté, surtout si le papier est épais, et cette image acquiert, eu une demi-heure ou une heure, une intensité considérable.
- J’ajouterai qu’onpréparel'acide ferro-tartrique en question en précipitant le ferro-tartrate d’ammoniaque, par l’acétate de plomb et décomposant le précipité par de l’acide sulfurique étendu.
- Enfin, quand on se sert du plomb dans la préparation du papier arnphi-
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- type, les parties sur lesquelles la lumière a exercé son action, deviennent à un très-haut degré imperméables à l’eau et à lhumidité.
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- Sur les papiers photographiques.
- Nous avons fait connaître , dans un N° précédent (voir page 11 ), un nouveau procédé photographique , auquel M. Iïunt a donné le nom d’énergiatype. Il paraîtrait que beaucoup de personnes ont échoué dans l’application de ce procédé, à cause du degré différent de solubilité de l’acide succinique des diverses manufactures. En conséquence, M. Hunt conseille, si on veut réussir , de faire dissoudre 4 grammes d’acide succinique dans 32 grammes d’eau distillée , et de n’ajouter la gomme et le sel qu’après dissolution parfaite.
- Du reste, de nouvelles recherches lui ont démontré que la propriété qu il a indiquée chez le sulfate de fer pouvait être appliquée à toute autre espèce de papier photographique. Ainsi un papier simplement lavé au nitrate d’argent donne en quelques minutes de bonnes images à la chambre obscure , et des papiers au chlorure de sodium , au bromure de potassium , et particulièrement à l’iodure de potassium , fournissent des images en moins d’une minute. Les plus belles images qu’on produise en ce genre sont celles qu’on obtient des papiers couverts avec de l’acétate , du benzoate , du citrate d’argent et autres sels organiques de ce métal. Ces dessins se fixent par un lavage à l’ammoniaque modérément fort.
- M. Grove vient aussi d’indiquer un nouveau procédé photographique , à l’aide duquel on peut produire des images par une seule opération.
- Les papiers préparés avec l’iodure de potassium, le nitrate d’argent et l’acide gallique , absolument comme si on voulait préparer du papier calotype, suivant le procédé de M. F. Talbot (voir le Technologisle, 2e année, p. 486 ; et 5* année , p. 310 ), est abandonné à lui-même jusqu'à ce qu’il noircisse. En cet état, on le lave avec l’iodure de potassium en solution , et on le plonge dans 1 acide nitrique étendu d'eau , puis ori l’expose à la lumière. En quelques minutes , on parvient à se procurer ainsi de fort jolies copies de gravures.
- Nouveau procédé photographe
- Dans ce procédé qu’on doit à M-Wood, on commence d’abord V plonger le papier dans de l’eau c tenant deux gouttes d'acide chiorhy que par 100 grammes d’eau. E,lS ^ on le lave avec un mélange de 3 gr3 ^ mes 75 de sirop d’iodure de cuivre • ^ deux ou trois gouttes d’iode dans ^ 20 grammes d’eau. On sèche aveC)nj^ papier buvard et on lave le plus formément possible avec une ,s0 jsün de nitrate d’argent composée à ra de 0 gram. 75 de ce sel pour 30 g13 mes d’eau.
- Appareil nouveau pour la galv<tn° plastique.
- M. Enzmann, en se livrant à des vaux de galvanoplastique , a remar(J je ainsi que beaucoup de physiciens e . praticiens l’avaient du reste fait a' „ lui, que l’inconstance des effets jj obtenait avec les appareils, Pr0.ve.!jl(]e surtout de l’action inégale du Mgj, excitateur sur les surfaces métalhQ^jt et que le courant électrique conser la même intensité, tant que la sU^rait du zinc restait nette et ne se recon ‘ pas d’oxide. 11 a donc cherché en ct séquence, à l’aide de brosses en c0.11^ avec le zinc , à conserver toujours 8 p lui-ci une surface découverte et lique, afin de produire un c0„$e électrique constant pendant une l°no période de temps. e((e
- Pour réaliser mécaniquement c .fe idée, il a pris une caisse rectangulj| a en bois, sur les bords de laquelle .jt fait rouler sur les grands côtés un V cylindre qui sert d’arbre ou axe e certain nombre de disqués de cUj|j et de zinc. Sur un des petits côtes’ ^ établi à vis un montant qui p°ri|e 0jé brosses fines, et sur le côté nP^ d’autres montants qui portent le®.j |e$ ces à ressort qui servent à étabto communications, et à l’un vient aboutir le fil conducteur- ‘jfe la caisse en bois s’en trouve une en cuivre de même aire, mai® scCite vant à une hauteur moindre; ^ ^ caisse en cuivre est partagée en r, compartiments, suivant sa par une cloison poreuse mastni 0,i Dans l’un de ces compartimente plongentlesdisquesde cuivre, on ^,,5 la solution de sulfate de cuivre, c ^ je l’autre où sont disposés les disq1 zinc, on remplit avec l’eau acido
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- por* °n ^a^‘l ainsi plusieurs cloisons . «uses, on peut donner plus d’cner-fois*111 c,°urant électrique, pourvu toule-4jn (lu °n fasse suivre alternativement 7jnc* suit : cuivre, zinc, cuivre , ^onr)’ etc’’ et (lu on un second fil c„iv Ucteur qui parle de la caisse en pbis est grand le nombre des |a Plesi et plus aussi est considérable l°p^antilé d’électricité qui se dévc-
- chin eSf C*a'r tlu a *’a‘^e de celte rna" Hon 6 ( e conlacl bien simple, on peut le (jS^.u*ement accroître autant qu’on Wn'SlFe 'a 9uant'lé d’électricitc déve-
- nant r ’ ma*s (ïue’ P*us ’ en tour-liq béquemment les disques métal-^4 es sur leur axe, à l’aide du cylin-Ses SUr. lequel ils sont enfilés, les bros-'leux'f1 se tr°uvent appliqués sur les rass *aces des disques de zinc, débar-fait ^ c,e métal de tout l’oxide qui au-set Pu s’y former, que sa surface con-conv touj°Urs toute sa netteté, et par &>rd ^Ue,,t> que le courant électrique We Une force égale bien plus de la , ’ qu’on ne pourrait le faire avec
- conr?Upart ^es aPPareils qui sont
- Al°»la
- de galvanoplastique des pièces d'orfèvrerie.
- Va' •
- à h.'Cl, dit-on , le procédé qu’on suit tyiq ^eiingham dans les ateliers de Par ’^kington lorsqu’il s’agit de mouler d’0rf,v°'e galvanoplastique des objets g e'rerie en or ou en argent. ïjjPPesons qu’on ait fait en cire un q„> e‘e parfaitement arrêté de l’objet Pût ? Se Propose de reproduire par dê-par niétail précieux. On commence le Jai°oler le modèle en plomb,etdans Pror]0'1'6 ei1 Plorab qu’on a fait on re-dèie 1111 erJ relief par le coulage le mo-Pass 60 *a*ton Ce modèle en laiton relui ia*ors par les mains de l’artiste qui ^sir ,ne tout Ie degré de fini qu’on Hi0ü, ’ et avec lui on fait un second rajt e > non pas en sable qui constituent Une mauvaise surface de dépôt, laq,? ^ une composition élastique dans etlQ « entre la gélatine, le caoutchouc effet '^ues autres substances. A cet c|la \ modèle est introduit dans un sit|0 ,s dans lequel on verse la compost fri diaude et fondue. Quand le tout ô’ür) r°'d la dépouille s'opère aisément c'té(j Seu*e P‘éce, attendu que l’èlasti-pfcj^tte composition est telle, qu’elle ^t‘ilit'e<!tabandonneavec la plus grande cre‘e luutes les parties saillantes ou es du modèle, ce qui serait im-
- possible avec une matière moins flexible.
- Quand ce nouveau moule est refroidi on y coule un troisième modèle dont la matière consiste en une combinaison de cire, de suif et de phosphore, et le modèle ainsi formé constitue la surface sur laquelle doit avoir lieu un premier dépôt galvanique du métal. Dans cet état, on enlève avec facilité le moule élastique de dessus la pièce moulée eu composition et celle-ci est alors transférée dans la chambre ou doit s’opérer ledépôtducuivre,etoùune vaste cuve, des vases renfermant le liquide préparateur, et une batterie adjacente fournissent les moyens de déposer du cuivre sur la surface du modèle de composition. Dans la cuve, il y a une solution de cuivre , dans un vase adjacent une autre solution de nitrate d’argent. Le choix de tous les ingrédients a fait l’objet d’une longue série de recherches et est tel, que le phosphore contenu dans la composition provoque un léger dépôt d’argent dans la solution nitrique.
- Cette opération terminée, on prépare l’objet pour le soumettre à un nouveau • dépôt galvanoplastique, et à cet effet on le plonge dans une solution de cuivre. Le courant galvanique agissant alors de la manière connue, décompose la solution métallique et précipite le cuivre rendu libre sur la surface du modèle ou plutôt de la couche délicate d’argent qui le recouvre, en le chargeant d’une enveloppe de cuivre métallique plus ou moins épaisse , suivant les circonstances souslesquelles onopère. De même que lemodèleen composition ou en cire n’était qu’un noyau pour le cuivre , de même le cuivre à son tour n’est qu’un moule pour précipiter définitivement en or ou en argent l’article en question , et ce noyau ainsi que ce moule doivent être détruits successivement.
- Enfin , lors que le dépôt du cuivre est suffisamment épais , la composition à la cire est fondue à l’aide de la chaleur, et laisse un moule ou coquille de cuivre dont l’intérieur est une représentation exacte en creux du modèle en relief en cire. Ce mouleen cuivre, après une nouvelle préparation, est plongé dans une solution d’or ou d’argent, après que son intérieur a été préparé pour recevoir le dépôt de métal précieux, et que l’extérieur a été protégé contre le dépôt au moyen d’une composition de réserve dont la formule nous est inconnue. L’argent ou l’or se dépose donc également dans tout l’intérieur de ce moule, sur une épaisseur
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- qu'on peut réglera volonté, et quand on juge le dépôt suffisamment épais, on enlève la pièce, et le tout est jetté dans un acide étendu qui ronge peu à peu le cuivre sans attaquer l’or ou l’argent. On a donc ainsi une pièce d’orfèvrerie en or ou en argent pur d’un beau modèle, et qui n’a plus besoin que de recevoir les autres façons qu’on donne ordinairement à ces pièces pour les achever.
- Moyen pour soumettre les objets les plus délicats aux procédés galvano-plastiques.
- On éprouve souvent des difficultés pour appliquer la plombagine sur les objets qu’on veut soumettre aux procédés de la galvanoplastique, surtout lorsque ces objets sont délicats et présentent de nombreuses anfractuosités : non-seulement on perd beaucoup de temps à ce travail et on détériore les objets, mais il arrive souvent aussi qu’il est des parties où l’on ne réussit pas à faire pénétrer la plombagine , et qui par conséquent ne se recouvrent pas de métal. Pour obvier à ces inconvénients , M. L.-B. Ibbetson unit une partie de plombagine avec une solution de phosphore dans de l’huile, et y plonge l’objet qu’il s’agit de soumettre au procédé électrotype. Cet objet se recouvre aussitôt d’une couche mince de plombagine . sur laquelle se dépose une couche brillante et parfaitement uniforme du métal précipité (1).
- Nouvelle Baratte.
- Il s’est formé depuis quelque temps en Irlande plusieurs sociélès agricoles qui ont pour but unique les perfectionnements à apporter, dans ce pays, à la fabrication du beurre. Quelques-unes de ces sociétés, qui ont déjà fait des expériences comparatives entre les barattes ordinaires et une baratte dont on doit l’invention à M. A. Rowan, directeur de la fonderie de fer de Boagh Ballyclare , en Irlande, paraissent en
- (1) Il paraît que depuis quelque temps on se sert avec succès de ce procédé dans les ateliers de MM. Elkington de Birmingham, et si nous sommes bien informés, on n’aurait pas même besoin d’employer la plombagine pour la dorure et l’argenture ; le phosphore seul, appliqué en solution sur les pièces provoquerait un dépôt des métaux précieux qui, une fois commencé, peut être porté à telle épaisseur qu’on juge convenable. F. M.
- avoir porté un jugement favorable- ^e. avantages qu’on a reconnus à ce nou'^ instrument sont de produire non-seule-
- ment un beurre pîus abondant
- ma,s
- aussi de bien meilleure qualité dp celui que donnent les barattes altero ^ tives ou à mouvement circulaire cou tinu actuellement en usage. r
- Dans une des expériences faites P l’une de ces sociétés , 91 litres de >a
- ont
- barattés avec la nouvelle machine fourni 170 grammes de beurre en Çj" que la même quantité de liquide trait avec la baratte ordinaire. Le beur était également beaucoup plus ferrnf.g d’une saveur bien plus délicate, et ce fermeté ne présentait pas cette dure ou cette sécheresse si commune en les beurres fabriqués par les inoye ordinaires,
- Voici les raisons auxquelles on adrI bue ces résultats favorables : l
- 1° Avec les machines ordinaires closes , la température de la crêrn® besoin d’être élevée par une addh1® d’eau chaude jusqu'à 20 degrés cen ^ grades, pour que le beurre puisse bi^ se séparer du liquide , tandis qu’aV la nouvelle baraite, le beurre se sépaJ parfaitement entre 14 et 15 degre ’ réduction de température due à ^ circonstance que cette baratte est 5 partie ouverte à l’atmosphère sur s parois latérales, et à ce qu’un c°ura.,e constant d’air frais la traverse à ch<dlu instant. ,
- 2° Après que le beurre est sépar® j| lait dans les machines ordinaires
- continue à être battu par les ailes .. volant batteur jusqu’à ce que le ba^c, tage soit terminé, ce qui lui ^al quérir cette sécheresse dont on se p|a te à juste titre, tandis que dans la bara re de M. Rowan , aussitôt que le beO1 f se sépare du lait, il est abandonneP.r les ailes du batteur et vient se relI0,j en avant d’une vannette ou écluse ; ^ l’on peut le recueillir à mesure qu 1 forme. pt]a
- Voici maintenant la description c figure de cette baratte. .qe
- La fîg. 6, pi. 64, est le plan de c machine , après qu’on en a enlevé • cure qui recouvre le volant batia*1. a]e La fig. 7, une section longitud*? j. de cette machine par le milieu du » leur.
- La fig. 8, une autre section traflr. verse par le centre du même batte oll a,a est une boite ovale ellipti<1ue ie d’une forme analogue qui constij0 j, corps de la baratte; F, une cio!* longitudinale qui laisse un passage n j aux deux extrémités ; C, un arbre 4
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- c ,.e Slir des coussinets portés, d'un l’am ’ Par ^a Paroi de la boîte A, et de aileo ^ar ^a c'°'son F; , sont des Clir CS Inon^es sur cet arbre; G, l’ar-voie °u, °ouvercle du batteur; J, un l'art!11 établi sur le bout extérieur de ri’,,® C, et qu’on manœuvre à l’aide üne manivelle H.
- 0n °rsqu’on veutprocéderàunbattage, commence par remplir la boîte A de 0n Iï|e jusqu’à la ligne D , fig. 7 et 8 ; batt 3Ce couvercle ^ sur les a'lcS du la eur- puis on imprime, à l’aide de #jl ^nivelle H, un mouvement à ses ç;r s ’ flui déplacent la crème et la font fbrm’ > ^ans *e canal co,lf,be R,R,R , cloi 6 a l’iulérieur de la boîte par la a-®0?, circulation qui s’opère dans la cction des flèches.
- par ^ leurre commence à se sé-la rfr < U ’ 0 cst *e m°ment, pour ser i Sonne ^a't 1° battaSe * d’abais-des 3 Van"ette ou écluse E un peu au-s°usde la surface du lait, manœuvre p* arrète le beurre qui surnage au çnSSa8e , et le force de se rassembler traa!autde celte même vannette. Le ra 'a,l du battage continue tant qu’il se semble du beurre en avant de la
- Va»nette.
- est facile de voir, du reste , que la (|, actnre de cette baratte et son mode dg dori sont empruntées au modèle tur a P*le hollandaise à défiler et tri-(juer les chiffons dans la fabrication !>a PaPier, mais cette imitation est infuse. F. M.
- ^°dification au procédé d’amalgamation des minerais d'argent.
- %
- fV);i
- a prétendu et démontré d’une
- Tü0il®re assez satisfaisante, que dans le pl ' *? d’amalgamation ordinaire em-j>ç au traitement des minerais d’ares au Mexique et au Pérou, le cuivre con dans *es tortas ou tourtes, se ^'««ssait en oxichlorure ou chlo-rin» ( 0x'de de cuivre. M. T.-C. Bow-Ijç^» qui a beaucoup étudié sur les t9(j x ms procédés d’extraction des mè-d; * Pcécicux. dans l’Amérique méri-<j’e'la*e» admettant lofait, a proposé <]0 a‘P.I°yer directement l'oxichlorure SuiiUltVre au l*cu de Ie f°rmer Par une t6(1 e ue manipulations longues et coû-tr0! es,‘ ?ar ce moyen, assure-t-il, on a et jVe économie de temps, de travail à ç e Matériaux, et en outre on a pu, fort6 clu'I paraît, recueillir une plus fur? ,ProPortion d’argent. L’oxichlo-e de cuivre se prépare de la ma-
- nière la plus facile et la plus parfaite , en exposant du protochlorure de cuivre à l’action de l’atmosphère, ou en plongeant du métal amené à un état très-fin de division dans une solution faible de sel. Ce procédé a été mis à exécution sur une grande échelle avec succès dans le district de Guadalupe.
- Perfectionnement apporté à la structure du cubilot.
- Depuis quelques années, le cubilot de la fonderie royale de Berlin avait été alimenté avec de l’air chaud dont on élevait la température en le faisant passer à travers des tuyaux autour desquels jouait la flamme du gueulard ; ces tuyaux, à ce qu’il paraît, ne tardaient pas à se brûler ou bien ne retenaient plus l’air. Leur reconstruction étant devenue nécessaire, il y a quelque temps , M. Schmahel a eu l’idée de les supprimer et de les remplacer par un seul tuyau annulaire creux qui entoure le fourneau à l’extérieur, dans lequel on fait arriver le vent de la soufflerie et qui le verse dans l’ouvrage par 12 petites tuyères disposées sur un même plan horizontal. Ces petites tuyères, dont les buses ont environ 2ô milli-| mètres de diamètre, sont percées dans les briques réfractaires mêmes de la chemise du fourneau. Pour nettoyer ces buses, et en même temps pour observer la marche du travail, M. Schmahel a pratiqué sur la surface convexe de l’anneau creux de fonte autant d’ouvertures correspondantes à ces buses et fermées par des tampons annulaires dans lesquels est serré un disque de verre et portant une poignée à l’extérieur. Le fourneau ainsi construit four rut la même quantité de fonte que précédemment, et lorsqu’on employait l’air chaud avec une seule grande tuyère. Il présente en outre cet avantage, que la fusion y est extrêmement rapide , ce qui est très-important lorsqu’il s’agit de fondre de grosses pièces, parce que dans ce cas on peut remplir successivement de fonte deux ou un plus grand nombre de grandes poches avant que le métal de la première commence à se figer. De plus, la fonte est moins cassante et donne des objets d’une plus grande densité que lorsqu’on employait l’air chaud.
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- Préparation de Veau t'égale.
- Par le docteur Kaiser.
- Les nouveaux procédés de dorure qui se sont si promptement propagés, la manière de fixer les images photographiques à l’aide des dissolutions d’or, et bien d’autres applications, ont depuis quelque temps rendu fréquemment nécessaire la préparation de l’eau régale pour dissoudre le métal précieux. l)ans cette préparation, il convient d’avoir égard, d’un côté, à la force de l'acide chlorhydrique, et de l’autre, à celle l’acide nitrique dont on veut se
- servir pour former son eau re?® ?_ue régler, d’après le poids aréometriq de chacun de ces deux acides, la Qua tité qu’il faut en prendre pour av0,!f >e eau régale de force parfaitement eg et suffisante. jj
- La force des acides , comme on s ’ peut se déduire de leur pesan ^ spécifique, et l’opération se fait c? munément à l’aide de l’aré.oi]10 . de Baumé. Nous allons donc, sul* les degrés que marque cet in8* ment, indiquer les proportions dans quelles il faut mélanger lesdiîs aci pour avoir l’eau régale dont on a soin.
- A 100 PARTIES Il faut ajouter en acide nitrique de
- en poids
- d’acide chlorhydrique
- 42° 38° 34° 29“ 24° 19®
- de la densité. __ -
- 25 degrés 108 126 150 184 218 2 8
- 23 94 108 130 154 190 246
- 20 82 96 114 136 168 218
- 18 72 84 100 118 146 190
- 16 62 72 86 102 126 163
- 13 1 52 60 72 86 106 136
- Admettons qu’il s’agisse de préparer de l’eau régale pour dissoudre de l’or ou du platine, on n’aura pour cet objet qu’à plonger un aéromèlre de Baumé dans les deux acides qui doivent le constituer, et qui sont plus pesants que l’eau à une température de 18° G., à en constater le poids aréométrique , puis à chercher dans la table le poids
- des quantités qui doivent êtremélan^ pour obtenir cette eau régale. Ainsi :L suppose qu’on ait acheté de l’aCI chlorhydrique à 20°, et de l’acide a trique à 19°, on voit de suite dan® table que sur 100 parties en poids premier de ces acides , il faut ajoü j 218 parties aussi en poids du seco pour avoir l’eau régale qu’on désire-
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- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- JecHonnement dans les machines u métiers propres à la préparation f coton et autres matières textiles Vant la filature en fin.
- ParM. R.-R. Jackson , filateur.
- eruT P(;r^ectionnements s’appliquent «ter m*er ^euaux machines à carder, des ' s?c.ond heu aux broches et ailettes,
- 0 *etiers en gros et bancs à broches rat]P és dans les procédés de prépa-
- chin Perfectionnement dans les ma-cati es a carder consiste dans l’appli-lind n el 1 empl°i d’un rouleau ou cy-a re de construction particulière qui cv °Ur but de nettoyer le tambour ou ïqu] re principal de la machine. Ce (]e eaü est pourvu d’un ruban étroit qu’on tourne tout autour en desc • ,^’une base à l’autre, et qui est a aS'r constamment sur le tam-Çl) raQiesure qu ils circulent ensemble toypCo»tact, et par conséquent de net-r le tambour continuellement d’un Van1 a l’autre et non pas par inter-Hai es ' ainsi qu’on le pratique ordi-Qeuient.
- tard ^eut » au ^eu d’un P61*1 ruban de de<! k ’ eiuployer si on le juge à propos pProsses fines.
- jH^°Ur un tambour de 0m.90 de dia-aVoi ? ce nettoyeur spiral pourrait pC,env»ron 0m-20 de diamètre , et de la y:.1* doit être disposé et circuler avec laitP esse nécessaire pour nettoyer par-agi Qlent le tambour, c’est-à-dire pour dansSUr tous les points de sa périphérie r°ul Un temPs requis ou donné. Ce c0 eau nettoyeur peut être mis en fja> act avec le tambour, en tel point du p ..Ie juge convenable au-dessous n^re déchargeur et recevoir son parKVenient par un engrenage de telle j® Motrice de la carde qu’on désire, no» Perfectionnements apportés par banè a^x métiers à filer en gros et aux tnicjA? broches s’appliquent en pre-diSpf beu à une construction et à une qjption de ces métiers à l’aide des-on ?s on raccourcit les broches, et Porte are celles-ci les ailettes qui '"ttre 1 lacune une roue d’angle ou OioUv etlgrenage qui leur imprime un déDpne»ient de rotation distinct et in-bnt ftdant de celles de la bobine. Le f>rèVp.ncipal de cette disposition est de ’tonn r *es vjbrations des broches, de er plus de facilité au mouvement
- alternatif vertical pour charger les bobines, ou pour enlever celles ci lorsqu’elles sont chargées de ruban ou de mèche.
- Ces dispositions dans les métiers en gros étaient déjà connues , mais elles ne paraissent pas avoir encore été mises en pratique ; voici celle que nous avons adoptée.
- Fig. 9, pl. 64, est une vue en élévation d’une broche avec son ailette faisant partie d’un métier en gros ou d’un banc à broches.
- a est la broche qui est fixe et vissée sur la barre de support h ; c est la bobine enfilée sur la broche à l’aide d’un écrou de serrage d fixé sur un pignon d’angle e que commande une roue d’angle f, montée sur l'arbre moteur,»/ lequel s’étend sur toute la longueur de la machine et fait marcher toutes les bobines de la même manière ; h,h est une ailette à pression du modèle ordinaire, qui est suspendue aux barres i et j et assujettie sur un tube ou guide h ou mieux fait corps avec lui. L’ensemble de ces pièces fait enrouler la mèche l sur la bobine par l’entremise d’un engrenage conique m,m et d'un arbre de chasse n ou par toute autre disposition appropriée.
- Cette disposition pour renvider et donner le tors à la mèche peut-être adoptée pour les métiers à broches horizontales tout aussi bien que pour ceux à broches verticales.
- L’ailette est pourvue d’un anneau métallique o qui retient les jambes de cette pièce et les empêche de s’écarter par l’effet de la force centrifuge, lorsque la machine fonctionne avec une grande vitesse, ce qui permet de la faire marcher avec une vitesse supérieure à celle ordinaire sans qu’il en résulte d’effets fâcheux. Une petite calotte sphérique qu’on voit dans la coupe fig. 10 est placée au-dessus de l’ailette pour empêcher que l’huile qui sert à lubrèfier celle-ci ne tombe sur la bobine ou ne coule le long des jambes. De cette manière l’huile se déverse sur la barre j où l’on peut l’enlever.
- Rien n’est plus facile que d’imprimer un mouvement alternatif vertical à la partie inférieure de la machine, c’est-à-dire aux bobines, aux broches, à leurs barres, chariots et engrenages, par les moyens ordinaires employés pour produire cet effet, qu’on a représenté au pointillé dans la fig. 9.
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- Lorsque les bobines sont chargéesde mèches, et qu’il s’agit de les démonter et de les enlever, il n’y a qu’à abaisser la barre inférieure ou de support b, qui fait sortir les broches des bobines; on enlève alors celles-ci à la main, on les remplace par des bobines vides, et on remonte les broches, ainsi que la barre, qu’on arrête à sa place.'
- Les fig. 11 et 12 représentent d’autres modifications apportées à l’ailette des métiers à filer en gros et que je considère comme un perfectionnement sur celles à pression ordinaires qui sont bien connues. On y voit que la diffé rence consiste simplement à donner au compresseur a la forme d’un petit levier pendant, attaché le long de la paroi d’une des jambes de l’ailette, la pression s’opérant par le secours du ressort b qu’on peut placer au-dessus ou au-dessous du centre de rotation c. A l’aide de cette modification de l’ailette dépréssion, onsedispense ducom-presseur à éperon, on effectue plus rapidement l’ajustement, et enfin on évite d’enrouler la mèche autour de cet éperon du compresseur, ce qui a lieu fréquemment, tiraille et vrille la mèche.
- La fig. 12 est une modification de la disposition précédente dans laquelle la forme particulière et l’application du ressort b , ainsi que la pression de la jambe libre a se trouve considérablement , sinon complètement égalisée dans toute l’étendue du diamètre pendant la formation de la bobine. En at tachant un petit tube à la jambe libre a, on peut se dispenser du tube libre à partir de l’articulation ou du centre de rotation.
- Perfectionnements dans les machines à étirer, réunir et filer le coton et autres matières textiles.
- Par MM. J. Champion et Th. Marsden, constructeurs.
- Il n’y a pas de fîlaleur et de praticien qui ne sache que, lorsque les fibres du coton et autres matières textiles abandonnent les laminoirs ou cylindres étireurs, il faut exercer sur elles une certaine tension ou un certain tirage pendant l’opération de la torsion ou tors, et que plus cette tension est égale, plus aussi le fil présente de l’égalité dans sa torsion, et par conséquent plus il est fort et de bonne qualité.
- La throstle ou continue ordinaire laisse beaucoup à désirer sous ce rap-
- port. Dans cette machine, on sait qu a recours à une différence dans la v1' tesse de la broche, de l’ailette et bobine pour renvider le fil sur cet dernière; or, d’après ce principe» broche a une tendance constante a e traîner la bobine avec la vitesse suiva laquelle elle tourne elle-même. , On a proposé un grand nombre moyens pour modérer la vitesse de bobine et produire la différence de v tesse requise ; mais, quoique la broc puisse bien entraîner la bobine en donnant sa propre vitesse, il est cepeI dant des moments ou elle ne t tionne pas du tout ( attendu que c seulement par son adhérence dans cavité percée de part en part dans corps de cette bobine qu’elle peut définitive opérer). Or, si cette de nitre circonstance vient à se présent > le fil doit, ou bien entraîner la J50®1 dans son mouvement de circulation » casser ; il est plus présumable, nea moins, lorsqu’il s’agit de fibres ela tiques comme celles du coton, que j fil se trouve alors filé plus fin, ce <1 donne un produit de grosseur inégaljj Par conséquent toute variation dans force appliquée par la broche P° faire tourner la bobine se trouve rej tée sur le fil, et par suite, la tensi ^ ou le tirage varient à chaque instan le tors se trouve lui-même réparti d u manière inégale: il peut bien y a'’ le nombre voulu de tours sur la [ gueur totale du fil, mais ces tours s° distribués inégalement sur sa surfa / Nous avons voulu remédiera ces o fauts, et pour cela nous proposons faire exécuter à la bobine un cert _
- nombre de révolutions en rapport a ^ la finesse du fil, en laissant au ” soin d’opérer sur cette bobine le n° f bre de révolutions requis pour don le tors à une tension convenable- je, vitesse de la bobine s’accroît nature -j ment avec son diamètre , et on P°ural)d supposer qu’il en résulte un plus gra^ tirage sur le fil ; mais la pratique a montré le contraire, et la diffefC‘ de vitesse entre la bobine non et lorsqu’elle est chargée est exti’C®,, ment faible, et pas plus de 1/90® surfCc nombre moyen de fils. Le fil eXCu0-donc un plus grand effort sur la v[6 bine à mesure que celle-ci aug®6!^ de diamètre, attendu que la force °P à une plus grande distance du ce^fLe cette bobine. Enfin, la force centré et le moment d’inertie s’accroisse» ia, mesure que la bobine augmente de mètre et de poids. Ces observa»^ bien comprises, nous allons d a»
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- Puis*SCr k 9arac^re dc n°tre invention, tiAn en Présenter ensuite une descrip-
- ll0a complète.
- Par°US nous sommes d’abord proposé, Sjtj Une application nouvelle de dispo-Irodn*S matcrielles et mécaniques, d’in-dans l’étirage des matières fi-DatySes » un rouleau de pression d’une qUe re nioins sujette à se détériorer lUellCeUX ^a*ts avec *eS substances ac-S|1«j enaent en usage, et en même temps UneSatïUnent élastique pour procurer Sur .Sllrface d’adhérence sur le cylindre l’efî » u.e^ d presse, propre à produire ‘et désiré.
- 5jjj a second lieu , une nouvelle dispo-Hj a et combinaison dans le méca-à il/ei[appliquée au principe de filature le n -Pslle ou continue (c’est-à-dire t0lv!lncipe suivant lequel le fil est en-t0f ,e sur une bobine à mesure qu’il ,est sion ^ et propre à produire une ten-pju ’ ou mieux un étirage plus ferme et leau <e§ulier du fil qui se rend du rou-d’ a,la bobine, et en même temps WlUérir une vitesse accélérée de la che sans vibration.
- etlfig. 13 et 14, pl. 64, sont des vues Perr -at*on et en coupe de nos broches ti0 ^données ainsi que des améliora ^Ue nous y avons apportées, û’an Ct- ® sonl ,e chariot et la barre to^Poi des broches qu’on voit dans iep S *es throstles ordinaires, E l’ai-Wu’n^ *a brQche ct F la poulie sur toijf "e passe la corde motrice qui fait Çe aer cette broche et cette ailette, p^ouvement est communiqué à la le Urle P.ar la corde ou courroie G, qui (g cÇoit d’un cylindre en étain H iï)e"‘ ^4 ). Le chariot A, non-scule-Maintient la broche , mais en caj e. est doué d’un mouvement verti-loQ^bernatif qui sert à renvider sur la Ce odeur entière de la bobine R. Sur co'^riot se trouve établi et faisant Htie Vec hd un tube I. assujetti par (lepCr°u J, et qui s’élève jusqu’au delà Çe .e,dbase supérieure de la bobine lt. ^1) e ®xe maintient non-seulement r°che , mais de plus porte un autre «st ’ Sur la partie inférieure duquel l^j. j? esquive sur laquelle est placée blje°.lIle R. Cette bobine n’est pas éta-si^ a demeure sur ce tube, mais pose p^îernent sur l’esquive , et le trou aidsr pans son corPs est uniquement c e librement sur la surface convexe e$<jü- tube. Le tube L, à l’aide de cette di-g 1Ve reçoit le mouvement du cylin-Cot\jen étain P, par l’entremis# d’une rleiir t>U courr°le O- cylindre supé-Itij Q f est en communication avec ce-teit mouvoir les broches par un
- engrenage 0, d’où l’on voit que les broches et les ailettes peuvent recevoir une certaine vitesse, tandis qu'on est libre d’en imprimer une autre aux bobines, et ces vitesses relatives peuvent être variées à volonté en changeant une des roues dentées de l’engrenage sur l’un des cylindres H ou P. On pourrait parvenir aussi au même but, en plaçant des poulies aux extrémités de chaque cylindre et en changeant leurs diamètres pour faire varier le tirage. Le tube inférieur fixe 1, représenté dans les fig. 13 et 14, en s'élevant ainsi à cette hauteur sur la broche, maintient celle-ci d’une manière plus ferme, et par conséquent permet de la faire marcher avec une vitesse plus grande sans avoir à craindre les vibrations.
- Les fig. 17et 18 présentent un modèle semblable aux fig. 13 et 14, si ce n’est que le tube fixe I ne s’élève pas à la même hauteur que le tube extérieur ou tournant, et que c’est la partie supérieure de ce tube tournant qui embrasse la broche.
- Leslig. 19et20offrentencorelamême disposition, à l’exception que le tube tournant L embrasse la broche haut et bas, et qu’on a établi un manchon à collet sur le chariot faire porter dessus le tube tournant.
- Dans les fig. 22 et 23 on a introduit une barre additionnelle G, et le tube tournant se trouvant maintenu par les barres A et C, non-seulement entraîne la bobine dans sa circulation , mais en outre donne plus de fermeté à la broche.
- Dans toutes ces figures le tirage sur le fil est produit par la différence de vitesse de la bobine, mais dans les fig. 15 et 16, la bobine est fixée à l’aide d’une goupille sur le tube tournant, et la différence est rejetée sur la partie supérieure de la broche et de l’ailette. Ces parties supérieures de la broche et de l’ailette sont portées sur une broche courte, maintenue et soutenue par les barres B et C.On imprime à celte petite broche la vitesse requise pour l’espèce du fil, et tout excès de vitesse dont on peut avoir besoin pour ce fil, est appliqué à la partie supérieure de la broche et de l'ailette qui sont emportées par Ip fil plus vivement qu’elles ne sont entraînées par la portion inférieure et indépendante de la broche.
- La fig. 28 fait voir un tube tournant attaché à la bobine et tournant avec la vitesse requise ; la broche, de son côté, tourne avec la vitesse utile, et l’excès de vitesse pour le tirage est emprunté à l’ailette qui est entraînée
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- avec une vitesse supérieure à celle de la broche. Cette ailette, comme on peut le voir, est établie sur la broche par le moyen d’une tige pénétrant dans une cavité percée verticalement dans la portion supérieure de cette pièce.
- La fig. 29 est la même chose que la fig. 1C>, seulement l’ailette porte ou une douille à l’aide de laquelle elle est ajustée et tourne sur la partie supérieure de la broche.
- Les fig. 30 et 31 présentent une ailette renversée fixée sur un tube tournant L, lequel est fixé lui-même et tourne dans un porte-colletordinairel. La broche tourne avec la vitesse nécessaire pour opérer le tirage, et la différence est produite sur la bobine qui est emportée par le fil avec une vitesse supérieure à celle avec laquelle la broche l’entraîne; la bobine, comme de juste, roule à frottement très-doux sur la broche D. Dans ces figures, la barre supérieure A est fixe, et c’est l’inférieure B qui, avec les broches et les bobines, jouit du mouvement alternatif nécessaire pour renvider le fil sur la bobine et produire des extrémités coniques semblables à celles des fusées que fournissent les Mulljennies. Tous ces systèmes sont mus par deux cylindres distincts ainsi qu’on l’a décrit précédemment.
- On voit dans les fig. 32 et 33 un tube tournant L , semblable sous tous les rapports à celui des fig. 13 et 14. seulement ce tube, n’étant pas mis directement en mouvement, ne porte pas d’esquive. Il est enfilé librement sur le • tube fixe I, et ne marche que par le frottement de la bobine qui tourne sur lui. Pour filer en gros et réunir, et dans le cas où on a besoin d’un fort tirage, ce système peut recevoir des applications; en effet, dans quelques cas où un tirage tant soit peu énergi que est de rigueur, le tube tournant pourrait être mis en mouvement dans une direction contraire à celle où tourne la broche; il ne faudrait même pas pour cela apporter de modification dans les dispositions indiquées, il suffirait seulement de changer de côté la courroie qui mène les tubes. On conçoit, du reste , que les fig. 32 et 33 n’exigeraient qu’une seule ligne dp cylindres ou de poulies en étain.
- Les fig. 25, 26 et 27 sont de vues en élévation , en coupe et en plan de notre rouleau de pression perfectionné.
- A est un arbre ou un axe sur lequel le rouleau est fixé, B une boîte pour recevoir cet arbre et fait corps à son extrémité avec une des joues E; G est
- un anneau conique percé d’un œil po« s’ajuster sur la boîte B; D sont de portions de cylindres reposant par rail qui fait corps avec eux sur 1 a'1' neau conique C; la surface convexe d ces portions de cylindres H s’étend su^ toute la largeur du rouleau de PreS sion ; E sont des joues pour embrassee. et enclore les pièces du rouleau, *UI* d’elles, ainsi qu’il a été dit, fait c°rç avec la boîte B, et l’autre est assujet1 à la première à l’aide de deux vlS ' G est une autre vis qui traverse laj°u extérieure E et le cône G, et qui, |°r qu’on la tourne, rapproche ou éloign^ plus ou moins les segments D du ccn tre du rouleau. Sur la surface de c segments est une couche de caoutchou^ ou autre matière élastique qui les couvre et qui est elle-même enyel°E pée par une feuille mince de métal • Il est facile de voir par cette de cription que l’enveloppe extérieure métal peut, dans toute circonstance» être tendue et rendue parfaitemÇ unie, ainsi que cela est nécessa1 pour la régularité du travail à 1a,a de la vis régulatrice.
- A?
- Perfectionnements dans la fildturf la laine, du coton et autres mütie1' textiles.
- Par M. E. Buxton.
- On peut réduire à quatre P0*ng principaux les perfectionnements ‘l'V je propose d’apporter dans la ffiat^ r des matières textiles, èt les énonc ainsi qu’il suit :
- 1° Soumettre la laine telle qu’elle s de la machine à carder à l’actio11 l’eau avant de la mettre en rubans en cordons. ;
- 2° Soumettre ces rubans à l’acl1
- de l’eau avant de les envoyer aux n13
- chines propres à les étirer et a filer.
- 3° Soumettre de même le coton, des mélanges de cotons , avec d’au1 ^ matières textiles tels qu’ils sortent |( la carde, «à l’action de l'eau avant d faire des rubans. e$
- 4° Enfin, exposer ce coton 0^je5 mélanges à l’action de l’eau avant de ^ faire passer par les appareils p°ur tirage et la filature. ajl
- Depuis longtemps, dans le traces du chanvre et du lin, on sature f matières avec de l’eau , afin de fad1 ^ la séparation des libres pendant cours des différentes opérations a j.e quelles elles sont soumises avant d
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- la herlies en ^s- 0° a de même ave °]Urre s°ie dans ses mélanges l'es C 6 cJianvre» le lin ou la laine, dans S(1l Procédés qii’on a fait subir à ces JD . ances pour les convertir en fil; qu?s Ie ne sache pas qu’on ait appli-lain Premièrement ce moyen à la
- bin ,e Seu^e ou au cototl Pur » ou com-.e avec d’autres matières textiles, la la" slructure des machines à carder aiiis'106’ ou *e colon scu* ou mélangé, chi ^u.e mo(le d’opérer de ces ma-pasnes,.étant bien connus, je ne pense soit nécessaire d’entrer, à leur Sg rY c*ans des descriptions, et il en fut) rn^me des machines à faire les et .aas ou les cordons, de celles à étirer fère 1 er> seulement mon procédé dif-iq .?n ce qu’au lieu de travailler ces tée leres a sec, ori les travaille satu-Co s avec de l’eau, et le moyen le plus üe i'enable pour cet objet, je crois, est de f1,r/aire traverser une auge remplie de T ''l'dde à mesure qu’elles sortent les 1 cafde, et à les y faire plonger en aa ^.assant sous des barres fixes placées 'dessous de la surface de l’eau, lain Passa8e des rubans ou cordons de ter coton Pur ou mélangé , à tra-]„ s l’eau, à mesure qu’ils sortent de )ç arde les améliore considérablement ; le&rs fibres ainsi humectées adhèrent de !?fles aux autres avec beaucoup plus q tenacité, au lieu de former une j’ PP.e sans consistance comme dans T'en procédé.
- d>, 1 pourrait employer beaucoup aJ(,Utres moyens que le service d’une ^bepour humecter d’eau les matières, j,s les résultats seraient les mêmes, q^-es rubans ou cordons ainsi préparés ljeilCnsuite besoin d’être filés, mais au tiaj les lder a sec * comme à l’ordi-av re > on les humecte encore d’eau q0'jnt de les faire passer par les lami-Üse ’ el c esl ce fi1111 esl facile de réa-dr(. en plaçant derrière les cylin-laqS’ une auge remplie d'eau, dans Pron 0n pl°nger les matières à jetées à l’aide de moyens propres (lg,8 Raturer de liquide , avant d’entrer tS les paire* de cylindres. iqe e filage humide améliore notable-sj 0n ,)es'Hfians ou cordons, surtout été • .applique aux matières qui ont s’aDGl.lrées par voie humide, mais il qqj v,1(ine aussi avec avantage à celles <icqu .aaraient été à sec et leur fait aussi )y ®rir de bons caractères.
- , aide de ce procédé. non-seule-r0 ' le fil devient plus solide, plus (le > plus uniforme , et produit moins
- Ures Perles temps, de plus, ce mode est moins per-
- J nîcieux pour la santé des ouvriers, attendu qu’on ne voit plus dans les ateliers ces matières légères flottant dans l’atmosphère et qu’on peut travailler dans des locaux plus ouverts à la libre circulation de l'air.
- Machine à raboter , planer, scier
- et débiter le bois et autres substances.
- Par M. E. Siieppard.
- Les perfectionnements que je propose dans le mécanisme ou l’appareil à raboter , planer, blanchir, scier ou débiter le bois et autres substances , consistent principalement dans l’application et l’emploi de fers ou outils tranchants rotatifs, tournant dans le plan de la surface sur laquelle il s'agit d’opérer, et entrant dans la combinaison d'une machine à raboter ordinaire (semblable à celle dont on se sert pour raboter le fer) pour exécuter les-dites opérations sur le bois.
- Afin de faire comprendre la nature de ces perfectionnements, je vais en faire l’application avec figures aux opérations qui ont pour but de planer ou blanchir, scier, mortaiser ou pousser des moulures.
- Fig. 34, pl.64, plan ou projection horizontale d’une machine ordinaire à raboter le fer appliquée à une semblable opération sur le bois avec les perfectionnements que j’y ai introduits.
- Fig. 35. Élévation longitudinale et latérale de la même machine.
- Fig. 36. Section antérieure et transverse de ladite machine , prise en avant de l’appareil tranchant.
- Fig 37. Autre section transverse postérieure prise en arrière de cet appareil.
- Comme la machine ordinaire «à raboter le fer est parfaitement connue et comprise, il est inutile d’en décrire les opérations en détail, je me bornerai donc ici à présenter la description de l’appareil perfectionné que j’ai fait entrer dans la combinaison de cette machine.
- A,A , plate-forme de la machine à raboter; B,B , chariot ou table sur laquelle en place la pièce en bois sur laquelle on veut opérer. C, C, montants latéraux ou bâti vertical , portant l’appareil supérieur à raboter ou couper, et tes coulisses ou guides verticaux D.D, ainsi que le coulisseau transversal E, E. F, F, autre coulisseau qui
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- porte l’outil tranchant latéral ou appareil à rainer. G, G, engrenages ordinaires avec appareil de renversement pour faire marcher la plate-forme à l’aide d’une courroie H qui provient du premier moteur.
- La planche, madrier, membrure ou pièce de bois sur laquelle il s’agit d’opérer est placée sur la table ou chariot B, à l’aide de verroux, de vis ou de toute autre manière, ainsi qu’on le voit en a, a et à mesure que ce chariot chemine eti avant, cette pièce a, a s’avance sous l’appareil supérieur à raboter ou à planer. Cet appareil est attaché à l’aide de deux poupées b, b au coulisseau transversal E,E et consiste en une broche ou lige verticale c portant une poulie de chasse d au sommet, et par le bas un disque circulaire ou porte-outil e e, qui est pourvu d’un nombre convenable de fers, lames, planes f, f, f, f disposés et ajustés pour s’adapter à la nature du travail qu’il s’agit d’exécuter.
- Une courroie g, g, passe autour de la poulie fixed, et en imprimant un mouvement de rotation à l’appareil, on plane, rabote ou blanchit la surface de la planche ou du madrier , à mesure que celte pièce de bois s'avance dans la machine, un seul passage étant en général suffisant dans un travail ordinaire et courant.
- Quand le travail est terminé, et qu’il s’agit d'enlever la pièce de bois , le chariot est ramené avec une vitesse supérieure à celle qu’on lui donne dans le travail , et on place une autre pièce pour la nouvelle excursion que va exécuter le chariot.
- Afin de dresser sur champ les planches ou les madriers aussi parfaitement d’équerre qu’il est possible, et simultanément avec les faces, ou bien pour pousser les rainures ou les languettes nécessaires dans les assemblages , il existe d'autres poupées, h, h , susceptibles d'ajustement et attachées au coulisseau de l’outil FF, qui portent d’autres tiges verticales i, i , pourvues également par le bas de fers ou d’outils tranchants k, k, et par le haut de poulies de chasse 1,1; et comme la courroie motrice g, g embrasse aussi ces poulies , il est évident que les outils k, k couperont ou plutôt languette-ront les laces latérales de la pièce de bois, dans le même temps et avec la même vitesse que le rabotage s’exécutera par les moyens ci-dessus décrits.
- La fig. 38 présente une modification dans cette disposition de l’appareil. On y voit des scies circulaires l*, C, em-
- nière
- jt
- ployer à rainer en même temps qu rabote, et qui remplacent les outils fers rotatifs k , k. .
- Le même mécanisme peut servir cilementà pousser des moulures ou a très profils sur bois, en donnant u . forme convenable à l’outil rotatiL ain qu’on le voit en élévation par côté da la fig.39,eten élévation pardevantda^ la fig. 40, où l’on a représenté un ou destine à cet objet, adapté à la d* chine ordinaire à l’aide de deux po,P pées m, m faisant corps avec le com^ seau FF, ou fixé par lui d’une ma""” ferme quelconque. Dans ce cas , est un arbre placé horizontalement , 0' l’outil ayant le profil de la m0. je qu’on veut pousser, et p la pourchasse qui doit tourner avec une rap dilé suffisante pour que l’outil marc avec rapidité. , • e
- Il me reste, avant de terminer, à fa1 remarquer que les planches , madrie membrures , etc., doivent être P°r et guidés dans leur marche à trav la machine par des galets, comme en voit en q, q, q, et que chaque bfL d’outil a besoin d'être pourvue ad d’une poulie folle, r, r, r pour faC1 jes la suspension du mouvement dan* parties fonctionnant qu’on veut arrêt
- Cisaille rotative des ateliers de sieurs Sharp , Boberts et cofflf" gnie, de Manchester.
- Cette cisaille, destinée à découp^j les tôles, et dont on fait usage dans ^ ateliers de construction que nous ' nous de nommer, est un outil extrêrd ment puissant. Nous en avons don une vue en élévation et de face dan . fig. 41, pl. 64, réduite dans le rapP de 4 centimètres par mètre. . uj La cisaille se compose d'un bâti, consiste en une plaque épaisse de >0 solidement boulonnée sur un bloc bois ou en pierre , et de montants , paliers robustes dans lesquels r°u1 deux arbres horizontaux E et F, c ^ cun dans ses coussinets. A leur eX -je mité , ces arbres portent deux r°u^ar-36 dents C et D, et plus loin sur i « bre E est calée une autre grande r°u-,r)e qui compte 63 dents , laquelle cngr e„ dans un pignon A de 14 dents , m>s r mouvement sur l’arbre qui le Portertsé' une roue à manivelle , et par quent entraînant dans ce mouveu les deux autres arbres E et F. ^ Du côté droit de ces arbres se ^ vent deux disques d’acier trempé a
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- sur obliquement et finement affûtés n eurs bords qui se touchent réci-«Çanent. C’est entre ces disques JL, *on place les planches de tôle M °n veut découper suivant une forme lô,fo,en mettant l’outil en action. Les SontS \es Plus épaisses pour chaudières facil,a'ns* ^coupées avec la plus grande je 'de. La vis qui vient butter contre Pré'^Ue 'n^crieur sert à ajuster avec Coi|Cls'on les deux disques , et on con-cisvn110bien il est facile de mettre celte die en action par la force de la va-r°u par celle de l’eau.
- Crûment micrométrique pour me-Surer (es corps avec une grande fuctitude dans les ateliers de conduction.
- cle ou limbe micrométrique jusqu’à ce que les extrémités des deux cylindres se touchent. Le nombre des tours et parties de tour nécessaire pour cela donne la largeur ou grosseur du corps qui a été interposé en cinq centièmes de millimètres, et puisqu’on peut aisément apprécier un dixième des divisions, on peut évaluer la dimension en cinq millièmes de millimètres.
- L’objet de cette invention a été de fournir aux ouvriers un instrument propre à donner des indications très-précises et peu sujet à se déranger dans le rude service qu’il doit faire dans les ateliers. Son exactitude, est telle, que par son secours M. With-worlh assure qu’on rend sensible la différence de diamètre entre deux cheveux.
- at) Î’.^Vhitworth, habile constructeur Qu’.’ lraPP® de l'extrême exactitude ^tep1 ex,Se aujourd’hui dans tous les l>a:,0rs de construction modernes dans ityj^ge et la précision des pièces des û’aili es e* des outds > et convaincu et Urs de l’imperfection des règles Sert S Autres instruments dont on se ve 1 Actuellement pour cet objet, a in-Cor P°ur mesurer les dimensions des titüîf So*ides avec une grande exacti-p0liae> un appareil particulier dont on eettfa Se *A‘re une idée suffisante Par I® courte description, et) j.aPpareil consiste en un bâti solide sées°Hte’ aux deux extrcmités oppo-itte duquel peuvent glisser transversa -t0 Al deux cylindres en fonte très-bien Cyjj es et du poli le plus parfait. Ces dire -re? sont m's en acl'on > c’est-à-l'ÿA doignés ou rapprochés l'un de Vjr re à l’aide de vis dont le pas a en-s0atl 1 millimètre de hauteur. Ces vis cés ^nœuvrèes par deux cercles pla-et jAux extrémités opposées du bâti, ret)0°nt.le plus grand a sa circonfé-®§a]e divisée en cinq cents parties cylin’ ^es extrcmités contiguës des iQeli res’ c est'a dire celles par les-de |-esds peuvent se rapprocher l'un (Suil Autre sont hémisphériques et ré-diath! À environ 6 à 7 millimètres de avQMlre’ buUt en cst P°b ct dressé p e plus grand soin. cet ;Ur Procéder à une mesure avec attt0 9strument, le grand cercle est est D|e Sur zéro, et le corps à mesurer lou,,' AÇè entre les cylindres , puis on deuv e a Pctifh roue jusqu à ce que les °Ppos * ndres touchent les deux côtés CnL'Cs du corPs* Alors celui-ci est ve et on fait tourner le grand cer-
- Résidance des convois sur les chemins de fer.
- Dans la dernière session de l’Association britannique , tenue à Cork en septembre 1844, M. Scott Russell a annoncé qu’il avait entrepris un très-grand nombre d’expériences sur le railway de Sheffield à Manchester, qui présente une longueur suffisante et des pentes ou plans inclinés très-rapides , dans le but de s’assurer de la résistance que les convois opposent au mouvement sur les rails en fer. Ces expériences ont été faites de la manière suivante :
- 1° Des convois de voitures vides ont été mis en mouvement au sommet d’un plan incliné avec une vitesse d’environ 48 kilomètres à l’heure, et on les a laissés descendre librement le long de ce plan.
- 2° Des convois de voitures chargées ont été soumis à la même épreuve.
- 3° Une locomotive avec son tender ont subi la môme épreuve en les lançant avec une vitesse de 50 à 60 kilomètres à l'heure, ct on a laissé descendre toute la longueur du plan sans attacher de convoi de voitures.
- 4e Une locomotive avec son tender à laquelle on avait attaché un convoi, a été pous«ée au sommet du plan incliné , et là on a laissé descendre librement par l’effet seul de la gravité.
- Ces diverses expériences , répétées à diverses reprises, ont fourni les résultats suivants :
- 1° La résistance qu’opposent les voitures sur un railway, quand il s’agit de faibles vitesses, n’excède pas 3kil-,627 par tonneau anglais (1012 kilog.).
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- 2n La résistance pour un convoi vide ou non chargé composé de 6 voitures , marchant avec une vitesse de 38 kilom. à l’heure , a été 8kil-,615 par tonneau.
- 3° La résistance pour un convoi chargé composé de 6 voitures, sous une vitesse de 48 kilom. à l'heure, a été 8kil ,615 par tonneau.
- 4° La résistance pour un convoi non chargé composé de 6 voitures, marchant avec une vitesse de 45 kilom. à ] heure, a été 9kll-,975 par tonneau.
- 5° La résistance pour un convoi chargé , composé de 6 voitures, circulant avec une vitesse de 58 kilom. à l'heure, a été 9kll-,975 par tonneau.
- 6° La résistance pour une locomo tive à 6 roues avec son tender. sous une vitesse de 38 kilom. à Iheure, a été 8kil-,615 par tonneau.
- 7° La résistance pour une locomotive à 6 roues avec son tender, marchant avec une vitesse de 45,5 kilom. à l’heure, a été 9kil-,966 par tonneau.
- 8° La résistance pour un convoi composé de 6 voitures vides, avec locomotive et tender, et sous une vitesse de 51 kilom. à l’heure, a été 9kil ,970 par tonneau.
- 9° La résistance pour un convoi composé de 9 voitures avec locomotive et tender et sous une vitesse de 58 kilom. à l’heure, a été 9kU-,970 par tonneau.
- M. Russel a fait remarquer que ce sujet était de la plus grande importance, d’autant plus que le système adopté pour l’établissement des montées ou des pentes dans les nouvelles lignes de chemin de 1er en Angleterre était nécessairement réglé en grande partie par l’opinion que les ingénieurs anglais ont pu se former sur la question de la résistance. Quelle est la lorce mécanique nécessaire pour mouvoir un poids donné de convoi sur une pente donnée, et avec une vitesse donnée. C’est une question dont la solution est indispensable aux travaux de l’ingénieur, mais pour laquelle on a manqué jusqu’à ce jour d’èlémems suffisants.
- Mémoire sur un agent mécanique nommé laminoir piston fonctionnant à, Vextérieur d'un tube propulseur flexible.
- Par M. Andiuud.
- Qu’on suppose deux rouleaux pressés 1 un contre l’autre aumoyen de ressorts dont on peut faire varier à volonté la puissance, et qu’on imagine les deux
- rouleaux qui forment ainsi unlanim0 fixés en tète du premier wagon d > convoi, on aura l’idée d’un aPPa.^ve qui suffira à remplacer la locornou et son tender pour opérer la tractie sur tous les chemins de fer. Voici co ment: ,
- Entre les deux rails et précisent dans l’axe du chemin règne tuyau flexible composé d’une toile coton plusieurs lois repliée sur eu même et enduite d’une dissolution ‘ caoutchouc. Ce tube, parfaitement U perméable à l’air, peut résister à la PrC sion intérieure de plusieurs atr,l0,e phères (4à5). Maintenant qu’on * figure le tube passé entre les deux ro leaux du laminoir qui le presse su* samment et que par une exlrèmuc introduitde l’air comprimé ; cet airg°L fiera le tuyau jusqu’au laminoir 9 s’opposera à son passage et rece* pour la communiquer à tout le con' ’ une propulsion d’autant plus forte, d le diamètre du tube sera plus gra,,< !c. que la pression de l’air sera plus élev° ' Tel est tout le système. On faitobser'_ que le tube, pour être protégé con tout accident, est enfoncé dans, u longue boite dont la surface supéne est à fleur de terre, de telle sorte <1 les wagons se trouvent entraînés P une puissance invariable. :e
- Comme dispositions générales , * rappelle ici ce que j’ai déjà exposé; distance en distance et à proximité p lignes, on établira des réservoirs o comprimé continuellement alimem par toutes forces dont on poura poser avec économie , moulins à '
- machines hydrauliques , manèges, ^ chines à vapeur , etc. Ici l’empl01 ^ forces mises en réserve est en qne)(l t sorte commandé; elles seules pe^ et suffire à une propulsion continue'1 5 abondante ; autrement il faudrait appareils de pression beaucoup J dispendieux d’ailleurs; on serait jours condamné à se servir de macn* 5 à vapeur, et alors qu’arriverai t-d p les contrées où la houille serait o j| chère ou manquerait totalement-faut asseoir la grande industrie des mi ns de fer sur une base large et ^ £t périssable, jamais la force du v.e^a’il des eaux ne fera défaut ; c’est l;l 9 faut puiser les moyens de locom<>ll% je recommande de nouveau cettepeB à la haute sollicitude des savants- ^ L’emploi du piston-laminoir e ( ^ tube propulseur flexible doit, semble, apporter dans la constrp ,ej et l’exploitation des chemins de le,rac' économies inespérées. D’abord Ia
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- PosV °^rant directement sans décom-Jjj»'don de la force , on pourra gravir,
- ]e ^ avec de grandes vitesses, les côtes Par ' raPides (de 6 à 8 centimètres sui îd^tre)* Il est à remarquer , à ce Jet, que l’air comprimé est infinies ,suPérieur à la puissance du vide a/slPm®s dits atmosphériques ), car ec Je vide on ne peut jamais disposer oe ^ ,,ne fraction d’atmosphère , 60 | p ar 100 tout au plus, tandis qu’avec le ,Co?1Primé on en peut user dans jj à 1,2 et même 3 atmosphères ; de Ult ^ qu’on pourra se dispenser auhrp ®norrnes remuements de terrain jJ dévorent tant de capitaux. Quant Yjj; dépenses journalières , les écono-)‘es sontégalement évidentes, plus de j °m°tives, plusdetenders, plus de ces pi ^Pnses ateliers toujours en travail, cpc S ccs amas de coke qu’il faut sans renouveler.
- estaussi très-essentiel de remarquer pp C le nouveau système l’absence com-jpj e. de danger, puisque pour le la-inK,01r ’ conv°i est en quelque sorte ^ ^erent au sol ; d’ailleurs la traction directe et sans saccades, la loco-. °uon sera fort douce au grand avantage tj'S v°yageurs et du matériel qui aura ^'rarement besoin d’être réparé, oh' !^Pondrai tout de suite à deux jetions qui se présentent naturelle-h.?int a lu première vue du tube proviseur.
- yf* L’air par son frottement perdra | <lesa force dans ce tube,
- Le tube s’usera promptement, j] ^ l’égard du frottement dans le tube . ^steertain qu’il aura lieu, il est cer-(ilri.aussi qu’il sera une cause retar-V ^iee de la marche de l’air et produira fj Pressions décroissantes; des expè-®uces ont été faites qui l’ont prouvé ; jea,s les expériences ont été faites dans d’uri courant libre de l’air dans le c be.îc’est-à-dire avec des vitessesex-à K Ves (plusieurs centaines de lieues ar ,eure), or quand le piston-laminoir l’air modérera sa vitesse et la ^ijjuira à 10 ou 12 lieues à l’heure, les piJ*erences de pressions n’existeront soif °U seront minimes, car quelle que t0 . la rapidité du convoi l’air arrivera v3°iirs assez vite pour se mettre à peu 5 équilibre.
- se5 'égard de l’usure du tube , elle (je a .moins prompte qu’on semblerait ’°ir te craindre : il faut considérer r0M ^ans l’acdqu du laminoir les deux Conf -lx ont un mouvemenlde rotation Sori *re qu* Pr°duit sur le tube une Plur d’écrouissage, de refoulement mot que de frottement, c’est-à-dire
- que les rouleaux tendent plutôt à affermir, à conserver ce tube qu’à l’user. Au reste, des tubes lorsqu’ils seront hors de servir coûteraient peu à être remplacés.
- Nouveau mode de fermeture pour les chemins de fer atmosphériques.
- Par M. le général H. Dembinski.
- Les perfectionnements que j’apporte aujourd’hui aux chemins de fer , dits atmosphériques, consistent dans une manière de fermer la rainure ou fente du tube atmosphérique et une construction plus simple du boyau destiné à fermer celte rainure.
- D’abord on établit un boyau de toile de crin qu’on pourra mettre double ou triple pour lui donner plus de force élastique , des soies de cochon entremêlées dans ce tissu dans le sens de la largeur, c’est-à-dire de l’épaisseur du boyau pourraient y être ajoutées.
- Une fois ce boyau construit on l’introduit dans un boyau de tissu imperméable à l’air , seulement depuis le point m jusqu’au point n et on le place dans le tube a,a, fig. 42 et 43 , pl. 64.
- I Le dessus du boyau, c’est-à-dire la partie m,o,w, peut rester en communication avec l’atmosphère.
- Ce boyau remplit donc le tube a.a en tant que sa construction le permet, car il doit subir, à cet égard, une modification par suite de laquelle il ne conserve plus à l’intérieur la forme ronde. Celle-ci se trouve altérée par une plaque de fonte coulée du même jet que le tube et qui forme une cloison b,b dans sa concavité intérieure. Cette cloison ou plaque n’est pas d’une seule pièce, mais elle est interrompue au point 2detelle façon que lorsque le boyau vient s’appliquer contre cette nouvelle rainure ou fente 2 , il se forme dans la partie 3,3 un tube ou long espace vide parallèle au grand tube d’aspiration AA dans lequel inarche le piston qui imprime le mouvement au convoi.
- Or, comme ce nouveau tube 3,3 aboutit à la même pompe aspirante qui produit le vide dans le tube AA, il se forme dans toute la longeur de cet espace 3,3 un vide qui attire à lui le boyau qui fait alors hernie et ferme par cela même toute communication entre l’air extérieur et le vide produit pour faire marcher le piston ou le convoi.
- Le boyau pourrait même être tout simplement un bourrelet rempli soit
- Le Teehnologitle, T. VI, Janvier. — 1845,
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- d’éponge, soit de laine , de poils de bestiaux ou de toute autre matière semblable qui peuvent être pressées pour adhérer sur la rainure 2, mais pour plus de sûreté, pour être garanti contre la malveillance ou les accidents qui pourraient endommager le boyau, on ajoute dans son intérieur et dans toute sa longueur une longue lanière de cuir 4,4 fixée sur le côté du tube a,aaupoint 5 et dont l’autre bord est garni d’un bourrelet que vient aspirer la rainure ou fente 2 , sans toutefois lui permettre d’entrer plus qu’il n’est besoin pour obtenir l’adhérence.
- Nouvelle disposition pour les chaudières des machines à vapeur.
- Lors de la 11e réunion à York, en septembre dernier, de l’association britannique , M. W. Fairbairn a annoncé que la commission que la société avait nommée pour rechercher les meilleures conditions relatives à la combustion de la houille dans les foyers et les moyens de brûler la fumée . n’avait pas encore pu terminer son travail. Néanmoins, une série d’expériences et d’observations auxquelles elle a mis fin lui permettent, dès aujourd’hui; de conclure que les foyers des chaudières des machines à vapeur offrent en général une surface de grille trop étendue relativement à la surface de chauffe de ces chaudières, et que le meilleur rapport à établir pour ces deux surfaces, pour les chaudières à vapeur fixe, serait celui de I à 30; et pour les chaudières des machines marines, celui de 1 à 15.
- M. Fairbairn a aussi donné la description d’une chaudière nouvellement inventée , et qui, selon lui, jouirait de qualités précieuses relativement à l'économie du combustible et â la combustion de la fumée. Voici l’idée sommaire qu’il a donné de cette invention :
- «Cette chaudière, a-t-il dit, est d’une construction fort simple ; elle est de forme cylindrique et renferme deux autres cylindres ou carneaux intérieurs d’environ 0®.75 de diamètre chacun, s’étendant sur toute sa longueur. Chacun de ces carneaux renferme par un bout un foyer distinct et qui se trouve ainsi entouré à peu près de tous côtés par des parois couvertes d’eau qui absorbent la chaleur rayonnante qui se dégage du foyer.
- » Dans ce système, les gaz qui se génèrent dans chacun des foyers parcourent ainsi toute la longueur du car-
- * j|s
- neau , et, arrivés à son extrémité, s’unissent à ceux qui arrivent du c< neau voisin, et sont soumis alors semble à un mode de brûlement par cuber. , s
- » D’après la description donnée, doubles foyers et leur ignition sépar ment sont nécessaires pour opérer • combustion des matières gazeuses, mesure qu’elles arrivent à l’exlrern de chaque carneau ; car, quoique le 0 primitif de cet appareil double de co bustion fût, non pas de consom®^ cette fumée, mais d’augmenter la teI . sion de la vapeur, de rendre celje' plus sèche, et de s’opposer à ce qu e entraînât avec elle de l’eau bd01 -t jusque dans le cylindre, il paraîtra qu’en même temps cette dispositif0 présenté des propriétés particulier qui ont permis, en chargeant seu ment les foyers alternativement, produire tous les phénomènes d ° combustion à peu près parfaite. . n » En effet, à l’aide de ce moyen 01, simple , c’est-à-dire déchargement3 ternatif des deux foyers, de demi-heu en demi-heure, par exemple, 00 trouvé que, pendant le temps que l a des foyers se remplissait de comuU tible , l’autre distillait des gaz , etep les courants qui s’échappaient du f°yerJ brûlaient avec vivacité ou avec un Ie clair, se mélangeant à une haute rature avec ceux plus froids, mais cl>a^e gés de matières charbonneuses ou fumée qui arrivaient de l’autre foye.^ qu’on venait de charger en combustib1®’ pouvaient être enflammés aisément P de leur contact, ce qui brûlait la,‘ mée au profit de l’évaporation de 1 e dans la chaudière et s’opposait à s dégagement. »
- Mode rapide du transmission de^° . vement aux vis motrices des ba ments à vapeur.
- M. W. Fairbairn, habile constru<jt teur anglais, a proposé récem°P d’adapter une grande roue, dentée térieurement, sur l’arbre de c°uC ^ principal des machines des bâtiment vapeur qui naviguent à l’aide delà.'!1. Cette roue commande de cette man>e* une autre roue, dentée extcric°r ment, plus petite, calée sur l’ar° même de la vis, de façon que ce oe nier arbre se meut ainsi "avec une vite? beaucoup plus grande que l’arbre p“ cipal de la machine. ^ e
- L’application de cette roueàdem0
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- Perm*6 ^°Ur conduire I’a*'l)re de la vis couni f^e P*acer d'abord celui-ci beau-lefe^ • s ^as dans bâtiment que ne de ,ra,t une roue de même diamètre à gn u.le inférieure ou à la périphérie, de dlte ’ ü y a un plus grand nombre Qui PII*S ’ de *a roue dentée de la vis , rü|,Sorit en prise avec celles de la grande l’inr’ .^""1 *a première se trouve à la prieur de la seconde, de façon que p0r?rce est transmise et l'effort sup-dent ^ar un P'us §rand nombre de ia s .a *a fois que cela n’aurait lieu si . letite roue se trouvait à l’extérieur la grande.
- étages du recouvrement dans les locomotives.
- bij^ana un mémoire que vient de pu-Ed. Woods, sur les circon-du „Ces 9ui ont affecté la consommation Co ^bustible dans les machines lo-Pooi * Ves du chemin de fer de Liver-de c a Manchester ; depuis l’ouverture Ceti .e.,nin jusqu’au moment actuel, cesln.génieur, après avoir discuté toutes partj rcÇnstances, attribue en grande Üeii a * extrême diminution qui a eu dUç..ans cette consommation à l’intro-donn des tiroirs à recouvrement, «n jo, première idée parait être due, *ecte ’ a Dewrance, l’un desdi-Pfod rs ce chemin de fer. Sans re-raPD *r^ ^es tableaux très-étendus Par cet ingénieur, nous nous gè^en,ler°ns de rapporter le résultat SûtQiîi ils présentent pour la con-cL ’ ,ali°n en coke qui a eu lieu sur ce ,Q depuis 1838 jusqu’en 4843.
- H 1838 .
- 1839 .
- 1810 1841 . 1812 . 1813 .
- K
- 12,604 tonneaux. 11.754 6,518 4,508 3,393 3,103
- ©Ut; p
- lots d'établissement des pi-
- liqUç°ur te* constructions hydrau-
- l
- ^ar M. le docteur P. H. Pott.
- ^auih^.^^re particulier de ce ne «es nf. de consiste dans une applicat jtoe Pon ClJPes physique pneum; m (Ly “cher dans le terrain les pii Hs ^ ent servir de base aux constr »drauliqneSt Pans ce systèn
- au lieu de se servir de pilots pleins et solides, on fait usage de pilots creux qu’on enfonce à l’aide de la pression atmosphérique, c’est-à-dire en aspirant par l’intérieur de chaque pilot le sable ou autres matières terreuses meubles sur lesquelles repose la base de ce pilot et par conséquent en produisant un vide que le pilot en descendant vient aussitôt occuper.
- Voici à peu près comme on procède et quels sont les appareils nécessaires à l’opération.
- Soit un pilot qu’il s’agit de ficher à une certaine profondeur dans un banc de sable recouvert d’eau. Ce pilot, comme nous l’avons dit, est creux dans toute sa longueur et non pas plein comme ceux qu’on enfonce avec la sonnette. Dans cet état, on le place verticalement dans l’eau et on en fait descendre l'extrémité inférieure ouverte dans le point où il doit être établi, jusque sur le sable, en le pressant un peu pour l’y faire pénétrer légèrement. On voit que de cette manière l’air ne peut plus s’introduire par le bas à son intérieur , ce qui est une condition indispensable pour le succès du travail.
- Quand le pilot est ainsi debout, on coiffe sa partie supérieure d’un chapeau imperméable à l’air et à l’aide d’un tuyau flexible et également imperméable , on le met en communication avec un récipient de décharge qui communique lui-même par un autre tuyau flexible, ou une pompe à air, à trois corps et trois pistons.
- Lorsque tout est ainsi disposé , on fait jouer les pompes , et aussitôt il se fait une raréfaction d’air dans les tuyaux flexibles , le récipient et le vide intérieur du pilot, raréfaction qu’on porte, au bout de quelques instants, assez loin pour faire monter par la pression atmosphérique un mélange semi-fluide d’eau, de sable et de terre , qui se décharge dans le récipient.
- Toutes les fois que le récipient est rempli , on le vide à l’aide d’une porte à tampon qui se trouve placée près du fond.
- A mesure que le sable est enlevé ainsi par aspiration, le pilot descend par son propre poids et par la pression atmosphérique , pour occuper la place des matériaux solides qui ont été enlevés.
- On établit une pompe à trois corps afin qu’il y ait un flux continu de matière semi-fluides, car on a remarqué que la rapidité avec laquelle s’opérait l’enfoncement du pilot était proportion-nelleà laforce appliquée età la permanence de son action.
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- Dans bien des circonstances , les sables mouvants, les alluvions terreuses, les vases , ainsi que quelques matières solides,seront assez meubles, et l’accès de l’eau de filtration assez libre, assez constant et abondant, pour que le pompage se continue sans interruption jusqu’à ce que le pilot soit enfoncé à la profondeur voulue ; mais dans plusieurs autres, il sera nécessaire de remuer, détacher ou désagréger les matières sous le pilot, avec des instruments adaptés et agissant à cet effet, et de verser même de l’eaudansson intérieur pour les suspendre et en faciliter l’évacuation. Dans ce but, le chapeau qui coiffe le pilot porte une boîte àétoupe,à travers laquelle on peut faire agir les instruments, ou bien on peut enlever le chapeau, introduire les instruments, les faire fonctionner, verser l’eau et le remettre en place. Du reste , le chapeau est facile à rendre imperméable à l’air, à l’aide de la pression atmosphérique qui le comprime sur une rondelle de cuir gras sur laquelle on le pose au sommet du pilot.
- Pour accélérer la descente du pilot, on peut placer temporairement sur lui ou sur le chapeau qui le surmonte des poids plus ou moins lourds. Si on rencontre une couche de terrain d’une nature trop dure ou trop compacte pour être pénétrée par les moyens indiqués ci-dessus , alors on peut avoir recours pour la rompre aux outils de sondage dont on se sert pour forer les puits artésiens, et pour faciliter l’opération, on retire le chapeau sans inconvénient pendant toute la durée du travail. Si une longueur de pilot ne suffit pas , on peut en ajouter une seconde . une troisième qu’on visse ou assemble bout à bout d'une manière quelconque.
- Le procédé qui vient d’être indiqué est très propre à ficher des pilots d’un diamètre moyen ou d’une section médiocre , et toutes les fois que l’afflux de terre , de sable ou des autres matières de l’intérieur à l’extérieur du pilot peut s’opérer très-librement, mais lorsque ces matières ont une consistance telle que la communication entre l’intérieur et l’extérieur n’est plus parfaitement libre, ou lorsque l’eau ne pénétre pas d’une manière continue dans le pilot creux, ou enfin qnand, par des causes particulières, il devient nécessaire de faire usage de pilots d’une grandeur telle qu’on éprouverait des difficultés sérieuses pour y faire le vide ; on peut néanmoins procéder d’après les mêmes principes, mais en opérant ainsi qu’il suit :
- Au lieu de coiffer le pilot d’un cha-
- peau et d’y faire le vide à son interie • on y introduit un gros tube qn’un I pelle une trompe, dont on fait n(j dre l’extrémité inférieure jusqu au t et dans le sable, et qu’on met en c munication avec le récipient de .jg charge et les pompes à air. C’est a Ia de cette trompe qu’on aspire et <lu s vide les matières qui se trouvent s le pilot, afin de le faire descen Quand on veut faire marcher les vaux avec célérité , on peut se se de deux ou trois trompes mises en ‘ # tion par autant d’appareils d’exn< tion, et si le pilot est d’un fort diam_e ^ on peut faire descendre dans son 1 . rieur des ouvriers qui guident 1 c* ^ mité des trompes et leur font en*e . régulièrement toutes les matières périphérie pour le faire foncer ^aflS uniformément et verticalement. v^fe ce cas , il sera nécessaire de descen préalablement au fond du pilot un quel ou une caisse d’un diamètre iu dre, tant pour donner un point d pui solide aux ouvriers, que p°ur maintenir à flot et les préserver ^ toute irruption subite ou projection bas en haut des sables et des tfirllei‘cés Aussitôt que les pilots sont 6,1 ptft à la profondeur voulue, on les renaf), avec un béton ou bien des ciments ^ mains, hydrauliques, ou avec 1. sj( autre substance ; mais avantd’agir au ^ il convient, dans le cas où le terr‘ce ne présenterait pas une consista' j suffisante , de le consolider desso05^ autour du pilot. A cet effet, on vC ou on fait pénétrer de force dans ce r§ lot creux des solutions chimiques. ? j tics , ciments ou autres, approprl la nature du terrain , et qu’on a}?raen' connue à l’avance. Ainsi, ditl,n(]es teur, en analysant des échantillons terrains recueillis à différentes Pfl%)t deurs, on peut s’assurer quelles * les matières qui le composent, et5 t qu’il sera calcaire , siliceux ou aü0fi' on décidera la matière simple ou c fi(, posée qu’il faudrait combiner PgSte> augmenter la solidité. On peutdurÇ r par quelques essais en petit, 0,e,a‘j(r plusieurs substances simples °u a yj ciées , et voir quelles seront ceI eLr produiront la solidification la P,uS «fus plète, et qui l’effectueront Ie v promptement. . t,o'
- Plusieurs ingénieurs anglais d> fe$ gués par leur mérite, et entre {îojt M. Walker , président de l’inst1 qoï' des ingénieurs de Londres, et re$ don, qui a déjà élevé plusieursp .o|), remarquables par leur belle e*®cU„0U' ont connu une idée favorable du
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- à \fU ,mo^e d'établissement qu’on doit dan l®.d°c,e.ur Uott i et sont, dit-on , si intention d’en faire l’essai à la y ennere occasion.
- échine à battre les pilots à l'aide de la vapeur.
- ^ar M. J. Nasmyth, ingénieur.
- Appareil dont je vais donner la des-b.ut l0n a Principalement pour but de hv i ^e.s Pilots dans les constructions •j, ^tiques ou autres, et consiste :
- Dans une certaine disposition du l' j^oisme, par laquelle on élève , à e de la vapeur, un bloc de fer ou )a ü.lre matière qui retombe ensuite sur (ja e*e du pilot, pour le faire pénétrer ci s le sol. Cette élévation et cette 0jj, te du bloc ou mouton étant ainsi f,a ennes, sans l’emploi d’aucun engre-§e ou mouvement de rotation quel-ie n?Ue * m°ins en ce fini concerne ^^uvement lui-même de ce mouton, le hi ans ^es raoYens a l’aide desquels (I ** °c ou mouton, ainsi que le poids trj. guipages qui en dépendent, coupant, par une pression continue, à la^disposer le pilot à s’enfoncer dans t>0 terre, d’où résulte que le choc de ]a ^cuton a beaucoup plus d’effet sur P'asse du pilot.
- tHe ^ans des dispositions qui aug-î® ob'ent considérablement l’énergie de l’éf • *: du niouton, par le secours de pr.asticitè de la vapeur nu de l’air com-(je , qui ajoutent leurs effets à ceux *a Pesanteur.
- j>aj. Dans des moyens particuliers, à la* desquels, la soupape qui admet 0st aPeur destinée à élever le mouton , rÇc.0üverte elle-même par l’action di-pe(Je de la force élastique de ladite va-ti0, ’ et enfin, dans certaines disposi-s0„ls de l’appareil, par lesquelles ladite tU)ise exécute les mouvements re-klf ’ ^.e manière à rendre la sonnette f0lou automatique, c’est-à-dire °tip °n^ant Par elle-même, du moins série 9°i concerne la production d’une de coups appliqués sur les pilots. ^ e ferai voir plus loin , que ces der-apr)]Cs dispositions de l’appareil sont l,lovl^Ua.blcs aussi aux machines em-iesje<-'S a forger, couppr et estamper 9ya ^bmx et autres matières ; mais ji je vais donner la description I P le te d’une de ces machines.
- Posj,1- '»• ^ P'- 64, représente la dis-<jp’ *0,lt générale de l’appareil, tel n l’emploie pour enfoncer les pi-
- lots, et qui consiste dans les pièces principales que voici :
- A est un cylindre à vapeur qui peut glisser et se mouvoir alternativement de haut en bas et réciproquement, entre deux guides verticaux en bois a, a. Ce cylindre à vapeur est monté sur une plate-forme convenable b , b , qui repose , soit sur le terrain, soit sur un bateau flottant ( quand on bat des pilots dans un cours d’eau ou pour un port ), suivant la circonstance, et il est alimenté de vapeur à haute pression par une chaudière B, qui l’y conduit par un tuyau en zig-zag P , P , ou tout autre tube convenablement articulé. Un cabestan avec ses apparaux sert à soulever le cylindre A , ainsi que son mouton , son tube et les pièces R, D, E, jusqu’au sommet du pilot, la chaîne étant maintenue lâche pendant le battage de ce pilot, de façon que le poids du cylindre A, et celui du cylindre guide D, et du manchon E, puissent reposer entièrement sur le pilot. Les déclics G , G, s’opposant à ce que ces pièces descendent trop bas.
- La tig. 45 est une coupe et fig. 46 une élévation par devant sur une plus grande échelle du cylindre à vapeur A , dans lesquelles on voit un piston C et une tige D*, qui passe à travers le fond du cylindre et est unie au mouton R par un mode de liaison qui sera décrit plus loin avec plus de détails. Le cylindre à vapeur A est établi sur le sommet d’un cylindre en fer D, qui sert de guide au mouton K ; ce cylindre en fer forgé est 4e la même manière fixé sur le sommet d’un autre manchon d’un plus petit diamètre E, dont les dimensions sont telles qu’il s’adapte aisément sur le corps du pilot qu’il s'agit de battre ; le poids total du cylindre A, du mouton R, du cylindre D et du manchon E est supporté par les déclics GG, dont un des bouts repose dans une entaille pratiquée à cet effet dans le pilot. Il en résulte que ce pilota une disposition à s’enfoncer dans le terrain par l’effet seul du poids des pièces ci-dessus, qui le pressent et le chargent verticalement.
- Afin de faire comprendre l’effet de l’appareil, nons supposerons que la chaîne du cabestan est relâchée, et que la vapeur entrant librement par le conduit X, presse ainsi sur la face inférieure du piston G ; dans cette position, la vapeur agissant avec toute sa force élastique sur cette face inférieure du piston soulève le mouton R (qui se trouve attaché ainsi qu’il a été dit), à l’aide de la tige 1)*, et continue à le porter en haut jusqu’au moment où le bord du mouton,
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- venant en contact avec le déclic O, celui-ci est soulevé de sa position horizontale pour prendre celle représentée fi g. 45. Or le déclic O étant lié avec la tige de tiroir T (qui porte en T' une articulation élastique , afin que l’effet du choc ne soit pas transmis au tiroir), il en résulte que le bord du mouton, en soulevant ce déclic O, fait marcher en même temps le tiroir K et l’élève dans la position représentée dans la fig. 45. Par suite, le mentonnet S, placé à l’extrémité de la tige de tiroir, est soulevé et passe dessus une détente N, qui, à l’aide d’un ressort n, logé derrière, contraint la pointe de la détente de retenir la tige et le tiroir dans la position que le mouton leur a donnée, lorsqu’il est venu en contact avec le déclic O, ainsi qu’on l’a expliqué plus haut.
- Maintenant, on doit voir à l’inspection de la fig. 45, que la conséquence de cette position du tiroir est non-seulement de faire passer la pointe de la détente N sous le mentonnet S, mais en outre d’interrompre la communication entre la-chaudière et la face inférieure du piston , en raison de ce que la face du tiroir vient fermer l’ouverture X, et, de plus , comme conséquence du mouvement du tiroir, il y a alors un passage libre ouvert à la vapeur pour s’échapper dessous le piston dans l’atmosphère par le conduit Z; le résultat immédiat de tout ce jeu est donc la chute du piston C et du mouton R , qui descendent avec une énergie proportionnelle à leur masse sur la tête du pilot, et viennent prendre alors la position indiquée au pointillé dans la fig. 46. La conséquence de cette chute est un choc sur la tête de ce pilot, qui se trouve chassé dans le terrain, dans un rapport proportionnel à l’énergie du coup, combiné et assisté par l’action prédisposante du poids qui pèse sur lui, ainsi qu’on l’a dit plus haut. Aussitôt que le choc a eu lieu, les déclics GG reprennent leur position primitive dans les entailles du pilot, ainsi qu’on le voit fig. 45.
- Un autre effet du coup ou du choc est aussi l’abaissement de l’extrémité du loquet L, placé à l’intérieur du corps du mouton R, ou sur un point convenable de sa périphérie. Ce loquet est retenu, avant que le coup soit appliqué, dans sa position d’élévation par une rosette de ressort établie sur la tige W, et c’est la percussion ou le coup de mouton qui décroche l’extrémité de ce loquet, et le fait tomber dans la position représentée au pointillé ; il en résulte que l’autre extrémité M de ce le-
- vier, qui est taillée en segment cercle, prend un mouvement anguia autour d’un axe central Q, et se tro ^ en contact avec la barre V, qu ï* reculer de la position qu’elle a dans fig. 45. L’effet consécutif est de degag la pointe de la détente N de dessoin» ^ mentonnet et S de la tige de tiroir 1» dès l’instant que ceci a eu lieu» vapeur presse aussitôt la face supérie
- du petit piston I, placé dans le cylindre^
- sur l’extrémité supérieure de la lige, -tiroir T et force le tiroir K a redescenfl à sa première position, ce qui ad® immédiatement de nouveau la vap<®. de la chaudière dans le conduit X la charrie sous le piston C, effet sui aussitôt de l’élévation du mouto comme précédemment. De ntiême » *-lèvation du piston force l’extrémite ^ du loquet L à venir en contact avec paroi du cylindre D en D', tablit en place, 1 accroche au ressort et le remet en position d’obéir au en qui va suivre , de se décrocher, de Çl buter et de dégager la détente S, a® qu’on la décrit plus haut. r .e
- Je pense que l’emploi de la déten comme moyen propre à retenir Ie, ^ roir dans une position qui permet a vapeur de s’échapper librement de u sous le piston , en opposition à la le dance constante à s’ouvrir, donnée tiroir par le petit cylindre de vapC".’. et le piston I de Y, est un caractère ) portant parmi les moyens pour rci® cette machine à battre les pilots scH acting, c’est-à-dire fonctionnant se® £ et qu’il en est de même du systè®e l’aide duquel la percussion (occas® ^ née par le choc que donne le in°u^ amène le décrochement de ladite 0 tente, par la transmission du ® ^ vement du loquet L à la détente N » * je par l’entremise du loquet placé dafl' .j6 mouton , sort par une liaison étaD avec le déclic G, qui transmet de ®ô. ^ l’effet du choc aux détentes, et la ^ décrocher de dessus le mentonnet*’ l’aide de sa tige de communication- f Il existe divers autres modes P^, transmettre les effets du choc à la .a tente, dont il serait inutile de fa>.re ;e une énumération. Quant à ®01 ’-ai donne la préférence au loquet qoe 1 fait représenter dans les figures. et Dans les fig. 47 et 48, cette dotent le loquet sont représentés comme c stituant un perfectionnement à la ® je chine à forger, couper et ètamp®.^ fer et autres matériaux, que j’al. ventée en 1842 (voir le Technology e(l 4° année, page 412), en leur faisaoi ^ cette circonstance jouer le meme
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- du® précédemment, c’est-à-dire pro-sUjtre Un mouvement selfacting par chui i® *a Percuss‘on provenanfde la etl) ,e^ ,Un mouton, bloc ou marteau R, à Ployè, soiî à chasser des pilots , soit tjUix Gr’ couPer et étamper des mé-
- cbEans *e cas ^ application à une raa-rea? Pot|r ce dernier service , et que d-f^nte la 47 fig., on a fait usage f0r e l'ge P,P, pour que l'extrémité en Püi?6 segment M du loquet L , ^décrocher la détente N au mode f 1 °ù le bloc frappe sur une masse 1 éter^ Une épaisseur quelconque dans effet Ue> *a c^üte oe bloc. Cet W. ’ qu’on obtient dans la machine à C* les pilots de la fig. 45, par la Hou Ur de !a barre V, résulte dans le par^au Cf,s de l’application d’un ap-»?u de mouvement parallèle P,P.
- Da ,ae chose qui mérite une attention lçs lculière dans ma machine, ce sont Vfç^yens par lesquels la vapeur ou-d'u le tiroir ; ce qui s’opère à l’aide cjlj Petit piston I se mouvant dans un feti^ re ^ alimenté de vapeur par le di, tube f et sur la face supérieure |e j^el la vapeur vient presser quand p0sy°ut°n soulève le déclic O dans la har n ^présentée dans la fig. 45. se !s ee mouvement, la tête du piston I fj. trouvant en contact avec la queue lèv,le petite soupape de vapeur v, la de e do son siège et permet à la vapeur (j,^ Presser sur ce piston, de façon ,,Ussitùt que la détente est décrochée
- Sd
- 'It’ssous le mentonnetSou repoussée
- a [. -c cette pièce comme dans la fig. 47, ton' j e de la vapeur au-dessus du pis— atjaj eotreau même instant en action , sale tiroir, ouvre un libre pas-qu' a !a vapeur sous le piston C, ainsi c<Jn l’a expliqué plus haut. La des-la „e du piston I permettant ensuite à vaupUPape v de se fermer, aussitôt la leu, 1 qui a été admise s’échappe par ilp^yau j simplement par l’entremise °U\p °n ^ qui passe au delà de son Uiie Ure- Ainsi le piston I agit comme C0|j1S°uPape ou un tiroir aussi bien que Piiri*11® Un Piston ' et est sous ce raP~ 'lier setfaciïng- ^1 es! bon de remar-flficl , Ue le mouvement de bascule du O n’est pas matériellement em-e Di ^ar la Prcssi°n de la vapeur sur b es»St°n I» attendu qu'aucune vapeur la / admise dans le cylindre Y jusqu’à qne ,rnière portion du mouvement, épo-Set a laquelle le piston I commence à la i)P?Uver en contact avec la queue de ^ l,te soupape v.
- de a *n, un autre trait caractéristique el*e invention, est le moyen par
- lequel on imprime une énergie additionnelle à la chute du mouton R, ce qui s’exécute en rendant le sommet ou partie supérieure du cylindre A parfaitement étanche à la vapeur et à l’air, tandis qu’une rangée d’ouvertures est percée dans la portion moyenne du cylindre A en c,c ; ce moyen est applicable à toutes les destinations spécifiées ci-dessus. Voici comment fonctionne cette disposition.
- Le piston C, dans son ascension rapide vers le sommet du cylindre , produirait, si ces ouvertures c,c n’existaient pas, une contre-pression au-dessus du pif ton, attendu que la vapeur ou l’air confinés ne pourraient s’échapper. Ces ouvertures annulent donc cet effet en permettant à cet air ou à cette vapeur de fuir jusqu’au moment ou le piston les a franchies. C’est alors seulement que la portion de vapeur ou d’air qui reste se trouve rapidement comprimée et procure une résistance parfaitement élastique qui détermine la longueur de la course ascensionnelle. Dès l’instant que le piston a dépassé les ouvertures, la vapeur qui soulevait le piston s’échappe en partie, tandis qu’au même instant la force élastique de l’air ou de la vapeur comprimés au-dessus du piston reste et communique à celui - ci dans ce moment important un commencement très-énergique de retour ou de course descendante ; ce qui accroît naturellement l’effet et la force du coup , et est un moyen très-précieux pour donner un excès d’énergie et de rapidité à l’action du mouton, soit quand on l’applique à battre des pilots, soit lorsqu’il entre comme pièce d’une machine forger, couper et étamper les métaux.
- La liaison de la tige du piston et du mouton s établit par deux boulons ou clavettes chassées dans le corps du mouton de chaque côté de la tige du piston, ainsi qu’on le voit en H,H, fig. 45,46,47 et 48. Ces clavettessont introduites dans le corps du mouton au-dessus et près du bord supérieur d’un anneau de métal h,h, de manière à confiner des matières élastiques dans une cavité Z, pour résisteraucontre-coup produit par l’action de la vapeur, sans avoir besoin d’employer de vis ou autre moyen.
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- Description d'un nouveau procédé d'extraction du rocher.
- Par M. Courbebaisse , ingénieur des ponts et chaussées à Cahors.
- (Extrait).
- Description générale du procédé. Le nouveau procédé d’extraction du rocher consiste à remplacer les petits trous de mine ordinaires cylindriques dont lesdimensions ne pouvaient varier que dansd’étroiteslimitespar des mines d’une profondeur et d'une capacité variable aussi grande qu’on voudra approprier à l’effet qu’on doit produire.
- D’après le volume, la forme et la nature de la masse de rocher à extraire., un mineur expérimenté doit pouvoir déterminer après un examen attentif l’emplacement et la capacité les plus convenables des mines qui doivent opérer le déblai.
- Ces deux éléments étant déterminés, on aboutit à l’emplacement choisi pour chaque mine par un trou de mine cylindrique vertical ou incliné fait à la manière ordinaire par la percussion de la barre à mine de plus en plus longue ou crée «à l’extrémité de ce trou une cavité voulue par l’action de réactifs chimiques détruisant le rocher ou par des moyens mécaniques.
- Quel que soit d’ailleurs le moyen employé, on devra toujours arriver à loger une grande quantité de poudre, à meilleur marché que dans des petits trous cylindriques , et il faudra moins de faux frais pour bourrer et allumer que pour la même poudre logée en petits trous.
- Enfin, la poudre en grande masse , sous une pression énorme, doit mieux brûler, produire plus de chaleur et donner à poids égal plus de puissance.
- Les essais que j’ai faits ont plus que justifié mes prévisions , je les ai faits dans une roche calcaire où je créais la place de la poudre avec un agent chimique , et le logement était bien moins cher que dansles petits trous.
- J’ai reconnu que les grandes mines ne dépassent pasla division utile qu’elles atteignent à peine, et qu’elles utilisent pour cette division, toutes les fissures naturelles du rocher exploité.
- Les masses détachées ayant augmenté dans un rapport plus considérable que la puissance et le volume de la poudre, ne sont plus projetées, mais seulement repoussées à une faible distance.
- Les gaz de la poudre, n’arrivant au dehors qu’après avoir produit toute
- leur expansion intérieurement, ne pr0‘ duiserit pas de détonation. ,
- Ainsi à poids égal, logement de poudre à meilleur marché , avec mon1 de faux frais et avec plus de puissant ^ point de division inutile , de projectio ni de détonation, et par suite travail perdu , tels sont les avantag que j’ai prévus et reconnus par expe rience dans les grandes mines.
- Application du procédé aux roches calcaires.
- Je n’ai pas encore employé de moye^ mécaniques pour élargir le bas de m trous de mines que pour les rochesca caires m’étant servi avec succès d réactifs chimiques. . s
- Le meilleur réactif pour attaquer roches calcaires est l’acide muriat"! (chlorhydrique ) à cause de son bas p1? et de la grande solubilité du produit la réaction.
- Le carbonate de chaux qui forum roches calcaires demande d’après “L composition chimique 72 pour lût) ® son poids d’acide chlorhydrique P3 être décomposé et si on emploie l’aÇ1^ du commerce de une densité de L" contenant 40 pour 100d’acide, cha£l^f kilogramme de chaux consommera p°“t sa décomposition 1 kilog. 80 de c
- acide du commerce.
- <eS
- J’ai essayé ce procédé sur des m3S; compactes de marbre très-dur et tr® lourd d’une densité de 2,70. Chai3 litre de vide pouvant loger 1 kilog-/:,, poudre demandait donc pour sa créât' 2,70 X 1,80 ou 4 kilog. 86 d’acide ; .
- quantité déduite de l’expérience s
- de
- trouvée de 6 kil. à cause des pertes ^ toute nature faites dans l’emploi- £ j eide chlorhydrique coûte de 10 12 fr. les 100 kilog. sur les lieux de brication, en supposantqu’avecle tra port et l’emballage il revienne moye0 ^e ment à 20 fr., on voit qu’un litre,ef vide ne coûterait que 1 fr. 20 c. âcr.(je et près des lieux de fabrication d ae 0 fr. 70 c. à 0 fr. 80. La réduction à canique en poussière avec des barre ^ mine d’un litre de calcaire me coûte 1 fr. 50 c. à 2 fr. e5
- J’exploite depuishuitmois cesrna^e de marbre, où je fais des tranchées , 20m à 30m de hauteur dans un de . sur le bord du Lot ; j’ai fait P3rtl.r V-de 80 mines contenant de 11 a 70 de poudre de mine , et je puis par’3^ ment en apprécier les effets ; Je îoiit décrire rapidement la manière 0 e nous avons procédé et les résultats I nous avons obtenus.
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- nl?»°us déterminons avec soin l’em-. cernent et la quantité de poudre de mine, d'après la forme, la na-Sç pet la masse de rocher à extraire, Un, snros > son assiette et le point où s voulons faire tomber les déblais. ch o?» aboutissons à l’emplacement S0JS1 Par un trou cylindrique , le plus à rJ-en^ Vertical, percé avec des barres Se. ] es ordinaires que nous prenons lement de plus en plus longues et en\n?US al,ongeons avec des manches f0n ,.°’s à mesure que le trou s’appro-pa on fait à peu près lm.50 de trou Jour avec 4 ouvriers.
- U,'!. les barres s’engagent, nous y répons soit en pilant dans le trou des dg^ents de rocher soit en y versant d jleau acidulée par l’acide chlorhy-.rçue ou sulfurique.
- drj rs(lue le percement du trou cylin-k Ernest terminé, nous devons créer au 1, s de ce trou un vide suffisant pour y quantité de poudre convenable, y. commençons alors à employer tov e ’ nous versons d’abord pour net-liu r Ie trou un litre d’acide et deux
- çoti cett,
- d’eau ; le liquide sort presque en
- er en mousse et on enlève le reste ; ~e opération dure une demi-heure, cru Verse ensuite un litre d’acide pur d .lr°is fois, de quart d’heure en quart aehre, en ajoutant chaque fois au-
- tant d’eau et on laisse travailler pendant deux heures, puis on cure le trou; l’opération entière dure 3 heures.
- Le premier jour on fait 5 fois cette opération ; on use 6 kilog. d’acide et on crée un litre de vide.
- On continue les jours suivants de la même manière, en augmentant toutefois progressivement, à mesure que le trou s’agrandit, la quantité d’acide et le temps de l’opération:
- C’est ainsi, par exemple, que lorsqu’on a 30 litres dévidé , on verse deux litres d’acide pur suivis d’autant d’eau, 1/4 d’heure après 1 litre 1/2 avec autant d’eau, 1/4 d’heure après autant et ainsi de suite, jusqu’à ce qu'on ait rempli les deux tiers du vide- On laisse travailler 3 à 4 heures et on aire le trou ; l’opération dure 4 à 5 heures et se renouvelle 3 à 4 fois par jour ; on use 40 litres d’acide et on fait 7 à 8 litres de vide.
- Voici le tableau approximatif du vide créé chaque jour et de l’agrandissement de la poche ; on ne soigne les trous que pendant le jour ; on pourrait faire marcher l’opération beaucoup plus vite en soignant les trous plus assidûment et pendant la nuit.
- Marche de l’opération faite lentement en ne travaillant que le jour.
- . litres.
- Vide du trou sur 1 mètre de hauteur................................ 3
- Le 1" jour on crée 1 litre de vide, et la poche à................ 4
- Le 2e............1.20.............................................. 5.20
- Le 3*............ 1.50........................................... 0.70
- Le 4«............1.90.............................................. 8.60
- Le 5»............2.50........................................... 11.10
- Le 6e ...... . 3.60............................................... 14.70
- Le 7*............5.20 . •........................................ 19.90
- Le 8* ...... . 7.30........................................- . . 27.20
- Le 9*............ 10.00 .......................................... 37.20
- Le 10°........... 12.80 .......................................... 50.00
- Le 11e........... 16.00 ........................................ 66.00
- etc. etc. etc.
- Ên
- pressant l’opération et travaillant jour et nuit, elle marcherait ainsi :
- Vide du trou sur 1 mètre de hauteur . . . Le l*r jour, vide créé 3 litres , vide total
- Le 2e................ 8
- Le 3e................20
- Le 4e................40
- etc. etc.
- 3
- 6
- 14
- 34
- 74
- etc.
- av^ous versons l’acide dans le trou f trou avec de petits seaux de cuivre un entonnoir de cuivre de 2 à 3 ayant le diamètre du trou et de hau-tlres de longueur. Nous curons le | tcur de 0m,12 à O"1,50 attachés à des
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- ficelles et avec des torchons d'ètoupes au bout de petites cordes.
- On ne doit enlever le liquide que lorsque l’action est terminée, ce qu’on reconnaît aisément en versant sur le rocher le liquide retiré qui ne doit plus agir sur lui.
- Il arrive quelquefois que le trou perd le liquide par des fissures de roches , soit au commencement, soit pendant la durée de l’opération. La solution de chlorure de calcium que nous retirons devant nous donner le volume du liquide introduit, si on s’aperçoit à la diminution de ce volume que le trou perd, on y verse de l’eau plâtrée jusqu’à ce que les fissures bouchées par le plâtre qui s’y arrête ne laissant plus passer de liquide ; nous avons toujours ainsi réussi .à étancher ceux de nos trous qui ont perdu.
- La poche terminée on la vide avec les seaux, on la sèche avec des paquets d’étoupe qu’on y enfonce , qu’on y retourne et qu’on retire avec un tire-bourre emmanché au bout d’une longue perche.
- Pour charger, on verse de la poudre en la tassant avec une perche en bois jusqu’aux deux tiers, on place la mèche (1), on y verse l’autre tiers de poudre, on remplit le trou de sable tassé avec une petite tige, et on met le feu.
- L’explosion a lieu quelques minutes après (2), sans lumière, sans détonation, sans projection de matériaux ; on n’entend qu’un bruit sourd, provenant du craquement du rocher, et on ne voit qu’un tressaillement subit dans la masse qui, brusquement soulevée à une très-faible hauteur, retombe fendue et désorganisée dans tous les sens. Tan-
- tôt les masses détachées ainsi sont pre cipitées avec fracas au bas du roC |<g tantôt, lorsque l’assiette sur laque . elles reposent est assez large, elles so seulement désorganisées et restent peu près en place comme un grand ta en pierre sèche tout lézardé qu’on ( “ blaye avec la plus grande facilite a moyen de petites mines ou avec fortes vis pouvant déplacer des p01 énormes.
- Nous avons eu parmi les matériau* que nous avons ainsi précipités na les gouffres du Lot, que nous devio remblayer, des blocs qui cubaient jn5 qu’à 4 et 500 mètres cubes.
- Nous avons varié la profondeur de nos mines de 2 à 3 mètres à 9 ou » mètres, et la longueur du devant de à 4 mètres à 10 ou 12 mètres. lj’aC s’étend de chaque côté à une distan à peu près égale au devant que charg le trou.
- Nous avons essayé nos mines dan les circonstances les plus variées; da,î des profils à pic et des profils Incline® au moyen de trous droits et de troa latéraux, et toujours avec un succ^ beaucoup plus grand que nous ne 1eS' périons.
- Ce marbre était si dur et de si mad vaise qualité qu’il coûtait 3 à 4 fr* mètre cube à l’extraction en détan» tandis que l’extraction en grand, moyen de nos grandes mines, ne re' vient qu’à 0,50 cent, environ le ra^te cube.
- Je placerai ici le sous-détail du Prl* de revient d’une de nos grandes mine* contenant par exemple 50 kilog. de p°u' dre à une profondeur de 5 mètreS’ ayant un devant de 7 à 8 mètres.
- fr. cet-
- Percement d’un trou de 5 mètres, à 4 fr. le mètre......................20 00
- Façon de la poche, 1/4 de 10 journées ou 2 1/2, à 1 fr. 60............. 4 00
- 282 kilog. d’acide pour faire 47 litres de vide, à 6 kilog. par litre, à
- 20 fr. les 100 kilog............................................... 56 40
- Faux-frais de toute espèce, eau plâtrée au besoin , éloupes , etc. ... 1 60
- Prix de la poche pour loger 50 kilog. de poudre. (. ... 82 00
- 50 kilog. de poudre à 2 fr. l’un....................................... 100 00
- Faux-frais pour charger et bourrer 5 mètres, à 10 c., sable, étoupes, etc. 1 00
- Prix de la mine...........................
- Déblayement des masses détachées, division des blocs trop gros.
- (1) Nous employons avec avantage des mèches fabriquées à Rouen, par MM. Rickfort, par paquets de 1 mille,coûtant 1 fr- le paquet. Elles sont formées d’une corde dont l’ame est un filet de poudre contenu,recouverte d’un ruban spiral et enduite de goudron. Nous trou-
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- vons ces mèches avantageuses, même pour Ie petits trous de mine ordinaire.
- (2) L’intervalle qui s’écoule entre 1 et l’explosion dépend de la longueur u* mèche.
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- 5 petits trous de mine à 3 fr. l’un................................... 15 90
- 10 journées d’ouvriers à 1 fr. 50 centimes l'une...................... 15 00
- Prix total.
- 0».en
- Or.
- nombre rond, 220 fr.
- nias ’ Üne Parei^e mine déblaye une de7 > ® 0 mètres de profondeur,
- 15 m* ® mètres de largeur, de 14 à nem Btres l°ngueur> cubant moyen-rev el*1 500 mètres cubes, ce qui fait ]e J),r le prix de l’extraction à U,44 c. OjAetre cube, ou en nombre rond à cê cent. au plus, ou 1/7 environ de dç^nurait coûté la même masse en
- niov ne îar^crai pas â essayer les cjj^ns mécaniques pour créer les po-Par • a^In Pouv°lr établir une com-J'son sûre entre les deux moyens t/ÎPpliedtions aux autres roches. Les Par p ?alca*res sont seules attaquées sjü 1 acide chlorhydrique ; les roches HjjpOses, telles que le quartz, le gréât. ’ e*c*» demanderaient un autre dj! Jj1! ce serait sans doute l’acide hy-Uj ^nonque que ne fournit pas le com-p|,Ce> et qu’il faudrait fabriquer sur <)e Ce avec l’acide sulfurique et le fluate ^ chaux ou fluorure de calcium ; je SaVe ^aS encore eu l’occasion de l’es—
- à Pu reste, le procédé est applicable ^ntes ]es roches en employant des arJens mécaniques avec lesquels on (|jmVe toujours avec plus ou moins de dç^nltés à élargir la partie inférieure
- ^eraUs m'ne- ne veux Pas en“ ns le détail des différents instru-
- ®tiïn|S Connus ou nouveaux qu’on peut rajr°yer, j’en ferai l’objet d’un tra-^ .Supplémentaire quand j’aurai des P^fiences suffisantes, a En résumé, ce procédé qui
- p)P *tr but de mettre la puissance em-(lujr en rapport avec les effets à pro-c0a. Par des moyens simples et peu Il ^eva*t réussir, la ‘ diminuera toujours de beaucoup tioi^ain-d’œuvre et le prix d’extrac-pi0i> toutes les fois qu’on aura à ex-oo^des masses d’une épaisseur plus tfOQ^érable que la profondeur des p0(1 s de mine ordinaires , que ce soit l'on ^es Savaux de déblai ou d’extrac-cej.‘ de matériaux. Il a même, pour he dernière application, l’avantage de déch S ^a.'re a beaucoup près autant de ’ d est à peu près indispensable dçj Pouvoir faire obtenir à la mine iv^ateriaux de fortes dimensions. Ules les fissures naturelles du rocher
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- étant mises en jeu par faction de la poudre, les blocs qui résultent de l’explosion sont garantis contre les chances de rupture sous des actions moindres que celles de la mine.
- Ce procédé rend possibles et faciles des travaux qu’on n’oserait autrement entreprendre.
- Il est d’un avantage inappréciable comme économie et comme célérité d’exécution pour les souterrains , les grandes tranchées et les défilés de rocher sur le bord des cours d’eau.
- Il ne demande aucun outillage, il ne faut que de longues barres à mine et quelques entonnoirs et seaux en cuivre dont on pourrait même à la rigueur se passer ; il ne présente aucune difficulté et ne demande aucune précision dans son exécution (1).
- Expériences sur les propriétés d’eô-sorption de différentes natures de pierre.
- Par M. Léon Vaüdoyer , architecte (2).
- M. L. Yaudoyerqui, dans un concours ouvert par la Société d’encouragement, sur les différents moyens préservatifs contre l’humidité des habitations, a adressé un mémoire remarquable qui lui a mérité une distinction de la part de ce corps savant, a cru , qu’à la suite de ce mémoire, il serait intéressant de joindre le résultat des expériences auxquelles il a soumis les différentes natures de pierre employées le plus communément dans les con-structions*de Paris , afin de reconnaître
- fl) M. Courbebaisse a pris pour son procédé un brevet d’invention et d’addition de 15 ans, beaucoup plus pour constater l’invention que pour en retirer un bénéfice. Il autorisera à l’essayer tous ceux qui le lui demanderont, en leur fournissant toutes les indications utiles , et leur procurera, s’ils le veulent, des ouvriers habitués à ces sortes d’opérations. Enfin ceux qui en auront constaté les avantages pourront remployer moyennant un droit de quelques centimes par mètre cube, droit insignifiant, ayantuniquement pour but de les faire profiter de l’expérience que cet ingénieur a acquise dans ce travail. M.
- (2) Extrait du Bulletin de la société d’encouragement, septembre 1844, p. 384.
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- quelles sont leurs propriétés relatives d’absorption, expériences toutes nouvelles et propres à fournir des renseignements curieux et inconnus. Voici l’extrait du travail de l’auteur.
- « Nous avons, dit-il, réuni des échantillons de dix natures de pierres différentes, et nous les avons soumis aux épreuves suivantes, ainsi que deux échantillons de plâtre d’un volume égal.
- » 1° Ces échantillons ont été d’abord pesés tels qu’ils se sont trouvés, et ont produit les résultats inscrits dans la première colonne du tableau ( Poids à l'état ordinaire ).
- » 2° Ils ont été plongés dans une cuve pleine d’eau, et, au bout de deux jours, on a pris leur nouveau poids, inscrit dans la deuxième colonne (Poids, immersion à l'air ).
- » 3° Placés dans le vide avec de l’acide sulfurique, on a reconnu qu’au bout de cinq jours l’eau n’était pas enlevée complètement; il a fallu douze jours; le vide était maintenu à 12 millimètres pour obtenir une sécheresse complète, donnant les poids inscrits dans la troisième colonne ( Poids à l'état sec).
- » 4° Les échantillons ont été ensuite déposés dans un vase de verre; le vide a été maintenu pendant tout le temps qu’a duré l’arrivée de l’eau, qu’on a laissée pendant vingt-deux heures sur les pierres. Les poids ayant été pris , ont donné les résultats inscrits dans la quatrième colonne (Poids, immersion dans le vide).
- » A l’aide des ces divers résultats, on a pu établir des rapports de poids comparés à l’état ordinaire et à l’état sec desdits échantillons, consignés dans les colonnes 5,6,7 et 8; puis, finalement, des rapports entre l’absorption et le volume sur lequel nous avons opéré, tels qu’ils sont inscrits dans les colonnes 9 et 10, qui permettent de trouver facilement un rapport exact pour chaque nature de pierre. Ainsi, prenant, par exemple, le marbre, qui, dans nos expériences, a été reconnu absorber 0,0032 de son volume, on voit qu’un mètre cube de marbre contenant 1,000 litres, absorbera au moins 3 litres, et ainsi des autres.
- » Pour ce dernier rapport, nous n’avons donné que le résultat comparé à l’état sec , le seul qui puisse être véritablement considéré comme rigoureux.
- » Le plâtre étant une matière em^ plovée très-abondamment à Paris, nous avons cru devoir en joindre deux échantillons à nos expériences. L’un est le plâtre tel qu’on l’emploie le plus gé-
- néralement, celui que les ouvriers a P pellent au sas, et l’autre est du p*a passé au tamis de soie, en usage p°u les moulures, les plafonds, etc.
- » Les expériences sur le plâtre pô“ raient s’étendre beaucoup plus, surto,, si l’on voulait étudier les propriétés • sultant des divers degrés de cuiss qu’on lui ferait subir et des substan qui y seraient mélangées.
- » Il est reconnu par l’expérienc®^ ainsi que nous l’avons nous -11,6 ja avancé dans notre mémoire, que
- pierre deChérenceestextrêmementp^
- méable : pour n’en citer qu’une P.r^Jnr! on peut voir, à l’édifice du quai d^ say , par l’usage qu’on en a fait, fets qui se sont produits. Les corme»1 de l’ordre du rez-de-chaussée et premier étage ayant beaucoup de sa lie, et ces corniches étant en p1®
- tendre, on a voulu les préserver^
- tre les effets de la pluie en les rec vrant de dalles de pierre dure d <Lj épaisseur moyenne de 0m.013 , et . . lées en pontet. Ces dalles ont été fa' en pierre de Chérence, qui est reco ^ nue parfaitement propre à résister ^ toutes les chances de destruction, telle disposition était excellente principe , mais l’expérience de q1*3 ü ou cinq ans a fait reconnaître que 1 delà pluie passait très-facilement a . vers ces dalles , qu’elle parvenait 0‘ les parties de corniche en pierret. dre qu’on avait voulu abriter. Ad1,^’ au lieu d’avoir atteint le but qu’on $ tait proposé, on a créé un état dec^ra ses très-regrettable, et auquel il faUtrC tôt ou tard remédier par quelque aU |a moyen (1). Sur un des côtés oe^j grande cour, la corniche ayant couverte en pierre de liais, et cela puis bien plus longtemps , cette niche est demeurée dans un état sécheresse parfait. r0.
- » Ayant été frappé de la petite P ^c portion dans laquelle l’échantillonire pierre de Chérence qui a servi à e expérience avait absorbé , instruit Q ^ que nous étions des faits que nous f nons de citer, nous avons voulu °Pe(re sur un nouvel échantillon d’une aU nature ; et, en effet, nous sommes P venus à un chiffre d’absorption be< coup plus élevé. Nous devons donc m ^
- et ceci le prouve, que , par suite variété qui peut exister dans P,uS'â^e pierres de la même espèce, de la carrière, du même banc , les rapPü
- fi) Ce serait iei le cas d'appliquer sur dalles l'enduit de MM. Tliénard et d’Arce*-
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- j8 propriétés d’absorption relatées blr% l?^eau ci-joint ne sauraient sen Cons^érés comme absolus, mais nernent comme indicatifs de notions Dei'era'errient Peu répandues, et qui a^ent être d’un enseignement utile, qu” • ,es* *mPortant aussi de remaria ^ ^ aPrés ce que nous avons dit de ,.1 P[erre de Chérence, et d’après les u'*ats obtenus quant à la proportion ^laquelle elle possède les proprié-et d absorption, que la perméabilité cl a Propriété d’absorption sont deux °ses très-différentes et entièrement linetes. qu’une pierre peut être ex-eHiement perméable et absorber très-^ a. Si les pierres de filtre absorbaient aticoup elles cesseraient d’être per-
- toeables.
- y> Nous avions eu l’intention de soumettre aux mêmes expériences des briques, des carreaux de terre cuite et des tuiles; mais la trop grande variété qui existe entre ces différents matériaux, eu égard à leur composition, à leur plus ou moins de cuisson, etc. , nous a obligé d’y renoncer.
- » Nous avons dû aussi renoncer à opérer sur la pierre de meulière, par suite de sa conformation irrégulière, qui ne permet pas de calculer exactement l’absorption dont elle est susceptible.
- « Il serait avantageux de se livrer à des expériences analogues sur les différentes espèces de mortiers ou ciments réputés hydrofuges, avant d’en recommander l’usage.
- ( Voir le tableau à la page suivante. )
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- NUMÉROS
- TABLEAU des expériences sur les propriétés d’absorption de différentes natures de pierres.
- ABSORPTION en volume, en centièmes IMMERSION
- ABSORPTION EN POIDS.
- POIDS
- DÉSIGNATION
- Immersion dans le vide.
- Immersion à l’air
- immersion dans le vide.
- à l'état
- a l'état
- Immersion
- dans le ride.
- à l’air.
- relative àl’é'.at ordinaire.
- relative l’état sec.
- relative • à l'état sec.
- relatireà l’état ordinaire.
- ordinaire.
- ÉTAT SEC.
- gram.
- gram.
- gram.
- Marbre.
- 1163.35
- 1163.35
- 0.0032
- Granit.
- 1101.55
- 1100.69
- 0.0060
- 1102.20
- Château -Landon,
- 1103.48
- 1102.58
- Du liais.
- 1063.94
- 1039.59
- 23.52
- 24.35
- 1078.50
- Chérence.
- 1058.70
- 1072.51
- 1055.51
- 1092.16
- 33.46
- Chérence,
- 1012.79
- 0.158
- 986.50
- 1053.21
- Tonnerre dur.
- 1002.59
- 37.84
- Roche,
- 1036.61
- 990.26
- 985.52
- 63.47
- 46.35
- 60.73
- 1050.99
- 51.09
- Tonnerre tendre,
- 796.75
- 906.28
- 795.80
- 135.26
- 931.06
- 109.53
- Vergelé.
- 867.60
- 759.61
- 141.19
- 900.80
- 105.42
- 138.64
- Saint-Leu,
- 694.78
- 822.08
- 691.81
- 861.80
- 127.30
- 130.27
- 167.02
- 605.51
- 759.74
- On a opéré sur un cube commun de 421.2 centimètres cubes. I observations.
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- P
- rQls de production de la force motrice électro-magnétique.
- Par M. W.*R. Grove. machines èlectro-magnétiques <ÜstiVenl ^tre ran”^es ^ans tl0’s c'asses
- pactes.
- tie *a première de ces classes apparia nrent.*oufos ce^es qui agissent par haï’ *mmàdiate de la force de dé-Vanl*°n, ainsi qu’on l’observedans le gal-j°aiètre, dans la rouedeBarlo\v,etc. Ce„a deuxième classe se compose de es qui sont construites sur le prin-
- >’j!e dit
- tr-Xer à demeure deux aimants élec-
- 5jjx“*t de suspension, et qui consiste
- d-ffis énergiques devant la périphérie gn ne roue , et à assujettir dans les li-sa^s,diamétrales de cette roue et sur î dler,.phérie , des plaques de fer doux fm68 foforvalles égaux et rapprochés iiiJe6ux. Les aimants électriques sont wj°sés de telle manière qu’ils perdent force d’attraction aussitôt qu’ils à une certaine distance une
- ont
- des Jjdré à-----------------------
- tjr P âques de fer que le mouvement j. Ulaire de la roue leur amène nèces-i0é<vïient "> ma,s qu’**s reprennent im-w latement cette force l’instant d’a-hes Pour agir sur la plaque suivante. l^Cette manière , la roue doit cons-fPent se mouvoir sur son axe. tr°isième classe d’appareils élec-dej ?gnétiques repose sur le principe k Ojtuants tournants du système de èljfoo. Dans ces appareils, un aimant fljlrique qui tourne sur une cheville trtj du plan horizontal est amené en-l’ajjes pôles d’un aimant immobile. A l%e *fo l’attraction alternative des îdfçp Magnétiques opposés, jointe à la oie^^é qui lui est propre, l’aimant C>ese maintient dans un mouve-^ Précipité de rotation. s'ûiîn tivement a fo dépense qu’occa-^..e une force motrice é!ectro-ma-% Mlue, il résulte des expériences tiédeur Botto, que 20 kilog. de ^ Produisent un effet égal à une de cheval pendant une durée de ,10îiïres; or, si on admet que le prix Ofi vJc métallique soit 60 cent, le kilog. ilet) d que , pour obtenir cette force, «tlvi ç°ùtera 12 fr. en zinc II faut aussi 23 kilog. d’acide nitrique, tel le,, le rencontre communément dans (|e l^tuerce , pour dissoudre le métal dianière la plus avantageuse et (lOr,'c Plus grand effet utile. Cette <W lfo d’acide à 55 cent, le kilog., t*4is fo 12 fr. 65 cent. Le total des
- donc, pour obtenir une force
- motrice égale à celle d’un cheval, à l’aide d’un appareil moteur électrique, d’environ 25 fr.
- Dans ces calculs, on suppose que les frais pour l’acide sulfurique qui est nécessaire, sont couverts en entier par le sulfate de zinc qu’on produit, et l’on voit, par conséquent, que cette force ne coûte pas beaucoup moins à produire que celle que fournit une machine à vapeur. Le haut prix d’une force motrice électro-magnétique provient en grande partie de ce que les matériaux pour sa production, savoir, le zinc et les acides, sont d’une valeur plus élevée que la houille et l’eau qu’on emploie dans les machines à vapeur, et qui sont des produits à peu près bruts, et tels qu’on les tire des mains de la nature.
- Les expériences de M. Botto ont été entreprises avec la batterie à l’acide nitrique dont je suis inventeur (batterie de Grove), et les frais ont été calculés sur ceux de ses éléments. On serait peut-être dès lors tenté de croire que cette batterie , qui emploie l’acide nitrique, doit par conséquent être dispendieuse, mais les essais qu’on peut faire et la réflexion ne tardent pas à convaincre du contraire. Si on compare cette batterie, avec celle par exemple dans laquelle on se sert pour liquide d’acide sulfurique étendu , qui est l’é-leclrolyte le meilleur marché, il en résulte, pour produire une action équivalente (comme par exemple la décomposition d’un certain volumed’eau), qu’il est nécessaire d’employer une série de trois cellules de la batterie ordinaire , et par conséquent qu’on consomme 3 équivalents de zinc et 3 équivalents d’acide sulfurique , tandis que l’intensité de ma batterie est tellement supérieure que la même résistance peut être surmontée à l’aide d’une seule cellule qui ne dépense que I équivalent de zinc . 1 équivalent d’acide sulfurique, et 1/3 équivalent d’acide nitrique.
- Indépendamment de cette moindre consommation en acide, cette batterie a encore l’avantage de n’occuper que le tiers de l’espace qu’exigent les autres batteries.
- Rapidité des bateaux d vapeur américains.
- Les bateaux à vapeur américains des lacs qui ressemblent à des mers sont, comme on sait, remarquables par la construction de leur cabine qui est sur le pont, et toute la capacité intérieure
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- dubâtimentqui est laissée aux marchandises, parla manœuvre du gouvernail qui s’opère de l’avant au moyen de tiges de communication , par l’emploi d’une chaudière distincte et d’une machine particulière pour chaque roue à aube , et enfin par l'adoption de la haute pression qui s’élève jusqu’à 7 et même 10 kilog. par centimètre carré. L’un des voyages les plus étonnants accomplis par l’un de ces bateaux est celui qu'à elTectué 1 eF.-M. While, dans l’été de 1844. Ce bâtiment a remonté un courant dont la vitesse moyenne est de 3 à 4 milles (5 à 6,5 kilom.) à l’heure, pour se rendre de la Nouvelle-Orléans à Saint-Louis, distance de 1200 milles (193 myriamétres)en 3 jours et 23 heures , restant un jour et demi à Saint-Louis, pour décharger, recharger et revenir à la Nouvelle-Orléans, après avoir parcouru 2400 milles(386 my-ryamètres ) en moins de 9 jours. La vitesse moyenne , sans tenir compte des avantages et des désavantages de la route , a été de 16 milles (près de 27 kilomètres, ou à peu près 14 nœuds à l’heure.
- Pont suspendu de Peslh.
- On construit actuellement sur le Danube , à Peslh en Hongrie , sous la direction de M. Tieruey - Clark, ingénieur anglais, un pont suspendu qui mérite à tous égards d’être mentionné comme une des belles entreprises du génie civil qu’on ait faites en Europe dans ces derniers temps.
- Pour se faire une idée des difficultés qui existent pour construire un pont suree fleuve rapide et profond , difficultés qu’on a, longtemps considérées comme insurmontables, il faut savoir que le Danube, dans cette partie de son cours, offre «à i’étiage une profon deur d’au moins 6 mètres, et qu’en 1838 il s’est élevé , au mois de mars , à une hauteur de 11 mètres au-dessus de cetétiage. Les fluctuations continuelles de ce fleuve et en hiver la débâcle des glaces qui offrent souvent des masses de 1500 mètres de longueur sur une épaisseur de 3 à 4 mètres, peuvent faire présumer de quelle nature sont
- il
- faut
- ohst3'
- les obstacles contre lesquels lutter.
- L’ingénieur, pour vaincre ces clés, a donc etc obligé de con |r:se-les plus vastes batardeaux et les ^ ^ glaces les plus gigantesques encore vus. On pourra se faire une de la grandeur de l’un de ces M^ deaux (celui de la culée de retenue ^ le rivage du côté de Pcsth), clua/,ljcr® dira que lors de la pose de la pierre de ce pont par l’archiduc Cn*1 . e5 en 1842,5000 personnes ont été a(,‘[%e dans son intérieur, pour assister a . cérémonie. . eJi-
- Voici du reste les principales d* sions de ce pont dont la constmc touche à sa lin. S(I5-
- La distance entre les points de . pension est de 200 mètres, aveqA,nè' travées d’entrée et de sortie de 5u je 1res chacune. Le tablier a I2m- jjVcS largeur, et il est soutenu par des s®' ur en fonte d’une seule pièce. La/,a c$l de ce tablier, au-dessus de rétia»e’ j0n de 15 mètres ; les piles de suspcl je3 ont 45 mètres de hauteur au-dessn fondations; elles sont établies cut
- connerie très - solide , admiral>lc^jCr, parmentéc, jusqu’au niveau du ta , en granité de Manthausen près Je
- à une distance de 50 myriatnetr c,tt Pesth. Beaucoup de ces granités P1 }ül de 10 à 12 tonneaux. Le p|us pour la seconde pile qui a offert de difficultés , est termine et pr une profondeur de 18 mètres; s0nj
- lots nécessaires à sa construcholL> de 20 à 24 mètres de longueur d’équarrissage. lia fallu à peupr^icî de ces pilots et quelques-uns desj^ fa; magnifiques qu’on a fait venir |
- “•'"o----1---— — — — ^ îil5^
- rets de l’Esclavonie, avaient .1 33 mètres de longueur. Les sap1^^ venaient de la Bavière et de la jejW' Autriche, et ont eu à descendre nube dans un parcours de plu* ^ d" myriamèlres. La longueur t°l<* pont, y compris les approches*^; de près de 350 mètres. Ce sera * ùü mier pont permanent avec P‘‘ et sur le Danube, entre Ratisb°n‘^ar mer Noire, depuis celui que *èrc'. avait fait ériger l’an 103 de n<n # à Eisen-Thor, ou Portes-dc *c confins de la Hongrie et de la . dont ou voit encore les fondât!0
- 90000-
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- Le Technoloo'iste. PI. 64.
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- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- »»<!<
- arts métallurgiques, chimiques, divers
- ET ÉCONOMIQUES.
- Ao t
- ice sur le zincage voltaïque.
- P. Locyet , de Bruxelles.
- Son ri* PuLHè, en 1843, dans la 3* livrai-trie 11 Bulletin du Musée de Nndus-ïinc’ Bruxelles, une notice sur le ^écn. v°ltaîque du fer que j’avais et ,E?Vert. dans le mois de juillet 1842, suit.. . je donnerai d’abord l’extrait
- s“ivan;\
- e^pj (?Ur opérer le zincage du fer , on lutip un bain formé par une disso-datjjj,116 sulfate ou de chlorure de zinc ^üandU ’ 0n se serv*ra de ce dernier sel le| se? °n y irouvera de l’économie :
- ’ Par exeraPle * Ie cas °ù l’on *inc. î soi-mème fabriquer le sel de <lisSp| a°s ce cas, on le préparerait en Üriq Vant le zinc dans l’acide cblorhy-du commerce étendu d’eau , On pe ®st à un prix extrêmement bas. <le ïin^\employer une solution saturée vant / a 15° C. Pourtant, en me ser-deux j.u. sulfate, qui est soluble dans leiaPér1S et t*em'e son P°>^s d’eau à la C,lviro *ure ordinaire, j’ai employé lailiSA n * partie en poids de sel cris-» ^ P°Ur 4 parties d’eau.
- 'le Sel jSt odieux d’opérer avec un bain a 2à zinc dont la température est Venabl d L- -^n général, il est con-teiw 6 de ne pas travailler à une basse se p|ar, ,re- La solution de sel de zinc •Irotip-e dans un baquet de bois gou-fait i ^convenablement disposé. Cela C^e ou ®tanl: en aclivilé , on atta-°u fixe d’une manière intime ^ T,ehnologi$tet T, VI. Février — iM.i
- l’extrémité du conducteur négatif à un des points de la pièce métallique qu’il s’agit de zinquer, et l’on soude l’autre fil métallique, le positif, à une plaque de zinc ; cette plaque doit toujours être de dimensions telles que, convenablement contournée, elle puisse facilement entourer l’objet à zinquer, en étant très-rapprochée de toute part, sans cependant le toucher en aucun point.
- » Cette lame de zinc , qui termine le pôle positif, joue un rôle très-important dans le zincage ; sans son emploi, le procédé n’aurait nulle valeur Si, au lieu de l’employer, on se bornait à plonger simplement dans la solution de zinc l’extrémité du conducteur positif, la pièce de fer qui termine le pôle négatif ne se recouvrirait nullement de zinc ; ce qui revient à dire que le sel de zinc dissous ne serait nullement décomposé.
- » L’emploi d’une plaque de zinc, pour terminer le pôle positif de la pièce, repose sur le mode de décomposition que subissent les sels de zinc quand on emploie un courant voltaïque ; en décomposant ces sels par cet agent, on obtient d’un côté le métal revivifié, et de l’autre l’oxigène et l’acide qui le constituaient sulfate de zinc. Mais l’affinité qui unit les éléments du sulfate de zinc est très'ènergique , et ce sel ne se décomposerait alors qu’en employant une force électrique qui nécessiterait une grande dépense pour être produite de manière à ce que l’on puisse appliquer la revivification du métal au zincage du >3
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- fer ; et encore, le métal ainsi séparé | tion de la pièce à zinquer avec le
- fil
- afi»
- des éléments qui le salissaient, ne se j métallique conducteur de la püe> rts déposerait sur le conducteur négatif, ! que ces points soient aussi reeouv ou la pièce qui continue ce conducteur, ' de zinc. J’ajouterai aussi qu’il est c ^ qu’à son extrémité, et sans contracter j venable de ne décaper les pièces fjujeS
- moment de l’opération, afin ql*e ne puissent s’oxider de nouveau. » c On voit donc comment, apres multitude d’essais sans résultats, Je S|.gr parvenu à zinquer parfaitement Ie en terminant le pôle positif de l-1 V par une grande plaque de zinc^en ^ rant à peu près complètement l’0'^ p. zinquer adapté au pôle négatif, el ce, prochè de cet objet à une faible dista J’avais présumé que celte plaque P p mettrait le zincage, en ajoutant efficacité propre pour l’oxigène de 1 jt eide sulfurique à celle qui lui attribuée comme conducteur P0?' jjfjé la pile. Les résultats avaient jüS!.jps mes prévisions, et dès lors je paI\e à zinquer économiquement toute esP f5 de pièce en fer en me servant toüJ0(ïue comme électrode positive d’une p,a^ j de zinc de surface au moins ®»aùjep celle des objets à zinquer. Je fus P j étonné à cette époque, quand , a?.j[é fait des essais pour constater la so'10^ du zincage, je vis que la coucb® 5 zinc, non-seulement ne préserva;1 y le fer exposé à l’air humide en ag'^e comme vernis, mais encore paf [aCt action électro-chimique due au c0?je|5 en le rendant négatif. Ainsi des oui \ en fer zinqués par mon procédé , exposés aux influences atmosp^ps ques, s’oxidèrent partiellement, #1 ou moins promptement. Fréquen^u l’oxidalion du fer et du zinc avait L,i au centre des pièces qui se couvre L, à cet endroit de larges taches de rou
- aucune adhérence avec le métal de la pièce.
- » En terminant le pôle positif par une pièce de zinc de grande dimension qui plonge dans le liquide à décomposer, et qui entoure la pièce à zinquer, nous ajoutons une autre force à la puissance décomposante des deux conducteurs électrisés. En effet, cette plaque de zinc électrisée positivement, puisqu’elle fait partie intégrante du conducteur positif, sollicite le sulfate de zinc dissous à décomposer d’abord, pour attirer à elle, en vertu de l’attraction des électricités ordinaires, les éléments électro-négatifs du sel, savoir: l’oxigène et l’acide sulfurique ; le zinc, élément positif de ce même sel, étant attiré par le conducteur négatif : niais ces deux attractions seraient insuffisantes pour opérer la décomposition du sel, et par suite le zincage , s’il ne venait s’y joindre l’affinité propre de la plaque de zinc pour l’oxigène et l’acide sulfurique ; en sorte que ces deux corps, qui seraient sépares du zinc réduit à la surface de la pièce à zinquer, viennent de nouveau s’unir au zinc de la plaque qui termine le pôle positif pour refaire du sulfate. Il suit encore de là que la dissolution employée au zincage ne change pas de concentration ; car pour 1 gramme de zinc réduit à la surface de la pièce en fer au pôle négatif, il y a 1 gramme de zinc dissous de la plaque qui termine le pôle positif, En outre, cette lame du pôle positif entourant de toute part l’objet à zinquer, la réduction du métal dissous, c’est-à-dire le zincage, est uniforme sur tous les points de la pièce , ce qui n’aurait pas lieu si la plaque de zinc qui termine le pôle positif de la pile se trouvait seulement en présence d une des faces de l’objet à zinquer.
- » La pièce de fer se recouvre ainsi d’une couche blanc bleuâtre de zinc pur, qui est très-adhérente et susceptible de recevoir le bruni. Au bout d’un certain temps, qui varie suivant l’épaisseur que l’on veut donner à la couche de zinc ( dans la plupart des cas, une immersion d’une demi-heure me semble suffisante), on retire la pièce , on la lave à grande eau et on la fait sécher.
- » 11 est important de faire remarquer que, pendant l’opération , il faut changer les points d’attache ou de jonc-
- tandis que dans les autres partie couche de zinc restait inaltérée. qi5 Par suite de ces observations, abandonné mes recherches sur Ie cage, lorsqu’un article que je lu*^ un journal anglais m’engagea à Ie* ^ prendre et à les continuer. Dans relfJil ticle, il était dit que M. Pellatt f présenté , à l’institution des ing®nlja|i$ civils de Londres , un Mémoire lequel , après avoir rappelé l’influ® jl du zinc sur la conservation du !re' exposait les motifs qui l’ont porte g chercher les moyens d'opérer le z|r, ÿ 11 par des procédés éleclro-chimid1^ fd
- faut remarquer, était-il dit dai’5 fiI)t article, que ces procédés Pc^,n^llrC' d’obtenir une couche de zinc trcs-P' ^1 de conserver toute la ténacité au/'0|j' qui en est revêtu , et de ne faire cp^, ver aucune modification à son parce qu’on opère à froid. Enfi11
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- coûUit°n. du Procédé de M. Pellatt ne peintu Pas P*HS cher, suivant lui, qu’une Plusi e ordinaire à quatre couches, trées es P/a^ues qui ont été mon-étaien* f lnsl!1 uli°n * par M. Pellatt, de 8 m . m*nces ; et malgré un séjour el|es ni ?Ur Jes to‘ls de Londres, tram a Essaient apercevoir aucune
- Je f 6 rouill,e-
- car le US ^or,1 ®tonné de ces résultats , an<q,j Procédé donné par* l’ingénieur leqUeiS ne. différait que peu du mien , sanCe ava‘l parvenir à sa connais-m°irea|Tanl la publication de son Mé-an:_ ' Lne seule phrase de son travail
- f Uira
- Particulièrement mon attention.
- Il particulière
- se| ®c°nunandait que la dissolution de 0r ? Zlnc fût plutôt acide qu’alcaline, hliée toutes mes expériences pu-deg®s » j’avais non-seulement employé sülfat l*0ns neulres de chlorure ou de couo u de z‘nc ’ raa's encore dans beau-line*! de cas je les avais rendues alca-ljqJ,Par une addition d’ammoniaque rittte ’ Car on sait que tous les expé-Ces ntateurs qui ont fait des expérien-volta”lr dorure > l’argenture , etc. , *l’éviiI(*Ue* ’ ont t°uj°urs recommandé ètaitler l’acidité de la liqueur. Or, il Ceui Permis de supposer à priori que suise. condition devait être également Un *e, alors qu’il s*agissait de réduire le„^tal aussi oxidable que le zinc, cililé Recompose l’eau avec tant de fa-îciq /luand il est en présence d’un coqs’ mals l’expérience n’est pas venue Er/0» r cette hypothèse. fer I e”et» ayant opéré le zincage du c°ns,n servant d’une pile à courant lion ’ e* en employant une solu-tenuacide de sulfate de zinc , j’ai ob-om s,Un, z.'ncage parfait, et les pièces sieur^r‘e.Urement résisté pendant plu-alftio! u^°?s a toutes les influences ÜçjçPhèriques. Ainsi, ayant zinqué lejne^.00!18 de pistolet à l’extérieur seu-j,at, je les ai ensuite plongés dans pen(jg 'u aérée, et ils y ont séjourné ^Ut* > Plusieurs semaines. Leur inté-c°üc. s’est bientôt recouvert d’une l*xtè|5 d’oxide hydraté , tandis que aPDa» eur n’a subi aucune altération Ç\enle*
- qtie 1st une chose digne de remarque, ^nSj a facilité avec laquelle on réduit (Jui(|e a . udamment, au sein d’un lirait acide et à l’aide d’un faible couine,’ Un uaétal aussi oxidable que le On « •
- ?alYa sa,t que dans les opérations de avanta *asf'9ue,’ d est beaucoup plus aeictg jeUx d’opérer avec une solution Ployas sulfate de cuivre que d’em-Qne dissolution neutre. L’opé-
- ration marche plus rapidement, le moule se recouvre mieux, et le cuivre déposé est beaucoup plus tenace et plus malléable. Le fait que l’addition de l’acide augmente la conductibilité ciu liquide ne suffit pas pour expliquer ces phénomènes. Il en est de même quand il faut se rendre compte de la haute influence de l’acidité de la liqueur sur les résultats obtenus dans le zincage voltaïque. Dans ce cas , il est possible que l’addition d’acide prévienne la formation d’une très-légère couche d’oxide à la surface de l’objet à zinquer, oxide qui empêcherait l’adhérence entre le zinc et le métal recouvert, et l’on sait que c'est sur l’adhérence que repose la solidité du zincage.
- Je compte reprendre plus tard mes recherches sur le zincage , afin de les rendre complètes; je vais, en attendant , donner ici le résultat de quelques expériences qui m’ont paru offrir quelque intérêt par la concordance qu’elles montrent entre la réduction du zinc par voie voltaïque et celle des métaux précieux. Cette dernière paraît être , comme on le sait par le rapport de la commission qui a examiné Je travail de M. de Ruolz [Technologiste, 3e année, p. 193 ), proportionnelle à la surface des objets et à la durée de l’immersion.
- Le courant électrique était produit par un couple de Grove, chargé de manière à donner au plus les 2/3 de son effet maximum. La lame de platine de cet élément avait 0m.086 de longueur sur 0m.0l4 de large, et plongeait aux deux tiers dans l’acide azotique du commerce légèrement dilué. Le cylindre de zinc amalgamé , épais de 0m.008, avait 0m.080 de haut sur 0m.052 de diamètre extérieur. Ce cylindre plongeait aux deux tiers dans un vase de verre contenant de l’eau acidulée par une petite quantité d’acide sulfurique. L’acide azotique, dans lequel était immergée la lame de platine, était renfermé dans un vase poreux , placé lui-même dans le cylindre de zinc.
- La solution de sulfate de zinc , saturée à 21° C., était légèrementaciduiée par l’acide sulfurique. Pendant le zincage , sa saturation était maintenue constante à l’aide de quelques cristaux suspendus dans le vase qui la contenait.
- Les expériences ont été faites sur cinq bouts de canon de fusil ouverts des deux côtés. La hauteur de ces canons était 0m.106, et leur circonférence de 0n,.070. Leurs surfaces étaient sensi-
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- blement égales. Tous ces canons furent décapés d’abord à la lime douce , puis à l’acide chlorhydrique etendu; ils furent ensuite lavés soigneusement, passés au papier de sable fin. Après cette opération , j’évitai de les manier avec les mains nues.
- La plaque de zinc qui terminait le pôle positif (la lame de platine ) de la pile avait 0m.H0 de haut sur 0m.100 de large ; elle était contournée de manière à embrasser en partie le canon à zinquer, lequel s’en trouvait aune distance de 1 centimètre environ.
- Aprè^ avoir pesé soigneusement les cinq canons, ils furent parfaitement bouchés des deux côtés, de manière que la solution de sulfate de zinc ne pût pénétrer dans leur intérieur. Le fil métallique qui les mettait en rapport avec le pôle négatif (le zinc) de la pile était enfoncé sur une très-faible longueur, entre l’un des bouchons et la paroi du canon.
- Immédiatement après le zincage, i f bouchons étaient enlevés, le canon la, à grande eau, parfaitement essuye^ séché à 100°, puis pesé immédiat ment. . .
- La disposition de l’appareil était suivante. La pile étant en action, canon adapté au pôle négatif, la pla<Ju de zinc électrode positive plongée la solution zincique, on immergeait1® médiatement le canon, s’arrangeanto manière à ce qu’il y eût peu de contac. même momentanément, entre lui et plaque de zinc. Les canons A et B a été zinqués successivement sans reno veier les liquides excitateurs de la pt'e’ puis ces liquides furent renouvelés un seule fois pour zinquer successivcmeo les canons C, D, E. J’ai consigné da^ le tableau ci-joint le poids des cB' nons, la durée des expériences l’augmentation de leur poids après zincage.
- CANONS. POIDS ayant le zincage. POIDS après le zincage. AUGMENTATION en poids. DURÉE de l’immersion.
- gram. gram. gram.
- A 90.460 90.530 0 070 13 minutes.
- B 93.448 94.272 8.824 25 id.
- C 85.924 87.053 1.129 36 id.
- D 100.100 100-450 0.350 30 id.
- E 80.172 89.013 O.Ul 30 id.
- Le tableau ci-dessus donne lieu aux remarques suivantes :
- 1° Le canon A, quoique ayant été zinquè avant le canon B, alors que l’action de la pile n’avait pas pu l’affaiblir, n’a pris environ que 1/2 en zinc de celui ci, ce qui n’est pas en rapport avec la durée de l’immersion, durée qui est environ comme 1 est à 2.
- 2° Le canon C était le plus léger de tous ; c’est celui qui a absorbé le plus de zinc ; à la vérité , les liquides excitateurs de la pile avaient été renouvelés , mais comme la pile est à courant ' à peu près constant, surtout dans la première heure d’action, et comme le canon n’est resté dans la solution que six minutes de plus que les canons D etE, zinqués après lui, cela n’explique pas comment il se fait qu’il a absorbé une quantité de zinc si peu en rapport
- avec celles fixées sur ces deux demi®!’' car elle est plus de trois fois celle de et de deux fois et demie celle de E*
- 3° Le canon E, zinqué après le11 D , sans renouveler les liquides de pile, a absorbé plus de zinc que cel®' ci , la durée de l’immersion étant même , le courant de la pile avait ^ plutôt diminuer qu’augmenter. Danscg cas, la masse aurait-elle eu quel(Juf influence sur les phénomènes? H eSw remarquer que E pesait près de ^ grammes de moins que D. Des e*P®' riences plus nombreuses viendront de' cider la question.
- Je me propose , dans mes procha,n^ recherches , de mesurer avec soin force du courant de la pile avant chafl*? expérience, de faire varier la t.e,I1PlK rature , la concentration de la dissol
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- fa 2’ncique, ainsi que l’état des sur-j,s des objets à zinquer. quç0 terroinant, je mentionnerai encore disn ^ans Une au^re expérience, j’avais lelpiSe *a P*a(lue de zinc qui formait «r°de positive en cylindre , de Part^*? a entourer le canon de toutes sert S; e contact était empêché par l’in-Pos'0n Pe*^s morceaux de bois dis-lernv CI? ray°ns dans les bouchons qui Cps'llna*enl *es canons des deux côtés. Plan m°rceaux de bois touchaient la zin Ue zinc positive. Il n’y eut pas de s e‘ contra're » le canon perdit U» °n poids , ayant été attaqué par la cea eur acide. En enlevant les mor-(jesu^ de bois et les remplaçant par du ra8ments de verre , la réduction ^'nc à la surface du canon se fit ira-qüe .élément. Il paraît résulter de là aCj, e bois imbibé de la solution saline Co e avait établi entre les pôles une Pas !ïlUn'cation suffisante pour que le U, • s.aS.e du courant se fît par son intérimaire.
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- rempe de divers objets en acier.
- |> forêts les plus, délicats des hor-b|^rs sont chauffés dans la portion CeUx *a damme d’une chandelle ; Cha Plus forts dans la flamme d’un sUr Unaeau projetée très-obliquement MrnUx et un lîeu au*dessous de leur te Quand ils sont extrêmement pou^s ; on peut les agiter dans l’air 0ér - les faire refroidir, mais plus gé-la C|!enient ou les pique dans le suif de pio^^delle même, ou bien on les tec ?e dans l’huile de la lampe. On les çjj j11 soit par leur propre chaleur, soit des es Plongeant dans la flamme au-£°Us de la pointe de la mèche. ?tUr°Ur *es °ul'ls qui tiennent le milieu Ceux qu’on soumet à l’action du fejj a,ïleau et ceux qu’on expose à un le tü.u> il y en a beaucoup qui exigent deci/e de fer ou le bain de plomb et *1 ’ ma's Ie P'us 8rar)d nombre
- ds sont trempés à la forge du ser-Ces r ordinaire sans avoir besoin de ^moyens de protection. te|s o 0lltils de dimension modérée, h *a PluPart de ceux dont on fait cisea dans l’art du tour, ainsi que les tiers ^ et *es 8°uges dont les charpen-àtent J11 usage, etc., sont générale-aVoir ^auffés à feu nu; mais il faut lorw 'attention de les promener en *Gn ?,u.r continuellement dans le feu, I^Ur a e?aüser la température qu’on Pplique , puis de les plonger ver-
- ! ticalement dans l’eau et de les y agiter horizontalement pour les exposer aux portions les plus froides du liquide. Si on le juge nécessaire , on ne les plonge que jusqu’à une certaine profondeur, le reste de l’outil reste doux.
- Quelques personnes se servent d’un vase plat, rempli d’eau seulement jusqu’à la hauteur de la portion qui doit être trempée, et plongent les outils jusqu’au fond , mais celte ligne rigoureuse de démarcation est un peu dangereuse, attendu que les outils sont sujets à se crevasser dans cette partie, et il faut généralement imprimer un léger mouvement vertical, afin que la portion qui forme le passage des parties trempées à celles restées douces, occupe un peu plus d’étendue suivant la longueur.
- Les rasoirs, les canifs, ne sont que trop fréquemment trempés sans enlever les écailles ou paillettes d’oxide qui proviennent de la forge ; cette pratique, qu’on doit éviter avec soin pour les ouvrages soignés, ne saurait être trop blâmée. Ces lames sont chauffées dans un feu de coke ou de charbon et plongées obliquement dans l’eau. Pour recuire les rasoirs, on les pose par le dos sur un feu clair au nombre d’une demi-douzaine environ, et on les enlève un à un, lorsque le tranchant, encore mousse , a pris une couleur jaune paille clair ; si le dos a par circonstance été chauffé au delà du jaune paille, les lames sont refroidies dans l’eau, mais jamais autrement. Les lames de canifs sont recuites par une ou deux douzaines à la fois sur une plaque de fer ou de cuivre d’environ 0m,30 de longueur, 0m,10 de largeur et épaisse de 0m,006, Les lames sont toutes rangées sur le dos les unes à côté des autres et s’appuient ainsi obliquement l'une sur l’autre. A mesure qu’elles atteignent le recuit, on les saisit et les enlève avec une petite pince, et on les jette dans l’eau si cela est nécessaire, et d’autres sont ramenées des points les plus froids de la plaque pour prendre leur place.
- Les haches, les cognées, les ciseaux à froid, et une foule d’autres outils semblables dont la masse totale en métal est considérable comparativement à celle qui doit être trempée, ne sont plongés qu’en partie et recuits tout simplement par la chaleur qui reste encore à la masse de l’outil ; seulement quand on a atteint la couleur qui indique que le recuit est opéré, on les immerge enttirement.
- Pour enlevi-r les écailles ou l’oxide
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- qui se forme au feu, quelques ouvriers passent rapidement les objets dans du sable sec avant de les plonger dans l’eau, afin de leur donner une plus belle ap- i parence. I
- Si on voulait tremper des enclumes, j de grosses étampes ou autres pièces d’un volume considérable par immersion directe, la formation rapide de la vapeur sur les côtés du métal s’opposerait au libre accès de l’eau pour enlever la chaleur avec une célérité suffisante. Dans ce cas, on fait tomber d’un réservoir supérieur une colonne volumineuse d’eau sur la surface de l’objet qu’il s’agit de tremper. Cette méthode est excellente en ce qu’elle produit une masse d’eau considérable qui, en tombant sur le centre de l’enclume, rend à coü'p sur cette partie très-dure , mais il est assez dangereux de rester dans ce moment près de l’enclume, attendu que, si sa table n’est pas parfaitement soudée, elle se détache parfois en partie et est projetée au loin avec beaucoup de violence et un grand bruit.
- Quelquefois l’objet n’est mis qu’en partie sous le filet et la colonne d’eau au moyen d’une grue, d’une louve, etc., et est définitivement recuit par la chaleur que la masse possède encore, puis enfin plongé dans l’eau pour y refroidir complètement.
- On fait souvent usage d’huile et de différents mélanges d’huiles, de suif, de cire , de résine, etc., pour tremper un grand nombre d’objets minces et élastiques, tels que des aiguilles , des hameçons, des plumes en acier, des ressorts, etc., qui exigent une trempe plus douce et plus souple que n’en donne l’eau.
- Par exemple, les plumes en acier sont chauffées en grand nombre dans une capsule qu’on place dans un fourneau ; quand elles ont atteint la température requise , on les trempe dans un mélange huileux ; généralement, on les recuit également dans l’huile ou dans une composition dont le point d’ébullition est le même que la température convenable à ce recuit. Ce mode est extrêmement expéditif, et le recuit ne peut tomber au-dessous du degré voul u. On se sert aussi de la chaleur sèche d’un four, et ces deux moyens peuvent être employés pour avoir un recuit plus fort que celui donné par l’huile bouillante ; mais, dans ce cas, il faut apporter plus de soin et d’attention pour ces basses températures.
- Les scies et les ressorts sont généralement trempés de la même manière et dans diverses compositions où il entre
- de l’huile, de la graisse, de la cire, e Ces compositions perdent néanmoi leurs propriétés au bout de quelqu. semaines d’un usage constant. kessc > sont chauffées dans de longs fournea puis immergées horizontalement et P le tranchant, dans une auge oblong qui renferme la composition. On sert ordinairement de deux auges, 1u jusqu’à ce que la compos’\üon devien trop chaude pour y plonger les pief ’ et l’autre jusqu’à ce que la Premlatj, refroidisse, et ainsi de suite altern vement. Une partie de la composite ' adhérente lorsqu’on sort de !aU°eC’ est enlevée sur les lames de sc‘® a.(fe | un morceau de peau, puis on lescha|* i une à une sur un feu clair de coke, J | qu’à ce que la graisse qui les f^0**.*, i encore prenne feu. C’est ce qu’on H | pelle le flambage. Quand on veut 4 les scies aient une trempe roide, ^ ne brûle qu’une faible partie de graisse adhérente; quand elles ont P.e soin d’être plus douces, on en br une plus grande portion, et quand Me veut une trempe de ressort, on en br la totalité. . ce
- Lorsque la pièce à tremper est n3 ' . en certains points, et épaisse dans d . très sans aucune régularité, co030li dans certaines espèces de ressorts > . brûle une seconde et même une sième dose de suif pour s’assurer l’égalité du recuit dans toutes les P* lies. j,
- M. Lardner, dans le tome 1er de ouvrage, intitulé Fabrication des taux, nous apprend que la cofl)pajg5 tion employée par un des plus hab' fabricants de scies en Angleterre c siste en t kilog. de suif, 120 de cire pour chaque 5 litres d’hune baleine , qu’on fait bouillir ensen1^, et qui sert aussi pour tous les f^etits ,,a, jets et presque toutes le> espèces 3 j cier. L’addition de résine noire, û ^ la proportion d’un demi-kilogr. >^3 rend apte à tremper des pièces P grosses qu’elle ne pouvait le fa'.reure paravant, mais cette résine doit ajoutée avec intelligence, sans quo* pièces deviennent trop dures et ^ 3 santés. La composition ne peut P être employée lorsqu’elle a servi dant environ un mois ; cette perl 0,j dépend néanmoins de l’usage plu*„$ moins fréquent qu’on en a fait- y,‘ tous les cas , il faut enlever toute cienne composition de l’auge, et ^-eo toyer complètement celle-ci avant charger de nouvelle. . . aj %
- Voici encore une composition q^j été recommandée par M. GilL "r
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- de c.r*p d’hiiile de spermacèti, 9 kilog. ^elloÜ • e bœuf fonda, 45 litres de ije » . u,le de pied de bœuf, demi-kilg. Ces* Jx > 1.5 kilogr. de résine noire. ètre eu* derniers ingrédients doivent Puis ^^ea*a.bleraent fondus ensemble , chantés aux autres ; le tout est
- c°ifîe u an* Un vase ^er 9u on Peut <iü'à r ^ Un couvercle bien adapté, jus-Porép? ^Ue toule l’humidité en soit èva-prçn^’dans cet état, la composition etil]aa ‘co lorsqu’on approche un corps P°san^’ ma‘s on 1 cte‘nt aussitôt en la nJl dessus le couvercle, qui étouffe f1‘‘‘me.
- feu !S ressorts de batteries d’armes à dap^fil quelquefois littéralement frits déra. .fioile , pendant un temps consi-fer o e ’ (*ans une capsule où un pot de les’ni esl cerlain alors que les parties rec’ Us épaisses sont convenablement Ce$c ’sans que les parties plus min-trop recuites par le prolonge-r de la chaleur de réduction.
- Per(jS I'essoi‘ts et les scies paraissent et [g de leur élasticité après la trempe letUe eCu't’ Rar *a réduction et le frotte v/dt qu’üs éprouvent dans l’écurage, 'ssage, etc. Vers la fin des tra-l’éu de fabrication, on leur rend de te|a lc*té, principalement par le mar-et en les chauffant sur un feu Ofisqu’aii jaune paille ; la couleur <ve au moyen de l’acide chlorhy-Sou^ f.frès-étendu, après quoi les scies chées n lavées à l’eau pure et sé-
- ressorts de montre se fabriquent tra,,teau avec du fil d’acier de dia-attei^c°nvenable jusqu’à ce qu’ils aient
- ^tre
- ’cnuuic justju a te lju us aiCiil
- iahi ans une jauge la largeur con-«ilj *e; l’instrument indique aussi faitg0*?,1, acquis ainsi une égalité par-^ d’épaisseur dans toute leur lon-^>tés perce de trous à leurs extré-î»eçs d on les dresse sur les bords «vec Ulle lime douce, on les lie ensuite tti0h “fi fil métallique qu’on tourne Un j fiaent autour et on les chauffe sur hiétaj1 braise, sur une plaque de lrç,J Perforée et tournante , on les Qa^lpdans l’huile et on les soumet au
- Cadfe ressort est alors étendu sur un lui ^ fiblong en métal semblable à ce-^ur|U °n emploie pour les scies , puis Poli avec de l’émeri et de Ce Mo e,ltre des blocs de plomb. Dans PlètçJfieat son élasticité paraît corner Sü-nt perdue et on peut le cour-foie .Vaut toutes les directions; toute-
- >oig "oui toutes les directions; toute-é|asi- ^ lui rend complètement cette par un forgeag^ ..UÀrionr c..r ‘ciüme très-polie.
- La couleur se donne sur une plaque de fer, ou un petit dôme sous lequel on fait brûler une petite lampe k esprit de vin. Le ressort est continuellement promené sur une longueur de 7 à 8 centimètres à la fois jusqu’à ce qu’il prenne une teinte orange ou bleu foncé dans toute son étendue suivant le goût des consommateurs. Beaucoup d’entre ceux-ci considèrent en effet la couleur comme un objet d ornement et non pas comme étant essentielle.
- Le dernier travail que subit le ressort est de le rouler en spirale afin qu’il puisse entrer dans le barillet qui doit le contenir ; c’est ce qu’on fait au moyen d’un outil qui consiste principalement en un arbre fin et une petite manivelle, mais sans employer le secours de la chaleur.
- Les ressorts de balancier des chronomètres pour la marine, qui ont une forme héliçoïde, sont roulés sur le filet carré d’une vis ayant son diamètre proportionné à leur épaisseur. Les deux extrémités du ressort sont retenues par des vis latérales, et le tout est soigneusement enveloppé dans une feuille de platine qu’on serre fortement sur le ressort avec un fil métallique. La masse est ensuite chauffée dans un morceau de canon de fusil fermé par un bout et plongée dans l’huile qui trempe le ressort presque sans le décolorer, à cause de l’exclusion de l’air par l’enveloppe en platine qu’on retire alors. Le ressort est ensuite ramené au bleu avant de l’enlever de dessus la vis où il est enroulé.
- Le ressort de balancier des montres ordinaires est souvent laissé à l’état doux ; ceux des montres de prix sont trempés en les roulant sur un cylindre, puis tournés en spirale en les faisant passer entre une lame mousse et le pouce, comme quand on veut faire friser une petite bande de papier ou des plumes d’autruche.
- M. Dent assure que 3,200 ressorts de balancier ne pèsent que 28grain ,338, mais les ressorts comprennent aussi des exemples des pièces les plus considérables d’acier trempé qu’on fasse sans combinaison avec le fer ; par exemple, les ressorts à pincettes de M. Adam pour toutes espèces de voitures. Quelques-uns de ceux-ci pour chemins de fer ont lm,05 de longueur et pèsent 22,5 kilog. chaque ; on les combine deux à deux ; d’autres, qu’on emploie seuls, ont jusqu'à lm 80 de longueur et pèsent 31,5 kilog.
- Pour les tremper, on les fait chauffer en les promenant suivant leur longueur
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- dans un feu de forge ordinaire monté en voûte et on les plonge dans un bain d’eau froide. Pour les recuire on les chauffe au rouge très sombre et visible seulement pendant la nuit; le jour on reconnaît cette température au moyen d’un copeau de bois qu’on appuie sur Je ressort et qui doit alors scintiller, puis on laisse refroidir dans l’air. Le mé tal a 13mm, 143 d’épaisseur, et M.Adam considère 15 à 16 millimètres comme la limite à laquelle l’acier peut encore se tremper convenablement pour faire un ressort. Du reste, il met leur élasticité à l’épreuve bien au delà des limites qu’ils sont appelés à atteindre dans les besoins du service (1).
- Montage de la cuve indigo et pastel ou vouède, avec le sirop de sucre de
- betterave, au lieu de garance.
- Par M. B. Neümann.
- On sait que la garance est employée au montage de la cuve d’indigo et pastel ou vouède, dans la teinture en laines, comme une addition propre à provoquer la fermentation , à l’aide de laquelle l’indigo se trouve dissous dans la cuve. Au lieu de la garance, qui est d’un prix élevé, on peut obtenir le même effet avec le sirop de sucre de betteraves, et comme ce sirop, dans le rapport quantitatif suivant lequel il convient de l’employer pour remplacer la garance, revient à bien meilleur compte que cette dernière , son application à ce service doit assurer au teinturier une économie importante dans les frais.
- Le quintal de garance coûte, au cours naturel en Allemagne , 40 fr. Le quintal de sirop de betteraves , 5 fr. 50 c. Pour chaque huit livres d’indigo qu’on emploie ou qu’on ajoute, il faut, comme on sait, 4 livres de garance, or ces 4 livres de garance peuvent être parfaitement remplacées par 8 livres de si rop de betteraves.
- Le montage de la cuve se fait comme à l’ordinaire et de la manière suivante :
- Une cuve a , en général, 7 i[2 pieds du Rhin de profondeur, et 6 pieds de diamètre. On la remplit d’eau de ri-
- (1) Cet article est extrait du tome i« d’un
- Traité sur l’art du Tour, que publie en ce moment un habile tourneur anglais, M. C.
- liollzapllel, et qui doit comprendre , en 5 vo-
- lumes, tout ce qu’il y a d’utile et de nouveau
- dans cet art remarquable. F. M.
- vière et on la charge avec 100 l»vr s pastel de bonne qualité , 12 hvre . e[ potasse , 4 livres de son de b"ofneu(]re 5 livres de chaux éteinte, en P03,, fine; on chauffe, en ayant soin d à plusieurs reprises , avec un roll^ute afin d’égaliser la température dans ^ la masse du liquide, jusqu’à ce ffue^.
- lui-ci atteigne ainsi une chaleur
- stiile
- forme de 30° R., et on y ajoute en 8 livres d’indigo réduit en P0Ut*r<jQ jj-et soumis à une lexivialion avec } ^ vres de sirop de betterave, Pul -j. élève, en palliant fréquemment, la pérature jusqu’à 55 et même 60° bain prend alors un aspect t>leu une odeur crue, et quand on en P jef dans une cuiller et qu’on laisse eC~eü. dans la cuve, on voit l’écume ou t rée se perdre à la surface en produ une sorte de sifflement. , 0tt
- En cet état, on couvre la la laisse en repos pendant 10 à 1*' je res, au bout desquelles on P?' \<ré' nouveau. Si on observe , ce qui eS néralement le cas, que le bain» Jjüf d’abord était bleu, prend une cou , vert-olive , que sa saveur devient ceâtre, «t que la fleurée, préc1 *\3\t, ment blanche, est passée au bleu^ qu’elle ne disparaît plus à la slir tneS mais persiste , ce sont autant de s'»^, certains que le premier degré de13,.ag mentation s’est opéré, et que 1 *n °ce a commencé à se dissoudre. Ua° ^ cas . on fait, au bout d’une beurÇ^g essai avec un échantillon (c’est-f y avec un morceau d’étoffe, ggn plonge pendant une demi-heure) » y£f, de s’assurer de la marche de celle^c» mentation. Si cet échantillon PoSSyer quand on le retire, une couleur dàtre qui, au bout d’une minm ^ transforme en bleu pur, c’est Ie ment d’introduire dans la cuve , palliant, une addition de chaux 3 * je viron 4livres, et de continuer a,n -^n trois en trois heures, jusqu’à cc ^ \\c< échantillon , que , dans cet aa-
- on introduit chaque fois de nou'j aii ait pris une couleur vert-gazon bout de quelques minutes, se 1 j/ forme en un beau bleu barbeau- ^ couleur du bain a peu à peu • d3 £ $ intervalle , passé au jaune , l’oJeUsl)r devenue piquante et irritante . s.^:ciile face s’est recouverte d’une pel ( )y cuivrée , d’un certain éclat, et quelle on observe une fleurec ej.
- ‘ ' an»5'
- foncé , et au-dessous un réseau nés bleues, qui se coupent et s ,c( tomosent entre elles. Si on rema * e, par l’essai avec les échantillons < > pal » par exemple , le quatrième ne
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- d’Une°.nc.e en couleur, ou est même troisiplemte m°ins prononcée que le du but^e ’ on est «Hé un peu au-delà porté- • ,ns modération qu’on a ap-la cj,a a *a fermentation de la cuve par teinluUx : c’est-à-dire qu’en terme de a sq,, la cuve devient roide, qu’on faut P,eodu celte fermentation, et qu’il iusqu’’ Sten'r d’ajouter de la chaux, s°it r^tab?' ^Ue Celte ^erraentat*on se
- pas^S te*oluriers expérimentés n’ont ParRopôral, besoin des épreuves et )a ^”ar|tillons, et basent le montage dité jn^u*te de leur cuve sur la limpi-chau °u bain lors des additions de dévei ’ Sur l’odeur ammoniacale qui se détJ°RPe de plus en plus et qui sert à aliV rn,f)er si la cuve a besoin d’être tej^t.ntee en chaux, et enfin sur la faCj|p,Verte que prend le bain, chose coule 3 reconnaître aux gouttes qui s’é-de j *es dernières, quand on puise la oqueur- dans une cuiller et qu’on a„x h Vierse dans la cuve , et enfin lleur’ es d’air d’un bleu brillant ou du v,e<? ’ qui se forment à la surface °ain.
- jusque la cuve présente les signes
- «lui
- CeUx
- V|cnnent d’être mentionnés , ou
- a. . rçue révèlent les échantillons qu’on àSg l.s successivement, elle est prête togjpT à la teinture, en ayant soin vah, ,0ls de l’alimenter en chaux , sui-les besoins.
- jg^uand on a teint une masse suffi-çUvp laine ou d’étoffes dans cette t°rja] P°ür épuiser toute la force tinc-sajr ®, de la liqueur, il est néces-lui »’ ^ ajouter de nouvel indigo , ce lUé Si°P^re dans le rapport de la quan-PassepS °l)jels ffu on veut encore y
- au JJPPosons donc que, pour une cuve lui ^,aslel déjà épuisée , il s’agisse de lçUrj entlre toute son activité pour le donperïla*n > dans ce cas, il faudra lui d’irifp r *e s°lr au m°if,s de 6 à 8 livres atten\S° ^ce (iu on appelle réchauffer, l*terhU'(lue Pour cela *1 en relever Pou/1 P®rature jusqu’à 50° R.). De plus, terJ- aiQener la fermentation qui dé-dfa '.ne la solution de l’indigo, il fau-ratlcal°ute>\ au lieu de 4 livres de ga-_ » 8 livres de sirop de betteraves. avecV.?R donc que lorsqu’on réchauffe de »,*Vr- d’indigo si, au lieu de 4 livr. de | france(à40 fr. les 100 livr.), du prix $ir0n r:®0c., on opère avec 8 livres de lOOi; e betteraves (à 5 fr. 50 c. les résui,res). du prix de 0 fr. 44, il en «con0lra Pour chaque réchauffage une de 1 fr. 16 c. par jour, et pour
- toute l’année de 300 jours de travail, et par cuve un boni de 348 fr.
- Une cuve au pastel, montée à la garance, peut durer trois mois, sans qu’il soit nécessaire de la vider; mais au delà de ce terme, il faut la démontera cause des ingrédients solides, tels que la garance , qui forment à la fin un dépôt considérable, qui se soulève toutes les fois qu’on réchauffe. Quand on fait usage du sirop de betterave , qu’on introduit dans le bain , ainsi que des matières albumineuses , la cuve, au contraire, peut durer cinq mois avant qu’il soit nécessaire de la monter à nouveau.
- Fabrication de verre bleu avec l'oxide de cuivre.
- Par M. Schubarth.
- On lit déjà dans les notions du Florentin Neri, qui vivait au dix-septième siècle, qu’à cette époque le verre opalin translucide qu’on fabriquait, soit à l’aide d’une addition d’une substance particulière, telle que des os en poudre, soit par un tour de main particulier qui le rendait laiteux, pouvait être coloré en bleu par de l’oxide de cuivre, mais on avait fait peu de cas de cette indication.
- Depuis quelques années on fabrique en Bohême et en Silésie , sous le nom de verre albâtre, un peu de verre blanc ou laiteux translucide sur lequel voici quelques détails.
- On emploie à la préparation la même composition que celle qui sert à faire le cristal diaphane et incolore, toutefois lors de la fusion on opère comme il suit. Aussitôt que la composition a été amenée à l’état de fusion, on puise le verre et on le saisit d’une manière quelconque ; alors on fait fondre une nouvelle charge de verre dans le creuset et on y ajoute le verre froid qu’on a saisi pour refroidir la masse, et lorsque le tout est en fusion on travaille à la plus basse température qu’il est possible. Ce verre, pendant tout le temps qu’on le travaille, reste opalin et blanc , mais si on élève la température il redevient liquide et incolore.
- Si on ajoute de l’oxide de cuivre , ou du sulfate de ce métal ou vitriol bleu, à une charge de composition dont les ingrédients sont de nature à donner un verre pur et limpide , on bien dont on gouverne la fusion de telle façon que le verre reste tel, on obtient un verre vert bleuâtre mais inclinant d’une ma-
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- nière marquée au vert, tandis, au contraire que si on emploie une fonte qu’on aura gouvernée de la manière ci-dessus décrite, c’est-à-dire qui restera laiteuse au travail, on obtiendra constamment , en y ajoutant de l’oxide de cuivre , un verre bleu turquin.
- Si on fait refondre ce verre de manière à en obtenir un verre limpide et diaphane, il restera bleu et donnera alors le verre aigue marine.
- Expériences comparatives sur le tannage des peaux de veau, avec le tan de chêne, le dividivi , le cachou et Vécorce d’aune.
- Par M. Kampffmeyer.
- Les expériences suivantes ont été entreprises à l’instigation de la Société d'Encouragement de Berlin , dans le but de mettre à I épreuve la proposition faite par M. Muller, inspecteur des forêts, de faire usage en grand de l’écorce d’aune comme matière propre au tannage des peaux et des cuirs. Elles présentent aussi beaucoupd’intérètsous le rapport de l’emploi du dividivi et du cachou comme matériaux de tannage, et surtout sous celui du dèpilage ou débourrage des peaux par la chaux des usines à gaz (1).
- Pour procéder à ces expériences, on a fait choix de vingt-cinq peaux de veau, qui présentaient en apparence une identité rigoureuse sous le rapport de l’état de sécheresse, et une égalité aussi parfaite qu’il a été possible de l’obtenir tant du côté du poil que du côté de la chair. Sur les vingt-cinq peaux , sept ont été tannées avec l’écorce de chêne, six avec l’écorce d’aune, six avec le cachou et six avec le dividivi. Relativement aux sept peaux traitées par l’écorce de chêne , quatre ont été débourrées avec la chaux vive et trois par la chaux de gaz Parmi les autres, trois ont toujours été débourrées par cette chaux de gaz, et les trois autres par la chaux caustique.
- Quoique les peaux fraîches se distinguent pendant tout le travail des peaux sèches, surtout quand le produit est terminé tant par un plus bel
- (i) Par chaux des usines à gaz, ou simple-
- ment chaux de gaz, on entend ici le sult'hy-
- drate de sulfure decalcium qui se produit dans
- les usines à gaz d’éclairage en faisant passer le aaz de houille qui arrive du condenseur à tra-
- vers les épurateurs remplis d’un lait de chaux.
- aspect que par une meilleure quah ' principalement quand il s’agit de c pour empeignes de souliers et tigeS -r bottes, cependant on a cru dev donner la préférence à ces dernier ’ afin d’être en état de connaître Ej, exactement les rapports en poids. “ heureusement on n’a pas obtenu s ^ ce point de vue les résultats Pre, qu'on attendait, parce que les e*P riences ayant eu lieu au mois de iDa ’ les peaux tant à 1 état brut que ta®1 * se sont desséchées à cette époque d { manière trop inégale pour qun possible d’en tirer des renseignent sur lesquels on pût compter. ^5
- Les vingt-cinq peaux ont été tremp . et assouplies en même temps etsounn pendant tout le cours de ce travail au lument aux mêmes manipulations. que ces manipulations ont été ter t nées, toutes les peaux à la chaux de B d’abord, puis celles à la chaux ca» que ont été débarrassées autant fl possible de la chaux et ensuite ne" sées dans différentes fosses P°ur, je$ soumises au tannage. On a p®se ,ej matières qui ont servi à tanner les peaux avec le plus grand soin;®. heureusement on a été obligé de e cher les peaux tannées dans une Ç1 eJ chauffée, ce qui a fait perdre a ^ produits beaucoup de leur aspect rieur, mais était en partie nécess3 * pour établir plus sûrement les rapP° entre leurs poids respectifs. \e
- Sur quelques - unes des peaux » ^ grain était un tant soit peu romp^’jt dans d’autres il avait disparu et se s dissous, ce qui tenait au traitement ^ fectueux qu’avaient subi ces peaU^ l’état brut. Plusieurs , parmi celles.®^ bourrées à la chaux vive, présenta*^ aussi des taches foncées du côl£> j$ grain , chose désagréable à la vue, ® r, qui dans tous les cas n’a pas paru e* cer d’influence nuisible sur le c% Afin de juger de l’état du ta.nn^e d’une manière plus exacte d’après section opérée dans les peaux aŸ? j leur passage en suif, on avait sèpa^n-l’avance sur les plus épaisses des èc*\e$ lillons qui ont été soumis aux meI1 opérations.
- Dans un travail ordinaire, les Peaes reçoivent plus de matières tannait que cela ne leur est rigoureuse®^ nécessaire, attendu que l’excès de matières peut toujours être util>se jîael térieurement ; mais dans le cas a® e où il était indispensable de conn®^ la quantité strictement utile, 0,1 deprocédé au travail qu’avec soin et ^ t conspection toutes les fois qu’l» 5
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- agi J . .
- ces irio.-?,re une nouvelle addition de Ratières.
- onté-Tf6 de. °hêne. Sur les peaux qui trois ^n®es à l’écorce de chêne, les gaz nJ/?Ces ^bourrées à la chaux de brutes 6kil°s-,427; pesées de pa$séPaU aPrès avoir été tannées et tr°Uvé fi^nvenablement en suif, on a Ont no ^ ' °e »^ô6 ; par conséquent elles Peaun .1^0* ’27!- Les 6kil°e-,427 de chènp exigé 42kil°B-,066 d’écorce de Par ifïi* c’est-à-dire 6kilog-,530 de tan Les „g' de peau-
- chauj quall!e peaux débourrées à la 3^7. Caustique pesaient brutes 7kil0&-, <lUe’gkaQnées elles ne pesaient plus ’toent °8 ’^Ol et avaient par consé-deD'; Perdu 0k»«>e-,426. Ces 7kil°e-,327 tan p*? °nt été tannés par 53kil0&-,875 de de pea ast-à-dire 5kilog-,989 par kilog. Les n
- >iage a , Ux paient le degré de tan-Pro(juf.ü 0tl exige communément de ce 8!ileut ’ ans,le commerce. Toutefois, f'8our et® nécessaire de satisfaire plus S tanUSement aux conditions d’un teUrs *ÏPage ou aux exigences des ache-.^'uiciles, il aurait encore fallu Vin ünner un peu plus de tan, at-Partig’^iUe dans *es peaux terminées, les **eiUnl S plus épaisses, telles, par lenr P'e> que les têtes, avaient une cou-P’avafUs Pâle qui indiquait qu’elles d’unç nt P^int été pénétrées au tannage *0(rÇs panière aussi parfaite que les cbe2 V Le grain y était plus beau que jjaos l°utes les autres peaux traitées boürr.es expériences ; chez celles dé-Penp| es a la chaux de gaz, il était un iPe Pl s8r°s, mais n’en paraissaitaussi PejpP as solide. Dans tous les cas, les Plqs n a la chaux de gaz semblaient i|Ue J^euses et plus fermes au travail daut a •a *a £baux vive, sans cepen-^ire t°‘r perdu la douceur néces-trava'l à la drayoire a été Allant du cpl® de la chair et même teï 11>, dans les peaux à la chaux de • ^'ù)?rfl-ra^e lr^s'satisfaisant.
- à j Les trois peaux débour-4 létat'lc^aux de gaz pesaient 5kil-,941 elles 0 ,ut; pesées de nouveau quand Poi(js ,nt été tannées, elles avaient un ÎNent akllos',784, c’est-à-dire qu’elles Jt Pea, perdu 0kil°s-,157. Ces 5kil°s-,9il J® div- ,?nl été tannés par 6kilos-,550 k|°8 dOo* ’ de faǰn 9u d a Lallu ^ l't^i de cette substance pour tan-
- , Les t °g* de Peau-
- v*ve np[0*s Peaux débourrées à la chaux brutes 5kilu» ,236, et tan-ÏJt ner.08.937 , c'est-à-dire qu’elles ok||»r au tannaSe 9kil°e ,299. Ces J ab ont été tannés par 5kil0« ,609
- de dividivi, ou à raison de lkiI°s-,07l de celle substance par kilog. de peau.
- La coupe et la couleur étaient très-belles , et le tannage le plus beau de ceux des peaux mises en expérience. Le grain n’avait pas un aussi bel aspect que dans les peaux à l’écorce de chêne, attendu qu’il n’était ni aussi plein ni aussi net, mais il était satisfaisant. Avec les peaux en vert, à la chaux, il est d’ordinaire infiniment plus grossier dans mes ateliers, ce qui provient en partie de ce qu’on y traite des cuirs de bœuf, ces peaux étaient aussi plus fermes et plus brillantes du côté de la chair et parfaitement élastiques ; à la drayoire elles se sont montrées très-nerveuses et très-denses.
- Cachou. Les trois peaux débourrées à la chaux pesaient brutes 4kil°s-,908, et après le tannage 5kil°s-,901, de façon qu’elles présentaient un excédant de poids de 0kil°s-,293. Les 5ki'°s ,708 de peau ont exigé pour être tannés 6kii°s ,544 de cachou, c’est - à - dire 1 kilog.^167 par kilog. de peau.
- Les trois autres peaux débourrées à la chaux vive pesaient brutes 5kil°s-,974, et tannées 6kil°s-,135 ; par conséquent ont présenté un poids de 0kil°s-,161. Les 5kilos-,174 ont été tannés avec 6kil°s ,544 de cachou, c’est-à-dire au taux de lkil0&-,265 de cachou par kilog. de peau.
- Tannage presque parfait , couleur virant à l’orangé ; coupes présentant un aspect très-variable, remplies de petites taches blanches , phénomène très-remarquable, attendu que ces peaux avaient été débarrassées de la chaux tout aussi parfaitement que les autres. Le côté de la chair était fort inégal et raboteux, ce qui provenait de ce que les taches blanches n’étaient pas tombées sous la drayoire. La texture était lâche et même spongieuse dans les peaux à la chaux vive. Le grain, de beaucoup inférieur à celui des peaux précédentes, était finement piqué en quelques points, et ce piquage n’a pas disparu par l’apprêt; ces peaux possédaient de la souplesse, mais pas d’étirage.
- Ecorce d'aune. Les trois peaux débourrées à la chaux de gaz pesaient brutes 5kil°e-,506, et tannées 5kil°s-,637, c’est-à-dire qu’elles avaient acquis un excès de poids de 0kll°B-,131. Ces 5ku°g ,506 ont exigé pour être tannés 77kiiog.,58g d’écorce d’aune, c'est-à-dire 14kilos ,091 d’écorce par kilog. de de peau.
- Les trois peaux débourrées à la chaux vive pesaient brutes 5kil°s ,010, et tan-
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- nées 4ki,°s ,820, c’est-à-dire qu’elles ont perdu en poidsOkilog\490.Ces 5kllog ,010 ont été tannés avec 60kilog-,762 d’écorce d’aune, c’est-à-dire qu’il a fallu 12kUog ,110 d’écorce parkilog, de peau.
- Malgré la grande quantité d’écorce d’aune que ces peaux ont reçue, elles étaient plus ou moins imparfaitement tannées, principalement celles débourrées à la chaux de gaz ; de plus elles étaient tellement dures et denses (défaut que n’aurait certainement pas fait disparaître un tannage plus complet), que les graisses n’ont pu les pénétrer entièrement ; le grain était très-plat, et lors de l’apprêt il a été très-difficile de le (aire pousser ou apparaître. La sécheresse et la roideur étaient tellement prononcées, que la fleur se gerçait lorsqu’on pliait la peau, défaut qu’on apercevait encore après l’apprêt, malgré la grande quantité de suif qu’on leur a donnée. Les peaux étaient d’une teinte rembrunie et sans étirage. Du côté de la chair elles étaient très-unies en raison de leur roideur et de leur densité, surtout celles à la chaux vive, parce qu’elles étaient plus tannées que celles à la chaux de gaz.
- Maintenant, si nous jetons un coup d'œil d’ensemble sur ces diverses expériences, nous voyons d’abord, relativement aux deux modes de dëbourrage qui ont été mis en pratique, que le nouveau mode à la chaux de gaz ne le cède en rien à l’ancien ou celui à la chaux vive. Pour les fabricants, le prix du kilog. de produit restera à fort peu de chose près le même, attendu que l’excédant en matériaux de tannage sera couvert en général par un surpoids. Tout l’avantage sera donc pour les consommateurs, attendu que le produit ainsi fabriqué pourra fournir des tiges ou des bottes plus élégantes et plus durables , quoique plus fines, et qu’elles seront moins sujettes à livrer passage à l’humidité. Ces produits seront plus élégants, puisque le côté de la fleur, qui est tourné ordinairement à l’extérieur , sera plus uni et plus lisse, et qu’à cause de sa plus grande solidité il ne se rompra pas autant et ne deviendra pas aussi inégal et raboteux. Ils seront plus durables, parce que la chaux de gaz, de même que le sulfby-drate de calcium (1) n’attaquera que le poil seulement, et non pas, comme la chaux vive, le tissu cellulaire de la peau. Enfin ils seront plus minces, parce que
- Cî) On peut voir la description complète de ce mode de débourrage dans le Technologitte, ne année, page 18.
- la chaux de gaz ne fait pas ëon^eatce peaux comme la chaux vive , cl que, par suite d'une plps » n<je densité, et principalement à rai ce que les peaux auront mieuX f()j)t servé leur état naturel, elles p°u' spr procurer au pied un abri pluS contre l’humidité. alp.
- D’un autre côté , comme ces Pf malgré leur densité supérieure, P (,r dent encore un haut degré de do
- et sont encore suffisamment oii'n<
- pour se prêter à toutes les dHat ,allr3 nécessaires, il est certain qu’on n |c5 pas à craindre que les tiges ®“vre. bottes cassent et que lecuir s’entr Sous le rapport de l’élasticité, iesP débourrées à la chaux de gaz ne 5 à dent donc en rien à celles travail
- la chaux vive. , n(efî
- Ce mode de débourrage Pre.s!Lor' des avantages bien plus réels et in*^ tants quand il s’agira des peau* vages et sèches de l’Amérique du et celles en particulier qui sont h - j par suite de la négligence apPoraji)$' leur dessiccation. Les portions ajtj brûlées se dissolvent comme on * peu près complètement dans la^ pi caustique , tandis que la chaux d0 les conserve intactes, ce qui as encore à ces peaux une certain leur. üfl«
- Un autre avantage important^ £p
- fabricant et qu’il devra prendrai considération dans ses achats » |fs l’économie du temps. Avant peaux brutes de l’Amérique p^il être débourrées par la chaux pjté se passe, même dans la saison D. à chaude de l’année, au mois sel*$ vingt jours ; par la chaux de gaZ. bourrage peut s’opérer tout aussi ^ en six à huit jours et même étr p$ miné complètement en moins de e jy encore. Le fabricant, qui ne ju£0 £fl mais mieux de la qualité des peaj\ur croûte que lorsqu’elles sont deu^e rées, pourra donc, lorsqu’une sl)r partie de ces peaux se présentera ^ le marché, s’assurer en très-pe|J temps, à l’aide d’une épreuve, > ï qualité de ces produits, sans a*" re craindre qu’ils se détériorent en ,,r dans cet intervalle de temps, e3vec conséquent faire ses spéculations plus de sécurité. soÿ
- Considérant ensuite les produit»* p le rapport de la nature et de la de leur tannage , nous voyons qn0. 0iit à l’écorce de chêne et au dividi ^ pii été les meilleurs. Autant qu’on 3ii en juger après le travail, les P^a,raP'
- dividivi peuvent être, sous tous le
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- Ports n
- *^corôCO?1Parees a celles préparées à aussi u • c^ne- Elles ont été tout aussi |nies ’etor,t Paru promettre une Par ia °n§Ue durée. Une circonstance cu)ièr^lle elles se distinguent parti-, est leur belle teinte, re-tUçilJ. ?b'einent pure et claire, qui per-tiiftc l'Pu bien d’employer des peaux blaJ ainsi tannées au lieu de peaux ftej dans la fabrication des gants.
- 4e riifp1 Vement aux frais, il y aura peu 1uimalTnce Pour *e fabricant. Le Pond- de fan, ou écorce de chêne en et le \c°ùte en Allemagne 4 fr. 50 c., (nPetiUlnta' dividivi, qui a coûté (>0C es parties, pour ces essais, 26 fr. 4ujr ’ P°urra en grandes parties se ré-6 ^‘vi^r Pr*x de 22 à 23 fr. Or, comme et * Poss®de environ six fois au-JtL^unin que le tan de chêne, le pe-e Prix jaritaoequ^'on rencontrerait dans fait des matériaux de tannage pour-%0t/.e Parfaitement racheté par l’é-c«lle”,ledu temps dans la fabrication,
- kSPace DS .^es transPorts > et en^n les ^s°in ?°'n(^res dont 'e fabricant aura M jj”: Une circonstance défavorable, Vü^nte de graves difficultés dans ’lU’oq^Hon en grand du dividivi, c’est . Peut le moudre dans les moulins ^W-Î^sà faire le tan, et que la grande de matière huileuse (?) qu’il rile J®1'6 s’oppose à ce qu’on puisse fa-tolotç le réduire en poudre. Il se %nne quand on veut le moudre en Par ç’s°Vs forme de pelottes pâteuses ;
- arisêquent, on a été obligé d’en ^su11 ex^**ait avant de l’employer \ es essais précédents. L’emploi le ^ g Var»tageux qu’on pourrait faire •apUj nd du dividivi, serait pour le ^Siss'6 ^es Peaux de mouton chez les qui souvent achètent l’è-teme chène aux tanneurs.
- ^t^rnPloi du cachou en grand, comme Peaux e sèche, dans le tannage des Sc’U°us paraît, d’après les expé-^sibi Prêcédentes, à peu près inad-bScuir lexlure poreuse et lâche h,’ garS a!ns* fabriqués serait une fai— h llfai|tllle contre I humidité , et pro-* trop peu de durée. J’ai fait ' depuis quelques années, du ca-X 5*a's en petite quantité . et j’ai |5v0jr a>nsi le hutque je me proposais,
- b ^fo’rt ns le tra>lement des peaux pU^r^les » pour éviter une nouvelle )f|e<li’en portant avec un pinceau ^Irég °‘ulion dans l'eau, assez con-v lies I* t'e cette substance, sur les /a,*t ai-S- l^us épaisses , et en recou-d'1 bien S't®t avec du Lin. Le cachou q'vi(]jVj Plus difficile à moudre que le > attendu qu’aussilôt que sa
- température s’élève au moulin, chose qu’il est impossible d’éviter , il forme une pâte plastique comme de l’argile.
- Les résultats obtenus avec l’écorce d’aune sont encore bien moins satisfaisants, et il est présumable qu’avec les peaux fortes ils auraient été encore plus défavorables. La quantité de tan d’aune a été, pour obtenir un même effet, plus du double de celle de tan de chêne, tandis que le prix, si on a égard aux frais plus considérables qu'il exige pour son extraction , sa préparation, etc., est presque le même à poids ou à volume égal que celui du tan de chêne. Ainsi donc, le prix de la matière première et en outre le temps nécessaire au tannage seraient au moins doubles. Indépendamment de cela, il faudrait des locaux beaucoup plus étendus, le produit fabriqué n’atteindrait jamais le même degré de perfection que celui du cuir préparé au tan de chêne, et ainsi l’emploi de l’écorce d’aune pour le tannage ne présente ni avantage, ni profit.
- Si on parvenait à réduire le dividivi en poudre, on pourrait (si on considère que les peaux, pour être tannées complètement , n’ont besoin que d’être recouvertes d’une couche très-mince de cette substance quand on l’emploie seule), en le mélangeant avec l’écorcede chêne, livrer au commerce un cuir qui aurait la même nuance , le même aspect que celui fabriqué à l’écorce de chêne ; mais dans tous les cas l’écorce de chêne seule nous paraît de beaucoup préférable à ce mélange.
- Procédé usuel pour doser approximativement le chlore qui se trouve à l'état de chlorhydrate dans une liqueur saline.
- Par M. Barré de Saint-Venant.
- On connaît la méthode très - simple et expéditive proposée par M. Gay-Lus sac , et qui consiste à verser à plusieurs reprises, dans une pareille liqueur , de , l’azotate d'argent dissous dans un poids I d’eau déterminé , à attendre chaque fois j qu’elle s’éclaircisse après avoir été agi-; tée , et continuer ainsi jusqu’à ce qu’une nouvelle addition d’argent n’v produise ‘ plus aucun précipité; enfin à faire une contre épreuve avec une solution de chlorure de sodium , pour reconnaître si le point de saturation n’a pas été dépassé , et à calculer finalement la quantité de chlore par celle de l’azotate d’argent ainsi employé , en défalquant
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- au besoin celui qui vient du chlorure de sodium que la contre-épreuve aurait porté à ajouter.
- Cette méthode est rigoureuse ; mais, aujourd'hui que les manufacturiers ne marchent plus que les réactifs à la main et cherchent à se rendre compte chimiquement de l’état de leurs matières à toutes les époques de leur fabrication, il peut être utile de posséder quelque procédé encore plus expéditif et plus facile , qui donne presque instantanément, avec une approximation ordinairement suffisante, la quantité de chlore que l’on désire connaître.
- En voici un dont je me suis servi dans une raffinerie de salpêtre pour déterminer promptement, à chaque raffinage , la quantité approchée de chlorhydrates s’écoulant avec les dernières eaux de lavage de l’azotate de potasse, afin de savoir s’il était nécessaire ou non de laver une fois de plus pour l’avoir suffisamment pur.
- Je mêle l’eau saline à éprouver avec son volume d’eau dechaux bien exempte de chlore (1); puis à l’aide d’un tube gradué ou d’une pipette, je verse goutte à goutte l’azotate d'argent dans le mélange , en agitant continuellement le petit vase où se fait la réaction. Tant qu’il y a des chlorhydrates dans la liqueur troublée par le précipité de chlorure d’argent, sa couleur est blanche ; mais à l’instant où tous les chlorhydrates sont décomposés, une goutte de réactif de plus produit , avec la chaux , un précipité brun d’oxide d’argent qui subsiste après l’agitation , et qui fait passer la liqueur à la couleur fauve ou café au lait. Alors le poids de la dissolution d’argent versée fait juger de celui du chlore précipité.
- L’instant du changement de couleur est bien tranché. Aussi, malgréla promptitude de l’opération et sa grande facilité , qui lui permet de la confier à des mains grossières, elle donne à peu de chose près les mêmes résultats que l’analyse exacte.
- Il est entendu que la liqueur chlor-
- (*) 0n l’obtient en délayant de la chaux dans de I eau distillée, laissant reposer et rejetant la première eau de chaux qui en résulte , délayant le dépôt dechaux et décantant encore pour délayer de nouveau ce dépôt, et avoir ainsi une troisième eau de chaux, qui est celle dont on se sert pour l’operation. Comme la prcsence des azotates ne nuit pas à cette opération , on peut aussi débarrasser son eau de chaux des chlorhydrates qu’elle peut contenir en petite quantité, en y versant un peu d’azotate d’argent et en filtrant. L’eau de baryte peut être substituée à l’eau de chaux, ce qui évite de délayer autant les liqueurs.
- hydratée, essayée de cette man 0. peut contenir non-seulement des ^ lates, mais encore des sulfates e j5 foule d’autres sels, au nombré desq ^ il ne doit pas toutefois se trouve , sulfhydrales, qui seraientd’ailleur nifeslés immédiatement. ^jre
- Une opération inverse peut se _ aussi : on arrive à connaître Pr<?I\|,ept ment la quantité approchée de 1a ® flt contenu dans une liqueur en Y ,vej'fafl une dissolution de sel marin , e*Djté > de chaux, jusqu’à ce que le PreCluj[e' d’abord fauve, passe presque su ment au blanc bleuâtre.
- Appareil pour sécher l'orge mo^ee
- On sait que dans l’opération^afe]t tage de l’orge pour la fabrication ® jP bière , il faut faire dessécher le e cé chez lequel la germination a comn^ ^ à se manifester pour en arrêter la talion et conserver la matière $u soluble qui s’y est formée. . je Ordinairement cette dessiccati° l’orge germée s’exécute, à l’al ^or combustible, dans un fourneau de struction particulière, auquel les o seurs donnent le nom de l0,ur,a'pi)i$ appareil auquel on a cherché quelque temps à apporter des Pe^ je lionnements qui en ont améh°r service. .ept
- On a aussi tenté d’opérer unique. ^ à froid la dessiccation du malt, eta 0, égard, le tome IV, p. 247 du rfeC*A>$ logiste, renferme la description 1 ^ appareil destiné à cet objet, et on doit l’invention à MM. Lacan»3 Parsac.
- ____ £0l
- Quand il serait démontré que jpjt appareil répond parfaitement j! que se sont proposé les inventeur’.’^ n’en serait pas moins vrai aussi 4 r ne peut l’employer que pour la ration du malt pâle, et qu’il ne rait servir toutes les fois qu’il briquer un malt ambré ou brun, et P ou moins coloré. c0fi'
- Toutefois, il faut dire que l’on a ^ seillé aux brasseurs de ne fa're*LaP5 que de malt pâle, ou du moins de qui ne soient point caramélisés à, fait® lace , et d’employer des caramels ^ à l’avance avec des cassonnades » sucres communs pour colorer bières brunes ou rouges ; mais les » j[é seurs , malgré la plus grande qu de combustible qu'ils sont forces » ployer, malgré la perte qu’ils épr°» en caramélisant ainsi l’orge, ne
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- Pas
- Ces so°flns continu® * dessécher, pour lüà F eS *!? bières, leurs grains jus-iinpo^, flu’ils se colorent, ce qui est leiL r e avec les appareils dessicca-pSa froid.
- I« tour0pérerceUedessiccalionàchaud,
- tpen, ra'be, malgré les perfectionne-rtetum iU'0n "u‘ a aPPbqucs, a paru (liçü s *onglemps un appareil dispen-nant dans sa construction, fonction-de avec lenteur, exigeant beaucoup le ^bustible , et donnant lieu , pour Une °u.rnement de l’orge germée , à ÂIIla|n-d'œnvre assez considérable. rai|.n a donc imaginé de faire des tou-c0tl'es cyli»driques et tournantes, qui dans'it0nt en un cylindre à claire-voie, Wo e(lue^on introduit le grain germé,
- dantiplace sur un f°yer» et tourne Pen* à Ca^a combustion comme un brûloir
- ban
- lacly cetappareil, le malt, exposé à ^ ja,ear et retourné à chaque instant, te^ssèche avec tel degré de len-’Hi’o ^U °n désire et acquiert la teinte (le y •Veut lui donner ; mais il est aisé sÛU(0|r qu’il faut une attention bien le Rer!Ue pour ne pas s’exposer à brûler des ain’ ^u’on ne doit y employer que et 'CaUibustibles de qualité particulière lea flamme très-courte, et enfin que ®fri °duils de la combustion, pouvant fait,per jusque dans le malt, doivent lui dés! Co,ntracler une saveur et une odeur agréables, qu’il transmet en entier p'fluide qui sert à le dissoudre. Coopérer d’une manière plus con-JPpa • ’ 0n a ProPosé depuis peu un Serv-ed qui paraît mieux adapté au dtiev’ el d°ut nous allons donner P 1(lée en quelques mots, àcarSecompose d’un cylindre tournant lallio asse en ^er- recouvert en gaze mè-tierj -e d’une maille telle que le grain ouve JSse Passer a travers, mais assez s’en • ? Pour que les vapeurs puissent ce aPPer librement et se dégager Por^'lndre. Celui-ci est pourvu d’une p6lle glissante sur sa circonférence, à t'aidés de la forme de celle des ba-intra]fourncintes, et par laquelle on °a ma*1 s ag't de sécher
- cy|j len à l’évacuer. A l’intérieur, ce Un porte des bras inclinés comme Pièle r'n mécanique et destinés à dé-à ot changer la position du grain, teUre que le cylindre tourne, prj^.gouvernent de rotation est im-des r6 a Ce cylindre par une manivelle, lïrit „°Ues d’engrenage, etc., et un vo-^tàlere^ularisèr. foUr cylindre est renfermé dans un les c5u’0n chauffe extérieurement, et rU(?aux du foyer circulent tout au-
- tour de l’enveloppe en maçonnerie, qui constitue les parois de ce four. La flamme , en les parcourant, échauffe donc toute cette enveloppe d’une manière égale, et les produits de la combustion s’échappent par deux cheminées placées au-dessus de chacune des deux bases du cylindre. Au sommet de la voûte du four est placée une trappe qui sert à régler le tirage à l’intérieur du four et la rapidité de l’évaporation. Une petite porte , placée à la partie inférieure , est employée à fournir l’air puisé à l’extérieur, qui doit régler la chaleur et la rapidité de l’évaporation.
- Ce four, à la partie antérieure, est muni d’une grande porte circulaire qui clôt bien, et par laquelle peut entrer et sortir le cylindre. En tournant une autre manivelle, on met en action un pignon qui, en engrenant dans une crémaillère, fait entrer ou sortir le cylindre du four en le faisant glisser sur des rails qui lui servent de guides.
- Quand on veut charger le cylindre , on le fait sortir; on ouvre sa porte glissante, et on y verse la quantité de malt nécessaire pour une charge ; on le referme , puis on le fait rentrer dans le four, on clôt la porte circulaire de celui-ci, et on fait tourner le cylindre pour en exposer successivement tout le contenu à l’action de la chaleur, hâter et favoriser le dégagement de l’humidité ; puis, lorsqu’on juge que le malt est suffisamment desséché, on ouvre la porte du four, on fait sortir le cylindre avec la porte glissante en bas , on ouvre celle-ci, et tout le malt séché qu’il renferme est reçu dans des corbeilles montées sur quatre roues qui servent à transporter aux ateliers de blutage et dans les cuves à brasser.
- Dans cet appareil, on voit qu’on peutopérer la dessiccation du malt avec la lenteur qu’on juge nécessaire ; que par le mouvement imprimé lentement au cylindre et l’action des bras intérieurs , il n’est pas de grain qui ne se trouve à son tour exposé à découvert à la chaleur du four; que la dessiccation est ainsi bien plus égale ; qu’on peut préparer à volonté du malt pâle , ambré , brun, etc., et à tel degré de cara-mélisage qu’on veut donner; que le malt ne saurait y contracter d’odeur ou de mauvais goût ; que la main d’œuvre y est réduite au chargement et déchargement, ainsi qu’à un emploi très-minime de force pour faire tourner le cylindre; enfin , qu’on est dispensé du frottement, trépignement ou autre travail pour détacher du grain les radicules qui se sont formées, attendu
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- qu’elles se séparent d’elles-même dans le mouvement de rotation du cylindre, lorsque le malt a acquis un degré suffisant de dessiccation pour les rendre friables.
- De la fabrication accélérée du vinaigre , des pertes qu'on y éprouve et de leurs causes.
- Par M. Fr. Knapp , professeur de technologie à Giessen.
- La méthode de Schutzenbach pour fabriquer le vinaigre avec l’alcool, dite méthode ou fabrication accélérée , est, parmi tous les procédés rationnels des arts industriels, l’un des plus élégants qu’on connaisse. On compte bien peu de cas où l’on ait aussi bien réussi que dans celui-là à établir la théorie d’un art chimique et à la mettre en harmonie avec les procédés techniques. Quoique l’action de l’oxigène de l’air atmosphérique sur l’alcool fût connue, du moins dans son résultat définitif, c’est-à-dire la formation de l’acide acétique, depuis bien longtemps il n’en est pas moins vrai que la connaissance des principes fondamentaux des métamorphoses que l’alcool éprouve par l’oxidation, au moins en tant qu’ils nous sont accessibles , ne date guère que de la découverte et de l’étude de la manière dont se comporte l’alde-hyde, faite par M.Liebig, et de l’indication des heureuses applications qu’on pourrait faire des vérités qu’il a découvertes à la pratique, vérités qui ont servi depuis de fil conducteur à tous les fabricants intelligents. Mais, quelque avancées que soient nos eonnais-
- • » il
- sances chimiques sur ce sujet, " ^ encore quelques points dans le Pr0 pratique en lui-même, et par c° efi[ quent dans la fabrication g0Ce
- dite, qui, par rapport à P*n“u t je qu’ils exercent sur les résultats peu d’attention qu’on leur a Prètei,nc qu’à présent, méritent qu’on les pre‘ en considération. ra^
- Comme on ne peut pas, dans la P tique, ne donner exactement au.x,,nrair dients employés que la quamtitc , rigoureusement nécessaire pour la v* formation de l’alcool en vinaigf®» j qu’au contraire , dans les dispos»1 ^ ordinaires et dans tous les ate* pand fabrication, on fait passer un 6roUr excès d’air, il devient intéressant P ^ le fabricant de connaître la teneu ^ cet excès. Cet excès est, en e.0„, non-seulement inerte pour l’oxida*' ^ mais encore directement nuisible P® p chaleur qu’il emporte pour son èco* fj| fement et par la vapeur d’alcool q entraîne. nj,
- La mesure de cette influence » sible est l’objet des recherches vantes. . . 0l)t
- Toutes les expériences à ce suj j.0(* été faites dans une fabrique ou ^ travaille par la méthode accélérée six tonneaux disposés comme on le.5e$ ordinairement. Le diamètre des PLvj. d’air était de 35 millimètres. Pour ^ ter les pertes, le moût de vinaigre $es pas été versé dans le tonneau aveC,ppe seaux, mais remonté avec une dans une cuve fermée d’où on Ie |e/ dait au tonneau par des rigoles eg^1 ment fermées. Comme on ne faÙ P vp usage dans notre localité de f°rtuj naigre, on ne le prépare guèr®‘Lre 3 à 4 pour 100 d’acide. Le me* ordinaire est :
- 360 litres d’eaa.
- 40 litres d’alcool de 44° à 45° à l’alcoomètre centésimal de Tralles.
- 13 litres de vinaigre à 3,5 pour cent d’acide.
- Au total 413 litres qui donnent, année moyenne , une quantité presque égale de de la force indiquée, savoir, 406 à 408 litres.
- vin#'*1*
- Il para trait, d’après l’expérience empirique des fabricants, qu’il est plus avantageux de préparer le vinaigre non pas par le procédé accéléré seulement, mais en appelant aussi en aide l’ancien mode de fabrication, c’est-à-dire que le moût doit recevoir sa principale oxidation dans les grands tonneaux de graduation , et que ce qui reste encore d’alcool doit être transformé en acide
- | acétique dans les tonneaux ordio3 ^ | ou mères. Il semblerait donc que fl0' ! dernières portions d’alcool résiste*11 fe ! tablement plus longtemps à P'n vj:pa>' de l’air que les dernières. La c0,n act'" son de ces deux procédés est en ^ vite dans l’établissement où j’al eteiier rirnenté. La ventilation de 1a s’opère au moyen de deux ouver f|e pourvues de trappes ou tirettes,
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- nivea, e.nlr®e de l’air frais, placée au sus de t U P*anc^erî et l’autre au-des-Pour P-nneaVx» Pr®s de leurcouvercle, ses f ev?Cuation de celui qui a rempli de ,0PS- La température de l’air dans 1 a*e**.er est 26°, 2 C. Seulement on esmois les plus chauds de l’année ComPend le chauffage, lotion rf16 P°‘nl de départ pour la so-itnp„ delà question principale, il était «4 lan.t de mesurer la quantité ab-neaiI dairqui doit alimenter le lon-d(JniR0ur transformer un poids donné dè[er .n8e en un vinaigre d’une force mèt^JHée- Puisqu’on connaît le dia-<we , ouvertures de prise et d'éva-dé[er°n. d’air, on n’a plus besoin que de aife pt.'aer la vitesse avec laquelle cet pass 1 "ttroduit pour calculer celui qui heur en une seconde, une minute, une posés • etC-’ ma‘s tous *es moyens pro-obj-^JUsqu’ici présentant de sérieuses Iode -ns relativement à leur exacti-Parti’ ^ me su*s serv* d’un procédé 5oètiCUder f°°dé sur la quantité d’acide de H^Ue formée et dont je crois inutile ^°nner ici les détails. perches sur la force du vinaigre. tj^li eth°de usitée par laquelle on neu-)HS ® le vinaigre par l’ammoniaque, f(%' Ce tlue la teinture de tournesol (lçVp . Par les acides recommence à SUfjjn,r bleue , n’a pas une exactitude Pointe pour le but que je me pro-d’acj®* J’ai donc déterminé la quantité du moût acétique, au moment «tj' luitte le tonneau de graduation , ^it kS ^ ^re resfc pendant quarante-sPaihheures de travail au moyen du Pure Calcaire ou carbonate de chaux vjn j A. un poids pris exactement de ipç 8re on a ajouté du carbonate fine-t^U,^.Pulvérisé, on a tenu le tout à une *ÎUe i alure modérée, elle résidu après a £,.a saturation a été bien opérée , p5t. ® Pesé. On a contrôlé l’opération 0’a arie pesée directe de la chaux qui lée **as cté dissoute et qu’on a précipi-gPar de l’oxalate d’ammoniaque. f)QéePt opérations de ce genre, prati-l’en|* snr du moût au moment où on d’or>^Va‘f après quarante - huit heures OiuTation au tonneau de graduation , d’açj ?noè en moyenne 2,608 pour 100 Çeae.acétique hydraté, le V|naigre, dans l’état où il quitte Co,ôD?neau graduation, n’est pas ri e-ment acétifié , il renferme en-ehai)^e l'alcool qui n’a éprouvé aucun ^ns i ment el r*ont d faut tenir compte Je y le calcul. On obtient celui-ci sous Wir Urtte Pl,is fa'Lle possible, c’est-lorSa^,s°ûs la forme d’alcool concentré, ^oon distille le vinaigre, préala-
- Tecknologitle, T. VT, — Février 1845,
- blement neutralisé avec soin, en tenant le tuyau de condensation trcs-froid et très-incliné sur l’alambic; alors il n’y a que les portions les plus volatiles, c’est-à-dire les vapeurs alcooliques, qui passent dans le récipient.
- 1° 381,5 gram. (poids spécifique du vinaigre = 1,0038), neutralisés soigneusement avec une dissolution de potasse caustique, ont fourni 18,427 gram. de liquide distillé d’un poids spécifique = 0,9774 à 21° C. Il en est passé ensuite 18,84 gram. ayant un poids spécifique = 0,9980 à 21°. Ce premier produit renfermait 3,62 p. 100 d’alcool absolu, et le second 0,5 p. 100, et par conséquent le vinaigre 1,0 p. 100 d’alcool absolu.
- 2° 602, 4 gram. de vinaigre ont donné 55,3 gram. de produit de 0,9870 poids spécifique correspondant à 5,53 p. 100 du total distillé, ou 0,92 p. 100 du vinaigre.
- Dans 100 parties de vinaigre puisées au tonneau de graduation pour les faire passer aux mères ordinaires, il y avait donc, suivant ces déterminations :
- 9G.4 eau.
- 2.G acide acétique hydraté.
- 1.0 alcool.
- 100.0
- jRecherches sur Vair qui se dégage du tonneau de graduation. Une démonstration préalable que l’air, en traversant le tonneau de graduation , ne se dépouille qu’imparfaitement de son oxigène, c’est qu’une allumette enflammée qu’on y plonge ne s’y éteint pas. Pour déterminer la proportion de l’oxigène qui reste, je me suis servi de la méthode de M. Gay-Lussac, et qui consiste à le faire absorber dans la masse gazeuse où il est mélangé par du cuivre préalablement humecté avec de l’acide sulfurique étendu, en observant diverses précautions que trouveront aisément ceux qui ont quelque habitude des manipulations chimiques.
- Dans les épreuves suivantes, on a considéré que l’intensité avec laquelle s’opère la transformation d’une quantité donnée d’alcool du vinaigre, varie avec la durée de l’opération et qu’il eût été difficile de saisir un point moyen. En conséquence, on a suivi pas à pas l’acétification d’un mélange de 413 litres et en faisant des analyses de l’air sur des échantillons pris à différentes périodes de l’opération dans le tonneau à graduation. lre épreuve. Echantillon pris dans le
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- tonneau n° 1 au moment où le mélange commence à couler, c'est-à-dire exactement à celui où le. procédé commence. Température du tonneau 25UC. un peu abaissée par le mélange.
- 2e. Dans le tonneau n° 6 où la température était 31° C.
- 3e. Dans le tonneau n° 1 une demi-heure après la première; température dans le tonneau 28°.
- 4e. Après un second pompage du mélange dans le tonneau n° 1 par 28° C. au bout de quatre heures.
- 5e. De même dans le tonneau n° 1 et à un peu après quatre heures; température du tonneau 29°.
- 6e. De même dans le tonneau n° 6 par 27°, au même moment que la cinquième.
- 7e. Après le huitième pompage que le moût eut été extrait, ou au v° de- vingt-quatre heures. Tempéral dans le tonneau 34°.
- 8e. Après le neuvième pompa£ ’ pendant que les appareils étaient activité dans le tonneau n° 1 Par après trente heures. 0 g
- 9a De même pour le tonneau n par 32».
- 10° Après le douzième pompage i , bout de trente-cinq heures dans le 1 neau n° 1 et par 26°.
- 11e. De même pour le tonneau11 par 26°. , p
- Le tableau suivant résume les res tats analytiques de toutes ces épre*?. après avoir fait toutes les de température et d’humidité atm sphériques.
- NUMÉROS des épreuves. AIR ANALYSÉ en centimètres cubes. OXIGÈNE absorbé en centim. cubes. AZOTE RESTANT en centimètres cubes. OXIGÈNÉ dans 100 part‘eS d’air analy^-
- N° 1 31.44 6.42 25.02 20.61
- 2 30.04 6.07 24.97 20.21
- â 32.54 4.45 18.09 19.74
- 4 32.05 5.51 26.54 17.19
- 5 33.59 5.63 27.96 16.78
- G 32.15 6.29 25.86 19.56
- 7 32.15 5.75 26.78 17.62
- • 32.80 6.11 26.69 18.63
- 8 33.52 6:34 27.18 18.94
- â 32.90 6 31 26.59 19.18
- 10 33.20 6.40 26.80 19.26
- » 33.50 6.59 26.96 19.67
- 11 33.90 6.60 27.30 19 47
- » 31.54 6.08 25.46 19.28
- Épreuve decontrôle. 12 27.01 5.79 21.22 19.10 moycnt,e' 21.43
- J
- tidents j ordinaire du tonneau’de graduatio^j
- Les résultats numériques précédents | oramaire uu lonneau ue 15*dU w“^e l’al paraissent dignes d’intérêt sous plu- { n’y a que 1/10 de l oxig j*s qù1 K t.- - • 1 affluent qui soit absorbe, tanu
- Q/Ul «îtintmn • UC r
- w 3UU3 piiA
- sieurs rapports. Ils montrent d’abord que dans la marche et la disposition
- 9/10 passent sans altération ;
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- jf’g6,*’.0*igènation , et par conséquent Rétification, marche avec une inten-qm resle ^ peu pr^s ja m£me) quoi-gp >a température du tonneau varie Jucoup ; enfin, que cette tempéra-ne saurait être considérée comme |jpVant mesure à la marche règu-procédé, et qu’on n’est pas nae à admettre que l’absorption de . x,gene par l’alcool produit dans le nneau de la chaleur libre qui se ma-leste par une élévation de tempéra-", tant il y a de circonstances con* Rtantes en action, telles que la tem-t* rat^e du local, celle du liquide tR? » etc., qui tantôt refroidissent, jot réchauffent la masse. üoîR épreuves font voir que la pro-^o] l0n d’oxigène dans 100 parties en r*** de l’air qui s’échappe , est en °yenne 19,10,c’est-à-diredansle rap P°rt (ie <940 1
- à-d;6 an&e indiqué ci - dessus , c’est-de .re ^13 litres , donne 412 kilogr. re'naigre, qui, à 2,6 pour 100 d'acide, drgt^ment 10,71 d’acide acétique hy-t}0 te > ^ s’ensuit que pour la forma-Hètr ces 19>71 d’acide , il faut 20,95 %,fei Cubes d’air quand la tempérant: du local est à 26° C. : 4,37 mèlr. oxi * de cet air, sont absorbés comme ttièt e Par moût acétique, et 16,58 *ote cu9- se dégagent sous forme d’a-lî tp arJes ouvertures supérieures avec sR^Pérature du tonneau. En suppo-ivRans ces calculs, que 100 kilog. d'onde acétique hydraté exigent 53 kil. l9g]?ene, ou 2b3 kilog. d'air, pesant d'air ?•’ en résulterait que la masse tj0nr Passe sans éprouver d’alléra-ï0 -.est, à 26°et 0m-,70de pression ba-et p^'que, de 164 à 168 mètres cubes, fl’R Y ajoutant les 16,58 mètr. cub. t8q, ® . qu’il passe par le tonneau ^ctja mèt. cub. d’air qui sont sans si(U°n,’ quantité véritablement très-con-7rable.
- ètam diamètre des ouvertures à air celle Con.nu (0m-,035), et le nombre de s’çR qui sont ouvertes étant de 4, il de ou'1 9ue i® vitesse de l’air doit être Vaii i mi|i. par seconde , dans un tra-U,de 48 heures.
- q^^^tenant comme la théorie indi-acéti^Uil faut Pour 1 kilog. d'acide de lkil'.90 d’air ayant 1 volume P°Uri m^tre cube , et qu'en réalité en a es 10,71 kilog d’acide acétique, on CubeCorisommé au moins 180 mètres autas» c’est-à-dire plus de dix fois doi on conçoit combien cet excès infi,j re désavantageux et exercer une euce nuisible sur la production ,
- 100 5,2356
- Or, comme
- tant par la chaleur qu’il enlève que par la vaporation de l’alcool qu’il entraîne. L’étendue de cette perte est du reste facile à calculer d’après les éléments précédents.
- Le mélange qu’on verse dans chaque tournée est de 360 litres, et 40 litres d’alcool (pesant, spécif. =0,9430, correspondant à 35,5 pour 100 en poids) plus 13 litres de vinaigre (à 3. 5 pour lüO), exprimé en poids , et en ne tenant pas compte du vinaigre employé comme ferment, on a ••
- Eau............ . . 360. kilog.
- Alcool à 45* . . . 37.75
- 397.75
- D’un autre côté, la quantité de vinaigre produite dans la pratique (à raison de 2,6 pour 100 d’acide acétique hydraté, et de 1 pour 100 en alcool pur absolu) est de 412 litres qui, après en avoir déduit 13 litres de vinaigre tout fait, ajouté comme ferment, correspondent à
- Eau...................... 377.25 kilog.
- Acide acétique hydraté. J0.50 Acool à 45°............... 11.25
- 399. »
- Le résultat final du procédé de graduation dans les tonneaux se borne donc à la formation de 10,50 kilog. d’acide acétique hydraté , ou a l’oxidation d’une quantité correspondante d’alcool, savoir : 22.65 kilogram. d’alcool à 45° (= 8,05 kilog. alcool absolu). Or, on a exposé 37,76 kilog. à l’action de l’air dont on retrouve encore 11,25 kilog. de vinaigre qui n’ont pas éprouvé de changement; donc, il en a disparu 37,75 — 21,25= 26,50 kilog. dans le tonneau. Ces 26,50 kilog. devraient se retrouver dans l’acide acétique, ce qui n’est pas le cas ; on n’en trouve que
- 22.50 kilog., qui sont représentés par
- 10.50 kilog. d’acide aétètique ; donc, le reste ou 26,50 — 22,50 = 4 kilog, ont été perclus pendant la fabrication , ou environ 10 pour 100 de la quantité d’alcool employé.
- On voit donc que, par suite de l’imperfection du procédé, il y a non-seulement diminution dans la force , mais encore dans la quantité absolue du produit qui, d’après la théorie , devrait être plus considérable. Quand on ne tient pas compte du vinaigre ajouté comme ferment,le mélange qu’on travaille consiste en
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- S60. » kilog. eau. 37.75 alcool.
- En tout . • • 397.75 kilog.
- Or, comme 4 kilog. d’alcool sont perdus, il ne reste donc plus en mélange, pour la formation du vinaigre, que
- 360. » kilog. eau. 33.75 alcool.
- Au total . . . 393.75
- D’après ce qui a été dit ci-dessus, il n’y a que 22,6 kilog. qui aient éprouvé l’oxigénation en absorbant 5,50 kilog. d’oxigène ; le reste n’a pas éprouvé d’alteration. D’après le calcul, les 393,75 de mélange, consistent dès lors en 393,75-f-5.50= 399,25 kilog. vinaigre, déduction faite de la perte en alcool. Le produit fournit dans la pratique est 406 à 408 litres, ou, après en avoir déduit les 13 litres de vinaigre ajoutés, 393 à 395 litres, pesant 393 à 395 kil., c’est-à-dire de 6 à4kil. environ de moins que le calcul. La perte ne porte donc alors que sur l’eau , qui se trouve emportée sous forme de vapeur par les 185 mèt. cub. d’air, qui passent par le tonneau.
- D’après les tables hygrométriques, il faudrait, pour saturer à 31° G., ces 185 mèt. cub. d’air, avec de la vapeur, 5,5 kilog. d’eau , et comme il en riispa-6 —j— 4 _
- terme moyen , —^— = 5 , on
- raît,
- voit que cet air s’échappe bien près de son point de saturation. Cet air se charge donc, lors de son passage , de vapeur d’eau et de vapeur d’alcool , jusqu’à un degré très voisin au moins pour la première du point de saturation . et qui rend raison de la perle qu’on éprouve dans l’opération
- Une chose intéressante était d’établir par expérience jusqu'à quel point, les circonstances restant les mêmes , le degré de dilution du mélange alcoolique influe sur l'étendue de la perte,
- ou, ce qui est la même chose, s d ) plus d’avantage pour le fabricant a p*. duire immédiatement le vinaigre or naire , ou un vinaigre plus fort qu étendrait avec de l’eau. Pour résoirû cette question, il suffisait de répéter expériences précédentes exactement la même manière, avec un mélatjç plus riche en alcool. Le mélange & blc , employé dans les expériences pr cédentes, renfermait 1/9 d’alcool ; c . lui plus fort et dont les expériences o eu i’oxigénation pour but, renferm 360 litres d’eau et 76 litres d’alco° 45° centésimaux,qu’on y a ajoutés n pas en une seule fois, mais en de portions successives. t
- Ce mélange de 360 litres d’eàu • 76 litres d’alcool avec 5,50 litres de ' naigre , pesant au total 434 kilog. » e resté 48 heures en travail, temps Pe* dant lequel on a, à diverses époqüc ’ soumis l’air qui s’en est échappe a épreuves que voici.
- 1r* Au tonneau , n° 1 , temp®r lure du vaisseau, 30° C. ; de l’atel<e ' 29°. Ce mélange contenait 38 ÜK® d’alcool, fait au moment du prefl11 pompage.
- 2e. Au moment du deuxième page , dans le tonneau n° 1 , temper ture comme dans la première épreuv ' 3°. Tonneau n° 1, après que toute . proportion d’alcool eut été ajoutée ’ lors du troisième pompage. Temper ture du tonneau et de l’atelier, 29®-4e. Tonneau n° 1, après le quatrie111 pompage comme dans la première; g 5ft. Tonneau n° 1 , après le septie^L pompage. Température du vase, et de l’atelier 29°. e
- 6e. Tonneau n°l, après le neuvi^, pompage ; température du vase , 33 ’ de l'atelier, 29°.
- 7e Tonneau n° 6. Température H vase, 33°; de l’atelier 29°. Après 1 onzième pompage.
- Le tableau suivant renferme les re sultats des analyses lors de ces ®ep épreuves, après les corrections de te*1 péralure, etc.
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- Numéros des épreuves. AIR ANALYSE en centimètres Gobes. OXIGÈNE absorbé en centim. cubes. AZOTE RESTANT en centimètres cubes. OXIGÈNE II dans 100 parties | d’air analysé. J
- 1 33.10 6.25 26.85 18.88 j
- 2 31.40 5.86 25.54 18.66
- 3 27.60 5.20 22.40 18.84
- 4 33.02 6.07 26.95 18.33
- S 32.13 5.87 26.26 18.27
- 0 32.88 5.48 27.40 16.67
- T 32.30 6.21 26.09 19.22
- Epreuve contrôle. 00 313.36 66.67 246.69 18.41 moyenne. 21.26
- SQUtï/°rce v,na'Sre ? après avoir été 'Wr ’ pendant 48 heures, à la gra-pr' ’0n dans les tonneaux, a été , d’a-pfp .^is expériences , de 2,63 dans la 2,/Jj re ’ 2,84 dans 1® seconde, et (]Pç dans la troisième, et par consé ac^’ ®n moyenne, 2,74 pour 100 en 0 e acétique hydraté, co^-tdoncque, par une addition plus HotaL,erable d’alcool,on n'augmente pas ni u ^nient l’absorption de l’oxigène, ’U'Uu °rce dn vinaigre , ni qu’on ne di-Pçrtg Pas non plus sensiblement la %ér U* a ^eu‘ donc , il est in-litfçs e'd au fabricant de faire avec 40 IQq d’alcool du vinaigre à 2,6 pour fou’ en opérant sur un mélange plus lçpj>u°n étend ensuite d’eau, soit en (Parant immédiatement. té$ DS uds qui viennent d’étre rapports rnaetlent d’en tirer des conclu-t>onf ne sont pas sans importance ^’ah Prat'ffue et la fabrication.
- * per?0r^’on ne saura’1 contester que S(if j, e de 10 pour 100 qu’on éprouve ^'nd C°°' employé ne doive être !S p!,lorsclue. l’air qui sort du ton-(Hür®st conduit immédiatement au tri Par des tubes, c’est-à-dire lors-*WS oppose à ce qu’il se mélange Pra|-r ^ri*‘s de l’atelier, ainsi que cela dans les fabriques bien c«tte (,.es- Da perte est diminuée par Co'sPositi°n, mais on ne l’évite ÜSce T^tement • car d’après l’expè-^om • Prat>ciens, et ainsi que l’a re M. Liebig, la perte avec une
- marche satisfaisante et des dispositions irréprochables ne va jamais au-dessous de 7 à 8 pour 100 de la quantité de vinaigre qu on doit obtenir d’après le calcul. M. Otto, dans son excellent ouvrage sur la fabrication des vinaigres, avance que la condensation de la vapeur de vinaigre ou d’alcool que l’air entraîne est inutile et ne paye pas les frais , opinion que l’expérience raison-née des fabricants ne paraît pas justifier. Seulement il est certain que les moyens par lesquels on a cru pouvoir opérer cette condensation , ou du moins ceux qui sont proposés dans quelques ouvrages sur la fabrication des vinaigres sont entièrement contraires au bon sens. D’après ces ouvrages, il faudrait que l’air qui sort des tonneaux fût recueilli par des tubes qui se déchargeraient tous dans un tube principal, lequel se rendrait dans un réfrigérant en serpentin où après plusieurs tours il serait évacué au dehors. Quand on songe que le renouvellement de l’air dans le tonneau s’opère de la même manière que le tirage dans les cheminées, c’est-à dire par la différence de température de l’air intérieur qui est plus chaud que celui extérieur, et que par conséquent l’air de la vinaigrcrie proportionnellement plus froid que celui plus chaud et par suite plus léger du tonneau, a aussi un excès de poids sur ce dernier, et pénètre ainsi continuellement dans le tonneau où il déplace celui-ci, on peut alors se faire
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- une idée de l’efficacité d'un appareil qui supprime la principale condition du tirage, et par conséquent l’oxigénation dans les tonneaux.
- Les causes de la perte d’alcool ne tiennent pas à la nature même de l’opération et ne sont pas inévitables, et je les crois susceptibles d’être l’objet d’un perfectionnement. Il y a seulement trois points principaux qui doivent servir de base à celui-ci. D’abord, la diminution de l’air introduit, et par conséquent l’absorption plus complète de son oxigène; en second lieu, une meilleure économie de la chaleur qui se développe dans la formation du vinaigre , et enfin l’adoption d’un moyen propre à recueillir les vapeurs qui se dégagent sans troubler la marche du tonneau.
- Le premier point présente de sérieuses difficultés; en effet, la répartition du mélange acétique, ou, ce qui est la même chose, la surface de celui-ci avec laquelle l’air est en contact, est moins grande dans les tonneaux ordinaires de graduation qu’on ne le suppose d’après leur disposition. La raison en est que la partie supérieure percée de trous servant à la division du liquide, par sa construction vicieuse et par l'obstruction gélatineuse qui bouche souvent ses ouvertures, ne répartit pas uniformément le mélange dans toute la section horizontale du tonneau, de manière qu’au lieu de distiller celui-ci en pluie continue , il coule par intermittence et par filets rares sur les copeaux. Il doit donc exister des instants alternatifs dans lesquels l’air ne peut exercer toute son action sur la masse distillante du vinaigre, et d’autres dans lesquels il n’y a pas assez de moût pour l’oxidation qui pourrait avoir lieu.
- C’est un fait d’expérience, que la chaleur qui se dégage par l’oxidation de l’alcool, suffit parfaitement pour maintenir un mélange composé, ainsi qu’il a été dit, à la température nécessaire à l’acétification. Le chauffage de l’atelier n’a d’autre but que de remplacer la portion de cette chaleur qu’on laisse perdre.
- Plus est petite la quantité du moût qu’on travaille en une fois, plus aussi est grande la perte de chaleur. Les fabriques de vinaigre où l’on travaille par la méthode accélérée , présentent aussi cela de désavantageux, que le produit s’obtient par portions séparées dans un certain nombre de tonneaux, ce qui donne lieu à un très-grand refroidissement, et s’oppose à la conservation de la chaleur développée. U n’est pas de
- fabricant qui ne sache que lorsqu descend au-dessous d’une certaine mension pour les vases, c’est-a- ^ qu’on fait usage, pour la quantité moût à traiter par jour , de tonne . cinq à six fois plus petits que c.elfvne servent ordinairement, on atteint vj-limite où la fabrication accélérée du naigre devient impossible. Dans to0-blissement des vinaigreries à six neaux, pour une fabrication jou lière de vinaigre d’environ 240 * . on s’est tenu plus jîrès de cette h"1 qu’on n’aurait dû le faire. ya.
- Les moyens pour recueillir Ie* ( peurs alcooliques par la condensât! me paraissent enfin avoir trop PeUf’ Lj-qu’à présent, attiré l’attention dut3 cant. iajj
- Le tact et la sagacité dont les Ao^ font preuve dans toutes les occa81^ où il s’agit d’appliquer à la pratiq^ a, principes ou des expériences scie ^ fiques, leur adresse pour adapter J forces industrielles avec le plus gra j effet et les moyens les plus simpleS ^ conditions qu’il est dans la nature r choses de remplir; en un mot. ^ habileté extrême dans l'art de r' quer, dont on voit à chaque instan j5, exemples étonnants dans leurs etaa r sements , leur a permis de surm01* ,, avec succès toutes les difficultés J j, a rencontrées dans la fabrication do . naigre, d’après la méthode de Sc*1 zenbach ; un coup d’œil sur c industrie telle qu’elle est exercé ^ jourd’hui dans leur pays, suffirait P nous en convaincre. ,,u\f
- On sait que la préparation imme ^ du vinaigre au moyen de l’alco° ^ impossible en Angleterre, à caps® el prix très-élevé de ce dernier artJCrgé' des impôts onéreux dont il est La distillation sèche du bois ava* ce pendant longtemps la principale s®a |a de la production du vinaigre da/\j Grande-Bretagne, et cette distil,a ^ est, dans ce but, pratiquée da.n ie$ très-grands établissements ; i*1*1 jrent frais et les difficultés qui se rencon ^ principalement dans les lenteurset ^ perfection de la purification, °fl faire chercher un autre mode. . -gte La fabrication accélérée du v,nc0ir suivant le mode anglais qu’on a L ^ mencè à substituer à la précédent®- |e pose sur les modifications que la iegt )a éprouve de la part des acides efi transformation de cette substance sucre. On ne part donc pas , .^atjof dans les autres pays, de l’acéti»® de l’alcool, mais de la saccharu1 ^ de la fécule ; ce qui fait qu’on a
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- cre ?e.Plus à parcourir, celui du su-l’au-,e Ul de l’alcool, et enfin celui de tj0ri j yde en acide acétique. L’opèra-rer, a.Ptos naturelle consiste à sépa-Püréo dqueur sucrée et fermentée, pré-au ^ avec 'a fécule et l’acide sulfurique dau»°^en delà distillation ; maiscomme taxé Ce Ca* *e Produ'l distillé eût été et aus?Uôt comme alcool par le fisc ue u;.110?.’.8 a.u droit, op a été obligé de |e |a-s e‘iminer l’acide sulfurique et de !e » ®Ser ^ans I® liqueur pendant tout l'lleM S l.’acétification , puis de dis-rer i. e.vinaigre préparé pour en sèpa-neckacic^e sulfurique, ce qui, du reste, ejj,D|an?e r'en au procédé. La méthode Ce||g0Jee Pour faire le vinaigre est donc dj,_ • Schutzenbach, mais avec les plions suivantes.
- CofT;11 tonneau très-vaste et légèrement pa,Jue, ayant au fond 4mèt-,2ü. et à la sar / supérieure 4mèt-,50 de diamètre auta nièt. de hauteur, donne par jour 4|jg de vinaigre qu’on en prépare en de j^gne avec 6 tonneaux de 2mèt-,40 1| faîJautpur’ sur lmèt-,20 de diamètre. tà^eUt d’abord bien remarquer l’avan-s°Us FÜe présente un pareil tonneau, à s. le rapport de sa capacité comparée Ce y s.Ur^ace extérieure; la surface de de ga,SSeau n’aura d’étendue que celle tiea, Anneaux pris ensemble (le ton-les « anglais a 54,63 mètres carrés, et b|e .tonneaux allemands pris ensem-rje’^)25 mèt. carrés de surface exté-éijto); mais la capacité du premier f0jsu °9 mètres cubes, est près de 3,6 SeConH C0nsidérable que celle des 6 dièt ds’ fini n’est que d’environ 16 de’ Cub- Une conséquence nécessaire Vatio te disposition, c’est une conser-erief? P*us Partoite de la chaleur; et, l°p *et, la température qui se déve-atiii6.sP°ntanément dans le tonneau Uy a!s est si forte et si soutenue, qu’il a Jamais besoin de chauffer le local, Ceujtojnarquant toutefois que la douce du climat en Angleterre est, dans catio ’ tovorable à ce mode de fabri-
- h^ut vaste tonneau est séparé sur sa ^Uxr’ en deux capacités, par un fo4,0,nd, placé à environ 0m\60 du est r Ver,fable. La capacité supérieure 1* aRlPlie avec des copeaux de hêtre, t^ékC°nde est destinée à Recevoir le |ange.
- duir u,le certaine hauteur, pour pro-du . u°e chute suffisante et au-dessus PoUr ^eau, est place un réservoir ci et 'e moût. Un tuyau part de celui-•e tou^end perpendiculairement sur cUv Ileau, où il pénètre par une grande tore percée dans son couvercle,
- au-dessous duquel il se divise en deux branches, un peu moins longues que le diamètre du tonneau et courant horizontalement à quelques centimètres au-dessus de la surface des copeaux. Les extrémités de ces deux branches sont closes, et la seule voie par laquelle le mélange qui coule puisse s’échapper , est une série de petites ouvertures percées à leur partie inférieure et parallèlement à leur axe. Le système d’ailleurs est mobile dans le réservoir supérieur, et on le fait tourner au moyen d’une force motrice (une machine à vapeur), avec une certaine lenteur sur l’axe de la portion verticale de ces tuyaux.
- D’après cette disposition, on voit que le moût ne coule qu’en filets minces, par les ouvertures des branches , et arrose peu à peu et également, à mesure qu’elles tournent toute la surface des copeaux. Il est évident qu’on remplit donc ainsi la condition de la division du mélange d’une manière plus parfaite qu’avec les planches percées de trous et les tamis. Le moût, d’ailleurs agité, passe successivement du réservoir dans cet appareil d’arrosage, coule sur les copeaux, les traverse et se rassemble à la partie basse du tonneau , où il est repris par des pompes qui le remontent dans le réservoir pour recommencer la même route.
- L’influence de l’air sur le tonneau n’est pas établie d’une manière moins intelligente et avantageuse. Le renouvellement de cet air ne s’opère pas d’après le même principe que celui des cheminées, mais en direction contraire, c’est à-dire de haut en bas, au moyen d’un appareil hydraulique. Quanta l’introduction de cet air, elle s’opère par la même ouverture du couvercle, par laquelle a lieu l’écoulement du moût, et qui, étant plus grande que le tube , laisse un vide tout autour, par lequel l’air peut pénétrer. Cet appareil à air consiste principalement en deux vases plongés et renversés dans deux réservoirs d’eau qui, par la force de la machine à vapeur, sont alternativement élevés et abaissés dans ces réservoirs. Quand ils montent, ces vases aspirent l’air, qui s’échappe ensuite par la pression quand on les abaisse.
- Immédiatement au-dessous du faux fond du tonneau et sur le côté, pénètre un tuyau qui avance jusqu’au centre de ce tonneau, où il débouche , et pour que l’effet de succion et d aspiration s’étende plus complètement sur toute la section, on a posé au-d issus de l’ouverture du tuyau, et parallèlement au
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- fond, un disque en bois d’environ 1,20 met. de diamètre, qui empêche en même temps la liqueur acétique de couler dans le tuyau.
- La portion de ce dernier en dehors du tonneau se recourbe pour se rendre à l’appareil aspirateur et s’y partager en deux branches, dont chacune se rend à l’un des deux vases pompeurs, où elle pénètre par une ouverture pourvue d’une soupape ouvrant de dehors en dedans. Près de cette soupape , il y en a une autre, mais ouvrant en sens opposé, et disposée de façon, telle qu’elle ne s’ouvre que lorsqu’elle est parvenue au-dessous du niveau de l’eau. Le jeu de ce mécanisme bien simple est facile à concevoir. Lorsqu’on soulève les aspirateurs, l’air passe de nouveau dans le tube et remplit ceux-ci, et lorsqu’on les abaisse, l’air aspiré s’échappe à travers l’eau par la seconde soupape. Pendant que le second aspirateur se remplit d'air, le premier se vide, de manière que l’appareil est constamment en action.
- L’avantage que présentent ces dispo -sitions est facile à concevoir : d’abord la chaleur produite par la transformation qu’éprouve l’alcool se trouve ainsi beaucoup plus complètement conservée; la division du mélange y est aussi beaucoup plus uniforme et sans interruption ; enfin , la ventilation des vaisseaux ne dépendant plus de leur température, peut être régularisée bien plus aisément et en raison de la vitesse de l’écoulement du mélange.
- Les vapeurs alcooliques sont, en outre, condensées dans les eaux où plongent les aspirateurs, eaux qu’on reprend ensuite pour la préparation des moûts, de façon que cet alcool se retrouve, et
- que la perle qui, dans le procède or naire , s’élève de 7 à 10 pour 100» à peu près nulle. (
- Pour s’assurer de la marche de 1 ^ tification, on soumet à des èpre l’air d’aspiration relativement à sa pacité pour entretenir la combus
- Une mèche de fils, qu’on a gnés d’une dissolution de sucre de ^ turne, puis fait sécher, et Q,l0.nncre lume, doit s’éteindre quand on la p*° dans cet air. Dans le cas contraire» augmente l’activité des aspirate .
- Ordinairementl'airest tellementdes
- géné , que c’est le premier cas fi?1 ^ présente , et il est bien rare qu 1 soit assez peu pour qu’une mèche a naire puisse y rester en combust' ’ on voit donc que l’air ne s’®c qu’avec une très faible portion d . gène, et par conséquent qu’il n’est v nécessaire de faire pénétrer un e* dant d’air dans le tonneau.
- Le vinaigre est complètement Vx% paré dans le tonneau, c’est-à-dire fl ,|e y est amené à la richesse sous on l’emploie, de 5,5 pour 100 d’aca(J acétique hydraté, et qu’on le Hvre.t^ commerce sans autre opération u rieure.
- Il est indubitable que les grandse blissements qui travaillent par le V cédé allemand pourraient retirer b®, coup d’avantages de ce mode de ^ f6 cation, d'autant mieux que la mécanique qu’il exige n’est pas u(C considérable ; mais là où le vina*» ^ n’est qu’un produit secondaire , et,j(e on ne le prépare que sur une Pe échelle, la question n’est plus la parce que les termes du proble changent nécessairement.
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- arts mécaniques et constructions.
- cable aPPareil distributeur appli-la fi, machine* à préparer dans du coton, et autres ma-es filamenteuses.
- Par M.
- J. Bctterworth , filateur.
- Uant 1S .n' enteur d'un appareil tour-VertlJ lslributeur, qu’on place sur l’ou-ou Se e des lanternes, ou des pots dont les ^ s?rt P°ur recevoir les boudins, autres”6*'011 *es ru^ans de coton , ou $°nt yP.^'cres filamenteuses, tels qu’ils chjn ^bvrés par les cardes, les ma-diSpJ a étirer et à boudiner, et qui les Pots e C • s ces lanlernes ou dans ces s’aCc n spirale, de façon que les tours, fw Inulant les uns sur les autres, se au jenC se condensent successivement i°Iutie8ré re*lll*s, sans étirage, sans faij0nun de continuité sans aucune allé-itieiu (îUelconque qui puisse compro-qiiPft.e le succès des opérations subsé-yjîes de la filature, j’ai j1Cl la description de l’appareil que pour cet objet.
- «t vu°' .» P,l- 65. Section par le milieu feil t *ntérieurement de mon appa-^tournant, placé sur l’ouverture leap P®1 et au-dessous de deux rou-tiiljg^de pression qui lui délivrent le *ePot ^aut ^aire Passer dans
- Cet Plan de la face supérieure de {^Pareil.
- (lf0jt°* 3. Élévation latérale du côté t* '
- Élévation antérieure d’une f-j disposition.
- tio,, 5. Plan de cette autre disposi-
- P‘
- Sÿ 6- Élévation antérieure d’une Pj enîe disposition.
- tomf 7. Élévation latérale des deux Part oa^ de pression et de quelques ^?sde la disposition fig. 6.
- fig. 1, sont des rouleaux de ca|£e °ni b le ruban, c une roue d’angle qui c Sür l’axe du rouleau inférieur A , Pie jj1®fQande une autre roue semblante ^ette roue ® ’ ains‘ fiue la roue Dtèujp dentée e, est montée sur un d<axe f, qui est creux. BB, sont l’atejps qui s’élevant du plancher de ^IfeY* Servent a porter l’appareil, et °U autlesquelles tournent les pots C , ^ban ^ r®c*P*ent ProPrc à recevoir les Porte , > 0 , un cylindre de métal, qui d’nn,a * extérieur deux boîtes percées °u pour recevoir l’une des deux
- tiges B filetées , sur lesquelles ces boîtes sont fixées par des écrous qui maintiennent le cylindre g dans la position qu’il doit avoir. Un disque h est aussi fixé sur l’une des tiges par des vis, et c’est sur ce disque , qui porte l’arbre i , que roule l’axe creux f.
- Le cylindre g porte à l’intérieur un anneau ou ceinture j, creusé d’une rainure et armé de dents K, formant roue d’angle sur l’un des bords de sa face supérieure. D’un autre côté , le plateau D est pourvu d’un autre anneau l, fixé à sa face inférieure qui descend et s’appuie sur le fond de la rainure de l’anneau j, et sur laquelle il peut glisser. Sur la surface convexe de cet anneau l, on a ménagé à la fonte des dents formant un engrenage droit, qui engrène dans la roue droite e, et est conduit par elle.
- E est un plateau circulaire qui, à son tour, porte aussi sur sa face supérieure un autre anneau, qui s’élève jusqu’au plateau D , et sert à les maintenir à une distance convenable l’un de l’autre. La portion centrale de ce plateau est déprimée , ou plus basse que les portions adjacentes , afin de pouvoir distribuer les tours de ruban sous une forme spirale dans le pot, quand ces tours s’élèvent assez pour que ce plateau puisse agir dessus. Ce plateau E est percé d’une ouverture pour livrer passage au ruban, et vissé au plateau D , de façon à ce que tous deux tournent ensemble.
- m, fig. 2, est un boutd’arbre, soutenu de manière à pouvoir tourner sur un appui n, et dont une des extrémités porte une roue d’angle o, qui engrène dans la roue fixe k ; à son autre extrémité est une roue dentée droite/), qui conduit une autre roue droite, établie sur l’axe du rouleau q. A l’autre bout de ce dernier axe est établie une roue dentée droite r, cjui mène une autre roue semblables, établie sur l’axe de l’autre rouleau conducteur t ; u et « sont des rouleaux de renvoi, ou distributeurs. Une courroie sans fin, z, fig. 1, entoure en partie les rouleaux t et u, et une autre courroie z' enveloppe les rouleaux q et r. Ces courroies portent des lames de laiton sur leur surface extérieure, placées en travers et parallèlement à l’axe des rouleaux ; de plus, la face inférieure de la courroie z circule en contact avec la face supérieure de la courroie z.
- Le ruban, en abandonnant les rouleaux
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- de pression A, traverse un entonnoir w, s’engage entre les rouleaux conducteurs <7 etf, puis entre les courroies sans finz et z, les rouleauxdistributeursv et «, et enfin dans l’ouverture du plateau E, d’où il est conduit dans le pot C. Les quatre rouleaux q, f, v et u, tournent dans des coussinets établis sur les appuis x , fixés sur la face inférieure du plateau D, enfin, la surface des courroies z et z’ marche avec la même vitesse que la périphérie des rouleaux de pression A.
- On voit, par la description précédente , que lorsque les rouleaux de pression A sont mis en action, un mouvement de rotation est imprimé au plateau D, dans la direction des flèches (fig. 2), à l’aide des roues c, d, e et l _, et que ce mouvement de rotation est communiqué, par les roues k et o. aux rouleaux q et t, ainsi qu’aux courroies sans fin z et z', qui reçoivent le ruban des rouleaux A et le disposent en spi raie dans le pot. Lorsque les tours du ruban, après avoir rempli régulièrement le pot, arrivent à toucher Je plateau E, les courroies sans fin n’en continuent pas moins à délivrer du ruban et à le disposer avec régularité en spirale sur la partie supérieure de celui qui est déjà accumulé dans le pot, de façon que le tout se condense , se comprime , jusqu’à ce qu’on pense que la compression a atteint le degré convenable, et qu’on juge à propos d’enlever le ruban du pot.
- Dans les fig. 4 et 5, on voit mon appareil tournant avec le ruban et passant des rouleaux de pression A , entre une boule sur pivots et une poulie à gorge, et enfin entrant dans l’appareil.
- Dans la fig. 6, j’ai fait représenter une autre disposition où le ruban b traverse un guide 2 , placé au centre de l’appareil, pour se rendre , par un entonnoir w , entre deux rouleaux de pression 3 , avant d’entrer dans l’appareil distributeur D, E.
- La fig. 7 est une vue latérale des deux rouleaux de pression 3, de la fig. précédente.
- Les parties de l’appareil de rotation distributeur, qui disposent les rouleaux en hélice dans le pot, sont les mêmes dans les deux dernières dispositions que dans la première.
- Perfectionnements apportés à la fi
- tare et à la préparation (*eS >
- pour le tissage.
- Par M. W.rG. Taylor, filateur’
- M. Taylor a imaginé qu’il seraîttg$-sible d’appliquer aux continues a . sj bour horizontal ou throstles, qu’aux muljennies et aux bancs a o ches, un appareil propre à fils pendant l’opération même de < jeS ture, afin qu’on pût se .dis?ÜÜfpr sut machines a parer, avant de monte ÿ les métiers de tissage. A cet e"e 'tiè fait passer le fil après qu’il a tra les laminoirs étireurs dans une montée d’une surface demi-cylindr *Lj oscillante, couverte d’un feutre, e reste, saturée du liquide contenu l’auge, et dans laquelle elle a P‘°v^jé Ce fil, ainsi encollé , est ensuite en ^ sur la bobine ou la broche. pensons pas qu’il soit nécessaire ^ diquer ici les moyens dont on un pour donner à la surface oscilla0^, mouvement alternatif au moyen quel elle plonge dans l’auge et se jj. lève, ni comment on entretient, ^ quide en agitation, parce qu’il? * je faciles à imaginer; il nous sunita^g dire que le fil en sort paré et 10 „e teint en diverses couleurs, soit Par |Us seule immersion, soit à l’aide d’un P ^ grand nombre, lorsqu’on le ju^e„vail cessaire, ou suivant la nature du tra qu on veut exécuter. t ,ellr
- Dans la consi ruction de l’auge, o5p
- a cru devoir établir quelques disP g. tions propres à annuler l’effet du vement de trépidation produit Rf.° 0f» l’opération de la filature , afin <i lI\cjes porer plus complètement entre eU.iage fibres d’un même fil, lors de l’enc° e(1 ou de la teinture, ou pour s’opp°s |eiir partie à ce que la colle ou la c°ü )es en jaillissent sur les cylindres, n®eà empâte, ne les détériore ou ne nu‘ jj|5 leur service; à cet effet, lousles6u passent entre des chevilles inclinee verre , rangées sur le bord de 1 a^e-tout le long de la machine, et son* el) jetés, après le collage , sur un WD je verre, sur lequel ils passent aval j^e' se rendre aux broches. Lorsqu’on soin de chaleur, cette auge est P va-vue de conduits qui amènent de peur. pjo'
- M. Taylor a présenté plusieur® jl dèles de son invention, dans les<l ^ a disposé les pièces de différentes ^ nières , pour arriver au but ® yé" autant qu’il est possible les lüC^ re‘ nients et les défauts qu’on pourr
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- croyons3 cette combinaison ; mais nous
- lnn? rV°*r aSSeZ d't SUr Ce SUjet»
- nns ,i._ r d’entrer dans de ements.
- pour „ en avo»r asse plUsr]”°Us dispenser 0IISS développe
- sur l’étirage à froid des tuyaux en cuivre, en tôle, etc.
- Par M. H. Ledru.
- esMjn^U,S ^rand avantage de ces tuyaux lesanf econonr)ie importante sur tous iusqii5,reS modes de tuyaux employés avjfJJa Ce jour. Si je cite isolément cet ? ’ P est ^ me Para*t être tance • P*erre de touche de l’impor-iaVenreei*e > de l’utilité pratique et de r lr de tout produit industriel, ^brin tuyaux cPcôs à froid peuvent se et)jo lle,r en tôle noire, en cuivre ou Une (•a-,®re métallique de toute nature, tô|e Ols.lammoe ; mais c’est surtout en Pdn galvanisée qu’ils trouvent leur Se fep'Pa^e application , et c’est en effet sauCg galvanisé qui leur a donné nais-
- tanttrm^ ^es Pr°duits les plus impor-plac te galvanisation du fer, se les .ent tous les articles de fumisterie, et Joyaux pour descente de bâtiments, pool® les autres genres de conduits Soq* eau, le gaz et la vapeur. La condition sans limite et sans terme de yaux pour une multitude d’usages fet !îaque jour m’avait frappé. En ef-tou’t «aides , liquides et solides même, C|1)l Ce que l’homme destine à une cir-lesat,0n contenue, s’emprisonnent dans Parois d’un tuyau.
- vehePendant les imperfections des di-lüel ni0«es de tubage et la cherté de toire Ues 8enres spéciaux étaient no-$0(1 s> Il me vint à l’idée que les res-ay Ces du banc à étirer, combinées c0r)|. an système d'agrafure double et c°0rh^ ’ ^ans *e(1ue' *es deux bords re-div: «es du tube dans toute sa longueur, djJlant ainsi la pression qui tend à les lndre, et trouvant dans la pression gôç e ane force de résistance prolon-Coni’- Pu*sque cette pression agit sur le et 'sseau , le resserre de plus en plus, parend à l’empêcher de lâcher prise effe.'Une sorte de balancement de deux qUe s contraires ; il me sembla, dis-je , à l’inCes données pouvaient me conduire à Pô Vent'on d’un genre de tuyaux qui, jojfjfaaomie . condition si importante, de j-*1 tes avantages de la solidité, t(1deeteodue en longueur, de la recti-de la propreté, résultat des sur-s osses et sans clouures.
- La solidité de mon système d’agra-fure se démontre, ce me semble , par la description même ; les qualités bien reconnues aujourd’hui du fer galvanisé garantissent la durée de mes tuyaux. Au besoin , ils se soudent parfaitement à l’étain ou se brasent au cuivre ; je ne laisse d’ailleurs sortir des ateliers aucun tuyau qu’il n’ait été éprouvé à une pression de quinze atmosphères.
- La longueur inusitée de ces tubes , et l’aspect agréable de nouveauté qu’offrent à la vue ces longs développements de 8 à 9 mètres d’un seul bout, ce qui n’avait jamais été exécuté auparavant, ne seront pas, je l’espère, un des moindres titres de mes produits à la faveur du public. En effet, ces tubes , qu’on peut obtenir de toute dimension, donnent une sorte d’élégance et de propreté extérieure à des produits communs restés jusqu’à ce jour dans un grand état d’imperfection et de négligence : je veux parler des tuyaux de poêles. Non-seulement les miens ne laissent plus échapper ni bistre ni fumée, puisqu’il n’est pas de tuyau de poêle qui ne puisse être fait d’un seul morceau ; mais ils n'offrent plus de trace de ces nombreux emboîtages et de ces clous difformes qui les dépa; aient. Leur prix étant le même que celui des tuyaux ordinaires, j’aurai la satisfaction de procurer aux classes peu aisées, sans les induire à plus grande dépense, tout à la fois un embellissement et l’exemption de plusieurs incommodités.
- Mais c’est surtout dans les entreprises importantes, conduites d’eau, de gaz ou de vapeur^ que cet avantage acquiert un très-grand prix. Il existe bien évidemment, pour ces conduites d’autant moins de chances de fuites qu il y a moins de points de jonction : quelle supériorité sur tous les autres tuyaux offrent donc en ce cas les tuyaux déjà étirés au besoin en bouts de 8 à 9 mètres ! Chaque tuyau est d’ailleurs muni, à l’une des extrémités , d’une douille ou manchon pour recevoir et joindre le tuyau qui doit faire suite. Outre tous les moyens de soudure, le système de vissage s’y adapte avec une une grande facilité.
- La grande malléabilité du plomb et la cherté des autres modes de tuyau avaient assuré jusqu’à ce jour à ce métal un emploi presque exclusif. Ce motif n’existe plus, puisque le bon marché est du côté de mes tuyaux ; quant à la facilité du travail, elle ne se rencontre pas moins dans leur emploi , à l’aide de coudes de toutes dimensions , de tous les angles et dé
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- toutes les formes, qui en rendent la pose aussi simple que prompte et solide. Mais combien d’avantages les tuyaux étirés à froid n’ont ils pas aussi sur ceux en plomb, outre l’avantage de la légèreté ! Ils n’ont pas l’inconvénient d’être facilement écrasés par le moindre poids ou le moindre choc , percés par des clous, rongés par les rats ou fondus à la première chaleur d’un incendie, et, j’ajouterai, de devenir la proie des voleurs au détriment moral des ouvriers fidèles.
- J’ai pensé , à cause de la simplicité de l’œuvre, qu’on accueillerait avec intérêt un dessin de la machine qui sert à confectionner mes tuyaux, et la machine elle-même ; la description achèvera ce que les traits du crayon auraient laissé imparfait.
- Une feuille de tôle à peine cintrée, au milieu de laquelle on pose un mandrin du diamètre nécessaire, se présente devant cette machine , s’y engage en entraînant l’agrafe qui doit opérer sa fermeture sur toute la longueur, et, par un seul étirage , ressort en tuyau tel qu’on ne saurait le faire à la main ni par aucun autre moyen connu jusqu’à ce jour.
- Qu’on se figure le travail de la charrue du Brabant, labourant avec deux socs au lieu d'un seul ; ramenant de droite et de gauche et recourbant la tôle en dedans d’un sillon situé au centre , de la même manière qu’en un sens opposé elle rejette et retourne la terre en dehors. Dans cette espèce de filière charrue, de labour mécanique , c’est le sillon, autrement dit le coulisseau , devant servir d’agrafe , qui marche , et c’est l’outil, représentant le soc, et placé en saillie perpendiculaire à la partie supérieure de la filière , qui demeure immobile ; la tôle, pour s’arrondir en tube et franchir la filière , tend à réunir ses bords , entre lesquels l’outil résiste ; pressés alors fortement contre cet obstacle, au lieu de se joindre, ils se trouvent forcés de se replier à l’intérieur en forme de X sous les bords de l’agrafe. Une seconde filière , d’un calibre plus étroit, reçoit le tuyau dans cette position , complète par une pression plus forte sa jonction, en faisant disparaître l’intervalle qui a livré passage à l’outil, et achève alors sur le mandrin l’aplatissement des bords de l’agrafe et des bords du tube emboîtés les uns dans les autres ; leur adhérence devient telle, qu’à l’œil ils ne semblent plus former qu’un seul corps , et ce système de fermeture longitudinal est si parfait, que l’agrafe se trouve la
- partie la plus solide du tuyau; or, sait que tous les autres genres tuyaux pèchent surtout par la ligne jonction. r,
- Avantde terminer, jedemandelap mission d’attirer aussi l’attention sur gouttières à double bordure, qui son , des produits du même système, et <1 ’ sans coûter plus qne les gouttières ej ployées jusqu’à ce jour, ont sur ce|le les mêmes avantages de propreté ’ e régularité, de longueur et de n01 confection. , flC
- PI. 65 , fig. 8, vue générale du ® à étirer les tuyaux. re,
- Fig. 9, vue en élévation de DP mière filière.
- Fig. 10, vue de la seconde filière* Fig. Il, élévation latérale , Pa\,e en coupe, d’une des filières avec portion du tube et du coulisseau <lu y fait passer.
- Fig. 12, coupe transversale d un w terminé.
- Machine à raboter et dressé les clichés.
- Par M. C. Hoffmaniv , constructe*11"9 à Leipzig.
- La machine à raboter, tirer de teur et dresser les clichés , c’cst-à'6\ les mettre d’épaisseur, que j’ai inv! tée , et dont j’ai déjà livré un bon n° -bre au commerce , est représente6 perspective dans la fig. 13, pi. 65. „ manière à pouvoir bien en saisir « coup d’œil tous les détails, a.
- L’avantage que cette machine PL, sente sur le tour, consiste principa‘s ment en ce qu’avec la première clichés peuvent être dressés et tirés P rallèlement à hauteur d’une infiniment plus parfaite qu’on ne P®^ l’obtenir avec le tour; ce qui rep69^ en particulier sur la différence L existe entre un travail en lignes drOÏ; e et un travail à mouvement circula1 continu.
- Relativement à la quantité de ce
- vail, mes machines surpassent , beaucoup les tours ou autres mach'" à mouvement continu , surtout lorsfl le champ tout entier de la table a 1 boter peut être couvert de ,c*lC”sé' parce que le dressage de plusieurs * ries de clichés les uns derrière les au ne demande guère plus de temps qu * e seule de ces séries, et, de plus, Pa,r que les simples plaques de clichés, ^ puis les plus petites formes j,15f|
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- niètrL^ iUne ®lendue de 68 à 70 centi-sç tr .f longueur sur 40 de largeur, grjnj 31 ‘ent avec la même facilité , c°f)St e^r Pour laquelle on n’a guère Sent, Ult encore de tour jusqu’à pré-
- tUa n^ar ??nner aux clichés dressés avec rab|e qne.toute la perfection dési— sur ig’,,1 ^ta*t nécessaire que les blocs Ue^s 0n *es Pose ^ssent eux“ Parais. Parfaitement dressés et ajustés Pensé e,nent ; on conséquence, j'ai
- faire (?Ue Ce J ava*t (le mieux à
- l)|°Cs-ans ce cas était de dresser ces Qüar)rï 1 a‘de de la machine elle-même, fonte •>in v,eut Oue ces blocs soient en çhine ’ 1 n’y a qu’à adapter à la raa-i« foiilîlr-1 ^nrin à raboter la fonte que Ènfirus av’ec l’appareil.
- Petit *n Celte machine, à l’aide d’un qu’on y adapte, peut ^üoe eriler)f bien faire les fonctions et ^js Machine à buriner en ligne droite, dane Penser par conséquent de celle-ci Y> atelier.
- Ha JP1, maintenant la description de
- Pîrq. Un banc en fonte A, soutenu ^ Quialre Pletls B, est établi le chariot ç$t(|r P®*it également être en fonte, et !ab|e CSS^ avec Ie plus gran(l soin sur sa V 0,1 sa face supérieure. Ce cha-lale aisément être mû horizon-
- ^)a lnt Pn avant et en arrière à l’aide ^nivelle D. On assujettit la pla-a 1’aiq °l'ché sur la table du chariot, St fie barres d’acier à pointes E, %le Une est fixe à l’extrémité de la Uj’ ef dont chacune des deux autres ISesrt’6 Par‘dessous de deux petites Ss .| aronde en laiton, qui entrent 'Sie l°nSlies coulisses de même M’jjj * » creusées sur cette table , et S$ei.e desquelles ces barres peuvent Se | SUr la table aussitôt qu’on des-afona v*s qui attachent les queues Qüa ®aux barres
- S|e p il s’agit de dresser en une ?Slac'S P*us d’une série de plaques ,
- t* PfeJ >'a Prem’®re s®r‘e Ie
- S ^pre barre fixe sur la table et f banf ‘eilille de papier(ou mieux sur %vaJr c°Hé sur la table même) ; puis h lour Une autre barre à pointes, et Poterne suffisamment les vis qu’elle à . Rli r ^ue cette barre ne puisse f fcoliement dur : alors,
- hiaPpès quelques coups de marteau
- petit bloc de bois qu’on
- rceprr‘9re *a ljarre ’ on fai* mar~
- ?sdeu e'c» jusqu’à ce que les pointes ç is ]ç barres pénètrent suffisamment f||in0J Plaques pour les assujettir; serre encore une fois les vis ,
- et on continue ainsi jusqu’à chargement complet de la table.
- Quant aux dispositions pour faire marcher l’outil ou burin qui sert à dresser les clichés, voici en quoi elles consistent :
- Deux montants G, établis sur le banc, servent d’appui à une traverse I, sur laquelle se meut, transversalement à la machine et en va et-vient, un chariot K , à l’aide d’une tige filetée L , que fait tourner une petite roue à manivelle M. A ce chariot se trouve relié un porte-outil N , qu’on peut soulever ou abaisser à volonté, au moyen d’une vis V, dont la tête est comme celle d’un treuil vertical manœuvré par quatre leviers à la main. Sur ce porte-outil s’élèvent horizontalement deux petites poupées O , dont chacune porte une vis de pression en acier, pointue par le bout. Ces vis pénètrent dans des coups de pointeau frappés dans une boîte P, dans laquelle est enfin vissé solidement le burin Q. Cette boîte est donc mobile entre ces pointes , de telle manière que lorsque le burin commence à mordre , elle résiste en arrière . tandis, au contraire , que lorsque le chariot C marche en avant, le burin cède en se soulevant sur les plaques de clichés pour glisser doucement sur elles sans les rayer ou les entamer.
- Afin que le burin ne puisse réduire la hauteur des clichés au delà de celle normale, on a placé au-dessous du porte-outil un petit taquet sur lequel on abaisse cette pièce avant de fixer le burin ; dans cet état, on ajuste le tranchant de cet outil sur des plaques de hauteur normale qu’on pose dessous , puis on le fixe dans sa boîte en serrant les vis de pression. Le porte-outil N est alors remonté et le travail commence.
- Pour que celui-ci puisse marcher avec aisance et rapidité , il faut que la vis qui exerce une pression sur le mouvement du porte outil ne soit pas trop serrée ; d’un autre côté, cette vis ne doit, sous aucun rapport, être ajustée assez lâche pour qu’on ait à craindre que cette pièce ballotte. Il est encore plus important peut-être d’avoir égard à cette observation relativement à la boîte P qui porte le burin, et qui, sans vaciller sur ses pointes , doit cependant pouvoir aisément revenir en place d’elle-mème. Enfin il est nécessaire que toutes les pièces de la machine , entre lesquelles il y a mouvement, soient lubré-fiées avec de bonne huile de pieds de bœuf, et il faut surtout avoir soin que les quatre trous, qui conduisent par dessus l’huile à travers ce chariot sur
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- les plaques de feutre placées en dessous , ne s’engorgent jamais.
- De la fabrication des plumes métalliques.
- Quoique l’on consomme actuellement en Europe et dans les autres pays du monde des millions de plumes métalliques , la fabrication de cet article est cependant peu connue, et presque exclusivement pratiquée en Angleterre.
- Le principe de cette fabrication est extrêmement simple, et cependant les manœuvres nécessaires pour amener ce petit produit à l’état où nous le voyons, sont plus compliqués qu’on ne serait disposé à le croire. Voici, à cet égard , les renseignements que nous avons pu recueillir.
- La matière qui sert à la fabrication des plumes métalliques consiste en général en planches d’acier présentant la , même épaisseur que celle que doit avoir la plume après sa confection. Ces planches d’acier ont de lm,25 à lm,50 de longueur, sur une largeur de 0m,60 à 0m,90. Elles sont découpées avec une machine toute semblable à celle qui sert à découper les cartons employés dans les métiers à la Jacquard, en bandes, ou lanières, qui ont à peu près en largeur le double de la longueur que doit avoir chaque plume après qu’elle est terminée.
- Ces bandes sont portées dans des dé-coupoirs, qui ressemblent assez aux balanciers à vis, employés à frapper les monnaies, mais plus petits et plus simples. Une jeune fille , saisit de la main gauche, un des bras armés de poids de ce balancier , et de la main droite engage et pousse successivement les bandes métalliques sur la matrice du découpoir. Quand cette opération est faite, l’ouvrière frappe un coup de balancier, qui découpe à la fois plu>ieurs plumes en blanc, placées sur deux rangs , de telle façon que la pointe de l’une des plumes de l’un de ces rangs, est découpée dans l’intervalle qui sépare deux plumes adjacentes de l’autre rang , et réciproquement, ainsi qu’on le voit, fig.14, pl. 65. La matrice que porte le bloc inférieur, et la contre-matrice qu’enlève et qu’abaisse successivement la vis du balancier, ont des formes correspondantes au nombre et au modèle de plumes qu’on veut découper à la fois. Aussitôt que le coup est frappé, l’ouvrière ramène le balan -cier ; les plumes découpées en blanc
- tombent dans une boite destinée recevoir; l’ouvrière pousse la ^ d’acier, et la même opération r mence. . une
- Une jeune fille peut ainsi, e.,anc, minute, découper 300 plumes en t En cet état, fig. 15, les plu® . portées à une autre ouvrière, fl ,0j. chargée de percer le trou flp eL0lJ sf vent avoir vers le milieu. Ce 1 e0t perce avec un balancier a*?s,° j£Coir semblable à celui qui a servi a p per les plumes , mais plus PeL trou perçoir, ou poinçon, a la formeau ré-qu’on veut percer, et la matric
- sente une cavité correspondante- ((,e
- plumes en blanc qui viennent découpées , étant placées à la 8 eI1i de cette ouvrière , celle-ci en 1* e, de la main droite un certain no ^ |j qu’elle saisit avec les doigts uj* et partie élargie et opposée à la P?* 0up°'r engage cette pointe entre le dec jusqu’à ce qu’elle rencontre une tance due à un butloir, puis ajust » en place la plume à l’aide d’une P.£ei élévation que porte la contre-mai. et disposée de telle façon que, n° lement la pointe, mais encore legf// oblique de celle-ci, s’y applifl11^^' tement, et que la plume sous Ie cier se trouve logée dans une P° |>0r fixe et déterminée. En cet état,> jeJ>» vrière frappe le coup de bala ^ |> perce le trou , et pendant que * jer. même main, elle relève le avec la droite elle rejette du la plume percée, qui avait été 10 nue fermement pendant le la remplace aussitôt vivement adresse, par une autre plume en La plume a alors la forme fig- *
- De ses mains, ces plumes, milieu d’un trou , passent dans^^t y d’une troisième ouvrière, qul p(# découper deux fentes latérales leur donner l’élasticité qu’elles dP.e*é' posséder, fig. 17. Ce dècoupage \ète cute absolument de la même m que l’opération précédente. .
- Parmi toutes les opérations cl'^efte énoncées, il n’en est pas qui Pr $ plus de difficultés que la gravur0|1Ve' la fabrication des matrices et c s )e5 matrices, et leur ajustement u ^ eS balanciers. Ces travaux exigeP0jn«' effet, beaucoup d’habileté, de at,p de précision ; mais une fois qu ^' bon outillage , la fabrication PeUrt)p5ofl. cher rondement pendant longteI d’une manière soutenue, en Dvj' j0ürs produits de bonne qualité et ^ du même modèle. j5eS
- Le procédé auquel sont soum
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- PlUlDpa „
- r°ndir c,onsi?*e actuellement à les aria f0r’ c’est-à-dire à les tourner sous i cet ff Un demi-cylindre ou tuyau. UneCa • , *a contre- étampe porte doit aVl'e corresPondante au rond que donc |V°'r 'a P'urae* L’ouvrière saisit Oüver*es Proies et les pousse du côté j(!Squ et ^ndu sur cettecontre-étampe, doatl SUr nn buttoir, où elle les aban-baianr.et abaisse dessus, d’un coup de biirp jl,-er’ f étampe qui porte la cour-Aus ltIÎPr*mer à la plume , fig. 18.
- ?fè H s,tal fiue la plume a reçu le de-ticlüer C°Ur^ure requis , il faut y pra-qm . SürJe Lee on la pointe , la fente °péra,- a faire couler l’encre. Cette nUe™assez délicate , est peu con-n ' *en ^es §ens ont imaginé jus-H^eru SGnt, qu’elle s’exécutait abso-Otdi, :Conarae un procédé d’étampage ^Pècef’ cest-à-dire à l’aide d’une iv°ir r Couteau ou tome quN après totraif poupé la fente dans la plume , de dans une fente correspondante JPcorn5re-élamPe; mais il paraîtrait, d«s ^l'jaire, qUe le travail s’opère avec les b»’lsquîfonctionnent plutôt comme le8 .anches d’une cisaille que comme dite f es d’une étampe proprement teijjj,]-a contre-étampe, dans ce cas, btJles fonctions de l’une de ces Place n’ tondis que Tétampe rem-cheg ‘autre. C’est entre ces bran-c0tl ^'nn ajuste dans une position y pr n.able, la plume en blanc, pour pée 1qner la fente, qui y est cou-
- lée successivement que décou-taroJ etnp°rtée d’un seul coup. L’é-Pfèsj aurait donc, dans ce cas , à peu &,V(I\iorme, fig. 19 (a vue de champ, fig,^9 plat),et la contre-étampe, celle, PerCp en plan, fig. 21 en coupe transit f|j 'Suivant la ligne de de la fig. 20 .2 , en coupe longitudinale. Du des > Ü n’est pas difficile d’imaginer ParŸç ?yens mécaniques variés pour Pic sûrement au même but et four-*t p fente fine, parfaitement nette fig, oJle sur ses parois intérieures ,
- Qu
- iêtètat^ les Piumes sont arrivées en les a ;> on assure que , pouren abattre
- Ipt ». etçg lln nfln irnn vÎvac lpc une
- 'es^'J^s un peu trop vives , les uns d°Ucg sont à la main avec des limes <IUeiss> les autres les roulent en pa-depLavec de l’émeri ou des poudres jla^ ** dures. Enfin, il paraît con-• l’as ,G C esfsur une P‘erre a repasser Piecres°.lrs, ou mieux, une meule en |Uce’ qu’on en adoucit et ar-cWn, Pointe , pour qu’elles ne dé-
- Quoi Pa,s. le PaPier-
- on^u‘l.en so*t’ lo,rsqne ces plu-nt atteint le degré de perfection
- convenable , on les jette en masse dans une terrine en fonte, où on les fait chauffer dans un four, et dès qu’elles sont arrivées au rouge , on les plonge sans retard dans un vase où se trouve une composition où entre de la gomme laque. Après qu’elles sont restées ainsi environ vingt-quatre heures dans cette composition , elles ont acquis la coloration exigée. On les jette alors dans un appareil à peu près semblable à celui qu’on emploie à Paris pour brûler le café en grains, on les y mélange avec un peu de sable fin , et on fait tourner l’appareil avec les plumes qu’il renferme , jusqu’à ce qu’on ait débarrassé celles-ci par un mouvement continu et le frottement du sable de l’excédant de gomme laque qui les recouvrait, et qu’elles aient pris tout l’éclat dont elles sont susceptibles.
- Nouveau mode de fabrication des plumes métalliques.
- Par MM. J, Hinks , G. Wells , et J.
- Finnemore, de Birmingham.
- On sait que dans la fabrication des plumes métalliques, telle qu’on l’a pratiquée jusqu’à présent, on commence à découper dans les tôles des lames d’acier qu’on fait recuire, puis qu’on fait passer entre des cylindres pour leur donner l’épaisseur convenable. La fabrication des plumes se réduit ensuite à soumettre ces lames à une suite de découpoirs , emporte - pièces , étam-pes, etc., ainsi qu’on l’exécute partout.
- Nous nous sommes proposés d’abord de perfectionner matériellement la fabrication de ces plumes métalliques et d’en réduire le prix , en substituant le fer à l’acier, et de convertir Je fer en cette dernière substance pendant le cours de la fabrication des plumes.
- A cet effet, nous faisons choix du meilleur fer au charbon de bois qu’on puisse trouver, de même échantillon que l’acier qu’on emploie, quand on veut fabriquer des plumes de même numéro , fer qui passe généralement parx le n° 26 de la jauge à fil étiré, et nous ' le réduisons en lames de la même épaisseur en le passant par des cylindres convenables, et enfin nous découpons et perçons les plumes en blanc à l aide de découpoirs, d’emporte-pièces et d’é-tampes, absolument comme on fait pour l’acier.
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- Ces plumes en blanc, ainsi obtenues, sont introduites dans les pots à cémentation ou autres vases convenables, semblables à ceux employés pour carburer de nouveau les plumes en blanc en acier, et dans ces pots on introduit avec les plumes du charbon végétal ou autre matière propre à convertir le fer en acier, en plaçant successivement une couche de charbon, une couche de plumes en blanc, et ainsi de suite, jusqu’à ce que les pots soient à peu près pleins ; après quoi on achève de les remplir avec du charbon, et on les cou vre pour s’opposer à l’introduction de l’air.
- Les pots sont alors introduits dans la mouflle d’un fourneau, où on les chauffe jusqu’au rouge cerise pendant environ 14 heures. Au bout de ce temps, le fer est converti en acier, et est dans un état propre à recevoir les mêmes façons mécaniques que si les plumes en blanc eussent été découpées dans les planches ou tôles d’acier.
- Faisons remarquer ici que, quoique nous considérions la forme de ces plumes en blanc comme la plus convenable qu’on puisse donner au fer pour le con vertir en acier, on peut toutefois hâter cette opération , et l’exécuter lorsque le métal est encore en lames ou bandes préparées pour le découpage.
- Nous allons procéder actuellement à la description des machines que nous avons inventées, et dont nous faisons usage pour la fabrication des plumes métalliques.
- Fig 24, pl. 65, élévation de face de la machine employée pour donner le mouvement aux différents découpoirs ou emporte-pièces propres à l’exécution de quelques-unes des façons dans la fabrication des plumes métalliques.
- Fig. 2, élévation latérale de la même machine.
- Fig. 3 , plan de la presse.
- Fig- 4, section transverse de quelques-unes des parties , afin de faire voir plus complètement le mode d’imprimer le mouvement aux découpoirs et emporte pièces différents.
- Les mêmes lettres indiquent les mêmes objets dans toutes les ligures.
- a,a, bâti de la machine ; b , arbre principal ou moteur qui reçoit le mouvement d’une machine à vapeur, ou de tout autre organe générateur de force motrice. Sur cet arbre sont établis des excentriques c,c , qui font manœuvrer le tablier mobile d , suivant un mouve ment de va et-vient par l’entremise des deux bielles e,e, dont on règle et ajuste la longueur à l’aide de vis et d’écrous,
- ainsi que le fait voir la figure ; ce blier mobile d chemine dans des g des en V, fixés de part et d’autre P des vis f,f; g,h,ij et g,h,i,j so«t ?eet sériés de découpoirs ; g', h1, î J ’ r g2, ù2, i*,f deux autres séries de trices inférieures sur lesquelles » tionnent les découpoirs respectifs- , Lorsqu’on fabrique des plume? nt talliques, il arrive assez commune^ f que les bandes de métal ont une lar8j$ suffisante pour faire deux plumes » la machine qui est représentée est 1 tinée à passer deux bandes de O1 5 assez larges pour faire deux P chacune , qu’on découpe talon c® |, talon en travers des bandes me liques. . p|a
- Sur l'arbre b, on a dispose un r ^ teau portant une manette k, à *a^tré s’attache une bielle dont l’autre e>
- mité est articulée avec le levier Mi yi oscille librement sur l’axe n. Su j axe est calée une roue à rochet ’j, laquelle le mouvement est comn®ue(1 qué à l aide d’une dent de chasse p' $ même temps qu’un cliquet q s’°Pg u ’ au retour de cette roue. Sur cet sont fixées deux roues d angle mènent deux autres roues sembla y, s,s, calées sur les axes des cylindr^c0n périeurs d’alimentation têtu; que lorsque le mouvement est çoo?^ niqué à l’arbre principal b, celui'^L )a en action les découpoirs g, h,i J ^pic machine, et en même temps i^P1^, par intervalle un mouvement à la- je qui fait avancer la bande de roét* ^ degré en degré, chaque portion da £. tal pour une plume étant succe& j, ment façonnée par les découpoir »f’#. i, j, ainsi qu’on va l’expliquer ci aP ey
- On introduit une bande de méljjefl1 tre les cylindres tt, qui les conda* jr sous la pièce g, puis sous le déc°au, h , et sous ceux i et j. Dans ce »ra> ces outils opèrent successivemem^j-celte bande, jusqu’à ce qu’elle a p gne les cylindres conducteurs yte, L’action continue de la machine P ^ à chaque révolution de l’arbre n, >e,e ï tal en avant, d’une distance ®Syre< celle qui existe de centre en ce» ^ entre deux plumes en blanc c guës.
- La pièce g n’est pas un déçoûrver c’est une étampe destinée à ë (y en creux , sur le métal, le nom a bricant , ou quelque autre mar(l ùi)V'
- Le découpoir h perfore le me13^ 5P dessus du point ou doit aboutir terminer la fente centrale.
- Le découpoir i forme les fcn*e raies.
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- ta„. n^|n > le découpoir j découpe et dé- j q les plumes en blanc. I
- les V0'1 donc , par ces moyens , que ! (je .P* unies en blanc ne sont détachées j ont r ^ande de métal qu’après qu’elles j (|e - eÇ'J certaines façons préliminaires des étampes dèccupoirs, au ' quJen de quoi le métal, pour fabri- I (}Ujtr UrJe plume, est plus aisément con- ! tra d’une façon à une autre, dans le . PosAi Machine ; que cela n est loch 6 tlue l°rsclu on découpe et dé-Koüc *°ul d’abord les plumes en blanc. nous ^erons d’ailleurs remarquer que ! les iS av°ns é'-è les premiers à organiser .l-^vens pour conduire ainsi le métal ohte • ^aǰn à une autre, de manière à nir une succession d’opérations, { j.çD avoir recours à des ouvriers, qui dînent les blancs après chacune os opérations.
- 11»!, Us u’avons représenté, dans les tr® Pes - que les découpoirs et les ma-** Propres à faire des plumes d’un ltJain m°dèle ; mais on concevra faci-pi ®nt que, comme on fabrique des les f S °d ^es marclues« les perforations, de fentes centrales et latérales varient Cef °rn\e et de position , on peut, par jjj" ^uies moyens , fabriquer des plu-iÇt/de ces modèles, en changeant seu-eto nt *es découpoirs et les matrices, C ^es remplaçant par ceux qui con-Ser?nenl au modèle particulier qu’on popose de fabriquer, par^.dg. 28, pl. 65, est une élévation les devant de la machine à courber jPlumes métalliques.
- 19 ’a fig. 29 ,une élévation latérale de machine.
- qne,es 6g. 30, 31 , 32,33 , présentent de ^es-unes de ses pièces avec plus
- ta^etlc machine fait fonctionner l’é-t'ièr u absolument de la même ma-les pièces analogues dans la iP’eh6 Précédente. La particularité présente consiste en ce que la Dw e‘étampe est mobile et que son latio nient se cornbiu® avec l’alimen-b|aan de la machine en plumes en plJc> ainsi qu’avec l’enlèvement des a,. ,nes cnnrhioc qUî se trouvent, sur cette contre-
- aPrès
- courbées
- opération
- ç^Pe.
- ^Ut f- c°otre-étampe w est creuse et W fp ,sser en va-et-vient sur une plaies (p^PPui;C, ainsi qu’on le voit dans Pie^^os. Ce mouvement de glisse-l'Vdd ajlernatif est communiqué par *ohif,l0l‘cl l’abaissement d’un tablier ailaclp ’ auduel l’étampe u se trouve lei^ ee > ainsi qu’on l’expliquera plus ' y est un doigt fixe établi en avant f l'tchnotogitte. T, VI. Février. — isn
- de la plaque d'appui x, et qui appuie dans la cavité que présente la conlre-étampe w, de façon que , lorsque celte contre étampe se meut en avant et sort de dessous l’étampe u , la plume en blanc, façonnée et courbée en une plume , est chassée de dessus cette contre-étampe , pour tomber dans une boîte destinée à la recevoir. 2, z sont des repères ou plaques-jauges, fixées à la partie supérieure de la contre-étampe, et entre lesquelles l’ouvrier place les plumes en blanc qu’il s’agit de courber.
- 1, est une garde pour empêcher la personne qui travaille d’engager les doigts trop avant dans la machine; 3, une lige attachée à l’arrière de la contre-étampe m, qui glisse dans le guide fixe 4 ; 5 , une plaque liée à l’extrémité de cette tige, et portant une rainure, dans laquelle joue le bouton 6du levier 7. Ce levier est mobile sur un centre 8, et porte une fenêtre 9, qu’on y a découpée et dans laquelle fonctionne la goupille 10 , d’un autre levier courbe 11. Ce dernier est lié au tablier mobile qui porte l’étampe u, et, par conséquent, à mesure que ce tablier monte ou descend, il communique un mouvement l alternatif en avant, puis en arrière , à I la contre-étampe w.
- On voit donc que les nouveaux moyens que nous proposons pour la fabrication des plumes métalliques, se résument en ceci :
- 1° Un mode de fabrication de ces plumes , avec du fer qu’on convertit en acier pendant le cours des opérations mécaniques qui constituent la fabrication.
- 2° A soumettre le fer à tous les procédés d’étampage et de découpage,a van t de le séparer des lames de métal, pour en faire des plumes en blanc.
- 3« A combiner une série de découpoirs et de matrices , de manière à exécuter une succession d’opérations sur le même métal, à mesure qu'il chemine d’un découpoir à un autre , par l’entremise du mécanisme moteur.
- 4° A servir et à alimenter les étampes et découpoirs dont on fait usage , à l’aide de cylindres accouplés.
- 5° Enfin, à disposer les étampes destinées à courber les plumes en blanc , de manière telle, que celle inférieure reçoive un mouvement en avant et en arrière, destiné à en détacher la plume toute fabriquée, qu’on vient d’y courber.
- a
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- Alliage pour garnir les boîtes, colliers,
- têtes de bielles, coussinets, et autres
- pièces dans les machines.
- Cet alliage, qui parait avoir déjà reçu un assez grand nombre <i applications, se distingue surtout par sa durée et le peu de frottement auquel il donne lieu. Les pièces de machines qui en sont pourvues , ne s’échauffent jamais ; de plus, elles ont à peine besoin d’être resserrées, attendu que l’usure en est presque insensible.
- Voici la recette de cet alliage.
- On commence par faire fondre 120 grammes de cuivre , et, lorsque ce métal est en fusion, on y ajoute 360 gram-met d’étain de Banca, de première qualité ; puis 240 grammes de régule d’antimoine, et, enfin, 360 grammes d’étain en plus.
- Aussitôt que le cuivre est fondu , et qu’on a déjà ajouté 120 à 150 grammes d’étain, il faut diminuer la température du bain, et l’abaisser au rouge sombre, pour prévenir toute oxidation , puis ajouter le reste des métaux , dans l’ordre qui a été indiqué ci-dessus.
- Pendant qu’on fond et qu’on opère, il faut répandre sur le bain une petite quantité de charbon en poudre, pour empêcher la formation des oxides.
- La composition précédente, qu’on nomme alliage dur , étant formée d’abord, on s’en sert ensuite pour composer l’alliage de garniture, qui se compose de 500 grammes d’alliage dur, et de 1000 grammes d'é ain de Banca , qu’on fait fondre ensemble. C’est là la meilleure composition qu’on ait trouvée , après bien des essais, de façon que, en résumé , l’alliage à garnir se compose de 4 parties en poids de cuivre , 8 de régule d’antimoine, et 96 d’étain.
- Il y a économie à préparer d’abord l’alliage dur, attendu qu’on éprouve moins de perte par l’oxidation . puisque cet alliage fond à une température qui n’est pas aussi élevée que celle où le cuivre ou l’antimoine fondraient, si on les traitait séparément.
- Toutefois, comme il y a encore quelque perte par l’oxidation, quand on faitdesapplications de l’alliage à garnir, on enlève les oxides de dessus le bain, et on les met à part.Quand on en a recueilli ainsi une certaine quantité, on les fait repasser à l’état métallique , en traitant, dans un creuset, avec du charbon en poudre ; seulement on ajoute un peu d’étain, pour donner l’aspect et la couleur de l’alliage de garni-
- ture normal, et on s’en sert au même usage que celui-ci.
- La boîte , collier , tète de bielle . ® autre article qu’il s’agit de garnir « liage , ayant été coulée ou forgée aj une gouttière ou rainure pour rece^ celui-ci, est ajustée sur le collet, tourillon ou la fusée qu’elle doit por j en faisant la part du retrait du 01 de garniture , puis on perce au bes .
- un trou pour couler et introduire ce
- ci. La pièce ainsi préparée , on en* les parties qui ne doivent pas être e mées avec de la terre de pipe, sVs^,,ir due dans beaucoup d’eau, pour préve l’adhérence , et on mouille les Pa,i(je qui doivent recevoir de l’étain avec l’alcool, en y projetant, du sel^m10 n niaque en poudre fine. Cela fait, ,
- chauffe la pièce jusqu’à ce que la ammoniac fume, et on plonge u ^ un bain d’étain de Banca, en ay« soin de prévenir l’oxidation. Lorstb la pièce est suffisamment étamée, °y plonge dans l’eau , pour enlever J qu’aux moindres particules d’aB1I7£. niaque qui pourraient encore y a<J . rer, attendu que ce sel, par sa r Q. sence , ferait projeter l’alliage au ment où on le verserait ; puis p enduil le collet, le tourillon o« fusée, de terre à pipe en poudre n ^ on sèche et on fait chauffer la boîte ^ le collier, jusqu’au point de fusion , l’étain ; on place et ajuste sur Je . rifion ou la fusée . et on coule I’a*'l<ze dans l’intervalle libre, en donnant massololte suffisante avant le refro* p sement. On coupe alors le jet de o|jt liage , on nettoie au grès , et on P j pour enlever toutes les impuretés ont pu s’attacher, et la pièce est pr au service.
- Influence de l’introduction de dans les foyers sur Vévapofd de Veau dans les chaudières.
- -
- On trouve dans l’enquête qui a ^ faite récemment par, ordre de la c bre des communes en Angleterre» ([ les moyens de s'opposer au dégage!»* de la fumée des cheminées des usi* le tableau de quelques expcne faites par M II. Houldsworth sllF jfS vaporation de l’eau dans divers de chauffage, qui nous a semble riter qu’on le fasse connaître
- Dans chacune des expériences ^ j portées dans le tableau suivant, brûlé 834kil- 25 de houille, et les tités respectives d’eau évaporée®
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- ^niod^01 ®conom‘<îue re^alif des di
- ta^aer^pi°yèdeuxespècesdehouille. br^r®m'®re » dite houille de Clifton , d(,js nlavec facilité, non collante et pro Ce'Klr Une (luanl't® considérable de 0)dh es' seconde , dite houille de lant a|n ’ brûlant avec lenteur, col-^ el laissant peu de cendres.
- formPCiaud!ère en fourgon avait la ei|e ® de celles de JBoulton et Watt; v* *Peur 1 de ^orce de 24 chevaux-
- 'reuv ternPérature moyenne a été celle qu>0 Ce,dans le premier carneau, ainsi pvr * e,> est assuré par le moyen d’un ]es .i^eire, et qu’on l’a déduite de tous ^^grammes pyrométriques. p0r,a,r a été introduit, partie par la d<w- e* partie par le pont, et dans ce fns; ,er point à l’aide des boites de dif e‘an de M. C. W. Williams (1), ex la h • ns dernière expérience avec a°a>lle de Clifton. es expériences n’ont point été en-
- J®. Ie développement des principes de
- SiWilliams en matière de chauffage,
- * echnologiste, 3« et 4e année.
- trcprises dans l’intention d’établir les détails des meilleurs modes d’admission de l’air, ou de la meilleure construction des fourneaux, ou des proportions à établir entre la chaudière et la surface de grille ; mais bien de connaître quelle est l’influence ou l’effet de l’admission de l’air en plus ou moins grande quantité d’une manière permanente ou périodique par une ouverture uniforme ou variable.
- Le résultat général auquel on est parvenu, est que, par le mode simple et peu dispendieux d’introduction de l’air dans les fourneaux, tant par la porte que par le pont, au moyen d’ouvertures permanentes toujours béantes, variant sous le rapport de leur section totale de 100 à 200 centimètres carrés (suivant la qualité des houilles) par mètre carré de surface de grille, on effectue une grande économie de combustible, en même temps qu’on supprime les neuf dixièmes de la fumée dense qui s’échappe ordinairement de la cheminée des machines à vapeur , sans pour cela exiger plus de soin ou d’attention de la part du chauffeur.
- Voici du reste le tableau des expériences.
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- POIDS de la charge en combustible. RÉGIME DE L’AIR. EF par n a . o 5 O ^3 "ET imite. a* II EAU ÉV P — nr *5 ^ © CO © rs APOIŒE ar . © S 5 ~ 1 a ÿ- 2 o r* S ce « £ » i-t H < © 06 — s- a 2 •S H H f ^ c a 2 S| !p Ml é G o *©
- Houille de Clifton. kil. kil. lit. lit. lit.
- 208.56 208.56 Pas d’introduction d'air. Ouverture constante de 2.104 11.35 250.37 5.41 522° 8 G. 106
- 104.28 290 centimètres carrés. Air réglé, partie à l’œil partie avec une échelle graduée, et variant jusqu’à un certain point avec l’action de la corn- 2 122 14.57 570-00 6.86 630 135
- 104.28 bustion Ouverture constante de 2.008 14.03 581.12 6.98 605 130
- 290 centimètres carrés. 2.108 13,85 549.34 5.57 660 120
- 104.28 208.56 Pas d introduction d’air. Air amené par deux tubes de 0m.1524 de diamètre chacun, réglé à 2.009 10.44 427.07 5.19 535 100
- Houille de Oldham. vue 2.109 14.21 567. 0 6.73 626 133
- kil.
- 104.28 104.28 Pas d’introduction d’air. Ouverture constante de 1.664 12.03 608.36 7.23 515 100
- 104.28 226 centimètres carrés. Ouverture constante de 1.836 12.53 571.64 6.83 582 94
- 208.56 155 centimètres carrés. Air réglé par une échelle 1.732 12.80 617.45 7.40 565 102
- et 104.28 104.28 graduée Air réglé à vue, de manière qu'il n’y ait pas 1.741 13.35 640.14 7.67 576 106
- Moitié Oldham production de fumée. 1.637 13.13 694.62 8.02 568 U*
- Moitié Ciiftou. 1.837 13 16 | 599.25 7.16 575 »
- CONSÉQUENCES DES EXPÉRIENCES AVEC LA HOUILLE DE CLIFTON.
- Accroissement dans l’évaporation par une admission réglée de l’air. 35 pour par une ouverture de 290 centim. carrés. 31 i(i* par un chargement de 208 klog. au lieu
- de 105 kiiog,
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- VAPEUR PRODUITE DANS UN TEMPS DONNÉ-
- as d admission d'air avec un chargement de 104 kilog.............
- id. id. 208 kilog............
- ‘TlIssion d'air par une ouverture de 290 centimètres carrés,
- Adn Ck‘lr8emenl; 104 kilog..........................................
- ^ "ssion d’air réglée par la même ouverture, chargement 104 kilog. ^'ssion d’air par une ouverture de 290centim. carrés, chargement 208 k*l0£r. .
- 100
- 109
- 132
- m
- 140
- Uoi’j P
- j ; on voit que l’admission de l’air accroît la production de la vapeur dans un temps ^ de 30 à 40 pour 100.
- 0uVcau mode déstructuré et d’union ,es rails de chemins de fer, et leur Mdblissement sur des semelles en Pierre.
- M. le professeur Breithaupt.
- tj^souncn’ignorequeleinode dejonc-s> n des rails sur les chemins de fer, ^st ^it jusqu’à présent suivant des tciu Cns .différents entre eux , mais qui, ç 1 variès qu’ils peuvent être, sont en-e tellement imparfaits que les trans-s j . par chemin de fer ne peuvent perer sans secousses et sans chocs, et <hp’|Ces ch°cs - Par *es détériorations r'e Jls font éprouver à la voie, et les So|*araU°ns qui en sont la conséquence, fr • Une des sources principales des „0's d’entretien que nécessitent ces Jolies voies de communication, liç 1 était possible de joindre et de re-ni.r entre eux les rails, de telle ma-Se re qu’ils ne formassent plus qu’un pfj, l°ul > on conçoit facilement, d’a-,e? c« qui vient d’être dit, que non-s lehient on éviterait les chocs et les q(J°Ussessi nuisibles, mais, déplus, ’es frais de réparation diminuc-|e d’une manière notable. D’après p °®veau mode de liaison que je pro-ç,ue» pour relier et joindre les rails |j lreeux, il se trouve qu’il n’y a de kioir j°ncl'on transverse que sur la tç ''e de l’épaisseur totale du rail, al-UAtivement à droite, puis à gauche, lÇs’ Par conséquent, que le passage sur Oq ,ai's ne se trouve plus interrompu, Véh-U lïl0*ns arrêté dans la marche des l’^^Dles, par un obstacle de toute 8eu ISseur , ou mieux , de toute la lar* i^il de la section transverse de ce ve' entendu que, dans ce nou-u D'ode de liaison et d’établissement ra'ls, j’ai cherché à tenir compte
- des variations que les changements de température amènent dans la longueur des barres de fer.
- La fig. 34, pl. 65, représente une section transversale des rails de mon invention , au huitième de la grandeur naturelle , du moins , de celle qu’on a donnée sur les chemins de fer hano-vriens. Ces rails , ainsi qu’on le voit, se composent de deux rails, ou de deux parties parfaitement égales, et dont l’une a été représentée séparément dans la fig. 35. Ces deux parties ont même longueur et même aire de section.
- La fig. 36 représente une suite de rails sur un chemin de fer vue à vol d’oiseau , ou en plan, à l’échelle réduite de 1/20' pour la dimension transversale, et de 1/16° pour la longueur des rails. Sur cette portion de chemin , on a indiqué l’aflleurement de deux rails par la lettre a, sur l’arête extérieure , et par la lettre b, sur l’arête intérieure. Dans chaque demi-rail, le milieu c de la longueur pour l’arête extérieure. et d pour l’arête intérieure correspond régulièrement avec le point de rencontre des deux demi-rails accouplés et consécutifs au point b, pour l’arête intérieure , et au point a, pour l’arête extérieure. Ce milieu c des rails pour l’arête extérieure, et d pour l’arête intérieure, présente une entaille rectangulaire , dans laquelle on chasse un clou, qui sert a assujettir le rail sur la semelle Cette entaille et ce clou s’opposent ainsi à ce que le rail puisse éprouver de déplacement dans sa partie moyenne. Toutefois, pour que les rails puissent, à chaque élévation de température, éprouver sans se tourmenter ou se voiler, les effets de la dilatation qui en sont la conséquence , les extrémités dans l’affleurement de deux rails, sont, pour l’arête extérieure a, ainsi que pour celle intérieure b, placées à la température moyenne, à une distance telle, qu’elles puissent arriver au cou-
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- tact et se toucher quand la température s’élève au plus haut point qu’elle puisse atteindre sous la latitude où le chemin est construit ; de plus, chaque extrémité d’un rail est en a pour le bord externe, et en b pour le bord interne , fixée par un clou sur la semelle sous-jacente. Ces clous sont indiqués dans la fig. 36 , en a et en 6, et on peut voir aisément que les deux derniers rails , ainsi liés les uns aux autres, constituent déjà un véritable tout, avec les semelles sur lesquelles ils reposent.
- Toutefois, comme ce mode de liaison et cette fixation par des clous sur les semelles sous jacentes , ne suffit pas encore pour unir les demi-rails accolés entre eux , il faut avoir recours à un autre moyen d’union. Le second moyen consiste en un bouton qui traverse les rails accouplés de a en d et de c en b, fig. 36. Ce boulon, qu’on voit dans les fig. 33 et 38, y est représenté par A, au huitième de sa grandeur naturelle. Sa tète , B , qui est carrée, s’applique sur les extrémités de deux rails , qui affleurent a et b , fig. 36, et ainsi qu’on le voit en élévation dans la fig. 39. Chaque boulon est percé, de part en part, près de son autre extrémité, qui fait saillie en dehors des rails, d’un œil carré C, fig. 34, dans lequel on chasse une clavette d’acier , au moyen de quoi les extrémités de deux demi-rails se trouvent ainsi unies et liées avec un autre demi-rail. C’est-à-dire que cette clavette est chassée dans l’œil du boulon, dans tous les points marqués d et e dans la fig. 36. On voit donc que, par ce mode de liaison , il y a un boulon A sur chaque demi longueur de rail, et que ce boulon serre deux bouts de demi-rails, qui se terminent sur le milieu d’un troisième demi-rail, qui leur est combiné ou accouplé.
- Pour que tous les rails puissent s’étendre suivant leur longueur, Jorsd’une élévation de la température, le boulon A, fig. 38, porte , au-dessous de sa tète B, une partie D, à section rectangulaire ou oblongue, de façon que, pris dans Je sens de la fig. 34, le diamètre de cette partie est Je même que celui du corps rond A du boulon , tandis que, vu sur le sens fig. 38, le diamètre est plus considérable. Cette portion rec-t,angulaire du boulon pénètre , suivant la dimension la plus longue, dans les extrémités de deux demi-rails, qui affleurent , comme on le voit, fig. 39, et pour cela , chacune de ces extrémités porte une entaille, fig. 40, plus longue que la moitié de la portion rectangulaire D du boulon, fig. 34, n’est large.
- Ce mode d’union de deux demi-ra'^ présente donc , sur sa face supérieur® * une surface plane , qui est de nive.aU avec la section transversale du cheiu1 • Sur les chemins établis suivant c mode d’union des rails, il faut que toutes les roues des véhicules offrent,sU leur circonférence ou leur pourtour une courbure moindre , afin que ^ roues sur les rails en fer portent P a sur le milieu que sur les arêtes latéral de la dimension transversale deceux-^ Semelles en pierre. C’est un fait b1® connu, que les semelles de bois 0 besoin d’ètre renouvelées environ to les dix ans. Or, si on fait le total jj frais qu’occasionnent deux renouvel ments de ces semelles , on trouve qu’il s’élève à un chiffre bien supér|e à ceux de premier établissement des s melles en pierre. Les motifs de la Pren férence qu’on accorde aux semelle* bois sur celles en pierre, sont en Pa tie le prix élevé de ces dernières, et f partie la difficulté qu’on éprouve P°u assujettir les rails. Voici, ponr ce nier objet, un mode simple que jer commande. .. „
- La fig. 37 représente cette dispos'1’-en plan , et la fig. 41 en coupe. ba ^ melle en pierre est, dans les ue .| figures, indiquée par AA, et Ie T,,e para, b, c, d. Dans chaque seiue
- AA, fig. 41, on a creusé une rainure <1
- profonde de 36 millimètres, dan* quelle on introduit la queue des ra ., Dans chacun de ces rails, l’arête- ^ partie a, est verticale, tandis que ce^e opposée b est taillée sous un a'’®j d’environ 70 degrés ; c’est sur l’arp que la base a, b de chaque rail est . tement pressée dans la semelle ^e Du côté de l’arète a, la rainure e, /. jS cette semelle est de 40 millimètres P ^ large que les rails, pour recevoir" coins de bois B et G , qui servent a sujettir les rails sur les semelles.
- De cette manière , les rails P°r d aplomb et fermement sur ce® • j5 melles, mais pour que les coins en.| ejt maintiennent les rails verticaux > d • bien entendu que toutes les arêtes vent être à angle droit, et toutes j surfaces planes et bien dressées , e je on a le soin d’enduire les coins ave ve-l’huile de lin chaude , et de renülLj$ 1er cette impression tant que Ie s’imprègne d’huile , ces coins P0^,^ durer plusieurs années, sans qu d nécessaire de les renouveler.
- Au milieu de la longueur de ch V rail, on introduit encore, sur eit une forte vis D, à tête carrée ^Vjt excellent fer, et sur la semelle ou
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- poser le milieu de ce rail, on fait vj‘e entaille D , dans laquelle se loge la ? i ainsi que sa tête , pour que chaque sem°nserve *a mème position sur la ,®elle, lorsqu’un changement de tem-fai?tUre ^ varter la longueur de ce
- i’inà °n ®tablit •> ainsi fiue Je yiens de plaquer , des demi - rails accou-J,*®8 sur des semelles en pierre , il jjJ9.. sur une voie en fer , que les jetr1 ra‘*s extérieurs qui soient assu-p ls Par la vis D sur la semelle, et non ^•r 'es autres demi-rails qui leur se-da nt accouPlés ; mais les différences (,iris la longueur que provoquent les t arigements de température dans les 'ls> ne produisent aucun déverse-fai|nt 0u déplacement dans ces derniers
- e sur un appareil destiné à mesu-Ter la force effective des machines ^apeur employées comme moteurs aans la navigation.
- Par M. D. Colladon.
- ]..Wsque j’ai soumis au jugement de ^.adémie des sciences ma nouvelle Pal 0(le ’ basée sur le relèvement des tr' e:'.^s combiné avec la mesure de la ohu'^n horizontale du bateau, pour Sa Çn'r, par des expériences faciles et lecr (*an8er Pour le navire, la f°rce ef-sisl'Ve des moteurs à vapeur et la ré car& absolue„ ou comparative des ijp„enes ( voir le Technologiste, 4e an-et p.P- 289). MM. Coriolis, Poncelet vai| •bert » rapporteurs sur mon trafic Insistèrent sur l’utililé pratique la celte méthode pour les progrès de dèr ar'ne à vapeur, et la recommandât d’une manière toute spéciale au j^'stre de la marine, depuis lors j’ai ajouté à ces recher-l’jp et simplifié les expériences par Pelé ent'on d’un instrument que j’ai ap-f0r balance dynamométrique des j, ef horizontales.
- Cet Présenté , il y a plus d’un an , an»| ^Pareil au jugement de l’amirauté ew?lsÇ , et, au bout de six semaines tra:,.0yées à discuter les bases d’un
- raitê . . , , ,
- ’ et a soumettre ma méthode et
- UijSs-aPpareil au jugement de trois com-inslr0,ls différentes et successives, mon trojsaaient a reçu l’approbation de ces Coin J^naissions » et j’ai obtenu une fi*e ^ande pour en établir un à poste du,, ans le dock des bateaux à vapeur o Uvernement à Woolwich, près du
- grand bassin de stationnement, appelé bassin du roi William. En considération de divers travaux commencés ou à faire près de ce dock , et par suite aussi de l’époque de mes cours à l’Académie de Genève, le travail ne devait être établi que dans l’automne de l’année 1844.
- Cet instrument est maintenant terminé. Conformément à la demande des lords de l’amirauté, il est capable de mesurer la force de tous les bateaux à vapeur à roue d’une force quelconque jusqu’à mille chevaux de pouvoir effectif, et il sera prochainement employé à mesurer la force réalisée par les puissants moteurs de six cents à huit cents chevaux environ , que construisent, pour le gouvernement, MM. Maudslay et Field , Seaward, George Rennic , Fairbairn , etc.
- Mon appareil a été essayé pour la première fois le 18 courant, en présence de MM. Lloyd et Murray, inspecteurs du département des bateaux à vapeur, et d’autres ingénieurs royaux et ingénieurs constructeurs.
- Cette expérience n’était qu’un essai provisoire destiné à exposer la méthode d’expérience, à démontrer combien elle est sûre et facile en pratique, et à prouver l’extrême sensibilité de l’appareil. Ce premier essai a obtenu l’entière approbation des personnes chargées de le diriger, et il a été jugé suffisant pour l’adoption définitive de l’instrument pour l’usage de la marine à vapeur du gouvernement.
- On me permettra sans doute d’exposer en peu de mots comment étaient composées les commissions qui ont eu à examiner ma méthode et mes appareils, et d’insister sur l’urbanité extrême et la promptitude remarquable avec laquelle mon invention a été discutée et approuvée par les commissaires nommés pour l’examiner, et par le conseil supérieur des lords de l’amirauté.
- Cette promptitude et ces égards méritent d’être signalés à l’estime et à la reconnaissance des hommes de science et des inventeurs, pour lesquels le temps est une chose précieuse, et qui, lorsqu’il s’agit pour eux de faire admettre des innovations utiles, sont si souvent éconduits ou rebutés par les lenteurs interminables de quelquescorps
- administratifs.
- La première commission chargée d’examiner mon invention , était composée de sir Ed. Parry ( le célèbre navigateur) , chef du département de§ bateaux à vapeur , et de MM. Lloyd ej,
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- Murray , ingénieurs , inspecteurs du même département. Leur rapport ayant été favorable , le conseil de l’amirauté a nommé une seconde commission composée de trois constructeurs célèbres, qui ont construit plusieurs grandes machines marines pour le gouvernement ; M.Field, ingénieur de la maison Maud-slay, et membre de la Société royale : M. Fairbairn , bien connu par ses études sur la construction des bateaux à vapeur , et M. Samuel Seaward , qui a construit la belle machine de huit cents chevaux, à deux cylindres et à action directe de la Pénélope. Ces trois ingénieurs ont étudié avec attention la construction de mon appareil, et les données sur lesquelles est basé mon procédé de mesure, et ils ont conclu à l’unanimité en faveur de cette méthode, qu’ils ont jugée parfaitement sûre et bonne en pratique , et éminemment utile pour apprécier le mérite relatif des machines de différents systèmes , indépendamment de la forme des carènes , ainsi que pour obtenir des valeurs de la résistance spécifique des carènes pendant leur mouvement dans l’eau.
- La troisième commission n’a eu à discuter que le lieu le plus convenable pour le placement à poste fixe de l’appareil , et le système de fondation que j’avais proposé pour la base de la balance à force horizontale.
- L’appareil que j’ai fait établir à Wool-wich n’a pas encore été décrit. 11 se compose principalement d’une combinaison de leviers disposés de telle sorte que la force de traction horizontale du câble , provenant de la traction du navire, se transmet seule à l'appareil indicateur, et que, quel que soit le poids du câble d’attache, ou de la direction plus ou moins inclinée de ce câble à son point de départ du côté de l’instrument, l’indication reste constante si la force d’impulsion des palettes ne varie pas.
- Ainsi, par exemple, pendant une expérience d’essai, on peut suspendre un poids considérable au câble de retenue , on peut l’allonger ou le raccourcir , on peut même changer le ni veau de l’eau du bassin sur lequel flotte le navire, et si la vitesse des roues n’a pas changé, l’instrumeut donne rigoureusement la même traction, avant et après ces changements.
- De plus, l’appareil se dispose de lui-même dès que la puissance commence à agir dans la direction horizontale de la ligne de traction ; cette position est toujours dans les conditions d’un équilibre stable. Lors même que la position
- du navire changerait pendant l’eSS®‘e
- l’appareil qui fait fonction de baia
- à levier conserve une sensibilité s ^ santé pour accuser des différences traction d’un dix-millième. uj
- Quoique les nombreux détails Q concourent à ces avantages prineip .^5 ne puissent être entièrement a.PPre|iu0 et compris que par l’inspection ^ plan, j’essayerai cependant d’en don une description sommaire : la base ^ laquelle tout l’appareil peseur est \ et peut se mouvoir dans un plan n g(l zontal, se compose d’une colonne g fer forgé, d’environ 35 centimètre diamètre ; cette colonne est placée ticalement à peu de distance d’un » sin , et elle est maintenue par des j dations très-solides en fer et en be Sur la partie supérieure de cette ^ lonne repose un support tournant,
- espèce de moyeu destiné â porter t° . les pièces de la balance à force » zontale. , hord
- Cette balance se compose daD d’un levier en équerre , à bras inégaa.e la longueur de ces bras est déterrn' ^ par trois couteaux ; le plus long ^ est horizontal, l’autre est vertical* ^ e le couteau intermédiaire qui délent1 l’axe autour duquel tourne le *ej eSt A l’extrémité du levier horizontal^, suspendu un plateau de balance a des poids, tandis que le couteau sül^ rieur résiste à la force horizontal6 traction du câble.
- Le câble ne tire pas directement ^ le tranchant du couteau supérieur ^ force de traction s’exerce sur un 6(i|.e chet suspendu près du centre de tiê d’un cadre horizontal qui sert dç municateur de traction interméd^ entre le câble et le couteau sup6fl du levier. ,llt«
- Le cadre horizontal est soutenu.‘ jjcs cette position par quatre tiges verU6:^ munies, à chacune de leurs extrém1 $ de suspensions à couteaux. Ces aboutissent près des angles du cadr6’^ elles sont suspendues à deux niont’^jg ou potences en fer fondu, fixés su moyeu. (v
- La fonction de ces quatre tiges » ^ cales, parfaitement mobiles, eSver résister à l’action des composantes ticales qui proviennent du poids du ^ ble d’amarre ou de sa direction >pc 1 sur un plan de niveau ; par conséqU^p le bras vertical du levier n’est plu? ’ ^ licité que par les composantes b°r jaij$ taies, qui ont la même valeur P°ur e||e les points du câble d’attache, que soit sa courbure , et qui sontc^âc' et de signe contraire à la force de r
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- Cnt^?r‘zonla*e produite par le mouve-j, .des palettes.
- Hneo! insisté précédemment sur Ce Se rconstance trcs-remarquable dans <!Ue ]nre d’expériences: c’est que, lors-Well68 Pa'ettes ont été relevées et le ]ja°? Plongent toutes également dans Prodi ' 6 ’ ^eur act'orl intermittente ne Su,.].11 cependant pas de vacillations à |a aPpareil peseur. Ce résultat est dû est in.asse considérable du navire , qui càbig^rposée entre les palettes et le Hani d’amarre, et qui, en emmagasi-des n ,s variations de la force motrice v^'eUes, fait l’office d’un énorme Sur i ’ régularise la traction finale c!e câble.
- (lu<nS*-Cette interposition de la masse appa a!lre qui permet d’employer un Ct| ,ei1 de ba lance à couteaux et à poids, à re er^ployant qu’un dynamomètre les (v?rt trôs délicat pour compenser Ba]i,. •des variations que produit l’inè-patf.f-j chauffage ou le système im-
- ^ch' °u intermittent du graissage des ç, nés.
- esp^ un spectacle curieux que cette essaj6 f^e qui s’établit pendant ces ?'QuS er'tre l’action répétée et èner-4 w des palettes d’un puissant navire f0Jenr, et la résistance calme et uni-
- 5aei
- !tûe-de!
- mon appareil de balance, qui
- *“vu Tl wv y vj“»
- üçpjj e.la valeur de l’impulsion à un 'kilogramme près.
- J • 9
- plions imposées par le gouver-^ üienf anglais aux constructeurs des^chines àvapeur de navigation binées aux bâtiments de l'État.
- 1>entrt'0r^s de l’amirauté anglaise vien-c'Pai a^resser une circulaire aux prin-îf|A X etablissements de construction Sçr I nglelerre, afin qu’ils aientàadres-de 'eUrs soumissions pour l’installation dopv^ioc5 à vapeur à bord de quatre ÎWaaux bâtiments, savoir: deux de Voi .'ere et deux de seconde classe. cette Ce (ïue nous avons remarqué dans Clrculaire touchant l’art des con-
- eürs.
- (y<J lotal du uiccanisme moteur d’exJhprisleschaudières pleines d’eau), 3(^tedera pas 350 pour la première et f 0r,neaux pour la seconde classe, lesÿ chambres des machines auront tensions suivantes •
- 0.J eur dans L:"'r*. . . . H>»r. . ^teür.
- 1re classe, mèt.
- 16.158 . .
- 10.102 . . 7.010 . .
- 2e classe, met.
- 15.239 10 057 0.398
- Les soutes à charbon (comprises dans l’espace accordé aux chambres du mécanisme) ne contiendront pas moins de 400 tonneaux de combustible pour la première classe, et 350 pour la seconde, en calculant que chaque tonneau occupe lm tub .30 de capacité.
- Les soumissions indiqueront la force maxima que les machines proposées seront capables d’exercer dans les espaces indiqués sous la pression effective de Oki, -486 par centimètre carré de surface. et sous les vitesses de piston que voici :
- mèt. met.
- 1.22 de course. . . . 59.73 par minute.
- 1.37 .... 62.17
- 1.52 .... 61- »
- 1.67 .... 65.8-2
- 1.82 .... 67.6 i
- 1.97 .... 68.86
- 2.13 .... 70.40
- 2.28 .... 71.90
- 2.il .... 73.14
- Les machines, autres que celles à balancier, devront être décrites en détail , et être accompagnées de dessins et modèles convenables.
- Les chaudières seront du modèle de celles tubulaires , et construites suivant trois ou quatre ou un plus grand nombre de compartiments séparés , qu’on pourra faire fonctionner indépendamment les uns des autres. Un espace libre de 0“.33 sera laissé tout autour entre les chaudières et les soutes à charbon.
- Les boulons de retenue seront assujettis par des écrous appuyés sur les varangues ou le vaigrage inférieur, de manière à ce que les boulons ne traversent pas les fonds du bâtiment, et iis porteront des rondelles carrées de 7 centimètres de côté et 25 millimètres d’épaisseur, interposées entre l’écrou et le bois. Si ce mode n’est pas applicable au genre particulier de la machine, le constructeur décrira celui qu’il jugera le plus convenable d’adopter.
- Les pistons seront à garniture métallique
- Les tubes de mise hors auront 9cent.de diamètre, et pas moins de 6 millim. d’épaisseur.
- Les soupapes d’évacuation seront adaptées au sommet et au fond de chaque cylindre, pour en évacuer l’eau de condensation ; ces soupapes seront enveloppées de boites métalliques convenables , pour s’opposer au danger d’échauder les personnes lors de la fuite de l’eau bouillante. Des soupapes
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- de retour (reverse valves) seront établies sur les chaudières, et des soupapes d’arrêt (stop valves) , sur les flancs du navire, sur les tuyaux d’eau d’évacuation.
- Chaque cylindre sera pourvu d’un mécanisme et d’une soupape distincts, pour pouvoir employer la vapeur par expansion à divers degrés et suivant qu’on le jugera convenable, de temps en temps. Les corps des pompes à air seront doublés en bronze à canon, ayant 12 miiiim. d’épaisseur, tout terminés. Les pistons à clapet de ces pompes seront aussi en bronze, avec garniture annulaire. Leurs tiges seront en bronze ou autre alliage , ou bien , entin , en fer forgé . avec chemise en bronze.
- Les filets de tous les boulons à vis , des écrous et des chevilles, employés dans les machines et les chaudières, ainsi que dans toutes les autres parties de la construction fournies par le soumissionnaire , seront semblables à ceux adoptés dans les ateliers des constructions à vapeur de l’arsenal deWoolwich.
- Il y aura une petite machine disposée pour faire fonctionner les pompes d’alimentation des chaudières tubulaires , et des tuyaux, en cas de fuite des eaux dans les petits fonds, serviront à remonter ces eaux aux condenseurs.
- La pompe à chaîne sera mise en action par la machine, disposée de manière à pouvoir introduire dans les chaudières de l’eau empruntée à des réservoirs sur le pont, ou à la mer même, et à évacuer les eaux deschaudières, des petits fonds, ou à monter l’eau, ou la puiser au dehors. L’appareil d’alimentation sera rempli, indépendamment de tout réservoir placé sur le pont, si on en dispose un pareil.
- Les tuyaux de vapeur, et tous les autres tuyaux , seront en cuivre, et leurs épaisseurs, ainsi que leurs diamètres respectifs , seront spécifiés dans la soumission.
- Chaque chaudière aura son registre distinct, et chacune d’elles portera une pompe à saumure ou eau saturée de sel, ou bien quelque appareil efficace avec réfrigérant. ainsi que des fubes de mise hors , disposés de façon que chaque chaudière puisse être évacuée séparément.
- Un petit vase plat en fer sera fixé sur l’un des tambours des roues, avec deux tubes ; l’un communiquant avec les soutes aux provisions , et l’autre avec les chaudières, pour obtenir de celles-ci une petite provision d’eau distillée.
- Des tubes d’aération seront fl* , sur des soutes au charbon, pour rer en tout temps de la tempera cofl' Les roues à aubes seront de struction ordinaire et munies de convenables. 'cd’un
- Les cylindres seront envelopPeSje 5 feutre en poil, d’une épaisseur centim. ; ce feutre sera entière®.® ^5. couvert d’une enveloppe en bol fer sec, assujettie avec des cercles ou en laiton. . alJssi
- Les tuyaux de vapeur seront ‘ ^ habillés de feutres qui seront ^assj^ avec du fil fin , puis revêtus d un :yeaU vas, pour que le tout arrive au n des brides. . (je$
- Après qu’on se sera assuré Par, a,j, essais, que toutes les parties des 0„ dières sont parfaitement étanche les recouvrira de deux couches de P^ ture au minium, et on y appliquer3 ^ feutres à la partie supérieure , côtés et les extrémités, sur une ep^ ja seur de 5 centim., pendant <lu peinture sera encore fraîche. ^ Pour appliquer le feutre de Ia nière la plus convenable , on le c0“ jes préalablement au canevas , afin P ,ra assujettir ensemble, puis on Pel'rjr& bien le canevas , et on le reco® soigneusement de planches de parfaitement sec , de 25 milli®1'. ^ paisseur, unies entre elles à ra,Lr et languette, et assujetties sur les c dières par des cercles en fer. 1^5, La chemise en feutre et res sur la partie supérieure des chaud ra ou du réservoir de vapeur, s’arr ^1 au moins à 45 centimètres du.c°niajr® de la chemise, et l’espace cir®1p entre cette chemise et la paroi g. cheminée , sera revêtu d’une maç rie en brique et ciment, de 75 d’épaisseur, que maintiendront de clés en fer. üC$,
- Les planches ainsi que les br'M à la partie supérieure des chaud» j,, seront couvertes d’une feuille de P a^trc du poids de 20 grammes par décu*J,eali carré , afin de s'opposer à ce que o(ii, qui filtrerait par les coutures du P pût endommager le feutre.
- „ fer ^
- Conservation des bâtiments en /
- la navigation maritime.
- M. R. Mallet a fait connaître cédé assez compliqué, que nous jY, rapporté dans le Technologisf6 » ei1 p. 39, pour préserver des bàti®e ,e |* fer qui naviguent sur la ®er> u
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- tèe a?10!1*et d’avoir leur carène encroûte D anjtnaux et de végétaux marins. fa(jPr°cédé se composait de trois opé-seuiens’ (lu d réduit aujourd'hui à deux qiu^Inent» mais qu’ila modifiées,ainsi ^ n°us allons le dire, dans Prem'er de ces moyens consiste ^anr'Un vern*s protecteur, composé é|é*Les ce principe, savoir : que ses des iCnls qui, ne peuvent pas former ïdhp ^rates’n' ?e combiner avec l’eau, v4n(renl avec force au fer, en conser-, toujours une certaine élasticité. Parf •Car®r|e d’un vaisseau en fer, étant le 'alternent sèche et débarrassée par l’e^al.lage de tout oxide adhérant , on du vernis protecteur, qui se
- Pose de
- Parties du meilleur goudron de houille , réduit à l’aide de la cha-leür, jusqu’à consistance de poix.
- Partie de caoutchouc, dissous et amené à l’état pâteux , état sous *equel on le trouve aujourd’hui ^ dans le commerce.
- Parties de minium pulvérisé.
- lep6 S°udron étant fondu, on ajoute le ,°Utchouc, et enfin le minium, et qu. °ut est brassé avec soin, tandis Ujç°h fait fondre sur le feu. Les bâti— ^ neufs, dont les bordages sont ce s> n’exigent qu’une seule couche;
- } qui sont vieux. deux ou trois. |ç^Ussitôt que le vernis est sec, il faut tt^ouvrir uniformément avec la pein-20ophage, ou vernis empoisonné, <Wn applique à chaud avec des brosses j*ces.
- cr’a Peinture zoophage prévient l’in— Sç|s tati°n de la carène , en ce que les Peu ^alliques qu’elle renferme sont Po)j s.°lubles, ou tellement délétères riris . animanx ou les végétaux ma-H’Jjqni touchent à cette carène, qu’ils à herent et ne se développent plus P(ii surfoce ; il faut donc que cette $iSte dre , en même temps qu’elle rè-v«if au frottement provenant du mou-(J6 le"t du navire, possède un degré 3vec)’ ilité> °u plutôt de miscibilité <)Ue | eau , assez facile pour permettre capi)ies- poisons soient absorbés par les p|jq aires des êtres qni viennent s’ap-flf0DH-^lessus’ car, sans cette derniere $oit | ’ aucun (toison , quelle que
- Ploie Pd’npurbon dans laquelle on l’em-Hiè ’ ne peut être utile d’une ma-Co*ïin^r.manenle' Voici, du reste, la ^rèj^ibon à laquelle M. Mallet s’est . On^f .
- fy’d 'ait fondre ensemble, à une e chaleur, dans deux parties d’eau :
- 1 partie de savon jaune ;
- 2 parties de résine.
- On mélange chaud à du vernis d’huile ordinaire, puis on fait fondre avec 4 parties du meilleur suif. Quan i le mélange est uniformément opéré, on ajoute les substances suivantes, réduites en la poudre la plus fine.
- 1 partie de réalgar;
- 1 partie de minium.
- Puis on agite parfaitement le mélange.
- Lorsque cette préparation est froide, elle a la consistance du beurre , à 10° c. Pour les climats tropicaux , on augmente la dose de résine et celle du savon pour les régions arctiques.
- Une couche de peinture zoophage dure de 1 à 3 ans , suivant les circonstances ; elle est d’un beau rouge écarlate, qui ne dépare pas la carène des bâtiments.
- Les procédés de M. Mallet, appliqués à plusieurs steamers chargés de divers services, ont fourni, dit-on , de bons résultats, et on les a étendus, avec succès, aux bouées, corps morts, corps flottants, jettées, et à des petits bâtiments en ter ou autres.
- Vitesses imprimées à un même bâtiment , par divers propulseurs sous-marins , à hélice.
- On a entrepris, il y a quelque temps, à Woolwich, sous la direction de l’ingénieur des constructions de ce chantier, une série d’expériences, pour déterminer le mérite relatif des propulseurs sous-marins à hélice, établis suivant divers systèmes. Le bâtiment employé dans les diverses expériences , a été le Mailler, de 200 chevaux de force, construit exprès pour ces sortes d’essais. Les propulseurs essayés ont été, celui à hélice de M. Smith ( qu’on appelle communément , mais improprement, visd’Archimède). etceuxde MM.Wood-croft, Sunderland et Blaxland, sur les quels nous ne donnerons que des renseignements sommaires.
- Nous avons déjà décrit la construc-tionde l'hélice de M. Smith, et plusieurs fois nous avons eu l'occasion de rappeler les essais faits avec cet appareil (voy. le Technologiste, ann., p. 43; 4e année, p. 235 et 429 ; 5e ann., p. 91), nous ne reviendrons donc pas sur ce sujet.
- Le propulseur de Blaxland , patenté
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- en 1841, consiste dans l’établissement de plusieurs plans inclinés, sous divers angles et divisés en plusieurs parties, par un arbre de révolution horizontal, placé comme l’hélice à l’arrière du navire et au-dessous delà flottaison, en avant de l’étambot. L’appareil qui transmet «à l’arbre horizontal du propulseur la force des deux machines , se compose d’une courroie passant sur un tambour d’un grand diamètre qui reçoit son mouvement de rotation directement de l’appareil , et qui le commuuique par cet intermédiaire à une petite poulie fixée sur Taxe du propulseur, dont la vitesse est en raison de la différence des diamètres des deux roues. La courroie se bande au moyen d’un galet, qu’on force à la presser de dehors en dedans, plus ou moins, suivant le besoin.
- L’appareil de M. Woodcroft, patenté en 1832 , consistait en une spirale enroulée autour d'un arbre, et construite de manière à ce que l’angle d’inclinai-
- son , que ses tours font avec ceta- ’ diminue continuellement, et que IeI ,e ou distance entre ces tours augi?e c|l sur cet axe avec sa longueur ; maiS i. 1844 , cet ingénieur a pris une seco patente, pour faire varier l’ang|e n les lames des propulseurs à hélice avec l’arbre sur lequel elles sont 1^ cées, de façon à obtenir une inclin3^ p et le pas les plus favorables à t
- du navire , suivant la vitesse qu’on ^ donner à celui-ci, la profondeur son immersion dans l’eau, et les Ç -| rants d’eau ou de vent dans leqUe navigue.
- Quant au propulseur de M- Sunn land , il nous est inconnu, et nous t 5 avons pas trouvé la description les recueils périodiques. ,eii
- Quoi qu’il en soit, ses essais on lieu sur une longueur, mesurée à b® gS Reach , sur la Tamise, et ont fourn résultats suivants.
- (A ©
- NATURE fi 8 là c o « (3 . W S 3
- DATE des £ = fi £ aj.fi (fi — G H-SÏ OBSERVATIONS-
- propulseurs. ^ g S W ^ e «s a ft
- s © a
- mèt. Bâtiment non doublé enL
- octobre 1813. "Vis Smith 7.750 6.858
- vre.
- id. id 8.254 8.250 Bâtiment doublé en cui'je Vis dans les deux ca* ; lm.676. î Propulseur à 2 ailes. Q^vjl on l’enleva, on trouva 4 j avait été faussé, et qui*e
- id. Prop. Woodcroft. 8.622 7.467
- altéré dans sa forme.
- Octob. 4 1844. Vis Smith 8.159 7.696 Propulseur à 4 ailes.
- 10 Prop. Sundcrland. 8 380 5.330 Bâtiment mâté; propu'^JJr réduit à 0”‘.381 de long0 je et 3m.o48 de diamètre, construction légère et p^, pre seulement à la navfcj j tion des rivières. N°u. ,,n mode de communicant !; de mouvement constan• une roue de lm 066, et
- 12 — Blaxland. . . . 9.538 7.802
- autre de 4°*.428. ,
- 15. . . . — Sunderland . . 8.346 5.516 . «lie1. Propulseur de force a
- à la mer.
- 17 Vis Smith 9.893 8.248 Vis neuve, semblable a ,, première, mais beauc
- plus forte.
- -U™ ~ —
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- ces ftiasJlUre que, depuis ces expérien-17oVe "Mer-Lily, schooner en fer de bjiril nri^aux, construilpar MM. Ditch-'Jifeei ^are ’ avcc machines à action couc-p’ *)asse pression, de 0m,355 de Pjei(j'> construite par Maudslay et 'li^tnèi Une v*s ordinaire de 2m,50 de ^ met. de pas , un gou-Maud .(*°uble, suivant le plan de !\1. Jos. la f ® .ay a marché le 19 octobre, dans (près HSekau laux °'e Pr®s de milles quie j 21 kilomètres) à l’heure; ce f^nd uee marche supérieure aux plus les vitesses qu’on a observées dans Periences précédentes.
- ^fication apportée aux propul-Seur$ sous-marins à hélice.
- lice qS Propulseurs sous-marins à hé-Sl)ltai !?°nnc jusqu’à présent des ré* eïilPrp S* Satisfa*sants . qu’on doit avec Pomment accueillir tout ce qui ^avw.1.1 Perfectionner ces appareils de Vatl°n. A cet égard, nous ne pou-«XpJ* passer sous silence quelques ha; lences encore imparfaites, il est écü, entreprises sur une petite M. j ® que vient de faire connaître ta0r).- "ouneau, et qui tendraient à dé-à c-Cr (iue les hélices, enveloppées ÜHl^ple filet, d’un tour complet,
- Nfch UC0UP P*US efficaces Pour la're
- icshè7 les bâtiments à vapeur, que Ifiplç ces nues et les hélices doubles , rioIlçS’ quadruples, etc. Les expé-licfS"®s Hui ont été faites sur trois hé d’p!, .htblables de 0“*,'10 de rayon , et ’tièfg felinaison de 40°, dont la pre-Péç^, elait nue , la seconde envelop-hant üri cylindre à ses bords et lour-lopp.avee elle, et la troisième enve-lü’à f ^’un cylindre fixe, ont fait voir S'bl°rCe égale on obtenait presque le %'c de la vitesse avec ces deux der-\ )V,ou les hélices enveloppées, qu’a-liotj nelice nue. Du reste, cette ques-Scier) est soumise à l’Académie des %neei*’ qui probablement la jugera Pilivg yue solution prompte et dèfi-
- Soupapes annulaires pour les pompes d'épuisement.
- La soupape annulaire consiste en trois anneaux concentriques disposés en une pyramide, et reposant l’un sur l’autre, et livrant ainsi un libre passage à l’eau tout autour de leur circonférence. L’anneau supérieur porte une tige , et les deux inférieurs ont des oreilles qui leur servent de guides lorsque le système de ces anneaux est en mouvement.
- Le principal avantage que présentent ces soupapes est le passage plus considérable qu’elles livrent au liquide et la diminution du choc ; en effet, le choc occasionné par la fermeture des soupapes , est proportionnel à la surface en contact, et au carré de la hauteur ou distance verticale parcourue pendant la clôture ; par conséquent , plus seront nombreuses les parties dont la soupape se compose, plus aussi sera grand le passage ou le libre écoulement de l’eau, et par suite aussi plus la charge sur la machine sera moindre et le choc diminué.
- Ces soupapes ont d’abord été introduites en Angleterre , dans des pompes de 0m,760 de diamètre, dans des travaux do dessèchement près Wis-beach, et depuis elles ont été appliquées avec succès aux mines consolidées de Polboro, ou enfin aux machines de distribution d’eau du Vauxhall à Londres.
- Exécution d'un chemin de fer hydraulique.
- Une feuille publique anglaise annonce qu’une compagnie vient de se former pour construire un chemin de fer suivant les plans de M. Shultle-worth. La ligne de Dublin à Sallers , qui est la principale artère du railway de Dublin à Cork , va être établie sur ce système , et prendra le nom de grand raihoay de propulsion hydraulique. La longueur est d’environ 30 kilomètres . et l’entreprise coûtera 2,500,000 fr., c’est-à dire environ 83 mille francs le kilomètre, y compris 22,500 francs d’acquisition de terrain , et un droit de 2,500 francs payé à l’inventeur aussi par kilomètre.
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- Résistance des câbles en fil de fer et en chanvre, ainsi que des chaînes-
- Voici le tableau qui a été dressé en Angleterre depuis les nombreuses esp^ riences faites par l’amirauté anglaise de la résistance des câbles en fil de *er’ chanvre et des chaînes , sous des dimensions et un poids donné.
- POIDS produisant la rupture. CIRCONFÉRENCE DIAMÈTRE de la chaîne. POIDS PAR MÈTRE C durant de la cba>ne'
- du câble en (il de fer. du câble en chanvre. du câble en fil de fer. du câble en chanvre.
- kii. met. met. mèt. kil. kil. kil.
- 6420 0.0507 0.127 0.0126 0.9617 1.489 3.9<#
- 12187 0.0762 0.203 0.3882 2.108 3.519 8.9^
- 19448 0.7075 0.254 0.7745 3.581 6.203 13.21°
- Nouvelle drague.
- Par M. Hallette.
- On (lit ce qui suit dans un journal publié à Cette :
- « Les résultats que nous mettons sous les yeux de nos lecteurs , sur les expériences de la nouvelle drague, doivent rassurer les hommes de bonne foi sur l’avenir de notre port, et nous sommes heureux de constater que le problème de curage par les dragues à vapeur nous semble résolu de la manière la plus absolue.
- » La nouvelle drague employée pour le curage du bassin sort des ateliers de M. Hallette, d’Arras, et, grâce à son activité , comme au concours des pontons employés dans l’intérieur du port, on obtiendra une moyenne de 1,200 mètres cubes de déblai par jour, et nous verrons bientôt notre port rendu à son état normal.
- » Le 5 juillet, la drague a extrait 461 mètres cubes en onze heures de travail. Le 6 , ce nombre s’est élevé à 524 en douze heures. Le 7 étant un dimanche , et le 8 ayant été signalé par une pluie continuelle , la drague n’a pas fonctionné. Le 9, le nombre de mètres cubes extraits a été de 592 en douze heures et demie. Le 10, de 655 en treize heures. Le 11, de 525 en neuf heures seulement, trois heures ayant été employées aux amarres.
- p Nous avons lieu d’espérer des ré-
- sultats encore plus avantageux l°rSia-l’on sera mieux familiarisé avec la *s0[1 chine, et qu’on aura apporté a. r fonctionnement les petites amen fions révélées par l’expérience. »
- Dock flottant.
- fl"
- On a lancé avec un plein succcsi Havre, le dock flottant de carénage “L. MM. F. de Conninck et Cle ont faü struire par M. Normand. Ce dock » tant est un immense coffre en charpe.||e5 Les navires y sont posés sur leurs qü‘ ^ comme ils sont dans les chantier\e$ construction. On y fait les plus gra° et réparations sans la moindre faligu® ’ r avec une célérité qu’aucun autre aFr> reil de carénage ne permet de dépaSSollt Les bâtiments peuvent y entrer 1 ^ armés, tout gréés, chargés vaètn^gj besoin. On peut y travailler à la fu,s cn deux côtés de leurs œuvres vives haut et en bas, à l’avant et à l’arrl \t Pour faire fonctionner le dock , 01 eu fait couler à une profondeur un r , plus grande que le tirant d’eau du ^ vire qu’il doit recevoir. On ouy1’ ei porte qui est à une des extrémité ' |a le navire est introduit. Il flotte da"^ forme comme dans le bassin naênie, .£ll ferme la porte, et le navire étant v .e étayé, on épuise l’eau. L’épuiseine* ^ fait en une heure et demie , dit on ’ jje moyen d’une pompe à feu de la de MM. Mazeline frères. Le dock et à sec, on procède aux réparation» ’
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- 2^ ®^es sont terminées, on sub-
- W
- de nouveau l’appareil pour l’en sortir.
- ««nmense machine , posée sur
- « i. . ,7.i------ —
- coulisses bien saisies et incli-
- nes
- grés 3 ,* ^?rizon de cinq ou six de arc-K n ^a'.1 P'us relenue que Par un ftia^^^nt à chaque extrémité ; M. Nor-la,t un signal, les derniers arrêts
- cWn n* -S0US ^es C0UPS masse des ..Rentiers, et le colosse orné des
- f«- '^°ns de toutes les nations commer-
- N
- l'ejj S’ descend majestueusement dans kiirsr' aux acc*am3tions des specta-Pas ' ^.ette masse énorme, qui ne pèse 1iise^0ins 600,000 kilog., a été t|iie a * eau sans aucun accident, sans ègra,ve:rsonne ait éprouvé la moindre ï*ans nure ! el'e calait 50 centimètres. f0r>t fUn l11018 les derniers travaux se-(k Jerminés , et elle pourra recevoir
- navires.
- Machine à vapeur géante.
- Une machine à vapeur qui surpasse en dimension et en puissance les plus grandes machines de l’Angleterre, fonctionne en ce momenten Belgique, pour l’épuisement de toutes les eaux de plusieurs sociétés charbonnières duFlenu, qui se sont réunies pour faire cette opération à frais communs. Cette machine a 2 mètres 50 centim. de diamètre de piston, tandis que les plus fortes machines anglaises n’ont que 2 mètres 28 centim. A pleine pression elle serait susceptible de développer une force de 900 chevaux. Le balancier pèse 50,000 kilog. ; les pompes ont 50 centim. de diamètre. Chaque coup de piston amène au jour 500 litres d’eau ; c’est une petite rivière ; et, comme la galerie d’écoulementse trouve au-dessus du fond de la vallée, il s’est trouvé un meunier pour louer et utiliser, au moyen d’une turbine, ce véritable cours d'eau , aussitôt que l’approfondissement des bures aura procuré un exhaure journalier et régulier.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Instruction des escaliers en bois.
- j **• C. Bodtereau. Paris, 18H. u,. °‘; in-18 et atlas de 20 planches av®es sur acier. Prix : 5 fr.
- K
- ttre* instruction des escaliers est peut-de i?11® des parties les plus importantes C.Wnrt .^u menuis*er de celui du tioi^itier. C’est dans cette construc-faut, la plupart du temps, «Carier ou le constructeur ait re-l’arts aux principes les plus élevés de dç trait, et souvent même à ceux PaSla géométrie descriptive. Ce n’est it encore , et on doit savoir adap-Nç e partie des bâtiments aux exi-*a l°ca**té . les rendre le plus % ?^es 9U est possible , et enfin 9Ue ^°nncr l’élégance architecturale ^ce’0ll)Porte le bâtiment où on les
- liqUç lrouve dans tous les traités pra-5ssÇ£. d’architecture des détails , mais ^jj^complets sur la construction des 'ei-s ers en bois. D’un autre côté, di-^jR^rages sur la charpente et la
- srerie ’ a“,s* ciue ^es ^aî*®8 spé-
- dils ^ ' fournissent des matériaux éten-l%c,r ce sujet avec de nombreuses tr R8 gravées, mais ces ouvrages et ttès.A| 68 sont, en général, d’un prix ev®, et la plupart du temps hors
- de la portée des ouvriers et des jeunes gens qui veulent s’instruire en cette matière : c’est donc une heureuse idée que d’avoir réduit au format d’un Manuel ordinaire un ouvrage sur la construction des escaliers ; et malgré un atlas qui renferme plus de 325 figures d’une dimension suffisamment étendue pour bien comprendre les principes de la structure de ces appareils , d’en avoir réduit tellement le prix, qu’il n’est personne que la chose intéresse qui ne puisse aisément satisfaire son goût pour son art ou pour l’étude.
- L’auteur de cet ouvrage , professeur des cours publics et gratuits de géométrie et de mécanique appliquées aux arts , à Beauvais (Oise), habitué à parler à des jeunes gens et à des ouvriers, et à leur inculquer les premiers principes de la science , n’a pas eu de peine à saisir la véritable marche qu’il convenait d’adopter dans la rédaction de ce Manuel pour le mettre à la portée de ceux auxquels il s’adressait, et leur faire goûter et comprendre les matières qui y sont traitées. Sous ce rapport, nous pensons qu’il a parfaitement réussi, et que son ouvrage pourrait servir de modèle à beaucoup d’autres du même genre qu’on a destinés aux mêmes lecteurs.
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- Dans la première partie , qui sert (l’introduction, il exerce l’élève aux principaux problèmes de géométrie _, ainsi qu’aux calculs divers qui se rattachent à son sujet, et lui apprend en même temps à construire des calibres. Cela fait, après quelques observations relatives aux courbes rampantes , il lui enseigne à dresser le plan de l’espace destiné à un escalier, les calculs rela-tils aux ébrasements, l’influence des ouvertures sur la composition des escaliers , et les proportions à établir entre la hauteur et la largeur des marches.
- La deuxième partie traite des escaliers à limons droits et à une seule rampe , avec cinq exemples renfermant des conditions diverses.
- Les escaliers à plusieurs rampes , ayant des limons droits, des noyaux placés à la rencontre des limons et des paliers de repos dans les encoignures, font l’objet de la troisième partie , qui se compose de trois exemples bien choisis.
- Celui de la quatrième partie embrasse les escaliers à limons droits et à noyaux pleins, ayant, au lieu de paliers , des marches en limaçons ou des quartiers tournant dans les encoignures.
- I.a cinquième s’occupe des escaliers à colonne creuse au centre ou des noyaux évides dans les encoignures ; la sixième , de ceux à limons droits raccordés par des lignes courbes; et la septième,des escaliers à jour ouverts , déterminés par des limons intérieurs continus, circulaires ou autres, dont l’auteur présente plus de 24 espèces.
- Un appendice , qui traite des balus-tres, balustrades , mains coulantes, et d’un sujet fort important, savoir : l’appropriation des principales espèces d'escaliers aux divers bâtiments, ainsi que des améliorations diverses qu’on
- pourrait apporter aux méthodes sées, constitue la huitième part* termine l’ouvrage.
- Nous le répétons , nous n’avon ^ des éloges à donner au texte e .j0n figures de ce traité de la constr»^,,, des escaliers , et nous sommes vaincus qu’il sera propre à rePa ct beaucoup de lumière dans les eC°sujet les ateliers de construction sur110 fj, intéressant dont les traités sont e et par conséquent peu répandus.
- Note sur l'emploi des gaz coin dans les usines à fer-
- Par MM. Laurent et Thomas* nieurs à Paris. In-8°, 184*
- .busti^
- ingé"
- fl
- Les ailleurs, qui ont beaucoup' ||e tribué à l’introduction de la 00 méthode de traitement du fcr'> c jat" devoir plus spécialement apPel gt dc5 lention des maîtres de forges ^ ingénieurs sur les avantages *îu^ijtiof,s sente l’emploi du gaz , les c°n el|dre qu i 1 est utile de remplir pour .ggop' cet emploi fructueux, suivant' je plications variées qu’on veut *a la méthode ; enfin indiquer P1'; orlé5 perfectionnements qu’ils ont dans les machines et appareils se sert dans les usines à 1er- avf croyons que cette note sera * ui^ fruit par toutes les personnes Qrfet' sirent se tenir au courant des P rte5 tionnements les plus récents pPgpf0' dans l’industrie du fer, ou qul tg5 Ie* posent d’appliquer les dccouvef ctf plus neuves qu’on ait faites jjfl' derniers temps dans cette bra> .’cV,,d«s' portante de notre économie trielle.
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- ,e Teolnioloo’iste
- ^ -Y JÜ- J*.
- -imii
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- LE TECHN0L0G1STE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DB
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- c»
- ET ÉTRANGÈRE.
- arts métallurgiques, chimiques, divers
- ET ÉCONOMIQUES.
- ^tnoir
- e sur la fabrication de Vacier fondu et damassé.
- de Lüynes , membre hono-
- raire de l’Institut.
- chese travail, résultat de longues recher-5 étéSUr *a fabrication de l’acier fondu, • enlrepris dans l’espoir de le voir Serv*r aux progrès de l’in-t- ^ranÇaise. L’auteur s’estimerait \jete ec°mpensé, s’il avait pu réussir Si c; 5Uelques lumières sur une ques-importante.
- kl
- l’expédition des Français en » rer d’acier damassé de l’Inde et de Putatj^ ava^ acquis une si grande ré-?e fabw’que l’on s’efforça de l’imiter et ^q^quer des armes blanches dont f*valis i * * * * * *^e et la veine ronceuse pussent es lanf avec ceiles qui caractérisaient Ç|0!?.?8 orientales.
- ^ya<>pe^ tenta, au moyen du cor-ue lames de fer et d’acier de • Cett ^aüfcs ; mais aucun corroyage f„^,nature n’imite exactement l’a-
- fmassé-
- ^érjJ. todart et Faraday, Berthier, i très iG* ^rcant et Fischer, obtinrent .(iifîV*eaux exultais, soit par l'alliage f°it 1 ?ots métaux avec l’acier fondu, °»He . jo uiélange de la fonte avec la ee-
- tber 8 avons essayé de nous rappro-£ Us encore, s’il était possible „ ^echnologiite. T. VI. Mars, — 1845.
- des modèles justement estimés que l’Orient a produits, en évitant toutefois leur fragilité habituelle. Il ne fallait pas songer à reproduire toutes les variétés d’aciers damassés reconnues par les Orientaux ; ce travail n'aurait pas eu de limites (1) ; nous avons seulement cherché par quels moyens on pourrait imiter les meilleurs et les plus beaux aciers damassés, appelés en Perse eski-hindi (vieux acier de l’Inde) , et fabriqués par le célèbre armurier Assad-Allah.
- Pour y parvenir, il fallait d’abord étudier attentivement la composition des lames et des culots venus de l’Asie.
- Les analyses des échantillons de wootz et d’aciers damassés tirés de l’Inde , de Constantinople , d’Alep et de Perse, nous ont donné les indications suivantes :
- (i) On peut s’en faire une idée par les variétés que nous allons désigner.- acier damassé du vieux Caire, grosse veine noire et blanche , il barres transversales espacées; de Damas, veine fine et pâle; de Constantinople , grande veine grise; dit de Mille, Constantinople, ron-ceux et gris; de Bagdad, petites piqnetures allongées; de Perse, Taban-En'i, Taban-Kirmani, Cara-Khorassan , ce de n er à veine noire, formant des dessins allongés , u’Assad-Allali, d’ispahan, les lames véritables forgées avec de l’acier vieux Inde, dessin lin et varie ,
- teinte moyenne : Relarek royal à marbré rude,
- formant des treillages; pèle émaillé, à marbré très-grand, qui semble avoir été gravé avev
- les ongles; moucheté, à marbré très-blanc,
- mais très-dur et très-fragile. (Extrait de notes
- communiquées par M.Chahim,chef d’escadron
- des mameluks de la garde impériale, et par
- M. Jaubert, membre de l’Institut.)
- 16
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- ANALYSE DR CULOTS ET U MF. S DOfUF.NT. 1 gramme.
- 1. Culot envoyé de Constantinople , par M. de Franqueville.
- gram.
- Nickel.................. 0,00790
- Tunsgsténe.............. 0,00518
- Manganèse................0,02180
- Fer..................... 0,83700
- Carbone..................0,12812
- 1,00000
- Culot parfaitement fondu, pesant 2kil-,500. Il a été doré à la surface. Sa partie supérieure présente une forte cristallisation , semblable à l’impression d’une grosse toile. Tout le reste est uni et ri’offre que de faibles traces d’une scorie vitreuse verdâtre et contenant du silicate de manganèse. Le métal, d'une extrême dureté sous la lime, est très-fragile , et montre^ üntérieur, une cristallisation à iarges lamelles entre-croisées deux à deux. Il ne damasse pas après avoir été forgé. Venu du sérail de Constantinople, où il était considéré comme fabriqué en Perse.
- 2. Culot de wootz fourni par M. Lepage.
- gram.
- Cobalt et nickel.............0,0010
- Fer........................... «,9010
- Carbone....................... 0,0980
- Manganèse...........traces.
- 1,0000
- Très-petit culot de wootz, bien fondu , surface supérieure rayonnée, extérieur lisse , mais ondulé, dureté médiocre, cassure à cristallisation fortement prononcée et miroitante ; ne damassant pas.
- 3. Culot de Perse rapporté par M d’Ar-chiac.
- gram.
- Tungstène........traces.
- Nickel.....................0,011000
- Manganèse. . . . traces.
- Fer..................... 0,873181-
- Carbone....................0,112516
- 1,000000
- A la surface supérieure de ce culot, on observe des fragments de clous qui ne sont pas entrés en fusion. Il est du volume d’un œuf, assez rude, mais sans trous et fortement oxidé; le métal est beaucoup moins dur que celui du culot de Constantinople. Son damassé est petit et faible.
- *. 2* Culot rapporté de Perse par
- chiac.
- gram-
- Manganèse. . . . traces.
- Nickel................... 0,0393a5
- Tungstène........traces. ,.nfl
- Fer......................0,8750
- Carbone..................O.O»*6^
- 1,
- Mêmes observations que pour le cU'0^ cèdent.
- Scorie du culot précédent-
- Silice...................
- Alumine..................
- Protoxide de manganèse. .
- Protoxide de fer...........^
- Oxide de nickel. . . traces. Chaux..............traces.
- 5. Culot d’Alep.
- Nickel. . . Tungstène Manganèse,
- Fer. . . . Carbone..
- grfl®'
- traces
- traces
- traces
- Culot très-mal fondu. La partie ,rî^!cl°"S est fort aciéreuse , mais un faisceau est resté intact à sa surface supérieur1’'u? a cile à casser ; grain intérieur sem!l, celui de l’acier trempé, 9e forge»11 (p)i| peine, et n’offrant que de faiblesmel damassé argenté.
- 6. Échantillon de damas d'Orient f° fourni par M. Lepage.
- Nickel . . Tungstène. Manganèse.
- Fer. . . . Carbone. .
- gram
- * âi^*
- 7. Grande lame de poignard
- graB1' i«
- ^kel......................J’Jl*
- Manganèse.................
- Tungstène....... traces.
- Fer.
- Carbone,
- 1»(
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- 8. A
- arfte rapportée de Perse par l’ambassade.
- 3Sicke|.
- gram.
- ;................ 0,007871
- ®nganèse..... traces. ...................... 0,862129
- r!lf!5s^ne.......traces.
- Wbone.
- ......... 0,130000
- 1,000000
- a,ïte ancienne de Damas à incrustations dorées.
- Çickel.. . .
- {““Bstfcne... .*
- Î^Sanése. . *er.
- p°balt.
- arboi)e.
- . . traces. . . traces. 0,02100
- 0,90142
- 0,07758
- 1,00000
- ^ rira?a^yses font voir que les W,cle et de la Perse contie
- ®Utî}
- aciers
- de la Perse contiennent certaines substances al-VJJf p» ma‘s en proportions varia-1 °*)server aussi que le culot s* ce*ui de Constantinople ne f it»e Pas i de plus, ce dernier est
- 'argç ^Oreté remarquable, difficile à ^ d»’ et ’ aPrès la forge, la pièce étirée St^^sse pas davantage. Ayant re-e îes autres culots > imparfai-y 1 fo,?dus, montraient encore à fentesf lie fondue des clous de diffé-0ruies , dont les pointes étaient i a0rs S et *a tête faisait saillie au y f’Kn?Us avons pensé que lesOrien-bè8.fu Piquaient d’abord une fonte ’e et très-dure à cause de sa
- Se^.carburation ; qu’ensuite ils la
- SS*** au degré convenable d’a-y J).Par l’addition de clous de fer ] 8e (j^thode qui devait offrir l’avan-ç renrta!1^naenter la masse du métal en . l’ex î11 plus ductile.
- ?re, J-*er|ence a confirmé cette conjec-Vpj culot du fragment de Constan-élè soumis à l’analyse , w^fbo Connaître ’ Par sa quantité j1.nrjre *.)e > combien nous devions y îy ^de fer pour le transformer en Poil ,Parl*es de fer doux en clous , ri d'esri Paris, fondus avec 100 „ u Cujot de Constantinople, ont acier très-malléable, qui, ^a$sé lr ®tiré, a pris un superbe
- h?teUve°°*z de l’Inde a subi la même ?Ht So ayee le même succès ; seule-°t|sâtre damassé était plus fin et plus
- {ta
- d suite aw prochain numéro. )
- Perfectionnement dans le moulage des tuyaux ou tubes en fonte de fer.
- Par M. C. IIarrisson, fondeur.
- Je me suis proposé d’apporter un perfectionnement dans le moulage en sable des tuyaux en fonte de fer et autres objets de forme cylindrique, perfectionnement au moyen duquel le même moule peut servir à plusieurs moulages successifs, ce qui, non-seulement épargne du travail, mais de plus fournit des objets moulés d’une qualité supérieure à celle que possèdent ces mêmes objets quand ils ont été moulés à moule perdu , c’est-à-dire, dans un moule qu’on détruit après chaque moulage.
- On se fera une idée de mon système quand on aura lu la description suivante que j’accompagnerai des figures nécessaires.
- Je commence par établir deux coquilles creuses en fonte, d’une dimension en rapport avec celle des tuyaux, piliers, ou autres articles que je veux mouler en fonte de fer, ces coquilles sont percées de part en part d’un certain nombre de trous distribués sur leur surface, et portent, en outre, à l’intérieur de nombreuses pointes ou proéminences peu sensibles.
- La fig. 42, pl. 65, représente ces deux coquilles a,a, assemblées entre elles au moyen de boulons, de clefs ou de clavettes en b,b, et prêtes à recevoir la fonte.
- La fig. 43 est une vue par le gros bout de ces coquilles assemblées.
- La fig. 44 une autre vue des mêmes pièces par le petit bout.
- La fig. 45 est une de ces coquilles vue séparément après qu’on y a battu le sable.
- La fig. 46, une vue en plan, et la fig. 47, une vue en élévation de ce que je nomme le calibre.
- Ce calibre , qui n’est autre chose que le profil de la surface extérieure du tuyau qu’on veut mouler, est pourvu, à ses deux extrémités, d’axes ou portées c,c, qui,pendant qu’on façonne l’intérieur du moule en sable dans les coquilles a, roulent sur des gouttières dd, ménagées aux extrémités de ces coquilles.
- Lorsque l’ouvrier veut faire son moule en sable, il se sert pour cet objet, comme à l’ordinaire, de matière humide, et avec ses mains bat ce sable dans tout l’intérieur des coquilles, puis à l’aide de son calibre qu’il pose sur ces coquilles et
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- qu’il (ait tourner, il donne intérieurement à son moule une forme pure et correcte.
- Quand l’intérieur du moule est ainsi terminé, avec le soin convenable, et qu’on a enlevé le calibre, on sèche dans un four, et lorsque ce moule est bien sec, on nettoie les bords des coquilles, de manière qu’en les rapprochant elles se joignent très-exactement.On place un noyau bien sec à l’intérieur de la coquille inférieure, comme on le voit, fig. 48, on pose dessus la coquille supérieure, et on fixe ensemble les deux coquilles avec des boulons, des clefs ou des clavettes comme on l’a indiqué, fig. 42, on ménage enfin un jet a et on coule.
- Aussitôt que le tuyau qui vient d’être moulé a été enlevé, on examine les deux coquilles du moule, et si quelques-unes de leurs parties ont été endommagées, on les répare; on enfume et on sèche de nouveau, on place un nouveau noyau, et enfin on coule une seconde fois et ainsi de suite tant que le moule reste en bon état.
- Perfectionnements apportés dans l’art d'enduire et recouvrir le fer avec d’autres métaux.
- Par MM. E. Morewood et G. Rogers.
- Les perfectionnements que nous allons faire connaître et que nous avons apportés dans l’art d’enduire et de recouvrir le fer avec d’autres métaux, reposent sur cinq points principaux dont voici d’abord l’énoncé :
- 1° Un mode pour recouvrir la fonte de fer avec un autre métal, en faisant précéder cette opération du coulage dans des moules de métal des pièces de fonte qu’il s’agit d’enduire;
- 2° Un mode pour faire sécher les objets ou articles en fer avant de les soumettre à l’étamage ou à tout autre enduit ;
- 3° Un mode de traitement de crasses, résidus ou scories qu’on enlève à la surface du bain quand on étame le fer pour en obtenir de l'étain métallique ou un sel d’étain employé dans les arts;
- 4° Un mode d'enduire le fer de plomb ou d’un alliage de plomb et d’étain, dans lequel ce dernier métal n’entre pas pour plus de 15 pour 100;
- 5° Enfin, un mode pour plomber le fer nu ou le fer qui a été préalablement enduit d’étain, puis<Je zftie ou d’un al-
- liage de rinc ainsi qu’il sera expl'^
- Plus loi.n- piatife
- Voici maintenant les détails re à chacun de ces points : . de
- 1° Lorsque nous avons entrepr’’ recouvrir la fonte avec des métau*e des alliages en fusion, la première c , que nous ayons remarquée, c’est quand on coulait la fonte dans desro® .p, en métal, l’article qu’on produisait^ si pouvait être revêtu avec un métal d’une manière plus satisfa,s® e qu’il n’était possible de le faire,)°r\é les objets à enduire ainsi avaieo coulés à la manière ordinaire. . ,-0pf
- Pour opérer, d’après cette indica on commence donc par couler avec s e„ les pièces en fer dans des m°uJeSce5 métal ; on décape la surface oe. jep pièces par les moyens en usage ct r^i, connus, puis on les recouvre de tfl je< soit à la manière ordinaire, soit P" rés procédés qui vont être décrits- ^ajt
- avoir décapé avec un acide, si
- it
- sécher, i! est préférable que ce ®°d'r la manière qui va être décrite, a‘inaité' viter, autant qu’il est possible, rations qui résultent de l’action de1 £t gène de l’air lors de la dessiccati^ie c’est seulement alors qu’on peut en sécurité enduire de métal par ,ü procédés connus pour celte oper ou par ceux de notre invention- f£r 2° On saitque si le fer (soit fonte " ^j. forgé), après que sa surface a été P tement débarrassée des écailles d ^pt qui le couvraient, est immédiat je plongé à l’état humide dans le , xplo; métal, il y a danger imminent d e uè sion et de voir le métal fondu F^pd hors du bain. D’un autre côté , u^pt on sèche les articles de fer qui s?s,jir du décapage, les surfaces sont tr jettes à être attaquées et altére ro^ l’oxigène de l’air au point de c° j"V mettre gravement l’adhérence et * lidité de l’enduit métallique fia°rtjclcî lient en plongeant ensuite ces ar ^ dans le bain de métal. Or, nous 0!r découvert qu’en faisant sécher ‘ ,evîj jets en fer dans une atmosphère u pii
- npurc A «h'1
- ,pt
- peurs, de manière à exclure, auta ( est possible, la présence de l^FEjipf1, tenait des surfaces sèches infn* plus aptes à recevoir la couche o ^pS tal au moment où on les plonge -pi* le bain, que quand on avait recou autres moyens de dessiccation eu jusqu’à présent. , ,Qt). &
- Pour procéder à cette opéra1 qti1 emploie une caisse fermée en q„> V peut avoir 2 mètres de longueur» iepf» de largeur et 1 mètre de pr°|0'pp" dimensions qui varient du reste ?
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- Pfonn ^es,art'des sur lesquels on se leuf|.Se S’opérer. Quand ce sont des traiupS 0u des plaques qu’il s’agit de Une j"’ on place trois râteliers de fer à ^'«ance entre eux d’environ 0m,50 tem Viersde la caisse ; ces râteliers por-eatrp .? barres verticales distantes lesqu es de 25 millimètres et entre feuji| es on place sur champ les aif)SjeS °u Pla(îues qui ne peuvent iuSfîü,Se toucber* Ces barres s’élèvent sommet de l’auge, mais ne e||es ndent qu’à 15 centim. du fond ; Kiiiii *°nt aplaties, larges d’environ 36 PI*Qü ** *es P°rds tournés du côté des de J. es Pour s’opposer à toute espèce "nt ,n,act entre elles. Si les articles fenil|0^te autre forme que celle de Vi>es ’ °.n se sert de râteliers sans On |S Verlicales, ou, si on les emploie, poiJ(.es uaot à une distance suffisante düil^e les objets puissent être intro-Cajs entre elles. Au fond de celte Unc dépose du sel ammoniac sur desSoepaisseur de 7 à 8 centimètres, et cha,|j|Son allume du feu de manière à ïcrtir *e Sei ammoniac et à le con-taiSs etl vapeurs qui remplissent la que e et en chassent l’air atmosphéri-
- Peu
- futile de faire remarquer qu’on
- rMit
- se servir de toute autre va-
- Poi,1’ Pourvu qu’elle soit de nature à ne chjJ auecter sérieusement le fer et à Pièce ,rcn contact avec la surface des faiet,fs’loon veut dessécher ; telles se-tinc tCedcsque donnent le chlorure de Wp6- ’î^lques autres sels ; mais que *Cr*nce nous a appris que le sel On ôtait la meilleure substance 1) Pût employer pour cet objet. '°rsqrt e,lcore*bon d’observer que, Pie J 0r? a appliqué la chaleur, il faut lUr(, avo>c soin de n’élever la tempéra-tçUr ^avec un certain degré de lénifiés" de ne pas donner lieu à des Puisq?P?r u°e vaporisation trop rapide PW|j d ne s’agit simplement que de s<;r*acaisse de vapeur et de chas-PosSj^ar,t d’air atmosphérique qu’il est
- dcset^dles, plaques ou autres arti— fer forgé ou en fonte peuvent, ^u’elleant ca'ssei c’est-à-dire lors-ètre j 8 sont séchées et bien nettes . fu^^gées dans le bain de métal ’.°n et enduites par les procédés 8a§it c°nvenables ; mais quand il |Çr, enduire des feuilles de tôle de *indre Us préférons l’emploi des cylin-f('Çrit î a*ns* ^ne nous l’avons déjà (VQjr yatis une précédente occasion. Page l9ij fechnologislc , 5e année ,
- 3° Quand on enduit d’étain, c’est-à-dire qu’on étame le fer, on sait que l’ouvrier est obligé de temps à autre d’enlever les portions de l’étain qui s’est oxidé ou altéré à la surface du bain ; or, l’étain qu’on enlève ainsi et qui passe à travers la couche préservatrice d’huile, de graisse ou de suif dont on recouvre communément ce bain, est ordinairement mélangé avec ces matières grasses. Ces déchets d’étain, pour revivifier le métal, ont besoin d’être soumis à une nouvelle fusion, opération dans laquelle on éprouve une perte assez notable en métal, et qui d’ailleurs est dispendieuse. Nous avons cherché à éviter ces pertes par un moyen bien simple, et qui consiste à soumettre les crasses ou scories qu’on enlève ainsi à l’action d’une chaleur qu’on élève jusqu’au rouge sombre ou à peu près, et à agiter le mélange de manière â ce que les matières grasses puissent être décomposées par la chaleur. Si de l’étain à l’état liquide se rassemble au I fond du pot ou creuset pendant qu’on chauffe les déchets enlevés au bain d’étamage , il faut après avoir retiré les crasses ou scories qui le recouvrent, le puiser à la poche, le granuler ou le couler dans des moules suivant l’usage qu’on se propose d’en faire. Dans cet état, on laisse refroidir les crasses ou scories , et quand elles sont froides, on les introduit dans un vase en terre et on verse dessus de l’acide chlorhydrique du commerce en quantité suffisante pour les recouvrir. Le temps pendant lequel il faut laisser digérer dépend de la température du mélange ; à la température ordinaire , il faut environ deux jours au bout desquels l’acide est suffisamment saturé pour l’objet que nous nous proposons. Si on applique une chaleur artificielle en introduisant un tuyau de vapeur en platine dans le mélange, la solution est prête en beaucoup moins de temps, mais dans tous les cas , c'est l’opérateur qui est le seul juge du moment favorable.
- Quand celte première charge d’acide est suffisamment neutralisée, on la décante et on ten verse une seconde sur le résidu ; de cette manière on obtient un chlorure d’étain dont on peut faire usage comme matière propre à l’étamage , ainsi que nous l’avons décrit dans notre précédent article.
- On peut aussi obtenir d’autres sels d’étain en traitant les crasses ou scories d’étain de la même manière, mais avec un autre acide.
- 4° Nous allons actuellement passer au quatrième point de nos inventions,
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- celui qui est relatif à un mode pour recouvrir les tôles de fer avec du plomb ou tout autre alliage convenable dans lequel domine le plomb.
- Disons d’abord qu’il ne s’agit ici que d’un alliage de plomb et d’étain, dans lequel l’étain n’entre que dans le rapport de 15 p. 100, et que nous n’ignorons pas qu’on a déjà enduit le fer de plomb combiné à l’étain, mais que dans ce cas ce dernier métal entrait dans l’alliage pour une portion très-considérable. Quoi qu’il en soit, c’est un fait avéré, que le plomb seul ou le plomb légèrement allié d’étain ne saurait être employé avantageusement pour enduire la tôle, lorsqu’on se sert d’huile ou de suif pour couvrir le bain, attendu que la température de fusion du plomb seul ou du plomb légèrement allié d’étain décompose rapidement ces matières grasses.
- Nous avons donc cherché une autre flux ou matière préservatrice, et nous l’avons rencontrée dans le sel ammoniac ou le chlorure de zinc sans mélange aucun de matières grasses qu’on applique sur le bain contenant le métal ou l’alliage en fusion, consistant principalement en plomb, ou si c’est du plomb et de l’étain ne renfermant pas plus de 15 p. 100 de ce dernier métal, ou bien dans le chlorure d’étain appliqué d’une manière différente.
- Toutefois, dans nos opérations, nous avons trouvé qu’il était préférable d’employer un mélange des deux premiers sels dans la proportion de trois parties de sel ammoniac contre deux parties de chlorure de zinc sans matières grasses, ou bien celui d’une partie de sel ammoniac toujours avec ou sans introduction d’une partie d’huile ou de suif.
- Dans cet état les feuilles de tôle sont plongées dans le bain à la manière ordinaire ou avec emploi des rouleaux , ainsi qu’il est indiqué dans notre article précédent; seulement nous ferons remarquer que lorsque nous appliquons le flux préservateur sur le bain, nous introduisons les sels séparément et n’en opérons le mélange qu’à la surface de ce bain.
- 5° Nous sommes parvenus ainsi à plomber les tôles ou bien à les recouvrir d’un enduit consistant principalement en plomb et dans lequel l’étain n’entrait pas pour plus de 10 p. 100, en donnant toutefois la préférence au plomb sans alliage, pour l’appliquer sur le fer qui avait reçu préalablement une couche de quelque autre métal, tel que l’étain , puis une couche de zinc ou d’un
- alliage de zinc, cas dans lequ^ procède ainsi qu’il suit. je
- Le plomb étant fondu dans uu v 0„ en fer de dimension convenable» couvre sa surface avec le flux Pf*;* vateur, tel par exemple que celui ^ posé de deux parties de chloruf ^ zinc et environ une partie d’hun de de suif avec ou sans une petite dos ^ sel ammoniac et qui réussit très- j| Cela fait, on plonge les °kjetsf gj0n s’agit d’enduire dans le métal en lu jusqu’à ce que leur surface ait a^. la même température que celle du u r en cet état on les enlève avec lej1 ge de ce bain et peu après on les pl"vfC dans l’eau, et enfin on les frotte f une brosse ou de la sciure de bois P ^ enlever le flux qui peut adhérer a , surface et pour les sécher. La tcIÏ,P u-ture du bain ne doit pas s’élever D ^ coup au-dessus du point de fusie1 plomb autrement le zinc serait d|5jjCie à s’enlever à la surface de 1af ej|» qu’on veut enduire de plomb. La 1 ^ leure méthode que nous ayons tr° ^ ja pour s'assurer que le plomb est j température convenable , cousis1^ prendre un petit barreau de zi>)C , jre de 5 p. 100 d’étain et à le
- dans le bain ; s’il fond avec rapid1 ’ je bain est trop chaud, s’il ne fond pa^re bain est à peu près à la tempes 50jt convenable, pourvu que le ploi»13 bien liquide. . i « ne
- Il faut avoir soin que les article restent pas dans le bain au dc>a e temps nécessaire pour se charger u couche suffisamment épaisse de P10 tg Lorsqu’on veut donner de la d“ fe, à cet enduit de plomb, nous avor,sflne marqué qu’on pouvait l’allier aV.cCa|ofî petite quantité d’antimoine, ma>s cette addition augmente les fra,s#
- , .jgief
- De la fabrication du soufre àlaH. bisulfures et autres composés ferment cette substance.
- Par M. J. Lee.
- ‘lier e|1
- En général, lorsqu'on fait gr>“ , eb fondre les minerais qui consiste * je une combinaison des métaux aV^u je soufre, combinaisons qui ont rev nom de pyrites ou de sulfures, ^té qu’il se dégage une grande flu a d’acide sulfureux ; de plus, o» essayé l’emploi des pyrites d.e ^ des minerais pyriteux de c“1^esub riches dans la fabrication de l’aCJ
- À
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- fabr|Ue ’ on a c^erché à rattacher cette °Pérartl0n ^'ac^e sulfurique aux (leür tl0r}s du métallurgiste et du fon-fre ’ à éviter ainsi les pertes de sou-ainsi 1 0nt ^cu dans ces opérations, Sem 1Ue *es dommages qu’elles cau-où 0n , s voisinage des localités •Pent *GS exécute. Les perfectionne-s°lfür ProPose s’appliquent aux
- Cîlcii P°tassium * de sodium et de cine » qu’on produit quand on cal-et de^ Su*fates de potasse, de soude tieus Caaux avec une matière charhon-(les f.’, ef par conséquent aux résidus Sulfur r'cants d’alcalis, ainsi qu’aux de es de fer, de cuivre, de plomb et cè(jen,c’ ^ °ici la manière dont je pro-sm^^aiis le traitement de ces divers
- (le^s dgures t, 2 et 3 , pl. 6G ; sont 1 aide Y°S différentes de l’appareil à SU]fljt,daquel on décompose le gaz acide
- Oa}^ 1 est une section longitudi-
- ù r
- la lir.11®-- ’ une section transverse par faSpC L1 de la fig. 1. laV .?• 3, une projection horizon-delf,se à la hauteur de la figure 2,2 \ *oème fig. 1.
- • conduit par lequel le gaz aeide arri,"* , après qu'il a été engendré, b^daos le foyer B. C la grille, a <îr’ ® P(irte C1,J' serl a fermer Par | r*er, F.F.F ouvertures fermées *llise i *ques > et Par lesquelles on v0je e G maçonnerie à claire-1u^.en briques réfractaires, comtnuni-» ayec le conduit A, et par laquelle fuyerz ac'de sulfureux entre dans le s°Ufre ' i carneaux par lesquels le Sa^j, eri vapeur, et les autres matières Otinèg rS Passent du foyer dans la che-Ordi, • ’ est construite en briques •dise .lrc_s .0u en moellons , avec che-lntérieure d’une grande épais-n briques réfractaires : on ménage 1u’0t)&On épaisseur un espace vide J, Ce*i<lr retllPht de coke pulvérisé , de fiice jS °o autre matière peu conduc-4claj^e la chaleur. K,K,K,K, voûtes çt stl(.eTv°*e, en briques réfractaires, ’bentg | Scluelles on empile des frag-Setder Ces mèmes briques pour pré-en va. Utl passage tortueux au soufre MacèçseHr el aux gaz. Ces voûtes sont Scp,, dans la cheminée, à des dis-^v^Ure elles de 0m.50. L,L,L,L, rt 8 0ssu es dans ia cheminée qui servent %is .rer de la température qui règne 8 différents points de celle-ci , <le te *erme Par un tampon de fonte * s°Ufrrre Cu‘te* » conduit qui mène re en vapeur au condenseur qui
- sera décrit plus loin. N, porte placée à la partie basse de la cheminée pour la nettoyer. O,O,O,O, autres portes pour clore la maçonnerie à claire-voie G , et dans lesquelles sont les tirettes qui servent à l’admission de l’air quand cela est nécessaire. P,P , ouvertures fermées par des plaques, par lesquelles on alimente le foyer B de coke. Q, registre pour régler l'afflux du gaz acide sulfureux dans le conduit A'.
- Les fig. 4 et 5 représentent l’appareil dans lequel la vapeur de soufre est condensée ou liquéfiée , et où M est la continuation du même conduit M de la fig. 1.
- La fig. 4 est une coupe en élévation.
- La fig. 5 , une coupe horizontale suivant la ligne 3,3 de la figure précédente.
- Le soufre en vapeur et les matières gazeuses pénètrent, ainsi qu’il vient d’être dit, par le conduit M dans cet appareil (fig. 4), que je nomme le condenseur. B est la chambre ou le corps de ce condenseur qui est rempli de fragments de verre, de briques, de pierres ou de coke , de manière à pré-smti'r une surface très étendue à la condensation des vapeurs sulfureuses, et èlablie, d’après le principe assez généralement adopte , des condenseurs pour l’acide chlorhydrique chez les fabricants d’alcalis. S est une grille en fer qui porte les matériaux qui remplissent le condenseur , et à travers laquelle le soufre liquéfié coule dans une bassine en fer T, placée au dessous pour le recevoir. Les matières gazeuses et les vapeurs de soufre qui ont résisté à la condensation passent aussi à travers cette grille, et sont emportées au dehors du condenseur par le conduit U, dans un appareil construit en briques ou en pierre , sur le principe des chambres qui servent à recueillir le noir de lampe dans les fabriques de ce produit, et où le soufre qui a échappé au condenseur se trouve recueilli sous forme de poudre ou de fleurs. On produit un courant d’aspiration en mettant en com -munication ce dernier appareil avec une cheminée d’une capacité suffisante pour produire l’appel exigé.
- On sait que lorsque les sulfures de potasse, de soude et de chaux sont calcinés avec une matière charbonneuse, ilssontconvertis respectivement en sulfures de potassium , sodium ou calcium, cl personne n’ignore que, lorsque les sulfures sont humectés d’eau et exposés «à l’action du gaz acide carbonique 0 ils sont décomposés, et qu’il se forme des carbonates ou des bicar-
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- tonales de potasse, soude ou chaux, et en même temps du gaz hydrogène sulfuré ou sulfhydrique. Enfin on sait encore que les résidus des fabriques d’alcalis, quand on les traite par l’acide chlorhydrique , dégagent du gaz sulfhydrique. Cela posé, je propose d’obtenir , avec le gaz sulfhydrique , du soufre à l’état solide par l’opération que voici :
- Pour cela, on commence par brûler le gaz sulfhydrique, produit indifféremment avec les sulfures de potassium, de sodium, de calcium, ou les résidus des fabricants d’alcalis, et on produit ainsi du gaz acide sulfureux et de la vapeur d’eau. La vapeur d’eau est éliminée en faisant passer le mélange de gaz acide sulfureux et de vapeur à travers un appareil propre à condenser la vapeur d’eau, tel qu’un tuyau de plomb entouré d’eau, établi sur le principe du serpentin dans les procédés de distillation , ou au-dessus d’un réservoir contenant de l’acide sulfurique concentré. Cela fait, on amène ce gaz sec ou à peu près par le conduit A , fig. 1, et on lui fait traverser le foyer B , ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus.
- En passant à travers le foyer, la majeure partie du gaz acide sulfureux est décomposée, il se forme de la vapeur de soufre , dont une portion s’unit au carbone , et à l’hydrogène, pour former des sulfures de carbone et d’hydrogène, et du gaz oxide de carbone est produit également en abondance par cette décomposition. Un peu de gaz acide sulfureux traverse le foyer sans se décomposer ; mais il est repris et décomposé par le gaz oxide de carbone et les sulfures de carbone et d’hydrogène dans son passage à travers les carneaux H,H', et la cheminée I qu’on maintient constamment à une température rouge vif, en amenant avec le gaz acide sulfureux, lors de son passage à travers le foyer B, une quantité d’air atmosphérique suffisante pour donner un feu propre à obtenir cet effet, et afin d’attirer et distribuer le gaz acide sulfureux également dans toutes les parties de la maçonnerie à claire-voie G et du feu dans le foyer B , on a construit ces carneaux H et H' d’après le même principe que cette maçonnerie, fig. 1 et 2 ; ce qui procure en conséquence une plus grande étendue de surface de chauffe pour déterminer la réaction mutuelle du gaz acide sulfureux, du gaz oxide de carbone, et des sulfures de carbone et d’hydrogène , et produire du soufre.
- L’acide carbonique gazeux résultant de la décomposition du gaz acide sul-
- fureux par le gaz oxide de car ^°”jde cette température, ainsi que 1 s carbonique qui peut se produira , res le foyer , réagit donc sur les sut u de carbone et d’hydrogène à uies qu’ils passentdans les carneaux cha H et H', et qu’ils s’élèvent dans la ^ ja minée I, de manière à produire vapeur de soufre ou du soufre a t libre et solide. s<je
- Si on soupçonne que les sultur » f carbone ou d’hydrogène , ou tous ^ ensemble, sont trop abondants, modère ou arrête l’appel à travers ^ pareil, en fermant en partie ou e ^ talité le registre de la cheminée, e ,gi laissant échapper une petite portie matières gazeuses par l’une des ua fe tures L de la cheminée I ; on s a s n alors que ces vapeurs sont réellement excès par un des moyens employé5.1* j effet par les chimistes : par exemP^ l’aide d’un sel de plomb ; et qaanu r a constaté cet excès, on introduit le régulateur ou registre Q dans Ie 1 ^ duit A', un peu de gaz acide sU qui se mélange avec la vapeur de s ^ et les matières gazeuses qui PaS5eIîtate carneau H au carneau H'. On ÇOn sgUp alors que le courant de gaz acide g’jl fureux était bien réglé, en s’assuransU|, passe ou non encore du gaz acide 0„ fureux non décomposé. Pour cel* ’ je$ enlève un des tampons qui close11 r tuyaux L ; on laisse échapper une r ^ tite portion du gaz que renfefj foi cheminée I, et on l’essaye à l'aiue réactifs usités en pareil cas. von
- C’est aussi par ces tuyaux L s’assure que la température de *aollg« minée I se maintient à la chaleur r intense.
- C’est dans le but de produire Ie geot lange convenable des gaz qui la cheminée I et leur réaction utile as-oppose des obstacles à leur Ü^re Jja*1 sage , en établissant dans ce c0 $ des voûtes à claire-voie ou des ar foi-en tuiles ou briques réfractais,5 e5, tantes entre elles de 6 à 7 centim^eS entre lesquelles voûtes on intrpdu débris de ces tuiles ou de bri<Iue 0 f/actaires, de manière à foriner |e$ suite de canaux tortueux et à f°rC\crr gaz à réagir les uns sur les autreS.^é dant un temps de contact plus prae et avec des surfaces portées au rOÜRcfor effectuer plus efficacement leur u® au* position mutuelle. Ces voûtes ou af jjcfi K,K,K,K sont placées à une d> entre elles de 0m.50. 0C*
- La vapeur du soufre et les U1* ^t.l gazeuses sont évacuées de la par un conduit en brique M; feC
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- pi ^aques de fonte sur lesquelles est >oitef Un r®serv0'r en plomb V dont on d’ *e Plan, fig. 6, et qui est rempli teih u, froide, de manière à réduire la à l‘ne<*ra^Ure vaPeur de soufre
- Parr ° vaPeur (le soufre » ou une Ye tle de celte vapeur en passant à tra-
- Pier eS fra8ments de verre, brique, fis Æ 0U c°ke dont le condenseur, i, '*» est rempli, se liquéfie et coule sinFa\ers lfl grille de fer S, dans la bas-Ce e de fer T destiné à la recevoir, d’où for °U*re s’écoule dans des moules d’une na^e et d’une dimension conve-
- des* 6 soufre récolté renferme encore le -^Puretés qui le déprécieraient sur (j^narché, on le distille par les procé-à il §enèralement employés et propres rendre marchand.
- {Oo0erSoufre, comme on sait, fond à C* et reste parfaitement fluide jus-(je1a ce qu’il atteigne la température ten‘ °: ^ est d°nc nécessaire de marner11" les matériaux dont le condenseur Rempli à une température entre et 140°, ce qui est facile à réaliser ]0r ^froidisssmt la vapeur de soufre
- ^üd M S°n Passa^e a travers fr con~
- ç f*a portion de soufre en vapeur qui nappe à la liquéfaction est évacuée , r;;°n dit, par le conduit U, et on la Sü aeilleà l’aide d’un appareil construit ^ *Ç principe de celui employé cornue hf1116111 par les fabricants de noir
- Solirf1 Peut produire du soufre à l’état <», de en faisant passer un mélange de (j . ncide sulfureux et de gaz sulfhy-^^que dans la proportion de un volume v Prunier pour deux du second, à tra-pü s *j*n fourneau ou une cornue vernit fragments de briques réfrac-jj es. et maintenant au rouge vif, mais Préférable de brûler Je gaz sul-ajdydrique et de conduire le procède Sl qu’on vient de le décrire.
- uin
- Pliage propre à la construction de différentes pièces dans les machines.
- Par M. J. Feston, ingénieur.
- Ç| ^e,l alliage est destiné à être employé cl .Senéral dans la construction des raa-,jel,,e.setdans les parties ainsi que dans iu,S s,luations où l’on se sert commuant du laiton et du cuivre.
- s’en sert avantageusement pour
- remplacer ces derniers, parce qu’il n’est pas susceptible de s’échauffer, qu’il ré siste aux causes ou chances de destruction produites par les frottements et l’usure dans les cas ordinaires, qu’il diminue considérablement la consommation des huiles et matières grasses , que sa durée est bien plus grande et qu’à volume égal il est plus léger. Toutes ces qualités doivent donc le faire rechercher pour la construction des pièces de machines, tels que paliers, appuis, coussinets , articulations , consoles , boîtes , chappes, robinets , corps de pompe, pistons de toute espèce, etc., ainsi que pour les parties élémentaires de machines qu’on a fait jusqu’à présent en laiton ou en cuivre , telles que rouleaux pour imprimeurs sur étoffes, etc.
- La formule pratique de cette composition est la suivante :
- 1° On prend 32 parties de cuivre, 15 parties d’étain en lingots et 1 partie de laiton en feuilles qu’on combine ainsi qu’il suit. On fait fondre le cuivre dans un creuset, on y ajoute le laiton en feuilles , puis ensuite l’étain ; et quand le tout est en fusion l’alliage est coulé en lingots pour former ce que j’appelle le métal dur. La proportion des ingrédients propres à donner à cet alliage le degré de dureté qu’on désire peut varier, et on peut même ajouter quelques autres métaux pour atteindre le même but. C’est avec ce métal dur qu’on procède ensuite à la préparation de l’alliage définitif.
- 2° Pour fabriquer cet alliage, on prend 2 parties de métal dur, 19 parties de zinc (ou une quantité proportionnelle de calamine ) et 3 parties d’étain en lingots, et on mélange ou combine ces éléments de la manière que voici. D’abord, on fond le zinc ou la calamine dans un creuset, puis on y ajoute le métal dur qu’on a mis en fusion dans un creuset distinct, on agite avec soin pour rendre la combinaison aussi complète que possible, et enfin, on ajoute l’étain pour donner à 1 alliage le degré de ductilité et de douceur nécessaire. On brasse le tout avec beaucoup de soin et on coule ou on façonne à la manière ordinaire, suivant les différentes formes usitées dans la construction des pièces des machines.
- Il est bon de rappeler que quand on fait fondre du zinc, il faut que la surface du bain soit recouverte d’une couche épaisse de charbon, afin de prévenir la volatilisation de ce métal (1).
- (i) L'alliage proposé par M. Fenton, pour les
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- De Vantichlore et de son emploi dans la fabrication du papier.
- On sait qu’une des opérations les plus essentielles dans la fabrication des papiers, tant d’impression que d’écriture, est le blanchiment de la pâte dans la pile, dite Hollandaise , à triturer les chiffons. C’est de cette opération, après le choix des matières, que dépend en grande partie la blancheur et l’éclat du papier, et personne n’ignore que dans ces derniers temps le blanchiment des pâtes a fait de notables progrès, tant sous le rapport théorique que sous celui de la pratique.
- Le blanchiment à l’aide du chlore ou de ses combinaisons, a provoqué certainement ces progrès, mais plus est énergique l’action du chlore, plus aussi il faut éviter un excès de corps gazeux dans la pâte à papier ainsi que celui de l’acide chlorhydrique auquel il donne naissance , si l’on veut être certain que le papier que l’on fabriquera ne perdra rien au bout d’un certain Nombre d’années de sa blancheur, de sa cohésion et de sa solidité, et que l’impression ou l'écriture qu’on lui aura confiées n’éprouveront aucune altération.
- Quelque nombreuses que soient les voies qui ont été proposées, quelque variés que soient les moyens qui ont été mis en usage pour atteindre le but désiré, aucune méthode véritablement pratique n’a encore réussi à s’impatroniser dans les travaux des ateliers, et on en est toujours revenu à éliminer les corps si nuisibles à la constitution et à la durée du papier, savoir, le chlore ou l’acide chlorhydrique par des lavages multipliés et répétés un nombre suffisant de fois. Ces lavages ont toutefois
- pièces des machines qui sont exposées aux frottements etàl’usure, revient donc en résumé sur iüo parties environ a 55.30 de cuivre, 28 d’étain et 16.70 de zinc, ou à une combinaison de îoo de cuivre, 50 d’étain et 30 de zinc. Il se rapproche par conséquent beaucoup de celui que Margraff avait formé dans ses essais sur les alliages de cuivre, étain et zinc, qui se composait de îoo de cuivre, 50 d’étain et 25 de cuivre, et auquel ce chimiste avait trouvé une couleurblanc légèrement jaunâtre, une grande dureté, un grain peu uni, et se laissant limer, mais nullement malléable Peut-être serait-il plus avantageuxde le produirede toutes pièces sans passer par la sérié des opérations que l’auteur indique, et qui paraissent augmenter sans utilité les opérations, ainsi que les frais de fabrication d’un alliage que nous croyons susceptible d’ètre avantageusement employé dans les arts. p, m.
- un inconvénient qui leur est inhcren » c’est que l’eau, par la répétition u opérations, entraîne toujours une ce.' taine quantité de pâte, et c’est 1? motif pour lequel les fabricants ec° nomes emploient la plus petite quai"110 possible de liquide pour cette opéra* lion.
- Cette circonstance fâcheuse para‘ sur le point d’avoir un terme, par. découverte et l’introduction dans les t briques de papier del'anti-chlore, do ^ on a vu de beaux échantillons sous fort® de cristaux à la dernière expositioniae produits de l’industrie allemande à *>e lin, en 1844, échantillons qui avaie.0 été envoyés par la fabrique des prodm chimiques de MM. Kunheim et co®P* de Berlin. ,
- L’antichlore consiste en un sulfite 0 soude simple, et son nom technique d a tichlore indique sa destination. Une jc* gère quantité de ce sel en dissolut'0 ajoutée à la pâte à papier dans la Vl'e' suffit pour s’emparer de tout le chl°r libre et nuisible que renferme cette pa _ et le transformer, d’une part, en sel i113 rin ou chlorure de sodium qui n’excrC aucune action délétère, puis, de l’a,ltre' par double décomposition, en un au" j sel, savoir, le sel de glauber, tout aus= innocent que ce dernier. f
- Ces deux sels aisément solublesn’c*1.' gent ensuite qu’une très-faible quant1' lé d’eau pour les lavages, de façon fi11® les expériences qui ont déjà élé fai*e: paraissent promettre un procédé tout • fait pratique.
- A ces renseignements, fournis par,c doct. Kunheim, M. Émile Dingler e[ ajoute quelques autres que nous afi0,1> faire connaître.
- La proportion de l’antichlore P°u neutraliser les effets nuisibles du cld°r, renfermé dans la pâte à papier dope»1 naturellement , ..,
- 1° De la quantité de matière fi111 s’agit de blanchir;
- 2° De la proportion du chlorure chaux qu’on a employée ;
- 3° Du temps pendant lequel la Paf a été exposée à l’action du chlorure 0 chaux en dissolution.
- Quand il s'agit, par exemple, blanchir ce qu’on nomme du chu*0, défilé, on sait que chaque pile renie1'"1 environ 30 à 35 kilogr. de pâte et [l1^ la solution de chlorure qu’on etnp'° a une densité de 4° Baumé. Or, P°1' chaque kilogr. de solution de chlor". de chaux, il faut en solution d’a»11 chlore marquant 21° Baumé.
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- Après l 2
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- heure d’action du chlorure sur la pâte. .
- kilog.
- 0.500 de solution d’antichlore.
- id.
- 0.200 id.
- 0.166 id.
- 0.142 id.
- id.
- leju^ProPorti°ns conviennent non-seu-hiais 1 ai? blanchiment dans ja pjie> (laj^ ?Uss* Quand la pâte est exposée dans d Cuyes pendant plus longtemps r J:es bains de chlorure de chaux, s’exer e l’action de l’antichlore est n'Ce PyesQue instantanément, il Plus ^Cessaire de ne l’employer que le enVj tard possible, et par conséquent la DA.0n trois quarts d’heure avant que
- corlv„e ait atteint le degré de finesse Qenable.
- suit*1 Peut se convaincre, ainsi qu’il ^echl^Ue jus(lu’aux moindres traces chie l°re ont disparu dans la pâte blan-0nd.Par l’application de l’antichlore. danseiïlêle environ 8 grammes d’empois et ^l^lQues cuillerées d’eau froide , chau,Verse dessus un demi-litre d’eau c0je. Quand cette solution d’amidon ^Kr nce a refroidir, on y ajoute %d^m.es d’iodure de potassium (kcili C’est avec cette solution fJUo 0,1 et d’iodure de potassium Sj C°*J essaye la pâte à papier blanchie. cesrt Pate renferme encore des tra-tioo c*|lore il en résulte une colorait^®.*1 vl°let foncé, tandis qu’autre-r?e s® manifeste aucun change-higy1, ^ apparition d’une coloration en aj0ut est aussi une preuve qu’il faut ch|a er, encore de la solution d’anti-Oru a Pate a papier, anhv ,°uve maintenant de l’antichlore tigjjdre dans le commerce ; on l’ob-Prén ^ar m^me moyen qui sert à Voir rer *e bicarbonate de soude (sa-et ,j au moyen du gaz acide carbonique ferjjT Carbonate de soude simple ren-tfirg! encore 1 atome d’eau), c’est-à-verree^ chauffant dans une cornue de ébu,,,Sucement et jusqu’à une faible de s„-100 un mélange de 500 grammes mi,'?* de bois avec lkiI-,500 d’acide le „ riQUe à 66° Baumé, en conduisant t'efrft-z,.cIui se dégage d’abord pour le cwI(br dans un flacon de VVoulfe Pujs nant une petite quantité d’eau, l°nd °ans, capacité d’abord par le t'écjJ)ercû’ puis par le faux fond d’un a disn cylindrique dans lequel on autreP°s® Par couches les unes sur les fies an et Sur ^es toiles tendues dans bâte dneaux de fer 2 kilog. de carbo-ae soude simple anhydre.
- De l’argenture galvanoplastique de l'acier.
- Par M. A. Desbordeaux, de Caen.
- Le dépôt de l’argent sur l’acier est sans contredit l’une des applications les plus importantes des procédés galvano-plastiques, fet c’est en même temps celle qui présente le plus de difficultés dans la pratique lorsqu’on tient à obtenir une argenture parfaitement solide. Aussi préfère-t-on généralement l’emploi de la dorure pour les objets en acier, quoiquela difîérencede valeur qui existe entre l’or et l’argent permît d’y déposer pour le même prix une couche d’argent trois fois plus épaisse. En j effet, la doruregalvanoplastique.de l’a-j cier, est une opération extrêmement | simple qui n’exige d’autre précaution j que de bien décaper la pièce avant de ; la plonger dans le bain de cyanure ! double d’or et de potassium ; l’or ad-| hère directement sur l’acier et d’une j manière extrêmement solide. Il n’en | est pas de même de l’argent, on ne pou^ vait jusqu’à présent en obtenir un dépôt adhérent sur l’acier qu’après avoir revêtu ce dernier métal d’une couche de cuivre au moyen du cyanure double de cuivre et de potassium ; car le cuivrage de l’acier par immersion dans le sulfate de cuivre, même en employant le contact du zinc par l’intermédiaire d’un conducteur métallique , ainsi que le conseille M. Walker, ne peut inspirer aucune confiance. Il s’opère toujours en pareil cas à la surface de l’acier une légère oxidation qui s’oppose à une adhérence parfaite de fa couche cuivreuse.
- Indépendamment de la difficulté occasionnée par l’opération préalable du cuivrage pour laquelle il est indispensable d’employer un courant galvanique beaucoup plus fort que pour l’argenture, il est encore une autre cause qui fait préférer l’emploi de la dorure sur l’acier. C’est qu’en supposant les couches métalliques de la même épaisseur , la couche d’or préserve mieux l’acier de l’oxidation que la couche
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- d’argent. A cet effet, si l’on se borne à revêtir l’acier d’un léger dépôt d’argent, non-seulement il n’est pas préservé de l’oxidation lorsqu’il est exposé à l’influence de l’humidité , mais même il s’oxide plus promptement qu’aupara-vant, et au bout d’un certain temps l’argent dont l’application ne paraissait d abord laisser rien à désirer se recouvre d une foule de petites piqûres ; c est qu alors la couche d’argent assez légère pour donner passage à l’influence des agents extérieurs forme par son contact avec l’acier une véritable pile dans laquelle l’argent joue le rôle de métal négatif et l’acier de métal positif. Une couche d’or très-mince ne met pas non plus l’acier complètement à l’abri de l’oxidation parce quelle est également perméable, mais elle le préserve beaucoup mieux ; l’or étant un métal négatifà un degré beaucoup moins prononcé que l’argent, qui sous ce rapport tient le second rang après le platine.
- Enfin, aux inconvénients précédemment signalés, il faut en ajouter un autre plus propre encore à dégoûter de l’argenture galvanoplastique de l’acier. Après avoir en effet pris toutes les précautions possibles pour l’opération préalable du cuivrage, après s’ètre assuré que la couche de cuivre est parfaitement adhérente, il n’est pas rare de la voir se dissoudre en partie dans le bain de cyanure d’argent ; alors l’argent n’adhère que dans les endroits où le cuivre s’est maintenu intact, et il devient impossible de le faire prendre sur les parties où l’acier a été mis à nu ; ou bien encore il arrive que le dépôt d’argent paraît se former d’une manière très-satisfaisante, mais lorsqu’on vient à le frotter pour en essayer la solidité, on remarque que l’adhérence n’est qu’apparente et que la couche de cuivre qui en a d’abord déterminé le dépôt s’est trouvée entièrement dissoute ; dans l’un et l’autre cas il n’y a d’autres ressources que de recommencer en entier les deux opérations du cuivrage et de l’argenture. Cet effet tient sans doute à ce que dans les premiers moments de l’immersion de la pièce cuivrée dans le cyanure d’argent, la couche de cuivre agit sur l’acier à la manière d’une pile galvanique ; car lorsque le cuivre est plongé isolément dans le cyanure de potassium, il s’y dissout beaucoup plus difficilement que l’or et l’argent. Au reste, c’est encore la un inconvénient uniquement attaché à l’argenture ; rien de pareil ne se remarque lorsqu’on dore
- une pièce d’acier préalablement cUl vrée.
- Plus la couche de cuivre est minc® ' plus on est exposé au résultat faC , nf qui vient d’être indiqué ; il est don indispensable de prolonger longlc,n‘
- 1 opération du cuivrage, mais surto il faut éviter en cuivrant d’empl°y pour anode du cuivre rouge du con
- merce, ce mélange renfermant souve
- du zinc, et quelque petite que soit proportion de ce dernier métal, et suffit pour empêcher compléteme,0^ solidité du cuivrage lorsqu il sa» d’argenter ensuite. Le moyen qu* Pje raît le plus sûr consiste à préparer cyanure de cuivre au moyen de sa oxide précipité du sulfate de cuivre pa le carbonate de potasse, et à empW. pour le cuivrage un anode de plajln a| alors on est certain d’avoir un dep de cuivre pur. L’anode de platine acC|j 1ère d’ailleurs le dépôt de cuivre, suffit d’avoir soin d’ajouter de tei#Pj en temps dans la solution de n°UŸ. oxide. L’anode de cuivre ne tarde Pa*
- »rs
- d’une
- au contraire à s’oxider, et dès lors conduit plus l’électricité que manière imparfaite.
- Quoique dans les différents tra1:6 de galvanoplastique, le fer et l’aCJ ^ paraissent avoir été assimilés l’un l’autre en ce qui concerne l’argentur ' ils offrent cependant entre eux so#S, i. rapport une différence bien trancbeC | car le fer peut s’argenter directeur d’une manière assez solide et sans cU ^ vrage préalable ; cette différence ble tenir uniquement à la présence 6 carbone dans l’acier, puisque lors qu’il a été détrempé , il est égalent impossible d’y faire adhérer l’arge".^ Par suite de cette affinité plus gra° e du fer pour l’argent, on peut parvenir à argenter l’acier en le rcC°|e vrant d’abord d’une légère couche 0 fer au moyen de la pile et du cyaIJlL ferrugineux , ou en employant direct® ment du cyanure d’argent et de p°ta „ sium auquel on ajoute une forte Pr0j5 portion de cyanure ferrugineux ; 1113 j il est bon d’observer que le dépôt fl , se forme alors n’est pas parfaite#16 adhérent.
- Onpeutencoreargenterl’acierenlc/e couvrant d’abord d’une couche d’éta"’ mais, demêmequel’argenture, l’éta*11 f ge s’obtient bien plus difficilement s l’acier que sur le fer. Ainsi, en employ^jn à chaud la dissolution d’oxide d’ela dans le tartrate acidulé de potasse rcn soluble par l’acide borique, l’étamage fer s’opère immédiatement par le c° e tact du zinc. L’acier, au contraire,
- à
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- Peut c’v - ,
- qaeinsi lan?erq,le d'une manière pres-
- I,licatinn!.,bet qui ne Permet pas l’ap-ïner rn argent. H faut, pour éta-•oIub"*?"1.. faire aSir ]a Püe sur la ou , d 0x,de d’étain dans la potasse Justin encore dans la soude rendue coref)quePar l’hydrate de chaux, eten-^Uran^K06 moc*e d’étamage, il faut un * aciepn t)eaucouP plus énergique pour ar§etn Up^Ur !e fer-Toutefois on peut ttiajcj e.v acier étamé de cette manière, l’étjjjj ^Pendammentde la difficultéde rèSuJhaSe. ou éprouve l’inconvénient qui r nI du peu de dureté de l’étain (le !»(,„• d 1 argenture moins susceptible pr sister aux frottements, les d°s difficultés que présentent P°ür ?»Ctidés employés jusqu’à présent livré i3rSenture de l’acier, je me suis parVen-ü!le Suite d’expériences pour intérp Ir a Perfectionner cette branche !UesrpSanle de la galvanoplastique , et Un c,rches m’ont conduit, enfin, à Sant Su tat aussi simple que satisfai-
- Ce
- Pen(jl0llVeau procédé consiste à plonger, Une ^ quelques instants, l'acier dans trate 0{ut'on extrêmement faible de ni-laquelible d’argent et de mercure à cide • .0n ajoute quelques gouttes d’a-luij «drique. Pour composer cette so-Paré’ ** suffîf de faire dissoudre sé-gejjt01?11*1 un gramme de nitrate d’ar-gra dans 60 grammes d’eau et un Ut)e • e de nitrate de mercure dans Op e§ale quantité du même liquide, tiopgd^ange ensuite les deux solu-d’ac- ,auxquelles on ajoute 4 grammes Piètr e1nd,â(iue à 40 degrés de l’aréo-ti0n‘e de Baurné. Peut- etre ces propor-ses ncsont-eliespastou! àfaitrigoureu est’i^afs 1 addition de l’acide nitrique d’eto s°lumentessentielle. Il fautéviter dr0çjPloyerde l’eau renfermant de l’hy-Of». jorate de chaux ou des matières ta^lem UeSi Car ebe Pr°duirait inévi-Poser nt ^ e^et luen connu de décom-faPt en partie le nitrate d’argent; il distiiiUtant que Possd)le se servir d’eau le nit ee‘^n ne doit pass’attendre à voir totale de mercure se dissoudre en trpp.f6 dans l’eau, car on sait qu’il s’y acido 0rme en sous-nitrate et en nitrate qpej qu* reste dans la liqueur, tandis 4re s°us-nitrate se précipite en pou-ètre Un jaune verdâtre. Ce dépôt doit à |>ar0r|servé dans la solution destinée lue redore. H n’est pas nécessaire qa’on0,ni.trate d’argent soit pur, celui triqu °bt'enfen faisant agir l’acide ni-(lecüivS°us l’argent allié à un dixième êffet re ’ Pr°duit absolument le même
- Lorsque l’acier a été plongé dans la
- solution de nitrate double de mercure et d’argent, il se recouvre presque con stammentd’un léger dépôt noirâtre qui s’enlève avec facilité en passant un linge à sa surface. L’acier se trouve alors parfaitement décapé et revêtu en même temps d’une pellicule d’argent extrêmement mince, mais d’une adhérence intime. Le dépôt noirâtre qui se forme m’a paru composé presque exclusivement de carbone; corps dont la présence, comme je l’ai fait remarquer précédemment, s’oppose seule au dépôt de l’argent sur l’acier. Après cette préparation si simple et si rapide , la pièce d’acier se trouve parfaitement disposée à recevoir la couche d’argent qui se forme avec la plus grande facilité, et d’une manière tellement adhérente que non-seulement elle peut supporter* le bruni le plus prolongé, mais qu’elle peut même résister à la chaleur rouge sans rien perdre de sa solidité. C’est une expérience que j’ai faite plusieurs fois et dont le succès, quelque étonnant qu’il soit, a toujours été constant. Plongé dans la même solution, le fer ne subit aucune altération; il conserve son brillant métallique; il s’y forme cependant comme sur l’acier un très-léger dépôt d’argent qui paraît favoriser la solidité de son argenture, quoique cette préparation ne soit pas nécessaire pour le fer.
- Si au lieu d’employer le nitrate double d’argent ou de mercure, on se borne à tremper l’acier dans une solution de nitrate de mercure, il se forme bien une couche d’argent à la surface lorsqu’on fait agir la pile , mais il n’y a pas adhérence. Il en est de même si on emploie isolément le nitrate d’argent. Si, au contraire, après avoir plongé l’acier dans le nitrate d’argent on le soumet ensuite à l’action du nitrate de mercure, en supposant l’un et l’autre de ces sels légèrement acides, on obtient ensuite par la pile une argenture aussi solide qu’en préparant directement la pièce à argenter par le nitrate double de mercure et d’argent; mais ce dernier procédé comme étant le plus simple doit être préféré.
- Au reste, la proposition de la solution qui sert de base au nouveau mode d’argenture, est très-peu dispendieuse puisque 12igrammes reviennentà peine à75centimes. Elle ne parait pas perdre sensiblement de son efficacité par l’usage prolongé qu’on en peut faire. On peut même se borner, au lieu de plonger l’acier dans la solution, à le frotter pendant quelques instants avec un linge qui en est imbibé, en se rappelant ce-?
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- pendant l’effet que produit le nitrate d’argent sur la peau.
- Il devient facile, au moyen du nouveau procédé, de réparer les pièces d’acier argentées par l’ancienne méthode du cuivrage, et sur lesquelles quelques parties de l’acier se trouvent mises à nu. Il suffit, pour cela, après avoir enlevé tout ce qui n’est pas adhérent, après avoir bien décapé ces endroits altérés, de les frotter quelques instants avec la solution indiquée et de les argenter ensuite à la manière ordinaire. L’immersion dans cette solution produit un décapage tellement complet qu’il a pour effet de faire adhérer l’argent même dans les petits défauts que le polissage laisse encore souvent à la surface des objets d’acier ; avantage qu’on ne pouvait obtenir par le cuivrage , et qui est d’autant plus précieux que c’est par ces petits défauts que commence ordinairement l’oxidation des pièces argentées.
- Ainsi, dorénavant l'acier pourra s’argenter aussi facilement et aussi solidement pour le moins que le cuivre ; plus de cuivrage préalable, plus d’argenture défectueuse et incomplète; adhérence parfaite au moyen d’une simple immersion dans une solution qui sert en quelque sorte de mordant; tels sont les résultats satisfaisants que présente le nouveau procédé.
- Toutefois il ne faut pas perdre de vue que la couche d’argent dont on obtient le dépôt par la pile, doit dans la nouvelle méthode comme dans celle du cuivrage préalable . atteindre une certaine épaisseur pour préserver complètement l'acier de l’oxidation. Comment reconnaître que la couche d’argent a contracté une épaisseur suffisante pour atteindre le but? Le moyen qui m'a paru le plus sûr et en même temps d une grande simplicité, consiste à plonger pendant un certain temps une très-petite partie de la pièce argentée dans une solution acide de sulfate de cuivre. Tant que l’argent y contracte une cou leur jaune, c'est un indice certain que la couche d'argent est insuffisante ; elle est encore perméable puisqu’elle permet à l’acier d exercer son action sur le sulfate de cuivre. Au reste, on ne doit avoir recours à cette expérience que lorsqu’on est à peu près certain d’être arrivé à l’épaisseur convenable , car l’argent ne peut se cuivrer ainsi, fût-ce même légèrement, qu’aux dépens de son adhérence, et dans tous les cas il vaut mieux aller un peu au delà de ce qui est strictement nécessaire, Plus
- la couche d'argent sera épaisse pluS aura de garantie contre l’oxidation-
- Pour obtenir une bonne argentu ^ il n’est pas nécessaire d’employer cyanure préparé avec l’argent pari ... moins lorsque la pièce d’acier a,ete ent capée avec le nitrate double d ar» e et de mercure. L’argent, qui se tro ^ habituellement dans le commerce» qui, comme on sait, renferme envi t un dixième de cuivre, produit un e ^ aussi satisfaisant, sauf la blancheur peu moins grande du dépôt. I* s,-s-pour préparer ce cyanure de faire û soudre directement à l’aide de la v et d’une chaleur modérée l’argent u . le cyanure de potassium. On évite a* l’embarras assez grand résultant de purification de l’argent et de la praP ration de son cyanure. Lorsqu’il au contraire de pièces préparées pa^ méthode du cuivrage, on ne peut on ^ nir d’adhérence qu’en employât" cyanure double de potassium et u a gent parfaitement pur. C’est encore nouvel avantage du procédé sur le(Iu je viens d’appeler l’attention. o
- Dans tous les cas, il est essent pour la solidité du dépôt que le c°' rant galvanique ne soit pas assez 1 pour faire dégager abondamment 1 ^ drogène à la surface de la pièce qu t argente, mais un faible dégagent de ce gaz ne paraît présenter aucun J convénient.
- Une autre observation, non f00! j importante, c’est que si l’on tie*1 ,e conserver longtemps une solution cyanure double de potassium et d 3 gent, il faut bien se garder de s’en s t vir pour argenter le laiton. Le con*3 du laiton et des autres alliages rem mant du zinc, produit une protnP altération du cyanure, au poinM j celui qui a servi une seule fois a , usage n’est plus propre à argenter} cier. Il ne faut employer pour le la*1 que des solutions à peu près usées- .
- Enfin , dans l’intérêt de ceux d0* livrent à des expériences de Sa'v^,r plastique, il est bon d’ajouter une d nière remarque, c’est que le cya°l de potassium préparé d’après le Pr?n„t dé du professeur Liebig, le seul o ,e j’aie fait usage et qui est certainernen moins dispendieux, puisque lorsqu ^ le prépare soi-même il ne revient q . 40 centimes les 30 grammes, ne Ve „ se conserver qu’à l’état solide, et ^ être renfermé dans un flacon boucn l’émeri immédiatement après son froidissement à la sortie du creu .j , Lorsqu’il est en solution dans l’eaU!flj ; ne se conserve qu’autant qu’il est
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- *éJ*nure d’argent ou à un cyanure ayec '11(fUe- S’il n’est pas en combinaison c°mnn S SCls’ nc tarde Pas a se dé'
- d’anf Ser,en dégageant une forte odeur Pôt j, 1°n|aque et donnant lieu à un dé-ServpÜn ^*run rougeâtre. Alors il con cyaiJ encofe la faculté de dissoudre le °l)te .re d’argent ; mais on ne peut en
- Tellf 6 dépôt au moyen de la pile. aüx le résultat des recherches Sur j. es je me s,]*s longtemps livré e]]es »?enture de l’acier. Puissent-c°IÏ) ()1‘rlr quelque utilité à ceux qui, Une ^ol » se plaisent à consacrer Ces î-artle de ^eur loisir aux expèrien-tiq^1 ^trayantes de la galvanoplas-
- Uièf. <||rai encore un mot sur la ma-efret ,e sécher la pièce argentée. En hw *orsque l’acier, après avoir été d’ar Pe dans le nitrate de mercure et qUes -nt' a été soumis pendant quel -qu ü Estants à l'action de la pile et iiDp a Pris la couleur blanche, il est Voir i ^ dc * en retirer, et après l’a-Uielt ayé dans l’eau pure de le sou-ji^rPe a Une chaleur modérée, de ma-^ain so*1 légèrement brûlant à la vant 1 ^e dépôt d’argent qui aupara-lïj^.etait peu adhérent, contracte im-p|0nlaleiûent une grande solidité. On je PS? ensuite de nouveau l’acier dans d-a ain de cyanure de potassium et „Jfent, et quand la couche est suffi-dCr^nt épaisse on la fait sécher une obtj lerc.idis de la même manière. On frPh,ent ainsi dans tous les cas une ar
- EUre lt^ès solide‘
- cher ' n’ d‘ra' ne ^aut Pas °her-
- gen. a hâter le dépôt de la couche d’ar-v0]ü e.n employant un anode d’argent Soumlneu*,car ü en résulterait des h fa Ures qu* seraient sans adhérence. HjipP': au contraire employer un anode Ceri P et long que l’on plonge à une Cyaaine profondeur dans le bain de jour e.d’argent, mais en ayant tou hvô S0*>n ^ éviter le dégagement de qij^ r°gène à la surface de la pièce par . arSenle- Quoique ce dégagement pres'Sse sans inconvénient lorsqu’il est vitei?Ue ^nsen^it»le, il vaut mieux i’é-CerK.Coniplétement, car poussé à un fl(jrçln degré, il donne I ieu à des souf-Ploip ,ns la couche d’argent. J’em-t°n jj^inairement une pile de Wollas qn>o e *0 éléments, disposésde manière ra,ltn Peut à volonté modifier le cou le ijaer? ]a plongeant plus ou moins dans tagj^oe excitateur. Il m’a paru avan-pioje ^ Pour l’argenture, lorsqu’on em-cyanure préparé avec l’argent gir mant un dixième de cuivre, d’a-(*'ec des éléments très petits et un
- courant assez fort ; il vaut mieux dinii-nuer l’étendue des éléments et exciter la pile un peu plus fortement. Au reste, quoiqu’on obtienne une bonne argenture en se servant du cyanure préparé avec l’argent allié au cuivre, l’opération est plus facile à conduire en se servant de cyanure d’argent pur; le dépôt s’opère alors avec un courant moins fort. Il est essentiel d’employer des conducteurs très-longs et très-minces; je donne ordinairement au conducteur zinc une longueur d’un mètre et d’un demi-mètre seulement au conducteur cuivre en contournant l’un et l’autre autour d’un tube de verre. Quant à l’effet d’une forte chaleur sur l’argenture , il faut observer qu’il est beaucoup moins sensible sur la pièce argentée, lorsque le dépôt d’argent est mince, que lorsqu’il a acquis de l’épaisseur. Car alors, quoique l’argenture supporte facilement un bruni très-prolongé , une chaleur un peu forte y occasionne des soufflures.
- Note sur la cause de la couleur matte blanche que prend parfois la dorure galvanique.
- Lorsqu’on veut opérer le dorage des objets en fer, bronze et cuivre à l’aide de la dissolution de l’or dans le cyanure de potassium , on sait qu’il arrive souvent que la couche d’or qui se dépose est plus blanche que quand l’or est dissout simplement dans le ferro-cyanure jaune de potasse. On observe même parfois que lorsqu’on fait usage d’une lame d’or comme anode, et qu’il y a absence complète de toute trace de platine et d’argent, que les objets se recouvrent d’un enduit blanchâtre au lieu d’une belle couche d’or. M. Elsner a entrepris quelques expériences pour chercher la cause de ce phénomène ,et il n’a pas tardé à reconnaître qu’il se manifestait surtout lorsque la dissolution de cyanure de potassium était en grand excès vis à vis l’or. Conduit blanc se dissout très-aisément dans l’acide chlorhydrique ou l’acide nitrique, et par conséquent ce n’est pas de l'or ; ces acides renferment alors de la potasse, et tout démontre que cet enduit n’est autre chose que du potassium réduit qui s’attache au métal et s’oppose au dépôt de l’or.
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- Rapport sur Voléomèire à froid de JM. Lefebvre, courtier de commerce à Amiens, fait à l’Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.
- Par M. J. Girardin ,
- Professeur de chimie, à l’École municipale de Rouen et à l’École d’agriculture et d’économie rurale du département, président de la Société centrale d’agriculture de Rouen, correspondant de l’Institut royal de France, etc.
- Lorsqu’en 1841, la commission dont j’ai en ce moment l’honneur d’être l’organe (1), vous faisait connaître et approuver l’instrument que M. Laurot, de Paris, a imaginé pour constater la pureté de l’huile de colza brute (2), elle ignorai tcomplétement qu’une autre personne s’occupât de la même question , et cherchât un moyen pratique de distinguer toutes les falsifications que l’on fait subir aux différentes espèces d’huiles commerciales. Cette personne, c’est le doyen des courtiers de commerce d’Amiens, M. Lefebvre , qui, depuis 1839 , a consacré tous ses soins à la construction d’un instrument qu'il a nommé oléomètre à froid , et qu’il a soumis à votre examen à la fin de l’année dernière.
- C’est à l’intéressant travail sur les huiles fixes, publié en 1839 par M. Fauré , pharmacien à Bordeaux (3) ; c'est à l’examen sérieux de la table de densité donnée par ce chimiste pour les différentes sortes d’huiles, que M. Lefebvre avoue être redevable de la pensée qu’il eut dès lors de confectionner un véritable densimètre pour la distinction de ces produits. Mais en remar-
- (1) La commission se composait deMM- Per-son, Preisser et J. Girardin.
- (2) Voir le Technologisle, 4« année, p. 148.
- (3) Examen analytique et comparatif des huiles lixes introduites dans le commerce pour les arts et l’économie domestique, par M. Fauré. {Actes de l’Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux. fr<= année, 2L trimestre de 1839, p.389.=Le Technologiste,
- année, p. 205.)
- quant les dissidences qui existent les diverses tables de densité don ^ par les chimistes, et se trouvan ^ désaccord avec eux pour un ?r,e< nombre de poids spécifiques, M-febvre prit le parti de n’opérer flue£|(j[1 des huiles extraites par lui-même, ^ d’avoir des types exacts. Aidé p®! -e ancien préparateurde l’École de cm ^ de Rouen, M. Bénard, pharmaci Amiens , il se procura des graines P 5 res de toutes les espèces de P oléagineuses, tant du nord que du m et en 1841, il put avoir toute la 5 des huiles commerciales dans un » ^ grand état de pureté. C’est alors £1 put asseoir ses procédés sur une • exacte. Ce n’était pas une chose a -r facile qu’on pourrait le croire , d a ^ des graines oléagineuses exemptc ce tout mélange. Ainsi dans le connu ^ on ne fait aucune différence entre,es colza d’hiver et le colza d’été , entre deux espèces de graines et celles navettes d’hiver et d’été: aussi les ^ lange-t-on habituellement; et cep dant il y a entre les huiles de ces 9U‘ s espèces de semences , des différen , bien tranchées quant au poids sf cifique. Il est également presque > possible de rencontrer dans le connu s des graines de lin bien épurées ; ce ^ surtout qui arrivent de la Baltique tiennent de 7 à 8 pour 100 de came1 2 3 ^ de ravison et d’une espèce d’ivraie ‘ rineuse : d’où il résulte que 1f extraite de ces graines mélangée* jamais la même densité. j
- Schübler et les autres chimiste* ont donné les poids spécifiques ( huiles, ayant toujours opéré sur huiles commerciales , c’est-à dire P, venant de graines plus ou moins ^ langées , il n’est pas étonnant que )S erreurs graves se soient glissées o leurs tables, et qu’on ne trouve concordance dans les chiffres qu ’ls^ce affectés à la densité de chaque esp d’huile. .jf.
- M. Lefebvre a rectifié tous ces c\e fres , et voici le tableau qu’il d0l?° e][e la densité des huiles, comparée a je de l’eau distillée , à la température -J-15°, et représentée par 10,000-
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- kil.
- Huile de suif ou oléine.........................9,003 ou 90,03 l'hectolitre.
- de colza d’hiver . . . 9,150 91,50
- de navette d’hiver . . . 9,154 91,54
- de navette d’été ... 9,157 91,57
- de colza d’été ... 9,167 91,67
- d’arachide . . . 9,170 91,70
- d'olive . . . . 9,170 91,70
- d’amandes douces. . . . . . . . 9,180 01,80
- de faine . . . 9,207 92,07
- de ravison , . . . 9,210 92,10
- de sésame , . . . . 9,235 92,35
- de baleine filtrée . . . . 9,240 92,40
- d’œillette . . . . 9,253 92,53
- de chénevis ... 9,270 92,70
- de cameline , . . . 9,282 92,82
- de coton . . . . 9,306 93,06
- de lin . . . . 9,350 93,50
- s’ap ,.0ns ici en passant que ces chiffres °blen <HleiU à des huiles récemment üensj.Hes- Lorsqu’elles vieillissent, leur ^ent au§mente toujours sensible-Cati0 ’ Sans doute à cause de la modifiée,...0 Pios ou moins profonde qu’elles l’airUVei.11 de la part de l’oxigène de Par ’ Hui > comme on sait, est absorbé Wii es‘ L’est ainsi, par exemple , huile de coton fraîche pèse rèn„ ’ tandis qu’après deux ans de f’Ls dans un flacon , elle pèse 9,320. $Ur |^ntlentati°n toutefois ne porte que esdeux dernières décimales.
- te
- Pour procédé employé par M. Lefebvre d’ijui^coonaître les différentes espèces sür es pures ou mélangées, repose loe» Principes :
- ont î<Ue les différentes huiles pures chan^es densités différentes, et qui avec ia température ; deu yu’en général, on ne trouve pas à ia *)uiles qui aient la même densité Si h 016 température, sitç j,°nc on arrive à connaître la den-tejup,Une huile, et en même temps sa table 1rataÇe , on n’a qu’à consulter les ïente ^.indiquent les poids des diffé-tUress. huiles pour toutes les tempérait. p y1 ces tables ont été dressées par sitôt . Vre)» l’espèce d’huile est aus-tU(je déterminée ; et, s’il y a incerti-d^i»nfntre deux huiles , des caractères la nu *Ues interviennent qui décident gestion.
- SaS*t d’huiles mélangées, le ftuiér. Pr°cédé s’applique, parce qu’en quj a , )n ne peut pas faire de mélange (lotla d ,*a même densité qu’une huile si Ce. e a la même température ; et que partia Poss'hle pour quelques cas ullers, des caractères chimiques Technologitte, T, VI. Mars — i§45.
- peuvent établir la différence. Notons , d’ailleurs, qu’il ne s’agit ici que des mélanges en proportions assez fortes pour qu’on ait quelque intérêt à les faire dans le commerce.
- Pour mesurer la densité qui sert ainsi de caractère principal, M. Lefebvre a construit un aréomètre qu’il suffit de faire flotter sur l’huile ; à la hauteur où s’enfonce la tige , on lit le nombre de kilogrammes que pèserait l’hectolitre de l’huile en question ; la densité est ainsi caractérisée.
- La densité des huiles change tellement par la chaleur, que dans sa mesure il est indispensable d’avoir égard à la température. Dans le procédé de M. Laurot, adopté jusqu’à présent par les épurateurs , on porte l’huile à une température déterminée , celle de l’eau bouillante, et c’est alors qu’on détermine sa densité. M. Lefebvre, au moyen de ses tables, qui donnent les densités à toutes les températures, peut opérer à froid, ce qui est infiniment plus commode.
- Disons ici, pour n’y plus revenir, que l’oléomètre à chaud de M. Laurot n’a été construit que pour la seule huile de colza, tandis que l’oléomètre à froid de M. Lefebvre peut servir pour toutes les huiles indistinctement. Ajoutons que le premier instrument qui marque 0° dans l’huile de colza d’hiver, s’arrête au dessous de 0° dans les huiles de colza d’été, et dans celles de navettes d’hiver et d’été : de sorte qu’il peut faire considérer comme des falsifications des mélanges de ces différentes huiles les unes avec les autres, mélanges que le commerce cependant a toujours accep lés comme huile de colza pure.
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- ^ L’instrument de M. Lefebvre a la forme d’un aréomètre ordinaire , seulement le réservoir cylindrique est très, grand et la tige très-longue. Celle-ci porte une échelle graduée sur laquelle sont inscrites les densités comprises entre 9,000 jusqu’à 9,400, limites entre lesquelles sont renfermées les densités des diverses huiles commerciales , ces densités étant comparées à la température de -f- 15°, à celle de l'eau distillée prise pour unité , et représentée par 10,000. Seulement, comme il eût été impossible de placer quatre chiffres sur l’échelle , on a retranché le premier et le dernier pour ne conserver que les deux du milieu , ce qui n’a aucun inconvénient dès qu’on en est prévenu. Ainsi, les chiffres de 1 jusqu’à 40, placés sur l’échelle , doivent être précédés de 9 pour exprimer la densité et le poids de l’hectolitre. La place de l’huile de colza, par exemple , se trouve au nombre 15 ; il faut lire alors 9,150 de densité, ou 91 kilog. 5 heclog. pour le poids de l’hectolitre, ou encore 9 hectogrammes 15 gram. pour 1 litre.
- A la gauche de l’échelle et en face de la densité se trouvent le nom des huiles. Pour la facilité des vérifications, leur place est représentée par une couleur à peu près semblable à celle que prend chaque espèce sous l’influence de l’acide sulfurique concentré, réactif que M. Lefebvre a emprunté à M. Iley-denreich pour caractériser chaque huile en particulier. Ce sont ces couleurs qui font mieux distinguer la place où s’arrête le niveau de l’huile sim l’instrument; de cette manière, on n’a pas besoin de retirer celui-ci pour connaître la densité exprimée en chiffre.
- On peut donc remarquer si l’huile dépasse ou n’atteint pas la place qu’elle doit occuper, en regardant la couleur sur l’oléomètre , et en comptant les divisions en plus ou en moins ; ce sont encore ces couleurs qui permettent de faire la vérification dans les barils, puisqu’il est très-facile, par elles, de voir où s’arrête le niveau de l’huile.
- L’instrument ayant été gradué pour la température de -j- 15°, il y a donc toujours nécessité de consulter la température de l’huile au moment où l’on y plonge l’oléomètre , et de faire une correction au chiffre obtenu, lorsque la température est inférieure ou supérieure à -j-15°. D’après M. Lefebvre , la correction pour toutes les huiles est de -j—1 ® 1/2 centig.pour un millième de densité en plus ou en moins , à partir de 15°, soit 3° centig. pour 2millièmes, 6° pour 4 millièmes,, etc, Lors donc
- qu’une huile est à -j-18° centig- > | mètre descend alors à 2 millic® ^ dessous de la densité réelle, et1 donc augmenter de 2 millièmes trouvé. Si l’huile est à -j- 12°, 11, ssu5 ment s’arrête à 2 millièmes au-o ^ de la véritable densité , et il *a“ p lors diminuer ces 2 millièmeS densité apparente. .Je
- A -f- 3° pour les huiles de col*3 la navette , à -f- 8° pour l’huile d’ob ’je vérification ne peut avoir lieu a .^e de leur concrétion. Il faut at°J,s,s3i, chauffer l’huile dans le tube d ej,eatx soit avec la main, soit avec de L{er tiède , et avoir la précaution d aog l’huile avec une baguette, ou ui avec le thermomètre. ,atjf5
- Pour éviter tous les calculs r^1 ^c. aux corrections de température, J*1* ^5 febvre a pris la peine de dresse j tableaux donnant les poids de* hul re§ l’hectolitre pour toutes les temper? nj ordinaires , c’est à-dire celles q,]1 .:<r, comprises entre -J- 30,J et — 6° cCl Ces tableaux font partie d’une ^ explicative pour l’emploi de 1 j„, mètre, que l’auteur a jointe à ce strument. nCut
- L’instrument de M. Lefebvre non-seulément permettre la disb11^ ^1 des huiles entre elles,mais, justj3‘ certain point, faire reconnaître le ^,f,t langes des unes avec les autres-.'^jt la différence de prix des huiles cfi1 ^5 qu’on mélange entre elles des e$L p de différentes valeurs ; c’est au5i; différence de prix des tourteaux fl’jLpe qu’après avoir obtenu l’huile 0 ge graine , on en broie les tourteau* ceux d’une plus grande valeur. Le* langes de tourteaux procurent, n' ,rs battage , une huile qui est toUJ")S introduite dans celle du prix ,e ‘rp5 élevé. Ainsi, si l’on mélange deux s ^ de tourteaux, œillette et lin a
- sûr l’huile qui en proviendra sera < j p. tée à celle d’œillette rousse P°°^|c^ brique , souvent d’un prix pluS que celle de lin. . c|ioi>
- On n’a pas à craindre l’introu11 |{$ des huiles d’olives comestibles huiles communes d’un prix rf*01 maison mélange les huiles d'olivC^jl la bouche avec celles de sésame , lette ou d’arachide. j
- ( La suite au 'prochain
- rain
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- appareil propre à séparer les nut-5 res grasses et huileuses des mem-rane$ qui les renferment.
- ^ar Mjj
- • R. Mollet et J. Brldgman.
- Parer ,s nous sommes proposé de sé-lue re r mai^res grasses et huileuses eivèa'Mrment *es substances animales qui pla'es des parties membraneuses ^boH Contienuent ou les entourent, Un a a en. les faisant passer à travers less0f^ particulier, et ensuite en déCtjj ellant au procédé qui va être
- filtration on aperçoit encore quelques traces de charbon, on filtre une seconde fois à travers un tissu quelconque.
- Au lieu de passer les matières grasses brutes entre des rouleaux à pointes semblables à ceux ci-dessus décrits, on peut les introduire entre des plaques de métal chauffées auxquelles on imprime un mouvement de va-et-vient, mais les rouleaux sont préférables comme plus convenables et d’une application plus générale.
- chitje PR 66» est le bâti de la ma-a ’ Un? Pa^re rouleai,x ar-*acecon nts a,§u®s sur toute leur sur-dan3 ipVexe et se pénétrant l’un l’autre C,c> Un Ur ®0Uïcment de révolution ; «Dgre e Paire semblable de rouleaux a tient3*11 auss* l’un dans l’autrer ma*s Ûes Ure Plus large et séparée par PaiPe *nnelures dites en U. Ces deux la Va ae rouleaux sont chauffées par r‘ ^ est une lrémie d’ali—
- P°ur *es r°uleaux î e->
- fle l’a aade roue dentée fixée sur l’axe Pu u® ces rouleaux b et menée par °n f qu’on fait tourner avec ajVefie 9• De l’autre côté de cet <lîns », Un® roue dentée qui engrène sut k ne autre roue semblable montée Saam l’autre rouleau et commu-JaCT» celui -ci un mouvement simulant i est un tablier sur lequel tom-alles *®s parties membraneuses et où |oir8 a°t conduites dans des réser-'«$ r6p ac®.5 près de la machine pour SWf ,Vo*r t », un vase dans lequel ruar 's P°rfi°ns grasses et huileuses Si jat,eres sur lesquelles on opère.
- Séçs ,es parties membraneuses déchar-Pléterv.ar I® tablier h ne sont pas cornai hïif«U épuisées des matières grasses Pas6Uses qu’e|les renfermaient, on chinç Se une seconde fois par la ma Puis ^0u ,Par une paire de rouleaux c^Uffc°n.^s Par un bâti particulier et légalement par la vapeur.
- ^ fass^tières grasses et huileuses qui ^mj^blent dans le réservoir i sont lqu’0nes Par des tuyaux de vapeur cae yoit pas dans la figure), jus-.qu’ei^s soient amenées à un liquéfaction, que toutes les s grossières ou à peu près Sel. p reuferment se précipitent au n Cet état on décante la portion Sue flàn *» Passe a travers un tissu , tel » SU a^h.® » toile de coton ou de lin, r 6t fiCr*n> etc*> et on ^ tre a Davers 5PtçrvT-e charbon animal ou végétal, “tiér de préférence ; si après cette
- Note sur le coloriage des cartes géographiques et des plans par la lithographie.
- Par M. Derenémesnil, chef de la lithographie à l’imprimerie royale.
- L’impression lithographique en couleurs n’est pas nouvelle ; depuis près de vingt ans on la pratique en Allemagne , et déjà en France le colonel Raucourt donnait dès 1819, dans un traité fort remarquable sur la lithographie , quelques indications théoriques dénaturé à conduireà de bons résultats.
- MM. Engelman et Graft, à Paris, par les produits qu’ils [ont mis au jour depuis plusieurs années, et par la manière intelligente avec laquelle ils ont exercé cette industrie, lui ont acquis dans les arts, sous le nom de chromolithographie, une place assez distinguée.
- Mais si ces deux artistes et les lithographes qui en même temps qu’eux se sont livrés à l’impression en couleurs ont obtenu quelque succès , il importe de constater qu’ils ont uniquement dirigé leurs efforts vers la reproduction plus ou moins heureuse des estampes coloriées au pinceau après avoir échoué devant les difficultés réelles que pré-i sente la coloration des cartes et le lavis des plans qu’ils considèrent encore au-jourd hui comme impraticable.
- Dans le coloriage des dessins, en effet, l’emploi des couleurs est combiné de telle sorte qn’on arrive presque toujours au but qu’on s’était proposé, soit qu’on les fixe à la place même qui leur eststrictementassigné, soit qu’elles s’en écartent sensiblement dans un sens ou dans un autre. ^ C’est par cette raison qu’on néglige d’arrêter les contours eY qu’on applique d’abord les teintes les» plus pâles , les teintes foncées étant destinées à combler plus tard les lacunes qui s® produisent trop fréquent-
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- ment entre iespfemîères. De là naissent toutefois les tons neutres et lourds qui affectent si désagréablement la vue dans les productions de ce genre.
- Nous ferons remarquer en outre que la dimension de ces sortes de dessins est fort limitée, et que le mérite de leur exécution décroît en raison directe de l’augmentation du format.
- Le coloriage des cartes exige impérieusement au contraire que les contours soient fortement et franchement accusés, et que les couleurs appliquées avec justesse recouvrent d’une manière précise les surfaces auxquelles elles sont affectées, sans lesdéborder et sans empiéter les unes sur les autres. Ce coloriage doit pouvoir aussi s’effectuer en général sur des formats de grande dimension.
- Au reste, pour mettre à môme de bien apprécier la valeur des observations qui précédent, ainsi que le degré d’importance des moyens imaginés pour obtenir de la lithographie un coloriage des cartes aussi parlait que celui exécuté par les mains les ;plus habiles, il est utile de faire connaître d’abord aussi brièvement que possible les procédés en usage aujourd’hui pour l’impression chromolithographique.
- Los lithographes, imitant en cela les fabricants de papiers peints, divisent le motif ou le sujet qu’ils ont en vue d’exécuter en autant de parties qu’ils veulent y employer de couleurs, ce qu’ils obtiennent ordinairement en prenant un nombre égal de calques partiels, lesquels sont reportés isolément chacun sur une “pierre et servent de guide à l’artiste dessinateur pour l’exécution du travail qui le concerne. On a soin par conséquent de ne décalquer sur la pierre affectée à la couleur brune que la portion qu’on destine à surcharger des teintesclaires pour les modifier, ou enfin pour combler les intervalles laissés en blanc par suite des imperfections du travail. 11 en est de même pour les autres couleurs, et dans cet état l’ensemble du dessin, ainsi fractionné, ressemble tout à fait aux pièces de ces jeux de patience que l’on donne aux enfants dans le double but de les amuser et de les instruire, mais ici c’est la presse lithographique qui se charge de l’assemblage des diverses parties.
- A cet effet, après avoir tracé à distance égale sur chaque pierre à leurs bords opposés des points dits de repère, qui aideront l’imprimeur dans la mise en train ou le calage, pour employer l’expression technique, une de ces pierres est placée par lui sur une
- presse munie d’un châssis a tep j dans le centre de laquelle il c“cr oSsi-la mettre aussi exactement que P ^ ble, puis il l’y maintient au 010T (1 ravis destinées à cet usage. Ces Pre/Jlage tifs étant achevés il procède au s de la première couleur en même t .[S qu’il pratique un ou plusieurs P^, trous aux extrémités de chaque ^ nt plaire, à l’aide des pointes dont armées les bandes mobiles du e* |cS et sur lesquelles on applique t0, ores-feuilles alors qu’elles reçoivent »a P (je
- sion. Changeant successiveinen e
- pierre on opère de la même u*® r$, et autant de fois qu’il y a de cou 1 .i( je en se servant des trous ménagés u^ début pour retenir les feuilles (laIl.s ,i situation telle que les raccords pu'5 s’effectuer le mieux possible. , Diverses causes tendent cepepd* ar. contrarier sans cesse les dispositif1 ^(S rèlées dans ce but et à détruire 'eS.c jre. qu’elles étaient appelées à ProCl üZi-Ces causes, au nombre de quatre» sislenl : , .,rf5
- 1° Dans les différences sijc^.(|ii qu’elles soient qui résultent toujou1^, fractionnement du dessin et de sou cution d’après des calques par^fls[
- 2<> Dans l’allongement du PaP,er’|a-3° Dans la difficulté extrême de cer la pierre bien parallèlement règles du châssis à repérer ; .je
- 4° Enfin dans l’agrandissement déchirement des trous de pointure- ^ Les défauts qui se manifestent * points de contact entre les d*Vle[ors parties qui constituent le dessin p de la réunion de ces parties sont f ^ mulés , comme on l’a dit plus par les débords de couleur qu’on 1? subsister à dessein à leur périphef* • La seconde cause d’erreur, Ia. jument du papier, qui résulte ordin3/,^ ment, soit de la portion d’hof1^ qu’il a puisée dans l’atmosphère»,*e de son contact répété avec la P*jjji imprégnée elle-même d’une q,,an.0n d’eau assez notable, soit enfin de s ^ passage réitéré sous le rateau “ jj, presse ; l’allongement du P^PierLeol sons-nous, produit aussi l’allonge,11,..;,
- de la portion ou des portions de de j déjà imprimées, ce qui rend le parfait impossible ; dans ce cas co«”jS dans le précédent, c’est aux def (J)e de la couleur qu’on a recours c°' moyen de rectification. ^ ^ue On pourrait, il est vrai, à -e\re épreuve, changer la position de la P1. -0|i relativement à la feuille, ou la P°.SI re, de la feuille relativement à la P,e aj$ pour partager ainsi les différences»
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- les p^ssis à repérer en usage, avec ration ° S reP®re adoptés, cette opé-Ujent ae Peutse faire que par tâtonne-blejof ^^ande un temps considéra-le hasa <iU On n'a Pas malheureusement dès |0rra P°ur auxiliaire. On concevra
- ^°rdsd ^Ue ce^e f°8S encore *es dé-de C(1,,„e c?uleur soient Tunique moyen Q^ion usité.
- et a l’agrandissement des trous -.j, ere résultant de la traction et depv Pr°Palsion exercées à la fois aux
- JfVw ^Xtrftrrnfûf' rl A 1a fniiîlln 1 apc rl a
- de
- !0tiD xtrémités de la feuille lors de ?ifapr.SaSe sous le rateau, il est tel 5°nt hoS c*n(ï ou S8X Orages ces trous Je de service et présentent, on l'eppli ’ un obstacle insurmontable à d’u|î Diat,0n même à peu près exacte, b’elUs grand nombre de couleurs, »oüs amen des causes d’erreurs que NSentenons de signaler, et qui jusqu’à eUre , °nt arrêté les imprimeurs dans
- t il/j lllipillliuuio XICHU
- Phiqll entatives de coloriage lilhogra-düit n aPPüqué aux cartes, nous con-^ScrinrUre^ement a i ®tude et à la * l’ipjP . n des procédés mis en usage falle j,mer‘e royale pour colorier la assembla.ge de la carte gêo-CçVf de France.
- leu>Ue, dont le cadre présente ,5;>UPerf*cie de 0m,57 de large sur tf5cé t\.e. ^aut, est recouverte, outre le Wates l!j? e,n n°ir, de vingt-trois teintes ï,nt à a ^rentes k‘en tranchées ser-% Co ^signer la nature des terrains ^ntçjt'tuent le sol de la France ; ces Niits ,reParties sur une infinité de (s pju<le la surface affectent les formes s varièes. et sont pour un très-d’une telle ténuité qu’elles ”Hes s 1 à peine un millimètre carré.
- de p* de plus séparées entre elles rèçj ,g®rs contours en lignes poncée ^ d est surtout interdit au colo-’ailfranchir; en un mot, ce tra-^iirPtu,?d à un extrême degré tous les
- XiSe(lilticullés-
- nerchô ' ^amhmant comment on a J-4 Cg a vaincre.
- suj d’assemblage avait été gra-S la c.uivrÇ, on s’est donc trouvé N s,nécessité d'en exécuter un rc-P*f| er) P’erre. Divisant ensuite ce re-
- %
- d^*içs Quatre parties égales sur deux ^it 11 crayon se coupant à angle Cft (p centre du cadre , on a recou-$ lii>p Cre. la portion seulement de Vpiee* située aux extrêmes bords h.ÇlU i.rre : puis on a dressé égale-encre, à l’un des angles de la ii ,^e ^PPosé à celui contenant l’é-A||e es couleurs de la carte, une 'aiepgj^Hddable mais d’aussi petite n fiue possible, et renfermant
- un nombre égal de cases. Ce travail préparatoire achevé, on a tiré sur cette pierre, que nous nommerons pierre matrice, sur du papier bien sec, vingt-trois empreintes qui ont été à l’instant même décalquées sur autant de pierres préparées à cet effet ; on a eu soin à chaque tirage d’épreuve de laisser bien sécher la pierre matrice avant d’y appliquer la feuille de papier. On a eu soin également de s’assurer que cette feuille ne s’était pas allongée sous le rateau, en comparant la dimension des cadres de chaque empreinte avec celle du cadre de la pierre matrice, car si l’opération est bien faite, elles doivent être identiquement les mêmes ; dans le cas contraire , il faudra recommencer et remplacer les empreintes défectueuses.
- On a obtenu par ce moyen vingt-trois tracés entièrement semblables, pour l’ensemble aussi bien que pour les détails, et pourvus en outre de lignes de repère invariables, soit pour le calage, soit pour le raccord des couleurs.
- Les empreintes ont été remises en cet état à l’écrivain lithographe , qui a rempli à l’encre sur l’empreinte destinée à colorier en rouge, les contours affectés au rouge ; sur l’empreinte destinée au bleu, les contours assignés à cette couleur, et ainsi des autres. On a obtenu de la sorte des planches de coloriage découpées pour ainsi dire les unes dans les autres, d’une exactitude rigoureuse, et ne laissant entre elles d’autre intervalle, d’autre solution de continuité que les lignes ponctuées servant à leur délimitation.
- Passant ensuite au tirage, la pierre matrice a été placée sur la presse dans une situation telle, que les lignes de repère tracées à l’encre sur les bords de ladite pierre, ainsi qu’on Ta expliqué plus haut, se trouvaient en rapport direct avec les lignes correspondantes inscrites pour cet usage, sur le milieu de la longueur de chacune des règles et de chacune des bandes du châssis à repérer. En se conduisant ainsi, on acquerrait la certitude que le cadre était régulièrement placé , bien carrément surtout au centre du châssis , et qu’en opérant de môme pour les autres pierres, quel qu’en fût le nombre, elles se trouveraient toutes dans une position d’une scrupuleuse identité relativement au châssis.
- Voici maintenant quelles furent les dispositions prises pour la préparation du papier.
- On choisit du papier fabriqué à la mécanique préférablement à du papier
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- vélin fabriqué à la forme, parce que oc dernier, par suite du mode employé pour sa confection, est plus susceptible d’éprouver un allongement considérable. On s’était assuré d’abord qu’il contenait peu ou point d humidité en prenant dans la rame deux feuilles reconnues de poids égal en faisant sécher l’une à l’étuve pour la comparer à l’autre. La différence de pesanteur entre les deux feuilles devant accuser la présence plus ou moins sensible de l’humidité.
- Le papier, se trouvant dans les conditions de siccité désirables, a été soumis à plusieurs reprises à une sorte de laminage très-énergique entre les cylindres d’un appareil à glacer le papier. Cette opération, en aplatissant le grain du papier, en l’assouplissant, a eu surtout pour effet de diviser les fibres de la pâte dans le sens de leur longueur, de les raccourcir par conséquent et de les soustraire en partie aux effets produits par les variations hygrométriques de l’atmosphère.
- Ces dispositions faites pour remédier à l’allongement du papier , il restait à prévenir l’agrandissement ou même le déchirement des trous de pointure qui, percés dans le papier, fournissent difficilement plus de cinq ou six tirages, la pâte, si compacte qu’elle soit, ne pouvant résister à une traction considérable exercée sur des points d’attache isolés de la grosseur d’une aiguille et qui tendent sans cesse à la diviser.
- On prit donc des feuilles de laiton laminé de l’épaisseur de celles qui servent à revêtir les bâtons d’ameublement dont les tapissiers font usage. On les divisa en petites plaques de 15 millimètres de longueur sur 5 de large, puis après les avoir repliées en deux , dans le sens de leur largeur, elles furent collées avec de la gomme arabique étendue d’eau, mais assez consistante aux extrémités de chaque feuille, où on les laissa bien sécher. On mit ces extrémités en contact lors du premier tirage avec les pointes du châssis à repérer, lesquelles pointes, pénétrant la feuille ainsi revêtue sur ses deux faces par les plaques métalliques, établissent des points d’attache permanents invariables dans leur diamètre, s’ajustant à frottement sur les pointures d’une manière parfaite , et d’une solidité, d’une résistance telle que cinquante tirages ne suffiraient pas pour les altérer.
- Les feuilles de papier ainsi préparées , le tirage des vingt-trois pierres a été eaècuté sans présenter de difficul-
- tés graves, mais sans qu’on ne»et néanmoins aucune des précautio ^ les soins de détail ayant pour bu tamment d’isoler le papier de tou ^ tact avec les corps humides, de |or5-couvrir d’ais en bois sec et épalS qu’on n’en faisait pas usage, Ç c^r aussi de s’assurer, à la reprise de .y que pierre, à l’aide d’un étalon conque, que le papier avaitconser dimensions primitives. t0gr
- Enfin, pour remplir toutes 'e,jaüé; ditions d’un travail aussi con\Ple* le châssis à repérer, en usage ?a s0jp imprimeries du commerce, avait n j0l) de subir dans ses détails sinon «a11*;, ensemble, de notables modifica*areil Il devait être pourvu d’un ‘'iPj^
- simple, mais d’une sensibilité tel)
- fût possible de mouvoir la feuü'e » t.e]u> le sens de sa hauteur comme dans e$ de sa largeur, de quantités si 1111 . pn que souvent elles n’excèdent Pa 5si dixième de millimètre: il ^a*!a'0nPût que, parti d’un point déterminé’ y revenir avec prestesse, sanS n0t, tion, sans tâtonnement; en un fallait que le châssis permît à la/ de se déplacer sur la pierre qlll’rft notre système, est invariablemen tée sur la presse. t . utfr’
- Il ne nous reste plus rien à aJ^b|agf si ce n’est que la feuille d’assd* 1 itc de la Carte géologique de Frai]c^y coloriée à l’aide des procédés Id phiques que nous venons dtjK rfr ce que nous regrettons toutefois voir pu faire d’une manière assez et avec plus de clarté (1).
- (O En présentant te Tableau d as-e c0jor' de la carte géologique de la France >^ d , par ce mode d'impression, à l'Acau» ,u0* sciences, MM. Dufrenoy et Élie d, ao^-it* ont fait remarquer que cette carte, <Iu'gCe9sei de large sur Om.52 de haut, et qui » ll0ir> vingt-quatre tirages, outre le tracé en cepe avec des pierres différentes, présent»1 dant, malgré cette multiplicité de j‘r <jeS8,L contours les plus délicats, et où K* „t les plus minutieux sont rigoureuse*1 jnS servés. Les bandes de terrains qui ?n , ept ûÀei
- 1 millimètre de largeur sont parfaite* ®
- tinctes les des unes autres, et la concoru sép» couleurs et des lignes qui marquent „ e* ration des terrains est tellement exa5t. cov’\e supporte un examen à la loupe- qd« „j quence, ces savants géologues croie1 q problème du coloriage par iinp.re!’"L.iie*1’1
- occupe la lithographie depuis si 1° 0 est maintenant complètement résolu-F. M-
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- ''biographie, ou manière de transporter des épreuves de la taille-jMc«, ou de V auto graphie, sur Plaques de fer-blanc, et de les wp Tixr -iodce.
- j primer sur des presses en taille-
- $<wS Pâques de fer-blancdu commerce °U3fi V's*^s en deux catégories de 20 vifon .\et ^e. ^ sur centimètres en-détai|’ G Pr*x est ^ et centimes en
- raj^ choisit sans boutons, sans tout ’ homogènes, droites, mais sur-q ans taches de rouille.
- VoiAfolit avec de la ponce lavée à Ja pan:.humide, ensuite à sec, avec du J, r ce soie.
- épAu^°graphie ou le report d’une Pierr *'raîehe tirée d’un cuivre, d’une Col|ée’ 8ur du papier de la Chine en-^(L* s® pose sur la plaque polie , un dessi^ain propre et le molleton par-8 -Après la première pression , p0(lrerî'eve doucement la maculature $èCL remplacer par une autre plus c0(J e > on donne encore un ou deux lpj.s de pressi°n. On mouille faible-w Paffier de la Chine ; il s’enlo-j a|sément, le report sera fait.
- W3 préParation consiste dans un raè-5e de :
- 50 parties d’eau sur :
- 5 de noix de galle (décoction). 5 gomme arabique en poudre. ^ alun de roche en poudre.
- rea^asse à plusieurs reprises le blai-Pl'im ^ dans ce mélange sur la la pr'6 ’ 0n Y jette de l’eau pour enlever i i‘e^paration ; on essuie, puis on passe à nj1 ,a§e , en se seryant d’un rouleau pe^Soce, garni de 3 llanelles et d’une Cre .folournêe , peu chargé d’une en-parj legère, majs bien broyée. (Nous graAs de l’encre d'impression litho-îfh‘que faible.)
- op ®n.s I eau qui servira pour humecter, pfçD e‘e une vingtième partie de la afifj^don que nous venons d’indiquer,
- entretenir sur la plaque.
- ètfg ’< hnge avec lequel on mouille doit humide, Pour empêcher le au de glisser sur la plaque. «uÆfj? se fait assez facilement, Camj0® l*raBe ex*Se une certaine pré-
- eA dessm ou l’écriture se trouvant frott *ef sur la plaque, il s’opère un lon„lenaent, un cbassement, par l’al-®DrpAent des langes qui salit les ^cho S* ^our I éviter , il suffira d’at-er les flanelles par un ressort à bre-
- telles aux parois supérieures de la presse à taille-douce.
- On peut imprimer le recto et le verso de la plaque en même temps, en posant le côté déjà encré sur une flanelle humide pour charger l’autre côté.
- Le transport de la musique se fait assez bien quand on sait tirer de bonnes épreuves de la planche d’étain à l’encre grasse, composée d’un tiers de cire jaune, suif et gomme laque fondus ensemble , et dans lequel mélange on ajoute la quantité necessaire d’encre ordinaire.
- Un ouvrier habitué à ce travail fera le double de tirage. Après siccation, les épreuves ne déchargeront pas, comme celles que l’on obtient de l’étain gravé.
- Ces plaques de fer-blanc peuvent servir de 10 à 12 fois de chaque côté avant que l’étamage s’en aille; le marchand les reprend à moitié prix.
- E. Knecht.
- Procédé pour reconnaître les mélanges d’essence de térébenthine avec d'autres essences.
- Par M. Méro , distillateur, à Grasse ( Var ).
- Les mélanges qui se font communément avec les huiles essentielles sans pouvoir les reconnaître mèmeà l’odorat, principalement avec les essences de menthe poivrée et avec celles de marjolaine, absinthe, lavande, aspic, sauge , etc., m’ont depuis longtemps fait désirer et chercher un moyen pour constater la présence de l’essence de térébenthine, qui est la seule employée à ces mélanges.
- En 1838, je suis parvenu à obtenir ce résultat par le procédé suivant, auquel je suis arrivé en reconnaissant que l’essence de térébenthine dissolvait facilement les corps gras, ce qui n’avait pas lieu avec les essences pures des labiées ci-dessus indiquées. Je pensai donc que l’emploi d’un corps gras pourrait indiquer la présence de l’essence de térébenthine mélangée avec les essences pures dont l’odeur masque celle de térébenthine.
- Je fis en conséquence des mélanges dans diverses proportions j j’essayai l’axonge, les huiles d’amandes, d’olive, d’œillette , etc. ; enfin , après un grand nombre d’expériences , j’acquis la certitude que l’huile d’œiilette était préférable , en raison de ce qu elle a tou-
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- jours la même consistance, n’importe ta température. En effet, c'est celle qui m’a donné les résultats les plus exacts pour reconnaître la présence de l’essence de térébenthine mélangée , dans de faibles proportions, avec les essences ci-dessus indiquées.
- Pour cela, je prends environ 3 grammes d’huile d’œillette, que je mets dans un tube gradué ; ensuite j’ajoute quantité égale de l’essence à essayer ; j’agite le mélange qui doit devenir d’un blanc laiteux, si l’essence est pure, tandis qu’il reste transparent et n’offre aucun changement s’il y a de l’essence de térébenthine.
- On peut s’en rendre compte en essayant d’abord une essence pure, ensuite de l’essence de térébenthine ; si l’essence est mêlée avec celle de térébenthine , même d’assez faibles propor-portions pour que le commerce puisse trouver encore quelque avantage à mélanger, on observera qu’elle se com-portecommela térébenthine elle-même, c’est-à-dire que le mélange ne se trouble pas, parce que les deux liquides se combinent parfaitement, tandis que l’essence pure présente toujours les mêmes caractères, c’est-à-dire que le mélange devient trouble et laiteux, et ne se clarifie qu’après plusieurs jours de repos.
- __ Pour faire cette expérience avec succès , il faut que le mélange des deux essences soit bien intime ; pour cela , voici le moyen qu’emploie le commerce : l’on prend l’essence pure, ensuite la quantité de celle de térébentine que l’on peut y ajouter, on les place dans une bassine à bain-marie, ou dans une capsule, s’il n’y a pas à mélanger ; l’on chauffe jusqu’à ce que le mélange, qui est d’abord trouble, devienne transparent. Par ce moyen, l’on peut se rendre compte de l’exactitude du procédé.
- Le mélange qui se fait en mettant 1 essence de térébenthine, lorsqu’on distille les plantes, se reconnaît de la même manière.
- Peinture américaine.
- On fait, dit-on, usage avec succès, dans les Etats-Unis, de la composition suivante pour peindre les bâtiments et les constructions.
- On prend 36 litres de chaux v> qu’on fait éteindre à la manière or naire ; quand elle est éteinte, on y aj°“ 10 kilog. de blanc d’Espagne, 8 kn' de sel et 6 kilog. de sucre. On j. passer ce mélange à travers un de toile métallique , et il est prêt a appliqué après l’avoir étendu d , froide. Cette application se fait à 1 ®*. rieur sur la pierre, brique ou b° ’ dans les parties les plus exposées-peut le colorer en telle nuance qu ja veut ; il en faut trois couches Pour„rt brique et deux pour le bois. On se s pour cela d’une brosse, comme P°urne peinture en détrempe ordinaire, ®n . posant une nouvelle couche que lorstj la précédente est bien sèche.
- A l’intérieur, on prend de même ' litres de chaux vive , puis 1,5 kU°8' t sucre, 2,5 kilog. de sel ; on prèpare applique comme précédemment. j
- Cette peinture qui est, dit-on, a® solide que celle à l’huile , est moins dispendieuse , et peut de recevoir toutes les nuances.
- Ac$
- Nouveau mode de préparation 0 bougies stéariques.
- Un fabricant, M. Klingenstein, d’obtenir une patente en Allei°a£jej pour un mode de fabrication des b°°® stéariques qui, dit-on , ne renfer1®^ que de la stéarine, et presque p3:,^ traces d’acide stéarique libre. ^olClrtu* renseignements encore incomplp15 q nous avons pu recueillir à ce sujpt' ^
- Le suif est chauffé jusqu’au p°in je fusion, puis refroidi avec beaucoup lenteur dans un vase enveloppé ^ . autour d’une couche épaisse d’un eo v mauvais conducteur de chaleur» dant ce refroidissement, Y" ,eUrinV de fusion different, il s opère un aeP entre la stéarine et l’oléine , et la jeure partie de la première subspi se sépare en retenant encore une »aJ . proportion de la seconde. En cet ej 0„ on décante, on soutire l’oléine, e je5 soumet la masse de stéarine dansüpe étendelles en drap ou en crin a, vigoureuse pression , qui en fait ec 1er presque entièrement toute I °^yec qu’elle renfermait encore, cette stéarine qu on coule ou m°u bougies.
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- ARTS MÉCANIQUES
- ^P/i'on de la turbine hydraulique Perfectionnée de M. Callon.
- occt* avons déjà eu l’occasion de nous réactif ^es hirbines et des roues à les p«> *} • et de décrire la structure et de jyj e^s de la turbine à double effet 5' an‘ ,• Kœchlin (le Technologiste, Al. pnne.e: Page 505); la turbine de née ntaine» 5e année, page 27, 6e an-R. f»n®e ®8), et end° la turbine de einpr,. 0n (5e année, page 128). Nous «le ferons aujourd’hui au bulletin Ve,hbr d’Encouragement, no-
- Pfésent • ^ * *a description et la re-cett» )îtat'on graphique suivante de la fn^re turbine.
- l'cale i est une sect‘on ver-
- a,, , *a turbine suivant la ligne 1, £uPlan; ’
- Pris!! ® est une section horizontale lig g a la hauteur de la ligne 3, 4,
- [PUe proprement dite se compose À, j disque ou plateau mobile en fonte Coupât le bord extérieur forme une 5Hbe nne.Plane destinée à recevoir les bre ? cylindriques en tôle a au nom-la ç Quarante, rivées d’une part sur ] r°nne inférieure , et de l’autre PitUf Couronne supérieure B. Des gar-®Ubees en bois sont ajustées entre les CalcJj ,et les couronnes ; leur forme est 0fifip e tuanière que la section des portj s de sortie soit inversement pro-lay^duelle à la vitesse relative que £ n® fluide possède en ce point.
- Centr ateau m°bile A est ajusté à son fbaieesurun manchon conique C en <W.’ e* retenu par une clavette in-ob0[| ^ans *es deux pièces : ce man-fer fc®t monte sur l’arbre vertical en clef,rgé D, où il est aussi fixé par une ^Ute demeure. L’arbre s’élève à la Son cUr nécessaire pour porter vers ipett^naet l’engrenage qui doit trans-l!nVe m°uvement.
- *‘iellr j°nd fixe E se loge dans l’inté-d°is du plateau mobile pour porter les bj|e. ou courbes directrices b en fontè p6 ^0n<? est calé sur une bague de Sc*iibl ’ ^u‘ *u’ sert de luoyeu et l’as-8 ôlèv ° au tuyau porte-fond F, qui daptçp a ^a hauteur voulue pour l’a-9U-(j aU premier plancher qui existe fl’nn de l’eau, par l’intermédiaire °^eu d, logé dans l’intérieur LesCUvotte en fonte G. t*0,hbrCOUrkes directrices , en même e flue les aubes, sont articulées
- ET CONSTRUCTIONS.
- comme elles, mais leur direction est opposée ; vers leur partie supérieure sont logées entre elles des cales arrondies en bois destinées à diminuer la contraction à l’entrée : elles sont recouvertes d’une plaque annulaire en fer méplat, portant le cadre circulaire en bois N, par l’intérieur duquel l’eau arrive à la roue.
- Autour du tuyau porte-fond et du moyeu du disque fixe, est placée une espèce de cloche en tôle E, qui sert à conduire l’eau sans interruption dans les canaux injecteurs.
- Le pivot aciéré K, sur lequel tourne l’arbre O et qui est fixe, porte vers le tiers de sa longueur une embase f, qui repose sur la face supérieure d’un manchon en fonte L, par l’intermédiaire de deux rondelles divisées en deux parties et retenues en place par deux petites dents. Quand le pivot est usé par le bout qui reçoit le grain d’acier ajusté dans l’arbre, il suffit de soulever la roue de quelques millimètres, de lever le pivot pour retirer les rondelles, et de les remplacer par d’autres plus épaisses.
- Le manchon L est calé sur la plaque d’assise en fonte M, boulonnée sur le massif de maçonnerie disposé pour recevoir l’appareil. Le pivot est percé dans toute sa hauteur pour servir de conduit à l’huile , qui est amenée jusqu’au centre du grain par un long tuyau recourbé g, terminé par un vase en forme d’entonnoir.
- La disposition du vanage de la turbine de M. Callon consiste dans l’application des obturateurs ou vannes partielles en bois H, suspendues à des tiges 1, au moyen desquelles on peut les manœuvrer à volonté ; chacune de ces vannes ferme seulement deux des orifices injecteurs ô, comme on le voit dans le plan fig. 9. Lorsqu’on lève une des tiges pour démasquer deux orifices, la vanne correspondante recule vers le centre de la roue en même temps qu’elle monte, afin de dégager de ces deux orifices les petits appendices qui y pénètrent lorsque la vanne est entièrement baissée, pour assurer sa position d une manière invariable; par cette disposition, les orifices injecteurs sont toujours ou complètement ouverts ou complètement fermés, c’est-à dire que la turbine étant calculée pour pouvoir effectuer la plus grande dépense d’eau de la chute, on ouvre
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- toutes les vannes lorsque le volume d’eau existe ; on en ferme , par exemple, le quart, la moitié ou même les deux tiers, quand l’eau diminue dans les mêmes proportions, en laissant les autres entièrement ouvertes.
- M. Callon attribue à sa turbine les avantages suivants :
- 1° Dans certains cas où le rendement des turbines ordinaires baisse d’une manière notable , celui de la nouvelle turbine se trouve conservé , puisqu’il est proportionnel au nombre d’orifices ouverts.
- 2° Le débouché des orifices injec-teurs étant proportionnel à celui des orifices expulseurs correspondants, et n’y ayant aucune perturbation dans le mouvement du liquide, tant en traversant les orifices injecteurs qu’en parcourant les aubes, il ne se produit dans la roue ni aspiration ni expulsion par le jeu qui existe entre la roue et les orifices injecteurs.
- 3' Le milieu du fond fixe E, étant occupé par une surface courbe qui se raccorde avec ce fond et avec le tuyau F, de manière à ce que les arêtes saillantes s'effacent, l’eau est disposée à entrer horizontalement et avec le moins de perte de force vive possible, dans les orifices injecteurs.
- 4° Les obturateurs qui ferment les orifices injecteurs devant servir exclusivement à régler la quantité d’eau à dépenser sur la roue, on peut employer, pour arrêter ou mettre en train, une vanne cylindrique fermant sur le châssis ou cadre qui entoure l’appareil.
- 5° Les canaux injecteurs n’occupent que le bord même du fond fixe; on peut multiplier ces canaux autant que peut l’exiger une direction parfaite des jets moteurs.
- 6° Les réparations sont rendues faciles par le mode de construction adopté : on peut enlever à la fois le porte-fond et le fond, avec les orifices directeurs et leur garniture, le cadre circulaire N et la plaque de fonte sur laquelle il repose , après avoir retiré les madriers minces qui entourent ce cadre ; on peut alors aisément atteindre à la turbine.
- La turbine que nous venons de décrire a été appliquée aux moulins à farine de Montigny-sur-Eure, près Til-lières (Eure). J
- Il résulte, des expériences faites sur cette machine, qu’avec une chute qui varie de 0m,90 à lm,25, suivant les saisons, on a obtenu une vitesse de 17,71 par minute, que le rendement moyen
- i aA
- annuel serait bien près de 80 P* ^ et que sauf le cas d’une sécheress d’une crue exceptionnelle, il ne .qq, cendra jamais au-dessous de 70 p-1
- Grande maehine à percer-
- Par M. C. Waltojv, constructeur » Leeds.
- Cette machine-outil a été construi^ pour percer des trous dans les P'^^nt qui dans les machines locomotive* destinées à livrer passage aux tuo § Elle peut percer des trous paral^ sur une surface de 45 à 50 déciçtë r carrés sans qu’on soit obligé de 1 ^ de nouveau les objets sur la table, tendu que d’un côté la tête qui P0ja. l’outil, et de l’autre la table sui s quelle appuie l’objet sont mobiles . des directions à angle droit l’uue l’autre. , ,;0n
- La fig. 10, pi. 66 , est une éleva vue par devant de la machine.
- La fig. 11 en est une élévation raie. en
- A, A, sont deux colonnes rond<*ai)le fonte, assujetties sur un banc ou ^ aussi en fonte U, au moyen de h°u 'tje et d’écrous et assemblées à leur P® j supérieure par une traverse C Pe. |e ses deux extrémités pour rcccvo.1 ^ bout des colonnes qu’on y assujetti ^ moyen d’une cheville d’acier. P eS c0-coulisseau horizontal fixé sur Ie* c, lonnes par des vis et sur lequel n>fl lionne et glisse le porte-outil E ^ Ée fait mouvoir horizontalement sl,r ^ coulisseau à l’aide d’une vis G 1 par un engrenage conique et une nivelle placée du côté droit de la \% chine, mais qu’on a enlevé da(1 mj fig. 11 pour laisser voir des parties r importantes.
- Le porte-outil E présente une ^ de forage, glissant dans une l0"^, douille en fonte qui tourne dans des ^ lets à chacune des extrémités du P°l(|e
- outil ; la douille reçoit le mouveiuen
- poulies fixées sur’elle et on y aaja,i5 un engrenage, comme on le voit ^ la figure, quand il s’agit de la,r®Le, trou qui exige beaucoup de *° e,it ou quand on a besoin d’un «îouveu ^ lent et puissant. Cette douille port®, lfle rr x l’aide u --
- un petit cône K, qui, à 1
- uve'
- courroie de cuir, imprime le 10
- ment à un autre petit cône L, don p
- bre à son extrémité présente u et gnon qui commande la roue den fûllé l’arbre à manivelle M. A l’extr
- à
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- Pleure fde cet arbre est aussi un jj ,re,P*gn°n, lequel mène la roue N Cj ee a demeure sur un écrou qui peut Ç’eCf er SU|" une grande vis verticale.
- st par ce moyen que s’opère de lui— tigep mouvement vertical de la
- j ,P°ur la faire mouvoir verticalement hor 1Ila*n ’.ü es* nécessaire de mettre S(1 s Prise le pignon P, en agissant son levier d’embrayage et de faire de la roue à manivelle N. De a ttte, en mettant en prise le pignon Q Uj c ia roue O, on communique un avement ascensionnel à cette tige. Poulies qui font tourner la tige i, *?lvent leur mouvement du tambour (]Prtlz,0ntal S, qui tourne avec divers c^res de vitesse par l’entremise d’un br e de poulies fixées sur le même ar-côn ^Ue et m's en action Par un (j., inverse calé sur l’arbre principal mouvement de l’atelier.
- SüM ^abfissant à demeure une chaise vie stable R de la machine, on par-pi nt à percer différents objets d’un s Petit diamètre, tels que des gîtes y coussinets dans des paliers, des q Ux dans des tiges et des bielles, etc. Cün .Peüt même appliquer en toute sé-dé cette machine à faire des trous
- Rn’ont pas plus de quelques centimes de diamètre.
- Crra table R se meut à l’aide d’une jetr^ill^é et d’un pignon, et est assu-«• Je aux quatre coins par des boulons ?es écrous.
- i]a ai souvent appliqué cette machine de 1 0168 ailiers à aléser des cylindres Vo-’ocomotives, caria tige peut rece-qu,r un mouvement vertical de 0m,60, Con°n P?urrait même augmenter, si on Jtruisaitune nouvelle machine, lier Machine qui est dans mes ate-tr s» Peut admettre des roues de 2 mè-jp0s de diamètre et y forer l’œil du î>u/eu Part en Part d’une manière Sl Parfaite qu’aucune autre.
- Expériences faites à Manchester sur quelques appareils à brûler la fumée.
- Les autorités administratives de Manchester et de Salford ayant déclaré depuis peu qu’elles étaient dans l’intention de poursuivre devant les tribunaux de police municipale tous les établissements qui répandraient encore après un délai déterminé de la fumée dans les villes, ou pour mieux dire qui ne brûleraient pas leur fumée, il en est résulté que beaucoup de manufacturiers ont entrepris des expériences comparatives sur le mérite de divers appareils proposés récemment pour atteindre ce but, entre autres un appareil de M. Partes et un autre de l’invention de M. C.-W. Williams, dit fourneau-Argand, dont il a été souvent question dans ce recueil. (Voir 7e Tech-nologiste , 3e année, pages 260, 315, 317, 338, 344, 385 537 ; 4e année , pages 56-59.) Jusqu’à présent les résultats sont loin d’être favorables à ces appareils, et on en jugera par le tableau suivant qui représente les diverses circonstances de construction, d’alimentation et de travail de plusieurs machines à vapeur établies dans quatre des principales filatures du Lancashire. Les machines A et D ont brûlé la même houille provenant du même gisement, tandis que la houille employée par les machines B et C a été d’une qualité légèrement supérieure à la précédente. Toutes ces machines ont été alimentées à la main, mais C et D présentaient proportionnellement une plus grande capacité pour la vapeur et ont fonctionné avec un tirage lent et mesuré. Les machines B et D ont été établies par le même constructeur et fonctionnaient absolument de la même manière.
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- TABLEAU COMPARATIF de la force et de la consommation en combustible des machines à vapeur dans quatre des principales filatures
- de coton du Lancashire, pendant Vannée 1843.]
- 5°
- 0°
- MOYENNE DE L’ANNEE.
- Force commerciale ou nominale en chevaux des machines...........................
- Consommation brute de la houille par semaines de 70 heures de travail en tonneaux. .
- id. id. par force de cheval et par heure, en kilogrammes.
- Force brute indiquée en chevaux, c'est-i-dire y compris les frottements.........
- Consommation netle de la houille en supposant 3/10 pour l’allumage ou la formation de la vapeur pour chauffer la filature, et aulres services distincts du travail des métiers et des machines, en tonneaux....................................................
- ------id. par force de cheval, en kilogrammes...................................
- Force effective indiquée en chevaux , en supposai t 0kil-.072 par centimèlre carré de surface pour les frottements dans la machine....................................
- Consommation nette de la machine calculée d’après la force précédente par cheval-vapeur et par heure , eu kilogrammes...................................................
- 160
- 80
- 7.20
- 318
- 56
- 2.51
- 297
- 0 B w 'S
- 206
- 100
- 6.80
- 2.68
- 390
- 70
- 2.65
- 360
- 2.77
- a a
- P «S
- A* a
- 100
- 50
- 7.15
- 195
- 35
- 2.60
- 180
- 2.80
- fi 8 2 o
- a Ta
- 40
- 25
- 8.95
- 71
- 17.5
- 3.52
- 66
- 3.80
- 268
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- Plus eau voir de la manière la ti0n ?Vl(lente que les appareils en question3 .ûler la fumée sont loin d’être li '0«»qucs, surtout celui de M. Wil-la In ’ Puisque tandis que sans appareil de u c?lne A n’a consumé que 2kil-,68 °u n Ul 6 Par Porce effective de cheval * 'We travail effectif d’un cheval,
- 1 îaè'i3 ( ,re Pour élever 70 kilog. à chineO .hauteur Par seconde, lama-^stihi’ a consommé le même com-ahni/) mais qui était pourvue d’un c’est^L-W illiams en a brûlé 3kil-,80, Würf -e meit'é en sus, et
- blgjjj e disproportion à peu près sem-Ujac.? s’est fait remarquer entre la
- t^iern aG ^ ct *a macbine ^ qui sor"
- ti0r)‘ des mêmes ateliers de construc-fanctionnent absolument de la Ij16 manière.
- ''en?6 aulrc circonstance qu’il con-li0n fussi de prendre en considéra où pc cst Que dans toutes les machines Cet a°n a aPPliqué l’appareil Williams, ttujjj^reil s’est montré excessivement dit q e aux chaudières, au point, est-il expAa.ns les notes qui mentionnent les tUtLriences de Manchester, que dans le dière esPace de temps où une ehau-t(!i| f 0rdinaire, c’est-à-dire sans appa-\jCe umivore, a été mise hors de ser-’* a fallu renouveler deux fois, et fois ] ’ (*ans quelques cas, jusqu’à trois o* «fond des chaudières auxquelles Wi|,ad appliqué le mode de chauffage trilj'^ms. Cet effet désastreux est at-f^ha r*u resle aux refroidissements et dai)5 ”ements que l’air froid éprouve htnj Certains cas aux orifices de distri-et de la part de la llamme dans
- p,Quanq à l’appareil de M. Parkes, il p]J*ru présenter de résultats un peu iiau1avantageux que celui de M. Wil-tiun ’ Que parce que la machine fonc-- nr(^,P.ar expansion de vapeur, ce qui 20 Une économie au moins de
- de'
- ti0r) P- lOü, Sans cela, sa consomma-Cr|corU' probablement supérieure a e a celle de l’appareil Williams. stari ne saurait donc, dans ces circon-Çes ^ ^commander l’un ou l'autre de *1 se^Pa^eils, et jusqu’à nouvel ordre sirn a Préférable d’adopter la méthode k £ e et efficace dont on se sert dans P^nwii, pour éviter autant que ^est-.’ e .^e dégagement de la fumée, d'nn adire employer des chaudières j, grande capacité , ne permettre de ? combustion lente et régulière 10uille, et procéder par des char-'Uè^p118 en combustible toujours les Ijy 8 et à des intervalles égaux, este, on voit que ces expériences
- sont en contradiction manifesté avec celles que nous avons rapportées dans le dernier numéro, page 226, et que ce sujet exige impérieusement de nouvelles ressources.
- Mode nouveau pour établir entre les axes ou les arbres d'une machine un mouvement qui soit un multiple ou un sous - multiple de celui de l'arbre moteur principal.
- Par M. E. Galloway , ingénieur civil.
- La disposition mécanique dont je vais donner la description , est destinée à faire voir comment on peut communiquer à un arbre un mouvement double dans le même temps que celui qui le conduit. Je commencerai par exposer le principe sur lequel ce mode de transmission est fondé, et je donnerai ensuite son mode d’exécution en m’appuyant sur des figures.
- On sait que si deux roues ou deux disques, dont l’un a deux fois le diamètre de l’autre, sont placés suivant la disposition des cercles représentées dans la fig. 12, pl. 66, c’est-à-dire le centre de l’un étant en contact avec la circonférence de l’autre, et qu’on les fasse tourner de façon que le plus petit cercle fasse le double des révolutions du grand pendant un temps donné, un point quelconque de la circonférence du petit cercle décrira une ligne droite sur la surface du plus grand. Cela admis, si nous prenons les points opposés e et f pour points traceurs, les lignes ainsi tracées se couperont l’une l’autre à angle droit au centre g du grand cercle. Or, si nous supposons que le point e ainsi que le point / soient des manettes de manivelles, ou les boutons d’un arbre coudé (fig. 15), et qu’il y ait un mécanisme quelconque, mais adapté à cet objet, établi sur le grand cercle ou disque, de façon que lesdites manettes ou lesdils boutons ne puissent exécuter qu’un mouvement rectiligne p3r rapport au grand disque, par exemple suivant c,c et d,d, alors ( arbre ou l’axe en g fera une révolution, tandis que l’axe ou l’arbre en h fera deux révolutions.
- Les figures 13 et 14 représentent en conséquence des vues en élévation latérale et autèrieure du mécanisme propre à produire l’effet qui vient d’clre indiqué , et la fig. 15 ie plan de la manivelle e, f, h.
- Sur l’axe ou arbre principal g, on a
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- établi une manivelle motrice z sur la manette de laquelle on a suspendu le levier triangulaire i. Aux extrémités de ce levier sont placés des boutons c et d , qui font saillie sur ses deux faces opposées de manière à être respectivement dans les plans des chappes f et e. C’est sur ces boutons que sont attachées les bielles f et k, qui servent à relier entre eux les quatre points c,d,ej. Au milieu de la biellej est percé un œil dans lequel joue librement un autre bouton s solidement monté sur une des extrémités d’une barre d’accouplement ou tige-rayon r ; la chappe établie à l’autre extrémité de cette tige embrasse un bout tourné d'un plus petit diamètre qui prolonge l’arbre principal g. On conçoit maintenant que si la bielle J a le double de la longueur de la barre r (en mesurant de centre en centre). Le point/1 ne pourra décrire que la ligne droite dx, et de plus que si nous supposons la bielle reliée à son extrémité à la chappe f, et qu’il en soit de même pour la bielle h relativement à la chappe e, et que les arbres g et h tournent dans des appuis convenables (qui n’ont point été représentés dans la figure), alors g fera une révolution tandis que h en fera deux.
- Il existe plusieurs méthodes pour produire les lignes droites c,c et d,d, et par conséquent les mouvements multiples qui sont le but de cette invention ; mais celle que je viens de décrire me paraît la meilleure qu’on puisse adopter dans la pratique. Seulement je préviens que ces lignes droites peuvent être produites par la majeure partie des mécanismes qu’on emploie pour produire le mouvement parallèle, et qui auraient été rattachés à un disque représenté parle cercle c,d,c,d(fig. 12), de façon que les droites que ces mécanismes génèrent puissent se couper à angle droit au centre g.
- Lorsqu’il est nécessaire que les axes ou les arbres soient disposés pour fonctionner sous un certain angle, l’un relativement à l’autre, on pourra adopter la disposition représentée dansles fig.16 et 17. Cette disposition constitue un autre moyen pour produire un mouvement multiple par approximation du principe posé pour la tig. 12.
- Le corps polygonal t est fixé sur un axe ou arbre g et porte quatre boutons u,u et v,y aux extrémités de deux diamètres rectangulaires; aux boutons v,u, est attaché un arc de cercle w (fig. 17), portant à ses extrémités des gorges ainsi qu’à son milieu v'. Il existe aussi un Second arc plus petit x, monté de même
- de
- sur les boutons u,u, présentant même une gorge u' à son centre. Dan cette disposition, la manivelle n’est plu» formée par des bras droits, cofflmfi dan la fig. 15; ces bras sont courbes, connu
- y>y, et ces courbes aussi bien que qu’affectent les arcs x, et w sont tou tracées d’un centre commun u, ng-1 ' De cette manière il est facile de c° prendre que si les axes ou arbres p°^ tent sur des coussinets ordinaires, manière à former un angle relativcin ^ l’un à l’autre, ainsi que le représente fig. 17, le mouvement desdits axes arbres sera dans le rapport de 2 a 1* Je décrirai maintenant une m°û • cation apportée à la disposition queJ‘r décrite en premier lieu pour e®: ,eSt les changements de vitesse, et qu1 n aussi qu’une approximation du princir établi touchant la fig. 1. .n)
- Soient les lignes a1 a9 et a3 (fig-qui représentent les manivelles etl-bielle correspondante (fig. 18). Il este , dent qu’en faisant tourner le bras » suivant la direction indiquée, la nial velle a2 tournera sur son axe avec u vitesse double de celle a1. Cette disp^ sition sera plus aisément compris® •
- supposant qu’elle consiste en une den^ modification de celle représentée fiS’^ et 14, mais qu’au lieu de l’apparey • mouvement parallèle, la bielle d <1 correspond aux bielles j et k est at chée directement à la manette de la 1^ nivelle a1. Toutefois il est mann®^ que lorsque les manivelles seront su la même ligne comme dans la fig* 1®’ ^ n’aura plus la facilité de mouvoir que par conséquent il sera nécessaL de placer un volant sur l’arbre de ^ Enfin , il est bon de remarquer qu® jt puissance de la machine à vapeur d être appliquée en attachant directeiU® ^ soit la tige du piston, soit la bielle 3 manette a'*, de façon que la direct) de cette puissance soit perpendiculau ’ autant que faire se peut, avec ces ainsi que l’indiquent les figures, ®cj 5 à-dire avec les lignes des centres ü arbres et des manettes.
- On conçoit que ces dispositions p? vent être appliquées tout aussi b1 ^ pour réduire que pour multiplia ^ vitesse du mouvement des arbres, ^ qu’on peut s’en servir dans tous les ^ où un axe ou bien un arbre doit u1’ dans le même temps un nombre dou ^ de révolutions que l’axe ou l’arbre aV^ lequel il est immédiatement lié fin, que la répétition de ces disp0^ tions peut faire opérer à un arbre nombre de révolutions 4, 8,16, ®, Jj fois plus considérable que celui de *a
- celleS
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- avec^1 ,mPrime le mouvement, et tion à °P n?e-t en communica-Hié(jjai ai<^e d'une s®r*e d’arbres inter-
- ^dulateur pneumatique pour les ‘moulins à vapeur.
- Par M. J. Neil.
- (]es^e.regulateur dont je vais donner la <k vaD Pll0P a été adapté à une machine supé ?»r à haute pression à manivelle nier 11eure où il fonctionne de la ma-de u a Plus satisfaisante. Le travail Unif0 machine est ainsi devenu plus qa’Ç||riïl® dans son action que lors-teilr e e.tait gouvernée par lerégula-tra^^oaire, et. pour beaucoup de Irrité In<^uslr>e^s'on sa>t que régu-liam dans *e mouvement est de la plus le (j£ ltnPortance, ainsi que paraissent °nt .^ontrer les nombreux efforts qui arrjv. e faits dans la pratique pour y qui ®r’ les inventions dispendieuses t’gD nt été imaginées pour cet objet. p|aCg red en outre occupe moins de ü8e régulateur à force cenlri-
- Uiçdj’s aPPÜque et s’ajuste plus aisé-p]as1’et a un aspect plus satisfaisant et inJ.^réable, même dans le premier q ® qui en a été fait.
- Dne”a représenté dans la fig. 20, pi. 66, ’e^on verlicale de l’appareil sur le Quelle double des fig. 21 et 22 qui Vo*r e.n élévation, afin qu’on le&io une idée de la manière dont on %• 2^te et 1 adapte sur la machine. Les giwj* et 21 sont des coupes de demi-Hih. eur naturelle des anneaux de gar-^ e du piston.
- le n? cyüudre a ayant été alésé avec t°f[tpS §rand soin , on y ajuste le pis— anPç availjeur b qui est pourvu de deux acier,aVx élastiques de garniture en qne de ressort, mais non trempé. Lors-tt)çntes anneaux ont été convenable-Ninaa,daPlés, on rode le piston longi-)e c alement avec de l’émeri fin dans d’a^rPS-du cylindre. d est un clapet gart! lrati°n d’air dont les bords sont ST,ude bume-el e un autre clapet Vivement pour introduire cet air 0re ÿa chambre supérieure du cylin-cè PrTans celte chambre se trouve pla-autre piston flottant g, portant t)itUr Ppdts anneaux élastiques de gar-5°rt pGi faits également en acier de restiez,/ ^°dés dans le cylindre. Ces an-fessori e §arnlture ayant très-peu de W/oude roideur, ont très-peu de ®hce à user l’intérieur du cylindre,
- et ceux du piston flottant en particulier doivent être tellement aisés, quils ne closentque parune très-légère pression.
- La surface des anneaux du piston flottant est un peu convexe, de manière à ne porter un peu fortement qu’au centre et de permettre à la tige de dévier un peu de la perpendiculaire pour s’adapter à l’arc décrit par le levier h, dont une des extrémités porte sur le sommet de cette tige, etestmain-tenueen contact par le poids de la sphère K, poidsqui dépasse d’environ 4kilogr., celui qui est rigoureusement nécessaire pour balancer le frottement du piston et des pièces de transmission de mouvement. Toutes ces pièces jouent d’ailleurs librement et fonctionnent ainsi que le piston flottant sans aucun emploi de l’huile. Le piston travailleur seul peut être lubrifié de temps à autre.
- L’air, par l’élévation du piston 6, est refoulé par le clapote, et si la machine fonctionne avec une vitesse supérieure à celle normale, cet air surmonte le poids de la sphère K et diminue l’ouverture de la soupape à gorge. Lorsque la machine, au contraire, marche avec une vitesse moindre que celle normale, la sphère devient prépondérante et ouvre la soupape.
- I est un petit robinet qui établit une communication entre l’air extérieur et la chambre supérieure du cylindre, et qui est muni d’un index pour régler l’étendue de l’ouverture qui doit produire un certain nombre de pulsation par minute dans la machine. Il est évident que lorsque le robinet sera fermé, la condensation de l’air deviendra tellement grande que, la machine, quoique marchant considérablement au-dessous de sa vitesse normale, fermera la soupape à gorge, tandis qu’en l’ouvrant, l’étendue de la marche de l’index depuis le point où le robinet est clos, jusqu’à celui où il est entièrement ouvert, permettra de régler le nombre quelconque et requis de pulsations par minute.
- m est un ressort pour empêcher la soupape à gorge de se fermer au delà du terme où la vapeur ne serait plus suffisante pour faire marcher la machine avec sa vitesse normale sans charge. Cette pièce est essentielle, car l’action de la vapeur sur la soupape presque close a une tendance à la pousser encore et à la maintenir fermée. Quoique l’axe de cette soupape passe parfaitement par le centre, l’excursion du levier n’étant seulement que de 36 millimètres, exige par consé-
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- quent Une soupape oblongue. Le ressort porto sur le levier (le la soupape presque depuis le premier instant où celle-ci commence à se mouvoir, mais il exerce sa plus grande force et agit d’autant plus vivement à mesure que la machine diminue sa vitesse. On pourrait substituer à ce ressort un autre ressort spiral placé entre le couvercle du cylindre et le piston flottant.
- n est un réservoir destiné à condenser un certain volume d'air sous le piston flottant, l’empêcher de céder trop facilement entre chacune des pulsations du piston travailleur. Ce réservoir d’air n’est pas aussi essentiel dans les machines où le piston n’a qu’une faible course.
- Il n’est pas nécessaire que les pistons soient parfaitementétanches à l’air; tout ce qu’il faut c’est de condenser une quantité d’air suffisante pour balancer le poids qu’on a jugé utile de donner à la sphère.
- La disposition adaptée peut très-bien être modifiée pour l’adapter aux circonstances variables qui peuvent se présenter : par exemple, le piston travailleur pourrait être en dessus et l’appareil de communication avec la soupape à gorge au dessous, mais nous croyons inutile d’insister sur des modifications aussi simples.
- Vitesse à donner aux roues à réaction pour obtenir le maximum de leur effet utile.
- Nous avons déjà eu occasion (le Technologiste, 5e année, page 460) de rapporter des expériences sur un certain nombre de roues à réaction du nouveau modèle établie par MM. Whi-thelaw et Stirrat, Ces expériences , fai-
- tes pat- M. Ëd. Hakel, ingénieur ^ mand , ont démontré que ces étaient susceptibles de rendre un. . utile qui varie de 60 à 80, et cet i » 5 nieur a fourni de plus les *°ïDsCjr-nécessaires pour calculer toutes *e constances qui accompagnent 1 eta.ca. sement de ces sortes d’organes u* a niques. Aujourd’hui M. p^nè-entrepris à son tour une série d *1^ riences avec une roue à réactio s modèle ordinaire, c’est-à-dire avec est bras droits pour rechercher que*1 je la vitesse sous laquelle il convien ,.|S faire marcher ces appareils pour rV fournissent le maximum de *6UpCtte utile. Comme les recherches pe, .|ir nature complètent celles PrecenSici ment données, nous en présenteron le tableau en mesures françaises. . a Le diamètre de la machine m cC servi aux expériences, ou la u*s c0t de centre des orifices d’écoulc était de 396mm,23
- Chacun de ces orifices d’écouleII15
- nt
- 0
- présentait des dimensions de 7“ sur 29m,n,463. ^u-
- La fonte de la machine a ete u j a rée à l’aide du frein de Proï*3'- ajf longueur du levier de ce frein
- 485mm,095. > étai t
- La hauteur de la chute de l’eaU ]a de 2m,442. L’eau consommée machine a été mesurée dans une ^ de 612mm,635 de longueur sur609m - r de largeur et 304raui,794 de Pr<|r()o' deur ; c’est-à-dire que l’eau qui s'y ^ vait contenue, quand la boîte étai1 r plie, pesait 113kil ,50.
- Quand on a fait la huitième e l (e rience, on a enlevé le frein, cra d’accident.
- Voici maintenant le tableau ucS je périenccs et du calcul du rapp°r jj. l’effet utile de cette roue à la force solue du moteur.
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- ç s 5 s sa ; ’< * *» ! 0 eau dépensée par minute. POIDS sur le frein. Nombre de révolutions j de la machine par minute. Force ou travail absolu i de Veau en kilogramètres. FORCE OU TRAVAIL de la machine à kilogramètres. RAPPORT i de l’effet utile de la machine à la force dépensée.
- : 1 kil. 170.932 kil. 0.835956 0 kilom. 417.416 kilom. 000.000 00.00
- 1 2 » 0.680100 67 » 150.000 »
- 3 218.198 0 453400 280 532.840 387 534 72.73
- | 4 227.824 0.425062 325 556.346 420.645 75.79
- 5 253.677 0.396725 366 619.479 443 372 71.55
- 0 270 226 0.368387 405 659.892 455.457 69 02
- 7 280.348 0.283375 455 684.610 394.409 57.61
- i 8 340.548 * 580 831.704 000 000 00.00
- fouJî y°it, en conséquence, que les sjJÂ a r®act'on du modèle le plus lçs piei lorsqu’elles sont bien construi-1HçsS°nt ^ bonnes machines hydrauli-Puisqu’elles utilisent au delà de ftiot' *^0 de la force développée par le 'liîle r’. ma's Je Plus que dans uio-a servi à l’expérience, le maxi-la r</ l’effet utile s’obtenait lorsque i)Ute.le faisait 325 révolutions par mi-’ 5vec des vitesses supérieures cet !» a varié rapidement, mais jus-toàiKrévolutions il n’est jamais Î0f,Je.^-dessous de 57 p. 100 de la Ce ^ ce moteur.
- A oj
- les chaudières tubulaires des '"ines à vapeur de navigation.
- lïifç Production des chaudières tubu-bliçss’ ou plutôt des chaudières éta->ivçs Sür le plan de celles des locomo-est Une des innovations les plus la na!^Ua^es Je l’époque actuelle dans 'lH’Qj/’SaUon à vapeur, et promet, à ce Résume,d’être une des plus avan-''^e S‘ On a depuis longtemps fait -^n ^rance et en Angleterre de <*Ores avec bouilleurs tubulaires S^de carneaux ou tubes à fumée l'^uia' S ’ Je faǰn que ce système Sfti,r«n’e»t pas entièrement neuf, bien des années, divers ingé-’ nous citerons entre autres b" l'tehnologiste, T. VI. — Mars 1845,
- MM. J. etW. Napier, de Glascow, Scott et Sainclair, de Greenock, ont été dans l’usage de se servir de carneaux tubulaires d’un diamètre modéré , pour ex* traire d’une manière plus efficace la chaleur qu’entraîne la fumée lors de son écoulement par la cheminée ; mais, dans tous les plans adoptés par ces ingénieurs, le principe de la subdivision ou de la multiplication de ces tubes n’a pas été porté aussi loin qu’on le propose aujourd’hui dans les chaudières de ce genrequ’on vient d’introduire ; principe qui doit, à ce qu’on croit, en accroître considérablement l’activité. Les tubes de 20 à 22 centimètres de diamètre étaient les seuls qu’on eût encore adoptés jusque-là, tandis qu’aujourd’hui le diamètre des tubes des chaudières tu bulaires actuelles excède rarement 7 à 8 centimètres, et des tubes de cette dimension soutirent si efficacement la chaleur de la fumée, qu’il suffit d’avoir des chaudières d’une longueur très-modérée.
- Il s’est élevé d’assez graves discussions pour savoir si les tubes des chaudières destinées aux bâtiments à vapeur pour la navigation maritime, devaient être en laiton ou en fer.
- L’avantage des tubes en laiton, c’est qu’ils transmettent la chaleur plus rapidement et plus efficacement à l’eau de la chaudière, et que les incrustations n’y adhèrent point avec autant de ténacité que sur le fer. D’un autre 18
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- cùtè ils sont plus sujets à être détériorés lorsque l’eau s’abaisse dans la chaudière , et ils donnent naissance à une action galvanique qui se produisant par la présence simultanée du laiton et du fer, détruit rapidement ce dernier. Une des chaudières du bateau à vapeur le Prométhée, récemment muni de chaudières tubulaires à tubes en laiton, a éprouvé il y a peu de temps une avarie considérable par l’abaissement de l’eau au-dessous du niveau des tubes ; tandis que si un semblable accident fût arrivé avec des tubes en fer, l’avarie eût été insignifiante et sans résultats fâcheux.
- Il semble toutefois qu’il serait possible de remédier à cet inconvénient en introduisant dans quelque point convenable du foyer et de la boîte à fumée, un robinet en plomb ou mieux en métal fusible, qui, lorsqu’il fondrait, indiquerait par l’irruption de la vapeur qu’il y a danger, avant que l’air ait commencé à découvrir le sommet des tubes.
- Quant à l’action galvanique entre le laiton et le fer, on peut aujourd’hui en prévenir les effets par l’introduction du zinc dans les points où la corrosion fait des progrès. Ce n’est pas ordinairement aux extrémités des tubes que cette corrosion se manifeste ordinairement, mais dans les points de jonction avec les fonds transverses de la chaudière. Ces fonds ne touchent, à proprement parler, ces tubes nulle part, mais le circuit galvanique paraît être complété par l’eau de la chaudière.
- Il y a une objection plus sérieuse peut-être à faire à l’emploi des chaudières tubulaires, c’est la difficulté d’en maintenir l’alimentation à une hauteur uniforme. En effet, comme il y a une masse d’eau bien moins considérable, comparativement dans une chaudière tubulaire que dans celles du modèle ordinaire, il est plus difficile d’établir une compensation pour les irrégularités qui surviennent dans le règlement des soupapes qui servent à l’introduction de l’eau. Le remède à cette irrégularité est, il est vrai, facile à imaginer et repose tout entier dans l’exercice d’une attention plus vigilante de la part du mécanicien ou du chauffeur pour que le niveau de l’eau se maintienne constamment le même dans la chaudière ; mais, il faut bien le dire, cette attention plus soutenue est une chose qu’il n’est pas toujours possible de commander, et c’est certainement un désavantage réel que le mécanicien ou le chauffeur soit obligé d’abandonner ses anciennes ;
- j habitudes pour en adopter d'autress q 1 ne lui sont plus familières. Il n. i certain qu’un ouvrier accoutume a j duirc des chaudières du modèle 0 naire, causera plus de dommage a ^ j chaudière tubulaire en permettao i niveau de l’eau de s’abaisser plus D j j qu’un novice en fait de chaulîage?Ae J n’a aucune expérience dans la con j des chaudières, car dans ce def ] cas il n’y a pas à vaincre d'habit | prises de nature à compromettre '
- | génieur en cas où sa vigilance au été un moment en défaut. ,uj-
- ; Ce n’est pas seulement par les b | tudes actuelles du plus grand nom^ des ouvriers qu’on a à craindre la térioration des chaudières tubulair g c’est encore parce que les chaudie de ce modèle sont sujettes tout pa^ culièrement à se vider d’eau et a verser celle-ci ou la faire monter dans le cylindre, soit dans les r*1 dières adjacentes. Une chaudière j de cette manière, perdre en un *nS .jf. la majeure partie de son eau. Cette ficullé peut néanmoins être gênera ment vaincue, ou du moins ses fi prévenus, en maintenant la presS t de la vapeur à un taux ou un P°; uniforme, car ce phénomène très-commode et très-dangereux est grande partie imputable aux fluc‘ ja tions soudaines dans la pression ne vapeur. Quelque temps avant d’arr® les machines ou avant d’ouvrir Ie ^ biuet d’évacuation de vapeur, il ^g donc fermer en partie les registre* ^ la cheminée, de manière à modérer rapidité de la production de la vaP^râ et cette précaution bien simple sm1 ^ pour empêcher la chaudière de se. e der d’eau dans le cas où le phénome e ne manquerait pas autrement de produire.
- Système de chemin de fer atmosV^ rique.
- Par M. Germain , mécanicien-
- Cet appareil se compose d’un tube ^ fonte de fer A , fîg. 25, pl. 66, ǰ°fe dans toute sa longueur par une rainUjg de forme conique pratiquée à la par jg supérieure. Un piston P,P', forint . deux pistons séparés et fixés aux e*1 ^ mités d’une tige Q de fer, rempm j5. tube avec précision ; entre les deux P t tons, une pièce de fer, C, est fortem , attachée à cette tige par des boul°b g cette pièce est destinée à établir u
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- voîtnllUfHCat‘ün enlre Ie pisloii et une
- DCü re ou wagon placé sur les rails. dail f/dets G,G', fixés a celte pièce et sont “faneur du tube pneumatique, P°fti ^lsP0s^s de façon à ce qu’une a^.ç!011 de leur circonférence s'élève r,ijnessus du tube en sortant par la leV( reî ces galets sont destinés à sou-sa»er , s°upape au moment du pas-qifa la pièce de communication i u le piston est en mouvement.
- Posé S?uPaPe S est une courroie com-cUjre de plusieurs lames ou bandes de erise^PerPosces, solidement cousues Sûusd e et ®arn'es en dessus et en des-ames mctalli(iues de dimensions
- cliE0 r°uleau R, fixé au wagon par une PistoPenarticulée et Plac<^e derrière le en P* sert à refouler la soupape et Kl ,e temps à modifier ou suspen la *? Mouvement progressif du piston, 'aiig-PPe du rouleau se termine par Une k',r dont l’extrémité passe dans fes$o ,e cylindrique D, contenant un a boudin, qui par sa propriété s:>or\ donne l’uniformité à la pres-Paanq,,’exerce le rouleau par la soû-
- le rouleau vers ie point a et i ouverture de rentrée de l’air se trouvant amoindrie, au fur et à mesure, le piston se ralentirait proportionnellement, et, enfin, dans le cas où il est nécessaire d’arrêter la marche du convoi, on peut y parvenir en ramenant le rouleau jusqu’en a comme avant le départ, et l’air cessant alors d’arriver derrière le piston P, celui-ci ne sera plus poussé que par la différence de tension dans les deux capacités postérieures et antérieures , et il sera facile de l’amener au repos au moyen de freins disposés à cet effet.
- La fig. 26 est une coupe transverse de l'appareil au moment du passage d’un galet G pour soulever la soupape, et la fig. 27 une autre coupe transverse au moment du passage du rouleau R qui clôt celte même soupape.
- Système perfectionné de propulsion atmosphérique.
- Par M. J. Pilbkow, ingénieur civil.
- *ur >e coulisse a,b permet de donner li0tl ï'eau R un mouvement de translata ar a eri b- Quand le rouleau est ()ue’%.25. la soupape est fermée jus-«st g . dessus du piston P, et lorsqu’il en rg tlvc en b, la soupape se soulève ^W|S<^n son cavation sur le galet à or)A a'SSe aû>si une ouverture destinée tiqjj rer la rentrée de l’air atmosphère,^ans *a partie A du tube posté-pQ au piston P.
- c0tlslUr/«ire confectionner un appareil '- ri*ït d’après celte combinaison;
- ace le piston à l’extrémité du tube eti|^0rresp°nd au point de départ, on vifle fa rouleau R en a, et on fait le l>0rwri avant du piston au moyen d’une ïç$te a.a*r- Pans cet état, le piston 'én^fafionnaire, mais quand on veut %:te *e convoi en marche, un con-^itav J Pfacé dans le premier wagon, <Vncer le rouleau vers b au moyen “^nivelle, et la soupape se sou-Kè( Ul?e quantité quelconque, laisse \s re!’ l’air derrière le piston qui est K or'S en mouvement, poussé par ÎKl <1 Sance égafa à l’excès du poids V y l’atmosphère sur la tension de • dans *a capaeü-é du tube Kl ?at-ique A , en avant du convoi qui Kur*lnsi en parcourir toute la lon-Si^Sans interruption.
- Krs s Un point quelconque du par-Kon0tl v°ulait diminuer la vitesse du ’ °u ramènerait graduellement
- Ni la longue discussion à laquelle ou a soumis le système des chemins de fer atmosphérique, ni l’expérience sur une échelle, il est vrai, peu étendue du chemin de Kingston à Dalkey, n’ont point encore démontré d’une manière incontestable la possibilité d’établir ce mode de locomotion d’une manière économique pour les fignes plus prolongées de communication. Les objections élevées par M. R. Stepherison, sur l’application de ce système, aux chemins où s’exerce un commerce et un roulage actifs, et qui présentent de nombreux embranchements , sont encore restées, matériellement parlant, sans réponse ; et même , loin d’entreprendre cette réfutation, on a fait de nouveaux efforts, soit pour perfectionner le système de MM. Clegg et Samuda, soit pour le remplacer par un autre basé sur le même principe de locomotion , mais qu’on croit plus avantageux ou à l’abri des objections élevées contre le premier.
- C’est dans cette intention que M. J. Pilbrow, ingénieur habile, vient de publier la description d’un chemin atmosphérique de son invention qui, selon lui, doit résoudre toutes les difficultés que M. Stèpbenson a cru devo r soulever contre le chemin de Kingston. Ainsi, cet ingénieur annonce qu’il a commencé par supprimer la soupape continue de MM. Klegg et Samuda,
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- qui est une source énorme de perte de force ; qu’il rend inutile la discontinuité du tube à chaque station de 3 milles , autre défaut grave, et la principale j cause de l’inutilité du présent système pour former de longues artères principales. Dans son système , cette artère ou le tube qui la constitue est sans solution de continuité, quelle que soit sa longueur, et d'autres tubes peuvent non-seulement être mis en communication avec lui, mais le croiser dans des points quelconques sans la moindre interruption. Il ne faut ni soupapes de section, ni ponts, etc., pour les embranchements , ni grues ou autre appareil pour soulever les véhicules au départ et à l’arrivée , et au lieu de machines stationnaires chaque 3 milles, il n’en faudra qu’une seule par 10 milles ( 16 kilomètres ), et probablement moins encore.
- Nous allons essayer de donner une idée du système de M. Pilbrow , d’après la brochure qu’il a publiée lui-même sur ce sujet.
- Qu’on suppose un gros tube, fig. 28, pl.66, posé longitudinalement entre les rails d’un chemin de fer, et semblable au tube de MM. Clegg et Sa-muda, sauf la soupape longitudinale. A des intervalles de 9 à 10 mètres , le long de ce tube, se trouvent établis en dehors sur le côté, et un peu au-dessus de l’arête supérieure de sa surface convexe, des pignons a, portant le même nombre de dents chacun et du même modèle, de façon que chacun d’eux puisse mettre successivement en action un même organe denté avec lequel on le mettrait en prise.
- Ce tube porte en conséquence de distance en distance un petit bâti ou support venu de fonte avec lui, qui sert à loger et maintenir ce pignon , et de plus, dans les mêmes points, une petite ouverture longitudinale, dans laquelle entre en partie et peut tourner un second pignon inférieur d , fig. 28 et 29 , monté sur le même arbre que le pignon supérieur. L’extrémité supérieure de cet arbre tourne dans un collier , et celle inférieure dans une cavité en crapaudine, percés tous deux dans ce bâti en h et i. La portion de cet arbre, qui sépare les deux pignons, ne porte pas sur la fonte,, mais tourne dans une cavité ou un trou d’un diamètre plus grand j, à l’exception toutefois d’un épaulement conique k, qui porte sur une surface de même forme, et ayant une destination qui sera expliquée plus loin. Les pignons inférieurs sont donc libres de tourner quand on
- agit sur eux d’une manière cou' ‘ tje pour cet objet, et sont en grande P |e en dehors du tube ; leur denture est en dedans. , e ufl
- Il existe à l’intérieur de ce tu piston ajusté aussi exactement sible , et fermant presque hernie 4.e ment, portant à sa partie Poster jeiJ* une longue barre ayant sur se 0n-bords des dents d’engrenage corr -dant à celles des pignons. La fig- je une vue en élévation de ce pist°n pisses crémaillères ; l est la tête u ^ce ton, à partir de laquelle co® la portion taillée en crémaillère ’ e, roulette placée près du centre de , maillères pour les maintenir cn P' ce et empêcher qu’elles ne frottent s ^ tube pendant la marche. La fig- \ ce une élévation vue par-devant g. piston , et la fig. 32 une section de» maillères à la hauteur de la roule ^ Les dents n’ont pas , sur toute 13 ur; gueur de la barre , la même hau ^ mais vers la partie postérieure* hauteur diminue de manière à Pre,s ^el aux pignons un plan incliné sur ^ ceux-ci peuvent s’élever. ^et® fj}-maillère de piston doit être sU ment longue pour loucher en urc temps deux ou un plus grand n®,^ de pignons du tube , de façon a d fe jamais libre , c’est-à-dire à être e? en contact au moins avec un p1® quand elle en quitte ou en atte® autre. f0'
- Les pignons se trouvant donc u re„t sésde telle façon que leurs dents nj1’^ saillie à la hauteur du plus grand ,[r mètre du tube, et la crémaillère»(au blie comme il a été dit relative®*31‘.ston piston, il en résulte que quand ce P1^ viendra à parcourir ce tube, ,eLront maillères entreront en prise, et \ par mouvoir les pignons inférieurs »-conséquent, si on forme un vide a jj|*e * d’un moyen mécanique, c’est-3' S si on épuise l’air en avant du P,sl pesf la manière ordinaire, par des P°! j[,es » air mises en jeu par des ®aC.’n a1' vapeur ou autrement, la press® e” mosphérique chassant ce PlS eiy avant, les crémaillères qu’il P0^e.,s Ie5 trant en action, engrèneront pignons inférieurs, et par conse‘M ^ feront tourner simultanément gnons supérieurs a. , n dci
- A la partie inférieure de 1 a’ii'1 wagons où véhicules quelconque Vf-convoi, on fixe d’une manière .^e nable une autre crémaillère se® ^ à celle du piston delà fig. 30, ®3t qUc piston et sans partie plane * ^ ri" M. Pilbrow nomme crémaillère
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- hicmp A
- lèfft ' Ulla représenté cette cremail-rieurnI)*an’ fig- 33, en élévation arité-Qg “S- 34, et en élévation latérale, C|,é'ma-iiV'extrémité antérieure de cette l'intro i Cr® est P°inlue , afin de faciliter s°nu ^tion entre les pignons, et s, s chée es Points sur lesquels elle est atta-Hjani,au wagon. Elle est disposée de la Cr .ere correspondre exactement à térj Œillère du piston insérée à l’in-exac.Ur tube, et présente une largeur Pare ^rnenl; égale à la distance qui sé-pérj lransversalement les pignons su-Cette h’ ^ manière à être, comme en dernière, constamment en prise gt)onnènie temps avec deux de ces pi-Ve^'5 i°PPosés* Cette crémaillère de güe ule est également de la même lon-
- t^'nd ^Ue 1>autre * afin de pouvoir at-pajr re deux ou plusieurs pignons ou r s de pignons à la fois. ver ng. 36 présente une section trans-r>enr tube avec les pignons supé-aillSjS a et ceux inférieurs d opposés , t,f i ^ue de la crémaillère du véhicule et y* 'a crémaillère du piston u, l’une ÏÇ$D *^re en Pr‘se avec leurs pignons <Çtifs. Les boîtes w,w , qui renfer-sées fies P'gnons inférieurs, sont creu-cj) de cavités qui servent à loger ceux-ttiàj,,1 H°.ô Peuvent tourner librement, à^tf disposées sur le tube de manière He ln?perméables àl’air extérieur, et |a ® Présenter qu’une ouverture dans à tj.aarde intérieure ou chambre en j, gn0^rs laquelle passe l’arbre du pi-
- VS mettre le pignon en place , la ^a'te de deux pièces qu’on itpp11 et serre de manière à rendre Ion»6rrtléable à l’air à l’aide de bou-
- ^$>y-
- l’arjj111 de rendre le trou qui traverse ^ahf ^es P'gnons également imper-on a ménagé sur cet arbre, epa ,essous du pignon supérieur, un gleaiement conique coupé sous un an-e 45", ainsi qu’on le voit en k , et ï P st reçu sur un chanfrein pratiqué épamIltrée* du trou, de façon que cet Calment porte très-exactement sur fortp atlfrein , et que ces deux pièces ensemble une fermeture im-•’app able, établie sur le système de le pareil mécanique auquel on a donné
- c°niquede souPaî)e a tige ou S0UPaPe
- (lUe les pignons puissent être ^ver p?’ et par conséquent qu’on puisse donn * épaulement sur le chanfrein, on aux Piv°ts des arbres une lon-Vntî°nvenable s et ^es chambres qui Vs1 °s Pignons inférieurs sont rendez grandes pour qu’on puisse
- | obtenir ce résultat. Quand les pignons sont relevés, il existe alors un libre accès de l’air extérieur dans l’intérieur du tube, et pour rendre cet accès aussi étendu et aussi libre qu’il est possible , on a fait percer dans la fonte plusieurs trous latéraux 3,3.
- Lorsque la crémaillère du piston est placée dans l’intérieur du tube dans la position exigée, et que les pignons engrènent avec les dents de cette crémaillère, la face inférieure des pignons reposera sur la partie plane décrite précédemment de la crémaillère du piston qui constitue une sorte de tasseau ou plan incliné pour leur denture ; par conséquent, si cette crémaillère est disposée de manière à se mouvoir suivant une ligne un peu plus élevée que celle où les pignons sont placés lorsqu’ils sont abaissés comme dans la fig. 37, elle en provoquera le relèvement à mesure qu’elle passera devant eux, ce qui d’une part évitera le frottement des soupapes coniques sur leur siège, et permettra à l’air d'entrer dans le tube pendant que cette action s’exercera, et suivant qu’on le jugera essentiel pour les fonctions de l’appareil, ainsi qu’on va l’expliquer plus loin.
- La crémaillère du véhicule peut être attachée à la partie inférieure d’un wagon , d’une diligence, d’un tender, d’une manière quelconque , pourvu que ce véhicule soit en tète du convoi , mais M. Pilbrow a donné la préférence au mode suivant, qu’il sera facile de comprendre à l’inspection des fig. 33,34 et 35.
- Dans cette disposition , les deux pièces plates 5,5 sont solidement fixées à à la partie inférieure d’un wagon ou à une pièce de bois portée ou convenablement reliée aux essieux. Sur l’arête qui constitue la partie inférieure de ces pièces de suspension, est pratiquée une rainure ou mortaise oblique 6,6, et sur la face supérieure de la crémaillère on a ménagé des coussinets 7,7 dans les joues desquels est percé un trou que traverse un boulon, lequel passe aussi dans la rainure 6,6 de l’arête. Ces boulons, en appuyant sur le fond de cette rainure ^suspendent la crémaillère qui est ainsi horizontale, en lui permettant un peu de jeu latéralement et de part et d’autre , de façon qu’à l’aide de cette disposition, la crémaillère , dans le cas où elle viendrait, par sa rencontre instantanée avecundes pignons, à éprouver une résistance quelconque, serait soulevée et remonterait le long du plan incliné que lui présen-
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- tent les rainures, et par conséquent passerait au-dessus des pignons, ce qui | lui permettrait de franchir cet obstacle sans choc, et par suite, sans faire éprouver de détérioration aux parties de l’appareil qui sont à l’extérieur du tube.
- Voici maintenant la manière dont fonctionne l'appareil.
- Un tube d’un diamètre suffisant ayant été, ainsi qu’il a été dit, disposé entre les rails d’un chemin de fer ; un appareil à faire le vide monté et disposé convenablement, et enfin les pignons établis, comme on l’a indiqué, à des intervalles fixés sur sa longueur , le piston avec la crémaillère qui en dépend est introduit dans ce tube à l’extrémité opposée à celle où doit s’opérer l’épuisement de l’air, et la crémaillère de ce piston est mise en prise avec les pignons inférieurs ou à Y intérieur du tube. Un wagon ou autre véhicule pourvu d’une crémaillère semblable à celle décrite précédemment est p acé sur les rails, comme on le voit iig. 37. Cette crémaillère est mise en prise respectivement avec les pignons supérieurs correspondants et à l’extérieur du tube , c’est-à-dire que la position relative de chaque crémaillère se trouve alors la même et que la crémaillère du piston est précisément au-dessous, et bout pour bout sur la crémaillère de véhicule; une de ces crémaillères ne peut se mouvoir, soit en avant, soit en arrière, sans faire tourner les pignons , et ceux-ci étant aussi en prise avec l’autre crémaillère, il en résulte que cette dernière doit également se mouvoir dans la même direction. Kn conséquence, si le vide opéré dans le tube possède assez de puissance pour que le piston soit chassé et avance dans ce tube, alors la crémaillère du véhicule sera affectée de la même manière par l’entremise des pignons ; elle cheminera donc en conservant constamment sa position relative très - exactement au-dessus de la crémaillère de piston.
- Les crémaillères, telles qu’on en a donné la description, ayant une longueur suffisante pour embrasser et attaquer au moins deux paires de pignons à la fois, il en résulte que le pignon qui suit celui qui fonctionne entre déjà en action avant que ce dernier ait cessé d’agir, et par suite, que tant que le piston avancera, le convoi en fera de même sur toute la longueur du tube ; l’une d'elles n’arrivant jamais avant ou après l’autre, mais toutes deux partant, cheminant et s’arrêtant ensemble sans jamais se séparer.
- Comme il est nécessaire et.!r^ro* tant que l’air atmosphérique soit 1 ^ duit dans le tube, aussi près ffu ^ possible de la face du piston nP" à celle où s'opère le vide, les P1^ jgtoa aussitôt après le passage de ce P sont soulevés par la erémaillere ]8 façon que l’air extérieur entre P*^ soupape conique établie sur l’arm où pignons, et pénètre par la chanflb ^ roule cet arbre pour entrer à 1 ar ,eU!c
- du piston ; il a donc constamment1 5
- ou un plus grand nombre de PaS eja de ce genre ouverts à mesure ^ crémaillère agit sur un pignon et 3 qu’elle quitte l’autre. nèrC’
- Après le passage de la crémai' . ue les pignons avec leur soupape cünJ.o' retombent sur leur siège par leui r je pre poids et rendent de nouvea y tube imperméable et disposé P?u produire le vide dans le cas ou pompe à air serait mise en action extrémité antérieure, apres q11 °n, je5 rail changé la direction du piston crémaillères , qu’on mettrait de 111 ur celles-ci convenablement en pris? P je faire revenir le convoi à son p01 départ. .
- La fig. 37 présente l’élévation : at-tudinale d’une portion du chenu ^ mosphérique de M. Pilbrow, c°uP ^ niveau par une grande route Ç ue. autre ligne de chemin atmospheL.g;1[)t On y voit qu’il y a un espace si» entre les paires de pignons pour ,a 0j-de la roule, et que la conduite de . sèment étant enfouie au-dessous jes surface du terrain, ou au-dessous^ semelles des rails, celte conduite entièrement cachée sous la r<?uj,c’lii' que la crémaillère du véhicule *ranganS ra cette roue d'un pignon à l’ant,e jvj. obstacle et sans interruption. 1* r ,g ol1 dent également que dans les Polt’1 Je' deux tubes se croisent, l'un d’en* ur vra passer sous l’autre, le sup^.j,, conservant son niveau, tandis quC g0n5 férieur plongera graduellement lui ; que les pignons garderon gtf. niveau obligé avec la conduite périeure en allongeant leur a1? vûil leur bâti ou support ainsi qu'on > 0l), en a. Dans la fig. 10, le premier ^ c’est-à-dire celui qui porte la cfC 0\$e’ 1ère s’avance sur ce point de c jes ment et est sur le point d’attaffn pignons en a. a poUr
- Comme dans ce plan, même FUI,i une ligne simple de rails, il ^ P1’11 aucune interruption dans le tun® cipal que dans les points disposes
- la rencontre et le croisement de yI1e
- vois, ce qui aura toujours lien
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- proh°K Pour ^es ,isa£es généraux Sern élément à des distances qui ne ne nt Pas moindres de 20 milles). Ce |çs ter® aussi que dans ces points que ubes exigeront des soupapes pour re leurs
- clore i ...
- |'e ,'curs extrémités ouvertes. Or, p]e rem'té de la conduite exigera sim ap0|.er,t: nn disque de fer ou de bois d un <:onlre son ouverture et enduit qre jPeu de composition propre à ren p0 a clôture hermétique. Lorsque la «U !?e a a'r aura fait Ie vide, le disque Poi,'a)Ve tombera de lui-même et sera Ujj. ?Sequand le piston arrivera à l’extré-(l’èt en .n exlgea,,t d'autre soin que Sfa rÇmis en place, et ajusté à l’in-et)l 1 °ù la machine à faire le vide era de nouveau en action.
- ^ n arrivant en ce point, le piston le tb°nncra’t en l°tal‘té ou en partie °U ] e aPrès avoir repoussé le disque lu’ï Por*e Par *a force d’impulsion la r ^oserve encore, et le convoi avec ,)ü temaillère passerait dans une gare se es préposés l’arrêteraient par le or l^^.du frein comme à l’ordinaire ; ^ opération pour arrêter ayant dû Pof Comme,lcée avant d’arriver en ce lerr?*’ le convoi se mouvra alors len-epl- et avec la force seulement né-^ Sa.lre pour le transporter sur le point d» i1 s» c’est-à-dire sur l'emplacement 6 la gare.
- ^ lorsque le piston et la crémaillère e'odront l’extrémité de la conduite à en sortiront, il conviendra de placer p hacune des extrémités de celle-ci, rô Canal ou auge monté sur quatre ar ,es ou galets, pour que le piston qui (.j ,vÇra puisse y être reçu, enlevé et pi et pour y substituer un autre le JiÜn ’ k*en Sra>ssé. qu’on amènera par moyen avec la tête tournée
- IP tu na iI a n e 1 n rlil’An11 aï» au ia
- conv
- le tube dans la direction où le ton °* v.a ^a^re retour- les convois étant sHc ar^‘vés» chacun d’eux sera ensuite passivement, et par des moyens ap-Pnés, ramené en tête de la conduite sér’ ,,0uveau piston aura déjà été in-Puis accroché et retenu par une jiv^sdion adaptée à cet effet; le vide crl1U été formé à l’autre bout, la pfj^ülère de véhicule se mettra en et K av.ec *a Premicre paire de pignons, s’éla lJ*slon étant décroché , le convoi Sens era Pour Parcourir v’oie > en he contraire à son précédent voyage. r0flPe.tte manière les pistons ne quitte-djj * Jamais la conduite ou n’entreront <50(!S Une autre que par un mouvement x el dans les points d’arrivée. Le gUe j? Piston ne parcourra pas une lon-ugne tout entière, mais sera rem-
- placé pour l’examiner et le graisser par un nouveau tous les 20 milles.
- M. Pilbrow est disposé à croire qu’il ne sera peut-être pas nécessaire de refendre les dents sur les pignons et les crémaillères, qui deviendraient alors des disques tournants et des barres simples, et que le frottement seul de ces pièces entre elles, une fois le convoi en mouvement, suffira pour produire la force d’impulsion nécessaire à la marche.
- Il pense que l’économie totale annuelle que présentera son système pour une voie de 100 milles de longueur, comparativement au système atmosphérique actuel, serait au moins en Angleterre de 53,303 livres sterling ( 1,332,575 fr.), économie dont le chiffre est peut-être exagéré, mais qui est toutefois incontestable. Voici, du reste une des causes sur lesquelles l’inven teur base cette diminution dans les frais.
- La raison, dit-il, pour laquelle il doit, dans ce système nouveau, y avoir économie dans plusieurs parties du service, c’est que n’ayant pas de soupape longitudinale, les fuites seront tellement diminuées, qu’elles seront moindres sur un parcours de 10 milles qu’elles ne le sont pour un parcours de 1 mille dans le système actuel. Or, M. Samuda et M. Bergevinévaluent(peut-être un peu bas dans la pratique ) à 5 ou 6 chevaux-vapeur, la perte qui s'opère par mille sur ce chemin par les fuites seulement, et par conséquent s’il n’y avait qu’une seule machine à vapeur par 10 milles, il y aurait une perte de 50 chevaux sur 100, par l'effet seul de ces fuites; c’est ce qui a rendu nécessaire l’établissement des machines de 3 en 3 milles pour réduire les pertes résultant des fuites à 15 chevaux sur 100. La raison pour laquelle les pignons-soupapes ne donneront pas lieu à des fuites aussi considérables que la fermeture longitudinale, est d’abord que les surfaces en contact sont rodées très-exactement et pressées les unes sur les autres par le poids et la chute des pignons ( qui, plus ils auront de service, plus ils procureront une fermeture hermétique) , et en second lieu le peu d’étendue de la surface par laquelle la fuite pourrait avoir lieu, étendue qui est dans le rapport de 1 à 20 dans les deux systèmes, puisque la soupape, ou son siège n’ayant qu’environ £^5 centim. de diamètre à son ouverture, celle par laquelle pénètre l’air, et deux seulement d’entre elles étant ouvertes à la fois, de chaque côté, par chaque 9 mèt. de longueur de tube, il en résulte que
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- l’ouverture d’admisiou de l'air ne dépasse pas dans le nouveau système 14 décimètres carrés, tandis que cette surface, sujette à des fuites, est avec la soupape longitudinale de l’ancien système , de plus de 280 décimètres carrés. Ainsi donc, en supposant que les pignons-soupapes perdissent autant à surface égale que la soupape longitudinale, il en résulterait dans le nouveau plan une perte seulement de 2 1/2 chevaux-vapeur, tandis qu’elle serait de 50 chevaux pour 10 milles dans l’ancien système.
- Rapport fait à l'Académie des sciences sur un barrage mobile inventé par M. Thénard , ingénieur en chef des ponts et chaussées.
- Par M. Arago.
- Tous les moyens de locomotion et de transport sont, depuis une quarantaine d’années, l’objet de recherches assidues et approfondies. Ajoutons que le succès a couronné presque constamment les efforts des ingénieurs.
- Ainsi, la question du tracé des routes a été définitivement soumise à des principes mathématiques. Des expériences nombreuses ont fait connaître le rapport du frottement à la pression sur les divers terrains naturels ou artificiels , formant en France la surface des principales routes. Les propriétés comparatives des véhicules à grandes ou à petites roues, à jantes larges ou étroites , sont maintenant nettes et définies. Des essais méthodiques, entrepris sur une assez grande échelle, éclaireront bientôt l’administration , touchant les meilleurs systèmes de pavage ; on saura ce qu’il est permis d’attendre du bois substitué au grès ; des cylindrages exécutés à l’aide de rouleaux compresseurs convenablement pondérés ; de l’emploi de telle ou telle matière d’agglomération, suivant la nature des cailloux formant les chaussées d’empierrement, etc.
- Il faudrait un grand nombre de pages pour signaler ce qui a déjà été réalisé concernant les chemins de fer, et les améliorations qui sont en cours d’expériences.
- Cédant à des idées préconçues tou chant les ondulations des liquides , cédant à la crainte de détruire les berges, personne n’exécutait jadis le halage sur les canaux qu’au petit pas. Maintenant
- des bateaux rapides les Parc0 ,e> avec la vitesse des chevaux de P° . à Chaque jour la grande navigati vapeur fait de nouveaux progrès; ^ que jour apporte en ce genre deS^re couvertes qui laissent bien loin der elles les améliorations prévues et les espérances des esprits enlhousia Les ports les plus entourés dec |eS sont maintenant accessibles par tou vents, par tous les états de la mer' remorqueurs y conduisent avec »aC1 -t t avec sûreté, de jour comme de ° les bâtiments de commerce et de gu^‘ e„ Déjà certains steamers rivalise*1 ^ grandeur avec les immenses vaiss ^ à trois ponts. Bientôt peut-être 1 surpasseront en puissance militaire , La navigation fluviale n’est pas1 ^ plus restée stationnaire : mille bat*' à vapeur, remarquables par leur Ç ^ modité, par leur élégance , par 13 t pidité de leur marche, et principalein jp par de très-ingénieuses machines, ^ lonnent en tout sens les rivières deux mondes. olIr
- Que manque-t-il dans notre pays P u, assurer à cette navigation fluvialeuoe-périorité décidée sur les autres nio> de locomotion et de transport/ seule chose peut-être : des r*v!e^res niveau moins variable, des ri^1 . qui, en été, en automne, offrent leur chenal une profondeur d’eau plus d’un mètre. . . t.e
- Des barrages peuvent conduire < résultat. si
- Qui ne comprend , en effet, flu!Le l’on établissait aujourd’hui, en, rtjte d’Auteuil par exemple , de la rive dr3 à la rive gauche de la Seine , un » rage continu , haut de 2 mètres dessus du niveau de la rivière , l’eaü u5 commencerait à se déverser par-deS jf la crête de ce barrage qu’après a' monté de 2 mètres , et que cet sement se ferait sentir jusque o Paris? Un barrage semblable exe.cüf, entre le Pont-des-Arts et le Pont-^e |3 élèverait notablement le niveau d® rivière jusqu’à Bercy, et ainsi de su' c En espaçant ces constructions d ^ manière convenable, on aurait sur 5 rivière une série de nappes échelonnées , où des bateaux d’un "^e tirant d’eau pourraient naviguer m® en temps de grande sécheresse. ï-e, sage d’une nappe à la nappe immca ^ tement inférieure ou supérieure i a passage d’un échelon liquide à l'éel*^ voisin se ferait commodément par termèdiaire d’écluses à sas. uj.
- Les barrages partiels,eeu< 1 au lieu de s’étendre d'une rive a 13
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- llç ,
- 1Cre ’ n embrasseraient qu’une a'issi de sa ,argeur > occasionneraient "ivea ^amont un exhaussement du m0in,U de? eaux; mais l’effet serait barr-, Cons*dérable que sous l’action des ^rdges complets.
- t°lnettl(lre les rivières navigables en f|eSs.^Ps » même à l’époque des gran-f >esse® ’ une chose assu-s°agp très-utile : mais il est bon de r8Dn [ a *a sa*son des crues, il faut se r«Lg er flue l’effet inévitable des Partiel$S &ermanents , complets ou par-p|0|’f**tde rendre les débordements ce ,reciuents et plus désastreux. Sous m apport, les piles des ponts elles-J'bles6S Sont Que,(luefois fort nui-
- en Peu de mots ’ ce flui a con~
- (Içj a Pidée des barrages susceptibles facilement enlevés ou plongés au ^obi] eaux ’ ^es barra9es appelés Pcm es' destinés à rester en place a*t iyi301 sécheresse , et à disparaître ^ornent des crues.
- Sénf systéme de barrage que M. l’in-raDeur en chef Thénard a soumis à 8 lj °^ati°o de l’Académie, appartient 8dé'C'at^orie des barrages mobiles. Il de j^étè appliqué sur un des affluents ’W 1 0rd°gne ; sur une rivière , l’isle, Set,] e débit est de 10 mètres cubes Oent par seconde à l’étiage; de •dètr tres en eaux moyennes ; de 2-42 de .quand elle coule à pleins bords ; CrUes a ^00 mètres dans les plus fortes
- An
- pçjjPpelé par ses fonctions à diriger, à t*0nner la navigation d’une ri-Saçj: s‘ yariable ; n’ayant d’ailleurs à Jj ^Position que de faibles ressources, tj0’r^hçnard s’imposa ces deux condi-jj rigoureuses :
- lèvj^udra que l’abaissement et le re-Pîtit wt barrage s’opèrent en un h0(ft nombre de minutes ; un seul ponj11® 5 le gardien de l’écluse , devra <W°lr ^me la double opération sans Ç,r aucun danger.
- Hi£rpSa?0ns de caractériser d’une ma-l^j générale la conception de M. l’in-ensJ^Thenard. Nous nous occuperons 'lu . e. s’il y a lieu , de la construction ÜeS(rairrage et des manœuvres; nous ç ndrons aux détails.
- 5°it°h Cev!0ns de nouveau que la Seine arrée d’une rive à 1 autre à l’aide tres e Porte en bois verticale, de 2 mè-e haut, liée par des charnière* frines (Par des gonds) à des lon-'''Uref P*acées les unes à la suite de* grjn * 3,1 fond de la rivière. Les lon-s seront fixées au radier en ma
- connerie dont il faut supposer que 1« fond de la Seine est recouvert.
- La porte, d’après la disposition des charnières, ne peut s’abattre que d’amont en aval. Pour la maintenir dans la position verticale, pour l’empêcher de céder à la pression, au choc de l’eau d’amont, il faudra évidemment la soutenir vers l’aval par des arcs-boutants, par des jambes de force prenant leur point d’appui sur le radier. On se fera une idée suffisante de ce que peuvent être ces arcs-boutants , en se rappelant le petit mécanisme dont les ébénistes font usage pour soutenir, sous des inclinaisons variées, certains miroirs de toilette et certains pupitres.
- Veut-on maintenant que le barrage disparaisse ?
- 11 suffira de souleverun tant soit peu les jambes de force, d’ôter leurs extrémités inférieures des entailles au fond desquelles elles arc-boutaient ; aussitôt la pression du liquide fera tourner la porte, d’amont en aval, autour descharnières horizontales noyées, et la couchera sur le radier.
- De prime abord , rien de plus simple , de plus satisfaisant que la manœuvre qui vient d’être décrite ; mais, cette première impression disparait quand on réfléchit à l'obligation d’aller soulever , une «à une , toutes les jambes de force. Est-ce en bateau qu’on ira faire l’opération? est-ce en amont? est-ce en aval ? On ne peut songer à marcher sur l’épaisseur de la porte , puisqu’elle est recouverte par la nappe liquide qui se déverse d’amont en aval. De quelque manière qu’on envisage la question , on aperçoit difficulté et danger.
- En fait de difficultés , la principale consisterait à ramener la porte couchée, de la position horizontale à la position verticale; à vaincre, par les efforts d’un seul homme , l’action impulsive de l’eau sur une si immense palette. Il est vrai que cette palette on la pourrait fractionner, la diviser en un certain nombre de parties susceptibles d’être abaissées et relevées séparément, L’expédient serait assurément très-utile ; mais où l’éclusier irait il prendre ses points d’appui pour opérer tous les soulèvements partiels?
- Supposons que d’après la disposition des charnières , au lieu de se rabattre d’amont en aval, comme nous l’avons d’abord admis, la porte, continue ou fractionnée , ne puisse tourner à partir de la position verticale, ne puisse tourner pour se coucher au fond de l’eau, que d'aval en amont.
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- Les difficultés des.manœuvres seront, pour la plupart, l’inverse de celles qui viennent de nous occuper.
- Dans le premier cas , la porte une fois couchée au fond de l’eau vers l’aval, y restait par l’effet de la seule impulsion de la masse descendante. Dans le | second cas, il faudrait l’y maintenir j par un mécanisme, lors même qu’à I raison de ses ferrures elle aurait une pesanteur spécifique un peu supérieure à celle de l’eau; sans ce mécanisme , le courant soulèverait la porte en la prenant par-dessous.
- La porte , susceptible de se rabattre d'amont en aval, ne se maintenait dans la verticale. ne résistait dans cette position à l’impulsion de l’eau descendante , qu'à l'aide des jambes de force dont il a été parlé. Rien de pareil ne serait nécessaire, quant à la porte qui se rabattrait d'aval en amont. Une fois amenée à la verticale, l’impulsion de l’eau tendrait à l’y maintenir, disons mieux, à la faire passer au delà. Cette tendance à dépasser la position verticale vers l’aval devrait même être combattue, soit à l’aide d’une disposition appropriée des charnières , soit, plus convenablement encore, avec une chaîne bifurquée attachée par deux de ses bouts à la porte , et par le troisième bout au radier en amont.
- Après le soulèvement partiel des arcs-boutants , la première porte se rabattait d’elle-même ; il ne fallait d’effort que pour la relever.
- La seconde porte, au contraire, se relèverait d’elle-mème ; un effort ne serait nécessaire que pour la rabattre contre l’action du courant.
- Ce sont ces propriétés , comparativement inverses , dont M. Thénard a tiré ingénieusement parti : c’est en composant son barrage des deux systèmes accouplés ; c’est en plaçant sur deux lignes parallèles, à quelques centimètres de distance , les portes suscep-tiblesde se rabattre seulement en amont, qu’il a vaincu des difficultés très graves inhérentes à chaque système pris isolément.
- La manœuvre du double système sera maintenant facile à décrire.
- Le barrage est entièrement effacé ; le gardien de l’écluse, à l’arrivée d’une crue, a couché toutes les portes. La crue est passée ; il faut relever les portes d’aval, celles qui, pendant les sécheresses, doivent exhausser le niveau de la rivière.
- Écartons le mécanisme qui fixe les portes d’amont au radier. Le courant les soulève et les amène à la position
- verticale , position qu’elles ne P la. pas dépasser , soit à raison es1
- Ions, soit parce que chacune d e,- jit, retenue , comme nous l’avons dej ^ par une chaîne bifurquée alors te ^ jg dont deux des bouts sont u*eSej |e partie supérieure de la porte, troisième au radier. ortcs
- Quand cette première série de P le5 barre entièrement la rivière, leS r à d’aval peuvent être soulevées une sans des tractions trop c0 clii râbles, car de ce côté et à ce ni
- le courant est momentanément ^ primé. Le gardien du barrage, , d'une gaf]'e> exécute cette seconu^ ruI1 ration en se transportant le long^, pont de service qui couronne les mités des portes d’amont. Au ..e pu il s’aide d’un petit treuil mobile- Ê haut de son pont léger, il s asS^rj’(ivul les jambes de force de son p°nt ,e‘|)eS sont convenablement placées, <?UjrJfé' arc-boutent par leurs extrémités rieures dans les repères du radier-a’r Ceci fait, le moment est vcnlg débattre les portes d’amont : elles n® ^ vaient en effet servir qu’à r, ue, manœuvre des portes d’aval eX®cUjg le* qu’à permettre à un seul homme soulever. r d«
- Le gardien introduit l’eau P^rjes petites ventelles , entre les deux de portes. Elle s’y trouve élevée qu’en amont. Or, dans le devenu à peu près stagnant, ^\(e
- suffire d’un effort médiocre p°ur ÿ de tourner les portes d’amont aU.t°Vner' leurs charnières horizontales llIj en gées , pour les précipiter d aVa:j|cUt amont, de telle sorte qu’elles al ^ frapper le fond du radier et s’y ter. Les chaînes de retenue dont * ^ avons parlé contribuent pour beau à faciliter ce mouvement. , upef On a pu légitimement se Pr^?,Ccju$e des dangers que le gardien de 1 courrait en allant et venant le lon&^je pont de service reposant sur une » t, de portes qui, dans un certain ma ^t, ne sont retenues, du côté d ir#' que par un courant d’eau d'une ^ faible vitesse. Hâtons-nous don yg| dire qu’à mesure qu’une port.0* de5*1 est soulevée et arc boutée à l alClea|ief jambe de force , M. Thénard J» la*reS' par un long crochet à la porte ca ^ pondante d’amont, ce qui.don système toute la stabilité désirab j,eI).
- Dans la description qu’on vien ^ je tendre , nous avons d’abord suppgûc-barrage rabattu; nous nous somin cf : cupés ensuite des moyens de le re* il nous reste à dire en détail coi
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- P*”emîè1 <le CGtle seconde P0^011 à
- e*Plin P-orte® d aval, nous l’avons déjà tarant-6 ’ s abattent Par l'action du relevé * 1Uan(l les arcs-boutants sont leurs S’ ?u.même seulement quand aux . extrémités ne correspondent plus ils hi,irpltes saillies en fer sur lesquelles paient.
- peut0?0® donc de quelle manière on ^donner à l’extrémité butante le deh0rei^ent latéral qui la portera en s de la petite butée en fer. Uièrea(lUe arc-boutant est monté à char-s°uie ?t!r sa porte; il peut ainsi être Plus e lndéfiniment, et recevoir, de lafçy >Mn léger mouvement giratoire clüsjp • niouvement giratoire , l’é-créffj donne à l’aide d’une sorte de iier ai,lere en fer, glissant sur le ra-pie(j’ an tant soit peu en amont des par )>• es arcs-boutants , et pouvant, venaLl,nleriuédiaire d’une denture con-Lçs ® • être manœuvrée du rivage. avons ans de la barre mobile que nous espa„. aPpelée une crémaillère , sont les e^sdefellesortequ’ils ne deviennent Ue|e peiuités des arcs-boutants , qu’ils aux J00.1 échapper aux saillies en fer, autrpdu^es» due les uns après les : les portes s’abattent donc sucement.
- f°Ud?Ue Porte d’amont est retenue au rçSs de l’eau, à l’aide d’un loquet à s’ac * à sa partie inférieure et attapî°,cl?ant à un inentonnet en fer,
- «CV.nvariablement a une des l°n"
- de Cps bées au radier. Le déloquetage terIïl'S,P0.rtes s’effectue aussi par l'in— arUie la’re d’une barre de fer glissante, va<>eee de redans et manœuvrée du ri-deauavec une manivelle et des roues les r es* Cette barre, en comprimant pia essorts qui tiennent les loquets en cha ’ les décroche successivement, et le cj*Ue porte soulevée à son tour par l'CaieUrant va prendre la position ver-
- linv^H- b'en apprécier le mérite de tout ^bon de M. Thénard , il faut sur-c^voir avec quelle rapidité s’exé-de p 1 les manœuvres des deux séries à Cp rles. Voici ce que nous trouvons dej. .Sujet dans un rapport du mois
- Her t 1841 ’ rédigé -Par MM Mes'
- gant . benard , Vauthier et Kcrrnain-
- l’Is^Coly-Lemelette, sur la rivière et u ’ le barrage a 48 mètres de long, ^aUt P°rtes d’aval 80 centimètres de
- abattrb’en ’ secondes suffirent pour dis * les portes d’aval, pour faire raitre entièrement le barrage.
- En 20 secondes les portes d’amont furent relevées.
- Enfin, dans le court intervalle de 8 minutes, deux hommes abaissèrent les portes d’aval ; relevèrent les portes d’amont après les avoir successivement déloquetées ; redressèrent les portes d’aval, remirent tous les arcs-boutants en place, et recouchèrent les portes d’amont, ce qui constitue la série entière des opérations.
- Ici le radier se trouvait à sec après le relèvement des portes d’amont, et les portes d’aval furent redressées à la main par deux hommes qui, partis des deux rives opposées de la rivière , allaient à la rencontre l’un de l’autre , en marchant sur la maçonnerie du radier. Cette expérience ne fait donc pas connaître ce que la manœuvre complète destinée à relever le barrage peut exiger de temps, lorsque l’éclusier agit sur les portes d’aval avec son petit treuil , transporté successivement en divers points du pont de service. Les documents , remis à la commission par M. Thénard , nous permettront de combler cette lacune.
- Le 9 juillet 1843, MM. Mesnager , Thénard , Spinasse , Silvestre ét Ver-gne , tousingénieursdes ponts etchaus-sées , constatèrent, au barrage mobile du moulin-Neuf, sur la rivière l’Isle , que les sept portes d’aval, de lm,7 de haut et lm,2 de large, étaient abattues en une demi-minute ; que le relèvement des sept portes d’amont n’exigeait pas plus de temps ; qu’un homme armé du petit treuil portatif, et placé sur le pont de service, employait onze minutes à relever les sept pertes d’aval et à établir les arcs-boutants ; que le même homme enfin recouchait et loquetait les sept portes d'amont en huit minutes.
- Il nous serait facile de trouver dans d’autres procès-verbaux des exemples de manœuvres encore plus rapides.
- On aura sans doute remarqué que les parties les plus délicates , dans le barrage mobile de M. Thénard , que les charnières des portes , les loquets à ressorts, les crémaillères glissantes, situées soit en amont, soit en aval, fonctionnent au fond de l’eau. On peut donc craindre que ces organes essentiels du nouveau barrage se couvrent de vase, de gravier; que souvent ils agissent difficilement ; que même, dans certaines circonstances, on ne réussisse pas à faire glisser les crémaillères destinées à déloquer les portes d’amont, et à pousser hors de leurs buttées les extrémités des arcs-boutants des portes d’aval.
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- Cette difficulté nous a paru très-grave. M. Thénard, à qui nous l'avons soumise , a répondu :
- « Que les portes d’aval de son barrage ne sont jamais soulevées jusqu à la verticale ; qu’elles restent un peu inclinées ; que les filets du courant qui vont les frapper se relèvent le long des faces d’amont, et entraînent avec eux le sable, et même le gravier; que l’expérience a confirmé cette explication ; que les chutes rapides de liquide qui s’opèrent au moment où la cloison du barrage disparaît, produisent des effets très-intenses ; qu’elles entraînent les grosses pierres, de telle sorte qu’il devient nécessaire de garantir le radier en amont et en aval contre les affouil-Jements. »
- M. Thénard a d’ailleurs adapté à ses portes d’aval de petites ventelles qui peuvent être manœuvrées à la main , et à l’aide desquelles il fait chasse à volonté dans la direction même des coulisses , des arcs boutants et des buttées dont nous avons si souvent parlé.
- Nous venons de donner,quant aux portes d’aval , le résumé des observations de l’auteur du mémoire. Des rapports que nous avons sous les yeux disent que les sables , les graviers , les herbes , les branchages, n’ont jamais apporté d’obstacle sérieux à la manœuvre des portes d’amont. En pareille matière, les faits doivent évidemment tout primer ; cependant, nous l’avouerons sans détour, nous eussions désiré trouver dans le barrage, soit des dispositions mécaniques propres à empêcher les corps étrangers d’aller gêner l’action des principaux organes mobiles, soit des moyens directs et d’un effet non douteux d’enlever la vase , le sable , le gravier qui pourraient, dans certaines circonstances, envahir les charnières des portes , les loquets , les deux longues barres glissantes armées de mentonnets, les glissoires et les buttées des jambes de force, enfin les engrenages. C’est ici, théoriquement du moins, le côté un peu faible du système ; c’est la seule objection qui nous ait vraiment préoccupés. Nous espérons qu’elle disparaîtra bientôt : nous en avons pour garant l’esprit inventif de M. l’ingénieur Thénard.
- Les barrages mobiles, essayés jusqu’ici , étaient plutôt des expédients que des mécanismes proprement dits. Personne ne pouvait les considérer comme des solutions définitives d’un des plus importants problèmes de la navigation fluviale.il serait donc superflu de les comparer à l’invention de
- M. Thénard. Qui n’a d’ailleurs rei 5 que, par exemple , que les P0;e|lt pleines du nouveau système ProC,!‘jte, une retenue des eaux presque Par tandis que la fermeture à l’aide 0 guilles juxtaposées, adoptées jadis certaines écluses et appliquées dei quelques années, laisse filtrer d* .;l menses quantités de liquide ; <Iul.jtCi songé encore, qu’en cas de crue sim les portes de M. Thénard peuvent abattues en peu de secondes , de l ;er comme de nuit, sans que l’écllu coure aucun risque, tandis que Ie vement des aiguilles juxtaposées set dans certaines circonstances , une <>\^e ration des plus dangereuses, et eC saurait vraiment être exécutée a sûreté que par d’habiles et vigour acrobates. _
- Les chemins de fer ont déjà cou ^ dérablement réduit en Angleterre cabotage, les transports par les can et la navigation sur les rivières. Pare e, chose arrivera probablement en Frai ^ Il semble donc que l’invention de ^ Thénard vienne trop tard, qu'en®Lct puisse avoir aujourd’hui qu’un int médiocre. ,er
- Cette opinion serait très-contr°v ^ sable ; même au point de vue striét ^ la navigation fluviable ; mais ne foi* pas considérer que les barrages r draientles irrigations faciles dans d menses étendues du territoire aUJ.00n d’hui privées de ce bienfait? Dolt' oublier qu’à l’aide d’irrigations cofl nablement dirigées , il serait P°s . jer presque partout, de doubler, ae trip 5 les récoltes ? que les produits ?Sr,c°|e$ sont les éléments les plus précieux * ^ plus constants, les plus assurés d richesse nationale ? .
- L’exhaussement graduel du ld .re rivières est une des calamités c°n „t lesquelles les hommes ont vainem lutté jusqu'ici. Procéder par curw manuel, ce serait se jeter dans des penses sans terme. Les barrages• v* biles sont un moyen d’opérer de 1°.^, chasses, de les renouveler tant veut, de choisir les époques les P 5 favorables , et nous appelons ainsi saisons , les mois , les semaines ou . eaux sont limpides ; ils paraissent ua appelés à jouer un rôle important d*1 5 la grande opération dont les al^flA(iC inondations du Rhône et de la gjtè n’ont que trop bien montré la néces et l’urgence. ^\e
- Conclusions. — Le barrage u101^ imaginé par M. Thénard , offre, con* j, nous l’avons expliqué, des cornbu 9 sons nouvelles très-ingénieuses.
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- .j^t^s.fonetionnè avec succès, pende i P^usiears années, sur divers points fi’hé^ r*v*®re l’Isle. La commission ^m;Slte ^onc Pas a proposer à l’Aca-lion'e de lui accorder son approba-
- ij ],.n°us paraît bien désirable que sÙio lng£n'eur Thénard soit mis en po-n0s n S’essayer son système sur un de l'eiiUUrs.d eau les plus larges. Ce vœu r p re justifié en quelques mots : sieur? bar™ges de l’Isle ont laissé plu-p questions indécises. au; ^rs°une , par exemple , ne connaît Sefait iim la longueur maximum qu’il lèr ' Permis de donner aux crémail-Port gantes destinées à agir sur les SeJ d’amont et d’aval ; personne n’o-les affirmer catégoriquement que vastes barrages pourraient, èlrp e croit l'auteur du mémoire , iHèuPacagés en intervalles de 40 à 50 U)a es, séparés par des piles fixes en iï)ç*®n.nerie, et présentant chacun un sait ,Sme indépendant; personne ne plu a quelle limite on devra fixer la co^ande hauteur des portes, et par i|çsIe'quent des retenues, soit à raison d’^v-®cffités de la manœuvre , soit afin Uje ,er des chocs destructeurs au mode l°ù les portes arrivent au terme s'eurs mouvements ; personne ne efïpi 1 dire d’avance quels seront les des S’sur tant de pièces submergées , tUaj avions calorifiques, encore assez rivj' ^finies , qui donnent lieu dans les foJ,res à la production des glaces de Z1 ? etc., etc.
- in‘!-Thénard , mieux que tout autre Scieur, pourra dissiper ces doutes, à £.e Nouvelles expériences autorisaient l’Is| baliser ce qui a si bien réussi sur lçs ^ d’immenses volumes d’eau que lçs üages versent en toute-aison sur n!ira’°Upes dénudées des montagnes, rè„^îent pas, comme aujourd’hui, se dan lr aux flots de la mer sans avoir, *eCo CUr course ? r'en produit d’utile ; c*fcn Iïler-ant verrad ses marchandises du » 0r régulièrement jusqu’au centre quesr°yaume ; des chômages périodi-l'°Us n entraveraient plus ses opérais rn’- ^ manufacturier trouverait dans Odliers de cascades artificielles une l’aer\ïlotr*ce puissante et économique; serajcqlteur, celui du midi surtout, rUin1 a jamais soustrait aux influences deVj®Uses des sécheresses ; ses récoltes qui fraient plus abondantes , et, ce ligUçd figurer peut être en première (l’ujj >eHes varieraient beaucoup moins SçUt a>a^n®e à l’autre , quelles que fus-" ailleurs les perturbations udomé-
- triques que le cours des mêmes saisons présente dans nos climats.
- Avec une si brillante perspective devant les yeux, l’administration publique serait inexcusable si elle ne se livrait point à des essais , même aventureux. Or, tel n’est pas, tant s’en faut, le caractère de l'expérience que la commission appelle de tous ses vœux. On peut conjecturer, en effet, avec une grande probabilité , qu’à l’aide de quelques modifications, les barrages éprouvés avantageusement en divers points du cours de l’Isle , réussiraient également sur nos plus grandes rivières.
- Description d’un barrage à bateau-vanne, inventé par M. Sartonis, et proposé pour barrer le petit bras de la Seine, en avant du Pont-Neuf.
- Par M. Mary , ingénieur en chef des ponts et chaussées.
- Le barrage à bateau-vanne est formé par un bateau à parois verticales, disposé de manière à pouvoir s’emplir d’eau et se vider au moyen de vannes qui sont adaptées aux faces longitudinales et débouchant à fleur de fond. Ce bateau , placé perpendiculairement an cours de l’eau, est, ou appuyé sur des piles acculées à avant-becs verticaux , ou amarré à des chaînes solidement ancrées à 25 ou 50 mèt. en amont. A l’aplomb de la face d’aval doit être construit un seuil horizontal en charpente ou en maçonnerie , défendu en aval, soit par un radier dont le seuil fait partie , soit par un encrochement capable de résister à la vitesse de l’eau. Ce seuil doit être plus élevé que le fond de la rivière sous le bateau.
- Pour donner de la force au bateau , on le consolide au moyen , 1° d’un pont placé à une hauteur telle que l’eau , introduite dans le bateau . ne puisse pas le surmonter ; 2° de croix de Saint-André, placées dans l’entrepont de la paroi d’amont à la paroi d’aval; 3° de cloisons transversales qui divisent cet; entrepont en compartiments égaux 4° enfin , d’une cloison longitudinale;., placée au milieu de l’intervalle eritre' les parois d’amont et d’aval.
- Si on imagine un bateau ainsi disposé, maintenu en amont du seuil pan des appuis , soit par des chaînes-, ou voit qu’en ouvrant les vannes d’amont, on introduira l’eau dans l’entrepont, et
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- que le bateau s’enfoncera à mesure que l’eau y entrera; il descendra donc jusqu’à affleurer le seuil, tandis que l’eau introduite s’élèvera dans l’entrepont un peu au-dessous du niveau d’amont. L’écoulement de l’eau sera ainsi intercepté , et la retenue se fermant, le bateau tendrait à remonter; on tiendra donc les vannes d’amont ouvertes, jusqu’à ce que le niveau de cette retenue soit élevé à la hauteur prévue. Alors, s’il n’existe pas de déversoir de superficie pour écouler les eaux , il faudra leur donner issue sous le bateau ; c’est à quoi l’on parviendra très-facilement, en prenant les vannes d’amont et ouvrant les vannes d’aval , parce que le bateau, allégé d’une partie du poids ‘de l’eau qu’il contenait, s’élèvera et sera facilement amené au point de débiter le volume fourni par la rivière.
- Si une crue survenait la nuit, ou en l’absence du gardien, le bateau se soulèverait spontanément avec le niveau de l’eau d’amont, et offrirait ainsi un passage à la masse des eaux afïluentes.
- Pour effacer la retenue , on ouvrirait en culée les vannes de la face d’aval, et les eaux du bateau s’écoulant plus vite que celles de retenue, les orifices des vannes s’élèveraient bientôt au-dessus du niveau d’aval, de sorte que quand on les refermerait, le bateau se trouverait entièrement vide, plongeant seulement de son moindre tirant d’eau.
- L’essai de ce bateau, inventé par M. Sartonis , a été fait par M. Mary, à Saint-Valèry-sur-Somme,en 1826, pour fermer un passage de 6m.20 de chute ; cet essai a été répété en 1827, à l’écluse de Saint-Maur, par MM. Belanger et Mary, sur une ouverture de 7m,50 de largeur, avec 2 mèt. de chute. En ce moment, il en existe un petit modèle en expérience aux bassins de ChaiI lot. Tous ces essais ont prouvé , d’une manière incontestable , la facilité et la parfaite sécurité de la manœuvre de ce barrage, pendant laquelle le barragiste, placé sur le pont, dans l’enceinte formée par les bords du bateau, n’a autre chose à faire qu’à lever ou à fermer de petites vannes, soumises à une faible charge.
- Ce que nous avons dit de la combi-i naison du bateau et du seuil, contre lequel il vient descendre , suffit pour faire voir combien il serait facile de construire un barrage de cette espèce ; on comprendra également que l’on pourrait manœuvrer un de ces bateaux comme une porte quand on l’aurait
- vidé, pour effacer la retenue ; en ’ il suffirait pour cela d’adapter à un angles d'aval un poteau semi-cynuu que, logé dans une rainure verbe* de même forme , pratiquée dans u ., culée , et de tirer l’extrémité opp0>en par un treuil place
- les
- ! du bateau amont.
- Il est facile de voir que toutes 0jt manœuvres à faire sur le bateau , pour produire une retenue, soit.P® . l’effacer , sont extrêmement raPlC|^ps leur durée est mesurée par le nécessaire pour vider l'entie-pont, pour le remplir. Si, par exemple» oo supposons une retenue de lm,50 , * mèe par un bateau de 40 mèt. de w gueur. 5 mèt. de largeur et 3 und’ hauteur, il faudrait environ 7' s condes pour vider l’entrepont en auap tant des vannes, de 0“,40 sur 0®, ^ à chacun des compartiments. Auc système de barrage connu ne se mao® je vrera certainement avec une pare' rapidité.
- De la force mécanique nécessaire P°itr dégager la chaleur latente de
- En cherchant à évaluer avec de précision qu’on ne l’a fait ju^9',e, présent les quantités de chaleur de' loppées ou absorbées par la conue^ sation ou la raréfaction de l’air a rnosphèrique, un physicien ang'al ’ M. J.-P. Joule, vient de s’assurer, moyen d’un appareil convenable et . thermomètres d’une extrême sensi lite , que la force mécanique nécessa pour condenser l’air dans un réseryo ’ devait s’élever à 823 livres anglalS®s’ élevées à la hauteur d’un pied ang‘al ’ pour que la chaleur dégagée par ce-te condensation , et toute déduction >a de celle due aux frottements, pût ® -t ver de 1° du thermomètre de Faren»
- 1 livre d’eau prise à la température la glace fondante. Ce qui revient à o qu’il faudrait une force mécanique eg à 4470 kilog. élevés à 1 mètre de »a teur pour que la chaleur, dégagée K { la condensation d’une masse d’air, P-
- de
- élever de 1° C. une masse d’eau ^
- 1 litre prise à la température de D’où il est difficile de croire „ parvienne jamais à produire écoii miquement de la chaleur par 1 cation d’un moyen mécanique à la c densation de l’air atmosphérique.
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- BIBLIOGRAPHIE.
- de gnomonique élémentaire, j Méthode simple et facile pour acer les cadrans solaires d'après erhneim et dom Bedos.
- C. Boütereaü. Paris, 1845. b'°l. in-18, orné de 10 planches. : 3 fr.
- Lettres sur la chimie et sur ses applications à l'industrie, à la physiologie et à l’agriculture.
- ParM. J. Liebig, traduit de l’allemand par le docteur G.-W. Bichon, élève de M. Liebig. Paris, 1845, in-12. Prix : 3 fr. 50 c. Fortin , Masson et
- U
- art iSc‘ence de la gnomonique, ou ïait®. tracer les cadrans solaires, qui tie^ Sl [ort attiré l’attention des an-ionb} n’a rien aujourd’hui perdu de
- SjvamIïlP°.rtance » au contra,re > de -S géomètres et des astronomes H^t,ls ^u' ont donné des développe-4uSsj et ont augmenté ses ressources. ^ tr Publié un grand nombre
- W^tés sur cette science, et sans [long ,r. entreprendre ici leur critique, dirons que les uns, écrits pour géomètres seulement, les autres ’%), 15 Sens du monde, n’ont pu faire Wer les excellents traités de Stern-W et de dom Bedos : aussi M. Bou-<le aM > professeur des cours publics *ajj °métrie et de mécanique à Beau-W a~t-il cru devoir prendre avec k s a ces derniers traités comme base \a ^anuel * mais en se tenant au *tiy .t des nouvelles découvertes , et ftotj^utant une foule de notions de trjJ^rie, d’astronomie et de cosmo-liiiv J Propres à permettre à ceux Sir^ent tracer un cadran solaire de Jiï]r ,ee qu’ils font, et de ne pas se °1s a-Un trac® purement mécanique.
- dirons, du reste, que dans ce ^tj 0ïI trouve exposées de très-bonnes W]ues pour tracer des cadrans uni-!5dfa ’.des cadrans horizontaux, des faDs Pollues ou déclinants ; des ca-•t (j* ^rticaux , des cadrans polaires jcçojî® cadrans azimuthaux : le tout V aPagné de tables destinées à faci-W. !es opérations et à leur donner
- v-
- précision désirable.
- compagnie.
- C’est une bonne fortune pour le public qu’un homme d'un génie aussi éminent que M. Liebig , un savant qui a médité aussi profondément sur l’étendue et la portée des sciences chimiques , ait consenti à exposer dans une série de lettres adressées aux hommes instruits, aux personnes éclairées et à l’homme du monde lui-même , les principes de la chimie dans ce qu’elle offre de plus intéressant dans ses applications à l’industrie, à la physique, à l agriculture et à la physiologie. M. Liebig a jeté trop de lumières sur ces applications , répandu un jour trop éclatant sur ces branches des connaissances* humaines, pour qu’on n’accueille pas avec beaucoup d’empressement ses lettres intéressantes.
- La chimie ne se compose plus aujourd’hui d’arcanes;ses résultats, dit le célèbre chimiste , sont tout aussi clairs , tout aussi compréhensibles pour le simple bon sens de l’homme du monde que pour le savant: seulement celui-ci n’a d’autre avantage sur l’autre que la connaissance des voies et des moyens par lesquels on est arrivé aux résultats obtenus.
- „ Les lettres sur la chimie présentent ces résultats sous la forme d’un exposé, la seule qu’il convenait d’adopter dans cette circonstance. Toutes les applications que la chimie a eu l’occasion de faire depuis qu’elle a pris un rang distingué parmi les sciences, sont successivement passées en revue dans un style parfaitement méthodique et lumineux, et avec cette supériorité d’un homme qui a longtemps et profondément agité toutes ces questions, et en parle avec une connaissance parfaite et une autorité qui ne permet pas de s’égarer avec un tel maître.
- Il n’est pas possible de donner, même-par aperçu, une idée des matières traitées dans ces lettres; chacune d’elle résout plusieurs questions importantes,
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- empruntées soit aux sciences naturelles, soit aux sciences industrielles ; et prises ensemble, ces lettres forment un exposé des plus complets des résultats nombreux de l’application de la chimie.
- Nous ne terminerons pas sans dire un mot de la traduction qu’on doit à M. Bichon, un des élèves les plus distingués de M. Liebig. Plein de respect pour son maître, M. Bichon s’est attaché scrupuleusement et avec la plus consciencieuse fidélité à reproduire ses pensées, et à nous présenter son œuvre avec ce cachet original qui caractérise le génie. Nous devons lui savoir gré de ce respect, d’autant mieux que sa traduction n’y a rien perdu en élégance et en agrément.
- Un portrait très - ressemblant de M. Liebig, reproduit sur celui dessiné d'après nature par M. Engel, ajoute encore à l’attrait de cette bonne traduction.
- .Nouvelle méthode pour reconnaître et déterminer le titre véritable et la valeur commerciale des potasses, soudes, cendres , acides et manganèses.
- Par le docteur Frésemus et le docteur
- H. Will , traduit de l'allemand £
- le docteur G.-W. Bichon. *,aP
- 18450 1 vol, in-12.
- Lors de la publication de méthode proposée par MM. rres~ 0„ et Will, aides de M. Liebig, da11’ ur célèbre laboratoire de Giessen > l ^ faire l’essai des alcalis, des acides 5. manganèses, nous nous sommeseinf ^ sés de donner, dans le Technoloy^ la traduction du mémoire où,e‘ ecettc exposée. Depuis cette publication » j| méthode qui a reçu partout un a rJ. favorable, est déjà passée dans *a tique, et c’est ce qui a détermine t ^ÿ, chon, qui a travaillé aussi dans Ie (l(lc ratoire de Giessen, à entreprend1- ^ nouvelle traduction du mémoire^ jej qu’il pût être mis séparément da‘ s, mains des chimistes, des pharma [$, des technologistes et des 5(Jr
- Nous n’avons pas besoin d’insis* vjl l’utilité de ce livre et de rappe;e %e n’est guère d’art chimique °H fasse usage d’alcalis, d’acides ou d nt
- ganèses, et qui ne soit par cons^ ^ intéressé à connaître le titre eX‘ ces réactifs, tant pour la précis10^^ opérations que pour l’achat et'aJjuiv de ces substances. La nouvelle r jj tion est très-exacte et ne mérite <1 éloges.
- ao-ô^'O*
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- LE TECHNOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- de
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Roulage de la fonte en gueuse «ns }es mouies en fonte enduits de
- VnUt monde connaît la funeste inet ; Ce que le soufre exerce sur le fef, flue' P°*nt en aRère les essentielles. Les expérience ^rsten ont effectivement prouvé ^Ufr^°ur du ^er contenant 0,03375 de sCfr P°Ur 100. c’est-à-dire 34 de fer | environ sur 100,000 parties de OiSp *a soudabilité avait entièrement tarit fU- ^r> les propriétés du fer n’é-Celle s®Uvent que la conséquence de CiSQ e *a fonte, aucun des moyens be nature à améliorer celle-ci
- Co,tUh 811 (lu en Belgique il est assez «oit d’obtenir de la fonte qui
- ,0u mo>ns sulfureuse ; cela Hrn‘** à ce que la plupart des hauts-çt qu au*de ce pays marchent au coke, provient de houilles qui Cantjf®nt Presque toute une certaine %s 1 ® de pyrite ; 2° de ce que quel- | S. Jurais eux-mêmes sont pyri-• htènc Lmlmuse circonstance rend e.,(M de la fonte grise plus diffî-Çacitè ,ns lous les cas diminue sa ClCse est la propriété la plus pré-i, ^ Cre Ja fonte de moulage.
- h?lteGti°lS ^0nc *^re en attirant ^°Hos0ri sur un de ces mille petits
- aSSayent^Ue ^es iodustriels intelligents G teïUe p et qui souvent dépassent leur %Uis ’Dj Moyen, que j'ai vu employé t f Msieurs années dans les usines
- ^ ec^nr>logitte, T. VI. Avril, — 1845,
- de Châtelineau, consiste à recevoir la fonte sortant du creuset du haut-fourneau dans des moules en fonte enduits d’une couche de chaux. Cette couche , épaisse de quelques millimètres et qui se sèche bientôt à l’air, est appliquée avec une brosse trempée dans une bouillie calcaire ; les lingotières , dont le vide a la forme et les dimensions des gueuses ordinaires, sont placées sur le sol de l’usine et reçoivent la fonte d’une maîtresse gueuse creusée dans le sable.
- La coulée se fait, au reste, de la même manière qu’ordinairement.
- Les avantages de cette méthode, quoi qu’en disent quelques maîtres de forges , méritent, selon moi, d’être sérieusement pris en considération. Je vais les exposer successivement.
- 1° La couche calcaire se trouvant en contact avec la fonte liquide absorbe une partie du soufre que celle-ci renferme.
- Il n’y avait qu’une seule façon d’établir ce point comme incontestable, et c’était de recueillir une certaine quantité de la croûte calcaire avant et après la coulée et d’en faire ensuite l’analyse; c’est ce que j’ai fait.
- 10 grammes de cette substance furent introduits dans une petite cornue en verre tubulée. A la tubulure se trouvait adapté un tube en S, servant à verser l’acide. Au col de la cornue était placé un tube recourbé conduisant les gaz dans un appareil de Woulf composé de très-petits flacons à trois tubulures, contenant une solution cuivrique.
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- L'appareil étant disposé, je versai dans la cornue, par le tube S, de Tacide hy-drochlorique étendu ; une vive effervescence se manifesta et il se produisit de l’acide carbonique et de l’hydrogène sulfuré qui passèrent dans les flacons contenant la dissolution métallique. Lorsque le dégagement eut cessé, je fis passer dans l’appareil un courant d’acide carbonique afin de balayer le gaz qui restait encore dans la cornue et dans les tubes.
- La proportion du sulfure de cuivre, formé pendant l’opération, sans être trop minime pour pouvoir être soumise à des expériences ultérieures, se trouvait en suspension dans le liquide de deux flacons et adhérant à leurs parois, ce qui m’eût exposé à une perte.
- Je résolus de recommencer l’analyse, et je m’y pris de la manière suivante : je mis dans un grand flacon en verre
- 10 grammes de la chaux extra*11 aj
- moules après la coulée, et je . fle; par-dessus une dissolution cu,vrJ,an' j’ajoutai ensuite rapidement *aJgai)te tité d’acide hydrochlorique ®u pour décomposer le carbonate de je ainsi que le sulfure de calcium » gol)5
- fermai le flacon hermétiquement- ae
- l’influence de la pression °9ca,s'(je par l’acide carbonique, et à 1 a\W l’agitation , tout l’acide hydr0. dis-rique formé fut décomposé par , en solution cuivrique et translortf* ^ sulfure, je fis ensuite bouillir.* ^ avec de l’acide nitrique qu* a e*> le sulfure de cuivre et le Ç^ang fe sulfate ; j’évaporai à siccité, pris par l’eau, je filtrai et je vers**1 ie le liquide une solution de nUra baryte ; j'obtins un précipité bla** ^ ei soluble dans les acides , et qui»,a séché, pesait 0sr-,88.
- Le sulfate de baryte étant composé, d’après M. Dumas, de :
- 1 atome baryte...........= 956,93 ou bien 65,63
- 1 atome acide sulfurique = 501,16 ou bien 34,37
- 1458.09 100,00
- 0sr,88 de sulfate de baryte, représentant 0«r,302 d’acide sulfurique, et cet composé de .-
- 1 atome soufre....... 201,16 ou bien 40,14
- 3 atomes oxigène........ 300,00 ou bien 59,86
- acid*
- éif1
- 501,16 ou bien 100,00
- trtjl
- g|0er,302 d’acide sulfurique représentant 0«r,121 de soufre. Comme le suflure de c est formé de ••
- 1 atome calcium............= 256,03 ou bien 56,02
- 1 atome soufre.............= 201,16 ou bien 43,98
- 457,19
- 100,00
- Les 0&r,121 correspondant à 0&r,275 de sulfure de calcium, en admettant tou'
- tefois £
- tout le soufre se trouvait combiné au calcium à l’état de proto-sulfure.
- à'eK
- La détermination du soufre étant la plus essentielle de l’opération, je crois inut *rji * «er avec détails la manière dont le reste de l’analyse a été effectué, et je me bu n mentionner les résultats. ..
- La chaux extraite des moules en fonte après la coulée contenait, pour 10 gramfl*e .|
- . - s <*'
- l soufre.......... 1
- 0«r,275 sulfure de calcium..........................
- 4gf,430 carbonale de chaux =
- ! 2sr,498 chaux.
- 1er,932acide carbonique:
- j soufre.. . ( calcium.. é calcium.. \ oxigène..
- ( oxigène.. (carbone..
- Ogr,l54'
- lsr»796hfr«,(|5
- 0gr,702/
- lgr,403|
- 0er,529'
- 0er,551 de carbone 4gr,739 de sable. . Trace de fer. . , .
- 9*r,995
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- ^li'airp s, ,er lps douies qu on pourrait avoir relativement A Iinfluence rie la matière J,1vaisfxl r. a fonte sulfureuse, j’ai soumis à l’analyse 10 grammes de cette substance que a'ls d’un moule avant la coulée ; sa composition était :
- l’influence de la matière
- itr,8ûg
- Carbonate de chaux =
- 2sr,712 chaux........=
- 2er,077 acide carbonique=
- calcium. . 1er, 950
- oxigéne.. . 0Sr,762' )
- > 2®r 284
- oxigène.. . l&r.522, )
- carbone.. 0^,575 . fiKr J40
- 10er,000
- H *
- ^auCoyls observer qu’il s’écoula 'aqueil P de temps entre l’époque à <*l|e oùJe recueillis cette matière, et !]qtUe l’analysai; de là vient, sans 'état e l°ute la chaux se trouvait à tort^ 0 °ar- ^onate au lieu d’ètre en
- Cür'slaric USt^Ue* reste-> cette cirant e o’a pas la moindre valeur ?U(l*0nsV0’n^ vue sous lequel nous ^ pr0(1 a question. Mon seul but était %ne . v,er qu’une couche de calcaire, Ntitées~Peu épaisse, absorbait une • fonte n°tat>le de soufre contenu dans le cr0;„ ^Ifureuse en fusion ; et ce but, Xe,. aV0ir atteint, t aritla r e-a ^a‘rc une remar.cIue louant ç ^fférence de composition exis-e, *a matière calcaire prise r V°Ù ^ *e recueillieaprèslacoulée. ri nt dn6‘‘ectivementque celle-ci con-q°ru carbone et une trace de fer, PQürvuePren:1ièrc est complètement dé-
- NvéeaCe fer dans la chaux, qui s’est sexp|j en contactavec la fonte liquide, J Pas f?6 très-facilementmais il n’en Ratait Ue ^éme du carbone, qui pré-^Phitg1' aspect brillant et presque , Je Cr . •
- I ."hé ,?ls 9ue ce carbone a été aban-r®s'Rric a fonte, qui était à la fois r ' je Get frès-chaude. Quoi qu’il en Cî|,boqeïie durais dire si ce dépôt de 4*Ce*e fait dans toutes les coulées. 1*%S Wl0,de de moulage diminue les ^raiiQU'êpr°uve la fonte lors des 3îV, ç*s subséquentes qu’elle doit 0rï‘emani;aVanta8e sera aisé à établir (ir^aaireni5fe évidente, parla méthode (la CfehSet reÇQit f°nte > au sortir (le ? des ^ans ^es moufes’ °u plutôt Y'usjn riS°lcs creusées dans le sable
- . ^ J1 *
- Certate’ avant de se figer, vitrifie qS' tonjo llîe 9Uantité de ce sable, qui Qr a(l onrS ^*us ou m0*ns argileuse ; et ^eHes sret're les gueuses, on voit °nt incrustées de sable sur
- tous les points de leur surface qui ont été en contact avec les parois des rigoles. Non-seulement cette incrustation , qui n’est pas aussi superficielle qu’on pourrait le croire, rend les gueuses irrégulières, raboteuses et d’un vilain aspect, mais elle donne encore lieu à une augmentation de déchet dans les opérations ultérieures, soit qu’on refonde la fonte au fourneau à réverbère, soit qu’on la refonde au cubilot.
- Dans le premier cas , on sait qu’il se produit toujours des carcas, résultant de la décarburation d’une partie de la fonte par l’oxide de fer qui se forme.
- Il est clair, d’après cela, que l’incrustation siliceuse qui recouvre les gueuses, rien qu’en favorisant l’oxidation du métal, doit augmenter la production des carcas.
- Dans le second cas, c’est-à-dire lors de la refonte de la gueuse au cubilot, le sable, en s’unissant à l'oxide de fer pour former un silicate, occasionne une perte qui, dans une grande fonderie , n’est pas de petite importance. On pourrait, il est vrai, éviter cette perte en ajoutant aux charges une certaine quantité de castine, dont la chaux remplacerait, dans les scories, l’oxide de fer ; mais en agissant ainsi, on augmenterait , d'une manière sensible, la quantité de matières à fondre, et, par conséquent, on devrait consumer presque inutilement un poids de combustible proportionnel à cette augmentation de laitiers.
- Quand.au contraire, on emploie le
- procédé de moulage dont il est question , les inconvénients qui précèdent sont totalement écartés.
- 3» Ce mode de moulage est avantageux sous le rapport de la qualité de la fonte. Si 1 on veut tenir compte des expériences de Karsten, on verra qu’il ne peut manquer d’en être ainsi. Selon ce métallurgiste, l’action de la silice sur les fers est bien plus nuisible que
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- celle du phosphore. Si , (l’un autre côté , on consulte les données fournies par Berzélius , on peut s’assurer que le fer mis en cémentation dans la silice , se combine avec le silicium comme avec le carbone.
- En voilà assez, je pense, pour être en droit de supposer que la fonte en fusion, surtout la fonte grise, qui, par sa nature et à cause de la haute chaleur dont elle est pénétrée, est plus disposée à s’unir au silicium que la fonte blanche; en voilà assez, dis-je, pour croire que celte fonte, coulée dans des moules en sable, absorbera, si je puis m’exprimer ainsi, une certaine quantité du métal terreux qui altérera plus ou moins ses propriétés.
- En outre , le mode de moulage que je préconise aura souvent un autre avantage sur le moulage ordinaire; ce sera celui de ne pas blanchir autant la surface des gueuses. En effet, il est fort commun de rencontrer des lingots de fonte complètement gris à leur centre, et dont l'extérieur est blanc dans une certaine épaisseur. Cela tient à la légère humidité dont le sable est fréquemment pénétré ; car , quelque bien couvertes que soient les halles où s’opère la coulée , l’air du dehors y a accès de tous les côtés, et lorsqu’il est humide, le sable, en vertu de son hygrométricité , finit toujours par s’en ressentir. D’ail-lieurs, comme on le sait, le sable de l’usine ne peut jamais être absolument sec, sous peine de manquer tout à fait de cohérence, et partant de ne pouvoir supporter l’effort de la fonte liquide sans s’ébouler de toute part. Or, si faible que soit la proportion d’eau, sa réduction en vapeur représente une soustraction de calorique, et, par conséquent, un refroidissement plus ou moins brusque de la surface de la fonte, d’où résulte son blanchiment (1).
- X.
- Charleroî, 17 juin 1844.
- Mémoire sur la fabrication de l'acier fondu et damassé.
- Par M. H. de Lüynes , membre honoraire de d’institut.
- ( Suite. )
- Pour arriver à une reproduction fidèle des procédés qui nous semblaient
- (<) Extrait du Bulletin du Musée de l’indus-triè , 1814 , .1° livraison, page 24.
- •i fallait
- avoir été suivis en Orient, fai-d’abord préparer une fonte ju
- burée et contenant du mangau®* ’^e. nickel et du tungstène. Cette w» jans vait être en proportions constant ^ ses éléments, et obtenue par Qt\cr cédés qui fussent familiers aux $
- taux. Tous les rapports des v0^ jjtzse attestent que , dans l’Inde , Ie _ Jes fabrique en fondant du fer av ae|' tiges de cassia auriculata, et^(jé-; ques feuilles d’autres végétaux- ^0\si faut de ces plantes , nous avons not*5 une sciure de bois de chêne d°® )a avons établi, par des expérien .{g teneur en carbone. 7gr,50 de cette a été donnaient ler,40 de charbon. E(l mêlée avec des quantités de ^er.:0pd® nables pour dépasser la carbura av*î l’acier. Il restait encore à re^ulollŸe,lt elle les trois métaux qui se lr;ontrd dans l’acier damassé, et à rene ^ ceux-ci dans un produit nature réunis , s’il était possible , ou associé avec le fer et les deux ^ ensemble. Mais jusqu’à présent néralogie ne nous offre pas unm0ntre blable combinaison. Elle noüS(%if le fer et le manganèse dans le 1 11
- thique ; le manganèse , Je tungstène dans le wolfram; le tu.^Q nèse et le nickel dans la pyf0'® ' et dans beaucoup de minerais ue ganèse.
- Il n’existe donc pas, dans 1e {v tuel de la science, un minéral <1 ponde à l’association demandée- yjt Cependant, le wolfram VrQe^y déjà deux des métaux cherchés- afe! néral n’est pas rare, même en * il est facilement pulvérisable et tible par cémentation. \$f
- Les Indiens et les Persans, PaLoa'5 communications avec la Chine, c\.0je(il sent le nickel, et les Malais le eu avec leur acier, comme nous Ie au sujet des lames de corroyage' 5 )#•’ Les Orientaux ne possédant P.^e, moyens de réduire à l’état meta*' isolément, le manganèse et le tu qui se trouvent dans toutes leurs^ ils ont dû employer ces métauxe ^ d’oxide naturel, et ont pu y j0,IÏ nickel métallique. ,a f
- Leur procédé pour fabrique1, (rajtr ou l’acier très-carburé étant Ie, fatu^ ment du fer à une haute temP. piA1 par des végétaux, ils ont PuUatiê^! d’une addition convenable de P;e5s.iir végétales, fournir le carbone ne
- (i) Voir plus has, l’analyse du^ métallique. Quelques fers doux de r tiennent du nickel.
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-
- — un —
- ^r'H
- Sanèse j cl‘on du tungstène et du man-I;eXp^ant la même opération.
- °Pin
- ence a encore justifié cette
- quantités de wolfram et de setitçj.’ P0Inbinées de manière à repré-ttiajjj. ,aiudelà,celles de tungstène, de '®cüloMSe et de nickel, reconnues dans téçSa de Constantinople, ontété ajou-adijjti er de sciure, avec une dose leur "«.elle de sciure calculée pour V duction (*)• Après quelques tâ-?nts > il en est résulté un acier ^orie r )Uré et très-fusible, dont la ^tuh C.Perce pas les creusets, et qui, P°i(ite avec une partie de fer doux, «lîre^de Paris , se forge parfaitement, ^nr>e tr^CaU ^amass® etPrend une très-
- *oicj ]p
- TOujfp es opérations nécessaires pour ^ Wnir. n b°n acier damassé au moyen
- ‘*olr.
- ram ;
- moyen
- Un fond ensemble :
- , dit pointes de Paris
- ^fbone
- 2000
- 100
- chêne donnant 1,40 de Pour 7,50............... 175
- '^çm^.bèresmélangéessubissentune
- ^nd ftlon au rouge clair. Après )q \l reu ’ le culot se trouve complète-\ Cp.ndu, offrant une forte analogie Constantinople. Quand il ^pçtj(ailement refroidi, il est cassé N fei.s Morceaux, et 100 de cet acier Ntesar,dus avec un poids égal de fer, m oh ^ar's- Êes culots d’acier da-C lacii btenus ainsi sont très-propres ife fees a travailler (2).
- T'(la ^de nous avons choisi est celui l'industrie, s’approche le plus t s'Du ^ eh*111'1!116» tout fer doux et j?topç r* bien divisé en tournures ou N x * peut servir au même usage. ^lajdn? supprimé le nickel, parce j ftal £ étique nous a montré que ce
- îit flïsiôela't Pour r’en dans 'e damassé dç v ». et nuisait souvent à la qua-t 'a $Clac,er* En effet, le fer, le nickel «m dr.e fondus par les mêmes pro-dj tain s ref°ndus avec du fer, ont Mr*$s»^ent donné de l’acier qui ne dpas. Il en est de même des de fer avec je carbone et le
- a etH t)?ru,cll°n de» oxides s’opère plus fa 'JeUi. ou f e® substances végétales que par ^th^SanA.11 'e noir de fumée; ainsi l’oxide •jftAe <1™ Se ré<tuit mieux dans la fécule, oi-îv *a Sc'ure de bois, que par les CfeiK0,'“'naires, pourvu qu’on se serve
- C, s,"è-
- '* fusionbas ,es dé,ails de ,a PrePara'
- tungstène. Dans les alliages de fer, de carbone et de cobalt obtenus par les mêmes moyens, le cobalt passe en entier dans la scorie, et le métal damasse bien. L’acide tungstique du wolfram ne paraît pas influer sur la production du damassé, mais il empêche toujours le percement des creusets par le silicate de manganèse qui se forme infailliblement hors de la présence de l’acide tungstique. Une faible quantité de tungstène se réduit et passe dans l’acier; mais la plus grande partie reste dans la scorie, qui est d’un gris verdâ-et corné.
- N° 2. Fer, pointes de Paris. . . . 3000 Carbonate de manganèse. . l i t
- Wolfram................. lôü
- Sciure de chêne.......... 270
- Mêmes opérations que les précédentes. Seconde fusion du métal concassé avec parties égales de fer, pointes de Paris. Mêmes résultats.
- Selon la quantité du wolfram , on est obligé, quelquefois, d’y ajouter du manganèse pour rendre l’alliage plus fusible. A l’état de carbonate, le manganèse fournit un oxide plus pur que le meilleur oxide naturel.
- Ces deux procédés sont préférables à tous les autres pour obtenir de bel acier damassé; leur résultat est très-certain. Comme la composition ou les propriétés du wolfram, quelque pur qu’il soil, offrent des dangers d’erreur et nécessitent quelques essais à chaque fois que l’on emploie un nouveau wolfram , il est bon d’en avoir une assez grande quantité que l’on débarrasse de toute sa gangue et que l’on broie tout ensemble, afin d’établir, d’avance et pour longtemps, les quantités de carbonate de manganèse qu’on pourrait avoir à y joindre.
- Voulant essayer d’écarter encore ce faible obstacle dans la fabrication, il était essentiel de rechercher si l’on pourrait remplacer le wolfram, en préparant chimiquement et associant au fer et à la sciure les oxides des trois métaux alliés à l’acier damassé. Nous avons donc préparé l’acide tungstique en grand par le traitement du wolfram dans l’acide chlorhydrique bouillant, filtré, lavé et desséché.
- Le manganèse a été employé à l’état de carbonate, le nickel à l’état d’oxide | brun.
- i Les proportions étaient celles-ci :
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- Fer, pointes de Paris. . . . 1000,00
- Carbonate de manganèse. . 48,03
- Acide tungstique......... 10,00
- Oxide de nickel.......... 10,00
- Sciure de chêne.......... 113,00
- Fondu comme les précédents, brisé en petits morceaux et refondu avec une demi-partie de fer, pointes.
- Les culots donnent de beaux résultats; mais ceux de préparation sont troués, et l’acier damassé est un peu plus difficile à travailler que celui provenant des préparations faites avec le wolfram, minéral où les oxides de fer , de tungstène et de manganèse sont probablement associés dans des conditions particulières. La suppression de l’oxide de nickel et du carbone correspondant n’a pas apporté d’amélioration sensible.
- Il restait à essayer si l’absence de l’acide tungslique laisserait encore à l’acier la faculté de damasser.
- On a fondu ensemble :
- Fer, pointes de Paris........ 2000
- Peroxide de manganèse. ... 100
- Sciure de chêne................. 275
- Le mélange est cémenté au rouge clair une demi-heure. La fusion ne dure que 40 minutes. Ou s’assure, avec un ringard, si le métal est fondu, et l’on arrête aussitôt. Autrement, le creuset se percerait, et le métal se perdrait en s’épanchant au dehors.
- Cette fonte manganésée est cassée et réduite en petits morceaux, que l’on refond avec parties égales de fer, pointes de Paris. Les culots d’acier damassé sont très-sains et donnent une fort belle veine. Leur scorie est vert-bouteille et très-riche en manganèse.
- Ce système , le plus simple de tous, est aussi le plus périlleux , parce que, très-souvent, le silicate de manganèse formé perce les creusets. Toute l'atten tion du fondeur ne suffit pas pour éviter ce danger. C’est ce qui nous a décidé, dans nos procédés habituels, à employer le wolfram, dont la présence affranchit de toute crainte à cet égard. Nous avons essayé, auparavant, si l’acide tungstique, joint à l’oxide de manganèse, aurait les mêmes résultats que le wolfram.
- Voici la préparation que nous avons tentée :
- Fer, pointes de Paris..........
- Carbonate de manganèse. • • Acide tungstique. ...••• Sciure de chêne................
- 1000 90,û 20 12«
- Mêmes opérations de PrePa ,ai tif5 Métal concassé, refondu aveCAparr égales de fer. Les culots de P tion sont caverneux , et ceU* oUs qui en proviennent ont des repsc; centre. La scorie est souventp>e et empêche le dégagement des 8 fe restent emprisonnés dans 1 aCvailler' damas est beau et facile à tra sauf les défauts du culot. |a dé' Un autre procédé, fondé sur. prr carburation de la fonte , consist tiquer les opérations suivante • fo*1 On fond de la fonte grise 9 (^c la coule dans l’eau froide, a‘|11 pjof' rendre cassante. On la brise e ^ j0up* ccaux, de la grosseur de fd° , , [ji^ On mêle à 100 de cette fonte lf ^ ganèse ( pyrolusite cristallise0.^ pde d’émeri. Ce mélange est s°unV ja tc^j cémentation de quatre heures a(jset r$ pérature rouge. Lorsque le crtirjcee retiré, la matière refroidie debarrassée de 1 erneri et du 1 cplûl nèse. Ensuite. on la fond en 1 d®. *
- qui est brisé en petits morceau*^,,ilu grosseur d’une noisette, et. ü3t, •. avec une demi-partie de fer dernier culot donne un aC,er.elppe C travailler, prenant bien la 0 offrant un beau damassé. n*#.,
- La cémentation par le jpi3’" décarbure en partie la fonte 0 . e| fe' socie du manganèse et du jj1 -jf ^ duits(l). L’émeri empêche * °*rCcf ' manganèse de corroder et de P foU1 creuset On fait le triage de ‘ P. après la cémentation , parce 9 p|ü lumine de l’émeri n’empêche l’érosion du creuset à la ,ertit blanche. Le fer ajouté cou' fonte en acier. -tènlC r
- Les inconvénients de ce sys|^ que, selon la température de ia0„ ifd talion , la fonte se trouve tr°Pe|a(°!’,i peu dècarburée, et, surtout-étant souvent sulfurée, cette 1 fait manquer l’opération en d0'^)^ acier rouverin. Cependant, a,v f choix de matériaux et une ceIApec° bien conduite, on réussit preSt* , tamment. f 0te Aj
- Les culots obtenus par Lut3'1 carburée comme il précède,s composés :
- (t) Voir plus bas l’analyse du métallique.
- n»an
- à
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-
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- p gram.
- v, .......................
- Snése..................00U0°
- r> .................... 0,00700
- Urb°ne................. 0,07758
- 1,00000
- ta n ’
- a||j^Presenee du nickel dans cet acier si n e Manganèse pourrait surprendre, lu** pavions constaté que la pyro-pfes Cr'tstallisèe d’Allemagne contient qUe \u,e toujours du nickel. C’est ce tonv ^°ntre l’analyse de ce minerai uerti en métal au creuset brasqué. py^ganèse métallique, extrait de la
- >i, grain.
- i^Sanèse............... 0,7469
- plekpl.................0,0210
- arb°ne................. 0,2321
- 1,0000
- 0«t observer avec attention l’é-1 ProP°rCon de carbone combiné tièij) e Manganèse métallique : 23 cen-t,0a 0 explique la forte carbura-aciers damassés de l’Orient, préSe e?(îuels le manganèse est toujours q nt en quantités variables. n°Us ,au nickel 9ue cette analyse troüvrevèle dans la pyrolusite, on le nian e tlans beaucoup de minerais de dujranèse, et notamment dans ceux Pagnp^ °ù il est quelquefois accorn-Ifrfjj oe cobalt. D’autres minerais de liju ns de différents âges offrent le co-^Dr 6 Cu'vre associés au manganèse v>r.t’ons très-inconstantes, selon be '‘"tés et même selon les liions, p Routes nos recherches , il résulte : r6f e manganèse allié à la fonte, «Uujndu avec du fer, donne con-ii p,ent de l’acier damassé. dans pUe deux autres métaux observés l>ic|Ce!e damas oriental, c’est-àdire, le Pr^le tungstène, n’ont pas cette
- W?uc 'e naanganèse métallique in-Stio ^ans l’acier de très-fortes pro-eahilV C^e carbone sans altérer sa inal-(j’te ; et lui communique beaucoup 4o f,eté-
- to,ab) le 'e manganèse et le nickel se ^m^otavec le fer de la fonte par cé-V l0tl-
- Pliés nreste ’ d’autres essais très multi-U fer°Us ont prouvé que , si l’on fond avec un fer plus ou moins car-Ppe lui, on obtient toujours du kG ^eulement, il n’est véritable-SaeDeau’.etle métal n’est de très-9ualité, que sous l’influence du
- manganèse. Ainsi, la fonte et le fer doux ^ l’acier fondu et le fer doux, l’acier d’Allemagne soit avec la fonte; soit avec l’acier fondu, forment des aciers damassés ; mais les uns sont ferreux, les autres aigres , et tous damassent irrégulièrement et faiblement ; tandis que, si l’on fait directementun alliage d’acier fondu ou de cémentation et de manganèse métallique , cet alliage refondu avec du fer donne un excellent acier damassé. Rien ne serait préférable à ce dernier procédé , si la réduction du manganèse au creuset brasqué n’offrait pas tant de chances d’accident et de difficultés. On les évite en réduisant et fondant en creuset nu l’oxide de manganèse avec deux parties de cyanure jaune de fer et de potassium. Le manganèse est en culot dur, fragile et cristallin à l’intérieur. La réduction exige la même température que la fusion de l’acier. Il faut allier î 5 pour 100 de manganèse métallique avec l’acier et refondre celui-ci avec une demi-partie de fer.
- Le cyanure jaune de fer et de potassium réduit et fond en culot, dans un creuset nu , non-seulement le manganèse, mais encore le chrome et le tungstène. Les métaux réduits sont magnétiques et contiennent du fer. On les obtient purs, avec un peu plus de perte, si l’on opère au moyen du cyanuré blanc dans un creuset brasqué au noir de fumée.
- ( La suite au prochain numéro. )
- Procédés perfectionnés de fabrication des cyanures et de tous les autres composés du cyanogène, notamment des prussiates de potasse et de soude.
- Par M. A. Newton.
- Cette invention qui est d’origine française (1), consisteàfaircuneapplication de l’azote qu’on obtient parla décomposition de l’air atmosphérique ou à l’aide des gaz perdus qu’on laisse échapper des chambres à acide sulfurique, à la fabrication du cyanogène et des cyanures, par les moyens et à l’aide de l’appareil qui vont être décrits. Cette opération, quoique simple en apparence, exige cependant, pour son succès complet , plusieurs conditions essentielle-
- (i) Ces procédés sont ceux pour lesquels MM. L- A. Possoz et A. Boissière ont pris un brevet d’invention de 15 ans en France, le 24 décembre 1843.
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- sans l’observation desquelles il est impossible d'obtenir un résultat économique et régulier, tel que cela est indispensable dans le travail en fabrique.
- Les différents matériaux employés dans le procédé décrit donnent lieu, suivant les circonstances particulières , aux considérations suivantes:
- D’abord, quelle que soit la source dont on obtient l’azote, on peut toujours en faire l’emploi, pourvu qu’il ne soit pas accompagné de substances oxidantes.
- Il n’est pas nécessaire que l’azote soit parfaitement pur, il peut être mélangé avec de l’oxide de carbone, de l’hydrogène, un carbure d’hydrogène et autres gaz; mais il faut éviter avec soin la présence de l’oxigène libre, ainsi que de toutes les matières capables de le produire, attendu qu’elles tendraient à détruire le cyanogène aussi promptement qu’il se formerait. On rem-plit cette condition essentielle d’une manière économique en se servant de l’air atmosphérique , et en prenant la précaution de convertir l’oxigène qu’il renferme en oxide de carbone avant de lui permettre de venir en contact avec les cyanures déjà formés. On expliquera par la suite les moyens à l’aide (lesquels on atteint ce but.
- Une autre source d’azote consiste dans les gaz ou fluides aériformes qu’on évacue des chambres où l’on fabrique l’acide sulfurique, après les avoir lavés dans une solution de sulfate de fer et dans un lait de chaux, afin de les débarrasser des vapeurs sulfureuses ou nitreuses. L’azote ainsi obtenu est appliqué absolument de la même manière que s’il avait été obtenu directement de l’atmosphère, ainsi qu’on le décrira plus loin.
- En second lieu, la nature des matières charbonneuses qu’on emploie dans le procédé est à peu près indifférente. On a obtenu des résultats satisfaisants avec le charbon de bois, le coke, la nouille , la tourbe , la tannée , le bois et autres matières semblables. Mais sous le rapport de l’économie et des propriétés, le charbon de bois, en morceaux de la grosseur d’une noisette, est préférable à toute autre.
- Enfin, relativement à la potasse et à la soude, il faut accorder la préférence aux carbonates, mais on peut employer aussi tout autre sel capable de se résoudre définitivement en carbonate, oxide ou métal.
- Quoique le choix des matériaux soit de peu de conséquence, il n’en est pas de même du mode suivant lequel on les met en œuvre. C’est ainsi, par
- exemple, que Je mélange plus ou m intime du charbon avec l’alcali e proportions de ces deux ingre"1 ^ exercent une grande influence. ut alcalin est aisément fusible, on V préalablement le fritter avec le ctl f. bon, ou bien ces deux substances pa ^ ront être mélangées avec beaucoup |g soin ; mais, en général, il est Prefe^ [U-de plonger le charbon dans une = e tion alcaline concentrée, et de ., sécher le mélange avant de s’en se Au reste , quel que soit le moyen jl ployé pour mélanger les matière est de la plushaute importance qu ^ soient parfaitement desséchées a de les introduire dans les cornues-Les proportions d’alcali et de c Le bon peuvent varier dans une cer g étendue, toutefois il est des ,'lllj-ap qu’il ne faut pas franchir. Un excès cali rend la décomposition incomplète et une proportion trop1 jjjfé-n’est pas économique. Suivant la rence de densité du charbon» , ^ proportion peut varier de artje5 parties de sel alcalin pour 100' P|)0i< de charbon : avec du charbon àc |6 dur, les proportions qui réussisse*^, mieux sont de 30 à 50 parties de ^ bonate de potasse pour 100 part'^^ charbon, suivant l’intensité de la leur dans la cornue. , tfy
- En ce qui concerne la quantne^ zote, ce gaz a besoin d’être emP en excès pour hâter les opéra p Toutefois ii faut éviter un couran e, rapide de gaz , attendu qu’il entraure$ rait avec lui une partie des cyan jjoû déjà formés, ainsi qu’une prop°^r^ plus ou moins grande d’alcali n<>n ]a duit, et les déposerait au delà o je sphère d'action. La combinais® 0i l’azote s’effectue le plus complcleV 0;i et avec le plus de rapidité qua,1%ie fait passer ce gaz à travers une '°^ül colonne de charbon alcalisé, a un '^c degré de température, et sous'il certaine pression, c’est-à-dire éprouve des obstacles, et qu’un 1 ment considérable a lieu quand nr[(5 nètre dans les pores du charbon c ^oll-les interstices entre les morceaux- ^ tes ces conditions se trouvent r ^llS de la manière la plus efïicace l’appareil décrit ci-après. .^iiS
- Après avoir considéré ces qu.615 r le générales, il reste à détermin^üC, mode le plus avantageux de con ^eg tion et de conduite de rappa*]el ' s0nt points les plus dignes d’attention les suivants : , rt)0n
- 1° Chauffer le mélange de en y et d’alcali au degré le plus éteve
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- et nLet^e. *a manière la plus uniforme, Pour rn ,*es précautions convenables SodinmUeillir ,es vaPeursde potassium, Hes etm °H autres combinaisons alcali-nées •. Salines» flni peuvent être entraî-2° p.ec *es §az (lu* s’échappent, les n ftrlre Passe.r avec force, à travers alC;,|j , et les interstices du charbon de'»,’ Un courant constant d’air ou 3?pazote-
- cyani .léger la masse de charbon pen^ re de tout contact avec l’oxigène, lion an-t l?ute ia période de la calcina-dij^’^si que pendant celle du refroi-
- l*on établir comme une condi-
- soin ^cessaire, ou du moins qui a be-c°nsiri’ prise en la plus sérieuse
- qU’0 Qerati°n , une opération continue rj|e Saii être si avantageuse, géné-bers ent ^ans *es procédés manufactu-per. ’ atlendu qu’indépendamment des temns de combustible, de travail et de 'ions . dilatations et les contracta M3’15®68 Par l’interruption dans le lrUct" 0ccasi°nnent une rapide des-rap^Uon de l’appareil, et c’est sous ce ]ière°r^ ^u.'on doit s’appliquer particu-dat) n?enl à obtenir une égalité parfaite conr e chauffage et des opérations j^,lnues.
- diij aPPareil propre à remplir ces con-dej.nspeut varier de dimensions et dap.0rmes, et être modifié pour s’a-tiçj.pà la nature des différentes ma soit ®ch?rbonneuses. On peut le monter fpa erÜcalement soit diagonalement, getit exemPie les houilles grasses cxi-ct ] Un appareil où on puisse brasser , cora P°sition diagonale convient aux veill.Ues enD ); mais, sans limiter l’in— Pi'êsl.°n aux dispositions des parties ici qui c^lées, on décrira deux applications lir a aPrèsrexpérience,paraissent réu-^’quos avanta§es pratiques et écono-
- for^shg. 1 et 2, pl. 67 représentent la la plus simple de l’appareil, sÇ(1| dans laquelle on n’emploie qu’une teri? cornue. La fig. 1 est une section t)0e Ca'e prise par le milieu de la cor-«t | ’et suivant la ligne 1,2 de la fig. 2, à 2 une section horizontale prise ^bauiieur de la ligne3, 4, fig. 1. a est *a maçonnerie d’un four-avec •onl Partie a*a est chauffée qu’il ,nlensité et aussi régulièrement f»rgj est possible ; B,B une cornue en Veaahi racla‘re ou aulre matière con-^Wotl6 ’ Pr°Pre a supporter la chaleur ^ette cornue est ouverte au ^0riti C et à son fond C’; elle a une aUtre e^'Ptique préférable à toute > et qu’Qn aperçoit mieux dans la
- fig. 2. L’extrémité inférieure G' de cette cornue repose et est soutenue sur le collet d’une seconde cornue ou réfrigérant D,D en fonte et de même forme qu’elle. A la partie inférieure de ce réfrigérant est adapté un extracteur E porté sur des appuis convenables que manœuvre à certaines périodes un ouvrier , afin de faire passer le charbon cyanuré dans un étouffoir ou tuyau plongeur, dont l’ouverture inférieure plonge en effet dans la solution saline, disposition qui remplit les fonctions de soupape hydraulique, et ferme complètement l’appareil. F,F est le tuyau d’évacuation des gaz, celui qui conduit les gaz et les vapeurs dans le réservoir hydraulique G,G; la branche verticale de ce tuyau F plonge dans l’eau ou dans une solution d’un §el de fer; H est un tube par lequel les gaz qui ne peuvent être condensés sont évacués à l'aide d’une pompe à air ou autre appareil d’aspiration convenable.
- Il est évident qu’au lieu de produire le courant ou l’écoulement du gaz à travers l’appareil, à l’aide d’une aspi -ration , on pourrait arriver au même but en forçant par la pression ce même gaz ou cet air à traverser la masse; mais la méthode d’aspiration ou d’appel décrite ci-dessus a semblé la plus convenable.
- Les fig. 3 et 4 représentent sous deux aspects différents un appareil consistant en dix cornues fonctionnant avec une seule pompe à air et un seul réservoir hydraulique, ainsi que tous les autres appareils convenables qui en dépendent. La fig. 3 est une section verticale prise transversalement par le milieu de l’appareil, et la fig. 4 une section horizontale prise à la même hauteur que dans la fig. 2.
- I, I sont des bassines de décharge en fer qui reçoivent le charbon cyanuré ; elles sont constamment chargées avec un protosel de fer, ou avec de l’hydrate de protoxide de fer dissous dans de l’eau, afin de convertir les cyanures simples en ferro-cyanures au moment où ils tombent dans le liquide. On peut, si on le jugé convènîble , allumer du feu sous ces bassines pour chauffer le liquide qu’elles renferment , ainsi qu’on le voit dans la fig. 3. J.J sont deux foyers pour chauffer les cornues B.B.
- La conduite du feu exige beaucoup d’attention, et pour prévenir son ralentissement . ainsi que pour diminuer les chances qui se présentent de fêler et éclater les cornues par suite des variations de température, il faut avoir soin
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- que la trémie ou magasin J, soit constamment remplie de combustible. Comme combustible le coke mérite la préférence, attendu qu’il procure une température plus intense et plus soutenue que la houille bitumineuse.
- K, K, K sont les carneaux dont la forme peut varier suivant les circonstances : M, M, M d’autres carneaux horizontaux sur lesquels on place les bassines P, P, P où l’on dessèche le charbon alcalisé. La chaleur perdue des foyers des cornues peut également être appliquée à faire évaporer les solutions de prussiates ou recevoir d’autres applications. N, N indiquent les cendriers des foyers ; R un vase (mis en communication avec le réservoir hydraulique à l’aide d’un tuyau G), ayant pour objet de recevoir les gaz condensés.
- La marche de l’appareil est facile à concevoir. La cornue B est constamment remplie de charbon alcalisé et la pompe à air L, fig. 4, ou toute autre machine aspirante, est mise en action pour établir par aspiration un courant d’air constant à travers les matériaux renfermés dans la cornue. Le gaz qu’on aspire, ainsi qu’il vient d’étre dit, peut être soit de l’air brûlé (consistant en azote et oxide de carbone) ou de l’air atmosphérique ordinaire, sans aucune autre préparation, ou de l’air chaud tel que le fournissent les appareils ordinaires à chauffer l’air.
- Dans les deux appareils détruits ci-dessus, on emploie de l’air atmosphérique ordinaire, et l'oxigène que cet air renferme est converti en oxide de carbone par les couches supérieures de charbon alcalisé, et quoique le charbon soit en excès, il n’en résulte pas d’autre inconvénient qu’une perte correspondante de cet ingrédient. Si on juge à propos de supprimer cette perte, on peut faire passer préalablement l’air atmosphérique à travers une masse de houille ou de coke en combustion , de manière à le priver de son oxigène avant de le faire passer sur le charbon*>J.ooolisé.-
- On a déjà annoncé que l’azote avait besoin d’être employé en excès , si on voulait hâter les opérations. Avec un appareil ayant les dimensions de celui des fig. 1 et 2, il faut faire passer de 80 à 100 décimètres cubes d’air par minute. Le feu étant d’une intensité constante et le courant de gaz régulier, la cornue peut être alimentée d’une quantité fixe de charbon alcalisé dans un temps donné. L’appareil d’alimentation aussi bien que celui d’extraction
- peuvent être manœuvrès par un ntf ^ nisme, si on le juge convenable» ^ ainsi qu'on l’a représenté dans la J ou un arbre de couche b qni s ete sur toute la longueur de l’appar porte des poulies c qui font ulüU'i|es des courroies sans fin d,d lesquC sont rejetées sur d'autres poulies s . blablcs e,e qu’elles mènent et quis ^ montées sur l’axe de l'extracteur Quand on veutque l’appareil s’alide aussi lui-même, on passe des courr partant de même des poulies fixées l’arbre de couche b sur d’autres P lies semblables qui communiquent a l’appareil d’alimentation. ,. :re
- Le temps nécessaire pour reoâ l’alcali et convertir en cyanure, eS.a, raison inverse de l’intensité de la c leur. Avec une bonne chaleur blanc ^ deux à trois heures suffisent pour e[1 conversion presque totale de l’alcali ^ cyanure. Que les cornues soient a . mentées ou non par machine , ü avoir le soin de les maintenir consta ment pleines, en alimentant en Pr. portion du travail de l’extracteur <1 / comme il a été dit précédemment, livre le charbon cyanuré dans le tuj plongeur, d’où il tombe dans la s° , tion saline placée au-dessous. Av celte chute, on peut refroidir ce c»a { bon dans la cornue de fer, en entour. une partie de ce vase avec une chajn à eau froide Q , ainsi qu’on le .voit*
- 3. Les gaz qui se dégagent ainsi Q les vapeurs sont aspirés par la à air, L, fig. 4, à travers les tuyaa F,F, dans le réservoir hydraulique. ’ où les vapeurs sont condensées : cl1 cun de ces tuyaux est muni d’un r. binet f pour intercepter la comfflU cation quand cela est nécessaire.
- Le liquide, dans les bassins de . ^ charge 1, doit renfermer du fer, s®1 (1 l’état d’hydrate de protoxide, son . solution d’un sel qui peut être un trate,un sulfate, un chlorhydrate, et suivant le sel de potasse qu’on se Pr^ pose de produire par double décoinp' sition ; mais il faut toujours qu’il y a un excès de sel de fer dans le récip1^ attendu, que sans cette précaution! cyanures alcalins simples sont déco posés en formiates de potasse et soude et en carbonate d’ammoniaH^ La liqueur dans les bassines peut è employée chaude ou froide. . ^
- Dans la disposition représentée u‘ les fig. 1 et 2. on ne remarque auÇ mode de chauffage ; mais dans leS 3 et 4 les bassines sont pourvues u foyer pour cet objet. 't.
- Il est aisé de s’assurer qu’il y a Pr
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- nce d’une quantité suffisante de fer. cela, on n'a qu’à prendre une c nte quantité de liqueur claire et en »:rser quelques gouttes dans une solu-. n faible de protosulfate ou d'un au-e Pfotosel de fer ; il doit en résulter . ’ Précipité blanc sans aucune trace coloration en rouge, tandis au con-a,,re que la liqueur donne un préci-P,le rouge brun ou un mélange de ®uge et de blanc si le fer n’y est pas n Proportion suffisante. r ^uond on est certain que la liqueur ejuerme un léger excès de fer , on ex-a*t le charbon et on le jette dans des .ves ou des tonneaux où on le lave, j0lt à l’eau froide , soit à l’eau chaude , vsqu’à ce que le sel soit complètement s'ssouset extrait. Les liqueurs faibles ont repassées successivement sur du oarbon neuf, au moyen duquel on amène facilement à 20° de l’aréo-être de Baume. A ce degré de force es liqueurs peuvent être versées dans Çs bassines d’évaporation et évaporées jUsqu’à précipitation du sulfate de po-•asse- La liqueur qui reste est alors coulée dans d’autres vases pour cris-a|liser, ou bien, au lieu de la déverser,
- • n Peut pousser l'évaporation plus loin,
- Jêsqu’à ce qu’il se précipite et se sépare Qe 'a môme manière du prussiate. Les f-aux mères de potasse servent à de Nouvelles opérations. Les premiers r!slaux bruts sont lavés, et on fait ,,ristalliser une seconde fois comme à °rdinaire.
- ^°curnents pour servir à la connaissance et à la préparation manufacturière de Voutremer artificiel.
- ^ar M. C. P. Prückner , fabricant.
- Les matériaux nécessaires à la pré-raration de l’outremer, sont l’argile, ® sulfate de soude, le soufre, le narbon, et un sel de fer pour lequel
- ,n Peut très-bien se servir du sulfate êe fer
- ou couperose verte du commerce.
- I ^ argile qu’il convient d’employer à ^fabrication de l’outremer, à indubi-ahleinent la principale influence sur a formation de cette matière colorante, , c est suivant moi à son choix peu ^ttentif, qu’il faut attribuer les nom-reux mècomptesqu’on a éprouvés dans j te fabrication, comme par exemple ^rsqu’on a fait usage d’une argile trop *che ou trop pauvre en fer. L’art peut ^fefois venir alors au secours du fa-
- bricant. Je me sers dans mes travaux d’une argile blanche qui ne se colore pas en rouge au feu , et par conséquent ne renferme qu’une faible proportion de fer. Je la tire de diverses localités, et en particulier des environs de Rosckitz , dans la principauté de Reuss a peu de distance de Géra, où l’on s’en sert comme argile à porcelaine dans les fabriques du pays. Dans nos environs ( Hof en Bavière), on trouve aussi une argile semblable, et qui est même plus blanche et plus pure , et parait éminemment propre à la fabrication de l’outremer; ces deux sortes ont une aspect mat, à l’état sec elles happent à la langue, et forment avec l’eau une masse tenace, mais qui n’est pas parfaitement plastique. Les parties constituantes de cette argile sont comme dans tous les minéraux de cette espèce, l’alumine et la silice qui s’y trouvent dans des rapports variés, mais sans aucune influence marquée sur la formation de l’outremer, car la silice n’est pas vraisemblablement la matière nécessaire à cette formation , puisque sui -vaut mes expériences , il y a encore eu production d’outremer, lorsqu’en me servant de ces sortes d’argile, j’y ajoutais de l’alumine préparée artificiellement, et d’un autre côté qu’une plus grande proportion de silice qu’on n’en rencontre dans les argiles qu’on exploite ordinairement, agit d’une manière défavorable. Une expérience que j’ai tentée, dans laquelle j’ai fait rougir fortement 15 grammes de silex finement broyé avec 3 grammes de l’outremer le plus fin , a produit une destruction complète de toute la couleur bleue, et la fait passer au gris. L’acide silicique s’unit dans ce cas avec la soude de l’outremer, pour former un silicate, et détruit comme tous les autres acides, les parties colorées.
- Le bol blanc ou terre sigillaire (Bolus alba), des officines peut être appliqué avec succès à la production de l’outremer, et est actuellement presque exclusivement employé comme base dans la fabrique d’outremer de Nu-renberg, ou on le lire du haut Pala-tinat , et des environs de Tischen-reuth.
- En général, il faut faire choix d’une argile pure, aussi exempte de fer qu’il est possible , qui dans sa calcination au feu, conserve une couleur blanche, et où l’alumine soit à la silice à peu près dans le rapport de 3 à 4. Ordinairement l’argile renferme aussi un peu de chaux qui parait être sans influence sensible. Quant à l’alumine,
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- nous dirons plus loin le rôle qu’elle joue.
- L’ingrédient le plus important après l’argile dans la fabrication de l’outremer , est la soude.
- Le carbonate de soude ne convient pas seul, et en particulier à la préparation de l’outremer, car le sulfate de soude qui d’ailleurs est plus avantageux à cause de son prix moindre , est d’un aussi bon service. La fabrique d’outremer de Nuremberg se sert même des gâteaux salins , qui constituent les résidus de la fabrication de l’acide chlorhydrique, et qui se composent d’un sulfate de soude impur qu’elle purifie, ou qu’elle charge les raftîneurs de sulfate de soude de purifier.
- Le sulfate de soude, tel qu’il sort des appareils de distillation , renferme encore beaucoup d’acide libre , du sel marin non décomposé, et plus ou moins d’oxide de fer, suivant la pureté du sel marin qu’on a employé ou suivant qu’on s’est servi de vases de fer ou de vaisseaux de verre dans la distillation. En outre , ces gâteaux salins n’ont pas une composition identique dans toute leur masse ; les parties inférieures, celles qui étaient en contact avec les appareils, renferment beaucoup de sulfate acide de soude , tandis que les parties moyennes contiennent du sel plus neutre, quoique renfermant encore de l’acide libre, et que la partie supérieure se compose encore en grande partie d’une plus ou moins grande quantité de chlorure de sodium, ainsi qu’il est facile de le constater à la simple vue. Il est vrai que par une trituration mécanique et la pulvérisation, on forme un tout de composition plus homogène, mais on ne débarrasse pas ainsi ce mélange de l’acide libre qu’il renferme, si ce n’est par un traitement chimique ultérieur qui élimine complètement celui-ci ainsi que la proportion de fer qu’on y rencontre.
- Si, en général, la présence d’un acide, quel qu’il soit, qui n’est pascombiné, est nuisible à la formation de l’outremer, c’est particulièrement celle de l’acide chlorhydrique; il faut donc veiller aux moyens de chasser très-exactement cet acide à l’état libre. Il faut de même avoir égard à la proportion du fer, qui peut s’élever à 1/8 pour 100 , plus ou moins, dans le sel marin, et qu’on trouve dans les gâteaux à l’état de chlorhydrate de protoxide de fer. Un sel marin peut d’abord paraître blanc et pur, qui, abandonné à l’air, prendra, au bout de quelque temps et par sa disposition à la déliquescence, une teinte
- jaunâtre. En outre, le sulfate de sou brut, surtout celui qui provient cylindres ou cornues en fer, rentern encore une grande proportion de >f ’ qui peut s’élèvera 1/2 pour 100, ^ cette substance, lorsqu’on l CTnP. 5jt l’état impur, ainsi qu’on l’a déjà 1,1 dans la fabrication de l’outremer, pf faire échouer complètement l’opérat'0'' La chaux et la magnésie, que da_ quelques cas on rencontre dans P'f sieurs sels communs, la première so la forme de sulfate, et la seconde so celle de chlorhydrate, ne paraisse
- exercer aucune influence fâcheuse s
- la formation de l’outremer, et sü d’ailleurs éliminées par la méthode purification indiquée plus loin.
- Le soufre, et surtout le soufre f bâtons, est trop connu pour qu’il s? nécessaire d’entrer ici dans des dé!»1 sur cette substance. , e
- Seulement, je dirai un mot d u' opinion généralement répandue, q11 l’outremer renferme de l’arsenic, 0 que cette matière colorante se fabriq11 à l’aide du sulfure d'arsenic.
- Il pourrait bien arriver qu’on aitpaf fois employé un soufre qui contint l’arsenic ; mais la proportion q11 renferme de ce métal serait, dans t° les cas, si peu importante enelle-mêpV ainsi que l’analyse des soufres arsém fères l’a démontré, que sa présent ne permet pas d’attacher à cet obj plus d’importance qu’il n’en mérn * On a, il est vrai, fait connaître uf recette pour la préparation de foutre' mer, dans laquelle on a indiqué lesp1' fure d’arsenic ; mais cette préparatif n’a eu lieu qu’en petit, et, indépenff ment de ce corps, on a prescrit d’çij1 ployer de l’hydrate d’alumine humhf
- Je n’ai pas expérimenté pratiquf ment cette recette, dans les nombre^ essais que j’ai faits sur l'outrernC’ attendu qu’elle n’est parvenue à ma c°n naissance que dans ces derniers temP®* mais ce que je puis assurer en top sécurité, c’est que, dans la préparatif manufacturière de l’outremer, d f faut songer à employer ni l’arsenic, n l’alumine préparée artificiellement.
- Quant au charbon, c’est le charbf de bois, ou ce qu’on nomme la braf de boulanger, qui est le meilleur. Set*' lement il faut que cette braise soit sècf et parfaitement exempte de matière étrangères. Les braises qui sont soin lées de chaux, d’argile, ou remplie®,f petites pierres, peuvent être purifief en les agitant dans l’eau dans de grand caisses, et les laissant déposer, puf . I l’aide d’une grande écumoire, enle>'a
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- tas ^arl‘es 0n' surnagent qu’on jette en $ui P°U!' laisser égoutter. On fait en . e sécher à l’air les braises ainsi cpurees.
- ta^° Peut aussi se servir avec avan-r'j®e’ s°Us le point de vue manufactu-der’ lahouille,etraêmeon fait usage ^ cette substance dans la fabrique de seulementcette houille doit Uj ® f*e bonne qualité, peu chargée de > tieres étrangères , riche en carbone, nir er avec une flamme courte et four-m HUn coke poreux. Les houilles la-]e leuses et granulaires sont les meil-res.
- sairGS aPPareils et ustensiles néces-(j'o es P°ur l’érection d’une fabrique de.en?er exigent également une v^Ption quand les opérations doi-at être conduites en grand. ti(> eSt Principalement sur la disposi-qu’V-0nvenab^e ^eu c^u Jumeau 1 , lrUporte de diriger son attention, ljQ *e combustible est dans la fabrica-. n de l’outremer une matière impor-
- tant
- ; e et dispendieuse. On ne se sert
- Point
- en grand de creusets de fusion
- ür la calcination des masses, attendu .e ces creusets ne pourraient être sou-fé? .c.?nvenablement à une inspection sUlière pendant la calcination, et tèr,Iîlettre Ie travail nécessaire des ma-f! lau*. On emploie, pour cette calci-Ut\ n mélanges, des moufles, et téf 0Ur,neau à réverbère en briques polaires. J’ai même remarqué que, )eUr les essais ou le travail en petit, bj Moufles étaient d’un usage pratique p n Plus commode que les creusets, prrce.3u’il est bien plus facile avec les Çtnières de juger du degré du feu jav’ec les seconds.
- ip •,es moufles d’une fabrique d’outre-tne doivent être ni trop grandes ni ^petites. F
- coûtant qu’il m’a été permis de le avo,Staler’ *e fourneau à moufle doit tt-,n)lr0m-90à 1 mètre d’ouverture et au-$ ^ de profondeur, et si on compte sur i| j! 9 cent, de chaque côté pour le feu, 4 (wSle alors pour chaque moufle 0m.55 a , uO de largeur sur 0“.30 à 0m.36 Ue ^auteur.
- husrlmoufles,Pour économiser le com-a0io'k e ’ Peuvent être disposées au f°Ur e deux à trois dans un même tajr aeau ; elles sont en argile réfrac-sots °u masse qui sert «à faire les creu-tèrj* es verreries. Leur ouverture an-PorfUre’ fl0'» comme la postérieure, SpJ.u» petit ouvreau , tant pour l’in-est j-lon flue pourl’introductionde l'air, Co„r?rmée avec une porte en fonte qui SUr galets dans une coulisse. 11
- est inutile de dire que le fourneau est pourvu d’un registre et de tirettes pour pouvoir conduire le feu à volonté. La meilleure disposition est celle dans laquelle la moufle est placée sous la voûte du four et suivant les grandeurs indiquées, et repose sur des briques en terre réfractaire formant trois compartiments, laissant entre elles des intervalles pour le jeu de la flamme et placées de champ sur la grille, de manière qu’il existe, à proprement parler, pour le feu deux passages qui peuvent avoir de 0m,20 à Üm,32 de largeur et autant de hauteur; il en résulte que le fond de la moufle dure plus longtemps et qu’une Assuré qui s’y manifeste ne la met pas complètement hors de service. L’expérience m’a démontré qu’il n’était pas avantageux de cercler les moufles en fer ou de les faire reposer sur des disques de fonte, attendu que, dans les fourneaux où l’on traite des combinaisons qui renferment du soufre, le fer est promptement détruit. Si on travaille uniquement à la houille comme combustible, on peut alimenter par le dôme, à l’aide d’une ouverture portant une clef ou soupape à gorge, le conduit de fumée étant alors placé sur le côté; du reste, les fourneaux établis d'après la précédente indication marchent tout aussi bien à la bouille qu’au bois.
- Indépendamment du fourneau à moufle, on a besoin encore d’un four qui sert à la décomposition du sulfate de soude et à la préparation du sulfure de sodium. Ce four présente absolument la disposition d’un four à soude ou de calcination, et tous ceux de ce genre peuvent être utilisés dans cette opération. Toutefois, dans mon établissement de produits chimiques, j'ai pré féré établir un four à calciner avec deux foyers, un de chaque côté, au lieu d’un seul grand foyer, attendu que deux feux qui arrivent ainsi en sens contraire réverbèrent plus énergiquement sur la sole du fourneau, et, d’après mon expérience, chauffent en moins de temps et avec moins de combustible qu’un foyer unique, principalement dans les fours où la sole a de 2 mètres à 2m,30 de longueur.
- Le mode de construction de ces sortes de fours est trop vulgaire , et ses proportions, qui sont données dans tous les ouvrages de chimie, trop connues pour que je juge nécessaire de m’arrêter sur ce sujet. Bans un mémoire sur la fabrication de la soude , publié il y a déjà plusieurs années, j’ai fait connaître un four pour la préparation manufactu-
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- rière du sulfure de sodium, et enseigné i comment, à l’aide de pots ou creusets, j on pouvait fabriquer ce produit de la 1 manière la plus avantageuse. Plus tard, j’ai songé à une autre méthode qui me paraît plus pratique , attendu qu'on peut s’y dispenser de creusets, et que j’indiquerai ici en peu de mots.
- Puisqu’il n’est pas possible de préparer le sulfure de sodium avec le sulfate de soude par l’entremise du charbon , quand on traite le mélange dans un four à réverbère ouvert, parce que le charbon brûle bien avant la calcination ou la fusion de la masse et avant que ce charbon ait exercé une action dés-oxidante sur le sel sodique, ce qui n’a pas lieu lorsque la fusion peut s’opérer avant l’intervention de l’air dans des vases fermés, j’ai pensé, d’un côté pour se préserver de l’action de l’atmosphère , et de l’autre pour favoriser la fusion complète du sulfure de sodium formé, qu’il y aurait avantage à ajouter aux chargements quelques centièmes de chaux calcinée et délitée, et même de charger toute la masse à fondre d’une couverture de chaux. Dans la pratique, j’ai trouvé que cette méthode était avantageuse, et j’ai obtenu une décomposition aussi parfaite du sulfate de soude que dans des vaisseaux particuliers, quoique la solution ultérieure de la masse fondue présente encore une partie de sulfate qui n’a éprouvé aucun changement, mais dont il est facile de se débarrasser par des évaporations et des refroidissements et par voie de cristallisation.
- Il faut bien éviter dans ce procédé de fusion d’agiter la masse ; il est également bon de tenir constamment fermée la porte de chargement du four jusqu’au moment où l’on s’aperçoit que la masse est en pleine fusion, instant auquel on agite à plusieurs reprises, et ajoute encore quelques pelletées de charbon en poudre, après quoi on laisse le bain en repos, jusqu’à ce qu’enfin on retire du four avec des crochets en saisissant le moment où la masse en fusion est tranquille et ne présente plus ou du moins très-peu de dégagement de gaz se manifestant par de légères flammes qui s’élèvent du bain. Je reviendrai plus loin sur ce travail, seulement je ferai encore remarquer qu’il est nécessaire de donner à la sole du four une forme concave plus prononcée , afin que la masse fondue soit moins étalée et plus profonde.
- Une chose très-commode aussi c’est de pratiquer dans le four des deux cô-
- tés des ouvertures pour répandre chaux sur le bain. . e
- Les autres dispositions d’une fabriq consistent en des moulins, l’un de gra» et l’autre de petit modèle. Le nl£,u ')t de grand modèle est mis en mouvemel^ par un mécanisme que fait agir lea ou la force des chevaux, comme » P exemple, à la fabrique de Nuremberg où l’on fait usage de ces derniers» qui se distingue par l’excellente Ç? struction des machines. La dispos'1' de ce moulin est la même que celle moulins des fabricants de porcela'0 ' avec meule gisante et meule courau • La meule gisante présente une ou'’e ture d’environ 12 à 13 centimètres. L ^ petits moulins à préparer sont mu bras d’homme. Des bocards à Pu*^eret ser le charbon, Je sulfate de soude les autres matériaux sont égale®0 nécessaires. Olivier Evans a constru' > pour la pulvérisation, un petit mou . qui fonctionne bien et vite, et qUI > soupçonne, est employé, oudumoins appareil à peu près semblable, da«s fabrique de Nuremberg.
- Les autres ustensiles consistent prl‘^e cipalement en un certain nombre grandes et de petites cuves, en tonne® pour les travaux de lavage, et, en om ^ il faut se procurer les instruments» appareils à sécher, etc., qu’on rencon dans toutes les fabriques de couleur
- Dans une fabrique de produits c miques bien montée, les localités ^ ^ vent être disposées sur le principe de.j division pour chaque nature de tra.v^0. Le plan qui convient dans la disp sition d’une fabrique de ce genre, sUej tout pour une fabrique de couler®5,a, particulièrement dans le cas dont i1 s git, c’est que le local destiné aux ‘ j vaux mécaniques soit séparé de c° aux travaux chimiques, et que ce u ^ nier ensuite soit lui-même partage diverses localités suivant la nature , verse des opérations. En outre, tenir à l’écart les opérations de fus'?.^ afin que la fumée des feux de hou' et les vapeurs ne puissent nuire ‘A couleurs au moment où elles vont e lavées, broyées ou séchées.
- ( La suite au prochain nuffl^
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- jî°P Sur l’oléomètre à froid de . Lefebvre, courtier de commerce fjpm*e.ns » fait « VAcadémie royale s sciences, belles-lettres et arts üe Rouen.
- Par M. J. Girardin.
- Profm..
- ,]e leur de chimie, à l’Ecole municipale d ee °Uea ^ à l’École d’agriculture et Sjj 0ri0l,iie rurale du département, pré-de r *a Société centrale d'agriculture rnJW correspondant de l’Institut . al de France, etc.
- (Suite.)
- t^jles huiles communes d’olive, desti-du J°Ur fabrique, sont falsifiées avec ct(jesaiï?e» du colza, des arachides, teif S blettes ; mais c’est particuliè-g Jent avec le sésame que sont mèlan-to,„ c.elles qui arrivent du Levant à ySeille.
- ijes ^u^es de colza sont l’objet de J^ges continuels ; on y introduit d’jHl de l’huile de ravison, celles tient- 'lle ’ de cameline, de lin, et par-j ^renient l’huile de baleine.
- huiles de chenevis, presque tou-liJ 3 ^es Pr*x P*us élevés Que tes dée eS » sont ordinairement frau-lj avec ces dernières. On a vu des J ?svendues pour chenevis, qui con-vJlent8/10d’huile de lin; la couleur nj du chenevis était donnée par le yar!S.e des tourteaux ou par l’indigo. i°lc* quels sont les mélanges sur les-i| g *.0n peut avoir à prononcer. Mais J1 a remarquer que beaucoup de ces de ?ngcs ne peuvent durer que très-peu $J°Urs, lorsque les huiles sont lais— Qu’il en repos. M. Lefebvre a reconnu t%n Se Passe dans ces mclanges les d’ah-eS Phénomènes que dans les bains p3s !,ages; les plus lourdes ne tardent 4j a.Se déposer presque complètement. t°Ut ’Un mclange d’acide oléique avec drg autre huile de graines, ne tien-J Pas deux jours, parce que l'huile du vme Va prendre sa place au fond
- essusC ’6t Ce^e ^ eSt *ég®re reste au"
- to^Pile d’œillette, mélangée à l’olive, J . ra au fond du vase, en moins de > J°Urs de repos.
- hujl Pile de baleine, mélangée aux s^de colza, même aux colza épurés, ®Pici^°Se en h™1 jours. Ainsi, lorsqu’un Un r ^.wiet un baril au détail, et y place Sojtr°h*net, en supposant que le baril da J?ïûo‘s à être débité ,il aura vendu, l'huil 8 Premiers quioze jours, toute ïUe baleine, moins celle placée
- s°us du robinet, et, les quinze
- derniers jours, l’huile de colza à peu près pure.
- Dans les piles d’huile, le repos est beaucoup plus remarquable. En supposant qu’une pile soit annoncée comme huile d’œillette pure, si cette huile a été mélangée d'huile de lin , cette dernière se séparera pour aller au fond, alors même qu’elle aurait été clarifiée , purifiée ou blanchie; sa densité, toujours plus forte, la fera infailliblement tomber.
- Les huiles n’éprouvant aucune modification chimique par leur simple mélange, il est évident que les densités des mélanges récemment préparés sont proportionnelles aux quantités respectives des huiles mêlées. L’oléomètre pourra donc indiquer, au moins dans le plus grand nombre des cas, les rapports de quantités entre deux huiles qui auront été mélangées. Si, par exemple, l’huile de colza a été additionnée de son volume d’huile de lin, comme il y a, entre ces deux huiles, vingt millièmes de différence pour la densité, l’oléomètre, plongé dans un pareil mélange, s’arrêtera à 25, soit 9,250, qui est la densité de l’huile d’œillette. Si le mélange a été fait dans les rapports de 1/4 de lin et 3/4 de colza, l’instrument indiquera 9,200. Enfin, si le mélange n’est que de 1/10 d’huile de lin, on aura deux millièmes en plus de la densité de l’huile de colza, soit 9,170.
- Mais, pour tirer des indications précises de l’oléomètre dans ces cas de mélange , il est évident qu’il faut pouvoir, à l’avance, reconnaître quelle est l'huile qui a été ajoutée à l'huile de plus grande valeur. Or, c’estici que M. Lefebvre fait intervenir 1 action d’un agent chimique, l’acide sulfurique, qui, par les effets de coloration qu’il produit sur chaque espèce d’huile, permet de caractériser chacune d’elle, qu’elle soit pure ou mélangée.
- L’idée de l’emploi de l’acide sulfurique, pour la distinction des huiles, n’appartient pas à M. Lefebvre. Elle est due à M. Heydenreich, pharmacien à Strasbourg, qui la fit connaître, en 1841, dans un mémoire qu’il adressa à la société industrielle de Mulhausen (1). Ce chimiste a reconnu le premier que , lorsqu’on ajoute une goutte d’acide sulfurique concentré à 10 ou 15 gouttes d’huile, déposées sur un verre blanc, placé sur une feuille de papier blanc,
- (i) Mémoire sur un moyen de reconaître la falsification des huiles du commerce. (Bulletin de la Société industrielle de Mulhausen, t. XV, 1841, p.424 ;—le Technologiste,$eonn., p.450.)
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- on voit presque aussitôt apparaître une coloration, qui varie suivant l'espèce d’huile employée. Ainsi, l’huile de colza présente une auréole bleu-verdâtre à une certaine distance de la goutte d’acide, tandis que, vers le centre, il s’élève quelques stries d’un brun jaunâtre clair. L’huile de lin offre un réseau rouge brun foncé, qui, peu à peu, passe au brun noir. L’huile de ca-meline prend une teinte jaune qui passe ensuite à l’orange vif, etc., etc.
- Lorsque deux huiles sont mélangées, et qu’on les soumet à l’action du réactif, il se manifeste alors une coloration i toute différente de celles qu’on obtient j avec les huiles pures , et qui permet de | reconnaître la nature de l’huile em- j ployée par la fraude. !
- M. Lefebvre a adopté ce moyen d’é- ; preuve, en le modifiant légèrement, ? et il indique, dans sa notice, les caractères que présente chaque sorte d’huile en contact avec l’acide sulfurique , puis ceux des différents mélanges d’huiles.
- Comme on le voit, dans le procédé de M. Lefebvre pour l’essai des huiles, i il y a une partie physique et une partie ! chimique à examiner. C’est ce que I nous allons faire , maintenant que nous j avons suffisamment exposé le mode opé- } ratoire de l’auteur. !
- I. Au point de vue physique, la commission a eu deux questions à résoudre :
- 1° Les tables de densité, employées i par M. Lefebvre pour la graduation de son oléomètre, sont-elles exactes?
- 2° L’instrument lui-même est-il bien gradué?
- Pour résoudre la première question,
- nous avons déterminé, avec beauc de soins, la densité de trois espe • d’huiles, fournies par M. Lefebvre même, comme identiques avec ce qui figurent dans ses tables; ce s les huiles de colza, d’œillette et de La densité a été prise par |e P c£t cipe d’Archimède. Ce procédé a • avantage sur celui du flacon à * efI) t|a qu'on peut connaître très-exacte®e température du liquide au mo®ett ^ la pesée; et cela est essentiel Pour.je5 liquides aussi dilatables que le son huiles. j||j.
- La balance étant sensible a4* ]acé gramme, et le poids du liquide dep‘ étant d’environ 50 grammes, 1er ua-de la pesée ne peut affecter que *a ^ âu trième décimale de la densité , toUlelJr plus; il est impossible qu’il y a*1 r5,
- sur les millièmes. Comme, d’ail,e hgs-on ne mettait de poids que dans |e. n, sin qui est au-dessus du corps P’ ^ géant, on le rendait indépendant .} l’inégalité de longueur du bras o balance. i(j$
- En ayant égard à la perte de P dans l’air, aux températures de 1 ja de l'huile et du corps plongean • densité D' est donnée par la for®u
- D'= JL ( D -d ) [ 1—K(t'—
- P ur
- p'et p sont les poids nécessaire® P u; faire plonger dans l’huile et dans je
- D ot d sont les poids spécifid^ e5 l’eau et de l’air, dans les circonsta'
- ou I on expérimente ; ,, u;|e
- t' et t sont la température de 1b t et de l’eau, et celle du corps plorl& dont le coefficient de dilatation e®* S( Voici le tableau des trois expéneI1
- HUILE
- DE COLZA. d’oeillette. DE LllO^^
- D' 0,9138 0,92367 0,9331
- V 15°,8 • 16° 16» 6
- P' — 47Sr,0ll i7gr,519 48?r ,00$ |
- On avait pour les trois expériences : p = 51 gr. 4295 t = 14° 8 0.9994 d _o 0012 K = 0,0000258.
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- (Je:
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- C*!?8 qu’auraient, suivant lui, les huiles en question, aux températures où us avons opéré.
- expériences : DENSITÉ DES HUILES
- DE COLZA. d’oeillette. DE LIN.
- M. Lefebvre 0,9148 0,92470 0,9340
- k Commission 0,9138 0,92367 0,9331
- Différences 0,0010 0,00103 0,0009
- 4j. r f°J| que les densités trouvées par
- 'r&ren 'Vre sont un Peu troP ^ortes ’
- ^ièrn eSt Presque exactement d’un g? Pour les trois huiles qu'on a Hrs rees/ ,Ea commission a, d’ail-ches ’ °Péré sur des huiles très-fraî-t»ètj,’eenv°yées par M. Lefebvre lui-
- Ptis Probable que M. Lefebvre a I °Ut simplement pour mesure de
- Usité le rapport —, sans ramener
- 'eau P
- tenir au Maximum de densité, sans l’air CoiïlPte de la perte de poids dans Jou j’et des changements de volume de 5 Poidc rument. qui est un aréomètre 1 •
- Vo^uence de la pression de l’air, duns Serait même tenté de croire nulle ?echoG Procédè, est, en réalité, peu ï den«f-e-’ en négligeant. on diminue vefr* 't®seulement d’un dix-millième, hir ?r. Principale est d’avoir pris Umtè la densité de l’eau à la tem-d^sir Pde + 15° ; cela augmente la a env*ron ^ dix-millièmes.
- ?Ui * °u 5 dix-millièmes d’erreur " firent à expliquer doivent tenir l’edi on du procédé employé Lefebvre. Les pesées avec un °btiç pire n’ont pas la précision qu’on i 11 ét av®c une bonne balance.
- ^ de» ^ 'mPortant de bien examiner ^Usité] d’exactitude des tables de 5Près donnéesparM. Lefebvre; mais, l^uit;61 examen, nous voyons, qu’en i^e Vp ’ 1 erreur se réduit à un mil-h^> ôi L\n>est qu un dixième pour Poi^s a 90 grammes environ sur le e l’hectolitre d’huile.
- ^ ^ suite au prochain numéro. )
- tf
- f^hinlogistr, T. VI. Avril — 1845.
- Sur la galvanoplastique.
- Par M. F. Werner , directeur de l’établissement galvanoplastique de Saint-
- Pétersbourg (1).
- Appareil pour la production du courant galvanique.
- M. Werner se sert presque constamment dans ses travaux d’un appareil simple à effet constant, sans batterie particulière , pour les petits objets , semblable à l’appareil bien connu de M. Kobell, etc., où la plaque de zinc et l’acide sulfurique sont séparés, par une vessie, de l’objet qui plonge dans la solution métallique, et qu’il s’agit d’enduire , de façon que ce dernier remplit lui-même les fonctions de l’un des éléments de la pile. Quantaux gros objets, la solution métallique est introduite dans un vase en bois bouilli dans la cire, puis à l’aide d’un cadre conducteur en cuivre laminé qu’on pose dessus, ils sont mis en communication par un fil ou des bandes de métal et de petites pinces d’un côté avec l’original conducteur qui flotte librement dans la liqueur, et de l’autre avec un ou plusieurs godetsen terre fermés par le bas, dans lesquels on dépose un morceau de zinc (qu’on met en communication de conductibilité avec le cadre) et de l’acide sulfurique. Ces godets eux-mêmes sont suspendus librement, de façon qu’ils sont placés à une très-faible distance de l’original qu’il s’agit de traiter. Leur nombre se règle d’après la grandeur de l’objet, et la surface totale du zinc
- (l) Extrait d’un ouvrage intitulé : La galva-noplaslique dans ses applications techniques , par M. F. Werner, directeur, etc. Saint-Pétersbourg, 1844. In-8o en allemand.
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- doit être , autant que possible, égale à celle de l’objet qu’il s’agit de copier. Dans tous les cas, ces cléments, sous forme de petits vases en verre , sont distincts et mis en communication avec le cadre , mais non pas combinés en une batterie.
- Quand les objets sont creux , on en remplit la cavité avec la dissolution , on y suspend un godet en terre avec du zinc, et on ferme le circuit.
- Dans le cas où la nature de l’objet ou l’état éminemment positif de la matière qui le compose ne permet pas de le faire entrer comme élément dans la pile , alors M. Werner se sert d’éléments simples de Daniel, et autant que possible d’un seul ( et quand il fait usage d’un plus grand nombre, de façon telle que chacun se trouve séparément en communication avec l’original), puis verse de nouveau la dissolution métallique dans l’auge, suspend l’original librement dans la liqueur, ou le met en communication avec le zinc de l’élément, et de l’autre côté immerge une plaque métallique, autant que possible de même métal que celui qu’on veut précipiter, proportionnée à la grandeur de l’objet, et la met en communication avec le cuivre de l’élément. Dans ce cas , la solution métallique ne doit pas être ausssi concentrée que dans le précédent.
- Gaivanotypie. M. Werner a présenté quelques remarques dignes d’intérêt sur la préparation des formes qu’il s’agit de copier, et qui ne sont pas des corps métalliques.
- On prépare ainsi qu’il suituneformeen plâtre ; on borde le modèle avec un morceau de carton ou de papier et on l’enduit avec un mélange de savon dissous dans l'eau, auquel on a ajouté une petite quantité d’huile fixe ; ensuite on verse un peu d’eau dans un verre à boire, muni d’un bec, on y ajoute peu à peu du plâtre en poudre et on décante l’eau qui surnage. Il reste alors assez d’humidité dans le plâtre pour pouvoir le gâcher, et après qu’on l’a ainsi amené avec une cuiller en métal à l’état convenable , on prend un pinceau de poil de chameau et on étend le plâtre liquide en couche mince sur toutes les parties du modèle pour chasser les bulles d’air, puis on verse une quantité suffisante du plâtre gâché pour donner à la forme l’épaisseur convenable. Il est indispensable, avant que le plâtre prenne de frapper parfois la forme doucement afin de faire dégager quelques bulles d’air qui seraientencore présentes. Aussitôt après qu’on a dégagé le modèle de
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- ! la forme, celle ci est mise à séeD®r I à l’air soit dans un four ou une e j toutefois il faut avoir soin que *a aU. i leur ne soit pas trop considérable’ ‘eSj trement le plâtre se déliterait, et fajrc préférable et toujours plus sur de ! sécher à l’air. . .
- i Les formes en plâtre, ainsi que ce t
- j de toutes autres matières qui pourra* jeS
- j se dissoudre ou s’altérer quand o plonge dans un liquide, sont trelUr jje dans un bain de cire fondue à ^a<|. jne. on a ajouté un peu de térébent 1 Avant que la forme en plâtre soit p jj gée dans la cire chaude et fondu > faut préalablement la dessécher 1°^ I ment dans un four assez ^°rte']0n' chauffé , car autrement, si on la geait à l’état froid dans cette cire ^ due , elle éclaterait complétemeu >c5 pour le moins il s’y formerait de e fissures, chose qu’il faut ment possible éviter. Il convient éga*e |j d’être très-attentif à ne pas exppsg ^ forme, au moment où on la f® la cire fondue, à un courant d’air jS) ou de la déposer dans un lieu r ^ attendu qu’il s’y manifesterait e»slet j ment des fissures. On prend , du r | de la cire blanche et non pas ^e.îgjrn' f jaune pour cet objet, et après cett ^ i mersion, on laisse égoutter la surabondante et enfin on frotte la avec un chiffon de coton. ,5_
- Pour prendre des empreintes nettes et à arêtes vives des jets, la stéarine, mais particulier®' un mélange chaud de stéarine ®lri,5, plâtre passé au tamis de soie, s° • arinfi utiles. Pour les gros objets , la stea 5, ne présente pas les mêmes avantaeflir attendu qu’elle prend un retrait sidérable et qu’il s’y forme des vasses. ^
- Les médailles peuvent être treS”tc,a ment copiées de la manière sP'va!Ljst® l’aide de l’alliage fusible qui c°. tffl en 8 bismuth, 5 plomb et 3 d’étal assujettit sur un morceau de bois a fjia* daille qu’on veut mouler , mais ”^|jeL nière à ce qu’elle soit un peu en r ^ à puis on place dans une boîte de jes 15 centimètres de hauteur, et do',5, bords sont un peu ramenés en d£ uel un morceau de papier lisse sU,r uing® ’ on verse une goutte d’huile. L 311 ‘S$P qu’il convient d’enlever du feu a s tôt qu’il est fondu, est versé u ,ede boîte, et ori l’agite avec une baI 0,jr carton jusqu’à ce que le méta je mence à prendre. Alors on sa morceau de bois sur lequel on a ^ jetti la médaille, et on la preSS
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- Wçç _ )
- figCr Ur l’alliage sur le point de se
- l^Qjjii j, _
- H°n rcudre conducteurs les moules
- 0,1 sait ^ques’ on *es fr°lte comme Lesmftl ?Vec du graphite en poudre. c°nVenUi, en plâtre se préparent plus ptèa]a.| 'ement quand on les enduit thine j em®nt avec un peu de térében-V0j • qu’0n laisse sécher.
- WernCl *es observations que fait M. fnom er SUr la manière de mettre les itw:s e.n rapport avec les fils de com-(( Ration.
- 0rsqu’on se propose de copier ^'tlaiil COuP un Srand nombre de Une Ckes 0u autres pièces semblables, c'est h °fe clul paraît très-commode, ’k&tétsi S P*.acer toutes sur une plaque Com ’ est en raPPortavec le fil l°Us | mu.n'cation î alors on remplit Uiéla^s yldes ou intervalles avec un (le p|?e de cire, térébenthine et un peu 'a pja tre > on enduit aussi le revers de ,avec ^e la c*re> et enfin on 'NeiUcteur Ie bord intérieur de la Il en r'e renaplissage avec du graphite. W,e«*e une plaque de cuivre gal-^Ou^last,(Jue, qui renferme tous les 5ittress Creux disposés les uns à côté des
- enjpA?Ur s’opposer à ce que les moules Copje n’adhèrent trop fortement à la •nom’ d faut frotter auparavant ces Nie ave? un Peu Sraisse » qu’on ®Rèiwnsu*le avec soin, ou les dorer
- 7>einent.
- CniN? grands moules en plâtre sont HiH es d’un bord avec du plomb en Ne,.’auq,uel on assujettit les con-^i^nn ’ ( ont *e noml3re se détermine Vteÿl a grandeur de l’objet. Les con-Nr i en plomb sont préférables Nn*? Sros objets. Avec des moules N j?es de plusieurs pièces juxtapo-N ’a es*: nécessaire d’interposer un Nts Plomb laminé dans tous les
- S°^utl0n cuivrique qu’il convient % °yer est naturellement une dis— c0fiCça^ de sulfate de cuivre tout à fait lpl0n lree> et qu’on maintient telle en ep »eant quelques cristaux de ce sel, Ju C(lN Servant d’une plaque polaire St a re* Le fer et le zinc ne permette ri c°ntraire que l’emploi du cya-ts tae cuivre, parce qu’ils sont atta-v^yement par l’acide sulfuri-rt ctéàS en. liberté. L’appareil employé Ns i,7Crit ci-dessus. Le zinc plonge
- ^C^ngc de 2 à 5 parties d’acide t, qque> et de 98 à 95 parties d’eau, 1 Ns 0n travaiille pendant long-tps à3 besoin d’être renouvelé de a âutre. Si on a préalablement
- enduit le moule d une couche mince de cuivre, on peut, en se servant d’un mélange de 5 parties d’acide nitrique et 95 parties d’eau, procéder, sans avoir rien à craindre , à la marche ultérieure de l’opération. Toutefois on doit au commencement ne faire usage que d’un courant aussi faible qu’il est possible.
- » J’ai remarqué que le cuivre obtenu en me servant de batteries particulières était constamment plus cassant que celui produit par les appareils simples, à effet constant. Si dès les premiers instants le cuivre n’est pas d’un beau rouge rosé, il est présumable que l’opération ne réussira pas.
- » Dans la reproduction galvanoplasti-que des planches de cuivre gravées, je me sers d’une auge remplie de la dissolution de sulfate de cuivre, et dans laquelle se trouve la planche originale, ainsi que celle qui sert d’anode, qui consiste autant que possible en une planche de cuivre, réduite par voie galvanique , disposées verticalement l’une vis-à-vis l’autre , et séparées seulement par une flanelle tendue sur un cadre. La plaque originale est préalablement nettoyée, mais sans acide, avec le plus grand soin, et argentée très légèrement. On peut aussi, avec un peu d’exercice, prendre une empreinte de la plaque originale sur un mélange de stéarine et de plâtre, qu’on rend conductrice au moyen du graphite, et qu’on copie enfin par voie galvanoplas-tique. »
- M. Werner a fait aussi quelques remarques sur la galvanographique de M. Kobell.
- « La planche de cuivre est frottée délicatement avec du charbon, polie avec une peau et alors très-fortement argentée; une planche de plaqué d’argent serait préférable. Alors de l’oxide de fer, de l’ocre, du brun de Cassel ou du coke sont broyés à la molette comme des couleurs avec de la cire dissoute dans de l’essence de térébenthine , puis on y ajoute autant de vernis à la résine Dammara que cela est nécessaire pour que la couleur reste mate en séchant sur le verre. Toutefois, comme il est nécessaire que la couleur d’une part ad hère à la plaque argentée et de l’autre soit insoluble dans l’eau et dans la solution de sulfate de cuivre , il ne faut pas ajouter trop de vernis à la gomme Dammara. Le dessin ou l’image est alors tracé sur la planche avec une des couleurs indiquées, délayées avec de l’essence de térébenthine dans laquelle se trouve dissoute un peu de cire, peint et lavé comme dans le procédé dit à l’a-
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- quatinte. de façon que les parties blanches de la planche forment les clairs les plus brillants. Toutes les ombres sont fortement chargées, et même on est encore obligé parfois de peindre les endroits les plus foncés avec des couleurs grasses et à l’huile. Aussitôt que l’image est peinte et sèche, on y répand du graphite en poudre très-fine et tamisée que l’on frotte dessus avec un pinceau à longs poils et très-doux, puis enfin on nettoie soigneusement la plaque avec ce même pinceau. En cet état on la copie par voie galvanoplas-tique à la manière ordinaire. »
- Galvanographie. M. Werner a obtenu de très-beaux résultats en faisant mordre galvaniquement ou de \%galva-nocaustique. Voici son procédé :
- Il enduit une planche de cire à graveur , y trace le dessin à la pointe, puis plonge cette planche enduite de cire sur sa face inférieure dans un appareil galvanoplastique, mais naturellement de manière telle qu’elle se trouve unie avec le pôle cuivre. Après trois minutes au plus, il faut interrompre la communication et enlever la plaque de la dissolution vitriolique très-étendue, et comme la cire à graveur renferme une quantité assez notable de matière grasse, la liqueur s’écoule aisément de la planche qui est sèche en une minute, sans qu’il soit nécessaire de la sécher avec du papier buvard ou par un autre moyen. En cet état, on couvre de suif ou de cire à graveur les parties du dessin sur lesquelles il n’est plus nécessaire démordre, et la planche est replacée dans la batterie ; au bout de trois minutes on renouvelle la même opération et on continue ainsi de suite tant qu’on le juge nécessaire , jusqu’à ce qu’il ne reste plus enfin que les portions sur lesquelles il faut mordre profondément. Après que cette opération est terminée, on nettoie la planche avec de l’essence de térébenthine et on peut aussitôt en tirer des épreuves.
- Ce mode de gravure présente ce grand avantage sur ceux employés jusqu’ici en ce que le trait est très-vif et aussi net que s’il eut été coupé au burin, et comme on peut, sans danger pour la beauté du dessin, enlever la planche de la liqueur aussi souvent qu’on lejuge nécessaire, on est en mesure ainsi de produire les demi-teintes les plus délicates et de répartir de la manière la plus variée les ombres et les lumières sur le tableau.
- M. Werner donne le nom de galva-nographique encaustique à un procédé mixte qu'il décrit comme il suit.
- Le dessin est tracé à la P0,n ^me une planche de cuivre couverte c , à l’ordinaire avec de la cire de gra et on fait mordre dessus de la t*18 cj,e qui vient d’être décrite; la P atrès' parfaitement nettoyée est ensuite fl(j légèrement argentée, puis on en P, fi,a.
- vée; cette copie en relief est ar^neS fortementetenfin peinte avec les®> nS couleurs que celles dont on se sert ^ Je procédé galvanographique de J*1, bel!. . tjg a
- Aussitôt que la plaque bien saC. jte été préparée au graphite, on y PreCŸgile du cuivre jusqu’à ce que *a. n{^oais-planche qui se forme ait acquis 1 ePjJiet seur convenable, et alors on la s°° je$ à l’impression et on en tire des c Y sur papier.
- me rnnie
- -----------I : ~ L* *_____t,
- Recherches sur les contre'épreUl chimiques et lithographiqueS'
- Par M. L. Tissier (!)•
- Des substances lithogrur-1 er Toutes les substances chimiques’^-visagées au point de vue de la , e<t graphie, sont actives ou neutr^’ç^ d’autres termes, elles ont ou n d’action sur la pierre calcaire.
- Les substances actives seules01 ]C$ employées, jusqu’à présent, P8 ceS lithoghraphes, et le nombre/1.^ substances a toujours été très-]'01 Les substances actives ou phiques peuvent se diviser grandes classes, savoir : les sub*1. )£r grasses, employées pour dess ef; écrire, faire des transports et irn\.coff les substances sympathiques aU^.r le* gras, employées pour prépür s^b' pierres dessinées ou écrites; stances sympathiques aux coTps^zî employées pour dépréparer les P jgS déjà soumises à une préparation» disposer à prendre le gras. . tapcf Pour reconnaître si une sup chimique est active ou neutre,11 d’en faire concurremment une c -erre> épreuve positive et négative —----------------------------
- 00 Nous extrayons ce travail .d’un ^ fort remarquable sur les papiers . veOte n que vient de publier M. L. Tissier, * de la Tissier «graphie ou Art de la 0>. relief sur pierre. Il a été entrepr*8.’ jStéi’l.er<
- mande de la sous-commission nj' paP'nf instituée pour juger la question de srtreté, question qui paraît en gr» ^ résolue par l’auteur. 11 ‘
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- tiqiL ^e<?.ant selon la méthode analy-peut Indiquée plus loin. Si l’on ne prein?btenir que l’une des deux em-né»a,-es ’ S0,'l: ce**e soit celle
- que |lve » l’on est certain , dès lors, Well su^stance essayée est active, et pour ® a toutes les qualités requises c°BUïi ul''^s®e en lithographie , ou Sabst Su^stance grasse, ou comme ( Ou anc.e antipathique aux corps gras e*Dr ^Y^ara>lte, pour employer une t»oi^ess'0n qui traduise d’un seul mot
- Pensée) (1).
- exis»01®6 nous venons de le dire, il lilh J une troisième classe d’agents stjf- ^uraphiqucs : c’est celle des sub-(ou sympatiques aux corps gras Conv- substances dépréparantes). U fixerlenf donc, après avoir essayé de tivernSur Pierre, positivement etnéga-'i’ess nt> une substance quelconque, pa3yer_ encore, sur une pierre pré-O si elle ne peut pas être rangée litlj^tte catégorie d’agents auxiliaires „raPhiques, avant de la compter nombre des substances neutres. \\^inPie d'analyse lithographique. sür | commencer nos recherches lithnGS Co°tre-épreuves chimiques et i<t)U ?ra,Phiquesdes vignettes desûreté, logées avec de l’encre usuelle, se-Hvis ?s formules proposées par les com-0OllSl°ns académiques et ministérielles, 8fanKaVons entrepris des études litho-Pqj*1niques sur cette encre, afin de fixer pfjé.0.Plni°ns sur sa nature et ses pro-H0s es> et aussi pour ne pas compliquer ^cherches, t» n savi°ns déjà :
- teCo Vpe les imprimeurs lithographes enipg nissaient à la noix de galle, qui, écrje dans la composition de l’encre à dçs e> des propriétés analogues à celles 2oC°> gras.
- ^'$ai e *es dessinateurs lithographes sie 4 ?nt usage d’encre ordinaire (épais-
- arak: est vrai, avec de la gomme f„. niant, \-™
- ^*te a e ) Pour dessiner des nielles hn:. des réserves en blanc sur un fond
- ou
- »l rj 1, -----
- a ’ a 1 encre lithographique. logje Ssi d’avance, raisonnant par ana-%S(’ et connaissant la nature des atlces employées pour faire l’encre
- f °ï«r les lithographes peuvent em-
- s jjoifl'éremment des substances prépari $tan(?u,r °btenir des dessins positifs, et des tr^tivïies grasses pour faire des planches e/if ’ Puisque l’on a trouvé le moyen d’a-,rice *ne épreuve négative à l’état positif, ipiUe par une simple opération chi-
- ^hos’av!!?tnPte, facile dans ses résultats- Un cha^he Xavier van de Casteele, litho-
- n°se5v‘yS1)abile, a fait, dans ce genre, des raiftient merveilleuses.
- usuelle , nous étions loin de regarder celle-ci comme neutre ; mais cependant nous voulions résoudre définitivement cette question, depuis si longtemps agitée dans les concours ouverts aux papiers de sûreté; nous voulions, par des faits, prouver que nous avions raison de ne pas croire à l'infaillibilité des encres aqueuses pour empêcher la contre-épreuve des vignettes.
- Sur deux pierres lithographiques, bien poncées, nous avons donc écrit quelques mots avec de l’encre usuelle , ordinaire, pure et sans épaississant. L’écriture étant sèche, nous avons versé sur l’une des deux pierres (celle que nous voulions mettre à l’état positif) une dissolution aqueuse de gomme arabique, aiguisée avec un peu d’acide nitrique (selon l’usage des lithographes); mais l’encre ne put résistera cette préparation , bien que la dissolution gommeuse ne fût que très-légèrement acide, parce qu’elle fut dissoute et déplacée par l’eau employée comme véhicule de la gomme et de l’acide.
- Nous recommençâmes cette expérience, et, cette fois, nous versâmes sur l’écriture, d’abord une certaine quantité d’alcool, aiguisé d’acide nitrique (l’alcool pour rendre insoluble la gomme contenue dans l’encre,- l’acide pour préparer la pierre ) ; ensuite, lorsque l’alcool fut évaporé et l’encre sèche, une dissolution aqueuse de gomme arabique , que nous laissâmes sécher sur la pierre. Celte dernière préparation n’entraîna point l’écriture, comme la première fois, grâce à l’alcool préalablement employé.
- Au bout de quelques heures, nous procédâmes à l’encrage de cette pierre, en faisant usage des moyens connus en lithographie, et appropriés par nous à la circonstance. Mais, ainsique nous l’avions prévu, il nous fut tout à fait impossible de faire prendre le gras aux endroits qui avaient été couverts par l’encre usuelle ; cependant nous avions la certitude que les préparations données à la pierre n’avaient pu traverser la couche de gallate de fer et de gomme déposée par notre plume.
- Pour faire la preuve de cette expérience, nous fîmes l’opération inverse sur la seconde pierre écrite, destinée à l’état négatif. Sur celle-ci nous passâmes avec un blaireau une couche d’encre à écrire, lithographique, dissoute à chaud dans un peu d’essence de térébenthine, puis broyée avec de l’huile d’olive. Une heure après, nous pûmes procéder à l’encrage de cette pierre, e l
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- nous obtînmes une très-belle épreuve négative de notre écriture.
- Donc l’encre ordinaire n’est pas une substance neutre , puisqu’elle prépare la pierre lithographique, et donne une image négative, lorsqu’on l’emploie directement; donc il faut la ranger dans la seconde classe des agents actifs : celle des substances antipathiques aux corps gras. Effectivement, une fois que ses propriétés nous ont été bien connues, nous en avons fait usage pour fixer d’autres substances sur pierre , et nous avons obtenu des résultats très-remarquables, ainsi que nos lecteurs le verront plus loin.
- Voulant connaître quelles étaient, parmi les substances qui composent l’encre à écrire, celles qui avaient une action plus directe sur le carbonate de chaux, base des pierres lithographiques , nous entreprîmes desexpériences analogues à celles dont nous venons de parler sur les trois agents qui composent habituellement cette encre.
- Une couche mince de teinture alcoolique de noix de galle , passée avec un pinceau sur une pierre lithographique, poncée, puis préparée , lorsqu’elle fut sèche, avec une dissolution aqueuse de gomme , sans acide , a pris immédiatement l’encre lithographique d’im pression.
- Une couche mince de dissolution aqueuse de sulfate de fer, passée sur une pierre préalablement préparée à la gomme acidulée, a dépréparé la pierre et lui a permis de prendre le gras.
- Quant a la gomme qui entre dans l’encre usuelle, connaissant son action sur la pierre lithographique, nous ne l’avons pas soumise à l’analyse.
- Ainsi l’encre usuelle , proposée par les commissions académiques et ministérielles, et adoptée par deux de nos concurrents, comme neutre, c’est-à-dire comme n'ayant aucune action sur la pierre, et par conséquent étant à l’abri des contre-épreuves lithographiques , se trouve au contraire très-active; et, chose remarquable, ce composé, qui, pris en masse, a la propriété de préparer les pierres, à cause de la gomme qui en fait partie , et qui domine l’action des deux autres substan-tances; ce composé est obtenu par l’alliance de trois agents qui, pris individuellement , contiennent chacun un des trois principes actifs de la lithographie ; savoir : la noix de galle, qui représente les corps gras; la gomme, qui représente les corps préparants ;
- le sulfate de fer , qui représente corps dépréparants. ,^5
- Nous avons fait subir les .^s0utc épreuves à l’encre de Chine, dans de l’eau , et nous avons obte ier résultats identiques; en d autre e <je$ mes, nous n’avons pu tirer fl .jSflr épreuves négatives d’un texte e^r u’j| une pierre avec cette encre, e ^o(n-faut attribuer à la présence de * ^0„c me (1). L’encre de Chine ser e, désormais un agent lithograp".^ je ainsi que l’encre usuelle , la n n0u$ galle et le sulfate de fer. Le tepd.rCe5 manque aujourd’hui pour multip* 1 *' eIi-sortes d’analyses ; mais nous r f nel drons en sous-œuvre ce travad, * ^ et nous convions tous les lithograp n-nous sommes assuré d’augmente ^ sidérablement, un jour, *a serhictueS' restreinte des agents lithograp11 4 .e„
- Dans ces essais, il faut aVOir-aCtif5 soin de régler la puissance des r ajj-que l’on emploie, en raison de f c|»e seur et de la perméabilité de ! de substance nouvelle que 1on éprouver; les lithographes inte » ,|e
- éprouver; les nmograput» -^p comprendront parfaitementeette jfl)l,
- observation, sans que nous e.°g0rti' dans de plus longs détails, qul raient du cadre que nous nous so tracé. , ,erd<*
- Il nous reste maintenant à substances neutres et de leur dans la lithographie.
- etfP
- pü*c1
- 4
- Si les substances neutres ne Pe_pr |a pas avoir une action directe ur5 pierre calcaire, elles peuvent agir indirectement ; c’est-à -dire||e o" terposer entre la pierre à la(Iue j,j(|Ue veut donner une qualité Iithogr^P^ceS" quelconque , et les agents actif® saires pour parvenir à ce rèsuU3 tf
- A la faveur de ce nouveau Prlî!<T*®j que nous désignons par le mot • ^U’|1 position , on peut dire hardim^ pfiie est possible de faire de la lithog *^5' avec toutes les substances neutre ccptibles d’être déposées en j'aide appréciable sur la pierre , soit < iii> d'un dissolvant neutre, soit P j âe simple frottement. On comp|^e \'»tl suite dans quelle immense aregreS5ef de Senefelder va pouvoir Pr°,at)le^ désormais, si l’on inscrit sur le p|ü5 des substances actives, beauco r
- \'*K
- 1 L’encre de Chine, moins active$ coi>Cj isuelle,s’étantlaissé pénétrer pa* .|eï n%. se d’encre lithographique et a ?" e e*r j
- 1 s fait usage, pour une deuxi«Js*v«p
- 3e, d’essence de lavande, et **.
- uit une très-belle planche nega1
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- ’,l(^éfin^e i0n,,e Pense’ la liste presque
- C’esr • S sid)stances neutres. quer» ,Cl le moment de faire remar-la lith^4°^‘? frappante qu’il y a entre photo^aPhie par interposition et la la sun ^P^ie sur papier, obtenue par type. ?rP°s*ti°n directe de l’image-aemj!p a”s, *e premier cas, la matière Pose ’ déposée sur la pierre, s’inter-iithoJ^e l’agent actif et la planche tenir ,Ptylque sur ladueHe on veut °b_ dailsj e lmage positivée ou négative; ture e Second cas, la gravure , la pein-
- feu n • ess,n sur PaP*er» placé sur Cont ‘le impressionnable, et mis en Sans | avec elle au moyen d’une glace stanc tain ’ ^interpose entre les sub-tay0nes Pictographiques et l’action des i(len, S mmineux. Le phénomène est SeUle Ue ^ans les deux circonstances, féfg^eut les agents employés sont dif-
- c°Lest en appliquant le principe fé-vjei), ue l’interposition que l’on par-iuiaffra tellement à fixer sur pierre les lirad>S daguerriennes, parce qu’il suf-«n |j,,emPl°yer une substance neutre gra lh.°graphie, mais active en photo-Peut a e ’ tand‘S fiue Ie problème serait Utle 'ètce insoluble s’il fallait trouver substance, ou une combinaison de w^oces qui réunît au degré con-Prô. • e les qualités propres à ces deux
- ( La suite au prochain numéro.)
- s’obtenir par les procédés en usage dans la chromolithographie. Je propose de faire les décalques sur des pierres grenées , de couvrir d’une dissolution de gomme arabique légèrement acidulée les parties considérables qui doivent rester blanches; de couvrir ensuite la surface de la pierre d’une couche d un mélange de vernis copal et de vernis d’impression ; d’enlever avec un grattoir toutes les parties qu’on n’aura pu réserver avec la gomme. Lorsqu’on n’aura enlevé que le vernis qui couvre les aspérités du grain , les interstices fourniront encore suffisamment de couleur . et suivant qu’on aura plus ou moins abaissé les aspérités du grain , on aura plus ou moins d’intensité de lumière. Une forte acidulation donnée à la pierre permet de faire les plus longs tirages. Les couleurs imprimées sur les pierres grenées ayant beaucoup de transparence , on évitera ainsi la lourdeur, l’opacité des teintes résultantde la superposition de plusieurs couleurs , reproche fait à juste titre au coloriage des cartes par l’impression.
- Nouveau moyen d'imprimer toutes sortes d'images coloriées par une seule et même pression.
- Par M. Rooget de Lisle.
- h
- ^ode d'impression lithographique n couleur, dit manière aux deux Cr«yons.
- Par M. J. Desportes.
- J*» la description dn procédé de î?éoir,a£e des cartes géographiques et . «iques lithographiées , de M. de efQesnil, on aurait pu décrire aussi e sur la carte géologique de je y • Application d’un procédé que •e j>ais décrire, et qui est connu sous Çe 0rri de manière aux deux crayons. çe .Procédé n’a été employé jusqu’à à ,j‘0Ur qu’à l’impression des estampes teintes.
- s0n7s différentes natures de terrain ne ra ‘ ^as ’ cc me semble > tellement àtar Cty^es> et trans'don d’une for-îJr l0r> à une autre n’est pas tellement ^ell ^Ue ’ nc s°d nécessaire, dans üon Ues Cas » d’indiquer cette transi-^ Par une dégradation de couleur. a dégradation des teintes ne peut
- Il y a environ deux ans un jeune Allemand , M. A. Seybert, présenta à l’Académie des sciences un procédé de coloriage par une seule et même pression.
- Dépositaire aujourd’hui du secret de M. Seybert, décédé à la suite d’une cruelle maladie, je vais faire connaître ici les résultats que j’ai pu obtenir.
- Le procédé consiste à composer une mosaïque avec des couleurs solubles dans l’eau , puis à imprimer sur un papier légèrement humide. On obtient ainsi l’image du type qui fournit toute la matière colorante.
- Tout le secret réside dans la composition et la préparation des matières qui composent le type , et le talent de l’artiste consiste à assembler et juxtaposer convenablement les couleurs.
- La composition est telle, que l’image sera imprimée sans barochages, si l’imprimeur emploie les précautions nécessaires.
- J’ai pensé que ce procédé pouvait présenter de l’intérêt, et j’ai en conséquence adressé à l’Académie des scien-
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- ces plusieurs échantillons qui donneront une idée des ressources que peut présenter ce procédé.
- Nouveau mode de conservation des substances alimentaires.
- Dans une des dernières séances de l’Académie des sciences, MM. Lemasson et Dupré ont annoncé qu’ils avaient trouvé, à l’aide d’expériences multipliées, que le gaz oxide de carbone était un désinfectant et un des meilleurs conservateurs qui existent pour lessubstan-ces alimentaires , et en particulier pour les matières animales ; que sans saveur et sans odeur ce gaz ne communique à la viande aucune qualité désagréable ou nuisible. Pour opérer la conservation ou la désinfection des substances, MM. Lemasson et Dupré font arriver le gaz oxide de carbone seul ou combiné avec d’autres gaz , ou des essences dans des vases hermétiquement clos , qui renferment les substances qu’on veut soumettre au procédé conservateur. Mais il vaut mieux, si l’on veut que la matière organique n’ait ni odeur ni saveur étrangère , employer l’oxide de carbone pur plutôt que mélangé à d’autres substances. Suivant les auteurs, ce gaz communique à la viande une belle couleur rouge qui se maintient parfaitement.
- Sur le purrèe, matière colorante des Indes et de la Chine.
- Le purrée est une substance qui sert a préparer ce qu’on appelle le jaune indien. et qu’on importe en grande quantité en Angleterre de diverses parties de l’Inde et de la Chine. Sous la forme où on le rencontre ordinairement dans le commerce, le purrée consiste en boules du poids de 100 à 120 .grammes, brunes extérieurement, mais dont la cassure intérieure présente une couleur orangé foncé. Sous le microscope , c’est une agrégation de petites aiguilles cristallines. Cette substance a une odeur toute particulière, qui ressemble à cellp du pause, et c’est ce qui
- la fait considérer comme d’origineal male.
- Le purrée n’est pas très-soluble a l’eau ni l’alcool; sa solution aqu est jaune pâle et tout à fait neu L’éther le dissout en petite quafj ^ et quand on évapore , il reste une . tière jaune cristalline brillante. s, rement acide. Les alcalis caustiques dissolvent une portion, leurs sol n ont une riche couleur jaune. Qua otjté brûle le purrée , il laisse une considérable de cendres, qu* C°etua tent principalement en magnésie peu de carbonate de potasse et c*eCl’ art II se dissout facilement dans la P‘uoÿ, des acides, surtout dans l'acide ae que. La solution, qui est brun-r ^
- foncé , dépose en refroidissant ^ grande quantité de flocons brun • ^
- au bout de quelques jours d’ab°n r cristaux de couleur jaune foncé o h. sés en étoile et d’une saveur exces ment nauséabonde. iv§e
- M. J. Stenhouse, qui a fait l’an.. ' du purrée, sous ce dernier état ou ) ^ raît être pur, a trouvé qu’il c°nsti ^ , alors un acide nouveau auquel ^ donné le nom d'acide purréique acide est peu soluble dans l’eau *rpj0nt assez soluble dans l'eau bouillante il se dépose sous forme de longue ^ guilles fines et soyeuses jaune Pa'ej0o-alcalis, et surtout l’ammoniaque « ütjon nent immédiatement à cette so une couleur jaune foncé. L’acjÇ 0i excessivement soluble dans l a j0p bouillant, qui est son meilleur t*‘ tjté vant, et se dissout aussi en flua considérable dans l’éther. frée
- La quantité d’acide, dans je P®1 e5. brut, est considérable et s’élève P que à la moitié de son poids. 0jn M. Stenhouse, qui a étudié avec les réactions de cet acide, a conCt1Upce) l'examen du purrée que cette subst , telle qu’on la trouve dans leconaU1 p était très-probablement le suc de Q ^ que arbre ou plante qui, après s° pression , était saturé avec de la ja gnésie évaporée pour lui d°nntran$' consistance sous laquelle on le porte en Europe. . peiit
- La connaissance de ces faits et être utile dans l’art de la teintu*_jp provoquera sans doute aussi des ar^fe cations plus étendues de cette iua colorante.
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- arts mécaniques et constructions.
- jn°rt fait au nom du comité de de de Ici société industrielle
- de x^^ouse, sur le rectomèlre de Mannier , de Wesserling ,
- Par M. A Rieder.
- ventè instrument à métrer, in-^êserSr M Mannier> <ïui vous a été est 'leHs°us le nom de rectomètre, qui e ^e ces heureuses inspirations <Dians avoir recours à des machines aveca U^es et coûleuses 5 remplacent Un ju Vantageuneancienneroutine, par Sans ^en simple et sûr de faire mieux, Vïjerscllanger les habitudes des ouïe lïlonde sait que, jusqu’ici,
- ay lrage des pièces d’étoffes se fait Placée°^n de deux longues aiguilles, •’°n V la distance de la mesure que acçf.^^dopter pour unité. L’ouvrier aiguin e à chaque pli dans ces
- O ‘es, en perçant la lisière et en ainsitant nenalîfe de plis qu’il forme Pièce ^0ur sav°ir *a longueur de la
- dep ^oyen a le triple inconvénient rcer les lisières de trous plus ou la uj,S Sfands, qui déprécient beaucoup Plis rcqandise; de rendre les derniers î'Pisa*1101118 i°n?s (îue ies premiers, dent e les aiguilles se courbent et cè-l°ffe ?U P°ids et à la tension de l'é-ga). :.Ce qui produit un métrage iné-ïça'rs ’ er|dn , d’être exposé à des er-5'ain) ’ Perçue le nombre de plis est apcunment compté par l’ouvrier, sans
- Pli Çcotrôle mécanique.
- Piojn Sle«rs machines à auner, plus ou CUtç8 expliquées, ont déjà été exé-d’)jn > mais aucune n’atteint le but ont D manière satisfaisante, et elles esque toutes été abandonnées. P)aCe .rectomètre de M. Mannier rem-Par j,es aiguilles de l’ancien appareil ParaipP* r®8'es en fer, parfaitement fonte'eles, fixées par un support en dis(a £0nlre un plateau en bois, à la exacte que doit avoir la lon-lrer. C c*)aque P*! de la pièce à mè-^l'am règles parallèles portent des Petites S ’-ou lames en lallon, armés de çhaqü P°mts en acier, qui retiennent boqs e PU sans percer la lisière de
- r^wP1®8 en laiton sont numérotées lere à ce que tous les nombres
- pairs se trouvent d’un côté, et les nombres impairs de l’autre.
- Chaque pli porte ainsi son numéro, et, arrivé au dernier, l’ouvrier peut lire sur la plaque le nombre de plis qu’il a formés. — Si même , par inadvertance , il avait sauté l’une des plaques, il reconnaîtra son erreur, en voyant qu’une plaque vide reste entre les plis de l’étoffe, ou en reconnaissant que les nombres restants des deux côtés ne se suivent plus. Les plis de la pièce ainsi formés sont parfaitement réguliers et se dégagent très-facilement de l’appareil, en faisant faire à l’une des règles un quart de tour, pour incliner les plaques de laiton à l’aide d’un levier, qui sert à les retenir dans la position voulue.
- M. Mannier a pris un brevet d’invention pour son ingénieux appareil, et il en a confié la construction à MM. Japy frères, de Beaucourt, qui ont compris sa grande utilité, et l’application étendue qu’il aura. Ce n’est pas seulement dans les grands ateliers qu’on devra en faire usage, chaque magasin de détail l’emploiera avec avantage; pour mettre le rectomètre à la portée de tout le monde , le prix en sera fixé très-bas, et nous considérons cette invention comme étant véritablement d’utilité publique.
- MM. Gros, Odier, Roman et comp., à Wesserling, qui en ont fait la première application, emploient déjà vingt-cinq rectomètres dans leurs différents ateliers, et ils s’en trouvent si bien, qu’ils refuseront désormais toutes les pièces dont les lisières seront trouées.
- Un ouvrier peut métrer, par heure, 9 pièces blanches, de 5Ü à 60 mètres.
- Ce nombre dépasse celui obtenu au moyen de l’ancien appareil, et on espère qu’avec un peu d’habitude on arrivera facilement à l’augmenter encore.
- Description.—Cet instrument, qu’on a représenté de profil fig. 5, pi. 67, et de face fig. 6, se compose de deux parties G et D, fixées sur une même planchette horizontale, l’une G, à gauche, l’autre D, à droite; la première, par les deux vis a et b, la seconde , par le boulon B, qui pénètre dans une plaie contre les parois de laquelle il exerce une pression.
- Chaque partie G et D se compose
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- d’un support en fonte, représenté pour G de face et latéralement, et seulement de face pour D.
- Une tringle en fer carrée TT est soutenue par le support en m et en c.
- Pour la partie G, m est un carré qui assure la stabilité de la tringle; c est un vis qui fixe l’autre extrémité.
- Pour la partie D, m est cylindrique , de sorte que la tringle TT peut tourner autour de son axe, à l’aide d’un levier L, qui est maintenu dans la position horizontale par la cheville mobile h.
- Sur les deux tringles TT, glissent des lames en laiton l, numérotées, celles de gauche de 2 à 80, celles de droite de 1 à 79 (les premières représentant la série des nombres pairs, et la deuxième celles des nombres impairs). Chaque lameestpercéed’un trou rectangulaire , ayant horizontalement l’épaisseur de la tringle et verticalement cette dimension augmentée de 2 millimètres environ; par cette disposition, la lame peut glisser librement sur la tringle, en conservant sa position verticale.
- Chaque lame est munie d’une pointe q en acier, correspondant à une ouverture circulaire, qui permet le placement et le déplacement de la pointe.
- Enfin , de petits refoulements , opérés près d’une des arêtes des lames, forment de légères saillies qui s’opposent au contact immédiat des lames, et rendent plus facile l’usage auquel elles sont destinées.
- Un crochet p se trouve sur le support de gauche, en ligne avec les pointes des lames.
- Usage de l’instrument. Supposons qu’il soit question de mesurer des étoffes par plis de 1 mètre. Le support G étant fixé sur une latte horizontale, au moyen des vis a et b, on fixera à sa droite , sur la même latte, le support D, au moyen du boulon B, de manière qu’il y ait une distance de 1 mètre entre les arêtes extérieures des lames. La plaie dans laquelle glisse le boulon B rend cette opération très-facile.
- Le levier L est maintenu horizontalement par la cheville h, de sorte que, de part et d’autre, les lames sont verticales.
- On fait glisser les lames sur chaque tringle, de manière à les porter en avant vers la vis c et à laisser libre l’espace postérieur. Alors on fixe au crochet/? l’extrémité de la lisière; on tient cette lisière de!amaindroite,onrappuie contre la latte, en dépassant la lame n° 1, située en D ; on détache cette lame des autres, au moyen de la main gauche,
- en faisant glisser sur la tringle, Ju^0l) ce qu’elle s’appuie sur l’étoile; m°t. ja fait revenir la lisière en avant e%-lame , en l’appuyant sur son arèpoUve térieure, avec laquelle elle se j fixée par la pointe q ; puis on reVI jCr gauche, en s’appuyant sur le Pre j-0„ pli. On détache la lame n° 2, due trp fait glisser jusqu’à ce qu’elle renc eo l’étoffe; on fait revenir la lis,e ja avant de cette lame, comme fait pour le n° 1, et ainsi de su} ’|â Pour détacher l’étoffe, on emc cheville h, le levier L descend, c ue) clinant les lames de D vers la gaUefl, et rien ne s’oppose à ce que ajo-lève les plis, qui sont d’ailleurs m tenus par l’ouvrier.
- Nouveau mode d’embrayage jp°ur machines.
- Par M. J. Hic,k, ingénieur-
- On éprouve souvent des jnc0^1^ nients assez graves. et entre autr.erScyjt, secousses et des chocs parfois désast ^ lorsqu’il s’agit de mettre en inent des machines, par exemp,e cy-calandres, des roues à laver, deS e$ lindres, etc., au moyen des embraie ordinaires à pinces ou à griffes ^jer5 observation, vulgaire dans les at , ef-de travail, m’a suggéré l’idée de ^ cher un mode d’embrayage plus .v6) et qui se fit d’une manière succès» t de façon à faire naître graduel*el' e, le mouvement et à l’éteindre de P1 Voici ce que j’ai imaginé à cet ^ /et
- L’arbre moteur principal a, ufrfûne 7 bis, pl. 67, de l’atelier, porte un® efit d’angle b , qu’on y a calée s°l*df gje et qui commande l'autre roue d a (e, c, à laquelle on a ménagé à la ysajl-sur la face inférieure, un bloc ou : eSt lie d, de forme cylindrique, et<Jnejit^ embrassé par une pince de frottem.^e à la manière ordinaire. Cette deu jii( roue tourne librement ou est f1}1 qiii l’arbre transverse f de la inacbI,) doit être mise en mouvement. ^p]o'e
- Au lieu des boulons qu’on e ordinairement pour resserrer ou ^ cher les griffes de la pince sur ® ir<r que porte au dos la roue c, on a duit dans cette pince deux v! gt* portant des filets courant à dro*u<je gauche, et un pignon h, h au m1 jgid chacunej qui tourne entre Ie? joues d'une échancrure pratiq11® y 5af Je levier de chasse j, fixé à c* l’arbre f.
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- ?v,er de chasse est pourvu de tés b avpaux ou quarts de cercle den-Crémani ' ’ ^ engrènent dans deux P°ssihi ,es placées le plus près <lesex.e. u. Rentre de l’arbre. Il une vissée rern’^s ces crémaillères est Ion» j SV,r Un anneau m, qui glisse le CorjVe e 1 ar^re sur des arêtes ou saillies * '^es, emprisonnées dans la s0ll . aecetarbre et dans la direction de Ce|uj_x.e» et qui l’entraînent quand ïUojjj]01 est en mouvement. Cet anneau r'ère * Poussé en avant ou en ar-e0m a "aûle d’un levier à fourchette, brav e Ce^u* employé dans les em-^Ses ordinaires.
- sont ^u? l’arbre f et celui de chasse j Cercj a,Ijsi que les râteaux ou quarts de dfoij6’'es pignons, les vis filetées à qui ^ et a 8auche, et enfin les pinces l’intm K-r?uvent attachées dans l’état ^^Wlilé, les roues seules sont en ’ 1 anneau m , fixé aux diSu a,:"ères Z, l, est à sa plus grande de j nce» Par exemple, de la longueur dans 1 Cr®maillère, ainsi qu’on le voit ou r figures : mais alors si on pousse les „ , e,,e l'anneau mobile m ainsi que chgJ^afilères avec le levier à four-qu^le? le mouvement sera communi-pjg Par l’entremise des râteaux aux &*u K,IS a‘ns‘ fiu aux a droite et à P'tic 6 ’ ce mouvement resserre les iïjen?s> et par conséquent met douce-chjn 1 e*- graduellement en action la ma-d0fl.e ’Sans ces ch°cs et ces secousses si effel est si désagréable et même djn^Sastreux avec les embrayages or-
- autoclaves à diamètre constant à eau et à vapeur.
- Par M. Henvaux.
- qu^‘ ®envaux, de Gougnies, en Belgi-te/j’^ProP°sé récemment, dans le Bul-atiuA ^tftusée industriel de Bruxelles, Syst.e ^844, 3e liv., p. 32, un nouveau des 6 P°uc l’épuisement des eaux li'Uésa es > dans lequel se trouvent com-ve)ie des pistons d’une structure nou-Crjp. ’ dont nous allons donner la des-ïpe '°n après avoir fait connaître par « p système nouveau lui-même. fouct- système , dit M. Henvaux, qui plUs l0nr|e d’une manière beaucoup Cure Parlake que ceux en usage, pro-de ** économie notable sur le prix .instruction et sur l°rce de la tom lr>e’ c°niparativement aux autres, 611 offrant beaucoup plus de soli-
- dité, de sécurité, de garantie et de durée dans ses différentes parties.
- » Il consiste à remplacer les lourds attirails en usage par des cordes en fil de fer, faisant fonction de tiges intermédiaires, et ne se compose que de pompes aspirantes et soulevantes en deux colonnes jumelles , disposées par étage, et qui ont pour objet de se con-tre-balancer entre elles en fonctionnant alternativement par le mouvement oscillatoire de la poulie, d’où résulte que le moteur n’a pas d’autre poids à lever que celui d’une colonne d’eau alternativement.
- » Le remplacement des tiges intermédiaires par les cordes en fil de fer repose sur la facilité qu’ont les pistons de descendre par leur propre poids sans aucun retard dans la course, ce qui est obtenu complètement par des pistons autoclaves à diamètre constant, lesquels fonctionnent parfaitement sans serrer aucunement dans les travaillantes, et descendent libres et sans arrêt , qualité qui, jointe à celle d’une très longue durée, sans exiger ni déplacements ni réparations, rend le travail de ces pompes aussi parfait qu’on peut le désirer. »
- Voici maintenant la description de ces pistons nouveaux.
- Piston autoclave à eau et à diamètre constant, fonctionnant sans serrer dans les pompes.
- Les fig. 8 et 9 de la pl. 67 représentent ce nouveau piston sur 1/8 de sa grandeur naturelle.
- A est une cavité autour du piston , se remplissant d’eau par les trous k pour presser la garniture b c d contre les parois de la pompe, b est une garniture en bon cuir de 5 millimètres d’épaisseur, qui forme la chemise autour du piston, c, second cuir cousu sur le premier pour venir au diamètre des cercles e. d, cercle en acier, brisé et rentrant sur lui-même aux deux bouts, attaché sur c pour empêcher la garniture de s’user.
- f, bande en cuir assujettie sur le corps du piston x, pour que le clapet se ferme, cuir sur cuir, et dure plus longtemps, g, cuir de clapets. //, clapet en fer, tournant sur ses tourillons. i, plaque de la forme du clapet, pour assujettir le cuir sur le clapet.
- /c, petits tubes en fer, vissés dans les trous de la table, ayant un orifice de 1 mi IL, pour l’entrée de l’eau dans la cavité A.
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- Piston autoclam à vapeur à diamètre constant.
- Les fig. 10 et 11 représentent les deux systèmes du nouveau piston autoclave à vapeur. Les mêmes lettres désignent les mêmes objets. A, trou de la tige. B, chambre à vapeur. C , entrée de la vapeur dans la chambre. D , soupapes.
- E, ressort tenant les soupapes fermées.
- F, étuis servant à guider les soupapes.
- G, trous, au nombre de 4, par lesquels la vapeur sort de la chambre pour venir dans l’espace circulaire ou corridor, autour de la chambre, et presser la garniture entre les parois du cylindre. H, corridor circulaire entre la garniture et l’épaisseur i de la chambre B. i, épaisseur de la chambre B. K , première garniture en toile imperméable à la vapeur, formée d’un nombre suffisant de doubles pour avoir une épaisseur de 10 à 12 millimètres. L , deuxième garniture fixée sur la première, pour venir au diamètre du piston comme les cercles M. M, cercles maintenant la garniture K en place. », ressort mort circulaire, en acier, fixé sur la deuxième garniture, rentrant sur lui-même, par coulisses entaillées à ses deux bouts, lequel ressort est destiné à préserver la garniture L de l'usure du frottement, et non à faire ressort, mais a obéir à la pression de la vapeur qui le tient toujours contre les parois du cylindre. O , table supérieure qui se fixe sur le corps du piston par des boulons p. g, traverses au nombre de 4, réunissant le trou de la tige au mur i de la chambre.
- Si l’usage de la vapeur , comme ressort , pour presser la garniture contre les parois, parvenait à user la toile, malgré son imperméabilité, ce qui ne paraît pas à craindre, il suffirait de fermer les trous C , et de remplacer la vapeur par un ressort libre, qu’on placerait dans le corridor H , lequel se détendrait autour et contre la garniture K, pour tenir le ressort mort n contre les parois.
- Ce dernier système serait encore à diamètre constant, qualité qui les rend tous deux infiniment supérieurs , et de plus longue durée que tous les systèmes en usage.
- 7 * dBti'f
- Machine à faire à la fois M* • rainures dans les ho i les à 0ra " des voitures de chemin de fer.
- Par M. Jamar , chef de l’atelier cent**1 de Malines.
- On sait que les boîtes à graisse, ^ par lequel on désigne les coess ^ dans lesquels tournent les essieux c locomotives et des voitures, maintenues dans le cadre des ma |A,rcr peuvent néanmoins prendre un » mouvement vertical que leur PjcS mettent les ressorts qui supporten^[)S
- voitures; ce mouvement est donne ^
- la vue d’amortir les chocs tr°P, |aSti' ques, en introduisant un peu “ e ,e|ui cité entre l’appareil des roues et 1 du corps des voitures. ,jCal
- Pour guider le mouvement rer a des boîtes à graisse, on y Pra je5-deux cannelures verticales dans ^ quelles glissent des parties fi*e cadre. ^
- On conçoit que ces cannelures u^n vent être exactement parallèles, que le mouvement se fasse avec >e r de précision possible ; or, tout . e structeur connaît la difficulté de j l’une après l’autre, dans la même P1^ deux cannelures exactement Para Les, M. Jamar, chef de l’atelier de M**1 j^re a vaincu la difficulté d’une man> ^ heureuse, en créant un outil qu*^ la fois ces deux cannelures, et leS e(,te complètement parallèles. C’est c machine que nous allons décrire- .flI1 Elle est du genre de celles qu^ .,,0' désigne dans les ateliers sous la d f) mination de machines à canne i mais portant deux couteaux au d’un. .
- La fig. 12, pl. 67, en est l’éleva vue de côté ; j5e
- La fig. 13, une coupe horizontale P en AB, à la hauteur de l’axe des P lies motrices; . 0(r
- La fig. 14, une autre coupe hon2, je taie en CD, prise à la hauteur de principal ; <jc
- La fig. 15, une élévation vu
- front; . ede
- La fig. 16, une autre élévation vu
- Hprriorp • . ù
- Enfin | la fig. 17, le détail de la ^ rochet qui donne le mouvement » zontal aux couteaux. olJi-
- Le bâti solide de la machine se c ^ pose d’une forte colonne A, ve°\,rle fonte avec la base B qui repose s „ sol. Dans cette base se trouve canon horizontal E , au travers du^ passe l’axe moteur principal. La
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- °bjets \ Une la^'e ^ ’ (îu‘ reçoit les
- tôle Su!Î .Cafineler, et une porté D en les part- e devant permet de graisser b n,a , ®s m°uvantes situées au bas de
- trérnité h \ suPPort L Pour l’ex Parties r ^ar^re moteur complète les ôiajnte IXes *^e cet appareil- Voici \Jn ant les parties mobiles. fleuXr.r,.e moteur M, reposant dans l’une fi lers NN, porte deux poulies O, pour r Xe’ l’autre folle , un volant P pignor^olariser le mouvement, et un veiaen. . P°ur communiquer le mou-princj a la roue S, placée sur l’arbre dans ]p,a dernier est supporté
- ôeaXL Canon solide E, au moyen de c°Ussin8Uesen acierG',G" qui forment Pli té n ets* ,11 se termine à son extré-port ^°S^e ^ ’ en l°rme de plateau , l’°n p0e Un bouton excentrique V que Centre Ut Placer plus ou moins près du Csars ’ aim de varier l’amplitude de la Pile b: j,es couteaux. Ce bouton mène s’ePaaff le T, dont l’extrémité opposée *Pché ?e, dans un autre bouton V' at-PiqUeu la poutrelle I, et lui commuant ^c^ement alternatif qui est ^lis«îiAenu vertical au moyen de deux li*e. resHir, KK', attachées au bâti lons’ ^es glissières sont munies de bou-$Ure | Pression pour compenser l’u-^PtMi Parties frottantes. C’est à cette ^Oüe il qu’est attaché le chariot que Cea|l°ns décrire.
- à COnrhari°t se compose d'une plaque tfelle 1SSGS ^ fortement fixée à la pou-qui a ’ et. munie de vis de pression v,v ^•ini ’ent sur la coulisse mobile d , snnt à rant les Porte_outils Z,Z', glis-Ces n rr°llcment doux dans le chariot. I yrte-°utils, au nombre de deux, ,vec \ S°nt représentés par la fig. 17, les Coeurs entailles a, a', où se placent pressjüteaux b,b’, serrés par les vis de Porte -c,c ’ Ie mouvement de ces est rendu solidaire par le PasLn d’un petit arbre de couche y , ^anlr ^ans (leux c°Hets X,X', et de Sa Pen sens inverse dans une partie pa$Se '°ngueur; ces parties taraudées ?n Sop, dans des écrous de rappel z,z’, les Cole du’en faisant tourner l’arbre y, Snentut.eaux se rapprochent ou s’éloi-Slmultanément, suivant le sens I-e?Uveinent donné à cet arbre.
- 'les P exfrémités de cet arbre portent Niti rr®? Pour Ie la're loumer à la °n vlet ®carter les couteaux, lorsque '“atjQ uf commencer une nouvelle opé-b’arù a première étant finie. a rochbre y Porte à son centre une roue qQ.et f, qui monte avec le chariot, s3 e0 ' Vers l’extrémité supérieure de Sei rencontre un cliquet g, qui
- fait avancer la roue à rochet d’une ou deux dents, suivant la position qu’occupe ce cliquet, position que l’on fait varier au moyen d’un écrou de rappel h, qui se fixe dans le support à charnière vv1, adapté sur la colonne fixe A du bâti. Un petit bouton i sert à tirer le cliquet en avant, lorsqu’on veut interrompre le rapprochement des couteaux sans arrêter Je mouvement général de la machine. U est une mordache qui sert à fixer les boîtes à graisse, ou tout autre objet sur la plate-forme de travail , lorsqu’on veut y faire des cannelures.
- Le mouvement de cette machine est des plus simples , et le parallélisme des cannelures qu’elle taille est parfait; en effet, la courroie motrice fait tourner l’une des deux poulies O ; si c’est celle qui est folle, toute la machine reste en repos; si, au contraire, c’est la poulie fixée sur l’arbre M, elle fait mouvoir le pignon R qui entraîne la roue S; cette dernière , par l’intermédiaire de l’arbre, du plateau et de la bielle, donne un mouvement alternatif rectiligne vertical à la poutrelle I, et les couteaux, suivant ce mouvement, font les entailles dans les boîtes. Ces entailles s’approfondissent à chaque oscillation , parce qu’au moyen de la roue à rochet /", qui vient rencontrer le cliquet g, ces couteaux se rapprochent d’une portion du filet de vis de l’arbre y. Le bouton, i qui sert à écarter le cliquet, permet de prendre les mesures lorsque l’opération tire à sa fin, sans que l’on soit pour cela obligé d’arrêter le mouvement général. Quant au parallélisme des cannelures produites, il est évidemment parfait, puisque les deux couteaux marchent solidairement et parallèlement.
- Cette machine, qui a un emploi spécial à l’atelier de Malines, peut recevoir de nombreuses applications dans les ateliers de construction , où l’on a très-souvent des rainures parallèles à faire ; elle peut d’ailleurs servir de machine à canneler simple, en supprimant un des deux couteaux.
- Nouveau système de chemin de fer atmosphérique à air comprimé.
- Par M. N.-M. Lauverzana, élève de l’école centrale des arts et manufactures.
- Considéré dans son ensemble, le système atmosphérique appliqué aux che-
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- mins de fer présente au premier aspect des inconvénients sérieux parmi lesquels il faut citer surtout la difficulté des passages de niveau, des changements de voie, d’une fermeture efficace, etc. Ce sont les premiers inconvénients auxquels j’ai voulu obvier ; mais ce n’est pas tout, il en est d’autres plus graves encore et d’autant plus difficiles à faire cesser qu’ils sont inhérents au système lui même, tels sont par exemple les suivants :
- 1° On n’est jamais maître du convoi : celui-ci, fatalement poussé par la même force aveugle, marche toujours dans le même sens et peut, quoi qu’on fasse, se briser sur le premier obstacle qui viendra accidentellement obstruer la voie.
- 2° On a sur toute la voie la même force de traction, bien que la résistance soit très-variable. Celle-ci, en effet, modérée sur des plans horizontaux, nulle ou à peu près dans les descentes , augmente outre mesure dans les montées , d’où il résulte que dans les deux premiers cas la force est inutilement dépensée si elle ne devient dangereuse, et dans le troisième cas elle est trop faible.
- 3° En cas de besoin, on n'a d’autre force à opposer à la marche du convoi que le frottement des freins. Or, les effets de ce frottement sont évidemment trop lents, et dans la majeure partie des cas ils sont impuissants pour conjurer les accidents.
- Dans les machines à vapeur en va-et-vient, le mouvement est donné par des impulsions successives, qui sans le secours d’un volant, produiraient un mouvement saccadé; dans les machines rotatives, au contraire , le mouvement est immédiatement régulier , et pourtant les premières sont généralement préférées , parce qu’elles sont plus simples. parce qu’elles rendent davantage, et enfin parce qu’on a su profiler de l’inertie de la masse en mouvement : pourquoi donc, dans les chemins de fer, ne pas également tirer parti de la force d’inertie du convoi lui-même, cet immense volant de 100,000 à 200,000 kilog. et plus? C’est encore ce que j’ai cherché à atteindre.
- Je me suis dit : Si l'on peut avoir tout le long de la voie des impulsions successives, de telle sorte que le mouvement ne soit pas saccadé; si, d’un autre côté, leur intensité et leur direction sont soumises à la volonté du conducteur , alors un grand pas sera fait, et déjà la plupart des inconvénients dont il vient d’être question seront évités.
- Dans ce cas, en effet, les mipu ie seront maîtrisées et dépensées se yne besoin : ainsi, au point de dépar » ’ r forte puissance étant nécessaire H ^ vaincre la force d'inertie du cou* |jC le mettre en mouvement, 1 inter ^ qui sépare une impulsion de 1 .autreaüg-très-petit ; à mesure que la v*teS)?-e1tCr-mentera, on en profitera, et 11 .g)a valle sera plus grand ; enfin une ,je vitesse de régime acquise , l’inte .sjS. sera proportionnel à la force de 0j tance, et en conséquence plus » ]es sur les parties horizontales que su , montées, mais toujours, bien ente\ ^
- de manière qu’il n’y ait pas de sac < dans ce mouvement. u5si
- Dans les descentes, on prendra ^ la force selon le besoin, et dans où la pente étant très-forte, le 1110 tte ment s’accélérerait, on combatif3 p5 accélération par des impulsions en
- contraire.
- Peut-être la construction de système présentera-t-elle quelques ficultés ; mais quelle est l’inv®nute, nouvelle qui n’en présente pas ? . °raite fois, l’élude approfondie que j 31 „e de ce projet, et les assurances 4
- d'habiles constructeurs m’ont don° .. ne me laissent aucun doute sur l3 f ra sibilitè de sa réalisation. Ce ne * ei plus dès lors qu’une question d’ess de temps. s,
- En résumé, si je ne m’abuse v mon système de chemin de fer at^jà sphérique aura, sur tous ceux p connus , des avantages dont les prU je paux sont les suivants : 1° complications et moins de frais a je ploitation ; 2° la faculté des passage* niveau ; 3° la possibilité des ch3 jaIiS ments de voie ; 4° la faculté d aller tous les sens. paj
- Il aura en outre l’avantage de ne £ra perdre de force , puisqu’on l’emp10 ju à volonté et seulement à mesure besoin ; de pouvoir monter et tlçs f dre ; d’éviter facilement les accide r puisqu’il sera toujours facile d’ar^ ,,t très-promptement le convoi, en lal agir l’impulsion en sens inverse. p.
- Description de l'appareil. Ce 1 veau système se compose : la
- 1° D’un tube régnant sur toUt^ail5
- longueur de la voie entre les deux et solidement fixe. pe <
- Sur la partie supérieure de cC. que j’appelle tube-réservoir, sorîl des pistons ou cloisons perpendiÇ3 s. rement au tube et dans le sen* àiitf versai. Ces pistons ont tous le je diamètre, qui dépend de la tpr oPt traction dont on a besoin, et ns
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- ^PüCé« a '
- Hêtres Su,v.ant Ie besoin de 4,5... 10 % |es ’ m°ins aux points de départ et *°ntaies ntcs> plus sur Ies lj8nes hori-
- Q
- *'a8üe<eUe consiste en une forte l'Iatea,, J1 Cu*r fort - pressé entre deux Ces nu. en Conte à l’aide de boulons. 9'ec iesefllx sont fondus d’un seul jet, réserv0jrtu^es comPosent *e tube-
- %e°rUl^ ^Ue ces plateaux puissent ré-r<i°forc,UX efforts traction, ils sont Par J es sur leurs faces extérieures ^nis s uervures formant arcs-bou-
- cûté'Ü*'6 !es deux nervures de chaque féserv .p,st°n , est pratiquée au tube-P0ür i îr une ouverture rectangulaire tpresg1SSer échapper l’air. Ces ouver-des s0,°nt Cecnaées hermétiquement par ^edans ^aPes ’ s ouvrant de dehors en $ées ^Ces soupapes peuvent être présent o,ar ^es ressorts). Ces soupapes s«ra ,,-1Vertes par le convoi, ainsi qu’il r ÜIt ci-après.
- ^tê ,tube-réservoir porte de chaque ar^.vers sa partie supérieure une (lignant sur toute sa longueur. Les arêtes son*; P^cées à la même tyij^ J11" > et ont pour but de diriger le Porte® Inoteur à l’aide de galets que pis»® Ce dernier. De chaque côté du îify a et Sur le tube-réservoir les deux qu’ajs en question se rapprochent jus-
- ^ucsiiuu oc. lap^iu^ucilt JU3
- ^Pla v.ntact ’ manicre à présenter *Hvif uorizontal, long de trois mètres Voir°u, et tangent au tube-réser-
- *£* autres parties de la voie, telles ^b|] Vers‘nes > rabs > etc. ? seront g, es de la manière connue, iijijj ® on cylindre, que j’appelle cy-Uue -'Moteur, bien alésé et portant sWente longitudinale pour pouvoir er sur ^es P‘stons; en consé-diauj®® ’ l°ngueur de la fente et le Hpp e re du cylindre doivent être en Pistai avec la partie par laquelle le k m esl fixé au tube-réservoir et avec ^itid ^lr® ce méme piston. Le sUr ipernioteur, lorsqu’il est engagé de i^®. Piston , s’appuie par les lèvres Pîc^ ent® sur le plan horizontal formé f®b(|rÜX aréles du tube-réservoir. Pour Pècu® ®e frottement plus doux et em-PlaH cL es fuites l’alr » on garnit ce ÜOrw Un® couche de suif, d’un tissu e nu d’une plaque en cuir.
- «st extrémité du cylindre-moteur «e deh"le (Pun grand clapet s’ouvrant s0n nors en dedans, qui retombe par %e^r°Pre poids, en fermant hermeti-ent ies extrémités du cylindre.
- Au besoin, on pourrait faire usage des ressorts pour presser ces clapets.
- Lors de la marche du convoi, le clapet de l’extrémité postérieure est toujours ouvert ( tenu dans cette position par un Ioqueton). Le clapet de l’extrémité antérieure reste fermé seulement lorsque le cylindre passe sur le piston; les nervures soulèvent le clapet, et une fois que ce dernier quitte le piston , il retombe, en s’appuyant par une de ses parties , sur les nervures. Le cylindre est évasé à ses extrémités pour pouvoir s’engager plus facilement sur les pistons.
- Au cylindre est adaptée une pièce de bois pouvant se mouvoir verticalement et parallèlement à elle-même , à l’aide d’un levier et d’une autre pièce parallèle audit levier, avec lequel elle forme un parallélogramme.
- La pièce de bois s’appuie sur des manivelles qui, à l'aide de leviers, ouvrent les soupapes. Ces soupapes sont plus ou moins ouvertes, selon que cette pièce est plus ou moins abaissée.
- Le cylindre-moteur est attaché au wagon directeur à l’aide de ressorts.
- Comme dans la marche, moins il y a de pistons, moins il y a de pertes , on pourra faire usage de plusieurs cylindres-moteurs , en les plaçant les uns à la suite des autres.
- Manière de faire fonctionner le système. Pour avoir une idée nette de la manière dont il fonctionne, supposons le cylindre-moteur engagé sur un piston , et marchant de gauche à droite ; le clapet de l’extrémité postérieure est ouvert, et le clapet de la partie antérieure fermé ; la pièce de bois s’appuie sur la manivelle, et la soupape , celle qui se trouve du côté du clapet fermé se trouvera ouverte.
- Dans cet état de choses, l’air comprimé dans le tube-réservoir s’échappera par ladite soupape, et remplira un certain espace. L’air poussera le piston et le clapet fermé ; et comme le piston est fixe , le piston-moteur sera poussé de la gauche vers la droite. Une fois que le cylindre aura quitté le piston, la pièce de bois aura aussi quitté la manivelle , et en conséquence la soupape sera fermée.
- Successivement, le cylindre-moteur s’engagera sur les pistons suivants , et l’air lui donnera de nouvelles impulsions.
- Au commencement de la marche du convoi , les premières impulsions imprimeront une vitesse qui augmentera successivement, et une fois la vitesse à laquelle on doit marcher obtenue , les
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- pistons étant espacés plus qu’au commencement , le cylindre-moteur, et conséquemment le convoi franchira l’espace compris entre ces pistons en vertu de la vitesse acquise. Il est évident, pour que le mouvement ne soit pas saccade, qu'il faut que l’espace entre les pistons soit déterminé de manière que, lorsque le cylindre-moteur «aura quitté un piston en arrivant sur le suivant, il ait sa vitesse faiblement ralentie.
- Le diamètre des pistons et du cylindre sera déterminé de manière que l’impulsion soit assez grande pour faire parcourir au convoi un espace de 15 mètres environ, sans que la vitesse soit trop ralentie.
- Si l’on veut marcher en sens contraire , il est facile de voir qu’il suffit que les clapets agissent en sens inverse, et, dans ce cas, la pièce de bois sera soulevée, et une autre pièce semblable sera abaissée sur les manivelles.
- Pour avoir une vitesse plus ou moins grande, on abaissera plus ou moins la pièce de bois , et on ouvrira plus ou moins la soupape.
- Quant aux freins, on pourrait employer ceux ordinaires ; mais avec ce système , ils sont à peu près inutiles, car pouvant prendre autant de force qu’on en a besoin , même en sens contraire , on peut ralentir la vitesse du convoi et l’arrêter à volonté.
- Les machines pneumatiques seront placées à l’extrémité du tube-réservoir, et y comprimeront l’air constamment à 2,3, etc., atmosphères.
- Note sur la roideur des cordes,
- Par M. A. Morin , de l’Institut.
- On sait que les premières expériences sur cette résistance passive, qui se produit dans l’enroulement des cordes à la circonférence des poulies, sont dues à Amontons, qui les a exécutées avec un appareil que Coulomb a aussi employé dans ses recherches rapportées au tome X du Recueil des savants étrangers de l’ancienne Académie des Sciences.
- Coulomb a tiré de ses expériences la
- conclusion que la résistance des , à l’enroulement pouvait être reP . tée par une expression compos e deux termes : l’un constant pour c , corde et chaque rouleau, et que ce ‘ ||e, sicien a nommée la roideur n^lUr ^ri-parce qu’il dépend du mode de cation de la corde et du degre d tre sion de ses fils et de ses torons ; flj proportionnel à la torsion du or s’enroule.
- Il a aussi reconnu que cette distance variait en raison inverse u le mètre du rouleau, d’où il su\- hièt1-6 produit de la résistance par le dia ^ du rouleau est constant.^ C’est ®a |tats ce que justifient à peu près les res^ et obtenus avec des cordes de O®,1*
- de 0™,0144 de diamètre. , •tn-
- M.Navier, en discutant les exper geS ces de Coulomb, a donné, d?nS
- ces ue oouiumu, a uuimc, je
- notes sur l’architecture hydrauluin Bélidor, les valeurs des constants à introduire dans la de Coulomb, pour en déduire en grammes la roideur d’une corde don ^ enroulée sur un tambour d’un met ^ diamètre, et quoique ces va*eVL je soient pas déduites de l’ensemm -toutes les expériences, elles en re^Qljr sentent assez bien tous les résultats p pouvoir être adoptées. f0p
- Mais, dans la vue d’étendre cette mule à des cordes de diamètres d r( rents et à des états variables dnt
- M. Xavier a admis très-explicite,j\ajt une hypothèse que Coulomb n ^ présentée que vaguement, savoir • ^ les deux coefficients de la r®s,s^ujs-
- étaient proportionnels à une même P
- u, j
- sance d du diamètre de la corde » ^ l’exposant y. varierait avec l’état gg ^ ser de la corde. Or, cette hyp011’ jeS qui n’est nullement justifiée Pa^uis-faits , n’est pas même admissible» P ce, qu’elle conduirait à cette conséqo^gjl qu’une corde usée d’un diamètre à l’unité aurait la même roideur q11 corde neuve de même dimension- „t Il est facile de vérifier que rexp^eü< f* ne peut être le même pour les termes de la résistance, d’après Je leurs mêmes données par M. Navie s, coefficients numériques de ces ter En effet, ces valeurs sont pour le* jes des blanches expérimentées, don diamètres étaient
- d = 0m,020 0, d — 0m,014 4, d = Om,008 8,
- ad5* == 0m,222 460, ad^ = 0m,063 514, ad** — 0m.010 604,
- — 0m ,009 138» bd^ = 0,m,005 518,
- bd^ 0m,002 380,
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- 0,1 d^JuU des valeurs de adf*,
- 11 ^ 3,7515 et a = 531286 kilog.
- îl de celles de bd1*,
- ^ = 1,7174 et 6 = 8,0520.
- resulte donc de ces observations
- ltt.e^°.rnie donnée par
- Une coTr a. résistance qu’oppose W/i ^ s’enroule sur un tam-et C'e ® * mètre, ne saurait être admise ; lous U ^0ur Savoir adoptée, ainsi que sans la s,.auteurs qui m’ont précédé, Puis a ,Sc°ter comme je l’ai fait de-denrs JjU Cn calculant uoe table des roi-ïoideii s cordes, j’ai été conduit à des Cordes*^ P'us grandes pour certaines nenve^ccs que pour les mêmes cordes
- Prie a donc nécessaire de chercher que detre expression gui, en attendant %firmn0UVelles exPeriences viennent tenns °ler ou uaodifier les résultats ob-en r Pa,r Coulomb, puisse au moins Présenter les résultats avec plus
- d’exactitude et d’une manière plus rationnelle.
- C’est à quoi l’on parvient en comparant les roideurs aux nombres de fils de caret, et l’on reconnaît facilement que la roideur des cordes blanches neuves peut être représentée par la formule
- R= ( A + B» + CQ),
- dans laquelle
- n est le nombre de fils de caret ;
- D le diamètre du rouleau ;
- A = 0k‘>-,000297;
- B = 0ki'.000245 ;
- C = 0,000363.
- Quant aux cordes goudronnées, il n’est pas exact non plus de dire, comme M. Navier l’a admis, que les deux termes soient proportionnels aux nombres de fils de caret; car, d’après les valeurs des coefficients admis par cet illustre ingénieur, on trouve , pour leur rapport au nombre de fils de caret, les valeurs suivantes :
- Pour 30 fils,
- A_
- n
- = 0,011 660 3,
- 15 fils, ----- = 0,007 066 2,
- n
- 6 fils, — = 0,003 533 5,
- n
- Moyenne. . - .
- B
- ---= 0,000 418 836
- n
- B
- n
- B
- n
- = 0,000 404 286 = 0,000 433 556
- B
- --- = 0,000 418 832.
- n
- Pea,n *°it que le second coefficient seul Ou s ’ fcns les limites d’exactitude dont gat(j. c°°tente oruinairement, être relie fif Cor°me proportionnel au nombre
- ÈnSa-eCaret-
- tats . discutant de nouveau les résul-SJmmédiats des expériences , on Coï(j encore ffiie la roideur de ces ^°rDn Si Peut être rePrésentée par une u‘e semblable à celle des cordes
- blanches, en y changeant seulement les valeurs des coefficients constants et faisant :
- A = 0kil-,001 457 5 ,
- B = 0kil-,000 346 0 ;
- C = 0,000 418 8.
- C’est d’aprèsees deux formules qu’ont été calculées les tables suivantes :
- x
- Le
- L'echnologitle. T. VI. Avril — 1845.
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- CORDES BLANCHES.
- Nombre de fils < DIAMÈTRE. VALEUR de la roideur naturelle. VALEUR de la roideur proportionnelle à la charge. DIAMÈTRE. VALEUR de la roideur naturelle. 9 ^ 1 I £ g I c S d ce % a > 0 % .a * s.
- 6 met. 0,0089 kil. 0,0106038 0,002178 met. 0,0105 kil. 0,021201 0,00251^99
- 9 0,0110 0,0225207 0,003267 0,0129 0,041143 0,003769*9
- 12 0,0127 0,0388476 0,004356 0,0149 0,067314 0,00502598
- 15 0,0141 0,0595845 0,005445 0,0167 0,099712 0,006282*8
- 18 0,0155 0,0847314 0,006534 0,0183 0,138339 0,00753898
- 21 0,0168 0,1142883 0,007623 0,0198 0,183193 0,008795**
- 24 0,0179 0,1482552 0,008712 0,0211 0,234276 0,01005*97
- 27 0,0190 0,1866321 0,009801 0,0224 0,291586 0,011308*8
- 30 0,0200 0,2294190 0,010890 0,0236 0,355125 0,01256*9°
- 33 0,0210 0,2766159 0,011979 0,0247 0,424891 0,013821*°
- 36 0,0220 0,3282228 0,013068 0,0258 0,500886 0,0150779°
- 39 0,0228 0,3842397 9,014157 0,0268 0,583108 0,01633**°
- 42 0,0237 0,4446666 0,015246 0,0279 0,671559 0,0175909*
- 45 0,0246 0,5095035 0,016335 0,0289 0,766237 0,0188*7**
- 48 0,0254 0,5787504 9,017424 0,0298 0,867144 0,0201039*
- 51 0,0261 0,6524073 0,018513 0,0308 0,974278 0,021360*3
- 54 0,0268 0,7304742 0,019602 0,0316 1,087641 0,0226169°
- 57 0,0276 0 8129511 0,020691 0,0326 1,207231 0,023873*3
- 60 0,0286 0,8998380 0,021780 0,0334 1,333050 0,02512993
- CORDES GOUDRONNAS-
- Note sur un appareil destiné à mesurer la vitesse d’un projectile dans différents points de sa trajectoire.
- Par M. L. Bregüet.
- Le mémoire que M. Pouillet a lu à l’Académie des sciences , sur l’emploi de l’électricité comme moyen de déterminer des temps extrêmement courts , me fait sentir la nécessité de publier cette note, qui se rapporte à un instrument dont le but était le même, et que j’ai construit, il y a un an, pour le
- gouvernement russe , conjointe*®' avec M. KonstantinofT, officier d lerie très-distingué. ,. g|e'
- M. Konstantinoff arrivait dA terre. Quand il vint me voir, n ^e
- déjà eu l’idée d’un instrument Pr^0-
- à mesurer la vitesse initiale deS jjffé' jectiles, ainsi que la vitesse dans o ,t rents points de la trajectoire ; 1 e, fait la connaissance de M. Wheats ^ si connu par ses ingénieux travail> eurent ensemble plusieurs entreti ce sujet, et il vit chez ce même sral)t5 un appareil qui, au moyen de c01* jjj, électriques interrompus et ret ^ permettait de mesurer le temps d
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- delï3!!0» de la poudre avec un grand Cr*tr ' exactitude. M. Konstantinoff ti0|| CePendant, par une autre disposi-tit,J(jPOUvoirobter)irencore plusd’exac-(we’.et mesurer des intervalles beau-peJ P'Us courts. Il me consulta sur ce rlu ^ croyant possible la solution c°«îm . e qu’il me proposait, nous ton;* ïnÇâmes à travailler ensemble au
- * mars 1843.
- Un f Pr°^ème était celui-ci : disposer sçrvnslrument qui pût indiquer et con-sUc er V'cnte ou quarante observations te^ssives, faites dans des espaces de ’Uèn S ^-rapprochés , d’un phéno-(Je |!e passant plus ou moins loin nigf-^droit où se trouve placé l’instru-re|i d observation. Il nous vint natu-dans l’idée d’employer pour l'électricité.
- Phv . Oait, de plus, unir à celte partie v5it aUe Par“e mécanique qui pou-qoj devenir assez compliquée, mais P.endant ne le fut pas autant que
- c^rch’1 ^a‘re Pr^sumer ‘a so'ul'on
- ra‘SOns particulières m’ont em-Uiai 6 faire connaître cette machine ; nJf’.ricn ne s'opposant plus mainte-<}03 Sa Publicité, je vais tâcher d’en Pos^kF Une idée aussi exacte qu’il est é[èSlble de le faire sans figures; elle a gtj vV*e d’ailleurs par MM. Arago, Re-ètre • 1 Morin, dont l’autorité pourra çe6 lriv?quée au besoin pour assurer i’a5Ue j’avance. M. Régnault surtout Phas°Ur a‘,,s' dire suivie dans toutes ses ^ ,e?, et a assisté à presque toutes les but ?ences d'essai qui avaient pour W la vérification des principes sur iOels elle était établie.
- fei) °'Us Pensâmes à employer un appa-ct]. a Plateau tournant, semblable à fïlu-.de M. Morin, et comme il nous *1 <? Plusieurs indications successives avio tantes les unes des autres, nous s’aDns Pensé faire déplacer le style , î pochant ou s’éloignant du centre iU0y ^Ue nouvelle marque ; mais ce Wi ne nous Parul- Pas suffire, en ce Cç|| ‘«s marques faites au centre et piusfaites à la circonférence n’étaient ,us les mêmes limites d’erreur; styïepms le rayon d’un arc tracé par le **Ur ^‘été petit, plus la chance d’er-^ eut été grande.
- C» avons alors mis les indications eau ,es conditions identiques, en exè-'lUar Un cylindre assez long pour faire tinc[ante à cinquante observations dis— ïUèjvf8 el qui appartinssent toutes à un bons raY°n. C’est en juin 1843 que commençâmes la construction de
- notre machine, qui ne fut terminée que le 29 mai 1844.
- Voici quelle en est la disposition : L’appareil est monté sur un bâti en fonte, et se compose de six parties distinctes :
- 1° D’un système de roues dentées mis en mouvement par une corde enroulée autour d’un cylindre, et à laquelle est suspendu le poids moteur;
- 2° D’un cylindre ayant 1 mètre de circonférence et 0m,36 de longueur , divisé sur sa surface en mille parties qui sont donc des millimètres. Pour diminuer son frottement sur ses tourillons, il est porté par un système de galets. Sur son axe est un pignon qui communique avec le rouage ci-dessus ; à une extrémité un volant de quatre ailettes , et à l’autre un plateau du même diamètre que le cylindre;
- 3° D’un petit chemin métallique parallèle à l’axe du cylindre ; les deux règles qui forment ce chemin sont isolées l’un de l’autre par de l’ivoire ;
- 4° D’un petit chariot monté sur trois roues de cuivre et roulant sur les deux règles; il porte trois électro-aimants et deux styles indépendants l’un de l’autre, mais dépendants chacun d’un de ces électro-aimants. Le troisième électro-aimant est placé sous le chariot et sert à le retenir jusqu’au moment où l’on veut qu’il parte ;
- 5° D’un échappement à ancre dont le bras en fer doux, oscillant entre deux électro-aimants , est appelé tantôt à droite, tantôt à gauche, suivant qu’un courant passe autour de l’aimant de droite ou de celui de gauche. Ce va-et-vient laisse chaque fois échapper une dent de la roue sur l’axe de laquelle est un petit treuil où est enroulé un fil de soie tenant au chariot qui est tiré par un poids. Le passage du courant d’un aimant à l’autre se fait à chaque demi-tour du cylindre au moyen d’un commutateur placé sur son axe, de cette manière le chariot avance d’une quantité constante à chaque demi-tour , et sa vitesse d’avancement est proportionnelle à celle du cylindre ;
- 6°Enfin, d’une disposition particulière pour s assurer du mouvement uniforme , indépendamment de tout appareil chronométrique, et qui donne le moyen de déterminer les limites de l’erreur dans les résultats finals.
- Ainsi l’appareil chronométrique a pour base le principe dont s’est servi M. Morin pour établir ses plateaux tournants, avec cette différence que le plateau est remplacé par un cylindre , et que le volant porte des ailettes qu
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- sont des portions de spirales dont la tangente est inclinée de 45 degrés sur le rayon vecteur, ce que nous avons trouvé préférable pour obtenir plus rapidement le mouvement uniforme , parce que, ainsi, l’air offre une plus grande résistance qu’avec des ailettes planes. La position de la corde qui porte le poids moteur est rendue constante en passant sur une poulie qui glisse sur une forte tringle : à mesure qu’elle se développe, la corde est mou-flée sur deux poulies coniques, et peut l’être à deux ou six brins. Enfin, l’appareil , quoique établi dans de fortes proportions, est construit avec tout le soin que nous apportons à nos ouvrages les plus délicats.
- Le remontoir qui, en général, dans ces sortes de machines, continue d’engrener avec la roue du cylindre, porte ici un système de désembrayage très-simple, de sorte qu’une fois le poids remonté, le remontoir n’a aucune communication avec la machine , ce qui supprime tout frottement inutile.
- Nous avons construit plusieurs petits mécanismes semblables l’un à l’autre, mais séparés les uns des autres et renfermés chacun dans une petite boîte numérotée ; ils servaient à ^établir le circuit par une cible quand celle d’avant avait été percée. Ces boîtes contenaient une roue d’ivoire avec des dents en rochet, et portant une dent métallique ; sur son axe était une palette en fer qui avait un cliquet entrant dans les dents de la roue. Un autre cliquet, indépendant du premier, était un cliquet de retenue et rétablissait un circuit voltaïque lorsque la dent métallique venait à le toucher.
- Devant la palette était un électroaimant qui l’attirait lorsque le courant circulait autour de lui, et la laissait repartir quand un fil était coupé dans une cible. C’est dans ce mouvement que la roue d’ivoire avançait et approchait la dent métallique du cliquet de retenue.
- Une série ;de distances, à partir de la charge étant déterminées, un conducteur passera devant le boulet, un autre devant la bouche du canon, et pour les autres points, on placera des cibles dont la surface augmentera avec la distance.
- Les cibles sont de grands cadres dont le fil conducteur de l’électricité parcourt la surface en tous sens, de manière à présenter l’aspect d’un filet dont les mailles sont plus petites que le diamètre du projectile, afin d’être certain que le fil soit coupé en quelque endroit que la cible soit percée. Le courant
- circulant dans une cible, PaSS‘jniant même temps autour de l’électro-a d’un des styles, maintient, par * a jre; tation , celui-ci éloigné du cy» ^ |a d’où l’on voit que, au moment .p. cible sera percée, le courant eta . ant terrompue, le style tombera en . .. une marque sur le cylindre. Le Paytre tile.suivant sa route, percera une se-cible qui, communiquant avec cond style, le fera tomber sur le LeSt dre où il fera aussi une marque, el^eü% à l’aide de la distance entre ce*,ucy marques et de la vitesse connue o ^ lindre, que l’on calculera la vîtes ^ ^ projectile quand il passait d’une ci la suivante. . un
- On pouvait avoir un courant ^ style pour chaque cible, mais n plus simple de ne faire usage qup^e deux courants, quel que fût le non*^ des cibles, et pour cela on fit usag petites boîtes citées plus haut de la nière suivante : <CP
- On place chaque boîte entre dem f blés à partir de la seconde, et, P?/!ees1 moyen, aussitôt que la seconde cm p percée, le courant s’établit pour la # |a sième et le premier style se re^e!es|vl« troisième cible percée, le second * J|e se relève , le premier retombe ® je. courant parcourt la quatrième c -j Celte opération se répète ainsi juSt* la dernière. |Cur
- Les deux styles ayant chacun ^ courant propre, et étant par conseq ^ indépendants l’un de l’autre, on mesurer des espaces infiniment P^e ce qu’il ne serait pas possible de . avec un seul style et un seul cour qui serait interrompu, puis rétabli- ,p Nous avons vu que le cylindre p5 ce visé en mille parties , sa circonfpr p(re étant de 1 mètre. Chaque mil'1^' qi représente 1/lOOOe de seconde fait un tour en une seconde, I'-tjjI quand il en fait deux, l/3000e quan en fait trois, etc. 0tre
- Contre sa circonférence et co ^ celle du plateau, qui, comme °n est isolé, frottent des ressorts ; sur ^ cune de ces circonférences est u°,er en ivoire, afin de produire une î® ue ruption aux courants électriques 1 I l’on fait passer par les èlectro-anU* ^ des styles. Cette disposition est d née à la vérification de l’uniforin11 ^ mouvement et de la mesure du je que les styles mettent à tomber s „ cylindre, quantité nécessaire a ^ jj-naître exactement, ou au moins j oS, mites d’erreurs dans lesquelles elJen^ cille, afin de faire les corrections f cessaires quand on mesure le non
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- dç . ,
- s'tles1ri,Sl0ns eiltre deux marques voi-tesse j s,,sly*es> qui doit donner la vi-jecii|e G esPace parcouru par le pro-
- ch^^d.d000 qu’à chaque tour, ou rivg e *°is que la portion d’ivoire ar-terr0[!!Us Ie ressort, le courant est in-à |a jj Pa * le style tombe, puis se relève (a l’arc isolant, pour retomber
- suivant.
- la divlntenant » si l’on observe avec soin sty|'s,°o du cylindre sur laquelle le eùn • ’ *e cylindre étant au repos,
- leCYi?Ulle le point où il tombe lorsque de L, .re est en mouvement, sa vitesse étant !°n en une seconde de temps ities c°nnue, on aura facilement la à t0rï[|® do temps que le style a mis surè p®r Pendant l’arc ci-dessus me-,aatH CS1 a*nsl que’ Ie cylindre fai -l’arp aeux tours et demi par seconde, làqn*?-s,lrè est de 30 millimètres; de le stvi 00 = 0%012 pour le temps que On.j e.apaisa tomber sur le cylindre.
- p répété mille fois ces épreuves.
- Unif Ur °bserver si le mouvement est et ®r,ï,e » on fait tourner le cylindre, étajjp nd on le suppose bien égal, on Pas les circuits. Voici alors ce qui se
- twe ehariot qui porte les électro-ai-wls et les styles se mettent en mou-
- Hr nt’ ct a chaque tour les styles font
- (Jes Marques sur le cylindre, mais en fj endroits différents, dans le sens ho-
- o tai*
- li^aod on est arrivé au bout du cy-ti0n^e> et qu’on examine les indica-f0rrh ’0n doit, si le mouvement est uni-Unene > trouver toutes les marques sur 0(i directrice , s’il est accéléré
- héiioe,.arde sous la forme d’une ligne O^’^de, ou sinueuse s’il est inégal. *r ^ un vcr‘table appareil chro-etrique qui se vérifie de lui-même. sUraÜS avons observé le mouvement lrois vltessesde deux tours et demi et l°>nh Urs Par secor,de5 et, en faisant les ®er le style, nousavons trouvé toutes qu0| arques sur une même directrice; (k il y avait des différences
- CMillimètre, ce qui indiquait à cet de i /\t une variation de mouvement
- p/2 500 = 0S,0004. teSs^r apprécier le moment où la vi-vi°n , Vena*t uniforme, nous observant CS tours de l’axe immédiatement diaj„l *e cylindre, avec un compteur; Ou V P°ur éviter cette opération plus O0»'s fastidieuse, j’eus l’idée de 'lisp Un commutateur sur l’axe et de l'ait HSer “n compteur (dont l’aiguille sysl- es Points sur un cadran ) avec un 1116 d’électro-aimants.
- A chaque tour de l’axe, le commutateur rétablissait un circuit électrique qui, circulant autour des électro-aimants, produisait une vive attraction , et l’extrémité d’un levier pressait sur le bouton du compteur; les points faits ainsi sur le cadran étaient marqués avec une grande régularité.
- Ce dernier instrument pourra, à ce qu’il nous semble, être employé avec avantagedans les usines ; car, au moyen de conducteurs partant du cabinet du directeur, et communiquant soit au volant, soit au cylindre d'une machine a vapeur, il pourra, à chaque instant de la journée et sans se déranger, connaître la vitesse de l’un ou de l’autre. Pour plus de commodité , on pourra remplacer la pile par des courants électromagnétiques.
- Cet instrument pourrait encore servir utilement dans les observations que l’on peut faire sur la vitesse des roues hydrauliques, suivant la nature des opérations que l’on fait exécuter aux outils qu’elles conduisent.
- Rapport sur l'appareil Warocqué, destiné à faire monter 6t descendre les ouvriers mineurs.
- Par M. Jobard,directeur du Musée de l’Industrie de Bruxelles.
- L’esprit d’invention a exercé depuis 40 ans une influence si heureuse sur presque tout les appareils employés dans les mines , que leur état actuel paraît devoir satisfaire aux conditions réclamées par la sécurité des ouvriers et par l’économie de l’exploitation. Les moteurs, les machines d’épuisement, les lampes de sûreté, les ventilateurs aspirants, les cordages, et enfin les moyens de transport dans l’intérieur des travaux, sont parvenus à un degré de perfection qui semble avoir atteint la limite du possible.
- Cependant, au milieu de tous ces progrès , le mode en usage dès l’origine pour la descente ou l’ascension des ouvriers dans les bures est resté seul imparfait ; cette translation s’effectue, en général, comme autrefois, par le moyen des tonneaux, eufats ou bennes, ou par des échelles.
- Des tentatives de perfectionnement ont eu lieu, et comme on s’est beaucoup occupé de ce sujet depuis quelque temps, nous pensons qu’il ne sera pas sans intérêt de donner la description de tout ce qui a été pratiqué, au moins
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- à notre connaissance , jusqu’à ce jour, pour que l’on puisse mieux apprécier l’étendue des services que l’appareil Warocqué peut rendre aux exploitations minières.
- Il est certainement inutile de décrire , dans ses détails, le mode de descente ou d'ascension parles tonneaux; le seul avantage qu’il présente est de faire éviter aux ouvriers une grande fatigue, mais ses inconvénients sont tellement graves et nombreux que dans beaucoup de localités il n’a été que toléré à cause de la profondeur des mines, ce qui devrait précisément le faire proscrire.
- Ce moyen de translation est en effet périlleux pour les ouvriers, car il est lent pour l’usage ordinaire, insuffisant dans les sinistres, et onéreux pour l’exploitation. La vie des hommes que porte le tonneau est confiée à la solidité d’une corde et de quelque chaîne dont la meilleure surveillance ne peut toujours découvrir les défauts; lorsque la bure n’est pas divisée par des compartiments, et que le tonneau n’est pas guidé, le moment où il rencontre le tonneau montant est toujours un moment dangereux; lorsque, par suite d’un accident, il devient nécessaire de remonter promptement les ouvriers, les tonneaux sont insuffisants, car six ou sept hommes seulement peuvent s’y placer; la rupture de l’un des organes de la machine à vapeur, ou l’inattention de son conducteur, peuvent avoir les plus funestes conséquences; enfin, il peut se faire qu’il y ait une accumulation de mauvais air ou de gaz délétère dans la bure, et les ouvriers y restent alors plongés sans qu’il leur soit tou jours possible de se faire entendre pour qu’on les remonte.
- Ces dangers s’accroissent naturellement avec la profondeur de la bure, et l’un ou l’autre est sans cesse imminent, car lorsqu’une corde s’enroule sur sa bobine pour l’ascension, son mouvement est tellement rapide au moment de l’arrivée , à cause du diamètre considérable acquis par la bobine , qu’il suffit que la machine fasse un demi-tour de plus qu’il ne faut, pour que le tonneau soit enlevé jusqu’à la pouliè supérieure appelée molette ou poulie de belle fleur, ce qui occasionne souvent la rupture de la corde et presque constamment la mort des ouvriers.
- Ce que nous disons n’est pas du domaine des hypothèses; nous pourrions citer plusieurs exemples de sinistres pour chacun des vices que nous venons dé signaler.
- L’emploi des tonneaux est fort 1 car leur vitesse moyenne étant au P de 1“ par seconde, et l’entrée c sortie des ouvriers exigeant en ir trois minutes, il en iésulte que, P une bure de 400m de profondeur, » dra dix minutes pour descendre sep vriers, nombre maximum pour 1 ÇSP c que présente un tonneau. On nefera monter ou descendre que 42 h.orllDeli au plus par heure, ce qui est bien Pjej lorsqu’un accident exige que tou remontent
- ouvriers remontent au jour le promptement possible. Enfin remP'V
- r,‘ “"-e----- -,---------- ivkdI01*
- des tonneaux est onéreux pour i L. ^uel tant, puisque le temps pendant,|e^eSt les ouvriers montent ou deseenden . presque entièrement perdu pou*- . je traction; en outre, les cordes, do prix est fort élevé , doivent être ®• hors de service aussitôt qu’elles r>e H ^ sentent plus toute la sécurité deS'r jjj pour le transport des hommes, ta qu’elles pourraient être employee |C core pendant le même temps PoU11(le service de l’extraction; ainsi P°afr.Q<e, burede400mil fautdeux cordesde^ ^ au moins, pesant à peu près 6 30o ^ et dont le prix peut varier entre S,' et 9,500 francs ; la perte est donc viron 2,000 à 2,400 francs par an , que l’on doit remplacer ces c0 qui pourraient servir pendant aü ^ de temps encore, en n’élevant que charbon. ]„5
- L’emploi des échelles présente P ^ d’avantages que celui des eufats ; sont fort utiles pour la prompte . cuation des travaux en cas d’accjd ^ beaucoup d’ouvriers pouvant à la les gravir. Elles permettent de ^5 arrêter l’extraction et l’enlèvemen produits pendant la descente et 1 sion des ouvriers qui se rendent travaux ou qui ont fini leur tàche'eir pendant les dangers sont grands f core, car il n’est pas facile de s’ass du bon état d’entretien des échelon des planchers, et la chute d’un b0lia peut être funeste à ceux qui sont J**1 diatement au-dessous de lui. |gs Mais le grand inconvénient que échelles présentent est la fatigue d prouvent les ouvriers, lorsque, un travail pénible, il faut qu’il e etetjf le poids de leur corps à une baU jt verticale considérable, et l’on co que peu d’ouvriers puissent supp0^ la fatigue journalière d’une a?ce,nitce de 400 à 500 mètres, après avoir t3 .,, trajet en descendant, et être restes y $ dant plusieurs heures dans une p°s pénible. . int*
- Beaucoup d’entre eux sont ai
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- Peuvent nia^adies de poitrine qui ne aussi a» proven'r S116 de cette fa^gue, fats n0 l'0n t°'ùrer l’emploi des cu-c°m^ ü.r les houillères profondes, et Cent de i *ravaux souterrains s’enfon-dansu ^ Us en P*us» on sera obligé, lérer ^®IÏ1PS assez rapproché , de to-lUa)~r^e?^ralement l’emploi des cufats, pas|i • eurs inconvénients, pour ne ®xPlou -ler *es ouvriers de toutes les
- ,0ns anciennes-
- de tern a°^ers ’ *es fat*§ues et ies pertes séqopPSet d'argent, qui sont la con-tèîL nce de l'emploi de ces deux sys-dans j’0nt fait adopter dans le Hartz et voiP: ,e Çornouailles un appareil dont jl 'a description :
- «n [j ®°ns'ste en deux maîtresses tiges entro1Si’ Perpendiculaires et éloignées garnje"«sde 0m’50.a °m>80> qui sont pie(j es> à distances égales, de marchent et de poignées en fer. Un rnéca-tne, .e que nous décrirons ultérieure-aite o'ausmetà ces tiges un mouvement varjnatif de va-et-vient dont l’amplitude étan, , e 1M0 à2m : les marche pieds verti efarfûs entre eux d’une distance jl cale double, soit de 2m,40 à 4m.
- Uiar f®*- facile de voir que, si le premier Poj. | Gpied b d’une des tiges corres-be ,ai1 second marchepied c de l’au-Nn. 0rsque celle-ci étant au plus haut piü 1 de sa course , la première est au l uas point.
- C Premier marchepied a de l’une pre®.r,dantde lm.10 par exemple, et le reUlftler rnarchepied b de la seconde C,ltant de la même quantité , iis se *ain Ver°nt l’un vis-à-vis de l’autre : Je la(1.eur pourra donc passer de l’un sur lje,j 1le mouvement inverse ayant le q ’ d descendra de lm,10, mais alors qqij^ième plateau de la première tige [lçiH *tdescendu remonte, et l'ouvrier sUit a*0rs se placer sur lui, et ainsi de à |’g‘ doit dont, en passant dune tige (WUtre’ Su*vre Ie mouvement descen- j *eUr °U -e mouve,ne,nt ascendant qui j esl imprimé.
- l’aPassage d’un marchepied sur r|'es re est dangereux à cause du peu gra P.a?e qu’ils présentent ; le centre de dÇk dé du corps est constamment en p0j rs de la verticale passant par les w ls d’appui ; les bras doivent donc ^Porter une notable partie du poids $a | ®°rPs ; si l’ouvrier laisse éteindre èyj(i ^ière ou s’il est indisposé, il est ri||p rïlrnent dans une position fort pé-’ auss' a-t-on établi des planais ^,Xes » peu éloignés les uns des es > pour lui donner un moyen de P°Ser, et aussi pour servir de pa-ute et préserver le plus d’hommes
- possible des conséquences de la chute de l’un d’entre eux ; mais ces planchers fixes donnent toujours lieu à des temps d’arrêt qui augmentent la durée du parcours, et ils compliquent le système , parce que leurs ouvertures ne se correspondant pas, pour qu’en cas de chute l’ouvrier qui tombe ne puisse les traverser successivement, on doit donc pour faire le mouvement passer d’un coté de la maîtresse tige au côté opposé sur lequel les marchepieds sont disposés.
- Ces marchepieds n’ayant que 0m,20 sur 0ra,40, les ouvriers ne peuvent monter et descendre simultanément, ils doivent se croiser sur les planchers fixes.
- Les bois de support de ces planchers guident les tiges , et ils ont des dimensions assez fortes pour servir de bois de retenue , en cas de rupture de ces maîtresses tiges qui sont garnies , à cet effet, de patins en bois; mais il existe en outre une disposition fort ingénieuse dont le but est d’annihiler les dangers résultant de la rupture d’une tige : on a établi dans la bure plusieurs balanciers aussi longs que le permet le plus grand diamètre de cette bure et qui sont reliés par leurs extrémités aux deux maîtresses liges. Si l’une d’elles se brise, sa partie supérieure agissant par l’intermédiaire des balanciers supérieurs ou de l’appareil moteur, et sa partie inférieure agissant par l’intermédiaire des balanciers inférieurs, sur la seconde maîtresse tige, l’équilibre existe toujours ; par conséquent, à moins que la rupture n’ait lieu au-dessous du dernier balancier, il ne peut y avoir chute violente.
- Les marchepieds sont disposés contre les deux tiges, et quelquefois contre les deux faces qui se trouvent dans le même plan ; on a généralement établi des échelles entre les deux tiges et contre les parois de la bure, pour que les ouvriers puissent s’y placer si l’appareil cesse de fonctionner.
- L’appareil moteur consiste en deux arcs de cercle reliés à leur partie supérieure ou à leur partie inférieure par une forte bielle qui force l’un des arcs de cercle à se relever quand l’autre s’incline, réciproquement; le mouvement est donné à l’un d’eux par une roue hydraulique ou par une machine à vapeur. Quelquefois ce sont deux leviers coudés en équerre dont deux branches supportent les tiges et dont les deux autres branches sont reliées par la bielle : tantôt ces deux branches qui reçoivent le mouvement pendent
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- au-dessous du point de rotation , tantôt elles lui sont supérieures. Les arcs de cercle sont évidemment préférables aux leviers coudés, parce qu’ils impriment un mouvement vertical aux tiges, tandis que les leviers coudés les tirent obliquement; il vaut mieux placer la bielle en dessous des points de rotation qu’en dessus, par la raison que dans le premier cas elle agit par traction, et que dans le second cas elle agit par compression.
- Des chaînes anglaises fixées aux arcs de cercle, ou des tiges fixées par articulations aux leviers coudés, supportent les maîtresses tiges.
- Ces appareils moteurs laissent beaucoup à désirer, parce que les arcs de cercle n’ayant qu’un rayon assez petit,, les chaînes anglaises peuvent s’user rapidement ; aussi a-t-on cru devoir placer une poulie entre les deux tiges, 1° pour supporter une troisième chaîne qui les relie, 2° pour rendre moins forte la flexion des tiges de suspension, disposition qui n’atténue que très-imparfaitement les inconvénients signalés.
- Les leviers coudés en équerre sont encore moins convenables, parce qu’ain-si qu’il a été dit déjà, ils tirent obliquement les tiges, ce qui donne lieu à des frottements considérables et destructeurs aux articulations, lorsque les tiges sont très-longues et par conséquent très-pesantes.
- Avec l’un ou l’autre de ces moyens la course est petite, et le peu de longueur que l’on peut donner aux balanciers dans la fosse s’oppose aussi à ce que l’on donne une grande course aux tiges, ce qui est cependant un point fort intéressant, puisque chaque plancher augmente le poids et le prix de l’appareil, et que chaque changement de position entraîne avec lui une chance de danger et une perte de temps.
- Les appareils moteurs avec balanciers n’ont pas une course qui excède lm,40 ; les appareils moteurs sans balanciers ont jusqu’à 2m de course , mais à cet avantage on a sacrifié une garantie importante de sécurité.
- Les appareils du Hartz ont été visités il y a environ quatre ans par M. Pon-son, directeur de l’un des charbonnages du centre, qui les a fait connaître à plusieurs ingénieurs et industriels, mais les inconvénients inhérents à ces appareils sont probablement la cause de l’indifférence avec laquelle ils ont étéaccueillis. En janvier 1814, M. Lambert, conducteur des mines , ayant eu, nous a-t-on dit, communication des dessins dressés par M. Ponson, a fait
- • i de
- l’application de ce système à la ujftère la machine d’épuisement de la .0r»0ur> de Sainte-Croix-Sainte Claire,-» • il a attaché des marchepieds et gnées en fer, contre ce maître sur une hauteur de 12 mètres; ^ tentative n’a pas eu de suites. |g d’application ne peut que Puirentet marche de la machine d’épuiseim ^ donne lieu à de grandes perte temps.
- ( La suite au numéro proche
- Recherches sur la composition1 mentaire de différents boit'
- Par M. E. Chevandikr.
- Ce travail se résumé dans les cü clusions suivantes : . , feu
- 1° Le poids d’un stère de bois u [lC est en général indépendant pour en m ^ espèce de bois de l’âge des arm f des circonstances qui ont influé sur végétation ; mais il varie suiva° 4vr le stère est composé de bûches pr j,. nant de la tige , des branches 0 jeunes brins. -eCe
- 2° La composition de chaque e»!r {re de bois , écorce comprise, peu1 considérée comme constante. .
- 3° Il est donc toujours possm1®, |g remplacer, soit dans les calculs s ^ production des forêts , soit dans ^5 qui sont relatifs aux emplois du ^ comme combustible, l'expressiu vague de stère par un nombre mant, soit le poids réel du tenu dans un stère, soit le n°Uj0n d’unités de chaleur que sa couibu pourra produire.
- Comme on le voit, ce travail <-\.,re plète la définition chimique du |S que j’avais déjà essayé d’établir quelques circonstances limitées, ^(j Mes expériences ont porté sï,ry,0is. ires comprenant neuf espèces m . „,i-le hêtre , le chêne , le charme, 1e
- stères comprenant neuf espèces >- . 0ll.
- lc1p, le
- leau , le tremble , l’aune , le sau ^ sapin et le pin. Ces bois ont été co i non-seulement dans des terrains logiquement différents, mais aussi ,1 toutes les circonstances de ferti*1 >eÿ d’exposition qui se sont rencoj» gl|f dans les 4,000 hectares de forêts; 5
- lesquels j’ai opéré. J’ajouterai que filles précautions ont été prises potJr uSsi
- dre parfaitement comparables et e$
- exactes que possible les expéri^jj faites sur le terrain , et fournir aux opérations du laboratoire une
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- sio„s erie,Jse pour justifier Jes couclu-
- (luireauX(Iuelles elles pourraient con-'
- P°ürh Prem*^res opérations ont eu •)arfai|Ut(^e déterminer le poids de bois des fi-ef?ent sec contenu dans un stère ^°ür » eren*'es essences forestières.
- rivé °US *es b°‘s feui"us ; je sois ar'
- )e$ diffexcePli°n a ce résultat, que piété lerenoes qui ont lieu sont com-î>rbrernen*; indépendantes de l’âge des <fü , s> l’exposition et de la qualité Çe pr?in dans lequel ils ont végété. Roi' ’ étonne au premier abord, on J.!,|9,Ue cependant facilement quand erois ec^'1 flue 'es ai'i)res dont l’ac-b°n Seiïlent rapide est favorisé par la •ion 6 (lUaüté du sol et par l’exposi-d’n’ e*; dont le bois est probablement ce|Uj Pesanteur spécifique moindre que trjfj- es arbres de même espèce con-infi-jdans leur accroissement par des dis ierîCcs contraires , que ces arbres , duri ’.SOnt en général très-droits, *af)(T ecorce lisse , se fendant bien, . que ceux dont la végétation a dv Per|ible , sont souvent contournés , (j ü e écorce rugueuse, et se fendent qll ne Manière irrégulière. Il en résulte bre ’ ^orsque, après avoir coupé les ar-vi s et les avoir mis en bûches, on n' à les empiler pour en former des » res, il y a presque toujours une plus G .quantité de vides dans ceux ^Posés de bois venus lentement, et conçoit dès lors que cetle différence f^Pense et au delà celles qui pour-tC)]ent résulter des variations de pesan-cirr spécifique correspondante aux la Canstances qui ont favorisé ou re-pe la végétation.
- l^ürles bois résineux, au contraire, position et le degré de fertilité du $tô baissent réagir sur le poids du ,jçre- C’est qu’en effet le plus ou moins çç rapiditè dans le développement de for ne modifie en général leur raJ11® extérieure qu’en l’amenant à se ijPfocher davantage de celle d’un cy-lor ou de ce"e d’un c°ne’ et dès ''Influence de la densité sur le poids da stere peut sc manifester, tandis que p,iM-*es bois feuillus elle était marquée fois Régularité des contours. Toute-pa ’Je Poids du stère des bois résineux de 311 tout à fait indépendant de l’âge pe arbres, et les différences dues à li^^sition sont renfermées dans des Wr S-assez étroites pour pouvoir être Que ^éês. En effet, elles ne s’écartent défi 3 à 5 pour 100 des moyennes UniUUesde toutes les expériences ré tenfS’ ^t sont par conséquent presque •ertnées dans les limites d’erreurs
- que comportent Jes expériences faites en grand sur le sujet que je traite ici, quellesque soit du reste les précautions dont on lesaitentourées. J’ai été amené par ces considérations à faire pour chaque espèce de bois, et pour les qualités différentes dans chaque espèce, la moyenne entre tous les poids trouvés, et à adopter le chiffre qui en est résulté comme poids moyen du stère.
- En se reportant au tableau où tous ces résultats sont énumérés , on verra que pour les bois feuillus le poids d’un stère de même essence, mais de qua lilés différentes, doit être rangé dans l’ordre suivant, en commençant par le plus lourd :
- 1° Bois de quartiers ; 2° rondinages provenant de jeunes brins; 3° rondinages provenant de branches. Pour les bois résineux , au contraire : 1° rondinages provenant de jeunes brins ;2°ron-dinages provenant de branches ; 3° bois dequartier.
- Pour déterminer la composition élé mentaire , j’ai fait ensuite un grand nombre d’analyses dans les circonstances les plus variéesde sol, d’exposition , d’âge et de grosseur pour chaque espèce de bois.
- Le hêtre, le chêne, le charme, le tremble et le saule ont donné constamment des résultats d’une concordance remarquable.
- Dans le bouleau , il s’est présenté quelques variations dues à la propriété qu’a l’écorce de ce bois, d’acquérir quelquefois dans les terrains sablonneux un développement considérable.
- L’aune a présenté de même une va riation de 1 0/0 en carbone ; et enfin la proportion de résine contenue dans le sapin et le pin a paru influer aussi sur les chiffres des analyses.
- Toutefois, la constance des résultats trouvés dans presque toutes les circonstances et pour le plus grand nombre des essences, le peu d’importance des variations qui ont eu lieu et qui ne s’élèvent en moyenne qu’à 1 0/0 de carbone , m’ont amené à réunir toutes les analyses faites pour les neuf espèces de bois dont je me suis occupé, et à prendre pour chacun de ces bois la moyenne comme représentant la composition élémentaire.
- La quantité de carbone dépasse 51 pour 100 pour les bois résineux, le bouleau , l’aune et le saule ; elle dépasse 50 pour 100 pour le chêne et le tremble, et enfin elle est comprise entre 49 et 50 pour 100 pour le hêtre et le charme.
- La quantité d’hydrogène libre , s’é-
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- lève pour le bouleau et l'aune à 1 0/0, elle diminue dans le tremble et le saule, et pour le chêne, le hêtre et le charme, elle n’est plus que de 6/10 à 7/10 0/0.
- Dans les bois résineux, elle est de 9/10 0/0. Cette proportion d’hydrogène libre est si considérable et en même temps si uniforme dans les différents bois, qu’elle vient confirmer encore toutes les preuves déjà données de la décomposition de l’eau dans la végétation.
- La quantité d’azote varie en moyenne de 1 à 8/10 0,0 dans les differents bois; quelquefois dans le même bois les variations ont été plus considérables, ce qui s’explique du reste facilement par la nature même des substances azotées qui viennent s’interposer entre les couches ligneuses.
- Puissance calorifique d'un stère de bois.
- Pour arriver à la détermination de la puissance calorifique d’un stère des différents bois, je suis parti de cette base que les principes constituants de l’eau, et qui font partie de la composition du bois, peuvent être considérés comme ne produisant pas de chaleur , soit qu’on les suppose réunis à l’état d'eau , soit que la combinaison qu’ils formaient change d’état pendant que la combustion a lieu.
- J’ai admis, en outre, que le carbone et l’hydrogène en excès, contenus dans tous les bois, dégagent, lorsqu’ils sont combinés en une proportion quelconque, la même quantité de calorique que s’ils étaient isolés.
- Ceci posé, connaissant d’une part le poids du bois sec contenu dans un stère des différents bois, et d’autre part les quantités de carbone et d’hydrogène en excès qui entrent dans la composition de chacun d’eux, j’en ai déduit le poids de carbone et d’hydrogène en excès contenus dans le stère.
- Multipliant ensuite ces poids par les nombres qui représentent le pouvoir calorifique de l'hydrogène et du carbone , la somme de ces deux produits m’a donné un nombre exprimant à son tour la puissance calorifique du stère d’une manière absolue.
- Pour avoir la relation des nombres obtenus ainsi pour chaque espèce de bois; ou autrement dit le pouvoir relatif, j’ai divisé successivement ces nombres par le plus élevé de tous, et j’ai obtenu ainsi une série de coefficients qui m’ont servi à établir le tableau de la valeur des différents bois considérés sous
- le rapport de la quantité de que peut dégager, par la combus un stère de chacun d’eux. , -.ja Dans ce tableau, le stère de oC, quartiers de chêne à glands seSS1'eSij0is cupe le premier rang; le stère d'e ,0, de pin le dernier. Leurs pouvoirs ^ rifiques sont comme dix esta ®eP’(je si, en ne s’attachant qu’aux bo*» .|5 quartiers, on cherche comme*1 doivent être classés , on trouve } °* ,j suivant : 1° chêne à glands seS|1 hêtre ; 3° charme ; 4° bouleau ; 5°c . à glandspédonculés ; 6 aune; 7°sa'
- 8° saule; 9° tremble ; 10 pin.
- Je dois toutefois faire observer <1 l’on voulait faire employer dans *a "e*-tique les nombres résultant de m?, ^ périences, pour calculer la quant' ^ bois nécessaire pour produire un donné , il faudrait en déduire :
- 1° La quantité de calorique cor ^ pondant à la température à laquel ^ gaz produits par la combustion > Y pris l’eau de composition, sont3 donnés dans l’atmosphère ou ce de produire un effet utile ; .ces-2° La quantité de calorique saire pour volatiliser et porter à j0u* température l’eau hygrométrique ^ünt jours contenue dans les bois , et. j’ai fait abstraction dans mes ca^cU tj0d La quantité d’eau de comp05^, contenue résulte de mes experien e de même que les quantités de ca* 0. et d’hydrogène. Quant à l’eau n|® ue métrique, on n’a jusqu'à présen ' des données générales et peu preC ,fje J’ai commencé, à ce sujet, ui,e^rai d’expériences que je communUp1 plus tard. je5
- Dès aujourd’hui je puis dire £0n-premières observations semblent j5 duire à ce résultat, que, dans lfeS^c|a exposés à l’air libre , mais abrites pluie et du soleil, la quantité d e la grométrique est à peu de chose même, quel le que soit l’espèce des n^ mais qu’elle varie suivant que ce je des bois de bûches, des branches jeunes brins. nt
- Toutefois ces premiers résulta tsaJ je
- été obtenus après six mois de coUp®^|r ne pourrai les considérer commp p. cluants que lorsqu’ils auront S**.' firmes par des expériences succès® va faites de six mois en six mois, J jjgr ce que la dessication spontanée so^ rivée à un état à peu près constat1 • ,j. Dans un prochain travail » J av£ji' querai au calcul de la production ^ viron 15.000 hectares de bois pe's des périodes assez longues et dan
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- Chêne à glands sessiles (hois de quartiers)............................
- Hêtre (bois de quartiers).............................................
- Chêne, les deux variétés confondues ( bois de quartiers)...............
- Charme (bois de quartiers).............................................
- Bouleau ( bois de quartiers )..........................................
- Chêne à glands pédonculés ( bois de quartiers).........................
- Bouleau (quartiers et rondins mêlés)...................................
- Charme ( quartiers et rondins mêlés )..................................
- Bouleau ( rondinage provenant de brins)...............................
- Sapin ( rondinage provenant de brins ).................................
- Chêne , les deux variétés confondues ( rondinage de brins).............
- Hêtre (rondinage provenant de brins)..................................
- Aune (bois de quartiers)..............................................
- Aune (quartiers et rondins mêlés).....................................
- Charme ( rondinage provenant de brins)................................
- Hêtre ( rondinage provenant de branches)..............................
- Sapin (rondinage provenant de branches)...............................
- Aune (rondinage provenant de brins)...................................
- Pin ( rondinage provenant de brins )..................................
- Pin (rondinage provenant de branches)..................................
- Sapin ( bois de quartiers )............................................
- Charme (rondinage provenant de branches)...............................
- Saule (quartiers et rondins mêlés).....................................
- Bouleau (rondinage provenant de branches ).............................
- Saules ( rondinage provenant de brins )..........................• . .
- Tremble (quartiers et rondins mêlés)..................................
- Chêne, les deux variétés confondues (rondinage provenant de branches ) Pin ( bois de quartiers ).............................................
- POIDS d’un stère de bols sec. f. # g £ B 3 c 0 5 § 2 « S •o |gl S s â S g 3 u « « •o S » 5 « 13 / « «. ff / z g -.3! / « z " 2 | | * / S f##/ Ë æ! g © s w *© ° â
- 380 188,27 2,54 1,437,666 1,0000
- 380 187,20 2,64 1,433,349 0,9970
- 371 183,81 2,48 1,403,614 6,9763
- 370 179,73 2,28 1,367,449 0,9511
- 338 171.92 3,65 1,358,792 0,9151
- 359 177.80 2,40 1,358,188 0,94 i-7
- 332 168,87 3,58 1,334,505 0,9282
- 361 175,35 2,23 1,331,318 0,9281
- 318 161,75 3,43 1,278,272 0,8891
- 312 158,89 2,94 1,240.833 0,8631
- 317 457,05 2,12 1,199.306 0,8342
- 314- 154,68 2,18 1,181,386 0,8238
- 293 149,52 2,98 1,175,032 0,8173
- 291 148,50 2,86 1.167,028 0,8117
- 313 152,01 1,94 1,157,164 0,8049
- 304 149,76 2,11 1,146,692 0,7976
- 287 146,15 2,70 1,141,195 0,7537
- 283 144,41 2,88 1,134,938 0,7894
- 283 144,66 2,63 1,128,092 0,7847
- 281 143,63 2,61 1,120,016 0,7790
- 277 141,06 2,61 1,101,589 0,7662
- 208 144,75 1.84 1,101,439 0,7661
- 285 142,28 2,14 1,094,096 0,7610
- 269 130,82 2.90 1 081,209 0,7520
- 276 137,79 2,07 1,059,483 0,7369
- 273 134,56 2,57 1,053 601 0,7328
- 277 137,24 1,85 1,047,938 0,7289
- 256 130.86 2,38 1,020,507 0,7099
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- Bateaux à vapeur naviguant à vis sur les canaux.
- Ou vient d'essayer en Angleterre d’introduire la vis dans la navigation des canaux. Le premier essai de ce genre a eu lieu sur Y Union-canal en Ecosse, avec des bâtiments en fer construits à Glascow, par MM. J. Reid et compagnie, et dont les machines à vapeur sont dues à M. W. Napier, ingénieur-constructeur de la même ville. Ces machines , qui sont du modèle dit vertical, transmettent le mouvement à deux vis placées sur les deux flancs du bâtiment, et par une disposition ingénieuse de roues à dents de fer et de bois, pour éviter le bruit et les vibrations, on est parvenu à imprimer à ces vis une grande vitesse, sans provoquer, dit-on, en aucune façon, sur les berges, cette houle ou ce flot qui, jusqu’à présent, ont été une des principales objections contre l’introduction des bateaux à vapeur. L’expérience a été des plus bienfaisantes, et indépendamment de la vitesse qu’on a gagnée ainsi, on a calculé qu’il y aura une grande économie de dépense, relativement au mode actuel de louage, avec les chevaux. Le bateau à vapeur a remorqué six grands chalands lourdement chargés, mais peut en remonter le double sans diminuer bien sensiblement sa vitesse.
- Lois des glissements spontanés des terrains argileux.
- Tous les constructeurs ont pu reconnaître , d’une manière plus ou moins palpable , que les conditions d’équilibre que nous sommes habitués à regarder comme suffisantes pour les terres non argileuses, cessent de l’être pour le cas de terrains argileux.
- Dans ceux-ci, en effet, les talus ou glacis dressés suivant les indications ordinaires ne se maintiennent pas toujours en équilibre. Il se produit, sous l’influence de causes visibles ou occultes , des perturbations singulières, des éboulements , des glissements spontanés , et la forme qu’affecte le profil des nouveaux talus semble encore moins approprié à l’équilibre que la forme primitive.
- Coulomb admettaitque dans le prisme de la plus grande poussée de terre, la ligne de rupture était l’hypoténuse d'un triangle rectangle. Ses successeurs
- ont généralisé cette idée, et Pre , jg régir ainsi tous les phénomènes statistique terrestre. Cette hYP0 ,|rfljl appliquée aux terres argileuses, P‘ jn n’être qu’une fiction ; et M AL L ingénieur des ponts et chaussées, ^ proposé de démontrer , dans un . njC
- moire présenté récemment à l’Acan^^
- des sciences , et d’après un grand bre de recherches expérimentales • |a 1° Que dans les terres argileuse^, surface de glissement n’est pas pre ‘ tante ; l(,re
- 2° Que dans le prisme de ruP tjü(1 de ces terres, la ligne de sépara n’est pas droite ;
- 3° que cette ligne est courbe ; fje 4° Que conséquemment la l"elure de Coulomb , appliquée à cette na de terre, est inadmissible; cCt 5° Enfin , que la ligne de ruptu de glissement spontané est un arC cycloïde plane.
- Conservation des plumes d'aciC-
- On sait avec quelle rapidité mes en acier se détériorent par I ^jjc plutôt par l’action chimique que 13 0. des encres telles qu’on les compose< ,,r jourd’hui exercent sur l’acier, que F , l’usure sur le papier. On vient, di 5 de chercher, dans la fabrication d utiles objets, d’arrêter les effets , tructifs de l’encre, en se servant j moyen d’ailleurs très-connu et
- un P3t
- consiste à river sur la plume «'* r cn morceau de zinc , qui ne plonge , partie dans l’encre, et qui en c |C géant l’action électrique de racier ’jlc préserve pendant longtemps de t altération rapide de la part du h*! corrosif.
- Enduit pour les instruments en l^0
- M. Campbell assure qu’on obtient ^ excellent enduit pour les sextants» j boussoles d’arpenteurs , les n*v^?-cats lunettes et autres instruments deu^ d’astronomie , de géodésie et d’arP e, tage en laiton, en mélangeant une tite quantité de résine avec de * N jc d’olive de la première qualité dan r rapport de 60 grammes de résine \ ^ 1 litre d’huile, qu’on fait chauffer ,jc semble et qu’on agite avec soin.L ainsi traitée ne devient jamais r3‘j«. et ne produit pas de vert de même sur les tourillons et les Pa les plus délicates des instruments-
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- BIBLIOGRAPHIE.
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- Sc,< Sur la théorie des moteurs hydrauliques.
- Rèni' ^ , officier supérieur du
- Ch”* "‘‘•'taire. Turin . 1814 , in-8». nin„ ,()roba,et à l'Institut méca-^ e Ju Belvédère.
- °mcfeUrteur cet intéressant opuscule, et pr Supérieur du génie, fondateur duSt,.j Pr‘étaire d’un établissement in-ü’insï. Connu à Turin sous le nom auqu I méranique du Belvédère, et •Net °n ? conbé l’étude de tous les •es 8enèraux de chemins de fer dans dii p .s Sardes et en particulier celle Gèriec^?1 sPéeial Je chemin de fer de ft)iner a Turin s’est proposé de déter-^atî-Par *a vo'e Je l’analyse mathé-
- taUr eauel doit être le meilleur récep-l'ants p a force que fournissentles courte «• eau en suppposant qu’on donne févpi e^ePteur la forme d’un solide de 5utr l‘°n garni d’aubes, d’augets ou •nij0 s aPpendices quelconques. La so-%,] .a,|alytique de cette question le lue, J abord à des résultats généraux ies l0us allons rapporter dans les for-Hojr "témes consignées dans le mé-
- lh
- Ml
- meor- cst Joue bien prouvé par une lçs le aussi simple que rigoureuse que °Ues hydrauliques verticales de VUe.esPèee qu’elles soient, sont Wi2moins avantageuses que les roues ^.""lales , tant sous le rapport de la Port ',‘é d’effet utile que sous le rap-(l’e,tj ecpnomique de construction et ^ q„»e|‘en. et cela, uniquement par-biçp ?!les ne se prêtent pas également Pr^o a la réalisation des conditions D p tes par la théorie. lidor.u er. l’avait senti, et après lui Be-(l«cici •mais l’honneur de faire passer •^av enl ^ans Prat*que usuelle réserVa“lagcs dont il est question, était •esjp^.à M. Fourneyron ; seulement lent /"‘“es de cet ingénieur présen-3Uese?Core indépendamment de quel-(lispo3n.Convénients matériels dans le <D,U‘f, celui de ne pas satisfaire * |j .^"“‘ent surtout en bas vannage, i°r‘e exposée, de façon que •>ri|, “bats obtenus, quoique déjà fort <lpc:-nts, laissent encore beaucoup à
- ueW »
- Vu
- 1 •> .
- ,Sputation
- . justement acquise
- '•ailig r‘‘i“es Fourneyron a éprouvé ’lç snpU'S quelques atteintes par le peu Ces de plusieurs mécaniciens qui
- ont cru pouvoir les établir par une imitation matérielle des parties dont elles se composent, sans connaître l’importance des prescriptions de la théorie et qui ont même osé parfois y apporter desmodificationsqu’ils ont décorées du nom d’améliorations sans s’éclairer du flambeau de la science qui ne luisait pas pour eux. La Suisse et la Lombardie présentent plusieurs exemplesde turbines construites à grands frais et abandonnées, pour ce motif, après quelques mois d’usage.
- » Pour en revenir aux turbines de M. Fourneyron lui-même , les défauts que nous croyons y trouver sont : 1° une structure compliquée et coûteuse ; 2° un défaut de stabilité dans la construction et dans la pose; 3° un pivot difficile à lubrifier ainsi qu’à réparer ; 4° des directrices ne remplissant pas exactement leurs fonctions, d’où résulte qu’aucune veine fluide n’est réellement injectée dans la roue sous l'angle supposé dans le calcul ; 5° une courbure des pales qui n’est pas celle que la théorie indique; 6° une grande diminution dans le rapport de l’effet utile à l’effet théorique en bas vannage, défaut très-grave, puisque c’est précisément quand il y a pénurie d’eau qu’on a besoin d’un moteur qui procure le maximum d’effet. »
- Après avoir indiqué en passant quelques applications auxquelles peut donner lieu la théorie très-générale qu’il a donnée du mouvement combiné d’un solide qui pousse un fluide ou réciproquement , telles que roues marchant par la vapeur, ventilateurs,etc.,l’auteur passe à la description de la machine hydraulique, établie d’après cette théorie , qu’il propose de substituer aux turbines de M. Fourneyron.
- Cette machine , suivant la description qu’en donne M. Porro, consiste en un siphon AB, fig. 18 el 19, pi. 67, composé d’un arc de cercle et d’une partie droite recevant l’eau d’une manière continue par l’extrémité A ; l’autre extrémité B se termine par un cylindre vertical excentrique avec l’axe du canal disposé du côté où doit être pia cée la roue fermée supérieurement, et dont la paroi est percée de plusieurs orifices obliques par rapport au rayon du cylindre. Une roue CD montée sur un axe EF, et disposée comme dans la figure, est composée de deux zones annulaires entre lesquelles sont conte-
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- nues les pales courbes convenablement tracées.
- L’eau, après être arrivée par le siphon dans le cylindre, s'élance en dehors de celui-ci en jets obliques par les ouvertures ménagées dans la paroi verticale de celui ci, rencontre les pales de la roue à laquelle elle imprime le mouvement.
- La fig. 20 est une section faite par un plan horizontal au milieu de la hauteur des orifices du cylindre appelé distributeur.
- La fig. 21 est une section d’un orifice suivant la ligne mn de la fig. 3.
- La fig. 22 une section horizontale de la roue où l’on voit la position et la forme des aubes.
- La fig. 23 une section verticale de la roue par un plan passant par l’axe de rotation.
- Une enveloppe de planches de fer mince entoure le cylindre, fig. 20; cette enveloppe est percée d’autant de fentes verticales qu’il y a d’orifices au distributeur, et se trouve disposée de manière à pouvoir se déplacer dans le sens indiqué par la flèche : ce mouvement sert à réduire la largeur des orifices proportionnellement à la quantité d’eau qu’on veut dépenser et même à fermer entièrement toute issue à l’eau, de manière à arrêter complètement la machine. Cette enveloppe remplit ainsi la fonction de vanne et reçoit le mouvement au moyen d’un levier qu’on manœuvre à volonté.
- Le siphon s’établit en maçonnerie, en bois ou en fer suivant les localités ; le distributeur se fait en bois ou en fer ainsi que la roue et ses accessoires; mais comme les dimensions de ces roues sont ordinairement peu considérables, le fer doit avoir la préférence à cause de la durée et de la précision bien plus grande qu’ori peut mettre dans la construction.
- Tel est l’appareil que M. Porro propose de substituer à toutes les roues hydrauliques et pour lequel il détermine dans son mémoire les dimensions à donner aux différentes parties du système pour chaque cas particulier.
- A cet égard, il fait d’abord remarquer qu’il n’est pas possible dans la pratique de rendre complètement nuis la vitesse de l’eau qui quitte la roue, ni les angles que fait le filet fluide avec des plans coordonnés fixes au moment de l’émersion, etc.; mais qu’on peut, dans chaque cas particulier, approcher aussi près qu’on voudra de cette condition , de manière, par exemple, que la perte de force occasionnée par ce
- A lî
- motif n’excède pas 0,02 ou 0,03 puissance totale de la chute. , sera De même, lorsque la machin® |(,e placée au pied de la chute, si 00n°'0lf 2 O la somme des aires , des ^ fices du distributeur , on a,ir ^ coefficient de contraction étant peu diffèrent de l’unité, vu la
- Q . n est le
- des orifices,20 = —rr ou U e
- ’ wN .
- volume du fluide , Y = ]/ 2 9 îjt on tesse due à la chute totale H d<j ^ dispose, n un coefficient varia»1® uf> pendant des résistances physiquet î’eau éprouve dans son mouveme» • D’autre part, le diamètre du s,Pvent et du cylindre distributeur do ja être déterminés, de manière fl"^ce. perle provenant de la résistance lui—ci au mouvement de l’eausoitl3^ petite possible, et pour cela on ,jj se donner une limite arbitrait pourra être aussi fixée à quelque” tièmes. .(ant
- Enfin, le diamètre du cylindre r déterminé, on calculera la *3r& ja maximum des orifices mesurée sujeü circonférence pour que la soninie ^ largeurs soit moindre que la m®1 ' g. la circonférence afin d’avoir lere-raà vrement du vannage, ce qui condu , la connaissance de la hauteur a \ ja ner aux orifices et par conséqueO couronne. Tout se trouvera donc déterminé.
- Quant aux autres sections du |a formé par les aubes et les joues roue, il est aisé de se convaincre,3^ jc$ M. Porro, par la comparaison av® ar vitesses correspondantes indiqucc^j-
- la théorie, qu’elles seronttoujours ® dantes, et on verra aussi que ceet ne nuira pas à l’effet de la roue* Y \e qu’en vertu de la force centril»» o(r fluide se maintiendra toujours en tact avec la surface concave des 3 p et ne s’épanchera jamais jusqu rs, convexité de l’aube suivante; d’an' \ei il ne serait pas difficile de ren .^yer' sections successives de la roue * jSg5 sement proportionnelles aux VI correspondantes en donnant à c.|e qü® aube une épaisseur variable et tel l’indique la fig 22. jo3'
- La courbure qu’il convient de ner aux aubes, pour que le 1 saji5 vienne rencontrer successivement eSl choc chacun des points de ces a» est ensuite l’objet d’une discuss»0^ ^ profondie. M. Porro donne d’aboÇue, quation différentielle de cette c°^fliri' qui est une sorte de spirale e*L que à deux branches infinies
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- branç?^re infini de tours, et dont les f®volurS Se cr°*sent ® chaque demi-Dne cll0nsur l’axe des X; puis il indique (*0r>ne S*ruct'on graphique propre à quo|s P Une suite de points par lestas Cette courbe doit passer. Ces au-lies .^^^'nposent alors de deux par-sijs j1 d’un arc de la courbe ci-des-sr,. j ns nue certaine étendue ; 2° d’un c0r(j e courbe continue qui sert à rac-spjra] Ie précédent avec une certaine tant u ls°l°xodromique au rayon, pas-J>ar deux aubes consécutives dont
- à I aj ,e d’obliquité peut être déterminé « vf conditions particulières. '%r'e roue hydraulique construite le$Sg Ces principes, et réglée à la vi-i’ain normale calculée, doit, suivant Sue r’ ,r®ahser une puissance inéca-laV- tr.cs-peu différente de celle que Wf>e°J*e indique pour la puissance St <rours d’eau et de la chute Sm °n dispose ; il n’y a , géométri-t|ne e,Jl parlant, d’autre réduction Si e due à l’obliquité du dernier 3u1)p nt. de la courbure de chaque
- Sso red,nction que l’on peut atténuer ^Use à volonté ; mais il y a des Sep Physiques de réduction de puis-ci^ ?ynamique effective de la ma-r e dont on va s’occuper. »
- (w* première des causes, dont s’oc-So a cet effet M. Porro est l’adhé-S»6 fluide aux parois sur toute la %i Up de son parcours. L’auteur t>ert'e l’expression analytique de la Croit , force qu’elle occasionne, et ep /3u’on peut la rendre un minimum et |a, ant varier le nombre des aubes largeur de la couronne.
- Ocç ,e autre perte de force est aussi la süS|fnnée par l’adhérence de l’eau à ace exlérieure de la roue : cet ï^eut n’ayant pas encore été l’objet îpJ^iences spéciales suffisantes sur traite espèce de roues, l’auteur le Ififi r ^ar i* voie théorique et arrive à f ormule qu’il ne présente toutefois Une extrême réserve, mais qui, if ** un petit nombre d’essais faits en 1843, sur une turbine de la
- k ^ruction indiquée fig.l8etl9, et de 'Ve c*nA chevaux pour une
- v' e ® uiètres, capable de tourner Aesse de quatorze tours par se-rîi» , dans l’air et à vide, représente->’ a f0rt--------A —
- les résultats de
- %ér; Peu Pres /er»ence.
- PtçsPres avoir donné l’expression de la *W°n maximum que la roue peut Sa v,r (*Urar|t le mouvement, eu égard es fi:*tésso, afin de pouvoir calculer
- ^ÎQtensions et la force à donner égrenages, axes et autres organes
- destinés à transmettre le mouvement dans l'usine, ainsi que la résistance pour la |mise en train, l’auteur continue ainsi :
- « La disposition de ces nouvelles turbines est généralement celle indiquée dans les fig. 18 et 19, mais il est des cas où une disposition différente peut mieux convenir. Si la chute est petite, comparativement à la mase d’eau à dépenser, il sera préférable de submerger entièrement la roue ; dans le cas contraire, il vaudra mieux la faire tourner dans l’air, malgré que cela entraîne une perte de chute au moins égale à la moitié de la hauteur de la couronne. Quand le niveau du bief inférieur est variable d’une manière périodique et fréquente, on adoptera la submersion permanente , mais si des crues rares et de peu de durée sont la cause de la variation, on pourra disposer la turbine de manière qu’elle tourne dans l’air à l’étiage. Lorsqu’il s’agit de réaliser par les turbines la force motrice d’un fleuve, tel que la Seine, à Paris, ou le Pô, à Turin , qui ne peuvent permettre au barrage qu’une chute de 0m,60 à lm,20 , il est convenable de submerger entièrement la turbine et de la placer à l’abri de l’effet des crues en la cachant entièrement dans 1 intérieur du barrage auquel on donne des dimensions suffisantes. Par ce moyen on peut utiliser la force des cours d’eau quelque variables qu’ils soient, à peu de frais , en évitant les embarras et les dépenses d’un canal latéral. »
- En terminant son mémoire, M. Porro présente le résumé des expériences faites au frein de Prony sur la turbine de cinq chevaux établie d’après ces principes qu’il a cités plus haut et présentant les dimensions suivantes :
- met.
- r' =0.110 r" = 0.175 p =0.085
- où r' est le rayon de la circonférence intérieure de la couronne ; r'', le rayon de la circonférence extérieure; p, la plus courte distance entre l’axe de rotation et la direction affectée par la veine fluide à l’instant du contact. Dans ces expériences, on a fait varier la chute de 2 à 7 mètres , et l’ouverture du vannage de la turbine depuis 2 jusqu’à 11 pour une même chute, parce que le mécanisme moteur du vannage se trouvait partagé en 11 parties; mais la quantité d’eau a varié de
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- 7 à 70 litres par seconde, parce que, dans les expériences , avec de petites ouvertures, correspondaient ordinairement une chute ou pression piézométri-que un peu plus considérable à cause de la résistance proportionnellement moindre des conduits.
- Il résulte du tableau des expériences, qui sont au nombre de 327, que la moyenne des moyens résultats obtenus en basses eaux , c’est-à-dire au-dessous de 7/11 d'ouverture de vanne atteint les 3/4 de l’effet théorique ; que ce rapport se soutient même pour des ouvertures de 2/11, tandis que, dans les ouvertures de 8/11 jusqu’à l’ouverture totale, la moyenne des moyennes excède les 4/5 de l’effet théorique.
- Les maxima rapportés dans le tableau correspondent aux expériences dans lesquelles la vitesse rotative de la turbine approchait le plus de la vitesse normale, et pour les manufactures et les usines qui ont besoin d’un mouvement régulier, il est toujours possible de régler les choses ainsi par le p|re-mier engrenage , ce qui permettra à la rigueur de compter sur la moyenne de ces maxima, qui est de 0,80 de l’effet théorique au-dessous de 8/11 de vannage et de 0,88 au-dessus de 7/11 de vannage.
- Enfin , dans une lettre que M. Porro a bien voulu nous adresser récemment, il nous annonce qu’on vient de construire , d’après son système, dans son institut mécanique du Belvédère , une turbine de 24 chevaux qui met en mouvement une filature de coton à Riva-rolo-Canarese : cette turbine, établie exactement d’après la théorie de l’auteur, a si bien vérifié , dit-il, les prévisions du calcul, qu’elle tourne exactement à la vitesse normale donnée par ses formules, et réalise constamment plus de 0,80 de la force théorique même quand elle ne mène que 1/3 de
- la manufacture, et ne ^onc p0uvcfl conséquent qu’à 1/3 du vannag uPe Quand on la fait fonctionne ‘ e,*‘C
- force de 3 chevaux scülern ^ donne encore 0,75 de cet rique. „ «i la Pra‘,
- U paraît donc évident *îue er en tique ultérieure vient connr® pff' point la théorie , les essnis e ur, mières expériences de la nVjeH“, turbine Porro , ainsi qu’1* ®. e 5efJ d’appeler la nouvelle m^ch ^cjeU> un des récepteurs les P"îfu|gs deJ pour utiliser la force des ch et des eaux courantes (!)•
- (i) Dans la lettre dont il 3 honorer, M. Porro nous annonç ,eS cn^te, résolu le passage des courbes s de ferd’une manière parfaitemen et que ses expériences sur mod du js* déjà à assurer, i« que les Wi>?°'repr°Pr sin| système auront une forte ienattr fi£ur|)e (|P maintenir sur la voie droite ntraiIr„tp>’ rebord qui les retienne par.® et n°r ti*1 roues sont libres sur les e^sier,,.rcOi|rl',„e ^ de rebord), et la faculté de P (|ootfl“pa>'
- qlissement aucun sur les r>aj’lirburf? cadre soit inflexible, toutes les c' ..0q ('* s
- sibles, même de 5 mètres de . ^ fO*1'
- ou jauge étant de 2 mètres, et vites®eS
- 5 à 6 mètres de longueur) à de U ,|T
- sidérables, limitées seulement y [ion e.( |f
- centrifuge ; 2» que la force de que sure seront un minimum, ré?11'
- tracé de la voie; 3° que le mou ce5 * * * * *, .pif; sera rendu impossible; 4° flue -Are si 51 tats seront obtenus d’une man uj c<*3 joi' que chaque organe du system® Mjra o\ la locomobilité du wagon re‘s gau5 aJèA même exactement ses fonction ,e )a ^ qU| dance obligée des autres organ® ACède
- esnéce fie waernn mi ftp celui QUI r CV .IP
- espèce de wagon ou de celui qu* r- „i suit il n’y a ni chaîne, ni ob a>y
- }{e.
- qui complique le mécanisme ,1 cn,al1 »ipl|i essieux et les rouesmontées d u or©1P.sdll<lt férente. Du reste , M. Porro no v f je”, e tard des détails sur les m°yen‘-0ndillf:rdl’.î,
- il parvient à réaliser toutes ces> au)®Uci' ,i
- comme cette question interes a[joU’ epif'. au plus haut point toutes le» sées, nous accueillerons avec eten ses communications à cet éga* jouir immédiatement nos lecte ^
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- LE TICIlMII Ol.lSii:,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- O
- ET ÉTRANGÈRE.
- arts métallurgiques, chimiques, divers
- ET ÉCONOMIQUES.
- Je i
- s °Pplicati°n de la méthode de 7 à l'épuration des
- es devant servir au moulage en '""We fusion.
- T
- 'e DrnS ^es métallurgistes connaissent »agç°Cedé de Schafhaeutl pour l’affi-feu$esaes fontes sulfureuses, phospho-Woy^s et arsenifères. Ce procédé, em-fés^u en Allemagne, a donné de bons lhèori s.» résultats d’ailleurs que la ^elu deyait prévoir, car la méthode •>elift C^ême est extrêmement ration-féacH Je me bornerai à rappeler ici les itigji ?.ns qui s’effectuent entre tous les ^sitia nls clu* Lont partie de la com-^frod n-âe Schafhaeutl, lorsqu’on les •ait Qlll^dans un four à puddler. On ^Ue le mélange se compose de : vu.
- (| û|«.
- l‘8, de peroxide de manganèse.
- O39 de cWorure de sodium.
- ‘ *5 d’argile à potier.
- •ont dorure de sodium et l’argile t|ét»en?mnie H est aisé de le voir , les ^is à] ^ essentiels à l’opération. Sou-^èla^ température du four à puddler, •H lie,° javec de l’argile , le sel marin, «Nii Sevolatiliser, se décompose; ffètie . qu’il renferme prend de l’oxi-^ang’al0.11 a l’air, soit au peroxide de Hui g?ne.se, et se transforme en soude '^ile a la s‘lice et à l’alumine de îl a Un ^i°Ur donner lieu à un silicate S ,1 a}uminate de soude qui se mè-laitiers.
- * ï'chnologitte. T. VI. Mai. — 1845.
- Quant au peroxide de manganèse, il perd la plus grande partie de son oxigène , qu’il cède , soit au sodium , soit au carbone ou au silicium de la soude.
- Le protoxide de manganèse se convertit ensuite en silicate , et contribue ainsi à diminuer le déchet en fer ; enfin le chlore en liberté, et qu’on met, par un brassage continuel, en contact avec toutes les parties de la masse ferrugineuse , s’empare du soufre, du phosphore et de l’arsenic pour former des chlorures volatils qui s’échappent par la cheminée du four.
- On voit, d’après ce qui précède, que le procédé de Schafhaeutl a pour effet, non-seulement l’épuration de la fonte, mais encore la diminution de la durée de l’affinage.
- En étudiant les avantages de celte méthode, il me vint à l’esprit que, modifiée convenablement, elle serait susceptible d’une application utile à la purification des fontes devant servir au moulage en seconde fusion.
- Avant d’en tenter l’essai, je cherchai à discuter les conditions dans lesquelles l’application doit être faite.
- D’abord, il fallait diminuer considérablement la proportion de peroxide de manganèse , qui, avantageux dans un four à puddler, devait devenir nuisible dans un fourneau de fusion. En effet, dans celui-ci, il n’est nul besoin de mettre tous les points du métal en contact avec l’oxigène , puisqu’on n’a nullement en vue la décarburation de 22
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- la fonte. La soustraction partielle ou même totale du peroxidede manganèse était d’autant plus possible , qu’on n’avait plus à déterminer le soulèvement que ce corps sert à occasionner dans la masse existant sur la sole du four de puddlage, car la fonte, dans un cubilot , se divise assez par sa fusion même.
- Pour ce qui est de l’oxigène nécessaire à l’oxidation du sodium, il ne faut pas s’en inquiéter, et le courant d’air lancé par les tuyères est plus que suffisant à cet égard.
- ' Néanmoins, dans le mélange dont j’indiquerai plus loin la composition , je résolus de conserver un peu de per-oxide de manganèse , et cela parce que j’avais observé que la fonte notablement sulfureuse donnait lieu à une énorme quantité de laitiers noirs, pesant et contenant une proportion considérable de fer. Cette tendance de la fonte sulfureuse, non-seulement élevait outre mesure le chiffre du déchet, mais rendait le fondage très-lent et la séparation de la fonte très-difficile. Il me parut que le peroxide de manganèse pouvait .jusqu’à un certain point, remédier à cet inconvénient, soit en se substituant au fer dans les laitiers, soit en augmentant quelque peu la fusibilité de ceux-ci : des essais au creuset m’ayant satisfait sur ce point, il me restait à étudier l’action que les autres ingrédients pouvaient exercer dans les cubilots.
- Le chlorure de sodium se fond un peu au-dessus de la chaleur rouge, mais il exige, pour se volatiser promptement, une chaleur blanche ou presque blanche.
- D’un autre côté, sa décomposition, qui est la condition essentielle du procédé de Schafaeutl, ne peut s’effectuer que sous l’influence d’une substance qui soit de nature à s’unir à la soude, et, par conséquent, à dégager le chlore. Or, cette substance, dans la méthode de Schafaeutl est l’argile , c’est-à-dire un mélange de silice et d’alumine. Malheureusement l’argile n’est nullement propre à diminuer ni la quantité des laitiers, ni leurs propriétés réfractaires; au contraire, elle augmente leur masse et leur viscosité d’une manière qui pourrait devenir fâcheuse.
- En outre, Karsten a établi que l’introduction de l’argile dans un fourneau , donnait à une grande quantité de silicate de fer, et par conséquent lieu à un déchet considérable.
- Il me sembla donc indispensable de
- supprimer l’argile du mélange 4 ployer dans les cubilots. - P la Mais alors , comment produir j[ composition complète du sel 1113 cp|o-me vint à l’idée de substituer a rure de sodium l’hydrochlorate ^
- moniaque. Les avantages de cet
- stitution sont, selon moi, dign.e ’taot tention. D’abord, le sel arnmoma qu® à poids égal plus riche en chl°j_ lin<; le sel marin, on devra empl°J0 j»^ moindre quantité de matière ; / drochlorate d’ammoniaque, l°,n r s« ger une haute température P0^ u„e volatiser, se réduit en vaPeurt,gjndr(! chaleur qui ne doit même PaS atrn0iiia(: le rouge obscur ; 3° le sel arn yrC d« au lieu d’être, comme le chlor ^ sodium très-difficile à détruire, se jeljr
- décomposer par le fer à une Ç ^ voisine du rouge cerise, et ce . rgil« qu’il soit besoin d’employer de ^ ou toute autre substance réfra ^
- 4° l’hydrochlorate d'ammoniaque ge$ tant composé que de matières ga*,allg' dont la désassociation est aisée, . r5; mente en rien la ^quantité de '^oDja' 5° enfin , l’hydrochlorate daT?»hvdr°T que contenant 7 à 8 pour 100 d aAjnjté gène, ce gaz, en vertu de son a j0it pour le soufre et le phosphore» encore rendre plus complète e prompte la purification de la I®
- voit facilement que dans les cU, jjeau’ sel ammoniac devra l’emporter de » ja coup sur le sel marin, tant P promptitude que par l’efficacite û réactions. ^
- La seule objection qu’on serait de faire, dans le cas où mes idees chant la purification possible de
- très-sulfureusesseraientadmises, r $
- rait être relative à la différen . prix du sel ammoniac avec cejg, sel marin. Cette différence est SÊrJ je le sais, mais je crois qiz’ell rle très-avantageusement compensée V ^ grand avantage qu’on retirera de ploi du sel ammoniacal. e0n\fi
- Effectivement, pour peu que la fût notablement sulfureuse, on d <je employer pour la purifier une P°Sl aïlte chlorure de sodium plus quesU •nI1nef du moins je le pense, pour occasi°^vec une mauvaise allure au cubilot- ^alJ, le sel ammoniac, au contraire, on re" rait rien à craindre, pas même u ^ froidissement, car, d’après périence que j’ai faite , ce sel ^ considérablement la températur fourneau. D’ailleurs, rien u’eiuP.^t, rait de prendre du sel ammoniac vci qui ne coûterait pas grand’chosç > ^ |g mes idées venaient à prévaloir d‘
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- Jïiaît?eüse,,rien ne serait plus facile aux l'hydropui for8e flue de se procurer pr^ Chl°rate d’ammoniaque à un °nt sou î men.,ent bas 5 puisqu’ils en Autant 3 IOa*n une source qui serait dii^rj 1 * * Productive que leur in-tends n Siera*t P^us en progrès ; j’en-Ser K yr*®r de leurs fours à carboni-plUs .“Ouille, dont ils pourraient tirer raipn* 6 Se^ ammoniac qu’ils ne sau-Si etl consommer.
- cubii’0?u ^eu de refondre la fonte au bère i °n *.a retondait au four à révères ’| s circpnstances que j’ai signais an 'r ^aut resteraient presque tou-Prioj^Pocables. Ainsi, il faudrait sup-le pe r Presque totalement du mélange leslra-°x*de de manganèse, et cela par j «on, qui précèdent. cblor Su^sldution du sel ammoniac au de „ Ur° de sodium offrirait encore ici de pk^ds avantages en exigeant moins laiti0a eur et en produisant moins de tre rs- Cependant, je dois le reconnaî-dèrè Ce^e substitution , que je consi-Cubii Coiuuie si avantageuse dans les al.s> ne me paraît plus avoir la Verk.e ^portance dans les fours à ré-t°ütG^e* Eu effet, dans ceux-ci, on a la j-e *a latitude possible pour brasser le$ pL®J latitude dont on est privé dans plaC’büots, mais qui s’y trouve rem-c0w® Par le long espace qu’ont à par-.lr les gouttes de fonte qui vont de etj! ®nbas, et les vapeurs chlorurées asç'^drogénées qui suivent une marche et ç ante ; il y a un contact immédiat rise0nUsuellement renouvelé qui favo-Ve,u Pesamment les réactions qu'on jf Produire.
- t6v ans les fourneaux à réverbère, en $mi>nche, le contact intime de la fonte fajj.^usc avec les matières désulfu-Sagees^ existe que moyennant un bras-bra® Pms ou moins prolongé ; mais ce e6tl Sage, condition sine qud non d’un p événement de surface suffisant, sion ’ s* ^on n’y prend garde, occa-dans un fourneau à fusion des Par !ïv®nlents graves ; la fonte, exposée e*Ur « ®- large surface à l’action de l’air Part-910® Par la dufnme s’affinera en fVj^le ou au moins blanchira. Pour ajj ce résultat fâcheux, on devra Cçra .r au mélange désulfurant une à pJai«e quantité de carbone destinée nescrver, autant que possible, celui ^constitue la fonte. êtren ^nÇoit, d’un autre côté, que pour Cac®’ *e brassage doit être suffi-Voiarrnt Pr°l°ngè- Dès lors la grande Jb:té du sel ammoniac, volatilité Üçs tageuse dans un cubilot, causera Pertes dans un four à réverbère.
- D’après cela, je pense qu’il serait plus convenable de se servir de chlorure de sodium, et par conséquent d’argile, d'autant plus que , dans un fourneau semblable , la formation d’un excès de laitier n’a rien qui soit à redouter.
- A présent que j’ai suffisamment expliqué la manière par laquélle on pourrait, je pense , purifier et rendre marchandes les fontes très-impures, il me reste à mentionner un essai qui, tout incomplet qu’il paraît, plaide néanmoins en faveur de mon opinion.
- Je fis fondre dans un cubilot (1 ) de la fonte provenant de la rupture des cornues employées dans les usines à gaz pour la distillation de la houille. Cette fonte est tellement sulfureuse qu elle casse par le moindre choc. Quelques fondeurs, tentés par le bon marché, avaient essayé de s’en servir, et en avaient retiré tant dé désagréments qu'ils n’en voulurent plus prendre , même à raison de 3 à 4 fr. les 100 ki-logr. Il était, comme on voit, impossible de rencontrer de la marchandise plus mauvaise. Dès que, pendant mon epreuve , les premières portions de la fonte furent descendues quelque peu dans le fourneau, je commençai à y introduire par les tuyères de petites parties d’un mélange composé de :
- kil.
- Hydrochlorate d’ammoniaque. 1.250
- Peroxide de manganèse. . . . 0.250
- Les tuyères devinrent bientôt d’un éclat extraordinaire, et la température du fourneau parut s’élever de beaucoup. La flamme du gueulard devint d’une couleur bleu intense qui sur les bords se nuançait d’une très-belle teinte pour-pre.
- Ces phénomènes de coloration m’indiquaient la décomposition du sel ammoniac en me rappelant dans des proportions colossales, il est vrai, le traitement des chlorures dans les expériences au chalumeau. En même temps une odeur de chlore se répandit dans la halle où se trouvait le cubilot. La fonte obtenue était presque blanche, mais sa cassure n’avait aucun des mauvais caractères de la fonte blanche la-melleuse; soumise à l’analyse, elle ne me donna qu’une proportion de soufre à peine appréciable, et pour ainsi dire
- impondérable.
- Quand on songe à la qualité détesta-
- (1) Ce cubilot était au bout de sa marche,
- sa chemise était fort dégradée, et il contenait
- beaucoup de laitiers.
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- bîe de la fonte employée, on doit convenir que le résultat obtenu permet de concevoir beaucoup d’espérances pour l’avenir, lorsque la méthode que je conseille sera appliquée au traitement de fontes dont l’impureté ne sera plus telle qu’elle les rendrait impropres à tous les usages.
- En exposant mes convictions touchant la possibilité d’employer au moulage des fontes qui, jusqu’aujourd’hui, étaient exclues sous ce rapport, mon but n’est que d’indiquer une voie de recherches où les industriels rencontreront peut-être quelques données utiles (2). X.
- Charleroy, 1er juin 1844.
- Mémoire sur la fabrication de l’acier fondu et damassé.
- Par M. H. de Luynes.
- ( Suite. )
- Préparation et fusion de deux ou trois kilogr. de métal, procédés 1 et 2.
- Les fourneaux à vent ne donnant pas ordinairement assez de chaleur pour la fonte de notre acier, il a fallu construire la forge dont le dessin est joint à ce mémoire et accompagné d’explications. Sa forme est très-analogue à celle de la forge dite Suédoise. Nos creusets sont cylindriques , épais d’un doigt, et très-réfractaires. La meilleure terre pour les fabriquer vient de Bris-sard, aux environs d’Abondant et de Dreux. Ils sont composés d’une pâte de ciment grossier de la même terre cuite et de terre crue. On ne leur donne pas de cuisson préalable, et, pourvu qu'ils soient secs, ils ne cassent jamais au feu. Les chapeaux sont faits et lutés avec la même terre.
- Préparation. — Mélanger intimement les oxydes et la sciure. Stratifier le mélange avec le fer en chargeant son creuset ; couvrir avec le chapeau et bien luter.
- lre Fusion dite de préparation. — Placer le creuset dans la forge, allumer le feu avec des copeaux et du charbon de bois, et continuer avec du coke. On chauffe une demi-heure , pour porter le creuset au rouge clair. On laisse cémenter pendant une demi-heure. Quand ce temps est passé , on recommence à
- (i) Extrait du Bulletin de l’industrie. Année
- 1844, 3e ]iv., p. U>.
- souffler Une heure et demie aa *et On arrête le feu et on enlève le c pour le faire refroidir. * le creo*
- 2c-Fusion. Après avoir casse.l *urjsée< set, la masse fondue en culot est ceau< sur une enclume creuse , en mo ]a
- plutôt au-dessous qu’au-dessus eSt grosseur d’une noisette. Le g*". ar-fortement cristallin. On prend 1 ^v£c ties de cette matière que l’on me te-100 parties de pointes de Paris- et fond le mélange pendant une ne ^ demie au plus. Les culots son cU|0t sains et propres à être forgés. On de 1500 grammes peut donner un ^ de sabre et quelques petites pie? 5jeUs culot de 2500 grammes fournit lames de sabre. , ce5
- Forge des culots. La forge u ui culots exige quelques précaution ^ dépendent de leur forme , de leur . ture cristalline et de leur carbura a(e il faut les travailler au rouge ec et au-dessous , jamais au-dessus. Lorsque le culot est à cette te‘ton rature , on le place sur l’enclume e„ l’aplatit d’un tiers de son épaissd1 ’ r faisant frapper devant deux forts n (C teaux de bouche, puis de panne- * ^ point, on perce le culot au cenluas5e disque qu’il présente , avec une en conique tronquée. j0u-
- Ensuite ? avec une tranche, o'> ‘ se vre en fer à cheval, puis on le r , arrc« graduellement pour en faire une o* ^ S’il se montre quelque crique °^cr on l’enlève sans retard pour l'empe e5t de s’étendre , et cette précauti011^^ observée jusqu’à l’achèvement du reau et même de la lame. t ey
- On étire en barre, de panne, e ^ contre-forgeant le moins possible*^
- pendant on peut contre-forger jj inconvénient dès que le barreau demi-longueur. r0lK
- Les coups de panne font mien* ^ cer la veine. Lorsque la pièce est te à aux deux tiers, on la lime d’un b0.^ l’autre pour s’assurer si elle est s® ^ et la mettre en couleur afin de naître sa veine. ]Ue,
- Alors on lui donne la forme voU-e||e en Ja tenant un peu plus épaisse <lu ne doit être. .
- Dans cet état, on la porte à 1 ,ec où, sur les deux faces, on la cisene jui un burin , ou même à la lime , P° jvarit donner la disposition à roncer su les saignées que l’on trace ainsi, gfl en vermiculé, soit en zigzag? bandes transversales , selon le g°u forgerons. , fap'
- La lame est alors réchauffée » portée sur l’enclume, et rebattue Y
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- Ui —
- Entrer î».
- Wro- saignées et dresser le tout. tion 0e,?a^einent après cette opéra-n ‘'Me et polit la lame à l’émeri.
- au rouVaKremPer’ ^ ^aut chauffer danspg °run ou cer'se> *a plonger et |a au s.elon les procédés ordinaires, lient eiCUlre en la chauffant légère-laissa’'a bottant de cire vierge, et <Iufenl Cette cire s’évaporer au-dessus On
- Soir/ repoIit à l’émeri et au brunis-
- T
- eu î étant terminé , on met la lame pr eur comme il suit : giienrnez Une auge de bois d’une lon-Versez COnvenable pour vos lames ; te? ^ 'f fleux doigts d’eau pure ; ajou-Purp ette eau assez d’acide nitrique très (• Hr lui donner le goût de vinaigre
- b ’
- av</jjra'ssez la lame en la frottant tlleUejUiCOton m°uiHé , sur lequel vous la Pon la ponce en poudre, puis de WàpCe séche sur du coton sec, jus-7Ur'/Ue ^a "ame nc s°ff P*118 humide, sée epe sûr qu’elle soit bien dégrais-Purè. ,,0n8ez-la dans une cuve d’eau * eau doit y adhérer sur toute ia P|
- a%in8ez ensuite la lame dans l’eau j,le.e, et suivez attentivement l’effet paftQacide. Quand la veine s’est montrée toUte a!-tendez encore qu’elle prenne et a ?a vigueur. A ce point, plongez Pure ez lame dans la cuve d'eau
- tiU iS qu’elle est lavée , portez*la sur ép0 *n§e fin en plusieurs doubles ;
- ^"Ita^2 ’ Par une s'mPle Press'on si-l’ea/:neÇ, en dessus et en dessous , K ^ baigne la lame et l’oxiderait. ^Ui/ne épongée. couvrez la lame e de pied de bœuf. que vous le pg dessus ; laissez-la égoutter, et c°tise yez clue lendemain , en la 11 eibtv|Vant touj°urs un Peu geasse , et p Ployant qu’un linge très-fin.
- îp Co ^utre procédé consiste à mettre ici(ja leur par le zag oriental (sulfate ipiSç de fer et de magnésie). Cette Ofjç en couleur, pratiquée par les toUte ai*x , est propre à faire ressortir s> beauté du damassé. Mais il Ptet). ohstenir de vases de bois. On Win(i -O » au lieu d’auge , un vase à pje^ri(lue de verre, appelé éprouvette d’une dimension proportionnée % yl.6! qu’on doit mettre en couleur, et Jette quelques grammes de zag St aucoup d’eau pure ; on agite le 1’'Sp0Ur bien mélanger 1 e zag avec S ’ et on y plonge la laine dégrais-’ c°Mme“nous l’avons dit. Le zag
- étant faible , l’opération marche très-lentement , mais avec sûreté.
- On lave, on dessèche et on graisse le tout, ainsi que nous l’avons indiqué.
- Des damas à âme d'acier fondu. Les Orientaux , qui sont très-habiles pour forger l’acier damassé , savent le souder sur lui-mème ou sur une âme d’acier fondu. La plupart de leurs lames à veine grosse et ronceuse sont de cette dernière espèce. Notre acier damassé produit le même effet lorsqu’il est employé de la même manière ; mais les forgerons d’Europe manquent habituellement de la patience nécessaire , bu ignorent les procédés requis pour réussir dans cette opération difficile. Les essais que nous avons pu faire en ont cependant démontré la possibilité. On forge trois lopins, l’un d’acier fondu qui doit servir d’âme , les deux autres d’acier damassé pour former la chemise. Le lopin d’acier fondu doit être d’une épaisseur double de celle que l’on donne à chacun des autres. On les lime et on les ajuste ensemble, en ayant soin de faire déborder les deux pièces de la chemise sur l’âme , du côté du tranchant qui est préparé en biseau. Des brides retiennent les trois pièces fortement assujetties ensemble. En cet état, elles sont mises au feu et soudées avec toute la précaution possible. Dès que ce travail est achevé, on burine les saignées et le lopin s’étire jusqu’à la dimension voulue. En général, le lopin ne doit avoir que le tiers de la longueur projetée pour la lame, et sa grosseur doit être calculée en raison de l’épaisseur définitive. On peut substituer l’acier de cémentation à l’acier fondu pour l'âme de ces lames , notre acier damassé se soudant sur tous les aciers, et même sur le fer.
- Frais de fusion de l’acier damassé. On peut faire trois fusions par jour, et la journée d’homme est estimée ici à 3 francs.
- lre dite de préparation.
- fr. c.
- 2 mesures de coke......... o
- 1 creuset................. 2
- 3 kilos de fer doux....... 3
- 150 grammes de wolfram.. . 1 10
- 144 grammes de carbonate de
- manganèse............. 2 88
- 2 hommes.................. 2
- 17 98
- dont le tiers, 1 kilo........... 6
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- 2e dite d’acier damassé.
- fr. c.
- 2 mesures de coke......... 0
- 1 creuset................... 1
- 1 kilo de fer doux......... 1
- 2 hommes................... 2
- 16
- Prix de revient de l’acier damassé , le kilo. ....... 8
- Des damas de corroyage. Les plus remarquables des aciers damassés de corroyage sont ceux que fabriquent les Malais. Leurs lames ont toutes une âme d’acier, mais les deux faces de chaque lame sont recouvertes d’un large damassé moiré et ondulé qui produit beaucoup d’effet par le contraste de ses veines blanches et noires, tantôt en faible relief, tantôt fortement dérochées par les acides.
- L’analyse de ces lames nous a fait reconnaître dans la veine blanche un alliage de nickel et de cuivre.
- Leur aspect seul montre qu’elles sont corroyées , et leur âme d’acier en est une preuve de plus.
- On imite très-bien ces lames, et l’on évite de leur mettre une lame d’acier par le procédé suivant :
- On taille une vingtaine de tôles de fer de la meilleure qualité en parallélogrammes d’environ 30 centimètres de longueur sur 5 centimètres de largeur. Ces tôles, bien appareillées, dressées et nettoyées à la lime, sont mouillées des deux côtés et couvertes de nickel en poudre. Le nickel doit être bien pur et exempt d’arsenic. Le cuivre est plus nuisible qu’utile. On reçoit du nickel d’Allemagne pour les fabriques de mail-lechort, il convient parfaitement à cet usage.
- Les tôles saupoudrées de nickel sont assemblées en trousse que l’on maintient par deux brides carrées. On les met au feu , et, à la température qui convient pour souffer le fer, on les soude avec toute l’attention possible. Le lopin étant formé est étiré , et on lui donne des ronces variées par les saignées que l’on burine à sa surface. Plus on veut que la veine soit fine , plus il faut replier sur lui-même et ressouder le lopin. Mais la grosse veine moirée a plus d’aspect que la veine fine. La lame étant achevée, on la cémente dans le charbon en poudre et en vase clos, pour lui donner l’aciération convenable. La cémentation doit être plus ou moins prolongée, selon l’épaisseur de la pièce.
- Après la cémentation, elle est trem-
- i rnelen
- pée, polie et dégraissée. On la* et couleur dans une auge de b v’rre mieux encore, dans un vase de ^ où l’on a versé de l’eau distt nant en dissolution de l’acide o% (acide de sucre). _cor-
- On fabrique de même des lain ^ royées de fer et de platine. Seine le platine doit être en feuifieS minces, un peu plus courtes e *jeS, étroites que les tôles de fer en jp quelles elles sont disposées aue ,uS vement. Ce dernier corroyage e difficile que celui du nickel ; d du dispendieux à cause du haut P 0, platine , et son effet n’est pas e portion de la cherté des matériau ^ ployés. Les lames ainsi préparée ^ cémentées et mises en couleur c celles de nickel. ,
- Les corroyages de différents a je ou d’acier et de fer, pareils à ce |a Clouët, se mettent en couleur u même manière. L’acide oxalui rtîr le plus convenable pour faire r gg(jue le damassé de corroyage ; il n’a pr^ jl pas d’action sur celui de fusion > .e5, produit des veines grises et b*ane ^ à l'inverse de celles que feraient ^ sortir les acides minéraux, lames de corroyage faites aveCAS)l3 rents fers plus ou moins carbure ' plus grande difficulté est de cop ^ l'aciération. Une cémentation fa' paraître le damassé.
- résefitefti
- Explication des figures qui repri ( l’appareil, fig. 1, pl. 68 , en éttv fig. 2 en plan.
- 0J6 ^
- A. A. Forge cylindrique en ^°r|ecreu5®*‘
- fer. d. d. Lut intérieur de terre
- ---------------------- t ,e fo0“
- e. e. Tôle percée de trous, formait ^ u de la forge, g. Seconde tôle éloig°y® ^ première et percée de trous contrat-1 ajr ceux de la tôle supérieure. B. C°^reoare‘' cylindrique qui reçoit le vent de (flle* et le transmet à la forge par les de11 percées. I. Entrée de la tuyère dan* Ie; (eljr à air. J. Tuyère conique. C. Venu Dulché. H. Bâtisse en brique.
- Moyen industriel pour purifié sulfurique arsenifère du coM pendant sa fabrication.
- Par M. A. Dupasqüier , professante chimie à l’école publique indus de Lyon (1).
- (0 Extrait d’un mémoire présente
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- nic (j a Posent k présence de l’arse-CO Quelques acides sulfuriques du injsteserce n a attiré l’attenlion des chi-Conv/ ,^Ue Par considération des in-reij dnî\rlS son emP'0' dans l’appa-djon Marsh pour les recherches mé-'0;!«*aies.
- Hf. jjl * °n réfléchit cependant, dit plj^g jPasquier, aux usages si multi-si(lèr^e ''ac‘de sulfurique, si l’on confit! p ^Ue plusieurs grandes fabriques nent nCe et en Angleterre l’obtien-(Suif Par la calcination des pyrites U)0i Ures de cuivre et de fer plus ou °U(1,S mélangés de sulfure d’arsenic tièCpars.éuiure de cuivre), et répandent qüa ^renient dans le commerce des rjq tltes considérables d’acide sulfu-Wif arsen*tcre, on doit comprendre de resuite nécessairement de l’emploi nie , acide d’assez nombreux inconvé-a$s ls P°Ur l’industrie et des dangers » r\^raves Pour la santé publique. i]e J'jMand on pense que des milliers atse r’rarames (lecet acide sulfurique p0ü n|tère sont journellement employés eide -tenir l’iode, pour préparer l’a-p|j nJtrique, l’acide chlorhydrique, le c0n 1 • °re’ le sulfate de soude , et se-çatxa,rement la soude artificielle , le tresD°nate de soude et une foule d’au-su|r ®els sodiques, pour fabriquer les p J .de zinc, de fer, de mercure et atèt ^U*te 'cs chlorures de ce dernier *ltteli ’ P0ur réparer des bases aux-gr, les ils sont unis, les acides pyroli— ût)eux» tartrique, nitrique, etc. ; quand eqiSe rappelle qu’il joue un si grand L dans l’afiinage de l’argent, la fa-cation des bougies stéariques, des Oq * gazeuses, de l’éther, de la glucose ^an i-re fécule, de même aussi que tion lépuration des huiles, la dissolu-raij de l'indigo et tant d’autres opè-qq °ns industrielles, pharmaceuti-iqe,i> etc., on ne peut se refuser à ad-(|estlre qu’il doit résulter de son emploi tra doubles assez fréquents dans les cire Ux de l’industrie, et dans quelques portances sans doute, des dangers », ï,'.hygiène publique. fait a* Pensé en conséquence que ce se-de etltreprendre un travail utile que cv.f^ehercher un moyen industriel,
- !-/ac]|
- a-dire d’un procédé peu coûteux dg "^e à mettre en pratique, pour pu-sUlfr Vendanl la fabrication l’acide à i,Urique arsenifère, et je me suis mis ^oeuvre.
- l8jj sciences, dans sa séance du 17 mars itaet intitulé : Des inconvénients et des *dfèr* (tUe présente l'acide sulfurique arse-k 1 m°yen de purifier cet acide pendant oruation, par fil. Âlph. Dupasquier.
- M. Dupasquier a en conséquence recherché d’abord quelle était la nature du composé arsenical contenu dans les acides sulfuriques arsenifères du commerce, et il a constaté par des recherches délicates que l’arsenic existait dans ces acides sulfuriques arsenifères à l’état d’acide arsénique, et que cet acide était évidemment le produit de la réaction de l’acide nitrique et des vapeurs nitreuses sur l’acide arsénieux, formé en même temps que l’acide sulfureux par la combustion des pyrites.
- Ce fait étant constaté il a recherché ensuite la quantité approximative de l’arsenic ordinairement contenu dans les acides arsenifères du commerce, quantité variable, il est vrai, suivant la proportion des matières arsenicales contenues dans les pyrites ou dans le soufre employé pour obtenir l’acide sulfurique, mais en déterminant cette quantité pour une même fabrique et par un grand nombre d’échantillons, M. Dupasquier a trouvé que chaque kilogramme d’acide sulfurique contenait en moyenne :
- Acide de 50 à 54°. . . environ 1 gr. acide arsénique.
- Acide de 60°. . . . de 1 gr. 350à lgr. 400
- Arrivant enfin aux recherches relatives à la découverte d’un moyen industriel pour purifier l’acide sulfurique arsenifère pendant la fabrication, M. Dupasquier a tenté trois moyens différents : 1° l’acide chlorhydrique; 2° l’acide sulfhydrique; 3° les sulfures alcalins. Le dernierseulayantdonnédes résultats complètement satisfaisants, c’est aussi le seul dont nous nous occuperons dans cet extrait.
- Après divers essais préliminaires pour rechercher quel était le sulfure alcalin qui devait dans cette opération mériter la préférence , M. Dupasquier s'est décidé pour le sulfure de baryum qui présente pour cette application des avantages incontestables.
- Ce sulfure d’abord est très-facile à préparer par la calcination du sulfate de baryte naturel avec le charbon. Ensuite on peut l’obtenir à très-bas prix, le sulfate barytique étant livré au commerce tout pulvérisé à 5 ou 6 fr. les 50 kilogr. Le sulfure de baryum offre d’ailleurs cet immense avantage sur les autres sulfures qu’en l’employant on ne laisse rien d'étranger dans l’acide sulfurique. Ce sulfure , en effet, mis en contact avec l’acide sulfurique est transformé en sulfate barytique qui se précipite en totalité , ne pouvant être re-
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- tenu en dissolution par l’acide sulfurique non concentré. On ne craint donc nullement d’ajouter un excès de sulfure dans l’acide sulfurique , car il est immédiatement et totalement précipité à l’état de sulfate, tandis qu’avec les sulfures de potassium, de sodium, de calcium, il resterait nécessairement dans l’acide sulfurique une quantité de sulfate dépotasse, de soude ou de chaux, d’autant plus considérable, qu’onaurait employé plus de sulfure.
- Mode d'opération. Il faudra prendre l’acide sulfurique arsenifère au sortir des chambres de plomb alors qu’il marquera 50° à 55° à l’aréomètre. Plus concentré, la précipitation de l’arsenic serait moins facile. On le recevra dans de grands réservoirs en plomb ; s’il est froid on élèvera sa température à 90° ou 100°, au moyen de la vapeur d’eau. La réaction du sulfure sur le composé arsenical étant dans ce cas plus prompte et plus parfaite. Cependant la purification pourra encore s’opérer, lors même qu’on négligerait cette précaution, par la raison qu’il faut attendre la précipitation du sulfure d’arsenic et du sulfate de baryte , et que le temps peut suppléer à une température élevée pour rendre complète la décomposition de l’acide arsénique.
- Du reste, à quelque température que l’on procède, il faudra avoir soin de brûler avec un flambeau allumé l’acide sulfhydrique qui se dégagera en abondance au moment où l’on mélangera le sulfure de barium avec l’acide sulfurique.
- Usera préférable d’employer le sulfure de baryum cristallisé et non une solution de ce sel. La décomposition dans ce cas sera moins rapide, il se perdra moins d’hydrogène sulfuré, et il faudra moins de sulfure pour arriver au même résultat, à la précipitation complète de l’arsenic. Cette condition sera d’ailleurs très-peu onéreuse , car rien n’est plus facile que d’obtenir le sulfure de baryum cristallisé.
- La quantité de ce sel qu’on devra employer sera nécessairement relative à la proportion d’arsenic contenue dans l’acide sulfurique. Il sera donc nécessaire de faire quelques recherches à cet égard avant de procéder en grand. Mais d’après les essais deux ou trois ki-logr. au plus de sulfure de baryum suffisent pour purifier complétementmille kilogr. d’acide sulfurique arsenifère.
- Il ne sera pas nécessaire de filtrer l’acide sulfurique pour le séparer du sulfate de baryte et du sulfure d’arsenic qui s’y trouvent mélangés. Après l’o-
- pération, il suffira pour cela de ser en repos pendant environ -leà quatre heures, et de procéder en n la décantation au moyen d’un sip^g Ce moyen appliqué en §rana0grant une fabrique de phosphore en op ja sur 600 kilogr. d’acide sulfur^A fois, n’a présenté aucune difficU
- Perfectionnement dans l'cppare*eS brûler te soufre dans tes fabrd} d'acide sulfurique.
- Par M. W. I. Cookson.
- 0ufre
- On sait que pour brûler le s gt dans les fabriques d’acide sulmr'd gU on se sert ordinairement de f°ur ^ arceaux composés de briques r gile réfractaire fortement rehees des tirants en fer, et à une des e> ^ mités de chacun desquels il y.3, papoue pour alimenter de soufre le rs. tères sur lesquelles s’opère la com tion, laquelle porte est percée de à travers lesquels passe l’air qui se^ré, jette sur le soufre dans chaque Palutre Chacune de celles-ci est placée en „ sous son arceau au-dessus du m de l’aire du four, afin que l’air a * sphériquè passe au-dessous et en an ^ la température, mais sans permet cet air de passer au delà des pater j Ce mode m’a paru vicieux, e 'ejl essayé de construire un autre aP.Pgepl dans lequel les plateaux remP les patères, où les [portes et les neaux sont construits de la même nière qu’on le fait dans le Pr0 -ap-connu, mais qui diffère en ce que L pareil pour la combustion du so peut fournir la vapeur dont on a , soin pour la fabrication de l’acide ^ furique ou pour un autre objet. ^ effet, Ja chaleur qui se dégage dan combustion de ce soufre est pluS suffisante pour générer la vapeur . cessaire à la fabrication de l’acide r la quantité de soufre brûlée , et conséquent cette vapeur estsuscep11 de recevoir encore quelques autres r plications. ,ü5^
- La chaleur obtenue par la con £tr® tion du soufre peut, par exemple, ^ employée à l’évaporation et à la r 0\. centration de l’acide ou autres ‘njjrg des , cas dans lequel il faut constr , les vases évaporatoires pour le but Pg cial auquel on les destine, ou bje ri servir des carneaux ou tubes-loi —
- chau'
- qui vont être décrits pour une c eS dière à vapeur, ou adopter tellesa
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- lo^ns suivant les besoins et les
- l^mir^'J^’ P'‘ est vue l’ex_
- yape e d’une chaudière cylindrique à ses’j (lUon doit supposer pourvue de ges p?PyPes de sûreté, tuyaux , jau-
- Halea(f^ c't une section longitudi-k u, e Cette même chaudière prise par ü oOes ponctuées I I, de la fig. 24. nea’a’a> sont trois tubes-foyers ou car-cha»d'^U* Passent à l’intérieur de la tes ^ ,le^° et sont fermés par des por-0rdin • semblables à celles en usage afitl ,aironient,etmunicsde régulateurs sphé/ r®^er Ie passage de l’air atmo-tiori' Ue sur soufre en combustion’ c,,c’p sont des plateaux de combus-et ^P‘acés à l’intérieur de ces tubes a, *es bords sont relevés afin dév Pecher le soufre en fusion de se PlateSer* Au-dessous de chacun de ces ^Ce nX combustion c, il y a un es-loi v 1 - e. Pour l’introduction de l’air a,t pénètre , mais ne peut pas aller Plate6 a 1 extrémité postérieure du q au où il se trouve arrêté, de „n v°*t donc, quand on fait usage de i,eL,aPpareil, qu’indépendamment dqj, euet refroidissant de l’air intro-% S°Us les plateaux c, ceux-ci se Ctnten contactdireet avec le métal est !U“es ou carneaux a, que la chaleur lue 0mPtement transmise à l’eau, et HHetCes Plateaux ne peuvent prendre i’e, ^Uipérature supérieure à celle de i^ dansla chaudière, ce qui est très-de la n9nt’ Puisqu’0» sait que par suite * ‘haute température à laquelle s’é-Son Parfois les patères à combustion ke* 68 arceaux en briques ordinaires, Plu Partie du soufre se sublime et de kit 'Se brûle irrégulièrement, ce qui br6sa,ia marche correcte des cham-Sj °i!' se fabrique l’acide sulfurique. (jar)’ 1 ouvrier ne trouve pas qu’il y a $Hf{j Ces carneaux a une température Plète taiïlent élevée pour brûler com-^e,nt le soufre , il applique une spf I'té plus ou moins grande de sable Per e fond de ces carneaux, ce qui lui Péfîn rôglcr et de maintenir la tem-Ure au degré voulu.
- Pêifg ’ Sotnt des patères à brûler le sal— litre qu’on introduit par une ouverte 0Percce dans la paroi de la champs s Con('ciile e, et sont portées sur des t fP°rls 0,1 pieds convenables ou
- 'We h 'ltes- Peut auss' los 'ntro_
- 1 oitns le bout des carneaux a.
- ^eh ^az Passent des carneaux a dans ^Hs1ni^re e' et 'a Par un conduit f 4 v a obambre g à fabriquer l’acide. aPeur d’eau est empruntée à la
- chaudière et se rend par le tube h dans cette dernière chambre comme à l’ordinaire , mais comme cette chaudière génère plus de vapeur que cela n’est nécessaire pour la condensation des gaz produits par la combustion de la quantité de soufre brûlé, on emploie cet excédant de vapeur qu’on conduit par un tuyau appliqué en i, à quelque travail utile, par exemple, pour obtenir un tirage dans la chambre à acide sulfurique.
- Je n’ai pas cru nécessaire de représenter la disposition des chaudières pour bouillir, évaporer et concentrer les liquides, attendu que cette disposition doit varier suivant les applications, et que les ingénieurs et les constructeurs ne rencontreront aucune difficulté à faire passer des carneaux à combustion dans ces sortes de vaisseaux.
- Pour mettre les appareils en train on emploie du charbon ou autre combustible qu’on applique sous la chaudière dans un loyer particulier, afin de chauffer l’eau de cette chaudière et que le soufre devienne suffisamment chaud. Quand l’appareil est en train, on clôt le foyer sous la 'chaudière ainsi que son conduit de fusion , et on marche par la seule combustion du soufre.
- Documents pour'servir à la connaissance et à la préparation manufacturière de Voutremer artificiel.
- Par M. C.-P. Pruckner , fabricant.
- ( Suite. )
- Je procède maintenant à la description de l’opération chimique proprement dite, c’est-à-dire à la production de l’outremer, et si dans les détails de cette opération , je laisse encore quelque chose à désirer, je prierai toutefois qu’on ait constamment présent à la mémoire que c’est uniquement dans l’intérêt de la science que je publie ce mémoire, que je fais connaître ici une méthode particulière de préparation de l’outremer, qui s’appuie sur des manipulations, des recherches et des expériences pratiques qui me sont propres, et non pas sur des essais faits simplement en petit, sur des travaux conduisant au but et qui d’ailleurs ne peuvent pas présenter beaucoup de différence avec le moyen employé en grand dans la fabrique de Nuremberg. J-.es travaux préliminaires se compo-
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- sent : de la préparation de l’argile, ou mieux de sa purification et de son lavage, ainsi que de la préparation en provision assez considérable du sulfure de sodium. Le premier de ces travaux est purement mécanique. L’argile sèche et réduite en petits morceaux, en la frappant avec des pilons de bois, est introduite dans des caisses carrées de lm,50 à 2m de longueur sur 1 mètre de largeur; on verse de l’eau dessus pour la pénétrer et on l’abandonne pendant plusieurs jours à elle-même. Cette argile se délite, se détrempe, travail qu’on favorise encore en l’agitant avec des rateaux de fer; après quoi un ouvrier en enlève avec une pelle des portions qu’il jette dans une cuve remplie d’une grande quantité d’eau, pour en former une bouillie très-tluide qu’il brasse au moyen d’un rable. Plus il y a d’eau proportionnellement à l’argile, plus la terre soumise à la lévigation sera fine dès la- première opération, et, par conséquent on peut par l’abondance du liquide épargner une ou deux opérations semblables. Les cuves à lévigation sont disposées autant que possible en gradins, et au nombre de trois à quatre les unes au-dessus des autres; elles sont plus larges que hautes. Leur grandeur se règle sur l’importance de l’établissement; généralement elles peuvent contenir de 24 à 30 hectolitres.
- Le lavage et la purification s’opèrent en faisant passer la terre bien démêlée à travers un tamis de crin, dont les mailles sont aussi fines que celles des tamis des pharmaciens; seulement le premier tamis présente des mailles un peu plus grandes.
- L’argile débarrassée de ses parties sableuses et grossières par trois à quatre lavages et tamisages successifs après chacun desquels on la laisse reposer , est ensuite emmagasinée sous un hangar dans des caisses carrées sans toutefois qu’on l’y laisse sécher. Dans les travaux ultérieurs pour fabriquer l’outremer, on s'assure chaque fois à l’aide d’un échantillon pesé et fortement desséché de la proportion de matière sèche qu’elle renferme, et on calcule d’après cela la quantité qu’il convient d’employer.
- J’ai annoncé plus haut que je ferais connaître comment on peut améliorer une argile colorée ou riche en oxide de fer. Pour y parvenir on opère ainsi qu’il suit. On prend la masse ou bouillie qui provient du dernier lavage , et on y ajoute 3 à 4 pour 100 de sel marin et 3 à 3,5 pour 100 d’acide sulfurique; on
- laisse pendant longtemps ces sub -j|er en contact en ayant soin de les tra jSi fréquemment avec des râbles e“? .jent L’acide chlorhydrique qu* ** pour libre ainsi, se combine au *erj^étal former un chlorhydrate de ce. vage très-soluble , dont un nouveau ^ débarrasse la terre, aussi bien fi sulfate de soude qui s’est forme, JuS rend l’argile d’un aspect beaucoup. re blanc qu’auparavant et bien plus P * j à la fabrication de l’outremer-qu’il en soit, il est bien préférai) une viter cette purification par lecboi* argile pure et de bonne qualité-Le sulfure de sodium fiulC°,ce)ai à la préparation de l’outremer eS ta-qu’on appelle sulfure double ou sulfure sodique de M. Berze!lui -^jg préparation ne diffère en rien d , ^ qu’on indique dans tous les trai je chimie, et les manipulations rtie préparer en masse ont déjà été en P. ju$ indiquées. Pour recueillir des -^e de la fabricationde l’acide chlorhyu le sulfate de soude nécessaire à sa P •je ration il faut d’abord les débarras tout l’acide de chlorhydrique ^ ^v^iai) y parvient à l’aide de la c^^cl rjjère* en grand dans un four à réve Les gâteaux concassés en more ( trois à quatre fois la grosseur du P ^ sont d’abord vivement immerges l’eau et retirés ou simplement ^ul®. j^r par aspersion, lorsque, par un ?ap prolongé à l’air, ils n'en ont pas dej ^0, tiré l’humidité, attendu qu’un s? sfa' dérément humide laisse bien PÎ]Jagcf cilement etplus com plétement de» e„t 1 acide|qu unselsec,etestparconsefij.0(ir plus promptement préparé. ol|td en est rempli presque jusqu'à la .(ia-seulement il faut avoir soin de | ]j ger des vides ou des conduits u p masse du sel qu’on charge P° tenir passage de la flamme, et de se ^ se le feu sans interruption, tant fi“ m' dégage des vapeurs d’acide c‘1%ar drique, reconnaissables à leur, jeure qu’on perçoit à l’ouverture P?s*f ^i11' du four. Le feu ne doit pas dès 1 (1t;
- mencementêtre poussé trop ,?IV. pSité’ on en augmente peu à peu 1 i°te,r0uge jusqu’à ce que le sel arrive au ellt naissant, instant où bien certain llê) on a chassé tout l’acide chlorhyû\. ni) et où il commence à -se dégag^^e peu d’acide sulfureux. L’indic® ^ bonne préparation par ce IIl0^dijeCÉ sulfate de soude , consiste en ce sel saturé et dissous dans Peau ’ü\ prf.j une dissolution un peu trouble fi * vient en grande partie de. fl (je ^ laisse précipiter un peu d’oxm
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- ferm .^üx, lorsque le sel marin renet qa> n.Peu de sulfate de celte base, PW| e,ns,^te 1® dissolution ne rougit (lat|S J, '?Urnesol. Les vapeurs dégagées pas air Pendant ce travail ne doivent datant que possible, se répandre parceles habités et sur les plantes, sait d’elles exercent, comme on létèr Une ^nduence excessivement dé-su,. I6 sVr tous les objets en fer et an JJ. ^gélation. Le sel calciné est danUot Pulvérisé dans un bocard ou dre ,uo moulin, et réduit en une pou-non 6 *a grosseur de la poudre à ca-si0n’ et lorsqu’on veut en faire provi-3de’ S?ns quil ait été fondu, ce qu’on ger mie«x à faire, c’est de le mèlan-cbau3Vec u,ie quantité convenable de sec * et de charbon, le conserver bien hü’.altendu que déposé dans un lieu dey, e et mls en tas sans mélange, il quPrJ.nt hygroscopique, et par consè-perd la forme pulvérulente. s0(lians la préparation du sulfure de °n w1 Par Ie sulfate sec de soude, daJ^lnoge les ingrédients ci-dessus "es proportions suivantes :
- kilog. sulfate de soude.
- . . . . charbon en poudre. *0 . . . . chaux délitée à l'air.
- ip J. hnèlange doit être opéré de la tna lere la plus intime en tamisant la na SSe> ou à l’aide de tonneaux tour-im *ur leur axe et dans lesquels on
- jOouit les matériaux, cité Mfours » dont la sole a une capa-lüint e qu’on Puisse Y travailler un le tal métrique de masse, sont sous qUçaPp°rt pratique plus avantageux ter ,Ceux plus grands, où on peut trai-i'Ur e, ^ à 3 quintaux à la fois. On et J >t donc une charge dans le four, de A- recouvre dans tous ses points h))e a ^ millimètres de chaux pulvè-pe|iple> qu’on bat fortement avec une iaan-.en fer. La fusion s’opère de la ^ent re a indiquée précéderait sulfure de sodium, quand il est ^e n ^ ’ est extrail aveC un rabl<* °u e„ jP^Ue, et jeté dans une auge carrée Oi, i?r,te, plutôt plate que profonde, Vejjj Refroidit et d’où on l'enlève. 11 ^em^^t aisément à l’air, et par consè-tttçjj.1 ’ d faut le traiter aussi prompte-l’eJ *|ue possible et le dissoudre dans qtie " Hans celte dissolution on calcule ciqi^Ur chaque partie de sel il faut
- ^Parties d’eau.
- Jspifure de sodium contient dans Hale Jtl0n, indépendamment de carbo-Ue soude et de soude caustique,
- encore un peu de sulfure de chaux, d’hyposulfate et sulfate (?) de la même base. Quand on le traite par l’eau, il est mieux de se servir de liquide bouillant et de faire bouillir quelque temps la dissolution jusqu’à ce qu'on ait dissout complètement les morceaux ou grumeaux de sel. Au moyen de cette dissolution à chaud , le sulfure de calcium se trouve décomposé par le carbonate de soude et précipité sous forme de carbonate calcaire. La dissolution est alors versée dans une cuve à dépôt en fonte, ou doublée en tôle pour laisser déposer toutes les parties insolubles. Ces parties se composent , en outre du carbonate et d’un peu de sulfate de chaux, d’une petite quantité de charbon qui nage dans la solution et ne se dépose qu’au bout de quelques jours. Plus on peut laisser de temps la solution en repos pour qu’elle éclaircisse , mieux on s’en trouve , parce que la moindre parcelle de charbon qu’on introduit plus tard dans l’outremer en altère au feu la nuance. La liqueur doit être autant que possible garantie du contact de l’air. A froid, il cristallise toujours dans la dissolution un peu de sulfate de soude qu’on enlève pour un nouveau travail, et qu’on peut employer après l’avoir dépouillé de son eau de cristallisation. La dissolution qui contient alors dH sulfure de sodium est ensuite, par l’ébullition avec du soufre eu poudre, transformée en une dissolution de bisulfure de cette base , et cette dissolution tirée au clair est introduite dans une chaudière de fonte bien propre, dans laquelle pendant l’ébullition on ajoute du soufre pulvérisé et bien pur, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus s’en dissoudre. Cent parties de sulfure de sodium simple fondu, exigent environ 40 à 50 parties de soufre. Ou laisse la dissolution refroidir dans la chaudière, ou bien on la verse de nouveau dans la cuve à dépôt; et comme la dissolution se concentre par l’ébullition , on s’arrange de manière à ce qu’elle se trouve réduite au quart, point auquel elle peut avoir un poids spécifique de 1,200 ou 25° Baumé.
- La dissolution de sulfure de sodium ainsi préparée, et qui laisse encore après quelque temps de repos précipiter un peu de soufre qu’on utilise dans une opération postérieure, est alors mise à l’abri du contact de l’air en l’introduisant dans des ballons de verre, et sous cet état elle est propre à la fabrication de 1 outremer.
- Après s’être ainsi pourvu des matières nécessaires, on peut procéder à la
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- fabrication de la couleur elle-même. Quelque considérable que soit un établissement, et la masse de ses affaires, il n’en sera pas moins toujours prudent de ne pas faire des chargements qui dépassent 12 à 25 kilog. Des masses plus fortes se travaillent moins facilement. On évapore dans une chaudière en fonte plate , 50 kilog. de la dissolution de sulfure de sodium, dont on a fait provision, jusqu’à consistance de sirop, et on y démêle intimement au moyen d’une forte spatule en fer 12, 5 kilog. d’argile sèche, ou bien de l’argile humide qu’on a préparée en provision dans la proportion qui correspond à ce poids à l’état sec. Pendant que la masse peutencoreètre facilement agitée et travaillée, on y ajoute peu à peu une solution de 250 gram. de sulfate de fer cristallisé, bien pur et bien exempt de cuivre, et on mélange le tout en brassant soigneusement et de la manière la plus intime. Peu importe qu’on ajoute cette solution de sulfate de fer d’abord, puis l’argile ensuite. Aussitôt qu’on a ainsi versé cette solution de sulfate de fer, la masse prend une teinte vert jaunâtre, et il faut veiller surtout à ce que le sulfure de fer qui se forme, s’unisse de la manière la plus parfaite avec la masse.
- Cette masse qu’on travaille et brasse sans cesse est alors évaporée à siccité complète et enlevée de la chaudière le plus promptement possible, attendu qu’elle attire l’humidité de l’air, et mise de suite en œuvre aussitôt qu’on l’a réduite en poudre impalpable dans les bocards ou les machines à pulvériser, ci-dessus indiquées.
- Ainsi préparée , la masse brute d’outremer est introduite dans la mouille, sur une hauteur de 8 centimètres , et soumise à une chaleur rouge modérée, jusqu’à ce qu’elle soit incandescente dans toutes ses parties. Cfette calcination est prolongée pendant trois quarts d’heure à une heure, pendant lesquels on agite fréquemment la masse, et surtout en facilitant avec soin l’accès de l’air. J’ai observé qu’une calcination longue et vive était désavantageuse, tandis, d’un autre côté, qu’une calcination faible ne fournissait pas d’outremer. Pendant l’opération on remarque un changement complet dans la masse ; elle a d’abord une couleur brunâtre de cuir, puis elle passe au rougeâtre , au vert, et enfin au bleu. Dans les grumeaux verts on retrouve évidemment la nuance de l’outremer, qu'on a qualifié du nom d’outremer vert, tout aussi bien que dans ceux
- qui sont bleus celle de l'oulreme ^
- préparé, et dont quelques-uns on ^
- beaucoup de feu. Il faut aPPort avail plus scrupuleuse attention au g
- de la calcination , et ce travail jjre une certaine pratique pour reC°n „rC\ie le degré précis de feu ; quand la111 a de celui-ci n’est pas régulière^ moins de couleur et un outreme . rieur à celui des diverses sortes tremer du commerce. trajte
- La masse calcinée est alors e. tre
- delamoufile, et soumise à une st
- opération qui consiste après q*1 e refroidie , à la jeter dans une cuve ^ gg plie d’eau où on la lave, juS?uspar-qu’on l’ait débarrassée de toutesle ^|U-ties salines qu’elle renferme. La ^ tion consiste en grande partie en ^ fure de sodium en excès, s . lt en hyposulfate (?) de soude, et,t!eJjieet outre en suspension un peu tl ?r°uCun de soude caustique. On n’en falla ajt-usage ; peut-être cependant pourmon on s’en servir comme eau de dissol dans ur.e nouvelle opération. -g,
- On réunit dans cette cuve de *.a "je les produits de plusieurs opératio ^ calcination , et lorsque la masse estR gt faitement bien lavée, et qu’elle gür entièrement déposée, on la jetj:ssé une manche d’où, après qu’on en a13 égoutter toute l’humidité surabonda^ on la transporte dans un séchoir ^ des planches ou des toiles, où o laisse bien sécher. Dans cet état, e ^ la plupart du temps un aspect ver f bleu noirâtre. On a dû aussi chère ^ à assortir la masse calcinée ava^L0r-lavage , et à travailler à part les & ^ ceaux du bleu le plus beau , P°uf>0fl-faire les sortes les plus fines 0 tremer. ( . de
- La masse séchce est alors triture .s nouveau et passée à travers un ta^eS fin. La trituration s'opère dans ( mortiers en pierre , ou dans un.va g de fonte, très-propre, avec des pd°(Ver, bois, et n’est pas difficile à oper attendu que cette masse n’a qu faible cohésion.
- Dans cet état, celte masse est so^ mise à une seconde calcination. v cela on a aussi des moufïïes qui net-0n, vent absolument qu’à cette opérât* ^ et peuvent contenir de 5 à 7 kilpS:’ matière, et avoir 0m,45 à 0U,,50 de * . geur, sur 0m,80 à lm de longueur- ^ r verture de ces moufïïes est ferinee i^g un tampon pourvu d’une poignee']l(re feu est poussé modérément, et un r° gf naissant est suffisant pour dévelol^ la nuance. Ordinairement la n*3^ dès que la chaleur s’élève un peu »c
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- et Cetta^cyenir bleuâtre sur les bords, Wau 6 te,nte s’étend peu à peu jus-l’oxisjA Centre ; c’est une preuve que tre, j0ne l’air, partout où il pénè-stit’^iUe Vn r^e important dans la con-a§ite d0 ^a mat^re colorante. On WaH„°nc masse aussitôt que la co-
- nifest”" Cn ^eu a commencé à se ma-°n ne r’ avec des crochets en fer, et ^ent C?sse de l’observer jusqu’au mo-Calcin°r C**e a Pass® au bleu l)ur* ^a trois 1 l0n dure de une demi-heure à lon ^ts d’heure. Une chaleur plus présçJPP8 soutenue et plus forte ne cinée pi ni^ avantage. La poudre cal-l'air n‘evée de la mouille et déposée à feste j?r ^es P'a(Iues de granité , mani-dant j °Uvent très - promptement pen-bit( e,e refroidissement un avivage su-Sa ’CojUne exal tation remarquable dans Pas a °rat*on en bleu. Parfois je n’ai r*u de traces de ce phénomène, ^ 'as recherches auxquelles je ipipo lsJ,vré , il m’a été jusqu’à présent c*rco*i *e de déterminer dans quelles Paraîtstances il se manifeste ou n’ap-de no as’ et pour cela il faudra faire Le Uvelles expériences, dep dernier travail de préparation d’ün atremer se fait en grand au moyen des p^ulin m's en action par la force Po§<> 0,J celle de l’eau, et com-
- gisanta,ns* qu’il a été dit d’une meule virn'le. et d’une meule courante d’cn-^ *'.20 à lm,50 de diamètre en liris -teK 1® plus dur. Les petits mou-îpqUp| as qui sont mus par l’ouvrier ^anJ °n confie aussi la direction du du j moulin , travaillent la plupart L. mps ies sortes inférieures de cou-
- ®Ur f ‘ WI IVJ IU1U1VUH.O m, VUU-
- Hentp Coulcur a,nsi moulue extrê-Satio bu est encore lavée par lévi-dan * et les eaux de lavage reçues 2, 3 cuves portant les n«« % , Ô, 1, dilfép ’ °ù l’on classe séparément les Ide ienles sortes d’outremer , telles berR e(s livre la fabrique de Nurem-tütn^1 le"es qu’on les expédie au Qu ^FCe aPrès les avoir fait sécher. l’oütrelqoes mots encore sur l’essai de dr> ,emer. Je crois avoir trouvé dans S na!,tement Par l’hydrogène un q la a de mettre à l’épreuve la bonté 0n °hdité de l’outremer, de ja SaÙ en effet que ce gaz, à l’aide Ife etf a^eur, enlève au corps du sou-ïîn . lt passer sa nuance au rouge, dp tJotroduisant de l’outremer dans edco e (!e verre, mettant celui-ci déga ^munication avec un appareil à 'Ssleî §az ? chauffant l’outremer d’hj-çj obe et faisant passer un courant 8diVa^8ène , j’ai obtenu les résultats
- L’outremer artificiel, sorte O, a passé d’abord légèrement au rouge, mais en prolongeant le courant d’hydrogène et en le soutenant pendant plus d’une demi - heure , la nuance bleue a fléchi déplus en plus, et a disparu enfin entièrement pour passer au gris verdâtre.
- Les sortes inférieures d’outremer artificiel de Nuremberg ont perdu leur couleur encore plus promptement, et la sorte n° 5 est en quelques instants devenue blanc grisâtre.
- D’un autre côté l’outremer de Venise ou naturel soumis au même traitement pendant plus longtemps a perdu beaucoup moins de sa nuance, et au bout d’une heure qu’on a prolongé le courant d’hydrogène, sa couleur était encore remarquablement bleue. Les anciennes sortes d’outremer naturel se sont comportées de même, et après avoir été deux heures exposées au courant d’hydrogène, je n’ai pu parvenir à en détruire complètement la teinte bleue.
- Ainsi, l’outremer artificiel soumis à un même traitement se compose différemment de l’outremer véritable , ou provenant du lapis lazuli, etde ce fait, on peut tirer la conséquence qu’il doit en être de même dans la peinture. Nous savons déjà que le cinnabre présente quelque chose d’analogue, puisque celui préparé par voie humide ou cinnabre dit patenté offre des propriétés fort différentes dans la préparation des pains et de la cire à cacheter du cinnabre préparé par la voie sèche ou sublimé. Les pains et la cire à cacheter, surtout les pains dès qu’on les prépare avec le premier, prennent une nuance qui est plutôt le rouge noirâtre que le rouge éclatant; la cire à cacheter offre le même résultat, même quand la nuance du cinnabre patenté a plus de feu que celle du cinnabre sublimé. C’est d’après ces motifs que les fabricants de ces produits à cacheter ont rejeté jusqu’à ce jour le cinnabre provenant du mode de fabrication par la voie humide, et jusqu’à présent, autant qu’il est à ma connaissance, il n’est pas de moyen pour venir en aide à ce défaut de la voie humide. Ce défaut ne résiderait-il pas dans la préparation chimique? Le fait est présumable, quoique la théorie (!) et l’analyse chimique n’y trouvent aucune différence. U pourrait bien maintenant en être de même avec l’outremer. Si le commerce livre aujourd’hui différentes sortes d’outremer, il est certain aussi que leur durée et leur
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- manière de se comporter sont également différentes. En général je crois pouvoir dire que cette matière colorante préparée par voie artificielle a été beaucoup trop vantée comme corps colorant bleu ; peut-être les éloges proviennent-ils de ce que jusqu a présent nous n’avons aucune autre couleur bleue qui se comporte convenablement à l’air et à la lumière , résiste aux vapeurs sulfureuses et alcalines, et possède en même temps la pureté et la vivacité de l’outremer véritable. Mais , dans tous les cas, je nie que l’outremer artificiel jouisse des mêmes qualités que celui qu’on extrait de la lazu-lite. Des peintres habiles et des artistes du premier rang , je citerai par exemple les peintres de l’école de Munich, n’ont pas tardé à s’apercevoir d’un changement de ton et d’une altération au bout de peu de temps dans les peintures où l’on avait fait entrer les sortes les plus fines d’outremer artificiel. Ce qui est certain c’est que des écussons , des enseignes, des voitures, dont la peinture en bleu avait été faite à l’outremer artificiel, ont en très-peu de temps passé entièrement au bleu sale. Tous les poteaux miliaires de la Bavière qui avaient, par ordre supérieur, été peints au bleu avec cet outremer, dont il est vrai on n’avait pas pris la sorte la plus fine, ont en quelques mois perdu leur premier aspect, et j’ai même remarqué que dans les appartements les peintures à l’outremer ne résistaient pas et s’altéraient sans retour. En rappelant ces faits, je ne veux pas toutefois qu’on croie que je veux déprécier cette belle couleur , attendu qu’il est bien possible que les défauts que je lui reproche proviennent de son mode de fabrication ou de la manière défectueuse de l’appliquer ; car ce qui est certain, c’est que quand un objet est nouveau, il faut encore longtemps avant qu'on acquière toutes les connaissances nécessaires pour en faire l’emploi le plus avantageux dans toutes les circonstances. On sait enfin que l’outremer vert de Nuremberg n’a reçu encore que fort peu d’applications et n’a pas pu encore sc substituer aux autres couleurs vertes. Seulement je désire que mes remarques puissent mettre sur la voie de nouveaux perfectionnements, et déchirent le voile mystérieux dont on semble vouloir encore entourer une fabrication que jusqu’ici on a tenue secrète (1).
- (1) On peut voir dans le Technologisle,
- 2® année, p. 197 ; 3e année, p. 304 ; et 4e ann.,
- Essai des potasses du coinnw?ce ** l'aide du potassimètre.
- O. Henry, professeur agr®» à l’Ecole de Pharmacie de PartSf
- (Extrait.)
- Mon procédé repose sur un Lr connu par Serullas et vérifié dePu’r^té tous les chimistes ; c’est la que présente Y acide oosichlo (aéide perchlorique) de former a' ^je potasse un sel complètement in?° • dans l’alcool, et de précipiter. fîgDte$ totalité cette base de ses diner jjj-combinaisons salines. La potasse ^ binée à l’acide acétique, même e» ^ ger excès et dissoute dans froid, d’une densité égale à 37°,s
- wij, ]$'
- p. 56, les travaux les plus récents de J» ‘jiipl KaufetHeyne, et L. Èlsner, sur la c? 4 et la fabrication de l’outremer art»,cl® j0po5® encore un moyen pour sa préparation P 0poS® par le docteur Winlerfefd, qui s’est P ce|ii' de fabriquer un outremer aussi beau ‘Krjrie11' de M. Guimet, à un prix beaucoup *' jer' (1 fr. 50 le kilog.) à celui où on livre nier. 6pS0ÜÎ,
- « 200 parties de résidus ou cendres o® (eaux mères évaporées du carbonate cristallisé) sont dissoutesdans l’eau bou ^ puis on y ajoute too parties de soufre jgit» are, 4 parties de sulfate de fer diss?“jrj^e' l’eau , etenlin , too parties d’argile P , vrna>5®i on mélange bien et on fait évaporer13Lejitc’ Cette masse, sèche et pulvérisée Une1 * .ajr«i introduite dans des vases d’argile rc rtrn<|,ep qui peuvent en renfermer 4 à 5 küogf"
- Ces vases sont fermés avec une plaque s ü»
- terre, et chauffés sans interrupti?n a.^c four, en agitant la masse de temps à au > e I» une tige de fer. Lorsqu’on remarque i pâmasse commence à s’alfaisser, et que • sente une coloration en bleu noir, ll4,0péfJ' par le refroidissement à un beau ve,t Vkil°l’'! tion est terminée. Quand on opère sur l’ n c<>f' il faut environ 14 heures de calciu3" mW3 tinue. On laisse la masse affaissée r t ?0in dans le vase qu’on lute avec le plus gr“ el)lèy pour éviter le contact de l’air; Pu*s,0ace £r<’n le résidu qu’il renferme, on le conca»^^ u* siérement, on écarte les morceaux ql*pa-1’ aspect sale, on lave à l’eau chaude, et0 p au moulin encore humide pour réduire vïr!«’ dre fine. Par ce traitement, la coule1* j,|eu sous l’influence de l’air, passe au bea.rjeiiC\ L’argile qui a été employée dans les exp e)11cn était assez maigre et presque cotnpU|n9ti# exempte de fer ; elle avait, avant la cay fo> une couleur blanc grisâtre. On l’a ca ciani^ ,o teinent pour détruire les matières oft? qu’elle pouvait renfermer, ce qui ‘3 iii°^ complètement blanche ; puison l’a br's lue finement etemployee.Les cendre» e), il® ont besoin aussi d’être calcinées P°uvrasfS ' truire les matières organiques. Les \ t!spé(:-c plus propres à ces opérations sont çe* de cornues en terre réfractaire, qu 0„jère'l)n obliquement dans le fourneau, de ma" çelt. v{ leur col ne soit pas en contact ave ,r0u P° ferme avec une plaque percée d’un 1 le passage de la tige qui sert à remue >
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- Cette i-n lerement quand on mélange *enulqUeuravec une solution égale-De p| t0°lique d’oxichlorate de soude, avec 1’^’ • souc^e> comme on sait, fait ^UescentG e,n <Iuestion un sel déli-a 37oCp plus solubles dans l’alcool lève q nbn » l’alcool à 37° froid n’en-(le chi Ue ^es quantités insignifiantes dans i0rure de potassium, si commun des - Potasses du commerce, à côté R^Ostrp 6 ets^*cate insolubles dans ce
- Se procurer le réactif indispen-Cottim°U ^oxichlorate de soude, on laine Cnce .Par se procurer une cer-(pp-fcV?|Uant'^t® d’oxichlorate de potasse rmias ^ate) Par Ie moyen dû à Se-Cr®üs v n cbauffe avec soin, dans un lassPe -e platine, le chlorate de po-etlünCr1St?”isé- se* f°nd d’abord Cojp "quide transparent, puis se dé-JJ* avec une vive ébullition de M*'Bene ; le dégagement gazeux se devjg j ensuite , la matière s’épaissit, quan j manche, opaque, laiteuse , et ^Hes °n n aPerǰit plus que quelques P°n en'i;ve du feu et on verse Capti Cau distillée le produit avec pré-^blV °n ^uui1 plusieurs opérations
- Ê ables, on ajoute en eau à peu .uj]|!ngt fois le poids du sel, on fait èt0Vdr, on filtre à travers une petite lr°Uhi e ^aine* et °n laisse refroidir en ’aut la cristallisation. L’oxichlo-§raj de potasse se dépose en petits CUeit] b*ancs » brillants, qu’on re-apr^se et qu’on fait sécher à l’étuve ConCeUn javage à froid. Les eaux mères CHc0p ^es légèrement en fournissent idè]^pe Utle petite quantité, mais déjà Pojjg avec du chlorate non décom-Poi, ’ .et Plus tard avec du chlorure de
- 4'ûrs°X!Ch,.0rate P°^asse réuni est 5 tjn reduit en poudre fine et soumis V°icjC°urant de gaz acide üuosilicique. Iitç1 .c°uiment on opère dans une cor-•dèijd16 grès sèche : on introduit un fif^ très-exact de sable fin (pu-1 Da 1 acide chlorhydrique et l’eau), 1 Par*- 2/3 de fluate de chaux sec ; tassj le 1/4 pour uné partie de sel po-rf-6, 0n dispose un tube recourbé ^ni j!aiuètre assez large et très-sec c0fn d Un bon bouchon qui l’unit à la f|essllse’) 0n verse sur le mélange ciliés d’de sable et de fluate trois paraît Cl(^e sulfurique du commerce ; ÜatjlemPiVc tub.e en l’entrant convexes ij nt et on *e lai* plonger de quel-°nq ^nes dans du mercure placé au ^lora/Une large éprouvette. L’oxi-5epi j0.e de potasse, délayé dans six ou ls son poids d’eau pure, est versé
- sur le mercure, puis on chauffe progressivement. Bientôt l’acide fluosili-cique se dégage; il traverse le mercure et vient réagir sur le sel potassique pour en éliminer l’acide oxichlorique. La réaction achevée on jette le magma sur une toile propre, on lave à l’eau distillée le dépôt gélatiniforme, et dans les liqueurs réunies on ajoute à saturation légèrement alcaline du carbonate de soude cristallisé. Le nouveau liquide filtré est concentré avec soin au bain de sable en consistance de sirop. C’est alors qu’on l’étend de son poids environ d’alcool à 37°, on chauffe légèrement, puis on filtre.
- Cette solution alcoolique est celle d’oxichlorate de soude destinée aux essaie potassimétriques ; il faut seulement la titrer pour établir l’instrument à l’aide duquel on doit opérer, et que l’auteur appelle potassimètre. La solution alcoolique d’oxichlorate de soude est titrée de telle sorte que chacun des degrés de l’instrument divisé en cent parties représente un centième de carbonate de soude pur. La disposition de cet instrument est telle que chaque degré se trouve occuper une certaine étendue, ce qui permet d’arriver sans difficulté à une erreur d’un centième , et même d’un demi-centième.
- Quant à la potasse , transformée d’abord en acétate, elle est dissoute ensuite dans l’alcool à 37° froid, afin de laisser intact le sulfate de potasse et le chlorure de potassium qui s’y trouvent toujours en proportion plus ou moins considérable.
- Description du potassimètre. AB, lig. 3 , pl. 68 , est un tube de verre d’une longueur de 60 centimètres environ, et d’un diamètre de 4 millimètres à peu près. En A se trouve un entonnoir de verre soudé ou adapté à volonté, et en B un petit robinet en cuivre terminé par un tube capillaire; ce robinet s'ajuste au tube par un bon bouchon et avec de la cire à cacheter. Le tube AB est fixé par deux crochets au long d’une échelle inscrite par une planche, et cette échelle est divisée en 100 parties égales. Le tout est supporté par un pied qui permet de placer le tube AB au-dessus du vase M contenant le sel de potasse à essayer. Dans l’étendue comprise dans le tube AB à partir du premier au centième degré inclus (oc à z), on a une liqueur d’oxichlorate sodique titrée représentant par chaque degré 1/100* de carbonate potassique pur (1).
- ,(i) Ce titre s’obtient aisément. Pour cela,
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- Moyen d'opérer pour faire l'essai potassimétrique. On prend en plusieurs points du baril de potasse à essayer divers échantillons représentant 250 ou 300 grammes; on les mélange ensuite et on les réduit en une poudre fine aussi promptement que possible. On prélève sur cette poudre 50 gr. que l’on traite à froid par eau distillée (100grammes ou 1 décilitre); on filtre avec soin , et la liqueur PP' est introduite dans une petite éprouvette graduée en. cinquante parties égales :
- 1° On prend d’abord au moyend’une pipette graduée 10 mesures de ce liquide (ou 5 grammes de la potasse) PP' que l’on àoumet à part à l’essai al-calimétrique, en se conformant en tous points à l’instruction de M. Gay Lus-sac ; puis on note le degré alcalimétri-que obtenu ;
- 2° D’autre part on prend une mesure du liquide ci-dessus ou 1 gramme de j la potasse PP' ; on sature à l’aide de j l’acide acétique en léger excès ; on fait ! évaporer jusqu’à siccitê et on traite le résidu à l’aide de l’alcool à 37° froid; on filtre sans rien perdre. C’est dans ce liquide, représentant en acétate le carbonate de potasse et même celui de soude de la potasse, à examiner qu’on ajoute goutte à goutte la solution titrée j d’oxichlorate de soude, tant qu’on \ aperçoit un précipité , et en l’ajoutant | fort lentement lorsqu’on approche vers les quarante ou cinquante mesures du tube AB.
- Ce nombre indique pour 1 gramme
- on fait écouler lentement la quantité d’alcool à 37° contenue dans l’espace du tube Ali compris entre o° et ioo°; on en prend ensuite le poids exactement. On pèse ensuite îo ou îoo fois la même quantité d’alcool à 37° dans un flacon à l’émeri, et on y ajoute, soit 10 fois osr,884, soit too fois o,884 d’oxichlorate de soude sec; ce mélange est la liqueur d’épreuve titrée, renfermant, dans l’étendue des i00° du tube, ogr,884 d’oxichlorate de soude sec qui répondent à 1 gramme de carbonate de soude pur.
- de potasse examinée des cenliùMe carbonate potassique pur. „
- Or, connaissant d'une partau ® j-j. de l’essai alcalimétrique la quan ptr eide sulfurique que sature ce tasse, on arrive aisément a s® et proportion de carbonates de p°l de soude mélangés. . ’tre
- En effet 100 mesures de 1 alca i représentent :
- M'i oU
- 7.60
- bM
- Acide sulfurique à 60°. . • •
- Acide sulfurique auhydre. •
- Qui équivalent à carbonate de potasse pur anhydre.. • •
- ----à carbonate de soude pur
- anhydre.................
- rt
- On a déterminé de l’autre Par rtjofl moyen du potassimètre , la proP® n<r réelle de carbonate de potasse de tasse essayée sur cent parties. ^ Voyant ce que cette proportion ^ prendre d’acide sulfurique réel» * cêt fèrence de la quantité totale acide employé dans l’épreuve a*ca 'nefî trique , pour 100 de potasse , do de suite la quantité du carbonjn g soude ajouté , et le double Pr? atjofl sera résolu, savoir : la déterminée
- delà véritable valeur potassique et je de la proportion du carbonate de s ajouté. r
- Exemple : soit 100 grammes d® jj 3 tasse du commerce prise corn®? .c^ été dit, et donnant 1° par l’essai < ^ limctrique , un nombre de degre j,y-représente acide sulfurique réel a p dre 38^ram ,9 ; 2° par l’essai au P°^sCfi' mètre un nombre de degrés repw -r. tant : carbonate de potasse pur ^ je§ On aura 2,89 d’acide sulfurique P®n 50 carbonate potasse pur. La diu®^ (Je 10 d’acide représentera carbona soude pur 13,3. eIK
- Le tableau suivant peutdonn®r i core de nouvelles indications.
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- t0TÀSSE du c°®nierce. DEGRÉS alcalimétriques. DEGRÉS du potassimètrc.
- loo 137.19 100 =
- 109 68.59 50 =
- 100 85.50 50 =
- loo 85.50 25 =
- loo 7<>.06 30 =
- CARBONATE DE POTASSE et
- carbonate de soude en centièmes.
- Carbonate de potasse pur........ 100/100'
- id.................. 50/100e
- Carbonate de potasse pur.......... 50/100'
- Carbonate de soude pur............ 13/100'
- {Carbonate de potasse pur....... 25/100'
- Carbonate de soude pur............ 26/100'
- (Carbonate de potasse pur......... 30/107'
- Carbonate de soude pur............ 17/100'
- ^ur la fabrication de la colle.
- ttre de M. Schattenmann à M. Dumas, de l’institut (1).
- l’|)Q®n^ant mon séjour à Paris j’ai eu bric neur vous entretenir de la
- panatl0n de la colle et de nous faire ^es résultats de mon expérience l^s cette branche d’industrie. l erian;s les notices qui ont accompagné l'ad 91 des échantillons des produits de lq ^^istrationdes mines de Bouxwil-expositions publiques de 1834, et. ^44. j’ai appelé l’attention sur Sr ?^re de constater la véritable va-^l|p *a c°lle. J’ai reconnu que la H^.^erte qu’on obtient en fondant les l^cii es a c°He séchait beaucoup moins ScJ^ent que la gelée de la colle déjà cbe f et refondue, et que la colle sè-l0t)’ trempée dans l’eau froide, boit se-toli es diverses sortes et qualités de l$ra ’ Une quantité d’eau plus ou moins Ou ae , et que sa capacité en matière br0e\JOrce collanle constatée par ce ^lle est proportionnelle et sa valeur
- vi* conclu de ces faits que la colle ras ? Provenant de la fusion des matiè-contient Une eau de compo-1 ^Us intimement liée à la colle que Sççj/ Provenant d’une refonte de colle ^a(îuelle n’est plus qu’une eau elange qui se dégage et s’évapore
- des Annales de chimie et de phy-6 série, t. XIII, p. 251, février 1845.
- k fechnologiste, T. VI. — Mai 1845.
- plus facilement que l’eau de composition ; qu’enfin la colle sèche contient une certaine quantité d’eau de compo-tion qui diminue par les refontes et par les dessiccations nouvelles auxquelles la colle est soumise ; j’en ai tiré la conséquence que la fabrication de la colle en feuilles minces susceptibles d’une dessication plus complète était préférable à celle en feuilles épaisses comme les colles de Givet, de Bologne.
- J’ai fait récemment une série de nouvelles expériences tendant à constater la valeur de la colle sèche par la quantité d’eau qu’elle boit à froid et les changements qu’elle subitpar la refonte ou par une plus complète dessication. Le résultat de ces expériences me paraît avoir une grande importance pratique ; car s’il est vrai qu’une colle sèche de même apparence peut varier considérablement quant à sa force ou sa capacité, il faut nécessairement admettre que le dosage encolle sèche devra être abandonné pour y substituer celui en gelée obtenue par l’immersion de la colle sèche dans l’eau froide à une température de 15 à 16 degrés centigr. pendant vingt-quatre heures, parce que cette gelée est l’expression vraie de la capacité de la colle, et que la gelée ainsi obtenue indique par sa consistance plus ou moins ferme la qualité de la colle.
- La colle d[os, ou gélatine, est évidemment la meilleure de toutes les colles fortes, tant par la force que par la consistance de sa gelée.
- Notre fabrication décollé est réglée de manière à n’obtenir que des feuilles
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- minces parfaitement desséchées de deux sortes de colles : 1° la colle d’os blanche fine ; 2° la colle d’os blonde fine. Je ne parlerai pas des colles d’os de qualités inférieures que nous obtenons, car nous ne les produisons qu’en quantités insignifiantes.
- Notre colle d’os blanche fine, par son immersion dans l’eau froide pendant vingt-quatre heures, boit en moyenne douze fois son poids d’eau, c’est-à-dire qu’une feuille de 3 grammes donne 39 grammes d’une gelée ferme et élastique fort remarquable par sa consistance.
- La colle d’os blonde fine , traitée de la même manière , boit en moyenne neuf fois son poids d’eau, et donne une gelée sensiblement moins ferme que la colle d’os blanche.
- La colle forte ordinaire d’Alsace ou d’Allemagne , faite avec des matières d’animaux domestiques , traitée de la manière susdite, ne boit en moyenne que cinq fois son produitd’eau, etdonne une gelée brune très-molle, sans élasticité et sans consistance, et qui se met en morceaux en la maniant. Cette gelée, qui est évidemment d’une valeur et d’une qualité très-inférieure, ne saurait soutenir de comparaison avec la gelée de notre colle d’os blonde fine, et encore bien moins avec celle de notre colle d’os blanche.
- La colle de Bologne faite comme celle de Givet de rognures de peaux d’animaux sauvages, soumise au même trai-ment, ne boit après vingt-quatre heures d’immersion que 31 /2 fois son poids d’eau, mais après 6 fois vingt-quatre heures elle s’imbibe de 7 1/4 fois son poids d'eau. La gelée est assez ferme et paraît être de bonne qualité.
- La colle d’os refondue et séchée de nouveau, trempée pendant vingt-quatre heures, boit en moyenne 1/3 d’eau en sus de la quantité dont s’imbibe la colle sèche obtenue des os. Nos colles d’os de refonte boivent ainsi en moyenne :
- La colle d’os blanche fine, 10 fois son poids
- d’eau.
- La colle d os blonde fine, 12 fois son poids d’eau.
- La gelée obtenue de ces colles a moins de fermeté et de consistance que celle des mômes colles obtenues des os.
- La perte ou le déchet résultant de la refonte de nos colles d’os sèches est d’environ 10 pour 100, et elle n’est pas ainsi en rapport exact avec la capacité supérieure qu’a la colle refondue de s’imbiber d’une plus grande quantité d’eau.
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- J’attribue le déchet
- colle sèche par une refonte
- ail i
- aveulie U»» --- - fravan
- aux pertes irréparables de ce. c0jn mais aussi à une dessiccation j1 ? c0|je plète de l’eau de composition de1 aCjté et j’en trouve la preuve dans la c. supérieure de la colle refondue a Ut biber d’une plus grande quantu® ^^5 et dans la circonstance que Ie ^ bien desséchées, et surtout cd 0. ont été refondues, sont moins métriques que les colles mal faDr,^.^reS ou celles qui proviennent de m arac-de mauvaise qualité qui ont ce 1ère à un haut degré. . • n de
- Je pense que l’eau de composl“®»e||e la colle nuit à sa qualité, et <1L joSî paralyse son action collante, et 9 ePt sa force augmente proportioneh à sa desiccation. |e
- Je conclus de ce qui précède p|üS moyen pratique le plus sûr et l ^ ja convenable de constater la ^r.cetreiU' qualité de la colle, consiste à *a, 0jde per pendant 24 heures dans l’eau » sa pour la convertir en gelée, |j qualité doit être appréciée d’apr j^,e, consistance et la fermeté de ^jv et sa capacité en matière collant*5 „ près la quantité d’eau dont ell® bibe. je
- Si les faits et les principes q®eg j6 viens d’exposer sont vrais, coin e suis porté à le croire, il faut adm ^ que dans la pratique, le d°sa^ ce colle sèche doit être proscrit, P >j| qu’il est inexact et irrationel, et defaut y substituer celui en gelée ^ nue par l’immersion de la colle s dans l’eau froide, pendant un t déterminé d’au moins 24 heures. } Il en résulte de plus, que les co de qualités inférieures et à bas Pjop, loin de présenter une économie » r. nent lieu, tout au contraire, à un croît de dépense et souvent à un e vail nuisible ; car il n’est pas rarertout les colles fortes ordinaires, et su* 5 les colles vertes obtenues de r0& 1*110 de peaux, employées depuis 9uetrg0t temps aux apprêts des étoffes, en en putréfaction et infectent des chandises d’une grande valeur, su Q$> lorsque celles-ci sont exposées au -, tact d’un air humide ou à une tenir rature élevée.
- Nous vendons la colle d’os n jg che fine à 300 fr., et la colle n‘ sà fine à 190 fr. les 100 kilog., rend** Paris. a'
- Notre colle d’os blonde fine, ^?oaa pée pendant 24 heures dans et froide, s’imbibe de9 parties d’ea ’
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- auss* 10 parties de gelée d’une »e“ente analifA
- La'^'n ^ualilé. va]antcl0J;.e d’Alsace ou d’Allemagne la ^ ‘**0 fr. les 100 kilog., traitée de s°ti manière, ne boit que 5 fois 6 parti S ^ eau ? et ne donne ainsi que maijv„-es de gelée, mais brune et de 10n;,1Se qualité. Il en résulte que Hem if)rL .e c°he blonde fine, don-qugp. rVOkilog. de gelée, et la même d°nn Ue de colle forte d’Alsace ne Hr fnt ffue 600 kilog. de gelée, par dam q^IIlers*on dans l’eau froide pen-^eures * a une température de la pp b degrés centigrades, la gelée de
- JandisDll^re co^e ne co“te q“e 10 fr., à2if 0Ue CeHe de la seconde revient Une F’ 66 c. le quintal métrique. C est d0pneconomie de 14 pour 100 que ordje. la. colle d’os sur la colle forte sap.lairÇ.indépendamment delà grande y r.IOrité de qualité de la première.
- - “a à quel résultatconduit souvent
- loj^F^ence que l’on donne quelque-pfixa des objets, à cause de leur bas
- «« réfrigérant pour les liquides;
- Par M. Masterman.
- vapte digérant se distingue par l’aies ^.que son pouvoir pour refroidir ?1tre U*^es est supérieur à celui des jet Appareils usités pour cet ob-lÆqu'on y emploie une moindre VU1 d’eau; en outre , il occupe un Ho,1? beaucoup moindre et est bien 0 ,acile à nettoyer, les c Pe.“t l’appliquer à refroidir tous ijaj fluides , mais dans les détails Sn?nt suivre, nous le considérerons Ve servant à refroidir les moûts q “ne brasserie ou une distillerie, tèfrjg^eprésenté dans les figures trois
- ^c0Première 26, pl • 67, consiste en
- S ComPosé de trois cylindres , Pae je“ fonte, unis les uns aux autres c e,s- c°Hets et des boulons à vis. s'lion ln<^res sont 6xés dans une po-'le J. Perpendiculaire et une plaque Posée 1^ Perf°rée de trous est inler-Sctj entre chacun des deux points de les Z011- he cylindre du milieu A, avec plaques interposées forme ce ‘ife r aPPeHe la chambre. Cette cham-J“bes^ 1Br.me une aggrégation de petits ‘ai(0n “r°its à parois très-minces en Su i’auxquels on donne avec avantage l(itérie ^Ueur de 3m,60 et un diamètre eur de douze millimètres. Leurs
- extrémités passent à travers des trous correspondants, percés dansles plaques, trous qu’on a rendus étanches tout autour d’eux. Le cylindre supérieur B constitue un réservoir ouvert au sommet , qui sert à alimenter de moût les tubes dont les orifices y sont béants. Le cylindre inférieur C dont le bas est clos, par une plaque de fonte, forme le récipient où débouchent tous les tubes. Un robinet r placé au bas de ce récipient, sert à soutirer le moût qui reste encore dans le réfrigérant après qu’on en a fait usage. Immédiatement après on fait couler de l’eau dans le réservoir et les tubes pour les nettoyer.
- Les tubes sont disposés dans la chambre de la manière suivante. Il y en a un au centre et les autres sont placés à des distances égales sur les circonférences de cercles concentriques à partir de ce centre. La plus petite circonférence a six tubes, la seconde, douze et ainsi de suite avec une augmentation de six tubes par circonférence.
- Une chambre ayant un diamètre intérieur de 30 centimètres, peut contenir ainsi 127 tubes ; une chambre de 35 cent. 169 tubes et une de 38 cent., 215 tubes.
- Voici comment on opère avec ce réfrigérant :
- L’eau froide afflue dans la chambre par un tube latéral D près de son fond, et s’élève dans l’intervalle que les tubes intérieurs laissent entre eux, puis est déchargée par un autre tuyau E placé près du sommet. Le moût arrive dans le réservoir JB par un tuyau latéral F, descend à travers les tubes de la chambre A, pour se rendre dans le récipient C, d’où il est évacué par un tuyau latéral G à la température voulue déterminée par un thermomètre, dont la boule est insérée dans ce tuyau de décharge dont on règle l’écoulement par un robinet.
- Le moût arrivé dans Je réservoir Iî par le tuyau latéral F, descend à travers les tubes de la chambre A pour se rendre dans le récipient C, d’où il est évacué par un tuyau latéral G à la température vouluedéterminée par le thermomètre.
- Le modèle fig. 27 consiste en deux parties semblables chacune à la fig. 26, et unies de telle façon par des tuyaux, que l’eau froide s’élève dans chacune des chambres successives à mesure que le moût s’écoule dans une direction contraire , c’est-à-dire dans chacun des assemblages de tubes l’un après l’autre.
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- Le modèle iîg. 28 est semblable à celai fig. 27, avec cette modification toutefois qu’on y a ajouté des tuyaux et des robinets avec le secours desquels, et, en amenant simplement les clefs de ceux-ci dans des dispositions convenables, les deux parties peuvent être employées conjointement comme le n° 27 ou séparément comme le n°26, et comme deux réfrigérants.
- Les directions assignées aux courants de moût et d’eau froide, doivent, à cause des changements dans le poids spécifique de chacun de ces liquides, changements dus à la variation qui survient dans leurs températures, s’opposer à toute chance de voir une portion quelconque du moût le plus chaud , et l’eau qui est au-dessus semélanger avec le moût froid et l’eau inférieure, attendu que ces liquides montent et descendent respectivement par les chambres et les tubes. La marche descendante des courants de moût à travers les tubes tend aussi à le décharger de chacun de ceux-ci dans le récipient également à la même température, quoique les tubes puissent présenter des différences respectives dans leur pouvoir pour transmettre la chaleur, et en effet, toute autre direction de l’un de ces courants ou de tous deux compromettrait les résultats avantageux qu’on est en droit d’attendre de cet appareil.
- La forme cylindrique et le petit diamètre des tubes procure un maximum de résistance à la substance très-mince du métal de ceux-ci, et un grand nombre de tubes réunis collectivement présentent une surface considérable de refroidissement (1). Leur position perpendiculaire et la direction des courants , chez ces deux liquides, font toutefois que l’eau la plus froide est toujours appliquée à la portion également la plus froide du moût. D’où résulte que les principes qui concourent et sont ainsi amenés à leurs résultats pratiques extrêmes, dans la structure de ce réfrigérant, procurent le pouvoir refroidissant le plus considérable qu’il soit possible d’atteindre dans le cas où l’on se sert de l’eau comme moyen de soutirer la chaleur.
- (l) Cette surface s’élève, pour des tubes de 3m,60 de longueur et 12 millimètres de diamètre, à au moins 18 mètres carrés, dans le cas de 127 tubes; à 23 mètres carrés, dans le cas de 169 tubes, et à 29 mètres carrés dans le cas de 215 tubes. F. M.
- Au fait, l’expérience a ce pouvoir était si considérable, n lorsque le refroidissement comioe une température élevée et que la 9 tité d’eau employée est compara ment faible, que la surface ordinaires peut hardiment être rea p de moitié, ce qui fait gagner bcauc ^ d’espace. Mais, indépendamme% cette économie d’espace et de *ra.sUne tablissement de ces bacs, il cn ,r aussi qu’on diminue considérai)' ^ les pertes de moût qui ont lieu P^é-sorption, par évaporation et par rence aux parois de ces appareil •
- La forme droite et la positi°n Pcj. pendiculaire des tubes donne u°c r, lité toute particulière pour les,ne ^jja' Un courant d’eau qui coule ina01 cettc tement dans le réservoir, apres e opération, acquiert une telle en les traversant, qu’il les nettoie er efficacement. On peut même les ee ^ avec une tige et une éponge, tampon, comme on fait pour les ca de fusil. , jt â
- Dans le cas où un tube viendrai présenter quelque avarie , rien plus aisé que de le remplacer-Il est évident que le refroidis8 * peut commencer à un point qn.e. e! au-dessous du point d’ébulli110, s’étendre jusqu’à quelques degîr^ut dessus de l’eau froide , mais d p., mieux commencer vers 30 à ^ ajs-attendu que, même sous une foUc 1 cfll seur, le moût refroidit tres-rapm® ^
- à de hautes températures dans de ([)l
- ouverts, et en outre parce qu’°PJ àe évacuer une plus grande fiuarl moût des chaudières, et par c°gjjé' quent obtenir un extrait plus rable des matières, que lorsqu’on tj0n che à s’opposer à la grande qui a lieu dans ces circonsfa Le moût n’éprouve aucune alùj ^c quand on l’expose à l’air dans 1“fl tant que la température est sup^r . jjd à celle de la fermentation , c’est-'
- 25° à 26° 0. dj»
- Nous donnerons ici un cxciUP* rCjl pouvoir réfrigérant de cet aP^jjèfe emprunté à l’expérience jourJJ‘ K d’un établissement qui en fait usag „ (jO admettant que cet appareil ad j||r de longueur et 169 tubes de 1* mètres de diamètre, que la lett\ïe $ ture de l’eau étant de 12°C.> Çe moût qu’il s’agit de refroidir soi je sée à 17° C., les quantités d’eaü moût étant égales, on aura :
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- COMMENCEMENT DE L’OPÉRATION
- à 26° C.
- à 40° C.
- n°1 refroidit au taux de. . 1 «os 2 et 3...................
- 23 hectolitres par heure.
- 33 hectolitres par heure.
- en J. -raPidité du refroidissement varie du 1Sor> composée de la longueur et teSs'0lpbre des tubes, et quant aux vi-djSs s lndiquées ei-dessus, si le refroi-tnre commence à une tempérant P'Us élevée, ou si l’on emploie fr0j. Plus grande proportion d’eau est nf ’ et s‘ la température de celle-ci fr0iS:rUs basse, ces vitesses dans le re-r lssement augmenteront beaucoup. 9PD1' ^^éle n° 1 est principalement % 1Ca^e dans les petites brasseries où fraj ne veut pas s’exposer aux faux t)oSsi,3ui résultent d’une interruption lUite e causée par des avaries for-i s ou des réparations.
- ^modèle n° 2 se recommande surtout v0|r ^établissements oùil y a un grand ^Urpe moût a refroidir, car au «On ] augmenter au delà de toute rai-bj>e . Nombre des tubes dans la cham-tr0j’ vaut mieux employer deux ou s’il ,reffigérants de ce modèle. Ainsi, hçc.Sa8issait de refroidir 150 à 250 ^tit° • res on J" parviendrait en réunis-% Cl^ réfrigérants de la dimension p5s aUéeci-dessus. Le tout n’occuperait esPace de plus de 3 mètres sur
- &ait a ’ et s’1 un ces aPPare*!s ex’' ^es réparations on peut en inter-
- Pant re 'e service simplement en tour-d’ajj robinet sur chacun des tuyaux fomentation d’eau et de moût, et il (jUj6 encore un excellent réfrigérant > c°ntinue le service. tou*f ^odèle n° 3 se recommande par-à ^ ?u 0n aura besoin de refroidir 25 pÇtl “ectoiitf68 par heure et où la dé-tr0lJSe actuelle pour son acquisition se Jw^a compensée par un bénéfice ^hent. Ce n° 3 possède tous les
- avantages du n° 2, et de plus celui de pouvoir être appliqué plus commodément dans certaines circonstances. En tournant simplement quelques robinets dans des positions déterminées , on peut n’utiliser qu’un de ses deux corps, et comme dans le cas précédent il reste encore un bon réfrigérant qui permet en toute sécurité de réduire la surface des bacs.
- Rapport sur Voléomètre à froid de M. Lefebvre, courtier de commerce à Amiens, fait à VAcadémie royale des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.
- Par M. J. Girxrdin.
- Professeur de chimie, à l’École municipale de Rouen et à l’Ecole d’agriculture et d’économie rurale du département, président de la Société centrale d’agriculture de Rouen, correspondant de l’Institut royal de France, etc.
- ( Suite. )
- Voyons maintenant la deuxième question : l’oléomètre est-il bien gradué ?
- M. Lefebvre l’a construit, sans doute, pour qu’il donnât les densités consignées dans ses tables; mais, par un défaut de construction, il donne des densités plus faibles, et qui se trouvent , en définitive , plus rapprochées des densités véritables, comme on le voit en comparant le tableau suivant avec le tableau précédent :
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- DENSITÉ DE L’HUILE.
- DE COLZA. d’oeillette. DE LIN"
- Température. . 15° 8 16° 16° 6
- Oléométre n° 1 »... 0.9130 0.9235 0.9330
- | Oléométre n° 2 0.9133 0.9233 0.9335
- Moyenne 0.91315 9.9234 0.93355
- Densité réelle 0.9138 0.92367 0.9331
- Différence 0.00065 0.00027 0.00015
- Ainsi, en mesurant la densité avec l’oléomètre, l’erreur ne va pas à un millième. Le commerce aura donc là un très-bon instrument, en le supposant toujours construit de même.
- A la rigueur, dans un aréomètre à poids constant, qui donne les densités, comme l’oléomètre en question, les divisions ne doivent pas être égales ; elles doivent être plus serrées vers le bas de la tige. M. Lefebvre fait ses divisions égales ; mais l’erreur qui résulte de là est négligeable. Pour nous en assurer, nous avons pris la distance entre les deux points de la tige, portant l’indication des densités 0,910 et 0,939. Cette distance est de 172mm,5. Avec cette donnée, la théorie de l’instrument fait voir que la distance entre 0,939 et 0,924, doit être de 87mm,8 ; en réalité, elle est de 89mm,2, parce que la graduation a été faite en parties égales Or, la différence de lmm,4, qu’on trouve dansce cas , ne forme que la cinquième partie d’une division, et n’entraîne , par conséquent qu’une erreur d’environ 18 gr. sur le poids de l’hectolitre d’huile. Il est encore à noter que cette erreur, due à la graduation en partie égales, est à son maximum, au milieu de la tige où nous l’avons prise ; ainsi, elle sera généralement moindre que le ^chiffre indiqué.
- On serait d’abord tenté de croire que le défaut de construction , qui compense, à peu près, comme nous l’avons dit, les densités trop fortes données dans les tables, consiste précisément dans cette graduation en partie égales, dont nous venons de parler. Mais cela n’est pas; la graduation en parties égales tend à faire croire à des densités trop fortes. Ainsi, le défaut de con-
- struction, compensant l’erreur des blés, tient à une autre cause. s.
- Quoi qu’il en soit, à la seconde q ^ tionque nous nous étions posée :1 mètre est-il bien gradué? Nous rej|u’jl drons maintenant, sans hésiter, 4 e est gradué avec une précision suffisante pour les besoins du merce.
- Un avantage bien grand, 9 • J^é-sentent ces aréomètres donnantltn eut diatementles densités, c’est qu °n,Ll, vérifier leur graduation, sans ca ,0p par une expérience très-simple- «“jie pèse exactement un litre d’une K quelconque , on trouvera par exen,^, 924 grammes ; qu’on plonge al°rS L’il strument dans l’huile, il faudra 9 at s’enfonce jusqu’au point 24. On P.flp ainsi vérifier autant de points 9 veut; seulement, il est essentie*^ mesurer, non pas avec un litre 0 naire, mais avec un flacon d’un 1 0p comme on en fait aujourd’hui, el ajt le niveau du liquide arrive à un marqué sur un col étroit. ^
- II. La partie chimique du P(?Caii' d’essai de M. Lefebvre offre-t-en® p tant de précision que la partie PnLpt que ? C’est ce qu’il s’agit mainte d’examiner. ^
- U est constant qu’une goutte d a^tre sulfurique concentré, placée au ep de huit à dix gouttes d’une huile.9 conque, fait apparaître, presque n® [e, diatement, une coloration disti jj, soit qu’on laisse en repos les quides sans les mélanger, soit u^p en opère le mélange au moyen agitateur. ^
- Ainsi, l’huile de sésame devient rouge vif.
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- ^ï^foi)6 ^a^e*ne devient d’un rouge
- d’érug!?**6 de c.hènevis prend une teinte £'h aude bien prononcée.
- L>h, -| d’olive devient jaune.
- Sî]e de de navette devient d’un gris LîL *
- bien . e de colza offre une auréole
- verdâtre.
- pâle a **e d’œillette devient d’un jaune t’hVÇf Uri contour gris sale, des str-1 6 coton devient jaune avec b’h ^runes au centre.
- Ijriiti Ul. de lin devient d’un rouge .9ui passe bientôt au brun noir, sont n’ dire, ces nuances ne
- Dons j?.s teneurs aussi tranchées que hüjl- lndiquons ici, et il y a certaines SlUp U'^ sera^ difficile de dis— de ç r de certaines autres au moyen ffctiCes ^ets de coloration , les diffé-blejÇtant parfois à peine sensi-d’^Ainsi , par exemple , l’huile d’oijv^^e, l'huile d’œillette, l’huile totn/O’huile de cameline, se sont <tianj.0rtées absolument de la même dans nos essais avec l’acide de jjgjdde. L’acide oléique et l’huile %ér 6lne n’offrent pas non plus des
- bVnCes ^’en Prononcces.
- Pas fleurs, la même huile ne donne ayecl.?ujours des résultats identiques Venana*de sulfurique: le lieti depro-dio,j l’ancienneté de l’huile, le $es n • ^traction, sont autant de cau-Ausjj1' modifient les effets du réactif. Dite yapt-il toujours, quand on essaye
- opérer comparativement
- V^C rY
- hujkU autres échantillons de la même ÈnPUre-
- Vfe repètant les essais de M. Lefeb -cialeavec foutes les huiles commer-avec ’ et en comparant nos résultats «U?» siens, comme aussi avec ceux don* ^antérieurement par MM. Hey-et Pcnot (1), nous avons ob-des différences quelquefois assez es dans les colorations des Ç$t ‘es espèces d’huiles ; et comme il d^resque toujours fort difficile que |enjeJJOservateurs s’entendent parfai-Üen .sur des nuances de coloration , drç^sulte que les tables de couleurs Petlvees par chaque observateur, ne Pou^df être que d’un faible secours i^d autres, excepté lorsque les cou-•W s°nt très-tranchées , comme le faut ’ *e vert jaune, le brun noir. Il ^drnPar Conscquent, que chaque ex-^ etlfateur prépare pour ses besoins
- /apport sur le mémoire de M. Hey-**Hulh''üullelin de la Sociélé industrielle **««**, t, XV, 1844, p. 137.)
- une gamme ou un tableau des couleurs et nuances observées par lui, et qu’il fasse une étude spéciale de l’action de l’acide sulfurique pour chaque huile en particulier.
- C’est surtout lorsque les huiles sont mélangées les unes avec les autres, que la distinction , au moyen de l’acide sulfurique devient excessivement difficile, et ce n’est que par une longue habitude, et par des essais comparatifs sur des mélanges préparés à dessein avec les huiles qu’on suppose exister dans l’huile fraudée, qu’on peut arriver, non à une certitude absolue, mais à une probabilité. Le problème devient encore plus compliqué lorsqu’il s’agit de déterminer les proportions du mélange ; et nous ne pouvons accorder qu’il soit possible d’obtenir du réactif, sous ce rapport, des indications de quelque valeur.
- Au reste , l’emploi de l’acide sulfurique n’est que secondaire , et il n’est pas indispensable d’v recourir dans le plus grand nombre de cas.
- La commission ne reconnaît donc pas, à la partie chimique du procédé d’essai de M. Lefebvre, la même importance et la même valeur qu’à la partie physique. Toutefois elle croit que, dans des mains exercées par une longue pratique, comme par exemple dans celles de MM. Lefebvre et Bénard, qui journellement sont appelés à en faire usage, l’acide sulfurique est un agent qui n’est pas à négliger.
- Pour tous les cas , d’ailleurs , où cet acide est en défaut, on peut recourir à d’autres réactions chimiques pour suppléer à l’oléomètre , lorsque celui-ci ne peut suffire à indiquer la nature propre des huiles qui ont à peu près la même densité. Ainsi, on peut tirer d’excellents caractères de distinction :
- Des diverses colorations que l’acide hypo-azotique communique à certaines huiles, ainsi que M. Félix Boudet l’a démontré en 1832 (2) ;
- De l’action de l’ammoniaque étudiée en 1839, par M. Fauré, qui nous a appris les couleurs et les consistances que cet alcali donne aux huiles (3) ;
- De l’action du chlore, qui, ainsi que M. Fauré l’a encore reconnu, est d’un emploi si commode et si précis pour distinguer les huiles animales des huiles végétales (4),
- (2) De l’action de l’acide hypo-azotique sur les huiles. ( Annales de chimie et de physique, t. L, p. 392.)
- (3) Fauré, loco citât., p. 392.
- (4) Fauré, loco citât., p. 393.
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- Des différentes couleurs que prennent la plupart des huiles par le contact d’une solution saturée à froid de bichromate de potasse dans l’acide sulfurique , ainsi que M. Penot l’a signalé en 1841 (1).
- Enfin, si on ajoute à ces moyens d’expérimentation l’emploi du papier de tournesol pour l’acide oléique, ainsi que l’odeur spèciale qu’exhalent les diverses espèces d’huiles lorsqu’on les chauffe légèrement dans une petite capsule de porcelaine sur la lampe à esprit-de-vin, caractère indiqué par M. Hey-denreich en 1841 (2) ;
- On voit que la science ne reste pas en défaut en présence des coupables manœuvres des fraudeurs, et qu’il est toujours possible, en faisant concourir simultanément plusieurs des moyens que nous venons de mentionner, de reconnaître tous les mélanges des huiles et de caractériser nettement chaque espèce d’huile en particulier.
- En résumé, la commission reconnaît que l’instrument construit et proposé par M. Lefebvre, sous le nom d’oléomètre à froid pour constater la pureté des huiles commerciales, est un bon instrument qui remplit parfaitement toutes les conditions qu’on peut désirer, à savoir : commodité, promptitude et précision dans son emploi.
- Elle déclare donc que M. Lefebvre , en livrant au public l’instrument en question sans aucune pensée d’intérêt personnel et par le seul désir de ramener le commerce des huiles à ces habitudes de loyauté, qui malheureusement disparaissent de jour en jour, a rendu un éminent service aux négociants, aux épurateurs, à l’industrie en général, et a en outre accompli une bonne et généreuse action.
- Plaques de composition pour les empreintes galvanoplastiques.
- M. Jacobi a présenté à la classe des
- d) Penot, toco citât., p. 440.
- (2) Heydenreich, loco citât., p. 426.
- sciences physico - mathématf<ïdeS p^, l’Académie des sciences de Sain tersbourg, dans sa séance du * |je tembrel844, plusieurs emprein cuivres galvaniques produits, d ^ une méthode particulière, par 1er, à Copenhague. M. le prince * ^ zinskv, à qui M. Jacobi est Appris de cette communication, lui a [fî que M. Scholer sait préparer, P ^ mélange et la fusion de plusieurs suf stances, des plaques artificiene è01e lesquelles chaque dessinateur, nJ peu exercé k l’art du graveur, facilement graver au moyen d’u°v3nt guille. Ces plaques sont noires, et & e de s’en servir, on les recouvre 1 couche très-mince d’argent p*11111 *ore ment préparée , ce qui oflre e ut l’avantage qu’en travaillant on,,gffet déjà en quelque sorte juger de _jt$ que produira la gravure, car les ^ de l’aiguille deviennent noirs sur,e blanc d’argent. De cette plaqua gravée, on prend , par le procède u naire, une empreinte en cuivre £ eIl nique, qui représente le dessm bosse , et sert ensuite de matrice y produire la plaque en creux ; qu’on peut immédiatement la cette sous presse. Le grand mérite de ja découverte repose dans le choix a^re substance dont se compose la Pre g’^st plaque , car la stéarine dont oflte servi jusqu’à présent est trop ca® pour la gravure.
- Clichés en fonte de fef-
- in'
- Depuis quelque temps M. Dase ^ specteur des mines à Richmond > ^• le duché de Brunswick , a faitdc^i périences pour remplacer ralba»,oflte sert à faire les clichés avec de 1® i et de fer, qui est d’un prix moins eie bien plus durable. Le succès je jü essais paraît aujourd’hui certain,' moins si on s’en rapporte à la P'gjl)!1' tion laite à Nordhausen d’une p f. tirée sur clichés en fonte avec note® je ginales, et qu’on livre pour le Pn 9 bons gros (1 fr. 20 cent. ).
- sm©©©©©<
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- AUTS MÉCANIQUES ET CONSinUCTiONS.
- fectwnnemenl apporté dans les T'Pareih propres à préparer le co~ Ules ^ et au^res matières teæ-
- ^ar M. W. Johnson, filateur.
- fect 'nVent'on consiste dans des per-Üenlûn-nements apportés dans la con-^ satjon et je ca|anf[rage du ruban à (i’ét',lre es^ débité par les machines j , lra?e ou autres machines employées aitis' Pr^Parat'on du coton , du lin , de si du chanvre, de la laine et r autres matières filamenteuses. ver.? %-4, pl. 68, est une section qu.'Ca'ç et transverse d’une partie d’un Oj ler à étirer avec les perfectionnées ts que je propose ; dans tous les égJ Ces perfectionnements s’appliquent Tql eïQent à d’autres machines où les et a°s sont délivrés par des cylindres, dr Pressés entre des rouleaux calan-Urs > ainsi qu’il va être expliqué. ena>« sont deux cylindres d’étirage ;
- sortant de ces cylindres le ruban î0rSe à travers un condenseur c en me d’entonnoir avant de se rendre Hj Xcyündres calandreurs 6,6 ; ces der-lj s, tournent avec la même vitesse à d^rïphèrie que ceux étireurs a, et ‘tent le ruban avec la même vitesse v0i®Ux« L’appareil condenseur qu’on e.n coupe , fig. 5 , tourne dans des ojj Ssinets portés par le châssis d établi ïqi avant de la machine ; il cueille le O par son ouverture antérieure, le H i n,Se au passage par sa révolution , a, 6 délivre tout condensé par son bec
- » Cylindres calandreurs. C^ement est communiqué à ces br?n'ers par un pignon e, calé sur l’ar-c0 d1u cylindre étireur inférieur qui ÇQg^nde la roue dentée f, laquelle enc avec le pignon g, monté sur du cylindre calandreur infé-
- pQ^l^ouvement de rotation de l’ap-Condenseur s’effectue à l’aide Pom? courroie sans fin partant de la a Do v ’ et embrassant sa poulie i ; ’lUe , ^ est fixée sur le même axe 3 > loise en action par une stlr. courroie sans fin croisée roulant r0tJaiP°utie k , établie sur l’axe de la Reniée f.
- '^Dsê F améliorer le ruban ainsi con-Pleai > ao lieu de lui permettre sim-eot de passer entre les rouleaux
- calandreurs 6,6 comme d’habitude, puis descendre dans le pot ou la lanterne , j’ai introduit un autre cylindre calandreur et de pression m , de telle manière que le ruhan en sortant des cylindres 6, remonte sur le cylindre w, pour redescendre ensuite dans la lanterne , route pendant laquelle il est dirigé par le rouleau de garde l, portant une gorge au milieu. Le cylindre m repose sur le cylindre calandreur supérieur 6, et tourne par sa simple pression sur celui-ci.
- J’ai aussi imaginé un moyen particulier pour donner aux lanternes un mouvement tel, qu’en même temps qu’elles tournent par leur axe, cet axe lui-même décrive une courbe fermée.
- L’appareil employé pour cet objet est représenté fig. 6. » est le plateau de la lanterne, et o son axe , qui tourne sur des appuis ou coussinets reposant sur une grande roue dentée p, et porte à sa partie inférieure un pignon q ; d’un autre côté, la rouej) tourne librement sur un bout d’arbre r, sur la partie inférieure duquel on a fixé un pignon s. Quand on fait tourner cette roue p, à l’aide de moyens convenables, elle entraîne l’axe o et le plateau n, en leur faisant décrire un cercle, tandis que le pignon q, sur la partie ‘inférieure de cet axe, engrenant avec le pignon fixe s, fait tourner cet axe o sur ses appuis, ce qui imprime à la lanterne le double mouvement requis.
- Machine à fabriquer et retordre le fil de caret.
- Par MM. W. Craig , R. et J. Jarvie, cordiers.
- Dans toutes les tentatives qui ont été faites jusqu’à ce jour pour filer le fil de caret, le fil de câble, le fil de haubans, le lai tord, etc., on a fabriqué ces fils à l’aide de machines fixes, en y faisant passer les matières par une série d’opérations compliquées, renvi-dant les fils sur des bobines, à l’aide de broches et de machines à ailettes , ou les recevant dans des pots tournants. Tous ces procédés nous ont paru altérer considérablement les fibres du chanvre et du lin, qui se trouvent brisées et brouillées par le mouvement centrifuge
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- de Paillette de la broche ou du pot, ce qui donne aux fils une surface bourrue et hérissée , qu’aucun soin ultérieur ne parvient à faire disparaître.
- Ces procédés ont encore un désavantage , c’est de donner lieu à des pertes assez notables, par la rupture, ainsi que par les fibres libres qui se détachent et tombent. Leperfectionnementque nous proposons a pour but de se délivrer de tout cet attirail de machines, et d’effectuer directement le filage au sortir du gill ordinaire, où des têtes d’étirage dont on se sert communément dans la préparation du chanvre et du lin, et de faire des aiguillées de ruban de toute la longueur des ateliers de filerie ; et enfin de filer ou tordre, sur cette aiguillée, à mesure qu’elle s’allonge en s’éloignant des étirages.
- La torsion étant ainsi donnée au ruban , à mesure qu’il est livré par les rouleaux de décharge, les fibres en sont tellement bien distribuées etentrelacées dans toute l’étendue, que le fil présente alors une égalité parfaite, une surface extrêmement lisse, et cette solidité à toute épreuve , condition indispensable dans un fil de caret bien fabriqué.
- La fig. 7, pl. 68, représente une élévation latérale partielle (du moins en ce qui concerne les applications à notre procédé ), d’un gill ou tête d’étirage ordinaire AA, pour étirer le chanvre, le lin, ou autres matières fibreuses, avec la série des peignes H du gill, agissant sur les fibres des rubans qui passent des pots 1,2,3, aux rouleaux de décharge B.
- La fig. 8 est une vue à vol d’oiseau du mécanisme de décharge, de la même machine où l’on voit les rouleaux déchargeurs B, ainsi que les tubes K, à travers lesquels passent les rubans immédiatement avant de recevoir le tors.
- La fig. 9 est aussi une élévation latérale d’une machine à retordre EE, qui ressemble assez àl’appareil à commettre les fils de caret, dont on se sert aujourd’hui communément, dans les ateliers de corderie bien organisés.
- La fig. 10 est une autre vue en plan de cette machine, où l’on voit les différents crochets en action sur le fil, à mesure qu’il arrive en G des rouleaux et tubes de décharge.
- Le chanvre ou le lin ayant été soumis, à la manière ordinaire, aux opérations pour l’ouvrir et de premier étirage, est amené dans des pots, à la seconde tête d’étirage ou boudinoir, qu’on a représentée dans la fig. 7. Cette seconde tète d’étirage étant placée à l’une des extrémités d’une corderie,
- ou mieux d’une filerie, au bou ja ligne de rails qui règne sur to ^ longueur de l’atelier avec ses pot ’ -3, qu’on voit derrière, les ma ^ sur lesquelles il s’agit d,0pér®r ts partagées en autant de rubans dis . qu’on le juge convenable, relative ^ à la largeur de la machine ou la fi |e du produit qu’on veut filer. "a' ^-cas actuel, nous supposonsquece ^ bre soit de huit rubans. Ces hui 5 bans ayant donc été passés à traye machines et les fibres rendues bie rallèlesetrabattues par les gills^n P jr gnes H, on les introduit, apreS. ^ franchi les rouleaux ou sphères u ^ charge B, dans les tubes K , P°u je attacher enfin aux crochets a, u » la machine à retordre, placée près.
- Cette machine à retordre est P sur des rails b, b, et comme s0.nSi\’è' vement doit être réglé sur celui d lf tirage, les deux machines s’arre,j0n,
- et se mettent simultanément en ac^g
- c’est-à-dire que la machine à reto recule sur le chemin de fer aveÇ , ja vitesse exactement proportionne'! ^ délivrance des fils par la tête d’etu e de manière, toutefois, à donne ^ certain degré de tension ou de tir e ce fil, pendant qu’il reçoit le .tors* ^
- Le mouvement qui produit dans la machine, pendant qu’e*'6. 0u mine, est produit par une courro corde sans fin N, qui embrasse poulie à gorge M, laquelle c°, cjr-une série d’engrenages. Cette cor. ^]\\ cule sur deux poulies de renvoi1 et montées sur galets antifrotteurs» .j5 court sur toute la longueur des et La circulation sur ces rails s’°PeL'i)rc est réglée par les roues P P, au ne de quatre, ou deux de chaque c° ^ $
- Lorsque la machine à retorp1 a atteint la limite extrême de l’a,®yajls » c’est-à-dire l’autre extrémité les huit fils retordus en sont et mis de cote; alors on placeqjragc extrémité une seconde tète de je semblable en tout à la premier manière que, si la machine à re et porte des crochets de chaque c°_ V qu’on renverse la direction du t0,e^r peut retordre des deux côtés > f sCefl' dire en remontant comme en d . \e dant les rails, cc qui économise e ^ temps qu’on mettrait à retourner -0ii à la première tête d’étirage apres Jt aurait retordu une longueur de »
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- Mt
- wteau de forge perfectionné.
- ^arMM. G. Forrester et Cie, ingénieurs, à Liverpool.
- tiona P1- 68» est la représentatif!1 ^rsPective de ce marteau perfec-ion ’.qui est employé à des travaux - Urnaüers dans l’établissement de
- Mm r ti ------- --------------— --
- ty ’ Forrester et Cie, aux forges du
- Si-fhall à Liverpool, et qui, par la ^Pueité de son mécanisme , récono-s«fti COlnParal*ve de ses ^ra's d’établis— On parait susceptible de devenir de pl1 e aPpareil dans tous les ateliers des.\struction où il s’agit de forger ^ Pièces de machines de toutes les yei}sionS.
- chjnglcr la description de cette ma-
- b ®est une enclume ordinaire en fonte; mIo Iûarleau du poids de 150 à 200 dOpf'’ P°rtant sur le dos une barre ou O (le fer forgé b'b' de 3 mètres de char Gur ’ c»c>c>c> quatre poteaux en Pyr Pe.nte disposés sous la forme d’une r°0n^e troncIuée quadrangulaire cou-laq Par une plaque en fonte d.d, sur fait f e est établi le mécanisme qui Oisanctionner le.marteau. Ce méca-tire , ’ très-simple, consiste en un ardu^ l°Urnant horizontal, à l’extrémité se trouve calée une grande Vs e ’ que mène une courroie em-Sai>t une autre poulie, un arbre ou Otow qui transmet au marteau le tellpVerPent de rotation d’un mo-Principal. Au milieu de la lon-fûrt cet arbre tournant est fixé un f d’environ 0m,30 de dia-toJ® > et un autre galet semblable g
- SUr un aXe lil}re est pl<icé en
- dentrd et au même niveau entre les Sst paieux les mâchoires d’un ro-levier à fourchette en fer forgé fîcui e duquel on peut rapprocher ou |w®r a volonté ce second galet g du a.ces „6r §a*et f 11 existe entre les sur-
- <lisï?Convexes de ces deux galets une <lue|| Ce de 36 millimètres entre la-1^ ? °u introduit la queue du mar-SehéA- ^0rsque cette queue se trouve •hiq i entre les galets, celui f en tour-V» soulève immédiatement, et par lève le marteau sur l’en-La succession des coups de î au » c’est-à-dire l’embrayage ou Hjj e en prise et le désembrayage ou {‘ièçe e en liberté de la queue de cette
- i;i cK.’.etl Pac conséquent l’élévation et
- . “Ole ri.. --..._________
- du marteau s'opère en rap
- t,s!r»a^ pressant dans le premier S* écartant et éloignant dans le e galet g contre la barre b\ au
- moyen d’une suite de leviers articulés et à bascule i,i,i se commandant les uns les autres, convenablement disposés à cet effet, et qu'on manœuvre à la main à l’aide d’une poignée ou par tout autre moyen.
- Le nombre des coups, la hauteur de la chute ou la force de ces coups peuvent donc varier à volonté ; le marteau peut être élevé depuis quelques centimètres jusqu’à près de 3 mètres de hauteur avant d’être rendu libre et avec toute la précision qu’on peut désirer pour rendre l’appareil capable de travailler, depuis les pièces les plus délicates jusqu’à celles les plus fortes et de grosse forge, sans qu’il soit necessaire de perdre du temps pour opérer des changements quelconques de pièces ou des modifications.
- Le marteau, dans ses mouvements d’ascension et de chute, est guidé par deux grosses barres de fer k,k entre lesquelles il joue librement, et qui, de crainte d écartement, et pour plus de précision , sont buttées par des entretoises sur les quatre poteaux qui constituent le bâti de la machine.
- Une disposition simple, qui peut varier suivant les localités, permet d’arrêter et fixer le marteau en tel point qu’on désire au-dessus de la table de l’enclume pour 'retourner les objets qu’on forge, les examiner ou prendre telle disposition qu’on juge convenable.
- La machine n’exige pas de fondation ; on peut la placer en un endroit quelconque d’un atelier, d’un chantier de construction, et enfin partout où on peut la mettre en rapport avec une force motrice adjacente.
- La facilité de pouvoir aborder ce marteau de tous les côtés, d’y placer et d’y forger à l’aise des pièces de tous les modèles et de toutes les dimensions est également digne d’attention ; enfin, aucune pièce, si ce n’est peut-être la queue b', ne paraît susceptible de fouetter, ce qui assure une grande rigidité à l’appareil ainsi qu’une longue durée et procure un travail plus parfait.
- description du diviseur universel.
- Par M, Decoster , ingénieur-mécanicien.
- Depuis que les travaux de construction de machines ont pris un grand développement et qu’on a exigé dans les ateliers, les fabriques et les manu-
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- factures des appareils fonctionnant avec plus de précision et d’exactitude, on a senti la nécessité d’établir de grandes machines propres à diviser les cercles et les plates-bandes, ou à refendre les roues d’engrenage droites ou d’angle , ainsi que les crémaillères , et qui fussent d’un service plus facile que les plates-formes employées communément, et enfin dont le travail dépendît moins que pour ces dernières delà patience et de l’habileté de l’ouvrier qui les fait fonctionner.
- D’ailleurs, presque toutes les plates-formes connues , et qui ne sont simplement que des modifications plus ou moins heureuses de la machine que Bamsden a inventée pour diviser le limbe des instruments de précision, présentaient un défaut assez grave et qui se manifestait surtout lorsqu’il s’agissait de diviser, supposons une grande pièce ronde, c’est que le plateau de la plate-forme, se trouvant dans ce cas beaucoup plus petit que la circonférence à diviser, les erreurs qui pouvaient exister dans les coups de pointeau qui établissent la division qu’on a adoptée, grandissaient dans le rapport du rayon de cette division de la plateforme au rayon de la circonférence à diviser, de façon que dans les ateliers de construction où l’on ne pouvait disposer que d’une plate-forme d’un faible diamètre, on risquait de n’obtenir qu’une division ou une refente très-imparfaite des grandes pièces, ou bien il fallait employer un temps considérable àdes ajustages, à des vérifications ou à des soins toujours dispendieux et qui ne permettaient pas encore toujours d’atteindre le but.
- Les machines à diviser à plateau offraient encore d’autres défauts qui n’ont pu échapper à la plupart des mécaniciens et des constructeurs, et sur lesquels nous ne pensons pas , en conséquence, qu’il soit nécessaire de nous étendre.
- M. Decoster, ingénieur-mécanicien, rue Stanislas 9, auquel la France est redevable de l’importation chez nous de l’industrie de la fabrication des appareils les plus perfectionnés à filer le chanvre et le lin, et des ateliers duquel sont sorties à peu près toutes les machines qui travaillent aujourd’hui dans les grands établissements français exploitant cette branche de la filature, M. Decoster, disons-nous, a voulu sortir tout d’un coup du sentier battu jusqu’à ce jour, et s’est en conséquence proposé : 1° de produire un appareil diviseur d’atelier, de construction très-sim-
- ple, d'un usage facile et commod^J^ dispendieux et qui put être ,ml* les mains d’un ouvrier me?a,î,ileté d’une intelligence ou d’une ban , ordinaire ; 2° qui pût fournir un ^
- bre beaucoup plus considérable de ^
- divisions que cela n’est possible , les plates-formes aujourd’hui en u ?re tant en nombres pairs qu’en oo impairs ; 3° enfin, une machine ,g prix peu élevé et qui fût à la por1 . u5 tous les ateliers de construction. allons faire connaître comment cjî g bile mécanicien a résolu ce PrOÜLen' avec son diviseur universel, en Pr®raj|. tant d’abord le détail des P'®ceSmposs leurs peu nombreuses dont se coipr ^ cet appareil, et expliquant ensui manière dont on le fait fonction11 fl La fig. 12 , pl. 68 , est une ^v.sgl)r d’une portion seulement du div e universel de M. Decoster, aveC jècfi portion d’un cercle ou d’une P^,r ronde qu’il s’agit de diviser. Nous u’# vons représenté dans cette figure seul secteur de la circonférence en , du diviseur et du plateau, attendu 4jg tous les autres sont idenliquenien même forme. fCjl
- La fig. 13 est le plan de cet apPa eu On a de même brisé Je plan un ^5 au delà de l’axe de rotation, cette figure, ainsi que dans la Prp0r-dente, on n’a représenté qu'unÇ don des pièces qui servent à oPer subdivision. uiie
- La fig. 14. est une vue en plan sm ju plus grande échelle d’une porb01 diviseur, , ajs-
- La fig. 15 une section suivant 1 e"0p seur du double anneau dont se ^ pose le diviseur à la hauteur d’nn gent. . srffl'
- Les fig. 16 à 23 des blocs et c0l^ari»' servent à repérer les diviseurs pjp-blés qu’on veut établir à l’aide de strument. voi)S
- Le diviseur universel que nous a fj visité dans les ateliers de M- PeC;,s(le a 2“,568 de diamètre ou 8 met vjit circonférence. 11 est, comme disposé verticalement, et °n. s?ir 1,11 qu’il s’agit de diviser et P01 ..re de plateau de plate-forme de 1 diamètre.
- A, pilier en maçonnerie soin* établi sur le sol de l’atelier. ^
- B, B', deux paliers solides en
- boulonnés sur ce pilier. ,
- D, arbre du diviseur universe ^ a 0,0, le diviseur universel P ^ l’extrémité de cet arbre et en ^ pe» du second palier B' comme sur d’un tour. Ce diviseur consiste
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- ^•‘cle roue en fonte maintenue par De ray°ns et composée de deux an-^ x °u cercles concentriques. vjs ’ anneau ou cercle principal du di-sur la circonférence intérieure Oiio, .est creusée une rainure en
- d’aronde.
- lar»’ anneau ou cercle extérieur moins très cIUc précédent, ajusté au tour b0r .'^actement sur lui et dont les (lre?S- Oculaires sont parfaitement Pen ]SeS f*ans un P'an cxacterT>ent per-p^'culaire à l’axe du diviseur, lv’^utaillcsen hélice, pratiquées sur qilsseur de l’anneau E.
- Poignées dont le bout triangu-t0(Je lfaverse ces entailles. Quand on s’av Ces P°*Snùcs , l’anneau E peut ®ncer ou reculer sur l’anneau 1).
- 1) Sergents à vis fixés sur l’anneau Slir 1 Unc équerre ; les vis qui appuient Peu G k°rc* extérieur de l’anneau E en | nt avancer sur le premier,
- ou 'es tournant toutes simultanément de .^cessivement, d’un même nombre Pou f ^s* £'est un deuxième moyen lear ‘aire glisser le second anneau sur s>b| et on conçoit qu’il est pos-
- >ed’en imaginer beaucoup d'autres. de ’ blocs en alliage, rigoureusement dimension, fondus dans le q ne moule , avec le plus grand soin, ^yfaitement calibrés, destinés à être ronies <fa°s fa ra>nurc en queue d’a-b|Qr e > pratiquée dans l’anneau D. Ces (]anCs; qu’on voit sous divers aspects, pjJ.fas fig. 16,17,18 et 19 sont des k y falipipèdes rectangles, portant sur Supérieurc une entaille en Y, obli acun de leurs côtés, une rainure «t u e’ qu’on voit au pointillé, fig. 18, far l* ^^tement en queue d’aronde, déjouas. Ces blocs sont au nombre
- a^’c°ins d’expansion et de serrage, iden,- auss* une forme parfaitement W ll(1Ue entre eux, et en même al-
- fa)ni^Ue .*es 1J1°CS* ^es co’ns * Par 'c,ir téraj > s'insèrent dans les rainures la-baSees Pratiquées sur les blocs, et leur ;lfes .vient s'appuyer sur le bord Panneau E. Il existe deux
- C Ces co*ns ’ Pun fig* ^O et ^1 > en
- Co*n Parfafi-» et qu’°n insère V.e ,es blocs, pour les divisions nom-forjjjSes* et l’autre, fig. 22 et 23, en siC*. coin tronqué, pour les divi-tdiu.^oins serrées, et lorsqu’on a di-’ a'ns‘ qu’il sera dit, le nombre
- P’am’ f^e Plus fiun ^ers‘
- soat ,age dont les blocs et les coins «a .J ^mposés, consiste en 8 parties et ^ ’os d’antimoine, 1 partie d’étain Parties de cuivre rouge; mais
- comme cet alliage est sujet à donner des pièces qui présentent souvent des soufflures, et qui, par conséquent, ne seraient ni assez saines, ni assez homogènes et résistantes, pour former des blocs et des coins parfaits et rigoureusement identiques, M. Decoster commence par former son alliage par la fusion en masses de 50 à 60 kilogr. ; puis, pour lui donner toute la densité et l’homogénéité nécessaires, il le fait refondre par petites masses, qu’il coule lorsqu’elles sont en pleine fusion dans des moules d’une construction ingénieuse, de son invention, que nous nous dispenserons de décrire ici, mais qui donnent des résultats très-satisfaisants , sous le rapport de la parfaite identité de forme de tous les blocs et des deux jeux de coins.
- L, alidade portant une pointe qui s’insère dans l'entaille en Y des blocs, et sert à arrêter l’anneau aux divisions successives et ordinaires, indiquées par ces blocs, tels qu’ils sont placés sur l’anneau D. Cette alidade forme ressort pour s’engager dans cette entaille des blocs ou s’en éloigner, et une vis de rappel M sert à la rapprocher de cet anneau.
- N, plateau de plate-forme, sur lequel il s’agit de tracer des divisions, et qui est monté sur le nez de l’arbre du diviseur.
- O, appareil à chariot, portant l’outil propre à pointer le plateau. Le mécanisme de cet appareil et la manière dont il fonctionne sont faciles à imagi-giner, à l’inspection des fig. 12 et 13; quand il s’agit de tailler ou refendre les dents d’une roue droite ou d’une roue d’angle, on le remplace par un autre, où une poulie transmet le mouvement à un engrenage qui fait mouvoir un axe horizontal, sur lequel est montée la fraise de petit diamètre, qui sert à refendre la dent.
- P, vernier servant à la justification des blocs, quand on a changé la division, et avant qu’on commence une opération de pointage, ou à tailler une dent de roue.
- Passons maintenant à la description de la manière dont toutes ces pièces sont montées pour constituer le diviseur universel, et au moyen d’en faire l’application dans la pratique.
- Les deux anneaux D et E ayant été parfaitement dressés l’un sur l’autre, on range, dans la rainure à queue d’aronde du premier, les 400 blocs I, qui ne peuvent, comme on voit, se mouvoir que suivant la longueur de cette rainure, et on insère, dans les coulisses
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- latérales qu’ils portent, les coins K, de façon qu’un même coin embrasse deux blocs adjacents ou consécutifs, ainsi qu’on le voit fig. 14. Lorsque ccs 400 blocs et les coins qui les séparent sont ainsi rangés dans toute l’étendue de cette rainure, et qu’on a serré dessus l’anneau E, qui touche par son bord toutes les bases des coins, les blocs avec leurs coins doivent la remplir exactement, s’ils se touchent et sont bien serrés les uns près des autres, et former un tout solide, et qui ne vacille plus ; il en résulte que toute la circonférence de l’anneau D se trouve divisée en 400 parties rigoureusement égales, auxquelles on peut successivement s’arrêter en introduisant la pointe que porte l’alidade L, jusqu’au fond de l’entaille en N, creusée sur la face supérieure de chaque bloc, c’est-à-dire qu’à chacune de ces subdivisions, à laquelle on arrête le cercle du diviseur, on peut frapper un coup de pointeau sur la plate-forme N, qu’il s’agit de diviser, ou tailler une dent droite ou oblique sur la surface convexe d’une roue, avec l’appareil à fraise adapté à cet usage.
- Supposons maintenant qu’il s’agisse d’exécuter sur le plateau de la plateforme une autre division , celle, par exemple, de la circonférence en 360 parties. Pour cela, on fait reculer l’anneau E ; on enlève, sur la surface de l’anneau, des blocs çà et là, avec les coins intermédiaires correspondants , jusqu’au nombre de 40, puis, à l’aide des poignées G, jouant dans les entailles en hélice , ou des sergents à vis H, on fait avancer l’anneau E, jusqu'à ce qu’il presse de nouveau sur la base des coins restants, les fasse entrer plus avant, mais tous d’une même quantité, dans les rainures des blocs adjacents, et par conséquent espace tous ceux-ci, à des distances parfaitement égales, sur tout le pourtour de l’anneau. On aura donc, de cette manière, sur ce pourtour, 360 divisions, également distantes entre elles, qui serviront à pointer la plate-forme, et à la diviser en 360 parties rigoureusement égales.
- On conçoit que, lorsqu’on n’enlève que 1, 2,* 3, etc. blocs et coins adjacents, le diviseur fournit successive-mcntunedivision en399,398,397, etc., parties, et ainsi de suite, successivement, pour tous les nombres pairs ou impairs qu’on voudra au-dessous de •400, et que c’est à raison de cette propriété que M. Decoster a donné à son appareil le nom de diviseur-universel.
- Lorsqu’il s’agit d’opérer une division
- où l’on est obligé d’enlever plj18 e tiers des 400 blocs, par exemple e division en 27() parties , alors , ÇO ,•£. les coins des fig. 20 et 21 n’ont p10*^ paisseur suffisante, on y substitue Ç . des fig. 22 et 23, qui permettent a tenir une foule d’autres divisions m
- dres- . . . n neut
- Le nombre des divisions qu °. ]j.sCl obtenir à l’aide du diviseur uni ^ deM. Decoster, tel que nous l’ayo , fonctionner dans ses ateliers, n eS <jre borné au nombre 400 ; il peut s’etettrê-beaucoup au delà, par un moyen e' ^ mement simple. Pour cela on j( d’un compas subdiviseur, s et exactement sur le principe des bm t des coins, et où on règle l'espace des petites dames qu’il porte a ^ de coins et d’une vis de rappel ,de ^ nière à leur faire présenter une sim vision égale, et dans un rapport miné de l’espace qui sépare ^ blocs I du diviseur. Lorsqu’on i rêté le diviseur sur un de ses P°,n ;n’te l’aide de l’alidade L, on ôte la P”e je de celle-ci, et on ajuste à sa P*? flI.( compas, puis, mouvant le ^^ comme si on voulait passer d’un D' un autre, l’entaille en Y du bloc pa.^rC dans sa marche, devant la Vve®x$' subdivision du compas, la darne a sort qui constitue cette subdivis ^ pénètre dans cette entaille, et arre diviseur en ce point, qu’on trace n , tôt sur la plate-forme ; on dégage a e on fait marcher le cercle et la 2e fl j à ressort, ou la 2e subdivision, en r
- son tour en prise, et ainsi de suite p j toutes les subdivisions du compa* Si partagent l’intervalle entre deux ni ^ de façon que cet intervalle se tr l()(1 divisé en autant de parties égales <1 en a établi sur le compas. _ afld Ce mode peut encore servir q ue on veut tracer une autre division u celle que porte le diviseur, sans cer un certain nombre de blocs e coins. Par exemple, avec une de la circonférence en l5<LTr# obtenir des divisions en 225, r, 375 parties. Pour cela, il suffit* tager les intervalles entre deux m à l’aide du compas diviseur, e? ties, dont on saute alternative'.^, une, en 2 parties, où en 5 P^ujo'1 dont on saute aussi chaque subd1 alternative. . je*
- Le principe fécond des blocs c ^ p coins peut s’appliquer aisémen .gS, division des règles, des plates-pa ^ et ou à la refente des crémailie^j \e nous pensons, si on a bien s‘ vofl mécanisme du diviseur universel) I
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- d y Pendra comment il est possible tiéC(?arvenir, sans pour cela qu’il soit d*Jj**re de donner la figure et les afjjts,^e la machine que M. Decoster a(ej: elablir pour cet objet, dans ses ûi§®rsi nous dirons seulement que ce djVj e Pr\ncipe peut servir à établir des inégales,mais qui augmentent tWn^Uer,t tou-i°urs dans un raPP°rt fac‘”e ’ à l’aide de coins dont les sur-Port Planteraient ces mêmes rap-divjS' et qui serviraient à monter le v eur Propre à opérer ces divisions. PràpÜS aj°uterons enfin que, dans la P°in^Ue ’ ^ ne faut Pas commencer un 'l’ün plate-forme, oularefentc
- Uiar e, r°ue, surtout après qu’on a fait $’a$ctler les blocs du diviseur, sans ^iis îer’ a l’aide du vernier P, que dv les coins ont marché en avant, Hne® même étendue, et, par consé-> que les blocs se sont tous rigou-iptoptQent éloignésentre eux d’un même
- rîectionnemen1s apportés dans les machines à vapeur.
- ^ar M. J. Petrie , ingénieur.
- (^‘^ention de M. Petrie se comtois; {Je deux objets principaux dont lo r®n°ncé .
- Sv !j'aPPlication d’une disposition HéCa .e °u plutôt l’établissement d’un ?nisnae ou. appareil dans les machi-\aPeur ordinaires propreà arrêter fait f Uc.tion de la vapeur quand on ^Dsi Ct'0nner les machines par ex-Cet appareil consiste princi-Pîftj dans l’application d’un mode ^ êèt er Pour manœuvrer les tiroirs V^nte placés à l’intérieur des ti-0rdinaires de vapeur en forme *es ^aife f°ncti°nner simultané (kl1 avec ces derniers, ces tiroirs %e ter|te étant manœuvres par des mobiles ajoutées aux bielles vojr, lres d’excentrique qui font moulees tiroirs en D.
- avantages particuliers qu’on ob-S Par l’application de cette inven-c°nsistent : 1° à interrompre ^ Iv •Pcti°n de la vapeur tout près i e d’introduction de vapeur S J ans le cylindre ; 2° à établir à JC cb°se près un équilibre de • dé/* ^es deux côtés des tiroirs Hit Kente ’ de manière à ce qu’on S» que d’une force minime \graS jair° funtionner ; 3° à assurer 6 ande douceur et beaucoup d’ai-
- sance dans les mouvements, attendu que les pièces qui ont besoin d’être mises vivement en action sont très-légères dans leur construction ; 4° à employer, tout en conservant la manœuvre ordinaire ou par excentrique des tiroirs en D, une méthode perfectionnée d’introduction de la vapeur dans le cylindre, de manière à éviter tout choc provenant d’une admission trop brusque.
- 2° Un mode pour rattacher et lier lesdits tiroirs de détente, dontlespièces mobiles sont manœuvrées simultanément avec les tiroirs ordinaires en D au régulateur ordinaire ou à boules des machines à vapeur, de manière que l’introduction de la vapeur puisse être interrompue à une époque plus ou moins prématurée de la course par l’action de ce régulateur, suivant que la force dont on a besoin est moins ou plus considérable, ce qui procure le maximum d’expansion, et par conséquent toute l’économie de vapeur, et par suite celle de combustible qu’il est possible de réaliser.
- La fig.24, pl.68, représente une élévation latérale du cylindre d’une machine à vapeur fixe ordinaire, et une coupe pratiquée par le milieu de sa boîte à vapeur.
- La fig. 25 une élévation par-devant d’un cylindre et des tuyaux latéraux de vapeur d’une machine ordinaire où l’on a enlevé la portion antérieure de la boîte à vapeur et où les tiroirs sont représentés en coupe.
- Le cylindre de vapeur est représenté en A, et les deux tiroirs en forme de D, qui le sont en B ,B’, sont manœuvrés à la manière ordinaire par un excentrique ou une manivelle et présentent la même disposition que ceux de construction ordinaire.
- Des cloisons a,a\ qui séparent entre elles les lumières de la vapeur et de la condensation des tiroirs en D, sont établies à une distance suffisante au delà du bord des recouvrements b,b' placés vis-à-vis les orifices c,c percés dans le haut et dans le bas du cylindre , pour permettre le jeu et les excursions de deux ventelles d,d' faisant fonction de tiroirs de détente. Sur le devant de la boîte des tiroirs en D, il existe aussi, à l’extrémité du côté de la vapeur, des traverses c,c', et l’espace compris entre les recouvrements et ces traverses constitue les lumières f,f qui sont fermées par les ventelles ou tiroirs de détente d.d. Le recouvrement et la traverse sont dressés avec le plus grand soin sur les deux faces, savoir : sur celle qui
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- glisse le long de la partie plane ou museau du cylindre où est percé l’ori-rifice c ou c. et celle opposée tournée du côté de la concavité du tiroir, sur laquelle fonctionnent les ventelles d,d' destinées à interrompre par leur jeu l’introduction de la vapeur en temps opportun. Ces ventelles de détente sont liées l’une à l’autre par les tiges g,g' passant à travers les stuffîng-boxes établies dans le fond des boîtes à vapeur supérieure et inférieure, et elles se rattachent au mécanisme qu’on va décrire, de manière à participer au mouvement des tiroirs de vapeur B,B', à se mouvoir avec eux pendant une portion quelconque de la course, puis à glisser sur la face plane de ces tiroirs de vapeur , de manière à fermer les lumières f,f, et par conséquent à couper court à l’introduction de la vapeur pendant le restant de la course ou de la pulsation.
- Lorsque la ventelle d recouvre la lumière f sur la face du tiroir de vapeur B comme dans la fig. 24, l’autre ventelle d' est dans une position telle qu’elle découvre la lumière f dans le tiroir de vapeur B7; cette ventelle d'étant dans cette position, et les tiroirs de vapeur venant à redescendre, la lumière f est en position d’admettre la vapeur par l’orifice inférieur du cylindre A, vapeur dont l’introduction sera interrompue quand la ventelle d' fermera la lumière f. Lorsque cette lumière sera ainsi close, celle f sera ouverte et le tiroir B se trouvera alors dans la condition nécessaire pour admettre la vapeur par l’orifice supérieur du cylindre, par le jeu même de l’excentrique ordinaire. Les ventelles de détente d,d' continueront à se mouvoir avec les tiroirs de vapeur en D, jusqu’à ce qu’arrive le moment pour interrompre la vapeur à la lumière f, et, dans les deux cas, la portion de la course qui restera encore à parcourir au piston, après que les lumières f et f seront closes, constituera le degré d’expansion qu’on permettra à la vapeur, ou l’étendue de la détente.
- Le mécanisme à l’aide duquel les ventelles de détente d,d' sont mises en action admet quelques variations qui dépendent de la situation ou de la facilité avec lesquelles il peut être nécessaire de le modifier, de manière à interrompre l’accès de la vapeur, à une époque plus ou moins prématurée de la course du piston. Si cette modification n’a pas besoin d’être opérée pendant que la machine fonctionne, alors il suffit d’adopter la disposition représentée
- dans les fig. 24 et 26, qui offrent une en élévation et en plan d’un es trique et d’une bielle ordinaires, I cès sur l’arbre du volant ou autre a -s dans une situation convenable- JU j avec des dispositions particulières 1 vont être décrites. r 5a
- L’excentrique h est plus larges surface convexe que d'habitude-porte une gorge tournée, comme a ^ dinaire , pour recevoir la bague d ^ ^
- relie avec la bielle d’excentrique
- Cette gorge est rainée tout g. l’un de ses bords, et sur la portion tante de sa largeur est adaptée ^ came mobile i. La surface conve* ^
- cette came est concentrique avec ^
- de l’excentrique h, excepté dan 5 points où l’on a réservé deux P ^ inclinés j,j, qui agissent sur les g^n5 fc,/c, montés sur des axes insères ta-un anneau elliptique l, lequel est <* c ché à la tige m,m, liée elle-inême
- les ventelles de détente d,d'. Lam r elliptique est maintenu fermemeu des guides «,«, de manière a J'^ mouvoir que parallèlement ave,.enjif> tige m, à laquelle il est attache»' jer cette tige est articulée avec un ^ coudé o, qui bascule librement s' c. petit arbre transversal p, et met tion les tiroirs de vapeur en D-On voitaussi,dans la fig.24,com* , s’établit cette communication de vement. Une tige g, articulée aye r
- tre bras du levier coudé o, fa*“ ^ od voir un axe r qui, à l’aide de leviers s,s se trouve en rapport a.^ tiges g,g1, dont il a été question c’'utre sus, et qui servent à relier l’une a * les deux ventelles de détente d,d- ^ |> Le point auquel on coupe cour y, vapeur varie suivant la position 4 e[,-donne à la came mobile i, sur 1 ' s0H trique ordinaire ù, soit en aval?t’urCe en arrière. Comme celte came i avec cet excentrique, et quelaS ^ convexe ou active de la came eSt’f)Cei'' qu’il a été dit précédemment, c° trique avec celle de rexcentriq1* ’ cepté aux points j, J, il en résu ce mouvement ramènera en a en»' ou poussera en avant la tige deçà o>! Quant à la bielle d’excentriq0 verra de même que le levier , ^ libre o aura le même mouveme \ p s’il était fixé sur l’arbre trarisve pjr excepté aux époques susdites, ’ je' conséquent, que les ventelles pa» tente d,df marcheront d’un 111 avec les tiroirs en D, auxquels e' e|)f’ partiennent, jusqu’au moment o-interromperont l’afflux de la vaPjj fa1 Le second perfectionnement 4
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- ® sujet ri/x
- Ui°yeJn uc cette invention, savoir, le l’appa» -, Retire en communication îvec ip1 exPans*on ou de détente de ]a r<)gulateur à boules ordinaire danS| a^»ine à vapeur, est représenté Corn 27, 28, 29.
- ^0nctiorne *a f°rce nécessaire pour faire fixes nner ^es machines à vapeur ft'anùfSUrlout cedes employées dans les tous, acfures, est rarement la même à fiu’on S Estants , il était à désirer, pour qu’il Pu*sse obtenir tous les avantages tente hSI P0ssible de réaliser de la dé-VapeuQe la vapeur, que l’accès de cette PC fût interrompu à une période pist0nU II10*ns avancée de la course du ’ et proportionnellement à la ré I, '"'Ce on «a.....
- lî
- °u à la pression qui pèse sur
- j^uine.
- Action * est P^an ’ 28 une
- «léva,- transversale, et la fig. 29 une d’annl0n. latérale d’une disposition Voip:, re,d adaptée à cet effet, et dont tV» description.
- pàe’ est un palier ou, mieux, une pou-^dlis > e ’ Pouvant glisser dans une ja pi Se a queue d’aronde, rabotée dans à la 3ae 2,2 et reliée par une barre 3,3 rrin IC^e d’excentrique ordinaire ?, Hier l fen de boutons 4 et 5 -, ce der-«st n0ou.l°n étant placé aussi près qu’il Cet{g°ssible de l’extrémité de la bielle. C P°uPée, attachée de cette ma-«0 a~,\Peut donc cheminer en avant ou «lait ri^e ’ absolument comme si elle bfç J arl*culce à un levier fixé sur l’ar-«°t1Séansversal p, et communiquer, par ?^air?Uent, ces mêmes mouvements, ’ibreQe tirant 6, à un autre levier o •ep^r’ Sar l’arbre transversal p, exac-1 de la même longueur que le le-vco?dé qui entre dans le méca-Nm . la bielle d’excentrique, et «et ce levier libre o était fixé sur 4ct re transversal.
- ^«tellement, pour compléter le Plps e,1^nt du levier libre o, il ne reste «rei'^ à faire mouvoir le tirant 6 en et en avant, et c’est ce qu’on (pfoaPar l’entremise de la came 7 î^e i ant un e^et a ce'uf de la arbr » es AS- 24 et 26), montée sur {Jjii que porte la poupée mobile, et Nift Sur des galets q,q, ainsi que V0?^nt les figures, bit to, es moyens à l’aide desquels on J'ière .er la came 7, ainsi que la ma-bôl^ nSlllVa,1t laquelle le tout est con-Spr jar le régulateur.
- .J arbre du volant c est calée une ^Htè anSlelO qui mène le pignon 11, Çf,viroSUr f’arfire 12 ; à moitié distance b°bii n ’ entre le volant et la poupée » est un manchon d’accouple-te Teehnologitte. T. VI. Mai — 1845.
- ment 13, qui unit ledit arbre 12 avec un autre arbre 14; ce manchon porte à l’intérieur une coulisse, et l’arbre une arête, ou bien une autre coulisse dans laquelle on insère une clef, de façon que cet arbre 14 chemine en arrière ou en avant, suivant la direction de sa longueur, et dans la même étendue que peut voyager la poupée mobile (c’est-à-dire l’étendue du jeu de l’excentrique), L’autre extrémité de cet arbre 14* repose sur un coussinet 15, établi sur la poupée, et commande, aumoyen d’un engrenage conique 16 et 17, l’arbre 8, en lui faisant exécuter le même nombre de révolutions, en un temps donné, qu’en fait l’arbre c du volant. Sur cet arbre 8 se trouve calée la roue d’angle 18, qui commünique son mouvement au pignon d’angle libre 19 (dit aussi pignon planète), lequel mène la roue d’angle 20. Cette roue 20 est retenue à clef sur le moyeu de la came 7, laquelle est libre sur l’arbre 8. Le pignon d’angle 19 est, ainsi qu’on le voit en coupe dans la fig. 28, porté par la roue à denture hélicoïde 21, qui agit sur une vis sans fin , 22, placée au-dessous. Cette vis sans fin est établie dans la partie basse de la poupée, de manière à ne pouvoir prendre qu’un mouvement autour de son axe propre. La roue à denture hélicoïde 21 porte une mortaise, et l’extrémité de l’arbre 23 (lequel est lié au régulateur) s’y trouve fixée et ajustée avec une clef.
- Maintenant, il est évident que tant que le pignon d’angle libre 19 sera immobile , la roue 20, et par conséquent la came 7, avec laquelle elle est solidaire , fera le même nombre de révolutions, dans un temps donné, que le volant; et que tant qu’il en sera ainsi, cette came 7 fera jouer les ventelles de détente d,d' par les moyens précédemment décrits, à un certain point fixé de la course du piston de la machine. Mais si l’on vient à faire tourner la vis sans fin, placée à la partie inférieure de la poupée, cette vis agira sur la roue à dents hélicoïdes 21, qui porte le pignon d’angle libre 19, et modifiera la position de la roue 20 sur l’arbre 8, et par conséquent apportera un changement dans la position de la came 7 ; or il est clair maintenant que ce changement de position de la came 7 peut s’effectuer par l’entremise du régulateur, lorsque cela sera nécessaire, ainsi qu’on va le dire, et que les fig. 27 et 29 le représentent.
- On y voit, en effet. que la portion inférieure du tube ou manchon qui entoure la tige du régulateur est pour-
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- vue d’une paire de poulies de frottement 24,24, disposées de façon â s’élever ou s’abaisser, suivant que les boules du régulateur s’éloignent ou se rapprochent sous l’influence de leur vitesse variable. Ces poulies agissent sur un autre disque vertical 25, fixé à l’extrémité de l’arbre 23, ou à un autre arbre, qui s’y trouverait lié, et la disposition des poulies est telle, que lorsque la machine marche avec la vitesse convenable, elles ne touchent pas le disque 25 ; mais lorsque les boules du régulateur s’écartent par suite d’un accroissement de vitesse, la poulie inférieure est alors soulevée de manière à agir sur le disque vertical, et à le forcer à tourner dans une certaine direction, et dans une direction contraire, lorsque ces boules tombent au-dessous de la vitesse convenable, de manière à ce que la poulie supérieure agisse sur le point opposé du disque vertical.
- L’arbre 23 est en rapport avec la vis sans fin 22, placée dans la partie basse de la poupée mobile. La manière dont s’opère cette communication peut varier suivant les différents cas; dans quelques circonstances, cette communication peut être directe, et dans d’autres, il peut être, utile de l’établir au moyen de bouts d’arbre ou de roues d’angles, toujours disposés de façon à faire fonctionner la came, c’est-à-dire, à interrompre l’accès de la vapeur plus tôt, lorsque la vitesse de la machine est trop considérable, et plus tard, lorsque celle-ci marche avec trop de lenteur.
- M. Pétrie a proposé deux autres moyens pour opérer cette communication entre l’appareil de détente et le régulateur ordinaire des machines à vapeur ; mais nous croyons inutile de nous en occuper ici. et d’en donner les figures, attendu qu'ils sont basés sur les mêmes principes que le précédent, et n’en diffèrent que par la combinaison de leurs pièces mécaniques.
- Description d'un nouvel appareil à graisse pour les locomotives et les autres véhicules de chemin de fer.
- Par M. F. Busse, secrétaire de la compagnie du chemin de fer de Leipsig à Dresde.
- Les dépenses considérables auxquelles sont entraînées les compagnies qui exploitent les chemins de fer par suite de la nature défectueuse des matières grasses et lubréfiantes dont on
- ont
- se sert sur la plupart des I’£neS ’fec-dirigé mon attention vers le P ser. bonnement de cette branche uu ijfe vice, afin de mettre un terme a 1 a„.
- rapide des fusées et des coussinet ,., sée en partie par le graissage i j \ fait (à l’huile de palme, à la g™ slIr en partie par le frottement du te le laiton ou le bronze. .. . la
- Dans1 les dispositions actuel! > matière grasse renfermée dans v tie supérieure de la boîte ne t® ltre raît pas suffisamment garantie ^ la poussière et le sable, et, en pen ce dans l’intérieur de cette boîte a y mélange de matières sableuses » ,jU. donne lieu à un frottement treS.'PjeorS diciable, tant aux essieux et a r coussinets qu’à la force nécessaire faire marcher la machine ou »e . af-voi. Quoique cette boîte soit re j0s gée à chaque station, j’ai trouvé souvent les essieux très en ^ et je connais des exemples ou je sieu a consommé un demi-kd°0’ 0 graisse pour une station de 10 0 milles (16 à 24 kilom.). tr„c'
- J’ai inventé un mode de cons je-tion de coussinets d’essieu en b°!.jage bout, combiné avec les os et un 3 * ja, dont le plomb, est la base pour cer le laiton, qu’on graisse avec q ques gouttes d’huile de colza, el^fl. sont parfaitement garantis contre .je. troduction de la poussière et du ^ Mon appareil est très-simple et £,re être adapté à toute espèce de v° je de chemin de fer avec une dépen 6, quelques francs. Les coussinets sieu construits d’après mon Prl
- ne s’usent presque pas du tout. j,
- J’ai fait parcourir à un wagon 4”^-était pourvu environ 10,000 un,*^ glais (160 myriamètres), et j’ai son usure tellement insignifiant0»^ j’ai pu à peine en déterminer l’et0‘
- peine par une mesure.
- La consommation de l’huile n.^L^o), ême si peu considérable (lk‘.jy est
- mi|,e 1
- même
- que son prix en argent et par 1U*-- u$-pour ainsi dire insignifiant. Les ® jaj. sinets ordinaires en bronze ou en ^ ton coûtent 7 à 8 fr. pièce; au quelques mois de service leur vajS$e se réduit au quart, et lorsque renferme de la poussière ou du sa ils peuvent être mis hors de serVl quelques jours. Le prix d’un cou ^ j de mon invention n’excède pas " pé' 2 fr. 20 cent., et si de nouvelles riences viennent confirmer les r téta ts satisfaisants des premières je tives que j’ai faites sur le chetfi^^t fer de Leipsig à Dresde, un cou-
- A
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- en v ,
- itièta°lS en usera certainement dix en
- °bvier a ^nfiance aussi que mon plan téra| A h Cacement au mouvement la-en ~r 11 lacet des voitures, qui est l'user , Partie la conséquence de coussinets en métal et des essieux.
- et)c0r ^a’.ssage à chaque station sera iitiVee..evité, car un véhicule, avec < c°Urir ^ (lue Je Propose, peut par-Sans ot'o milles (800 kilom. environ) t nr0Uveau graissage, de c jS- 30, pl. 68, donnera une idée opér• invention , c’est une section
- sie(1 , Par le milieu d’une boîte d’es-chei>,-e e qu’on en fait usage sur les de fer.
- fetjj ®st ]a boite qui renferme ordinai-bfèfjp l’huile de palme destinée à lu-disp ou opérer le graissage ; à cette qqe (iSltî.0n je substitue une petite pla-bor(| *onte A,a, garnie d’un léger re-U?e hoitc à graisse B ; cette lu'à n est ohargèe d’huile que jus-% a a hauteur de la ligne ponctuée. dati$a Pratiqué une entaille verticale HèCL cette boîte pour recevoir une ^On Iû*nce en coton C, donnant en-tfti,” Une goutte d’huile toutes les trois ,tes- Une des extrémités de cette l’aut est Placée dans la boîte à l’huile, d|ey. se prolonge sur la plaque où 1 charrier l’huile, et où elle est d'il ! (*ans une ouverture conique D, lon enferme une autre mèche de co-s’imY^ant un nœud à chaque bout et produisant à travers un trou E dan^.dans la boîte d’essieu jusque dans .0uverture F qu’on a ménagée d’(Lj, *e coussinet, afin d’alimenter fusée d’essieu G. Afin de tia a leuir la première mèche en place, des a^achè un plomb G,c à chacune On j pOxtrémités. A la fin d’un voyage hqji eve cette mèche dans la boîte à liqm^fiu d’éviter la perte inutile de ce
- ^hjJ'jie'(dUe roininie que soit la quantité l’eSsj e charriée de cette manière sur ^ée •'î’ e"e n est Pas mème consom-l’«Sn’ la plus grande partie coule dans <7 H,H et par la coulisse Ji,h dajis i cavité I, d’où on la recueille Sv^ godet K pour s’en servir de
- tiio^i^cchc ne doit pas avoir une di-^CeSo°n P'us grande que celle qui est '*Vil a’re Pour fournir une goutte knis e Vaqoe trois minutes. Suppo-de 5 ^O on doive parcourir un espace V'dles (8 kilom.), stationnement Pris> en 15 minutes, la consomma-
- tion d’huile par roue sera de 5 gouttes dont on compte 25,000 par kilog.
- Afin de maintenir l’huile à l’état de fluidité dans les temps froids, on y mélange de l’essence de térébenthine , dont la quantité varie d’un quart à trois quarts, suivant que la température est moins ou plus basse.
- Ce coussinet est en bois dur (érable , épine, charme, acajou, etc.), exactement adapté à la boîte et à l’essieu , ainsi que cela a lieu aujourd’hui avec les coussinets en laiton ou en bronze. Il porte de part et d’autre un rebord L d’environ 12 millimètres d’épaisseur, et la portion M,M entre ces rebords est grossièrement entaillée sur une profondeur de 8 à 10 millimètres ; un trou F pour servir de canal à l'huile est percé au milieu en forme d’entonnoir, et on y introduit un noyau en fer pour servir comme il sera dit ci-après. La fusée G étant chauffée est placée dans le coussinet, et l’espace libre entre les rebords L et cette fusée est rempli avec un alliage consistant en trois parties de plomb et une partie d’antimoine. Le métal qui remplit exactement la cavité M,M reflue par le trou F autour du noyau en fer inséré à cet effet pour fermer le canal à l'huile , et se relie et combine avec le coussinet de bois. Des trous N sont percés dans les deux rebords L pour recevoir de petits fragments de dents de cheval, d’os dur ou d’ivoire. Cette surface , combinée en bois debout, antimoine, plomb, dent et os, est extrêmement durable ; elle n’use pas le fer et n’est point usée par lui.
- Appareil d’alimentation pour les chaudières à vapeur à haute pression.
- Par M. C. Grafton, ingénieur.
- C’est un fait bien connu qu’on manque d’un appareil d’alimentation fonctionnant de lui-même, et véritablement pratique pour les chaudières des machines à haute pression. Cette absence d’un bon appareil, pour cet objet, est assurément bien regrettable, et les résultats déplorables de la négligence avec laquelle ceux auxquels est confiée la conduite des machines de ce genre procèdent à l’alimentation en eau, gaspillent le combustible , détériorent les chaudières par suite d’une alimentation irrégulière , sont tous des conséquences de ce besoin générale-
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- ment senti d’un appareil d’alimentation d'eau. On ne peut plus contester aujourd’hui ce principe que les machines à condensation à haute pression et à expansion, dans lesquelles on arrête l’afflux de la vapeur dans le cylindre en temps opportun, travaillent avec une très-grande économie. Mais une pression seulement, par exemple de 2kil-,70 par centimètre carré, exige déjà, avec un appareil ordinaire d’alimentation, une colonne d’eau de plus de 27 mètres de hauteur , et on est par conséquent obligé dans ce cas d’avoir recours à des pompes foulantes à main au grand détriment de l’alimentation.
- Pour remédier à cet inconvénient, j’ai amené un tube d’alimentation A, fîg. 31, pl. 68, pourvu d’une soupape conique ordinaire B, dans un petit réservoir C qui repose sur la chaudière et sur le fond duquel débouche l’extrémité du tuyau d’alimentation intérieur B, qui est aussi muni d une soupape E. La queue de cette soupape se prolonge par le bas, passe à travers une petite boîte à étoupes et est enfin assujettie en F à un levier qui porte un flotteur G. Sur la soupape E, s’élève une petite tige qui traverse la partie supérieure du réservoir C, pour indiquer sur l’échelle H quelle est la position de cette soupape. De l’autre côté de ce réservoir , j’ai disposé une autre soupape I dont la tige est liée avec celle d’un petit piston qui joue dans un cylindre J ouvert placé au-dessous/La section de ce cylindre est égale à la surface de la soupape I, et sa capacité supérieure est, au moyen du tube K, exposée à la pression de la vapeur dans la chaudière. La soupape I est équilibrée au moyen d’un petit poids L, et quand l’eau s’cn échappe ce liquide est évacué par le tube M.
- Pour pouvoir se former une idée du jeu de cet appareil, je supposerai que la chaudière travaille sous une pression de 2kil-,88 par centimètres carrés, et que le poids L exerce une pression de 120 grammes sur chaque cent, carré de la soupape T, ce qui, pour un diamètre de 60 millimètres, donnera une pression sur toute la surface d’environ 3kil-,40. On aura donc, avec la pression de la vapeur de la chaudière sur le pislon du cylindre J, une pression totale de 3 kilog. par chaque centimètre carré de la soupape ï. Cette pression, la pompe foulante la surmontera promptement, et lorsque celle de l’air dans le réservoir C lui deviendra supérieure elle soulèvera la soupape I, et l’eau s’écoulera par le tube M. Sup-
- . de
- posant maintenant que le nlV^U(]ot-l’eau baisse dans la chaudière, teur G baissera aussi et en soulèvera en s’abaissant, par p qui mise du levier F, la soupape &-^()S laissera couler l’eau du réservoir .u la chaudière jusqu’au rétablissent|C niveau dans celle-ci ; en ce mou ^ flotteur refermera la soupape L e. \ ^s’écoulera de nouveau par la sou| et le tube M.
- Description d'une machine locon10^ américaine construitc.
- ;-V0rl”
- Par M. H.-R. Dunham, de Ne-"'
- ’.USSI
- * * t
- Le premier constructeur qui au attj à établir des machines locomoüv'c: j„, États-Unis , a été M. M.-W. B» ée de Philadelphie, qui, vers ,]e 1829, débuta par un petit 1110 machine assez semblable à la ma |ée de Braithwaite et Ericson, aP*/riJ the novelty, qui concourut Pour eX[i' à l’ouverture du chemin de fer de .5t chester à Liverpool. Bientôt aP |r M. Baldwin construisit la prenne ^p comotive, cle grandeur naturelle, Q |6 ait vue dans les États de l’Union po chemin de fer de Germantown a ^ ladelphie , et qu’on appelle encor ^ jourd’hui the old ironsiâes. Cçt1te ^ chine était pourvue de cylmf-rcoU' l’extérieur de la boite à feu, C1 \e stance qui devint alors la solJ!Lrait nombreuses et amères critiques. B PteUr5 cependant que tous les constru^ e de locomotives ont depuis cette ep Hcp placé leurs cylindres à l’extéricu ’-j|g copiant ainsi une disposition avaient cru devoir blâmer, et 1 bafouer à l’origine. , „vc5
- Peu de temps après que les epr~ auxquelles fut soumise la machu) ,e5) the old ironsides furent termi c]a une seconde locomotive, sorlan j^, fonderie et des usines de West I ^jp fît son apparition sur le même c ’ 5jt
- de fer. Toutefois celtemachinener g0lv
- pas. Quelques autres machines, .p
- tant du même établissement, et ^
- nées au chemin de fer de Mon jü0' n’eurent pas plus de succès; nwîjjaf' difiées plus tard par M. Pa,jepü's thews, elles ont fonctionné parfaitement bien. ,ajse»
- Les machines de fabrique ang ^ que les Américains étaient à cet |Cpr
- quedans l'habitude d’importer dan ^p
- pays, n’étaient cependant pas P y y tement adaptées aux railways u
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- Jî>ermUp ,
- a Se dp ’ °U e^es ®taienf très-exposèes seryjCe r®n?er et à faire manquer le on j?ra’j^ette circonstance provenait tnirig t partie de la nature des che-otabligj Principnlement des courbes OotDbj. >Ur ces lignes qui, dans bon si court Cas ’ ^ta’ent lacées sur un lüatre ray°n j que les machines à Sans Sar°.Ues ne Pouvaient y circuler Parce rtUtl'*er à de courts intervalles , taient * *es rebords des roues mon-?yantTM-r ,*es rails. Cette circonstance il imaff. tlr<? l’attention de M. Matthews, ^sitân- immédiatement, et appliqua i^rd’h • avant-train qui distingue au-amérj U.1 ces machines locomotives oheviiiaines '?} se mouvant sur une flistanfe 0uvrière et des roues très-peu ^ôtïie ^Sj entre elles, se prête de luises 0 . a forme de toutes les cour-Per^g!11 Peuvent se rencontrer, en Oniej, tant ainsi aux machines d’y cir-reste a.ns danger et sans difficulté. Du Pe]ées CS mach'nes américaines, ap-ertgin IilachiYies à avant-train ( truclc Sayée„es °u bogie engines), ont été es-Af] ?Vec succès en Angleterre, et (j’aater de cette époque , M. Bahhvin ^aup tres constructeurs ont donné strIJc,?uP de développements à la con-C,'0? et au commerce des machines ^iris °/'Ves Pour en pourvoir les che-CeUx ..fer de l’Union à mesure que les rpCl ^établissaient et étaient prêts à teur Ce.v°ir. Parmi les autres construc->ins’ mdépendamment de M. Bald-de p\ .f°us pouvous citer M. Norris , s°Us i 1ac!e*Phie , dont l’établissement, est y a direction de M. F.-D. Sanno , M]\| ^ ^es plus célèbres de l’Union ; de p.j °§ers , Ketchum et Grosvenor, tison terson » New-Jersey ; MM. Har-ej]fj et Eastwick , de Philadelphie; et Y0rJ M. H.-R. Dunham, de New-
- tiej'1®. *°comotive, dont nous allons don-tonst description et la figure , a été ebin.rude par M. Dunham. Cette ma-it)Cjj ’^ssure-t-on, a remonté sur un plan à ? une charge qu’on aurait estimée de .tonn.} poids brut, sur un chemin s°nt au ’ Y comPris la machine et (2-) t avec une vitesse de 14 milles pre’ . kilomètres) à l’heure sous une gl^^n de 50 liv. par pouce carré an-Centj dans la chaudière ( 3kil-,70 par Pour^0 carré ). La force nécessaire ®xécuter ce travail étant évaluée Cep Vaux'vaPeur‘
- Vtx v échine reP0Se sur six roues. iti0tr- entre e^es constituent les roues ^ére'?es ’ (i°nt l’ess'eu est établi der-a ^?'fe a feu sous *a plate-forme ecanicien. Les quatre autres roues,
- portées par deux essieux, sont liées entre elles par un train indépendant de celui de la machine, et la liaison de cet avant-train avec la locomotive s’opère principalement à l’aide d’un pivot central ou cheville ouvrière fixée sur l’avant-train , et traversant un collier établi dans le fond inférieur de la boîte à fumée, et assujetti au-dessus de ce collier par une clavette chassée dans un œil pratiqué dans la cheville. Ce train à quatre roues, ou plutôt cet avant-train ( truck) est de plus rattaché aux quatre coins du train principal par des liens ou chaînons, et se trouve ainsi parfaitement lié à ce dernier , en même temps que ce mode de liaison permet un mouvement de pivotement sur la cheville ouvrière dans les limites nécessaires au parcours des courbes à petit rayon.
- Les cylindres à vapeur sont établis en dehors, et sur les flancs de la boîte à fumée , et boulonnés aussi sur le train principal : leur axe défiguré est incliné de manière à pointer directement vers l’axe de l’essieu ou des roues motrices. La grande distance qui existe entre ces cylindres et les dernières roues permet la plus grande longueur de bielles qu’il soit possible d’admettre dans la pratique. Les excentriques, avec leur appareil de renversement du mouvement, sont placés sous la plate-forme du mécanicien, de manière à pouvoir être accessibles et visités dans tous les temps.
- La fig. 1, pl. L.19, est une élévation latérale de la locomotive.
- La fig. 2, une élévation par devant, où l’on aperçoit la boîte à fumée, ainsi que les deux cylindres qui y sont attachés.
- La fig. 3 est le plan de la machine.
- La fig. 4 est une vue séparée en élévation et en coupe de l’une des roues motrices. A l’inspection de ces figures, on comprend comment la manivelle est liée au moyeu de la roue, en la faisant pénétrer dans une retraite ménagée à la fonte dans la roue pour cet objet, et fortifiée d’ailleurs par une frette ou bandage en fer forgé , qu’on a inséré à chaud sur le moyeu. Cette idée paraît bonne, en ce qu’elle procure un grand espace libre entre les roues, fortifie considérablement l’essieu à manivelle, et doit nécessairement donner lieu à beaucoup moins d’accidents que la méthode ordinaire des manivelles inté-, rieures.
- La fig. 5 est une section longitudinale des parties de la machine présentant en particulier l’intérieur de la boîte à fu-
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- mée, une partie de la portion cylindrique de la chaudière, le cylindre à vapeur et les pompes.
- La fig. 6 est une section longitudinale de la boîte à feu avec son enveloppe, et de la portion cylindrique de la chaudière , avec ses tubes-carneaux.
- La fig. 7 est une vue en élévation de la moitié de la boîte à fumée et de la machine, présentant la disposition des tubes, et en partie le mécanisme de la pompe d’alimentation.
- La fig. 8 est une vue séparée des excentriques et de l’appareil du renversement du mouvement.
- La fig. 9 est l’arbre transverse de tiroir avec ses boutons , ses gorges, ses manettes , ses douilles de mise en train , etc.
- La fig. 10, le plan de la soupape régulatrice , où l’on voit les lumières pour la vapeur, ainsi que les taquets qui limitent les excursions de la soupape, et à travers lesquels passe le bouton à œil qui unit la tige à la soupape.
- La fig. 11, une coupe de la soupape, lorsque les lumières sont complètement ouvertes, et où l’on voit comment la tige s’y trouve unie par l’entremise du boulon à œil.
- Yoici maintenant la description complète de la machine :
- A, train ou châssis principal de la machine; a, fourchettes de l’essieu principal ; c , plate-forme du mécanicien.
- B, châssis à quatre roues ou avant-train ; d,d, essieux roulant dans des coussinets boulonnés au châssis; e, pivot ou cheville ouvrière fixée sur l’avant-train, et jouant dans un collier ou œil monté sur le fond ou plancher de la boîte à fumée ; ff, ressorts dont deux servent à reporter une partie du poids de la machine sur l’avant-train , et à soulager ainsi lacheville ouvrière d’une usureoud’un service inutiles; g, quatre liens ou chaînons pour attacher l’avant-train au châssis principal de la machine, et qui ont également pour objet d’assujettir celle-ci pendant qu’elle est en mouvement ; h, garde-rail ou chasse-pierre suspendu à la partie antérieure de l’avant-train; i, entretoise en fer forgé, établie suivant la longueur de l’avant-train, pour fortifier le point de centre où se trouve établie la cheville ouvrière.
- C, enveloppe de la boîte à feu ; j, boîte à feu boulonnée d’une manière parfaitement étanche à l’enveloppe, tout autour, mais seulement près du fond. Les boulons d’assemblage employés avec tant de profusion dans les
- * Vu>T
- locomotives anglaises, pour 1,1c ye-semble la boîte à feu avec son e‘ loppe, ont été supprimés dans ^ machine ; k, appareil de la soupape sûreté; l, soupape régulatrice ou ^ distribution, pour l’admission o ^ vapeur dans les cylindres (V. b®‘rC
- 10 et 11); m, clef pour la man(ug <}«
- de la soupape régulatrice; n, tu. va-prise de vapeur, ou conduisant13 te. peur aux cylindres ; o,o, appuis s ^ nant le tube de prise de vapeur s boîte à feu. . aU-
- j D, portion cylindrique de la c dière ; p, tube qui charrie la vaPeUa,j!C dôme aux cylindres; g, tubes-carf]] par lesquels s’échappent les produi la combustion. . ^
- E , boîte à fumée ; r, fig. 5, bon |a tuyau à trois voies boulonné su ^ boîte à fumée recevant la vapelir tube p, et la conduisant dans les1 de distribution aux cylindres; neau à collet, rodé juste, de man , à être imperméable à la vapeur, a ' trémité du tuyaup, et coupé en bis ^
- 11 traverse la boite à fumée, et
- boulonné au tube r ; t, tubes disf* s
- teurs de vapeur aux cylindres ; tu d’évacuation de la vapeur. , pi-
- F, cheminée terminée par un cn3V|e
- teau conique, et recouverte d’une t métallique. jes
- G, essieu coudé ou moteur ; ® •> je$ manivelles coudées , insérées dan® .j. moyeux des roues, comme il a été
- w , les tourillons. «e5
- H, H, cylindres à vapeur; ^
- de distribution; y, pistons et tiges axe transversal de la tête des tigeS piston; a', guides carrés, embfas.^5 par les glissoires placées aux extreiB1 j de l’axe transversal z ; b', barre de te™.y maintient les guides a', lesquels trouvent vissés et retenus par des écro Cette barre est percée d’une mor sg dans laquelle la bielle a la liberté o mouvoir verticalement, suivant le113 ^ vement de la manivelle; c\ biell© p transmission du mouvement du P,s
- à l’essieu coudé; d1, tige de tiroir- ^
- I, 1, excentriques formées de a moitiés boulonnées ensemble; üs fixés sur l’essieu moteur, au
- vis d’ajustement (fig. 3,8); e,e, ca.eS sis d’excentrique portant des enc° sur les barres supérieure et inférie pour recevoir les boutons des 1®V u. d’excentrique; f, arbre de tiroir quel sont attachés les leviers qul ^orl vent au jeu des tiroirs. Cet arbre d . voit séparément fig. 9, est en re $ double, attendu qu’il consiste en e parties, dont l'une est percée au ce
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- chaCü eceyoir l’autre ; de cette manière, en mne des extrémités peut être mise *’autr°UVeinent » indépendamment de fesnft!,1P°ur manœuvrer les tiges cor-Centrudant,es ’ éviers d’ex-
- ^neit 6 3 boutons; AA', leviers ou tif0jr te® Pour manœuvrer les tiges de Ù. SvP.‘acées à l’intérieur des supports iniSç 1 A, douilles pour les leviers de tien, en bain, fixés sur chacune des i'( Portions de l’arbre de tiroir f ;
- Dre de renversement; V, clef pour Ira^H^ovrede cet arbre; m, levier de trayp111188*00 attaché à l’arbre le'; ri,ri,ri, rse goupillée à l’extrémité du le-
- vier m', et barre pour manœuvrer les châssis d’excentrique.
- K,K, pompes d’alimentation ; une de chaque côté de la machine ; o’, tubes qui amènent l’eau d’alimentation du tender; p', robinets pour arrêter l’alimentation d’eau ; q, tubes d’alimentation, conduisant à la chaudière; r, piston plein, mis en action par la traverse 5 de la tige du piston.
- L , griffes ou supports de fer forgé, rattachant, d’une manière rigide, la chaudière et le mécanisme au châssis principal.
- Vci
- Quelques-unes des principales dimensions de la machine :
- met.
- biamètre du cylindre. ........................................... 0.2665
- longueur de course du piston................................... 0.4063
- biamètre des roues motrices.................................. 1.3715
- biamètre des roues d’avant-train............................. 0.8128
- biamètre de la boîte à fumée et de la portion cylindrique de la
- chaudière................................................... 0.9500
- Longueur de la portion cylindrique de la chaudière............. 1.8287
- boite à feu, 0m.950 sur 0m.950 et tm.220 de hauteur.
- Nombre de tubes-carneaux....................................... *36
- mèt.
- biamètre de ces tubes........................................... • 0.0381
- biamètre de là cheminée..............................., . . . . 0.3048
- clj"68 voitures qui circulent sur les Poin?lr!s ^er l’Amérique ne sont lue 'Un asPett aussi èlègantque celles °Us voyons généralement en Eu-leijf Sur les mêmes voies ; mais elles le rr s°nt décidément supérieures, sous cJfPPort de la commodité et de la sé-rp0jte ; elles fatiguent aussi beaucoup Pér;nS v°le 5 et on a trouvé, par ex-étaj Ce> qu’en dernière analyse, elles rent moins dispendieuses, est ?.n8ueur du corps de ces voitures SOf^mnairement de 9 mètres, et elles Son ^*sPosées pour recevoir 60 per $e |*es- A chacune de leurs extrémités f0Jr°Uve une plate-forme de 0ra,75, ; he ant palier, et par laquelle on en- j la Par des portes dans l’intérieur de
- trèm Ur-e ; entre *es flcux P°rtes. cx_
- ^Un 8* *1 existe un passage continu, 'Wa?ui * avec des sièges j
- c<Hé°S^Ssu1' (leux rangs, un de chaque j •H ’ cLaque siège pi ut servir pour !
- Personnes. Les voitures de celte | losâCe Sünt Pour 'es hommes, quoique ^éa tïle.s Pu‘ssent également y monter, recoin», si ces dernières le pré-gèn-11, b y a des voitures qui leur sont pl^'dement consacrées, et beaucoup qlleH commodes encore, et dans les-es elles peuvent voyager, quand
- elles ne sont pas accompagnées par un cavalier, ou quand elles sont indisposées. Ces dernières voitures sont établies avec un soin recherché, sous le rapport de la commodité, et particulièrement adaptées à leurs besoins et à leur bien-être; il y a des tapis partout, des sofas moelleux, des calorifères en hiver, un cabinet de toilette, avec des glaces et autres objets, de façon que la petite-maîtresse la plus délicate ou la plus exigeante peut voyager de la manière la plus commode, sans avoir rien à redouter, et bien plus à son aise que dans nos voitures européennes.
- Généralement, les voitures spéciales pour les dames sont divisées, suivant la longueur, en deux compartiments. Dans l’un de ces compartiments, il y a 14 sièges pouvant recevoir deux voyageuses chacun , ou vingt-huit en tout. Ces sièges sont pourvus de dos mobiles, qu’on peut retourner d’un côté à l’autre, de manière à ce que les personnes en compagnie puissent se réunir en groupes de quatre personnes, en face les unes des autres , pour se voir et causer. L’autre compartiment est muni de sofas et de lits de repos, pour les personnes malades, blessées, etc.
- La partie inférieure de la voiture se
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- compose de deux trains distincts, portés chacun sur quatre roues, et fonctionnant sur une cheville ouvrière, établie solidement sur chacun decestrains, ainsi qu’il est facile de s’en faire une idée à l’inspection de nos fig. 1 et 2. Les appuis du corps de la voiture se trouvant ainsi placés aux extrémités, le mouvement est plus doux, et il y a moins de tendance à sortir de la voie, et comme chaque train tourne sur son centre ou cheville, une voiture, quelle que soit sa longueur, peut, avec la plus grande facilité, franchir, sans accident, les lignes présentant une courbure quelconque (1).
- Mode de fabrication de cornues pour les usines à gaz.
- Par M. J. Cowen.
- Les perfectionnements que j’ai eu en vue dans la fabrication des cornues pour générer le gaz d’éclairage s’appliquent à deux chefs principaux.
- 1° La combinaison des matériaux qui servent à fabriquer ces cornues;
- 2° Un nouvel appareil pour mouler lesdites cornues.
- Pour fabriquer des cornues propres aux usines à gaz capables de résister aux effets des changements de température auxquels il est nécessaire de les exposer, et par conséquent moins sujettes aux fissures, je prends une argile réfractaire quelconque, de la sciure de bois ou des bois défilés, du charbon de bois, du coke dur, carbone qu’on trouve à l’intérieur des cornues à gaz et autres matières carbonacées dans des proportions en rapport avec la qualité de l’argile. Plus celle-ci est alumineuse , plus doit être considérable la quantité de matières carbonacées qu’il faut y combiner. On peut introduire depuis 1/20° jusqu’à environ 1/4 de ces matières en volume, comparativement à la totalité des matières terreuses employées et suivant la proportion de l’alumine. ainsi que le savent très-bien les potiers et les fabricants de fourneaux portatifs. De cette façon, vargile devient plus poreuse et moins sujette à se fendre par des changements brusques de température.
- (O On peut consulter, sur les locomotives américaines, les articles que nous avons publiés dans le Technologiste, 4e année, p. 272 et 476. F. M.
- Quant au moulage des c0.r% la gaz , j’ai représenté fig. 32, p*- ’fa. machine que j’ai inventée pour f briquer par la pression. La fig une vue en élévation de cette • machine, et la fig. 34 une coupe eja tudinale et verticale, qui fa'1 v structure intérieure. ]a-
- a,a chambre cylindrique fian.aSii' quelle on introduit les matières 1 .
- ques par une ouverture b plucéc al^ all met et fermée par une porte ; c,d, présentant à l’extrémité c le pr0 j>al!. la forme intérieure de la cornue , et tre portion d étant cylindnfiu u creuse pour plus de légèreté. Ce u J ur est placé concentriquement à l’û1 e Un de la chambre a, et assujetti Par ef carré et une clavette sur la pladu. c(1. du cylindre. Une autre plaque c „ laire g,g fonctionne comme un P ig dans la chambre en glissant su a. noyau c,d, afin de comprimer leS c0„. tières plastiques qui s'y trouvent s tenues. Ce piston possède P.*uSLar' tiges h,h,h, qui servent à le faire u t cher fermement et bien parallèlf® y sous l’influence d’une force quQl applique.
- A la partie antérieure du trouve une pièce 7,7 formant „B
- glement ou gorge et fermée par uea plaque ft, que l’on peut considérer réalité comme le moule ; lorsfla [e chasse le piston , l’argile remplit c J pièce i pour mouler ou former d’aP .j, le fond de la cornue, ce qui est u’j qué lorsque la machine opère paf . r filets de matière qui s’échappent a w vers de petits trous percés dans la P*‘ que h. . ue
- Il est aisé de voir que la co<‘ moulée par cette machine aura à Pp; près dans sa section la forme d’orl mais on peut ne pas se borner à ce ja forme en changeant simplement gorge 7,7, et l’extrémité c du nûj‘ qui toutes deux sont mobiles.
- L’extrémité de la cornue étant & t lée, on enlève la plaque k, puis, falSiIj|g marcher en avant le piston g, l’ar& e sort de la gorge i avec la forme reqp1 et sur telle longueur qu’on dcsif ainsi qu’on le voit fig. 34; en cet état la reçoit sur un tablier sans fin ou11 planche cheminant sur des roule^,. Quand on a ainsi moulé une lon£aC(|C convenable, on coupe avec un fi* métal et on fait sécher. oe
- J’ai donné dans la fig. 35, en co^V longitudinale, une modification de ceje machine dans laquelle, à la place p la gorge, on introduit un anneau ea ou de toute autre forme faisant f°l
- nïï-Kr
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- 11 filière, qu’on fixe à vis avant de
- ' Vj vu Baxmw V» < «V w I %*••« viv
- ütie .ericer le moulage, et ferme avec
- c°rti!] Ue ^ Pour ^a're ^onrï de *a
- f°raipe'iDans ce cas » *e n°yau qu* a ia ïssuj it- ^a cornue a l’intérieur est ldi j 1 au piston g et chemine avec W^que le fond de la cornue est pri^0’ 0n enlève la plaque k, on comité *5 argile qui sort alors toute mou-térjp 0niIne on le voit en élévation an-lon&jt dans la fig- 36, et en coupe gltudinale dans la fig. 37.
- remplir les conditions ci-dessus énoncées, et dans lesquelles la proportion de cuivre varie de 40 à 50 pour 100.
- Atomes. Pour 100.
- Cuivre...............10 ou 40.4
- Zinc................. 15 38.0
- Plomb................ 2 105
- Antimoine............ 1 5.1
- 100.0
- Cq
- ^Positî'ons ou alliages propres à
- fie a er ^es va^sseaux > et ,l faire boulons, chevilles , clous et au-pif articles pour assemblage de
- Par M. J. L. Hood.
- *nventi°n i (ïu' paraît être d’o-française , consiste à former cer-alliages de cuivre , zinc et plomb dv.°u sans addition d’antimoine, le ç .n 0u de fer , alliages dans lesquels Parr1Vre entre dans diverses propor-“Hl is.’ et jusqu’à 50 pour 100. Le 0e l’opération est de former ainsi pljpjbposé propre à être laminé en ^ni esou fruiHes semblables à celles
- (Vh|)n S est serv* JUS(1U a ce î°ur Pour ciou Gr *es vaisseaux » et d’en fa're des les ? ’ ^es chevilles et des boulons pour ^instructions navales, t^ddilion d'un troisième et d’un entame métal aux ingrédients qui p^t communément dans la com-^fieM ^es Citons , a pour but de mo-W a texture cristalline que pren-pj Souvent ces composés, afin de de °!r laminer avec une proportion moindre qu’on ne l’a fait dti^j a Ce jour , c’est-à-dire de procurer «H îj°hblagc plus économique que celui da Sa§e, et en même temps de former Hw0niPosé capable de résister long-> tout en contenant une propor-*aSn5i*^sailte de cuivre pour rendre ^lio -e des plaques susceptible d’oxi-Cn à la — ^ vA
- ’euse
- mer, et par conséquent ve-
- %
- Vp* 5 J<1 uiciiiuii u un
- }e,(lUe , afin de résister aux attaques dt Pfèvenir l'adhérence des barnacles '*°bb| Fes an*maux fi»! encroûtent le la vjta^e des bâtiments, et retardent ^ esse de leur marche. pT a"'a.?cs 1°' adoptés sont établis îde |>0.P°r.tions définies, et en supposant «re Suivaient de cuivre soit le nom-j*- Cela posé, voici quelques P'es fie compositions propres à
- Cuivre............... 8 ou 41.4
- Zinc................ 8 41.4
- Plomb................ 1 17.2
- 100.0
- Cuivre.............. 10 ou 43.0
- Zinc................ 10 43.0
- Plomb................ 1 14.0
- 100.0
- Cuivre................ 8 ou 43.8
- Zinc.................. 7 38.3
- Plomb................. 1 17.9
- 100.0
- Cuivre. . Zinc. . . . Plomb. . Antimoine.
- 32 ou 45.5 30 42 5
- 2 9.0
- 1 3.0
- 100.0
- Cuivre...............IG ou 41.0
- Zinc................ 15 38 0
- Plomb................ 2 30 0
- Étain................ 1 L5
- 100 0
- Cuivre...............12 ou 44.0
- Zinc................ 12 44.0
- Plomb................ 1 12.Q
- 100.0
- Cuivre...............14 ou 44.8
- Zinc................ 14 44 8
- Plomb............... 1 10.4
- 100.0
- Cuivre.............. IG ou 45.4
- Zinc................ IG 45.4
- Plomb................ 1 9.2
- 100.0
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- Atomes. Pour 100.
- Cuivre.................32 ou 40.5
- Zinc.................. 32 40.5
- Plomb.................. 1 4.7
- Étain.................. 7 2.3
- 100.0
- Cuivre.............. 10 ou 46.0
- Zinc................. 5 21.0
- Plomb................ 2 30.0
- 100.0
- Cuivre............... 5 ou 49.0
- Zinc................. 2 19.5
- < Plomb................ 1 31.5
- 100.0
- Cuivre............... 8 ou 46.0
- Zinc................. 6 35.0
- Plomb................ 1 19.0
- 100.0
- Cuivre............... 8 ou 49.0
- Zinc................. 5 32.0
- Plomb................ 1 19.0
- 100 0
- Le fer peut aussi être employé en formant un mélange dans lequel il en tre pour 1 atome ou 28 parties de métal pur, qu’on combine avec un nombre donné d’atomes (ou d’équivalents) de cuivre , le zinc étant aussi employé en proportion définie.
- Les alliages ci-dessus sont seulement donnés comme exemples de la formation de ces sortes de composés à densités diverses, pour en fabriquer des feuilles, des clous, des boulons et autres articles entrant dans les constructions nautiques ; mais on peut très-bien ne pas se borner à ces recettes, et adopter telle autre qu’on jugera plus convenable pour l’objet qu’on aura en vue.
- La manière la plus propre à fabriquer ces alliages est la suivante :
- D’abord on fait fondre le cuivre dans un fourneau adapté à cet usage, et lorsqu'il est en fusion parfaite, on ajoute le zinc , le plomb et autres métaux ( si on en emploie d’autres ) en petites quantités à la fois , afin d’éviter que le cuivre ne se refroidisseau-dessous du point de fusion, et en mettant un intervalle de temps suffisant entre chaque addition , pour que la charge des métaux qu’on a ajoutée en dernier lieu
- soit complètement fondue et inC®rPt que et prenant soin de prévenir auta possible les pertes de zinc par la ^\. tilisation , ce à quoi on parvien ^ nairement en maintenant chaque ^ ceau ou lingot de zinc au-dessou n surface du cuivre, au moyen d un tt'j en bois ou d’une verge de fer J ^el)t fusion complète , ainsi que Ie s très-bien les fondeurs en laiton- -er
- On peut aussi faire fondre en .eI-toute la quantité de cuivre, puis ajo ^ le plomb et autre métal , et Iprsq mélange est suffisamment fl.ul^e's le troduire un morceau de bois ûf .e bain en fusion , et brasser le me r en laissant le bois se charbonner r j produire un dégagement de ga*,ejj. purifie le mélange, ainsi que cela s cute dans la fusion du cuivre- jj0o
- On peut de même jeter une P®1^. de charbon de bois à la surface du te5 tal en fusion pour prévenir les p nt résultant de l’oxidation, en *alSuS]a toute cette partie de l’opération su responsabilité des ouvriers f°n pr(r qui connaissent parfaitement les F ^ cédés de purification du cuivre e ses alliages. -jap*
- Quand le cuivre et les autres me> 5
- sont en pleine fusion, on ajoute du zinc ou de la calamine de la ma je décrite ci-dessus, et en ayant son .()i ne point saisir et refroidir trop le ® -te, et lorsque le tout est en fusion par. üj-on enlève sans délai la charge du £|) neau pour couler dans des moule* 5 fer, en planches de 3 à 5 centime fl d’épaisseur qu'on laisse refroidir» ja sort alors des moules, et porte chaleur rouge dans un four co nable. dpe
- C’est à cet état de chaleur roug^e les planches doivent être passées f*jS-les laminoirs pour les réduire à 1 seur convenable , en arrêtant le ^jt nage aussitôt que le métal se reu et au-dessous de cette chaleur rougc ’ ge réchauffant toutes les fois qu’on Ie 1 nécessaire.
- Quand les planches n’ont pluS ap
- 2 1/2 à 3 millimètres d’épaisseur > j}
- peut laminer à froid en prenau^r précaution de recuire dans un ^ après deux ou trois passages à tra les cylindres.
- Les fours et les appareils mécan^t sont les mêmes que ceux qui se d ordinairement à laminer le cuivrejej, trop bien connus pour exiger une cription.
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- — 379 —
- ^Jport sur Vappareil Warocquê, jWiné à faire monter et descendre es ouvriers mineurs.
- U .
- r M. Joiukd,directeur du Musée de l’Industrie de Bruxelles
- (Suite.)
- ^On lïl0t^es de translation que nous N décrire n’étaient donc que qüe w P°int connus en Belgique, lors-Ouj & arocqué, qui n’en avait pas
- Nini er i comprenant la nécessité de les *iacer les cufats et les échelles dans Hioye0sses profondes, a imaginé le Cfji.- dont nous allons donner la des-îonJ°n d’après le modèle qu’il a fait ^ '°nner devant nous. eliat,?PPareil) que l’on construit pour les C^nages de-la Société de Marie-W ’Se c.ornPose de deux maîtresses blég etl bois dont les pièces sont assem-W Comme celles qui forment les ti-n des machines d’épuisement, de Pièces de support en bois, placées Sptance a autre dans la bure, ser-tjg a la fois à guider et à retenir les çffj en cas de rupture : elles sont à cet Pièç ^arnies de patins en bois, et les suPport sont munies de cous -j * » en substances compressibles. i| ^ course des tiges étant fort grande, Ni ,*mPossible de leur adapter les c balanciers dans l’intérieur de la Pljç.* ^ais M. JFarocqué les a rem-fi^es Par des cordes plates ordinaires Ntr l)ar leurs extrémités à chaque ?i|j, Ssc fige, et passant su r une poulie Sti ^0uve entre les tiges, et qui est <0rtèe perpendiculairement par les WatTde support; on tend les cordes Oj Par des vis.
- No! ^'l'sera pour ce service les extré «ou des cordes usées pour l’extrac-lïl,a's Presque toujours bien con-1%, a leur point d’attache avec les
- hnes-
- %vS Vlates-formes sont fixées aux (Ne liSes à des distances verticales égal de l’autre et sur la même tige, fei|j a deux fois la course de l’appa-4 m • leur. Ces plates-formes occupent N^'lié de la section de la bure; elles *llesenl cependant entre elles, et entre te *a muraille,.un espace vide
- ’IO environ ; une balustrade en ?s entUX (*c ^er ’ a hauteur d’appui, toure du côté de la muraille , et h trois barreaux, placés contre
- Nt(ahUresses tiges et entre elles, divi-N ^ ,a(îue plate-forme en deux par-hjç^dont i’une est destinée aux ou-4 'lui descendent et l’autre aux
- ouvriers qui montent. Toutes les plates-formes de l’une des tiges sont échangées dans le sens du plus grand diamètre de la fosse, de manière à laisser un passage libre pour un échelle qui règne sur toute la hauteur de la bure, pour le cas où l’appareil étant arrêté on devrait descendre ou monter. Comme il est possible que la machine s’arrête si l’on ne fait que de 4 i à 5 atmosphères, on remplit d’eau les cylindres, au-dessus des pistons, et l’on voit que si la machine à vapeur fait descendre ou monter le piston de l’un des cylindres, auquel sa tige est attachée, l’autre piston du balancier hydraulique fera un mouvement inverse. C’est l’effet du niveau d’eau ; le liquide ne peut s’élever ou s’abaisser dans une des branches sans faire un mouvement inverse dans l’autre branche. Mais on comprend que l’un des pistons des cylindres s’abaissant et l’autre s’élevant, il y aurait entre eux une colonne d’eau de 3m, et que par conséquent l’équilibre n’existerait pas ; c’est pour maintenir l’équilibre que l’on verse de l’eau sur les pistons des cylindres ; au fur et à mesure que l’un d’eux s’élève, il déverse sur l’autre l’eau qui était au-dessus de lui ; les 2 pistons sont donc constamment entre deux colonnes d’eau qui ont en somme la même hauteur dans les deux cylindres. L’équilibre est donc parfait, quelle que soit la position que l’on donne aux tiges, et le travail de la machine n’est que ce qu’il doit être pour vaincre les frottements et élever le poids des hommes ou la différence des poids, s’il y a des ouvriers qui montent pendant que d’autres ouvriers descendent.
- Les soupapes de la machine à vapeur sont commandées par deux cataractes destinées à obtenir les temps d’arrêt que l’on jugera convenables à chaque extrémité de la course.
- Cet appareil, tel que nous venons de le décrire et tel qu’est exécuté le modèle que nous avons vu fonctionner à Mariemont, sera exécuté d’une autre manière, c’est-à-dire que les tiges de pistons des cylindres, au lieu d’être en-dessus des pistons seront en-dessous, et traverseront la partie inférieure du soubassement au moyen de boîtes à bourrage , afin d’agir directement sur les maîtresses tiges en bois; par cette disposition elles agiront toujours par la traction, au lieu d’agir par compression en soulevant les traverses, comme dans le modèle : le cylindre à vapeur pourra être à une petite distance au dessus des cylindres
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- du balancier hydraulique, au lieu d’être à 3m,50 ou 4m au-dessus de lui.
- Un frein très-puissant est établi à la portée du machiniste pour qu’il puisse arrêter immédiatement la marche de l'appareil, s’il est nécessaire.
- La marche de l’appareil JVarocquê est donc bien facile à comprendre , et nous paraît présenter toutes les conditions de sécurité, de vitesse et de simplicité que l’on peut désirer.
- Le machiniste fait monter la plateforme au niveau du débouché; l’ouvrier étant placE, la plate-forme A descend de 3“ et la plate-forme A' qui est à 6m en-dessous d’elle, monte de la même quantité ; l’ouvrier passe de A sur A'; l’appareil reprend la première position, A' descend de 3m et se trouve vis-à vis de A2 sur laquelle l’ouvrier se place, et ainsi de suite.
- Cet appareil n’exige qu’un petit emplacement : toutes ces pièces , excepté la tige de la machine à vapeur, agissent par traction, c’est-à-dire de la manière la plus favorable pour les métaux.
- L’équilibre étant toujours parfaitement établi, le travail de la machine se réduit à son travail utile et à vaincre les frottements inhérents à tout mécanisme.
- On peut obtenir avec cet appareil une course beaucoup plus grande que celle des appareils connus ; ce qui diminue le nombre des plates-formes, réduit le poids et le prix des tiges, ainsi que les pertes de temps résultant des changements de plates-formes.
- On peut diminuer ou augmenter à volonté la durée de ces temps d’arrêt, sans ralentir le mouvement de translation.
- Les ouvriers peuvent monter et descendre simultanément sans se rencontrer, sans perdre de temps ; en admettant que la machine ait une vitesse de 0m,50 par seconde, et que le temps d’arrêt soit de 2 secondes , un homme ne mettra que 18 minutes pour monter de 400m et de 8 secondes en 8 secondes il sera suivi par un autre ouvrier; on pourra donc en faire monter 15 dans les 2 minutes suivantes, soit 315 en une heure , ou même dans la moitié du temps, si un cas de sinistre exige qu’ils montent deux à deux.
- La grandeur des plates-formes permet à l’ouvrier de se tenir debout naturellement : si la lumière s’éteint, il peut descendre ou monter sans danger, parce qu’il peut avec la main sentir la balustrade de la plate-forme qui monte, ou le plancher de celle qui descend,
- et saisir les barreaux des balust en changeant de place. ,alc-
- S’il tombe en passant d’une 1 ‘ ^ forme sur l’autre, il ne peut être *> par celle qui arrive. i’oH
- Toute chute se réduit à celle q®^ caf peut faire d’une hauteur de 3 > ^ pour pouvoir tomber, il fi,ut la plate-forme voisine soit au-dessus^ |j hauteur des épaules, soit à l’V ja; plate-forme inférieure n’est d°n.c ipyc qu’à 3m de celle sur laquelle se t rouvrier. flaftï,
- Comme dans les appareils du & - j les liges se font équilibre de distarUpx autre, de manière à rendre tou*£ je5 ture peu dangereuse. Comme dan bures du Hartz, une échelle peut ^ pléer à l’absence de mouvemeu l’appareil. 0-
- Je suis donc persuadé que J»1, f(r rocqué a résolu complètement un P^p blême important, et que beaiic d’exploitants suivront avec .empans ment son exemple , en établissant : leurs mines l’appareil Warocq^y^ sera bientôt reconnu comme u sCs plus grands services rendus aux c ‘ ouvrières (1). ( erte
- Je considère enfin cette décou comme la véritable solution d®. ^ blême de l’exploitation , jusqu’)®* 1 gj-praticable, des richesses minéral®* Si tuées à de très-grandes profond e et qu’on s’habituait à regarder c°\üei en dehors de toute atteinte et per pour l’humanité.
- Note sur la gravure à l’iv genre Durer.
- Par M. II. Dirks.
- Voici un mode de gravure, o« J® aü* de reproduction des objets relat'*,s $ arts du dessin , de la typographie la gravure en relief, que je cr0lSrésijl' de communiquer à cause de scs tats prompts, faciles et satisfaisantis- „t Quand on considère attenhve gît les belles gravures d’Albert Ungjj’oi’ ne peut s’empêcher de regretter n y ait perdu ou du moins néglige 1® !(,rf cédé qu’employait cet artiste ®e
- nt ^
- (i) Les ouvriers du bassin de Mariera „i* déjà donné le nom de Waroquère a chine, dont ils comprennent toute 1 u r d:llb vieillards mêmes se disposent à rem-1 e V |a les mines au printemps prochain, épf’.Ljt à
- laquelle fonctionnera celle qu’on et** fosse de la Réunion.
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- Par‘. Pfoduire ces effets particuliers estjj'luels son style hardi et mâle vüresrernarc^lia*:)^e* Même dans les gra-Par ] SUr bois *es plus modernes, et
- Cro^0,e qu’avec réserve les tailles anSsje^s qui d’ailleurs sont assez rares beri T?ans les gravures anciennes. Al-geî)r Urer, au contraire, introduit ce |iariy en profusion et avec une aisance Ceitea| ? dans toules les gravures, et rern vrco,)stance dispose à conjeclu-ParJ|u ^.possédait pour cela des moyens lin ]oiîei!f qui depuis sont perdus. l'Ièii 'î.a' cru avoir résolu le pro-ljs 'e> mais j’ai rencontré des difficul-Di0’i Uriout dans cette circonstance que ![èr Procédé exigeait l’emploi de la lïpiety.Pie: ^ cette époque l’électro était pas encore connue, et ç°ut?ie decouverte a beaucoup
- Ht ‘b»é à favoriser le développement Qer ’°n invention, je chercherai à don-j e idée de celle-ci.
- Ipen l)ren(is une plaque mince de verre dp exempt de bulles et de bouillons , le ! c°lle à plat sur les bords un ruban fin afton mince comme de la carte ou HeiTaPier épais, de manière à en for-Ifg Urie sorte de bordure ou d’enca-0n, ent- La face du verre sur laquelle fai I c°'lé ce carton, et que je nomme-lnÇ| face supérieure, est frottée avec l[,i Hues gouttes d’essence de térében-cifp j puis on place dessus un peu de vÇfr Manche bien pure et tenant le f)'nj/ au-dessus d’une petite lampe ou Réchaud où il y a un peu de feu ; PaJ”1 fondre la cire, dont on égalise |5 l°üt l’épaisseur au moyen d’un ba-àç^ment et d’un tour de main facile clie e^uter. En aucun point cette cou-i)Uç {le cire ne doit être plus épaisse 4 ..bordure en carton, et l’essence tyi^rébenthine la fait suffisamment frer au verre.
- Pr£a Plaque de verre ayant été ainsi «H ?arée est posée avec la partie vernie Ion us s,lr une gravure, une impres-sjj, Quelconque, de l’écriture, un des-lom1106 broderie, une médaille, etc., uu suit tous les traits qu’on creuse la cire à l’aide de la pointe en Vj graveur ou d’une aiguille ou W1 en ivoire, ce qui est facile, at-a *îUe tous les traits à copier, jus-bijj ns leurs moindres détails , appa-^rs Pnt dans toute leur pureté à tra-dç Ja couche très-mince et transparente îfl-
- t)reririntenant , si avec du plâtre on Une empreinte de la surface de lî v e gravée, on peut ensuite enlever rre en chauffant légèrement et
- maîtres les plus habiles , on
- fondre la cire qtii se trouve ainsi fapi-dement absorbée par le plâtre , puis couler sur ce moulage un cliché qui constituera une planche représentant en relief l’objet qu’on a copié et dont on pourra de suite tirer des copies à la presse typographique.
- Ou mieux que cela, on peut préparer la gravure sur la cire pour en tirer immédiatement une copie par la voie de l’électrotype , ce qui épargne les frais de moulage.
- Les avantages de ce procédé consistent dans sa rapidité, sa facilité, et de plus en ce qu’on n’est pas obligé de renverser le sujet qu’on copie ; l’idée d’employer des burins en ivoire m’a fait penser qu’on pourrait l’appeler gravure à l’Ivoire ou genre Durer, en mémoire de l’artiste distingué dont j’ai eu en vue dans mes essais de reproduire fidèlement les beaux ouvrages.
- Mode simple de ventilation.
- Par M. Schofka.
- J’ai publié, dans le Bulletin de la Société d’Encouragement de la Bohême , pour 1843, un mémoire sur un phénomène de physique peu connu et qui me paraît propre à recevoir des applications utiles dans les arts. Ce phénomène consiste en ce que si l’on l'ait arriver l’air d’un petit tube extrêmement fin, celui du chalumeau de l’érnaillcur, par exemple, dans un gros tube, un tuyau , une manche, une cheminée d’un bien plus grand diamètre, l’air dans ces derniers se meut avec une vitesse qui le cède peu à celle du courant qui sort du chalumeau, de façon qu’il est possible, avec une force extrêmement minime, de mettre en mouvement une grande masse d’air. Il résulte des recherches que j'ai faites à cet égard les faits intéressants pour les arts que je vais faire connaître.
- 1° Les parois du tube de grand diamètre, que nous nommerons simplement gros tuyau, doivent être rendues aussi polies qu’il est possible, de manière que le frottement que l’air y éprouve s’y trouve réduit à son minimum . Par la même raison, les tubes à section circulaire sont préférables à ceux à section carrée.
- 2° La soufflerie qui fournit le courant principal peut être d’espèce quelconque, mais il est préférable qu’elle travaille sous une forte pression, at-
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- tendu que le frottement croît comme le : carré de la vitesse, et que la contraction qui, comme conséquence de l'accélération produite par la dilatation paraît être moindre , agit cependant au total en se propageant sur une plus grande étendue avec plus d’énergie.
- 3° Il vaut mieux faire le gros tuyau ou tuyau de décharge d’un plus grand que d’un plus petit diamètre; néanmoins le plus grand diamètre qu’on puisse lui donner se détermine par la pression dans le soufflet et la grandeur de sa buse. Le rapport le plus avantageux à établir entre ces organes ne saurait être indiqué dans l’état actuel de nos connaissances que par une assez longue expérience.
- 4U Plusieurs buses distribuées à intervalles égaux dans le gros tuyau agissent plus puissamment qu’une seule dont la section serait égale à la somme de celles des autres, parce que les courants ainsi divisés passent sur une surface plus étendue, et par conséquent viennent frotter plus vivement sur l’air du gros tuyau.
- 5° Au lieu d’un soufflet on peut, pour l’air aussi bien que pour tous le gaz, employer la vapeur, ainsi qu’il est facile de s’en convaincre , à l’aide de l’éolipile. C’est ainsi que l’introduction de la vapeur, qui a déjà fonctionné, dans le tuyau de la cheminée des machines à vapeur à haute pression, et en particulier des locomotives, produit un tirage extrêmement vif, et que la plupart des dispositions proposées jusqu’à présent pour arrêter les étincelles qui s’échappent des cheminées ontdonné des résul lats peu satisfaisants.
- 6° Le gros tuyau peut être placé horizontalement, ce qui dans beaucoup de cas est avantageux, et môme lorsque l’air qu’il s’agit de déplacer n’est pas beaucoup plus léger que l’atmosphère, on peut lui imprimer une direction plongeante, ainsi qu'on le fait dans les épreuves au chalumeau.
- 7 Ce principe sert aussi à introduire des gaz dans une certaine capacité, pourvu toutefois qu’il n’y ait pas une tension tant soit peu considérable.
- 8° Au-dessus de la buse, le gros tuyau doit être autant que possible droit, et plus il est long mieux cela vaut. Au-dessous, on peut lui donner telle cour bure qu’on désire , ce qui peut être utile surtout lorsqu’il s’agit d'extraire des gaz d’une grande profondeur.
- Les applications qu’on peut faire de ce mode de ventilation me paraissent fort étendues.
- Les cheminées si élevées des machi
- nés à vapeur coûtent beaucoup ^ gent à construire, elles se detc,r rer. aisément et sont difficiles à re.Pjent, On a déjà vu des cas où un vent vi - ^ une tempête les ont renverse” ,|t tout le monde sait qu’elles fonctm ^ généralement mal quand il eXl. ^ue le forte pression atmosphérique et q baromètre est bas , dans les gr“ af chaleurs, les froids humides, e ^.5 certains vents lorsqu’elles sont P olJ entre deux élévations de terr^et de dans certaines localités. Un s°u,t . Q(l serrurier chargé, ou, dans le cas p veut économiser et alimenter la jjt flerie elle-même avec la fumée, uu ” ^ soufflet cylindrique inattaquam ^ feu rendront, quand on les j gsus* d’après les principes posés ci de ^ ces grandes cheminées inutiles. a posant qu’on n’épargne qu’une s0 pjp de 3,000 fr., dont les intérêts à 5 p-reviennent à environ 40 cent. parJ il est évident que la faible force 4 d® sorbe la soufflerie, environ y ^ ce cheval-vapeur, ne saurait revenu’ n
- prix ; et de plus, on conçoit 4 eSt soufflet qui éprouve des aVariea[)d^ bien plus facile à réparer qu’une grd at cheminée qui menace ruine; qu 0,1 f te$ compter en tout temps et dans t -jj les circonstances sur un bon tirage? 4^, est en outre facile de le régler a ,,t lonlé, et enfin, ce qui est extrême important, qu’on peut employer , grande portion de la chaleur d1 entraîne la fumée pour chauffer de^ ^ ves, des séchoirs, etc., sans P°“.rcCtt® augmenter les frais que coûte déja fait fumée.On a considéré la perte qu en général ainsi comme tellementc sidérable, qu’on a proposé d intro jj-tout l’air dont on a besoin pour la {sj bustion à l’aide d’uri ventilateur, a-on a trouvé que ce moyen était i^Pj£5 ticable, c’est que toutes les met r qu’on a proposées jusqu'à ce jour 1 ^ se procurer une semblable masse exigeaient l’emploi, et par conseq^. le sacrifice d’une très-grande force canique. ist«
- Même dans les usines où i* yera déjà une grande cheminée, on tro souvent l’occasion de se servir ue mode de ventilation dans les ca |C-nous avons indiqués plus haut. ~ -en, ment, quand la cheminée tirera on laissera reposer le soufflet. ^ps, On a proposé depuis bien 1°?° \LieS > et on a renouvelé à diverses épw ya-la proposition de faire arriver de ;es peur d’eau sous les grilles. Oal yCj>t fourneaux à vent, il arrive s0 jfe5 qu’on arrose les escarbilles, les ce
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-
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- — 383
- et |
- Mâchefer qui tombent des foyers eau.' ^ se Pro(^u^ aussitôt une blç c considérable sur le combusti-fetiiL a Valeur monte d’une manière ^$emUak*e' ^<e devra se re-
- lors„ ,er sur une plus grande échelle Par j atl amènera de la vapeur d’eau vap6y °ng canal de ventilation. Cette 3vçc i,r ?e mélangera alors intimement îïçç aiÇ « et l’une et l’autre passant *efonf^1(^ a travers ba grille , acti-où |’ VlVement la combustion. Partout Peür <?n P°ssédera une machine à vase^ a haute pression, et où l’on lais-s°j. sans usage, soit constamment, intervalles, la vapeur qui a Niv ’ on pourra certainement lui
- er
- 'yen»
- un emploi très-utile par le
- Jtisp Ue nous mdiquons. Seulement, Pr0(û «cas, les grilles en fer forgé sont ilfj cment mises hors de service, et fontg les remplacer par des grilles en
- Cs les brasseries, on sait qu’on a amment besoin d’appareils réfri-
- gérants. Partout où l’on a pu jusqu’à présent disposer d’un petit courant d’eau , on s’est servi du ventilateur comme du meilleur appareil de refroidissement : or, comme ici il ne s’agit que d’emporter rapidement des vapeurs, on conçoit que notre méthode de ventilation doit s’appliquer, dans cette circonstance, d’une manière très avantageuse.
- On n’en retirera pas un moindre avantage dans les hôpitaux, les salles de malades , les magnaneries, les filatures , les mines, etc. ; enfin , dans tous les établissements industriels où il importe d’enlever des fumées, des vapeurs, des odeurs, des émanations insalubres, incommodes ou désagréables. 11 est bien évident que , dans tous ces cas, on obtiendra de très-bons résultats de ce mode de ventilation , qui sans être entièrement nouveau , n’a pas été appliqué avec l’étendue qu’il mérite et le discernement qu’il convient d’y apporter.
- BIBLIOGRAPHIE.
- M
- ^Uel de galvanoplastie ou d’électrométallurgie.
- W ,
- d Smee, suivi d’un Traité du j^Suerrèotype ; ouvrage publié par b ' r- de Valicourt. Nouvelle édit. aris. 1845. In-8°, fig. Prix : 3 fr- 50.
- Hj^rscPie nous avons annoncé la pre-ti) ^jj.^hbon de cet excellent manuel 'to’ün était facile de prévoir
- l« r n °üvrage aussi complet tant sous JjPPprt théorique que sous celui de ^ay^que, sur un art industriel nou-qui dès son début a excité par-e.Plus vif intérêt, d'un art rempli V,r et qui Promet à l’industrie Ces oUienter ses ressources et ses for-iiHç6 devait nécessairement pas par 1’Q’e)?eu'e édition, à quelque nombre le fut tirée. satisfaire à l’empres-\v 1 Pubüb pour connaître les P!ast.eaux moyens mis par la galvano-Pujsle ù la disposition de chacun. De-sion époque, en effet, une impul-Snf Vlve et sérieuse, des applications e Vaste échelle de cet art récem-hntst ecl°s, enfin des travaux impor-SiS?1»,» toutes ses parties ont encore Sv n Attention et ont nécessité une e édition du manuel que nous lofons.
- t'léçn.s.,cette nouvelle édition, qui a mûrement remaniée, M. de Va-
- licourt a, comme dans la précédente, eu le bon goût de conserver intact le texte d’ailleurs remarquable de l’ouvrage de M. Smee, et où l’auteur, remontant aux principes de la science, a expliqué avec une grande lucidité la théorie de l’électro-chimie, les appareils qu’on y emploie pour la réduction et exposé les divers procédés électrométallurgiques de la dorure , l’argenture , la platinure, etc. , la reproduction des monnaies, des médailles, etc., la manière d’obtenir des copies en creux et en relief, les applications de l’électro métallurgie à l’art du fondeur, ceux de l’électrotypie ou la reproduction des caractères d’imprimerie, des planches gravées sur cuivre, sur acier, et des vignettes sur bois, des images daguerriennes, et enfin ceux de la gravure galvanique.
- A ce cadre déjà assez complet, l’éditeur et traducteur, M. E. de Ya-licourt, a d’abord ajouté un très-grand nombre de notes , soit pour expliquer ou rectifier parfois le texte, soit pour indiquer les travaux récents qui peuvent servir à le compléter, puis , dans un appendice au moins aussi étendu que la traduction de l’ouvrage anglais lui-même, il a classé méthodiquement des développements indispensables à connaître à ceux qui s’occupent de galvanoplastie , ou bien
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- les applications électro - métallurgiques les plus dignes d’intérêt qu’on a lait connaître depuis peu.
- Ainsi, dans la première partie de cet appendice qui est lui-même un ouvrage très-bien fait, M. E. de Valicourt donne la description des différentes piles galvaniques de MM. Solly, Becquerel, Jacobi, Spencer, Beau, etc., puis celle des appareils composés de MM. Ed. Becquerel, Daniell, de la Bive, Bunsen, Bagration, etc.; il consacre ensuite des chapitres particuliers pour faire connaître quelques accessoires aux piles galvaniques, puis les moules propres à recevoir le dépôt métallique, les procédés de dérochage et de décapage des objets, de bronzage et enfin les bains métalliques.
- Dans la deuxième partie. celle relative aux applications, M. de Valicourt a réuni tous les détails parvenus à sa connaissance sur les travaux de M. Spencer , un des inventeurs de la galvanoplastie, sur la galvanographie du professeur Kobell de Munich, les travaux récents de MM. de Buolz, El-kington, Jacobi et surtout ceux si remarquables de M. Becquerel que nous avons reproduits en entier dans notre journal. Ainsi donc il n’est pasd’appa-reils nouveaux ou de procédés tant soit peu originaux ou recommandables publiés tant en France qu’à l’étranger, qui ne soient venus prendre place dans cette nouvelle édition , et qui n’y aient été très-souvent jugés et appréciés avec beaucoup de sagacité et de science
- Nous recommanderons donc ce Manuel de galvanoplastie à tous ceux qui s’en occupent, soit comme science, soit comme art, non-seulement parce qu’il
- dr
- est le seul qui soit complet sous Cc5 vers rapports , et le plus au courant nouvelles découvertes, mais aU®slErllec que la traduction de l’ouvrage de» qui en fait la base, et l’excellen1^! pendice qui complète celui-ci, dus à un éditeur d’une i^^yec étendue, qui a pratiqué lui-même . succès plusieurs des branches le» I curieuses de la galvanoplastie.
- La nouvelle édition de la ga‘
- ifl*1
- plastie s’est enrichie aussi, p°ur 3rt dire , d’un nouvel ouvrage ,surtl!lC|ier
- qu’on cherche aujourd’hui à rat s,
- par des liens intimes à la galvan0.^. tic. Nous voulons parler de |a 1 (9. tographie ou daguerréotypie. lonnes de notre journal font foi plusieurs années queM. E. deie||r s’est appliqué avec beaucoup d <n ur gencc au perfectionnement de D ^1 tographie, et qu’il a par conseQ^ ^ le droit de mettre sous les Ve-^0ne' public un tableau des perfect,a $ ments apportés dans cet art. b * té qu’il a fait dans l’ouvrage qu’il a à son Manuel de galvanoplastie.» $ le titre de Traité complémentair daguerréotypie. Inutile d’ajoute» y ce traité complémentaire l’exposé parfaitement bien fait J* p|r couvertes les plus récentes et de ^ sieurs procédés curieux ou pcia. cl nus, ainsi que de recettes e?aC%iie inédites , ou de conseils pratiquei M. de Valicourt a empruntés à sa n, pre expérience ou aux photograyi les plus habiles de notre cpoquC ’r «c en leur qualité d’amis de l’aut^ ^ sont empressés de lui fournir loVc0f renseignements désirables pour pléler son œuvre estimable.
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- l.e Tcclinoloo’iste. Fl. G8.
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- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- O
- ET ÉTRANGÈRE.
- >«•04
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- l)(t I
- Vivification des peroxides de manganèse.
- r DE -Sussex , et H.-R.
- Arrott , chimistes.
- Potï^VProcédés que nous proposons ont "'atio « de reproduire du peroxide de Sçis g?n®Se plus ou moins pur, avec les % ]p aulres combinaisons de ce métal d’ov; irenferment à un état moins élevé Ration.
- (1rs j ^oyen de ces procédés , les rési-dégagement du chlore ou de diio'r116 dans la réaction de l’acide $Ur ^ydrique ou de l’acide sulfurique Ve .peroxide de manganèse sont d’w r^,s de nouveau en une substance ? P'us grande valeur, c’est-à-dire Par|aer°x'de de manganèse, propre, H- ande proportion d’oxigène qu’il Soif jltïle > à donner une seconde fois , vatiti>1 cLlore , soit de l’oxigène , sui-Plté*.; °Pération à laquelle on le soumet Ciment.
- ^’on res'dus, comme on sait, après %rji e.n a dégagé le chlore dans la ^ ch?^l°n du chlorure de chaux et Consist ou hypochlorate de potasse, Jt smieiot principalement en chlorure ils h a*e de manganèse ; mais comme Gnt ^re et ont en e^et °U rw ent convertis à un degré plus i>èse °îns avancé en sulfure de manga-dfiç'j.’ |0rsqu’on s’en est servi pour pu-d e gaz d’éclairage de son soufre s°n hydrogène sulfuré , nous pendrons dans nos procédés non-* Technologiite, T, VI, Juin, — 1845.
- seulement le sulfate et le chlorure, mais aussi le sulfure de manganèse parmi les résidus que nous nous proposons de revivifier en peroxide utile de ce métal.
- Nous pensons aussi que ce procédé est applicable à la conversion de tous les oxides, carbonates et autres combinaisons du manganèse, soit naturelles, soitartificielles, qui renfermentee métal à un degré moindre d’oxidalion, en peroxide propre à produire du chlore par sa réaction avec l’acide chlorhydrique ou de l’oxigène par l’action, soit de la chaleur seule, soit de la chaleur combinée avec l’acide sulfurique.
- Voici comment nous procédons à cette revivification.
- La conversion du manganèse , combiné ou non combiné d’un état inférieur d’oxidation à celui de peroxide , s’exécute au moyen de deux opérations distinctes.
- A. D’abord on sait que quand le per-c.vide de manganèse, qu’on nomme, dans son plus grand état naturel de pureté, pyrolusite ou minerai gris de manganèse, est mis en digestion avec de l’acide chlorhydrique, l’oxigène du métal se combine avec l’hydrogène de l’acide pour former de l’eau, en mettant en liberté le chlore que renferme celui-ci, tandis que le manganèse ainsi dépouillé en partie de son oxigène , se combine avec le reste de l’acide chlorhydrique pour formerdu protochlorure de manganèse. De même, quand on le fait digérer avec plus ou moins d’acide
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- sulfurique et de chlorure de sodium ou sel marin, ces corps réagissant les uns sur les autres, l'acide chlorhydrique qui se dégage est converti par l’oxigène du manganèse en eau et en chlore, tandis que la soude du sel marin et le manganèse , en partie désoxigéné , se combinent avec l’acide sulfurique pour former un sulfate de soude et un sulfate de manganèse. Or on peut convertir le chlorure , le sulfate , le sulfure ou le carbonate en sesquioxide ou deutoxide de manganèse par l’un ou l’autre des trois procédés que voici :
- 1° Le chlorure bien sec est soumis dans un four à une forte chaleur produite, soit par l’action combinée d'un feu flambant et d'un ou plusieurs jets d'un chalumeau à gaz oxihydrogène, ou d’un courant d’air atmosphérique qu’on projette sur le combustible en état d’ignition avec un ventilateur ou tout autre appareil d’impulsion , afin de former une espèce de chalumeau ou de fourneau à vent, dans lequel la décomposition et la réaction chimiques sont rendues plus vives et plus complètes. Le four est semblable à ceux ordinaires à réverbère, auquel on ajoute seulement une boite en fonte ouverte dans le haut, qu’on place au milieu du foyer tout prêt de i'autei. Cette boîte est remplie de limaille et de tournure de fer, sur laquelle on fait tomber goutte à goutte et avec lenteur, au moyen de tubes, de l’eau qui se décompose ainsi en dégageant un courant d’hydrogène qui est projeté par dessus l'autel du four sur la sole, au moyen du ventilateur ou appareil de soufflerie quelconque qui agit à l’entrée de la porte de chauffe. Voici comment on règle la marche de ce four.
- Le combustible , houille , coke , anthracite , bois , tourbe ou autre , étant d’abord allumé sur la grille, on fait agir sur lui l’appareil de soufflerie , et on produit bientôt une température assez élevée pour porter la boîte remplie de tournure à la chaleur blanche ; en cet état, on laisse dégoutter dans cette boite de l'eau , qui se décompose et produit un dégagement abondant d’hydrogène gazeux.
- Le chlorure de manganèse exposé sur la sole du four à réverbère à l’état de liqueur plus ou moins concentrée , ou à l’état sec à l’action de la flamme intense , générée comme il vient d’être dit, est décomposé par 1 hydrogène avec dégagement du chlore qu’il renferme , sous forme d’acide chlorhydrique, tandis que le protoxide qui
- , l’Afat d®
- reste s’oxide pour passer a deutoxide de manganèse. j se
- L’acide chlorhydrique gazeu* \ a____________j ' i de tn<*
- rei)fer
- dégage est condensé à l’aide de bres ou d’immenses cheminées - .jeS mant du coke ou des nodules de s humides, ainsi qu’on le pratiquC les fabriques de soude. _ -e «ar Au lieu d’une flamme alimen, rje du gaz hydrogène, comme on V1 ^{e le dire , on peut, à la rigueur- V usage d’un four à réverbère si j,or. alimenté de combustible comme dinaire, avec ou sans courafl forcé. cjj]o'
- 2° Dans le second moyen, es-rure de manganèsé, au lieu d e gl]I-posé à la flamme d’un combustm jeS la sole d’un four, est soumis, da^ u,lC cornues en terre réfractaire, chaleur intense qui en chasse KC]orhy' partie sous forme d’acide ej1 pc drique , partie sous celle de cm0 'e<; manganèse qui reste dans *eS.Cî<A dè>tll; est ensuite oxidé par un proced il sera question plus bas. ciste ^ 3° Le troisième procédé conffaIJèSe mélanger le cidorure de inang ja avec du carbonate de chaux, 0,1 ^ chaux vive, dans les proportion® cessaires à leur décomposition nio lopins à soumettre à la flamme d nj pe gène dont on a parlé plus ^a,Ui^rure cette manière, on obtient du emo de calcium (muriate de chaux) -je oxide de manganèse, qu’on Per pCut comme on le dira ci-après, substituer la magnésie ou les c arb0' magnésiens à la chaux et à son ^ te nate. Quand on se sert du car , pci* de chaux avec une température u* jof, trop basse dans le four , il peut s paI)$ mer du carbonate de manganèse- re tous les cas, le mélange de c ,,ûXjde de calcium ou de magnésium et ;têtre de manganèse qui en résulte ^.°!oUdre traité par l’eau, de manière à d,sS. dc lesdits chlorures et à laisser )’°sl manganèse. , . paide
- Voici maintenant le procède * aii-duquel on décompose le sulfate de ajt ganèse, de quelque manière été formé . quand on veut le pef par une opération ultérieure. ^$0 On mélange le sulfate de m3n°cjure qu’on veut peroxider avec de la j^iS de bois, du coke, du charbon alji>re en poudre, ou toute autre n* .^01* combustible, seulement en Pr°^e s3!' suffisante pour décomposer l’«cil furique présent. Le mélange es* ss jeS à une énergique calcination , î!.ajre ' cornues de fer ou d’argile r<^ra p|fure au moyen de quoi on obtient un s
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- tiig ^nSanèse mélangé avec une quanti P|u»oa moins grande de ce métal. ^nsT'11'116 ^ °P®rat'on en introduisant de Ie mélange résidu des fragments de > de la houille ou du charbon - °'s. et en continuant de chauffer
- ettcor,
- on î • Un Certain temps pendant lequel Par fSSe 0uvert *e ioec des cornues ;
- *e. manganèse est plus ou moins °xide ’ et son su^ure converti en
- Posé"1? Cas °“ un se^ ou autre c°m-süif t S0Ufle aurait été mélangé au Ce ate de manganèse, il faut séparer caic-0,nP°sé sodique par l’eau , après la Ration ci-dessus dans les cornues. finit6 Su*^re de manganèse qu’on pro-rosiffar^°'S(*ans *es usines à gaz, comme être , de'a purification de celui-ei, peut dit desulfuré, comme il vient d’être lancr^ en l’exposant après l’avoir mé-charta ^es morceaux de coke , houille, $°je b°n , ou même avec du bois sur la la l du four à gaz hydrogène. Le coke, Çean°uil,e, etc., doivent être en mor-
- Porrn Ct non Pas en Poudre» ce qui ‘a si 6t séparer plus aisément par gafi. le ces corps de l’oxide de man-d’,„e.Se > soit avec des tamis, soit par yres moyens.
- de$ ‘ ^a seconde opération ou série t0xiopérations pour convertir le deuil a • .de manganèse produit, comme oJVà dit ci-dessus, ainsi que tous les ^ét i ’ulérieurs ou carbonates de ce Para •’So*1 naturels . soit factices, en pariXl(|e propre à dégager du . chlore Ou u? reaction de l’acide chlorhydrique, cha)0 l’oxigène par l’action de la trojOdr» peut de même s’exécuter par j? Procédés différents. tran *-esdits oxides ou carbonates sont Saut* ,més en peroxide en les expo-üèrp ^ état de mélange avec des ma-)a s alcalines , telles que la potasse ou *>até U(*e > s°it caustiques , soit carbo-bèrçe?’,sor la sole d’un four à réver-et ^ a l’action combinée de la chaleur Par 0x'gène de l’air qu’on y projette l;ftellri moyen mécanique ou autre. Pian Partie d’oxide ou de carbonate de Partj^aése, mélangée avec environ trois 'Wn matiéres alcalines, consti-^ten ‘S ProPortions convenables pour Piano.lr Je manganèse à l’état d’acide Pr0^nique. Ce mélange fond , en ^nai'Sa,,t un manganate ou perman-l’aiçj,.® de potasse ou de soude , suivant foud'^u’on a employé. Quand la masse flie e a été extraite du four et refroi-^etle°ri' *a dissout dans l’eau chaude. Ou ^ dissolution , d’un composé auquel t'ai °nné le nom de caméléon miné-’ exposée librement à l’air, se dé-
- compose, par l’absorption du gaz acide carbonique, en peroxide de manganèse, qui se précipite sous la forme d’une poudre noire et en carbonate alcalin qui reste en solution.
- Quand on peut se procurer à bon compte du gaz acide carbonique , on peut provoquer la décomposition du caméléon minéral par une application convenable de ce gaz. Ou bien , les bicarbonates alcalins obtenus dans une décomposition précédente du caméléon , peuvent être employés à décomposer les nouvelles solutions de ce produit , au moyen de quoi on obtient immédiatement un précipité de peroxide de manganèse.
- Dans tous les cas, on décante la liqueur alcaline surnageante , et on la conserve pour une autre opération.
- Nous décomposons aussi le caméléon minéral, avec production de peroxide de manganèse , par l’action de divers produits organiques, tels que les matières amylacées ou gommeuses ; mais nous préférons l’emploi du gaz acide carbonique ou celui d’un bicarbonate alcalin.
- 2° Le second procédé pour produire du peroxide de manganèse avec ses oxides inférieurs ou son carbonate , consiste à soumettre un mélange d’à peu près un équivalent de l’un ou de l’autre , avec un équivalent de chaux , à l’action du chlore chassé par la chaleur du chlorure de manganèse renfermé dans les cornues , ainsi qu’il a été indiqué plus haut.
- Ou bien , à traiter un équivalent du sesquioxide des chimistes, ou deutoxide, par un demi-équivalent d’acide chlorhydrique liquide; on obtient ainsi simultanément un demi-équivalent de protochlorure de manganèse en solution , et un demi-équivalent de pro-toxide sous forme de poudre noire.
- On peut produire une réaction semblable avec production d’une solution de perchlorure de manganèse et de peroxide noir, en traitant ledit sesquioxide par l’acide chlorhydrique liquide dans un vase , et faisant passer le chlore qui s’en dégage dans un autre vase qui renferme aussi de ce même sesquioxide à l’état humide.
- 3° Enfin le troisième procédé pour convertir les oxides inférieurs et le carbonate en peroxide de manganèse , s’exécute en dirigeant sur leur surface, pendant qu’ils sont à l’état humide, un courant de deutoxide d’azote ou gaz nitreux qu’on obtient, comme produit secondaire et inutile, dans certaines opérations chimiques, par exemple ,
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- dans les fabriques d’acide oxalique , dans celles de nitrate de plomb ou de cuivre, etc. Dans ce cas, le gaz nitreux passe à un état moindre d’oxidation , en abandonnant son oxigène à l’oxide inférieur de manganèse qui se convertit ainsi en peroxide.
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- Sur la formation des miroirs métalliques à l'aide de substances propres
- à réduire l’oxide d'argent.
- Par M. J. Stenhouse.
- On sait depuis longtemps que l’aldéhyde , quand on le chauffe dans un tube avec du nitrate d’argent ammoniacal , réduit l’oxide à l’état métallique et forme une couche brillante à la surface interne du tube où a lieu cette réduction. Trois autres substances, l’acide saccharique, l’acide salicylique et l’acide pyroméconique étaient aussi connus comme possédant la même propriété , quoique les enduits qu’ils fournissent soient d’une teinte bien plus rembrunie, et par conséquent moins beaux que ceux produits par l’alhè-hyde.
- Telles étaient l’état de nos connaissances avant l’annonce faite il y a quelques mois du procédé de M. Drayton , pour argenter à froid les miroirs au moyen du nitrate ammoniacal d’argent et d’une solution alcoolique des essences de girofle et de casse. ( Le Technolo-giste, 5e année , p. 529.)
- J’ai trouvé que le nombre des substances qui, surtout avec l’assistance de la chaleur, donnent des enduits plus ou moins brillants d’argent réduit, est bien plus grand qu’on ne l’a supposé jusqu’à présent. Ainsi le sucre de raisin forme un miroir assez bridant, même à froid. Sans intervention de la chaleur, ce miroir se forme avec lenteur, et exige de 6 à 12 heures pour sa précipitation; mais quand on applique une légère chaleur, il se forme aisément en quelques minutes. L’enduit est beaucoup plus sombre que celui produit, soit par l’aldéhyde, soit par le procédé Drayton. Le sucre de canne fournit aussi un miroir avec assistance de la chaleur, mais non pas à froid. La gomme arabique et l’empois donnent des miroirs à teintes rembrunies, mais avec plus de lenteur, et exigent une ébullition prolongée ; il en est de même de la phloridzine et de la salicine. L’es-
- sence de térébenthine, celle de la . e donnent aussi des miroirs, fl00 ^0.. avec plus de difficulté encore, ^' lutions ayant besoin d’être très* ^ centrées. La résine gaïae agit même manière. e
- L’essence de piment consiste, co ^ on sait, en deux huiles essentiel essences, l’une acide , plus pesanistal' l’eau , et formant des composés cr j^jt linés avec les bases; cette huilepre' ,
- en quelques minutes, même a » ^ un enduit d’argent aussi brilla0,. les essences de casse et de girofle- s tre huile est celle qui est neutre Ç F légère que l’eau; elle ne r^ulAj,ul-le nitrate d’argent, même par uf,e uS5ir lition prolongée. Je n’ai pas p° re*vec à former des miroirs métalliq°eS ^ les acides cinnamique, benzoïq0®: ue> conique , komènique et pyrogad'u, avec le benjoin , l’élémi, r°1,b ,,1 l’essence de rhodium ou avec la ® cerine. édé
- Tout ingénieux que soit le Pru ,^nt de M. Drayton , il présente cePen Igl un inconvénient très sérieux, et a,7*cj|e je crains bien qu’il ne soit pas 1 de d’apporter un remède. Au ^°furrnés quelques semaines, des miroirs 1° .e par ce procédé se piquent sur s leur surface de petits points r° bruns, qui altèrent considérable^.^ leur aspect. Voici, à ce qu’il Par^é-la cause de ces taches ; le miro>r 1 ja tallique , pendant qu’il se déposé lV,ec surface^ entraîne mécaniquement ‘ lui de petites quantités de matière » sineuses résultant très-probable0*^ de l’oxidation de l’huile. La i°a et résineuse , interposée entre le vei e l’argent, commence au bout de cju^.jLc temps à réagir sur la surface métal ^ ^ avec laquelle elle est en contact, ^
- produire les petites taches brunes s il a été question. Si un excès des r essentielles est employé à Pr®c,uCaii' l’argent, le miroir métallique est ° coup plus rembruni et se décolore F te rapidement que d’habitude. Nul 0 ^ que l’alcool présent ne retienne erl[na-lution une grande quantité de oSe tière résineuse ; mais il s’en néanmoins toujours un peu surla face argentée qui réagit de la i°a funeste indiquée ci-dessus.
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- N°tice
- Sur les progrès de la galvano-graphie.
- ^ar M. le professeur de Kobell , de Munich (1).
- Peuve^-6 ass^ue des circonstances qui gaiv ’ifluer sur les produits de la perf n?Sraphie , ont conduit à divers les jalonnements en même temps que c°Un - -es d’application se sont beauté arn®liorées et multipliées. Dans qQes n°te, je communiquerai quel-paS(],.^marques qui ne manqueront àCet,ln*;®rêt pour ceux qui s’appliquent p .e branche d’industrie.
- OUvr1 6 Premier montré , dans mon p0üra§e sur la galvanographie, que PlanPLXeculer la copie galvanique d’une d’int de cuivre , il était nécessaire lait [f?rlJOSer un autre métal, si on vou-ratj0ans tous les cas assurer une sépa-les ,n 0u urte dépouille complète entre cons,eux planches. En effet, les cir-fati0anoes ^ans lesquelles cette sépa-intern Pâques peut s’opérer sans (lé,jP0sdion sont tellement difficiles à cer?| er et à déterminer avec quelque (je 1 ude que, sur un grand nombre o^as > >1 en est toujours quelques-uns 0|j y y a soudure , sans compter ceux est e P°li spéculaire des deux plaques s^^uéré et où elles acquièrent une piat?ce matte. Mais si on a argenté ou i’aif0-6 l’original, chose pour laquelle bas>ai1 connaître une méthode simple, al0r e. Sur une double décomposition , les es Planches se séparent dans tous l’0tlCas - et ce n’est que dans ceux où c0(1 j® ®té le moins heureux qu’une de jjbe infiniment mince de l’argenture .0riginal se détache, ce qui du reste sèdiatïla*s 'leu lorsque le courant pos-j, une force suffisante.
- ]a fftavais déjà fait antérieurement, sur e*D,r<^e ce courant > de nombreuses conv-rie-nces > ma*s actuellement, j’ai la yaij 'riion , d’après une foule d’obser-la f Us nouvelles , qu’un courant dont teilrrce s’accroît peu à peu et avec ien-^tiv es^ celu' qu‘ esl le plus avanta-plj'Jpour amener la -séparation des C()ns eS ’ et Pour leur donner ou leur le |)ierver le poli ou l’éclat spéculaire Dw U* Parfait. Il est du reste extrême-à tamfac'le , en se servant de l’appareil raiit 0Ur. de produire un pareil cou-Ces ’ altendu qu’on n’a , pour remplir °nditions , qu’à verser sur le zinc
- doit à \t* ?eul; voir sur l’art nouveau qu’on ‘e ï'ecA» i Kobell, les articles publiés dans noloQiste, ireann.,p. 569, et 4e ann.,
- F. M.
- dans le tambour de l’eau sans acide ou dissolution de sel. La capacité conductrice moindre de l’eau occasionne la première décomposition du sulfate de cuivre ; et comme cette décomposition ne marche pas sans formation de sulfale de zinc , il en résulte , par l’augmentation de ce sel, que le courant croît constamment en force dans les premières douze heures , et donne , quand au reste les autres circonstances de l’appareil sont favorables, un cuivre aussi parfait qu’on peut le désirer.
- Pour l’augmentation ultérieure en épaisseur de la planche, on peut ajouter à l’eau de l’acide sulfurique ou du sel pour hâter le travail, parce que la dépouille des deux planches ne dépend naturellement que de la qualité de la première couche.
- La manière de former cette première couche est donc d’une grande importance en galvanographie , et, en effet, si on poussait trop à la formation du dépôt de cuivre dès l’origine , il pourrait arriver que dans certains cas la planche qui se forme se détachât de la peinture encaustique, principalement lorsque celle-ci ne serait pas rugueuse ou ne présenterait pas les aspérités suffisantes , et si un cas de cette nature s’était offert lors de mes premiers travaux , sans nul doute j’aurais renoncé à la précipitation galvanique du cuivre , comme n’étant pas propre à galvano-graphier, d’autant mieux que la théorie parlait peu en faveur de cètte précipitation.
- J’ai donc favorisé, même dès l’origine , la précipitation, pour que la peinture ne poussât pas, ce qui m’est arrivé fréquemment à cette époque où je me servais de couleurs à l’huile , que je ne laissais pas toujours sécher parfaitement.
- Quant à l’argenture, j’en suis resté au mode déjà décrit, c’est-à-dire à l’emploi d’une dissolution de chlorure d’argent dans une solution saturée de sel marin , comme le plus simple, et peut-être le plus économique qu’on connaisse. Toutefois, pour empêcher les plaques d’adhérer dans la suite du travail, j’ai trouvé qu’il était très-avantageux de déposer la plaque argentée 10 à 12 heures dans une solution de vitriol de cuivre, puis de la laver, de la sécher vivement; et dans le cas où le poli spéculaire en aurait été altéré , ce qui arrive rarement, de la frotter avec un morceau de peau chargée de chaux non délitée et en poudre très-fine , d’abord à l’eau, puis ensuite à , sec.
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- J’ai en général frotté une plaque ar- 1 gentée aussitôt après l’avoir sortie de la liqueur propre à argenter, et toujours après quelle était sèche, avec un morceau de peau, pour lui donner tout le poli de l’original ; c’est alors que je commençais à la charger de peinture. Néanmoins il me paraît nécessaire d’entreprendre des expériences pour peindre aussi sur cuivre, puis argenter les parties découvertes, au moyen de quoi un frottis ultérieur avec la peau ne serait plus utile. Je charge mes plaques ainsi peintes plus ou moins avec de l’argent ; mais j’ai remarqué que ces plaques ne se détachent pas aisément et que leur poli spéculaire en souffrait.
- Au lieu d’argenter ou de platiner on peut aussidorcr, opération pour laquelle je préfère la double décomposition chimique au galvanisme, attendu que , par la première de ces opérations , la surface n’est pas simplement recouverte par une nouvelle couche de métal, mais s’est substituée à un autre métal. Je me suis servi à cet effet avec avantage du mélange suivant.
- On dissout 5 grammes de cyanure de potassium sec dans 30 grammes d'eau et on y ajoute 2 à 2,5 gram. d’une dissolution d’or modérément étendue. On verse alors la liqueur sur la plaque placée dans un vase plat de porcelaine ou de verre, et on recouvre le vase d’un carreau de verre. Au bout d’une heure la plaque est parfaitement dorée; on la lavé alors avec de l’eau pure et on la sèche avec un linge. Par ce moyen on n’a presque pas besoin de frotter avec une peau et encore moins avec la chaux, et les planches sont beaucoup moins sujettes à l’adhérence que celles argentées. Toutefois cette dorure est plus dispendieuse , et la liqueur se décompose quand on la garde longtemps, à tel point qu’il n'y a que celle préparée récemment qui donne un précipité ayant toute la perfection désirable. Les vases de plomb ou de bois, enduits d’une couleur à l’huile ou d’un vernis qu’on emploie dans l’argenture avec la solution de sel marin doivent être rejetés dans cette dorure.
- Relativement aux matériauxemployés dans la peinture, les couleurs encaustiques sont infiniment préférables aux couleurs à l’huile, d’un côté à cause de leur mat et de leur dessiccation rapide, et de l’autre à cause de leur adhérence. Un bon excipient est celui qu’on prépare avec une dissolution de cire dans du baume de copahu et avec lequel on broyé les couleurs. Ces couleurs , dans le cas où le grain ne s’est pas formé à
- la surface et où par conséquentc nt est trop polie ou trop brillante, P , par une douce chaleur qu’on app> ^ 3jt rendre la plaque mate sans qu . à redouter, quand on prend les p fS tions convenables , que les co poussent ou se détachent. . c>eSt Une excellente couleur ^usS1Vroyc le crayon lithographique q11’0?a -chcr à l’eau distillée, qu’on a fan con-sous forme de grain fin et Qu°n ajfie, serve avec soin (1). Le grain se ® vage bien entendu, à volonté |ors du hr suivant l’espèce ou la nature de ' r leur. D'après les essais entrepr1 F t M. Rottmann jeune, cette c0U elfljère très-propre, surtout pour la ^i^ats au trait, à produire des tons d1e jjj. pour les chairs et autres parties e blables. Cet artiste est parvenu de ps. manière à peindre de très-jolis por üt
- Quant aux tons plus prononcés, o” employer une couleur encaustiquC grain plus grossier. flUel
- Le grain le plus convenable» d il est d’ailleurs facile d’arriver, V encore être produit par un autre ^ Jri\a J’ai fait usage précédemment d un » )(Jlj d’aquatinte, obtenu par la morsure> acide, et ébauché ou esquissé dess ré-portrait auquel j’ai donné ensuite lief nécessaire par la peinture. Le 1^ cédé s’applique principalement . paysages et aux dessins d’architee 5 et M. Rottmann a très-bien réussi ^ quatre grandes vues de la ville de nich qu’il a produites de cette mar\ jjjé Mais on peut aussi faire usage duf?r -0l) d’aquatinte produit par voie de ’u rte ou de chaleur, et ce grainé c0lîvjud» aussi l’emploi du crayon lithographes ce qui permet d’obtenir des d®^e,|t d’une douceur remarquable. On nf> * très-facilement les clairs Pr'n,gefi' par l’enlèvement du grain dans ‘e droits qui doivent être lumineux » peut même avant de chauffer la P
- (il La formule de la préparation d’1 employé dans ces expériences m’a été cjr0 comme il suit .- savon , 200 gramme' ' blanche , 300 grammes ; gomme latl Qn fa, grammes: noir de fumée, 60 grammes- (ju3r,1 fondre d’abord le savon pendant unj-aberfl d’heure, puis on y ajoute peu à peu,. u(, pe*U la cire, puis la gomme laque , et on t,e a|)fe5 dant une heure entière sur un feu V1 Jcin1 quoi on enflamme la masse ; puis on Ç non
- khi ciuidiuiuc la iiiasst; 9 .
- y ajoute en agitant continuellement
- de fumée, ou toute aulre couleur
- opre
- . eSf on
- galvanographie. Au bout de deux îieurpéte'n^ met encore le feu à la masse, puis 0l? ,rs re' et on répète cette inflammation à plusj prises, suivant la dureté qu’on ve!. i,eUfa’a au crayon. Après une cuisson de ,tr?1*ians u -on laisse enlin la masse se refroidir u de* capsule, et on la divise pour en 13 crayons.
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- (lan$cue co'Ophane, enlever celle-ci (loux es Adroits avec un pinceau très-De*
- Sürfaco eine on Peu* Pe Procurer des la rou[Stou ^es P^a<ïues rugueuses avec berCe(.e^e> le berceau, les machines à tesci’etc- > puis peindre sur le relief, le pqi- lrs sont dans ce cas produits par c°fe ‘ss°ir en acier. Enfin on peut en-l’enlD|°.nner à une plaque préparée par d’une roulette fine, un essin^U* ne nuit en aucune façon au ass(jr ’ facilite le travail de l’estompe et au tiraUn P*us grand nombre d’épreuves
- 'lies 6 Connaissance de toutes ces prati-ueail’cauxqueIles on pourrait en ajouter ^"ais P Titres » ou mieux leur com-reU)c ra*sonnée, donne les plus heu-proçjy^^ullats, et en effet on a ainsi ^dii ans ce Senre des °hjels d’art s’atu,, °n était dans l’origine loin de Déjà MM. Schcininger et We 'o* Mun*ch > et avec l’assis-ll.\j Un grand nombre d’artistes, $Otq .. ,eyer et Maidèle de Vienne, se et |e ad distinguer dans l’application ?rapLperr^cti°nnement de la galvario-Crée > ?a,>dis que les premiers ont dont | a*jle de la roulette,une manière la jh . résultats ressemblent à ceux de la ta?n *®re noire, de l’aquatinte et de douce, M. Theyer a conservé Nse °aracl^rcs de manière qu’a e à l’origine la galvanographie îejj^leelled’un lavis large et facile. ïetits Sles ont produit dans cesdiffé-Suj 0 genres des travaux remarquables eu beaucoup de succès dans le Hielj er®e. Enfin,M. Rottmannde Mu djqg déjà mis au jour de beaux travaux Ce||e je genre. dont la finesse égale Q des miniatures les plus délicates. dUea01^ ce soit une chose très-simple galv^.Préparer soi-même des planches lionj^ues, cependant cette prépara-
- 3 L ^t PnfArft mi nKcf^/.|a mn
- à |a 1 encore un obstacle qui s’oppose Qbst^Pagation de la galvanographie, ^Us e fini disparaîtra probablement
- Cütq' P.en par ce motif qu’on a si bien Pieçj ls l°ns les avantages de cette co-Setj)ets planches gravées que les établissent à 1s°d s’opère le travail commen-VntSe multiplier. Dans ces ètablis-ou ces ateliers on pourra donc *e.s plaques pour dessins gal-Paspi^Phiques, afin que l’artiste n’ait îjt’il d?a s’en occuper personnellement Pierre ‘Parvient de la préparation des Qü lllhographiques. fion j U a 'a I iqueur pour la piécipita-* ai Pas trouvé de changement
- dïns uire dans le mélange indiqué *°d précédent travail. Toutefois
- comme cette liqueur se charge ou se mélange peu à peu de sulfate de zinc , surtout parce qu’on a reconnu qu’il était plus avantageux pour la formation du cuivre de ne plonger le tambour que jusqu’à la membrane, de façon que le liquide dans le tambour fût plus élevé qu’au dehors, il devient indispensable de mélanger à une liqueur de ce genre qui a fait un long service, une dissolution neuve de sulfate de cuivre pour moitié ou pour le tiers au moins de son volume, car, ainsi que je l’ai déjà indiqué, une dissolution de sulfate de zinc ne dissout qu'une très-faible portion de sulfate de cuivre, et une bonne liqueur pour précipiter doit être aussi riche que possible en ce dernier sel.
- Le tambour ou cadre sur lequel est tendu Je parchemin, fournit pour les gros travaux de meilleurs résultats que celui recouvert d’une vessie animale , et peut en outre servir bien longtemps, surtout si on enduit les petits trous qui se forment principalement dans les points où un peu de cuivre s’attache en dehors à la membrane, avec un vernis de résine damara, une couleur à l’huile ou de la cire.
- Un indice certain de la densité et de l’imperméabilité du parchemin, c’est lorsque la liqueur, dans le tambour, n’a pas au bout de douze heures baissé sensiblement. Au contraire, si la plaque de zinc par la filtration de la liqueur est à sec au bout de ce temps, alors la membrane est trop mince ou bien il y a des trous qu’il faut boucher.
- On doit préférer le zinc fondu au zinc laminé, attendu que chez le premier les impuretés carbonifères qui se forment lorsque la plaque est rongée, y restent adhérentes et ne tombent pas sur la membrane. D’ailleurs ces sortes de plaques sont plus faciles à nettoyer, puisque ces impuretés se détachent dans l’eau avec la brosse sous forme d’écailles ou de croûtes. Ce nettoyage s’exécute toutes les douze heures. Les grands vaisseaux qui renferment une grande quantité de dissolution cuivrique, méritent la préférence quand on veut produire un bon cuivre, et on peut en outre y déposer une provision de cristaux de sulfate de cuivre pour qu’il y ait constamment saturation. Dans tous les cas, il faut toujours avoir assez de dissolution toute préparée pour pouvoir au bout de quelques jours changer la liqueur et dissoudre de nouveau du vitriol dans la liqueur qui a déjà servi à l’aide de la chaleur.
- En terminant, je ferai encore remarquer que lorsqu’on lime les deux plan-
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- ches pour les séparer, il faut veiller avec soin à ce que la limaille ne tombe pas ou ne s’introduise pas entre elles,ce qui pourrait facilement avoir lieu, attendu que lorsque la séparation commence à s’opérer les planches avant de se disjoindre font ressort entre elles. On pourrait en procédant sans précaution détériorer complètement le poli ou l’éclat de la planche, puisque par cet effet de ressort les pailles ou la limaille que détache la lime pénétreraient dans le cuivre qui constitue le champ du dessin. Ce qu’il y a de mieux à faire pour éviter cet effet est de limer les planches placées dans une position horizontale, où elles sont retenues fermement sur le bord d’une table par une presse à carreau.
- Quant à l’impression des planches au lavis on sait que la beauté des épreuves dépend beaucoup de l’opération du tirage , qu’un mauvais ouvrier peut livrer des produits très-médiocres sans qu’on puisse en accuser la planche, et il n’est pas du reste d’imprimeur qui ne soit au courant de cette question ; seulement il est bon de se rappeler que l’épaisseur de l’encre et sa coloration exercent pour arriver au but la plus grande influence.
- Sur la production des types ou gravures en relief, pouvant imprimer comme les vignettes sur bois.
- Par M. le professeur de Kobell , de Munich.
- M. Spencer a été le premier qui ait proposé (1) d’employer les procédés galvanoplastiques à la production des types ou gravures en relief, et le premier aussi qui ait tenté quelques essais en ce genre, en couvrant une planche de cuivre d’un mélange de cire , résine et rouge indien, et gravant sur ce vernis des caractères dont la profondeur pénétrait jusqu’au cuivre, et le mettait à découvert. En cet état il précipitait dessus du cuivre par voie galvanique, jusqu’à la hauteur de l’enduit ou du vernis, et faisait fondre alors celui-ci pour en débarrasser les caractères. Mais en procédant ainsi, il ne tarda pas à s’apercevoir que les types produitsse détachaient de la planche qui leur servait de base, et chercha à remédier à cetinconvénient en faisantmordre prèa-
- (1) Voir les travaux de M. Spencer dans le Technologisle, lrc année, p. 112. 3e année,
- P. 250. F. M.
- lablement sur la planche du f°0 ’. y creusant ensuite des traits au h afin d’arriver à faire adhérer le 0 oli galvanique dans les anfractuosité les traits préparés pour le recevoir-^ Il est bien évident qu’en procéda , cette manière on n’ira jamais bien car indépendamment des difficuU . n borieuses auxquelles la Pr0ParteUr, seule des planches expose l’opera nt puisque on est obligé, à Pr0Prenv0ît parler, de graver cette planche, ?n en outre que le vernis doit aVOirfvneS épaisseur notable, ou mieux, on tune grande hauteur pour que le « ^ lors de l’impression, reste net e se charge pas d’encre. . r0-
- II y a plus de trois ans que j a* duit des types ou gravures sembla non pas dans le but de les faire ad lgjre àuneplanchedefond ; mais au corn de les en détacher en les obtenant r nis ou reposant sur une plaque f°r [6 par voie galvanique, dont on reco tout le fond. ( gà
- De celle manière, on n’a Pa je5 craindre qu’ils se rompent, et 011 u5
- obtient lorsque cela est nécessaire, ja
- de même hauteur, et aussi polis s face qui doit être encrée, que P0jaj, l’être la plaque qui a servi de fond ^ de concert avecun peintre de naesa pé-M. Foltz, entrepris plusieurs e ^ riences à ce sujet, et cet artiste’ j chargeant de couleurs les endroit’ 4 a à l’impression doivent rester blan01”^ fait disparaître une d'"" r,n peut être écartée que formation des plaques, ^
- celui de M. Spencer ou autres se*" blables.
- Pour résoudre ce problème, on vait naturellement qu'à étudier *a Ioa nière dont sont gravées les figurefe£' vignettes sur bois, ainsique l’aspeC g, térieur de ces blocs, et ensuite PrueS, der aux manipulations galvanKl^, propres i^es reproduire. Dans ces vures on ne remarque aucun lr -lur* ticulièrement creux, quand P^s,UIJeS lignes courent très-voisines leS a j,)t des autres, ou appartiennent à un P r„ du dessin très-chargé en couleur» V ^ ce que dans ce cas, ces lignes suiB fer pour empêcher le papier de.s’in» , ou pénétrer entre elles; tandisauef traire que les endroitsqui doiventr ^ blancs, ou les clairs sont entaillés0 ^ levés plus ou moins profondémen • al$ il est possible d’arriver à ces res u6 par voie galvanique, de la manier voici : ,.une
- On couvre toute la surface ^ plaque de cuivre argentée d’une n
- ePtnuîieemenV
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- qUpC^e de vernis, facile à couper, tel le v Ce^U* ^diqué par M. Spencer, ou est rrn*s ordinaire des graveurs, qui fort aVlaot meilleur, que sous une très-bip 6 épaisseur, on peut encore fort 0nn y graver à la pointe ou au burin. fr . rend ce vernis conducteur, en le ^tant avec du graphite, au moyen gr n bouchon, et on y trace ou on y j, .e le dessin avec une pointe ou des ruis d’ivoire. Dans tous les points où rencontre de grands espaces vidés, en élève le fond en le chargeant de .rnis en fusion, qu’on y porte avec un tipnCeau > et rendant de même ces par-}?nSp conductrices avec du graphite.
- •jUs où les traits, dans une même diction, sont plus ou moins éloignés les ^ s des autres, en y portant avec un J^oceau une encre épaisse à l'huile, à SüClre,ouà l’asphalte, et on tamise des-s du graphite. Ces surcharges se font sez rapidement, et on peut y acquérir Oftiptement de la dextérité. Après ^ e le graphite superflu a été enlevé au ,j 0ïen d'un soufflet des parties basses (O* 1 dessin, on place la plaque pour ,.asser les bulles d’air sur un vase rem-*1 ‘.d’eau bouillante, et enfin on l intro-v?1.1 * comme une plaque galvanogra-p'flue, sur une feuille de plomb dans aaP,Pareil. Le tambour est soulevé jus-pa la hauteur de 5 centimètres envi-3°n ». et lorsque le dépôt de cuivre a jpüis une épaisseur suffisante, on en-J'c le cliché, on le colle sur une P‘aque de bois, ou mieux, on le cloue Sürun bloc.
- j. travail suppose la pratique de la {pnte et du burin, pratique qui s’ac-ertd’autantpluspromptement, qu’on va pas affaire au métal , mais à un (I rr*is. Rien de plus facile que de pro-to î Par celte méthode des types, des bl KGltes > des fers et autres objets sem-f ables pour les relieurs, les do-*"»». etc.
- .Pour ne pas être obligé de faire un s nd trop épais , on peut faire mordre (j r le dessin, plonger la plaque pen-. ant une heure dans la liqueur à argen-vjr. (chlorure d’argent et sel marin), g ,s préparer comme il a été dit; les tinVUres ffuon obtient ainsi ne se dis-, .Suent en aucune façon des vignettes Urbois(l).
- on surcharge encore dans les
- pr{b, M. Palmer a proposé tout récemment un Rfav ® à peu près semblable pour obtenir des
- ir®s en relier ; mais M. de Kobell était déjà
- aécr-e en 1841 Pour le n,°yen qu'il vient de
- lre sommairement. F. M.
- De l'argenture galvanoplastique de l acier.
- Par M. A. Desbordeaux.
- (2e article).
- Je vais faire connaître maintenant certaines manipulations dans l’argenture galvanoplastique de l’acier et trans-mettreen même temps les modifications qu’il m’a paru important d’introduire dans la composition de la liqueur préparatoire. J’aurai ensuite à faire part d’un nouveau résultat assez remarquable , auquel j’étais loin de m’attendre, et qui tendrait encore à simplifier le nouveau procédé d’argenture , mais seulement lorsqu’il s’agit de l’acier de cémentation et non de l’acier fondu.
- D’abord il est essentiel de parler de la manière de faire sécher la pièce d’acier argentée, opération dont il n'avait pas été question dans mon premier mémoire. J’ai remarqué, en effet, que lorsque la pièce d’acier préparée d’abord par le nitrate acide de mercure et d’argent, a été plongée ensuite pendant quelques instants dans le bain de cyanure de potassium et d’argent, et qu’elle a pris la couleur blanche par l’action de la pile, il convient alors de l’en retirer et après l’avoir simplement lavée dans de l’eau pure sans la frotter, de la faire sécher au moyen <l’une lampe à esprit-de-vin jusqu’à ce qu’elle vienne légèrement brûlante à la main. Après qu’elle est refroidie on la frotte avec un linge et on la soumet de nouveau à l’action de la pile qui opère alors le dépôt de l’argent avec beaucoup plus de facilité que dans le principe. Enfin, lorsque la couche métallique a acquis l’épaisseur convenable on la fait sécher de nouveau de la même manière. Le premier séchage surtout contribue singulièrement à augmenter l’adhérence du dépôt d’argent, et il est certain que tout en pratiquant souvent cette opération je n’y avais pas d’abord attaché assez d’importance. Elle me parait aujourd’hui un complément indispensable du nouveau procédé d’argenture. Je serais porté à croire qu’elle a pour effet d’augmenter la cohésion des molécules d’argent en faisant disparaître quelques traces d’humidité qu’elles peuvent encore retenir entre elles. Ce qu’il y a de bien positif, c’est que l’argenture qui souvent au sortir du bain de cyanure n’aurait pu supporter l’action du brunissoir, contracte immédiatement, par
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- l’action de la chaleur à laquelle elle est soumise, une adhérence telle qu’elle peut ensuite résister à toute espèce d’épreuve.
- Voici maintenant les modifications que j'ai cru devoir apporter au premier procédé d’argenture indiqué dans mon mémoire. Lorsque je commençai mes essais pour argenter l’acier sans cuivrage préalable, j’employai d’abord le cyanure préparé avec l’argent allié d’un dixième de cuivre, et j’obtins, ainsi que je l’ai annoncé,des résultats complètement satisfaisants par l’emploi de la liqueur dont j’ai précédemment indiqué la composition. Très-peu de temps après , en employant pour l’argenture le cyanure préparé avec l’argent pur, je remarquai que l’adhérence n’était pas aussi constante, et ce n’est pas sous ce rapport seulement, comme j’aurai occasion de le faire remarquer plus loin, que la solution d’argent pur se comporte différemment de celle qui est formée avec l’argent allié au cuivre. Je fus vivement contrarié de cette difficulté inattendue, mais je ne tardai pas à la surmonter en ajoutant à ma solution une plus grande quantité d’acide nitrique ; modifiée ainsi elle pouvait servir d’une manière plus facile à argenter la pièce surtout en plongeant celle-ci à plusieurs reprises dans une solution de potasse, qui a en môme temps pour effet de neutraliser quelques traces d’acide nitrique qui peuvent encore adhérer. La couleur que la pièce d’acier présente dans cet état se rapproche de celle du fer et on y distingue une espèce de moiré. Le dépôt noir qui se forme sur la fonte est plus abondant et s’enlève bien plus facilement que celui.qui se forme sur l’acier; elle présente aussi une couleur plus blanche et on n’y distingue aucun moiré. Au reste, je suis parvenu à argenter la fonte de fer sans le cuivrage préalable d’une manière aussi solide que l’acier.
- J’arrive actuellement au résultat si peu attendu dont j’ai parlé, résultat que je n'ai obtenu qu’en dernier lieu ; c’est que l’acier de cémentation mais non l’acier fondu, peut être argenté en quelque sorte directement sans employer ni le nitrate de mercure ni le nitrate d’argent. Il suffit de le dépouiller de son carbone en faisant agir à sa surface une solution d’acide nitrique étendue de dix fois son poids d’eau pour qu'il puisse dès lors s’argenter avec la plus grande facilité. Aussi, dans les solutions que j’ai successivement employées, le nitrate de mercure et le
- nitrate d’argent ne paraîtraient J qu’un rôle tout à fait secondaire P j rapport à cette espèce d’acier. Le \ m’a conduit à découvrir cette propr e remarquable de l’acide nitrique P l’argenture de l’acier de cémentati c’est qu’en cherchant à trouver les P portions les plus convenables de la ^ lution préparatoire, il m’était ar d’obtenir une bonne argenture en. >e servant, soit de nitrate d’argent, s01 nitrate de mercure, pris isolément» P , vu toutefois que j’y ajoutasse une a forte proportion d’acide nitrique ,^, savais d’un autre côté que c’était ‘ eide nitrique seul qui opérait la,se^ri ration du carbone à la surface de 1 aCl. f Il était donc naturel de recherc ^ comment se comporterait une P'^e d’acier préparée seulement par 1 aC . nitrique. Au reste, la manière dop
- rer est absolument la môme qu’cn c e ployant la solution denitrate dernÇrC f et d’argent. Après qu’on a plongé 1 ac g pendant quelques instants dans 1 aC ^ nitrique étendu d’eau, et lorsque dépôt noir s’est formé sur toute la s face, onl’en retire pour enlever le dÇr avec une lime, puis on plonge la P1^ dans une solution de potasse où elle tarde pas à blanchir, et on la frutte, p nouveau jusqu’à ce qu’elle soit Parl bernent dépouillée des traces de casfi bone qui y adhèrent encore. EH®, trouve ainsi disposée à recevoir *a genture. s
- J’ignore encore à laquelle des o,e. méthodes on devra donner la pr® CÊ rence pour l’acier de cémentation» qu’il y a de certain, c’est que j'ai 0 e tenu d’aussi bons résultats par ^ que par l’autre , et je serais V°rl\a$ adopter la dernière comme étant p1 simple encore. e
- L’application de l'acide nitrique ]a produit pas d’effet satisfaisant sur • fonte de fer ; il faut préférer 1cHip1® de la liqueur préparatoire dontj’a' 1 diqué la composition ; car elle doc1 lieu à un dépôt d’argent beaucoup P'r, adhérent et bien plus facile à obtefl1 • L’argenture de l’acier fondu présefl
- des particularités très-remarquable
- En effet, pendant que l’acier de c mentalion peut s’argenter facilei»®^ soit avec le cyanure d’argent pur, avec le cyanure d’argent allié au cuivf ’ l’acier fondu ne permet l’emploi que la solulion d’argent pur. Ensuite» ^ n’est pas la solution préparatoire in< quée ci-dessus pour l’acier de cénien, tion, qui convient, quand il s’agi1 u< cier fondu. Il ne s’argente soliderne -qu’autant qu’il a été préparé par Ie 1
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- encl^emercure seul, rendu plus acide pr0D e que pour la fonte de fer. La trjqy ,0n de 20 grammes d’acide ni-Pas ir SUr grammes d'eau, n’est tçf /°P considérable , et il faut ajou-Uier ans cette eau autant de nitrate de faut Ur? Qu’elle peut en dissoudre ; il qüa *?Çnie qu’il en reste une certaine du v a d’état de sous-nitrate au fond pj0nase* C’est dans cette solution qu’on ^cn 6 Vac*er fondu, qui au lieu de se al0 uyrir d’un dépôt noir, présente *,.«a sa surface une couche grisâtre p0. n enlcve par le frottement et la pri SSe_ avec une grande facilité. Ainsi Pieu®’ ^ se recouvre assez prompte-arJ dans le bain de cyanure, d’une ^senture très-solide. Sous le rapport trin,a quantité plus grande d’acide ni-
- qui lui est nécessaire, on voit l|Jt> Se raPproche de la fonte, à la na-’-icin ^quelle il paraîtrait aussi par-(Lpr plus que l’acier de cémentation. qe ® préparation très-acide de nitrate Ifès rc-Ure Pro(luit également un effet ^«faisant pour l’argenture de la tyç e de fer; au lieu d’en frotter simple-iVa pièce avec un linge, il est bon l>0, e Y soit plongée toute entière, à y r en maintenir la force, on se borne Unyajouter, au bout d’un long usage, h-.Pcu de nitrate de mercure et d’acide >e.
- j0mUll me soit permis maintenant d’a-j | er quelques observations relatives
- ç|e\uianière de faire a8*r Ie courant
- et j,r‘que sur le cyanure de potassium jugent.
- f0r ‘ ue faut pas chercher à hâter la Cf»ti°n du dépôt en employant un p0 ae d’argent volumineux; on s’ex-Uio^ad par là à avoir une adhérence tfJns forte ; il faut faire usage au con-!0'Fe d’un anode mince et long, que <% Plonge à une certaine profondeur nj£S le bain de cyanure , mais de raa-qr re, à éviter le dégagement de l’hy-^ene à la surface ne la pièce qu’on % *?le» quoique ce dégagement d’hy-lo^ne paraisse sans inconvénient, k jO’il est presque insensible, comme i| 'ai fait remarquer précédemment, fait* Üt mieux encore l’éviter tout à det>’ ,Car lorsqu’il estpousséàun certain li^re> il a pour effet de détruire l’ad-c°nv^C^’ ^ pcéscnte bien moins d'in-à 5e ®r>ient lorsque le dépôt commence cert '0rrner, que lorsqu il a atleintune 3frj !ne épaisseur. Au reste, il m’est j>çnv,e plusieurs fois, après avoir ar-t0uteune pièce d’acier, d’une manière s’agj a /a't satisfaisante, et dont il ne de's?ait plus que d’épaissir le dépôt, 0,r l’adhérence détruite tout d’un
- coup pour avoir négligé un seul instant de veiller à ce qu’il ne s’opérât point de dégagement d’hydrogène; car, quelque constante que soit la marche d’une pile galvanique, on remarque certains momenls où l’électricité devient tout à coup plus abondante, sans qu’on puisse en découvrir la cause , ce qui rend nécessaire une surveillance assez active.
- Pour éviter cet inconvénient, il est essentiel de ne se servir, pour l'argenture , que de solutions complètement saturées de cyanure d’argent. Il faut que le cyanure de potassium en absorbe toute la quantité qu’il peut dissoudre. L’opération marche alors avec beaucoup plus de facilité, et on ne remarque presque jamais de dégagement d’hydrogène. Le cyanure de potassium dissout une plus grande quantité de cyanured’argent, que d’oxide du même métal. Il faut par conséquent préférer l’emploi du cyanure d’argent, qui n’est pas beaucoup plus difficile à préparer, ou bien faire dissoudre directement l’argent dans le cyanure de potassium , en faisant agir la pile pendant un certain temps sur un anode très-volumineux , à l’aide de la chaleur, ainsi que le conseille M. Jacobi. En pareil cas, l’emploi d’une pile de Bunsen est préférable; car si on emploie une pile composée de plusieurs éléments, au lieu de se dissoudre , l’argent va se porter en grande quantité à l’état d’oxide, autour du catode , qui finit par ne plus pouvoir conduire l’électricité, et interrompt ainsi le courant.
- Lorsqu’il s’agit d’argenter des objets peu volumineux, tels que des lames de couteau ou des ciseaux, deux piles de Bunsen, convenablement excitées , suffisent en faisant usage de la solution d’argent pur ; car elle exige un courant beaucoup moins fort que la solution d’argent allié au cuivre. Si on emploie cette dernière, il faut, pour obtenir une adhérence satisfaisante, faire agir une pile de Wollaston , composée de plusieurs éléments de petite dimension et modérément excitée; celle que j’emploie ordinairement se compose de 10 éléments de 5 centimètres carrés, dont on peut à volonté modifier le courant en les plongeant plus ou moins dans le liquide excitant, qui se compose de sulfate de zinc assez concentré, auquel j’ajoute de temps en temps un peu d’acide sulfurique. J'obtiens ainsi un courant aussi constant qu’avec une pile de Bunsen ; j’emploie aussi avec avantage une autre pile du même système dont les éléments se composent de tôle, de fer et de zinc amalgamé. Pour ob-
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- tenir une bonne argenture avec la solution d’argent cuivreux, l’électricité doit être peu abondante, mais elle doit avoir une certaine intensité.
- Il est essentiel d’employer des conducteurs très-longs et très-minces. Je donne ordinairement au conducteur zinc la longueur d’un mètre, et celle d’un demi-mètre seulement au conducteur cuivre, en contournant l’un et l’autre dans la plus grande partie de leur longueur, autour d’un tube de verre. Ces conducteurs peuvent être faits en fil de fer recuit, pourvu que leur extrémité, destinée à attacher l’anode et la pièce à argenter, se termine par un fil d’argent ou de platine.
- Lorsqu’on aperçoit que l'anode d’argent se réduit en oxide au lieu de se dissoudre dans la solution de cyanure, tantôt il faut employer un anode plus étendu, tantôt diminuer l’intensité du courant électrique. Quelquefois il arrive que la pièce, au lieu de prendre le blanc mat, se recouvre d'une couche jaunâtre ou grise. En pareil cas, il suffît souvent, pour la faire blanchir, d’interrompre le courant momentanément, en relevant l’anode du bain et l’y replongeant ensuite, ou simplement de changer la pièce de direction, par rapport à l’anode d’argent.
- Mais il faut éviter avec le plus grand soin de relever la pièce d’acier du bain avant d’en avoir ôté l’anode ; car si on négligeait cette précaution, presque toujours il s’opérerait un défaut d’adhérence vers l’extrémité de la pièce qui serait retirée du bain en dernier lieu: parce qu’alors le courant continuant à exercer son action, se trouverait beaucoup trop abondant pour une aussi petite surface. De même, lorsqu’on plonge pour la première fois une pièce à argenter dans le bain de cyanure , il ne faut y faire communiquer l’anode qu’en dernier lieu. Cette observation, tout à fait essentielle, s'applique surtout à l’argenture obtenue par la nouvelle méthode. La pratique contraire est même conseillée pour les autres opérations de la galvanoplastie , par quelquesauteurs recommandables.
- L’argenture est réellement une opération délicate qui, pour s’opérer avec un succès complet, exige une certaine expérience de la part de ceux qui la pratiquent. Il faut, pour qu’elle marche naturellement, qu’il y ait équilibre parfait entre le volume de la pièce qu’on argente et l’intensité de l’électricité qu’on fait agir. On serait tenté parfois
- de considérer comme défectueu solution de cyanure d’argent et tassium, parce qu’elle ne produi E ^ de dépôt ; tandis qu’il suffit » p°u ,e[11-tenir avecune grande rapidité, de ^ ployer que 6 éléments au l|eU ^ faUt qu’on avait d’abord fait agir- j0Il aussi avoir égard à la coricen (je plus ou moins grande de lasolu • ^ cyanure; plus elle est étendue _ moins l’électricité doit être abon Telles sont les observations , P être un. peu minutieuses, 9ul.,aVaj5 paru utile d’ajouter à celles que J ^,,5 déjà présentées précédemment je l’intérêt de ceux qui seraient ten(joUte répéter mes expériences. Je nC ^5 pas qu’en y ayant égard, les perS r même étrangères à la chimie ne P et viennent aisément à argenter 1 aC t )a la fonte de fer, soit an emPj°.^jj(tué liqueur préparatoire dont j’ai m ^ la composition, soit en faisant simplement de l’acide nitrique,. n{jn de 10 fois son poids d’eau , soit en ayant recours au nitrate très-de mercure. , tllr®
- La nouvelle méthode d’argeap préservera-t-elle mieux l’acierde dation que celle obtenue par Ie u|e vrage préalable ? l'expérience ® (1. peut le faire savoir; mais je serais tant plus disposé à l’admettre, qu.e ^ hèrence de l’argent déposé due ment sur l’acier paraît plus comp( C) et qu’en supprimant la couche de eu1^, on fait en même temps disparaître r cause d’oxidation. Je dois faire ver ici que l’épreuve par le sU^a*fent cuivre, dont j’ai parlé précédem111 ja pour s’assurer si l'épaisseur d couche d'argent est suffisante, nes’ plique qu’à l’argent pur; car le s,1u[)C de cuivre laisse dans tous les ca_s ^ tache jaunâtre sur l’argent alue cuivre. ^
- L’application de la nouvelle ^jr thode à la fonte de fer me paraît a^ une importance réelle, en ce pourra s’en servir pour les vases e tinés à la préparation des aliments ^ une sécurité complète , puis qn1 cl)j-aura plus d’interposition de couche -g, vreuse, et que l’argenture pourra r ter à la chaleur la plus forte. ara|t Un autre avantage qui ne me pas moins positif, c’est que cette ^ thode d’argenture offre la grande pour réparer les pièces d ^ ou de fonte dans les cas où la c° r8it d’argent qui les recouvre se trou' cj| altérée partiellement. Il suffit enP jr cas, comme je l’ai déjà indiqué, ü caper, à l’aide de la pierre ponce >
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- enS(J:ets défectueuses, et de les frotter avec un linge mouillé de la so-P^paratoire.
- rajt jrn,inant ce mémoire, il me pa-cÜjjnp Ure* de chercher à apprécier le l'aCi ®eiïlent qui s’opère à la surface de triqije Par l’application de l’acide ni-
- lînj^^ü’on connaît la différence d’af-par e (lui existe entre le fer et l’acier îair ra P Port à l’argent qu’on veut y vani ÜeP°ser au moyen de la pile gal-fenp^Ue.’ lorsqu’on sait que cette difFé-dijç üent uniquement à la présence 0ne dans l’acier, on conçoit ai-)a s nl qu’en supprimant le carbone à de ce métal on obtienne en-raj[.. argenture. Mais comment se fe-que l’application de l’acide nitri-Wp disparaître le carbone sans dis-qi]e|en même temps le fer, avec le-Vfjj l‘doit être combiné? Il me paraît (liss ^blable que le fer est en effet i]jSS( ,u^ et qu’immédiatement après la ter^- tl0n une influence électrique dé-' ',ne son retour à l’état métallique. cier0uÇhe de carbone , déposée sur J’a-9vçc’,n agiraitrelle point en pareil cas tliçh ® concours de ce métal à la ma-la d’une pile galvanique ? Au reste,
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- v,(!n vence d’une couche de fer est Cjer démontrée par le seul fait que l’a-de cémentation ’ ~
- ainsi préparé % Sargenter, tandis que dans son dUn alurel il parait repousser l’argent ïçÇi Manière absolue. Ce n’est qu’a-cett ^ grande défiance que je soumets j diéorie aux chimistes.
- \\\ propose de faire quelques nou-tj|jeiS expériences pour savoir jusqu’à Ijçj Point la préparation de l’acier par nitrique favorise son étamage Wi ’ Précédemment signalé la dif— Je serais porté à croire que ^.Pvéparation doit produire absolu-Nrv mème effet pour l’élamage que V ,argenture , c’est-à-dire que l’a-5\)Ssja'nsi modifié à sa surface s’ètame tellement que le fer.
- (V
- °h
- ,1 le procédé de blanchiment tro °tyeis argentés par voie élec-'°himique.
- Pr°cédé qu’on doit à M. Mourev CfleUrPaSSer au mat et relever la blan-tr°-ch • objets argentés par voie élec-Ctw j^ique et que nous avons fait 9D[uaître dans le Technologiste, 4m0 doctç ’ Pa8e 289. a été de la part du ^Pér Elsner, qui assure l’avoir lrnenté, à plusieurs reprises, l’ob-
- jet de quelques observations qu’il a consignées dans les mémoires de la Société d’encouragement de Berlin, année 1844, 2e livraison.Voici quelles sont les observations du physicien allemand :
- « Il est nécessaire de faire remarquer avant tout que dans le mode pour relever la blancheur des objets argentés par le procédé qu’on doit à M. Mou-rey, ces objets ne prennent pas le mat, mais restent brillants s’ils étaient brillants auparavant, et mats s’ils ont été argentés au mat et soumis au même procédé. Il convient de plus de considérer que les pièces argentées par voie galvanique, qui ont été soumises à ce procédé, ont néanmoins besoin d’être conservées avec le même soin que les autres, attendu que comme celles-ci elles reprennent au bout de quelque temps une coloration jaunâtre.
- » Quelques cages de pendules argentées par voie galvanique et que M. Kœbel, qui depuis longtemps s’occupe avec succès de dorure et argenture galvanique , a bien voulu, à ma prière , soumettre au procédé de blanchiment de M. Mourey, n’ont pas tardé à reprendre, au bout de huit à quatorze jours, une nuance jaunâtre comme auparavant; et, d’un autre côté, des objets argentés par moi-même et purifiés au borax, n’ont conservé leur blancheur pure pendant un temps plus prolongé , que lorsqu’on les a tenus enveloppés dansdu papier. Jamais il ne m’est arrivé de réussir à faire redevenir blanches une seconde fois par le procédé français des pièces argentées par voie galvanique, même après l’avoir répété sur les mêmes pièces à plusieurs reprises , tandis qu'au contraire j’ai constamment réussi à redonner à des objets argentés par la même voie et qui étaient devenus complètement jaunes, leur belle couleur blanc d’argent primitive en mettant en pratique le procédé que je vais indiquer. Ce procédé ne paraît pas être aussi répandu qu’il mérite de l’être, quoique depuis longtemps il ait été mis en pratique par plusieurs orfèvres de l’Allemagne.
- » On fait chauffer du tartre pulvérisé dans un creuset qu’on place au milieu d’un feu de charbons ardents jusqu’à ce que ce sel ne dégage plus d’odeur empyreumatique, instant auquel la masse a pris une couleur noire. Cette masse est réduite en poudre fine et à l’aide d’un peu d’eau on en compose une bouillie épaisse. En cet état on en charge la pièce argentée par voie gai-
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- vanique après l’avoir lavée abondamment avec de l’eau de pluie La pièce est alors chauffée sur des charbons ardents jusqu’à ce que la bouillie, dont on l a chargée, soit entièrement desséchée , puis on la jette dans de l’eau à laquelle on a ajouté un peu de tartre, on fait bouillir, on enlève, on lave à grande eau et on sèche enfin, soit dans de la sciure de bois , soit en plongeant dans de l’eau bouillante, laissant un instant et retirant ensuite. En répétant plusieurs fois l’opération qui vient d’être décrite , on réussit, ainsi que je l’ai fait remarquer plus haut, à donner de nouveau une blancheur éclatante aux objets argentés galvaniquernent qui ont passés au jaune. Déplus les orfèvres qui se servent de ce procédé savent très-bien que les objets traités de cette manière ne jaunissent point à l’air quand on a soin toutefois de les garantir contre toute atteinte du gaz hydrogène sulfuré , autrement ils prennent aussi, avec le temps , une coloration jaunâtre.
- » Au lieu d’ajouter un peu de tartre a l’eau on peut l’aiguiser avec une petite quantité d’acide sulfurique et y faire chauffer les objets chargés de tartre carbonisé et vivement chauffés jusqu’à ce qu’on voie apparaître un beau mat blanc.
- » Le moyen que je viens de décrire à donc sur le procédé français cet avantage qu’il rétablit chez les' pièces d’argent déjà passées au jaune leur beau blanc d’argent, tandis que ce dernier est impuissant pour cela. M. Kœbel, qui a aussi soumis ce moyen à quelques expériences sur ses objets argentés par voie galvanique, a trouvé I qu'il réussissait parfaitement ainsi que je viens de l’annoncer.
- » Faut-il chercher la cause de cette teinte jaunâtre que prennent les objets argentés , dans la formation d’un sel basique d’argent et de cuivre, ainsi que l’ont conjecturé quelques chimistes ? Dans cette manière d’envisager cette' question, il serait facile de se rendre compte des bons effets du tartre carbonisé. En effet, celte substance renferme dans cet état une grande quantité de carbonate de potasse mélangé à du charbon qui décompose, dans IV péralion décrite , les sels qu'on suppose avoir été formés et les enlèvent à ] : surface des objets argentés. Toutefois je serais plutôt tenté de croire que cette nuance jaune désagréable que prennent ces objets avec le temps et par l’usage n’est due qu’au contact de l’hydrogène sulfuré, toute faible que
- puisse en être la proportion , 8 le et lequel on sait que la sur lace voie blanche des objets argentes.Eiert»ent galvanique, est un réactif ext^e )e délicat; or tout le monde sai .Loifl' sulfure d’argent est également ^ posé par le carbonate de potasse.
- RÉPONSE A LA NOTE PRÉCÉDENT®'
- A M. le Rédacteur du Technologie*
- Monsieur,
- Je vous demande la
- de
- --------- Pcrn,,sSÏÏons
- vous adresser quelques (joc-
- relativement à la note que M- jgD teur L. Elsner a fait insérer e,nfj,en-dans les mémoires de la Société üS couragement de Berlin , note 9uec0pi' avez eu la complaisance de na® V-muniquer, sur le procédé de *>l par ment des objets argentés ou dore l[r voie électro-chimique, dont je su ^ venteur, et que j’ai fait connaîtra ja réserve dans votre journal, oa livraison d’avril 1843. aété
- Ce procédé , comme vous savez » ’ je appliqué depuis cette époque a ar plus grand succès, tant par mo» <lu Jjic M\l. ChristoOe et Elkington , ct o()trfi objection ne s’est encore élevée c p, son efficacité et ses bons résultats* r donc lieu d’èlre étonné que M Lises
- pretendeque les pièces qu’il a sou ^f à mon procédé de blanchiment « ^ g pas tardé à reprendre , au (jet à H jours, une nuance jaunâtre ü[ insuccès , sans aucun doute » °e être dû qu'à une cause qu’il ne pas été difficile de deviner. cgdé Quand j’ai fait connaître \e.VT°cO0' de blanchiment au borax, j'ai re près mandé de chauffer ces objets ar.^ qu’ils ont été chargés jusqu’à la ,pe ignée de ce corps, jusqu’à cequ’n P uf)e une couleur jaune paille. C’est 1 sjr, condition indispensable P°ur17.reneret et si les objets traités par M- E1 teinte par M. Kœbel ont repris une r$, jaunâtre au bout de quelques J c’est évidemment qu’ils ont ® ^
- passés , c’est-à-dire qu’on a tal application imparfaite du moye°shfaits posé, ainsi que l’expérience et ic le démontrent. La Société d en, gement a eu entre les mains des e tilions pendant près de 5 nio n’avaient pas changé. oDjcls
- M. Elsner dit aussi que ‘e* ntpés argentés et purifiés au borax » conservé leur blancheur pur# Pe
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- kg ^Ps plus prolongé que lorsqu'on I,e :^hus enveloppés dans du papier. je y, est très-présumable , si, comme *"ns le dire , ces objets ont etc Passés ; mais en outre il est exact,
- c°ntr V- 0as eu s0^n *es garantir ferÿ e l'influence de l’hydrogène sul-;it[ ’ a,r|si que je l’avais recommandé , tléiji U tlUe mon Procédé est destiné à ie|'rpasser les pièces argentées des t^Uv S'(lues ou aulres substances qui ent ternir leur blancheur ou leur
- ec]at
- bri ®ais ne les met nullement à l’a-j,1®, l’action de ce gaz. iD0y111, M. Elsner propose un autre qui a réussi, dit-il, constam-à |a 1 > et qui est préférable , selon lui, im^f'ficatmn au borax. A ce sujet, loir,rai d’abord franchement que je suis ptw , contester l’efficacité du moyen sidèp l)ar Elsner, et que je le contiez e comme rationnel ; mais je vous adrean^e toutefois la permission de vous
- j une remarque sur ce point, faj^’rs des nombreux essais que j’ai Pu^.^ant de livrer mon procédé à la la s,lClt® » j’avais essayé, pour purifier iCe ^es mctaux précieux, une c°ün sul)stances différentes. Beau-e ces substances m’ont donné 5|ttr esu,frais plus ou moins bons, entre de ^es l’alun , le tartre, les carbonates tintasse et de soude, etc. Mais en tarl,a|H ainsi la question , je n’ai pas 1^ a reconnaître que c’était la cha-siq, Seule qui décomposait les sels ba-larles qui ternissaient la pureté de > et que dans ce cas la tempé-e.avafr besoin d’être assez élevée. ftbjetai conclu qu’il fallait garantir les Stijj ^ilucontactde l’atmosphère par une Su' nCe fusible , et à cet effet j’ai in-dotirf frorax comme étant celle qui «t ^.constamment de bons résultats , Sente au chauffage des phéno-<lUe?s faciles à reconnaître; car outre t)nr e borax décompose les sous-cya-|)eUvS ’ fr dissout encore les oxides qui s^ris T1*se lrouver à la surface des pièces le tr es altérer ; c’est pour cela que je l>0urO,1Verais plus rationnel, mais sans bes cda en exclure une foule d’au-CorPs qui peuvent remplir le O,, °fr*ce.
- da,)s V°U donc qu’il s’agissait bien plus ÜUrifiCe Ças de trouver un procédé de ^0t) Cati°n de l’argent qu’un corps Ce Lea|c, garantir du contact de l’air; ll0s[>rO'C^fr® » 3e l’ai trouvé, c’est d’ex-•Uam a One forte chaleur. Quant à la e|]e fusible, borax, tartre,alun,etc., l^Qt -e flu’un rôle secondaire, et ^èft,Var'or à volonté en donnant les ^es résultats.
- Je profiterai de l’occasion qui se présente , monsieur , pour vous faire part que depuis deux années, j’ai découvert et mis en pratique avec avantage un procédé nouveau pour garantir, pendant un certain temps , les pièces en argent massives, plaquées ou argentées par la voie galvanique , des effets de l’hydrogène sulfuré. Ce procédé est simple , peu dispendieux, et des pièces auxquelles il a été appliqué depuis 18 mois ont été parfaitement mises à l’abri de l’influence de ce gaz. Je dirai même que quelques-unes de ces pièces, exposées par M. Becquerel, dans une atmosphère saturée d’hydrogène sulfuré et de vapeurs d’acide nitrique , ont résisté à cette redoutable épreuve.
- Quelques propositions avantageuses m’ayant déjà été faites à ce sujet, et voulant remplir les formalités nécessaires pour m’assurer la jouissance de ce procédé , je regrette, monsieur, pour le moment de ne pouvoir vous mettre au courant des manipulations bien simples qu’il exige , même pour les plus grosses pièces ou celles qui comportent le plus de détails; il jouit de plus de favantage de ne pas s’apercevoir et de conserver la blancheur primitive de l’argent. Pour la dorure, je l’ai employée avec un égal succès.
- Agréez, etc. Ph. Modrey ,
- 63, rue du Temple.
- Observations relatives aux applications de la glucose.
- Par M. Payen.
- La préparation de la glucose offre annuellement un débouché avantageux à 5 millions de kilogrammes de fécule, représentant environ 30 millions de kilogrammes de pommes de terre. Cette quantité de tubercules , comme plantes sarclées , qui permettent un défonçage économique du sol et facilitent l’introduction des prairies artificielles, peut occuper au delà de 15,000 hectares , et entrer dans un assolement qui améliore une surface quintuple ou 75,000 hectares.
- La glucose est d’ailleurs favorable à plusieurs industries exercées dans la campagne, et pour l’approvisionnement des grandes villes : telles sont, par exemple , les fabrications de l’alcool, du vinaigre, de la bière, l’amélioration des vins faibles , etc.
- | Mais, il faut bien en convenir, d’au-1 très applications ont eu des inconvé-
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- nients graves ; celles-ci même ne sont pas exemptes de reproches, comme on va le voir.
- La glucose, épurée par des moyens ingénieux, devient blanche et cristallisée au point que, mélangée aux sucres pulvérulents, sans en changer l’aspect, elle a pu , sous cette forme , tromper les consommateurs qui l’achetaient comme sucre de canne ou de betterave , tandis qu’en réalité elle sucrait près de trois fois moins que ces véritables sucres.
- Les droits imposés l’année dernière sur la glucose granulée , et les moyens indiqués pour reconnaître la présence de ce produit dans les sucres , ont fait cesser presque complètement la fraude, en empêchant la fabrication même du produit qui y donnait lieu.
- Il serait très difficile en effet de mettre sous forme pulvérulente les sirops de fécule et glucoses en masse, sans que les ateliers où s’opérerait la transformation fussent bientôt découverts par les employés de l’administration.
- Mais enfin il y aurait avantage à rassurer plus complètement le public et l’administration à cet égard ; nous allons dire comment on pourrait y parvenir en remplaçant les procédés actuellement employés par des moyens à l’abri des inconvénients en question. Aujourd’hui toutes les fabriques de glucose obtiennent ce produit en faisant réagir sur la fécule l’eau aiguisée d’acide sulfurique ; on sature ensuite par la craie , on laisse déposer et l’on filtre sur le charbon d'os.
- La solution plus ou moins rapprochée donne, après le refroidissement, de la glucose en masse solide, cassante, ou des agglomérations sphèroïdales grenues, ou enfin des sirops de 30 à 33 degrés Baume.
- Sous ces trois formes, le produit renferme des sulfates et composés calcaires qui, s’introduisant dans la bière , les vins ou le vinaigre , ont pu faire croire à des falsifications dangereuses; parfois les solutions mal saturées dissolvent des oxides et recèlent des sels métalliques plus ou moins insalubres.
- Il nous semble qu’on éviterait ces inconvénients en substituant à l’acide sulfurique l’agent naturel de la dissolution des fécules amylacées, qui se développe par la germination des fruits des céréales, et qu’on obtient économiquement dans l’orge germée.
- Les sirops de fécule préparés à l’aide de la diaslase sont, en effet, exempts des substances étrangères qu’auraient pu introduire l’acide et la craie ; ils
- . „..g le$
- conviennent beaucoup mieux q ja produits actuels à la confection bière , des vinaigres communs, ® ’ En les rapprochant, on naPUJcas-qu’ici obtenir en grand ni lDasSfaljonS santés ou pulvérisables, ni SranU nades propres à mélanger avec les casso ou sucres pulvérulents. j-wmiché Ce procédé offrirait un nt les important à l’une des céréales d0 alld récoltes sont abondantes en u[1®:tde nombre de localités , et permettr ^ conserver l’extension acquise de ture des pommes de terre. *t dt>nc Sous tous les rapports, ce sera* une amélioration digne d’une at*®^ sérieuse de la part des économiste l’intérêt de l’agriculture, de la sa ^gac* publique et de la sécurité des tra tions commerciales.
- Perfectionnements apportés dû traitement du caoutchouc, et .Ls brication des tissus ou autres o J qui en sont enduits.
- Par M. Th. Hancock, manufacturé
- Les perfectionnements que J*?- tj0n Hancock a apportés dans la fabnc ei§ des objets ou des produits dans leS^nSj$' on fait entrer le caoutchouc, .c0'sjté tent : 1° à les délivrer de cette v,sCnSer et de cet état glutineux qu’ils co pt vent à la surface, ou qu’ils Pr , g» à par une élévation de température 0^ leur enlever cette tendance tlu'.*!Ss par sèdent, et devenir durs et r0,Ll0' le froid, à se ramollir ou se déco v cj ser par l’effet de la chaleur et le co des huiles et des matières grasses- e Pour corriger ou atténuer aut3.n-j,e0< possible la viscosité , ou l’état gju, 0u que prend le caoutchouc travailleur, les corps qui en sont enduits, 1 a,j,oilC pendant qu’on travaille ce ca° gCoii* et les tissus ou autres qu’on en r .gje, vre , y tamise du silicate de rna^n0ve11
- ou talc, qu’il y incorpore par le u1 "0jt
- de la pression et d’un cylindrage u'jl à froid, soit à chaud, jusqu’à ce 4 ait atteint l’effet voulu. ']aitée
- Pour les objets communs, il souvent au talc une certaine P^YoU' tion de chaux lavée ou de terre ^ Ion, qu’il fait sécher et tamise en jes temps que ce talc, et si l’on .If teint® surfaces colorées dans une aU.tre,e dcS que le gris de talc , il aJ°u vena' poudres colorées de nuance co ût} ble, qu’il applique uniforméme ’
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- ^nés ^GS mo(^es f^es Patrons
- On^pan<^ on veut une couleur noire, cofnk-Se,rt de l’asphalte, soit seul, soit ‘•SDha'i?6 avec la*c ’ en réduisant cet Passp3 6 en Poudre fine, et le faisant Q®r en cet état par un tamis. re^|* Peut aussi, en cas de.coloration gineDrunie i faire usage de la plomba-q seule ou en mélange.
- Snjjî °btient à peu près les mêmes ré-len ls en dissolvant l’asphalte dans **aDhf e bouille, et se servant de ce i’ètp? Pour ramollir le caoutchouc, jjUdre et l’appliquer.
- Hiaae chose qu’il est bon de faire re-fJessJ«er, c’est que les substances ci-5^aihr '^‘finccs ont une tendance à éias ?llr plus ou moins les propriétés W) es, du caoutchouc, au point djSD*e fiu’avec le talc on peut les faire facii aître empiétement; mais il est Ü’ar5’ ei? étudiant les proportions, qn> 'vÇr à la consistance et à la qualité p°n désire.
- PossèT remédier à la tendance que 'toann ^c,caoutchouc, de se durcir fatUr °n ® exP0Se à une basse tempé-$er e> et au défaut qu’il présente de %1 m°,lir ci de se décomposer par la et r> une exposition à l’atmosphère a contact des huiles et des matières (jQjSes. ou à celui de divers menstrues, le tret? affaiblissent l’élasticité quand on Coj^e en manufacture, M. Hancock
- 'ne le soufre au caoutchouc pen q e procédé de sa préparation.
- %\î peut combiner le soufre au caout-ÜH ac de diverses manières; mais voici StJliats°Cédé fournit de bons ré-
- dï^11 ^ait fondre dans un vase de fonte te^^ciaine quantité de soufre à une °fiy |atured environ 115° à 120° C., et f0n| •°nge le caoutchouc préalablement Chèrement en feuilles ou dé-°n t*U*vant *es f°rraeset dimensions, l’ait y.Jaissc jusqu’à ce que le soufre s'as ^'fièrement pénétré, ce dont on /e ?n coupant les feuilles suivanl 1tl’onPaisseur- En cet état, et après St)tfao 9 ^ratté le soufre adhérant à la ’lepm® ’ le caoutchouc a dû en prendre t/lOo jusqu’à l/6e de son poids. 0t>seCe caoutchouc ainsi préparé donl de Y «ert ensuite à l’état de magma, lfi$ t[ nis ou de solution pour recouvrir 0n SUs ou autrement. ca°J Peut aussi incorporer le soufre au Wjhoucpar les mêmes moyens mé-S°it a uS (ïue Pour Ie ta,c i soit à froid, (lisSo?haud , ou bien en en saturant les Ser>cp aanl? du caoutchouc, surtout l’es-de térébenthine.
- ** Technologùte, T. VI. — Juin 1845.
- Il est facile de combiner simultanément au caoutchouc saturé de soufre du talc dans des proportions propres à lui enlever son état glutineux.
- Dans ce mode de combiner le soufre avec le caoutchouc, la combinaison est tout aussi soluble qu’aupa-ravant et n’a pas encore éprouvé le changement ou la modification que M. Hancock avait en vue. On produit cette modification en plongeant le caoutchouc dans le soufre fondu comme il a été dit, puis élevant la température à 150 ou de 150 à 185° C'. et en poursuivant ainsi plus ou moins longtemps suivant l’épaisseur ou la masse du caoutchouc, ou l’étendue de la modification qu’on veut lui faire subir. Par exemple, une feuille de caoutchouc de 1 1/2 millimètre d’épaisseur éprouve la modification voulue dans 10 à 15 minutes dans du soufre de 150° à 175° C., ou dans 50 à 60 minutes dans du soufre de 155° à 160° C., et le résultat est le même.
- Quand on pousse l’opération au delà de ces termes , le caoutchouc prend une couleur foncée et perd presque toute sa ductilité; plus loin encore il devient presque noir, et acquiert l’aspect de la corne et peut se couper au couteau comme cette substance.
- Par l’effet des températures ci-dessus indiquées, le caoutchouc seul ou combiné éprouve une modification telle, que la force élastique s’en trouve notablement accrue, et qu’il résiste à l’action de la chaleur, des huiles, des matières grasses, ainsi qu’aux effets du froid et à l’action des menstrues qui servent communément à Je dissoudre.
- C’est le caoutchouc seul, roulé, découpé ou modelé qu’on traite ainsi; mais quand il est étendu, combiné avec le soufre, sur des tissus ou d’autres matières qu’on ne peut pas plonger dans le soufre, on fait passer ces tissus sur des plaques ou entre des cylindres chauffés à la température voulue pour opérer la modification, et qui peut varier suivant l’épaisseur, l’état et la condition des objets qu'on fait passer ainsi, tout aussi bien que le temps du passage. On peut aussi faire usage pour cet objet de fers chauds, d’étuves, de poêles, dont on prolonge le contact ou l’action, en raison de la grosseur, de l’épaisseur, du nombre des doubles de tissus , etc. Enfin on atteint encore le but en plongeant les objets dans l’eau ou la vapeur, dont on enlève la température au degré voulu en soumettant en même temps à la pression.
- Une petite quantité d’huile de lin,
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- de stéarine ou de spermacèti, introduite avec le soufre, communique un poli et une douceur agréables aux surfaces.
- Bien entendu que, lorsque des pièces ou des surfaces ont besoin d’être unies, il faut y procéder avant de faire subir la modification.
- Le soufre, si on le juge convenable, peut être plus ou moins expulsé du caoutchouc, après que celui-ci a éprouvé la modification en question, en le soumettant aux dissolvants connus du soufre, principalement le sulfate de soude dissous dans l’eau qu’on tient à une température d’environ 90° C. (1).
- Sur l’éclairage au moyen de l'électricité.
- Depuis longtemps des physiciens distingués ont eu l’idée qu’il serait peut-être possible un jour, au moyen de la lumière que produit l’électricité, et du courant ou arc lumineux qui s’établit entre les extrémités maintenues à distance de deux fils conducteurs partant des deux pôles opposés d’une batterie voltaïque, de produire un éclairageassez intense pour pouvoir en faire des ap-plicaliorisutiles et pratiques Celte idée avait même reçu une sorte de sanction par les expériences de laboratoire ou sur une petite échelle de Children, H. Davy, et de MM. W. H. Weekes, Gaudin , Hare , Daniell Grove, de la Bive, Grassiot, Crosse, etc.; mais il existait toujours une difficulté, et une difficulté insurmontable en fait d’application pratique; c’était, d’une part, la grandeur des appareils qu’il était nécessaire d’établir pour obtenir une lumière, même d’une intensité assez modérée, et, de l’autre, la consommation rapide du zinc, ou de toute autre combinaison électro-positive, qu’on faisait entrer dans la construction des batteries, ce qui donnait lieu à des frais hors de toute proportion avec les résultats obtenus.
- Cette circonstance fâcheuse avait fait croire à quelques esprits qui s’occupent d’applications qu’on obtiendrait peut-être des résultats plus économiques, si on substituait aux appareils voltaïques d'une structure ou combinaison qucl-
- (1) On va faire en Angleterre l’application de ce caoutchouc préparé que l’auteur désigne
- sous le nom de caoutchouc volcanùê, en l’interposant entre les coussinets et les semelles
- de bois sur les chemins de fer pour diminuer les vibrations que produit sur ces voies le passage des convois.
- conque des appareils propres a P>re duire des courants et de la lu électrique, au moyen de ce *1 nomme des aimants électriques; " l’étincelle, ou plutôt la série û jjc, celles qu’on obtient ainsi, est ^ ment faible, qu’on a bientôt ren à ce projet. je
- M. Weekes a pensé, il y a temps, qu’on pourrait peut-être c ^ biner les deux moyens, et en ? S) quence il a, pendant plusieurs J j( éclairé son laboratoire, qui P|!ese^lreS une capacité intérieure de 80 ^jcité cubes, avec un courant d’éleçt ^ passant à travers une série de hui rt tro-aimants tournants, mis en les uns avec les autres, et en com cation avec un couple de plaques ^ et cuivre, de 9 décimètres c!}vietCf-surface, séparées par une -vessie e.jor1s citées respectivement par des s0 u rjn. de sulfate de cuivre et de sel û* a. Cet éclairage, dû aux effets duC0 tateur, c’est-à-dire aux étincelles t breuses et fréquentes qui se mandes aux interruptions du contact, Pr° sait un cercle assez éclatant et PfPaji nent de lumière, mais qui n’e<j -r <je pas plus le laboratoire qu’un cia lune faible.
- La question de l'éclairage e‘e , état' ou galvanique se trouvait en cet c’est-à-dire assez peu avancée, r„ qu’une découverte d’une haute tance est venue lui prêter une V ,e( santé assistance ; nous voulons P „e de la découverte faite rècemmen la terre est un excellent cotly^,\eC' et un générateur permanent de 1 * tricité voltaïque, découverte gje, vendiquèrent M. Jacobi, en B1 ^ M. Bain, en Angleterre, et 901 ^pé' mise hors de doute par les belles ^ riences de ces physiciens, parcelles de M. Morse, en Ame et celles dues à M. Belli, en Pr?Z\\efl< du dernier congrès scientifique 1 ^eu" et dont on a déjà fait quelqtieS je reuses applications à la télégrap^jori
- D’un autre côté le prince ayant démontré (Y. le Technoloy^\e 5° année, p. 35i) qu’il était P0j>one d’établir des piles à efïetconsia'1*’ durée très-prolongée, et par desip( faciles et peu dispendieux, on v0‘ 0p i l’aide de ces nouveaux clémen dû reprendre avec plus de suce expériences sur l’éclairage P^keiï électrique. A cet égard, M- J* ,,rÇ' qui déjà en 1831 avait un ^ miers conçu l’idée d’un éclair3», j^ji' ral, par l’entremise d’uncouran ^ gène et d’hydrogène, lancé s
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- iiote c*laux> v*ent publier une
- « O 0nt nous extrayons ce qui suit : dit n(^ on enfouit dans la terre, un couple de plaques îinc etaux différents, par exemple, de et _ et cuivre, ou de zinc et de fer, dans i .^eux Pâques placées, soit
- à ün e voisinage l’une de Pautre, soit sépae. §raude distance entre elles, et fain 6es Par une masse énorme de ter-Un (j, s°nt mises en communication par volh.. détailique, il s’établit un courant tro-m Ue et certa‘ns phénomènes élec-des p.a§nétiques entre les extrémités pec[. * conducteurs ou électrodes res-dantl S| cette action se continue pen-iine.Utl temps qui a des limites, mais CeJ°n8ue durée; c’est-à-dire jusqu’à Vo 6 * un ^es m®laux couple ait S|Uv® une décomposition complète. dUe \Cs physiciens affirment que l’éten-într Qe l’action chimique et quelques Üalv-f- effets dépendants du courant Dojjji^'Oue doivent être calculés sur le p|JDpe> et non sur la dimension des Cûnjes employées pour générer le îedJ/ît, le nombre représentant l’în-et la dimension la quantité; «t °nc qui n’ont pas attentivement Minutieusement examiné ce fait
- nuv
- eront par conséquent choquante 16 ^..assertion , qu’un certain degré ant proposition chimique, indépen-ijppP.e la nature du condenseur qu’on 5sé| e’ a heu dans les liquides entre ttifo'e.clr°des d’un couple unique qu’on
- hki fin tc*rra nnnrvii min n/x nnunlA
- Pt.
- - en terre, pourvu que ce couple , .nte au moins une surface de 8 à
- O (|ç • dU 1
- Sn?m,ètres superficiels, ^ s- dans
- et même circonstances,
- „0) certaines
- •WU.e l’effet immédiat soit générale-féej lnvisible. Le fait cependant est 'lirç’ (lUo*tlue toutefois il soit vrai de <}ü’av<lUe ces décompositions n’ont lieu ,ec une excessive lenteur, et que, n Plupart des cas, les produits qui » jaltent sont en très faible quantité.
- commencement du printemps Pti j’ai enterré dans mon jardin zi. Pie consistant en deux plaques et de fer. de forme de parallélo-^Da! ’ ^ un Peu mo'ns d’un millimètre Ht,;stSc«r, de0m60, sur0m90, et pré-conséquent une surface % ^ décimètres carrés. Ces plaques «istane enfouies à 8 centimètres de ^dio | 1 Une de l’autre, en position Ss a e> el a 10 centimètres au-des-S'stail *a sur^ace du terrain qui con-V une terre franche, contenant ^g^fande proportion de matières ea» en état de décomposition, '^es i 0n très-divisé et autres ma-adventices. Des fils conducteurs
- de 9 mètres de longueur, et soigneusement isolés sur des supports en verre , ont servi à conduire le courant du couple souterrain, jusqu’à une table placée devant une fenêtre de mon laboratoire, et à mettre en communication avec un galvanomètre délicat et d’autres appareils. Le terrain oùlesplaques ont été enfouies est naturellement très-sec, et à l’époque où s’est faite cette opération, il n’avait pas plu depuis trois semaines, de façon que toute la terre environnante était d’une sécheresse extrême; cependant, dès que les fils ont été mis en rapport avec le galvanomètre, l’aiguille astatique a été violemment déviée jusqu’à 87° et, après trois minutes, s’est arrêtée à la déviation permanente de 61°. Le courant produit par les plaques, jusqu’au moment où j’écris cette note (10 nov ), a été, généralement parlant, d’une uniformité remarquable; seulement, fi est survenu quelques changements intéressants, indépendants de l’humidité dont il est inutile de parler ici, mais qui peuvent bien être dus à des différences de température atmosphérique.
- y> Aux extrémités des fils conducteurs partant delà batterie, on a soudé deux, fils de platine de 1,5 millimètres de diamètre, qu’on a fait passer par des bouchons pour les fixer, puis descendre dans un tube de verre en Y, jusqu’à ce qu’ils fussent rapprochés l’un de l’autre de 12,5 millimètres près du sommet de l’angle, le tube de verre étant soigneusement mastiqué sur un support solide en verre. En chargeant le tube en verre avec différentes solutions, on a vu se manifester, mais avec une extrême lenteur, une série de phénomènes chimiques curieux, qu’il est inutile de rappeler ici ; mais ce qu’il y a de très-certain, c’est qu’au bout d’un certain temps, les éléments gazeux de l’eau ont été mis en liberté par cet appareil.
- » D’autres expériences, entreprises à l’aide de différents couples de plaques enfouies, ont démontré, ce qu’on savait déjà, que l’intensité du courant électrique est accrue par l'augmentation du nombre des couples ; mais quand les plaques sont de petites dimensions, le courant est faible, comparativement, quoique le nombre de celles-là soit considérable; tandis que, lorsqu’on combine de plus grandes surfaces, par exemple, des métaux présentant des surfaces de 10, 15, 20 décimètres carrés et plus de superficie, au nombre de25 à 30 paires, les effets chimiques et autres prennent alors de l’intensité.
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- Toutefois, si un couple de très-grandes plaques, dont le courant peut avoir une faible tension, vient à être considérablement subdivisé, par exemple, une plaque présentant 1 mètre carré, qu’on aurait découpée en 50 portions égales, mises en communication par des lames ou des fils, de manière à les grouper en une seule source d action ; chaque plaque de la subdivision étant placée au delà du rayon de la sphère d’influence exercée par celles qui l’accompagnent, alors on obtient un immense accroissement de force, et cet accroissement semble être proportionné à l’augmentation du nombre des grou-pes.
- » L’énergie générale des combinaisons souterraines devient manifeste, d’après les effets qu’on obtient d'une série de très-petites plaques disposées à la manière ordinaire , et plongées dans un milieu terreux humide, ayant une certaine ténacité et une consistance suffisante. Dans l’automne de 1814, j’ai préparé 50 couples de plaques de zinc et de cuivre, ayant chacune 7,5 centimètres de longueur, sur 2,5 de largeur, qui ont été combinées en couples par le moyen d'une lame courte de cuivre qui, repliée deux fois à angle droit dans le même plan , a ramené ces plaques au parallélisme et à 6 millimètres de distance entre elles. Une auge en bois, de 0“ 45 de longueur, 0m 10 de profondeur, et 0m 08 de largeur, a été remplie avec de la vase de mer, prise à l'embouchure de la rivière la Stour. C’est dans ce milieu que les plaques ont été plongées sur un double rang, et à 25 millimètres l’une de l’autre. Après les avoir munies des fils conducteurs ordinaires, on s’en est servi pendant plusieurs mois pour opérer des décompositions, des préparations, des solutions, etc., qui se sont effectuées d’une manière lente et uniforme. Cette disposition, que j’appelle rai batterie à la vase de mer, et qui, ainsi qu’on devait s’y attendre, a peu affecté le galvanomètre, est singulière-mentportative et commode; elle exige seulement que la vase soit de temps à autre humectée avec un peu de l’eau salée de la Stour, pour lui conserver une action constante pendant une période indéfinie. Quand , au bout d’un certain temps, je l’ai démontée, j’ai été fort étonné de voir que les plaques, contre mon attente, n’avaient presque pas éprouvé de changement.
- » Voici du reste quelques résultats pratiques, obtenus avec une série de 50 couples de plaques, zinc et fer,
- ayant chacune 0m.60 de haute * ^ 0m.90 de largeur, ou 0m carre u^reS surface, ou au total près de 20 ^ OI)t carrés de superficie. Ces P^^LjiIi-été enfouies verticalement à 12,5 5
- mètres de distance, àOm 40 au' jerre du niveau du sol, dans uriev,uroi' franche, possédant un degré dlu pt dité plus qu’ordinaire, er> évitants que possible toute action transie ^
- »1° L’eau sans addition d’acide ^
- rique est décomposée , et ft>urfî vi-courant continu de gaz mélange®’ sible à une grande distance. . ue$
- »2° Les opérations gai vanoplaS ^ ^ s’y font avec trop de rapidité, ^ cuivre déposé est spongieux et cohésion. 1 jeUr5
- »3° Laréduction des métaux, de e( solutions, a lieu promptemen , ^ sous des formes arborescentes ® e fiques. . jfit'
- » 4° Un gros aimant tournant de chie tourne avec rapidité, en pr<: et sant un bourdonnement très-tÇr ’ r un cercle continu de vive lunuer le mercure. . , s ar
- » 5° La force de suspension «w manls électriques est largement r loppée proportionnellement à leur cité respective. s0iit
- » 6° Quand les fils conducteur attachés a une petite machine e magnétique , avec fil enroulé, leS produits sont insupportables. _
- » 7° Enfin une étincelle Pcl*te’ua(i^ excessivement brillante , a heU ‘L aa les fils conducteurs sont ainen contact, puis séparés.
- » Un arc d’une lumière excessW intense se manifeste constammeu re les pointes de charbon qu'on s “ légèrement après un contact par,a »11 est donc évident que, si, aVlueje série de plaques enfouies, telles " e$i l’ai décrit, on produit un arc lu11)1 jyS intense , qui permet de 1 ire , a de 0m.50 de distance des électro jl charbon, une impression f,neVn fO®’ est possible de produire l6i aU’nt àe 1.000, ou même 10,000 fois ama oSP lumière, à l’aide des mêmes tions, c’est-à-dire qu’on arri'cn$$0 conclusion pratique, qu’il est p°. ^ d’éclairer les rues, les édificeS demeures privées, à l'aide de e° électriques, empruntés à des uU voltaïques, enfouies en terre- 0uf » Voici les détails nécessaire mettre ce plan à exécution. .
- » 1° Relativement à l’éclair‘1^fteU rues , le nombre des becs élan ^0nie miné, un piédestal creux, s,îjjSai)le' d’un pilier d’une hauteur su
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- ce n:’C,ev® en chaque point; autour de $0 Restai, à la profondeur de 40 à
- Ot,mètresau dessous de 'a surface
- laîq,j > 0n enterrerait une batterie vol-
- la'nesH COns*stant en plusieurs cen-ComL -, couPles de plaques disposées «2? 11* a été dit.
- qui Jl serait à désirer que les plaques feSs ConsOlueraient chaque batterie do ^posées verticalement autour e|]j.)na(îue station , sous la forme d’une livesSc allongée, les extrémités respec-prç* Se terminant, une de chaque côté, c0n(ida piédestal, dans lequel les fils tact cfeurs, défendus contre tout con-glojjJ^lallique, monteraient dans un les D en verre, disposé pour recevoir ^lurr'ltes de cliai'l)on entre lesquelles „ ^'lere voltaïque apparaîtrait.
- Hej|| Tout considéré , la matière la ^nifUrc et la plus durable pour la Paf-.^fation de la lumière voltaïque datls | ®tre le carbone qu’on trouve lin,] es cornues à gaz. lie petits cy-CefitieS de celte substance, de 8 à 10 lDètrnieires de longueur, et de 2 milli-pio, ?s de diamètre , taillés, comme la tus ùa8ô‘e des crayons, toujours poin-V°lonrra'Cnt raPProchcs ou éloignés à )isSea_,l un de 1 autre, dans des cou-
- atra'Jvlïlétalliques opposées, et passant
- H ||«. '«MiCJUVlJ Vr v* JJIAUéJUII II
- î|’i^Çrs les parois du globe de verre, fîU ai eur duquel leur distance pour-li^ce réglée par des moyens méca-'ï$s^es très-simples. Le globe serait Oti SUr l’extrémité du pilier, où Cirait l’enlever facilement pour L Uveler ainsi les pointes de char-
- Af-
- % Autant que l’expérience a pu le i Cnj trer» 11 ne faudrait pas employer l«fçrVre comme métal électro-négatif; ^nt ^eut y êlre substitué, non-seule-^Ssj c°nime plus économique, mais ieùr C?Irime 1U1 étant égal, sinon supé-il, dans son effet; enfin la pile de anson, au charbon préparé, serait co||e eire plus avantageuse encore que cuivre ou au fer. Une des
- ï«Lau„ . ............
- ^ana (îu *1 convient le plus de recom-
- cï>..der dans ja batterie souterraine,
- «st
- eces.u.nif°rmité de son action. Il y a j*«s tllSairoment une limite à la durée at,x électro-positifs; mais si on ^°»nait de prime-abord une épais-^(jjii^Psidérable, par exemple, 12 à lût> sé ln?®l.res » la marche de leur ac-Hr^Ùsi lente et si régulière, qu’on q. !l raisonnablement s’attendre à ane batterie pût fonctionner Ve* • Une série de plusieurs années
- »SVes-
- Vau *.ne parait pas difficile de faire et nir le vide dans les globes de
- verre qui renfermeraient la lumière voltaïque, ainsi qu’on l’a fait à Paris dans les essais d’éclairage électrique, sur la place de la Concorde; mais les avantages du vide, s’il y en a réellement, seraient plus que balancés par un surcroît de frais dans les appareils et la surveillance.
- » 6° 11 serait peut-être possible de fournir un nombre immense de lumières voltaïques dans un quartier, à l’aide d’un courant suffisant d’électricité provenant d’une seule batterie, sur une échelle énorme, comme on fournit le gaz nécessaire à l’éclairage, avec un seul réservoir; mais, dans ce cas, le passage du courant serait très-exposé à éprouver des dérangements, sans qu’il fût facile de découvrir en quelle partie du conducteur l’altération ou le dérangement a eu lieu. Une batterie appropriée à la production de chaque lumière semble un mode préférable, et, d’après une évaluation approximative, il ne paraît pas que les dispositions pour l’établissement du système voltaïque dépasseraient ou même égaleraient les premières mises de fonds des usines à gaz, avec leurs conduites principales et secondaires, et leurs embranchements. Une fois complètes, les dépenses pour l’éclairage voltaïque n’en seraient plus qu’une fraction minime.
- »7° Les observations précédentessuf-firont, à ce que je présume, pour éclairer les applications pratiques du petit nombre de principes que j’ai posésdans cette note; je les terminerai par une dernière remarque. Établissons des batteries souterraines, composées chacune de 80,000 à 100,000 paires de plaques voltaïques autour de nos principaux phares avec des conducteurs, pour charrier le courant électrique dans un appareil convenable, jusqu’au sommet des bâtiments respectifs; les frais, sous un point de vue national, en seraientinsignifiants, etalors nous pourrons espérer avoir élevé une lumière digne de porter le nom de phare des nations. »
- Recherches sur les contre-épreuves chimiques et lithographiques.
- Par M. L. Tissier.
- ( Suite. )
- Emploi des substances neutres en lithographie. Supposonsque l’on veuille créer un mandat incontrefaisable pour une maison de commerce ; voici la for-
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- mule que nous donnons pour le produire î avec des substances neutres. j
- Apres avoir écrit à la plume, sur I une pierre, tout le texte du billet, dans la forme adoptée, avec une encre composée de noir de fumée et d’une résine neutre, soluble dans 1 alcool, on tamise sur toute la surface de la pierre, lorsque l’écriture est bien sèche, une certaine quantité de colophane en poudre mi-fine , de manière à former sur le fond de la pierre un pointillé irrégulier, assez transparent pour laisser bien lire les lignes qui doivent être imprimées sur le mandat. ( Les lignes qui doivent rester blanches , pour recevoir l’écriture du négociant, sont recouvertes avec l’encre employée pour le texte.)Cette opération terminée, on fixe par une chaleur convenable les atomes de la colophane sur la pierre , et on laisse refroidir celle ci.
- Alors, selon que l’on désire obtenir une planche positive ou négative , on passe sur la pierre, soit une couche d’encre grasse , soit une couche d’acide préparant, afin de mettre le fond de la pierre, c’est-à-dire les espaces compris entre les lignes du texte et les parcelles de résine , dans un état lithographique. Seulement il faut avoir bien soin de n’employer, pour l’image positive comme pour l’image négative, que des agents lithographiques dissous dans de l’eau , afin de ne pas enlever ou déplacer les substances neutres préalablement déposées sur la planche. C’est une règle générale à observer de n’adopter pour véhicule des agents actifs que des liquides dans lesquels les encres ou les crayons neutres ne pour- [ raient pas se dissoudre. C’est pour ce même motif qu’il faut bien se garder d’employer sur la même pierre des substances neutres dissoutes dans des véhicules différents.
- Les lithographes, pour lesquels nous écrivons cet article, comprendront parfaitement qu’avec les moyens connus , il est très-facile , dans l’expérience que nous citons pour exemple, de donner aux parties réservées un état lithographique différent de celui du fond de la pierre, aussi tôt que les agents neutres employés pour l’écriture et le fond sablé ont été enlevés à l'essence.
- Le vernis résineux indiqué plus haut ne peut convenir, il est vrai, que pour certains travaux largement faits ; pour dessiner des vignettes, il faudrait une encre plus fluide, analogue à l’encre de Chine , mais dans laquelle on remplacerait la gomme par un léger mucilage de graine de lin , de pépins de
- (1^
- coings, de racine de guimauve, toute autre substance neutre P gj0o tenir le noir de fumée en susl,e |e$ dans 1 eau. Dès que nos Ira va»root, papiers de sûreté nous le penne e nous nous occuperons de compos^cre encre neutre pour remplacer ,0j grasse lithographique, dont 1 e est difficile et demande un lo°e prentissage (1). jj en
- Parmi les substances neutres^ ^ est qui deviennent actives à I i,lS ‘ |-a-elles se trouvent en contact 3ve ^ gent lithographique employé , ,e guidés lors, participent au phénome -re. mique produit sur la pierre ca ^0(J$ Yoici dans quelles circonstance ^ avons faiteette remarque : nous xo et trouver une application immém‘ .p fructueuse du principe de l’>r,te Pgfl-tion , lorsque l’idèe nous vint p0uf dre le crayon de mine de P*0?* 1.., l’ifl' but de nos recherches. Déjà, da je tèrèt de la tissiérographie, et * g 0ri' pouvoir graver en relief les dessi . ginaux à la mine de plomb des ^ ^5 en vogue dans la librairie illustre > vp être obligé de faire traduire y.?0gri' gnettes par des dessinateurs 'll\.nVe phes, nous avions fait un grand 11 * ,0(J1b d’essais pour fixer la mine de F üf5 sur pierre, mais nous avions échoué. Cette fois, à la faveur oe ^5 terposition, nous pensions êtr heureux ; car il ne s’agissait pl°* mais de fixer la mine de plomb 1^-seulement de trouver un acide P ^jt rant qui ne la pénétrât pas ; ce d'y Q. plus facile que de lui donner 5* priétés du crayon gras, sans ahe nature, et en lui conservant 10 dureté. -erre
- Nous prîmes donc une bonne P ,-p; grise de Munich, poncée a'’eC,e d>5' nous la couvrîmes avec une i°r. «et solution froide de sulfate d’^^'pjerf6
- nous la laissâmes sécher.Quand laFc $
- fut sèche , nous enlevâmes, a ucftf tampon de papier Joseph, Ja. g>étai*1 mince de sulfate de chaux qul prfe formée; puis nous traçâmessur jC un grand nombre de* lignes o° utol)te5 chures droites et courbes, Z m»111’ grosseurs, en appuyant plus ou un crayon de mine de plomb a. ’ jé' La couche de sulfate d’alum'O $
- posée par nous sur la pierre, but de prédisposer a prendre de les parties abritées par la nl ^
- • e uSaf'
- (l) Dès à présent, l’on Peut jffjon
- d encre de Chine, mais à la cond' avecCajJ
- mener les dessins à l’état positif; Çaj,’e qu® u
- encre , on ne peut obtenir sur Pie*
- images négatives.
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- leu^’ sulfate d’alumine est la meil-Paih' Su^stance dépréparante ou sym-^ ,aux corps gras que nous yive 'lss,ons ; nous le recommandons lith(io!entaux i'oprimeursetaux artistes Coref,r.alJ^es qui n'en auraient pas eu-evhA ait usage ; mais revenons à notre §er|ence.
- vertur la face de notre planche , cou-n0ue ('e hachures de mine de plomb , c0Up, Passâmes avec un blaireau une |a he d’encre à écrire pour préparer subj!erre. — Dans nos essais sur les t|ué ances actives , nous avions remar-pjç qoç l’encre usuelle donnait à la pr^ re lithographique une excellente de Parution , sans avoir l’inconvénient Uitri fe effervescence comme les acides de 3Ue et chlorhydrique. — Au bout Cr Ur,q minutes , nous enlevâmes l'entai 0rcliuaire avec une éponge fine, pf0 r,e|^eut humectée d’eau , et nous puâmes à l’encrage de la planche. ?«r!iisanlusi,ge dl? crayon de mine I^P'omb , nous pensions tout naturel-tièrent le graphite, presque en-Wm Gnt comP°sé ^e carbone, qui (efD C *a !nal*cre de ces crayons , s’in-tejP°Serait, comme substance complé-ch,ent neutre, entre le carbonate de $er.Ux et l'encre usuelle , et que nous pie*°ns Plus hard obligé de graisser la He][re avec un corps gras et de la fla-Pare.aux endroits préservés de la pré-é(0atl°n ; mais quel n’a pas été notre ponctuent en voyant l’encre d’im-leshIOn lithographique se déposer sur pc^achures de mine de plomb dès les ba&- crs coups de rouleaux, et la plom-'Hfph6 sur la P'erre ? à tel point à résistait à plusieurs découvertes QSsence.
- sbr ljelle est l’action de l’encre usuelle ^ a mine de plomb ? Quel phéno -Çtae Se Passe dans cette circonstance? lç j ce que nous n’avons pas encore eu Qemps de découvrir.
- So ,quü en so't, n°ns donnons tr0J urd’lmi la recette que nous avons ’ et nous esPémns que les litho-tanr Sen empareront et sauront ^nrl en t'rer un ^*on Part‘- Assuré-. faudra travailler encore ce pro-Cor,v.’ 0n devra étudier les crayons qui s1(jn,lront le mieux , la préparation Wlylate d’alumine et celle à l’encre qne e d), ainsi que la durée de cha-tajn °Peration ; mais nous sommes cer-pro^ffll y a dans ce procédé un grand s^J-Spour la lithographie. Depuis
- ?Üe^soin devra» Pour cette dernière, fabri-r111 du r’tnêine son encre, afin d’être plus cer-0|fiParat'fUltat et de Pouvoir faire des essais
- longtemps les lithographes cherchent le moyen de durcir les crayons gras dont on fait usage dans leur art, et la Société d’eucouragernent a déjà beaucoup contribué pour sa part à leur amélioration. Mais on reconnaîtra facilement avec nous que les meilleurs crayons gras sont encore bien loin d’avoir la dureté et la résistance des crayons de mine de plomb, et que tous les artistes, après un long apprentissage, ne peuvent pas dessiner sur pierre avec la même facilité , la même hardiesse et la même franchise , en se servant des crayons gras qu’en employant la mine de plomb.
- Tel est le résumé de nos études sur les substances lithographiques , actives et neutres; nous pensons que les détails dans lesquels nous sommes entré ne paraîtront nullement déplacés dans lin ouvrage sur les papiers de sûreté , quand nous aurons dit que le plus grand adversaire du timbre royal et des banques se trouve dans l’art de Sene-felder, et que par conséquent il est d’une bonne politique de bien connaître son ennemi avant de vouloir le combattre.
- ( La fin au prochain numéro.)
- — —ma+c-n
- Lacis sur pierre lithographique.
- Faites préparer une pierre comme pour la gravure, qu’elle soit sans défaut , sans petits trous de sable , et d’une qualité dure et homogène. Enlevez la gomme dont elle est couverte , tracez le calque à la mine de plomb, et creusez avec un pinceau trempé dans un mélange de jus de citron et de noir de fumée , ou une autre partie colorante.
- Il est bon de se faire de la couleur au jus de citron de 3 degrés ; le travail ayance plus rapidement. Le degré le plus faible sert pour les ombres très— légères, parce qu’il attaque moins la pierre.
- Quand on aura donné quelques coups de pinceau , on laissera séjourner un peu pour que le mordant de citron attaque la pierre et forme de petits trous. On peut passer plusieurs fois sur la même place, ce qui augmente la valeur de ton. On peut, après le travail achevé, donner des coups de force au grattoir, à la pointe ; mais pour obtenir des traits de lumière non réservés d’avance, il faut auparavant avoir tiré quelques copies , mettre en encre grasse, puis enlever les parties claires au pinceau trempé dans un peu d’essence , laver à l’eau , et y passer un autre pinceau
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- trempé dans de l’acide phosphorique : le corps gras ne s’attachera plus aux endroits touchés par le phosphore.
- Lorsque le dessin est achevé, et qu’il s’agit d’encrer, on jette de l'eau sur la pierre, on la laisse sécher, on passe de l’huile sur la pierre, un quart d’heure après on l’encre comme toute autre pierre gravée. Le mordant, ayant marqué plus ou moins profondément, prend plus ou moins d’encre, et donne un lavis pareil à la manière noire. Avec un peu d’habitude , on fera des teintes charmantes.
- On ne doit se servir de la brosse et du rouleau que lorsque le corps gras sera assez fortement pénétré dans la pierre : faites tirer au chiffon, et nettoyez avec un drap fin et doux.
- Si le tirage est confié à un imprimeur habile, il rendra bon nombre d’épreuves. Il dépend de lui de hausser ou d’affaiblir le ton des épreuves, en se servant plus ou moins vigoureusement du morceau de drap.
- E. Kinecht.
- Note sur le gutla percha.
- La substance appelée gutta percha, et quelquefois gutta tuban, a été signalée à l’attention de l’industrie , en 1843 , par le docteur Montgomerie. C’est le suc concret d'un grand arbre forestier, indigène dans l’île de Sinca-pore, qu’on obtient en pratiquant des entailles dans l’écorce , qui exsude alors cette substance sous la forme d’un suc laiteux, qui ne tarde pas à se coaguler. Ses propriétés chimiques sont à fort peu près les mômes que celles du caoutchouc , mais elle est beaucoup moins élastique. Elle possède toutefois des qualités qui ne sont pas propres à cette dernière substance, et qui la rendent excessivement utile pour en fabriquer des bougies, des cathétères et autres instruments de chirurgie dont on a le plus grand besoin dans les pays chauds.
- Le gutta percha, plongé dans de l’eau presque bouillante, peut aisément se coller, et devient assez plastique pour qu’on puisse (avant qu’il se refroidisse vers 55 à 60° C. ) lui faire prendre telle forme qu’on juge convenable , et qu’il conserve à toutes les températures au-dessous de 45°. Dans cet état, il est extrêmement ferme et liquide, au point qu’on s’en sert à Sincapore pour man-
- ches d’outils , etc., de prefere ^le bois et à la corne de bœuf. Il *lC s j.ep éprouver aucune détérioration par -fet du climat chaud et humide û . s troit de Malacca, tandis que les h ts et les cathétères et autres instrui ^ ^ faits en caoutchouc ne tardent Pa® fC ramollir, à devenir poisseux et a plus bons à rien. ,. égent
- Le commerce a livré jusqu a pj , le gutta percha à l’état liquide, c „ seulement l’eau chaude lui rend se , priétés plastiques quand il est so mais on peut en opérer la solutioi les mômes dissolvants que ceUmlDe caoutchouc , et alors en faire, c0 g„ avec ce dernier, des blocs, des ^ ses, etc. Enfin, on peut le cornbm ^ caoutchouc lui-même, avec lequt s’allie très-bien. . go-
- M. F. Wishaw, secrétaire de ciété des arts en Angleterre, a m»® res nièrement sous les yeux des ,nlC?jets, un assez grand nombre de jolis oDJ p tels qu’empreintes de médaille.®* Lg pes, etc., qui avaient été confectie' je en gutta percha , ainsi qu’une bou a renfermant un échantillon de ce s jt l’état liquide , tel qu’il avait été e* , de l’arbre, qu’il avoit reçu de * . e pore, et qui était enveloppé d’une ^
- decette substance laquelleavaitpre.||e
- complètement le contenu de la de toute influence de la part des a» jj. extérieurs. Cette enveloppe , qui Prisait dure comme un cuir, pl°ngÇe F dant 2 à3 minutesdansl’eau boum ,j a repris à l’instant sa souplesse, et .jJje être aussitôt pétrie en une balle S de la grosseur du poing. cpa
- L’arbre qui fournit le gutta P® fe, est du reste très-commun à SincaP r(K et par conséquent on pourra s’en P du curer en abondance par la v°l commerce. . j 3\v
- Quoi qu'il en soit, un industn af glais, M. C. Hancock , bien conn ^ les succès qu’il a obtenus dan®^ d’appliquer le caoutchouc aux j jerre usuels, vient de prendre en une patente ayant pour but de.*n® e,i ger le gutta percha avec du he9jagge poudre , de la gélatine et de la 111 pour en faire des bouchons imp®^ eS; blés, pour les bouteilles et autres mais on conçoit qu’avec des Pr?PellgeS aussi importantes et aussi P^fPl/nC®» que celles dont jouit cette subst ^e on ne tardera pas à lui trouve neS foule d’autres applications indust du plus grand intérêt.
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- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- ^°uveau métier à fabriquer les tricots et les tissus à mailles.
- MM. W. Ward, fabricant, et D.’W. Grocock, mécanicien.
- *ù>Usnous proposons de faire connaître /• nouveau métier à fabriquer les tri— °s sur chaîne ou les tissus à mailles, e{nscouture, ou sous forme tabulaire,
- . °u l’on trouvera des dispositions nou-
- !elles
- applicables aux autres métiers l’o r0*’ Portan*; des aiguilles comme à dj^'.uaire. Nous donnerons d’abord la f0 Cr'Pti°n de ce métier, et nous fe-ii .s ensuite connaître la manière dont ^actionne.
- üon S 1 et 2, pl. 69, sont des sec-j us verticales du métier, prises dans $en SCns perpendiculaires entre elles; ^ .'enient on n’y a représenté que la Po°lllé des aiguilles, des guides et des ij e-chas v, pour ne pas compliquer ^ ugures.
- terues 6’7’ 8 et 9 représen-
- tas sur une plus grande échelle, les tr-eces de l’appareil qui produisent le p c°t aux différents temps dont secom-Ie une opération.
- prj afin, les lig. 10 à 25, les pièces tio Opales du métier, vues en èléva-
- «Ch ’ etl P*an 0U en C0UPe Sur une ^plle plus étendue, afin de pouvoir
- euxen saisir le jeu et la structure. (/*•>«, bâti dumétier,pourla constructif1 duquel les figures donnent des dé-ip s suffisants ; b, arbre principal, ou du Uvcment, qui reçoit son mouvement 3p tle machine à vapeur ou de tout
- de
- e moteur : cet arbre tourne dans
- (j c°ussinets c,c, et porte une roue 5erhk ^ màne une autre roue f Qlulable e, calée sur un second arbre q’p r°ulant dans des coussinets f', ainsi MrKtr°*s excenlriques h,i,j; enfin, sur trilbre Principal 6, il en existe un qua-w®16 g. Ce sont ces excentriques qui t}p en action les diverses parties le$ ?Jàtier, de manière à former, avec op.als de chaîne , une série de mailles C*ffectent par leur réunion une j^e tubulaire ou continue.
- His aj>ord l’excentrique g, par l’entre-Wr6* Pièces mécaniques interposées, ^e, de la manière suivante, un Ciment intermittent ou à des in-5üpa es réglés , aux aiguilles montées üri tambour k, fig. 13 et 14.
- g1 est un levier mobile sur un axe g2 portant à son extrémité inférieure un galet qui presse constamment contre la convexité de l’excentrique g, à l’aide du ressort à boudin g3. L’autre extrémité de ce levier est armce d’un cliquet g, qui fait passer, à chaque révolution de l’excentrique g, une dent de la roue à rochet //, qui embrasse la partie inférieure du tambour aux aiguilles k, lequel, de cette manière, avance chaque fois d’une distance égale à celle qui sépare deux aiguilles adjacentes.
- Le tambour aux aiguilles k repose par le bas, sur un plateau circulaire /, à languette en /\, sur laquelle il peut circuler, et où il est retenu par deux crochets ou pinces boulonnées sur ce plateau.
- Les plombs, avec les aiguilles n, fig. 25, sont fixés dans une position verticale à la partie supérieure du tambour k, et le travail ou tricot, à mesure qu’il est produit , descend dans l’intérieur de ce tambour, où il est attiré en bas par un poids ou par tout autre moyen propre à maintenir un tirage uniforme.
- Le métier est disposé pour qu’il y ait autant de fils de chaîne qu’il y a d’aiguilles, et par le mouvement de rotation de celles-ci avec le tambour qui les porte, elles doivent être successivement appelées à travailler avec chaque fil de la chaîne; toutefois, cette condition n’est pas absolument indispensable , attendu qu’à l’aide d’un mécanisme convenable on pourrait amener les aiguilles à ne tourner que d’une certaine fraction de la circonférence, puis à revenir en arrière dans le cas où on désirerait remplacer le produit fabriqué par un autre à mailles moins obliques ou verticales.
- Chaque fil est pourvu de son guide o, fig. 22 et 23, qui le boute sur son aiguille, quand celle-ci est en position pour le recevoir. Ces guides sont des leviers dont chacun peut basculer sur un axe pincé ou inséré entre deux plateaux circulaires o1, fig. U, 12 et 15, où l’on a refendu des entailles radiales, dans lesquelles ils jouent librement.
- Ces plateaux o1 reçoivent un mouvement vertical alternatif, par l’entremise de l’excentrique h, de la manière que voici : ils sont assemblés sur le bout d’un canon o % qui glisse librement le long de la barre cylindrique fixe p,
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- mais ne peut tourner sur elle, à cause d'une vis qui traverse la partie supérieure du canon, et entre dans une coulisse pratiquée sur cette barre. En cet état, l’excentrique h fait monter et descendre les plateaux o1 par l’entremise de la bielle h1, dont l’extrémité en fourchette est à cheval sur l’excentrique qui la guide dans son mouvement d’ascension et de descente, et où l’on a interposé un galet h2 pour faciliter ce mouvement.
- De plus, l’extrémité supérieure delà bielle /i1 est articulée à un levier h?, mobile sur un axe h* , qui porte vers son milieu une traverse hs, de laquelle pendent deux tringles h6 dont les extrémités inférieures embrassent les tourillons d’un axe transverse o3, qui fait corps avec le canon o2. Ces pièces élèvent et abaissent successivement les plateaux o1 et les guides o. Pendant ce mouvement alternatif, les extrémités supérieures des leviers-guides o viennent en contact avec deux anneaux g et r, fig. 16 et 17, disposés sur leurs bords, en plan incliné, pour réagir sur ces extrémités. Ainsi, quand les plateaux o1 s’élèvent, entraînant avec eux les guides o , les bras supérieurs de ces guides viennent frapper l’anneau q, ce qui ramène le bras inférieur en avant, avec le fil qu’il porte en passant entre les aiguilles. En redescendant , le bras supérieur du levier rencontrant l’autre anneau r, le bras inférieur se trouve ramené vers le centre du tambour k qui porte les aiguilles, ce qui est la position qu’on a représentée dans les figures. C’est donc par le moyen de ces guides o qu’on conduit le fil vers l’intérieur du tambour k, ou qu’on se rapproche ou s’éloigne de son centre, et c’est en combinant ce mouvement avec celui des aiguilles qu’on boute les fils de chaîne sur ces dernières.
- L’anneau intérieur r et celui extérieur q, unis ensemble, sont suspendus dans une position convenable aux tringles g1, par une traverse g2 assemblée à demeure sur la barre fixe p ; ces tringles sont, par leur bout supérieur, percées de mortaises pour régler leurs points d’assemblage sur la traverse g2, au moyen de vis de pression, ce qui permet l’ajustement correct des anneaux r et g.
- L’excentrique i imprime à l’appareil le mouvement propre à produire l’abatage, par le moyen que nous allons expliquer.
- î1 est une bielle partagée en deux branches à son extrémité inférieure,
- de manière à embrasser l’arbre centriques et à être ainsi guidee P' . yj dernier, dans son mouvement ver • alternatif. Cette bielle porte un ga qui repose constamment sur fexce ^ que i; à son autre extrémité , eue articulée au levier i3, dont le p°ir! |e centre en i4 est porté par une tri pendante i5, qui oscille autour point central ie, et sert à donner ‘ Jeî nécessaire au mouvement du <e £ Vers son milieu, ce levier est tra^' par un axe servant de point d as . blage à deux cornes f1, fig- 19* 9 ^e prolongent par le bas de la boîte * e façon que, quand on fait fonctionn • ^ levier, la boite t monte ou descc s k, l’intérieur du tambour aux aiguille mais ne tourne pas avec lui.
- u est un boisseau inséré par le dans la boite t, et sur la surface e vexe duquel on a creusé une rat ^ circulaire dans laquelle pénètren vis de pression qui traversent la. all £, laquelle entraîne ainsi le bois ^ dans son mouvement vertical ahern‘ ^ en même temps que le même b°'?sei’Cn' tourne avec le tambour k qul ^ [a traîne, parce que le boisseau porte oa partie supérieure un bord réflectj' a_. collet, fig. 18 , dans lequel s°n p0ur tiquées des entailles radiales, une P loger la tige de chaque aiguille-^ Il en résulte que , lorsque l’on t|Ui lève ce boisseau u. il pousse devan ^ les mailles qui sont sur le corps^ aiguilles, et comme l’anneau °u.c^eau. à la partie supérieure de ce b°isS j[ s’élève au-dessus de ces aiguiHe*’flc enlèvera la maille sur celles-ci, l°r qeS leurs becs auront été clos pour q^^j mailles puissent les franchir, s’exécute à l’aide d’un petit ^ ap ment v, fig. ‘24, un pour chaque^ej guille, que j’appelle porte-chas* t becs des aiguilles n’étant pas, jg notre métier, fermés par un c0 jan$ presse donné à la main, comme %g les métiers à tricot ordinaires, c ,e-opération est effectuée par ceS P°teile chas v, qu’on fait manœuvrer Ge.ure sorte que leur extrémité anter ^ vient se glisser sous le bec 9e*ette guilles; or, comme ils portent a p extrémité antérieure une goutter liptiqueouchas pratiqué sur leur c ^ il arrive que, lorsqu’on les P°u. génies aiguilles,les becs de celles-ci» * nj gageant dans leurs chas, se tro naturellement logés ou abattus, -jjg. s’opposent plus à la sortie de la ^
- A la place de la gouttière, ce r
- struments peuvent porter un cha v ^ cé de part en part, puisque le D
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- „ îjj^ent de loger les becs des ai-.'es » lorsqu’on veut abattre les , ailles précédemment cueillies, et s fS(lnÇ les mailles qu’on veut former déjà dans les becs de ces aiguilles, les CSt *'excentrique j qui met en jeu j 8 P0rte-chas v, et qui leur imprime Ur mouvement alternatif par le se-ürs du levier j1 dont l’extrémité, mu-Je ^’un galet, est constamment relevée '® ressort ic, pour que cet excen-r,(lUe appuie sur lui. Ce levier se meut u °ur ri’un point de centre en j2, et est semblé avec une bielle ÿ articulée le-même à un levier j4 mobile, sur ^support autour dej3. L’autre cxtré-erlk *ev^er es^ à deux branches, et forasse en partie le cylindre x, J>'~0 et21, qui entoure le tambour aux j Quilles k, et se meut librement sur jJ1 Ce cylindre porte une gorge, for-ee par deux anneaux xl, dans la-aUelle pénètrent et glissent les bouts p vis insérées à l’extrémité des bran-hnes de la fourchette du levier j4, au j‘a°yen de quoi le cylindre peut être Ve ou abaissé, et cependant tourner k même temps en liberté avec le tam-o°Ur k.
- Le cylindre x porte aussi une fente Perpendiculaire a?2, dans laquelle on passer une vis qui pénètre dans le ^Dour k, de façon que le cylindre x lrcule avec ce tambour, tandis qu’il *ecute en même temps son mouve-oent d’ascension et de descente, ainsi a été expliqué.
- j. C’est à la partie supérieure du cy-ndre x que sont fixés les porte-chas v, ^nsi qu’on le voit, et les mouvements e ^appareil d’abatage u seront mieux P^pris, ainsi que le jeu des porte-^ as> à l’inspection des fig. 3, 4, 5, 6, >8et9, où l’on a représenté en même emps les positions relatives que pren-ent les guides o, relativement aux ai-toilles.
- ..Fig. 3. Position que prennent les P'eces immédiatement après l’abatage j^e l’ouvrage, et lorsque l’appareil d’a-7tage u atteint le point le plus élevé 6 son excursion.
- .Fig. 4. Temps où l’appareil d’aba-a8e M commence à descendre, et où les ..°uvelles mailles glissent le long de la Se des aiguilles.
- jjF'g. 5. L’appareil u s’est encore baissé davantage, et on est arrivé au mps où la maille va être reçue par le p0rte-chas u.
- c ^‘g- 6. L’appareil u est encore des-a ndu, de manière que la maille vient ue Passer sur le porte-chas v, et que le
- guide o se trouve ramené vers le centre du tambour aux aiguilles k.
- Fig. 7. L’appareil u est arrivé à sa position la plus basse, et le guide o a boulé ou cueilli le fil de chaîne sur l’aiguille.
- Fig. 8. La nouvelle maille est dans le bec de l’aiguille, et le porte-chas u est soulevé pour s’introduire sous ce bec et le loger dans son chas.
- Fig. 9. Enfin l’appareil u fait passer la maille, précédemment formée, pardessus le bec de l’aiguille, au moment de l’abattre, c’est-à-dire de la faire sortir.
- En terminant, nous ferons remarquer que les porte-chas v pourraient être appliqués aux autres métiers à fabriquer des tricots ou des tissus à mailles, pour y remplacer la pièce qu’on nomme la presse. Dans ce cas, ces porte-chas recevraient la maille repoussée sur la queue des aiguilles , par les platines dont on se sert dans ces métiers, et s’avanceraient avec elle jusqu’au point où est fixée la barre à aiguilles , en remontant jusqu’au delà des becs de ces aiguilles , point auquel cette maille serait abattue par les platines.
- Machine à clouer les semelles de souliers et de bottes, ainsi que les courroies, les manches et boyaux en cuir.
- Par M. T. Harbottle , de Manchester (lj.
- La machine dont on va donner la description est destinée principalement à insérer des rivets dans les semelles ou les talons des bottes et des souliers, afin de les rendre plus durables, et à unir aussi par des rivets les brins des courroies, les manches ou boyaux en cuir et autres objets semblables.
- La fig. 26, pl. 69, est une projection horizontale et orthogonale de cette machine.
- A, banc ou fort sommier en fonte vers le milieu duquel est placé transversalement un arbre B, roulant dans des coussinets C,C placés de chaque côté du banc. Vers le milieu de la longueur de cet arbre sont calées cinq cames D,E,E,E,E , dont l’une , représentée séparément dans la fig. 31
- (i) Cette machine est d'origine française, et
- M. Harbottle n’en est que l’importateur en An-
- gleterre. F. M.
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- (qui en est la section verticale ainsi que de l’arbre B), fait marcher un conducteur F qui se meut en arrière et en avant sur le banc A, et horizontale-, ment à angle droit avec l’arbre B. La queue de ce conducteur passe par un guide G boulonné sur le banc, et à son autre extrémité est attachée une lame plate d’acier fondu H (qu’on voit séparément dans la fig. 32), qui a été ajustée pour glisser très-exactement sur une plaque d’appui horizontale I de même forme qu’elle, et qui est maintenue par le haut par une lame fixe J placée transversalement sur elle, et enfin dans laquelle se trouve inséré un emporte-pièce creux en acier K, vissé sur la lame fixe dans une position verticale. Cet emporte-pièce est trempé, et on peut le faire descendre à l’aide d’un pas de vis à mesure qu’il diminue de longueur par l’affûtage ou autrement. La lame fixe J porte des deux côtés de petites cavités se correspondant centre pour centre sur ses faces supérieure et inférieure, formant ainsi un dècoupoir complet (fig. 32) avec ses vis de rappel et d’ajustement aux extrémités qui permettent de l’abaisser et de l’ajuster sur la lame mobile H à mesure que les cavités s’usent et s’effacent par l’usage. Cette lame est perforée d’un nombre suffisant de trous (pour couper un, deux ou plusieurs rivets) qui sont disposés de façon telle que la plaque peut être retournée bout pour bout, et que les bords tranchants du trou peuvent être utilisés et mis successivement hors de service avant qu’il soit nécessaire d’émoudre la plaque pour rendre de nouveau ces bords tranchants.
- Au milieu du corps creux de l’em-porte-pièce qui traverse la lame fixe J descend l’extrémité du fil ou de la tige de fer A* (cette disposition est représentée sur une plus grande échelle dans la fig 30), qu’il s’agit de couper en rivets, fil ou tige qui traverse aussi un des trous percés dans la lame mobile H, et vient porter sur la plaque d’appui I qui constitue ainsi une jauge pour les rivets qu’on veut découper. La lame mobile est percée sur sa face supérieure (en regard de l’emporte-pièce ou des emporte-pièce de la lame fixe), de manière à recevoir un bouton, grain, ou coussinet d’acier g, carré dans son contour, ajusté très-exactement dans des cavités percées pour le recevoir et une épaisseur d’environ les trois quarts de la lame mobile. Dans ce bouton on a foré des trous (correspondant à ceux de la lame
- fixe), et ron peut le renverser ou retourner bout pour bout afin de faire travailler sur l’une et l’autre face-A mesure qu’il perd de son épaisse0* par l’émoulage, on pose dessous uç rondelles ou supports qui servent a maintenir à la hauteur de la platju dans laquelle il est inséré, ou bien o peut le relever à l’aide de vis à cale qui portent sur le fond des cavités do* il a été question ci-dessus.
- Dans la même direction que le c°' ' ducteurF, et immédiatement au-des sus de la lame mobile, se trouve plac une boite L qui se meut en va-et-vj^ horizontal à l’aide d'un retour de'
- II
- querre à l’extrémité du chapeau * j retour d’équerre qui est assujetti bout de ce conducteur. Sur ce . boite L se trouve disposé verticale^ un dècoupoir creux N pour découp ^ des trous dans les semelles, etc.; 0 aussi un poinçon O pour insérer les vêts dans les trous faits par le Pr mier. Directement au-dessous des e tremités de ce dècoupoir et de ce p01 • çon se trouve un tas P (fig. 27)assuj sur le banc, et sur lequel les semcut ’ les courroies, etc., sont percées et rivets chassés par le poinçon. t . ve De chaque côté de la boîte L s de un montant Q,Q, entre lesquels un vier d’emporte-pièce B bascule sur axe horizontal qui repose sur ces de . montants. Le grand bras ou la P?r postérieure de ce levier, qui esta 1° chette, est soulevé deux fois à chai' révolution de l'arbre B par les cain L E,E. Sur le côté extérieur de 1’°° gC bras de la fourchette de ce leVîer tre trouve fixé un bouton f qui péne dans une rainure taillée sur la face e terne d’un excentrique g, excentrijl j qui embrasse l’arbre B, y est assuJcde et se meut avec lui. La rainure l'excentrique dans laquelle fonction ^ le boulon f est formée de manière/ faire presser constamment les extl tés ou branches de la fourchette du ^ vier sur la périphérie des cames sur l’arbre B quand ces pièces sont mouvement. ue
- Directement au-dessous de la P'aî0. d’appui I est placée une roue-guide rizontaleS, à bords dentelés ou en sc^ qui se loge horizontalement dans espace entre les extrémités de Ie n porte-pièce N, du poinçon O, et du ta ’ dont il a été question plus haut, esP te qui mesure environ 10 millimètres. L r roue-guide est fixée à son centre ^ l’extrémité d’un arbre vertical r, y ja meut périodiquement au moyen [ roue à rochet T établie à l’autre »
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- ]esc?1 arbre. Un cliquet t tombe dans Qup ] nts cettc roue à chaque fois J 'e conducteur F revient en arrière, jjj \.ar conséquent fait marcher la se-éta f °u au*re pièce à river, laquelle, (H en môme temps pressée par la de V* i ouvrier contre la périphérie dist roue*Suide, permet d’obtenir les r*ve^nCeS re<lu*ses Pour l’insertion des
- la V9 est une section verticale, et
- •ig. 28 une vue par-dessous de la c, Chine et des pièces qui font mar-disT *es semePes* etc., et règlent la Celi Ce des rivets entre eux ainsi que e des rangs respectifs de rivets , ftitne on peut le voir dans la fig. 33, représente une semelle de botte où )’,/*,a inséré des rivets. La roue-guideS, ventfe r et *a roue a rochet T (qui peu-sonï ne const'tuer qu’une seule pièce)
- Qu i -Portés Par un ben'00 sur le~
- tic i tournent et qui est inséré ver-/..a.‘enient à vis dans un coulisseau Y 1 °lr la fig. 30).
- îïie^0. c,0uiisseau est placé horizontale
- et
- r|t dans la direction de la longueur
- 9,1 centre sur le devant du banc A une ouverture percée dans ce-
- Ss
- 5vuci sons le tas P, et est soutenu en par la console h sur laquelle il jj Sse en va-et-vient, et où on peut le |.Xer dans une position quelconque à j/J'de du levier à index i, lequel, em-j 9ssant une gorge /c, près du centre p . coulisseau, se meut autour d’un fje,nt de centre x et est pourvu à une (j ses extrémités d’un ergot qui s’a-' Pte dans les crans 1,2,3, tracés sur la °nsole h (fig, 26).
- Sur ie couiisseau qUi peut tourner drnUn-axc ^' commc centre, est placé le levier à déclic X disposé horizonta-j^ent, portant sur le dos un petit res-d rt Y qui appuie le déclic U dans les (jents de la roue à rochet T. Le bras » Ce levier X est ramené chaque fois (j c'e conducteur F revient, à l’aide p i encliquetage Z, qui fonctionne sur <j a,xe a (fig. 30) inséré à l’extrémité 1 éperon b assujetti sur la face infé-ço ll[e de l'extrémité antérieure du docteur F, par le moyen du boulon s ®cr°u c( qui traverse et unit en-hii i chapeau M , la lame mo-^>eH, le conducteur F et l’éperon b. çrj'xh’émitè de l’encliquetage Z actif) e dans son mouvement d’oscilla-rj^1 'e bout du levier X dans une éten-q c suffisante pour produire le jeu re~ c‘s du déclic U ainsi que le mouvement f0 Seculif de la roue à rochet T, de la Ue*guide S, au moyen de quoi se
- trouve produit le mouvement requis de la semelle ou autre objet.
- L’ouvrier, tenant la semelle d’une main, ainsi qu’il a été dit ci dessus, imprime avec l’autre le mouvement à l’arbre B par l'entremise de la manivelle d ou autrement ; alors les différentes parties mobiles de la machine marchent et opèrent dans l’ordre suivant.
- Le premier quart de la révolution de l’arbre B soulève la fourchette du levier d’emporte-pièce R à l’aide des cames E,E ; ce mouvement fait descendre l’extrémité antérieure du marteau de ce levier sur l’emporte-pièce creux N, lequel perce dans la semelle le trou nécessaire pour loger le rivet ( le conducteur ayant préalablement été ramené en arrière par sa came respective D ). En cet état, le fil ou la tige A* tombedans le trou de la lame mobile H, et au second quart de la révolution de l’arbre B, cette lame est portée en avant par la came D. En même temps cette lame H coupe et détache le rivet de l’extrémité du fil et le transporte en avant sur le trou qui vient d’être percé dans le cuir et au-dessus du tas P placé dessous. Par le même mouvement , la boîte L est aussi poussée en avant, et avec lui le rivoire ou poinçon O, sur lequel le marteau R descend actuellement (par l’action des cames opposées E,E) en forçant le rivet à abandonner la lame mobile pour entrer dans la semelle et le refoulant fortement dans le cuir entre le poinçon O et le tas P, au moyen de quoi ce rivet prend de l’expansion et acquiert une tête du côté qui doit former l’intérieur de la semelle et qui se trouve placé en dessous pendant le rivage. Le tout est ensuite poli et rabattu par le cylindrage ou le martelage. La roue-guide S glisse en avant et en arrière avec le coulisseau V sur lequel elle est portée, afin de repérer la semelle pour les divers rangs de rivets.
- On peut appliquer un système double d’emporte-pièces et de poinçons, si on le juge convenable, au moyen de quoi on perce à la fois les deux rangs de trous et on chasse les deux rangs de rivets par un seul et même mouvement de la machine et dans le même temps qu’on n’en chasse qu’un seul rang dans le système précédemment décrit. Les emporte-pièces (au nombre d’un seul ou de deux) sont soulevés au moyen d’un étrier l suspendu à une broche qui traverse son extrémité supérieure, et roulant dans des trous qui traversent le bout antérieur du le-
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- vier R. Deux axes horizontaux, un pour chacun des emporte - pièces et poinçons N et O , pénètrent dans des coulisses correspondantes vers l'extrémité inférieure de l’étrier l, au moyen de quoi les emporte-pièces sont enlevés par le levier R, et maintenus soulevés alternativement par des ressorts à boudin m,m, excepté quand ils sont abaissés par ce levier, ainsi qu’il a été expliqué précédemment.
- Indépendamment des semelles, cette machine est applicable à la fabrication des manches, des boyaux, des courroies sans fin, etc., toutes fois que les coutures ou les assemblages doivent se faire au moyen d’un clouage. Dans le cas des manches ou des boyaux, il faut substituer au tas P un mandrin cylindrique sur lequel on puisse courber le cuir et le présenter tout doublé sous les emporte-pièces, appuyant contre un rouleau-guide, c’est-à-dire mouvoir et repérer comme pour les semelles. Pour ce dernier objet, la pointe du poinçon à rivet doit présenter une concavité dans laquelle s’insère la convexité de même rayon et de même forme d’un tas placé directement au-dessous sur la face supérieure du mandrin, au moyen de quoi les bouts du rivet sont suffisamment refoulés pour former les têtes requises. Le fil ou les tiges sont alors en cuivre passés par une filière bien lisse et bien mordante.
- Enfin, nous attirerons particulièrement l’attention sur les formes combinées de la came D et de l’arbre B, ainsi qu’on le voit en coupe dans la fig. 31, et qui présentent cela de particulier que le diamètre réuni de la came et de l’arbre (mesurés ensemble par le centre de l’arbre) est uniforme; uniformité de diamètre qui permet aux galets p,p, qui ont des centres fixes sur le conducteur F, de porter constamment sur les côtés opposés de l’arbre et de la came pendant leur révolution complète , de façon que le conducteur marche en avant ou en arrière avec deux points morts pendant un tour entier , ce qui permet aux deux systèmes de cames E.E de remplir immédiatement et alternativement leurs fonctions sur le levier R, ainsi qu’il a été expliqué plus haut.
- Machine à vapeur, à action directei pour les bâtiments à vapeur, à prO' pulseur hélicoide ou submergé.
- Par M. Smith.
- Depuis qu’on a cherché à substitu aux roues à aubes, qui jusque dans ce-derniers t«mns mit servi d’orga0®’
- vapeu1"’ la
- temps ont servi
- d’impulsion aux bateaux à Ja c’est-à-dire pour leur transmets force et le mouvement développa P la machine ou les machines que ce .js ci recèlent dans leur sein, desappaf^ hélicoïdes, conoïdes, propulseurs a ^ d’Archimède ou outrés, on a sen nécessité d’accélérer le mouveiu ainsi transmis aux arbres de couche _ ces organes ou propulseurs, a'^e -nS que ceux-ci étant d’un diamètre m° grand que les roues à aubes , et d a leurs agissant sur le fluide en rep d’après des principes différents celles-ci, il était nécessaire de leur primer une vitesse plus considéra pour pouvoir, d’un côté, aPP l(La~ avantageusement l’effet utile de la p1 chine , et de l’autre pour faire aC(î0u)e, au navire la vitesse la plus convena j et, autant que possible, toute celle peut atteindre avec une consomma donnée de combustible. # . je
- L’obligation d’accélérer ainsi mouvement, fourni par les bielles la machine à vapeur ou par la b»e ^e piston de son cylindre, à l’arbre couche de fa vis ou du propmse j c’est-à-dire de rendre la vitesse de „ arbre un multiple de ce qu’elle set » naturellement s’il était mu directeru par ces bielles ou cette lige, a beauc embarrassé, jusqu’à présent, les e ^ structeurs et les mécaniciens, et moyens qu’ils ont proposés ou aPl^ qués sont, ainsi qu’on en convient s néralement, imparfaits, et peu sa faisants dans la pratique. cfjé
- Les uns, par exemple, ont cbe ^ à augmenter la vitesse de l’arbre , couche du propulseur, en interp°5^eS entre cet arbre et la machine des ro ^ d’engrenages en fonte; or, ce rn0^eSt
- dans de pareilles circonstances
- loin d’ètre avantageux, et. Pre?£Vi' même des dangers. D’abord, il f0f-ce dent que , pour transmettre une „ qui s’élève parfois à celle de 25ff *ji vaux vapeur et plus, il faut, P°ur^rê' y ait sécurité, des roues en fonte e< f mement fortes et résistantes, .® conséquent d’un très-grand P® jcrja' qui déjà surcharge sans utilité; « êtrfi vire. Ensuite, ces roues doiveu' p(j profilées et ajustées avec un très e
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- Soin • „
- |]Ue ’ cart on conçoit que, sous l’m-graJje d’une telle force, et avec une ou ] ae vûesse, les moindres ressauts lieue,s Plus légères chutes donneraient qu’il h ^c^ocs d’une telle intensité, nag g^soraidit rapidement les engre-p]^ S'.Iles dents rompues mettent de de’ ^ns ce cas, les engrenages hors i>ecLerviCe, et il faut avoir des roues de dieuan?e. ce qui est lourd et dispen-"aste ü n’y a guère d’engre-
- Pou Gn ^onle qui paraisse assez robuste leuF ^re en état de soutenir, dans de teme Clrconstances, la fatigue d’un gros VoyPs ou celle provenant d’un long
- f0(jjes dents en bois dans des roues en e s°nt bonnes pour la transmission Ue ”e P°fce peu considérable , mais il danPapaît pas possible d’en obtenir 10D s, ce cas un service régulier et pro-
- côt. autres constructeurs ont mis de |esie les engrenages, et ont imaginé de d’u remplacer par deux tambours, l’uu quin ^rand diamètre parallèle à la Uia If-’ recevant son mouvement de la lujC ,? a vaPeuri et transmettant ce-Hç qu^il acquiert ainsi à la périphé-s ’a l’aide de courroies ou de chaînes jasfin, à un aiitre tambour d’un dia-5o tre plus petit, établi sur l’arbre de UjpUe même de la vis. Ce mouve-i>a nt se trouve ainsi accéléré dans le ^PPort inverse du diamètre des deux pbours.
- beae disposition mécanique n’est pas et Ucoup plus avantageuse que l’autre, ïe^es défauts frappent aussitôt les
- d^bord, les gros tambours occupent ^ esPace très-considérable, qu’il faut soin tra*re ménager avec le plus grand )a dans les navires qui marchent à g?Peur.
- Ofg 0n. emploie une courroie comme bmtf6 lntermédiaire entre les deux tra*D°Urs, il faut lui donner, pour vaut ettre une action égale à 250 che-èpuj Vapeur et plus, une largeur, une $i(lpSS?Ur» un P°'ds et une tension con-çtsp ^les: d’ailleurs cette courroie s’use elle re°d promptement, et dans ce cas, du f10 doit plus transmettre, par suite Nufssement,qu'une fraction beaucoup °rdu -tile de la force que dans les cas dsue|^res et les applications mécaniques
- c^Sa?n a recours aux chaînes, il est né-auss‘ de leur donner un très-tdeuf P°'ds, et pour éviter leur glisse-^ire’ d faut, comme on vient de le fy’b P°ur le steamer gèani, le Great ain> les armer, à chaque articula-
- tion, d’éperons qui entrent dans des cavités particulières, creusées sur la périphérie des tambours ; or, on conçoit combien ce moyen laisse à désirer sous le rapport de l’exactitude, lors de l’allongement des anneaux de la chaîne, par suite du service et de la fatigue, ou par leur dilatation ou leur contraction , sous l’influence des variations de la température.
- Il existe enfin un autre inconvénient dans les chaînes, c’est que , dans leur roulementetleur ploiement sur les tambours en fonte, elles font un bruit extrêmement incommode, qu'on a cherché à atténuer en pavant en bois la voie qu’elles parcourent sur ceux-ci, mais sans toutefois le faire disparaître.
- Ces moyens mécaniques de transmission, tout à fait imparfaits, quand il s’agit de celle d’une force considérable, faisaient vivement désirer qu’on pût en trouver de mieux appropriés à ce service, ou , mieux peut-être, qu’on parvînt à transmettre directement la force active de la machine à la vis, en donnant à celle-ci une vitesse convenable, sans intervention de ces pièces incommodes qui trahissaient l’impuissance de la mécanique. On devait surtout rechercher les moyens, tant pour les steamers du commerce, que pour ceux armés en guerre, d’économiser l’espace, c’est-à-dire de faire occuper à l’appareil moteur l’espace le plus circonscrit possible, et en même temps adopter des moyens simples, et des organes d’une force de résistance suffisante pour supporter la fatigue et un long service, et donnant lieu à la moindre perte possible de la force du moteur.
- Ce sont toutes ces conditions que M. Smith , inventeur du propulseur dit à vis d’Archimède, a cherché à réaliser dans la nouvelle machine de navigation, par cet organe dont nous allons actuellement présenter une description succincte, et dont on voit deux élévations dans les fig. 34 et 35 de la pl. 69, l’une prise transversalement au navire, et suivant ses baux, et l’autre longitudinalement, et dans la direction de sa quille.
- La machine, ainsi qu’on le voit dans ces figures, se compose de deux cylindres à vapeur, égaux entre eux, et placés à une certaine distance, sur la largeur du bâtiment, ou plutôt, ce sont deux machines accouplées et travaillant simultanément. Les liges des pistons qui fonctionnent dans ces cylindres portent à leur sommet des chappes jouant sur des tourillons placés aux extrémités d’une forte traverse qui
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- unit les deux machines. A cette traverse sont suspendus deux cadres triangulaires , en fer forgé, faisant fonction de bielles latérales et de transmission de mouvement qui descendent de chaque côté des cylindres, et embrassent par le bas les manettes de la manivelle de l’arbre coudé ou arbre principal de la machine, qui se trouve placé dans la direction de la quille, ou suivant la longueur du bâtiment. Les pompes à air sont manœuvrées au moyen des leviers qui constituent le mouvement parallèle des tiges des pistons. Enfin les pompes à eau chaude et celles d’épuisement, ou pour les eaux des petits fonds du bâtiment, sont mises en action par les traverses de la pompe à air, à la manière ordinaire.
- L’arbre à manivelle principal imprime lui-même le mouvement à la vis, ou mieux, à-son arbre de couche, par l’entremise d’un appareil qu’on voit en élévation de face, fig. 36, et qui n’est autre que celui proposé par l’ingénieur E. Galloway, pour obtenir une vitesse qui soit un multiple ou un sous-multiple de celle de l’arbre principal d’une machine , et dont nous avons fait connaître le principe et donné la description à la page 269, et dans les fig. 12 à 18 , pl. 66 de ce volume de notre journal.
- Les machines sont de la force de 300 chevaux, et toutes les pièces qui les composent se trouvent placées au-dessous de la ligne de flottaison du bâtiment.
- Ainsi, dans la machine de M. Smith, il n’y a ni engrenages, ni tambours, ni courroies, ni chaînes, et seulement un appareil multiplicateur de la vitesse qui paraît conçu d’après un principe rationnel, et peut être établi avec toute la force nécessaire pour résistera la fatigue et au service le plus prolongé. La machine est à action directe, sans autre perte de force que celle due à 1 inertie de pièces peu nombreuses, et n’avant que la masse rigoureusement nécessaire, et des frottements. Enfin elle est compacte, occupe peu d’espace, et est placée au-dessous du centre de gravité du navire, ce qui en assure la stabilité.
- F. M.
- Nouvelle machine à vapeur de navigation, à double cylindre.
- Par MM. G. Forrester , B. Hick et O, ingénieurs-constructeurs.
- La machine dont nous allons donner
- la description est une de ce^e.s gUr nous avons construites récemment P le paquebot à vapeur XHélène i Gregor, destiné à faire le service e Hull et Hambourg. La force totabâti-deux machines installées sur ce n ment est de 220 chevaux, etle ton & du bateau de 573 tonneaux. Ces chines sont de l’espèce de celles et lées communément à action direCt ’ j„ sans chercher à établir une coiPP^gj son entre elles et les diversesma. ur-à action directe qu’on possède auj d’hui, dont çiuelques-unes nous s blent excessivement ingénieuses, t le rapport de la disposition et de ‘ compact de leurs différentes Par on.’ nous nous efforcerons d’en faire c, naître le principe ainsi que la c°nSlnce. tion, et d’établir en quoi nous eu vons que consistent leurs avant„yj-pratiques, comme machines de^ n j gation. Quelques mots suffiront d 3 . ,. pour indiquer les différentes par dont se compose chaque machiné .
- La machine qu’on voit en éléva, ,5 dans la fig. 37, pl. 69, et en plan J^ la fig. 38, consiste en deux renversés AA, portés par quatre ü piliers en fer forgé B,B, etc.. reP jj-sur la plaque de fondation C, surJe5 quelle ils sont solidement fixés- ^ piliers, en traversant des douü*e ,(1 colliers convenablement placés su surface convexe des cylindres, * e( tiennent la plaque d’entablement V* les paliers de l’arbre à manivel}e P cés dessus. Les cylindres sont disP®rS sur le travers du bâtiment, avec »e ^ boîtes à étoupes E,E par-dessous-une hauteur suffisante au-dessus ^ fond du bâtiment, pour Perrne.^sG une traverse F, qui unit les deuxtin des pistons, de jouer au-dessous u . dans toute l’étendue de la course de c^|e ci. Les boîtes à étoupes E sont à do effet, c'est-à-dire qu’elles ont une g ^ niture avec appareil de serrage, Pa jeS haut et par le bas, et elles sont m1 . de petites coupes à huile riant par elles-mêmes pour lubrén tiges. La force est transmise d»r Jg, ment de la traverse principal® cécS rieure F_, aux manivelles I.I PVieH-au-dessus des cylindres, par la bie Les deux tiges de piston G,G et efl verse de jonction F sont assujetti ^ outre, et contraintes à cheminer aU semble d’une manière uniforme» e„ moyen d’un robuste châssis mobi fonte, faisant partie de l'appar®^ mouvement parallèle, et qui, ?° L JL tement avec les balanciers latéra^i,, sert à faire fonctionner la pompe a *
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- la Df.^len 1ue 1® pompe d’alimentation, et cpii Pour *es eaux des Petds fonds cUatile Pour enlever les eaux d’éva-jj1Qn ou concentrées des chaudières. roue nT a rien de nouveau dans les Sierc a aubes, les arbres, les pa-
- Ch5 etc*
- ^oir r6 • cylindre est pourvu d’un Pari distinct, et les deux tiroirs, liés 8(>nt • traverse qui leur est commune,
- e*ce Dl,-S en mouvement par un même dü .lyrique. Le but de cette division |aj lr°'r est de diminuer l'étendue ou et !]^Ueur des lumières de la vapeur, plü e rapprocher ces tiroirs beaucoup lioj Prôs de !a surface de leurs cy-fajr e? respectifs, qu’on ne pourrait le Pou* ^ 0n n’employait qu’un seul tiroir / *es deux.
- teUip CondenseurM est placé immédiats ,n^au~dessous de la boite à vapeur Panp ’rs' La pompe à air et les soude s décharge, etc., n’offrent rien que' ^dculier. La pompe à air L, ainsi l’uti e condenseur M, communiquent tiqj avec l’autre par un conduit pra-% eTn'dessous de la plaque de fondait • eaux sont déchargées de la de. e à eau chaude O, par un tuyau t)à{j[^P plein qui perce les murailles du
- Pfirf1-0 ^'expliquer plus clairement le
- apop Pe de cette disposition, et son
- ti^ICafi°n aux steamers de la naviga-unin - • • -- -
- >r<]
- j'eautéde la machine.
- Vv ,t:s,caractères principaux, ou de
- Les cylindres et leur position. tiwPPlicalion à une seule et même tes e de deux cylindres dont les 3^. 8°ot accouplées par une traverse, |)ar».lntr°duite, pour la première fois, , Maudslay et Field de Londres, e||e des machines de navigation, et décrite dans la patente que ces '/’e(illeilrs ont prise à cet effet. (Y. le fn°togiste,3e année, page 513.) de fjs avanlages qu’il y a à faire usage c^Px cylindres, au lieu d’un seul de vivçC|lé double, ont été le sujet d une Pej^^utroverse , et considérée indé-Cettg^.uient de toute autre structure, 5Vd disposition paraît, au premier Plica».’ de nalure à amener une com-
- thon
- inutile dans les pièces ou or-
- yn||« i vu uu ui
- ^Üénk- s raachines; mais quand on ft’iind ^ue’ l°rsclu’on se sert de deux avarn S’on 0LlienL tout au contraire, PliQglta§e remarquable de pouvoir sim-tootes les autres parties du mé-botjT ’ .leur introduction peut alors, a*..,. r°it. être considérée comme un
- %
- Plèm
- , être considérée comme un ent précieux des perfection-
- Technologisle. T. VI. — Juin 1845.
- I nements importants et variés que la machine à vapeur a reçus de temps en temps, depuis quelques années.
- Quoiqu’il soit difficile de supposer que, dans les machines même du modèle le plus considérable, on ait jamais besoin d’un cylindre de dimensions plus étendues qu’il n’est possible, pratiquement parlant, d’en établir, toutefois, on ne peut se dissimuler que, dans cette même pratique, on a rencontré de très-grandes difficultés, quand il s’est agi de fabriquer des cylindres d’un très-grand diamètre, aussi irréprochables , tant sous le rapport des formes que sous celui de la fonte, que ceux dé dimensions plus modérées. Il n’en est pas moins certain, relativement aux pistons, que deux de lm.20 à lm.25 de diamètre, sont plus solides et plus résistants, sous un même poids, et moins sujets à des accidents qu’un seul piston présentant une surface double de celle de chacun d eux. L’emploi de deux cylindres pour une seule machine, permet au constructeur d’entreprendre des machines d’une force double, sans encourir les frais nécessaires aux avances pour nouveaux outils, et accroît considérablement la facilité des réparations aux stations éloignées et à l’étranger, attendu qu’il se présentera rarement des cas où un cylindre, ou autre objet en fonte, dans une machine à vapeur à double cylindre, sera d’une dimension trop forte pour ne pouvoir être fondu, construit ou forgé dans un atelier de construction d’une importance médiocre.
- Dans la machine ci-dessus décrite, l’emploi de deux cylindres est indispensable pour l’installation. Ces cylindres sont placés tous deux sur une ligne perpendiculaire au-dessous de l’arbre coudé; ils dégagent et laissent parfaitement libre le champ des excursions de la manivelle; de plus, le centre de chaque cylindre est sur la même verticale que le centre des collets de l’arbre, et les piliers principaux, sur lesquels ils sont montés, s’élèvent au-dessus, et sont assujettis par des écrous, sur l’embase des paliers de l’arbre à manivelle, et immédiatement au-dessus d’eux.
- La proximité des cylindres, des collets ou tourillons de l’arbre, met tout le reste de la machine parfaitement à l’abri de l’ébranlement produit par son jeu.
- Dans toute espèce de machines, mais plus particulièrement dans celles qui sont employées pour la navigation maritime, ce principe est de la plus haute
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- importance, attendu que plus le cylindre est éloigné du point où sa force doit être appliquée ou communiquée, plus toutes les pièces du bâti, placées entre le cylindre et la manivelle, sont exposées à être rompues, et plus est grand le frottement provenant du nombre plus considérable de collets, de coussinets, de tourillons ou d’axes en fonction , nécessaires pour communiquer le mouvementdes unesaux autres.
- Dans une des mers les plus dures qu’on connaisse, telle que celle entre IIull et Hambourg, les machines de YHélène Mac Gregor ne paraissent pas éprouver de fatigue ou d’altération,, par suite de leur travail.
- Il y a aussi quelque chose de nouveau dans le mode de fixation des cylindres à leur place. Deux boîtes ou colliers, venus de fonte, avec chaque cylindre, et s’étendant depuis le bas jusqu’à leur partie supérieure, sont alésées avec précision pour s’adapter exactement sur les piliers principaux qui les traversent, et s’appuyer sur des embases que ces piliers portent à une certaine hauteur. Ces boîtes sont seulement descendues sur ces piliers, sans aucun boulon de retenue sur les cylindres, et la plaque d'entablement, ainsi que les paliers de l’arbre, sont assujettis immédiatement au-dessus de ceux-ci, par des boulons et des clavettes , et au sommet de ces piliers. Ce mode d’assemblage s’oppose à toute espèce de fatigue et de déformation de la part du cylindre, pendant le montage, ce qui a lieu fréquemment,quand on l'assujettit par le bas avec des boulons, à la manière ordinaire, même quand on apporte le plus grand soin à cette opération, attendu qu’on sait qu’un cylindre, en général, s’écarte de l’exactitude qu’il possédait quand il était encore sur la machine à aléser, lorsqu’on le monte à la manière ordinaire, par son collet inférieur, sur la plaque de fondation sur laquelle il doit reposer.
- Ces cylindres ont des chapeaux mobiles à chacune de leurs extrémités; on peut parvenir aux pistons par l’extrémité supérieure, sans avoir à toucher aux tiges, de façon qu’on jouit d'un espace double pour les visiter et les ajuster, sans enle er les chapeaux inférieurs, ou démonter aucune autre pièce du mécanisme de la machine.
- La position élevée des cylindres s’oppose complètement au danger provenant parfois de l’écoulement de l’eau qui déborde dans les chaudières et se déverse dans ces cylindres, attendu que ceux-ci
- sont à une hauteur supérieure aun' veau de la ligne d’eau dans ces cha dières. Un accident de cette espece donc impossible. Les cylindres -° également placés plus haut que les c° denseurs, de façon qu’ils sontenÇorj maintenus parfaitement étanchés d e £ sous ce rapport, avantage cieront les mécaniciensqui sontcharc de conduire des machines à vapeur navigation. ic
- 2° La longueur de la bielle et ^ mode d’assemblage entre les piston g les manivelles présentent aussi queKJ
- avantage. . p0is
- La bielle a en longueur trois et l’étendue de la course du P'^° ,’|n-il n’y a qu’une seule articulai'0? ^ dépendamment de la chappe fiul au brasse le bouton ou la manette ]• moyen de laquelle la force estK‘au-mise à partir de la traverse pl?ce je dessous. Dans cette articulalio^ju mouvement est tellement pe'1 c ^ |a ou léger par suite de la longueur bielle que le frottement'sur ceJL^e est très-peu considérable. Par la .j^i raison , la machine maintient son a sur une grande roue à aubes d un nièrç plus égale pendant toute la . [a d’une pulsation. Les machines bielle est courte n’ont, compara „e ment, pas de puissance pend^n ge portion considérable de leur Ç dans le voisinage des points m°rl 0C Dans les machines de YHélèM js0n Gregor, la vitesse maxima est a ,a de 2i révolutions par minute en et tranquilles: et par une mer a#' avec vent debout, elle n’est ja,nal£ette cendue au-dessous de 18 ou 19- r légère diminution, produite s?r. tance tesse des machines par une rés' 0jr soudaine sur les roues, semble jat être attribuée jusqu’à un certain ^gle à la longueur de la bielle et à 1 |a peu considérable qu’elle forme a r manivelle dans sa plus grande e sion. à a'f
- 3° La disposition de la pompe très' et du condenseur présente une jgjtef grande facilité pour aborder et ces organes. , aCua'
- Les soupapes de fond et d Ç je$ tion sont plus accessibles que, a6 àe machines balancier, et la *eVn(j»nt la pompe à air s’effectue . j-e' que les pistons du cylindre >° tour ou descendent. Cette Porl^/(jeU* tout simplement manœuvrée pa* rap' leviers latéraux qui font partie pareil de mouvement parallèle- "• (ji
- rulv-*i ui/ iiiuuTçuiaH
- aux pompes d’alimentation, aJ gjle$ celles des eaux des petits fonds»
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- t
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- 5°iu
- I*} ^anœuvrées par les extrémités d’k..L.Verse de la pompe à air corn
- de comme
- j^ilude.
- ’ûern P°Sltl0n du condenseur relative-par 1 aux cylindres est celle qui a Hu> Il a meilleure en pratique, en ce et |''e est entièrement au-dessous d’eux lUve *a boîte à vapeur des tiroirs. Le K»J, d’injection fonctionne directe-ler a son centre, et lance l’eau vers d supérieur; cette eau, en retom-6(1 de toute la hauteur du conden-|i,|' effeclue une condensation immé-,1e et parfaite.
- )Jetïipl°i d’une pompe à air distincte
- s'dé
- feable dans toutes les machines Suj^ grande force, attendu que, par de distribution des tuyaux de et autres, ainsi que par les tu* ^nications qu’on établit entre fo^’°o Peut, en cas de besoin , faire Hiçr l0nner une machine d’une ma-î^.e entièrement indépendante de Hjçt’® ï c’est précisément le cas de la ^a|ne en question.
- cette nouvelle machine, toutes ^is *es m°hdes et agissantes du mé-ciç^'î'e sont accessibles au mécanise a9 Partir du plancher de la cham-ifjç la machine à vapeur, et il n’y en mouvement, si ce ne sont les lisv.ehes et l’arbre placés au-dessus, e t0lf Placé à une hauteur telle qu’on Se *es atteindre à hauteur K i e' à partir de ce niveau, même *rs machines du plus grand moto^'un a remarqué que les frais pour mécaniciens augmentaient V y06 proportion très-considérable Se6s Machines d’une grande puis-» attendu qu’il faut un second
- eré
- ,chaque machine devrait être con-
- comme une condition indis-
- étage, et par conséquent un surcroît d’ouvriers, tandis que cet excédant de frais n’est pas nécessaire dans la présente disposition.
- Toutes les parties mobiles, telles que les tiges de piston, les traverses, etc., sont au-dessous de la ligne de flottaison, c’est-à-dire que les parties les plus vulnérables de la machine sont ainsi à l’abri du boulet, comme dans une frégate à vapeur, tandis que les cylindres , qui sont, certainement les pièces les plus solides et les plus résistantes dans la machine, n’ont rien à craindre par cette cause , puisque la construction est telle que, si un des cylindres du côté de l’ennemi venait à être démonté, l’autre pourrait continuer à fonctionner. Rien ne s’élève au-dessus du pont, si ce n’est la cage ordinaire de la manivelle, et les arbres de ces manivelles et des roues à aubes sont exactement semblables à ceux des machines à balancier latéral ordinaire.
- La réduction de poids et d’espace , comparativement avec les machines ordinaires , est très-considérable , et par conséquent il y a un espace bien plus étendu disponible pour le chargement. La différence dans la longuèur de la chambre de la machine , qui aurait été nécessaire si on avait appliqué des machines à balanciers ordinaires et les chaudièresusuelles à V Hélène Mac-Grégor , au lieu des machines perfectionnées et des chaudières à lubfes avec lesquelles ce bâtiment est installé, est de 7m.50 en faveur de ce dernier système.
- Voici quelques-unes des dimensions principales des machines de l’Hélène Mac-Grégor.
- Vu
- re du cylindre....................................
- piston.........................................
- de la pompe à air...............................
- V • p’ston de cette pompe...............................
- f'. ^ du condenseur, y compris le conduit à la pompe à air. .
- 1 j
- e de la bâche à eau chaude........................
- met.
- 1.10
- 1.35
- 0.81
- 0.50
- 1000 décimètres cubes. 1200 id.
- deS roues a l’extérieur des aubes...................
- re des tours en une minute............................
- hes .*n°yenne de la vapeur dans le cylindre au-dessus de la Sl0n atmosphérique et par centimètre carré de surface.. .
- mèt.
- 7.00 23 1/2 kilog.
- 0.27
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- Notice sur un nouveau système de
- chemin de fer atmosphérique,
- inventé
- Par MM. C.-E. Jullien et O. Valério , ingénieurs.
- Le système de chemin de fer atmosphérique dont nous allons donner une analyse succincte n’est point une modification des systèmes précédemment émis, c’est l’application d’un principe nouveau.
- Ce système, comme toutes les inventions non encore sanctionnées par l’expérience , subira sans doute quelques perfectionnements.
- Les observations que voudront bien nous faire les hommes éclairés et consciencieux qui daigneront y porter leur attention nous aideront beaucoup à aplanir les difficultés qui ne manqueront pas de surgir dans l’application.
- Comme toute nouvelle découverte n’a de succès qu’autant qu’elle est une amélioration de ce qui existe , il suffit de dire , pour accréditer notre système, qu’il présente dès à présent les avantages suivants, savoir :
- 1° Point d'accidents graves. Le convoi , étant encastré entre deux appareils de propulsion, ne peut être jeté hors de la voie. Si , par un cas fortuit, le premier wagon s'arrêtai t subitement, les autres en feraient autant, et ne viendraient jamais le culbuter.
- D’ailleurs, un frein, d’une construction fort simple et très-puissant, permet de ralentir la marche du convoi et de l’arrêter dans un espace de temps très-court.
- 2° Insensibilité du mouvement pour les voyageurs.
- 3° Fermeture hermétique. La fermeture hermétique des tubes de propulsion diminue considérablement la force motrice nécessaire pour faire le vide.
- 4° Point de frais de graissage.
- 5° Passages à niveau aussi faciles que sur les rouies ordinaires.
- C’est donc sous le double point de vue de commodité pour les voyageurs, et d’économie pour les entrepreneurs, que ce nouveau système doit mériter l’examen approfondi des gens de l’art et des capitalistes.
- Description du système.
- Ce nouveau système de chemin de
- fer atmosphérique diffère essen ment des autres en ce que :
- 1° Il n’y a plus de raiiwdV e Am, 2° Il y a deux tubes, au lie*1 qui servent en même temps de way et de moteurs ;
- 3° Il n'y a pas de fente na'le dans les tubes, la W de mouvement étant intermute .0, principe, bien que continue enf ^ 4° Le convoi, quoique insep des pistons, en est indépendan •
- • fer s®
- § 1er. Tubes. — Le chemin de 1 ^ compose de deux tubes en fojffe ‘ (fig. 1,2,3,4, 5) régnant sur l°u longueur de la voie. .^eS
- De distance en distance, ces ^ 5) sont percés d’orifices B,B (fig-l’^kpte
- fermés par des galets coniques en e|)
- C,C, qui portent sur une garnit11 cuir D,D. tfji
- Les galets C,C sont munis d’axes^, coulés avec, pouvant tourner surfe0te$ mêmes et s’élever dans deux ulle F,F pratiquées à cet effet danS , boîte en fonte G,G, qui les c°^cT exactement, ainsi qu’un autre g3'e lindrique en fonte H,H, à métrés, portant sur le premier et comme lui d’axes coulés avec e ^ biles sur eux-mêmes et dans la
- F,F-
- Les tubes A,A sont assemble» et boîture cylindrique tournée, a.tenilS garnie de minium. Ils sont malade en place par des oreilles 1,1. plaCeue|ie* distance en distance et dans }eS^ ,[t 5e on enfonce des chevilles qui. loger dans des traverses en bois a ,jj' gués à celles des chemins de ieï naires. . eS é
- A la partie inférieure des Tt o< une rainure K,K, régnant surajpufe leur longueur ; c’est sur cette ra ŸOi< que s’opère toute la charge du cVelle aussi l’épaisseur de la fonte y eSalJire5 plus considérable que dans les parties des tubes.
- § II. Piston. — Le pislon nao*^ 5*' compose de deux parties distinc
- Le piston proprement dit : Le chariot.
- Le piston L ne diffère des P.^jr ordinaires que par uneparticuj3 signifiante sur laquelle nous revie Plus loin. flp
- Le chariot M(fig. 1,2,4,5) se c° a
- d’une ou plusieurs bandes de ‘ jjlécS section en fer à cheval, et e ^ entre elles à charnière. De dis*3 je» distance, ces barres portent s
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- jettes en cuiyre ou bois dur, avec axe acier se logeant dans des coussinets
- bronze.
- ql)ee chariot est disposé de telle sorte H pf,Uî,.ncl H est au-dessous des ga-^ 'es so»'ève d’une quantité 'actSante Pour qu'ils n’aient de con-]Î(J avec les parties fixes que par q axes dans les fentes de la boîte G, ^Permettent à l’air extérieur d'entrer fj communication facile avec l’in té-eur du tube.
- Pof Convoi. — Le convoi se com-j(j6 d’une ou plusieurs voitures N 7en forme d’omnibus, placées les | a Ja suite des autres sur les galets cC.’ immédiatement au-dessus du ^ri°t M. Ces voitures portent sur les e fls HH au moyen de plates-bandes jjer à rebord 0,0 (fig. 1, 4, 8). ç( e chaque côté de ces plates-bandes, y, Semblées à charnière avec elles, tn0, deux lames longitudinales P,P V1 es à la main, au moyen de le-c°nrt ^ 8), et servant de freins
- L ecteurs par leur serrage contre les InSs ? galets.
- {[l'utile de dire que les plates-bandes y freins sont évasés sur l’avant des Crns’ de manière à faciliter l’intro-j cii°n des galets nouveaux au fur et C»ure qu’ils se présentent pendant ^Ufche du convoi.
- tqi Fonctionnement de Vappa-TT Les pistons sont placés au point lçs^ePart à côté l’un de l’autre, et ltj^agons sur les galets soulevés par dJ^ariots. Sitôt que le vide s’établit tf9j®nt les pistons , ils avancent et en-tifs ent avec eux leurs chariots respec-
- |^n que les galets ne soient soulevés deJîuarid les pistons sont passés, ces 6fS sont Iïlunis d’une rainure P, dçs c section exactement égale à celle dr0jP|cts inférieurs, et fermée à l’en-ifjdes deux cuirs par une charnière PasS'S0rt QQ* Quand les pistons sont ^es 8alets CC sont soulevés in-ÎHe P'ement ; et comme ils ne portent \J»Mes chariots, ils tournent et ^ion n'(îuent ^eur mouvernent de ro-Ux galets supérieurs , qui, eux-’ font avancer les plates-bandes
- 0n.s c*ans sens ^es P'stons-hlçgil peut y avoir une perte de ^ht convoi provenant du glisse— ç°fitr ,s galets l’un sur l’autre, ou e, es Parties plates en contact avec Vinr galets supérieurs sont à deux rences ? dont l’une , la plus > Porte sur le galet inférieur, et
- l’autre, la plus grande, sur la plate-bande du wagon. De cette manière, les pistons tendent constamment à communiquer au convoi une vitesse supérieure à la leur.
- Dans les descentes où le poids du convoi vient en aide à l’action des pistons, cette différence de diamètre aurait pour conséquence infaillible de donner de l’avant au convoi. Pour éviter cela , on fait usage des freins , qui, par leur frottement contre les boîtes à galets , ralentissent de la quantité qu’on désire la marche du convoi.
- Les pistons, bien que privés de toute communication directe entre eux, avancent également , par la raison que toutes les parties en contact roulant les unes sur les autres , il ne peut y avoir avancement de l’une d’elles sans que les autres avancent également; autrement il y aurait frottement de glissement quelque part ; car le frottement de glissement ne peut provenir que d'une résistance supérieure à l’adhérence , et le frottement de roulement, qui est la seule résistance dans ce cas , lui est de beaucoup inférieur.
- Il résulte de là que, dans les courbes, les avancements des pistons sont proportionnels aux rayons de ces courbes. En effet, la bande intérieure roulant tangentiellementà la courbe intérieure, la vitesse de la bande extérieure augmente forcément, ce qui ne peut avoir lieu sans que celle du chariot moteur , situé au-dessous , augmente aussi, soit par la diminution de résistance , soit par l’action même de celte bande dont il est solidaire.
- La fermeture par les galets présente les avantages suivants :
- 1° Elle est infiniment plus hermétique et plus simple que toutes les autres;
- 2° Elle n’exige pas l’emploi d’une quantité considérable de graisse ;
- 3° Elle permet une assez grande rentrée d’air derrière les pistons pour maintenir la pression atmosphérique constante.
- Les tubes pouvant être noyés dans le sol, les passages à niveau sont excessivement faciles. Quant aux changements de voie dans les gares d’évitement , ils se font de la manière la plus simple. En effet, il suffit pour cela d’interrompre les tubes aux points de croisement, de manière à laisser la portion attenante aux boîtes à galets (fig. 6) et la rainure dans laquelle roulent les galets du chariot. Le croisement se fait alors au moyen d’aiguilles à rainure , comme dans les autres chemins
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- de fer ; et c’est par la vitesse acquise ! que les convois franchissent ces portions de voie non soumises à l’action du moteur.
- Comparaison du système nouveau avec les anciens.
- Il existe une foule de combinaisons de chemins de fer atmosphériques. Toutes ces combinaisons peuvent se classer en deux catégories distinctes, savoir :
- Ire catégorie. — Elle renferme tous les systèmes dans lesquels l’action du moteur sur le convoi est continue.
- 2e catégorie. — Elle renferme tous les systèmes dans lesquels l'action du moteur sur le convoi est intermittente.
- Tous les systèmes de la première catégorie consistent en un tube fendu sur toute sa longueur. Ils diffèrent entre eux par le mode de fermeture de la fente. Un seul, celui de MM. Clegg et Samuda , a été exécuté en grand , et il a donné des résultats assez satisfaisants pour que le gouvernement français ait accordé une somme de 1 million 800 mille francs pour des expériences qui ne manqueront pas d’être concluantes, sous l’habile direction de M- Eugène Flachat.
- Les systèmes de la seconde catégorie, au contraire , diffèrent tous entre eux, et il ne peut en être autrement, par la raison que, dans ce cas, le champ est infiniment plus vaste que dans le premier. Notre système étant de ces derniers, nous n’entreprendrons pas la critique de ceux de nos confrères de la même catégorie , notre but étant de démontrer seulementque, pour les chemins de fer atmosphériques, il y a infiniment plus d’avantage à transmettre le mouvement au convoi par intermittence que continuellement.
- Bien entendu que nous ne prenons pas le mot intermittence dans toute sa rigoureuse acception. Nous voulons exprimer seulement que le nombre des points, par lesquels l’action du moteur se fait sentir, est limité.
- Jusqu’ici les systèmes à fente continue ont eu recours, pour la fermeture, soit à des corps gras, soit à des corps élastiques. Nous nous garderons bien de prétendre que l’une et l’autre de ces deux espèces de fermetures sont insuffisantes, mais nous nous contenterons d’observer qu’il y a d’autant moins dé chance de rentrée d’air que lèS Ouvertures sont moins considérables.
- Nous ajouterons que, dans le cas
- d’une fente continue, il faut un.a^jre reil de fermeture continu, c’est-*1' un appareil devant subir toutes |e , fluences de la dilatation et de vl'ter traction. On pourra sans doute e ^ ces influences, nous admettons m jeS qu’on les évitera sans augmente 5 chances de rentrée d’air. Nous a ^ alors que plus l’appareil mobile d. oS meture est grand, plus les répar doivent être fréquentes. . n0uS Par suite de ces considérations-nous trouvons naturellement ent fe à comparer notre système de fer.?L cr à celui du système de la prenne tègorie, et nous trouvons que : ^s
- 1° Notre système ne nécessn* y une augmentation de forcé fonte des tubes, ces derniers n percés que de distance en distan ’
- 2° Il n’a rien à redouter des v fions de température; , r0fp$ 3° Il n'exige Vemploi ni de ^
- gras ni de corps élastiques, deux g.
- stances essentiellement détériora^ ^ 4° La fermeture est conique» g cuir qui l’opère est soumis à une c p de 50 kilog. environ qui garan contact de tous les points. Ci1té' Dans le système de la premier® ^n, gorie le convoi est attaché au P1 vi)tr de sorte qu’ils ne peuvent jamais ,0j cer l’un sans l’autre et que je c ne peut jamais sortir de la voie- oUs Ceci est un double avantage qu _ nous garderons bien de contester» remarquerons seulement qu’il *a.' (0\\' cet avantage existe pour qu’on <l1 jir senti à accepter la fente avec s^ceiü convénients. Nous ajouterons qu® liaison nenousparaitpas indisp1’1’ -e][e parce que, dans notre système . )eS n'existe pas. nous ne craignons P o5r sorties de la voie, parsuite de ^l|0l)ii3nt tion de nos wagons ; ensuite, en( ^ paf de l’avance au convoi sur les P’s Prjeür* les deux diamètres du galet suf> jf ai) nous pouvons toujours le main ^’il moyen du frein dans la positi®1 |,g. doit occuper par rapport aux P^co)1' Mais, dira-t-on, cette avance ^at' voi, qui, en définitive, ne doit p 011e cher plus vite que le piston» ^fge' perte de force qui compenser ment la rentrée d’air des syste tubes fendus. av3flS!
- Nous répondrons que cetfeDerte t sera un minimum calculé sur *aA efie& mouvement provenant du g11 ,u cOa' des galets pendant la marche cett«
- voi chargé au maximum; a,P. perte peut être très-faible par »a ^p' que toute la masse à traîner ef portée sur des parties roulante»* **
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- fin eiio „
- de f\ ne Pourra dépasser l'excedant ^ntnn-^ï16 Ies systèmes à tube fendu |a 0l3llgés d’employer pour équilibrer ter fdrée de l’air, et qu’il nous res-iHen.Un système de fermeture infini-jusm ,.SuPa,'ieur à tous ceux employés du a ce jour.
- r^^aequons d’ailleurs qu’il ne peut gra |Cr aucun accident de la trop pist 6 avance » soit du convoi sur le üne°f’• s°it (|u piston sur le convoi, car p0s, ,0>s ce dernier sur les galets re-ant directement sur le tube, il ne
- peut plus avancer parce que ces galets ne tournent pas.
- Une dernière question, qui n’est pas sans importance , est celle du prix d’établissement.
- Sur ce point, nous croyons ne pouvoir mieux faire que d’établir la comparaison entre le prix de revient d’un mètre courant de voie dans le système Cleg g et Samuel a et dans le nôtre. Voici des données à bien peu près exactes.
- 1° Système Cleg g et Samuda.
- Diamètre du tube........................om.40
- i mètre courant.
- 2 Mètres rails , fer C>0 kilog. à 40 francs.......................
- 2 Coussinets pour lm.25, fonte 10 kilog. à 0fr-,30... 3^ ,00, pour l,u.
- 1 Traverse pour lm.25 . . . 7fr .00, pour 1 mètre.................
- * Clous et 4 chevilles pour lm.25 . . . lfr-,23 , pour 1 mètre . .
- 1 Mètre de tube, 200 kilog. à 42 fr...............................
- t Mètre de fente et emboîturc.....................................
- 1 Mètre de soupape garnie.........................................
- Chevilles du tube...............................................
- fr.
- 24,00
- 2,40
- 5,60
- 1,00
- 81,00
- 18,00
- 20,00
- 1,00
- 2° Système Jullien et Valêrio.
- 156,00
- Diamètre des tubes........................ 0m.25
- Distance des buîtes à galets.............. 2 .50
- sça fermeture étant hermétique , la drçl 2 * 4°n totale des tubes peut être moin-e rçue celle du précédent système
- pour une traction égale; O"*.25 est un maximum.
- 1 mètre courant.
- 2 Métrés de tubes, 250 kilog. à 42,00 francs.......................
- Tournage et alésage des emboîtures... 10.00fr- pour 2m.50, pour lm 2 Bottes à galets pour 2m.50, 150 kilog. à üfr-40-.. 60fr-,00, pour lm
- 4 Galets pour 2m.50, 90 kilog. à 0fr.,60... 54fr-,00, pour 1 mètre.
- Cuir et boulons 12 fr. pour 2m 50, pour 1 mètre..................
- 1 Traverse et chevilles pour lm.25... 8tr-,00, pour l mètre........
- fr.
- 105,00
- 4,00
- 24,00
- 21.60
- 4.80
- 6,40
- £! i en admettant une distance de *1 ®tahcnlre ^es f*0^es a galets , les frais tass •ement' c*e notre système dé-^a'ent le précédent de 9 fr-,80 SaH$ • re< I* est évident que l’on peut ynconvénient augmenter la disais (fes boîtes à galets, et par là devis de notre système au chiffre que le précédent: mais <foar),n? croyons pas cela nécessaire, ^bint a Pr®sent ; ce sur quoi nous ftQns faire porter l'économie par
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- rapport au système Clegg et Samuda , c’est l’entretien et le graissage qui , chez nous, sont à peu près nuis, du moins en ce qui concerne les tubes. Nous ne nions pas que, à la grande vitesse de rotation qu’auront les axes de nos roulettes de chariot dans leurs coussinets , il ne soit nécessaire d’avoir un assez grand nombre de pistons ou seulement de chariots de rechange, mais ce n’est là qu’un inconvénient secondaire.
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- OBSERVATIONS.
- Au premier examen de notre système de chemin de fer atmosphérique, on est porté à supposer qu’il y aurait plus d’a-vantage à ne faire usage que d’un seul tube.
- Dans cette hypothèse, nous avons cru devoir faire connaître le résultat de nos études sur ce point, aussi en donnons-nous une représentation dans la fig. 9.
- Le tube a, dans ce cas, 0m 40 de diamètre, comme celui de MM. Cleggs et Samuda, mais peut avoir moins à poids égal à remorquer.
- Cette disposition présente un avantage , à savoir de permettre un plus grand diamètre aux roulettes du chariot, avantage qui, s’il était impérieusement exigé, pourraits’obtenir, dansle premier cas , par une section elliptique du tuyau, et s’accroître de la même manière pour le second cas. Mais il y a quelques petits inconvénients , savoir :
- 1° Le prix de revient est au moins aussi considérable qu’avec deux tubes.
- 2° Il y a moins de sûreté pour les voyageurs.
- 3° 11 y a plus de frottement que dans le premier cas, parce qu’il fauttoujours régler un maximum de hauteur pour chacun des tourillons A,A de l’axe B, afin que ce dernier soit forcé de rester horizontal pendantle passage du convoi.
- Il est vrai qu’alors ces tourillons sont mobiles dans des coussinets alésés et ajustés.
- Nous sommes loin de nous prononcer positivement contre l’emploi d’un tube, mais nous avouons que nous avons préféré les deux, principalement à cause du plus de sûreté qu’ils présentent pour les voyageurs.
- Si l’on voulait que les tourillonsA,A fussent plus rapprochés des roues extérieures C,C, la chose serait possible ; mais dans ce cas il faudrait placer la traverse au-dessous de la boîte à galets et faire osciller ces coussinets dans des supports particuliers montés sur la traverse même , ce qui augmenterait sensiblement les frais et diminuerait la solidarité des pièces entre elles.
- Il sera, du reste , toujours temps de choisir entre les deux dispositions, quand on en viendra aux études pour l’exécution, ce qui, nous l’espérons, aura lieu prochainement.
- C.-E. Jullien et Oscar Valério , ingénieurs, rue de Rivoli, 50.
- Rapport fait à VAcadémie des Set ^ ces sur le système de chetntts fer atmosphérique de M- Arnoi
- Par M. Lamé.
- L’idée d’employer la raréfaction l’air comme moyen de transport émise, en 1810, par Medheurst, nieur danois. On a fait, depuis » V divers essais infructueux pour aPP -quer cette idée. Enfin, une invePj1f importante de MM. Clegg et Sa®u ‘ ' qui date de 1838, fit réussir le no»v ‘je moyen de locomotion. On sait qu® e système dit atmosphérique se eoi^P *s d’un tube placé entre les rails, et( lequel une machine à vapeur fixe °P ufl et entretient la raréfaction de l,a,r ’ ar piston est poussé dans ce tube F^ l’excès de la pression atmosphère ' < et son mouvement se transmet à > e*f(C rieur par une tige étroite à laquelle u j| fente longitudinale livre passage >.e faut qu’une sorte de soupape b‘de ferme hermétiquement cet orific®„ger avant du piston, s’ouvre pour passer la tige et se referme e® t derrière. MM. Clegg et Samuda parvenus les premiers à rempbr ,,t conditions indispensables en bo®® l’orifice longitudinal par une JarI1sûj' cuir convenablement renforcée, ‘ ^ gneusement mastiquée, qui se s° . jj par l’action des galets attachée a queue du piston, qui retombe eI) .jn^ par son propre poids et que des cj dres compresseurs et échauffés r ment et mastiquent de nouveau- g(1r Cet appareil fut essayé en el des modèles en petit, à Chaif®'es plus tard au Havre. Des expén ^ plus importantes furent faites '^ap|egS! environs de Londres par MM- 0 Jfc et Samuda ; ces expériences • ^cC, M. Teissereinc fit connaître en I mirent hors de doute la PoS?!.j(tu«-d’employer le système atmosph®.® ^ M. Pim, trésorier de la compaon rr rail-way de Dublin à Kingston® Reposa et obtint de l’appliquer f® y, min de fer de Kingstown à " vjr0n-sur 3 kilomètres de longueur en g(Jr Cette dernière expérience , y.Lfljeid une échelle suffisante , a compj® jgj0jr réussi ; M. Mallet, inspecteur di naire des ponts et chaussées, en a <ufi la description détaillée. On salLpistre acte législatif a autorisé M. Ie 10
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- ®s travaux publics à consacrer une ^ Rnue de 1,800,000 francs pour de ouvelles expériences; une telle me-.,.re devait vivement exciter l’esprit invention, et c’est ce qui explique le Mnd nombre de communications re-llves aux chemins de fer atmosphères qui ont été faites cette année à Académie. Nous n’avons à nous occu-Jfr aujourd’hui que du mémoire de Arnollet, lequel concerne spéciale-ent l’économie des frais d’établisse-^ent et de la force employée (1).
- . Au chemin de fer de Dalkev, l’air ,,u tube est directement raréfié à l’aide Une pompe à air mue par une ma-U'ne à vapeur. Cet appareil marche vv?nt et pendant le parcours d’un con-mais reste ensuite inactif. Ainsi, ans le système atmosphérique anglais, ne très - forte machine exécute un «rand travail durant huit à dix heures , se repose une heure ou plus ; il est ,ecessaire cependant que la tempéra-,Ure de la chaudière se conserve pen-a,it l’intermittence pour que l’appa-jei* soit toujours prêt à fonctionner. Indépensés, les pertes et les autres Uconvénients qui naissent de cette r'arche discontinue ont engagé M. Ar-j.°^et à proposer un moyen de raréfac-'0n diffèrent. Dans son système, une ^achine de quelques chevaux de force erait constamment employée à raré-ler l’air de trois réservoirs, ayant cha-.^fi une capacité au moins égale à celle .*? tube, ou d’un seul de capacité riPle ; on ferait communiquer ces ré-®rvoirs lorsque la pression n’y serait £ üs que 1/3 d’atmosphère avec le tube .^tenant de l’air ordinaire, et où s'étirait bientôt une pression moyenne j6 1/2 atmosphère ; cette raréfaction ^ait marcher le piston et le convoi ; Cla fin du voyage, l’air totalement re-°Ulé dans les réservoirs atteindrait la Jj^ssion de 2/3 d’atmosphère, et l’ac-r°.n continue de la machine ramènent de nouveau cette pression à 1/3. Pour montrer les avantages de son J?tème, M. Arnollet suppose un che-(jln de fer devant effectuer, à la vitesse j.6 kilomètres à l’heure , un transit annuel de 250,000 tonnes , {jj'ms net, en voyageurs et marchan-h s?s » ou par jour 700 tonnes distri-e.es sur dix convois. Ce chemin serait „,Vlsé en relais de 5,000 mètres, chacun étant desservi par un moteur at-q ^Phèrique partiel. L’auteur trouve faudrait une machine de 126 che-
- l’eil V<î'r te mémoire de M. Arnollet dans le nn°'°gitte, 5* année, p- <22.
- vaux pour raréfier l'air dans un tube de 5,000 mètres de longueur et de 39 centimètres de diamètre, si l’on adoptait le système anglais ; tandis que l’application du moyen qu’il propose n’exigerait, dans la même circonstance, qu’une machine de 8 chevaux, c’est-à-dire d’une force seize fois moindre. Ces nombres supposent que la longue soupape qui ferme l’orifice longitudinal du tube ne laisse pas rentrer d’air. M. Arnollet déduit de plusieurs expériences rapportées par M. Mallet, que l’appareil de Dalkey subit une rentrée de 15 mètres cubes d’air par kilomètre et par minute. En adoptant ce résultat, l’auteur trouve que la force de sa machine devrait être portée de 8 chevaux à 10; mais comme ce défaut de l’appareil et la perte de force qu’il occasionne ne sont pas encore suffisamment étudiés, nous en ferons abstraction dans la comparaison des deux systèmes.
- Un examen analytique de la question donne, pour les deux cas, le calcul de la force employée et de l’effet ob-obtenu. Dans le système anglais, le travail utilisable dépensé, tanl que la machine marche, est exactement égal au travail produit. La perte de force est donc totalement celle que représente le combustible consumé pendant l’intermittence.Si l'onadoplel/3 d’atmosphère pour la pression de l’air du tube, on trouve que la machine doit agir pendant un temps à peu près double de celui que le convoi met à parcourir le relais. La première moitié de ce temps est employée à raréfier l’air du tube avant le départ depuis la pression extérieure jusqu’à 1/3 d’atmosphère.
- Quant au système proposé par M. Arnollet, si l’on adopte 1/3 d’atmosphère pour la pression que la machine ramène dans les réservoirs, le calcul montre que le travail utilisable dépensé est un travail produit dans le rapport de 5 à 3, d’où résulte une perte de force de 10 p. 100. Cette perte a lieu lorsqu’on fait communiquer les trois réservoirs où la pression est de 1/3 d’atmosphère, avec le tube rempli d’air à la pression extérieure, afin d’obtenir la pression moyenne de 1/2 d’atmosphère. Car, s'il avait été possible d’aspirer directement la moitié de l’air contenu dans les quatre capacités réunies, ce qui eût conduit, comme pour le système anglais , à l’égalité entre le travail dépensé et le travail produit, on eût évidemment employé moins de force à expulser les trois premiers sixièmes de l’air remplissant le tube, qu’à expulser, comme on est obligé de
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- le faire, le quatrième sixième de l’air des trois réservoirs. Dans le fait, les deux premiers tiers de la masse d’air primitivement contenue dans les réservoirs sont expulsés une fois pour toutes ; mais l’air du tube, refoulé par le piston voyageur, vient remplacer le second tiers de cette masse primitive , et c’est la force employée à l’expulser de nouveau qui compose en totalité le travail utilisable dépensé pour chaque convoi. Or, on trouve par le calcul, et on l’admettra aisément, qu’on allégerait ce travail d’au moins 40 p. 100, en substituant à la seconde moitié, la plus pénible de sa tâche, l'extraction à masse égale et comparativement si facile de la première moitié de l’air contenu dans le tube ; substitution qui le rendrait précisément égal au travail produit.
- D’après ces résultats théoriques, en supposant que les frais d’établissement de l’un et l’autre système pussent être égaux , si les convois se succédaient à des époques assez rapprochées , ou si l’on prenait des précautions suffisantes pour que le combustible consumé pendant l’inaction de la machine anglaise fût au plus les deux tiers du combustible dépensé lors de son action , les deux systèmes auraient un mérite égal et il n’y aurait aucune raison d’économie pour préférer l’un à l’autre.
- C’est à des termes simples que se réduit la comparaison des deux systèmes, quels que soient d’ailleurs la longueur des relais, la vitesse de la marche des convois , la force de traction qui correspond à celte vitesse, le tonnage à transporter, la difficulté des pentes à franchir. Est il réellement impossible que le système anglais puisse remplir les conditions nécessaires pour que sa dépense ne surpasse pas celle du système de M. Arnollet? C’est ce qu’il n’est pas permis d’affirmer aujourd’hui.
- Une donnée pratique manque pour comparer les frais d’établissement. On peut bien évaluer le prix de la puissante machine exigée par le système anglais et celui de l’appareil pneumatique, non moins coûteux, qu’elle mettrait en activité. Mais pour le système de M. Arnollet, outre sa faible machine et sa pompe à air de petite dimension, il y aurait à construire trois réservoirs imperméables et solides ; construction dont il paraît difficile, sinon impossible d’évaluer la dépense avec quelque exactitude. La capacité de chacun de ces réservoirs devrait être, suivant M. Arnollet, de 600 à 800
- mètres cubes, et en réalité beauco P plus grande, comme nous le Pr0U^s rons bientôt. Il faudrait que les par fussent de nature à s’opposer sûrcme à toute rentrée d’air, assez épaisses convenablement ctayées pour résjs à un excès de pression de 7 ton” environ par mètre carré de surface dant à les rapprocher. Le prix de tr bâtiments, d’un genre si nouveau, re plissant suffisamment toutes ces con lions, serait-il moindre que l’excès c° sidérable de dépense en machines pompes à air, exigé par le système a inosphérique anglais? nous ne sauri le dire d priori, et nous pensons Q tout ingénieur impartial garderait même réserve. '
- Plusieurs praticiens se sont Pr?P0u„ récemment de rechercher les preC t tions à prendre pour diminuer, am que possible, la dépense en c0®..aC^ tible durant les intermittences de 1 tion d’une machine à vapeur. Pn c’ur une expérience remarquable faite» -une chaudière ordinaire, dans les a. . liers de M. Lemaître, à la Chapel d’après cette expérience, plusieurs répétée, une interruption d’une he° ’ suivie d’une émission de vapeur ,. rant dix à douze minutes, n’occasiÇ nerait qu’un excès de consomma11 de combustible d’un tiers en sus. L des interruptions on fermait soigne0 ment toute issue à l’entrée et à la . des gaz au-dessous de la chaudicr ’ lors des prises de vapeur, toutes issues étant au contraire ouvertes, ^
- activait la combustion pendant de°* trois minutes à l’aide d’un ventila1®’ Si ce fait se vérifie, la dépense en c° bustible n’est pas une objection rieuse pour le système atmosphère anglais.
- D’ailleurs, la perle de force q°e .u présente l’excès de consomma^00 { combustible disparaîtrait bientôt ; c‘ ’ suivant l’opinion émisé dans une a° enceinte par l’un de nous, M. ,^ra%t les usines qui réclament ordinaire01 la puissance incertaine des cours o e ou du vent, et d’autres encore , vie. draient se grouper autour des Pol:„ santés machines du système atmosp0 rique anglais pour utiliser une '°T t régulièrement disponible , autrem® sans emploi, et que celte circonshn même rendrait peu coûteuse. U en' rait tout autrement de l’excès de vail dépensé par le système de M-v et nollet ; sa perte serait irrémédiable sans profit pour personne. e j
- Les calculs qui ont servi de bas la comparaison que nous venons d e
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- Jjhr font abstraction de plusieurs causes j. Perte de force, telles que les ren-,.rees d'air par les soupapes, les inégales de pression qui doivent exister 9ans le tube, réchauffement du corps Je Pompe dû à la compression de l’air Pulsé, et d’où résulte la dilatation de a!r aspiré; toutes circonstances qui figent une augmentation de travail *jepensé. Mais on manque de données Précises pour évaluer avec exactitude. ?effe augmentation qu’il faudrait d’ail— leUrs appliquer aux deux systèmes.
- , Toutefois, nous devons le reconnaître, ,e système de M. Arnollet se trouve aans de meilleures conditions que le ®ystème anglais pour atténuer les pertes 9°ut il s’agit. Le temps pendant lequel ,a soupape longitudinale laisse rentrer ajr est plus court. Lorsqu’on raréfie air des réservoirs, les inégalités de Cession doivent être incomparablement plus petites que dans le tube , °ng et étroit, sur lequel la machine ^glaise agit directement. Enfin , la ^urée beaucoup plus longue de l’action moteur et la petitesse relative l’appareil pneumatique permettent 9augmenter ses dimensions et de ra-entir sa marche, de manière à diminuer beaucoup réchauffement du corps ue pompe.
- M. Arnollet semble admettre , dans ®°n mémoire, qu’une force de traction e 4 kilogrammes par tonne, laquelle est tout au plus suffisante pour faire Partir un convoi. suffit encore lorsque a vitesse est de 60 kilomètres à l’heure, °U de 16m.65 à la seconde. Ce nombre évidemment beaucoup trop faible. Plusieurs observations faites sur les cnemins de fer des environs de Paris ?ut conduit à une formule empirique I°r,t commode, pour représenter le coef-eient de la traction ; cette formule , Jjui se compose d’un terme constant et ? un autre proportionnel au carré de !a vitesse, donne une traction de 13 ^ugrammes par tonne pour la vitesse jje 16“.65. On a observé sur le chemin ue Versailles ( rive gauche), qu’un c°nvoi, descendant librement sur une ^ampe d’un centième, acquérait une fiasse uniforme de 13 à 14 mètres; ce *jui donné 10 kilogrammes par tonne **?Ur la traction correspondant à cette *tesse.Ces deux nombres sont évidemment concordants, mais ils sont cer-^mement exagérés quand il s’agit de °rls Convois : car la formule citée snn-
- Pose
- convois ; car la formule citée sup-que l’accroissement de la traction -e, qui résulte de la vitesse, est Proportionnel au poids ; ce qui ne sau-ait être, puisque la résistance de l’air,
- total
- d’où dépend cet accroissement, doit s’exercer principalement sur les premiers wagons, et n’augmenter qu’assez faiblement avec le nombre de ceux qui les suivent.
- En adoptant toutefois la traction de 13kilogrammes par tonne, qui représente une limite opposée à celle de 4 kilogrammes, et se servant de l’analyse , on trouve que, pour obtenir une vitesse de 60 kilomètres à l’heure , avec des convois de 120 tonnes , poids total, il faudrait, à chaque relais de 5,000 mètres seulement, soit une machine de 200 chevaux , soit une de 20, mais avec trois réservoirs ayant chacun une capacité de 2.000 mètres cubes , ou un seul de 6,000 î Ce serait, des deux parts, acheter bien cher l’avantage de donner à une masse énorme une vitesse excessive, dont les dangers sont effrayants et sans remède. Avec des convois de 50 à 60 tonnes au plus, et une vitesse de 30 à 40 kilomètres à l’heure , la dépense serait trois à quatre fois moindre, et la gravité des accidents disparaîtrait. L’économie et la prudence sont ici d’accord pour assigner une limite à l’exagération des avantages que peuvent offrir les chemins de fer.
- Malgré les incertitudes qui ne permettent pas encore de reconnaître la supériorité que M. Arnollet attribue à son système dans toutes les circonstances , nous pensons néanmoins que, dès à présent, ce système pourrait être appliqué avec avantage sur un chemin de fer destiné à des convois peu multipliés et marchant avec une vitesse modérée , surtout s’il était possible de distribuer ces convois à des intervalles de temps égaux, pendant les 24 heures du jour et de la nuit.
- Quoi qu’il en soit, le mémoire de M. Arnollet, qui contient des remarques utiles et des vues ingénieuses, traite une question importante que l’expérience et la pratique peuvent seules résoudre complètement.
- Chemin de fer à hélice.
- Par M. I. Farrell.
- Encore un nouveau mode de propulsion sur les chemins de fer, mais du moins celui-ci se distingue par son originalité, et sans nous hasarder à prédire quel sera le sort réservé à cette nouvelle invention mécanique, nous
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- allons essayer d’en donner une idée suffisamment exacte.
- Cette invention consiste dans l’emploi et l’application d’une hélice , que l’auteur appelle propulseur à vis (ce qui lui a fait donner assez improprement à son système le nom de chemin de fer archimédien), qui règne d’une manière continue au milieu de la voie ou entre les deux rails sur toute la longueur de celle-ci et que font tourner sur son axe des machines à vapeur placées de distance en distance, soit à 5,000 mètres entre elles. Celte vis, qui est à jour, et peut avoir depuis 0m,30 jusqu'à 0m,60 de diamètre, est formée par tronçons de 4 à 5 rnctres de longueur, dont chacun consiste en un noyau creux ou tube en fonte ou en forte tôle de 0,n,10 de diamètre, soutenant, au moyen de bras ou rayons en fer forgé fixés en hélice sur la surface convexe du tube, un filet en fer laminé, et boulonnée aux extrémités de ces bras. Ces tronçons de tube ou noyaux sont raccordés par des manchons d’accouplement qui leur permettent de se plier à toute irrégularité fortuite du tracé et de les établir sur les courbes du plus court rayon qu’on ait encore adopté sur les chemins de fer sans que le frottement devienne plus sensible , et chacun de ces tronçons roule dans des coussinets tournés reposant sur des paliers ou chevalets boulonnés sur les semelles en bois du chemin.
- Le mouvement de rotation est imprimé au noyau, et par conséquent au filet de la vis, à l’aided’une granderoue dentée qui commande un pignon fixé à l’extrémité dcchaque cours de noyaux de 2,500 mètres de longueur, et qui est disposé de manière à servir deux de ces cours, ou un dans chaque direction ; l’engrenage est établi pour faire passer graduellement le propulseur à l’état de mouvement, et aussi pour transmettre la force d’un cours à l’autre sans arrêter les convois.
- Le mouvement du propulseur en hélice est communiqué aux convois à l’aide de deux poulies ou roues, une de chaque côté du noyau, attachées sous le cadre du chariot ou véhicule conducteur de ces convois, de manière à porter sur le filet de l’hélice ; la disposition de ces roues est telle, que lorsque l’une d’elles appuie sur ce filet, et par conséquent entraîne le convoi en avant, l’autre remplit les fonctions de frein et empêche le convoi de marcher avec des vitesses trop inégales entre elles ou d’acquérir une accélération dangereuse. Ces roues sont immédiate-
- ment sous le contrôle du mécanicien, qui en tournant une manivelle qui ial^ fonctionner une vis, peut presser à v0' lonté les roues motrices sur le filet °u serrer celles qui remplissent les fonC' tions du frein, c’est-à-dire accélérer, ralentir ou arrêter la marche des con-vois, quelle que soit la rapidité aveC laquelle la vis circule.
- On peut faire fonctionner la vis dan® l’une ou l’autre direction suivant le ne soin, et la roue qui était motrice dan l’une d’elles devient roue de frein dan l’autre et réciproquement.
- M. Farrell croit que, dans cette di^
- position des appareils locomoteurs,1
- V a économie de force motrice à callS des machines fixes ou de tout autr^ agent mécanique qu’on pourrait y af' pliquer, et par conséquent écononU aussi dans les frais d’entretien de-chemins de fer, et de plus sécuri^ pour les voyageurs, puisque deux cor»' vois ne doivent jamais se rencontré et que les véhicules ne peuvent p'u sortir de la voie.
- L’auteur croit que le poids de s propulseur ne dépassera pas, y comp*? les engrenages, 80 tonneaux par na' et demi (2,415 mètres), et d’après o . expériences et des calculs qui lui so propres, que le frottement sur les cou sinets étant de 60 kilog. par tonnea ou en tout 4,800 kilog. pour un un et demi, il lui sera possible , au moye de son mode de transmission de nl° vement, c’est-à-dire avec des engr,^ nages dans le rapport de 1 à 6, de duire ce frottement au sixième de 4,“u kilog. ou à 800 kilog. ,c
- Quant au danger de la torsion ^ son tube ou noyau creux, il trou qu’en donnant à ce tube un diame de 1 décimètre et une épaisseur 12 à 13 millimètres, la force nece.^ saire pour tordre ce noyau avec un Pje gnon de 0m-,45 de diamètre serait 11,000 kilog., et que la moitié de ce' force pouvant être appliquée en to sécurité, il pourrait disposer force de 5,500 kilog. sans avoir de 1 sion à redouter. Or, la force nécessa^.g pour tourner un mille et demi de n’étant que de 800 kilog., on voitquCj|C n’est qu’un peu plus de 1/7 de ce qui produirait la torsion dans ce ca ^ ou qu’il serait possible d’étendre seul cours de propulseur jusqu a longueur de 17,000 mètres environ sept fois la distance proposée s' craindre les effets de la torsion. Re)a nt vement aux courbes, il s’est égaie# livré à des calculs, que nous passe
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- silence, pour démontrer que le °ttement y serait peu considérable. La force nécessaire pour vaincre l’i-erUe de la masse du propulseur n’é-^ > comme on l’a vu ci-dessus, que
- "00 kilog., si on suppose que le pas u filet soit de 4 mètres, alors à cha-révolution du propulseur le convoi Jancera de 4 mètres, et par consé-i. nL en comptant 154 révolutions par fbnute. ce convoi marchera à raison 37,000 mètres environ par heure. °ur atteindre cette vitesse avec un P’gnon de 0m,45, il faudra une roue „^tée de 5 1/2 fois son diamètre ou >475 faisant 28 révolutions par mi-et si on suppose que cette roue t tournée par des manivelles de Ko ’ ^ fayon de la roue étant >2375, il en résulte que, pour appli-jjaer une force égale à 800 kilog. à la ^iphérie de cette roue, il faudra ap- equer deux fois et 1/16 cette force, ou »o0 kilog. à la manivelle , force qui Peut être donnée par une machine à ,°ndensalion avec cylindre de 0m,60 e diamètre , lm,20 de course de pis— et frappant vingt-quatre coups à la Phnute, ou une machine de 18 che-V5UX.
- Faisant observer ensuite qu’il ne met ,es convois en mouvement que gra-lUellement et avec lenteur, et qu’il ne aUt pour entretenir l’impulsion d’un ,°rpsen mouvement que la moitié de a. force qui suffit pour vaincre à l’ori-®lneson inertie, l’auteur en conclut qu’il Pourra disposer d’une force de 400 kil-Pour faire circuler ses convois, ou, en ’Jant égard à la forme des organes P|écaniques et au frottement sur les coemins de fer, pour transporter une Miarge de 33 1/2 tonneaux ou 8 chants chargés de 4 tonneaux chacun. Nous nous abstenons pour le mo-ujent d'énumérer tous les avantages que ju- Parrell attribue à son système; seu-otneut nous dirons que , d’après un ovis détaillé et au prix du fer en An-peterre, il cherche à démontrer que es frais d’établissement de ce système ,? dépassent pas ceux des chemins or-inaires dans ce pays, et que, quanta eux de locomotion et d’entretien , ils .^raient infiniment inférieurs à ceux pfiiqués par expérience depuis l’ou-
- fiontUre CCS vo*es communjca* Enfin , l’auteur indique diverses disputions faciles à introduire dans son ^stème, à l’aide desquelles on pourrait |C dispenser des joues ou rebords , sur es roues des véhicules, et de plqs éla-lr économiquement des télégraphes
- électriques ou autres modes rapides de communication à de grandes distances, etc.
- Nouvelle plate-forme tournante.
- Par M. Elus.
- Cette nouvelle invention paraît répondre à une des objections les plus graves qu’on ait élevées contre les plates- formes tournantes ordinaires des chemins de fer, et qui porte particulièrement sur ce que ces appareils sont portés sur un grand nombre de petits galets placés près de leur bord extérieur, ainsi que sur un pilier central. Le but de ces galets , comme on sait, est de faciliter le mouvement de rotation de cette plate-forme lorsqu’elle est chargée du poids considérable de la locomotive ou d’une voiture, d'un wagon , etc. Mais ce poids est tellement considérable, que quand on l’introduit sur la plate-forme , et au moment où il entre d’un côté sur celle-ci, ainsi qu’au moment où on l’en retire et où il sort par le côté opposé, la plate-forme se trouve abaissée ou déprimée d’abord d’un côté, puis ensuite de l’autre avec une telle violence et une force vive si considérable, que les galets en sont altérés, et qu’il en résulte une détérioration dans l’appareil qui ne fait plus dès lors un bon service, sans compter le bruit insupportable que produit ce choc des pièces en fer, qui se heurtent ainsi les unes les autres.
- La plate-forme de M. Ellis remédie à cet inconvénient, en supprimant les galets et en appuyant fermement le bord extérieur de la plate-forme sur un support consistant en une bande de fer circulaire noyée dans la maçonnerie , comme la voie ordinaire des galets. Cette plate-forme repose aussi à son centre sur un pilier sur lequel elle est assise solidement et tourne avec facilité. Quand la plate-forme est dans cette condition , qu’on peut appeler son état de repos , les points d’appui sont tellement multipliés et solides, que les locomotives et les véhicules peuvent entrer et rouler dessus sans chute, sans le moindre choc et sans bruit, comme si c’était une portion de railway môme. D’un autre côté, le pilier central est disposé de façon qu’on peut le soulever et l'abaisser à l’aide d’un levier composé de même que pour une balance de Quintenz ou les autres appareils de pesage, et, en effet, cette plate-forme
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- peut être convertie en un appareil de pesage, en adaptant un indicateur et un cadran à son levier composé.
- Quand on veut faire passer une locomotive d’une voie sur nne autre ou la tourner dans une direction contraire sur la même voie , on la roule sur cette plate-forme pendant que celle-ci est dans son état de repos, et portant par conséquent également sur tous ses points, on soulève la plate-forme sur son appui circulaire à l’aide du levier composé ; et on la fait porter uniquement sur son pilier central , dont l’extrémité inférieure roule sur un pivot ; alors le tout peut être tourné de l’étendue de la circonférence qu’on désire avec la plus grande facilité, puis on redescend la plate-forme sur son appui à la circonférence et au centre , et on lance sans bruit et sans choc la locomotive sur la nouvelle voie.
- Cet appareil est simple et très-efficace ; il prévient l’usure considérable des plates-formes, et par conséquent les frais notables auxquels elles donnent lieu , et a été déjà adopté sur un grand nombre de chemins de fer anglais.
- Machine ou chariot hydraulique pour changer les véhicules de voie sur les chemins de fer.
- Par M. A.-J. Dodson.
- Le but de cette machine est de transporter les wagons, diligences ou autres véhicules qui circulent sur les chemins de fer, de la voie d’arrivée sur la voie du départ, ou sur une quelconque des voies intermédiaires à la gare d’arrivée de Bristol du Qreat Western railway, sans faire usage de plates-formes tournantes, qu’on ne peut pas toujours introduire convenablement et en toute sécurité, et surlout sans intersection ou sans dérangement pour les rails.
- L’appareil consiste en un cadre de fer forgé, relié par des traverses et des barres diagonales, et porté par huit roues en fonte. Aux quatre coins de ce cadre sont établies à demeure quatre presses hydrauliques en fonte, et à une de ses extrémités deux pompes d’injection, de diamètres différents, mises en communication avec les presses par des tuyaux de cuivre et des soupapes à lanterne en bronze à canon. Sur les plateaux des quatre presses sont disposés deux châssis verticaux reliés au cadre inférieur par quatre parallélo-
- grammes du mouvement parallèles* afin que ces châssis s’élèvent bien per' pendiculairement sur ce cadre.
- Voici quel est le jeu de cette machine.
- On décroche les membres du convoi* l’appareil est poussé sur la ligne de^ rails , et on amène dessus le wagon o la diligence qu’il s’agit de changer voie pendant que les châssis sont entièrement abaissés. Aussitôt que ce va' gon est directement placé dessus , u homme fait fonctionner la grande pomp pour mettre en action les quatre PreS^es hydrauliques, lesquelles soulèvent *e^ châssis jusqu’à ce qu’ils soient en con^ tact avec les essieux des roues du gon. En cet état, on manœuvre la pdj pompe jusqu’à ce que les rebords de roues aient quitté les rails. L’apparel ’ avec le wagon qu’il porte, est al°r transporté aisément sur une autre H©11 e-de rails, et en dévissant le bouchon cju‘ permet à l’eau des presses de retourne au réservoir, le wagon s’abaisse sur h’ nouveaux rails. On le fait reculer, l’appareil est éloigné, prêt à reçoit' mencer l’opération ; le changement d voie n’ayant pas occupé au delà d’un minute et demie.
- Cette machine a été construite p^
- M. A. Napier, et est parfaitement exécutée. Elle a coûté environ 220 livre. sterling (5,500 fr. ) , parce qu’elle encore la seule qui fonctionne sur ceu voie; mais, comme elle a donné pe^ résultats satisfaisants, M. Brunei , 111 génieur de ce chemin de fer, a dédar^ qu’on en construisait actuellement d’a°' très du même genre qui seraient d u prix moins élevé que la première.
- Appareil à hisser les ouvriers réparent les cheminées des usines & des fabriques.
- de la fabrique de p_r° de M. Tennant, à Sajd .
- La cheminée
- duitschimiques - ,
- Rollox , près Glasgow, a été Porteeue une hauteur considérable , pour 9“ les gaz ou produits qui s’en échappe‘ puissent se dissiper dans l’atmosphef.’ et ne retombent pas sur les maisonsjd^ sines. Cette hauteur est de 134®* (440 pieds anglais) ; et comme les t° ^ dations ont une profondeur de 4m-(15 pieds ), il en résulte que la haute^ totale de cette construction est 138m.69. Son diamètre à la base est 12m.20, et au sommet de 4 nôtres. ^ a employé à son élévation l,750»u briques ; elle a été terminée en 6111
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- *j,ns accident, et au mois de juin 1842
- commencé son service.
- q , a's ’ en ma’ ’ on s est; aPer9u JJ elle présentait une crevasse d’envi-
- à mètres de longueur , qui partait d ü mètres au-dessous du sommet, et j^^Hdait en serpentant. Aux mois de ben et de juillet cette crevasse s’était U aucoup accrue , et on en découvrit P aütre du côté opposé.
- ^ctte circonstance exigeait un mûr !o^en. On résolut en conséquence de fa^i r *es crevasses î ma's n’était pas à irln Parven'r a cette hauteur de 90 c mètres au-dessus du sol, et pour d a > les uns proposèrent un échafau-(j §e,idée à laquelle on renonça à cause fa.s frais énormes qu’il aurait fallu h0r-e.’d'autres un ballon captif, pro-topf'on qui fut rejetée comme la pre-q ere- Enfin MM. Hill et le professeur U ruon résolurent le problème avec 31, a.Ppareil à hisser, de leur invention, ia,deduquel deux ouvriers s’élevaient jone hauteur de 10 à 12 mètres par de façon qu’ils atteignirent les passes le 9e jour.
- ^appareil, bien simple , consiste c an panier qui,. à l’aide de deux fixées sur chacun des côtés,
- pouvait être soulevé de lm.50 , en passant ces cordes armées de crochets dans des anneaux que pendant un re-laisdu panier on avait insérés Ouchassés dans la maçonnerie , et roulant sur des poulies fixées au panier. A l’aide de cet appareil facile à établir, on faisait monter le panier, et lorsqu’il était monté jusqu’à l’anneau , on s’y accrochait avec des chaînes de sûreté , et on introduisait les cordes dans deux autres anneaux qu’on piquait à lm.50 plus haut, de façon que le panier montait encore de lm.50 , et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on a*it atteint la hauteur de 100 mètres.
- On sonda les crevasses, et on trouva qu’elles étaient dues à faction de la chaleur ; on les répara , mais il fallut de nouveau monter sur cette cheminée pour rechercher si les crevasses n’augmentaient pas , et prendre les mesures nécessaires à la consolidation de la construction Cette seconde ascension fut comparativement facile , attendu qu’on avait pris la précaution d’assujettir, du côté dè la crevasse , une poulie sur la surface convexe de la cheminée , et d’y passer une corde qui tombait jusqu’à terre.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Eléments de chimie générale.
- ar M.E. Vekgüw. Lyon, 1845, in 12, Savy ; et à Paris, chez Roret. "rix, 3 fr. 50 cent.
- vivla chimie s’avance d’une allure si pf e e(t si constante dans la carrière du de jïrès, que les traités et les manuels liSa'nés à l’étude de cette science vieil-et)Sent avec rapidité, et ne sont plus vei|Peu de temps au courant des nou-the • ^couvertes qu’on y fait ou des cjJ^es qu’on cherche à y introduire <VUe j°ur- Cetle mobilité incessante Sci s ]es matériaux dont se compose la foq e justifie donc pleinement les ef-fai,!s Persévérants que ne cessent de jet) e depuis quelque temps plusieurs lac?®s chimistes, spécialement ceux at-S a l’enseignement, pour en prèle^1, ^es éléments dans un ordre qui p0 semble plus logique ou plus facile en acquérir la connaissance , et en tw1.6 temps pour nous tenir parfaite-c°nn n‘veau de l’état actuel de nos ,, mssances sur ce sujet. e sont sans doute ces considéra-
- tions qui ont déterminé M. E. Ver-guin , ancien élève de cette belle et noble institution de la Martinière , expréparateur de chimie à l’école de médecine et de pharmacie de Lyon , et aujourd’hui préparateur de physique et de chimie au collège royal de cette ville, à entreprendre la publication des Éléments de chimie que nous annonçons , et qui nous paraissent un très bon résumé de l’état actuel des connaissances chimiques élémentaires et un livre bien adapté à l’enseignement primaire de la chimie générale , la seule dont il soit nécessaire d’enseigner les premiers rudiments à la majorité des jeunes gens ou des individus réunis dans un collège ou un amphithéâtre et qui doivent embrasser tant de carrières différentes.
- En se livrant à l’examen du livre de M. E. Verguin, il est aisé de se convaincre qu’il a cherché à réunir dans toutes ses parties les notions les plus précises qu’on possède aujourd’hui sur les corps simples ou composés, organiques ou inorganiques, et appuyer chacune de ces notions de l’autorité de quelques-uns des noms les plus émi-
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- nents dans la science; c’est une bonne manière de procéder dans la rédaction d’un livre élémentaire qui ne doit en effet renfermer que des faits vrais et reconnus exacts. On voit aussi que partout il s’est attaché à adopter un ordre méthodique propre à donner plus de facilité à la classification et à l’énonciation de ces faits, et enfin qu’il a cherché la concision comme permettant d’enseigner plus de choses avec moins de fatigue et de temps.
- Dans ces éléments , M. E. Verguin expose avec des développements suffisants les principes de la nomenclature, les lois de la combinaison des corps, la théorie des équivalents chimiques , celle dite atomique, les notations, classifications, etc.; et enfin l’histoire des corps simples et celle des corps composés, en donnant partout les formules de ces combinaisons, formules avec lesquelles il convient en effet de familiariser de bonne heure les élèves si l’on veut qu’ils lisent pour ainsi dire à livre ouvert dans une réaction ou une opération chimique.
- M. E. Verguin n’a pas non plus négligé les applications de la chimie aux arts; il les indique avec soin, et même ses travaux et ses observations au sein d’une des villes les plus industrieuses du monde lui ont permis de donner sur certains points des notions plus exactes que celles qu’on rencontre dans beaucoup d’ouvrages.
- Toutes les opérations chimiques relativement à la disposition et au montage des appareils sont, comme on dit aujourd’hui, illustrées par de nombreuses figures gravées sur bois et intercalées dans le texte.
- Pour nous résumer, nous dirons que les Éléments de chimie générale de M. E. Verguin sont rédigés avec soin et discernement, que les figures multi pliées qui accompagnent le texte en facilitent beaucoup l'intelligence, et que, sous son format commode et sa belle impression, ce livre nous parait très-bien approprié à l’enseignement de la chimie générale, telle que l’ont faite les travaux anciens, ainsi que ceux
- les plus récents des maîtres de science.
- Manuel d'arpentage.
- Par M. Lacroix, membre de :
- Paris. 1845, in - 18 , fig-2 fr. 50 c.
- Quel est celui d’entre nous nom de Lacroix n’est pas fan»!1® ^ puis son enfance, et qui n’ait PUI*e sieS
- ses excellents ouvrages élémentair ^
- premières notions des sciences ma . matiques ! Lacroix était un h°' „t d’un esprit élevé et étendu, un s ‘ j modeste , mais du premier or<*re’pa-n’a pas dédaigné de consacrer sa c ^
- cité et sa longue expérience an11; tion de traités à l’usage de renseL^ne ment, et a exécuté cette tâche -yi supériorité attestée par des su®ce-£C|e. datent déjà de près d’un denû-sl j,u„ Le Manuel que nous annonçons est ^ des estimables ouvrages s°rtis pré-plume, et où Lacroix s’est efforce senter, sous les forqies les plus yetoUsT laires, et de mettre à la portée de je5 surtout des gens de la campaSnejanS notions indispensables à connaUre jyyj l’art de lever les plans. Cinq ef ^ du vivant de l’auteur, et tirées®^ p grand nombre , n’ont pu ûpulS^(ant vogue de ce traité, et une sixième devenue nécessaire, l’éditeur en a fité, tout en conservant le texle-n,nor' nal, pour y faire des additions tantes. C’est ainsi que MM- ,et
- père et fils , arpenteurs-géomotr6^ hommes de pratique , ont donne un supplément, un grand eet
- d’exemples d’opérations d'arpen de levée de plans ; que M- VV®1*-6 avocat à la cour royale , s’est faire connaître les principales d ; tions de nos lois relatives au iateu.r et enfin que M. Chartier, dessu ‘ au dépôt général de la guerre ^;(CÜr, son crayon à la disposition de • de pour dresser les figures et dj, vrage' topographie qui complètent 10
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- Le Teclniolcxriste. l’I. (î<
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- LE TECHINOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DB
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Nouveau porte-vent pour les\feux de forges.
- Par M, H.-O. Merbach.
- ,, depuis que l’usage s’est répandu J activer le travail dans les feux de °rges au moyen des ventilateurs ou s°ufflets centrifuges, on s’est servi jus-^ à présent tout simplement d’un rentre ordinaire pour arrêter le vent arrive à la buse. Mais tout en ad-!?e fiant qu’une pareille disposition ou d’interruption soit complètement ^ace pour faire tomber l’activité du çi*1 au moment même où l’on atteint la v..atide suante, et que cette opération * 1 .s’exécuter avec toute l’attention tjL*jtlculière dont l’ouvrier est suscep-f6üe>. relativement à l’économie du 5 *1 n’en serait pas moins vrai que ji0 s, une usine où il existe un grand fair , de feux il Y aurait avantage a OhAe ' application d’un appareil qui i^j/.^ait la suspension du vent d’une cert1?re à la fois plus rapide et plus *eHr,ne ' el dont ' efficacité en même
- du P* serait moins sous la dépendance p*;aPrice de 1’ ouvrier. par ?st dans ce but qu’on a inventé l’ap-dan 1 représenté en élévation latérale rlçVa a %• 1, pl. 70, en élévation par se *t dans la fig. 2, et suivant une a °n verticale dans la figure 3. est'e porte-vent qui arrive derrière \entUr ^ du foyer de la forge. Sur ce porto Ion-1 Se frouve assemblée avec des bou-Une allonge courte c de la forme d, TechnologUte. T. VI, Juillet. - t»U>.
- et sur cette allonge on a boulonné de même d’un côté la buse c, et de l’autre un tuyau de décharge f pour le vent surabondant. Sur les deux collets en saillie à l’intérieur de ces deux tuyaux vient battre une soupape garnie de feutre sur ses deux faces, soupape qui roule sur un axe g établi à la partie supérieure des collets qui, en ce point, ne font qu’affleurer, maisqu’on a rendus impénétrables à l’air par l’interposition d’un mastic.
- Sur l’une des extrémités de l’axe h qui fait saillie au dehors, est établi le centre de rotation d’un levier portant à l’extrémité de son grand bras un poids équilibreur i, et dont l’autre bras est percé d’une mortaise oblongue k dans laquelle on introduit le bouton l d’un levier n fixé à demeure sur l’arbre m. Le levier à manivelle o sert à l’ouvrier à régler la soufflerie , c’est-à-dire que lorsqu’il n’a pas besoin de beaucoup de vent il abaisse ou relève la soupape h, et que quand il veut donner tout le vent, il presse sur cette manivelle (d’ailleurs bien plus facile à manœuvrer qu’un registre en va-et-vient horizontal ) de manière à abaisser le poids et à l’amener dans une position telle comme on le voit dans la fig. l,où la soupape h clôt, par la pression que ce poids exerce, le conduit de décharge/, et cela d’autant plus parfaitement que la pression du vent sur cette soupape lui vient en aide.
- Remarquons encore que pour la commodité de l’ouvrier, la disposition des 28
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- pièces est telle que le mouvement du levier o ouvre ce conduit de bas en haut, et que c’est le mouvement opposé qui sert à la clôture de la soupape, attendu que pendant le travail de la forge il arrive fréquemment qu’il faut exécuter ce dernier mouvement beaucoup plus vivement que le premier.
- Une autre circonstance qui se rattache à l’emploi de ces soupapes, c’est l’avantage d’avoir à sa disposition un tuyau de décharge pour le vent. Dans l’établissement de ce mécanisme on a pour but d’éviter de porter atteinte à l’activité continue et nécessaire du soufflet centrifuge par une interruption fréquente du vent résultant du service d'un grand nombre de feux, ainsi que cela a lieu avec les dispositions actuelles du registre. En effet, il peut arriver souvent que les feux, à l’exception d’un seul, ont fermé l’accès au vent, et que dans ce cas l’aire de section de l’écoulement de ce vent se trouve tellement réduite que l’action du soufflet s’en trouve troublée ; et que lorsqu’on veut remettre les feux en activité l’arbre des ailes du ventilateur ne marche ou mieux ne tourne plus qu’avec une vitesse incertaine et irrégulière, ce qui, ainsi que l’expérience l’a démontré, a une influence extrêmement nuisible sur ses courroies motrices.
- Cette circonstance , dont on a ainsi reconnu les effets fâcheux, se trouve complètement écartée par l’introduction de ce tuyau bien simple, en fer-blanc, qu’on peut donner à chaque feu et qui fournit constamment au soufflet une section d’écoulement toujours la même pour le vént qu’il met en mouvement.
- Seulement il faut faire attention dans l’établissement des tuyaux de décharge que l’aire, la longueur et l’ouverture terminale soient dans un rapport déterminé avec les ouvertures des buses correspondantes, afin de ne pas exercer d’influence nuisible sur les autres feux par des perturbations accidentelles dans la marche et l’écoulement du vent, mais une fois qu’on a réglé ces conditions, on est assuré du service constant et régulier de ces tuyaux pendant un temps très-prolongé.
- Rapport fait à la Société .
- gcmsnt sur le système de, tuy mobiles dans les foyers d’ajï>'ri à courant d'air forcé de M. Lecle > ancien directeur de forges.
- Par M. Le Chatelier.
- Afin de bien faire apprécier^
- ture du perfectionnement que î
- clerc s’est proposé d’apporter a ^ °P jj ration délicate de l’affinage du sera nécessaire d’entrer dans quelq ^ détails sur l’opération principal®3 . quelle ce perfectionnement parait s ceptible de s’appliquer, l’affin(ige charbon de bois. . uC)
- Dans un creuset de forme prismatiq^.’ formé par des plaques de fonte,on' jr fondre, sous l’action d’un courant a forcé, au milieu du combustible ^ candescent, là fonte destinée a ,anjt nage, on la décarbure et l’on ^ sous forme de loupe le fer sépare .jj carbone et des matières étrangères q renfermait. ju
- Cette opération, indépendamment réchauffage des lopins obtenus prC ^ demment, se compose essentielle*^ ,a de trois parties, la fusion danslaquen fonte placée à la partie supérieure . foyer, se réduit successivement à > j liquide et tombe goutte à goutte au du creuset, sous l’action du courant o lancé par la tuyère, et est en Pa, t. décarburée par l’oxigène de l’air» * finage, pendant lequel l’afifineur s lève avec un ringard la masse f®rreUj;f' pour en exposer successivement les îerentes parties à l’action décarbura ^ du vent, répétant fréquemment ®® manœuvre pour les parties dont le vail est moins avancé; Yavalage» °^e niére période du travail, dans laqu*-fl. l’afifineur réunit et soude avec son ‘ ^ gard les masses de fer affiné, P?ure*' former une loupe, qui est ensuite traite du foyer et portée sous le 113 teau. (v
- L’action du vent n’est pas seULer,te» lisée pour la décarburalion de la *. j,es l’afifineur tire partie des scories r,c sgt en oxide de fer, qui sortent du cre% ou tombent de l’enclume pendam ^ cinglage ou martelage de la l°upex’jde qui réagissent par leur excès d °* e(i de fer sur les parties décarbure®®’ même temps qu’elles préservent *e ^ tal de l’action trop rapide du vent P dant son séjour au fond du creuse • f
- L’inclinaison de la tuyère r’,aj,cé suite, la direction suivie par l’a,r teg; dans le foyer ne sont pas indiffère j. l’inclinaison de la tuyère doit
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- * tivî11 es différentes espèces de fonte •lleii i s,u*vant la rapidité avec la-fejjj e ja décarburation a lieu. Dans les f°n(ljdaffinerie constants, on appro-Une:1 ,.CrÇuset,eton donneà la tuyère f'2onti na'Son de 7 à 10 degrés sur l’ho-datjg îa e P°ur affiner des fontes grises ; e$ir. .es.ieux champenois, l’inclinaison demiÜuite au maximum de 3 degrés et ?fés ^°Ur ^es ^ontes traitées, et à 2 de-
- Km ^ein* ^ans *es ^eux ff°urSuignons
- es ^onles blanches : dans ces der-Pr0i> ’ °n diminue en même temps la iuy deur du creuset. L’inclinaison ÈtreentetJa profondeur du foyerdoivent déç^^ffinéesde telle sorte que la fonte CeSsj Urée en partie, qui arrive suc-f1|'ennent au du creuset, ne fègi ne Pas nature trop rapidement; le cipajtnentde la tuyère se fait doncprin-tati eincnt en vue de la première opé difjj .• Pour les fontes d’un affinage d'èt|Cl|e, cette combinaison peut cesser lie ,e convenable dans la seconde par-Conj,,lopération, et l’affineur, pour do^P’eter la décarburation de la fonte, fatji soulever à plusieurs reprises et k^ner> dans la région oxidanle du hL ’Jes masses ferrugineuses rassem-]J a la région inférieure.
- s’est proposé surtout de je(ï®dier 4 cet inconvénient en diri-Kii te Vent vers les matières, à l'aide tCt«yère mobile, plutôt que d'aller ^t\ir tes matières pour les sou-Si en vent- disposition méca-V(iç aPportée par M. Leclerc, et dont «t (jj^ciption est du reste incomplète l^st ci e a comprendre sans figure, itiVçP.as la partie importante de cette r^lisi'0n’ e**e Peut ®tre facilement t ée dans chaque cas particulier, est6 Pr*ncipe de la mobilité des tuyères 'li^cctcs, très-ingénieux, et paraît •etits Suement devoir donner d’excel-to^ultats pour l’affinage des fontes îeqSe et surtout des fontes graphies ’ roais, en pareille matière, les 8ctltie|Iîeillents de la pratique sont es-^Qir ^ seraif surtout important de ‘6 kfSl » Par la méthode de M. Leclerc, Par s Çonserve toutes ses qualités ; si, v°Pèr,te la rapidité plus grande de \0a!«on, toutes les parties en sont V0pnes et également affinées.
- P«nSe , comité des arts mécaniques °nc qu’une expérience plus lundis Plus répétée, et dont les résul-^m^alcnt confirmés par des docu-^ccss ?ull'enllques et détaillés , est pour que la société d’encou-h Unir 01 Pulsse asseoir, d’une manière in |Ve 1 son jugement sur l’invention ’ ^«clerc ; il ne peut qu’exprimer
- ici tout l'intérêt que la lecture du mémoire lui a inspiré, et le désir qu’il éprouve de voir ce nouveau procédé expérimenté dans les principaux groupes de forges au charbon de bois.
- II paraît que, depuisquelques années, des essais du même genre ont été tentés en Suède, et que rien de bien décisif n’a été constaté en faveur de l’emploi des tuyères mobiles; la différence de nature des fontes d’un affinage facile est sans doute la cause de ce résultat, qui tendrait, si cette supposition est exacte, à prouver que, pour l’affinage des fontes grises, le procédé de M. Leclerc est susceptible de reproduire constamment les avantages annoncés dans son mémoire.
- Voici, du reste, quel est le mode adopté par M. Leclerc pour la conduite de l’opération. Pendant la fusion , l’af-fineur lance le jet d’air dans la direction et sur le point qui lui paraissent nécessaires, en ne donnant aux tuyères qu’une plongée de 2 à 3 degrés ; au commencement de l'affinage, après avoir fait écouler les scories liquides qui recouvrent le métal, il augmente pendant 5 à 6 minutes l’inclinaison du vent de 4 à 5 degrés ; il procède ensuite au soulèvement en augmentant encore de 8 à 10 degrés l’inclinaison de la tuyère ; et lorsque le fer a pris nature, il ramène la tuyère à la position qu elle occupait pendant la fusion pour procéder à l’avalage.
- M. Leclerc annonce que, par ce procédé , pour lequel il a pris un brevet, et qu’il a appliqué aux forges de Cuen-gnon ( Saône-el-Loire ) et auCrcusot, il a obtenu d’excellents résultats pou-l’afïïnage de la fonte , et même pour la réduction immédiate des minerais dans un feu d’affinerie ordinaire.
- Note sur un procédé d'aciération des objets en fer forgé ;
- Par M. de Bünac.
- Il existe un procédé particulier pour aciérer les objets en fer forgé, qui consiste à les plonger dans de la fonte en fusion après les avoir portés jusqu’à la chaude suante ; comme ce procédé est peu connu, nous allons entrer à cet égard dans quelques explications:
- Aussitôt que les pièces ou objets en feront recu la forme qu’elles doivent avoir ou qu’on les a dégrossies autant qu’il est possible, on les porte à une chaude suante afm de pouvoir procé-
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- der à leur aciération, ou bien on ne porte à cette température que la portion qu'il s’agit d’aciérer. Dans cet * état, on les plonge, ou la portion seulement à carburer dans un bain de fonte amenée à l’état le plus fluide possible, et on les y agite pendant un temps plus ou moins long, suivant qu’on veut faire pénétrer plus ou moins l’aciération dans l’intérieur des pièces. Une simple immersion d’une fraction de seconde suffit déjà pour produire une aciération qui pénètre 2 ou 2,5 millimètres de profondeur. Alors l’objet est retiré du bain de fonte et pour fixer cette enveloppe ou couche en acier, on le plonge immédiatement dans de l’eau où on ne le laisse que le temps (quelques secondes seulement), pour qu'au sortir du liquide il conserve une température rouge bien apparente, et qu’on puisse le forger en observant toutefois toutes les précautions employées ordinairement pour le travail de 1 acier.
- Il est évident que ce procédé ne présente aucune difficulté dans les usines à fer , attendu qu’on a à sa disposition la fonte du haut fourneau , qu’on peut puiser à sa source même, ou transporter à volonté dans des vases ou des récipients chauffés. Il n’est pas non plus difficile dans les feux d’affinerie , ou les forges, de se procurer de la fonte en fusion. Seulement il faut bien faire attention que la bonne fonte grise mérite la préférence . lorsqu’on veut que les objets qu’on traite n’augmentent pas de volume et au contraire que c’est la fonte blanche, c’est-à-dire la fonte pauvre en carbone qu’il convient d’employer toutes les fois qu’on veut charger ces objets d’une couche sensible d’acier;
- Ce procédé est aussi parfaitement praticable en petit, ainsi que l’ont démontré des expériences faites à mon instigation par M. Lohsc, maître de forges à Chemnitz (1). Dans l’usine de 3Vi Lohse il existe deux feux de forge sous une même cheminée et dont chacun est pourvu de son soufflet particulier. Un de ces feux a servi à mettre en fusion des morceaux de fonte consistant
- (l) Ces expériences ont eu pour origine une
- communication que j’ai faite dans unë séance
- rie la députation technique de l’association des ouvriers à Chemnitz , séance dans laquelle j’ai fait connaître un moyen particulier employé dans la Styrie pour l’affinage de l’acier, et qui consiste à plonger les lopins d’acier portés à une chaude suante, et qui présentent des parties ferreuses ou molles dans un bain de fonte pour leur rendre le carbone qu’elles ont perdit.
- en débris de matériaux brisés pro^e.J narit du vieux fourneau qu’on avaj démoli, du poids d’environ 1 •
- 50. On s’est servi pour opérer la fusi° d’un creuset de Passau qu’on ava posé sur un tourteau de brique réfra taire qui, à son tour, était placé s une plaque ronde en fer, laquelle pre^ | sentait huit ouvertures disposées e cercle autour du cul du creuset. Ce plaque servait à clore complètement foyer de la forge et ne laissait penetr | le vent que par les ouvertures qu e ^ ; offrait. Autour du creuset on avait ele «
- un petit mur circulaire formant u j petite cuve qu’on remplissait avec coke.
- Cette disposition du reste a été r . présentée dans la fig. 4, pl. 70. Un ve t j arrivait du soufflet par le porte-',e I a, pénétrait dans la cavité focale puis s’élevait par les ouvertures pour venir baigner le creuset d; 3 cette disposition, la charge de fontef trait en fusion au bout d’une heure- ^ arriverait peut-être au but encore PS promptement, en posant le crcuse t chargé de fonte sur un autre cre11 renversée, et percé de trous d lequel on amènerait le porte-ven fig. 5. fn
- Dans le feu contigu on porta'* même temps à la chaude suante ,’esfer ges de fer et on procédait avec c® $ ainsi qu’on l’a expliqué plus haut- ^ expériences assez avancées ont tout à coup interrompues par la r ture du creuset, et parce qu’on a avait pas un autre à sa disposi'1^, mais on a eu toutefois le temps de l.eà parer des briquets à battre la P|er,res fusil et un assez grand nombre d a objets semblables. ;nsi
- La cassure d’une barre de fer a0y-traitée et trempée, a présenté une che d’acier d’environ 2,5 miH'11^^ d’épaisseur. Il était facile de reconnu jt les points où la chaude suante pénétré le plus profondément, qu’en ces points la formation nu reste avait aussi marché plus avant. on remarquait aisément à ’a!(e(it3 vue, mais encore plus distincte®3 ue
- la loupe, les différences successif ..y-
- présentait la cassure de l’acierieJc0ii' vançant de dehors en dedans., ^ tact plus immédiat ou plus pr°13 * par la fonte , était facile à reconnai c;1s-une cassure plus grossière, cet p|y5 sure prenait un grain de ph,s erdr3 fin jusqu’à ce qu’elle allât s®. C^-an dans la masse de fer doux q111 éprouvé aucune modification.,
- Comme la pénétrât ion de
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- ?ePend, d’une part, de la profondeur à Quelle pénètre la chaude suante, et, .el autre, de la durée de l’application vu procédé , il en résulte qu’on peut à ,0|ontè transformer en acier des pièces e fer soit en totalité, soit partiellement telle profondeur qu’on désire.
- Lohse a fait remarquer que ce n°yen pouvait s’appliquer avec beau-:®llP d’avantage à la fabrication des j :Juments d’agriculture et autres ob
- Jets
- qui, avec un certain nerf à l’inté-
- ont besoin à l’extérieur d’une es-gran(ie dureté, et comme ce sujet I Presse à un très-haut point toutes les asses de la société, nous allons revendre avec ardeur les expériences et s aPplications.
- D»^an.s lous *es cas j’engage les pro j 'etaires d’usines à fer et les maîtres e forges à prendre ce procédé en conjuration et à étendre les expériences "affinage et à la fusion de l’acier
- lfei
- °bt,
- aipé et brisé en morceaux, afin d’en
- 'lui
- 'emr de l'acier affiné et fondu, ce
- , naturellement ne pourrait s’opérer . ec succès si on se contentait de don-jer nne simple enveloppe d’acier au J, > mais bien par une conversion com-|efc des pièces de fer en acier, c’est-ç'dire en portant l’aciération jusqu’au ^re de ces pièces.
- l'affinage de l'or par voie de cémentation.
- Par le docteur Philipp.
- Vo^e procédé d’affinage de l’or par la q !,e sèche ou au moyen de l’opération (je °n nomme cémentation , est connu fJuis longtemps, quoiqu’on l’ait par qis. considéré comme un secret, et qu’il lt été employé que par un petit nom-5]p,(l’affineurs, pour purifier de l’or ik!e’ et en particulier celui qu’on veut (jq^jrasser des corps qui en altèrent la
- a/a'1 auss’ des tentatives pour céti?er ^or complètement, par voie de épr l?ti°n; mais d’un côté, on a q ?Uvé des pertes notables en métal, gr^e I autre, on n’a pas obtenu un de-qüebiscuit de pureté, et par consé-tboiL1- on en est revenu aux anciennes e}hodes.
- j’qj 1 a*de d’un grand nombre d’essais, t^Uva-’ toutefois, me convaincre qu’on aUS:
- ~.a,t effectivement obtenir de 1’
- ---- --------.--------- ~ •
- 5eUihPUr est P0SS‘bIe, c’est-à-dire mable à celui qu’on trouve dans le
- commerce sous le nom d’or fin, et même plus fin encore, au moyen de la cémentation, et que seulement le succès de cette opération très-simple dépendait des conditions suivantes :
- 1° Du choix des matières propres à opérer la cémentation.
- 2° De la préparation de la masse.
- 3° Du titre de l’alliage qu’on veut traiter.
- 4° De la température à employer.
- Voici, maintenant, les détails relatifs à chacune de ces conditions.
- 1° Matières propres à composer la masse à cémenter.
- On possède, à cet égard, un grand nombre de recettes; c’est ainsi que pour 16 grammes d’or à affiner, on a conseillé de prendre :
- 100 grammes brique en poudre fine ; 32 grammes sulfate de fer; 8 grammes alun ; 32 grammes sel marin ; 16 gram. salpêtre, et 8 grammes sel ammoniac.
- Ou bien,
- 200 grammes brique en poudre fine ; 100 grammes sel marin ; 50 grammes sulfate de zinc, et 12 grammes salpêtre.
- Ou bien,
- 100 grammes brique en poudre line ; 25 grammes sel ammoniac; 12grammes sel marin, et 4 grammes tartre.
- Mais toutes ces recettes ne fournissent aucun résultat satisfaisant, et en effet, les deux premières occasionnent une perte en or (car le bon sens indique qu’il faut surtout éviter d’employer ensemble le salpêtre et le sel commun), et avec la dernière , l’or retient toujours de l’argent.
- La recette suivante est à la fois la plus simple etJa plus efficace.
- 50 grammes brique en poudre fine ; 16 grammes sel marin; 16 grammes alun ; et 16 grammes sulfate de fer.
- Je ferai remarquer que le procédé de cémentation a encouru avec quelque raison le reproche que les ingrédients qu’on y emploie sont trop volumineux pour qu’on puisse l’appliquer en grand, et que ce reproche s’applique aux recettes ci-dessus.
- 2o Préparation de la masse.
- Le sel marin, l’alun et le sulfate de fer, amenés au plus haut degré possible de dessication, sont pulvérisés finement, puis versés sur la poudre de brique, et le tout retourné jusqu’à ce qu’on obtienne un mélange homogène et parfait. Cette poudre est alors hunicc-
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- tée avec un peu de vinaigre, pour en former une pâte qu’on introduit et qu’on bat fortement dans un vase en terre ou un creuset de fusion , avec l’or à affiner au milieu. Lorsque l’or est en petits fragments, on peut le stratifier avec la masse, en couches alternatives dans le creuset.
- 3° Titre de l'or qu'on traite.
- Ce mode d’affinage ne réussit bien qu’avec l’or de 8 à 12 carats. Avec des ors plus riches, les matières qui dissolvent les parties impures, ne peuvent plus pénétrer aussi aisément la masse, parce qu’il existe un trop petit nombre de pores ; il faut donc aux ors plus purs ajouter un peu de cuivre, jusqu’à ce qu’ils soient descendus au titre requis. Avec les ors au-dessous de 8 carats, il y a cet inconvénient, que la masse d’or qui reste après l’opération, n’a plus assez de consistance pour pouvoir être extraite sans perte de la poudre de cémentation.
- 4° Température à employer dans l'opération.
- Le creuset ou le vase étant placé au milieu d’un feu de charbon de bois, on le coiffe de son couvercle, puis on le chauffe avec lenteur, de manière qu’il n’arrive qu'au bout de 3 à 4 heures à la chaleur rouge faible.
- La durée de l’opération se règle sur l’épaisseur de l’or qu’on traite, et ce sont les feuilles d’or laminé très mince qui s’affinent le plus promptement et le plus aisément. Le rouge naissant ou rouge faible est incontestablement le degré de chaleur qui convient le mieux. En effet, si dès le commencement ou pendant l’opération on dorme une chaleur trop élevée, la décomposition des matières se fait trop promptement , et celles-ci n’exercent point une action suffisante sur l’or.
- Aussitôt après que le creuset est refroidi , on enlève , avec précaution, la poudre qui s’est concrètionnée autour de l’or, puis on lave celui-ci avec de l’eau bouillante, pour le débarrasser complètement des matières qui peuvent encore y être adhérentes.
- L’or, qui en cet état est encore tout poreux et sans consistance, et possède une couleur jaune des plus pures, est fondu avec du horax.
- Voici, je crois, la théorie de celte opération. Le chlore qui se dégage du sel marin, sous l’influence de l’acide sulfurique, du sulfate de fer, transforme
- en chlorure le métal ou l’alliage qu jj® traite ; mais à la température à laque* on opère, l’or se réduit à l’état meta -lique , tandis que les autres metau mélangésrestent dissous dans la pou" de cémentation. L’alun doit avoir po" but de retarder la fusion, et la poud de brique procure par sa division dégagement continu de chlore. ..
- Il résulte de ce qui vient d’être «* ’ que le procédé de cémentation surpas de beaucoup tous les autres par sa si plicité, sa facilité, son exactitude, ^ aussi, il faut avoir soin de remP toutes les conditions énoncées ci-" sus, si on veut obtenir un résultat ce tain.
- Cuivrage de l'acier par voie q^v<i nique.
- On sait que, jusqu’à présent, on pu obtenir de précipitation métalnfl, par voie galvanique, que sur les taux qui ne se combinent pas avec V eide sulfurique , mis en liberté, entre dans la composition du sulfat® cuivre, employé comme intermédia1 ’ parce qu’autrement, ces métaux épr® veraient un changement à leursurj3 ’ avant qu’un précipité de cuivre ad Y s’y former. Par suite de ce phénome. ^ on n’a pas, jusqu’à ce jour, rcus* ^ produire immédiatement un PreClyr semblable, soit sur le fer, 'soit suf >, cier ; et dans la reproduction par >e ?efi vanisme, des planches gravéessur aÇ1^ on a cherché à tourner la diffîcuite. eSf imprimant préalablement ces P|anC|jn^ au moyen d’une forte presse à cj’ dres, sur des plaques de plomb ductile, afin de se servir de cette ^ preinte comme d’une matrice P°“ nouvelle planche de cuivre qu’d s » sait de produire. , ved
- M. le professeur Jacobi a déco un procédé simple, à l’aide duq"~ ^ remédie à ce défaut. Pour cela, Cje|a vaut physicien s'est servi, au ÜeU or)a dissolution de sulfate ne cuivre fl.1’ je employée jusqu’ici, d'une dissolu1’" fle cyanure de cuivre, qui n’exerce a jy influence nuisible sur le fer ou s
- cier.
- La préparation du cyanure de est, il est vrai, difficile et *nC^(j’[jrie par voie chimique, mais elle ®sniqO?’ grande simplicité par voie f>a‘v? ^eri® dès qu'on peut disposer d’un" D tant soit peu puissante. répa>
- Pour cela, on commence parPred® rer une solution saturée de cy^,n]0(tge
- ivre
- potassium, dans l’eau, et on
- y P10"
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- *an* le pôle cuivre que le pôle platine la batterie. En cet état, le cuivre se “’ssout et se combine jusqu’à satura-tl0.n , avec le cyanure de potassium, commence à se rendre au pôle Platine. A cet instant la dissolution de cYanure de cuivre est prête à être employée, et on peut s’en servir de la ^ême manière qu’on a fait jusqu’à Posent avec celle du sulfate. Toutefois, Çomme le renouvellement de ladissolu-‘!°n , lorsque le cuivre s’en est précipi-te> présentequelques difficultés, il faut, P°ur eu faire usage, se servir de vases Particuliers de précipitation, attendu dans ceux-ci, il se dissout exactement autant de cuivre de l’anode (au pâle cuivre) qu’il s’en précipite sur le Cathode (au pôle zinc) ou qu’il s’en Separe de la dissolution.
- Sur la distillation du mercure (1).
- Par M. Millon.
- Lorsqu’on distille le mercure, après •avoir agité avec une petite quantité ^ acide nitrique propre à dissoudre les métaux facilement oxydables, on régnait que la distillation se fait avec P'us de lenteur au moment où l’on vo-aiilise les dernières portions du métal.
- Si l’on recueille alors séparément le mercure qui a distillé au commencement et celui qui a distillé à la fin , on constate sans peine dans ces deux portions une inégale volatilité.
- J’ai mis à part le premier et le dernier kilogramme distillés d’une masse de 50 kilogrammes de mercure; chacun de ces deux kilos a été redislillé, puis soumis à l’épreuve que je vais décrire.
- J’ai fait choix de quatre petites cornues sensiblement pareilles, qui pouvaient contenir 100 grammes de mercure , de manière à en être à demi remplies. Ces quatre cornues, chargées de 100 grammes de mercure, ont été plongées dans un même bain d’alliage en fusion. La chaleur du bain a ensuite été élevée jusqu'à ce que le mercure des cornues fût en ébullition. Le métal distillé se condensait dans le col, était recueilli, puis pesé. Les quatre cornues ne débitaient pas autant l’une que l’autre, mais en mettant de côté celles qui s’écartaient le plus, il a été facile d’en conserver deux qui, soumises à l’épreuve précédente, fournissaient une quantité de mercure sensiblement égale. Ainsi, dans trois opérations suivies parallèlement avec ces deux cornues que je désignerai par les lettres A et B, j’ai obtenu de 100 grammes de mercure :
- Première opération. Cornue A, mercure distillé. . . .
- Cornue B, mercure distillé. . . . Deuxième opération. Cornue A, mercure distillé. . . .
- Cornue B, mercure distillé. . . .
- Troisième opération. Cornue A, mercure distillé..............
- Cornue B, mercure distillé...........
- tr*J est à remarquer que, dans ces l00ls expériences, la cornue A a tou-débité un peu plus que la cornue Lest une circonstance dont j’ai Vanu compte dans les expériences sui-
- cfi Extrait d’un mémoire intitulé : Recher-teg Aur. mercure et sur quelques-unes de ScîJojnbinaisons, présenté a l’Académie des 1Ces> dans la séance du 28 avril.
- Mercure distillé dans le même temps.
- , . 48Sr,5 . . 47sr,5 . . 69sr,0 . . 63Sr,0 . . 666r,0 . . 64Sr,0
- Voici maintenant les différences constatées en soumettant, comparativement à 1 épreuve du bain d’alliage, du mercure qui provenait du p cmier et du dernier kilogramme retirés de la distillation des 50 kilogrammes de mercure.
- La cornue A, qui débite le plus, a reçu le mercure retiré à la fin de la distillation : la cornue B a reçu le mercure retiré au commencement.
- Mercure distillé dan* le même temps.
- Première opération. Cornue A, contenant 100 grammes. ..... !9er,o
- Cornue B, contenant 100 grammes.....49?r,0
- deuxième opération. Cornue A, contenant 100 grammes.......15&r,7
- Cornue B, contenant 100 grammes...... 41«r,5
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- L’expérience m’a fourni des résultats très-dignes d’intérêt : il suffit, en effet, d’un millième ou même d’un dix-millième de métal étranger , pour que le mercure, soumis à la distillation parallèle des deux cornues , présente les différences les plu* caractéristiques.
- Un dix-millième de plomb ajouté au mercure arrête presque entièrement sa distillation.
- Dans ces expériences comparatives, j’ai toujours eu soin d’introduire dans la cornue A, légèrement accélératrice» le mercure qui distillait plus difficüe' ment.
- Je consigne ici les nombres fourni* après l’addition du plomb :
- Sur 100 grammes de mercure.
- Mercure distillé dans le même temps-
- Première opération. Cornue A, mercure additionné de tzbbô de plomb. 5&r»0
- Cornue B, même mercure sans plomb...............67Sr,0
- Deuxième opération. Cornue A, mercure additionné de ràzzb de plomb. 2£r,2 Cornue B, même mercure sans plomb.....................................55sr-ê
- Le zinc a été substitué au plomb, l millième.L’influence s’estexercéedau*
- toujours dans la proportion d’un dix- le même sens.
- Il taut avoir soin, dans ces tions comparatives, de modérer la température du bain d’alliage, dès que le mercure commence à tapisser le dôme de la cornue.
- Du mercure affecté d’une manière aussi marquée dans son mode de distillation devait offrir quelque différence dans son degré de pureté : mais j’ai vainement cherché à constater cette différence par les réactifs. Le mercure du premier eteelui du dernier kilogramme se sont comportés de la même façon dans tous les essais que j’ai tentés.
- J’ai songé alors à rechercher si l’addition de métaux étrangers, en quantité assez petite pour échapper à l’analyse, ne pourrait pas changer la volatilisation du mercure.
- Mercure disti"® dans le même te®Ps'
- Première opération. Cornue A, 100 gr. de merc. addit. de de zinc. 6gr‘^
- Cornue B, même mercure sans zinc................. 57«r>0
- Deuxième opération. Cornue A, 100 gr. de merc. addit. de de zinc. 2Sr>^ Cornue B, même mercure sans zinc......................................... ;J7t>'r,5
- L’addition d’un millième et d’un dix-millième d’or n’a rien changé au mode de distillation.
- Le platine a exercé une action inverse de celle du plomb et du zinc : il
- accéléré la distillation, mais tao^ que le zinc et le plomb ne la retaf' dent. On en peut juger par deux expe riences :
- Mercure di»1111® dans le même u>w
- Première opération. Cornue B, 100 gr. de merc. avec ,^§5- de platine.. 89gr’5
- Cornue A, 100 gr. du même mercure sans platine.. 70&r’°
- Deuxième opération. Cornue B, 100 gr. de merc. avec zbbüt de platine..
- Cornue A, 100 gr. du même mercure sans patine.. 7°gr’
- Pour obtenir cette accélération, il faut avoir soin de faire digérer le platine avec le mercure, durant un jour ou deux, à une température de -f- 50 à -f-80 degrés. Sans celte’ précaution, le platine n’apporte pas un changement notable à la distillation. Lorsque le mercure a reçu cette petite quantité de platine, il se modifie dans quelques-unes de ses propriétés. Il se soulève en bulles dans le verre où on l’agite, à peu
- près comme ferait une eau lrès-le|>crte, ment albumineuse. Il adhère si *°r .j| ment au verre par la chaleur, fl ^ letame au moins aussi bien qlie e{ alliages de bismuth indiqués Pc^.rpeu objet; mais cet étamage se détrm F e à peu par le refroidissement. Lob e mercure platinisé ne forme P*uS^oO surface convexe dans les flacons le conserve ; et si on le recouvre o .e la couche d’eau inférieure et la c°
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- de mercure supérieure se touchent par une surface plane.
- Ainsi, des quantités extrêmement Petites exercent, sur certaines qualités mercure, des influences qui rappellent celle du graphite sur le fer, Mtns l’acier. Cette influence des petites Quantités métalliques, sur des masses Métalliques, ne se bornera sans doute Pas au mercure. C'est un fait dont les Mdustries doivent prendre note, ce me Semble ; et l’importance du mercure P°ur la confection du baromètre, exige ('éjà qu’on prenne en considération les ,a'ts que je signale.
- impressions des tissus et autres produits avec des poudres métalliques cl mode nouveau de fixage ;
- ï*ar M. J. Overend, de Liverpool.
- Celte invention, qui a pris origine France, consiste premièrement dans a Préparation d’une composition ou d un mordant propre à imprimer les llssus et autres produits qui doivent Ensuite être recouverts de poudres mé-tolliques, et, en second lieu, en un Mode particulier pour le fixage des Ailleurs.
- . J’indiquerai d’abord la nature des Mgrèdientsqui entrentdans la composi-l'°n, et la manière donton les combine ^‘semble pour imprimer sur les tissus de coton. On prend :
- 64 parties de céruse,
- 8------- de manganèse,
- 1-----de litharge,
- 4-----d’acétate de plomb.
- Ces ingrédients sont mélangés en-s?<uble dans 4 litres d’huile de lin clamée et réduits en une pâte à laquelle °u ajoute 41 litres de bonne gélatine JM colle forte de consistance ordinaire.
- tout est alors bouilli à la vapeur dans JM vase en terre pendant une demi-ueure, en y ajoutant 4 parties de cire tourte, 1 1/3 partie de gomme dissoute ej 4 parties de sucre candi. On enlève !;?rs du feu, on passe à travers un ta-,ls, et on ajoute une petite quantité de jMfoinale jaune de potasse pour colorer ,a «lasse.
- ^ans quelques cas, lorsqu’on opère, Par exemple, sur des articles en laine jM ajoute une petite quantité de téré-.'nthine ou d’acide chlorhydrique j M'flu; mais lorsqu’on se sert de ces Miniers ingrédients, on ajoute au mé-
- lange , au lieu de cire et de gomme, une petite quantité de suif ou autre matière grasse.
- Quoi qu’on ait indiqué ci-dessus des proportions entre les ingrédients, il est bien évident qu’on peut les faire varier suivant la nature des tissus ou des produits qu’il s’agit d’imprimer.
- Le mordant étant ainsi préparé est prêt à être employé, et on l’applique à l’aide du bloc ou par tout autre mode d’impression. Après que le tissu a été imprimé et qu’on l’a enlevé de la table ou de la machine à imprimer, on tamise dessus l’impression une poudre métallique ; on transporte dans une chambre chauffée à la vapeur, pour le faire sécher et quand le tout est sec on brosse avec soin jusqu’à ce qu’on ait enlevé toute la poudre libre ou excédante.
- Ce procédé peut s’appliquer à toute espèce d’impression et sur des tissus de toute nature, et on peut le combiner avec des impressions en couleurs ordinaires. Je ferai remarquer d’ailleurs à ce sujet qqp la poudre métallique supporte la chaleur de la vapeur assez de temps pour que les couleurs avec lesquelles le tissu a pu être imprimé soientfixées, etque les produits doivent être séchés en plein air, de préférence à une chaleur artificielle.
- Dans les deux cas cités, c’est-à-dire soit qu’on imprime avec des poudres métalliques, soit avec d’autres couleurs , les tissus doivent être passés au cylindre suivant le mode ordinaire, mais dans d’autres cas, comme quand il s’agit par exemple du cuirpù la matière serait endommagée parla pression du cylindre, il est préférable de se servir de brunissoirs à la main. Le produit est alors soumis à une pression qui donne au métal un aspect brillant et bruni, et c’est dans cet état qu’on soumet à un procédé de fixage, qui forme la seconde partie de cette invention, et consiste à soumettre le produit à la vapeur du soufre.
- Le tissu qui a été imprimé est enroulé sur un cylindre et appelé par un second cylindre recouvert d’un drap, ce cylindre est maintenu dans un état constant d'humidité, à l’aide dune auge remplie d’eau dans laquelle il tourne. Le tissu de là passe sur trois autres cylindres chauffés à la vapeur ou par tout autre moyen convenable. On place sous le tissu une capsule d’environ un mètre de longueur dans laquelle on fait brûler du charbon et du soufre mélangés avec du sel, la vapeur qui s’élève se combine avec la
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- couleur du tissu imprimé, à mesure qu’il passe sur les rouleaux et la fixe, ce qui termine le procédé d’impression et en même temps enlève l’odeur désagréable contractée par l’imbibilion de l’huile dans les opérations précédentes; on sèche alors en passant de nouveau sur des cylindres chauffés comme on a déjà fait.
- Quand on prépare le mordant pour impression sur soie , on fait varier la nature des ingrédients en mettant de côté le sucre de Saturne ou acétate de plomb, et en ajoutant une petite quantité d’eau régale suffisante pour dissoudre la cire employée, ét au lieu d’employer 4 parties de cire jaune, on se sert de 8 parties et de * de sucre cristallisé. Ces ingrédients sont mélangés ensemble comme précédemment. Il est plus avantageux de se servir de cette composition élevée à un certain degré de température que lorsqu’elle est froide.
- Nouveaux procédé&de tannage.
- Par M. A. Türnbull.
- Dans le tannage des peaux, on sait qu'il est très-difficile d’amener immédiatement et efficacement en contact le tannin ou acide tannique avec la fibre gélatineuse de la peau, et cela par différentes causes que voici :
- 1° Les peaux étant dépouillées de leur poil et épiderme, en les plongeant dans une solution de chaux, elles prennent une quantité considérable de cette terre alcaline ; or cette chaux enlève une portion de la substance gélatineuse sous forme de gélatine soluble, c’est-à-dire, altère la fibre au point de la rendre incapable de se combiner effectivement avec le tannin , et les pores de la peau s’imprégnent tellement de chaux, que le principe tannant ne peut plus opérer en toute liberté, ou atteindre jusqu’au cœur de cette peau.
- 2° Quand on emploie le cachou dans le tannage, le cuir qui en résulte est très-perméable à l’eau , léger et spongieux, et d’une couleur rouge foncé. Cet état est produit par l’acide caté-chouique ou japonique, et autres extraits nuisibles qui se trouvent dans le cachou.
- 3° Lorsqu'on fait macérer du tan ou autres matières analogues, surtout le dividivi et le sumac, avec de l’eau pour le tannage, ces substances donnent naissance par l’action de l’atmosphère a de l’acide gallique qui est un dissol-
- vant de la gélatine, et par conséquent nuisible au tannage, en même temps qu’il occasionne une expansion dans les pores de la peau ; et comme il ne pro-voque pas la combinaison de l’acide tannique avec la gélatine , le cuir reste léger, poreux et de qualité inférieure-
- Le principal objet de M. TurnbuU est d’écarter ces inconvénients et ceS difficultés et de provoquer une combi-naison rapide et efficace de la fibre gélatineuse des peaux avec la matière tannante.
- Le premier point consiste à enlever la chaux dont les peaux sont impre' gnées. ou bien à débourrer ces peaux et en détacher l’épiderme, sans employÇr la chaux, et par un moyen dont on na point encore fait usage.
- Le sucre et les matières saccharines diverses que procurent les substances végétales, possèdent la propriété ue se combiner avec la chaux ou de ta dissoudre. Il en est de même de l’acid® pyroxylique ou esprit de bois. En coU' séquence, pour extraire la chaux qu* imprègne les peaux, on prépare un solution consistant en 7 kilog. de sciur de bois, 2kilog. de sucre brut, ouautr matière saccharine etde mélasse et 3U" litres d’eau : on peut la composer «J sciure seulement dans la proportion u 14 kilog. pour la même quantité d’eaU: Les solutions étant faites à froid ou chaud, mais toujours employées froid© » on y plonge les peaux pendant deux 0 trois jours , ce qui enlève la cbaU qu’elles renferment et les dispose s’imbiber d’acide tannique et à se ta(1 ner en très-peu de temps,
- Pour débourrer les peaux sans chau ’ M.Turnbull les plonge : l#dans une sol tion de sucre ou autre matière saccharin » 2° dans une solution de sel marin- * le premier moyen, le sucre fait dilatffC la gélatine, et sans causer de domn®a»j à la fibre, détache l’épiderme et re^ le débourrage très-facile. Dans le * cond, le sel marin contracte cette mÇ épiderme sans réagir sur la gélal|Uj la sépare de la vraie peau, de fa- s qu’on peut en enlever le poil ® e nuire à la matière gélatineuse, D ge de cette peau. La solution de sucr.c0u compose de 7 kilog de sucre brut mélasse pour 450 litres d’eau. fi maintient à une température eutre^es et 25°C. Les peaux y restent imnuero j de 5 à 10 jours. La solution de ^ marin est formée par l’additi00 ,oJ, kilog. de ce sel à 450 litres d’eau q tient à une température de 22° a
- M. Turnbull fait connaître en 0., un moyen pour séparer l'acide J v
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- nique ou catéchouique et autres corps qui se trouvent dans le cachou de l'acide tannique et pour s’opposer à la formation des acides galiique et ellagique,
- 3uand on se sert de l’écorce de chêne , u dividivi, de l’avelanède et autres matières propres à tanner les peaux.
- La séparation de l’acide tannique, de l’acide japonique , etc., s’opère en réduisant les cachous en poudre fine et démêlant cette poudre dans de l’eau chaude ou froide jusqu’à ce qu’il ne se dissolve plus rien, puis à verser la liqueur froide dans une cuve ou cylindre pourvu d’un fond de gaze métallique, de toile ou de calicot, ou autre matière perméable. L’acide japonique et les autres principes nuisibles que renferment les cachous, sont retenus à raison de leur insolubilité dans l’eau froide et on obtient une dissolution de tannin bien exempte de ces matières. Cette liqueur purifiée est beaucoup plus propre à conserver les voiles des navires cl les tissus exposés aux influences atmosphériques, que le cachou qu’on emploie aujourd’hui.
- Pour s’opposer à la formation des acides galiique etellagique qui se produisent sous l’influence de l’air dans la liqueur tannante préparée au tan , au dividivi ou à l’avelanède, M Turnbull réduit ces matières en poudre et s’oppose au contact de l’air pendant le tangage par un moyen qui sera indiqué ci-après.
- Les peaux préparées comme il vient d’être dit, bien lavées et bien nettes, sont tannées au moyen de deux procédés différents : 1° par l’application d’une nouvelle force physique différente de l’attraction capillaire et de la pression hydrostatique ; 2° dans des fosses Communiquant l’une avec l’autre, ainsi qu’on l’indiquera ci-après, afin de main-tenir une agitation et une circulation constantes dans la liqueur tannante , jusqu’à ce que les peaux soient tannées.
- La force physique que M. Turnbull Propose d’appliquer au tannage des j Peaux est celle qui produit l’endosmose j et \'exosmose. Pour cela . il coud les i Peaux pour en former des sacs dans j lesquels il introduit le tan dans la proportion de 2 kilog. pour chaque kilog.
- .e peau humide II ferme ces sacs ou j* réserve seulement une petite ouverture par laquelle il verse de l’eau froide chaude, et qu’il clôt ensuite hermé-l|q'iement au moyen d’un bouchon à cj*"et rabattu et à vis. Ces sacs sont ? °rs introduits dans des fosses en bois j ermées et remplies d’une solution de Cachou purifié comme il a été dit ci- {
- dessus. De cette manière la solution pendant le travail ne se trouve pas attaquée par l’air, pas plus que la liqueur de tan qui est à l’intérieur et ne peut ainsi former de l’acide galiique.
- Afin d’augmenter la densité de la liqueur des fosses, on ajoute 7 kilog. de sucre par 450 kilog. de liqueur.
- Les deux liqueurs ainsi préparées et employées , les effets d'endosmose et d’exosmose se manifestent, et l’acide tannique passe rapidement à travers la peau, jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement tannée. On retire les sacs de temps à autre , et quand ils sont en partie vidés par l’infiltration , on les remplit d’eau.
- On peut monter une batterie ou série de fosses en établissant des tuyaux de décharge pour évacuer au besoin la liqueur qui exsude par les peaux, et la conduire dans un réservoir commun.
- Pendant le tannage, il est nécessaire d’entretenir la densité de la liqueur des fosses, en y ajoutant du sucre de temps à autre.
- Ou peut aussi se servir d’avelanède en poudre au lieu de cachou et même de tan, dans la proportion de moitié en poids de celui-ci, ainsi que de sumac , de dividivi et autres substances renfermant de l’acide galiique, dans la même proportion que l’avelanède. Relativement au cachou, il ne faut aussi l’introduire que purifié dans les sacs et sous la forme de liqueur, dans le rapport de 1 kilog. cachou, égale 4 kilog. tan , pour 5 kilog. de peau.
- On peut disposer une batterie de fosses fermées de manière à y provoquer et entretenir un mouvement et une circulation constante de la liqueur de tannage. Pour cela on remplit ces fosses avec cette liqueur composée ainsi qu’il a été dit ci-dessus, en laissant seulement un vide suffisant pour y introduire les peaux les unes sur les autres, ainsi que cela se pratique aujourd’hui ; alors on clôt ces fosses de manière à en exclure l’air atmosphérique ; on achève de remplir de liqueur, et on établit une pompe foulante qui, au moyen d’un tuyau de succion sur lequel sont piqués de petits tubes qui se rendent dans le fond de chaque fusse,soutire la liqueur tannante, la remonte et la verse dans un autre tuyau de distribution qui, par de petits tubes , la refoule à la partie supérieure des fosses. On conçoit du reste la disposition d’une batterie de celte espèce, et comment il est facile de la faire varier suivant les besoins et les localités, pour y établir une circulation.
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- Quand on opère sur le cachou, pour en séparer l’acide tannique de l’acide japonique etaulres matières extractives nuisibles, le dépôt qui se forme dans la cuve est au moins les 5 pour 100 en poids du cachou qu’on a mis en dissolution. Ce dépôt, on peut le purifier et le rendre propre au tannage. A cet effet, on le dépose dans une étuve ou une bassine d’évaporation où on le chauffe jusqu’à 72° C., puis on l’expose à l’air atmosphérique , où on l’agite continuellement jusqu’àce qu’il prenne la couleur et l’aspect du cachou qu’on a d’abord pulvérisé. Cette matière dissoute et Gltrèe fournit alors presque autant d’acide tannique que le cachou dissous dans le premier cas.
- Les peaux dont on a extrait la chaux, où celles qui ont été débourrées sans chaux par les moyens indiqués précédemment, peuvent être tannées à la manière ordinaire au cachou , purifié comme il a été dit ci-dessus et avec les autres matières tannantes avec plus de facilité qu’on ne l’a fait jusqu’à ce jour, et, suivant M. Turnbull, le cuir qu’on produit ainsi a un plus grand poids et est de meilleure qualité que celui ordinaire.
- Note sur l’action du noir d’os dans la fabrication du sucre de betteraves , et description d'un appareil pour déterminer la proportion de chaux dans les noirs.
- Par M. F. Soutien.
- Depuis plusieurs années je me suis occupé de rechercher les causes des phénomènes qui influent parfois d’une manière si funeste sur les opérations chimiques du fabricant de sucre de betteraves, et, dans le courant de ces recherches, je n’ai pas tardé à m’apercevoir que l'une des causes principales de ces phénomènes anormaux était due au noir animal dont on se sert dans la filtration des sirops, d’une part parce qu’on l’emploie souvent en quan tité trop faible proportionnellement au jus traité, et de l’autre, parce qu’il est de mauvaise qualité par suite d’une application répétée trop souvent d’un même noir et d'une revivifica tion incomplète , cas dans lequel, même en employant la quantilé requise , on ne parvient encore qu’à obtenir un travail défectueux.
- Ces circonstances m’ont engagé à entreprendre sur l'action du noir d’os, dans la fabrication du sucre de bette-
- raves , quelques recherches que j’al limitées au charbon en grain et au charbon provenant des filtres où l’on a passé le jus déféqué à la chaux , ainsi qu’à la manière de le revivifier après son application.
- Je ne rapporterai pas ici les détails de ces expériences , et je me bornerai seulement à en faire connaître les résultats.
- La première question queje me suis faite a été celle de savoir quelles sont les matières que le noir enlève au jus1? Ce sont évidemment la chaux et les matières colorantes , mais les expériences m’ont d’abord démontré que la chaux existait dans le jus sous deux états : celui de chaux vive combinée au sucre et formant un saccharate de chaux , et celui d’une combinaison de la chaux avec une substance végétale* etqu’ensuite le noir d’os absorbait non-seulement la chaux de ces deux corn' binaisons, mais aussi la substance végétale colorante indifférente qui est combinée à la chaux.
- J’ai tenté ensuite de déterminer quelle est l’influence de la chaleur, du temps du contact, et de la quanlite proportionnelle de charbon d’os au jus* de la pureté plus ou moins grande de ce noir, et enfin quelles sont les anomalies qu’il présente dans les opéra' tions? Il est résulté de mes expé' riences :
- 1° Que la simple dessiccation d’un noir bien lavé jusqu’à 100“ C. affaibli promptement tant son pouvoir d’absorption de la chaux que sa force décolorante ;
- 2° Que , quand on chauffe le npir qui a servi jusqu’au pointoù la matière végétale absorbée commence à secarbo' niser, le pouvoir décolorant augmente; mais non pas au même degré, celui d’absorption de la chaux ;
- 3° Que, quand un jus est très-charg® de chaux, le noir absorbe plus de chau toutes circonstances égales ; .
- 4° Qu’une calcination complète d noir accroît le pouvoir décolorant. mal non pas celui d’absorption delà cbaus*
- Le noir qui, apres avoir servi, ne*î pas desséché, mais seulement boni et lavé, perd considérablement de s° action sur la chaux ; ainsi 100 de n° traité par 1000 parties d’eau de cha' ont absorbé en 24 heures à la tc[,1P rature de 15°R., 1,766 de chaux (c<* bonatc de chaux ), tandis que le m‘ ^ noir bouilli et lavé , mais sans aVOI!|/î{)0 desséché, n’a absorbé aussi de 1 d’eau de chaux que 0,630 de car nate.
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- , An reste, on peut se faire une idée a tjuel point une plus ou moins grande proportion de chaux renfermée dans le noir influe sur son pouvoir d’absorption sur la chaux renfermée dans les jus ou l’eau, par le tableau suivant de
- quelques expériences, où des quantités égales de noir ont été mises en contact avec la même proportion de liqueurs, au même titre, renfermant delà chaux; les quantités absorbées étant dosées sous forme de carbonate de chaux :
- 1° 100 parties de noir, renfermant 9 pour 100 de chaux, ont absorbé, en
- 24 heures, de 1000 parties d’eau de chaux.......................0.862
- 2° 100 noir, à 5 pour 100 de chaux, en 24 heures, de 1000 d’eàu de
- chaux............................................................1.767
- 3° 100 noir, à 0° pour 100 de chaux, en 24 heures, de 1000 d’eau de
- chaux.......................................................... 2.200
- Les mêmes résultats se présentent i jus de différentes teneurs en chaux : dans l’action des divers noirs sur des I
- 1° 100 parties de noir, renfermant il pour 100 de chaux, ont absorbé, en
- 40 heures, à 15° R. , de 1000 parties de jus....................0.542
- 2° 100 noir, de 0 pour 100 de chaux, en 40 heures, à 11° R., de 1000 jus. 2.240 3° 100 noir, de 0 pour 100 de chaux, en 1/2 heure, à 75° R., de 1000 jus. 3.380
- La décoloration des jus nos 1 et 2 était presque complète, mais moins parfaite avec le n°3, quoique l'absorption de la chaux ait été bien plus considérable que dans le n° 2. Du reste, il est facile de se rendre compte de ce Phénomène qui repose en partie sur le temps plus court accordé à la réaction et en partie sur l’élévation de la température , puisqu’on sait que les liqueurs chaudes sont moins bien décolorées que celles qui sont froides.
- On a fait connaître un grand nombre ^ expériences sur le pouvoir d’absorption du noir relativement à la matière dorante, et on en a même dressé des tables qu'on trouve dans tous les manuels de chimie. Dans ces tables on Prend pour base la décoloration complète d’une certaine quantité de liqueur Par une quantité déterminée des différentes espèces de noirs. Mais tous ceux qui se sont occupés d’expériences de rette nature , savent très-bien combien *1 est difficile de déterminer juste la quantité de la liqueur relativement au hoir, et de ne pas faire erreur sur la jhiance pendant une série d’observa-ll°ns. D’ailleurs toutes ces expériences ®«t peu d’intérêt pour le fabricant, at-ler|du qu’elles n’ont pas eu pour but le hoir en grain.
- H est rare, en outre, dans une fabrique de sucre de betteraves , que toute a masse du jus filtré au noir soit complètement décolorée , et par conséquent ri est que par la comparaison du jus jltré et non filtré qu'on peut se guider. jÇs expressions employées pour dési— ^,ler les nuances ( brun , brun clair,
- jaune, jaune clair , etc.) sont trop relatives et trop incertaines pour qu’il soit possible d’en continuer l’usage ; j’ai, en conséquence, inventé un nouveau colorimétre qui consiste en des liqueurs colorées à divers degrés, renfermées dans des tubes rigoureusement de même diamètre intérieur, et tellement disposés sur un support, que le jus qu’on veut titrer relativement à sa nuance, étant renfermé aussi dans un tube d’épreuve, de même diamètre que les autres, on peut le comparer avec la plus grande facilité à la nuance dont il se rapproché le plus.
- La matière colorante dont je me suis servi pour établir ce colorimétre est l’extrait noir du jus de la racine de réglisse qu’on rencontre partout et de la même qualité dans le commerce. Ce réglisse noir a été dissous dans de l’alcool de 30° C., la dissolution filtrée et évaporée à siccité. Avec cet extrait, qui est complètement soluble , on prépare une dissolution dans de l’alcool à 30° C. ( pour que l'instrument ne soit pas exposé à la gelée); de manière qu elle renferme 1 pour 100 d’extrait pour la nuance la plus foncée , puis on étend celle-ci avec de l’alcool au même degré pour en former une série qui descende jusqu'à 0,05 d’extrait.
- Avec cet instrument on pourrait évaluer au poids la quantité de matière colorante absorbée, en supposant que la matière colorante du jus de betterave soitabsorbée avec la même énergie que celle de l’extrait de réglisse, condition qui m’a parue assez exactement remplie.
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- Les expériences sur le pouvoir décolorant du noir que j’ai entreprises jusqu’ici m’ont par leur incertitude suggéré l’idée de cet instrument; je saisirai donc l’occasion qui se présentera pour les répéter avec ce calorimètre, et j’en communiquerai le résultat au public; mais en attendant j’ajouterai encore ici quelques considérations qui m’ont conduit à proposer un instrument nouveau pour mesurer la teneur en chaux du noir.
- La revivification du noir rendu impuissant par l’usage a été l’objet de nombreuses recherches, et on a proposé une foule de moyens et d’appareils pour l’exécuter. Dans la suite je ferai connaître le principe d’après lequel ce travail doit être entrepris. Pour le moment je me bornerai à faire remarquer qu’avant d’entreprendre cette revivification , il faut faire attention si le charbon revivifié devra servir à décolorer des solutions de sucre brut chez les raffi-neurs , ou bien à filtrer des jus dé-féqués de betteraves. Dans le premier cas il ne s’agitque de débarrasser le noir de la matière colorante et de quelques autres matières organiques qu’il a absorbées , pour qu’il soit de nouveau applicable. Dans le second, il faut de plus le débarrasser de la chaux qu’il a retenue.
- Pour débarrasser le noir de la matière colorante et des autres matières organiques , le moyen le plus sûr et le plus efficace est la destruction de celles-ci par la fermentation suivie d’une calcination du noir après qu’il a été lavé ; il y a plus, c’est qu’un simple lavage à l’eau du charbon fermenté rétablit en grande partie son pouvoir décolorant, ainsi que le démontre l’emploi du filtre Peyron.
- Le travail du noir qu’on destine aux fabriques de sucre de betteraves exige bien plus d’attention. Ce travail s’exécute actuellement sans différences bien notables à peu près partout de la manière suivante. Le noir, aussitôt après qu’il a travaillé, est mis en fermentation; on l’arrose d’acide chlorhydrique étendu pour en éliminer la chaux ; on lave à l’eau, on sèche et on calcine. On se dispense même souvent du traitement par l’acide chlorhydrique. En effet, ce traitement se fait en général avec une telle négligence ou plutôt avec une ignorance telle des réactions qui s’opèrent, que ce phénomène exige qu’on l’éclaircisse par de nouvelles expériences, si on ne veut pas continuer à faire, comme à présent, des pertes no-
- tables en matières, en argent et en temps.
- En discutant cette question économique avec soin, je n’ai pas tardé à apercevoir qu’il était de la plus haute importance pour le fabricant de sucre de betterave de connaître la proportion de chaux contenue dans les noirs, tant pour ne pas être trompé sur ceux qu’il achète que pour savoir l’effet qu’ils sont capables de produire sur les jus, ou enfin quand ils ont servi, la proportion d’acide chlorhydrique qu’il convient d’appliquer à leur revivification. J’ai en conséquence construit un appareil avec aréomètre à l’aide duquel on peut évaluer jusqu’à 1/8 pour 100 d’exactitude la teneur en chaux d’un noir quelconque; mais avant de donner la description de cet instrument, je dirai encore un mot sur l’état sous lequel se présente le noir qui a servi dans les fabriques.
- L’expérience m’a démontré que dans la filtration par ascension d’un jus déféqué au noir en grain, la couche inférieure du noir renfermait six fois plus de chaux que celle supérieure. On conçoit dès lors les difficultés qu’on éprouve avec du charbon qui a servi déjà plusieurs fois à l’obtenir de nouveau revivifiée avec la même proportion de calcaire dans toute sa masse; il existe, en effet, des parties qui n’en renferment plus du tout et d’autres qui en contiennent jusqu’à 8 pour 100, et quand on traite par l’acide chlorhydrique, il arrive que cet agent n’est pas en propor; tion suffisante pour enlever d’un côte toute la chaux, et de l’autre qu’il détériore, quand il agit librement, leS grains qui ne renferment pas de chaux* Ce sont donc ces procédés vicieux qu’n faut réformer et que je remplace par un moyen que je ferai connaître plns tard, mais qui donne toujours du noir en grain de teneur uniforme dans toute sa masse, sans que l’acide attaque en rien la substance du grain.
- L’appareil pour déterminer la pr0' portion de chaux dans le noir se compose des pièces suivantes ;
- 1° Un tube de verre divisé de façon telle qu’on obtienne un acide acétiqu® étendu d’une force déterminée par simple mélange à la mesure d’acm acétique concentré et d’eau, fin0,, puisse mesurer 250 grammes de c acide étendu dans les limites de so échelle, et enfin que lorsqu’on cha,J fera le noir pulvérisé avec le vinaigr®^ l’acide acétique évaporé puisse av son secours être exactement remp*a sans qu’on ait recours à la balance ?
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- 2° Une lampe à esprit de vin ;
- 3° Une casserole de cuivre étamé ;
- , 4° Un aréomètre divisé comme il a eté dit, pour que la température de la solution d’acétate de chaux étant de 15° R., la chaux renfermée dans le ^ir soit indiquée en centièmes du Poids ;
- 5° Un tube d'épreuve en verre pour recevoir les liqueurs qui filtrent du charbon, et pour y plonger l’aréo-roètre ;
- 6° Enfin une table de correction pour les diverses températures de la liqueur et la réduction des différences qui en résultent relativement aux indications de l’aréomètre à 15° R.
- Voici la manière de se servir de cet appareil :
- On prend 125 gram. du noir bien sec cl pulvérisé qu’on veut essayer, et on le chauffe dans la casserole sur la lampe avec 250 gram. de vinaigre jusqu à 55 ou 60° R. en agitant continuellement ; après le refroidissement on remplace 1 acide évaporé et on verse dans le tube d’épreuve une quantité de la liqueur djtrée qu’a fourni le noir telle que baromètre puisse y flotter. Celui-ci mon-lfe aussitôt sur. son échelle , et pour la jempérature de 15° R-, le poids du carbonate de chaux renfermé dans 100 Parties de noir.
- Le vinaigre qu'il faut employer se Prépare avec une partie en poids du v‘naigre concentré des officines du poids Spécifique de 1.045 à 1.050 et cinq parles d’eau. Dans ce mélange l’aréomètre a.l5° R. marque 0°, et l’acide avec cette *j}lütion ajuste la force nécessaire pour dissoudre le carbonate de chaux pré-Sent, mais non pas le phosphate calife des os.
- ^cherches sur ]es contre-épreuves chimiques et lithographiques.
- Par M. L. Tissier. * (Suite.)
- s contre -épreuves. Nos travaux les substances lithographiques n’é-ainsi que nous l’avons dit, qu’un heminement à des études plus spé-ales sur les contre-épreuves des pa-g.?rs de sûreté, nous nous sommes ) aÇhè à ce problème aussitôt que les t“e k res ^analyse ont pu guider nos c.herches dans cette voie nouvelle, contre-épreuve d’une vignette de ta 1 é Peut être produite avec le secours la Physique ou de la chimie.
- Dans les procédés physiques, dont la photographie est en ce moment l’exemple le plus magnifique que l’on puisse citer, la lumière du soleil est l’agent créateur.
- Dans les procédés chimiques, ce sont des agents pondérables, presque toujours à l’état fluide, qui produisent le phénomène.
- Nous ne parlerons ici que du mode chimique.
- Des contre-épreuves chimiques. Le mode chimique comprend les contre-épreuves chimiques proprement dites, et les contre-épreuves lithographiques.
- Les contre-épreuves chimiques proprement dites (ainsi nommées par nous pour lesd ifférencier desconlre-èpreuves sur pierre ou lithographiques), sont celles que l’on obtient, par exemple, d’une feuille de papier de sûreté sur une feuille de papier blanc. Ces sortes de contre-épreuves, on le conçoit de suite, sont toujours faites à rebours, c’est-à-dire donnent l’image renversée. De plus, les épreuves obtenues ne peuvent jamais avoir la vigueur et la teinte exacte de l’original, ni servir de matrice. Nous ne nions pas que l’on ne puisse, à la rigueur, obtenir une image directe à l’aide d’une double contre-épreuve , mais ce serait assurément aux dépens de la pureté de l’empreinte et de l’identité de la teinte; et, encore une fois, il n’y aurait pas pour cela création de planche-matrice.
- Les contre-épreuves sur papier ne peuvent donc avoir qu’une application excessivement restreinte ; le seul secours qu’elles puissent prêter aux faussaires, serait de leur permettre la reconstitution partielle de la vignette de sûreté dans les faux en écriture, à la condition toutefois que la vignette serait composée seulement d’éléments ayant une forme régulière, ce que l’on ne peut plus admettre.
- Il n’existe aujourd’hui que quatre modes possibles de produire des contre-épreuves chimiques, savoir : par décharge, par surcharge, par affinité, et par interposition (l).
- , La contre-épreuve chimique par décharge est celle que l’on obtient d’une feuille imprimée depuis peu de temps, mise en contact avec une feuille de papier blanc, et soumise à l’action d’une presse lithographique ou taille-douce. Nous n’avons jamais vu contre-épreuver ainsi que des impressions faites avec des
- (l) Noire ami, M. Xavier Van de Castteele, a découvert ce principe en même temps quç
- ROUI,
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- encres grasses ou résineuses; cependant l’on peut contre-épreuver aussi les encres aqueuses et la mine de plomb, en plaçant l’original et la feuille blanche entre deux plaques de métal chauffées à un certain degré, et en faisant subir à ces plaques une forte pression.
- Les transports que l’on pratique journellement en lithographie, en prenant des épreuves taille-douce, typographiques ou lithographiques, sur des feuilles de papier de Chine, préalablement satinées et encollées avec une préparation analogue à celle des papiers autographiques, peuvent être également classés parmi les contre-épreuves par décharge.
- La contre-épreuve chimique par surcharge est celle qui a été adoptée par plusieurs lithographes pour faire des transports de vieilles gravures sur bois ou sur cuivre. Dans ce procédé, dont nous ne connaissons pas l’inventeur, l’épreuve ancienne est traitée comme une pierre calcaire, c’est-à-dire selon les principes généraux de la lithographie : on trempe le papier dans de l’eau acidulée, de la bière , du vin blanc, ou autres liquides, et lorsque la feuille, retirée de son bain , n’a plus qu’un certain degré d’humidité, on cherche à encrer les tailles de la gravure avec un tampon ou un petit rouleau très-léger, chargé d’encre grasse. Bien que l’encre d’impression de la vieille épreuve de gravure ait perdu, par suite du temps écoulé depuis le jour de son emploi, la majeure partie des propriétés qui la distinguaient, le liquide dans lequel la feuille est plongée ne peut la pénétrer au même degré que la pâte du papier; et, de cette différence dans l’imprégnation, il résulte des .affinités qu'un lithographe habile peut mettre à profit.
- Mais la plupart de ces essais ont été faits sur pierre, parce que les contre-épreuves obtenues sur papier eussent été sans résultats sensibles.
- La contre-épreuve chimique par affinité est celle que l’on produit en faisant agir, à une température convenable, une ou plusieurs dissolutions sur le crayon d’un dessin, l’encre d’un texte écrit, ou l’encre d’une impression quelconque. Naturellement, il faut, pour réussir, bien connaître la nature de la substance fixée sur la feuille de papier, et faire usage d’un agent actif qui ait de l'affinité avec cette substance, afin de pouvoir ensuite, à l’aide d’une simple pression, faire décharger, sur une feuille de papier blanc, toutou partie du crayon ou de l’encre attaquée.
- Nous avons mis sous les yeux de la commission ministérielle diverses-contre-épreuves produites selon ce priR' ci pe, savoir: #
- 1° Une contre-épreuve du papier qe sûreté d’un de nos concurrents, impr1' mée à l’encre usuelle.
- 2° Plusieurs contre-épreuves d’écriture à l’encre usuelle et à l’encre de Chine. On remarquait sur cestransp°rts que la réglure du papier, faite au crayon de mine de plomb, s’était transport en même temps que l’encre.
- 3° La contre-épreuve d’une tache de teinture alcoolique de noix de galle.
- Par un phénomène des plus remar.' quables dans ces contre-épreuves d’ccri' ture, par affinité, non-seulement une partie du gallate de fer s’était détache® à l’endroit de l’écriture, et avait dot*' né, sur la feuille blanche opposée. ul7® empreinte renversée, mais une au«^ partie de cette même encre avait tra' versé le papier de l’original, à l’en'®r du texte, et avait donné , sur une autr feuille blanche, une empreinte redry8' sée. Cependant le type n’avait r,et perdu de sa teinte ni de sa pureté,e l’on ne remarquait aucune trace de ^ dissolution employée, sur les deux face’ de la feuille. ;
- Nos lecteurs comprendront que-nous passons sous silence et les des agents dont nous avons fait usage’ et les manipulations que nous av<?n, fait subir à nos épreuves imprinltf ou écrites, pour atteindre notre bu c’est dans l’intérêt de la société-nous avons mis la commission nu*118 térielle à même de répéter tous essais, en lui faisant une comm1^ „ cation pleine et entière de nos m<>yc d’action.
- La contre-épreuve chimique par j terposilion, est celle que l’on obt*el1 s la faveur du nouveau principe donte venons de doter la lithographie. Da1)*, procédé, la vignette ou le texte u1^ feuille de papier s’interpose entre agent actif et la feuille blanche sury‘c; quelle on veut faire une contre-épre'* ^ à condition cependant que 1’age" ‘ e tif ne dissolve pas le crayon ou 1 -|e
- de la feuille-type ; ce qu’il est très,a ‘ d’éviter. $-
- Dès l’instant qu’une vignette ag1* , gativement ou s’interpose, on c prend qu’il importe peu que ce» gnette soit placée à la surface ou ‘ j, l’intérieur du papier; l’agent en
- que, obligé de traverser toute ,1(/ seur de la feuille avant de rencon» papier blanc sur lequel il doit pr0 une image , se comportera toujou
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- ta même manière dans les deux circonstances.
- Nous avons mis sous les yeux de la commission ministérielle des contre-preuves , négatives et positives, de signatures commerciales faites à l’encre Usuelle et à l’encre de Chine, dissoute dans de l’eau acidulée ( qui constitue, comme on le sait, l’encre indélébile Proposée par les commissions académiques) ; ces contre-épreuves, obtenues Sans l’altération des originaux, ont démontré toute la puissance de ce moyen dangereux.
- Des contre-épreuves lithographiques. Les contre-épreuves lithographiques, plus parfaites que les con-tre-épreuves chimiques, puisque ces dernières demandent, pour ainsi dire, a être produites du premier jet par des manipulations simples et sûres, à cause du peu de résistance qu’offre le papier, el aussi plus puissantes, car elles peu-Vent donner des planches-matrices ; les Contre-épreuves lithographiques , disons-nous, s’obtiennent également par décharge, par surcharge, par affinité ci par interposition. Tout ce que nous 3vonsditsur ces quatre modes possibles, •Pouvant s’appliquer aux contre-épreu-Ves lithographiques, nous ne reviendrons pas sur cette matière.
- Seulement, avant de clore cette note, dous dirons, sous forme de résumé, 'Sd’il résulte, d’ une manière évidente, nos recherches sur les substances biographiques et sur les contre-ePreuves chimiques et lithographi-
- , 1° Que l’on peut faire. désormais, de la lithographie avec toute espèce de mbstances, actives ou neutres, à la eOle condition de pouvoir les déposer <fî couche appréciable sur la pierre;
- Que ]-on peut contre-èpreuver papier et sur pierre toute espèce impressions et d’écritures faites avec Ce encre quelconque, lors même que Çs impressions et ces écritures seraient ^ acées dans l’épaisseur du papier.
- quelques phénomènes photographiques.
- Par M. C. Siuw.
- w, ^ est un fait connu de tout le monde hvj\ impression produite par la lu-Sériai Sur une P*acluc d’argent rendue *&tS J*e ilr Procédé de M. Daguerre complètement détruite par une ex-t-p 7'erhnoloqiste. T. VI. — Juillet 1815
- position momentanée de la plaque à la vapeur d’iode ou de brome. Mais quoique ce fait soit connu depuis longtemps, la nature de l’action qui produit un effet aussi extraordinaire n’a point encore été suffisamment expliquée. Dans le but de jeter quelque lumière sur ce sujet j’ai entrepris une série d’expériences dont les résultats m’ont conduit à des remarques dignes d’intérêt.
- Afin de prévenir toute erreur, ainsi que pour éviter toute circonlocution, je décrirai très-brièvement avant de procéder à la description des expériences, les différentes phases du procédé à l’aide duquel on a préparé les surfaces impressionables.
- On commence par rendre une surface unie d’argent plaquée sur cuivre,
- ; parfaitement nette et éminemment po-I lie, en la frottant ou décapant avec du j tripoli en poudre et de l’acide nitrique étendu, le mélange étant appliqué et ! frotté sur la plaque à l’aide d’un tampon de coton cardé. Lorsque la plaque a été ; suffisamment travaillée ainsi (le temps de ce travail pouvant seulement être déterminé par l’expérience), on enlève le mélange avec du coton bien sec, et on perfectionne encore le poli en frottant avec un morceau de velours de coton très-propre sur lequel on a saupoudré du charbon de bois en poudre très-fine. La surface ainsi traitée a acquis le plus beau poli et est parfaitement exempte de toute matière étrangère. Afin de rendre cette plaque impressio-nable à la lumière, on la place au-dessus d’un vase renfermant de l’iode, la face argentée étant naturellement tournée i par-dessous. La vapeur d’iode attaque ! immédiatement la surface de l’argent et forme en s’y combinant une couche | d’iodure d’argent. En enlevant la pla-| que et l’examinant de temps à autre à une faible lumière, on peut s’assurer de l’épaisseur de la couche d’iodure d’argent par la couleur qu’a prise cette plaque La plaque d’abord a une cou-I leur jaune, qui par une nouvelle exposition passe au jaune d’or, à l’orangé et enfin au pourpre ou à la couleur rose. Par une exposition plus prolongée elle devient bleue, et passe par une série d’autres couleurs ; mais comme le pourpre ou le rose indiquent l’épaisseur de la couche d iodure d’argent qui est la plus favorable aux expériences photographiques, il est inutile de suivre la plaque à travers les changements qu’elle éprouve par une plus longue exposition. Cette préparation de la plaque d’argent s’exécute dans une chambre dont on
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- exclut toute lumière, ou bien dans laquelle on ne l’admet que partiellement dans le but d’observer la couleur que prend cette plaque.
- La couche ou le voile d’iodure d'argent qu’on se procure ainsi est très-impressionable à la lumière ; mais on peut encore augmenter sa sensibilité en l’exposant soit à la vapeur du chlore, soit à celle du brome. La quantité de l’une ou l’autre de ces vapeurs nécessaire pour communiquer le maximum de sensibilité à la plaque iodée est excessivement minime, et la présence d’une plus grande proportion produit un état d’insensibilité à la lumière. Afin de déterminer l’absorption de la quantité convenable de vapeur de brome, car le brome à cause de sa supériorité est actuellement en usage à l’exclusion du chlore, on introduit une solution très-étendue de brome dans un vase, et la plaque iodée est suspendue au-dessus pendant un temps qui varie suivant la force de la solution et la température, choses qu’il faut déterminer par l’expérience.
- Au lieu du traitement indiqué , on peut employer d’autres procédés pour préparer la plaque ; une solution de chlorure d’iode seul procure de la sensibilité à la plaque d’argent sans expositiou préalable à la vapeur d’iode, et au lieu de brome et d’iode pur, on peut, après l’iode, faire usage du chlorure de brome ou du bromure d’iode. Toutes ces substances accélératrices , et d’autres encore, ont étéproposées etsontemployées par différents expérimentateurs ; mais toutes renferment du chlore ou du brome , ou les deux corps à la fois, et ne diffèrent les uns des autres que par les ingrédients qui servent à masquer ces agents actifs. Dans les expériences qui vont être rapportées, il faudra se rappeler que malgré qu’on ne mentionne que le brome et l’iode, et que la j plupart du temps on n’ait fait usage que j de ces agents, néanmoins on a obtenu ! les mêmes résultats avec tous les agents j accélérateurs indiqués, aussi bien qu’ avec plusieurs autres. j
- Une plaque d’argent préparée par le procédé décrit peut être exposée à la vapeur du mercure sans être en aucune façon affectée par cette exposition. Toutefois, si la plaque préparée est exposée préalablement à la lumière, ou bien reçoit une image lumineuse formée dans la chambre obscure, la vapeur mercurielle l’attaque en formant, dans le premier cas, une couche ou voile blanc, et dans le second, une image qui cor-
- respond à l’image lumineuse qu’on a fait tomber dessus.
- Si une plaque préparée après avoir reçue une impression verticale de la lumière, est exposée à la vapeur de l’iode ou du brome, on trouve que la vapeur de mercure ne l’attaque plus» ou, en d’autres termes, que limpres-sion produite par la lumière est détruite.
- Les premières expériences faites dan* le but d’arriver à la cause de ce phe" nomène, ont eu pour base la recherche du rapport entre la durée de l’exposi' tion à la lumière et celle de l'exposition à la vapeur d’iode ou de brome néces saire pour détruire l’effet produit Pa^ la lumière. Des plaques préparées on été exposées dans la chambre obscure pendant un temps que des expériences antérieures avaient déterminé comme suffisant pour le développement com' plet de l’image. Quelques-unes de ce plaques ont été exposées pendant deu secondes à une atmosphère faiblemel? chargée de vapeur de brome, taim^ que d’autres ont été soigneusement Pr®' servées du contact des vapeurs d’>? ou de brome. L’atmosphère de brôm employée a été produite en ajouta1? 30 gouttes d’une solution saturée a brome dans l’eau à 30 grammes d’®a ' La solution a été versée dans un va de verre, et la plaque exposée à cet vapeur au-dessus de ce vase de ve,r . pendant le temps spécifié. En cet et les plaques ont été introduites dan* boite à mercure, et en volatilisant métal, les images se sont développ?^ sur toutes celles qui n’avaient pas e,^ exposées à la vapeur du brome, tan que toutes celles qui a vaienlété expose n’ont présenté aucune trace d’image s° l’action du mercure. f , i.
- Les mêmes expériences ont été rÇP tées avec l’iode et avec des résul exactement semblables. , -e<;
- On a exposé des plaques prépc*r les unes à la lumière diffuse et a bre, et les autres aux rayons directs ^ soleil ; le but étant dans chaque ca ^ produire une impression plus que celles que donne la faible d’une chambre obscure. Quelques-de ces plaques ont été exposées a‘ .r peur du brome, d’autres à la ,vfvs0i-diode, tandis que d’autres ont etc ^ gneusement préservées de la vaP jte à ces substances. En exposant ensu qui la vapeur du mercure , les P^^LéeS* n’avaient point été iodées ou bro^jté ont présenté,' par la grande qu de mercure qui s’est condense su ^jèr® les effets d’une exposition à une lu
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- intense, tandis que d’autres qui avaient été exposées aux vapeurs soit d’iode, soit de brome , n’ont été nullement affectées par la vapeur de mercure. En répétant bien des fois ces expériences, d est resté démontré que Veffet de l"exposition à la lumière la plus intense e$t complètement détruit par une exposition même la plus fugitive il la Vapeur d’iode ou de brome.
- On tenta alors quelques expériences dans l’intention de s’assurer dans quelle condition la plaque préparée est laissée après avoir été exposée d’abord à la lumière, et ensuite exposée à la vapeur de brome ou d’iode. Dans ces expériences on a eu recours à un mode de traitement un peu différent et plus convenable que celui décrit, attendu qu’en °pérant par ce dernier, on a vu se présenter des effets qui sont venus masquer les résultats, et ont rendu difficile |a détermination exacte de la question de savoir si les apparences étaient dues °ni ou non à l’action de la lumière. On a déjà dit qu’une plaque préparée acquiert son maximum de sensibilité quand l’iode et le brome sont dans un certain rapport l’un à l’autre ; s’il n’y a pas assez de brome , on n’obtient pas Ce maximum de sensibilité , et s’il y en ? Un excès la plaque n’est plus sensible a la lumière; mais que, quand on l’ex-Pûse à la vapeur de mercure , sans l’a-v°ir exposée à la lumière, elle devient l°üte blanche, par la condensation du Mercure qui s’opère sur elle , ce qui ]Jut dire qu’elle présente l’aspect d’une P'aque qui aurait été convenablement Réparée, et qui a été exposée à la lu-D’après cela il est évident qu’une jdaque convenablement préparée dans .Premier cas, puis exposée à la lu-g ®re, peut par une exposition subsé-qPente à la vapeur du btôme voir l’im-j^ssion produite par la lumière corn-"etement détruite, et cependant peut J: tenter, par l’accumulation du brome, jNand on l’expose au mercure, une jP.Parence semblable à celle due à la lu-SjL?re- En d’autres termes il estimpos-J*'e (dans le cas supposé) de distin— Th ., entre un effet produit par la prière et un effet dû à un excès de
- ÿe-
- brrn se servant d’iode à la place de ij^e, il n’y a pas de risque de pro-l’apparence qui accompagne un s de brome, mais d’un autre côté, 0n^mentant la quantité de l’iode, diminue la sensibilité de la plaque. çtirroS difficultés ont surmontées en (P!°yant une solution renfermant à °'s de l’iode et du brôme en propor-
- tions telles que l’évaporation de chacun de ces corps ait précisément lieu dans le rapport suivant lequel ils produisent sur l’argent la surface la plus impres-sionable. La solution employée a été faite en ajoutant une solution alcoolique d’iode à une solution de chlorate de potasse jusqu’à ce que cette dernière en fût saturée et par chaque 30 grammes de cette solution ajoutant dix gouttes d’une solution saturée de brôme dans l’eau. La solution de chlorate de potasse a été faite en étendant une partie de la solution saturée de ce sel avec dix parties d’eau. Le chlorate n’a d’autre but que de servir de dissolvant à l’iode. Dans les expériences qui vont suivre, la plaque a été exposée à la vapeur de ce mélange d’iode et de brôme précisément avec le même effet que quand on a employé ces deux corps séparément, etsans les inconvénients ou les incertitudes qui accompagnaient leur emploi distinct.
- Un grand nombre d’expériences préliminaires dans le détail desquelles il serait sans intérêt d’entrer, ont paru indiquer que non-seulement l’effet de la lumière sur une plaque photographique est détruite par l’iode ou le brôme, mais que la plaque est rendue à sa condition primitive , ou , pour s’exprimer plus nettement, a reconquis toute sa sensibilité pour la lumière. Afin de déterminer ce point j’ai fait les expériences que voici.
- Une plaque préparée a été exposée à la lumière, puis ensuite à la vapeur mixte (1); la vapeur mercurielle n’a produit sur elle aucun effet après une exposition prolongée ; la plaque enlevée de la boîte à mercure a été une seconde fois exposée à la lumière et de nouveau introduite dans la vapeur mercurielle. L’aspect de la plaque a peu changé, et on en a conclu qu’une seconde exposition à la lumière, n’a pas produit d’effet ou du moins n’en a produit qu’un très-faible. Cette conclusion était toutefois erronée, ainsi que le démontrent les expériences suivantes :
- Une plaque préparée a été exposée à la lumière, puis à la vapeur mixte ; on a trouvé alors que la vapeur mercurielle était sans effet sur elle ; dans cet état la plaque fut couverte en partie avec un écran métallique, fixé très-près de sa surface, mais non en contact avec elle, et le tout a été exposé à la
- (0 J’appellerai par la suite vapeur mixte, et pour éviter les circonlocutions, les vapeurs d’iode et de brôme produites. ainsi que je l’ai décrit dans le paragraphe précédent.
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- lumière. En plaçant la plaque dans la boite à mercure on a vu apparaitre une large bande blanche correspondant à fort peu près au bord de la partie défendue. Quant à celte partie protégée (excepté la bande en question), elle n’était nullement affectée, et sa partie exposée présentait très-peu de changement. Mais par un examen attentif de la plaque , après qu’on l’eut enlevée de la boite à mercure , il sembla que la bande blanche du milieu était produite par une lumière faible qui avait passé sous le bord de la plaque de métal servant d'écran contre la lumière pour une portion préparée de la surface , et que la partie très-obscure et en apparence non altérée de la portion exposée était occasionnée par une action en excès, attendu que le mercure s était condensé sur cette porlion en grande quantité, et avait produit cette couleur plombée qu’on nomme communément solarisation, effetqui, dans le cas en question, était tellement excessif, que la couleur de la portion sur laquelle le mercure s’était condensé différait très-légèrement de celle sur laquelle la lumière avait frappé. Il était donc évident que l’absence apparente d’effet dans la dernière expérience était due en réalité à un excès d’action, et en répétant l’expérience et abrégeant beaucoup plus le temps de la seconde exposition, la plaque a pris sous l’action du mercure un blanc intense et magnifique.
- D’après ces expériences il est donc parfaitement évident que l'impression produite par la lumière sur une plaque photographique est complètement détruite par la vapeur mixte, et que sa sensibilité pour la lumière est rétablie.
- Il restait à découvrir jusqu’à quel point cette sensibilité était rétablie par le traitement en question. On ne pouvait de prime-abord s’attendre à ce que la sensibilité fût aussi grande après ce traitement qu’à la suite de la préparation primitive de la plaque , mais l’expérience a démontré que la plaque ne perdait rien de cette sensibilité par ce traitement et même par de nombreuses répétitions successives de celui-ci. On a exposé à la lumière une plaque préparée, on en a détruit l’impression et on a rétabli la sensibilité à l’aide de la vapeur mixte ; on l’a exposée une seconde fois à la lumière, une seconde fois au brome, et sa sensibilité n’a pas nam altérée, et cette même plaque, lors d une quatrième etd’unc cinquième exposition, a donné, après un traite-
- ment par la vapeur de mercure, une impression très-vive.
- Afin de déterminer avec la plus grande exactitude si la sensibilité de la surface préparée était altérée par ces expositions répétées à la lumière , on a eu recours à la chambre obscure. On a préparé une série de plaques avec la plus rigoureuse attention relativement à l’uniformité des moyens employés) quelques-unes de ces plaques ont été exposées dans la chambre obscure, et on en a obtenu des images en exposant ensuite à la vapeur du mercure ; *e temps nécessaire pour le développement complet de l’image a été noté.
- Les autres plaques ont été exposées d’abord aux rayons directs du soleil * ensuite à la vapeur mixte, puis dans la chambre obscure, pendant le mêmeespace de temps que celles qui n’avaient point été exposées à la lumière solaire-En traitant par la vapeur du mercure on a produit des images parfaites qu’on ne pouvait parvenir à distinguer ue celles prises sur des plaques préparées à la manière ordinaire. La vapeur ini*fe rétablit même à un tel point la sensibilité des plaques préparées après une exposition à la lumière , que les p'u magnifiques images ont été obtenu^ dans la chambre obscure en deux secondes sur des plaques qui avaient *’ auparavant exposées quatre fois ài ^ lumière directe du soleil et après chacune de ces expositions traitées par vapeur mixte.
- Comme les plaques expérimentée jusqu’à cette époque des recherche avaient été complètement exposées a lumière solaire, avant leur exposih0 dans la chambre obscure, on présun qu’il se produisait peut-être quel<la léger effet qui,.étant le même sur tou l’étendue des plaques, échappait à 1 0 servation et dans le but d’éviter m1? s chance d’erreur par cette cause, impressions de lumière qu’on se pT . posait de détruire par le brome, toutes été faites par la suiteà la charfl ^ obscure. Des plaques préparées ont _ imprimées avec îles images nature de différentes espèces, en pointan. chambre obscure d’abord sur une < son, ensuite sur un buste, apres ^ un arbre, et enfin sur une figuf® vante; et les plaques, après ch‘4^ impression, excepté la dernière» r été momentanément exposées a ^ peur mixte. Dans tous ces dyjerf ^ cas on a. obtenu les impression* js plus parfaites des objets sur Ify e1i la chambre obscure a été VolJl^
- dernier lieu, sans qu’il restât
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- légères traces des impressions précédentes.
- . On tenta ensuite quelques expé-r*ences, afin de s’assurer si la surface Préparée était susceptible après le pro-céclé de la mercurialisation , de rece-v°ir une autre impression en la traitant Par la vapeur mixte. On prit en conséquence des impressions à la chambre °bscure, et, après le développement c°uiplet des images par la vapeur de gerçure , les plaques ont été exposées I1 la vapeur de brome, replacées dans chambre obscure, et l’instrument dirigé dans les différentes expériences Sur des objets divers. En exposant à la v3peur du mercure on a vu apparaître d autres images qui, quoique confuses far leur superposition sur les images Précédentes, étaient cependant nettement circonscrites, et ont été trouvées Parfaites dans toutes leurs parties. ^ette production d’images a été répétée JUsqu’à ce que, par la confusion de ^Hes ainsi superposées, il n’a plus été Possible de distinguer les effets d'une Nouvelle exposition.
- . Dans toutes les expériences décrites JOsqu ici la destruction des impressions P'U' le brome s’est effectuée dans l’obs-^rité , l'appareil étant situé dans une cO'?mbre dans laquelle on n’avait admis un jour extrêmement faible. Il res-:ait, donc à découvrir si la vapeur mixte poissait du pouvoir de détruire l’effet £ la lumière, tandis que la plaque ^|ait encore exposée, ou si la vapeur la faculté de suspendre ou préve-J^l action de la lumière sur une plaque k ?fographique. Pour déterminer ce ç°lpt, l’appareil a été placé près d’une o>sée, dans une chambre bien éclai-d e> et disposé de telle façon que pen-r,t tout le temps de la préparation de .Plaque , par une exposition d’abord Ijj* tapeurs d’iode, puis à celles de fo0rne, il était soumis à la lumière tJûplète du jour. Par une disposition I ^ ^?nique facile à imaginer la plaque J jje e ensuite enlevée de dessus les va-• ^rs de brome, pour être déposée à.(j S ^ne boîte close et obscure, c’est-l’i're soustraite an meme instant à ^(j1 Uence lant lum‘ère que du
- "bs1116* Placées alors dans la chambre °tit re ’ *es P'a,îues air,si préparées i)iç reÇn des impressions qui, par la lçiltCur.ial'sation, ont produit d’excel-l’4c^s ^ages, sans aucune trace de ! c^V011 fie la lumière quelconque, si i| er®st.de celle de la chambre obscure. \ resulte donc que la lumière est '^Ppr^1' d’exercer aucune influence eciable sur les plaques photogra-
- phiques, pendant le temps qu'elles reçoivent leur enduit ou couche d’iode et de brome.
- Quoique ces expériences ne procurent aucune information sur le sujet pour lequel elles ont été primitivement entreprises, elles ne sont nullement dépourvues d’intérêt sous le rapport de leur portée tant théorique que pratique. Elles démontrent non-seulement que le changement quel qu’il soit, effectué par la lumière sur des plaques préparées suivant les procédés de M. l)a-guerre , est complètement suspendu en présence de la vapeur soit d’iode , soit de brome ; mais qu’après que ce changement a été produit l’impression peut être détruite et la plaque rendue à sa condition primitive par une exposition momentanée à l’une ou l’autre de ces vapeurs.
- Sous le rapport pratique elles font voir que tous les soins qu’on a mis à exclure la lumière des plaques photographiques pendant leur préparation, sont inutiles ; que loin qu’un lieu obscur soit essentiel aux opérations de l’artiste photographe, on peut laisser tomber la lumière du jour sur la plaque pendant tout le temps nécessaire à sa préparation, et qu’il est seulement nécessaire de la souslraire au même instant à l’action du brome et de la lumière , en la faisant glisser de la boîte à iode dans une boîte obscure dans laquelle on la porte à la chambre obscure, et que , si on rencontre par suite de la situation ou autrement quelque difficulté pour observer la couleur que prend la plaque pendant qu’on l’iode , on peut l enlever de la boîte h iode, et examiner sa couleur à la lumière directe du soleil, sans crainte de l’altérer, attendu que quand on la remet dans la boite à l’iode ou au brome, pendant un moment l’effet de la lumière est complètement détruit.
- Peut-être l’application pratique la plus précieuse de ces faits est celle de l’emploi des mêmes plaques pour recevoir plusieurs impressions. Quand , en faisant un portrait, ou quand, en prenant l’image d'un objet susceptible de se mouvoir, il y a lieu de supposer que le mouvement de la personne ou de l’objet a rendu l’opération défectueuse, on ne doit pas rejeter les plaques sur lesquelles on a pris les images imparfaites, et avoir recours au procédé fastidieux du polissage ou d’une nouvelle préparation, il faut tout simplement traiter la plaque de la manière indiquée ci-dessus, ce qui la rend sous tous les rapports égale à une plaque récemment
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- préparée, et ce traitement peut être répété jusqu’à ce que, par une accumulation lented’une couche tropépaisse d’iodure d’argent, la plaque ne possède plus le même degré de sensibilité pour la lumière.
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- Nouveau papier sensible.
- Par M. M.-A. Gaudin.
- Exposez une feuille de papier blanc quelconque pendant une minute à la vapeur de l’acide chlorhydrique fuman t, puis passez à la surface avec un pinceau dont l’attache ne soit pas en métal une solution presque saturée de nitrate d’argent neutre, et laissez sécher ; c’est le papier propre prêt à servir.
- Placez ensuite la feuille de papier sec au foyer d’une chambre obscure. Au sortir de cette chambre , il n’y aura aucune trace de l’image visible ; mais si vous mouillez le papier impressionné avec une solution presque saturée de sulfate ferreux (sulfate de fer du commerce) , légèrement dilué par de l’acide sulfurique , l’image apparaîtra immédiatement.
- Pour fixer l’image, il faudra la laver à grande eau , puis avec de l’eau contenant l/10e d’ammoniaque caustique ; ce qui la rendra désormais invariable. Si les blancs avaient une légère teinte jaune, il faudrait, avant de faire sécher, laver de nouveau le papier dans de l’eau acidulée par l’acide chlorhydrique.
- Les épreuves ainsi obtenues seront inverses, comme avec le procédé de M. Talbot, et la sensibilité de ce nouveau papier est aussi la même.
- Pour produire ces images inverses dans leur vrai jour, on devra se servir du même papier sans le passer dans le sulfate ferreux , et attendre , pour interrompre l’opération, que les bords du papier qui débordent l’image inverse soient devenus noirs.
- Les sels d’argent ammoniacaux, employés au lieu du nitrate d’argent ordinaire , donnent des papiers encore plus sensibles, mais la solution est moins stable. Cependant, pour la reproduction des images inverses, je me sers de papier préparé en passant de l’acétate d’argent ammoniacal sur du papier imprégné de gaz chlorhydrique, comme il a été dit.
- Le nitrate d’argent préparé avec une pièce de monnaie est excellent.
- J’ai expose une image inverse au
- soleil pendant deux jours, sans qu’elle ait changé en rien.
- Pour reproduire les images inverses, il est nécessaire de vernir ces images , ce qui fait disparaître les inégalités du papier, donne plus de netteté, et active singulièrement l’opération.
- Pendant la préparation des papiers» il faut opérer à la clarté d’une bougie > mais dès qu’on a passé le sulfate fef' reux, on peut faire les lavages ulte" rieurs au jour ordinaire d’une chambre*
- Impression anastatique.
- Par M. J. Woods.
- L’impression anastatique est un arj qui consiste à transporter sur met® une gravure ou une impression que ' conque. Le procédé pour atteindre c but est le suivant :
- La plaque en métal sur laquelle 0 veut transporter la gravure ou l’imp1'^ sion, peut être en laiton, bronze, r'J acier, cuivre ou zinc. C’est à ce dern1. métal qu’il convient d’accorder la fy férence, à cause de la facilité avec j quelle on réussit. Cette plaque P® être plane ou roulée en cylindre ; seu ^ ment il faut que sa surface soit d’ab° polie à l’émeri et à l’eau, puis aprcSjef avoir enlevé la boue avec un paPeC brouillard bien propre, polie à sec a de l’émeri ou du papier d’émeri v jusqu’à ce qu’elle présente un pob P jf fait. Pendant le polissage, il faut a'elll soin de ne frotter que dans un sens, soit longitudinalement, soittra versalement, soit en direction nale, afin que le frottage produise^ la plaque une foule de lignes P1^ lèles, qui soient coupées le moins sible par d’autres, le parallclisntx® je ciblant beaucoup le chargement -te, l’encre. Quand la plaque a été Piir pjef ment polie, on l’essuie avec du P fye brouillard bien propre, et elle est P à recevoir l’impression. . . àe
- La préparation qu’il convie' ,oIi faire subir à l’impression ou à ce *Lfal appelle l’original, consiste en g à le plonger dans un acide , 1 aCl.,répa' trique, par exemple; mais cette ration éprouve de légères modi»c‘r c0lr suivant l’âge de l'original > et pa^e séquent les changements china"! . 0ri' l’encre a pu éprouver. Lorsque jate ginal n’a pas plus de deux mo'S p<)Ur et est encore suffisamment tr 0„ I" donner une impression, quan
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- presse entre deux feuilles de papier avec un brunissoir, alors on le place sur une feuille de papier brouillard, et °n humecte l’envers avec un mélange d’acide nitrique et d’eau, dans la proportion de 1 partie d’acide pour 8 parties d’eau. Quand l’original date de plus de deux mois , on l’introduit dans un vase de verre ou de porcelaine, dans un mélange d’acide nitrique, Pendant un espace de temps qui \arie de 4 heures à 7 jours; l’expérience seule servant à décider le temps qu’un original doit demeurerdans la liqueur.
- Quand on a par ces moyens obtenu Un original imprégné d’acide, on le comprime entre deux feuilles de papier brouillard, afin d’y mieux répartir l’acide et d’enlever ce qui pourrait être superflu. En cet état, l’original est Prêt à donner une impression, et on le presse sur la plaque. L’acide attaque cette plaque, excepté dans les points où elle est protégée par l’encre, et produit ainsi une eau forte négative.
- On voit que le succès de ce procédé repose sur la propriété que possède
- * encre de résister à l’acide, et que Cette encre, en conséquence, doit être de nature grasse ou savonneuse,comme
- * encre lithographique, et avoir été chargée en quantité suffisante; par conséquent, ce procédé serait peu applicable aux vieilles gravures ou impressions chez lesquelles l’encre se serait altérée. Pour remédier à ce défaut, °o encre de nouveau l’original, par un Procédé chimique, qui consiste à forcer de la crème de tartre de toutes Pièces, sur toutes les parties blanches dp l’original à encrer, avec un rouleau Jjencre, puis par un autre procédé à détruire le tartrate de potasse qu’on a
- ’ormé.
- La plaque avec son eau forte est alors °nirne une pierre lithographique, et o la chargeant d’encre comme celle-ci, 3, peut en lirer plusieurs centaines I epreuves. Mais au bout de ce tirage, Js hgnes fines s’épaississent et le dessin a'tère. Cette difficulté, qui s’étaitop-^osée d’abord à l’impression de ces ‘‘anches à la presse mécanique, a été |Ormontée en frottant de temps à autre j Plaque avec une préparation acide J; Phosphore, qui attaque les parties 5 avées, les approfondit, et par consé-de nt '.élève celles qui ne le sont pas, j, Manière à faire présenter à la plaque Ou et les propriétés d’un cliché d’une gravure en relief. pr^e .procédé s’applique aussi à l’im-ssion d’ouvrages nouveaux; pour a» on n’a qu’à prendre une belle
- épreuve de ces ouvrages et en multiplier les copies par le moyen qui vient d’être décrit.
- Chalumeau à gaz oxide de carbone.
- Par M. Fr. Reich.
- Lorsqu’on fait écouler, par une ouverture étroite, un mélange de deux volumes de gaz oxide de carbone, et un volume d’oxigène; non-seulement la flamme ne remonte pas dans l’ajutage , mais s’éteint au contraire d’elle-même , aussitôt que le courant de gaz s’écoule avec une certaine vitesse. Par conséquent, cette inflammation n’est accompagnée d’aucun danger d’explosion , et comme ce mélange gazeux développe sous les mêmes volumes autant de chaleur que le mélange explosif d’oxigène et d’hydrogène , on conçoit aussitôt qu’il y a beaucoup d’avantage à le substituer au chalumeau à gaz ordinaire.
- Suivant M. Fownes, on dégage du gaz oxide de carbone avec du cyano-ferrure de potassium, et de l’acide sulfurique; seulement je ferai remarquer | que pour cette opération, il faut tout ( d’abord verser l’acide sur le sel, dans 1 une cornue spacieuse, puis chauffer jusqu’à ce que le dégagement du gaz se fasse vivement, et ensuite retirer entièrement le feu pendant quelque temps; de celte manière, avec 100 grammes de cyano-ferrure , on obtient 31,633 centimètres cubes de gaz oxide de carbone, pour lequel on n’a besoin que de 58 grammes de chlorate de potasse, pour fournir l’oxigène nécessaire au mélange.
- Quand on veut se servir de ce chalumeau, on place une petite lampe à esprit-de-vin devant le bec de l’ajutage, mais comme la flamme pourrait faire remonter la combustion, au moment où on ouvrirait le robinet, parce que l'ajutage posséderait alors une température assez élevée pour que le gaz qu’il renferme s’enflammât, il vaut mieux ne pas allumer le gaz au bec même de cet ajutage du gazomètre, mais bien à l’extrémité d’un tube de verre d'un diamètre convenable qu’on interpose. D’ailleurs le tube donne la facilite de diriger la flamme partout où l’on veut.
- J’ai remarqué une fois que le gaz renfermé dans le tube avait pris feu, mais sans aucun bruit, et s'était éteint quand la flamme était arrivée à l’ou-
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- voilure de l’ajutage du gazomètre. Si on éloigne la lampe avant de fermer le robinet, la flamme ne remonte jamais, et je ne pense pas qu’elle rentre dans un tube étroit, mais d’une grande longueur, comme par exemple l’ajutage du gazomètre.
- Quant à l’effet de ce chalumeau, je ne puis établir de comparaison bien décisive avec celui à mélange détonant; mais dans tous les essais que j’ai pu faire, cet effet m’a paru au moins aussi énergique, puisqu’à la pression ordinaire du gazomètre, j’ai pu fondre facilement en un bouton 1 l/4grammes de grains de platine, sur un support en rnagnésite , et mettre du quarz en fusion, avec une ouverture de l’ajutage égale à 0, 5 millimètre carré.
- Quoi qu’il en soit, j’ai pensé que ce chalumeau de sûreté, non-seulement devait être utile aux chimistes, mais qu’il pourrait aussi avoir des applications multipliées dans les arts, et c’est ce qui m’a déterminé à en donner de suite connaissance à l’industrie.
- Alliage jaune pâle importé d’Angleterre pour confectionner les couverts qu’on argente ensuite par les procédés galvaniques.
- Par M. J.-L. Lassaigne.
- Cet alliage m’a été remis par un commerçant qui désirait en connaître la véritable composition. Analysé avec soin, cet alliage n’a présenté dans sa composition que du cuivre, du zinc, du plomb et des traces de fer sans nickel. Les préparations de ces métaux alliés ont été trouvées de :
- Cuivre . . 68.2
- Zinc . . 31.6
- Plomb, . . 0.2
- Traces de fer. . .
- 100.0
- Cet alliage a donc la plus grande nalogie avec le laiton des tourneurs.
- Avis relatif à la fabrication du fer. Tous les maîtres de forges savent de-
- puis longtemps qu’on produit de meilleur fer en hiver par un temps sec que dans l’été, et la cause de cette différence est attribuée à la plus grande quantité d’eau en vapeur qui est répandue dans l’atmosphère lorsque la température est plus élevée. Dans le cas où cette observation serait exacte, il en résulterait que I humidité de l’air serait préjudiciable au fer, et par conséquent qu’il serait peut-être possible d’améliorer sa qualité en faisant disparaître cette humidité du vent qu’on lance dans le* hauts-fourneaux. Ce résultat ne serait pas bien difficile à atteindre en faisant passer, selon un ingénieur anglais* l’air qui sert à la combustion dans Ie fourneau dans un récipient ressemblant aux purificateurs à la chaux des usines à gaz, et dans lequel on introduirait du chlorhydrate de chaux. Ce sel déliquescent et très-avide d’humidité dépouillerait l’air qu’on lui ferait traverser de toute l’eau en vapeur qu il renfermerait* Ce sel, saturé d’eau, comme de raison* tomberait en déliquescence; mais °° pourrait l’évacuer et lui rendre par évaporation, à l’aide de la chaleur, son état solide et son avidité pour l’eau, e par conséquent l’employer de nouveau à la même opération.
- Télégraphes électriques.
- Le télégraphe électrique de Londre* à Porlsmoulh (88 milles ou 14 myr|a' mètres environ) est terminé, et ^ depuis peu de temps en activité. l,lu' sieurs expériences, entreprises conun essai , ont parfaitement réussi. Ai,,sl ' lors de la dernière ouverture du Paj,s Jement, en février dernier, le disco*' de la reine a été publié presque aussi à Portsmouth qu'à Londres. Ce disepn ^ renfermait 3600 lettres, et était * primé à mesure qu’il arrivait. Il a 'a deux heures pour cette transmissio ’ ce qui fait à raison de 300 lettres P minute. . .
- Le télégraphe électrique de Par,)e$ llouen est de même terminé, essais préliminaires qui ont eu b®? ju laissent aucun doute sur la rapidlte.0l) parcours des dépêches et la perfec de leur transmission.
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- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Sur lu turbine en dessous de M. C. E. Nagel, ingénieur, à Hambourg.
- -Vous avons déjà eu l’occasion , dans x,tl précédent numéro, page 333, de faire connaître une turbine nouvelle qni reçoit l’eau en dessous de l'invention de M. J. Porro, pour laquelle ce savant officiera discuté habilement toutes Es conditions d’installation tout en exposant en même temps les avantages tpt’il a cru reconnaître d’après la théo-t'ie et la pratique à ce nouveau genre de récepteurs hydrauliques.
- ïl paraît que les turbines en dessous, tnais d’un genre qui diffère un peu du précédent, et se rapproche de la tur-pine en dessous qu’on doità M. Combes, 'ttgénieur des mi nés,sont depuis quelque Etnpsenfaveur en Allemagne et qu’on en connaît même déjà plusieurs modèles ; a'nsi, M. Wedding, de Berlin , a con-struit, dit-on, depuis plusieurs années des turbines qui reçoivent l’eau par-dessous, et nous nous proposons ici de Présenter quèlques détails sommaires s,ir une turbine de la même espèce Pu’on doit à M. C. L. Nagel, de Hambourg, et qui a déjà été appliquée avec sucrés à quelques travaux.
- Cette turbine en dessous, construite d'après des principes dont quelques-,U)s paraissent nouveaux, a été repré-scnlée dans la planche 70.
- Fig. G , suivant une section verticale r
- Fig. 7, en élévation de côté ;
- Fig. 8, en plan.
- Ea fig. 9 est une vue sur une plus ?rande échelle de la disposition du pi-v.' t, et la fig. 10 le plan d’une portion je Panneau mobile ou de la roue avec a courbure donnée aux aubes.
- A, canal qui amène l’eau dans la r°ue ; B,B, roue à aubes courbes calée ®Ur l'arbre moteur C de l’usine; D,D, appareil cylindrique à cloisons direc-r'ces dont le noyau ou manchon en |0r>te est disposé de telle manière sur ® bloc ou siège immobile E, qu’on K,ejR l’élever et l’abaisser à volonté; |,’F, joues en bois qu’on introduit à .,extremité des cloisons directrices ;
- ’ pivot établi sur Je siège E. où H est ^s,1jetti au moyen d’un goujon X.
- est sur ce pivot que la roue B ainsi !j?,e l’arbre C sont établis en équilibre rÇiilent librement.
- E introduction de l’huile pour lubri-
- fier le pivot s’opère par le moyen d’un trou y foré dans toute la hauteur de l'arbre C, et la manière dont on s’oppose à l’introduction de l’eau de jaillissement sur ce pivot est aussi simple qu’ingénieuse. Pour cela on introduit, ainsi qu’on peut le voir dans la fig. 9 , entre l’arbre C et le manchon de la roue B un cylindre en tôle qui peut se mouvoir dans une coulisse circulaire v,v creusée sur la tête du siège E et y circule librement. De même, un peu plus loin, on enveloppe la partie supérieure de ce siège d’un manteau ou second cylindre en tôle w,w concentrique au premier et dont le bord libre supérieur s’élève presque jusqu’au chapeau bombé qui porte la roue B.
- L’appareil cylindrique à cloisons directrices D, qui peut dans son manchon monter et descendre sur le siège, remplit en même temps les fonctions de vanne régulatrice, c’est-à-dire que les ouvertures aux extrémités des cloisons courbes directrices se trouvent rétrécies aussitôt qu’on abaisse cet appareil , et augmentées quand on le relève.
- L’élévation peut s’opérer à l’aide d’un appareil à levier qu’on manœuvre à l’intérieur du bâtiment et qu’on place en tel point qu’on juge convenable. Pour cela, dans des trous m.m percés de part en part dans la masse du manchon de l’appareil aux cloisons directrices D, on arrête des tiges verticalesn, fig. 7, dont les extrémités o se rattachent à une suite de leviers articulés p,q,r, ce dernier passant par une boîte à étoupes qu’on met en action au moyen d’une tige t qui se termine par une crémaillère engrenant dans une roue dentée à manivelle laquelle sert ainsi à régler avec précision l’élévation de l’appareil cylindrique, ou mieux à régler les orifices d’écoulement de l’eau sur les aubes courbes de la roue.
- Tout le reste de cette construction est simple et très- facile à comprendre, et d’après les renseignements qui nous sont parvenus, il paraîtrait que M. Nagel a jusqu’à présent montré beaucoup d’intelligence dans l’établissement des turbines qu’il a construites, en modifiant avec habileté les dispositions suivant les circonstances locales et les besoins industriels ; seulement des amis indiscrets lui ont attiré quelques cri-
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- tiques en proclamant que les récepteurs hydrauliques de ce modèle étaient le dernier terme des appareils propres à utiliser la force des eaux, et qu’ils s’ap pliquaient avec avantage à tous les cas possibles qui se présentent dans les travaux de l’industrie pratique.
- Voici du reste quelques-unes des critiques qui ont été adressées à la turbine de M. Nagel, ainsiqu’à toutesceilesqui reçoivent l’eau par dessous.
- 1° L’eau éprouve deux déviations de plus dans les turbines qui reçoivent l’eau par dessous que dans celle où le liquide arrive par-dessus.
- Le fait est vrai, et on en a conclu qu’il y avait une perte plus considérable de la force vive, mais il ne faut pas s’exagérer cette perte, puisque dans ces roues comme dans toutes celles bien construites aujourd’hui, l’eau agit par pression , et non pas par choc ; du reste il n’a encore été fait aucune expérience, du moins à notre connaissance, pour établir le coefficient qu’il convient d’appliquer au travail théorique du moteur, pour calculer le travail effectif de ces turbines, et jusque là, il sera difficile de se prononcer sur les désavantages qu’on leur suppose sous ce rapport.
- 2° Il se forme un réservoir ou clapier de matières étrangères et de vase, dans le tuyau ou canal de conduite, et sous la roue même.
- Ce défaut n’est pas bien grave, car si l’on a soin de mettre une grille en avant du tuyau, pour arrêter les branchages, les herbes et les corps solides d’un gros volume, ceux qui s'accumulent alors sous la roue, peuvent en être expulsés de la manière la plus facile, en établissant une petite vanne de chasse à l’extrémité du tuyau, ainsi que parait l’avoir imaginé M. Nagel : cette vanne, soulevée de temps à autre , pendant les intervalles de repos, livre passage à toutes les matières qui peuvent s'être accumulées dans ce point.
- 3° Il existe un grand nombre de cas où l’appareil, tuyau ou canal, qui amènel’eauavant que ce liquide s’introduise dans la roue , ne peut pas recevoir d'une manière aussi facile que dans les turbines en-dessus, la dimension ou l’aire de section dont on aurait besoin.
- Assurément, ce récepteur n’est pas comme on l’a prétendu, applicable à tous les cas, et c’est au constructeur à choisir l’organe qui, d’après son jugement et les circonstances, utilisera le plus avantageusement la force disponible; seulement nous ferons remar-
- quer que les turbines, étant des machines rotatoires à grandes vitesses, on doit, quand on ne peut disposer que d’un tuyau à petite section, chercher les moyens d’augmenter la pression, sans avoir à craindre que la roue s’écarte sensiblement de son effet maximum-
- Un défaut plus sérieux, peut-être, qu’on peut adresser aux turbines en-dessous, et qui leur est du reste commun avec celles en-dessus, c’est qu’on ne peut pas les établir dans l’air ou a sec, sans perdre une portion de l’effet utile de la chute. Or, ce défaut paraît être plus marqué dans les premières que dans les secondes. Si la chute est très-grande, cette pertea peu d’importance, mais si elle est petite, elle devient au contraire une fraction considérable de la force disponible. Cependant il nous semble qu'il y aurait de l’avantage, quand on a un bief d’aval dont le ni* veau n’est pas sujet à varier, à faire tourner les turbines à sec, attendu qu’elles ne seraient pas ainsi exposées a la résistance dans leur mouvemem qu’oppose le liquide, résistance qflI croit comme le carré de la vitesse, e qui doit acquérir une valeur assez con" sidérable dans des récepteurs générale' ment destinés à se mouvoir avec une grande rapidité.
- Il existe déjà une série d’expérience5 très-satisfaisantes , sur les roues à a*® vertical ou turbines en dessus, expe-' riences qu’on doit à M. A. Morin, e dont les résultats ont été publiés eI* 1838; il serait donc à désirer qu’on e" entreprit de nouvelles dans le mème esprit, sur les turbines en dessou5' qui commencent à se répandre à le' tranger, mais qui sont encore peu cou nues et appliquées en France, an d’établir les circonstances dans 1e quelles ces turbines mériteraient préférence sur les autres récepteurs u même genre. •
- Au moment où nous achevions la r daction de cette note, noi s avons re-deux rapports sur les turbines ctam1^ à Schwerin , par M. Nagel- l’un •
- M. C. H. Wunsch, inspecteur les b»
- ments publics, et l’autre de M. L mâcher, conseiller de révision, vu r que cesrapportssoient loindeprése> ^ tous les éléments qui seraient neC*L, saires pour le calcul de l’effet de ,f machines, et même pour bien a55® un jugement et en apprécier les av^ tages, nous en présenterons cepenû^,.j un extrait, afin d’éclairer, autant d nous sera possible, la question des bines. T , jjl
- « Les turbines de M- Na5eJ ’
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- M. Wunsch, se distinguent principalement par un rendement considérable, et qui nous parait surpasser celui qu’on a déjà obtenu des turbines de M. Fourneyron. M. Nagel a fait établir les trois turbines qui ont été montées à Schwe-fin, sur ses dessins et sous sa direction, dans les ateliers de construction de M. Libbertz jeune, à Hambourg, et les efforts réunis de ces deux hommes distingués ont produit des récepteurs hydrauliques , qui se distinguent non- seulement par un effet utile, qu’on a peu réalisé jusqu’ici, mais en outre par une exécution des plus remarquables, et qui promet un bon service et une longue durée. Depuis quatre mois que ces foues ont été constamment en activité, il n’a pas encore été possible d’y découvrir le plus léger défaut, ou la plus petite avarie.
- » Les turbines du modèle de M. Nagel nous paraissent avoir résolu le problème de l’application pratique de ces sortes de récepteurs, à tous les besoins de l’industrie; en effet, tandis que dans la turbine de M. Fourneyron, l’eau entre par-dessus dans.le récepteur, et par conséquent, que le pivot de l’arbre vertical , chargé ainsi d’un poids écrasant, se trouve exposé à un frottement, et à une usure considérable, qui rendent inévitables des réparations continuelles et très-dispendieuses, les turbines de M. Nagel reçoivent l’eau par-dessous, au moyen d’un canal en S, établi en forte tôle ; ce qui évite le défaut reproché à la turbine précédente, c’est-à-dire qu'il y a diminution du frottement et décharge du poids qui pèse sur le pivot, proportionnelle à la pression produite par la hauteur de la colonne d’eau.
- » A cette disposition, déjà excellente, se joignent d’autres avantages qui rendront certainement la turbine Nagel, jm des organes les plus précieux sous le rapport pratique; et parmi ceux qu’on pourrait signaler, nous indique-r°ns une disposition très-ingénieuse Pour graisser le pivot, disposition tellement simple et tellement efficace, qu’elle ne laisse rien à désirer.
- » Tandis que les roues hydrauliques 0rdinaires, ne réalisent généralement ^u’une faible portion de la force dispo-n’ble, la turbine Nagel donne presque ^ustamment un effet utile de 80 pour du travail du moteur, ce qui dé-^°ntre que cette turbine est un ré-Cepteur hydraulique très-perfectionné.
- * Les turbines de M. Nagel sont en PaÇfaite harmonie avec l’activité et la Puissance des moulins américains, éta-
- blis à Schwerin; en effet, chaque tournant travaillant pendant 24 heures, moût jusqu’à 25 hectolitres de froment, dans les circonstances favorables, c’est-à-dire 1 hectolitre 05 par heure, de la manière la plus complète et la plus perfectionnée.
- » Le prix des turbines de M. Nagel varie naturellement suivant la force des machines, mais, en général, c’est environ 120 florins (275 à 300 fr.) par force de cheval, c’est-à-dire 75 kilog. élevés à 1 mètre, en une seconde. »
- Le rapport de M. H. Schumacher s’applique davantage à faire ressortir les avantages des nouvelles turbines en dessous, en s’exprimant ainsi qu’il suit :
- « M. Nagel, qui a déjà établi avec succès des appareils moteurs pour un moulin à farine à Witstorf, près Neu-munster, en Holstein, et pour un moulin à poudre à Walsroda, en Hanovre, ayant été invité à en construire de semblables pour les moulins à farine de Schwerin, a entrepris ce travail et établi à cet effet trois turbines en dessous qui font fonctionner quatre tournants pour farine et un cinquième qui moût en gruau. Le moulin est monté sur le système américain, et d’après l’idée suggérée par M. Nagel, le froment d’abord soumis à la mouture à gruaux sassés, passe delà aux meules à farine, puis enfin aux blutoirs ordinaires.
- » Les trois turbines ont coûté ensemble à peu près 21,300 fr.
- » Les turbines de M. Nagel se distinguent des autres, et entre autres de celles de M. Fourneyron , par les détails suivants :
- » 1° Dans ces dernières le frottement de l’axe sur le pivot et la crapaudine est très-considérable parce que la pression agit de haut en bas. Dans celles de M. Nagel cette pression a lieu, au contraire, de bas en haut, et le frottement s’en trouve diminué d’autant;
- » 2° Elles présentent une disposition ingénieuse pour le graissage, qui n’a besoin que d’être renouvelé toutes les six semaines ;
- » 3° Ces turbines peuvent fonctionner à sec ou noyées sans qu’il en résulte une perte bien sensible d’action. L’on peut avec elles s’assurer de la hauteur de chute ou de la pression avec la plus parfaite exactitude ;
- » 4° Les roues ne peuvent pas geler, et on peut les garantir aisément contre les glaces ;
- » 5° Leur établissement et celui de leur axe n’exigent pas de dispositions particulières ;
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- » 6° Elles sont d’une construction solide et durable.
- » L’effet utile ordinaire des turbines Nagel s’élève de 73 à 80 pour 100, d’après le travail des nouveaux moulins qui sont depuis un an ( en décembre 1843) en activité, et qui depuis cette époque ont fonctionné parfaitement bien.
- » M. Nagel avait déjà établi quatre turbines de son système à Anhalt-Bernburg, et d’après les rapports qui ont été mis sous mes yeux, et qui ont été dressés par des hommescompétents, ces appareils ont travaillé de la manière la plus satisfaisante depuis leur établissement. C’est en me basant sur les expériences faites en cette occasion et sur le succès des turbines de Schwerin que je n’hésite pas à exprimer le vœu qu’il soit accordé une indemnité , aux frais de l’État, à M. Nagel, pour qu’il veuille bien faire connaître les principes, parfaitement bien établis, du tracé de la courbure des aubes de ses roues, afin qu'on puisse en faire jouir le public et en répandre la connaissance dans les ateliers de construction.
- Machine à fabriquer les tubes en fer soudés.
- Par MM. J.-J. et T.-H. Ressell, fabricants.
- Notre invention consiste dans la disposition à donner au mécanisme à l’aide duquel on soude les tubes en fer. Dans celte disposition , il existe un sommier à gouttière sur lequel le tube porte sur toute sa longueur,et est soudé au moyen d’un cylindre. C’est la pression produite sur la portion du tube située entre le sommier et le cylindre, avec ou sans le secours d’un mandrin, qui opère la soudure des parties du tube qui sont en contact. Ce mécanisme est très-propre à la fabrication des tubes d’un grand diamètre, et par conséquent d’un grand poids.
- Fig. 11, pl. 70. Élévation latérale de la machine.
- Fig. 12. Coupe suivant la ligne 1,1 de la fig. H.
- Fig. 13. Coupe suivant la ligne 2, 2 de la même figure.
- Fig. 14. Section longitudinale d’une portion du charriot, du sommier, du cylindre et des parties qui en dépendent.
- Fig. 15. Section transverse du chariot et des parties qui en dépendent.
- Fig. 16 etl7. Plan et élévation latérale du levier d’abbatage.
- Fig. 18. Coupe transverse d’un tube avant d’ètre soudé.
- a, a. Bâti de la machine, dont il Çst facile de comprendre la structure à l'inspection des figures, b. Sommier à gouttière faisant l’office de contre-coussinet et d’une longueur convenable pour la fabrication des tubes les plus longs que la machine puisse faire. Il y a différents sommiers selon les divers diamètres des tubes, et chacun d’eux se fixe au charriot c et se meut avec lui. A I cx-trémitè du sommier b, du côté du cylindre soudeur, on a abattu à la partie inférieure de la gouttière un biseau en fe (fig. 14), pour quele tubeétantchaujlÇ et placé sur le tablier, son extrémité puisse être rabattue au moyen d’un levier afin de pouvoir la saisir, et que ce tube soit maintenu fortement entre le sommier et le levier donton donnera la description ci après. C’est par ce moyen, ou par tout autre qu’on pourrait inventer, que le tube est fixé au sommier avec assez de force pour qu’il soit pincé entre le cylindre et le sommier, et passe sur le mandrin-quand on en fait usage-d. Levier d’abatage (fig. 12) se mouvant sur un axe e porté par le charriot c-Le manche d' de ce levier est adapte sur son bout carré, de façon que quand le tube est en place, et pincé par *e renflement d2 entre le levier et le bcC ôl du sommier, on puisse enlever ce manche. En cet état le levier ne se trou* vera pas sur le chemin de la tête du mandrin entrant dans le tube sur la face supérieure de ce levier, et le renflement qu’il porte repliera ainsi, quand 0,1 abattera, une portion du tube dans >a cavité formée en bx.
- Le charriot c, dont les figures pel1' vent donner une idée générale , cS porté sur roues à rebords f, f, marcha'1, sur des rails g, g; le mouvement m1 est imprimé au moyen d’une vis h d® la manière suivante : c', c' sont deux roues dont les axes fixes tournent da»* des coussinets c2, c?. Ces roues sont dis posées de telle façon qu’elles s’appuie11 sur le filet de la vis ; ainsi, à mesur que la vis tourne , le charriot c marc11 ^ en avant ou en arrière. Le mouvemen est communiqué à celte vis ainsi qu çuit. Sur l’axe ou la tête de cette y,se^ h, il existe une roue d’angle qui CI’ grène dans deux autres roues sen>u blés, une de chaque côté; et,sll|Va0(i qu’on applique la puissance à l’ufic ^ l’autre de ces roues, on détermine sens suivant lequel la vis devra tour»
- Le mouvement est transmis à ces ut
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- foues d'angle aü rhoyen d’une courroie qui l’emprunte à une machine à vapeur agissant alternativement sur la poulie de l’arbre de l’une de ces roues. L’arbre de l’une d’elles passe à travers l’arbre creux de l’autre, et il y a une Poulie folle entre les deux poulies motrices, de manière qu’en rejetant la courroie d’une poulie fixe de l’une des roues, elle passe sur la poulie folle, puis de là sur la poulie montée sur l’arbre de l’autre roue , absolument comme dans les machines à planer, à renversement de mouvement ou autres machines.
- hh* sont les paliers sur lesquels roule l’axe de la vis h , et sur le chariot c, il existe une crémaillère*', qui commande une rouedentéej, callèe sur le même arbre m, que le cylindre Soudeur A* mobile sur des tourillons 1,1. qui tournent dans des coussinets aussi tUobiles n établis sur le bâti. Sur l’un de ces tourillons est placé le levier à Poids o, qui appuie sur le cylindre Soudeur à l’aide de mentonnets o2 placés à la circonférence de la roue o3, Çe qui permet au cylindre de se soulever, dans le cas où il se présenterait Pu obstacle lors du passage du tube. Ce cylindre soudeur porte une gorge , afin d’embrasser en partie le tube et d’un au-!re côté le sommier ou contre-coussinet eb>nt creusé d’une gouttière dans laquelle le tube se loge aussi en partie , d en résulte que lorsqu’il se trouve Pûicé par le cylindre, il est embrassé jUr toute la surface convexe d’une sec-bon ou tout autour. La gorge dans le Cylindre, et la gouttière dans le som-Pucr, sont disposés de façon qu’on Puisse engager entre elles un mandrin 5ùi ne touchera à l’intérieur que les aces supérieure et inférieure du tube, ?ri laissant les autres points sans con-Jct à cet intérieur , afin que le man-puisse être retiré, même s’il ad-j.Çrait quand on passe à travers une 'ère qui le rend cylindrique , et pour lue le mandrin ne remplisse pas en-'crement l’intérieur du tube. a '-a machine est propre à fabriquer es tubes avec ou sans mandrin. Celle j|UÇ nous avons fait figurer fonctionne 'aide d’un mandrin ou d’une olive j. a<‘ée à l’extrémité d’une forte tige e Pt laquelle olive présente une sec-(r°n circulaire à l’endroit où le tube se jj00,'vc pincé entre le cylindre et le Oimier. Cette tige est soutenue par qJj.Salet q que porte le chariot c , afin )!Ue‘le conserve une position correcte. tr0S]1 •Um ressort à loquet qui vient s’iri-f uire derrière l’olive, de façon qu’au
- retour du chariot é, il décoiffe la tige en enlevant cette olive, et que le tube peut très-aisément glisser sur cette tige, et être retiré en faisant reculer le sommier.
- Quand on se sert de cette espèce de mandrin, les bords de la maquette doivent être en biseau, afin d’avoir un recouvrement; c’est ce qu’on fait aussi quand on se sert d’un mandrin de la longueur du tube ; mais quand on fait des tubes soudés simplement par approche , on n’a pas besoin de mandrin.
- Perfectionnements apportés dans la fabrication des clous découpés.
- Par M. B. P. Walker.
- J’ai cherché à perfectionner les machines à l’aide desquelles on découpe les clous en blanc dans des bandes plus ou moins larges de tôle de fer ou autre métal, et pour cela j’y ai apporté diverses modifications qu’il sera facile de comprendre au moyen de la description ci-après et des figures qui s’y rapportent.
- Fig. 19, pl. 70. Élévation latérale de la machine perfectionnée que je propose, et vue en coupe de quelques-unes de ses parties.
- Fig. 20. Plan d’une portion de ladite machine.
- Fig. 21. Élévation par une des extrémités.
- Fig. 22. Élévation de côté et sur les deux faces extrêmes du chariot.
- Fig. 23. Plan et élévation de la tige de la pince.
- Fig. 24. Plan et élévation de l’accouplement de cette tige.
- Fig. 25. Vues latérale et de face du guide de la bande de tôle.
- a arbre moteur recevant son mouvement d’une machine à vapeur ou autre moteur : sur cet arbre, il existe une manivelle qui, par l'entremise de la. bielle c, fait mouvoir la lame supérieure d du découpoir, ainsi qu’il est facile de le comprendre à l’inspection! des figures; e lame fixe de ce découpoir: ces pièces sont semblables à celles dont on se sert ordinairement pour découper des clous dans les bandes de tôle ; f autre excentrique sur l’arbre a, qui met en action le levier coudé g , lequel est attaché à la verge h articulée à son autre extrémité , au bras i d’un secteur denté j. Ce secteur commande une noue d’angle A, et la fait tourner d’abord d’une demi-révolution dans un sens,
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- puis d’une demi - révolution dans le sens opposé, au moyen de quoi la bande de fer dans laquelle on découpe les clous se trouve retournée; et comme l’axe de cette bande est placé sous un certain angle avec les lames du découpoir, il s’ensuit qu’on produit des pyramides quadrangulaires ou clous pointus dont la pointe est prise alternativement sur l’une ou l'autre rive de la bande de tôle.
- La roue k est montée sur le canon l, tournant dans des montants du bâti ; une tige m glisse librement dans ce canon, mais elle peut être entraînée par lui, parce qu’elle porte une rainure dans laquelle on fait entrer une goupille qui traverse le canon ; n est un chariot glissant sur une barre triangulaire o, et sur le montant V duquel porte la tige m, avant d’aller s’accoupler par un genou de Cardan à une autre tige m', à laquelle est attachée la pince m2, qui consiste en une lame repliée dont les branches sont maintenues par une vis et un boulon. Cette pince saisit et retient fortement la bande de tôle q, et la tige m' tourne et glisse dans une encoche P, pratiquée dans le second montant du chariot n. Il en résulte que cette tige , le genou de Cardan qu’elle porte, ainsi que la pince , peuvent être soulevés pendant le mouvement de rotation , mouvement important pour la pince, afin qu’elle puisse , pendant qu’elle accomplit une demi-révolution, tourner vivement la bande de fer aussitôt qu’on y a découpé un clou, r est un poids qui amène constamment en avant le chariot et la tige m, et par conséquent la bande de tôle ; s un guide à travers lequel la bande de tôle est conduite au découpoir; la forme de l’ouverture que présente ce guide permet àla bande d’opérer unedemi-révolution, mais non pas de se soulever lorsqu’elle est dans une position horizontale, t un ressort qui presse sur la face postérieure de la barre angulaire o.
- Le caractère particulier de cette machine consiste d’abord à donner à la pince la faculté de se soulever pendant le retournement de la bande de tôle, et en second lieu à saisir la bande dans une pince attachée au bout d’une tige qui en même temps la retourne et l’amène en avant sous le découpoir.
- Je viens de montrer dans la description précédente et dans les figures une application de mes perfectionnements à un genre de machine à découper les clous ; mais il est évident qu’ils sont applicables à tous les autres genres de machines où il est nécessaire de retour-
- ner la bande de tôle pour en détacher des clous par séparation, et j’indiquerai encore ici une disposition à l’aide de laquelle la tige m est relevée par la machine elle-même au moment du retournement de la bande de tôle.
- Dans cette autre disposition, au lieu de faire usage d’un secteur denté pour imprimer le mouvement au canon au travers duquel passe la tige m, on se sert d’une crémaillère qui reçoit un mouvement vertical de va-et-vient par la rotation de l’axe principal a.
- Le canon l porte en outre deux excentriques se mouvant entre deux plans fixes , de façon que lorsque la machine marche , les excentriques, en rencontrant les plans, relèvent le canon, la tige m\ ainsi que la pince m2, et par conséquent la bande de tôle, au moment où celle-ci est sur le point d’opérer une demi-révolution sur elle-même. Le canon monte et descend dans des coulisses pratiquées dans les montants du bâti, et la tige m dans une encoche faite dans le montant du chariot n.
- La tige m', qui porte la pince m > entre par un bout carré dans la tige et il existe un troisième excentrique > calé sur m', tournant aussi entre deu* plans fixes sur le chariot n, de maniéré que lorsque le canon l s’élève , la pince monte en même temps , et ces modifications. jointes à leur structure un peü différente de ce chariot, constituent les différences qui existent entre cette ma' chine et la précédente ; mais son caractère particulier, c’est l’élévation Paf l’entremise du mécanisme de la p»,ce et de la bande de tôle pendant celle-ci fait volte-face, tout comme dan la machine précédemmentdècrite, mou vements qu’on obtient toutefois par moyens qui sont évidemment difle" rents.
- Machine à satiner les papiers pei^s !
- Par M. Carillion, mécanicien.
- Dans un travail présenté récemme^ à l’Académie des sciences , M. nt$ teur E. Blandet a signalé les accid je$ qu’éprouvent les ouvriers qui, ^a”nefjt manufactures de papiers peints sa U ,g ou lissent les papiers qui ont été p® en couleur verte avec le vertdeSch^ furt (verdet et acide arsénieux) * s a fait voir que ces accidents avaicn , les caractères d’un empoisonne»’ non pas par ingestion de poison » j. par inspiration de la poussière a*
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- cale, et a indiqué le traitement qu’il convenait d’opposer à cet empoisonnement.
- A ce sujet, M. Carillion , mécanicien , a annoncé qu’il avait cherché depuis quelque temps à construire une machine propre à rendre tout à fait inoffensive une opération aussi dangereuse pour les ouvriers , et qu’il avait réussi à construire un appareil simple donnant un travail régulier, et qui n’expose plus les ouvriers aux terribles accidents signalés par M. Blandet.
- Cette machine, dont on voit la représentation fig. 26, pl.70, consiste en deux rouleaux entre lesquels doit passer le papier. Derrière ces rouleaux est Un cylindre garni d’une peau de mouton que l'on saupoudre de talc. Ce cylindre tourne doucement en frottant sur le papier. En avant se trouve une brosse cylindrique tournant rapidement , et dont le contact avec le papier qu’elle doit satiner est déterminé par jme vis de pression. En quittant la brosse le papier continue sa marche et s’enrouler sur une tige disposée à cet effet.
- Au moyen de cette combinaison la question de la salubrité ne serait pas encore résolue, car la brosse travaillât remplirait l’air d’une quantité plus °u moins considérable de poussière arsenicale, tout comme si les ouvriers travaillaient à la main ; aussi pour prévenir toute diffusion de cette poussière, brosse est complètement recouverte d’une enveloppe qui est en communi-cation avec un ventilateur, lequel aspire continuellement l’air contenu dans s°n intérieur et le verse au dehors. En ^ployant un semblable procédé de travail, les accidents signalés sont très-fares; dans la pratique, la machine a donné des résultats satisfaisants.
- description de la machine à satiner les papiers peints.
- A Rouleau de papier non satiné.
- b Cylindre garni d'une peau de mouton. ^ et D Les deux rouleaux d’appel.
- Brosse cylindrique.
- E Tige sur laquelle s'enroule le papier satiné.
- Enveloppe de la brosse et communication avec le ventilateur.
- ‘1 Vis de pression qui détermine ia orce du contact entre le papier et la 1 brosse.
- * Poids pour régler la tension du papier.
- Mèche anglaise à expansion.
- Quand on est obligé de percer un grand nombre de trous de diamètres différents avec des mèches à cuiller, des mèches à pointes ou anglaises, ou des mèches à conducteur, on est obligé dans les ateliers où on travaille le bois d’avoir un assortiment complet de ces mèches, ce qui est d’abord dispendieux de premier achat, mais en outre multiplie l’outillage, donne lieu à plus de surveillance , expose à des pertes accidentelles plus fréquentes d’outils, et enfin surcharge sans nécessité le travail des intérêts d’un matériel plus considérable.
- Les mèches anglaises ou à pointes ont, en outre , un inconvénient dont il faut sans cesse tenir compte quand on les achète ou qu’on s’en sert ; c’est qu’il est difficile de savoir très-précisément quelle sera la grandeur du trou qu’elles produiront, de façon que ces mèches ont besoin après avoir été essayées d’être classées et numérotées avec soin, afin de savoir le diamètre du trou qu’elles fourniront, ce qui est un embarras de plus, et peut donner lieu à des erreurs, surtout lorsqu’il s’agit d’un assortiment un peu considérable.
- M. J. Franklin a cru qu’il était possible en premier lieu de se dispenser de ces assortiments encombrants et dispendieux , et ensuite de pouvoir ajuster un petit nombre de mèches au percement de trous des diamètres les plus variables en établissant une mèche à expansion de construction particulière, et voici comment il a résolu ce petit problème de mécanique :
- La fig. 27, pl. 70, représente de face la mèche à pointes et à expansion de M. Franklin.
- La fig. 28, la même mèche, vue de profil, et où les deux pièces principales qui la composent sont vues séparément.
- Dans ces figures A etB indiquentdeux bras, l’un fixe A, et l’autre mobile B, appliqués l’un sur l’autre et assemblés du côté du carré D, qu’on introduit dans le trou du vilbrequinoùil est retenu par une goupille rivéeG.Lebraslepluslong xl porte le pivot C, et le bras le plus court le couteau EF. Ce dernier bras peut, comme on le voit, glisser sur la surface du premier en tournant autour de la goupille G comme centre. Enfin ce bras B porte une encoche II, dans laquelle entre une vis I, à large tète , qui pénètre dans un trou taraudé dans le bras R, et sert à le serrer fortement sur celui-ci.
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- Lorsqu'on veut régler très-exactement la dimension d’un trou à percer avec cette mèche à couteau mobile , on deserre la vis I, on écarte lecouteau EF de la pointe C, jusqu’à ce qu’en mesurant avec une règle finement divisée on ait atteint le rayon du trou à percer, puis, cet écartement atteint, on serre de nouveau avec force cette vis I, et la mèche est prête à servir.
- Trois de ces mèches constituent un assortiment. La première, ou la plus petite , est destinée à percer des trous de 6 à 12 millimètres; la seconde des trous de 12 à 25, et la troisième des trous de 25 à 50 millimètres. Un assortiment complet pour percer tous les trous de ces divers diamètres coûterait au moins 15 à 20 fr., tandis qu’un assortiment de la nouvelle mèche qui procure des subdivisions bien plus multipliées, ne coûte pas5 fr., ce qui constitue une économie de plus de 60 pour 100.
- Cet outil est certainement ingénieux et pourra recevoir quelques applications dans les ateliers; mais nous lui ferons, entre autres défauts, un reproche grave , c’est de n’avoir peut être pas toute la solidité et la rigidité désirable pour percer dans le bois des trous d’un diamètre aussi grand que le croit l’inventeur , et ce reproche nous paraît d’autant plus fondé que cette mèche , comme dans celles dites anglaises, n’a pas de traçoir ou plutôt n’a de traçoir que pour sa dimension ou sa grosseur naturelle ; or, on sait dans les ateliers que toutes les mèches à pointes, qui ont un traçoir d’un rayon égal à celui du couteau, sont dures à mener, et que celles où le premier de ces rayons est plus petit que l’autre font éprouver une résistance considérable qu’il faut vaincre par de grands efforts qui tendent à tordre la mèche ou à la briser , et d’ailleurs ne donnent qu’un travail défectueux. F. M.
- Expériences comparatives sur Vex-traction de l'huile de graines, au moyen de la presse à coins, dite hollandaise, et de la presse hydraulique.
- Par M. Oi.dkop.
- Un des établissements les plus étendus, et peut-être le plus important et le plus parfait pour fabrication des huiles de graine du Hanovre , est celui fondé par M. Heins, à Harburg. Les
- moulins y sont mis en action par ùriê roue hydraulique et par une machine à vapeur de la force de 12 à 14 chevaux. L’établissement renferme 3 presses hydrauliques et 3 presses à coins, 2 moulins de concassage, 2 moulins à meules verticales, 16 pilons, 1 chauffoir et une forge. L’opération donne, en 24heures, 1,500 à 2,000 liv. (735 à 979 kilog.) d’huile purifiée . et dans la saison, la fabrication occupa 15 ouvriers.
- Les presses hydrauliques sont pourvues de caisses à tourteaux, oblongues, ayant à la paroi postérieure perforée. 0m.183 de longueur, à la paroi antérieure ouverte, 0m.222 de largeur, et 0m.569 de longueur, ou 0m.633 de hauteur, forme appropriée àl’emballnge des tourteaux, mais moins avantageuse que celle ronde. Les pistons de la grande pompe d’injection ont 0ra.0305 de diamètre, etOm .208 de course; ceux de la
- petite pompe O"1.02W) et 0m. 140 de course. Le cylindre de la presse a 0m.2Bl de diamètre, et parcourt généralement 0“'.380. L’ouverture de la'soupape de sûreté a, dans la grande pompe, un diamètre de 0™.00871, et dans la pe" tite pompe, 0m.00654. Le bouchon de cette soupape est pressé par un levier, dont le grand bras est au petit dans Ie rapport de 1 à 10. Ce grand bras est. pendant le froissage ou premier dage, chargé d’un poids de lkn .34o> dans la grande pompe, et de 3kil--30L dans la petite pompe, et dans Ie rcî,a ou 2» tordage, dans la grande pomp®' de3kil 301, et dans la petite de 138 , de façon que la plus forte pr?s' sion qu’on peut exercer au frois"
- sage est de ^ ^ * onx v
- ,0m.00654 / X 3,304 *
- = 52,600 kilogrammes, et au rebat de
- f 0“.261 y .„i.
- X1i.l38XlO=177)3l.C
- Au reste le poids, suivant la qualité &e la semence , peut varier et augmentent
- jusqu’à produire une pression de 280,0^
- kilogrammes, ainsi que cela a eu he dans une des expériences. ,e
- Les presses hollandaises sont sur modèle ordinaire, si ce n’est que chaque côté on y a introduit «e^ fortes caisses en fonte, du poids chacu de 180 kilogr., et reliées par qliat barres en fer, de 0m 045 d’épaisscu^ ce qui procure l’avantage que l’hui'e ^ peut pas pénétrer jusqu’aux cales, ^ que la pression est plus énergiq,|C ^ plus promptement produite Pa^ e« grande résistance du fer. Ces caj* ^ ont, dans deux presses de froissas
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- su? la paroi où elles sont en contact ®(i) * * * vec les tourteaux, une hauteur de y'\588, et une largeur en bas de ! “®.150, en haut de 0m.210. Une troi-Slème presse qui, selon les circonstances , sert au 1er et au 2e tordage, a «es caisses de 0m.50 de largeur, sur ®m.l8 en haut, et 0rf.13 en bas. Les Maillets ou moutons pèsent 250 kilog., sont, pour la plus forte pression, ^•evés à 0m.60 , 0m.63 et 0“>.66 , et ! happent respectivement 126,163,179 c°ups en 5 minutes.
- I Un avantage particulier de ces deux ®.spèces de presses à coins, c’est qu’au 'eu de se servir des ètendelles ordi-I paires de crin et de cuir de bœuf, on ,a>t usage de plaques de forte tôle perforées , qui séparent les sacs les uns des ®.0tres. Chacune de cesplaques,qui sont ! t'àes les unes aux autres, par des arti-^ dations mobiles, au moyen d’une c°urroie de cuir, porte par le haut une Poignée, et sur un des côtés, une lancette ou rebord en cuir fort, au moyen i oftquel lesacest parfaitementempaque-| le: ainsi les sacs, dans la presse à coins,
- Se trouvent placés entre des fourneaux 1 Pourvus de rainures par lesquelles s’élide l’huile. Dans les presses hy-j Nautiques , les ètendelles en crin Jot été depuis longtemps bannis de la I Pratique, attendu que le nombre moin-i ^e de tourteaux qu’on pouvait traiter,
- ' qui avec les plaques perforées s’é eye à dix, et le temps qu’on perdait à e,lyelopper les sacs compensaient bien ®Pdelà l’usure moins rapide de cesder-^'ors; mais j usqu’à présent ,avec les pres-hollandaises, cet ancien mode d’em-pquetage avait été considéré comme >vantageux; auparavant, chaque presse • coin avait besoin de renouveler ses ' cndelles tous les trois mois, et indè-pHlamment des frais d’acquisition, .es tissus coûtaient beaucoup à réparer 'i gelant le cours de leur service, frais ! on évite en grande partie par la ^Uvelle disposition.il est vrai, comme rQ'ts l’avons dit, que le froissage et le (jhf'tsans ètendelles accélèrent l’usure c!s Sacs, mais cette usure peut beau-i 3 P être diminuée par le travail soi-c des plaques, et quand même leur j çri,I(,o plus rapide ne balancerait pas I (|5l0re l’économie qu’on fait en éten-! iji, s» on aurait encore l’avantage | économie bien plus importante ]ar la force et le temps. En effet, avec ^Presse à coin n°2, où l’on a employé ç sctendelles, il a fallu, pour faire une i c0j^ression complète, battre 40 à 42 ! Cps > fondis qu'avec les plaques per-I ees> il n’eu a fallu que 30 à 32, et
- ] t.e Terhnolngiste, T. VI,— Juillet 1845.
- i
- même 25 avec de la graine sèche, attendu que dès le second coup en froissage, on voit couler du bac un puissant filet d’huile.
- Si maintenant on veut comparer les presses hydrauliques avec les presses hollandaises, ces dernières étant certainement, les premières exceptées, et ainsi que l’expérience l’a démontré, les appareils les plus parfaits pour la fabrication des huiles, il faut, pour apprécier les avantages dominants, que les unes peuvent présenter sur les autres, non-seulement tenir compte de la puissance développée par ces appareils, mais aussi de leurs frais d’établissement et d’entretien, de la force qu’ils exigent, du nombre d’ouvriers que leur service réclame, et tout particulièrement enfin de l’économie du temps.
- Les frais d’acquisition ou d’établissement des presses hydrauliques, avec tous leurs accessoires, sont variables ; mais à Harburg ils se sont élevés à environ 6,300 fr. pour les trois presses, tandis que les trois presses hollandaises n’ont coûté que 1,485 fr., et avec leurs caisses et leurs ètendelles de crin, sont en définitive revenus à 2,600 fr.
- Quant aux frais d’entretien, si on en excepte le renouvellement fréquent des garnitures et la révision annuelle de la soupape de sûreté, ils sont peu considérables dans une presse hydraulique bien établie, et quand on en a soin, une usure rapide n’est nullement à craindre. La presse hollandaise, au contraire, demande un renouvellement frequent des coins, clefs, cales et plaques, et par conséquent, en ayant aussi égard aux manipulations plus longues qu’elle comporte, exige une plus grande dépense d’argent et de temps. En outre, elle réclame, si on veut en obtenir constamment l’effet le plus puissant, une attention soutenue. Le rhabillage ou renouvellement fréquent des coins et des cales , suivant des modèles constants pour conserver toujours le même angle aux coins et la même inclinaison aux cales, le choix attentif du bois (1) et beaucoup d’autres dispositions ne peuvent être négligées sans rendre la marche de la presse tellement pénible, qu’on perd une force considérable et beaucoup de temps. C’est ainsi que lorsque dans le travail, un des coins ou des fourneaux vient à
- (i) On emploie avantageusement à ce service le bois de tige du plus gros hêtre, mais non pas
- le cœur, et qu’on refend pour obtenir un buis
- également résistant, suivant la direction des
- couches annuelles.
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- s’élever, ou, comme on dît, lorsque la presse lâche, il faut battre , pour une pressée, 10à 15 coups de plus, inconvénient qu’on ne rencontre pas chez la presse hydraulique.
- La capacité pour le travail des diverses presses, se mesure d’après la
- moyenne des graines qu’elles peuvent traiter pendant un certain intervalle de travail continu.
- Les presses hollandaises, à Harburg, travaillent en moyenne et déduction faite de 1 min. 15 de repos, pendant lequel on charge la presse, savoir :
- kit.
- Le n° 1 en 2.75 minutes............5.435 de graines.
- n° 2 4 00 ................ 6.120 id.
- n° 3 3.39 .............. 3.766 id.
- de façon que dans une journée de 22 heures de travail :
- kil.
- Le n° 1 en 480 pressées froisse 2608.88 de graine, et donne 960 tourteaux.
- n° 2 330 ............. 2019.60 .................. 660 id.
- n° 3 390 ............. 1468.75 ................... 780 id.
- Au total
- 6097.23
- Les trois presses hydrauliques travaillent en froissage ou premier tordage (chacune en 189 pressées de 7 minutes
- Le n° 1 en 3.00 minutes. . . .
- n° 2 4.20 ............
- n° 3 3.92 ............
- chaque)en un jourde travail, 4112k11-,6a-En rebat, les presses hollandaise*
- pressurent dans une pressée :
- kil.
- . 3.115 de farine de tourteau.
- . 3.607 id.
- . 3.264 id.
- de manière qu’en une journée de 22 heures on traite par :
- kilogr.
- Le n° 1 en 440 pressées 1370.60 de farine, en donnant 880 tourteaux.
- n° 2 314 ........ 1132.60 ..................... 628 id.
- n° 3 336 ........ 1096.70 ..................... 672 id.
- 3599-90
- ou 3599kil-,90 de farine, qui correspondent à 5143 kilogrammes de graine.
- Les presses hydrauliques exécutent toutefois moins d'huile, la terminer e(1 une pressée de farine de rebat en 9 mi- 7 minutes. Elles traitent en somme : nutes, mais elles peuvent, en donnant
- En 170 pressées ( de 9 minutes ), 2,878kiI-,76 de farine de rebat ( provenant de 4,112 kil°£' de graines), et donnant 1,470 tourteaux.
- En 189 pressées (de 7 minutes), 3,71ükil-,40 de farine de rebat (provenant de 5J326kl,'/ de graines), et donnant 1,890 tourteaux.
- La force nécessaire pour manœuvrer les presses hydrauliques et les presses à coins, quoique celle que consomme ces dernières soit très-dilficile à évaluer, même quand on veut avoir égard à toutes les conditions imposées par la théorie, a été déterminée par les diverses vitesses qu’a prises un même récepteur de force qu’on a appliqué successivement à chacune d’elles C’est ainsi^ que déduction faite de la force économisée pendant le chargement, les
- 4 8
- presses à coins ont consommé 2*> pour 100 de cette force en 1er tordag®j et 25,92 pour le rebat ou 2e tordage» ^ que les trois presses hydrauliques, 0 , duclion faite du temps pendant lcd ^ les pompes marchent sans exercer d^
- lion, savoir, en ler tordage, 13, et en 2e tordage, pour une pressée 9 minutes, 12,76 pour 100, et pour o pressée de 7 minutes, 13,56 pour i de cette force motrice. je*
- Si on compare ces nombres avec
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- quantités de graines qui ont été travaillées en un jour par les presses,onen déduit la proportion de force que
- chaque espèce de presse a dépensée pour travailler une même quantité de graine dans le même temps, savoir :
- Les presses hollandaises en l*r tordage.............
- en 2* tordage.......... . .
- Les presses hydrauliques en l,r tordage,............
- en 2* tordage de 9 minutes.
- de 7 minutes.
- 2480
- 6097
- 2592
- 5143
- 1320
- 4112
- 1276
- 4112
- 1356
- 5326
- = 0.4067.
- = 0.5640. = 0.3210. = 0.3103.
- = 0 2546.
- Sous le rapport delà quanti té de l’huile récoltée , les expériences ont été faites avec une graine sèche, peu riche et d’un faible poids. Les presses hollan-
- kil.
- Le n° 1 de 1118.73 de graine
- n° 2 903.03 .........
- n° 3 757.95 .........
- daises ont fourni en travaillant chacune séparément, et en 1er et 2e tordage , en un jour :
- kit.
- 34.62 pour 100 = 387.05 d'huile.
- 34.87 ............= 324.03 id.
- 35.25 ............= 267.18 id.
- Ensemble....... 2779.71 ........ 34.87 .......= 978.26
- Les presses hydrauliques, pendant la même période , par un 2e tordage de 9 minutes et de 2056kil-,36 de graines, 36,06 pour 100 = 741kil ,53 d'huile. Par un 2e tordage de 7 minutes de
- kil.
- Dans le 1er cas (9 minutes) de 4836.07 de Dans le 2* cas (7 minutes) de 5092.58 de
- 2312kil-,87 de graine , 36.06 pour 100 = 834 kilog. d’huile (1).
- De façon qu’au total on a récolté, tant avec les presses hollandaises qu’avec celles hydrauliques :
- kil.
- raine 1719.79 d'huile = 35.56 pour 100. raine 1812.26 d'huile = 35.67 pour lûO.
- Mais si on laisse, ainsi que cela paraît plus convenable , marcher les presses de telle façon que celles à coins, après avoir fourni en ltr tordage tout c« que les presses hydrauliques peuvent travailler en rebat, tout l’excédant
- fourni en plus en 1er tordage , soit rebattu dans les presses hollandaises, alors on obtient, d’après les résultats fournis par cinq expériences faites sur une grande quantité de graine :
- kil. kit.
- Par un 2e tordage de 9 minutes, de 5104.57 de graine, 1818.25 d'huile = 35.62 p. 100. Par un 2' tordage de 7 minutes, de 5606.75 de graine, 2001.61 d’huile = 35.70 p. 100.
- tandis que le premier tordage aux pressas hydrauliques seulement a fourni un Produit de 35.73 pour 100.
- Le nombre des ouvriers nécessaires Pour la marche régulière des presses hydrauliques est le même que celui P°ur les presses hollandaises ; tandis
- O) Dans une expérience faite sur 200 kilog. tîrainés dans les presses hydrauliques, pour an extraire l'huile par une seule pressée, on obtenu, pour une durée dt/ 12 minutes, 34 ǰur ioo, et par le rebat du tourteau , encore pour too ; au total, 36.25 pour 100.
- qu’un ouvrier charge la presse et en dirige la marche, deux autres ont suffisamment à faire pour détacher les tourteaux des sacs , auxquels ils adhèrent quelquefois avec beaucoup de force , surtout quand les sacs sont déjà vieux et ont été raccommodés. En outre, il faut compter la moitié de la journée d’un ouvrier occupé à chauffer la farine et à remplir les sacs.
- Enfin , les presses hydrauliques présentent cet avantage, c’est que la farine de tourteau destinée au rebat n’a
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- pas besoin d’être d’une grande finesse, et aussi chauffée que quand on travaille en deuxième tordage avec les presses hollandaises.
- Si on réunit tous les résultats fournis tant par l’expérience que par le calcul,
- on arrive aux conclusions suivantes i 1° Pour travailler une même quantité de graine dans un même temps, la force dépensée , en prenant pour unité ou 100 celle employée au tordage dans la presse hollandaise , est :
- 1er tordage aux presses hollandaises....................= 100.00
- 2e id. id....................................=123.00
- 1er tordage aux presses hydrauliques....................= 78.89
- 2e id. id................... (9 minutes) . . = 70.33
- (7 minutes) . . = 03.11
- 2° Les presses hollandaises fournissent 34.87 pour 100 ; les presses hydrauliques 36.08 pour 100; et quand on ne regarde pas autant à l’économie du temps , et qu’on emploie 12 minutes au premier tordage , elles fournissent 36.25 pour 100, et par conséquent, dans Je premier cas , 1.19, etdans le second, 1.38 pour 100 en plus que les presses à coins. Cet excédant de 1.19 pour 100 ne compense pas, à beaucoup près, la perte de temps ; de façon qu’il n’y a pas profit à employer cette pression prolongée.
- 3° Les presses hollandaises sont plus propres au premier tordage , tandis que celles hydrauliques sont mieux appropriées pour produire une action agissant avec plus de lenteur et de puissance , et par conséquent au deuxième tordage.
- 4° S’il s’agit de faire choix entre les presses hollandaises et celles hydrauliques , en mettant de côté les frais de première acquisition , il u’v a nul doute que les dernières n’aient l’avantage. C’est la même chose quand , sans tenir compte de l’excédant de force et de temps, on veut, dans une exploitation, extraire la plus grande quantité possible d’huile des graines, attendu que les presses hollandaises, même par trois i pressées, ne donnent pas ce que les presses hydrauliques fournissent en deux. Et si on ne tient pas à la forme de tourteau adoptée dans le commerce, il conviendrait d'adapter des caisses rondes aux presses hydrauliques.
- 5° Knlin la disposition la plus avantageuse parait être la combinaison des deux espèces d’appareils, parce que le premier tordage d'une graine humide , i dans les presses hydrauliques, est souvent difficile a opérer avec la force et la rapidité exigées sans qu’il en résulte en même temps une perte importante par l’usure plus considérable des sacs (1).
- — i^a«—»
- Notice sur la fabrication des cordes et câbles en fil de fer.
- Par M. Feldmann.
- Depuis qu’on a remplacé, dans une foule de circonstances, les cordes et les câbles en chanvre, par des cordes ou des câbles en fil métallique, et particulièrement dans l’exploitation des mines, on a pu se convaincre de plus en plus qu’il y avait plus de sécurité et une économie notable dans les frais. Toutefois, comme l'introduction des cordes et câbles en fil de fer a provoqué aussi, au bout de peu de temps, une diminution dans le prix des cordes en chanvre, on a trouvé, dans certains districts mi-néralurgiques de l’Allemagne, que les cordes en métal n’étaient plus aussi avantageuses qu’on l’avait annoncé, et la substitution de celles-ci aux cordes végétales, s’est trouvée suspendue, ou du moins ne s’est plus opérée qu’avec indifférence et lenteur.
- En réfléchissant à cette question, plusieurs grands propriétaires et directeurs de mines et d'exploitations miné' raies, en Allemagne, ont pensé qu’il | serait peut-être possible de diminuer les frais de fabrication des cordes en fil de fer, en les fabriquant eux-mêmes, et quoique ce principe économique de tout fabriquer soi-même ne doive pas, en bonne logique , recevoir l’approbation des publicistes et des économistes, nous dirons néanmoins que cette concur' rence a eu pour effet de résoudre deux points importants, savoir : d’augmenter d’un côté la durée de ces cordes, et de
- paraît en général un peu faible, puisqu aV® les bonnes presses dont on se sert en Fr311,, et en Angleterre, on récolte de 36 à 38-•’ d’huile pour too en poids de graines; niais doit tenir compte de la circonstance dans » quelle les expériences ont été faites,, c’est dire que les graines soumises aux essais etaie toutes en général d’un faible poids, et ParCj(js séquent moins riches en huile, que si leur po> cîU été plus considérable. F-
- fi) La quantité d’huile extraite d’un poids donné de graine, dans la fabrique de M. Iteins ,
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- l’autre, de diminuer autant que possible les frais de production qui, comme on sait, étaient assez considérables.
- Sous ce dernier rapport, il paraît que le mode de fabrication decescàbles, adopté dans le district de Worm , près Aix-la-Chapelle, parait être comparativement le plus simple et le plus économique qui soit connu, celui qui a résolu le plus complètement, jusqu’ici, cette partie du problème. Quant à la durée , les expériences en grand ont démontré, d’une manière définitive, que les câbles où chaque toron avait son âme ou mèche en chanvre goudronné, étaient les plus durables. D’un autre côté , malgré un nombre considérable d’expériences, dans lesquelles on s'est servi de fils de fer de tous les numéros, c’est à-dire des diamètres les plus variables, on n’a pas encore pu déterminer, d’une manière bien précise, s’il convient d’employer, à la fabrication des câbles , des fils d’un faible ou d’un fort diamètre.
- I. Fabrication des câbles ronds en fil de fer.
- Cette fabrication est à peu près la même sur toutes les mines du district de Worm, et les seules différences qu’on remarque consistent principalement dans le commettage des fils de fer.
- A. Première méthode pour la fabrication des câbles ronds en fil de fer.
- a ) Fabrication des torons. Chaque toron consiste suivant le diamètre des fils en 4 à 7 fils, au milieu desquels on Place, comme nous l’avons dit, une âme ou mèche en chanvre goudronné, fie fil est étendu suivant toute la longueur que doit avoir le toron après i’a-voir fait passer préalablement entre quelques paires de petites chevilles en fer inclinées l’une vers l’autre, et insérées dans une planche (fig. 39 a pl. 69 Plan, fig. 39 b , coupe transverse), afin de lui enlever la disposition qu'il conserve à s’enrouler sur lui-même.
- La longueur des cordes dont on fait üsage dans les mines du pays est presse , sans exception , de plus de 200 Mètres, et comme les fils en paquet 0tlt rarement au delà de 100 mètres , voit qu’il faut nécessairement deux :°ngueurs de fils pour l’ourdissage d’un toron.
- Laos quelques mines on opère ainsi Ju’il suit, pour réunir les bouts de fil. ^ extrémité du fil qui finit, est repliée, dans l’anse qu’on forme ainsi, on
- introduit celle du fil qui doit servir à le prolonger; on replie de même, et ces extrémités ainsi doublées, sont tordues en sens inverse, sur une longueur d’environ 40 millimètres. Sur d’autres mines, on se contente de rapprocher ces extrémités l’une de l’autre, sans les plier ou courber, et on les tord ensemble sur une longueur de 60 à 75 millimètres.
- Dans les puits de mine où l’on emploie des fils d’un plus fort diamètre, les extrémités sont soudées l’mie à l’autre.
- Les deux premiers procédés pour joindre les fils et leur donner toute la longueur du câble, présentent manifestement le défaut que le fil doit être disposé à rompre, par suite d’une torsion trop considérable, de façon que la résistance et la durée sont moindres dans les points de jonction de deux fils, et de plus ce vice grave, que par l'addition d’une nouvelle épaisseur de fil, du côté extérieur du toron, il résulte une élévation qui, lors de la torsion du toron , nuit au lors régulier des fils voisins.
- Malgré ces circonstances défavorables, ces deux modes pour joindre et assujettir les bouts de fils les uns aux autres, ont été adoptés dans la pratique, et l’expérience a démontré qu’il était rare qu’un câble se rompit dans les points de jonction de deux fils. Du reste, on évite, autant qu’il est possible, d’opérer ces jonctions dans des points trop voisins les uns des autres.
- Pour ourdir un toron, on noue , par une de leurs extrémités, chacun des fils sur les crochets de fer disposés circu-lairement sur une plaque ou rouet en fer, d’environ 20 centimètres de diamètre, et au milieu duquel est un crochet particulier, où l’on assujettit lame de chanvre du toron. Le rouet est monté sur un traîneau en bois (fig. 40, a élévation latérale , fig. 40, b élévation antérieure), sur lequel on peut le faire tournera l’aide d’une manivelle, placée à la hauteur la plus convenable pour la main de l’ouvrier qui doit donner le lors au toron. Sous le traîneau, existent quatre roues, afin qu’il puisse marcher en avant d’un espace proportionnel au raccourcissement que les fils éprouvent par la torsion.
- A l’autre bout, les fils sont de même arrêtés sur des crochets établis dans le montant d’un second chariot (fig. 41, a élévation latérale, fig. 41, b élévation antérieure); les crochets sont en même nombre que ceux du rouet antérieur, seulement ils sont rangés sur une cir-
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- conférence d’un plus grand diamètre. Ce deuxième charriot, ou plutôt ce chantier, se distingue du premier, en ce qu’il n’a pas de roues, mais que chaque crochet y tourne librement et séparément sur son axe. De plus, il est assujetti , de façon telle qu’il ne bouge pas de place pendant qu’on donne le tors aux fils pour en former un toron.
- Entre ces deux chariots , les fils reposent sur des râteliers ou des chevalets pourvus de dents qui servent à les séparer entre eux.
- Pour le commettage des fils, on se sert d’une clef en bois ( fig. 42) dans laquelle on a percé des trous en même nombre et en regard des crochets du rouet antérieur, seulement ces trous sont moins espacés les uns des autres , c’est-à-dire disposés sur une circonférence de moindre diamètre que celle des crochets du rouet.
- Avant d’accrocher les fils aux crochets du rouet de fer, on les passe ainsi que 1 âme de chanvre, dans les trous percés dans la clef qui se trouve placée tout près de ce rouet de fer, avant que le commettage des fils commence.
- Quand on a ainsi ourdi le nombre de fils de fer nécessaire, et la mèche en chanvre qui doit former l’âme, on procède au commettage pour faire un toron , opération pour laquelle il faut quatre ouvriers, un pour tourner la manivelle du rouet de fer, un autre qui fait avancer régulièrementla clef qu’il doit, pendant tout le temps, tenir aussi verticalement que possible, un troisième qui, placé immédiatement derrière le précédent, tire la mèche pour qu'elle reste constamment au centredes fils qui se commettent, et enfin un quatrième qui veille à ce que chacun des crochets du chariot postérieur tourne dans le rapport du mouvement qu’on imprime à ceux du rouet antérieur.
- Il convient principalement, dans la confection des torons, de veiller à ce que le rouet antérieur tourne d’une manière bien régulière , que l ouvrier qui tient la clef, ne marche ni trop vite, ni trop lentement, mais règle sa marche de façon telle, que pour une longueur de 30 centimètres de toron, chaque fil fasse 15 tours , rapport qu’on a considéré comme le plus convenable ; et enfin, que l’ouvrier qui est aux crochets postérieurs balte et fasse tourner les crochetsqui s’arrêteraient pendant tout le temps qu’on donne le tors au toron. Pour bien remplir cette dernière condition, il est indispensable que les crochets tournent dans des colliers en métal.
- La mèche ou âme de chanvre doit, avec un peu d’attention de la part de l’ouvrier qui la tire et de celui qui gouverne le commettage, être tellement enveloppée par les fils en fer, qu’on ne puisse l’apercevoir en aucun point. Il est important aussi de la prendre d’un diamètre qui ne soit ni trop faible, ni trop fort, attendu, dans le premier cas, que l’humidité peut la gagner aisément, et que le goudron ne garantit plus aussi bien le fer contre l’oxidalion, et dans le second, que les fils de fer ont beaucoup à souffrir par un frottement considérable qui s’établit entre eux.
- Dans le commettage pour faire un toron, les fils perdent environ 3 p. 100 de leur longueur, c’est-à-dire que pour faire un câble de 100 mètres, il faut un développement de 103 mètres de fils.
- b) Commettage des torons pour fabriquer les câbles. Cette opération se pratique absolument comme pour commettre les fils d’un toron, c’est-à-dire que ceux-ci sont comme ces fils jetés sur les crochets d’un rouet antérieur en fer, et qu’on insère entre eux une mèche tordue en chanvre pour leur servir d’âme, absolument comme quand on veut faire un toron.
- La clef en bois, dont on fait usage dans le commettage des torons, est également disposée comme celle dont on se sert pour le commettage des fils métalliques, dans la fabrication d’un toron , seulement elle a un nombre moindre de trous. On se sert également, pour le commettage, du même chariot, mais rendu fixe , que pour faire les torons ; la seule différence entre le commettage du câble et celui des torons,
- | réside uniquement dans la manière dont ces torons sont attachés à leur extrémité postérieure. En effet, chacun d’eux est accroché à un petit chariot particulier (fig. 43), au moyen d’un crochet, tout comme on avait assujetti les fils simples à un seul et rnèm® chantier. Le crochet, dans chaque petit
- chariot, tourne librement, et chacun d’eux peut marcher séparément en avant, dans la proportion du rapport suivant lequel le toron auquel il appar' lient, se raccourcit dans la torsion donnée pour faire un câble.
- La nécessité d'accrocher chaque toron à un chariot particulier, provien de ce que ces torons n’ont pas toujour^ dans tous leurs points une même tor-sion, et que dans leur commettage» pour en faire un câble, les uns p°nf' raient se raccourcir ou s’allonger da vantage que les autres, de façon
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- quand on suspendrait une charge pe santé au câble, les torons les plus tordus ou les plus serrés, supporteraient une Portion plus grande de ce poids que ]es autres, et que le service ou l’usure inégale des torons amèneraient promptement la destruction du câble. Pour s’opposer, en conséquence, à ce qu’un toron ne soit pas plus fortement tordu que les autres, il est nécessaire que les chariots, tous placés autant que possible sur un même plan horizontal, soient chargés d’un poids parfaitement égal, et que le chantier de devant où on opère la torsion , reçoive une charge propre à le rendre parfaitement immo-
- Une chose importante encore, c’est
- 3ue l’ouvrier chargé de la surveillance es petits chariots, auxquels sont accrochés chacun des torons, ait bien soin que les crochets ne cessent pas un seul Estant de tourner ; car dans ce cas, les torons se commettraient trop roides, ce qui pourrait occasionner la rupture des hls. Lorsque ces crochets, comme cela Arrive quelquefois, ne roulent pas dans des colliers de métal, il est surtout nécessaire que l’ouvrier frappe tantôt Celui-ci , tantôt celui-là, pour le faire tourner. Généralement, la durée du câble est notablement diminuée, lorsque ce battage des crochets, travail d’ailleurs aussi pénible que fastidieux, d’est pas effectué avec ponctualité , ou ®st tant soit peu négligé. En conséquence, cet ouvrier doit être soumis à du contrôle rigoureux, et de tous les Instants, si on n’a pas en lui une con-nance absolue.
- ** Deuxième méthode pour la fabrication des câbles ronds en fil de fer.
- . ta fabrication des câbles en fil de qui vient d’être décrite, a été mo-ijhée dans ces derniers temps, par • Schummer aîné , d’une manière ,sSez heureuse pour écarter la plupart !? difficultés qui provenaient de la nè-T'gence îles ouvriers, et nuisaient à la Urée de ces produits. r u’abord , dans la fabrication des to-°ns, on a rendu entièrement fixe le jUnriot postérieur, et les crochets sur esquels sont passés les fils, peuvent, ^ ,noyen d’une croix ou carré de bois
- «lé
- 18- 44, a élévation antérieure, 44, b
- vution latérale), être tous tournés en temps sur leur axe. Le chariot térieilr ne porte plus de rouet en fer, c a,s tous les fils sont réunis sur un jo°chet commun à manivelle, qui peut üriter sur son axe et forme carré (fig.
- 45). Les râteliers sur lesquels les fils reposent, à des distances de 12 mètres, se distinguent de ceux ordinaires, en ce qu’ils portent sur les côtés des ailes ou cerceaux sur lesquelles on passe une partie des fils, tandis qu’il n’y a que deux fils seulement qui passent entre les chevilles de la tête même du râtelier (fig. 46). Vus du côté du chariot antérieur ou du carré, les fils forment un cône dont le sommet est au crochet de ce chariot.
- A fin que chaque fil, dans le commettage pour faire un toron, éprouve la même tension, on se sert d’un toupin à deux manches (fig. 47, a élévation latérale, fig. 47,6 vue par-dessus), qui a la forme d’un cône tronqué, et dans l’axe duquel on a percé une ouverture de part en part, pour le passage de l’âme en chanvre.
- Pour fabriquer les torons, on fait tourner le crochet du carré ou du chariot antérieur, aussi régulièrement qu’il est possible, au moyen de la manivelle, et on marche èn avant avec le toupin , comme dans la confection des cordages ordinaires ; seulement il faut enlever les fils des râteliers aussitôt que le contre-maître qui conduit le toupin vient à- s’en rapprocher, ce qui exige un ouvrier particulier, de façon que dans celte méthode il faut un homme de plus que dans l’autre. L’âme en chanvre n est pas ourdie et tendue avec les fils; un ouvrier qui marche en arrière la lire , mais avec peu d’effort, en avant du toupin et à mesure que celui-ci avance. La position de l’ouverture, au centre de ce toupin , fait que celte mèche se place exactement dans l’axe du toron.
- Quant au commettage des torons pour en faire des câbles, il s’exécute de la même manière que dans la méthode précédente.
- Les avantages que présente cette deuxième méthode, consistent principalement en ce que les fils ourdis sont tournés égalementaux deux extrémités, ce qui est une garantie contre la rupture de fils, et en outre, en ce qu’il n’est aucun fil, de même aucun toron qui soit plus tendu qu’un autre , conséquence d’une égalité de torsion aux deux bouts, et qui procure, par une répartition plus égale de la charge entre les torons, une plus grande durée aux câbles. Ces avantages ont une telle importance que nous n’hésitons pas, malgré une petite augmentation dans les frais, à donner la préférence à cette dernière méthode.
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- Frais de fabrication d’un câble rond.
- Dans une fabrication courante, on peut, par jour, fabriquer 125 mètres de faire en deux jours un câble de 250 mètres.
- Pour un câble de 250 mètres, fabriqué d’après la première méthode, il faut 8 journées d’ouvriers (et 10suivant la seconde), à 1 fr. 50. .................
- Ame en chanvre dans les torons (grosse ficelle), pesant 6 kilog. les 250 mètres, à 1 fr. 68 le kilog...................................................
- Ame plus forte entre les torons, pesant 9 kilogrammes les 250 mètres, à 1 fr. le kilog..............................................................
- Goudron pour les mèches, 13 kilog. à 15 cent, le kilog.....................
- Fil de fer, n° 15, 260 mètres (qui se réduisent à 250 quand le câble est fabriqué) , et pesant 250 kilog. à 80 cent, le kilog.............................
- câble, ou
- 12.00
- 10 08
- 13.50
- 1.65
- 200-00
- Total pour 250 mètres de câble rond.
- 237.15
- Le poids total du câble est d’environ 280 kilog., et le prix ci-dessus varie d’après celui des matières qui entrent dans sa confection.
- Réparation des câbles.
- Il arrive rarement qu’un câble en fil de fer soit si complètement usé, qu’un ou plusieurs torons y soient rompus. Il faut seulement éviter que tous les torons ne viennent à rompre en même temps, attendu que la portion decàblequi tombe alors dans le puits, se brouille, se déchire et se brise à tel point qu’il n’est plus possible de s’en servir. Il faut donc, en conséquence, veiller avec soin à ce que les réparations soient faites aussitôt qu’un toron ou seulement quelques fils sont rompus.
- Lorsqu’on remarque une détérioration , qui exige qu’on répare le câble, il faut couper toute la portion endommagée, puis rapprocher les bouts sains pour les réunir de nouveau ensemble. A cet effet, ces bouts sont portés à la température rouge, dans toute l’étendue des fils qui doivent être épissés, afin que ces fils deviennent plus souples et perdent leur roideur. Ensuite, on assujettit chacun de ces bouts dans un étau particulier, en garantissant le câble de la pression des mâchoires, à l’aide de 2 petites planchettes. Les torons de fils recuits, sont alors détordus sur la longueur de l’épissure, et chaque iil est tordu plus serré pour que les torons puissent s’épisser plus aisément. En cet état, ces torons sont redressés de manière à ce que leur axe forme un angle droit avec celui du câble (fig. 48, a vue de profil, fig. 48, b vue de face), et lorsqu’on a opéré ainsi sur les deux bouts détachés, on les rapproche fermement l’un de l'autre, de façon telle que les torons de l’un partagent en deux parties égales l’angle formé par
- deux torons consécutifs de l’autre (ainsi qu’on le voit de profil et de face dans les fig. 49 a et b); on assujettit ce5 bouts relevés et en regard dans Ie5 étaux, de manière que toute la por-tiof* détordue soit libre; et enfin, on form® son épissure à la manière ordinaire, et comme cela se pratique dans toutes leS corderies, avec les cordes de chan' vre ( fig. 50). Les bouts épissés de t°' rons ne dépassent pas, en moyenne 0m,60, de façon que l’épissure enlièf® a une longueur d’environ 1“.20.
- Les torons épissés, qui ont été disp0) sés comme ceux d’un câble rond, étafl en nombre double, il estclair que, dan* l’épissure, le câble a une grosseur de°* fois plus considérable, il en résu'1 que le câble, devenuen ce point moi11 flexible, ne s’applique plus aussi exa°) tement sur les molettes, et que dans 1 point où l’épissure cesse, il existe ül angle dans lequel les fils supérieurs' tirés avec beaucoup plus de force les inférieurs, se rompent en peu 0 temps. Ainsi, malgré qu’on ait pris précaution de noyer les torons les u1 après les autres dans le câble, et qu° ait évité, autant que possible, * nœuds et les bourrelets, il n’en est moins vrai que le câble réparé roU’P beaucoup plus facilement au delà l’épissure , que dans tout autre P0l°jg et que c’est dans cet endroit que câble exige une surveillance toute p°\ ticulière. Jusqu’à présent, on ne c° naît aucun câble qui ait rompu da l’épissure même. 1uS
- Il arrive rarement qu’on épisse P* d’une fois un câble. On le quand il est de nouveau endommag' [ et on en utilise les portions qui s ^e encore bonnes, pour faire des câbles retenue, ou pour les treuils des P!^ ou galeries plus ou moins inclu'0^
- tandisqueles portions tout à fait avaT' ^
- sont vendues au prix de 600 à 70U
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- les 1,000 kilog. Du reste, le fil d’un fort diamètre est proportionnellement plus cher, et le fil n° 10, par exemple, se vend jusqu’à 1,150 fr. les 1,000 kil.
- Remarques générales sur les câbles ronds.
- On a, dans ces derniers temps, adopté à peu près généralement l’emploi d’un fil d’un faible diamètre ( le n° 15), et il n’y a qu’une seule mine du pays, celle de la société générale, où l’on ait conservé le fil n° 10. M. Strie-beck, directeur de cette exploitation, a obtenu des résultats très-avantageux, des âmes faites avec un fil de fer d’un fort diamètre; tandis que sur d’autres mines, ces âmes n’ont eu aucun succès. Or, M. Striebeck ayant substitué à une âme en chanvre goudronné, un gros fil métallique, n’est-il pas présumable que la plus grande durée des câbles en gros fil, sur ces mines, est due à l’emploi de cette âme en métal, qui permet à chacun des fils, dans le toron, déporter une charge plus égale que quand on se sert d’âmes en chanvre qui n’ont jamais un diamètre bien égal dans toute leur étendue. Toutefois, l’adoption d’une âme en fer, surtout quand on la fait d’un seul fil, entraîne avec elle un défaut grave ; c’est que lorsque le câble s’allonge sous lacharge qu’il porte, cette âme doit nécessairement rompre ; or, avant que ce fil central soit rompu, les torons doivent avoir déjà glissé les uns sur les autres, ce qui amène nécessairement aussitôt une inégalité de tirage parmi les fils de fer ; de façon, qu'excepté aux mines mentionnées ci-dessus, on a abandonné les âmes en métal, même dans les corderies qui désirent cependant présenter au consommateur de beaux produits résultant d’une torsion parfaitement régulière , qui flatte toujours l’œil.
- M. Striebeck considère aussi le goudronnage des âmes comme entièrement superflu; attendu, selon lui, que les fils d’un câble constamment en activité, u’ont rien à craindre de l’oxidation. flans toutes les autres mines, au confire, on regarde cette opération comme très-utile, et il est évident que dans !es puits exposés à l’humidité, elle est indispensable , attendu qu’il est rare de trouver des mines où il n’y ait pas interruption dans les travaux et même, fin® pendant un travail continu, l’hu-?udité peut, dans ce cas, exercer une mfluence très-nuisible sur le câble.
- Pn n’a pas pu, jusqu’ici, trouver de aisons bien plausibles pour justifier la Inférence qu’on accorde aux fils fins
- sur les fils gros. L’opinion générale s’accorde seulement à reconnaître que les fils fins, exigeant pour leur fabrication un fer de bien meilleure qualité que les gros, cette circonstance explique peut-être la plus grande solidité qu’on attribue aux câbles en fil fin. Ce qu'il y a de certain, c’est que l’emploi d’un fil plus ou moins gros, dépend, en grande partie, des conditions locales ; en effet, si en général un fil d’un très-faible diamètre est désavantageux, c’est parce qu’il est très-exposé à se rompre dans le câble, et qu’un pareil défaut dispose beaucoup ce câble à être détruit par son enroulement sur le tambour; mais d’un côté, il n’en est pas moins vrai que par suite du faible diamètre des molettes et des tambours , on ne peut pas dépasser un certain degré de grosseur de fil, puisque autrement on rendrait lecâble trop peu flexible pour se plier sur ces molettes et ce tambour. Le seul résultat un peu certain que l’expérience ait encore constaté, c’est que la durée d’un câble dépend davantage du soin apporté à sa fabrication, que du diamètre des fils de fer employés, oude l’interposition ou non d’une âme en chanvre, quoique les càbles avec âmes végétales dans les torons et entre ceux-ci, aient, à fabrication également soignée, donné les medleurs résultats dans la pratique.
- Tous les fils employés à la fabrication des câbles en fil de fer, sont ordinairement recuits.
- C’est un fait d’expérience généralement reconnu , que les câbles en fil de fer se détériorent d’abord dans leur moitié inférieure. Il ne faut donc pas négliger de retourner le câble aussitôt qu’on s’aperçoit que quelques fils sont déjà rompus* dans ce point. En effet, si cet accident survient et qu’on retourne à temps, le câble peut servir encore sans réparation, jusqu’à ce que la portion, qui était intacte, et qui descend maintenant au fond du puits, devienne à son tour défectueuse par la rupture de quelques fils. Alors il faut réparer le câble comme on l’a indiqué précédemment.
- On a remarqué, en moyenne , que pour une exploitation profonde de 200 mètres, et lorsqu’on se sert d’un câble conducteur pour diriger lacharge dans le puits, un câble en fil n° 12 à 15 peut durer deux années, d’où il résulterait, qu’avec les dispositions convenables, on pourrait amener au jour, d’une profondeur de 200 mètres , 150,000quintaux métriques de houille. En calculant les frais qu’occasionne
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- l'application des câbles ronds en fil de fer, ainsi que leur effet sur un grand nombre de puits, à dater de l’origine de leur introduction, on a trouvé que les frais d’extraction d’un poids donné de houille, d’une même profondeur, avaient diminué depuis 1/4 jusqu’à 5/6, et que cette diminution tendait à augmenter de plus en plus, à mesure qu’on apportait plus d’attention et plus de soin à la fabrication de ces câbles.
- {La /In au prochain numéro. )
- Recherches expérimentales sur les machines à vapeur.
- Dans la séance de l’Académie des sciences, du 19 mai, M. A. Morin a présenté à cette société, de la part des auteurs, MM. Gouin, ingénieur du matériel des chemins de la rive droite, et Le Chatellier, ingénieur des mines, un exemplaire de leurs Recherches expérimentales sur les machines locomotives.
- Les exigences du service dont ils sont chargés, et la nécessité de ne rien changer aux habitudes de l’exploitation des chemins de la rive droite , ont empêché ces ingénieurs de donner à leurs recherches toute l’étendue qu’ils avaient jugée nécessaire, et qui entrait dans leurs projets. C’est le seul motif qui les ait engagés à ne pas soumettre le manuscrit de leur Mémoire au jugement de l’Académie. Mais ce travail, qui exigeait de l’habileté d’observation, une connaissance approfondie des machines locomotives, et du dévouement à la science, car ces expériences ne sont pas sans danger, contient des résultats fort remarquables et qui, en même temps qu’ils jettent du jour sur plusieurs points encore controversés, mettent sur la voie de perfectionnements dont la machine locomotive paraît susceptible.
- A l’aide d’un indicateur de la pression, MM. Gouin et Le Chatellier ont mesuré la pression de la vapeur dans la chaudière, dans la boîte à vapeur et dans le cylindre, pendant l’admission, la détente et l’émission.
- Ils ont aussi cherché à déterminer la quantité d’eau entraînée par la vapeur, son infiurnee sur la pression dans les cylindres, et commencé diverses autres études intéressantes.
- Pour donner une idée de l’utilité des résultats auxquels ils sont parvenus, nous en ferons ici une analyse succincte.
- Comparaison de la pression dans l& chaudière et dans les cylindres.— Les courbes tracées par l’indicateur ont montré : 1° que dans les machines locomotives, la pression qui s’établit dans le cylindre pendant la période d'admission et pendant la plus grande partie de celle de l’émission, est sensiblement constante, ainsi que je l’avais déjà déduit d’observations faites sur plusieurs machines fixes ;
- 2° Que les pressions de la vapeur pendant la détente suivent, à fort peu près et avec une exactitude suffisante pour la pratique, la loi de Ma-riottè;
- 3° Que le rapport de la pression dans le cylindre à celle qui a lieu dans la chaudière, dépend de l’ouverture du régulateur, de la vitesse de marche et des passages de circulation; mais que, dans la marche habituelle, quand l’ouverture du régulateur est égale à-75- ou inp environ de la surface du piston, la différence de pression entre la chaudière et le cylindre, pendant l’admission n’est, aux vitesses de 36 à 40 kilomètres à l’heure, que de 6 à 10 p. 100 au plus de la pression dans la chaudière;
- 4° Que la quantité d’eau entraînée augmente beaucoup cette différence de pression ; ce qu’il est facile de comprendre et ce qui montre combien il importe de disposer convenablement les dômes de prise de vapeur.
- Ces expériences ont montréque cette quantité d’eau entraînée, estimée en moyenne par M. de Pambour, égale à 24 pour 100 de l’eau qui sort de la chaudière, peut, selon la disposition du dôme et la hauteur à laquelle le mécanicien maintient l’eau , varier de 18 a 40 pour 100, ce qui prouve que l’estimation de la pression dans le cylindre» basée sur la quantité d’eau sertie de la chaudière, présente la plus grande incertitude.
- Un des faits les plus importants signalés par MM. Gouin et Le Chatellier» c’est que la pression résistante absolue, éprouvée par le piston pendant la période d’émission aux vitesses ordinaires de marche, s’élève, en moyenne à 50 pour 100 de la pression motrice absolue; ce qui dépasse de beaucoup l’estimation qui en avait été donne6 par d’autres observateurs, d’après deS moyens d'appréciation plus ou moins
- j inexacts. Ce résultat, d’une grande importance, montre que si l’emploi de la tuyère offre l’avantage d’activer beaucoup la combustion, il présente le grav
- I inconvénient d’accroître démesurémen
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- ta pression résistante éprouvée par le P'sion, et il semble devoir engager les instructeurs à chercher d’autres Moyens de produire une grande quan-l»té de vapeur, et de faciliter l’évacua-l,on du fluide , soit par un accroissement des orifices , soit par l’emploi jj’orificcs particuliers d’émission. L’uli-lltéde semblables améliorations est mise i évidence par les expériences de *'Hf. Gouiri et Le Chatellier, et on la tara facilement sentir en disant avec ix que si, par un moyen quelconque, i parvenait à annuler cette résistance, on augmenterait de 42 pour 100 ta travail utile de la vapeur dans la taachine qu’ils ont expérimentée. Les tateurs ont aussi fait voir que le recoupement des tiroirs, du côté des orifices '• émission, devait être restreint à quelles millimètres au plus, et qu’en lui 'tannant des dimensions aussi grandes Won a tenté de le faire dans ces der-taers temps, il en résulte une perte de ravail et l’inconvénient grave de sou-exer quelquefois les tiroirs à la fin de 'taaque course.
- .Enfin le Mémoire est terminé par les psultats de quelques expériences sur a résistance des trains à la traction, qui taontrent que, par un temps calme, c.eUe résistance a varié pour des vitesses 'ta 10 à 15 mètres en 1 seconde, de-Ns tjz jusqu’à — environ de la char-; résultat qui se rapproche beaucoup ta ceux qui ont été obtenus par la Com-Jtassion de l'Académie, chargée de IjAamen du système de wagons de P* Arnoux, et dont M. Arago était le tapporteur.
- . L’analyse succincte que nous venons ta donner des principaux résultats ob-tavés par MM. Gouin et Le Chatellier, Contre qu’ils jettent un jour nouveau ta des effets q(1i n’ont été jusqu’ici ^imparfaitement étudiés, et dont la ^naissance complète serait d’une si pamle importance pour le perfection-tatnent des transports par les chemins
- v. Si deux ingénieurs, chargés d’unser-,'ta très-actif, qui leur laisse peu de ,.gps à consacrer à des expériences (jl’"ciles et périlleuses, ont pu trouver, ,tas leur dévouement, le moyen d’ob-de si utiles résultats, que ne 'tarait -on pas attendre d’un système çtatoplet d’études et d’investigations de J" genre, entrepris, avec l’aide et le ticours du gouvernement, par quel-uns des habiles ingénieurs qu’il ^ürrait en charger spécialement ! et •phien ne doit - on pas regretter ™ au moment où tant de millions vont
- être dépensés pour la construction des chemins de fer, le ministère des travaux publics ne demande pas aux Chambres. pour cet objet, des crédits qui ne lui seraient certainement pas refusés !
- Mémoire sur la distribution et le travail de la vapeur dans les différents systèmes de détentes variables qui peuvent être appliqués aux machines locomotives (1).
- Par M. A. Boüsson , ingénieur du chemin de fer de la Loire.
- Chargé de faire construire diverses machines locomotives pour le chemin de fer de la Loire, je me suis livré à des études complètes sur le mode le plus avantageux qu’il convenait d’adopter dans les différents cas qui se présentent. Les éléments de circulation nous apprenaient que les charges devaient varier dans les plus grandes limites , puisque les machines devaient remorquer, tantôt de faibles convois de deux ou trois diligences, tantôt des trains complets de charbon ou de wagons vides. De plus , les unes étaient destinées au service de la partie en plaine du chemin, n’offrant que de faibles rampes au-dessous de 6 millimètres , les autres à celui des pentes de 0 mètre à 12 millimètres dans des courbes de 200 mètres de rayon. Enfin, nous en faisons construire en ce moment qui devront desservir un plan incliné de 30 millimètres , et en même temps une partie à faible inclinaison. Il convenait donc de rechercher des moyens qui permissent de faire varier la puissance des machines dans les limites les plus étendues, en employant toujours utilement la vapeur.
- Ces systèmes sont classés en deux groupes principaux , savoir : 1° ceux qui n’emploient qu’un seul tiroir, et dans lesquels les périodes d’échappement de la vapeur varient avec celles d’admission ;
- 2° Ceux dans lesquels les variations d’admission de vapeur sont obtenues par un moyen indépendant de celui qui règle l’échappement, lequel peut, dans ce cas, se faire toujours de la manière la plus avantageuse.
- Les résultats des expériences , dans ces différents systèmes, ont tous été
- (1) Extrait du mémoire présenté sous le même titre à l’Académie des sciences, dans sa séance du 14 avril dernier.
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- représentés dans de grandes épures, par un tracé géométrique qui reproduit exactementet permetd’apprécier toutes les circonstances du mouvement relatif de la marche des tiroirs, des ouvertures et fermetures des lumières d’admission et d’échappement correspondant aux différentes positions du piston.
- Les formules de calcul généralement admises ont ensuite été appliquées à ces deux systèmes, en tenant compte de toutes les phases que présentent le travail et les résistances de la vapeur, de manière à éclairer les avantages relatifs de chaque groupe principal précèdent comparés entre eux, à l’emploi de la détente fixe et de la distribution à introduction pleine.
- Enfin j ai en déduit les circonstances de marche les plus favorables dans chaque système , leurs avantages relatifs, et la supériorité marquée obtenue tant au point de vue de l’économie du combustible qu’à celui de la plus grande puissance développée avec un appareil générateur déterminé par les détentes variables complètes appliquées dans les nouvelles machines des constructeurs français.
- L’examen du tableau que nous avons dressé , de l’application des méthodes ordinaires de calcul du travail de la vapeur, a conduit aux conséquences suivantes :
- 1° Dans les machines à pleine introduction ou à détente fixe , il convient, pour l’économie du combustible, de réduire les dimensions des cylindres , de manière que le travail se fasse généralement à pleine pression , et aussi près que possible du maximum d’effet.
- 2° Dans les machines à détente variable avec un seul tiroir . l’effet utile est le plus considérable lorsque l’in-
- troduction a lieu de 0.50 à 0.65 de 1* cylindrée.
- 3° Enfin, dans les machines à détend variable complète , les conditions d’ci*1' ploi de la vapeur sont les plus aval*' tageuses lorsque l’introduction a heU du 1/3 au 1/4 de la course , et que lcS dimensions des cylindres doivent êtrÇ réglées pour atteindre ce but en travail ordinaire.
- L’observation pratique du fonction' nement des machines, a de même co*1' duit à en fixer les dimensions, de fl*a' nière à s’éloigner le moins possible cles conditions de travail précédentes.
- Pour résumer, par une seule moye"' ne, la comparaison de la dépense e(l vapeur, nous avons formé le lablea11 suivant donnant l’effet utile produit p11^ chaque unité de vapeur dans les divers systèmes, et les conditions d admissi**11 de vapeur que nous venons d énoncer' Nous avons porté , dans une 4° colons les consommai ions en combustible oj*' tenues dans la pratique pour des ci*1' constances analogues de travail avecJcS machines nouvelles les mieux établie5'
- Ces chiffres ne peuvent être que moyennes , suffisamment exactes, ilcS vrai, mais dont quelques résultats sont souvent écartés d’une manière se'*' sible en plus ou en moins. On a constat’ en effet sur plusieurs chemins que de. machines en apparence parfaiteinel1 identiques, établies par les constructeurs , avec les mêmes din*en] sions , matériaux et conditions de rcglf' ment, de distribution de vapeur, pre', sentaient fréquemment entre elles différences de consommation de P*11’ de 20 pour 100, et qu ainsi pour arriv^ à des comparaisons pratiques rig^ reuses, il serait nécessaire de faire oe essais complets des différents systèi*1^ sur la même machine.
- DIFFÉRENTS SYSTÈMES. EFFET UTILE produit par chaque unité de Tapeur à ’t atmosphères. EFFET UTILE, celui à pleine introduction , étant 1. EFFET UTILE, celui à détente variable étant 1. CONSOMMATION 1 , moyenne pratique 11 \ . par w
- Introduction pleine 2.50 1.00 0.53 8.00
- Détente fixe 3.00 1.20 0.64 6.00
- Délente variable (Stephenson). . . . 3.77 1.50 0.80 5.50
- Détente variable complète 4.70 1.88 1.00 4.50
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- ftans ]cs circonstances de travail ”î°yen que nous venons d’admettre, bstraction faite des perfectionnements aPporfés aux appareils générateurs et utres parties des machines qui ont une ’es-grande influence sur l’emploi du ombustible et des dépenses d’allumage de stationnement qui sont indépensés du système employé , l’économie réduite par la détente lixe sur la pleine production serait de 17 pour 100; e‘le de la détente variable (Stephen-0r) ) sur la détente fixe de 20 pour 100, 'es détentes complètes réalisent une ^°nomie de 20 pour 100 sur la détente ôtephenson.
- tes résultats sont aussi d’accord qu’on pd l’espérer avec ceux de la pratique Jjr!s sur des machines ayant des chau-j 'eres différant souvent d’une manière ^Portante par l’étendue de leur sur-et leurs autres conditions du tra-J"'- Si, dans quelques cas, on a obtenu rr 'a détente fixe une économie plus ^Portante que celle que nous venons I lr|diquer? cela tient à ce que la na-j re du service a permis d’introduire J.plus grands recouvrements sans trop J!|re à la facilité du départ, et en ^«îe temps les tuyères à grande sec-°n variable pour l’échappement, ou à (j 'lue les premières machines servant IJ6 comparaison présentent d’autres impactions relatives.
- pdétente de Stephenson a donné J^quement, sur la détente fixe, la Sjl‘Uction que nous avons signalée; et pj,es résultats obtenus avec les der-(;^res machines de cet ingénieur ont ttl r®lati vement plus favorables encore, dj.1* fient à l’emploi de longues chau-tç res qui a été introduit en même Î.PS que son appareil de détente, d^utin, l’économie que réalisent les OfJ^tes complètes admettant en travail e^aire du 1/3 au 1/4 de la cylindrée, ljs paiement parfaitement vérifiée par é[ |6M)ériences faites sur les machines fltlj es par MM. Meyer et par M Rœ-Co,, l'Os plus récentes de ce dernier cjj(>structeur qui fonctionnent sur le ad’Alsace , et dans lesquelles il fori>lnià l’emploi de la détente obtenue <los .Amplement les autres avantages Pc0 0|,gues chaudières et des bonnes b (im^urns des différentes parties de (lin. • clline , ne brillent en service or-ipix.lrc , pour remorquer des trains Ci {S 15 à 16 voitures . que 4kil-,25 î Sr ''’'0Iïlôtre parcouru , allais 'm stationnement compris.
- StJ c°ncluaut, les avantages de la dé-Sopt 'Sable dans les locomotives, 'maintenant acquis et démontrés
- pratiquement sous le double point de vue :
- 1° De la puissance qui pour un appareil d’une production de vapeur déterminée , est beaucoup plus considérable et susceptible en môme temps de varier dans des limites beaucoup plus étendues, eu employant toujours la vapeur de la manière la plus avantageuse , ainsi que l’ont démontré directement les expériences faites sur la machine de Mulhouse , de M. Meyer.
- 2° De la dépense de fonctionnement par la réduction sur l’emploi du combustible et sur l’entretien de l’appareil générateur, qui se détériore d’autant moins qu’il est obligé de fournir moins de vapeur dans un temps donné, économie qui compense bien au delà l’augmentation que pourraient introduire les mécanismes de la détente.
- Il ne reste plus qu’à fixer le choix sur les modes à employer suivant la nature du service à faire et le prix du combustible.
- Dans tous les cas, les détentes variables à un seul tiroir, par leur extrême simplicité, remplacent avantageusement , sous tous les rapports , la détente fixe ; mais les détentes variables complètes avec orifices d’écoulement indépendant, qui peuvent s’obtenir par plusieurs moyens d’une régularité assurée et susceptible de s’appliquer facilement à toutes sortes de machines , présentent sur les autres , au point de vue du travail utile de la vapeur, tout en se prêtant mieux à de plus grandes variations de puissance, des avantages tels qu’en France, et partout où le combustible est d’un prix élevé , on ne doit pas hésiter à leur donner la préférence.
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- Notes sur les perfectionnements apportés au rouleau compresseur des chaussées en empierrements.
- Par M. V. Houvau, ingénieur-mécanicien, à Angers (Maine-et-Loire).
- La compression des empierrements, sur les routes et chemins vicinaux , est une question jugée ; on sait aujourd’hui qu’elle réalise une grande économie d’entretien et de matériaux, qu elle conserve aux chaussées un profil régulier qui ne s’altère que difficilement, et qu elle permet de suite une circulation facile et sans obstacle, ce qui ne s’obtient qu’avec beaucoup de temps et
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- de soin lorsqu’elles sont abandonnées à la seule action du roulage.
- Beaucoup d’ingénieurs se sont occupés du cylindrage des routes. et de savants mémoires ont été publiés sur ce sujet. On n’a pas toujours été d’accord sur la meilleure forme à donner aux cylindres compresseurs , sur leur poids ou sur la manière de les disposer. Mais les résultats, c'est-à-dire les avantages de la prise ou de la fixation immédiate des matériaux n’ont jamais été contestés. La dépense, qui en effet avait été jusqu’à ces derniers temps assez considérable, avait seule fait reculer devant l’emploi de cet utile auxiliaire des bons chemins.
- Toutes les personnes qui s’occupent de l’amélioralion des routes connaissent les nombreuses expériences de M. Schattenmann, directeur des mines de Bouxwiller, sur le cylindrage des chaussées. Ses soins, sa persévérance , son désintéressement, ont provoqué d’utiles discussions , terminées par un jugement de l’Académie qu’on put regarder comme définitif (1).
- Mais pour qu’on pût espérer de voir le cylindrage se généraliser, il fallait pouvoir l’exécuter à bon marché. C’est ce but que s’est efforcé d'atteindre M. Schattenmann, et l’on peut dire qu’il y a réussi en employant des rouleaux, comparativement légers et par conséquent faciles et peu dispendieux à mouvoir, et en prouvant par l’expérience que les résultats ainsi obtenus étaient égaux, sinon meilleurs que ceux produits par les lourds cylindres employés auparavant, et qu’on ne pouvait remuer qu’avec un grand nombre de chevaux et beaucoup de difficultés (2).
- Cependant les rouleaux compresseurs construits par M. Schattenmann, bien que présentant de notables améliorations, ont pourtant encore des inconvénients graves qu’il était important de faire disparaître.
- On sait en effet que dans ces rouleaux la caisse de chargeaient passe par dessus le cylindre, ce qui en élève beaucoup le centre de gravité, et fait perdre l’équilibre à la machine qui verse lors-
- (1) On peut voir le mémoire et la description du rouleau de M. Schattenmann dans le Technologisle , 4« année, p. 88, pl. XXIX, iig. 26 à 36.
- (2) Tout le monde a pu remarquer que les empierrements faits dans les villes ou dans les promenades très-fiéquentées étaient pris ou lixés en trés-peu de temps par l’action seule des piétons , etqu’alors ils pouvaient supporter de très lourdes charges sans fléchir ni se déformer. C’est un fait que nous avons été à même de constater plusieurs fois.
- qu’elle arrive sur une pente de 0“.^ à 0m.20. Pour obvier à cet inconvénient' on dispose de chaque côté des hommeS qui la maintiennent au moyen de leviers; mais cela est cher et n’est paS sans danger dans quelques circofl' stances.
- Un autre inconvénient très-grave.' c’est la perte de temps qui résulte de 1 la nécessité de dételer et atteler Ie5 j chevaux toutes les fois qu’il fautchang^ j de direction. Cette perte de temps «st 1 en général de 4 à 5 minutes par tour»
- ! et comme dans le travail le plus rég*J' lier cela se renouvelle au moins 40 fo,s par jour, on voit que , même dans Je cas le plus favorable, un cinquième 0e la journée est perdu, tandis que la pede est bien plus considérable encore lorsqu’on agit sur des portions de route aU' dessous de 500 mètres, ce qui arrive souvent.
- Dans les rouleaux compresseurs nous construisons aujourd’hui, ces J*1' convénients n’existent plus : les caisse sont disposées de manière à ce que centre de gravité du chargement pa®5 à peu près par l’axe du cylindre . c qui rend les chances de versement sio° nulles , du moins excessivement rares» et les changements de direction ont l|e sans dételer les chevaux et sans êtr obligé pourtant de tourner le roule3 et les accessoires. .
- C’est pour ce dernier moyen, que no3 regardons comme capital, que , avons cru devoir prendre un brev.| d’invpnlion et de perfectionnement' consiste en une forte poulie ou anne3.j en fonte placé au centre de l’apparCe sur lequel vient s’emboîter un anneau en fer forgé roulant à „ ment sur le premier, et portant d côté le timon d’attelage , et de la1* l’encliquetage qui fixe le système 1°^ que la conversion est achevée. Au de cette disposition simple et parfa1\r ment solide, l’attelage tourne aussi cilement que celui d’une diligence sa que le cylindre éprouve de mouvcioe ’ et on peut continuer la marche, seulement sans toucher aux cheva^ mais sans avoir besoin même de arrêter. „
- Description et avantages du rom ^ compresseur du système Houyau rouleau a 1 mètre 30 de diamètre térieur, 1 mètre 20 de longueur ’ e 0“.03 d’épaisseur ; il est en fonte o°^. ainsi que toutes les pièces qui eî* g( pendent ; les brancards, les c»1.® le timon , etc. , etc., sont en bo1? yj$ semblés partout avec des boulons j et écrou ; la longueur de 1’appareu *
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- y comprendre le timon, est de 3 mètres 50 ; et sa largeur, de 1 mètre 54. Il pèse à -vide 3,000 kilogrammes environ, et on peut porter son poids à 7,000 kilog. par le chargement des caisses.
- On le charge à la pelle avec les matériaux d’entretien de la chaussée , et il suffit d’ouvrir quatre trappes des caisses pour la décharger avec la plus grande facilité.
- Des curettes en fer. d’angle sont disposées de chaque côté du cylindre pour le nettoyer pendant sa marche ; ces curettes sont mobiles et peuvent elles-mêmes être débarrassées des matières (lui s’y attachent et qui pourraient nuire à leur action.
- Lorsque la machine est à vide, on peut la conduire partout avec la plus grande facilité ; trois chevaux de force moyenne suffisent pour la traîner dans les chemins et sur des rampes ordinaires ; un frein d’une manœuvre facile permet de descendre , et même de s’arrêter, sur les pentes les plus rapides sans gêner aucunement les chevaux. Toutes les pièces sont solidement établies , et semblent devoir n’exiger que bien peu de réparations.
- Tunnel suspendu.
- Une des entreprises les plus hardies fait de chemins de fer est celle que 'ient de proposer M. Stephenson, et
- 3ui consiste en un tunnel suspendu , estiné à établir une communication ®vec l’Irlande en prolongeant, à travers *e détroit de Menai à Holyhead, le chemin de fer dit de North-Wales. Le pont Actuel étant trop faible pour porter les convois , et un pont en pierre une chose | Réputée impraticable, M. Stephenson , *lans ces circonstances, propose de faire Passer un tube en fer ou une galerie à ‘'avers ce bras de mer, qui du sommet A un des rivages à l’autre présente un ®space de 900 pieds anglais (274™.315 ) jju’il s’agit de franchir. 11 existe un ro-ber au milieu, qui divise cet espace n deux portions. Le tube en con-
- séquence se trouvera partagé en deux longueurs de 450 pieds chacune , et construit comme un bâtiment en fer en fortes planches de tôle assemblées par des rivets, et pouvant être fortifiées par des côtes longitudinales en fer. Sa section présentera 25 pieds (7m.62) de hauteur et 15 (4®.57) de largeur. On croit que ce tube se maintiendra à peu près en position horizontale , par sa rigidité, à une hauteur au dessus des eaux suffisante pour permettre aux vaisseaux matés de passer dessous , même lorsqu’il sera chargé d’un convoi pesant de soixante à quatre-vingts tonneaux.
- Machine soufflante gigantesque.
- On monte en ce moment aux usines à fer de Newmairis une machine soufflante, la plus grande peut-être qui existe dans aucun pays. Les piédestaux sur lesquels elle repose consistent en 1900 tonneaux de maçonnerie solide ; elle a un cylindre à vapeur à haute pression de lm.350 de diamètre, 2™.720 de course, qui, avec ses tiroirs, pèse 10 tonneaux. Le cylindre soufflant a 3m.05 de diamètre, 2.72 de course, et pèse, avec son fond, son chapeau et ses soupapes, 36 tonneaux. Le balancier est du poids de31 tonneaux, eta 10“.85 de longueur et lm.80 de largeur au centre. Les bielles qui fonctionnent ont à l'extrémité une course de 3m.60 , et donnent 14 coups à la minute. Les pièces fonctionnant sont supportées sur deux colonnes et un entablement pesant 22 1,2 tonneaux. Le volant a 9 mètres de diamètre , l’arbre à manivelle 0>«387 au tourillon , et le tout pèse 35 tonneaux. La machine est pourvue de soupapes à double battements , de tuyaux de vapeur de 0m.503 de diamètre. Toutes les parties sont établies de manière à fonctionner sous une pression de 4kil-.320 par centimètre carré de piston , et la machine est destinée à alimenter d’air dix fourneaux à fer. Elle a été construite par MM. Murdock, Ailken et Gle de Glascow.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Annuel deVarchitecte des monuments teligieuoc, ou Traité d’application Pratique de Varchéologie chrétienne.
- M. J.-P. Scbmit. Paris, 1845.1 vol. *M8 et atlas de 20 planches. Prix : 7 francs.
- de nous n’a été saisi de respect
- et d’admiration à l’aspect de ces magnifiques et vénérables monuments du culte qu’ont élevés la piété et la foi sincère de nos pères , et n’a gémi dans le fond de son âme des mutilations et ravages que dans des moments d’égarement , ou par une indifférence coupable, ou par ignorance, des généra-
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- lions successives se sont attachées à leur faire subir à diverses époques ; qui n’a senti combien il serait digne d’un siècle éclairé de réparer, dans un style approprié à leur destination et à leur caractère, les beaux types de l’archéologie chrétienne. Heureusement, depuis quelque temps, ces idées ont germé à la fois dans beaucoup d’esprits généreux, et on a senti la nécessité de prendre enfin des mesures bien arrêtées pour assurer leur conservation et leur réparation. C’est à ce sentiment, aujourd hui profondément empreint dans le cœur des hommes éclairés de la France, qu’on doit la fondation du comité historique des arts et des monuments, celle de la commission des monuments historiques et d’une fouie de comités locaux, celle de sociétés archéologiques , de cours d’antiquités du moyen-âge, etc.
- Parmi les hommes qui ont exercé une influence favorable sur la direction des esprits à ce sujet, il est juste de compter l’auteur du Manuel que nous annonçons, qui, pendant longtemps, a été chef de division au ministère des cultes, et qui aujourd’hui est inspecteur des monuments religieux. En effet, une partie de son honorable carrière s’est passée en efforts pour ramener aux principes du bon goût et de la raison les administrations locales , les architectes et les fabriques , et à leur faire comprendre la valeur artistique de nos vieux monuments. Aujourd’hui une impulsion salutaire , à laquelle il a dignement contribué, a été donnée. Mais le danger n’est pas encore entièrement passé, et d’ailleurs il convenait de rédiger d<-s instructions à l’usage de ceuxquisontappelésà réparerou entretenir ces monuments , ou même à subvenir aux frais que ces réparations ou cet entretien nécessitent; c’est dans cette intention bien digne d’éloge que l’auteur s’est déterminé à réunir en un ouvrage spécial et manuel une foule de notions éparses sur la construction , l’entretien , la restauration et la décoration dé nos anciens temples religieux et des monuments dits gothiques.
- M. Schmit n’a pas eu du reste l’intention de faire un traité complet d’architecture monumentale ou d’archéologie chrétienne , une pareille œuvre , selon lui, exigerait un champ infiniment plus étendu ; et d’ailleurs, dit-il,
- la science n'est pas encore assez mûre pour oser l’entreprendre, et comme les traités en abrégé ne manquent pas» et que les éléments d’une instruction théorique sommaire ne font pas défaut» il a voulu mettre entre les mains des curés , des fabriciens , des conseille^ municipaux, des architectes même,* des règles sûres et des conseils éclairés sur l’usage qu’il convient de faire de ces connaissances sommaires dans pratique; il a voulu, puisque ce so? eux qui sont les dépositaires des ri" chesses monumentales de la France * résumer à leur usage les principe* adoptés par le comité historique de» arts et monuments, en suppléant silence de celui-ci, qui n’a pas encof® été appelé à se prononcer sur toutes *e questions qu’embrasse la restaurais des édifices religieux ou autres, PaT. les lumières que ses propres étudese 26 années d’administration ont pp |u apprendre sur ce qu’exige la pratiqu® dans la partie archéologique et artis tique de son sujet.
- Pour faciliter l’intelligence de ce* instructions , l’auteur y a joint un cabulaire architectonique et archeo gique fort étendu qui renvoie à un atl de 20 planches, contenant plus de ? sujets, et pour les mots les défind10* et les détails desquels il a puisé a 't sources les plus sûres , en y ajout? ^ les dessins ou les observations qu 1 pu relever lui-même sur les lieux-
- Nous ne souhaitons qu’une chose.J c’est que tous ceux qui s’inœressen^. l’art monumental en France , ou S( qui, par leur position sociale ou autr-J sont appelés à présider directement indirectement à la restauration de vieux monuments, veulent fle et méditer cet ouvrage , fruit u( longue expérience, et nous rever bientôt ce zèle naissant pour ces ^ gnifiques constructions élevées P®‘ ferveur ardente de nos pères se Pryo(l$
- ger et s’étendre au loin ; nous ne se
- plus affligés par le tableau désola Ja consommation de leur ruine ou, leur mutilation , et enfin leur re r ration avec tout l’aspect et la 8rali% jcS avec lesquels ils ont brillé aux Heü i^et générations anciennes, viendra ra >(ïji chez nous ce goût encore mal a^ ^ de l’archéologie chrétienne et o pect des monuments religieux*
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- LE TECUVOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Note sur les procédés d'extraction du cuivre de ses minerais par des actions électriques.
- Par MM. Dechaud et Gaultier de Claubry.
- ï^es beaux travaux de M. Becquerel SUr les actions chimiques, déterminées l’influence de faibles courants ®*ectriques, ont ouvert une voie nou-destinée à fournir à l’industrie ^«tallurgique des résultats dont il est ®ncore impossible de prévoir toute l’im-Portance.
- ' ^ans le but de faire servir ces actions 1 Extraction du cuivre de ses minerais, f°Rs nous sommes livrés à de longues «cherches que nouscroyonsarrivéesau Point d’être dignes d’attirer l’attention destinées à déterminer une transformation complète dans la métallurgie du J^re. Ces résultats réduits à leur plus j^Ple expression peuvent être exposés ^-brièvement.
- ".Extraction du cuivre des minerais p^Heux se divise en deux séries d’options, entièrement distinctes, le iflage et la précipitation du cuivre. vePtDla<7e. On l’opère au four à re-iaeberei soit en transformant directe-suHure en sulfate par la seule
- fèar ' a*r’ so’1 en Pr°f,tant d’une et c ,°u qui fournit d’utiles résultats , de p1 Ç0nsiste dans la transformation °xide de cuivre en sulfate par sa
- G* TeehnologitU. T. VI. — Août 1845.
- calcination avec le sulfate de fer à une température rouge obscur sous l'influence d’un courant d’air, le fer restant à l’état d’oxide.
- Des lavages convenables extraient le sulfate de cuivre qui ne retient ni arsenic ni antimoine, de sorte que des minerais très-impurs, comme les fahlerz, fournissent du cuivre aussi pur que des carbonates ou oxides de cuivre qui ne contiendraient aucun métal étranger.
- Précipitation. La précipitation du cuivre de ses dissolutions de sulfate exige dans les procédés galvanoplas-tiques des appareils galvaniques dont le prix empêcherait toute opération métallurgique. Aussi nous sommes-nous occupés des moyens de réaliser les mêmes effets en supprimant les piles extérieures. Voici sur quelles données sont basées nos appareils.
- Si on place l’une sur l’antre deux dissolutions l’une de sulfate decuivre plus dense, l’autre de sulfate de fer moins dense, que dans la première on dispose une plaque de métal formant le cathode; dans le sulfate de fer un morceau de fonte, et qu’un conducteur réunisse ces deux métaux, la précipitation du cuivre commence immédiatement, se complète dans un temps plus ou moins long et dépend de la température, de la concentration des liqueurs, et de l’étendue des surfaces métalliques; mais, comme l’a observé M. Becquerel, l’état physique du cuivre offre de grandes différences à mesure que la dissolution st
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- s’appauvrit. On obvie à ce grave inconvénient en profitant de cette observation qu’après quelques instants d’action il existe quatre zones de liquides ; à partir du fond du vase, dissolution de sulfate de cuivre plus dense, même sel moins dense par suite de la précipitation d'une portion du métal, sulfate de fer plus dense par la dissolution de la fonte et du même sel moins dense.
- Si, au niveau de chacune de ces zones, on a disposé des ouvertures convenables pour amener et expulser les liquides au fur et à mesure de l’action chimique, on conserve facilement les liquides à des états uniformes de densité et alors le cuivre est à la fois pur et au même état physique.
- Relativement à l’application de ce procédé dans la métallurgie, l’étendue de surface du sol nécessaire pour précipiter une grande quantité de cuivre est un élément très-important : en le prenant en considération, il est facile de modifier la forme des appareils en conservant le même principe.
- Pour cela, au lieu de placer les liquides par couches horizontales on les dispose par couches verticales séparées par un diaphragme très-perméable au courant électrique et très-peu aux liquides; le carton remplit parfaitement ce but, il sert des mois entiers sans éprouver d’altération, et la quantité de sulfate de fer quiapénétré dans le sulfate de cuivre est encore insuffisante pour empêcher la continuation de l’opération. L’appareil est alors disposé comme il suit :
- Une caisse en bois, doublée en plomb ou garnie d’un mastic convenable, renferme la dissolution de sulfate de fer. Une ouverture supérieure y amène le liquide au degré de densite voulu, et une autre inférieure permet à la dissolution concentrée de s’écouler.
- Dans cette caisse on plonge des cases formées d’un cadre dont les extrémités et le fond sont en tôle plombée et les parois latérales garnies d’une feuille de carton. Une ouverture inférieure donne entrée à la dissolution de sulfate de cuivre saturée, etune autre supérieure, issue au sulfate faible. Dans chaque case on place une lame de tôle plombée ; entre elles et au dehors des deux cases extrêmes des plaques de fonte : des conducteurs particuliers fixés à chaque plaque la font communiquer avec un conducteur commun placé au dehors de l’appareil. Deux réservoirs à niveau constant reçoivent les (leux, dissolutions
- à y introduire et les lui fournissent constamment. On règle une fois pour toutes les densités des liquides, et les appareils marchent des mois entiers, sans exiger aucune espèce de soins. Les densités les plus convenables pour la dissolution de sulfate de cuivre qui sort de l’appareil est de un quart à la moitié de la dissolution saturée. Le cuivre se précipite sur les deux surfaces de la feuille de métal formant le cathode.
- Les parois en carton empêchant 1° contact immédiat des deux liquides, on le rétablit en pratiquant dans celles-ci) au-dessus du bord supérieur des plaques de métal formant le cathode, de petites ouvertures qui permettent à la dissolution de sulfate de fer, de se superposer à celle de sulfate de cuivre: l’appareil vertical remplit donc les mêmes conditions que l’appareil horizontal.
- A une température de 20° C. un mètre carré de surface reçoit jusque un kilogramme de cuivre en 24 heures-
- Le cuivre précipité est pur, à un état physique constant; les feuilles peuvent être immédiatement travaillées au marteau, ou placées au laminoir : dans ce cas quatre à cinq passes amènent le we' tal à la densité de 895, et on évite par la toutes les opérations nécessaires pouf le faire passer de l’état de plateaux 3 celui de feuilles. Le travail n’offre aucune difficulté, ne demande pas d’afi1' nage, ne donne pas de scories. Da°* une fabrication régulière on obtien jusqu’à 75 p. 100 de feuilles. Le reste du cuivre précipité est partie en fraj?' ments purs et partie en poudre de cémentation. Les auteurs comptent p°“r le travail métallurgique 50 p. 100 de feuille au moins; 25 p. 100 de cuiyr® divisé qui ne demande qu’une fusi01* pour être amené à l’état de plateaux 0 de lingots, et 25 p. 100 de cuivre div|S qui exigeront un affinage.
- La question relative à l’applicat'0 de l’action galvanique à la métalluÇ^j du cuivre , parait ainsi réduite à un éta de simplicité presqu’aussi complète possible; à peine est-il nécessaire1 dire que par ce procédé , on peut om nir facilement des objets de galvaI1 plastie sur une grande échelle.
- Note sur le blanchiment de la fon^e
- aux hauts-fourneaux de Jan°n’
- Par M. Bodchard, ingénieur aux f°r^S de Terre-Noire-Saint-Etienne (b°ir '*
- Depuis quelques années, tou# ceU*
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- qui s’occupent de la métallurgie du fer, Préoccupés de la crise commerciale qui devait amener l’abaissement du prix de Ce métal, ont cherché à diminuer les jrais de production en perfectionnant *®s méthodes de traitement usitées en France. Déjà de nombreuses améliora-bons ont été obtenues, mais il faut bien *e reconnaître, il reste encore beaucoup a faire pour assurer l’avenir des forges, dont la situation semble s’aggraver tous Jes jours, par le fait de cette baisse considérable qui ne paraît pas avoir encore atteint sa limite inférieure.
- En présence de tels faits, il est de notre devoir de communiquer au Public toutes les tentatives qui ont elé faites pour améliorer la fabrication du fer, et dont la connaissance peut jnettre sur la voie de nouveaux perfec-uonnements.
- Il est maintenant reconnu que pour Çe qui concerne la méthode anglaise, l°us les efforts doivent tendre à suppri-*ner le finage ; cette première période du traitement étant très-imparfaite et bès-dispendieuse, puisque dans les confions les plus économiques, les frais de fabrication d’une tonne de fine-métal f't au moins de 25 fr. L’emploi des °Urs bouillants permet bien, il est vrai, 06 puddler directement les fontes au f:°ke, mais ils produisent un fer de qua-f inférieure à celui qui provient du itie-métal, et ne donnent pas des réfats aussi économiques qu’on l’avait espéré d’abord. Il paraît donc indis-Pensable de commencer à débarrasser J? Partie la fonte des matières ètran-«eres qu’elle renferme, avant de la li-Jer au puddlage. Le problème à ré-udre est, par conséquent, de trouver d procédé chimique simple et peu dfeux qui puisse atteindre ce but.
- <j, ïje blanchiment de la fonte au moyen ^dn refroidissement subit me paraît un commencement de solution à te question importante, ç^'issi, quelque imparfaite que soit tr.c°re cette méthode, je vais la dé-fJr® telle qu’on la pratique aux hauts-<Krdeaux de Janon depuis le mois ^ut 1843.
- çt^d a disposé dans le sol de l’usine, d avant de l’embrasure de travail, dessin destiné à recevoir la coulée <}ee !’on veut blanchir ; il se compose Se^yd'gt - quatre lingotières en fonte a es à celles employées dans les de finerie, disposées les unes à la aiïjgj des autres. Ce bassin se trouve Ce a, ?0lQposé de pièces indépendantes, ^ permet de les changer aisément
- quand elles viennent à se dégrader. Environ une heure avant la coulée, on enduit l’intérieur de ces lingotières d’une couche mince de chaux vive, et l’on divise le vide total en cinq parties égales au moyen de petits étranglements que l’on forme avec du sable, afin de partager la fonte en cinq plaques que l’on enlève ensuite séparément.
- Les dimensions du bassin de réception sont les suivantes :
- met.
- Longueur. ........ 0.60
- Largeur moyenne........ 0.55
- Profondeur.............0.12
- Il contient aisément 2,500 kil. de fonte liquide.
- Près de ces lingotières, mais en dehors des hangars, on a établi une bâche rectangulaire en maçonnerie de 2m.50 de longueur sur une largeur et une profondeur de 1 mètre ; elle est munie à sa partie inférieure d’une soupape qui permet de faire écouler l’eau qu’elle contient dans une petite galerie pratiquée en dessous.
- Le blanchiment se fait comme la coulée des hauts-fourneaux, deux fois par vingt-quatre heures et au même moment. A peine la fonte a-t-elle fini de remplir le bassin de réception, que les ouvriers répandent sur le bain encore liquide, un lait de chaux très-épais et projettent aussitôt après une grande quantité d’eau qui dissout la chaux et la fait pénétrer avec elle dans toute la masse; cette injection d’eau se fait au moyen de deux tubes en cuir munis de robinets qui s’embranchent sur un tube en plomb fixé contre le mur de l’usine, parallèlement aux lingotières, à lm.50 du niveau du sol. Pendant quelques secondes, la vapeur d’eau se formant à une température très-élevée reste invisible, mais bientôt il se forme un épais nuage qui ne permet pas de voir la surface de la fonte ; ces vapeurs exhalent une légère odeur d’hydrogène sulfuré.
- Quand le bouillonnement a cessé et que l’on peut distinguer la surface des plaques de fonte, on reconnaît qu’elles ont pris une courbure d’autant plus sensible que le haut-fourneau produit de la fonte plus grise ; cette courbure, dont la flèche est quelquefois de O01.20, est produite par le changement de densité qu’éprouve la fonte en devenant blanche.
- On remarque, en outre, des boursouflements et des crevasses dont la formation s’explique aisément. On con-
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- çoit, en éffet, que la surface du bain étant refroidie avant la solidification de la couche inférieure, elle se soulève; une certaine quantité de gaz pénètre dans le vide qui en résulte et l’agrandit en refoulant les parties qui sont encore à l’état pâteux. Par les fissures qui sc sont produites, on voit s’échapper des jets de gaz qui In Client avec une flamme bleue ou d’un blanc jaunâtre; ces flammes ont quelquefois plus de 0m.25 de longueur et gardent toute leur intensité pendant un quart d’heure.
- Quand ces dégagements de gaz ont cessé et que la fonte est parvenue au rouge sombre, on enlève successivement chacune des cinq plaques, pour la porter dans la bâche de refroidissement , au moyen d'un petit trique-balle en fer muni de deux sonnettes à déclic.
- Voici comment se fait cette manœuvre :
- Deux hommes soulèvent avec des leviers une des extrémités de la plaque et ne la laissent retomber que lorsqu’un troisième ouvrier a placé dessous une traverse en fer qu’il fait reposer sur le rebord des lingotières: ils opèrent ensuite de la même manière à l'autre extrémité, de sorte que la plaque se trouve soutenue au-dessus du bassin. On la suspend alors aux quatre chaînes que porte le brancard du trique-balle , en faisant passer la lige par-dessous et engageant l’œil qui la termine dans le crochet de la sonnette. On amène ensuite la fonte au-dessus de la bâche de refroidissement, et l’on appuie l’extrémité du brancard sur une petite chèvre en fer à trois pieds, afin de le maintenir dans une position horizontale; on fait alors jouer la sonnette, et la plaque tombe dans la bâche où elle produit un bouillonnement violent. On la retire quelques heures après.
- On a tordu les extrémités du brancard du trique-balle, afin de pouvoir à volonté rapprocher ou éloigner les deux anneaux de suspension des chaînes , parce qu’il arrive souvent qu’en se refroidissant, chacune des plaques se divise en fragments de longueur variable.
- La manœuvre, telle que je viens de la décrire , dure de dix à vingt minutes ; elle exige la présence de sept hommes.
- A sa sortie de la bâche, la fonte blanchie est cassée en morceaux d'inégale grandeur; ils ont en général 0“.04 d’épaisseur; leur surface est couverte de très-petites ampoules, et l’on voit
- dans leur intérieur des cavités dont j ai indiqué la formation, hérissées sur toutes leurs faces d’aspérités qui n’affectent aucune forme régulière.
- Quelquefois l'eau n’a pas pénétré dans ces vides, et c’est surtout le cas quand ils ont de faibles dimensions, si lors de leur formation les parties voisines sont encore assez chaudes, une gouttelette vient remplir cet espace, et I on peut voir un petit culot empâté dans la masse, lorsqu’on vient à casser la plaque. Du reste, après le refroidissement, l’aspect général de la cassure est d’un blanc terne; on n’y distingue quelques traces de structure lamelleuse que lorsque la fonte a été primitivement blanche.
- L’explication des phénomènes que présente l’opération de ce mode de blanchiment, est encore incertaine. On avait admis que la différence de structure et de couleur de la fonte, après ce refroidissementsubit par l'eau, était due uniquement à un phénomène physique; que la fonte, en sortant du haut-fourneau, renfermait tout son carbone à l’état de combinaison, et que ce n’était que pendant l’acte d’un refroidissement lent que du carbone était mis en liberté. S’il en était ainsi. 1e blanchiment serait de bien peu d’iui* portance, puisqu'il ne ferait que changer la disposition des molécules de la fonte, sans en modifier la comp0' sition; on ne peut cependant douter que cette opération ne lui enlève du soufre et du carbone, puisqu’un6 odeur d’œufs pourris indique le déga' gement de l’hydrogène sulfuré, et qu6 l’on voit s’échapper à travers les fente® dont j’ai parlé, des jets continus d’oxid6 de carbone. Si l’on remarque , en outre, | que la flamme bleue ne se montre ja' j mais quand la fonte coule blanche d1* | fourneau, on sera porté à penser I l’oxygène et l’hydrogène provenant d j la décomposition de l’eau s’unissent a graphite pour produire du gaz acid carbonique ou oxide de carbone et l’hydrogène plus ou moins carburé-est évident, d’ailleurs, qu’il s’échapP une grande quantité d’hydrogène pu‘^
- Quant au rôle que joue la chaux 0 ne peut s’en rendre compte d’une U1 nière satisfaisante; il est même P1", bable que son action est peu se,lS il serait bon cependant de te11 ^ quelques essais sur son emploi; i* s,^ rait peut-être possible , soit en ja
- fiant la manière de l’incorporer a ^ fonte, soit en l’unissant à d’autressu^ j stances, de parvenir à la combine*" ‘ j i silicium; le problème du blanchit
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- serait alors complètement résolu. Quoi qu’il en soit, cette opération telle qu’elle e.st pratiquée aujourd'hui, est susceptible de quelques modifications importantes.
- La première consisterait à supprimer complètement la bâche de refroidissement; cette immersion, qui nécessite Une manœuvre assez pénible dans les jours d’hiver, ne peut produire aucun effet, puisque la fonte n’est plus qu’au rouge sombre quand on la retire des biigotières, et qu’à cette température la décomposition de l’eau n’est plus possible.
- Il conviendrait, en second lieu, de couler les plaques beaucoup plus minces afin que l’eau, en pénétrant dans toute •a masse, pût agir sur toutes les parties.
- Je le répète, la fonte blanchie ainsi est encore loin d’être aussi épurée que le fine-métal; maison peut, sans nuire à la qualité du fer , et sans augmenter le déchet, la faire entrer pour un sixième dans la composition des chaudes du Puddlage, ce qui fait une économie sensible. En effet, on gagne, en remplaçant par 100,000 kilogr. de fonte blanchie, 100,000 kilog. de fine-métal.
- 1° 11,000 kilog. de fonte qui représentent le déchet à la finerie.
- 2° La différence du prix du fine-hiélul à celui de la fonte blanchie qui n est que de 1 fr. pour cent supérieur à celui de la fonte brute, et qui ne le surpasserait que de 50 cent, si on supprimait l’immersion.
- L’économie totale sera donc :
- tl .000 kilog. à 125 fr. par 100. 1,575 »
- OilTérence du prix de 100,000 ^'°g. de fonte blanchie, à 100,000 *'log. de fmc-niétal.........2,400 »
- 3,775 »
- L’établissement d’un atelier de blanchiment exige une mise de fonds bien fu considérable, puisque la dépense à a,re sera de :
- lingolières à 515 kil. l'une, fr. les 100 kilag., ci . . . .
- Ln trique-balle.................
- bâches et tubes injecteurs.. . . 5seaux, à 2 fr. 50 c. l’un. . .
- 1,038 » 200 » 100 » 12 50
- 1,950 50
- ( ®n supprimant l’immersion et portai à quarante le nombre des lingo-j^csja dépense à faire serait de 2,800 ' > et l’un pourrait blanchir, comme à
- Janon , 5,000 kilog. par vingt-quatre heures, avec des frais d’entretien insignifiants.
- La consommation de chaux est envi • ron de 10 p. 0/0; ce qui fait une dépense de 25 cent, par tonne de fonte blanchie.
- Je terminerai par cette remarque , que le procédé de blanchiment indiqué ci-dessus, quoique employé depuis peu en France , n’est point un fait nouveau. Depuis longtemps on blanchit en Styrie les fontes grises destinées à être affinées dans les foyers allemands ; et déjà, en 1812, Hassenfratz , dans son grand Traité de Sidérotechnie , conseillait de remplacer le finage des fontes au coke par cette opération préparatoire.
- Nouvelle batterie pour les travaux galvanoplastiques.
- Par le duc de Lelchtenberg.
- Dans une des dernières séances de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, S. A. I. le duc de Leuch-temberg, qui, comme on sait, s’occupe avec habileté de galvanoplastique, a communiqué à ce corps savant la note suivante :
- a J'ai fondé , il y a quelques mois, à Saint-Pétersbourg, un établissement dans lequel on reproduit toute espèce d’objets par voie galvanoplastique. Le but de cet établissement a été de faire, dans sa patrie originelle , une application en grand de la galvanoplastique, qui a pris naissance en Russie, avec tous les progrès qu’elle a faits depuis qu elle est née, et de l’amener au plus haut degré de perfection artistique et industrielle.
- » A la suite d’expériences très-nombreuses qui ont été entreprises, et de travaux multipliés, je n’ai pas tardé à m’apercevoir que les procédés en usage jusqu’à présent, et qui réussissaient si parfaitement avec les petits objets, ne donnaient pas des résultats aussi satisfaisants avec ceux d’un gros volume. J’ai donc été obligé d’introduire, à titre d’essai, quelques modifications aux procédés actuellement connus.
- » En effet, quand on fait usage d’une pila de Daniell, on est sujet à éprouver quelques mécomptes, et afin d’obtenir un produit irréprochable, j’ai cherché à remplacer le zinc par le fer, et j’ai augmenté la surface de ce métal, aussi bien que la force de l’acide.
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- » J’ai réussi à souhait dès les premières tentatives» et aujourd’hui ces batteries au fer sont appliquées en grand avec succès. Le sulfate de fer, qui forme le résidu, est même placé avantageusement.
- » J’ai essayé aussi la batterie coke et zinc (pile de Bunsen); mais cette batterie présentait à mes yeux des défauts que j’ai cherché à écarter. Les gaz qui se dégagent de l’acide nitrique sont très-désagréables à respirer, et même doivent, quand on travaille sur une grande échelle, nuire à la santé de l’opérateur et des ouvriers. D’ailleurs une analyse a démontré que le sulfate de fer renfermait ainsi une quantité assez notable d’acide nitrique, qui rendait difficiles les applications de ce produit, ou nécessitait un traitement particulier des liqueurs.
- » L’idée me vint alors d’abandonner entièrement l’acide nitrique, et de ne me servir que d’acide sulfurique. Il en est résulté une nouvelle batterie, c’est-à-dire une batterie coke et fer à un seul liquide excitateur. J’ai mis cette batterie à l’épreuve avec deux couples seulement, et j’ai obtenu une déviation de 28° à l’aiguille aimantée, et de 17° après vingt-quatre heures.
- » Dans les expériences indiquées ici, la quantité et la force de la liqueur qui baignait le métal positif, ainsi que la surface des éléments, ont été absolument les mêmes. Toutefois j’ai voulu encore accroître la force de cette batterie, et je l’ai montée en conséquence à trois couples, l’acide du coke marquant 27°, et celui du fer 10° à l’aréomètre de Baumé. L’aigudle a dévié jusqu’à 50°, et un objet s’est doré en un clin d’œil, dans la véritable acception du mot.
- » Cette batterie, qui manque de force, mais que j’espère perfectionner sous ce rapport, a, sur toutes celles en usage jusqu’à ce jour, le grand avantage que son entretien n’occasionne presque aucuns frais, puisque l’acide sulfurique et le fer fournissent un produit qui couvre suffisamment leur propre dépense, et que le coke a toujours sa valeur comme combustible.
- » Je me propose d’entreprendre des expériences rigoureuses sur toutes les batteries connues; seulement je ferai remarquer que ces expériences auront plutôt un but technico-pratique qu’une tendance purement scientifique. »
- Dorure au feu sur le fer.
- Par M. Redtel.
- On sait qu’on appelle en général dorure au feu celle qui s’opère par l’entremise du mercure, et que cette dorure est impossible sur le fer.
- La dorure au feu repose sur ce fait, savoir : que le métal à dorer se combine à la surface avec le mercure; que le mercure se combine avec l’or dont on charge les pièces, et que cet or pénètre, après la volatilisation du mercure, dans les pores ouverts de la surface du métal qu’on veut dorer.
- Or toutes les expériences entreprises jusqu’à présent démontrent que le mercure ne se combine pas avec le fer, et par conséquent que la dorure au feu, proprement dite, n’est pas praticable sur ce métal.
- Toutefois il y a un autre genre de dorure au feu qu’on peut appliquer au fer, et qui s’exécute ainsi :
- Quand on prend un morceau de fer poli, et qu’on le place dans le feu jusqu’à ce qu’il acquière une température que la pratique apprend aisément a saisir, puis qu’on y applique vivement une feuille d’or qu’on fixe avec le p°' lissoir, il en résulte probablement, paf l’expulsion de l’air ou du vide qui s’opère entre les pièces en contact, c’est-à-dire entre la feuille d'or et le fer> une adhérence assez intime de la pre" mière sur le second , et une assez belle dorure , mais bien inférieure à colle a" mercure sous le rapport de la durée e de la solidité.
- Une tentative, faite en cuivrant d bord le fer par voie galvanique, Pu* essayant de le dorer au feu, n’a PaS réussi, parce que l’affinité du mercur® pour le cuivre est trop grande, et fl1*® les deux métaux se détachent ensemb1 du fer.
- Mais on a réussi parfaitement bien^ quand on a cuivré galvaniquenient fer, puisqu’on l’a doré aussi par v0 galvanique. -c
- Une autre méthode pour dorer fer, mais qui n’est pas non plus 1® ” rure au feu, consiste à agiter du ch rure d’or dans de l’éther sulfuriq^) puis à plonger le fer pendant un ' stant dans cette dissolution. Apres vaporation de l’éther, on voit apP raître la dorure.
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- Du cuivrage du fer et du zinc sans l'emploi du cyanure de potassium.
- Par MM. le docteur L. Elsner et D. Philipp.
- , Les objets fabriqués en fer ou en sine peuvent, comme on sait, se cuivrer d’une manière très-satisfaisante dans une dissolution de cyanure de cuivre et de cyanure de potassium, et Par conséquent être garantis ainsi con-tre l’influence oxidante de l’atmosphère humide; mais l’emploi du cyanure de potassium donne lieu à plusieurs inconvénients qui faisaient désirer vi-vement qu’on pût remplacer ce composé par un autre. Voici quels sont ces inconvénients.
- Le cyanure de potassium est une combinaison éminemment vénéneuse ; elle se décompose aisément sous l'influence d’une atmosphère chargée d’hu midité, et il se dégage constamment de l’acide cyanhydrique, tandis qu’il se forme du carbonate de potasse. De même, quand on a conservé pendant longtemps du cyanure de potassium, jj n’est pas possible de méconnaître •odeur de l’ammoniaque, et alors il est Presque transformé entièrement en carbonate potassique. Il n’est pas facile de se procurer ce sel partout, et il n est pas aisé à préparer, si ce n’est par *ÇS praticiens exercés aux manipulations chimiques. Ajoutez à cela que dans les prix courants de 1844, il a clé coté au taux de 75 centimes les dO grammes, et que ce prix élevé rend Presque impossible le cuivrage des fosses pièces de fer et de zinc avec la ‘•lueur cuivrique qu’on en prépare.
- Après avoir pendant longtemps, Sans aucun succès, fait des tentatives P°Ur découvrir une préparation chimique, propre à remplacer le cyanure ?e potassium, et qui ne présentât pas es inconvénients qui distinguent, non j?as à son avantage, dans la pratique des ateliers, ce composé dangereux, n°us avons réussi enfin à en trouver une nous paraît remplir toutes les confions pratiques qu’on peut désirer.
- I Nous ferons remarquer ici que, dans e Principe, nous nous sommes oc-p'Pés chacun séparément de ce sujet, lue dès ce moment, nous avons ré-^'Pioquement pris l’engagement de Ii-vrer au public les résultats de nos tra-; mais après des communications ^'proques, il s’est trouvé que nous JlQns suivi la même voie d’expérimentation, et pa? conséquent que
- nous avions obtenu des résultats presque identiques.
- Il existe plusieurs composés qu’on peut appliquer au cuivrage du fer; mais il n’y en a qu’un seul que nous ayons trouvé propre au cuivrage du zinc, et qui en même temps puisse servir à celui du fer. De plus, dans les méthodes que nous proposons, il n’est pas nécessaire de préparer particuliè-ment à l’avance les liqueurs cuivriques , attendu que cette préparation s’opère simultanément, à l’aide du même courant galvanique qui sert à la précipitation du cuivre sur les pièces qu’il s’agit de cuivrer.
- Comme le cuivrage des deux métaux, fer et zinc, est soumis à des conditions différentes, nous nous occuperons à part de chacun d’eux.
- A. Le cuivrage du fer (fonte et fer forgé) réussit tout aussi bien qu’avec le cyanure de potassium, quand on emploie les composés suivants :
- 1° Le chlorure de potassium, le chlorure de sodium (sel marin ), même le chlorure de calcium avec addition d’ammoniaque caustique liquide;
- 2u Le mélange d’une dissolution de sulfate de cuivre avec sel marin et ammoniaque liquide ;
- 3° Le tartrate neutre de potasse dont on a rendu la solution dans l’eau alcaline au moyen du carbonate de potasse.
- B. Le cuivrage du zinc ne réussit bien qu’avec une solution de tartrate neutre de potasse à laquelle on a donné une réaction alcaline, et, quoique les autres sels indiqués sous la rubrique de A puissent servir au cuivrage du zinc , cependant on n’obtient pas avec eux des résultats aussi avantageux ; le cuivrage prend une teinte rembrunie, et les objets cuivrés sont fréquemment chargés de taches blanchâtres, qui ne se présentent jamais quand on fait usage du tartrate de potasse, ainsi que nous l’expliquerons plus bas.
- Tous les composés indiqués ne sont pas vénéneux, et, par conséquent, on peut les employer sans danger et sans avoir la crainte qu’on n’en fasse un emploi coupable. Il est facile de se les procurer dans toutes les localités et ils sont d’une préparation facile. Ils ne se détériorent pas sous l’influence d’une atmosphère humide, et leur prix, comparativement à celui du cyanure de potassium, est très-modique ; ils possèdent donc, au total, des avantages qui ne se rencontrent pas dans le cya nure de potassium, et comme par leur
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- secours on obtient un cuivrage aussi bon, leur emploi, à la place dudit sel, ne peut être que très-avantageux dans cette branche de la chimie technique.
- Pour exciter l’action galvanique du courant électrique, nous nous sommes, dans tous les cas, servis de la batterie constante de Daniel!. C’est à dessein que nous avons donné la préférence à cet appareil, parce qu’il est en particulier très-facile à monter, ce qui n’est pas et ne peut même pas être le cas avec la batterie zinc-platine de M.Grove, ou la batterie zinc-charbon de M. Bunsen.
- Les procédés spéciaux pour le cuivrage des deux métaux en question , sont les suivants :
- A. Cuivrage du fer. Le cuivrage des pièces préalablement bien décapées ( les pièces noires ont besoin aupara- j vaut d’être chauffées, puis écurées avec du sable) réussit à souhait avec les dissolutions de chlorure de potassium, chlorure de sodium, et le tartrate neutre de potasse , pourvu toutefois qu’on ait égard à une condition particulière dont nousallons immédiatement faire mention.
- On prend une quantité d’eau de pluie, ou d’eau bouillie et filtrée suffisante pour couvrir entièrement l’objet qu'on se propose de cuivrer. On en retire cet objetet on y fait fondre un des composés mentionnésci-dessusenquan-tité telle , qu’il y ait environ huit à dix parties d’eau pour une de matière solide ou de sel ; on filtre la dissolution et on ; la reçoit dans un vase de grès ou dans j une capsule en fonte émaillée. Dans ' cette dissolution on introduit alors le fil i conducteur en cuivre du pôlezinc ainsi j que celui du pôle cuivre de l’appareil | galvanique. Quand on se sert de chlo- j rure de potassium, de sel marin ou de chlorure de calcium, on ajoute à la liqueur un peu d’ammoniaque caustique, et quand c’est du tartrate de po | lasse, un peu de carbonate de cette base. ; On fixe à l’extrémité du fil de cuivre du j pôle cuivre une plaque mince de cuivre j laminé, et c’est à l’extrémité du fil du pôle zinc qu’on assujettit l’objet à cuivrer. La plaque de cuivre doit en partie plonger dans la liqueur, et de même il faut que l’objet soit complètement immergé dans la dissolution.
- Dans cet état on observe^ au bout de quelque temps , que la liqueur, aupa-paravant limpide , se colore de plus en plus en bleu, que la plaque de cuivre à l’extrémité du pôle positif se dissout et que l’objet commence à se recouvrir
- d’une pellicule mince, délicate et blanchâtre de cuivre. Celteplaquedecuivre est très-promptement corrodée, et on n’a d’autre soin à prendre qu’à débarrasser le sel basique et vert tendre de cuivre qui se forme à sa surface , en la lavant avec un peu d’ammoniaque , afin que le cuivre reste constamment net et toujours en contact avec la liqueur décomposante. Ce qu’on a de mieux à faire et ce qui assure le plus de certitude aux résultats, c’est d’opérer à la température moyenne de 15° à 20° C-et de ne pas chauffer la liqueur; il est vrai qu’une élévation de température favorise l’opération, mais on n’obtient point ainsi un cuivrage aussi pur et aussi adhérent.
- Plus la couche du cuivre précipite sur l’objet est épaisse, plus elle devient successivement mate et plus la nuance acquiert d intensité; la couleur rouge de brique mate du cuivrage, quand on fait usage des chlorures métalliques, de même que la belle nuance rouge rosé presque mate, quand on se sert du tartrate de potasse , servent de mesure pour déterminer si on a obtenu du succès dans l’opération et si la couche tou* jours croissante du cuivre qui se dépose a acquis l’épaisseur convenable. Si le* objets , aussi bien que les fils auxquels ils sont assujettis , se chargent d un enduit brun , terne et sans éclat, i’°" pération ne marche pas régulièrement* Dans ce cas, cet enduit se laisse facilement enlever avec le doigt, et il arrive fréquemment que cela provient d’un courant galvanique proportionnelle' ment trop puissant pour l'objet à cui' vrer. Quand ce cas se présente, il faU retirer la pièce de la liqueur , la frotte avec une brosse, puis la remettre^ de nouveau en communication avec I aP' pareil galvanique, mais alors cherche^ autant que possible à atténuer Pinte11' sité de l’action galvanique , attendu* ainsi que de nombreuses expérience nous l’ont démontré , que le succès l’opération dépend en particulier principalement de la production d u courant galvanique proportionnel^ ment très-faible. Jamais l’intensité n doit être assez forte pour dévelopP^ des bulles (de gaz hydrogène) sur pièce et sur le fil de l’élément ga,v \ nique qui lui est uni ; et dans le cas l’on verrait se manifester ce pne i mène, il faudrait aussitôt cherche affaiblir l’intensité. C’est àquoion P .g vient d’une manière facile et cornm par les moyens suivants. ju
- On enlève la lame de cuivre do ** i pôle cuivre et on laisse simple01
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- plonger le fil dans la liqueur. On étend de beaucoup d’eau la liqueur décomposante, la dissolution de sulfate de cuivre et de sel marin , dans la pile à un ou plusieurs éléments de Daniel!. La couleur du cuivrage en devient plus belle, lorsque la dissolution du sulfate cuivrique est presque devenue incolore dans les cellules, c’est-à-dire lorsque presque tout le cuivre en est précipité. Dans ce cas l’intensité de 1 action électrique est très-faible. Alors les pièces qui, par un courant trop énergique étaient devenues brunes, reprennent une belle couleur pure , aussitôt qu’elles ont été exposées pendant quelque temps à ce courant faible dans la liqueur étendue de beaucoup d'eau.
- La liqueur à cuivrer peut être conservée en vases clos pour des travaux ultérieurs.
- Après que les objets ont été recou verls d’une couche suffisamment épaisse de précipité cuivrique. on les enlève de la liqueur , on les roule dans la sciure de bois, et on les expose à un courant d’air chaud pour les sécher, ou bien on les plonge dans de l’eau bouillante, puis on les en retire pour laisser celle-ci s’évaporer à l’air libre. Ces objets frottés avec une brosse prennent de l’éclat, et sous le polissoir un poli brillant; ils résistent parfaitement bien quand le cuivrage est suffisamment épais aux influences atmosphériques. Remarquons toutefois que, si la surface des pièces à cuivrer, n’était pas parfaitement nette dans toutes ses parties, il s’y formerait plus tard des taches jaunes de rouille.
- La couleur du cuivrage au moyen des chlorures métalliques, surtout avec le sel marin, est le rouge brique presque ,nat, celle avec le tarlrate de potasse a contraire une nuance rouge-rosé Dnatte. Quand on fait usage de ce tarifa te de potasse, une addition d’alcali flbre n’est pas, à proprement parler, indispensable, attendu que par la formation du sel double de tartratede potasse
- de tartrate d’oxide de cuivre, il y a evidemment de l’alcali mis en liberté, Puisqu’une portion de l’acide tartrique du tartrate de potasse se combine avec °xide de cuivre produit par la dé-^°niposition de l’eau pour former le tar-lr;'te de cuivre qui, se combinant avec due autre partie du tartrate de potasse pèsent, constitue ledit sel double dont l'1 formation donne lieu à la mise en li-oerté d’un peu de potasse.
- ,Si on n’ajoute pas à la dissolution des ( "dorures métalliques de l’ammoniaque Rustique, alors les pièces dans les cir-
- constances précédentes se noircissent, mais ne se cuivrent pas. La même chose a lieu lorsqu’on emploie une dissolution d’oxide de cuivre dans l’ammoniaque, mais le cuivrage commence à s’opérer aussitôt qu’on ajoute à la dissolution un chlorure de potassium ou de sodium, preuve incontestable de la nécessité de la présence d’un chlorure métallique.
- Lorsqu’on veut se servir de la liqueur A, 2 qui résulte du mélange du sulfate de cuivre, du sel marin et de l’ammoniaque caustique, il faut ajouter à la solution du sulfate de cuivre concentré, la solution de sel marin jusqu’à ce que la couleur bleue de la liqueur passe au vert, c’est-à-dire jusqu’à ce qu’il se forme du chlorure de cuivre. Alors, à cette liqueur verte , on ajoute de l’ammoniaque caustique jusqu’à ce que la liqueur devienne d’un beau bleu foncé.
- B. Cuivrage du zinc. Tout ce qui a été dit du cuivrage du fer, s'applique au cuivrage du zinc, seulement il faut faire attention que, proportionellemcnt au volume des pièces à cuivrer, le courant galvanique doit encore être plus faible que lorsqu’il s’agit du cuivrage du fer.
- Pour réussir complétementdans cette opération, il est nécessaire que la surface de la pièce en zinc coulé soit parfaitement nette, et ce qu’il y a de mieux à faire dans ce cas, c’est de soumettre les pièces au cuivrage aussitôt après qu’elles ont été coulées, ou bien d’en écurer la surface avec du sable, ou enfin de les nettoyer avec un gratte-bosse fin. On doit, dans toutes les circonstances, éviter un décapage aux acides, parce qu’alors les objets ne se cuivrent pas, mais seulement noircissent. En outre, il n’y a que la dissolution du tartrate neutre de potasse qui donne un bon cuivrage, celle des chlorures alcalins ne fournissant qu’un cuivrage brun foncé, qui se pique plus tard de taches blanches.
- De même que pour le fer, on peut employer une solution saline concentrée , mais plus tard il faut beaucoup l’étendre. De l’ensemble de toutes les expériences, il est résulté évidemment que le succès de l’opération , indépendamment de la netteté obligée de la surface de la pièce en zinc, dépendait en grande partie, d’un courant proportionnellement très-faible. Les objets en zinc qui n’ont pas été assez fortement cuivrés, acquièrent aisément après la dessiccation des taches blanches, et bien plus la pureté du zinc qu’on cm-
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- ploie, exerce une influence marquée sur la beauté du cuivrage, puisque les pièces coulées qui, en blanc, présentent déjà des taches, ne comportent jamais un cuivrage uniforme; il arrive même fréquemment que dans les points défectueux, il se manifeste plus tard des taches blanches, qu’aucune opération con sécutive ne parvient à faire disparaître. Si on les enlève entièrement avec des brosses rudes, elles ne tardent pas à reparaître, car elles sont dues à la formation incessante de l’oxide de zinc. Au contraire, lorsque le cuivrage a bien réussi, il supporte les coups de brosse les plus énergiques sans se détacher, et en prenant un très-beau poli.
- Les pièces en zinc coulé bien nettes, se cuivrent en les plongeant simplement dans une dissolution de tartratede potasse , mais la couche de cuivre est extrêmement mince.
- Si les pièces à cuivrer doivent présenter un jeu de lumière, par exemple comme un bronze, il suffit dans ce cas, de les exposer pendant un temps très-court dans une atmosphère renfermant du gaz hydrogène sulfuré, mais si on les y abandonne trop longtemps, ou si cette atmosphère est chargée d’une trop grande quantité de gaz, elles prennent alors un aspect plombeux ; du reste, les deux couches sont tellement adhérentes au métal sous-jacent, qu’on peut les frotter très-vivement avec de la peau , ou avec la brosse, sans parvenir à les enlever.
- Les résultats d’expériences très-étendues que nous venons de rapporter, nous semblent démontrer qu’on peut obtenir par voie galvanique, sans le secours du cyanure de potassium, tih fort beau cuivrage sur fer et sur zinc, et cela en employant des composés chimiques qui présentent les avantages que nous offre ce sel sans en avoir les inconvénients. Ainsi, par ce moyen bien simple, on peut aujourd’hui cuivrer de très grosses pièces en fer ou en zinc, ce qui n’était pas possible à cause du prix élevé du cyanure de potassium.
- Nos expériences étaient déjà terminées , et nous étions parvenus aux résultats annoncés, lorsque nous avons eu connaissance du mémoire de M. Becquerel (le Technologiste, 5* année, p. 6—15, 387 —437 et 436 ), dans lequel ce savant annonce qu’il a cuivré les métaux par une simple immersion dans la dissolution d’un chlorure double d^ cuivre , et d’un métal alcalin, mais une comparaison des procédés de ce physicien avec ceux que nous venons de dé-
- crire, fait ressortir la diversité des deux méthodes. Personne , au moins autant qu’il està notre connaissance, n’aexécuté d’essaisde cuivrages galvaniques avec le tartrate de potasse, lequel, ainsi que les expériences ci-dessus le démontrent, fournit des résultats f|ui sont de beaucoup préférables à ceux qu’on obtient par l’emploi des chlorures doubles.
- Nous avons aussi tenté quelques essais de dorure sans emploi du cyanure de potassium, et nos résultats sont déjà assez satisfaisants pour pouvoir être mis sous les yeux du public aussitôt que nous aurons terminé toutes les expériences que comporte le sujet.
- Préparation de l'outremer et de son
- application comme couleur dHm-
- pression.
- Par M. H. Weger.
- Préparation. On introduit dans un mortier ou une capsule à broyer 8 parties de terre bolaire ou argile ferrugineuse pure , demi-partie d’hydrate d’alumine , 9 parties de fleurs de soufre et 8 parties de soude caustique sèche qu’on a fait dissoudre dans 20 parties d’eau, et on triture ces matières ensemble jusqu’à ce qu’on en ait fait une bouillie parfaitement homogène. Cela fait on introduit cette bouillie dans une cornue de verre ou de porcelaine, on place sur un feu de charbon et on chauffe jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus m vapeur d'eau, ni vapeur de soufre et que la masse poreuse que l’on obtient ainsi aitun aspect verdâtre, ce qui exige de 1 à 2 heures de feu. En cet état on calcine cette masse verte dans un têt a rôtir ou un creu>et de Hesse avec un léger accès d’air, pour enlever encore la majeure partie du soufre, on lave j alors à l’eau pure, puis la poudre vert-bleuâtre qui en résulte est calcinée ue nouveau dans une capsule ou autre vase plat qu’on couvre, jusqu’à une chaleu croissante qui s’élève à peine au roug® sombre en agitantcontinuellement PeH” dant une heure et demie, et enfin on lav et on recueille par lévigation.
- Lorsque la masse verte poreuse qu °n a obtenue après la première calcination ’ opération pendant laquelle il ne fe^ produit que ce qu’on nomme de 1 on** tremer vert, est brisée en morceau o grains de la grosseur d’un pois et êta'i à l’air, et qu’on la laisse ainsi pcncia un certain temps exposée à son influe
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- ce, alors ces grains verts attirent 1 humidité de l’air et se transforment en un magnifique outremer bleu la-zulite.
- Lorsqu’on mélange intimement de la soude caustique à l’état sec dans les Proportions indiquées avec l’argile, l’alumine et les fleurs de soufre, qu’on en remplit complètement et en foulant un creuset de Hesseet qu’on fait calciner jusqu’au rouge presque blanc pendant 1 à 2 heures dans un fourneau, on obtient après le refroidissement une niasse teinte en un rouge rosé très-beau et très-uniforme.
- L’outremer vert est la combinaison avec double proportion de soufre de l’outremer bleu et par conséquent en chassant le soufre par la calcination, on prépare le second au moyen du premier.
- Outremer d'impression. La préparation d’une couleur d’impression avec l’outremer est extrêmement simple. Pour cela on broie de l’outremer de belle qualité et on le réduit proprement en poudre très-fine qu’on mélange avec One quantité suffisante d’huile de lin , de noix ou d'œillette blanchie, ou à défaut de celle-ci d’huile déjà ancienne et parfaitement limpide et 1/20 d’hydrate d’alumine (celui dont on s est servi dans la préparation de l'outremer ). Ensuite on prend une petite Quantité de beau savon blanc de Venise, qu’on broie très-finement sur le marbre avec la plus grande propreté. Pour déterminer si on a mis la quantité nécessaire de savon, on n’a qu’à plon-8Çr dans de l’eau de pluie ou de ri-v>ère ( non pas dans des eaux de source °u de puits qui décomposent le savon) On pinceau chargé d’un peu de couleur et voir si elle se mélange bien à l’eau. * il en est ainsi, la proportion de savon est suffisante et une plus grande quan-!^té altérerait la nuance de la couleur, toutefois, dans le cas où la masse d’im-Pression n’aurait pas reçu assez de sa-v°n ou était trop compacte, on pourrait ^ remédier par un peu d’eau de savon 9n’on tient toujours en réserve pendant impression.
- , C’est avec la masse colorée obtenue cette manière qu’on peut, avec ad-jdion d’un peu d’eau, imprimer sur es tissus de coton, de laine, même de s°ie et sur le papier, et elle présente cÇt avantage que la couleur ne se dur-et ne se sèche pas ainsi que c’est le cas avec les couleurs à la gomme, j. Ca peinture en miniature la plus dé-’cate peut elle-même trouver dans cette
- couleur des tons pleins de vigueur et de pureté, et il n’est pas d’artiste tant soit peu intelligent qui n’entrevoie les ressources qu’elle présentera à sa palette.
- Dans la peinture en décors et des papiers de tenture où l’on se sert de colle animale, on appliquera cette masse avec le plus grand succès, et un peintre exercé à se servir des couleurs à la colle, en profitera pour donner plus d’éclat et de pureté aux fruits, fleurs, dessins, etc., ou, pour produiredes ombres mieux teintées, sans avoir jamais à craindre que les couleurs ne s’écaillent ou ne maculent.
- Appareil pour la purification et la
- purge des sucres.
- Par M. J. Cooper.
- Dans les fabriques ou les raffineries de sucres, on sait que lorsque la cuite a été opérée, on fait couler les sirops dans des cristallisoirs, d’où après avoir séjourné pendant quelque temps jusqu’à ce que la cristallisation soit opérée, on enlève pour déposer dans les formes et mouler en pains. Or, dans cet état, le sucre est encore mélangé à une grande quantité de mélasse qui donne lieu pour être enlevée à des manipulations longues et dispendieuses, et qu’il serait fort à désirer qu’on pût séparer du sucre cristallisé dans le cristallisoir même et avant de porter dans les formes par un moyen simple et économique.
- J’ai, en conséquence, inventé un appareil qui dans la fabrication du sucre ou dans son raffinage, permet de séparer le sucre de la mélasse ou des parties in-cristalisables à l’aide du vide sans enlever des cristallisoirs, et dont on pourra aisément se faire une idée par la description que je vais en donner sommairement.
- Mes cristallisoirs sont disposés de manière telle que la cristallisation y marche comme à l’ordinaire, mais ici au lieu d’enlever le sucre cristallisé avec les mélasses ou les sirops encore liquides, ces vases sont construits de façon telle que leur fond puisse s’ouvrir pour mettre en communication avec une capacité dans laquelle on a fait le vide et que la pression atmosphérique, mise en action sur les matières qui s’y trouvent contenues, fasse écouler les portions encore fluides tandis que le sucre cristallisé reste sur ce fond.
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- Si on désire que les cristaux soient encore mieux purgés de matière colorante qu'on ne l’obtient en général par ce procédé, il faut chauffer ces cristaux avec un sirop concentré de sucre ainsi qu’on l’a pratiqué jusqu’à ce jour pouramèliorerlacouieur des sucres. Ce sirop de sucre s’écoulera sous l’appel du vide, en purgeant plus complètement le sucre et en le laissant dans un état propre à le mettre aussitôt en pains.
- L’appareil dont je me sers et dont je crois devoir recommander la disposition a une forme rectangulaire ; le fond se compose de deux plans inclinés qui se réunissent dans la ligne médiane sur un gros tube percé de trous capillaires. A l’intérieur decetube s’en trouve placé un autre qui entre à frottement juste et porte une longue fente longitudinale. Lorsque la fente de ce second tube est tournée en dessous, le cristal-lisoir ressemble à ceux ordinaires et peut en faire les fonctions , attendu qu'aucun liquide ne peut s’en échapper, mais aussitôt que ce tube qui tourne juste dans l’autre comme une clef de robinet dans son boisseau , a la fente en haut, il s’établit une communication entre les matières qui ont été versées dans le crislailisoir. et une capacité où on a fait le vide, et la pression atmosphérique agissant sur la surface du sirop, force les parties encore liquides à passer par les trous capillaires du gros tube pour se rendre dans le vase où on a fait le vide, en laissant dans le cristallisoir tous les cristaux de sucre qui se sont déjà formés.
- Diverses dispositions qu'il est facile d'indiquer servent à faire tourner, ouvrir ou fermer du dehors le tube intérieur ou fendu dans le gros tube perforé sans que l’air extérieur puisse s’introduire, et par conséquent sans altérer le vide. De plus, un tuyau qui amène de la vapeur dans les tubes après qu'on a enlevé le sucre cristallisé, a pour objet de les nettoyer et de désobstruer les trous capillaires que porte l'un d’eux.
- On a déjà proposé plusieurs fois d’enlever les sucres des cristallisoirs, de les jeter sur un filtre, de laver avec de l’eau ou de l’alcool, et de produire ensuite un vide partiel ou total sous le filtre, afin que la pression atmosphérique pût amener la séparation des mélasses, et des cristaux de sucre, mais je ne pense pas qu’on ait encore proposé pour cet objet un appareil qui remplisse d’une manière aussi efficace et aussi simple et économique que le mien,
- le départ des cristaux des portions des sirops encore liquides ou incristalii-sables.
- Emploi de l'ammoniaque pour blanchir les étoffes drapées en laine.
- Par M. E. Dingler.
- La propriété dont jouit l’ammoniaque d’enlever aux étoffes en laine les ma-tièresgrassesqu elles peuvent renfermer encore, a reçu dans ces derniers temps une application fort étendue pour blanchir tous les tissus fabriqués en laine peignée qui ne sont pas destinés à passer à la teinture, et qu’on connaît dans le commerce sous le nom de frises, castorines, moltons, flanelles, etc. On produit ainsi sur ces étoffes un très-beau blanc qui ne jaunit point en magasin , et qui par son éclat donne même aux marchandises inférieures une plus haute valeur aux yeux du consommateur. Ori opère du reste de la manière suivante :
- Lorsque les étoffes de laine ont été blanchis à l’acide sulfureux on les fait passer par un bain au savon, composé de
- 100 litres d’eau,
- 3 kilogr. de savon de Marseille ou de savon de stéarine auquel on ajoute de 500 à 750 grammes d’ammoniaque caustique du poids spécifique de 0r9u (26 pour 100). On travaille les étoffes dans ce bain comme à l'ordinaire.
- L’ammoniaque seule remplirait tout aussi bien le but, mais la laine apres un pareil bain aurait un loucher un peu rude, et en conséquence il est necessaire de conserver un rapport convenable entre le savon et l’ammoniaque suivant la nature ou la condition dc? produits. Ce procédé est déjà empl°îe dans de grandes fabriques, et s’opp°s® à ce que les marchandises jaunissen dans les magasins, attendu que 1 a,n' moniaque , indépendamment des p,r°' priétésqui viennentd’êlre mentionnées, de dissoudre les matières grasses qu® renferme la laine, jouit de celle d'e'1' miner entièrement les traces de soufr que les tissus contiendraient encore» élimination qui permet ensuite d'azure les produits avec plus de succès.
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- Description et mode d'emploi d'un ! plus grande de chaut : ainsi 10 gratta saccharomètre nouveau. de ces solutions, qui renfermaient déj
- puis 1 jusqu’à 16 p. 100 de sucre brut, Par M. F. Schatten. ont pris les quantités de chaux qui
- suivent.
- 1. But de l’appareil.
- Le but de cet appareil a été de fournir à ceux qui font l’acquisition de sucres ou de liqueurs sucrées, un moyen facile de déterminer en peu de temps, avec la dépense la plus minime, et par une voie purement mécanique, ta proportion de sucre pur renfermée dans les substances qu’ils veulent soumettre à l’examen. Dans ious les modes proposés jusqu’à ce jour pour procéder à cet examen , on a absolument besoin d’une certaine habitude des opérations chimiques, attendu que tas substances organiques ou inorganiques, telles que les gommes, l’albumine, la matière extractive, les sels et autres corps semblables rendent difficile cette élimination ou ce départ du sucre à l’état pur, et de plus parce que ta méthode fondée sur la polarisation de la lumière ne peut servir que pour des solutions limpides, qu’elle devient mfidèle par la présence du sucre de misin , et enfin exige une certaine pratique mécanique dans le service de * instrument.
- Comme je m’adresse principalement aüx fabricants de sucre de betteraves , aux rafiineurs et à l’industrie vinicole, et que ceux qui exercent ces industries Peuvent être supposés, à peu d’exceptions près, ne pas toujours être pour-vus des connaissances suffisantes pour c°nduire à bien une opération chimique de celte nature, je crois qu’il ne sera pas hors de propos , dans leur intérêt , de leur faire connaître le prin-c'pe qui sert de base à cet instrument.
- ^ Principe d’après lequel le saccharo-mètre est construit.
- C’est un fait aujourd’hui bien connu, jfim le sucre à l’état de solution se com tane avec les alcalis caustiques, les errcs alcalines et les oxides métalli-jfims, et l’on a déjà bien des fois étudié a combinaison du sucre avec la chaux c?ustique. Mais un fait qu’on ignorait, *\est que cette dernière combinaison ' est pas constante dans toutes les pro-P0rtions, ainsi qu’on l’avait supposé Jusqu’à présent. J’ai trouvé que du Ucre dissous dans l’eau lorsque la pro-c°l'tion de celui-ci était considérable dativement au liquide , se combinait Vpc une quantité, incomparablement
- PROPORTION de sucre. PROPORTION de chaux caustique. DIFFÉRENCES.
- 0 pour tOO. 0.015
- 1 0.029 0.014
- 2 0.045 0.016
- 3 0.062 0.017
- 4 0.080 0.018
- 5 0.098 0.018
- 6 0.115 0.017
- 7 0.136 0.021
- 8 0.160 0.024
- 9 0.188 0 028
- 10 0.219 0 031
- 11 0.244 0.025
- 12 0.271 0.027
- 13 0.299 0 028
- là 0.330 0.031
- 15 0.361 0.031
- 16 0.391 0.033
- Les substances organiques qui accompagnent le sucre dans le jus de betterave ou les sucs de diverses autres plantes sont, les unes indifférentes relativement à la chaux, et les autres rendues insolubles par le mode d’épreuve même ; par exemple , la pectine et les acides libres ainsi que les sels ne peuvent, comme on l’expliquera plus, loin, exercer aucune influence sur l’épreuve , ou en rendre le résultat équivoque.
- j Je me sers des expériences rapp«r-5 tées ci dessus pour rechercher la pro-! portion du sucre contenu dans les liqueurs sucrées, et pour cela je prends une portion de ces liqueurs que je traite à une certaine température par un excès d’hydrate de chaux, je sépare par le filtre la liqueur saturée de la ! chaux non dissoute et des combinai-
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- sons calcaires insolubles, puis, j’introduis une portion déterminée de la liqueur filtrée dans un tube gradué et verse de l’acide chlorhydrique étendu coloré en rouge par une teinture de tournesol, jusqu’à ce que le mélange commence à avoir une réaction acide , état qu’il est permis de reconnaître avec une telle précision, qu’on peut déterminer jusqu’à 1/10 p, 100 la proportion du sucre contenu dans la liqueur.
- 3. Description des pièces qui composent le saccharomètre.
- Les pièces principales qui composent cet appareil sont :
- a. Un vase en verre fermé par un bouchon, dans lequel est assujetti un thermomètre qui indique la température de la liqueur renfermée dans le vase.
- b. Un petit cylindre en verre qui sert à mesurer l’hydrate de chaux.
- c. Un cylindre en verre gradué, dont la graduation est telle, que lorsqu’on mélange le saccharate de chaux qui s’est formé avec l’acide chlorhydrique, la proportion de sucre est immédiatement indiquée en poids.
- d. Un vase en verre rempli d’acide chlorhydrique coloré en rouge avec la teinture de tournesol et étendu d’une quantité d’eau suffisante pour qu'une partie en poids de cet acide neutralise exactement une partie également en poids d’une solution d’une partie pondérale de carbonate de soude cristallisé dans 13 parties aussi pondérales d’eau à la température de l’eau bouillante. Le carbonate de soude qu’on emploie ne doit renfermer aucune trace d’eau adhérant mécaniquement, mais il ne doit pas non plus être le moins du monde déshydraté, et par conséquent il faut rejeter tous les cristaux qui avant la pesée se sont effleuris.
- e. Un vase de verre pour renfermer l’hydrate de chaux.
- f. Deux petits bouts de cylindres en verre, gradués de façon que chacun d’eux rempli complètement et vidé dans le cylindre gradué , le remplisse exactement jusqu’au trait marqué.
- g. Un entonnoir en verre pour filtrer la solution sucrée.
- h. Une petite spatule pour remplir le cylindre n° 2 d’hydrate de chaux.
- i. Enfin un petit assortiment de filtres en papier tout préparés.
- 4. filode d’opérer.
- Le vase a, qui renferme le thermo-
- mètre, est rempli jusqu’au trait marque sur sa surface (—30 grammes) avec la dissolution sucrée qu’on veut essayer, laquelle a été portée ou ramenée à la température ( = 13° 1/2 R. ) à laquelle le mercure dans le thermomètre s’arrête au point indiqué par un index courbe réservé dans la partie supérieure et ouverte de son enveloppe en laiton. En même temps on remplit le cylindre b d’hydrate de chaux, et on verse ce qu’il contient dans la liqueur renfermée dans le vase a, on ajuste le bouchon et on agite pendant une minute avec assez de force pour que le contenu vienne frapper le bouchon , mais en tenant constamment le vase dans une situation droite et verticale, pour que le mercure du thermomètre ne monte pas dans la partie supérieure du tube où la colonne pourrait se par-tager.
- Au moyen de cette agitation, le sucre contenu dans la liqueur se trouve neutralisé par la chaux ; la température s’élève de plusieurs degrés , et cela d'autant plus qu’il y a présence d’une [dus grande quantité de sucre. En cet état on ramène la liqueur contenue dans le vase à la température primitive de 12° 1/2 R., en faisant circuler le vase dans un baquet d’eau froide , on secoue encore pendant 1 à 11/2minute comine la première fois, et si la température s’élève on la ramène,commeila été dit, en agitant dans l’eau froide jusqu’à ce qu’elle soit descendue à celle normale de 12° 1/2 R. Cette opération terminée, on pose l’entonnoir garni d’un filtre en papier sur un support vissé sur Ie bord de la boîte qui renferme les pièces de l’appareil et qu’on a préalablement renversé; on place dessous l’un des cy~ lindres f et on verse tout le contenu du vase a sur le filtre.
- La filtration de cette solution s’opère avec, d’autant plus de rapidité que la liqueur renferme moins de sucre ; o1) arrête lorsque les deux cylindres f sont remplis de liqueur filtrée. Quand un de ces cylindres est plein, on le vide dans le cylindre gradué c, qui doit alors être rempli jusqu’au trait inférieur graV? sur sa surface, alors on ajoute peu a peu de l’acide du vase d à la solution suturée jusqu’à ce que la liqueur du mélange se colore en rouge. Da? cette opération il est nécessaire, âpre» chaque addition d’acide dans le cf' lindre c, de fermer celui-ci avec pouce et de faire parcourir au mélang toute la hauteur de ce cylindre en renversant à plusieurs reprises se
- dessus dessous, mais en évitant de *
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- battre avec trop de force, attendu que l’écume qu’on produirait ainsi s’opposerait à la lecture correcte sur l’échelle du cylindre. Le trait de l’échelle auquel correspond la liqueur saturée indique en poids la proportion de sucre que renfermait le liquide soumis à l’épreuve.
- Les sucs de plante qui renferment Une très-grande proportion de mucilage ou d’albumine, doivent être préalablement traités à chaud par 1/150 d’hydrate de chaux : au moyen de quoi ils deviennent faciles à filtrer.
- La méthode qu’on vient d’exposer pour déterminer la proportion de sucre renfermée dans une liqueur, s’applique aussi bien au sucre de canne qu’au sucre de raisin : remarquons toutefois que ce dernier saturant environ 3/4 plus de chaux que le sucre de canne , le cylindre c doit recevoir une graduation particulière pour le sucre de raisin ; mais je ne suis pas en mesure d’indiquer ici cette graduation, attendu que je n’ai pas encore réussi à rencontrer du sucre de raisin qui fût pur et que les expériences que j’ai faites dans j-e but, avec le sucre de fécule , ont besoin d’être contrôlées par des contre-épreuves faites avec du sucre de »noùt de raisin ou autres sucs de plantes qui, soit avant, soit pendant la forma bon du sucre, renferment un acide libre, opération qu’il ne me sera permis d’entreprendre que lors de la pro-cbaine maturité de ces fruits.
- Une solution de miel se comporte d une manière très-différente de celle des autres sortes de matières sucrées ; due solution de ce genre qui renferme “pour 100 de miel, peut encore être bllrée après avoir été battue avec la quantité ci-dessus prescrite d’hydrate de chaux ; mais si elle renferme 5 pour ^eut de miel, la filtration devient pâ-Ino e trùs-difficile, et avec 10 pour *b0, le tout forme une masse visqueuse et ferme qui reste sur le filtre.
- Une coloration très-prononcée de la u'ution sucrée n’apporte aucun ob-uicle aux essais par cette méthode, jbendu que la majeure partie des cou-®Urs végétales indiquent la réaction .‘caline et acide par le changement e. leur nuance : l’opération réussit deiue encore facilement, quand on a ^clque habitude, sur des solutions de r°PS de sucre ordinaires.
- Nouveau moyen pour mettre en fosse les peaux à tanner.
- Par M. C. Nossiter, tanneur.
- On est dans l’usage, comme on sait, dans le travail des peaux dans les fosses ou les cuves, de les empiler les unes sur les autres. Or, dans cet empilage , les inférieures éprouvent une pression assez considérable et telle que la liqueur tannante ne peut plus les traverser et passer d’une surface à l’autre par l’intérieur de la peau, ce qui est une condition essentielle pour un bon tannage. C’est là un défaut grave, auquel j’ai voulu remédier à l’aide du moyen que je vais décrire.
- Dans le mode de tannage que j’ai adopté, les cuves sont carrées , et au lieu d’y empiler les peaux les unes sur les autres, je les y place en les séparant entre elles au moyen d’une claie en bois, qui consiste en un châssis rectangulaire portant un certain nombre de traverses pour donner de la solidité, et des tasseaux en divers points , pour tenir les claies à distance et empêcher qu’elles ne touchent les peaux, les quelles se trouvent ainsi libres de tous côtés dans la liqueur tannante.
- Ce mode de tannage est extrêmement avantageux , en ce qu’il est bien plus expéditif; car quoique les fosses renferment moins de peaux à la fois que dans le mode actuel, on parvient cependant à tanner ainsi un bien plus grand nombre de peaux dans un même temps et avec une seule et même cuve que dans ce dernier.
- Dans les applications de ce procédé, il faut que le tanneur relève aussi les peaux de la fosse de temps en temps et les soumette à de nouvelles liqueurs, ainsi que cela s’est pratiqué jusqu’à présent. La fosse est d’abord remplie avec les peaux, séparées chacune par une claie, et l'on introduit alors la liqueur propre à tanner, qu’on enlève ensuite avec une pompe lorsqu’on veut relever.
- Quoique je considère l’isolement de chaque peau comme plus avantageux, on pourrait cependant, suivant qu’on le jugerait convenable , introduire deux, trois ou un plus grand nombre de peaux entre chaque claie ; mais je le répète, on trouvera peu de profit à ce mode d’empilage.
- Généralement je place tout simplement la peau sur la claie; mais on pourrait n’avoir que de simples cadres ou châssis, et tendre la peau en la la» cant avec des fils sur les bords,
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- Dans la plupart des ateliers de tannage , on est dans l’usage d’exprimer des peaux qui sortent des fosses la liqueur épuisée qu’elles renferment encore, et avant de les soumettre à une nouvelle liqueur, en les passant à travers une paire de rouleaux ou cylindres qui en chassent le liquide surabondant. Ce mode d’expression me paraît vicieux en ce qu’il n’expose que successivement chaque partie des peaux aux effets de l’appareil, et cela pendant un instant très-court et qui n’est point suffisant pour atteindre le but. A ce mode défectueux j’ai substitué un moyen qui m’adonné de bien meilleurs résultats et qui consiste à faire usage d’une presse particulière, composée simplement d’un fort sommier rectangulaire , des quatre angles duquel partent des arceaux en arc de cloître qui vont se réunir au milieu à un gros écrou carré, dans lequel fonctionne une forte vis à tète assemblée parle bas avec un plateau. On dispose plusieurs peaux les unes sur les autres sur le sommier de la presse, on fait descendre le plateau sur ces peaux en tournant la vis, puis on passe des leviers dans la tête de cette vis et on tourne pour presser fortement les peaux qu’on laisse en presse aussi longtemps qu’on veut, et jusqu’à ce qu’on en ait expulsé toute la liqueur épuisée.
- Composition pour l’apprêt des chapeaux.
- Par le docteur Ure.
- Un fabricant habile de Londres in’a communiqué sur l’apprêt des chapeaux, la note que je vais faire connaître.
- « Toutes les dissolutions de gommes résines que j’ai vu préparer jusqu'à présent dans la fabrication des chapeaux , n’étaient pas des dissolutions complètes, mais de simples mélanges, puisque par suite de la consistance de la composition, une partie de la gomme résine y restait simplement en suspension. Si on étend ces comportions par une addition d’alcool, et qu'on abandonne au repos, il se forme un précipité gélatineux, circonstance qui lait que le chapeau casse si fréquemment. Mon procédé consiste à dissoudre la gomme résine dans deux fois plus d’alcool qu’il n’en faut pour cela, à favoriser encore la dissolution par l’agitation, et après que cette dissolution est complète, à distiller dans une cornue la moitié de
- cet alcool pour donner à l’apprêt la consistance nécessaire. Quand on étend cette dissolution, il ne s’y forme aucun dépôt, quel que soit le degré auquel on porte cette dilution.
- » Les deux recettes suivantes sont employées avec le plus grand succès par les plus habiles chapeliers de Londres.
- Apprêt en dissolution alcoolique.
- kil.
- 3.500 gomme laque jaune rouge fine. 1,000 sandaraque.
- 0.125 mastic.
- 0.250 colophane blonde.
- lit.
- 0.568 dissolution de copal.
- 4.543 alcool.
- y> On dissout la gomme laque, la sandaraque , le mastic et la colophane dans l’alcool, et on y ajoute ensuite la solution de copal.
- Apprêt en dissolution alcaline. kil.
- 3.500 gomme laque forte ordinaire e° masse.
- 0.500 colophane.
- 0.125 encens.
- 0.125 mastic.
- 0.180 borax.
- lit.
- 0.285 dissolution de copal.
- Le borax est d’abord dissous dans environ 4 à 5 litres d’eau chaude. Cette
- liqueur alcaline estalorsinlroduitedaoS
- une chaudière en cuivre, chauffée à la vapeur avec la gomme laque, la colq* phane, l’encens et le mastic, et on fa'r bouillir pendant quelque temps, en î ajoutant au besoin de l’eau chaude p01? que la dissolution ait la consistance ne cessaire. On reconnaît qu’on a attci" ce point en en versant une petite p?r' tion sur un marbre froid et un peu cliné; si la composition coule jusqu ^ bas, elle est suffisamment fluide, m.al't si elle se concrète avant d'avoir atte'" le bas, il faut y ajouter de l’eau.
- » Lorsque toutes les résines para' sent dissoutes, il faut y ajouter 25 ce tilitres d’alcool ainsique la dissolut'0 du copal, puis passer à travers un tain fin , afin d’avoir une liqueur claire parfaitement propre aux application5-^
- » Cet apprêt est appliqué chaud, ‘ cet effet, on plonge le corps du c*?aP<ju^ avant de l’apprêter, dans une disso ^ tion faible de soude dans l’eau, P° e affaiblir l’action de 1’acide (sulfur'd principalement) qu’il pourrait en<- contenir, car quand on néglige c
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- opération , et que le chapeau renferme encore des traces d’acide, alors l’alcali, lorsqu’on plonge dans le bain, se trouve neutralisé, et par conséquent les résines sont précipitées. Après que le chapeau a macéré pendant quelque temps dans cette dissolution de soude, il faut le sécher parfaitement dans un four avant d’y appliquer l’apprêt, puis, lorsqu’il est apprêté, le reporter au four pour le faire sécher et le mettre ensuite tremper pendant toute une nuit dans l’eau, qu’on a aiguisée avec un peu d’acide sulfurique. Cet acide décompose ou mieux durcit la composition dans le chapeau, ce qui met fin à l’opération de l’apprêt.
- » Un bon ouvrier peut ainsi apprêter 15 à 16 douzaines de chapeaux par jour.
- , » Quand on veut que l'apprêt revienne a meilleur marché , il faut employer Plus de gomme-laque et de colophane».
- Sur la préparation d'un jaune fusible à mêler pour la peinture sur porcelaine.
- Par M. Salvetat, attaché au laboratoire des recherches de la manufacture royale de porcelaine de Sèvres.
- La peinture sur porcelaine diffère essentiellement de la peinture à l’huile Par ses moyens et par ses méthodes. Au talent de composition et d’exécu-hon, l'artiste doit joindre une longue expérience, une connais-ancc profonde des modifications que la cuisson néces-su• re pour fixer son œuvre peut amener dans la nuance de quelques couleurs, surtout dans celle des couleurs d’or.
- L’harmonie est une condition impor-*anie qu’un long exercice de leur art Put seul faire acquérir à madame Ja-Juotot et à MM. Béranger, Georget, Robert, etc. ; mais môme les plus belles de leur s premières productions manquent de ce glacé uniforme qui séduit dans les travaux plus récents qu’ils exécutèrent aidés des ressources du jaune ‘Usible dont je vais parler.
- , La difficulté d’arriver à satisfaire à j* première de ces conditions résulte I e la réaction qu’exercent les uns sur es autres, à la température où la pein-lUpe se fixe , les différents éléments ^Ui entrent dans la composition des °uleurs, réactions qui se manifestent Par des changements peu sensibles, il J*1 .'rai, pour des yeux peu exercés, trop réels pour échapper au vérité Technologitle, T. "VI. Août. — 1845,
- table artiste. Le peintre qui possède son art connaît les couleurs qui peuvent se mélanger. Du reste, il est possible que la chimie parvienne un jour à augmenter encore le nombre des principes simples ou composés, assez réfractaires pour conserver, même dans les mélanges, le ton qu’ils ont avant la cuisson.
- Quant à la condition du glacé bien uniforme, la composition des couleurs vitrifiables sembley mettre obstacle, au moins pour les couvertes composées de pegmatite pure.
- Je dis pour les couvertes composées de pegmatite seulement ; car les porcelaines de Berlin, sur lesquelles les couleurs glacent si uniformément, ont une couverte particulière, fort différente de celle de Sèvres.
- Le glacé d’une couleur dépend en grande partie de la proportion de l’oxide relativement à celle du fondant avec lequel il est mêlé. Quand il y a assez de fondant pour que la couleur glace dans les parties minces, les parties où l’on emploie la couleur épaisse peuvent se détacher par écailles; s’il n’y a de fondant que ce qu’il en faut pour que la couleur n’ccaille plus à une certaine épaisseur, les minces restent mats et secs. Il est ensuite certains oxides qui, comme ceux de fer, disparaissent quand ils sont mêlés à une certaine quantité de fondant.
- J’espère qu’on me pardonnera d’être entré dans ces détails, mais j’ai cru devoir les exposer, pour faire ressortir l’avantage de la couleur dont je présente la composition , et pour faire' apprécier les services qu’elle a dû rendre à l’art de la peinture vitrifiablc lorsqu’elle parut avec toutes les qualités qui en font l’une des plus importantes et des plus difficiles à obtenir.
- En effet, cette couleur, connue à Sèvres sous le n° 47 , jaune pour les chairs, doit être assez fusible pour augmenter la fusibilité de celles qui ne brillent bien qu’à une certaine épaisseur; elle doit se mélanger avec elles en leur donnant du corps et en les atténuant sans les modifier autrement que que par le ton qu’elle porte elle-même ; elle doit enfin être le plus pâle possible.
- C’est à la manufacture royale de por celaine de Sèvres, à cette grande école des arts céramiques, que M. F. Robert, très habile peintre paysagiste, la fit pour la première fois vers 1816. En 1821, elle fut portée au nombre des couleurs composant l’assortiment de Sèvres et demandée au chimiste. Ce ne fut que plus tard que les fabricants de
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- Paris parvinrent à l’imiter en créantleur jaune d'ivoire. Depuis 1823, MM. F. et L. Robert, successivement chefs de l’atelier de peinture sur verre, en approvisionnèrent la manufacture concurremment avec M. Bunel, chimiste de cet établissement. Mais les procédés qu’ils ont employés sont restés secrets jusqu’au moment où M. Brogniart pu-
- blia son important Traité des arts céramiques.
- Je dois à l’obligeance de M. F. Robert d’avoir pu faire connaître l’analyse et la synthèse de cette couleur. Un échantillon de celui qu’il fit en 1821, et ! dont il a eu la bonté de remettre une I quantité suffisante, m’a donné la coin-I position suivante :
- Silice............
- Protoxide de plomb.
- Soude..............
- Acide borique. . . , Peroxide de fer. . Oxide de zinc. . . Acide antimonique. Potasse............
- i.
- 19,23
- 57,64
- 3,08
- 7,09
- 6,12
- 2,99
- 3,41
- 0,44
- il.
- 19,40
- 57,80
- »
- »
- »
- Calculé.
- 19,29
- 57,88
- 2,98
- 6,66
- 6,03
- 3,00
- 3,63
- 0,51
- 100,00
- 99,98
- L’acide borique a été dosé par diffé- j renee. Il est probable que l’antimoine j est à l’état d’acide antimonieux ; le fer est à l’état de peroxide.
- En considérant la silice, l’oxide de plomb , l’acide borique et la soude . comine constituant le fondant, j’ai éta- !
- bli la synthèse qui suit (t) : c’est elle qu> m’a donné la base de la composition cal' culée qui s’accorde assez bien avec résultats de l’analyse.
- (I) Traité des arts céramiques, t. II, p. 57®‘
- C’est par erreur d’impression que les dos® d’oxide de fer et d’antîmoniate de potasse o»
- été interverties.
- Fondant aux gris............... 84
- Carbonate de zinc hydraté. ... 4
- Hydrate d’oxide de fer.......... 8
- Antimoniate acide de potasse.. . 4
- 100
- Le fondant se compose de ;
- Sable d’Étampes...............22
- Borax fondu...................1*
- Minium........................66
- 99
- On obtient, d’après de nouveaux es- i préférable sous tous les rapports e(1 sais que je viens de faire, une couleur | prenant:
- Fondant dit aux gris.....
- Fleurs de zinc...........
- Hydrate d’oxide de fer. . . . Antimoniate acide de potasse.
- Ces matières sont bien triturées, puis fondues deux fois à un feu assez vif; le produit de la fusion est une masse qu’on coule sur une pelle de fer ; il a, en morceaux, l’aspect du verre à bouteille; trituré, il devient jaune pâle.
- Je prépare moi-méme la fleur de zinc, encalcinantduzincdu commerce. Les dernières parties de calcination qui renferment un peu d’oxide de fer et sont légèrement jaunâtres peuvent fort bien servir.
- L’antimoniate provient de la déflagration de l’antimoine métallique avec trois
- ........ 88,02 j
- ......... 3,52 /
- > 100,00.
- ......... 7,04 l
- ......... 1,42 )
- parties de nitre : c’est l’antimoni(I) * 3^ acide de potasse de M. Berzelius- U e bien lavé a 1 eau froide. 0,
- L’hydrate de peroxide de fer Pr e vient de la décomposition, par V ie grande quantité d’eau aérée, du suit' de protoxide de fer : il sc dépose apj un temps assez long une poudre hr u jaune qui contient de 27 à 28 pour * ^ d’eau, quand elle a été préparée a . de la couperose du commerce PreC Jj$-tée par de l’eau de fontaine ; elle se , sout dans l’acide chlorhydrique, et P ^
- cipite en brun par ^ammonia(Jue,
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- chlorure de barium ne fait naître aucun dépôt dans la dissolution. Ce ne peut être un sous-sulfate.
- J’ai obtenu avec du sulfate pur, décomposé par de l’eau distillée, un hydrate parfaitement pur, composé de
- i. II. ui. Calculé.
- Eau . 25,30 25,16 25,34
- Peroxide de fer. . . 74,70 74,84 74,66 1 Peroxide de fer.. . 74,76
- 100,00 100,00 100,00 100,00
- J’ai pris pour faire ce calcul, pour l’équivalent de l’hydrogène, le nombre 12,5 fixé par les belles recherches de M- Dumas sur la composition de l’eau, et pour celui du fer le nombre 350 résultant des dernières expériences de MM. L. Svanberg et Norling, confirmées récemment par M. Berzelius.
- Cette composition correspond à la formule chimique Fe2ü3-(-3H20. Cet hydrate renferme donc un et demi équivalent d’eau de plus que l’hydrate naturel 2Fe203-j-3H20, et un équivalent de plus que l’ocre d’Artana Fe203-(-2H20. Il est identique à celui que M. Soubei-ran a obtenu en précipitant par les carbonates alcalins les sels de protoxide de fer, en laissant au contact de l’air le précipité obtenu ; mais il est plus pur. On sait que l’hydrate de M Soubeiran renferme toujours un peu de précipitant.
- C’est en cherchant à apprécier le rôle de chacun des éléments qui entrent dans la composition du jaune, que je suis parvenu à améliorer sensiblement sa préparation.
- L’oxide d’antimoine n’a d'autre but que de rendre à la couleur une certaine Ppacité qui lui donne un peu de corps; 11 tend aussi à corriger le ton rouge brique que prend souvent au feu un fjéiange de fondant d’oxide de fer et d’oxide de zinc. La présence de l’oxide d’antimoine ne peut donc n’ètre pas indispensable, et l’expérience le prouve, Pour un jaune simplement fusible.
- L'oxide de zinc qu’on ajoute à l’oxide de fer hydraté forme probablement aveç lui un ferrate de zinc; toujours est-il qu’ils donnent un ton brun jaune qoand ils sont en présence: c’est ce ton, ylaibli et rendu ivoire par le mélange du silicate double de peroxide de fer et plomb, que les peintres de figures Préfèrent au ton soufré de cette der -lcre combinaison
- ^ C’est à l’oxide de fer que le jaune s°fir les chairs doit sa qualité précieuse ,e pouvoir faire glacer les rouges sans es. détruire. Cet oxide jouit de la projeté remarquable de former, avec le u,cate de plomb, des silicates doubles
- de peroxide de fer et de plomb, qui sont ou incolores ou légèrement colorés en jaune clair. Ces silicates doubles une fois formés, on peut ajouter au fondant plombeux une très-minime proportion d’oxide de fer orangé, rouge, carminé, laqueux ou violet, pour que cette coloration persiste. Il doit donc y avoir avantage à saturer ce jaune d’oxide de fer, dans l’état d’oxide facilement attaquable et soluble dans l’acide si-licique. L’état le plus convenable paraît être celui d’hydrate non calciné. On sait que par la calcination l’oxide de fer devient difficilement attaquable par les acides.
- L’explication que je viens de donner peut paraître en désaccord avec la théorie que MM. Al. Brongniart et Dumas ont donnée sur les couleurs vi-trifiables, et qui n’admet qu’un mélange intime entre le fondant et le principe coloré i mais en examinant les choses comme elles se passent, on y trouve une confirmation de cette théorie.
- Dans les couleurs rouges empruntées au fer, l’oxide se partage en deux parties :
- L’une qui forme avec le silicate de plomb un silicate plus basique de plomb et de fer saturé d’oxide de fer à la température de la fusion ; ce n’est pas le principe colorant : cette combinaison est incolore ou jaune, suivant la proportion de fer qu’elle renferme ;
- L’autre reste à l’état d’oxide : c’est elle qui donne le ton que la couleur conserve après la cuisson, et qui dépend de la nuance que l’oxide avait isolément. On obtient ainsi toutes les couleurs de fer, depuis le rouge orangé jusqu'au violet très-foncé , tons qufil est possible de donner à l’oxide pur en calcinant lentement, à une température de plus en plus élevée, l’oxide de fer provenant de la décomposition par le feu, du sulfate de protoxide.
- J’ai pu facilement vérifier par l’expérience ce partage de l’oxide de fer en faisant fondre dans la moufle où se cuisent les peintures une certaine quantité de rouge tout préparé pour peindre. J’ai trituré le résultat de cette
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- fusion, et un traitement par l’acide ! nitrique a séparé une poudre rouge composée d’oxide de fer presque pur, ! d’une partie soluble , dans laquelle les réactifs m’ont fait reconnaître la présence de la silice, du plomb, du borate de soude , d’une quantité notable d’oxide de fer. L’oxide de fer, avant la fusion avec le fondant, n’avait pas sensiblement perdu de son poids sous l’influence du même traitement acide. i
- Telles sont les considérations sur les- ; quelles j’ai cru devoir attirer l’attention des chimistes. i !
- Elles permettent d’expliquer les dif- ] férences que présentent, sous le rap- ] port de l’inaltérabilité par le fait des acides, certaines couleurs composées i des mêmes proportions du même fon- i dant et d’oxides également résistants j quand ils sont isolés. Quand une por- ! tion de l’oxide se dissout dans le fon- i dant, il le rend plus difficilement alta- ; quable; aussi les couleurs de fer sont- I elles assez solides. !
- Elles font connaître une couleur qui j sert, pour ainsi dire, de base à la pein- j turc d’art, et dont je dois recommander i l’usage, au lieu de fondant, dans toutes 1 les couleurs fusibles destinées à en j faire glacer d’autres qui ne brillent bien j que sous une certaine épaisseur. Je rappellerai que toutes les peintures que \ possède la manufacture de Sèvres, j faites avant qu’on ne connût cette cou- j leur , sont ternes et sèches dans les i figures et toutes les chairs. C’est pour i remédier à ce défaut que M. F. Robert a tenté des recherches dont il compre- ! liait toute la nécessité. j
- Elles confirment enfin la théorie de i MM. Brongniart et Dumas, qui n’ad- | mettent pas de combinaison entre les éléments colorants et les matières fusi- ! blés qui doivent les faire adhérer à la 1 porcelaine. !
- Sur le savon d'huile de noix de coco.
- Par M. Knapp.
- L’huile de coco introduite par grandes masses en Europe, depuis 15 à 16 ! ans, a été employée de plus en plus depuis celte époque à la fabrication du I savon, mais la manière dont elle se ; comporte lors de la saponification, dif | fère de celle des graisses et des huiles. | L'expérience a démontré qu'avec le i savon d’huile de coco on ne pouvait procéder avec quelque succès au relargage qu'avec des dissolutions très-con-
- centrées de sel marin. Les dissolutions faibles de sel dans lesquelles le savon d’huile de coco est assez soluble , n’agissent que très-imparfaitement (1). Un savon de cette espèce ne pouvant être relargué qu’avec un excès de sel marin et par conséquent avec une faible quantité correspondante d’eau , se sépare à un tel état de dureté qu’on ne peut le couper, et qu’il faut nécessairement s’abstenir complètement de ce procédé dans les applications en grand. Par les mêmes motifs, la cuisson pour faire le grain du savon d’huile de coco est très-désavantageuse et Irès-difïicile. D'un autre côté, le suif, traité par des lessives très-concentrées, nage à la surface et ne se saponifie qu’avec peine et difficulté, tandis que l’huile de coco se comporte d’une manière entièrement opposée. Cette huile ne forme pas aisément ce mélange laiteux avec les lessives faibles que présente la saponifi' cation ordinaire, mais surnage sous forme de matière grasse et limpide à D surface; ce n’est que lorsque , par une ébullition prolongée , la lessive a acquis une certaine densité, que la saponification s’opère tout à coup et avec une rapidité surprenante. C’est pont celte raison que les savonniers ne se servent que de lessives de soude concentrées, marquant au moins 20° ct évitent la séparation du savon au moye® du relargage par le sel en n’employant que des lessives autant que possib[e pures et tout à fait caustiques, niai5 sans les appliquer en excès.
- Quoi qu’il en soit, le savon d’huile de coco, quand il est pur, se durcit beaü' coup trop rapidement pour présenter» d’une manière très-distincte, la Iôr mation du grain et des veines; par conséquent il n’est pas susceptible de marbrer. Ce savon est très-blanc, translucide comme de l’albâtre, très-léger, moussant beaucoup, mais d’une odeür désagréable ; jusqu’à présent on connaît pas de moyen pour lui enleve cette odeur, quoique plusieurs savon' niers soient en possession, dit-on, de moyens de l en débarrasser.
- Une circonstance fort important®> c’est la propriété que possède le sav0 d’huile de coco, d’absorber, sans p°u cela perdre de sa consistance, une q,ialu tité beaucoup plus considérable d e que ne peut le faire le savon de su* * En conséquence, il parait infinime^
- (0 II est très-présumable que le ou savon marin des Anglais, avec lef-t"? \tiji peut laver dans l’eau de mer, propnet® ,,n n’appartient pas au savon ordinaire, es savon d’iîuile de coco.
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- Plus avantageux pour l'empli des mises, et celte propriété prête singulièrement à la fraude dans le commerce, tu résumé, l’huile de coco ne fournit Pas en savon réel plus de produit que le suif. Ce savon peut foisonner de 1/3 et même plus par l'absorption de l’eau °u de la lessive. Traité de la même ma-uière que lui, c’est-à-dire, additionné de là même quantité d’eau, le savon de suif ordinaire serait tellement mou qu'on pourrait y enfoncer aisément le doigt, tandis que le savon d’huile de Çoco ne trahit ni par une combinaison ‘^parfaite des parties qui le constituent, ni par la mollesse, ni surtout Par son aspect, sa qualité trompeuse et sophistiquée.
- ( Une observation curieuse et qu’on n’a pas encore expliquée, c’est celle faite par les savonniers qui ont remarqué que l’huile de coco est d’autant plus difficile à saponifier que sa fancidité est plus développée.
- Ordinairement on ajoute l’huile de Çpco au suif dans la saponification au ueu d’employer cette substance seule Pour fabriquer un savon facile à grainer 0|i très-riche en eau. qu’on ne peut Pas produire avec le suif seul On pour-fait aussi, au moyen de l’huile de coco et du suif, sans ébullition et en chauffant seulement la matière grasse jus-qu'au point de fusion , avec des lessives concentrées et en brassant fortement et d’une manière soutenue, préparer etl quelques heures, sans sel et à peu Pfès sans feu, une masse considérable de savon. Ce savon de brassage a un asPect satisfaisant et assez de fermeté Pqurètre coupé en morceaux, et comme 'évaporation dans la chaudière est très-aible, il renferme presque toute l'eau f c. la lessive , seulement il contient aussi tous les sels étrangers, et, à l’état mis, c’est moins un savon qu’une pâte fes consistante. dans laquelle il est aÇile d’imprimer le pouce, qui se pé-r,t sous les doigts et est un peu vis— IjOcuse. Ce n’est qu’après une longue dessiccation pendant laquelle il y a dé-imposition des sels étrangers qu’il ac-qoiert la dureté du savon ordinaire.
- . Plus est faible l’addition de l’huile e coco dans un savon, plus l’odeur de .efi-e substance disparaît, mais plus a,,ssi est difficile la cuisson de ces sa-l°r's économiques, qui durcissent facilement
- et qui, avec un excès d'eau, .^servent encore l aspect du savon ijfmal de suif. Avec parties égales j. huile de coco et de suif, par exemple, 0ficur ne diffère pas beaucoup de celle u savon de suif ordinaire. Avec cc mé-
- lange on prolonge la cuisson jusqu a ce qu’un échantillon qu’on enlève, pressé avecla main,présente la consistance nécessaire. Dans les mêmes circonstances, la saponification du suif ne serait pas encore complète, mais avec le mélange, celte saponification commence avec l’huile de coco, qui d’ailleurs sert aux empâtages et détermine celle du suif par le savon d’huile qui s’est déjà formé.
- Il arrive fréquemment que les différents savons d’huile de coco, qui d’ailleurs appartiennent à la classe des savons saturés, sont marbrés artificiellement. Cette marbrure ne repose pas sur la formation du grain et des veines, c’est tout simplement une coloration mécanique qui s’opère ainsi qu’il suit :
- On démêle la couleur bleue ou rouge (Dole, etc.) dans une petite portion de savon de résidu, ou mieux dans un peu de savon pur qu’on prend pour cet objet, jusqu’à ce que le rouge ou le bleu soit bien incorporé à la masse. Puis on puise alternativement ce savon coloré et celui qui ne l’est pas, pour verser dans la forme, de manière à produire des couches d’inégale densité, qui en brassant apparaissent comme veinées ou flambées. Il est clair que la marbrure de cette espece n’a pas la même importance que celle naturelle qui s’opère dans la fabrication des autres savons.
- Préparation simple et économique de l’acide h ypochloreux ;
- Par M. A. W. Williamson.
- Les composés fournis par l’action du chlore, sur les hydrates des terres et des alcalis, ont depuis longtemps attiré l’attention des chimistes, à cause des propriétés énergiques dont ils jouissent de blanchir ou décolorer un grand nombre de substances; et comme on les produit en mettant simplement en contact le chlore avec la base en présence de l’eau, on les a considérés longtemps comme des combinaisons directes et simples de chlore avec l'oxide, et on les a en conséquence appelés oxichlorures.
- MM. li.dard et Gay-Lussac ont renverse cette théorie, et démomré que dans ces composés le chlore était combiné avec l’oxigène dans le rapport d’équiva eut à équivalent, pour constituer un acide auquel on a appliqué la dénomination d'acide hypochloreux, et qui possède toutes les
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- propriétés blanchissantes qu’on supposait appartenir à l’acide oxigené qu’on croyait contenu dans les oxichlorures. De plus, M. Gay-Lussac a constaté que cet acide était trés-faible ; que ses sels avaient une très-grande propension à se décomposer en chlorures et en chlorates; que comme sels, ils ne jouissaient pas de propriétés blanchissantes ; et que pour leur donner cette réaction, il fallait les décomposer par un acide puissant; qu’ils étaient en partie décomposés par le chlore, et enfin que l'acide hypochloreux pouvait être distillé en traitant ces sels par le chlore.
- M. Williamson, en partant de ces données, a examiné les réactions qui s’opèrent quand on met en contact les oxides et les sels avec le chlore; et dans le cours de recherches purement chimiques qu’il a entreprises à ce sujet, et qu’il ne convient pas de rapporter ici, il a constaté un fait qui, selon lui, pourra être de la plus grande utilité pour les fabricants de produits chimiques, et en particulier à ceux qui s’occupent de la préparation des poudres ou des liqueurs propres au blanchiment dans les arts. Voici le fait :
- On prend une solution, parfaitement neutre, de sulfate de soude, et on la sature à la température ordinaire de chlore, à l’aide d’un courant de chlore gazeux qui est absorbé en abondance. Le liquide reste incolore, c’est-à-dire que le chlore absorbé n’est pas contenu comme tel dans la solution: ce qu’il y a de certain, c’est que le sulfate neutre de soude est décomposé. La liqueur, après la saturation parle chlore, consiste en un mélange de bisulfate de soude avec chlorure de sodium et acide hypochloreux libre. En la soumettant à la distillation, l’acide hypochloreux passe dès le commencement de l’opération, la liqueur qui distille la première contient presque tout l’acide, et chaque portion successive en renferme de moins en moins que la précédente.
- Ce composé liquide possède des propriétés oxidantes tellement énergiques, qu’elles excèdent de beaucoup, à la température ordinaire, celles de l’acide nitrique lui-même, et il n’y a pas de doute qu’on lui trouvera une foule d’applications, soit dans les laboratoires, soit dans les arts et les fabriques.
- On pourrait le préparer très-avantageusement en grand par le procédé indiqué ci-dessus, et le même sulfate de soude pourrait resservir pour un grand nombre d’operations successives. Pour cela , il suffirait d’évaporer le résidu de
- la distillation, de chauffer jusqu'à ce que tout le chlore se soit dégagé sous formed’acidechlorhvdrique qu’on pourrait recueillir. En cet état, ce résidu serait converti de nouveau en sulfate neutre de soude qu’on pourrait redissoudre, et traiter par le chlore comme précédemment.
- La solution d’acide hypochloreux peut aisément être préparée à un degré de force suffisant pour présenter, sous un poids donné, une énergie blanchissante supérieure à celle du composé de chaux qu’on emploie communément dans le blanchiment. Elle se conserve pendant un temps considérable, môme à l’état de concentration et avec une décomposition insignifiante, si on la protège contre l’action de la lumière, et naturellement contre celle de la chaleur.
- Celte préparation facile et économique de l’acide hypochloreux amènera sans doute quelque simplification pratique dans la fabrication des composés qui servent au blanchiment dans les arts, et c’est par ce motif que l’auteur s’est empressé de la faire connaître.
- Fabrication de l'acide gallique liquide (1).
- La ville de Lyon consommant une grande quantilé de noix de galie dans ses ateliers de teinture, Al. Michel, chimiste praticien distingué et habile teinturier, conçut l’heureuse pensée de faire cesser le tribut qui pesait sur I» France, et se livra à des expériences qui eurent un plein succès. Il fit établir quelques fabriques dans les environs de Lyon, et depuis 1840, il y en a deux dans la petite ville du Ponl-de-Beauvoisin ( Isère ).
- On fabrique l’acide gallique avec de vieux châtaigniers , lorsqu’ils ne don-* nent plus de fruits, et lorsqu’en môme temps ils ne pourraient plus fournil' que de mauvais charbon.
- Une machine circulaire à couteau* débite le châtaignier sous forme de co' peaux minces.
- Ces copeaux sont introduits dans une chaudière à grille chauffée à la va* peur. Les décoctions sont portées dans de grands cuviers; on laisse reposer-
- (i) Extrait d’un ouvrage très-bien fait M. L.Gueymard, intitulé: Statistique ralogique, géologique, métallurgique et »»*,
- ralurgique du déparlementdel Isère. Grenoble,
- t8i 1, in-ts».
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- La liqueur claire.soutirée est évaporée dans des chaudières plates, et lorsqu'elle marque 20° à l’aréomètre de Beaumé, on la met dans des futailles.
- Cette décoction remplace parfaitement celle que l’on retirerait de la noix de galle.
- 100 de copeaux de vieux châtaigniers donnent 16 à 18 de la décoction dont on vient de parler, et que l’on désigne dans le commerce sous le nom d’acide gallique liquide.
- On vend de 38 à 42 fr. l’hectolitre de cette décoction.
- Ces fabriques sont en activité depuis peu, et elles prendront, suivant toutes les probabilités, quelque consistance.
- Leurs produits sont recherchés ; mais on ne peut les obtenir que là où il y a des châtaigniers.
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- Proportion d'eau renfermée dans les acides sulfuriques du commerce.
- On doit à M. Wittstein quelques essais destinés à reconnaître la proportion d’eau que renferment les acides sulfuriques du commerce. A cet effet, il a soumis à des épreuves les acides provenant des principales fabriques d’Allemagne, et il a trouvé qu’ils renfermaient en acide anhydre les pro-tions suivantes :
- L’acide sulfurique, dit anglais, ou ordinaire du commerce, à 66°
- Baume (7G° à laréométre de Beek), ou du poids spécifique de 1.840, renferme 70.9 pour 100 d’acide anhydre.
- Le môme acide à 76°5 Beck, ou poids spécifique, de............... 1.844 — 73.88
- Le même , reetiüé jusqu’à ce que 1/4 ait distillé, ou................ 1.792 — 71.03
- Le résidu dans la cornue marquait 77° Beck, ou....................... 1.852 — 81.34
- Un acide concentré à 60°, et marquant 70° Beck, ou............... 1.726 — 65.07
- Acide fumant de 77° Beck, ou....................................... 1.854 — 83.63
- On voit donc que l’acide sulfurique du commerce renferme une proportion d’eau un peu plus considérable qu’il ne faudrait pour constituer un hydrate simple, et qu’il est facile d’obtenir celui-ci en chauffant, opération qui éléve le poids spécifique à 1,852, mais avec la condition d’une légère perte d’acide. Enfin l’acide sulfurique fumant d’AUe magne n’a plus aujourd’hui un degré de concentration aussi considérable que celui qu’il possédait autrefois.
- Purification de Vacide chlorydrique ;
- Par M. Louyet.
- Je purifie l’acide chlorydrique du commerce par un procédé qui n’a pas clé décrit. J’y ajoute d’abord un peu d’eau, puis une solution concentrée de cyanoferrure de potassium en excès. Il se forme un précipité blanc, qui bleuit Peu à peu. Je laisse la réaction s’effec-bier pendant un jour ou deux; puis je filtre l’acide sur un tampon d’amiante; le le distille ensuite dans une cornue bouchée à l’émeri, chauffée au bain de Silble, et dans laquelle j’ai placé quelques spires de fil de platine ; je rejette les Premières portions de l’acide distillé, qui contiennent un peu d’acide cyanhydrique, et j’arrête l’opération quand
- les trois quarts du liquide sont passés dans le récipient. Pour éviter que le mouvement d’ébullition ne projette des gouttelettes du liquide dans le récipient (car ce liquide contient un peu de bleu de Prusse en solution), je chauffe le col de la cornue, en n’interposant pas d’écran entre ce col et le fourneau qui supporte le bain de sable. Dès lors les gouttelettes qui arrivent dans le col s’y dessèchent immédiatement. L’acide obtenu par ce procédé est parfaitement pur et incolore.
- Préparation du carbonate de soude, par voie humide ;
- Par M. J. Bomar.
- On mélange dans un cylindre de fonte, en agitant continuellement, 200 parties d’eau, 110 parties de sulfate de soude bien purgé de soufre, et 86 parties de carbonate double d’ammoniaque, qu’on obtient par la saturation du carbonate d’ammoniaque par de l’acide carbonique gazeux. Il s’en sépare du bicarbonate de soude, qu’on filtre, lave, sèche et transforme, si on veut, par la calcination, en carbonate simple.
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- Couleur pour teindre à froid la laine en bleu.
- M. le docteur Elsner a analysé dernièrement une couleur liquide qui sert à teindre la laine à froid en une belle couleur bleue. La liqueur, évaporée à 100°, a fourni 17,313 pour 100 de matières solides. 8 grammes de ces matières , ou plutôt de cette masse saline, renfermaient 0,187 de sel ammoniac , 0,740 de chlorure d’étain, 3,955 de cyanoferrure de potassium et 5,118 d’eau. Lorsque la laine a été mordan-cée avec du tartre et plongée alternativement dans un bain de couperose aussi exempt que possible d’oxide et dans la liqueur colorante ci-dessus, elle prend une belle couleur d’un bleu vif fort agréable. Il résulte, des proportions indiquées ci-dessus, que la liqueur se composerait en conséquence sur 100 parties de :
- Sel ammoniac............... 0.323
- Chlorure d’étain........... 1.281
- Cyanoferrure de potassium. 6.848 *'-au......................91.548
- 100.000
- Du cachou;
- Par le docteur Racdnitz.
- L’expérience a démontré que le cachou était éminemment propre à la teinture des étoffes en brun, et que les nuances qu’on obtient avec cette matière se distinguent par leur solidité et leur beauté, en même temps que les procédés de teinture sont en général peu dispendieux.
- Le vrai cachou est parfaitement soluble dans 12 parties d’eau pure bouillante, et les réactifs salins ou acides qu’on ajoute à cette solution offrent les nuances suivantes :
- Le cachou vrai, bouilli dans l’eau pure, donne au coton une couleur brun mat. Si, à cette dissolution de cachou, on ajoute des sels alcalins, du sel ammoniac, de l’eau ou de la bouil-
- lie de chaux, on produit une couleur brune d’un ton plus foncé.
- Une addition de sulfate de cuivre ou couperose bleue donne un brun tout à fait jaunâtre ; le sulfate de fer ou couperose verte, un brun olive; l’acétate de cuivre ou verdet, un brun saturé; le nitrate de fer, une couleur olive ; lé chromate de potasse, un brun riche ; l’acétate d’alumine, un brun brillant et vif.
- Ce sont là les seuls sels dont on doive, dans la teinture et l’impression au cachou, attendre des produits avantageux. L’alun, la dissolution d’étain, etc., ne fournissent pas dans la teinture et l’impression des résultats favorables.
- Purification de l'acide azotique du commerce.
- Par M. Ch. Barreswil.
- L’acide azotique du commere renferme toujours ou presque toujours de l’acide hydrochlorique qu’il est souvent utile de séparer. Le moyen qu’on emploie ordinairement pour arriver a ce but consiste, comme chacun sait, à ajouter à l’acide un petit excès d’azotate d’argent et à distiller.
- Si commode que soit ce procédé , d est toujours employé à regret, car encore bien que la perte en argent soit théoriquement nulle, elle ne laisse paS toutefois d’ètre assez notable dans un laboratoire ou l’on emploie beaucoup d’acide pur.
- C’est pourquoi j'ai pensé qu’il serait peut-être bon d’indiquer une méthode très-simple pour obtenir l’acide azotique sans employer l’azotate d’argent-Cette méthode consiste à distiller I a' eide du commerce et à mettre de côte les premières parties variables de ifî à 1/4, suivant la quantité del’acidc employé. Ce premier produit, très-impur: est destiné à faire l’eau régale, celui qui passe ensuite est d'une pureté absolue.
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- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Perfectionnements apportés dans les
- machines employées pour doubler
- le coton, la laine et autres matières
- fibreuses;
- Par M. H. Cooper , filateur de coton.
- Les perfectionnements que je propose d’apporter dans les appareils employés pour doubler le coton , la laine et autres matières fibreuses, s’appliquent aux machines connues ordinairement sous le nom de twining jen-nies, machines à réunir, machines à doubler, etc., et consistent en certaines modifications et dispositions apportées à ces appareils, de façon que la jenny ordinaire puisse, moyennant Une légère modification et à peu de Irais, produire le double de fil de ce qu’elle fournit aujourd’hui, et par conséquent procurer une économie considérable, tant dans l’espace occupé par la machine, que dans les frais d’acquisition et les intérêts du prix de l’appareil.
- Ces perfectionnements offrent aussi d’autres avantages qui se présenteront facilement à l’esprit de tout filateur versé dans la pratique de son art.
- Les fig. 1 et 2 de la pl. 71 représentent une portion d’une machine à doubler, avec les perfectionnements proposés.
- . La fig. 1 en est le plan ou la projection horizontale.
- La fig. 2 une section transverse.
- Dans les jennies de construction ordinaire, les fusées de fil a,a, qu’il l’agit de doubler, sont placées sur des broches en bois ou des esquives mondes sur des grilles b,b, fixées au cha-f'ut c,c, qui voyage sur les rails d, établis à chacune des extrémités de la Machine, et qui est soutenu, à des in-tervalles convenables, par des roues e>e, portant sur des rails f,f. Les fils ^ui s’enroulent sur ces fusées a,a pas-*®nt. à travers des guides, au-dessus d^s barres g, h et i, et entre les mâchoires k et l aux broches m, mon-lees sur les barres aux broches n,n, et qui tournent au moyen de courroies ?a,|s fin qui entourent le tambour o, jequel est mis en communication avec ^.mécanisme automoteur de la ma-I 'ne, qu’il est inutile de décrire ici; 0 tout étant mis en mouvement par l,te courroie passant sur la poulie mo-‘ ‘ce g. 1
- Le travail de la machine s’exécute de la manière que voici :
- Le chariot c,c s’ouvre , c’est à-dire s’éloigne des broches m, et déroule une certaine longueur de fil sur les fusées a,a, qui tournent librement sur le grillage b,b. En même temps, les broches m tournent et doublent ou retordent le fil à mesure qu’il est fourni. La mâchoire supérieure k, qui est alors abaissée, maintient fermement les fils entre elle et la mâchoire inférieure L Les tours, en petit nombre, renvidés sur l’extrémité supérieure des broches, sont alors déroulés, et le chariot commence son mouvement de retour, pendant lequel les broches tournent toujours, et renvident le fil qui a été doublé et est guidé sur ces broches, de manière à former une fusée par le moyen de la baguette et contre-baguette r,r. La mâchoire supérieure k est alors relevée, et les fils mis en liberté ; le chariot c s’ouvre de nouveau, et l’opération marche comme précédemment.
- Cette description de la structure et des fonctions de la machine employée ordinairement à doubler le coton et autres matières filamenteuses étant bien comprise, je procède à celle des perfectionnements que j’ai appliqués à son mécanisme.
- Ces perfectionnements consistent principalement en un rang additionnel de broches s, montées sur des barres correspondantes f,f, et disposées en regard des intervalles laissés entre les broches m, et pour lesquelles on a en conséquence établi une baguette et contre-baguette additionnelles u,u. On emploie aussi une grille de construction nouvelle, et qui consiste en quatre barres v,v, sur lesquelles on a monté les fusées- Toutefois on se sert de l’ancienne grille b,b lorsque les fusées sont presque entièrement déroulées, attendu qu’on a trouvé que le dévidage du fil s’opère mieux suivant une direction horizontale ou à peu près.
- Le mouvement des deux systèmes de baguettes et contre-baguettes étant exactement le même, il n’est pas nécessaire d’avoir recours à des engrenages additionnels, à l’exception d’une paire de pignons qui servent à lier entre eux les deux systèmes. Les nouvelles broches s peuvent également être mises en mouvement par le même
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- tambour qui fait marcher les broches m.
- Perfectionnements dans les machines propres à préparer, laminer et bou-diner le coton, la laine et autres matières textiles;
- Par M. J. Groom, constructeur de machines.
- On sait que les ailettes employées pour renvider le ruban ou le boudin de coton ou autres matières sur la bobine , dans les machines à laminer et boudiner, ont beaucoup varié dans leur structure, et que les plus généralement employées sont celles appelées ailettes à levier de pression, ailettes à compresseur, etc., parce que l’une des jambes de ces ailettes est pourvue d’un petit levier de pression ou d’un guide destiné à coucher, enrouler et serrer d’une manière ferme et compacte le ruban sur la bobine.
- Dans les machines de ce genre, une des choses les plus désirables était d’arriver à ce que la broche tourne, avec une fermeté parfaitement égale, pendant tout le temps du chargement du ruban sur la bobine; mais avec l’ailette à pression, on ne peut y parvenir, attendu nue ce ruban, en s’accumulant sur la bobine . augmente son diamètre, et que cet accroissement de diamètre détruit l’équilibre entre la broche et l’ailette. Plus est grande l’expansion ou éloignement du centre du levier de pression, plus aussi la broche prend d’irrégularité, défaut grave , qui provient simplement de ce que ce levier de pression n’est en rapport seulement qu’avec une des jambes de l’ailette.
- Les perfectionnements que je propose consistent à faire participer les deux jambes de cette ailette à l’action qu’exerce le levier de pression, de manière à assurer les avantages suivants :
- 1° La fermeté et la stabilité requises de la broche et de l’ailette pendant tout le temps de la formation de la bobine, ou son chargement en ruban ou en boudin ;
- 2° Une égalité de pression pendant tout le temps de cette formation, c’est-à-dire que le ruban ou le boudin soit renvidé plus mollement au commen • cernent et serré vers la fin du chargement de la bobine, comme cela a lieu
- avec les mécanismes de pression actuels ;
- 3° La facilité de décharger ou enlever les bobines quand elles sont pleines ,et de rattacher, etc., chose qui n’avait pas encore été obtenue.
- On comprendra aisément ces perfectionnements à l’inspection des fig. 3, 4 et 5, pl. 71, où ils ont été représentés.
- Fig. 3. Elévation latérale de la broche et de l’ailette perfectionnées, telles qu’on les emploie dans les machines à boudiner le coton.
- Fig. 4. Elévation antérieure des mêmes pièces.
- Fig. 5. Plan de l’ailette.
- a est la broche , bb l’ailette dont une jambe est pleine et l’autre tubulaire pour le passage du boudin, c le levier de pression ordinaire, ou guide pour renvider ce boudin d’une manière compacte sur la bobine.
- On voit que cette invention consiste simplement à communiquer la pression au levier ou guide c par l’entremise d’un ressort demi-circulaire e,e, au lieu d’un ressort droit qu’on attache communément à l’une des jambes de l’ailette, et que cette pression est donnée d une manière bien plus efficace par ce ressort en arc de cercle , parce qu’une de ses extrémités e* est assujettie sur une des jambes de l’aileite, tandis que l’autre e exerce une force élastique ou de pression sur la queue ou extrémité f du levier de pression articulé sur le bout de l’autre jambe de cette ailette, ce levier étant pourvu à cet effet d’un tube court g.
- Quand il s’agit d’enlever les bobines chargées,de rattacher ou réparer le boudin ou ruban d’une manière quelconque , le levier de pression c n’a besoin que d'être relevé comme on levait au pointillé, fig. 5, situation dans 1»' quelle il est maintenu par le ressort v-
- Une autre disposition de mon invention consiste à combiner le ressort* quelle que soit sa forme , avec le levier de pression, c’est-à-dire à n’en former qu’une seule pièce, ainsi qu’on le volt représenté dans la fig. 6.
- Fabrication d'un tissu propre à ren* placer le crêpe.
- Par M. C. Nickels.
- Le crêpe jusqu’à présent, a été fa' briqué en tissant divers produits ; su des métiers à l'aide d’une chaîne et d’un
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- trame, que fait passer une navette, de façon que les fils s’entrecroisent entre eux d’une lisière à l’autre, et en soumettant ensuite les tissus ainsi tissés au procédé du crêpage, de l’apprêt, etc., ainsi que personne ne l’ignore.
- L’objet de la présente invention est :
- 1° De fabriquer du crêpe ou un tissu propre à le remplacer sur le métier à dentelles , qui fonctionne avec une chaîne et des fils de bobines.
- 2° De fabriquer du crêpe ou un produit propre à le remplacer sur le métier de tricot à la chaîne, ou à dentelle dit warp frame, et qui fonctionne en formant avec la chaîne une suite de mailles qui constituent le tissu.
- Pour mieux faire comprendre cette invention, je vais entrer ici dans quelques explications :
- 1° La construction des différents métiers à fabriquer le tulle et la dentelle, qui fonctionnent avec des fils de chaîne et des fils chargés sur des bobines, étant Une chose bien connue, je ne crois pas qu’il soit nécessaire, dans l’exposé de la première partie de mon invention, d’entrer dans des détails sur leur construction , et j’ai pensé qu’il suffirait d’expliquer la disposition qu’il convenait de donner à ces métiers, pour qu’on pût les appliquer de la manière la plus avantageuse au mode que je propose.
- En conséquence, j’ai cru que la condition la plus favorable pour y parvenir, était d’employer un métier à un seul rang de broches ou pointes, où tous les chariots peuvent traverser les fils de chaîne sur un seul rang, et quand le crêpe doit être fabriqué sans le combiner avec un point de dentelle, celui où tous les fils sont conduits par une seule barre de guides, mise en action Par une roue découpée ou taillée con-venablement. Les barres de peigne sont fixes, et la machine est disposée de façon telle, que chaque fois que les chabots aux bobines passent à travers, les fils de la chaîne, ces fils, au moyen de leur roue , sont entraînés ou mus. de manière que les chariots peu vent passer a travers des portes ou intervalles dans ‘a chaîne , différents de ceux qu’ils 0r>t franchis lors de leur précédent passage.
- foute personne familière avec le mérisme et la marche d’un méfiera tulle °u à dentelle, comprendra aisément que «ans de telles circonstances, si la roue fio barre de guides est taillée ou dé-c°upée de façon que les fils de chaîne fuient ou reviennent constamment ^ Un même nombre de portes ou d’in-
- tervalles sur les peignes, on produira un tissu serré, les fils des bobines ne se mouvant que d’un faible intervalle sur la largeur du tissu. Ainsi, en supposant que l’excursion et le retour sur la roue de barre de guides, soit égale à deux portes ou intervalles sur les peignes, les fils des bobines s’entrelaceront seulement avec deux fils de chaîne ; en produisant ainsi un tissu tout différent du crêpe qu’on fait actuellement avec un tissu qu’on fabrique au moyen d’une chaîne, à travers laquelle on fait passer un fil de duite d’une lisière à l’autre avec une navette ; et quoique ce tissu fait sur les métiers à tulle soit déjà plus propre que ceux actuellement en usage pour faire du crêpe, quand on le soumet à un procédé semblable à celui dont on se sert pour faire le crêpe avec les tissus des métiers à navette, ce n’est cependant pas le seul moyen de fabriquer un crêpe sur des métiers à tulle , ni celui auquel je donne la préférence , car il est facile de voir que si l’excur-' sion et le retour sur la roue de barre de guides ne sont pas égaux, à chaque mouvement successif l’irrégularité ainsi produite fera que le tissu se contractera et prendra un caractère crêpé, et par conséquent pourra être apprêté et terminé à la manière ordinaire, sans être soumis au crêpage. On trouvera de plus qu’il y a cet avantage dans ce produit, que son crêpé est son état naturel, et qu’on pourra le nettoyer et l’apprêter à maintes reprises sans qu'il perde ce caractère.
- L’irrégularité suivant laquelle les fils de chaîne se mouvront, peutêtre variée, et cependant produire encore le caractère crêpé du tissu,qui variera légèrement suivant l’ordre irrégulier légèrement variable, d’après lequel les fils de chaîne seront mus après chaque passage des fils de bobine.
- La fig. 7, pi. 71, représente la taille ou découpage de la roue de barre de guides dont je me suis servi, qui produit un tissu parfaitement crêpé et très-semblable, sous le rapportde l’aspect,à ceux qu’on a fabriqués jusqu’à présent.
- Dans la fabrication du crêpe ou du produit que je lui substitue sur cette sorte de métier à tulle, j’emploie du fil de soie semblable à celui dont on se sert pour faire le crêpe par les moyens ordinaires, et j’ai remarqué que le produit étai t amélioré quand on se servait de fils dont le tors était dans un sens opposé pour le fil de chaîne et pour le fil de bobine, quoique cela ne soit pas absolument nécessaire.
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- Dans la fabrication de ce produit, les chariots aux bobines chargées de fil, se meuvent en va-et-vient, de l’arrière à l’avant et de l’avant à l’arrière, la barre de guides est poussée après chaque mouvement ou passage des chariots , et le tissu est cueilli par les fuseaux ou pointes comme à l’ordinaire.
- Le tissu ainsi produit, prend immédiatement un caractère crêpé aussitôt qu’on le trempe dans l’eau, se dessèche et s’apprête comme à l’ordinaire, par conséquent les produits ainsi fabriqués n’ont pas besoin de crêpage.
- 11 y a un grand avantage à fabriquer ainsi lecrèpe sur les mètiersà tulle, at tendu qu’on peut ainsi le faire en pièces larges, soit composées de plusieurs lés lacés ensemble ? soit d’une seule pièce. Quand on compose de plusieurs lés ou largeurs, on sépare ceux-ci par un laçage ou picot, ainsi que le savent très-bien tous les fabricants de tulle. Un autre avantage , c’est qu’on peut combiner le crêpe avec le point de tulle, de dentelle, ou autre produit que le métier peut fabriquer; ainsi supposons qu’il s’agisse de produire des lés de crêpe sur un métier à tulle avec des lés de tulle, alors tous les fils de chaîne qui doivent servir à faire les différents lés crêpés , sont manœuvrés par une barre de guides, mise en action par une seule roue entaillée convenablement de la manière ci-dessus décrite, tandis que les portions qui doivent tisser le tulle qu’on combine avec les lés ou largeurs de crêpe, doivent avoir leurs chaînes manœuvrées par deux barres de guides, ou appareils semblables, qui opèrent sur les fils de chaîne, suivant le modèle du produit fabriqué qu’on désire combiner avec le crêpe; le mode ou la nature de la taille ou découpure qu’on donne aux roues pour faire le crêpe, étant choisi convenablement pour que les deux tissus puissent être produits et combinés ensemble. De cette manière , on pourra donner naissance à une très-grande variété de produits nouveaux, où le crêpe se trouvera combiné avec différents points ou dessins de tulle, ou dentelle, et on conçoit que ces produits seront obtenus sur toute espèce de métiers à tulle, toutes les fois que ceux-ci seront disposés pour travailler avec des fils de chaîne longitudinaux, des bobines chargées de fils, traversant d’un côté à l’autre de cette chaîne, et des roues entaillées pour faire le crêpe.
- Voici maintenant des détails sur la seconde partie de mon invention, qui se rapporte à la fabrication d’une nou vclle .espèce de crêpe, en employant
- cette sorte de métiers qu’on appelle métiers à tricot à la chaîne, qui fonctionnent à l’aide d’un seul système de fils de chaîne, un pour chaque aiguille , ou un double système de fils de chaîne, deux pour chaque aiguille.
- La construction des métiers à tricot à la chaîne étant bien connue, il ne sera pas nécessaire de les décrire, et il suffira de faire connaître la manière dont il faut les manœuvrer pour mettre mon invention à exécution.
- Supposons qu’on se propose de fabriquer sur les métiers à tricots à la chaîne un produit qui prendra un caractère crêpé, sans passer par le procédé ordinaire du crêpage • pour cela, on prendra un métier ordinaire à tricot à la chaîne, et quand il n’y aura qu’un assortiment de fils de chaîne, puisque tous les fils seront abaissés et maillés de la même manière, on ne fera usage seulement que d’une seule barre de guides, le fil de soie sera le même que celui employé ordinairement, seulement tous les fils ne seront pas tordus dans le même sens, c’est-à-dire que, moitié le seront dans un sens et moitié dans un sens opposé, et qu’on se servira de ces fils alternativement.
- La fig. 8 indique un mode de tailler les roues qui mettent en action la barre de guides avant chaque mouvement, de bouter les fils sur les aiguilles. Cette roue est disposée pour franchir deux portes ou intervalles, à parlir de sa position la plus inférieure, c’est-à-dire, qu’elle en franchit une en un temps, et revient par une autre dans un autre temps. Mais on peut faire varier ces mouvements à volonté, et faire que la barre , par sa roue, franchisse plus de deux portes ou intervalles, la différence dans la distance suivant laquelle les fils avancent ou reculent, produisant une légère différence dans la texture du produit, mais dans tous les cas, où l’on fabrique du crêpe, le produit doit être serré, de manière à présenter une épaisseur propre à produire le caractère crêpé, et quoique la barre de gui” des par sa roue , soit capable de faire franchir deux ou un plus grand nombre d’intervalles pendant le travail. h’s guides ne chassent pas à cette distance en une seule fois, mais successivement sur chaque aiguille, se levant pendant un temps, puis revenant pour produire un tissu à mailles serrées.
- Quoique j’aie indiqué l’emploi seulement d’une barre de guides et de sa roue, il est évident, même en se servant seulement d’un simple assortiment ou complément délits déchaîné, qu'on peut env
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- ployer deux barres de guides avec leurs roues, et obtenir le même résultat, mais quand je fais usage de deux barres de guides, je préfère me servir d’un second complément de fils de chaîne, c’est-à-dire, deux pour chaque aiguille, chaque barre de guides entraînant une série de fils de chaîne; seulement je ne fais pas fonctionner celle-ci en même temps, mais une série travaille deux, trois ou plusieurs cours, puis l’autre opère à son tour deux, trois ou un plus grand nombre de cours et ainsi de suite, ce qui produit un tissu très-serré qui, quand on le plonge dans l’eau, prend un aspect très-crêpè, qui se conserve quand on sèche et apprête, sans avoir recours au procédé ordinaire pour les tissus faits à la navette, en donnant naissance à un tissu crêpé particulier qui peut remplacer le crêpe.
- Je dois rappeler en terminant, que cette sorte de métiers à tricota la chaîne, de même que celui à dentelle, en fil retors, peut, comme on sait, produire divers lès de tissus l’un à côté de l’autre, tous en une seule largeur, qu'on peut séparer ensuite avec de bonnes lisières sans découpage , et que , quand on le juge à propos, on peut combiner des lés crêpés avec des lés de tricot brodé ou figuré , cas dans lequel je préfère ne me servir que d’un seul complément de fils de chaîne sur deux barres de guides, pour faire le crêpe et d’autres barres de guides avec leurs roues à point de tulle, pour faire les portions de tulle ou dentelle, qu’il s’agit de combiner pendant le travail avec les portions crêpées du tissu.
- Fabrication du fil de zinc.
- Le procédé de fabrication qu’on doit à M. Boucher, à Paris, rue Grange-aux-Belles, 21, qui avait présenté de beaux fils de zinc très-souples et très-ductiles à l’exposition nationale de 1844, vient de faire l’objet d’une patente prise au nom de M W. Newton, en Angleterre, et dans laquelle il se trouve décrit ainsi qu'il suit :
- On découpe circulairement une plaque ou feuille de zir.c, ayant à peu près *a même épaisseur que le fil qu’on se Pfopose de produire en rubans ou lacère au moyen de cisailles ordinaires, J» des appareils qu’on emploie pour fabriquer le feuillard avec la tôle, ou f^'eux encore des cisailles rotatives dont d'a être donné la description. Ces ru-b,1ns sont découpés sur des largeurs
- égales à l’épaisseur des plaques de rhctàl de manière à former des rubans carrés qu’on transforme en un fil rond en passant entre des cylindres à gorges ou cannelés, puis à travers une filière.
- On peut aussi les passer directement par la filière sans les introduire dans les cylindres cannelés.
- Généralement il est préférable d’exécuter ces opérations à froid et sans emploi de la chaleur.
- Quand on désire fabriquer un fil d’une grande longueur, on se sert de cisailles circulaires dont on va donner la description :
- La fig. 9, pl. 71, est le plan de la machine employée à découper le zinc en longs rubans ;
- La fig. 10 une élévation par devant de cette machine :
- La fig. 11 une section transverse suivant la ligne A,B, fig. 9.
- a,a’ bâti en fonte, b, et b 'deuxarbres en fer, c,c’ deux disques ou couteaux d’acier montés sur ces arbres, et d une vis en fer.
- Les arbres b,b' sont montés sur des paliers portés par le bâti; ils sont disposés parallèlement l’un à l’autre et communiquent entre eux par l’entremise des roues dentées e,e qui ont un même diamètre. L’arbre b est pourvu à l’une de ses extrémités d’une poulie fixe f et deux poulies folles f, et à l’autre bouton a monté sur lui le couteau circulaire en acier c. Un autre couteau également circulaire et en acier & est monté de la même manière sur l’arbre b'. Cet arbre b’ porte une seconde roue dentée i qui communique le mouvement par l’entremise d’une autre roue dentée j, d’un arbre intermédiaire g et des roues dentées n et n' à la vis d ; h est un écrou-guide qui a pour but de maintenir et faire marcher la feuille de zinc qu’on veut découper; il porte au sommet un bouton arrondi qui entre dans un trou percé au centre de la feuille de zinc.
- Voici comment cette machine fonctionne :
- Supposons que le mouvement soit communiqué à l’arbre b au moyen de la poulie de chasse/”, l’arbre b1 tournera alors dans une direction contraire, et de cette manière les couteaux rotatifs c et c’ tourneront aussi dans des directions opposées. La vis d tournera également sur son axe, et par conséquent fera marcher en avant le guide h qui porte la feuille de zinc et l’amènera entre les couteaux avec une vitesse rèr glée par la largeur à donner aux ru-
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- bans de métal. Les couteaux verticaux marchant dans une direction contraire feront tourner la feuille placée horizontalement autour de son centre, et j par conséquent découperont circulaire ment un ruban d’épaisseur égale qu’on enroulera sur un tambour m placé près de la machine. Le mouvement est communiqué à ce tambour au moyen d’une chaîne qu’on passe sur une roue dentée l montée sur l’arbre 6, et qui embrasse une autre roue dentée o montée à frottement sur l’arbre du tambour qu’elle fait tourner par simple contact. Cette disposition est nécessaire pour s’opposer à ce que le ruban de zinc puisse être rompu, par un effort subit ou secousse produite par les variations qui se produisent dans la vitesse de la machine.
- La largeur des rubans peut varier à volonté en changeant les deux petites roues dentées n et n' fixées respectivement sur les arbres b' et g, ainsi que la vis d.
- L’écrou-guide h est composé de deux parties, afin de faciliter J’enlèvement ou le rechange de la vis d, et pour économiser le temps en dispensant de la nécessité de tourner la vis en sens contraire pendant longtemps lorsqu’on est obligé de le ramener en arrière à une distance quelconque des couteaux.
- Au lieu des roues n et n' on peut se servir de deux cordes et de courroies sans fin pour faire varier la vitesse de rotation de la vis à mesure que le diamètre des feuilles diminue sans être obligé d’arrêter la marche de la machine.
- On peut aussi produire du fil de zinc en passant des verges ou tiges de zinc obtenues par la pression et le moulage entre des cylindres cannelés après avoir porté ces verges à une certaine température. Quand le travail des cylindres est terminé , on laisse le fil refroidir et on le passe à froid à travers la filière ainsi qu’on l’a dit précédemment.
- Le fil de zinc peut être employé dans les manufactures pour faire de la toile métallique, des grillages, etc., delà môme manière que les autres fils en métal ; on peut aussi s’en servir pour faire des crochets, des œillets et autres appareils de suspension; on peut en fabriquer des cordes, des câbles, ou bien l’appliquer à ficeler les bouteilles renfermant des eaux gazeuses ou autres liquides effervescents. On peut encore le recouvrir de papier ou autre matière, et en cet état le livrer aux marchandes de modes, pour chapeaux de femmes,
- fabricants de fleurs artificielles ; enfin , on peut s’en servir avantageusement eu horticulture pour palisser, faire des liens, ligatures, etc.
- Notice sur la fabrication des cordes et câbles en fil de fer.
- Par M. Feldmann.
- (Suite.)
- Fabrication des câbles plats en fil de fer.
- Les câbles plats en fil de fer consistent en cordes rondes juxtaposées entre elles. Nous Citerons à cet égard , ceux fabriqués à la mine de houille de Gou-ley, qui se composent de six cordes rondes consistant chacune en quatre torons de 7 fils n° 16. Dans chaque toron aussi bien que dans le commettage de ceux-ci, on introduit des âmes en chanvre au nombre par conséquent de cinq dans chaque corde.
- il est important dans les câbles plats, de même quepour ceux qui sont ronds, que les torons portent .tous la même charge, ce qui suppose qu’ils ont tous le môme degré de torsion, il faut de plus qu’en cousant les câbles ronds entre eux, on opère avec une parfaite uniformité , parce que si, dans la couture un toron se trouvait plus fortement tire qu’un autre, il en résulterait qu'il aurait un plus grand poids à soutenir.
- La première condition peut aisément être remplie, pour peu que l’ouvrier chargé de la fabrication des cordes rondes y apporte l’attention nécessaire, tandis que pour accomplir la seconde, il faut non-seulement de bons instruments , mais encore les soins les pluS attentifs de la part de l’ouvrier chargé de la couture.
- L’instrument dont on se sert à la houillère deGouley pour coudre les cordes rondes, est représenté en plan dans la fig. 51, pl. 69 , en coupe suivant Au dans la fig. 53, et en élévation latérale dans la fig. 52. Il peut avoir 2m.40 de longueur sur 1 mèt. de largeur, et 0m.25 d’épaisseur. Il consiste en un sommier en bois, au milieu duquel se trouve une plaque en fer de 12 à » ccntim. de largeur et 15 millimètre d’épaisseur. De chaque côté de cette plaque et près d’elle, sont dispose» deux liteaux ô, b dont l’un est fixe, tandis que l’autre muni d’une vis peut ètr rapproché plus ou moins près de 1 *ü*
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- tre. Ces liteaux sont destinés à empêcher que les cordes encore libres, couchées les unes à côté des autres, ne puissent, pendant la couture, prendre de mouvement, et à cet effet, ils sont évidés ou creusés en gouttières sur leur face interne. Au milieu , entre ces liteaux , se trouve aussi dans le même but une ouverture formée à l’aide d’une plaque mince de fer forgé, ayant la largeur de la plaque a et pour hauteur l’épaisseur du câble.
- Maintenant,pour que les cordes, pendant qu’elles sont pressées et maintenues au contact entre elles par les liteaux b, ne puissent être soulevées par la pression, mais restent constamment appuyées sur la plaque a, on visse avec force sur ces liteaux un chapeau d, qui repose immédiatement sur les cordes , lesquelles doivent avoir un diamètre un peu plus grand que la hauteur des liteaux.
- e et f sont deux poinçons à l’aide desquels on perce dans les cordes les trous destinés à livrer passage au fil qui sert à opérer la couture. Ces poinçons se trouvent assujettis sur la table à coudre, à une hauteur telle, que leurs bouts aciérés lorsqu’on les fait marcher en avant percent exactement les cordes par le milieu. Les vis qui font partie de cette pièce de l’appareil doivent être travaillés avec assez de soin, pour que les bouts se meuvent constamment dans une direction parfaitement horizontale, aussitôt qu’on a placé, Sinsi que cela est nécessaire, le sommier dans cette position. Dans ce but, il est nécessaire que l’écrou g qui est en laiton , ait au moins une épaisseur de 65 millim., et en outre que les poinçons passent et glissent à travers une boite en laiton h, placée près de l’extrémité de la plaque en fer qui les supporte. Le pied ou support qui leur sert d’appui à l’extrémité antérieure, est maintenu par une cheville en fer sur la table à coudre, tandis qu’aux deux ailes de celui-ci on Pratique une rainure circulaire pour pouvoir faire varier à volonté la position des poinçons. Les leviers i et k sont destinés à serrer le fil qui sert à Coudre les cordes.
- L’opération pour coudre ces cordes
- est très-simple, et s’exécute ainsi qu’il suit :
- Les cordes rondes apprêtées, roulées ensemble sur un gros rouet, sont amenées entre les liteaux b que porte la table à coudre , et disposées les unes à côté des autres sur la plaque de fer a. Là , on les assujettit aussi bien que les liteaux au moyen du chapeau à vis d, de manière à ce que rien ne puisse plus bouger. En cet èiat, on ajuste les poinçons et on les tourne pour les faire marcher en avant et percer par le centre des cordes , un trou dans lequel on introduit un fil à coudre, composé de 22 fils de fer du n° 22, dont le bout est reçu dans l’intérieur d’un petit cône allongé en fer battu pour faciliter cette introduction. Lorsque ce fil a traversé, on le tourne deux à trois fois autour de l’un des leviers i, k, à l’aide duquel on la tire pour serrer fortement le point. Alors avec l’autre poinçon, on pratique un autre trou en direction contraire du premier, on y passe de même le fil de couture, on serre et ainsi de suite. Quand une portion de câble est ainsi cousue, on la fait avancer et on roule celle terminée sur un asple placé derrière le sommier.
- Le fil qui sert à coudre, pénètre dans les cordes rondes dont le câble plat est composé à peu près régulièrement sous un angle de 45 degrés, et la distance entre deux points du même côté est d’environ 1 décimètre. De même que pour les cordages plats ordinaires , la moitié des cordes du fil de fer qui entre dans la structure du câble, doivent être commises à droite et l’autre moitié à gauche, et disposées de telle façon qu’à une corde commise à droite en succède une autre commise à gauche. Ce qui donne au câble tout fabriqué l’aspect élégant de cordes nattées, et même dispose à croire que de cette manière tous les torons sont chargés également.
- Les frais pour coudre un câble s’élèvent à environ 60fr.; mais ces frais tendent à diminuer, attendu que les ouvriers chargés de ce travail deviennent de jour en jour plus habiles. Au reste, voici le prix de revient d’un câble plat en fer dans le district de Worms.
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- fr.
- Fabrication de 6 cordes rondes en fil, 35 journées d’ouvrier à t fr. 60 c. . . 56
- Cinq âmes en chanvre pour chaque corde, pesant ensemble 52 kilog., à
- 2 fr. le kilog........................................................ 104
- 958 kilog. de fil de fer, à 82 centimes le kilog........................... 785 56
- Fabrication du fil pour couture, 2 journées à 1 fr. 60..................... 3 20
- 30 kil. de fil de fer pour ce fil, à 1 fr. 25.............................. 37 50
- Couture du câble plat et travaux de détail, 53 journées à 1 fr. 60 cent., et
- une à 1 fr. 50........................................................ 86 30
- Total des frais de fabrication d’un câble plat............... 1072 56
- La Jongueurde ce câble est de 280 mètres, et son poids 1,000 à 1,050 kilog. Le mètre courant coûte en conséquence 3 fr- 82 c., et pèse 3 kil. 57.
- On n’a pas encore eu l’occasion , à la houillère de Gouley, de faire des réparations aux câbles plats ; mais il est indubitable qu’il faudra y procéder comme pour les câbles ronds, c’est-à-dire en décousant, racommodant les cordes et recousant de nouveau.
- Quand on compare les résultats médiocres qu’on a obtenus avec les câbles ronds en fil de fer dans certains puits, avec ceux éminemment favorables qu’on a réalisés sur d’autres puits, où l’on se sert des mêmes câbles et où les charge ments sont à peu près les mêmes. et enfin où l’on n a rencontré, dans chacun d eux, aucune cause particulière propre à expliquer la différence de durée, on ne peut s’empêcher d’attribuer cette différence à celle qu’on donne à la vitesse d’extraction de la charge. Plus cette vitesse est grande , moins le câble paraît avoir de durée. l)’où résulte naturellement que dans les puits où cette charge, d’ailleurs considérable, est amenée au jour par des machines à vapeur, les câbles en fer ne sont pas aussi avantageux que dans ceux où elle est enlevée avec lenteur et uniformité par la force de l’eau. C’est seulement ainsi qu’on parvient à'expliquer les résultats très-favorables qu’on a obtenus dans les mines du Harz, tandis que dans le district houiller de Worms, pour un montage bien plus accéléré, mais en même temps beaucoup plus régulier, et surtout dans les puits ou l’on a exigé une très-grande vitesse, des tentatives nombreuses faites avec des fils de différentes sortes et numéros, onaurait peut-être élécontraintd’aban-donner les câbles ronds en til de fer, si on n’avait espéré par la suite obtenir plus de succès. Il semblerait donc résulter de la comparaison entre les différents puits que la grosseur du câble devrait être d’autant plus forte que la vitesse du montage serait plus considé-
- rable , et que c’est sur celle-ci qu’on devra régler leur force et leur diamètre.
- D’un autre côté, les câbles plats de la houillère de Gouley, où jusqu’ici on a monté au jour avec un même câble 92,362 quintaux métriques de houille d’une profondeur d’au moins 230 mètres , se sont parfaitement comportés et n’ont jusqu’à présent nécessité aucune réparation. En conséquence, on voit que les câbles plats ont une très-grande durée, même avec une vitesse aussi considérable que celle avec laquelle on monte sur ce puits la houille au jour.
- Depuis que le mémoire précédent est écrit, j’ai appris que dans le district de Worms on a adopté partout les câbles en fil de fer, parce que le soin apporté dans leur fabrication a réduit au quart les frais d’extraction avec des câbles de chanvre. Dans un des puits de ce district où l’on monte au jour avec la pins grande vitesse, en portant de vingt n11 chiffre de vingt-cinq le nombre des fils des câbles, on est parvenu à élever avec un même câble plus de75,000 quintau* métriques de houille d’une profondeur de plus de 300 mètres, sans que Ie câble soit encore endommagé.
- Pour éviter l’oxidatiori du fer dÇs câbles, on les enduit tous les trois mo's avec du goudron de houille, ou mien*’ avec un mélange d’huile, de suif et <‘e graphite. Pour composer ce mélange-on prend 10 litres d'huile, 7 kilog ®c suif et la quantité de graphite néccs-' saire pour que la masse reste molle e fluide. On profite du moment où 0 donne cette peinture pour voir si le càbl n’a pas besoin de réparation.
- Indépendamment de l’applicaO°t importante des câbles en fil de fer do* il a été question ci-dessus, on s'cn c servi récemment pour les treuils <Ja' les puits inclinés et les galeries d ‘V $ traction. La force de ces derniers cab se règle d’après l’inclinaison des Pu’ et la capacité des véhicules, en un & ' d’après le poids à faire mouvoir-exemple, dans le puits Sichelsche >
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- où la capacité des véhicules est seulement de 2 quint, mét., l’inclinaison de 25° et la longueur du plan incliné 28 met., on s’est servi avec avantage de câbles d'un petit diamètre, et dans les galeries à peu près horizontales, d’un câble composé de 18 fils n° 15, commis en 3 torons avec âme en chanvre. Le diamètre de l’arbre du treuil est de 0m-35. Si le fardeau est plus considérable , on augmente proportionnellement la force du câble et on le roule en même temps sur un arbre de treuil d’un plus grand diamètre.
- Le grand avantage que présente l’emploi des câbles en fil de fer dans le tirage horizontal ou peu incliné des charges, consiste en ce qu'un câble qui ne peut plus servir pour l’extraction dans un puits vertical, présente toujours des portions qui sont encore très-bonnes pour le tirage au treuil, ce qui fait en réalité que les frais de câbles pour ce service sont nuis.
- Dans tous les modes d’extraction où la charge, par une cause quelconque, se trouve exposée ci faction d’une force vive due à la gravité, les câbles en fil de fer éprouvent des ruptures, surtout dans les points où les fils sont le plus tordus, et on sait qu’il est impossible, même avec la plus grande attention, de répartir la charge avec une égalité parfaite entre tous les fils. Dans ce cas, il vaut mieux se servir de chaînes dites articulées.
- Les dernières nouvelles que je viens de recevoir m’apprennent que le câble plat de la houillère de Gouley, a, jusqu’au moment actuel, élevé de 160 et de 230 mètres, 250,000 quintaux métriques de houille, et est toujours en bon état. La capacité des véhicules dans ^e puits est de plus de 5 hectolitres , et ds pèsent avec cette charge près de 900 Uilog. La vitesse moyenne du montage au jour est de lm<80 à 2 mètres Par seconde.
- Avr on disseur-hélicoïdal.
- ^ar M. G. Saunier, directeur de l’école d’horlogerie de Mâcon (1).
- On sait assez généralement qu’en
- jJO Depuis que j'ai fondé à Mâcon une école norloggrie, dans le but de former de bons orio^ers sj rares dans nos provinces, j’ai eu Da ?s'on de m’occuper, à reprises diverses, de ^-riectionnements a apporter dans les moyens Le Technologiite, T. VI. — Août 1845,
- horlogerie les dentures des roues, très-bien faites dans les fabriques, ne peuvent être réparées convenablement en province , faute pour les ouvriers rha-billeurs d’avoir une machine propre à arrondir les dents. L’outil dit à planche, sans parler de son prix élevé, offre de trop nombreuses dilficultés dans son emploi, pour celui qui n’a pas une grande habitude de s’en servir. La plupart des rhabilleurs qui le possèdent ne l’utilisent pas et arrondissent à la main, et par conséquent avec peu de justesse. Ceci, du reste, est trop connu pour qu’il soit nécessaire d’insister sur ce point. Il fallait donc substituer à l’outil à à planche une machine d’un emploi facile, qui à la simplicité joignît la rapidité et la fidélité dans l’exécution ; il fallait aussi quel’horlogerpûtlui-mème la réparer, le cas échéant. De coûteux essais et de patientes recherches ont fait obtenir ce résultat.
- Voici quelles sont les pièces capitales et les fonctions de cette nouvelle machine ( pl. 71 , fig. 12, 13,14, 15 et 16 ), à laquelle j’ai donné le nom d’ar-rondisseur - hélicoïdal, par suite de quelque analogie de la forme de sa fraize avec celle de l’hélice.
- Soit A (fig. 13) une fraize ou lime circulaire, taillée comme une lime en Z et en V (fig. 14), et dont on a retranché la partie comprise entre O et I (fig. 13). Cette fraize étant placée sur un axe R (fig. 14), où elle est maintenue par les extrémités des vis a, b, c(fig. 12 et 14), de la pièce B, qui elle-même est assujettie par l’écrou S fig. 14). Cette pièce B, que nous nommons le guide de la fraize, se place par le moyen du repère L (fig. 12 et 13), que traverse une goupille, de manière à ce que son bras, incliné à droite, D (fig. 12 et 14), qui fait ressort, s’enchâsse dans une petite coche, X(fig. 15), pratiquée à la fraize O (fig. 14). Cette position bien comprise, supposons la fraize en mouvement, dans le sens indiqué par la flèche (fig. 13 et 14) ; au moment ou par son extrémité O elle va abandonner à elle-même la roue K (fig. 14), le bras D, du guide B,
- d’exécution en usage. Ayant réussi à établir une machine à arrondir les dentures, et connaissant l’importance de cette invention mile, j’ai pris la résolution de la faire connaître au public. Une expérience de plusieurs années m'autorise à croire à la bonté de procédé, que j’emploie avec succès dans mon établissement, et avec lequel j’obtiens des résultats identiques pour la vitesse et la précision, à ceux de cet outil, connu de nom seulement, que deux Suisses de la fabrique de Genève exploitent et
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- pénètre dans le vide Y abandonné par la fraize et poussant à gauche la roue, qui tourne sur les cônes de ses pivots, lui fait présenter à la partie I de la fraize qui s’avance en tournant, le vide suivant G. La fraize s’introduit dans ce vide, et pendant qu’elle y achèvera sa rotation, le second bras du guide (NM, fig. 14), qui est un ressort faible, bien poli, appuiera contre le flanc de droite de la dent P, comme il parait appuyer actuellement contre la dent E, c’est-à-dire avec la force strictement nécessaire pour que la fraize puisse limer le flanc et l’angle delà dentqu’ellearrondit. On conçoit qu’à chaque tour de l’axe une dent passera , et que les inégalités d'un fendage mal fait à la roue, disparaîtront, puisque l’écartement de la fraize et du guide est constamment le même. I)u reste, l’expérience prouve qu’il en est ainsi.
- Les dents étant arrondies d’un côté, on retourne simplement la roue pour arrondir les flancs opposés.
- Il est inutile d’expliquer que l’on peut éloigner ou rapprocher le guide de sa fraize, par le moyen des vis a, b, c; observons seulement que ces vis, serrées convenablement, ne se desser-
- Arrondisseur hélicoïdal.
- Une main presque novice peut s’en servir avec facilité.
- — L’horloger lui-même peut l’établir à peu de frais, en se conformant à l'instruction qui lui est envoyée et qui traite de la manière de tailler la fraize. — U est facile d’apprécier la modicité du prix par la seule inspection du dessin.— Toutes les dentures des montres de commerce peuvent être faites avec une, ou au plus, deux douzaines de fraizes.
- L’efllanquage et l’arrondissage se font simultanément, et par conséquent plus vite.
- rent jamais pendant la marche de la fraize.
- La roue que l’on veut arrondir doit appuyer légèrement sur un tasseau placé à cet usage; ou bien être serrée entre deux tasseaux qui l’affermissent tout en lui laissant la faculté de tourner sur son axe, qui ne court aucun danger par suite de cette combinaison , la fraize n’enlevant que très-peu de matière à la fois. On peut aussi, la roue étant bien centrée entre ses deux tasseaux, faire tourner simplemeritces derniers sur les pointes des cylindres L1H (fig. 16).
- Maintenant, si l’on remarque combien il est facile à l’ouvrier de s’assurer à la loupe, quand dans la denture la proportion du vide au plein est convenable, et combien le nombre des fraizes nécessaires sera restreint, puisqu’il suffit du plus ou moins d’écartement du guide pour obtenir à volonté des dénis plus étroites ou plus larges, on se rendra facilement compte de l’économie de temps et de la facilité dans le travail qu’apporte à l’horloger ce nouveau système.
- Voici d’ailleurs les différences qu’il offre avec l’ancien.
- Outil à planche.
- Une main très-expérimentée est indispensable pour s’en servir. Fort peu d’horlogers de province sont capables de faire, avec son seeours, une denture même fort médiocre-— Son prix est fort élevé.
- — Le nombre de ses limes est extrêmement considérable, et, de l’aveu de tous les praticiens, ne l’est jamais assez. Il faut bien souvent chercher longtemps dans ce grand nombre celle qui convient.
- L’etllanquage et l’arrondissage se font séparément.
- En somme, il est extrêmemen' rare de rencontrer en province des dentures qui » y ayant été retouchées, ne soient pas com' plétement estropiées.
- Malgré les nombreuses recherches et les coûteux essais que cette invention m’a occasionnés, je n’ai pas voulu prendre de brevet, et pour une souscription très-modique, j’envoie aux horlogers qui le désirent, un dessin accompagné d'une instruction détaillée, afin qu’ils puissent eux-mêmes établir pour leur usage un outil semblable à celui dont je me sers depuis plusieurs années dans mon établissement. J’ai cru être utile à l’industrie et rendre un véritable service à la classe si nombreuse et si nécessaire des rhabilleurs, et par conséquent aux possesseurs de mon-
- tres , en popularisant ce procédé, très' applicable en outre à la fabrication dd neuf, puisqu’il offre les qualités recher-' chèes dans les fabriques, c’est-à-dire la précision et la rapidité.
- Mâcon , 12 juin 18«5.
- Nouveau mode de stéréotypage-Par M. J.-M, Kronheim.
- Ce nouveau mode est destiné à fafl'
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- liter l’opération nécessaire pour obtenir des plaques métalliques stéréotypes ou clichés de pages, formes, types associés ou combinés ou toute autre surface portant des reliefs et consiste : 1° Dans une méthode perfectionnée pour former avec des types , caractères ou autres surfaces en relief , des matrices ou moules dans lesquels on coule les plaques stéréotypes ou clichés ;2° En un appareil à contenir îesdits moules pendant qu’on exécute l’opération du coulage de ces clichés ou plaques stéréotypes.
- Voici les moyens de mettre ces perfectionnements à exécution :
- La page ou la forme qui rassemble les types combinés ou toute autre surface destinée à être soumise à la presse, ayant été préparée et les caractères bien rapprochés entre eux et serrés les uns contre les autres à la manière ordinaire, cette page est posée, les caractères en dessus , sur une table dressée pour en prendre une empreinte en creux ou contre-relief avec une composition plastique dans laquelle il entre divers ingrédients et dans les proportions indiqués ci-dessous.
- On mélange à peu près 3 kilogr. de farine de froment avec 4 à 5 kilog. d’amidon qui, avec 4 litres d’eàu et l’addition de 30 grammes d'alun qu’on incorpore bien, sont bouillis comme pour en faire une colle de pâte ordinaire. Quand cette pâte est refroidie on y ajoute par chaque kilogr. un peu moins d’un kilogr. de craie finement pulvérisée, et le tout est passé à traders un tamis ou entre des cylindres frès-rapprochés pour rendre toute la matière complètement plastique.
- Avec cette composition on colle trois feuilles ou un plus grand nombre de Papier fin sur une feuille de fort papier gris, ce qui produit une certaine épaisseur de carte à laquelle on donne le nom de flanc. Le flanc est mis en presse comme la carte ordinaire et au bout de ft'ois jours le tout est en grande partie sec et prêt pour l’usage.
- . La page ayant été, ainsi qu’on l’a dit ^-dessus, placée sur une table, et fixée ^ans un cadre par des moyens mécaniques quelconques , on nettoie par-*aitonicnt les types, et sur leur surface 0|a applique un flanc à l’état humide, î^’on tend uniformément, puis avec es soies d’une brosse on frappe dou-cerriçnt sur le flanc, afin de le mater et j*e forcer îa matière plastique à péné-'rçr dans les inégalités ou creux des
- caractères ou les intervalles que laissent les types entre eux.
- On laisse le flanc en cet état, seulement on exerce une compression égale sur toute la surface en posant dessus des poids plats ou mieux des plaques en métal, perforées de trous de part en part, afin de permettre à l’humidité qui imprègne encore le flanc de s’évaporer facilement.
- Quand ce flanc est parfaitement sec et est devenu une matière ferme et résistante, plate et unie d’un côté, et portant en creux ou contre-relief toutes les formes des types qu’on y a imprimés de force, on peut en faire usage comme d’un moule dans lequel on coule du mêlai pour faire un cliché qui reproduit la forme et les types sur lesquels on a imprimé le flanc.
- Pour couler le cliché, ou plaque stéréotype , avec ce moule, on le fixe dans un appareil qu’on monte avec les pièces qui en dépendent sur un bâti convenable.
- La fig. 17, pl. 71, représente le plan de cet appareil ;
- La fig. 18, une projection horizontale, le moule étant ouvert;
- La fig. 19, une section verticale, prise par le milieu de l'appareil, le moule étant fermé et au moment où on va couler.
- Le bâti en bois a,a,a, porte un banc ou forte table b, à laquelle sont boulonnés des consoles en fer c,c, destinées à porter les coussinets dans lesquels roulent les tourillons ou pivots d,d, sur lesquels la boite ou moule e,f tourne avec son porte-bolteet les pièces qui en dépendent, comme on le voit fig. 19. La boite ou moule consiste en deux plaques à deux lames h,h et i,it assemblées à charnières à la partie inférieure. Lorque la boîte est ouverte, ainsi qu’on le voit fig. 18, la plaque f tourne sur cette charnière en prenant la position indiquée au pointillé, fig. 19.
- Quand on se prépare à faire un cliché, on chauffe la boîte afin que le métal ne soit pas figé tout à coup au contact des surfaces lors de l’opération. A cet effet, on introduit une plaque métallique chaude entre les parois e et f de la boîte, la charnière étant disposée de manière à permettre cette insertion. Le moule de composition est également chauffé et quand la boîte est chaude, on la place dans une position horizontale et sa plaque supérieure f est abaissée comme on le voit
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- dans la fig. 18, position où elle est soutenue par un appui j mobile sur charnière.
- Le moule de composition k,k est pose à plat sur la plaque e, et pour empêcher que l’alliage fondu n’adhère à cette matière , sa surface entière et tous les interstices qu’il renferme sont poncés avec de la poudre de talc qu’il faut enlever avec le plus grand soin pour rendre la surface nette. Des garnitures de métal l et m de 3 millimètres d’épaisseur (suivant celle qu’on veut donner au cliché), sont alors insérées sur les bords du moule afin de déterminer les dimensions du cliché qu’on veut couler. La garniture m glisse dans la coulisse n , de manière à régler ou ajuster la dimension de ce cliché dont ces garnitures déterminent les limites.
- Le moule, ainsi placé sur la plaque horizontale e, et les garnitures l et m arrêtées sur ses bords, la plaque f. qu’on a recouverte d’une feuille de papier, est abaissée, afin de bien ajuster le moule et les garnitures à leur place entre les plaques e et f, qui constituent, en cet état, la boite au moule ; le râteau horizontal p, basculant sur un point de centre g, établi sur le porte boîte r, est alors amené au-dessus de la boîte, et son extrémité en crochet ou en fourchette est passée dans un œil ou piton placé à l'autre bout de ce porte-boîte r (fig. 17). En cet état, on fait tourner la vis s qui passe à travers le râteau p et appuie son extrémité sur le dos de la plaque f, afin d’assujettir fermement cette dernière ainsi que la plaque e; ce qui achève les préparatifs à faire subir au moule qui se trouve dès lors préparé pour recevoir le métal en fusion.
- On place alors le moule dans une situation verticale, et pour cela on enlève l’appui et on fait pivoter la boite e.f avec le porte-moule r, ainsi que les pièces qui en dépendent, sur les tourillons ou pivots d,d, afin de lui donner la position représentée dans la fig. 19. Deux petits coins t,t sont alors insérés dans l'étroite ouverture que laisse le moule, un de chaque côté, et celui-ci est en position pour recevoir l’alliage fluide.
- Cet alliage ayant été fondu comme à l’ordinaire, est versé dans le moule par l’ouverture u, formée par les bords en biseau au sommet, et cet alliage fluide en descendant par son propre poids, s’insinue dans toutes les anfractuosités que présente le moule du côté de la plaque e, tandis que le dos du cliché reste uni et parallèle à la surface polie de la pla-
- que f, qui se trouvant couverte d’une feuille de papier, permet à l’air de s’échapper du moule à mesure que le métal le remplit.
- Le cliché, ainsi coulé dans le moule lï, est enlevé quand il est froid en abaissant la plaque f, ôtant les garnitures l et m et enlevant ce moule Les bords de la plaque, si cela est nécessaire, sont nettoyés en grattant le métal adhérent ou les crasses, et on trouve un cliché parfait, qui est la contre partie du moule et tout prêt à mettre sur le marbre d’une presse pour procéder à son impression.
- Four continu pour la cuisson des briques , tuiles et carreaux.
- Par M. Maillet fils, de Reims.
- Dans une notice très-étendue et très-bien faite , présentée à l’Académie des sciences, dans la séance du 8 juin 1845, sur un établissement qu’il a fondé pour la fabrication des briques, tuiles et carreaux, M. Maillet de Reims s’exprime ainsi :
- « La qualité de la brique dépend de quatre conditions principales :
- » 1° De la bonne préparation de terres convenables ;
- » 2o D’un moulage fait avec une pâte ferme et compacte ;
- 3° D’une dessiccation lente, conli-nue, poussée jusqu’à un degré tel qu’on puisse même employer la brique crue ;
- » 4° D’une cuisson parfaite , c’est à-dire poussée jusqu’à un commencement de vitrification seulement, et pour la' quelle cependant il ne faut dépenser que la moindre quantité possible de combustible.
- » Le premier point est obtenu à l'aide de plusieurs tonneaux corroyeurs en nombre suffisant. La terre, à l’état pulvérulent, est élevée dans ces tonneaux par une chaîne à godets. El'e n’y reçoit que l’eau indispensable ponr être trempée. Elle y est corroyée avec énergie. De là elle descend dans des auges en fonte, où, en quelques «minutes, l’action de deux fortes meule suffit pour la broyer d’une manier prompte et puissante , et pour écrase tous les corps étrangers , tels que cal ' loux, chaux carbonalée, etc., qu’eu peut renfermer.
- » La pâte, ainsi bien préparée, toum
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- sur la machine à mouler. Une chaîne sans fin , portant des planches contiguës, la reçoit, la présente àTaction d’une lame de fer oblique, imitant la plane et la main de l’ouvrier; ensuite la dirige vers des couteaux inclinés à 45 degrés , ou vers des lames circulaires en tôle, en nombre suffisant pour la diviser longitudinalement en cinq briques de plan ou en dix briques de champ, et enfin cette chaîne entraîne la lame de terre sous une lame transversale, tombant et se relevant immédiatement, de manière à ne pas arrêter un seul instant la marche de la machine. Un réservoir répand du sable sur les planches avant la chute de la terre, et un autre en verse sur les briques après leur division.
- » On enlève les briques par centaines à la fois sur des brouettes , et on les transporte aux séchoirs. Quand l’air est sec, on tient les séchoirs ouverts , quand , au contraire, il est humide , on peut les fermer, et même les chauffer à volonté. Alors l’humidité s’échappe par des cheminées d’appel, suivant la méthode de Al. Darcet. Les briques ayant été moulées avec une pâte plus ferme que celle employée ordinairement à la main , peuvent immédiatement être rangées en haie , et n’ont pas besoin de l’opération du rebattage.
- » Après un certain nombre de jours passés aux séchoirs, selon l’état de la température , les briques, parvenues à un degré convenable de dessiccation , sont reprises et transportées par des rampes vers le sommet d’un four continu , où on les range d’une certaine manière. Dans ce genre de four les corps à échauffer, à cuire, marchent en sens inverse des produits de la combustion. A l’aide de deux crics alternatifs, ou de tout autre genre de support, les briques descendent peu à peu, s’échauffent lentement et arrivent graduellement jusque près du foyer, où elles reçoivent l’action du feu pendant assez longtemps pour parvenir à un degré de cuisson parfaite , c’est-à-dire à un commencement de vitrification. Au-dessous de ce point, elles se refroidissent peu à peu , et descendent au nombre d’environ trois cents à la fois dans une voiture en tôle qui sert à les transporter aux magasins.
- » Avec cette disposition, en plusieurs jours successifs on peut, à volonté, cuire dans vingt-quatre heures 20,30, ;Ù), 50 milliers de briques , suivant les besoins de la consommation.
- «Dans chacune de ces opérations, l'homme , dispensé des plus rudes travaux , n’est que le surveillant intelligent des machines qui agissent sous sa direction.
- » L’expérience a prouvé qu’en substituant cet ensemble de moyens mécaniques au travail manuel, on obtient les avantages suivants :
- » 1° On n’expose pas la santé des ouvriers , qui, dans les procédés ordinaires , passent les journées entières ayant les mains , les bras et les pieds dans l’argile humide, où ils éprouvent des refroidissements qui leur occasionnent des maladies fréquentes, et où ils rencontrent souvent des fragments de silex et des corps piquants et tranchants qui peuvent les estropier gravement :
- » 2° On peut employer des ouvriers moins forts, moins intelligents, et même des femmes et des enfants ;
- » 3° On obtient une grande économie d’hommes , de temps et d’argent, ou plutôt une triple économie d’argent, car les hommes et le temps coûtent de l’argent;
- » 4° On fabrique plus rapidement que par les procédés ordinaires , et on le peut en toutes saisons, afin de répondre aux besoins des constructions ;
- » 5° Les briques sont plus régulières, plus minces, plus fortes, plus compactes , en un mot, d’une qualité supérieure. Elles ne donnent pas de déchet dans les transports, et s’unissent aux mortiers avec plus de ténacité. »
- Voici maintenant la description du four continu qui a été établi par M. Maillet.
- «On sait, dit-il, combien lesconditions d’économie du combustible sont importantes dans la fabrication des briques. Or, ces conditions ne peuvent être obtenues, selon moi, que pour les dispositions suivantes :
- » 1° En disposant convenablement le foyer de manière à faire marcher en sens contraire, d’un côté, l’air brûlé, de l’autre, les corps à échauffer;
- » 2° En cherchant à rendre le travail continu ;
- » 3° En ayant un four sans porte.
- » Ces diverses conditions d’économie se trouvent réunies dans le four continu que je vais faire connaître,
- « Fig. 20 , pl. 71, plan du four ;
- «Fig. 21. Élévation latérale de ce four;
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- )>Fig. 22. Coupe suivant la ligne AB du plan ;
- » Fig. 23. Coupe de la partie basse suivant la ligne CD.
- » AA étant le niveau du terrain et des séchoirs, on creuse en contre-bas une fosse de 3 mètres de profondeur sur 10 au moins de largeur et proportionnellement au nombre de fours qu’on veut construire. Au fond de cette fosse et sous la ligne des fours seulement, on creuse une nouvelle tranchée en G de 2 mètres de profondeur sur 3m 50 de largeur, qui servira à placer le mécanisme dont nous parlerons tout à l’heure, fig. 22 et 23.
- » Du fond delà tranchée C sur de solides fondations, on élève jusqu’au D des piles en briques sur lesquelles les fours sont assis, et de D en E une cheminée quadrangulaire qui aura à l’intérieur en largeur lra.10 et en longueur lm.35. Les murs ont 0m.50 d’épaisseur. La dilatation causée par la chaleur est combattue par des tirants en fer et surtout par les fortes pièces de bois qui supportent les planchers A1I.
- » Dans les espaces BC se trouvent deux engrenages: l’unX, fig. 22, traversant le dessous du four dans sa longueur, est destiné à élever un plancher mobile, garni aussi de traverses saillantes sur sa surface supérieure ; l’autre Z, fig. 23, traversant le dessous du four dans 6a largeur, sert à supporter les traverses NN en bois et fer, introduites,
- en 0000, entre les briques posées à plat, fig. 23. Ces traverses serviront à soutenir les briques placées dans le four.
- » Quand on veut charger le four pour la première fois, on place la voiture dans l’endroit qui lui est destiné sous le four : avec le cric X on élève le fond mobile garni de ses traverses saillantes. On place deux lits de briques de champ, on met au-dessus des briques à plat, pour laisser passer entre elles les traverses 000, qui, étant soutenues par le cric Z, supportent à leur tour toute la charge lorsque la voiture transporte la brique cuite au magasin.
- » Quand on veut opérer le déchargement : 1° on descend le cric X de 0m.50 environ, 2“ on place les autres traverses au-dessus du deuxième lit en 000; on enlève le cric Z jusqu’à résistance sous ces traverses qui excéderont en longueur la largeur du four.
- » La charge du four étant continue, on achève de descendre le cric X jusqu’à ce que le fond mobile soit tout à fait rentré dans la voiture , et alors celle-ci, peut s’éloigner du four, avec une charge de 300 briques environ et aller la déposer aux magasins. A son retour elle est mise sous le four voisin pour opérer ainsi de suite et sans danger un nouveau déchargement.
- » Le four, ayant une hauteur de 7 mètres, et l’aire de section qui a été indiquée, on met :
- 1° A plat 6 rangées de 5 briques en hauteur sur 4 en longueur, ou.........120
- 2° Deux rangs en briques de champ perpendiculaires entre elles ; chacun de ces rangs s’élevant à 90 environ seulement à cause des écartements nécessaires pour laisser écouler les produits de la combustion et serpenter la flamme, les 2 rangs donneront...................................................... 180
- Ensemble..................................300
- » Chaque chargement et chaque déchargement s’élèvera donc à 300 briques, et le four ayant 7 mètres de hauteur , chaque chargement a une hauteur de 0m.50, il y ali chargements pesant chacun 600 kilog., de façon que le poids total des briques, dans le four, est de 8,400 kiîogr. Il faut en conséquence des engrenages d’une puissance supérieure à cette charge.
- » Chaque déchargement est de 300 briques, et l’unité de temps entre chacun d’eux étant de 1 heure, on aura par jour 24 déchargements et pour un seul four 7,200, pour 2 fours 14,400 et pour 4 fours 28,800 briques. Or, la ma-
- chine à mouler de mon invention , expédiant environ 2,000 briques par heure, quatre fours suffisent pour suivre la fabrication de 12 heures de travail.
- » Dans les procédés de cuisson en plein air, il faut 150 kilogr. de houille par millier de briques , plus ou moins, suivant la qualité du combustible , j’adopte ce chiffre sauf à le réduire si on parvient à en faire un emploi plus parfait et plus économique dans ce système.
- » Le foyer K est du genre de ceux dits à alandiers et à flamme renversée. Il est pourvu d’une trémie, système de
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- Player, qui lui distribue la houille au fur et à mesure de la combustion.
- » G. cheminée garnie en dedans d’une lame de fer entaillée, ayant la longueur et la largeur du four. Cette lame sert de règle fixe pour l’arrangement de la ligne extérieure de briques.
- » Les ouvertures extérieures de la cheminée sont munies d’une porte à coulisse qu’on maintient levée ou baissée à l’aide d’un contre poids. Quand on veut placer les rangées de briques, chacune des portes s’élève autant qu’on veut et s’abaisse immédiatement après l’opération.
- » L’élévation de la cheminée au-dessus du toit augmente son tirage et permet de serrer autant que possible les rangs de briques de champ et augmenter le nombre de celles-ci. Enfin, au lieu de placer des briques jusqu’au niveau G, on fera bien d’en élever encore 300 ou 600 au-dessus pour qu’elles comment à s’échauffer avec lenteur afin d’éviter les fentes et des pertes toujours considérables.
- » Pour préparer l’introduction des briques qui doivent subir la cuisson, on place d’abord des briques cuites depuis le bas jusqu’en haut du four DG , on exerce les ouvriers à descendre lentement plusieurs chargements et plusieurs déchargements, et quand ils comprennent bien cette manœuvre et l’ont exécutée plusieurs fois avec facilité, on allume le four.
- » Pour déterminer le tirage : i° on laisse d’abord le plus possible d’espaces libres entre les briques placées de champ; 2° on fait un appel en haut du four G à l'aide de plusieurs fagots et on *ie met aussi dans le four que quelques fagots et autres bois légers.
- «Quand le tirage est bien établi, alors seulement on commence à placer en G un chargement de briques à cuire. On les descend lentement d'heure en heure et l’opération ensuite se continue constamment avec des briques à
- cuire.
- » Si on ne met pas de barreaux dans *cs fours, et il est possible de faire encore cette économie, on remplira d’avance de cendre la partie inférieure du foyer jusqu’à 25 ou 30 centim. du lieu °ù brille le combustible.
- . » Au fur et à mesure que le combustible fait de la cendre, on enlève celle-cj Par les ouvertures laissées en bas de cnaque foyer.
- , "Il est également facile decompren- I Qrei relativement à la disposition des (
- briques dans le four, que pour la première fois, le premier lit, composé de 6 rangées de briques à plat, devra se mettre sur les traverses du fond mobile élevé jusqu’au bas du four. Les deux rangées de briques de champ se placent au-dessus.
- » Le quatrième rang étant de briques à plat, se place comme le premier et ainsi de suite, en s’arrangeant de manière à présenter toujours les intervalles 000 à la flamme sortant du foyer, et qui pénètre facilement par ces espaces en montant ainsi dans le reste de la colonne.
- » En face des foyers et du côté opposé, on met dans la maçonnerie deux autres briques mobiles pour servir de tirettes et laisser voir le jeu de la flamme dans le four.
- » Pendant que la voiture transporte les briques au magasin, il est bien entendu que les traverses introduites dans les espaces 000, servent à supporter les briques du four en attendant le retour de la voiture.
- » La descente des briques dans le four doit avoir lieu avec assez de lenteur pour que la brique ait le temps :
- » 1° De cuire à fond pendant qu’elle est exposée à la plus forte chaleur vis-à-vis du foyer ;
- y> 2° De s’échauffer lentement avant d’arriver à une chaleur bien vive près du foyer ;
- » 3° De refroidir un peu en descendant au-dessous de la ligne des foyers.
- » Une observation attentive de quelques jours sur la qualité de la terre et du combustible employé, pourra seule faire apprécier si on peut augmenter ou réduire l’intervalle à laisser entre chaque déchargement. Il n’y a pas une grande utilité à l’abréger. Quatre fours occuperont bien le temps de l’ouvrier chauffeur qui détourne, et tout le travail de la cuisson marche alors d’une manière continue».
- Mémoire sur les chemins de fer établis selon le système atmosphérique.
- Par M. Sagey, ingénieur des mines.
- ( Extrait. )
- L’élasticité de l’air atmosphérique a cté récemment employée d’une manière
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- toute nouvelle par MM. Clegg et Sa-muda, sur le tronçon du chemin de fer qu’ils ont établi entre Kingslown et Dalkey. Nous avons à plusieurs reprises entretenu nos lecteurs de leur appareil, et il suffira de recourir aux articles que nous y avons consacré (1).
- Ce procédé naissant ayant été déjà l’objet d’attaques et de louanges excessives , on a signalé à son égard , selon M. Sagey, des avantages et des inconvénients; mais avant même que l’expérience eût prononcé définitivement sur leur valeur, on peut être certain que si l’exploitation par le système atmosphérique ne présente pas la sécurité complète qu’on lui attribue , elle est loin aussi de porter en elle le germe d’insolubles difficultés, pourvu toutefois que l’on conserve une double voie dans les lignes de quelque étendue.
- On a déjà examiné , pour l’appareil de Dalkey, dans quelle proportion le travail du moteur se trouve utilisé; à son tour M. Sagey a essayé de résoudre cette question , en cherchant à obtenir une solution générale applicable à tout chemin de fer qui aura été construit selon le mode irlandais.
- L'auteur recherche d’abord la mesure du travail produit pendant la marche d’un train sur un chemin de fer atmosphérique, et trouve pour ce travail la formule suivante :
- «r.SLIH-po),
- dans laquelle S est la surface du piston, L le trajet parcouru, p° la moyenne des valeurs successives des pressions à l’intérieur du tube , H la pression atmosphérique ou 0m. 76 dans les applications, et S = 13598 kilog. ou le poids d’un mètre cube de mercure.
- Passant ensuite à l’évaluation de la quantité de travail dépensé , M. Sagey le divise en deux périodes distinctes : dans l’une, on produit le vide préparatoire H— p' ; dans l’autre, on fait avancer le convoi en complétant l’aspiration. Il résulte des calculs, et en tenant compte d'abord des fuites, puis d’une addition à faire à ces quantités de travail par suite d’une compression qui a lieu dans la partie du corps de pompe vers laquelle s’avance le piston; que le travail de la première période est représenté par
- (i) Le Technologisie, 2« année, page 8S ; 5« année, page234,
- la formule :
- J. si, ( H-p’-Kp-îï.'l+'JSl, f(m, p') K P /
- + Jatz',
- et celui de la seconde par :
- H
- . <r. aTpV -~-f-cTaTs.
- Le travail total étant la somme de ces deux périodes.
- Dans ces formules, t est le temps employé pour obtenir la pression réduite intérieure p au moment dudépart, L la longueur du parcours , T le temps nécessaire pour franchir la distance L, p la pression moyenne observée pendant le temps T auprès de la machine, a le volume que le piston de la machine engendre dans une seconde , s le surcroît de pression qui a lieu en avant du corps du piston, et z' ce même surcroît pendant qu’on opère le vide p', m' le volume de l’air sous un mètre de pression moyennement rentré dans le tube par seconde, et enfin V exprimant un logarithme népérien.
- Pour montrer comment s'emploient ces formules , M. Sagey les applique à un exemple pris sur le chemin de Dalkey. au train n° 1 du tableau III de M, Stephenson.
- Le piston directeur est arrêté au 5e poteau , et la machine donne 23 coups par minute; d’où résulte L = 1971m, et a = 3 mètres cubes. On a d’ailleurs t = 82", T = 260", p'= 0,55, p=442 (pression moyenne prise relativemen au temps ), p° = 0,422 ( moyenne des pressions supportées par le piston aux divers points de sa course sur l’étendue L ), Z — z' — 0,0106 , hauteur de mesure correspondant à 0liT-,8 (mesure anglaise par pouce carré ) ; l’effet produit est donc :
- S SL (0,76—0,422) = J X 224 X 0,338 = 75kilogram®t-,712 X J'En substituant les valeurs numé-" riques ci-dessus dans l’expression de la dépense, et prenant en outre m — Qmet. cub.^64 ? et en résolvant f(m, p')* d’après des principes exposés dans le mémoire (1), on trouve :
- (O Dans une autre partie de son Mémoire, l’auteur a recherché, d’après les expériences faites sur le chemin de Kinslown à Dalkey, >®s rapports analytiques qui s’établissent entre la pression p et le volume m de l’air qui, sou»
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- /SL(H-p'-p('y) + f(t»-,p)
- H
- faTpl — P
- fa(£a-\-tz')
- à quoi il faut ajouter le travail dépensé pour réduire à 0,55 la pression dans le tube de jonction, soit :
- kilogramet.
- = 8.512 X <f,
- = 186.570 x S, = 41.899 X «f,
- S X 61 (o,76 — 0,55—0,551’ ) + f{ m' 0,55 ) =
- De sorte que le total des dépenses de travail est. . . Le rapport de l’effet utile à la dépense de travail est donc
- 2,318 X
- 239,299 X *
- 75,712
- 239,299
- 0,316.
- Dans cet exemple, la fuite »»'=(),464 a été calculée d après un résultat habituel indiqué par M. Mallet; ce qui est plus exact que de la déduire de l’expérience même , toutes les autres données proviennent de l’expérience.
- M. Sagey a fait aussi l’application de ses formules au train n°4 et au train n° 15 de M. Stephenson , et a trouvé :
- Train n° 4. — Dépense du travail =226,96 X «f-, et en y ajoutant 2,80x<t> nécessaire pour produire dans le tube
- de jonction la pression 0,54, ou 229,76 X Le travail utile est <f X 224 X 0, 425 = 95.2 X et le rapport de l’effet 95,2
- produit à la dépense ==0,414.
- Train n° 15. — Travail dépensé = 503,76 X «f. En y ajoutant 38,30 -{- S, pour le travail dépensé pour faire le vide initial dans le tuyau de jonction, on a une dépense totale de 542,06 X <f, tandis que le travail produit sur le piston est 220 xO > 602 X «f
- un mètre de pression moyenne, rentre dans I sion qui, réduite en tableau, a donné les ré-le tube par seconde, et en a tiré une exprès • 1 sultats suivants:
- ... NUMÉROS DES TRAINS. VITESSE EN MÈTRES. PRESSION P. valeur calculée de m.
- met. mèt. cub.
- 4 14.54 0.2S0 0.391
- S 13.40 0.278 0.411
- 6 12.15 0.252 0.408
- 7 11.85 0.234 0.386
- 8 11.85 0.227 0.374
- 9 10.76 0.199 0.352
- 10 10.60 0.189 0.340
- 11 10.55 0.184 0.331
- 12 9.51 0.168 0.322
- 14 9.09 0.150 0.295
- 15 8.55 0.154 0.312
- 17 7.54 0.160 0.342
- 18 7.00 0.140 0.308
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- 132,44 x «L Le coefficient de l’effet . . 132,44
- utile est ainsi réduit à ryQ = ^$24.
- Il ne faut pas oublier que ces quantités de travail sont mesurées sur les deux pistons mêmes. L’effet utile doit donc encore être diminué des résistances particulières au système, frottement du piston , jeu de la soupape, et la dépense doit être augmentée des résistances passives de la machine pneumatique que le moteur est obligé de vaincre.
- Dans ces trois exemples du chemin deDalkey, on a donc respectivement trouvé par la formule les quantités de travail produites égales à
- kilog. met. kilog. mèt.
- 75.712 X 8 = 1029531
- 97.20 X S = 1291529
- 132.44 X S = 1800920
- Or il était intéressant de voir comment elles s’appliquent aux effets produits qui consistent :
- 1° Dans l’élévation du train , depuis le niveau du point de départ jusqu’à celui de l’autre extrémité du tube.
- 2° Dans la vitesse finale imprimée au train qui d’abord était au repos.
- 3° Dans les résistances ordinaires de traction augmentées de celles occasionnées par le jeu de la soupape longitudinale , et par le frottement du piston.
- Les deux premiers de ces effets pouvant se calculer directement, le troisième se déduit par différence.
- Le train n° 1, pesant 23,550 kilog. , et la différence de niveau entre les points de départ et d’arrivée étant de 14m.46, l’élévation se trouve par conséquent avoir consommé 23,550 X 14,46 = 340513 kilogramètres.
- La vitesse finale du convoi, celle dont il est animé en quittant le tuyau , est de 5m.24 par seconde. Le convoi a donc absorbé par son inertie une quantité de travail égale à
- 23,550 “29~
- X (5,24)® ou à 33250 kilogramèt.
- Il reste pour les résistances de toute nature s’opposant à la marche :
- 1029521 — (310513 + 33250) ou 655768 kilogramètres,
- nombre qui, divisé par 23,55 X 1971, donne 14kil-,l pour la résistance moyenne de 1000 kilog., valeur énorme pour une aussi petite vitesse ; mais il est vrai
- de dire que la marche de ce train a été rejetée comme trop irrégulière.
- En passant au train n° 4 , le poids du convoi égale 27,000 kilog., et le travail nécessaire pour l’élever de 14m.46, est de 390420 kilogramètres. Le train abandonnait le tuyau avec une vitesse de 15m.55 ; la dépense due à l’inertie est égale à 334,958 millim. Il reste pour tous les frottements et la résistance de l’air 569,151 kilogramètres. En divisant ces nombres par 27 x 1971 , on obtient :
- 7.34 pour la résistance moyenne occasionnée par le soulèvement de 1000 kil.
- 6.29 absorbées par l’inertie de 1000 kil.
- 10.70 pour la résistance qu’un poids de 1000 kilog. oppose à la traction.
- La vitesse moyenne étant 10,n.80.
- Enfin le train n° 15 pèse 54,300 kil. ; il parcourt 1931 mètres, s’élève de 14™.13 , et sa vitesse acquise à la fin de l’expérience est de 9“.47 ; ce qui donne :
- Pour l’élévation du train. . . 704.540
- Pour la vitesse communiquée. 249.200
- Pour la résistance........... 787.180
- ou pour l’effortà vaincre par 1000 kil. :
- Élévation.................... 7.34
- Inertie.......................2.39
- Frottement....................7.55
- pour la vitesse moyenne de 7m.17.
- Si l’on était certain d’avoir exactement observé la vitesse finale et les pressions qui ont servi à calculer p°, il suffirait de comparer ces coefficients des résistances dues aux frottements, à ceux que donnent les formules pratiques dans les cas analogues sur les chemins de fer ordinaires, pour obtenir par différence le surcroit de résistance produit par le jeu du piston et de la soupape. Du reste, quel que soit le défaut de précision des expériences sur lesquelles on s’est appuyé, il est permis de croire, d’après les résultats précédents, que ces résistances sont bien plus considérables que celles trouvées par M. Mallet pour de très-petites vitesses.
- On pourrait appliquer la formule à tous les autres trains soumis à des expériences par M. Stephenson, et parvenir ainsi à apprécier l’appareil irlandais avec toute la rigueur que comportent les expériences publiées, mais ce travail serait sans intérêt, car le chemin de Dalkey est trop court et oblige
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- à trop restreindre les essais, pour que les résultats qui s’y rattachent puissent être considérés comme décisifs pour ou contre le système atmosphérique. Les exemples cités ont pour but principal de montrer avec quelle facilité la méthode de l’auteur s’applique à tout chemin de fer établi sur le principe d’aspiration , en y déterminant le rapport de la force dépensée à l’effet utile.
- La conclusion de toutes les considérations et de tous les calculs rapportés dans le mémoire, c’est qu’il y a peu d’espoir d’atténuer la dépense de travail moteur dans le système atmosphérique; que ce sera toujours un mode dispendieux de travail et seulement applicable aux petites lignes dans lesquelles les exigences locales joueront le rôle principal.
- Toutefois, avant de terminer, M. Sa-gey ajoute quelques mots sur une autre application de l’air atmosphérique à la traction sur les chemins de fer. On a proposé de remplacer la vapeur des locomotives par de l’air préalablement comprimé dans un réservoir en tôle. La moindre pratique des machines montre combien les meilleures d’entre elles perdent de force, et par conséquent avec quel soin on doit éviter ces transformations de moteurs. Dans l’espèce , un réservoir Q, contenant de l’air à la pression p, possède une quantité de travail théorique égale à
- »Q [pr-g-—fP—H)j
- Elle exige donc que le moteur en dépense une plus considérable, vu l’imperfection des machines, et cependant cet air comprimé, appliqué à une machine à piston sur laquelle il agira à la manière de la vapeur, produira au maximum la moitié de cet effet. Mais, indépendamment de cette perte surpassant la moitié de la force motrice, il se présente un inconvénient pratique d’une haute gravité. Si l’on veut conduire seulement à une distance de 10 kilomètres un convoi dont la résistance â la traction soit de 500 kilogr., le réservoir devra contenir théoriquement Ü8 met. cub. d’air comprimé à 20 atmosphères , et en réalité 236 au moins. Cet air renfermé dans des cylindres de 1®40 de diamètre, exigerait une Ion-Sueur de 150 mèt., une suface en tôle supérieure à 600 mètres carrés et un Poids dépassant 240 tonnes, plus du ^puble de celui d’un convoi offrant une rôsistance de 500 kil. dans les circon-slances les plus favorables. Ainsi, abs-
- traction faite du poids de la locomotive et des supports roulants, l’air comprimé à 20 atmosphères ne pourrait pas conduire avec une vitesse médiocre le réservoir qui le contient à une distance de 5 kilomètres.
- Recherches théoriques et expérimentales sur les propulseurs à vis.
- Par M. Bourgeois, officier de marine.
- M. Bourgeois a entrepris ces expériences dans le but d’arriver à calculer tous les éléments qu’il importe de connaître pour fixer les dimensions de la vis qui convient à un bâtiment donné.
- Guidé par des considérations purement théoriques, et par les observations auxquelles il a pu se livrer pendant quatorze années de navigation, il a calculé des formules dont l’exactitude a été suffisamment vérifiée par les expériences dont il est question ; et ces mêmes expériences lui ont servi ensuite à en déterminer les coefficients.
- Au moyen de ces formules, il a recherché quelles seraient les formes et les proportions les plus favorables à l’action de la vis, et il a reconnu que le problème n’avait pas une solution unique, mais que cette solution variait avec la grandeur du navire. Il a divisé les navires en différentes catégories, et donné les solutions relatives à chacune d’elles.
- Mais ces conclusions, déduites d’observations faites sur une petite échelle, pouvaient paraître moins rigoureuses lorsqu’il s’agissait de grands navires ; il importait donc d’appliquer les formules au petit nombre d’expériences en grand sur lesquelles on avait des données un peu sûres. C’est ce que l’on a fait relativement aux expériences du Napoléon, et l’accord des résultats théoriques avec les résultats pratiques, semble une garantie suffisante de l’approximation donnée par les formules.
- Le mémoire est divisé en deux parties.
- La première renferme le détail des expériences faites sur soixante-sept vis, différant toutes entre elles au moins par une de leurs dimensions, et qui ont été méthodiquement choisies. Les expériences faites sur chacune de ces vis se composent toutes d’un certain nombre d’observations de môme espèce, offrant entre elles un grand accord ; elles avaient particulièrement pour but demesurer le recul de la vis, élément
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- le plus important à connaître ; et comme on faisait varier les dimensions de la vis d’une manière méthodique , on a pu suivre ainsi les variations du recul en fonction des variations de chacune des dimensions de la vis, comparer la loi déduite des observations à la loi déduite du calcul, et calculer les coefficients des formules après que la loi quelles exprimaient a été ainsi vérifiée par l’expérience.
- La seconde partie du mémoire embrasse les recherches théoriques qui s’appuient sur les expériences précédentes.
- Traitant de la propulsion des navires en général, l’auteur cherche à montrer que les pertes de travail étant proportionnelles aux forces vives imprimées aux molécules d’eau déplacées, il est essentiel de ne causer que le moindre déplacement possible au moindre nombre de molécules ; que , par conséquent, la substitution de la pression au choc est le perfectionnement qu’il importe le plus d'appliquer aux propulseurs; que les roues à aubes, choquant normalement le liquide, sont dans les conditions les plus désavantageuses; etqu’cnfin la vis, pour atteindre son haut degré de perfection , doit avoir une directrice courbée . de telle sorte que le liquide éprouve une pression continue au lieu d'un choc brusque , et ne subisse alors qu’un faible déplacement.
- Les observations de l’auteur, sur le phénomène de la dérive des bâtiments, lui ont démontré que la résistance des surfaces d’une certaine étendue donnait lieu, dans certains cas, à des anomalies singulières , qui se retrouvaient dans le mouvement rotatif de la vis , et dont l’auteur a essayé de tenir compte en introduisant dans les formules un facteur , fonction de l’obliquité de la force motrice, sur la longueur du corps en mouvement.
- L’introduction empirique de ce facteur a conduit, du reste, à des résultats vérifiés suffisamment par l’expérience , dans les limites que l’on s’impose ordinairement dans la pratique.
- Après avoir donné les moyens de calculer successivement, pour une vis d’une dimension donnée , son recul, le nombre de tours qu’elle donnera sous l’effort d'une puissance déterminée, la vitesse qu’elle imprimera au navire, et les pertes de travail dues â la propul sion, l’auteur se propose de résoudre le problème inverse, c’est-à-dire de déterminer les dimensions de la vis qui
- convient à un bâtiment dont les dimensions sont connues.
- 11 arrive à proposer, pour les navires d|une certaine grandeur, une forme de vis analogue à celle des ailes de moulins; cette conclusion est précisément celle à laquelle est parvenu M. Reech, guidé uniquement par des considérations théoriques d’un ordre très-élevé.
- Le nombre des branches dont la vis doit être composée, le rapport qui doit exister entre son diamètre et la longueur de son pas, ont également été l’objet de l’attention de l’auteur, et ces questions ont été résolues à la fois au moyen des expériences et des formules.
- L’influence de la nature de la génératrice du propulseur a été étudiée , et une expérience précise démontre , contrairement à l’opinion généralement admise , que cette influence est à peu près nulle.
- Après avoir posé les principes, l’auteur en fait l’application aux bâtiments à vis déjà construits et expérimentés, et il trouve dans les expériences du Napoléon , purgées des erreurs qui se sont glissées dans leur compte rendu, la confimation de la plupart des conclusions auxquelles il est arrivé.
- Il espère enfin démontrer clairement que la vis , qui déjà donne une vitesse à peu près égale à celle obtenue par les roues, peut être modifiée de manière à donner des résultats bien plus avantageux , qui décideront son adoption générale et la suppression des roues à aubes.
- mrOSf—n
- Notice sur la fabrication des essieu$
- de locomotives et voitures de chemins de fer.
- Par M. L.-M. de Bacque fils (1)-
- Lorsque j’entrepris de fournir des essieux au gouvernement, il y a envi' ron un an , je compris de suite que » pour réussir parfaitement, je devais employer de nouveaux procédés. Je f*5 donc un choix de bonne mitraille fer ductile , que je réunis en masse. CeS masses, chauffées avec soin dans un four à réverbère, furent étirées entre des cylindres en barres plates qu* • coupées à froid par la cisaille , fure*1 réunis en trousses de sept morceaux» puis portés au four de chaufferie p°u
- (0 Extrait du Bulletin du musée de itn duslrie, 1844. 4' livraison.
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- être converties en carrés de douze centimètres; ces carrés furent alors immédiatement transférés à la forge pour être réchauffés de nouveau à feux couverts dans la chaufferie de la forge , puis étirés sous le marteau à la dimension de neuf centimètres de diamètre , qui est la dimension des essieux de wagons.
- Je ne tardai pas à m’apercevoir que , par ce procédé , j’obtenais à la vérité des essieux infiniment plus durs, plus compacts et plus roides que des essieux laminés ; mais je leur trouvai moins de résistance sous le mouton.
- Je désirais cependant obtenir ce qu’avaient d’avantageux les essieux laminés sans perdre les qualités si précieuses des battus. Pour y arriver, je me vis forcé de donner une chaude de plus ; je convertis donc des trousses de cinq morceaux des barres plates obtenues par la première opération en de nouvelles barres plates, que je coupai pour en faire de nouvelles trousses de sept morceaux , et que je transformai ensuite dans la dimension voulue par les mêmes procédés que plus haut, et j'obtins par là des essieux qui supportèrent, sans se casser, jusqu’à sept coups de mouton de 430 kilog. , tombant de la hauteur de 5 mètres.
- Plus tard, j’observai que les essieux ne résistaient pas également bien dans tous les sens , et que recevant le mouton sur le champ des lames , ils crevassaient assez souvent, tandis qu’ils ré sistaient dans le sens contraire : cette observation me détermina à modifier encore ma fabrication. Je superposai alors cinq barres plates les unes sur les autres au lieu de sept, et plaçai les deux autres sur les côtés de cette trousse, et j’obtins par là une égale résistance dans tous leurs sens.
- Qu’il me soit permis maintenant d’exposer les avantages que me semblent avoir les essieux ainsi fabriqués sur ceux battus à l’ancienne méthode et sur ceux laminés.
- Premièrement, ils sont préférables aux essieux battus à l’ancienne méthode: 1° parce que ces derniers, qui sont, faits de trois ou quatre lames de mitraille étirées sous le marteau , ne peuvent être d une aussi bonne qualité que les précédents, puis-
- qu’ils reçoivent une chaude de moins, chaude qui augmente considérablement la qualité du fer ; 2° parce que, comme dans les masses, malgré les soins les plus minutieux , il entre des mitrailles de natures différentes , il y aura nécessairement plus d’homogénéité dans un essieu composé de trente-cinq barres, que dans un essieu composé seulement de trois ou quatre ; et 3U parce que les essieux faits de sept lames ( provenant de trousses faites de cinq barres plates), dont cinq superposées les unes sur les autres, et deux sur les côtés de celles-ci, ont une égale résistance dans tous les sens.
- Deuxièmement, ils l’emportent sur les laminés : 1° en ce que ceux-ci étant d’un dixième environ moins pesants, ils n’ont ni dureté , ni compacité , ni roideur, et que conséquemment ils doivent s’user plus vite , se tordre assez souvent, et finalement subir des dé-flexions toujours préjudiciables; et 2° en ce qu’au laminoir, on pourra toujours employer des fers plus ou moins rouverains, et qu’au marteau , si l’on employait des fers de cette qualité , les essieux deviendraient doubles en les forgeant.
- Je dois aussi ajouter ici que je ne trouve pas convenable la forme des essieux généralement admise en Belgique , en Angleterre, en Amérique et en France. Je pense que, pour faire l’embasse contre laquelle va s’appuyer le moyeu de la roue , on doit ôter beaucoup de force à l’essieu, et qu’à cette embasse viennent s’arrêter les vibrations résultant des chocs produits à l'autre extrémité de l’essieu.
- Ceci me parait devoir l’aigrir dans le voisinage de la roue. Je pense donc qu’une forme conique conviendrait mieux; je crois aussi qu’il serait bien que la base de ce cône devînt la base d’un autre cône vers le milieu de l’essieu , parce qu’il est généralement reconnu qu’il casse presque toujours dans le voisinage de la roue : c'est même pour cette cause qu'on a donné cette forme aux essieux des voitures de roulage.
- Houdeng-Aimeries, le 3 novembre 1844.
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- BIBLIOGRAPHIE.
- Manuel de dorure et d'argenture électro-chimiques par simple immersion.
- Par M. F. Selmi,, traduit de l’italien et augmenté par M. E. de Vali-court. Paris 1845, 1 vol. in-18. Prix : 1 fr. 75 c.
- M. F. Selmi, professeur à Reggio, s’est proposé, dans la rédaction de ce petit livre, de réunir et de présenter avec les développements convenables tous les procédés parvenus à sa connaissance, et qu’il a répétés avec soin du nouvelartde ladorureetde l’argenture électro-chimiques, etd’en composer un manuel propreà être mis dans les mains des ouvriers. C’est ainsi qu’après un histoire sommaire de la dorure électrochimique, où il s’occupe successive-mentdesdécouvertes de MM. De la Rive,
- Ruolz , Elkington, Elsner, l’auteur passe à la préparation des chlorures d’or, des bains , des appareils .etc., puis aux méthodes diverses de MM. Franken-stein, Priant, Graëger, Giorgi et Puc-cetti, etc., et enfin aux procédés de M. Elking ton pour dorer sur argent, cuivre , laiton, bronze , etc. L’argenture fait ensuite le sujet d’un chapitre étendu où M. Selmi a de même réuni les travaux des divers chimistes qui se sont occupés de cette partie de l’art.
- Ce manuel, qui remplit parfaitement son but, a été traduit et annoté avec habileté et une connaissance parfaite du sujet par M. E. de Valicourt, auteur du Manuel complet de galvanoplastie. dont nous avons eu il y a peu de temps (p. 383) l’occasion d’annoncer avec éloge la seconde édition. Loin de se faire concurrence , ces deux ouvrages se prêtent au contraire un mutuel appui ; celui de M. Selmi expose les principes élémentaires de la théorie et de l’art, et dès qu’on les possédera, il faudra passer au Manuel de la galvanoplastie de M. de Valicourt où l’on trouvera le tableau complet et détaillé de toutes les théories ainsi que celui de tous les procédés, moyens, méthodes, appareils, etc., proposés et mis en usage aujourd’hui dans la dorure, l’argenture, l’électrotypie, la gravure galvanique, etc., et enfin l’ensemble des faits intéressants que l'expérience des chimistes et des praticiens de tous les pays a révélés sur l’art de précipiter des métaux sur d’autres métaux.
- Nous emprunterons à cet ouvrage un passage extrait du chapitre VI, où l’auteur rend compte des tentatives heureuses qu’il a faites pour se procurer un liquide aurifère propre à fournir une belle dorure à peu de frais, en substituant l’ammoniure d’or à l’hy-droxyde d’or, et en faisant dissoudre ce sel dans le cyano-ferrure de potassium. Voici comment M. Selmi s’exprime dans ce chapitre.
- » Dans un bassin de porcelaine , chauffé par une lampe à esprit-de-vin, je mets 1 gramme de carbonate de soude et 1 gramme de cyano-ferrure jaune de potassium avec 30 grammes d’eau; lorsque cette eau est bouillante et les deux sels complètement dissous, j’ajoute l’ammoniure produite par 5 dé-cigrammes de chlorure d’or qui a été versé sur un filtre de papier, lavé à différentes reprises, et recueilli avec une spatule d’argent doré. A peine l’ammo-niure a-t-il été ajouté, que l’ammoniaque commence à se dégager très-distinctement, l’ammoniure se rembrunit visiblement; il prend, à mesure que l’ébullition devient plus forte, une couleur rouge décidée tirant un peu sur le pourpre, et finit par former un dépôt en larges flocons mêlés de paillettes d’or. Au bout de dix minutes d’ébullition à peu près, l’odeur d’ammoniaque cesse tout à fait, et est remplacée par l’odeur particulière à la lessive; le li-quide prend cette belle couleur d’or qui caractérise les solutions aurifères. Au bout de 12 minutes, on enlève le vase du feu, on filtre la dissolution à travers un papier buvard un peu clair, pour hâter autant que possible la filtration. Pendant l’ébullition du mélange, il est indispensable d’y verser un peu d’eau chaude pour remplacer à mesure celle qui s’évapore, et l’on continue celte addition, parce qu’autre-ment, le liquide réagirait sur le précipité, au point de le dissoudre en partie , et se colorerait en rouge tirant sur le brun, état dans lequel il ne produi' rait pas une trop belle dorure. Par Ie même motif, il ne faut pas craindre d’allonger, avec de l’eau froide, le liquide versé sur le filtre, lorsqu’il s’en est déjà écoulé une partie, afin que ee qui reste en dernier et qui passe pluS lentement, ne prenne pas une couleur brune par son contact avec le dépôt.
- » La première fois que je préparai le liquide aurifère, suivant la formule
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- indiquée, je l’obtins coloré en jaune un peu rougeâtre ; mais des observations successives m’ont démontré que quand on a soin de le maintenir étendu pendant l’ébullition, il dore mieux et ne perd point alors sa belle teinte jaune d’or, pour prendre la couleur rougeâtre (1). La réunion de l’eau qui a servi à la solution, avec celle qu’on verse sur le filtre, doit fournir un liquide pesant environ 65 grammes. Ce bain d’or m’a fourni une belle dorure bien franche , bien brillante, avec un couple de Daniell et avec l’appareil à diaphragme, sur le cuivre, l’argentan ou pakfong , sur le laiton, le bronze, l’étain, l’acier et la fonte.
- » En employant un couple de Daniell très-faible, ou un tube à diaphragme de petite dimension, j’ai doré au mat avec le liquide ci-dessus, l’argent, l’étain (2), le bronze, le cuivre, le laiton et l’argentan, sans avoir fait subir à ces métaux aucune préparation préalable, et même après avoir poli leur surface. Qu’il me soit donc permis de dire que personne, que je sache, n’avait obtenu jusqu’ici la dorure mate sur les cinq derniers de ces métaux. Et la preuve, c’est qu’Elsner, qui s’est occupé le premier avec tant de soin de ce genre de dorure, avoue qu’il n’a pu l’obtenir que sur l’argent, et que pour dorer ainsi le bronze, il a été obligé d’argenter d’abord cet alliage.
- » Pour dorer au mat avec le' liquide dont j’ai parlé, il faut que l’objet reste plongé pendant 15 ou 16 heures au moins, et que le courant soit assez faible pour qu’après 15 minutes d’immersion , on commence seulement à voir apparaître une légère couche d’or. Si le courant était trop énergique, la dorure mate se produirait vite, mais avec un ton rembruni. Mais si l’action
- (O Quand le liquide paraît rouge, il contient toujours du fer en dissolution qui empêche le courant de bien décomposer le sel d’or, et 'lui. au lieu d’une couche d’or, forme un dépôt ôoir pulvérulent. D’autres fois, il arrive que liqueur, encore bien que d’une couleur Jeune, se montre rebelle à dorer, et dépose ogalement une poudre noire sur les objets qui ï sont plongés. En l’abandonnant pendant ‘luelques heures dans un vase ouvert après Mu’elleasubi l’influence du courant électrique, e|le abandonne l’hydrate d'oxide de fer, et devient alors propre à couvrir les métaux d’une iJeHe couche d’or.
- (2) L’étain doré au mat, conjointement avec 1eux objets en argent, a été exposé publiquement sous les yeux de mes auditeurs, dans jhon cours du 7 mai, et il a obtenu l’approba-*'°n de tous les ouvriers qui étaient venus pour "Pprendre la nouvelle manière de dorer; il y ? été surtout l’objet d’éloges très-llatteurs de 'a Part d’un habile orfèvre, M, Segnani, très-e*Pert en pareille matière.
- électrique est réglée convenablement, les objets composés des métaux que j’ai désignés, sortiront du bain recouverts d'une couche d’or mate, aussi parfaite qu’on peut le désirer, on pourra les laver à l’eau, et les essuyer avec un linge fin, sans leur faire perdre leur mat; car le dernier dépôt d’or est assez adhérent pour résister à un frottement énergique.
- » Tous les métaux ne sont pas propres à prendre un beau mat, par ce procédé : d’après les observations comparatives que j’ai faites, il faut placer en première ligne l’étain, et ensuite le bronze, l’argent, le cuivre, le laiton, l’argentan. L’acier prend aussi le mat, mais il est trop sombre pour pouvoir être parfaitement doré de cette manière. Il en est probablement de même des autres métaux et alliages que je n’ai pas soumis aux expériences.
- » Encore bien que l’emploi de l’appareil à diaphragme puisse paraître avantageux à quelques personnes, je conseillerai néanmoins d’adopter toujours de préférence un couple de Daniell , parce que l’action électrique devant être prolongée pendant plusieurs heures, il serait impossible d’éviter le mélange par endosmose de la liqueur aurifère avec la solution de sel marin, et, réciproquement, suivant leur densité relative. Il faut encore éviter d’employer le même bain d’or pour des métaux et alliages différents, car il m’est arrivé que le liquide, après avoir parfaitement doré une lame d’argent, et ensuite une cuiller de maillechort, m’a donné une dorure noire et sale lorsque j’ai voulu l’employer une troisième fois à dorer une autre lame d’argent. De semblables observations, relativement au maillechort, ont été faites par d’autres personnes ; il faut donc avoir un bain à part pour ces sortes d’alliages.
- » Le bain d’or qui donne la dorure mate peut aussi parfaitement servir à la dorure brillante, puisque , avant de produire le mat, il couvre les objets d’une couche d’or brillante.
- » Lorsqu’on veut avoir une dorure brillante , il faut quelques heures pour obtenir une couche d’or assez épaisse pour résister à l’action des acides nitrique et sulfurique, et qui soit comparable à la dorure au feu. Dans cette opération , il sera nécessaire d’enlever de temps en temps l’objet hors du bain, de le laver à l’eau de pluie, de le frotter avec une brosse imbibée de crème de tartre en poudre fine; on le lave alors dans une autre eau, et on le replace
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- dans le bain. Ce soin , recommandé par Elsner, est toujours très-avantageux pour faire prendre aux objets une belle couleur jaune d’or pur, sans que jamais ils soient ternis par cette teinte brune qui enlève à la dorure toute sa beauté.
- » Parmi tous les métaux et alliages , l'argent est celui qui prend la plus belle dorure , avec le bain d’or désigné plus haut; viennentensuitel’étain,le bronze, l’argent, l’acier, etc.
- » Comme j’ai toujours en vue , dans toutes les recherches dont j'ai parlé , l’intérêt des ouvriers qui recherchent avant tout des manipulations simples, j’ai essayé si le chloro-ammoniure qui se forme dans la réaction de l’ammoniaque avec le chlorure d’or serait nuisible au bain d’or. J’ai donc conservé les mêmes proportions de 1 gramme (18 grains)de cyano-ferrure, 1 gramme (18 grains) de carbonate de soude, 35 grammes (8 gros) d’eau , et 5 décigram. (9 grains ) de chlorure d’or réduit en ammoniure. Lorsque les deux sels alcalins ont été dissous par l’ébullition , j’y ai ajouté le chorured’or mèléau liquide contenant le chlorhydrate d'ammoniaque , et j’ai fait bouillir pendant douze minutes (1). J’ai obtenu une solution et un dépôt ayant tous les caractères et toutes les propriétés de celles préparées avec l’ammoniure d’or recueilli sur un filtre et lavé. Il m’a produit une dorure brillante au mat, et même plus rapide qu’à l'ordinaire. Pour m’assurer si l’addition d’une certaine quantité de chlorure de soude avec le liquide obtenu de l’ammoniure d’or lavé exercerait une influence fâcheuse , et rendrait le bain impropre à fournir la belle couleur jaune d’or, je préparai divers mélanges avec le même liquide et du chlorure de soude (sel commun), et des expériences comparatives me donnèrent la certitude que , dans la proportion de 5 décigrammcs (9 grains) de sel sur 40 décigrammes (1 gros) de la liqueur ordinaire. celle-ci ne perdait pas sensiblement la faculté de bien dorer ; mais en augmentant la quantité <le sel , la dorure commence à prendre une teinte brune. Parmi tous les métaux, celui qui est le plus sensible à l'inlluence du sel commun ajouté au
- i) Comme chacun peut le voir, non-seulement la préparation se Irouve simplifiée de celte manière, mais encore on évite le danger de produire des explosions avec l’ummoniure d'or, car il peut arriver qu’un manipulateur inexpérimenté, après l’avoir recueilli sur le filtre et lavé, le laisse sécher jusqu’au point où il devient fulminant.
- liquide, est l’argent ; il prend alors une dorure tirant sur le brun , et, à la longue , il se couvre d’une couche mate et brune. Toutes les fois que j’ai voulu ajouter en excès le chlorure de soude à mon bain d’or , il m’est toujours arrivé d’obtenir un précipité cristallin jaune pâle, en partie soluble à chaud dans le liquide d’où il s’est réduit, et tout à fait soluble à froid , dans une autre portion de liquide pur ajouté au premier. Cette substance serait elle un chlorure d’or, ou bien un cyano-chlorure d’or, ou tout simplement le cyanure d’or de Carty. Je n’ai pas fait jusqu’à ce jour les expériences nécessaires pour en bien apprécier la nature.
- Pour terminer , je ferai remarquer qu’ayant préparé différents liquides avec 3, 4, 6 et 10 parties de cyano-ferrure de potassium pour une partie de chlorure d’or réduit en ammoniure, je n’ai pas rencontré, dans les deux premières proportions surtout, une différence de résultats qui puisse les faire préférer au premier liquide , lequel contient seulement 2 parties de cyano-ferrure. Au reste , ces solutions d’or agissant toujours mieux un ou deux jours après leur préparation que dans le moment même où elles ont été faites, il m’est encore arrivé assez souvent qu’un liquide , après avoir doré le premier objet avec une teinte brune , a doré ensuite, d’une manière parfaite» les objets qui y ont été plongés ultérieurement.
- » Des recherches subséquentes m’ont assuré qu’on peut éviter la formation des paillettes d’or en purgeant le carbonate de toute substance organique, et en ajoutant l’ammoniure d’or, maintenu en suspension dans le liquide qui l’a fourni, au carbonate de soude et au cyano-ferrure, non pas en une seule fois , mais à plusieurs reprises, attendant , pour en verser de nouveau , que la solution ne dégage plus qu’une faible odeur d’ammoniaque. On opérant avec ces précautions, on obtient un liquide aurifère sans aucune réduction appt*" rente de l’or, réduction qu’on est ensuite certain d’éviter, si on remplace la proportion de 2 parties de cyano ferrure par 3 parties du même sel. Cela ferait croire que la formation de paillettes d’or est due à la décomposition produite par la chaleur qu’éprouve la partie de l’ammoniaque qui se trouve attaquée en dernier lieu par la solution des deux sels , et qui demeure ainsi trop long" temps soumise à une température de quelques degrés au-dessus de 100° cefl* tigrades. »
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- LE TECMOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
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- ' ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS METALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES,
- Appareil pour îelavage des minerais.
- Par M. W. Brunton , ingénieur.
- L’appareil que je propose a pour but de soumettre les minerais ou les matières qui renferment des substances minérales utiles à l’action d’un courant d’eau en les distribuant sur une table inclinée mobile , et les exposant d une manière continue ou intermittente, à l’action de ce courant dans le sens opposé à sa direction pour que la gangue et les matières terreuses soient entraînées, comme à l’ordinaire , par le coûtant au bas du plan incliné , tandis que le minerai pur et lavé, restant par son poids spécifique supérieur sur la table mobile, soit remonté à son extrémité supérieure au delà de la ligne où commence l'influence des eaux de lavage, et déposé en définitive dans One auge disposée pour le recevoir.
- Pour parvenir à ce résultat. on établit une table inclinée mobile qui consiste en une longue Unie cirée sans fin ot de largeur convenable. Tout le long des deux bords extérieurs de cette toile, on coud une bande de grosse étoffe de laine, dans laquelle on a renfermé une corde flexible de chanvre, formant un fçbord qui empêche les matières de se fépandre par dessus ces bords. Pour s°utenir cette toile, on fixe à des dislances égales et rapprochées entre elles nos tringles légères en bois qui s’éten-dent sur tou'e sa largeur sur sa face tnierne, et sont maintenues par des Le Technologie te. T. VI. — Septembre i
- clous en cuivre qui traversent ses ban-des ou lisières renforcées. Pour faire circuler cette toile ainsi préparée , on établit au point le plus élevé un cylindre dit de tête, d’environ 25 millimètres plus long que la toile n’est large, portant sur sa périphérie fi à 8 liteaux transverses parallèles à l’axe, et placés .à égales distances , servant à faire marcher en avant la toile avec ses tringles. En même temps , on pose ce cylindre par ses tourillons sur deux supports ou blocs de bois encastrés dans une maçonnerie. On construit alors un châssis de charpente de 0m.50 plus long que la longueur qu’on veut donner à la table, et sur les traverses duquel sont fixées un certain nombre de barres longitudinales sur lesquelles glissent, pendant le travail, les tringles transversales qui garnissent la face intérieure de la toile. A la partie basse de ce châssis, on établit un autre cylindre dit de pied , sans liteaux trausverses, de même longueur, et parallèle au premier, et roulant, comme lui, sur des blocs en bois, mais qu’on peut relever ou abaisser à l’aide de vis pour faire varier l’inclinaison de la table, suivant la nature des minerais à laver.
- Enfin, au tiers de la longueur du châssis, ou à partir du cylindre de pied , on établit un troisième cylindre, dit de renvoi, qui sert à ramener la toile, ainsi qu’il est facile de l’imaginer.
- C’est sur ces cylindres et ce châssis qu’on applique la toile sans fin qui, 15. 34
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- du cylindre de tète, va, en s’appuyant i portion intermédiaire entre le zinc sur les barres longitudinales, se rendre et le cuivre, qui donnera toujours sur le cylindre de pied , d’où elle est entre les limites extrêmes un alliage rejetée sur le rouleau de renvoi, entre blanc, dont la nuance seulement variera
- lequel et le cylindre de tète , elle pend comme une chaînette, et assez bas pour plonger de 5 à 6 centimètres dans un réservoir rempli d’eau , où le minerai se dépose à mesure que la toile tourne.
- Environ au quart de la longueur de la table , à partir du haut et dans la direction de l'inclinaison du plan , on fixe une planche inclinée à canaux divergents pour distribuer, sur toute sa largeur, le minerai à laver délayé dans de l’eau , et en même temps on fait arriver avec uniformité , au moyen d’une planche , un courant d’eau pure sur la tète ou partie supérieure de la table et sur toute sa largeur.
- Lorsqu’on applique cet appareil à un moteur et au cylindre de tète d’une manière telle que la toile remonte du cylindre de pied à celui de tête, et qu’cn même temps on fait couler dessus de l’eau chargée de minerai et de l’eau pure en quantités convenables , alors il présente une table mobile inclinée, s’étendant du cylindre de pied à celui de tète , sur laquelle l’action du cou rant entraîne la gangue et les matières terreuses , tandis que le minerai pur et débarrassé de celle gangue résiste, par son grand poids spécifique , à l’action du courant, adhère à la toile et est porté par-dessus le cylindre de tète dans le réservoir où l’eau le détache et où il se dépose.
- La nouveauté de ce mode de lavage consiste dans le travail, sur un plan incline, du minerai se mouvant d’une manière continue ou intermittente contre un courant, et déposant par ce même mouvement le minerai pur et lavé dans un réservoir distinct.
- Æiages nouveaux.
- Par M. A. Pàrkes, de Birmingham.
- Mon but, en proposant ces combinaisons , a été de produire des alliages blancs ou de couleur pâle , possédant tous une très-grande malléabilité. Les proportions indiquées sont celles pour obtenir 100 parties en poids d’alliage.
- 1° On prend 33 1/2 parties de zinc du commerce, 64 d’étain, 1.25 de fer, et 2.25 de cuivre, ou 50 parties de zinc , 48 d’étain, 1 de fer et 3 de cuivre ; ou bien enfin toute autre pro-
- suivant les rapports entre les métaux employés.
- Pour combiner ces métaux , on commence par faire fondre le fer et le cuivre ensemble dans un creuset qu’on a introduit dans un fourneau à vent, et lorsqu’ils sont fondus, on ajoute l’étain par petites portions , et en quantité telle, que le fer et le cuivre ne se figent pas. En cet état, on ajoute le zinc, et on combine le tout par l’agitation. Le flux le meilleur pour cet alliage se compose de 1 partie de chaux , 1 de sable de Cumberland et 3 de sel ammoniac , le tout en poids. Cet alliage est coulé en sable ou bien en lingots qu’on passe aux cylindres.
- 2° On prend 66 parties en poids de zinc du commerce , 32.25 d’étain et 3.25 d’antimoine , ou 79.75 parties de zinc , 19,5 d’étain et 2.75 d’antimoine, ou toute autre proportion intermédiaire entre le zinc, l’étain et l’antimoine.
- Comme tous ces métaux fondent à une basse température , on les met dans un creuset de fer ou de terre, et on les recouvre du flux noir des fondeurs ; lorsqu’ils sont fondus, on coule en lingots ou en moule. Si on veut en faire des feuilles , on passe aux cylindres quand l’alliage est froid. Quand on veut s’en servir au doublage des vaisseaux , on y ajoute de 500 grammes à 1 kilogramme d’arsenic métallique pour 100 kilogrammes d’alliage.
- 3’ On prend 45 1 /2 parties en poids d’un alliage de nickel et de fer en proportions égales, 45 1/2 de cuivre et 10 1/2 de zinc du commerce , ou 30.75 parties de l’alliage de nickel et fer, 46 de cuivre et 26.25 de zinc ou toute autre proportion intermediaire entre le cuivre et le zinc.
- Pour faire cet alliage qui produit un métal blanc propre à remplacer l’argentan , on commence par combiner le fer et le nickel en proportions égales, puis à cet alliage on ajoute le cuivre , et enfin le zinc. On réussit également en augmentant la proportion du fer jusqu’à être double de celle du nickej î mais les rapports égaux sont préférables.
- 4U On prend 60 parties en poids de cuivre , 20 de nickel, 20 d’argent, oj* 60 parties de cuivre , 10 de nickel, d’argent et 20 de zinc. .
- Les proportions dépendent de l'obje* auquel on destine l’alliage; mais J? deux recettes précédentes donnent ao
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- bons alliages qui s’oxidcnt peu à l’air.
- On fond le cuivre et le nickel ensemble , avec ou sans flux , mais ordinairement avec (lux. Quand ils sont en fusion , on ajoute les autres métaux ensemble ou séparément; on coule en lingots pou-r le laminoir , ou en sable pour différels objets.
- 5° On prend 25 parties en poids de nickel , 25 de fer et 50 de cuivre , ou 15 parties de nickel, 25 de fer et 60 de cuivre.
- On fond le fer et le nickel ensemble avec un des flux précédents , puis on ajoute le cuivre. Cet alliage possède d'excellentes propriétés sous le rapport de la conductibilité de la chaleur, et est d’ailleurs applicable à une foule d objets.
- Nouveau procédé pour la précipitation des métaux sa,r les métaux.
- Par M. A. Parkes, de Birmingham.
- On sait que jusqu'à présent, quand il s’est agi de déposer des métaux sur des métaux par l'intervention des courants électriques, on a été dans l'habitude d’employer le sel des métaux qu'on veut déposer à l'état de solution, l’eau étant le dissolvant généralement usité. Je me suis proposé de faire usage , pour le même objet, des sels ou de combinaisons de sels de ces métaux à l’état de fusion ignée, et je ferai remarquer à cette occasion que les sels que j’ai trouvés les plus avantageux dans celle opération ont été les indurés, les chlorures et les phos-pha les. On peut toutefois en appliquer beaucoup d’autres, cl en général tous ceux qui sont en état de former une c mbinaison stable avec le métal, lorsqu’ils sont à l’état de fusion ignée.
- J’ai également remarqué que ces sels peuvent être employés avec avantage en combinaison avec d'autres sels, ainsi que je l’expliquerai plus loin , en évitant toutefois de faire usage de sels qui décomposeraient ceux des métaux qu’ori veut déposer.
- Je vais donner un exemple , en prenant l'argent pour type du procédé que je considère comme le plus parfait
- Je prends 3 kilogrammes de chlorure d'argent ; je le fais fondre ou le liquéfie dans un vase convenable. Les meilleurs vàses que j’ai rencontrés jusqu à présent sont ceux d’argent ou de fer ^maillé ; mais si ces vases ne sont pas e,‘ argent, il est nécessaire qu’ils soient
- en état de supporter la chaleur, et ne puissent être attaqués par les sels en fusion.
- Lorsque le sel ou la combinaison des sels est devenue fluide , je suspends , dans ce bain , d'abord une plaque d’argent mise en communication avec le pôle négatif d’un appareil électrique quelconque , mais convenable , puis l'article qu’d s’agit d'argenter ou plaquer au pôle positif du même appareil. Cet article se recouvre bientôt d’une couche d’argent, et on obtient l’épaisseur convenable en continuant à faire agir pendant un temps convenable.
- On peut aussi, au lieu de chlorure , se servir de 3 kilog. d’iodure d’argent, qu’on fait fondre comme précédemment.
- Si, à ce composé d’argent, on désire ajouter d’autres sels, ce qui est désirable, pour se procurer un bain un peu plus considérable et obtenir les immersions, je donne la préférence à l’iodure de potassium dans la proportion de 1.5 à 5 kilog. pour 3 kilog. d’iodure d’argent.
- Quelquefois je me sers des sels d’autres métaux , par exemple, des iodlires de mercure ou de cuivre , dans le rapport de 0kll\500 à I kilog. de chacun d’eux pour 3 kilogrammes d’iodure d’argent.
- Quant à l’or, je prends 600 grammes d’iodure de ce métal, et comme ce sel est très-dispendieux . j’emploie avec lui une plus grandeproporliond’iodure de potassium ou de sodium par exemple , 2kil ,40 de chacun d eux. Le reste du procédé est le même que celui décrit pour l’argent, à l'exception que la plaque qu'il faut suspendre dans le sel en fusion , est en or, au lieu d’ètre en argent.
- Le même procédé s’applique à tous les autres métaux -, il ne s'agit que de changer les sels et les plaques, et il réussit en particulier avec les sels de platine , de cuivre et de zinc.
- Sur la cause de la réduction des métaux dans des solutions de leurs sels soumises au courant galvanique.
- A l’époque actuelle, où la science nouvelle de l’électro-métallurgie se perfectionne et augmente le nombre des arts qu’exerce l’industrie, il n'est peut être fias de sujet qui mérite une attention plus sérieuse do la part des savan's et des manufacturiers qui s'm-• tèressent à ces ails ou les exercent,
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- que de connaître la cause de la réduc- j tion des métaux lorsque les solutions de leurs sels sont soumises à un courant galvanique.
- Les opinions des physiciens sur ce point sont très-variées. Les uns ont supposé que l’hydrogène dégagé par la décomposition de l’eau réduisait les métaux ; d'autres que les pôles attirent directement les métaux à leurs surfaces, et enfin un physicien a prétendu récemment que l'acide et l’oxigène passaient par voie électrolytique dans une direction, tandis que le métal prenait l’autre.
- En réfléchissant à ces diverses opinions , AI. A. Smee, auquel on doit un ouvrage estimable sur la galvano-plaslique, intitulé : Eléments (l'élcciro-métaUurgie (1), et considérant sur quelles assertions vagues elles étaient fondées , a pris la déterminai ion de résoudre la question. En conséquence, il a entrepris une série d’expériences nouvelles , et les premières recherches qu’il a faites à ce sujet, et dans le détail desquelles il est inutile d’entrer ici, lui ont semblé indiquer nettement que l’hydrogène dégagé dans la décomposition de l’eau était réellement la cause de la réduction des métaux.
- M. Smee a désiré ensuite s’assurer si le transport du métal avait lieu uniformément et synchroniquement avec la réduction , et l’expérience lui a démontré de la manière la plus positive que le transport du métal n’était pas propor tionnel au métal réduit. Tous les sels présentent ce résultat ; il n’est pas d’opération cleclro-métallurgique dans laquelle ce phénomène ne se manifeste, et une des plus grandes dilïicullés , peut-être même la plus grave, contre laquelle l’éleclro-métallurgiste a besoin sans ces«e de lutter, c'est la variation dans la force des sels métalliques soumis à la décomposition (2).
- (O Manuel complet de galvanoplastie. ou Eléments d’éleclro métallurgie, traduit de l’anglais de M A. Smee par M. de Valicourt. Paris I8iü , iti-18, lig. a* edit on. Rorel.
- (2) A cet égard, M. Smee rapporte un fait qui s’est passe récemment sous ses yeux. Un habile électro-métallurgiste de Londres , M. Home , avait entrepris de faire une électro-statue en pied, de sir John Crosbv, dans un moule préparé par le sculpteur S. Nixon , d’après un modèle original execute par cet artiste. M. Morne moulait ia jambe, mais était considérablement contrarie par la dillusion non uniforme que présentait le sel métallique dans toute la solution. La manière dont il a surmonte celte dilli-culté a eié ires-simple; il a introduit un lube de verre de temps à autre jusqu’au fond de la jambe, et a souille avec que.que force dans ce tube, ce qui a produit un mélangé entre les
- I De nombreuses expériences faites sur les chlorures de platine et d’or, le nitrate de palladium , le sulfate de cuivre, le persulfalo de fer, le nitrate d’argent, le rnuriate d'étain, le chlorure de nickel, le protosulfate de fer, les auro et argento-cyanures (le potassium , etc., ont tonies démontré que l’hydrogène seul suffirait pour réduire directement les métaux de la solution de ces sels; seulement quelques corps , tels que le platine platiné et palladié, ont suffi seuls aussi pour produire ce changement, tandis que d’autres , tels que le platineou l'arg* nt polis, la poudre noire d’argent, le cuivre poli , le cuivre en éponge, la braise ou le papier, ont fourni des résultats négatifs , probablement par suite d’une absorption du gaz.
- Ces expériences directes sur l’intervention désoxidantede I hydrogènesont du plus grand intérêt pour l’électro-mètallurgisle, en ce qu’elles lui indiquent clairement que dans la décomposition de la liqueur métallique on ne peut pas compter pour maintenir une force uniforme sur les changements qui ont lieu en vertu tlu courant voltaïque , et qu’il doit se souvenir, dans tous les cas, qu’il est nécessaire de mettre en jeu l'attraction ou les effets de la gravité, non-seulement pour favoriser la dilution du sel récemment formé , cl dont le métal doit se déposer, mais encore pour que l’acide dissolve l'oxide qui s’est formé au pôle positif.
- Le mode suivant lequel les métaux sont réduits peut paraître insaisissable ou immatériel au praticien ; mais il trouvera qu’une diffusion non uniforme du sel métallique provenant de la manière particulière suivant laquelle la réduction a lieu, est la cause de tous les mécomptes et des embarras qu’il éprouve.
- L’hydrogène réduit-il directement le métal de la solution métallique ou de son oxide ? La première opinion , d'après les expériences, parait la plus présumable , malgré qu’on* rencontre aussi d'autres faits propres à expliquer aussi cette action. Quoi qu’il en suit, les recherches de Al. Smee démontrent ce fait important pour lelectro-méinl-lurgie , que quand une solution d’un sel métallique est soumise à l’action voltaïque , l'eau est décomposée , l’oxi-
- pariies épuisées de la solution et celles saiu-rées. Ce fait est un exemple pratique, <l,,e , théoriciens peuvent bien bàiir des systèmes, mais que le praiicien ne peut réussir, qu e. interrogeant les faits et en agissant suivant i» véritable raison des phénomènes.
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- gène se rend d’un côté et l’hydrogène de l'autre , et que cet hydrogène , au moment de la décomposition sur la plaque négative joue, relativement au sulfate de cuivre et autres sels métalliques, le même rôle qu’un morceau de fer ou de zinc jouerait dans ces mêmes solutions.
- Nouvelles observations sur l’argen-ture de l’acier.
- Par M. A. Desbordeaux , de Caen.
- Jusqu’à présent, dans les opérations galvanoplastiques, on ne parait avoir pris en considération que d'une manière secondaire la nature des conducteurs employés pour transmettre le courant électrique à la solulion métallique. Si l’argent a été généralement préféré pour cet usage, c’est uniquement à cause de la propriété qu’il présente d’être à l’abri de I’oxidation. Mais la facilité plus ou moins grande avec laquelle les différents métaux conduisent l’électricité n’a point déterminé le choix qu’on en a pu faire.
- Il semblerait, en effet, que du moment que l’appareil galvanique est animé d’une énergie suffisante pour décomposer la dissolution soumise à son action, peu importerait l’espèce de métal qui servirait à y faire passer le courant électrique. Toutefois, il n’en est pas ainsi, et de nouvelles expériences m’ont démontré , au moins en ce qui concerne l’argenture de l’acier, que l’espèce de métal employé comme conducteur, exerce la plus grande influence sur le succès de l’opé-Péralion.
- Déjà , dans un précédent mémoire {le Technologiste, p. 281 , 393) , j’a-vais signalé les conducteurs en fil de Jcr comme étant plus favorables que ‘es autres au dépôt de l’argent; mais 1 ignorais à cette époque d’où pouvait dépendre cette propriété du fer. J’ai Reconnu depuis que la cause devait en ^Ire attribuée uniquement à ce que ce j^élal est moins bon conducteur de 'dectricilé que le cuivre et l'argent, dont j’avais auparavant fait usage. En e**,et , pendant que la conductibilité du c.u>vre est représentée par 100, et celle *e l’argent par 73 6 , d’après M. Bec-fldcrel, celle du fer n’est représente 3,,e par 15.H. L’ctain et le platine, ,nl la conductibilité est à peu près la ’Cuie que celle du fer, produisent Ussi, pour l’argenture, des effets iden-
- tiques. Le résultat avantageux obtenu des conducteurs en fer, m'a conduit naturellement à essayer l'influence des rnélaux placés plus bas encore dans l'échelle de conductibilité.
- Le plomb , dont le pouvoir conducteur n’est représenté que par 6.3, d'après M. Becquerel, a pleinement confirmé les prévisions que m'avaient indiquées mes observations précédentes, et m’a offert une supériorité tellement marquée sur le fer, que j’ai de suite adopté pour l’argenture les conducteurs de plomb. Ces conducteurs, en effet, ont la propriété d’accélérer singulièrement le dépôt de l’argent, qui peut dès lors s’associer sans inconvénient avec un anode volumineux et un dégagement d'hydrogène assez abondant , pendant que les conducteurs en tilde fer ne permettent,que Icmpioi d’un anode étroit, et forcent à éviter avec le plus grand soin le dégagement de l’hydrogène.
- Mais, ce qui rend plus précieux encore l’usage des conducteurs en plomb, c’est qu’on peut, par leur entremise, obtenir de bons dépôts d’argent avec des solutions qu’on aurait pu considérer comme complètement usées. Ainsi, je suis parvenu à argenter l’acier en employant du cyanure d’argent et de potassium qui avait servi au laiton, résultat qui, auparavant, m’aurait paru absolument impossible. Pendant que les conducteurs en fer doivent nécessairement être très- longs et minces, on peut au contraire employer des conducteurs de plomb d’une certaine grosseur et d’une longueur beaucoup moindre. Comme le plomb ne tarde pas à se couvrir d’une légère couche d’oxide , il est indispensable de souder, à chaque extrémité de ces conducteurs, un bout de fil de fer étamé , d’une longueur suffisante pour établir la communicalion avec la pile. Au reste, ils simplifient tellement l’opération de l’argenture , qu’avec leur usage, elle n’a plus besoin en quelque sorte d'aucune surveillance, et ils ont en outre sur les autres l'avantage de se prêter plus facilement aux différentes formes qu’on veut leur faire prendre.
- En adoptant lesconducteurscnplomb, je croyais avoir trouvé le métal le plus favorable à l’argenture. Mais il en est un autre dont la conductibité est encore moins prononcée , et dont il me restait à examiner l’effet; c’est le mercure, dont le pouvoir conducteur n'atteint que 3.5, pendant que le plomb s’élève à 6 3. J ai disposé en conséquence deux tubes capillaires en verre de 0m.33 de
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- longueur, et après les avoir remplis de mercure, j’ai adapté à chaque extrémité des fils de fer étamê, que j’y ai maintenus avec de la cire à cacheter. Soumis à l'expérience, ils ont donné lieu à des résultats très-satisfaisants, et leurs propriétés, favorables à l'argenture de l’acier m’ont paru plus pronon -cées encore que celles des conducteurs en plomb. Comme ces derniers, ils déterminent une argenture parfaitement adhérente au moyen d’un large anode et d’un assez fort dégagement d’hydrogène. Les solutions de cyanure d’argent et de potassium, dont on ne peut tirer aucun parti, même avec des conducteurs en fer , produisent un depot rapide et satisfaisant au moyen des conducteurs en mercure.
- Je n’ai pas pu jusqu’à présent faire l’essai des conducteurs en potassium , qui d ‘vraient êire disposés comme ceux en in *rcure; rn iis il mu parait vraisemblable qu'il < pro luiraient un effet èg il et p *ui-être supérieur encore à celui du mercure, piLque, d’après il. Becquerel, la cnn luclibililè d 1 potassium se réduit à 1.3.
- Toutefois, il c*t un term1 au delà duquel le peu de conductibilité des corps employés comme conducteurs éleetri|ues cesse de produire un effet avantageux. Ainsi, quo que le carbone passe généralement pour un bon conducteur. il ne conduit pas suffisamment l'électricité pour opérer la réduction des solutions d’argent. Je regrette que sa conductibilité relative n’ait p’S etc déterminée dans les ouvrages que j’ai été à portée de consulter; mai < ellejdoit être extrêmement faible, comparée à celle du mercure, car je n’ai pu obtenir avec ce corps qu’un effet à peine appréciable, et qui n’a pas paru excéder beaucoup celui de l'eau distillée, lorsqu'il est parfaitement sec. Il n’en est pas de même s’il esl imprégné d’une solution conduisant elle-même l’êlec tricité. On pourrait même argenter l’acier en employant , au lieu d'un anode d’argent, un anode de charbon plongé en partie dans la solution de cyanure. Mais il n’agirait en pareil cas que comme tous les corps poreux; car un fragment d’éponge produit absolument le même effet, et peut remplacer les anodes de platine, lorsqu’on veut essayer certaines solutions dans lesquelles on veut éviter la dissolution de l'anode.
- Il me paraît donc démontre que les métaux qui sont les moins bons conducteurs de l’électricité, sont en même temps ceux qui transmettent le courant
- électrique de la manière la plus favorable p )ur obtenir l’argenture de l’acier. De la m) lificatiou qu’ils impriment à l’électricité en la faisant pisser à travers leurs molécules , paraissent dépendre en grande partie la régularité et la solidité avec lesquelles s’opère le départ de l’argent, et jusqu’à présent le mercure et le plomb me paraissent être ceux qui réunissent les propriétés les plus avantageuses.
- Voici en résumé les conditions qui me semblent avoir l’influence la plus prononcée sur le succès des opérations galvanoplastiques : 1 l’intensité ducou-rant qui résulte du nombre plus oïl m lins grand des éléments de l’appareil galvanique; 2’ l’état de la saturation de la liqueur soumise à l’action de la pile : en général , il est avantageux de faire dissoudre d ms le cyanure de potassium la plus grande quantité de cyanure d argent qu’il puisse absorber; 3’ l’état de concentration de cette même liqueur; on obtient de meilleurs résultats d’une solution étendue d’eau dans certaines limites que d’une solution trop concentrée ; i enfin la nature des conducteurs métalliques employés : et celle quatrième condition , tout en piraissant avoir clé négligée jusqu’à présent, n’est certainement pas celle qui joue le rôle le moins important.
- Il est probable aussi qu’elle ne serait pas non plus sans influence sur les opé* rations galvanoplastiques autres que l'argenture , et qu’il doit y avoir de* conducteurs métalliques plus favorable* les uns que les autres pour la dorure, le zincage , l'étamage, le cuivrage, etc. C’est un point qui me paraîtrait mériter d’être examiné avec quelque intérêt-
- Moyen pour produire une belle patin* antique sur les objets en bronze sont les enduire d'aucune dissolution saline.
- Par le docteur L. Elsneh.
- Pour former en très-peu de temp9 » sur les objels en bronze, une b die Pa" tine verte semblable à celle antique produite par le temps, et une longue exposition à l’air et à l’humidité, sert communément de dissolutions s3" fines que l’on compose de différente manières. Ce n’est pas ici le fieu reproduire le nombre assez considérable de recettes qui ont été propose pour cet objet, attendu qu’il ,,est de traité de chimie appliquée ou de
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- nuel sur ce sujet où on ne les trouve mentionnées ; unis toutes ces recettes n’atteignent pis le but, et par conséquent je penm qu’il sera agréable aux artistes et aux praticiens de leur en faire connaître une qui se recommande par un succès constant, et par des résultats avantageux constatés par une série d’expériences Elle est due au capitaine d'artillerie Hoffmann , qui l’a communiquée récemment à la Société polytechnique de B;rlin.
- L’objet en bronze est d’abord tapé à la brosse , et non pas frotté ou enduit , avec une solution très-étendue de nitrate d'oxide de cuivre renfermant une très-grande quantité de sel marin dissous , puis on le gratte-bosse , et on le tape également ensuite avec une dissolution composée de 1 partie de bi-oxalate de potasse ou sel d’oseille, 4.5 pariies de sel ammoniac , et 9L5 parties de vinaigre, et enfin on le gratte-bosse. Celle opération étant répétée à plusieurs reprises, au bout de 8 jours l'objet a pris une belle nuance vert de chrome , et dans les anfractuosités du travail, on remarque une patine vert bleuâtre tellement adhérente que la brosse, pressée très-fortement,ne peut l’enlever. Cette patine résiste aussi très-bien à l’influence du temps.
- Le capitaine Hoffmann a mis sous les yeux de la Société divers objets en bronze décorés d’une manière élégante par ce procédé.
- Quelque succès qu’ait obtenu ce procédé , j’ai pensé qu'on pouvait éviter complètement l’emploi des dissolutions salines pour patiner les articles en bronze , et en conséquence j’ai cherché à soumettre ces objets aux mêmes conditions et aux mêmes influences que celles qui développent sur eux avec le temps la patine antique, c’est-à-dire à l’influence d’une atmosphère humide.
- La patine verte consiste, d’après les analyses, en un carbonate d’oxide de cuivre semblable à la malachite , et il est probable qu’elle se forme de la manière que voici : la surface du bronze commence d’abord par s’oxider sous l’influence de la vapeur d’eau renfermée dans l’atmosphère, et l’oxide qui se forme ne tarde pas à se combiner avec l’acide carbonique de cette atmosphère, de manière à produire ainsi le carbonate de cuivre qui constitue cet enduit.
- J’ai donc cherché à imiter l’opération chimique qui a lieu dans la nature par un procédé purement artificiel, et j’ai réussi, en partant des mêmes principes,
- à produire une belle patine sur les objets en bronze sans faire aucune dissolution saline. Voici la manière dont je m’y suis pris pour cela :
- J’ai introduit du gaz carbonique dans un vase en verre à large ouverture qui avait été rempli préalablement d’une dissolution de sel marin ; j’ai laissé encore dans ce vase une petite portion de la solution salée ; puis l’objet en bronze bien écurô , de manière à présenter une surface métallique parfaitement nette , a été plongé dans un mélange d'environ partie - égales de vinaigre et d’eau. et aussitôt transporté dans la capacité du vase qui se trouvait remplie de gaz acide carbonique humide, ctsur le fond duquel on avait laissé, ainsi qu’il vientd’êtredit, une solution de sel marin de quelques centimètres de hauteur. L’ouverture du vase a été fermée alors avec une large bonde , et les fuites qui pouvaient exister entre celle-ci et le verre ont été bouchées avec un lut épais . composé de farine de graine de lin , de farine ordinaire et d’eau , qui devient très-dur en peu de temps. Sur la face intérieure de la bonde on avait assujetti un crochet de cuivre , et c’est à ce crochet qu’on a suspendu, avec un fil de cuivre ( le fer doit être rejeté à cause de la rouille ), l’objet à patiner dans l'atmosphère d’acide carbonique.
- Ainsi disposé , l’appareil a été abandonné, à la température ordinaire, pendant quelques semaines, au bout desquelles il s’était déjà formé , dans les anfructuosités, une patine vert bleuâtre; toute la surface de l’objet offrait l’aspect d'un bronze qui aurait été exposé pendant de longues années à l’influence d une atmosphère humide.
- Cette patine résiste parfaitement bien à l’air, et des pièces d’essai très-bien réussies ont été exposées à l’influence du temps sans éprouver le moindre changement.
- Cette manière de produire une patine semblable à la patine antique, pourraitégalement s’appliquer aux gros objets, en faisant l’opération dans de grandes caisses en bois, enduites à l’intérieur d'un bon mastic résistant à l’eau, et revêtues de plomb à l’extérieur.
- Plus on prolonge l’opération de la patinure, plus aussi la pièce devient belle et se rapproche de celles de la nature; seulement il faut éviter d’employer une trop grande proportion de vinaigre pour l’oxidation , parce que , dans ce cas, la patine se forme , il est vrai, plus promptement, mais peut être plus facilement enlevée et dissoute par des lavages à l'eau. J’ai tenté aussi d’a-
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- jouter du vinaigre à la dissolution du I sel marin qu'on laisse sur le fond du vase pour favoriser la palinure , mais j'ai remarqué, dans ce cas, que la patine se dissolvait aussi aisément dans l’eau.
- Le capitaine Hoffmann , auquel j’ai fait part de mes essais , m’a dit qu’il y a déjà plusieurs années il avait eu une idée pareille , et que ses expériences lui avaient fourni des résultats sem-bables.
- Si l’acide carbonique qu’on emploie renferme même une très minime portion de gaz acide suifhydrique ( lequel gaz peut être dégagé simultanément avec l’acide carbonique par l’addition d’une très-faible quantité de sulfure de fer à la craie dont on fait usage pour la production de l’acide carbonique), alors la pièce perd très-promptement à la surface , l’éclat métallique du bronze fondu et coulé pour prendre une couleur brune particulière , et ce n’est que beaucoup plus tard que commence la formation du composé semblable à la patine antique , qui consiste en un carbonate basique d’oxide de cuivre.
- Du reste , cette circonstance que le cuivre et le bronze prennent, sous l’influence du gaz suifhydrique , une couleur brune semblable à celle des vieux bronzes, est un fait d’expérience connu depuis longtemps, et qui d’ailleurs se présente journellement dans les laboratoires sur tous les ustensiles en cuivre qu’on y rassemble.
- Procédé pour émailïer les appareils, vases et ustensiles en fonte de fer.
- Par MM. Th. et Ch. Clark , fondeurs et émaiileurs sur fonte.
- Avant de procéder à l’opération de l'émaillage , les vases ou ustensiles en fonte de fer doivent être parfaitement ècurés et décapés de la manière suivante :
- On ajoute à 80 ou 100 litres d’eau une quantité d’acide sulfurique suffisante pour donner au liquide une saveur sensiblement acide ; on y plonge la pièce, qu’on y abandonne pendant trois heures et même davantage. Cela fait, on l’enlève et on l’écure au grès ; on la lave à deux reprises successives dans de l’eau bien pure et froide , et enfin on l’immerge pendant cinq minutes dans de l’eau bouillante; on l’enlève enfin , on la sèche parfaitement
- avec des linges, et, en cet état, elle est préparée pour recevoir l’émail, qui se compose de deux charges , l'une pour le corps ou fond , et l’autre pour le vernis ou couverte.
- La première composition, ou celle pour le corps, se prépare comme il suit. On prend 100 kilog. de silex calciné , cassé et broyé finement, auquel on ajoute 50 kilog. de borax réduit de même en poudre fine ; on calcine ce mélange jusqu’à ce qu’il entre parfaitement en fusion , on laisse refroidir, puis on en prend 50 kilog., auxquels on ajoute 5 kilog. d’argile à potier, qu’on broie ensemble à l’eau, et qu’on amène à une consistance telle que quand on y plonge une pièce, elle en sorte couverte d’une couche d’un millimètre et demi d’épaisseur, qui constitue la première charge ou le corps destiné à porter le vernis. On laisse alors s’imbiber, ce qui a lieu parfaitement en 8 à 10 minutes , si on travaille dans un atelier chauffé; et c’est en cet étal de moiteur qu’on peut aisément tamiser dessus la seconde composition qui doit constituer le vernis.
- Pour composer ce vernis , on prend 125 kilog. de verre blanc sans plomb, 25 kilog. de borax , 20 kilog. de soude, qu’on pulvérise finement ensemble, et qu’on fritte complètement dans un creuset. On laisse refroidir, on broie très-fin à l’eau , on sèche , puis on prend 55 kilog. du mélange et 1 kilog. de soude, qu’on démêle parfaitement ensemble dans de l’eau chaude; on dessèche à l’étuve, et enfin on réduit en poudre fine.
- Lorsque cette poudre a été tamisée bien également sftr la première composition, la pièce est introduite dans une étuve, dont la température est de 100° C., pour la faire sécher, puis l’émail est cuit en plaçant cetle pièce dans une mouffle semblable à celle dont se servent les fabricants de porcelaine pour cuire les couvertes et les couleurs. La mouffle ayant été portée à une température suffisante pour fondre ou glacer le vernis , la pièce est d’abord chauffée graduellement près de l’ouverture de la mouffle. puis exposée dans le point où la température est la plus élevée , et enfin lorsqu’on a obtenu le glacé suffisant, on la retire avec lenteur pour la refroidir graduellement.
- Les pièces en fonte ainsi préparées peuvent aller au feu pour les usages domestiques ordinaires, sans que le-mail craque , se fendille ou se de-tache.
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- Sur la préparation des masses de
- caoutchouc et leurs diverses applications.
- Par M. le docteur Bretthauer.
- On sait qu’on peut amener le caoutchouc , en le traitant par certaines menstrues , à former une solution coulante , ou bien une masse épaisse pâteuse ou gélatineuse. Comme c’est sous cette dernière forme que le caoutchouc reçoit la plupart de ses applications industrielles, c’est aussi de sa préparation que nous allons nous occuper.
- Jusqu’à présent, on a préparé ces masses par divers moyens propres à ramollir lecaoulchouc ; maisccs moyens remplissent rarement le but, parce que tantôt ces masses restent collantes , tantôt elles deviennent cassantes après la dessiccation , et par conséquent ne sont plus propres à constituer un enduit hydrofuge pour les tissus.
- Kelativementaux dissolvantsdu caoutchouc , nous nous permettrons la remarque suivante : c’est que tous ont le défaut de ne pouvoir ramener cette substance à son état naturel laiteux, et que tous la laissent, après la dessiccation , plus ou moins altérée.
- Déjà, par la chaleur seule , on peut amener le caoutchouc à l’état de matière épaisse ou derni-lluide en le faisant fondre. Cette masse reste longtemps poisseuse et molle; mais elle finit par sécher et se transformer en un corps semblable au branles marins. Le caoutchouc est donc dénaturé entièrement par la chaleur; d’où il s'ensuit que, dans toutes les dissolutions de celte substance, l’emploi de la chaleur doit être évité autant qu’il est possible.
- Le carbure de soufre , qui est le plus puissant dissolvant pour toutes les résines , dissout le caoutchouc de la manière la plus prompte et la plus complète. La solution peut avoir telle force qu’on désire, et donne de nouveau, en exposant à l’air pour l'évaporation de l’alcool soufré, du caoutchouc naturel. Ce dissolvant ne laisserait donc rien à désirer, si son prix élevé n’en interdisait l’emploi en grand.
- Dans l’éther, le caoutchouc renfle considérablement; il devient très-extensible et se dissout finalement, complètement ou en grande partie dans ce liquide. Mais l’éther est de même si cher, que son emploi ne remplirait point encore notre but. Il y a cepen-
- dant quelque avaniage à ajouter à une masse de caoutchouc préparée à l’essence de térébenthine un peu d'éther , afin de le rendre plus ductile et d’en faciliter la dessiccation.
- L'huile éthérée, obtenue par la distillation sèche du caoutchouc , devrait être un excellent dissolvant pour celte matière. Toutefois , d’après mes expériences, et indépendamment des frais qu’occasionnerait sa préparation, lesquels ne permettraient pas des applications en grand , cette huile exerce une action à peine égale à celle de la bonne essence de térébenthine.
- En Angleterre , ainsi que dans plusieurs autres pays, on se sert, principalement pour cet objet, de l’huile essentielle, qu'on extrait du goudron de houille. La plupart des autres huiles essentielles agissent bien aussi comme dissolvants sur le caoutchouc; mais il est impossible de s’en servir à cause de leur prix commercial. Quant à l’emploi de l’huile essentielle de goudron de houille, il présente des inconvénients graves. Un enduit fait avec une masse préparée de celte manière, conserve encore longtemps après la dessiccation une odeur très-désagreahle que tout le monde connaît, et perd de son élasticité en durcissant par un froid même peu intense. Ce dernier défaut peut provenir d’un traitement peu.convenable de la résine qu’on a portée peut-être à une trop haute température avec l'huile , et dans tous les cas ce sont là deux circonstances fâcheuses surtout, nous le répétons, lorsque les masses sont destinées à rendre des vêtements imperméables.
- On ne saurait trop éviter l’emploi des matières ou des huiles grasses , comme dissolvants pour le caoutchouc. Ces corps dssolvent bien , il est vrai, complètement cette substance à l’aide de la chaleur, mais aussi ils la décomposent entièrement.
- Je donne la préférence, sur toutes les autres , aux masses de caoutchouc préparées à l essence de térébenthine sans addition quelconque. Mais comme tout le caoutchouc qu’on rencontre dans le commerce ne possède pas également l’ensemble des qualités qui sont nécessaires pour parvenir au but, il est indispensable , avant de soumettre une sorte quelconque à des préparations, de s’assurer par des essais en petit si elle y est propre, et comment il convient de la traiter. J'ai fréquemment rencontré des caoutchoucs qui, traités à froid avec quatre fois leur poids d’essence de térébenthine, et travaillés
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- avec soin à plusieurs reprises, se sont parfaitement ramollis et ont fourni une masse homogène facile à travailler, et séchant aisément. Une fonte (le cette nature est la plus avantageuse de toutes ; mais malheureusement il nous est assez difficile, à nous qui achetons de seconde main, de pouvoir déterminer l’origine ou la patrie d une pareille sorte J’ai aussi trouvé d’autres caoutchoucs qui se gonflaient complètement dans trois, et môme deux fois leur poids d'essence de térébenthine; mais la masse n'était plus ductile, elle était poisseuse et restait toujours collante. Élai i-ce un caoutchouc artificiel ou un produit déjà travaillé, ou enfin une sorte provenant d’une espèce de plante que je ne connais pas, c’est ce que j’ignore : tout ce que je sais, c’est qu’il était noir, et présentait en le coupant un aspect très-brillant On rencontre aussi des sortes qui exigent jusqu’à six fois et davantage leur poids d’essence pour les dissoudre, et qui, après avoir été traitées convenablement et un temps suffisant, fournissent une masse bien compacte et sans grumeaux. Toutefois, comme la quantité dedissolvanta besoin d’être prise en considération dans la préparation des masses, ces sortes doivent, autant qu’il est possible, être rejetées comme ne remplissant pas le but Enfin il est des sortes qui consomment encore bien plus d’essence , qui ne s’y gonflent même que mé liocre-ment sans s’y ramollir complètement. On est donc forcé d’écraser les masses au moyeu d'un laminoir à cylindres cannelés , ou bien de les comprimer avec un cylindre dont la surface convexe est percée de trous très-fins, ce qui exige beaucoup de temps et de force.
- On doit rejeter sans hésiter, quand on veut se livrer à la préparation de masses de bonne qualité, un caout chouc du Paraguay, qu’on rencontre parfois dans le commerce en grandes tables semblables à une grosse flèche de lard , et qui est noirci à l’extérieur par la fumée, cassant, fragile, lardaeé à 1 intérieur, en partie blanc jaunâtre et en partie brunâtre, et renfermant une grande quantité d’impuretès, telles que bois, écorce, etc. Soumis à une douce chaleur, ce caoutchouc devient brun, translucide, peu élastique et poisseux ; il se ramollit dans l’eau bouillante, où il est moins collant et plus élastique. Il se comporte avec les dissolvants comme les sortes mentionnées en dernier lieu, et par conséquent n’est pas, indépendamment de sa qualité
- impure , d’un emploi avantageux. Il se ramollit complètement par une longue ébullition dans l’essence de térébenthine ; la masse qu’on en obtient sèche facilement, mais alors elle a perdu toutes les propriétés du caoutchouc.
- Uelativementau dissolvant qu’il convient d’employer, il est bien entendu que l’essence de térébenthine, rectifiée et exempte de résine , agit plus énergiquement que l’essence du commerce. La première, toutefois, est d'un prix élevé, et si celle du commerce n’est pas trop vieille et ne renferme pas beaucoup de résine , la différence n'est pas en réalité bien sensible.
- J’ai remarqué aussi des différences importantes dans la faculté de dissoudre le caoutchouc , dans les différentes espèces d’essences de térébenthine qu’ou rencontre dans le commerce , et auxquelles on applique divers noms, d’après le lieu de la fabrication ou l’espèce de plantes dont elles proviennent. Àlais les différences paraissent provenir plutôt du caoutchouc lui-même. Plus celte matière peut être obtenue fraîche, c’esl-à dire moins il s’est écoulé de temps depuis son extraction et sa préparation , plus elle se montrera facile au travail, tandis que plus elle sera ancienne , plus elle résistera opiniâtré-menl à l’action des dissolvants , et ce sont surtout ses parties extérieures qui sont les plus difficiles à dissoudre.
- Le changement que le caoutchouc éprouve doit, indépendamment de l’enfumage au moyen duquel on fait sécher b s bouteilles préparées , être dû, sans nul doute, à la longue influence de l’air atmosphérique. On peut s’en convaincre en coupant dans une bouteille ouverte un petit morceau cubique, dont deux des parois respectives supérieure. et inferieure sont formées des faces interne et externe de la bouteille. Ce petit cube étant immergé dans de l’essence de térébenthine s’y ramollit» et si l’on a soin d’agiter, on voit que la masse interne s’infiltre peu à peu d'essence, tandis que les faces qui faisaient partie des parois de la bouteille resteront comme deux feuillets sans être dissoutes.
- Dès que , par un choix judicieux ou par des essais on s est assuré de la sorte du caoutchouc à laquelle on a à faire, on n’a plus besoin de beaucoup de travail, mais bien de manipulations assez délicates pour préparer une masse propre à divers usages. Le caoutchouc , tel qu’on le reçoit des droguistes , surtout les grosses bouteilles et les plaques ou tables, est générale"
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- ment dur et a besoin, avant d’être découpé, qu’on le ramollisse : ce qu’on fait ordinairement en le tenant dans de l’eau bouillante. Mais dans celle opération , celle substance absorbe quelquefois de l’eau. et en devient par suite plus difficile à dissoudre. Il vaut donc mieux en conséquence opérer ce ramollissement à une douce chaleur, par exemple , en le mettant à une certaine distance d’un poêle allumé. Arrivé à cet état, on coupe le caoutchouc avec un couleau bien affilé ou par une machine en bandes minces , ou en fils d’une section de 3 «à 4 millimètres carrés. Il est des sortes qui peuvent être découpées, suivant une section plus considérable, et même si les matières sont épaisses , on peut enlever les surfaces extérieures, puis ne découper la partie interne que très-grossicrement.
- La dissolution s’opère très-bien dans de grands pots de grès, dans lesquels on doit laisser autant de vide que la masse occupe de capacité, afin de pouvoir à plusieurs reprises différentes la travailler avec une spatule. On met d’abord en contact la totalité du caoutchouc avec les deux tiers de la quantité d'essence de térébenthine nécessaire à sa dissolution , ce donton se sera assuré par des essais préliminaires; là. les portions inférieures de la résine qui est dans le pot commencent à se saiurer d’essence. Au bout de 12 à 24 heures , on retourne la masse sens dessus dessous, et l’on ajoute l’autre lier s de l’essence. C’est la seule manière d’obtenir un gonflement régulier dans la totalité de la masse. On abandonne encore 2'f heures, au bout desquelles on travaille et pétrit soigneusement le tout avec la spatule , opération qu’on répète chaque jour et au moment même où l’on \a utiliser la masse. Si elle est, soit par l’action du froid , soit par une légère dessiccation, devenue un peu dure, on lui rend aisément sa souplesse par une addition d’une petite quantité d'essence de térébenthine chaude. Alors, au n*oyen de grands couteaux de bois ou de palettes, on l’étend sur les étoffes °u les tissus aussi uniformément qu’il e*t possible, puis on l’unit au moyen d lin cylindre de bois qui est, pour prévenir toute adhérence, continuellement humecté d’eau. Suivant la qualité des l'ssus, on se contente de cet enduit, °u bien on applique une seconde couche. On peutcolorer la masse au moyen d une couleur qui aura été broyée à essence de térébenthine . et c’est ce ^U’on fait fréquemment avec le noir de fumée. On peut encore, après la
- dessiccation , recouvrir l’enduit avec un vernis à l’huile ou avec une solution alcoolique faible de gomme laque ordinaire, à laquelle on ajoute au besoin une matière colorante. Cet enduit est parfaitement convenable pour une foule d’applications utiles aux étoffes.
- J’en ai préparé ainsi un très-grand nombre avec les masses dont je viens de faire connaître la fabrication , et j’ai trouvé que c’était principalement pour la fabrication des tissus doubles que ces préparations étaient utiles. La plupart des objets fabriqués qu’on débite aujourd'hui ne remplissent pas leur but; ils ne sont rien moins qu’imperméables , et c’est précisément là ce qui s’oppose à leur débit étendu. Une grande partie des masses est employé à enduire les bâches ou prélats qui servent à recouvrir les chariots et les voitures, et rendre imperméables les toiles qu’on étend sur les wagons de chemins de fer qui transportent des marchandises. Ces couvertures consistent , les unes en toiles à voile qu’on enduit d’une couche épaisse de caoutchouc, les autres d’un treillis double avec enduit intermédiaire. On donne la préférence à ces derniers, attendu que les premiers perdent comidèrablement de leur mérite par la négligence des gens de service , qui, au lieu de les suspendre pour les faire sécher, les entassent au contraire encore humides dans des coins où , faute de circulation d’air, ils s'échauffent et se dépouillent du caoutchouc qui se dissout en partie. Au moyen d’une couche de vernis à l’huile , ce qui en élève de beaucoup le prix, on peut rendre ces bâches ou couvertures à étoffe simple d’un aussi bon service que les autres.
- On fait encore en Allemagne, sur les chemins de fer, un autre usage avantageux de ces masses de caoutchouc. On établit le tube qui forme la communication entre la locomotive et le tender en toile à voile, qu’on enduit de plusieurs couches de caoutchouc dissous , et qu’on roule solidement sur plusieurs doubles autour d’un fil en spirale.
- Ces tubes ne le cèdent point en durée à ceux anglais fabriqués en tissus avec interposition d'une couche de caoutchouc.
- Composé propre au blanchissage.
- Par M. P. Ward.
- Je me suis proposé de combiner la
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- gélatine et le mucilage avec la soude et la potasse, de manière à en former un composé propre à nettoyer et au blanchissage. On sait, en effet, qu’on emploie fréquemment dans le blanchissage la soude et la potasse avec ou sans le secours du savon , et j’ai découvert que si on combinait la gélatine avec ces alcalis au lieu de les employer seuls , il en résultait un effet plus avantageux et une économie de savon dans les opérations. Voici du reste comment je procède :
- Je prends une certaine quantité de soude ou de sous-carbonate de soude du commerce, je les réduis en poudre fine dans un moulin , et j’y ajoute de la gélatine (dissoute dans l’eau , dans la proportion de 50 kilog. de gélatine sèche pour 200 litres d’eau ), et je passe ensemble ces matières au moulin pour en faire une bouillie épaisse qui, lorsqu elle est parfaitement homogène et douce au loucher, est étendue sur le plancher d’une chambre où on la laisse sécher pendant 4 heures ; après quoi on la retourne à la pelle, on l’abandonne encore pendant 10heures, on retourne une seconde fois, on laisse encore 10 heures , au bout desquelles le mélange est généralement devenu sec. Celte dessiccation dépend au reste de l’état de l’atmosphcre; mais je n’ai pas trouvé qu'il fût en général nécessaire d'avoir recours à une chaleur artificielle.
- Le mélange ainsi préparé est passé à travers un tamis, ayant des mailles d’un centimètre environ ; les morceaux sont broyés, puis passés de nouveau au tamis. La poudre qu'on obtient ainsi est propre à être appliquée au blan chissage . et s’emploie, comme la soude ordinaire du commerce, avec ou sans savon , et dans tous les cas avec avantage et économie.
- On peut aussi se servir de potasse pour cet objet, et des alcalis de diverses qualités qu’on rencontre généralement dans le commerce ; mais la combinaison ci-dessus m’a paru la meilleure, tant par rapport à l’alcali que
- sous celui de la matière qu’on y combine.
- On pourrait obtenir la combinaison de ces matières en dissolvant la gélatine et l’alcali séparément dans l’eau ; mais ce mode n’est pas aussi avantageux que celui que j’ai proposé pour le transport de ces substances, et il vaut mieux opérera l’aide du moulin.
- Quand on se sert de mucilage au lieu de gélatine ou de concert avec la gélatine , on prend de préférence celui qu’on obtient avec la graine de lin, ou plutôt les tourteaux de graine de lin ; on en fait une gelée épaisse, en employant aussi peu d’eau qu’il est possible , on passe au tamis pour retenir les matières insolubles , et on introduit ce mucilage épais dans le moulin avec l’alcali pour procéder, comme j’ai indiqué , pour la gélatine.
- Il est clair que, quoique je n’aie mentionné ici que les carbonates de potasse et de soude, que lorsque le mélange doit être à l’état liquide, ori peut, si on le juge convenable, le faire passer à l’état caustique.
- Encre rouge et violette solide.
- Cueillez le fruit de l’arbre Sainte-Lucie, qui est très-commun dans les jardins d’agrément, et qui se propage avec la plus grande facilité.
- Écrasez ce petitfruit,et faites bouillir avec une légère addition d’eau et de gomme aiabique; on passe à travers un linge.
- Vous obtiendrez un beau violet. Mèlez-y une faible quantité d’acide, soit hydrochlorique, soit oxalique, soit citrique , et le violet deviendra un beau rouge.
- Cette encre réunit à l’avantage du bon marché celui de résister aux acides, ce qui n’est pas sans importance pour les effets du commerce sur timbre.
- E. R.
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- AIVTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Rapport de l'ingénieur ordinaire de l'arrondissement de Chartres sur la roue à piston.
- De M. Lamolère.
- Le sieur Lamolère, qui depuis de longues années s’occupe de mécanique-pratique, a fait établir, il y a quatre ans, dans sa propriété de Sours, près Chartres , un nouveau moteur hydraulique qu’il nomme roue à piston.
- Cette machine , d’une extrême simplicité, se compose d’un cylindre vertical à section elliptique, dans lequel se meuvent des pistons réunis entre eux par une chaîne sans fin qui s’enroule sur un tambour. Les pistons, dont la section est moindre que celle du cylindre, sont garnis de lanières de cuir qui s'épanouissent sous la pression de l’eau , et ferment hermétiquement le cylindre , de telle sorte que la pression verticale exercée-à chaque instant sur le piston est égale au poids d’une colonne d’eau dont la base serait la section droite du cylindre, et dont la hauteur serait la hauteur de la chute.
- On voit, d’après cet énoncé succinct, que cette machine est dans les conditions les plus favorables pour produire le maximum de force, et que si elle était parfaitement ajustée , elle devrait Produire un travail utile très-peu différent du travail théorique.
- Malheureusement la machine dont nous avons été appelé à constater la Puissance était loin de présenter la rè-Sularilè de mouvement qu’on peut obtenir dans le mécanisme de ce moteur, qui nous a empêché de déterminer d’une manière certaine tout l’effet utile qu’on peut en obtenir.
- La machine dont nous avons constaté J® puissance à l’aide du frein de Prony, fonctionne habituellement avec une cnute de 2m.04 et une dépense d’eau •lui ne va pas au delà de 31 litres par seconde. Aussi la section du cylindre 11 est-ellequede03,.0246. Avec ces données , la vitesse variant entre 36 et 39 ‘Ours par minute, nous avons trouvé à plusieurs reprises que le travail utile de a machine était compris entre 0m.71 0®.72 du travail théorique.
- Ce travail, qui serait très-ordinaire Pour une machine convenablement jusiée, nous a paru tout à fait contant en faveur du nouveau moteur, t* Technologitle, T. VI. — Septembre i
- puisqu’il était fourni par une machine en mauvais état, dans laquelle nous avons remarqué trois causes principales de déperdition de force.
- 1° Le cylindre ne se remplissait pas complètement, parce que , par une disposition vicieuse, le grand axe de la section droite avait été placé dans le sens du cours d’eau , au lieu d’être placé en sens inverse.
- 2° Les pistons avaient beaucoup trop dejeudansle tambour pour empêcher le glissement de la chaîne sans fin sur le tambour, et ce glissement s’opérait en quelques points.
- 3° Enfin le cylindre était mal fixé à sa partie inferieure , et les oscillations qui en résultaient produisaient des frottements entre les pistons et le cylindre. ,
- C’est pourquoi nous pensons que la machine de M. Lamolère , montée avec toute la précision possible, et disposée de manière à ce que le cylindre puisse facilement se remplir, doit fournir le maximum d’effet utile qu’on peut obtenir d'une machine hydraulique.
- L'ingénieur ordinaire, Alex. Boucher.
- Explication des figures.
- Fig. 1, pl. 72. Élévation verticale de la machine
- Fig. 2. Section longitudinale suivant l’axe.)
- A , bief d’amont ; B, bief d’aval ; C, vanne; D,D, cylindre vertical à section horizontale elliptique établi en maçonnerie, et de toute la hauteur de la chute ; E, tambour en bois à couronnes découpées pour recevoir les pistons; e,e,e,e, etc., pistons elliptiques < n bois à garniture en cuir qui entrent à frottement doux dans le cylindre vertical; F,F, chaîne sans tin qui sert à relier les pistous entre eux.
- Note sur une roue à aubes emboîtées dans un coursier annulaire fendu pour le passage des bras.
- Par M. Mary , ingénieur en chef des ponts et chaussées.
- Forcé, par les besoins dont je suis chargé, d’aviser au moyen détablir une distribution d’eau dans les parties hautes des quartiers de Chaillot et du
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- Roule, j'ai été conduit, par les circonstances dans lesquelles je me trouvais, à imaginer un système non encore essayé jusqu’ici , et dont les résultats m’unt paru dignes d'être signalas.
- Description. La roue construite aux bassins de Chaillot est montée sur un axe horizontal ; elle est formée de six palettes elliptiques adaptées à la circonférence d’un cylindre de 0“‘.12 de longueur et2m.28 de rayon, accompagné de deux disques annulaires placés de0,u.30 de largeur perpendiculaires à l'axe, et fixés au moyeu par six bras renforcés de nervures et masqués par des feuilles de tôle. Pour séparer les eaux d'amont de celles d'aval, deux plaques en fonte, noyées en partie dans la maçonnerie, viennents’appuyer sur les disques dont il a été question , et forment, dans leur partie inférieure, les lèvres d’un coursier annulaire en ciment romain calibré avec les palettes elles-mêmes, qui s’y emboîtent ainsi très-exactement. Ce coursier se prolonge au delà du plan vertical mené par l’axe de la roue d'une longueur à peu près égale à l'intervalle entre deux aubes; du côté d’amont. il s’évase en entonnoir pour faciliter Centrée de l’eau , qui en couvre ainsi l’orifice et y pénètre comme elle feraitdans une conduite placée au fond d’un réservoir. Tl résulte de cette disposition que l’eau de la retenue agit sur les palettes comme elle agirait sur le piston d’un cylindre.
- Pour diminuer la résistance de l’eau sur les aubes ou palettes, elles sont taillées en forme de proues par dessous , et en forme de poupe par dessus.
- La roue ne perd à peu près rien de son effet utile pour une même chute quand l’eau s'élève en amont jusqu’au point de surmonter le petit cylindre au delà duquel sont placées les aubes.
- Pour que celte roue jouisse des avantages qui lui sont propres, il faut que sa vitesse n’excède pas lm.30 par seconde.
- Essai au frein. La roue qui vient d'être décrite, essayée au frein, a donné 0.825 , 0.75 , 0.824 , 0.850 pour 100. Ces rendements, même le plus faible, atteignent ou dépassent les ren-demenls les plus forts des meilleures roues connues. Je n’ose pas affirmer que ces résultats sont irréprochables , bien que ces expériences aient été faites sous les yeux de M. Bclanger, professeur d’hydraulique à l ecole des ponts et chaussées, et de quelques autres habiles ingénieurs , et que je ne me sois
- pas fié à mes propres calculs pour déterminer l’effet utile.
- Fig. 3, pl. 72. Plan de la roue à aubes. Fig. 4. — Elévation latérale.
- Fig. 5. — Coupe suivant l'aie.
- Fig. 6. — Coupe en travers d'une palette.
- Notice sur un nouvel étau à double pression.
- Par M. A. Desbordeaux, membre associé résidant de l’Académie des sciences de Caen.
- L’étau est d’une utilité générale; il n’est presque aucun genre de fabrication qui puisse s’en passer , et cependant il suffit de jeter un coup d’œil sur sa construction ordinaire pour reconnaître qu’elle présente encore plusieurs imperfections assez graves. L’urie des plus frappantes, c’est que lorsqu’il s’agit de saisir des objets d’une certaine grosseur, ils ne peuvent être serrés qu’obliquement dans l’étau, puisque les deux leviers qui le composent sont réunis inférieurement à un point fixe , et forment par conséquent ensemble en s’écartant un angle plus ou moins ouvert. Aussi, pour parvenir à y maintenir les objets qu’on se propose de travailler, est-on obligé de former des aspérités à la partie intérieure des mâchoires, aspérités qui laissent toujours une empreinte fâcheuse, qu’il est quelquefois difficile de faire disparaître. Ensuite il est évident qu’à l’endroit où est placée la vis qui opère la pression . c’est-à-dire près des mâchoires mêmes de l’étau, elle ne peut avoir qu’une force très-bornée, à cause du frottement considérable qu’elle éprouve, et en même temps parce que le point d’appui se trouve placé d’une manière tout à fait désavantageuse.
- Dans le nouvel étau à double près; sion , ces divers inconvénients ont été écartés, en ajoutant une seconde vis placée à la partie inférieure , et c’est celle dernière qui produit l'effet principal ; car elle agit a l’extrémité du leç vier dont la puissance vient s’ajouter a celle du plan incliné. La vis supérieure ne sert en quelque sorte qu’à régie1" l'écartement des mâchoires de l’éia° et à les rapprocher de la pièce. En faisant agir ensuite celle qui est placée a la partie inférieure , on obtient un pression telle qu’on peut y maintenu d'une manière inébranlable les objet»
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- les plus polis, quoique la surface interne des mâchoires soit elle-même polie.
- Cette vis produit encore uri autre avantage; c’est qu’en écartant les deux extrémités inférieures de l’étau, elle fait cesser toute espece d’obliquité, et a pour effet de serrer d’une manière régulière l’objet soumis à la pression , quelle que soit la grosseur de cet objet, qui ne se trouve déforme par aucune empreinte.
- La construction de l’étau à double pression a le mérite d être extrêmement simple, puisqu’il se compose unique ment de 4 pièces , deux vis et deux lèvres ; la charnière et le ressort des étaux ordinaires y sont supprimés : de sorte que celui qui se livrerait à cette fabrication, pourrait fournir le nouvel étau pour un prix égal ou môme inférieur à l’ancien.
- Il peut servir aux mêmes usages que l’étau ordinaire , et en même temps on peut en obtenir des effets comparables à ceux du’balancier. Il serait facile de démontrer par le calcul que la force exercée par l’étau, dont le plan est joint à cette notice , doit être environ dix fois supérieure à celle d’un étau ordinaire de même dimension , et on pourrait l’augmenter encore en allongeant le levier sur lequel agit lu vis inférieure.
- On peut obtenir avec cet instrument, soit sur du carton , soit sur du plomb ou du bois, des empreintes de médailles d’une netteté parfaite. On peut, avec Un poinçon adapté à cet usage, percer de la tôle de fer de 4 à 5 millimètres d’épaisseur; couper du fil de fer d’un diamètre plus fort encore, et tout cela sans le moindre effort, par le simple jeu de la vis inférieure qui remplit trois rôles différents; elle sert de conducteur à la partie mobile de l'étau ; elle conserve le parallélisme des deux le-viers, et opère en même temps les effets de la forte pression.
- Le nouvel étau paraît susceptible d’une application utile dans un grand Nombre d’industries Mais il doua surtout être adopté par les constructeurs de machines et les sculpteurs en bois. J' conviendra parfaitement pour buriner Jes pièces de fer, ouelle que soit leur dimension, et pour saisir, sans les déformer, les objets de forme cylin-deique Si ce perfectionnement pouvait J"endre quelque serxiee à une classe
- ombreuse d'ouvriers, tous mes vœux
- er«*ient accomplis.
- Manière de se servir de l’étau d double pression.
- Ou commence par régler l’écartement ! de la partie inférieure de cet instrument, de sorte qu’il soit un peu moindre que l’épaisseur de la pièce qu’on veut saisir; puis, au moyen de la vis supérieure, on la maintient entre les mâchoires de l'étau. Alors on fait agir la vis inférieure jusqu’à ce qu’elle ait lait cesser l’obliquité, et que les surfaces internes des deux mâchoires s’appliquent exactement contre elle. Deux ou trois tours de la vis inferieure , par l'écartement qu'ils produisent, suffisent pour maintenir cette pièce d’une manière invariable, quand elle présenterait elle-même une surface polie.
- Plus on fait agir la vis inférieure, plus on obtient une forte pression. On ne peut desserrer la pièce qu’en commençant par desserrer la vis inférieure ; il serait absolument impossible sans cela de faire tourner l’autre vis. 11 est inutile d’ajouter que la construction de cet étau doit être plus solide que celle des étaux ordinaires, afin de n’avoir à redouter aucun effort.
- Explication des figures.
- La hauteur de l’instrument est d’un mètre; toutes les dimensions en sont réduites ici dans la proportion d’un millimètre par centimètre.
- La fig 7, pl.72, représente l'étau vu de côté; on y remarque que la vis supérieure est beaucoup plus grosse que l’inférieure ; car c est elle qui supporte tout l'effort de la pression.
- Les fig. 8 et 9, représentent les deux membres de l’étau vus de face. C’est dans la partie fixe de l’étau que sont pratiqués les écrous qui reçoivent les deux vis ; elles doivent glisser à frottement doux dans l’ouverture correspondante de la partie mobile Cette partie mobile de l’étau est simplement affourchée sur la vis inferieure qui lui sert de conducteur, (/entaille A, fig. 9, quelle présente à cet effet, doit être (aile de maniète qu'ci e exerce latéralement un frottement très-doux contre la vis qui n’est point filetée dans celte partie, et qu'elle s’en trouve séparée vers le haut par un intervalle de 2 à 3 millimètres, afin que dans aucun cas elle ne puisse s’appuyer de haut eu bas contre cette vis.
- Pour faciliter l’ouverture de l'étau , la longueur de la vis inferieure est de 10 centimètres environ plus grande que
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- celle de la vis supérieure , et dans cet espace , sur lequel doit glisser la partie mobile de l’étau , elle ne doit point être filetée, mais polie avec soin, et d’un diamèlre parfaitement égal. Elle doit ofiriraussi unpointd'arrôl A, fig.7, contre lequel s’exerce la pression. Ce point d’arrêt est ménagé dans le fer même de la vis pour ne pas en altérer la solidité. Il doit avoir, du côté de la partie mobile, une forme un peu arrondie, afin que le frottement soit moins considérable. La fig. 10 représente la forme intérieure du trou pratiqué à la partie mobile pour recevoir la vis supérieure. Ce trou , qui vers le milieu doit être exactement de la grosseur de la vis , est beaucoup plus large vers les bords supérieur et inférieur, afin que la partie mobile puisse prendre facilement une direction un peu oblique par rapporta la vis sur laquelle elle repose; mais il est essentiel que latéralement il n'y ait aucune espèce de mouvement.
- Les deux vis engagées dans leur écrou doivent être parfaitement parallèles. 11 est indispensable que la vis supérieure surtout glisse avec la plus grande précision ; car c’est de là que dépend la régularité de l’instrument, et c’est celle vis d’ailleurs qui supporte entièrement le po ds de cette partie mobile.
- Cette partie mobile de l'étau est forcée de suivre le mouvement de la vis supérieure, au moyen d une pièce de fer circulaire fixée intérieurement par une goupille. Celle pièce B, fig.7, remplace le ressort des étaux ordinaires. Elle doit être un peu arrondie, et laisser un jeu suffisant pour que la partie mobile puisse facilement prendre une direction oblique.
- Pince à enlever les masses de pierres immergées au fond des eaux.
- Par M. A. Poppb.
- M. Sutcliffe a fait connaître , en 1840, une pince à enlever les masses de pierres immergées au fond des eaux , qui a aussi été employée avec succès dans la construction des docks de la ville de Limerick ; cette pince ayant été appliquée aussi récemment pour enlever des pierres qui encombraient le lit du Mein, et empêchaient de battre les pilots qui devaient servir à fonder le pont pour le chemin de fer qui traverse ce fleuve, on en a fait construire
- à cette occasion plusieurs devant extraire des pierres de plus de 40 quintaux métriques , qui ont reçu des modifications dans leur structure de la part de MM. Poppe et Cyssen , de manière que l’instrument, de\enu plus commode et plus efficace, offre actuellement en élévation et en perspective la forme représentée dans les fig. 11 et 12 , pi. 72, et dont voici la description sommaire.
- La pince se compose de deux mâchoires courbes A et B , placées dos à dos , armées de dents en acier trempé sur leur face extérieure , et articulées chacune à une branche C et D, lesquelles branches roulent sur un axe commun porté par une chappe E. Pour s’opposer à ce que ces mâchoires prennent un mouvement de glissement latéral , on a soudé sur la mâchoire A un lien robuste rectangulaire en fer a a , qui embrasse ‘librement l’autre mâchoire , et porte sur chacun de ses longs côtés un anneau b , qui sert à^nlroduire et à retirer à la main , du trou qu’on a creusé dans la pierre, l'instrument qui est du poids d’environ 30 kilogrammes, avec les dimensions adoptées (I).
- La manœuvre de l'instrument est facile à comprendre, et on conçoit que quand on tire ou soulève la chappe E , les deux branches ou tiges articulées C, 1) tendent à se rapprocher en faisant basculer les mâchoires qui roulent et prennent leur point d’appui sur le dos l’une de l’autre. Par conséquent, leurs extrémités dentées s’éloignent d’autant plus, ou mieux exercent un effort d’autant plus puissant sur les obstacles qui leur sont opposés, que l'angle formé par les branches C,D devient plus aigu-Cet effort ou cette pression qui est ainsi déterminée par le poids de la pierre , suffit pour enlever celle-ci et la mai»" tenir suspendue pendant qu’on la transporte jusqu’au momentde la décharger, et où son poids cessant d’exercer son effet, la pince s’ouvre et l’abandonne-
- Il est facile, quand on a donné les dimensions de celte pince , de déterminer la pression latéralequ’clleexerce sur les parois verticales du trou qu'°» a percé dans la pierre.
- Supposons pour cela que les arcs de cercle , k',c,d', fig- 13, repre-
- (i) Voici ces dimensions : hauteur vertica des mâchoires0»*.30 ; largeurdechacune 0m-° ' épaisseur om.o4 ; longueur totale des braric11 '
- largeur 8m.0i; épaisseur 0n,.i8.Ch«|'P ^
- hauteur o,u.22; hauteur du lien 0m.0S; épais» 0™.015.
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- sentent les mâchoires en fer forge de la pince, et b.k , b.k' les deux branches ou tiges C.D. Cette figure représenterait alors l’appareil dans l'état d’action ou de tension où il se trouve placé quand on lui applique une force de traction en b dans la direction b.f. Soit maintenant P la force de traction appliquée en b , et égale au poids de la pierre soulevée ;
- Q la pression latérale totale , ou
- ~~~ celle exercée en chacun des points
- d et d'sur les parois latérales de la pierre ;
- h — c,a la hauteur du point de contact c des deux arcs au-dessus des points d et d'par lesquels la (pince mord sur la pierre ;
- h' = b,c la distance de ce point de contact c au point d'application b de la force ;
- x l’angle k,b,c ou la moitié de celui que les branches b,k et b,k' forment entre elles.
- Alors, pour déterminer la pression 0, qui agit en d et d', il s’agit tout simplement de considérer le système comme deux leviers coudés k,c,d et k’,c d'conjugés, et dont le point d’appui serait en c, point où les deux arcs s’appuient l’un sur l’autre. La force de traction P se décompose alors en deux forces latérales Q' et Q”, dirigées suivant les directions 6,k et b,k' des deux tiges, et dont chacune est exprimée , par exemple , par :
- Q' =
- 2 cos x
- (1)
- Mais si on abaisse du point c une perpendiculaire c,îsur la direction de cette force Q', il résulte des principes connus de la statique :
- Q
- cyi : c,a
- ou bien
- ” : Q' :: A'sin# : h.
- Par conséquent :
- Q
- 2Q'/f sin x
- h
- (2)
- et quand on substitue dans cette expression la valeur de Q', tirée de l’équation (1) :
- Q
- P A'sin.# P h'
- h cos x
- tang#. . (3)
- Celte expression apprend que la pression latérale, aux points d et d’, est d’autant plus grande , que le poids de la pierre est plus considérable, que h' est plus grand relativement h h, et que l’ai gle# est plus ouvert. Pour #=90°, celle pression latérale serait infinie. En conséquence , comme cette pression peut être portée à tel degré qu’on désire, il convient de disposer l'instrument de manière que l’angle k ,b,k, que font entre elles les deux branches C.l), ne soit pas trop obtus ou se rapproche trop de 180°, parce que , dans ce cas, il serait impossible d’éviter que la pierre éclatât sons cette énorme pression , ou du moins que les mâchoires ne vinssent à se fausser et à se déformer. l)u reste, en donnant une largeur plus ou moins grande au trou qu’on perce dans la pierre, on peut faire prendre aux deux branches telle inclinaison qu’on juge convenable.
- Si on dispose l’appareil de manière que b,c = 4 a,c, c’est à-dire que h' =4 h, et que l'angle x au moment de l’action — 75°, on aura :
- - - = 4 lang 75°.
- T Q
- Los -p-
- log 4-j-log tang75* 11.1740075 — 10,
- et par conséquent :
- Q
- OU :
- = 14.93,
- Q = 14.93 P,
- c’est-à-dire que , dans ce cas, la prei-sion latérale totale sera presque équivalente à 15 fois le poids de la mass* de pierre.
- Rapport fait à la Société d'encouragement sur les procédés de sculpture en bois par compression dt M. Ardisson.
- Par M. A. Dürand.
- La sculpture, considérée sous tous les aspects où elle peut se présenter, a été, depuis une quarantaine d’années, l’objet de travaux mécaniquestrès multipliés et qui, par un bonheur trop rare en industrie, ont presque tous été couronnés de succès : ainsi la gravure en médailles qui, sous forme de poinçons, n’est autre chose que de la sculpture ,
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- a été merveilleusement exécutée par le tour à portraits ; ainsi le marbre , qui d’abord a été ébauché par la machine de feu Gatteaux, a reçu plus lard une exécution plus avancée des ap pareils de feu Dulel, tandis qu’il arrivait, vers la môme époque, pour certaines parties, à une perfection que la main de l’artiste ne saurait dépasser et qui fut signalée dans le rapport du jury de l’exposition de 1839.
- Si la sculpture est considérée dans l'emploi des substances malléables ou molles par lesquelles on peut reproduire les formes au moyen d’un travail d’outil, on la voit exécutée en matières variées par le tour à portraits habilement modifié par M, Collas . ou le pantographe non moins habilement manié par M. Sauvage.
- S'agit-il uniquement de la sculpture en bois, de celle qui nous occupe particulièrement en ce moment, nous en trouvons l’exécution produite par des moyens divers : c’est ainsi que la Société d’encouragement a eu à récompenser l’heureux procédé de M. Grel-naeher, qui consiste à régulariser la combustion employée comme moyen de supprimer la matière étrangère a la forme à produire; c’est ainsi encore qu’on a pu voir cette sculpture en bois résulter de I emploi (b s trois derniers procédés cites à l'occasion du marbre.
- Après celle énumération de moyens si divers et des heureux résultats qu’ils ont donnés, il semble qu’il reste peu de place pour qu’un procédé entièrement différent s'établisse et vienne, lui aussi, offrir des produclions d’un mérite réel : c'est là ce qu'a su faire M. Ardixson, et, bien que l'idée fondamentale de son procédé n’ait pas un caractère de nouveauté absolu, il ne lui reste pas moins le mérite d’avoir réalisé celle idée d’une manière complète et manufacturière. ainsi que cela devient évident par l’inspection des produits placés sous les yeux du conseil.
- Le procédé de M, Ardisson consiste dans la compression du bois suivant la direction de ses fibres, c'est-à-dire à bois debout. La compression perpendiculaire à la direction des fibres avait déjà clé employée sur des bois mous et sur des ouvrages appartenant à la marqueterie; les reliefs obtenus ainsi ne pouvaient avoir qu'une faible saillie et avaient l’inconvénient de ne pouvoir résister aux effets de l'humidité qui les faisaient disparaître presque entièrement.
- Ces produits n’ont donc que peu de rapport avec ceux qui nous occupent
- en ce moment, et dont nous allons indiquer les conditions caractéristiques.
- Les reliefs obtenus par M. Ardisson peuvent arriver à toutes les saillies que comporte la sculpture en bas-rehef.
- Par ce procédé se trouvent reproduits tout le fini et toute la délicatesse du travail que l’artiste a su donner à la matrice qui opère la compression.
- Le bois qu’on pourrait croire altéré dans la cohésion de scs fibres n’en conserve pas moins une résistance complètement suffisante pour celle destination , ainsi que cela résulte de l'examen de baguettes d’oves et autres ornements ne présentant entre eux que peu de liaison.
- L’humidité, dont on pouvaiteraindre des effets de déformation à l’égard de ces produits, ne leur fait éprouver aucune altération ; et c’est ce qui résulte d’une expérience qui a consisté à maintenir immergée, pendant vingt-quatre heures. une portion d une baguette d’ornement, sans que la partie ainsi éprouvée ait présenté de différence avec les autres.
- Indépendamment de divers objets d’ornement, M. Ardsson a présenté une tè.e de profil dont le relief est des plus elevés, et qui atteste toute l'étendue des applications qu'il peut donner à son procédé. Si l'idée fondamentale de ce procédé consiste dans la compression des bois debout, il ne faut pas perdre de vue que cette action seule ne serait pas suffisante pour donner des produits assez économiques et assez résistants ; il y a donc une ébauche su-superficielle laite à main d'homme et dont les indications sont naturellement fournies par le moule même qui doit parfaire le travail.
- Les sculptures présentées par M. Ardisson et exécutées en bois d’acajou, offrent cette matière avec une teinte plus foncée qu’elle ne l'aurait -i elle était travaillée à bois de fil, mais aussi des détails isolés et saillants , ou, par compensation, une solidité dont ils seraient dépourvus dans le système ordinaire (lu travail.
- Par tout ce qui précède, on est amené à conclure que M. Ardisson a, même en dehors de tonte exploitation étendue de son invention, le mérite d’avoir fourni un exemple important pour l’industrie , par la production d’un nouveau procédé de sculpture en bois qui comporte à la fois économie dans Je travail et perfection dans les pr°' doits.
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- Note sur un garde-étincelles pour les locomotives.
- [Par M. Ed. Haenel, ingénieur.
- M. Klein est, comme on sait, inventeur d'un garde-étincelles pour les locomotives , sur lequel, je crois , dans un intérêt général, devoir entrer dans quelques explications.
- Le principe qui a présidé à la construction du garde-étincelles de M.Klein consiste à mettre dans un mouvement de tourbillonnement horizontal les gaz qui s’échappent de la cheminée des locomotives , de manière à communiquer ce même mouvement horizontal de gyration aux particules de coke enflammées ou étincelles qui ont été entraînées par l’aspiration , puis à les laisser tomber par suite de leur poids dans une cavité destinée à les recevoir, où elles ne peuvent causer aucun embarras , aucun dommage.
- Dans ce but, la cheminée a, fig. 14, pl. 72, de la locomotive, est disposée de manière à présenter une ouverture annulaire par laquelle les gaz se dégagent ; et pour mettre ceux-ci dans un mouvement horizontal de gyration , il existe entre les limites des ouvertures en regard des cloisons courbes d placées comme on peut le voir sur le plan, fig. 15. Celte cheminée a est pourvue d’un capuchon 6, et c’est dans l’intervalle que laissent entre elles ces deux enveloppes que tombent les particules de coke , qui sont enlevées après chaque voyage de la locomotive, par une ou plusieurs portes pratiquées dans le capuchon b.
- 11 est facile de voir que les cloisons courbes conduisent ou projettent ces particules de coke sur la paroi interne du capuchon, où , par suite de leur poids, elles tombent entre celui-ci et la paroi extérieure de la cheminée; mais, pour mieux assurer cet effet, on a rivé à l’intérieur de ce capuchon un anneau c qui arrête les particules de coke, dans le cas où celles-ci auraient Une disposition ou feraient effort pour s’échapper au dehors.
- Quoiqu’on ne puisse contester la grande simplicité de ce garde-étincelles, j’ai pensé néanmoins que cette disposition affaiblissait notamment le tirage, e.t par conséquent que, pour obtenir le tirage nécessaire «à la combustion vive et à la reproduction convenable de la tapeur, il était nécessaire que la vapeur qui a servi s’échappât des conduits d’évacuation avec une tension pins j grande que dans les cheminées; ordi- I
- naircs qui sont ouvertes à peu près complètement par le haut, et par conséquent qu’il devait en résulter une contre-pression dans le cylindre à vapeur, circonstance qui doit nécessiter, pour obtenir un effet donné , une plus grande consommation de combustible. Si on suppose en outre que l’ouverture annulaired’évacualion des gaz présente une section plus grande que n’est celle du corps de la cheminée, il n’est personne initié aux lois du mouvement des gaz, et qui, prenant en même temps en considération le changement brusque, je dirai même instantané, de direction opéré dans leur mouvement par les cloisons courbes d, qui ne soit disposé à partager mon avis.
- C’est donc une chose qui me paraît tout à fait douteuse que d’annoncer qu’il y a économie de combustible par l’introduction d’un garde-étincelles , surtout pendant la marche des locomotives , et j’avouerai que c’est avec quelque défiance que j’ai lu les rapports merveilleux qui ont été publiés sur des essais faits avec le garde-étincelles de M. Klein. S il y a en réalité économie sur la dépense du combustible, cela ne peut provenir que de l’extinction des particules de coke, et de leur remploi consécutif, car un garde-étincelles introduit, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur de la cheminée, ne saurait empêcher que les particules brûlantes de coke ou les étincelles ne soient enlevées à la grille et transportées à travers les conduits de la fumée. Par conséquent, je le répète, une économie directe en combustible pendant la marche de la locomotive me paraît impossible. Au reste , ce n’est pas là le but du garde-étincelles , ce but consiste tout simplement à s’opposer à la sortie au dehors des étincelles qui sont enlevées sur la grille par un tirage énergique, et à les rendre impuissantes à produire des avaries ou des dommages, ou, comme on dit, à ne pas brûler la face, les vêlements et les paquets des voyageurs les moins favorisés de la fortune.
- Avant de terminer celte note, je ferai connaître un garde-étincelles de mon invention, dont j’avais déjà eu l'idée dès 1840.
- La cheminée a de la locomotive, fig. 16, est de même que dans le garde-étincelles de M. Klein , munie d’un capuchon 6, qui a le même but que dans ce dernier appareil, c’est-à direderece-voir les particules enflammées de coke entraînées par le tirage. Dans ce capuchon , se tiouve placée, au-dessus de
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- la cheminée, une roue horizontale c, portant des palettes o en fer-blanc disposées obliquement, mais qui, ainsi qu’on peut le voir sur le plan, fig. 17 , ne s’étendent pas jusqu’au centre de cette roue, et s'arrêtent sur un disque plein qui forme en même temps le centre ou noyau de la roue, et garantit l’axe et le collet qui porte cette roue de l’atteinte des corps étrangers. Au-dessous de celte roue , dont l’axe roule librement dans un collet d, s’étendent quatre grandes palettes e.
- La fumée et la vapeur qui s’échappent de la cheminée ne trouvant d’issue que par la roue c; celle-ci, tant par le courant de gaz qui afflue que par son mode de construction , est mise comme un petit ventilateur dans un mouvement accéléré de rotation , et tout corps solide qui a été entraîné par le courant est frappé par les palettes radiales e, et projeté sur la paroi interne du capuchon , où il tombe alors par son propre poids , altenduqu’il cessedès lors d être dans la sphère d’impulsion du courant, entre le capuchon b et la paroi de la cheminée a, d’où on l’extrait en son temps. Les palettes radiales e s’opposent donc d’abord au passage des étincelles et des corps solides en ignition ; mais, de plus, la rouée, à cause de son mouvement rapide de rotation , pouvant être considérée comme un disque massif, les corps solides qui ont échappé à cette première action bondissent sur ses palettes obliques o, et sont ensuite repris par les palettes e, qui les chassent aussi sur la paroi interne du capuchon.
- Ce garde étincelles règle lui-même son action , puisque plus le tirage est faible , moins la roue c tourne vile , et plus ce tirage est fort, [tins cette roue tourne avec rapidité , c’est-à-dire, plus dans de pareilles circonstances elle frappe et dévie de corps brûlants ou d'étincelles que le tirage tend à entraîner au dehors.
- La condition dont j’ai parlé plus haut, savoir, que l'action d’un garde-étincelles soit proportionnelle au tirage, se trouve donc , dans mon opinion , remplie complètement par celte disposition , et cela de la manière la plus simple.
- Je ferai remarquer encore que, dans ce garde-étincelles, la direction du mouvement des gaz brûlants qui s’élancent par la cheminée ne se trouve presque pas, ou même pas du tout, déviée, puisquils n'ont en définitive «à vaincre qae le frottement de l axe de la roue c dans son collet d, frottement qui à l’aide
- d’une construction soignée peut être très-faible, et qui par conséquent altère moins la vivacité du tirage, ou, mieux, pour un tirage donné, exige une moindre tension dans la vapeur qui s’échappe avec l’appareil de M. Klein.
- Sans nul doute , de ces deux garde-étincelles , c’est celui de M. Klein qui a le mérite de la simplicité , attendu que toutes les parties qui le composent sontimmobiles, etqu’aucune d’elles ne tourne ; seulement ce sera à la pratique et par des expériences comparatives qu’on pourra décider jusqu’à quel point le travail plus parlait de l’un devra être sacrifié à la simplicité plus grande de l’autre , et réciproquement; et comme celte circonstance n’est pas sans intéiêt pour les compagnies qui exploitent les chemins de fer, il y a tout lieu d’espérer qu’elles ne reculeront pas devant les frais peu considérables que nécessiteront ces expériences.
- Machine à couper la pierre et le marbre et à percer des tuyaux faits avec ces matériaux.
- Par M. C. J. Wollaston.
- Mon but a été d’abord d’établir une machine piopre à découper la pierre et le marbre, et en second lieu de construire une machine à l’aide de laquelle on pût y forer des trous ou faire des tuyaux de conduite avec ces sortes de matériaux. Je procéderai de suite et sans discussion à la description de la première de ces machines, puis après je ferai connaître la seconde.
- La fig. 18, pl. 72, est une section opérée suivant la longueur de la machine à couper le marbre et la pierre; La fig. 19 en est le plan général ;
- La fig. 20 la projection horizontal® des engrenages qui communiquent Ie mouvement aux diverses parties ;
- La fig. 21 une élévation latérale, afin de mieux faire comprendre le mode de communication du mouvement du châssis des ciseaux par les engrenages;
- La fig. 22 une élévation de face du châssis aux ciseaux et de quelques autres parties accessoires.
- a,a,a est le bâti de la machine ; b,b> deux rails sur lesquels se meut et ®st guidé le chariot c,c qui porte le bloc de pierre ou de marbre ; e, l’arbre mO' teur principal qui reçoit le mouvemeU1 d’une machine à vapeur, d’une rou® hydraulique, de chevaux ou autre rnO' teur à l’aide d’une courroie sans fin
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- passant sur l’une (les poulies f. Sur l'arbre e est moulé le pignon g qui mène la roue dentée h fixée sur l’arbre i. Cet arbre i imprime le mouvement au châssis de l'outil à l’aide des manivelles j.j auxquelles sont articulées les bielles 1,1 dont les extrémités supérieures sont attachées dans le haut du châssis.
- Ce châssis m,m est réglé dans ses excursions par des guides n embrassés par des espèces de nœuds de fiche 0,0 fixés sur le châssis. L’étendue des excursions des bielles peut être ajustée suivant la distance à laquelle on place les ciseaux successifs les uns des autres à l’aide de trous disposés de distance en distance sur les plateaux des manivelles à partir du centre de l’arbre f, et dans lesquels on fixe les manettes des manivelles.
- p est la lame ou barre plate sur laquelle on fixe les ciseaux q. Ces ciseaux , dont le tranchant peut présenter des formes variées, sont placés en retraite et à des distances plus ou moins grandes les unes au-dessous des autres, et forment une saillie de moins en moins prononcée en avant de cette lame p, de façon que chacun d’eux, quand la lame descend, pénètre de plus en plus avant dans la pierre ou le marbre, et que les entailles qu’ils creusent forment une succession de gradins ; disposition qui constitue un des caractères de nouveauté de la machine.
- Sur l’arbre i est fixée une roue dentée r qui mène une autre roue $ calée sur l’arbre f, lequel porte deux cames v et w, dont l’une , la came ü, agit sur le levier w, ayant son centre de mouvement sur l’axe te'; à ce levier w est articulé un déclic x, qui presse constamment sur la roue à rochett/ à 1 aide d’un ressort, de façon que le mouvement n’est communiqué à cette roue à rochet que quand cela est nécessaire, ainsi qu’on l'expliquera plus loin.
- La came u communique le mouvement au levier z qui se- meut sur un axe en z ; ce levier, à l’aide de la bielle A, transmet son mouvement à un autre levier B qui porte le déclic G, lequel appuie constamment sur les dents d’une autre roue à rochet D qui ne tourne que quand son encliquetage le lui permet. Les roues à rochet y et 1) sont montées sur l’arbre E qui porte une roue dentée F, laquelle tourne librement sur cet arbre et reçoit son mouvement d’une autre roue G calée sur l’arbre f, et d’une roue intermédiaire G' ; sur cette roue F sont établies
- deux griffes courbes i et 2; la griffe 1 agit sur le déclic x, de manière à le mettre hors de prise lorsque la roue à rochet D reçoit son mouvement de cliquet C, et la griffe 2 agit sur le déclic de cette même roue à rochet D quand on veut mettre ce déclic hors de prise.
- Le but qu’on se propose en ayant ainsi deux roues à rochet avec leurs encliquetages alternativement en action, est d’obtenir un mouvement en avant et en arrière du bloc de pierre ou de marbre. De cette manière, ce bloc est poussé légèrement en arrière après chaque trait ou passage de la lame, afin de dégager les ciseaux et leur permettre de remonter, puis ramené en avant après que les ciseaux se sont relevés pour le soumettre de nouveau à l’action de ces outils.
- Sur l’arbre E est établi une roue H qui commande le pignon I monté sur l’arbre J. Ce dernier arbre p trie la roue d’angle K, laquelle en conduit une autre semblable L montée sur la vis M ; c’est cette vis qui imprime le mouvement au chariot c,c qui porte le bloc à l’aide d’un écrou N fixé sous ce chariot.
- On voit donc que, par la simple rotation de l’arbre principal, on communique d’abord au châssis le mouvement alternatif qu’il doit avoir, et en second lieu , que le bloc de pierre ou de marbre est éloigné des ciseaux quand ceux-ci remontent, et ramené sur eux quand ils descendent avant de commencer un nouveau trait ou passage. On conçoit de plus que ces ciseaux étant placés en retraite les uns au-dessous des autres, ces outils formeront nécessairement des passages ou gradins, ainsi qu’on l’a déjà indiqué et que le représente la fig. 18, où l’on voit le bloc en coupe, et où le ciseau le plus bas est celui de tous qui pénètre le moins avant dans la pierre, le suivant un peu davantage et ainsi de suite, de façon qu’en relevant le châssis aux ciseaux après un passage, celui qui est le plus inférieur vient se placer vis-à-vis le gradin laissé précédemment par celui qui est au dessus de lui, et que lorsqu’on ramène ce bloc sur la lame ce ciseau commence à couper au point même où l’autre s’est arrêté, et ainsi respectivement pour tous les autres.
- J’ai décrit la machine ci-dessus, en indiquant que le bloc de pierre ou de marbre reculait après chaque trait au passage , mais on pourrait se dispenser de cette manœuvre en disposant les ciseaux de manière à ce qu’ils fassent mobiles chacun sur un axe ainsi que le
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- représente la fig. 23 sous divers aspects, disposition dans laquelle les ciseaux cèdent lorsqu’on les relève et résistent lorsqu’ils descendent, attendu que leur corps vient appuyer sur des entailles pratiquées dans la larncj». 3 est une plaque qu’on fixe sur la lame qui porte les ciseaux et sert à la fortifier et à lui donner la rigidité nécessaire.
- Je passerai maintenant à la description de la machine à l’aide de laquelle on fabrique des tuyaux ou conduits en pierre ou en marbre.
- La fig. 24est une élévation partie en coupe de la machine.
- La fig. 25 une élévation antérieure.
- La fig. 26 deux plans ou projections différentes.
- A,A sont deux monlants faisant fonction de guides pour les deux entretoises plates mobiles. B,G, qui sont reliées entre elles par deux fortes vis D,l). On pose sur l’enlretoise B le bloc de pierre ou de marbre qu'on veut perforer et on abaisse sur sa base supérieure une plaque E destinée à le maintenir fermement en place. F,F sont des écrous qui tournent sur les vis D.D et servent à serrer la plaque E sur le bloc.
- Le chariot, qui consiste dans les en-treloises plates mobiles B et C et les vis D, est suspendu à une traverse supérieure fixe G par l’entremise de la vis H. : on fait monter et descendre celte vis en tournant une roue dentée I qui roule sur une rondelle disposée sur la partie supérieure de la traverse. Le moyeu de celte roue est taraudé pour recevoir la vis H, de façon qu’en tournant cette roue, le chariot portant le bloc de pierre ou de maibre monte ou descend à volonté. On donne le mouvement à cette roue à l’aide d'un pignon J calé sur l’arbre K; ce pignon mène la roue 1 qui tourne sur l’axe 2. et la roue commande à son tour le pignon 3 qui conduit la roue i. L’arbre K reçoit son mouvement de l’arbre moteur* L portant un cône de poulies M sur leqtiel on passe la courroie sans fin provenant de la machine à vapeur. L’arbre moteur L a une roue d’angle N qui mène la roue O calée sur l’arbre K. Ce dernier porte le pignon P qui commande la roue Q montée sur l'axe R, lequel porte enfin le cylindre - tarière qui tourne avec lui. Sur la tête de ce cylindre, sont fixés une série de ciseaux ainsi qu’on le voit dans la figure , qui en tournant avec lui creusent une entaille circulaire dans la pierre ou le marbre. A mesure que celte entaille s’approfondit, on fait descendre le bloc, et le
- cylindre ainsi détaché descend dans 1 intérieur de la tarière où après le travail on peut l’enlever pour le perforer à son tour et en faire un tuyau ou conduit d'un diamètre moindre (1).
- Appareil pour relever les propulseurs à hélice sur les bâtiments.
- Par M. F.-P. Smith.
- Nous allons donner ici la description d’un moyen proposé par M. F.-P. Smith, l'inventeur du propulseur à hélice qui porte son nom , pour relever ce propulseur lorsqu’on l’applique à des bâtiments à voiles avec le caractère plutôt d’un moteur auxiliaire que d'un moteur principal. On verra par les figures qui représentent celte invention que l’opération du démontage ou du relevage du propulseur, ou, comme on pourrrait dire, de son remisage, peut ainsi s’effectuer de la manière la plus simple et la plus facile par toutes les circonstances de mer et de temps. Une disposition de celte espèce nous parait éminemment utile pour le développement des avanlagesqu’on peulaltendre de l’application des propulseurs à hélice aux bâtiments destinés à la navigation au long cours ou aux voyages les plus lointains, et elle devient le complè-
- (i) M. J Kramraer, architecte, de Prague, inventeur d’une machine à forer la pierre pour en fabriquer des tuyaux de conduite des eaux, vient d’eiablir un de ces appareils à Paris , où il se propose d'exploiter ce genre d’indusirie. Pour opérer il fait, à l’aide de sa machine , avec des ciseaux montés dans des cylindres à forer en fonte, des rainurescirculairesqui traversent les pierres, de façon h enlever dans la pierre plusieurs tuyaux concentriques. Il commence par forer un trou au milieu de la pierre, guis ensuite avec un cylindre à forer en fonte, armé de ciseaux, et dont on fait varier successivement le diamètre, on enlève des tuyaux d’un diamètre intérieur de 45 millimètres , un second de 180, et un troisième de 360 La longueur de ces tuyaux varie de 2 à 3 mètres, suivant la qualité de la pierre. Les essais fait» à Prague, par le conseil municipal de celte ville, ont démontré que des tuyaux en marbre commun du pays, des centimètres de diamètre intérieur et 6 1/2 d’epaisseur, ont résisté à une pression de 32 atmosphères, et que ceux de 16 centimètres de diamètre intérieur et 7 d’épaisseur, à 38 atmosphères; et enfin ceux d’un diamètre de 6 1/2 centimètres et d’une épaisseur de 5, à une pression de 32,3 almosphére»-Ces tuyaux sont fraisés aux deux bouts, et se mastiquent dans les joints avec du ciment romain broyé à l’huile. M. Krnmmer a déjà lait des essuis sur les pieries de Cliâlillon et de Château-Landon à Paris, et afTirme que les tuyaux en ces matériaux sont peu dispendieux, et pourront Iu 1 ter avec avantage contre le* tuyaux en toute autre matière.
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- ment de l’application simultanée des voiles et du propulseur à ces bâtiments.
- On a déjà proposé dans quelques cas de déscngrener ou désembrayer le propulseur et de le détacher de celte manière de l'arbre de couche qui lui imprime le mouvement en l'abandonnant ainsi plongé à l’action de l’eau qui le fait tourner librement par l’effet de l'impulsion que le bâtiment reçoit alors du vent tant qu’il est sous voile, mais ce procédé ne vaut rien , parce qu’on comprend aisément que dans ce cas non-seulement le propulseur s’oppose à la marche du bâtiment et en ralentit la vitesse, mais en outre parce qu’on use sans nécessité les tourillons et les coussinets de l’arbre du propulseur , sans compter que dans cet état il s’embarrasse dans les herbes marines ou se charge des corps qui flottent et qu’il ramasse à la surface des eaux.
- Les figures ne représentent que les diverses parties dont se compose l’appareil de relevage et non pas le propulseur aux différents états de son démontage ; mais on concevra facilement que, quand il aura été relevé pour se servir seulement de la voile, il se trouvera remisé dans la chambre préparée au-dessus de lui à l’effet de le recevoir, de manière à ce que sa partie inférieure soit au-dessus du niveau de l’eau et que, lorsqu'on l'enlèvera pour réparer son hélice , son arbre ou ses tourillons, on le soulèvera, par d’autres moyens convenables, tout à fait en dehors de la chambre.
- Il est bon aussi de faire remarquer que les paliers à coussinets dans lesquels le propulseur roule sont relevés simultanément avec l'hélice , afin de pouvoir les examiner dans toutes les occasions où on le jugera convenable , et l’expérience démontre que ce rele-vase peut, sur un bâtiment de 300 à 400 chevaux de force , être effectué par quaire hommes en 4 minutes environ, Pour replacer le propulseur il ne faut que tourner les manivelles dans une direction opposée à celle où on les aura tournées pour le faire remiser.
- Les tiges filetées servent non-seulement pour relever le propulseur, mais aussi pour assujettir les paliers sur leurs sièges respectifs et vis-à-yis le manchon d’embrayage à l’extrémité de l’arbre de couche. 11 est clair, au reste, qu’une foule d’autres dispositions pourraient remplir le même but ; par exemple, au lieu de ces tiges filetées, on pourrait se servir d’une chaîne pour | soulever le propuleur, et de barres simples pour l’amener et le maintenir j
- en place. Des vis qui fonctionneraient dans des écrous fixés sur les paliers rempliraient le même olïice, et alors on soulèverait le propulseur sans avoir à élever les tiges au-dessus du pont, comme cela a lieu dans la présente disposition.
- Quoi qu'il en soit, voici la description détaillée de l’appareil :
- La fig. 24, pl. 71, est une section verticale de l’arrière d’un bâtiment avec propulseur en hélice.
- La fig 25 une section transverse de cette même partie.
- a,a, étambot du bâtiment brisé immédiatement devant le gouvernail ; b,b, pont; c,c, quille; d,d, espace ouvert dans les bois ou courbes de remplissage , et où se trouve logé le propulseur e,e, qui dans les figures est vu dans la position où il doit fonctionner, mais desembraye avec l’arbre f et avant d'être relevé pour être remisé dans la chambre g, dont on voit le plan dans la fig. 26. Celte chambre reçoit le propulseur à hélice pendant tout le temps que le vent est favorable, c’est-à-dire où on peut employer avec avantage la voilure du bâtiment.
- Voici par quelle manœuvre on relève le propulseur.
- h,h, sont deux longues tiges filetées dont les extrémités sont reçues et maintenues par des clavettes dans des boites venues de fonte sur les chapeaux des paliers ii. Les autres extrémités de ces tiges passent à travers deux soliveaux kji placés environ à mi-chemin sur la hauteur de la chambre g, et assujettis en ce point de manière à soutenir le poi is tout entier du propulseur de son arbre et de ses paliers à coussinets; 1,1 sont deux tiges creuses verticales dont le bout inférieur, reposant sur les soliveaux /c,/r, est taraudé pour former des écrous qui reçoivent les vis h,h. L’autre bout de ces tiges creuses pénètre dans une traverse m placée dans la chambre à une hauteur suffisante pour que le propulseur puisse se loger dans celle - ci, et reçoit des roues dentées n,n, commandées par un pignon faisant partie d’un arbre vertical o qui passe à travers le pont du bâtiment, et que met en mouvement un treuil à engrenage p.
- En jetant les yeux sur la fig. 26, on verra que l’étambot est chanfreiné autant qu’il est possible pour présenter le moins de résistance possible au mouvement du bâtimvnt. et que son bor-I dage est disposé de manière à former des guides pour les paliers lorsqu’ils j montent ou descendent dans la cham-
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- bre. Des plaques en métal sont rivées ; sur cet étambol, ainsi qu’on le voit | en q, pour guider l'extrémité hexago- i nale de l’arbre r de la vis. A l’aide de ces deux sortes de guides, la marche ascendante ou descendante de la vis ne saurait être entravée par le roulis ou le tangage du bâtiment.
- La fi g. 27 représente le plan de l’ouverture du pont du bâtiment qu’on recouvre d’une écoutille comme d’habitude. Les soliveaux k.k sont disposés de manière à pouvoir être détachés, afin d’enlever complètement le propulseur de la chambre lorsque des réparations ou d’autres circonstances l’exigent.
- La lig. 28 est une coupe sur une plus grande échelle de la partie des tiges creuses / et de leur écrou taraudé t.
- La fig 29 une élévation de coté d’un palier soulevé sur son siège quand on a relevé le propulseur ; y est un goujon qui sert à le repérer et à le guider dans sa mise en place.
- Sur la division mécanique de la circonférence du cercle en parties
- égales.
- Par M. Benoit , ingénieur civil à Montpellier.
- La méthode suivante a été mise en pratique avec succès par l’auteur. Pour diviser des cercles en parties égales, on commence par construire un cylindre en Tonte plus ou moins long et d’un diamètre proportionné au plus grand nombre de parties entre lesquelles on veut diviser la circonférence de ce cylindre; on prend ensuite deux règles d’acier bien régulières et suffisamment longues : l’une épaisse , pour avoir de la rigidité; l’autre très mince, pour être flexible. On trace sur le cylindre une génératrice ou ligne droite et une circonférence de cercle transversale. Cela fait, on calcule la distance développée des divisions voulues de cette circonférence du cylindre à diviser, et on porte le long de la rive dressée de la règle flexible, à la suite les unes des autres, des longueurs de droites égales entre elles et un peu plus grandes que le développement calculé de la division voulue, de manière à avoir sur cette règle autant de divisions qu’on en veut obtenir sur la circonférence du cercle tracé sur le cylindre, mais un peu plus grandes que le développement de Celle-ci.
- On place ensuite l’origine des divi-
- sions de la règle flexible sur un point de la génératrice tracée, et on applique en même temps cette règle sur la périphérie du cylindre , en l’enroulant en hélice dont le pas soit tel que le dernier point de division de la règle vienne aussi coïncider avec un point de la génératrice du cylindre.
- Cette position de la règle flexible étant obtenue, on fixe invariablement la règle au cylindre disposé à cet effet, ou sur deux pointes ou deux collets, pour pouvoir tourner à volonté sur son axe de ligure ; on approche alors le plus possible de la périphérie du cylindre la règle rigide maintenue par deux supports liés avec les poupées sur lesquelles le cylindre peut tourner, et on la dirige invariablement parallèlement à l’axe du cylindre, de sorte que, lorsque la génératrice tracée sur ce cylindre sera amenée en face de cette règle, les points extrêmes de la règle coïncideront avec deux points de la rive dressée de la règle rigide.
- Tout étant arrêté dans celte position, on peut tracer sur la circonférence à diviser le point correspondant à la rive dressée de la règle rigide, lequel sera l’origine de la division à opérer : on peut également piquer dans le cylindre un petit trou à l'aide d’une fraise liée au support de la règle rigide.
- En rappelant fixément la périphérie du cylindre jusqu’à ce que le second point de division de la règle flexible atteigne la rive de la règle rigide, on peut tracer le second point de division de la circonférence du cercle et piquer avec la fraise un second trou de division.
- On continue d’opérer de la même manière, et on obtiendra toutes les divisions de la circonférence et une suite de trous fraisés suivant cette division sur la périphérie du cylindre.
- Si l’on pique sur le cylindre un nombre suffisant de divisions différentes de sa circonférence, il pourra servir de base à un genre particulier de machines à tailler les engrenages.
- La règle flexible d’acier peut, dans bien des cas, être remplacée par de simples bandes de papier collé et suffisamment fort, ce qui est plus économique , sans cesser de présenter le degré de précision nécessaire pour le tracé et la conl'ec ion de roues d’engrenage de toutes dimensions.
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- Transporldes gravures en taille douce sur le bois.
- Par M. Fürst.
- Sur une planche enboisparfaitement dressée et bien poncée, et, ce qui est préférable, de bois de tilleul, on étend une feuille de bon papier à écrire, bien pur, qu'on enduit d’une couche de belle colle animale el qu’on ponce délicatement. lorsque l’enduit est bien desséché. Alors on prend une épreuve de gravure en taille douce qu’on pose sur une autre planche en bois fortement mouillée, et on l’y laisse appliquée jusqu a ce qu elle se soit parfaitement humectée el pénétrée d’eau et qu elle soit tout à fait ramollie. Dans cet état, on exprime l’excédant d'eau dont l’épreuve aurait pu se charger en la pressant entre deux linges fins, puis on l’enduit au moyen d’un pinceau bien propre et fin, et du côté du dessin , d'une couche de vernis à transport dont la recette est donné plus bas, et enfin on la couche et on la colle sur la feuille de papier à écrire, étendue sur la planche en bois, où on la frappe légèrement et à petits coups avec un tampon de linge apres avoir placé dessus une feuille de papier.
- Il s’agit maintenant d’enlever le papier sans colle de l’épreuve en taille douce de manière à ce que l’impression reste sur le papier à écrire tendu sur la planche, ce qui s’opère en frottant habilement le papier sans colle jusqu a ce qu’on commence à découvrir l’impression, et aussitôt après que l'épreuve a été collée sur la planche, pendant qu’elle est encore humide avec une brosse à dent très-fine et très douce, ou bien avec une éponge sèche ou même simplement avec les doigts. Dans cet état, après avoir ainsi enlevé une portion du papier par le frottement, on laisse reposer et sécher un peu l’épreuve, puis, au bout de quelque temps, et pendant qu'elle est encore humide, on recommence à frotter jusqu’à ce que l’impression apparaisse dans tous ses points el ne semble plus couverte que d’une légère gaze.
- Arrivé en ce point, on coupe sur les côtés le papier à écrire tendu sur la planche et sur lequel on a transporté la gravure ainsi qu’il vient d’ètre dit, puis on enduit la face qui porte cette gravure d’une couche de vernis à transport, et on la colle aussi promptement que possible sur une autre planche de bois bien dressée et polie; on l’y laisse sécher quelques minutes et on enlève
- le papier à écrire par le frottement absolument de la même manière qu’on a détruit l'autre, de façon que la gravure sur cuivre se trouve transportée sur la planche en bois.
- Préparation du vernis. A 50 gram. de sandaraque pure et choisie on ajoute dans un vase propre un peu d’alcool et on agite ce mélange pendant quelques minutes; il en résulte une liqueur trouble qu'on décante de dessus la résine. Celte opération a pour but de purifier la sandaraque. Quand celle-ci est ainsi purifiée, on y ajoute 60 à 70 gr. d’alcool, on met le verre dans l’eau chaude et on laisse dissoudre à moitié la sandaraque. Celle-ci est alors transportée dans un verre propre, où on l’agite en y ajoutant une seconde fois 60 à 70 gram. d’alcool, et on fait dissoudre en entier la résine en y ajoutant moitié delà quantité ci-dessus d’alcool, 8 gr. de térébenthine de Venise et 4 gr. de camphre. On laisse dissoudre complètement le mélange pendant quelques minutes au bain-marie, on filtre à travers un linge et on reçoit dans un verre propre.
- Préparation du vernis àtransporter. A 45 gr. du vernis dont on a donné la préparation ci-dessus, on ajoute 30 gr. de térébenthine de Venise et on laisse le mélange s'opérer intimement à la chaleur de l’eau bouillante. On filtre de même à travers un linge et on conserve dans un flacon Si ce vernis, par suite d’un long séjour, devient trop épais, on l’étend avec un peu d’alcool.
- Nouveau système de filature du coton.
- Un Américain , M. Francis M’Cully, de Palerson, dans le New-Jersey, a, dit-on , apporté récemment de notables simplifications dans les procédés à filer le coton. Son invention porte principalement sur le perfectionnement de la machine appelée throstle, et devra, suivant des juges compétents, amener une révolution complète dans la filature. Le nouveau procédé exigerait moitié moins de force qu’avec les machines ordinaires et moins de graissage ; il dispenserait de l’emploi des courroies , ferait moins de déchets, permettrait à un seul ouvrier de diriger un plus grand nombre de broches , et malgré toutes ces économies, produirait plus de fil, et du fil de meilleure qualité. Un petit modèle de cette invention, contenant environ 132 broches, a marché pendant plusieurs se*
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- mainesdans l'établissement de M. Good-win , à Palerson, où son utilité et son succès ont été constates par un grand nombre de praticiens qui ont assiste aux essais. M. M’Cully s’est déjà , assure-t-on , assuré le privilège de son invention en Angleterre, en France, en Belgique.
- Charges et vitesses des convois sur quelques-uns des principaux chemins de fer de l’Angleterre.
- Dans un rapport publié récemment sur les chemins de fer de l’Angleterre, on trouve diversdocumentsintéressants, parmi lesquels nous extrairons les chiffres relatifs aux charges et vitesses des comois sur quelques-unes des lignes P1 incipalcs établies dans ce pays.
- Chemin de Brighton, charge moyenne, 30 tonneaux, vitesse 50 milles en 1 heure 27 minutes, ou 34 milles à l’heure (54,716 mètres), y compris les stations.
- Chemin dit Northern and Eastern, 27 tonneaux , 32 1/2 millesen^43 1/3 minutes , ou 45 milles ( 72,420 mètres) à l’heure.
- Chemin dit South-Western , 33 tonneaux, 78 milles en 1 heure 57 minutes ou 40 milles (64,372 mètres) à l’heure.
- Chemin de Birmingham,, 27 1/4 tonneaux, 112 1/2 en 2 heures 57 minutes ou 38 milles(61,154 mètres) à I heure.
- Chemin dit South-Eastern , 35 tonneaux . 67 milles en 2 heures 28 minutes ou 38 milles (45,060 mètres) à l’heure.
- Chemin dit Grcat Western, 76 tonneaux , 194 milles en 4 heures 30 minutes ou 42 milles (67,561 mètres ) à l'heure.
- Un convoi de 94 tonneaux n’a pas mis plus de temps pour franchir la distance complète. On sait que ce dernier chemin a une largeur de voie beaucoup plus considérable que celle généralement adoptée.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Manuel de Vingènieur civil, ou Traité sur Vapplication directe des sciences aux arts et manufactures.
- Par MM. E. Schmitz , C.-E. Jullien et E. Lorentz. Paris. 1845. 2 gros vol. jii-18 et allas de 28 planches. Prix : 10 fr. 50 cent.
- Depuis que l’industrie a pris en France un développement aussi remarquable que celui dont nous sommes aujour-d hui les témoins, ,il s’est formé tant dans certaines écoles publiques et particulières instituées pour cet objet, que sous l'empire d’études profondes ou d’aptitudes spéciales, une classe d’hommes utiles consacrant les connaissances qu'ils ont acquises ainsi ou qu'ils doivent à l’expérience, aux opérations de l'industrie, c'est-a-dire, se chargeant délablir les plans et lesdevis des usines et des manufactures, dirigeant leur établissement, s'occupant aussi du dessin du devis et de la construction des machines et appareils, et enfin aidant de leurs conseils et éclairant de leurs lumières les industriels en exercice ou ceux qui veulent se consacrer aux travaux de l’industrie, lesquels parfois manquent de la somme des connais-
- sances nécessaires pour mettre leurs établissements dans la bonne voie, ou de cet esprit ingénieux et d’invention qui les maintient à la tète de leur profession. C’està ces hommes, qui constituent déjà parmi nous,comme en Angleterre, une classe nombreuse, intelligente et honorable, qu’on donne aujourd’hui d’un commun accord la qualification d’ingénieurs civils.
- L’ingénieur civil n’a pas toujours puisé les talents qu’il possède dans les écoles spéciales, et nous pourrions citer bon nombre d’hommes très-connus par leurs succès qui ne doivent qu à eux-mèmes l’habileté et la supériorité qu’ils possèdent dans certaines branches de l’industrie, mais ces exemples, tout remarquables qu’ils peuvent être , sont loin de démontrer l’inutilité d’une éducation professionnelleet de la nécessité d acquérir avant tout les connaissances qui servent de bases aux travaux de l’ingénieur civil. D’ailleurs, si les principes généraux de la science restent généralement gravés profondément dans la tête, il n’en est pas de même des formules et des résultats numériques fournis par l’expérience, et par conséquent, ceux même qui ont fait de bonnes éludes ont besoin à chaque in*
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- stanf d’avoir à leur disposition ces for-mules, ces résultats el une foule d’autres données expérimentales à l’aide desquelles on résout des problèmes industriels ou se rattachant aux constructions.
- Il existe déjà beaucoup d’ouvrages estimés sur les diverses branches de travaux que peut embrasser l’ingénieur civil ; mais outre que ces ouvrages sont d’un prix très-élevé, qu’ils forment à eux seulsune bibliothèque fortélendue, on conçoit que celui qui a journellement à faire les applications les plus variées de la science à l’industrie avait besoin d’un ouvrage usuel et portatif, où il pût trouver à l’instant même l’énoncé des principes qu’il se propose d’appliquer, et les données expérimentales destinées à servir de base à ses calculs. En un mot, on sentait le besoin d’un manuel sur l’art de l'ingenieur, civil et sur l’application directe des sciences aux arts et aux manufactures.
- Ce travail, qui exigeait des connaissances multipliées et en même temps l’expérience des ateliers, a été entrepris par trois ingénieurs d’un mérite reconnu, M. E. Schmitz, anciendirec-teurde la mineduCreusot, et ingénieur des exploitations métallurgiques de la maison Lavcissière frères; C.-E. Jullien, ex-ingénieur de l’atelier de construction duCreusot, garde-minedu département de la Seineetl’unde nos collaborateurs; etM. E. Lorentz,ingènieurcivil ;ctnous devons nous féliciter de cette communauté d’efforts qui a donné naissance à un très-bon manuel d'une utilité générale, incontestable, et dont l’industrie nationale devra nécessairement tirer du profit.
- On sera peut-être tenté de croire qu’un art aussi développé que peut l’être celui de l’ingénieur civil exigeait, pour être embrassé dans toutes ses parties, un cadre bien plus étendu que celui dans lequel les auteurs se sont renfermés; mais indépendamment de ce que les volumes de VEncyclopédie Roret renferm* nt sous leur petit format, qui les rend accessibles à tous, une quantité considérable de matériaux , les auteurs expliquent fort bien, et on voit clairement a la lecture de leur ouvrage comment ils sont parvenus à circon-crire dans les limites indiquées l’application des principes de la science aux opérations industrielles.
- « Cette application, disent-ils en effet , ne peut être faite avec fruit qu’au-tant que celui qui en est chargé connaît parfaitement la science et l’in-
- dustrie, du moins en ce qu’elles ont de commun entre elles. Or, notre but, en publiant ce manuel, a été non de traiter chaque science dans toutes ses particularités, non de décrire chaque industrie avec ses tours de main , mais uniquement de résoudre toutes les questions qui se présentent dans le contact de ces deux spécialités. »
- En conséquence, le Manuel de l’ingénieur civil se compose de quatre parties ; savoir : sciences industrielles , mécanique, construction et métallurgie. La première de ces parties est l’exposé des principes de la science qui ont leur application directe dans l’industrie ; les trois autres l’application de ces principes à la construction des machines, à celle des édifices, des ponts, des roules, des canaux et des conduites d’eau, ainsi que l’exploitation des mines et au traitement des minerais pour les convertir en métaux.
- Dans ce cadre, les auteurs ont fait entrer et ont classé une foule de notions éparses dans un très-grand nombre d’ouvrages, mais ils ne se sont pas contentés d’exposer ce qu’on y rencontre, ils y ont aussi ajouté beaucoup de choses empruntées à leurs propres études et à leur expérience pratique-, c’est ainsi qu’on y remarque outre des considérations nouvelles sur les engrenages, ainsi que sur la chimie et la physique industrielles, de grands et d’utiles développements sur la construction des machines en général, et sur la métallurgie, notamment en ce qui concerne l’exploitation des mines.
- Le manuel de MM. Schmitz, Jullien et Lorentz est donc destiné non-seulement à exposer ou à rappeler aux ingénieurs civils, d’une manière à la fois claire et précise, les principes de leur profession, mais de plus à permettre aux savants d’utiliser leur instruction par des applications pratiques, et aux industriels de faire usage des théories ainsi que des découvertes des premiers et d’en apprécier la valeur. A ces divers titres, nous le croyons destiné à rendre des services incontestables à l’industrie, et c’est ce qui nous fait désirer de le voir accueillir avec empressement par tous ceux à qui il s’adresse, ainsi qu’aux jeunes gens qui se destinent aux carrières industrielles ou à la profession distinguée d’ingénieurs civils.
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- Manuel des Officiers municipaux , ou Nouveau guide des Maires, Adjoints et Conseillers municipaux.
- Nouvelle édition. Par M. Boyard , président de la Cour royale d’Orléans. 1 vol. in-18. Prix : 3 fr.
- L’auteur de cet ouvrage, qui occupe un rang éminent dans la magistrature, et est connu depuis longtemps par des ouvrages estimables sur divers sujets, de politique, de jurisprudence et d’administration , entre autres par un Manuel des Maires, où il a réuni, classé et annoté toutes les dispositions des lois et règlements qui concernent les droits civils et politiques des citoyens français, s’est proposé dans ce Manuel d’extraire de ces dispositions et des annotations qui en facilitent l’application, ce qu’il y a de plus indispensable et de plus utile à connaître pour en former un ouvrage à la portée de la fortune la plus médiocre , et de l’intelligence du plus simple propriétaire , cultivateur ou villageois.
- Quand on songe que, sous l’empire des lois qui nous régissent , il y a peut-être plus d'un million d’individus qui prennent une part, directe ou indirecte, à l’administration municipale en qualité de maires, d'adjoints, de conseillers municipaux , consedlers d’arrondissement. conseillers généraux , etc. , et qu’il est indispensable que chacun d’eux possède au moins des notions élémentaires sur l’administration municipale, et les principales dispositions de nos lois et les ordonnances ou règlements qui les accompagnent et expliquent, on ne peut qu’applaudir à la publication des ouvrages destinés à mettre ainsi ces notions à la portée
- du plus grand nombre , surtout quand elles sont conçues et rédigées par un magistrat versé dans l’étude de nos lois et dans celle de la jurisprudence des cours souveraines.
- Ce n’est pas là, toutefois encore, le but unique de ces sortes de publications, et sous le régime de liberté et d’égalité qui nous gouverne , il importe que chacun respecte et exerce les droits civils et politiques que notre état social lui assure, et, par conséquent, il est indispensable que chacun connaisse la nature, l’étendue et la limite de ces droits. Ce Manuel ne s adresse donc pas seulement aux officiers municipaux, il doit encore être dans les mains de tous les éligibles et les électeurs, et même de tous les chefs de famille qui peuvent être appelés à des fonctions municipales. ou à exercer des droits civils ou politiques de nature quelconque.
- Nous n’insisterons donc pas sur l’utilité de cet ouvrage, dont des milliers d’exemplaires se sont déjà répandus dans toutes les communes de France , et qui se recommande aujourd’hui de nouveau au public par un texte plus complet et comidérablemenl amélioré. Nous ne pensons pas non plus qu’il soit nécessaire d’indiquer, même sommairement , les matières diverses qu’il renferme , mais nous dirons qu’elles y sont classées dans un ordre naturel qui permet de les retrouver avec facilité au besoin , et que l’ouvrage est terminé par un appendice qui renferme les modèles de procès-verbaux , actes, déclarations, jugements,etc., lesplus usuels, que les maires , en leur qualité d’ofli-ciers administratifs et de police, sont chaque jour appelés à rédiger, et dont il leur importe de connaître la formule correcte et légale.
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- TABLE ANALYTIQUE
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- PAR ORDRE DE MATIÈRES.
- I. ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- I. Extraction, traitement, alliage, analyse des minerais et des métaux, arts métallurgiques, appareils.
- Pages.
- Sur l’affinage du fer au gaz produit par les lignites. Tunner. ........ 1
- Sur la fabrication de l'argentan ou mail-
- lechort. Jaehkel..................... 2
- Perfectionnements dans le traitement des minerais qui renferment du soufre. PF. Longmaid................... 49
- Dispositions nouvelles à donner aux fourneaux ou foyers employés dans différents arts. J.-A. Detmold.. . 97
- Documents pour servir à I histoire de l’affinage du fer au gaz de tourbe.
- Bischof........................... 101
- Application de l’électricité au perfectionnement de la fabrication du fer. 106 Machine propre à rouler, comprimer ou cingler les loupes ou lopins de fer puddlé. G.-B. Thorneycroft.... 107 Moyen d obtenir certains métaux parfaitement purs....................... 118
- Perfectionnements dans la fabrication des canons pour les armes à feu.
- PF.-L. Sargant. ................. 145
- Procédéde purification du zinc. PF.-G.
- Kneller.......................... 145
- Procédé pour assortir le plomb de chasse. 149 Modification au procédé d'amalgamation des minerais d’argent............. 167
- Perfectionnement apporté à la structure du cubilot..............‘ ‘ 167
- Trempe de divers objets en acier. . . 197
- Perfectionnement dans le moulage des tuyaux ou tubes en fonte de fer.
- C. Harrison.................... ; • 243
- Mémoire.sur la fabrication de l’acier fondu et damassé. H. de Luynes. 241 —292-340
- Alliage propre à la construction de différentes pièces de machines. J-
- Eenton.............................249
- Du moulage de la fonte en gueuse dans les moules en fonte enduits de chaux. 289 De l’application de la méthode de Schafhaeutl à l’épuration des fontes de moulage de seconde fusion. . . . 337 De la revivification des peroxides de manganèse. F.-G. Sussex et H.-R. Arrot...................................385
- Le Teehnologitle. T. VI. Septembre. -
- Pages
- Nouveau porte-vent pour les feux de
- forge...............................433
- Rapport sur le système des tuyères mobiles dans les foyers d’affinerie de
- M. Leclerc. Le Chalelier............434
- Note sur un procédé d'aciération des objets en fer forgé. De Biineau. . 435 De l'affinage de l'or par voie de cémentation. Philipp.........................437
- Alliage jaune pour confectionner les couverts argentés. J.-L. Lassaigne. 456 Note sur les procédés d’extraction du cuivre de ses minerais par des actions électriques. Dechaud et Gaultier
- de Claubry.......................... 481
- Note sur le blanchiment de la fonte aux hauts-fourneaux de Janon. Bouchard..................................482
- Dorure au feu sur le fer. Redtel. . . 486
- Appareil pour le lavage des minerais.
- PF- Brunton.......................529
- Alliages nouveaux. A. Parkes. . . . 530
- 2. Précipitation des métaux sur les \ métaux par voie galvanique , dorure , argenture, etc.
- \
- ! Bonzage chinois..................... 72
- Moyen d’obtenir un courant constant ! avec la pile de Wollaston. Desbor-
- i deaux........................ 118
- I Appareil nouveau pour la galvanoplas-
- tique. Enzmann............... 164
- Moulage galvanoplastique des pièces
- ! d’orfèvrerie................. 105
- ! Moyen pour soumettre les objets les i plus délicats aux procédés galvano-
- plastiques.............................
- Notice sur le zincage voltaïque. P.
- Louyet...................... 193
- Perfectionnements dans l’art d'enduire et recouvrir le fer avec d autres métaux. E. Morewood et G. Rogers. 244
- De l’argenture galvanoplastique de l’acier. A. Desbordeaux.............251
- Sur la cause de la couleur matte blanche que prend parfois la dorure galvanique..........................255
- Sur la galvanoplastique. F. PFsrner- 305 Plaques de composition pour les empreintes galvanoplastiques.......366
- 1845. 36
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- Pages.
- Sur la production de types en relief
- pouvant s’imprimer comme les vignettes sur bois. Kobell............392
- De l’argenture galvanoplastique de l’acier. A. Desbordeaux....................393
- Note sur le procédé de blanchiment des objets argentés par voie électro-chimique. L. Elsner, Mourey.. 397—398 Cuivrage de 1 aeier par voie galvanique. Jacobi..........................438
- Nouvelle batterie pour les travaux gal-vanoplastiques, duc de Leuchtenberg. 485 Du cuivrage du fer et <iu zinc sans emploi du cyanure de potassium. L.
- Elsner, D. Philipp.................487
- Nouveau procédé pour la précipitation des métaux sur les métaux. A. Parités.................................531
- Sur la cause de la réduction des métaux dans des solutions de leurs sels soumises au courant galvanique. . . 531 Nouvelles observations sur l argenture de l’acier. A. Desbordeaux. . . . 533 Moyen pour produire une belle patine antique sur les objets en bronze. L. Elsner...............................534
- 3. Verres, poteries, porcelaine, étamage.
- Métallisation des tissus, du verre et des produitscéramiques.iS'cAof/ander. 7 Fabrication de verre bleu avec l’oxide
- de cuivre. Schubarth................201
- Sur la formation des miroirs métalliques à l’aide de substances propres à réduire 1 oxide d’argent. J. Sten-
- house...............................388
- Sur la préparation d’un jaune fusible à mêler nour la peinture sur porcelaine.
- Salvetat........................... 497
- Four continu pour la cuisson des briques , tuiles et carreaux. Maillet. . 516 Procédé pour entailler les appareils, vases et ustensiles en fonte de fer.
- Th. et Ch. Clark....................536
- 4. Matières tinctoriales, teinture, impression , peinture , vernis, blanchiment, apprêts.
- 22
- Procédé pour l’impression des toiles cirées à la pierre lithographique.
- Wagner............................
- Préparation et blanchiment de la laque
- en écailles.......................
- Note sur la présence du plomb à l’état d’oxide dans divers produits artificiels. Chevreul...................... 60
- Nouvelles recettes pour la teinture sur
- laine. U. Schrader...............152
- Montage de la cuve indigo et pastel avec le sirop de betterave. B. JYeu-
- tnann. ... 200
- De l’anlichlore et de son emploi dans
- la fabrication du papier........ 250
- Peinture américaine.................264
- Documents pour servir à la connaissance et à la préparation manufacturière de l’outremer artificiel. C.-P.
- Pruckner..................... 299—345
- Impressions des tissus avec des poudres
- Pages.
- métalliques, et nouveau mode de
- fixage. J Overend...............441
- Emploi de l’ammoniaque pour blanchir les étoffes drapées en laine. E. Din-
- gler...............................492
- Composition pour l’apprêt des chapeaux.
- A. Ure.............................496
- Couleur pour teindre à froid la laine
- en bleu............................504
- Du cachou. Raudnitz...............504
- Composé propre au blanchiment. P. Ward...............................539
- 5. Produits chimiques, alcalimétrie , chlorométrie.
- Notices technico-chimiques./’.Foeft’cA. 17
- Préparation du chromale de chaux avec le chlorhydrate d oxide de chrome.
- B. Oxland........................... 24
- Sur la fabrication de l’acide sulfurique.
- E. Peligot.......................... 50
- Perfectionnements dans la fabrication des sels ammoniacaux. W. Watson. 53
- Sur la fabrication de lacide acétique
- pur. Melsens........................ 55
- Laque de garance purifiée.............. 68
- Préparation de l’oxide d’urane et de l’acide tilanique dans les applications techniques.................... 71
- Mémoire sur l’extraction des sulfates de soude et de potasse des eaux de la
- mer. Balard........................ 108
- De l’essai des potasses du commerce.
- Pesier............................. 113
- De l’emploi du guano dans la fabrication des sels ammoniacaux et des composés du cyanogène. W.-G.
- Turner..............................150
- Préparation de l’eau régale. Kaiser. . 168 Procédé pour doser le chlore dans une liqueur saline. Barré de Saint-
- Venant..............................205
- De la fabrication du soufre à 1 aide des sulfures. J. Lee....................246
- Procédés de fabrication des cyanures et autres composés de cyanogène et en particulier des prussiates de potasse et de soude. A. Newton. . . 295 Moyen industriel pour purifier l’acide sulfurique arsénifére du commerce pendant sa fabrication. A. Dupas-
- quier...............................342
- Perfectionnement dans l’appareil à brûler le soufre dans les fabriques d’acide sulfurique. W.-I. Cookson. 344 Essai des potasses du commerce à l’aide du potassimètre. O. Henry. . . . 350 Sur la distillation du mercure. Millon. 439 Préparation de l’outremer et de son application comme couleur d impression. II. Weger........................490
- Préparation simple et économique de l’acide hypochloreux. A.-W. Williamson...............................501
- Fabrication de l’acide gallique liquide. 502 Proportion d eau renfermée dans les acides sulfuriques du commerce. . . 503 Purification de l’acide chlorhydrique.
- Louyet..............................503
- Préparation du carbonate de soude par voie humide. J. Bomar...............
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- Pages.
- Purification de l’acide azotique du commerce. Ch. Barreswil................504
- 6. Tannage et préparation des peaux et cuirs.
- Expériences comparalives sur le tannage des peaux de veau avec le tan de chêne, le dividivi, le cachou et
- l’écorce d’aune. Kampffmeyer. . . 202 Nouveaux procédés de tannage. A.
- Turnbull.....................442
- Nouveau mode pour mettre en fosse les peaux à tanner. C. Nossiter. . 495
- Page*.
- Perfectionnements apportés dans le trai-
- tement du caoutchouc et des tissus qui en sont enduits. Th. Hancock. 400
- Note sur le gutta percha................ 408
- Sur l'action du noir d’os dans la fabrication du sucre de betteraves. F.
- Schatten............................ 444
- Appareil pour la purification et la purge
- des sucres. J. Cooper.................491
- Description et mode d’emploi d’un sac-charoinétre nouveau. F. Schatten. 493 Sur la préparation des masses de caoutchouc et leurs diverses applications. Brelthauer. ........................... 537
- 7. Matières grasses, matières amylacées , éclairage à l’huile, aux essences, au gaz , par voie galvanique, savons.
- 9. Photographie, galvanùgraphie, impressions typographiques, lithographiques , gravure , coloriage, etc.
- De l’extraction de l’ammoniaque des eaux des usines à gaz , et de son application. R. Laming................. 14
- Expériences sur les effets de la distance dans le transport à travers les tuyaux de conduite dans le pouvoir éclairant
- du gaz de houille. A. Fyfe......... 15
- Décoloration de l’huile de palme. G.
- Gibbs................................ 23
- Méthode pour recueillir du salpêtre dans la fabrication des savons durs, principalement ceux de suif. J.-C.
- Reibstein............................ 56
- Mémoire sur l'application des acides gras à l’éclairage. J. Cambacérès. 63 De l emploi de l’ammoniaque dans la préparation de l'amidon et la purification des substances amylacées. E.
- Nash.................................116
- Rapport sur l’oléoméfre à froid de M. Lefebvre. J. Girardin. 256-303—357
- Appareil propre à séparer les matières
- grasses et huileuses des membranes qui les renferment. R. Mollet et
- J. Bridgman........................ 259
- Procédé pour reconnaître les mélanges d’essences de térébenthine avec d'autres essences. Méro.................263
- Sur l’éclairage au moyen de l’électricité. JFeekes.......................402
- Sur le savon d'huile de noix de coco. Knaps.............................. 500
- 8. Sucres, colles, enduits, caoutchouc.
- Moyen saccharimétrique propre à faire connaître la quantité de sucre contenu dans la betterave. Barres-
- tm7, Peligot....................... 12
- Machine ou appareil pour l’égouttage et le clairçage des sucres. L. Hard-
- Nouveau mode de préparation ducaout-chouc, et perfectionnement dans la fabrication des produits où I on fait entrer cette suLStance. JH. - E.
- Newton............................. 156
- Sur la fabrication de la colle. Schat-
- tenmann............................ 353
- Observations relatives aux applications fie la glucose, Payen..............399
- Nouveaux procédés photographiques.
- R. Hunt........................... li
- Vernis pour imprimer les couleurs sur pierres lithographiques. Ed. Knecht. 21
- Procédé pour colorer les images photographiques. C.-G. Page..............117
- Sur i’hyalographie ou gravure sur verre
- et sur porcelaine.............. 153
- Du renversement des dessins et écritures du noir en blanc, et vice
- versâ. Ed. Knecht.............. 154
- De la gravure photographique. Fi-
- zeau. .............................. 159
- De l’amphilype, nouveau procédé photographique. J. Herschel............. 162
- Nouveau procédé' photographique. . . 164
- Sur les papiers photographiques. . . . 164
- Coloriage des cartes géographiques et des plans par la lithographie. De-
- rénémesnil......................259
- Métallographie, ou transport des épreuves de la taille-douce ou de l’aüto-
- graphie. Ed. Knecht.............263
- Recherches sur les contre-épreuves chimiques et lithographiques. L. Tis-
- sier................... 308 — 406—447
- Impression lithographique en couleur, dite manière aux deux crayons. J.
- Desportes............................311
- Moyen d’imprimer toutes sortes d’images coloriées par une seule et même pression. Rouget de Liste. . 311
- Clichés en fonte de fer................ 356
- Gravure à l’ivoire ou genre Durer. H.
- Dirks.............................. 3g,)
- Notice sur les progrès de la galvano-
- graphie. Kobell........................
- Lavis sur pierre lithographique. Ed'.
- Knecht...............................497
- Sur quelques phénomènes photographiques. C. Shaw.........................
- Nouveau papier sensible. A. Gaudin. 454 Impression anaslatique. J, JFoods. . 454 Encre rouge et violette solide. Ed. Knecht................................ sjq
- 10. Economie domestique.
- Description d'un four aérolherme continu à cuire le pain. Aribert. ... 67
- Notice sur un poêle servant à chauffer et à faire du gaz d’éclairage, Fe-
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- Pages.
- nouil, P. Dalmont.................... 68
- Nouvelle baratte........................ 106
- Appareil pour sécher l’orge maltée. . 206 De la fabrication accélérée du vinaigre, des pertes qu’on y éprouve et de leurs
- causes. F Knapp.......................208
- Nouveau mode de conservation des
- substances alimentaires.............. 312
- Nouveau réfrigérant pour les liquides.
- Pages.
- Masterman.........................355
- 11. Objets divers.
- Ether butyrique ff^œhler.............118
- Applications industrielles des feuilles
- d'arbres verts....................119
- Chalumeau à gaz oxide de carbone. Fr.
- Reich.............................455
- Télégraphes électriques..............456
- II. ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- 1. Moteurs, turbines, roues hydrauliques.
- Moteur hydraulique à flotteur oscillant.
- A. de Caligny. ...................... 39
- Sur la turbine Fontaine. G.-VF. Bichon................................. 88
- Sur une roue hydraulique établie à
- Wasserling. Marozeau................. 93
- Puissance motrice et industrielle de la
- chute du Niagara..................... 94
- Frais de production de la force motrice
- électro-magnétique.................. 191
- Description de la turbine hydraulique
- de M. Gallon........................ 265
- Vitesse à donner aux roues à réaction pour obtenir le maximum de leur
- effet utile......................... 272
- Note sur la roideur des cordes. A.
- Morin............................... 320
- Essai sur la théorie des moteurs hydrauliques I. Porro................. 333
- Sur la turbine en dessous de M. C.-L.
- Nagel................................457
- Rapport de l’ingéneur ordinaire de l’arrondissement de Chartres sur la roue a piston de M. Lamolère. Boucher. ................................. 541
- Note sur une roue à aubes emboîtées dans un coursier annulaire fendu pour le passage des bras. Mary. . . 541
- 2. Machines à vapeur fixes et locomotives, chemins de fer, navigation à vapeur.
- Machine à vapeur rotative nouvelle. P.
- Borrie............................. 29
- Chauffage des locomotives au bois et à
- la tourbe.......................... 31
- Roue pour accrocher et décrocher les
- roues à aubes. P. Borrie........... 35
- Chaudière à vapeur nouvelle. Hens-
- chel.............................. 129
- Locomotive à force variable.......... 131
- Manomètre à air libre et double colonne. A. Delaveley................ 132
- Nouveau mode d essai pour les chaudières des machines a vapeur. . . . 134
- Nouveau chemin de fer atmosphérique.
- Chameroy...........................137
- Résultats obtenus en Alsace avec les locomotives deconstruclion française. 139 Sur les chemins de fer atmosphériques.
- Slephenson........................ 143
- Résistance des convois sur les chemins
- de fer............................ 175
- Agent mécanique, ou laminoir-pis-
- ton. Andraud.....................
- Nouveau mode de fermeture pour les chemins de fer atmosphériques. H.
- Dembinski........................
- Nouvelledisposition pour leschaudiéres
- des machines à vapeur............
- Mode rapide de transmission de mouvement aux vis motrices des bâtiments à vapeur.....................
- Avantages du recouvrement dans les
- locomotives......................
- Rapidité des bateaux à vapeur américains..............................
- Nouveau mode de structure et d'union des rails des chemins de fer. Breit-
- haupt............................
- Appareil pour mesurer la force effective des machines à vapeur de navigation D. Colladon.................
- Conditions imposées en Angleterre aux constructeurs des machines à vapeur
- de navigation....................
- Conservation des bâtiments en fer de
- la navigation maritime...........
- Vitesses imprimées à un même bâtiment par divers propulseurs sous-
- marins à hélice..................
- Modification apportée aux propulseurs
- sous-marins à hélice.............
- Exécution d’un chemin de fer hydraulique..............................
- Machine à vapeur géante.............
- Régulateur pneumatique pour les machines à vapeur. J. JYeil..........
- Sur les chaudières tubulaires des machines à vapeur de navigation. . . . Système de chemin de fer atmosphérique. Germain......................
- Système perfectionné de propulsion atmosphérique. J. Pilbrow............
- Pistons autoclaves à diamètre constant
- à eau et à vapeur Uenvaux........
- Machine à faire à la fois les deux rainures dans les bottes à graisse des voitures de chemin de fer. Jamar. Nouveau système de chemin de fer atmosphérique à air comprimé. JY.-M.
- Lauverzana.......................
- Bateaux à vapeur naviguant à vis sur
- les canaux.......................
- Perfectionnements dans les machines
- à vapeur. J. Petrie..............
- Nouvel appareil à graisse pour les locomotives et antres véhicules de chemin de fer. F. Busse...............
- Appareil d’alimentation pour les chaudières à haute pression. C. Grafton. Description d’une locomotive améri-
- 176
- 177
- 178
- 178
- 179 191
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- Pages.
- caine. H.-R. Dunham............... 372
- Compositions et alliages propres à doubler les vaisseaux, à faire des boulons, chevilles, etc. J.-L. Hood. 377 Machine à vapeur; action directe pour les bâtiments à vapeur à propulseur
- hélicoïde. Smith.................... 414
- Nouvelle machine à vapeur de navigation à double cylindre. G. Forester
- et B. llick..........................416
- Notice sur un nouveau système de chemin de fer atmosphérique. C. E.
- Jullien, O.VaUrio....................420
- Rapport sur le système de chemin de fer atmosphérique de M. Arnollet.
- Lamé................................ 424
- Chemin de fer à hélice. I. Farrell. . 427 Nouvelle plate-forme tournante. Ellis. 429 Machine ou chariot hydraulique pour les changements de voie sur chemins
- de fer. A.-J. Dodson................ 430
- Recherches expérimentales sur les machines à vapeur. Gouin et Lecha-
- tellier..............................474
- Mémoire sur la distribution et le travail de la vapeur dans les différents systèmes de détente. A. Bousson. . . 475
- Mémoire sur les chemins de fer établis selon le système atmosphérique. Sa-
- gey................................. 519
- Recherches théoriques et expérimentales sur les propulseurs à vis Bourgeois.................................. 523
- Notice sur la fabrication des essieux de locomotives et voitures de chemin de fer. T..-M. Debauque. . . 524 Note sur un garde-étincelles pour les
- locomotives. Ed. Haenel..............517
- Appareil pour relever les propulseurs à hélice sur les bâtiments. F.-P.
- Smith............................... 550
- Charges et vitesses des convois sur quelques-uns des principaux chemins de fer de l’Angleterre................. 554
- 3. Machines-outils et outils divers, organes de machines.
- Drille à main perfectionné. A.Shanks. 27
- Outils divers à expansion. J. Tuile. . 28
- Machine à percer. Maihlmann. . . 128 Description d’un outil propre à découper en tronçons des fils de métal.
- K. Karmarsch..................... 137
- Machine à raboter, planer, scier et débiter le bois. E. Sheppard......... 173
- Cisaille rotative. Sharp et Roberts. . 174
- Instrument micrométrique pour mesurer les corps dans les ateliers. . • 175
- Machine à raboter et dresser les clichés. C. Hoffmann..................... 220
- Soupapes annulaires pour les pompes
- d’épuisement..................... 237
- Grande machine à percer. C. Wallon. 266 Nouveau mode pour établir entre les ax°s ou les arbres un mouvement
- multiple ou sous-multiple du mouvement principal. E. Galloway. . . 269 Nouveau mode d’embrayage pour les
- machines. J. Hick.................. 314
- Description du diviseur universel. De-coster...................... 363
- Pages.
- Marteau de forge perfectionné. G.
- Forrester.......................... 363
- Mèche anglaise à expansion.............463
- Notice sur un étau à double pression.
- A. Desbordeaux......................542
- 4. Machines à préparer, carder, filer les matières textiles et à fabriquer et imprimer les tissus.
- Perfectionnements dans les machines à préparer et Gler les matières textiles.
- J. Lamb............................. 73
- Perfectionnements dans les mécaniques à Gler et retordre les matières textiles. C. Brook..................... 74
- Machines dites perrolines à imprimer
- les étoffes Perrot.................. 76
- Perfectionnement dans les machines à préparer les matières textiles. R.-R.
- Jackson........................... 169
- Perfectionnements dans les machines à étirer, réunir et filer les matières textiles. J. Champion et Th.
- Marsden............................ 170
- Perfectionnements dans la Glature des matières textiles. E. Buxton. . . . 172
- Nouvel appareil distributeur pour les machines à préparer les matières
- textiles. J. Bulterworth............217
- Perfectionnements apportés à la Glature et à la préparation des fils pour
- le tissage. W.-G. Taylor............218
- Rapport sur le rectométre de M. Man-
- nier. A. Rieder.....................313
- Perfectionnement dans les appareils à préparer les matières textiles. W.
- Johnson.............................361
- Machine à fab-tnuer et retordre le 61 de Caret. W. Craig et R. et J.
- Jarvie............................. 361
- Nouveau métier à fabriquer les tricots et les tissus à mailles. W. Ward,
- D.-W. Grocock...................... 409
- Perfectionnements apportés dans les machines employées pour doubler le coton, la laine et autres matières
- textiles. H. Cooper.................505
- Perfectionnements dans les machines à préparer, laminer et boudiner le coton , la laine et autres matières textiles. J. Groom....................... 506
- Fabrication d’un tissu propre à remplacer le crêpe. C. Michels. ..... 506 Nouveau système de filature de coton. 553
- 5. Horlogerie et machines diverses. Perfectionnements apportés dans la
- construction des balanciers compensateurs pour les chronomètres. P.-R.
- Ijund.................................. 25
- Machine lilhograph que. Perrot. . . 78
- Systèmes différents de pompe de I exposition de 1844. P. Dalmont. ... 79
- Notice sur les pompes Letestu à double
- et à simple effet...................... 84
- Note sur l’étirage à froid des tuyaux en
- cuivre, tôle, etc. Ledru...............219
- De la fabrication des plumes métalliques.................................223
- Nouveau mode de fabrication des plu-
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-
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- -- 562
- Pages.
- mes métalliques. J. Hinks, G.
- Wells et J. Finnemore...........223
- Machine à clouer les semelles de souliers, bottes, courroies, manches, boyaux en cuir. T. Harbottle. . . 411 Machine à fabriquer les tubes en fer soudés. J.-J. et T.-tL. Russell.. . 460 Perfectionnements dans la fabrication des clous découpés B.-P. fFalker. 4-61 Machine à satiner les papiers peints.
- Carillion........................462
- Expériences comparatives sur l'extraction des huiles de graines avec les presses à coinset les presses hydrauliques. üldkop........................464
- Notice sur la fabrication des cordes et câbles en fil de fer. Feldmann. 468—510 Machine soufflante gigantesque. . . . 479 l abrication du fil de zinc. ...... 509
- Arrondisseur hélicoïdal. C. Saunier. 513 Nouveau mode de stéréotypie. J.-M. Kronheim...............................514
- 6. Constructions, sondages, etc.
- Machine à draguer perfectionnée. F.
- Cochaux............................. 36
- Notice sur les constructions métalliques.
- A. Delaveley........................ 40
- Note sur l’emploi des tiges en bois dans
- les sondages. Krause............... 121
- Sondages à outils libres. Kind. . . . 124
- Recherche des bases de l’établissement
- des scieries. Boileau.............. 125
- Conditions pour qu'une pouzzolane artificielle convienne à l’eau de mer.
- Ficat.............................. 143
- Nouveau mode d’établnsement des pilots pour les constructions hydrauliques. P.-H. Pott..................179
- Macnine a battre les pilots à l’aide de
- la vapeur. J. IVasmyth..............181
- Nouveau procédé d’extraction du rocher. Courbebaisse................... 4
- Expériences sur les propriétés d absorption de différentes natures de pierre.
- L. Vaudoyer....................... 187
- Pont suspendu de Pesth................ 192
- Alliage pour garnir les boîtes, colliers,
- têtes de bielles et coussinets, etc. . 226
- Nouvelle drague. Hallelte..............238
- Dock flottant..........................238
- Rapport sur un barrage mobile de
- M. Thénard. Arago..................280
- Description d un barrage à bateau-vanne de M. Sartonis. Mary. . . . 285 Rapport sur l’appareil Warocqué, destiné à faire monter et descendre les
- mineurs. Jobard......... 325—379
- Lois des glissements spontanés des terrains argileux.........................332
- Mode simple de ventilation. Schofka. 381
- Appareil a hisser les ouvriers qui réparent les cheminées des usines. . . . 430
- Note sur les perfectionnements apportés au rouleau compresseur des chaussées en empierrements. A. Houyau.............................477
- Pages.
- Tunnel suspendu..................479
- Pince à enlever les masses de pierre immergées au fond des eaux. A.
- Poppe........'...............544
- Machine à couper la pierre et le marbre et à percer des tuyaux. C.-J. Wol-laston..........................538
- 7. Objets divers.
- Influence de l'introduction de l’air dans les foyers sur l’évaporation de
- l’eau dans les chaudières........... 226
- Résistance des câbles en fil de fer, en chanvre, ainsi que des chaînes. . . . 238 Expériences sur quelques appareils à
- brûler la fumée. . ................. 267
- De la force mécanique nécessaire pour dégager la chaleur latente de l’air. . 286 Appareil destiné à mesurer la vitesse d'un projectile dans les différents points de sa trajectoire. L. Breguet. 322 Recherches sur la composition élémentaire de différents bois. E. Che-
- vandier.......................... 328
- Enduit pour les instruments en laiton. 332 Conservation des plumes d’acier. . . . 332 Mode de fabrication des cornues pour les usines à gaz. J. Cowen. .... 376 Procédés de sculpture en bois par compression. Ar disson.....................345
- Sur la division mécanique de la circonférence du cercle en parties égales.
- Benoit............................ 552
- Transport des gravures en taille-douce sur bois. Filrst.................... 553
- 8. Bibliographie.
- Traité élémentaire de chimie industrielle. A. Dupasquier............... 46
- Manuel du graveur. A -M. Perrot. 94 Traité des manipulations chimiques.
- A. Bobierre......................... 95
- Manuel pour l'exploitation des mines.
- J.-F. Blanc........................ 144
- Manuel du peintre à la cire. A.-M.
- Durozier............................144
- Construction des escaliers en bois. C.
- Boulereau.......................... 239
- Manuel de gnomonique élémentaire.
- C. Boutereau....................... 287
- Lettres sur la chimie. J. Liebig,
- G.-W. Bichon....................... 287
- Manuel degalvanoplastique et d’électrométallurgie. Smee et E. de Fali-
- , court..............................383
- Eléments de chimie générale. E. Fer-
- guin............................... 431
- Manuel d’arpentage. Lacroix.......... 432
- Manuel de l’architecte des monuments
- religieux. J.-P. Schmit............ 479
- Manuel de dorure et d’argenture électro-chimique par simple immersion. F.Selmi, F de Falicourt. . . . 527 Manuelderingénicurcivd. E. Schmitz,
- C.-E. Jullien, E- iMrentz........ 554
- Manuel des officiers municipaux. Boyard..................................556
- FIN DE LA TABLE ANALYTIQUE.
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-
-
- — 563 —
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES MATIÈRES.
- A
- Pages.
- Acide acétique pur, fabrication............ 55
- ____sulfurique, sur sa fabrication.... 50
- ----sulfurique arsénifére, moyen de le
- purilier en fabrication................ 342
- ----sulfurique, appareil à brûler le
- soufre dans sa fabrication............. 344
- ----titanique,sa préparationetsonemploi......................................71
- — hypochloreux, préparation simple. 501
- ----gallique liquide, fabrication. ... 502
- ----sulfurique du commerce, proportion d’eau. .............................503
- ----chlorhydrique, purification. ... 503
- ----azotique du commerce, purification.......................... \...... 504
- Acides gras, application à l’éclairage. . . 63
- Acier, trempe............................. 197
- ----argenture galvanoplastique. 251-393-533
- ----fondu et damassé, sa fabrication. 241
- —292—340
- ----cuivrage par voie galvanique. . . . 438
- Aciération des objets en fer forgé.........435
- Affiches lithographiques coloriées......... 22
- Affinage du fer au gaz de lignites.......... 1
- ----du fer au gaz de tourbe............... 101
- ____de l’or par voie de cémentation. . . 437
- Air, influence de son introduction dans
- les foyers sur l’évaporation............227
- ----force nécessaire pour dégager sa
- chaleur latente........................ 286
- Alliage pour garnir les colliers et les têtes
- de bielles............................. 226
- ----propre à la construction de diverses
- pièces de machines. ....................249
- ---- pour couverts argentés......• • • 456
- Alliages pour doubler les vaisseaux, faire des boulons, chevilles, clous,etc. . . . 377
- ----nouveaux. . ;...530
- Amalgamation des minerais d’argent,
- modification........................... 167
- Amidon, emploi de l’ammoniaque dans
- sa préparation....................• •
- Ammoniaque, extraction des eaux des
- usines à gaz............................ *4
- ---- fabrication de ses sels............. 53
- ----emploi dans la préparation des substances amylacées................• H6
- ----emploi pour blanchir les étoffes
- drapées en laine....................... 492
- Amphitype, nouveau procédé photographique...............................
- Andraud, laminoir piston pour chemins
- de fer........................
- Antichlore, son emploi dans la fabrication
- du papier........................ . . . • 250
- Appareil pour sécher l’orge maltée. . • • 206
- ----distributeur pour les machines à
- préparer les matières filamenteuses. . • 2i7
- ----à préparer les matières textiles,
- perfectionnements..................... 361
- —— à graissenouveau pour les véhicules
- de chemin de fer...................... 370
- — d'alimentation pour les.chaudières à vapeur à haute pression. ....... 371
- ----à hisser les ouvriers qui réparent
- Page*.
- les cheminées des fabriques...........430
- ----pour déterminer la proportion de
- chaux dans les noirs..................444
- — pour la purification et la purge des
- sucres................................. 491
- ----pour le lavage des minerais.........529
- ----pour relever les propulseurs à hélice................................... 550
- Appareils à brûler la fumée, expériences. 267 Arago, rapport sur un barrage mobile. . 280 Arbres verts, applications industrielles
- des feuilles........................... 119
- Ardisson, sculpture en bois par compression....................................545
- Argentan, fabrication...................... 2
- Argent, nouveau mode d’amalgamation
- ae ses minerais.........................167
- Argenture galvanoplastique de l’acier. 251—393
- —533
- ----par voie électro-chimique, blanchiment................................... 397
- ----électro-chimique par simple immersion...................................
- Ariberl, four aérotherme continu....... 67
- Arnollet, chemin de fer atmosphérique. 424
- Arrondisseur hélicoïdal................. 513
- Arroil [H.-B.), revivification des per-oxides de manganèse.................... 385
- B
- Balanciers compensateurs pour les chronomètres............................... 25
- Balard, extraction des sulfates de soude et de potasse des eaux de la mer. ... 108
- Baratte nouvelle....................... 166
- Barrage mobile..........................280
- ----à bateau-vanne................... 285
- Barré de Saint-Venant, procédé de dosage du chlore.........................205
- Barreswil ( Ch. ), moyen saccharimé-
- trique................................. 12
- ----purification de l’acide azotique du
- commerce............................. 594
- Bateaux à vapeur américains, leur rapidité.................................. 191
- Bâtiments en fer de navigation maritime,
- conservation..........................235
- ----à vapeur, mode rapide de transmission de mouvement...................178
- ----à vapeur, vitesses imprimées par
- les propulseurs sous-marins à hélice. . 235
- ----à vapeur à propulseur hélicoïde,
- machine à action directe............. 414
- Batterie nouvelle pour ta galvanoplastique. 485 Banque { L.~H. de), notice sur la fabrication des essieux des locomotives. ... 524
- Benoit, division mécanique de la circonférence du cercle..................... 552
- Betterave, moyen d’y reconnaître la quan-
- lité de sucre......................... 12
- Bichon {G.-WJ), turbine Fontaine. ... 88
- ----lettres sur la chimie............ 287
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-
-
- — 564
- Pages.
- Bielles, alliages pour garnir leurs bielles. 226 Bischof, affinage du fer au gaz de tourbe, toi Blanc(J.-F.), manuel pourl’exploitation
- des mines...........................144
- Blanchiment des objets argentés par voie
- électro-chimique.....................397
- Blanchissage par un composé.............539
- Bleu de montagne ou cendres bleues. . . 18
- ----de Brême............................ 19
- ----minéral. . ......................... 20
- Bobierre(A-), traité des manipulations
- chimiques. . ........................ 95
- Boileau, recherche des bases de l’établis- ,
- sement des scieries................. 125
- Bois employé à chauffer les locomotives. 3i
- ----machine à raboter, planer, scier et
- débiter.............................. 13
- ----recherchessurleurcomposition élémentaire............................. 328
- Bornar (J.), préparation du carbonate de
- soude par voie humide............... 5o3
- Borrie(P), machine à vapeur rotative. 29 —- appareil à accrocher et décrocher
- les roues à aubes.................... 35
- Bottes, machine à en clouer les semelles. 4n Bouchard, sur le blanchiment de la fonte
- des hauts-fourneaux..................482
- Boucher, fabrication du lil de zinc. . . . 509 Boucher (A.), rapport sur ’ une roue à
- piston.............................. 541
- Boulons, alliage pour les faire.........377
- Bourgeois, recherches sur les propulseurs
- à vis............................... 523
- Boussopi A.), mémoire sur la distribution et le travail de la vapeur.........475
- Bouter eau (C.), manuel de la construction des escaliers en bois..............239
- ----manuel de gnomonique élémentaire............................... 287
- Boyard, manuel des officiers municipaux. 556 Boyaux en cuir, machine à les clouer. . 4H Breguet (L.), appareil à mesurer la vitesse des projectiles..................322
- Breithaupt, mode de structure et d’union des rails des chemins de fer. . . . 229 Brelthauer, préparation des masses de
- caoutchouc.......................... 537
- Bridgmann (J.), appareil à purifier les
- matières grasses.....................259
- Briques, four continu pour leur cuisson. 516
- Bronzage chinois........................... 72
- Bronze, moyen de le couvrir d’une belle
- patine antique........................ 534
- Brook (6'.), perfectionnement dans les machines à filer et retordre les matières
- textiles............................... 74
- Brunton (W.), appareil pour le lavage
- des minerais.......................... 529
- Biinau (de), aciération des objets en fer
- forgé................................. 435
- Busse ( F.), appareil à graisse nouveau pour les véhicules de chemins de fer. 370 Bulterworth (J.), appareil distributeur
- pour les machines a préparer...........217
- Buxlon (E.), perfectionnements dans la filature des matières textiles......... 172
- C.
- Câbles en fil de fer, en chanvre et en
- chaîne, résistance.....................238
- —i— en fil de fer, fabrication. . . . 468—510
- Cachou, expériences pour le tannage des
- peaux de veau......................... 202
- ----sur sa pureté...................... 504
- Caligny (A. de) moteur hydraulique à
- flotteur oscillant..................... 39
- Callon, turbine hydraulique.............265
- Cambacérès (J.), application des acides
- gras à l’éclairage..................... 63
- Canons d’armes à feu, perfectionnements. 145
- Caoutchouc, nouveau mode de préparation................................ 156
- 496
- 503
- Pages
- ------perfectionnements apportés dans
- son traitement........................ 400
- ------préparation des masses et applications....................................• 537
- Carillion, machine â satiner les papiers
- peints...................................462
- Carreaux, four continu pour leurcuisson. 516 Cartes et plans, coloriage par la lithographie......................................259
- Cercle,division mécanique delà circonférence..................................... 552
- Céruse , observations sur sa fabrication. . 21
- Chaleur latente de l’air, force nécessaire
- pour la dégager....................... 286
- Chalumeau à gaz oxide de carbone........ 455
- Chômeroy, chemin de fer atmosphérique
- nouveau.................................. 137
- Champion (J.), perfectionnements dans les machines à travailler les matières
- textiles................................. 170
- Chanvre. Voy. matières textiles. ..... Chapeaux, composition pour leur apprêt. Carbonate de soude, préparation par voie
- humide................................
- Chariot hydraulique pour changement de
- voie sur les chemins de fer.........430
- Chaudière à vapeur nouvelle.......... 129
- Chaudières à vapeur, nouveau mode d’essai....................................... 134
- ------- à vapeur, nouvelle disposition . . 178
- ------à vapeur, influence de l’introduction de l’air dans les foyers sur l’évaporation.....................................227
- ----à vapeur tubulaires des machines
- g de navigation.......................273
- — à vapeur à haute pression, appareil
- d’alimentation..................... 371
- Chaussées en empierrements, perfectionnements au rouleau compresseur. . . . 477
- Chemin de fer atmosphérique nouveau. . 137
- ----de fer hydraulique..............237
- ----de fer atmosphérique nouveau. 274—275
- ----de fer atmosphérique à air comprimé...................................317
- £-----de fer atmosphérique nouveau, système Jullien et Valério................... 420
- ----de fer atmosphérique, système Ar-
- nollet.................................424
- ----de fer à hélice..................... 427
- Cheminées des usines, appareil â les réparer. . . 430
- Chemins de fer atmosphériques, observations............................... 143
- ----de fer, résistance des convois.. . . 175
- ------ laminoir-piston.................. 176
- ----de fer atmosphériques........ 176—177
- ----de fer, structure et mode d’union
- des rails..............................229
- ----de fer, chariot hydraulique pourles
- changements de voie................... 430
- ----de fer atmosphériques, mémoire
- sur leur avenir....................... 519
- ----de fer, notice sur la fabrication des
- essieux de locomotives.................524
- ----charges et vitesses des convois en
- Angleterre.............................554
- Chevandier ( E. ), recherches sur la composition élémentaire des bois........3^8
- Chevilles, alliage pour les faire........377
- Chevreul, présence du plomb dans divers
- produits............................
- Chlore , procédé de dosage...............205
- Chromale de chaux, préparation........... **
- Chronomètres, balanciers compensateurs Chute du Niagara, puissance industrielle
- Cisaille rotative.....................
- Clark (Th. et Ch.),.émaillage de la fonte Clichés, machine à raboter et dresser. .
- ----en fonte de fer....................... *
- Clous, alliage pour les fabriquer........377
- ----découpés, perfectionnements dans
- la fabrication......................
- Cochaux (F), machine à draguer perfectionnée...........................
- 25
- £4
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- Pages. |
- Colladon(D), appareil à mesurer la force effective des machines de navigation. . 231
- Colle, sur sa fabrication................353
- Colliers, alliage pour les garnir........226
- Coloriage des cartes et des plans par la
- lithographie........................259
- Constructions métalliques................ 4o
- ----hydrauliques, nouveau mode d’établissement des pilots................. 179
- Contre-épreuves chimiques et lithographiques...................... 308—406—447
- Convois, résistance sur Ieschemins de fer. 175
- Cookson{W.-l.), appareil à brûler le soufre dans les fabriques d’acide sulfurique....................................344
- Cooper(J-), appareil pour la purification
- et la purge des sucres............... 491
- ----(#•), perfectionnements dans les
- machines à doubler................... 505
- Cordes, sur leur roideur................ 320
- — en fil de fer, fabrication. . . . 468—510
- Cornues, mode de fabrication pour les
- usines à gaz......................... 376
- Corps, instrument micromélrique pour
- les mesurer.......................... 175
- Coton, perfectionnement dans les machines à le préparer.................... 169
- ---- perfectionnements dans la filature. 172
- ----perfectionnementdans lesmachines
- à filer......................... 505—506
- ----nouveau système de filature. ... 553
- ----Voyez matières textiles. . . .
- Couleur pour teindre à froid la laine en
- bleu................................. 504
- Couleurs, vernis pour les imprimer sur
- pierre lithographique................. 21
- Courbebaisse, nouveau mode d’extraction
- du rocher............................ 184
- Courroies, machines à les clouer.......4n
- Cowen ( J. ), mode de fabrication des cornues pour les usines à gaz.............. 376
- Craig (W.), machine à fabriquer et retordre le fil de caret.................. 361
- Crêpe, tissu propre à le remplacer. . . . 506 Cubilot, perfectionnements dans sa construction............................... 167
- Cuivrage de l’acier par voie galvanique. . 438
- ----du fer et du zinc sans cyanure de
- potassium.............................487
- Cuivre, procédés d’extraction de ses minerais par des actions électriques. . . 481 Cuve d’indigo et pastel, montage au sirop
- de betteraves.........................200
- Cyanogène, emploi du guano à la fabrication de ses composés.................. 150
- ----procédés perfectionnés de fabrication de ses composés.................... 295
- Cyanures, procédés perfectionnés de fabrication................................295
- D
- Dalmont (P-), poêle chauffeur et éclai-
- reur.................................... 68
- ----systèmes de pompes divers. ... 79
- Dechaud, procédésd’extraclion ou cuivre
- par des actions électriques..........481
- Decoster, diviseur universel........... 363
- Delateley (A.), constructions métalliques ................................ 4o
- ----Manomètre à air libre, à double
- colonne............................. 132
- Deninger (K), savon d’oxide de fer, pour
- vernir............................. 22
- Derênèmesnil, coloriage des cartes et
- plans, par la lithographie...........259
- Desbordeaux (A.), moyen d’obtenir un courant constant avec la pile de Wol-
- laston............................... K8
- ----argenture galvanoplastique de l’a-
- ----étau à double pression.............. 542
- Desportes (J.), impression lithographique
- Pages.
- en couleur............................. 3n
- Dessins , renversement du noir en blanc. 154 Detmold (J. A.), nouvelles dispositions à
- donner aux fourneaux................... 97
- Dingler (E.), emploi de l’ammoniaque, pour blanchir les étoffes drapées en
- laine..................................492
- Dirks (H.), gravure à l’ivoire...........380
- Dividivi, expériences pour le tannage des .
- peaux de veau..........................202
- Diviseur universel...................... 363
- Dock flottant........................... 238
- Dodson(A. J.), chariot hydraulique pour changement de voie sur les chemins de
- Dorure galvanique, sur la couleur matte
- blanche qu’elle prend..................255
- ----au feu sur le fer....................486
- ----électro-chimique parsimple immersion..................................... 526
- Drague nouvelle..........................238
- Drille à main, perfectionné.............. 27
- Dunham (Vf. R.), description d’une locomotive américaine................... 372
- Dupasquier (A.), traité de chimie industrielle................................... 46
- ----purification de l’acide sulfurique
- arsénifère.............................342
- Durand A.), sculpture en bois par compression..................................545
- Durozier (A. M.), manuel du peintre à la cire..................................... 144
- E
- Eau régale, préparation................. 168
- ----de la mer, extraction des sulfates
- de soude et de potasse................ 108
- ----des usines à gaz, extraction de leur
- , ammoniaque.. .......................... 14
- Eclairage, application des acides gras. 63
- au moyen de l’électricité..........402
- Écorce d’aune, expériences pour le lan-
- , nage des peaux de veau.................202
- Écritures, renversementdu noir en blanc. 154 Electricité, application à la fabrication
- du fer................................ 106
- ----pour l’éclairage.................... 402
- ----employée pour extraire le cuivre
- de ses minerais........................481
- Electro-métallurgie, manuel..............383
- Ellis, nouvelle plate-forme tournante. . 429 Elsner iL.), blanchiment des objets argentés par voie électro-chimique. • . . 397
- ----cuivrage du fer et du zinc...........487
- ----moyen pour produire une belle
- patine antique sur le bronze...........534
- Emaillage de la fonte. ,................ 536
- Embrayage nouveau pour les machines. 314
- Encre qui se conserve sans moisir........ 22
- ----rouge et violette solide............ 540
- Enduit pour les instrumens en laiton. . . 332 Escaliers en bois, manuel de construction............................... ... 239
- Essences, procédé pour y reconnaître le mélange de l’essence de térébenthine.. 253
- Etau à double pression.................. 542
- Essieux de locomotives, fabrication. ... 524
- Ether butyrique........................ 118
- Etoffes drapées en laine, blanchiment
- par l’ammoniaque...................... . 492
- Evaporation, influence de l’introduction de l’air dans les foyers............... . • 227
- F
- Farrell( I.), chemin de fer à hélice. ... 427 Feldmann, fabrication des cordes et
- câbles en fil de fer.............. 468—510
- Fenouil, poêle chauffeur et éclaireur. . 68
- Fenton (J.), alliage propre à la construc-
- p.565 - vue 598/606
-
-
-
- 566 —
- Pages.
- tion de différentes pièces dans les machines................................249
- Fer, affinage au gaz produit avec des Ii-
- gnites................................. l
- ----affinage au gaz de tourbe........... 101
- ----application de l’électricité à sa fabrication............................... 106
- ----machine à rouler et cingler..........107
- ----procédés pour l’enduire avec d’autres métaux..............................244
- ----avis sur sa fabrication..............456
- ----dorure au feu........................486
- ----cuivrage sans cyanure de potassium.................................... 487
- Fermeture pour chemins de fer atmosphériques.................................. 177
- Feuilles d’arbres verts, applications industriels............................... 119
- Fil de Caret, machine à le fabriquer et le
- retordre................................ 36i
- ----de zinc, fabrication................ 509
- Filature, perfectionnements............. 218
- ---- nouveau système.................... 553
- Fils de métal, outil à les couper eu tronçons.................................... 127
- Finnemore (J.), nouveau mode de fabrication des plumes métalliques............223
- Fixage, des couleurs, nouveau mode. . . 44i
- Fizeau, gravure photographique.......... 159
- Foelich (F.;, notices lecnnico-chimiques. 17
- Fontaine, turbine........................ 88
- Fonte, moulageen gueuse,dans des moules enduits de chaux.................... 289
- ----de moulage de seconde fusion, épuration. ................................ 338
- ----note sur son blanchiment............ 482
- ----procédé pour émailler................. 536
- Force électro-motrice, frais de sa production.....................................191
- Forges, porte-vent nouveau................ 433
- Forrester iG.), marteau de forge perfectionné...................................363
- ----machine à vapeur de navigation, à
- double cylindre..........................416
- Four aérotherme continu,à cuire le pain. 67 ----continu pour la cuisson des briques, tuiles et carreaux.................516
- Fourneau*, nouvelle disposition dans les
- arts............................... • . • 97
- Foyers, influence de l’introduction de
- l’air sur l’évaporation................ 227
- ----d’affinerie, tuyères mobiles........434
- Fumée, expériences sur des appareils à
- la brûler...............................267
- Fürst, transport des gravures en taille-douce sur bois.......................... 559
- Fyfe (A.), effets de la distance du transport sur le pouvoir éclairant du gaz. 15
- G
- Galloway (E.), nouveau mode de transmission de mouvement.................. 269
- Galvanographie, ses progrès........... 38»
- — employée pour faire des types en relief................................ 392
- Galvanoplastique, appareil nouveau. . . 164
- ---- moulage des pièces d’orfèvrerie. . 165
- ----moyen d’y soumettre les objets les
- ----progrès.............................. 305
- ----plaques de composition............... 360
- ----manuel................................383
- ----batterie nouvelle.....................485
- Garde-ètincelle pour les locomotives. . . 547 Gaudin (M.-A.), papier sensible nouveau. 454 Gaultier de Claubry, procédés d’extraction du cuivre par des actions électriques..................................... 481
- Gaz de lignites employé à l'affinage du
- fer................................... 1
- ----d’éclairage, effets de la distance du
- transport sur son pouvoir colorant- . . 15
- Pages.
- ----de tourbe, affinage de fer.............loi
- ----fabrication des cornues dans les
- usines................................ 376
- Germain, chemin de fer atmosphérique
- nouveau................................274
- Gibbs (G.), décoloration de l’huile de
- palme................................... 23
- Girardin (J.), rapport sur l’oléomètre à
- Glissements spontanés des terrains argileux...................................332
- Glucose, ses applications..............399
- Gouin. recherches expérimentales sur les
- machines à vapeur......................474
- Graflon{\j.), appareil d’alimentation pour les chaudières à vapeur à haute pression.....................................371
- Gravure photographique................... 159
- ----à l’ivoire.......................... 380
- ---- en relief par la galvanographie. . . 392
- —— en taille-douce, transport surbois. 553 Grocock D-W), nouveau métier à fabriquer les tricots......................... 409
- Groom (J.\ perfectionnement dans les machines à préparer, laminer et boudi- <
- ...................................... 506
- Grove (W.-R), frais de production de la
- force électro-motrice................. 1®1
- Guano, emploi dans la fabrication dos sels ammoniacaux et des composés du
- cyanogène.............................. 150
- Gutta percha, nouvelle substance........408
- H
- Haenel (Ed ), garde-étincelle pourles lo-
- motives............................... 547
- Ilallelte, drague nouvelle.............. 238
- Hancock (Th ), perfectionnements apportés dans le traitement du caoutchouc. . 400 Uarboltle (T.), machine à clouer les semelles de souliers et de bottes..........411
- Hardman (E ), appareil pour l’égouttage
- et le clairçage des sucres............ 114
- Uarrison (C.), moulage des tuyaux et
- tubes en fonte de fer..................243
- Henry (O.), essai des potasses du commerce à l’aide du potassimètre.........350
- Henschel, chaudière à vapeur nouvelle. . 129 Henvaux, pistons autoclaves à eau et à
- vapeur.................................315
- Herschel (J.), l’amphitype, nouveau procède photographique................... 160
- Hick (B ), machine a vapeur de navigation à double cylindre.................416
- ----(J.), nouveau mode d’embrayage
- pour les machines..................... 314
- Hxnks (J.), nouveau mode de fabrication
- des plumes métalliques.................223
- Hoffmann (B ), machine à raboter et dresser les clichés....................... 220
- llood (J.-L.), compositions et alliages
- pour doubler les vaisseaux.............377
- Houyau (V.), perfectionnements au rouleau compresseur..................... 477
- Tluile de palme, décoloration............ 23
- ----de noix de coco, savon..............500
- ----de graines, expériences sur leur
- extraction.............................464
- JJunl (II.), nouveaux procédés photographiques................................. U
- Hyalographie ou gravure sur verre et sur porcelaine............................ 153
- I
- Images photographiques, procédé pour
- les colorer-.......................... 117
- Impression lithographique des toiles cirées.................................... ®
- Impression lithographique en couleur. . 31t -----de toutes sortes d’images par une
- p.566 - vue 599/606
-
-
-
- — 567
- Pages.
- seule pression....................... 3n
- -— des tissus avec des poudres métalliques................................. 441
- ----anastatique.........................454
- tngénieur civil, manuel. ...............554
- Instruments en laiton, enduit pour les conserver. .............................332
- J
- Jackson (R.-R.), perfectionnements dans les machines à préparer les matières
- textiles....................!......... 169
- Jaehkel, fabrication de l’argentan ou
- niaillechort.......................... 2
- Jamar, machine à faire les rainures dans
- les boîtes à graisse.................. 316
- Jarvie (R. et J.), machine à fabriquer et
- retordre le fil de caret.............. 361
- Jaune fusible pour la peinture sur porcelaine. ...................................497
- Jobard, nouveau mode d’essai des chau -
- dières à vapeur....................... 134
- — rapportsurl’appareil Warocqué. 325—379 Johnson (W.), perfectionnement dans les appareils propres à préparer les matières textiles.......................... 361
- Jullien (C.-E.), nouveau système de chemin de fer atmosphérique................. 420
- ----manuel de l’ingénieur civil...........554
- K
- Kampffmeyer, expériences pour l’étamage
- des peaux de veau....................202
- Karmarsch (K.), outil à découper les fils
- : de métal en tronçons.................. 127
- Kind, sondages à outil libre............ 124
- Kobell, progrès de la galvanographie. . . 389
- ----types en relief.................... 392
- Knapp (Fr ), fabrication accélérée du vinaigre...................................208
- Knaps, savon d’huile de noix de coco. . 500
- Knechl (Ed.), vernis , affiches et encre. . . 22
- ---renversement des dessins .
- écritures du noir en blanc. ..... et 154
- ---métallographie........................263
- ------lavis sur pierre lithographique---407
- ----encre rouge et violette solide- . . . 54o
- Kneller (W.-G.), procédé de purification
- du zinc................................. 145
- Krause , emploi des tiges en bois dans les
- sondages. . ............................ 121
- Kronhetm (J.-M.), nouveau mode de stéréotypage............................... 514
- L
- Lacroix, manuel d’arpentage. ................432
- Laines, nouvelles recettes de teinture. . 152
- ----perfectionnement dans la filature. 172
- ----couleur pour la teindre à frojd en
- bleu..................................... 504
- ----perfectionnement dans les machines à doubler......................... 505
- ----perfectionnement dans les machines à préparer, laminer etboudiner. 506
- ----voyez matières textiles..........
- Lamb (J.), perfectionnements dans les machines à filer........................... 73
- Lamé, rapport sur le chemin de fer atmosphérique du système Arnollet. . . 424 Laming (R.), extraction de l’ammoniaque
- des eaux des usines à gaz................. 14
- Laminoir-piston, pour chemin de fer. . • 176
- iMmolère, roue à piston................. 541
- Leclerc, tuyères mobiles pour les foyers
- d’affinerie. . •..........................434
- Ledru, tirage à froid des tuyaux en mé-
- Pages.
- tal.....................................219
- Lee (J.), fabrication du soufre avec les
- sulfures.............................. 246
- Lefebvre, oléomélre à froid. . 256—303—357 Le Chatelier, rapport sur un système de
- tuyères mobiles........................ 434
- ------recherches expérimentales sur les
- machines à vapeur..................... 474
- Letestu, pompe............................ 84
- Leuchlenlerg (duc de), batterie nouvelle
- pour travaux galvanoplastiques..........485
- Laque en écailles, purification et blanchiment.................................... 22
- ------- de garance purifiée............... 72
- ----en boule de Venise................ 17
- Lassaigne (J.-L.), alliage pour couverts
- argentés............................... 465
- Lauverzana (N.-M.), chemin de fer atmosphérique , air comprimé................ 317
- Lavis sur pierre lithographique...........407
- Liebig (J.), Lettres sur la chimie....... 287
- Lin , voyez matières textiles...........
- Liquides, nouveau réfrigérant............ 355
- Lithographie , coloriage des cartes et
- T Plais.................................. 259
- Locomotive à force variable.............. i3i
- ----américaine, description............ 372
- Locomotives, chauffage au bois et à la
- tourbe................................. 3i
- ----françaises, résultats obtenus sur
- les chemins de l’Alsace................ 139
- ----avantage du recouvrement........... 179
- ---nouvel appareil à graisse...........370
- ----notice sur la fabrication de leurs essieux...................................524
- ---- garde-étincelle................... 547
- Longmaid (W.\ traitement des minerafs
- renfermant du soufre................... 49
- Lorentz (Ed ), manuel de l’ingénicurcîvil. 554
- Louyet (P.ï, zingage voltaïque........... 193
- ----purification de l’acide chlorhydri-
- que.....................................503
- Lund (J.-B.), balanciers compensateurs
- pour chronomètres....................... 25
- Luynes (de), fabrication de l’acier fondu et damassé........................ 241—292—340
- M
- Machine à vapeur rotative nouvelle. ... 29
- ----à draguer, perfectionnée............ 3$
- ----à rentrer........................... 76
- ----lithographique...................... 78
- ----à rouler et cingler le fer puddlé. . . 107
- ----pour l’égouttage et le clairçage des
- sucres................................. 114
- ----à percer........................... 12s
- ----; à raboter, planer, scier et débiter le
- bois................................... 173
- ----à battre les pilots à la vapeur. ... 181
- ----à raboter et dresser les clichés. . . 220
- ----à vapeur géante.....................239
- ----à percer............................266
- ----a faire les rainures dans les boîtes à
- graisse................................ 316
- ----à fabriquer et retordre le fil de ca- 36i
- ret- • ................................ 36i
- ----à clouer les semelles de souliers et
- débottés.................................4u
- -7 .à vapeur à action directe pour les bâtiments à propulseur hélicoïde. • . • 414
- ---- à vapeur de navigation à double
- cylindre............................... 416
- ----à fabriquer les tubes en fer soudés. 460
- ----à satiner les papiers peints........462
- —— soufflante gigantesque...............479
- :—-à couper la pierre et le marbre. . . 548 Machines à imprimer les étoffes dites Per-
- rotines................................. 76
- ----à préparer et travailler les matières
- textiles, perfectionnements. . 73—74—169 — 170—172—217—361—505—506.
- ----à travailler les matières textiles,
- p.567 - vue 600/606
-
-
-
- — 568 —
- Pages.
- appareil distributeur.....................217
- ----nouvel embrayage........................ 3i4
- • -locomotives, leur travail dans diffé-
- rents systèmes de détente.................475
- ----à doubler, perfectionnemens. ... 505
- ----à préparer, laminer et boudiner. . . 506
- ----à vapeur, nouvelle disposition de
- chaudières........................... 178
- ----à vapeur de navigation, appareil à
- mesurer leur force effective..............231
- ----à vapeur, conditions imposées aux
- constructeurs anglais.....................233
- ----à vapeur, régulateur pneumatique. 271
- ----à vapeur de navigation, sur leurs
- chaudières tubulaires.................... 273
- ----à vapeur, perfectionnements. . . . 367
- ----à vapeur, recherches expérimentales.....................................474
- Malilmann, machine à percer........... 128
- Maillechort, fabrication............... 2
- Maillet, four continu pour la cuisson des
- briques, tuiles et carreaux........ 516
- Manomètre à air libre et à double colonne. .................................. 132
- Manganèses , révivification de leurs pé-
- roxides.............................385
- Manipulations chimiques, traité........ 95
- Marinier, rectométre.................. 313
- Manuel du graveur...................... 94
- ----pour l’exploitation des mines. ... 144
- ----du peintre à la cire. .................. 144
- ----de la construction des escaliers en
- bois..........-.....................239
- ----de gnomonique élémentaire. . • . 287
- ----degalvanoplastique...................... 383
- ----d’arpentage..............................432
- ----de l’architecte des monuments religieux...................................479
- ----de dorure et d’argenture éleclrochi-
- miques..............................526
- ----de l’ingénieur civil.................... 554
- ----des offiiciers municipaux............... 556
- Marbre, machine à le couper et forer. . . 548
- Marozeau, roue hydraulique de Wasser-
- ling..................................... 93
- Marsden (Th.), perfectionnements dans les machines à travailler les matières
- textiles........................... 170
- Marteau de forge perfectionné..........363
- Mary, barrage à bateau vanne.................285
- ----nolesur uneroue à aubes emboîtées. 541
- Masterman, nouveau réfrigérant pour
- les liquides....................... 355
- Matières grasses, appareil à les purifier. 259
- ----textiles , perfectionnements dans
- les machines à filer........... . . . 73—74
- ----textiles, perfectionnements dans
- les machines à les préparer et travailler..................... 169 - 170—172
- ----textiles, appareil distributeur pour
- les machines à les travailler.............217
- • -textiles, perfectionnements dans
- les appareils propres à les préparer. . . 361
- ----textiles, perfectionnements dans
- les machines à doubler................... 505
- ----textiles, perfectionnements dans les
- machines à préparer, laminer et boudiner. .....................................506
- Mèche anglaise à expansion.................. 463
- Melsens, fabrication de l’acide acétique
- pur....................................... 55
- Mer, extraction des sulfates de soude et
- de potasse de ses eaux................... 108
- Merbach (H.-O.), porte-vent nouveau
- pour les feux de forges.................. 433
- Mercure,sur sa distillation..................439
- Méro, procédé pour reconnaître les mélanges d’essence de térébenthine avec
- d’autres essences.........................263
- Mélallographie ou transport des épreuves en taille douce..................... 263
- Métaux, moyen pour les obtenir parfaitement purs.............................. 118
- ----nouveau procédé de précipitation
- les uns sur les autres.................. 531
- Pages.
- ----cause de leur réduction...............531
- Métier nouveau à fabriquer les tricots. 409
- Micromètre d’atelier......................175
- Millon, distillation du mercure...........439
- Minerais renfermant du soufre, leur traitement.................................... 49
- ----appareil pour le lavage...............529
- Miroirs métalliques, par réduction de
- tiéres grasses.........................259
- Morewood (E.), procédés pour enduire le
- fer avec d’autres métaux...............244
- Morin (A.), sur la roideur des cordes. . 32o
- Moulage de la fonte en gueuse............289
- ----des tuyaux ou tubes en fonte de
- fer.................................. 243
- Moteur hydraulique à flotteur oscillant. 39 Mourey (Ph.), blanchiment des objets argentés par voie électro-chimique. ... 397 Mouvement, nouveau mode de transmission.................................... 269
- Moyen saccharimétrique nouveau......... 12
- N
- Nagel (E.), turbine en dessous.......... 457
- Nash (L ), emploi de l’ammoniaque dans
- la préparation de l’amidon........... 116
- 1\asmyth (J.), machine à battre les pilots
- à la vapeur........................... 18I
- Neil (J.), régulateur pour les machines à
- vapeur................................ 271
- Neumann (B.), moulage de la cuve indigo et pastel au sirop de sucre de betteraves .................................200
- Newton (A ), procédés perfectionnés de
- fabrication des cyanures...............295
- ----(W.-E.), nouveau mode de préparation du caoutchouc.....................156
- Nickels (C.), tissu propre à remplacer le
- crêpe................................. 506
- Noir d’os, action dans la fabrication du
- sucre de betteraves....................444
- Nossiler (C.', nouveau moyen pour mettre
- en fosse les peaux à tanner............495
- Nouvelle plate-forme tournante...........429
- O
- Objets en fer forgé, aciération......... . 435
- Oldkop , expériences sur l’extraction des
- huiles de graine...................... 464
- Oléomètre à froid, rapport sur cet instrument...................... 256—303—357
- Or, affinage par voie de cémentation. . . 437 Orfèvrerie, moulage galvanoplastiquedes
- pièces.......................... . . 165
- Orge maltée, appareil pour le sécher. . 206 Outil à couper le lil de fer en tronçons. . 127
- Outils à expansion....................... 28
- Outremer artificiel, sur sa fabrication. 299—345 ----artificiel, préparation et application................................... 490
- Ocerend ^J.), impressions des tissus avec
- des poudres métalliques................441
- Oxide de cuivre pour fabriquer le verre
- bleu.................................. 201
- — d argent réduit pour former des miroirs ...................................388
- Oxland (R.), préparation du chromate de chaux.................................... 24
- P
- Page (C -G ), procédé pour Jcolorer les
- images photographiques..........• • • • 117
- Papier, emploi de l’anlichlore dans sa fabrication ...............................250
- ----sensible nouveau.................... 454
- ----photographiques..................... >64
- Parkes (A.), alliages nouveaux...........530
- ----nouveau procédé de précipitation
- des métaux sur les métaux................331
- Patine, [moyen pour la produire sur le
- p.568 - vue 601/606
-
-
-
- — 569
- Page».
- bronze..............................534
- Payen, observations relatives aux applications de la glucose................... 399
- Peaux de veau, expériences sur leur tannage........................................
- ----nouveau moyen pour les mettre en
- fosse..................................495
- Peinture américaine .................... 264
- ----sur porcelaine jaune, fusible. . . . 497
- Péligot (E.), moyen saccharimétriquc. . 12
- ----fabrication de l’acide sulfurique. . 50
- Perrot, sur les machines à imprimer les
- étoffes................................ 76
- ----machine lithographique............... 78
- Perrot (A.-M.), manuel du graveur. . . 94
- Perrotines ou machines à imprimer les
- étoffes................................ 76
- Pelrie (J.), perfectionnement dans les machines à vapeur......................... 367
- Philipp (D.), affinage de l’or par voie de
- cémentation........................... 437
- ----cuivrage du fer et du zinc.........487
- Photographie, nouveaux procédés il—i6o—164
- ----sur papiers..........................164
- ----sur quelques phénomènes............. 449
- Pierres, propriétés d’absorption, de leurs
- différentes natures................... 187
- ----pince à enlever celles immergées. . 544
- ---- à les couper et forer.............. 548
- Pilbrow (J.), système perfectionné de propulsion atmosphérique....................275
- Pile de Wollaston, moyen d’obtenir un
- courant constant....................... us
- Pilots, nouveau mode d’établissement. . 179
- ----machine à les battre à la vapeur. . 181
- Pinceà enleverles pierres immergées. . . 544 Pistons autoclaves a diamètre constant à
- eau et à vapeur........................315
- Plaques de composition pour empreintes
- galvanoplastiques..................... 360
- Plomb, sa présence dans divers produits............................ • • 60
- ----de chasse, procédé pour l’assortir. 149
- Plumes métalliques, fabrication........222
- ----nouveau mode.........................223
- ----d’acier, conservation............... 332
- Porcelaine jaune fusible pour la peinture- 497 Poêle servant à chauffer et éclairer. ... 68
- Pompe Let :stu............................ 84
- ----systèmes divers...................... 79
- Poppe (A.), pince à enlever les pierres
- immergées............................. 544
- Pont suspendu de Pesth................... 192
- Porro, essai sur la théorie des moteurs
- hydrauliques...........................333
- Porte-vent nouveau pour les feux de forges. ....................................433
- Potasses du commerce, essais. ..... 113
- ----du commerce, mode d’essai. . . . . 350
- Potassimètre, instrument pour l'essai des potasses du commerce. ......... 350
- Poil (P.-H.), nouveau mode d’établissement des pilots..................... 179
- Pouzzolane artificielle, condition pour qu’elle convienne à l’eau de la mer. . . 143 Presses à coins et hydrauliques , comparaison dans l’exlraction des huiles de
- graines. . • ............- ......464
- Produits céramiques, métallisation. ... 7
- Projectiles, appareil à mesurer leur vitesse................................... 322
- Propulseur hélicoïde, machine à vapeur
- à action directe. ......................4,4
- ----sous-marins à hélice, modification. 237
- ----sous-marins à hélice, vitesses imprimées à un même bâtiment..............235
- ----à vis, recherches théoriques et expérimentales. ... 625
- ----appareil pour les relever...... 550
- Propulsion atmosphérique, système perfectionné..........................• • • 275
- Pruckner (C.-P.), fabrication de l’outremer artificiel....................... 299—345
- Prussiates de potasse et de soude, procédés perfectionnés de fabrication. . . £95
- R
- Page».
- Rails, mode de structure et d’union. . . . 229
- Raudnitz, sur le cachou..................504
- Recouvrement, avantages dans les locomotives......................... .... 179
- Rectomètre...............................313
- Redtel, dorure au feu sur le fer.........486
- Réfrigérant nouveau pour les liquides. 355 Régulateur pneumatique pour les machines à vapeur..........................271
- Reibstein (J.-C.), récolte du salpêtre dans
- la fabrication des savons durs....... 55
- Reich (Fr.), chalumeau à gaz oxide de
- carbone............................. 455
- Résistance des convois sur les chemins
- de fer.............................. 175
- Rieder (A.), rapport sur le rectomètre. 313 Rocher, nouveau mode d’extraction. . . . 184 Rodgers (G.), procédés pour enduire le
- fer avec d’autres métaux..........244
- Roue hydraulique de Wasserling. ... 93
- ----à piston...................... 541
- ----a aubes emboîtées..............541
- Roues à aubes, appareil pour accrocher
- et décrocher......................... 35
- ----à réaction , vitesse à leur donner
- pour en obtenir l’effet utile maximum. 272
- Rouget de Liste, impression de toutes sortes d’images par une seule pression. 311 Rouleau compresseur, perfectionnement. 477 Russell (S.), résistance des convois sur
- les chemins de fer................. 175
- Russell (J.-J. et T.-H.), machine à fabriquer les tubes de fer soudés........460
- S
- Saccharomètre nouveau...................
- Sagey, mémoire sur les chemins de fer
- atmosphériques......................
- Salpêtre, récolte dans la fabrication des
- savons durs.........................
- Salvetal, jaune fusible pour la peinture
- sur porcelaine......................
- Sargant fW.-l), perfectionnements dans la fabrication des canons d’armes à
- feu.................................
- Sartonis, barrage à bateau vanne........
- Saunier (C-), arrondisseur hélicoïdal.
- Savon d’oxide de 1er, pour vernir.......
- ----d’huile de noix de coco..........
- Savons durs, récolte du salpêtre dans
- leur fabrication....................
- Schafhaeutl, épuration des fontes de
- moulage en seconde fusion...........
- Schatten (F.), note sur l’action du noir d’os, dans la fabrication du sucre de
- betteraves, etc.....................
- ----saccharomètre nouveau............
- Schattenmann, sur la fabrication de la
- colle...............................
- Schofka, mode simple de ventilation. . . Scieries, recherches sur les bases de leur
- établissement.......................
- Schmit (J.-F.), manuel de l’architecte des
- monuments religieux.................
- Schmitz (E.), manuel de l’ingénieur civil*. Schotlœnder, métallisation des tissus du verre et des arts céramiques. . . . ! Schraderyfl.), nouvelles recettes de teinture sur laine..........................
- Schubarth, fabrication du verre" bleu
- avec l’oxide de cuivre..............
- Sculpture en bois par compression. . . . Selmi ( F.), manuel de dorure et d’argenture électro-chimiques..................
- Sels ammoniacaux, fabrication...........
- ---emploi du guano à leur fabrication.
- Semelles de souliers et de bottes, machine à les clouer......................
- Shanks (A.), drille a main perfectionnée.
- Sharp et Roberts, cisaille rotative..
- Shaw (C.), sur quelques phénomènes
- photographiques.....................
- gheppxrd ( E.), machine à raboter, planer,
- 493
- 519
- 56
- 497
- 145
- 285
- 513
- 22
- 500
- 56
- 338
- 444
- 493
- 353
- 381
- 125
- 479
- 554
- 7
- 152
- 201
- 555
- 526
- 53
- 150
- 411
- 27
- 174
- 449
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-
-
-
- — 570
- Pages.
- scier et débiter le bois............... 173
- Sirop de sucre de betteraves, pour monter la cuve indigo et pastel...............200
- Smith, machine à vapeur, à action directe , pour les propulseurs hélicoïdes. 4t4 ------appareil pour relever les propulseurs à helice............................. 550
- Sondages, emploi des tiges en bois- ... 121
- ---à outil libre........................ 124
- . Soufre, fabrication avec les sulfures. . . 240 ------appareil à le brûler dans la fabrication de l’acide sulfurique................. 344
- Souliers, machine à en clouer les semelles..................................4il
- Soupapes annulaires....................... 237
- Stéréotypage, nouveau mode..................514
- Substances amylacées, emploi de l'ammoniaque dans leur préparation. ... 116 ------alimentaires , mode de conservation.........................................312
- Sucre, moyen d’en faire connaître la
- quantité................................ 12
- ---de betteraves, action du noir d’os
- dans sa fabrication......................444
- Sucres, machine pour égouttage et clairçage................................... 114
- —— appareil pour leur purge et purification................................. 491
- Sulfates de soude et de potasse, extraction des eaux de la mer................ 108
- Sulfures employés à la fabrication du
- soufre...................................246
- Susses (F.-S. de), révivification des pe-
- roxides de manganèse.....................385
- Stenhouse ( J. ), formation des miroirs à l’aidç de l’oxide d’argent réduit.......388
- T
- Tan, expériences dans le tannage des
- peaux de veau.........................202
- Tannage des peaux de veau, expériences. 202
- ----nouveau procédé.................... 442
- Taylor ( W -G.), perfectionnements dans
- là filature...........................218
- Teinture sur laine , recettes nouvelles. . 152
- Télégraphes électriques...................456
- Terrains argileux, glissements spontanés. ..................................332
- Thénard, barrage mobile. ............,. 280
- Thorneycroft (G.B. ), machine à rouler
- et cingler le fer puddlé............. 107
- Tiges en bois, emploi dans les sondages. 121 Tissier, ( L. ), recherches sur les contre-épreuves chimiques et lithographiques. 308 —406—447
- Tissu propre à remplacer le crêpe. . . . 506
- Tissus, métallisation..................... 7
- ----à mailles, nouveau métier à les fabriquer........................... 409
- ----impressions avec des poudres métalliques........................... 441
- Toiles cirées, impression lithographique. 9 Tourbe employée à chauffer les locomotives..................................... 31
- ----affinage du fer h son gaz.......... loi
- Trempe 'te divers objets en acier........ 197
- Tricots, nouveau métier à les fabriquer. 409 Tubes en fonte de fer, moulage. . .... 243 ------en fer soudés, machine à les fabri-
- quer........ ;..........................460
- Tuiles, four continu pour leur cuisson. . 516
- Tunnel suspendu..........................479
- Turbine hydraulique de Fontaine........ 88
- ----hydraulique de Callon.............. 265
- ----de côté, de Porro....................
- ----en dessus, de Nagel................ 457
- Turner, affinage du fer au gazde lignites. 1 Turnbull (A.), nouveaux procédés de
- tannage............................... 442
- Turner (AV .-G.), emploi du guano à la fabrication des sels ammoniacaux et
- des composés du cyanogène. ............ 150
- Tuyaux en métal, étirage à froid........219
- Page»’
- -----en fonte de fer, moulage....243
- -----en pierre et marbre, machine à les
- forer.................................. 548
- Tuyères mobiles pour les foyers d’affine-
- rie.....................................434
- Types en relief par la galvanographie.. . 392
- U
- Urane, préparation et emploi de son
- oxide.................................. 71
- Vre (A ), composition pour l’apprét des
- chapeaux.............................. 496
- Usins à gaz, extraction de l’ammonia. que de leurs eaux........................ 14
- V
- Vaisseaux, alliage pour les doubler. . . . 377
- Valerio (O.), nouveau système de chemin
- de fer atmosphérique............... 420
- Valicourt (E. de), manuel de galvano-
- plastique...........................383
- -----manuel de dorure et d’argenture
- électro-chimiques. . .....................526
- Vapeur, sur sa distribution et son travail. 475
- Vaudoyer (L.i, expériences sur les propriétés d’absorption des différentes
- pierres............................ 187
- Ventilation, mode simple..............381
- V&rguin (E.), Eléments de chimie générale..................................... 431
- Vernis pour impression des couleurs sur
- pierre lithographique..................... 21
- Vernissage au savon de fer.................. 22
- Verre, métallisation......................... 7
- Verre bleu fabriqué avec l’oxide de cuivre. 201
- Vert de Schweinfurt......................... 20
- Vicat, conditions pour qu’une pouzzolane artificielle convienne à l’eau de la
- mer............................• . . . . 143
- Vinaigre, fabrication accélérée.............208
- Vis des bâtiments à vapeur, mode rapide de transmission de mouvement............. 178
- W
- Wagner, impression lithographique des
- todes cirées............................... 9
- Walker (B.-F.), perfectionnement dans la fabrication des clous découpés. . . . 460 Wallon tC, ), grande machine à percer. . 266 Ward (W ), nouveau métier à fabriquer
- les tricots...............................409
- Ward (P.), composé propre au blancnis-
- sage......................................539
- Warocqué, appareil à monter et descen-
- Watson (W ), fabrication des sels ammoniacaux................................. 53
- Weger (H.), préparation et application de
- l’outremer artificiel.................. 490
- Wells (G.), nouveau mode de fabrication
- des plumes métalliques................. 223
- Werner (F.), galvanoplastique. ..... 305
- Withworlh, micromètre d’atelier...........175
- Williamson (A.-W.) préparation simple
- de l’acide hypochloreux................ 501
- Woehler, éther butyrique................. 118
- Wotlaston (C.-J.), machine à couper et
- forer la pierre et le marbre........... 548
- Woods (J.), impression anastatique. . . . 454
- Y
- Yuile (J.\ outils divers à expansion. ... 28
- Z
- Zinc, procédé de purification.............. 145
- ---cuivrage sans cyanure de potassium. .............................. • 487
- ---fabrication du fil................... 509
- Zincage voltaïque.......................... 19s
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-
-
- — 571
- TABLE DES FIGURES.
- Plancb. Figure». Page».
- Lxu 1—13. Perfectionnements apportés dans la construction des.balanciers compensateurs pour les chronomètres. J. R. Lund 25
- 14— 23. Outils divers à expansion. J. Yuile....•.................... 28
- 24—27. Machine à vapeur rotative nouvelle. P. Borrie..................... 29
- 28 —29. Notice sur un poêle servant au chauffage et à l’éclairage, de M. Fenouil. P. Dalmont........................................................ 68
- 30— 35. Notice sur différents systèmes de pompes qui ont figuré à l’exposition
- de 1844. P. Dalmont....................................... .... 79
- lxu, i 5. Description du four aérotherme continu à cuire le pain. V. Aribert. . 67
- 6— 17. Perfectionnements dans les machines employées pour préparer et filer
- les matières textiles. J. Lamb................................ 73
- 18— 26. Perfectionnements dans le mécanisme pour filer et retordre le coton et
- autres matières filamenteuses. C. Brook....................... 74
- 27— 32. Note sur la turbine Fontaine. G. BT. Bichon................... 88
- LXIII. 1— 6. Dispositions nouvelles à donner aux fourneaux ou foyers employés dans
- différents arts, J.-A. Detmold................................ 97
- 7— 10. Documents pour servir à l’histoire de l’affinage du 1er au gaz de
- tourbe. Bischof.................................................... 101
- 11— 14. Machine propre à rouler, comprimer ou cingler les loupes ou lopins
- de fer puddlé. G.-B. Thorneycroft............................... . 107
- 15— 18. Machine ou appareil pour l’égouttage et le clairçage des sucres.
- L. Hardman......................................................... 114
- 19— 21. Description d'un outil propre à découper en tronçons les fils de métal
- d’un fort diamètre. K, Karsmarsh................................... 127
- 22—24. Machine à percer. Mahlmann............................................. 128
- 25. Chaudière à vapeur nouvelle, Jlenschel................................... 129
- 26—30. Nouveau chemin de fer atmosphérique. Chameroy.......................... 137
- 31— 36. Manomètre à air libre à double colonne. A. Delaveley........... . 132
- LXIV. 1—2. Perfectionnements dans la fabrication des canons pour les armes à feu.
- W.-G. Saryant.......................................................145
- 3— 5. Nouveau mode de préparation du caoutchouc et des tissus qui en sont
- enduits. IV.-E. JVewton.............................................156
- 6— 8. Nouvelle baratte....................................................... 166
- 9— 12. Perfectionnements dans les machines ou métiers propres à la prépa-
- ration du coton et autres matières textiles. R.-R. Jackson....169
- 13—33. Perfectionnement dans les machines à étirer, réunir et filer le coton et
- autres matières textiles. J. Champion et Ch. Marsden............... 170
- 34—40. Machine à raboter, planer et débiter le bois et autres substances.
- G. Sheppard..................................................... 173
- 41. Cisaille relative de Sharp et Roberts................................. . 174
- 42—43. Nouveau mode de fermeture pour les chemins de fer atmosphériques.
- U. Dembinski....................................................... I77
- 44—48. Machine à battre les pilots à l’aide de la vapeur. J. JYasmyth....181
- LXV. 1— 7. Nouvel appareil distributeur applicable aux machines à préparer dans la
- filature du coton et autres matières filamenteuses. J.-R. Butterworth. 217
- 8— 12. Note sur le tirage à froid des tuyaux en cuivre. JE Ledru...........219
- 13. Machine à raboter et dresser les clichés. C. Hoffmann..................... 220
- • 14—23. Sur la fabrication des plumes métalliques.............................. 222
- 24— 33. Nouveau mode de fabrication des plumes métalliques. J. Hincks,
- G. fVells , J. Fennimore.......................................... 223
- 34—41. Nouveau mode de structure et d’union des rails des chemins de fer!
- Breilhaupt........................................................ 229
- 42—48. Perfectionnements dans le moulage des tuyaux ou tubes en fonte de
- fer. C. Jlarrison.................................................. 243
- LXVI. 1—6. De la fabrication du soufreà l’aide des sulfures et aulrescomposés. J. Lee. 246 7. Appareil propre à séparer les matières grasses et huileuses des membranes qui les renferment. A. Mollet, J. Bridgman.....................................259
- 8— 9. Description de la turbine hydraulique de M. Callon......................265
- 10— 11. Grande machine à percer. C. Walton..................................206
- 12— 19. Nouveau mode pour établir entre les axes ou les arbres d'une machine
- un mouvement qui soit un multipleousous-multipledeeelui du moteur principal. E. Galloway........................................ 269
- 20— 24. Régulateur pneumatique pour les machines à vapeur. J. Neil: ... 271
- 25— 27. Système de chemin de fer atmosphérique. Germain.....................274
- 28— 36. Système perfectionné de propulseur atmosphérique. J. Pilbrow. . . 275
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-
-
-
- — 572 —
- Planch. Figures.
- Pages.
- lxvii. 1— 4. Procédés perfectionnés de fabrication des cyanures et des composés de
- cyanogène. A.-V. Newton....................................295
- 5— 6. Description du reclomètre de JVI. Mannier. A. Rieder.........313
- 7— 76»*. Nouveau mode d embrayage pour les machines. J. Hic Je.......314
- 8— 11. Pistons autoclaves à diamètre constant, à eau et à vapeur. Henvaux. 315
- 12—17. Machines à faire à la fois les deux rainures dans la boite à graisse des
- voitures de chemin de fer. J. Jamar.............................316
- 18-23. Turbine de côté. Porro.......................................333
- 24—25. Perfectionnement dans les appareils à brûler le soufre dans les fabriques
- d’acide sulfurique. JV.-l. Cookson........................ 344
- LXVIII. 1— 2. Mémoire sur la fabrication de l’acier fondu et damassé. H. de Luynes. 241
- —292—340
- 3. Essai des potasses du commerce à l’aide du potassimètre. O. Henry. . 4— 6. Perfectionnement dans les appareils propres à préparer le coton , le
- lin, etc. W. Johnson...........................................
- 7—10. Machine à fabriquer et retordre le fil de Caret. JV. Craig, R. et J.Jarvie.
- 11. Marteau de forge perfectionné. J. Forrester...........................
- 12—23. Description du diviseur universel. Decoster........................
- 24—29. Perfectionnement aux machines à vapeur. J. Petrie...................
- 30. Description d’un nouvel appareil à graisse pour les locomotives et
- autres véhicules. F. Busse.....................................
- 31. Appareil d’alimentation pour les chaudières à vapeur à haute pression.
- C. Grafton.....................................................
- 32—37. Mode de fabrication des cornues pour les usines à gaz. J. Cowen. . . LXIX. 1—25. Nouveau métier à fabriquer les tricots et les tissus à mailles. JV.
- JVard, D.-JV. Grocock..........................................
- 26— 33. Machines à clouer les semelles de souliers et de bottes, ainsi que les
- courroies, etc. T. Harbottle...................................
- 34—36. Machine à vapeur à action directe pour les bâtiments à vapeur à propulseur hélicoïde. Smith..................................................
- 37—38. Nouvelle machine à vapeur de navigation à deux cylindres. G. Fo-
- rester, D. Hich................................................
- 39—52. Notice sur la fabrication des cordes et câbles en fil de fer. Feldman. . lxx. 1— 3. Nouveau porte-vent pour les feux de forge. A. O. Merbach. . . . 4— 5. Note sur un procédé d’aciération des objets en fer forgé. De Biinau. .
- 6 — 10. Sur la turbine en dessous, de C. L. Nagel........................
- 11 — 18. Machine à fabriquer les tubes en fer soudé. J. J. et Th. Russell.. .
- 19— 25. Perfectionnements apportés dans la fabrication des clous découpés.
- B. P. JValker.................................................
- 26. Machine à satiner les papiers peints. Carillion........................
- 27— 28. Mèche anglaise à expansion........................................
- LXXt. 1— 2. Perfectionnements apportés dans les machines pour doubler le coton,
- la laine et autres matières filamenteuses. H. Cooper...........
- 3— 6. Perfectionnements dans les machines propres à préparer, laminer et boudiner le coton, la laine et autres matières textiles. J. Groom. 7— 8. Fabrication d’un tissu propre à remplacer le crêpe. C. Nickels. . . .
- 9—11. Fabrication du fil de zinc. Boucher, Newton........................
- 12—16. Arrondisseur hélicoïde. C. Saunier.................................
- 17— 19. Nouveau mode de stéréotypage. J.-M. Kronheim.....................
- 20- 23. Four continu pour la fabrication des briques, carreaux. Maillet. . . 24—29. Appareil pour relever les propulseurs à hélice sur les bâtiments.
- F.-P. Smith....................................................
- 1— 2. Rapport de l ingénieur ordinaire de l’arrondissement de Chartres sur
- A la roue à piston de M. Lamo'ière. Boucher......................
- i-*'v3— 6. Note sur une roue à aubes emboîtées dans un coursier annulaire
- fendu pour le passage des bras. Mary. . .......................
- 10* Notice sur un nouvel étau à double pression. A. Desbordeaux. . . . fsf—13. Pinces à enlever les masses de pierre immergées au fond des eaux.
- - JF A. Poppe.......................................................
- ^;/Jf4—17. Note sur un garde-étincelles pour les locomotives. Ed. Haenel. . . .
- 18— 26. Machine à couper la pierre et le marbre , et à percer les tuyaux faits
- '**' avec ces matériaux. C.-J. JVollaston...........................
- LOC XIXI à 10. Description d une machine locomolive américaine construite par
- H.-R. Dunham...................................................
- » Notice sur un nouveau système de chemin de fer atmosphérique.
- C. -E. Jullien, O. Valèrio.....................................
- 350
- 361
- 361
- 363
- 363
- 367
- 370
- 371 376
- 409
- 411
- 414
- 416
- 468
- 433
- 435
- 457
- 460
- 461
- 462
- 463
- 505
- 506 506 509
- 513
- 514 516
- 550
- 541
- 541
- 542
- 544
- 547
- 548 372 420
- FIN DE LA TABLE DES PLANCHES ET DES FIGCRES.
- CQHPAttns
- - IMPRIMERIE DE FAIN ET THUNOT, [Racine, n° 28, près de l’Odéon.
- p.572 - vue 605/606
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