Le Technologiste : ou Archives des progrès de l'industrie française et étrangère
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- TECHNOLOGISTE
- TOME VII. —SEPTIÈME ANNÉE.
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- PARIS. — IMPRIMERIE DE FA1N ET THUNOT, Rue Racine, 28, près do l’Odéon.
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- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- OUVRAGE UTILE
- AOX MANUFACTURIERS, AUX FABRICANTS, AUX CHEFS d’ATEUERS, AUX INGÉNIEURS, AUX MÉCANICIENS , AUX ARTISTES, AUX OUVRIERS,
- Et à toutes les personnes qui s’occupent d'Arts industriels,
- Rédigé
- PAR UNE SOCIÉTÉ DE SAVANTS, DE PRATICIENS, D’INDUSTRl!
- ET PUBLIÉ SOUS LA DIRECTION DE
- M. F. MALEPEYRE.
- PARIS.
- A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, RUE HAUTEFEUILLE, N° 10 bis.
- 1846.
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- LE TECMOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Application de l'électricité à la fabrication de l'acier et de quelques autres métaux.
- Par M. A. Walt..
- Nous avons eu déjà l’occasion. dans le Technologiste, tome VI, page 100, de décrire les procédés proposés par M. A. Wall, pour purifier au moyen d’un courant électrique la fonte de fer quand elle est encore en fusion ou lorsqu’elle va commencer à se figer. Aujourd’hui , le même auteur a pris une nouvelle patente pour la même application à l’acier cémenté ou fondu, ainsi ' qu’au cuivre, à l’étain, au zinc et à leurs composés , afin, selon lui, d’en perfectionner la fabrication. Voici d’abord comment il applique sa méthode à la fabrication de l’acier de cémentation.
- Les barres de fer qu’on se propose de convertir en acier sont placées en rang les unes sur les autres dans la boîte à cémentation, leurs extrémités étant supportées par des blocs, ainsi qu’on peut le voir dans les fig. 1 et 2, pl. 73, où la fig. 1 présente le plan de cette disposition au niveau du rang inférieur de barres, et la fig. 2 une vue par une des extrémités de trois rangs de barres; a,a,b,b.c,c sont les barres, et d,d,e,e,f,f, sont les blocs de support destinés à transmettre l’électricité de l’extrémité d’une barre à celle de la barre suivante de la série. Les espaces entre les blocs adjacents Le Technologiete, T. Vil. — Octobre 184S.
- d,d, sont remplis d’argile réfractaire jusqu’au niveau de la face supérieure de ces blocs ; puis une couche de cette même argile de 12 millimètres d’épaisseur est étendue sur cette face, et pardessus on monte un second rang e,e de blocs, et ainsi de suite jusqu’à ce que le nombre requis de rangs ait été ainsi empilé. Quant aux espaces entre les barres a,a, on les remplit avec un mélange de six parties de coke ou de charbon de bois finement pulvérisé et deux ou trois parties de craie en poudre. Le vide au-dessus du rang supérieur de barres est rempli de coke ou de charbon seulement.
- Les rangs sont reliés les uns aux autres par des bandes de métal g,g, et à chaque extrémité des rangs on place un barre-pôle h, et une barre d’épreuve i. Deux fils partent des barres-pôles pour se rendre aux pôles d’une batterie galvanique ou voltaïque , et transmettre le fluide électrique dans toute la série des barres.
- La transmission de l’électricité à travers les barres est continuée pendant douze à quatorze heures suivant les circonstances , ou plutôt on la prolonge jusqu’à ce que les barres d’épreuve présentent les indices convenables d’une conversion complète.
- La batterie employée dans le procédé ci-dessus doit présenter, selon fauteur, environ 30,000 pouces carrés (1940 décimètres carrés) de surface pour la conversion de 12 tonneaux anglais (12,200 kilog.) de métal en barres.
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- M. A. Wall propose aussi de soumettre l’acier fondu à l’action de l’électricité, et à cet effet il adopte la méthode suivie par lui dans l’application de l’électricité aux gueuses de fonte que nous avons décrite dans le volume de notre journal indiqué ci-dessus.
- Le cuivre, l’étain, le zinc et leurs composés peuvent aussi être soumis à un courant d’électricité, tandis qu’ils sont encore fluides et au moment où ils passent à l’état solide. Le mode de procéder est le même aussi que pour la purification de la fonte, excepté que le fil conducteur doit être en platine.
- Note sur la composition des meilleures formes ou sables de moulage
- qu’on connaisse jusqu'à présent.
- Par le docteur L. Elsner.
- La composition des formes en sable pour le moulage des métaux étant un sujet de la plus haute importance, M. Kampmann a entrepris. dans le laboratoire de l’institut royal des arts et métiers de Berlin, l’analyse des meilleures sortes de sables de moulage qu’on connaisse aujourd'hui dans la pratique, afin que, dans le cas où il ne serait pas possible de s’en procurer de semblables, on pût encore en composer d identiques. Les meilleures sortes, celles qui ont été considérées comme donnant les meilleurs résultats, ont été :
- 1° Le sable de la fonderie de M. Freund, à Charlottenbourg ;
- 2° Le sable de Paris, propre surtout au moulage des bronzes ;
- 3" Le sable anglais de Manchester, qui sert principalement à la fabrication des noyaux ;
- 4° Le sable de la mine de Layna près Stromberg, plus propre aussi à faire des noyaux que des moules ou formes.
- Toutes les sortes indiquées ont présenté une couleur rougeâtre, et leur analyse a été faite par les moyens connus. La silice, soumise à un grossissement de 200 fois sous le microscope, s’est présentée sous formes de petits grains arrondis sans paillettes de mica; ces sables appartiennent donc aux terrains d’alluvion. Yoici au reste leur composition :
- Le n° 1 consistait, sur 100 parties de
- Silice.............. 92.083
- Oxide de fer........ 2.498
- Alumine............. 5.415
- Cbaux............... Traces.
- Le n° 2 consistait, sur 100 parties, en
- Silice.................91.907
- Oxide de fer........... 2.177
- Alumine................ 5.683
- Chaux.................. 0.415
- Le n° 3 consistait, sur 100 parties, en
- Silice.................92.913
- Oxide de fer........... 1.249
- Alumine................ 5.830
- Chaux................. Traces
- Le n° 4 consistait, sur 100 parties, en
- Silice................ 90.625
- Oxide de fer........... 2.708
- Alumine................ 6.667
- Chaux................ Traces.
- La grande similitude entre ces diverses sortes de sables de moulage , sous le rapport de la composition chimique, est très-remarquable , et il paraît en conséquence qu’il est indispensable qu’il existe une proportion définie entre les éléments pour constituer une forme de moulage qui possède toutes les bonnes qualités que recherchent les fondeurs. D’après les résultats de l’analyse chimique, on pourrait donc, suivant M. Kampmann, composer de toute pièce de bonnes formes en sable propres aux besoins de l’industrie, et en particulier pour le moulage des statues, bas-reliefs, etc., en les composant de la manière suivante :
- 93 parties de sable quarlzeux (sable fin).
- 2 — d oxide de fer rouge.
- 5 — d’argile aussi exempte de chaux que possible.
- Analyse de quelques bronzes entrant dans la construction des locomotives.
- Les analyses suivantes ont été faites par M. E. Schmid, de Dresde, dans le laboratoire du professeur Erdmann. Les alliages analysés sont ceux qui ont paru jusqu’ici jouir des propriétés les plus convenables au service auquel ils ont été appliqués.
- La méthode analytique mise en usage a été celle ordinaire, savoir : dissolution dans l’acide azotique, évaporation jusqu’à siccité, dissolution dans l’eau pour en séparer l’oxide d’étain , précipitation par le gaz sulfhydrique, oxi-dation du précipité par l’acide azotique, etc. , précipitation de l’oxide
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- par la potasse ; séparation du "zinc et de l’oxide de fer par le sulfhydrate d’ammoniaque, etc. La proportion, de plomb a été déterminée après la précipitation de l’oxide d’étain au moyen de l’acide sulfurique, de la calcination, et dosée sous forme de sulfate.
- 1. Métal pour coussinets d’essieux d’une locomotive anglaise , et dont on a éprouvé le bon service et la durée par une expérience de plusieurs années.
- Étain.
- Plomb.
- Cuivre.
- Zinc. .
- Fer..,
- 99.53
- Analyses d'alliages employés pour le clichage des planches à la Perrotine.
- Par M. J. Girardin, de Rouen.
- Dans les fabriques d’indiennes où l’on emploie la Perrotine pour l’impression des tissus, on a pris l’habitude de clicher les planches d’impression avec des alliages fusibles dont la composition varie beaucoup.
- L’alliage le plus souvent employé est çomposé sur 100 parties de
- Plomb...............33.3
- Bismuth.............33.3
- Étain...............33.3
- 9.*5 7.05 73.61 9.00 0.42
- 2. Alliage à coussinet pour le levier de mouvement du tiroir d’une locomotive belge.
- Étain............... 12.75
- Cuivre...............85.25
- Zinc................. 2.03
- 99.9
- En voici un autre, plus dur, qui est employé par un graveur des environs de Bolbec :
- 100.03
- 3. Alliage à coussinet pour les essieux des locomotives sorties des ateliers de Se-
- raing.
- Étain..............13.97
- Cuivre.............86.03
- 4. Alliage à coussinet pour essie
- teur d’une locomotive belge.
- Étain. . ............. 2.44
- Cuivre...................89.03
- Zinc..................... 7.82
- Fer................. . 0.79
- 100.08
- Plomb. ....... 32.5
- Bismuth............ 10.5
- Étain.............. 48.0
- Antimoine........... 9.0
- 100.0
- Exposé historique et pratique des moyens employés pour la fabrica-des verres filigranes (1).
- Par M. G. Boxtemps , directeur de la verrerie de Choisy-le-Roi.
- 5. Alliage pour les régulateurs d’une locomotive belge.
- Étain..............12.58
- Cuivre.............^ 86.82
- Fer................Traces.
- 99.20
- 6. Alliage pour les boites à étoupes des tiges de piston d’une locomotive belge.
- Étain........... 3.57
- Cuivre. ...........90.24
- Zinc avec un peu de fer. 6.38
- 100.19
- 7. Alliage pour les pistons des locomotives des ateliers de Seraing.
- Étain............. . 2.40
- Cuivre........., . 89.04
- Zinc. ........ 9.02
- Il n’est pas, je pense, d’industrie qui témoigne à un plus haut degré du génie de l’homme que la verrerie, et qui soit plus séduisante par la manière dont les résultats s’obtiennent; il n’en est pas qui présente constamment dans sa pratique des problèmes plus intéressants de toutes les branches de la chimie ou de la physique, et dont les produits aient des applications plus nombreuses. Aucune autre matière n’a peut-être droit à la prééminence sur le verre pour son degré d’utilité; dans les usages de la vie, le verre peut suppléer à une foule d’autres matières, et ne peut, dans certains cas, être remplacé par aucune autre, pour les vitres par exemple. Comme ornement, le verre a sa place marquée au premier rang : quoi de plus
- 100.40
- (i) Cet exposé a été lu dans une séance extraordinaire de la Société d’encouragement, le 33 avril 1345.
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- riche que ces cristaux dont les facettes . prismatiques réfractent et reflètent la j lumière avec tant d’éclat, quoi de plus ' gracieux que ces verres filigranes, si j légers, déformés si élégantes, fabriqués au 16e siècle par les Vénitiens , et dont les cabinets de curiosités renferment de si précieux échantillons? Si l’art de la verrerie doit une partie de ses perfectionnements à la physique et à la chimie, ces deux sciences doivent aussi au verre une grande partie de leurs progrès. Enfin, le verre forme la base de l’optique, c’est dire tout ce que lui doivent l’histoire naturelle pour ses recherches microscopiques et l’astronomie pour ses observations de l’immensité des mondes. De tous ces produits de l’art de la verrerie, je parlerai aujourd'hui du plus curieux par les détails de la fabrication, les verres fili-granés.
- Ferres filigranes. —On sait que les filigranés ne sont pas une invention nouvelle ; on les appelle môme souvent verres de Venise, ce qui indique leur origine, mais ce que l’on ne sait pas généralement, c’est que les Vénitiens des 15e, 16e , 17e siècles qui ont fabriqué ces charmants verres, n’étaient pas eux-mêmes les inventeurs de ce produit; ils n’orit fait que renouveler un art qui avait été pratiqué dans l’antiquité la plus reculée. Des verres trouvés dans des tombeaux égyptiens d’une date authentique font remonter cet art à plusieurs siècles avant l’ère chrétienne. Vous connaissez cette fable sur l’origine du verre rapportée par Pline comme un on dit ; « Des mar-» chands de natron ou de nitre ayant » abordé avec leur navire en Phénicie,
- » à l’embouchure du fleuve Bélus, vou-» lurent préparer leur nourriture sur » le rivage, et, ne trouvant pas de » pierres pour poser leurs vases et for-» mer le foyer, ils prirent dans leur » vaisseau des blocs de natron ; la cha-» leur, agissant sur cet alcali posé lui-» même sur le sable du fleuve, produisit » ce liquide merveilleux et transparent » qui avait été le premier exemple du » verre.» Certes il eût fallu une température bien plus élevée que celle produite par un tel foyer pour la préparation d’aliments; cette fable est absurde, et telle n’a pas dû être certainement l’origine du verre.
- Il est reconnu que le verre est aussi ancien que la fabrication des briques et des poteries; les opérations nécessaires pour ces poteries ainsi que pour l'extraction des métaux ont dû certainement produire du verre, et
- l’on a dû promptement remarquer les propriétés de cette matière. Les premiers verriers n’ont pas tardé à mettre à profit la propriété des oxides métalliques de donner aux verres des couleurs de manière à imiter les pierres précieuses; et l’on peut dire que les fragments de verres antiques peuvent servir en quelque sorte de flambeau pour éclairer la pratique de la métallurgie chez les anciens : en effet, nous voyons par ces fragments que les anciens ont employé, comme substance colorante, le manganèse, le fer, le cuivre, l’argent, l’antimoine, le cobalt, etc.; certains verres ont été évidemment opalisés par l’arsenic.
- Les Egyptiens et les Phéniciens paraissent avoir été pendant plusieurs siècles seuls en possession de l’industrie du verre ; les Grecs ne paraissent pas l’avoir pratiquée, et, lorsque les Romains eurent étendu leurs conquêtes dans toutes les contrées, les verriers égyptiens et phéniciens apportèrent leur tribut au luxe effréné de ces maîtresdu monde ; des verriers vinrent même s’établirdans l’Italie, et l’on peut dire qu’à cette époqueont été fabriquées les pièces de verre de la plus grande valeur artistique qui aient jamais été produites: je citerai comme exemple le vase de Portland qui est au musée de Londres, et un vase du même genre au musée de Naples. Ces vases, d’une forme pure , ont été fabriqués en verre bleu foncé recouvert d’une couche mince de verre blanc opaque : le ciseleur a attaqué cette couverture opaque h la manière des camées, et a représenté des sujets mythologiques en bas-relief blanc sur fond bleu avec une finesse, une perfection d’exécution dont les chefs-d’œuvredel’antiquité peuvent seuls donner une idée. De nos jours, on fait aussi des cristaux doublés; la matière, j’en conviendrai, est souvent plus belle, mais la forme, en général, est vicieuse, et la couche ou les couches su pèrieuressont foui liées, dessinées grossièrement par nos tailleurs ou graveurs, successeurs bien indignes de ces artistes dont nous admirons les chefs-d'œuvre.
- Les anciens, indépendamment des verres unis ou doublés, nous ont laissé des échantillons de leur habileté dans la fabrication des verres filigranés et et aussi des verres que j’appellerai verres mosaïques, que les Vénitiens et les Allemands ont appelés millefiori. Enfin je ne veux pas quitter les anciens sans constater leur fabrication de verre à vitfe. Les climats où vivaient les peu-
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- pics civilisés el la manière dont étaient construites les habitations ne rendaient pas le verre à vitre un objet de première nécessité; aussi son usage ne paraît-il pas remonter beaucoup au delà de l’çre chrétienne •. mais, enfin, il est bien établi par les fouilles de Pompéia que plusieurs châssis de fenêtres étaient garnis de verre. Je ne vous dirai pas si ces carreaux étaient en verre soufflé ou coulé ; c’est un pointque jedèsireèclair-cir par moi-même et pour lequel je ne veux m'en rapporter qu’à mes propres yeux.
- H est difficile, dans l’obscurité des premiers siècles du christianisme, de suivre la filière de la pratique de l’art de la verrerie; les verres les plus anciens que nous puissions constateront les verres colorés des mosaïques et des vitraux, et, bien que nous ne connaissions pas de vitraux antérieurs au 12e siècle , la perfection à laquelle ils étaient arrivés à cette époque témoigne d’un art déjà ancien. En dehors des vitraux, des mosaïques ou des émaux, c’est à Venise qu'il faut aller chercher la pratique le plus ancienne de la verrerie dans les temps modernes, et les produits fabriqués par les Vénitiens ont une telle connexité avec les produits filigranes de l’antiquité, qu’on doit supposer une tradition non interrompue des verriers anciens aux verriers de Venise. Les Vénitiens ont fabriqué tous les genres de verres, on connaît encore la réputation de leurs glaces soufflées: nous ne parlerons que des verres liiigra-nèsdont nous allons démontrer la fabrication autant, du moins, qu’on peut le faire sans les fourneaux de verrerie.
- On appelle verre filigranéces verres dans lesquels s’enlacent mille filets de verre blanc opaque ou coloré, en affectant une foule de formes diverses irrégulières : et notez que je ne dis pas des filets û’émail blanc ou coloré, j’établis une distinction tranchée entre le mot verre et le mot émail; et bien qu’en réalité un émail quelconque ne soit qu’un verre, je réserve le mot émail pour les verres blancs ou colorés destinés à former des couches d’application, à servir de peintures. Ces verresblancs ou colorés sont broyés ou employés au pinceau sur poteries, sur métal, ou sur verre, et refondus au feu du moufle: c est a cette sorte de verres que j’applique le nom d'émail; mais, toutes les fois qu un verre blanc ou coloré est employé par le verrier au feu de verrerie , je me sers du mot de verre.
- Les verres filigranes sont composés d’un certain nombre d’éléments fabri-
- qués à part; ainsi un vase quelconque est formé de 25,30.... baguettes juxtaposées, réunies par la chaleur du four de travail et soufflées ensuite comme une masse unique de verre. Je suppose d’abord ces baguettes à filets fabriquées (j’expliquerai plus tard leur fabrication): on les place contre la paroi intérieure d’un moule cylindrique en métal ou en terre à creusets, et on les fixe au fond du moule au moyen d’une petite couche de terre molle dans laquelle on fiche leurs extrémités; on fait chauffer ce moule auprès du four de verrerie , non pas jusqu’à ramollir les baguettes, mais pour les rendre seulement susceptibles d’être touchées par du verre chaud sans êtrecalcinées, puis, avec une canne à souffler, on prend dans un creuset du verre ou du cristal transparent en petite quantité, et ori souffle ce qu’en terme de verrerie on appelle une petite paraison, c’est-à-dire une préparation de pièce; on souffle, dis-je, une petite paraison cylindrique d’un diamètre un peu moindre que le vide que laissent entre elles les petites baguettes dans le moule ; on chauffe fortement la paraison, on l’introduit dans l’intérieur du moule, et on souffle de manière à la presser contre les baguettes : elles ne tardent pas à adhérer à la paraison, de telle sorte que, en élévant lacanne etretenant le moule, cette paraison amène avec elle les petites baguettes; on réchauffe le tout de manière à rendre l’adhérence complète et amollir les baguettes, puis on marbre c’est-à dire qu’on roule le tout sur la plaque de fonte polie, on réchauffe encore, on souffle un peu et on tranche avec les fers (sorledejnnce) un peuau-dessusdu fond, de manière à réunir les baguettes en un point central; on obtient ainsi une masse que l’on travaille comme une paraison ordinaire, et à laquelle on donne la forme que l’on veutpar les moyensordinairesemployés dans le soufflage du verre. Par les opérations de marber etde souffler, les baguettes se trouvent aplaties extérieurement et 'intérieurement, ce qui produit sur les dessins des filigranes les effets que nous remarquerons en parlant en détail des baguettes. Si l’on n’a donné aucun mouvement de torsion à à la paraison, les dessins restent longi-gitudinaux comme les baguettes, et dans le même plan que l’axe de la pièce ; mais si, après avoir fait adhérer les baguettes, on imprime un mouvement de rotation sur elle-même à la canne en retenant l’extrémité inférieure des baguettes avec les fers, on produit
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- «ne torsion qui donne aux baguettes une direction en spirale qu’elles conservent quand ont termine la pièce par les moyens ordinaires. 11 est plus difficile de maintenir les baguettes dans leur position primitive, dans le même plan que l’axe de la pièce ; car vous savez que le verre se travaille en quelque sorte sur le tour; il faut donc que l’ouvrier ait la main très-légère pour qu’en modelant sa pièce il n’imprime pas près du pontil, et surtout à l’évasement de la pièce, un léger mouvement de torsion.
- (La fin au prochain numéro. )
- Alcoomètre centésimal à cadran, ou nouvel appareil pour mesurer la richesse alcoolique des liquides fermentés ou distillés, et reconnaître leurs falsifications.
- La science et le commerce n’ont eu pendant longtemps , pour déterminer la pesanteur spécifique des liquides , que la balance hydrostatique , instrument plus commode et plus exact pour connaître la densité des solides que des liquides , et impuissant pour indiquer la richesse alcoolique des liqueurs fermentées.
- Un grand nombre de physiciens français et étrangers ont imaginé divers* appareils pour déterminer cette richesse alcoolique. Tous leurs instruments reposent sur ce principe d’Archimède , que tout corps flottant dans un liquide en déplace une quantité égale à son poids. Ainsi les aréomètres ou alcoomètres de Baumé, Cartier , Fa-renheit , Nicholson , Tralles et de M. Gay-Lussac , ne sont que des modifications du même instrument, dont la graduation , plus ou moins rectifiée, repose sur ce même principe.
- Le meilleur de ces alcoomètres est celui de M. Gay-Lussac ; son échelle estla plus complète, puisqu’elle marque depuis le minimum de la richesse alcoolique , c’est-à-dire depuis 0°,01 jusqu’à son maximum, c’est-à-dire 0°,952, l’alcool anhydre n’étant pas employé dans le commerce. De plus, ce physicien a dressé des tables pour rectifier les erreurs que pourrait causer la température du liquide , si l’on négligeait d’en tenir compte dans l’application de son instrument.
- Nous ne rappellerons pas ici le mode de construction de l’alcoomètre centésimal de M. Gay-Lussac , ainsi que la manière de s’en servir; seulement nous
- dirons que cet instrument étant le seul en usage dans le commerce, ainsi que dans l’administration pour la perception des droits du fisc , il importe d’examiner si son emploi est facile et le degré de confiance qu’on doit accorder à ses résultats.
- L’alcoomètre centésimal présente des difficultés très-sérieuses pour déterminer d’une manière bien précise la ligne de flottaison dans le liquide qu’on met à l’épreuve. Cette ligne de flottaison change en effet suivant que le verre est net, sale, graisseux ou huileux ; et, comme il existe des instruments où les degrés, du 55e au 30e, c’est-à-dire dans les liquides appelés eaux-de-vie, n’ont pas un millimètre d’étendue , il s’en suit que les effets capillaires variables de ces liquides sur le verre à différents états peuvent donner des différences de plus de 4°.
- Si on suppose d’ailleurs un moment que l’instrument et le liquide sont dans les conditions les plus favorables à la solution du problème que l’on cherche à résoudre, il n’en est pas moins certain que l’alcoomètre ne marque en réalité que la densité des liquides ; que ses indications ne sont vraies que lorsque ces liquides sont des composés purs d’alcool et d’eau, mais qu’aussitôt qu’ils renferment la plus petite quantité de sucre, de mélasse , de sirops, des matières colorantes, en un mot, toutes les fois qu’ils augmentent de densité, l’instrument devient infidèle et ne fournit plus que des résultats infiniment éloignés de la mesure de la richesse réelle en alcool.
- Il paraît donc certain que l’alcoomètre centésimal, dans la plupart des cas, ainsi que les vinomèlres, les œnomè-tres, les gleucomèlres, etc., ne mesurent pas la richesse alcoolique des liquides dès que ceux-ci sont chargés de matières colorantes, salées ou sucrées, et qu’il est indispensable d’avoir recours à un autre principe que celui qui a présidé à leur construction si on veut apprécier la quantité d’alcool renfermée dans les liqueurs fermentées ou distillées.
- La distillation, à laquelle on a souvent recours, ne paraît pas exempte de difficultés, et tous les négociants savent très-bien que la manière de chauffer l’alambic fait rendre plus ou moins d’alcool à un liquide, du moins dans un temps donné.
- Reste l’analyse chimique qui fournit des résultats beaucoup plus certains; mais tout le monde ne peut conduire à bonne fin une opération de ce genre,
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- et l’administration, en l’adoptant, se trouverait entraînée à des frais pécu-niairesconsidérables, ainsi qu’à des pertes de temps très-préjudiciables aux intérêts du commerce.
- Dans cet état de choses, on voit combien il était utile pour tout le monde de construire un instrument fondé sur un principe différent que les alcoomè-mètres et les œnomètres ordinaires, un instrument d’un usage facile et dont les indications fussent propres à inspirer une entière sécurité ; c’est là précisément ce que paraît avoir exécuté avec succès M. Brossard-Vidal, par l’invention de son alcoomètre à cadran, dont nous allons actuellement faire connaître le principe, la structure et le mode d’application.
- Tout le monde sait que, sous la hauteur d’une colonne barométrique de 0m,760 de mercure, qui est celle de la pression atmosphérique moyenne , l’eau bout à 100° du thermomètre centigrade, et d’un autre côté M. Gay-Lussac nous a appris que l’alcool pur, sous cette même pression de 0m,760, bouillait à la température de78°il. Il existe donc sous la même pression de 0m,760 une différence de température de 21°59 entre le
- point d’ébullition de l’eau et celui de l’ébullition de l’alcool pur.
- L’expérience démontre que, si on mélange une certaine quantité d’eau à l’alcool, le degré d'ébullition de ce mélange varie suivant la proportion des deux liquides qu’on y fait entrer.
- La différence, à partir du point d’ébullition de l’un des deux liquides , est-elle proportionnelle à la quantité dont l'autre liquide entre dans le mélange ? c’est une question que les physiciens n’ont pas encore résolue d une manière bien précise, mais qu’il aurait toutefois été du plus grand intérêt d’étudier, puisque dans le cas affirmatif rien n’eût été plus facile que d’établir un alcoomètre basé sur le point d’èbul-lition des mélanges en partageant son échelle en parties égales et proportionnelles, par conséquent, aux quantités d’alcool renfermées dans ces mélangés.
- Quoi qu’il en soit, M. Berzélius nous apprend que Groning avait fait quelques expériences pour déterminer la quantité d’alcool renfermée dans des liquides bouillants à des températures diverses, et que ces expériences l’avaient conduit aux résultats suivants :
- TEMPÉRATURE. quantité d’alcool contenue dans la liqueur bouillante. TEMPÉRATURE. QUANTITÉ D’ALCOOL contenue daus la liqueur bouillante.
- 77° .25 .... 92 87°.50 20
- 77 .50 .... 90 88 .75 18
- 77 .81 .... 85 90 .00 15
- 78 .15 .... 80 91 .25 12
- 78 .75 ... . 75 92 .50 10
- 79 .50 .... 70 93 .75 7
- 80 .00 .... 65 95 .00 5
- 81 .25 .... 50 96 .25 3
- 82 .50 .... 40 97 .50 2
- 83 .75 .... 35 98 .75 i
- 1 85 .00 ... . 30 100 .00 0
- || 80 .25 . . . . 25
- Nous ferons remarquer en passant que dans ce tableau les quantités d’alcool exprimées sont des centièmes du
- volume de la liqueur à 15°55 C., et que Grôning n’a pas indiqué sous quelle pression ces expériences avaient eu lieu, cir-
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- constance, cependant, fort importante à constater, puisque Yelin avait trouvé que l’alcool pur, qui sous la pression 0n\760 bouillait dans ses expériences à 77° 323 , bouillait sous celle de 0m,7325 à celle de 76u07, d’où il semblerait résulter que les expériences rapportées dans le tableau précèdent ont dû être faites à fort peu près à cette dernière pression.
- Quoiqu'il ne soit guère possible d’accorder une confiance implicite aux chiffres portés dans ce tableau, on ne peut cependant pas s’empêcher de remarquer que les quantités d’alcool contenues dans ces mélanges sont bien loin d’être proportionnelles aux températures de l’ébullition, et par conséquent que le rapport entre ces deux éléments varie suivant une loi qu’il aurait fallu déterminer à l’avance pour pouvoir être en mesure d’établir l’échelle d'un alcoomètre basé sur le point d’ébullition des mélanges.
- Heureusement que dans la pratique on peut se dispenser delà connaissance de cette loi, et qu’une expérience toute matérielle supplée parfaitement aux données très-précises de la physique, ainsi que nous l’expliquerons dans un instant.
- Dans l’alcoomètre de M. Brossard-Vidal, on suppose connue la loi qui détermine le rapport entre le point d’ébullition et la proportion d’alcool renfermée dans le mélange,ou plutôt on détermine cette loi expérimentalement pour chaque instrument; mais, de plus, on imagine que celte loi, étant bien connue pour la pression 0m,760 et pour la température 0°, reste la même pources deux éléments, du moins pour les besoins de la pratique, dans l’étendue des variations communes de pression et de température atmosphériques.
- Enfin on suppose encore , ce qui paraît également permis dans la pratique, que la dilatation inégale des deux liquides, et la contraction qui accompagne constamment les mélanges d’alcool et d’eau, n’éprouvent pas par une élévation de température des modifications de nature à changer sensiblement le point d’ébullition de ces deux mélanges.
- Comme un mélange d’alcool et d’eau qui commence à bouillir distille aussitôt de l’alcool, l’expérience a démontré qu’il fallait pouvoir lire les indications de l’instrument au moment précis où se manifestent,d’une manière bien nette, les phénomènes de l’ébullition , autrement l’alcool qui distille appauvrirait
- le liquide dont le point d’ébullition s’élevant aussitôt indiquerait une liqueur moins riche en alcool quelle n’est réellement.
- M. Brossard-Vidal a encore réuni d’autres indications utiles auxquelles il convient d’avoir égard dans l’usage de son alcoomètre à cadran ; c’est ainsi que les substances avides d’eau ou hygrométriques , telles que le sel marin, le sulfate de soude anhydre, le gypse calciné, le chlorure de calcium, etc., élèvent en général le titre des mélanges tandis que celles qui ont de l afiinité pour l’alcool, telles que les résines, baumes, gommes-résines, etc., abaissent en général ce titre. Cette remarque importante nécessiterait peut-être qu’on dressât une table de correction applicable toutes les fois qu’on aurait reconnu l’une ou l’autre de ces substances dans les mélanges ou les liqueurs fermentées, mais jusqu’ici cette table, qui ne peut être formée qu’expérimentale-ment, reste encore à faire et ne pourra guère être entreprise avant que le commerce et l'administration aient définitivement adopté le nouvel alcoomètre.
- Ces préliminaires étant bien compris, nous allons passer à la description de l’alcoomètre à cadran que l’on voit représenté, tout monté et prêt à fonctionner, dans la fig. 3, pl. 73.
- L’alcoomètre à cadran se compose d’un réchaud en laiton AA fig. 6, dans lequel on introduit par une porte une petite lampe à alcool fig. 8 et sur lequel on place la bouilloire fig. 5. Cette bouilloire, aussi en laiton, se compose d’un bain-marie B au sein duquel s'élève la bouilloire proprement diieC, destinée à renfermer le liquide dont on veut reconnaître la richesse alcoolique. La bouilloireestsurmontéed’un petit support à fourchette D, destiné à porter et à fixer l’alcoomètre qu’on voit par derrière fig. 4.
- L’alcoomètre présente à peu près la slructured'un baromètreà cadran, c'est-à-dire qu’il se compose d’rm gros tube E fermé par un bout et surmonté d’un tube d’un plus petit diamètre mais non pas capillaire F. Ce tube est rempli de mercure bouilli jusqu’à une certaine hauteur, et au dessus duquel est placé un tlotteur G. Le tout est enchâssé dans une monture à jour H 1.1 surmontée d’un cadran divisé 11, ainsi qu’il va être dit. Au centre de ce cadran est un pivot roulant très-librement, et sur lequel sont fixées,d’une partune petite poulie à gorge J, et de l’autre une aiguille indicatrice X. Sur cette poulie passe un fil de soie K attaché d’un bout au flotteur G et de
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- l’autre à un contrepoids L destiné à l’équilibrer. L’alcoomètre avec son ca dran s’introduit comme nous l’avons dit dans la bouilloire en le faisant reposer sur le support D, où on l’assujettit au moyen d’une vis de pression M.
- Tous les alcoomètres sont réglés chacun séparément d’une manière expérimentale, c’est-à-dire que leur cadran est divisé par des expériences directes qui consistent à opérer des mélanges artificiels d’alcool et d’eau à la température de 15° C.,àattendrcque la chaleur due au mélange et à la contraction se soit dissipée, à élever la température de ces mélanges jusqu'à l’ébullition, à y plonger les alcoomètres, puis à marquer sur leur cadran les points où leur aiguille est arrivée à l’instant où celte ébullition se manifeste nettement et à des signes constants. Ce mode expérimental fournit des divisions très-exactes qu’on peut multiplier ainsi à volonté.
- Pour donner plus de précision aux indications de cet instrument et faciliter les lectures, on ne le consacre qu’à la mesure alcoométrique de certains liquides ; ainsi on en fait pour mesurer la richesse des alcools, celle des eaux-de-"vie, des vins et, au besoin, des cidres et des bières. Celui que nous avons fait représenter est destiné aux vins et liqueurs dont la richesse dépasse rarement 40° C.
- Lorsqu’on veut faire fonctionner l’al-coomctre à cadran on procède ainsi qu’il suit :
- On commence par placer cet alcoomètre fig. 4 sur la bouilloire fig. 5, où on le retient et le fixe par la vis de pression M. En cet état on pose le tout sur le réchaud AA fig. 6. On verse dans la bouilloire C' le liquide dont on veut connaître la richesse alcoolique et on met dans le bain-marie B de l’eau jusqu’à la hauteur d’un centimètre. On s’assure que les fils qui suspendent le flotteur et le contrepoids ne sont pas tortillés et sont bien parallèles, on place l’obturateur fig. 7 sur la bouilloire : on remplit la lampe fig. 8 jusqu’aux deux tiers de sa capacité d’alcool à 85° centésimaux, et on observe de ne donner à la mèche qu’une saillie de 4 millimètres seulement lorsqu’on suppose que le liquide dans la bouilloire est riche en alcool, et de 8 millimétrés lorsqu’il est pauvre comme les
- vins, les bières, etc. La lampe est alors recouverte de sa calotte et allumée.
- Il ne faut jamais pendant l’opération sortir la lampe allumée, on s’exposerait à enflammer le liquide de la bouilloire s’il était riche en alcool, mais l’éteindre avant de la sortir aussitôt que l’opération est terminée.
- Lorsque le mercure, par la dilatation produite par l’cièvaiion de la température, est suffisamment monté pour atteindre le floiteur G, l’aiguille X entre en mouvement et tourne sur le cadran. Lorsque celte aiguille s’approche du chiffre qui doit indiquer la richesse alcoolique du liquide, sa marche qui jusqu’alors avait été vive et rapide se ralentit, un frémissement se manifeste dans le liquide, enfin l’ébullition se déclare et lorsque les ondes produites par l’effervescence due à cette ébullition viennent couvrir la face supérieure de l’obturateur , l’aiguille a un moment d’arrêt qui est d’environ 25 secondes pour les vins et 15 secondes pour les alcools; le chiffre marqué alors par l’aiguille indique la richesse alcoolique du liquide.
- Si les alcools contiennent des sels en dissolution le point d’arrêt est plus prolongé.
- Lorsqu’on soumet à l’expérience des vins, des bières, etc., il ne faut pas confondre l’écume qui se forme sur la bouilloire avec les ondes qui sont plus limpides.
- Si l’alcool a reçu une assez grande quantité de sucre ou de mélasse ou de touteautresubslance soluble dans l’eau qui ait diminué son titre apparent ou aréométrique de 20°, 30 ’ ou 40°, on a le véritable degré de l’alcool en retranchant un degré à l’alcoomètre Vidal par 12° de différence de l’alcoomètre centigrade. On connaîtra aussi la quantité de sucre dissous dans l’alcool en sachant qu’il y a autant de fois 50 gram. de sucre par litre qu’il y a de fois 8° entre les deux alcoomètres.
- Pour l’alcool des vernis, il n’y a rien à ajouter ni à retrancher à l’indication donnée par l’alcoomètre à cadran, et le degré qu’il indique est le véritable titre de l’alcool.
- Afin de donner une idée du degré de précision de l’alcoomètre à cadran nous présenterons ici le tableau du résultat de quelques expériences faites en 1844 à l’entrepôt des boissons de Paris.
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- TABLE A U du résultat de dix-neuf expériences faites à Paris, par M. Vidal, à l’entrepôt général des boissons, le mercredi 13 novembre 1844, pour constater la richesse alcoolique de divers liquides, en présence de plusieurs employés de l’octroi de Paris; et de MM. Elsberg, contrôleur ambulant, Lévêque, contrôleur, receveur des contributions indirectes, Desbordes, ingénieur en instruments de mathématiques, et Calvaire, préparateur de chimie au Jardin du Roi.
- Numéros I des expériences. M DURÉE des expériences. NATURE DES LIQUIDES. RICHESSE Alcoomètre GAY - LUSSAC. LCOOLIQUE. Alcoomètre VIDAL.
- Minutes. Degrés. Degrés.
- 1 15 » Eau » »
- 2 14 » Esprit de vin à 85°, coupé de moitié
- d’eau, devant donner rationnelle-
- ment et sans contraction 42° 50. . 41 50 42 »
- 3 11 s Esprit à 85° avec 3 parties d’eau et
- addition de 100 grammes de sucre
- par litre » 21 50
- 4 7 50 Esprit à 85° avec moitié d’eau et ad-
- dition de 75 grammes de mélasse
- par litre » 42 B
- 5 8 25 Vin de Roussillon . 17 10
- 6 10 » Même vin mêlé de moitié d’eau. . . B 8 75
- 7 7 50 Esprit à 85° mêlé de moitié de vi-
- naigre de bois 36 50 42 »
- 8 11 B Vinaigre de bois pur » »
- 9 10 50 Vinaigre d'Orléans )> »
- 10 11 » Cidre » II 30
- 11 10 25 Vin de Bordeaux » 9 »
- 12 10 » Même vin mêlé d’un 5e d’esprit à 25°. » 21 25
- ( Ce liquide est d’un goût forte-
- ment alcoolisé, et le mélange se-
- rait facile à reconnaître. )
- 13 11 n Vin de Bordeaux mêlé de deux fois
- son volume d’eau B 3 B
- 14 10 » Vin de Bourgogne » 6 50
- 15 . 10 25 Même mêlé de moitié d’eau B 3 30
- 16 12 25 Infusion de cassis , composée à peu
- prés de deux tiers du volume d’eau-
- de-vie à 56°, et un tiers de volume
- de fruits écrasés et sur lesquels dé
- l’eau-de-vie aurait été déjà puisée. 20 50 40 C
- 17 12 n Infusion de cassis mêlée de moitié
- d’eau 9 » 20 B
- 18 10 » Rhum venant de la Martinique. . . 52 » 53 »
- 19 U 50 Alcool de 60 à 90° 50 mêlée d’une
- égale quantité d’esprit de vin à 85° ;
- ce qui devait produire rationnelle-
- ment, sans contraction, un degré
- moyen de 87°75, mais qui ne don-
- nait que 86° 50 à l’alcomètre Gay-
- Lussâc, ledit mélange étendu d’eau 46 » 54 »
- L’administration pourrait, à ce qu’il I tages de l’alcoomètre à cadran pour la nous semble, retirer de grands avan- J perception des droits établis sur les
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- liquides fermentés ou distillés, et pour constater dans l’intérêt de la salubrité publique les fraudes et les falsifications auxquelles la cupidité donne trop souvent lieu dans la fabrication ou le commerce de ceux-ci.
- Les négociants en gros ou en détail dans leurs transactions, les distillateurs, les vinaigriers, les propriétaires, les vignerons S'les marchands d’alcools pour l’usage des arts et ces arts eux-mêmes, les personnes qui par suite des exigeai) ces de leur profession achètent à chaque instant des liquides fermentés et des boissons, enfin les particuliers eux-mêmes dans leur intérêt personnel, sentiront aisément combien il sera utile pour eux d’avoir à leur disposition un instrument qui marque avec une grande précision la quantité réelle d’alcool que renferment ces liquides , qui trahit les sophistications et demeure immuable dans ses indications, quels que soient les moyens que la fraude ait mis en usage jusqu’ici pour induire l’acquéreur en erreur.
- Nous n’insisterons pas davantage sur ce sujet, parce que nous n’avons pas eu l’occasion d’entreprendre nous-mème des séries d’expériences comparatives avec l’alcoomètre à cadran, mais le petit nombre de celles dont nous avons été témoin , nous a convaincu que cet instrument était fondé sur un bon principe , que ses indications étaient très-précises et très aisées à lire, son emploi facile et rapide, sa forme portative, et que sous ces divers rapports il méritait d’être connu et propagé.
- Enfin, nous ajouterons que c’est avec le concours de M. Desbordes, ingénieur habile en instruments de précision, rue Saint-Pierre-Popincourt, 20, que l’alcoomètre à cadran est parvenu rapidement à son état de perfection actuel, et que c’est à lui qu’il faut s’adresser pour se procurer cet instrument établi avec tout le soin et l’attention désirables. F. M.
- Mémoire (1) sur un nouveau système de teinture et d'impression avec 30 astringents et substances colorantes végétales de l'Inde , etc., et 80 mordants et substances colorantes minérales.
- Par M. D. Gonfreville.
- La Société d’Encouragement pour
- (l) Ce mémoire a été lu devant la Société
- l’Industrie nationale m’a décerné , en 1832, une médaille d’or de première classe pour l’importation de procédés de l’industrie de l’Inde. Ces explorations industrielles, faites sous les auspices des ministres de la marine et du commerce , dans l’intérêt de nos colonies d’Asie et principalement des fabriques de la métropole, ont exigé sept années de voyages , d’études et d’expériences , et ont eu pour but essentiel de nous faire connaître, d’une manière complète et définitive , la fabrication et surtout la coloration par peinture ou teinture des divers tissus si anciennement et si justement renommés de l’Inde (2).
- Quelques renseignements à ce sujet ont été publiés dans les bulletins de la Société d’Émulation de Rouen, de 1833 à 1841, et il aurait peut-être été utile de compléter ces premiers documents par la publication des Mémoires entiers qui ont été adressés au ministère, de 1827 à 1839, mais, des instances faites à ce sujet, malgré son importance , n’ont point eu de résultat jusqu’à ce jour ; et il est pénible de voir que tant de soins et de sacrifices pour ces acquisitions ne soient pas mieux encouragés.
- Par une conséquence toute naturelle de ces premiers travaux, il a été fait, de 1839 à 1845, dans les vues les plus louables pour le progrès de cette industrie , une nombreuse série d’essais de laboratoire , puis d’opérations en grand, dans des ateliers de teinture et de fabrication d’indiennes sur 30 astringents et substances colorantes végétales de l’Inde, etc., premièrement avec les mordants ordinaires et 5 nouveaux mordants , et, secondement, avec 80 mordants et substances colorantes minérales. Voici le tableau de ces substances :
- d’encouragement pour l’industrie nationale, dans sa séance du 23 juillet 1845.
- (2) On ne trouve rien de satisfaisant, et souvent même il n’y a pas une seule note sur ce sujet, dans les ouvrages sur l’Inde, etc., de Poivre*, Sonnerat, P. Duhalde, (Roxburg*, Félix Reynouard *, Le Goux de Flayx*, ) l’abbé Dubois, le comte de Valentia, Skinner, Heber, Fraser, Cox, Tunkawski, Buckingham, Biorn-sternia, Burkchardt, Amnerst, Finlayson, Ma-cartney, Heller, Burner, Fontanier, Burnouf, Langlés, Barchou de Penhoen, de Warren, Geringer, Bélanger, Victor Jacquemont, Dumont d’Urville.
- * Ces quatre auteurs ont douué quelques notes sur l’industrie de l’Inde.
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- 1er TATiEEAU. — 30 Astringents et substances colorantes végétales.
- 25. Nouvelles.
- Jong-Koutong.
- Atch-root.
- Cam-wood.
- Dye-food.
- Noona.
- Cassa. Souroul. Titam-cuttay. i Lodu. / Ralanhia
- Bile. Mungiez. Myrobolan , tanikai. j Odium \ Kino.
- Soga. Capilapodie. Dividivi. Écorces, j vélum. 5. Plus connues < Babiah.
- Oobar. Vendium. Tagarey. f Marudum. f Cachou.
- seijan. Chepuda. Tayngn-odoo. \ Yemangap-Bélanger. \ Tannin.
- 2' TABLEAU. — 80 Mordants et substances colorantes minérales.
- 3638 3455
- 3478
- 3633
- 3634
- 3635
- 3636
- 3637
- 3639 3617 3634 3614 8457 3490
- 3479 3627 3379 3389 8680 3686 3648 3708 3358 3372 3645 3662 3645
- 3683
- 3684
- 3685 3627 3668 3889 3871
- 3896 3877 8874 8876 3888 3891 8895
- 3897
- Hydrosulfate de soude.
- Hydrosulfate de soude et d’antimoine.
- » dans la potasse.
- D
- Sulfure d’arsenic dans la potasse.
- Arsénite de potasse.
- Acide arsénieux dans l'ac. hyd. chlor. 1° Pyrolignite de fer. 2° Alkali. 3U Acide chromique.
- Tartrate de potasse et d'antimoine. Hydrosulfate de potasse.
- Sulfure de potasse.
- Hydrosulfure d'ammoniaque. Hydrosulfure d’arsenic , alkali.
- 1° Dissol. d'étain. 2° Sel d’antimoine. 3° 1° hydrochlorate de manganèse. Pyrolignite de fer, acide arsénieux
- Arsénite de potasse, hydrocyanate de p. Bromure de potassium.
- Hydrobromate d’ammoniaque.
- Cuprate d’ammoniaque. Plombate de potasse.
- Hydrochlorate.
- »
- Chlorure.
- Nitrate.
- Stanuate.
- Sous-acétate.
- Protosulfate.
- Nitrate.
- lodurc.
- Acétate.
- Acétate.
- Chlorure. Protonitrate. Acide acétique. Acétate.
- Nitrate.
- Nitrate.
- Nitrate.
- Hydrochlorate.
- Acétate.
- Nitrate.
- Acide.
- Protonitrate. Hydrosulfure. Acétate et nitrate. Hydrochlorate. Nitrate.
- Nitrate.
- Acétate.
- Acide tartarique. Nitrate.
- Acétate.
- Sulfate.
- Nitrates, acétates. Nitrate.
- Hydrochlorate.
- Arséniale.
- Hydrobromate.
- de! Cuivre. Manganèse.
- I Étain.
- Plomb Potasse. Plomb.
- Fer.
- Bismuth.
- Zinc.
- Manganèse. Cuivre. Manganèse. Manganèse.
- V. Schweufurt Plomb. Mercure. Plomb. Manganèse. Platine. Cuivre. Bismuth. Arsénieux. Mercure. Ammoniaque. Fer.
- Platine.
- Cuivre.
- Cuivre.
- Cuivre.
- Alk. et chlore.
- Bismuth.
- Cuivre.
- Cuivre.
- Fer.
- Baryte.
- Cuivre.
- Fer.
- Manganèse.
- Plomb.
- Antimoine.
- Ammoniaque.
- Rrun.
- Brun.
- Orange.
- Gris F. Bruniluro. Arenturine. Rouille vif. Marron.
- Or.
- Orange B. Marron. Solitaire B. Noir.
- Brun.
- Puce.
- Noir.
- Noir.
- Olive.
- Pourpre.
- Vert.
- Marron.
- Olive
- Ecarlate.
- Kermès.
- Noir.
- Olive.
- Brun.
- Brun.
- Puce.
- Solitaire.
- Brun.
- Carmélite.
- Aventurine.
- Orange.
- Rouille.
- Brun.
- Rouge.
- Brun.
- Puce.
- Grisetorange.
- Vert.
- Capucine.
- iodure de potassium.
- Hydriodate de potasse.
- Hydriodate d’ammoniaque. Cyanure de potasse rougo.
- Hydrocyanate de potasse. Cyanure d'ammoniaque. Bichromate de potasse.
- Dissolution d’alumine dans la potasse. Hydrochlorate d’étain.
- Acétate de zinc et hydrochlorate d’ét. Dissolution d'étain.
- Chlorure d’étain dans l’acide acétique. 1° » 2° hyd. suif, arsenic. 3°
- 1° » 2° » d’antimoine.3°
- Hydrobromate d’ammoniaque.
- Phosphate d’ammoniaque.
- 3651 3637
- 3670 3 48
- 3663 47 3650 48 3649 49 3656 50
- 3671 51 3630 52 3438 53 3411 54 3492 55 3378 56
- 3664 57 3647 58 3447 59 3456 3477
- 3681
- 3682 3659 3691 3483 66 3652 67 3646 68 3641 69 3611 70 3643 3652
- 3871
- 3872
- 3884
- 3885 3887 3899
- 3831 79 3833 80
- 3832 3847
- 3880 j 83 Nitrohydrochlorale de cobalt. 3889 [ 84 Ammoniure d’étain.
- Nitrate.
- Acétate.
- Hydrosulfate.
- Cltlo. ou nitrate. Deutochlorure. Cyanure rouge. Protochloruro. Nitrate acide. Protonitrate neutre. Acétate.
- Nitrale.
- Bichlorure d’étain et Hydrochlorate.
- Acétate.
- Nitrate.
- Hydrosulfure. Pyrolignite. Nitromuriate.
- Acétate. Hydrochlorate. Nitrate.
- Nitrate.
- Hydrochlorure. Hydrosulfate. Sous-acétate.
- Acétate.
- Nitrate.
- Cyanure. Deutochlorure. Deutochlorure. Hydrosulfure.
- Sulfate.
- Cyanure. Hydrochlorure. Citrate.
- Nitrate.
- Acétate
- Hydrobromate.
- de | Fer.
- Cuivre.
- Antimoine.
- Manganèse.
- Mercure.
- Potasse.
- Etain
- Bismuth.
- Mercure.
- Manganèse.
- Plomb.
- d’ammoniaque
- Manganèse.
- I Cobalt.
- I Cuivre. Bismuth. Antimoine.
- Fer.
- Etain.
- Zinc.
- Platine.
- Cuivre.
- Manganèse.
- Cuivre.
- Antimoine.
- Plomb.
- Fer.
- Cobalt.
- Mercure.
- Mercure.
- Mercure.
- Antimoine.
- Cuivre.
- Mercure.
- Manganèse.
- Fer.
- Fer.
- Cuivre.
- Antimoine.
- Plomb.
- Ammoniaque.
- 1 Café clair. Marron. Chocolat. Noir.
- Zinnia.
- Marron.
- Rouge.
- Jaune.
- Vert.
- Lilas.
- Jauue.
- Jaune.
- Brun.
- Lilas.
- Café.
- Brun.
- Brun.
- Bleu.
- Vert.
- Orange.
- Violet.
- Brun.
- Brun O. Bronza.
- Olive, vert. Ora nge.
- Gris.
- Bieu Thénard. Noir.
- Noir.
- Brun.
- Jaune doré. Brun.
- Noir.
- Brun.
- Brun.
- Jaune.
- vert.
- Jaune.
- Jaune.
- Lilas.
- Gris foncé.
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- La créosote qui dissout l’indigo et plusieurs autres substances colorantes, le pittacal, qui a la couleur cuivrée de l’indigo, le picamare, l’Eupion et le capnomore, cinq produits curieux du goudron, ont été aussi conjointement l’objet de quelques expériences; ces substances nouvellement appliquées en teinture et impression offrent des résultats de quelque intérêt.
- Une première notice sur les couleurs qu’on obtient avec les nouvelles substances de l'Inde a été publiée en 1834 (F. Preisser, rapporteur), et une série de quatre cent vingt-trois couleurs ou nuances sur coton , dans laquelle était comprise aussi une petite collection de I couleurs métalliques pures, a été ad- ] mise à l’exposition de 1839.
- Depuis cette exposition (1), de nouvelles expériences ont été faites sur toutes ces substances, dans un autre système de combinaisons entre elles, consistant principalement à utiliser les affinités de la plupart des substances minérales pour les substances végétales astringentes et colorantes , ce sont ces combinaisons qui feront le sujet de ce premier mémoire (2).
- Le Pliclho, Dufay, Hcllot, Poerner, Desmarest, Pomet, Masseas, Kernan,
- Berthold, Tromsdorff, Kindermann , Martin, Quemiset, Rolland de la Pla-tière, Lervis, Bulos, Bergues, Favier, Vincard, lePileur d’Aplignv, Sehoeffer, Macquer, Guilich, Datnbourney, Ilo-massel, Chaptal, Berthollet, Vitalis, Roard, Laboullaye Marillac, Chevreul, n’ont point parié de ces substances, et Haussmann, Bancroft, Kur-rer, Girardin , Preisser, Lenormand, Schraeder, Hermbstaedt, Berzélius, Dingler, Lcuchs, Irnison et Thillaye, n’en signalent qu’un très-petit nombre.
- Les quatre cent vingt-trois couleurs et nuances précitées, et formées seulement sur les mordants connus de l’Inde et de France, et les quatre-vingts couleurs métalliques essayées depuis cette époque, seules, puis combinées avec des substances végétales astringentes et colorantes , offrent une très - grande série d’éléments et de composés tout à fait nouveaux applicables en teinture et impression , et les procédés qui leur sont propres sont d’autant plus économiques qu’ils s’effectuent la plupart directement par d.e doubles décompositions , et peuvent se compléter à froid ou avec très-peu de chaleur, comme cela a lieu pour quelques couleurs métalliques , etc., déjà connues :
- 1° Chamois et rouille, par Acétate, sulfate, etc., de fer et un carbonate alcalin.
- 2° Solitaire...Sulfate, muriate...................manganèse et l’eau de chaux.
- 3° Jaune.Nitrate, sous-acétate. . . plomh et bichromate de potasse.
- 4° Bleu prussiate.. . '. . Perchlorure, pyrofignite, fer, cyanure rouge de. potasse.
- 5° Vert.................Ammoniure, acétate . . . cuivre, arsénite de potasse, etc,
- 0° Bleu indigo par la cuve à la couperose, à l’orpin ou au sel d’étain et un alcali.
- On a obtenu ainsi, outre toutes les \ couleurs unies, simples, binaires, ternaires et les brunitures, des couleurs chinées solides de combinaisons nouvelles; le vert sur le noir, le jaune sur le puce , l’orange sur le bleu , le violet sur le mordoré , qui ont toujours offert de grandes difficultés ; et deux couleurs superposées et apparentes toutes deux sur le même fil, savoir, le rouge sur la partie tordue et le noir sur le duvet, ce qui rend la teinture veloutée et d’un double reflet comme les étoffes dites caméléon et certaines plumes d’oiseaux.
- La cuve formée par la dissolution de débris de drap ou de tontisse bleue a été répétée pour quelques fonds avec une bien grande économie.
- (0 t’n voyage en Italie, en 1844, a empêche a envoyer une nouvelle série à l’exposition de cette année.
- (2) L’atch-root, le dye- food, et le camwood , entre autres, sont employés en Angleterre .et nom pas encore été introduits dans nos fabriques.
- Après ces considérations générales, passons à quelques expériences relatives à ces nouveaux produits.
- 3426 (3). Le cyanure rouge de potasse donne en teinture ou impression en séchant une couleur perte qui étant vaporisée devient bleue, la couleur se change en noir par l’acide gallique (principe astringent), et en brun parle chlorure d’étain, puis elle devient chamois par un alcali, et enfin l’acide sulfurique la rend immédiatement blanche, la ronge ou plutôt complète le rongeant.
- 3353. Les sels sympathiques du cobalt sont roses, et donnent avec les alcalis des précipités bleus ou lilas.
- 3562. Si on imprime du nilrate de mercure sur des étoffes qui ont été imprégnées d’un bain alcalin, il se développe d’abord une teinte jaune qui devient ensuite olive, puis noire parle savon, puis blanche par quelques jours à l’air.
- (3) Ces numéros se reportent au journal des expériences.
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- 3694. 1° Si on imprime de l’iodure de potassium; 2° si on foularde ou mate ensuite en dissolution convenable d’ètain ; puis 3° si on lise en dissolution de sel de plomb, acétate ou nitrate , on obtient un magnifique jaune serin, qui bientôt devient violet lorsqu’on le passe de suite ; 4° dans l’acide hydrochlorique étendu d’eau ; mais en séchant ce violet devient lilas, puis gris, puis fauve, et enfin le tissu redevient blanc.
- 3817. Si on foularde en acétate de plomb et imprime en hydrosulfate de potasse, on obtient un gris qui noircit, puis blanchit, etc.
- Beaucoup d’autres dissolutions métalliques donnent aussi des couleurs changeantes ou fausses; cela nous indique évidemment que les éléments qui forment ces couleurs sont subordonnés à des influences et des combinaisons bien délicates, et que l’action combinée de l’air, de l’humidité, du fluide électrique et de la lumière est incessante jusqu’à certain équilibre dont les j conditions sont encore mal connues jusqu’à ce jour ; en effet, soit le premier exemple cité; dans ses trois premiers états, la nature chimique de trois couleurs si dissemblables, le rouge, le vert et le bleu est identique ou bien faiblement modifiée par seulement, je le crois, les différentes proportions de l’acide hydro-cyanique dans chacune ; puisque dans les deux secondes transformations en noir, puis olive, onn’ycombineque des agents incolores, l’acide gallique et l’oxide d’étain ; et ' qu’enfin dans les troisièmes, le chamois et le blanc, on ne fait que ramener l’impression ou la teinture à ses premiers éléments après sept changements ; cela nous prouve aussi, ce qui est bien plus positif et plus utile à remarquer et à signaler, que ces couleurs si faciles à changer sont encore imparfaites ou fausses.
- Maintenant, l’action antécédente , simultanée, intermédiaire ou subséquente à froid ou à chaud, des astringents et de diverses substances colorantes végétales sur ces couleurs métalliques est très-efficace contre leur imperfection et leur fugacité- Il faut bien remarquer aussi que cette action est réciproque, les substances métalliques qui seules étaient changeantes fixent aussi des substances colorantes végétales qui seules étaient fausses ; ainsi, cette double combinaison prouve qu’on a les moyens de diminuer ou même d’empêcher ces altérations et offre alors beaucoup d’applications nou-
- velles en teinture et en impression, soit pour développer, virer, corser ou fixer ces couleurs, soit seulement pour les fondre et les égaliser, toutes propriétés bien utiles dans l’art de teindre et d’imprimer, et dont saura bien apprécier l’importance et tirer bon parti tout praticien éclairé et progressif ; ainsi, le violet grand teint qui se produit sur mordant de fer et par le chlore avec une substance colorante rouge seule, constate une couleur bleue formée aussi, comme dans le bleu de Prusse, par un état particulier de l’oxide métallique et fixé par sa combinaison avec la substance colorante végétale ; la cause de la couleur bleue, développée dans cette combinaison, n’a point encore été expliquée jusqu’à ce jour, et cependant là réside la théorie la plus utile pour expliquer les plus importants phénomènes chimiques de ' la teinture et de l’impression ; le fer a peut-être un oxide bleu, car dans le violet par le chaya-ver, la garance et le jong koutong sur mordant de per-oxide de fer, comment prouver la production du cyanure de fer ? dans la couleur café formée par la combinaison du bichromate de potasse et du cachou, ou du myrobolan, du sumac, du ratanhia, du bablah, etc. L’oxide métallique éprouve aussi un changement d’état déterminé par le principe astringent et colorant et dont l’effet est bien connu, quoique la cause n’en ait pas encore été bien expliquée.
- ( La suite au numéro prochain.)
- Procédé pour recueillir Vindigo des dépôts de la cuve à froid.
- Par M. J.-F. Krause.
- On transporte le dépôt de la cuve à froid épuisée dans une cuve élevée A fig. 9, pl. 73, qu’on remplit d’eau jusqu’à quelques centimètres de son bord, et on agite soigneusement les matières qu’elle renferme. Puis on y ajoute, suivant les circonstances (1), de la chaux éteinte et du sulfate de fer dissous ; on pallie bien le mélange à plu-
- (iï Tout ouvrier qui sait conduire une cuve à froid apercevra s'il convient d’ajouter de la chaux et du sulfate de fer , et la quantité qu’il faut en ajouter. Il se réglera ordinairement sur la quantité de l’eau qui aura été ajoutée-Il arrivera très-souvent que ce ne sera pas seulement le dépôt d’une cuve, mais tout son contenu qu’il faudra évacuer. Dans ce cas, la cuve A sera entièrement remplie, et il n’y aura rien à ajouter.
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- leurs reprises, jusqu’à ce que le con-jenu prenne une couleur jaune de cire £rute, alors on couvre la cuve et l’a-jandonne au repos. Au bout de 12 à .et même 24 heures, suivant qu’on a Pris plus ou moins de dépôt (1), on ouvre un robinet B placé vers le milieu .te." ?e celte cuve> et °n fait couler le liquide jaune clair etlimpide omme du vin dans un vase plus pe-nrêai Place auprès, dans lequel on a K™?'^ement versé un lait de chaux recent bien clair et homogène (2). Alors
- ?*êstnfoerVe l éCUm1 bleue ou ûeurée qui
- e^r4rcn^wnr?mpiis*u
- la cuve A m,’!. °,n la reJelte dans
- fraîche «Æa/Î remPht aussitôt d'eau fois convrp ait^ camme ia première Bans l’ini’ pUîf abandonne au repos, à plusienreterVa •6 °ni pallie avec soin
- cond rtep,nses le contenu du se-rée bletï ’iet a!°rs,au lleu dune fleu-une éliïmi w® laudera pas a se former avoir nnnfpb fncbe qu on enlève après sera m, n, et qu’on jettera ; le liquide
- de l’eaif1 * * * rlenar*t cla,r pres(iue comme tenu ent'io0n n a§,lera plus le con-de temnQ « ?iaiS seulement la surface Hcule L c>tei?ps en enleva«t la pel-Pour auel'. Y f?rmera assez souvent
- tenu du Jase°sp°,n supérieure,du con-en rnnîJ? trouve constamment
- tendu anP ,aVeC libre- Bien en‘ couverî! VaSe C ne doit pas être
- tenu du H® le.!enderaain matin le con-posé on deux.,em1e vase G aura bien dé-de son fnnarira ^ robinet D Placé P^s liauide fpind ’ PU.1S on fera éc°uler le d’nnp6 C 3I- qud renferme à l’aide
- laisspra°U-tlere ^ dans une f°sse Ou
- S?rai™ cou,e-r et vider ,e ™se
- H c^Ur°n arnve à un PeUt dépôt
- on ronvri y,forn?a toujours ; cela fait, et on ri r e rabinet B du vaisseau A, remplira de nouveau entièrement
- démêler dTn?frer convenablement, il ne faut telle, (/u’am.iia CUVe ‘ta une quantité de dépôt lève (ij'à (M,PiS * * * * * * * * * *,,un reP°s. de 24 heures il ne s’é-robinet TontpJUn»S c,entlmètres au-dessous du net, il faiiHV, es fo,s qu°n ouvrira le robi-Produiis dîne en ou^re recevoir les premiers que la Dorhnn P?l,t vase à la main, parce Ce robinet snnii U • (1UI se sera logée dans
- et s °PPoserait auadél,arLntenU d“ SeC°nd Y3Se
- seco^nd^al^r1'1® *?e, cbaux à ajouter dans le de celui-Ci ,, régie suivant les dimensions cuveA.Lor«p a Proportion du dépôt dans la il peut y avcelte cuve renferme 1000 litres, 2 a 2kii..50 jusqu’à 450 litres de dépôt. Alors et délaver auî récente qu’on a fait fuser lement. Dans .1lvenat)lÇrnent, suffiront généra-dans Je vaser n as °a 'es n,atières contenues b°ut de 24 heurps Sfi srerajeH.t P33 déposées au Par une netitc •f,!,V,.faudrait aicler l'opération e petite addition de chaux.
- le vase C ; enfin, on procédera comme la première fois, à l’exception qu’on n’ajoutera pas de chaux-
- La liqueur qui s’est écoulée dans la fosse F est alors reprise à l’aide d’une pompe G, et reportée dans le vaisseau A qu’on remplit d’eau, pallie avec soin, couvre et laisse en repos jusqu’au lendemain matin, etc. ; où on répète le procédé comme auparavant et ainsi de suite.
- La continuité de l’opération se trouve donc ainsi établie, car pendant le temps que l’indigo s’élève du dépôt dans le vaisseau A, il se dépose dans le vase C, et tout doit être disposé de façon telle, que toutes les 24 heures les deux vases se soient préparés au point qu’on puisse y faire une cueillette et les décharger.
- Quelque long que paraisse le procédé qui vient d’être décrit, il est cependant tellement simple , lorsque le roulement a été bien établi, qu'un ouvrier, tous les matins, n’a pas besoin d’y travailler plus de 25 à 30 minutes. On continuera donc ainsi jusqu’à ce que l’indigo du dépôt ne laisse plus la moindre trace , ce dont il est facile de s’assurer, lorsqu?en palliant la cuve A on ne voit plus se montrer de veines à la surface. Alors on tirera les chevilles placées près fond, cette cuve sera entièrement vidée , et le résidu écoulé au dehors. Puis on la rechargera de nouveau avec d’autres dépôts renfermant de l’indigo, ainsi qu’on l’a dit en commençant , et l’opération recommencera.
- Quand le contenu du vase C s’est bien déposé on en fait écouler, avons-nous dit, le liquide clair par le robinet D; ce qui reste entre le robinet et le fond est transporté dans un vase H, lavé à l’eau pure et abandonné au repos. On décante avec précaution le liquide clair et le dépôt, ou l’indigo qu’on a récolté est reporté à la cuve à froid pour y être employé comme de l’indigo ordinaire (1).
- Les indigos que j’ai régénérés et préparés ainsi ont été jusqu’à présent
- (l) L indigo, récolté par le procédé qu’on
- vient de décrire, n’a pas l’aspect d’un indigo
- de premier choix; mais cela tient au sulfure et
- carbonate de chaux qui se trouvent unis méca-
- niquement à lui. Sa valeur est égale à celle
- d’une sorte moyenne. Des expériences qui ont
- été faites avec les plus beaux indigos du Ben-
- gale, et avec lesquels on a broyé par voie hu-
- mide 500 grammes d’indigo en pain, 90 gram.
- de chaux délitée, puis qu’on a ramenés à une
- consistance solide, ont démontré que cet in-
- digo Bengale n’avait plus alors l’aspect exté-
- rieur aussi satisfaisant que celui que je recueille,
- quoiqu’il n’ait rien perdu de sa valeur intrin-
- sèque.
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- amenés à une consistance solide, parce que d’un côté ils sont plus transportables sous cette forme, et de l’autre parce qu’il est plus facile de juger de leur qualité, et enfin parce qtie j’ai voulu démontrer, preuves en main, que dans les dépôts des cuves épuisées on trouvait encore de l’indigo qu’on pouvait recueillir et utiliser.
- On pourra donc , par le procédé que je viens de décrire, récolter tout l’indigo renfermé dans les dépôts qu’on abandonnait auparavant ; probablement on a ainsi laissé perdre pour des millions de francs de cette substance dans les dépôts qu’on a rejetés jusqu’à ce jour.
- La grandeur des vaisseaux se règle sur l’importance de la fabrique, ou mieux sur la quantité de dépôt qu’on a à traiter. Il faut environ 14 jours pour recueillir tout l’indigo contenu, en supposant que chaque opération ou le roulement s’exécute toutes les 24 heures.
- Le vaisseau A est en sapin et légèrement conique, ou d’un diamètre plus grand par le bas ; il est libre tout autour et assujetti fortement sur un bâti. Le robinet B qu’il porte y est inséré à fort peu près au milieu de sa hauteur. Le vase C est du même bois, d’un diamètre un peu moindre, et le robinet I) est placé à 15 centimètres de son fond.
- La fosse G est construite en bonnes briques cimentées, doublée en bois et recouverte de madriers ; elle doit au moins avoir une contenance égale à celle du vase C. La pompe est établie dans la fosse; elle doit pouvoir monter tant l’eau pure que l'eau chargée de dépôt dans le vaisseau A. Le troisième vase II est aussi en sapin et n’a besoin que d’une capacité qui soit environ le tiers de celle du second vase C (1).
- Procédés nouveaux pour la fabrication du sucre indigène.
- Les progrès incessants de cette industrie ont victorieusement dépassé toutes les prévisions et l’ont mainte-
- (i) Le moyen proposé par M. Krausea de l’analogie avec ce qn’on pratique déjà dans plusieurs teintureries ; seulement ce fabricant procède méthodiquement au traitement des depots, et les épuise plus complètement de l’indigo qu’ils renfermeraient encore. Le gouvernement prussien lui a en conséquence accordé une recompense, à la condition qu’il en ferait connaître les détails à la Société d’encouragement de Berlin, qui s’est empressée de les rendre publics. F. M.
- nue, quoi qu’on ait fait, au premier rang parmi les créations industrielles dues au génie de la France.
- Il faudrait des volumes pour raconter, avec quelques détails, depuis la naissance des sucreries, l’histoire de leurs progrès successifs ; mais ce n’est ni le temps ni le lieu d’entrer dans une semblable dissertalion. Parlons uniquement d’une dernière innovation.
- Pour faire apprécier à sa juste valeur le procédé nouveau dont nous allons parler, il est essentiel que nous fassions comprendre, en quelques mots, où son auteur, M. Duquesne, a pris la science industrielle, et que nous racontions en quoi il l’a modifiée.
- La fabrication du sucre en France peut être séparée en deux écoles bien distinctes, dont l’une, selon nous, appartiendra plus tard exclusivement au passé, et dont l’autre , née d’hier , s’emparera de l’avenir. La première n’emploie dans son exploitation que des betteraves sèches ; elle les lave et les râpe, en extrait le jus et travaille ce jus, dont le rendement diminue rapidement à mesure que l’on s’éloigne davantage du moment où les betteraves ont été récoltées. Cette diminution de rendement devient telle, à la longue , que l’extraction du sucre cesse d'être possible avec bénéfice. La seconde dessèche la betterave aussitôt après la récolte et la met ainsi à l’abri de toute altération ultérieure; l’exploitation peut en être faite alors à toutes les époques de l’année ; le rendement reste toujours identiquement le même. C’est à M. Schutzenbach que l’on doit la première idée de cette dessiccation en dix heures. Selon lui, deux hommes et six femmes armés d’un coupe-racines peuvent en une semaine dessécher 80 à 100 mille kilog. de betteraves- Bien que cette dessiccation ne puisse s’opérer que sous le ciel du midi de la France, elle n’en présente pas moins un immense intérêt en raison de la possibilité qu’elle offre de faire rentrer la betterave desséchée comrne produit courant dans le commerce général. Chaque petit cultivateur en pourrait produire; alors seulement l’industrie des sucres se trouverait dégagée des entraves auxquelles la soumet l’obligation d’exploiter elle-même et dans un temps donné des récoltes immenses et si facilement altérables.
- Dans ce principe, M. Schutzenbach fit usage, pour opérer l’extraction du sucre des betteraves desséchées , d’eau acidulée par l’acide sulfurique; il mélangeait quatre parties de betterave,
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- qu’il avait mises en poudre, avec neuf I parties d’eau additionnées de deux tiers ou trois quarts d’acide sulfurique, et quand ce liquide avait été parfaitement absorbé , il exprimait pour en extraire la dissolution; puis, pour épuiser la poudre, il faisait une seconde et une troisième dissolution qui étaient conservées pour de nouveaux traitements.
- C’était déjà un mode de lixiviation; mais, on peut le dire, c était la la naissance de l’art. On saturait la liqueur lorsqu’elle était assez concentrée par l'addition dans 1 eau de chaux en petit excès, et après décantation on évaporait. La première cristallisation donnait dans l'appareil de Roth de la honne quatrième; la seconde, de la bonne commune.
- Les tentatives faites par M. Schulzen-bach furent nombreuses et variées ; il essaya de substituer l’alcool à l’eau acidulée, et les résultats qu’il obtint furent assez remarquables, mais les dangers d’incendie que présenterait un usage aussi fréquent de masses énormes d’alcool, seraient tels, qu’il est impossible d’en entrevoir l’application.
- En dernier lieu, M. Schutzenbach revint à l’eau acidulée ou chargée de chaux vive, et il abandonna le pressurage de la poudre humectée pour en venir à une lixiviation méthodique à vase ouvert, de la cossetle obtenue par la dessiccation de la betterave.
- La lixiviation en bande était déjà employée en industrie depuis fort longtemps au lavage des matériaux salpêtres. Plus récemment, ce procédé fut appliqué à l’épuisement de la betterave Iraiche sous le nom de macération.
- Çn a travaillé pendant quelque temps, dans la fabrique de M. Dcmesmay, d après ce procédé. Le macérateur se composait de neuf cuviers rangés en cercles et pouvant, par une disposition particulière , être élevés rapidement à une température de 90 degrés. Sur ces neuf cuviers, six étaient constamment en chargement, un en vidange et un en réserve en cas d’accident ; dans les six cuviers en chargement, la pulpe était à un tel étal, pendant les opéra-uons, que la cuve n° 6, par exemple , c°iUenant de la betterave neuve, la 9UV« n« l aurait contenu de la pulpe epuisee , et les autres des pulpes intermediaires. Mais ü csl ciair qu’un séminal).e procédé appliqué à l’épuisement de la betterave fraîche ne pouvait avoir quun résultat, celui d'augmenter les dépenses de combustible, puisque le liquide à évaporer était toujours plus considérable que lorsqu’on opérait Texte Technologitte. T. VII. — Octobre 18<
- traction du jus lui-même. Aussi ce procédé a-t-il été abandonné par M. De-inesmay et remplacé par des presses et des râpes ordinaires.
- Ces notions historiques bien comprises, il va nous être très facile de déterminer en quoi le procédé de M. Duquesne diffère de ce qui avait été fait avant lui, et surtout en quoi il peut être avantageux aux fabricants de sucre de betterave.
- Quelque abrégé que soit l’historique précédent, nous le considérons cependant comme assez clair et assez exact pour être compris. On en peut déduire que jusqu à ce jour on n’a pu parvenir à se dispenser de la cuite, et que la lixiviation opérée parM. Schutzenbach a permis, tout au plus, d’obtenir directement des cossettes, et sans défécation ou clarification, un sirop d une concentration moyenne. Or, laissant bien loin derrière lui tous ces procédés, celui de M. Duquesne n’a pas en vue un résultat moindre que d’obtenir directement de ces mêmes cossettes et sans défécation. des sirops assez purs et assez concentrés pour être versés immédiatement en formes.
- Déclarons avant tout que nous ri’en-tendons nullement, dans ce qui va suivre , nous rendre garant des résultats obtenus dans les expériences faites jusqu’à ce jour. Nous savons, au contraire , que ces résultats sont loin de ce qu’ils auraient dû être; mais, ainsi que nous aurons l'occasion de le faire remarquer, on s’est placé pour les faire dans de très - mauvaises conditions; peut-être aussi, et cela est probable, le procédé est-il encore trop imparfait pour donner de suite les résultats qu’il doit fournir.
- L’appareil de M. Duquesne se compose de cylindres en fonte d’un diamètre de Om, 37 et d’une hauteur d’un mètre. Ces cylindres, qui peuvent contenir 25 kilog. de cossettes, sont munis de deux diaphragmes en tôle qui maintiennent, l’un à la base, Tautre à la partie supérieure, les cossettes à des distances invariables du fond et du couvercle des cylindres. Dans les expériences faites à Saultain, dix cylindres ont été employés, huit étant en opération un en chargement et un autre en vidange. Dans une expérience ultérieure, M. Duquesne était arrivé à épuiser les cossettes avec quatre cylindres seulement, et le maximum déconcentration des premières dissolutions avait été de 32°. C’est environ 10 degrés de moins que n’en exigent dans les fabriques les dissolutions sucrées,
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- avant d’être abandonnées à la cristallisation.
- En principe , ces dix cylindres sont disposés circulairement et communiquent à l’aide de tubes métalliques les uns avec les autres, de manière à opérer une lixiviation méthodique telle que nous allons la décrire. Chaque cylindre est renfermé dans une double enveloppe qui permet d’en élever la température au degré nécessaire, soit à l'aide de la vapeur, soit à l’aide d’un courant d’eau chaude. Ces cylindres sont hermétiquement fermés à leurs parties inferieures et supérieures, à l’aide d’une plaque en fonte et d'une vis, ainsi que cela se pratique pour les cylindres à gaz, de telle sorte que la charge peut en être opérée rapidement et avec facilité.
- Pour peu qu’on soit familiarisé avec les lixiviations méthodiques, on doit comprendre déjà comment l’opération doit être menée; les cylindres étant chargés de cossettes, de l'eau chaude est injectée dans le premier, et après un séjour d'un quart d'heure environ, elle est chassée par de nouvelle eau qui prend sa place jusque dans le second où elle arrive sur des cossettes neuves. Là elle se sature davantage, et au bout d un second arrêt elle passe dans le troisième cylindre, tandis que l’eau du premier cylindre repasse dans le second et que le premier reçoit, pour la troisième fois, de nouvelle eau qui l’épuise de plus en plus de la matière sucrée qu’il contient: l’opération continue ainsi jusqu’au septième temps d'arrêt ; à cette époque le premier liquide injecté, après avoir parcouru tous les cylindres , est parvenu au huitième, dans lequel il a, si l’opération a été bien conduite, largement atteint le degré de saturation, pour la température à laquelle on opère. Le premier cylindre est alors mis en vidange; la cos-sette qu'on en tire est insipide, spongieuse et peut être employée avec succès , dans les cas que nous indiquerons plus tard, à la nourriture des bestiaux. Le sirop retiré du huitième cylindre doit marquer 42° et être immédiatement mis en forme.
- Dans le procédé créé par M. Duquesne, on doit faire usage, pour obtenir des sucres blancs, d’un cylindre de noir animal, qui retient toutes les matières colorantes que le sirop pourrait contenir; mais il est évident que pour que l’appareil soit complet et continu, cette disposition doit être modi fiée ; si l’on place entre l'un quelconque des cylindres à cossettes, un cylindre
- à noir, l’appareil ne sera complet qu’en partant du cylindre à noir et remontant jusqu’au huitième cylindre qui le précède ; il sera incomplet dan- les dix autres cas (l’appareil se composant de dix cylindres ). Mais il est facile et indispensable d’annexer à chaque cylindre une boîte à noir, hermétiquement fermée, mise en communication avec son cylindre et celui qui le suit de la même manière que les cylindres entre eux; c’est-à-dire recevant le liquide injecté par sa partie supérieure et le laissant échapper par sa partie inférieure, pour se rendre dans le cylindre suivant. Les choses ainsi disposées, la quantité de noir employée pour chaque boîte devra suffire pour décolorer entièrement la quantité de sirop fournie par chaque cylindre. L’appareil sera dès-lors toujours le même , à quelque point qu’on prenne l’appareil; et, si l’on a soin de maintenir les caisses à noir au même degré de température que le cylindre auquel elles sont annexées, si l’on a joint à ce procédé l’emploi des caisses à cristalliser de M. Schutzenbach, on sera arrivé certainement à des résultats tels qu’il serait difficile, pour le moment, d’en entrevoir toute la portée.
- Les économies qui doivent résulter de l’application de ce procédé sont saillantes; l’absence de toute évaporation | pour arriver à la concen ration des i sirops est un pas immense dans la fabrication du sucre indigène. Cette seule | innovation est à elle seule toute une révolution dans celte industrie; là ne doivent point se borner les avantages du traitement en vase clos. Si les expériences de M. P< ligot sont exactes, la betterave ne contiendrait rien autre chose que du sucre cristallisable ; tout le sucre incristallisable qui, en dernière analyse, constitue les mélasses, proviendrait de l’altération du sucre cristallisable pendant le travail des jus. Or, il est hors de doute que le procédé de M. Duquesne diminuerait considérablement la production des mélasses, s’il ne la faisait entièrement disparaître, et augmenterait d’autant le rendement en sucre.
- Nous avons entendu dire, par quelques personnes, que ce procédé ne présentait rien qui ne fût déjà connu , et nous devons quelques observations à cet égard. Si le court résumé que nous avons fait des procédés appliqués à l’épuisement de la betterave sèche est exact, il est évident que jamais , à aucune éuoque connue, la lixiviation en vase clos n’a été appliquée dans les
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- sucreries. Or, les différences de résultats obtenus en vase clos et en vase ouvert sont immenses, non pas que le contact de l’air soit pour quelque chose dans le phénomène, mais uniquement en ce qu’il devient possible en vase clos d'agir sur la cossclte en faisant intervenir une pression cons dèrable. Cette pression, M. Duquesne l’obtient soit à l’aide d’une colonne de liquide dont l’élévation détermine la pression , soit à l’aide d'une pompe foulante, soit à l’aide d une pression de vapeur.
- Un quart d’heure d’arlion étant accordé au liquida injecté dans un cylindre, au bout de ce quart d’heure il est expulsé rapidement et avec force par la pression du nouveau liquide qui le déplace, et comme il est déplacé de haut en bas par un liquide beaucoup moins dense, il n’y a que peu ou point de mélange C’est là, il est vrai, la méthode dite de déplacement mise en «sage pour l'obtention des préparations médicinales, et quelquefois dans lesla-boratoiresdu chimiste,entre autres pour la fabrication du tannin; mais nous ne sachions pas que ce mode d’opéra'ion ait été appliqué jusqu'à ce jour à aucune grande opération industrielle, surtout dans le procédé de M. Duquesne, procédé dans lequel la méthode de déplacement esl entée sur la lixiviation en bandes.
- On s est flatté de pouvoir se dispenser de l’emploi de la chaux dans le traitement des cassettes, mais nous considérons cette croyance comme une erreur. Ainsi que l’ont démontré MM- Boutron et Fremv, pendant la conservation des cossettes. une certaine proportion du sucre qu’elles contiennent se transforme en acide lactique, et la saturation préalable de cet acide est une chose indispensable dans 1 extraction du sucre; d’ailleurs, ainsi que t a reconnu M Lirac, qui employait la chaux pulvérulente, et M. de Forbm-Janson, qui faisait usage de charbon de bois en poudre, les cossettes barbouillées de ces corps se dessèchent plus facilement et se conservent beaucoup mieux. U n’est pas dit que cet emploi yende les cossettes épuisées impropres a *? «ourriture des bestiaux. La poudre de charbon , par exemple , ne pourrait présenter aucun inconvénient ; il y a«“ rait. a cet égard, quelques expériences a faire. Nous ne saurions donc déter-P1**1*^ , . Me manière précise, dès au-jourd nui jusqu’à quel point la cossette provenant du procédé Duquesne, pourrait entrer en concurrence avec la pulpe pressée des fabriques ordinaires; l’a-
- venir seul nous éclairera à cet égard.
- Nous ne pouvons nous dispenser de blâmer les essais faits à Saullain; car non-seulement ils ont été faits dans de mauvaises conditions, mais encore le procédé que nous venons de décrire n’y a pas été suivi. On y a travaillé dans de mauvaises conditions, car les cos-setles employées ayant été tirées de rétablissement de Carlsruhe, elles s’é-taienl profondément altérées pendant leur transport, opéré en grande partie par bateau. On n’y a pas suivi le procédé de M. Duquesne, car on y a travaillé à la température ordinaire, ce qui mettait dans l’impossibilité d’obtenir des sirops saturés, et devait embarrasser le sirop d’albumine végétale ou de pectine, soluble dans l’eau froide, et coagulable ou peu soluble dans l’eau bouillante. Il est résulté de là que le sœop obtenu ne marquait que 28° à l’aréomètre de Beaumé, que les betteraves étant acides, il a fallu les saturer à la chaux , et que cette défécation n’a fourni que des écumes molles, se rassemblant mal et contenant une poudre ténue, très-difficile à séparer. Quoi qu’il en soit, les premiers sirops immédiate-ments cutis, sansdèfécation ni filtration sur le noir, out donné dans les caisses Schutzenbach un sucre bien nerveux, bien cristallisé, qu’on peut assimiler à de la bonne quatrième.
- Faisant donc la part de l’imperfection actuelle du procédé dont nous avons essayé de rendre compte, nous sommes convaincus que tous ceux qui ont des connaissances spéciales comprendront tout le parti que l’industrie des sucres de betteraves peut en retirer; nous ne faisons qu’un vœu, c’est que les fabricants se livrent sans plus tarder à son étude. I.a pratique seule éclairera sur les meilleures dispositions d'appareilsà adopter, et fera subir à ce procédé tous les perfeciionnements quil est susceptible de recevoir.
- Ca. M..., de Valenciennes.
- Encollage des papiers à écrire fabriqués par machines.
- Par M. G. Phipps, fabricant.
- Ce mode d'encollage s’applique aux papiers à écrire fabriqués avec les machines de Didot, Foudrinier, Chapelle, etc., et s’exécute ainsi qu’il suit.
- On est aujourd’hui dans l'habitude d’employer dans les fabriques de pa-
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- pierà la mécanique des appareils sé-cheurs, disposés pour que les opérations de la fabrication et du séchage marchent simultanément. Le papier parfaitement sec quitte alors l’appareil, et le nombre des cylindres chauffés , par lesquels il passe ordinairement, varie de deux a cinq suivant leurs dimensions; mais comme il vaut mieux que le papier ne soit pas complètement sec lorsqu’on le soumet à l’encollage par la nouvelle méthode, on se contente dans ce cas, de le faire passer sur un
- sf“ de °m 65à tm de diamètre
- et cnauîte a la vapeur à une température un peu inférieure à celle de l’eau bouillante.
- ba feuille de papier passe, dans ce cas, du cylindre sécheur sur un dévidoir à claire-voie et cylindrique, eton applique la colle sur sa face extérieure à 1 aide de rouleaux élastiques pendant qu elle s'enroule sur le dévidoir.Tandis
- que celui-ci tourne, la face non collée du papier vient s’appliquer sur celle qui a déjà reçu la colle et la partage avec elle pendant la durée du contact. Dans cet état on abandonne le papier pour que cette colle ait le temps de s’imbiber , après quoi on déroule et on fait repasser sur l’appareil sécheur.
- Pour que la colle soit uniformément absorbée sans enlever le papier de dessus la machine, on a quatre dévidoirs montés sur un même bâti, lequel tourne sur un axe horizontal lorsqu’un dévidoir est chargé de papier encollé et qu’il s’agit d’en, présenter un autre pour recevoir le papier que débite la machine ; et comme le temps nécessaire pour faire et encoller la quantité de papier dont on peut charger un dévidoir sutht pour passer la même quantité de papier encollé par l’appareil sécheur il en résulte que le papier imbu de colle reste sur chacun des dévidoirs chargés environ le double du temps nécessaire pour charger un seul de ces dévidoirs.
- —rase, un
- Procédé pour obtenir un bon cyanure d'argent.
- Pour obtenir une belle et facile précipitation d’argent, on doit choisir parmi tous les sels de ce métal le cyanure comme donnant les meilleurs résultats; mais jusqu’ici les marchands de produits 1 ayant vendu fort cher, les amateurs et les industriels même l’ont rejete. D autres, par économie,voulant 1 obtenir eux-mêmes, achètent l’acide cyanhydrique, mais c’est encore une
- dépense trop élevée, indépendamment de l’obligation de l’employer immédiatement pour ne pas avoir à garder chez soi une substance essentiellement dangereuse et difficile à conserver, car, ainsi qu’on le sait, la présence de l’air ou de la lumière décompose rapidement cet acide.
- En supposant même que l’on parvienne, en le bouchant bien et le tenant à I obscurité, à le maintenir incolore, et en apparence propre à donner de bons résultats, l’expérience démontre que si la décomposition n’est pas sensible à l’œil, elle se manifeste bientôt; il suffit pour cela de l’employer.
- En effet, que l’on prenne de l’acide cyanhydrique tel qu’on le vend dans le commerce, au 1/4 ou au 1/6, et préparé depuis quelque temps, 15 jours par exemple, que l’on en verse dans une dissolution d’azotate d’argent étendue de 10 fois le poids du sel, que l’on remue avec un agitateur de verre, il se formera réellement un cyanure du métal, mais il sera plus ou moins jaunâtre suivant que l’acide sera plus ou moins vieux, et sa formation sera accompagnée d’un forte exhalaison d’ammoniaque et d’acide cyanhydrique. Néanmoins lavez bien ce précipité jusqu ’à ce qu’il n’affecte plus le papier à réactif.
- D’autre part, faites une dissolution de cyanure de potassium, filtrez-la et dissolvez-y le cyanure d’argent. Aussitôt cette dissolution, qui devrait rester claire et incolore, se troublera et deviendra n< ire ; comme le cyanure d’argent elle décèlera une odeur prononcée d'ammoniaque et d’acide cyanhydrique. Cette odeur sera permanente tant que la dissolution existera; un dépôt de charbon aura lieu au fond de la capsule qui la contiendra. Ce dépôt provient de la décomposition d’une partie du cyanure de potassium provoquée par la présence de ce cyanure d’argent.
- Ayant eu occasion d’employer beaucoup de ce sel d'argent pour obtenir des reproductions de bas-reliefs et pour couvrir des llacons et autres cristaux que j’ai, le premier, livrés au commerce, j’ai dû chercher à me mettre à l’abri d’inconvénients graves qui compromettaient la beauté et la solidité de mes dépôts, en même temps que ma bourse et ma santé; en conséquence voilà comment je m’y prends :
- Au moyen de l’acide azotique pur j’attaque l’argent vierge en grenaille du commerce. Je fais évaporer jusqu’à
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- lï,
- C,
- c',
- D,
- siccité. Je dissous le nitrate obtenu dans l’eau distillée et je verse la dissolution dans un flacon à2 ou 3 tubulures.
- J ajoute ensuite de l’eau jusqu’aux trois quarts du flacon.
- D’autre part, je concasse du cyano-ferrure de potassium que je jette dans un matras, et au moyen d’un tube recourbé 2 fois à angle droit je monte l’appareil suivant :
- A, fig. 10, pl. 73. Matras contenante cya-nofevrure de potassium.
- Flacon contenant l’azotate d’argent.
- Tube en verre établissant la communication de A en B. Tube pour conduire sous la cheminée l'excédant de gaz.
- Tube pour verser les liquides dans le ballon A.
- D’appareil étant ainsi disposé et les tubes bien ajustés sur les cols et tubulures au moyen de bouchons de liège troués, ou lute tous les joints. Alors on verse par le tube D de l’acide sulfurique étendu de 2 fois son poids d’eau dans le matras jusqu’au milieu de la pause et on rebouche <?e tube. Le ma Iras étant placé sur un fourneau ou une lampe à l’esprit de vin (pour de petites quantités) on allume le feu.
- Bientôt après on voit s’opérer la décomposition des substances et le gaz provenant de cette décomposition se rendre par le tube C dans le flacon B qui contient l’argent en dissolution, et y former un magnifique cyanure blanc comme neige, caillebolè et à flocons volumineux. On laisse marcher 1 opèra-tion tant qu’il se forme du précipité, ayant soin de maintenir le feu pour éviter l’absorption. Lorsque toute la liqueur est dépouillée du sel, on retire adroitement le tube D, et lorsqu’il est arrivé au dessus du liquide contenu dans le malras on le débouche. L’absorption ne pouvant plus avoir lieu on laisse refroidir et on lave le cyanure obtenu à l'eau distillée, on le conserve ensuite sous Veau dans des flacons que 1 on tient à l’abri de la lumière.
- Ainsi préparé, ce sel se dissout parfaitement sans résidu ni couleur et donne des résultats de la plus grande beauté. Ou peut se rendre compte facilement pour composer sou bain si 1 ou a tenu note de la quantité d’argent
- employée, et du poids de l’eau et du flacon.
- Celte opération doit se faire sous b laboratoire ou, tout au moins, soui une cheminée qui tire bien. Le tube(
- doit avoir environ 10mill. de diamètre, car s’il était plus petit, le cyanure d’argent qui se forme dans la partie qui plonge dans le flacon pourrait se boucher et occasionner des accidents.
- Pour donner une idée de l’économie de ce procédé et de la préférence que l’on doit lui accorder sur l’acide cyanhydrique acheté chez les marchands, il suflit de savoir que pour précipiter 500 grammes d’azotate d’argent il faut un poids équivalent d’acide hydrocya-nique ; quecet acide coùlede40à 60fr. le kilog. étendu au 1/4; qu’en conséquence en supposant que l’acide soit bon, c’est-à-dire très-récemment préparé, cela coûte de 20à 30 fr. suivant les localités : tandis qu’avec 500 grammes de cyanoferrure en poudre ou petits morceaux qui coûte 3 fr. à 3 fr. 25 et 250 grammes d’acide sulfurique = 15 centimes, et 25 à 30 centimes de combustible, on arrive à un résultat infaillible et qu’il est facile d’obtenir partout, car presque partout on trouve le prussiale de potasse et l’acide sulfurique. Ou voit donc que l’amateur et l’industriel pourront se procurer toujours et au moment du besoin, du cyanure d’argent excellent, à un prix réduit des 4/5, ce qui est une considération.
- Braindely, ingénieur,
- rue du Faubourg-du-Temple, 8.
- Perfectionnements dans la méthode pour prendre des Talbolypes ou Ca-lotypes positifs.
- Par sir David Brewster.
- Dans la méthode en usage actuellement pour faire des portraits ou prendre des images calotypes, la face du talbo-type négatif est placée directement sur la paroi du papier qui a été imbibée ou enduite avec la solution d’azotate ou d’amrnonio-azotate d’argent et doit recevoir l’image positive. Quand le soleil brille d’un vif éclat, cette image se forme très rapidement,mais il y a une rudesse et une dureté dans les nuances et les teintes, dues à la formation de taches blanches qui détruisent la douceur de l’image et donnent, quand il s’agit de portraits, une certaine âpreté désagréable à la figure humaine.
- Pour éviter, s’il était possible, ce défaut, j’ai d’abord cherché à interposer entre l’image négative et le papier préparé des plaques minces de verre, dont les faces étaient tantôt polies et tantôt
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- dépolies, mais quoique la divergence ou la diffusion de lalumièrequi passaità travers l’image négative, produisît une grande douceur dans l’image positive, cependant les contours étaient mal arrêtés, quoique ces lalbotypes eussent une assez agréable apparence quand on les regardait à distance.
- C’est alors que j’ai essayé les effets de l’interposition d’une feuille de papier à écrire, mais ne portant pas de vergeure ni de gouttes et de la texture la plus uniforme possitde. Le résultat de cette expérience a complètement répondu à notre attente. La diffusion de la lumière a adouci, à ce qu'il paraît, et fondu toutes les lignes trop dures et les points heurtés et a donné à l’image un très-haut degré de douceur.
- Cet effet a été amélioré encore quand j’ai interposé deux feuilles de papier bien pur; et même avec un soleil méridien très-brillant, j’ai trouvé qu on pouvait interposer trois feuilles de ce même papier avec avantage.
- On peut aussi obtenir un effet semblable, quoiqu’à un degré moindre, en plaçant l’envers ou le dos de l image négative sur le papier positif de manière à ce que la lumière traverse l’épaisseur de l’image négative, et en combinant ce moyen avec une ou un plus grand nombre de feuilles de papier bien homogène. Ce moyen, dans tous les cas, ne s’applique seulement qu’aux portraitselprésenle cet avantage, qui n’est pas parfois à dédaigner, que la figure regarde d’un autre côté.
- Pour ceux qui voient l’expérience ci-dessus décrite pour la première fois l’effet est pour ainsi dire magique • lorsque l’image négative est enlevée on ne voit qu’une feuille de papier blanc, mais la surprise est grande, lorsqu’on soulève Celte feuille et qu’on découvre au-dessous une image parfaite qui semble avoir passé à travers un écran opaque et imperméable.
- Préparation du, fluorure de brome, pour la photographie.
- Un chimiste, M. H. B. Leeson, a décrit dernièrement un procédé pour la préparation (lu lluorure d’iode et du fluorure de brome , en annonçant que ce dernier composé était excellent pour la photographie, par son extrême sensibilité. Quoiqu’il n’ait point encore été fait d’expériences directes sur la supériorité de ce sel, sur le brome lui-même,
- et que nous ne puissions pas, en conséquence, avoir une mesure précise de ce degré de sensibilité, nous donnerons ici sou mode de préparation, afin que les personnes que cela intéresse, puissent entreprendre quelques essais à ce sujet.
- On prépare le fluorure de brome en faisant passer le gaz qui se génère du mélange de 1 partie de peroxide de manganèse, 3 parties de spath fluor pur, et 6 parties d’acide sulfurique concentré, dans de l’eau dans laquelle on a étendu du brome, et contenue dans un vase de verre, jusqu’à ce qu’on voie disparaître tout le brome. Une cornue et une allonge en plomb servent à dégager le gaz, et ne sont pas attaquées par lui On ne rencontre non plus aucune trace de plomb dans le produit qui dans le cas du brome reste en solution , attendu qu’il est très soluble dans l’eau.
- Il est inutile de dire qu’il faut agir avec une extrême circonspection dans la préparation et l’emploi de substances aussi délétères et aussi redoutables pour la santé des manipulateurs.
- Daguerréotype panoramique.
- Par M. Martels.
- Ce qui caractérise ce nouveau perfectionnement apporté au daguerréotype, c’est qu’il permet de faire, avec un ob-jeetiftrès-médiocre pour les dimensions et la qualité, des épreuves d’une grande étendue longitudinale, et d’une grande netteté. Ainsi, avec un objectif d’une bonté ordinaire, on obtient des vues de 38 centimètres de long sur 12 de large, parfaitement nettes sur toute cette surface, et embrassant un angle visuel de 150 degrés.
- Le procédé par lequel on arrive à ce résultat, consiste essentiellement :
- 1° Dans un mouvement horizontal, donné à l’objectif, et qui lui fait parcourir successivement tous les points de l’horizon.
- 2" Dans la courbure cylindrique que la feuille de plaqué est forcée de prendre, au moyen d’arrêts que l’on dispose à volonté; on amène ainsi les ftyers des objets les plus inègalements distants à la surface de la plaque métallique.
- 3° La netteté remarquable desépreuves est due à une fente étroite verticale, ménagée au fond d’une espèce de boîte qui suit l’objectif dans son mouvement. | Cette fente, qui joue le rôle d’un dia-
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- phragme que l’on placerait en arrière, 1 en Allemagne au titre de 812 à 815 ne laisse agir sur la couche sensible et encore mieux, à ceux en argentan.
- *es rayons centraux, c’est-à-dire
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- Application de l'esprit de bois « l'éclairage.
- ceux qui " n'ont aucune aberration appréciable.
- Il est essentiel que la position de l’axe de rotation de 1 objectif soit déterminée avec une exactitude parfaite. Sans cela, les images des objets vers lesquels l’appareil se dirige successivement, avant de s’éteindre et de faire place à celles qui leur succèdent, se meuvent sur le verre de poli, et par conséquent aussi sur la plaque. Toute netteté est alors impossible.
- On obtient la position convenable de l'axe, par rapport à l’objectif, en enfonçant plus ou moins le tube qui porte celui-ci, jusqu'à ce que la condition d’immobilité des images soit parfaitement remplie.
- Argent chinois.
- On trouve maintenant en Allemagne, , sous le nom de chinaxilber ou argent j chinois, un produit nouveau, propre à la fabrication des objets de table et de luxe , et qui parait de nature à rempla • cer avantageusemenU’argent lui-mètne, au titre ordinaire, auquel on l’emploie communément dans la confection de ces objets , puisque ceux qu’on en fabrique se trouvent revêtus d une couche aussi épaisse qu’on veut, d'argent pur. 13u vinaigre bouillant, qu'on verse dans des vases de ce genre, et qu’on y laisse séjourner 12 heures, ne dissolvait pas la plus faible portion du métal, tandis qu’il en est tout autrement avec les vases d’orfèvrerie en argent et ceux en argentan. Cet argent chinois, analysé par M. Meurer, a présenté la composition suivante :
- 2.05 argent.
- 65.24 cuivre.
- 19.52 zinc.
- 13.00 nickel.
- 0.12 cobalt et fer.
- C'est, par conséquent, un argentan revêtu d’argent par voie galvanique, mais qui se distingue de l’argenture galvanique ordinaire, par sa densité et
- pari épaisseur de la couche d’argent. Les
- objets en argent chinois sont des deux tiers meilleur marché que ceux en orfèvrerie ordinaire ; ils seront probablement aussi d’une très-grande durée, et au commencement seront beaucoup plus salubres et préférables, sous ce rapport, à ceux fabriqués en argent
- Par M. Fabre.
- Placé à la tète d’un établissement dans lequel on distille le bois de chêne en vases clos, et occupé de chercher les emplois les plus avantageux des divers produits qu’on obtient dans cette opération, j’ai fait des expériences sur l’application de l’esprit de bois à l’éclairage. Ce liquide, à l’état où je l’obtiens par une troisième distillation, est limpide, incolore, d’une odeur fortement éthèrée, et marque 85 à 90° à l’aréomètre centésimal, par une température de -{-20 degrés. En mêlant quatre parties d’esprit, ainsi rectifié, à une partie d’essence de térébenthine, également rectifiée par la chaux vive, on obtient un liquide qui, placé dans une lampe à esprit de iin, munie d’un bec , analogue à celui dont on se sert pour le mélangé qu’on connaît aujourd’hui sous le nom d hydrogène liquide, brûle avec une belle lumière blauche et sans donner de fumée.
- Couleur violette avec indigo.
- Par M. Th. Leykacf.
- I/indigo fournit une belle couleur violette pour la peinture, quand on en dissout une partie dans 5 parties d’acide sulfurique du commerce, et qu’on chauffe jusqu’à 30° à 36" C. La liqueur qu’on obtient ainsi étendue de fO parties d'eau et filtrée , laisse sur le filtre l’indigo violet, qui, après avoir été lavé avec une dissolution concentrée de carbonate de soude, fournit cette belle couleur violette solide pour la peinture, tandis qu’il en découle un liquide d’un vert sale et louche. Cette même couleur violette, unie à de la potasse et à un sel d’étain, et introduite dans une cuve, donne, quand on y plonge le coton, et qu’on évente, une belle couleur rose, qui passe au violet quand elle est concentrée, mais qui, toutefois, exposée à l’air, prend, au bout de quelque temps, une teinte d’un
- vert sale.
- Quand on fait fondre le sel d’étain en y ajoutant quelques gouttes d’acide chlorhydrique, et qu’on y dé-
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- mêle de l’indigo, on obtient une niasse jaune , qui » avec une solution potassique , donne une liqueur servant aussi à teindre, au contact de l’air, le coton en rose.
- Analyse de soudes salées et de sels de varech, raffinés.
- ParM. J. Giraudin, de Rouen.
- Dans les savonneries qui fabriquent les savons durs, dits de Marseille, on consomme une trcs-grande quantité de soude salée, et môme de sels de varech raffinés, pour faciliter la séparation du savon parfait après la cuisson.
- Les soudes salées sont d’autant plus estimées, qu’e les sont plus riches en chlorures. Celles qu’on trouve dans le commerce sont loin d’avoir une composition constante. J’en ai examiné un très-grand nombre d’échantillons; voici les résultats d’analyses de quel-quesuns.
- Soudes salées de Rouen.
- i. U.
- Eau. . . 1.00 1.00
- Carbonate de soude. . 23.29 16.94
- Chlorure de sodium. . 46.90 23.91
- Oxisulfure de calcium. 20.41 52.15
- Charbon et sable. . . . 8.40 6.00
- 100.00 100.00
- Soude salée venant par le Havre. Eau......... .............. ,
- Carbonate de soude avec sulfure.. 2.0
- Chlorure de sodium 65.0
- Sulfate de soude., 30.0
- Sels étrangers, sable, charbon. . 3.0 100.0
- Les sels raffinés de varech ne varient
- pas moins dans leur composition. En voici la preuve :
- Sel de varech venant de la Fillette.
- Eau...................... 1.25
- Sulfate de potasse.. .... 20.35 Chlorure de poatssium. . . 10.53
- Sel marin................ . 54.11
- Carbonate de soude. . . . 13.70 lodures solubles......... Traces.
- 100.00
- Sel de varech de Cherbourg.
- i. il.
- Eau 5.00 8.00
- Sulfate de potasse. . . 22.19 42.54
- Chlorure de potassium. 16.00 19.64
- Sel marin 4.78 25.38
- Carbonate de soude. . 9.53 3.71
- Matières insolubles.. . 1.50 0.73
- lodures solubles. . . . Traces Traces.
- * 100.00 100.00
- Sel de varech de Granville.
- Eau....................... 5.oo
- Sulfate de potasse........ 13.50
- Chlorure de potassium. . . 15.00
- Sel marin................. 65.68
- Carbonate de soude........ 0.22
- lodures solubles.......... Traces.
- 101-00
- J’ai trouvé quelquefois des sels de varech ne contenant pas de chlorure de potassium , ou n’en renfermant que des quantités insignifiantes. Voici deux analyses de sels de ce genre.
- i. n.
- Eau 2.00 4.00
- Sulfate de potasse. . . 18.80 22.00
- Sel marin 73.20 68.00
- Carbonate de sonde. . 6.00 6.00
- lodures solubles. . . . Traces. Trace
- 100.00 100.00
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- AliTS MÉCANIQUES ET CONST1UJ ETIONS.
- Métier mécanique à fabriquer toutes espèces de tissus brochés ou façonnés sans lisses ou sans marches.
- Par M. C.-G. Gilroy , tisserand et manufacturier.
- Ce métier, inventé en 1839, et qui en France a été l’objet cVun brevet d quinze ans pris en 1840, sous le nom d
- M. C. Cunningham, a été représent dans la planche 11.
- Fig* 102. Élévation par-devant du métie perfectionné.
- Fig. 193. Élévation sur un des côtés.
- Fig. 194. Coupe verticale suivant la Ion gueur.
- Fig. 195. Plan d'une portion du métier. Fig. lue. Vue par-devant du cylindre ot prisme de la jacarde avec s; presse pour faire voir les garde cartons.
- 197. Partie détachée du battant, etc. afin de présenter des vues par-devant et latérale du serreur e extenseur de duite.
- „ 198. La navette.
- Fig. 199. Encliquetage du mouvement d'ar rét du métier vu séparément. Fig. 200. Communication du mouvemen entre les arbres transverses.
- Fig. 201. Mode perfectionné pour fairi fonctionner la jacarde.
- Fig. 202. Perfectionnement dans la jacarde f-es mêmes lettres, dans toutes ces figures indiquent les même objets.
- «,abâti du métier, & battant, c peign< à> d ensouples d’enroulement placé lune sur l’autre, précisément au-des sous delà puitrinière et mises simulta nèment en mouvement par les roue dentées d'd'. La supérieure de ces en souples est pressée sur l’inférieure pai le moyen d’un levier à poids d3, et sut l’axe de cette dernière est calée une poulie d2 embrassée par une courroie sans fin e3 qui passe aussi sur une autre poulie semblable e2 montée sur le dé-chargeoir de l’étoffe. Cette courroie est
- Fig.
- Fig.
- (1) La description de ce métier e d’un traité très-remarquable, en t glaise, sur l’art du tisserand, que vi blier M. Gitroy ,un des hommes les p qu’il y ait en Europe dans cet art, nous nous proposons de faire plus prunts qui paraîtront successivemei recueil. F. î
- tendue avec plus ou moins de force par la pression qu’exerce surelleune petite roulette e1 portée sur un axe à l’extrémité d’un levier coudé e5 qu’équilibre et règle un poids curseur.
- f (lig. 194 et 195) arbre horizontal placé à l’extérieur du bâti, à angle droit et à la même hauteur que l’arbre à cames et vers l’extrémité duquel est fixée une roued’anglePconduisant une autre roue semblable fl montée sur cet arbre à cames. On conçoit qu’en faisant varier les dimensions relatives de ces roues on peut imprimer des vitesses relatives differentes à ces arbres. A l’extrémité antérieure de cetarbre/’est une vis sans fin f3 agissant sur une roue à denture oblique g, montée sur un bout d'arbre sur lequel est aussi calé un pignon g* (fig. 192), qui conduit la roue g‘z établie sur le tourillon de l’ensouple d’enroulement inferieure d.d.
- i,i chasse-navette. / bielles qui mettent en action ces chasse-navette, k cames, une de chaque côté du métier, qui impriment le mouvement à ces bielles, m,m poulie fixe et folle, mises en mou veinent par unecourroie; lapremière fai t fonctionner le métier comme à l’ordinaire ; n ensouple de derrière ou de la chaîne ; o rouleau de renvoi ou d’amortissement du coup de battant. Ce rouleau est suspendu à l’extrémité de deux leviers courbes o1 ayant leur centre de rotation en o2, puis à partir de ce point descendant presque perpendiculairement pour s’appuyer à leur extrémité sur des buttoirs o3 où ils sont maintenus par des ies«orts à boudin o4, disposition qui permet à la chaîne de céder légèrement à chaque coup du battant, pour amortir la force vive de celui-ci et de revenir à sa position première aussitôt que ce battant s’éloigne de la duite. L’ensouple de derrière ou de chaîne est enveloppée comme d’usage à chacune de ses extrémités de sa corde ou courroie de tension à chacune desquelles est attaché un levier p dont le centre est en p1, qui se prolonge par-dessous vers le devant du métier et porte un poids mobile p2 auquel est attachée une barre p3. Ces barres, une de chaque côté, portent à leur bout antérieur une fourchette percée d’un œil, dans lequel pénètre l’axe d’une roulette q ;p8 (fig. 195) sont des ressorts à boudin attachés aux barresp3 et destinés à les attirer en avant et à amener la
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- ïûulcUc g en contact avec le dechar— geoir e. ainsi que le poids p2 à l’extré-initè <!u levier p.
- La chaîne part de l’ensouple n,passe svir le rouleau de renvoi o, traverse les harnais et le peigne, s’intléchit sur la poitrinière qui, dans ce métier, est, comme on le voit, un rouleau, pour descendre à l'inlèrieur sous l’ensouple inférieure d,d embrasser celle-ci, remonter entre elle et la supérieure et l'envelopper en grande partie et redescendre en avant sur le dèchargeoir e où elle s’enroule.
- A mesure que ce dèchargeoir de l'ouvrage augmente de diamètre par l’enroulement du tissu, la roulette q est repoussée en arrière, entraînant dans sa marche la barre p3 et le poids curseur p2, et diminuant ainsi la ten- j sion que ce poids exerce sur l’ensouple de la chaîne à mesure que le diamètre de cette ensouple diminue par le déroulement de celle-ci. Quand on fait un prélèvement sur le dèchargeoir de l’ouvrage, la barre p3 peut être allongée au moyen d un mode particulier d’accouplement ou d'assemblage en p4 (fig. 194), afin de maintenir le poids p2 dans la même position pendantqu on enlève le tissu sur le dèchargeoir.
- Ce tissu est régulièrement attiré en avant à mesure qu'il est produit, au moyen des ensouplesd’enroulementei d qui sont commandées, ainsi qu’il a été expliqué précédemment, par l’arbre à cames. 11 est enroulé sur le dèchargeoir e avec le degré de tension qu’on veut et aussi rapidement qu’il est délivré par les ensouplesau moyen de la courroie e3 et de la roulette de tension e' ; les révolutions de ce dèchargeoir étant réglées par la qualité du tissu produit.
- Sur l’arbre moteur r,r (fig. 195) est placé un excentrique 62, entouré par une bague à laquelle est attachée une bielle rigide b3 portant un pas de vis 64 (fig. 19-2) qui tourne dans une boite à écrou afin de pouvoir régler la longueur que cette bielle doit avoir. L’extrémité supérieure de cette bielle est articulée au bout du levier g9 de la jacquarde et on voit que par celte disposition les harnais, les plombs, les poids, etc., sont mis en jeu avec la plus rigoureuse précision et sans choc; mais comme dans ce cas la duite est frappée à pas fermé on conçoit que l’excentrique 62 ne pour raitètreemployè avantageusement pour la fabrication de certaines étoffes et en particulier pour les tissus en soie, si on n’y suppléait par une autre disposition de mon invention que j’appelle pous-
- seursou serreursde duite et qui est établie de la manière suivante :
- Sous la chasse du battant b (fig. 197) est attaché aux épées de ce battant un bras de fer s qui se prolonge eu avant et dont l'extrémité sert de centre de rotation à un doigt s1 qui posé sur le devant de ce battant, s’infléchit en arrière en pénétrant dans une échancrure pratiquée dans la voie à l’extérieur des lisières et dont l’extrémité se relève sur ligne du peigne ou derrière lui. Ce doigt est maintenu dans cette position par un ressort à boudin s2 qui s'y trouve attaché au-dessus de son centre de rotation et placé sous le battant. L’autre extrémité du doigt , celle au-dessous de ce centre, est aplatie et une petite languette s3 y est articulée à charnière, de manière à pouvoir osciller parallèlement à ce battant: tout en étant maintenue dans cette position verticale par le ressort s4. A angle droit et parallèlement au battant, cette languette se plie pour former une pointes5 sur laquelle s’appuie le doigt s6 implanté sur le protecteur ou garde-chaîne s7 du mécanisme d’arrêt, lequel est relié avec la boite à navette et de construction ordinaire, ainsi qu’on le voit fig. 193 et 194 Surlemontant antérieur du bâti sous la poitrinière et sur sa face interne est boulonnée une potence v (fig. 194 et 197) dont l’extrémité u1 qui se relève sert de centre de rotation à un levier courbe d’encliquetage v9. Le bras inférieur et antérieur de ce levier est maintenu dans sa position horizontale par leressorto3,l’autre bras ou le supérieur se relève pour venir accrocher la languette s3 lorsque le battant est chassé en avant, de manière à faire basculer le doigt s1 pour le porter en avant du battant, pousser ainsi la duite au fond du pas, la serrer av,tnt que le pas se rouvre de nouveau. Aussitôt que la languette a franchi l'encliquetage, le ressort s2 ramène le doigt à sa place, et lorsque le battant recule, le leviertr est ramené parcelle languette s3 jusqu’à ce qu’elle le franchisse. Si la navette ne passe pas complètement dans la boîte, le doigt s6 (qui est fixé sur le protecteurs7) appuie aussitôt sur la pointe s3, relève en la faisant tourner sur sa charnière la languette s3 de manière à ce qu’elle ne vienne plus accrocher le leviers2 d’encliquetage, et le doigt s1 reste immobile jusqu’à ce que le métier s’arrête, ce qui prévient les désordres qui pourraient résulter s’il était pousse en avant.
- La jacquarde ne diffèreen rien danssa structure générale de celle ordinaire,
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- excepté toutefois qu’elle présente les particularités ou améliorations suivantes :
- La première de ces améliorations consiste dans ce que j’appellerai des gardes-cartons. La fig. 196 présente une vue par devant du prisme ou cylindre z avec ses cartons percés et soutenus par le châssis b6 b6. Les gardes-cartons un de chaque coté) qu’on voit en e6c6 sont semblables aux pressesd6ct6 de cette presse , ils sont placés à 6 millimétrés à l intérieur des saillies ou crochets a6 a6 destinés à maintenir les carions en place; leurs pieds portent par dessous un fil métallique poli qu’on aperçoit dans l’élévation latérale pour empêcher les carions d'accrocher. Les bges de ces gardes-cartons passent par les traverses ô6 b6 du châssis en mon-^a,*|dans l’intérieur de ressortsà boudin ^ h6 introduits entre ces traverses et qui servent à les presser sur les cartons, pu voit qu’à l’aide de ce moyen simple les cartons ne risquent plus de se colloquer d’une manière défectueuse ou de se détériorer lorsque le métier fonctionne avec rapidité.
- I^a seconde amélioration que j’ai apportée dans la jacquarde, consiste dans un moyen pour équilibrer les plombs , (le manière qu'il y ait économie très-nqlable dans la force nécessaire pour faire manœuvrer le métier J’ai représenté cette amélioration dans les lig. *92 , .193 et 194.
- Il est une poulie à gorge , tournant sur un axe porté par un appui convenable , boulonné sur le bâti de la machine ; 12, une grosse corde engagée dans la gorge de cette poulie , où dlc est arrêtée en perçant une de ses parois latérales en un point où l’on a Pratiqué un nœud 50 fig 192). Un des bouts de cette corde est attaché, en 16, au levier de la jacquarde, et l’autre à un levier , 13 (fig. 194 et 195), qui a son Point de centre en 15, et est règle par un poids, 14, qu’on peut ajuster dansuneposition quelconque,au moyen dune vis de rappel. Voici comment fonctionne cet appareil.
- Lorsque le métier est mis en action, la bielle 63 fait basculer le levier de la Jacquarde,et soulève son extrémité, lfi ; fe qui permet au poids, 14, d abaisser
- «e levier, t3. Ce mouvement de depres-haii 3 'leu à chacune des oscillations du ant U»rs jg p0Uverture du pas ; et mrsque le pas se ferme ^ ie levier revient a sa première position, ainsi qu’on le voit dans les figures. Pendant que le pas s ouvre , |e poids, 14, enfilé sur le levier, 13, vient en aide à la courroie,
- qui communique, comme à l’ordinaire, le mouvement au métier , en soulevant les plombs, attendu qu’il remplit à leur égard les fonctions d’un contrepoids. En ajustant convenablement ce poids, suivant le nombre des plombs qu’il s’a-g't de soulever , la courroie qui met le métier en action, n’a pas besoin, quand il s’agit de tissus légers, tels que mérinos, gros de Naples , etc., d’avoir plus de 41 à 45 millimètres de largeur, et je n’en ai jamais employé de plus large pour c< s sortes de produits. On conçoit qu’au moyen de cette disposition , toute espèce de secousse ou de descente brusque des plombs se trouve complètement annulée par l’effet du contrepoids, 14, et que la force nécessaire pour manœuvrer leinètierestbien moins considérable, et pas plus du tiers de celle qu’on applique ordinairement aux métiers mécaniques ordinaires. Les savants trouveront peut-être que cet appareil, à cause de sa simplicité , n’est guère digne d'intérêt; mais en supposant qu’ils ne puissent pas s’en rendre compte théoriquement, je leur conseillerai néanmoins d'en essayer les effets dans la pratique.
- La troisième amélioration apportée par nous à la jacquarde, est représentée dans la fig. 202, et consiste a placer le ressortà boudin. 19, sur l'aiguille inème, et non pas derrière , comme dans les jacquardes ordinaires. 17, 17 sont les crochets ordinaires , 18 les aiguilles, 19 les ressorts, 20 une dent en métal, ou en roseau, insérée dans le pli ou dupli-cature de l’aiguille, en dehors du ressort à boudin;21, le fil de fer horizontal qui soutient les rangées d’aiguilles; 22, un retour d'équerre, ou lèvre de l’aiguille contre laquelle appuie une des extrémités du ressort, 19; l’autre, portant sur la dent, 20; 23, un petit équerre, fixé à vis au bas du bâti aux aiguilles, pour servir de support aux dents, 20, et les empêcher de glisser; équerrequi peut être indifféremment en bois ou en fer; 24, une barrette droite, vissée à la partie inférieure de ce bâti, pour maintenir les dents à leur place. Ces dents entrent dans de petits traits de scie pratiqués sur la face extérieure du bâti, traits que l’on tient un peu plus larges que l’épaisseur des dents, afin qu’on puisse aisément enlever celles-ci en les faisant glisser à la main, quand cela est nécessaire.
- Maintenant il est évident que. quand on refoulera la pointe, 18, de l'aiguille, le ressort à boudin, 19, se trouvera comprimé entre la dent, 20, et la lèvre en retour, 22, et que, lorsque la près-
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- sion viendra a cesser, l'aiguille repren- I dra immédiatement sa position, ainsi que le représente la fig.202. Au moyen de ce perfectionnement, le dessin produit sur le tissu aura beaucoup plus de perfection que dans les métiers où l’on se sert d’un étui pour les ressorts, parce que , lorsque les ressorts sont placés ainsi qu’il vient d’ètre dit, sur les aiguilles, il n’est pas besoin d’avoir plus de la moitié de la force de celle qu’on emploie quand on se sert d’un étui en bois pour les contenir, et cela pour les raisons que voici :
- 1° Lorsque le ressort à boudin est placé sur l’aiguille, comme dans la fig. 202, les changements atmosphériques n’exercent sur lui aucun des effets désavantageux qu’on observe chez ceux renfermés dans un étui, qui sont exposés, quand on les comprime, à accrocher les fibres du bois, dans les trous percés dans cet etui, cas dans lequel les aiguilles ne sont plus poussées ou chassées sur les cartons , et où les fils de chaîne qui gouvernent ces aiguilles ne sont plus levés , ce qui, par conséquent, produit sur le tissu un dessin imparfait. En travaillant avec l’étui aux ressorts, il arrive souvent qu’il n’y a pas moins de cinq à six ressorts qui ne rendent pas, et laissent les aiguilles dans les trous, surtout dans les temps humides.
- 2° Lorsque les ressorts sont placés sur ] les aiguilles . on peut les faire en fil de laiton, aussi (in que le n°28 anglais, tandis qu’avec un étui, il faut qu’ils soient en n° 23 ou 21, et encore leur action n’est-elle pas aussi certaine que dans le premier cas. J’ai fait marcher un métier mécanique , semblable à celui que je décris ici, pendant plus de six ans , sur des étoffes de soie, avec une vitesse de 110 à 120 duites , passées à la minute, avec, les ressorts représentés dans la fig. 202, et je puis affirmer que je n’ai jamais remarqué un seul cas où une aiguille n’ait pas rendu, et soit restée en arrière, ou un fil mal placé dans le dessin, par suite d’un défaut dans le jeu des ressorts. Ces ressorts doivent avoir 50 millimètres de longueur, et 4 à 5 de diamètre.
- 3° Lorsque le ressort est placé derrière l’aiguille , comme d’habitude, il se dilate parfois au point d’acquérir un diamètre plus grand que l’extrémité repliée de l’aiguille, et quand cet accident arrive, il glisse sur l’aiguille à chaque changement de carton , et, par conséquent , s'oppose au jeu régulier des aiguilles ; or, il est facile de voir que, par la disposition que nous donnons ici à
- cette partie de la jacquarde, nous apportons un remède à plusieurs défauts très-sérieux qu’elle présente dans l’ancienne disposition.
- La navette (fig. 198) est de construction ordinaire , mais à l’intérieur j’ai adapté un petit pinceaude poils, ou autre matière fibreuse semblable, h5, sur un des côtés de la canette, i5, afin que , par la pression que le pinceau exerce sur cette canette , le (il ne puisse se doubler ou se boucler. J’ai aussi fixé une petite goupille, m5, sur la paroi de la navette, sur laquelle un fil courbe en métal, n5, ayant son pivot ou axe en p6, est pressé par un ressort, os. Le fil de trame , après s’être dévidé sur la canette , passe entre le fil courbe en métal, n3, et la goupille, ms, ce qui lui donne la tension nécessaire, qu’on peut régler par la courbure qu’on donne au ressort, o5. De là, il passe par l’œil de la navette, à la manière ordinaire.
- Près du pivot des chasse-navette , est boulonné au tourillon du battant un buttoir, f7, (fig. 193), qu’on peut, suivant le besoin, changer de position. L’extrémité de ce buttoir est recourbée horizontalement, et s’élève ainsi au-dessus du centre d’oscillation de ces chasse-navette , pour limiter leurs excursions, et par conséquent régler leur | marche à une distance déterminée quelconque, de l’extrémité de la boîte à navette , ce qui prévient le bondissement de la navette, et par conséquent l’interruption du travail du métier.
- La manière d’arrêter le métier lorsque le fil de trame vient à casser, est la suivante.
- Deux poulies, y (fig. 192 et 194), sont fixées l’une au-dessus de la planche des arcades, l’autre immédiatement au-dessous de la traverse inférieure du métier.
- Chacune de ces poulies est embrassée par une garniture de cuir, dont les extremilès sont réciproquement attachées aux tissus ou aux cordes , y*, qui passent de l’une à l’autre poulie. En avant de la bande de cuir inférieure, est disposée l’extrémité d’un levier coudé , w , dont le point d’appui est placé presque au - dessous de l’arbre inférieur, ou arbre à cames. L’autre bras de ce levier s’élève au-dessus de cet arbre, qui, près du point de contact , porte une came, s1, qui appuie sur ce levier, a3, a3 (fig- 194 et 195) . série de cordes à boyau , attachées à une lame de fer vissée à la planche de garde, en avant de la poitrinière. Ces cordes passent au travers de dents particulières du peigne et franchissent la voie^
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- qui, en ce point, se trouve entaillée de façon que la navette chemine par-dessus les cordes sans les frotter, puis, par les maillons des lisses g3, moitié passant par les maillons des lisses antérieures , moitié par les maillons des lisses postérieures, comme dans le montage d’un tissu simple à deux lames de lisses. Ces cordes sont ensuite rejetées sur deux poulies à gorges, h8, placées l’une au-dessus de l’autre, et maintenues par les gorges de ces poulies, séparées et distinctes les unes des autres, de façon qu'en descendant. pour passer par une plaque g3 (fiig. 194), elles puissent être chacune attachées à un plomb L3 cette disposition les empêche de se doubler et de se brouiller.
- Sur le protecteur ou garde-chaîne n de l’appareil ordinaire à supendre le mouvenrn nt, on a pratiqué une encoche Y (on voit cette pièce détachée, fig. 193 ®k) et à la détente n3(fig. 19 »), construite comme d'habitude , pour rejeter le guide courroie, se trouve attaché un bouton l qui peut monter et descendre librement ; à partir de ce bouton, et sous les cordes a3, s’étend un levier portant un œil à l'extrémité; à chacune des cordes inférieures a3, est attaché un petit fil métallique l3, dont les extrémités inférieures sont assujetties dans l’œil du levier l1 ; au-dessus du boulon l est un guide l\ pratiqué sur la détente îi3, qui s’oppose à ce que le bouton soit soulevé trop haut lorsqu’il fonctionne. 11 est facile de voir que, lorsque la came s1 (fig. 194) vient à tourner, elle repousse le bras vertical du levier coudé tv, et, par conséquent, releve l’autre bras qui, par le bout, est he à la courroie, ou bande de cuir qui attache les fisses g3; ce qui fait remonter celles de devant et descendre celles de derrière, et renverse la position respective'de cordes a3. Au moyen de ce mouvement, le boulon l est soulevé ^«-dessus de la détente n3. de manière a pouvoir être frappé par le protecteur ou Sarde-chaîne n1, et,par conséquent, en taire partir le guide courroie. Au contraire, tant que le fil de trame ne sera pas tendu, ou rompu, il restera gisant en travers des cordes inférieures , supposant, à leur élévation au-dessus des supérieures, et, par conséquent, empêchant le bouton l de venir au contact avec le protecteur.
- .. , S- 201 représente un mode perfec-
- t une de manœuvrer la jacquarde, que j ai trouvé fort avantageux dans le lissage des etoffttS fiures ou à chaîne de nature roide, soit en soie, soit en laine. L objet de cette invention est de main-
- tenir le pas ouvert jusqu’à ce que le peigne vienne en contact avec la duite au fond du pas. La came 9 est placée sur l’arbre à manivelle (au lieu de i’ex-cenfrique 62dc la fig. 195) etelleest embrassée par une fourchette 7.7 portant deux petits galets8 8: celle fourchette a son pointdecentrcen tOoùellejoucsur un axe établi à demeure sur le bâti du métier. L’étendue de cette came est divisée par des lignes tracées de telle manière que la distance entre Jes points 1,1 est exactement la même que celle entre les points 2.2, 3,3, 4,4, etc. D’où il résulte que malgré que la came ait plus d’étendue d’un coté que de l’autre elle restera constamment dans son jeu exactement en contact avec les galets 8,8; ainsi par exemple, la largeur de la came sur la ligne perpendiculaire tirée par les centres des galets étant précisément la même que celle tracée entre les points 1,1 ou entre les points 2,2et ainsi de suite . supposons que la came soit tournée de manière à amener le point 4 directement sous le galet supérieur; il en résultera que le pointop-posé 4 qui est sur la même ligne sera directement au-dessus du centre de l’autre galet : or, si la came n’avait pas cette forme, les galets ne porteraient pas uniformément sur sa périphérie, mais permettraient au galet inférieur de ne plus être en contact jusqu’au moment où un point de cette came d’un plus grand rayon viendrait de nouveau à le toucher, ce qui produirait une ouverture de pas imparfaite et des soubresauts ou cliquetis continuels. Il est inutile de s’étendre sur se sujet, attendu qu’il n’est pas de fabricant de tissu ou de constructeur de métier qui ne comprenne aisément ce mécanisme perfectionné et son mode d’opérer.
- En résumé les perfectionnements que présente ce métier consistent dans les points suivants:
- 1° La combinaison formée par les ensouples d’enroulement d,d (fig. 192 et 194) et le déchargeoir e portant les poulies d* et e~ commandées (fig. 193) par une courroie e3 combinée avec un levier coudé er> qui porte le poids régulateur pour l’objet qui a été décrit.
- 2" Le rouleau g et les barres p3 reliés et combinés avec, les poids p2, mobile sur le levier p de la courroie de frottement ou de tension, pour régler celte tension sur l’eusoupie de la chaîne.
- 3° Les polisseurs ou serreurs de duite pour amener en avant et tendre le fil ou les fils de trame , au moyen de quoi la portion lâche de chacun des fils de trame est serrée ou enfoncée au fond
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- du pas aussitôt après le passage de la navette, afin d'éviter le mauvais effet résultantdela lignediagonaledechaque duite à la suite du passage de cette navette , et de plus la combinaison de l’excentrique ô2, qui communique avec la jacquarde au moyen d une bielle inflexible b3.
- 4° L’application et la disposition appelée garde-cartons de la fig. 196 pour empêcher les cartons d'être déchirés ou endommagés pendant le travail du métier.
- 5° Le fil courbe de métal h5 introduit dans la navette (fig. 198) sur lequel presse un ressort o5, combiné avec un pinceau de poil h5 pour régulariser le déroule-mentdu fil de trame sur la canette.
- 6° Les buttoirs régulateurs i7 fig. 193) combinés avec les chasse-navette i,i pour l’objet décrit ci-dessus.
- 7° La disposition des ressorts à boudin 19 (fig. 201) sur les aiguilles de la jacquarde, au lieu de les placer dans un étui derrière ces aiguilles.
- 8° Le mouvement pour arrêter le métier quand le fil de trame se rompt ou se détend dans la navette le bouton l attaché au verrou n3 avec le guide f2 et le levier l combiné avec les cordes inférieures a2 ainsi qu’il a été décrit et que le repiésent* ni les figures.
- 9° Enfin la disposition indiquée (fig. 201) pour faire fonctionner la jacquarde.
- Perfectionnements dans la fabrication du tulle et nouvelle machine à plier.
- Par M. H. Atkins, fabricant de tulle à Notlingham.
- Ces perfectionnements dans la fabrication du tulle consistent :
- 1° Dans une nouvelle combinaison de fils pour produire un tulle sur le principe de l’abatage et de la presse, tulle qui se fabrique alors sur le métier pour tricots à la chaîne au moyen d’un mouvement particulier, imprimé aux barresdeguidesetaux barresdepointes; deux coursde fils étantuécessaires pour effectuer la combinaison et perfectionner la forme des mailles
- 2° Dans les mouvements particuliers imprimés au mécanisme pour la production des jours et des ornements dans le tissu.
- 3° Dans une nouvelle méthode pour plier le tulle avant de le livrer au commerce.
- La fig. Il, pl. 73 représente, sur une
- plus grande échelle, une portion du
- nouveau tulle; les fils y sont indiqués les uns au simple trait, les autres ombrés, afin qu’on puisse comprendre leur combinaison ou leur entrelacement qui s’opèrent sans apporter aucune altération inalérielleau^métier ordinaire pour les tricots à chaîne et simplement par la manière particulière dont on taille les roues ainsi qu’on le voit dans les fig. 12 et 13.
- La fig. 14 est une section en élévation d’un métier ordinaire pour tricots à chaîne, prise transversalement et près d’une des extrémités.
- La fig. 15, une autre section horizontale prise au niveau de la barre aux aiguil es.
- A et B sont les ensouples sur lesquelles les fils de chaîne sont enroulés. Ces fils, après avoir passé sur des rouleaux de renvoi, sont rejetés sur les guides*a et b montés sur la barre de métier G, ainsi que cela se pratique ordinairement. On voit la série des aiguilles en c, les platines en d et la presse en e. Les pointes pour faire les jours et les ornements sont placées au-dessus des aiguilles et. on peut les apercevoir en /’. Un certain nombre de ces pointes requis pour travailler le dessin ou le modèle est fixé sur la barre mobile ou à mouvement alternatif d’avant en arrière D qu’on fait avancer ou reculer par i’entremise d'un système de leviers articulés E,E que font agir des excentriques g,g montés sur la roue dentée F, laquel leétant mise en action par la roue à cheville G calée sur l’arbre principal H, pousse en avant à des intervalles réguliers la barre D que des ressorts ramènent en arrière lorsque les excentriques cessent d’agir.
- Le mouvement alternatif transversal que doit prendre aussi cette barreaux pointes D lui est imprimé par une roue à excentrique I montée sur l’arbre K, ainsi qu’on le voit fig 15. et la transmission générale des mouvements dans le métier peut s’opérer à l'aide d’engrenages ainsi qu’on l’a représenté dans lesfigures ou par tout autre moyen en empruntant ce mouvement à l'arbre principal H.
- Au lieu d’employer des barres de guide additionnelles comme on le fait communément, ainsi que des fils additionnels , on se sert de deux séries de crochets h, h qu’on aperçoit au-dessus et au dessous des guides dans la fig. 14. Ces crochets sont fixés sur des barres montées d ms le bâti de la barre de métier G. Des ressorts i accrochés aux queues prolongées de ces crochets servent à maintenir ceux ci ouverts ; quand
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- fi s agit de les rapprocher et de les amener au contact afin qu’ils puissent saisir les fils, des coins It k placés sur une tringle mobile U fig. 16, sont introduits entre ces queues et par conséquent font basculer les crochets et rapprocher entre elles leurs tètes opposées. Ces coins sont mis en action, quand cela devient nécessaire, par une roue à excentrique L, enfilée sur l’arbre K , et le mouvement transversal qui doit affecter les crochets s’opère au moyen de deux autres roues à came M et N qui agissent alternativement, l’une au-dessus , l’autre au-dessous des barres à crochets.
- Quand il s’agit de pratiquer des jours dans le tissu, les crochets h s’opposent alors à ce que certains fils soient rejetés sur les aiguilles et que les mailles qui ont étéplacèes précédemment surcelles-ci, franchissent leurs becs par l’entremise des pointes /"qui s’avancent et reçoivent la pression de la barre e.
- Un des tulles ou tricots à la chaîne qu’on fabrique avec le métier à abatage simple et à presse, a été appelé par moi, tulle-treill ge On le produit à l’aide de trois barres de guide ma-nœuvrées à quatre ou six cours de fils. On voit dans la fig. 16, sur une plus grande échelle, un tulle de cette espèce fait à six cours et au moyen des roues entaillées représentées dans les fig. 17,18 et 19.
- Le perfectionnement que je propose dans le pliage, s’applique aux tulles ou tricots à chaîne, d’une faible largeur, et servant pour bordures ou garnitures, qu’on plie ordinairement en Angleterre, suivant une longueur d’un demi ou d’un quart de yard ( 0m 457 à 0m228 ) pour le commerce. Ce travail ne s’opère, comme on sait, qu’avec quelque difficulté à la main. Je propose donc de l’exécuter à l’aide d’une machine qui est représentée dans la planche 73.
- Fig. 20. Plan ou projection horizontale d'une boite de bois rectangulaire, où l’on a en partie brisé la face supérieure, afin de laisser voir le mécanisme intérieur. C’est sur celte face supérieure de la boîte, comme sur une table hori zontale et bien dressée, qu’on pose à plat le tulle ou le tricot, et qu’on le plie en lès, à l’aide de deux paires de leviers plieurs qui, rabattant d’une position verticale à une position horizontale,couchent à platce tulle, le tiennent étendu à la longueur convenable, tan-disque les leviers à l’extrémité opposée, étendent un nouveau lé et le maintiennent tendu pendant le temps que
- les premiers leviers exécutent la même opération.
- La fig. 21 est une section longitudinale de la boîte, et où l’on voit la disposition du mécanisme intérieur.
- A,A arbre longitudinal sur lequel est fixé un bloc cylindrique B,B. Sur la surface convexe de ce cylindre, on a creusé quatre rainures a,b,c,d, destinées à servir de guides. Des arbres transverses C et D, roulant sur tourillons qui pénètrent dans des trous percés sur les parois de la boîte, portent les leviers plieurs E E et F,F; à l’extrémité de chacun de ces leviers plieurs, est implantée, à angle droit, une cheville e,e et f,f. Ces plieurs E.E et F,F, sont montés à clavette sur les arbres C,D, mais ils peuvent glisser suivant la longueur de ceux-ci, ou en directions latérales, par l’entremise des leviers coudés et horizontaux g g et h,h. Ces derniers leviers tournent sur des axes verticaux i i,i, insérés sur des consoles &,&,& fixées sur les parois intérieures de la boite. Les extrémités des bras les plus courts des leviers g,g, fonctionnent dans la rainure a. et celles des leviers h,h, dans la rainure d du bloc cylindrique. D’un autre côté, les extrémités des longs bras des leviers g g fonctionnent respectivement dans les boîtes à gorges des plieurs E E. et ceux des leviers h,h dans les boîtes à gorges semblables, des plieurs F,F. Enfin , sur l’arête inférieure de l’arbre C, il existe des goujons /,/ qui glissent dans la rainure b du cylindre, et on observe de même, à celle inférieure de l’arbre D, de semblables goujons m,m qui marchent dans la rainure c du même cylindre.
- Cette description étant comprise, voici comment fonctionne la machine :
- Une pièce de tulle ou de tricot enroulée sur un cylindre, est placée au-dessus de la machine, et une de ses extrémités qu’on tire, étant passée entre les deux rouleaux guides n,n, est étendue à plat sur la face supérieure de la boîte, de la gauche à la droite des fig. 20 et 21. Alors on abaisse les plieurs F,F, de manière que leurs chevilles/'./' passent sur le tissu, le pressent et le maintiennent sur la surface de la boîte, comme sur une table. En cet état, les autres leviers plieurs E.E sont abattus, leurs chevilles e e posant sur la largeur du tissu et couchant un nouveau lé de celui-ci sur le premier, vers la gauche. Cela fait, la machine est mise en action à l’aide d’une manivelle appliquée à l’extrémité de l’arbre A,A, ou par tout autre moyen convenable,
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- propre à imprimer un mouvement de rotation à cet arbre. A mesure que celui-ci tourne, la rainure d fait fonctionner le bras le plus court des leviers coudés h,h, et par conséquent mouvoir en dehors, et glisser de droite ou de gauche, ou latéralement, les plieurs F,F sur l’arbre D, au moyen de quoi les chevilles f f sortent de part et d'autre des plis du tulle. Lorsque ce mouvement est exécuté, la rainure c agissant sur les goujons m,m de ces plieurs F,F les fait relever dans une position perpendiculaire, puis l'intervention de la rainure d les ramène l’un vers l’autre, en faisant passer leurs chevilles/1,/-derrière le tissu. toutes prêtes à coucher un nouveau lé à plat sur la table. L’abattage des plieurs F.F, provoqué par la rainure c, étendra maintenant un lé de tulle, à partir des chevilles e,e des autres plieurs E,E à gauche, vers la droite, situation dans laquelle ce lé sera maintenu par les chevilles f,f, comme précédemment; tandis que les plieurs E,E se relevant, exécuteront la même opération que celle que viennent d’accomplir les plieurs F,F. On voit donc que tant que l’arbre A,A tournera. des lés de tulle continueront à être pliés suivant les longueurs voulues, et les uns sur les autres, jusqu’à ce que toute la pièce soit entièrement pliée.
- Perfectionnement apporté dans les mécanismes ou appareils employés pour filer et doubler le coton et autres matières filamenteuses.
- Par M. J.-B.-P. Ciiappé, filateur.
- Pour donner une idée du perfectionnement que je propose d'apporter dans les machines ou appareils employés à filer et à doubler Je coton et autres matières filamenteuses, je dirai qu’il consiste d'abord en une disposition nouvelle de mécanisme pour filer ou doubler directement les matières entre les cylindres étireurs et la tète de la broche, sans avoir recours à une planche percée ou des guides, ou à toute autre invention semblable. Et ensuite, en un envidage du fil sur les bobines, sans exercer ce frottement sur la tête de la bobine, causé par l'ailette ordinaire qu’on emploie à cet objet.
- J’obtiens ce résultat en plaçant deux œillets ou guides, l’un au sommet, et l’autre au coude de l’ailette, de manière à former une ligne qui se rend directement à celle de contact des cy-lindres étireurs ou distributeurs, et en
- élevant suffisamment les broches, pour que le fil n’exerce aucun tirage sur ces cylindres, modification bien simple, et qui constitue, toutefois, toute la disposition mécanique nouvelle de notre invention, ainsi qu'il sera facile de le comprendre à l’inspection des fig. 22 et 23 de la planche 73.
- La fig. 22 est une élévation en coupe d’une throslle ou continue.
- La fig. 23 est une vue semblable d’une machine à doubler.
- a,a sont les broches munies de l’ailette perfectionnée dont il a été question. Cette ailette b,b est pourvue de ses deux œillets ou guides c,c,c qui remplacent la planche de guides ordinaire, disposition particulière, constituant le perfectionnement que nous proposons, et qu’on voit représentée sur une plus grande échelle, dans la fig. 24.
- L’objet de cette invention, ainsi qu’il a été dit précédemment, est de faire passer le ruban retordu, directement des broches, au point de contact des cylindres distributeurs, et par conséquent disparaître l’interruption causée par le frottement et l’angle formé par la planche de guides, dans les throstles le plus généralement en usage, ainsi que sur la tète de la bobine, et de donner le tors au fil, immédiatement à sa i-ortie des cylindres. Ce qui fait disparaître toutes les difficultés qui existaient pour le filage des comptes, ou numéros fins , et du filage en doux avec les continues.
- Ce système est également applicable aux métiers à doubler ; la seule disposition mécanique nécessaire étant, comme dans le cas précédent, l’application d'un petit œillet ou guide sur le sommet des ailettes, d’environ 12 millimètres de hauteur, et d’un second guide semblable sur le coude ou genou de l’une de jambes de ces ailettes, toujours en élevant suffisamment les broches pour donner une inclinaison facile aux rubans à filer ou à doubler, entre les cylindres et la tète de ces broches.
- Nouveau système de filature pour le chanvre et le lin.
- MÉMOIRE A M. LE MINISTRE DD COMMERCE.
- L’industrie linière est une des grandes richesses du pays. Il n’y a guère que dix années cependant quelle a franchi la période des essais et des tâtonnements, pour se classer, comme d’un seul bond, au premier rang des
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- grandes industries nationales, de ces naustries auxquelles le génie d’inven-lon de notre époque et le don de pro-' «Tes illimité qui paraît appartenir à la cience mécanique, doivent ouvrir un avenir qu’il n’est sans doute pas permis e ^esurer. Aussi le gouvernement apprécié vivement toute l’importance ne cet avenir, toute la valeur du pré-sent, et c’est à votre sollicitude, M. le Dimistre , que nous devons en partie le Mouvement de prospérité dans lequel sont entrées les filatures mécaniques ; Cette heureuse situation ne date guère que de dix-huit mois ou deux ans à Peine, il est vrai; les années précédentes avaient été pleines de souffrances et de sacrifices, mais parmi les causes qui ont changé cette existenee douloureuse, sont inscrites en première ligne les dernières mesures protectrices du gouvernement. Il est permis de croire maintenant que l’état de Prospérité doit devenir l’état normal de cette industrie.
- Mais il n’en peut être ainsi qu’à la condition d’un progrès incessant dans toutes ses parties constitutives: progrès dans les machines de la filature , progrès dans la culture des matières premières , progrès dans leurs préparations préliminaires.
- Il y a bien peu d’années que cette industrie a pris son essor en Angleterre, et cependant plusieurs améliorations graves dans les machines ont déjà bouleversé plus d’une fois les conditions de la production ; un établisse-mentde filature qui seraitmontéaujour-d hui avec des machines construites sur tes modèles antérieurs à 1835, ne pourrait soutenir la concurrence, ni pour ta qualité du fil, ni pour le prix de revient. C’est que, quelque ingénieux, quelque admirable même,que soit le système de filature mécanique du chanvre et du lin , qui fait mouvoir à Ce jour tant de milliers de broches sur toute la surface de l’Europe, ce système laisse encore beaucoup à faire , beaucoup à améliorer pour satisfaire ^ux lois naturelles de filature qui sont écrites en quelque sorte dans la constitution de ces plantes, et répondre aux exigences de la logique et de la raison.
- Une nouvelle machine à filer vient d’être produite. Empruntant au système existant tout ce qu’il a de vrai et de bon, et dégagée de ses principales défectuosités (lesquelles d’ailleurs sont les causes de toutes les difficultés pratiques qui se présentent dans la filature mécanique), cette machine paraît appelée à faire toute une révolution, car Le Technologitle, T. VII. — Octobre 184
- son travail est essentiellement rationnel, et, ce qui devait être, beaucoup plus parfait et plus économique.
- Les conséquences qu’il est possible d’entrevoir de son application, sont tellement graves, et particulièrement pour la France, que nous croyons bien faire en essayant de les exposer.
- II est nécessaire d’entrer d’abord dansquelques détails préliminaires concernant les procédés sur lesquels sont basés les systèmes de filature en vigueur.
- Système de filature mis en usage aujourd'hui. La filature mécanique du lin fait usage de deux procédés distincts, dont chacun comporte un métier à filer d’une construction particulière.
- L’un est désigné sous le nom de filature à sec; l’autre, de filature à Veau chaude ou par décomposition.
- Dans les deux systèmes, le mode de préparation de la matière est le même jusqu’au moment où elle se présente au métier à filer.
- Le chanvre et le lin, préparés par le peignage, c'est-à-dire débarrassés des étoupes et des corps étrangers, et divisés à un degré convenable, sont amenés à l’état de rubans les plus réguliers possible , par des étirages successifs sur les machines à étirer; puis, sur le banc à broches, ces rubans sont convertis en une sorte de gros fil légèrement tordu, lequel, porté sur le métier à filer, est étiré en fil définitif.
- Ce gros fil est désigné dans la langue technique de la filature anglaise sous le nom de rove, dont l’équivalent n’a pas été créé en français.
- Filature à sec. Sur le métier à filer à sec, les filaments composant le rove sont étirés dans toute leur longueur, au moyen d’un système de cylindres à l’avant du métier, lesquels, marchant avec une vitesse supérieure à celle des cylindres qui fournissent le rove à l’arrière du métier, dégagent successivement iin certain nombre de filaments juxtaposés dans le rove, où ils sont maintenus ensemble par la légère torsion dont il a été question. Ces filaments formant la quatrième, cinquième ou dixième partie de ceux qui composent le rove, sont immédiatement tordus et envidés sur une bobine par la broche du métier à filer.
- Filature par décomposition. Sur le métier à filer à l’eau chaude ou à décomposition, le rove, avant d'être étiré en fil entre les deux systèmes de cylindres, traverse une bassine remplie d’eau à une chaleur constante de
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- 60 à 80 degrés. Pendant ce séjour dans le liquide à une température élevée , la matière gommeuse ou gommo-rési-neuse qui entre dans la constitution du lin ou du chanvre se ramollit au point que les fibres élémentaires dont chaque filament est composé sont dessoudées. Lorsque le rove se présente au travail des cylindres étireurs, on pourrait dire la matière presque arrivée à l’état de pâte, dont le métier se borne à étirer un fil plus ou moins régulier. Le refroidissement, en congelant la gomme, rend au fil une certaine .résistance ; mais, la nature constitutive du lin ayant été essentiellement détruite, ce n’est plus, à proprement parler, un fil de lin, c’est un produit nouveau, ingénieux, utile, dont la mécanique a enrichi l’industrie du tissage, On conçoit qu’il y a loin de ce filé à celui qu’il est possible d’obtenir en employant sans altération la matière filamenteuse, c’est-à-dire telle que la nature l’a constituée ; en un mot, à celui que peut produire la filature manuelle. Les industriels le savent parfaitement, les consommateurs apprécient également la différence de qualité du tissu; aussi la filature par décomposition ne commence guère que là où la filature à sec n’est plus possible par procédés connus.
- Tout empiétement sur son domaine est donc une amélioration réelle , un progrès incontestable et de haute portée.
- La filature à sec est la seule vraie. La filature à sec comporte donc seule le caractère de vérité, puisque seule elle fait un emploi rationnel de la matière filamenteuse à l’état qui sert de base à la filature manuelle. Mais, sous le rapport du produit utile, elle est bien en arrière de celle-ci, et par le rendement économique et par les limites qui circonscrivent encore le champ de son exploitation.
- Inconvénients et insuffisance du procédé en usage. Quelques mots suffiront pour en faire apprécier l’insuffisance. Pour obtenir le même numéro de fil par la filature manuelle et par le procédé de filature mécanique à sec, il faut des filasses beaucoup plus raffinées pour la seconde que pour la première ; généralement donc, de filasses d’un prix de revient plus élevé. Autrement, d’une filasse donnée la filature manuelle peut produire un fil plus fin, d’une valeur plus élevée que la filature mécanique. L’avantage ne reste à celle-ci qu’en raison de l’énorme économie et de la régularité de ses procédés ; et cela est facile à concevoir :
- Le gros fil préparatoire, le rove, est évidemment un intermédiaire irrationnel. Emprunté à la filature par continue du colon ou de la laine, il s’applique mal à des filaments beaucoup plus longs, plus élastiques, moins fins et moins soyeux. Pour obtenir un fil régulier, d’un fil préparatoire qui doit être étiré de 1 à 6, par exemple, il faut une finesse et une régularité dans les filaments telle, que du ruban tordu qui constitue le rove, les cylindres étireurs amènent toujours la sixième partie des filaments, et seulement la sixième partie. Il est évident que le glissement de ces filaments les uns sur les autres rencontre dans la torsion qui les maintient ensemble un obstacle qui fait que la moindre inégalité, le plus petit corps étranger (et ils sont nombreux dans la filature du lin comme dans celle du chanvre) déterminent des irrégularités dans l’ètirage , qui se traduisent par des irrégularités dans le
- En un mot, la régularité dans le fil ne s’obtient qu’au prix d'une régularité, et surtout d’une division dans les filaments qui dépasse les exigences de la quantité et de la valeur du fil.
- En principe, d’ailleurs, cette torsion pour maintenir entre eux les filaments du lin dans l’intervalle qui sépare les cylindres fournisseurs des cylindres étireurs , est essentiellement peu mécanique.
- Les conséquences de ces exigences du procédé de filature à' sec en usage ont infiniment plus graves qu’on n’est porté à le supposer au premier aperçu.
- Conséquences de cet état d'imperfection. Il en est résulté que la filature mécanique recherche avec une grande préférence les matières les plus douces, les plus souples, les plus divisibles : or, le caractère des chanvres et des lins de la Bretagne, de l’Anjou, d’une foule de contrées de la France, est une certaine rigidité, une rudesse même qui, par compensation , recouvre une qualité supérieure. Malgré cette qualité , qui pendant plusieurs siècles a fait le renom de nos toiles, ces matières sont essentiellement rebutées par la filature mécanique ; pour les lins d’un prix peu élevé destinés à produire les fils de grande consommation , les approvisionnements sont presque exclusivement tirés de la Russie, et jusqu’à ces dernières années même, le chanvre a paru devoir être exclu des immenses emplois qu’il avait jusqu’alors dans la toilerie.
- La filature mécanique a donc déve-
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- loppé le commerce des lins avec l'étranger, et nui défait à l’agriculture française, à mesure qu’elle anéantissait la filature manuelle. De là est résultée cette situation anormale, que si nos relations avec les marchés de lins de la Russie venaient à être interrompues , une grande partie du travail des filatures mécaniques serait suspendu ; et cela en France, la terre classique de production du lin et du chanvre, où nous qualifions, et avec raison cependant, 1 industrie linière d’industrie nationale !
- Depuis plus de sept années que nous nous occupons exclusivement de la filature du chanvre , elle nous a présenté à un haut degré toutes les difficultés que rencontre la filature mécanique dans les matières filamenteuses dépourvues des caractères spéciaux que nous venons d’indiquer. Une étude approfondie de la nature de la matière et des procédés mécaniques en usage , nous a conduits à constater que, sous le rapport du meilleur résultat à obtenir une filasse donnée, la filature à la niain nous laissait à une grande distance : que seule même elle pouvait firer un parti avantageux de matières dont les procédés mécaniques ne pouvaient tirer qu’un produit au-dessous du médiocre.
- Améliorations à réaliser. La difficulté principale, souvent même insurmontable , est d’amener la filasse à un ! état de souplesse et de division régulière qui permette d’obtenir un étirage régulier dans le rove, et cela sans Perdre par cette augmentation particulière de frais les avantages économiques et spéciaux des procédés mécaniques, sans sacrifier la plus grande partie de la qualité spèciale à la matière, par Une foule de pratiques qui ne tendent en définitive qu’à la dénaturer.
- Ï1 est donc clairement démontré pour nous que , pour filer les chanvres d les lins de nos contrées dans les mêmes conditions de rapport en produit utile que la filature manuelle, il y avait nécessité de supprimer l’intermédiaire du rove. Nous avons donc pour-suivi avec obstination ce résultat et tenté de nombreux essais qui nous ont conduits à la solution du problème comme résultat mécanique, mais non pas dans les conditions économiques que requiert une construction pratique, et sur lesquelles seules peuvent se créer des établissements en grand, d l’industrie se développer.
- Il s’agissait, en effet, de combiner certains procédés, certains organes dis-
- persés dans le système général de la filature mécanique, d’en modifier d’autres, d’en créer de nouveaux, de manière à produire une machine d’un prix aussi économique , d’un produit journalier aussi considérable, d’un travail aussi régulier et aussi continu que le métier à filer existant.
- Toutes ces difficultés, considérées par beaucoup de personnes compétentes comme d’une solution impossible, ont été résolues avec un grand bonheur par MM. Decoster. Ces habiles et intelligents mécaniciens, que que nous avions mis en quelque sorte de moitié dans nos observations , dans nos vues sur la manière de rendre vraie la filature à sec, après avoir longtemps approfondi, et dans nos ateliers de filature de chanvre et dans leurs ateliers de construction de machines, toutes les imperfections du système actuel, toutes les réformes à faire, toutes les améliorations à réaliser, ont réussi complètement à résoudre ce difficile problème. Us ont produit un métier à filer qui est tout une révolution dans la filature à sec.
- Ce métier, qui réalisait nos vues, qui répondait à notre appel et à nos indications , nous l’avons expérimenté avec le plus grand soin, nous l’avons abordé par les difficultés les plus fortes qui puissent se présenter en filature mécanique, par des difficultés même qu’il sera toujours facile d’écarter : en toutes circonstances, le résultat a dépassé nos plus larges espérances.
- Résultats produits par le nouveau système. Par lui, le filage mécanique de toutes les matières énergiques, pleines de qualité, mais aussi dépourvues de la mollesse et de la ténuité des lins du Nord, est parfaitement acquis, et mieux encore que la filature manuelle. Il n’est plus besoin de les énerver, de les dénaturer par un battage et un peignage exagérés. La filature mécanique est donc entièrement ouverte aux chanvres de la Bretagne et de l’Anjou, à leurs lins , qu’elle a dédaignés jusqu’à ce jour.
- Dans les conditions de la filature actuelle , c’est-à-dire avec les matières qui l’alimentent, par ce métier la même filasse pourra être filée plusieurs numéros au delà de ce qu’il est possible d’obtenir par le procédé en vigueur.
- Enfin , et ce dernier résultat qui procède du précédent est immense , par ce métier la filature par décomposition perd du terrain. Plusieurs numéros de fil, ceux dont la consommation est la plus considérable, parce qu’elle est
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- celle de la masse de la population, et I qui n’ont pu être obtenus encore que par le secours de l’eau chaude, vont être filés à sec ; l’industrie toilière pourra livrer en filés secs une quantité considérable de tissus, lesquels fabriqués en fils mécaniques , n’ont pu l’être encore qu’en fils mouillés.
- Tous ces faits peuvent se résumer dans les résultats économiques suivants dont on appréciera la portée.
- Extension de la filature à sec. Diminution des frais de filature. Accroissement du produit utile, conséquemment décroissement du prix de revient. Tels sont les principaux avantages au point de vue commercial.
- Avenir nouveau ouvert à l'industrie linière. Au point de vue industriel : Simplicité du travail, amélioration considérable dans la régularité du produit, diminution non moins importante dans le déchet.
- Enfin, au point de vue agricole , réhabilitation dans la filature mécanique des produits de notre sol, à la qualité desquelsceuxde l’industrie linière française ont dû pendant si long-temps une haute réputation commerciale. Le nouvel avenir ouvert à la culture de ces plantes, si nécessaires aux populations peu heureuses de l’ancienne Bretagne.
- Tous ces résultats ne tarderont pas à se produire publiquement, parce que , à notre époque , l’industrie marche vite , et qu’en résumé l’application de ce métier offrira dans le principe aux industriels un avantage de 15 à 25
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- Mais un examen un peu soutenu du métier permet de les apprécier pleinement, car son travail présente un caractère d’évidence qui porte avec lui la démonstration la plus complète de tous ces faits.
- Nous l’avons dit en commençant, une remarquable prospérité est promise à l’industrie linière , à la condition d’une marche progressive dans toutes ses branches : l’invention de MM. Decoster est un pas considérable fait dans le perfectionnement du système mécanique de filature. Nous avons ajouté qu’il devait être accompagné de progrès , d'a-mélorations parallèles dans la culture et dans la préparation du chanvre et du lin. Nous n’avons pu nous proposer de nous étendre ici sur ces deux points si importants. Ils demanderaient à être traités spécialement, et l’année dernière nous avons eu l’honneur de vous soumettre, monsieur le ministre , un travail, résultat de nos études et de nos recherches sur les préparations du
- I chanvre. Qu’ils nous soit permis seulement de consigner ici un vœu qui nous semble s’y placer naturellement.
- Nous venons de dire que le développement de la filature mécanique en France avait été principalement avantageux à la culture du lin dans le nord de l’Europe ; les états de douane sont là pour indiquer la proportion énorme pour laquelle ces lins entrent dans la consommation de nos filatures. Les Anglais ont été pendant longtemps puiser leurs matières textiles presque exclusivement à ces mêmes sources ; depuis quelques années, ils ont entrepris de demander au sol de ( Irlande une partie de l’aliment de leurs filatures. Une société nationale pour l’encouragement de la culture et de l’amélioration du lin en Irlande s’est créée. Elle s’est mise à l’œuvre avec cette énergie, cette ténacité, cette puissance de moyens qui seront l’éternel honneur de l’esprit anglais. Le succès a dépassé toutes les prévisions. Des masses de lin sont aujourd’hui récoltées sur le sol irlandais, et leur qualité les a déjà fait rechercher en France.
- Est-il permis de douter que , par les mêmes moyens, nous ne puissions parvenir aux mêmes résultats ? Et si votre sollicitude, monsieur lë Ministre, provoquait la création d’une société pour le développement et l’amélioration de la culture des chanvres et des lins dans les départements où elle est le plus usitée , n’est-il pas certain que ses efforts pourraientconduireà d’immenses bienfaits pour l’agriculture, comme à de grands avantages pour l’industrie linière?
- Nantes, 1er juillet 1845.
- A. CHÉROT aîné, E. CHÉROT, filateurs à Nantes.
- Presse hydraulique à deux plongeurs concentriques.
- Il n’est pas de fabricant ou de manufacturier, tant soit peu initié au mécanisme et à la pratique des presses hydrauliques , qui ne sache que lorsqu’il s’agit de mettre en presse des matières ou des substances qui. sous l’influence de la pression, sont destinées à subir une diminution très-notable dans leur volume, on perd un temps très-considérable avant d’arriver à faire monter le plateau sur lequel elles ont été placées à une hauteur suffisante pour com.
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- mencer à exercer une pression sensible sur ces matières.
- Cette perle de temps est, comme on sait, proportionnelle au rapport qui existe entre la surface du petit plongeur ou piston de la pompe , ou celle jlu gros plongeur, ou piston qui porte le plateau ; plus la différence entre l’aire de ces surfaces est grande, plus aussi la différence entre l’étendue de la plongée d'un coup de piston et l’ascension du plateau est considérable, de façon que se trouve vérifiée cette loi invariable de la mécanique, qu’on perd en 'itesse ce que l’on gagne du côté de la force, et réciproquement.
- Cette lenteur dans la manœuvre des presses hydrauliques en a beaucoup lb-ttbté les applications, et on conçoit, en effet, que dans l’industrie l’économie exigeant qu’on marche d’une manière continue et en utilisant le plus avantageusement qu’il est possible la force des moteurs , il y a une foule de fabriques où on pourrait faire un emploi avantageux de ces presses, sans en multiplier le nombre, si on parvenait à donner plus de célérité à ses opérations. Ce sera donc rendre , à ce que nous présumons, un service à diverses industries, que de leur faire connaître Une presse hydraulique à deux plongeurs concentriques, qu’on doit à MM. Caird et compagnie, et qui. sous une forme compacte et élégante, fournit le moyen de hâter le temps de la manœuvre d’une pressée, sans porter aucune atteinte à l’énergie qu’on est en droit d’attendre de la force de l'appareil. Une description sommaire de cette pompe suffira pour en comprendre les avantages.
- AA, fig. 25, p. 73, est le corps de pompe, qu’on fait d’un diamètre double de celui qu’on lui donnerait pour une presse de même force et de même puissance. Ce corps de pompe est assemblé, comme à l’ordinaire, avec le tuyau B,B, qui plonge dans la bâche à eau, et porte à‘l’extrémité le panier C. Bans le corps de pompe , on ajuste un piston , ou plongeur D, glissant dans une garniture EE, comme à l’ordinaire, et à travers un chapeau à vis FF. Ce [liston, que nous appellerons gros plongeur, est percé d’un trou suivant son axe.etalésé dans toute sa longueur, pour recevoir à frottement doux et servir lui-mème de corps de pompe à umautre piston plein , ou petit plongeur G, qui peut se mouvoir librement sur une garniture particulière HH, et à travers un second chapeau à vis II, reçu dans un renflement taraudé dans la tête du gros plongeur.
- De plus, on a percé de chaque côté , dans le chapeau et à travers la tête du gros plongeur, des trous carrés JJ, qui se correspondent lorsque ce plongeur est au plus bas de sa course, et de même on a percé deux autres trous carrés KK à travers le chapeau et la tète du petit plongeur. Dans tous ces trous, on peut faire entrer ou sortir des goujons carrés ou clavettes, qui servent lors de la manœuvre, à remplir les fonctions que nous allons indiquer.
- Lorsqu’on commence une pressée et qu’on veut accélérer l’opération, ou bien lorsqu’on n’a besoin que d’une faible pression, on insère des goujons dans les trous k,k, et on enlève ceux qui pourraient être dans les trous J. J. Dans ce cas , le petit plongeur fait corps avec le gros plongeur, et tous deux agissent simultanément comme un seul piston plein , qui, étant d'un diamètre double du plongeur ordinaire, fait rapidement monter le plateau et procure en peu de temps une pression qui est encore faible.
- Dès qu’on est parvenu au point où la presse , sous cette forme, commence à opposer une assez forte résistance, et lorsque l’on a toutefois besoin d’une pression plus considérable , on abaisse les plongeurs, on insèje dans leurs trous respectifs les goujons J, J, et on enlève ceux KK. En cet état, le gros plongeur devient fixe , et le petit, qui est libre, est manœuvré à son intérieur comme dans un corps de pompe ordinaire , jusqu’à refus, ou jusqu’à ce qu’on ait obtenu la pression exigée.
- Du reste, la presse présente , comme toutes les autres, une vis L, pour maintenir la pression, en appuyant sur le clapet de refoulement, un robinet de décharge, qu’on manœuvre par un levier M, et une soupape N , qui mesure la pression, etc.
- Cette disposition, comme on voit, est fort ingénieuse ; elle est simple et occupe peu de place; mais il est possible de lui adresser quelques reproches, qui, nous l’espérons , ne lui retireront rien de son mérite.
- Le prix de celte presse doit, à force égale , être sensiblement plus élevé que ceiui d’une presse hydaulique ordinaire de même force; toutefois , il est présumable que l’économie de temps qu’elle procure couvre , et au delà, cet excédant de prix, et les intérêts de ce capital.
- La presse à deux plongeurs présente plus de chances de fuites que les presses ordinaires, à cause de ses garnitures, ajustements et joints plus nombreux;
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- par conséquent, eile aura besoin , pour faire un bon service, d'être établie avec plus de soin, manœuvrée avec plus d’attention et entretenue avec plus de sollicitude que ces dernières. Dans l’état actuel de l’art des constructions et dans la bonne direction qu’on sait imprimer aujourd’hui aux ateliers et aux fabriques, ces petits désavantages doivent tendre , nous le disons avec plaisir , à disparaître.
- L’insertion et le déplacement des goujons dans les trous destinés à les recevoir, quand on veut, après avoir fonctionné quelque temps avec le gros plongeur, marcher avec le petit, sont des manœuvres qui doivent prendre un peu de temps, surtout s’il s’agit d’un travail actif et continu. Tout nous fait espérer, toutefois, que cette manœuvre est bien loin , surtout avec des ouvriërs exercés, d’employer autant de temps qu’en exige le service d’un seul plongeur à petite section.
- Il est à craindre, si on était obligé de se servir d’eaux très-séléniteuses ou très-chargées de carbonate de chaux, qu’il n’y eût, sous la pression considérable qui existe dans le corps de pompe, une précipitation de sels calcaires entre les deux pistons, et qu’il ne s’y formât des concrétions ou même des cristallisations, lesquelles, comme on sait, pourraient même , en petite quantité, souder entre eux les deux plongeurs , et rendre difficile le service du petit, au moment où l’on en aurait besoin. Mais, nous le répétons, ces observations ne peuvent altérer le mérite de cette presse qui, avec du soin dans sa construction, et par un bon entretien , devra rendre de grands services à plusieurs industries. F. M.
- Sur une cisaille perfectionnée, de M. Geneste, mécanicien (1).
- Par M. J.-F. Saulnier.
- Dans les cisailles ordinaires, les deux couteaux forment entre eux un angle plus ou moins grand, qui varie à chaque instant de leur action; il en résulte que, lorsque l’on coupe une feuille un peu large, on est obligé de s’y prendre à plusieurs fois, ce qui nuit à la netteté de la coupe et prolonge la durée de l’opération : en effet, on doit transporter la feuille métallique entière , non-
- (1) Extrait du Bulletin de la Société d’encouragement. Mai 1845, p. 181.
- seulement pour chaque bande à couper, mais encore pour chaque reprise du couteau.
- Dans la cisaille présentée par M. Geneste, l’effet est produit d’un seul coup ; le couteau mobile marche parallèlement à lui-même et dans une direction perpendiculaire au couteau fixe. Le premier de ces couteaux est composé de deux parties égales, formant entre elles un angle très-obtus ; ces deux parties agissent simultanément en commençant en même temps aux deux extrémités de la feuille et finissant ensemble au milieu. La coupe est ainsi parfaitement régularisée. La feuille n’exige pas d’autre mouvement de translation que celui qu’on lui imprime en la poussant contre le guide qui détermine la largeur de la bande métallique qu’on veut obtenir. Le couteau mobile est fixé sur un châssis à coulisses dont le mouvement vertical altérai natif est produit par un arbre à deux excentriques, armé d’un volant, et par deux bielles. Cette machine peut être mise en mouvement, soit à bras d’hommes, soit par un moteur quelconque : nous en avons vu fonctionner une dans les ateliers de l’artillerie, à l'arsenal, où elle est employée à découper des bandes de cuivre pour la confection des capsules de guerre; puis une autre dans la fabrique de quincaillerie de M. Lejeune, rue de Charenton.
- Ces machines ont paru bien proportionnées et bien exécutées.
- Sur Vécoulement de l’air dans les tubes, et par des orifices en minces parois.
- Dans une communication récente, faite à l’Académie des sciences, M. Pec-queur, l’un de nos plus habiles mécaniciens, a présenté un résumé de nombreuses et intéressantes expériences qu’il a exécutées avec MM. Bon-temps et Zambaux. Le but spécial et pratique de ces expériences était de déterminer la perte de force motrice opérée par l’écoulement de l’air, au travers des longs tubes d’alimentation de l’ingénieux système de chemin de fer, à air comprimé, dont ces ingénieurs sont inventeurs.
- En adressant ce résumé d’expériences, M. Pecqueur manifesta le désir que les principaux résultats en soient vérifiés par une commission, et que l’application des lois qu’ils indiquent
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- en soit faite à l'appréciation de son système de chemin de fer atmosphérique. Mais avant l’époque où il deviendra possible à cette commission de porter un jugement motivé sur le chemin de M. Pecqueur,M. Poncelet, qui en fait partie, et qui a assisté à des expériences complémentaires, entreprises à sa sollicitation, a pensé qu’il serait utile de faire connaître les résultats dans la vue d’éclaircir quelques points délicats, et jusqu’ici controversés , concernant les lois de l’écoulement des gaz : c’est dans ce but qu’il a présenté à l’Académie une note à ce sujet, où il discute avec habileté toutes ces expériences et les formules qui les représentent, mais dont nous nous contenterons pour les besoins de la pratique d’extraire les conclusions.
- « En résumé , dit M. Poncelet, et en attendant de nouvelles vérifications
- Q=„s L. v=llQ jLx/,^(P-p)=t p pV n
- qui fournissent la dépense par seconde, est approximativement :
- 0,71, 0,65 , 0,58, 0,56 ou 0,55,
- sous des différences de pressions équivalentes à :
- 0,003 , 0,010 , 0,050, 1,000
- fois la pression extérieure respectivement, l’orifice se trouvant d’ailleurs parfaitement isolé des faces latérales du réservoir, ou la contraction étant ce qu’on appelle complète.
- » Dans ces formules g = 9m.809 , P représente la pression intérieure dans le récipient relative au mètre carré ; p la pression atmosphérique extérieure ; n la densité ou le poids du mètre cube
- expérimentales , nous conclurons de l’ensemble des discussions et des faits exposés dans cette note ,
- » 1° Que les gaz suivent dans leur écoulement au travers des orifices et des tubes, entre des limites étendues de pression ou de longueurs de ces tubes, les mêmes lois que pour les liquides, ou que s’ils étaient parfaitement incompressibles.
- » 2° Qu’ils éprouvent aussi les mêmes contractions et pertes de forces vives, dont les dernières sont indiquées, d’une manière suffisamment approchée, par les méthodes de l’illustre Borda.
- » 3° Que pour les orifices en minces parois, très-petits par rapport aux dimensions transversales du réservoir, et dont le gaz s’écoulerait sous une pression constante, le coefficient p. de la contraction extérieure de la veine applicable aux formules
- <1+0,00“)’
- d’air sous la pression P et la température intérieure 9, supposée ici la même que celle du dehors ; n0 = lkil>.299 la densité de l’air à 0° fournie par les tables ; Po = 10330 kilog. la pression atmosphérique moyenne de 0m.76 de hauteur de mercure ; G l’aire de la section uniforme des tubes ; V la vitesse d écoulement du gaz par seconde ; et Q le volume correspondant de la dépense ramené de la pression P du réservoir à la pression extérieure p.
- » 4° Que sous les mêmes charges et pressions relatives, le coefficient [J. ou (J de réduction de la vitesse et de la dépense applicable aux formules ci-dessus , est pour les mêmes orifices, munis d’un court ajutage , sensiblement représenté par la formule
- 0,95
- 5° Enfin, que pour les gaz s’écoulant sous les mêmes conditions, au travers de longs tubes, sans obstacles ni rétrécissements intérieurs, plus ou moins brusques, et qui débouchent librement dans une capacité extérieure très-
- grande, où le gaz est maintenu à une pression constante, la dépense et la vitesse peuvent être calculées au moyen des formules, sans coefficient de contraction.
- Q =
- £
- P
- P)
- 8p
- n = n.
- p 1
- Po 1 + 0,004 9 ’
- D
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- où les mêmes lettres indiquent les mêmes choses que dans les formules précédentes, et K une constante relative aux contractions et pertes de forces vives qui ont lieu à l’embouchure et au débouché des tubes, Die diamètre de la
- dans la première desquelles on substituera, pour le coefficient y de contraction , à l’orifice d’introduction, les valeurs qui se trouvent indiquées ci-dessus.
- » En terminant, ajoute M. Poncelet, nous ferons observer que ces conclusions viennent confirmer et corroborer, d'une manière remarquable, les opinions ou assertions émises dans deux notes qui avaient trait à une discussion relative au mode de calculer le travail et la pression dans le cylindre des machines à vapeur (le Technologiste, 5e année, p. 231 et 273), en tenant principalement compte des frottements, des pertes de forces vives que le fluide éprouve dans son passage de la chaudière au cylindre, et de celui-ci au condenseur. Ces assertions, fondées sur l’observation de faits assez nombreux, et l’accord satisfaisant des données immédiates de l’expérience et du calcul, avaient besoin d’une justification plus absolue, et qui nous a été offerte par les utiles travaux de M. Pec-queur. Les conséquences qui se déduisent de l’ensemble des résultats obtenus, laissent à la vérité encore quelques incertitudes, du moins quant à la détermination de certains coefficients ou facteurs numériques des formules ; mais il y a tout lieu d’espérer, grâce au généreux dévouement de M. Pecqueur pour les intérêts de la science et de l’industrie, que cette détermination pourra être prochainement soumise à vérification plus directe et plus précieuse, de manière à fixer entièrement l’opinion du public. »
- Nouveau système de locomotion par l’air comprimé.
- Par M. O. Pecqueur.
- Le but que je me suis proposé en composant le système de locomotion que je vais avoir l’honneur d’exposer, a été le même que se sont proposé les ingénieurs qui ont inventé des chemins atmosphériques. J’ai voulu comme eux
- section uniforme des tubes, L leur longueur, B un coefficient numérique relatif à la résistance de leurs parois , et en y supposant aux constantes K et p les valeurs
- supprimer le feu et la vapeur dans les convois, et par là diminuer les dangers pour les voyageurs.
- .T’ai aussi dirigé mes recherches sur un moyen praticable, et le plus praticable qu’il me fût possible de trouver, pour transmettre la puissance d’un moteur fixe à un convoi pendant sa marche.
- Tout le monde comprend que si, au lieu de vapeur comprimée, c’était de
- I air comprimé au môme degré qui vint presser les pistons d'une locomotive ordinaire, celle-ci marcherait aussi bien et aurait la même puissance.
- La question se renfermait donc dans ceci : Irouver le moyen d’envoyer avec un moteur stationnaire de Pair comprimé sur les pistons d’une locomotive qui court.
- Je crois avoir résolu cette question d’une manière heureuse. Je vais tâcher d’expliquer sommairement par quel mécanisme j’v suis parvenu.
- Dans le milieu d’un chemin de fer ordinaire, je fixe solidement un tube en fonte d'un diamètre convenable. Ce tube est de toute la longueur du chemin , il sert à la fois de réservoir et de conduite à l’air comprimé. A la partie supérieure de ce tube, et tous les deux mètres, se trouve une tubulure fermée par une soupape qui s’ouvre du dehors en dedans, d’où il résulte que l’air comprimé dans ce tube réservoir, tend continuellement à tenir fermée toute la série de soupapes.
- Les moteurs pour comprimer l’air peuvent être placés plus ou moins près du chemin, plus ou moins près les uns des autres, et être plus ou moins puissants ; tout cela est arbitraire; il suffit que la totalité des moteurs sur une ligne donnée soit assez grande pour fournir l’air comprimé que le service du chemin exige. Ces moteurs peuvent être la vapeur, l’eau ou le vent.
- On peut employer l’air comprimé à 2,3,4 atmosphères, et plus, si on le jugeait convenable.
- Chaque soupape de la série dont je viens de parler est en rapport avec un levier ou touche placée à côté du tube.
- II ne faut que presser celte touche
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- Pour que la soupape s’ouvre et laisse échapper l’air du tube.
- Au-dessus de ce tube, et sur chacune des tubulures, est placé parallèlement au tube un compartiment long de deux mètres, que j'appelle boite distributrice, et qui forme un tuyau carré fermé à ses deux extrémités.
- , Cette boite distributrice est ouverte a son côté inférieur dans le milieu de sa longueur, par une tubulure qui s’ajuste hermétiquement sur la tubulure du tube réservoir, en sorte que l’air comprimé passe dans la boîte distributrice, quand la soupape s’ouvre.
- Son côté supérieur porte deux rebords verticaux qui lui donnent la forme d’une coulisse, et comme les boîtes distributrices sont placées bout à bout, elles forment une seule coulisse continue, aussi longue que le chemin de fer.
- Le côté supérieur de chaque boîte distributrice, et qui, comme je viens de le dire, forme le fond de la coulisse, ce fond est percé d’un certain nombre de trous fermés chacun par une soupape qui s'ouvre, comme celles dont il a été question ci-dessus, de dehors en dedans; mais elles sont plus petites.
- Chaque petite soupape est aussi en rapport avec une touche placée à côté de la boîte distributrice, et qui sert à la faire ouvrir. Ainsi, l’ensemble forme une seconde série de soupapes et de touches.
- Le fond de la coulisse estdressé parce que la pièce destinée à recevoir l’air comprimé et à le conduire aux pistons de la machine de la locomotive, glisse sur ce fond et doit s’y appliquer hermétiquement. Je nomme cette pièce tiroir ou glissière.
- La coulisse est abritée de la poussière , de la pluie, de la neige , par un toit ou couverture triangulaire, dont un des côtés, en tôle, est fixe, et l’autre, en cuir, est flexible afin de s’ouvrir facilement lorsque la glissière avance, et de se refermer d’elle-inème derrière cette glissière.
- La glissière ou tiroir est une pièce en métal, creuse en dessous et formant une boîte renversée. Elle est assez étroite pour passer librement dans la coulisse, et assez longue pour couvrir deux ou trois des soupapes de la coulisse. Sa partie creuse est mise en communication par un tuyau flexible avec les pistons de la locomotive, de sorte que l’air comprimé qui s’échappe des petites soupapes est conduit sur les pistons et y produit son action.
- Une petite barre horizontale ou bu-
- toir, relevée à ses extrémités, est fixée à côté de la glissière. Ce butoir est placé à une hauteur convenable pour presser les touches des petites soupapes, de sorte que celles de ces soupapes qui se trouvent sous la glissière sont toujours ouvertes.
- La glissière est attachée à la locomotive par des lames flexibles d’acier et par un système de ressorts tel qu’elle est entraînée uniformément dans la coulisse, sans laisser échapper en dehors aucune partie de l’air comprimé qu’elle reçoit; et cela a lieu malgré toutes les variations de mouvement de droite, de gauche et de trépidation que peut éprouver la locomotive qui l’entraîne dans son mouvement, quelque rapide qu’il soit.
- Les petites soupapes couvertes par la glissière étant constamment ouvertes, il ne faut plus qu’ouvrir une ou deux des grandes soupapes qui correspondent aux petites ouvertures, pour faire passer l’air comprimé du tube dans les boîtes distributrices, et de là sur les pistons qu’il vient presser avec une force égale à sa tension.
- Pour faire ouvrir les grandes soupapes, une barre horizontale ou grand butoir, assez longue pour pouvoir alternativement presser une et deux touches , étayant, comme le petit.butoir, ses bouts un peu relevés , est placé sous la locomotive, à la hauteur des touches desdites grandes soupapes. Cette barre est disposée de manière que le conducteur peut, au moyen d’un levier placé sous sa main, la faire descendre pour presser les touches ou la faire remonter pour ne plus les toucher. Ce grand butoir est d’une longueur telle, que pendant la marche de la locomotive, soit en avant, soit en arrière , il presse la louche et ouvre la grande soupape pour alimenter la boîte distributrice un peu avant que la glissière n’arrive sur cette boîte. Par ce moyen, l’alimentation d’air comprimé ou son passage sur le piston est continu, et il n’est interrompu que lorsque le conducteur le veut bien; conséquemment le conducteur peut suspendre à volonté l’alimentation d’air fourni aux cylindres , et ne laisser à la locomotive que la quantité de mouvement qu’elle avait acquise précédemment.
- Un autre levier, placé aussi sous la main du conducteur, sert à changer la direction de la force élastique qui agit immédiatement sur la machine de la locomotive ; ce qui fait qu’il peut arrêter très-promptement la marche de la locomotive, ou la retenir dans les des-
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- centes, ou la faire marcher en arrière, et dans le fait l’arrêter ou la faire marcher, soit lentement, soit plus vite, exactement comme il le désire.
- Les soupapes de l’une et de l’autre série sont naturellement à l’abri de tout dérangement pour cause de corps étrangers, parce que ces derniers ne peuvent en aucune manière s’y introduire.
- Pour monter les fortes côtes, on pourra augmenter la force de deux manières : la première en augmentant la pression de l’air dans le tube, et la seconde en doublant ou triplant les locomotives en ces endroits.
- Comme dans ce système toute la machine de la locomotive est en contact avec l’air froid, il en résulte de grands avantages : en effet, les locomotives en marchant par de la vapeur à haute pression, acquièrent une température qui diminue grandement la cohésion et l’attraction des particules des métaux employés, ce qui contribue à leur prompte destruction et détruit l’huile ou graisse servant à diminuer les frottements; conséquemment on peut être assuré d’avance qu’en employant le système par l’air comprimé on diminuera les chances d’usure et on obtiendra beaucoup plus de durée.
- Un grand avantage de ce système, comparativement au système à vapeur, c’est que les locomotives à air comprimé pourront être trois ou quatre fois plus légères que les locomotives à vapeur, et conserver néanmoins la même quantité d’adhérence sur les rails. Yoici comment : la locomotive à vapeur et son tender sont portés par 4 ou 5 paires de roues; le plus ordinairement il n’y a qu’une seule paire de ces roues qui reçoit l’impulsion du moteur, et l’adhérence seule de cette paire de roues est obligée d’entraîner, non-seulement les wagons productifs, mais encore de vaincre les résistances des 3 ou 4 paires de roues qui sont improductives, puisqu’elles ne servent qu’à porter, d’une part, au moins la moitié du poids de la locomotive, et de l’autre tout le tender chargé de l’approvisionnement d’eau et de combustible qu’on doit consommer en route.
- La locomotive à air comprimé, au contraire, n’a aucun besoin de tender, et se trouve en outre débarrassée de sa chaudière et de son foyer. Dès lors elle présente toute la place nécessaire pour faire l’application d’un moteur à chaque paire de roues. Par ce moyen, toutes les roues de la locomotive à air étant directement commandées, l’adhérence de chacune sert de point d’appui à la
- traction, et l’adhérence du poids total de cette locomotive à air concourt à empêcher le glissement des roues sur les rails, tandis que dans le système à vapeur, il n’y a que le tiers ou le quart de l’adhérence du poids total qui concourt à empêcher le même glissement sur les rails. On peut donc rendre les locomotives à air trois ou quatre fois plus légères que les locomotives à vapeur, sans nuire à leur moyen de traction.
- Cette diminution seule de poids sera un grand avantage, puisqu’elle permettra de transporter douze ou quinze tonneaux de marchandises qui donneront un produit proportionné au tarif, tandis que par le système de la vapeur, seize à dix-huit tonneaux sont forcément transportés, et d’une manière tout à fait improductive.
- Un autre avantage aussi très-considérable de mon système, c’est que la légèreté des locomotives permettra de réduire de beaucoup le poids des rails, ainsi que la force des traverses, et par là amènera une grande économie dans l’établissement du chemin de fer.
- Voici d’autres sources d’économie : les ponts, les viaducs, par mon système, n’auront pas besoin d’être aussi forts; joignant à cela la faculté de monter des côtes et de tourner sur de petits rayons, on comprendra qu’il n’est point aussi dispendieux qu’il le paraît de prime abord , et on peut conclure que ce qu’il coûterait de plus à établir qu’un chemin ordinaire par la vapeur, serait au moins compensé par l’économie que l’on ferait journellement.
- Ce qui précède est la description du système, tel qu’il a été établi dans ma cour. En résumé, ce système se compose d’un tube surmonté d’une ligne déboîtés distributives formant coulisse, et de deux rangées de soupapes armée chacune de sa touche ; mais ce système est susceptible d’une grande simplification que je vais indiquer.
- Je dois dire auparavant que dans l’état des connaissances scientifiques sur les frottements de l’air, il aurait été difficile de déterminer le diamètre le plus convenable à donner au tube, pour une ligne et un service déterminés.
- Pour ne rien laisser dans l’incertitude, nous nous sommes déterminés, MM. Bontemps, Zembaux et moi, à faire des expériences sur une échelle suffisante, pour bien éclairer les questions relatives aux frottements de l’air dans des tuyaux.
- Ces expériences sont consignées dans
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- un mémoire que j’ai soumis à l’Institut dernièrement. Elles prouvent heureusement que les frottements ou résistances de l’air sont très-minimes et que l’on pourra employer des tubes beaucoup plus petits qu’on n’aurait pu le supposer, et par conséquent moins dispendieux à établir. Ces expériences prouvent, par exemple, qu’avec un tube de 24kilomètres, dont le diamètre serait seulement de 15 centimètres, on pourrait transmettre la force d’une machine fixe à une locomotive de la force effective de 16 chevaux, en ne perdant qu’un quart d’atmosphère en frottement, et que pour transmettre la même puissance quatre fois plus loin, il ne faudrait que doubler le diamètre du tube.
- Ensuite, considérant que depuis 13 mois que le spécimen est monté dans ma cour, aucune des soupapes ne s’est dérangée, malgré le grand nombre de fois qu’elles ont fonctionné, on verra que l’on peut, sans rien compromettre, supprimer les boîtes distributrices et la rangée de soupapes dont elles sont munies.
- L’appareil qui se place dans la voie, ainsi simplifié, ne se composerait plus que du tube et de la coulisse entre lesquels se trouve placé un seul rang de soupapes et de touches. On pourrait espacer ces soupapes de 60 à 80 centimètres l’une de l’autre, il y en aurait 1,666 ou 1,250 par kilomètre, au lieu de 5,500 qu’on aurait dans la même distance, si on construisait sur le premier modèle. Cet appareil pèserait environ 80 kilogrammes par mètre, et coûterait tout fini, couverture comprise, et mis en place prêt à fonctionner, de 40 à 45 francs par mètre courant, ou 40 à 45,000 francs par kilomètre. Mais de cette somme, comparativement aux chemins par la vapeur, nous aurons à déduire les économies que la légèreté de nos locomotives permettra de faire sur les rails, sur les traverses et sur les travaux d’art; plus, les économies qu’on fera sur le nombre et sur le prix des locomotives, celles qu’on fera par la suppression des tenders, des pompes, des réservoirs d’eau, etc. ; toutes ces économies réunies compenseront la plus grande partie de la dépense ci-dessus.
- En résumé, ce système de chemin de fer desservi par de l’air comprimé, ne, coûtera guère plus cher à établir qu’un chemin de fer desservi par la vapeur, et il restera à son avantage :
- 1° Des économies notables sur le combustible, sur le personnel, sur
- l’entretien des locomotives et des rails, qui réduiront les frais d’exploitation de plus d’un tiers ;
- 2° Les dangers d’explosion et d’incendie seront tout à fait nuis; les déraillements seront à peu près impossibles , et les voyageurs ne seront plus incommodés par la fumée et la cendre, comme ils le sont par le système à vapeur ;
- 3° Enfin, la possibilité d’utiliser les forces naturelles pour produire la locomotion à toutes les vitesses, ce qui dispensera de toute consommation de combustible partout où les forces naturelles seront suffisantes.
- Disposition pour faire varier ou suspendre le mouvement des pompes d'alimentation dans les locomotives.
- Par M. J.-F. Lausmànn , contre-maître des ateliers de construction du chemin de fer de Dusseldorf à Elber-feld.
- La construction des locomotives a reçu depuis quelques années d’importantes modifications et d’heureuses améliorations ; c’est ainsi que le mécanisme moteur a été beaucoup simplifié , qu’on leur a appliqué le bénéfice de la détente, des régulateurs, etc.; mais au milieu de ces perfectionnements , les constructeurs et les ingénieurs ont le droit de s’étonner que dans les ateliers de construction des divers pays on n’ait point encore songé à établir une disposition propre à donner un jeu variable à volonté aux pompes d’alimentation. Dans la construction des locomotives de Stephenson, du modèle le plus récent, et dans celle de beaucoup d’autres machines du même genre, il est certain que cette disposition pourrait être parfaitement justifiée. En effet, si dans ces machines on examine le service des deux pompes d’alimentation, on voit que leur marche est entièrement sous la dépendance de celle de la machine, que toutes deux fonctionnent pendant toute la durée du voyage, tandis qu’une seule suffirait et que celle-ci ne devrait même pas la plupart du temps travailler plus du tiers du temps où la machine marche.
- Il est vrai qu’on a cherché à établir divers mécanismes, tels que pompes foulantes à bras, pompes marchant à la vapeur, etc., à l’aide desquelles on
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- alimente les chaudières des locomotives pendant le repos , mais une disposition suivant laquelle les pompes pourraient, tantpendantla marchedu convoi que pendant l’état de repos, être mises à volonté en activité, et où il serait possible de faire varier suivant le besoin les excursions du piston, est une chose qui, à ma connaissance, n’a point encore été réalisée. J’espère donc rendre service en faisant connaître un appareil de ce genre , construit récemment par moi, et qui peut s’appliquer à la majeure partie des pompes d’alimentation mues par excentrique.
- L’appareil est simple et a été représenté dans la fig. 26, pl. 73. Il consiste en une pièce p mobile sur un axe o. dans la mortaise oblongue x,x dans laquelle on peut fixer en divers points une tige z articulée avec l’excentrique. Cette tige a vers l'extrémité e la forme d’une fourchette et est pourvue d’un boulon w et de galets. La cavité dans laquelle est placée la tige y articulée avec la pièce p est percée dans le piston plein v de la pompe, et suivant que l’extrémité w de la tige z est moins ou plus éloignée du point o sur cette pièce, on obtient une excursion plus ou moins-étendue pour le piston qui cesse en outre de se mouvoir aussitôt que cette extrémité de la tige z est relevée jusque dans la fenêtre r,r.
- La fig. 27 représente cette disposition établie sur une machine avec le système des leviers qui sert à la transmission. La locomotive YAchillen* 357, de Stephenson, qui circule sur le chemin de fer de Dusseldorf à Elberfeld, en est pourvue depuis assez longtemps. Chaque pompe a son mécanisme particulier, qu’on peut régler l’un indépendamment de l’autre de la plate-forme du mécanicien. La mise en train et l’interruption du service des pompes s’opèrent même lorsque la machine marche avec la plus grande vitesse , avec une telle facilité, qu’on n’éprouve pas la moindre secousse dans la poignée des leviers. Ces expériences ayant appris qu’une seule et même pompe peut, lorsque la machine marche avec toute sa vitesse, et sans efforts bien sensibles, être mise en train et suspendue 30 à 35 fois par minute , il demeure parfaitement démontré que cette disposition présente un mécanisme tout à la fois solide et de la marche la plus facile.
- Sur le manomètre à air libre de M. Richard, de Lyon.
- Par M. le Ciiatellier (1).
- L’instrument de M. Richard, que l'on pourrait nommer manomètre à air libre à colonne réduite, est fondé sur un principe bien connu et depuis longtemps appliqué : la répartition de la colonne de mercure entre plusieurs siphons renversés réunis par des siphons droits remplis d’eau. Lorsque , dans un pareil système , la pression de la vapeur ou d’un liquide vient agir sur la première colonne, le mercure éprouve une dénivellation simultanée dans tous les tubes, et s’arrête quand la somme de toutes les différences de niveau est égale à la hauteur de la colonne qui ferait équilibre à cette pression dans un manomètre à air libre ordinaire. Si tous les tubes qui composent le système ont le même diamètre, la dénivellation du mercure est la même dans chaque siphon; et de plus, elle est égale à la hauteur de la colonne unique qui mesurerait la pression, divisée par le nombre de siphons renversés.
- En multipliant le nombre des siphons , on peut donc réduire , autant que l’on veut, la hauteur de la colonne de mercure qui mesure la pression d’une atmosphère. Si l’appareil est construit en tubes de fer, ce qui est indispensable pour sa solidité, on peut rendre le mouvement du mercure sensible au moyen d’un flotteur, ou mieux terminer la dernière branche par un tube de verre appliqué contre une règle divisée.
- Cette disposition de manomètre à air libre a été employée dans plusieurs circonstances et depuis longtemps, notamment par M. Frimot, qui l’avait appliquée à des chaudières de bateaux à vapeur ; mais son usage ne s’est pas généralisé. M. Richard s’est proposé d’amener sa construction à un état de perfection tel qu’il pût répondre à tous les besoins de la pratique : nous pensons qu’il y est parvenu d’une manière complètement satisfaisante ; il en a fait un instrument usuel pour les chaudières fixes, les chaudières de bateaux , et particulièrement pour les machines locomotives.
- Un grand nombre de ces instruments ont été déjà placés par M. Richard , à Lyon et dans les environs, sur les bâ-
- ti) Extrait du Bulletin de la Société d’encouragement. Juin 1845, p. 223.
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- teaux à vapeur du Rhône et de la Saône, et sur les machines locomotives du chemin de fer de Saint-Étienne. Nous avons visité les quatre manomètres seuls établis jusqu’à présent à Paris, un sur l’atelier de construction de M. Decoster , un autre sur une chaudière de l’atelier de M. Bourdon , et deux sur des machines locomotives des chemins de fer de Paris à Versailles, rive droite et rive gauche.
- Le corps du manomètre est formé d’un tube en fer creux de petite dimension , contourné en forme de spirale allongée et aplatie , ce qui permet de réduire considérablement l’espace qu’il occupe. Le manomètre destiné aux machines locomotives se compose d’un tube de 5 millimètres de diamètre intérieur, et peut être inscrit dans un parallélipipède de 0m,50 de hauteur, 0m,20 de longueur, et Om,tO de largeur. Sur chaque double siphon, à la hauteur uniforme où doit s’arrêter le sommet des colonnes de mercure , sont percés des trous bouchés par des vis coniques ; un orifice semblable , fermé de la même manière, se trouve au sommet de chaque siphon droit; la dernière branche est formée par un tube de verre d’un diamètre exactement égal à celui du tube en fer. La pression de la vapeur s'exerce sur la première colonne de mercure par l’intermédiaire d'une colonne d’eau ; à sa base se trouve un robinet de purge que l’on peut ouvrir de temps en temps pour chasser toutes les impuretés qui pourraient se déposer dans le tube qui la contient.
- Pour remplir l’instrument, on enlève les vis latérales, et, par les orifices qu’elles laissent ouverts, on introduit du mercure dans chaque tube jusqu’ à ce qu’il déborde; on replace les vis quand tous les siphons sont remplis, et par les orifices supérieurs on remplit exactement d'eau les branches des siphons droits. Cette disposition, fort ingénieuse, permet de monter l’instrument avec rapidité et certitude, et de le rectifier s’il se dérange par suite d’une secousse ou d’une fuite d’eau. L’échelle est fixée au moyen de vis de pression, de telle sorte que , sans avoir besoin de faire une visite générale, on peut rectifier les indications , en ramenant le zéro de l’échelle au niveau de la colonne de mercure ; cette précaution peut être quelquefois nécessaire pour annuler l’effet de la dilatation des colonnes ou d’un petit dérangement accidentel. Le tube de verre est surmonté d’un tube en fer recourbé
- et terminé par un réservoir dans lequel vient se rassembler le mercure lorsqu’il est violemment chassé par une introduction trop brusque de la vapeur.
- Cet instrument ainsi construit peut être gradué immédiatement, sans terme de comparaison, comme le manomètre à air libre ordinaire ; on peut tenir compte, pour plus d’exactitude, du poids des colonnes d’eau, qui n’ont, au reste, qu’une bien faible influence. Il nous a paru de nature à rendre de grands services, notamment pour les machines locomotives et les machines de bateaux à haute pression, auxquelles il manquait encore un bon instrument indicateur de la pression.
- Locomotive pour le service des dépêches aux États-Unis.
- On vient d’introduire, sur le chemin de fer américain de Long-Island aux États-Unis, une nouvelle locomotive appelée Jacob Little, sortant des ateliers de M. Norris ,qui est destinée au service des dépêches entre Brooklyn et Greenport, distance qui est de 97 milles ou 156 kilomètres. Cette machine a été commandée pour franchir cet espace en deux heures et demie ; mais il paraît qu’elle ne met que deux heures pour faire ce voyage, c’est-à-dire qu’elle voyage avec une vitesse de 481 /2 milles, 78kilomètres ou 19 1/2 lieues à l’heure! La locomotive , du reste, parait établie sur un système différent des autres En avant, on remarque l’avant-train ordi-dinaire à quatre roues des locomotives américaines avec sa cheville ouvrière , mais derrière il y a une paire de roues motrices qui ont lm.75 de diamètre , et portent les cinq sixièmes du poids ; immédiatement après elles , et sous la plate-Eorme,existe une autre petite paire de roues de mêmediamètre quecellesde l’avant-train , et qui portent le sixième restant de la charge. Ces roues de décharge ne sont pas commandées par les roues motrices. Le diamètre du cylindre est de 0m.263 ; l’étendue de course du piston 0m.507, et le poids de toute la machine à peu près 14 tonneaux.
- Ponts suspendus. — Tabliers en fer.
- M. Chaley, l’un de nos premiers ingénieurs, le constructeur des ponts de Fribourg et de la Roche-Bernard, a
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- imaginé et appliqué un système de tabliers en fer pour les ponts suspendus, qui est destiné à compléter ces constructions.
- On sait que les tabliers des ponts suspendus sont en bois. Or, le bois dure peu. Aussi, non-seulement il faut souvent faire des réparations, mais l'on est encore exposé à des dangers réels. On cite plusieurs accidents déplorables.
- L’idée de substituer le fer au bois dans les tabliers des ponts suspendus, n’est probablement pas nouvelle; mais, avant M. Chaley, on n’avait pas trouvé une solution satisfaisante du problème.
- Le système de M. Chaley est simple et solide. Il permet de remplacer, dans toutes les parties du tablier, le fer au bois. De la sorte, les ponts suspendus peuvent être assimilés aux ponts fixes en fer, soit pour l’entretien, soit pour la durée. C’est-à-dire, désormais on ne pourra plus faire aux ponts suspendus les reproches accoutumés
- Dans le système de M. Chaley, les poutrelles ou traversines, les longrines, les madriers longitudinaux de la voie charretière, des trottoirs et des parapets ou garde corps, sont remplacés par des poutrelles enfer. Ces poutrelles sont des cylindres en fer laminé ou tôle, d’une ou plusieurs pièces, et ressemblent exactement aux bouilleurs des machines à vapeur.
- Les tiges de suspension , en fer forgé ou en fil de fer, supportent ces poutrelles à leurs extrémités, soit en les embrassant directement ou par des étriers, soit en les traversant directement ou par un boulon. Elles sont arrêtées au-dessous par des écrous qui s’appuient sur une pièce de fonte embrassant une partie du cylindre.
- Les trottoirs se composent de longrines en fonte ou en fer laminé, de
- plaques ou planches en fonte, et d’un parapet ou garde-corps, qui peut être en fer forgé ou en fer creux, ou bien encore en fer et fonte combinés ensemble. Des plaques ou planches en fonte très-minces sont facilement fixées au-dessus.
- Ces longrines, soit en fonte, soit en fer, sont ainsi faites et assujetties, que l’écoulement des eaux de la voie charretière est facile, et que l’écartement, la déformation et le dérangement de toutes les pièces sont évités.
- Entre les poutrelles, il y a des espaces vides. M Chaley les remplit par d’autres petites poutrelles d’une force capable de résister à l’écrasement. Leurs extrémités s’appuient contre les longrines, et leur diamètre est tel qu’il est tangent au meme plan horizontal que les cylindres-poutrelles auxquels elles sont fixées par de petits boulons. L’espace triangulaire laissé entre les grands et les petits cylindres est rempli par une couche de béton bitumineux, formant une aire convenablement bombée , et pouvant recevoir un empierrement.
- Inutile de dire que toutes les parties sont calculées pour présenter la plus grande résistance et la plus grande solidité possibles.
- Ce système est appliqué par M. Chaley depuis quelques années. Le succès a été complet. La dépense n’est pas ordinairement plus forte qu’avec les systèmes ordinaires, mais le poids est moins considérable, la construction plus élégante, la solidité plus grande, et les réparations dix fois moins nombreuses.
- Aussi, quoiqu’il nous reste peu de ponts suspendus à faire, il importe que ce système de construction soit préféré aux systèmes anciens.
- BIBLIOGRAPHIE.
- Traité encyclopédique et méthodique de la fabrication des tissus.
- Par M. Falcot. Tome Ier, in-4% fig.
- Paris , Robet. 33 livraisons, à 1 fr.
- 50 cent, la livraison.
- La fabrication des tissus est en France une branche d’industrie d’une si haute importance, elle occupe, fait vivre, enrichit un si grand nombre d’individus, donne lieu à un commerce tant intérieur qu’extérieur, d’une si vaste étendue, qu’il n’est personne qui ne comprenne le vif intérêt que tous les
- hommes amis de leur pays, les économistes , les hommes d’État, les publicistes, les négociants, etc., doivent attacher à sa splendeur, à ses succès et à ses progrès. Ajoutez à cela que c’est principalement en France que sont nés les principaux perfectionnements, les découvertes fondamentales qui ont signalé depuis le commencement de ce siècle l’industrie de la fabrication des tissus, que c’est à l’aide des magnifiques et excellentes étoffes qui sortent journellement de nos ateliers que nous imposons notre industrie, peut-être même nos
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- mœurs et notre influence à plusieurs nations étrangères, qui sans cet élément précieux d’échange n’auraient peut-être avec nous que de faibles et insignifiantes relations internationales, et on pourra se faire une idée précise nu rôle que joue cette fabrication dans l’économie sociale de notre beau pays.
- Hans son état actuel de grandeur et de puissance, l’industrie de la fabrication des tissus présente un si prodigieux développement, elle se compose de tant de pratiques diverses, s’applique à tant de matières variées, enfin compte tant de subdivisions du travail qui constituent à elles seules un grand nombre d’arts pour ainsi distincts, qu’il semble que pour décrire cette fabrication et embrasser un ensemble aussi Vaste, il faudrait accumuler à l’infini les feuilles de texte , les descriptions, les planches, les figures, et faire nn ouvrage composé d’un nombre énorme de volumes. Mais quand on se donne la peine de considérer cette industrie d’un point de vue élevé, on ne tarde pas à reconnaître qu’elle peut être ramenée à la description d’un certain nombre de pratiques, d’appareils et de machines, dont elle fait varier l’application suivant une foule de combinaisons qui deviennent dès lors faciles à saisir, à imiter et à étendre.
- C’est probablement après avoir conçu Un plan dans cet esprit, que M. Falcot s’est déterminé à publier son Traité encyclopédique et méthodique de la fabrication des tissus, publication qu’il avait d'autant plus de titre à entreprendre, qu’il a été le directeur et le fondateur d’un établissement créé à Paris pour l’enseignement théorique et pratique de la fabrication des tissus, et qu’on lui doit diverses procédés mécaniques relatifs à cet art.
- L’auteur annonce qu’il a divisé tout son travail en quatre parties. Dans la première il traite brièvement des matières en général depuis leur état primitif jusqu’à la filature inclusivement; dans la seconde, il décrit les machines et ustensiles employées dans les manufactures. Dans la troisième il démontrera toutes les opérations relatives à la fabrication des tissus; et enfin , dans la quatrième, il indiquera les apprêts qui conviennent à chaque genre d’étoffes.
- Il est difficile de porter un jugement définitif sur un ouvrage qui doit se composer de deux volumes et dont le Premier seul a paru , et on ne doit pas attendre que, dans une simple notice sur un ouvrage d’une telle étendue,
- nous fassions connaître, même d’une manière sommaire, les sujets infiniment variés qui se trouvent décrits dans le Traité encyclopédique et méthodique de la fabrication des tissus, et encore moins que nous présentions une opinion détaillée sur la manière dont chacun de ces sujets a été exposé et développé. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que bon nombre des chapitres qui composent ce premier volume nous ont paru traités avec une connaissance parfaite et raisonnée des opérations qui y sont décrites et expliquées ; et à ce sujet, nous citerons , entre autres, le chapitre qui traite de la mise en carte d’après l’échantillon, de l’analyse et de la mise en carte des armures fondamentales , celui où M. Falcot décrit le lisage et perçage à la main, celui où il fait connaître avec une netteté parfaite les principaux empoutages, ceux qu’il a consacrés aux opérations diverses relatives au montage du métier pour étoffes façonnées, telles que col-letage, pendage, appareillage ou égalisage , celui où il expose avec une grande lucidité les détails des compositions, esquisses, quadrilles, mise en carte des étoffes façonnées, etc., celui où se trouve une très-bonne description des grands lisages mécaniques , et qui est, à ce que nous croyons, la plus complète qui ait encore été publiée sur ce sujet capital, etc.
- M. Falcot s’est aussi efforcé de tenir son Traité encyclopédique au courant des découvertes les plus récentes et les plus importantes relatives à la fabrication des tissus, c’est ainsi qu’il fait connaître, avec des détails suffisamment étendus, la machine de M. Pascal destinée à affranchir la fabrication des tissus façonnés des cartons jusqu’ici indispensables avec le mécanisme à la Jacquard , et par conséquent à supprimer tout l’attirail des machines qu’entraîne la confection dispendieuse des jeux de carton un peu compliqués, puis décrit les lisages à touches, dont plusieurs modèles différents et nouveaux ont attiré à juste titre, à l’exposition nationale de 1844, l’attention de toutes les personnes compétentes en cette matière.
- Nous avons dit que M. Falcot avait fondé et dirigé, à Paris, un établissement pour l’enseignement théorique et pratique de la fabrication des tissus, et que sous ce rapport, il avait réuni une masse de matériaux considérables pour faire, riche qu’il est de sa propre expérience, un traité exact et complet,
- I mais il n’a pas voulu s’en rapporter à
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- sa seule expérience, et il s’est assuré les conseils et la collaboration d’habiles praticiens qui lui ont fourni des explications sur les perfectionnements les plus récents introduits dans la fabrication des tissus ; et en effet, il est facile de reconnaître, dans beaucoup de descriptions et de remarques répandues dans ce traité, qu’elles ont dû être faites et rédigées par des hommes très-versés dans la pratique de l’art.
- Nous le répétons, il est difficile, dans l’appréciation du mérite d’un ouvrage qui doit composer deux gros volumes in-4°, et dont le premier seul a paru au moment où nous écrivons cette note, d’assurer qu’il embrassera, avec un développement suffisant, chacune des branches étendues dont se compose la fabrication en question; mais tel qu’il nous est présenté aujourd’hui, ce premier volume renferme bon nombre de choses importantes, exposées avec clarté et avec des détails suffisants; chaque opération y estexpliquée pratiquement; chaque machine, chaque mécanisme décrit, apprécié et jugé d’après les résultats de l’expérience et de la pratique sans passion, sans jalousie et sans esprit de concurrence.
- Quoique nous ayons été très-satisfaits de la lecture du traité encyclopédique de M. Falcot, nous croyons, toutefois, devoir lui adresser une observation. M. Falcot semble avoir eu principalement pour but de décrire les procédés et les machines, tels qu’ils existent actuellement dans la pratique des ateliers de fabrication de tissus en France ; cette détermination est sans doute très-louable , puisqu’elle produit une œuvre qui reflète pour ainsi dire l’état actuel de cette industrie dans notre pays ; mais nous aurions aimé aussi, que dans presque toutes les opérations, il eût bien voulu aussi faire une simple mention des inventions ou des machines relatives au même sujet, qu’on trouve décrites dans le recueil des brevets , dans les recueils périodiques française! étrangers, et qui, malgré quelles n’aient point été adoptées souvent par la pratique, dans notre pays, sont parfois très-ingénieuses et méritent d’être citées, ne fût-ce que pour présenter un tableau complet de l’art, et en même temps pour indiquer un point de départ aux inventeurs, et
- faire germer de nouvelles idées dans l’esprit des fabricants; d’ailleurs, plusieurs des machines de ce genre sont adoptées dans d’autres pays, telle est, par exemple, la canlre et la machine à ourdir, inventées en Amérique, et dont on paraît faire usage dans ce pays, ainsi qu’en Angleterre , dans le tissage des objets en coton, la machine à faire les lisses, de J. Blackmar, les machines à parer et encoller les chaînes, etc. Il importe beaucoup à l’industrie des tissus de connaître les moyens et les ressources de ses rivales, et sous ce rapport, leurs procédés et leurs machines doivent être indiquées, ne fût-ce que sommairement, dans un traité qui a la prétention d’être complet.
- Nous espérons aussi que M. Falcot n’oubliera pas d’entrer dans quelques détails sur la fabrication par la force mécanique de la vapeur, tant des tissus unis que de ceux façonnés, et qu’il nous fera connaître les principales modifications que ce mode de fabrication a pu apporter aux opérations usuelles et au montage des métiers.
- Enfin, nous engageons l’auteur à surveiller avec plus d’attention la correction typographique de son texte , et à soigner davantage l’exécution, la fidélité et les indications littérales de ses planches, son ouvrage y gagnera beaucoup en clarté et en utilité pratique.
- Tout bien considéré, cet ouvrage de M. Falcot vient remplacer avantageusement ceux de Paulet et de Roland de la Platière, qui ne sont plus au courant de la fabrication moderne ; il est supérieur, à plus d’un titre, à ceux de Drevetde Lions, en France, à ceux de Murphy , Baines , Bernouilli, Gilroy, etc., à l’étranger, et par conséquent, a droit à tous nos suffrages. D’ailleurs, on doit tenir compte des efforts de l’auteur, dans un sujet aussi difficile et aussi compliqué , et nous croyons qu’à cet égard les encouragements du public ne doivent pas lui manquer; c’est ce motif qui nous a engagé à le faire connaître et à le recommander aux fabricants , aux professeurs , aux ingénieurs et aux hommes versés dans les arts mécaniques, afin d’en assurer, autant qu’il est en notre pouvoir, le loyal et légitime Succès.
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- TECHNOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DK
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- d
- ET ÉTRANGÈRE.
- 0OV
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCOIVOMIQUES.
- Perfectionnement dans le traitement du fer à Vair chaud.
- M. J.-B. Budd , des Usines d’Ysta-lyfera, près Swansea.
- Mon invention a pour but d’appliquer, d’unemanière nouvelle, la flamme flui s’échappe des hauts-fourneaux au chauffage de l’air qui sert à les alimenter, et de réduire ainsi les frais de fabrication du fer.
- , Le perfectionnement consiste à pra-hquer, dans le corps du haut-fourneau, des ouvertures latérales qui commu-n>quent avec une chambre contiguë, ayant une cheminée ou présentant des Moyens pour établir un tirage à tra-vers cette chambre, dans laquelle on Place des tuyaux ou un appareil cori-vcnable pour l’air de la soufflerie, de Manière que celui-ci puisse être chauffé et conduit de l’appareil chauffeur aux tuyères du fourneau.
- Pour arrivera ce but, je pratique deux ou trois rangs ou plus d'ouvertures autour de chaque fourneau; je construis un carneau pour chaque rang d’ouvertures autour du corps de ce four-^rau, afin de conduire la flamme qui s échappe latéralement par ces ouvertures et ces carneaux dans une chambre adjacente, contenant l’appareil pour chauffer l’air d’injection, chambre qu’on etablit le plus près possible du fourneau pour que la flamme ne se refroidisse pas et ne perde pas de son intensité , mais passe librement dans cette Lt Technologûit, T. Vil. —Novembre
- chambre qui est close de toutes parts, excepté dans le point où elle débouche dans une cheminée qui s’élève au-dessus de la voûte de communication entre la halle et le gueulard, afin d’établir un bon tirage par les ouvertures dans le fourneau et les carneaux.
- Cette chambre est fermée par une porte jointive, placée dans un endroit commode, qu’on peut ouvrir au besoin pour suspendre le tirage, refroidir la chambre, faire les réparations nécessaires ou régulariser la température de l’air de la soufflerie.
- Lorsque plusieurs hauts-fourneaux sont voisins les uns des autres on ne construit qu’une seule chambre pour deux fourneaux adjacents ; dans ce cas le carneau qui conduit des ouvertures à la chambre ne fait pas le tour du fourneau, mais les carneaux de chaque fourneau passent sur la moitié seulement de sa surface convexe, de manière à ne conduire que la moitié de la flamme qui s’échappe latéralement des hauts-fourneaux à la chambre adjacente à deux fourneaux; dans ce cas, cette flamme n’a pas à parcourir un aussi long trajet que dans le cas précédent.
- Généralement, quand j’ai plusieurs chambres, je fais passer tout l’air ainsi chauffé des chambres dans un tuyau commun qui le distribue aux diverses tuyèresde ces fourneaux ; chaquecham-bre a sa cheminée ou bien son conduit qui débouche dans une cheminée commune à toutes.
- J’ai observé que douze ouvertures
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- distribuées autour du corps du fourneau, ayant chacune 0m,45 de hauteur sur autant de largeur, et s’ouvrant dans deux carneaux établis autour du fourneau , au-dessus des étalages et au-dessous de la voûte de communication, étaient suffisantes, en supposant que les carneaux débouchent dans une chambre de grandeur convenable pour contenir l’appareil à chauffer l’air ; mais on peut ne pas se borner à ces dimensions et à cette position des ouvertures latérales, le tout dépend de la commodité et de l’emplacement des chambres que je place aussi près qu’il m’est possible du sommet du fourneau.
- On a déjà proposé de percer des ouvertures dans les hauts-fourneaux pour en extraire, au moyen de tuyaux, les produits qui s’échappent de leur gueulard et en obtenir des gaz combustibles, qu’on enflamme et qu’on applique à divers services; depuis longtemps aussi on chauffe l’air destiné à être lancé dans les hauts-fourneaux, à l’aide de la flamme échappée de ce gueulard, enfin on a aussi cherché à chauffer cet air en disposant des tuyaux ou des appareils en maçonnerie à la partie inférieure du massif du fourneau, mais dans ces cas, il n’y avait pas d’ouvertures communiquant de l’intérieur avec l’extérieur du fourneau, ni moyens de tirage pour attirer la flamme latéralement, etc. Je crois donc avoir découvert un moyen nouveau pour chauffer l’air nécessaire dans la fabrication du fer, en faisant passer la flamme qui s’échappe du haut-fourneau par des ouvertures latérales et des carneaux qui la conduisent dans une chambre adjacente , renfermant les tuyaux ou l’appareil dans lequel circule l’air de la soufflerie , et en appelant avec force cette flamme dans la chambre à l’aide du tirage d’une cheminée ou d’un moyen analogue.
- Application de P électricité à l'extraction des métaux.
- Par M. Napier.
- Pour procéder à cette extraction, M. Napier prend un creuset de plombagine qu’il garnit à l’intérieur jusqu’à 40 à 50 millimètres du fond de terre réfractaire qu’on laisse sécher, et sur laquelle on en ajoute une seconde, puis une troisième couche. Le minerai sur lequel on veut opérer, qui, si c’est un sulfate, doit être préalablement cal-
- ciné , est introduit dans le creuset, avec un peu de chaux ou tout autre flux afin de l’amener à l’état fluide. Ce creuset, avec son contenu, est alors placé dans un fourneauà reverbère ordinaire,puis on monte une batterie, cuivre et zinc ordinaire, qu’on excite par de l’acide sulfuriqueétendu. Au zinc de cette batterie, on attache une tige de fer dont l’extrémité est insérée dans le fourneau, et que l’on met en contact avec l’extérieur du creuset; une autre tige, soit en fer ou en cuivre, portant à son extrémité un disque de fer ou de coke, est abaissée sur la surface de la masse en fusion dans le creuset. L’électricité traverse donc toute cette masse fluide, renfermée dans le creuset, et au bout d’une heure le métal est séparé du minerai et se dépose au fond.
- Quantités de chaleur perdue dans l'industrie du fer.
- Par M. H. Rigaud.
- Dans l’état actuel de l’industrie du fer, les divers procédés qu’on emploie ne semblent subordonnés à aucune loi connue.Par exemple, danslepuddlage, qui est l’opération fondamentale, on garnit le foyer de combustible, on place la fonte sur la sole du four, et, après l’avoir amenée à l’état de fusion, on la travaille, on la transforme en fer.
- Mais pour cela, quelle a dû être la quantité de chaleur produite, la partie utilisée, la partie non utilisée ou perdue ? Quelles sont les lois de la production et du développement de cette quantité de chaleur? celles de son emploi? de sa déperdition ? Quels sont les moyens d’économie que la connaissance de ces lois permettrait d’introduire dans le travail? C’est ce qu’on n’a point encore déterminé.
- De là de fausses applications en grand nombre, soit dans le travail en lui-même, soit dans l’emploi de la chaleur qui arrive après l’échappement du four et que l’on nomme chaleur perdue. Dans ce dernier cas, par exemple, pour utiliser une quantité de chaleur que l’on ne connaît pas, et dans des conditions tout aussi ignorées, on fait usage de certaines chaudières dont, jusqu’à présent, la forme et les dimensions n’ont été soumises à aucune règle.
- Il serait donc très-important pour cette industrie de lui venir montrer quelles règles exactes elle doit suivre »
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- quelles sont les lois qui dirigent Jes phénomènes de ses diverses opérations.
- Un mémoire que nous avons eu l’hon-ueur de présenter à l’Académie des sciences a pour objet :
- ,1° De déterminer les lois qui ré-ê'ssent les phénomènes du puddlage ;
- 2° D’établir l’équation de la chaleur Perdue dans cette opération ;
- . 3° D’indiquer, au moyen de cette efluation, les divers changements qu’il Y aurait à introduire dans la pratique, pour obtenir des résultats précis.
- Ce mémoire n’est que le résumé u’un travail spécial, beaucoup plus etendu, que nous avons fait sur cette matière.
- Pour arriver aux résultats que nous venons d’indiquer, nous avons étudié , analysé les conditions physiques des phénomènes du puddlage, recherché les causes de la chaleur perdue, déterminé les différents degrés de chaleur du fer, le degré de chaleur du four, l’influence de son mode de construction sur la marche de l’opération, le tirage et son degré de chaleur, sa vitesse , ses lois, ses effets, etc.
- Nous avons dressé un tableau des quantités de chaleur produites, employées et perdues dans le cours des opérations du puddlage, et des diverses lois que l’on y reconnaît.
- En voici le résumé :
- LOIS ET RÉSULTATS DU PUDDLAGE DES FONTES AD COKE.
- Lois de la répartition de la chaleur dans le four.
- '• La température moyenne de la masse d’un four est environ. . . . 1000°
- IL La capacité calorifique du four est..............................0,400
- III. Sa chaleur intérieure.............................................. 260C°
- IV. Le nombre d'unités de chaleur perdue est constant.................. »
- V. Le rapport du nombre de degrés de chaleur employés à celui pro-
- duit est....................................................... 0,11
- VI. La vitesse du tirage est constante et de.......................... 16m,G6
- VII. Le coefficient d’écoulement de l'air chaud à 800 degrés est encore. 0,60 Lois de l’emploi de la chaleur.
- VIII. La fonte, pour être transformée en fer, absorbe seulement de la
- chaleur produite........................................... 5 p. 100
- IX. L’air froid extérieur entré dans le four par les ouvertures du travail
- en prend...................................................18 p. 100
- X. Le rayonnement du four..................................... 4 p. 100
- XI. La perte du combustible par le cendrier.......................2,78
- XII. L’eau......................................................... 1,65
- XIII. La chaleur employée en totalité avant l'échappement est de. . . . 30 p. 100
- XIV. Celle qui est perdue après....................................70
- Lois de l’utilisation de la chaleur perdue.
- XV. Lorsque l’on veut utiliser cette chaleur pour la production de la
- vapeur par l’emploi de chaudières que I on place à la suite de l’échappement, le degré de chaleur sous la chaudière est de. . 600°
- XVI. La masse d’air qui y arrive est à celle nécessaire à la combustion
- dans la proportion de........................................6 à 5
- XVII. La surface de chauffe doit être déterminée par des équations, et
- diffère beaucoup des surfaces de chauffe des chaudières chauffées par un foyer direct.
- XVIII. L’effet utile que l’on peut tirer de la vapeur produite par l’action de la chaleur perdue sur la chaudière ainsi déterminée, peut varier de douze à vingt-cinq chevaux.
- . On ne voit pas sans étonnement que a chaleur employée pour la fusion et J® travail de la fonte n’est que les 0,05 la chaleur produite au foyer, tandis que l’air froid qui entre dans le four
- pendant l’opération par les ouvertures de travail, en enlève une quantité à laquelle on n’a jamais fait attention, et qui est plus de trois fois plus grande ou les 0,18 de la chaleur totale!
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- L’examen de ce tableau conduit naturellement aux nouvelles conditions de travail propres à donner des résultats plus avantageux. Ces conditions servent à établir la théorie et les moyens pratiques des nouveaux systèmes de puddlages désignés, en général, sous le nom de puddlage au gaz.
- Les lois et conditions physiques relatives au puddlage, que nous avons énoncées, n’ayant été établies que d’après l’étude d’un cas particulier, celui du puddlage des fontes au coke, on ne peut les considérer comme s’étendant à tous les cas. D’un autre côté, les quantités de chaleur absorbées par les diverses causes ayant été obtenues chacune directement, on ne connaît pas les rapports qui peuvent exister entre elles.
- Dès lors, pour obtenir les lois générales du puddlage et déterminer les rapports qui existent entre les diverses quantités de chaleur absorbées, nous avons établi les équations algébriques :
- lo De la quantité de chaleur perdue ;
- 2° De l’effet utile de cette chaleur perdue ;
- 3° De la surface de chauffe nécessaire pour que la chaudière produise l’effet utile indiqué ;
- 4° Enfin, les équations de la hauteur de la cheminée, des conduits, etc.
- Ces diverses équations, notamment la première, renfermentdes termes correspondants à toutes les conditions du travail, et dans ces termes deux sortes de facteurs. Les uns représentent les conditions pratiques de l’opération, comme le poids du charbon , celui de la fonte, la surface du four, le temps du travail,facteurs qu’on peut déterminer directement. Les autres représentent la température de l’intérieur du four, celle du tirage , la vitesse de l’air, etc., facteurs que l’on a déterminés par des expériences et des calculs, et qui, résumant toutes les difficultés des applications, ne pourraient être, dans la pratique, déterminés par tout le monde.
- Les recherches suivantes ont pour but de trouver les relations qui lient ces derniers facteurs entre eux, afin de rendre leur détermination plus facile et les lois générales plus simples.
- A cet effet, en comparant entre elles les équations que nous avons obtenues, on voit que les diverses lois précédemment énoncées se combinent en une seule, dont chacune d’elles n’est qu'une déduction particulière, et qui repré-
- sente ainsi la loi conditionnelle et fondamentale des phénomènes du pud-lage, d’où chacune des autres lois se déduit, et dont voici l’énoncé :
- 1° Dans le travail du puddlage, le degré de chaleur du tirage dans la cheminée, multiplié par le temps, en secondes, de l’entrée de l’air, par l’ouverture du travail, et par les dimensions de cette ouverture, est un produit constant.
- 2° D’après les indices fournis par les résultats que nous avons obtenus, cette constante, multipliée par les coefficients nécessaires , marqués dans l’équation, pour obtenir le poids de l’air, donne un produit égal à la capacité calorifique du charbon employé. Ces résultats remarquables placent ainsi les phénomènes du travail actuel des fours à puddler sous des lois mathématiques analogues à celles qui régissent les divers phénomènes physiques, et servent en outre à indiquer tous ceux qui peuvent s’y rattacher.
- De ces faits, les équations précédentes reçoivent une extrême simplification, et, pour faciliter leur emploi, nous avons donné des exemples de leur application :
- 1° Aux fours à puddler travaillant la fonte au coke ;
- 2° Aux fours à puddler travaillant la fonte au bois.
- Pour ce dernier cas, nous n’avons pas été mis à même de faire les expériences propres à déterminer les valeurs des vitesses et des températures. Nous nous sommes servi des valeurs déjà obtenues, sauf à vérifier leur exactitude pour cette application.
- Les résultats donnés par ces équations, dans les deux cas, ne s’accordent nullement avec ceux de la pratique actuelle. Mais nos équations indiquent les causes de cette différence. C’est ainsi que dans un cas , celui du puddlage des fontes au coke, on obtient seulement la moitié de l’cfïct utile marqué par les formules, parce que la surface de chauffe des chaudières n’est que la moitié de ce qu’elle devrait être; que dans un autre cas, celui du puddlage des fontes au bois, on est obligé, pour obtenir tout l’effet utile possible, de mettre des foyers auxiliaires augmentant la vitesse du tirage, parce que la cheminée n’a que la moitiéde la hauteurqu’elle devraitavoir.
- Les formules conduisant à ces résultats, on peut donc établir pour elles ce que la pratique refuse sans cesse d’accorder :
- 1° Que ces formules sont exactes ;
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- 2° Qu’elles sont utiles.
- On peut ensuite remarquer que les fleurs des vitesses et des tempéra-lures que nous avons prises pour le puddlage des fontes au bois , les mêmes que dans le cas du puddlage des fontes 3u coke, nous ont conduit à des résultats exacts. Ces valeurs des vitesses et des températures sont donc les mêmes dîins les deux cas, et l’on peut ainsi, d après ce résultat et ceux donnés par lcs applications, établir en troisième beu :
- 3° Les puddlages des fontes au bois et ceux des fontes au coke ont entre eux deux sortes de rapports : les uns qui V;|Hent avec les circonstances de l’opé-ration, les autres qui demeurent constants, quelles que soient les conditions pratiques.
- Ces seconds rapports constituent les ,0l,s générales des puddlages ; ils ont e,tè déterminés par les résultats identiques obtenus d’après les équations dans les diverses expériences, et de Cette manière on les a trouvés par Va-nalyse. Pour quelques-uns d’entre eux, n°us démontrons ensuite directement, ct par l’expérience, qu’ils devaient nécessairement avoir lieu.
- D'après ces lois générales, on arrive aux résultats suivants.
- Dans tout système du puddlage , soit dans celui des fontes au bois, soit dans celui des fontes au coke.
- Pour le mode de la répartition de la chaleur.
- 1° La partie nécessaire au tirage est celle qui s’établit la première.
- 2° Le travail des fontes et le chauffage des fours absorbent la chaleur qui leur est nécessaire.
- 3° Les chaudières utilisent la partie qui reste.
- Pour les quantités de chaleur employées.
- 4° La chaleur employée pour le ti-rage est les 0,20 de celle du foyer.
- 5° Les quantités de chaleur employées Pur le four, par le travail de la fonte et par le chauffage des chaudières, bien qu’extrèmement différentes dans les deux cas, en somme se trouvent cependant égales et les 0,80 de la chaleur développée au foyer.
- Ainsi, lorsque les fours utilisent ce qu’on nomme leur chaleur perdue, l’effet utile est ou paraît être de 0,80.
- Lorsqu’ils la laissent échapper, la quantité de chaleur sans emploi qui s ecoule est de 0,40 à 0,50, suivant que
- l’on travaille des fontes au bois ou des fontes au coke.
- Dans l’état actuel de la construction des fours, ces 40 à 50 p. 100, produits inutilement, servent à compenser la hauteur de la cheminée, qui n'est que de 12 à 15 mètres, tandis qu’elle devrait être de 36 mètres.
- 6° Enfin, les vitesses et les températures du tirage sont les mêmes dans le puddlage des fontes au bois et dans celui des fontes au coke.
- Ce dernier résultat des équations se démontre directement par les données du travail. On peut ainsi, dans l'équation de la quantité de chaleur perdue , remplacer la série des facteurs correspondants aux vitesses et aux températures, par leur valeur numérique , et dès lors on ne conserve plus dans cette équation que des termes correspondants aux données variables du travail, c’est-à-dire les conditions pratiques du puddlage, les poids, les surfaces, les temps, etc.
- Nous concluons donc :
- 1° Que la quantité de chaleur perdue d’un four à puddler peut être donnée par une équation dans laquelle on ne conserve plus que les termes pratiques représentant les poids, le temps, les surfaces, etc., valeurs variables suivant les cas et que l’opération détermine ,*
- 2° Que cette équation sert à corriger très-utilement toutes les erreurs de la pratique ;
- 3° Que le travail du puddlage et ses diverses circonstances sont soumis à des lois générales, à l’existence desquelles jusqu’ici on n’avait pas songé , et que nous avons démontrées.
- Les recherches de ce genre seraient importantes dans l’industrie du fer, et cependant on ne paraît point s’en être préoccupé, et cette industrie elle-même ne paraît guère y songer. On peut maintenant trouver pour les fours à réchauffer, et même pour les hauts-fournaux, les résultats analogues à ceux que nous avons donnés, en se servant des mêmes équations ; modifiées plus ou moins. Mais il y aurait encore à déterminer, par exemple , quelle force donner à une machine pour un travail donné ; quels degrés exacts de pression il faut donner au fer lors de son laminage ; quelles formes successives on doit lui faire prendre; quelles seraient les équations de chacune de ses sections pour l’amener à une forme voulue, etc.
- Ce sont autant de sujets sur lesquels
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- celle industrie ne possède aucun enseignement.
- Sur la préparation du laiton noir ou bronzé.
- Par le doct. L. Elsner.
- Les applications des planches de laiton noir ou bronzé, s’étant beaucoup étendues depuis quelque temps dans la fabrication des télescopes et lunettes de poche, j’ai été plusieurs fois consulté sur la préparation du laiton de celte espèce, et à cet égard, j’ai fait quelques expériences dont je vais communiquer les résultats.
- Pour préparer les planches de laiton noir bronzé, on peut se servir des substances suivantes : Une solution acide d’argent pur, dans l’acide azotique pur, ou une solution semblable de bismuth ou bien de l’acide azotique seul, ou enfin une solution acide d’argent, renfermant du cuivre (une pièce de monnaie ordinaire, par exemple) dans l’acide azotique pur. On peut même faire usage d’une solution nitrique de cuivre.
- Suivant qu’on se sert de l’une ou de l’autre des substances indiquées, le bronze varie de couleur ; avec la dernière , il est toujours très-noir ; la dissolution de bismuth donne en particulier un bronze d’un brun foncé intense ; celle d’argent et de cuivre un bronze bien plus noir.
- Dans tous les cas, le bronze acquiert une coloration noir foncé, lorsque le laiton, traité avec les solutions acides, est placé pendant quelque temps au-dessus d’une dissolution de foie de soufre , de sulfure d'ammoniaque, ou d’acide sulfhydrique liquide, récemment préparé, de façon que le laiton se trouve plongé clans une atmosphère d’hydrogène sulfuré.
- L’opération, par elle-même, est très-simple , et s’exécute de la manière suivante :
- Les métaux respectifs sont dissous dans l’acide azotique pur, de manière qu’il y ait excès d’acide. Cette dissolution s’opère sans avoir recours à une application de chaleur artificielle. La dissolution métallique , avec excès d’acide , est alors étendue à l’aide d’un pinceau, sur la planche de laiton chauffée, et on continue à exposer à la chaleur, jusqu’à ce que la surface du laiton soit séchée. Il ne faut pas employer une dissolution métallique trop concentrée, car autrement le bronze
- s’écaillerait par un brossage ou frottage ultérieur; il vaut mieux étendre fortement la dissolution avec de l’eau de pluie, avant de l’appliquer, attendu que plus elle est étendue, et plus par la suite le bronze adhère au laiton.
- Aussitôt que la solution métallique a été évaporée sur la flamme, on frotte la surface du laiton avec une peau sèche ou une brosse, afin de fixer le bronze uniformément. Si on a pris, pour enduire du laiton, de l’acide nitrique pur, il se forme à la surface du métal de l’azotate de cuivre, et il n’est pas besoin, pour cet objet, de dissoudre du cuivre dans de l’acide azotique.
- On peut répéter, à plusieurs reprises, l’opération de l’enduit, et un peu d’exercice fera connaître promptement les manipulations les plus convenables.
- Si la couleur doit être le noir intense , alors on pose le laiton traité par la dissolution saline, etc., ainsi qu’il a été dit ci-dessus, le côté enduit par dessous, sur les bords d’un vase dans lequel on a versé une dissolution concentrée de foie de soufre, ou une dissolution d’acide sulfhydrique, ou de sulfure d’ammoniaque. Au bout d’une demi-heure, la surface est devenue noir foncé, et l’opération se termine en frottant la surface avec une peau bien sèche.
- Les laitons bronzés, ainsi qu’il vient d’être dit, étant passés au laminoir, prennent un grand éclat, sans que le bronze se détériore.
- Quand on réitère les opérations de l’enduit du laiton, avec les dissolutions en question, il faut que les dernières soient très-concentrées; autrement l’acide libre dissoudrait le bronze déjà formé. Il faut se garder aussi d’enduire la surface bronzée avec une dissolution de sulfure d’ammonium, attendu qu’elle dissoudrait également le bronze. Un excès d’enduit n’est pas nécessaire, parce que le laiton prend aisément en peu de temps la couleur noire, par son exposition à l’atmosphère d’hydrogène sulfuré. Si on voulait favoriser le dégagement de cet hydrogène sulfuré, on pourrait verser un peu d’acide chlorhydrique dans la dissolution de foie de soufre , d’où résulterait que le laiton se trouverait plongé dans une atmosphère plus chargée de ce corps gazeux.
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- Eclairage des mines -par Vélectricité. Par MM. Boüssingault , et De la. Rive.
- ((A une époque, dit M. Boussin-gault, où l’on songe activement à utiliser la pile voltaïque pour l’éclairage des villes, il est permis d’espérer que , bientôt, les travaux souterrains recevront une lumière qui naît et se maintint dans le vide, sans que pour l’entretenir il soit nécessaire d’alimenter un foyer de combustion avec une atmosphère qui n’est que trop souvent explosive. La pile de Grove, celle de , Punsen, qui, avec quarante-huit cou^fl Pies seulement, et en consommant pœJ heure 1er- 20e- de matériaux, donne une lumière égale à celle de cinq à s cents bougies stéariques, semblent rc-soudre la question économique, quel que large que soit la part des incertitudes inhérentes à ce genre d’évaluations. N’oublions pas, d’ailleurs, qu’à côté de la question industrielle se trouve une question d’humanité; en Europe, il périt chaque jour un homme Par le feu grisou.
- .» N’ayant pas à ma disposition de pile de Bunsen , je me suis servi dans mes essais d’une pile à éléments zinc et cuivre, construite avec une rare Perfection, par M. Münch, directeur de l’école industrielle de Strasbourg. Avec cette pile, j’ai pu me convaincre que le courant qui s’établit entre deux Pointes de charbon placées, soit dans le vide, soit sous l’eau, produit un jet de lumière que l’on peut porter sans la moindre crainte , dans une atmosphère détonante.
- » Conviendra-t il de construire de petits appareils portatifs, donnant juste assez de clarté pour éclairer une taille, °u bien sera-t-il plus avantageux d’établir dans les travaux, sur des points bien ventilés, des foyers intenses, d’où |’on répartirait ensuite la lumière à l’aide de réflecteurs.
- . » Si je n’ai pas donné plus d’extension à mes expériences, c’est que ma Pile n’étant point à courant constant, je n’ai pas obtenu une lumière constante. Je me propose de reprendre mes essais quand j’aurai pu me procurer des appareils convenables. »
- De son côté , M. De la Rive annonce qu’il s’est aussi occupé, depuis longtemps , de la recherche des moyens d’employer la pile voltaïque à éclairer les mineurs.
- « J’ai fait, dit-il, quelques tentatives qui n’ont pas toutes été également heu-
- reuses, mais dernièrement, j’ai eu plus de succès, et je suis sur la voie d’un procédé que je crois être à la fois économique et fort commode. La pile que j’emploie est formée de plusieurs cylindres concentriques en cuivre ou en platine, séparés les uns des autres par des cylindres poreux, de manière à former quatre à cinq couples en série ; le métal positif est un amalgame de zinc liquide, et encore mieux un amalgame de potassium ; le liquide est une solution de sulfate de cuivre, dans le cas où le métal négatif est le cuivre, et de à^âttttaje platine, dans le cas où c’est
- plus grandes difficultés, (e^st^’avoftv^e la constance dans la lu-unè’re/'J'ê nîy/suis pas encore parfaite-; toutefois j’ai déjà beau-en employant de petits 'fcreux et minces de coke, iogues à ceux qu’on emploie dans les piles de Bunsen, sauf que leurs dimensions sont beaucoup moindres et en disposant ces cylindres comme les mèches d’une lampe. Un anneau ou un disque épais en métal de même diamètre que le cylindre de charbon, est disposé au-dessus de celui-ci, de façon que le courant électrique s’échappe entre eux deux. Il faut avoir soin que le courant aille du cylindre de charbon qui est au-dessous, au conducteur métallique qui est au-dessus, afin que les particules de charbon, transportées de bas en haut, retombent par leur propre poids. Le tout, c’est-à-dire, le cylindre de charbon et les ajutages métalliques qui le portent, ainsi que l’anneau ou le disque qui servent de conducteur, est placé dans un petit ballon de verre fermé hermétiquement. Il n’est pas nécessaire d’y faire le vide , parce que le peu d’oxigène qui y est renfermé est bien vite absorbé par le charbon incandescent, mais il Faut avoir soin que toute communication avec l’air extérieur soit bien interceptée. Quant à la pile ou l’ajuste en dehors du ballon à deux tiges métalliques qui communiquent, l’une avec le cylindre de charbon, l’autre avec le conducteur métallique. On peut la changer ou la charger de nouveau sans rien déranger à l’arrangement intérieur.
- » Suivant la force de la pile, il est bon d’employer deux pointes ou deux cylindre de charbon, plutôt qu’un seul à un conducteur métallique. La préparation du charbon est aussi d’une grande importance, j’ai fait plusieurs essais sur ce point, et je ne suis pas encore complètement fixé. »
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- Éthers siliciques et production artificielle de silice diaphane.
- Par M. Ébelmen.
- Quand on verse avec précaution de l’alcool absolu sur du chlorure de silicium, il se produit une réaction très-vive, un dégagement très-abondant de gaz acide chlorhydrique, et un abaissement considérable de température. Lorsque le poids de l’alcool ajouté s’est élevé un peu au-dessus du poids du chlorure de silicium, on n’observe plus de dégagement de gaz et la liqueur s’échauffe alors trcs-sensiblement. Si l'on soumet le mélange à la distillation, il passe d’abord une certaine quantité d’éther chlorhydrique , puis la majeure partie du liquide contenu dans la cornue distille entre 160 et 170 degrés. On met ce premier produit à part et l’on continue la distillation qui ne se termine qu’au delà de 300 degrés. 11 ne reste dans la cornue que des traces insignifiantes de silice.
- Le produit distillé, entre 160 et 170 degrés, étant rectifié jusqu'à ce que son point d’ébullition devienne fixe, entre 162 et 163 degrés, on obtient un liquide incolore, d’une odeur éthé-rée et pénétrante, d’une forte saveur poivrée dont la densité est de 0,932. L’eau ne le dissout pas et ne le décompose que très-lentement avec dépôt de silice. U est tout à fait neutre au papier. L’alcool et l’éther le dissolvent en toutes proportions- Les alcalis en solution alcoolique le décomposent rapi dement, et l’on peut, au moyen des acides , séparer la silice à l’état gélatineux. En en projetant quelques gouttes sur une capsule de platine rougie, il brûle avec une flamme blanche en déposant de la silice en poudre impalpable.
- L’analyse de ce composé montre que le carbone et l’hydrogène s’y trouvent dans les mômes proportions que dans l’éther, et que lasilicey contient la même quantité d’oxigène que la base. La formule de cet éther composé serait donc SiOC*H5(). La densité de sa vapeur a été trouvée égale à 7,18, le calcul donnait 7,234.
- En fractionnant le produit qui distille entre 170 et 300 degrés, et l’analysant, on trouve que le carbone et l’hydrogène s’y rencontrent constamment dans le môme rapport que dans l’éther, mais que la proportion de silice croît avec la température. Le liquide
- distillé au delà de 30Ü degrés est incolore , et possède une odeur faible et une saveur toute différente de celle de l’éther précédent; sa densité est 1,035. L’action de l’eau et des alcalis sur ce composé est tout à fait la môme que sur cet éther, et son analyse conduit à la formuie (Si)2 C;H30.
- L’acide silicique forme donc au moins deux éthers, et ce fait unique jusqu’à présent dans l’histoire de ces sortes de composés , mérite d’être rapproché de l’existence des nombreux silicates métalliques à divers degrés de saturation que nous offre le règne minéral.
- Quand on expose à l’action prolongée d’une atmosphère humide l’un des deux éthers précédents, on remarque que le liquide finit par se solidifier en une masse transparente. Ce produit très-tendre et très-fragile les premiers jours qui suivent sa solidification , se contracte de plus en plus sous l’influence de l’air humide tout en restant diaphane. 11 faut deux ou trois mois, en opérant sur 5 à 6 grammes d’éther, pour que la perte de la substance cesse et que son mouvement moléculaire soit terminé.
- La substance préparée, comme on vient de l'indiquer, est dure ; elle raye faiblement le verre; elle possède beaucoup de cohésion ; son éclat, sa cassure, sa transparence sont tout à fait comparables à ceux du cristal de roche le plus limpide; sa densité est 1,77. C’est un hydrate qui contient deux fois plus d’oxigène dans la silice que dans l’eau et dont la formule est par conséquent (SîO)2IJO.
- Une condition essentielle à réaliser pour que le produit ne se fendille pas, pendant la contraction qu’il éprouve avant d’arriver à la formule définie ci-dessus, est de ne laisser entrer l’air humide que par une ouverture d’un petit diamètre. Pendant toute l’opération, le vase qui renferme l’clher silicique exhale une odeur alcoolique qui persiste longtemps après la solidification, ce qui prouve qu’une partie seulement de la matière organique s'était séparée de la silice quand la solidification a eu lieu. La contraction est d’autant plus lente que l’air humide se renouvelle avec plus de difficulté dans l’appareil, et celte lenteur paraît indispensable au succès de l’opération.
- D'après un examen préliminaire, fait par M. Biot, il paraîtrait que cet hydrate silicique ou cristal de roche artificiel ne présente aucune trace de pouvoir rotatoire ou de double réfraction ; il est en conséquence permis d’espérer
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- ffUon pourra l’utiliser dans la construc-ll0P des instruments d’optique.
- En apportant une légère modifica-l.,0n au procédé de préparation de l’hy-ürate silicique , telle qu’elle est décrite Précédemment, on obtient, au lieud’un Produit diaphane, une substance opa-ffUe qui devient tout à fait transparente •lüand on la met dans l’eau, en un mot Une véritable hydrophane. Il suffît Pour cela que l’éther silicique employé retienne un peu de chlorure de sili— ^'um, et c’est ce qui arrive lorsque J alcool n’a pas été mis en excès dans la préparation de l’éther. En exposant c.et éther, encore un peu acide, à l’ac-bon de l’air humide, on obtient une ^a^se solide, transparente d’abord, ruais qui finit par s’opacifier après quelques semaines d’exposition à l’air. La translucidité de cette matière est d’autant moindre que le chlorure de sili-jUum se trouvait dans l’éther en plus forte proportion. On peut donc reproduire artificiellement l’hydrophane , eette variété de quartz, si rare, et dont , propriété curieuse avait tant frappé les anciens minéralogistes.
- Une très-faible proportion de substances étrangères suffit, du reste, pour juodifier la translucidité et l’aspect de t hydrate silicique. Ainsi un petit fia-?°» contenant de l’éther silicique ayant ®té bouché par megarde avec un bouchon de liège qui avait servi déjà à un flacon de créosote, l’éther, en se c°agulant sous l’action de l’air humide, a donné de la silice un peu jaunâtre et translucide comme de la calcédoine. Le Produit ainsi obtenu n’était pas hydro-Phane.
- Je me propose, du reste, de continuer et de varier ces expériences, encouragé comme je le suis par l’intérêt qu’on a pris à ccs premiers résultats.
- Exposé historique et pratique des moyens employés pour la fabrication des verres (iligranés (1).
- Par M. G. Bontemps, directeur delà verrerie de Choisy-le-Roi.
- (Suite.)
- .Après avoir montré de quelle manière on fabrique les pièces filigranèes
- (1) Cet exposé a été lu dans une séance extraordinaire de la Société d’encouragement, te 23 avril 1845.
- quand on a les baguettesqui en forment les éléments, je vais expliquer les procédés par lesquels on produit ces baguettes. La base de toutes est un filet simple enveloppé de verre transparent : nous supposerons d’abord qu’on n’emploie que des filets blancs opaques, et, pour le dire en passant, les plus jolis ouvrages des Vénitiens ne contenaient guère que des filets de cette couleur. Certes, ils connaissaient bien les verres colorés, mais ils les employaient rarement dans ces sortes d’ouvrages; ils pensaient avec raison que le mérite de ccs pièces résulte de leur légèreté , de la netteté des filets, de la grâce, de la forme, et que l’introduction de la couleur n’était le plus souvent qu’un cachet de mauvais goût.
- Pour faire les filets, le verrier prépare du verre blanc opaque par l’étain ou par l’arsenic (l’étain donne des filets plus nets dont le délié est plus correct que ceux de l’opaque blanc par l’arsenic). Le verrier prend au bout de sa canne, dans le creuset, environ 200 gr. de verre opaque, il marbre ce verre de manière à lui donner une forme cylindrique d’environ 6 à 8 centimètres de longueur et le laisse un peu refroidir, puis il plonge ce petit cylindre dans du verre blanc transparent en fusion de manière à lui former une enveloppe d’environ 5 millimètres d’épaisseur ; il marbre de nouveau pour égaliser le verre transparent autour du verre opaque, puis chauffant fortement et appliquant ensuite à l'extrémité opposée à la canne un pontil garni de verre chaud, il étire cette colon-nette comme un tube jusqu’à ce qu’elle ait été réduite au diamètre voulu, environ 4 à 6 millimètres, enfin il partage cette tirée en fragments égaux : il lui en faut, pour sa provision, de plusieurs longueurs, suivant les pièces qu’il veut fabriquer; elles ont ordinairement de 8 à 15 centimètres.
- Outre ces baguettes à filets simples, le verrier doit se munir aussi de baguettes semblables en verre transparent, et il est apte alors à préparer toutes les baguettes compliquées.
- 1° Pour obtenir des baguettes à filets en spirale rapprochés qui, par leur aplatissement, produisent des réseaux à mailles égales, on garnit l’intérieur d’un moule en métal ou en terre, semblable à celui dont nous avons parlé , de baguettes à filets simples alternées avec des baguettes en verre transparent, puis le verrier prend au bout de sa canne du verre transparent dont il forme un cylindre massif
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- qui puisse entrer dans le moule garni de ces petites baguettes et chauffé préalablement un peu au-dessous de la chaleur rouge. En chauffant ce cylindre fortement, il l'introduit dans le moule où il le refoule de manière à presser les baguettes qui adhèrent ainsi contre le verre transparent ; il enlève la canne en retenant le moule, et entraîne ainsi les baguettes avec le cylindre ; il chauffe encore et il marbre pour rendre l’adhérence plus complète ; enfin , chauffant l’extrémité du cylindre, il tranche d’abord cette extrémité avec ses fers, la chauffe de nouveau, la saisit avec une pincette ou avec ses fers, et la tire de longueur avec sa main droite pendant que de la main gauche il fait tourner rapidement la canne sur les bar-delles de son banc. Pendant que l’extrémité de la colonne s’allonge , les filets s’enroulent en spirale autour d’elle : quand l’ouvrier a amené, à l’extrémité, une baguette de la dimension voulue , environ 6 millimètres de diamètre, et que les filets sont suffisamment enroulés, il tranche avec la pincette, chauffe de nouveau l’extrémité de la baguette, et, la saisissant et l’étirant pendant qu’il roule rapidement la canne, il procède ainsi à la production d’une nouvelle baguette, et ainsi de suite jusqu’à ce que toute la colonne soit étirée.
- 2° Pour fabriquer des baguettes qui par leur aplatissement produisent des filets en quadrilles, on place dar-s le moule , aux deux extrémités d’un seul diamètre, trois ou quatre baguettes à filets simples alternées avec des baguettes en verre transparent; on garnit ensuite le reste de la capacité intérieure du moule de baguettes transparentes, afin de maintenir les baguettes à filets dans leur position , et on opère comme pour les baguettes précédentes.
- 3° Pour obtenir des baguettes produisant, par leur aplatissement, des grains de chapelet, on fait une paraison soufflée dont on ouvre l’extrémité opposée à la canne , de manière à produire un petit cylindre ouvert ; on l’aplatit afin de ne donner passage qu’à des baguettes, et on introduit dans ce fourneau quatre, cinq ou six baguettes à filets simples alternées avec des baguettes de verre transparent; on chauffe, on ferme l’extrémité opposée à la canne, puis l’ouvrier presse sur la paraison plate pendant qu’un aide aspire l’air de la canne, de manière à le faire sortir de la paraison et à produire un massif plat dans lequel sont logés les
- filets. L’ouvrier rapporte successivement une petite masse de verre chaud transparent sur chacune des parties plates de sa paraison , et il marbre pour cylindrer sa masse : il obtient ainsi une petite colonne dans l’intérieur de laquelle sont rangés, sur un même diamètre , les filets opaques ; il procède ensuite comme pour les baguettes précédentes en chauffant et étirant l’extrémité pendant qu’il roule rapidement la canne sur les bardelles. Par ce mouvement de torsion, la ligne des filets se présente alternativement de face et de profil, et produit des grains de chapelet.
- 4° Il arrive souvent qu’on combine ces grains avec les quadrilles des baguettes précédentes, en se servant, pour introduire dans le moule préparé pour les baguettes à quadrille , du cylindre préparé pour les grains de chapelet. Du reste, les combinaisons qu’on vient d’indiquer mettent sur la voie d’une foule d’autres que le verrier peut opérer.
- 5° Quelquefois on ménage, au centre d’une des baguettes un filet en zig-zag ordinairement coloré : pour cela , on prépare un premier cylindre massif en verre transparent, de moitié du diamètre de celui qu’on veut étirer, et on fait adhérer parallèlement à l’arête de ce cylindre une petite baguette colorée ; on recouvre le tout d’une nouvelle couche de verre transparent pour produire le cylindre de la dimension voulue pour entrer dans le moule des baguettes à filets. La petite colonne colorée, n’étant pas au centre du cylindre, tournera en spirale autour de ce centre par le mouvement d’étirage et de torsion, et produira un zig-zag par l’aplatissement.
- Parmi des pièces de Venise , et ce sont peut-être les plus remarquables, il en est qui présentent un réseau de filets simples à mailles égales dont chacune renferme une bulle d’air : ce genre est le plus difficile à produire. On y parvient, toutefois, en soufflant une première paraison à filets simples tordus , puis une deuxième paraison à filets tordus en sens inverse ; on ouvre l’une de ces paraisons et on y introduit l’autre de manière à les faire adhérer; les filets se croisent alors et produisent des mailles qui sont égales si les paraisons ont été bien préparées. Si le verre opaque est dur, la cannelure produite par les colonnes se maintient à un certain degré quand on souffle la paraison ; ces cannelures tordues en sens inverse venant à se croi-
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- rquand on engage l’une des parai-
- ns dans l’autre, une bulle d’air estera renfermée dans chaque maille quand les deux paraisons seront réu-1 Ou termine la pièce par les moyens rdinaires, suivant la forme qu’on Ve«t lui donner.
- Indépendamment des verres filigra-esi les Vénitiens ont fait quelques ssais de ce que j’ai appelé verres mo-ai’ques, plus connus sous le nom de ^llefiori; mais ils sont restés, sous Y rapport, bien loin de l’antiquité. Vo,ci la manière de fabriquer ces verres.
- , I^es éléments, au lieu d’être des baguettes, sont des tronçons de baguettes dont la section présente des ^toiles ou autres formes symétriques composées de plusieurs couleurs ; par exemple, le verrier formera , au bout de sa canne, un petit cylindre massif en verre rouge autour duquel il appliquera cinq ou six cueillages de verre Jj)eu turquoise qu’il façonnera avec sa P'ucette pour former des ailes prisma-llques triangulaires dont la base est sur le cylindre rouge, puis il remplit es intervalles entre ces ailes avec un verre d’une autre couleur blanc opaque °u jaune ; il marbre et enveloppe le l°Ut d'une couche d’une couleur transparente, soit violet clair. Il peut ensuite introduire cette colonne dans un ^oule garni intérieurement de baguettes d’une autre couleur ou blanc °Paque , qui, par leur section , feront üu tour de perles blanches ; enfin , quand il a composé sa colonne comme "Je désire, il la chauffe fortement et •etire à la grosseur de 10 à 15 milli— dUitres. Ces premières baguettes ser-yent à garnir un moule dans lequel on lntroduit une colonne formée des jqèmes éléments et une nouvelle com-P'qaison de couleurs, et on étire ensuite le tout à la grosseur de 10 à 15 juillimètres. On peut varier à l’infini ]es formes et les couleurs des sections. Pn tranche ensuite les colonnettes en ponçon d’environ un centimètre de longueur, et c’est avec ces tronçons qu’on compose les pièces mosaïques ou JUUlefiori. Pour cela, on garnit de ponçons l’intérieur d’un moule et l’on ‘ait chauffer au rouge brun, puis on souffle une paraison à laquelle on donne à peu près la forme du moule : °u la chauffe et on l’engage dans le Jdoule, de manière à faire adhérer les fonçons contre la paraison ; on réchauffe, on souffle, on marbre et on °Père enfin par les moyens ordinai-res. Une méthode préférable consiste à
- faire une paraison dont on fait revenir intérieurement le fond vers la canne , de telle sorte que cette paraison, étant détachée de la canne, présente une ouverture circulaire composée de deux parois concentriques ; on la laisse refroidir; on introduit entre ces parois des tronçons de baguettes, afin de remplir autant que possible tout le vide ; on réchauffe peu à peu cette paraison, on prépare une canne dont l’extrémité sera garnie d’un disque de verre chaud qui n’intercepte pas le trou de la canne; on adapte ce disque contre le bord supérieur de la paraison et on aspire par la canne l’air renfermé entre les tronçons et les parois de la paraison ; enfin, prenant une autre canne préparée de la même manière, on l’applique contre le côté opposé de la paraison que l’on détache de la première canne : l’intérieur du fond rentré formera alors l’intérieur de la paraison que l’on souffle avec la deuxième canne , et à laquelle on donne la forme voulue par les moyens ordinaires.
- Nous avons dit que, dans les fabrications à filigranes et millejiori, les paraisons étant une fois amenées au point convenable étaient ensuite achevées par les [moyens ordinaires. Parmi ces moyens, nous ne devons pas omettre de signaler un procédé dont l’emploi ne date guère que de cinq à six ans, et n’a été mis en usage chez nous que depuis un an ou deux ; je veux parler du moulage en bois. Il ne s’agit pas ici du moulage au moyen duquel on obtient des dessins en relief sur la face extérieure des pièces, mais du moulage qui procure la forme. Jusqu’à ces derniers temps, les profils de la pièce étaient donnés par l’ouvrier au moyen de ses fers à lames de fer et à lames de bois, avec lesquels il pressait sur la pièce tenant à l’extrémité de la canne ou du pontil, que l’ouvrier faisait tourner sur les bardelles : l’exactitude de la forme dépendait de l’adresse de l’ouvrier. Les verriers de Bohème n’opèrent pas ainsi : chez eux, la forme de chaque pièce, verre , carafe, vase, etc., est donnée par un moule en bois, formé de deux parties semblables s’ouvrant à charnières, ayant intérieurement la forme exacte de la pièce qu’on veut produire ; l’ouvrier fait sa paraison , et, quand elle est amenée à la grosseur et à la forme convenables, il la chauffe fortement et l’introduit dans le moule ; le gamin ferme le moule à l’aide de deux manches dont il est muni, l’ouvrier souffle en imprimant à la canne un mouvement de rotation
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- sur elle-même , pour que les arêtes de jonction du moule ne laissent pas de trace sur la pièce de verre ; au bout de peu d’instants le gamin ouvre le moule, l’ouvrier retire la pièce à laquelle la forme est ainsi donnée ; il ne s’agit plus alors que de la prendre au pontil pour terminer l’ouverture supérieure. Les ouvriers de Bohême ne prennent même pas ce soin ; le moule donne la forme jusqu’à la partie extrême ; on détache la pièce de la canne à la sortie du moule, on la porte à l’arche de recuisson, et après l’avoir retirée de l’arche on la rogne à la hauteur voulue à la roue de tailleur. C’est pourquoi on remarque que les verres de Bohême ont été raillés et flétés au bord, au lieu d’être ouverts et rebrûlés au feu comme les nôtres. Après chaque pièce moulée, on plonge le moule en bois dans l’eau pour l’empêcher de brûler, et il peut ainsi servir au moulage de quarante à cinquante pièces, sans que les diamètres soient sensiblement augmentés.
- Tel est le procédé qui a été emprunté aux verriers de Bohême , où il est aussi ancien que les verreries mêmes de ce pays, qui, à beaucoup d’égards , toutefois, sont moins avancées que les nôtres. Par ce procédé de moulage en bois, on obtient des formes plus pures que par les procédés anciens : je m’exprime mal en disant plus pures, parce que malheureusement il existe peu de formes recommandables dans le commerce ; jamais l’industrie n’eut plus besoin que l'art vint à son secours ; mais je veux dire qu’on obtient des pièces plus régulières, exactement conformes au modèle donné; il y a certains détails même qu’on obtient ainsi et qu’on ne pourrait pas produire par les anciens procédés. L’importation de ce système de moulage a eu lieu d’abord à la cristallerie de Baccarat où il a été notamment perfectionné, et ce n’est pas le seul progrès que l’on doive à M. Toussaint, directeur de cette fabrique , habilement secondé par M. de Fontenay.
- Revenant aux verres filigranés, nous dirons que c’est à la verrerie de Choisy-le-Roi qu’on a recommencé à en fabriquer, et que nous avons reconstitué les procédés, les tours de main, au moyen desquels on les produit. Un verrier, qui avait un petit four de flacon-nerie dans Choisy, obtint de nos ouvriers la connaissance de ces procédés et fabriqua ces verres en petite quantité. Cet ouvrier est ensuite entré au service de M. Nocus, fabricant d’émail , à Saint-Mandé, qui a donné une
- grande extension à cette industrie, et a produit des verres filigranés, non pas aussi parfaits que les anciens verres vénitiens , il faut le reconnaître , dont ils n’ont ni la légèreté, ni la netteté, ni la régularité de filets, ni les formes, mais supérieurs à ce qui se fait actuellement à Venise.
- Depuis quelque temps, la cristallerie de Saint-Louis a entrepris aussi la fabrication des verres filigranés ; cet établissement produit beaucoup de pièces à larges baguettes multicolores d’un aspect agréable ; au point de vue de la fabrication , il exploite très-habilement ce produit nouveau , ainsi que les verres à triple couche de couleurs , taillés ou gravés. C’est une justice que nous devons rendre à MM. Lorrin et Marius.
- Puisqu’il est question de verres colorés , je citerai quelques particularités relatives à leur coloration par les oxides métalliques qui paraîtront peut-être nouvelles.
- 1° Oxide de manganèse. On sait que l’oxide de manganèse colore le verre en violet. Cette propriété a été de tout temps employée pour corriger la couleur vert bleuâtre ou vert jaunâtre qu'afï’ecte souvent le verre ou le cristal ; quelques grammes d’oxide de manganèse employés par 100 kilog. de verre ou de cristal donnent une légère teinte violette plus agréable que la teinte verdâtre. Les verriers savent qu’il faut légèrement augmenter cette teinte violette, parce qu’elle s’affaiblit lorsque le verre est porté dans l’arche de recuisson. Si l’oxide de manganèse est en excès , on détruit son effet en projetant dans le creuset un petit fragment d’acide arsénieux : ces résultats sont bien connus des verriers. Cela posé, parmi les plombs dont l’oxide est employé dans la fabrication du cristal, il en est qui contiennent du cuivre ou de l’argent, en très-petite quantité , il est vrai, mais suffisante pour donner au verre une teinte désagréable. Il en est d’autres plus rares qui recèlent du manganèse , et les miniums provenant de ces derniers communiquent au cristal une légère teinte violette ; mais, dans ce cas, le manganèse est combiné de telle sorte que ni la chaleur de l’arche de recuisson, ni même l’arsenic, n’altèrent celte coloration, à moins qu’il ne soit employé à haute dose. Les plombs contenant du manganèse sont très-recherchés par les fabricants de cristal , parce qu’ils sont un correctif d’un effet plus sûr que le manganèse employé séparément; les miniums de
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- Ccs plombs sont mélangés avec d’autres 'h'niums purs ou contenant des oxides nuisibles.
- Nous ferons observer encore que , jorsqUe le manganèse est employé à faibles doses dans le verre blanc , le temps, certaines influences atmosphé-j'tques, et surtout l’exposition prolongée à une température un peu elevée, ramènent toute la puissance colorante vers l’une des surfaces qui Prend ainsi une teinte très-foncée: c est ainsi que des vitres de Bohême s?nt, après une longue exposition à 1 air et surtout au soleil, devenus d’une teinte violacée. Je possède des fragments (te cristaux dans la composition desquels entre l’oxide de manganèse , et qui. étant restés quelque temps dans tes coins de l’arche à recuire , sont devenus à l’intérieur blanc opaque par le fait d’un commencement de dévitrifi-eation , et violet foncé sur une des surfaces.
- T Oxides de manganèse et de cobalt. ^ oxide de manganèse donnant au verre J^ue couleur violette et l’oxide de cobalt une teinte bleue, on pourrait croire que si, dans les conditions ordinaires, °n ajoutait à une composition de verre °u de cristal une proportion quelconque de ces oxides, on obtiendrait une couleur intermédiaire entre le violet et tcbleu, c’est-à-dire l’indigo plus ou U’oinsbleuou violet, suivant les doses. Tel n’est cependant pas le résultat ob-lonu ; dans ce cas l’effet de l’oxide de JUanganèse est annihilé et le verre reste bleu, soit que l’on emploie de l’oxide ue cobalt, du safre ou de l’azur. En fai-Sant fondre un mélange de groisils de verre bleu et de groisils de verre vio-jct, le mélange au lieu de participer des ueux composants, sera bleu. Il y a cependant des mines de manganèse qui contiennent du cobalt ; je citerai entre autres un manganèse extrait en Savoie; uans cet état l’effet des deux oxides se *a>t sentir dans le produit qui est indigo. On peut faire concourir le manganèse et le cobalt à la production du ''erre indigo ou violet, mais alors il faut employer dans la composition une forte proportion de nitrate de potasse , remplacer, par exemple, moitié de l’alcali employé par partie égale de nitrate potasse. L'emploi de ce corps oxi-Scnant indique ce qui se passe dans cotte opération.
- 3° Oxides de fer et de manganèse. d’oxide de fer ajouté à la composition uu verre donne une couleur vert bouille ; mélangé avec de l’oxide de manganèse il ne donne pas au verre la cou-
- leur qui résulterait du mélange sur une palette de la couleur violette avec, du vert bouteille : si à une composition pour faire du violet assez foncé on ajoute quelques kilogrammes d’oxide de fer, le verre passe à une couleur plus brune, plus pelure d’oignon , puis enfin devient d’un assezbeau jaune; c’est même ainsi qu’on colore le verre destiné à être étiré en fils fins pour imiter l’or dans les tissus de verre. Toutefois on n’obtient jamais de cette manière un verre d’un jaune aussi pur, aussi brillant quecelui'produit par l’emploi d’un sel ou d’un oxide d’argent.
- 4“ Oxide d'argent. L’argent est le seul métal dont l’oxide colore le verre sans addition d’aucun fondant et à un degré d’autant plus intense que le verre est mieux combiné, c’est-à-dire plus prêt de l’état parfait des proportions définies. Comme l’argent a une puissance très-grande , on le divise en mélangeant l’oxide avec un medium de l’argile broyée par exemple, ou de l’oxide de fer ; on fait une bouillie claire de ce mélange , on la répand d’une manière égale sur la surface d’une feuille de verre ou sur certaines surfaces ou médaillons de pièces en verre ou en cristal , puis après avoir fait sécher on expose à la chaleur de la mouflle, on brosse la feuille de verre, ou les pièces de cristal ou verre qui se trouvent teintes en jaune transparent, et la poudre que l’on brosse est soigneusement recueillie, car elle a encore une grande puissance colorante. L'oxide d’argent a une telle disposition à colorer le verre en jaune que cet effet peut se produire à froid. J’ai un bocal dans lequel on avait mis pendant longtemps les restes de la couleur qui servait à teindre des feuilles de verre à vitre ; ce bocal a fini par prendre une teinte jaune très-marquée.
- 5° Coloration par l'or. On sait que le pourpre de Cassius ajouté en faible proportion à une composition de verre ou de cristal blanc produit une couleur rose allant, suivant la dose, jusqu’au beau rouge rubis ; mais ce que tout le monde ne sait pas, c’est que par la première fusion on 11’obtient ainsi qu’un verre blanc légèrement jaune ; quand le verre a été refroidi et qu’on le réchauffe, on voit la couleur rose ou rouge se développer à mesure que la chaleur le pénètre (1).
- (1) Ce fait, déjà observé par M. Gollier-Beyssere, a été de nouveau consigné par M. Schubarth, dans un mémoire sur le verre dont nous avons donné un extrait dans le Technologitte, 6* année, p1 201.
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- Les verres opalins sont également transparents lorsqu’on les sort du creuset et ne s’opalisent qu’après avoir été un peu refroidis et réchauffés ; plus on répète les changements de température plus ils deviennent opaques.
- Mémoire sur un nouveau système de teinture et d'impression avec 30 aslrivgents et substances colorantes végétales de l'Inde , etc., et 80 mordants et substances colorantes minérales.
- Par M. D. Gonfreville.
- (Suite. )
- Quoi qu’il en soit, on conçoit facilement que le choix de ces astringents et substances colorantes n’est pas indifférent pour toutes les substances métalliques signalées ici, comme pour toutes les teintures; il y a dans l’union de toutes ces nouvelles substances une série de faits entièrement inconnus applicables aux procédés de l’art qui nous occupe; chacune des substances soumise aux essais a fourni, dans des circonstances et des proportions, autant que possible semblables, des couleurs particulières variant entre elles de ton, d’intensité, d’éclat et de fixité. Ainsi, dans cette belle collection de végétaux indigènes et exotiques, tous applicables à la teinture, on a obtenu avec les substances minérales, des couleurs ou teintes infiniment variées, en raison de la proportion aussi très-variable de leur principe astringent et de la nature de la substance colorante qu’ils contiennent; le myrobolan, le yemangap, le divi-divi, le dye-food, le vélum, comme astringents simples, et l’atch-root, le noona, le chaya,le souroul, le cassa, le setjan, le barwood, l’oobar, le mun-giez, etc., comme astringents et substances colorantes, ont procuré une très-belle série de composés nouveaux de couleurs différentes et très-fixes, quoique dans des proportions et des conditions analogues. De plus, et c’est le résultat le plus remarquable et le plus utile de ces intéressantes expériences, les couleurs métalliques qui, pour la plupart, comme celles précitées, étaient changeantes ou fausses, attaquables ou modifiables par l’air, la lumière, ou par l’action de quelques agents chimiques , avant cette combinaison , deviennent après beaucoup plus fixes à l’air, aux alkalis, etc., et
- cette action est réciproque ; ainsi, 1° les substances astringentes-, 2° les substances colorantes végétales ; 3° les substances minérales indiquées et comprises dans le tableau en deux parties ci-dessus ; puis 4° les cinq mordants suivants , et 5° l’huile ou plutôt l’acide oléique sont, dans ce nouveau système de teinture fixe, les seuls composants ou les seuls éléments des couleurs.
- Les nitrate (3602) et hydrochlorate de fer (3568) et d’alumine, et les trois dissolutions saturées dubichlorure d’étain dans i° l’acide sulfurique (3622); 2° l’acide acétique (3607), et 3° l’ammoniaque (3606), ont fourni les cinq nouveaux mordantsconvenablesà la plupart de ces substances végétales, pour la première série de l’Exposition 1839.
- Les mordants d’alumine et d’étain, dont la base est incolore, sont convenables pour les couleurs pures, vives et claires, et les mordants de fer dont la base est colorée, et brunit toujours au contact d’un astringent et d’une substance colorante astringente , sont réservés pour les couleurs foncées, ou celles dans lesquelles les nuancesdu noir ou du violet sont nécessaires à allier.
- La majeure partie des couleurs métalliques citées ici sont déjà connues des chimistes; on les utilise de plusieurs manières dans les peintures sur porcelaine, sur verre, sur émail, où cette application ne peut se compléter que par l’action du feu. La plus grande partie des couleurs employées pour la peinture à l’huile est aussi tirée des minéraux , les plus fixes du moins sont de cette classe ; on sait que les laques de cochenille, de carthame, etc., n’ont pas une aussi grande résistance à l’action du temps; jusqu’à présent on n’a employé dans les impressions sur étoffes qu’un très-petit nombre de couleurs minérales ; Ilaussmann a le premier tenté quelques applications de ce genre; mais il reconnaît lui-même que de grandes difficultés se présentent pour généraliser leur emploi; des couleurs formées par le feu à leur plus haut degré de beauté et de fixité ne semblaient pas pouvoir être raisonnablement proposâmes dans la fabrication des indiennes. Cependant, la chimie fait de si rapides progrès, qu’aujourd’hui il est devenu facile de produire beaucoup de couleurs minérales fixes sans l’action du feu ; de les composer par de doubles affinités par la voie humide, de les dissoudre, et de les appliquer dans des conditions convenables à diverses industries. Des recherches soutenues sur l’action de quelques principes des végé-
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- bx pour la coloration des étoffes ont 0nduità quelques faits dignes d’atten-°.n > et qui favorisent aussi la corabi-aison et la formation des couleurs inerales dans cette industrie, par un jstetne de procédés qui n’avait pas ncore été étudié, compris et présenté
- c°nvenablement.
- ] f-fn p^era d’abord quelques faits re-abfs à de nouvelles substances colonies tirées de l’Inde, de la Chine et de ava; par ce résumé concis de longs ravaux , on pourra apprécier que les p>les propriétés de ces agents de tein-~.Ur.e et de peinture de ces contrées produisent des effets et donnent des ré-Su'tats tout à fait nouveaux, et peuvent gir des applications dans nos inanu-
- Ces nouvelles connaissances acquises lS^oCe suîet’ depuis l’exposition de °39. et propagées avec persévérance Parmi les industriels compétents, per-pMttent de penserqueces substances exo-mpies peuvent servir à égaler ou plutôt prême à surpasser encore la fabrication fidienne et anglaise dans différents ar-.lcles,et,enun mot, à perfectionner cette •Jdustrie, pour quelques couleurs qui lui Manquaient pour les chites, foulards , Cachemires, madras, perses , turbans, Pagnes, tapis, etc- De premiers résultats dans ce sens sont bien prouvés par ,e® heureux essais en grand qui en ont et® faits dans plusieurs fabriques de Premier ordre, et dont une grande Partie reste encore à publier.
- Le capilapodie donne seul un °range fixe , en le traitant simplement Par un alkali à peu près comme le ro-S°u » qui ne donne qu’une couleur Iausse dans les mêmes circonstances.
- Le souroul puttay fournit des Couleurs pourpre et violet de tons par-bouliers qu'aucune autre substance courante ne peut produire, et cela par nouveau mordant qui lui est propre.
- . 3° Le camwood ou barwood fournit bos couleurs rouge et puce d’une très-grande beauté, et se fixe bien par plu-Sleurs nouveaux mordants métalliques.
- 4*° Les vendium et cassa donnent de nouveaux jaunes et verts solides ; ce dernier s’allie bien aussi à la couleur du chaya-ver, pour la couleur connue s°us le nom de Rouge de Madras.
- Le taynga-odoo mieux que l’hyp-P°mane ; le rhus radicans, le catappa, ® dintada produit un suc favorable au îî?lr et aux brunitures solides dans impression des tissus, et dont les pro-PMétés sont très-précieuses pour quelles couleurs d’application.
- Le jong-houtong de Chine et
- Yatch root du Bengale procurent des couleurs rouge et orange, et surtout quelques brunitures extrêmement riches et solides, par des dissolutions métalliques particulières, qui ne peuvent donner que des couleurs claires avec d’autres substances avec lesquelles elles ont le plus d’analogie, comme le quercilron, lefustet, etc.
- 7° Le bylaimby, rongeant employé par les moutchys de 1 Inde dans la fabrication des chites, etc., contient un acide végétal très-énergique etencore inconnu ou inexpérimenté des chimistes.
- 8° Les écorces dites lodu,odium,ma-rudum, vélum fournissent des fonds astringents favorables à plusieurs nuances et teintes de couleurs très-fixes, et seuls sur de nouveaux mordants quelques couleurs très-belles sur laine, soie, coton et lin.
- 9. Le titam-cuttay, qui a la pro priété d’éclaircir instantanément les eaux troubles, et qui est employé pour cela par les chasseurs indiens qui s’en munissent toujours, sert aussi à épurer quelques décoctions de substances colorantes, il suffit le plus ordinairement d’en frotter le vase dans lequel on les verse ;
- 10° Le tagarey-verey, graine, remplace seul dans la cuve d’indigo de l’Inde les divers désoxigénants végétaux ou minéraux employés en Europe;
- 11 °Le myrobolan ,tanikai, ca doucai, sert pour un vert foncé très-solide dans les tapis de Patna, etc.;
- 12° Le yemangap, écorce du Pégou, remise par M Bélanger, naturaliste, donne des couleurs mixtes et des brunitures avec plusieurs dissolutions métalliques, très-fixes et cependant commodes et faciles à ronger par le bylaimby.
- En général, ces trente substances astringentes et colorantes (du tableau n° 1), nouvelles ou peu connues dans nos ateliers, donnent des nuances ou des tons de couleur impossibles à obtenir par les anciennes substances employées jusqu’à présent ; et ceci ne peut surprendre , car on sait bien que presque toute substance possède des propriétés particulières et spéciales qui peuvent la caractériser; ainsi, en ce qui nous occupe : 1° les couleurs bleues végétales par l’indigo et le campêche , ou minérales par l’hydrocyanate de fer, le cobalt et l’outremer, ont chacune des tons parfaitement distincts;
- 2» Les rouges de la cochenille, du murex, du kermès, de la garance, du santal, du Brésil, du Carthame, etc., et ceux de l’iodure de mercure, du stan-
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- nate d’or, diffèrent et se reconnaissent facilement ou par leur aspect ou par leurs propriétés ;
- 3° Lesjaunesdequercitron.degaude, de fustet, de génestrole, de curcuma, ceux de chrome, de bismuth, de fer, de plomb, etc., ne se ressemblent ni de nature ni de qualité; tous ont aussi leurs effets particuliers dans les essais avec les réactifs et dans les opérations, comme dans les différentes combinaisons de l’impression et de la teinture.
- Eh bien! de même aussi les rouges nouveaux de jong-koutong , noona, atch-root, souroul, setjan, oobar, cam-wood, capilapodie, bignonia, etc.; les jaunes des cassa, chepuda, myrobo-lan, yemangap,vendium,dyefood,etc-i les violets bleus et les noirs et brunitures des divers astringents (1), ne peuvent être confondus , ni dans leur traitement, ni dans leurs propriétés et leurs effets dans le système général de cette fabrication; en un mot, ils ont été tous caractérisés nettement par l’étude et l’expérience ; de plus, les propriétés et l’action des agents chimiques, des mordants usités et de quelques mordants nouveaux sur chacune de ces dernières présentent aussi des faits bien caractéristiques et très-utiles à signaler aux praticiens, applicables, parun nouveau système, à l’impression comme à la teinture des tissus et des fils.
- Pour abréger autant que possible ce premier mémoire, on n’entrera que dans peu de détails à ce sujet, les propriétés générales indiquées ici peuvent suffire en ce moment pour caractériser convenablement ces nouveaux agents.
- Des tables de l’action de toutes ces substances entre elles ont été dressées et sont comprises dans les premiers mémoires précités. Cependant on ne peut se dispenser d’indiquer ici, d’une manière générale et succincte, le principal fait qui a conduit au nouveau système de combinaisons qu’on croit pouvoir signaler aujourd’hui comme une découverte du plus haut intérêt pour le perfectionnement de l’art de la teinture.
- Les moutchys (coloristes en toiles) de l’Inde utilisent quelques minéraux impurs ou complexes qui ont beaucoup d’influence dans la fixité de leurs couleurs, et l’analyse de quelques-uns de ces minéraux a été très-utile pour bien les apprécier. Ces habiles et patients ouvriers n’emploient
- (i) Ainsi que ceuxdeshydrosulfuredeplomb, iodure de manganèse, cyanure de mercure, bromure de fer, iodure d’antimoine, chlorure de cuivre, etc.
- point des agents chimiques aussi parfaits ni aussi nombreux que les nôtres , mais on a reconnu dans le système de leurs opérations des principes qu’il était très-utile d’étudier, de suivre et d’appliquer pour notre industrie. Ces coloristes, dont les ouvrages sont admirables sous quelques rapports, ne paraissent toutefois dirigés dans leurs procédés et dans leurs opérations par aucun principe de la chimie ; la pratique, et surtout une patience imperturbable, leur font surmonter tous les obstacles et suppléent à nos mille et une inventions de machines; ils appliquent et pointillent leurs mordants à la main avec une espèce de tireligne garni d’une petite éponge ou tampon qui contient la composition et qu’ils pressent légèrement et à mesure du besoin, etc. Pour des fonds mats ils sc servent de plaques en cartons convenablement découpés à jour, et ils tamponnent ou brouillent avec un gros pinceau , comme le font nos afficheurs; pour des réserves ils plaquent toute la pièce de cire, puis dessinent en enlevant la cire avec un poinçon de bois, aux endroits où doit teindre la cuve bleue, etc., etc. Cependant, ils mettent tant d’adresse, de précision, de persévérance dans ces procédés si simples qu’ils parviennent de même à une grande netteté de dessin dans leurs plus riches tapis.
- L’action des chromâtes qui leur est entièrement étrangère, est sur la plupart de leurs substances végétales astringentes et colorantes, extrêmement remarquable, et seule offre déjà une suite de résultats et d’observations d’un très-grand intérêt dans l’art de la teinture et de la peinture des fils et des tissus ; ils peuvent agir, on le sait, selon les circonstances, ou comme rongeants, ou comme mordants ; les premiers essais en ont été faits dans l’Inde dès 1827.
- On sait que le bichromate de potasse, selon les proportions et certaines combinaisons, peut attaquer et même détruire , ronger, selon le terme technique, ou bien au contraire, vivifier, brunir ou fixer les fonds de cachou; de même ce bichromate et d’autres, appliqués aussi dans les proportions et les circonstances favorables sur d’autres astringents ou substances colorantes végétales, produisentdes réactions très-curieuses , des effets remarquables et d’utiles modifications dans les couleurs primitives de ces agents, soit pour les vivifier et les nourrir, soit principalement pour les fixer ; aucun autre mor-
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- ^.anl no paraît aussi efiicacc dans plu- i Sl0,lrs teintures.
- On a obtenu, àl'aîde de combinaisons Qes substances métalliques avec di-Jerses substances végétales, astringents et colorantes, et en étudiant bien es effets de cette première expérience, ies compositions nouvelles pour tein-. re et impression en couleurs vives, intenses, unies et solides ; toutes qua-|des exigées pour qualifier une opéra-bon de teinture parfaite.
- L’emploi des iodures offre des faits bien plus remarquables encore; ces ^°mposés ont été, depuis l’exposition de 1839, le principe de quelques applications nouvelles dans l’art de jeindre et d’i mprimer. Les tables de l’ac-tion des iodures, bromures, chlorures, eyanures, bydrosulfures, ammoniures, Aromates et stannates sur chacune de Ces trente substances végétales, forment ün travail entièrement neuf pour cet arL‘ elles signalent quelques découplés précieuses et constatent plus de deux mille expériences. La publication Seule de ces premiers faits sera déjà un Service réel rendu aux praticiens et leur evdera bien des recherches.
- 3392. Le protoxyde de chrome à l’é-jat d’hydrate est d’un vert bleuâtre, et j'orsqu’il a perdu .cette eau par la cha-|eur, il devient d’un vert foncé, et alors *a Potasse le dissout; il résulte évidemment de ce fait que cette couleur en Cet état appliquée en peinture des tissus en teinture des fils, ne résistera point a ‘.a potasse, qu’ainsi seule, elle ne se-bdt pas suffisamment fixe à l’une des ^preuves essentielles exigées pour le b°n et grand teint.
- 2107. Le bichromate de potasse ne Peut donner seul qu’une teinte jaune, egère et fugace, soluble enfin comme Jui ; mais ces deux mêmes couleurs mè-bdliques, appliquées sur un fond con-vcnahlemeiit préparé d’un astringent °u bien d’une substance colorante, par ç*emplc, de cachou ou dejongk ouiong, développent et se fixent, non pas seulement à cause de la couleur parti-culiéreet additionnelle duvègétal, mais er|core par un nouvel état de la couleur métallique, de la couleur du chrome, Sar)s un sel de plomb ni autre.
- . Lu mélange de deux substances so-ubles, l'une végétale et l'autre miné-a'e, il résulte un composé, ou une couleur insoluble. La couleur du ca-cb°u seule était fausse ou soluble, si P? Peut s’exprimer ainsi, la couleur du mchromale seule, ou de l’acide chro-mique , ou du chrome l’était aussi, et Ces deux substances, l’une végétale et Lt Ttehnoiogûle, T. VII. — Novembre
- 'autre minérale, réunies et combinées en proportions rationnelles, et peut-être aussi dans les rapports de leurs équivalents chimiques, se combinent, se saturent et forment un nouveau composé, ou une couleur fixe ou insoluble. La fixité ici doit être bien comprise, non-seulement dans la doublé combinaison de ces substances, mais surtout dans la triple combinaison de l’étoffe végétale ou animale, et des deux substances végétale et minérale composant la couleur ; car tout composé qui, dans ce sens, s’isolerait de l’étoffe ne serait plus convenable à la teinture. Ceci peut se comparer en partie à l’effet si bien connu de l’action d’une dissolution de peroxide de fer seul sur un fond astringent, ou imprégné d’acide gallique qui produit le noir. Le chrome est jaune tendre,soluble et faux teint, le cachou est fauve clair, soluble et faux teint, et tous deux réunis font une couleur café très-foncée , insoluble et bon teint. Le fond de galle est d’une teinte nankin très-légère, la dissolution de fer donne une teinte chamois pâle , et tous deux produisent le noir le plus intense. De ces faits si simples, dont la cause, je le répète, n’a point encore été bien déterminée par les chimistes, et qu’on pourrait peut-être attribuer avec quelque vraisemblance et d’après la nature des composés résultant, tantôL à une désoxigénation partielle ou complète du métal par la substance colorante , et tantôt à un isolement plus ou moins complet du carbone noir de la substance végétale par le métal ; de ces faits, dis-je, de ces résultats, quelle qu’en soit la cause, on peut déduire un principe général applicable à un très-grand nombre de phénomèmes chimiques et d’opérations de teinture, c’est que :
- L'union des substances astringentes et colorantes végétales, et d’un grand nombre de substances minérales produit des composés fixes. Cet effet d’un bichromate sur le cachou se reproduit en des couleurs particulières et extrêmement variées sur la plus grande partie des autres substances astringentes et colorantes, beaucoup d’autres dissolutions métalliques produisent aussi, sur les mêmes substances et dans des circonstances convenables, des phénomènes bien curieux, bien utiles surtout et dont on a su profiter dans les ateliers de teinture et d’impression.
- L’addition d’un oléate alkalin ou seulement de l'acide oléique, ou même j de l’huile dans quelques-uns de ces | procédés, produit aussi des effets utiles
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- et fournit quelques nouveaux composés de couleürs d’une parfaite fixité et dont la base est un savon métallique insoluble.
- Les peintures à l’huile si fixes et qui nous conservent les chefs-d’œuvre de génie et de goût des grands artistes de l’antiqukè sont de la même nature.
- De ces faits fondamentaux qu’on ne peut qu’indiquer ici, on a été conduit progressivement à un système entièrement neuf, pour les opérations générales des procédés essentiels de l’art de la teinture et de l’impression ; on a acquis la certitude de pouvoir y introduire avec un avantage réel l’emploi d’un très-grand nombre de compositions minérales inusitées, comme mordants et comme matières colorantes; et, de là beaucoup de couleurs qui étaient fausses isolément peuvent, par ce système, être parfaitement fixées.
- En donnant à un tissu ou bien à des fils, de coton par exemple, 1° une passe ou un lisage convenable (3438) dans une dissolution acide (acétate, nitrate, etc.), ou mieux encore (3347) dans une dissolution alkaline (ammoniacale) de cuivre; 2° une passe ou lisage dans une dissolution acide d’hydrocyanate de potasse ; on obtient instantanément un brun métallique très-beau d’hydrocyanate , ou de cyanure de cuivre, selon l'opinion reçue; cette couleur, qui pourrait bien n’ètre, plus exactement, que du cuivre desoxidé,revivifié ou réduit, participe toutefois et conséquemment des mêmes propriétés de ce métal, elle s’altère à l’air et l’humidité, elle s’oxide, elle devient soluble dans les acides, etc , tandis que par l’union simultanée et immédiate d’une substance astringente ou colorante, même en très-minime proportion dans beaucoup de cas, ce composé métallique, ce mordant coloré se fixe alors parfaitement, en corsant ou modifiant d’une manière quelconque sa teinte; et alors l’air, l’humidité, les acides n’ont plus d’action sur lui, ou du moins cette action n’est plus si facile, si prompte , et la couleur se trouve dans les conditions d’une bonne teinture, elle est dans un état plus stable relativement aux épreuves ordinaires que doit subir un tissu destiné pour vêtement, meuble, etc., et dont la qualité est bien supérieure comme teinture et impression. La manière de conduire l’opération et de fixer les proportions relatives des agents nécessaires, contribue d’ailleurs beaucoup, on le conçoit aisément, à la réussite, une fois le
- principe essentiel bien connu et bien prouvé.
- Quelques-unes des matières colorantes végétales employées pour ces opérations ont dû être réduites à l’état d’extraits purs pour en faciliter l’appü' cation et simplifier et économiser les manœuvres; mais on le répète, l’acide oléique dans l’apprêt joue un rôle essentiel dans plusieurs de ces nouveaux composés. On sait que les huiles ont la propriété d’opérer une désoxigénation partielle de quelques oxides métalliques. Citons encore quelques expé" riences :
- 3490. Si on imprime sur un fond blanc : 1° une dissolution épaissie d’hy-drosulfate de soude et d’antimoine ; 2° une dissolution de nitrate de mercure; on obtient, il est vrai, un noir métallique immédiatement, mais il s’altère bientôt, et d’ailleurs la première application présente quelques inconvénients; mais si, au lieu d’opérer ainsi sur un fond blanc, on fait cette opération sur un tissu préalablement huilé, puis lisé, maté ou fou-lardè dans un bain astringent, de cachou, par exemple, alors l’opération en général est plus aisée, plus certaine, et le noir obtenu est beaucoup plus foncé et fixe.
- 3407. Si, sur un fond blanc, on imprime le sel d’antimoine, on peut passer à un acide pour quelques nuances; puis, si on réserve en partie ce premier fond et qu’on imprime l’acétate de fer, on aura de suite trois couleurs métalliques : l’orange par le sel d'antimoine seul, le chamois par l’acétate de fer, et le noir là où tous deux seront superposés ; sur un fond astringent ces trois mêmes couleurs sont brunies et fixées ; on aura gris, marron et noir. La dissolution alcaline du sel d’antimoine est bien préférable à la simple dissolution aqueuse qui se décompose facilement'
- 3542. Si on mate ou plaque un tissu blanc avec un bain acide de nitrate de bismuth, et qu’on y imprime ensuite une dissolution de chromate de potasse épaissie à la dextrine, on ne forme qu’un jaune faible et soluble; mais si, au lieu d’opérer sur un tissu blanc, on imprime sur un tissu foulardé dans un bain de dye-food ou de myrobolan, on a une belle bruniture fixe.
- 3580. Si sur un fond blanc on imprime ou mate convenablement un dessin cachou, et qu’on imprime ensuite sur tous deux de l’acétate de cuivre, et, d’autre part, une dissolution alca-J line d’antimoine, on obtient six cou-. leurs, le vert et l’olive par le cuivre, le
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- fiÜîneret Je *3I‘Un Par l j _ Ux fonds: nuis deux
- antimoine sur les Da i -—i puis deux fortes brunitures tim ‘ SuPerP°sifi°n du cuivre sur fantôme, avec ou sans astringent; puis jjj J’emPlaçantle sel d’antiinoine par le , uromate de potasse, ou bien encore,
- [>s les deux cas, la dissolution de » lvre par une de plomb, on aura en m atre opérations vingt-quatre couleurs Su nfUances i et toujours les premières, r tond d’astringent, seront plus fon-i„e,Set Plus fixes que les secondes sur le fo«d blanc.
- ^ action de l’iode, dans la belle dé-coî^Verte f*e Daguerre, a prouvé que \te substance renfermait un secret lu Peut avoir beaucoup d’applications laTeS-^S ^°*s <ïu ^ s aS'ra des effets de 'umière ; tous les iodures expérimen-s.s lci sont colorés; l'iodure de potas-. urn précipite les dissolutions de cuivre, ^^rcure, d’antimoine, de manganèse, t , uismulh, de plomb, etc.,en couleurs cs-vives, mais extrêmement reinar-i ables par leur facilité à s’altérer ou à jj Sser d’une couleur vers une autre ; s_ a cru voir là, avec quelque raison °n pouvait les fixer, de riches élé— e,Hs pour la coloration des tissus, etc., j/ Quelques recherches faites directe-enten ce sens ont éclairé sur quelques dignes d’intérêt au début de l’ap-1 ^cation de cette substance dans de pandes industries ; on les a tentés dans ,e nouveau système olfert ici. Quelques eureux résultats ont justifié les pre-: lercs prévisions, et on peut offrir au-* pcd’hui les preuves qu’on peut en |.lre d’importantes applications dans j,.rt de la teinture, sitôt que le prix de °de permettra d’en faire l’emploi :r7s les conditions courantes de cette
- u*dustrie (1).
- j ^ action des cyanures, des bromures, c,s chlorures, des hydrosulfures, des bl etc. paraît quelquefois sem-
- able ou analogue à celle des iodures ; |.ar. exemple, unis à la potasse, ils présent tous également en brun, les traie , hydrochlorate, acétate de cui-tah/ ** de jeter les yeux sur le
- ' nieau ci-joint, pour reconnaître d'au-l06s ,raPPorts entre ces sels dans la co-
- . -- des substances métalliques,
- fies substances astringentes, les sub-anccs colorantes, l’acide olèique ou j e*ÇPies substances huileuses agissent ssi sur jes dissolutions métalliques e|.ec quelque analogie, et, toutefois, a- es. fortifient, si on peut s’exprimer nsi> ces premières affinités et les cornet1) ?n juin 1845, il se vendait 32 fr. le kilog., atamtenant il est coté i4o l'r.
- binaisons qui en résultent, en un mot, elles les rendent plus fixes.
- Est-il nécessaire d’ajouter que ce qui a lieu par les nouvelles substances colorantes réussit également par les autres , et que , par exemple, les couleurs de garance, de quercitron, de cochenille, etc., traitées par Je même système en sont variées et modifiées avantageusement? (1 ) Il y a dans toutes les combinaisons possibles de ces nouveaux éléments des faits dignes de la plus sérieuse attention pour le progrès de l’art en général, et en annonçant ou indiquant simplement en cette première communication quelques principes , quelques faits et quelques résultats, ce n’est point seulement signaler une découverte utile au perfectionnement d’un art, mais bien plutôt un système entier de procédés et de combinaisons nouvelles applicable à l’une de nos plus belles, plus difficiles et plus importantes industries.
- Les belles couleurs écarlate zinnia, de l’iodure de mercure , pourpre du bromure de fer, céleste de l’oxide de cobalt, violetde l'hydrocyanate de platine, brun du cyanure de cuivre, puce de *Il’oxide de plomb, rouge du stannate d’or, etc. peuvent être combinées et fixées sur les fils et tissus très-intimement par ce système , aidé quelquefois seulement de l’action de la vapeur.
- Ce système esquissé ici a besoin à sa naissance , comme cela arrive généralement pour tout ce qui sort des pratiques ordinaires, de soins, d’études et d’expériences soutenus avec persévérance pour parvenir à tous les développements et toutes les applications dont on peut aisément le reconnaître susceptible ; toute idée nouvelle est dans ces conditions; il y a là , et on n’hésite pas à le proclamer par les faits nombreux qui sont acquis pendant les cinq années précédentes, le principe de modifications essentielles et d’améliorations positives dans les procédés usités jusqu’à présent; pour la simplification , l’économie, la promptitude, le progrès et le perfectionnement, en un mot, de l’art de peindre les tissus, etc., et qui ont dû paraître, et étaient en effet à peu près impossibles par la théorie et la pratique des systèmes fixés et suivis jusqu’à ce jour.
- On nourrit l’espoir que la théorie et l’expérience auront bientôt étayé de
- (i) Les couleurs résineuses du santal, do l’orcanette, etc., solubles dans l’alcool, sont susceptibles d’améliorations par leur union avec quelques-unes des couleurs métalliques.
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- nombreux faits ceî premiers documents , que leur importance et leur utilité seront appréciées et prouvées, que nos prévisions de progrès seront pleinement confirmées et que, par suite d’une seconde communication sur ce sujet, des faits réitérés et des notions nouvelles , offerts en ce système , pourront aider beaucoup à nous acquérir et à nous conserver dans cette industrie une égalité, et peut-être même une supériorité que l’Angleterre nous dispute incessamment.
- Par les expériences qui sont insérées au journal de 1839 à 1845, et dont on ne peut donner ici que le résumé concis , une voie toute nouvelle est ouverte à l’art de la teinture; ce n’est que par de nouveaux agents colorants importés de l’Inde et par les procédés qui leur conviennent qu’on a enfin obtenu : l°se-lon les instructions ministérielles de 1827 (1) et les intentions proposées, l’identité et la perfection des couleurs indiennes, perses et chinoises indispensables pour les plus riches produits de nos manufactures de cachemires et tapis en duvet et laine, de pagnes et foulards en soie, et de chites et madras en colon, etc. ; 2° selon nos propres vues, par un nouveau système d’opérations , la solution complète d’une grande partie , sinon de la totalité des problèmes restés insolubles jusqu’à ce jour dans l’art de l'indienneur, et 3° par des considérations d’une haute portée, dans l’intérêt général de l’industrie, des moyens puissants de production et d’innovation pour akler à conquérir à cette partie importante de notre commerce , des relations et une supériorité qu’une nation rivale nous ravit quelquefois et nous conteste toujours sur tous les points du globe.
- (Za fin au prochain numéro. )
- Procédés mécaniques nouveaux dans le tannage des peaux.
- Par MM. J. et G. Cox , tanneurs
- Les perfectionnements que nous proposons dans le tannage des peaux consistent dans des dispositions nouvelles appliquées à des appareils tournants , qui permettent d’immerger ces peaux dans la liqueur tannante et de les émerger successivement, de façon
- (O Voir une lettre de M. Hyde de Neuville, reçue à Madras en septembre 1827, n® 38.
- que pendant le temps de l’émersion elles reposent et pressent les unes sur les autres, et que pendant celui de l’immersion elles sont maintenues dan® un état isolé de suspension dans la b' queur. Il en résulte dans ces peau* soumises ainsi à des états alternatifs 3e pression et de tension par leur propre poids que les pores s’affaissent ou se resserrent, se vident partiellement de la liqueur épuisée et sont disposés a en absorber de nouvelles quantités paf voie d’attraction capillaire , quand oij immerge de nouveau , qu’on suspend dans la liqueur et qu’on soustrait a I<1 pression que les peaux exerçaient leS unes sur les autres. De plus on a cher' ché dans ces procédés à favoriser encore les effets d’endosmose et d’exos-mosc en agitant les peaux pendant qu’elles sont en suspension, ou bien en projetant le liquide en mouvement sur ces peaux pour les mettre constat*' ment en contact avec de nouvelle H' queur.
- On a déjà proposé diverses méthodes pour produire les effets ci-dessus indiqués , mais toutes présentent ces incon* vénients; ou que les appareils sont très dispendieux , ou que les procédés exigent un temps considérable, ou enfin qu’il est difficile d’opérer avec bénéfice. Notre procédé nous paraît plus simple, plus accéléré et plus avantager!* que ceux inventés jusqu’ici en mêrne temps qu’il produit un excellent cuir dans une période modérée de temps.
- L’un de nous, M. J. Cox, est déjà pa-tenté pour l’application d’un cylindre creux ou tambour (semblable au dash' ivheel ou wash-wheel des blanchis' seurs) divisé en compartiments par des cloisons allant du centre à la circonférence , dans lesquels on introduit les peaux et la liqueur ; ces peaux retenues par les cloisons et la surface concave dit cylindre ne peuvent s’échapper lorS' que la machine tourne dans une fosse ou cuve renfermant une dissolution de tan , laquelle pénètre dans la roue paf des ouvertures convenables ; on contre' balance autant que possible le poids des peaux dans chaque compartiment afin de pouvoir manœuvrer aisément l’appareil.
- Le même avait aussi pris antérieure^ ment une patente pour un procédé q111 consiste à suspendre à un rouleau , °l1 tout autre solide une ou plusieurs cour' roies sans fin de peaux disposées les unes sur les autres de manière à ce qu’elles pendent verticalement quand elles sont plongées dans la liqueur, afhJ
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- i- av°riser le tannage, économiser Pace ainsi que la liqueur, fl’ti 1S °n rernarQuera qu’en se servant dp«n?i r.oueou cylindre creux divisé par foi c°’sons> on ue peut opérer à la ct 8 que sur un petit nombre de peaux, s fiu<r ^ans le système des courroies im'S • Passant sur un rouleau il est Possible, même quand il n’y a qu'une (j u e courroie , de maintenir les peaux ' n.s Uf‘e position droite et uniforme , à ^ oins d’employer des hommes occupés si"? Ces<e à les pousser, les tirer, les ro"|-ever en différentes directions pour , ‘cUfier leurs déviations et empêcher fjs Peaux de s’accumuler par un bout r rouleau, de se plisser, se détério-vr ou de
- casser la machine en tombant masse sur les appuis , etc. cV f fiUe nous nous sommes proposés, ç. ?t de remédier à ces désavantages, Ve]!jeCet effet voici nos dispositions nou-
- Hn^°US emPi°y°ns aussi, tantôt un cy-dre creux divisé par des cloisons * Us ou moins nombreuses allant du "tre à la circonférence, tantôt une son v°tant > un tambour carré , un ri lfle , un prisme à plusieurs faces que c°us faisons tourner d'une manière soit 'mtinue , soit intermittente, régulière irrégulière , mais notre procédé olere en outre par la manière dont °us*àltachons ou fixons les peaux sé-J.arement ou conjointement au moyen c-e fils ou de ligatures convenables à la "conférence, surface convexe ou j r*ace extérieure des cylindres, rou-ç aux, solides creux ou volants quel-
- neîques’ elc-> ffue nous ^a*sons tour-
- Chaque peau est attachée de préfé-jjnc® par la tête à l’aide de plusieurs mns, disposés suivant une ligne paral-v ? a l’axe du solide tournant ou du au .1 ? et les peaux sont maintenues jjl Sl tendues,,aussi plates qu’il est possi-j e- On attache ainsi un grand nombre e peaux sur la surface de ce solide, un jhndre je suppose , à une distance de ^ 30 millimètres les unes des autres, >1 en résulte, lorsqu’on fait tourner une vitesse modérée le cylindre fi 1 Plonge jusqu’à son axe dans la li-1 eur de tan renfermée dans une cuve, ^ e les peaux sont alternativement imagées et que dans l’instant où elles yes??nt dans la liqueur elles pendent ’/'.calement ou à peu près de la pé— Se t erie la demi-circonfèrence qui trouve noyée, qu’elles sont exposées j- r t°ute l’étendue de leur surface à p ct‘°n de cette liqueur, et que leurs F res s’en chargent plus aisèmeut par
- une action capillaire ou autre. D’un autre côté, à mesure que le cylindre tourne , ces peaux sortent de la liqueur ; elles se couchent les unes sur les autres, se compriment de manière à exprimer une portion de la liqueur qui charge leurs pores et qui est épuisée et se préparent ainsi à absorber de la liqueur fraîche et saturée au moment où elles rentreront dans la cuve qui la contient.
- On conçoit qu’il est nécessaire que le cylindre présente un développement « surface assez considérable pour (qu’une peau dans toute sa longueur ne puisse le recouvrir tout entier, autrement la charge de peaux dont il est garni ne se disposerait et ne retomberait pas convenablement et à propos ; ce qui s’opposerait à ce qu’elles soient complète -ment en contact avec la liqueur pendant leur passage.
- La longueur du cylindre ou la largeur des divisions, bras , etc., doit être aussi telle que les peaux puissent y reposer à peu près à plat, et un solide de i à 2 mètres de diamètre sur deux de longueur nous paraît être la dimension la plus convenable pour les peaux ordinaires. Ce solide avec ces dimensions peut être chargé de 200 à 500 peaux plus ou moins.
- On peut aussi attacher les peaux par les deux extrémités à-la circonférence du cylindre, alors il ne faut que la moitié de la profondeur ordinaire dans le bain de liqueur, mais aussi on ne passe à la fois* que moitié moins de peaux.
- Si l’expérience a démontré que ce mouvement des peaux dans la liqueur et ces alternatives fréquentes d’immersion et d’émersion présentaient de l’avantage , on trouve aussi qu’il est avantageux d’imprimer un mouvement à la liqueur et de la faire circuler parmi ces peaux pendant le passage, au moyen d’un pompage ou par tout autre moyen analogue. C’est ainsi qu’on peut soutirer toute la liqueur, laisser les peaux à sec, puis après un certain intervalle de temps, introduire de nouveau cette liqueur et établir ainsi entre toutes les fosses ou cuves un service économique fondé sur les lois de l’hydrostatique.
- Le temps de l’immersion et de l’émersion des peaux est laissé au jugement du tanneur, mais en général nous considérons que des immersions et des émersions alternatives d’heure en heure sont suffisamment fréquentes.
- Toutes nos machines sont construites de façon que les pièces ou traverses auxquelles les peaux sont attachées soient mobiles et puissent être enlevées ; ce
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- qui permet de transporter facilement ces peaux d’une fosse à une autre ou de changer leur position relative.
- Si Ion s’aperçoit que les peaux ont une disposition à retomber dans la liqueur ou la fosse par masses ou d’une manière irrégulière sur les surfaces où elles cheminent, on introduit un rouleau de frottement à mouvement lent et résistant qui sert à les guider et à ne les laisser échapper que successivement.
- Enfin nous ferons remarquer que nos moyens mécaniques s’appliquent tout aussi bien au plamage , à la teinture , au passage en sumac, etc., des peaux qu’à leur tannage, en modifiant simplement, suivant le besoin, la marche des opérations.
- Pour donner une idée de nos procédés mécaniques, nous représenterons ici trois dispositions que nous avons établies, parmi un grand nombre d’autres , dans nos ateliers.
- La fig. 1, pl. 7i, est une section transverse d’un cylindre tournant C chargé de peaux. Les peaux A sont couchées les unes sur les autres sur la demi-circonférence supérieure à mesure que le cylindre tourne dans le sens de la flèche, et celles A' pendent au contraire de la demi-circonférence inférieure dans la cuve ou fosse P qui renferme la liqueur. C' sont les barres mobiles , S' les ligatures qui servent à accrocher et suspendre les peaux, et F le rouleau de frottement qui empêche les peaux de retomber par masses et ne leur permet que de passer successivement l’une après l’autre.
- La fig. 2 est la coupe d’un appareil composé de deux cylindres sur lesquels circule une chaîne sans fin portant les barrettes mobiles et les liens qui suspendent et attachent les peaux.
- La fig 3 est encore la section d’une roue ouverte ou d’un volant à quatre bras auxquels on attache les peaux qui se meuvent et se disposent ainsi qu’on le voit dans la figure pendant le travail.
- Les mêmes lettres dans les fig. 2 et 3 indiquent les mêmes objets que dans la fig. 1.
- Mode d'extraction de l'oléine, de la stéarine et delamargarine des huiles de palme du commerce et blanchiment des stéarines.
- ParM. W. Newton (1).
- Cette invention s’applique plus par-
- ticulièrement au traitement et à la pre' paration de l’huile de palme et a p°ur but de la rendre d’une application plu8 parfaite pour certains objets pour les-" quels on peut l’employer. Elle se divise en deux chefs, l’un qui constiMe une méthode perfectionnée pour traiter l’huile de palme et séparer entre elle8 les parties solides de celles liquides qu’elle renferme, ou l’oléine de *a stéarine et de la margarine, et l’autre une méthode aussi perfectionnée pour blanchir les matières grasses solides- ,
- Le caraclère principal de nouevauje du premier chef repose sur un mode de séparation des matières liquides de celles solides qui constituent l’huile de palme, sans avoir recours comme d’habitude au procédé de la saponification-Voici sur quoi ce procédé est fondé-
- Jusqu’à présent les manufacturiers ne se sontpas aperçus que les parties constituantes liquides et solides de l’huile de palme existaient naturellement à l’état de séparation chimique dans l’huile du commerce, quoique leurs particules soient en contact mécanique et par conséquent qu’il ne fallait rien autre chose pour effectuer leur séparation complète qu’un procédé purement mécanique, sans se servir d’aucun ingrédient propre à opérer un changement chimique dans les matières grasses, ainsi que c’est le cas lorsqu’on a recours à la saponification.
- Ce procédé consiste à faire crislalH' ser les matières grasses solides en chauffant et refroidissant graduellement les matières brutes, puis à soumettre a une pression pour faire écouler une certaine portion de l’olcine. Après quo» on chauffe et refroidit de nouveau pouf amener une seconde cristallisation q111 permet d’enlever par expression une nouvelle quantité d’oléine. Par ce moyen on effectue la séparation des matières grasses solides de celles liquides san8 le secours de la saponification. L’opération du reste est conduite ainsi qu’il suit :
- On prend de l’huile de palme brute telle quelle est importée d’Afrique, ou mieux si l’on veut de l’huile préalablement blanchie , et on en verse une grande quantité dans des vases de fer I ou autres qu’on chauffe à 100° C, tern-! pérature’qu’on soutient pendantenviron une heure, après quoi on coule dans un vase de bois où l’on laisse refroidi1, très-lentement et où l’on abandonne
- d’origine française, et a été probablement eu>* prunlé à l’un de nos établissements où l’on fa" brique des bougies stéariques.
- (l) Ce procédé, importé en Angleterre, est
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- Jusqu a ce que la cristallisation com-ïence. La masse coagulée est alors ^rnpaquetée à froid dans des toiles en U'ne par pressées de 8 à 15 kilogrammes. suivant la capacité et les dimen-S|ons de la presse. On doit préférer P°ur cet objet les presses hydrauliques, ^ette masse de matières grasses est a abord soumise à une douce et légère Pression, au moyen de quoi un tiers environ s’en écoule à l’état liquide ou u oléine presque pure. Les deux autres bers de la masse restent a l'état solide dans les plis de la laine.
- Le liquide obtenu à froid par cette première pression est, comme il vient d être dit, de l’oléine presque pure; jhais comme on admetgénéralement que * huile de palme renferme 69 p. 100 d oléine, et 18 p. 100 de stéarine et de Margarine, il s’ensuit que moitié de la biatière liquide est encore renfermée dans les gâteaux et qu’il faut l’en extraire. •
- Pour opérer une nouvelle séparation d® l’oléine restant, ces gâteaux sont chauffés de nouveau dans une chau-diere à 100> C. environ pendant trois à quatre heures, après quoi on coule dans un cuvier de bois et on laisse re-jT°'dir et cristalliser une seconde fois.
- empaquète de nouveau dans la laine Por pressées de 8 à 15 kilog., on place dans un sac ou étendelle en crin, et on s°umet à une nouvelle pression dans Une forte presse hydraulique. Dans ?e.tte seconde pression, les toiles de aine, les sacs en crin et les plaques Intermédiaires sont chauffés avant empaquetage et la mise en presse.
- . Dans cette seconde opération à chaud 11 coule une petite portion des matières s.°l'des avec l’oléine , et dans ce cas le bquide qu’on obtient est ajouté à une (piantité d’huile de palme fraîche qui b a pas encore été traitée pour soumettre le tout à une première opéra-bon de pressurage. Les gâteaux qui ^stent dans la laine après la pression a chaud consistent en matières constipantes solides de l’huile de palme, Sayoir la stéarine et la margarine. On b'ouve que sur 100 kilog. d'huile brute du commerce on peut extraire à peu Pyès 30 p. 100 de stéarine par ce procédé , et environ 68 p. 100 d’oléine. Lette dernière substance obtenue ainsi bo perd rien de sa valeur, ainsi que cÇla, a lieu quand on a recours au pro-cedé de saponification , et est aussi pro-Pre et applicable à la fabrication des sav°ns que l’huile de palme brute ordinaire , puisqu’elle n’a été soumise à aucune action chimique.
- Si cette oléine doit être appliquée à la fabrication du savon blanc, on doit la blanchir par les moyens ordinaires. Quant aux gâteaux de stéarine qui restent après la seconde opération à chaud, il faut également les soumettre au blanchiment si l’on n’avait pas préalablement fait subir cette opération à l’huile elle-même
- Le blanchiment de la stéarine ou matière solide qui constitue la seconde partie de cette invention ne s’exécute pas comme à l’ordinaire avec le chlore, le manganèse ou le soufre, mais d’après un moyen différent et que je crois nouveau.
- Les gâteaux, obtenus comme il a été dit ci-dessus, sont placés dans un va>e et fondus en soutenant la température à 100° C. Quand la masse est parfaitement fluide, on la coule dans une auge qu’on alimente constamment avec de l’eau pure et froide dans la proportion d’environ deux parties d’eau pour une de stéarine, de façon que cette dernière rencontre constamment une quantité d’eau double de son volume ; par ce moyen cette substance se solidifie presque instantanément et se convertit en cristaux très-menus. L’eau qui entraîne la stéarine et la margarine 6ous cet état est conduite dans un vase où l’on recueille les cristaux pour les exposer à l’action de l’air et de la lumière solaire qui les rendent parfaitement blancs en très-peu de temps.
- Les matières solides blanches sont alors fondues dans un bain d’eau, c’est-à-dire placées dans un vase renfermant de l’eau avec laquelle on les bat et les mélange. L’eau étant chauffée par des tuyaux de vapeur ou autrement, on ajoute une petite quantité d’acide sulfurique dans la proportion d’environ 2 kilog. en poids d’acide pour 100 kil. aussi en poids de stéarine, afin d’enlever à cette dernière toutes les particules ferrugineuses ou autres matières étrangères qui auraient pu s’y mélanger pendant les diverses opérations de fusion.
- Après que la masse a été purifiée de cette manière, on la transporte dans un autre vaisseau ou on la fait de nouveau fondre dans l’eau avec addition de dix blancs d’œufs par 100 kilog. en poids de matière ; le tout est bouilli pendant à peu près une heure en agitant avec soin, puis abandonné à lui-même pour la précipitation des impuretés. Alors on coule la stéarine et la margarine dans des moules , et quand la masse est solidifiée on trouve qu’elle constitue une belle matière blanche
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- cristallisée qu’on peut aussitôt utiliser.
- Ce mode perfectionné de blanchiment s’applique aussi à la cire et «à la stéarine obtenue avec d’autres matières grasses que l'huile de palme et dont on se sert pour la fabrication des bougies.
- Quand on destine ces stéarines blanchies à la fabrication des bougies, on prépare les mèches ainsi qu’il suit. On dissout une partie d’acide borique en poudre dans 21 parties d’acide sulfurique étendu, ou mieux 24 parties d’alcool. On fait tremper les mèches dans celte liqueur pendant 12 heures, après quoi on exprime et on laisse sécher.
- Sur la décomposition du cyanure double de potassium et d argent dans Vargenture et les opérations galvanoplastiques.
- Le cyanure de potassium et d’argent est un sel qu’on emploie en grande quantité dans les opérations électro-métallurgiques. Or. il n’est personne qui ne se soit aperçu dans les travaux d’argenture ou de gâlvanoplaslique avec ce sel que , si on s’en sert à l’état de pureté ou état neutre, avec un électro-positif d’argent, on n’obtient pas de
- dépôt d’argent à moins que la batterie ne possède une énergie considérable, tandis que si on ajoute un peu de cyanure de potassium à la solution, un courant même assez faible d’électricité est suffisant pour donner un dépôt. On suppose ordinairement pour expliquer ce fait que le cyanure pur ou neutre de potassium et d’argent estun mauvais conducteur de l’électricité et que l’addition d’un cyanure libre de potassium lui communique le pouvoir conducteur. Or, des expériences intéressantes faites par M. J. Napier, démontrent au contraire que ce sel double est, à l’état neutre , un excellent conducteur, mais seulement qu’un peu de cyanure de potassium qu’on lui ajoute facilite sa décomposition et, chose remarquable, c’est que quand le cyanure de potassium ajouté en proportion telle qu’il forme un composé ayants équivalents de cyanure de potassium pour 1 équivalent de cyanure d’argent , qu’on a ainsi la combinaison la plus aisément décomposable qu’on connaisse pour les travaux de l’industrie. Rien n’est plus facile que d’obtenir de cette combinaison un dépôt d’argent avec un couple de cuivre et de zinc qui n’a pas plus de 6 centimètres carrés de surface dans une solution à la température de 23° à 24 C.
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- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Pwfectionnements apportés dans le peignage de la laine.
- Par M. J. Pekry, peigneur de laine.
- Mes perfectionnements portent sur deux points principaux cjuc j'énonce ainsi :
- 1° Une disposition nouvelle et particulière du mécanisme dans laquelle on combine deux séries de chaînes sans un pour la manœuvre des peignes à Peigner la laine , et au moyen de laquelle les peignes étireurs ou travailleurs entrent dans une direction parallèle sur les peignes alimentaires ou chargeurs, puis lorsqu’ils y ont complètement pénétré, se meuvent en avant ue ces peignes alimentaires dans une direction rectangulaire avec la première , au moyen de quoi le peignage est plus uniforme et plus complet.
- 2° Un mode pour soutenir les pointes des dents ou broches des peignes, et l?s maintenir à leurs distances respectes pendant le tirage Je commence par la description du premier point, qui fait l’objet de cette lnvention.
- La fig. 4, pl. 74, est le plan de la uouvelle disposition que je donne à la Peigneuse.
- La fig. 5, une section d'une portion de cette machine.
- , <*,a est une portion du bâti principal, et c,c des plaques ou des châssis Portant respectivement les roues b1,b1, ® et c^c1, cs,cs toutes dentées à •eur périphérie, afin de pouvoir engrener dans les chaînons des chaînes Sans fin d,d et e,e. Sur les axes des roues ô* et c* sont aussi fixées d’autres coues dentées de manière telle
- lorsque le mouvement est communiqué à ces roues f,fl et g,g1, celles ® et c* tournent en entraînant avec e*'es les chaînes sans fin d,d, e,e, et les epues b{ et c1 qui servent à soutenir et a conduire ces chaînes. Le mouvement est communiqué aux roues dentées f,fl 9,g1, et par conséquent aux chaînes ,*d, e,e, au moyen des roues i,i, mondes sur l’axe i1, et qui commandent les c°Ues h,h, lesquelles mènent à leur tour ces roues et g,g'.
- .Les chaînes sans fin portent des mdlets e,c pour recevoir les tourillons d«* axes ll des tablettes l, qui sup-
- portent le fût des peignes, ainsi que 1 indiquent les figures. Ces tablettes l ont des bras C dont les bouts sont enfilés sur des tourillons d^d1, ménagés sur les chaînes d\dl, de façon que tandis que les chaînes d.d, circulent sur leurs roues respectives ô1,^*, c1 ,c*, les dents des peignes conservent con- -slamment une position verticale.
- m.m sont des bras qui se prolongent en avant de chacune des tablettes l, et ont pour objet de guider correctement les dents des peignes dans la laine qui charge les peignes s, en s’élevant ou en glissant le long de la surface n , et enfin d’autres bras o, fixés derrière chacune des tablettes l, ont pour but d’aider à maintenir les dents dans une position verticale, etdecontre-balancer l’effort qu’on fait quand on étire, attendu que le bras o glisse alors sur la pièce horizontale^.
- Voici maintenant la description de la seconde partie de cette invention qui a pour but, comme je l’ai déjà dit, de soutenir les pointes des dents des peignes , et de les maintenir à leurs distances relatives fixes pendant le tirage.
- La fig. 6 est le plan de cette disposition.
- La fig. 7, une vue en élévation.
- A,A est une portion d’un peigne circulaire , mis en mouvement par le pignon R sur la table C, à la manière ordinaire, DD les rouleaux étireurs ou pinceurs ( l’un d’eux a été enlevé dans la fig. 7, afin qu’on puisse distinguer plus clairement les parties auxquelles ce perfectionnements’applique), E est une courroie sans fin , portant de fortes dents ou broches en fil métallique qui s’insèrent dans les intervalles que laissent entre elles les dents du peigne près de leur extrémité supérieure , et s’opposent à ce qu’elles se rapprochent les unes des autres , et dévient lorsqu’on veut tirer la laine. Cette courroie sans fin circule sur des poulies F,F portées par des pièces pendantes attachées à la plaque de tète G.
- H est également une autre plaque portée par celle de tête G, et semblable à celle dont on fait usage actuellement pour s’opposer à ce que les detits du peigne se courbent en dehors ; mais, dans ce cas, la plaque H est reportée en arrière de la courroie sans fin E, et
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- sert à ce que cette courroie, aussi bien que les dents du peigne , ne soient déversées en dehors pendant qu’on tire la laine.
- Au moyen de cette disposition des parties de l’appareil, on peut employer des peignes d’une denture beaucoup plus line que ceux communément en usage, et les placer plus près les uns des autres, de façon que la laine est peignée plus uniformément, et qu’on fournit un produit de qualité plus fine.
- 11 est évident que cette disposition , qae j’ai appliquée à des peignes circulaires , peut tout aussi bien , et avec de légères modifications faciles à imaginer par toutes les personnes versées dans cette matière, être appliquée à cette classe de machines à peigner, où l’on se sert de peignes droits.
- Quand le peignage s’exécute à la main , on se sert d’une plaque perforée de trous dont on coiffe le peigne, laquelle plaque , en maintenant les dents à une distance convenable pendant qu’on exécute le peignage.
- La fig. 8 présente cette plaque vue par-dessus (A), en coupe verticale (B), et par-dessous (C), et la fig. 9 le plan (A) et l’élévation (B) d’un peigne à main armé de sa plaque; z est la plaque perforée de trous z1, au travers desquels passent les dents y du peigne. Les trous z1 sont évasés ou faisès en dessous pour permettre l’insertion facile et rapide des dents y.
- Note sur l'effet utile d'une roue de côté à palettes plongeantes.
- Par M. A. de Caligny.
- Il y a peu de temps encore, loin de regarder comme utile de faire plonger en partie dans le bief inférieur les aubes des roues de côté, on les disposait au-dessus d’un ressaut. MM. Co-riolis et Bellanger soutenaient que c’était une erreur, et leurs idées sur ce sujet commencent à se répandre. Je vais donc faire une chose utile en publiant les principaux résultats d’une expérience à laquelle j’ai concouru.
- M. Rudler, ingénieur des subsistances militaires et de la manufacture royale des tabacs, ayant réparé avec soin une roue de moulin en bois, construite dans ce système, par M. Cartier, me convoqua à Dugny, où elle est établie , avec M. Leverrier, répétiteur à l’école polytechnique, et M. Antiq ,
- ingénieur-mécanicien, pour faire au frein de nouvelles expériences.
- Cette roue a 4™,68 de diamètre extérieur, et 3m,60 de large ; ses aubes, au nombre de 40, ont 0m,56 de profondeur, c’est-à-dire qu’elles sont planes dans le prolongement du rayon, sur une longueur de 0m,43, le re>te étant formé par l’hypoténuse d’un triangle rectangle de 0m,19 environ. Elle est emboîtée le plus haut possible dans un coursier circulaire en pierre de taille, de sorte que la vanne-déversoir introduit immédiatement l’eau sur les aubes, dont le mouvement produit en quelque sorte la dénivellation Le fond courbe de la roue étant d’ailleurs recouvert de planches, à l'exception d’une fente horizontale de 0m,06 environ, pour le dégagement de l’air sous chaque aube, sa vitesse ne pouvait pas influer bien sensiblement sur le débit de la vanne-versoir. Les aubes plongeaient dans le bief inférieur a une profondeur de 0m,30. La chute, vérifiée de nouveau au moment de l’expérience, était de lm,33; l’axe de la roue était de 0m,7 au-dessus du niveau supérieur de la rivière. La vitesse normale de 1 usine exigeait que l’extrémité des palettes parcourût environ par seconde.
- Pour cette vitesse, la disposition de la prise d’eau n’a d’ailleurs que peu d’importance.
- Il est nécessaire d’entrer dans quelques détails sur le mode de jaugeage, parce que c’est le pointle plusdélicat de ces sortes d’expériences. La vanne dont nous avons fait usage avait déjà servi à M. lîudler, pour jauger la rivière, en présence de MM. Garnier, Antiq et Cartier. C’est une vanne de décharge , parallèle à la rivière, et disposée assez loin de la roue en amont dans le mur latéral qui en soutient les eaux. Un canal additionnel est disposé comme à l’ordinaire, en aval de cette vanne, disposée elle-même un peu en aval d’un ressaut de Üœ,l9 de hauteur, formé avec ce canal par le fond de la rivière. Ce canal se recourbe brusquement à une distance notablement moindre que le double de la largeur de la vanne, de’ sortequ’ilse forme un remou fort élevé, qui reflue au moins à la hauteur du seuil, et recouvre souvent la veine liquide. La “rivière est assez large , par rapport à cette vanne, pour que la vitesse soit négligeable, quant à son effet dans la formule du débit. A une époque où ce débit était bien plus grand, M. Rudler avait trouvé que le maximum de la vitesse uniforme du fil de l’eau était de 0m,358 par seconde. Nous
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- vons pensé que le remou dont il a clé question était plus que suffisant pour ompenser reflet dont il s’agit, dans un &enre de calculs ayant pour but de ne estimer trop bas le débit de la ri-,lere> afin de ne pas se faire illusion SUr le débit de la roue.
- , yinne étant levée à une hauteur ue 0m,376, l’eau se tenait bien horizon-ude en amont, et rasait le sommet ho-rizontal du mur latéral dont il a été Parlé, de sorte qu’elle débitait toute 1 eau de la rivière, pendant la durée assez longue de l’expérience.
- Le seuil étant un peu en amont de la vanne, à cause des montants de celle-Cl» M. Rudler, pour ne rien négliger, a mesuré directement la distance un Peu oblique entre l’arrête du seuil et celle de la vanne, qui s’est trouvée être de 0m,207. La largeur de l’orifice étant de lm,26, l’eau se tenant en amont au-dessus du seuil, à une hauteur constante de 0m,615. On a trouvé, au HJoyen des formules connues et des coefficients fournis par les expériences de MM. Poncelet et Lesbros, que le débit était sensiblement de 494 litres par seconde, donnant pour la chute Une force de 8,76 chevaux théoriques, ou de 657 dynamies par seconde.
- Immédiatement après avoir fermé cette vanne de décharge, nous avons déterminé l’ouverture de la vanne-déversoir de la roue qui débitait aussi précisément toute l’eau de la rivière dont la surface continuait à raser le sommet horizontal du même mur, la roue elle-même ayant sa vitesse ordinaire. Le frein était monté d’avance, pour que l’on ne perdît pas de temps , nous l’avons immédiatement appliqué, non sur l’arbre même de la roue, ce qui n’était pas possible, ni même sur un second arbre horizontal, mais sur un troisième arbre vertical. Pendant foute la durée des expériences au frein, deux d’entre nous allaient successivement vérifier que Veau ne versait jamais au-dessus du même mur horizontal; de sorte que s’il y avait eu quelque différence, d’ailleurs insignifiante, dans le débit de la rivière, ce serait plutôt au désavantage de l’effet utile, comme le confirme la marche régulière des expériences, où l’effet utile va toujours un peu en diminuant, ce que uous nous sommes contentés d’attribuer à de légères augmentations dans la vitesse de la roue ; vitesse, bien entendue, uniforme pour chaque expérience.
- Pendant toute la durée de nos opé-
- rations, un des meuniers en amont avait retenu une partie des eaux. Cette circonstance, que nous avons fait constater, tendait à diminuer le rendement de la roue, construite pour faire fonctionner ordinairement trois paires de meules, au moins, avec leurs accessoires , et qui n’en pouvaient par suite, faire fonctionner que deux, bien que les résistances passives fussent en partie constantes.
- L’effet utile, moyen de nos quinze expériences, disponible sur le troisième axe, est de 0,7876. 11 n’était que d’environ 0,77 pour les neuf dernières, la roue marchant moyennement à la vitesse normale, c’est le chiffre-pratique dont nous avons tenu compte. Mais pour les six premières, il s’est élevé, moyennement, à 0,817 environ, et si l’on prend l’effet maximum de
- 7.31 chevaux, on trouve 0,834. Il faudrait ajouter à cet effet utile le frottement dépensé par les deux paires de roues d’engrenage, pour connaître l’effet réellement disponible sur l’axe de la roue, afin de pouvoir en comparer le système à celui des autres moteurs, ce qui éleverait sans doute le rendement à 0,90 au moins. Nous ne sommes pas encore entrés dans ces détails, mais au fond, ils seraient d’autant plus essentiels, que le troisième arbre dont le nombre des tours par minute n’a varié qu’entre 26 et 32, marchait beaucoup plus vite que celui de la roue dont la vitesse normale ne donnait lieu qu’à
- 4.32 tours par minute.
- Le maximum d’effet correspondait à 27 tours de l’arbre vertical ; pour 26,50 on n’avait que 7,18 chevaux, et seulement 7,05 pour 26 tours par minute de ce même arbre. Pour 29 tours, on n’avait plus que 6,86 chevaux , et en définitive, pour 32 tours, que 6,59 chevaux.
- Les accidents qui avaient nécessité les réparations sont communs à tous les systèmes de roues de côté. Avec le temps, les paliers de la roue avaient tassé d’environ 0m,01 ; par suite, les palettes s’étaient usées dans le fond du coursier, et ne touchaient plus au col de cygne ; il s'était déclaré quelques fuites dans ce coursier, qui présentait en outre quelques saillies, etc.
- En résumé, les roues de côté, avec le perfectionnement qui leur a été apporté par MM. Coriolis et Bellanger, donnent un effet utile total qu’il paraît difficile de dépasser. Elles jouissent à un haut degré de l’avantage de pouvoir débiter de grandes quantités d’eau
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- très-variables. Conserver cet avantage en y joignant celui de pouvoir les faire marcher plongées à de plus grandes profondeurs, et au besoin, avec
- de plus grandes vitesses, tel est le but que je me suis proposé. Je présenterai, sous peu, une solution de ce problème.
- TABLE A U des expériences au frein faites sur la roue de Dugny.
- NUMÉROS des expériences. NOMBRE de tours de l’axe vertical par minute. CHEMIN rertical du poids par seconde. POIDS du * plateau. •DYNAM1ES par seconde. t CHEVAUX elTectirs.
- 1 26.50 9.62 62.50 538.75 7.18
- 2 27 8.78 62.50 548.75 7.31
- 3 26 8.46 62.50 528.75 7.05
- 4 26.50 8.62 62.50 538.75 7.18
- 5 26.50 8.62 62.50 538.75 7.13
- 6 26 8.46 62.50 528.75 7.05
- 7 29 0.44 54.50 514.48 [6.86
- 8 29 9.44 54.50 514.48 6.86
- 9 30 9.76 52.50 512.40 6.83
- 10 30 9.76 52.50 512.40 6.83
- 11 30.50 à.92 50.50 500.90 6.68
- 12 31 10.09 49.50 499.45 ;6.65
- 13 31.80 10.35 49.50 512.32 6.77
- 14 32 10.41 47.50 494.47 6.59
- 15 32 10.41 47.50 494.47 6.59
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- Machine à tailler les ardoises.
- Par M. J. Cartes.
- Les ardoises taillées à la main avec le doleau des ouvriers tailleurs, présentent en général des défauts très-graves qui nuisent beaucoup à leur durée et à leur propreté ; en effet, elles sont souvent mâchées sur les bords ou écaillées, et la taille n’en est pas nette et à vive arête. Ces défauts me paraissent devoir disparaître, en se servant pour tailler les ardoises de la machine que je vais décrire et que j’ai employée avec succès pour fabriquer des ardoises à bords parfaitement dressés, bien rec-
- tangulaires, à vives arêtes et sans mâ-chures ou écailles.
- La fig. 30, pl. 73, est une vue en élévation de côté de la machine ;
- La fig. 31 une vue en élévation de face ;
- a est une roue ou volant qu’on fait tourner à l’aide d’une courroie qui emprunte le mouvement à une machine à vapeur ou autre moteur et passe sur la poulie b, calée sur l’arbre c. Sur l’extrémité de l’un des bras ou rayons de cette roue est boulonnée solidement une lame d’acier d, dont la face est à 15 cent, du plat de la roue, afin de pouvoir loger les inégalités ou anfractuosités que présente le fendis ou ardoise à l'état brut; e, est une autre lame immobile du découpoir sur la-
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- quelle on pose l’ardoise qu’on veut fotidir, lame qui est solidement établie sur un bâti f, et dont le tranchant est de niveau avec la ligne centrale de 1 arbre c ou de la roue.
- La face interne de la lame d passe devant celle de la lame immobile e à 1 1/2 Uiillim. de distance etl’arête tranchante de celte lame d rencontre l’ardoise sous un angle de 8 degrés.
- Un guide g fixé sur le bâti f à angle droit avec les faces de la lame immo-uilee, porteuneéchellegraduéeen cent. a partir de cette dernière lame pour déterminer rigoureusement les dimensions des ardoises, et un autre guide h sert à prévenir les vibrations du volant.
- Semoirs d main ou portatifs.
- Par M. E.-H. Bentall.
- Le but de cette invention a été d’établir des instruments propres à déposer des grains ou des semences en petites quantités sur le terrain , et de nature à être manœuvrés avec facilité par des temmes et des enfants.
- Les fig. 10 à 17, pl. 74, représentent trois modèles de constructions ou dispositions pour obtenir un ensemencement intermittent.
- La fig. 10 est une section verticale d’un semoir à main perfectionné. 11 consiste essentiellement en une boîte circulaire a,a, sur une des parois de laquelle est inséré un tube 6,6, qui recèle le grain ou la semence. La plaque de fond de la boîte a est pourvue d’un conduite, à travers lequel le grain coule sur le terrain à des intervalles réguliers. A l’intérieur de cette boîte il existe un cylindre d, portant sur son Lord inférieur un anneau percé d’une série de trous e,e. L’intérieur de ce cylindre est muni de certaines projections f et f* formant autant de plans inclinés dont la destination sera expliquée plus loin.
- La structure particulière de ce cylindre sera mieuxcompriseen jetant les yeux sur les fig. 11,12 et 13. La fig. 11 est un plan où l’on aperçoit le bord des projections/'ainsi que les trous e,e ; la fig. 12 une section verticale, et la fig. 13 le cylindre qu’on aurait ouvert et déroulé à plat.
- g,g est une autre boite circulaire placée à l’intérieur du cylindre d et munie d’une fente h sur toute sa longueur. A la partie supérieure de cette [
- boîte il existe un collet servant à clore la boîte a, et à la partie inférieure elle est unie à cette dernière par une vis à écrou t. j est une tige portant à sa partie supérieure une poignée j*, et à sa partie inférieure un doigt k qui glisse dans la fente 6, et fonctionne entre les plans inclinés/1 et f". A l’intérieur de la boîte g est adaptée l’extrémité d’un manche de bois Z, à l’aide duquel l’ouvrier tient l’appareil, et cette extrémité porte un trou au milieu pour permettre un mouvement libre de va-et-vient au doigt k. La tigej passe à travers ce manche, mais n’a pas d’autre rapport avec lui. Pour plus de commodité, on fournit du grain au tube 6 avec un boyau de toile qu’on remplit avant de commencer l’ensemencement et qu’on suspend avec une courroie ou une bricole au cou de l’ouvrier.
- Voici comment on manœuvre cet instrument :
- Le grain descendant par son p -opre poids dans le tube 6, tombe sur l’anneau qui garnit le fond du cylindre d, et dans les trous e; le doigt k est alors relevé au moyen de la poignée j*, et au moment où ce doigt vient au contact avec le bord incliné de l’une des projections f*, il fait tourner le cylindre d d’un certain arc égal à la distance qui sépare les centres de deux trous e consécutifs; la descente du doigt k occasionne un semblable mouvement du cylindre, au moment où il vient en contact avec un des plans inclinés inférieurs f.
- 11 est évident que la répétition l ces mouvements amène les trous • remplis de grain, successivement au-dessus du conduit c, d’où le grain, s’échappant en petites quantités, tombe sur le terrain : m est une brosse fixée dans la boîte a, pour s’opposer à la chute, par le conduit c, d’une plus grande quantité de grains que n’en renferment les ouvertures e. *
- La quantité de grain ou de semence que doit déposer l’appareil, peut être déterminée en réglant la capacité des ouvertures ou trous e.
- Les fig. 14 et 15 représentent un autre modèle, à l’aide duquel on dépose le grain en terre, à des intervalles requis. La fig. 14 est une vue de l’instrument, après qu’on en a eidevé une des plaques latérales, et la fig. 15une section verticale prise par la ligne 1,2 de la fig. 14.
- Ce second modèle consiste également en une boîte dont la partie supérieure forme une poignée pour tenir l’instrument. Cette boîte est fermée par deux [ plaques latérales a,a entre lesquelles
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- est fixé un anneau de métal b, portant une ouverture c. A l'intérieur de cet anneau en est placé un autre d, percé de trous circulaires e, espacés à des distances égales entre eux. L’un des bords de ce dernier anneau est façonné en roue à rochet, dont les dents ont une longueur égale à la distance qui sépare les centres des trous e ; f est un cliquet qui s’insère entre les dents de la roue à rochet, une portion de l’anneau b ayant été enlevée pour pouvoir mettre ce cliquet en prise avec ces dents. Une tige portant un ressort à boudin g et une poignée, est soudée à ce cliquet, et sert à le maintenir à sa position la plus basse, h est une brosse fixe qui empêche qu’il ne tombe d’autre grain que celui déposé dans les trous e et * , canal par lequel le grain tombe sur le terrain. Ce grain est fourni au centre de l’anneau percé d, par un bout de tube l soudé sur une des plaques latérales.
- La maniéré de se servir de cet appareil est la suivante :
- Le cliquet f, engrené dans l’une des dents de la roue d, étant soulevé de toute sa hauteur, fait décrire à l’anneau d un arc de cercle, et par conséquent, amène un des trous e remplis de grains, au-dessus de l’ouverture c ; ce trou se décharge de ce grain, qui coule par le canal i. En abandonnant ensuite le cliquet à lui-même, le ressort g le ramène à sa position première, où il engrène dans la dent suivante de la roue à rochet, par la pression du ressort j; k est un autre ressort pour s’opposer au retour de la roue à rochet.
- Le troisième modèle de semoir à main est représenté dans les fig. 16 et 17, et ressemble beaucoup au précédent. La seule différence consiste en ce que l’anneau d percé de trous est remplacé par un disque en métal, ou en une autre matière dans lequel on a creusé des cavités pour contenir une certaine quantité de grain ou de semence. La brosse, dans ce cas, est placée au-dessus du disque d, comme on le voit en h, et on pratique une ouverture b' sur l’anneau &, pour permettre au grain de tomber dans les cavités e. Les autres parties de ce modèle étant les mêmes que celles du modèle précédent, et la manœuvre s’opérant de même, nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire d’entrer, à son égard, dans de plus longs éclaircissements.
- Sur quelques points controversés du calcul des machines à vapeur.
- Par M. de Pamboür.
- Dans la séance du 19 mai dernier, un membre de l’Académie des sciences, en présentant un exemplaire des Recherches expérimentales sur les machines locomotives de MM. Gouin et Lechatellier ( le Technologiste, 6e année, p. 474), a fait remarquer qu’il résulte de leurs expériences que , dans les machines locomotives, lorsque l’ouverture du régulateur est de 1/20 à 1/25 de l’aire du cylindre, avec certaines vitessesmentionnées, ladifférence entre la pression de la vapeur dans la chaudière et la pression dans le cylindre ne s’élève que de 6 à 10 pour 10(). Comme mon nom se trouve cité dans le même article, je demande la permission de présenter quelques réflexions à ce sujet.
- Je n’ai aucune objection à faire contre le résultat dont il s’agit, mais seulement contre les conséquences qu’on pourrait en tirer. Si l’on veut en conclure que les deux pressions peuvent devenir à peu près égales entre elles, je serai complètement d’accord, car j’ai fait voir, dans la Théorie des machines à vapeur, 2e édition . chap. I«, que l’on peut à volonté produire cette égaiitéde pression par plusieursmoyens, et je m’en suis servi moi-même pour arriver à l’évaluation du frottement des machines et pour d’autres déterminations spéciales. Mais si l’on voulait en conclure que cette presque égalité de pression est, dans les machines à vapeur, un état normal et permanent, qui permet de calculer leurs effets d’après la pression de la vapeur dans la chaudière, je crois qu’on serait dans l’erreur, et c’est sur ce point que je veux présenter quelques considérations.
- On sait que j’ai communiqué à l’Aca démie une série d’expériences relatives à des machines à vapeur du système de Cornwall , à des machines à haute pression proprement dites , à des machines du système d’Evans et à des machines locomotives, où l’on a vu que, dans quelques cas, la pression dans la chaudière et la pression dans le cylindre se sont trouvées à peu près égales, mais que, dans d’autres cas du travail normal et régulier des mêmes machines, le rapport entre les deux pressions a pris toutes sortes de valeurs , telles que 0 80,0.76 , 0.68, 0.55,0.44 et 0.35. Les expériences dont il est question en
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- ce moment offrent des résultats semblables. Si, dans certains cas, elles Présentent les deux pressions comme sensiblement égales , dans d’autres cas ®ljes les présentent aussi comme considérablement différentes. Ainsi, en les
- classant par séries, ces expériences montrent que, pour certaines ouvertures , dans la machine soumise à l’expérience , le rapport des deux pressions absolues a varié comme les nombres suivants :
- Ouverture 54 cent, carrés, ou 1/20
- 27....................1/40
- 22....................1/50
- 16....................1/70
- Au-dessous......... »
- Il peut donc y avoir, selon lesouver-lures du régulateur seulement, de très-jjfandes différences entre les pressions de la vapeur dans le cylindre et dans la chaudière; et il faut observer que les différences réelles qui en résultent pour le calcul des machines sont plus grandes encore, car le calcul étant fondé sdr la pression effective de la vapeur, c est-à-dire sur le reste de la pression absolue, après qu’on en a déduit la
- de l’aire du cylindre. Rapport 0.91
- ................................ 0.85
- ................................ 0.73
- ................................ 0.67
- .....................de 0.61 à 0.36
- contre-pression exercée sur le piston en vertu de l’atmosphère, dans les machines sans condensation, il s’ensuit que dans une machine de ce genre , qui travaillerait à la pression absolue de 5.5 atmosphères par exemple, les rapports établis plus haut produiraient sur les pressions effectives les différences ci-dessous, qui seraient encore augmentées si la machine travaillait à 4 atmosphères au lieu de 5.5.
- Ouverture 54 cent, carrés............................Rapport 0.89
- 27 ................................................ 0.80
- 22 ...................................... 0.66
- 16....................................... 0.60
- Au-dessous...............................de 0.52 à 0.22
- Pr> on sait que pendant la marche des locomotives, les machinistes changent continuellement l’ouverture du régulateur, selon la charge de la machine et les montées ou les descentes de la foute ; on sait de même que , dans les Machines fixes, non seulement l’ouverture de la soupape à gorge est changée au gré du machiniste , selon l’ouvrage a exécuter, mais elle l’est en outre , à son insu, par le jeu du gouverneur à •orce centrifuge. Ce ne peut donc être jjue dans des cas tout à fait fortuits que *on peut dire que le régulateur ou la soupape à gorge sont ouverts entièrement , ou même ouverts à un degré déterminé. D’ailleurs, il y a des machines dans lesquelles les passages de la vapeur ne se font que de 1/50 à 1/100 de l’aire du cylindre. Par conséquent, d pourra arriver, dans le travail tout à Jait habituel des machines , tantôt que es pressions dans la chaudière et dans Ie cylindre seront entre elles dans le Apport de 0.91, et tantôt qu’elles se-r°nt dans le rapport de 0.73 ou 0.67, °ô tout autre ; de sorte que si l’on fait ,e calcul en supposant le premier rap-
- port , et que ce soit le troisième qui se rencontre dans le cas dont il est question, on aura commis une erreur de moitié en sus sur l’effet de la machine.
- On voit par là que c’est en calculant l’effet théorique de la machine que l’on fait d’abord une erreur, et le coefficient dont on se sert ensuite pour approcher des effets réels, n’a pas pour but de tenir compte des pertes de force vive dues au passage des conduits , aux tourbillons de ta vapeur, etc., comme on l’explique dans cette théorie , mais simplement de corriger, autant que possible, l’erreur qu’on a soi-même introduite dans le calcul. De plus, comme le rapport des deux pressions varie, non-seulement avec l'orifice des passages de la vapeur et la vitesse ou la charge du piston , mais encore avec la pression dans la chaudière , la vaporisation produite et la contre-pression dans les orifices d échappement, il s’ensuit que pour corriger l’erreur dont il s’agit il faudrait, non pas un coefficient constant, mais autant de coefficients qu’il y a de machines et qu’il y a de
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- so —
- charges, de vitesses, de vaporisations, de pressions et d’orifices de passages possibles dans chacune de ces machines.
- ( La suite au prochain numéro.)
- Devis des machines à vapeur.
- Par M. C.-E. Jullien, ingénieur (1).
- INTRODUCTION.
- On donne le nom de devis, en général , à la détermination approximative du prix que coûtera une construction projetée.
- Ce prix de revient approximatif s’établit d’après les poids ou volumes des matériaux qui devront être employés, et d’après les frais de main-d’œuvre et généraux que nécessitera leur conversion en pièces propres à entrer dans ladite construction. Si nous appliquons ces principes aux machines à vapeur, nous trouvons immédiatement que le devis de ces machines comporte deux opérations distinctes, savoir :
- 1° La détermination des poids des pièces qui entrent dans la composition.
- 2° La détermination des frais de main-d’œuvre, direction et administration relatifs à la conversion des matériaux en pièces des machines.
- Or, il existe entre le devis d’une machine et celui d’une construction civile ou industrielle, cette différence que les machines à vapeur étant à peu près les mêmes, aux dimensions près, chez un même mécanicien, il faut à ce dernier, sous peine de manquer une commande , la faculté de répondre catégoriquement, après quelques minutes de réflexion, à cette question difficile :
- Combien me vendrez-vous une ma-
- (1) Le travail que nous donnons ici, sous le titre de Devis des machines à vapeur, est destiné à former la quatrième partie d’un Traité sur la construction des machines à vapeur , que M. C.-E. Jullien vient de terminer, et qu’il ne tardera pas à livrer à la publicité. Notre collaborateur ayant bien voulu en détacher cet extrait pour en faire jouir les lecteurs de notre journal, tout nous fait espérer qu’ils y retrouveront cette connaissance parfaite du travail des grands ateliers de construction, et cette abondance de données, de calculs et de tableaux pratiques qui ont assuré un si légitime succès auxprécédents travauxquecet ingénieur distingué a publiés, soit dans notre recueil, soit dans des ouvrages distincts, aujourd’hui dans les mains de tous les constructeurs.
- F. M.
- chine de telle force, de tel genre et de tel système, tandis que, pour une construction ordinaire, on donne à l'architecte ou à l’ingénieur le temps de faire un projet qu’on lui paye, et un devis dont les erreurs d’approximation ne lui sont jamais préjudiciables, à moins de stipulations particulières.
- Si le mécanicien se trompe sur le prix qu’il demande. soit à son avantage, soit à son détriment, dans le premier cas la commande risque d’échoir à un autre qui a su mieux en apprécier l'importance et par là réduire ses prétentions ; dans le second cas i{ obtient d’emblée une commande qui lui fait perdre de l’argent. Si d’autre part le mécanicien ne veut se prononcer qu’après une étude préalable de la commande , il lui arrive le plus souvent de donner un prix qui sert de base à l’acheteur pour en obtenir un inférieur; alors il a fait une besogne inulile.
- Il n’existe, pour le mécanicien, qu’un seul moyen de sortir de cette position difficile et désavantageuse, c’est de résoudre préalablement en s’établissant, pour les forces et les genres de machines qu’il est à même d’exécuter sur son système, la question fondamentale suivante , savoir :
- A quels prix puis-je laisser les machines de mon système pour les diverses forces en chevaux comprises entre n et n’, dans les genres que ce système comporte?
- Cette question, qu'il est d’autant plus difficile aux mécaniciens d’aborder qu’ils sont plus nouvellement établis, nous allons tâcher de la résoudre ici sous son point de vue général.
- A cet effet, nous n’examinerons d’abord que la machine à balancier, puis établissant ensuite des rapports entre elle et les divers autres systèmes, il nous sera facile d’en déduire les prix de vente des machines construites d’après leurs principes.
- Adoptant, pour ce travail, le mémo mode de procéder que nous avons employé dans la seconde partie, nous posons en principe que:
- Faire le devis d’une machine , c'est déterminer le prix de vente de l'ensemble des parties composantes, préalablement évaluées séparément.
- Faire le devis d’une partie, c'est déterminer le prix de vente de l’ensemble des pièces composantes préalablement évaluées séparément.
- Faire le devis d’une pièce, c'est déterminer le prix de vente de celle pièce, d'après le poids du métal composant , les frais de main-d'œuvre et
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- îfai* généraux qu'occasionne sa confection.
- LIVRE I".
- DEVIS DES PIÈCES.
- Nous avons suffisamment examiné, Pans la troisième partie de cet ouvrage, les diverses opérations auxquelles sont soumises les différentes pièces des machines pour affecter les formes qui J?ur sont propres, eu égard aux fonctions qu’elles doivent remplir et au pgré de perfection que l’on désire obtenir dans leur exécution. Nous n’exa-JO'nerons donc pas ici quels sont les trais qu’entraîne avec elle l’exécution oe telle ou telle pièce, quand elle a toile ou telle dimension. Ce qu’il importe avant tout d’établir, c’est le prix ®'iquel elle doit être vendue pour que *o mécanicien y trouve son bénéfice. J?® prix, ce sont l’expérience du travail, habitude de faire exécuter sous ses youx et celle d’apprécier le temps S’emploiera l’ouvrier , qui servent à •o déterminer. Bien qu’il varie légère-t^ont, suivant les constructeurs , il possible d’indiquer une moyenne
- Comme, en général, c’est au poids fiue se vendent les pièces de mécanique, nous avons établi nos devis de ‘a manière suivante :
- Une série de tableaux, relatifs chacun à une pièce de machine, donnent les divers poids de cette pièce, suivant les variations de sa dimension principale , c’est-à-dire, celle qui sert d’unité pour la détermination des autres. Une colonne d’observations, annexée à chaque tableau, indique le métal dont se compose la pièce , la formule pour la cuber et la valeur moyenne du kilogramme de la pièce terminée.
- Cette valeur moyenne est non-seulement une moyenne entre les diverses évaluations qui seraient faites par les différents constructeurs, mais encore une moyenne entre les diverses valeurs du kilogramme de la pièce envisagée, depuis sa plus petite dimension jusqu’à sa plus grande.
- Afin que l’on puisse tirer parti de cette indication succincte de la valeur des pièces, nous dirons que, pour petites pièces, la valeur du kilogramme est décuple de la valeur moyenne, tandis que pour grosses pièces, elle peut descendre à la moitié de la valeur moyenne.
- Du reste, avec un peu d’habileté, il est toujours facile, connaissant la valeur moyenne du kilogramme, de déterminer avec assez d’exactitude sa véritable valeur pour des dimensions qui s’écartent de cete moyenne.
- { Voir ci-après la série de tableaux. )
- Le Technologitte. T. VII. — Novembre 1845.
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- SÉRIE DE TABIEA TJX indiquant , pour différents diamètres ou autres dimensions principales, les poids des pièces de machines exécutées conformément aux dimensions proportionnelles mentionnées dans la seconde partie.
- § 1er. PIÈCES GÉNÉRALES.
- Ier TABLEAU. Tiges cylindriques.
- DIAMÈTRES des tiges en millimètres. POIDS DU MÈTRE COURANT DE TIGE, en kilogrammes. OBSERVATIONS.
- Fonte. Fer. Cuivre.
- N° 5 0 8 10 12 15 18 21 25 30 35 AO 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95 100 110 120 130 140 150 160 170 180 190 200 220 240 260 280 300 325 350 375 400 450 500 0.151 0.217 0.385 0.609 0.868 1.355 1.950 2.655 3.760 5.410 7.380 9.620 12.200 15.100 18.250 21.700 25.500 29.500 33.920 38.500 43.550 48.850 54.200 60.000 72.950 86.800 102.000 118.000 135.500 154.000 174.000 195.000 217.000 240.500 292.000 347.000 408.000 472.500 541.000 638.000 738.000 849.000 962.000 1220.000 1510.000 0.155 0.223 0.395 0,617 0.891 1.390 2.000 2.735 3.860 5.550 7.570 9.890 12.500 15.500 18.751 22.300 26.150 30.350 34.750 39.500 44.600 50.000 55.800 61.700 74.500 89.100 104.500 121.000 139.000 158.000 178.500 200.000 222.500 247.000 300.000 356-000 417.500 485.000 555.000 652.000 757.000 870.000 990.000 1250 000 1550.000 0.176 0.252 0.446 0.696 1.010 1.572 2.260 3.080 4.360 6.300 8.550 11.200 14.150 17.550 21.250 25.200 29.600 34.200 39.400 44.600 50.700 56.800 63.000 69.600 84.500 100.500 118.300 137.000 157.000 179.000 202.000 226.000 251.500 279.000 339.000 403.000 474.000 549.000 630.000 740.000 856.000 985.000 1120.000 1415.000 1759.000 Poids ordinaire du mètre cube de : Fonte grise. . 6700 kilog. Fer 7800 Cuivre. . . . 8800 P = 0.785 D2Z X 8. P, poids du métré de tige en kilogrammes. D, diamètre en mètres ou fraction décimale du mètre. 1, longueur. S, poids du métré cube.
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- II- TABLEAU. Boulons et écrous.
- Kf) m * w S 2 PS o.« H g S Poids des boulons avec écrous ordinaires en kilogrammes, pour distances entre la tête et l’écrou serré.
- 'S-°3 % » a m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m. m.
- S c O ® 0.05 0.075 o.l 0.125 0.15 0.175 0.20 0.25 0.30 0.35 0.40 0.45 0.50 0.60 0.70 0.80 0.30 i
- kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kil. kli. kil. kil. kil. kil.
- N° 8 0.045 0.054 0.064 0.073 0.083 0.093 0.102 0.12 0.14 0.16 0.18 0.20 0.22 0.26 0.29 0.33 0.37 0.41
- 10 0.080 0.096 0.110 0.125 0.141 0.156 1.171 0.20 0.23 0.26 0.29 0.32 0.35 0.41 0.48 0.54 0.09 0.65
- 12 0.130 0.150 0.170 8.195 0.215 0.237 0.259 0.30 0.35 0.39 0.43 0.48 0.52 0.61 0.69 0.78 0.87 0.96
- 15 0.230 0.265 0.300 0.333 0.367 0.400 0.435 0.50 0.57 0.64 0.71 0-77 0.84 0.98 1.11 1.24 1.40 1.52
- 18 » 0.429 0.480 0.530 0.576 0.626 0.674 0.77 0.87 0.97 1.10 1.16 1.26 1.45 1.65 1.84 2.10 2.25
- 21 1 0.648 0.720 0.780 0.848 0.914 0.980 1.12 1.25 1.38 1.52 1.65 1.78 2.05 2.31 2.57 2.85 3.12
- 25 D » 1.130 1.230 1.319 1.414 1.510 1.70 1.88 2.10 2.25 2.45 2.64 3.00 3.38 3.76 4.12 4.52
- 30 » 1.843 1.980 2.115 2.250 2.390 2.70 2.93 3 20 3.47 3.74 4.00 4.55 5.00 5.62 6.17 6.73
- 35 » • » 3.000 3.190 3 380 3.560 3.93 4.30 4.68 5.00 5.41 5.80 6.50 7.28 8.00 8.73 9.50
- 40 • • » 4.310 4.550 4-790 5.030 5.51 6.00 6.17 7.00 7.45 7.95 8.90 9.85 10.82 11.80 12.80
- 45 » ft 9 9 6.230 6.540 6.840 7.45 8.10 8.66 9.30 9.90 10.50 11.70 43.00 14.15 15.40 16.60
- 50 D » 9 9 8 300 8.630 9.060 9.83 10.00 1.35 12.40 12.90 13.65 15.20 16.70 18.20 19.80 21.30
- os
- u
- Poids des écrous ordinaires à 6 pans.
- POIDS DES ÉCROUS ORDINAIRES A 6 PANS.
- Diamètres. Poids. Diamètres. Poids. Diamètres. Poids. Diamètres. Poids.
- K* 8 0.0073 No 25 0 220 N° 55 2.350 R° 85 8.700
- 10 0.0143 30 0.380 60 3.145 90 10.400
- 12 0.0242 35 0.650 65 3 950 95 12.250
- 15 0.0474 40 0.990 70 4.900 100 14 300
- 18 0.0817 45 0.285 75 5.950 110 19.000
- 21 0.1300 50 1,755 80 7.195 120 24.700
- OBSERVATIONS.
- Les boulons sont en fer. Poids de la tête hexagonale
- 20300 D».
- Poids de l’écrou à six pans ordinaires 14300 D*.
- D est le diamètre du boulon en mètres ou fraction décimale du mètre.
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- fr. cent
- La valeur moyenne du kilogramme de boulons non tournés est........ 1 50
- La valeur moyenne du kilogramme de boulons tournés avec écrous taillés
- est.......................................................... 2 00
- La valeur moyenne du kilogramme de boulons tournés avec écrous, façonné,
- paré ou à chapeau, est....................................... 3 00
- La valeur moyenne du kilogramme de clefs ordinaires pour écrous est.... 3 00
- IIIe TABLEAU. Fourchettes ou charnières.
- CO POIDS,
- W w g as g s en kilogrammes, des
- c_, ® 'O r? ? s •W P ~ — — OBSERVATIONS.
- S „ -g < s s Charnières Charnières
- r* ^ a simples doubles
- sans le goujon. avec le goujon.
- 10 0.064 0.100 Les charnières sont en fer.
- 12 0 108 0.176 Leur poids, depuis l’origine de la partie ronde
- 15 0.213 0.345 jusqu’à l’extrémité, est représenté par :
- 18 0.367 0.595 1° Charnières simples, P = 62500 D3 ;
- 21 0.583 0.945 2° Charnières doubles, P' = 101500D3,
- 25 0.986 1.600 D étant le diamètre du goujon en mètres ou
- fraction décimale du métré.
- 30 1.695 2.750 La valeur moyenne du kilogramme de char-
- 35 2.700 4.360 niéres non ajustées, c’est-à-dire brutes de
- 40 4.000 6.500 forge, percées, et goujon tourné, est de 2 fr. 50.
- 45 5.736 9.300 La valeur moyenne du kilogramme de char-
- 50 7.900 12.800 niéres ajustées est de 4 fr.
- 55 10.450 17.000
- 60 13.550 22.000
- 65 17.250 28.000
- 70 21.601 35.000
- 75 26.500 43.000
- 80 32.000 52.300
- 85 38.200 62.600
- 00 45.600 74.400
- 05 54.000 87.500
- 100 61.500 100.000
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- IV* TABLEAU. Douilles à charnières.
- « =: .0 POIDS, EN KILOGRAMME , DES
- 3 â •M © 5 s -< s s — "© « S douilles à clavettes (y compris la clavette}. douilles b vis. OBSERVATIONS.
- K» 10 0.061 0.094 Les douilles, conformes au dessin, sont en fer.
- 12 0.104 0.162 Le poids des douilles à clavettes est représenté
- 15 0.205 0.320 par la formule :
- 18 0.352 0.549 P =60000 D».
- 21 0.560 0.871 Le poids des douilles à vis est représenté par la formule :
- 25 0.947 1.472
- 30 .1.625 2.540 P = 93500 D»,
- 35 2.595 4.040 P étant exprimé en kilogrammes, et D étant
- <0 3.840 5.980 le diamètre de la douille et du goujon
- 45 5.510 8.600 exprimé en mètres ou fraction décimale du
- 50 7.600 11.820 mètre.
- 55 10.100 15.750 La valeur moyenne du kilogramme de douilles à clavettes ajustées est 3 fr. 50.
- 60 13.000 20.300 La valeur moyenne du kilogramme de douilles
- 05 16.600 25.800 à vis ajustées est de 5 fr.
- 70 20.800 32.500
- 75 25.450 39.500
- 80 30.700 47.800
- 85 30.700 57.200
- 90 43.800 68.200
- 95 51.950 80.900
- 100 59.000 92.000
- Y* TABLEAU. T de tiges.
- j DIAMÈTRES 1 des douilles des tiges, j eu millimètres. POIDS, en kilogrammes, y compris la clavette. DIAMÈTRES des douilles des tiges, en millimètres. POIDS | en kilogrammes. OBSERVATIONS.
- Il 0.079 N° 55 13 150 Les T, conformes au dessin, sont en fer.
- 12 0.136 60 16.900 Leurs poids sont représentés par la formule s
- 15 0.268 65 21.700 P = 78000 D3,
- 18 0.458 70 27.100 P étant exprimé en kilogrammes, et D étant
- 21 9.730 75 33.000 le diamètre de la douille, qui reçoit la
- 25 1.230 80 40.000 tige, exprimé en mètres ou fraction déci-
- 30 2115 85 47.800 male du mètre.
- 35 3.375 90 52.200 La valeur moyenne du kilogramme de T de
- 40 5.000 95 67.300 tiges est 6 fr.
- 45 7.200 100 77.000
- 50 — 9.900 » t
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- VI* TABLEAU. Chapes, coussinets et clavettes.
- DIAMÈTRES des tonrlllons en millimètres. POIDS, en kilogrammes, de OBSERVATIONS.
- la cbape et des clavettes. la paire des coussinets.
- N° 10 0.021 0.013 Les chapes et clavettes sont en fer.
- 12 0.030 0.022 Les coussinets sont en bronze.
- 15 18 0.070 0.121 0.043 0.074 Les poids des chapes et clavettes sont repré-
- 21 0.193 0.118 sentés par la formule :
- 25 0.324 0.198
- 30 0.559 0.340 P = 20800 D3.
- 35 40 0.890 1.325 0.542 0.810 Les poids des coussinets réunis sont repré-
- 45 1.890 1.155 sentés par la formule :
- 50 2.585 1.575 P = 12700 D3,
- 55 3.430 2.095
- 60 4.460 2.735 la densité du bronze étant prise égale à 8600.
- 65 5.700 3.480 P en kilogrammes, D en mètres ou fraction
- 70 75 7.080 8.720 4.320 5.340 décimale du mètre.
- 80 10.650 6.500 La valeur moyenne du kilogramme de chapes
- 85 12.700 7.750 et clavettes ajustées est 5 fr.
- 90 95 15.100 17.750 9.200 10,820 La valeur moyenne du kilogramme de bronze
- 100 20.700 12.600 ajusté est de 4 fr. 50.
- 110 27.000 14.000
- 120 35.000 17.000
- 130 44*000 22.000
- 140 55.000 28.000
- 150 68.000 34.000
- 160 82.000 41.000
- 170 98.000 49.000
- 180 117.000 59.000
- 190 138.000 69.000
- 200 160.000 80.000
- 220 210.000 105.000
- 240 278.000 139.000
- 260 350.000 175-000
- 280 440.000 220.000
- 300 540.000 270.000
- 325 690.000 345.000
- 350 860.000 430.000
- 375 1050.000 525.000
- 400 1280.000 640.000
- 450 1820.000 910-000
- 500 2500.000 1250.000
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- VII* TABLEAU. Supports bas garnis.
- D IA MÈTRES II des tourillons II en millimètres, il DIAMÈTRES J des boulons j en millimètres. 1 en FONTE. POIDS kilogramu FER. tes. CUIVRE.
- N°10 N° 8 0.053 0.08 0.013
- 12 8 0.093 0.09 0.022
- 15 8 0.182 0.10 0.043
- 18 10 0 313 0.11 0.074
- 21 10 0.497 0.12 0.118
- 25 10 0.841 0.13 0.198
- 30 12 1.442 0.20 0.340
- 35 12 2 300 0.35 0.542
- 40 12 3.410 0.50 0.810
- 45 15 4.910 0.70 1.155
- 50 15 6.750 0.85 1.575
- 55 15 8.500 1.00 1.500
- 60 18 9.550 1.50 1.735
- 65 18 11.750 2.00 2.480
- 70 18 13.500 2.50 3.320
- 75 21 15.550 3.00 4.340
- 80 21 17.500 3.50 5.200
- 85 25 20.500 4.00 6.750
- 90 25 24.000 4.50 7.200
- 95 30 28.000 5.00 8.820
- 100 30 33.200 6.00 9.000
- Formes modifiées.
- 110 35 37.000 7.00 11.00
- 120 35 44.000 7.50 12.00
- 130 40 51.000 8.00 13.00
- 140 40 58.000 8.50 14.00
- 150 40 66.000 9.00 15.00
- 4 boulons do serrage.
- 160 25 75.000 12.00 17.00
- 170 25 83.000 14.00 19.00
- 180 30 90.000 16.00 21.00
- 190 30 100.000 18.00 23.00
- 200 35 120.000 20.00 25.00
- 220 35 140.000 22.00 27.00
- 240 40 160.000 24.00 29.00
- 260 40 180.000 26.00 31.00
- 280 45 200.000 28.00 33.00
- 300 45 230.000 30.00 35.00
- OBSERVATIONS.
- Le corps est en fonte.
- Les coussinets sont en bronze.
- Les boulons sont en fer et au nombre de 4 ou 6, 2 ou 4 de serrage du chapeau , et 2 de fixage des patins.
- Le poids du corps, ayant le minimum de hauteur, est représenté, pour les petits diamètres, par la formule
- P = 53200 D3,
- P en kilogrammes, D en mèlres ou fraction décimale du mètre.
- La valeur moyenne du kilogramme de support est :
- Fonte.................i fr.
- Fer........................ ,
- Bronze..................... 50
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- 88
- VIII* TABLEAU. Leviers.
- DIAMÈTRES des portées des arbres en millimètres. POIDS, en kilogrammes, des moyeux. DIAMÈTRES des gonjous en millimètres. POIDS , en kilogrammes, des têtes. OBSERVATIONS.
- R° 10 12 15 18 21 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 1 95 | 100 0.013 0.023 0.045 0.076 0.121 0.205 0.352 0.561 0.830 1.195 I. 642 2.191 2.810 3.590 4.500 5.500 6.640 7.920 9.500 II. 200 12.750 8 10 12 15 18 21 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 » • « 0-015 0 028 0.049 0.097 0.165 0.263 0.444 0.762 1.220 1.800 2.635 3.620 4.810 6.200 7.900 9.900 12.100 » » » • Les leviers sont en fer. Les diamètres des moyeux et têtes sont liés entre eux par la formule D3 = 0.5 Id3. D, diamètre intérieur du moyeu; d, idem de la tête ; l, distance des centres en mètres ou fraction décimale du mètre. Les poids des moyeux sont représentés par la formule P = 12850 D3. Les poids des têtes sont représentés par la formule P'= 28200 d3. Les poids des plats intermédiaires sont représentés par la formule P" = 2340 ( D* + d2) l, P, P', P" en kilogrammes, et D, d, l en mètres ou fraction décimale du mètre. La valeur moyenne du kilogramme de leviers est de 5 fr.
- IX® TABLEAU. Chapeaux de stufpng-box.
- diamètres des tiges en millimètres. diamètres des boîtes en millimètres ! — 1 DIAMÈTRES des boulons en millimètres. POIDS EN KILOC chapeaux en laiton. RAMMES DES >oulons avec écrous à chapeaux.
- N° 10 R°30 8 0.067 0.10
- 12 35 8 0.115 0.20
- 15 40 10 0.224 0.40
- 18 45 10 0.387 0.65
- 21 50 12 0.618 0.85
- 25 55 12 1.035 1.00
- 30 65 15 1.782 1.15
- 35 70 15 2.850 1.35
- 40 75 15 4.250 1.50
- 45 80 18 6.050 1.70
- 50 85 18 8.250 2 00
- 55 90 18 11.000 2.50
- 60 95 21 13.000 2.90
- 65 100 21 15.000 3.40
- 70 110 21 18.000 4.00
- 75 110 25 22.000 4.50
- 80 120 25 26.200 5.25
- 85 130 25 30.600 6.00
- 90 140 30 35.600 7.00
- 95 150 30 40.000 8.00
- 100 160 30 50.000 9.00
- 110 170 35 58.000 11.00
- 120 180 35 70.000 13.00
- 130 190 35 85.000 15-00
- 140 200 40 100.000 18.00
- 150 220 40 125.000 21.00
- 160 230 40 150 000 24.00
- 170 240 45 175.000 27 00
- 180 260 45 200.000 31.00
- 190 280 45 225.000 35.00
- 200 300 50 250.000 40.00
- OBSERVATIONS.
- Les chapeaux de shilling box sont en fonte ou en laiton.
- Le poids d’un chapeau est représenté par la formule :
- fonte, P = 61000 D3,
- laiton, P = 67000D3,
- P en kilogrammes, D en métrés ou fraction décimale du mètre.
- La valeur moyenne du kilogramme de chapeaux de stufling-box est :
- en fonte.
- 1 fr.
- en laiton.. . 4
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- — 89 —
- S II. PIÈCES SPÉCIALES.
- X* TABLEAU. Tuyaux en fonte, à brides ou embottures.
- —
- V) es| ï 11 ? «3 S £> Wi “© •SS POIDS EN KILOGRAMMES pour longueurs. OBSERVATIONS.
- * ô a S g 3 S 4> - m a * lm.30 . 2m.00
- — W
- 50 u 24.00 36.00 L’épaisseur a été calculée par la for-
- 60 12 30 00 45.00 mule employée pour le service des eaux de Paris :
- 70 12 36.00 54.00 e= 0.02 D -f 0.01 ;
- 80 12 42.00 64.00 e et D en mètres ou fraction déci-
- 90 12 47.00 71.00 male du métré.
- 100 12 52.00 78.00 Les tuyaux, dont les épaisseurs correspondent à cette formule, sont éprou-
- 110 13 62.00 90.00 vés à 10 atmosphères.
- 120 13 68.00 102.50
- 130 13 73.50 111.00
- uo 13 79.00 11900
- 150 13 85.00 128.00
- 160 14 97.50 147.00
- 170 14 104.00 156.00
- 180 14 109.00 165.00
- 190 14 116.00 174.00
- 200 14 122.00 184.00
- 220 15 144.00 217.00
- 240 15 156.00 235.00
- 260 15 169.50 255.00
- 280 16 195.00 294.00
- 300 16 208.00 314.00
- 325 17 240.00 360.00
- 350 17 258.00 388.00
- 375 18 294.00 440.00
- 400 18 313.00 472.00
- 450 19 372.00 560.00
- 500 20 434.00 650.00
- ^
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- XIe TABLEAU. Parallélogrammes,
- FORCES des machines en chevaux. POIDS, EN KILOGRAMMES. OBSERVATIONS.
- FONTE. FER. CUIVRE.
- 1 2 5 5 35 i2 7 Les dimensions des parallélogrammes
- 3 8 51 10 sont celles données dans la seconde
- 4 10 61 12 partie.
- 6 12 73 15 La valeur moyenne du kilogramme de
- 9 12 14 17 87 104 18 21 parallélogramme est :
- 16 20 125 25 Fonte. ....... 1 fr.
- 20 24 150 30
- 25 29 180 36 Fer 6
- 30 35 35 42 216 260 43 51 Cuivre 5
- 40 51 312 61
- 50 62 375 73
- 60 75 450 87
- 75 90 540 104
- 100 108 650 124
- 125 130 780 148
- 150 156 935 177
- 175 188 1125 212
- 200 226 1860 254
- 250 272 1630 305
- 300 328 1960 365
- 350 395 2350 437
- 400 475 2820 525
- 450 570 3390 630
- 500 680 4000 755
- XIIe TABLEAU. Balanciers.
- FORCES des machines en chevaux. POI en kilogra flasques en fonte. DS , mines, des axes en fer. FORCES des machines en chevaux. poi en kilogra flasques en fonte. us. nmes, des axes en fer. OBSERVATIONS.
- 1 40 6 50 1735 345 Les dimensions des balanciers
- 2 55 10 60 2050 410 sont celles qui ont été données dans la seconde partie.
- 3 76 15 75 2420 484 Les poids des balanciers sont
- 4 120 24 100 2810 562 représentés par les formules =
- 6 180 36 125 8750 750 1° pour les flasques simples, P = 13 l3 kilogrammes.
- 9 257 51 150 4850 970 2° pour les axes,
- 12 350 70 175 6200 1240 P' = 2.6 l3 idem.
- 16 467 93 200 7710 1542 1 étant la longueur entre les
- 20 608 121 250 9450 1890 axes des tourillons extrêmes, exprimées en métrés et frac-
- 25 770 154 300 11590 2318 tibn décimale du métré
- 30 964 193 350 13820 2764 La va'eur moyenne du kil. de balanciers alaisés et axés est :
- 35 1185 237 400 16420 3284 Pour la fonte. . . 0 fr. 7o
- 40 1438 287 450 500 19250 22600 3850 4520 Pour le fer. ... 2 00
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- — 91 ~
- XIII* TABLEAU. Bielles.
- © à « = 3 POIDS, EN KILOGRAMMES, des
- S *« S
- gïl 8 a T3 © corps en fonte. chapes et clavettes en fer. coussinets en cuivre.
- i 13 1.50 1.10
- 2 23 2.30 1.70
- 3 38 3.20 2.40
- 4 60 4.80 3.60
- 6 90 6.70 5.00
- 9 128 8.70 6.50
- 12 175 11.20 8.40
- 16 233 14.40 11.00
- 20 304 18.00 13.40
- 25 385 22.00 16.40
- 30 482 26.00 20.00
- 35 592 32.00 24.00
- 40 719 38.00 28.40
- 50 862 42.70 34.00
- 60 1025 53.00 40.00
- 75 1210 72.00 54.00
- 100 1405 92.00 69.00
- 125 1875 116.00 88.00
- 150 2425 146.00 110.00
- 175 3100 180.00 136.00
- 200 3855 217.00 164.00
- 250 4725 260.00 196.00
- 300 5795 310.00 234.00
- 350 6910 370.00 280.00
- 400 8210 440.00 335.00
- 450 9625 520.00 400.00
- 500 11300 620.00 480.00
- OBSERVATIONS.
- Les dimensions des bielles sont celles qui ont été données dans la seconde partie.
- Le poids du corps d'une bielle est représenté par la formule :
- P = 9.3 l\
- l étant la longueur entre les tourillons extrêmes, exprimés en mètres et fraction décimale du mètre.
- La valeur moyenne du kilogramme de bielle ajustée est :
- Fonte.................1 fr.
- Fer...................5
- Bronze................5 50
- XIVe TABLEAU. Manivelles et boutons.
- 1 FORCES II des machines 11 en chevaux. Il POI en kilogra manivelles en fonte. DS , mines, des boutons en for. FORCES des machines eu chevaux. poi en kilogra manivelles en fonte. DS, mmes, des boutons en fer. OBSERVATIONS.
- 1 25 2.3 60 750 60.00 Les dimensions des manivelles
- 2 35 3.3 75 900 79.00 sont celles indiquées dans la seconde partie.
- 3 45 4.5 100 1050 99.00 Le poids d’une manivelle est
- 4 65 6 0 125 1240 123.00 représenté par la formule :
- 6 97 7.5 150 1460 147.00 P = 1400 P.
- 9 138 10.0 175 1700 177.00 La valeur moyenne du kilo-
- 12 189 12.0 200 2175 21000 gramme de manivelles est :
- 16 , 200 15.0 250 2600 249.00 Fonte 0 fr. 60
- 20 240 18.50 300 3150 300.00 Fer 2 oo
- 25 280 22.25 350 3500 350.00
- 30 300 20.25 400 4000 400.00
- 35 450 30.50 450 4500 450.00
- 40 50 540 650 36.00 48.00 500 5000 500.00
- ( La suite au numéro prochain. )
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- Indicateur dynamomètre de Watt, perfectionné.
- ParM. Garnier, horloger du roi, élève de Janvier.
- NOTICE HISTORIQUE SUR L’INSTRUMENT.
- Il appartenait au génie investigateur de Watt, après avoir créé le puissant moteur dont il a doté le monde, d’inventer un instrument au moyen duquel on pût analyser les fonctions des différents organes qui composent ces machines, et apprécier exactement l’action de la vapeur qui agit sur le piston des machines en travail.
- Aussi, l’indicateur dynamomètre de Watt, auquel MM. Macnaught, de Glasgow , et Penn, de Greenwich, ont apporté quelques modifications, est-il connu en Angleterre depuis cette époque où les propriétaires de machines à vapeur en font fréquemment usage pour maintenir leurs machines dans les meilleures conditions possibles de travail.
- M. Combes, ingénieur en chef des mines, est le premier qui ait fait connaître en France l’indicateur dynamomètre de Macnaught, qu’il rapporta d’Angleterre en 1833, et qui le rendit public ( Annales des Mines , 3e série , tome XVI, année 1839 ) ; mais soit indifférence de la part des industriels, soit que les instruments construits en France laissassent à désirer dans leur précision, l’usage ne s’en est pas répandu (1).
- Plus tard, le conseil des travaux de la marine royale appréciant l’utilité de cet instrument, en a fait construire quatre en Angleterre, par M. Peern, à un prix très-élevé, pour être appliqués lors des épreuves de réception des machines fournies à l’État.
- En 1843, les rapports fréquents que mes compteurs avaient établis entre MM. les membres du conseil des travaux et moi, déterminèrent le conseil à m’engager de m’occuper de la construction de ces instruments. Quoique par leur nature ils soient un peu étran-
- (l) M. Combes a fait construire un de ces appareils dans lequel il a introduit quelques modifications. Il est décrit dans le Bulletin de la société d’encouragement, décembre 1843 , et dans le l'echnologiste, 5« année, p. 372. M. Arthur Morin, dans un article sur divers appareils dynamométriques, publiés en I84i, en a consigné un autre de son invention, dont la construction est très remarquable.
- gers à mes travaux habituels d’horlogerie, j’ai été assez heureux pour y introduire plusieurs modifications utiles qui, jointes aux soins minutieux que j’apportai dans leur exécution, les firent juger, après de nombreux essais, supérieurs à ceux qui avaient été faits précédemment, et provoquèrent, sur le rapport du conseil des travaux, une décision ministérielle par laquelle tous les bâtiments à vapeur de l’État en doivent être pourvus. Depuis lors j’en ai déjà fourni un certain nombre à la marine royale, à quelques administrations et à l’industrie privée (2).
- Usage de l'instrument.
- L’utilité pratique de l’indicateur, consignée dans la brochure de M. Macnaught, imprimée, à Glascowen 1831» et traduite par M. Combes , consiste à mesurer la force développée par les machines à vapeur ; en même temps qu’il indique la tension de la vapeur dans le cylindre et le degré de vide produit par le condenseur pour chaque point de la course du piston.
- Par son moyen, le propriétaire d’une machine à vapeur peut à chaque instant constater les conditions dans lesquelles fonctionne sa machine et découvrir les négligences de son machiniste, déterminer la quantité de force absorbée par les frottements ou employée à faire mouvoir les diverses machines ou outils de son usine ; s’il loue de la force il peut en tout temps s’assurer de la quantité prise par le locataire. Il indique aussi la dépense de vapeur correspondante à des températures diverses de l’eau d’alimentation et sert à comparer l’économie qui résulte de l’emploi de l’eau froide avec la dépense nécessaire pour se la procurer. En définitive, cet instrument lui permet non-seulement de trouver le moyen le plus convenable de faire travailler sa machine, mais encore d’apprécier sa dépense et de régulariser la distribution de sa force.
- Mécanisme de l’instrument.
- Je ne signalerai à l’attention du public que les parties auxquelles j’ai apporté des modifications.
- Jusqu’à présent un seul ressort était
- (21 Notamment au Conservatoire des arts et métiers, à la manufacture des tabacs du Havre, à l’usine du Creuzot, aux ateliers du chemin de fer de Versailles, rive droite, à MM Maze-line frères, constructeurs au Havre, à l’amirauté russe comme essai, etc.
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- tois en jeu pour exprimer la valeur numérique de la tension de la vapeur et le vide opéré par le condenseur. Ces deux effets contraires tendant alternativement à comprimer et à distendre Un ressort en acier trempé désorganisent nécessairement l’agrégation moléculaire , et il est hors de doute que ees ressorts éprouvant une altération Notable expriment après un certain temps d’usage une valeur différente de celle qu’ils exprimaient au moment de leur mise en fonction, c’est aussi ce 9ue confirmentles observations de MM. les ingénieurs de la marine.
- Ces considérations, résumé de ma longue pratique en horlogerie , m’ont suggéré l’idée d’employer deux ressorts agissant par compression , l’un Pour la tension, l’autre pour la condensation.
- Dans les anciens appareils, on est forcé de renouveler le papier chaque fois qu’on veut tracer une figure, et celte opération n’est pas sans difficulté lorsque la machine fonctionne ; pour éviter cet embarras, j’emploie une feuille de papier d’une longueur indéterminée qui s’enroule sur deux cylindres dont l'un est maintenu par un Petit embrayage au moyen duquel on change la position du papier quand on veut tracer une nouvelle figure. Cette disposition permet d’obtenir un certain Nombre de figures avant de renouveler le papier et de comparer commodément des séries d’observations faites successivement ou à des intervalles de temps quelconques.
- Le mouvement de rotation alternatif du cylindre enrouleur du papier est Produit par un petit rouleau en acier dont le pivot prolongé porte à carré une poulie en bois qui doit faire dix tours pour le chemin parcouru par le piston de la machine, qui est le sujet des expériences. Une corde à boyau est attachée par l’un de ses bouts au Petit rouleau en acier, et par l’autre à la poulie du cylindre enrouleur et fait suivre à celle-ci le mouvement du piston. Un ressort d’horlogerie placé dans le cylindre de droite a pour objet de tendre le papier ainsi que le cordon attaché au piston de la machine : le bout du petit rouleau d’acier opposé à *a poulie en bois est denté et engrène dans une roue qui porte l’aiguille placée au centre du cadran faisant face à l’observateur. Celle-ci a pour objet ^indiquer si la circonférence de la Poulie en bois est en rapport avec la course du piston, et si le cordon est attaché de manière à ne pas laisser de
- temps mort aux deux extrémités de celte même course.
- Ce nouveau système de mouvement de rotation alternatif offre l’avantage d’établir une parfaite spontanéité de mouvement entre le papier et le piston, et les ordonnées des figures sont exactement en rapport avec les portions correspondantes du cylindre de la machine.
- L’ajustement du piston dans le cylindre, le travail des ressorts dont l’échelle doit exprimer rigoureusement en poids leur valeur élastique , et l’ajustement de la tige du piston pour obtenir son mouvement rectiligne sont constamment l’objet de mes soins dans la fabrication de ces appareils.
- Je joins à cette notice quatre courbes relevées sur différentes machines.
- La première, fig. 18, pl. 74, a été prise sur la frégate le Caraïbe, machine à basse pression ; force 450 chevaux; course du piston 2m,40; quatorze coups de piston à la minute ; échelle de l’indicateur 0m,07 pour une atmosphère.
- La 2e, fig. 19, sur la machine oscillante et à haute pression des ateliers de M. Cavé , à Paris.
- Les3e et 4e, fig. 20 et21,ontété prises simultanément sur les deux cylindres d’une machine à système de \Volff, à haute pression et condensation, fonctionnant dans les ateliers du chemin de fer de Saint-Germain. La fig. 20 est celle pour le petit cylindre qui reçoit la vapeur de la chaudière, et la fig. 21 celle pour le grand cylindre dans lequel s’introduit la vapeur à sa sortie du premier.
- Nouvelle chaudière à vapeur pour
- locomotives et machines marines.
- Par M. Johnston.
- La fig, 22, pl. 74, présente une section verticale et transverse du corps de cette chaudière ; AB est le niveau de l’eau au-dessous duquel toute la chaudière est remplie de liquide à l’exception des tubes chauffants plats ou carneaux CD, CD, etc. Ces tubes sont faits en tôle, et comme leur forme est aplatie il en résulte que les espaces qu’ils laissent entre eux ont la forme d’une lame mince de liquide. Les tubes extrêmes OP , OP sont remplis d’argile réfractaire ou tout autre corps non conducteur, afin d’empêcher la
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-
-
- — 94 —
- chalenr de se propager dans les deux grands espaces vides EF, EF.
- Supposons qu’une chaudière de ce modèle fonctionne sur une pression de 0kiI-,725 par centimètre carré au-dessus de la pression de l’atmosphère, il en résulte, sous cette pression , que chaque centimètre cube d’eau se convertit en 1804 centimètres cubes de vapeur, et qu’un centimètre cube de cette vapeur doit être 108 fois plus léger qu’un centimètre cube d’air ; or, comme nulle chaleur n'est appliquée aux espaces d’eau EF, EF, et que l’eau dans ces parties reste, techniquement parlant, à l’état liquide par distinction avec l’eau qui est sur le point d’être convertie en vapeur et qui se trouve dans les lames comprises entre les tubes CD, il en résulte naturellement que lorsqu’il se forme de la vapeur entre ces tubes l’eau dans les espaces EF, EF, descend immédiatement, s’échauffe et vient déplacer la vapeur qui s’est formée dans les lames intermédiaires , et que par suite des courants qui s’établissent et d’une circulation constante les tubes plats sont exempts de tout dépôt de matières terreuses ou salines ; qu’il ne peut y avoir d’accumulation dangereuse de vapeur entre ces tubes, et enfin que le travail de la chaudière est uniforme et très-actif. Les flèches , dans la figure, montrent du reste la direction de ces courants. L’aire d’une section horizontale des espaces de descente d’eau EF, EF doit toujours être égale ou même un peu plus grande que la somme des aires de la section des lames entre les tubes, afin que la pression exercée par l’eau liquide que les premiers renferment agisse aussi avantageusement qu’il est possible pour déplacer la vapeur qui s’est formée dans les intervalles entre ces tubes.
- La boîte à feu des locomotives ordinaires se compose, comme on sait, de deux pièces appelées boîte intérieure et enveloppe qui sont retenues entre elles à l’aide de boulons qui en assemblent les parois latérales pour empêcher que la chaleur ne les gondole et ne les écarte. Le dôme ou couverture en est plat, et pour lui donner la force nécessaire il est soutenu par de fortes arêtes en fer. Le fourneau de M. Johnston consiste également en une boîte intérieure et une enveloppe extérieure, mais ces deux capacités sont boulonnées entre elles non-seulement par leurs parois latérales, mais aussi par leurs dômes ou couvercles. Les fig. 23, 24 et 25 présentent différentes vues de ce fourneau.
- La fig. 23 en est une élévation latérale; ABCD est le corps du fourneau; EF, un des conducteurs pour charrier de la chaudière l’eau destinée à alimenter l’espace vide entre les deux enveloppes sur un des côtés du fourneau ; GH, un autre conducteur pour faire passer la vapeur et l’excédant d’eau du fourneau à l’intérieur de la chaudière.
- La fig. 24 est une section prise par la ligne ponctuée de la fig. 23; L, les barreaux de la grille ; EF, EF les conducteurs qui charrient l’eau de la chaudière aux espaces entre les enveloppes; GH, le conducteur de vapeur et d’eau;
- les boulons qui assemblent entre elles les deux boîtes.
- La fig. 25 est une vue prise par une extrémité qui fait voir la manière dont le fourneau est uni à la chaudière. BD, BD sont les extrémités des doubles parois du fourneau qui sont closes par une bande de tôle d’une largeur égale à leur distance et rivée entre les plaques.
- Les conducteurs EF, EF et GH portent des brides à leurs extrémités ; ces brides sont percées de trous pour qu’on puisse les assujettir par des rivets ou des boulons sur le devant de la chaudière après qu’on a fait dans celle-ci des ouvertures correspondantes pour recevoir le bout de ces conducteurs.
- On peut accoupler deux, trois , ou un plus grand nombréde ces foyers l’un à côté de l’autre. Une chaudière de cette construction avec son fourneau qui a fonctionné avec de l’eau de mer pendant six semaines durant lesquelles l’eau a été maintenue à une densité plus grande que celle qu’on lui laisse jamais acquérir dans les chaudières des steamers allant à la mer, n’a présenté aucun dépôt, ni sur les parois des tubes plats et chauffeurs, ni sur les enveloppes qui constituent les boîtes. La distance pour l’eau entre les enveloppes de cette chaudière n’était seulement que de 6 à 7 millimètres, et il n’existait pas plus de distance entre les espaces d’eau laissés entFe les tubes chauffeurs.
- M. Johnston croit pouvoir garantir que ses chaudières ne sauraient présenter de dépôts terreux avec des eaux peu chargées. Quant aux eaux qui renferment une quantité notable de sel, il n’y aura pas de dépôt sur les tubes ou sur les parois du foyer, tant que la concentration de ces eaux n’atteindra pas une demi-saturation. De l’eau de mer prise dans le golfe de la Clyde, marquait à l’état de saturation 44 degrés à
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- hydromètre de Twaddell ; Je point de emi-saturation est donc le 22» degré je cet instrument ; or 16 à 18 degrés c cei hydromètre sont le point le plus eVe de saturation auquel on marche wmunément sur les steamers de mer; donc l’eau est maintenue à cet état e saturation, M. Johnston assure que es chaudières seront constamment ,Xeniptes d'incrustation ou de dépôt e nature à détériorer ces appareils. Pour les locomotives, de même que Pour les chaudières tubulaires marines, es perfectionnements récentsconsistent ®ns l’introduction de tubes de métal Une faible épaisseur avec rétrécisse-JUent des espaces d’eau entre eux. A aide de ces perfectionnements les chau-,leres ont pu être beaucoup réduites ~*ans leurs dimensions , et il en est ré-Ulté une grande économie de combus-. 1®» surtout dans les chaudières ma-,tles tubulaires, économie due surtout U peu d’épaisseur des parois ; mais es perfectionnements ne sont relatifs ?.u aux tubes chauffeurs, aucune amé-’oration de ce genre n’a été introduite ^ans les boîtes à feu des locomotives P dans les fourneaux des machines farines, qui présentent encore des pa-°is d’une grande épaisseur et de lar-espaces d’eau, tandis que dans les /haudières de M. Johnston, non-seule-Jent les tubes chauffeurs sont à minces Parois avec espaces d’eau très-étroits ®utre eux, mais de plus les fourneaux construits avec les mêmes parois ujinces et avec espaces d’eau resserrés, ^ces appareils n’en résistent pas moins aux pressions les plus considérables Uans le service.
- 1U résumé, les chaudières de Johnston paraissent réunir à un P us haut degré que toutes celles em-P‘°yées jusqu à ce jour la combinaison Ues qualités avantageuses qui suivent :
- Absence d’incrustations ou de dé-Pu.is de nature à détériorer les appa-j,eds ; grande légèreté; petit volume de ' aPpareil ; parois minces des tubes hauffeurs et de la boîte à feu unies à Jne grande résistance; espaces d’eau esserrés; impossibilité que la vapeur e loge dans ces espaces resserrés, et {?ar conséquent nul danger d’un coup p feu sur les tubes et les parois du °ôrneau. De plus, impossibilité que la Vapeur s’empare de la partie basse de a chaudière et soulève l’eau jusqu’au ouvercle, ainsi qu’il arrive parfois j,ans les chaudières des locomotives.
- , facilité pour nettoyer les tubes vÇc une brosse en fils métalliques sans oiever le feu et refroidir la chaudière,
- avantage très - remarquable pour les steamers au long cours.
- Depuis la publication de cet article, M. Johnston a appliqué sa nouvelle chaudière, qu’il appelle à espace d’eau, à une locomotive destinée, à ce que nous pensons, à faire quelques essais sur le chemin de fer d’Édimbourg à Glasgow.
- Dans cette locomotive, la boîte à fumée a une longueur inusitée afin de permettre, ainsi qu’on le fait depuis quelques années sur diverses locomotives , l’introduction d’une plaque ou registre dans cette boîte à fumée, de manière que les produits de la combustion passent au-dessous du bord inférieur de cette plaque avant de se rendre dans la cheminée.
- Le corps de la chaudière a 2 mètres de longueur, et on y compte vingt-sept carneaux entre chacun desquels il y a une lame ou espace d’eau de 6 millimètres de largeur, 0m,60 de hauteur et 2 mètres de longueur. Le carneau extrême de chaque côté de la chaudière est rempli de suie ou autre corps mauvais conducteur, afin de s’opposer à ce que la chaleur agisse sur les deux espaces E,F, appelés espaces de descente d’eau, situés entre les carneaux à suie et l’enveloppe extérieure de la chaudière.
- La chaudière présente près de 70 mètres carrés de surface de chauffe dans les carneaux ; 12mèt-car ,54 dans ses foyers qui sont au nombre de trois, et lmèt car-,90 de surface de grille, c’est-à-dire 0mèt- car-,37 de plus en surface de grille, et 7 mètres carrés de plus en surface de chauffe dans les foyers que les plus grandes locomotives qui fonctionnent sur la rampe du chemin de fer d’Édimbourg à Glasgow.
- Pour accroître la différence de densité entre les courants ascendants et descendants de l’eau, M. Johnston a inséré ses tubes d’alimentation au sommet des espaces EF de descente d’eau, et au-dessous de la surface de l’eau, de manière à ce que l’eau d'alimentation n’affecte pas la vapeur dans la chambre où elle se rassemble.
- Du reste, voici ce qu’on lit au sujet de cette chaudière, dans un rapport rédigé par une commission de l’institut de Franklin à l’occasion de la locomotive le Richmond, aux États-Unis.
- « En général, dans les grandes machines il se forme une mousse tellement considérable, surtout quand elles sont neuves , que tous les robinets à la partie supérieure de la chaudière indiquent de l’eau, tandis que les espaces d’eau sont remplis de vapeur sèche.
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- Dans ce cas les robinets jauges sont pis qu’inutiles , ils sont en réalité menteurs , et l’état dangereux des choses autour de la boîte à feu n’a pas besoin de commentaire. Sans doute, les mécaniciens n’auront nulle peine à remédier à ce défaut, mais dans tous les cas la commission croit devoir recommander à leur attention la nouvelle forme de chaudière proposée par M. Johnston, et qui lui paraît établie sur un principe parfaitement applicable à ce cas. »
- Poulies pour la traction sur les chemins de fer.
- Par M. J.-F. Lausmann, mécanicien du chemin de fer de Dusseldorf à Elber-feld.
- L’invention que je propose et que j’ai mise en pratique a principalement pour but de faire disparaître, autant que possible , les effets désastreux d’usure auxquels sont soumis en général les câbles de chanvre ou de fil métallique qui portent sur des poulies en fonte de fer, et qu’on emploie à la traction sur quelques chemins de fer. Je crois être parvenu à résoudre complètement ce problème par la construction de nouvelles poulies dont je vais donner une idée.
- La fig. 28, pi. 73, présente une section transverse, et la fig. 29 une section suivant le diamètre de ces poulies de chemin de fer.
- a,u sont deux disques de fonte entf® lesquels est placée une couronne en bois composée de six segments bien égau* b,b , et qui se trouvent assemblés avec les disques par des boulons à écrou c,ç. Le moyeu creux en fonte o porte trois oreilles p,p,p qui pénètrent dans la couronne de bois, et s’opposent à ce que celle-ci prenne du jeu et tourne sur ce moyeu ; m,m est un arbre en fer forgé , fixé à clavette dans le moyeu » et dont les tourillons roulent sur des coussinets de laiton. Ces coussinets sont garantis contre toute introduction de malpropretés ou de corps étrangers par des boîtes en fonte, dont la partie supérieure forme un réservoir x pour la graisse qui sert à les lubréfier.
- L’expérience a démontré que le hêtre , parfaitement bouilli dans le goudron , était le bois le plus convenable pour faire ces couronnes. Le débit et l’assemblage des diverses pièces qui composent cette couronne sont tels que la corde ne porte jamais que sur du bois debout. J’ai adopté cette disposition comme étant celle qui donne l’usure la plus petite et la plus régulière. Si, après un service plus ou moins prolongé et un roulement considérable, la couronne en bois perd de son diamètre, rien n’est plus facile que de la remplacer par une autre, en conservant toutes les autres parties.
- Depuis longtemps, les poulies construites de cette manière, ont fourn/ d’excellents résultats sur le plan incliné de 1/30 entre Erkrath et Hochdahl» sur le chemin de Dusseldorf à Elber-feld.
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- LE TEGHNOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- O
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS METALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- cherches sur la cassure cristalline du fer forgé au marteau et sur ses cou ses.
- Par M. Aug. Malberg.
- Les accidents survenus depuis quel-*lu.e temps sur les chemins de fer par *RUe de la rupture des essieux des lo-coniotives, ont donné lieu à des re-cher<;hes sur la qualité des fers dont Ces essieux avaient été fabriqués. La Surface de la cassure a présenté de 8r°s cristaux, et comme ces essieux avaient la plupart fait un long service , ?.n en a conclu que la texture cristal— l,le était la conséquence des actions au.xquelles ces essieux avaient été sou-î1118 pendant ce service. La commission lnstituèe par le gouvernement français P°Ur faire une enquête lors de l’acci-flent du chemin de Versailles, a dé-claré que quand même les essieux eus-sent été fabriqués avec un fer tenace ^ nerveux, la rotation journalière et e contact avec les rails devaient don-er naissance à des actions électriques galvaniques de nature à produire à •ntérieur du fer, relativement à sa té-aÇité et à sa ductilité, des changements finement funestes, que ce fer n'était P us propre à l’usage et ne présentait P‘us de sécurité dans son emploi.
- M- Ch. Hood a plus tard publié P Mémoire ( voir le Technologiste , année, page 279). dans lequel il a °ülenu que les causes principales qui
- te Trrhnnloyitle, T. Vil. — Décembre
- amènent une texture cristalline dans les fers forgésaumarteau et originairement nerveux, sont les chocs, l’élévation de la température et le magnétisme, mais en même temps il ajoute qu’il est douteux qu’une de ces forces suffise seule pour produire cet efFet, et qu’il y a tout motif pour croire bien plutôt qu’en réalité toutes trois concourent jusqu’à un certain degré à la production de ces phénomènes.
- La texture originaire du fer en barres est grenue et anguleuse. C’est par le passage sous le marteau ou entre les cylindres du laminoir qu’on lui donne la texture nerveuse, parce que dans cette opération on étire et on allonge les cristaux. C’est ce qui a lieu en par-i ticulier dans le laminage , car il n'est | pas rare, surtout pour les grosses pièces, de voir dans le fer au marteau l’intérieur encore grenu, tandis qu’à l’extérieur, et plus on approche de la surface, le fer a pris plus ou moins une texture nerveuse. Cette différence, dans la texture, provient de ce que les coups du marteau, quelque poids qu’on suppose à celui-ci, ne pénètrent pas jusqu’à la partie la plus intime du fer. La propriété du fer, de passer de l’état grenu plus ou moins à l’état nerveux dépend de la qualité primitive du fer ; quelques fontes la possèdent à un moindre degré que d’autres. Par conséquent. pour juger la texture d’un 1 fer sur une cassure récente , il est indispensable d’avoir cga:d à la méthode
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- ou la manière dont cette cassure aura été produite.
- Une cassure qu’on amène en chargeant une pièce de fer dans la direction longitudinale suivant laquelle la barre a été cylindrée ou martelée est, dans un fer de bonne qualité , ordinairement anguleuse; les fibres s’allongent en pointes déliées, et cela davantage avec le fer laminé qu'avec celui au marteau : elle a aussi sous la lumière incidente et réfléchie un aspect différent ; elle paraît gris cendré ou blanc d’argent mat ou se nuance de ces deux couleurs. Si on veut tirer de cet état une conséquence sur la bonté du fer, il faut tourner la barre sur tous les aspects, faire tomber la lumière de tous les côtés sur la cassure , puis l’y faire réfléchir dans l’œil. Lorsque dans toutes les circonstances la cassure paraît gris cendré , la fibre courte et peu anguleuse , on peut être certain d’avoir eri main un fer de qualité inférieure. Toutefois, il convient encore de prendre en considération si la rupture a eu lieu par un choc soudain ou par une augmentation successive de la charge. Dans le premier cas le fer paraît gris léger, plus cristallin, à fibres courtes, et ses fibres ne se terminent pas en pointes fines, tandis que dans le second il est nerveux et blanc d’argent mat sous certaines incidences de la lumière.
- Lorsqu’au contraire on fait rompre le fer dans une direction rectangulaire avec celle du cylindrage (de manière toutefois à prendre toujours en considération la ténacité absolue) , alors sa cassure est toujours très-courte et la résistance absolue moindre. (Suivant les expériences de Navier cette résistance est de 10 pour 100 moindre dans la tôle des chaudières.) La cassure où l’on reconnaît les couches distinctes qui ont servi par soudure à former la barre, présente un aspect feuilleté, elle est blanche à la lumière réfléchie et grise sous celle incidente ; assez souvent on y aperçoit des traces de grain fin et aciéreux. C’est même par suite de cette observation que les fers qui doivent présenter de la résistance dans tous les sens, comme par exemple la tôle à chaudière, sont non-seulement laminés dans la direction de leur longueur et de leur largeur , mais encore diago-nalement. La résistance relative est en effet moindre dans la direction rectangulaire au laminage, et des pièces qui pour être rompues suivant la direction de ce laminage exigent huit à dix et
- même douze coups de marteau, rompent souvent dans l’autre au troisième, quatrième ou cinquième coup. Ce phénomène est de la plus haute impor.' tance pour la constructiou des manivelles des essieux de locomotives qui sont rabattues en plein fer.
- Une cassure qui est produite par Ie choc ou par la pression d’un poids dans une direction transversale (résistance relative), est toujours plus blanche quand on opère en frappant la barre fort sur la carne d’une enclume que celle produite par la pression d’un poids dans la direction longitudinale ( résistance absolue ), et la cause en réside dans la manière différente dont les faces réfléchissantes se comportent vis-à-vis la lumière. En général, elle n’est pas aussi nerveuse que dans la rupture suivant la direction longitudinale. Si les différentes couches dont se compose la barre ne sont pas bien soudées ensemble, elles se séparent les unes des autres et forment des fa' celtes plus ou moins étendues et lisses. Si ces couches avant la soudure n’ont pas été bien purifiées , il s’y montre des points noirs, consistant en charbon ou impuretés qui s’opposent de même à l’adhérence complète des couches entre elles. Quand on veut se convaincre de la perfection de la soudure de ces couches on étire la barre à une température qui ne s’élève pas au blanc soudant en une feuille mince, et si l’on n’y aperçoit aucune soufflure, aucune paille* alors la soudure a été bien faite.
- Quand on frappe le fer pour le rompre, on peut modifier plus ou moins la cassure suivant qu’on se sert de marteaux légers ou de marteaux d’un grand poids, ou bien suivant qu’on frappe un coup plus ou moins fort, qu’on eu détache une portion plus ou moins longue, qu’on trace une ligne de rupture plus ou moins fortement prononcée avec la tranche. Le martelage d’une pièce longue avec de petits marteaux dans une seule et même direction, a toujours pour conséquence une cassure extrêmement nerveuse, tandis qu’un martelage avec de lourds marteaux donne toujours une cassure à fibres courtes ou à grains cristallins. La cassure est toujours un peu cristalline sur la face inférieure par laquelle la barre reposait sur l’enclume-Lorsque ce sont les fibres de la face supérieure qui doivent se rompre paf arrachement; ceux de la face inférieure doivent en même temps se refouler et se raccourcir ; or ces fibres inférieures
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- P tentent rarement une texture ner-,use,mais constamment une texture c ®rai^ fin et comme aciércuse. C’est érh^n °n remarque sur une grande uelle lorsque l’on plie à plusieurs prises le fer pour le rompre, ainsi j, °u l’a observé depuis longtemps. i en a* moi-même acquis bien des fois a Preuv^, et mes observations à cet §3rd sont d’accord avec les expérien-qui ont été faites récemment au _ ePJln de fer du Rhin, et dans lesquelles on a rompu des essieux de wa-30n’ d’un côté au moyen d’un mouton .u Poids de 536 kilog. tombant d'une j auleur de 5 à 11 mètres, puis de
- wlre avec un marteau d’un faible Poids.
- Sl ^armi les expériences entreprises r ce chemin de fer du Rhin, j’en apporterai deux qui me paraissent Uhrmer les faits énoncés ci-dessus, s Un essieu de wagon en fer martelé , vant au transport des terres, a rompu cl®c le mouton de 556 kilog. sous une tür ^ mùtres. Les faces de rup-Crj . Présentaient un aspect grossier et , ‘stalhn.Lfe même essieu, frappé avec Petit marteau, et rompu après quel-ques coups et présenté sur le pourtour « ler,eur une cassure gri^e à grains a,, ^blable à celle de la fonte , et jP^Hfilieu une cassure grise cristal-
- iny n ess’eu laïuiné qui par la rupture ^ atfianée produite par la chute du au uton était cristallin , s’est montré avpc°ntra>re, après avoir été corroyé di. Pet'f marteau , parfaitement U^'le et nerveux.
- ïunt °n ComPare l’aspect des faces de cei • re fer forgé au marteau et de Ul passé au laminoir, ce dernier se otre toujours plus nerveux que le entier. Le fer forgé est toujours pr.lns uniforme que celui laminé, il sente fréquemment sur une seule et nie face de rupture tous les degrés de rture, depuis celle à grains fins crim iC'er jusqu’à celle à gros grains nerta **ns,'e toutcombinc à une texture qu Veuse. On trouve aussi plus frêle niment dans le premier que dans pi^ec°nd, surtout dans les grosses qü es> fies crevasses ou pailles, consé-tes nces.fi Une soudure imparfaite.ïou-qu Ce® circonstances proviennent de ce ten 'e laminage s’exécute dans un pl P» Pins court, qu’on l’opère avec f0Va s°iu et d’attention que le cor-ïïiou^e au marteau- Dans ce dernier Co vi de forger , une élévation trop fiétè-Crable *a température peut riorer le fer, de même qu’un mar-
- telage à une basse température rend le fer cassant, défaut auquel on peut, il est vrai, remédier ensuite, mais auquel on ne fait pas assez d’attention dans les forges.
- On rencontre souvent dans les barres de fer laminé des portions cristallines qui rendent cassantes les pariies où elles se trouvent. Parmi un grand nombre de barres fabriquées avec la même fonte, on en découvre aussi assez souvent quelques-unes qui sont bien inférieures aux autres sous le rapport de la texture nerveuse. Afin de m’éclairer sur ce sujet et pour savoir comment le fer laminé acquiert par son mode de fabrication un grain cristallin, j’ai entrepris une série d’expériences que je vais faire connaître (1).
- C’est un fait généralement connu , que lorsque la fonte reste trop peu de temps dans le four à puddler, et de plus lorsque dans cette opération elle n’est pas travaillée convenablement, de façon que toutes ses molécules soient suffisamment séparées par les scories d’affinage et soumises convenablement au contact de la flamme qui passe au-dessus, on obtient un fer puddlé impur qui renferme, tantôt des parties de fonte qui ne sont pas complètement affinées, tantôt des matières étrangères, telles que de la silice, de l’arsenic, du soufre, du phosphore, etc.; c’est ce qu’il est facile de constater par la cassure, qui n’a pas d’uniformité et est grise, courte ou à gros cristaux. C’est encore une chose connue, que lorsque après le pud-dlage et la compression de la loupe, on donne pour le martinet une chaude suante trop faible, il reste en mélange mécanique dans le fer des portions de charbon et de scories (surtout lorsque par un passage ultérieur aux cylindres la compression n’a pas l’énergie suffisante), et que dans ce cas le fer devient aisément aigre (faulbrü-chig). Toutefois il est possible, avec une chaude poussée trop loin , de conserver encore au fer sa texture grenue primitive, si après cette chaude il n'a pas été soumis à un travail suffisant, ainsi que cela résulte de ce qui va suivre.
- On a fait choix de deux fourneaux à puddler qu’on a chargés d’une même
- (i) Ces expériences, et la plupart de celles rapportées dans ce méinoirei> ont été faites aux usines de M. Hoesch, à Dïiren , lorsque i’y surveillais les travaux de fabrication du fer pour l’érection du pont suspendu de Mühl-iieim, construit aux frais du gouvernement prussien.
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- quantité de la même fonte quelques jours après les avoir mis en activité, et seulement après qu’ils eurent acquis une température égale et une allure régulière. Cette fonte a été travaillée dans l’un comme dans l’autre d’une manière uniforme, et les procédés de puddlage ont été conduits d’après un mode parfaitement identique et soigné. Dans l’un de ces fourneaux les loupes ont été enlevées aussitôt après l'affinage, forgées au marteau, en encrénées rni-plates, de 15 centimètres de large sur 20 millimètres d’épaisseur, et passées dans cet état dans un laminoir à sept rainures. J’ai remarqué alors que sous le marteau et dans les cylindres il s’en séparait une grande quantité de scories et que la soudure s’opérait avec une grande facilité
- Dans l’autre fourneau on a laissé les loupes 20 minutes de plus et on a opéré avec le marteau et le laminoir comme précédemment. Par ce mode de traitement , on a remarqué qu’il y avait moins de scories dans les loupes, mais aussi que le cinglage et le laminage s’opéraient avec plus de difficulté avec ces loupes de nature sèche , qu’il y avait même sous le marteau des particules de fer qui se détachaient, et que les barres qui sortaient du laminoir présentaient une surface plus feuilletée et des gerçures plus prononcées sur les bords.
- L’examen de la cassure a présenté, toutefois , une qualité de fer presque identique. Cette cassure était bien nettement fibreuse, gris d’argent, montrant çà et là quelques cristaux saillants ; d’après cela on n’a pas jugé à propos de faire dans la suite des expériences, une classification entre les différentes encrénées, et on s’en est servi indistinctement.
- Je dois dire-aussi un mot ici sur les cristaux qui étaient assez abondants dans le fer après le premier passage au laminoir. Quand ces cristaux sont très-fins et de couleur claire leur qualité est bonne ; ils disparaissent fors des passages consécutifs au laminoir et le fer acquiert un bel étirage On connaît très-bien ce fait dans les forges, et on a soin de mettre à part ces barres qui ne doivent pas être soumises au contrôle qu’on fait subir au travail du puddleur. Je me suis moi-même convaincu de sa réalité par une épreuve directe, en faisant forger une barre à j grain fin provenant du premier travail et j qui sous le martinet a acquis une belle j texture nerveuse. j
- De cette manière se trouve confirmé
- le fait, que le séjour prolongé de la loupe dans le fourneau à puddler n’exerce jamais une influence nuisible sur la qualité du fer qu’on produit-Toutefois, il est bon de faire remar-quer qu’on éprouve dans ce cas sü fourneau un déchet plus considérable en fer, et une perte due à la friabilité ou la sécheresse du métal sous le marteau. Mais il faut dire aussi qu’on peut, en prolongeant l’application de la chaleur dans le fourneau à puddler» fabriquer du fer de bonne qualité avec une mauvaise sorte de fonte. C’est même en se basant sur celte circonstance, qu’on a proposé d’appliquer une chaleur plus prolongée à registre ouvert, méthode qui peut, il est vrai, procurer un fer meilleur avec des matériaux médiocres, mais qui a toute' fois été en grande partie abandonnée, par la raison que le fer obtenu revient, par suite des déchets, de la consoiO' mation du charbon et des pertes de temps, plus cher que lorsqu’on a eiO' ployé de prime abord de la fonte de meilleure qualité.
- Afin de déterminer jusqu’à que* point dans les opérations consécutives du chauffage dans le four à souder, du cinglage en barres rectangulaires et dit passage au laminoir il s’opère un chan-gement dans le fer, on a fait les expe' riences que voici :
- Après avoir soumis à un examen leS surfaces de rupture de toutes les barres laminées , et après les avoir conven»' blement assorties , on en a fait deS trousses de huit couches superposées et de lm,562 de longueur qu’on a in' troduites dans un fourneau à souder et dont on a forgé sous un marteau du poids de lüOOkilog. de nouvelles barres rectangulaires qui ont été une secor)de fois remises dans le fourneau et intrO' duites dans le laminoir pour fermépltj: pour y être laminées en barres de millimètres d’épaisseur.
- La trousse n° 1 a été chauffée conve' nablement et forgée ;
- La trousse n° 2 de même ;
- La trousse n° 3 a été fortement sur^ chauffée et forgée.
- La trousse n° 4 n’a pas été chauffé autant et forgée.
- Avant de passer au laminoir on a opéré comme il suit :
- La trousse n° 1 a été une seconde fois fortement surchauffée ;
- La trousse n° 2 portée à la chaude suante ordinaire ;
- La trousse n° 3 surchauffée plus for que le n° 1, au point que la couche sU'
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- verjfp re brûlée et à moitié con-‘ue en dechets ;
- chanfiirc0USSe n° a été tenue à la j, e suante ordinaire.
- ^inaff^30160 *a.cass,ire » aPrès le la-voiei • ’ 3 con(^u*t aux résultats que
- chaurfnS qu’ a porté à une bonne S(jrch e ^uante avant le martelage et bien •31 6 avant 1° laminage, s’étire dans’ ! a Une cassure claire et nette ; îües 'SleUrs P°'nts on aperçoit quel-s0nt c^lstaux très-petits, mais qui ne BlnrPas enc°re anguleux et affectent ^°t une forme oblongue.
- bon6 ° 1^ fi11’011 a aussi maintenu à une glaene cbaude suante, tant avant le cin-Parf6 ,qu’avant *e laminage. s’étire clair1 enaent bien ; il a une cassure déii ° e\ Pure> mais on y remarque j" quelques cristaux. tant6 h° ^ a été surchauffé fortement mi avant le martelage qu’avant le lacté ^a Porl'on de ia barre qui a chai Plus happée par l’excès de la déii6^’ ct qu* se distingue d’ailleurs surf ,ns s.on asPect extérieur par une aiarace feuiHetée, présente des carnes tièrGS et cassantes, une structure en-}jr ernent cristalline et à grains fins, de . autre Portion un peu plus éloignée den^ P°’nt est à demi cristalline et à LTn11 fibreuse , mais à fibre courte, l’exf ^°'?lème portion prise à partir de f,LXtrètnité présente une structure à b„res courtes avec quelques petits cris-atjx saillants
- m0,-e n° fiui avant le cinglage a été la tI,S sVrcbauffè et porté seulement à mj^^P^^fure convenable avant le la-aVena§e’ °lfre une structure nerveuse re<cC q,îel(îues cristaux insignifiants et semble beaucoup au n“ 2.
- Porr fiorfi°n grenue du n° 3 ayant été de ee Presque à la chaude suante et tean°Uveau forgée avec un petit mar-et U’’ ^a fextore cristalline a disparu fibSest transformée en une autre à ». res courtes. La portion un peu moins ni-nue du n°3, traitée de la même ma-tle re’ a offert alors une belle texture Veuse, s’est admirablement étirée a acquis une belle couleur claire, sén resuHe de ces expériences les consciences suivantes, savoir :
- San C -e n° ^ a produit un fer nerveux qn s cristaux, lorsqu’on lui a appliqué tan, i audc suante complète, sans pour-la,d le surchauffer;
- lors 6 *e n°^ a donné un fer grenu , la chaleur du fourneau a été
- Poussée trop loin ;
- il a ae.*e u° ^ a conservé, même quand ete surchauffé avant le cinglage,
- sa bonne texture nerveuse lorsqu’il n’a pas été exposé à un surchauffement dans le fourneau avant le laminage consécutif;
- Que le n° 1 a donné un fer plus grenu quand il a été surchauffé avant le dernier cylindrage, que quand il l’a été avant le cinglage ; enfin, qu'il résulte principalement de ce dernier mode de traitement, que le fer se détériore aisément, mais qu’un fer qui par une opération première a été trop chauffé, et par conséquent est devenu grenu, peut être ramené à l’état nerveux. D’ailleurs, l’expérience faite en reforgeant le fer grenu n° 3 parle encore en faveur de cette conclusion.
- Dans la pratique , on met à profit la propriété que possède le fer forgé de devenir grenu sous l’influence d’une forte chaleur. En effet, on a souvent répété Texpérience que le fer à graiu fin est très-facile à étirer en pointes très-effilées sans se gercer , et à se laisser percer même sous de petites dimensions sans éclater ni se rompre (1). C’est d’après cette observation que tout le fer à clous, de 5 à 6 millimètres, de côté est toujours refendu très chaud. Les clous qu’on en fabrique sont parfaitement pointus, sans gerçures et à la forge ils acquièrent tel degré qu’on désire de dureté et de nerf.
- (La suite au prochain numéro.)
- Sur la fonte malléable,
- Nouslisonscequi suit dans un recueil allemand consacré à la métallurgie :
- « On connaît parfaitement bien l’art de fabriquer delà fonte malléable, non-seulement en France et en Angleterre, mais encore en Autriche, où, dans la petite ville de Neurikirken, à 8 milles en deçà de Vienne, il s’est élevé pour cet objet une fabrique sur une très-grande échelle.
- » Les pièces en fonte malléable qu’on produit dans cette usine se dis— linguenttrès-avanlageusement par leurs qualités de toutes celles fabriquées dans les établissements du même genre.
- (0 C’est un mode d’épreuves assez sûr pour déterminer la bonté d’un fer que de le percer à chaud, et de manière telle que la largeur de la pièce soit parallèle à la direction suivant laquelle elle a été laminée. Si dans ce travail il ne se manifesle pas de gerçures, on peut être certain qu’on a sous la main un fer de bonne qualité.
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- On n’emploie à cette fabrication que les fontes blanches de la Styrie, qu’on fait fondre dans des creusets dans un fourneau à réverbère. Les pièces qu’il s’agit de mouler sont coulées dans des espèces de moules ou formes qui consistent en deux parties et qu’on remplit avec du sable de moulage ordinaire: après le refroidissement on ouvre ces formes et on en extrait la pièce moulée. Cette pièce en cet état a si peu de dureté et est tellement fragile, qu’on peut très-aisément la casser par un léger coup de marteau. Les propriétés qu’elle doit posséder , telles que d'être malléable, de se souder et de se tremper, lui sont communiquées par un recuit. A l’aide de ce procédé la fonte perd une portion de son carbone, et celui-ci ne se trouve plus que sous un état extrême de dissémination et par extrait (?)
- » Le recuit s’opère dans la flamme d’un fourneau à réverbère chauffé au charbon de bois et muni de conduits d’air ; c’est cet air qui afflue, dépouille la fonte de son carbone et lui donne la quantité d’oxigène dont elle a besoin pour acquérir les propriétés en question (?). La durée du recuit se règle sur la grosseur et les dimensions des pièces qu’on y soumet, et exige des connaissances particulières qui reposent sur l’expérience et dont on prétend faire un secret. Les pièces qui ne sont pas restées suffisamment de temps au feu du recuit et qu’on en retire avant le terme ne sont pas décarburées dans toute leur épaisseur , ce qu’il est facile de constater en les cassant. On aperçoit une ligne parfaitement distincte à la profondeur où la texture de la fonte s’est modifiée et est devenue semblable à celle de l’acier fondu. C’est de la sorte qu’on coule et recuit toutes les pièces qu’on fabrique , et en particulier des couteaux , des fourchettes , des ciseaux de toutes les dimensions , des cuillers, des serrures, des clefs, des fers de chevaux, des tire-bouchons, des charnières, des pièces de machines ou d’armes à feu, etc.
- » Les couteaux et les ciseaux ont un excellent tranchant qui se conserve longtemps pourvu qu’ils aient été correctement trempés. La fonte préparée de cette manière se laisse parfaitement bien forger au marteau à la chaleur rouge et souder à une chaude suante , et l’union est si parfaite qu'on n’aperçoit pas les arêtes des faces de soudure.
- » On peut aussi réduire cette matière en planches ou feuilles, la couler,
- la marteler et la dresser à froid , et ses feuilles se roulent comme celles de 1* tôle ordinaire. Les ouvriers qui travaillent le fer peuvent s’en servir pou1, faire des outils, tels que ciseaux, outils de tour, fers de rabots ou varlopes , f°" rets, perçoirs, etc. Ces outils sont trem* pés par les moyens connus de tous les ouvriers, et après la trempe on les faJf revenir au bleu ; quand la trempe a été bien faite ils ne se distinguent pas de ceux en acier trempé.
- » Cette fonte est facile à travailler a la lime et sur le tour et donne sur ce dernier un copeau long et frisé, indice de l'homogénéité et de la densité de la matière ; on peut en faire des ressorts» mais elle ne possède qu’une faible élasticité. Quant à sa durée, elle ne laisse rien à désirer, elle surpasse sous ce rapport le fer forgé , ainsi que pi*1' sieurs expériences l’ont suffisamment constaté (1).
- Perfectionnements apportés dans fabrication des pots et la construction des fourneaux employé dans Ie traitement des minerais de zinc.
- Par M. Graham , fondeur en métaux»
- Avant de passer à l’application des moyens appareils, ou procédés quicon-situent les perfectionnements que j’al apportés dans le traitement des mine-' rais de zinc, je spécifierai, ain<i qu’d suit, en quoi consistent ces perfectionnements :
- (i) La fonte malléable ne se fabrique pas en France , en Belgique et en Angleterre tout a fait de la môme manière que le décrit l’auteur de l’article ci-dessus. On suit un procédé qul se rapproche davantage de celui que Réauinur avait indiqué depuis bien longtemps. On la prépare généralement avec une fonte grise qu* vient d’Angleterre. Après avoir coulé cette fonte pour lui donner une forme déterminée» on la recuit dans du sesqui-oxide de fer pi-0' venant de la limonite calcinée. L’opération exige un temps d’autant plus prolongé que les pièces à recuire sont plus épaisses et offrent un volume plus considérable ; elle peut durer 24, 48 et même 72 heures. La fonte, dite mal' léable, n’a pas l’homogénéité qu’on doit trouver dans un métal destiné à de nombreuses applications dans les arts; on lui reproche d'être très-poreuse à la superficie ou plutôt de n’être que du fer mou à la surface des pièces, et de présenter souyent à l’intérieur une masse centrale ressemblant à du graphite. En outre elle manque dé blancheur, et est moins dense et moins tenace que le fer. Il est présumable cependant que.si cette industrie prenait plus de développement, on parviendrait à obtenir des fontes malléables plus homogènes , moins poreuses, plus blanches et plus tenaces.
- F. M.
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- } Uneméthode pour faire les pots, creusets employés dans la fabrica-tl0« du zinc.
- . Un mode perfectionné de construc-des fourneaux employés dans cette même fabrication.
- Un aujre m0(]e perfectionné de instruction pour les fourneaux à antimoine.
- 4° Enfin , un procédé de calcination es minerais de zinc, propre à produire ?e * acide sulfurique et de l’acide carbonique.
- , Je passe maintenant à la description es appareils et des procédés :
- J* Fig. 1, pl. 75. Vue perspective du n°ule à l’aide duquel on fabrique les P°ts ou creusets, dans mon système de faitement des minerais de zinc.
- 2. Vue du noyau du moule, j 3. Section de l’appareil de mou-fa?e. après qu’on y a battu l’argile pour ,aiie les pots.
- 4. Coupe horizontale du même aPPareil.
- U’enveloppe extérieure, ou le moule Proprement dit, consiste en douves a, a, eliées entre elles par des cercles en fer "i b. Ce moule repose sur l’embase c ou noyau et est maintenu dans la posi-J°.u convenable sur celte embase, à aide de l’anneau d, qu’on descend sur cefie-ci.
- Le noyau qui sert à former l’intérieur ou creuset, consiste également en un ^erlain nombre de douves , qui endurent un bloc solide cylindrique f. Une de ces douves e* peut être enlevée Orsqu’on veut retirer le noyau, g est ^ e pièce fixée à la partie supérieure
- ?d bi0C5 par un pag vis, et qUi sert
- * enlever lorsqu’on veut retirer le pot erminé du moule ; g\ un plateau por-sur sa face intérieure une nervure d,rculaire g2, qui, lorsqu’on la presse dans la matière plastique , forme une .amure de même forme à l’extrémité !nférieure du pot; h un anneau qui sert a entourer et maintenir les douves du d.0yau, jusqu’à ce que la partie infé— mure de l’espace vide intérieur i, emre ce noyau et le moule, ait été rem-P'1 d’argile bien battue.
- Pour faire usage de cet appareil, on P'ace le noyau composé (après en avoir rotté les parties extérieures avec de la P‘°mbagine) dans le moule a, a , et on .Ssujettit celui-ci sur 1 embase, à l’aide . es liens M. Le moule a étant ainsi so-I ement établi, on bat et foule dans a capacité intérieure annulaire i la matière plastique propre à la fabrica-'°n du pot, avec un pilon j, et après cpm cette matière est ainsi battue jus-
- qu’à l’anneau h, on retire celui-ci, et on termine le pot en ajoutant de nouvelle argile dans l’espace i , et damant jusqu’à ce que cet espace soit entièrement rempli et le tout bien battu. Alors on pose le disque circulaire g1, qui porte un trou au centre et constitue le fond du moule, et on le fixe avec fies vis qui entrent dans quelques-unes des douves a de ce moule.
- Dans cet état, on procède à l’enlèvement du pot qui vient d’être moulé , en dévissant d’abord les liens M, puis ôtant le disque g et le bloc f, après avoir dégagé la douve e* . et enfin suc-sessivement toutes les douves e, e du noyau. Le moule est alors placé dans l’appareil représenté en coupe et en plan dans la fig. 5, et là on tourne les vis qui retiennent les cercles b , on enlève ceux moyens ô2 ô3, è4, tandis qu’on desserre simplement ceux ô1 et é5, le moule se trouvant maintenu fermement sur les traverses 3,3, et par des pièces de bois vissées en 4, 4. Enfin , on pose une planchette sur le sommet du moule, et, en lournantune vis 5, on achève de l’assujettir solidement. Cela fait, on tourne les vis 7, 7 qui foqt descendre deux des douves a, a dans des ouvertures 8, 8 percées dans le plancher; on desserre un peu la vis 5, et on tourne un peu le moule , de manière à amener deux autres douves sous les vis 7, qu’on fait tourner une seconde fois pour abaisser à leur tour ces douves. A mesure que ces douves sont ainsi enlevées, on les frotte sur leur face interne avec de la plombagine et on les replace, et ainsi de suite, jusqu’à ce que toutes les douves du moule aient été abaissées, enduitesde plombagine et replacées. Les deux cercles b1 ô5 sont alors resserrés et le moule enlevé pour faire sécher. Dans le séchoir, on retire à la main, par le haut, une douve de chaque côté, et les jours suivant on découvre ainsi successivement, suivant l’état du pot, enconservantseulement trois ou quatre de ces douves, jusqu’à ce que le pot soit suffisamment raffermi.
- On peut fabriquer des pots d’une autre forme, d'après ce même procédé, en variant le galbe et les dimensions de l’appareil, ainsi que le profil et la grosseur du noyau.
- Le mélange auquel je dobne la préférence pour la fabrication des pots et des tubes intérieurs qu’on emploie dans le traitement du zinc, se compose de :
- 75 kilogr. de plombagine de Ceylan :
- 300 kilogr. d’argile réfractaire de Stourbridge ;
- 50 kilogr. de débris de pots.
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- Ce mélange ayant été bien marché , battu et rendu parfaitement homogène, est découpé en blocs de grosseur convenable S’il est trop humecté, on l’abandonne jusqu’à ce qu’il puisse supporter un vigoureux battage;cedontons’assure en y poussant de temps a autre le pilon , qui doit en ressortir sans effort, et parfaitement net et propre.
- 2. Voici maintenant le mode perfectionné que j’ai adopté pour la construction des fourneaux à zine.
- La fig. 6 est une section verticale d’un fourneau de ce genre.
- La fig. 7, une section horizontale opérée par la ligne 1, 1 de la fig. précédente.
- La fig. 8, une autre section du même genre, prise par la ligne 2, 2.
- La fig. 9, une autre section semblable, faite par la ligne 3, 3.
- AA représente une série de pots introduits au nombre de 16dans le fourneau , nombre qu’on peut, au reste, faire varier à volonté ; B , B les foyers d’où la chaleur passe dans les chambres voûtées C, C. Les pots A traversent les voûtes D, D de ces chambres C, ainsi que leur plancher; ils s’élèvent au-dessus de ces voûtes et viennent affleurer la partie supérieure de la maçonnerie de brique E, sur laquelle ils s’ouvrent pour recevoir la charge de minerai qu’il s’agit de distiller; quand on les met en activité, ils sont clos avec un couvercle fait avec de l'argile réfractaire et des débris de pots , et lutés avec de l’argile ordinaire. Au moyen de cette disposition , le chargement et le déchargement des pots A, s’opère aisément, et la chaleur est appliquée à leur surface extérieure , d’une manière très-avantageuse.
- Les produits de la combustion dans le foyer passent dans les chambres C , et de là dans des carneaux , ainsi que l’indiquent les flèches dans les figures, pour être évacués par les ouvertures F, F.
- G, G sont des récipients destinés à recevoir le métal à mesure qu’il distille. H, un tube introduit dans chaque pot A, en même matière que le pot, et perforé d’une multitude de petits trous pour livrer passage aux vapeurs du métal.-Je /erai remarquer ici que, lorsque le métal se dégage très-librement de la charge , et passe en quantité considérable dans un grand état de division, ou quand je réduis une seconde fois les particules les plus pures du métal , j’emploie des tubes qui ne sont pas perforés.
- Les tubes I, qui sont insérés dans
- d’autres tubes en argile, et dont ceux J forment la continuation, sont en fonte, établis et noyés dans le massif du fourneau et portent des collets de 5 centiin-sur lesquels règne un anneau saillant, Z, Z qui reçoit la rainure qui porte le fond du pot en g, de manière à former une fermeture imperméable après qu on a enduit le tout d’argile réfractaire; V, V sont des tourteaux annulaires, aussi en argile réfractaire et en débris de pots, qu’on insère dans la maçonnerie du fourneau, sur les ponts qui séparent les foyers et sur lesquels ils font une saillie de 4 cenlim. de hauteur, pour servir de siège au x pot* ; W des ouvreaux pour inspecter les pots A, quand cela est nécessaire ; enfin ** des trous ménagés dans la maçonnerie chauffée du fourneau , dans lesquels on descend les tubes H quand on les enlève des pots, pour empêcher qu’ils ne soient frappés vivement par l'air extérieur, et ne se brisent par un refroidissement trop prompt.
- Quand on veut charger ces pots pour fabriquer du zinc, le tube I est bouché par dessous le fourneau, et un ouvrier maintient fermement le tube intérieur H (dont le sommet et clos) jusqu’à ce qu’on ait introduit une portion de la charge; alors il lâche ce tube , et on achève de charger, on pose les couvercles sur les pots, on débouche le tube I et on lute les couvercles. Lorsqu’une charge a distillé, on enlève le couvercle, on extrait le tube intérieur H à l’aide de pinces, et les résidus tombent à travers le tube I en les détachant au besoin avec une barre ou un ringard. On voit en conséquence combien sont faciles les opérations du chargement et du déchargement.
- Je ferai remarquer qu’on peut aisément apporter des modifications à l’établissement et au nombre des pots, ainsi qu’à la disposition des carneaux par lesquels on fait passer les produits delà combustion, pourvu, toutefois, que le caractère principal de ces modifications consiste toujours à faire circuler librement l’air chauffé et les gaz brûlants sur la surface extérieure des pots ; mais dans tous les cas, je dirai que l’expérience m’a démontré que la disposition que j’indique a toujours été extrêmement économi-que.
- 3. Disons un mot maintenant du fourneau que j’emploie dans le traitement de l’antimoine.
- Ce fourneau a beaucoup d’analogie avec celui dont il vient d’être donné la description, et n’en diffère qu’en ce
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- rln?-n y P*ace les pots à environ 10 ometres au-dessus du plancher ou es ponts , afin de permettre à la cha-or de circuler sous le fond aussi bien 40 autour des pots et d’une portion des de décharge, par lesquels le étal à l’état de fusion passe dans les ecipients. Quand on a épuisé une
- I arge, on descend avec précaution es récipients et on les laisse refroidir yec lenteur. Les résidus sont alors Passés du pot par le trou du fond ou
- e*traits par le haut.
- La fig. 10 est une scction verticale ae ce fourneau. où les parties correspondantes à celles du fourneau fig. 6; Çlant désignées par les mêmes lettres ,
- II Paraît inutile d’en donner une plus mPle description.
- 1 Hans le procédé de calcination es minerais de zinc, je propose d’opé-erde la manière suivante :
- ,.On calcine la blende réduite à la o'niension d'un pois dans des vases clos, dans lesquels on introduit un lc-§er courant d’air , et on fait passer le §az acide sulfureux qui se dégage ainsi, oans une chambre où il est converti eo acide sulfurique par les procédés généralement connus. Cette calcination Peut s’opérer dans des fourneaux sem tables à ceux où on calcine les pyrites Ppur le même objet, mais il vaut mieux pife usage du fourneau représenté dans les fig, en coupe transversale, fig 12 en coupe longitudinale , et fig. 13 en Coupe horizontale suivant 1,1, fig. 11. Ve fourneau est chauffé par un foyer a Coke A, de même que les fourneaux b§- 6 et 10, et la blende est déposée sur les tablettes D, qui le garnissent sur une épaisseur de 5 centimètres , où °.n la remue et la retourhe à l’aide d’un ringard ou d une barre qu’on fait pas-Ser par les trous B, qui servent à arae-per l’air nécessaire à la combustion. Le brassage s’opère toutes les demi-j\eures. Au bout de deux heures la blende est arrivée au rouge vif, et en heures de feu, les trois quarts du a°ufre ont déjà été expulsés. A cette ePoque on extrait le minerai ou bien °o ferme la communication avec la chambre où se fabrique l’acide sulfu-r,4ue, et on fait perdre le reste du s°ufre par les carneaux,
- . Si on extrait le minerai du fourneau, faut le transporter dans un four à eyerbère pour en chasser les dernières Portions du soufre.
- Quand on traite la calamine , on era-Ploie un fourneau semblable an présent, mais alors on obtient du gaz acide carbonique, qu’on peut appliquer
- à l’un des nombreux usages à l’aide desquels cet acide est ordinairement utilisé.
- Mémoire sur un nouveau système de teinture et d'impression avec 30 astringents et substances colorantes végétales de l'Inde , etc., et 80 mordants et substances colorantes minérales.
- Par M. D. Gonfreville.
- (Suite. )
- On ne croit pas hors de propos d’appeler quelques instants l’attention des manufacturiers sur des considérations d’un ordre plus élevé, et qui ont paru une des causes des succès toujours croissants de l’industrie et du commerce de l’Angleterre, qui, par ce qu’on peut voir en sa métropole et les colonies en général, tendent à une suprématie universelle et à noire ruine, si le gouvernement n’y veille incessamment. Hors de nos attributions et du but principal de ce mémoire , on ne peut traiter ici ce sujet qu’en passant et qu’en ce qu’il peut éclairer l’objet qui nous occupe; ce ne sera donc, en toute convenance, qu’une bien courte digression.
- Peut-être serait-on autorisé à attribuer quelques-unes des causes de notre infériorité vis-à-vis de l’Angleterre dans plusieurs arts, à ce qu’on ne montre pas en France des dispositions aussi libérales que dans ce pays , pour stimuler et soutenir les études et les travaux d’intéièt national, à ce qu’on ne met pas en œuvre des moyens aussi puissants pour encourager et récompenser les hommes ingénieux , dévoués e.t entreprenants. Ce que ne peuvent faire en France , malgré leurs vues progressives, leurs généreux sacrifices, et leur but honorable, les sociétés qui se consacrent à l’encouragement de l’industrie nationale, le gouvernement anglais peut le faire et le fait.
- Les récompenses publiquesqui signalent et couronnent un service officiel rendu au pays, qui constatent des succès, et consolent et agitent si vivement tout noble cœur, toutes flatteuses et tout honorables qu elles soient ne suffisent pas toujours, la fortune doit aussi féconder quelquefois de son puissant secours des conceptions nouvelles, grandes et utiles pour en faire mûrir tous les fruits, j L’Angleterre nous prévient; elle nous i surpasse de beaucoup dans les encou-
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- ragements qu’elle promet et qu’elle I donne à ses artistes : ses sacrifices et ses prodigalités pour assurer les explorations utiles et tendant au progrès et à la perfection de son industrie, ainsi que pour les innovations et les découvertes remarquables et de grand avenir, le prouvent évidemment.
- On en citera entre autres deux exemples dont nous pourrions faire notre profit. 1° Lors d’un voyage de Pondichéry à Madras, en 1830, un employé français fit rencontre en la chauderie (hôtel public) d’Alamparvey, non loin de Sadras, d’un chimiste anglaisnommé, à ce qu’on croit, Macarty ; il s’occupait aussi de recherches et d’explorations sur l’industrie de l’Inde. Entre autres communications échangées en cette circonstance sur les moyens et le but des investigations qui occupaient également les deux voyageurs, l’Anglais assura qu’il recevait de son gouvernement 240 livres sterling, soit 6000 fr. par mois. Notre compatriote n’osa avouer la vérité sur son traitement ; il y ajouta un zéro , et se trouva encore au-dessous du tiers de celui de son confrère.
- 2" M. Brunei, notre compatriote, si connu par son tunnel sous la Tamise, a reçu 500,000 francs du gouvernement anglais , pour un mécanisme perfectionné pour la fabrication des poulies pour le service de la marine (1). Bien d’autres exemples de rapides et équitables fortunes faites ainsi sous la tutelle du gouvernement anglais, pourraient être cités ; toute mission confiée par lui suffit à la fortune pour la vie de celui qui en est honoré. Onconçoit ainsi, en dehors des préjugés , comment une jeunesse studieuse et ardente se dévoue de toutes ses facultés; on comprend que de facilités pour de grands succès, pour les élus dans chaque spécialité, par un tel système d’encouragement! Voilà une des causes, on peut le présumer, pour lesquelles l’Angleterre nous devance encore quelquefois en innovations et en découvertes industrielles, puisque quelques-uns mêmes de nos compatriotes vont I ui offrir, par découragement, leurs talents et leurs services. Vobà comment son ministère comprend les intérêts du pays, comment il s’attire, s’attache et se dévoue les supériorités intellectuelles. Voilà un de ses moyens pour soutenir dignement la lutte de génie , d’intelligence, de domination, de puissance, de fortune et de gloire avec la France, et pour assurer son
- (i) Bulletin de la Société libre d’émulation de Rouen, 1833, p. 134.
- omnipotence industrielle et commerciale dans tout l’univers....
- Quoi qu'il en soit de ces dispositions du gouvernement français, qui hors de nos attributions ne peuvent être ici que signalées en passant, et qui peuvent être déjà appréciées sans doute comme extrêmement favorables à l’Angleterre, nos travaux n’en doivent pas être moins actifs, moins constants, moins patriotiques, dans l’espoir que de tels faits et de telles vérités répétés au pouvoir ne resteront pas toujours incompris et stériles, et qu’ils serviront à faire accorder quelque jour plus de faveur sur ceux qui, sincères amis.de leur patrie, se dévouent courageusement à ses intérêts les plus positifs. Mais reportons notre attention sur la suite de recherches tentées dans ce but.
- Les couleurs des premiers essais sur laine et soie qui sont encore actuellement exposées, dans un tableau déposé à la Société d’Encouragement, ont été faites avec le chayaver avec des mordants simples depuis treize ans (en 1832); on pourra remarquer en examinantce tableau, qu’elles ont toutes conservé leur fraîcheur ; elles sont éprouvées ainsi contre l’action de l’air, et l’ont été de plus à celle des agents ordinaires pour constater leur degré de fixité; elles méritent donc toute confiance sur leurs qualités , devenues incontestables, d’abord par l’antique réputation des teintures de l’Inde auxquelles elles sont identiques, et de plus par les expériences décisives auxquelles elles ont été soumises. On peut voir à ce sujet les épreuves consignées dans les rapports de la Société libre d’Émula-tion de Rouen pour 1834.
- L’extrait de chayaver a été employé avec l’écorce de grenade, astringent convenable pour plusieurs couleurs; Cette fixité des teintures, condition si importante en général, mais plus particulièrement encore dans la confection de tous les articles de grand prix, tapisseries des Gobelins, châles cachemire, meubles, étoffes à la Jacquard, tentures, etc., dans lesquelles les ornements du tissage sont si longs, si délicats et si dispendieux ; cette fixité , dis-je, n’est pas due seulement aux nouveaux agents qui y ont été employés , mais encore au système des procédés particuliers aux ingénieux ouvriers indiens, et qui ont été recueillis , étudiés, pratiqués et modifiés par moi dans l’Inde et en France. La perfection acquise aux dernières couleurs faites sur soie, laine, coton et lin , depuis l’exposition de 1839, est due prin-
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- •Paiement au nouveau système suivi, P?f la combinaison de ces agents vé-S^taux et de quatre-vingts substances jp'nerales ; toutes ces couleurs sont i^es- On sait qu’une très-grande partie fes teintures qui se font à Paris sont ausses ou seulement de seconde qua-.lle> quelques-unes seulement d’indigo,
- ? garance, de quercitron , de coche-I e sont de première qualité ; les cou-Jeurs grand teint, le rouge turc, et eus ses dérivés ne se font pas à Paris ; eest à Rouen, Sainte Marie , que se j°nt ces teintures si difficiles et si J°ugues ; c’est à Elbeuf que se font les eintures pour la belle draperie.
- •I a été nécessaire de modifier les Procédés acquis des Indiens en 1827 et depuis, pour suppléer absolument à quelques substances vives qu’on ne Pouvait se procurer en France assez auondamment; telles étaient, par exem-jpe> le lait de buffle, le sang et la 1,ente de cabri, l’urine de chameau, les sucs du cocotier, du tamarinier, de 'arecquier, etc., il a bien fallu leur percher des équivalents pour se mettre dans les conditions analogues des ex-Cellents procédés de teinture et d’im-Pression des Indiens ; les alcalis et les Sels de quelques plantes marines, le Payourivi, l’ouinéripoundou, etc.,qu’on •ncinère, ceux des coquillages choisis qu’on calcine et des terres salines et Crûtes, le karum, le natron qu’on lessive; le chiton. le tsietakai, etc. dunèraux bruts usités dans leurs mordants, ont dû nécessairement être remplacés par nos produits chimiques, etc., 'es plus approchants et les plus convenables ; ces changements nécessités dans les procédés primitifs reçus des |ndiens ont exigé, on le présume tacitement, des essais multipliés, mais ®nRu par une étude soutenue de 1831 \retour de l’Inde) jusqu’en 1845, on esl parvenu à égaler et quelquefois dtème à surpasser et perfectionner leurs Pr°duits.
- Ainsi, deux nouvelles classes de cou-*eUrs fixes sont constatées ici, la première par des agents simples, et la se-c°nde par la combinaison de substances métalliques subsidiaires aux premiers.
- Pour assurer à l’industrie de la mé- . P'opole ces nouvelles teintures si fixes, j dont les premiers principes ont été ac- j 9u's dans l’Inde, il a bien fallu les j établir dans quelques nouvelles condi- ! tlons, par suite, comme on vient de le j v°ir, de l’impossibilité de se procurer | ^ France plusieurs substances secondaires ; on y est parvenu, pour la pre- ' mière classe, sans altérer cette identité .
- essentielle qui seule pouvait garantir leurs qualités ; en plusieurs fois 15,000 kilog. de vingt-deux de ces substances nouvelles ont été importés en France par les soins du ministre et d’un manufacturier. Il a été bien prouvé , par des expériences souvent répétées, que le principe fondamental de cette fixité résidait dans l’emploi des substances oléagineuses, métalliques et résineuses; ces substances étant intimement combinées, comme apprêts, mordants, etc., avec les couleurs épurées de quelques végétaux choisis, constituent les composés les plus fixes applicables à la teinture et à l’impression.
- Ces substances végétales, jointes par suite à plusieurs autres substances minérales inconnues ou inusitées dans l’Inde, et qui même en France avaient été considérées comme inapplicables dans cet art, forment aujourd’hui une seconde classe de produits supérieurs encore aux premiers et beaucoup plus étendue. Les expériences successives qui ont conduit à se fixer sur le meilleur choix entre elles, et sur les conditions précises de leur réussite, ont exigé beaucoup de soins et de temps, et il suffira de deux exemples pour s’en convaincre : 1° le procédé primitif de teinture en rouge des Indes exige deux mois et demi à trois mois, et 2° on a fait confectionner pour son apprentissage dans le laboratoire de chimie de Pondichéry, divers tissus peintsau tireligneet au pinceau, et surtout une magnifique couverture de palanquin qui a resté plus de six mois dans les mains des peintres ; cependant quelques modifications ont pu être faites sans inconvénient dans ces procédés, pour les abréger sans altérer les qualités des couleurs , indépendamment du secours des machines ; l’action si nécessaire, mais mieux entendue et plus savamment réglée , des effets d’oxida-tion, etc., par l’air, à certaines époques des opérations, pour les teintures et peintures parfaitement fixes , a été secondée. activée ou totalement remplacée par des agents chimiques, les chlorures, etc.; la moindre partie de ces longs travaux pour l’étude dans l’Inde, et l’application en France de ces précieux articles, a été reconnue et constatée dans le rapport fait au ministre du commerce , puis à la Société d’En-couragement en 1832, puis lors de l’exposition de 1839. Depuis de nombreuses expériences ont encore été faites, et elles ont conduit à la découverte de ce nouveau système de teinture et d’impression, au moyen de ces
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- mêmes substances exotiques et d’autres indigènes, combinées avec une série de substances minérales inusitées ainsi jusqu’alors, et qu’on peut employer aujourd’hui dans de nouvelles circonstances et sous de nouvelles conditions bien plus rationnelles et favorables à la perfection de l’art (l).
- Les grands résultats obtenus, depuis qu’un premier fait a mis sur la voie de ce système, sont devenus d’un intérêt tout positif. L’action de cette foule de substances métalliques avec ces substances astringentes et colorantes, n’avait pas encore été étudiée et utilisée ju qu’à ce jour en ce sens et sous le rapport de ses effets pour l’impression et la teinture; on ne peut plus douter de quelques propriétés qui étaient restées jusque-là ignorées. Cette action, considérée dans des circonstances et des conditions nouvelles, a conduit successivement à la découverte de faits et d’applications d’un nouvel ordre.
- On connaît et utilise, il est vrai, de longue date en teinture, etc., quelques dissolutions métalliques, comme mordants, rongeants et dèsoxygénants, à bases d’alumine, d fer et d’étain; les premières séries d’expériences, avant 1839, sont, d’après ce système: le principe des doubles affinités de ces trois bases, pour les étoffes et pour les substances colorantes, est consacré depuis longtemps, mais la plupart des autres métaux ou oxides métalliques étaient considérés comme dépourvus de cette propriété et comme privés de ces doubles affinités, lesconditionsconvenables n’avaient pas été trouvées; et à cause de cela ces substances minérales étaient exclues des compositions ordinaires des teintures et peintures fixes, et cependant l’action de la vapeur ne prêtait pas son secours aux ouvriers de l’Inde.
- Les agents métalliques compris au tableau ci-joint, peuvent et doivent être considérés maintenant comme de nouveaux mordants, en même temps qu’ils sont substances colorantes, et il ne s’agit pour le reconnaître que de les
- placer dans les conditions convenables, ce dont on a essayé de donner ici une première idée. Us n’ont pointencore été publiquement dans les auteurs précités, indiqués ou signalés pour des agents de coloration en teintures fixes dans de semblables combinaisons. Applicables ordinairement dans les peintures à l’huile, etc., leur emploi pour les impressions en indiennes avait paru constamment offrir de très-grands obstacles; pour les y utiliser, en effet, un autretraitementest nécessaire; dans la
- peinture à l’huile, la couleur n’est que superposée, dans la peinture en indiennes, la couleur est chimiquement combinée au tissu; pour cette dernière il ne suffit pas que les couleurs soient broyées, délayées et étendues, il faut qu’elles soient dissoutes et composées directement lors de leur application et de leur combinaison; on les forme aussi par de doubles décompositions et en général pour parvenir à ces résultats il faut des acides, des alcalis, en un mot des agents très-énergiques qui peuvent, maladroitement employés, attaquer et détruire même les fils et tissus; dans bien des cas, un grand volume d’eau ne peut parer convenablement à cette difficulté, pareequ’ila presque toujours pour effet de décomposer, d’oxider ou de précipiter les dissolutionsmétalliqueS avant la combinaison de leur base avec le tissu, et cependant pour des couleurs intenses et riches, il faut que ces dissolutions métalliques soient souvent très concentrées. Il a donc fallu modifier convenablement cette doubleaction des dissolvants et trouver d’autres moyens pour effectuer ces combinaisons sans compromettre les étoffes; des faits nouveaux, curieux et utiles surtout surgissent de l’union, dans ce système, des substances minérales et des substances végétales précitées.
- Considérée dans les conditions du système signalé ici, la nouveauté deces produits paraît incontestable , il suffit pour cela de voir tous les ouvrages publiés sur l’impression et la teinture. On
- (t)On croit pouvoir signaler, d’une manière toute particulière, à l’intérêt des fabricants de produits chimiques, la production en grand, dans les conditions convenables d’économie, des articles suivants, reconnus comme agents
- fr. le kilo.
- Iode....................r . . . 25 à 30
- Iodure de potassium fondu. ... 20
- Hydriotate de potasse............... 25
- id. d’ammoniaque.......... 22
- Hydrobromate, id................. io
- Cbromate, id................. 20
- Acétate, id. cristallisé. 20
- essentiels dans ce nouveau système de teinture et d’impression, et qui s’introduiront bientôt, peu à peu, on le pense, dans la consommation en grand, si on peut parvenir à les établir à très-peu prés dans les prixci-indiqués.
- fr. le kilo.
- Hydroferrocyanate d’ammoniaque. . 8
- Phosphate, id....... 8
- Hydrosulfale, id...... 13
- Ammoniure d’étain................ 10
- Bromure de potassium............. 30
- Hydrobromure de potasse ..........20
- Hydrochlorate de chrome...........35
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- a donc, dans cette conviction, regardé c?mtne une bien intéressante commutation d'indiquer et de constater utie Première fois que la plupart des sub stan°es minérales, rejetées jusqu’alors du moins indifférentes, comme applicables en mordants ou substances c°lorantes dans l’industrie qui nousoc-^uPe,pouvaientau contraire lui procurer *es éléments les plus précieux ; que ces substances, dans des conditions favo-rables, peuvent servir de mordants quoiqu’e]|es aient été inutiles jusqu'à Présenten ce sens , et que les couleurs qui leur sont particulières acquièrent, dans ce système de procédés et de com-b'paisons, des propriétés et des qualités qui jusqu'alors n’avaient point été signalées . prouvées et utilisées pour les teintures fixes.
- On peut résumer ce nouveau système, en disant que beaucoup d’agents noueux peuvent être introduits dans l’art ue l’indienneur et du teinturier ; qu’on Pe,)t assurer maintenant que toutes les c°uleurs peuvent se faire très-prompte-tUent et très-économiquement en bon et grand teint par une composition Particulière, participant des couleurs végétales et minérales; et qu’en conséquence de telsrésultats, pour favoriser et soutenir notre lutte contre l'industrie de 1 Angleterre, on devrait, dans l’intérêt Général de l’industrie et du commerce français, proscrire désormais tout faux frint de nos manufactures , par les répressions les plus énergiques et par les Mesures et les lois les [dus sévères, puisqu'il est reconnu possible et très-facile u obtenir, par l’emploi de ces agents et ue ce système , une plus grande beauté et une aussi grande économie que dans l°us les articles de faux teint.
- Indépendamment des manufacturiers
- des chimiste s coloristes qui peuvent av°ir un intérêt positif et général à c°nnaître et à employer les nouveaux arlicles signalés ici, la manufacture r°yale des Gobelins en a un tout parli-culier à s’approprier la première 1 em-Ploi de cette riche série d’agents nou-Veaux pour des couleurs inaltérables.
- Quelques teintures de cet établissement, dont on a suivi les travaux pen-dfint deux ans et demi, laissent encore des difiicultés et des imperfections dans a Pratique, qu’on ne pourra vaincre et corriger que par l’introduction d’un nouveau système d’opérations.
- On
- n’ignore pas toute l’habileté et ,°us les soins employés dans ce célèbre établissement pour diriger ses travaux rn les constantes et heureuses recher-cne s faites, ni les succès obtenus pour
- soutenir leur juste renommée, par M. Roard , que je me plais toujours à reconnaître comme mon premier guide, par MM. Laboullaye Marillac et Che-vreul; on tient compte de l’habileté dans l’exécution et dans la pratique de la famille de contre-maîtres qui, de longue date, s’y succède; les progrès successifs de l’art y ont été incessamment suivis et on y a constamment devancé d’autres établissements; mais on y a aussi apprécié les inconvénients que présentent encore quelques procédés , et l’on sait bien reconnaître que la perfection, si elle est possible, est toujours longue et difficile à atteindre , et que cet art n’est pas à ses dernières limites.
- On a l’intime conviction que les propriétés des nouveaux agents précités peuvent servir à modifier très-avantageusement quelques couleurs et à améliorer encore plusieurs procédésde teinture et d’impression en laine et en soie. On indiquera ici seulement pour exemple quelques articles entre autres.
- On peut faire des violets, lilas, pourpres, et nuances plus facilement et plus uniment par des mordants convenables et avec une seule substance colorante, que par l’emploi de la cuve d’indigo à chaud, puis de la cochenille; des échantillons ont été envoyés à M. le baron Desrotours dès 1834.
- On peut adoucir les laines que plusieurs mordants rendent dures et difficiles à œuvrer, par l’introduction de l'emploi du dye-food ; celte substance , comme son nom l’indique, nourrit les teintures ; elle sert à unir et fondre les teintes, et en général, elle favorise l’intensité des couleurs.
- La cuve d’indigo avec le tagarey est bien préférable pour unir les verts et les violets à la cuve ordinaire.
- On ne peut se dispenser de rappeler ici qu’il n’a point encore été trouvé de substance végétale pour faire directement en teinture ou impression, un orange fixe , on fait cette couleur avec deux substances colorantes, la garance et le quercitron, ou la cochenille et le eurcuma, ou encore par le santal, la gaude et le sumac; il y a avantage,sous tous les rapports, d’y introduire l’emploi du capilapodie, inconnu ou inusité, qui seul peut fournir cette couleur très-fixe.
- On peut aussi faire le noir et une foule de bruriitures bien plus simplement par plusieurs des astringents et des substances minérales, classées au précédent tableau, que par le procédé suivi généralement.
- La fixité et l'inaltérabilité à l’air sont, on le sait, des conditions essentielles
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- dans la fabrication des riches produits de la manufacture royale, mais toutes les couleurs connues et pratiquées jusqu’à présent n’ont point ces qualités au même degré, quelques-unes même exigent encore pour l'échantillonnage et le reflet l’introduction d’agents peu fixes; ainsi le curcuma, éminemment de faux teint, s’emploie toujours dans l’écarlate: la dissolution de saxe sert pour fondre et dégrader plus aisément quelques bleus et verts. D’anciennes tapisseries ont quelques teintes fanées à cause de l’introduction de plusieurs autres substances peu fixes.
- Il faut donc bien reconnaître que quelques substances manquent encore pour que toutes les couleurs et nuances sur laine et soie puissent être faites également et parfaitement inaltérables et que le système de quelques procédés peut être changé ou au moins modifié avec avantage.
- Depuis l’exposition de 1839, on a obtenu aussi sur la laine et la soie une nouvelle série de couleurs, nuances et teintes très-belles et très-fixes, en combinant , selon ce nouveau système de teinture, ces substances colorantes végétales de l’Inde, avec les chromâtes, stannates, hydrosulfures, iodures, cya-•nures, arséniures, chlorures et am-moniures; les échantillons en ont été présentés.
- On croit devoir citer ici, à l’appui de ces faits, plusieurs passages des rapports faits à la société libre d’émulation de Rouen, insérés au Bulletin 1833,page 107.
- « Ces travaux paraissent destinés à » faire époque dans l’histoire de la tein-» ture et des arts industriels qui s’y » rattachent. »
- Le rapport du comité consultatif des arts et manufactures au ministre du commerce 1834, a signalé ces nouvelles substances comme de bien utiles éléments acquis pour le perfectionnement de cette industrie.
- Bulletin 1841, page 147. «Ilestcon-» stant que de ce voyage dans l’Inde , » sont résultés des travaux considé-» râbles et des études de la plus haute « importance, dont les manuscrits nous » ont été communiqués par M. D.Gon-» freville. Que la partie de ces manus-» crits qui a trait aux nombreuses » expériences exécutées sur les sub-y> stances tinctoriales de l’Inde, est sur-» tout précieuse en ce qu’elle constate » des résultats dont l’industrie française y> pourra tirer grand parti. Il a été rap-» porté de notables quantités de vingt-» deux substances colorantes employées
- » dans l’Inde, et les essais faits en » France avec ces substances ont par-» faitement réussi. »
- Page 148. « La possibilité d’obtenir » des extraits de ces nouvelles sub” » stances colorantes nous a paru dé-» montrée par les échantillons qui nous » ont été soumis. »
- On doit bien remarquer surtout le passage suivant :
- Page 149. « En ce qui touche l’im-» portance pour l'art de la teinture de » l'introduction dans nos ateliers de » substances nouvelles, cette impor-» tance est incontestable, puisque pdf » suite des propriétés toutes spéciales » de ces substances, leur emploi peut » ouvrir de nouvelles routes, indiquer » de nouveaux moyens et donner nais-» sance à de nouveaux procédés même » dans l'emploi des substances usitées » aujourd'hui. »
- Page 150. a II y a lieu d’exprimer » aux ministres du commerce et de la » marine le vœu que des encourage-» ments énergiques soient donnés par le » gouvernement aux nouvelles tenta-» tives que se propose de faire M. D-» Gonfreville. »
- Page 151. «De déclarer qu’il serait » vivement à désirer que, dans l’intérêt » de l’industrie française , le mi-» nistre, sous les auspices duquel s’est » accomplie la mission de notre com-» patriote, encourageât la publication » des riches manuscrits où cet indus-» triel a consigné les renseignements » les plus précieux et les plus utiles à la » science. »
- Page 145. « Alors que l’Angleterre, » déjà jalouse de notre richesse agricole, » était arrivée à nous envier les nom-» breux produits que venait admirer y> l’Europe entière dans nos expositions » nationales , un homme a surgi parmi «nous, modeste autant que savant, » trop peu connu sansdoute, mais bien * digne de l’être par ses longs et utiles » travaux; cet homme c’est M. D. Gon-» freville, que vient d’accueillir au » nombre de ses lauréats la Société libre » d’émulation de Rouen, qui a voulu » récompenser, par la plus riche de ses » médailles, des efforts constants , des » études laborieuses et des services » rendus au pays.
- » Vous savez tous, Messieurs, de » quelle importance est dans nos con-» trées, l’art de la teinture, et combien » surtout celle du rouge des Indes, ino-» portée chez nous vers le commence-» ment du XIXe siècle, a eu d’influence » sur les produits de notre industrie ;
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- * filature, fabrique, tissage, tout relève ) !Ci de cet art. si ancien et si peu ® connu pourtant encore , de fixer les ) couleurs sur les fils et sur les tissus; " Çt lorsqu un homme a tout tenté pour ” unporter dans notre pays les procé-
- * ^es depuis si longtemps admirés chez
- * *}0us qu’emploient les habilesouvriers ' de 1 Inde; lorsque, noncontentde nous ® initier par de longues études à des se-’ crets jusqu’alors ignorés, cet homme
- * 3 de plus importé de l’Inde en France ** des matériaux précieux, et dont l’em-
- * P'oi peut exercer la plus puissante in-
- * Uuence sur l’avenir de nos ateliers, la
- * société libre d’Emulation ne pouvait “ Pas rester inactive et muette ; elle de-
- * Vaû, fidèle à sa noble institution,
- » récompenser dignement notre savant » compatriote, et lui donner au nom » de tous une marque éclatante de re-» connaissance et d'estime. »
- Ces citations suffiront sans doute pour mettre en évidence l’opinion de la Société d’Emulation de Rouen sur ce sujet.
- Nous terminerons cette première communication en présentant un tableau, résumé général des acquisitions faites par suite de nos explorations industrielles, et en invoquant sur les découvertes qu’elle signale la sollicitude habituelle de la Société d’Encourage-ment pour tout ce qui intéresse dignement l’industrie nationale :
- j ^nde. —1<> La fabrication de notre djgo, à la côte de Coromandel, a été ®eliorée, et aujourd’hui l’indigo fran-^Jsd’Eilapack et de Eillinour, marqué vautbienceluianglaisdu Bengale; s. u?e échantillons G,M en sont dépo-..sau Conservatoire des arts et mé-jers ; une copie de l’album n° 11, des eax paysages de ces indigoteries, est n^cxée au mémoire sur cet article. j Le procédé de teinture en bleu es Guinèes a été perfectionné par des ®sais sur trois cents pièces dans des reurs franSais de Éondichéry, et „ adu supérieur et plus économique de j 75 c. réduit à 50 fr. 75 c. (prix teinture d’une courge ou 20 pièces),
- . Oiparativement à celui employé dans s aidées anglaises, et cela par un °Uveau système de teinture consis-l,.11! principalement à traiter de suite ,ndigo lors de son extraction de la Pi^te, et à effectuer la teinture dans c:, 'goterie même, innovation qui sus-an i-1 Proc®s du jonLan ou percepteur . glais contre moi, pour l’estimation * droits de sortie de l’indigoterie, et la un nouvel article au tarif de douane anglaise.
- na f Nous avons acquis la connaissance a,te *a composition, de la ma-çj,. Uvre et de l’entretien de la cuve ç lndig° à froid par le tagarey , article ^'diel pour la perfection en France la teinture des toiles en bleu, pour commerce si considérable de la Gui-eCj du Sénégal et des Antilles. tu V Le rouge vif de Maduré pour les Po bans ’ rou8e enfumé de Madras deUp *eS m°uchoii s, et le rouge brun
- été i "'acate Pour ^es PaSnes’ etc-? ont découverts, pratiqués et répétés,
- puis introduits dans notre colonie de Pondichéry où ils étaient tout à fait inconnus ; les procédés m’en ont été acquis, non sans de très-grandes difficultés dans ces diverses possessions anglaises, pendant mon séjour dans ces trois grandes villes industrielles de l’Inde • il y a un mémoire relatif à cet important article sur le rouge des Indes avec le chayaver. On ignorait jusqu’alors presque généralement la nature même de ce rouge.
- 5° Divers rapports sur les précédents articles ont été adressés à l’administration coloniale à la fin de chaque année de 1827 à 1832.
- France— 6° Le tableau descent principales substances employées dans les peintures, teintures et apprêts de l’Inde, a été publié en 1833 dans le Bulletin de la Société libre d’Emulation de Rouen.
- 7° Cinq caisses d’échantillons de substances diverses, etc., sont parvenues en France à l’adresse de son excellence le ministre de la marine et des colonies à diverses époques.
- 8° Quinze mille kilog. des (22) principales de ces substances ont été employés dans nos ateliers, et de premières communications furent faites alors pour en faciliter l’application.
- 9° Des expériences très-variées ont été faites sur la nature, le traitement, les propriétés et l’application de vingt-deux substances nouvelles ou du moins inemployées en France jusqu’en 1834 ; des échantillons ont été envoyés à cette exposition. Les premières expériences font le sujet d’un mémoire très-curieux déposé au ministère du commerce.
- 10° Tous les procédés particuliers
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- aux Indiens pour teintures et impressions en toutes couleurs nous sont bien acquis, ils ont été l’objet essentiel et spécial de la mission industrielle qui me fut confiée; ils ont été étudiés en diverses aidées ou villes de l’Inde, puis pratiqués en petit dans le laboratoire de chimie fondé pour cela à Pondichéry, puis en grand dans un établissement de teinture fondé par moi à Montrepaleum (4 kilomètres de Pondichéry), puis enfin répétés en France, en mon établissement de teinturerie et fabrique d’indiennes, à Deville, près Rouen. Ces procédés font le sujet de plusieurs notices et mémoires, s’appliquant aux première et deuxième classes-, blanchiment, teinture, impression , apprêts de la soie, de la laine et du coton, pour les articles, foulards, cachemires, chites, de 1834 à 1843, etc. Deux mémoires sont particuliers à la fabrication des toiles peintes.
- 11° Un album de vingt paysages, principaux établissements industriels de l’Inde française, dédié à M. le comte Desbassyns de Richemont.
- 12° Un recueil de deux cents dessins aquarelles arts et métiers de l’Inde, par un dessinateur indien.
- 13° Une collection d'échantillons de toute espèce, drogues, tissus, couleurs, etc., déposée au Conservatoire des arts et métiers, et principalement une série de substances tinctoriales de l’Inde, etc., dont les semblables ont aussi été adressées aux laboratoires publics de chimie des Gobelins, de Rouen, de Mulhausen et de Lyon, plus un métier à tisser de Madras, bien simple toutefois, et une centaine de pièces de nos essais de l’Inde, divers tissus imprimés ou teints, avec une notice particulière à cet envoi.
- 14° Quatre tableaux d’échantillons d’essais en petit et en grand (coton, lin, soie et laine) envoyés : 1° à la manufacture royale des Gobelins ; 2° au Conservaloire des arts et métiers ; 3° à l’exposition de 1834; 4° id. de 1839.
- 15° Un casier contenant six cents échantillons de couleurs faites par un nouveau système de teinture, etc., de 1839 à 1845, sur coton, lin, soie et laine. Les couleurs comprises en ces cinq collections sont faites avec les nouvelles substances colorantes végétales, et la dernière avec les substances minéralescombinées aux premières. Le journal de ces expériences a été relevé avec soin.
- 16° Art de la teinture dédié à la Société d’Eucouragement pour l’industrie
- nationale, 1845, in-folio 800 p., 1200 éch. et procédés, et 120 planches.
- Appdreil de polarisation employé cn Allemagne pour le dosage des solw tions sucrées.
- Par M. Biot.
- Je vais faire connaître quelques difications que j’ai apportées dans un appareil de polarisation employé au-jourd’hui en Allemagne par les fabri-cants de sucre, et que je dois à l’obligeance de M. Mitscherlich, qui lui a donné cette forme simple pour facilit^ cette application, que son exemple et ses travaux ont rendue ainsi populaire-Cet appareil consiste en deux pris" mes de Nicol centrés sur un mêrne axe, où ils sont maintenus à une distance invariable, ayant un intervalle libre entre eux. Le plus éloigné ne l’observateur est fixe et polarise en uj! seul sens le faisceau lumineux qu1 transmet. L’autre, derrière lequel °.n applique l’œil, peut tourner angula^ rement autour de l’axe , entraînant une alidade qui marque ses mouvement? sur le contour d’un cercle divisé dul lui est concentrique. Quand sa secti°0 principale devient rectangulaire à ceue du premier prisme, il ne transmet aucune portion du faisceau que celui-cf a polarisé. L’instrument doit être ajuste de manière que, dans cette position) l’index de l’alidade coïncide avec le zèf° delà division circulaire. On s assurej par le fait, que cette condition est remplie, en dirigeant l’instrument sut le ciel comme une lunette. Si elle ue l’était pas, il faudrait compter les arc* de déviation à partir du point du limbe qui répond à l'extinction complète ue la lumière transmise. Pour peu qu’011 écarte le prisme mobile de cette direC' tion précise, la transmission commence à s’opérer. Très-faible d’abord , <me croît à mesure que l’arc de déviatio*? augmente proportionnellementau carre du sinus de cet arc ; et, quand il teint dz 90", elle devient totale. Alo,s la section principale du prisme mobil® est parallèle à celle du prisme fixe. ^ partir de cette direction de l’alidade, transmission décroît dans les quadrant suivants, selon les mêmes phases Paf lesquelles elle avait augmenté; et) quand l’arc de déviation estdrlSy’ elle redevient nulle comme au prenne point de départ, parce que la secli°rl principale du prisme mobile se re-
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- fi J*VÊ Perpendiculaire à celle du prisme Cn î.^rome elle l’était d’abord. Ces sont 0ns .^'ajustement de l’alidade l’in remPlies fort exactement dans eststrumept de M. Mitscherlich, qui ^ c®n'ectionné avec beaucoup de soin, cnn , •* Prismes sont très-habilement
- an» rU’ts’ .e* ies réflexions latérales ^quelles ils sont sujets sont préve-a es Par des diaphragmes disposés ec beaucoup d’intelligence (1).
- * . Ees vérifications précédentes étant ,les » et l’index de l’alidade étant ra-jj en,e sur le point zéro du limbe, où il s opère pas de transmission directe , t , lnterp°se entre les deux prismes un ^ be d’une longueur fixe, terminé par s. places à faces parallèles, et rempli j a solution de sucre, décolorée ou colore, dont on veut connaître le veUv°V! rotatoire. On dirige de nou au l’instrument sur le ciel, comme ae lunette; puis, regardant à travers, i voit une image colorée produite par du' [ayo,.ls lumineux auxquels le li-^ me a imprimé un nouveau sens de j 'anation , différent de celui que UÇ avait donné le premier prisme, et °issant avec leur réfrangibilité pro-*-En faisant tourner l’alidade qui . bduit le prisme mobilé, la couleur vj ,Cette image change graduellement. ais, à une certaine amplitude d’é-rt> d’autant plus grande que la solu-.bn est plus chargée de sucre, elle Vlent d’un très-beau bleu, puis pres-çne s°ndainement d’un rouge jaunâtre te passant par un violet bleuâtre in-fttiédiaire, extrêmement facile à sai-u Par son caractère instantané de ansition. C’est ce que j’ai appelé la t-*nte de passage. Elle ne se forme, en ^gueur, qu’avec une lumière parfaite-]Qent blanche comme celle des nuées, ,rsque la déviation éprouvée par les JJ ans de polarisation des différents Vous simples est sensiblement réci-J^bque aux carrés des longueurs de jeUrs accès, ainsi que cela a lieu dans dir^Uartz cristallisé agissant suivant la tr ecli°n de son axe. Mais cette loi se VerîTe êlre au mo*ns très-approximati-j oient commune à toutes les solutions $ahUCres t cristallisables ou incristalli-de* eS ’ flu’elles dévient les plans ja Polarisation vers la droite ou vers fl^aoche de l’observateur. On peut ^bc toujours y reconnaître la teinte Ü0[faS*a^e mes,irer l’acte de dévia n où elle apparaît. Or, pour chaque
- iheJ h,Tnrslrutnent porte le nom deMM.E.Boeti-et Halske, à Berlin.
- rchnolog\ite, T. Vil. Décembre, — I8t&.
- espèce de solutions saccharines, différant seulement les unes des autres par le dosage, lorsqu'elles sont observées ainsi à travers un tube de longueur constante, cet arc est proportionnel au nombre de grammes de sucre contenus dans un litre de la solution. On saura donc quel est ce nombre par la mesure de l’arc, pourvu que l’on connaisse la nature du sucre contenu dans la solution, et que l’on ait déterminé préalablement le coefficient de la proportionnalité qui lui est propre.
- Chaque observateur peut obtenir ce coefficient par une expérience directe. Supposons , par exemple, qu’il s’agisse de sucre de canne eristallisable. Prenez des cristaux bien purs de cette espèce de sucre, réduisez-les en poudre grossière par la trituration, ce qui, comme je l’ai prouvé, ne modifie pas leur pouvoir rotatoire. Puis séchez-les modérément dans une étuve, à une température connue, par exemple de 50° à 60u centésimaux. Cela fait, dissolvez-en un poids connu dans l’eau distillée, et mesurez directement le volume total de la solution formée qui contient ce poids , ou concluez-le de sa densité observée jointe à son dosage. Soit P le poids en grammes de sucre qu’elle contient par litre. Remplissez-en votre tube, et soit A l’arc de déviation dans lequel la teinte de passage s’observe. Alors, si une autre solution du même sucre, observée à travers ce même tube, à la même température, forme sa teinte de passage propre dans l’arc de déviation le poids p de a, grammes qu’elle en contient par litre sera proportionnellement.
- *- p-f-
- Ainsi, quand vous aurez déterminé les deux éléments P,A par observation, vous pourrez calculer d’avance les valeurs de p qui correspondent à des déviations de 1° , 2° , 3° , etc., en vous arrêtant aux plus grandes valeurs de l’arc a que vous deviez observer occasionnellement. Puis vous rassemblerez ces résultats en une table, qui vous donnera tout de suite le poids correspondant à chaque déviation observée a de la teinte de passage. Vous opérerez de même pour toute autre espèce de sucre dont vous auriez isolé un type quelconque, auquel tous vos résultats se trouveront ainsi rapportés.
- On peut s’exempter de l’expérience précédente en acceptant celles que j’ai faites et que j’ai publiées dans les
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- Comptes rendus (1). Pour le sucre de canne, par exemple, en le prenant au point de dessiccation spécifié tout à l’heure, soit * l’arc de déviation de la teinte de passage observée à travers un tube de la longueur l, ce dernier élément étant exprimé en millimètres, et * en degrés sexagésimaux : on aura très-ap-proximativemeot par mes expériences,
- 1400**
- D’après cette expression, si le tube avait 200 millimètres de longueur, chaque degré de déviation répondrait juste à 7 grammes de sucre par litre. Le tube qui est annexé à l’instrument de M. Mitscherlich a une longueur intérieure tant soit peu moindre que celle-là. Je la trouve de 179mm,5 entre les faces internes des verres. En divisant 1400 par ce nombre, le quotient est 7*r-,0886. On aura donc, pour cet instrument,
- p = 7*r,0886 a ;
- c’est-à-dire qu’une solution de sucre de canne pur, qui y formerait sa teinte de passage dans un arc de déviation de 100° contiendrait, par litre, 708gr-,86 du type sur lequel mes expériences ont été faites.
- Ceci toutefois n’éclairera le fabricant qu’autant que la solution observée contiendra uniquement du sucre de canne cristallisable. Car, s’il y joint une portion quelconque de sucre d’une autre nature, exerçant la rotation , soit vers la droite , soit vers la gauche , ou un mélange de ces deux-là, qui se compense partiellement, l’arc de déviation observé et, sera l’effet résultant de toutes ces actions simultanément exercées ; et le poids p qu’on en déduira, par la formule, ne répondra point à la quantité réelle de sucre cristallisable que la solution renferme. Pour connaître celle-ci isolément, il faut intervertir son action propre par un mélange d’acide chlorhydrique en volume connu , puis mesurer de nouveau la déviation de la teinte de passage à travers la solution ainsi modifiée , et déduire des deux observations la véritable portion du pre-
- (O Sur l’emploi des propriétés optiques pour l’analyse quantitative des solutions qui contiennent des substances douées de pouvoir rotatoire, 3' semestre de 1842 , tome XV, page 619. Voyez aussi : Sur le degré de précision des caractères optiques, dans leur application à l’analyse des matières sucrées, et dans leur emploi comme caractère distinctif des corps, tome XV, page 693.
- mier arc cl , qui est produite par le seul sucre de canne intervertible , que |a solution primitive renferme. Les expe* riences que cette méthode exige ne peuvent pas se faire dans le tube d® cuivre que l’acide corroderait, et où n pourrait laisser des traces qui réag1' raient par inversion sur les solutions qu’on éprouverait ensuite. Il faU' drait donc pour ce but ajouter à l’apP3' reil un tube de verre de même l°n.' gueur que celui-là, où l’on introduira1 les solutions interverties. MaisM MjtS' cherlich ne l’a point fait, soit qu’il n’alt pas eu connaissance de cette méthode» soit plutôt qu’il l’ait jugée trop subtile pour de simples fabricants. Elle setf' blerait pourtant devoir leur être néceS' saire pour connaître la valeur réelle des sucres bruts qu’ils achètent. Au reste» depuis que je l’ai publiée, quoique son exactitude ait été établie par des appl.1' cations très-délicates, elle n’a été, Ie crois, jamais employée par d’autres que par moi, comme moyen d’analyse » quoiqu’il se soit présenté bien des cif' constances où l’administration publiqn® elle-même aurait pu en faire très-uti' lement usage.
- La rareté du spath d’Islande est sans doute la cause qui a déterminé à faire les prismes de Nicolde l’apppareil auss> étroits qu’ils le sont, ce qui me semble donner au faisceau lumineux un peu trop de minceur. On pourrait faire Ie prisme fixe un peu plus large , sans augmenter notablement le prix de l’ap' pareil, si l’on remplaçait le prisme mû' bile par un petit prisme biréfringent» qui, avec une valeur vénale moindre» aurait l’avantage de faire voir simulta" nément l’image ordinaire et l’image extraordinaire , ce qui rendrait celte dernière plus sensible par contraste-Mais peut-être M. Mitscherlich aura pensé que cette double manifestation » utile pour un physicien , pourrait en®" barrasser les fabricants, et les exposef à des méprises en prenant l’une deS images pour l’autre.
- En résumé, la grande expérience pra' tique de M. Mitscherlich a pu lui faii-? justement penser que l’appareil, ainsl réduit, suffit pour les observations usuelles auxquelles il l’a spécialement restreint. Mais il ne sera pas inutile dc faire remarquer aux physiciens qu’il ne serait pas propre à des expériences de recherche où l’on voudrait atteindre des mesures précises. Pour de telle8 expériences , il est indispensable d’ob' server les déviations à travers le verre rouge, afin d’obtenir des mesures d’arcs comparables entre elles, quelle que
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- omre 01 (e dispersion J et ü faut» en 1 obsn’ •1IîCSurer ces dèviatious dans taines rCi pour. fluePes. soient cer-aPDar* 't . sera>l impossible dans cet fai* ei1’ a cause de la minceur du n’es. au trar*smis, et parce que l’œil gère Pr^servé de la lumière étran-teQl ^U1 les ferait apprécier imparfai-
- Ès^i des
- potasses par le natromètre.
- Par M. Ed. Pessier.
- (Extrait.)
- Sav a "aelhode que je propose pour es-Cr"?r les potasses est fondée sur l’ac-s0UtfSemenl densité que Ie sulfate de turè î)ccasi°nne dans une solution sa-œ su^ate (le Polasse Pure » et le (j>u e ^ appréciation repose sur l’emploi don .ar®omètre particulier auquel j’ai ne le nom de natromètre. var).e Principe est déduit des faits sui-1o n r,econnus par expérience. nÇüt Qu’une solution saturée de sulfate ton re Potasse possède une densité \ |l°Urs constante lorsqu’elle est faite g^êtne température. pr^° Que le sulfate de soude augmente de ^r^ssivement avec la quantité, la tatjS’té de cette solution. Cette augmen-So, °J. ost d’autant plus sensible que la °ru h du snllatc de potasse est ac-Sftr.? beaucoup lorsque les deux sels g en présence
- les ° *;0rnPrend que les résultats sont rèsiu^mcs si > au l‘eu de prendre les par 1 . tout formés, on les produit
- des ^composition des carbonates ou Mq cnl°rures à l’aide de l’acide sulfu-
- Utt avais,Cro d’abord que pour obtenir sabp6U d'exactitude, il était indispen-tas.-e de combiner tout l’oxide de po-Ce lQm à un seut et même acide, et c’est vei5,u,m’avait déterminé surtout en fa-*anp Pac*de sulfurique dont la puis-« * est connue. Des recherches ulté-p0t res m’ont appris que le chlorure de s0|,..s.SlUrn> en se dissolvant dans une déni'0ri- saturée de sulfate de potasse, cija a*a\tune partie de ce sel et qu’il ne de la^f3^ pas sensiblement la densité qü’>a J'qoeur. 11 faut en introduire jus-Pour 100 pour amener un ac-troj.Sernent égal à celui que produisent j, centièmes de soude, il a .j cherché alors à savoir comment *ate H ^uand la soude est jointe ausul-ïenj.e potasse, et j’ai observé qu’il ait la densité moindre qu’elle ne le
- serait sans son influence. Des essais synthétiques m’ont permis d’expliquer cette anomalie apparente : le chlore, au milieu d’acide sulfurique, de potasse et de soude, se porte sur cette dernière base; c’est le chlorure de sodium qui modifie la solubilité du sulfate de potasse, et il l’augmente un peu moins que ne le fait le sulfate de soude; l’instrument n’accuse que 0,125 d’oxide de sodium lorsqu’on en môle 0,14 à 0,20 à l’état de chlorure avec du sulfate de potasse en excès. Si dans ces mauvaises conditions exceptionnelles il n’y a qu’un et demi d’erreur, la petite quantité de chlorure que renferment les potasses du commerce, autorise à se dispenser le plus souvent de son élimination.
- Ces considérations m’ont engagé à faire connaître deux procédés, l’un que je considère entre les mains des chimistes, comme un moyen d’analyse aussi parfait que ceux dont ils disposent et que j’ai décrit dans le Journal de Pharmacie et de Chimie, 3e série, 4e année, t. VIII, octob. 1845, p. 250, l’autre qui n’est qu’une simplification du premier, donnant des renseignements plus que suffisants à l’industrie et le seul que nous allons faire connaître ici.
- L’essai se compose de trois opérations distinctes : 1° De la transformation de tous les sels en sulfates; 2° de la neutralisation et de la saturation; 3° de l’appréciation de la soude par l’instrument.
- Prenez ça et là, dans les barils, de la potasse, soit en fragments, soit en poudre, mêlez ces échantillons de manière à avoir une quantité moyenne du produit. Pesez 50 grammes de cette matière ,jetez-la dans un flacon, dit à col étroit, de la capacité de 600 gram. environ,couvrez-la approximativement de 200 grammes d’eau et agitez pour faciliter la solution.
- Ajoutez alors de l’acide sulfurique à l’aide d’une petite mesure, cet acide y produira une effervescence et un dépôt de sulfate de potasse, quand le dégagement de gaz cessera, tenez-vous sur vos gardes et ne versez plus que goutle à goutte l’acide étendu d’eau pour arti-ver à la neutralisation exacte de l’alcali. Vous saurez qu’elle est atteinte lorsque la liqueur ne changera plus la couleur du papier de tournesol rouge, ni celle du papier bleu. Si, par hasard, vous ajoutiez trop d’acide, que le papier bleu devînt rouge, vous pourriez réparer cet accident en versant un peu
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- de solution faible de potasse jusqu’à neutralité complète.
- Comme la réaction a produit de la chaleur et que vous devez ramener à la température de l’atmosphère, pour opérer plus vite, plongez le vase dans de l’eau de puits et agitez de temps en temps. Vous le retirerez lorsqu’un thermomètre que vous aurez placé dans la solution y indiquera à peu près le même degré qu’il marquait dans l’air. Si la température était descendue trop bas, la chaleur de la main suffirait pour la faire revenir au degré voulu. Après quelques minutes d’agitation à la température ambiante, decantez, jetez le liquide par partie sur un petit filtre de papier Joseph placé au-dessus d’une éprouvette à pied qui accompagne l’instrument. Pour atteindre le niveau indiqué et en même temps pour entraîner le sulfate de soude encore mêlé au dépôt, lavez celui-ci plusieurs fois avec une solution saturée de sulfate de potasse qu’il est toujours commode d’avoir en réserve auprès de soi.
- Dès que le volume de 300 centimètres cubes est complété, on enlève l’entonnoir , on ferme l’orifice de l’éprouvette avec la main, et on la secoue fortement pour mêler les différentes couches de liquide. Cela fait, on saisit la natromètre bien propre par son extrémité supérieure et on le laisse s’enfoncer doucement dans la solution. Si la potasse essayée est pure , on lira sur l’échelle rose, en dessous de l’élévation produite par la capillarité autour du tube, le degré de température à laquelle on a fait l’expérience. Si au contraire elle contient de la soude, on trouvera quelques degrés en sus dont le nombre mis en regard de l’échelle sodique qui est contiguë, se transforme de l’autre côté en centièmes de soude. Exemple :
- Un essai fait à —f—12° centigrades donne une solution qui marque 25° au natromètre ; il y a là 13° de plus dus à l’alcali étranger : en regard de ces 13° sur l’échelle sodique, j’apprends que la potasse contenait 4 centièmes de soude , ou 4 kilog. d’oxide de sodium sur 100 kilog.
- Le natromètre que j’ai fait construire a deux échelles contiguës. L’une teintée de rose, porte les chiffres de température; elle indique à chaque degré du thermomètre centigrade, le point d’affleurement dans une solution saturée de sulfate de potasse pur. L’autre représente des centièmes de soude (oxide de Sodium).
- JL.es zéros des deux échelles coïnci-
- dent. Si on expérimente à 0 de temp®' rature, la soude sera bien directem®1^ déterminée ; mais si on opère à -H > centigrades, on sait qu’au point ou l’instrument s’enfoncerait dans une solution de sulfate de potasse pur saturée
- à ce degré, correspondent 8 centièm®
- de soude, c’est cependant là qu’il feu placer le zéro de l’échelle sodique. U® l’y ramène facilement par une souS' traction.
- Comme l’expérience a fait connaître que les degrés de soude ne peuven être égaux, qu’ils sont d’autant pi®5 petits , qu’ils signalent plus d’alca j’ l’observation doit se faire sur l echellf rose, considérée comme une mesure3 divisions égales. Du nombre trouvé, ou retranche le chiffre de la température à laquelle la saturation a été faite, ® en regard du reste on a exactement 1® nombre de centièmes de soude. Aius‘ dans une opération faite à 4-20° si l’iu. strument affleure à 59, retranchant ^ de 59, on voit en regard de 39 que ja potasse contenait 13 pour 100 d’oxid® de sodium.
- U m’a paru plus commode d’adopt®^ ce nouveau genre de graduation, plutôt que de faire une seule échelle et d® construire des tables de correction d® température.
- Détermination de la soude dans leS lessives. On a souvent besoin, dans 1®* arts, de connaître la quantité d’alcau contenu dans une liqueur; c’est le ca^ des savonniers. Lorsque la caustificatiuU est faite, ils prennent le titre d’un® pipette (50 centim. cub.) de lessive, ®l déduisent au degré trouvé le poids d® la potasse par hectolitre.
- L’emploi du natromètre est encor® ici facilement applicable à la déteruii' nation de la soude. Pour s’épargner même la peine de faire une neutralisa' tion, on peut se servir du liquide p®®' venant de l’essai alcalimélrique. Il suffi1 s’il a été sursaturé d’y laisser tomb®r quelques gouttes de potasse, puis d 1 ajouter un excès de sulfate de potass® en poudre fine ; on remue quelqu®5 instants et on filtre presque aussitôt. puisque dans cette opération la temp®' rature ne peut s’éloigner beaucoup d® celle de l’air. Après avoir formé le v®' lume de 300 centim. cub. on y plong® le natromètre ; il indique directemeot en kilogrammes l’oxide de sodium p®r hectolitre de solution.
- Il est facile de savoir à l’aide de tabl®5 combien de degrés alcalimétriqu®5 correspondent à la quantité de soud® trouvée, et par suite la dose de potas®® titrante. On saura en outre sans calcub
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- aupC°nSU^ai?t un tableau que j’ai cal-de MUr iCe^U* not*ce alcaliraétrique b j hlay Lussac, la quantité de carres a G’ ^lorure et de sulfate corda Pédante à la proportion d’oxide ae sodium obtenu.
- ^rH'ccs avoir fait l’exposition de la Yei h°^e » *1 est bon de mettre sous les rne CC ^y.dlc promet. J’ai pris parmi s expèriences un type de chaque pinIe> et voici dans un tableau les r'«res de l’analyse obtenue à diffé-ntes températures, en décomposant
- les chlorures et sans les décomposer. La première colonne marque en regard de chaque résultat, la quantité d’oxide de sodium contenue, soit qu’elle ait été ajoutée, soit qu’elle ait été déterminée par le perchlorate de baryte. Dans ces essais on a tenu compte des fractions de degré sur l’échelle, et on a toujours formé une deuxième fois le volume de 300 cent, cub en lavant le dépôt et le filtre avec une solution saturée de sulfate de potasse.
- ALCALIS ESSAYÉS. SOUDE CONTENUE. sot trouvée en en décomposant le chlorure. 1er procédé. JDE 400 parties, Sans éliminer le chlorure, j Sc procédé.
- P°tasse de Toscane prise à Paris * 1.57 1.55 1.25
- ha même analysée une seconde fois. . . . 1.57 1.55 1.50
- Pétasse de Toscane prise à Valenciennes. 1.8G 2.25 indéterminé.
- Perlasse indéterminé. 0.5 0.5
- — d’Amérique * 4.0 4.0 4.1
- '—— des Vosges 2.69 3.0 indéterminé.
- Sa'in de mélasse incinérée . * 14.16 14.75 indéterminé.
- Pétasse de betteraves venue de Cambrai. . indéterminé. 14.85 12.70 (1)
- ha même, 2° analyse » 14.7 12.75
- Pétasse de betteraves purifiée des sels neu-
- très et de soude en fabrique à Valen-
- ciennes indéterminé. 5.25 5.25
- ha même analysée en 35 minutes » » 5.25
- En ajoutant 50 pour 100 de carbonate de
- 29.28 inutile. 28.8
- h® même essai répété » » 29.3
- » » 28.5
- hta ajoutant 52 pour 100 de carbonate de
- soude, et 10* de chlorure de sodium. . 35.76 34.8 indéterminé.
- 100 de sulfate de soude sur 2 essais. . . . 43.8 inutile. 43 et 44
- ^0 de chlorure de potassium 0.0 0 »
- '—-—
- Déterminé par le perchlorate.
- On sait que les potasses brutes de betteraves contiennent 20 à 22 p. 100 de chlorure, cntle ditlérence était prévue et déterminée par le perchlorate.
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- Ces chiffres parlent d’eux-mèmes, on voit que la méthode peut s’appliquer avec un égal succès à la détermination de la base totale dans les soudes du commerce.
- Avant de terminer, je ferai observer qu’avant d’attaquer la moralité d’un îiégociant dont les produits auraient été reconnus souillés de soude, on devra bien se rappeler que toutes les potasses en contiennent, et que certaines potasses indigènes en renferment jusqu’à 14 pour 100.
- M. Dinocourt, habile fabricant d’instruments aréométriques. a bien voulu se charger de la construction du natro-mètre. On trouvera chez lui, quai Saint-Michel, n° 9, l’instrument, la mesure d’acide et l’éprouvette graduée nécessaires à l’opération.
- Perfectionnement dans la photogra- ] phie.
- Par M. W. H. Hewett.
- J’ai entrepris dernièrement plusieurs recherches pour m’assurer s’il ne serait pas possible de trouver d’autres sub-tances, indépendamment du chlore et du brome, séparés ou combinés, jouissant aussi de la propriété d’accélérer l’action de la lumière sur une plaque daguérienne ou iodée, et après bien des tentatives, j’ai trouvé que l’ammoniaque possédait cette singulière propriété à un degré très-remarquable.
- J’ai d’abord employé l’ammoniaque avec l’iode seul, en iodant simplement une plaque jusqu’à la couleur jaune complète., et l’exposant pendant quelques secondes à la vapeur d’ammoniaque , dans un état excessivement atténué , c’est-à-dire en ajoutant quelques gouttes d’ammoniaque concentré à un peu d’eau, et en quantité précisément suffisante pour reconnaître celle-là à l’odeur. Ainsi préparée, la plaque a été introduite dans la chambre obscure et a produit une impression parfaite en une demi minute, par un éclairage modéré. Enfin, quelques autres expériences m’ont convaincu que la vapeur d’ammoniaque avait une action très-accélératrice sur l’iode seul.
- J’ai voulu ensuite m’assurer comment l’ammoniaque se comporterait avec le brome, et si elle détruirait ou accé!é-reraitfson action, j’ai eu le plaisir de trouver qu’elle possédait ce dernier effet, et que des plaques préparées à la manière ordinaire, avec l’iode et de l’eau simplement brômée, sont ren-
- dues infiniment plus sensibles, en Ie? exposant pendant quelques secondes a sa vapeur, que quand elles ne sont paS soumises à cette opération.
- J’ai trouvé ainsi, que je pouvais ov' tenir instantanément une impress©11 parfaite au soleil ; que 5 à 10 secondes seulement suffisaient à une lumière ©?' dèrée, et dès lors j’ai conçu l’esp©r qu’on arriverait peut-être, par ce se' cours, à prendre l’image (les objets ®D mouvement.
- J’ai appliqué aussi l’ammoniaque dans des circonstances variées, soit en exposant les plaques à son influence? avant de les placer dans la chambre obscure , soit en les faisant dégagé dans celle-ci pendant l’opération , olf immédiatement avant de s’en servir,el dans tous ces cas j’en ai constaté l’c©' cacité. t .
- Une chose remarquable aussi, c’est que l’influence accélératrice de l’a©' moniaque semble se conserver dans <a chambre pendant un temps conside' rable malgré sa volatilité. J’ai cri même reconnaître parfois que sa pré' sence seule dans la pièce où l’on op®' rait avait une influence accélératrice» et je suis convaincu qu’il sera émine©' ment avantageux dans les pièces où y aura de l’iode ou du brome en va* peur, corps dont on sait que la présence suspend complètement l’action de *a lumière. Cette vapeur d’ammoniaque > au contraire , les neutralise, et au li©1 de retarder accélère le phénomène. ,
- Je n’ai pas poussé plus loin les expe' riences ; mais je les crois très-dig°eS d’intérêt. Mon but, dans cette com©u' nication , est simplement d’attirer l’ai' tention des photographes et des savant* sur le fait en question , et je me tro©' perais fort si ce composé d’hydrogène et de nitrogène n’était pas une précieuse acquisition pour la photographie.
- J’ajouterai, en terminant, que ©e* expériences ont été faites avec deu* lentilles ménisques d’une petite ouvcr' ture en avant, et effectuées au foyef chimique, et non visuel, avec des verre* achromatiques, je ne doute pas qu’c11 ne puisse obtenir des résultats beau' coup plus satisfaisants.
- Bleu solide pour imprimer sur éloffeS à l'aide d’un appareil àvapeur coffl’ mode et peu dispendieux.
- Lorsque je m’occupais d’appliquer la lithographie à l’impression des étoffe*’ je fis de nombreux essais sur la comp0'
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- en!0]1 des Afférentes couleurs que l’on Ploie dans les manufactures.
- • .es.c°rps mucilagineux servant à Paissir et à donner plus de consistance j x nuances, ont également été l’objet de «>es études.
- La graine (jg jjn^ ja gUimauve et la
- on ilne sont Préférables à la gomme " ar la pierre lithographique.
- \c\a ^mPrimeurs lithographes qm i u^ront essayer d’imprimer des fou-r(ls, des mouchoirs, des cartes géo-^raphiques et autres objets avec la °uleur bleue que je vais indiquer, Y trouveront un avantage réel, c’est ?u® le bleu ne passe pas , et qu’après lavage au savon on n’a qu’à rincer ans un bain d’eau mêlée de quelques o°uttes d’acide muriatique , pour ravi-er nuance.
- Voici la recette du bleu.
- ^On chauffe jusqu’à45 degrés au bain-
- On
- un litre d’eau. Y jette alors :
- W
- 8ram. de prussiate de potasse jaune ré-duit en poudre ;
- 60 d’alun de roche, id.
- 3„ *.**• d'acide tartrique, id.
- 1(L d’acide oxalique, id.
- lorsque tous ces ingrédiens sont dis-de on mêle Peu à Peu 360 grammes i. Uoxtrine dans ce mélange , et on pj1^ refroidir 24 heures avant de l’em-
- ^s pierres, soit en relief soit en ind^’ se préparent de la manière déjà pfluée dans le Technologisle. four encrer le relief on se sert d’un j °! et large rouleau garni d’un drap Pe- Pour le creux on garnit la pierre cjec un tampon, on la nettoye à la ra-, elte d’acier. Quelle que soit lamanière Süe,se servir de ce bleu, soità la planche é»11 au cylindre, le résultat en sera Plement bon si les épreuves sont j nvenablenient chargées et si on les isse sécher dans un endroit sain, Pendant 48 heures après le tirage, a,, ?Us n’avons pas besoin d’indiquer (j x 'niprimeurs sur étoffes la manière J* Passer à la vapeur ; nous nous bor-q ns à la description de la machine Huechacyn peuj uijijser dans sachambre.
- de 1 ^es fa*re en cu*vre uu yasÇ
- naja forme d’une cloche, et désigné ren ^ dans les 14, pl. 75 qui le
- do t Sente' vase aura une anse ® Pen Une ParlieE sera en verre : c’est un U 11 lube enchâssé dans l’anse : Au-ç ssus du vase il y aura un grand tube Cuivre qui s’enchassera exacte-dans le col : ce grand tube sera
- percé de petits trous pour livrer passage à la vapeur.
- Ce tube doit être proportionné à la largeur de l’étoffe, et ayant encore 3 à 4 centimètres de chaque côté de marge en plus que l’étoffe.
- On remplit le vase à 3/4 d’eau, de façon à pouvoir l’examiner par le petit tube en verre. On le place sur l’ouverture d’un petit poêle en fonte pour faire bouillir l’eau.
- Pendant cet intervalle on garnit le grand tube d’un morceau de flanelle , puis on roule, en serrant, l’étoffe imprimée à l’entour du tube, maisen ayant bien soin de doubler l’étoffe par une flanelle ou mousseline de laine blanche, afin d’éviter le maculage. Lorsqu’on aura ainsi roulé soigneusement une ou deux douzaines de foulards, on les couvre d’un autre morceau de flanelle, puis on ficelle fortement les deux bouts du tube pour empêcher la vapeur de sortir.
- Lorsque l’eau bout, ce que l’on verra par le petit tube en verre, on enchâsse le tube dans le col, et on laissera pendant 45 minutes la vapeur pénétrer à travers l’étoffe, en entretenant la chaleur du poêle convenablement.
- On enlève ensuite le vase, et après une demi-heure de repos on déroule les étoffes. On les laisse sécher pendant 24 heures, puis on les passe dans un bain d’eau dans lequel on aura jeté au préalable un peu d’alun et d’acide chlorhydrique (sur 2 seaux d’eau 50 grammes d’alun et 40 grammes d’acide chlorhydrique).On laisse reposer lOminutes dans ce bain, ensuite on lavera l’étoffe dans de l’eau courante, le bleu sera beau et solide.
- On peut également l’aviver à l’aide d’un bain de chromate de potasse rouge à 1 degré.
- La soie exige un bain d’acétate d’alumine à 6 degrés.
- N. B. Avant d’imprimer les étoffes, on fera bien de les laver dans une faible dissolution de sel d’étain (20 grammes sur 2 seaux d’eau ), de rincer à l’eau et sécher comme le papier des imprimeurs en lettres avant d’imprimer.
- E. Knecht.
- Noie sur les applications utiles de la chaux ayant servi aux purifications dans les usines à gaz d'éclairage.
- Par M. Th. Graham.
- J’ai eu, il y a peu de temps, l’occasion d'examiner la chaux qui avait été
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- extraite d’un purificateur à chaux sèche d’une usine à gaz, purificateur où le gaz avant d’y parvenir avait été lave avec de l’acide sulfurique étendu, ce qui explique l’absence de l’ammoniaque et des composés du cyanogène. La chaux n’avait été exposée que quel-ues heures à l’air avant que j’aie opéré essus, et cependant, à ma grande surprise, elle n’a pas noirci un sel acide de plomb et ne contenait pas de sulfate de calcium. Je ne l’ai pas fait sécher, mais je l’ai analysée à l’état humide et telle qu’on l’expédie des usines pour les besoins, comme engrais, de l’agriculture.
- Composition de la chaux de gax.
- Hyposulfite de chaux. , . . 12.30
- Sulûte de chaux..........« 14.57
- Sulfate de chaux............ 2.80
- Carbonate de chaux. . . . 14.48
- Hydrate de chaux............17.72
- Soufre..................». 5.14
- Sable........................ 0.71
- Eau combinée. ...... 8.40
- Eau (libre).. ....... 23.70
- 100.00
- Avec une trace seulement d’ammoniaque et de cyanure.
- La chaux, dans l’état poreux où on l’extrait des purificateurs à sec, absorba l’oxigène de l’air avec une telle rapi-pidité qu’elle s’échauffe, et c’est ce qui rend raison de l’état d’oxidalion dans lequel se trouve le soufre. Si la chaux est très-humide on délaye dans une grande quantité d’eau , ainsi qu’on la sort despurificateurs àchaux humide, alors l’absorption de l’oxigène est beaucoup plus lente. La portion liquide renferme alors en solution le bi sulfure de calcium de Herschel, qu’on peut y faire cristalliser, et ne renferme d'abord guère autre chose.
- Après la première absorption rapide d’oxigène , l’oxidation ultérieure de la chaux de gaz marche décidément avec lenteur. Un échantillon conservé dans un vase ouvert, rapidement humecté et réduit en poudre après la dessiccation, a été trouvé, après trois mois d’exposition, contenir 7 p. 100 d’acide
- sulfureux, indépendamment de tout 1® soufre libre originairement présent; 1a' eide hyposulfureux avait entièrement disparu. Par conséquent, lorsqu’on l’ajoute au sol comme engrais, cette chaux de gaz doit agir comme un corps désoxigénant énergique, pr0* priété qui affaiblit généralement son utilité.
- Il paraîtrait donc convenable , Par." tout où la chaux, résidu des usines a gaz, ne possède plus aucune valeur» c’est-à-dire ne renferme plus d’ammo-niaque, de la sécher fortement ou même de la calciner. Après cette ope* ration, elle consisterait en poids à peU près égaux de sulfate et de carbonate de chaux, et sous cet état constituerait un engrais des plus précieux. ( ,
- La chaux de gaz, telle qu’elle a été examinée, peut aussi être recomman-dée comme présentant une source aussi commode qu’économique d hyposul' fîtes. Cette chaux, après avoir été ex* traite des purificateurs, serait exposée à Pair pendant deux à trois jours jusqu’à ce qu’elle ait perdu toute odeur d'hydrogène sulfuré. L’hyposulfffe éminemment soluble de chaux, serait alors dissous dans un peu plus que son poids d’eau froide. On évaporerait la solution à 50° et l’hyposulfite de chau* cristalliserait, ou bien on convertirait la solution par une addition de carbonate de soude en hyposulfite de soude, qui étant un sel plus stable peut être évaporé à une plus haute température et cristalliserait plus aisément.
- J’ai obtenu de la chaux de gaz, un sixième de son poids d’hyposulfite de chaux cristallisé et à l’état de pureté par une seule cristallisation. Lorsqu® le gaz est lavé avec de l’acide sulfurique pour enlever l’ammoniaque , avant de le conduire dans le purificateur à la chaux, alors il fournit une chaux de gaz plus propre à cet objet. La préparation des hyposulfites en grand est aujourd’hui une chose qui acquiert de l’importance , car indépendamment d® leur emploi dans l’èlectro-métallurgie et la photographie, il est probable qu’on les appliquerait encore largement à l’extraction des chlorures et des bro^ mures d’argent des minerais de ce métal .
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- 121 -
- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Devis des machines
- à vapeur.
- Par
- • C.-E. Jullien, ingénieur (1).
- LIVRE II.
- DEVIS DES PARTIES.
- cn^?US avons considéré, dans la s ^ ude partie de cet ouvrage, la machii ilJaPeur comme composée de sept pa ® Principales, savoir :
- La vaporisation;
- „ La distribution ;
- ? Le travail ;
- La transmission du mouvement n0 La condensation ;
- ^ L’alimentation; jL Le bâti.
- Sj '0us allons passer en revue succe crnent chacune de ces parties.
- CHAPITRE PREMIER.
- Vaporisation.
- foa vaporisation comprend : ï La chaudière garnie ; a. , Les fers et fontes du fourneau et ^cheminée;
- no.. , s tuyaux de conduite de la va-Ur a la distribution.
- Art. 1er. Chaudière garnie.
- l*ngueS ^ c^auc*'®re Sarn*e» on dis-
- 2° La chaudière, proprement dite ;
- ^ Les appareils de sûreté.
- ^ t'r. Chaudière, proprement dite.
- dusage général de donner aux trières en tôle, cylindriques à deux auleurs, une surface totale de deux pr quarrés par force de cheval à «üce ; cette surface correspondant, Uripant construction du fourneau , à I 0nSUrface c^auffe qui varie entre de po®1 1 -30 mètre quarrè par cheval
- f0y ?Paisseur voulue par l’ordonnance Peu 6 Concernant les appareils à va-à 5 r’.P°ur diamètre de 80 centimètres p0 atlïl°sphères , est de 9 millimètres. r Ce diamètre et cette épaisseur,
- Pagç 8\0i,r Ie commencement de ce travail à la 6 80 tle ce volume.
- qui sont les plus convenables dans la fabrication , le poids du mètre quarré de surface de tôle unie est 70 kilog. ; celui du mètre quarré de surface de tôle assemblée est en moyenne , eu égard aux trous d’homme en fonte , de 100 kilog.
- On peut donc admettre, et le fait est parfaitement démontré par l’expérience , qu’il y a, dans une chaudière, 200 kilog. de tôle, fonte et fer par force de cheval.
- Le prix du kilogramme de la chaudronnerie de fer varie, pour l’épaisseur de 9 millimètres, entre 0 fr. 90 et 1 fr. 10.
- En prenant 1 fr. 00, on obtient, pour prix de la chaudière par cheval :
- 200 fr. 00.
- S 2. Appareils de sûreté.
- Les appareils de sûreté, exigés par l’ordonnance royale du 22 mai 1843 , sont les suivants, savoir :
- Deux soupapes de sûreté garnies ;
- Un indicateur du niveau de l’eau;
- Un manomètre à air libre ;
- Un flotteur d’alarme.
- Ces cinq appareils constituent une dépense qui, pour une chaudière , ne peut être moindre que 150 fr., quelle que petite qu’elle soit, et ne peut s’élever au-dessus de 500 fr. Ces données suffisent pour établir le prix approximatif de ces appareils pour tous les cas qui se présentent.
- Art. 2. Fers et fontes du fourneau et de la cheminée.
- La surface de la grille doit avoir autant de fois 15 décimètres quarrés qu’il y a de 10 kilog. de houille à brûler par heure. Comme un cheval de force correspond assez généralement à 5 kilog. de houille brûlée par heure, nous en concluons que la surface de grille nécessaire pour un cheval est de 7.5 décimètres quarrés , c’est - à - dire
- -im = de la surfaœ d<
- chauffe.
- Un barreau de grille de lm.00 pèse en moyenne 33 kilog. ; il y en a 2( dans un mètre quarré de surface ; c’esl donc un poids total de G60 kilog. pai mètre quarré de surface de grille
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- — 122 —
- i
- 660 X “ 38 kilog. de barr (
- de grille par force de cheval.
- Pour les autres fontes, telles que tisaris, chenets , plaques de foyers , corniches de cheminées, etc., les quantités employées sont tellement variables , qu’il est impossible d’adopter des bases exactes. Néanmoins on peut, avec une approximation suffisante, établir que pour des machines de 50 chevaux , ces fontes constituent un poids moyen par cheval égal à celui de la grille, ce qui fait en moyenne 80 kilog. de fonte de foyer et cheminée par cheval ; ce poids augmentant pour petites machines et diminuant au contraire pour grandes machines.
- Quant à la quantité de fer et tôle, qui entrent dans la garniture du foyer pour portes et ferrures, elle est très-minime, et égale en moyenne à 1/50 de la quantité de fonte employée.
- La fonte et le fer du fourneau sont matières brutes de fonderie et de forge, c’est-à-dire n’ayant pas passé par l’ajustage ; on peut donc évaluer ainsi qu’il suit la valeur moyenne, c’est-à-dire pour 50 chevaux de force, de la garniture du fourneau par cheval, savoir :
- fr.
- 80 kilog. fonte à 0.40.. . . 32.00 1.6 fer à 1.50.. . . 2.40
- Total............... 34.40
- Art. 3. Tuyaux de conduite de la vapeur à la distribution.
- La dépense varie nécessairement suivant la distance qui existe entre la chaudière et le cylindre à vapeur.
- Nous avons donné (page 89) le tableau des poids des tuyaux et coudes pour différents diamètres et différentes longueurs, ainsi que la valeur moyenne du kilogramme de ces pièces.
- Au prix des tuyaux, il y a toujours
- à ajouter celui des boulons qui entrent pour 1/100 environ du poids des tuyaux; ces boulons valent de 1 fr- ?" à 2 fr. le kilog., suivant leurs diame-très , les plus petits étant les plus chers-Quant au plomb et au mastic pour joints, ils sont compris dans les four-nitures diverses.
- RÉSUMÉ.
- Dans les circonstances ordinaires de pose des machines, on peut évaluer ainsi qu’il suit la valeur moyenne pour 50 chevaux de l’appareil de vapori" sation par cheval, savoir :
- fr.
- Chaudière garnie 200.00
- Garniture du fourneau.. . . 35.00
- Tuyaux et coudes de vapeur. 25.00
- Pour un cheval 260.00
- Pour 50 chevaux 13,000.00
- CHAPITRE II.
- Distribution.
- La distribution comprend :
- La valve de gorge,
- Le modérateur,
- La boite à vapeur,
- Le distributeur,
- Le mouvement du distributeur.
- Art. 1er. Valve de gorge et modérateuf'
- La valve de gorge et le modérateur qui fonctionnent généralement ensemble , et l’un par l’autre , sont des pièces tout à fait indépendantes dans leurs formes du système de construction de l’appareil complet.
- Pour apprécier l’importance de ceS appareils , nous donnons ci-dessous leS poids des matières entrant dans la coU' struction de plusieurs d’entre eux :
- § 1er. VALVE DE GORGE.
- 1° Valve de gorge de 12 chevaux.
- Fonte. Fer. Cuivre,
- kilog. kilog. kilog.
- Valve................................ » .... » .... o.40
- Gorge.............................. 11.30 .... » .... »
- 4 Boulons............................... » .... 1.80 .... »
- 1 Stuffing-box et tige.................. » .... 0.50 .... 0.40
- Une poignée de dito. . . , . . » .... o.20 . . , .
- tl 1.30 2.50 0.80
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- — 123 —
- S** Valve de gorge de 16 chevaux.
- Fonte. Fer. Cuivre
- Ce tout. . . , kil. kil. kil.
- 53.00 .... 6.00 . . . . 4.00
- 3° Autre de 16 chevaux.
- Ce tout. . . . 10.00 .... 0.50 . . . . 1.40
- 4° Valve de gorge de 20 chevaux.
- Ce tout. . . . 2.30 . . . . . 1.60
- 5° Valve de gorge de 250 chevaux.
- Le tout. . . . 113.00 .... 27.00 . . . . 11.00
- S*1 °n admet, pour rapports entre les quantités de fonte, fer et cuivre , les nombres :
- Fonte.................10
- Fer.................... 2
- Cuivre................ 1
- °n n’est pas loin de la vérité.
- Si, de plus, on admet en moyenne, ( pour 50 chevaux ) un kilogramme de matière par cheval, on a, avec assez d’approximation, la valeur moyenne d’une valve de gorge par cheval, savoir :
- 13 = 1 kilogramme.
- kilog. fr. fr.
- 1 = 0,077 cuivre à 10.00................................. 0.770
- 2 = 0.154 fer à 3.00................................. 0.462
- 10 = 0.770 fonte à 1.00................................. 0.770
- Total.................................. 2.002
- Ainsi une valve de gorge de 50 chevaux, à raison de 2 fr. par cheval, vaut 100 fr.
- § 2. MODÉRATEUR.
- 1° Modérateur pour 12 chevaux.
- Fonte. Fer. Cuivre.
- kil. kil. kil.
- Pour le tout 61.00 .... 11.20 . . . . 6.30
- 2° Modérateur pour 16 chevaux.
- Modérateur 25.00 .... 25.00 . . . . 2.00
- Une plaque et boulons 20.00 .... 1,40 . . . . 0.00
- Une poulie et diverses pièces. . 12.00 .... 13.90 . . , . . 1.00
- Peux tringles de dilo » .... 9.50 . . . > « »
- 57.00 49.80 3.00
- 3° Modérateur pour 20 chevaux.
- Pour le tout.......... • 25.00 .... 25.00 .... 2.00
- j^n général, on peut faire servir un Chime modérateur à plusieurs ma-,n °ns. Suivant la disposition de la Var' lne ’ Pos'l'on du modérateur ces«e-’ et *es quant'tés de matières né-cacc lres P°ur les établir varient né-C5sairement aussi.
- A notre avis, on peut établir ainsi qu’il suit les rapports entre les quantités de fonte, fer et cuivre d’un modé-
- rateur garni.
- Fonte................ 10
- Fer................. 10
- Cuivre............... l
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-
- et compter en moyenne ( pour 50 che- I cheval, ce qui donne : vaux) 2 kilogrammes de matière par |
- 21 = 2 kilogrammes.
- !kll. fr. fr.
- 1 = 0.095 cuivre à 10.00................... 0-95
- 10 = 0.950 fer à 4.00................... 4.20
- 1 0.950 fonte à 1.00................... 0.95
- Total................................ 6.10
- Ainsi, un modérateur de 50chevaux, i On a alors modérateur et valve de gorge à raison de 6 fr. par cheval, vaut 300 fr. | réunis, 400 fr.
- Art. 2. Boites à vapeur et distributeurs.
- Ces appareils varient suivant la force et le genre des machines dont ils font partie.
- On peut admettre comme suffisamment exact que, à genre de machine égal, la valeur moyenne de la distribution est constante, quel que soit le système de distribution employé.
- Pour faire admettre ce principe , il est utile d’entrer dans quelques explications. Nous avons dit, dans la seconde partie, que , suivant la force des machines , on employait :
- 1° Un seul tiroir en coquille;
- 2° Deux tiroirs ;
- 3° Deux tiroirs en D couché;
- 4° Des soupapes.
- En émettant le principe que la va-
- Sans détente, condensation. . .
- Détente sans condensation.. . .
- leur moyenne de la distribution est constante , quel que soit celui de ces quatre systèmes que l’on emploie , nous ne voulons nullement exprimer que la distribution n° 1 coûte aussi cher que celle n° 4 , mais seulement que, chacune des distributions ci-dessus relatées n’étant affectées qu’aux forces de machines indiquées dans la seconde partie , la valeur moyenne par cheval est sensiblement constante ; qu’ainsi la valeur par cheval de la distribution au moyen des tiroirs en D couché , pour 50 chevaux, est à peu près la même que celle par cheval de la distribution» au moyen du tiroir en coquille pour 12 chevaux.
- En second lieu, nous remarquerons que si on représente par 1 le diamètre des cylindres sans détente ni condensation , on a pour les deux autres :
- ........... diamètre = 2.0
- ........... id. =1.5
- Cette augmentation dans les diamètres des cylindres en entraîne nécessairement une dans les dimensions de la distribution.
- Si la distribution était la même pour machines à détente que pour machines sans détente, on pourrait admettre sans erreur notable que les poids sont entre eux comme le dia-
- mètre des cylindres. Mais il n’en est pas ainsi, la détente nécessitant toujours l’emploi de plus de matière, de quelque façon qu’on s’y prenne.
- A notre avis, il est suffisamment exact d’admettre que les poids des distributions des quatre genres de ma" chines sont entre eux comme les nombres suivants, savoir :
- Sans détente ni condensation................... 1
- Sans détente ; condensation.................... 2
- A détente.................................... 2
- Nous avons maintenant, pour établir i abstraction faite des systèmes, les renia valeur moyenne de la distribution , j seignements suivants :
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-
-
- 1* Distribution de 4 chevaux,
- Sans détente ni condensation.
- Fonte. Fer. Cuivre
- kil. kil. kil.
- Botte à vapeur garnie 32 00 .... 3 00 . . . . 0.50
- Un tiroir et sa tige 1.50 .... 1.00 . . . . 1»
- 33.50 4.00 0.50
- 2° Distribution de 6 chevaux.
- Sans détente ni condensation.
- Boîte à vapeur garnie 35.00 .... 4.00 .... 1.40
- Un tiroir et sa tige 3.00 .... 1.50 .... »
- 38.00 5.50 1.40
- 3° Distribution de 8 chevaux.
- Sans détente ni condensation.
- Une botte à vapeur garnie. . . . 35.00 .... 6.60 .... 0.50
- Un tiroir, son cadre et sa tige. . 2.60 .... 2 11 .... *
- 37.60 8.71 0.50
- 4° Distribution de 12 chevaux.
- Sans détente ni condensation.
- Une boîte à vapeur et boulons. . 24.00 .... 5.90 .... »
- Un couvercle de dito 23.00 • , • • ® i • • • »
- Un tiroir et son cadre 4.00 .... 2.70 .... 9
- Une tige de tiroir et sluffing-box. » .... 3.20 .... 2.30
- Un robinet graisseur » • , • • * « • • l 1.40
- 51.00 11.80 3.70
- 4° Distribution de 16 chevaux.
- Sans détente ni condensation.
- Botte à vapeur et stuffing»box. . 44.00 • • • • 1.80
- Couvercle et 8 boulons 27.00 .... 3.20 .... »
- Robinet à graisse 9 • • • • 9 . • • • 1.40
- Un tiroir et son cadre 5.00 .... 2.30 .... »
- Une tige de dito 9 • • 0 • 3.50 .... 9
- 5° Autre 76.00 .... de 16 chevaux. 9.00 3.20
- A détente.
- Botte à vapeur garnie 73.00 .... 6.75 .... 2.80
- Tiroir et son cadre 27.00 .... 5.00 .... »
- Came, tige et manette de détente. • , . . , 1.50 .... 1.40
- Tige du tiroir. ......... 9 4.00 .... »
- Robinet à graisse . 9 \ t * • • t » . . 9
- 4,10
- 100,00
- 17.15
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-
-
- 126
- 6° Distribution de 20 chevaux.
- Sans détente ni condensation. Fonte. Fer. Cuivre.
- kit. kil. kil.
- Boîte à vapeur garnie 55.00 . . . • 8.00 . . . . 1.50
- Un tiroir et son cadre . 26.00 . . . . 4.00 . , > • • *
- Une tige de tiroir » « . . . 2.20 . ,
- 81.00 14.20 1.50
- 7° Autre de 20 chevaux.
- Détente.
- Boîte à vapeur garnie 98.00 . , . . . 14.00 . . . . 3 00
- Un tiroir, sa tige et son cadre. . 22.00 . . . . 10.00 . . . »
- Une détente et son mouvement. 1 , a , . . 11.00 . . . . 9.00
- 120.00 35.00 12.00
- 8° Distribution de 250 chevaux.
- Détente simple effet. Une boîte à vapeur du haut. . . 1430.00 . . • • * • • • • »
- Une dito du bas 940.00 . . • • * • • • • »
- Une corniche pour dito du haut. 198.00 . . • • * 9 • . • »
- Trois couvercles des boîtes à vapeur garnis. 210.00 . . . . 14.00 . . . . 27.00
- Trois soupapes et leurs tiges. . . » • • . . 46.00 . . . . 240.00
- 2778.00 60.00 207.00
- A notre avis , on peut admettre , en Fonte . 20
- moyenne , que pour machine sans détente ni condensation , il y a 6 kilog. Fer . 5
- Cuivre . 1
- de matière par cheval ; que, de plus, les quantités de fonte , fer et cuivre d’où on déduit :
- sont dans les rapports suivants :
- 26 = 6
- kil. fr. fr.
- !1 = 0.23 cuivre à 5.00............................... 1.15
- 5 = 1.15 fer à 4.00............................... 4.60
- 20 = 4.60 fonte à 0.60 . ......................... 2.76
- Ainsi la boîte à vapeur et le distributeur, pour 50 chevaux, représentent une valeur de 426 fr pour machine sans détente ni condensation, et une valeur de 852 fr. pour les trois autres genres.
- Art. 3. Mouvement de la distribution.
- Ce mouvement-est sensiblement le même , quel que soit le genre de la machine ; il y a bien quelques variations
- 8.51
- dans les longueurs des arbres, Ics contre-poids, etc., mais tout cela peut être négligé.
- Mais, s’il n’y a pasde différences sen-sibles pour des genres différents, il y en a de très-fortes pour des système® différents. Nous n’examinerons ici qu° la machine à balancier.
- Pour déterminer la valeur du mouvement de la distribution dans ce cas > nous avons les renseignements suivants :
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-
-
- — 127 —
- 1* Mouvement de 16 chevaux.
- kll. kil. kil.
- Une traverse de la tige du tiroir A . • • 0.30 »
- Ueux bielles du tiroir. > « « • 15.00 »
- Un arbre de dito, avec manette et 3 leviers. D • • • 39.50 »
- Ueux supports, n° 50, garnis 23.00 . . . 2.80 . . . 1.60
- Un contre-poids du tiroir et sa lige. .... 40.00 . . . 15.90 t « A
- Un excentrique, son cercle, sa barre. . . . 30.50 . . . 25.00 . . . 10 20
- Un crochet d’excentrique » • • « 6.80 , . . »
- 93.50 2° Mouvement de 20 chevaux. 111.30 11.80
- Traverse, bielles, arbres, manettes, leviers
- du tiroir » , * 60.00
- Excentrique complet. ^ 33.00 . . . 46.50 . . . 10.00
- 33.00 106.50 10.00
- 3° Autre de 20 chevaux.
- Un excentrique complet 32.00 . . . 53.00 . . . 16.40
- Contre-poids du tiroir et sa tige 74.00 . . . 43.00 • • • »
- Transverse du tiroir » • • • 7.00 • • • *
- Arbre et leviers de dito » * . . 27.00 • « • »
- Support de dito 25.00 . . . 1.40 . . . 1.70
- Deux bielles pour dito » ... 12.20 • • • •
- Manette du tiroir » ... 13.00 • • • A
- Crochet d’excentrique » • * 12.00 • • • *
- Levier du contre poids Jt • . • 3.30
- Taquet de idem * • * • 2.00 • • • *
- 131.00 143.90 18.10
- 4° Mouvement de 250 chevaux, simple effet.
- Un entablement et quatre colonnes pour supporter le mouvement du haut..............
- Deux supports pour mouvement du bas. . . Deux colonnes-supports des arbres du mouvement. ...............................
- Une traverse pour guider la tige des manettes. Une traverse portant les ressorts des régies. Une douille à trois trous pour les tiges des
- manettes. ........................
- Ueox fourchettes ..............
- Un support des règles à déclic et son boulon. . Un guide de la tige de la soupape du bas. .
- Trois pièces tenant à ce guide.........
- Ueux arbres, deux leviers, 24 vis, deux clavettes, quatre coussinets pour le mouvement des soupapes du haut..............
- Uuit boulons à clavettes pour dito. . . . . ,
- Tiges des manettes en trois parties....,
- Trois manettes pour mouvement. ......
- *rois leviers et contre-poids des soupapes. . Trois tringles à charnière pour contre-poids.
- 224.00 ... » ... >
- 38.00 . . . 0.50 . . . 5.00
- 844.00 . . . 6.00 . . . 48.00
- 65.00 . . . 3.00 . . . 22.00
- 82.00 . . . 12.00 ... >
- 55.00 . . . 6.00 ... *
- 144.00 ... » »
- 43.00 . . . 10.00 ... »
- 20.00 . . . 1.00 . . . 0.50
- 130.00 ... » ... »
- i . . . 48.00 . . . 4.00
- » . . . 8.00 ... »
- » . . . 397.00 ... »
- » . . . 120.00 ... •
- 240.00 . . . 45.00 ... »
- » , . . 45.00'
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- — 128
- Trois arbres du mouvement » • . . 195.00
- Trois petits leviers pour tringles des soupapes. 9 . . . 38.00 ... »
- Trois cames, trois crochets à déclic, trois bagues à courroies 9 . . . 78.00 • • • *
- Trois règles à déclic n . . . 110.00
- Trois tringles à charnières pour soupapes. . 9 . . . 122.00 • • • »
- Quatre tasseaux pour dito 9 . . . 34 00 « . • »
- 18 boulons 9 . . . 14.00 • • • *
- Quatre bagues et trois roulettes pour mouvement des manettes )) . . . 48.00 . . . 15.00
- 1885.00 1330.50 94.50
- A notre avis, on peut admettre le rapport moyen suivant entre les quantités de fonte , fer et cuivre employés :
- Fonte.............. 10
- Fer. . ...........10
- Cuivre............ I
- De plus, on peut admettre que Ie poids total de la matière employée en moyenne (pour 50 chevaux), est ne 15 kilog. par cheval ; on a donc :
- d’où
- 21 = 15
- kil. fr. fr.
- 1 = 0.715 cuivre à 5.00.................................. 3.575
- 10 = 7.15 fer à 5.00................................ 35.750
- 7.15 fonte à 0 50................................ 3.575
- Total...................... 42.900
- Ainsi le mouvement de la distribution I leur de 42.90 X 50 = 2145 francs-représente, pour 50 chevaux, une va- |
- Art. 4. - Résumé.
- Si nous faisons la somme de trois moyenne de la distribution, podr chiffres obtenus dans les trois articles 50 chevaux : précédents, nous obtenons pour valeur
- 1° Machine sans détente ni condensation.
- fr.
- Modérateur et valve de gorge...................................... 400.00
- Distributeur et boite à vapeur.................................... 420.00
- Mouvement du distributeur.........................................2145.00
- 2971.00
- Imprévu, tels que tuyaux d’évacuation, etc., 1/10 ............ 297.10
- Total.................................... 3268.10
- 2° Machine à détente et machines sans détente à condensation.
- Modérateur et valve de gorge.................................... 400.00
- Distributeur et boîte à vapeur.................................. 852.00
- Mouvement du distributeur. , , 2145.00
- 3397.00
- Imprévu, 1/10, , , . ............................; . . . 339.70
- To(al,
- ♦ •
- . 3730.70
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-
-
- 129 —
- CHAPITRE III.
- Cylindre
- î*e cylindre à vapeur comprend : vP i cy'in(lre, son fond, son cou-cc*e et son contre-couvercle garnis; piston et sa tige.
- i foutes les pièces d’une machine sapeur, dont les dimensions varient jvant le genre auquel elle appartient, lles composant le cylindre à vapeur ,”nt> sans contredit, les plus exposées * variations de dimensions et poids, "our bien apprécier les différences T1 Pistent entre les poids des cylin-. es et pistons pour les différents genres J Machines, nous remarquons que ns fous les cas, à force égale, les
- i vapeur.
- courses sont constantes ; les longueurs des cylindres par conséquent le sont aussi, ainsi que les épaisseurs.
- Les poids des cylindres ne varient donc réellement que proportionnellement aux diamètres, et ceux des fonds, couvercles et pistons proportionnellement aux quarrés des diamètres. Les tiges sont les mêmes dans tous les cas , ainsi que leurs stufling-box.
- Partant de ces données, nous avons, pour déterminer les poids *des cylindres de machines à balancier, les renseignements suivants :
- 1° Cylindres de 4 chevaux,
- Sans détente . sans condensation.
- * kil. kii. kit.
- Un cylindre et 13 boulons. . ./. 90.00 . . . 4.00 . . . »
- Un couvercle et stuffing-box . . . 13.00 . . . 0.30 . . . 1.20
- Un piston et sa tige . . . 16.50 . . . 11.60 . . . »
- 119.50 2° Cylindre de 6 chevaux. 15.90 1.20
- Sans détente, sans condensation.
- Un cylindre, fond, couvercle et boulons.. . . 170.00 . . . 8.00 . . . 0.40
- Un stuffing-box pour dito » • . . 0.20 . . . 2.80
- Un piston et sa tige 12.00 . . . 12.00 . . . 0.50
- * . . » • . . 1 00
- 182.00 20,20 4.70
- 3° Cylindre de 8 chevaux.
- Sans détente, sans condensation.
- 200.00 . . . 5.20 . • « *
- Un fond, un couvercle, un stuffing-box. . . . 62.00 . . . 1.20 . . . 3.30
- Un piston à vapeur garni 26 00 . . . 2.00 . • • »
- » • . . 15.00 . . . »
- Robinet de vidange et boulons. ........ » . . 5.20 . . . 0.80
- 4° Cylindre de 12 288.00 chevaux. 28.00 4.10
- Sans détente, sans condensation.
- 350.00 . . 7.00 • • »
- 28.00 . « • • • • »
- Un couvercle et stuffing-box 31.00 . . . 1.20 . . 4.40
- » * t # » . . 0.70
- Un piston à vapeur et sa tige 29.00 . . 22.80 • • »
- 10.00 . . 1-60 . . 1.80
- 2.70 # »
- » . » * . . . 0.80
- 450.70 33.60 7.70
- Tethnologitle, T. VU. — Décembre 1845.
- 9
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- 5° Autre de 12 chevaux. Sans détente à condensation.
- kil.
- Un cylindre , fond, couvercle................. 1000.00
- Un piston et sa tige. ........................ 85.00
- Un rabot graisseur............................ »
- 1085.00
- 6° Cylindre de 16 chevaux.
- Sans détente, sans condensation.
- Un cylindre et ses boulous...............
- Fond et couvercle....................
- Deux robinets de vidange....................
- Un piston à vapeur garni.................
- Deux'cercles et tiges pour dito..........
- 7° Autre de 16 chevaux.
- Détente et condensation.
- Un cylindre, fond, couvercle, IG boulons et
- 3 vis...................................740.00
- Un contre-couvercle...................
- Un piston à vapeur garni........................ 92.50
- Une tige de dito......................
- Un robinet graisseur..................
- Une clef à boîte et 2 tire-fonds......
- Sans détente ni condensation.
- Un cylindre, fond et couvercle. . . .
- Un piston et sa tige.......................... 52.00
- Une plaque de fondation...............
- Ferrure du piston. ...................
- Un contre-couvercle...................
- Détente et condensation.
- Un cylindre, fond, couvercle, 28 boulons. . 1100-00
- Un contre-couvercle. . ................
- Deux boulons du stufïïng-box...........
- Un piston garni et sa tige.................... 113.00
- kit.
- 10.00
- 35.00
- »
- 45.00
- kil.
- 5.00
- 6-00
- 300.00 . . . 7.30 . • • *
- 79.00 . . . , 2.00 . . . 6.50
- « • • • « # . . 1.00
- 39.00 . . . 5.40 . . .
- 2.50 . . . 27.00 . . • »
- 420.50 41.70 7.50
- . 740.00 . . . 16.00 . . . 5.70
- i » • • • » • • • 5.70
- . 92.50 . . . 7.50 . . . »
- 33.10 . . . »
- P • . » 1.20
- 4.20 . . . P
- 832.50 60.80 12.60
- 0 chevaux.
- . 553.00 . . . 2.00 . . . 4.50
- . 52.00 . . . 44.90 . . . »
- . 62.00 . . . » ... P
- . » - . . 5.60 . . . P
- * • • • 18-00
- 667.00 52.50 22.50
- chevaux.
- . 1100-00 . . . 19.00 . . . 10.00
- P • • • 8.00
- 2.00 . . . »
- , 113.00 . . . 54.00 . . . P
- 1213.00
- 75.00
- 18.00
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- détente, condensation.
- cylindre et 48 boulons............
- fond pour dito....................
- couvercle et stulïïng-boi.........
- contre-couvercle..................
- ^0 piston et 10 éeroux.................
- couvercle de dito et 10 boulons.
- ^eux cercles de dito...................
- ^amiturc de couvercle..................
- ^ne tige du piston.....................
- l<>epes données, nous concluons que: , n moyenne, les quantités de p0 ,ere employée par cheval de force, Sat.r échines sans détente ni condcn-,0ri. sont :
- Fonte.............. 25.00
- Fer................. 3.00
- Cuivre.............. 0.80
- var- Que la portion de la fonte qui cm!6 Proportionnellement au diamètre tlpJe- ,P°ur 0.75 dans le poids de cette
- Porrère ’ et clue celle c*ni varie pro“ formellement au quarré du dia-
- l'ou n'y et,tre que pour 0.25 . d'où, s,,:r Machine sans détente ni conden-°n , on a :
- f'onip , .
- 'anant proportion-leruent au diamètre. . 18.75 par cheval, au quarré de dito. 0.25 id.
- cheval ?btient ainsi en moyenne par
- 250 chevaux
- kit. kll. kll.
- . . 3780.00 . . . 52.00 . . • »
- . . 1802.00 . • • * | | « X>
- . . 892.00 . . . 5.00 . . . 74.00
- • « ». • • * » • . 85.00
- . . 1088.00 . . . 20.00 . . • »
- . . 402.00 . . 20.00 . . • »
- . . 64.00 . • • » , • J»
- . . 9.00 . . *
- T » . . 553.00 . . *
- 8088.00 059.00 159.00
- 1° Machine sans détente ni conden-
- sation , diamètre 1 :
- Fonte. 18.75
- id. 6 25
- Fer.. . 3.00
- Cnivre. 0.80
- 2° Machines à détente, diamètre
- = 1.5 :
- Fonte. . . 1.5 X 18.75 — 28.11
- id. . . . 2.25 X 0.25 = 14.10
- Fer. . . . = 3.00
- Cuivre . . 1.5 X 0.80 = 1.20
- 3° Machines sans détente, à con-
- densalion , diamètre =» 2
- Fonte. . . 2 X 8.75 = 37.50
- id. . . . 4 X 6.25 = 25 00
- Fer . . = 3.00
- Cuivre. .. 2X0.8 = 1.60
- et, pour 50 chevaux, en valeur :
- 1° Par cheval.
- Naîure
- du
- métal.
- Ponte.. Fer. t Poivre..
- SANS DÉTENTE A DÉTENTE.
- sans condensation. à condensation.
- ktl. fr. fr. ktl. fr. ir. ktl. fr. fr.
- 25.00 à 1.50 . . 37.50 62.50 à 1.50 . . 94.00 £42.21 à 1.50 . . 63.20
- 3.00 à 2.00 . . 6.00 3.00 à 2.00 . 6.00 3.00 à 2.00 . . 6.00
- 0.80 à 5 00 . . 4.00 1.60 à 5.00 , . 8.00 1.20 à 5.00 . . 6.00
- 47.50 108.00 75.20
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- ï° Pour la force totale.
- fr. u.
- Machine sans détente ni condensation 50 X *7-50................. 2370.00
- *’<*• *d. à condensation 50 X 108.00. ....... 5400.00
- id. à détente. ».................50 X 75.20................... 3760.00
- ( La suite au numéro prochain.).
- Appareil pour tailler, piocher, lou-charder ou étamper la pierre et autres matériaux.
- • Par M. J. Nasmyth, ingénieur civil.
- Cette invention consiste en premier lieu à faire exercer d'une manière directe à la vapeur à haute pression , sa force élastique pour soulever alternativement et accélérer la chute d’un piston glissant dans un cylindre vertical, piston auquel on attache un outil en forme de ciseau , de pioche de tailleur de pierre, de marteau brettelè ou non brettelè, de boucharde oud’étampe, afin de tailler, piocher, éclater, briser, parer, boucharder, dresser ou étamper la pierre et les autres matériaux.
- En second lieu, dans une manière particulière pour modifier à volonté et suivant les différents degrés auxquels on veut porter les opérations ci-dessus, la vitesse, le nombre et l’intensité des coups que frappe l’outil.
- Lafig. 15, pl. 75, représente une section en élévation de l’appareil perfectionné destiné à ce service.
- Cet appareil consiste en un cylindre A, dans lequel est ajusté un piston B et une tige C, fonctionnant à travers une boîte à étoupes D. La vapeur arrivant d’une chaudière disposée à cet effet, pénètre dans le cylindre par un tuyau E , de façon telle qu’à l aide d’un tiroir F semblable sous tous les rapports à celui généralement employé dans les machines à haute pression , la vapeur puisse exercer sa force élastique alternativement au-dessus et au-dessous du piston par le va-et-vient du tiroir, qui reçoit son mouvement d’un petit piston glissant lui-même dans un cylindre G , dont la tige fait en même temps fonction de lige de tiroir. L’é-
- (l) Voir l’appareil du même auteur construit d’après le même principe pour forger, étamper et couper le fer, dans le Technologiste, 4' année, page 282, et celui à battre les pilots à la vapeur, 6‘ année, page t8i.
- • est
- tendue des excursions de ce tiroir e réglée par une petite manivelle et volant </,</, lequel en même temps prime le mouvement régulier, conv nable au tiroir du petit cylindre G,3 moyen de l’excentrique W. , .
- La tige G du piston est attachée 3 °, bloc cylindrique de fer K, glissant frottement doux, mais presque imp^î méable à l’air dans un cylindre placé immédiatement au-dessous cylindre de vapeur A. La vapeur1 troduite par un tuyau au point I da‘ le petit cylindre G , communique i1*! médialement le mouvement de va-e vient nécessaire au tiroir F, mouvemea dont la rapidité est réglée par la vite** de l’admission et par la pression de vapeur introduite. Pendant que le f roir F est ainsi mis en action, la vapeü arrivant par le tuyau E, pénètre3 ternativement dans la partie supérieU^ et dans celle inférieure du cylindre > ’ au dessus et au-dessous du piston ’ lequel avec le bloc K qui s’y trou attaché, est soulevé puis forcé de red cendre avec un degré de force et u.e rapidité dus d’une part à la pression la vapeur sur ce piston et de l’autre poids du bloc K. r
- Toutefois, comme il n’y a rienp0*^ limiter le mouvement du piston B da(' son ascension et sa descente, excep^ au moment où il vient en contact av les fonds supérieur et inférieur du lindreA, et que ce mouvement s° jt l’action de la masse combinée briser^ et détruirait promptement cette paf(je de l’appareil, il est indispensable . donner à ce piston B ainsi qu’à ?, bloc K un mouvement défini et lim1^ Pour atteindre ce but, voici les moye qui ont été adoptés.
- Dans le cylindre H, au-dessus et $ dessous des bases supérieure et 1 i férieure du bloc K, on a ménagé 0 ^ espaces presque égaux aux espaces libertés supérieure et inférieure du P j ton B. Le but de cette disposition . que, quand la base supérieure du n ,} K dans son mouvement ascension!)® ^ franchi l’ouverture L, l’air qui dans l’espace M s’y trouve empr»s0'
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- s’gpi n®ne * et comme il ne peut pas J e0tll aPPe,r aussi rapidement qu’il est sioii -rtl® Par mouvement d’ascen-bient^I0*en*; du bloc K, il acquiert n0n 01 Un degré d’élasticité suffisant, qQe'l ej*|ernentpour prévenir toutrisque Dienn °c ^ne vienne frapper violein-Pour > ^onc* cyi‘ndre A, mais aussi fra s opposer à ce que le piston B ne )in*|Pe aussi le fond supérieur du cy-en ,re. Enfin , ce qui est plus important exe°re ’ Ce maielas d’air comprimé rc<r une réaction élastique très-pUjr^1(îue, qui communique une énorme pjjsar,ce à l’action descendante du !>lo °î}’ ac^on Que celui-ci transmet au iavn • •’ f^ont ^a chute se trouve de plus sUr |r,S^e Par *a Pressi°n de la vapeur for 9 supérieure du piston, deux ces quj Conco;irenljiaccrojlre
- 1 aPpareil.
- Après ont
- ui'6 du bloc K, on décrira celle adop-
- d0n'c,t:s avoir fait connaître la manière . ton peut limiter l’action ascension-
- c<» P°ur limiter aussi la descente de 6^éme bloc.
- otl o. jetant un coup d’œil sur la figure, ^°it que le cylindre H porte un fond Pourvu d’un trou ri qu’on rend pres-due lrïipermèable à l'air, et au travers Sç ^Uel passe et glisse la tige T du ci-,0 ou de l’outil. Or, comme dans son r: Uvement de descente la base infé-pr.,lre du bloc K emprisonne et com-d i1116 l’air renfermé dans l’espace P, à 1>0 Cr du moment où le bloc a recouvert fai^Verlure O, il en rèsulle que cet air Sü .Assort de même que dans la partie Cen r*eure du cylindre H lors de l’as-d j Sl°u, de façon que suivant le degré lr H^usitè avec lequel le bloc K doit PI a?iUettre la force vive à un objet pl Ce sous la tige T de l’outil, on n’ait 8i s qu’à régler le degré de compres-p n de l’air dans la chambre inférieure pl’ Ce qui s’exécute de la manière la à ^Duple, à l’aide de moyens propres ;egler la dimension de l’ouverture de üi® Z de l’air.
- q Vest par ces moyens bien simples, tj °n obtient une sorte de coup élas-loi t °u disant ressort qui permet de d’ cher avec délicatesse ou de frapper objn CouP puissant et énergique tout de | Pfacé immédiatement au-dessous a tige ï. Il a plus encore, c’est que d^dcHc; du matelas d’air renfermé |a chambre P favorise d’une ma-re importante la réascension du bloc Saris ressaut, sans bondissement ou què°n 'nut'*e ou destructive quelcon-]e • Pu reste, le même moyen est éga-d^uent employé pour régler l’élasticité faatelas d’air dans la chambre su-
- périeure M, et lors du choc de retour, les ouvertures L et O permettent à l’air de rentrer en parfaite liberté à chaque pulsation.
- Maintenant il est évident que puisqu’on possède dans cet appareil des moyens pour régler, atténuer ou augmenter l’énergie du mouvement du bloc K, on peut appliquer l’action de celui ci à donner un mouvement ascensionnel , puis de descente à des ciseaux, pioches, marteaux, bouchardes, étam-pes qu’on fixe à l’extrémité de la tige T, de manière qu’en plaçant un objet, par exemple un bloc de pierre ou d’autre matière, sous les outils, à une distance convenable, la surface de cette pierre puisse recevoir telle partie aliquole de. la force totale du coup provenant de la chute du bloc qu'on peut désirer frapper.
- Dans le cas où il s’agit simplement de couper ou tailler la surface des pierres par ce moyen, on n’a rien autre chose à faire qu’à fixer les pierres sur une table mobile, qui a un mouvement de progression dans deux sens rectangulaires, de façon que par l’action combinée ou séparée de ce mouvement de progression, tous les points de sa surface puissent être soumis successivement à l’action des coups transmis à l’outil par la chute et l’élévation du bloc K , tandis qu’en réglant convenablement le matelas d’air sous le bloc K dans la chambre P, on peut à volonté frapper à petits coups ou à grands coups sur la surface, et suivant tous les degrés possibles, tant de force que de rapidité; le matelas d’air règle la force, tandis que la vitesse d’admission de la vapeur dans les cylindres G et A règle la rapidité.
- Jauge à main et à levier pottr mesurer l’épaisseur des tôles et des feuilles minces de métal.
- Par M. Ed. Hanel.
- Le but de ce petit instrument dont on doit l’invention à M. Cross est de déterminer l’épaisseur des feuilles minces de tôle de fer ou de laiton , ainsi que celles de fer blanc ou autres feuilles minces de métal qui ont depuis 3 millimètres jusqu’à 5 centièmes de millimètre. Cet instrument est en général très-commode et paraît propre à rendre des services par la rapidité de ses indications dans les ateliers où l’on travaille les métaux.
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- La fig. 16, pl. 75, représente cette jauge vue par devant.
- La fig. 17 la représente vue de côté.
- a,a est une plaque en laiton épaisse de 3 millimètres environ, ayant à peu près la forme d’un segment de cercle , pourvue, sur le bord élargi, d’une échelle ou limbe gradué, et à l’autre bout d’une poignée en bois, b,b est une aiguille indicatrice à deux bras qui tourne sur un axe c, et dont le bras le plus court porte par-dessous un doigt disposé à angle droit, avec le plan de l’aiguille. Ce doigt peut se mouvoir librement dans une entaille d découpée dans la plaque a. /‘est un petit support portant une vis qui sert de pivot à une des extrémités de Taxe de l’aiguille ; l’autre l’extrémité ou celle inférieure de cet axe a son point d’appui sur la plaque a elle-même; h est un petit levier coudé mobile sur une goupille i que porte un support o vissé sur la plaque. e,e est un levier droit qui bascule sur un axe j porté par un autre support o vissé aussi sur la plaque. Le petit bras du levier e porte une vis à pointe pour les ajustements, qui est en contact avec la pointe r, tandis que le long bras porte sur le levier coudé h. Au moyen de la pièce n, on s’oppose aux excursions latérales du levier e,e- l est un ressort qui réagit sur le doigt x disposé sur l’aiguille b, et par conséquent sur le levier coudé h et sur celui à bascule e,e, c'est-à-dire qu’il maintient l’aiguille sur le zéro de l’échelle, pendant tout le temps que l’extrémité du petit bras du levier e repose sur la pointe r.
- Maintenant, pour se servir de l’instrument , voici comment on opère :
- On prend la jauge dans la main droite, l’échelle et l’aiguille en-dessus, puis avec l'indicateur de cette même main on abaisse le grand bras du levier e. En cet état on introduit de la main gauche la feuille en métal dont il s’agit de mesurer l’épaisseur entre l’extrémité du petit bras de ce levier et la pointe r, et on abandonne le levier à lui-même, Celui-ci, sous l’influence du ressort l et du levier coudé h, ramène son petit bras sur la feuille de métal, et alors l’étendue limitée dont ce ressort ramène le doigt x, se traduit sur l’échelle de la plaque a dont les subdivisions indiquent l’épaisseur de la feuille.
- Pour que l’instrument dure plus long-temps et donne des indications plus précises, on fait toutes les pièces mobiles en acier, qu’on trempe ensuite.
- Appareils pour régler la pression la génération de la vapeur dans chaudières et les générateurs-
- Par MM. D. et A. Auld , ingénieurs*
- Le but de cette invention est de Te gler l’admission de l’eau dans les cha dières et les générateurs, et l’applicat10 de la chaleur à générer de la vape** dans ces récipients, de manière à pre^ venir une génération excessive et i>111 tile, et par conséquent à diminuer dépense du combustible , d’économ|S et utiliser la chaleur qui, autreinen > se trouverait perdue. Voici les inoye^ pratiques que nous proposons pour e objet. e
- Fig. 26, pl. 74. A représente ui chaudière à vapeur à basse pressjo11 ’ B le niveau moyen de l’eau , D un 0? teur pour régler la quantité d’eau >[ troduite dans cette chaudière et le tend de son admission, opérations qui s e.|| fectuent, comme on sait, ainsi qu suit : .
- Le flotteur D est accroché à ul1. tringle qui passe par un tube E , ete j attachée au sommet du levier F, ay;" son centre de rotation en R ; G estü bouchon suspendu à ce levier , et par l’élévation ou l’abaissement ‘ flotteur, s’élève plus ou moins P^ permettre à une quantité plus ou moi1^ grande d’eau qui arrive par le tuyau ja de se rendre par le tuyau K da»s chaudière. La pression de la vapeor l’intérieur de la chaudière fait reu11 l’eau dans le tuyau K , relève le teur C que renferme ce tuyau , etlo1 ^ le registre N, auquel ce flotteur e attaché par une chaîne P, à descend dans le conduit de cheminée, à raie**, le tirage, et par conséquent à rnodn1 l’intensité du feu. . $
- L’appareil qui vient d’être décrit ^ celui dont on fait usage cominuném? aujourd’hui pour régler l'alimenta11 de l’eau dans les chaudières à ba^ pression et pour faire marcher le r t gistre. Or voici maintenant coinpae . nous avons appliqué notre inventi01’ ces mêmes chaudières à basse pre sion. . - ,io«
- I est un réservoir en communu'î11 |6 avec le tuyau d’alimentation K .î3rd« bout du tuyau courbe L ; le fond ce réservoir est placé exactement même niveau que celui d'alimenta11^ dans le tuyau K lorsque le registre . presque clos , c’est-à-dire que ce ^ servoir est à une hauteur réglée pa^g poids dont on a chargé la soupape de sûreté et par la colonne d’eau c
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- ^pondante dans le tuyau d’alimenta-on K. Lorsque la pression de la apeur augmente de manière à faire emonter l’eau au-déssus du niveau du °nd du réservoir I ; cette eau refoulée ïar le tuyau L entre dans le réservoir ’ soulève la boule flottante X , qui uvre et maintient ouvert le robinet Y. f robinet, qui reste ouvert plus ou Qioins de temps, suivant le degré de Passion , permet alors à l'eau de s’épier d’un autre réservoir supérieur J Par le tuyau W,W dans le tuyau d’ali-'Pentation K , par le bouchon G , qui esl placé, par rapport au flotteur I) file met en action , de manière à ne e fermer qu’à l’instant où l’eau de la naudière sera considérablement au-essus de la hauteur moyenne de la "gne d’eau , instant qui varie par suite °<1 moyen «adopté pour admettre l’eau f,ns la chaudière. Z est un petit tube a évacuation pour l’air ou la vapeur peuvent s’accumuler dans le réser-'!0,r I par suite du mode d'admission e l’eau ci-dessus décrit.
- L’excédant de la chaleur dans la haudière est donc absorbé par l’eau au,si introduite , tandis que la pression maintenue dans les limites déter-’Hinées par la soupape de sûreté. L’ad-fsion de l’eau , de cette manière et fus ce but, n’intervient en aucune aÇon dans le jeu de l’appareil commu-fnent en usage pour régler l’intro-^tiction de l’eau dans la chaudière.
- Dans le cas où la pression de l’eau eraù assez basse pour ne pas pouvoir soulever la boule X, et en même temps ou le niveau de l’eau dans la chaudière ^ ^abaisserait trop, on y supplérait en fpruntant au réservoir J de l’eau f on ferait couler par le robinet H Placé sur le tube T, robinet qui fait fonctionner la tige S , reliée au levier * ’ monté au sommet du tuyau d’ali-’fntation K.
- De moyen actuellement en usage Pour alimenter les chaudières à vapeur a. haute pression et celles employées oans la navigation , consiste , comme 0,1 sait, dans l’emploi d’une pompe qui pfoule l’eau dans la chaudière toutes fois que le chauffeur le juge néces-?aire. Les fig. 27,28 et 29 présentent aPpücation de notre invention à des Chaudières de cette espèce, c’est-à-dire a haute pression et employées dans la Navigation.
- Fig. 27, élévation postérieure d’une f audière à vapeur à haute pression , avec son registre et son appareil d’ali— tentation.
- A chaudière , Z niveau de l’eau, C
- boîte pourvue d’une soupape chargée , D tube conduisant de la boite à soupape C au réservoir E. Lorsque la pression de la vapeur surmonte le poids de la soupape B , celle-ci s’ouvre et la vapeur se répand dans la boîte C , passe de là par le tube D dans le réservoir E, où elle vient en contact en F avec l’eau qu’il renferme et qui la condense en partie ; mais cette condensation n’étant que partielle , il règne sur la surface de l’eau une certaine pression qui augmente avec la température croissante que cette eau acquiert, et il en résulte que l’eau monte par le tube G et soulève le flotteur II qui fait descendre le registre en proportion de cette ascension.
- Lorsque l’eau s’élève jusqu’au sommet du tube G, elle entre dans le réservoir M , soulève un flotteur à boule N qui ouvre le robinet O , et 'permet ainsi à la pompe fouiante R, qui est constamment en action , de lever l’eau de la bâche S par le tuyau d’aspiration P,P, et de l’introduire dans la chaudière par le tuyau U. Cette pompe continue à refouler l’eau dans la chaudière tant que la vapeur est au-dessus de la pression requise ; mais aussitôt qu’on aura pompé suffisamment d’eau pour absorber le surplus de la chaleur, la pression se trouvera réduite à son taux normal, la soupape B se refermera. L’accès de la vapeur n'ayant plus lieu dans le réservoir E, l’eau descend dans le tuyau G, les flotteurs II et N retombent, le robinet O se ferme, de manière que la pompe R n’élève plus d’eau dans la bâche S , jusqu’à ce que , par l’opération qui vient d’être décrite, le robinet O s’ouvre de nouveau.
- Dans le cas où le niveau de l’eau s’abaisserait trop dans la chaudière , et où la pression de la vapeur serait insuffisante pour ouvrir le robinet O , ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus, on peut assurer une alimentation au moyen d’une pompe distincte par les moyens actuellement en usage; mais la pompe R peut remplir un double but, lorsque l’eau est basse et que la vapeur n’a pas une tension suffisante pour ouvrir le robinet O. Ce robinet, en effet, et le mécanisme qui le fait agir, peut être placé sur le tube U , ou de refoulement de la pompe R, qui remplace alors le tuyau d’aspiration P. La pompe R étantconstamment en fonction , l’eau est refoulée dans la chaudière par ce tube U , excepté quand le robinet O sur ce tuy<iu est fermé, cas auquel l’eau sera déchargée dans l’air par une soupape de sûreté chargée.
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- Ce mode est également reproduit dans la fig. 28, où Z est le tube de refoulement portant une soupape de sûreté chargée S, au delà de laquelle serait placée la pompe comme en J.
- Pendant les moments où la pompe n’est pas manœuvrée , comme , par exemple, aux heures de repas des ouvriers ou lors de chômages accidentels, et lorsqu’il peut y avoir excès de vapeur, au lieu de laisser celle-ci se perdre dans l’atmosphère, nous proposons de la conduire dans une bâche S, fig. 27, par le tuyau T, où l’excédant de chaleur serait absorbé par l’eau des tinée à alimenter la chaudière pendant le travail. X est une soupape assez chargée pour maintenir dans le réservoir E une pression de vapeur suffisante pour élever l’eau presque au sommet du réservoir M , mais pas plus haut ; Y un siphon servant à décharger tout l’excédant d’eau qui pourrait s’acculer par la condensation dans le réservoir E.
- Les fig. 28 et 29 sont des applications de notre système à une chaudière à vapeur de navigation ou autre chaudière , soit à haute, soit à haute pression.
- A, fig. 28, chaudière ; B niveau d’eau normal ; K registre qu’on suppose fermé , L levier fixé à l’extrémité de la tige du registre , et portant à un bout un poids 0 et à l’autre un quart de cercle. La chaîne P est fixée au point le plus élevé de ce quart de cercle qu’elle embrasse en entier pour s’attacher par l’autre bout au flotteur H placé dans le tuyau G. La vapeur est supposée presser sur la surface de l’eau F, dans le réservoir E, où la vapeur est admise par le tuyauD,comme dans la fig. 27. Lorsque l’eau s'élève jusqu’au sommet du tube G, elle entre dans le réservoir placé au sommet, et décharge en partie le réservoir E en faisant descendre le flotteur N qui ouvre le robinet R, lequel permet de refouler l’eau d’alimentation dans la chaudière par les tuyaux Z et P. Ce manège continue tant que la vapeur a une pression supérieure à celle requise ; mais aussitôt que cette pression diminue , l’eau dans le tube G s’écoule dans le réservoir E, relève le flotteur N, ferme le robinet R, et s’oppose à l’introduction de l’eau jusqu’à ce que la vapeur acquière la pression requise. Dans tous les cas où l’eau baisserait beaucoup dans la chaudière , on peut procéder à l’alimentation par les moyens ordinaires.
- La fig. 29 est une élévation latérale du réservoir E, fig. 28; le flotteur N
- est supposé placé dans l’étranglement lorsque l’eau est de niveau avec le soiD" met du tuyau d’alimentation Z.
- Cette invention est également app1.1' cable lorsqu’on se sert de la chaîne «u registre pour ouvrir un robinet d’ad' mission de l’eau dans la chaudière, eC que la vapeur a acquis la pression de-mandée. Cette application à la fig; 1 peut se faire en ménageant une p>ece en saillie sur cette chaîne , laquelle, e11 s’abaissant et se relevant, agirait sur ce levier attaché au robinet Y, fl!*1 s’ouvrirait et permettrait à l’eau d® couler du réservoir et par le tube dans le tuyau d’alimentation K. Par ce moyen , on se dispenserait du tube b» du réservoir I et du flotteur X.
- Dans la fig. 27, un mentonnet, disposé sur la chaîne , agirait sur un levier attaché à un robinet o, ce qui supprimerait le réservoir M et le flotteur N*
- Dans la fig. 28, la chaîne du registre agirait comme dans la fig. 27, en p'a' çant le tuyau P et la robinet Q à uOf hauteur suffisante pour permettre a une pièce faisant corps avec chaîne » d’agir sur un levier attaché au robi' net K.
- Notre système serait également ap-plicable avec le flotteur ordinaire qul ouvrirait un robinet pour l’admissm11 de l’eau dans la chaudière, quand <a la vapeur aurait atteint la pression requise.
- Cette application , dans le cas de la fig. 26 , peut s’effectuer en plaçant Ie flotteur ordinaire sur le réservoir 1 » avec une tige agissant sur un levie.r attaché au robinet Y, qu’on élèverait »1 la hauteur convenable, et qui s’ouvri' rait et se fermerait par l’élévation l’abaissement du flotteur dans ce réservoir. Dans ce cas, le flotteur X deviendrait inutile.
- Dans la fig. 27, on mettrait, sur Ie réservoir M , le flotteur qui agirait suf un levier attaché au robinet O, et ofl supprimerait le flotteur N , ou bien on élèverait sur le réservoir E un tube semblable à celui G , avec un flotteur ordinaire à l’intérieur, qui serait he avec un levier attaché au robinet 0> qu’il ouvrirait ou fermerait suivant les circonstances. Dans ce cas, on n’au-rait plus besoin du réservoir M et du flotteur N.
- Enfin dans la figure 28, on établira1* un tuyau sur le réservoir E semblable au tuyau G, avec un flotteur qui ma' nœuvrerait le robinet R qu’on relèverait. Alors le flotteur N serait inulile*
- En terminant, nous ferons remaf' quer que les avantages de notre syS'
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- lème
- consistent en ce que, par les
- ré<ri^°^es actuellement en usage pour teu er *eS c*iaudicres ou les généra-(le |PS ’ l°Ule *a vaPeur générée au delà 0st.quantité °u de la pression requise et nevacuée par la soupape de sûreté , (.j f31, conséquent perdue , tandis que a nous, lorsque cette pression est che>"te, l’eau absorbe l’excédant de a‘eur: en môme temps le registre est .Jr' ri®UVré pour la chaudière à basse l'aiT^00 *a méme manière qu’on l’a c> . i,Isqu’à présent, et dans les ma-it!es (ie navigation et celles à haute | cssion , par les moyens que nous ve-lyns fie décrire , et où l’admission de ->u et ie feu son^ régiés de manière à avenir toute génération ou perte de Peur et de combustible.
- ,^e raccordement des conduits d alimentation d'eau pour les locomotives.
- Par M. J. Christmann.
- j Ce mode de raccordement des con-IUlts d’alimentation d’eau pour les couiotives que nous avons fait repré-j,efÛer en coupe longitudinale dans la a. ’ pl. 74. et en coupe transverse j c|us |a (jg. 35^ a été mis en usage, pour a Première fois. dans les ateliers de instruction de M. Maffei, de Munich, appliqués à toutes les machines qui (1 ,n» Sorl*cs de ses ateliers , et de celles It: Kesser , de Carlsruhc, pour tous
- s chemins de fer construits par le 8 uvernement bavarois.
- (jjCc conduit consiste, comme à l’or-U >lll're , en tubes de raccordement en [j^l, pourvus de plusieurs articula-at!s dites à genou sphérique ; seule-0,>t on a supprimé l’ancien mode s c°re assez généralement usité d’as-. rpblage à vis , et le tube qu’on intro-s 11 dans la boîte à étoupe n’a plus à n extrémité ni prolongement ni an-léea.u fileté, mais présente une forme gerement conique ; de façon que (jeand on décroche le tender ou fourgon Son' l°comotive5 ce tube a puisse ot llr sans obstacle de la boîte à étoupe, ensuite y être de nouveau inséré çtr une simple introduction libre , sans aucun autre secours lorsqu’on Veut accoupler.
- ect effet, l’extrémité de l'écrou b j,r Cctte boite à étoupe se prolonge en de (*:nlounoir conique c d’un diamètre j, à l’ouverture, qui lors de
- Souplement du tender à la locomo-
- tive , reçoit le conduit d’eau a de ce tender, et le dirige le long de sa paroi intérieure jusqu’à son centre, où ce tube, qui est d’un diamètre plus petit à l’extrémité, pénètre à travers la garniture de chanvre, et y est retenu parfaitemeut étanche.
- Cette modification bien simple présente ce grand avantage qu’en cas de besoin, on peut désassocier avec la plus grande rapidité, et en enlevant seulement quelques clavettes d’assemblage , la machine de ce fourgon , et par conséqueut faciliter considérablement le changement de voie de cette machine et de son fourgon sur une plate-forme d’un petit diamètre, puisqu’on n’a plus besoin de perdre un temps considérable à dévisser et à revisser le conduit à eau, et parce que ce mode rend inutile l’emploi des plate-formes à grand diamètre, auxquelles on est parfois obligé d’avoir recours pour faire changer simultanément de voie la locomotive et son tender.
- Les fig. 34 et 35 donnent une idée parfaitement exacte de ce mode d accouplement, et présentent en outre toutes les côtes des dimensions du conduit d’alimentation pour les machines deOm.304 de diamètre. Nousajouterons seulement que la longueur de À en B est égale à 0m.508 et celle de C en D à 0ra.309.
- sont deux appuis fixes dans lesquels le conduit d'alimentation est assujetti, au moyen de coussinets et de clavettes, au fourgon età la locomotive ; à partir de ce point, il se prolonge, suivant l’une et l’autre direction , en un tuyau en cuivre. e,e sont deux autres appuis , consistant en deux anneaux suspendus à articulation , qui embrassent librement les extrémités du conduit entre le fourgon et la machine , de façon que les deux genoux sphériques puissent se mouvoir suivant toutes les directions, mais qui reçoivent et maintiennent les bouts dans une direction convenable lorsqu’on veut désassocier le fourgon d’avec la locomotive.
- Sur quelques points controversés du calcul des machines à vapeur.
- Par M. dk Pambour.
- (Suite. )
- Mais, pour qu’on voie clairement que les coefficients qu’on est obligé d’employer dans ce calcul ne servent qu’à corriger l’erreur qu’on y a introduite
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- soi-mème , et que les pertes de force vive qu’on dit représentées par ces coefficients n’existent pas, supposons le cas d’une machine à haute pression, placée dans la circonstance la plus défavorable des expériences rapportées plus haut, c’est-à-dire dans laquelle les passages de la vapeur étant, par exemple, suffisamment réduits, la pression absolue de la vapeur ne soit que de 2 atmosphères dans le cylindre, tandis qu’elle est de 4 atmosphères dans la chaudière.
- Supposons encore que la machine , étant en travail régulier sous ce règlement , donne 60 coups de piston par minute. Pour calculer l’effet de cette machine dans la théorie ordinaire , on multipliera la vitesse du piston par la pression dans la chaudière et par la surface du piston , et l’on aura un premier résultat que l’on regardera comme exprimant l’effet total de la vapeur venant de la chaudière, de sorte qu’il n’y aura plus qu’à en retrancher l’effet de la contre-pression exercée par l’atmosphère sur le piston. pour avoir ce qu’on appelle l'effet théorique de la machine ; et si l’on trouve ensuite que l’effet réel de la machine n’est que moitié de celui du calcul, on prononcera que c’est parce qu’elle a éprouvé des pertes de force vive équivalentes à moitié de l’effet qu’elle aurait dû produire. Or, il sera bien facile de prouver que c’est là une erreur. En effet, nous avons supposé que la machine donne 60 coups de piston par minute , et que la pression dans le cylindre est de 2 atmosphères. Donc la vapeur fournie par la chaudière, par minute , se monte à 60 cylindres pleins à la pression de 2 atmosphères. Mais nous avons vu aussi que , dans la chaudière et qvant son passage dans le cylindre , cette même vapeur était à la pression de 4 atmosphères, au lieu de 2 ; et d’après la loi de Mariotte , que nous suivrons pour plus de simplicité , la vapeur, en passant de la pression de 4 atmosphères à celle de 2 atmosphères, a dû augmeuter son volume en raison inverse des pressions. Donc , pendant que cette vapeur était dans la chaudière, son volume total n’était que de 30 cylindres pleins ; et par conséquent, si elle agissait à cette pression , elle ne pourrait remplir le cylindre que 30 fois par minute, au lieu de 60. Donc enfin, si l’on calcule l’effet de la vapeur, en supposant qu’elle agit à la pression de la chaudière, il faut aussi prendre le piston à la vitesse de 30 courses par minute, qui correspond à cette pression, et non à la vitesse de
- 60 courses, qui ne convient qu’a 1* pression réduite à 2 atmosphères, c’es1' à-dire qui ne peut se réaliser dans cylindre, qu’autant que la pression ®e 4 atmosphères n’y existe plus. t .
- En d’autres termes, pour avoir l’en® produit par la vapeur, il faut, ou bi®“ prendre la pression dans le cylindre ^ la multiplier par la vitesse correspo®-dante et observée du piston, ou bien » ce qui donne le môme résultat, prend® la pression dans la chaudière qui ®‘ double, mais la multiplier par la v1' tesse correspondante que pourrait so®' tenir le piston , et qui n’est que naod1 de la précédente. Le calcul , tel qu le fait, donne donc, pour l’effet de [a vapeur, un résultat double du ver1' table, et c’est cette différence que 1011 attribue à des pertes de force vive* dues au rétrécissement des passag®s’ au lieu de faire attention que si la va' porisation de la chaudière fournit 60 cylindres pleins de vapeur, à la pressi®® du cylindre , elle ne peut en fournir^ même nombre à la pression de la chaudière , qui, dans le cas dont il s’ag**’ est beaucoup plus grande.
- Si l'explication que l’on donne coefficient était exacte , la diminutif dépréssion delà vapeur dans lecylindr serait une perte d’autant dans reo® de la machine. Mais tout le monde sa* que la vapeur, en diminuant de pr®s' sion, augmente de volume d’une n>a' nière sensiblement proportionnel!®' Lorsque la vapeur formée dans la chaudière baisse de pression en passant da® le cylindre, elle acquiert donc un v®' lume d’autant plus considérable , c’ey" à-dire un volume qui fournit dans *® même temps un nombre d’autant pl®5 grand de cylindres pleins de vapeur ®® de courses du piston. Par conséquent la diminution de pression de la vape®r se trouve compensée par une vitess® proportionnellement plus grande du pjS,' ton ; et c’est ce que nous avons obserV® pour la machine considérée plus hau1’ puisque nous avons vu que la pressi®® de 2 atmosphères dans le cylindre, nU1*' tipliée par la vitesse du piston so®5 cette pression, donnait le môme résul' tat que la pression de 4 atmosphèr®’ dans la chaudière, multipliée par ’a vitesse correspondante. La diminuti®® de pression de la vapeur, en passa® dans le cylindre , n’y cause donc n®*' lement les pertes que suppose la thé®' rie des coefficients.
- Nous ajouterons ici que le raisonne' ment que nous avons fait plus ha® pour les machines sans détente s’app’1' que également à celles où la détent®
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- ® la vapeur commence à moitié de la j
- Oürse du piston et dans laquelle la ] pfession maximum , ou avant détente , | jd de 2 atmosphères dans le cylindre - de 4 atmosphères dans la chaudière, ans ce cas, si l’on suppose que la ma-dîne donne 60 courses par minute, MJiand le premier demi-cylindre rem-P 1 avant détente reçoit de la vapeur à a pression de 2 atmosphères , il est c air que ia production de vapeur de la pjîaddière par minute, consistera en dd demi-cylindres de vapeur de 2 atmosphères. Donc, si l’on imagine que a vapeur pénètre dans le cylindre à la Passion de 4 atmosphères au lieu de 2, cette vaporisation ne pourra suffire qu’à donner 30 demi-cylindres par minute au lieu de 60 Ainsi, après avoir cal-cule la pression moyenne de la vapeur ^ui se détend au double de son volume Primitif, il faudra répéter l’effet qui en résulte, 60 fois si l’on suppose la 'apeur introduite à la pression de 2 atmosphères pour se réduire à 1, et le répéter 30 fois seulement, si l’on suppose la vapeur introduite à la pression (ie ^ atmosphères pour se réduire à 2. dans un cas comine dans l’autre , on aura donc encore le môme résultat, et Par conséquent si l’on fait le calcul convenablement, on ne trouvera jamais de ces énormes pertes de force vive , qui, d’après les coefficients employés , absorberaient moitié et plus de l’effet Produit par machine.
- C’est donc une erreur de croire que a différence de pression entre la chaudière et le cylindre soit une cause de Pccte, et qu’il soit désirable de faire ‘Opctionner les machines dans leur travail régulier avec môme pression dans a chaudière et dans le cylindre. On de-vrait voir, au contraire, que cette différence de pression esi un des éléments es Plus certains d’un bon travail, et que, Pour qu’une machine à vapeur fonc-douiie bien, il faut qu’elle exécute sa Piche ordinaire avec sa soupape à gorge Purtiellement fermée et un excès de Pression dans la chaudière. En effet, alors il survient, pendant le travail, un accroissement accidentel dans la résistance des ateliers que dirige la machine, excès de pression dans la chaudière Permettra à la vapeur de passer dans e cylindre avec une force élastique sufii-Sante pour surmonter l’obstacle dont il est question , et la réserve de vapeur amassée dans la chaudière sous forte Pression permettra que cet effet puisse Se continuer pendant un certain temps sans que le mouvement se ralentisse. 11 suffira, pour cela, que le gouver-
- neur à force centrifuge ouvre un peu plus l’orifice de la soupape à gorge , ce qui donnera à la réserve contenue dans la chaudière la facilité de passer graduellement dans le cylindre, et d’y concourir à l’effet produit, comme si la vaporisation de la machine était augmentée d’autant ; et cet effet durera tant que la réserve de vapeur ne sera pas consommée, car c’est là le seul effet de l’ouverture de la soupape à gorge. Mais cet accroissement d’ouverture de la soupape à gorge serait impossible, si celle-ci était déjà ouverte entièrement, comme le veulent ceux qui prétendent établir même pression dans la chaudière et dans le cylindre , et la machine serait exposée à se ralentir à chaque instant. C’est pourquoi, toutes les fois qu’on n’aura pas disposé à dessein une machine pour avoir les effets contraires, on trouvera toujours que la pression dans la chaudière excède plus ou moins la pression dans le cylindre, selon ce que permet la construction de la machine, la charge qu’elle doit mouvoir, et l’intelligence du machiniste qui la dirige. Quant à faire travailler régulièrement une ma -chine avec les passages de la vapeur entièrement ouverts, et la même pression dans la chaudière que dans le cylindre, c’est une entreprise qui détruirait l’utilité de la soupape à gorge et du gouverneur, et qui reviendrait à faire tirer une voiture par un cheval qui n’aurait que juste la force nécessaire pour le traîner en terrain horizontal , et qui serait arrêté à la première montée, faute d’avoir en réserve la force suffisante pour surmonter l’accroissement de résistance qui en résuite.
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- Nouvelle pompe à air pour les machines à vapeur.
- Par M. J.-G. Bodmkr, constructeur.
- Il n’est pas de constructeur ou de fabricant chargé d’établir ou faisant fonctionner des machines à vapeur à condensation qui n’avoue qu’une des plus grandes difficultés contre laquelle on a à lutter, c’est l’extrême facilité avec laquelle les soupapes de la pompe à air se dérangent dans les machines qui marchent avec une grande vitesse. Nous allons donner en conséquence la description d’une pompe à air destinée à parer cette difficulté , et qui, par sa simplicité , peut marcher avec une vi-
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- tesse raisonnable quelconque, sans courir aucun risque de se déranger.
- Dans les machines de navigation qui sont en communication directe avec l’arbre du propulseur, on sait aussi qu’il serait presque impraticable avec la pompe à air ordinaire de desservir la machine avec la vitesse requise , sans exiger des réparations fréquentes aux soupapes, etc. On conçoit dès lors que le modèle de la pompe que nous allons présenter s’adapte avec avantage à ce cas.
- Le caractère principal de cette pompe à air consiste dans l’absence de soupapes, dans une certaine disposition de conduits et la présence de deux pistons mobiles, dont l’un d’eux, manœuvré par la machine, est semblable à un piston ordinaire de pompe, ainsi qu’il est facile de le voir à l’inspection de la fig. 18, pl. 75, qui présente une section verticale de celte pompe.
- a est le piston de la pompe à air formé d’un tronc de cône, convexe sur sa face inférieure et concave sur celle supérieure, ainsi que l’indique la ligne ponctuée de la figure. La plaque de fond sur laquelle la pompe est montée, est creusée ou déprimée pour loger la partie convexe de la face inférieure du piston quand celui-ci arrive au terme de sa course, b est la tige du piston qui glisse à travers le piston-soupape c, présentant, comme le piston a sur sa face inférieure, un tronc de cône, correspondant pour la forme et les dimensions, à la concavité qu’on voit sur la face supérieure de ce dernier piston.
- Le cylindre ou corps de pompe est entouré, à la partie supérieure, par un canal d qui débouche dans son intérieur par une ouverture annulaire entaillée sur toute sa circonférence ; cette ouverture a été faite avec beaucoup d’exactitude sur le tour. Un anneau à double collet e est disposé sur l’extrémité supérieure du cylindre, et entre ses collets on a ajusté très correctement le chapeau /‘, qui peut preudre ainsi un mouvement vertical et limité de glissement avec le piston-soupape c auquel il est fixé. Les deux chambres annulaires à section carrée , renfermées entre les trois pièces c, e, f, sont remplies avec deux bandes de caoutchouc volcanisè ( voir le Technologiste , 6, année, page 400). Ainsi , avec cette garniture et la boîte à étoupe de la tige du piston que porte le chapeau f, toute communication entre les faces supérieure et inférieure du piston-soupape c est complètement interdite, g est un
- conduit percé dans le corps de la pompe à air, communiquant avec la partie supérieure du condenseur ; i,h 11(1 conduit demi-circulaire , ou en D pour la partie inférieure de ce même condenseur , et s’ouvrant dans le corps de pompe à deux niveaux différents.
- Supposons maintenant que le piston a soit au terme de sa course, ainsi qu’on l’a représenté dans la figure» l’air et la vapeur du condenseur entreront dans le corps de pompe par le conduit g, et l’eau coulera dans la cavité que lui présente la face supérieure du piston , puis par la branche supérieure du conduit en D oui, à l’excepti°B toutefois de la faible couche ou lame mince d’eau qui restera entre l’espaee qui subsiste entre le piston et la plaque de fond. A mesure que le piston s’élèvera , emportant avec lui l’eau contenue dans sa capacité, il comprimera les gaz et les vapeurs au-dessus de lui sur le piston-soupape c , jusqu’à ce qi,e les gaz ayant atteint une pression égale à celle de l’atmosphère, ajoutée au poids du piston, ce dernier se soulèvera et démasquera le conduit d pour déchar' ger l’air et l’eau de condensation dans la bâche à eau chaude.
- Lorsque cette décharge aura été effectuée, le piston-soupape e redescendra sur son siège, et fermera le conduit circulaire d ; alors le pistons en redescendant établira un vide parfait derrière lui jusqu’à ce qu’il ait dépasse le conduit g , par lequel le gaz et la vapeur rassemblés dans le condenseur pendant la pulsation afflueront alors, et se répandront au-dessus du piston-Or en continuant à se mouvoir , il descendra au-dessous de la branche supérieure du conduit h , et forcera alors l’eau rassemblée sur le fond du corps de pompe, de remonter par le conduit h dans la concavité de la face supérieure. Cette expulsion s’effectuera graduellement, en raison de la forme de la face inférieure du piston et la lenteur de son mouvement lorsqu’il approchera du terme de sa course. Cela fait, le piston remontera comme auparavant, et les mêmes opérations se répéteront.successivement.
- Voici maintenant une modification qui a été apportée à la pompe de M. Bodmer, afin d’éviter le choc qui a lieu lorsque la face inférieure du piston vient frapper la surface de l’eau qui s’est amoncelée au-dessous, au moment où il est presque au terme de sa course.
- a, fig. 19, est le corps de pompe pro' sentant un cylindre simple, ouvert au*
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- • eUx bouts, 61e condenseur, clabâche eau chaude, d le piston ou plongeur [arfaitement ajusté dans le cylindre , jf-ar Ses extrémités supérieure et infé-eure > el t0Urn^ au ,niiieu pour rece-lr une garniture ; e le piston sou-rape, ajusté très-exactement aussi dans ®eorps de pompe, et rendu parfaile-eut étanche par quelques centimètres eau qu’on a versé sur sa face supé-eure ; ce piston est muni d’une boîte à °upe,embrassant la tige du piston plon-®eur et par laquelle il est soutenu sur Hne colonne i, au-dessus de l’ouverture ucorps de pompe, après qu’on a inlro-une substance élastique sous le i napeao de celte boite à etoupe ; la face . Prieure du piston soupape a aussi la 0rme d’un cône tronqué, correspon-atlf à une cavité ménagée dans la face supérieure du piston , comme dans la P°rr»pe de Bodmer. Il y a également eUx conduits, f et g, qui débouchent ,.a,ls le condenseur, pour l’introduc-l0n de la vapeur et de l’eau.
- Supposons maintenant que le piston yec sa charge de gaz, de vapeur et eau commence son mouvement d’as-ension, il passera, dans ce cas, de-antje conduit </, comprimant devant y1 l’air au-dessus à mesure qu’il s’é-, et chassant enfin cet air et l’eau chaude dans la bâche destinée à les î^cevoir comme dans la pompe de B°dmer.
- , On remarquera que la face inférieure piston plongeur, même quand il at-^'Nt son point le plus élevé , ne rebute jamais jusqu’au bord inférieurdu conduit
- g -, ainsi chacun des conduits f ^9 est maintenu parfaitement clos, Jusqu’à ce que le piston descende au-ucssousd’eux. Le piston supérieur, celui 1U* fait soupape , clôt aussi le conduit h la bâche à eau chaude , et un vide Parfait se forme entre les deux pis— -üns ; mais lorsque le premier piston a ranchi ces conduits /'et #, alors les 8az et l’eau du condenseur affluent dans 3 pompe, et le piston s’avance un peu delà de ces conduits , pour donner P'Us de temps à l’écoulement, avant le piston recommence à monter, ajosi qu’on l’a dit ci-dessus. L’écoulement et la décharge étant 0lls deux au terme de la course, au ^ornent où la manivelle est arrivée à sa P’Us grande vitesse, ces fonctions s’o-Perent comparativement avec facilité.
- On pourrait introduire, sur le pis-.n soupape e, quelque substance èlas-“ffue par laquelle il frapperait, dans Je cas où il serait soulevé trop haut par
- l’eau et l’air, qui afflueraient en plus grande abondance en dessous.
- Celte pompe à air pourrait aussi être rendue à double effet, en y insérant un autre piston soupape au fond, et établissant un conduit semblable à celui du sommet. Dans ce cas, le piston moyen n’aurait besoin que d’avoir l’épaisseur suffisante pour être étanche. Les conduits f et g seraient établis au milieu, entre les pistons du haut et du fond , et il faudrait établir une série d’ouvertures diagonales. pour que le piston pût les franchir. Cette disposi-tionaurailun avantage, ce serait de donner plus de temps pour l’entrée de l’eau, qui s'écoulerait alors sans interruption, excepté quand le piston passerait sur les ouvertures. Enfin, on pourrait apporter à ces ingénieusesdispositions.un grand nombre de modifications, qui se présenteront facilement à l'esprit des constructeurs.
- Tuyau d'injection à section variable, appliqué aux locomotives du chemin de fer de Taunus.
- C’est une chose bien connue aujourd’hui , que lorsque le conducteur ou mécanicien d’une locomotive , peut disposer d’un moyen pour augmenter, suivant les besoins, pendant la marche de la machine, l’ouverture du tuyau d’injection , qui sert à activer le feu , afin de pouvoir diminuer la contre-pression qui s’exerce sur le piston et le tirage dans le foyer, on parvient à économiser ainsi une proportion notable du combustible.
- Pour atteindre ce but, on a mis à l’essai sur plusieurs chemins de fer diverses dispositions; mais, à notre connaissance , il n’en est aucune qu’on puisse mettre en comparaion, sous le rapport de la simplicité et de l’efficacité avec l’appareil dont on a armé les locomotives qui circulent sur le chemin de fer du Taunus.
- Cet appareil a été représenté en coupe verticale et en élévation dans les fig. 20 et 21, pl. 75.
- a est le tuyau d’injection ordinaire placé dans la boîte à fumée A, et dont l’ouverture est assez petite pour donner issue à la quantité de vapeur nécessaire, même dans les cas les plus défavorables, à une machine de0m,3048 de diamètre , c’est-à-dire que son diamètre à l’ouverture est égal à 0m,0635. Sur le devant de ce tuyau , au moyen d’un coude ou ajutage courbe en laiton 6, rivé sur lui, on a monté et fixé un autre tuyau
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- secondaire en cuivre c, de 0m,075 de diamètre, qui a même hauteur que celui d’injection, et débouche de même dans la cheminée B. e est une soupape à gorge, en laiton, parfaitement ajustée dans la partie supérieure de l’ajutage b, et dont l’axe se prolonge à l’extérieur, et, d’un côté seulement, dans la boîte à fumée , et près de l’extrémité de laquelle est fixé un levier f, de 12 à 15 centimètres de longueur , qui est articulé avec une tige g, placée le long de la paroi de la caisse, laquelle se termine par une poignée placée sous la main du mécanicien. II en résulte que ce mécanicien peut à sa volonté fermer entièrement la soupape pour laisser passer toute la vapeur avec sa force impulsive , par le tuyau ordinaire d’injection , ou bien, suivant le besoin, l’ouvrir plus ou moins , pour diminuer le tirage dans le foyer en peu d’instants, et par suite le développement de la vapeur dans la chaudière.
- Cette disposition , appliquée à toutes les machines du chemin de fer du Tau-nus , a produit une économie de 6 à 8 livres de coke par mille anglais (lkii-,68 à lkîl-,75 par kilomètre). Elle se distingue d’ailleurs avantageusement de tous les appareils semblables, en ce qu’elle n’exige pas grands frais pour son établissement, quelle n’est guère sujette à réparation, qu’elle est tellement simple, et placée si bas dans la boîte à fumée , qu’elle n’exerce aucune influence sur le feu , ce qui n’est nullement le cas, avec tous les autres appareils qu’on place ordinairement à l’ouverture du tuyau d’injection , et qui, parconséquent, entravent toujours plus ou moins le tirage de la machine.
- On a appliqué également cet appareil aux machines de Sharp et Roberts, dans lesquelles, comme on sait, les deux tuyaux d’injection a, a', fig. 22, qui partent des deux côtés de la boîte à fumée, se réunissent un peu avant la naissance de la cheminée , dans un tube commun, c’est-à-dire qu’on a adapté à chacun d’eux, par le bas et à la même hauteur, des tuyaux secondaires b, b', qui toutefois ici n’ont que 0m,050 de diamètre , qu’on fait reposer aussi sur un coude ou ajutage semblable , et qui, suivant une courbure à peu près la même que celle du tuyau d’injection principal, viennent déboucher, à la hauteur de son ouverture, dans la cheminée.
- Les soupapes à gorge sont toutes deux manœuvrèes à l’aide de leviers d, d', enfilés sur une barre c, et articulés à l’autre bout avec d’autres leviers h, h',
- fixés sur les axes prolongés e, e' de ce* soupapes. Celte barre c perce les parois de la boîte à fumée, et est mise en action à l’aide d’un autre levier f ct de la barre à poignée g, qui sert à ou-vrir ou fermer ces deux soupapes en même temps.
- Nouveau mode pour relier les faces planes de la boite à feu et de son en-veloppe dans les locomotives.
- Par M. C. Gleim.
- Depuis quelque temps on a généralement abandonné , dans l’établissement de construction de Sereing, lcS boulons vissés en cuivre qui servent à relier entre elles et à maintenir à une distance constante l’une de l’autre les parois de la boîte à feu et de son enveloppe dans les locomotives, et on les a remplacés par un système de boulons en fer d’une structure particulière* Les fig. 23et24, pl. 75, suffiront pour donner une idée de ce mode de liaison* Le boulon en fer a est inséré dans un cylindre brasé b, en cuivre, de 0m,00158 d’épaisseur, dans lequel il entre à frottement juste, après avoir été pourvu préalablement d'une petite tête à l’un de ses bouts : en cet état, on l’introduit à froid et par l’intérieur de D chaudière, dans les trous percés dans la paroi en cuivre et son enveloppe ert fer de la boîte à feu, puis on le rive et le pare proprement des deux côtés. Le manchon d en tôle de fer, de 0m,006o d’epaisseur, qui n’est pas soudé sur ses bords, c’est-à-dire reste ouvert et a juste la longueur nécessaire pour remplir la distance qui sépare les parois, entoure aussi le boulon, mais en laissant, ainsi qu’on peut le remarquer sur les figures, tout autour du rivet, un espace libre de 0m,0065. Ce manchon sert à maintenir les parois, et à les empêcher de se rapprocher lorsqu’on rive* L'ouverture c du manchon d est tournée par le bas, afin que l’eau de la chaudière, en y pénétrant, s’oppose à ce que les parties puissent brûler.
- Cette espèce de boulon de liage présente sur ceux actuels cet avantage, qu’on peut arriver sûrement et facilement à obtenir une rivure complètement étanche. En effet, au moment où l’on rive le boulon a, celui-ci refoule le cuivre du tube b qui l’entoure, et le comprime si fermement sur les bords du trou, qu’il n’est plus nécessaire d’avoir recours au calibrage si
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- des boulons ; mais, d’nn autre U .e ’ a un inconvénient, c’est qu’il Fni«f>Sente ^ne P'us 8rande surface aux -crustations qui peuvent se former üans la chaudière.
- les propulseurs héliçoïdes, sur ws recherches théoriques et expérimentales entreprises par M. Bout-9ois, enseigne de vaisseau.
- Par M. Poncelet , de l’Institut.
- ^ Académie nous achargés, MM. Ara-®° > bupin et moi, de lui faire un rap-P°rt sur les recherches théoriques et pPérimentales de M. Bourgois , re-atjves à l’application de la vis ou pro-Palseur héliçoïde à la navigation. ^ usage de la vis , comme machine ^ePuisement, remonte à la plus haute “ntiquité, et son invention est ordinairement attribuée à Archimède, bien HUe tout porte à croire quelle lui soit intérieure de plusieurs siècles, et que ~e grand homme n’ait fait qu’y apporter i^tains perfectionnements ou changeants en l’introduisant à Syracuse. Vans les temps modernes , Duquest, Machines approuvées par l'Académie sciences, 1727 ) l’employait comme ^pteur pour remorquer les bateaux en disant le courant des fleuves. Dubost Pr°posait de la substituer aux roues hydrauliques des moulins ( ibid., 1746); ^ais Paucton, auteur français, remarquable par l’originalité des idées , est Ie premier qui, dans un ouvrage inti— :jdé : Théorie de la vis d’Archimède ttaris, 1768), ait imaginé de se servir, °Us le nom de surfaces chronique et diadique , de l’héliçoïde à génératrice ^°Urbe ou droite et à quatre branches, ?ans le but d’imprimer aux navires une *°rce directe d’impulsion par la puis-Sance motrice des hommes d’équi-Page. '
- , M plaçait cet appareil, nommé par 1,1 ptérophore , et évidé à l’intérieur moyen d’un tambour, à l’avant ou ymétriquement de chaque côté du bâtent. Paucton , qui avait senti l’im-prfection des agents à action discon-lnue, tels que les rames, et qui avait aussi aperçu l’analogie qui existe entre ,.es ailes dés moulins à vent et les sur-aces héliçoïdes, proposait dans son uuyrage l’emploi de ces dernières pour utiliser la puissance des cours d’eau, j >.ce qui est digne de remarque, il udiquait ce dispositif comme propre,
- sous de faibles dimensions, à mesurer le sillage des navires ; idée heureuse , qui se trouve reproduite dans le moulinet de Woltmann , servant à mesurer la vitesse des fleuves, les compteurs ou jaugeurs à gaz et à liquides, l’anémomètre de M. Combes et le loch de M. Laignel. Ce loch se distingue des précédents ;par la suppression de tous les rouages, et leur remplacement au moyen d’un curseur à vis d’une grande simplicité ; il est aujourd’hui appliqué dans la marine anglaise à un instrument connu sous le nom de loch Massey.
- Vers 1792, l’illustre général Meus-nier , membre de l’ancienne Académie des sciences, proposa, dans un remarquable mémoire sur la locomotion des ballons, de se servir des volants de moulins à vent mus par des hommes pour cheminer dans un air en repos, et il est facile d’apercevoir l’analogie de cette idée avec celle de Paucton ; mais à l’époque où ces savants écrivaient, on ne s’était point encore familiarisé avec l’emploi de la vapeur comme force motrice appliquée à la navigation. L’action du vent et des moteurs animés était la seule que l’on songeât à employer, et ce motif suffît pour expliquer comment aucune suite n’a été donnée à l’idée de Paucton , qui ne devait être reprise que beaucoup plus tard par M. Dallery. Cet ingénieur fut en effet le premier qui s’appropria par un brevet, en octobre 1803, l’idée originale dont il s’agit, en se servant d’une machine à vapeur pour faire mouvoir deux vis, dont l’une, à axe mobile, placée à l’avant, servait de gouvernail, à peu près comme l’a fait depuis en Angleterre le mécanicien Hunt, et dont l’autre, placée à l’arrière , venait ajouter son impulsion à celle de la précédente pour faire avancer le navire. Ces vis, composées d’une seule branche embrassant deux pas , et dont le plus grand diamètre correspondait au milieu de la longueur de l’arbre qui leur servait de support, différaient essentiellement de celle de Paucton par la suppression du tambour et le prolongement de la surface héliçoïde jusqu’à l’axe ; ce qui en fait un type à part, auquel se rattachent les vis connues de nos jours sous le nom du mécanicien anglais Smith , bien que M. Lowe ait pris an-térieurement(1817) un brevet pour une vis analogue à deux ou quatre branches ; de même que le ptérophore de Paucton est le type des vis à ailes montées sur un tambour qui porte le nom du constructeur suédois Ericson, et
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- ont été principalement employées aux ! États-Unis. j
- D’aprèsl’appendiceajoutépar M.Gai- I loway, à l’ouvrage de Tredgold sur les ! machines à vapeur, il paraîtrait, d’ail- ! leurs, que le marin anglais John Shor- j ter aurait, de son côté, essayé, en : 1802, de faire marcher son navire à : l’aide d’une rame plane, mue circulai- j rement dans l’eau par le moyen du ca- j bestan en usage à bord de ce navire, auquel il ne parvint à imprimer ainsi qu’une faible vitesse. Ce troisième type de propulseurs, dont l’axe est dirigé parallèlement à la quille, se rattache à l’idée émise par Bernoulli, dans un Mémoire couronné par l’Académie des sciences en 1752; elle a été reproduite en 1825, par Samuel Brown, et plus tard encore par le marin anglais Car-penter; mais elle est à peu près abandonnée maintenant, à cause de l’inconvénient qui résulte du choc exercé par l’eau sur les parties centrales des rames, dans un sens contraire à celui du mouvement du navire.
- Depuis l’époque de ces premiers essais , les propositions qui ont été faites au sujet de l’emploi de la vis héliçoïde à la navigation par la vapeur, se'sont de plus en plus multipliées , et ont été l’objet d’un grand nombre de brevets d’invention, qui ne se distinguent les uns des autres que par des modifications sur la valeur desquelles leurs auteurs n’étaient pas suffisamment éclairés, et qui ont donné lieu à des expériences souvent contradictoires, entreprises dans un but plutôt industriel qne scientifique.
- Nous devons cependant faire une exception en faveur du capitaine du génie Delisle, qui, en 1823, reprenant l’idée de Paucton, dans un Mémoire adressé au ministre de la marine, et imprimé plus tard dans les Annales de la société scientifique de Lille, proposa d’appliquer aux vaisseaux de ligne quatre vis à cinq branches évidées et formées d’un pas complet, dont deux
- placées à l’avant, et deux placées a l’arrière du navire.
- M. Delisle en assignant au rapp°rt de la longueur du pas au diamètre, ia valeur 1,85, qui, d’après les récente* expériences de M. Bourgois , pa,al se rapprocher beaucoup des proper' tions les plus avantageuses, donne ^ moyens de soulever ces vis hors de l’eau quand on marche à la voile, et de les désembrayer pendant leur intimer-sion, de manière à ce qu’elles ne pu'*' sent nuire à h marche, idées qul convenait d’autant mieux de rappel ici que l’une et l’autre paraissent de-voir être mises à profit par la marine-
- Nous citerons aussi MM. bourdon frères, de Mâcon, qui prirent, en 1824, un brevet pour une vis à «ne seule branche. embrassant trois paS entiers, et dont la directrice developpee était une ligne courbe. Cette modifies' tion qui, entre certaines limites, pa" raît très-avantageuse , d’après les expé' riences de M. Bourgois, a été appfi" quéedepuis par un mécanicien anglais* M. Woodcroft, et par d’autres, à plu' sieurs bâtiments.
- Enfin, M. Éricson doit être égale' ment cité pour l’excellent parti qu’ila su tirer, en 1838, des idées de PauC; ton et de Delisle , auxquelles il a tente deux modifications qui, bien qu’abandonnées ensuite , n’en paraissaient p«*s moins contenir le germe de perfectionnements très-désirables : l’un consiste dans l’emploi de deux vis placées à la suite l’une de l’autre et tournant en sens contraires , sur deux arbres con-naxiques, de manière à faire utiliser, par la vis postérieure , une portion de la force vive que les molécules reçoivent du mouvement de celles qui pré' cède; l’autre a pour objet de faire varier l’inclinaison des branches , de manière à se placer, suivant les circonstances de la navigation , dans les conditions les plus favorables relativement à l’emploi du travail moteur.
- ( La suite au numéro prochain. )
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- LE TECHNOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- arts métallurgiques, chimiques, divers
- ET ÉCONOMIQUES.
- ^ejjherches sur la cassure cristalline au fer
- forqé au marteau et sur ses
- c«u ses.
- Par M. Aug. Malberg.
- ( Suite.)
- de m’éclairer sur l’action des j^dres, comparativement à celle du î’aif-au’ re^at*vement au grain de fer, *ait encore l’expérience suivante •• je j Présavoir convenablement travaillé C(1 ?|!dans le fourneau à puddler , on a riib* 1 ^es ^0UPes de 2 à 3 décimètres onte,s’dont deux posées l’une sur l’autre f0 e*é introduites en cet état dans le Sü(raeau a souder, et après avoir été foJ^inuient chauffées, elles ont été en i Ssous un marteau de 5,000 kilog. de encrènée carrée de 15 centim. f0| üle- Cette pièce a été reportée au eXarT-eau ’ et on Pa laminée à fond. En il gi mant ensuite ce fer ainsi fabriqué, duj5sttrouvé, relativement à celui pro-djq par le procédé précédemment in-que ’ qu’il s’était étiré moins bien, qu®a cassure était plus grenue, et sUr tC6lte structure s’étendait parfois toq.a^e la surface de section. Ce grain, fiitet a>S ’ n était pas grossier, il était à ,jj P une bonne qualité, et de nature ains- Paraître par un nouveau travail, fais* (îUe j’ai pu m’en convaincre en aPere *Pr§er ce fer de nouveau. 0,n diSt^evait quelquefois par places, mais
- ^ifïèr eiïlent dans *a ^arre » texture eote des deux loupes dont elle
- ** Technologie*, T, VU. — Janvier l8i
- avait été formée par soudure, l’une des couches était à longues fibres et l’autre grenue. D’où semblerait résulter que le première méthode est plus avantageuse que la seconde, sans compter un autre avantage, qui consiste en ce qu’on peut aussitôt après le premier laminage, soumettre les barres à un examen et assortir celles de qualité inférieure, tandis que dans la dernière méthode, ce n’est que lorsque toute la fabrication est terminée, et quand il ne reste plus rien à faire qu’on peut acquérir des notions sur les résultats. Il faudrait donc que toutes les pièces qui ont besoin de présenter une texture bien nerveuse, soient travaillées plutôt par le laminoir que par Je martinet, attendu que par le premier de ces appareils, d’une part on peut exercer une pression plus puissante, et que de l’autre l’allongement du grain s’opérant principalement dans le sens de la longueur, on obtient constamment une texture plus nerveuse
- Quant à la résistance relative que peut présenter le fer nerveux comparé au fer grenu, en se bornant toutefois aux deux modes de fabrication dont il a été question ci-dessus , j’ai trouvé que la ténacité, tant absolue que relative, ainsique la limite d’élasticité étaient moindres dans le fer grenu que dans le fer nerveux.
- Le fer grenu présente en moyenne une résistance absolue de 34 à 35 ki-logr., et le fer nerveux de 36 à 37 kilogr.
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- par millimètre carré de section, ces deux résultats ayant été obtenus sur des barres de 0”.157 de largeur sur 0m.0196 d’épaisseur. .
- Sous le rapport de la résistance relative, le fer grenu est très-inférieur au fer nerveux. Ainsi, pour rompre sur l’enclume, il a fallu pour le fer nerveux 18 et jusqu’à 20 coups de marteau , tandis que pour le fer grenu il n’en a fallu que 10 ou 12 et quelquefois 15 ; les circonstances étant les mômes.
- La limite d’élasticité s’est trouvée en moyenne pour le fer nerveux entre 16 à 17 kilogr. par millimètre carré, et est montée jusqu’à 19, tandis que pour le fer grenu elle s’arrête à 15 kilogr. L’accroissement dans l’extension permanente , après qu’on a franchi la limite d’élasticité , est dans le fer nerveux non-seulement moindre, mais encore plus régulière relativement à la charge. Je ferai encore remarquer que la température à laquelle on a laminé le fer , surtout le degré de chaleur qu'il a encore lorsqu’il passe à travers les deux ou trois dernières cannelures, exerce une influence sur cette limite d’élasticité. A la chaleur rouge, on peut aisément faire monter pour le fer nerveux cette limite jusqu’à 20 ou 20,5 kilogr. par millimètre carré de section.
- C’est ici le lieu de consigner quelques remarques sur la différence qu’il y a entre le fer laminé et celui forgé au
- marteau. Les données qui suivent , empruntées au rapport sur les exp(places faites sur des essieux lors de , blissement du chemin de fer du* yj( 1° Neuf essieux qui avaientdeja s _ et dont 6 étaient en fer forgé au teau, et 3 en fer laminé, ont ete P sur des appuis, et on a fait to ^ dessus un mouton du poids de kilogr. d’une hauteur de 5 tue^ Parmi les 6 premiers, 4 se sont jgS pus et 2 se sont courbés, tandis qu(^aflS 3 laminés ont soutenu l’épreuve éprouver le moindre dommage- ^ 2° Six échantillons d’essieux n ,a. dont 5 en fer au marteau et 1 en IÇ gur miné, ont été soumis au môme essaJipu, les 5 essieux au marteau 3 ont 2 se sont courbés. D'un autre c?te upS sieu laminé a été frappé de trois c r} de mouton dans des directions oppos sans présenter le moindre défaut- .
- D’où il faut conclure que les ess> ^ en fer laminé présentent une c0, § (
- son plus intime entre leurs molécu et ont une plus grande tènacite 9 ceux en fer martelé, tandis que c^uS ci au contraire offrent en général P de roideur : et à l’appui de cette c clusion on peut citer les flèches o flexion ou courbures considérables h |e les essieux laminés ont prises soh e mouton. En effet, voici pour c^Cfres des deux espèces d’essieux, les ne de courbure.
- met. mèt.
- Un essieu de 0.0850 de diamètre en fer au marteau a présenté
- une flèche de courbure de...........0,01308
- -----0-0915 id.............................0.01526
- ----- 0.1 OU en fer laminé. ........................0.01853
- -----0.0817 id.............................0.01526
- ----- 0.0787 id............................ 0.02616
- -----0.0817 id.............................0.01962
- Comme ces essieux étaient de diamètres différents, on n’aperçoit pas bien distinctement les rapports entre les flèches de courbure des divers essieux ; mais quoiqu'on ne connaisse pas bien exactement la loi de dépendance qui existe entre l’étendue de la flèche de courbure (quandcelle-ci dépasse la limite d’élasticité), et le diamètre sous une même charge, il est toutefois à présumer qu’on ne s’éloigne pas beaucoup de la vérité quand on suppose que la grandeur de cette flèche est en raison inverse du carré du diamètre (1). En opérant d’après cette
- base on formera le tableau suivan^^ l’on suppose que l’essieu de 0 jrla ( 3 pouces du Khin ) est pris p°u grosseur normale.
- dans la limite d’élasticité, est en s qul verse du cube du diamètre. Les courbur dépassent la limite de l’élasticité se chent dès lors du phénomène de la r'.,,0'^; et doivent, ainsi qu'on l’a fait dans le lïie et(\e* être déterminées suivant la loi qui 8oU'^uiip6 la rupture, c’est-à-dire être considérées L inversement proportionnelles au carre a re-mètres. Les courbures permanentes 9^ gjtcfl' marque avant la rupture, ainsi que le» posions permanentes avant l’arrachement, servent aucune loi bien distincte.
- (l) La grandeur de la flèche de courbure
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- !J‘0850 de diamètre, martiné et réduit à 0.0785 de diamètre 0.01523 jFlèche moyenne
- '0915 id.. . . ............................... 0.02063) 0m.0l793
- J'°10U laminé.................................. 0.03077 \
- ‘ 8*7 id.. ................................... 0.01607 f Flèche moyenne
- 0787 id..................................... 0 02616f 0m-02341
- id..................................... 0.02066J
- O.Û8I7
- le5 e A0rs de ^ rupture sous le mouton aVaj s,eux au marteau, tant ceux qui neufnt Servi que ceux qui étaient süre^’i°nt Présenté en général une cas-«t tr\ Us 9r*stallinc que ceux laminés, Paili .CS'^.quemment à l’intérieur des ? ,ou Assures béantes, la r|L observation que le fer, lors de Un a Ure sous le mouton, présente Ce|Uj lr,e aspect dans sa cassure que teaai a romPu avec un P61'1 mar* n^’^éjà été signalée ci-dessus. Mais tistç ,al°ulerons que le fer laminé ré-le fr lres~longlemps aux coups dont on b aPPe, et présente une cassure fi-as.j Se ’ tandis que le fer martiné a un el se 3 8rain G» et en partie aciéreux, j r°fnpl bien avant celui laminé. re|a|.Passe actuellement aux recherches rne ,Ves à la question de savoir com-bric 1 !ln fer auquel une première fa-p a >on a donne une texture nerveuse, téh! ®tre détérioré par un travail ul-
- cl ai déjà fait remarquer qu’une tra' ude suante poussée un peu loin, Jie3s °rinait de nouveau un fer forgé est f.eUx est un fer grenu cristallin. Il en s ac*le d’étudier cette transformation ï’ai°j.1(!ant deux échantillons ensemble. <iUe • quemment répété l’expérience l'ojJ6 Va‘s décrire, et j’ai toujours fart ,.Servation que voici :
- SUf Ux barres de Om.5619 de largeur exaPe épaisseur de 0m.0327, ont été
- J. ®^Oées al loiili vomont liane lfMirS
- cl'ons
- attentivement dans leurs qu. .y* de rupture, et on a trouvé letn es Présentaient une structure éga-®ténerveuse. Les extrémités en ont iüsa°>r.l°^es a une f°rle chaleur rouge, én3ua quelles n’aient plus qu’une aae fSeur de 0.0196, puis portées à SehU 1 chaude suante el soudées en-avoi 1 vec un marteau à main. Après qu,.r laissé les barres en repos jus-fraa entier refroidissement, on a Pairn s«r la carne d’une enclume les ^Us ‘ Sou(lure. Cette soudure avait Sl Parfaitement, et dans ces points brei]es> le fer avait une texture fi-irxi|]jSe; ^a barre ayant été coupée à 50 bi^^ftes plus loin, la texture était bciipncore cristalline, mais plus par-Dnètrleretnent sur les bords. A 80 milli-tam es le fer était encore moins cris-*a ? etàl60millimètresonarctrouvé
- la fibre du fer qui n’avait éprouvé aucun changement.
- Dans d’autres barres que j’ai fait couper, la fibre du fer s’est remontrée plus près du point de soudure etàpas plus de 0m. 100 à 0m.125 de distance, probablement parce que les barres avaient été chauffées sur une moindre longueur.
- On est donc ainsi conduit à cette conclusion, qu’une chaude suante trop élevée ou trop forte rend dans tous les cas le fer cristallin, mais que , lorsque l’on soude deux barres ensemble, les points de soudure ne conservent pas la structure cristalline qu’ils auraient dû présenter, ce qui provient de ce que le grain cristallin est aplati par le choc du marteau et rendu fibreux. Je ne déciderai pas toutefoissi lescoupsdu marteau , qui dans la règle ne doivent porter que sur l’étendue de la soudure, ne favorisent pas la cristallisation despoints qui, avoisinent cette soudure, mais ce qu’il y a de certain, c’est que si on prend en considération les phénomènes qui se présentent lors de la cristallisation des corps liquides, par exemple 1 ce fait, que la glace môme dans une eau tranquille ne commence pas encore à 5° et à 8° au-dessous de zéro, mais survient tout à coup à la suitedu plus faible ébranlement , il deviendra présumable que les ébranlements que produisent les coups de marteau sur le fer fortement chauffé , et qui en cet état se rapproche de son point de fusion, peuvent bien ne pas être sans influence. Toutefois, la réponse catégorique à cette question n’est pas d’une nécessité absolue pour le cas dont il s'agit, et on peut considérer comme démontré qu’une forte chaleur blanche suante rend cristallin le fer nerveux. J’ai pu même me convaincre de ce fait par un grand nombre d’expériences, même sans avoir recours au soudage simultané.
- Dans ces expériences on pourrait peut-ôtre objecter que c’est le corroyage qui a produit la texture cristalline, mais j’ai fait couper des barres qui avaient été corroyées depuis le rouge,jusqu’au rouge orangé foncé, et j’ai trouvé que dans les pointscorroyés, la fibre ferreuse, quoiqu’un peu raccourcie et par conséquent peu sensible, ne présentait absolument aucune altération
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- dans les points adjacents. Toutefois il en est autrement avec le fer corroyé à une haute température; cette structure cristalline se présente dans ce cas, età un degré plusélevéque cela n’alieu dans une barre qu’on s’est uniquement contenté de chauffer.
- Quant à la résistance de la portion qui est devenue grenue par l’application d’une chaleur blanche, elle paraît, d’après les expériences que j’ai faites à ce sujet, présenter de l’analogie avec celle des espèces de fer qui sont restés grenues par un premier traitement. Il se peut cependant que le degré plus ou moins élevé de la chaleur blanche y apporte quelque modification. Du reste la température à laquelle il est possible de souder une sorte de fer, n’est pas la même pour toutes les sortes. Chez plusieurs d'entre elles, cette température est tellement élevée que le point de fusion n'est pas éloigné de celui de soudure, et qu’en général les fers de ces sortes ne sont pas propres à être soudés.
- Après m’être ainsi convaincu par l’expérience directe que le fer prenait une texture grenue quand on le portait à une très-haute température , j’ai cherché dans la manière dont il se comporte , si on ne pourrait pas lors du travail obtenir des résultats déterminés. Pour m’assurer si un simple réchauffement (1) sans frappage, produirait un changement, j’ai fait couper en deux portions la barre n° 3, précédemment mentionnée, et qui avait été fortement surchauffée dans le fourneau à souder ; l’une de ces portions a été portée au rouge et l’autre au blanc , mais non pas à la chaude suante. J’avais préalablement martelé des échantillons de ces deux barres, et j’ai répété cette opération sur les barres après qu’elles eurent été chauffées. Dans l’un des échantillons, celui qui avait été porté au rouge, les cassures des parties martelées à froid et à chaud ont été identiques , toutes deux étaient grenues et cristallines, la résistance en frappant sur la carne de l’enclume était aussi très-considérable, tant avant qu’après avoir chauffé, ce qu’on n’avait pas soupçonné à l’avance à l’aspect de la cassure. La couleur du fer était la même dans l’autre échantillon qui
- (î) MM. Tremery et Poirier Saint-Brice ont trouve (Annales des mines, 2' série, tome III page 513 ) que la résistance absolue d’un bon fer forgé qui était de 43 kilog. par millimètre carré est descendue à 8 kilog., après avoir seulement été chauffée au rouge brun.
- avait été porté à la chaleur Man c le n’a pas présenté de différence ^5 entier tant dans la cassure que résistance. ^ no
- J’ai encore fait couper la barr ^g îi avait été d’abord surchauffée -te
- premier tant dans la cassure que la résistance.
- J’ai encore
- qui avait été d’abord surchauffée^—
- fourneau à souder, puis portée e ^ dans ce même fourneau à une /jilonS» suante modérée, en deux échan- lrc dont l’un a été porté au rouge et g0„t au blanc. Ces deux échantillons s gou5 comportés après réchauffement ^ ja le marteau , tant sous le rappor cejflj cassure et de la nuance que sou
- de la résistance, absolument de la eI1
- manière. D’où il semble .‘ï1? onrt’enieIît droit de conclure qu’un réchaun .flt du fer à une température qui n a pas le blanc complet, n’exerce pas fluence nuisible sur ce métal. ré-Pour acquérir des notions *re,eFfer cises sur les changements que ^ éprouve quand on le travaille température moindre que la c. ede suante, j’ai pris un certain nOlBu0l)n® barres que j’ai fait étirer à une D r, chaleur rouge, et j’ai toujours r® ^ qué que l’étirage aussi bien que a e5
- sistance et la limite d’élasticité ans^ ^
- augmentaient ainsi dans le 1er »,? spé-s’accorde du reste avec un fait 0 r ^ rience connu depuis bien ]°ngte /0o savoir ; que le fer ainsi traité, qua ^ le rompt sur la carne de l’enclumÇ. t^^ sente une résistance moindre, cl .j0[i stance qui est due à une augmen de densité et à ce que le fer qu> a rjs perdu en élasticité et en tenacite> ^()Ij une texture plus roide et est “e ujet
- plus cassant. Mes expériences à ce *
- n’ont été faites que sur des barres U1 ce de 0m.026t à 0-.0327 , en conséqu^g les résultats n’en sont pas peU 'j>cn bien concluants, ce qui fait q^e^ais passerai les détails sous silence ; ^
- comme on a tenté quelques essa ,e5 même genre sur des pièces de dimensions au chemin de fer du r j’en citerai quelques-unes qui P1 raiss*ent dignes d’intérêt. «fret
- U n essieu laminé avec tourillon *° ®U) a embase soudée pour recevoir le moy été soumis à l’épreuve du mouton, a ç
- nière qu’un des tourillons reçut le ce qui résultait d’une chute de tourillon s’est rompu, 1’essieU . a courbé et renversé, et l’ébranletu été tel, que l’autre tourillon fe (jan* et a été lancé à plus de 12 uiètres les airs. La cassure des deux tour e était à grains assez fins et Sr'se’f)Ucbe d’elles toutefois contenait une de fer cristallin. r‘-c$
- [ Un essieu dont toutes les Pai
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- pL •
- ses extp^n -^r ^aminé, a été à l’une de nière i/f1?11®? c,orroyé à chaud, de ma-f°rce rvUte[°js à ne rien perdre de sa t°n t j. n a *aissé tomber sur lui le mou-distànn j hauteur de 5 mètres, à une r°yée jMe 0m.40 de l’extrémité cor-ûoi,07Ôr essieu a pris une courbure de est resr’ ^ te^e flue l’extrémité forgée c’est I Ge a Peu Pr^s droite, tandis que a énPAa PPrl'on laminée de l’essieu qui L’e u.Ve toute l’inflexion, sa i0nSleu fut alors martelé sur toute l’ajr t §Ueur et on le laissa reposer à tUjs a.°ute *a nuit. Le lendemain , soutes -^uton sous une chute de 5 métrés.^î* a rompu au milieu sous une Sure lb'p flèche de courbure. La cas-de „ Présenté un fer cristallin à grain claire 0Sseur moyenne et de couleur Dan
- qne i s Ces expériences on remarquera chutee*Lessieux ont été rompus par la H0(iji u °n mouton pesant, et c’est là le Ont * P°ur lequel les faces de rupture Attira P*us oristallines. Si on les eût teatt| sous les coups d’un petit mar-<3u jv1a.tïlûme chose n’aurait pas eu lieu ; Pen^’upje n’ai jamais trouvé, et ce-1 j'a* fa't à ce sujet un grand tejag.re,d’expériences, que par un mar-tcste a chaleur rouge (quand du °Pèra?n n'avait soumis le fer à aucune textn 0n de nature à le détériorer) la QUaAe nerveuse ait jamais disparu.
- ? °n opère la rupture sous la force VsrtUm°uton *es fibres du fer ren-ktoU) °Ses et cassantes se séparent vio-Sure ent et instantanément, et la cas-fibre acfluiert un aspect grenu, mais la tii>a Ponr ceya n’est pas détruite. L’é-üon fer en Disî dont il a été ques-enfin en est un exemple concluant, et sqr i une autre expérience faite aussi Php ® cnemin de fer du Rhin en offre ^°uvelle preuve.
- qm de savoir si les essieux laminés Douions le voisinage du moyeu, et pjje Y souder l’embase, sont soumis à aVec °Uvelle chaude suante et travaillés leiJr .VR marteau à bras perdaient de Ce p ,enacité, on a rompu un essieu en Ca&sültlt ,avec de petits marteaux. La et n’a présenté aucune altération PerVp au contraire remarquablement qpe Use et tenace. Il est donc évident ipeil.Ce cas ne ressemble pas entière-y ava'tUx Précédents, et cependant il la»e J: en un martelage, et un marte-donné à une chaleur suante. Il
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- faudrait donc au moins conclure de cette expérience que, lorsque le martelage n’est pas très-énergique et ne s’opère pas sur une pièce chauffée au delà du rouge, il ne rend pas les pièces cassantes, et c’est un résultat que j’ai toujours vu se confirmer pour les grosses pièces.
- Il ne reste plus qu’à rechercher comment on peut éviter de rendre le fer cassant par le martelage, et si cela n’est pas possible, comment on peut faire disparaître ce défaut. On n’évite jamais complètement le fer cassant ; le fer du marteau est presque toujours plus dense et plus dur. Toutefois, lorsque ce martelage ne s’opère qu’à une faible chaude suante, et que la chaleur lors du réchauffage ne s’est pas élevée plus haut, alors le corroyage n’a qu’une faible influence sur l’augmentation de la fragilité. Si on a été forcé de forger du fer à une basse température, ou bien si on a opéré ainsi par mègarde, ou parvient à diminuer la fragilité en chauffant la pièce jusqu’au rouge mat, et en la laissant refroidir avec lenteur, ainsi que l’ont constaté déjà les expériences de M. Nasmyth. Il n’est pas facile du reste de s’assurer si par le recuit la cohésion ou la ténacité du fer martelé diminue par rapport à celle du fer laminé , attendu que chez tous deux on ne parvient pas à distinguer les unes des autres, les actions d’influences très-diverses, et pas conséquent qu’une comparaison est impossible. Suivant les recherches de M. Brix, sur la force de résistance du fil de fer, celle absolue de ce fil qu’on a recuit, n’est jamais au-dessous de la résistance du fer en barres qui a servi à le tirer. Mes observations sur le recuit du fer rendent du reste vraisemblable que le fer tiré est un peu plus mou qu’avant cette opération. Mais, comme dans celle-ci, la résistance absolue a un peu diminuée, je n’ai pas encore pu, faute de temps, m’en assurer par des épreuves directes, quoique la densité ait évidemment augmenté.
- Un martelage à froid appliqué à des barres de fer qui se trouvent exposées à l’influence de causes énergiques de rupture et d’arrachement ne se présente que bien rarement dans la pratique, et on ne rencontre jamais île cas où il soit indispensable de corroyer à froid de pareilles pièces.
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- SUR
- LA TEINTURE EN BLEU "
- DES TOILES, dites GUINÉES,
- SELON LE PROCÉDÉ DES INDIENS.
- (Paçhnampeit, Monirepaleum, Ellapack, côte de Coromandel, en 1829-'
- PAU M. D. GONFREVILLE.
- Artem experientia fecit.
- La chambre de commerce de Rouen voudrait depuis longtemps qu’on prohibât, au Sénégal et à Bourbon , les guinées de l’Inde pour y introduire les siennes ; la chambre de commerce de Bordeaux, tout en repoussant les prétentions rouennaises, demande, par des motifs facilement appréciables,
- (l) Cœurdoux, Paradis, Duhalde, ont parlé de cetle teinture en quelques lignes, et ont omis des proportions et des détails nécessaires. Voyez Lettres édifiantes', tome XIV ,
- jgS
- qu’on n’admette au Sénégal qu®’ guinées tissées sur le territoire indien , où des filatures à la mécanKj^ ont été fondées par ses compatriote* le conseil général des établissem^ français de l’Inde, défendant rind^s franco-indienne et les teintureriesc .e sidérables(2) de Pondichéry,
- “ ---—- Tetû1 ’
- page 125. Taylor, Sonnerai, Cossignj» n’en parlent point. j„(U'
- (2) Voici comment sont réparties les te reries dans l’Inde française ;
- NOMS DES ALDÉES. (a) NOMBRE des teintureries. nombbe des jarres ou c°ç
- Sarompacodeam Pett 61 3689
- Olandé et Henry Paléom 54 2307
- Mnriéliar. . . Pett 1752
- Packnam. „ . , ... Pett 10 566
- Oulgaret.. .......... .. 9 487
- Poiidou. ...T Paléom g 222
- Mourga. trtf Pacom 1 iiS
- Odiam , Pett 2 72
- Arian , Coupom 1 40
- Aressour 1 40
- Tiroucnnev. . ...... 1 40
- Montre Paléom 200
- Fondé par M. D. Gonfreville. t
- 193 9531 ^
- (a) Coupum, paléom, Pacom, Pett, signifient faubourg, bourg, Tillage, hameau.
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- que ]’on
- hSsées dfP°uSSe *es s°Ilicitationsinté-^°uen pt h C“>ambres de commerce de Won face» ,rordeaux, et émet le vœu ^lesnK, ,sParaître ou qu’on dimi-et dans h> 'ac es existent à Bourbon tr°duefi„ au,tres c°l°nies contre l’in -conseil a°n f es ?uin,ées, de l'Inde. Le *°yer on î7me iu8^ nécessaire d’en-P°nr v .. rance un délégué, M. Joyau,
- ^nistère *en<^re ses lnt®r®ls Pr®s du
- ^clab-çp 0u^^é, ce me semble, pour d’un j Ces discussions évidemment tr^rtt tout jocaj , un arjjc]e ex_ t°nt *yent important; il eût fallu avant Catj0n r‘î,aîtr.e les procédés de fabri-toiies r’ Peinture et d’apprêt de ces cHrren °Ur ^‘en. aPPrécier si cette con-Produi.Ce Pouvait se soutenir, et si nos c°nvpnSKié,a*ent dans les conditions Cuejiij aoles pour mériter d’être ac-Secons Partout °ù *es guinées de l’Inde les pri.0lïlrîlenI car certainement alors fiées j nti°us émises eussent été justi-et ]p’ es problèmes proposés résolus, *oa0n?er!'emeDt Pu dès lors se PouP • Ç d’une manière plus positive lcrm;f<^ui*jl)rer ces divers intérêts et Ch °er.Ces débats.
- la en 1827 par les ministères de tom dri*îe et du commerce d’une mission reCo *ndustrielle dans l’Inde, il me fut cielip andô, dans les instructions offi-piusI,S(îUe je reçus, d’étudier avec le (le l’ir j°d soin, entre plusieurs produits c0nce u.str*e des Indiens, tout ce qui nées rna*1 *es to*les bleues dites guidées ^°n Pas Parce qu’elles sont fabriquai, 8 c®te de Guinée, mais parce às0nes SOr,t principalement destinées conimeree d’échanges.
- s,anc a,*0uta a ces instructions des in-très^es’ et on me fit des promesses ttje '^eourageantes pour parvenir mè-a,héb 1 m’était possible, à simplifier, litre 7er ®I perfectionner cette tein-fîcrsaaUS \,ntérèt commun des teintu-chg el négociants colons de Pondi-inA, J > et des manufactures de la 7°Pole (1).
- Cüeiu-nornbreux niémoires que j’ai re-l°sur les articles importants de-go a'‘és par les dépêches officielles, et d’un r- quelques autres que j’appréciai Ont ^a* ùdérêt pour notre industrie, adressés, dans l’espace de sept a„ eeS tant de l’Inde que de France, Uj * Ministères delà marine et du com-
- tro^.S.x mille francs ont été consacrés à ces «U (.JJ11*es expériences, et ont ensuite rentré c°l°n'at Par vente et l’emploi des 08 > les premières cent pièce» ont été expé-
- II y a longtemps qu’ils eussent dû être publiés par le gouvernement, mais après de vaines tentatives pour quelque concours dans ce but pour pouvoir donner à ces mémoires tous leurs développements et leurs applications possibles , j’ai dû me résigner, au défaut de cette protection qui m’avait bien été promise, à les livrer directement ainsi à la publicité, sans leur ôter cependant leur type et leur caractère officiels. Je commence de préférence par le mémoire relatif aux guinées qui a un intérêt actuel et tout positif.
- Les limites du mode de publicité que je me vois contraint d’accepter, ne me permettentde traiter ce sujet que d’une manière concise, toutefois j’y conserve tout ce qui est essentiel et tout à fait suffisant pour la partie pratique de cette fabrication. Il y a trois mémoires : 1827, 1828,1829, que je résume ici en un seul.
- Je divise ce mémoire en trois articles: 1° fabrication ou tissage, 2° teinture, et 3° apprêt, qui se subdivisent en dix sections.
- Akt. Ier. — FABRICATION.
- PREMIÈRE SECTION.
- Fil, tissage, compte, etc.
- Le fil employé pour les toiles est de la plus basse qualité , il est par éche-veaux de 4m.50 centim. ayant de 450 à 500 fils, et une envergure est formée à chaque bout déjà prête pour le tisserand. On ne fait pas décreuser à chaud ces fils avant de les soumettre au tissage, seulement on les met tremper à froid 24 heures dans l’eau d’étang, en les foulant plusieurs fois avec les pieds, on les tord le soir et on les remet dans de nouvelle eau, on répète cette opération quelquefois pendant 4 à 5 jours. selon la nécessité. On n’encolle point avant de les bobiner. On les dévide sur des tournettes en pyramide, et cette forme est nécessaire pour le mode d’ourdissage des tisserands indiens, qui ressemble à celui par le dévidoir sur les fusées des jennys-mulls.
- Pour disposer la chaîne on se sert de piquets fichés en terre sur toute la longueur de la pièce , et on. entrelace les fils un par un; puis on les encolle avec
- (liées au Sénégal ; los secondes cent pièces à Bourbon, et les dernières ont été employées à vêtir les cypayes et les sœurs de charité à Pondichéry.
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- de l’eau de riz, appelée cange, (2) d’où on se sert du mot canger au lieu de celui d’encoller, parer.
- On cange 4 à 5000fils à la fois ; après l’application du cange et le brossage, le tout sec, on ajoute avec une brosse un peu d’huile de coco qu’on étend uniformément et en brossant toujours dans le même sens.
- Le Conjon est de 120 fils, le 24 conjons correspond aucompte 36 de l’usage de Rouen, il a 90 à 92 centimètres dans le peigne, pour madras. Les toiles pour guinées se fabriquent le plus communément avec 1680 fils, à 14 cornons... 120 X 14.2160 fils à 18 conjons sur lm.14 centim. de largeur dans le peigne pour guinées; elles doivent avoir lm.05 ou 7/8 d’aune à l’état de vente. La toile de 14 conjons revient ainsi à peu près au compte 18 et celle 18 conjons au compte 22 de Rouen.
- Le fil employé pour ces comptes ou conjons est très-difficile à numéroter, d’autant plus qu’il varie de 6 à 8 numéros dans le même écheveau, vu son irrégularité.
- Les fils de la chaîne et de la tissure sont de même numéro et qualité, et on tisse à peu près carré, cependant il faut remarquer que dans les plis de visite on tisse un peu plus serré pour rendre la pièce plus belle et plus forte; c’est une petite ruse pour la vente, on le fait aussi pour la teinture qu’on corse mieux à ces plis de visite , comme on le verra à cet article. Le 14 conjons est du n° 10 à 12000 mètres, et le 18conjons est du 13 à 15000 mètres. Sur le métier l’ouvrier travaille sa tissure mouillée. Les rots ou peignes espacés inégalement rendent la toile inégale, mais la bonne qualité du lainage et le tissage quarré contribuent à faire un tissu qui a plus de consistance et de durée que ceux de
- (i) Celle colle se fait avec du riz nommé patchey areehy ou riz vert : 20 livres eau ,
- 1 livre 1/2 riz vert ; on ne s’en sert que le len-
- demain, après qu’elle est un peu fermentée.
- Rouen. Le fil indien pour ces toiles n coûte que 2 fr. 10 c. le kilo* d’Europe à la même époque coûta 4 fr. 60 c.
- Art. II. — TEINTURE.
- 2* SECTION.
- De la préparation de la toile avant & teinture.
- On déchire aux deux bouts de la pi^® quelques fils au-dessus de l’espèce o frange laissée par le tisserand, et (J n’est formée que des fils de la cham ’ on la marque par les deux bouts,oro* 1' mûrement par une seule estampille d « bout et par deux à la tête de la p»ece.’ ces marques se font avec une compo81' tion appelée kanehai. On roule, Pl‘e,l serre fortement avec les deux band qu’on a déchirées, les deux coins sont les marques, de sorte que la tÇllT ture n’y puisse pas pénétrer. On pli®, pièce en quatre, ou bien on la cueo sur une seule lisière selon le mode nos curandiers et en croisant conven3' hlement en boucle l’un des bouts; 0 prend toute la pièce dans le milieu» 0, la presse légèrement en l’envelopp311 en partie avec les deux coins de l’aulr bout, et on les maintient ainsi par a nœud de lien. Cela fait sur une coufy ou vingt pièces, on les met trempe^ dans de l’eau froide, la même qui c0lY vient pour la teinture, dans une jarre/r scellée dans terre et de même capaÇ*1 que celles qui servent à teindre (1 de hauteur, 0,80centimètresdediame^r. à la partie moyenne, et se rètrécissa? à chaque extrémité) , et surhauss^ d’un évasement B circulaire en i*13' connerie,comme on l’a représenté fig* pl. 76. Ces pièces pèsent (2) de 4 liyre 8 onces à 4 livres 12 onces ou 6 livr®s’ compris le cange 1 livre 1/4 à 1/2. E"e ont 36coudées(14aunes, 16à 18mètres' de longueur et 2 coudées (1 m. 1^ c'-' de largeur. On les jette sur l’eau °l elles flottent d’abord, on les foule aVe
- (2) Dans le commerce, on admet quatre espèces de ces toiles.
- noms. LONGUEUR. LARGEUR. — POIDS.
- . mètres mètre. kilo?.
- Conjons 17.à 18 1.07 à 1.08 3.25
- Salem 17 1.05 2.75
- Oréar paléom. . ; 17 1.04 2.25
- Id. inférieure. . 16 à 16.50 1.02 2
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- ttierrr'pS iUsÇ(u’à ce qu’elles soient sub-té à fa •S; et ^évasement circulaire, ajoute $er're’ Sert alors à empêcher l’eau On ]esCf an(*re pendant cettemanœuvre. six à k . lsse tremper ordinairement de lèye leUl heures î Par ce moyen on en-Pour aCan?e que le tisserand a employé Pour y Prê.ter la chaîne et qui nuirait Won telnture. On détruit ainsi ce j , aPPelle 1 ’écru de la pièce.
- C(1ko/h ^ans lacluelle °n a ainsi dé-biet,.etles,toiles reste laiteuse, s’aigrit P^nrl ’ Cestune eau de riz salie, elle Aprè Un? 0(leur très-désagréable, laisss ,av°lr retiré les pièces v on les lest goutter quelque temps, ou on les [ar(< suite pour les teindre. On ne les iaVe avant de les passer dans traîrFres a *a teinture. ce qui est contai® a.Ux pratiques ordinaires de nos ajtlSjUr.ler.s et indienneurs. Cette eau, î®réeai^r’e et Puante, est ensuite jpré-sècv P°Ur ledégorgeage d’autres pièces yaj es> et on s’en sert constamment en d’çJt utant à chaque fois la quantité d’eau qUe I § nécessaire pour remplacer celle Çes es Premières pièces ont entraînée. UneeaîIX fermentées acquièrent bientôt aUrih eur. Insupportable, mais on leur Pon ,e alnsi des propriétés plus actives Pas "h • can§er i ce qui, je crois, n’est bahj len prouvé ; mais il est plus pro-tesi c,.Ue ees eaux, dont les pièces q(J nl1 imprégnées pour la teinture, ont iH^'ine effet spontané dans les bains q des jarres qui ne viennent bien quj Par la fermentation des substances nPJes composent. Ces jarres contien-300 litres de bain.
- et ^°lre mode de décruage, de lavage Ce|üaHa§e , préférable dans un sens à à tp-1 ^es Indiens par la netteté des fonds leu. *re* ne convient pas si bien pour ja cuve. Nos toiles sont décreusées à va.P°fasse caustique, au bouillon et a toèes clos pendant 12 à 24 heures. d’orv6 Sur ?ranfles masses, ce mode j^perer est plus dispendieux, ainsi que Pou aPPareils nécessaires ; toutefois, c0nr 'a plupart des teintures, il est re-®loff Par *a Pratique que mieux une h|ae> telle qu’elle soit, est nettoyée et et n, ie, mieux elle prend sa couleur Son Us Cette couleur est pure; et per-^ riçne peut contester que notre mode q^Percr n’atteigne bien mieux le but celui des ouvriers indiens.
- 3e SECTION.
- 14 ode de préparation de l’indigo terré avant la teinture.
- jqjf’*ndigo, employé à la côte de Coro-
- udel pour la teinture des guinées,
- est préparé déjà avec une sorte d’argile qu’on y ajoute pour le faire précipiter complètement lors de sa fabrication ; il contientbeaucoup de cetteargile etaunc teinte grisâtrecomme l’ardoise; il se livre au commerce en grosses trochistes; on n’en envoie jamais en Europe ni de cette qualité ni de cette forme. On emploie pour tremper l’indigo terré des saals ou jarres hémisphériques (fig. 2); cette forme convient mieux pour le broyer, car les Indiens ne font point d’usage d’aucune machine pourccliv, et obtiennent de môme une bonne moulure de leur indigo. L’indigo terré contient de cinq à dix centièmes d’indigo pur ; il se vend sur toute la côte de Coromandel en quantités considérables en cet État, de 8 à 12 pagodes (1) (soit de 67 fr. 20 c. à 100 fr. 80 c. le barr (480 livres, 240 kilog.).
- On en prend une certaine quantité, soit 60 livres, 30 kilog., quantité employée assez ordinairement pour monter trois jarres à la fois et pour finir une demi-courge de toiles (10 pièces). On la dépose le matin dans la jarre, on la recouvre d’eau froide seulement de plusieurs doigts, et l’après-midi on la broyé alors très-facilement, même avec les mains seules, comme on peut le faire pour l’argile seule; les meules, les boulets ou cylindres seraient totalement inutiles pour cette préparation première de cet indigo argileux. On se sert à Pachnampelt et Modeliarpett, aidées (ou villages) voisines de Pondichéry, où il y a un grand nombre de teintureries en bleu, de l’eau des étangs pour le trempage, les lavages des pièces teintes , etc., et les eaux des puits du pays servent pour monter les cuves (1). On laisse ainsi l’indigo s'imbiber pendant environ six heures, alors on décante tout ce qui est liquide, et on met l’indigo, qui est alors en boue, sur une toile fine posée sur un grand plat, et on l’écrase au moyen d’un pilon en bois et des mains, et à mesure la toile sert de tamis; ce broyage est très-facile à faire, vu que l’indigo, par la grande quantité d’argile qu’il contient, s’écrase
- fr. c.
- (O La pagode de Pondichéry vaut 8 -10
- ou 3 roupies 1/2... la roupie vaut 2 40
- La roupie vaut 8 fanons; le fanon vaut 17 caches ou 3o centimes.
- (l) Le sol, à plusieurs myriamètres autour de Pondichéry, est à peu prés le même , c’est-à-dire plus ou moins sablonneux mélé d’argile, et le sous-sol y est également uniforme, calcaire , espèce de marne de carbonate de chaux ; L’eau des puits de ces terrains est employée ; mais quelques puits prés de la mer ne conviennent pas pour ces teintures.
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- et se délite aussitôt entre les doigts. Après l’avoir ainsi battu, pilé et pétrit, on le divise approximativement en trois parts autant égales que possible, et destinées pour trois jarres ; pour cette division égale, sans poids ni mesure, on fait trois boules qu’il est aisé alors d’apprécier de volume ; et en cette pratique on reconnaît encore la simplicité indienne. Chaque part est manipulée séparément de nouveau et de la même manière, on la finit en broyant les résidus de la toile dans un autre saal grèsée, et simplement avec un morceau cassé de même courbure de la saal fig. 2, mais maintenue et en y ajoutant à mesure du bain de teinture d’une jarre en état, jusqu’à ce que le tout soit suffisamment réduit et en suspension dans le bain le plus possible; on la décante alors dans la jarre à teindre prête à monter, comme il sera dit, et préalablement garnie, environ au tiers, du pied ou espèce de levain, formé avec le bain fermenté d’autres jarres qui ont déjà teint et entretenues en état, comme on l’expliquera plus en détail, en traitant, sect.8, du procédé même pour monter la cuve indienne au Tagarey-verey. — Au fur et à mesure qu’on verse le bain clair, on écrase bien le dépôt, on le délite encore a vec de nouveau ferment, et ainsi jusqu’à la fin sans rien mettre dans la jarre qui ne soit bien divisé et dissout. On fait la même chose pour les deux autres parts d’indigo en boule, et on les met dans deux autres jarres voisines.
- Quelques teinturiers malabars pré parent et broyent leur indigo dans des baquets, mais j’ai remarqué qu’ils ne peuvent pas aussi facilement le manipuler que dans les saals, qu’il n’est point aussi bien apprêté, et qu’il laisse souvent des grumeaux qui se déposent, s’agglomèrent et se perdent, du moins tel que je l’ai vu exécuter à Oulgaret. Ce mode ne m’a pas paru aussi bon que le premier; le bain fournit moins de teinture, le dépôt en reste plus coloré, et les toiles qu’on y travaille ensuite ne peuvent qu’être plus noires; en un mot, il suffit que le broyage soit parfait pour une bonne préparation de l’indigo terré, comme de tout autre. On trouve assez souvent dans les pieds des jarres, comme dans les incrustations qui les tapissent après un long espace de temps, des morceaux d’indigo pur qui ne peuvent avoir été conservés ainsi que par quelque négligence et la mauvaise manipulation au trempage et au broyage ; l’indigo, comme bien d’autres substances, ne pouvant se dissoudre que dans un état extrême de division préalable.
- i* SECTION.
- Du mode de préparation de l’indiQ0 fi avant son emploi en teinture.
- On prépare cet indigo comme le cèdent, en le trempant simple® ^ quelques heures dans l’eau fr°lf\Lns
- l’écrasant d’abord grossièrement a
- les mains, puis avec un bâton dans n panelleet avec une jatte; en le pasS.uS plusieurs fois à traversdes toiles de P* en plus fines, jusqu’à ce qu’il se disso bien dans le bain fermenté. Malgfe soins pris dans quelques teintureries la côte de Coromandel, j’ai dû reco1 mander un trempage préalable o» une eau fortement alcaline pour fav°. ser la dissolution de l’indigo; toutes ’ cet indigo étant toujours nouveau , e plus tendre et plus doux à broyer <1 celui exporté en France qui, souver,.g n’est mis en œuvre de teinture fiP aPret une année et plus de sa fabrication » est alors plus compacte , plus sec , P® dur, et dès lors plus difficile à broy* En général, les teinturiers indiens « veulent pas employer le bel indigo seVjI et même beaucoup n’en ont jamais en ployé dans leurs jarres; ils parvienne^
- de même à de très-belles nuances a'
- le
- leur indigo impur , et d’ailleurs traitement de leur cuve en est mop1 lorsqu’il n’y a plus d’argile alcal*jl,é Il leur semble de trop haut prix, m1e® comparativement à son produit, offrir de l’avantage dans leur prqcfd ’ il a fallu des expériences bien positif ' bien concluantes pour les convaincre leur erreur; mais ce n’était, en ene ' que faute d’ustensiles et de soins conv nables qu’ils ne tiraient pas aussi p° parti du bel indigo seul que de riod*» terré, par l’habitude d’opérer sur Ie . cuve ordinaire, et qui devait subir quelques modifications.
- 5e SECTION.
- Du mode de préparation des graineS fgS Tagarey ( cassia tora ) avant de mettre dans les jarres à teindre.
- • * *
- Pour teindre journellement 10pie
- de toile on emploie , pour trois jarre ’ cinq mesures ( environ 5 kil.) de taj? rey-verey. Onlesinetdèsle matin ?a . une panelle contenant 25 à 30 bj s d’eau d’étang, de pluie conservée «a des terrains argileux; on les fait bo° j lir pendant trois à quatre heures, . on les laisse ensuite sur les c.eI? qa chaudes jusqu’au besoin apres midi' , fait cette cuisson régulièrement t.f les jours en cette proportion pour n
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- courepe n 0U *a .d°ukle pour finir nne le ml ’ Yn fait habituellement dans noo *7e °Ca^ .°ù on dépose Voila mun-d'un’p rre sa^ne, et sur des fourneaux Ce sont°?S^rucl*on très-simple (fig. 3). et qu-1 î*es femnies qui font ce travail teint, ’ • P^us » entretiennent d’eau la 3 soh rerie. ’ on ^es Paye 1/2 fanon, soit à 15 i Par jour pour leur travail de 12 gaRnneures. Les ouvriers coulis parias Soit 6n* Ie double; quelques enfants moisis 1 roupie (2 fr. 40 c. par
- rey°« cette cuisson du tagarey-ve-neuf^^ut pour monter les jarres à j°Urn ’ ^°ivent fln'r les toiles de la chaa Ce-’ 0n en a besoin de nouvelles avec r^°u.r’ selon la pratique indienne, moi. lndigo terré. Ayant introduit l’inj^oae l’emploi plus en grand de türe » ce niode de finir la tein-
- aién a,^u s’étendre à des jarres bien Corri ees et clui avaient déjà fini , les f ^ on *e fait d’ailleurs dans toutes lea, Ht.ureries en France. Lorsque je^u ^i contient le tagarey-verey a suit ^i!1 *?rt bouillon , on la laisse en-çrj.e ®0uiHir légèrement le temps pres-et h;!!. alors les graines sont gonflées bès -n .cuites, ce qui fait un bain pr>'épais, murilagineux, et à peu «iUr-COn?rae de l’eau dans laquelle on ait dissout une forte quantité de d é))1116 ’celte décoction se conserverait I "e-mème très-longtemps chaude ; Vesque les jarres sont prêtes, on l’y s SC chaude ou tiède, comme elle ()a r°uve, et en partageant également
- ton tr°*s iarres °d on a m*s : f0 envi-
- L- Un tiers de leur contenance, des f0 ns fermentés qui ont servi et qui Cll ^dt pour ainsi dire le levain de la prAe°udubainde teinture; et2° l’indigo pa Paré comme on l’a dit ; on verse alors le h P°rd°ns égales dans les trois jarres gra ain mucilagineux et le marc ou les 0(1 Mes tout en un mot, jusqu’au fond ; Palr°Uvre a«ssitôt les jarres sans les cjj ler et on y met le flotteur puis le ca-q . ordinaire, et on les laisse ainsi ’ jnze heures jusqu’au lendemain.
- Semf 0Uvi'iers coulis teinturiers pas-^ j leurs mains dans cette décoction |e tagarey-verey pour adoucir la dou-lesr des gerçures que leur causent L- Manutentions de la toile dans les qMs de teinture. C’est parliculière-c0 dans l’emploi de cette graine que cèfi'1S-e la différence essentielle dupro-t0. f indien entre celui employé dans Ccit Europe Pour teindre en bleu, tiv te Plaolc pourrait cependant se cul-tr-er indubitablement dans nos con-esiM. ïougard, botaniste, président
- de la Société d’horticulture de Rouen, l’a fait réussir par ses soins.
- On emploie dans la cuve de l’Inde , comme dans nos cuves à chaud et à froid, un alkali [Voila munnoo) qui remplace la potasse , la soude dont nous nous servons pour dissoudre l’indigo dèsoxigéné, et la chaux, que nous employons en bien plus grandes proportions; la chaux en poudre n’entre que peu et non seule dans la cuve indienne au ta-garey, comme dans la cuve à la couperose ; la chaux de coquillages choisis et calcinés que les Indiens emploient est supérieure en qualité à celle faite en France avec la pierre à chaux, et elle ne sert principalement que pour rendre caustiques les lessives alcalines filtrées par la cuve.
- Le tagarey-verey produit des effets analogues à ceux du sulfate de fer dans la cuve à froid, ou plutôt du son et de la garance dans la cuve à chaud ; c’est le seul ingrédientqui en diffère et les remplace : mais on teinta froid sur la cuve au tagarey ; cependant, quoique ces cuves ou jarres ne soient pas montées sur des fourneaux , il faut bien tenir compte que la chaleur du climat et la position des jarres dans le sable peuvent agir constamment sur les bains de teinture et les échauffer sensiblement, puisqu’il est bien reconnu par les pa-nikens , ou contre-maîtres des teintureries, que le bain, nouveau surtout, fermente bien plus vers le midi ; qu’il vient mieux alors, et que c’est l’heure habituelle où ils l’observent et le règlent: ces jarres sont exposées au soleil, dans le sable , sans aucun abri, et cette condition offrirait peut-être quelque obstacle à voir réussir complètement sous les mêmes conditions de simplicité, et dès lors d’économie, la cuve du tagarey-verey à Rouen, car une chaleur artificielle serait plus dispendieuse.
- 6" SECTION.
- Du mode de préparation du karum , ou lessive alkaline pour la teinture en bleu.
- A la place de nos sels de soude et de potasse, les Indiens emploient pour leurs lessives de linge , comme pour la cuve à bleu, une terre alkaline, qu’ils nomment alla, et qui est très-abondante dans quelques terrains peu éloignés de la mer. Le karum est une lessive caustique de cette terre, ou plutôt de ce sel terreux , qui se prépare ainsi; dans une ou plusieurs jarres, disposées comme on le voit (fig. 4), avec leurs récipients
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- scellés dans la terre, on met huit mesures, soit 100 kil. d’olla - munnoo (munnoo signifie terre) , et 1 mesure 5 kil. chaux de coquillages calcinés, réduite en poudre; le tout est bien mêlé préalablement. Ces jarres sont percées d’un trou , en dessous, au milieu, qu’on recouvre d’une grande jatte renversée, et garnie ensuite d’écorce de nèly et d’un peu de galet et de sable, pour former une espèce de filtre grossier, et empêcher le mélange de boucher le trou. Le tout étant bien disposé , et le mélange de terre olla et de chaux mis dans la jarre, on la remplit d’eau d’étang ; on a bouché le trou en dessous, et après trois ou quatre heures on l’ouvre et on laisse couler la lessive qui en résulte , etqui bien palliée, marque 2° 1 /2 à 2° 3/4 à 3° aréomètre Or tally, selon la qualité de la terre. — Il y a une petite gouttière en terre cuite qui conduit au récipient qui est devant la tine ; on laisse couler l’eau lentement, et lorsque tout est égoutté, on rajoute dans la tine quelques panelles de nouvelle eau, on remue bien, on laisse tremper ce mélange quelques heures encore, et on laisse couler de suite. Après, on retire la terre, qui ne contient alors plus rien de soluble à l’eau froide, et on dispose une nouvelle opération semblable. On peut faire ainsi sur chaque tine deux lessives par jour. On compte qu’il faut de trois à quatre charretées d’olla munnoo par courge de toile bleue ; l’écorce de nèly, qui est au fond de la tine pour filtrer, colore la première lessive qu’on est obligé de jeter, parce qu’employée dans les cuves elle tacherait les pièces , contrarierait la venue du bain, et nuirait à la dissolution de l’indigo ; ce n’est qu’après deux ou trois coulages que la lessive, le karum, passe convenablement clair, et de la couleur et de l’aspect de l’eau-de-vie; avec douze panelles d’eau versées sur la quantité d’olla munno indiquée, on obtient dix panelles de lessive.
- Le karum, à divers degrés , sert à chaque instant pour l’entretien des
- bains des jarres de teinture; apres ç que passe , on en met plus ou moi ^ comme pour les monter à neui» quantité nécessaire n’est jamais n ^ elle se règle instantanément, sc*orl. 1lC tat et le besoin du bain ; la P, seule peut en régler l’emploi et m P t portion, il faut amener le bain au v ordinaire et à l’odeur et au goût v lus, mais en général l’aspect de ce dissolution d’indigo est absolument p reil à celui de la cuve, méthode ^ Gènes, ou de la cuve au son et a cendres gravelées; mais l’odeur et goût en diffèrent (1). . e5
- 11 est de toute nécessité que les jarr-s au karum soient placées le plus pret possible des jarres pour la teinture , . aussi que la paillotte, ou chaumière, est le magasin fait exprès pour la Pr0 a sion annuelle de l'olla munnoo en s très-voisine. On fait l’approvisionn ment de cette terre alkaline pour consommation de toute l’année , pe‘ dant les mois de mai et juin, seule ep que à laquelle ces terres salines ont 3 quis toute leur qualité. Si on tarde, pluies de l’hiver leur enlèvent ûO grande partie de leur sel ; et si on lax coite trop récemment après l’hiver,1 sels ne s’y trouvent pas encore forn* assez abondamment ; la fin juin et Jul •
- let, souvent orageux , nécessitent aus de se précautionner d’avance pouray0 une provision de bonne terre alkalm •
- Telle teinturerie de la côte de Cor mandel emploie chaque année deu* trois mille charretées , soit 700,000 *
- à 1,050,000 kil. d'olla munnoo, 0 terre alkaline.
- Cette terre alkaline se tire de Codo° et d’Odiampett, près de Pondichéry On y a établi des teintureries pour écO' nomiser les transports. Le prix de cen terre est de 1 pagode, ou 8 fr. 40 cem-pour huit à douze charretées , livr^ selon la distance des lieux où il faut ly transporter. Cette terre est très-sens1' blement salée, et laisse la saveur du se marin et du nitre ; l’action de la chaty sur cette terre ne peut donc pas être coi*1' plète pour rendre l’alkali caustique ; c°
- (i) Voici les proportions de la cuve de Gènes. Cette cuve à chaud a très-peu de dépôt» e* peut servir une à deux heures après le palliment :
- 4 à 500 litres eau.
- 3 kilog. indigo.
- 12 kilogrammes cendres gravelées de Naples, \
- dites improprement alun de Freccia. . j première qualité.
- 3 4 4 kil. son ou semoule en plusieurs brevets. )
- En bon état, elle marque 5° à 5° i/'ü au pépe-lessive, et 28° à 3o* au pèse-vinaîgre.
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- UnrnÜine ^tre considéré que comme
- *ange de divers sels alkalins.
- (t
- v suite au prochain numéro.)
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- Ira' SWune machine servant à exile t™ la Par^e colorante des bois ciét-iyure > communiquée à la So-fe industrielle de Mulhouse (1).
- ^ar M. ÏWAN SCHLÜMBEBGER.
- les décoctions decampêche, tine ^ Je plus habituellement, dans c°nrj 3Uc^re ® ^eu nu » un poids quel-titéq.^e de ce bois varlopé, et la quan-tière eaU nccessaire pour couvrir en-Hne ^cnt le bois, de manière qu’après b0js ebu^i.ti°n de quelques heures le al0r s?il encore couvert. On prend O * *e liquide, et on renouvelle cn-aPrèCleux [°is 1® même opération, pour, réun* lro*s ébullitions successives, f)p„ !r les décoctions et les évaporer au efre voulu.
- nje elle opération a plusieurs inconvé-boj ts* L’on ne peut employer que du dfe v.arlopè, car s’il est réduit en pou-l’o’ ^ absorbe tellement d’eau, que ^,Peed beaucoup de liquide, pç^ bois varlopé étant encore en co-Hèt assez épais, l’eau ne peut le pé-quirer qu’après un certain temps, ce litjoablige à prolonger beaucoup l’ébul-
- et^a|gré cette ébullition assez longue boJîjpuvelée trois fois, quand on fait fois' lr ce méme bois une quatrième c0(.’ °n en relire un liquide qui est en-t0ü? assez coloré : ce qui fait penser que traita ^ mat^re colorante n’est pas ex-
- 5 Pilleurs, dans des moments où on de e?^n d’avoir de grandes quantités obi* pcoction de campêche, on est tr'd’avoir un local et des vases pe.s'Srands, ainsi que plusieurs four-SaJ1* pour pouvoir en produire suffi-Co *ent. Car le bois varlopé a beau-Poi? volume sans beaucoup de (jj/*s5 et il faut déjà de grandes chau-tj0 res pour pouvoir y faire une décoc-av de 25 kilogram. de bois varlopé, estc 1® quantité d’eau nécessaire. On d^donc forcé d’avoir plusieurs chaudes , ou d’y entretenir le feu jour et
- pj ‘ndiquerai ici, en passant, aux s°nnes qui n’ont pas beaucoup de
- trié)» ®îtrait du Bulletin de la Société indut-e de Mulhouie, n° ci,
- fourneaux, mais qui ont, par contre, à leur disposition, un tuyau de vapeur, un moyen que j’ai employé pendant longtemps pour faire de grandes quantités de décoctions, et que je crois pouvoir recommander dans ce cas.
- L’on dispose dans le voisinage d’un tuyau de vapeur, un grand baquet étroit et haut qui contienne de 50 à 75 kilog. de bois varlopé environ. Ce baquet est porté sur un tréteau et muni dans le bas d’un robinet, de manière à pouvoir à volonté en soutirer le liquide qu’il contient. Dans son intérieur, et à 2 décimètres du robinet environ, ce baquet doit être garni d’une planche percée de trous rapprochés, d’un centimètre de diamètre, pour laisser, dans le bas , un espace vide qui empêche le bois de boucher l’ouverture du robinet, et facilite l’écoulement du liquide.
- On fait descendre un tuyau de vapeur de 2 à 3 centimètres de diamètre jusqu’au fond du baquet, et on remplit celui-ci de bois varlopé. On couvre avec une double toile d’emballage et un couvercle qui appuie seulement sur le haut de la cuve, et que l’on charge d’un poids pour empêcher la vapeur de sortir en trop grande abondance. L’on ne tasse pas plus le bois varlopé que dans les chaudières à feu nu.
- Dans cet état, on laisse entrer la vapeur pendant au moins une heure , de manière à ne la laisser sortir que modérémentparles bords ducouvercle. Pendant ce temps, le bois se gonfle, se dilate, se pénètre de vapeur.Quand alors on remplit le baquet d’eau, il suffit de la porter à l’ébullition, pour pouvoir soutirer une première fois un liquide assez concentré. On remplit de nouveau deux fois de suite le baquet, et on fait bouillir comme avec les chaudières à feu nu; et, dans le même espace de temps, avec moins de main-d’œuvre, on a de bien plus fortes quantités de décoction, sans perdre une notable dose de plus de matière colorante.
- Par les deux moyens dont nous venons de parler, il faut, chaque fois, beaucoup de temps, et l’on n’épuise pas entièrement le bois. L’on obtient des résultats beaucoup plus avantageux avec la machine de M. Meissonnier, par l’économie de main-d’œuvreetsurtout de combustible.
- Cette machine consiste dans une chaudière en cuivre rouge, de 55 centimètres de diamètre et de 70 centimètres de profondeur. A 15 centim. du fond de la chaudière, il y a un double fond percé d’une grande quantité
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- de trous, comme une écumoire, qui empêche le bois de tomber au fond et forme un espace vide dans lequel arrive l’eau bouillante. On remplit la chaudière de bois en poudre, on couvre ce bois, d’abord d’une forte toile en treillis, puis d’une plaque de cuivre percée de petits trous. Cette plaque forme le couvercle , et est appuyée fortement sur le bord de la chaudière par un cadre et des cales en bois fixées solidement. A côté de la chaudière est une petite pompe aspirante et foulante, très-simple, qui pompe l’eau bouillante d’un vase quelconque et la foule par un tuyau de 2 cent, dans l’espace laissé vide, au bas de la chaudière de cuivre ou chaudière àextraction. L’eau, après avoir traversé le bois et le couvercle de la chaudière, coule et se rend par une ouverture dans un vase quelconque.
- Dans notre fabrique , pour la commodité du travail, j’ai fait disposer à côté de la pompe, une chaudière à feu nu , chauffée à la houille, de la contenance de 450 litres, dans laquelle on fait bouillir l’eau nécessaire à chaque opération.
- On commence par la remplir d’eau et on allume le feu. On charge alors la chaudière à extraction de bois de cam-pêche moulu, que l’on tasse le plus également possible, de manière à y faire entrer de 42 à 45 kilog. de bois de campèche. On ferme le couvercle avec soin, et pendant qu’on dispose tous les accessoires , l’eau arrive à l’ébullition. On pompe et comprime alors cette eau dans l’espace vide situé au bas de la chaudière à extraction et on la force de cette manière à passer du bas en haut à travers le bois. Cette opération se fait si facilement, qu’en deux heures de temps les 450 litres ont passé et enlevé au campèche toute sa matière colorante.
- On a soin de séparer en trois portions distinctes le liquide qui a traversé le bois. De cette manière, on peut avoir une première portion de décoction , qui marque 3 1/2 degrés à l’aréomètre Beaumé; une seconde portion qui marque 1 1/2 degré; une troisième portion qui marque 1/2 degré ; et enfin une quatrième portion de liquide faiblement coloré, que l’on mêle à l’eau qui servira pour une autre opération. C’est de cette manière que l’on retire le plus d’avantage de la machine, puisqu’on obtient par un seul passage, et sans être obligé d’évaporer, 3 décoctions de degrés différents.
- Quand on ne recommence pas de
- suite une seconde opération , pour u-, liser le reste de feu de la chaudière l’on a fait bouillir l’eau, on y ye^a, liqueur la plus concentrée, qui se pore encore, pendant une nuit, Pr^ que d’un degré, en employant siHip ment la chaleur perdue du fourneau-En représentant par des ch11* l’avantage que je trouve à cette j chine, je comparerai son travail à ce que nous étions obligés de faire o' notre établissement, avant son emp' Ainsi, Ton mettait dans une cha dière à feu nu :
- 20 kilog. Campèche varlopé, avec 80 litres eau. |re
- On faisait bouillir pendant qua heures, et on renouvelait trois 1° cette opération. Pour _ c
- 20 kilog. Campèche, il fallait do faire bouillir 240 litres eau pendant 12 heures. -f
- Je double ces chiffres pour pouv(! mieux les comparer à ceux produ' par le travail de la machine nouvel • Ainsi, d’après l’ancienne méthod ’ pour
- 40 kilog. bois, il fallait fairebouiIhf 480 litres eau pendant 24 heures.
- Avec la nouvelle méthode de la cha dière à extraction, on met 42 à 45 k logrammes bois, il faut deux he|JI j pour chauffer les 450 litres d’eau, ^ deux heures pour les pomper à tr»ve le bois. Donc, pour 42 kilog. bois , il faut chauffer 450 litres eau pendant 4 heures. Soit avantage de 20 heures d'un feu soutenu.
- Outre cela, on retire mieux la 111 tière colorante du bois, et l’on a grande économie de main-d’oeuvr ^ puisqu’un seul homme nous fait dca opérations dans la journée. ,
- Pour la bonne réussite de l’oper ^ tion, il y a plusieurs précaution1’ t prendre, qui sont indispensables » ^ qui, faute d’être observées par <VlL ques personnes qui ont essayé la n1 chine , ont probablement fait aba»do ner son emploi. , ^
- Ainsi, il faut que le bois soit répar et tassé bien également dans la c'1 dière à extraction , afin que l’eau co . primée par la pompe éprouve part ce la même résistance pour traverser bois, et ne se fraye pas un chemin d côté ou d’un autre. ne
- A cet effet, il ne faut pas jeter u grande portion de bois dans IaC lajs dière, et tasser le tout ensemble, il faut remplir en cinq ou six porb°
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- seretf es’ et chaque fois bien égali-pius inf88®1* *e b°is. Une des choses les ^0ulu por*antes, c’est d’avoir du bois Seur S,°U raP®> d’une certaine gros-pren’d Poussière; car, lorsque l’on
- Haire fj campèche en poudre ordi-
- c°Up , u commerce, qui contient beau-sière «f P°uss*cre très-fine, cette pous-b°is m e tasse beaucoup plus que le fie |a °u'u. Il s’en suit que là où il y a tance P»Ussi®re en quantité, la résis-ellese f erte a l’eau est P^us grande; fîndroi/raye,a'orsi,n passage à un autre a (jÇs ef à la tin de l'opération il y AuSRi parlies où *' eau n’a pas pénétré, de 50-’ ^oand on emploie de ces sortes ti°r,s a t-on quelquefois des décoc-oi) re,.eaucoup plus faibles; et quand qu’0n jre *e bois après l’opération et dière > ef^a^ bouillir dans une chau-On ç a *eu nu , avec de nouvelle eau , tièrB Retire encore beaucoup de majorante. F
- p,0.°ur voir si le bois que nous em-fait [j115. a. le même inconvénient, j’ai bois °Ull!‘r> pendant six heures, de ce chau’j (îu* venait d’étre retiré de la teinD ler.e a exaction, et, après ce J’er, ^ n’a pas môme coloré l’eau, tendus que de cette manière la q„e ere colorante est mieux extraite j, Par l’ancienne méthode. perf81 *r°uvé que l’on pouvait encore hoi^hnnner le tassement bien égal du tan» ns ^a chaudière à extraction , de j’antère suivante :
- Sojn Va's remarqué, que , n’importe le égaj 1Ue l’on apportait à remplir bien fait ^ent la chaudière , après y avoir c0üvPasser l’eau • quand on ouvrait le s\ j.ercle, elle n’était plus remplie ; il tassa‘ïDla’t un Par bois, qui se Je* fi *eux 9“ ** se raouibait. bois ”S a*ors humecter d’avance le l'aVap°Ur les décoctions, ainsi que je les. ’? Vl1 pratiquer en Angleterre pour répaeirîtures. Dans cet état, le bois se da^„r, 1 et se tasse parfaitement bien aPrè c^audière , et on le retrouve , VaitS .opération , juste comme on l’a-lenan*18‘ J^uss* *a réussite est-elle main-do^ . constante et assurée. Le poids Ce °!s humide est environ dc70kilog., Se^ n* rePrcsente 42 à 45 kilog. de bois j Pour chaque opération, cède de Lima ou de Fernambouc fa,,, moins facilement sa partie colo-îa„t. i que le bois de Campèche ; aussi 45 [... Pour ces sortes de bois de 42 à b0Qii, °8* > environ 600 litres d’eau l0nglla»te au lieu de 450 litres, et pro-l’opération en conséquence.
- P^r 1 °*s.de quercitron ne réussit pas,
- *a raison que j’ai citée, qu’il con-
- tient une très-grande quantité de poussière.
- La graine de Perse entière ne réussit pas, parce qu’elle demanderait beaucoup trop de temps et trop d’eau; en la pilant ou concassant, on risquerait, ou d’avoir de la poussière, ou une décoction trouble, comme le sait fort bien chaque praticien.
- Enfin, la cochenille ne réussit pas, parce que elle se gonfle tellement au contact de l’eau bouillante, qu’à l’essai que j’ai fait, elle a presque fait éclater la chaudière.
- Mais en s’en tenant aux bois que j’ai indiqués, il reste déjà un grand avantage , sans vouloir généraliser l’emploi de la machine, et je peux assurer un très-bon résultat aux personnes qu suivront exactement la marche que j’ai indiquée.
- Préparation d'une gomme artificielle propre à remplacer la gomme Sénégal.
- Par M. C. L. M. Fouquet.
- Voici un procédé pour transformer certaines substances végétales en une matière dont on peut faire usage pour remplacer la gomme Sénégal.
- Les matériaux dont cette substance est composée, sont la fécule de pomme-de-terre , l’amidon, le sagou et le malt concassé. Les proportions sont 100 kil. de fécule, 20 d’amidon, 20 de sagou et 20 de malt.
- On verse dans un vase une quantité d’eau égale à six fois le poids de la fécule , on chauffe jusqu’à 25 à 30° C., on y jette l’amidon, puis, quand il est bien démêlé, on introduit la fécule et le sagou , qu’on remue jusqu’au moment où on verse le malt, en continuant d’agiter et chauffant jusqu'à ce que les matières soient amenées à un état gommeux , c’est-à-dire environ une heure après l’addition du malt.
- Pour s’assurer si la matière est préparée , on en verse une petite quantité dans une assiette blanche , et on y mélange un peu de teinture d iode ; si la gomme n’est pas convenablement préparée, la matière se colore en bleu; mais si elle prend une nuance violet rougeâtre, les matériaux sont suffisamment combinés.
- Arrivé à ce point, on cesse de chauffer à feu nu , et on élève la température à l’aide de tuyaux de vapeur qui la portent à 1U0 ou 105" C. On arrête
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- alors ; on abandonne au repos pendant une heure ; on filtre à travers une toile de laine; puis on concentre la gomme en la versant dans un vaisseau pourvu d’un serpentin, traversé par de la vapeur d’eau, qui chauffe la matière et en évapore l'humidité.
- Si on veut amener la gomme à l’état sec , il faut en chasser toute l’humidité par un moyen convenable, après quoi on la divise en fragments, qu’on expose à la dessiccation, et même lorsque cette dessiccation doit s’opérer vivement, on ajoute un peu d’essence de térébenthine pendant l’évaporation (environ 30 grammes pour 100 kilog. de matière), afin de faciliter cette opération.
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- Procédé nouveau pour la fabrication du savon.
- Par M. Ch. Watterson , fabricant.
- Le procédé que je propose, et qui consiste en un mode particulier pour combiner les huiles ou les matières grasses animales avec la soude caustique et l’eau, présente cet avantage qu’il fournit un savon plus pur et d’une nature plus efficace, en même temps qu’il procure une très grande économie de temps dans la durée de l’opération, puisque le savon est suffisamment dur pour sa vente , au bout d’un petit nombre d'heures, au lieu de plusieurs jours, ainsi que cela a lieu dans les procédés manufacturiers ordinaires.
- Les ingrédients employés sont, du reste, à fort peu près les mêmes que ceux en usage aujourd’hui, savoir : 1° Toutes les matières grasses végétales ou animales , soit seules, soit à l’état de mélange; 2° une lessive de soude caustique au titre de 22 pour 100; 3° de l’eau , aussi exempte qu’il est possible de l’obtenir de sels terreux ou d’oxides métalliques.
- Le procédé perfectionné de fabrication du savon s’exécute ainsi qu’il suit :
- Pour faire 500 kilogr. de savon, on met dans une chaudière de 2 mètres de diamètre , et environ 0m,60 de profondeur, 3o0 kilogr., je suppose, d’huile de palme brute. Aussitôt que cette huile a atteint la fluidité convenable on y ajoute graduellement 180 kilogr! plus ou moins (suivant la qualité du savon qu’on veut fabriquer ) de lessive de soude caustique , de la force indiquée en ayant soin de bien mélanger les ingrédients avec un instrument adapté à
- ce travail. En cet état, on augtnent ^ feu et on brasse constamment le naü lange pour l’empêcher de prendre fond de la chaudière. Au bout de t à quatre heures de feu et de brassai5 ’ le mélange prend un aspect blancna ^ et en continuant de chauffer tout partie aqueuse s’évapore entièreme^’ et la masse se réduit à un état de cheresse parfait. On augmente e«c le feu, et au bout de peu de ten'r j celte masse repasse à l’état liquide i prend une couleur brunâtre, qui îj1 et que que la combinaison entre l’h°l »:re l’alcali est effectuée. Alors, on re promptement le feu , et on agite e tinuellement tant qu’on craint de n . 1er. Quand cette opération est *e.r r née, on couvre la chaudière pour 1®S refroidir lentement pendant la nuu* n-La seconde partie de l’opération c , siste à rompre , ou réduire à l’état P' vérulent, le produit obtenu actuepite ment sous forme solide (1). A c„qd matière ainsi divisée, on ajoute ^ litres d’eau pure , ou à peu près te* ’ et on agite fortement le mélange P® dant une demi-heure. On applique a* la chaleur et on porte à l’ébullib® ’ qu’on soutient environ trois heur^’ pendant lesquelles on ne cesse ;d’a$' ou de brasser. Aussitôt que l’évap°lej tion a été portée au degré requis* que le savon paraît avoir une consista convenable, on laisse refroidir le° ment. Tout le contenu de la chaudiÇ ^ où il ne reste ni eaux d’épinage, u* e sidus, est versé pendant qu’il est eflC . à l’état fluide , dans les formes naires, où on le laisse refroidir* . lendemain , le savon dans les^ f°r®®g, est assez dur pour être coupé à la nière ordinaire , et pouvoir, après ce . opération, être livré au commerce e la consommation.
- Moyen pour nettoyer, purifier et j franchir les tonneaux barri*}111 foudres, bacs et autres vaisse^ analogues,
- Par MM. R.DAvisoNet W. SYMiNGTOf<’ ingénieur civil.
- Jusqu’à présent, pour nettoyer, Pflr‘! fier et affranchir les tonneaux, les bfa
- (O I. inventeur, qui est un fabricant A(e von à Manchester, aurait dù nous appr., par quels moyens mécaniques il réciult sSe* matières à l’état de ténuité. Sont-elles a’0,i sèches pour être broyées ou pulvérisées» bien les déiüe-t-on à l’aide d’instrurne»W “
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- trie]s’ ^Mlateurs et autres indus-d’y fa; Considéré comme très-efficace hauletre Passer de la vapeur à une lève ^ eniPérature,mais ce moyen sou-f0 jj objections sérieuses : au p0- ®st extrêmement dispendieux,
- ^asseriL^i16 Tdans <Iue,(Iues grandes
- Uue (j es ne Londres il donne lieu à livres Pense de plusieurs milliers de 2° j.sterling annuellement, s’ijjjbjp bois en contact avec la vapeur c°ntrih d.une quantité d’humidité qui cryDt Düe à reproduire ces fongosités trajL §aniiques dont il s’agit au conte n 6 Se débarrasser, décrit °UVeau Procédé que nous allons deiiv , ,®st parfaitement exempt de ces
- b’ah U-S'
- Uojpj 0rd il est comparativement éco-cité et> en second lieu, son effica-cipalpi. Contestable. Il consiste prin-*aPeu ^ à substituer Pair chaud à la cha| r’ c’est-à-dire à administrer la pri£tè ea ^aquebe réside seule la pro-qui j, Purifiante, exemptede l’humidité ^accompagne dans la vapeur, bu^eul avantage qu’on puisse attri— vapeur d’eau, c’est qu’elle tièrea dissoudre et à détacher les ma-UitjU s°bdes qui peuvent s’être accu-Déra|es dans les tonneaux, mais en gé-Sa|jn Ces matières forment des croûtes fait *es qu’un haut degré de chaleur üatls passer et enlever par écailles et popj. ous les cas on peut avoir recours aiqu es détacher à des moyens méca-
- sUccèS’ a*ns* fiue nous l’avons f®*1 avec
- plps^iet comme nous l’expliquerons
- CoJ^Première partie de cette invention dquz a préparer les tonneaux, bar-<%e ,s> foudres ou autres vases, c’est-à-brj~ a *es débarrasser lorsqu’on les fades^ a avant qu’ils soient terminés, Nséi ières colorantes et de celles ilsp^dantdessaveurs particulières dont pOsanUtr^a'enl être imprégnés en les ex-d’air. ,a l’action d’un courant rapide
- £«baud.
- «a luuneaux se font généralement Co\in ,S neu^ qu’on peut aisément dé-le J ep en douves et courber suivant écla* °ul exigé sans crainte de le faire lorin-t > et de préférence en bois qui a Une e)lïlP® été exposé à l’aireta éprouvé f°M dessieeation. Ces douves et les blés S°nl en cel état réunis et assem-CetteafVec ^es bens provisoires puis sous •orme soumis à un courant rapide
- ; >s> p, .
- '°t)5 r : ^ est une question que nous ne pou m lltom°Adre» raais que (luel(tues essais per “•lèd’l1, ceux qui voudront répéter le pro uedaircir. F. M.
- Ttchnologiitc. T. VU, — Janvier. 1846.
- et continu d’air chaud jusqu’à ce que le bois ait exhalé toute sa sève naturelle ou tous les autres corps aqueux dont il peut être imprégné. En cet état les tonneaux sont cerclés définitivement et terminés à la manière ordinaire.
- Lafig. 6, pl. 76 est une section longitudinale et verticale de l’appareil à l’aide duquel on produit le courant rapide d’air chaud.
- La fîg. 7en est la projection horizontale prise par la ligne 1, 2 de la fig. 6.
- La fig. 8, une section transverse prise par la ligne 3,4 de la même figure.
- a est le fourneau, b, b deux tuyaux horizontaux qui s’étendent de part et d’autre de ce fourneau, c, c des tubes en forme de fer à cheval qui s’élèvent verticalement sur les tuyaux b, b et sont en communication avec eux ; d est un conduit servant à l’admission de l’air atmosphérique que lance un volant ou tout autre appareil de soufflerie dans les tuyaux b, b; e un autre conduit pour laisser échapper l’air de ces tuyaux, ce conduit est pourvu d’un registre ou vanne f pour s’opposer à ce que la vapeur, quand on en fait usage, passe dans les tubes à air chaud ; g, g des ajutages sur lesquels on place les tonneaux de façon que l’air chaud pénètre dans leur intérieur en passant par la bonde.
- La marche que l’air chaud suit en parcourant les tuyaux et les tubes est du reste indiquée par les flèches.
- La seconde partie de cette invention consiste à affranchir les tonneaux ou vaisseaux analogues dont on a déjà fait usage, de toute odeur de moisi, de chanci, de futée, aussi bien que des impuretés cryptogamiques, ou autres matières semblables qui peuvent s’ètrc attachées à leur paroi interne, à l’aide d’un appareil qu’on peut introduire dans ces tonneaux sans en enlever le fond, puis en un rinçage, et enfin à y faire passer de courants rapides d’air chaud.
- La fîg. 9 représente le plan de la machine à affranchir les tonneaux.
- La fig. 10 la représente en élévation par une de ses extrémités.
- a,a montants ou chevalets de la machine, b,b deux châssis dont les axes roulent sur des coussinets portés sur la partie supérieure des chevalets a,ci ; ces châssis sont mis en mouvement de rotation à l’aide d’une corde ou d’une chaîne qui part d’un premier moteur convenable, et passe sur les poulies à gorge c,c établies sur leurs axes ; d,d berceaux intérieurs qui portent les tonneaux qu’il s’agit d’affranchir, et sont montés dans les châssis 6,6; e,e, e¥,e*
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- roues à rochet et leviers à ressort établis sur les axes des berceaux; fj cliquets, 9i9t 9* >9* leviers et chaînes pour assujettir ces tonneaux sur les berceaux ; h,h loquets pour maintenir les leviers g,g; i,i plans inclinés pour faire agir les leviers e,e sur les roues à rochet, et j,j leviers d’embrayage pour établir ou suspendre le mouvement de la machine.
- On insère dans le trou de la bonde du tonneau un tampon p qu’on voit représenté sur une plus grande échelle dans la fig. 11, auquel pendent quelques centimètres d’une chaîne ordinaire q portant une charnière r dans un des points de sa longueur. A cette chaîne en sont suspendues au moyen d’un anneau trois autres, dont on ^nt la forme dans la fig. 12 et qui ont environ 1 mètre de longueur, et à chacune de ces dernières sont enfin accrochés, aussi au moyen d’un anneau, trois autres bouts de chaîne de 0m,30 de longueur, et qu’on a représentés dans la fig. 13.
- Voici comment la machine fonctionne :
- Les tonneaux ayant été assujettis sur les berceaux, le mouvement est communiqué aux poulies c,c,- les châssis b,b tournent alors en même temps que ces berceaux. Lorsque la roue à rochet e* et le levier e, sur l’axe de chaque berceau, arrivent à la partie inférieure de la machine, ce levier e vient en contact avec le plan incliné i qui le force à réagir sur la roue à rochet, et par conséquent à faire mouvoir le berceau d’une portion de la circonférence égale à l’étendue qui sépare deux dents de cette roue à rochet. Il en résulte qu’à chaque révolution du châssis, le berceau se meut ou* avance de la même étendue, et que les chaînes, par les nombreuses pointes anguleuses qu’elles présentent à la surface interne du tonneau , en grattent successivement toute la paroi intérieure et en détachent toutes les matières étrangères.
- Dans quelques cas on peut se servir de gravier, de sable, de plomb, ou autres substances dures ou anguleuses, de concert avec les chaînes ou employer ces substances séparément.
- Après que le nettoyage a été opéré on retire les chaînes et on rince les tonneaux.
- Comme le bois de ces tonneaux aurait pu être imprégné de diverses substances nuisibles, et que l’opération mécanique ci-dessus ne peut enlever, on expose ensuite ces vaisseaux à l’action d’un courant rapide d’air chaud en les plaçant sur les ajutages g7g de l’ap-
- .g
- pareil représenté dans les fig. fi»' ®'J en ayant soin d’enlever les bouÇD° fl ou les fossets des trous de la canelie autres, afin'de laisser un libre pass B à la vapeur d’eau ou aux émanatx gazeuses générées par l’air chaud-Lorsqu’une très-haute temperl11 est nécessaire pour purifier les 1 neaux, afin d’enlever jusqu’aux m° dres traces d’odeur ou de saveur t chanci de fût ou autre, on introci une petite quantité de vapeur avec 1 chaud. Cette vapeur est fournie V une chaudière h placée au-dessus tubes à air chaud et charriée par olJ tube i qui est pourvu d’un registre d’une soupape à gorge j avant de a boucher dans le conduit e. r Les appareils ont été représen comme n’agissant que sur deux to neaux ; mais on conçoit qu’on Ve établir ainsi des chantiers, des des chevalets et des châssis à la sU ja les uns des autres, et traiter de même manière un grand nombre tonneaux à la fois par un seul et me appareil de force et d’étendue conv
- nables.
- ’à
- D’après les expériences faites ju?,^re ce jour, les appareils qui viennent de décrits préparent, purifient et aflra chissent les tonneaux en cinq ou six moins de temps que les procédés or naires,et leur application dans diye*_e brasseries de Londres a démontré Q les tonneaux moisis, chancis, futés,e*;’ qui avaient contenu de la bière, P° 5 vaient être rendus de nouveau prop,.. à renfermer les liquides les plus de cats au prix (y compris la force mee , nique et tous les frais quelconque^ de 17 1/2 centimes par tonneau, tan^ que par lès anciens procédés il n coûtait pas moins de 60 centimes parfois 80, et même 1 fr. Or, on co çoit de quelle importance il doit ® danscertains établissements de Londr où on fabrique jusqu’à 80,000 barri<lu de bière en une seule année.
- Moyen économique pour se ProC}lfxl$ avec l’urine le phosphate de cha ^ et de magnésie pour les besoin l’agriculture.
- Par M. J. Stenhoüse.
- Il y a peu de points, en chimie aSrl^e qui se trouvent a présent établis d manière aussi complète que le beS j„ impérieux en phosphates terreux et
- câlins pour le développement cornp16
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- J .
- qu’èp ® eurs tiges de leurs semences , Uvent les plantes qui servent à la Hapj Hre de l’homme etde certains ani-faice ' ^tte considération a conduit à Se pra Sfand nombre de tentatives pour ' acide Ur,er en P'us grande abondance rareté Ij osPhorique , attendu que la préSen, Cet élément doit évidemment grès f, ,er Un obstacle sérieux aux pro-UfS ^ ^Agriculture. jiiSqü., Principales sources dont on a rjqpeaPosent extrait l’acide phospho-UripL0!11 ,®té les os, le guano et les ^thoi ' bomme et des animaux. La consjot ,0r,dinaire d’employer l’urine charn tC 3 j ,aPPÜquer directement aux l’avo;^ a *'®tat liquide, ou bien, après fiirjqr neutralisée avec de l’acide sul-P°Ur ’ f3 ' évaporer jusqu’à siccité devip6»1 .ori®e.r une masse saline qui ^ m ainsi aisément transportable. v°|u * etat liquide, l’urine, par son COnsidérable , est un article à Jfode à recueillir et à transporter pop i^e distance, et toute tentative Porat*3 r^duire ^ l’état solide par éva-si(]£,'?n » comporte une dépense si con-daps j e en combustible que ce mode,
- itppp^i ^es cas ’ est tout 3 '3*t
- Proe moYen je propose pour se l’ttr' er t'e lAcide phosphorique avec Hn lne, n’est pas l’évaporation, mais de j Précipitation de cet acide à l’état Phn ?sPhate insoluble de chaux ou de v'em a>ale des os. C’est à quoi l’on par-èCont d’une manière à la fois facile et nornique en ajoutant simplement un eSt excés d’eau de chaux , ou, ce qui l’Urpc°re mieux , un lait de chaux à
- P'té *0 tant^ s ^ f°rme un préci-au ' précipité, quand il est produit aspp1*10^0 de l’eau de chaux , a un ïe[sct gélatineux, il est volumineux et et ie,pble beaucoup à de l’albumine , ra’amsi qu’on le verra par l’analyse Phat P'us bas > Il consiste en phos-de ? basique de chaux avec un peu tn Pncsphate de magnésie et quelques .leres organiques.
- f0t/.Prés avoir laissé ce précipité se houtf pendant quelques heures, au faj^ desquelles il s’est notablement af-•tia;6’ on Peut enlever au siphon la HaiT3re Partie de la liqueur qui sur-Hte’ reste étant recueilli doit ijq |eté sur un appareil de filtrage. éou^,chant ce précipité qui, comme Prend 3V0ns dit, est très-volumineux, iv.d un retrait considérable. Pour l’Uri *r? Il n est Pas nécessaire que Pie ?e Sol.l a I ®tat de concentration ; je l’uri 6 ?u‘s Procurè aisément avec de nc étendue de 10 fois et même plus
- son poids d’eau. C’est même dans cette circonstance que consiste le principal avantage de la méthode proposée , attendu que l’urine peut être utilisée comme source dAcide phosphorique , même dans un grand état de dilution, état sous lequel onia recueille dans les conduits où elle s’écoule et où on l’a considérée jusqu’à présent comme impropre à des applications utiles.
- Lorsque le précipité est chauffé jusqu’à dessiccation, il noircit à cause delà quantité considérable de matière organique qu’il renferme ; il exhale en même temps une odeur ammoniacale désagréable , de façon qu’on voit qu’il n’est nullement dépourvu de nitrogène. La matière organique consiste, je crois, en mucus qui a été entraîné avec la chaux.
- Quoi qu’il en soit, une certaine quantité de ce précipité séché à 100° G. et soumise à l’analyse , a donné :
- Chaux...................... *0.99
- Magnésie.................... 1.32
- Acide phosphorique.......... *0.18
- Perte au feu, matière organique et eau............. . 13.5*
- loo.oo
- J’ai déjà dit que le précipité, quand on le chauffait à 100°, exhalait une odeur ammoniacale , et par conséquent, lorsqu’on veut l’employer comme engrais, il faut ne le faire sécher qu’à une douce chaleur. La quantité de nitrogène renfermée dans le précipité qu’on avait séché à une température ordinaire s’est même trouvée plus considérable que je ne m’y attendais. Une portion séchée de cette manière, essayée par la méthode deM. Will, a fourni 1,91 ou près de 2 pour 100, tandis qu’une autre, séchée à 100°, n’a donné que 0,88 de nitrogène. Une autre portion , séchée à l’air, n’a laissé, quand on l’a chauffée au rouge, que 41,19 p. 100 de résidu fixe.
- Un kilogramme d’urine, précipité avec de l’eau de chaux, a donné, après avoir été chauffé au rouge, 3 grammes de phosphate de chaux et de magnésie. Un autre kilogramme d’urine plus concentrée, traité de même, a fourni * grammes 6 des mêmes substances. Ces deux échantillons étaient de l’urine prise à son état naturel. Du reste, il est évident que ces résultats ne peuveut être considérés que comme des approximations, attendu que l’urine varie, tant dans son état de concentration / dans chaque individu , que suivant les
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- circonstances dans lesquelles elle est produite.
- La quantité de phosphate de chaux qu’on obtient d’un kilogramme d’urine est, il faut l’avouer , bien minime, mais quand on réfléchit, cependant, à l’immense quantité de ce liquide qu’on peut se procurer dans lesgrandes villes, il est évident que c’est là une source qui pourrait doter nos champs d’une énorme quantité de phosphate de chaux qui, la plupart du temps, est perdue pour l’agriculture.
- Avant de terminer, j’indiquerai en peu de mots la manière suivant laquelle on pourrait, je crois, procéder le plus avantageusement possible à la précipitation en grand des phosphates.
- L’urine, telle qu’on la recueillerait, serait versée ou reçue dans des étangs ou dans un réservoir convenable, puis l’eau, ou mieux le lait de chaux serait préparé dans un autre réservoir de plus petite dimension placé à un niveau plus élevé. En cet état, on ferait couler ce lait dans le réservoir aux urines , et les liquides seraient bien mélangés par l’agitation tant qu’il s’y formerait un précipité. Je pense qu’il serait bien préférable d’employer un léger, et même un excès considérable de lait de chaux plutôt que d’eau de chaux, car , quoique l’acide phosphorique soit complètement précipité par l’un ou l’autre de ces réactifs, l’eau de chaux produit un précipité gélatineux qui ne s’affaisse pas promptement et est difficile à filtrer, tandis que le lait de chaux donne un précipité floconneux beaucoup plus facile à manier.
- Lorsque le mélange de chaux et d’urine aura été abandonné au repos pendant quelques heures, le précipité se sera suffisamment affaissé pour qu’on puisse aisément décanter les trois quarts de l’eau à l’aide d’un siphon. En ouvrant un robinet au fond du réservoir on pourra faire écouler le reste de l’eau à travers un appareil de filtration disposé à cet effet, et les phosphates de chaux et de magnésie seront obtenus sous la forme d’une bouillie gélatineuse et d’un grand volume.
- Maintenant la masse peut être rendue parfaitement sèche , en l’exposant dans des vaisseaux plats aux rayons du soleil , ou bien à un courant d’air sec et chaud. A l’état de siccité elle présente une masse friable qui, lorsqu’on la frotte légèrement, se réduit en une poudre très-fine. La quantité de chaux nécessaire pour précipiter l’acide phospho-riquedel’urinen’estpas bien grande, et la seule difficulté que présente tout le
- procédé consiste dans la filtration <1 s’opère avec beaucoup plus de len qu’il ne faudrait, quoique je ne d° pas qu’un peu de pratique ne sugf^ les moyens de diminuer considéra^ ment, si ce n’est d’écarter comple ment cette difficulté. ( • ie
- P. S. Depuis la rédaction de 1 art ^ précédent, je me suis assuré que, • difficulté pour filtrer et sécher le pr® je pité peut être écartée en grande par en mêlant intimement une petite qu* tité de charbon de bois en poudre au précipité, après que la masse pn ^ cipalede l’eau aura été décantée au phon ou autrement. La quantité t charbon nécessaire pour cet objet n -pas considérable; le charbon a p° effet de rendre ce précipité plus P°re et de faciliter ainsi la filtration et le . chage. Si la poudre de charbon, av . son mélange avec le précipité, a se à filtrer une très-grande quantité o rine putréfiée, et est par conséque largement chargée d’ammoniaque,e* constituera ainsi déjà par elle-We • un excellent engrais. L’urine qui a se à imprégner ce charbon peut êtr ’ comme on le conçoit, écoulée dans réservoirs pour extraire l'acide pb^e phorique qu’elle renferme au m°ye0|US la chaux, ainsi qu’on l’a décrit P1 haut.
- Préparation de l’oxide de nickel l>1 exempt d’arsenic pour lu fubtlC" tion de l’argentan.
- Voici pour cet objet un Pr°c^e qu’on doit à M. Anthon et qui don** constamment de bons résultats. , e On commence par réduire en poUd la nickeline ou nickel arsenical du coi11 merce, puis on mélange avec deux 0 trois fois son poids de charbon éga1 ment pulvérisé finement et un P® d’eau , on pétrit et on en fait des b° lettes dont on remplit des tuyaux argile réfractaire, qu’on clôt et 1° aux extrémités à l’exception d’une P® tite ouverture qu’on ménage sur des bouts pour y introduire un tu d’évacuation des gaz, et d’une au ouverture pratiquée à l’autre bout po® l’introduction de la vapeur d’eau q*J génère dans une chaudière partie lière. Dans cet état on introduit tuyaux dans un fourneau, on les p°r. au rouge, et pendant 36 à 48 heur que dure la calcination, on yf * passer un courant de vapeur uea,^ Dans cette opération il se dégage
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- les e^Pfr<î?>eiîe,ars®n*® dont on Prévient soitD ls délétères, soit en le brûlant, le r *°.ut autre moyen, et lorsque Jieproi^î11 sert au dégagement du gaz Oo extr P*us ^ue vaPeur d’eau, qui s> a,tdes tuyaux la masse calcinée lan»0 ^ ^ouve renfermée, on la mé-de ^j,avec 25 à 30 p. 0/0 de son poids UnCrerate s°ude, on chauffe dans
- sole c USe* *?u ^ans un ^our a ca^c*ner a en(]nreuse jusqu’à la chaleur rouge, et Won°v! dissout dans l’eau. Le résidu l’°x °Dtient de cette dissolution est de d’aJae.de nickel parfaitement exempt ferfJ1^n*c‘ Quant à la solution, elle ren-soude ndrate et de l’arséniate de
- l ^rse 9ue.ce rn°yen de chasser grail^nic du nickel arsenical a la plus Suif. e ?nai°gie avec le procédé de dé-s«au allon ProPosé par M- E. Rous-U0ü ^0ur les minerais sulfurés, que no{0 av°ns fait connaître dans le Tech-aPDl'^e’ année* P- 159* et qui est fur!1?,ué aujourd’hui en grand au sul-o antimoine.
- Prp •
- eCîVitation galvanoplastique des alliages.
- allî°Ur Précipiter galvaniquement des j^Ua^es, voici les procédés auxquels V. Walker a eu recours.
- Cy Prend une dissolution concentrée de Impure de potassium et commence par ^c.lroliser avec une anode en cuivre. Sed.sdôt que ce cuivre a commencé à re aiSs°udre, il enlève cet anode et le lv.P'aee par un autre en zinc. Lorsque teill10n. a duré pendant un certain ton ** commence à se déposer du lai-juq a la cathode. La solution dès ce O"* est prête, et on la fait fonc-ba Per avec deux ou trois couples de jy’ell et une anode de laiton, ap ? cette manière on peut précipiter d’o®1 des alliages d’or et de cuivre, le v e-1 d’argent. L’auteur conçoit que lui rai laiton est une combinaison chi-Pos définie • mais il regarde comme Slole que l’anode qui est du laiton pju commerce soit cette combinaison q® On excès de zinc, et par consé-Ujj bain produit doit consister en change de cyanure de laiton et de lass?Ure z*nc avec cyanure de po-
- iue J101- Ce bain se décompose aisé-pré 1 et Par conséquent on ne doit le &.’Wrer qu’au moment de s’en servir, rèùrf ker a présenté, lors de la dernière UUe°n l’association britannique,
- ®rand nombre d’objets en cuivre et
- autres métaux recouverts de laiton , et il considère comme une chose facile à faire, de déterminer entre certaines limites le caractère d’un alliage qu’on veut précipiter, et de former ainsi des alliages d’or et d’argent à divers titres.
- Recette pour la préparation d'une
- réserve d'un emploi usuel dans la
- dorure et l'argenture galvanique.
- Par M. le doct. L. Elsner.
- Il arrive fréquemment dans la dorure galvanique des objets en argent, qu’il n’y a que certaines portions des pièces qui ont besoin d'être dorées, tandis que d’autres doivent rester blanches. En conséquence, les portions sur lesquelles il ne faut pas déposer d’or doivent être recouvertes d’un enduit ou réserve. Une réserve pour cet objet doit posséder les propriétés suivantes : On doit pouvoir l’introduire jusque dans les détails les plus délicats du travail de la pièce ; elle doit sécher promptement ; ses contours ou même ses limites doivent être nettes et bien définies; elle ne doit pas pouvoir être attaquée par les liqueurs à dorer portées à l’ébullition ; l’opération de la dorure terminée, il faut qu’on puisse l’enlever aisément, enfin elle doit être facile à préparer par tous les praticiens.
- Les réserves dont on a fait connaître jusqu’à présent la composition, ne remplissent que certaines et même un petit nombre des conditions qui viennent d’être énumérées, mais voici la recette d’une réserve qui paraît les réunir toutes à un degré convenable.
- On prend deux parties d’asphalte et une partie de mastic pulvérisé qu’on fait fondre ensemble à une douce chaleur en remuant continuellement jusqu’à ce que la masse ait pris un aspect uniforme et homogène ; en cet état on la coule sur une planche de cuivre froide et on peut la conserver sans qu’elle éprouve de changement en l’enveloppant dans un papier ciré. Elle a, quand elle est froide, une couleur noire, un certain éclat, et est très-cassante.
- Quand on veut charger une pièce avec cette réserve, on en prend une quantité suffisante qu’on fait dissoudre à une douce chaleur dans de l’essence de térébenthine, de manière que la dissolution ait à peu près la consistance d’un sirop. C’est avec cette dissolution et au moyen d’un pinceau fin,
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- qu’on charge et enduit les parties des pièces qui ne doivent pas prendre la dorure.
- Quand dans la dorure, au moyen du contact du zinc, on se sert d’une dissolution bouillante d’or dans le cyanure de potassium, il est avantageux de multiplier les couches de la réserve, mais de n’en appliquer une nouvelle que lorsque la précédente est sèche.
- Lorque la dorure est terminée, on peut enlever la réserve à la surface de la pièce avec des brosses douces, sans qu’il soit nécessaire de la dissoudre de nouveau.par le moyen de l’essence de térébenthine, opération qui serait fort incommode surtout s’il s’agissait de pièces volumineuses.
- J’ai prié plusieurs bijoutiers de faire l’essai de cette réserve, et tous m’ont assuré qu’elle remplissait toutes les conditions qu’on peut désirer dans la pratique, qu’elle possédait les propriétés qu’on est en droit d’exiger dans tous les cas d’une bonne réserve usuelle, et par conséquent que sa composition méritait d’être connue. Ce sont ces motifs qui m’ont déterminé à en livrer la recette à la publicité (1).
- Note sur la conservation des bois enfouis dans la terre.
- Par M. Boucherie.
- Plusieurs années se sont écoulées depuis la communication que j’ai faite sur mon mode de conservation des bois (le Technologiste, lre année, p. 475), et cependant mes recherches sur la conservation des bois n’ont point été un ' instant interrompues. Les pièces que je soumets aujourd’hui à l’Académie témoignent de ma persévérance , et confirment, en les étendant, mes premiers résultats. Je voulais donner à mes expériences la sûreté et la précision que sont en droit d’exiger les nombreuses et importantes industries qui emploient le bois, et j’attendais avec
- (t) Depuis la publication de cette note, on a fait ia remarque que, lorsqu’on employait cette réserve avec une solution très-concentrée d’or dans le cyanure de potassium (cas qui se présente du reste rarement), et qu’on appliquait la chaleur, elle n’adhérait plus avec assez de force ; mais il est facile de remédier à ce défaut en ajoutant à la dissolution de cette réserve dans l’essence de térébenthine un peu de copal à l’alcool. Du reste, cette insuffisance de la réserve n’a lieu que quand on se sert d’une dissolution de cyanure de potassium, où le rapport du cyanure à l’eau est comme i est à 10.
- impatience une occasion favorable po préparer à la fois un grand no® ^ d’essences et les exposer ensuite ® influences qui les détruisent avec pidité. a
- Cette occasion s’est présentée , n trois ans, lorsque le ministre de marine me chargea de préparer bois dans la forêt de Compiègne> viens faire connaître à l’Académie résultats que j’ai obtenus. ;e
- En 1842, au mois de novembre > * fis couper cent billes de bois de verses essences (hêtre, bouleau, aU et chêne avec aubier) du volume et la longueur d’une bille de chemin fer. pl
- Quelques-unes de ces billes fure laissées à l’état naturel. .<e.
- Le plus grand nombre fut cofflp ment pénétré de liquides conser teurs. . p
- Une dizaine ne reçurent ces M des que dans la moitié de leur 0
- gueur.
- La préparation terminée, toutes billes furent enfoncés dans un beU c (la faisanderie de Compiègne), en Pr^ sence de l’agent de la marine char»e de m’accompagner, de l’inspecteur la forêt et de plusieurs de ses emploi ^ procès-verbal fut dressé de l’époque _ l’expérience et de la nature des bo une triple expédition de ce procès-'. 5 bal fut faite. L’une resta dans lesiu3 ,e de l’inspecteur de la forêt, la seco fut adressée à la conservation du maine privé, et la troisièmé me fut mise. j5
- Après trois ans d’attente, ce m ^ de décembre 1845, j’ai procédé à lece traction des bois enfouis. En Pr®s.en<jtt des mêmes personnes, accompagneS e„ maire de Compiègne, de l’ingénieur ^ chef et de l’ingénieur ordinaire de^ navigation de l’Oise, du capitaine « génie, etc.; j’ai constaté les résu*1 suivants : ^ ep
- 1° Les billes en bois naturel, à <JU, que essence qu’elles appartienne ’ sont dans un état de pourriture te> ment avancé, qu’elles sont pé0®1^ sans efforts, à chacune de leurs ex1 mités, par un corps mousse et divi* sans plus d’efforts sur toute leur su face, ( 'es
- 2° Les billes complètement prépar sont dans un état de conservation P® i faite, et semblent même, disent témoins, s’être améliorées dans la ter .
- 3° Les billes préparées dans la m tiè de leur longueur sont, de tou . celles qui offrent les résultats les concluants. En effet, les deux moi1
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- <W1îaq,le bille ». quoique identiques dans | r composition intime, quoique b|ak. es conditions de gisement sem-fér„ es > Présentent entre elles les dif-Prén CCS *es P^us tranchées : la moitié au Par.ee reste saine et d’une résistance lam ?.lns égale à celle du bois neuf de Prénei .eure qualité ; l’autre moitié non et«rîree se détruit au moindre choc Rra jr°Uve centre de végétation d’un »l . nombre de champignons, aintenant, pour exprimer la valeur a portée de ces résultats, il suffît ,e rappeler quelques faits donnés par pratique.
- ex J'r'dustrie des chemins de fer, par j0um,PIe , n’a pu employer jusqu'à ce t r a la confection de ses billes que le de chêne , et cela parce que les ci ,res essences, ainsi que l’aubier du t *;ne ^orribent en poussière peu de 1 i PSaprès que le bois a été déposé dans fait rre ’ contime 1 ont prouvé les essais fs en Belgique et ailleurs. Eh bien, jj J°urdhui, d’après mes expériences, c est évident que la plupart des essen* dans toute leur épaisseur , ainsi 1 aubier du chêne , peuvent entrer jj11 Concurrence avec le cœur du chêne ;
- ^ Çst même permis d’admettre que les 0ls ainsi préparés acquierront une upèriorité marquée, puisque leur endossement pendant trois années ne les ..aucunement altérés, tandis qu’il mo-Jue d’une manière très-appréciable la 0fce et la solidité du chêne.
- En s’en tenant au seul point de vue e la conservation des bois en terre , et € tirant des faits cités que les conséquences les plus directes, on aperçoit acilement les avantages que l’industrie teicole et l’exploitation des mines peu-ent retirer de l’emploi de ces moyens ? conservation ; on sait, en effet, que .haque année le renouvellement des £halas de la vigne et le remplacement *îes étais des mines occasionnent une |*ePense qui s’élève en France à plus 10 millions de francs.
- ,, Les billes mi préparées ont reçu de acide pyroligneux ; celles qui sont Empiétement préparées ont reçu , les O'cs du sulfate de cuivre, d’autres du Chlorure de calcium pyrolignité, et la troisième sorte du chlorure double de Calcium et de mercure.
- Le prix de revient de la préparation hc dépasse, dans aucun des cas, 4 fr.
- Ie stère.
- . A cette Note étaient jointes divers échantillons des bois enfouis à la même ePoque dans la faisanderie de Com-jhègne , dont les uns ont été pénétrés liquide conservateur, soit dans toute
- leur étendue, soit dans une partie de leur longueur seulement, et dont les autres n’ont été soumis à aucune préparation.
- Conservation des bois.
- Par MM. L. Venzat et R. Banner.
- Les sels métalliques, employés depuis quelque temps pour la conservation des bois , ont trouvé tour à tour des partisans et des détracteurs. Les expériences faites, sur le chemin de fer de Paris à Rouen, leur ont été funestes, tandis que, dans la même nature de travaux , M. Payne a toujours obtenu en Angleterre des résultats satisfaisants.
- Ici l’on a eu recours aux sulfates de cuivre ; là bas on a combiné le sulfate de fer avec le muriate de chaux. Ici l’on s’est contenté d’immerger seulement les bois dans une simple solution; là-bas on a injecté tous les pores avec un double mélange. Chez nous la végétation n’a, pour ainsi dire, été détruite qu’à la surface des corps; chez nos voisins les mêmes corps se sont trouvés complètement métallisés.
- M. Payne, après avoir employé la pompe pneumatique pour épuiser l’air du bois dont il voulait assurer la conservation, sut le premier profiter de ce moment où le vide est formé pour injecter vivement, au moyen d’une autre machine, la matière métallique. II réussit, et il se trouve aujourd’hui chargé de presque tous les travaux qu’il importe de préserver de la derma-causis.
- Désireux d’appliquer aux constructions de nos chemins de fer et de nos monuments ce moyen déjà éprouvé en Angleterre, mais non expérimenté dans notre pays, nous venons d’établir, près l’embarcadère du chemin de Paris à Sceaux , deux des machines dont M Payne fait usage, et nous allons commencer les essais.
- Voici, dn reste , l’extrait du brevet d’invention et de perfectionnement que nous avons pris en France pour la conservation des bois :
- Les procédés consistent : 1° à introduire dans les pores du bois des solutions d’oxides métalliques, qui produisent, par leur combinaison, une substance insoluble résultant d’une double décomposition ; 2° à employer des moyens mécaniques et des agens chimiques.
- Les moyens d’action consistent :
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- 1° clans l’emploi d’une pompe pneumatique d’une dimension proportionnée à l’importance de l’opération, pour l’épuisement de l’air, qui, une fois extrait, est remplacé par une solution d’oxides métalliques ; 2° à introduire avec énergie, à l’aide d’une forte pompe hydraulique ou tout autre machine d’une force suffisante, une autre solution d’oxides , tout à fait différente , dans les pores du bois, de manière à se combiner avec la première, qui aurait été introduite par un moyen semblable.
- L’objet de cette double opération est de réunir, par l’affinité , deux sels qui, une fois en contact, se décomposent par leur action mutuelle, et produisent une troisième substance d’une nature insoluble et solide. L’opération s’exécute sous une pression de 3 à 5 atmosphères.
- Les agents chimiques sont : 1° une solution saturée de sulfate de fer, dans la proportion de 560 grammes par litre d’eau, ou du poids spécifique de 1.756 à la température de l’atmosphère ; 2° une solution , également saturée de muriate de chaux, ayant une densité de 2,344, ou à raison de 850 grammes par litre d’eau.
- Les perfectionnements apportés par nous consistent à former sur un plancher une masse conique avec 500 kilogr. ds limaille de cuivre, à humecter celle masse avec une solution de sel ammoniac, composée de 12 kilogr. de sel sur 100 kilogr. d’eau, et lorsque l’action chimique commence à se manifester, à agiter la masse pour exposer ses différentes couches à l’action de l’air. Cette opération terminée, on rétablit la forme conique du tas, et on ajoute encore une certaine quantité de la solution ammoniacale. Le caractère métallique s’efface, et prend celui d’une substance terreuse de couleur bleuâtre.
- Il reste à dissoudre cette substance dans l’acide sulfurique étendu d’eau, dans la proportion de 20 pour cent d’acide , à injecter les bois par les procédés indiqués, et à décomposer l’oxide par du muriate de baryte (1 kilogr. de sel pour 50 kilogr. d’eau, comme pour le muriate de chaux).
- Cette combinaison produit un sel métallique insoluble, d’une fixité extrême et d’un grand poids, qui donne au bois, ainsi préparé, des qualités éminemment antiseptiques, et le font résister aux agents animaux et végétaux les plus destructeurs.
- Nouveau papier photographié'
- Par M. J. Horsley.
- On enduit du papier fin à écrire» sans vergure, d’abord avec une d,ss lution de sel marin ou de sel affl®"' niac, faite à raison de 4 grammes sel pour 25 centilitres d’eau de p*u' ou de rivière. Cette dissolution est ver sée dans une capsule ou dans une a siette, et on y plonge le papier, qu° y agite en tous sens pendant quelcjU® minutes. Cela fait, on l’enlève, on 1J troduit entre des doubles de pap1®* gris ; on le comprime pour enlever 1 e*. cès d’humidité, et on fait sécher l’air.
- On peut faire provision du pap,c^ ainsi préparé, afin d’en avoir promP' tement à sa disposition en certain^ quantité, et parce qu’il vaut mieux re' mettre l’opération suivante un peuavan l’application, afin que le papier B change pas de couleur.
- On verse dans une fiole, qui renferme déjà 5 grammes d’ammoniaq11® liquide, 2 grammes de nitrate d’argent cristallisé et 30 centigrammes d a' eide subérique (1). Lorsque la dissolution est éclaircie , on en enduit le pa." pier (après en avoir marqué Tendron par un signe), de manière à y former une couche bien uniforme; on fait sécher au feu , mais à une certaine d|S' tance, et on transporte, aussi rapide,' ment que possible, dans le cadre a prendre les images.
- Les copies, qui exigent de 5 à 10 m1' nutes, peuvent être fixées en les plon" géant d’abord dans de l’eau qui renferme quelques gouttes d’ammoniaque, puis dans une dissolution d’hyposul-fale de soude ( 1 partie de sel pour 3 parties d’eau), et dans laquelle on les laisse quelques minutes. Après quoi on sèche entre des doubles de papier brouillard, puis au feu, qui fait apparaître l’image.
- Le papier photographique, ainsi préparé, donne, dit-on, des images d’une grande intensité, très-belles, et exemptes de taches ou colorations brunes.
- (i) On prépare l’acide subérique, d’apres "M. Chevreul, de la manière suivante. On râp® du liège qu’on arrose avec 6 parties d’acid® nitrique à 30° Baumé , et on distille jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un résidu peu considérable» qu’on évapore à consistance de miel dans un® capsule de porcelaine en agitant constamment-L’eau bouillante extrait du résidu l’acide subérique impur qui se sépare de l’eau par l’évaporation et Rabaissement de la température, et qu’on purifie par des dissolutions répétées dans l’eau chaude et des refroidissements.,
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- A,ITS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- 'erferti„
- consi^nnfments apportés dans la n,'?tte*WC**°n ^es m^ers mêca-
- Cawood, constructeur, w* Prichard, fabricant.
- P°sonsPerrecti(>nnernents (Iue nous Pr0“ cipau P°rtent sur quatre points prin-
- 1» îj
- VeaU nn mo<?e que nous croyons nou* 2» il Ur faire avancer la chaîne ; Khn m°yen Pour arrêter le métier Da ?as °ù le passage de la navette 3o\j lntroduit de trame dans le pas; terppl n njode de construction pour un l«0if | ^canique ou appareil à main-4o -g ’argeur du tissu ;
- ^elar^ -Une méthode pour donner sage ^ sllcité aux chaînes dans le tis— î«cfci,e» sur métiers mécaniques, 8errer | ®rÇ que le mouvement pour Wii j> a?uite ne soit pas aussi nuisible s5ge ( a elé jusqu’à présent dans le tis-^üi(s ecanique de ces sortes de pro-
- <?*;!* Ri . 76, est une section d’un ^canique avec les perfection-U rS ^Ue nous Y avons apportés. ’Wfièr ^ est une élévation vue par U ce méme métier.
- • ^n/a»' ^ » une élévation vue partie^ d une portion seulement du mé-
- • 17, le plan aussi d'une portion
- îj® fig -IQ . , , <
- r^W3’18 ’ une Piece seParee-
- % j ne donnerons ici que la descrip-arl'es constltuent’ a Pr0*
- ettl°Us ^ar^er> nos perfectionnements, S a commencerons par le mode que
- • chai °n? inventé pour faire avancer 1ssiji ne à mesure qu’on fabrique le
- Sae.S0llple de la chaîne sur l’axe f Soit*1 Montée la roue dentée 6 qui S c. js°n mouvement de la vis sans \ vitesse de révolution de l’ar-^ette v*s est céglée par le %jçr e décroissant de l’ensouple, de ; la s e flne le mouvement de la chaîne
- ce cette enS0UPle reste
- ent uniforme, malgré son décroissant. C’est ce qu’on de est *a manière suivante : l^lem Utl r°uleau qui appuie conti-pple. pnt SUr ia surface de cette en-.l°uleau est porté sur des ' rcliés entre eux par un axe g g ;
- h est le ressort attaché à l’extrémité du bras f1 également lié à cet axe g , et qui fait appuyer constamment ce rouleau e sur la surface de l’ensouple chargée de la chaîne; f* est un autre levier encore lié à l’axe g ; i une tige articulée à ce bras et au levier coudé j mobile sur l’axe k comme centre. L’autre extrémité de ce levier coudé est articulée à son tour à la tige l fendue en fourchette pour embrasser les deux côtés de l’une des branches d’un autre levier coudé à mortaise m qui tourne autour d’un axe m1. A la tige l est articulée une autre tige n dont la broche embrasse les deux branches de la fourchette de celle l en traversant la mortaise percée dans le levier m, l’autre extrémité de n va enfin s’attacher à un autre bras du levier o également percé d’une mortaise.Le but de cette mortaise dans le bras o est d’ajuster l’extrémité de la tige n, et par conséquent de pouvoir régler, suivant qu’on la fixe plus haut ou plus bas, la quantité de trames passées dans une longueur donnée de tissu.
- Sur l’axe de la vis sans fin c est établie une roue à rochet p que font tourner des leviers à déclic q articulés à l’extrémité de la barre r; l’extrémité antérieure de cette barre porte sur un appui placé sur le devant du métier; mais à l’extrémité où les leviers à déclic sont appliqués, il existe un petit men-tonrtet à angle droit avec les faces de la barre qui entre dans une cavité ménagée dans le bout du levier coudé m. Il en résulte que, lorsque ce levier m s’élève ou s’abaisse, il met en action ces leviers à déclic, qui conservent à peu près une position verticale au lieu de décrire le même arc que celui parcouru par l’extrémité inférieure du levier m, par suite du reste de celte circonstance que la barre r sur laquelle les leviers sont montés est d’une longueur considérable à partir du centre sur lequel elle se meut.
- Sur l’axe de la vis sans fin c, il y a une poulie c! (fig. 16) sur laquelle presse ou appuie une courroie dont la pression maintient la fermeté de cet axe pendant le travail.
- Il est facile de voir, en suivant le travail des pièces qui viennent d’être décrites , qu’à mesure que l’ensouple de la chaîne diminuera en diamètre , la roue à rochet sera paise en action à une
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- distance croissante et proportionnelle à cette diminution, et par conséquent que le débit de la chaîne sera rendu uniforme par suite d’un déroulement uniforme lui-même, et gouverné à tous les instants par le diamètre décroissant de l’ensouple elle-même.
- Nous passons actuellement à la seconde invention que nous avons annoncée précédemment, c’est-à-dire à celle qui a pour but d’arrêter le métier dans le cas où la navette n’aurait pas introduit de fil dans le pas.
- s est un levier percé d’une fenêtre s1 placée en avant du peigne ; ce levier est articulé à une bascule t mobile sur un axe en f1, et afin de maintenir l’extrémité de ce levier s dans une position convenable on y applique une tige à contre-poids v qui assure la position correcte de la fenêtre. A l’autre extrémité de la bascule t est attachée une tige t2 dont l’extrémité inférieure porte un bourrelet, et suivant que celui-ci est amené au-dessous du verrou t3 ou en regard de celui-ci, le métier continue à battre ou est arrêté, la tige f2 étant maintenue dans un état d’équilibre par les poids , ainsi qu’il est facile de le comprendre.
- Le verrou t3 est mobile dans des guides et constamment ramené en arrière par le moyen d’un ressort à boudin qu’on voit dans la fig. 14. L’encliquetage t*, établi sur l’arbre aux excentriques, pousse en avant ce verrou à chaque révolution, et si le bourrelet se trouve alors placé entre l’extrémité du verrou et la queue u du guide-courroie , le métier cessera tout mouvement, puisque ce levier u fera partir la détente du guide-courroie, ainsi qu’on le conçoit aisément; tandis que si ce bourrelet descend entre l’extrémité du verrou et la queue du guide-courroie, le métier continuera à marcher.
- w est un petit mentonnet ajusté sur le devant du peigne et disposé de telle façon que, lorsque le peigne vient à battre , il entre légèrement dans la fenêtre s1 du levier s; la trame s’insère entre lui et la fenêtre quand on passe une duite, de manière que la fenêtre est portée en avant avec la trame et fait basculer les systèmes de levier, et par conséquent force le bourrelet que porte la tige t* de descendre au dessous du verrou t3. Il en résulte que ce verrou n’intervient alors en aucune façon dans le jeu du guide-courroie et que le métier continuera à battre ; mais s’il n’y a pas de fil de trame passé, la fenêtre ne sera plus portée en avant, le renflement de
- *
- la tige f* restera entre le verrou queue du guide-courroie, et Par éier sèquent fera partir la détente et ar le métier. . jtj0n
- Voici encore une autre dispos ,fe que nous employons pour suspe* je l’action du métier lorsqu’il n’y a P3 £, duite passée, et que nous avons rel\a0 sentée en coupe dans la fig., 19 en P je
- dans la fig. 20, et dans quelques-u
- ses détails dans les fig. 21 et 22. ^
- Dans ce cas, nous ne faisons pas
- d’un verrou mais bien d’une r.oUuaqü6 tée x qui avance d’une dent à cti^\è coup du battant y auquel est ar ^ un pousseur y'qui agit sur les den n cette rouelorsque les épées marchai avant. Au dessous du centre de ^ roue est placé l’un des bras d’un |g coudé z qui bascule sous l’action -, roue ; si le renflement placé à I e* tre mité de la tige <2 se trouve alors le bout de l’autre bras de ce leŸL tjer la queue du guide-courroie, le t®. ce suspend son mouvement, mais s jl)f renflement ne se rencontre plu.s. eSl l’intervalle qui sépare ces deux alors le métier continue à trayait Les autres pièces de l’appareil * semblables à celles déjà décrites, P ^ tent les mêmes lettres et fonction de même. sé$'
- Nous nous sommes aussi pr0Pü^ufl avons-nous dit, la construction ^ temple mécanique, c’est-à-dire „f appareil agissant de lui-même tendre le tissu à mesure qu’on Ie ff. brique. Voici la solution de ce r blême.
- Fig. 23, plan de l’appareil.
- Fig. 24, coupe transversale. . $ On établit sur la poitrinière % ressorts 1,1 terminés par des lame| ’j, reliées entre elles par deux verges Un axe 4 mobile sur des tourifl°n* je$ sérés dans des trous percés dan pi lames 2, 2 porte près de chaque jj Haç flvlinrlrpQ a. Fi cnr rhar.nn ' -
- des cylindres 5, 5 sur chacun -est fixé en hélice un filet mince o
- r|>'
- ban de carde à petites dents aiguerrjil défaut de ruban de carde on P°u rti' faire usage d’une autre surface e|i geuse qu’on enroulerait de hélice aux extrémités 5, 5 de que lorsque l’axe 4 tournerait, Ie ^ fabriqué pût être distendu à . ^
- que le battant le confectionnerait,^
- nous avouerons que de toutes les3 ^ stances nous donnons la préféren ruban de carde. t i gtir
- Le tissu fabriqué passe d’abofo e, la barre 3 la plus voisine du Pc,k<jl* puis sous l’axe 4, delà sur la barI\ eir plus rapprochée de la poitrinière
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- le Poitrinière. A mesure que
- 1’ensonVflnent, Enroulage a lieu sur sous r ^ 6 l’ouvrage Ie tissu avance ci Da axe ^ et le fait tourner, et celui-deHCarja r®v°lution et à l’aide des dents 5, 5 j. es qu'il porte sur les cylindres larReur ent^ t*ssu en ma'ntient la
- Pour S*1 nous avor,s cherché un moyen des ..?nne.r de l’élasticité à la chaîne njqü 01 es tissées sur les métiers méca-dUjt es de manière que le serrage de la c>abl ^3r Jetant ne soit pas préjudi-soriofjau tissu qu’on fabrique sur ces y s de métiers.
- les °r1 'e monde sait que la chaîne pour char)1SSU-S ^n ou 'es toiles de Vre î°uitde peu d’élasticité au point dAr e que dans la pratique on la consi -e comme en
- (Je." ',ul«me en étant complètement dite Ur.Vae- Jusqu’à présent cette rigi-dq a eté considérée comme la cause tissa U Pr°grcs qu’on a fait dans le ïn ^en^es. toiles par voie mécanique. aVonre hissant à cette difficulté nous et le h^enS^ l1100 pouvait la surmonter, etl ®ut de notre invention a consisté ohat°nS^uence a monter ou soutenir la ne de façon telle que nonobstant le
- défaut d’élasticité des fils dont elle est composée, une portion du métier lui-même donnât à cette chaîne l’élasticité dont elle a besoin.
- Pour y parvenir, la chaîne en quittant l’ensouple de derrière passe sur un rouleau 6 fig. 4 et 15 et de là à la poitrinière. Le rouleau 6 est porté par des montants 7 boulonnés sur le bâti ou faisant partie intégrante de ce bâti: ces montants, nous avons l’habitude de les faire en fonte, mais on peut les fabriquer en toute autre matière attendu que c’est par suite de leur longueur, c’est-à-dire de l’étendue qu’on leur donne à partir du point où ils sont fixés sur le bâti, qu’ils communiquent à la chaîne une force de ressort qui se manifeste très-sensiblement quand cette chaîne se trouve vivement tirée pendant le travail du métier. Cette force de ressort ou plutôt cette élasticité est parfaitement suffisante pour travailler une chaîne de fil de lin ou de chanvre , et par ce moyen nous avons remarqué que rien ne s’opposait plus au tissage des toiles ou autres tissus semblables sur les métiers mécaniques.
- DEVIS DES MACHINES A VAPEUR;
- ar M. C.-E. Jüllien, ingénieur (1).
- ( Suit#. )
- CHAPITRE IV. Transmission du mouvement.
- ^transmission du mouvement, pour chines à balancier, comprend :
- Ve parallélogramme ,
- ,e balancier, p bielle,
- P manivelle, l arbre du volant, p volant.
- nié toutes les pièces, les deux der-]e res seulement sont à évaluer ici, s , autres l’ayant été comme pièces opales des machines. n0, Ce •lu* concerne l’arhre du volant, Say S-avons tos renseignements suivants,
- 4epc^°‘r 'e commencement de ce travail aux 8 s 8o et t2i de ce volume.
- Forces
- des machines Poids
- en chevaux. des arbres.
- Fonte. Fer.
- kil. kil.
- 4 » 205.00
- 6 » , , 50.00
- 8 189.00 »
- 12 266.00 »
- 12 344.00 # , »
- 12 543.00 »
- 16 401.00 »
- 16 251.00 § é
- 20 415.00 »
- 20 418.00 •
- 25 656.00 * , »
- 250 1910.00 , , . »
- De ces données, il résulte que le poids de l’arbre du volant varie singulièrement suivant la disposition de la machine. Néanmoins nous pensons que l’on peut compter en moyenne sur un poids de 20 kilog. fonte par cheval, ce qui, pour 50 chevaux, fait :
- fr. Tr.
- 20 X 50 = 1000 kilog. à 0.50................................................ 500.00
- po‘Z1 ,Ce fi11* concerne le volant, son to* à la jante varie de la mauière
- suivante , savoir :
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- Poids par cheral,
- Machines sans détente................................ 100 kilog.
- id. à détente sans condensation.................. 150 id.
- id. id. à condensation. .......................... 200 id.
- Pour nous rendre compte des poids 1 nous avons les renseignements sUl des bras, moyeux, frettes et cales, | vants , savoir :
- Forces en chevaux.
- 4 sans détente............
- 6 id...............
- 8 id...............
- 12 id...............
- 12 id..................... . .
- 16 id...............
- 16 à détente et condensation
- 20 id. .....................
- 20 sans détente.............
- Poids des volants, fonte. fer.
- 378.00 . . .
- 374.00 . . .
- 595.00 . . . . . . »
- 1445.00 . . . . . . 35.50
- 2100.00 . . . . . . 46.50
- 2199.00 . . . . . . 45.00
- 2500.00 . . . . . . 57.60
- 3246.00 . . . . . . 75.00
- 2000.00 . . . . . . 19.50
- v D’après ces poids , on peut admettre que ceux que nous avons donnés ci-dessus par cheval sont applicables au volant complet. Quant au poids des cales, frettes, liens, clavettes, bou-
- lons , etc., pour l’assemblage de br.,s jantes et moyeux des volants non coo d’une seule pièce, on peut adm^1 f qu’il est en moyenne de 2 kilog- Pd cheval, ce qui donne en valeur :
- Sans détente :
- 1° Par cheval.
- fr. fr.
- 100 kilog. fonte à 0.50 ................................................... 50.00
- 2 kilog. fer à 2.00..................................................... 4.00
- A détente sans condensation :
- 150 kilog. fonte à 0.45 . . . . 2 kilog. fer à 2.00 . . . .
- 54.00
- 67.50
- 4.00
- A détente et condensation :
- 200 kilog. fonte à 0.40 . .
- 2 kilog. fer à 2.00 . . .
- 71.50
- 80.00
- 4.00
- 2° Pour 50 chevaux,
- 84.00
- Sans détente................................. 50 X 54.00 = 2700.00
- A détente sans condensation.................. 50 X 71.50 = 3575.00
- A détente et condensation.................... 50 x 84.00 = 4200.00
- On a alors pour valeur moyenne de t 50 chevaux : la transmission de mouvement, pour j
- Un parallélogramme :
- kll. fr. fr.
- 62.00 à 1.00 ................... 62,00
- 375.00 à 6.00 ................. 2250.00
- 73.00 à 5.00 .................. 365.00
- Fonte , Fer . . Cuivre
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- balancier :
- Fonte 1725. on h 0 70 1210.00
- Fer. . T 345,00 h 2.50 861.00
- ^ne bielle :
- Fonte .... . 862 00 à 1.00 862.00
- Fer . . . . 42.70 à 5.00 213.50
- Cuivre. . . . T . 34.00 à 4.50 153.00
- ^ne manivelle :
- Fonte . . ... . 650.00 à 0.60 ..... . . . . . 300.00
- Fer . . . 48.00 à 2.00 96 00
- , . . . . 500.00
- f 2700.00 . . . . < 3575.00
- a uuv uw u ( 4200.00
- 1° Machines sans détente........... . . .................. 9662.00
- 2° Machines à détente sans condensation................... 10537.00
- 3° Machines à détente et condensation.....................11162.00
- CHAPITRE Y.
- Condensation.
- ^appareil de condensation est de- s dans la bâche. Il se compose
- jjne bâche d’eau fraîche, condenseur garni,
- à jji1 fond de condenseur et pompe avec chapelle garnie, pompe à air garnie , ne bâche d’eau chaude garnie.
- p
- îvon ir en déterminer la valeur, nous < *es quelques renseignements sui-
- h
- î»
- V *11.
- ne bâche complète de 12 chevaux garnie............ 1592.00
- Üne bâche complète de 12 chevaux garnie:
- ktl.
- Fonte................1881.00
- Fer................... 68.60
- Cuivre................ 46.40
- 3° Une bâche complète de 16 cherauxgarnie :
- lui.
- Fonte............ 1707.00
- Fer............... 115.55
- Cuivre............. 34.60
- 4° Une bâche complète de 20 chevaux garnie :
- kli.
- Fonte.............2112.00
- Fer............... 116.00
- Cuivre............. 47.50
- 5° Un condenseur, fond et pom-
- peàairde 0m.58pour 100 kil* chevaux............... 2500.00
- De ces divers renseignements , nous concluons que la quantité moyenne de matière qui entre dans une bâche par cheval est de 80 kilog., et qu’elle se répartit ainsi, savoir :
- Fonte. .............74.4
- Fer................. 4.0
- Cuivre.............. 1.6
- 80.0
- Ce qui, pour 50 chevaux, fait :
- kll. tr. tr.
- 50 X 74.4 = 3720.00 fonte à 1.00.......................... 3720.00
- 50 X 4.0 = 200.00 fer à 2.00........................... 400.00
- 50 X 1.6 = 80.00 cuivre à 5-00........................... 400.00
- 4520.00
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-
-
-
- 174
- CHAPITRE VI.
- L’alimentation comprend :
- La pompe d’eau fraîche garnie , Les tuyaux de ladite pompe , La pompe alimentaire garnie , Les tuyaux de ladite pompe.
- Sans condensation.
- Alimentation.
- Pour déterminer la valeur des p0^ pes, nous avons les renseigneme suivants : p9
- 1° Pompes de 4 chevaux, Ie c0L. de la pompe alimentaire tenant au J lindre.
- Un robinet pour pompe d’eau chaude. . . .
- Un pistpn et stuffing-box pour dito...........
- Une pompe d’eau fraîche garnie................
- Une soupape d'arrêt garnie, 10 boulons. . .
- Un contre-poids pour dito.....................
- Une tringle et charnière pour pompe d’eau fraîche................................
- Fonte. Fer. Cuivre-
- kü kil. kil-
- » . . . * 3.50
- • • • . 3.00 . *. . 1.40
- 44.00 . . . 6.00 . 2.7°
- 28.00 . . . 3.60 . 0.70
- 21.00 . » . *
- « • , . 12.00 . »
- 93.00
- 2° Pompes de 6 chevaux, le corps ] cylindre, de la pompe alimentaire attenant au
- Sans condensation.
- 24.60
- 8.30
- Un piston d’eau chaude et stuffing-box. . . » • # • 4.00 . . . 2,00
- Une pompe d’eau fraîche garnie 44.00 . . . 18.00 . . . 2-70
- 44.00 22.00 4.70
- 0 Pompes de 8 chevaux, même observation que ci dessus. Sans condensation. Une boite à soupape pour pompe alimentaire, 10.80
- 13 boulons 9 • • • 1.80 . . .
- Un piston depompealimentaire et stuffing-box. » • • # 6 00 . . . 1.60
- Un robinet de 0m 04 et 9 boulons Un bouton pour le mouvement de la pompe * . » 1.50 . . . 2.50
- d’eau fraîche » • • • 3.00 . . . 9
- Une pompe d’eau fraîche garnie 38.00 . . . 9 • • . 2-70
- Un piston de dito 6.00 . . . 6.00 . . . »
- Une soupape fermée et son poids 43.00 . . . 3.00 . . . 1.40
- Une soupape d’échappement et son poids. . 9.00 . . . 2.10 . . . 0.30.
- 96.00 23.40 . . . 19.30
- 4° Pompe de 12 chevaux , même observation que ci-dessus. Sans condensation. Une boîte à soupape , un robinet et 13 bou- 15.00
- Ions, n° 12 9 • • . 1.30 . . .
- Une bride et sa poignée pour robinet 9 • » • 0.70 . . . 9
- Un piston d’eau chaude 9 m • * 13.90 . . . - 9
- Un stuffing-box et 2 boulons pour dito. . . . 9 . , . 0.70 . . . 3.40
- Un grain pour dito » , , * • • • 0.30
- Une pompe d’eau fraîche garnie 52.00 . . . 7.00 . . . 2.70
- Un bouton pour la mouvoir » • . # 6 00 . . . 9
- 52.00 29.60 21.40
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-
-
-
- — m —
- 5# Rompes de 12 chevaux.
- A condensation. Fonte. Fer. Cuivre.
- Un fond de pompe alimentaire et 2 soupapes. n corps de pompe et 10 boulons kil. kil. kjl.
- 28.00 . . . » . . 1.80
- 6.00 . . . » . •
- 34.00 . . . 4.50 . • • *
- » • • • 19.00 . • • *
- » • • • 5.00 . • • »
- j^ne pompe d’eau fraîche garnie 268.00 . . . 41.00 . . . 19.00
- 105.00 . . . , 12.00 . . . 10.00
- 441.00 81.50 . . . 30.80
- a^0mPes de 16 chevaux , le corps [ cylindre. a pompe alimentaire attenant au >
- Sans condensation. . . 3.60
- Un piston alimentaire et stuffing-box. . . . • * • • . 16.40
- Une boite à soupapes pour dito Un goujon de la pompe d’eau fraîche.. . . » • • . 1.70 . . 13.80
- l * • • . 7.00 . • • *
- 9 * . . • » « • • 3.3o
- Une pompe d’eau fraîche garnie . 52.00 . . . 7.00 . . . 2.70
- 19.00 . . . 2.00 . . 1.20
- Une soupape fermée et contre-poids. . . . 84.00 . . . 2.00 . . 1.40
- 0 Pompes de 16 chevaux. 155.00 36.10 26.00
- Condensation.
- Une pompe d’eau fraîche 112.50 . . 4.00 . . . 5.70
- Une tringle de dito . 16.60 • • • 0.50
- Un piston et sa tige de dito .... 17.60 . . 8.50 . . . ft
- Une pompe d eau chaude .... 76.50 . . 4.00 • • • 5.80
- Un piston et sa tige de dito. . . . • • • . » • . 36 00 . . . 0.50
- 206.60 69.10 12.50
- ® Rompes de 20 chevaux.
- Sans condensation.
- Une pompe d'eau chaude garnie................ 87.00 . , . 27.00 . . . 3.00
- Une pompe d’eau fraîche garnie.. ...... 52 00 . . . 20.00 . . . 15.00
- Un piston de dito..................... 2 00 ... 10.00 ... »
- Une tige de dito........................... • • • • 34.00 ... »
- 141.00 91.00 18.00
- Pompes de 20 chevaux.
- A condensation.
- Une pompe d’eau fraîche garnie............... 182.00 . . . 38.00 . . . 8.00
- Une pompe d’eau chaude garnie,............... 68.00 . . . 55.00 , . . 4.00
- 250.00
- 93.00
- 12.00
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-
-
-
- if
- — 176 —
- 10* Pompes de 150 chevaux.
- Sans condensation. Fonte. Fer. Cuivr0
- kil. kil. kil.
- Une pompe d’eau fraîche garnie 250.00 . . . 10.00 15.00
- Une chapelle, son couvercle et 2 soupapes. . 310.00 . - . 25.00 . . 17.°°
- Une tige de pompe d’eau fraîche » • • • 95.00 6.00
- Une pompe d’eau chaude garnie 154.00 . . . 15.00 29.0°
- Une cuvette de pompe d’eau chaude. . . . . 100.00 . . . 31.00 . . 12.00
- Un piston de dito . . . . » . . . 90.00 . . 92.00
- Une soupape de décharge 50.00 . . . 6.00 . . 15.00
- 864.00 272.00 186.00
- De ces divers renseignements, nous concluons que les quantités de fonte, fer et cuivre contenues dans les pompes garnies sont en moyenne , par cheval, pour machines sans condensation :
- kil.
- Fonte . . . 10.00
- Fer . . . 4.00
- Cuivre . . . 1.00
- et pour machines à condensation •'
- kil.
- Fonte . . . 12.00
- Fer . . . . 4.50
- Cuivre . . 1.25
- Ce qui nous fait, pour 50 chevaux ’•
- 1° Sans condensation.
- Tr. fr.
- 50 X 10 = 500 kilog. fonte.à 0.80............................ 400.00
- 50 X * = 200 kilog. fer à 2.00 ............................ 400.00
- 50 X 1 — 50 kilog. cuivre à 5.00 ............................ 250.00
- 1050.00
- 2° A condensation.
- fr. fr.
- 50 X 12 = 600.00 kilog. fonte à 0.80 ................ 480.00
- 50 X 4.50 = 225.00 kilog. fer à 2.00 ................. 450.00
- 50 X 1 25 = 62.50 kilog. cuivre à 5.00.................. 312.50
- 1242.50
- Les quantités de tuyaux employées pour l’alimentation sont excessivement variables. A notre avis, la valeur de cette partie de l’alimentation , y compris les boulons, peut être estimée égale
- à celle des pompes garnies ; on a aIor* en tout, pour 50 chevaux :
- 1° Sans condensation, 2° A condensation. .
- fr.
- 2100.00
- 2485.00
- CHAPITRE YII. Bâti.
- Le bâti comprend :
- Les plaques et boulons de fondation ;
- Les colonnes;
- L’entablement ;
- Les supports divers de la transn®'3 sion du mouvement.
- Pour en apprécier la valeur, n0!** avons les quelques renseignementss vants, savoir :
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-
-
- 4»
- — 177 —
- l8 Machine à balancier de 12 chevaux.
- Fonte. Fer. Cuivre.
- îjne Plaque et 10 boulons de fondation.. . . JJeux colonnes ^entablement kil. kil. kil.
- 111.00 . . . 80 00 . »
- 289.00 . • • * • »
- 546.00 . ». » . »
- JJeux supports du balancier 141.00 . . . 9.00 . 10.00
- eu* supports de l’arbre du volant VUatre barres fer rond ponr divers « 200.00 . . . 15.00 . 19.00
- » . 8.00. J»
- 1287.00 112.00 29.00
- 2° Machine de 16 chevaux.
- °e plaque de fondation Quatre colonnes et boulons ^eux supports du balancier 500.00 . • • » « »
- 392 00 . . . 68.00 . # , »
- 590.00 . . . 24.00 . 12.00
- jjCUx traverses et 16 boulons pour dilo. . . . 54.00 . . . 16.00 . „
- eux porte-boutons des guides du parallélo-^ gramme . . . * • . . 29.60 . *
- ^ colonnettes pour dito.......... ^ne traverse pour dito ^ne plaque d’entablement des colonnes. . . eUx supports de 0m.152 pour arbredu volant. *x boulons de fondation , n<> .25. » . . 26.60 . »
- » . . 10.50 . # , •
- 120.00 . • • » • . # »
- 168.00 . . . 12.00 . . . 20.00
- . . 126.00 .
- boulons divers. J» . . . 140.00 . 11
- 1824.00 452.70 32.00
- 3° Machine de 20 chevaux.
- ^eux plaques et 24 bouts de boulons de fon-
- dation eux colonnes et boulons entablement 318.00 . . . 180.50 . »
- 520.00 . . . 75.00 . •
- 1030.00 . • • » m *
- fieux supports du balancier 143.00 . . . 39.00 . 11.00
- eux supports pour arbre du volant Ppareil pour parallélogramme . ePt clefs à écrous 194.00 . . . 16.00 . 24.00
- » . . 115.10 . »
- , . . 25.00 . »
- boulons divers °Uze barres fer rond » # . . 23.70 . *
- » • . . 407.00 . J»
- 2205.00 881.30 . . • 35.00
- 4° Machine de 20 chevaux.
- t^eux colonnes 408.00 .
- ^ entablement. 1087.00 .
- j*eu* supports du balancier 164.00 . . . 10.00 . 15.00
- eux supports de l’arbre du volant °ndelles pour fondation °ülons divers °ulons de fondation arres diverses . 198.00 . . . 15.00 . • . 20.00
- 15.00 . . . » . # # 0
- * • . . 250.00 . J>
- » v . . 225.00 . , . n
- . . 35.00 .
- 1872.00 535.00 35.00
- Le Technologies. T. VII, — Janvier 1846.
- 12
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-
-
- —"178 —
- •4
- 5* Machine de 250 chevaux.
- La colonne et l’entablement sont remplacés par un mur.
- Fonte. Fer. Cuivre-
- • * kil. kil. kil.
- Un patin des supports du balancier, et 8 bou-
- Ions à clavettes. : . . 1920.00 . . . 734.00 . P
- Deux supports du balancier . . 3071.00 • • • » • P
- Deux chapeaux,coussinets et boulons pour dito. 460.00 . . . 88.00 . . 171*0®
- Deux traverses pour les boulons des patins. . 1640.00 • « • » • 11
- Deux supports pour arbre de la manivelle. . 768.00 . . . 200.00 . . . 48.00
- 24 boulons de joint . . . 131.00 . P
- 7859.00 1153.00 219.00
- De ces divers renseignements, nous bâti, avec entablement, sont les sU'
- concluons que les quantités moyennes de fonte, fer et cuivre contenues dans le
- vantes, savoir :
- kil.
- Fonte en moyenne par cheval............................80.00
- Fer, id...................................20.00
- Cuivre, id.................................... 2.00
- Et pour 50 chevaux, on a en valeur :
- fr.
- 50 X 00 = 4000 kilog. fonte à 0.50. • ».................. 2000.00
- 50 x 20 = 1000 kilog. fer à 1.50........................ 1500.00
- 50 X 2 = 100 kilog. cuivre à 4.00......................... 400.00
- 3900.00
- CHAPITRE VIII.
- Frais divers.
- Nous comprenons, sous la dénomination générale de frais divers, la série des frais suivants, savoir :
- 1° Fournitures diverses, telles que :
- Plomb pour joints ;
- Mastic de plomb pour idem ; Mastic de fonte (ne s’emploie pour ainsi dire plus ;
- /gi*;
- Suif pour graisser des pièces en Batafil pour garnitures de pist0 et stumng-box.
- 2° Frais d’emballage.
- 3° Frais de transport.
- 4° Frais de mécanicien pour pose-5° Frais imprévus.
- Pour apprécier les frais divers
- noûs
- avons les renseignements suivants:
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-
-
- V
- — 179 —
- ra*s divers du constructeur pour différentes machines montées,
- s, veut dire sans ; 2>, détente ; C, condensation.
- lo
- lo
- lo
- 12
- 12
- 16
- 16
- • - - • - -
- FOURNITURES w xi J h-)
- SYSTÈMES des PTô'mb POSE. m ta ta > 'ta SOMMES.
- pour joints diverses. ÛCJ
- machines. b 1 fr. SO eu a
- le kilog.
- fr. fr. fr. fr. ' fr. fr.
- Horizontale, s. D. s. C. 15.00 20.00 30.00 350.00 • '00.00 465.00
- Balancier, x 50.00 36.00 X X 86.00
- s. D. s. C.
- Balancier, s. D. s. G. SR 78.00 X 600.00 X 678.00
- Horizontale, «. D. s. C. 15.00 25.00 30.00 350.00 50.00 470.00
- Balanèier, s. D. s. G. 22.50 140.00 X 778.00 * 50.00 990.50
- Balancier, s. D. C. 55.00 50.00 45.00 1000.00 50.00 1190.00
- Horizontale , s. D. s. C. 30.00 50.00 30.00 422.40 60.00 592.40
- Balancier, s. D. s. G. 25.00 551.55 X 315.00 60.00 951.55
- Balancier, s. D. C. 21.00 60.00 45.00 900.00 60.00 1086.00
- Balancier, s. D. C. X 200.00 36.00 200.00 80.00 1516.00
- Balancier, s. D. C. 30.00 100.00 60.00 920.00 70.00 1180.00
- *>achins^e de ee tableau que, pour les ’lOe i es a balancier, on peut admettre c°Dstrn fra*s divers > a *a charge du Par ch eur>sont en moyenne de 80 fr.
- Frais divers.......
- p
- biachin Sotïlme Peut être moindre pour [?de nCS Sans condensation, et plus Noiis iUr macbines à condensation. la déterminerons exactement
- A 20 pour 0/0 de bénéfice sur le prix de vente , ces 80 fr. se convertissent en la somme de 100 fr., à la charge de l’acheteur.
- Pour 50 chevaux, on a donc :
- • . . 500.00 francs.
- quand nous aurons les valeurs des mé taux réunis, de manière à faire de nombres ronds.
- RÉSUMÉ DU LIVRE II.
- ^ferdMPiî“lantles P°/dS et P"X dCS I 50 chevaux> «««s obtenons, pour les 1)6 ûiaohi d‘VerSeS P3^** composant quatre genres,les quatre tableaux suï achine a vapeur a balancier, de I vants, savoir : . SU1
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-
-
-
- — 180 —
- Tableaux des poids et prix de vente détaillés des machines à balancier de 50
- 1° Machines sans détente ni condensation.
- J
- DÉSIGNATION des parties.
- Vaporisation. ....
- Distribution........
- Cylindre à vapeur. . Transmission du mouvem*. Condensation. . . . Alimentation ....
- Bâti........., . . .
- Divers..............
- POIDS DES PIÈCES en kilogrammes. VALEURS EN FRANCS.
- Fonte. Fer. Cuivre. Fonte. Fer. Cuivre-
- kil. kil. kil. fr. fr. fr.
- 6850.00 10108.00 » 3000.00 10000.00 »
- 1175.00 470.00 55.80 694.00 2250.00 324.0°
- 1250.00 150.00 40.00 1870.00 300.00 200.0°
- 9299.00 910.06 107.00 5524.00 3620.00 518.0°
- » » » )> » »
- 2400.00 250.00 50.00 1350.00 500.00 250.0°
- 4000.00 1000.00 100.00 2000.00 1500.00 O O O O
- » » » » » »
- 24974.00 12888.00 352.80 14438.00 18170.00 1692.0°
- kilog. 38215.50 fr. 34300.00
- 32e8'1
- P
- <11,1*
- Rapport de la tôle au fer forgé et ajusté, en poids.
- Tôle : fer : : 3.6 : 1.
- 2° Machine sans détente, à condensation.
- DÉSIGNATION POIDS DES PIÈCES en kilogrammes. PRIX DES PIÈCES.
- des parties. —-
- Fonte. Fer. Cuivre. Fonte. Fer. Cuivre.
- kil. kil. kil. fr. fr. fr.
- Vaporisation 6850.00 10108.00 » 3000.00 10000.00 0
- Distribution 1583.00 527.20 67.30 875.70 2482.00 379.0°
- Cylindre à vapeur. .... 3120.00 150.00 80.00 4700.00 300 00 400.0°
- Transmission du mouvem*. 9299.00 910.70 107.00 5524.00 3620.00 518-0°
- Condensation 3720.00 200.00 80.00 3720.00 400 00 400.0°
- Alimentation 3100.00 225.00 62.50 1722.50 450.00 312.5°
- Bâti 4000.00 1000.00 100.00 2000.00 1500.00 400.0°
- Divers. . » » » » » »
- 31672.00 13120.90 496.80 21542.20 18752.00 2409.5°
- kilog. fr-
- $
- Poids total..
- 45288.70 Tôle : fer
- 42703.70
- : 3.33 : 1.
- V
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-
-
- m —
- Tôle : fer : : 3.36 : 1,
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-
-
- — 182 —
- De ces quatre tableaux, nous déduisons que :
- 1° La valeur des frais divers e5* celle des métaux comme :
- 1° Sans détente ni condensation. .
- 2° id à condensation.
- 3° A détente sans condensation. ,
- 4° id. à condensation. .
- A notre avis , on peut sans inconvénient adopter pour tous les cas le rapport 1/7, sauf à avoir égard à l’excè-
- .... 4700 : 34300 : : 1 : 7.3
- ......... 5296 : 42703 : • 1 : 8.1
- • . . . 4966 : 37033 : : 1 : 7.5
- • - . . . 5186 : 42813 : : 1 : 8.3
- dent dans la mise des valeurs en noi»^ ronds. 50
- 2° Les valeurs des machines ûe chevaux à balanciers étant :
- fr.
- 1° Sans détente ni condensation.................. 39000.00
- 2* id. à condensation. .......... 48000.00
- 3° A détente sans condensation................... 42000.00
- 4° id. à condensation...................... 48000.00
- Si nous représentons par 1 la valeur I sation, nous obtenons les rapport5Ü de la machine sans détente ni conden- | vants pour 50 chevaux :
- Valeurs felatue?-
- Machine sans détente ni condensation.....................1.00
- Machine sans détente à condensation. ...................1.23
- Machine à détente sans condensation...............' ... . 1.08
- Machine à détente et condensation........................1-23
- A notre avis, ces rapports doivent exister pour toutes les autres forces. Il résulte de là que , connaissant la valeur de la machine à balancier, sans détente ni condensation, pour une force donnée , on peut déterminer celle du même
- système et de la même force, P l’un des trois autres genres. ^ 3° Des poids et prix de vente des ^ taux figurés dans les trois tableau* dessus, on déduit le suivant :
- Tableau des valeurs moyennes de 1 kilogramme de chaque métal dans ^ machine de 50 chevaux.
- GENRES des machines. FONTE. TOLE DE FEU. FER FORGÉ. Tôle et fer réunis CUIVRE. TOUS MÉTA abstraction faite des frais divers. ux réuM8’ y compd* les frais diver»-
- fr. fr. fr. fr. fr. fr. fr.
- s. D. s. C. . . 0.581 0.99 2.94 1.41 4.80 0.90 1.020
- s. D. à C. . . 0.681 0.99 2.91 1.43 4.85 0.94 1.060
- à D. s. C. . . 0.581 0.99 2.98 1.42 4.82 0.88 1.000
- à D. à C. . . 0.610 0.99 2.91 1.43 4.85 0.87 0.995
- Moyenne. . . , 0.613 0.99 2.935 1.42 4.83 0.8975 1.019
- ( La suite au numéro prochain. )
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- Iti
- chfi^?S dispositions à donner aux mins de fer atmosphériques,
- ar M. Robert Mallet, ingénieur.
- duire^e|' cette invention est de ré-des c> es frais de premier établissement si^Dlirmins ^efer atmosphériques, de etfjç ".er les pièces qui les composent, sidéenne1- les fuites qui sont conet Satnu^S ^anS 'a S0UPaPe ^M. Clegg
- av^Cet ePet, le tube principal est fondu Côlé rJ10)6 *an8oette relevée de chaque laqu ‘a rainure longitudinale et dans i Pass? *a tige du piston : ces ra(jteltes, inclinées l’une vis-à-vis Sort;^n sens inverse, constituent une Ï0ï(hi Cana* sans fonda section trapé-Celt e 1°'. sort de siège à la soupape.
- c°qu lP°rt'0n (*u lu^e est ^on(fue en
- P^rfa*/6’ a^n tPie ^es surfaces soient s«nsaite^ent .dures, lisses et dressées, boter^U'^ S0^ nécessaire de les ra-
- vrj* s°upape, qui est destinée à recou-de ciCetle rainure, consiste en un boyau et 'la,nyre tissé, enduit intérieurement to^térieurement de caoutchouc dans Con e S°n étendue , et qu’on maintient ^ stanament rempli d’eau pure ou it»atU Sa*®e dans *es temPs ou fes cü" Ce h ^ro*ds. Lorsqu’on fait descendre °yan dans le canal, il agit comme le espèce de bouchon ; à mesure que qJS0nv°i s’avance il est soulevé de lari Ues centimètres au-dessus des Hema-tes Par ^es Sa'els convenable-a nt disposés, et aussitôt que le piston Cç ass®> ce boyau-soupape retombe dans pr Canal où une poulie à gorge qui sse sur la surface le fait entrer jus-qU au fond.
- U P lieu d’un boyau creux rempli de ^fluide sous une pression constante ou b 't comprimé, on pourrait établir un tr Uco°n continu formé de trois ou qua-ôe cordes de coton enduites fortement ^ caoutchouc, et formant un câble ,je r,e forme particulière. L’un et l’autre ^es moyens présentent de la souplesse «ne suffisante élasticité en longueur çtUr permettre que la soupape s’ouvre le ®e.soulève puisqu’elle se referme sous é jP01^8 de la poulie à gorge, sans avoir ramdre une détérioration, sie s faces (le la S0UPape et de son ^ 8e doivent, dans toutes circonstances, on-e e?duites d’une matière lubréfiante et V0*1 sans action sur le caoutchouc, cao ans cas 0,a f’on se servirait du ^tchouc volcanisé de Hancock,
- (Le Technologiste, 5e année, p. 400), l’huile de palme remplira très-bien cet office.
- La fig. 25, pl. 76, est une section horizontale et le plan du tube principal.
- La fig. 26 une section horizontale du tube et un plan de piston.
- La fig. 27 une section transverse du tube, la soupape étant soulevée.
- La fig. 28 une section semblable, la soupape étant close.
- La fig. 29 une section semblable par l’axe de l’un des galets de soulèvement de la soupape.
- La fig. 30 une section aussi semblable par l’axe de la poulie à gorge qui pousse et presse la soupape sur son siège après le passage.
- La fig.31 enfinune secion longitudinale du tube, du piston et d’une partie du train du waggon conducteur.
- Hans ces figures, a indique le tube principal où l’on fait le vide, b les languettes qui constituent le siège de la soupape, et qui sont, ainsi qu’il a été dit, coulées en coquille pour leur donner de la dureté et une face unie et bien dressée. Les divers tronçons où les longueurs de ce tube sont assemblées ensemble par emboîtement à des distances de 5 en 5 mètres, et dans chaque emboîtement on a enveloppé le bout mâle d’un anneau de caoutchouc épais de 21 millimètres qui permet au tube de se dilater ou de se contracter sous l’influence des différences de température, tout en conservant des joints parfaitement étanches.
- c est le boyau-soupape en chanvre tissé recouvert en caoutchouc ou le câble de coton. Lorsque c’est un boyau, on le remplitd’eau au moyen d’un petit tube flexible d placé à chacune des extrémités de la section, et qui est en communication avec un autre tuyau f placé sous le ballast du chemin, lequel tuyau aboutit à un réservoir rempli d’eau, et où le liquide a une hauteur de 2 à 3 mètres au-dessus du centre du boyau, de façon que sous cette pression d’eau ce boyau se trouve constamment pleinet parfaitementgonflé.Ce petit tube flexible est d’ailleurs disposé et piqué de manière à ne pas gêner le passage du bras ou tige du piston, et à permettre à la soupape de se soulever sur son siège ou d’y rester comprimée.
- g est le piston de l'appareil voyageur, h le train de cet appareil, fc un contrepoids pour équilibrer le piston, l,m,n, o,p des galets à gorge qui soulèvent graduellement le boyau-soupape au-dessus de son siège , afin de permettre le passage de la tige. Le premier l et le
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- dernier p de ces galets sont assez étroits pour pouvoir voyager entre les languettes de la soupape ou dans la rainure longitudinale et sont en acier trempé. r est une autre grande poulie aussi à bords chanfreinés qui est suspendue sous la flèche s du waggon conducteur, et est destinée à comprimer le boyau-soupape sur son siège, à peu près comme un bouchon qu’on fait entrer dans le gouleau d'une bouteille, afin de permettre de recommencer l’exhaustion dans le tube aussitôt après le passage du convoi. Enfin t est la tige en fer plat, de 15 millimètres d’épaisseur qui relie le train du piston à la flèche du waggon conducteur et qui porte trois des galets m,n,o qui soulèvent la soupape.
- M. Barlow, dans un rapport remarquable sur les chemins de feratmosphé-riques, a fait remarquer que le moyen proposé par M. Clegg pour arrêter vivement un convoi en marche sur un chemin de fer atmosphérique, et qui consiste à soulever la soupape en arrière du piston, n’était pas un procédé mécanique heureux, et en discutant ses inconvénients, il aconcluquecetteespèce de chemin présentait sous ce rapport moins de sécurité que la traction au moyen des cordes. En général, le piston ne peut abandonner la tige de jonction du chariot conducteur sans qu’il y ait destruction sur une longueur plus ou moins considérable de la soupape par suite de la plongée ou culbute en avant de ce chariot; mais on pourrait très-bien lâcher la tête du piston , qui alors continuerait sa route sans inconvénient tant pour le tube que pour lui-même , et laissant le convoi en place sans secousse , culbute ou choc quelconque.
- C’est sur ce principe qu’est établi le principe d’enrayage dont nous allons dire un mot.
- Fig. 32, vue de l’appareil sur une plus grande échelle.
- Fig. 33, section transversale de ce même appareil.
- Fig. 34, vue du piston armé de l’appareil.
- Sur le train voyageur du piston x on a établi une douille r dans laquelle pénètre une tige cylindrique z à frottement juste, mais libre. De chaque côte de la douille il existe des oreilles traversées par des axes-boulons w,w qui servent de points de centre à deux leviers de désembrayage v,v. Ces leviers, par un bout, sont terminés en crochet et peuvent pénétrer par cette extrémité dans des rainures creusées tant dans l’épaisseur de la douille r que dans celle de la tige cylindrique Z qui I
- lui est concentrique. Lorsque fonctionne régulièrement, ces IeV sont rabattus dans ces rainures et J. sont maintenus par un collier y ^ peut glisser à frottement doux sur ^ douille; mais, en cas d’accident aussitôt qu’il s’agit d’arrêter le çonv j un mécanisme particulier ramène arrière cet anneau y vers g et le glisser sur les autres bras v,v des viers qu’il rabat en les faisant baseu
- sur leur centre, et par conséquent
- faisant sortir les crochets dont ils s • pourvus à l’autre bout de la rainure ils étaient logés; et comme ces crocn servaient à assembler la douille r ? . tige z, il en résulte que celle-ci devie libre avec le piston w qui, en se det chant ainsi, poursuit son chemin laissant sur place le train voyageur et convoi qu’il conduit. ^
- Le mouvement du collier est facn® concevoir, il est produit par des tig z,z qui s’y rattachent, et par un sys. tème de leviers coudés et à bascule dl. aboutissent à deux tiges verticales passent à travers la soupape, et sont, P1" le haut, pourvues d’un plateau-écr° fixe portant une manivelle. Les bon de ces tiges représentent un filet de '* d’un pas très-haut, de manière quU seul tour les remonte d’une assez for longueur. Les plateaux-écrous son près du mécanicien qui pose la main su leurs manivelles lorsqu’il s’agit de fair fonctionner l’appareil.
- Sur les Propulseurs héliçoïdes, et les recherches théoriques et expért' mentales entreprises par M. Bour" gois, enseigne de vaisseau.
- Par M. Poncelet de l’Institut.
- (Suite.)
- En terminant cet historique des ideeS qui se rattachent à l’invention des pr0' pulseurs héliçoïdes, il n’est peut-êt>'e pas inutile de faire remarquer que 1* première vis à trois branches du poléon, construite par M. Barnes, me" canicien anglais, sur les principes ad°P' tés par M. Smith, diffère du système revendiqué par M. Sauvage, dont Ie brevet date de 1832, par la circon* stance que, dans celui-ci, deux vlS formées d’une seule branche, d’un PaS égal au diamètre, sont placées symétri' quement à l’arrière du navire, tandis que, dans le précédent système, une seule vis à plusieurs branches est instal-' lée dans une chambre pratiquée / l’angle intérieur de la quille et de 1e"
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- dan”J‘ appellera à ce sujet que, l8iiQes expériences faites en octobre M. ei? présence de notre confrère en rp^Uler’ sur un modèle de navire M. Sauvage a prétendu dè-d'aj||per que, toutes choses égales Ors, lavis aune seule branche, pr^CéPa®égal au diamètre, était en effet • à celles qui en portent pluriel’ Principe que jusqu’ici l’expé-cas h 6 ne Paraît pas confirmer pour le fen(,es n3vires en mou\emenl{Comptes o. des séances de l’Académie des 1.15, p. 730).
- *nCom °ns’ a^n ne Pas rester tr0P l’ap ?.Piet, relativement à ce qui touche ^Pncation en grand de ces idées :
- Vjnef ^Ue l’Archimède, de quatre-t83g chevaux, construit à Londres en qnj î ept le premier bâtiment à vapeur çoï(j ’jl.cté muni d’un propulseur héli-Hq,6- ,aPrès le système de M. Smith, fajj* lait réalisé les espérances qu’avait fesn • . un mode de navigation dont la jlr)cipaux avantages consistentdans l’ac^Uslraction de l’appareil moteur à etr]0tl ^es projectiles et des vagues, pïoian,s l’économie qui résulte de l’em-Sva'P Us fréquent et plus complet du cote de voilure ;
- v5, vue le Princeton, de 220 che-(j'aux> construit aux Etats-Unis en 1842, rernS *es idées de Ericson, est apparquable par diverses modifications $tan.ées à la construction et à l’in-pisi alion du moteur qui » armé d’un q °n rectangulaire oscillant dans un tj|a4trt de cylindre, à la manière du ven-SÇ j Ur, de l’ingénieur militaire Rugi, tajslr°Uve placé au dessous de la flotte entièrement à l’abri des attein-3o i Projectiles ;
- va vue le Napoléon, de 130 che-)e construit au Havre en 1842, est Hîvaremicr bâtiment français qui ait kij'^ué par le moyen des propulseurs
- l^LQue le Great-Brilain, en fer, de Üèj chevaux, construit à Bristol sur c°âi proP°rtions colossales, pour le d’une compagnie anglaise, et frerrî- ^ une v>s à six branches , est le hàv ^ ^limenl de ce genre qui ait tin, rs® heureusement l’Océan Atlante \
- Enfin que les États-Unis comp-diVp Une soixantaine de bâtiments de sysres grandeurs, mus par des vis du p0s ^Uie Ericson ; que l’Angleterre en jpp e(*e déjà un assez grand nombre «t ! Par des vis de différents systèmes ^arquables autant par leur puisse que par leur vitesse , tandis que rance, qui en est encore aux pre-
- miers essais, se prépare néanmoins à marcher dans cette voie, où, comme toujours, elle s’est laissée devancer malgré l’esprit d’invention qui caractérise éminemment ses habitants.
- L’Académie, qui suit avec une égale attention le progrès des sciences et de leurs applications dans les diverses parties du globe, quels que soient les peuples auxquels ils sont dus, n’apprendra pas sans intérêt que les deux bâtiments anglais YErebus etle'ferror qui, sous les ordres du capitaine Franklin , vont faire de courageux efforts pour découvrir un passage au nord-ouest de l’Amérique, sont munis d’un appareil à vapeur et à vis, destiné à suppléer l’action des voiles en temps calme, et à soustraire les bâtiments aux chances que, dans certains cas, ils pourraient éprouver s’ils se trouvaient simplement munis de roues à rames verticales.
- L’extension considérable qu’a reçue, dès à présent, l’emploi de ce même appareil, pourra d’ailleurs servir à montrer l’importance des recherches théoriques et expérimentales entreprises par l’auteur du Mémoire dont nous allons rendre compte. Mais, auparavant, il est nécessaire de rappeler que MM. Tredgold, Galloway, Taurines et Labrousse ont fait, à différentes époques , quelques tentatives pour asseoir une théorie physico-mathématique des effets des propulseurs héliçoïdes.
- M. Taurines, professeur à l’Ecole d’Artillerie navale de Brest, dont les formules ont été ensuite appliquées et commentées par M. Labrousse , dans un mémoire inséré en 1843 dans la Revue de VArchitecture et des Travaux publics, est le seul qui ait envisagé la question sous le point de vue des effets dynamiques et de l’influence des formes diverses de la surface héli— çolde sur la production de l’effet utile. Dans un mémoire inséré, en 1842, aux Annales maritimes, cet auteur propose, en outre, une sorte de balance ou levier-pendule propre à mesurer les efforts exercés sur une masse d’eau en repos, par différents modèles de propulseurs animés d’un mouvement de rotation autour d’un axe immobile. M. Taurines admet, d’après l’ancienne théorie de Newton, que les molécules du milieu ambiant, animées d’une vitesse relative, viennent choquer isolément les éléments diversement inclinés de la surface héliçoïde et sans tenir compte du frottement des molécules le long des filets de la vis , frottement qui néanmoins peut jouer un rôle appré-
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- ciable, comme on le verra ci-après. Il détermine, dans ces hypothèses, la pression motrice exercée suivant l’axe de la vis et le travail moteur nécessaire pour la production de l’effet utile.
- Les formules analytiques, assez compliquées, auxquelles l’auteur arrive ainsi , quoique exemptes par elles-mêmes de reproches au point de vue mathématique, n’en paraissent pas moins entachées des erreurs inhérentes a l’ancienne théorie qui leur sert de base, et dont les expériences de d’Alem-bert, Condorcet, Bossut, Borda et Du-buat, sont venues démontrer la complète inexactitude. Quant à l’appareil dynamométrique mentionné ci-dessus, on fera remarquer qu’il s’applique à un état de mouvement absolu ou relatif du liquide et de l’appareil, qui ne paraît avoir qu’un rapport assez éloigné avec ceux qui se produisent dans les circonstances ordinaires de l’application de la vis au navire.
- Nous n’avons point, dans ce qui précède, cité M. Bech, savant ingénieur et professeur de la marine; au nombre des auteurs qui se sont occupés spécialement de la théorie des effets mécaniques des propulseurs héliçoïdes, attendu que les aperçus généraux qu’il a présentés, à ce sujet, à la suite de son Rapport sur la machine du Brandon, navire uniquement destiné à recevoir latéralement des roues à pales ordinaires, ne nous mettent pas en mesure d’en vérifier les conséquences, non plus que de reconnaître quelle est, au fond, la nature et la valeur pratique des modifications ou perfectionnements qu’il indique, d’une manière un peu vague et incertaine, à la fin de ce même rapport. Ces conséquences, en effet, ne sont point directement déduites d'équations qui contiennent, d’une manière explicite, les grandeurs susceptibles d exercer une influence appréciable sur les effets de l’appareil, et dont l’évaluation numérique devient indispensable lorsqu’il s'agit d’arrêter les bases d’un projet d’établissement de bâtiment à vapeur.
- CLa suite au prochain numéro.)
- Description du télégraphe électrique.
- Par M. P. Garnier , horloger du roi.
- Le télégraphe est mis en fonction au moyen d’une pile voltaïque, et se compose de deux appareils , dont l’un, que j’appelle le transmetteur, est pourvu de
- lettres, chiffres et signes, avec 1 quels on compose la dépêche à tran mettre. Il est de plus disposé pour » mer le circuit électrique qui détenu» l’apparition des lettres, chiffres ou gnes par les orifices pratiqués au cond appareil, qui est le télégrap1 proprement dit.
- Mécanisme du transmetteur•
- Cet appareil se compose d’un divisé en 54 parties, sur lequel s° tracés perpendiculairement à son ce . tre autant de lettres, chiffres ou gnes. Ce cercle est lui-même monte » une roue à dents de rochet divisée 54, et tournant librement sur une U che en acier fixée au montant en » de l’appareil. Un sautoir engrène »a les dents de la roue, et fixe la P° sl*rili de chaque lettre. Sur l’axe prolonge ü i sautoir est monté un petit bras, aU(Ju est fixé un ressort à boudin, dont 1® trémité inférieure est attachée à la la(;e de cuivre rouge destinée à être P1' instantanément en contact avec une,3 tre lame de même métal, pour ferlD le circuit électrique. e
- L’expérience m’ayant démontré l’électricité altérait les deux lames cuivre rouge au point où le contact lieu, et y déterminait une oxidation ^ finissait par interrompre l’action de 1 . lectricité, j’ai cherché quels seraiÇ les métaux les moins sujets à prod»1 cet effet ; j’ai trouvé que l’or pur et1 cier remplissaient toutes les condit*0 désirables; aussi la lame de cuivr®’ qui se déplace , est munie à son extr mité d’un petit pailjon d’acier fond1 » trempé dur, et celle qui est fixe e garnie d’une petite lentille en or Pu'^ Malgré l’opération que subit encore la longue la surface des deux vaè\*a‘ * par le dégagement de l’étincelle éle trique, il résulte néanmoins de cet, disposition qu’aucune interruption » lieu dans la transmission de l’ele tricité.
- Une petite pédale, placée en »e sous de la roue à rochet, sert à f;l1. mouvoir cette dernière pour transi»® tre au télégraphe la dépêche donnee: au moyen d’un pied de biche, monte,^ l’extrémité opposée à celle où la f»3't vient frapper sur la pédale. Suiva)t cette disposition, les lettres se piq»®1., très-promptement les unes après les a très, et passent successivement sous » index placé à la partie supérieure a l’appareil. # .
- Je dirai plus loin l’avantage qn*r
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- de cejje disposition pour la télé-
- «raphie.
- Mécanisme du télégraphe.
- ^première disposition du télégraphe nsiste en une sonnerie d’appel, mise I Mouvement par le cercle qui porte s signes télégraphiques, destinée à PPeler l’attention de l’employé qui ^°!1 recevoir la dépêche. Le marteau , frappe sur le timbre est ensuite en-au moyen d’un petit bouton placé Ur la face de l’appareil, pour qu'il ne °pne pas à chaque tour de cercle. tlV°ttimeje viens de le dire, les signes ,egraphiques sont tracés sur un cer-. e» dans le même ordre que ceux du ransmetteur, et apparaissent par deux I r'Gces, dont l’un rectangulaire pour lettres, et l’autre rond pour les .Offres et autres signes. Ce cercle non ^nlé porte, perpendiculairement à son P'an et près de sa circonférence, 54 filles destinées à fixer chaque lettre ?u signes devant les orifices sus-men-'°nnés, au moyen d’un échappement ^-simple, que j’ai imaginé pour cet
- et dont la disposition est telle 3ü’°n peut faire passer les lettres avec a Plus grande rapidité, sans erreur Possible. L’échappement est mis enjeu P.af une détente, à laquelle est atta-c|,ôe une petite tringle en cuivre, qui P.0rte à son extrémité inférieure la pla-,ne en fer doux attirée par l’aimant teiUporaire, toutes les fois que le cir-^uit électrique est fermé par le translateur. Un ressort à boudin, placé en dessus de la détente et fixé par un de I s bouts à celle-ci, sert à équilibrer 'a résistance de la platine en fer doux av®c la puissance attractive communi-Joée à l’aimant temporaire par le cou-:ant électrique. L’autre extrémité du Ressort est fixée à un filet de vis qui P°rte un écrou destiné à tendre le res-Sort selon qu’il est nécessaire.
- .. Çe mouvement de rotation du cercle , .^graphique est sollicité par un poids Jes~léger, attaché à un cordon qui ..Croule sur un petit cylindre, dont axe est commun au cercle , auquel il ,e fixe par un encliquetage. L’axe pro-l?ngè du cylindre sort par la face de aPpareil, et reçoit à carré une poulie **r laquelle s’enroule un autre cordon au. fur et à mesure que descend le P°'ds, lequel est destiné à remonter ci, lorsqu’il a parcouru son es-
- Télégraphie.
- Comme je l’ai dit précédemment,
- les lettres, les chiffres et les signes télégraphiques sont tracés sur les deux cercles, dans un ordre tout à fait identique, sur trois lignes circulaires, concentriques à l’axe de chaque cercle. La première et la seconde ligne sont composées des lettres de l’alphabet, rangées dans un ordre que l’expérience m’a démontré, après plusieurs essais, être le plus convenable pour rendre promptement la dépêche à transmettre. La troisième ligne est formée des dix chiffres répétés quatre fois, et de signes algébriques, qui pourraient, au besoin, être remplacés par d’autres signes conventionnels.
- Le point de repos est une barre I, apres laquelle vient une S, peinte en rouge , qui signifie sonnerie, et qui est en effet le signe qui parait lorsque la sonnerie d’appel se fait entendre. Le troisième signe est un trèfle, qui prévient l’employé, lorsqu’on s’y arrête , qu’il doit porter son attention sur le guichet des chiffres. A l’opposé de la barre de repos est une double barre II, qui, ainsi que la première, indique la terminaison de chaque mot.
- Tout cela étant convenu, pour transmettre une dépêche, on pique vivement et uniformément, avec la pédale, les lettres qu’on rencontre sur le cercle de transmission, en stationnant un peu sur celles qui entrent dans la composition du mot, et que doit inscrire le correspondant. Quand le mot est complet, on stationne également, soit sur la barre simple, soit sur la barre double , selon que l’on est plus près de l’une ou de l’autre. S’il entre des chiffres dans la composition de la dépêche, on stationne, comme il a été dit, devant le signe des chiffres; on pique la date ou la somme indiquée, et, pour prévenir le correspondant qu’on va revenir aux lettres, on bat inégalement (comme le fait un pendule d’échappement) jusqu’à la prochaine lettre utile qui se présente. Plusieurs sortes de battements peuvent être convenus , et indiquer différents objets, comme aussi les lettres peuvent être remplacées par les signes de la télégraphie en usage pour la correspondance du gouvernement.
- Je prierai de vouloir bien remarquer l’extrême simplicité des éléments mécaniques que j’ai fait entrer dans la composition de mes appareils. On verra que j’ai évité d’employer les engrenages ; que le moteur est un poids très-léger ( 100 grammes), au lieu d’un ressort, qui a l’inconvénient de casser au moment le plus inattendu ; que la
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- simplicité des effets, sans nuire à leur sûreté, assure une plus longue durée aux organes qui les produisent ; que le télégraphe et la sonnerie d’appel sont réunis en un seul appareil, et qu’en définitive il doit résulter, de l’ensemble de ces combinaisons, une longue durée de service de ces outils, le bon marché de leur établissement et le peu de frais de leur entretien.
- - n-agc-n
- Emploi de l’air comprimé pour les épuisements. Roches attaquées par la poudre dans des puits où Pair est comprimé à trois atmosphères. Application de l’air comprimé pour le sauvetage des bâtiments.
- ( Lettre de M. Triger à M. Arago. )
- L’intérêt que vous portez à l’emploi de l’air comprimé, pour exécuter toute espèce de travaux sous les eaux ou dans les terrains submergés, me fait un devoir de vous informer que je viens d’essayer tout récemment la poudre dans le nouveau puits que j'exécute en ce moment sous les eaux de la Loire.
- Ayant rencontré, à la profondeur de 27 mètres, une roche trop dure pour céder aux outils ordinaires les mieux trempés, malgré l’avis de plusieurs physiciens distingués, qui me grossissaient les inconvénients d’une détonation produite au fond d’un puits hermétiquement fermé , et rempli d’air comprimé à 3 atmosphères, je n’en ai pas moins essayé avec plein succès ce moyen, et je m’empresse de vous informer qu’aucun des accidents prévus ne sont arrivés; que l’emploi de la poudre, dans l’air comprimé, est aussi facile qu’à l’air libre ; que je le crois sans inconvénient, et qu’il produit exactement les mêmes résultats que dans les puits ordinaires.
- Effrayé d’abord des effets que pouvait produire une détonation dans l’air comprimé, j’ai commencé par employer la poudre à très-petite dose ; mais ayant réfléchi qu’en définitive je ne faisais qu’introduire dans mon puits, instantanément il est vrai, un volume de gaz de 7 à 800 fois plus grand que celui de la poudre, et qu’il ne pouvait en résulter de graves inconvénients, puisque ces détonations faisaient à peine osciller le mercure dans le manomètre , j’ai de suite employé la poudre comme à l’air libre, et je puis vous annoncer que, depuis quinze jours, j’en ai déjà brûlé plus de 50 kilogrammes avec un succès complet.
- Je vous apprendrai que, pour 0 re, nir ce résultat, j’ai été obligé de noncer aux mèches de soufre gel1' -eS lement employées dans nos c0 . ,^5 pour allumer les mines. Ces niée ^ brûlaient avec trop d’activité, e[ ^ gageaient une telle quantité d’acide* fureux, que l’on ne pouvait retoUf eS, dans le puits qu’après plusieurs heu J’ai paré à cet inconvénient en 6 ployant des mèches en amadou-mèches, en brûlant plus lente®6 ^ offrent plus de sécurité à l’ouvrier» offrent en outre l’avantage de ne P le gêner par leur mauvaise odeur-
- Quant à la détonation, elle n’6S j’j plus forte dans l’air comprimé l’air libre. Le coup semble plus sour > et fait à peine vibrer le tube en dont le puits est formé. Le coup, se lement, part avec une vitesse inco®P rablement plus prompte. .
- Tels sont, monsieur, les renseig® ments que je m’empresse de vous do ner sur l’emploi de la poudre dans 1 a comprimé. Si vous en désirez de P® détaillés, veuillez m’en informer, et J m’empresserai de répondre à toutes v questions du mieux qu’il me sera P°s sible.
- Je profite de cette occasion, m°”e sieur, pour vous témoigner la surpr1’ que j’ai éprouvée en apprenant que d puis quelque temps on fait desessa^ au Havre pour appliquer l’air co® primé au sauvetage des bâtime® * Ayant pris, de concert avec M. de La Cases, un brevet pour cet objet dep®^ plus de quatre ans, et ayant par cot* séquent la priorité pour avoir songe employer ce moyen, ce n’est pas sad étonnement que j’ai vu qu’on n’avac pas daigné nous consulter, ni ®è® prendre auprès de nous le moin® renseignement. On aurait cependad pu profiter de notre expérience j®* nalière, et je ne doute pas qu’on n de cette manière évité une foule d sais infructueux par lesquels il nous fallu passer. C’est un fait sur leq°e^ j’appelle votre attention, en vous a® nonçant de nouveau que l’emploi ® l’air comprimé m’est devenu teile®eI1 familier aujourd’hui, que je puis ga rantir avec certitude :
- 1° Que ce moyen est infaillible p°u^ sauver un bâtiment dans les circo® stances les plus graves;
- 2U Que dans le cas d’une voie d’ea® il est de beaucoup préférable à Lusa» des pompes , puisqu’une pompe ne qu’enlever l’eau entrée dans le bà® ment; tandis qu’au contraire l’air co® primé peut en même temps enl®®
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- dB *5 eau i et empêcher qu'il en entre
- Nouvelle; 4
- eXn°’ en^n aujourd’hui j’ai une telle p^'ence de l’air comprimé, que je p^nner que si l’on met à ma dis Pou '°n COflue d’un bâtiment, on
- ]ç rra en enlever successivement tout fici nr<^aSe extérieur, y produire arti-b] fuient toutes les avaries possi-SJ’ ^ns me faire quitter un seul in-je n ,Celtecoque, etque, sans difficulté, rj„reParerai à mesure toutes les ava-sj^s Produites, secondé seulement par c °u huit ouvriers mineurs exercés à 8enre de travail.
- el °'ndre avec le solide, sous les sables leseaux de la Loire, à 20 mètres de ^fondeur, un tube de 1 m. 80 de jJ/^tre est un travail exactement pa-d > et même plus difficile que celui remédier à de semblables avaries.
- échine pour aléser les cylindres des locomotives.
- Par M. Schanks et Cie.
- . Une chose d’une haute importance, pt sous le rapport de la conservation es locomotives que sous le point de j.üe de l’économie du travail journa-ler> c’est de procéder tous les trois ou pâtre ans à un nouvel alésage des cy-‘ndres. En effet, la rapidité des mou-,ertlens qu’exécutent les pistons en mé-p dont on se sert généralement, et Action des eaux que la condensation .e la vapeur accumule dans ces cylin->res, les attaquent en particulier vers »e Uiilieu et les parties inférieures, de aÇon que ces cylindres cessant d’être ?n(ls, les pistons ne sont plus étangs, et laissent à chaque pulsation Passer une grande quantité de vapeur, JM s’échappe en pure perte dans la peminée. Si on diffère l’opération de alésage au delà des termes prescrits P'us haut, au lieu de pouvoir l’exécu-p deux et jusqu’à trois fois successi-ppent, il ne devient même plus pos-Me de la faire une seule.
- , D’un autre côté, les cylindres des ^comotives étant, la plupart du temps, **és dans la boîte à fumée de telle ma-‘J'èi’e qu’on ne peut pas les enlever Pour ]es monter sur une machine à Aléser ordinaire , il a fallu construire Mür cet objet des machines transportes particulières, qu’on pût assujet-t,r sur les locomotives, en avant des ^yhndres, afin de pouvoir les aléser SUr place.
- On connaît, pour cet objet, plusieurs machines de structures différentes, et entre autres celle de M. Whit-worth , de Manchester, qui coûte 210 livres sterling ( 5,250 fr. ) ; une de MM. Nasmyth , Gaskell et Compagnie, de la fonderie de Bridgewater, aussi à Manchester, qui coûte 165 liv. sterl. (4,125 fr. ), et une de M. R. Stephen-sen, de Newcastle-sur-Tyne, dont le prix est de 80 liv. sterl. (2,000 fr.) ; mais aucune d’elles ne saurait l’emporter, sous le rapport de la commodité, delà simplicité et de l’efficacité, sur la machine construite à cet effet par MM. Shanks et compagnie, des ateliers Johnston, près Glasgow, et dont le prix n’est que de 32 liv. sterl. (800 fr.).
- Nous avons fait représenter sur la planche 7p cette machine à aléser les cylindres.
- La fig. 25 est vue en élévation de la machine, disposée pour aléser un cylindre de locomotive de 0ra.330.
- Les fig. 26,27, 28 et 29 sont des détails de construction.
- Pour monter le cylindre sur la machine, on commence par assujettir, à son extrémité antérieure et à la place de son fond , un anneau en fonte A ( fig. 25 et 28), au moyen des boulons à vis a, a qui servent à fixer ce fond. On opère de même à l’autre extrémité du cylindre, du côté du chapeau, où l’on assujettit bien concentriquement une pièce de fonte B (fig. 25 et 29). A cet anneau A on fixe solidement, tant à l’aide de quatre tiges en fer forgé b, b', b'\ b''' que des écrous qui sont placés à leurs extrémités , la plaque de couche en fonte C (fig. 25 et 26). Au milieu de cette plaque, repose d’un bout sur des coussinets en métal d'd', qu’on peut ajuster au moyen de deux vis c'c', l’arbre d’alésoir en fer forgé D, qui, de l’autre bout, traverse la pièce en fonte B, et s’appuie sur elle.
- Sur cet arbre d’alésoir D est d’abord calée, au moyen de clavettes, une roue e de 72 dents ; ensuite une roue /, de même diamètre, mais qui n’est entaillée que de 70 dents. Celle-ci fait corps avec une troisième roue g, de 39 dents, qui tourne librement avec elle sur l’axe de cet arbre ; enfin immédiatement, près de cette dernière roue, est fixée à clavette une pièce en fonte E, qu’on aperçoit en plan dans la fig. 27 , laquelle reçoit, dans des trous qui y sont percés, la tête des deux tiges filetées h h'. Ces tètes se prolongent de quelques centimètres au delà de Ja pièce, et sont coiffées de deux pignons
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- de 18 ailes i'i', dans lesquels engrène la roue g , solidaire avec celle f.
- F est le porte-outil en fonte qu’on voit en plan dans la fig. 28, et qui est en son milieu percé d’un trou d’un diamètre égal à celui de l’arbre D , A; une clavette à queue d’aronde qui pénètre dans une rainure x, pratiquée dans toute la longueur de cet arbre, de façon que le porte-outil puisse glisser longitudinalement sur l’arbre, mais sans tourner le moins du monde sur lui.
- A la périphérie du porte-outil F sont placées, à des distances égales entre elles, des pièces à queue d’aronde en fer, dont deux, comme dans les ma^ chines à aléser ordinaires., et à l’opposé l’une de l’autre, reçoivent les alésoirs ou burins, et les deux autres des coins de bois. Les deux tiges filetées à pas carrés h'h' (dont chaque pas a une hauteur de 7 millimètres), traversent deux trous taraudés dans ce porte-outil, et suivant qu’elles tournent à droite ou à gauche, elles entraînent dans le même sens ce porte-outil sur son arbre.
- Sur l’arbre m est établi un pignon de 16 ailes et de 0“0476 de longueur, qui engrène simultanément dans les deux roues dentées e et f, placées l’une contre l’autre; à l’extrémité antérieure de ce même arbre est calée la roue p, de 90 dents, qui est mise en action par un pignon r, de 16 ailes, fixé sur l’arbre q. En outre, cet arbre q porte à son autre bout un volant de 0m90 de diamètre, qui n’a pas été représenté dans la figure.
- Les arbres m et q sont, à l’une de leurs extrémités, reçus dans des trous garnis de coussinets* percés dans l’anneau A, et par l’autre ils reposent dans des trous correspondants de la plaque de couche G, où ils sont maintenus en place par des manchons s , s, assujettis par de petites vis à têtes fraisées.
- Maintenant, si, à l’aide d’une manivelle appliquée au volant, on fait tourner à droite l’arbre q et le pignon r, on fera marcher en même temps, avec lenteur et à gauche , la roue dentée p, ainsi que 1 arbre m et le pignon o. Ce dernier, agissant à son tour sur les roues e et f, les fera tourner à droite, et commandera par la première l’arbre de l’alésoir et le porte-outil ; mais la roue f restant, à chaque révolution de deux dents, en arrière de la roue e, et agissant par l’entremise de la roue g, qui lui est unie, sur les deux pignons i, ï, fixés sur la tête des vis h, h', les fera tourner à gauche, et il en résultera qu’à mesure que le porte-outil
- tournera, il s’avancera en même temP avec lenteur sur le long de son arbre-
- Une machine de ce genre, m°n ,u dans les ateliers du chemin de fer. Taunus, a déjà alésé plusieurs f°! ’ avec toute la précision désirable, cylindres d’un grand nombre de loc motives. Pour des cylindres de de diamètre, il faut deux hommes » le travail dure de 24 à 26 heures. Cet machine se recommande surtout e ce qu’elle prend peu de place, qu’elle s’adapte aux locomotives de construction la plus variée. Sa grana simplicité résulte principalement cette nouvelle disposition très-ing® nieuse, que la marche en avant 0 l’outil s’opère par l’engrenage simn tané d’un pignon allongé dans deu roues d’ün nombre de dents différcn •
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- Moyen pour assembler les tubes de* chaudières des locomotives.
- Par M. C. Gleim.
- Ce moyen a été mis en usage avec succès sur le chemin de fer dit Septefl' trional de l’Empereur Ferdinand ser-Ferdinands-Nordbahn), et voicl comment s’opère cet assemblage :
- Les tubes , qui ont une longueur de 3m500 avec un diamètre de 0m0476’ ne sont pas en laiton, comme d’habf' tude, sur toute leur longueur; mai* une de leurs extrémités, celle qui pe' nètre dans la boîte à feu, est sur m'e longueur de 0“123 en tôle de cuivre de 0m00317 d’épaisseur. Les parois de la portion en laiton ne sont épaisses qu® de 0m00238. Ces deux portions son unies entre elles de manière telle q°e celle en laiton, taillée en biseau sur une longueur de 0m0317, pénètre dans celle en cuivre taillée également en biseau, et y est soudée avec soin, ains* que l’indique la fig. 30, pl. 74.
- Après que le tube, disposé ainS* qu’il vient d’être dit, a été coupé juste à la longueur exigée de 3m500, et in" séré dans les faces planes des boîtes i on en rabat l’extrémité qui dépasse ce® faces , surtout celle en cuivre, qui faJ saillie dans la boîte à feu, à l’àide d’un marteau ; puis avec 12 à 18 cheville8 coniques , de diverses dimensions > qu’on y chasse, on l’applique d’une manière étanche sur toute la périphé' rie de l’ouverture du tube. Cela faH* on arrondit les bords en i, i', fig. 30, a<i moyen d’un mattoir représenté dans la fig. 31, et on plante encore quelque*
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- Porte r? conicnies> afin que le tabe S|lr tom ,nou.ïeau) et parfaitement, h e a circonférence de Couver-Ceu S iÇs plaques.
- duit ri6 °P®ration terminée, on intro-c^ambans tube> et du côté de la en é" re .a feu, l’appareil représenté VeiWf 10n’%• 32, et en coupe trans-feleto a^n produire le bour-
- lUerjr « 39» qui vient porter exacte-
- de l’vSur la paroi de la boîte à feu , et paréo ^esser fortement. Dans cet ap-vjs ^ ' le cône m se termine par une Pièce e*\sur ce dernier est insérée la lies a ’ y' 9U* cons>sle en deux par-pièc’ ^ l’uue de leurs extrémités ces fleuj f K Portent un rebord ou ren-l’ifttép1' ^ sert a emlJ0ulir la gorge, à
- l)°Urr ^r du tube, en o, et à donner le pièCe el®l extérieur. L’autre portion des dans Si ^ ,est cylindrique, excepté en k a Partie a a', où elle est taillée a exaS.one et trempée. Cette partie loi Dest inscrée dans le chapeau d, d\ 1‘eSDft°ri*'e une cav'itc hexagonale cor-lèrL n(lante et taillée de même à l’ex-six n et en e> e» suivant une tête â Par. ns » afin de pouvoir être saisie
- ^ une forte cjej.
- Clefaintenanl » si > au moyen de cette «ell °n l°urne la partie e avec laquelle $me d se trouve solidaire, il en ré-njdu’on entraîne dans ce mouve-lïit es Picces V ; or, pendant qu’on a„s .tourner ces pièces, on entraîne aVaSl 1 ccrou g, lequel fait marcher en lent v*s taille sur le prolonge-tçp du cône m. Les pièces b, b, qui ïe^Sent sur ce cône et qui portent le Uement, s’éloignent donc de plus
- en plus l’une de l’autre, et par conséquent , en tournant, pressent le cuivre et l’emboutissent peu à peu en o, en le serrant contre la paroi de la boîte à feu.
- L’anneau c, c sert à maintenir l’appareil, ou plutôt les renflements des pièces b, b', à une distance de la face interne de la paroi de la boîte à feu, suffisante pour que le bourrelet s’applique d’une manière parfaite sur le bord interne du trou percé dans cette paroi.
- Cette manière, il est vrai, un peu compliquée, d’emboutir ou matter le tube, présente cet avantage qu’on n'a plus besoin des anneaux ou viroles ordinairement en usage, qui rétrécissent toujours les ouvertures des tubes , occasionnent l'adhérence-de morceaux ou particules de coke, et rendent nécessaire un écouvillonnage ou nettoyage fréquent de ces tubes. La gorge en o, ou mieux le bourrelet, indépendamment de la fermeture parfaite qu’il opère sur la paroi, a encore pour but d’annuler les effets nuisibles de la dilatation inégale des tubes et des autres parties de la chaudière. On ne saurait toutefois se dissimuler que ce bourrelet, lorsque le remplacement des tubes est devenu nécessaire , rend assez difficile leur enlèvement; mais on conçoit qu’il est indispensable que l’extrémité qui fait saillie dans la chambre à feu soit en cuivre, attendu que le laiton ne permettrait pas, sous peine de détérioration , cet emboutissage et ce refoulement imprimé ainsi au métal.
- BIBLIOGRAPHIE.
- 4rt de la teinture en colon.
- Par M. D. Gonfkeville.
- n lorsqu’on cherche à acquérir des bons ou des connaissances étendues tar l’art de la teinture, en consul-et étudiant les ouvrages déjà nom-0 eux qui ont été publiés sur ce sujet, t0 ne tarde pas à s’apercevoir que ces publications sont non-seule-insuffisamtcs, incomplètes, et au-JW’hui en arrière des progrès de la p l°?ie, mais de plus que la majeure Sç.rbe des auteurs, qui ont voulu en-tau er les principes aux autres, n’è-c0entPas des praticiens, qu’ils se sont p bien tés d’emprunter les recettes et les jj.°cédés décrits par ceux de leurs prè-eccsseurs qui les avaient exercés, mais
- sans y apporter de nouvelles lumières et sans examen, ainsi que sans contrôle. Cet état de choses était d’autant plus fâcheux, que le bel art de la teinture , de concert avec ceux de la filature et du tissage, est un des plus nobles titres que se soit créés l’industrie française, et qu’il n’est peut-être pas aujourd’hui de profession industrielle où les pratiques usuelles et les manœuvres soient restées en réalité plus cachées, et les tours de main plus secrets que dans celle du teinturier.
- Dans de telles circonstances, nous avons pensé qu’il était de notre devoir d’encourager, autant qu’il était en nous, la publication d’un grand ouvrage, que son auteur, M. Gonfreville, a bien voulu mettre sous nos yeux, et qui peut être considéré comme un résumé
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- des opérations d’une grande manufacture , ainsi que des expériences de laboratoire , dans l’art du teinturier pratiqué, pendant plus de 42 années, dans la ville de Rouen, dans l’Inde et dans plusieurs autres localités industrielles.
- Nous ne pourrions entrer ainsi par voie d’annonce dans l’exposé, même très-sommaire , des immenses matériaux qui ont été réunis dans cet ouvrage, et des procédés très-variés et très-nombreux qu'on y trouve recueillis. Ces procédés se divisent en quatre classes : ceux de grand teint, ceux de bon teint, ceux de faux teint et ceux de l’inde, que l’auteur a pu étudier avec le plus grand soin pendant le cours d’une mission, ou mieux d’un voyage industriel entrepris dans ce pays, par ordre du gouvernement, de 1827 à 1831. Chacune des classes ci-dessus se divise en séries qui comprennent les couleurs simples, celles binaires, ternaires mixtes ( les claires et les brunitures) et les métalliques. Chaque couleur se subdivise ensuite en 10 ou 20 nuances ou teintes en dégradations, pour chacune desquelles un ou plusieurs procédés sont décrits. Enfin chaque procédé se partage en opérations, selon les classes et Jes séries, savoir : 1» les apprêts;
- 2° le mordant; 3° le teint simple ou double; 4° les altérants ( avivage , rosage , etc.), et une cinquième division renferme des observations spéciales. Indépendamment de ce plan méthodique et si propre à faciliter les recherches et les travaux de la pratique , l’ouvrage de M. Gonfreville doit présenter un autre avantage, qui consiste, pour chaque recette de teinture sur coton, en un échantillon du teint que ce procédé doit fournir, et souvent même deux échantillons, l’un au permierdegré du teint, et l’autre après les altérants.
- Ajoutons encore que 25 grandes plan-
- ches représenteront les ateliers sPj5 ciaux et en activité pour les g*"®* , teints en garance, les bleus d'in™? ' les nankins de l’Inde, le rose du sait num , le noir, ainsi que les étuves, cheries, étentes, magasins , Passerl„p! lavoirs, laboratoires, tineries au* V prêts et aux mordants, et enfin tou les constructions, manœuvres, uS :ce siles, etc., nécessaires dans l’exerc de la profession. u.
- Un intérêt tout-puissant de 1,3 veauté se rattachera d’ailleurs à ce publication , qui renfermera la dcscf1^ tion des procédés observés et recuei dans l’Inde par l’auteur pour le roW des Indes, le rouge vif de Madare, rouge enfumé de Madras , le roue brun de Palliacate, le violet de N® pely, le noir d’Oulgaret, tous au chay. ver, le jaune au cassa, l’orange capilapodie, etc., etc, et autres su° stances tirées de l’Inde , de Java, de Chine, etc. , s
- Nous le répétons, nous faisons o vœux pour la prompte publication l’ouvrage de M. Gonfreville, sur \'*r. de la Teinture en coton, et c’est d31^ le but de favoriser cette utile public3 tion , que nous croyons devoir ann°' cer que cet habile praticien vient d’oÇ vrir une souscription, nécessaire p?a entreprendre un travail de cette ^ portance et de celte étendue, et qu’afl sitôt qu’on aura atteint le nombre a 200 souscripteurs, sa publication co& mencera, et sera poursuivie sans J terruption.
- L'Art de la Teinture sur coton i°r mera 4 volumes grand in-4°, avec ^ atlas de 25 grandes planches, et par3\ tra par livraisons dans le coura3 de 1846. Le prix de l’ouvrage est ® 100 fr. On souscrit, sans rien d’avance, chez l'auteur, boulevar Montparnasse , 34 bis, et chez M -ret, libraire, rue Hautefeuille, 10 &1*’
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- ET ÉTRANGÈRE
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Mémoires chimico-techniques.
- Par le docteur L. Eesner.
- *’ £u}vrage, argenture et dorure par °îe galvanique sans emploi du Vutiure de potassium.
- Cuivrage au moyen du tartrate Potassique d'oxide de cuivre.
- s„Rne conséquence du dernier travail *jn e cuivrage galvanique du fer et du Jj j’ai entrepris de concert avec' P- ta? PP (leTechnologiste, 6e année, Wo )* C est ^ue b me*Peure liqueur LJ Possède pour cuivrer est la dis-uon du Spi Hnuhle de tartrate de
- cajjSSe et de cuivre. Depuis la publi-^>0 n de ce travail je n’ai pas cessé de w^Perde ce sujet, et je suis par-lJfén-a ^es césultats qui permettent de ... Parer d’une manière plus rapide et
- commode livrer suit.
- encore la liqueur a lorsqu’on procède ainsi qu il
- Por<Va-*1 bouillir dans une capsule de ijt,e , "line ou un vase en fonte émaillée PulvCe-tai‘le <luanlilè de tartrate blanc i|e r!sc avec dix fois son poids d’eau réce le’ et on ajoute à cette liqueur, e(jjvtnnaeot préparée , du carbonate de fr0j !® hydraté bien lavé avec de l'eau rCst(;c Jusqu’à ce qu’une portion du sel 'l’un S3ns se dissoudre sous la forme et c Poudre basique bleu verdâtre , Pile ^ 'a .'iciocor bleu foncé manifeste Action alcaline au papier de tour-
- nesol rougi. C’est la liqueur séparée par le filtre de la portion de tartrate et d’oxide de cuivre hydraté qui est restée sans se dissoudre qu’il convient d’employer au cuivrage, et on fera bien, avant de s’en servir, de lui donner une forte réaction alcaline par l’addition d’une petite quantité d’une solution de carbonate de potasse. Cette liqueur ainsi préparée, et qui est colorée en bleu très-foncé, renferme le sel double de tartrate de potasse et de cuivre , et peut se conserver en provision pendant longtemps sans éprouver le moindre changement.
- Le carbonate d’oxide de cuivre hydraté nécessaire pour préparer le sel double en question s’obtient en mêlant une dissolution de vitriol de cuivre ou couperose bleue à une solution de carbonate de potasse; il en résulte un précipité bleu qui est le sel dont on a besoin. On sépare ce précipité par le filtre, et on le lave bien à l’eau de pluie.
- La recette qui vient d’être indiquée pour la préparation de la solution à cuivrer a sur celle au tartrate neutre de potasse les avantages suivants :
- Cette liqueur se prépare avec plus de rapidité que lorsqu'on se sert pour la faire du sel neutre qui résulte de l’action du courant galvanique sur la lame de cuivre qui joue le rôle d’électrode positif ( et qu’on nomme généralement anode), et dissout peu à peu en donnant le sel double en question, mais au bout d’un temps infiniment plus
- Technologiste, T. VU. — Février 1845.
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- prolongé. Il m'a semblé aussi qu’il élait avantageux de pouvoir faire l’application immédiate du bain aussitôt qu’il a reposé, attendu que par un séjour trop prolongé des objets en fonte ou en zinc dans une liqueur dans laquelle ledit sel double doit se former peu à peu, les objets se recouvrent très-aisément d’une pellicule mince d’oxide (le zinc surtout), qui n’est nullement favorable à la beauté du cuivrage.
- En second lieu, la préparation de la liqueur à cuivrer est moins dispendieuse que celle au tartrate neutre de potasse, et c’est ce qu’il est facile de constater par la comparaison des prix courants.
- Quand on veut opérer, le bain à cuivrer s’emploie absolument de la même manière que dans les autres cas analogues. Lélectrode positif, qui consiste aussi en une lame de cuivre, se dissout également avec énergie, de façon que le bain se conserve constamment au même degré de déconcentration.
- Un courant comparativement plus faible, et un contact parfait de l’objet à cuivrer avec le fil de cuivre qui émane du pôle zinc, sont des conditions qu’il faut observer rigoureusement si l’on veut que l’opération réussisse bien. Quant aux autres conditions à remplir, je les ai indiquées dans mes précédentes communications,
- J’ai déjà cuivré avec le bain dont il vient d’èlre question d’assez gros objets en fonte de fer, en zinc et en étain. La couleur de ces objets est absolument la même que celle qu’on obtient avec une dissolution de cyanure de potassium, et par conséquent cette liqueur remplace sous tous les rapports cette dernière préparation à la fois si vénéneuse et si facile à se décomposer, et dont le prix d’ailleurs élevé ne saurait sous ce rapport soutenir la comparaison avec le tartre qu’on se procure aisément partout à un prix modéré, et n’offre aucun danger pour la santé. Les avantages de ce bain à cuivrer , quand on le compare avec celui qu’on prépare avec le cya-rure de potasium , sont particulièrement mis en évidence quand on songe que les gros objets ne peuvent, à cause du prix élevé de ce dernier sel être cuivrés économiquement. Or, aujourd’hui des statues en fonte de fer ou de zinc, de grosses pièces en étain, peuvent être cuivrées à un prix très-modéré, et par conséquent remplacer celles produites de toutes pièces par la voie galvanique, qui est infiniment plus dispendieuse.
- Avant de terminer ce que j’ai à dire
- sur le bain à cuivrer en quesl!°n Referai remarquer encore qu’il arrive , quernment que les objets se Pr®se?ellrs pendant l’opération sous des co® bigarrées, circonstance qui provie® ce que le courant galvanique ne B®* pas bien. Quand on veut faire ®! "jje raître cette couche colorée , il s®‘® ter sortir l’objet du bain et de I’humc avec de l’acide chlorhydrique • -s, étendu, à l’aide duquel on enlève ^^ aisément cette couche. Du reste, • adhère assez fortement à l’objet cU' r pour qu’on ne puisse pas l’en deta par un frottementénergique sansacl
- âe*
- B. Cuivrage avec le sulfite de sou
- Depuis bien longtemps je rne suis posé la solution du problème de c . vrer, argenter et dorer galvanique^ à l’aide d’une seule et même prèpar tion chimique. Après bien des te® ^ tives, j’ai réussi enfin, et j’ai tro® dans le sulfite de soude le sel au moy duquel on peut résoudre le profile® . en question. Je vais exposer dans ce 1 va suivre les résultats de mes exp® riences , qui me paraissent prése® non-seulement un but pratique, u'.^ encore un intérêt scientifique, atten qu’elles constatent des faits qui, a connaissance, étaient jusqu’à prése restés ignorés. , ,e
- Si à une dissolution concentrée sulfite de soude dans l’eau on ajo® du carbonate de cuivre hydraté rèce® ment précipité, ou, ce qui est ui'e A encore, de l’oxide de cuivre hydi’3 aussi fraîchement précipité (qu’on °® tient par précipitation en versant ®"c solution caustique de potasse dans ®.® solution de vitriol bleu), et qu’on ag®.j bien avec une baguette en verre, on v® une portion du sel ou de l’oxide de cu'v‘ se dissoudre dans le sel sodique. Si ® { sépare le précipité cuivrique qui n e pas dissous, on obtient alors une liq®e e aussi claire que de l’eau qui renfer®1. du protoxide de cuivre , de l’acide s® furique et de la soude. Cette liq® limpide contient donc un sel de çr°-toxide de cuivre dissous qui est rés®1 de ce qu’une portion de l’oxigène,® cuivre s’est combinée avec une port*® de l’acide sulfureux pour constit®e ’ d’une part du protoxide de cuivre, de l’autre de l’acide sulfurique. sencedé l’acide sulfurique est facile à ® montrer à l’aide du chlorure de bary®®/ et celle du protoxide de cuivre par l’a®\ moniaque caustique et une dissolut'® de cyano-ferrure jaune de potasse- b premier, ajouté à la solution du sel «
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- Ct>ivre n’
- fuient ^Pr?du*tpas d’abord de chan-heui-es ’i Iïl?'s au bouî f^e plusieurs coniine fj3 ,lc!Heur, qui était limpide pPrie,Jr e ' eau , prend à la partie su-esSf>yée a U"e te'nte bleu foncé , et »n pr^ j l1 cyan°-ferrure, elle fournit •lui jn(jtout à fait blanc; réactions Protov;ri^ufnt la présence d’un sel de Si |-(, e cuivre.
- * eau et R ,elen(l cette liqueur avec de Carboni?U °n *a ren(le alcaline avec du
- fer atejde soude, les objets en fonte bien fl^U°.n y plonge, après les avoir Une benaP®s> S’Y cuivrent en prenant tandis e Cou'eur mate rouge rosé, d’an0(iJIUe *a *anie de cuivre qui sert î)ans c es^ énergiquement attaquée. tfes j! Cas » comme dans tous les au-C°nstanfne ^ sers cîue d’un couple Hioijfg Suivre et zinc, d’après les PréeAa^Ue î fait connaître dans mes LeesdenKts mémoires.
- fer Se ob3ets bien décapés en fonte de SeniemCu,Vrent dans le bain à cuivrer Par c en.1 quand on les y suspend , et saire c.r?Sequent sans qu’il soit néces-9ue. » eiïlployer un appareil quelcon-*iiat’/>eur .couleur est le rouge rosé p°n’e | givrage est très-solide et sup-Se iaj e ucunissoir. Les pièces en zinc diSSoSSent également cuivrer dans cette s°Ud Utl0n de protoxide de cuivre etde ftiojJ!’ la couleur du cuivrage est butr-t ^eHe qu’avec le sel double de Plus • ide P°tasse et de cuivre. De c5>nc4Sl • ^a‘n qu on emploie est trop tire atré et si le courant est comparais (V n| *roP f°rt » Ie cuivrage man-jj adhérence.
- dans »St ^on de remarquer qu’il faut Se ,Us.les cas que la liqueur ait *^n$ eacbcîn alcaline, attendu que, PotassUne dissolution de carbonate de de f e ou de soude, les objets en fonte êpfo,, °u on zinc peuvent rester sans Snp Ver d’altération . quand en même tantS °n *es s°umet à l’action du cou-dans galvanique, tandis que plongés tajen.* eau pure, ces métaux s’oxide-f]1 Pr°mptement.
- Uate e. s°lution concentrée de carbo-teUin’ Potasse dissout très-bien , à la
- * l*V(] 3*Ure ordinaire de 15° C., de düxjj®!6 et du carbodate hydraté à UnUe de cuivre, la liqueur filtrée ti’aj couleur bleue , mais jamais je de|afeussi à cuivrer avec le bain, soit
- ‘°nte de fer , soit du zinc.
- ç
- Argenture avec le sulfite de soude.
- Piw .®ecquerel a fait connaître un ltSa»ge, d’argenture dans lequel on fait s d’une dissolution de chlorure
- d’argent dans le chlorure de sodium (V. le Technologiste , 5e année , page 387). J’ai répété ce procédé et je suis arrivé aux résultats suivants :
- J'ai préparé du chlorure d’argent et je l'ai transporté tout humide encore dans une solution aqueuse , bouillante et concentrée de sel marin: j’ai filtré la liqueur encore chaude, et je l’ai versée dans une capsule de porcelaine pour la reporter à l’ébullition. Dans cette liqueur bouillante, j’ai suspendu pendant quelques secondes des objets bien décapés de cuivre et de bronze (cuivre et étain) qui sc sont aussitôt recouverts d’une couche mince d’argent. En cet état, ces objets ont été enlevés aussitôt de la solution, lavés avec soin dans l’eau, et découverts ou nettoyés avec du tartre en poudre. Ainsi traités, ils avaient une belle couleur blanc d’argent, mais l’argenture était très-mince. Des objets fondus en laiton ont été aussi argentés par cette méthode, en les laissant plongés plus longtemps dans la solution du sel d’argent, mais cette argenture n’est pas assez belle pour qu’on puisse recommander ce moyen dans la pratiquent la couche d’argent manque d'épaisseur. Enfin, si on laisse les objets plus longtemps que quelques secondes dans la liqueur bouillante, l’argent s'y précipite sous la forme de poudre grise qui n’a aucune adhérence.
- On obtient un bien meilleur résultat avec le bain à argenter proposé par M. Siemens, et qui consiste en une dissolution de carbonate d’argent dans l’hyposulfite de soude. Dans un bain de cette espèce, on peut argenter parfaite-bien , ainsi que je l’ai constaté, sans batterie et par une simple immersion, des objets en bronze, laiton, fonte de fer, argentan ; seulement il ne faut pas employer une liqueur concentrée, car autrement il n’y a pas d’adhérence entre l’argent précipité et la surface de la pièce , qui doit, comme de raison , avoir été préalablement décapée avec soin. Cette dissolution argente aussi très-bien au moyen du contact du zinc. La couleur des objets ainsi traités et découverts au tartre est le blanc d’argent pur. En se servant d’une batterie, on peut donner à cette argenture telle épaisseur qu’on désire; toutefois il m’a semblé que l’argenture, par un séjour prolongé des objets dans le bain et quand on se sert d’une pile constante de Daniell, prenait une nuance blanc jaunâtre, phénomène qui provient sans doute de ce qu’il se forme un peu d’acide sulfureux avec dépôt de soufre.
- Comme j’avais déjà trouvé que l’oxide
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- de cuivre hydraté se dissolvait dans le sulfite de soude , j’ai essayé de môme à dissoudre le carbonate d’argent dans une dissolution concentrée de ce sulfite, et j’ai réussi dans cette opération. J’ai donc dissous du carbonate d’argent récemment précipité et bien lavé dans le sel de soude indiqué, et me suis servi de cette dissolution comme bain à argenter. Le sulfite de soude est plus facile à préparer que l’hyposulfite de la même base, et comme ce dernier se prépare même avec le premier, il en résulte que lesulfite est d’un prix moins élevé.
- Dans la solution étendue d’eau de ce bain d’argent, les objets en laiton, bronze, cuivre et étain s’argentent promptement et parfaitement bien à l’aide d’une pile de Danicll, surtout quand ces objets ont été préalablement cuivrés avec le sel double de tartrate de potasse et de cuivre. La lame d’argent qu’on emploie comme anode se dissout vivement. Les objets doivent, au bout de peu de temps, être enlevés de la liqueur, frottés et nettoyés au tartre, puis immergés de nouveau dans le bain. On peut, de cette manière, argenter ces objets sur une plus grande épaisseur, attendu qu’après chaque immersion il se précipite de nouveau de l’argent sur les pièces. Des chandeliers en laiton et des cuillers en étain, préalablement cuivrés, présentaient la nuance de l’argent le plus blanc. Toutefois , si la liqueur était trop concentrée, l’argent se précipite sous la forme pulvérulente.
- Pendant que le courant galvanique fonctionne, la liqueur sc trouble, il se forme un précipité subtil, grisâtre et il s’en sépare des aiguilles délicates d’un éclat soyeux. Cette séparation est due à la formation d’argent métallique et d’un sulfate d’argent peu soluble. Ce trouble n’est pas toutefois nuisible à l'argenture des objets, attendu que, pendant tout le cours de l’opération , l’anode d’argent se dissout Quand , au bout d’un certain temps, un précipité blanc grisâtre assez considérable s’est formé , on peut le redissoudre dans de 1 acide nitrique pur, étendre la dissolution avec de l’eau de pluie, en précipiter par le carbonate de potasse ou de soude du carbonate d’argent dont on se sert pour préparer une nouvelle liqueur à argenter. On ne peut pas conserver cette liqueur en provision. attendu qu’au bout d’un certain temps tout l’argent dissous s’en sépare, partie sous la forme d’argent métallique, partie sous celle de sulfate d’argent.
- Ce bain, porté à l'ébullition* ar® $ aussi, par contact du zinc, d’aun jets en métal, en particulier ceo j|je décapés de laiton, auxquels u ^ une belle couleur blanche matte* tefois il se sépare en même terI,P floif l’argent métallique de couleur ||. grisâtre qui épuise prompteme" queur. . ejir
- J’ai, avec la solution argenh|ï”esCp diquee. argenté d’assez grosses p*Ç $ bronze et en laiton qui, après a'*®, de découvertes avec une bouillie DJ^ié tartre pulvérisé et d’oau , ont une couleur d’un beau blanc d afo^jj ïl résulte donc des résult,ll‘‘ viennent d’être indiqués que *eCas0|r natc d’argent se dissout dans une ^ lion concentrée de sulfite de soU ^gis* qui n’était pas, du moins à nia c°n ‘|^-sauce, encore connu, et que c<rllc (nfiit tion étendue d’eau est parfaite propre à l’argenture galvanique.
- D. Dorure sans emploi du de potassium.
- a. Dorure au chlorure de pota$s,l< et d’or.
- ure
- On dissout une partie de chl°^ d’or et quatre parties de chlorur o(1 potassium dans de l’eau de pluie^ rend la dissolution légèrement alc‘1 (1js à faille du carbonate de potasse. J ^ on étend d’eau jusqu’à ce que la ^ ,e leur devienne jaune d’or clair. AvC ,lf. bain, on dore des objets en cuivrc* ‘()e gent, argentan, bronze, tantôt avec |;l batterie, tantôt par contact du z’nC’,|t, couleur est le jaune d’or pur ; seule^c ,r lorsqu’on chauffe lors de la dorure C contact du zinc, il se forme un PL p pité brun d’or métallique : q dorure est terminée, on sépare ce l 5 cipité par le filtre eton le redissout l’eau régale ; mais comme une sCïIj1,o5 ble précipitation d’or n’a pas lieu u*|0, la dorure par contact avec le cY^|J|te ferrure jaune de potassium, il en rC‘ que ce dernier sel mérite la préfère pour cet objet.
- b. Dorure par le sulfite de soude et rate d ammoniaque.
- J’ai annoncé plus haut que mens s’était servi pour argenter dissolution de carbonate d'argent une solution d’hyposulfite de ^°u"Cj-git de potasse ; j’ajouterai ici qu’il * aussi usage pour la dorure d une w lulion d’aurate d’ammoniaque, air,r,n5 niure d’oxide d’or (or fulminant)”',, ce même sel alcalin. Au lieu de l’D.vI
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- SulfitP{i^SOu^ej j’ai essayé l'emploi du r?ted,amSOu<,ei et j’ai trouvé que l’au-a.^t;|tion,nrn'a^Ue (obtenu par la pré-^°r par r], ,V*r,ti solution de chlorure «**,)* y • ammoniaque caustique en Hrois aiSs.°^a't très-aisément, après ^lutio,^ av°'r clé bien lavé , dans une en ()0, CQncentrée de sulfite de soude r.ar,t une liqueur limpide jau-alci,|jr,e‘clle liqueur, rendue fortement Peut fl0r,,Vec carbonatc de soude, l’a^çrij e.r’ au “«yen d'une batterie, |’ar ’ *e bronze, le laiton, le cuivre » mais la couleur de la n0ti pa a 11,1 aspect jaune-brun pâle et ?u’°ri 0i cette belle couleur jaune d’or iaune j l|ent avec le cyano-ferrure P°tassj.e Potasse ou avec le cyanure de eà jau 01 • C’est cette même «foloralion rüreav e~‘Jrnr> pâle que présente la do-tiotiiarf0 Une dissolutiond’aurate d’am-s0ü(Je^Uf ^a.ns de rbyposulfite de C°mn,Vet.,a différence dans la couleur, c)’atll! al!Vcment à la dorure par le rüre (iG de potassium ou le cyano-fer-q.lb|ec Potasse, est tellement rcmar-('o,i|l,iirciu a la simple inspection de cette (|e
- ce$r °n i)eut déterminer par lequel ite Moyens cette dorure a été pro-
- '• h,
- potUre Par cyano-ferrure jaune de «ssc et l’aurale d'ammoniaque.
- pcaarnri‘ fous les sels par lesquels on siürn rooiplacer le cyanure de potas-cyari dans la dorure galvanique, le ^apr'» Crrurt jaune de potasse est, es ma propre expérience, le seul le jjjjSc qui y soit propre et remplisse esSayeu* foute? les conditions. On peut ^eUs t0liles lcs recettes déjà norn-Parer°s Hui ont été données pour prè-tyar)o b >in de dorure au moyen du tro,jv * C1‘ri,re jaune de potasse , et on Ccsd'ff^ C'uc *es résultats obtenus avec les '!Ierents bains seront constamment prjSj mes (1). Tous les travaux enlre-1,1 r“u.squ’ici démontrent de la manière cymns équivoque qu’au moyen du Pem°, erri.lre jaune de potasse on Vatl>que en'P UnC tr^s‘^e^e dorure gal-
- au^j.n’est pas ici le lieu de répondre
- Cornr .^scsobjectionsqui ontétè faites
- «le ® I emploi du cyano-ferrure jaune 1 fasse dans la pratique et de faire
- le ? na (I"’à comparer sous ce point d l> M. n!.?PPort de M. Jacobi sur les procède ^'clert1 de Technologiste, 4* année p. 354 Par”6 Fehling sur la dorure et l’argei JjpjLc?ntact ( id. même année, p. 393 ) ; i n res £le Frankenstein ( id, mém ’ P< 39o, et s« année, p. 254 ).
- ressortir les avantages que présente, dans les mêmes cas, le cyanure de potassium , et il vaut mieux laisser au praticien le soin d’apprécier laquelle de ces deux préparations convient le mieux aux applications spéciales qu’il veut en faire. Toutefois il est bon, par exemple, de faire remarquer que la lame d’or, employée comme anode dans un bain d’or préparé au cyano-ferrure jaune, ne perd pas sensiblement de son poids dans le travail, même après qu’on a fait agir le courant électrique pendant plusieurs heures; d’où résulte que la solution d’or doit s’épuiser peu à peu, ce qui, comme l’on sait, n’est pas le cas avec un bain préparé avec le cyanure de potassium, puisque, dans ce cas, la lame d’or qui sert d’anode se dissout peu à peu. Il faut ajouter cependant que le bain épuisé d’or, quand on a employé le cyano-ferrure jaune de potasse, peut être remis en état de dorer de la manière la plus simple et la plus prompte par une addition de chlorure d’or ou d’oxide de ce métal. D’un autre côté, 1 absence de tout danger et la décomposition beaucoup moins facile du cyano-ferrure jaune de potasse parlent hautement en sa faveur, surtout quand on comparé*aux propriétés éminemment toxiques et à la décomposition et l’altération faciles du cyanure de potassium, enfin quand on songe que la couleur de la dorure avec un de ces sels est tout aussi belle qu’avec l’autre, et même que le jaune de l’or, avec le ferro-cyanure de potasse , a plus d’éclat, plus de feu qu’avec le cyanure de potassium. Du reste , la durée des dorures est absolument la même avec les deux sels, en supposant que l’opération ait été faite régulièrement de part et d’autre et non pas précipitée. Je possède, par exemple, une cuiller à café en argent, dorée au cyano-ferrure , dont je me sers tous les jours et qu’on n’a pas épargné dans le service, et cependant, au bout d’un an, elle possède encore la belle couleur d’or qu’elle avait le jour où elle est sortie du bain de dorure, excepté sur les arêtes ou bords, où l’on commence à apercevoir l’argent.
- Je ferai encore ici une remarque sur une circonstance qui se présente fréquemment lors de la dorure au cyanure de potassium, mais qu'on ne rencontre jamais avec le cyano-ferrure jaune de potasse : celte circonstance, c’est que les objets au cyanure prennent parfois une teinte blanc mat. On a ignoré pendant longtemps à quelle cause il fallait attribuer ce phénomène. A la suite d’un
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- grand nombre d’expériences entreprises à ce sujet, j'ai découvert enfin que cet enduit blanc était dû à de la potasse qui se formait constamment lorsque le bain renfermait trop peu d’or par rapport au cyanure de potassium. J’ai eu aussi l’occasion de constater que ce cas se présentait avec un bain de cyanure qui, après avoir longtemps servi, renfermait beaucoup de potasse libre, et, tout récemment, ce cas s’est présenté à un orfèvre de Berlin qui voulait dorer l’intérieur d’un grand vase en argent avec un bain de cyanure de potassium, en suspendant dans son intérieur une vessie renfermant du zinc et de l’eau salée ; dès le commencement de l’opération tout l’intérieur de ce vase, qui n’était encore que faiblement doré, passa entièrement au blanc, tandis qu’avec un bain d’or au cyano-ferrure jaune de potasse, cet artiste obtint promptement la bonne dorure qu’il désirait.
- Une excellente liqueur pour dorer est celle qu’on prépare de la manière suivante : on dissout de l'aurate d’ammoniaque dans une dissolution bouillante de cyano -ferrure jaunede potasse et on en sépare par le filtre tout l’oxide brun de fer qui s’est déposé pendant celte réaction. La liqueur jaune qui a filtré dore parfaitement bien, tant pour l’or moulu que pour le mat; toutefois je ferai remarquer ici que le bain d’or préparé d’après une méthode qui m’est propre, savoir avec du cyano-ferrure jaune de potasse, du protochlorure d’or et du carbonate de soude, fournit une dorure tout aussi belle et une couleur tout aussi éclatante. On peut, du reste, pour préparer ce bain d’or , manipuler de la manière suivante :
- On prend une partie de protochlorure d’or sec qu’on dissout dans un peu d’eau de pluie, et on ajoute à la dissolution de l’ammoniaque caustique en excès ; on sépare par le filtre le précipité brun-jaune pale qui s’est formé ; on le lave à l’eau de pluie, puis on le jette,encorehumide, dansune solution bouillante préparée avec deux parties de cyano-ferrure jaune de potasse et douze parties d’eau, où il se dissout en abandonnant de l’oxide de fer. La liqueur refroidie est filtrée et conservée pour l’usage. On peut, pour ce bain dedorure, employer les rapports suivants: on dissout deux parties du cyano-ferrure dans douze parties d’eau et on verse la solution dans une capsule de porcelaine pour la porter à l’ébullition ; on y ajoute une partie et demie de carbonate de soude , et après la dissolution
- une partie de protochlorure d ® j]|ir sous dans un peu d’eau ; on fait D ^ encore quelques minutes, on fillre ^ je le refroidissement pour en separ précipité brun qui s’est formé. , au Quant à la dorure par c0, yeC le moyen d’un bain d’or prépare a j0fl cyano-ferrure , j’ai aussi eu l’0^ 5el de remarquer que l’addition o%j5. marin favorisait cette dorure. L* .y solution d’or métallique (une cy-réduite en feuille mince entre d ^e Iindrcs) dans une solution de c^‘ de potassium ou une solution du sel, auquel on ajoute du chlorure dore l’argent, le laiton , le cuiv jei contact du zinc et sans addition .e marin, d’une manière à la fois pr° et satisfaisante. .pt
- La réserve que j’ai fait cou ce dernièrement (voir à la page lof volume) est d’une application Se° -rir toutes les fois qu’il s’agit de recou e|le un métal par un autre métal, e (B, sert non-seulement dans la dor* eS. mais également, lorsque cela est ne tc> saire, dans le cuivrage, l’étamage’^|e5 Elle a déjà reçu de nombreuses et u e applications dans les ateliers de do et d’argenture par voie galvani<lu Berlin, et a constamment répondUJ qu’ici aux besoins de la pratique- jp Relativement à la manière de rec ^ lir de nouveau l’or contenu da° e> bain préparé avec le ferro-cyan u voici un mode d’opérer qui m'a Pa la fois simple et efficace. La s0,u ed est évaporée à siccitè , le résidu se çi(l fondu dans un creuset de Hesse qu’il se forme du cyanure de P° \e5 sium, puis on fait digérer dans l’eaIleu-matières que renferme encore le cr(jfg set, ce qui dissout l’or dans le cpf1 p de potassium. On filtre alors, et à n queur filtrée on ajoute avec précau1 ^ de l’acide chlorhydrique en exceSi e qui précipite l’or dissous sous la *orure d’un précipité brun jaunâtre (cya,%é d’or). Ce précipité séché et cal laisse de l’or métallique. a jl
- Avant de terminer ce travail > d 0(l me soit permis de faire connaître opinion sur l’application pratique d^0p méthode qui a été indiquée par M- a(re
- rich {le Technotogiste, 4e année, P'^p 352) pour recouvrir par voie Sa*v(fné-' que, et au moyen de l'électro-ifl3»^,
- tisme, des métaux avecd’autresmè13 sJ
- parce que ce sujet me parait ic* jjjte place. M. Woolrich se sert du de potasse pour dissoudre de |f,ie d’or hydraté dans la dorure , du su1 r d’oxide d’argent hydraté pour ar£c<;<je et pour cuivrer du carbonate d’o*
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- quC(1 r hydraté, et opère avec les lion n’a • es.au clair. Jusqu’à présent chi,ni rieri dit de plus sur les réactions Wb ?Ues de ces différentes solutions d’ar„ l(îUes- La solubilité du carbonate de f n.lj de l’aurate d’ammoniaque, l'ydrir '6 de cu*vre du carbonate Cunop e de C|dvre dans une dissolution cepe n.lrce de sulfite de soude était servé un 9U'ava'^ déjà été ob-Jj uPar moi avant que le procéilé de J’ÿ .°°lrich vint à ma connaissance, je n’UlS Parv'cnu de mon côté, et comme la clai l.r°uvè dans les publications sur süietlnVe rien qui ait rapport avec le dre ’ me su's vu ^orc® d’entrepren-PriérUe^ue? exPèriences sur les proche e,s chimiques encore inconnues de s Mutions.
- simple pour purifier la brune de gomme-laque.
- Par le docteur L. Elsner.
- dUst.n-que dans beaucoup d’arts in-Poliriels» notamment pour vernir et IÎqji’0n emploie, au lieu d’une dissolu-ord'3 .oolique de gomme-laque brune $ta lnaire, une dissolution de cette sub-ver Ce aPrcsqu’elleaété purifiée par di-g(J Moyens. Or, au lieu de blanchir la dro e'*aque hrune, puis de la dissou-bp! ensuite dans l’alcool, il serait sous . ««coup dg rapports très-intéressant gg Pouvoir purifier la dissolution de la « uinie.iaqUe brune ordinaire dans la ^solution elle-même, mais de façon q ,eHc put rendre les mêmes services Unediss°luti°n alcooüquedegomme-P e. blanchie antérieurement.
- „0 31 trouvé que la dissolution de la lié(Iînie lafiue brune pouvait être puri-^ c au point de répondre parfaitement je °us les besoins de la pratique, par ^oyen que voici :
- ^ *"a gomme-laque brune est dissoute Une douce chaleur dans de l’alcool c ^quant 90 degrés de l’alcoomètre trnlcsimal, puis au liquide brun et CL°uhle qu’on obtient on ajoute du s e t 0n animal (dans l’état où l’on s’en ) ^ clans les raffineries de sucre pour l^^lairces),jusqu'à ce quece liquideen 1^ Shunt prenne la consistance d’une tr udlie très-fluide. Ce mélange est induit dans un matrasou une bouteille Verre qu’on peut fermer, mais non d’une manière parfaitement her-ebque, avec un bouchon de liège et q P°sè . pendant quelques jours ou q.e semaine environ, à la lumière f^cte du soleil, en ayant soin d’agiter equemment dans cet intervalle.
- tyhode très-solution
- Au bout de ce temps le mélange est jeté sur un filtre de papier gris, et si les premières liqueurs qui passent paraissent brunes ou troubles, on les reverse sur le charbon du filtre jusqu’à ce qu’elles coulent parfaitement limpides, quoiqueencoreun peu coloréesen brun.
- On a fait faire par d’habiles chimistes de Berlin des essais avec des dissolutions de gomme-laque purifiées de cette manière. A cet effet on a pris des planches d’érable, présentant assez d’étendue, qu’on a vernies avec cette dissolution de gomme-laque purifiée au charbon animal, et on a obtenu de très-bons résultats, au point que les hommes du métier m’ont assuré que cette méthode pour purifier la dissolution brune de gomme-laque leur paraissait très-importante pour l’ébénisterie, attendu que le vernis qu’on obtenait ainsi se polissait bien, atteignait un très-haut degré declat et était principalementprécieux en ce que la gomme-laque parce mode de purification ne se trouve nullement altérée dans sa nature et dans ses propriétés particulières, inconvénient qu’on ne rencontre que trop souvent dans les dissolutions préparées avec la gomme-laque blanchie.
- La dissolution après la filtration est parfaitement limpide, seulement, ainsi qu’on l’a dit précédemment, elle est encore légèrement colorée en brun, mais il convient de faire remarquer qu’une dissolution fortement concentrée de gomme-laque, qui a été blanchie avec le plus grand soin, possède également une légère nuance brune. Du reste, si on vept étendre avec de l’alcool la dissolution de gomme-laque purifiée au charbon, la coloration s’affaiblit au point d’être très-peu sensible, et cette dissolution la rend très-propre adonner le dernier fini ou le brillant au vernis.
- Cette gomme laque purifiée au charbon, s’applique avec le plus grand succès sur les objets en métal et principa-ment sur ceux de serrurerie, parce que ceux-ci ne sont jamais attaqués par ce vernis, circonstance fâcheuse qui peut se présenter avec le vernis préparé à la gomme-laque blanchie lorsque cette matière renferme encore quelques-uns des corps qui ont été employés à son blanchiment, tels que le chlore ou l’acide sulfureux.
- Je n’ai pas voulu différer de faire connaître cette méthode de purification de la dissolution brune de gomme-laque aux praticiens qu elle peut intéresser, parce que son utilité et ses avantages ont été constatés par des artistes compétents en cette matière.
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- SUR
- LA TEINTURE EN BLEU
- (l)
- DES TOILES, dites GU IN É ES,
- SELON LE PROCÉDÉ DES INDIENS.
- (Paçknampelt f Montre-Paléom, Ellapack, côte de Coromandel, en 1^'
- PAR M. D. GONEREVÏLLE.
- (Suite. )
- Artem experientia fecil.
- 7e section. — Du mode de placer les jarres et des divers ustensiles nécessaires pour la teinture en bleu des Indiens (1).
- Selon quelques moutchis, il faut de quarante à soixante jarres pour teindre journellement une courge de toile ; les toiles recevant dix passes, et pour chaque passe cinq cuves, cela fait cinquante cuves nécessaires chaque jour par ce système, puis quelques-unes de plus encore pour le remaniement et la nourriture des bains : tous les teinturiers de la côte de Coromandel ne suivent pas le même système à cet égard, il y en a qui teignent la même quantité de toile avec moitié moins de jarres, en réglant convenablement leurs bains et leurs paliements La disposition ordinaire de ces jarres est un parallélogramme divisé en cinq rangs. Ces jarres contiennent deux à trois cents litres, elles sont faites en terre argileuse et grésée bien cuite,mais non vernie; elles sont renforcées d’un petit rebord dans le haut, et vont en se rétrécissant du milieu à chaque extrémité; on les couvre avec des espèces de plats de trente-cinq à quarante centimètres de diamètre, de la même terre et bien ajustés (2). Avant de les placer dans le
- sable et de les sceller par le haut da le pavage, on les enduit enlièrenjp en dehors d'une bonne couche d stuc composé de chaux, sable et (sucre brut du palmier, borassus /{“ beltiformis); cet enduit les re»for tJ beaucoup, et à moins de chocs viole'1 2 on peut s’en servir indéfiniment u fois placées; j’en ai vu de deux cc.° ans parfaitement conservées, m?'s,ll(15 crustées au dedans. On les enfouit da le sable, on encadre la série d’un Pelf( mur en talus de maçonnerie, le U»11,1 e.5 plein champ et sans abri ; les plus 1^ ^ ateliers ont ainsi 3 ou i séries de I? ^ 200 jarres, et peuvent teindre 3 a courges de toile chaque jour sur ch»' que série.
- Outre cette série principale de jarrf' ' on a deux jarres pour décanger 1 toiles, deux saats pour le lrempagc °c l’indigo, un grand réservoir en s11^ pour l’eau, deux ou trois jarres a*? leurs récipients pour la préparation a karum ; plus, les saals pour la cuis*0 du tagarey, quelques panelles, p°1*’ couvercles, jattes, tiselles en terr.®’ quelques planches et râbles en b01*’ quelques corbeilles d’osier et quclq11^ grosses toiles et nattes, voilà tout mobilier d’une teinturerie indic*111^ pour le bleu ; ni chaudières, ni hafI"
- (1) Deux paysages aquarelles ont été faits par M. D. Gonfreville pour représenter tous les ustensiles, manœuvres, etc., d’une teinturerie en bleu indien ; on en a extrait les ustensiles représentés en la planche adjointe à ce mémoire.
- (2) La forme fixée des jarres du Moutchy indien n’est pas du tout indifférente pour y
- conserver les bains d’indigo en état. Leni trécissement et leur peu de surface à l’emDÜ(je chure empêchent le bain de s’éventer, ^e déverdir aussi promptement que dans grandes ouvertures, et on y a introduit ,w.!gpl par mes conseils, l’usage d’un flotteur fa|Sar double couvercle, qui contribue à emPêc ^ totalement l’action incessante de l’air à D* face pendant le repos des bains.
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- gards n-
- tes, ni fj!asseries» n» lavoirs, ni éteri-terre tab es! tout le travail se fait par s°us ’|.SUr des nattes, en plein air, ou pai||otjPPCnt's> ou *a varar,Sue d’une
- iJe^ça^ (^ans l’usage, après le travail, jarre Cheter le couvercle de chaque »eniïet.P0ur ce*a on ernP.l°'e simplc-de Sai ,°"a munnoo lessivée et un peu tirie n • e.1 de chaux ; on en applique du 10l^r!êe sur le côté, à la jointure chet UVercl° et de la jarre qui fait cro-l’or, 0u,charnière, et on frappe ainsi à résist ^ ' 0slam[dlle humide. Ce cachet d0u e. a la pluie, et la religion des In-ftiai . rerid sacré : je ne crois pas, SefifCnolre civilisation, qu’on puisse be||ppa Cette seule garantie dans notre e france.
- SECt«on. — Du procédé de teinture en bleu (1).
- ^eux mcthodes pour monter Ijje, , er de jarres pour la teinture en sisi 2 3 * Première et la plus suivie con-de e a Sc servir, pour ferment ou pied Üienr VCS’ ^es ^ains (lu* ont déjà fer-Qu i ’ 1® seconde, ne s'employant
- vjee 0rsqu’on ne peut se procurer de tei ü* bains et lorsqu’on fonde une nturerje^ consjstani à faire des bains u‘s> et à attendre alors trois, quatre
- etU/ 0n « toujours tenté vainement à ttouen b]e,,“ns le pays de Caux d’établir ces toiles Ü0ue,s l*our la côte de Guinée, le Sénégal, de,,0.1) et les Antilles, aux mêmes conditions chérvnUe'el de P1-1* de ce,leà tirées de Pondi-'8nor: i a d’ailleurs jusqu’à présent toujours ^tes ie Pr<>cedé de teinture de l’Inde, car les (jour données à ce sujet par Cœurdoux. Le tfoo •’de Plaix, Félix Reynonard, etc. . étaient i| y ,ncoinplèles pour en garantir la réussite; ®8sentiep<*ua't 4165 ProPortions et dcs détails
- Hi^n a.fait à Rouen des pièces bleues légère-«vee P101®6® en indigo et finies au Campôcbe , •esa ,nordant d'alun et de vitriol bleu, ou par parafil3l, le rocou, ou même brunies d’abord ojjjUl\ pied de sumac et dissolution de per-à a i°..de fer; on y a employé t kilog. et demi lov i'PS* de colon, et on a complété le poids «Dh-a?? 3 k'loS5- »‘-t5 à 3 kilog. 15C par un fort Ion,, • la Kélaline, à la colle de Flandre, qui te"a,ten même temps à ces toiles une appa-tUr e de Torce qui disparaissait avec la tein-ûg|,a0 premier lavage à l’eau chaude même, fiies* (discrédit où est tombée, dans les colo-Pas«’ a Çoinée de Rouen. Aussi j’ai vu à mon fiiê.nd,5e a Bourbon , en 1827, refuser d’ouvrir î'i-an des ba'les de toiles bl,eues venant de °PérCr ’ sur I® mauvaise qualité desquelles des
- -aipnî ‘“auvaise leuuuic uc ici nmtà jusll-v0i **• assez le refus qu’on faisait même de les J® confiancecommerciale était totalement SéhA lle s,lr cet article. Il en était de même au
- où les toiles de Rouen n’ont pu être
- cltefsS 9ue comme accessoires, cadeaux aux P*rl ’ drods des coutumes africaines, etc.. ,e* marchands d’or du haut pays.
- et même douze jours et plus, selon les saisons, jusqu’à ce qu’ils aient assez vieilli et fermenté pour bien agir sur l’indigo : ce qui exige quelquefois plus d’un mois pour de grandes séries de jarres; et de ce moment alors, par cette dernière méthode, on rentre dans les mêmes conditions de la première, qui n’exige au plus que trois à quatre jours et on opère ensuite semblablemen pour toutes deux. On amasse l’eau dans les réservoirs un ou deux jours d’avance : ce sont des femmes tanigar-chys qui font ce service.
- Selon la force des pieds des jarres employés, on met par chaque jarre neuve et vide de six à douze panelles de vieux bains, soit soixante et quinze à cent cinquante litres : on préfère toujours pour cela le bain de jarres bien nourries et en bon étal, car l’excès de fermentation qui finit par décomposer d’anciens bains serait nuisible aussi aux nouveaux bains ; la vue, le goût, l’o îorat, le loucher et l’ouïe môme fixent le praticien à cet égard. La couleur du bain doit être verte, l’odeur un peu fade et repoussante au commencement de l’action, et par suite seulement un peu âcre et évidemment semblable à celle connue des guinées de l'Inde ; le bain est un peu gras au toucher, d’une saveur alcaline et gommeuse, il n’est pas même indifférent de remarquer et de consulter le bruissement que le bain de la cuve éprouve par l’action du palliage ; quand la mousse est trop pétillante, que le frémissement peut s’entendre et que les bulles s’éteignent de suite, c’est que le bain est trop fermenté ; ces divers indices fixent le praticien à cet égard, «t déterminent les proportions convenables pour bien régler l’opération.
- Les avances de bains déjà fermentés sont indispensables, selon la méthode indienne, pour bien faire venir la cuve (2 ou bien effectuer la dissol u-lulion de l’indigo , et par l’une ou l’autre méthode il faut toujours atteindre ce but, et pour cela former d’abord soi-même ou se procurer de bons bains pour ferment des jarres nouvelles. Une jarre bien en état, partagée en deux, puis regarnie, en forme deux bonnes facilement, et avec un mauvais levain on s’expose à manquer toutes les nouvelles jarres montées.
- On entretient ensuite constamment la série des bains par les transvase-
- (2) On emploie à l’occasion le mot cuve,
- comme en France, et pour synonymes de bain
- et jarre-
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- ments des unes aux autres, ce qui complique beaucoup le procédé de teinture bleue des Indiens ; cependant les proportions déterminées en dernier résultat , dans les tableaux qui résument ce mémoire, peuvent complètement fixer un teinturier intelligent et connaissant déjà bien la cuve à chaud au son, selon la méthode de Gênes, surtout, pour opérer avec le tagarey. Ces vieux bains accélèrent la levée de la cuve et contribuent beaucoup, en effet, à faciliter la prompte désoxigénation et la dissolution de l’indigo, qui sans cela exigent beaucoup de temps.
- On verra par l’état même des jarres montées et finies, comment ces pieds, levains ou ferments se trouvent préparés et convenables aux nouvelles jarres.
- La même jarre, qui a servi deux fois à teindre, est partagée le lendemain pour servir de levain aune nouvelle, et pour cela on en prend à peu près la moitié, tant du bain liquide que du marc ou dépôt qui est au fond , et qu’on trouve le moyen d’enlever à travers le clair, sans presque le troubler, au moyen d’une sorte de truelle hémisphérique à long manche.
- Quoique j’aie depuis simplifié ce système des manutentions de la cuve au tagarey même, je vais donner ici d’abord, le plus exactement possible, le détail de celles pratiquées par les Indiens.
- Elles ont été exécutées devant moi et par moi, pendant plus de trois mois, chaque jour par une trentaine de coulis; mais on sait bien qu’il y a dans les arts industriels en général, des tours de main , des observations mêmes,
- Sju’une longue expérience peut seule aire bien saisir et pratiquer.
- On verse de ces bains qui ont servi, par parties égales, dans neuf jarres d’abord, qui doivent suffire pour déblanchir journellement demi - courge de toile ; pour les corser et les finir il en faut au moins le double d'abord, mais quand la série est bien établie, on parvient à en supprimer quelques-unes; puis, lorsque les pieds s’affaiblissent, et selon le système suivi, il en faut porter le nombre jusqu’à cinquante pour le même travail, ainsi qu’on l’a établi; la grande quantité d’argile que contient l’indigo terré empêche aussi d’en augmenter la quantité dans la jarre, car le marc y deviendrait trop abondant. On met ensuite dans chaque jarre une certaine quantité d’indigo terré (1), pré-
- (l) L'emploi de l’indigo terré a un but ration-
- nel d’économie; on ne peut épuiser convenablement beaucoup de résidus et de lavages de l’indigoteriequ’en les précipitantdans de grands
- paré comme il a été dit (section 3). puis dix livres jusqu’à quinze livre ’ ^ même vingt livres, selon le degrt’j[ rang et la destination de la cuve, pour déblanchir première, seC°.nC0r' soit pour une suite ; et les avant 0p-seuse, corseuse et finisseuse, se J? s tent de vingt livres, vingt-deux >1' ^ et demie et vingt-cinq livres, se. j0n
- qualité de l’indigo, comme aussise'
- l’intensité de la teinture. Cet in.^ doit, dans tous les cas, on le reP5:en avoir toujours été préalablement * ,jj écrasé et bien délité du dépôt 9 forme encore peu après sa prépara11.’ on ne peut trop insister sur ce P01 pour en tirer bien tout le produit ; 0 ^ délaye donc et décante à mesure, en traitant avec le bain même de la Ja1, Ces montures de jarres se fontc0° ment l’après-midi ; on a dû, le préparer et faire bouillir les grai|ieS c. tagarey, comme il a été indiqué (se. tion 5); on prend pour cela , à PaC^ nampett, aidée où les premières e*P 5 riences ont été faites, sur cent p*Ç u de toile de Salem, neuf kalls, l evC stagnante d’un étang voisin , ou on 13gS ordinairement toutes les toiles b'e11 des teintureries de l’aidée ; ce qui c°1^ tribue évidemment à corriger la cr u dité première de cette eau, vu Ie P.,£ d’étendue de cet étang et la ffUan ge considérable de toiles qu’on y dég°r®u journellement pendant la teinture, jje d’ailleurs aussi l’état de la plupart ces toiles, qu’on ne lave que Par 5 qu’elles ont été teintes d’abord 113 ^ des bains très-sales et très-bourbe des plus faibles jarres, afin d’acbcv d’en tirer les dernières parcelles d>(^ digo, ce qui rend ces toiles très-p°u' dreuses , et salissant et chargeant l’ea de cet étang, des substances solub1 mêmes qui composent le bain de tel1 ture.
- J’insiste sur cette observation, tou. secondaire qu’elle soit, parce que cV demment celte eau doit avoir, dans f état, une influence directe dans le b3* de teinture, étant d’ailleurs légèreUieI1 salée et mucilagineuse.
- La proportion ordinaire pour la eu1 du tagarey, est de cinq mesures, ciff ron 5 kil., préparée comme on Pa ”, taillé à sa section; on le verse apr<^ l'indigo, et par parties égales ou Pr*L portionnelles à la quantité d’indigoj^
- — i de
- volumes d’eau, par un mélange d’argile ®l-nS chaux, qui clarifie parfaitement tous les ba1 qui en contiennent ; sans cela ils seraient dus. Ainsi l’indigo terré est-il l’agent tant de l’indigotier. Selon sa valeur intr ^ sèque, le prix en varie des, 10, 30, pagodes le bair on candy-
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- graiÏUe*‘arre* 0n verse le bain et les aVec es’.en partageant de même le mare Plutôf?10* • a remu® > P^en pal'ié, ou (j> tourné les bains des jarres, avant v4vVerser la décoction de lagarey toais on est dans l’habitude, sans suite rat*®nnel » de ne pas l’agiter de aj,j • | après l’y avoir versé ; on laisse Plein’ es jarres sont aux trois quarts bj ^leflotteiir (fig. 5) ne fonctionne On ] C*Ue l°rsclue les jarres sont pleines; j^i es couvre et on les cachèteà l’ordi-Uu pi eton ne les voit, pallie et quitte, le lendemain matin (1).
- Co es lndiens ne pallient pas le bain , apn'n6 nos teinturiers avec ce qu’on lem 6 rai)le, mais ils le remuent seu-avec un bâton et en lui impri-°t toujours dans le même sens un Sib|Uvement circulaire le plus vif pos-le, sans répandre; ils prétendent y^jtotre mode de pallier évente, dé-toi •lt *a cuve > leur manière de frotter ton°Ursle ^ond de la jarres avec le bâ-Sj e|^pêche amsi l’incrustation, déjà ej?nalée , de se former au fond, comme il n re^orme aux parois à la longue, et Unp6 ^aut attribuer cela qu’à cette ma-uvrc qUj ge rgpète tous les jours, et nPasà l’effet du pied seul de la cuve, tome on pourrait le penser.
- • Clonie rang et le degré des bains des « rr»S’ ^es Indiens les nomment matty , de 1 degré (basse-cuve), shedi , à 1 degré 1/2 (cuves moyennes), g°reV mal, 2 d. à 2 d. 1/2 (cuves à » ce qui correspond parfaitement r-Ce qu’on appelle , dans nos teinture-?s » dëblanchisseuses, corseuses, fi-en termes techniques.
- I tos jarres, visitées le lendemain à Or ouverture , selon qu’elles ont plus moins agi et fermenté, sont de ce ] ornent aux soins seuls du paniken ; il samène , les nourrit, les traite, soit n Y ajoutant une poignée de chaux en POUdre , ce qu’il ne fait jamais au pre-i ler jet, soit seulement une panelle de arum plus ou moins fort, soit du fer-aerU, soit un peu de décoction de ta-®areY, soit en les remplissant d’eau en Ptoporlion , soit le plus ordinairement J1. 'Çs laissant encore se former jusqu’à j toi, lors de la plus grande chaleur s,11 jour , instant auquel la fermentation accélère et facilite alors à juger com-Petement du progrès et de l’état du aitl (2). Le soleil est le seul calèfac-
- b se forme, avec le temps, dans l’inté-^es jarres, des incrustations qui aident Ssi à leur conservation.
- sall^ l' todien a établi ainsi ces jarres dans le 01e, en plein champ et sans nul abri, avec
- teur des cuves à bleu des Indiens. La veille, le bain était grisâtre, sans écume, sans pellicule, sans fleurée ; le lendemain , à midi, il doit être vert, et, en le palliant, faire paraître des veines bleues, et la mousse se former à mesure d’un beau violet cuivré; enfin, tous les symptômes connus, selon les conditions de toute bonne cuve d’indigo. On pallie, on tourne encore plusieurs fois le bain pendant le reste de la journée ; on y ajoute, pour remplir les jarres convenablement, du bain clair d’autres jarres les plus chargées et consacrées pour ce service, ou seulement de l’eau chauffée au soleil ; quelquefois les proportions du karum ou de décoction de tagarey, ou de ferment, qu’on a été obligé d’y ajouter pour les régler et pour les faire venir bien, sulïisent pour les remplir assez. De ce moment, le flotteur est utile, en ce qu’il empêche exactement toute la surface d’éprouver le contact de l’air et l’action constante qu’il exerce pour déverdir ou réoxi-der le bain ; la forme de la cuve des Indiens est très-favorable à ce petit appareil; il n’est pas cependant encore d’un usage général; il n’y a que les moutchys les plus soigneux qui en adoptent l’emploi.
- C’est particulièrement par l’odeur du bain que le paniken juge de l’état de la dissolution d’indigo; il y trempe sa main et la flaire et goûte ; la couleur et l’apparence générales des bains sont les mêmes que celles de nos cuves à chaud et à froid; mais l’odeur en diffère beaucoup , et cette différence est due, de toute évidence, à l’emploi du tavarey-verey (3). Le karum et l’argile n’influent que bien secondairement sur l’odeur de cette cuve. On ajoute quelquefois une demi-livre d’indigo fin à chaque jarre, en même temps que l’indigo terré, mais seulement pour quelques teintures plus belles. Cet usage n’est pas général (4). Le surlendemain du
- l’intention bien manifeste de profiter de la chaleur du soleil et de son action pour la fermentation nécessaire au bain de teinture.
- 13) Les graines du tagarey produisent des effets supérieurs à ceuxdu son et de la garance, comme désoxigénant de l’indigo; il est facile d’introduire sa culture dans nos campagnes ; l’alkali karum , employé dans la cuve des Indiens, diffère un peu des nôtres , chaux, cendres gravelées , potasse; mais il a absolument la même action comme bon dissolvant de l’indigo désoxigéné.
- (4) On voit que les Indiens n’emploient que peu d’indigo lin dans leur teinture soit 1 livre avec 288 livres indigo terré par chaque courge), et beaucoup de teinturiers ne s’en servent même point, et arrivent de même aux nuances foncées voulues.
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- jour où les jarres ont été montées, c’est-à-dire 48 heures après , le bain peut servir à teindre pour finir immédiatement les pièces qui ont passé précé-demmentsurdesbains plus faibles, puis progressivement plus forts. Ce qui se complète en huit, dix. et même douze, quinze opérations , selon le système suivieten séchant chaque fois(1),selon la force des bains, selonaussi la qualité de l’indigo etde la teinture qu’on exige.
- On passe sur chaque jarre bien déposée, autant de pièces qu’elles peuvent verdir, deux, trois (rarement quatre et même cinq) ; on observe l’ordre inverse des passes pour les jarres suivantes, en commençant par la dernière pièce la plus claire. Les pièces sèches, quoique torses, absorbent beaucoup de bains, et après cinq passes , il ne reste plus assez de bain pour manœuvrer. Après chaque paliement, on remplace le bain absorbé , ce qui laisse l’espace pour le karum, le ferment, etc.2se!on les besoins de la cuve.
- Les jarres garnies avec les pieds, cités plus haut, n’absorbent pas évidemment autant d’indigo que celles qu’il faudrait monter tout à neuf. On complète en quelques jours la série des jarres, nécessaire pour toutes les passes, de la même manière, mais de plus en plus fortes.
- Les toiles sont torses après chaque passe sur la jarre môme et par deux hommes, et elles sont mises de suite à dèverdir et sécher. La dessiccation est si prompte sous le climat de Pondichéry, 11 à 12° latitude, que dans une journée on peut sécher jusqu’à une douzaine de fois la même pièce , en l’étendant sur le sable, chaque fois pendant
- (i) La chaleur et la siccité de l’air empêchent même de déverdir les toiles sans tes sécher en même temps, et je pense tjue cette pratique s’est établie à cause même des dilïbwltés ou des impossibilités qu'offrait le deverdissage sans secher aussi ta toile séchée prend mieux et plus, et la teinture s’en hxe davantage.
- une heure au plus ; mais le plus ord>* nairement on ne le fait que trois ou quatre fois , par convenance des autr travaux, et pour la régularité de_ suites de marchandises à livrer journellement. On renourrit, après Ie bernent. chaque bain , soit en ferment' chaux, karum, outagarey.
- Les manipulations pour passer, |e‘ ver, abattre, éventer, laver, étendre * crêper, tordre, se font toutes sans secours d’aucun ustensile ; les malflS * les pieds, les dents même suffisent.
- Le travail se règle ainsi ; les com sont ordinairement occupés à teindre e étendre , jusqu’à une à deux beure après midi, et le reste de la journée transvaser les jarres de l’une à l’auf,rCl selon l’urgence, pour établir les bain*’ et à monter les nouvelles jarres. Ce*^ . méthode, de transvaser constanimen les bains chaque jour, multiplie beau coup les manipulations,et il y a là que_ ques pratiques inutiles et routinière^ après nos essais, on est parvenu à ahre' ger ce travail, et môme à l’éviter, Vf. quelques modifications dans le procéu général, que j’étais appelé à étudié d’abord, et à simplifier, s’il était possible , sans compromettre réco»omie ni la qualité de la teinture.
- On est dans l’habitude de teindre leS toiles partiellement vers la fin , et seulement aux plis de visite. Après avoir séché de la sept ou huitième teinture» on donne un léger lavage à l’étang, 0,1 sèche , puis on plie convenablement la pièce, pour ne tremper dans la jarre cor* seuse que les parties privilégiées et convenables; on sèche encore, puis on fin'1 en passant toute la pièce, comme au* premières jarres.
- Au premier coup d’œil, cette ruse n’est pas facile à apercevoir ; la toile est en apparence d’une couleur semblable dans toutes ses parties ; mais en la frottant, ou en regardant au travers, et mieux encore, en remployant, °rl reconnaît bientôt les places où la teinture a été moins corsée (2) (3;.
- (2) Le prix de teinture, par le procédé ancien, pour une courge. 6i fr. 75 cent.
- Par les nouveaux procédés :
- Pour te l" . • . 5 fr. 75 centimes de moins : soit..... $9 »
- Pour le 2* . . . 14 » » soit....... 50 fr. 75
- (3) Pour la ii« expérience à Packnampett, en 1827
- Pour la teinture de îoo pièces,
- 2' », à Montre-Paléom, en 1828,
- 3* » àEllapack, en 1829,
- i44o livres indigo terré, et 5 livres indigo fin.
- 60 livres indigo fin.
- "4593 livres feuilles d’indigo fera.
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- î,PDm»nie .^es proportions les plus ^ eau oîvat'.ves Par jorre : 100 litres rüm ’> 1 itrès ferment, 20 litres ka-
- lkii’>a.^° V2; 10 kil. indigo terré; a 1 1/4 tagavey verey (1).
- ARTICLE III.
- DE L’APPRÊT.
- 9*
- s®ction. — Jpprêt des guinées.
- ^a'1 * 3 * * bouillir quatre mesures de mgmr°w Petite graine dans l’eau, de la le t C lïlan'ère, et le même temps que pi^rey, pour chaque courge (20 grajes'^étoile bleue. La mesure de cette apD ^ Pèse environ 5 hectogrammes, cet Par | e Se fait principalement fort que es bouts des pièces, sur environ sem aunes5 eL pour ainsi dire, pour s®rnhPaent ^es ^ermer en les collant en-Prêt ’’,^n lait ordinairement cet ap-bcesaJ 0mbre de quelques grands ar-notr* ^ette eau de Cange est comme à laV)aremen* a la colle de farine ou (]0tl ^ecule de pommes de terre; elle qui ne One certaine fermeté à la toile pli es*’ nécessaire pour la lisser et la iju r Proprement. Les bouts de la pièce (]eiire8nès fortement partout du bain PU Kever°u passé à travers une toile, se on Se pressent; puis on laisse quel-l'ie lÇmps l’humidité pénétrer dans nerieur, on sèche ensuite et sur le > °n> de sorte qu’aucune poussière ne Ijyisse s’y attacher. Après cela on les quat aUx apprèteurs nni 'es pbent Uf, „ ^.^onbles sur la longueur, puis
- en puis en
- Ull*»l pli sur la largeur, et en les cueil-(j, ! on les humecte ensuite légèrement ler/i ^eu. ^’eau, e* 0,1 laisse jusqu’au f0 j niain. Alors on les bat sur une en f6 P'^ce bois de manguier scellée paj|.errefig. 6. sous la varangue d’une (jr: °lte, et avec des maillets cylin-fti Ue en bois rouge ou shem-ma-(2) ; ce battage doit se faire légè-hio 111 sur tonte la pièce, et ne se finit ^JMue sur les derniers plis où on a
- 1^*) Noms botaniques .-Vafar«y. • • . Cassia tora ,
- Ke^°u- ... G. Panikum ,
- roi>. . . . Cynosurus coracanus, Linné, ap Eleusine eoracana, Goertner,
- 'Wi pCnantà la famille des graminées, liguré s Hortus malabaricus, v. 12, labl. 78. r^jeui Gullu,lat. Nazano.
- fiat i- Le sommier fixé en terre, sur lequel on |i(,r(I| toiles, est de bois de-tamarinier ou de n |e\7, «t le maillet qui sert pour les frapper Cc|a .mstrer est de Coïta pouley ; il su (lit pour ''•éinp k°'s te plus dur possible. On se sert éajlse auss* quelquefois, comme on le verra Wi|e.Un.Prochain mémoire sur les ehites ou 4 Peintes, d'un très-gros coquillage avec
- mis plus de cange. Ce battage supplée en partie à notre calendage, il rend la toile ferme, luisante et glacée, l’indigo qui couvre plus abondamment la toile aux plisde visitedevient cuivré,comme cela arrive sur l’indigo même par le frottement, et ceci lait encore reconnaître lavéritable guinée de l’Inde, outre les marques qu’on dénoue alors : le peu d’humidité du cange que les toiles ont encore les pénètre partout également peu à peu et communique ainsi un peu d’apprèt et de fermeté aux plis du mi lieu; ce repos est nécessaire à cela seulement; ainsi, après cinq à six heures on les déplie encore une fois, mais seulement du pli de la lèse et on les expose une à deux heures au soleil pour laisser dissiper le peu d’humidité qui y reste encore; alors elles sont repliées et livrables, et les plis supérieurs derniers sont collés, pressés et séchés de manière qu'ils remplacent toute ligature pour tenir bien la pièce (3), le riz et levaragou servent quelquefois en place du keverou.
- Avec douze coulis parias et le panL ken, contre-maître, payés en tout eha que jour demi-pagode ou 4 fr. 20 c., on peut faire toutes les manœuvres nécessaires pour teindre chaque jour une courge de toile en bleu très-foncé. Il entre de 14 à 20 livres d’indigo terré par pièce, équivalents environ à 9 onces de bel indigo ..
- 10e section.— Observations, tableaux et résumé.
- A la sortie de l’indigoterie, l’indigo revient à 3 fr. 40 cent, le kilog. moyennement. L’odeur caractéristique des toiles bleues de l’Inde n’est pas due seulement à l’apprêt comme on le croyait généralement, mais surtout à l’emploi du tagarey-verey et à la grande intensité de la teinture en indigo, et dès lors , à l’odeur de l’indigo môme , quoique chacun des agents employés au tissage, à la teinture et à l’apprêt, y contribue de sa part plus ou moins. Trois hcctos d’indigo repartis sur vingt aunes ou 23 mètres 80 c., font 12 g. 5 par mètre de toile. Une semblable teinture en France coulerait en indigo seul à 12 fr. le 1/2 kilog.. 30 cent, le mètre... T fr. 20 c. la pièce, ou 1 fr. 80 c. le 1 /2 kilog., en indigo seul et par le dernier système de Al. D. Gonfreville, elle
- lequel on les froit.î, el qui les rend aussitôt
- luisantes et cuivreuses.
- (3) La halle de Guinée se compose de quatre
- courges ou quntie-vingls pièces,du prixmoyen
- de i h'ii francs.
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- ne revient dans l’Inde qu’à 1 fr. 85 c. la pièce, et même à 1 fr. 02 c. dans l’in-digoterie, soit 46 c. 1/4, et 25 c. 1/2 le 1/2 kilogramme.
- Selon le but de la mission industrielle qui m’occupait dans notre colonie, je fis d’autres expériences d’abord en petit dans le laboratoire de chimie de Pondichéry, puis en grand, dans une teinturerie à Montre-Paléom , et dans une indigoterie à Ellapack, pour parvenir à simplifier autant que possible cet ancien système de la teinture des guinées dans l’intérêt direct des teinturiers colons. Par suite deux autres systèmes de teinture ont été trouvés et proposés, et sont adoptés aujourd’hui par quelques Moutchys et principalement aux indi-goteries d’Ellapack etdeKillinour,età Montre-Paléom où ils ont été introduits et commencés...
- Ces systèmes de teinture consistent :
- le premier, à remplacer entier61*1 l’indigo terré par l’indigo fin ord'® ^ et le second à se servir des feU,î ^é' la plante d’indigo, c’est-à-dire J1®" et diatement lors de son extractio® * dans l’indigoterie même. Les trois expériences préparées et accompli t 1827, 28 et 29.., chaque fois sur ^
- pièces, se résument complètement t
- les trois tableaux suivants, qui pe®' dispenser de tout commentaire(l)^-
- (t) Ce mémoire sera complété par cela* ^ la fabrication de l’indigo , qoi se lie a,u , pV riences faites pour teindre les toiles Pa”Drati' digoterie même, par le dernier procède V qué^ponr perfectionner cet article. , p ndi-Selon ses qualités, l’indigo se vend a ,vajs, chéry de i4o à 180 pagodes le plus ma“ et 200 à 300 pagodes le barr ou le plus u'f j„e)-(2) Le tagarey-verey (verey signifie! gj“ j0„-Cette graine est d’un brun olivâtre et gueur de 4 à 5 millimètres ; elle est tr®.te obliquement par les deux extrémités; e „e , casse difficilement sous les dents, et lais»*5 i Délité amertume sur la langue.
- SYSTÈME ANCIEN DES INDIENS.
- TABLEAUX N° 4, indiquant le plus approximatiremcnt possible les substances, Us
- nécessaires pour la teinture en bleu de 5 courges de toile de Salem de 9 halls avec ’
- TERRÉ , et le prix de revient de la teinture par le système ancien des teinturiers de Uof formé d’après les essais faits à la teinturerie de Kichna-Samy-Naiker à PACKNAMI’ETÏ, juin et juillet 1827.
- pagodes.
- Cinq courges de toile de Salem de 9 kalls, à raison de 21 1/2 l’une ' 1° INDIGO.
- pag. roup. fan.
- Trois barrs( 1500 liv. anglaises.... 1440liv. françaises), indigo terré à 10 105 »
- 5 livres, ou 2 kilog. 5 hecto. indigo tin f 1 liv. par courge de toile ), à 220 8 3
- roup. fan. cac.
- Réduction du 1/10 pour l’estimation des divers résidus de l’expérience, 113 » 3 l
- et première valeur^des bains peur ferment......................... 11 2 7 )
- rooP'
- 101
- ta»-
- Ctc‘
- 5
- A
- 2° INGRÉDIENS DIVERS.
- 20 Voitures de soude Ollamunnoo, à 8 voitures pour 1 pagode. .86 » \
- 12 Paniers de chaux en coquilles, à 11 paniers id.... 3 6 8 \ 16
- 100 Mesures de Tagarey-verey, à 3 mesures 1/4 au fanon. . . 3 6 14 l
- 20 Mesures de Keverou, à 8 id....... » 2 8 /
- 5e MAIN-D'OEUVRE.
- Le commis surveillant de la teinturerie, par mois, 7 roupies.
- Le Paniken, ou contre-maître des teinturiers, id. 7 id.
- Les Coulis parias , de la teinturerie, l’un, id. 4 id.
- Les Tanigarchy, femmes, id. 3 4 fanons.
- L’estimation éprouvée de la main-d’œuvre parcourge, à 2 roupies l’une. 10 » » 1 *
- Les Canjeurs, pour apprêts, battage de 5 courges, au prix de 6 à la 1 12
- pagode................................................... 2 7 9 )
- 4° FRAIS GÉNÉRAUX.
- Ports, ustensiles, commission , batt.................................... 2 4
- Loyer de la teinturerie................................................. 1 »
- Les cinq courges ...................................
- Soit 26 roupies 7 fanons 14 caches la courge ou 64 fr. 75 c. les 20 pièces pour prix de revient de la teinture.
- Nota. Extrait du Journal de l'Inde, de M. D. Gonfreville ( folio 24S, 13e volume},
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-
- 2°
- — 207 —
- Nouveau système de teinture des guinées.
- htr°àuit ' i
- a la côte de Coromandel par M. D. Gonfreville, chimiste, envoyé du Gouvernement français.
- ’^tiv
- *kint ure me
- No 9
- > indiquant très-approximativemenl les substances , les frais , etc. , nécessaires pour leu de cina cauraes de toile de Salem de huit kalls amer. PiNnicn FIV * *>««• le mrm/neau
- en hi j ......... r -----------r-------------------’ < ’ ’
- "'zme mt j de Cîn? courges de toile de Salem de huit kalls avec i’iNDIGO FIN, par le nouveau
- ’^ills y ,!t Par M* Gonfreville par suite d’une série d’essais faits à rétablissement de M. D. Gon-1 VïTRe-falÉOM près Pondichéry, en septembre, octobre et novembre 1828
- toile de Salem de 8 kalls, à 18 pagodes 3/4....................328
- roup. fa. cac.
- 5®. liv. indigo lin ordinaire, sans ferment, etc., à 220 pag. le Réduction de 1/10 par estimation des divers résidus . . . .
- barr.
- r. fan. 9S 2 » > 9 5 net j
- 86 5 »
- 28 Voitures (t) Olla Munnoo, alkali, 8 v. à la pag. 12 2 »’
- 12 Paniers Chunamboo, chaux en coquilles, Up. » 3 6 91
- 90 Mesures Tagarey verey, 3m.l/4aufan. 3 3 121
- 20 » Keverou, 8 mes. » » 2 8,
- 19 6 12
- Estimation comme au précédent tableau, Cangeurs, batteurs,
- 2 r. la courge. 6 courg. à lap.
- 10 » 2 7
- Intérêts, ustensiles, ports, batts, ou commissions, etc. . . . Loyer de la teinturerie par an , îo pagodes. . . .
- 10 pag. = 35 roup. x 5 . 175 courges par an, 1 r. par 5 courg.
- 2 4
- 3 4 »
- Les cinq courges...........................122 7 4
- •qui
- établit la
- teinture d’une courge à 24 roupies 4 fanons 11 caches, ou 59 fr. les 20 pièces.
- 0lres de M. D. Gonfreville, tome XIII, page 247.
- r4
- b*1? cotj ~ très-approximatif des substances , frais , etc., nécessaires pour la teinture en bleu de de toile de Salem (trois courges de huit kalls et deux de neuf kalls) avec f INDIGO EiV **rie ^ *5 et le prix général de revient par ce nouveau système de teinture d’après une dernière
- ^’iuiS<llS fatts dans rindigoterie d’ELEAl'ACK, chez M. La Forgue, indigotier français, en net juillet 1829.
- lOo pi, fr. c fr. c.
- . ces toile de Salem , trois courges à 8 kalls, 17 pagodes 1/2. . 441 » 1 ,
- deux » 9 20 1/2 ... . 344 40 j /8i) aü
- &lG0. | 4593 liv. feuilles sèches estimées 55 liv. 3/5 indigo, à 220p., 1 8Q q ,
- * ou 89 gallons 7/11 (a), à 1 roupie le gallon........) 8y 1 y 1/15
- Réfraction 1/20 réserve, économie des dern. opérât. 84 5 15
- Réduction 1/10 ; valeur des bains restant........ 8 3 13 net. 76 2 2
- K l il voitures 3/4 Olla munnoo, ou terre alkaline à 8
- 1 voitures à la pagode............. 5 1 21/8
- 8 / 18 Paniers 2/3 ou 9 Paras 1/3 Chunamboo en poudre .
- UEs* 4 11 paniers à la pagode............ 2 7 12 V 13 0 2 7/24
- I 127 mesures Ta- > 83 vieilles, à 3o p* 1 2r 6f 2e 1/3 ) 4 . 2/,
- I qarey verey | 44 neuves, à 24 pr 1 1 6 il 1/3 j
- ' 20 mesures Keverou, à 8 pour 1 fanon................ 2 8 1/2
- ----------------
- | Quoiqu’un peu moindre, estimée comme ci-dessus- ... 10 » » j ,
- tCanieurs. hat,leurs, pour l’apprét, etc............... 2 7 9 | l; 7 8
- Al’X. |Combustibles, ustensiles, ports, loyers, etc......... 3 4 »
- Les cinq courges....................... i05r 5f 13e
- ü' ' de tp- =====
- O1- . lnture d’une courge : 21 roupies 1 fanon 2 caches 3/5 , ou 50 fr. 75 centimes.
- de M. Gonfreville , tom. 13 » p. 564.
- 1 .............
- P««s de 5î livre* « 54 livre*,
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- En résumé, on voil que ces recherches ont eu pour but de nous faire d'abord connaître le procédé indien pour la teinture des guinèes ? présenté au sa-bleau n° 1, et ensuite de perfectionner autant qne possible cette teinture, perfectionnement que démontrent jusqu’à l’évidence les tableaux nos 1 et 2, se résumant par le prix de revient.
- Pondichéry, 30 novembre 1830.
- ERRATA.
- Cahier de janvier, au bas de la pagei5i,au nota (î), ajouter après « trois utiles expériences , etc... », et après « Pondichéry » : des rapports ont été adressés au gouvernement par ses trois administrations coloniales.
- Page 155, 2e colonne, 2e alinéa, (in, au lieu de cuve..., tine.
- Explication des figures.
- Fig. 1 , pl. 76. Appareil à décreuser. La jarre A est entièrement cachée dans la maçonnerie , et surmontée d’une sorte d’entonnoir B.
- Fig. 2- Ustensiles pour broyer l’indigo terré, jarre hémisphérique, pilou, boules, filtre en toile de coton , etc.
- Fig. 3. Saal et fourneau pour la cuisson du tagarey-verey.
- Fig. h. Tines pour la préparation du karum.
- Fig. 5. Jarre pour la teinture, enfouie dans la terre A, et surmontée d’un couvercle C, auquel pend par une cordc le flotteur B.
- Fig. 5 bis. Sommier et maillets pour lustrer les toiles.
- Alliages pour prothèse dentaire, Par M. J. Weiger.
- Ces alliages se composent de platine et d’or , de platine et d’argent, de platine, d’or et d’argent, de palladium avec or ou argent ou ces deux métaux ensemble.
- Ces métaux ayant été obtenus à l’état de pureté par les procédés chimiques connus, et réduits en feuilles ou en fils minces coupés en morceaux , on commence par mettre en fusion for ou l’argent , en employant pour flux le borax dans la proportion de 1/5' du volume des métaux sur lesquels on opère et auquel on ajoute du tartrate de potasse dans la proportion de 1/25 du volume de ces mêmes métaux, puis on ajoute au bain graduellement et avec lenteur
- ’ 0nge
- la quantitèrequisc de platine enep ou de palladium. t , s ces
- Les proportions employées dai alliages sont les suivantes :
- 2 parties de platine et 1 d’or. ; eflt,
- U de platine 1 d’or et 1 da ^ j
- 2 de platine 1 de palladiu*11
- d’argent. e„t,
- 9 de platine 2 d’or et 1 n ®nt,
- 6 de platine 2 d’or et 1 d a
- 2 de platine et 1 d’argent.
- 10 de platine 6 d’or et 6 de P
- dium.
- 1 h de platine 6 d’argent et »
- Ces proportions varient suivant qD ^ veut un alliage qui ait de la légère ^ de l’élasticité, ou une couleur plus marquée. L’imitation la P*uS laite de l’or, quant à la couleur, tient avec 8 parties d’or, 3 de p,a et 1 d’argent. 0u
- Pour les soudures , on se sert u y ^ d’argent purs ou de ces deux Die1 combinés. La platine se soude 3 ou l’argent purs, ou avec leur con^, naison et ses alliages avec l’or pD^t alliage, composé de 2 parties et 1 d’or , est employé à souder leS très métaux et leurs alliages.
- im
- Perfectionnement apporté d(in$ construction des roues à lavcf-i
- Par M. S. Kmght, blanchisseur
- On sait que les roues à laver jpf. nomme aussi üashwhcel ou wheel consistent en un cylindre cre j, ou tambour , monté sur un arbre et j5 visé en compartiments, dans (eSlrcgt on place les pièces ou tissus flu Oll !got dégorger, laver et nettoyer. En fal*a,f tourner ensuite cette roue avec lÇn f jt et y introduisant le liquide qui ^ opérer, les pièces sont battues et a» tées dans les différents comparliiDe . lavées et en partie débarrassées de >e impuretés. ^
- Cette disposition réussit bien *°veC qu’on lave avec de l’eau seule ou a e un acide ou une solution d’hypochhD e de chaux , mais lorsqu'on en faite5 ^ pour laver ou dégorger les tissus savon ou autre matière détersive» e ,i est défectueuse en ce que les tissus e j alors comparativement beaucoup P flli légers que lorsqu’on les lave à , pure, sont exposés à rester plaqite5. îcs parois de la roue au lieu d’être d e tus et de tourner dans le savon , cl1
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- ab$ojUm i
- «t leu ^‘î11 essentielle pour leur lavage Dans ,^.r*eage complet, adopté» , disposition nouvelle que j’ai de tomk es P'èces à laver sont obligées dans 1 Der ou de descendre vivement plovéeC Savon ou autre matière em-nètre ?0ur dèterger, ce qui les pé-tionne i Ux el Par conséquent perfec-à i’ar.„ .Ur blancheur et leur douceur pPPCet.
- voici*1/ e^ecluer ce perfectionnement,
- Je r®mment je procède : on CV] 0n,le Sur un arbre , un tambour Celui d’ re creux » construit comme an U , “ne roue à laver ordinaire, mais en quai 'ePartager comme d’habitude Par i«air? chambres égales, je le divise chamhïl,'’eu manière à former deux borall•lieS longues de la forme d’un Peu ,8ramme,dontla hauteur est à égale au diamètre du Dash-bres ‘ Ve&\ dans chacune de ces cham-laver*!*1 °n ‘ntr°duit quelques pièces à fait t ’ ^Uand elles y sont réunies, on les f d^ner lentement la roue , ce qui dan alllomber rapidement et forcément Intio C ,Savon deux fois à chaque révo-h'éinv 6 ^ roue, puisque chaque ex-cbamvf Parabclogramme ou de la re arrive alternativement au
- ^culminant.
- a conçoit que, de cette manière, pi.Sav°t> pénètre irrésistiblement les Ple|'®s °fUl se trouvent ainsi parfaite-tW- ^ter8®es . nettoyées, et prépa-nn(f a acquérir un blanc supérieur et q grande douceur.
- c^peut apporter une modification à °u Vnvention en montant des boîtes (|r chanabres oblongues et sans cylin-ner sVr un arbre et en les faisant tour-rer.a,nsi qu’il a été dit, ce qui procu-Peoi i m^mes avantages ; ou bien on va Ie.nr imprimer un mouvement de Hr(, l'v'ent ou d’oscillation suivant un Voi,.Plu* 0u moins étendu, mais assez djç '.n toutefois de la position perpen-Vjyu aire pour que les pièces descendent s etUent dans la partie inférieure de
- Chambre.
- ^()ui>eaux modes de fabrication de
- apiidon et de la dextrine avec le
- *ei9le,
- Par M. J.-H. Rehb.
- Pli!/S n°Uveaux modes proposés s’ap-iv^Vcnt d’abord à la fabrication de bin 0n ensu*te a celle de la dex-voi *:0u fécule gommeuse avec le seigle ;
- Cl d’abord la description sommaire <lere*u‘ ciu‘ s’applique à la fabrication
- 1 amidon :
- **e TerhnologitU. T. VII. — Février. 1*46.
- On prend 5 kilog. de seigle entier et non moulu, tel qu’on le rencontre communément dans le commerce; on l’étend sur une épaisseur de 2 à 3 centimètres et on l’expose pendant 2 à 3 heures à une température de 70° à 80° centigrades, en le retournant de temps à autre pour que la chaleur y soit uniformément répartie. Alors on enlève le grain et on le transporte dans une cuve, où on le couvre de 5 à 6 centimètres d’eau; on agite pendant cinq minutes et on soutire l’eau par un robinet inférieur, muni d’une toile métallique pour retenir le grain.
- Le seigle étant bien propre, on l’introduit dans une solution alcaline caustique, faite à l’avance avec de la soude ou de la potasse pure à raison de 2 kil. d'alcali pour 300 litres d'eau. On agite deux ou trois fois par jour, et au bout de trois jours, on enlève au syphon ou par tout autre moyen les parties dissoutes non amylacées du grain, et on moût ou triture celui-ci avec une suffisante quantité d’eau pour en faire un lait épais , qu’on abandonne au repos pendant 24 heures.
- Au bout de ce temps, on enlève l'écume et on syphonne le plus possible de liqueur claire , puis on ajoute 1000 litres d’eau; on agite, on laisse reposer une demi-heure , au bout de laquelle les portions grossières et celles azotées se sont précipitées pour former un dépôt qui a environ le tiers du volume de la masse.
- On enlève au syphon la partie supérieure qui est très-riche en amidon suspendu; on ajoute 600 litres d’eau aux résidus, et au bout de 25 minutes, on traite comme ci-dessus ; s'il reste encore de l’amidon dans ces résidus , on a recours à un nouveau lavage, mais moins prolongé.
- Ces lavages par lévigation étant terminés, on laisse déposer l’amidon , on décante l’eau surabondante et on termine la fabrication de ce produit par les moyens employés communément en fabrique pour cet objet.
- Pour fabriquer ce qu’on appelle gomme d’amidon , fécule gommeuse, dextrine, amidine, voici comment on opère :
- On prend 50 kilog. de seigle entier, qu’on dépose dans un vase convenable et sur lequel on verse de l’acide sulfurique étendu à raison de 1 kil. 600 d’acide , de 1,84 de pesanteur spécifique , pour 125 litres d’eau ; on élève la température à 55° centigrades , qu’on soutient en agitantjusqu’à ce que l’amidon que renferme le grain soit converti en
- H
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- gomme, ce qui a lieu ordinairement au bout de 2 1 /2 à 3 heures. On peut employer aussi les acides chlorhydrique ou oxalique, mais l’acide sulfurique est plus économique.
- On décante alors la liqueur acide surnageante , on lave à 2 ou 3 eaux , on laisse macérer dans la dernière eau pendant 3 à 4 heures, en agitant de temps à autre , et enfin on renouvelle les lavages jusqu’à ce qu’on ait enlevé jusqu’aux dernières traces d’acide. C’est alors qu’on traite le grain par une solution caustique , ainsi qu’il a été dit précédemment et dans les mômes proportions, traitement qui dure trois jours , pendant lesquels oh agite de temps à autre. La liqueur claire est alors décantée , le grain moulu ou trituré est réduit à l’état de lait avec de l’eau, en achevant les manipulations ainsi qu’il a été dit plus haut.
- Seulement il est bon de remarquer qu’à la fin de la dernière opération et après la décantation de l’eau, on doit donner à la gomme un léger excès d’acide et qu’il est préférable, pour éviter toute altération dans sa texture, d’employer un acide végétal et en particulier l’acide oxalique, qu’on ajoute par petites portions jusqu’à ce qu'il y ait une légère réaction au papier de tournesol.
- Perfectionnements apportes à la fabrication des engrais.
- Par M. J. Muspratt, d’après une communication de M. Liebiu.
- On s’est assuré , depuis longtemps, que la production d’une récolte sur une terre en état de culture, l’enlèvement et la consommation au loin de celte récolte, dépouillait celte terre d’une certaine quantité de composés minéraux, et en conséquence de cette observation , M. Licbig a conseillé dans la culture l’application d’engrais de nature à rendre au sol les matières que les plantes particulières qui ont été cultivées, lui ont enlevées pendant l’acte de la végétation.
- On a observé aussi , par l’analyse chimique des marnes et des cendres des végétaux, que les carbonates alcalins et le carbonate de chaux pouvaient former des composés dont la solubilité dépendait de la proportion du dernier de ces carbonates dans le composé particulier. Enfin, on a trouvé que lesdits
- carbonates alcalins pouvaient co ^ tuer, avec le phosphate de chîui*’ s composé à peu près semblable, n je lequel le carbonate de potasse o ^ soude était transformé en parh phosphate de potasse ou de soude- t
- L’objet des perfectionnements ü(1
- il est ici question est de prépare engrais tel qu’il rende au sol les ments minéraux qui lui ont été 1 ^ vés par la récolte qu’il a pnr*ee,’ica-modifier le caractère des matières ** fines employées et de les rendre 10 solubles, de façon que les portionsa fines de l’engrais , qui sont nature ment solubles, ne soient point en ^ nées et séparées dans le sol des an ingrédients aussi facilement par >e vage des eaux du ciel ; enfin , de c ^ biner des carbonates de soude °u. 0, potasse, ou tous deux avec le car nate de chaux , ou avec le phosp^J ^ de la même base, pour diminue . solubilité des sels alcalins, destinÇ . rendre au terrain les éléments flo raux dont il a été dépouillé par les coites. . ue
- Quoique les engrais qu’on fabr|CI -par ce moyen présentent, en combléi son, diverses matières combinées a les carbonates alcalins, on conçoit <1 ce n’est pas là lè but qu’on se prop0^’ puisque ces matières peuvent varier s vant les principes qu’il s’agit de ren . au terrain, indépendamment des s,1 stances minérales ci-dessus indique
- La quantité de carbonate ou de P11^ phate de chaux qu’on emploie 3 les carbonates de soude ou de pota5 ^ varie également, suivant le deg«’e j solubilité qu’on veut obtenir, ce H dépend, du reste, des localités »Pa‘t qu’il est telles circonstances où >1'.(|5 rendre la préparation plus ou m° soluble ; par exemple , pour ce der" cas, dans les fieux où la qua11 moyenne annuelle de pluie est tr considérable; mais comme dans la PL tique il serait difficile de préparer engrais propres à convenir rigoure'l ment à chaque localité en particu, on fera connaître plus bas des Pre^es rations moyennes propres aux cas plus usuels. nt
- De plus, comme les terres présent une foule de différences de comp°s tion, et qu’il serait impossible de d3.f ner des recettes propres à tes les meilleurs résultats dans tous cas, on indiquera seulement les prf'P rations moyennes, de nature à s’adar 1er à la plupart des terrains , en aja j tant ensuite quelques informations. L permettront de faire les applicab0
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- dans U
- geléess ^constances les plus avantage mle ** avoir des engrais pour cha-^Vas ^a,bculier.
- c«Up Jî. ^briquer les engrais par ûr|ate l^ode » on fa'1 fondre le car-leur m '»l S0U(*e ou de potasse, ou bien ver^re anSe- dans un fourneau à ré-Sert a6’ Setrjblable à celui dont on se ivec ians la fabrication de la barille chauxe Carbonate ou le phosphate de lan»e ’,et à ce composé fondu, on mé-sera n es autres ingrédients dont il dw^cstion plus loin. Lorsque la pQü(jr s,l'on est froide. on la réduit en Conq^ Par ou moyen mécanique quel-tient e-’ ^ c est le produit qu’on ob-grajo „ains.i qu’on applique comme en-4(j*Ur 'es terres.
- 'ftela? ^ aP,pbquer ce mélange avec fairg e précision , il serait bien de <Jeiau?e analyse exacte des produits l’end rec°lfe précédente , de manière à pr0u e au sol le môme poids et la même îeUx r • n d’éléments minéraux que Colie ^Ul ont ®tc enlevés par cette ré-
- ^0ntV*>rePare, d’abord deux composés, lçs e Un ou l’autre sert de base à tous les J^ra's ’ et qu’on désignera ici sous Prén»°ms de première et de seconde ^ration.
- fsis a Première préparation se fait en 2jla11 fondre ensemble 2 parties, ou Wc ^arlles de carbonate de chaux, (c0r tUne Partie de potasse du commerce li(,s‘ ei]ant en moyenne , sur 100 par-sUlfài carbonate de potasse, 10 de Cure *a m^me base, 10 de chlo-de de potassium, ou avec une partie ipiij .onate de soude et de potasse , jauges à partie égale. enfo *econde préparation se fabrique phg^dantensembleune partiede phos-^co e cl,aux. une partiede potasse ç^uimerce, et une partie de barille. sèes s deux préparations sont concas-les a e* broyées ensemble ; on y ajoute !e|ïihl S Se*s el iugredients aussi en-biçn° e > et on opère le mélange ; ou Soqt Ceu* de ces ingrédients qui ne lie i^as v°latils sont ajoutés, lors-fuSi es Préparations sont à l’état de Sçq.d' de façon que l’engrais repré-posit;’ aulant qu’il est possible , la com-cé(] an des cendres des récoltes pré-
- p ''-S.
- lçs ® 1lui vient d’ètre dit suppose que <Wr-rres ont été amenées à un haut °btet- e culture, mais si on désirait éne,‘lr uue récolte particulière , sur Cçj ^rrequi n’aurait pas encore atteint Un at5 alors on appliquerait d’abord 'to’on ra*s convenable à la récolte a veut obtenir, et ensuite l’engrais
- préparé suivant le mode précédemment décrit, pour rendre à la terre ce qu’elle a perdu par la précédente récolte.
- Préparation d'un engrais, pour une terre qui a porté du froment.
- On prend 6 parties en poids de la première préparation , une partie de la seconde, et on y mélange 2 parties de plâtre, une partie d’os calcinés, une de silicate de potasse (renfermant 6 parties de silice), et une partie de phosphate de magnésie et d’ammoniaque.
- Cet engrais est également applicable après l’orge, l’avoine, et autres plantes du même caractère.
- Préparation d'un engrais pour une terre qui a porté une récolte de fèves.
- On prend 14 parties en poids de la première préparation, 2de la seconde, et on mélange avec 2 parties de sel commun , une certaine quantité de silicate de potasse (contenant 2 de silice),
- 2 partiesde plâtre et une partiede phosphate de magnésie et d’ammoniaque.
- Cet engrais convient aussi aux terres où on a récolté des plantes analogues.
- Préparation d'un engrais pour une terre où l'on a récolté des navets.
- On prend 12 parties en poids de la première préparation , une partie de la seconde, une partie de plâtre , et une de phosphate de magnésie et d’ammoniaque.
- Ce môme engrais est propre aux terres qui ont porté des pommes de tere ou autres plantes semblables.
- On a choisi les cas ci-dessus , parce qu’ils représentent les principaux produits cultivés en Angleterre, et on a donné des recettes moyennes, utiles dans la plupart, et peut-être même dans tous les cas indiqués ci-dessus , mais on peut aussi préparer des engrais pour d’autres produits que ceux spécifiés , ou composer des engrais particuliers , d’après l’analyse des cendres.
- Les engrais ainsi préparés doivent être appliqués au sol dans des proportions égales , et même plus grandes que celle des éléments que la récolte précédente lui a enlevés.
- Il faut remarquer aussi que, lorsque la paille de froment, ou autres plantes analogues , qui exige une grande quantité de silicate de potasse, est rendue au sol comme engrais , c’est le meilleur moyen connu pour rétablir sa richesse en ce silicate; dans ce cas, il faut
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- donc, dans la préparation de l’engrais , faire abstraction, ou du moins diminuer la dose de cet ingrédient.
- Observations sur tes applications pratiques de Vélectro-métallurgie.
- Par M. W. De la Rue.
- Les observations qui vont suivre sont le résultat d’une série très-étendue d’expériences sur les applications pratiques des procédés de 1 électro-métallurgie.
- Les aspects variables que présentent les dépôts métalliques sont connus de tous les manipula leurs qui s’occupent de l’électro-métallurgie, et.distingués par les noms de cristallin, peu cristallin, malléable, sableux et spongieux; ce dernier étant produit par un excès de force dans la batterie, et le premier par un défaut de cette môme force, relativement à la concentration de la solution sur laquelle on opère-
- Tous ces dépôts ne sont que des modifications les uns des autres ; tous sont essentiellement cristallins, même celui dit malléable, ou, en d’autres termes, celui d’entre eux qui jouit de la plus grande cohésion est encore fort inférieur en force de résistance aux métaux qu’on se procure par les moyens ordinaires.
- Ce dépôt malléable est celui qu’il convient généralement de produire, mais avec toute l’habileté d’un électrométallurgiste consommé dans la pratique, il est assez difficile de l’obtenir d’une manière soutenue pendant un certain temps, parce que la force de la batterie, la température de l’air, et par conséquent le pouvoir conducteur des liquides qui composent le circuit, éprouvent constamment des changements dans leur rapport avec l’énergie de l’électrolyte qu’il s’agit de décomposer.
- Il y a aussi d’autres causes qui concourent puissamment à donner naissance à ces difficultés et qu’on comprendra mieux quand on aura considéré l’effet que la forme de la matrice et la nature de sa surface originaire exercent sur le précipité.
- Tout le inonde sait que les solutions d’où l’on précipite les métaux par la voie de l’électricité voltaïque s'épuisent du métal au cathode, à un degré tel que si on place ce cathode à la surface du liquide, toute action cesse au bout de peu de temps; la liqueur épuisée étant
- lus
- * M ’V fl P P spécifiquement plus légère n n J veau
- de transport mécanique de n<?ratjofl liquide, et par conséquent 1 opfir
- T -- - ' - 1- -------1-- , l’flCt
- se suspend. Cet épuisement cie trolyte est la cause première de Cultés du procédé. .ie it
- C’est du reste ce qu’il est fflC ^ constater, quand on se propose 9 à plir une cavité de métal PreC,P|,enh mesure que les parois se raPPjr0,,r0ite cette cavité devient tellement^ .f que la capillarité intervenant s j^pu au renouvellement du liquide co ^rS qui s’épuise bientôt et suspen ^ toute action. Le même effet se > f vj. sente dans les parties creuses fle[)(j|-e gneltes sur bois, quand on vaut pxe et des empreintes par voie galvanifl ’ par conséquent il faut autant sible arrondir les arêtes et les 3 °0,i-trop vifs quand on se propose de 1er à l’aide de l’électricité. , -e0cC Il résulte de ces faits d’experer(,er que la surface du moule doit e? uql un effet marqué sur le dépôt, PulS4 t]n n’y a pas de surface qui prése11 poli parfait. Plus les dépressions ^ ondulations sont graduelles plus ecjre pôl a de cohésion. Une matrice en y est une excellente substance P| c|j' déposer un métal, tandis que.cc euaiid chée sur une vignette sur bois, 4 ul)e l’alliage est près de se solidifier, e® rf-des plus mauvaises, parce qu c ,c||e produit tous les pores du bois, etci^e présente au microscope une sli'oljte cristalline extrêmement inégale- ce inégalité sur le plan commun e^,pot une influence défavorable sur le ( ‘{0-et cette influence s’accroît avec *3 ,cj, fondeur ; mais quelle que soiteeu e ce résultat est le même et ne differe 4 par le plus ou moins d’étendue- ü(i Avec quelque soin qu’on fom1 ^ dépôt électro-métallique, l’obser*3 c, au microscope prouve qu’il a une5' ^e$ ture essentiellement cristalline* couches les plus minces ont déjà ^ ractére et les cristaux augmente^,,.. dimension avec l’épaisseur de ccS e||r ches. Ces cristaux donnent natu ' e ment lieu à des inégalités sur la sUI jtr qui ne.se remplissent jamais par ment, et concourent à produirC ,,c structure poreuse. Ajoutez à ce, la cristallisation s’étend latéra,e ^ j du sommet d’un groupe de crispa ^jt ceux voisins, et on concevra qp 1 ^ qu* se former alors des espaces v^.e‘.,eüf ne peuvent être remplis si la I’4 est hors d’état de fournir du métairie L’observation microscopique re j,* suffisamment qu’un dépôt électr0' ^ lallique n’est en réalité qu’un tisf
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- <Ux c,llrclaccs mais non pas adhé-
- ^0rce*cfe^?Uvons* ’l esl vra*' diminuer la SIMULA h b?Uerie- par rapport à la ^ectrol Se* m®taH'que présent dans Ces cir de manière à obtenir dans
- Cr'slaUx°KStances ^avora^'es de gros îü$sjg hien formés; nous pouvons Plus ' ^Wcnter la force et produire de Ici ^ Us rapidement des cristaux plus ' par conséquent, de plus en Oiès) et moins parfaitement for-dans la* "S a *a *'n on atteint un point le||e n dUantité d’électricité transmise, tr°|y^lle si nous l’augmentons, l’élcc-UneJ ,le.Peut |dus se renouveler avec Ce caih^’i ® sudisante à la surface de *v°ns | e . et par conséquent où nous lent vî \ l^u? 8rar,ds espaces qui res-ifl dérr?8’ c esl'a_dire où l’on produit Cous i Sadleux ou graveleux. Enfin Poidt l)°uvons l’augmenter à un tel lore ;lUe le métal prenne une slruc-line. lJonS>euse mais toujours cristal-
- d’unçr revenir aux copies galvaniques nouSagravure sur bois, le microscope pi]çc éprend que chaque trait a un es-5|)iiie l^e au centre. En effet ces copies tiige r^.USes et on voit de suite Pavanai U d y a à les étamer derrière aus dcsSucl’J 0l> a enlevé l'objet moulé de On . a matrice. L’étain s'insinue dans So|iia“d nombre de pores et réunit Cet •Iïle,d toutes les parties entre elles.
- s’opère très-facilement Se fa: n Peu de chlorure d’étain et peut la |j,nree sans troubler la structure par
- fes t
- tent ernPreintes galvaniques présen-siste.Uri Phénomène curieux qui con-ifDpfi n Ce qu’elles ne peuvent servir à s0|fu ller avec l’encre au vermillon ou ÎVec|p k ,nerct|re, ce qui n’a pas lieu lors s,hlocsordinairesdecuivregravé, doit Un foulage de ce genre est en-qu’0 avec de l’encre au vermillon et O'dlon lajt quelques épreuves, le ver-Vfe c° n°*rcit, et si on continue le cui-préçj^dtnence à passer au blanc et à lace a > lant mercure sur *a SUI[~ que |lUe l’encre n’adhère plus. Je crois Pièee nadlre poreuse et ouverte de la décQj^aulée est la seule cause de la PUret - Position du vermillon et que la
- | ee yu cuivre n’y est pour rien.
- . Servations précédentes s’appli-3utre eoa,'e,nentà l’or, à l’argent et aux PuiSs* .létaux, et toute précieuse que ?ie) j| re a,1x arts l’électro-métaliur-faujjr . es* cependant des cas où il ne ^etïM1 ^as en ^a're l’aPplication, par Pti a.,ye Pour enduire un métal avec lre métal, quand celui-ci est des-
- tiné à protéger l’autre de l’action de certains liquides, ou du moins sans prendre la précaution, dans tous les cas où cela est possible, de mettre ultérieurement et en partie le métal protecteur en fusion.
- La production depiècesd’orfévrerie, l’argenture et la dorure des objets de ce genre qui sont peu exposés à des frottements n’est pas soumise aux mêmes objections. Le platine et le palladium, si jamais on les obtient par voie électr o - métallurgique en plaques ou sous d’autres formes, auront besoin d’être soumis postérieurement au procédé de soudage et de martelage.
- On a proposé de cuivrer le fond des navires par ce procédé, mais à part les difficultés considérables qu’on rencontrerait dans cette opération en grand, le cuivre selon moi serait trop friable pour cet usage.
- Les copies galvaniques en cuivre de planches gravées sur acier ou sur cuivre sont loin, ccmme on sait, d’être aussi durables que les planches originales ; on peut cependant les employer avec avantage, mais non pas quand il s’agit de tirages à grand nombre.
- On m’a consulté il y a peu de temps sur la possibilité de cuivrer l’intérieur des pompes à air et les faces des soupapes des grandes machines à vapeur de navigation, par des procédés électro-métallurgiques ; mais d’après ce qui vient d’être dit, on voit que c’est là une application peu avantageuse de cet art Je le répète donc, Pelectro-métallurgie est une précieuse acquisition pour les arts, mais il ne faut pas perdre de vue ses défauts, pour ne pas l’appliqupr à des objets auxquels elle n’est nullement propre.
- Moyen pour harmoniser l'action des différents rayons de lumière dans les procédés photographiques.
- M. Bisson a mis récemment sous les les yeux de l’Académie des sciences plusieurs épreuves photographiques obtenues au moyen d’un procédé qu’il a imaginé pour harmoniser l’action des différents rayons de lumière, qui, comme on le sait, n’exigent pas tous le même espace de temps pour produire sur la couche sensible une impression suffisante. Ce procédé consiste à placer, au-devant de l'objectif de la chambre obscure, un verre plan, coloré de la teinte verte que donne le spectre solaire.
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- Cette addition est particulièrement utile quand i! s’agit de reproduire un paysage , et l’on conçoit très bien quel en doit être l'effet : les rayons bleus et blancs, dont l’action sur la couche sensible est presque toujours trop puissante , se trouvent atténués, tandis que les rayons verts et jaunes , beaucoup moins actifs, conservent presque toute leur intensité, après avoir traversé le milieu coloré. On parvient à obtenir ainsi des épreuves dans lesquelles les teintes claires du ciel et des maisons blanches ne sont pas solarisées, et où le feuillage des arbres, si mal rendu dans les épreuves ordinaires, est reproduit avec une grande netteté et avec les lumières qu’il doit avoir.
- Baratte atmosphérique.
- La baratte, cet instrument si simple et si modeste, mais d’une utilité si générale , a longtemps existé sans recevoir de perfectionnement notable , ou plutôt c’était toujours le même modèle qu’on reproduisaitsousdesformesdiver-ses. Depuis quelques années cependant M. Quentin Durand , avait inventé la baratte rotative qui fonctionne avec rapidité, et qu’on pouvait regarder comme un perfectionnement utile; néanmoins les progrès de la chimie ayant démontré que l'intervention de l’oxigène était indispensable pour la séparation complète ‘ des globules butireux, on a songé à établir un contact plus parfait entre la crème et ce gaz , que la nature nous présente en abondance dans l’atmosphère , mais jusqu’à présent les tentatives , dans cette direction , étaient restées stériles ou méconnues, et la vieille baratte conservait à peu près tout son empire.
- Enfin, cette année, cet antique ustensile de l’économie rurale est menacé d’être renversé par une nouvelle invention , à laquelle on ne saurait re procher une origine vulgaire, ou de ne pas être de bonne maison , puisqu’elle est sortie tout d’une pièce d’un cerveau sacerdotal. Nous voulons parler d’une baratte atmosphérique que vient d’in venter M. l’èvèque de Derry en Irlande , et sur laquelle sa seigneurie a communiqué au public les détails suivants :
- Suivant M. l’évêque, la méthode actuelle de faire le beurre est grossière et nullement en harmonie avec les principes actuels de la science. Pour pro-
- clî®
- céder d’une manière plus rat'®a,1pro' et plus scientifique , sa seigneuri pose de faire passer de force un co e> d’air atmosphérique à travers la c .jje et, à cet effet, elle se sert d’uneAjen pompe foulante, qu’on dit f°. au imaginée et qui est manoeuvre^ g moyen d’une manivelle que l’on ü. et qui rend le travail du baltage D pe coup moins pénible qu’avec la baceite ordinaire. L’air est refoulé par pompe à travers un tube de v®rrjg la descend presque jusqu’au fond (^a|e barratte , et là il sort du tube, * en nappe dans la crème , monte a • vers sa masse pour venir s’échapf ^
- la surface,en battant vivementetco ^
- si elle était agitée d’un mouvernen lent d’ébullition, cette crème, ^gl-met en même temps en contact ,jj tiplié et incessant avec l’oxigèneiq contient. Cet oxigène provoque m1 jej diatement la séparation complet e(1 globules battus , et les réunit polJ faire du beurre. . jrp
- Cette baratte est en étain et cyjî0c|rei que; elle s’adapte dans un autrecyb^jf aussi en étain et pourvu d’un cnt0^alj(l« à robinet, pour verser de l’eau en p ou froide, et donner à la crème, j vant la saison, la température l*1 V e, avantageuse pour en extraire le be La baratte sacerdotale atmospn , que a déjà été appliquée avec succej’|eS dans une des expériences auxqueu{ie elle a été soumise, on a battu en heure 45 minutes 50 litres de cre ^ qui ont donné llkll-,80 de beurr ^ très-bonne qualité, ce qui est un rendement ordinaire (1).
- Pierre statuaire artificielle•
- On a fait un grand nombre de ter,tj!e tives pour fabriquer une matière Pr°^|j à servir aux arts du statuaire et -sculpteur, ou des marbres arlin^j pour l’ornement et la décoration -, édifices; mais en général les comP^j tions qu’on a proposées ne se la>s5e j pas tailler ou travailler au cisea^fj cause de leur dureté ou de leur .g, siliceuse , ou bien les marbres ^ sj
- on.
- ciels ainsi produits sont si mous ~ friables, qu’ils manquent de son
- • nt lt
- (l) D’après une note qui nous parv Bprr' moment de mettre sous presse, nous aj(V' nons que le véritable inventeur de ce1 . cf ratte serait M. A. Weston, de Liverpoo!, *
- -—t’nnruit. at,triba^c
- serait par erreur qu'on l’èvèque de Derry.
- l’aurait attr»P F.
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- pricta;Uree- M. P. B. Williames, pro-tieso/?.’ ^ans Iepays de Galles, de mi-fyific ,0n rencontre le sulfate de ba-aÿpc ‘‘oondance, propose de fabriquer cie| aelte substance un marbre artifi-néCeJulest blanc pur quand cela est •orep5 -aire > ef qu’on peut veiner et co-fel'taineV;°J0n.ti’ Par V imroduciion de la m,n-s. lnSrédienls , en procédant de J*an,ere suivante.
- (itie,n Su'^ate de baryte est pulvérisé un fluent et intimement mélangé avec Peut X e§alement en poudre fine. On Oat^Pluyer différents llux suivant la iïiajs produit qu’on veut avoir, ttiejii ^ibiannes indique, comme le
- tnPn(^Ur’^.crown-glass, ou ses élé-titç fi c^mbinés avec une petite quan-”°rax. Pour produire un beau eu Dn-r^ blanc, on prend donc 4 parties Cr0v^lC S (^e sulfate de baryte, 1 partie de g]as n‘§lass et 1/4 du poids du crown-de borax. On varie, au reste, j natup0POrli°ns avec la qualité ou la détere .^u sulfate de baryte , et on les PtéliIïllne au moYen de quelques essais j'binaires.
- d0s^es Matériaux en poudre ayant été Un rS mélangés, sont introduits dans Uit f,Ur f^e 'errerie ordinaire, ou dans dont |ïlr à deux alandiers particuliers, lion au^eur a fait connaître laconstruc-p0 • On procède à peu près comme tôt *a fabrication du verre , et aussi-l’ho^Ue la masse a acquis par la fusion dan^Prênéité convenable , on coule °u j^es cuvettes ou auges en terre plus qn-î*1°ifis grandes, suivant les masses (Jjr | veut obtenir, et on laisse refroi-U’a|j lement dans le four même, qu’on |ç . ^nte plus en combustible. Quand les pu^ est froid , on vide ou démonte aVp Uvettes ou les auges, et on détache tj0ï. Une scie à scier le marbre les por-fer S ferre cuite qui peuvent adhé-eXe> afin d’avoir des blocs purs et mPls de matières étrangères.
- dah1’ au beu de blocs, on veut des ot( es ou surfaces étendues et minces ,
- |a f°;°ule sur des tables , comme dans dp br,cation des glaces, et on recuit j^ème.
- ai>sbs Pots de fusion doivent être en e*erï r^fractaire très-pure et aussi hori *e (lue possible de matières char-.t^uses, qui nuisent à la coloration a qualité du produit, qu n colore avec des oxides métalli-pe s eu poudre et mélangés avec un var‘ ^orax- La quantité de ces oxides ob/0 ?u’vanf lu composition qu’on veut |es .lr- Celte addition se fait lorsque lngrédienls principaux sont déjà
- dans le four, et avant qu’ils éprouvent une fusion générale.
- Influence de l’ammoniaque sur le bleu de Prusse.
- On sait que l’oxide de fer n’est pas précipité par l’ammoniaque dans une solution de tartrate ou de sulfate de fer. Si, à cette dernière solution, on ajoute un excès d’ammoniaque, puisdecyano-ferrure d’ammoniaque ou de potasse, on obtient une liqueur où le coton ne se colore pas , mais qui, par l’évaporation de l’ammoniaque à l’air, prend bientôt une belle couleur bleu violet , et enfin se convertit, avec tous les phénomènes que présente l’indigo, en un très-beau bleu, quand on passe ce coton par un bain de sel d’étain.
- Emploi du sel d'étain à la teinture en bleu avec le bleu de Prusse.
- Dans toutes les teintures en bleu avec le cyano-ferrure de potasse et un sel d’oxide de fer, une addition d’un sel d’étain est, après le développement de la couleur du bleu, extrêmement avantageuse, attendu que le cyano-ferrure de potasse et le sel d’oxide de fer ne sont pas toujours également purs, et qu’en grand les rapports dans le mélange des deux substances, pour obtenir le bleu le plus pur, ne sont pas constamment observés à la rigueur. C'est principalement dans la fabrication du papier bleu avec le cyano-ferrure de potasse et un sel d’oxide de fer, qu’une addition du sel d’étain , après la formation et le développement du bleu , est avantageuse pour obtenir un bleu franc et en même temps pour fixer plus énergiquement le bleu sur la matière. Il en est de même dans la teinture en bleu de Prusse sur coton et sur laine (cette dernière opération ne devant jamais être faite sans dissoudre préalablement le sel d’étain dans une quantité d’acide chlorhydrique , telle qu’il ne se trouble plus quand on l’étend d’eau), 1 addition d’un sel d’étain, ou un bain particulier de ce même sel après la teinture, présente alors des résultats très-avantageux. Quand on se sert des sels de pro-toxide de fer (la couperose verte, etc., parexemplc) une addition d’un sel d’étain n’est pas naturellement utile.
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- I ml —
- Procédé pour rendre le laiton noir mal.
- Dans la construction des instruments d'optique et autres appareils en laiton , il est parfois utile de donner à cet alliage une couleur noir mat. Pour cela , on prend une partie d’azotate neutre
- d’oxide detain qu’on fait dissoudr ^ 2 parties de chlorure d’or qui ne ‘ * pas trop étendu; on mélange les ^ liqueurs et on en enduit le laito*1, V. bout de 10 minutes, on essuie les lje , ces chargées avec un linge humid®: u„ | noir est mat pur, quand on a èvu e{ j grand excès d’acide dans les se,s’ i très-durable.
- aoae?
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- AIVI’S MÉCANIQUES ET CUNSTUUC l IONS.
- '°*veau
- nioyenpour enrayer lemou-
- h
- letne*t dans les' métiers mécanises.
- r W. Kenworthy, fabricant.
- qu^je.^s fonctions les plus délicates iL ao,Vent exécuter fes métiers mèca-le t as ®st celle qui consiste à enrayer Qui p?1* Pour faire cesser les rapports toütex,stent entre eux et le moteur WèteS CS ^°*s ^ue nave^e ne com” ^un Kas sa course et ne Passe Pas e ?°Ue à l’autre. Dans lés métiers >rec®n,(lues ordinaires, cette manœu-e*écute à l’aide de la navette clle-da ® » qui agit sur une détente placée iJ la boite et qui communique le a,j 'enient requis à la barre d’arrêt
- ’tett °?'en ^'un 'ev‘er’ qu* aPPuie sur 'nai j lcnte et avec laquelle il est K.. enu en contact par un ressort, q , Action, très-grave d’ailleurs, 5ili0n Peut élever contre cette dispo-de °u, c'est que la navette est obligée et f?Urmonler la résistance du ressort {j ae soulever le poids du levier de la j, rre d’arrêt à chaque duile qu’on J*, ce qui oblige à avoir une na-fort Pe,sante » un m de chaîne plus Sj > ci à marcher avec plus de lenteur tient à faire un bon travail, à pluvention que je propose consiste ,aire manœuvrer la barre d’arrêt
- (je !*e uianière tout à fait indépendante dit h navetle et Par Ie mouvement seul de .liant, et de décharger ainsi cette levniere du travail nécessaire" pour le levier à chaque coup. Au fai ^6n ce perfectionnement, je puis marcher les métiers mécaniques l’a r •a Pour ^ Plus v'te qu'on I)e c0 'a*t jusqu’à présent et avec beau-du ^ P.^Us de sécurité pour les pièces fou f^ccanisme qui remplissent ces fiions.
- foo n a rePr®senlé dans la pl. 77 deux djryens pour atteindre ce but, c’est-à-d0 j P°Ur faire agir le mécanisme qui d B,arrèter le métier indépendamment
- eia navette.
- pro,a 1 représente en plan ou en Yç..Action horizontale la boîte à na-Uer et. *a Port*on du battant d’un mé-q. mécanique avec le perfeclionne-/d en question.
- dç a dg. 2 est une élévation latérale mêmes organes.
- La fig. 3 est aussi une élévation latérale d’une autre disposition pour le même objet.
- a,a est une portion du bâti du métier , 6,6 l’extrémité de la poilrinière, c,c une portion du battant, d,d la boite à navette, e,e la détente sur laquelle presse le ressort f, et qui n’a d’autre fonction ici que de maintenir la navette en place dans la boîte et de l’empêcher de rebondir en frappant sur les côtés. La barre d’arrêt g fait manœuvrer le guide-courroie qui est de l’autre côté du métier et qu’on ne voit pas dans les figures, et c’est sur cette barre qu’est fixée une pièce d’arrêt h pourvue d’une queue coudée i, portant sur un rouleau k. qui tourne librement sur la broche 1;ïu est un doigt qui, à chaque duile qu’on passe , vient tâter si la navette est ou non arrivée dans la boîte ; la barre g est pourvue de deux doigts semblables, un pour chaque boîte.
- Voici comment fonctionne cet appareil :
- Aussitôt que le battant c,c, en frappant un coup , arrive directement au-dessus de son centre de rotation, la navette n, n est chassée de la boîte d à travers le métier ; au même moment ou à fort peu près , la portion en plan incliné de la queue i de la pièce h arrive au-dessus du rouleau k, ce qui permet au ressort à boudin o d’agir et d’abaisser cette pièce h et simultanément aux doigts m, m , à chaque bout de la barre g, de venir tâter si la navette est dans l’une ou l’autre des boites. S’il en est ainsi, la détente e, en appuyant sur ce doigt m , ne permet pas au ressort à boudin o d’abaisser la pièce h ; mais si la navette est absente dans ces boîtes, alors cette pièce h est abaissée, et en battant contre le museau p appelé grenouille, elle empêche le battant de frapper un coup et de détériorer le tissu, en même temps que la barre g rejette la courroie et arrête le métier.
- Dans la fig. 3, l’action de la détente e, des doigts m. m et de la pièce d’arrêt h est absolument la même que dans les fig. 1 et 2, mais le ressort o est placé derrière la barre g, et par conséquent a toujours une tendance à relever la pièce h qui se trouve arrêtée dans cette ascension, afin de ne pas s’élever jusqu’à franchir le museau p, par un buttoir fixé sur la boîte. On voit que
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- la barre g est, dans ce modèle , pourvue d’un levier p qui, aussitôt que la navette a été chassée à travers le métier, vient en contact avec le leviers, lequel a son centre en t et est lié au ressort u, qui amène le doigt m à tâter si la navette est ou non dans sa boîte. Si cette navette est dans l’une ou l’autre des boîtes , le ressort u cède; mais si la navette est restée sur la voie , le ressort «, étant plus fort que celui o, abaisse la pièce h et rejette la courroie sur la poulie folle, v est un petit éto-quiau pour empêcher le ressort u de tirer le levier plus avant que la perpendiculaire élevée sur son point de centre.
- On peut apporter une autre modification à cette invention , en renversant la disposition indiquée dans lesfig. I et 2, c’est-à-dire en plaçant le rouleau k sur la pièce h et le plan incliné sur le museau ou le bâti du métier, mais je donne la préférence à l’une et à l’autre des dispositions ci-dessus, attendu que le poids additionnel du rouleau sur la barre d’arrêt y causerait une grande fatigue et exigerait qu’on emploie plus de force.
- Moyen pour enrayer le mouvement
- dans les métiers mécaniques.
- Par M. J. Sellehs, filateur.
- Voici une disposition que je crois nouvelle pour arrêter instantanément un métier mécanique toutes les fois que la navette est restée engagée dans le pas, c’est-à-dire toutes les fois qu’elle ne passe pas d’une boîte dans l’autre. Elle a principalement pour but de remédier à un défaut qu’on remarque dans les métiers ordinaires et qui consiste dans la rupture fréquente des différentes pièces de ces métiers par suite du choc du battant qui vient frapper sur le museau fixé à demeure sur le bâti, surtout dans les métiers qui fonctionnent avec rapidité. Dans la nouvelle disposition , on se sert d’une détente et d’un doigt de barre d’arrêt comme dans la construction ordinaire, mais la structure de cette dernière pièce éprouve une légère modification, au moyen de laquelle elle fait corps avec le petit levier qui appuie sur la détente , et au lieu de venir heurter contre un museau fixé sur le bâti .elle frappe sur un arrêt placé à l’extrémité supérieure d’un levier vertical qui a son point de rotation sur une broche. Ce levier est pourvu d’un petit rouleau qui agit sur le retour d’équerre d’un levier horizontal
- qui , en le faisant tourner sur sonc e tre, met hors de prise un embraj& qui unit la poulie de chasse avec ^ bre moteur et rend cette poulie sur cet arbre . en même temps q ^ bec placé sur le levier frappe le ^U. ce5 courroie et rejette celle-ci. Pendan deux mouvements, l’extrémité 1 ^ rieure du levier vertical appuie un sur le volant du métier et enraye slantanément ainsi tout mouvemen la machine sans le moindre choc , a quelque vitesse qu’elle fonctionne.
- La fig. 4, pl. 77, représente en P une portion du métier avec le perl lionnement en question. , je
- La fig. 5 est une élévation late‘ de la même machine.
- a, a portion du bâti du métier, t> • souple de la chaîne , c arbre à fl13 ^ vellcs , d une des boîtes à navette* ^ poitrinière et f l'ensouple de 1 ct° • Sur l’arbre c, on a monté con1l11n[é l’ordinaire les poulies g et h , escc.P s que la poulie g, qui dans les met' mécaniques ordinaires est fixe sur I < bre, est folle dans ce cas et est mise prise avec lui au moyen d’un f ^ brayage à griffe , dont une moitie ^ fait corps avec la poulie g et peut glisser sur une languette /, nac gée sur l’arbre c. Cetembrayageest n* hors de prise pour arrêter le métier P le moyen suivant : ^
- Sur la barre d’arrêt m (fig-5)^0
- fixés les doigts «(dont un seul est dans le dessin, l’autre étant à mité opposée du métier ) ; toutes les que la navette s'arrête dans le pas, .
- constance lors de laquelle aucune y deux détentes ne fait saillie , les dm# n culbutent et viennent au contact av un arrêt o à l’extrémité supérieure levier vertical p. Ce levier, monté5 un point de centre en q, est pour ^ d’un petit galet r qui, agissant suf retour d’équerre à l’extrémité du lcyJ g s, fait tourner ce dernier sur son cc" ,j et éloigne la griffe k de celle i, ce Q rend la poulie g folle sur l’arbre c même moment, le bec f, au somme! levier p , frappe contre le guide-cou roie qui rejette , comme à l’ordinaire’ celle-ci sur la poulie folle h. Penda'^ que ce mouvement s’exécute, le fre* u est serré sur le volant u par l'entr mise d’un levier coudé w ayant s° centre de rotation en ce, et dont 1 aU ja extrémité est reliée au levier^ p3? ^ tringle y. z est un ressort destin® . maintenir en prise les deux griffes * k de l’embrayage, excepté quand on.1 ^ éloigne l’une de l’autre, ainsi q0’11 été dit précédemment.
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- Option d'un régulateur différentiel pour les machines.
- far
- We. et Wilh. Siemens, de Berlin.
- ^eSomU'i’ ^*en l°notemPs > on a senti Ie d’Qn d ,Jn régulateur propre à régler n n?an*®re P'us parfaite qu’il n’a ia P°ssible de le faire jusqu’à présent r0llock e des mach‘nes a vapeur et des ^nti hydrauHques, ainsique l’atles-Publ 'S l®ntat‘ves nombreuses qu’on a rer !ees Jusqu’à ce jour pour amélio-qUi e régulateur à force centrifuge, à Ce.st Presque exclusivement employé le ré • Jet » ou pour arriver à établir Prat'^ltne Par Quol^u6 autre moyen La la ctl(lUe s’est prononcée toutefois pour cen,°PServati°n du régulateur à force Aouvh8®.’ attendu qu’il surpasse les Plon 6 es *nvent'or!S en sensibilité et la Sour-1 du temps en simplicité et en ]al aite. Toutefois, comme notre régu-Ur qui est fondé sur un nouveau
- eur
- ^'enc’Pe, a déjà été soumis à de nommés U|Ses épreuves et qu’il a fourni des enU,ats favorables, nous n’avons pas Con ^ev°*r différer davantage à le faire .. Onaître et à en répandre la descriptions le public.
- ^°us nous servons aussi du pendule R.nique ou à force centrifuge pour ré-j*0er les machines, mais d’une manière jeute différente qu’on ne le fait avec ç ^Sulateurcentrifuge ordinaire. Dans j dernier , le pendule double est, ns son mouvement de rotation, dé-ççJJdant de la marche de la machine. Si ré» 1' Prend uneuiarche différente, ce oulateur tourne par suite ou plus vite De a S Internent, et en conséquence les tin U^es Prenner,t un centre d’oscilla-j n plus ou moins élevé et correspondra ia vitesse de rotation modifiée et a e.rcent par ce changement d’état une bon modératrice sur l’allurede la ma-ai»e. Notre pendule conique, simple jjp double, se meut au contraire en li-çj rtô et dans une parfaite indépen-nce de la marche de la machine, jj *Ya°t des oscillations circulaires d’une ,Vl|te étendue et par conséquent plus 1S°chrones.
- h il arrive par une cause quelconque H11® le rapport normal qui a subsisté rsqu’à une certaine époque entre la t rce motrice et la charge ou la résis-Oce de la machine se trouve altéré et ,j/e celle-c prenne par suite une j. arche plus accélérée ou plus lente, il que le pendule qui oscille libre-
- ment et qui a conservé la même marche reste en arrière ou soit en avance sur la machine. C’est de cette différence en moins ou en plus dans les chemins parcourus en temps égaux par la machine et le régulateur, ou plutôt de leur désaccord que dépend le règlement de la marche de cette machine avec notre régulateur. En conséquence, nous avons cru d’après ce motif devoir lui appliquer le nom de régulateur différentiel afin de le distinguer du régulateur dit centrifuge, qui agit en effet sous l’influence de la force centrifuge.
- La construction des régulateurs, basés sur le principe général indiqué ci-dessus, varie toutefois d’une manière assez étendue sous le rapport des moyens mécaniques à l’aide desquels cette différence dans le chemin parcouru en temps égaux par la machine et le régulateur peut être transformée en un mouvement indépendant et par conséquent rendu propre à régler la force motrice. Pour atteindre ce but, il faut que la vitesse de circulation de la machine soit combinée mécaniquement avec celle du régulateur d’une manière telle que les vitesses égales de ces deux organes s’annulent ou se résolvent complètement dans leur action sur un troisième mouvement et que cedernier, quand il se manifeste ou vient à naître, dépende seulement delà différence dans les deux premiers.
- Nous sommes parvenus à ce but par trois moyens généraux différents, à savoir :
- 1° Par la combinaison d’une vis et d’un écrou;
- 2° En combinant une roue dentée avec une vis sans fin , qui peut glisser en va-et-vient dans ses points d’appui ;
- 3° Au moyen de trois roues engrenant l’une dans l’autre.
- I. Combinaison d’une vis et d’un écrou.
- La machine à vapeur fait tourner une vis a (fig 6, pl. 77), qui peut recevoir un mouvement de va-et-vient dans ses appuis. Un écrou b, convenablement adapté , est mû dans le même sens et avec une vitesse invariable par le régulateur. Lorsque la marche de la machine est parfaitement d’accord avec celle du régulateur, la vis et l’écrou font, dans un même temps, un même nombre de tours et par conséquent, dans ce cas, la vis reste invariablement en place et n’éprouve pas de mouvement de translation dans ses appuis. Mais ce mouvement de translation a lieu immédiatement dès que la machine
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- commence à prendre une autre marche ! par suite de laquelle la vis tourne dans | l’écrou dans un sens ou dans un autre i et se prolonge jusqu’à ce que, par l’augmentation ou la diminution de la force motrice qui se trouve dépendre de l'étendue du glissement de la tige de la vis. la différence survenue dans la marche de la machine ail entièrement disparu. Lorsque cette différence est effacée, comme la vis et l’écrou tournent de nouveau d’une manière égale , ces pièces reviennent l’une par rapport à l'autre à la situation où elles se trouvaient respectivement auparavant, et cet état persiste jusqu’à ce qu’il survienne une nouvelle perturbation dans la marche de la machine.
- Pour atténuer le frottement assez considérable qui s’oppose au mouvement circulaire de la vis dans l’écrou et en même temps pour éviter un mécanisme particulier qui serait nécessaire pour maintenir le pendule en mouvement, nous remplaçons l’écrou par un double filet héliçoïde et la vis par un cylindre vertical placé au milieu de ce filet et armé de bras horizontaux , sur lesquels sont placés deux galets qui peuvent monter et descendre sur le filet comme sur un pas de vis.
- Nous avons fait représenter un de nos régulateurs construits par ce principe dans la fig. 7.
- Le système des roues d’angle a et b fait tourner , au moyen d’un cylindre creux, les deux spirales c et c'. Ce mouvement est imprimé par la machine , soit au moyen d’une poulie e, d’un axe d et d’une courroie, soit par un système d’engrenage. Sur les filets des deux spirales roulent deux galets /'enfilés sur les bras g, g d'une douille commune. Cette douille est fixée sur un cylindre h percé suivant sa longueur, qu’on voit en coupe et en élévation fig. 8 et qui, par conséquent, monte ou descend lorsque les galets s’élèvent ou descendent. Dans l’intérieur de ce cylindre creux se trouve placé un arbre i que fait tourner le pendule. Cet arbre est pourvu de deux goupilles k, qui pénètrent dans deux rainures opposées pratiquées à l’intérieur du cylindre creux. Le frottement qui tend à s’opposer au mouvement d’ascension et de descente de ce cylindre creux est atténué autant qu'il est possible par de petites roulettes, dont ces goupilles sont pourvues. Par ce mode de construction, le cylindre creux se trouve dans son mouvement de rotation sous la dépendance de l’arbre i, et par conséquent du pendule. L’union de ces deux dernières
- pièces s’opère ainsi qu’il suit : le P dule conique m, suspendu au fljOj , d’une articulation à boule, est prol°n»e au-delà de son point de suspension-^ bout de ce prolongement n de la H§e pendule décrit en conséquence un c cle lorsque le pendule est en idou ment. Ce bout pénètre dans une rainü en forme d’arc de cercle en dcsso** > creusée dans une pièce de métal O à l’extrémité de l’arbre i. On voit d<> que cet arbre i se trouve dans * mouvement de rotation dépendant . celui du pendule, sans que ceint' perde en rien de sa liberté pour ose 1er suivant un cercle plus grand oup‘u petit.
- D'après cette description, on prendra facilement le jeu de ce meC ^ nisme. Le poids du cylindre cre?*u5 tend à presser les galets c, c' et à faire descendre sur les spirales. Ma comme cette descente ne peut a»o lieu que dans les limites des excursio”. suivant lesquelles le pendule tournai s’ensuit que celte force , égale de pr®sr siori et qu’ori peut au besoin augmem® par un poids p , entretient ce pendu* dans un état régulier de mouvemen * Si la machine était au repos et que pendule seul fût mis en mouvement, *c galets seraieritabaissés jusqu’au bas n ; spirales lorsque le pendule aurait *al. deux tiers de tour. S'il survient tout coup un rapport inverse, c’est-à-dirc 5 le pendule reste en repos et que machine marche avec la vitesse male , alors les galets remonteront d nouveau dans le même temps. Par coU' séquent, si la machine et le pendu* se meuvent simultanément et dans *® même rapport, il en résultera que galets seront autant élevés sur les sP.1' raies par la première qu’ils seront aba,s sés par le second dans le même espaC® de temps.Ilsdevront donc rester en rep°| au point où ils se trouvent placés, aef5 longtemps que les mouvements dÇ deux organes seront uniformes. du moment où la machine , par exeu1' pie, prendra, sous l’influence d’un^ cause quelconque, une marche plus ac* célérée, alors les spirales tournerou aussi plus rapidement dans le méu1,® rapport. Les galets devront en conse' quence commencer à prendre un muU' vement d’ascension ; il en résultera <fue la force motrice, qui est reliée au naou' vement aussi d’ascension du cylindr® creux h, se trouvera diminuée, Par exemple dans les machines à vapcuf’ par l’occlusion de la soupape de gofëe et que le mouvement durera jusqu’à ce que l'équilibre entre la force moti'lce
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- ££ |g
- faitç^arge ou la résistance sera par— chjr, 0nt rétabli et enfin que la ma-p e at,r;i repris sa marche normale. 0-hin ür a 'a m'se en *ra*n de ma_ b^i e’ el lorsqu’il survient des pertur-i| ri< ns.exlraordinaires dans la marche, pe,J pas réaction puissante sur le auxQuleî lorsque les galets sont arrivés lérîpex^rémités tant supérieure qu’in-p0s,^e de leurs hélices, tout est dis— ^°Ur. fi116 *es roulettes adaptées raj 8°upilles de l’arbre i sortent des Cv|:U^es pratiquées à l’intérieur du faon re creux h. Il s’ensuit que tout Rentre ces goupilles et l’arbre i pç a'nsi interrompu, et que ces pièces Hn Vet1t tourner indépendamment les jS des autres.
- vie- v*tesse anormale de la, machine Ou i, e"e a être modifiée par la clôture de °ÜVerture complète de la soupape pair®6-’ *es roulel,es rentrent dans la c * suivante de rainures du cylindre ^ reste *e mouve-
- cVlj s’opère par le poids seul de ce
- Plus M0’" 'orsclu’'l est a son P°'nt 1° s0rt e ev®* et par l’entremise d’un res-lorsqu’il est à son point le plus
- dü^firi de n’avoir pas à mettre le pen-d .e er< mouvement avec la main, lors ljslamiseen train de la machine, lacou-0 rainure dans la pièce métallique q n a que la longueur nécessaire pour «oif *C Pen(lule, quand il est au repos, ,1 | cucore éloigné de quelques degrés çj.^uormale. La hauteur du centre d’os-ation du pendule se fixe à volonté q riJ°yen du poids p, de manière telle, çVe,!a. résistance due aux frottements laa* a'r, augmente avec elle, tandisque ^ °fce qui met le pendule en mouve-dqr,t> reste constante. Cette hauteur j0 CerHre d’oscillation , doit donc tou-Ts être ramenée à sa mesure nor-q/J c> lorsqu'elle a éprouvé une aug-failîtalion ou mie diminution telle qu’il rP , file le régulateur déploie un sur-°r«U de force.
- ^ornbinaison d'une roue dentée et d'une vis sans fin.
- pla^ V*S a ^ en élévation, fig. 10 en A.qui peut glisser dans un sens ou est t 'autre> dans ses coussinets c et d, cor, rnée , au moyen d’une poulie à ïq f'c °u d’un système de roues, par la pet' ne' Cette vis engrène dans une |e Oe roue dentée b, que fait tourner p Pet,dule. Ce dernier peut être un 0|indule simple, comme dans la fig. 7, sü ,ln pendule double ainsi qu’on le PPosera ici. Quand la marche de la
- machine est normale, la vis doit foire un tour avec une vitesse qui doit être la même que celle que lui imprimerait la roue b, si cette vis était libre, et pendant le môme temps où le pendule exécute une révolution. lien résulte, quand cette roue b est liée au pendule, que la vis sera poussée par la roue, ou vissée vers c d’un même espace qu’elle serait poussée vers d, si elle ne tournait pas. Elle devra donc, lorsque la marche de la machine sera normale, conserver sans altération sa position. Un poids e tend constamment à la pousser vers d, mais son engrenage avec la roue b s’y oppose, engrenage au moyen duquel cette force est transmise au pendule pour le maintenir en mouvement.
- Mais si la machine vient à changer sa marche normale, et que la vis tourne plus lentement ou plus vite, elle devra nécessairement glisser dans un sens ou dans un autre, jusqu’à ce que, par une modification dans la position de la soupape de gorge,toute différence dans le mouvement vienne à cesser, et que la marche de la machine soit ainsi complètement rétablie.
- Comme avec un pendule double on n’a pas besoin d’une force bien considérable pour le maintenir dans un état d’oscillations étendues, il en résulte, pour rendre l’étendue de ces oscillations constante, qu’il faut une disposition particulière au moyen de laquelle on puisse produire une résistance aux révolutions croissant avec la hauteur du centre d’oscillation. On y parvient dans ce cas en faisant presser le cône f, qui est revêtu d’un cuir et entraîné par le pendule, par un autre cône creux fixe g, avec une force croissant avec la hauteur de ce centre. Le cône f peut glisser sur l’arbre du pendule, et sa pression sur le cône creux, et par suite la résistance due au frottement, est réglée par la pression exercée sur le ressort i par la pièce métallique k. La résistance due au frottement croît donc avec la hauteur du centre d’oscillation.
- 3. Combinaison de trois roues qui engrènent l une dans l'autre.
- Si on suppose que l’une des roues soit mue par la machine, et l’autre par le régulateur en sens contraire et avec la même vitesse à la périphérie, il en résultera qu’une troisième roue en prise avec les deux premières, et que celles-ci feront tourner également sur son axe, lui communiqueront réciproquement une pression dans le sens du mouvement de chacune d’elles, sans la faire
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- marcher dans un sens ou dans l’autre, mais qu’aussitôt qu’il y aura une différence dans les deux mouvements antagonistes, la roue de jonction devra quitter sa position, et se mouvoir dans le sens du mouvement de la roue de commande qui tournera le plus rapidement. On peut arriver à ce résultat par deux moyens différents, les roues droites et les roues coniques.
- A. Roues droites.
- Sur l’arbre principal de la machine, ou bien sur un autre arbre a (fig. 11 et 12) qui reçoit son mouvement du premier, on cale une roue dentée b et sur ce même arbre une autre roue folle c, à denture intérieure et que fait tourner le régulateur. Une troisième roue d, ou plutôt un pignon, est en prise avec les deux premières et enfilée sur un axe ayant ses points d’appui sur une bague e, et qui peut tourner aussi librement sur l’arbre a. Cette bague est pourvue d’un levier f qui ouvre ou ferme la soupape de gorge ou autre appareil.
- Maintenant, lorsque les roues b et c tournent avec une même vitesse à la circonférence et en sens contraire, le pignon d, la bague e et le levier f doivent conserver leur position sans altération, mais si la marche de la machine vient à changer, le pignon roulera dans le sens de la roue qui marchera le plus vite, et par suite de ce mouvement la bague e tournera, jusqu’à ce que le levier f, solidaire avec elle, rétablisse complètement l’équilibre troublé entre la force motrice et la résistance.
- Le contre-poids g tend sans cesse à faire tourner la bague e, dans le sens de la roue mise en action par le pendule. Par l’entremise des dents du pignon , cette force est transmise aux roues b et c, et par conséquent le pendule est maintenu en état de mouvement. Pour que, lors de la mise en train et des arrêts de la machine, il ne survienne pas de réaction dangereuse sur le pendule double qui est ici, comme dans le cas précédent, pourvu d’un appareil de frottement semblable à celui décrit, la roue conique h est mise en communication, par frottement, avec l’arbre du pendule.
- B. Roues coniques.
- Deux roues d’angle a et & (fig. 13), opposées l’une à l’autre , sont mises en mouvement, l’une par la machine et l’autre par le pendule, dans des direc-
- tions opposées et avec des vitesses eg ^ à la circonférence. Dans toutes de engrène une troisième roue conuia et qui est liée avec une douille fui e pe un levier e qui repose sur elle- ^ même qu’un poids, ce levier e constamment ramené, et par c0ljre. quent le mouvement du pendule eu tenu. ( ce
- Dans la disposition adoptée ua° ue cas , l’arbre du pendule f et la r ^g d'angle a sont mis en mouvemen rotation à la manière ordinaire, Pa‘s, machine. Le pendule double est s ^ pendu à la douille g, à laquelle y trouve aussi assujettie l’autre roue d gle b. Le pendule tourne donc en s opposé de son arbre. ..,e)
- Afin d’assurer, autant que PoSS'..05-une hauteur constante au centre d ^ ci I la lion de ce pendule; on a imag
- uue résistance variable de frottem
- eflt.
- sod
- Le disque h est déprimé par un re m. Ce disque est entraîné au r d’une goupille et d’une rainure, P l’arbre du pendule, et il repose sur anneau i, qui est tourné en sens c° traire par la roue d’angle b. Ce m°dv 5 ment s’opère au moyen de deux gouJ°.£ k, qui partent de l’anneau et passe11 travers la roue conique. Sur ces g?^ jons pressent deux oreilles l, qu* ,ü j corps avec les tiges du pendule. Qaa
- ce pendulefait des oscillations plus été
- dues, l’anneau i , ainsi que le disd^ qui repose sur lui, se trouvent soûle' et, par conséquent, les ressorts éprouvent une plus grande pressiez» par suite , le disque et cet anneau s° pressés plus fortement l’un sur et le frottement en est augmenté daP le même rapport.
- Comme les modifications dans npu régulateur, que nous venonsde décrit• > reposent toutes sur le même princ,P?J savoir, la différence dans la vitesse mouvement, on voit qu’elles doiye atteindre aussi toutes le même but, l°r qu’on parvient à éviter, autant <¥* possible , les effets du moment d’in®^ tie et qu’on fait correspondre le p°'^e et la longueur du pendule à la f°rj nécessaire pour régler la marche de machine. Les dimensions du pendu ^ doivent, du reste , se régler sur la s®p sibilité qu’on veut donner au régu‘ ^ leur. Plus est court le temps pendaP lequel il peut remplir ses fonction9» plus aussi sa sensibilité doit être grand®’ et par conséquent plus le pendule être fait léger et court. Toutefois, 1 a5 croissement dans la sensibilité est mité par le moment d’inertie, qu? ne peut éviter, du régulateur, et les,r'
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- y oUlarw *
- i la m^^ans je mouvement propre
- Cer
- • une 'ne ’ ne doivent pas exer-jeu. p, lr°P grande influence sur son Se îUem ’ ^ar conséquent, la machine tUotUgnï a^?c uniformité , et plus le Petit \ d’inertie du régulateur est Celui’ • P^u.s aussi on peut construire îles m-1 ^nsible et léger. Dans les bon-V°la chines, qui sont pourvues d’un ti0ri, s.u®samment pesant, la disposi-°ù l/|tf Us avantageuse paraît être celle la ruapk^1 même .jusqu'à 1/30 de tour de plèie j'J16 i opère la fermeture com-Oq Su e'a soupape de gorge, quand OnveJ.Pi>0se qu’elle était entièrement étaitae auParava<it, et que le pendule Uioi*,1} reP0S- Dans des circonstances biijt^ 70rables, il faut que la sensi-
- regulateur soit infiniment
- plUs > cependant il ne faut pas non liinit’dans ce cas, dépasser certaines drait S’ ParcÇ qu’autrement il survien-péri0f[lecessairement des irrégularités chi,leaiflues dans la marche de la ma-
- dab.gec régulateur centrifuge ordi-de|, ’Une accélération dans la marche la pJaiachinedel/20ede tour,n’est pas qne ] Part du temps indiquée , parce pas a force centrifuge des boules n’est acCr^- 1Samment augmentée par cet tatiQ 1Sserner|t dans la vitesse de la ro-%a ’ P°ur Pouvoir surmonter les rè-de nces dues au frottement opposées gpl boules qui divergent; or, le ré-tes;teürr différentiel a déjà rempli tou-la f.es ‘onctions et rétabli complètement chjn^u'arité dans la marche de la ma-trifue’ avant seulement que celui cen-j,Se ait commencé à opérer.
- Ce j!.exPcriencc a entièrement constaté Uiuit Sult;it sur une machine armée si-bel !r;ér,ne"t o’ un régulateur différen-dec,!^ d’un régulateur centrifuge. Ce avC(! u’est jamais parvenu , môme daps ,es changements les plus étendus éta, ,a charge ou la résistance, à un jlcquilibre.
- iCî,:?'». en outre, une différence de‘ rla"te entre les indications des Cep, régulateurs, c’est que le régulateur fenc ,' i^e avenue seulement les diffé-(^ans 'es caouvements qui se les f . stcnt dans la machine, mais ne tanr|.au l»as disparaître complètement, Copt's.que le régulateur différentiel les * a>nt à revenir entièrement à la Pèfç ,e, normale. Or, comme cela s’o-Vien, des les premiers instants où sur-ün changemementde vitesse, il en
- résulte que les irrégularités ou soubresauts qui apparaissent nécessairement lors du passage d’un état de la machine à un autre, sont remarquablement faibles, et que celles de retour, qui, suivant la théorie, doivent également survenir avec le régulateur différentiel, doivent être si petites , quelles ne sont pas même appréciables par cet instrument , puisqu’elles tombent dans les limites du moment d’inertie.
- Avec notre régulateur, on peut en outre surmonter de bien plus grandes résistances, pourvu que cela s’opère dans un temps très-court, et que le pendule simple ou double ait une longueur suffisante. 11 est donc également propre à régler la marche des roues hydrauliques et même des moulins à vent.
- En général, nous employons un pendule double à frottement variable, lorsqu’on a besoin d’une force assez considérable, comme, par exemple, lorsque le règlement d’une machine à vapeur doit s’opérer par une modification dans le temps pendant lequel s’opère l’expansion de la vapeur, et un pendule double oscillant dans une articulation à boule, ouand la force doit être peu considérable; ainsi, par exemple, quand il s’agit demettre en action une soupape de gorge tournant facilement sur son axe. Dans ce dernier cas, l’expérience nous a appris qu’il ne survenait aucune usure appréciable dans l’articulation à boule , pourvu qu’on ait soin de la garantir de la poussière. Dans un régulateur qui était resté constamment en activité pendant six mois , la boule ne s’était pas encore entièrement rodée dans sa coquille , et n’était polie qu’en quelques-uns de ses points.
- Avec le pendule double, il faut diminuer autant qu’il est possible le frottement opposé des boules divergentes , parce qu’autrement la marche moyenne de la machine ne resterait pas constante d’une manière absolue.
- La question de savoir quelle est, parmi celles indiquées , la forme qu’il convient d’adopter à l’égard de ces régulateurs, ne peut être résolue d’une manière générale. Le mécanicien doit désirer, du reste, qu’il existe une certaine variété dans ces formes, parce qu’elles lui permettront, dans la construction des machines , de choisir suivant l’espace dont il pourra disposer, et d’adapter le régulateur dans le point le plus commode.
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- DEVIS DES MACHINES A VAPEUR-
- PAR M. C.-E. JULUEN, INGÉNIEUR (1).
- ( Suite.)
- LIVRE III.
- DEVIS DES MACHINES. CHAPITRE Ier.— MACHINES FIXES.
- SECTION première. — Machines à balancier.
- Les machines fixes à balancier, de même genre et de forces différentes , peuvent se diviser en trois classes différentes , savoir :
- tre classe. Machines à distribution par tiroirs en coquille.
- 2e classe. Machines à distribution par tiroirs en 1) couché.
- 3e classe. Machine à distribution par soupape.
- La première classe comprend généralement les machines dont la force ne dépasse pas 35 chevaux.
- La seconde classe comprend généralement les machines dont la force est comprise entre 35 et 100 chevaux.
- La troisième comprend généralement les machines dont la force est de 100 chevaux , et au-dessus.
- Il est des exceptions à cette règle Ces exceptions proviennent généralement des modes d’application particuliers que subissent les machines.
- De ces trois systèmes de distribution, le premier est, sans contredit, le le plus économique à exécuter. Après
- (i) Voir le commencement de cet article aux pages 80, 121 et tîtdu présent volume.
- • 1
- lui, c’est le second ; le dernK‘r le plus dispendieux. ,. irp
- Entre le premier système de ^
- bution et le second , la différent^,, faible. Elle est, au contraire; p forte entre le second et le troisie^ t Mais, pour machines de 100 che'“ et au-dessus, souvent même pouf 0n chines au-dessous de 100chevau<-> s supprime l’entablement et les colo"' supportant le balancier, et on le* r place par un mur. ^
- Si donc il y a accroissement de pense par la distribution , il y a enr je venche diminution de dépense P® ^ bâti. A notre avis, ces deux cl|) eI-, stances font que l’on peut conside^r pour l’évaluation des poids , leS Le chines comme étant toutes de ra~.ü'i système , depuis la plus faible juS^er la plus forte, sans commettre u[>e ~ reur sensible dans la déterminati011 e(i proximative de leurs valeurs. C’eS\0tf partant de ce principe que nous a' exécuté le travail suivant.
- Art. 1er. — Poids des machineS‘
- Pour déterminer les poids des fer et cuivre , entrant dans la cof0^e tion des machines de forces autres h 50 chevaux , nous avons les renset^1 inerits suivants.
- Tableau des poids des fonte, fer et cuivre composant plusieurs machines fi*1* balancier sans détente ni condensation.
- A
- Poids des machines complètes
- fonte. fer. cuivre
- Forces des machines en chevaux. kil. kil. kil.
- h . . 2154.00 . • 1573.00 27.60
- 0 . . 3759-00 . • 1275.00 . . 59.00
- 6 3565.00 . . 1250.00 . . 45.00
- 10 7855.00 . . 2937.00 72.00
- 12 . . 6625.00 2240.00 . . 85.00
- 20 . . 11290.00 4632.09 . . 138.40
- 250 . . 122904 00 . . 46515.00 . . 1303.50
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- Uur 50 chevaux , nous avons trouvé :
- 24974.00 .
- ,SMe
- 12888 00
- 352.80
- ^iSoneiCes divers résultats, nous dé- I cheval, nous obtenons ns les quantités de matière par !
- °rc*! en chevaux. Poids par cheval
- kil. kil. kil.
- 4 . . . . 538.50 . . 393.25 . . . 6.90
- 6 . . . . . . . . . . . 629.00 213.00 . . . 9.84
- 6 . . . . . . 594 00 . . 208.50 . . . 7.50
- 10 . . . ... . . . . 785.50 293.70 . . . 7.20
- 12 . . . .... . . . . 552.00 186.00 . . . 7.10
- 20 . . . . , . 564.50 . . 231.60 . . . 6.97
- 250 . . . . . 492.00 186 20 . . . 5.20
- ^°Ur 50 chevaux , type :
- 50 . . . . 500.00 258.00 . . . 7.03
- pjjî1 présence de ces résultats, n'est-il que l’on peut considérer les entr llles de fonte , fer et cuivre qui e,,ldans la confection des machines
- sans détente ni condensation , depuis un cheval jusqu’à 500 chevaux, comme comprises entre :
- kil. kil.
- Fonte....................... 600.00 et 400.00 par cheval.
- Fer......................... 300.00 et 200.00 id.
- Cuivre...................... 10.00 et 5.00 id.
- <lonc nous insérons, entre ces ft>r res limites des quantités de fonte , et cuivre que contiennent les ma-,'es par cheval, un nombre de moyens ® la somme des forces différentes fé!lns deux que nous avons considé-Içj ’ °ous obtiendrons à très-peu près fpjl^niités exactes de matières ren-cjeJ*ee» dans chaque machine à balan-» sans détente ni condensation. a <£nirc 1 cheval et 500 chevaux, il y sèr 0rces différentes de machines. In-«o nt.25 moyens arithmétiques, il
- Us vient :
- l —a
- r = ----.
- n—1
- 1° Fonte.
- I = 600 , a = 400 , » = 27, 200
- = 7.7.
- 20 2° Fer.
- / = 300, a = 200, n — 27, 100
- r = ------ = 3.85.
- 26
- 3° Cuivre.
- I = 10, a = 5, n = 27,
- 5
- r = ------ = 0.1925.
- 26
- D’où le tableau suivant :
- Technologitle. T. VII. •- Février 1846.
- 15
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- Tableau des poids de fonte, fer et cuivre par cheval des machines à balancé ' sans détente ni condensation.
- FORCES EN CHEVAUX. FONTE. FER. CUIVRE-
- kll. kil. kil
- 1 600.00 .... 300.00 .... 10.00
- ‘2 ....... . 592.30 .... 296.15 .... 9.81
- 3 ....... . 584.00 .... 292.30 .... 9.64
- U ....... . 576.90 .... 288.45 .... 9.45
- 6 569.30 .... 284.65 .... 9.25
- 9 ....... . 561.60 .... 280.80 .... 9.05
- 12 553.90 .... 276.95 .... 8.86
- 16 546.20 .... 273.10 .... 8.66
- 20 538.50 .... 269.25 .... 8.47
- 25 530 80 ... . 265 40 ... . 8.28
- 30 ....... . 523.10 .... 261.55 .... 8.09
- 35 515.40 .... 257.70 .... 7.90
- 40 507.70 .... 253 85 .... 7.70
- 50 ....... . 500.00 .... 250.00 .... 7.51
- 60 492.40 .... 246.20 .... 7.32
- 75 484.70 .... 242.35 .... 7.12
- 100 477.00 .... 238.50 .... 6.9Î
- 125 469.30 .... 234-65 .... 6.74
- 150 461.60 .... 230 80 ... . 6.54
- 175 453.90 .... 226.95 .... 6.35
- 200 446.20 .... 223.10 .... 6.16
- 250 438.50 .... 219.25 .... 5.96
- 300 430.80 .... 215.40 .... 5.77
- 350 423.10 .... 211.55 .... 5.58
- 400 415.40 .... 207.70 .... 5.38
- 450 407.70 .... 203.85 .... 5.19
- 500 400.00 .... 200.00 .... 5.00
- et le suivant
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- Qu des poids de fonte, fer et cuivre contenus dans les machines à balancier, sans détente ni condensation.
- forces
- Des machines en chevaux.
- 1
- 2
- 3
- 4 6 9
- 12
- 16
- 20
- 25
- 30
- 35
- 4o
- 50
- 60
- 75
- lOo
- *25
- 150
- 175
- 200
- 25o
- 300
- 350
- 40o
- 450
- 500
- POIDS.
- FONTE.
- kil.
- 600
- 1184
- 1753.
- 2307
- 3410
- 5080
- 6645
- 8720
- 10750
- 13400
- 15720
- 18000
- 20350
- 25000
- 29600
- 36450
- 47700
- 58800
- 69200,
- 79500
- 89150
- 109500
- 129000
- 148000
- 166200
- 183000,
- 200000
- .00
- .60
- 80
- .60
- .00
- 00
- 00
- 00
- 00
- 00
- .00
- 00
- 00
- 00
- .00
- 00
- .00
- .00
- 00
- 00
- 00
- .00
- 00
- 00
- 00
- 00
- 00
- FER.
- kil.
- 300.00
- 592.30
- 876.90
- 1153.80
- 1705.00
- 2540.00
- 3322.50
- 4360.00
- 5375.00
- 6700.00
- 7860.00
- 9000.00
- 10175.00
- 12500.00
- 14800.00
- 18225.00
- 23850.00
- 29400.00
- 34600.00
- 39750.00
- 44575.00
- 54750.00
- 64500.00
- 74000.00
- 83100.00
- 91500.00
- 100000.00
- CUIVRE.
- kil.
- 10.00
- 19.62
- 29.00
- 37.80
- 55.60
- 81.50
- 106.20
- 138.60
- 169.50
- 206.50
- 242.50
- 276.50 308.20 375.00 441.00 535.00 693.00
- 843.50 982.00
- 1150.00
- 1232.00
- 1490.00
- 1730.00
- 1951.00
- 2150.00
- 2332.00
- 2500.00
- TOTAUX.
- kil.
- 910.00
- 1796.52
- 2659.70
- 3499.20
- 5170.60
- 7701.50
- 10073.70
- 13218.60
- 16294.50
- 20306.50
- 23822.50
- 27276.50 30833.20 37875.00 44841.00 55210.00 72243.00
- 89043.50 104782.00 1204001.00 134957.00 165740.00 195230.00 223951.00 251450.00 276832.00 302500.00
- Pale* Les dimensions princi-
- pes é»^es différentes parties des machi-•hètfg exprimées en fonction du dia-si°Hs •tu.cy*'ndre , si les autres dimen-aient exprimées de la même ^v*denÜe » les poids des pièces seraient Soient proportionnels aux cubes
- des diamètres des pistons, et on aurait pour poids de la fonte, par exemple , contenue dans les machines à balancier sans détente ni Condensation , sachant que ce poids est 25,000 kil. pour une machine de 50 chevaux :
- p.227 - vue 242/606
-
-
-
- 228
- DIAMÈTRES des pistons en centimètres. NOMBRES proportionnels aux diamètres. CUBES des nombres proportionnels. POIDS DE LA FONTE en kilogrammes.
- 10.0 4 . . . 64 . . . kit. 326.00
- 12.5 5 . . . 125 .. . 638.00
- 15.0 6 . . . 216 .. . 1100.00
- 17.5 7 . . . 343 .. . 1740.00
- 20.0 8 . . . 512 .. . 2610.00
- 22.5 9 . . . 729 .. . 3700.00
- 25.0 10 . . . 1000 . . . 5100.00
- 27.5 11 . . . 1331 . . . 6780.00
- 30.0 ..... 12 . . . 1728 . . . 8920.00
- 32.5 .... 13 . . . 2197 . . . 11150.00
- 35.0 14 . . • 2744 . . . 13920.00
- 37.5 15 . . . 3375 . . . 17200.00
- 4 0.0 16 . . . 4096 . . . 20800.00 25000.00 —
- 42.5 17 . . . 4913 . . .
- 45.0 18 . . . 5832 . . . 29700.00
- 47.5 19 . . . 6859 . . . 34850.00
- 50.0 20 . . . 8000 . . . 40600.00
- 55.0 22 . . . 10648 . . . 54200.00 1
- 60.0 24 . . . 13824 • • • 70500.00
- 65.0 26 . . . 17576 . . . 89200.00
- 70.0 28 . . . 21952 . . . 111800.00
- 75.0 30 . . . 27000 . . . 137000.00
- 80.0 32 . . . 32768 . . . 166500.00
- 85.0 34 . . . 39304 • • • 200000.00
- 90.0 36 . . . 46656 . . . 237000.00
- 95.0 38 . . . 54872 . . . 278000.09
- 100.0 40 . . . 64000 . . . 326000.00
- Mais , si les principales dimensions des pièces croissent proportionnellement aux diamètres des cylindres , il n'en est pas de même des épaisseurs de ces pièces. Ainsi, pour machines de
- 1, 50 et500 chevaux, par exempt a pour épaisseur de la fonte des cy^} dres, par rapport aux diamètres de cylindres :
- Épaisseurs de la font»-, . 1/6.75
- 1/10 1/15.2
- 1 cheval .
- 50 chevaux 500 chevaux
- Nous concluons de là, qu’on peut dire : pour des épaisseurs de cylindres égales au 1/10 des diamètres de ces derniers, les poids de la fonte contenue dans les machines étant ceux que donne le tableau ci-dessus ; pour des épaisseurs différentes, les poids sont propor-
- tionnels à ces épaisseurs différent ’ et on a :
- P : P' : : e : é ; é
- d où : P' = P —
- e
- et le tableau suivant :
- p.228 - vue 243/606
-
-
-
- — -220
- «n/e
- cyiind
- res.
- poids de la fonte renfermée dans les machines à balancier, sans condensation, d’après les diamètres des pistons et l’épaisseur des
- RAPPORTS
- POIDS,
- des aux diamètres épaisseurs. en kilogrammes, de la fonte.
- 6.75 à 1 .... 485.00
- 7.00 1 .... 910.00
- 7.25 1 .... 1520.00
- 7.50 1 .... 2320.00
- 7.75 1 .... 3365.00
- 8.00 1 .... 4615.00
- 8.25 1 .... 6180.00
- 8.50 1 .... 7980.00
- 8.75 1 .... 10200.00
- 9.00 1 .... 12400.00
- 9.25 1 .... 15200.00
- 9.50 1 .... 18100.00
- 9.75 1 .... 21400 00
- 10.00 1 .... 25000 oo — Type.
- 10.40 1 .... 28600.00
- 10.80 1 .... 32400.00
- 11.20 1 .... 36400.00
- 11.60 1 .... 47000.00
- 12.00 1 .... 58900.00
- 12.40 1 .... 72100.00
- 12.80 1 .... 87000.00
- 13.20 1 .... 104000.00
- 13.60 1 .... 122500.00
- 14.00 1 .... 143000.00
- 14.40 1 .... 165000.00
- 14.80 1 ..... .... 188000.00
- 15 20 1 .... 215000.00
- Ç
- p<g\n,él.hode. Parles diamètres des ^tsafjs'u ^eu des forces en chevaux , m prerh-C>0,itre(^'t plus rationnelle que ^tinç Dlere-Néanmoins , comme elle l^ent £0,?r résultat des poids générale-Prén °H,ndres que ceux donnés par f°i(is n > nle î comme, déplus, les *s amp e^edonne diffèrent, plus que es» de ceux indiqués par les
- données exactes relatées au commencement de cet article , nous pensons que , pour devis approximatifs , il est prèfèrablé d'avoir recours à la première méthode qu’à la présente, parce qu’il vaut mieux pour le mécanicien se trouver au-dessus qu’au-dessous de l’estimation exacte.
- ARTICLE IL
- Valeurs des machines à balancier.
- N
- ^(îdV008 trouvé (p. 182)que lesva-^ c|1Cy Ve* de matière pour machine de • a balancier, sont en moyenne :
- :.......................
- *er ..........................
- tjuivre tôIe réun's...........
- Sî|’s les ’/er’ tôle, cuivre réunis,
- Üt divers.............
- s divers compris. • , .
- fr.
- 0.613
- 0.99
- 2.935
- 1.42
- 4.83
- 0.8975
- 1.019
- A notre avis , ces prix doivent subir les modifications suivantes, lorsqu’il s’agit des machines de 1 cheval et de 500 chevaux, savoir :
- 1° Pour machine de 1 cheval, nous
- posons :
- fr.
- Fonte............. 2.00 le kii.
- Tôle................ 1.50 id.
- Fer................. 10.00 id.
- Fer et tôle réunis. 3.20 id.
- Cuivre...............15.00 id.
- p.229 - vue 244/606
-
-
-
- — 230 —
- 2° Pour machine de 500 chevaux, nous observons que les frais de main-d’œuvre par grosses pièces, se répartissent à
- très-peu près de la manière sui savoir :
- vante '
- 1 kilog. fonte ajustée à la fonderie. ....
- à l’ajustage.........
- à l’ajustage.
- fr.
- 0.03 ; | fr.
- 0.08
- 0.05 ! 1
- 0.24 ] j 0.84
- 0.60 |
- 0.05 ; 0.25
- 0.20
- d’où,
- pour 200000 kil. fonte :
- 100000
- — = 23000 kil. fer,
- 2500 kil. cuivre.
- On déduit pour frais de main-d’œuvre , outils compris :
- kit. fr.
- Fonte............... 16000.00
- Fer................. 19300.00
- Cuivre................ 625.00
- Total. ..... 35925.00
- On a, de plus, en matières prefl111 et chaudronnerie :
- ère*
- Fonte brute 200000 à 0.25 ......................... 50000.00
- Déchet 1/20 ............. 2500.00
- Fer brut . . 23000 à 0.50. ....................... 11500.00
- Déchet 1/10............... 1150.00
- Cuivre brut. 2500 à 2.00 ......................... 5000.00
- Déchet 1/10 ............... 500.00
- Tôle chaudronnée. 77000 à 0.72......................... 55200.00
- 125350.00
- Intérêt de ce déboursé pendant un an à 6 pour 100 ..... 7500.00
- Total
- 132850.00
- Si A représente le prix de vente, on a :
- 1° Pour frais divers, environ 500 X 10 = 50000 fr. oo ;
- 2° Pour bénéfice brut, 0.2A.
- D’où :
- A = 35925 + 132850 + 50000 -f 0.2 A , et :
- A = 1.25 X 218855 fr. = 274500.00 fr. Ceci posé, on admettra, sans diffi-
- kil. fr.
- Fonte.............. 200000 à 0.45
- Fer et tôle réunis 100000 à 1.26 Cuivre ...... 2500 à 4.00
- culté, les valeurs suivantes du „5 de chacun des métaux contenus 0 une machine de 500 chevaux.
- Fonte...........
- Fer.............
- Tôle............
- Fer et tôle réunis. Cuivre..........
- 0.45
- 2.0^
- 0.85
- 1.20
- 4,00
- Car, de ces prix on déduit, P°uf cas échéant :
- le
- 90000.00
- 126000.00
- 10000.00
- Plus, pour frais divers
- 226000.00
- 50000.00
- Total.
- 276000.00
- au lieu de 274500.00 francs trouvés plus haut.
- Observons que, dans les deux cas, les frais divers sont comptés un peu cher.
- De ces nombres , basés sur des ^ nées exactes, nous déduisons K5’ bleaux suivants :
- p.230 - vue 245/606
-
-
-
- — 231 —
- ^ ^fiAU des pria; du kilog. de matière contenue dans les machines ®flpewr à balancier, sans détente ni condensation, pour forces comprises re 1 cheval et 500 chevaux.
- Forces ^ chevaux. VALEURS DU KILOGRAMME DE
- Fonte. Fer et tôle réunis. Cuivre.
- fr. fr. fr.
- i . . 2.00 .... 3.20 . . . . ] 15.00
- 2 . . 1.75 .... 2.80 .... 14.00
- 3 . . 1.50 .... 2.60 .... 13.00
- 4 . . . . 1.25 .... 2.40 .... 12.00
- 6 . . 1.00 .... 2.30 .... 11.00
- 9 . . 0.95 .... 2.10 .... 10.00
- 12 ... . 0.90 .... 2.00 .... 9.00
- 16 . . . 0.85 .... 1.90 .... 8.00
- 20 ... , 0.80 .... 1.80 .... 7.00
- 25 0.75 .... 1.70 .... 6.00
- 30 0.70 .... % 1.60 .... 5.50
- 35 0.65 .... 1.50 .... 5.00
- 40 0.60 .... 1.45 .... 4.90
- 50 0.58 .... 1.41 .... P • • 4.80
- 60 0.57 .... 1.39 .... 4.70
- 75 0.56 .... 1.37 . ; . . 4.60
- 100 . 0.55 .... 1.36 .... 4.50
- 125 . . 0.54 .... 1.35 .... 4.40
- 150 . 0.53 .... 1.34 .... 4.30
- 175 ... . 0.52 .... 1.33 .... 4.20
- 200 ... . 0.51 .... 1.32 .... 4.10
- 250 ... . 0.50 .... 1.31 .... 4.00
- 300 .... 0.49 .... 1.30 .... 4.00
- 350 .... 0.48 .... 1.29 .... 4.00
- 400 0.47 .... 1.28 .... 4.00
- 450 0.46 .... 1.27 .... 4.00
- 500 0.45 .... 1.26 ... • 4.00
- p.231 - vue 246/606
-
-
-
- FORCES
- 232
- 2* TABLEAU des prix des maehines à balancier, sans détente ni condensé0*' pour forces comprises entre I cheval et 500 chevaux.
- X
- s
- c«
- >
- O
- ~
- E
- O
- 1
- 2
- 3
- 4
- 6
- 9
- 12
- 16
- 20
- 25
- 30
- 35
- 40
- 50
- 60
- 75
- 100
- 125
- 150
- 175
- 200
- 250
- 300
- 350
- 400
- 450
- 500
- PRIX DES PIÈCES EN
- fonte.
- fr
- 1200.00 2080.00 2630.00 2885.00 3410.00 4820.00 6000.00 7420.00 8600.00 10000.00 11000.00 11700.00 12200.00 14500.00 16900.00 20400.00 26200.00 31700 00 36650.00 41300.00 45500.00 54750.00 63100.00 71000.00 78100.00 84000.00 90000.00
- fer et tôle réunis.
- fr.
- 960.00 1660.00 2280.00 2765.00 3935.00 5320.00 6645.00 8290.00 9690.90 11400.00 12600.00 13500.00 14750.00 17650.00 20600.00 25100.00 32500.00 39600.00 46400 00 53000.00 59000.00 71850.00
- 840;:o.00
- 95500.00
- 106200.00
- 116500.00
- 126000.00
- cuivre.
- • fr.
- 150.00 275.00 377.00 454.00 611.00 815.00 960.00 1110.00 1185.00 1235.00 1335 00 1380.00 1510.00 1800.00 2075.00 2465.00 3130.00 3715.00 4235.00 4825.00 5040.00 5960.00 6900.00 7800.00 8600.00-9300.00 10000.00
- JE
- «
- E
- E
- o
- en
- &
- g
- g
- o
- o
- U
- fr.
- 330.00
- 573.00
- 755.00
- 872.00
- 1136.00
- 1565.00
- 1943.00
- 2403.00
- 2782.00
- 3223.00
- 3562.00
- 3797.00
- 4065.00
- 4850.00
- 5653.00
- 6852.00
- 8833.00
- 10716.00
- 12469.00
- 14303.00
- 15648.00
- 18937.00
- 22000.00
- 24900.00
- 27557.00
- 29971.00
- 32300.00
- 2640.00
- 4588.00
- 6042.00
- 6976.00
- 9092.00
- 12520.00
- 15548.00
- 19223.00
- 22257.00
- 25868.00
- 28497.00
- 30377.00
- 32525.00
- 38800.00
- 45228.00
- 54817.00
- 70663.00
- 85731.00
- 99754-00
- 113428.00
- 125188.00
- 151497.00
- 176000.00
- 199200.00
- 220457.00
- 239771.00
- 258300.00
- (l) Les frais divers étant de too francs par cheval en moyenne, nous avons trouvé <Iul était exact de les prendre égaux à t/7 de la valeur des métaux réunis ; ce <jui fait varier ^ chiffre par cheval entre 65 francs et 323 francs.
- p.232 - vue 247/606
-
-
-
- 3»
- des prix de vente des machines à balancier mises en place, c> * frais compris, depuis la force de 1 cheval jusqu'à celle de 500 levaux.
- forces MACHINES SANS DÉTENTE MACHINES A DÉTENTE
- etl chevaux. sans condensation, à condensation , sans condensation. à condensation,
- ^ 1.00 1.53. 1.08. 1.23
- fr. fr. fr. fr.
- 1 . . 2700.00 3300.00 2900.00 3300.00
- 2 . . 4600.00 5700.00 5000.00 5700.00
- 3 . . . 6000.00 7400.00 6500.00 7400.00
- 4 7000.00 8600.00 7550.00 8600.00
- 6 . . . 9000.00 11000.00 9700.00 11000.00
- 9 . . . 12500.00 15400.00 13500.00 15400.00
- 12 . . . 15500.00 19000.00 16800.00 19000.00
- 16 . . . 19000.00 23000.00 20500.00 23000.00
- 20 22000.00 27000.00 23800.00 27000.00
- 25 26000.00 32000.00 28000.00 32000.00
- 30 28500.00 35000.00 30800.00 35000.00
- 35 30500.00 37600.00 33000.00 37600.00
- 40 32500.00 40000.00 35000.00 40000.00
- 50 39000.00 48000.00 42000.00 48000.00
- 60 45000.00 55500.00 48500.00 55500.00
- 75 55000.00 68000.00 59500.00 . 68000.00
- loo . 70500.00 87000.00 76000.00 87000.00
- 125 . 86000.00 106000.00 93000.00 106000.00
- 150 . 100000.00 123000.00 108000.00 123000.00
- 175 112000.00 138000.00 121000.00 138000.00
- 200 . . 125000.00 154000.00 135000.00 154000.00
- 250 . . . 150000.00 185000.00 162000.00 185000.00
- 300 . . 176000.00 217000.00 190000.00 217000.00
- 350 . . 200000.00 247000.00 216000.00 247000.00
- 400 220000.00 272000.00 238000.00 272000.00
- 450 240000.00 296000.00, 260000.00 296000.00
- 500 . . 2600000.00 321000.00 280000.00 321000.00
- ( La suite au numéro prochain. )
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- Chaudière à vapeur pour effets intermittents , ou à foyer mobile.
- Il existe certaines opérations dans les arts et l’industrie qui exigent qu’on puisse disposer d’un grand volume de vapeur, mais seulement à certains intervalles de temps plus ou moins rapprochés. On a cherché , quand ce cas se présentait, à combiner ou rattacher aux opérations principales d’autres opérations secondaires, qui utilisent la vapeur générée dans les intervalles, mais cet. emploi n’est pas toujours possible ou économique , et c’est ce qui fait que le plus souvent on avise au moyen de modérer l’activité du feu et la consommation du combustible pendant les intermittences.
- Ce dernier moyen semble être en effet et en dernière analyse, le plus sûr pour ne pas entraver le service principal , et c’est par ce motif que nous croyons devoir faire connaître un appareil établi dans ce système, qui nous paraît remplir toutes les conditions, et qu’on propose d’appliquer aux chaudières à vapeur du systèmedu Cornwall.
- L’auteur de cette application est M. R. Mallet qui, dans son mémoire sur une nouvelle disposition à donner aux chemins de fer atmosphériques, mémoire dont nous avons donné l’analyse à la page 183 de ce volume , a cru qu’elle pourrait être d’une grande utilité pour remplir de vapeur, à des intervalles réglés , de vastes chambres en fer, où, en condensant ensuite cette vapeur, on obtiendrait des réservoirs de vide pour faire fonctionner un chemin atmosphérique.
- Quoi qu’il en soit de ce mode de fabrication du vide , nous avons fait représenter , dans la fig. 14, pl. 77, une section verticale de la chaudière, et d’une partie des dépendances prise par le milieu et suivant la longueur seulement; nous prévenons qu’il n’y a que la moitié de gauche qui ait été représen-sentée, parce que l’autre , ou celle de droite, est absolument semblable et offre la répétition identique des mêmes dispositions.
- a,a chaudière de forme cylindrique, à l’intérieur de laquelle est placé excentriquement un cylindre, dans lequel se trouve le foyer mobile b,b. Au-delà du pont e qui termine le foyer, on a placé d’abord le premier carneau par lequel s’échappent la flamme et les produits de la combulion, puis un bouilleur a entièrement rempli d’eau et placé au centre , ou à peu près , du cylindre intérieur, de manière à être
- léché en grande partie par la ^a^onis Il existe deux foyers et deux , semblables, un à chacune des eXi tés de la chaudière, mais vers le de la longueur de celle-ci, on a à l’intérieur du premier carneau carneau intérieur t,t, une cloison . ticale et transversale, qui sert a ^ rer le travail des deux foyers ; de ja que côlé de ce dernier carneau» ^ flamme descend pour passer).s2vj,ir fond de la chaudière en v, s’inU en io, pour se réunir de nouveau ^ la ligne centrale de la chaudier ^ passer dans un conduit à angle aJ avec cette chaudière, qu’on ne von r^ dans la figure, et qui la dirige da „e cheminée. Cette disposition donn ^ surface considérable de chauffe et nomise beaucoup le combustible, \ b', b' est une des grilles p'aceuaa/ chacune des extrémités de la ?..eP diére; cette grille repose sur un r fonte , qui avec elle constitue 'e . ^ne mobile, et dans lequel est ajuste .e$ porte i, doublée à l intérieur avec g. briques réfractaires, Ce bâti es1 ‘ t bile et roule sur des galets c,c. IJ Ç p, voyager à partir du pont jusfltf' puis être repoussé à sa place en aglS“ sur un pignon r, qu’on manœuvre main à l’extérieur du massif en nerie et qui mène une roue d, la(0[)e commande un pignon c'. qui e0^veC avec une crémaillère faisant corps le bâti du foyer mobile. yef
- f est le cendrier qu’on peut neu ^ et débarrasser avec le ringard 9^1âc' cendres et du mâchefer qui s’y son je cumulées en les précipitant daO . , puits h , et cela sans apporter la 111 dre perturbation dans le tirage. jd m est le second puits dit à air ou de ventilation, qui sert à aÇtl af le tirage; ce puits est ferme une grille ou trappe à coulisse qu’on peut tenir ouverte ou au moyen d'un levier p, p, et ^ encontre-poids à chaîne o. L’air vient *r J,j
- u*
- per sur la plaque de direction y.Z le distribue suivant les besoins.
- e est le pont, t, t le carneau in , v un carneau inférieur sous le fon la chaudière, w l’entrée des carnea ,, transversaux qui ramènent la flainns centre. .eH
- Dans la figure, le foyer mobile epajf place et la chaudière en fonction. d’alimentation monte à travers le 9^ de ventilation, traverse les interv3 delà grille à coulisse n,n et suit lad* . tion générale indiquée par les flèc,| ^ pour arriver sous la grille b’, b', e là traverser le foyer.
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- dant a c^au(iière ne doit pas, pen-Peur Certa>n temps , générer de va-faisa^t ° en*®ve le feu de dessous en bil8 D ï*|archer en avant le foyer mo-«I d6g r *e système d’engrenage r, d, c' la voùt els c»c» et en l’amenant sous la pûr.e .en brique A , jusqu’à ce que 8veclpk-1 ^ece foyer vienne en contact Cet éi f ‘ 1* Porfe extérieure fc. En
- ch9r_a1, °n ouvre ces portes i et k, on b|e | !a grille de nouveau combusti-•}He l 1S on referme les portes, ainsi l’°n volets i; mais au moment où l^bim • marcher en avant le foyer, pt jj .0,r q est venu frapper le levier qùg’.1! l’a fait basculer, et par consè-c0ü|j ** a fermé la grille ou trappe à 886 w de la ventilation. Le feu né ceyant pas alors la quantité d’air hf^iSsaire à sa parfaite combustion, ne a3nt ^ US Hl)rernent; la chaleur rayon-S(J ,e.seule, qui émane de sa surface 8én,rieUr.e’ au ^'eu d'être appliquée à da®rer immédiatement de la vapeur ipa la chaudière, est absorbée par la '?n?erie de la voûte A, qui ne tarde ^ devenir rouge.
- Cet * les choses restaient longtemps en jp.-elal, le feu finirait par s’éteindre; pi s pomme les chaudières sont desli-a j 8 a fonctionner par intermittence ou çj ?s mtervalles de temps plus ou moins
- dea entre eux ’ Par exemPle'> de demi-heure en demi-heure, il en
- ane r6- tlue ces infervaHes de femPs
- v®Pe
- fois passés , il faut produire de la
- che r* À cet effet»on fAit marcher les tp^oages , et on repousse le foyer v°it ri en e ramenant comme on le h^s ,?.ns la figure , sous la chaudière, b 1 estant que ce four recule, le Ireo^ abandonne le levier p, le con-cou|- s °> ouvre la grille ou trappe à çant1Sse n» n* et le courant d’air s’élan-Par i aussitôt arrive, dirigé qu’il est v0|-.a Plaque de direction y, z, sous la Pjj ,e A, où il balaie et enlève toute la <lu ^ * accumulée par la maçonnerie cintre et des parois, pour la faire ra!Ser sous la chaudière et à travers les arneaux.
- cha|U ^nyen de cette disposition, la dannr qui émane du foyer et qui, pen-Pa . *cs intermittences, seraiten grande P , o perdue, se trouve utilisée, parce de i e est absorbée par la maçonnerie Pjj a chambre autérieure, comme dans tiiéMagasin , pour être ensuite resti-I® et utilisée quand on en a besoin. S(r e.st évident que ce mode de conation de chaudière s’applique à dén ^es opérations qui exigent une |*n«e intermittente d’un grand vo-^ de vapeur, et en particulier, sui-
- vant l’auteur, à des moyens physiques, pour faire le vide sur les chemins de fer dits atmosphériques.
- Le foyer doit être établi dans des proportions telles qu’il n’exige ni tissonage ni nettoyage, ni alimentation, excepté aux intervalles fixés pour ramener ce foyer mobile sous la voûte A , époque à laquelle s’exécutent toutes ces opérations.
- Au reste, on concevra qu’une charge un peu considérable de combustible brûlant avec lenteur, mais d’une manière complète, avec une suffisante quantité d’air, fournit des résultats bien plus économiques que ceux de l’alimentation à charges faibles et peu épaisses, mais souvent renouvelées.
- La partie supérieure de la chaudière est recouverte sur une épaisseur de 8 à 10 centimètres de cendres tamisées s,s, qui lui servent de chemise contre le rayonnement, et pour s’opposer à une perte trop sensible de chaleur par cette partie de sa surface.
- Enfin nous dirons, en terminant, que ces sortes de chaudières doivent être établies sur le meilleur système de celles du Cornwall, c’est-à-dire , suivant l’auteur, calculées pour convertir l’eau prise à la température moyenne de 21° C. au taux de 115 litres par minute en vapeur, ayant une pression de 3kil-,13 par centimètre carré, en ne consommant que 0kil-,0943 de houille, pour évaporer 1 litre d’eau , ou, en d’autres termes, chaque kilogr. de houille, convertissant en vapeur 10kil-,60 d’eau.
- Note sur les effets obtenus avec le marteau à vapeur, pour le travail du fer, et avec le mouton à vapeur, dans le battage des pilots;
- Par M. A. Morin , de l’Institut.
- Marteau pilon. Tout le monde a vu à l’exposition de l’industrie, en 1844 (le Technologiste 4e année, p. 419), le nouveau système de marteau à vapeur, nommé eu France marteau pilon, et dont l’invention est réclamée, chez nous, par MM. Schneider et compagnie du Creusot, et en Angleterre, par M. Nasmyth de Patrickroft, près Manchester (1). Quoi qu’il en puisse être
- (i'' M. Cavé a pris aussi un des premiers en France un brevet d’invention pour appliquer directement l’action de la vapeur au jeu a’un marteau , mais ni M. Cavé, ni MM. Schneider, en France, pas plus que M. Nasmyth en Angleterre, ne paraissent avoir la priorité de cette
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- des droits des prétendants à cette invention, droits actuellement soumis au jugement des tribunaux, il est certain quelle est destinée à rendre, et qu'elle rend déjà les plus grands services aux forges et à l’industrie, tant pour la production que pour le travail du fer. L’usage de cette machine ingénieuse se répand de plus en plus dans les forges et dans les ateliers de construction en Angleterre. Avec son secours, on soude, on forge avec facilité les plus grandes pièces, et celles de dimensions ordinaires, et la fabrication des arbres de bateaux à vapeur ne présente plus aucune difficulté.
- Le poids de ces marteaux, s’élève à 2,500 , 3,000 kilog. et plus, et leur course peut à volonté varier depuis 1 mètre, et plus, jusqu'aux plus petites distances ; de sorte que l’ouvrier s’en sert indifféremment pour souder, pour étirer, pour parer et pour finir avec une égale facilité. C’est ainsi qu’aux forges de Bolton. j’ai vu successivement le même marteau employé à souder, à forger et à parer un arbre de bateau à vapeur, puis à cingler de suite quinze loupes de four à pudlcr, à raison d’une minute par loupe, sans produire ces déchets considérables qu’occasionnent les marteaux ordinaires. Ensuite on a forgé les quinze pièces provenant du cinglage précèdent, aussi à raison d’une par minute, en leur donnant une netteté et une régularité de formes parfaites; enfin le même marteau a servi à souder deux barres de fer, de 0m 0,30 d’équarrissage. Lorsque l’ouvrier, pour vérifier les dimensions des pièces, veut suspendre, sans l’arrêter tout à fait, la marche du marteau, cette masse énorme se balance et oscille au-dessus de la pièce sans la toucher, attendant, pour ainsi dire, le moment d’agir.
- Quoique déjà, avec les gros mar-
- invention. Cette priorité appartient, sans aucun doute, à un nommé William Deverell, ingénieur à Londres, qui a pris le 6 juin 1806, pour cet objet, une patente , rapportée tout au iong dans le Reperlory of arts. vol. IX , seconde série , p. 387. A la lecture de cette patente. que le Mechanic’s magazine, part. CCLXX1, vol. XL11I, août 1845 , p. 72, a reproduite en entier et qui est intitulée : Spécification d’une patente accordée d W. Deverell, ingénieur, pour certains perfectionnements dans le mode d’imprimer le mouvement aux marteaux, moutons, étampes, découpoirs, cisailles et autres outils, sans l’application de roues, pignons, ou autres organes du mouvement circulaire , par le moyen des divers moteurs actuellement en usage. On y voit que Deverell avait entrevu toute l’importance de son invention, qu’il en a décrit plusieurs applications utiles, et que c’est bien à lui qu’en ap-partient réellement tout l’honneur. F. M,
- teaux en usage, on parvienne a v les arbres de bateaux à vapeur tra*1* lantiques, formés avec des PacluetjL à trousses de fer en barres, de 1 mètre d’équarrissage, je nedoutCy que l’usage du marteau à vaPeUpar' produise des résultats bien pluSPje faits, et que, pour tous les tra'jU tû1® ce genre, cet appareil ne soit à remplacer les autres gros ..
- Au surplus, la supériorité de ce ‘ e teau est déjà tellement reconnue. ^ celte année, le gouvernement a"®:(js en a commandé plus de vingt, de P° ^ différents, depuis 250 kilog.
- 2,500 kilog. pour les arsenaux de™ wich, Porlsmouth , Deplford, ^
- port, Pembroke , Sherness et Cha* ^
- Marteau à pilots. — Le principe a la construction du marteau à vapeU^’e été appliqué avec un succès PeU*'rfi-plus remarquable encore, à ment des pilots. (Le technologiste,'3' ‘ née, p. 181.) La machine se coiôP |9 d’un bâti en fonte, qui se place sUrr0is tète du pilot à enfoncer, et sert à la * de support au cylindre à vapeur e* guide au mouton, il résulte de ce disposition que tout l’appareil estp0*^ par le pilot lui-même, et descend j mesure qu’il s’enfonce. Les tuyau**) conduisent la vapeur de la chaudi® au cylindre, sont articulés d’une J® nière ingénieuse, et permettent a 1 mi—ci de suivre la marche du P, % Voici quelques résultats observes Devonporl : , „
- Il s’agissait, pour le creusement d nouveau dock, de construire un bata deau de 488 mètres de longueur, c° je posé d’un double rang de pilots, 13m.80 à 20 mètres de longueur, s 0n‘.35 à 0m.40 d’équarrissage, placés uns à côté des autres, aussi près *lu possible.
- L’appareil porté sur le pilot, y c°n pris le cylindre, le guide et le m3rlea j pesait 7,000 kilog. ; le marteau se en pèse 3,000. ^ j
- La plus grande vitesse a été de
- 80 coups en une minute ; la vi
- teSS«
- U»'
- moyenne est de 60 coups par min La profondeur moyenne d’enfobc. ment des pilots a varié de 9 à 12 u1 très. ;S)
- Le sol dans lequel ils ont été enfonc*^ est formé d’abord d’une couch^ roches et pierrailles de lm.20 à 1* ,c d’épaisseur, d’une couche de 6ro.ly e dépôt naturel de vases de mer, s couche de 0m.90ü d’argile, en de laquelle se trouve une roche sen* t teuse, dans laquelle les pilots enfonce de 0m.300 environ.
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- lot, j| , ^lxer et mettre en place un pi-(le 9 >au.j “0 minutes ; pour l’enfoncer
- ^ Minutes" m^treSl ^ ne ^aut (Iue 2 à
- heufç9 enfoncé, dans un jour de dix kre J’ Jusqu'à 32 pilots; mais le nom-Corn ^en a ®*® de 16 par jour, qu’il f on calcu'e ordinairement
- tais0nai1/ Une tiraude, et un homme à H0„t . 12 ou 14 kilog. de poids du On ^ nj '1 s’ensuit que, pour employer fai^n, |0n ordinaire du même poids,
- VaPeu • mème effet fl116 le mouton à 0ies T’ d faudrait quatre-vingts hom-pon,! | est vrai que l’on se sert déjà Peür e ^ême objet de machines à va-autotî *ont tourner des tambours,
- cn|èyr desquels s’enroule le câble qui 0^ e ’e, mouton ; mais ces machines Parjo®rtl enfoncent que quatre pilots
- J^ive fréquemment qu’un seul 6 jjjî de mouton enfonce le pilot de 5 à prèse rLS’ ,et un avantaSe notable que diirie e, ^emploi de cette belle ma-te|s ’ .c’est que les obstacles acciden (la„syl font si souvent devier les pilots foq e dtode ordinaire de battage, ont ^Peu d’influence avec le nouveau <lj|£ ®n> parce que sa masse et la rapi-Soèr ''enfoncement ne permettent
- fajr e de déviation, aussi parvient on à •tttjp ’ avec cet appareil, de véritables ParfS-en cfiarPe,)te d’une régularité Jaite.
- r^ç adn, la tête des pilots n’est nulle-fait endommagée par le choc qui se sib.avec peu de vitesse, et cet effet est Irei*611 constaté, que l’on se dispense de «Jtjfja tête des pilots, ainsi que cela
- usage.
- la^et avantage de l’accroissement de -.Se dn mouton, par rapport à celle 4 «Pl*°ts, sous le double point de vue Ptii accroissement relatif, de l’effet au .e °u de l’enfoncement par rapport |ir’travail dépensé, et sous celui de la Ovation de leur tête, a été signalé M nS longtemps par notre confrère (le l'oncelet, et par M. Ardant, chef Sor^faillon du génie militaire, dans à|-.c°urs de construction lithographié à \Lc°le de Metz ; mais il a été donné <lU’il Nasmyth, par l’heureux emploi pe ' a fait de l’action directe de la ya-(Jeur> de dépasser de beaucoup les limites «lit» l’on pouvait tenter par les 7e* moyens.
- tj^6 terminerai en disant que l’on est te^6 à deux années, l’économie de Pe PS’ qnc l’emploi du mouton à va-P®01 apporter aux travaux de De-v^JPort (l).
- n Peut voir aussi la belle machine à tait*
- Moyen pour prévenir les incrustations dans les chaudières des machines à vapeur;
- Par L. P. A. Ritterbrandt.
- L’inscrustation des chaudières à vapeur provient principalement, suivant l’auteur, quand on fait usage d’eau douce , de la chaleur qui transforme la chaux qui existe dans l’eau sous forme de bicarbonate soluble en carbonate insoluble , dont les molécules en se précipitant entraînent d’autres matières insolubles en suspension dans l’eau.
- Dans les chaudières où l’on fait usage d’eau salée, l’incrustation, selon lui, est généralement provoquée par la mise en liberté par la chaleur du carbonate de chaux, qui, en flottant dans l’eau avant de se précipiter, forme un noyau autour duquel se groupent d’autres ma tières en provoquant la cristallisation des composés salins, tels que sulfate de magnésie, chlorure de sodium, etc., et en les disposant à se précipiter plus tôt qu’ils n’auraient fait autrement.
- Il s’agit donc, dans le premier cas , de prévenir la formation du carbonate de chaux et de le convertir quand il s’est formé en un sel soluble , et dans le second, de retarder la formation des cristaux, et par suite aussi la précipitation des autres matières flottantes qui amèneraient l’incrustation.
- Pour arriver à ce double but, l’auteur introduit dans l’eau de la chaudière ou de la bâche d’alimentation , une certaine quantité de chlorhydrate d’acétate ou d’azotate d’amoniaque, ou autre sel ammoniacal, dont l’acide en s’unissant à la chaux forme un sel parfaitement soluble avec celte base, que la chaleur ne précipitera pas , qui n’incrustera pas la chaudière, ou ne contribuera pas à son incrustation, en provoquant la cristallisation, ou la précipitation des autres matières.
- La quantité du sel ammoniacal qu'il convient d’employer, dépend de la proportion de chaux contenue dans l’eau , sous forme de bicarbonate, ce dont on s’assure par un essai, dont il est inutile de rapporter ici la marche. Si c’est du chlorhydrate qu’on emploie, la quantité ajoutée à l’eau doit égaler, ou mieux , excéder la quantité de chaux que celle-ci renferme, par exemple.
- 1er les pierres, par le même ingénieur, que nous avons décrite à la page 132 de ce volume, et qui est représentée dans la fig. 15, pi. 75.
- F. M.
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- 54 parties de sel ammoniacal pour 50 de carbonate de chaux. Si c’est de l’acétate , la proportion est d’environ 40 parties d’une solution saturée pour 15 parties de carbonate. Si c’est le nitrate, la proportion est de 80 parties de sel en cristaux, pour 50 parties de carbonate de chaux.
- Pour tous les cas , il faut avoir égard à la quantité d'eau évaporée dans un temps donné, attendu que plus cette quantité est considérable plus il y a de carbonate mis en liberté , et plus aussi il faut de sel ammoniacal.
- L’action du chlorhydrate d’ammoniaque , auquel M. Ritterbrandt donne la préférence, à cause de son prix peu élevé, est, selon lui, en partie chimique et en partie mécanique. Elle est chimique, attendu qu’aussitôt l’introduction du sel dans l’eau , il y a double décomposition ; l’acide chlorhydrique se combine avec la chaux pour former du chlorhydrate , tandis que l’acide carbonique s’empare de l’ammoniaque. Le chlorhydrate de chaux reste en solution et le carbonate d'ammoniaque , se volatilisant sous l’influence de la chaleur, est enlevé avec la vapeur d’eau. Toutefois, cette décomposition marche avec lenteur et graduellement, et quand on ajoute le sel ammoniacal à l’eau, en quantité considérable à la fois, une portion reste à l’état de chlorhydrate , jusqu’à l’introduction de nouvelle eau ; il est donc avantageux d’introduire en une fois de grandes quantités de ce sel qui suflira pour plusieurs jours , et même pour plusieurs semaines.
- L’action mécanique du chlorhydrate, ainsi que de l’acétate, du nitrate ou autres sels d’ammoniaque, consiste à accroître la densité de l’eau, et par conséquent à retenir en suspension les matières étrangères qui se précipiteraient et formeraient des incrustations solides.
- Pour débarrasser les chaudières des incrustations anciennes, le chlorhydrate d'ammoniaque et même tous les sels ammoniacaux dont l’acide forme avec la chaux une combinaison soluble, sont très-avantageux, mais en quantité double ou triple de celle indiquée ci-dessus. Quand une incrustation ancienne résiste à ce moyen, l’auteur introduit, une fois par semaine, dans l’eau de la chaudière ou dans celle d’alimentation, de l’acide chlorhydrique ou azotique dans la proportion d’un litre pour 400 à 450 litres d’eau, ou de l’acide acétique dans celle de 4 à 5 litres, ou enfin de vinaigre ordinaire dans le rapport
- de 9 litres, pour la même prop°rt’ d’eau (1).
- Compositions pour prévenir }eS i(S crustations dans les chaudière machines à vapeur.
- Par M. F. Watteeu.
- Voici les recettes indiquées Parhaa" teur, suivant la dimension des cn< dières, et la nature des eaux emp*°J pour les alimenter : ue.
- 1° Pour une chaudière de 1 à 10 c vaux de force, alimentée avec une ‘ contenant du sulfate de chaux,—2»1 cachou, 1 dextrine. 2 cristaux de s° ^ 1/2 potasse d’Amérique, 1/2 sucre betterave, 1/2 alun, 1/2 gomme 3 bique. ^Anie
- 2° Pour une chaudière de uie t force, alimentée avec de l’eau conte11 du chlorure de chaux,—2 kilog-c je cuma, 1 dextrine, 2 bicarbonate , soude, 1/2 potasse d’Amérique, 1/** lasse, 1/2 alun
- 3° Pour une chaudière de même
- force
- remplie d’eau ferrugineuse, — 2kd gomme Sénégal, 2 sel de soude, 1 d ‘gt trine, 1/2 potasse de Russie, 1/2 suc 1/2 alun, 1/2 gomme arabique. c6i
- 4° Pour une chaudière de même»°r ’ chargée d’eau de mer,—2ki og.cacn ’
- 2 sulfate de soude, 2 dextrine, l/2a* ’
- 1/2 gomme arabique. , - jp
- Ces substances sont mélangées à 2 ^ très d’eau, et on en pourvoit la cba . dière une fois par mois, pour leS ordinaires d’incrustation, tous leS teS jours, pour les eaux très-dures, etto« les 6 semaines, pour les eaux très-Pe chargées. .
- Pour les chaudières de 10 à 20 c*1 vaux, la quantité des ingrédients ajjsj mente de 1 quart; pour celles je 30 de moitié ; pour celles de 30 à 40’ •
- 3 quarts, de 40 à 50 du double, et a* de suite, ou 1/4 par force de 10 & vaux.
- Pour les chaudières des bateau* vapeur de 30 chevaux, alimentées a , de l’eau de rivière, on emploie le &
- g**
- Le moyen indiqué par M. Ritterbrandt a * appliqué récemment, dit-on, avec succc’’|£ un bâtiment à vapeur de Portsmouth , a%es Écho , sous la direction de M. Taplin , cbe> ,yt constructions de ce port, et le George* «v autre bâtiment à vapeur, caboteur du ^ a merce, entre Portsmouth et Southamp101:’^ dit-on,marché 12 jours sans mettre horspa‘ |a moyen, et sans présenter au bout du temPse> moindre apparence d’incrustation dan® chaudières. F- M*
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- *3flgç , .
- chagu SUlvant, qu’on renouvelle avec criS(U® ^chargement en eau,—3 kilog. 1/2L} de soude, 3 dextrine, 1 alun, puasse, 1 sucre.
- forCgUr CeHes des bâtiments de même ploje ] avec de l’eau de mer, on em-Ve|[e a Recette suivante, qu’on renou-Cafkn r^s chaque mise-hors,—4 kilog. 1/2 D nale de soude, 4 dextrine, l/2alun, fiasse de Russie, 2 sucre, cha», aî^ute aussi 1/4 à ces doses, par Vaüx C '0rce additionnelle de 10 che-C,.enfln Pour une chaudière de lo-iDçillVe de 30 chevaux, on se sert du H Suivant, qu’on renouvelle tous s0ll(;,x Jours, — 3 kilog. de cristaux de Cre ^ 1/2 dextrine, 1/2 alun, 1 su-
- A’f
- °VQelle disposition des fourneaux rpplicable aux chaudières à vapeur •
- Par M. Loup.
- rait auteur> comprenant combien il selon îmP°rtant pour les usines, pour de s les établissements qui emploient jn chaudières à vapeur d’éviter les . convénients qui résultent de l’usage P s longues grilles placées en tète ou à j^lrémitè des générateurs, et en même ^Ps de tirer le meilleur parti pos-
- dj^e du combustible, a imaginé une .‘'Position qui consiste à placer la Ce* au milieu de la chaudière et au |4^re du fourneau. De cette manière, llamme se divise en deux parties ^eUr longer au-dessous de chacune des del* Moitiés de la surface inférieure les i chaudière et revenir ensuite sur (liv- Ux côtés en même temps, en se p •sant de nouveau pour sortir ensuite l0 r*a cheminée, placée au milieu de la ri8üeur du fourneau. c l’entrée par laquelle on introduit le tibustible se trouve ainsi latérale-au lieu d’être à l’une des extré-
- •“ités
- Sfilt
- Çs du fourneau. La longueur de la
- e devient alors très-limitée, et sa
- djL1] ^es moyens indiqués par M. Watteeu, e'tih Sa Patente anglaise, paraissent avoir été >844 Ur)tés à un brevet, en date du 10 octobre Hav’ Pr's en France par M. N. Saillard, du USâ re, pour un produit destiné au même auquel il donne le nom de sous-japo-qU:e double de polatte et de soude résinoïdè, et °XiHSe Co,npose de cacbou, oxide potassique, <!0ae sodique, résine pinique et eau. Cette ‘(posiiio,, est celle fondamentale ; mais iUard la fait varier suivant les circoncises. bu reste, des essais entrepris sur des Ux du Havre ont donné, nous assure-t-on, ‘ résultats satisfaisants. F. M.
- largeur peut s’étendre des deux côtés, suivant la dimension qu’on juge convenable de lui donner, proportionnellement à la quantité de combustible à consommer ou à la surface de chauffe de la chaudière. Il existe ainsi deux autels, l’un à droite de la grille, et l’autre à gauche.
- Jauges des chemins de fer anglais.
- Voici un document qui pourra donner une idée de la diversité des jauges qui ont été adoptées en Angleterre dans la construction des chemins de fer, on verra toutefois que cette jauge, c’est-à-dire la distance entre les rails, quoique bien loin d’être uniforme, tend à revenir à cette uniformité qui paraît très-désirable.
- 1° Jauge de lm.370 (4 pieds 6 pouces anglais). Il n’y a que trois chemins construits sur cette jauge, et encore n’ont-ils en somme qu’un parcours de 41 kil. 834 (26 milles).
- 2° Jauge de l®.44 (4 pieds 8 pouces). Il y a quarante-trois chemins, établis sous cette jauge, qui est celle du chemin de Liverpool à Manchester, et qui ont une longueur totale de 2,501 kiiom. (1,554 milles). Sont compris dans celte jauge quelques chemins, qui n’en diffèrent que par une plus grande largeur, de 12 à 14 millimètres pour donner du jeu aux roues. Le plus long des chemins de cette jauge, est celui dit Grand-Junction, qui s’étend sous une longueur de 203 kilom. (126 milles).
- 3° Jauge de lm.60 (5 pieds 3 pouces). Il n’y a qu’un seul chemin avec cette jauge, c’est celui de Dublin à Brogheda, qui a une étendue de 50 kilom. ( 31 milles ).
- 4° Jauge de lm.676 (5 pieds 6 pouces). Il y a deux chemins de ce modèle, qui n’ont aussi que 50 kilom. de parcours, et sont également Irlandais.
- 5° Jauge de 1®.880 (6 pieds 2 pouces). Un seul chemin, en Irlande, présente cette jauge, sur un parcours de 40 kilom. (25 milles). C’est celui de Belfast à Portadown.
- 6° Jauge de 2®.133 (7 pieds). Il n’y a que deux chemins sur cette jauge, c’estcelui de Bristol à Gloucester, qu’on s’occupe de reconstruire sur la jauge de lm.44, et celui de Bristol à Exeter, dont l’étendue pour tous deux est de 367 kilom. (278 milles).
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- Le magnétisme appliqué à la locomotion sur les chemins de fer.
- On lit, dans un des derniers numéros de la gazette de Pittsburg, Tan-nonce suivante :
- « Le docteur Whright de Pittsburg vient de faire une application ingénieuse des effets du magnétisme qui, si elle réussit dans la pratique, sera d’une très-grande importance.
- « On sait qu’on a donné un poids considérable à la locomotive, non pas tant pour que ses pièces présentent une plus grande résistance, et que la machine une fois en mouvement, acquière une force vive plus considérable, mais principalement pour procurer à ses roues sur les rails ce degré d’adhérence sans lequel il serait impossible de franchir les moindres pentes.
- » Le docteur Whright propose de déterminer celte adhérence suivant que le besoin l’exigera, en convertissant, au moyen du galvanisme, la périphérie des roues motrices en aimants puissants. Cette application peut s’exécuter de la manière la plus simple, et on a calculé qu’elle procurera à chaque roue une force d’adhérence de 1000 kilogr., indépendamment de celle due au poids de la machine. Il en résulte qu’une force donnée, appliquée à la propulsion, sera bien plus efficace, puisqu’elle aura moins de poids à mouvoir et que
- la tendance du poids à descendre pentes plutôt qu’à les remonter, ° ^ pas besoin d’être surmontée à un 3 „ grand degré par la force de la vapeu
- Locomotive travaillant avecla
- L’ingénieur de la compagnie d® ^ min de fer de Liverpool à Mancheujre M. Durance vient de faire cont pour ce chemin une nouvelle l000^ tive , appelée le Condor, et quise ts. tirigue par plusieurs perfectionne!® y Ces perfectionnements consistent ^ bord en une double boîte à feu ; ^ "j. combustibles qui s’échappent °r . * jci rement sans brûler, sont consui®e^|((, dans la seconde boîte. Il en reS 5p qu’on obtient une augmentation co ^ dérable dans la force du chauffage ' par conséquent que la vitesse est mentée. Toutefois, le caractère Ie P,5t important de la nouvelle machine, t qu indépendamment de l'accroisse!® |C de force et de vitesse, le combes® ^ quelle brûle est de la houille et1 e pas du coke; on obtient ainsi i0f, économie considérable, et le qui fonctionne actuellement, remo™,fC un plus grand nombre de convois a ^ une plus grande vitesse et à moi®-’ frais que toutes les autres iuacnî qui circulent sur le chemin en ques®
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- LE TECMNOLOCJISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ()
- ET ÉTRANGÈRE.
- arts métallurgiques, chimiques, divers
- ET ÉCONOMIQUES.
- o
- ? ? électro-chimie et (les piles élec-a^Ues’ dans leurs applications aux
- Par M. Kopzinski.
- U Utilité de la pile dans ses applica-^ n*s aux arts n’a plus besoin de dénitration. Cet instrument, autrefois jj. aUger aux arts, oublié dans les ca-PerftS de Physique , grâce à quelques
- ®Dn Cl*0nnemenls Peu t*e va*eur en jleparenoe, a acquis de nos jours une
- Peft0rtance industrielle qui surpassera ut-ètre celle des machines à vapeur, j) lUn ,côté , les recherches des Davy, 'a Rive , Faraday , Spencer, Smee , o^nerel, Jacobi et d’autres savants , c enrichi la science de grandes dé-(1 pU\er.tes : de l’autre côté , les travaux liin '^eekes i Kœbbel, de Ruolz , El-i ngt°u, duc de Leuchtemberg, Wal-1’/’ ^sner, et tant d’autres , ont porté
- Un baut Perfecti°nne"
- L électro-chimie appliquée est peut-e. Une chose unique dans les arts: Un°ilque nouvelle et a peine comptant (j, 'ustre d’existence, elle est pleine (ja a avenir tellement miraculeux, que, co* d’autres temps , et même au SUWrnencernent de notre siècle , les ré-*« al,s qu’on en a déjà obtenus auraient $b>è fabuleux.
- a n ° effet * quand à l’aide de la pile on py- détruire la force occulte, mais tJSSante , qui unit les éléments entre x » les séparer et obtenir des corps
- Le Terhnologitle, T. Vil. — Mars 1845.
- extraordinairement inconnus autrefois; quand on a pu, avec le même agent, recomposer les corps, unir les éléments autrefois désunis , et obtenir des substances que la nature , aidée de siècles nombreux, avait seule le droit de préparer dans son grand laboratoire; quand on a pu faire parcourir à la pensée de grandes distances avec une vitesse presque égale à sa conception ; enfin, quand on a pu faire tant de choses incroyables, et cela toujours avec le secours de la pile, que n’est-on pas en droit d’espérer?
- Certainement il viendra un temps où quelques soleils électriques plantés par la main d’un savant, éclaireront toute une ville; où les hauts-fourneaux et autres grands feux métallurgiques seront éteints pour faire place à des piles gigantesques qui travailleront la matière pour en arracher les métaux nécessaires à l’usage de l’homme. Le feu , la vapeur sur les chemins de fer, seront remplacés par des appareils électriques ou par leurs modificalions. On verra des vaisseaux destinés à la navigalion et des statues colossales sortir du liquide contenu dans des cuves immense1’.
- En passant du règne minéral au règne organique, n’est-on pas en droit de penser que ce mouvement intime , qui produit le vin , la bière , et tant d’autres liqueurs alcooliques, pourrait être modifie et perfectionné dans ses résultats par celte force savamment dirigée? du moins à en juger par les travaux de M. Godard de Bruxelles, un des plus u;
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- habiles distillateurs en Belgique , qui s’occupe depuis quelque temps de la solution de ce problème, il paraît qu’au moyen de la force électrique, mise en jeu pendant la fermentation des grains, toute la substance amylacée est entièrement transformée en esprit, résultat, comme on le sait, impossible dans l’état actuel de l’art.
- 11 est même probable qu’en employant cet agent on parviendra, par la combinaison des corps gazeux et d’autres , à obtenir des substances organiques que l’art n’a jamais pu produire autrement qu’en les isolant des composés où elles se trouvaient. Le sucre, l’alcool, les éthers, les huiles, surgiront peut-être dans les usines chimiques créées parla combinaison des gaz, du charbon et de l’eau, forcés à s’unir par cette puissance récemment acquise à l’homme.
- Cette électricité même, qui détruit souvent la végétation en donnant naissance aux grêles, trombes, pluies torrentielles , et autres météores dévastateurs, pourra produire des récoltes inépuisables quand elle sera dirigée dans le sol pour y être en contact avec les substances assimilables par les végétaux.
- Ces probabilités ne sont plus des utopies; elles ont déjà été réalisées pour la plupart, il est vrai, sur une petite échelle ; mais on peut le dire de nos jours, et sans exagérer, il n’y a plus rien d’impossible dans les vastes régions des probabilités scientifiques.
- Le plus grand obstacle à la réalisation de cet immense avenir , c’est l’instrument merveilleux lui-même et ses agrès ; et, s’il est permis de dire que bientôt il viendra un temps où, grâce à cette nouvelle puissance, le travail de l’extraction des métaux sera du moins exécuté par la pile, il faut avouer aussi qu’actuellement cet instrument, ses accessoires et lés manipulations y relatives, sont loin d’être au niveau de la science et de l’art.
- Pour ne parler à présent que de l’instrument seul, toutes les piles connues, dites à l’effet constant, celles-là surtout qui, par leur prix peu élevé, sont employées dans les arts, ont les défauts suivants :
- 1° Leur action , quoique plus longue et plus soutenue que celle des anciennes piles , n’est cependant pas assez régulière ni assez longue pour de certaines opérations dans les arts. Ainsi, en employant , par exemple , la pile de Bunsen, charbon et zinc excités par les aci des sulfurique et azotique, l’action de la pile, quoique le zinc employé y soit
- amalgamé, n’est forte et régulière Q pendant les deux premières beUt puis elle faiblit et cesse au b°u te six heures. Cette irrégularité et 0 r courte durée sont désespérantes P jj les opérations galvanoplastiques, 0 . faut une action faible relativem mais régulière et de longue duree'
- 2° Dans les travaux de cab> ^ pourvu que l’on puisse atteindre Ie „ désiré , le temps et les dépenses n . trent presque pas dans les spécula ^ d’un savant; mais dans les arts, >eS.c[C penses et le temps constituent un ar de la plus haute importance, et se c° posent ordinairement de plusieurs nées presque imperceptibles dans essais du laboratoire. Aussi, dans arts, la plus stricte économie est condition indispensable, sous Vel d’anéantissement de grands établjs ments et des plus belles concepts ^ Sous ce rapport, les piles actuelles répondent pas au but que les arts . proposent : ainsi, la pile de Bunse deux acides excitants est une des P1 dispendieuses; les deux acides se lent aux sels produits par son acti° ’ et ce mélange n’a pu encore être utu* Les acides excitants ainsi mélangés n gissent plus : il faut les renouveler?0 vent, ce qui devient très-dispendie* ' à cause de l’acide azotique, dont le pr‘ assez élevé devient très-onéreux P°u
- d-
- les travaux qu’on fait un peu en graI|'
- Dans le travail continu, les vases terre poreuse sont promptement 1 gradés, malgré tout ce qu’on fait p°° les conserver, et ils demandent un i change continuel.
- Les cylindres en zinc, malgré lcU^ amalgamation avec les dissolutionss3. lines de mercure, se dégradent ausS bien vite, la dissolution ne pouvant pa pénétrer dans les fissures capillaires 0 métal; la porosité du charbon *a monter l’acide azotique, qui dévore 1 ^ montures en cuivre ; la cire, presq0 toujours fraudée avec la stéarine ou fécule , ne les préserve pas beaucoup ’ et on a besoin de les nettoyer à chaqu opération.
- Le récurage de tout ce qui est con' ducteur en cuivre, qu’il faut reçoit mencer tous les jours, est un trava long et malsain. C’est peut-être le P.bj grave de tous les inconvénients des p‘*e actuelles.
- Il ne faut pas oublier dans les de penses la casse continuelle du fil r cuivre , d’argent, de platine ; ce qul/ toujours lieu, car ils s’aigrissent rap* dement malgré le recuit qu’on leur la* souvent subir.
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- ^létèrp°^S a to.ut ce*a ^es émanations h béerai e-S ac*des nuisibles à la santé, tallj* Ration de tout ce qui est mé-lnconVA • ns *0Ca^ > et tant d’autres ficu|t£ niems, et l’on avouera sans dif-la pi]p^Ue c.e. qu’on a fait au moyen de
- l’i
- l,|&t dû, non à la perfection de exnp»; “*nt, mais à la ténacité des r>mentateurs
- emploi* e de Daniell, telle qu’elle est s°us Je<: Par les doreurs à Paris , est qae j|Uelques rapports plus commode n est 3 Préçédente , mais son action Udési??S ^ une constance telle qu’on les fra: e,!ait avoir dans les arts ; et pour Sem d?S * s^<- de dire que l’entretien conf0rmCette Pde, dans les dimensions Un des0168 ai!x grands travaux, coûte à (le An fPremiers doreurs de Paris plus
- A, p?r jour-
- est evi \ns *es travaux avec la pile, il rcmement difficile de régler sa
- fo
- *orCe unnciie ue regier sa
- «le i>a , °n le besoin. Dans l’état actuel adhèr1 °n °^l‘ent > tantôt un métal mal fois cf0*'’ tantôt un oxyde, et quelque-ce(a y gros cristaux sans cohésion; °n 'Pend de la force de la pile , et
- Poi reusslt qu’en tâtonnant, fapd . procéder convenablement, il p°rta;t connaître des lois sur les rap-aistanüela force électrique avec la ré-mes, à vaincre ; il faudrait pouvoir laètrr celte tocce avec un galvano-poay .approprié à l’usage, et surtout îorce F diminuer ou augmenter cette ^nt i\n°n-seulemenl avant , mais pen-vraj 0pérati°n. On a indiqué, il est tels è P*us,ieurs moyens dans ce but : ti0tl ®nt l’augmentation ou la diminu-pl(lsaessurfacesde la pile en plongeant 'Initie U tanins les couples dans des li-c°ncpS exc?tants, différents degrés de et (J ^ration de ces liquides excitants Celle • dissolution saline électrolysée, ou^ plus ou moins acidulée, neutre Ce i ®|que. On a encore indiqué dans ^aiiiK ^es conducteurs plus ou -j 8 Pons conducteurs d’électricité ( 1), ‘"ais'18 c,es moyens sont très-utiles; faces’ ? Exception de celui des sur-VaHt P S ne Peuvent être employés qu’a-Cst en °Pération : car , une fois qu’elle Sorti /,ra'.n > et que l’on ne Pcut !,as Çoit objet du bain quand on s’aper-forte Ue l’action est trop faible ou trop diSco* ?n ne peut plus la régler sans ‘bnuer qu’en augmentant ou di-
- .Rentes *)f) ,Cf,ti°n des fi's métalliques de dif-I conductibilités a été dernièrement in-‘a dora P®r M. Desbordeaux, de Caen , dans bon6 • f’acier au moyen de la pile : c’est r*Hs d’a n.e ’^ce qui pourrait être appliquée ^Hitu autres circonstances. (Voir le Techno-»6e année, paç. *5t, 393,533.)
- minuant les surfaces de la pile. C’est encore le moyen le plus économique, parce qu’on use de la totalité de la force électrique existante pendant l’opération, tandis que par les autres moyens, quand cette force est trop grande, on est obligé de la laisser exister telle qu’elle est, mais on n’en emploie qu’une partie.
- 4° Une difficulté non moins grave et générale pour toutes les piles, c’est celle qui se présente surtout en galvanoplastie ; alors la dissolution saline élec-trolysce, par suite des lois de la pesanteur, forme pendant l’opération des couches de différentes densités; d’où il résulte que la couche métallique qui se forme est d’inégale épaisseur, et quelquefois elle ne se forme pas du tout en certains endroits. Les plaques métalliques et les cristaux de sel qu’ou emploie ordinairement ne remédient qu’imparfaitement à cet inconvénient. 11 parait que l’ingénieux procédé récemment découvert par MM. Gauthier de Claubry et Dechaud , employé dans la décomposition par la pile du sulfate de cuivre obtenu de son minerai, pour en former des feuilles de ce métal, pourrait peut-être, dans ce but, recevoir une application plus étendue; mais c’est encore une question desavoir si ce moyen peut également servir à obtenir le cuivre et les autres métaux, sous d’autres formes et dans des circonstances différentes, comme pour l’étamage , l’argenture et d’autres subdivisions de la galvanoplastie.
- 5° L’art de recouvrir avec les métaux précieux d’autres métaux, malgré tout ce qu’on fait, sera toujours peu avancé tant qu’on ne pourra employer dans ce but d’autres sels que les cyanures, parce que ces sels sont très-chers , et que les émanations de l’acide cyanhydrique sont très-délétères ; il cause toujours des maux de tête, et on ne sait pas encore ce qui peut arriver au bout de quelques années de son emploi. Le mercure qu’on a supprimé dans la dorure , n’est peut-être pas plus malsain. Elsner et d’autres ont fait quelques tentatives dans ce but ; nous nous réservons pour une autre fois de dire quelques mots sur les essais faits dans l’intention de vérifier leurs procédés.
- La plupart de ces difficultés, et d’autres que je passe sous silence, seraient levées si on pouvait avoir une pile économique sans émanations nuisibles, dont la force pourrait être au besoin diminuée ou augmentée sans discontinuer l’opération, et qui pourrait fonctionner plusieurs mois sans être dé-
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- montée. Ces conditions si difficiles en pratique ont occupé, depuis quelque temps , ceux qui s’intéressent à l’avancement de cet art merveilleux.
- Suivant la note de M. Jacobi, lue à l’Académie des sciences de Pètersbourg ( le Technologiste, 5,: année , p. 354), le prince Bagration serait parvenu à trouver une pile d’une constance extraordinaire , construite avec une grande économie et presque sans frais d’entretien : elle se compose de cylindres en zinc et cuivre, enfouis verticalement dans de la terre arrosée jusqu’à saturation de chlorhydrate d’ammoniaque concentré, le tout contenu dans des vases en terre cuite bien isolés.
- Occupé des applications industrielles de l’électro-chimie , et me servant de la pile de Bunsen , si peu satisfaisante sous ce rapport, j’ai senti vivement l’utilité de celte nouvelle découverte, et j’ai construit une pile du prince Bagration , d’assez grandes dimensions , composée des quatre couples. Mais quel a été mon étonnement quand j’ai vu que mes espérances ont été cruellement trompées ! et cependant j’ai tout fait pour garder la plus stricte exactitude dans l’exécution de la note précitée. On pourra le voir par la description suivante de ma pile Bagration. Cette pile, comme on vient de le dire, avait quatre couples , dont chacun était composé de deux cylindres, zinc et cuivre; la hauteur du premier était de 70 centimètres , son diamètre de 10 centimètres. Le cylindre en cuivre avait 60 sur 16 centimètres dans les mêmesdimensions. La surface métallique de ces quatre couples était d’environ 2m.095 ; les métaux étaient en feuilles laminées; l’épaisseur du cuivre était d’un demi-millimètre, et celle du zinc de 2 millimètres.
- La terre que j’ai employée, et dont la qualité n’était pas bien spécifiée dans la note , ce qui pouvait cependant avoir une certaine influence sur les résultats, a été un bon terreau ( les jardiniers de Paris donnent ce nom à la terre noire qui se forme par la décomposition du fumier). Le terreau a été soigneusement séparé des décombres au moyen d’un crible. Son volume était de 3 hectolitres. J’ai employé le terreau, parce qu’il m’a semblé que c’était la terre qui répondait le mieux à l’expression de terre poreuse indiquée dans la note précitée.
- L’eau de Seine fut saturée avec le chlorhydrate d’ammoniaque à la température de 12 degrés centigrades, qui était celle de mon laboratoire.
- Les vases qui ont servi à contenir la
- ri tef^
- pile étaient de gros tuyaux en ^ cuite ayant la hauteur de O"1' 0m.24 de diamètre; à l’un des t bouts un fond en bois fut S() , e(|e adapté ; ce dernier de deux côtes, tuyau seulement à l’intérieur , °. fl0. bien goudronnés. Les vases ainsl ^-,0 ditionnés furent essayés avec de .j0o pour éviter les fuites de la d’ssP n<)ii saline , et par conséquent l’objech non-isolement. )a
- On a bien mouillé la terre
- avec
- — - —---------------------- . . ^[15
- dissolution saline en la travailla*1. ||j-un vase à part ; les cylindres me a t ques furent placés concentriflue ||Cs dans l’intérieur des vases, lesinteÇ' ^ remplis avec de la terre, mouilje® ’j core avec la même dissolution, juSt* son apparition à la surface. .
- Les cylindres en cuivre étaien * couverts de cinq centimètres de latc, ceux en zinc la dépassaient d’autan\ A mesure que l’eau s’évaporait, P.^ dant le travail avec la pile, on mou* ( la terre avec la dissolution prec* comme on vient de le dire. . „c Les vases étaient placés sur un n haut de0m,40 fait en bois sec, entie ^ ment goudronné, pour bien lS0 erajs-pile, précaution que l’inventeur P3* sait recommander beaucoup. Au rc les éléments et les pôles comuiu quaient entre eux comme à l’ordina1^ au moyen de bandes en cuivre et de de pression ; les bandes, où elles P|a-y geaient dans la terre à cinq mètres au dessus de la surface, état recouvertes avec un vernis de cire-. Ces détails, en apparence super’ • me paraissent nécessaires pour ceux Q . voudraient reprendre mes expérienc^5 d’autant plus que les résultats obte’. paraissent contredire tout à fait 1 °r nion du célèbre physicien de Pete bourg sur les effets de cette pile- ^ En effet, l’action de cette pile asS£ très-faible; elle a complètement c^ au bout de trois jours ; au bout de j jours la pile a été démontée, et v ce que nous avons pu observer : ..
- ;n fl’1.,;
- 1° Contrairement à la note en
- tion , son action a commencé de s- ^ et, aussitôt que les deux pôles ont mis en communication, puis dans (r . ques heures elle a été à son ap0*^ ensuite elle a été en décroissant lef* a ment, et au bout de trois jours e*!e(je été presque nulle, comme on vient le dire. s,
- 2° Pour exécuter fidèlement la P^e5 cription, le cuivre de deux coul* seulement fut préalablement Pa?se<Lo' la solution de chlorhydrate d'an*11 g niaque, et exposé pendant quelfl
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- ^-UpÇC X 1} # ^
- n°us n’ * ac 10n de opération que cuiVre‘avons pas fait exprès, avec le fiant |’^e.(^eux autres couples ; cepen-c°ttirne Ctlol1 f^e tous ces éléments a letnps f.lce à peu près dans le même la seu| 1 a Marché avec la même force ; f(isj0n e différence visible a été la cordes Cu-Plus prompte et plus marquée 3o IQVr<rs passés dans la dissolution. Hne p^°'cI,le cette pile se trouvât dans de iLece<dont le volume était au moins aiet|t. înetrçs cubes ; que les croisées dam le il *0uj°urs entr’ouvertes,etpen-les Va travail complètement ouvertes , eMray UtS rongeaient d’une manière etsUNte tout cetIu' était métallique , ditg », °fit les ustensiles en fer;l’humi-.est devenue tellement grande, i’°n . eiïlanations si malfaisantes , que d’am ut forcé d’interrompre le cours n°n.s es travaux du laboratoire ; etcela üctivjf- enient fîuand ia pile a été en dénj0 » mais alors même qu’elle a été Plète ;ee et jusqu’à l’évacuation com-iab0(. la terre ; huit jours après le tant 1 e était encore inabordable ,
- délêtAes émanations de la pilé étaient On p res-Cela n’est pas étonnant quand PeriçjnSe que l’eau, le spl et le terreau, Uio^jpd1 leur décomposition , activée et pr0{]iri.ee par l’électricité, pouvaient qilesu,lre des combinaisons miasmati-4o ^uinemment nuisibles à la santé. ^Uni •°'clue l on suPPrûnât la com-entrpCatmn des éléments et des pôles vail| eux toutes les fois qu’on ne tra-n’étaa-,.t Pas, cependant l’état de la pile COtHm ^as satisfaisant; les lames de géej Unicati°n des pôles ont été ron-au point qu’elles sont d’elles-les es tombées au bout de quatre jours, et p y*mdres en cuivre ont été rongés Içpr rcés d'une multitude de trous dans 30 Partie supérieure, à la hauteur de ïvgijUtimètres. Entre ces trous il y s«rv'i s Intervalles intacts, ayant con-’afér' lr éclat métallique. Leur partie Prof *eUre ’ enfouie dans la terre , à la faite eur de 30 centimètres, était parlai1116111 intacte. L’élément zinc fut e.‘ par intervalles, rongé % Sa Partie supérieure, mais sans férj Pereéde trous; à peine sa partie in-Cop are fut-elle entamée, elle a même que Grvé son état métallique. Il paraît d°tl,CpS effets sont dus à l’action de l’air S'lé d accés a été facilité par la poro-Sartn 'a terre- Cela pouvait avoir lieu Irdtckns les intervalles où l’on ne Copyd.ait pas. La dissolution qui refait?11 la surface de la terre dispa-si(lp ait assez promptement, la corro-5</p cuivre commençait ensuite. “°ur les frais de construction ,
- que l’on croyait de peu d’importance , il suffit de dire que l’établissement de ces quatre couples, tout compris, a coûté environ 150 fr., quoique l’épaisseur du métal, comme on l’a vu, ne fût pas considérable.
- On voit donc que cette pile produit des émanations malsaines , que sa construction est coûteuse, qu’elle se dégrade promptement, et qu’elle n’est pas à effet constant. Ainsi, sous tous les rapports, elle ne nous paraîtpas pouvoir être utile aux arts, et le silence des expérimentateurs , gardé depuis sa découverte, semblerait confirmer cette opinion.
- En la modifiant, peut-être pourrait-on construire un appareil utile , car il me semble que les résultats si peu satisfaisants sont principalement dus d’abord à. l’isolement de la pile, parce qu’elle ne peut pas s’alimenter en puisant l’électricité dans le grand réservoir commun , et ensuite à ce que la pile n’a pas été profondément enfouie dans la terre, ou autrement préservée de l’influence de l’air, circonstance qui activait non-seulement la destruction des métaux , mais encore qui permettait à l’air de faire naître ainsi des courants opposés aux autres courants, ou de neutraliser l’électricité produite par le contact des métaux ; et c’est peut-être à cela qu’on doit attribuer la cause qui fait que cette pile a été si faible, malgré ses dimensions assez considérables.
- Il me reste à dire quelque chose sur mes recherches dans le but de construire une pile qui répondrait aux conditions ici exposées ; il est juste d’avouer que ces recherches m’ont été suggérées en lisant deux excellents articles sur la galvanoplastie et l’éclairage électrique insérés dans le Technolo-giste.
- Dans le rapport précité sur la pile du prince Bagralion (Bagrathione ), nous avons remarqué que M. Jacobi, le rapporteur , a trouvé de son côté une pile à effet constant, et probablement d’une longue durée, composée des plaques de cuivre et de zinc enfouies dans la terre humide de la cave.
- A la même époque, M. Bain, en Angleterre, a fait la même découverte; il a même appliqué ensuite cette sorte de pile aux mouvements des horloges, marchant d’accord plusieurs à la fois, étant mises en mouvement par ce même moteur. Enfin ces piles enfouies dans la terre , et les télégraphes électriques, ont prouvé jusqu’à l’évidence ce que plusieurs savants ont déjà constaté,
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- savoir . que [»a terre es:t un grand générateur et un bon conducteur du fluide électrique. Cette découverte constitue une époque, elle est devenue un axiome dans la science.
- Ainsi l’instrument si peu connu dans les arts va recevoir, grâce à cette découverte, d’immenses applications. La terre et l’atmosphère sont deux grands réservoirs du fluide, qui vivifie les êtres organiques, combine et décompose les substances minérales. Au lieu de le chercher dans un verre et quelques gouttes de liquide, on ira le puiser dans notre globe, et dans l’air qui l’entoure. Jusqu’à présent la terre seule, à cause de sa conductibilité, peut servir à la construction de piles, dont la force est illimitée , et dont l’action uniforme peut durer plusieurs dizaines d’années. Il suffit à présent d’enfouir dans la terre humide plusieurs plaques métalliques, et on obtient facilement une pile à effet constant, et sans émanations nuisibles à la santé de l’opérateur.
- On a déjà vu des piles pareilles , et on en trouve la description dans plusieurs écrits périodiques, et particulièrement dans l’article précité sur l’éclairage électrique ; cependant, comme on ne peut pas toujours établir des piles enfouies dans la terre , faute de jardin, de cave, ou pour d’autres obstacles, il serait quelquefois non-seulement plus économique, mais absolument nécessaire, de construire une pile analogue sans l’enfouir dans la terre ,• je vais donner une description d’une pile de ce genre , dont les avantages m’ont été indiqués par quelques essais en petit. Cet appareil se construit comme il suit :
- Une forte caisse en bois non résineux , ayant intérieurement de chaque côté lm,25, d'une construction solide , à l epéeuve de l’eau, et ayant au fond un gros robinet en bois, contiendrait une pile à un seul liquide excitant, savoir : de l’eau salée ou de l’acide sulfurique très-affaibli. Les éléments seraient cuivre et zinc, ou cuivre et fer, ou bien fer et zinc, composés de plaques d’un mètre de surface chacune, placées verticalement dans le liquide, à la distance de 2 et 3 millimètres les unes des autres ; l’épaisseur desfeuitles en zinc seraitde 5 millimètres, celle des feuilles de cuivre d’un millimètre. Ces plaques seraient retenues à la distance voulue avec des languettes en bois fortement goudronnées La caisse poserait sur la terre humide ou au moins toucherait à un mur humide d’un rez-de-
- leS filS
- chaussée, etc. Les bandes et 1 métalliques de communication, se.^|CeO bien recouverts avec un vernisflc*lü {aCt caoutchouc , à l’endroit de leur c011 eS avec le liquide excitant et à flue ^ centimètres au-dessus. n Je
- Je suis persuadé qu’au naoy®ajt cette construction cette pile otI ]es non-seulement de l’économie su „ premiers déboursés, et tiendrai F, de place, mais qu’elle présentera1 ^ core les avantages suivants : e*‘. ejt pas besoin de nettoyage, ce <lu‘ en déjà très-important ; on peut, au ®'jn5 de robinets, diminuer plus ou ^ra-son liquide excitateur pendant 10P^[e tion même, ce qui n’est pas P°^rre, avec les appareils enfouis dans lace Son action ne peut pas s’épuiser, P .r quelle communique avec la ^err£1i(le-le bois de la caisse devenu hu® i6) Elle est d’une construction très-si®”c(1 parce que les feuilles métallifl®e parallélogramme ne demandent I . être coupées pour avoir cette ® avantage que les piles à éléments ^ lindriques ne peuvent pas avoir-discutant les avantages des diffère -t piles, il faut avouer que rien ne s^e plus économique que la pile PC°P.cb' par M. le duc Maximilien de fe temberg; dans le cas surtout 011 aurait de vieux tuyaux en fonte, 0^ pourrait construire une pile a e ja constant en faisant communi£lueL,ri fonte avec des cylindres de cha placés dans des caisses ou tonne? e et excités avec de l’acide suffttr,tl affaibli. ep
- Cet appareil pourrait marcher ’ ^ effet, pendant plusieurs années,^ force ne serait limitée que par se? „ mensions, et au moyen des rob® r adaptés aux vases on pourrait dim1®^ les surfaces , et partant sa force. ^ ce dernier rapport elle aurait un gr<* ja avantage sur les piles enfouies dan terre. .
- En plaçant les cylindres en 1 dans des vases poreux remplis dae|pi sulfurique moins concentré que c e5t qui baigne le charbon, comme ce|a gfl indiqué par l’inventeur, on P®, raison de la différence des densüeS’ r deux liquides excitants , aug®e considérablement l’énergie de cet strument. r
- Je crois que pour de grands aP^, reils on pourrait éviter les inc°n ap nients des membranes animales, on t la terre poreuse, en leur substitn des vases faits en bois blanc très-m1 je Enfin, en évacuant complétern®* je sulfate de fer quand la diminution
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- tien°drCaeifelectri(î,le.,’exi?erait> on ob' Ceüx . Un produit plus pur que tous pro,j y1 existent dans le commerce, Comn ltS ^0nt *a valeur pourrait même ^’enirn^er *es ^ra^s de construction et tr0pu e . n de 1® pile. Ce procédé élec-pr0(j laaique , où le sulfate de fer est un sa u1,1 accessoire et utilisé à cause de p0sj..nne qualité , n’est plus une sup-étab]'0n » cela existe déjà dans le grand de r ,SSenaent galvanoplastique du duc £nC fC- en^erg’ a Saint-Pétersbourg. cr(1 m-jllSai?,; cetle communication, j’ai catjs ll’e d’entrer dans ces détails, à $atl.e de l’importance toujours crois-cl>im ^UaC^u*ert actuellement l’électro-tj0n le,appliquée, et de la préoccupais • ^en®rale dont elle est devenue circf-Si dans la suite du temps les pre ^stances me permettent de re-Cons«re mon travail sur les piles à effet ***. je ne manquerai pas de faire nadre mes résultats industriels.
- Pr •
- reParation de Péponge de platine.
- Par M. C A. Hirschbekg.
- à J’ emploi devenu général des briquets ܰaz a contraint d’apporter une atten-l’èn Particulière à la préparation de 0nP°nge (je platine. Mais, malgré cela , Cç s,e plaint encore journellement que ^éponges perdent, par les temps hu-Soii S ’ 'e,irs propriétés et deviennent vent d’une friabilité extrême. Quel-s es chimistes possèdent cependant le tjn ret de préparer de l’éponge de pla-Vn; - , qualité pure et excellente, et q1 ieur recette :
- ^ n lamine du platine fin et chimique-ex nt Pur, et on le réduit ainsi en feuilles fe ^sivement minces; on découpe ces s '"es en petits morceaux qu’on roule (j Us forme de cornets, forme sous la-vçelle ds restent plus légers et plus ouïes 1 (?ans la dissolution que quand on ea, .issc plats. On prépare alors une ci ,1 rcgale composée de 2 parties d’a-(]' e. uitrique concentré et de 1 partie j,r Cl(Jc chlorhydrique également d’une s nde densité. Les cornets de platine hjp Portés au rouge dans un creuset u propre , en les garantissant autant r ^ possible du contact de toute impu-Qo ^ i puis on transporte un certain
- . ini)re df> pac PArnntc flanc
- tras
- îre de ces cornets dans un ma qu e- ?n verse dessus l’eau régale en e amitè suffisante pour que le platine p°*t recouvert d’un centimètre. s> cet état, on laisse la dissolution Perer à une douce chaleur, et aussi-
- tôt que la liqueur dégage des bulles et commence à faire effervescence , c’est un signe que l’acide est saturé ; par conséquent on décante la liqueur rouge brun foncé qui surnage et on la remplace dans le matras par de nouvelle eau régale . Quand cette seconde liqueur est saturée comme la première, on la décante de même, et on répète ces versements et ces décantations jusqu’à ce que le platine soit complètement dissous. Il faut, autant que possible , éviter une effervescence trop vive, attendu que dans ce cas une grande partie du platine resterait sans être dissous.
- Maintenant il n’y a qu’une calcination énergique qui puisse ramener le platine à l’état métallique.
- La solution claire de platine est évaporée à une douce chaleur jusqu’à ce qu’il s’y forme un résidu sec qui res-sembleàdel’écorce d’arbre; une capsule de porcelaine est ce qu’il y a de mieux pour cette opération. On brise et pulvérise légèrement le résidu brun et on verse dessus de l’eau de pluie en quantité suffisante pour que le tout soit parfaitement dissous; dissolution qu’on favorise en agitant bien avec une baguette de verre.
- On dissout alors, jusqu’à saturation complète, du sel ammoniac pur dans de l’eau de pluie portée à l’ébullition, en ayant soin qu’il y ait toujours un petit résidu de ce sel qui ne soit pas dissous , ce qui est le meilleur indice que la saturation estcomplète. A l’étalfroid, cette dissolution saturée cristalliserait avec beaucoup d’énergie. Après l’avoir filtrée, on la verse goutte à goutte dans la dissolution de platine, jusqu’à ce qu’une nouvelle quantité ne produise plus de précipité ni même de trouble sensible. On laisse reposer pendant quelques heures, puis on en sépare par décantation le précipité, qui a une couleur jaune orangé. Ce précipité est lavé à deux reprises différentes avec de l’eau bouillante.
- Tant que la liqueur qu’on a décantée de dessus le précipité est colorée en jaune, elle renferme encore du platine ammoniacal; en conséquence, on la laisse reposer pendant 1 ou 2 jours, au bout desquels il s’y manifeste encore un précipité assez abondant.
- Quand tout ce platine ammoniacal jaune a été bien lavé avec de l’eau, on le dépose dans une capsule de porcelaine plate , que l’on couvre avec du papier blanc à filtrer, et on le laisse sécher, autant que possible, au soleil ou à l’air. La chaleur d’un poêle ne convient pas aussi bien : si on est obligé
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- d’en faire usage, il faut quelle soit parfaitement douce et modérée.
- C’est avec ce platine ammoniacal qu’on prépare les petites éponges. Pour cela . on Phumecle avec un peu d’eau de pluie pour en former une sorte de pâte dont on charge avec légèreté un fil de platine , de manière à ce qu’elle présente une grande surface. Mais, en général, on enfile sur ce fil un certain nombre de petits anneaux en fer chargés de ces éponges , et on le pique dans de petites balles d’argile qui lui servent de pied, et on laisse sécher pendant deux heures.
- Alors on allume un bon feu clair de charbon de bois, on accélère sa combustion à l’aide d un soufflet, et on en approche tout près les petites éponges.
- On peut de cette manière opérer en meme temps sur 6 à 8 balles d’argile , ou du moins on peut approcher ce nombre d’un gros charbon en ignition, en avivant la combustion. L’éponge de platine noircit d’abord , puis commence ensuite à dégager des vapeurs, et enfin rougit; quand elle ne répand plus de vapeurs et est arrivée au rouge naissant, elle est prête. Il arrive aisément qu’elle acquiert une consistance trop grande, et dans ce cas elle a été trop rou-gie et en cet état n’est bonne à rien. Quelques secondes d’une chaleur rouge modérée sont suffisantes.
- Quand on a pratiqué plusieurs fois cette opération , on a acquis promptement le tour de main nécessaire dans le chauffage des petites éponges. On peut aussi les faire rougir sur une lampe à esprit-de-vin, à l’aide d’un chalumeau; seulement, dans ce cas, il faut avoir l’attention que la pointe de la flamme frappe seulement sur l’éponge et ne fasse pas rougir les anneaux de fer; autrement le sel ammoniac qui se dégage oxiderait le dernier métal, et par suite donnerait des éponges de mauvaise qualité pour les briquets.
- J’ajouterai en terminant que, dans la préparation des éponges de platine d’après ce procédé , il faut apporter un soin particulier à toutes les manipulations, telles qu’elles viennent d’être prescrites; la moindre déviation à ces règles , empruntées à l’expérience, donne constamment un produit défectueux , et par conséquent on serait obligé de jeter toutes les éponges dans un creuset, de les y faire rougir fortement, de laminer les grains de platine qui en proviennent, d’en former des cornets, et enfin de recommencer à nouveau toute l’opération.
- Mémoires chimico-techniques’
- Par le docteur L. Elsner-
- (Suite.)
- Le motif pour lequel je n’ai eu îû) 0p égard à la notice publiée par M- v 0 fe rich , est simplement que , d’apreS e qu’on connaissait déjà de la dor magnéto-électrique, je considérais méthode comme impraticable sous point de vue d’une application gêner et industrielle, et par conséquent méritant pas que j’en prisse une naissance plus approfondie. Ce pr0^f në î effet, me paraît impraticable du manière générale et industrielle Par v raisons que voici. L’appareil est be® coup trop dispendieux pour deven
- d’un emploi usuel, puisque sa co,
- struction coûterait peut-être de W3 500 fr. ; de plus, les réparations y raient difficiles ou même imposs'b1 dans une foule de localités , tandis <1 les piles constantes de Daniell, reil si simple à vessie, est facile a t procurer et à monter partout , et Ve . s’acquérir à un prix peu élevé; r à cela qu'on parvient très-bien à dor ou argenter au simple contact du z'f1 [ et on concevra que cette applie?11 générale de la méthode magnéto-c'e trique a pu me paraître au moins tfC douteuse.
- Il ressort donc évidemment des rt sultats qui viennent d’être commun qués , que la dorure , l’argenture et cuivrage galvaniques peuvent très-b|C s’exécuter sans l’emploi du cyanure ‘ potassium, et qu’à l’avenir les pra £ ciens auront le choix de se servir su vant leur idée , de l’un ou de l’autre d procédés indiqués ci-dessus, avant?» qui ne manque pas d’une certaine portance, attendu que l’artiste ne sÇ plus renfermé nécessairement dans • __ limites étroites d’un seul et même cor,j, posé chimique, limites qui ont app0^ jusqu’à présent des obstacles à l’apP'!' cation générale et la propagation d l’art de recouvrir galvaniquement ?.| métal par d’autres métaux, et <lu était de la plus haute importance d^ faire disparaître principalement p0lj le cuivrage galvanique de la fonte d. fer, du zinc et de l’étain, ainsi que J déjà eu maintes fois l’occasion de [lfl' diquer dans mes précédentes publie®' tions.
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- ^ration de la dissolution de résine-a9«e purifiée au charbon.
- < Ver^ir les bois blancs , on s’est J’mie j 5U? présent dans la tabletterie <)Ue hl° L-on Alcoolique de résine-la-résit)e a, Le blanchiment de la ?ran<j. ® cxéciatc communément en Aais0' .^e du chlore ou des combi-blanPk; de Ce corps, et cette résine kilo» 0 coûte 3 fr. à 3 fr. 50 c. le demi-Ofanb»l an(lis que la bonne résine-laque llepit ne coûte que 1 fr. à 1 fr.20 c. chlore ’ a r^sine blanchie , soit par le Sully-011 «es composés, soit par l’acide P°rtionUî’relient toujours une petite cirConCes corps , d’où résulte une W ance très désagréable, c’est que est dé • veut vernir un travail qui UeIlle00re d’ornements en métal, les or-o„ rt) .s se ternissent ou s’oxident plus vait t'nS- ^Ar conséquent, si on pou-*aqueU°UVer une méthode , à l’aide de iautie e *es solutions de résine-laque c«qe ’ Pussent être purifiées sans que fe, ^ PÇration exigeât l’emploi du chlo-Sla'rw ac'de sulfureux ou autre sub-^°Ute Sernt>lable , on aurait sans nul arts ]ven(^u un service important aux Pas à a^?r(l au vernissage on n'aurait ceS(]. craindre d’endommager les pi c— 0(]s-ecorces d’ornements en métal, et, t^ond lieu, ce vernis serait beaucoup de ] 'sdispendieux que celui qui résulte Co0| d'ssolution de la laque dans l’ai-
- l’an dernier à ce sujet tats!°!Jrs tentatives, dont les résul-bnj °n.l paruconduiredirectement au l«s r,;. al communiqué dans une note
- reç^Poque , j’ai poussé plus loin ces tantesrches qui me paraissent impor-dije s pour la tabletterie, d’autant Part X 9Ue j’y étais sollicité de toute
- ap- ts que j’avais observés ( Voyez à
- s^199<1a aa vnînmflV mais flAnnis
- atteaor Atteindre le but en question, mon sUn> °n s’est fixée de prime abord vaie eiïlploi du charbon. Les essais dc-ïvec ) Hécessairement être entrepris charh deux principales espèces de et le k ’ sav°lr- le charbon animal rejA cUArb°n de bois calciné. Unepre-àce® série d’expériences, entreprises n-yfjet’a donné pour résultat qu’il fin „aya*t que le charbon animal ( celui la a,ns dont on fait usage pour filtrer 'lui ?"r°e dans la fabrication du sucre ) le8 01 applicable et propre à fournir Po,jresûltats que je désirais obtenir. tlaa . 1® démontrer , j’ai pris des j’ai y .ès égales de résine laque que ait dissoudre à une douce chaleur
- dans de l’alcool de 90° ; j’ai ajouté à ces solutions les charbons respectifs, et la digestion a été continuée pendant plusieurs jours, autant que possible avec le contact simultané des rayons directs du soleil, puis les solutions ont été filtrées à travers de gros papier gris. La liqueur filtrée fournie par le charbon animal a donné un vernis d’une couleur légèrement ambrée, limpide et claire, avec lequel l’érable , le bouleau, le peuplier, et même le bois.de palissandre, si difficile à vernir, ont tous pris un admirable vernis. D’un autre côté, le vernis qui avait digéré sur le charbon de bois calciné avait, après la filtration, une coloration plus brune que celle qu’il possédait avant la digestion sur ce charbon. II n’y a donc en résumé que le charbon d’os en grains qui remplisse le but, et avec lui on peut préparer en grand des dissolutions purifiées de résine laque par la méthode simple que voici ;
- On introduit dans un matras de verre une quantité donnée de résine laque jaune, brisée en petits morceaux : on verse dessus de l’alcool à 90" et on chauffe dans une étuve , ou en été au soleil, jusqu’à ce que la résine soit dissoute. On ajoute alors à la solution une quantité suffisante de charbon en grains (et non en poudre, parce qu’alors les particules de ce corps passeraient aisément à travers le filtre) pour former du tout une bouillie épaisse. On referme le vase non pas d’une manière hermétique, et on le laisse en cet état pendant quelques joursau soleil. Aubontde huit à quinze jours on en filtre une petite portion afin de voir si la dissolution a acquis une couleur ambrée légère, et si dans un essai en petit elle donne un beau vernis bien pur et brillant sur le bois. Dans ce cas on filtre le tout à travers un papier gris, en se servant pour cet objet d’un entonnoir en fer-blanc à doubles parois, semblable à ceux dont on fait usage pour la filtration des dissolutions alcooliques savonneuses dans la fabrication des savons transparents , de l’opodeldoc, etc. On verse de l’eau chaude entre les doubles parois de l’entonnoir, et on ferme son ouverture supérieure avec un couvercle en fer-blanc. Aumoyen de cettedisposilion, on maintient la dissolution alcoolique à une douce température pour quelle ne s’agglutine ou ne s’épaississe pas, en même temps qu’on s’oppose par la fermeture de l’entonnoir à l’évaporatiou de l’alcool. Le vernis qui filtre le premier peut être mis à part et sert pour vernis de fond ; quant au charbon qui reste
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- dans l’entonnoir, on le lave avec de l’alcool, et la liqueur qui Hltrc est mise aussi à part pour donner le dernier poli.
- La dissolution de laque purifiée par le charbon d’os est colorée en jaune brunâtre, mais elle est néanmoins parfaitement claire et transparente. Si on l’étend avec de l’alcool , sa coloration s’affaiblit, et, dans cet état, elle peut servir à vernir les bois tout à fait blancs, (elsque l’érable, le peuplier, le tilleul; ce vernis, une fois appliqué, n’a aucun reflet jaunâtre, et d’ailleurs il est bon de faire remarquer qu’une dissolution forte (concentrée) de résine laque blanchie présente également un aspect jaune brunâtre.
- Plusieurs tabletiers èt ébénistes qui ont fait usage dans leurs travaux de ce vernis de laque purifié au charbon , ont été très-satisfaits des résultats qu’il leur a fournis.
- III. Préparation des couleurs de cuivre sans arsenic.
- J’ai publié en 1832 un travail sur l’identité de la matièrecolorante des fleurs rouges ainsi que des feuilles qui se teignent en cette couleur à l’automne , et j’ai démontré que , danslesdils organes des plantes, on retrouvait un pigment rouge qui possédait absolument les mêmes propriétèschimiques. Plus lard, en 18II, M. Preisser a cherché à démontrer que les différentes matières colorantes qu’on rencontre dans le règne végétal ne sont que des degrés differents d’un seul et même principe originairement incolore.
- J’avais fait entreprendre, sous ma direction, dans le laboratoire de l’Institut royal industriel deBerlin, un grand nombre d’expériences sur la manière dont les matières colorantes d’origine organique se comportent vis-à-vis des réactifs , et j’avais pu ainsi entrevoir qu’on devait obtenir par cette voie des résultats qui ne manqueraient pas d’intérêt pour la chimie technique.Ces prévisions, que je croyais bien fondées, se sont réalisées, ainsi que je me propose de le démontrer dans la note suivante.
- Toutefois , avant de passer au sujet principal de ce travail, je ferai remarquer , relativement au mémoire de M. Preisser, que , contrairement à l'observation de ce chimiste, toutes les expériences entreprises dans notre laboratoire ont présenté comme une chose rigoureusement générale qu’il fallait admettre une combinaison incolore Ji l’état de dissolution entre les
- matières colorantes et le gaZ s . re-drique , combinaison qui toute ^ prend sa couleur distincte d“a%ct,5' chassé complètement le gaz-eu suspend les combinaisons de ses matières colorantes avec 10 ^pjt plomb dans de l'eau qu’on décomp^ un courant de gaz sulfhydriqp®’ r |e pare l’oxide de plomb prècipltc J!egal filtre, la liqueur imprégnée de ^ en excès parait limpide comme d ^ Mais si on remplit entièrementa ^ liqueur une cornue pourvue d u pour le dégagement du gaz, et 2juif' chauffe, alors, à mesure que le .jtre hydrique se dégage, on voitrep3 ‘rp la couleur primitive que posséda ginairement la dissolution de fas tière colorante dont on s’est servl> résultats ont été obtenus avec des solutions de chlorophylle , d’orca^^ jeS de bois rouge, de bois de santal » |es
- différentesmatièrescolorantesveg
- jaunes. ,es,
- En examinantquelques laquesj** ^ et en étudiant la manière dont Ie se tières colorantes végétales comportent avec lesrèactifs, M- -?coP élève de l’Institut, auquel on aval e fié ces expériences, remarqua^; quand on ajoutait à quelques - ^ je d’entre elles une solution de v^rlrtl)’o>' cuivre, ou couperose bleue, e décomposait aussitôt avec une sol caustique de potasse en excès , °n ey tenait un beau précipité vert. Ce® -g périences, poursuivies avec des ex ^ aqueux des différentes matières c.{j ranles végétales jaunes, ont condu ce résultat, que la production deS tej, leurs vertes de nuances différeIj„-quand on emploie les réactions diquées plus haut, est une proPV commune à toutes les matières rantes jaunes. Ainsi , par exeI?,,cii1 avec un extrait de gaude, on un précipité d’un beau vert clair ; 3 e; le quercitron, uri vert foncé imeb,£; avec le bois jaune, un vert avec le fustet, un vert clair bleua1 e avec la gomme gutte, une nUa ^ semblable; avec la graine de PersCj^ vert foncé riche, avec le curcuma» jj vert semblable à celui que donn gaude, avec le rocou, un vert tend j, avec les baies de berberis, un pre .; pité d’un beau vert foncé. Bien P1^ l’eau colorée en jaune qui provien rouissage du chanvre, et qu’on a L,, qu’à présent rejetée comme i,lUl0se peut, par une addiiion de couper ^ bleue et d’une solution causliqde j potasse, fournir une couleur bleu »° intense.
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- Æî.' est bon de faire remar-aien{ ^Ue si l'on veut que les couleurs p°Ur beau ton , il est nécessaire rantes îUS es ex.traits de matières colo-fénferi.aur,es 1UL comme le bois jaune, dpiter nt beauc°up de tannin, de pré-s°lüiio prealablement celui-ci par une liqueori de gélatine, puis de traiter la rose bf ,br®e et colorée par la coupe-p°taSj e*le et la solution caustique de ca„sue-Quand on n’ajoute pas de lessive >erq,?n’^ 5'1’0" se contente de dans ,Une solution de couperose bleue rantes es extraits des matières colo-vert bi’ °.n u’obtient qu’une coloraton (l’t.n ,euatre, mais qui n’est jamais be beau \ert.
- dans i fr®cipités, bien lavés et séchés 8®denu ®tuve entre 20" et 30° C., pos-Perjp1 . propriétés suivantes. Ils ne ce aunt r*en de la pureté de leur nuan-NifX températures indiquées , c’est-20o Afiu’ils résistent à une chaleur de ^ a d()o et ce n»est qU’entre 50» et
- à pas *e *9Ur cou'eur verte commence et à a une teinte plutôt olivâtre, Hne ,9° C ils ont entièrement acquis vertg !n^e brun olive. Leur nuance onj- 9 est pas altérée à la température !a C} lre » tant par les alcalis que par Plosi Ux caustique , et même après IJ?** semaines d’exposition à la ere directe du jour, on ne re-j^fte dans le ton aucun changement, p^j?'déterminé la composition de ces l^'PÙès complètement desséchés à qu ;,au moyen d’une analyse chimique bts faite et qui a fourni les résul-7^® tjue voici : sur 100 parties, il y a Ij’jj d’oxide de cuivre, 16.5 d’eau et yj’\ de pigment ou matière colorante con-pe- Ces nombres ne peuvent être tj0'Sldérès que comme des approximatif i)0ur *cs divers précipités verts, sUr nC*U 9ue mon anfdyse n a Porté que c0( Cebd Qn’on obtient avec la matière . rante du quercitron.
- |ç,‘a Pureté de ces couleurs vertes, ct !r Solidité avec les alcalis, les terres bfj!. a. lumière, l’économie de leur fa-fati 0n ’ l’absence dans leur prépa-bC de l’acide arsénieux ou arsenic avau P0IS0n des plus redoutables qu’on Orç t Considéré jusqu’à présent comme tom Addition indispensable dans la Ijq*1Position des couleurs vertes métal-pJi'8 de bonne qualité et d un bon em-l'ain’ toutes ces propriétés parlent su,; eoient en leur faveur, et font pré-de r (lu’elles acquerront désormais pej ‘tuportcmce dans les arts pour la et n‘ure par impression ou au pinceau, Pr,Ucipalement comme laques vertes. ^vant de faire connaître la recette
- I pour la préparation de ces couleurs de î laque, sous un rapport spècial, j’aurais pu appeler l’attention sur deux cas qui se sont présentés à moi, et qui pourraient tservir à faire comprendre le danger que présente l’emploi des couleurs vertes arsenicales de cuivre comme peinture , surtout quand on en fait usage dans les chambres à coucher, et lorsque ces chambres sont humides et ne peuvent pas être sufïisamment ventilées , mais ce n'est pas ici le lieu , et il ne me paraît pas nécessaire d'insister sur les propriétés éminemment toxiques des couleurs arsenicales préparées avec le cuivre, et d’ailleurs qu’on a déjà rapporté dans les recueils périodiques une foule de cas d’empoisonnement par ces couleurs; seulement, je crois devoir rappeler que la liqueur qui dans les préparations des couleurs vertes à l’arsenic surnage les précipités verts, peut encore être excessivement vénéneuse lorsque tout l’acide arsénieux n’a pas été précipité par le sel de cuivre.
- Afin de faire connaître la manière dont on peut préparer sur une grande échelle les couleurs vertes que produisent les matières colorantes végétales jaunes et la couperose blèue, nous prendrons pour type commun la préparation du vert de gaude, en décrivant le procédé au moyeu duquel M. Lohage l’a obtenu en grande quantité.
- On prend une quantité quelconque de gaude coupée , on l’introduit dans une chaudière de cuivre bien propre , et on verse dessus de l’eau qu’on porte à la température de 50° à 60° C. A la liqueur filtrée on ajoute de la solution de couperose bleue jusqu’à ce que le bain prenne une couleur vert fobeé intense , alors on y verse de la lessive caustique marquant environ 10" Baumè, jusqu’au moment où la liqueur qui surnage le précipité vert qui se forme devienne presque limpide comme de l’eau •• arrivé à ce point, on peut considérer l’opération comme terminée. Le précipité vert obtenu est lavé èôm-plètement avec de l’eau pure et séché à une température de 25° à 30" C. Si à la solution de couperose bleue on ajoute simultanément de l’alun , et qu’au lieu d’alcali caustique on précipite avec un carbonate alcalin, on obtient diverses nuances, qui présentent presque toutes un vert beaü-coup plus intense que les sortes d’outremer vert connues jusqu’ici, et qu’on a proposées pour remplacer les couleurs arsenicales et vénéneuses, dans lesquelles entre le cuivre. II y a
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- donc tout lieu d’espérer que ces couleurs dangereuses ne larderont pas à être remplacées par celles empruntées au cuivre et aux matières colorantes végétales, et feront abandonner les couleurs arsenicales connues sous les noms de vert de Scheele, vert de Sweinfurt, vert de Mitis, vert deNeuwied, etc.
- On prépare les autres couleurs vertes comme celle de gaude, si ce n’est, ainsi qu’on l’a fait remarquer plus haut, qu’il faut préalablement précipiter par une dissolution de gélatine le tannin des matières qui renferment cette substance.
- Quant aux noms par lequel il conviendra de distinguer ces diverses couleurs vertes , je crois qu’on ferait bien de se servir, pour les désigner, du nom de la matière colorante qui aura servi à leur préparation , ainsi on dirait vert de bois jaune, vert d’Avignon, vert d’épine-vinette, etc.
- Enfin , en terminant je ferai remarquer qu’ou peut préparer une couleur violette très agréable quand on ajoute, par exemple, à un bain de bois rouge, de l’alun et de la couperose bleue, puis qu’on précipite aussitôt par un carbonate alcalin. On comprend d’ailleurs qu’on peut obtenir différentes variétés de tons, suivant les proportions qu’on établit entre la couperose et l’alun; ces couleurs de laque, broyées à l’eau gommée et étendues sur du papier, puis exposées pendant plusieurssemainesà la lumière du jour, ne perdent rien de leur pureté et de leur délicatesse. Du reste , j’ai démontré depuis longtemps (en 1831) que les matières colorantes végétales combinées aux oxides métalliques et formant ainsi des laques, résistent beaucoup mieux à l’action de la lumière que lorsqu’elles sont à l’état de liberté, et par conséquent j’ai ouvert ainsi un champ vaste à la préparation de ces laques colorées.
- Nouveaux détails sur le gulta-percha.
- Aux renseignements que nous avons déjà donnés sur cette substance nouvelle dans la 6° année, p. 408 de notre recueil, nous ajouterons les suivants que l’on doit à M. Douglas Maclagan , qui s’est exprimé ainsi devant la société pour l’encouragement des arts de l’Ecosse :
- « Le gutta-percha est le nom malai de cette substance qui est le suc, concret d’un grand arbre de forêt indigène
- sur les bords maritimes des detro^ Malaca , de Bornéo et des part' ^,e5t jacentes. L’arbre qui la fournit ^ pas encore connu botaniqueme0.’
- cd
- seul renseignement qu’on Pos®eugraiide égard; c’est que c’est un arbre de % dimension et qu’il en produit en g abondance.
- » Cette substance à l’état ^rlUtc(1oU<: sous plusieurs rapports du caout ordinaire ; elle est d’une coU*eUeSqUf nàtre pâle ou plutôt blanc sale, aussi dure que le bois quoique P°u e1t. recevoir l’impression de l'ong1®’^j. cessivement tenace et nullemente
- que. . , df
- » II m’a semblé digne d’inter „ déterminer si cette substance eta t n'était pas une variété de caoutchou à cet effet je l’ai soumise aux pr° pi ordinaires de l’analyse ultime, e obtenu pour sa composition sar, |,y-parties 86.36 de carbone , 12.1? 0,
- drogène , le reste 1.49 étant trfs.”Yair bablement de l’oxigène absorbé a |-on pendant les procédés de purit*03. c, auxquels la matière a été s0U |eur puisqu’elle a acquis une £,°3 ^ brune pendant qu'on la chauffai ^ bain de vapeur. La seule ana^fede caoutchouc que je connaisse est cel e M. Faraday , qui en a retiré 87- je!; carbone et 12.8 d’hydrogène. Qr,gSeZ résultats dans ces deux cas sont a voisins les uns des autres p°urta.,ce$ riser à conclure que les deux substa en question sont génériquement mêmes. ef-
- » J’ai trouvé aussi que le gutta P p cha donnait à la distillation juS<^ \e destruction les mêmes produits <1°^. caoutchouc ; et sans entrer dans le®3 e tails de cette opération , je dira1 tous deux fournissent également % huile claire , jaune , limpide , n’a,r()t pas de point d’ébullition fixe, et e.^-par conséquent un mélange de rents principes oléagineux. ï*a,,Sea* deux cas la distillation s’opère au m1 ^ entre 180» et 200°C., et semble Pre,ySeS être stationnaire à 196°. Des a,,a comparatives de portions siinilaffeS deuxhuiles ont été faites, et, ainsi le savait déjà du caoutchouc, lÇsP^e duits ont une constitution représel) par la formule C'°H8. cn
- » Le gutta-percha serait donC réalité une modification du ca chouc. \e
- » Dans ses propriétés gènéraleS' p gutta-percha présente aussi beauC ^ de ressemblance avec le caoutchouc . g dinaire. Il est soluble dans le naP^a(iS de gaz, l’huile de caoutchouc
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- 'éther.
- dans r ’11 est lns°luble dans l’alcool et *}ui(je eau’et flotte dans ce dernier li-
- blep^.P^bciilarité la plus remarqua-Consj ,a P'us distinctive qu’il présente exerce® , ,s l’effet que la chaleur de i’e ar, !• Quand on le plonge dans effet su t ° ou ^3° C. celle-ci est sans faci|ejJr lu\» excepté qu’il reçoit plus appuje enl ‘impression de l’ongle qu’on f?‘Ure„ïrJui.; mais lorsque la tempé-ilse raJ ,,.evéeà62°,63°ou au-dessus, hque », 0 î1 Peu à peu,et devient plas-Sll'vant i P0'0*1 fle pouvoir être moulé miné P ,tes les formes ou d’être la-Quan(j l°ngues plaques ou feuilles. P°ss4(t 1 est encore à l’état mou , il °t(hnaj loute l’élasticité du caoutchouc Pas i^fles Indes ,maisil ne conserve ïïience ?/einPs ces propriétés , et com-Sjt jj, û)entôt à redevenir dur ; au tempA Un lemps qui varie suivant la Pièce sature et les dimensions de la toute «Ur ^fl^eUe on opère , il a repris lj’ne jja Première dureté et sa rigidité, 't'être - >^e ^ millimètres de dia-dç j> a eté complètement ramollie par reprjs 11 chaude en dix minutes, et a v °ute sa dureté en moins d’une Pable rfUre* §utta percha paraît ca-tO°Hi Ue Subir ces alternatives de ra-W*«ûent et de durcissement un Ver(je e quelconque de fois sans éprou-il est cuapgement dans ses propriétés; P°int-aUv®i ductile jusqu’à un certain
- ehirepa ®.tat mou ü est facüe Ae Ie d®_ e*lrèrn a's quand il est endurci il est ^ttiilp ment tenace. Un morceau de Vôtres d'épaisseur a porté aisé-l°gra a l’état froid un poids de 20 ki-"0 |v et n’a rompu que quand
- c“argé d’un poids de 25 kilog. cha ces propriétés, legutta-per
- de n e parait susceptible de recevoir arts Jj reuses applications dans les que". j]a solution paraît aussi propre iies tj e Au caoutchouc à la fabrication kioi|i,Ssus Imperméables, et en le ra-tels q ant a faire une foule d’objets , de r?6 manches de couteaux, boutons fres. etc.
- UsaR es Malais l’emploient à ce premier fijrsL^ *e préfèrent au bois. Un chi-Poi|fr" ’ pourvu d’un petit morceau, Chau(ja a*sément, avec un peu d’eau ^Usrip ’ ^Çomier à l’instant môme une d'ens; ou Un pessaire de forme ou di-Sl°n quelconque. »
- De la fabrication du fil gutta-percha et de ses applications.
- Par M. R.-A. Brooman.
- Le gutta-percha, substance nouvelle qu’on a importée depuis quelque temps des Indes orientales en Europe ( le Technologiste, 6e année, p. 408), ayant été nettoyé, pétri à l’eau chaude ou dans un des dissolvants du caoutchouc et amené ainsi à un état plastique, est ensuite converti en fil à l’aide de l’appareil que nous allons décrire.
- Fig. 1, pl. 78 , section verticale de l’appareil.
- Fig. 2, plan du même appareil.
- Fig. 3, section horizontale par la ligne AB, fig. 1, de la filière vue pardessus.
- a est une auge renfermant de l’eau froide, b un cylindre solidement établi sur la filière c à l’aide de boulons qui assujettissent en même temps le cylindre et la filière à la partie supérieure de l’auge , d un piston qui joue dans le cylindre b et e une série de tubes disposés sur une seule file, suivant un des diamètres de la filière et percés d’un trou circulaire mais qu’on peut faire carré , triangulaire ou hexagonal, suivant la forme qu’on veut donner au fil ; f un tuyau destiné à amener de la vapeur à une haute température ( 120° à 150° C.) dans la filière afin de la chauffer, et g un tuyau de décharge pour cette même vapeur.
- Voici maintenant comment on fabrique du fil de gutta-percha avec cette machine.
- Le piston est d’abord enlevé du cylindre et on introduit dans celui-ci une masse ou un rouleau de gutta-percha préparée; on replace le piston qu’on fait descendre avec force soit à la main, soit par des moyens mécaniques sur le gutta-percha, qui se trouvant ramolli à l’extrémité inférieure par la chaleur de la filière, s’échapppc par les tubes e en une série de fils; ceux-ci, à mesure qu’ils sont refroidis par l’eau contenue dans l’auge, se durcissent, passent sous le rouleau h et sont conduits de là sur un dévidoir i monté sur les bords de l’auge à l’autre extrémité où ils s’enroulent. Ces fils ne sont que légèrement allongés pendant qu’ils s’enveloppent sur ce premier dévidoir, mais on les fait passer ensuite sur un second dévidoir où, avant que de s’y enrouler, on les étire à la main comme quand on file le lin ou le chanvre, c’est-à-dire en travaillant le fil entre le pouce et les autres doigts jusqu’à environ quatre fois leur
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- longueur primitive. En cet état, on les enroule sur des bobines et on les conserve pour en faire des applications.
- Au lieu de procéder ainsi qu’il vient d’être dit, on peut employer le gutta-percha à l’état de feuilles, coloré ou incolore, sulfuré ou non sulfuré, et découpé en bandes ou en fils au moyen des machines qui servent à cet usage pour le caoutchouc. Mais comme de cette manière on ne produit que des fils plats ou carrés, on peut leur donner ensuite une forme ronde si cela est nécessaire , en attachant chaque fil d’un bout à un carré semblable à ceux dont on se sert dans les corderies, et de l’autre à un crochet fixé en un point convenable et en faisant tourner rapide-dement le fil sur son axe, ce qui en peu de temps le rend suffisamment rond. Ou bien on peut doubler deux ou un plus grand nombre de ces fils, les retordre et les filer en un seul fil rond , au moyen d’un appareil semblable à celui employé dans la filature.
- Les fils ainsi produits s’emploient ensuite à la fabrication de tissus, soit seuls, soit combinées avec des fils de soie, de coton , de lin ou de laine, ou de toute autre matière textile; et les combinaisons peuvent s’opérer soit en couvrant les fils de gulta-percha de ces matières, ainsi que cela s’opère pour le caoutchouc dans la fabrication des bretelles et autres tissus élastiques, soit en les introduisant à l’état nu avec les autres fils lors du tissage.
- On peut fabriquer un tissu fort et parfaitement imperméable en juxtaposant un certain nombre de fils de gutta-percha sur un fond de coton, de lin ou d’un autre tissu, puis passant entre des rouleaux chauffés qui collent fermement les fils entre eux ainsi que sur le tissu. En se servant de fils de diverses couleurs ou de dimensions variées, on peut fabriquer ainsi un grand nombre d’espèces détofîes rayées, côtelées , etc.
- On peut produire aussi un article mosaïque en disposant des fils de gutta-percha de différentes couleurs en série l’une sur l’autre , et en faisant adhérer les fils d’une série qui croisent celle qui est au-dessous , au moyen d'une solution de gutta percha1 ou d’une autre substance propre à déterminer l’adhérence, puis en découpant la masse transversalement en feuilles de l’épaisseur voulue.
- Les fils de gutta percha peuvent aussi être employés à la fabrication des rubans et autres tissus étroits, à la place de l’organsin de soie dont on se sert
- actuellement pour faire la ces tissus, et surtout pour en fanr w des galons , des lacets , du cor net, etc. .fficj|e
- On peut fabriquer un papier <J**i^ à déchirer, et par conséquent . propre aux effets qui passent sue ct vement dans beaucoup de m31. une sont sous ce rapport exposés 3 a(r prompte usure, tels que billets de ^ 5, que, effets de commerce , inscr*P* e titres, etc. , ainsi que pour er,ve(jjut et emballage en interposant entre uj feuilles de pulpe des fils de gutta'P® tje croisés ou en réseau, et distants eux de 2 à 3 centimètres. Lffr
- Les fils de gutta percha servent lement à faire , soit à l’état nu . couverts, des chapeaux, descasdue*^ des sacs, des paniers, des fouèts ’-scS, cravaches, ou bien à garnir des et13 ^ des fonds de lit, ou enfin, tordus3 r des fils de lin ou de chanvre, à fabriff des cordages ou des câbles.
- Nouveau procédé de tannd9e‘ Par M. A. Türnbull.
- , t d3
- On a droit de s’étonner que 13. je tanneur ne se soit pas ressent* 5 l’impulsion que les progrès récent
- sciences chimiques ontimpriméea^i,
- .très branches de l’industrie. £n f en
- dans les procédés actuellement (e usage, le tannage estune opéraf*° , jté. et coûteuse ; plusieurs moyens on* u, il est vrai, proposés dans le but o j5 tenir une économie de temps, 0 ce résultat n’a pu être obtenu <lü dépens de la qualité des cuirs. , |a
- Le tannage, c’est la conversion n jej peau en tannate de gélatine ; pl°s jje rapports de la gélatine et de l3 tannique seront intimes , plus l’°P|»àt5 tion sera parfaite, et plus les résp seront satisfaisants. Or, dans les cédés actuellement en usage , il ^ p obstacle chimique et mécanique ^ combinaison facile de l’acide tann'Q avec le tissu de la peau : cet obsta ^ c’est la chaux déposée sur la tra*ne ^ ganique pour en séparer les p°**s,.uc5 chaux, en effet, altère par ses proprl*L, corrosives le tissu de la peau , se c° j bine avec lui, et par sa tendant ^ s’unir avec l’acide tannique pen e[)t le tannage, diminue très-notable*10 la réaction chimique de l’acide le cuir. . gü.
- Le sucre jouit de la propriété si**^, lière de rendre la chaux soluble, P
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- ois e ^il partage avec l’esprit de ^irLi.^e J'utilise en plongeant le de Kiin. Iae de chaux clans une solution
- Sücre
- ^ttreT ,COnv:enalde avant de le sou-Ênfin J1'00 du tannin. fieianJ 0r(lue le cuir est ainsi privé en coMaS<Ince chaux , je le place a3ge q cr avec le liquide d’un lan-e*e*osni C ^a's Passer Par endosmose ÎJSSU. p °Se a travers la trame de son *9ci(]e ^.empêcher la formation de » altèr« i ^Ue (iu* dissout la gélatine ^eiupA ,168 qualités du cuir, il suffît a\’er M contactdu liquide tan-t’éCOnec !'a'r atmosphérique. e$t iuj_ 0lïl*e obtenue par mon procédé et| <Ohr.ense ’ Je vais en quelques mots
- , Cr ,"nc idèe-
- ^kilo e,t actuel de l’art du tannage, ^issef). ^'depeau a l’état frais ne four-e"i8eal)<îU445ou ^Okilog. de cuir tanné, et l’onà1 dydkilogr. d’écorce de chêne, 't'étljQj rat,on dure 18 mois. Par ma Nr U . i°urssuffisent; je n’emploie kilogp î^éuie poids de cuir que 100 3Ns ’ii ^orce de chcne, et j’obtiens 1 °Pe.ration 60 kilogr. de cuir
- ' tatlfjp —“ vjug pai lu vieille iiiluiuui;
- Nspr, Ur Prépare une seule peau, je 4 " Préparer 39.
- h Proo’1?a®e veau demande, par Sx o en usage, de 5 à 6 mois; 'athAh'1 quatre jours me suffisent pour i ?P®ration.
- > Prem-S'11 0n veut seulement employer ' est'a éère Partie de mon procédé , Sr,/„?lre la solution sucrée destinée
- Se 5
- Se
- Kù°n r®duit encore celle opération kese '«au de 6 mois à 10 jours. savantages de ce procédé de tan-
- ‘ ta i- 11 uc cuit
- ,L ndis que par la vieille méthode
- solution sucrée destinée sesçfV- er le séjour de la chaux, sans ’hge lr de l’endomose pour le tan-
- ,1»
- s?nt les
- Au
- suivants :
- |‘lt,gttientalion d’un cinquième 85qü ?.P°ids du cuir, amélioration de sUr s dé, l’action délétère de la chaux 2o y, ukres étant neutralisée ; r di^°nomie énorme sur le temps esf«’.'dution très-considérable dans a,s (1).
- ‘V ifl
- c0tZ Sondeur et la disposition d’éhîent de donner aux chaui 0<xPoration dans les salines
- Muhlman, inspecteur des s à Halle.
- ÜS(lu’en I819 on s’est servi, à
- line royale de Schônebeck, en Prusse, de chaudières de trois grandeurs différentes, savoir : une de 6m,27 de long sur autant de large , une deuxième de 5m,33 sur 8 rn., et une troisième de 8 m. sur 8mèt. Après que l’expérience eut indiqué, pour chacune de ces grandeurs, la meilleure disposition à donner au chauffage, on remarqua que c’étaient les chaudières des dimensions les plus grandes qui avaient produit les meilleurs résultats. Or, comme à Dürrenberg deschaudières plus grandes encore avaient offert proportionnellement de bons effets , il s’agissait d’examiner si des chaudières de dimensions plus considérables encore ne seraient pas plus économiques , en ayant égard toutefois aux considérations, savoir, que des chaudières trop grandes sont difficiles à nettoyer et à réparer, que quand elles ont trop de largeur la manœuvre y devient moins facile , et que quand elles sont trop longues on a de la peine à les chauffer uniformément.
- En conséquence, dans l’hiver de 1819 à 1820, on a fait d’abord construire à Schônebeck une chaudière de 15m,70 de longueur sur 8 mèt. de largeur, à sole rayonnante. Cette chaudière a produit à peu près le même effet que la plus grande de l’ancien système , ou de 8 mèt. sur 8 mèt. On n’a pas pensé qu’il fût possible d’appliquer un feu à circulation , attendu que les canaux étaient tellement longs que la famée se refroidissait complètement, et que les carneaux s’encombraient de suie.
- Dans deux autres chaudières un peu plus petites (et qu’on avait composées chacune de la réunion de deux chaudières anciennes de 5m,33) , l’une de 12m,55 de long sur 8 m. de large, et l’autre de llm,60 sur 8ra,50, un foyer à circulation a donné des résultats plus avantageux qu’un foyer à chaleur rayonnante. Toutefois, comme les résultats de la campagne de 1823 démontrèrent que la grande chaudière de 15m,70, à foyer rayonnant, avait consommé pour obtenir un faste, ou 1871 kilog. de sel, en moyenne 3nièt-cub ,833 de bois, et la chaudière de l lm,60, 3mèt-cub ,867, tandis que les treize chaudières de 8 mèt. n’avaient consommé en moyenne que 3m,817 ; aussi, pour obtenir un laste ou 1871 kilog. de sel, on pouvait raisonnablement admettre, quelque faible que fût la différence d’effet entre les trois grandes chaudières vis-à-vis celle
- .,(q p ' " vier, complètent ceux que nous avons déjà
- q^ieil8 rei>seigncments, adressés à l’Aca- publiés sur ce procédé dans la 6« année, p. 442 es sciences, dans sa séance du 12 jari- j de notre journal. F. M.
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- de 8 met., que les premières n’avaient pas un avantage bien marqué sur les secondes, quoiqu’il fût évident qu’en montant deux chaudières de 100 mètres carrés environ de surface, on avait gagné en effet utile sur les chaudières de 5m,33 de longueur sur 8 m. de largeur, qui, encore au nombre de quatre cette année-là, avaient consommé en moyenne
- 3met.cub. 9gg jg kgjg pQUr pr0(jU]|re un
- laste de sel.
- Il paraît donc démontré, d’après les essais faits jusqu’à ce jour à Schône-beck, que les chaudières de 8 mèt. de longueur sur autant de largeur, c’est-à-dire de 64 mètres carrés de surface au fond, sont celles qui donnent les résultats les plus avantageux, qu’on peut augmenter cette surface jusqu’à 98 à 100 mèt. sans qu’elles perdent sensiblement de leur effet utile , mais qu’il ne faut pas aller au delà et faire des chaudières de 120 mèt. carrés et plus, si on ne veut pas que l’effet utile diminue, premièrement, parce que ces chaudières sont difficiles à manier et à remuer lors des réparations ; en second lieu, parce qu’elles sont sujettes aux fuites pendant l’évaporation , et enfin parce qu’elles exigent un personnel plus nombreux pour leur service.
- C’est en conséquence de ces considérations ,
- l°Qu’à Schônebeck, depuis 1830, on a réformé la grande chaudière de 15 mèt. pour la remplacer par deux chaudières de 8 mèt. comme auparavant ;
- 2° Que les chaudières marchant mal, de 5m,33 sur 8 des salinages de Magde-bourg et de Berlin, ont été réunies en chaudières plus grandes , mais que dans ces salinages on s’en est tenu, pour obtenir le plus grand effet utile possible, aux chaudières de 100 mètres carrés ;
- 3“ Enfin, qu’on a mis à profit, dans la saline royaledeHalle, les expériences de Schônebeck , et qu’à dater de 1830, époque jusqu’à laquelle on n’avait encore fait usage que de petites chaudières desoccagc, on a remplacé celles qui étaient hors de service par des chaudières de 100 mètres carrés, ce qui a fait en outre gagner de la place. A présent il y en a deux de cette espèce à Halle, qui tous les ans, depuis leur établissement, l’ont emporté sensiblement en effet utile sur les six autres petites chaudières qui existent encore.
- Relativement à la structure de la sole de ces grandes chaudières, on a adopté, ainsi que cela a lieu encore sous les petites chaudières de Halle , le mode de la circulation , attendu qu’il paraît indubitable, d’après les faits con-
- nus, que le chauffage parrayoun. ces ne convient pas à des chaudières dimensions. . du
- Du reste, dans la constructif” ce foyer, qui exerce une si grande sur les résultats que rendent 'eS ,f ta dières de salinage, on doit 5 5111; général égard aux considérât!0,^ à vantes , savoir, que le feu, eue.T|o^' la quantité de combustible ein{.e()a»5 brûle avec vivacité; quelasaum0 la chaudière bouille dans tous *e.s Lfli de sa surface ; que le séchoir soit ^ samment chauffé ; d’un autre qu’il n’y ait pas une trop grande jl ^ tité de chaleur perdue, et que co0' mée puisse cependant s’échapper ^ venablement. On atteint ces dm buts ; 0
- A , au moyen d’un rapporldu entre la surface de grille et eei fond de la chaudière ; ug >
- B , par une disposition convena donner à la grille. . . à
- C, par une distance déterniu|e,e’|a
- établir entre la grille et le f°n£l chaudière ; • jta-
- D, par des dimensions relative® a blir entre le passage de l’air à 1 ‘
- la grille et la section des carneajej^t
- E, enfin enchargeant convenant la sole d’évaporation.
- Entrons à cet égard dans due4 explications :
- A. Relativement au premier P p-c’est-à-dire au rapport le plus ^ 0 tageux à établir entre la surfac(î j£s grille et celle de la chaudière sr-0 différents combustibles, les exper,e, jé' faites à Halle et à Schônebeck 0" montré :
- 1° Qu’avec des chaudières de * J qu’à 70 mètres carrés , il faut : ^js
- a) Que la surface du foyer a° soit l/28e de celle de la chaudière * 0ii
- b) Que celle du foyer à la tourP ^ à l’anthracite , suivant la quam combustible, soit de 1/I6e à 1 /lfe; J
- c) Que celle du foyer àlahouih^ à paraît se ranger entre ceux au ho'’ ’r(r la tourbe et à l’anthracite, et se raP‘ je cher plus,ou moins de celle de 1 u^o()r ces foyers, suivant la qualité du bustible , soit de l/26e à l/24e ; tii>
- d) Enfin, que dans un feu a^ £t mélange de houille et d'anthracite en se servant principalement de b°e; dans le chauffage, elle soit de i/:
- 2° Que dans les grandes chau01 cC> de 100 mètres carrés de surface rapports éprouvent une modifie3^! et que la surface de grille doit, sUv0jr les expériences, être diminuée,
- a) Pour le feu de bois, jusqu’*1
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- ty20'.^°Or Ce^ui d’anthracite , jusqu’à
- 1/28';^0tlr celui de houille, jusqu’à
- îhraci£UrUn m^ange de houille et an-la chanri^Us^u ^ V27e de la surface de Û. p U,ere-
- dire à hSïnl ai? ?econd point, c’est-à-flue ceflp •po.sd'on de la grille, il faut iaccntim,Cl ad*e en montant de 10 à ^est enT» res ’ ve.rs le pont ou autel. la§euSe tel Une disposition très-avan-(*eia »riMa ce flue la partie postérieure tle^mpnteî ?s*‘ chargée proportion-Co°Une J- de m.°'ns de combustible, agit ^.rpli?^31^1 ProPre à brûler la fu-C. j? 1Vementàla partie antérieure. ®Ublir fl11* touche la distance à cbaudi< ntr® SriHe ,et *e fond de la
- tin f_ F® » il a ptp flpmnnlrp nn’acon
- fe"‘cïe ’ d a été démontré qu’avec Us i0r e *î01s.qui produit la flamme la
- Plus Inn" ,JUJS.qu> produit la itamme la °yerHûfkUe~ d fallait une hauteur de n°Urbe a ®!B’^ ’ ma's qu’avec la
- ^QiiïiP 61 1 anthracite, qui ont une ShnC°Urle’ il était indispensable a chaii vRrocher davantage du fond de fenir tn frf?’ et <Iue s* on voulait ob-ilfaiiaitu , 1 effet de ces combustibles, te chiff recfoire celte hauteur à 0m,60.
- de
- ueiij re de la houille est entre ces s^van?X.trêmes ’ ou de à Om,72, cette h a qualité du combustible; et se^uteur du foyer peut être con-fâitij orsque le feu de schlotage se lion "ouille avec une faible addi-h u anthracite.
- à tràv at*vement au passage de l’air
- Üeb0iers.la Srille’faut dans le feu ^ètr p ,acer ies barreaux à 6 ou 7 mil-tin th.®s * un de l’autre. Quand on brûle °nPemSe de houille et d’anthracite, de |'a, dans la saison la plus froide Nsri ee’ conserver cette distance; «stn],an.s le,s niois où la température Porter s.elevée , ou doit l’agrandir et la Qtianf Îus<îu a à 16 millimètres, doive 3UX carneaux dans lasole, ils ne latj0nnt Pas, quand celle-ci est à circulaire trop longs, attendu que le sur^ de la fumée devient languissant, qne .utdans les conduits de retour, et deu^carnefiux latéraux les plus exté-Las'Pc s échauffent pas suflisamment. s°|e non verticale decescarneauxdela si(tér f doit Pas l°ntefois être plus con-letira<^ e 9qece'a n’est nécessaire pour 8enx vil du feu, etqu’il n’est avanta-*°rsciu’0Ur *e chauffage de la chaudière, tineT °n peut donner aux carneaux Il n’y r§eur supérieure à leur hauteur. %héaque !orsque la capacité d’une sole PtiUrp6’ 11 e?1 Pas asscz considérable fÇonP onstruiredes carneaux d’une lar-nuisante , qu’il faut regagner en Tpchnnlogiste, T. VU. — Mars 1846.
- hauteur ce qu’on a perdu en largeur afin de maintenir la surface de section. Avec des chaudières de 100 mètres carrés , il faut :
- a. Pour un feu de bois, donner aux carneaux une largeur de lm,20 et 0m,90, et aux extrémités de droite et de gauche, 0m,85, avec une hauteur de 0m,30 à 0m,32, qui descend à 0m,24 vers la sortie.
- b. Pour un feu de tourbe ou d’anthracite , donner à ces carneaux une largeur respective de 1 m., 0"\70 et 0m,60, avec une hauteur de 0m,36, qui décroît de même jusqu’à 0m,30 vers l’extrémité.
- E. Afin de diminuer autant que possible la déperdition de la chaleur sur la sole , où 3 lieu l’évaporation , on charge celle-ci avec un corps, mauvais conducteur de chaleur, principalement des cendres sèches, et on fait aller les carnaux en montant en proportion de leur éloignement du feu et de la chaleur déjà absorbée par la chaudière ; seulement dans les endroits où la flamme jone dans les soles à circulation , des chaudières chauffées à la tourbe et à la houille , là où les carneaux changent de direction , on abaisse cette sole de 8 à 10 centimètres , pour que les cendres emportées par le courant puissent se déposer dans ces points , et par conséquent remplir et égaliser bientôt ces parties plus profondes, car autrement le tirage serait promptement entravé. L’emploi de cendres sèches pour recouvrir la sole, indépendamment de ses autres avantages, produit encore un autre bon effet, qui est qu’on peut en garnir aisément tous les angles dans les carneauxdelasole,et les arrondir de façon que le feu, dans sa marche à travers ces carneaux, ne rencontre nulle part d’obstacles abruptes et anguleux.
- Appareil à nettoyer les grains.
- Par M. J. Hick, ingénieur.
- L’appareil ou ramonerie que je vais décrire . et qui est destiné à nettoyer le froment et les autres graines , est représenté en élévation dans la fig. 4, pl. 78, et dans la fig. 5 en coupe verticale.
- Il consiste en un enveloppe ayant la forme d’un cône tronqué , à l’exception de la portion de sa surface convexe où se trouve placé un conducteur ou trémie a pour introduire le grain, et d’une boîte ou couloire b qui mène à
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- une ouverture d’évacuation. Cette enveloppe circulaire est composée de barres striées ou mieux de litnes triangulaires c, c, c en fonte coulée en coquille , condition sur laquelle on reviendra dans un instant. Ces limes sont placées entre elles à une distance telle, que la poussière et les autres menues impuretés qui se séparent du grain puissent passer librement entre elles, et en même temps que le grain se trouve retenu. L’extrémité inférieure des limes est reçue dans une rainure disposée à cet effet dans l’anneau extérieur d qui les soutient ; on les y maintient fixes en remplissant les espaces angulaires qu’elles laissent entre elles dans la rainure avec des blocs de plomb ou autre métal ayant la même forme , et elles sont fixées de la même manière dans l’anneau supérieur e, e de l’enveloppe. Quand ces barres sont ainsi disposées , on les assujettit fortement à leur place, à l’aide de boulons qui passent de l’anneau inférieur dans les colonnes ff, ainsi qu’on le voit dans les dessins, et de celles-ci dans des oreilles latérales que porte l’anneau supérieur. Ce qui en même temps assemble aussi fermement les deux anneaux avec le crible placé entre eux.
- On a préféré donner une forme triangulaire aux limes extérieures comme étant celle qui paraît être la plus convenable pour évacuer la poussière qui se sépare du grain lors du nettoyage, à cause des faces intérieures de ces barres qui s’en vont ën divergeant extérieurement.
- A l’intérieur de cette chambre ou boisseau à claire-voie c , est placé un tambour aussi en forme de cône tronqué g,g, composé de barres striées ou limes quadrangulaires en fonte coulée en coquilles. Ces limes g sont de même fixes dans des anneaux internes h, h et i,i, et reliées ensemble par des tirants k, k. Cette) série interne de limes ou ce tambour est assemblée avec l’arbre vertical tournant l placé au centre , et constitue avec lui la partie mobile de l’appareil. Ses dimensions sont telles, qu’il existe , entre sa surface externe et celle interne des limes c, c, un espace suffisant pour le passage des grains.
- Comme toutes ces limes sont exposées pendant leur fabrication à se voiler ou se tordre plus ou moins, et qu’il est essentiel dans cette machine que les surfaces actives de ces pièces conservent pour exercer une action uniforme sur le grain , une forme droite et plane, l’avantage de se servir de barres en jante coulée en coquilles, et durcies
- i-deS'
- ainsi à un millimètre et demi au-- ^ sous de leur surface, plutôt barres d’acier est évident, a ?a%ent la grande facilité qu’elles Pre?c"[Iie. pour produire une surface unlv,uée5 En effet ces barres ainsi et
- possèdent encore un peu de diietiu „ c-de souplesse, et toutes les ton tions relatives au voilement et a J efl sion se trouvent aisément rectinee jpe môme temps que le prix de la s’en trouve considérablement re^ue Je Quant à ce qui concerne l’éteriuui ^ l’espace ou la distance entre les sur1 ^ travaillantes des barres striées o ^ mes, l’appareil se trouve réglé et aj p} sous ce rapport au moyen des brasw % boulonnés sur le fond de l’anneau férieur interne h, au moyen île vures qu’il porte en dessous à enafi^
- entre
- à caler , passant à travers le noya^. en contact avec la boîte , disp0*1
- extrémité, et qui servent a avec l’arbre l.
- n est un noyau portant au une boîte avec crapaudine en a^j(é formant point d’appui pour l’extreU*^ inférieure de l’arbre l : o, une t
- tioi1
- qui permet d’élever et d’abaiscr a 'p, lonté l’arbre de la machine sans der ger sa verticalité. , |j
- D’après la disposition en cône 0 série externe des limes c , et ce,^, rallèle de la série interne de cclle Jy laquelle est montée sur l’arbre l > °cSt position où l’inclinaison du cône d’environ un douzième de la hautea t il est clair qu’en élevant ou abais» la crapaudine à l’aide de la vis, 00 ^ minue ou on augmente l’espace fi 5 existe entre les deux séries de bar striées. . |3
- On donne une forte inclinaison a^, portion supérieure de la paroi rieure de la trémie a, qui sert a, troduirc le grain , ainsi qu’il a deja ^ dit, afin de présenter celui-ci barres striées aussi près que possib sommet. De là, la paroi de la coo'° e5 b s’étend dans la direction de ces barcCi en faisant une saillie sur leur sur!ari-jusqu’à l’ouverture d’évacuation rieure où elle se termine. rg{li
- A chacun des bras mm, qui ser'e /( à relier l’anneau inférieur interne avec l’arbre, se trouve attachée * plaque de lôle p,p qui sert d’ai'j c pour établir la ventilation ; et afin déterminer un courant de cet air,1 . ainsi en mouvement, aussi bien fi „ pour le diriger et lui donner par c séquent un effet plus utile , le bon terne de l’anneau inférieur exte p se prolonge par le bas, en une a
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- sur
- ftrie
- laquelle
- on fixe à vis ou autrement
- au cen^Ue ,®lor^zorita,le en étain, percée ta. .d’une ouverture circulaire, à |a • 0rtje du grain de l'espace destiné évaCürtCUlation entre les limes et son itidj a;,on dans la couloire b, a été
- ^éiia ^ Cn c est une ouverture paroj^e.e entre le bord interne de cette
- Parte Condoit que le grain , em-et ig*LPaf la machine, approche d’abord, tré^j 1? plus voisin de la paroi de la iiC ** Cimentation ci-dessus décrite. dugreMe ce mode de déchargement Pour ln, on Peut établir une ouverture $ur ,S°JJ évacuation aussitôtqu*il arrive circ ? ‘0nd de l’espace annulaire où il ci ca e entre les barres, et alors celles-ratl SSent d’opérer sur lui. A cet effet, dn- eau Inférieur tournant est relevé
- j?e.u et de manière à placer sa.face au^rieure environ à 12 millimètres quj ,essus de celle de l’anneau interne, Uu ne touche, et en coupant un biseau
- “°rds °Ute
- Peu prononcé sur chacun de leurs » il se forme entre eux et sur turè’' leur circonférence, une ouverte annHfoire égale environ à la dis-Ij^ e qui sépare les deux séries de ,ods entre elles. Chacun de ces deux ètfp Pour déchargér le grain peut appliqué à volonté, et le choix Ph, . ^ des dimensions de la machine
- ^JPfoyée.
- Pot tte machine peut être assez grande peü*! uettoyer suffisamment le grain oui-1 qu’ü exécute un seul tour, 8Ur n on peut en établir des modèles 5 de plus petites dimensions, où le pr Jn a besoin d’une circulation plus
- lib^ne autre modification qu’on b re aussi d’adopter , c’est l’emploi de liei S ^angulaires lisses ou unies , au fl u de barres striées ou de limes, b ans ce cas, le bord interne de chaque
- °ogée.
- est
- (hrte que le grain touche d’abord pen-
- Sa rîrpiilatinn _ nhpvannhft inf.p.-
- ^eu
- sa circulation, chevauche inté-
- de iment sur *e ^°rd fo Pfos voisin
- pj Ja barre suivante de 1 à 2 milli-(je lre , plus ou moins à volonté , afin { contribuer à l’opération du net-OfJage sans couper ou attaquer le grain, b * exécute cette disposition dans les p^ res en donnant une forme corres-tal h ante aux blocs angulaires de mé-q .dont il a été question ci-dessus, et g 1 servent à maintenir en place les ff«s dans leur rainure. str-n Peut encore substituer aux barres lo/ees ou Ümes* ou a celles unies ücrsque la nature du grain, ou celle jjnS ^puretés qui le souillent, ou en-p. foute autre considération le rendent ^essaire, des plaques de fonte taillées
- comme Je représente la fig. 6, à côtes ou sillons plus ou moins inclinés. Ces plaques formant des secteurs coniques, propres à donner par leur assemblage la surface convexe d’un cône tronqué.
- La force motrice pour faire marcher cet appareil se transmet à l’arbre vertical par une poulie n, sur laquelle est jetée une courroie (1).
- Sur le retrait des métaux ou alliages au moulage.
- Par M. K. Karmarsch.
- Lorsqu'on coule un métal en fusion dans un moule , il le remplit complètement tant qu’il reste à l’état fluide. Mais lorsqu’il se fige, c’est-à-dire par le passage de l’état liquide à l’état solide , il survient un changement de volume , généralement une diminution, quoiqu’on trouve des métaux (tels que la fonte de fer et le bismuth) qui éprouvent une augmentation. Par le refroidissement consécutif et plus complet, le volume de la pièce coulée diminue encore jusqu’à un certain point, et lorsqu’elle est complètement refroidie, cette pièce est notablement plus petite que la cavité du moule dans laquelle elle a été coulée. C’est à ce phénomène de la diminution du volume, qu’on donne le nom de retrait, et c’est la quantité linéaire dont la pièce diminue , qu’on a appelée la mesure du retrait (1).
- (1) Cette machine à nettoyer les grains, dont la description est assez imparfaite,, paraît être une copie de la machine ingénieuse inventée en I83(i, par M. Penzold (le Technologûte, 2'année , p. 25) , pour le séchage des étoffes de laine, et que ce mécanicien a beaucoup perfectionnée depuis. 11 serait utile, dans la pratique , d’adapter à la machine de M. llick une partie de ces perfectionnements, et cn particulier celui qui consiste à faire tourner l'axe dans un manchon pourvu de l’organe appelé tambour élastique, qui permet de donner à cet axe une grande vitesse sans avoir à craindre les réactions dues à l’excentricité de la charge. Du reste, la machine anglaise nous parait devoir remplir son but ; seulement nous craignons qu’elle ne,soit trop dispendieuse de première acquisition pour les fermes et les établissements de mouture, et qu’elle n’exige pour fonctionner l’emploi d’une force plus considérable qu’on ne peut ou doit en consacrer économiquement à l’opération mécanique qu’elle est destinée à faire exécuter.
- F. M.
- (1) Les pièces moulées de quelque épaisseur ne prennent pas toujours, dans toutes leurs parties, un retrait uniforme ; mais elles fléchissent souvent, en certains points, d’une manière assez sensible pour y produire des dépressions. C’est là l’origine aussi de quelques
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- On conçoit, dès lors , que lorsqu’on prépare un modèle pour les objets destinés à être reproduits en métal par la fonte , il faut avoir égard au volume définitif que prendra la pièce coulée, comme c’est par exemple le cas, lorsqu’il s’agit de fondre des corps qui doivent présenter un volume rigoureusement déterminé , ou des dimensions scrupuleusement observées. Dans ces cas, le modèle doit être fait d’un volume proportionnel au retrait du métal , pour obtenir l’objet coulé avec les dimensions exigées. Une connaissance parfaitement exacte de la quantité dont une pièce coulée se contracte, est donc une chose indispensable lorsque cet objet , ainsi que cela arrive principalement avec la fonte de fer, n’est pas soumis à un travail ultérieur, et doit sortir du moule suivant des proportions et des formes déterminées.
- Quand cet objet doit être limé ou tourné, on peut dans ce cas se contenter d’évaluer approximativement le retrait, pourvu que la pièce reste assez forte après qu’il se sera exercé pour supporter l’un ou l’autre travail ; seulement il faut faire attention, dans cette circonstance , que cet objet ne vienne pas trop volumineux à la fonte, parce qu’alors on ferait une dépense inutile de temps, de travail et d’outils, lors de l’ajustage qu’on lui fait subir.
- La grandeur du retrait dépend des circonstances suivantes :
- 1° De lanature du métal. Non-seulement sous ce rapport chaque métal se comporte d’une manière qui lui est propres; mais les variations infinies qu’on rencontre de plus dans un seul et même métal, exercent dans cette circonstance une influence remarquable; telles sont, par exemple, les différentes espèces de fontes de fer. De même dans un alliage de métaux, la proportion pour laquelle chacun d'eux entre dans le mélange est naturellement d’une grande importance.
- 2!‘ De la température du métal lorsqu'on coule. Lorsque le métal est chauffé à une température notablement au-dessus de son point de fusion, il prend déjà du retrait, même quand il est encore à l’état liquide , à mesure que sa température baisse, et ce retrait augmente encore quand le refroidisse-
- cavités que renferment assez souventces pièces (par exemple, dans les balles de plomb qùi servent a charger les armes à feu ), et qui se produisent lorsque la partie intérieure se refroidit et se contracte quelque temps après que la surface s est déjà figée et durcie.
- .., plus-
- ment le fait passer à l’état sonne- ,ü5 par conséquent, on coule chaud, cl lun<. le retrait est considérable- ^ vjtef-circonstance qu’il est difficile d même par la masselotte, attenm celle-ci, étant d’une faible épa* ut se refroidit promptement, et f' r $ plus par pression remplir les vm se forment. ,/#.
- 3° De la forme de la pièce c ^ Les objets qui, par suite de leur > ^
- présentent plus d’espace libre P°^trait contracter, prennent plus de que les autres; ainsi un anneau s tire davantage qu’un disque de diamètre , en supposant que la m Un du moule ou noyau puisse cede1 . peu, ce qui est toujours le cas. be P (]r nomène provient de ce que le c° s §es extérieur qui est en contact dansto points avec le moule, se refroidi r, fige en un instant, tandis que Ie5 1Options internes dans le disque son1 core fluides et diminuent la c°ny tion trop considérable des portion e„ térieures, et même s’y oppose11 partie. y.
- 4° De la nature du moule ^anLeV quel on fond. Si ce moule est en 4^ que sorte élastique et disposé à ce ^ la pression du métal dilate un Pe.e„t cavité où il est versé , et l’objet 1' plus fort, ou, à proprement avec moins de retrait à la fonte. ^(1. les pièces fondues dans les sables s mides sont toujours d’un volume 1 . fort, le modèle étant le même , % celles coulées en sable sec ou dan terre. Les moules avec ces deux ^ nières matières livrent de P*uS.rce fontes d’un volume plus petit, P*j0l) qu’elles-mêmes par la dessicc® prennent un retrait qui laisse une j^ vité plus petite que n’était le mon ^ Les pièces creuses, coulées sur e noyau, prennent moins de retrait 9 celles massives, parce que ce nO; s’oppose à leur contraction. ,„$
- On ne possède presque aucune o née numérique sur la mesure du trait que prennent les divers métaUje si ce n’est peut-être pour la fonte • fer. Pour quelques autres métaux ,1 cherché à obtenir au moins une e luation approximative , au m?;^ d’expériences dont je rapporterai résultats. s,
- 1° Fonte de fer. Suivant M- ^é' ten , le retrait de la fonte de fer -j, tend depuis 1/95 jusqu’à 1/98 des mensions linéaires, et il peut considéré pour une bonne fonte »ri-comme étant égal à 1/96 ou 1,042 P° cent, au moins autant que peuvent
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- faite ®tablir les observations qui ont été
- le<ïanv S.^es us^nes a fer, sur 'es ma_ preri(jX jiu’on y traite ; la fonte blanche de|a P'Us de retrait que la grise. Lors lage Canfection de modèles pour mou-d’ung (laPrès des dessins, on se sert censure particulière, qui d’un fes P[esente les subdivisions ordinai-si0n’et l’autre ces mêmes subdivi-preift au8inentées du retrait ; avec le 1“ de«er on Prend les mesures sur dirrtç Sln ’ avec l’aulre on établit les sUD asi0ns du modèle. Par exemple, preL,Sons le retrait égal à 1/97, on ftijjlj ’,P°ur chaque décimètre, 101,041 ties nietr.es > qu’on divise en 100 par-2,’ ^ a.lnsi de suite. laiton. Le laiton prend un re-
- trait bien plus considérable que le fer , quoique , d’après les circonstances rapportées plus haut, ce retrait présente de très-grandes différences. J’ai fait fondre un grand nombre de pièces de formes et grandeurs variées, les unes en sable, les autres en terre , pour les comparer à un seul et même modèle employé pour toutes, et j’ai réuni le résultat de mes mesures dans le tableau qui suit, où à la rigueur on ne saurait attribuer qu’une très-faible portion de ce retrait dans le calcul à la diminution de volume que les moules avaient éprouvée. Les mesures sont données en centièmes des dimensions des pièces.
- DIMENSIONS
- du modèle, de la pièce moulée. Retrait en centièmes.
- 120.00 118.00 .......................... 1.666 p. 100
- 105.50 104.00 1.422
- 50.00 49.00 2.000
- 108.875 107.00 1.717 •
- 146.50 144.50 1.365
- 88.33 87.00 1.505
- 121.20 119.625.......................... 1.299
- 103.33 102.00 1-287
- 98.00 96.00 2.040
- 162.00 159.50 1-543
- 191.75 , 188.50 ........................ 1-703
- Moyenne....................... 1.595
- te?'1 v°^ donc qu’en moyenne on peut S’Jar<ler le retrait du laiton comme ®vant de 1,59 à 1,60 pour 100 (1). Bronze. L’alliage d’étain et de
- cuivre qui constitue le bronze prend en général un retrait moindre que le laiton, et d’autant plus faible que l’étain y est en proportion moindre.
- a) Métal de cloche. Alliage de 100 parties de cuivre et de 18 parties d’étain.
- DIMENSIONS
- du modèle, de la pièce moulée. 63 62
- 125 123
- Retrait en centièmes. 1.587 1.600
- 6) Métal des canons. Alliage de 100 parties de cuivre et de 12,5 parties d’étain.
- DIMENSIONS
- du modèle, de la pièce moulée. 195 193.5
- 156 154.875
- Retrait en centièmes. 0.763 0.721
- faire ** nous semble que l’auteur aurait dû 1er, ,c?nnaître la composition du laiton sur tiiLp '* a fait ses expériences, car les arts emient sous ce nom des alliages en pro-
- portions très-variées, et dont les propriété* physiques sont parfois trés-différentes entrs elles.
- F. M.
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- 4° Zinc, plomb, eïmn, bismuth. On a coulé avec ces métaux, des verges carrées dans une lingotière en fonte de fer, dont les angles avaient été ajustés avec une exacte précision , de façon que les verges présentaient des arêtes bien nettes pour les mesures. La
- Zinc..............: . . . ..........
- id...............................
- id.............................. . .
- Plomb coulé trés-chaud..............
- id. id..................
- coulé froid..................
- Etain coulé très-chaud..............
- id. id..................
- Etain coulé froid...................
- id. id................ . ,
- id. id..................
- Bismuth coulé trés-chaud............
- id. id.....................
- id. id..................
- Coulé froid.........................
- id. ...........................
- id.............................
- longueur de la rainure de la chauffée à la température du /L 75 qu’on voulait y couler, était de 1 parties. Les verges, après le retr ^ sement, ont présenté les nombre» vants :
- 127.75
- 127.50 127.75 128.25
- 128.25
- 128.50 128.66 128.66 129. » 129. » 128.875 129. » 129.125 129. »
- 129.25 129.34 129.83
- Retrait en centièmes-
- 1.541 . Moyenne-
- 1.734 1.541 1.156 f 1.605
- 1.156 0.963 0.840 0.840 | 1.091
- 0.578 0.578 0.675 | 0.702
- 0.580 0.481 j
- 0.580 0.385 0.323 0.323 r
- Le retrait est, d’après ce qui a été dit ci-dessus, le résultat de deux causes, qui se prêtent tantôt un mutuel secours, et tantôt se contrarient entre elles, par exemple, dans le cas où le métal se dilate en refroidissant. Les métaux , par conséquent, prennent plus de retrait lorsqu’ils se contractent d’abord en se figeant, puis lors du refroidissement qu’ils éprouvent, et le moins, au contraire, lorsqu’ils se dilatent puis secon-tractent peu pendant le refroidissement qui suit.
- Dans la pratique de l’art du mou- j leur, le retrait est important à con- ! naître sous deux points de vue diffé- j rents : 1° sous celui de l’évaluation ; de la grandeur définitive de l'objet \ moulé; 2° sous celui de la précision des détails. Un métal peut prendre un retrait considérable , et cependant re- ! produire parfaitement les détails du moule, lorsque le retrait ne provient en grande partie que du refroidisse- [ ment, et doit lui être attribué en entier, parce qu’alors les objets, les détails , | les ornements, sont déjà moulés, et qu’alors ils diminuent seulement de vo- ! lume sans s’altérer et sans perdre leurs j formes et leurs vives arêtes. Ce cas j peut se présenter principalement avec i les métaux peu fusibles, qui, depuis leur point très-élevé de fusion jusqu’à celui où ils sont complètement refroi- . dis, éprouvent naturellement une con- j
- traction considérable. Au contra*.^ un métal qui éprouve peu de retrafajt peut donner un moulage fort impaf jü5 lorsque ce retrait a lieu pour la P grande part lorsqu’il se fige, lac. traction étant très-faible lors du re* ^ dissement, ainsi que cela s’obse avec les métaux aisément fusibles- .
- Ces remarques vont être éclaù par les explications suivantes : . je
- 1° Fonte de fer. D’après Danieu j point de fusion de la fonte de fer t 153(U C. La dilatation linéaire P®, être considérée , d’après les rec» ^ ches du major Roy , comme éga|® 0,00001837 pour chaque degré duthg momètre de Réaumur, ou 0,00001* . pour chaque degré du thermotf1® centigrade, ce qui pour 1530° s’éle rj rait à 0,0169677 ou à peu près 1/59®• s’ensuivrait que le fer fondu et fig® gg vrait se contracter d'environ *.» p. 100 jusqu’à son entier refroidis ^ ment, en supposant que la contracta fût uniforme pour toutes les tempe^ tures, ce qui n’est pas, if est vr | parfaitement conforme à l’expérieo ’ mais qu’on peut admettre sans iqc° vériient dans ces explications. Mai° ^ nant l’observation nous apprend qujy^ retrait de la fonte de fer est de p. 100, c’est-à-dire de beaucoup111 rieure à la contraction calculée d’ap1^ le refroidissement. On doit donc ^ conclure que le fer, lorsqu’il se fige>
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- late. j
- Puisn »U rest.e> l’expérience le confirme, { Cr> °n saat (Iue l°rS(lue 1& fonte entre j euCo Sl0n > les portions qui ne sont pas ce n ? *0ndues nagent dans le bain, | Üde?1 Prouve que le métal à l’état so- j
- a *S chauffé jusque dans le voisi- ! fiqup Son P°‘nt fusl°n) est spéci-f°ndi î?1 plus ,é»er (lue l°rstîu’*l e,st céjgj En admettant les nombres pré-tj0t/ny ’ ^ faurait que la dilata—
- 0 6Vi 0rs<îue le métal se fige, fût de oq y1 .P-100. Si d’après cette hypothèse du a,Cule par exemple que la cavité dim .le présente en longueur une jet ,!!ls*0n linéaire de5664 parties, l’obus n°U!® se dilatera d’abord de 36 de U^ties, c’est-à-dire qu’il présentera le Cr pn8ueur de 5700 parties, puis par 1 goptroidissement se contractera de cl,, V P- 100, c’est-à-dire se trouvera uu,t à 5603 parties. Ces 5603 parties Sont î 100
- les 1ôTô4Ôdelad,menslon Pnmi"
- tfj^n modèle, et par conséquent le re-Sÿj. a été réellement de 1,042. C’est par U te de cette dilatation, lorsqu’il se • 3ue le fer donne en pénétrant LSl jusque dans les plus petites an-y. ctUosités du modèle des moulages si s et si purs.
- ]a^° Laiton. Le point de fusion du dj, °n s’élève en moyenne à 912° C, sa df, n ti°n linéaire est suivant Smeaton q;. 0-001875 pour une température de c-alOOüC., et par conséquent pour 912°
- „ st une dilatation de 0,017100 ; or, l'M avons trouvé 1,595 p. 100 pour le v ,ruit, et ces deux nombres sont assez jJs,us l’un de l’autre pour qu’on soit Se pr>sé à dire que le laiton, lorsqu’il é “Se, n’éprouve point, ou du moins cr°uve très - peu de dilatation , et qü-st ce qu’indique l’expérience , puis-lu°u sait que cet alliage produit des °Ulages bien moins nets et purs que eaK de la fonte.
- k^inc. Le point de fusion du zinc JJttbe entre 410° et 412° C, et sui-(i ril docteur Borner il se dilate de :°02968 entre 0° et 100°, et par concluent de 0,012198 à son point de fu-w,011- Le retrait ne devrait donc égalent être que de 1,220 p. 100 environ,
- 1 ra nous avons trouvé en moyenne sô p ’ ^ s’ensuit que lorsque ce métal *>ge il doit y avoir déjà une diminu-. ^ du volume, ce que l’on a en effet ^es - distinctement observé dans les foulages avec ce métal. La eontrac-t °n du zinc, lorsqu’il se fige, est d’au-g nt plus digne d’attention que sa g ande disposition à la cristallisation Urait pu faire soupçonner le con-
- traire ; le zinc ne peut donc donner des moulages bien frappés et bien rigoureux. Si on calcule son retrait lorsqu’il se fige, on voit qu’il doit être 1,605—1,122—0,483. Par conséquent t un moule qui présente 1016 parties linéaires donne un objet moulé qui Se réduit d’abord lorsque le mé tal se fige à 1011, puis par le refroidisssem ent x 1000 parties.
- 4° Plomb. D’après le docteur Hor-ner, le plomb se dilate de 0,002902 en passant de 0° à 100° C, par conséquent sa dilatation jusqu’à 322° C qui est son point de fusion doit être 0,009344; nous avons trouvé par expérience pour son retrait 1,091 p. 100; il paraîtrait, en conséquence , qu’avec ce métal il y a, lorsqu’il se fige, une contraction , et bien certainement pas de dilatation. D’autres observations semblent d’accord sur ce point.
- 5° Etain. M. Horner a trouvé que la dilatation de l’étain de 0° à 100° C. était égale à 0,0002093, ce qui pour un point de fusion qui s’élève à 227° C, donnerait 0,0047511. L’expérience a donné 0,702 p. 100 pour le retrait moyen, il faut par conséquent qu’il y ait déjà, lorsque le métal se fige, diminution du volume. En effet, quoique l’étain ait un très-faible retrait, il ne donne pas cependant de moulages bien nets.
- 6° Bismuth. De 0° à 100° C, la dilatation du bismuth, d’après Smeaton, est 0,00139167 , par conséquent jusqu’à 249° C, où il fond , c’est une dilatation de 0,00346526. Ce retrait, d’après l’expérience, a été trouvé en moyenne de 0,445 p. 100 ; ces deux nombres sont assez voisins l’un de l’autre pour faire supposer que lorsque le bismuth se fige il y aurait peu de contraction. Dans tous les cas, s’il y avait dilatation elle ne pourrait guère devenir sensible dans une lingotière en fer qui résiste à ses effets. Toutefois , des expériences faites par d’autres ne paraissent pas laisser de doute à cet égard.
- Préparation du gallate de fer sous forme d’une poudre noir velouté.
- Par M. Ricker.
- On sait que les encres noires à écrire ne sont autre chose qu’un sel de prot-oxide de fer tenu en suspension dans une solution de gomme ou de sucre, et que ce sel en particulier est un
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- mélange de gallate et de tannate de fer. On obtient immédiatement une encre de cette espèce, de la teinte noire la plus intense, en agitant une solution de sulfate ou de nitrate de fer avec une décoction de noix de galle. Dans la liqueur noire préparée de cette manière, et qu’on appelle communément de l’encre , le sel de fer qui produit la la teinte noire particulière s’y trouve suspendu à un tel état de ténuité qu’il n’est pas possible de le séparer par le filtre. Toutefois, comme il serait à désirer que cette matière colorante, qui est fort belle et bien intense, pût être isolée et obtenue à l’état de pureté pour en faire des applications techniques dans divers autres arts , nous indiquerons ici un procédé que nous avons découvert et qui est très-simple.
- Pour parvenir au but, il suffit d’ajouter au mélange de la décoction de noix de galle et de sulfate ou de nitrate de fer, un peu d’une solution de carbonate de soude qui produit un magnifique précipité qui, jeté sur un filtre , ne passe pas à travers et se laisse laver avec la plus grande facilité. Une chose digne de remarque , c'est que cette réaction remarquable du carbonate de soude rend raison de la cause pour laquelle toutes les anciennes recettes d’encres indiquent l’emploi du vinaigre.
- Préparation d'une belle sépia.
- Au moyen de l’action de l’acide sulfurique concentré sur quelques substances organiques , on parvient à préparer une trcs-belle sepia comparable à celle d’Italie. Le docteur Winlerfeld conseille de se servir pour cet objet de mélasse de raffinerie, ou mieux de sucre de betterave sur laquelle on fait agir l’acide sulfurique qui dégage alors d’abondantes vapeurs d’acide sulfureux.
- Le résidu de cette réaction ayant été
- lavé à plusieurs reprises par ^.eC‘]!!enl tion , fournit une sepia excessive»1 fixe et très - avantageuse dont ,a petite quantité mélangée avec gomme produit de beaux tons. n. On obtient une couleur plus ?cuffe core et plus délicate lorsqu’on c»a |, de l’acide sulfurique avec de lalc j Lorsque l’acide sulfureux comme» ^ se dégager on arrête l’opérati»»,’ ce lave le résidu à grande eau jusqu a ^ qu’il n’ait plus de réaction acide * ^ on obtient ainsi une couleur quJ laisse rien à désirer.
- Papier pour confectionner les baU°nS' Par M. T. Leykaüf.
- On prend 1 kilog. de caoutch°ü^ qu’on fait digérer pendant trois 5. maines dans de l’ammoniaque caus que , jusqu’à ce qu’il soit devenu co^ plétement blanc; dans cet état, °u à lave à grande eau, puis on le sèc»e,.j l’air pendant quelques jours. Lorsq»., est sec, on le fait dissoudre da»s . l’essence de térébenthine récem»,e distillée , et on obtient ainsi, quand a employé une suffisante quantité » e sence, savoir : 10 kilog. environ da le cas actuel, une solution parfaitei»c nette et limpide, mais seulement bout d’un temps assez prolongé. L a^ plication de chaleur non - seulei»^ n’est pas utile, mais très-nuisible, enduit du bon papier avec cette dis5 lution, on fait sécher et on passe da» l’alcool de 12° cent. Le papier estai0 parfaitement enduit, transparent s’oppose entièrement au passage » gaz hydrogène. Au microscope, on 1 distingue plus la moindre perforât'0^ par où le gaz pourrait s’échapper. D3’ t cet état, ce papier est non-seuleme[. propre à en fabriquer des ballons, i»a de plus on pourra en faire de n»»^ breuses applications dans les lab»ra' toires et dans les arts.
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- AHTS MÉCANIQUES ET CONST1UJCTIONS.
- “effecii
- ou tonneMents dans les machines étjraVPareils propres à préparer, Xexthe 6t ^ou^ner les matières
- ^ar M. J. Ivers, constructeur.
- Ces
- 1* (ja Perfectionnements consistent : lier Ul? mode nouveau et particu-qu’0li aPPliquer la pression aux ailettes pres„j aPPelle communément ailettes à adaDt°n> ailettes à compresseur, en y s0n «ant Un ressort double pivotant à ja^k6 jtre sur une goupille fixée sur la
- P. ^ L11 K ni r\l M/\ <-| <-V AAttA A 1 1 a4- f A a CtO ri A C1
- ,e. ^hulaire de cette ailette ; 2° dans aux a'teOes de compres-
- «n fn 3 ^ev*er, ou éperons en acier ou ti°n nte coulée en coquille, perfec-Porf erîlent fort important sous le rap-co ** la légèreté et de la durée, Nin ^at'vement aux compresseurs Vf'*» en laiton ou en composition kf0^ 'ement en usage, 3° enfin, dans poC( dation d’une bobinée ferme, com-et serrée parfaitement cylin-foriUe d’une tète à l’autre, au lieu de 0Cr des fusées coniques par les deux U, ‘.'commed’habitude, perfectionnent qui ne peut avoir lieu qu’à l’aide o„ n compresseur perfectionné en acier rÇn fonte coulée en coquille , et vidp vilement léger qu’il puisse ren-eter complètement une bobine ferme v^fée jusqu’aux extrémités. vqç fig. 7, pl. 78, est une élévation t^-devant, et la fig. 8 une éléva-ç0 ' latérale de l’ailette perfectionnée (jQj Ptete avec la broche et la bobine aea dépendent.
- Wh oc^ei ailette dont une des tijb , s est solide et pleine et l’autre kv) a're Pour Ie passage du ruban; c, p* de pression ou compresseur dis-Ce Ie c°mme à l’ordinaire pour conduire d1et l’envider sur la bobine d manière compacte ; seulement, Ou s ce cas, le compresseur est en acier de p tente moulée en coquille, au lieu sÇt.!ait°n ou de composition dont on se j °rdinairement.
- c0nJe. caractère principal de nouveauté dans l’emploi d’un ressort pfç^te e, e, au moyen duquel le com-|a .Sseur est maintenu sur la surface de iv 0teoée à mesure qu’elle se forme ; p0j‘rettiité supérieure de ce ressort a un C d’appui fixe en f, et il agit par de exteémité inférieure sur la queue g Ce compresseur ; mais il exerce en
- quelque sorte une action élastique double au moyen de son centre de rotation qui joue à charnière en h, sur une goupille fixée sur la jambe creuse de l’ailette.
- Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie.
- Par M. E, Ciievreül , de l’Institut.
- Dans les leçons que je professai à Lyon en 1842 et 1843, je dus subordonner l’exposition du contraste des couleurs aux applications que l’on peut en faire à la fabrication des étoffes de soie, puisque c’était le but définitif que la société d’agriculture et des arts utiles, d’abord, et la chambre de commerce de Lyon, s’étaient proposé d’atteindre, en demandantà M. le ministre du commerce que je vinsse professer dans cette ville un cours que je fais à Paris tous les deux ans depuis 1828. Ce fut donc avec l’intention de satisfaire, autant que je le pourrais, à la demande de l’industrie de Lyon, qu’avant de commencer mes leçons dans cette ville je me livrai aux recherches que je crus nécessaires pour éclairer le dessinateur et le fabricant dont le concours est indispensable lorsqu’il s’agit de confectionner des étoffes susceptibles d’offrir à l’œil les couleurs les mieux assorties, et dans leur mélange et dans leur opposition. Ce sont ces recherches, entreprises postérieurement à la rédaction de mon ouvrage sur le contraste simultané des couleurs publié en 1839, qui composent celui que je livrerai bientôt au public, sous le titre de Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie, dont je vais présenter un extrait très-concis.
- Lorsque j’ai cherché à ramener les effets optiques des étoffes de soie à une théorie, j’ai reconnu bientôt la nécessité de les placer, relativement au spectateur, dans des circonstances parfaitement définies, et réduites au plus petit nombre possible. De là quatre circonstances principales où une même étoffe peut être vue, le spectateur la regardant la face tournée à la lumière, ou bien, au contraire, le dos tourné à la lumière. On saisira l’importance de la distinction de ces quatre circon-
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- stances, lorsque j’aurai parlé des effets de la lumière rélléchie par un système de cylindres métalliques contigus et parallèles.
- Première position des cylindres.— Ils reposent sur un plan horizontal, et leur axe est compris dans le plan de la lumière incidente,
- Première circonstance.—Le spectateur , placé en face du jour, voit les cylindres très-éclairés, parce qu’il reçoit beaucoup de lumière réfléchie régulièrement.
- Deuxième circonstance. — Le spectateur, tournant le dos au jour, voit les cylindres obscurs, parce qu’il ne lui arrive que peu de lumière, et encore est-elle réfléchie irrégulièrement.
- Deuxième disposition des cylindres. —Leur axe est perpendiculaire au plan de la lumière incidente.
- Troisième circonstance.—Le spectateur , placé en face du jour, voit les cylindres moins éclairés que dans la première circonstance , parce qu’il n’y a que la lumière réfléchie par une zone étroite de la partie la plus élevée de chaque cylindre qui lui parvienne.
- Quatrième circonstance.— Le spectateur, tournant le dos au jour, voit les cylindres extrêmement éclairés, parce que chacun d’eux lui apparaît avec une large zone réfléchissant spé-culairement de la lumière.
- Les cylindres, vus dans la première et la deuxième position par lespectateur faisant face au jour, lui paraissent inégalement éclairés ; mais la différence de la quantité de la lumière qu’ils lui renvoient alors dans la première et la troisième circonstance est bien moindre que celle qu’il perçoit en les observant le dos tourné au jour, par la raison qu’alors ils présentent, dans la deuxième circonstance , le maximum d'ombre , et dans la quatrième, le maximum de lumière.
- Les effets dont je viens de parler peuvent être observés avec des cylindres de 0m,015 de 0>»,00i et de 0°\005 dediamètre. A l’aide des systèmesdecy-lindresmétaliiques, on démontre que les effets optiques du système des cylindres les plus fins sont plus prononcés que ceux des cylindres les plus gros. J’ajouterai que des fils de soie plate, disposés parallèlement, se comportent comme les systèmes des cylindres métalliques , et c’est pour cette raison qu’avant de traiter des effets optiques des étoffes desoie, j’ai parlé de ceux d’un système de cylindres métalliques. 11 me reste à prouver, par l’expérience la vérité de mon assertion. ’
- Toutes les étoffes tissées sont posées de deux systèmes de fils Pa e; lèles formant la chaîne et la .tra'e„t
- ils sont dirigés perpendiculaire!!
- l’un à l’autre.
- Etoffes unies ou non façon^eS‘
- Les étoffes unies sont comprises deux divisions : celles de la pre®1 je ne montrent, à l’endroit, flu u(s0jt leurs systèmes de fils constituant la chaîne ou la trame ; les étoffes . ^ seconde division montrent à la *01 chaîne et la trame.
- ÉTOFFES UNIES DE LA PREMIÈRE Dl^810*
- lr* Section. — Étoffes dont les eff^(
- correspondent à ceux d'un syste
- de cylindres parallèles.
- Je vais démontrer l’identité des optiques des cylindres métalliques c°i(, tigus et parallèles, avec ceux du sa et du velours frisé dit épinglé.
- Satin.
- Le satin est une étoffe dont la jj! paraît seule, pour ainsi dire, à *e 5 droit, sous la forme de petits cyün. "L parallèles dont les extrémités disp raissent dans l’intérieur même de » toffe, par l’effet du liage, opérât10 indispensable pour assurer la Per0L nence des fils là où le tissage les a V\. cés. Les points de liage sont irrégu'1 rement distribués, afin qu’en les simulant autant que possible, lasun3*., du satin ait l’aspect le plus uni coni*1’ le plus brillant. ]a
- Le satin ordinaire est fait par chaîne, mais il peut l’être par la traH*
- Velours frisé dit épinglé.
- Le velours frisé ou le cannelé velou^e estun tissu àcôtes transversales creus°s. Ces côtes ont été formées au rn°V-d’une broche cylindrique de fer <lul’ après avoir été couverte par la chai?e’ en est séparée ; de sorte qu’alors la reste creuse dans toute sa longueur,^ présente à l’extérieur une surface cf lindrique formée par la chaîne.
- Pour que les effets optiques se sentent au spectateur tels que nousJc décrivons, il faut que chaque côte v»' mée par la chaîne présente celle-ci soj forme d’anneaux autant que possm ^ égaux, parallèles entre eux, et perpeI’' diculaires à l’axe du cylindre quüs re' présentent.
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- rnorc «tenant que l’on dispose deux pièce aUX a e* ^ de sa^*n de ^a m^me c°nq Su^ un plan horizontal quel-(hafnfte ’ . e manière que les fils de la Ou jes A.Sl c'est un satin par la chaîne Par i Ills de la trame, si c’est un satin Hennît?’ du morceau a soient et )esndipü*aires aux fils du morceau 6, des Cv)- ets seront identiques à ceux les mllndre? métalliques observés dans Eli f0"68 ^constances, du y taisant la même expérience avec tqais frisé , mêmes résultats ;
- H0r mlférenec moindre entre les deux de s a?Qx qu’entre les deux morceaux des p r Par raison que la surface
- ^’êtr ]• res du ve*ours frisé ’ l°in
- par iC ‘•sse, est rayée transversalement sdlteGt même que ces cylindres ré-
- feQjp de fils enroulés perpendiculaire-fen« n,1 à la broche cylindrique dont ils {f°duisent la forme. que Veste > pour apprécier l’influence w rainures 0u cannelures trans-Ip^ps peuvent avoir sur les effets de la d^M*’ nous adons étudier la manière cyjj e se réfléchit sur un système de dfes à cannelures transversales.
- ^feféon de la lumière par des y[indres à cannelures transver-Wes.
- J'* des cylindres métalliques à Pr0?e*Ures transversales plus ou moins snii°ndes, on peut démontrer les faits "Jants :
- Ilj aeSHÈRB POSITION DES CYLINDRES.—
- LrePosent sur un plan horizontal, et la I afe est compris dans le plan de ^uiière incidente.
- teu remière circonstance.—Le specta-(je placé en face du jour, voit moins Il .mmière réfléchie qu’avec les cy-|’Jjpes unis, puisqu’il y a eu, par tÇq jd des cannelures , diminution d’é-liti 1 e de ^a surface qu» ’ dans les cy-sPéc f ïUl*s’ envoyait de la lumière
- $^eüxième circonstance. — Pour le téfl ateur tour,lanl Ie dos au jour, la Pat-6**00 de la lumière est très-forte , Ce que ses yeux
- sont en relation
- ,a c la face de chaque cannelure sur jUelle tombe la lumière.
- résultat est inverse de celui des lïlindres
- |v UI119.
- f gKexlÈME POSITION DES CYLINDRES. —
- tien axe est perpendiculaire au plan y? lumière incidente.
- (at roisième circonstance. — Le spec-
- ^ placé en face du jour, voit les Ajudres plus brillants que dans la pre-ere circonstance ; le résultat est
- donc encore inverse de celui des cylindres unis.
- Quatrième circonstance.—Le spectateur, tournant le dos au jour, voit les cylindres moins brillants que dans la deuxième circonstance , et bien moins brillants encore que ne le seraient des cylindres unis.
- En définitive , les résultats de la réflexion de la lumière, par des cylindres cannelés transversalement, sont inverses de ceux que présentent les cylindres unis.
- 2e Section.—Étoffes dont les effets correspondent à ceux d'un système de cylindres cannelés perpendiculairement à leur axe et parallèles entre eux.
- Lorsque l’on ignore la manière dont la lumière se réfléchit sur des cylindres, suivant que leur surface est lisse ou cannelée transversalement, on ne voit pas comment les velours frisés , avec leurs côtes saillantes, se comportent à la lumière à l’instar des satins dont la surface est si unie. L’étonnement redouble encore lorsqu'on voit les reps qui, comme les velours frisés , ont des côtes prononcées, agir sur la lumière autrement que ces derniers tissus. Mais si, après avoir étudié comparativement la réflexion de la lumière à la surface des cylindres lisses et à la surface des cylindres à cannelures transversales, on vient à reconnaître, au moyen de la loupe, l’analogie de surface des reps, des cannelés, des bazinés et des côte-fines avec celles des cylindres cannelés transversalement. l’étonnement cesse, car l’explication des effets qui paraissent si étranges est trouvée.
- Le reps proprement dit, ou reps par la trame, présente des côtes dont la chaîne forme l’axe ; les intervalles des fils de la chaîne constituant une côte donnent fieu à des sillons longitudinaux. Quant à la trame , elle couvre entièrement la chaîne à l’endroit, sous forme d’anneaux cylindriques ou aplatis , dont chacun est séparé de ses voisins par des sillons transversaux bien plus prononcés, en général, que les sillons transversaux des côtes cylindriques des velours frisés.
- La plupart des reps par la trame présentent exactement les phénomènes inverses de ceux des satins et des velours frisés. Certainement c’est quelque chose de remarquable que ces derniers tissus , avec leurs côtes, se comportent comme le satin dont la surface est la plus unie de celles qu’il soit possible
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- de trouver parmi les étoffes, tandis qu’ils présentent des effets inverses de ceux des reps dont ils se rapprochent par leurs côtes.
- Les reps par la chaîne ou cannelés, les bazinés, qui ne diffèrent des reps par la trame que par l’inégalité de largeur de leurs côtes, et les côtelines, différant des reps par la grosseur de leurs côtes, agissent sur la lumière comme le reps par la trame , et conséquemment comme des cylindres à cannelures transversales.
- (La suite au prochain numéro.)
- Perfectionnements apportés à l'art de l'imprimeur en toiles peintes.
- Par M. Shepperd , imprimeur, à Manchester.
- Les perfectionnements que je vais décrire s’appliquent principalement à l’impression des calicots et des étoffes de laine en pièce, et constituent quatre inventions distinctes qui vont faire le sujet d’autant de paragraphes. La première de ces inventions consiste dans l’application à l’impression d’une espèce particulière de caoutchouc à laquelle on a donné le nom de caoutchouc volcanisé (le Technologiste, 6e année, p. 400 ), et dont on se sert soit pour recouvrir les rouleaux, soit comme doublier sans fin au lieu des étoffes ou couvertures de laine qu’on emploie actuellement.
- L’élasticité ou la compressibilité d’un doublier en caoutchouc volcanisé est infiniment plus uniforme, et cette substance n’a plus sous cette forme autant de tendance à se ramollir ou à se durcir par les variations de la température. L’emploi de ce caoutchouc est surtout avantageux dans l’impression des calicots et des mousselines de laine, mais on peut aussi en faire des applications utiles dans les impressions en lettres, lithographiques ou en taille-douce, pour remplacer les blanchets dont on se sert ordinairement.
- La seconde de ces invention consiste dans l’application à la machine à imprimer ordinaire d’un appareil à nettoyer ledit doublier sans fin ou la garniture en caoutchouc des rouleaux , ce qui dispense des toiles de décharge employées pour maintenir le doublier net et procure une économie notable de vapeur pour le séchage,de force pour tourner, donne une impression plus
- belle, et enfin rend la ipach’11 r0u-compacte par la suppression àe leaux à sécher et de renvoi d blier. ^ijer
- Lorsqu’on fait usage du d°"utre5 perfectionné pour le calicot et jp tissus imprimés aux machinas y0p naires, ce doublier en caoutc io canisé doit avoir environ 0m,8d a. fferg de largeur (ou toute autre qu °njJ\0d-convenable), et de 4 à 6 mètres jj
- gueur ; il doit être parfaitement aux extrémités, et comme cett dure doit s’effectuer avant de vo ser le caoutchouc, il faut q» u oflr côtés de la machine soit mobu®V je pouvoir introduire le doublier » je cylindre imprimeur. En cet état ^ rejette sur un appareil qu’on^a ta • se présenter dans la fig. 9, pl. 78, , j0e trouve placé au-dessous de la 1119 % de à imprimer à la place des roulea renvoi ordinaires du doublier. , >r A est le premier rouleau de cir tion en cuivre tourné très-exacte!» en passant dessus le doublier » 0„ trouve en contact avec le docte» ^ raclette G, formé d’une baguethj,ur)e lame rigide de laiton pourvue û ^ arête mousse du côté où s’avar^® >le doublier, d’une arête ou bord en ret jjte sur l’autre côté et portant UIie,.Aacle auge pour recevoir la couleur qu’d rajer sur ce doublier. De ce point le de1^, descend en avant d’un rouleau de 5 sion D, sur lequel une petite toile jj fin E, soit en caoutchouc volcanisé. e en une autre matière circule da»* direction contraire au doublier *> ^ rouleau D est cannelé , et la toüe ^ fin E tendue fortement sur lui, apP sur le doublier au moyen d’une vlS,' rouleau agit donc comme une raC. ^ ou docteur circulaire en raclant et l chant toute la couleur qui a • gjt au premier docteur, couleur qUI je emportée par la toile sans fin sUtact rouleau G, où cette toile est en c° ,iVe avec un autre docteur F, qui »n^et définitivement toute la couleur. E.n ^fe état le doublier passe par un cy^uar-sécheur à la vapeur H , pour le.^ ^at rasser de toute l’humidité qu’il P ,e encore conserver, puis sur le roule?Ujre renvoi J , pour revenir sous le cy*,n imprimeur J. .jŸe
- La troisième invention est reia^j, à une construction nouvelle et pa e culière de ce qu’on appelle en Ie .j, d’imprimerie un rouleau tireur ou w \ leau-châssis, et le caractère irop0*-. -^é de nouveauté consiste dans l’élast*0^ donnée à ce rouleau par le m°ye/!ppe l’air emprisonné entre son envel F
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- «xtérjp
- Sortes d**6 Ct Son CorPs intérieur. Ces Coqjjjj de rouleaux sont employées, leur a, °n Sa.*t’ Pour distribuer la couvre cl, cylindres imprimeurs en cui-ét°ffe„ri? ies. machines à imprimer les be t*e laine ou de coton, forint r?,ll*eai1 tireur perfectionné est <aj|]j dun axe ou corps en fer de 36 O^^es qe diamètre et d’environ î làqh || i?ngueur (suivant la machine ba$ps r e il est destiné), avec deux em-^i®Hèt env*ron 12 à 13 centimètres de $Urfa lre> Portant une rainure sur leur Hiljj e, c°nvexe à la profondeur de 12 Ajusté ^es" ^es embases doivent être ^rSei S a Une distance convenable à la Hier• r 1 étoffe qu’on veut impri-s°ie’°n doit veiller surtout à ce qu’elles le Co aPPl‘cluées très-exactement sur Pass?rPs, de manière à ne pas livrer l’adm?e.à l’air, et un robinet pour d’eliegSsl0ïl 1ayr est Pii11® Par l’une
- ra‘nures de ces embases sont ^ect,eS ^ ^ndes de caoutchouc hu-roulè d’essence de térébenthine et 3yec 1 au*our jusqu’à être de niveau entr esk°rdsde ces embases; l’espace ^^lles ci est rempli avec une fla— *lne rouléo serrée et bien unifor-j,aent jusqu’au niveau des embases. Cet état on soude les deux bords Po/^es d’une feuille de caoutchouc ^.r en former un cylindre du dia-sDs rt ^es embases, et on l’insère des-f manière à former un manchon tpe ^leau (qu’on a couvert préalable-le de craie en poudre fine pour que l^nchon glisse aisément dessus). çao?xlrémités en sont collées avec le 3y«c h °UC ^eS ra'nures en humectant p de l’essence de térébenthine. Rouleau doit être enveloppé d’une Caoi f1Se Saze ou de calicot enduit de p0 tch°uc qui a pour objet de s’op-ipa r a la distension du caoutchouc du de |,c?on quand on vient à l'enfler avec 'lès a'r et de fixer les anneaux desti-qu a porter les couleurs séparées pi^d on s’en serp pour imprimer à < d’une couleur. Ces anneaux sont ch0ai|Pés dans une feuille de caout-tlej c de 6 millimètres d’épaisseur et t°üa longueur nécessaire pour faire le 5v0j du rouleau. L’un des bouts doit l’a|1.r Une épaisseur de 3 millimètres et ref re être en biseau. On les fait adhé-l> *0 humectant ces bouts avec de lüantnce de térébenthine et en appli-ou J. s,n- la gaze. Les bandes de drap la f et°ffes de laine qui doivent porter Poi>»°î?leur sont alors cousues dessus 0Ï» ‘"“Pression.
- n Peut faire varier l’élasticité de ce
- rouleau tireur en réglant la quantité d’air emprisonné dans son manchon ou enveloppe extérieure.
- Enfin, la quatrième invention consiste dans l’application d’une enveloppe de caoutchouc volcanisé spongieux ou poreux placé sur un corps en fer ou en bois pour en former un rouleau propre à remplir les fonctions de cylindre imprimeur dans l’impression en couleur, et de plus dans l’application d’anneaux formés de bandes de caoutchouc qu’on attache à la surface des baquets ou distributeurs en drap ou feutres ordinaires ou autres pour imprimer diverses couleurs en même temps, ou en couleurs nuancées , irisées, dégradées , ombrées, etc. Pour faire des rouleaux en caoutchouc volcanisé spongieux , on forme avec cette matière un manchon ayant au moins 25 millimètres d’épaisseur et de la dimension requise et on l’insère sur un corps en bois ou en fer de manière que le tout ait un diamètre requis, ainsi qu’on l’a expliqué pour le rouleau à air ci-dessus décrit.
- Machine à graver les blocs à imprimer et pour faire les outils propres à étamper, gaufrer, ainsi que des modèles pour moulages.
- Par M. T. Jordan, ingénieur en instruments de précision.
- Les arts industriels qui font usage de blocs pour imprimer, étamper, gaufrer et mouler sont très-nombreux , et parmi ceux qui sont le plus immédiatement sous la dépendance de ces organes du travail , les plus importants de tous sont sans contredit ceux des impressions sur étoffes, de la fabrication des papiers peints et des toiles dites cirées. Autour de ces arts principaux viennent s’en grouper une foule d’autres, tels qu’impressions des diagrammes, des illustrations sur papier, etc. , qui tous ont besoin de blocs de bois ou autre matière parfaitement exécutés, pour appliquer et décharger des couleurs, ou reproduire des dessins ou des vignettes.
- Les blocs pour cet objet ont jusqu’à ce moment été gravés et exécutés à la main, soit en enlevant, creusant ou découpant le bois ou le métal, soit en implantant dans les blocs de bois des pièces en métal , profilées de bien des manières variées, afin de mettre en relief le dessin qu’on veut imprimer , soit enfin en faisant entrer des outils
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- de métal dans un bois debout, liant et doux comme l’orme, pour y refouler le dessin . retirant ces outils et se servant du bois et du creux qu’il porte pour mouler des pièces de métal, qu’on cloue ensuite sur des blocs, pour former des clichés qui servent à l’impression.
- Il est évident que ce dernier moyen est principalement applicable lorsque le dessin est répété plusieurs fois dans l’étendue de la surface du bloc, parce que les frais nécessaires pour faire de cette manière un moule de toute la grandeur du bloc excéderaient ceux de la gravure de ce môme bloc. Mais comme la répétition d’un dessin sur un même bois est une chose qui se rencontre à chaque instant dans les fabriques, cette méthode est une addition importante à celles précédemment employées.
- Les arts de l’étampage ou du gaufrage, quoique plus limités que ceux qui dépendent de l’impression à l’aide des surfaces gravées , exigent également des blocs ou moules dans lesquels on a gravé avec soin un dessin, soit en creux soit en relief ; tels sont, par exemple, les fers des relieurs et des carton-niers, ceux des fabricants de fleurs artificielles, des doreurs sur diverses matières , etc.
- L’artdu moulage, ou de produire des dessins ou des reliefs sur des masses ou blocs, dont on prend ensuite l’empreinte dans du sable pour y couler du métal en fusion et reproduire ainsi les accidents du modèle , est d’une application très-étendue dans l’industrie, et exige que ces modèles soient établis avec beaucoup de soin.
- La fabrication des blocs, moules, modèles, pour l’impression , l’étampage , le gaufrage et le moulage, a été jusqu’à ce jour pratiquée principalement, avons-nous dit, à la main, ou par la sculpture et le stéréotypage. Or, l’invention que je vais faire connaître a pour but de remplacer ces moyens imparfaits , limités et dispendieux , par l’application d’une machine à la fabrication de ces blocs, moules , etc.
- Je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’entrer ici dans le détail des applications variées dont cette invention me paraît susceptible dans les cas innombrables où l’on a besoin de surfaces en creux ou en relief pour imprimer, étam-per, gaufrer ou mouler, et où la matière , qu’il s’agit de découper avec des outils d’acier, est aussi variable que peuvent l’être les arts eux-mêmes, et je passerai de suite à la description des
- Mre Ce^C
- moyens que j’emploie pour melu invention en pratique. ,atjve5
- Les dispositions mécaniques re jeS à cet objet sont représentées da e5
- fig. 1, 2 et 3 de la pl. 00, où les n® lettres indiquent les mêmes objet -
- Description des figuré’
- Fig. 10. Plan de la machine.
- Fig. 11. Élévation antérieure.
- Fig. 12. Élévation latérale. ,5(jr A, B, C, D, bâti de la machin^ e„ lequel est solidement fixée un®,ta jeyé5 fontedont deux côtés E, E, suf
- d’équerre, constituent deux rat ^ lesquels courent les roues à » je$ G,H, l, K. Ces roues tournent sUc^ar' pivots montés sur le châssis ou _ r. riot inférieur L, M, N, O, et toute-ugtef tent des vis calantes pour les aJ . un convenablement et les disposer da jj5, plan bien parallèle avec celui deS , sSis Les côtés L , M et N, O de ce cl sont rabotés avec soin, rig°u.reaui ment parallèles entre eux et de njv ^ ils servent à leur tour de rails . roues à gorge P, Q, R, S, montées s ^ un châssis ou charriot T, U, V, V £e même manière que pour le pretntcrje5, second châssis ou table mobile est „ tinè à porter le bloc ou la masse veut graver et qu’on peut y fixer a t ^ de pointes ou de pinces a, a, ^ ^’ut
- L> pu III ItJ U U XXX/ pilIL/CÛ IVj v 7 *pü»
- Lorsque cela est nécessaire, °o V interposer, entre la table et le 111 ^ nisme , un chariot de tour en l’air’ota, quel on donne un mouvement de r yC tion sur son centre, de manière JL l’ouvrage puisse être fixé dans dn e rentes positions angulaires, par % pince ou une détente, ainsi que s’opère dans des cas semblables. „t
- La disposition décrite précédem0. ,j. donne à 1 artiste la faculté de mouvo1 brement son ouvrage suivant une 0} tion quelconque dans un plan ^°r,î,etii tal, et par la combinaison des * -{e mouvements à angle droit, de proô ^ des lignes courbes quelconques, j, comme on opère sans produire mouvement angulaire des parties biles, il en résulte que toute bj^e droite tracée sur ce plan est dans position quelconque de l’ouvrage le rallèle à elle-même dans toute a t position , et par conséquent que 1 jre point dans le plan mobile doit decr ^ exactement des figures semblables, l’on voit qu’on peut suivre tous traits du dessin avec une pointe a chée à la table mobile, à une disla quelconque de l’outil. , . ün
- Z est la pointe à tracer fixée a
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- lairemL?^1 Peut glisser pcrpendicu-^téen nt dans le guide 3 , et y est ar-ütie J|3r ,lnevis de pression z-,l,m,n,o bo(i|0r)aclUe 0u table vissée sur Taxe ou lè|e a, P ’ el rendue exactement paral-PlacèUAPlan sur le(îuei l’ouvrage est de ja ' ^ cette plaque est fixée le guide deSsj P°lnte à tracer , qui peut être un teiHD] ! Un léger relief ou une série de Hetj. .s décomposés en parties èlé-çyni; lr®s du dessin, ainsi qu'il sera [ÿ«éplUsloin. 4
- Pej. ipPPafeil qui sert à graver ou cou-deSs ~ois ou le métal, est soutenu au-6; I s de la table par des montants 5, sirjj , SuPPort horizontal 7 et 8 est une l’o^i? barre à laquelle le châssis de Porta est s°l'dement assemblé. Le drjhp °util se compose d’une boîte de liçal r\s> montée sur un coulisseau verser JP1 °n peut faire monter ou abais-dale Vec Ie pied au moyen d’une pè-r^p * > et les figures indiquent les feW» qui existent entre cette pédale, a u, v (fig. 10) et le coulisseau. rér,| S* H ) est une vis de rappel pour profondeur de la gravure , et Ot)e faciliter ce règlement, il existe d’,|,serie de jauges en acier, dont l’une lu „es (fig. 11), est vue en place sur Npille y.
- en a .°ite r, s porte l’outil s’, qui est mis C0i?Cl’?n Par le moteur à l’aide d’une dç °ie , au taux de plusieurs milliers ré solutions par minute. Les outils, fo-lO an§uesdecarpe,grainsd’orge, bu-çp y etc. , ont des formes variées, et il d0 aat de dimensions différentes ; je Pé Oe quelques unes des formes princi-je |6s dans les figures 13, 14 et 15, mais, Irès répète, ces formes peuvent être 1 dépariées , attendu qu’il est souvent aj,|0ssaire d’adapter l’outil au travail, OnvS,.que le savent très-bien tous les Cj^rs qui font usage des outils transi nis> Dans de pareilles circonstances, ï,e peut donner d’instruction , et il j 1 mieux abandonner chaque ouvrier habitudes, ou à sa propre intel-serice.
- ti^Près avoir décrit les parties essen-pjj es de la machine, je passe à l’ex-faiCahpn des différents moyens pour en 0(( 6 ^application et produire des blocs reliefs d’impression. f3*j‘apremière méthode, celle qui pa-f}^1 'a plus simple , consiste à coller ou fçCr solidement un dessin du modèle él'l'bs, sur une planche qu'on a établie tahermème à demeure sur Ja plaque ou o f, m, w, ° , puis à fixer un bloc, 'a grandeur requise , sur la table U^mle T, üf V, W, et après avoir choisi °util approprié et une pointe à tracer
- de dimensions égales, et mis en place la jauge en acier iv, pour régler la pro fondeur de la gravure , d’amener, à l'aide de la vis x, la pointe de l’outil en contact avec la surface du bloc. Gela fait, on relève cet outil avec la pédale, et on le met en communication avec le moteur; on recule la jauge, ainsi qu’on le voit en «/, fig 11, au pointillé, et lorsque l’outil tourne avec toute sa vitesse, on l’abaisse graduellement sur le bloc en même temps qu’on fait passer à la main , avec lenteur et fermeté , le traçoir sur les traits du dessin ou modèle.
- Il est clair, d’après la description précédente de la machine , que quelle que soit la marche du traçoir, on découpera ainsi dans le bloc une ligne ou trait de même forme que sur le modèle dont la profondeur sera égale à l’épaisseur de la jauge, et la largeur celle du diamètre de l'outil.
- Celte méthode est applicable à un très-grand nombre de blocs , où il faut tracer des lignes en creux , et où une symétrie parfaite n’est pas essentielle ; mais dans le cas où il est nécessaire de champlcvcr de grandes surfaces , et où on ne laisse en relief que de très-faibles ou même de simples lignes, comme les reliefs pour impression sur étoffes, alors’ il convient d’adopter d’autres moyens , d’autant mieux que la main ne peut conduire la pointe à tracer aussi fermement sur les masses d'un dessin que sur un bord ou des contours. Je ferai remarquer, à cette occasion , que lorsqu’il s’agit de reproduire des dessins délicats ou des traits fins, pQur lesquels on a rigoureusement besoin d'une uniformité , d’une symétrie et d’une régularité parfaites , la pointe doit être mue avec la même symétrie et la même régularité, et en même temps avec une extrême fermeté , attendu que la pointe de l’outil répète le mouvement du traçoir avec la plus rigoureuse fidélité.
- Les moyens pour guider,dans ce cas, la pointe à tracer, sont nombreux, et je citerai, entre autres, toutes les méthodes connues pour reproduire des dessins géométriques ; car tout appareil ou guide propre à gouverner la marche d’un crayon , suffit pour diriger celle du traçoir, et par conséquent tous les moyens dont on se sert pour tracer des figures géométriques peuvent, par leur application à ma machine, servir à découper les mêmes figures la profondeur et avec la largeur de trait voulues.
- L’application de règles droites et parallèles est trop simple pour mériter autre chose qu’une simple mention ; mais
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- un moyen qui s’y rattache est celui de règles dont les bords présentent une courbure quelconque, et que j’appellerai templets, pistolets ou patrons. Les templets se font très - rapidement et très-commodément à la machine , en fixant un fragment d’une feuille mince de bois , ou une plaque peu épaisse de métal sur la table mobile, et ajustant l’outil de manière à percer de part en part, en même temps que les traits du dessin sont gravés et découpés comme dans les autres cas. Les légères irrégularités dans les formes peuvent ensuite être corrigées à la lime , et, en cet état, ces templets servent à produire, soit à droite soit à gauche, une suite de courbes semblables , chacune aussi parfaite que l’original, et avec une rapidité presque égale à celle qu’on mettrait à les tracer sur le papier.
- Lorsqu’on fait usage de ces templets, on les munit de deux pointes fixes et courtes en acier, pour les empêcher de glisser, ou bien on peut les fixer sur la table par des vis à tête plate ; dans tous les cas, on les pose en contact avec les lignes correspondantes du dessin, sur la table o, m, où ils servent de guides très-fermes pour la pointe à tracer.
- Toutes les fois qu’un dessin est composé d’un petit nombre de courbes simples, souvent répétées, soit à droite soit à gauche , le moyen que nous venons de décrire est le plus simple qu’on puisse employer pour le graver; mais si les formes sont nombreuses , les dispositions compliquées, alors il vaut mieux se servir d’une esquisse en relief du dessin entier, et qu’on peut obtenir par des moyens variés.
- Celui de ces moyens que je regarde comme le meilleur, quand il s’agit de lignes continues d’épaisseur égale, consiste à fixer le dessin sur une planche, comme ci-dessus, à mettre un bloc de bois dur et debout sur la table mobile, puis avec un outil fin ouvrir un trait de 2 millimètres environ de profondeur, à faire cheminer la pointe à tracer correspondante avec fermeté et beaucoup d’attention sur tous les traits du dessin, en se servant de templets et de règles toutes les fois que cela est praticable. De cette manière, on obtient un tracé ou contour en creux, qui sert de moule pour y couler du métal fusible , et les contours ou traits en relief qu’on obtient, constituent ensuite des guides parfaits pour la pointe à tracer.
- Dans quelques-uns, comme par exemple pour un bouquet ou groupe de fleurs, il vaudrait mieux graver ou découper à la main le contour creux, ce
- qui se fait très-rapidement, atten n|u> la profondeur n’a pas besoin de f0rt considérable que l’épaisseur d papier. „e5l
- Quand on fait les templets ,11 nullement nécessaire que ^eurSije te aient la même épaisseur que ce .^ue quise dans l’ouvrage terminé, P rès le relief des traits sur le t>loc » la qu’il est achevé, est détermine 1^ ^ dimension relative du tracçnr ^ l’outil. Ainsi, supposons qu’d de reproduire le dessin à, G§- j on un bloc ou plan avec le guidf n ’tra' peut y parvenir en se servant du' -[de çoir de la dimension b', et d’un o ^e5t celle a! ; car , comme le traçojf qu’une pointe sur la surface mot111 celV l’outil est employé à graver, y0ie$’ très doivent passer par les mêmes ainsi que l’indiquent les lignes P tuées ; mais comme les diamètre différents, l’épaisseur du trait se;; .»* lement différente , ainsi qu on | à l’inspection de la figure 16, qul fin tre, en conséquence, qu’un tr‘* j$, peut-être obtenu avec un guide ®P‘C|} en se servant d’un outil plus fort 4 0f pointe à tracer. Ce mode sirops > faire varier l’épaisseur du trait, la plus grande importance dans ta v tique. bioai'
- Les templets qui, par des comu ^ sons faites avec goût, produise» variété infinie de dessins, peuyenf ‘ j()f être faits en prenant des clicn0® des moules découpés au tour, ,al1 n.rnef des chariots géométrique , à j'ave11 excentrique ou ovale, ainsi |« tous les appareils servant à faire.,.t|]e' tour une foule de dessins ou d" ^ ments. On fixe ces appareils, 0 |J portion seulement, sur le boulo» V ’ulle pointe à tracer est placée dans (j, douille, sur la face de ces cha qu’on a ajustés à cet effet,. Pf-Lpri1 moyens qui se présenteront à Lr de tout ouvrier compétent en cettersot’ tière , et en tournant le chariot su rjt axe, la table mobile de la machine n ^ les courbes et les figures pour leS(yusté-le chariot a été primitivement aJ 0|)-On pourra donc, de cette maniere > „f tenir ainsi une infinité de guideS , graver des combinaisons de c gtc -d’ovales, d’ellipses, d’épicycloïdeS’ avec une précision remarquable-Le pantographe est un autre ,n ,0yé ment qui peut de même être emP^ii pour graver des copies réduites. ^ dessin original quelconque, ,s0lsei1' moyen d’une réduction sur pap>cr lement, soit à l’aide de templets'
- Je ne crois pas qu’il soit néce* •
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- ue décria
- Parejj re avec P^us détails ces ap-chjne et *eur application à ma ma-Cotif,’Parce qu’ils sont généralement ol)jet ’ et que cette application à cet c0nr,aiSera facile pour tous ceux qui desar.SSent pratiquement cette partie S amn?® mêrae , on peut appliquer ligne utre moyen pour produire des lHéCanCourbes à l’aide de dispositions c°mbi ^Ues’ puisqu’on n’aura qu’à les O»*-avec cette machine. a carrn<^ ^ S a§'t de dessins à raies ou CorUiï|eaUX ’ îe P,ace des pinces à vis, des ra^,eri AS en un point quelconque du s. ,s.> soit du châssis inférieur, soit c^riorer-eur* Si on dxe le châssis ou 1 mférieur, le supérieur, qui
- porte le bloc , sera libre de se mouvoir suivant une seule direction, et, par conséquent, on ne pourra graverqu’une ligne droite parallèle aux bords du châssis inférieur; puis, en ajustant de nouveau les vis de buttage , on produira une seconde ligne parallèle à la première , et ainsi de suite. Maintenant , si on fixe le châssis ou chariot supérieur et qu’on permette à l’inférieur de se mouvoir, alors on gravera de la même manière des lignes à angle droit avec les premières, et chacune de ces séries pourra être arrêtée à telle longueur qu’on voudra, par un ajustement convenable des vis de buttage.
- DEVIS DES MACHINES A VAPEUR.
- PAR M. C.-E. JÜLLIEN, INGÉNIEUR (1). (Suite.)
- SECTION II.
- MACHINES DE SYSTÈMES AUTRES QUE CELUI A BALANCIER.
- ^tin Principal du travail que nous . Ianc.ns de faire sur les machines à ba- J îcljler > a été d’indiquer, non pas aux i i|$ j^hrs, les prix maxima auxquels j le «fi01 Vent consentir suivant la force et j VçU|nre *^es machines à balancier qu’ils c3nip,nt Se procurer, mais bien aux mé-des a,,tls > les prix dans les environs j Pfpi s Üs doivent maintenir leurs
- r “te *
- Pert!ntl0ns P°ur
- ne pas travailler à
- P
- chinaire le même travail pour les ma-à ,j es des différents systèmes propres j qm certain nombre de mécaniciens ' î n0»n SOnt les inventeurs. présenterait Pîhtre avis divers inconvénients ; ainsi,
- ^ exenapie :
- Com ^ ne serait que d’une utilité se-^aire;
- des 11 nous exposerait à commettre ciet)erreurs préjudiciables aux mécani-q, susmentionnés ;
- lui Sa^1 mécanicien qui a un système à des aitc°mbien vaut une machine d’un fûfç^Dalre genres et d’une certaine q ,’.construite sur ce système. vu*l compare son prix de vente à
- celui de la machine à balancier, de même force et de même genre, qu’il prenne le rapport et, s’il a confiance dans nos chiffres, il n’aura qu’à les multiplier par ce rapport, pour avoir les prix approchés auxquels il doit vendre toutes ses machines.
- Ainsi, si un mécanicien peut établir une machine de son système, de la force de vingt chevaux, à détente, sans condensation, pour le somme de 16 000 fr., par exemple, le chiffre de notre tableau, pour cette force et ce genre ,
- 16000
- étant 23,800 francs, le rapport --
- üooOU
- = 0.67, pourra lui servir à trouver, au moyen de notre tableau , les prix auxquels il doit vendre ses machines, pour forces et genres différents.
- Parmi les systèmes autres que celui à balancier, il en est un, le système horizontal, qui nous est particulièrement familier. Nous allons faire , pour ce système , ce que nous croyons que doivent faire les mécaniciens pour chacun des leurs.
- ^ ^°ir le commencement de ce travail aux pages ao, tai, lit et de ce volume. ^ T*âi>innlogiitf. T. VU. — Mars ItW-
- 18
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- Poids en kilogrammes des fonte , fer et cuivre contenus dans diverses mafihW* horizontales , sans détente ni condensation.
- Ie Machine de 6 chevaux, sans détente ni condensation :
- 1° Vaporisation.
- Un chaudière cylindrique en tôle..............
- Garniture de dito.............................
- Un coude de Om.27 pour cheminée...............
- Tuyaux de 0.108...............................
- 30 barreaux de grille................
- Deux chenets..................................
- Deux plaques de chenet. ......................
- Un tisard garni...............................
- Deux coudes , six tuyaux, cuvettes de soupapes. Une emboîture, un coude et brides en fer. . .
- 2° Distribution.
- Mouvement du tiroir....................
- Un robinet d'introduction et sa poignée
- Une excentrique et sa barre............
- Une boite à vapeur garnie..............
- Un tiroir..............................
- Fonte. Fer.
- P 940.00
- 210.00 35.30
- 157.00 )>
- 300.00 P
- 308.00 »
- 83.00 P
- 84.00 ))
- 92.00 15.00
- 330.00 »
- 47.00 6.00
- 1601.00 996.30
- 9 15.00
- » 1.00
- 9 30.00
- 35.00 4.00
- 9 »
- 35.00 50.00
- Cuitf8' 5JO
- P
- P
- P
- P
- P
- i.0°
- P
- ' 9P
- 5.50
- 3° Cylindre à vapeur.
- Un cylindre, ses couvercles et ses boulons.
- Un stulfing-box pour dito...................
- Un piston et sa tige........................
- Deux petits robinets et clefs..............
- 235.00
- »
- 12.00
- 247.00
- 8.00
- 0.20
- 12.00
- 20.20
- o.i« 2,80 0.50
- 1.0®
- 4.70
- 4° Transmission du mouvement.
- Un guide de la tige du piston. . .
- Un volant.............................
- Une manivelle et son bouton. . . Un arbre du volant et cales. . . . Une bielle avec chapes et clavettes.
- 3° Alimentation.
- Sept tuyaux de ... . 0-054 ........................*
- Quatre embottures de 0.054 ........................
- Quatre coudes de. . • 0.054 .......................«
- Tuyaux divers de. . • 0.054 .......................
- Un piston d’eau chaude et stuffing-box. ...........
- Cinq petits tuyaux.................................
- Une pompe d’eau fraîche garnie. ................... . •
- 14.00 1.50
- 374 00 »
- 40.00 4.00
- » 50.00
- 9 29.00
- 42$ .00 84.50
- 176.00 P
- 21.00
- 26.00 P
- 100.00 P
- » 4.00
- » 9
- 44.00 18.00
- 367.00 22.00
- 2.60
- 2,00
- 4.60
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- 275 —
- 6° Bâti.
- aQüe de fondation, douze boulons id..............
- Bm i suPP°rts de 0.135 garnis pour arbre du volant. Ul°ns, écrous et rondelles..........................
- RÉCAPITULATION.
- Vaporisation.................
- Distribution.................
- Cylindre à vapeur............
- Transmission du mouvement.
- Alimentation.................
- Bâti.........................
- Rapports.........
- Matières par cheval..........
- Foute. Fer. Cuivre.
- . 1 370.00 20.00 »
- . I 57.00 7.00 7.00
- • K * 40.00 »
- 427.00 67.00 7.00
- 1601.00 996.30 9.80
- 55.00 50.00 9.90
- 247.00 20.20 4.70
- 428.00 84.50 4.60
- 367.00 22.00 9.70
- 427.00 67.00 7.70
- 3105.00 1240.00 45.70
- . j 68.00 27.20 1.00
- . j 517.00 207.00 7-60
- * Machine de 9 chevaux, sans détente ni condensation
- 1° Vaporisation.
- Hne chaudière cylindrique en tôle de 7m.00 sur 0m.80. .
- ce porte de trou d’honneur garnie. ...............
- Rampons pour tubulures, et boulons..................
- j:n ti»ard garni....................................
- H0 support de chaudière........................
- J:u chenet simple...................................
- “eux plaques de foyers. ............................
- x'dnze barreaux de grille. . .......................
- , n tuyau pour prise de vapeur......................
- peUx tuyaux de 0.081, 1.95..........................
- i;‘cq id. de 0.081, 1.30............................
- f-eux coudes de 0.081 à 2 brides....................
- J^eux id. à embofture et br de......................
- peux embottures droites de 0 081....................
- “eut boulons pour Joints des tuyaux.................
- ^ux soupapes de sûreté garnies............
- 2° Distribution.
- Pue botte à vapeur, couvercle, huit boulons, stuffing-box yu robinet de graissage et deux vis de stuffing-box. .
- “U tiroir et son cadre. ..............................
- Hcc tige de tiroir........................................
- Jju arbre, deux supports et une manette pour dito. .
- yu papillon à main, garni. ...............................
- Vn excentrique, sa barre et un cercle en deux parties.
- 3° Cylindre à vapeur.
- cylindre à vapeur et ses quatorze boulons .... y® fond, un couvercle, un stuffing-box et deux vis. g® piston à vapeur et sa garniture. . ..... ^ .
- |Jae Uge du piston id. .............................
- ~eux robinets de vidange............................
- vuatre boulons pour fixer le cylindre à la plate-forme
- <1 1470.00 »
- 24.00 1300 »
- 19.00 10.70 »
- 118.00 16.00 »
- 52.00 » •
- 35.00 » •
- 54.00 » »
- 465.00 » »
- 84.00 » »
- 147.00 » »
- 290.00 » »
- 36.00 » »
- 50.00 » »
- 30.00 » »
- » 18.00 »
- 18.00 8.00 0.60
- 1422.00 1535.00 0.60
- 35.00 5.60 0.50
- » 1.00 1.30
- 2.60 0.80 »
- » 1.30 »
- » 10.50 »
- 25.00 3.40 1.00
- 9.00 13.00 5.00
- 71.60 35.60 7.80
- 226.00 520 »
- - 62.00 1.20 3.30
- 26.00 2 00 »
- » 15.00 »
- » » 0.80
- i 5.20 »
- 314.00
- 28.60 4-10
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- 4° Transmission du mouvement.
- Un T.........................
- Une bielle à fourche garnie... Un guide de la tige du piston. Une manivelle et son bouton. ,
- Un arbre du volant...........
- Un volant....................
- Fonte. Fer.
- » 8.00 ;
- „ 33.20
- 16.50 2.00
- 44.00 4.00
- 189.00 9
- 595.00 9
- 844.00 47.20
- Cuivre’
- 2,20
- 0.5°
- 5° Alimentation.
- Une botte à soupape pour pompe d’eau chaude et treize
- boulons........................................
- Un piston de pompe alimentaire. . ..................
- Un stuffing-box et deux vis pour dito. . ...........
- Une botte d’eau chaude et ses soutiens. ............
- Un robinet de 0.04 et neuf boulons pour dito........
- Un bouton pour le mouvement de la pompe d’eau fraîche.
- Une pompe d’eau fraîche garnie......................
- Un piston et son mouvement..........................
- Une soupape fermée et son poids, boulons............
- Une soupape d’échappement et son poids, boulons. . .
- Sept tuyaux pour les pompes................♦........
- Un tuyau à colonne pour échappement.................
- Six tuyaux de. . . 0.054, 1.95......................
- Quatre id. de. . . 0.054, 1 30......................
- Six coudes de. . . 0.054 à brides...................
- Trois id. de. . . 0.054 à emboîture et bride........
- Deux emboîtures droites de 0.054....................
- Cinquante boulons pour joints des tuyaux............
- 63.00
- 38.00
- 6.00
- 43.00
- 9.00
- 50.00
- 240.00
- 88.00
- 42.00
- 27.00
- 10.00
- 615.00
- 1.80
- 6.00
- 0.50
- 2.00
- 1.50
- 3.00
- 6.00
- 3.00
- 2.10
- »
- 10.8°
- )>
- 1.50
- 2.50
- 2.Ï0
- »
- 1 40 O.30 10.0°
- »
- 8.00
- 33.90
- p
- p
- 29.2°
- 6° Bâti.
- Une plate-forme du cylindre et 7 boulons de fondation.
- Deux barres fer rond pour allonger les boulons.........
- Quatre clefs à écrous..................................
- Deux supports de l’arbre du volant de 0m.12............
- Deux boulons à clavettes pour dito.....................
- RÉCAPITULATION.
- Vaporisation.................
- Distribution.................
- Cylindre à vapeur...............
- 1 ransrnission du mouvement.
- Alimentation.................
- Bâti.........................
- 288.00 70.00
- » 20.00
- » 20.00
- 124.00 7.S0
- » 6.60
- 412.00 124.10
- 1422.00 1535.10
- 71.60 35-60
- 314.00 28.60
- 844.50 47.20
- 615.00 33.90
- 412.00 124.10
- 3679.10 1804.40
- 1.00
- 6.5°
- Bapports.......... .
- Matières par cheval.
- 63.00
- 409.00
- 31.00
- 200.00
- p.276 - vue 293/606
-
-
-
- — 277
- 3*
- Machi
- ne de 12 chevaux, sans détente ni condensation.
- 1° Vaporisation.
- îrn C^aut^‘ére cylindrique à deux bouilleurs.......
- , Portes de trous d'homme, six boulons, six traverses.
- », tuyau de prise de vapeur......*.................
- ^bsardetsaporte....................................
- ÜrüP0!*8 chaudière.................................
- Tj ie Plaque de foyer, 1m.30 sur Om.ll.............
- id. id. lm.30 sur 0m.25.....................
- Vin*! c^enels......................................
- Dp, ’qualre barreaux de grille (deux rangs)........
- Quaf souPaPes tic sûreté...........................
- O,e'vingt-douze boulons pour joints, n° 15.........
- Ci atre~vingts boulons id. n° 18.........
- puante id. id. n° 12. . . . .
- q * robinets vérificateurs du niveau...............
- lu" re tuyaux de Om.ll et l”^......................
- u* coudes à brides de 0.11.....................
- 2° Dietribution.
- Hne botte à vapeur et boulons..........................
- couvercle de boîte à vapeur........................
- lTn tiroir et son cadre................................
- jjne valve de gorge et les quatre boulons..............
- y,11 stufïing-box de dito et tige......................
- {{ce poignée de la valve de gorge......................
- yTn tuyau d’échappement et six boulons.................
- f.ne tige du tiroir et sa tête à lunette ..............
- ,Tn stulïing-box de dito et deux-boulons. .............
- robinet double pour graissage......................
- l^ndule conique modérateur.............................
- ji11 tuyau d’arrivée...............-...................
- t7> arbre du tiroir....................................
- J:" levier de dito.................1.....................
- Heux supports et quatre boulons doubles pour dito. . .
- >jne manette et ses deux boutons.......................
- {j0 crochet d'excentrique..............................
- excentrique.......................................
- jjoc barre d excentrique à jour........................
- cercle d’excentrique en deux parties...............
- 3° Cylindre à vapeur.
- Kn cylindre et 16 boulons...............................
- Vu fond de cylindre.....................................
- jju couvercle, stufïing-box et deux boulons.............
- i|n grain de stufïing-box...............................
- >.n piston à vapeur et sa tige..........................
- j n couvercle de piston , boulons et écrous.............
- cercle et deux vis pour têtes des boulons..........
- J-cux cercles pour garniture............................
- Ueux robinets des fonds du cylindre.....................
- Fonte. Fer. Cuivre.
- » 2400.00 ))
- 48.00 30.00 ))
- 50.00 )) »
- 150.00 16.00 »
- 75.00 » »
- 22.00 !> »
- 48.00 )) »
- 145.00 )) >1
- 720.00 )) ))
- 68.50 10.60 1.70
- » 20.40 »
- » 27.00 B
- » 8.60 »
- ï> » 0.50
- 334.00 )) »
- 58.00 » »
- 1718.50 2512.60 2.20
- 24.00 5.30 »
- 23.00 )) B
- 4.00 2.70 »
- 11.30 1.80 0.40
- » 0.50 0.40
- » 0.20 »
- 13.00 2.00 »
- » 3.20 ))
- » 0.60 2.30
- » » 1.40
- 61.00 11.20 6.30
- 35.00 » «
- » 7.4-0 »
- » 2 10 »
- î) 1.40 11.00
- » 5.70 »
- » 11.10 B
- 25.00 )» B
- » 45.00 B
- B )> 9.00
- 196.30 100.20 30.80
- 539.00 7.00 B
- 28.00 » B
- 31.00 1.20 4.40
- » » 0.70
- 29 00 23.80 »
- 10.00 1.00 1.80
- » 0.60 »
- 2.70 » B
- B B 0.80
- 639.70
- 33.60 7.70
- p.277 - vue 294/606
-
-
-
- — 278
- 4° Transmission du mouvement.
- Un T à coulisse et trois clavettes........................
- Dix boulons du T............................
- Deux guides ronds du T....................................
- Cinq petits vases pour graissage. . ......................
- Une bielle.....................................•..........
- Deux chappes de bielle et coussinets......................
- Une manivelle et son bonlon............................. • •
- Un volant en deux parties, deux frettes, deux goujons,
- quatre clavettes.....................................
- Uu arbre du volant........................ ...............
- Fonte. Fer.
- 52.00 1.20
- » 2.60
- » 52.40
- B »
- » 45.00
- » 10.60
- 121.00 8.50
- 1445.00 35.30
- 266.00 P
- Cuivre*
- 1884.00 155.60
- 6.2°
- 5° Alimentation.
- Une botte à soupape, un robinet et treize boulons n° 12.
- Une bride et sa poignée pour robinet..................
- Un petit tuyau pour id...............................
- Un dilo dans la boite à eau chaude....................
- Deux plaques fermant la botte à eau chaude...........
- Un piston d'eau chaude...............................
- Un boulon et trois rondelles pour dito...............
- Un stuffing-box et deux boulons pour dito............
- Un grain pour dito...................................
- Une pompe d’eau fraîche garnie. . .,.................
- Un bouton du pignon et sa chappe.....................
- Trois tuyaux de 0.081 sur lm,95......................
- Six id. de 0.054 sur lm.95.......................
- Six id. de 0 054 sur lm,30.......................
- Deux coudes de 0.081 à emboîtures....................
- Quatre id. de 0.054 à brides........................
- Cinq id. de o 054 à emboîtures......................,
- Deux emboîtures droites de 0m.054............
- »
- 107.00
- 52.00
- B
- 220.00 240 00 132.00 52.00 28.00 45.00 11.00
- 887.00
- 1.30
- 0.70
- B
- 3.00 13 90 1.50 0.70 »
- 7.00
- 6.00
- a
- 34.10
- 15.00
- 3.1°
- 2.20
- 3,40 0 30
- 2.70
- 26.70
- 7° Bâti.
- Une plate-forme sous la manivelle.................
- Une id. sous le cylindre..........................
- Une plaque A lunette et trois boulons.............
- Un support de l’arbre, coussinet, six boulons. . . Un support de l’arbre, coussinet, quatre boulons.
- Un balustre horizontal............................
- Di* boulons de fondation........................... .
- 355.00 »
- 360.00 »
- 151.00 2.80
- 156.00 8.20
- 50.00 18.20
- » 44.00
- » 108.00
- 1072.00 181.00
- 19.5°
- RÉCAPITULATION.
- 1° Vaporisation................
- 2° Distribution................
- 3° Cylindre à vapeur...........
- 4° Transmission du mouvement.
- 5° Alimentation................
- 6” Bâti........................
- 1718.50 2512.60
- 135.30 89.00
- 639.70 33.60
- 1884.00 155.60
- 887.00 34.10
- 172.00 181.20
- 3.20
- 24.50
- 7.70
- 6.2°
- 26.70
- 19.5°
- 5436.50 3006.10
- Rapports...........
- Matières par cheval.
- 63.00
- 455.00
- 34.70
- 250.00
- 86.1°
- 1.00
- 7.25
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-
-
-
- — 279 —
- Machine de 16 chevaux, sans détente ni condensation.
- 1° Vaporisation,
- chaudières en tôle avec fond en fonte de 7m.00
- n sur em.80..............,..............................
- "eux portes de trous d’homme avec boulons et traverses. J* tampons pour tubulures et 50 boulons. . • . ,
- j;ne tablette de devant du foyer..................
- >Tn tisart garni..................................
- plaque de foyer de lm.00 sur 0.11...........
- »'*-huit barreaux de grille.......................
- registre complet.............................
- VUatre soupapes de sûreté garnies.................
- yuatre robinets vérificateurs du niveau...........
- p.n tuyau de prise de vapeur......................
- X'n<l tuyaux de 0.11, 1.95........................
- i<u»lre id. de 0.11, 1.30.........................
- iieux coudes de prise de vapeur...................
- coude de 0.11, lm.625........................
- xu*tre coudes de 0.11 à deux brides...............
- ,,ne emboîture droite de 0.11.....................
- '-eut et un boulons...............................
- 2° Distribution,
- {Joe botte à vapeur et stuffing-box, , , . Un couvercle et huit boulons pour dito. . Une valve de gorge à main garnie. . . .
- Un robinet à graisse.....................•
- Pn tiroir et son cadre.............. f . . .
- Une tige de tiroir et sa tête............
- “P arbre de tiroir, levier et manette. . .
- Peux supports pour dito. ................
- Un tuyau à colonne pour échappement. . Un excentrique et son mouvement. . . .
- 3° Cylindrt à vaptur.
- Çn cy)iqdre à vapeur et ses boulons. . , , “enx fonds de cylindre et un stuffing-box. Pe«x robinets des fonds du cylindre. . . .
- Un piston à vapeur et couvercle............
- —eux cercles pour dito.....................
- Une tige pour dito.........................
- Fonte.
- Fer. Guhrre.
- 4? Transmission du mouvement.
- pne tête de la tige du piston. . . . • Un contre-gui.de de la tige du piston.
- peux guides dé dito....................
- Une bielle garnie......................
- Une manivelle et son bouton............
- Un volant garni................
- Un arbre du volant.....................
- 712.00 2220.00 9
- 48.00 26.00 9
- 30.00 17.00 9
- 49.00 9 9
- 209.00 10.00 9
- 41.00 » 9
- 554.00 » 9
- 130.0o 9 9
- 200.00 21.20 3.20
- 9 » 1.00
- 87.00 » 9
- 419.00 » »
- 184.00 S n
- 58.00 » 9
- 56.00 9 9
- 100.00 9 9
- 24.00 9 »
- )> 18.50 9
- 2901.00 2312.00 4.20
- 44.00 9 1.80
- 27.00 3.20 »
- 53.00 6.00 4.00
- » » 1.40
- 5.00 2.30 9
- » 3.50 9
- » 19.30 9
- 9 1.60 10.40
- 72.00 9 )>
- 50.00 57.00 9.00
- 251.00 92.90 26.60
- 4Q1.00 7.30 9
- 79.00 2.00 6.50
- » 9 1.00
- 39.00 5.40 9
- 2.50 « 9
- 9 27.00 »
- 521.50 41.70 7.50
- lent.
- » 1 29.00 9
- » 9.40 5.60
- 9 ! 54.00 »
- , » j 77 00 4.40
- 120.00 8.60 9
- 2199.00 1 45.00 9
- 401.00 i *
- 2720.00
- 223 00 10.00
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-
-
-
- 280
- 5° Alimentation.
- Un réservoir d’eau chaude et boulon. . . .
- Un piston et stuffing-box................
- Une botte à soupape pour dito...........
- Un goujon de la pompe d’eau fraîche. . .
- Un robinet de boite d’eau chaude.........
- Huit mètres de tuyaux de cuivre.........
- Une pompe d’eau fraîche garnie..........
- Un tuyau d’embranchement des chaudières
- Deux coudes pour dito....................
- Deux tampons pour dito..................
- Une boîte à soupape pour dito...........
- Une soupape ferm e et contre-poids. . . .
- Dix tuyaux de 0.054, 1.95................
- Sept id. de 0.054. 1.30..................
- Un id de 0.054 à emboîture. ....
- Un dito à bride ovaie....................
- Six coudes de 0.054 à deux brides........
- Un dito à bride ovale............
- Deux id. à bride et emboîtures...........
- Trois emboîtures droites de 0.054........
- Cinquante-deux boulons...................
- Fonte.
- 126.00
- 52.00
- 274.00
- 32.00
- 30.00
- 19.00
- 84.00
- 383.00
- 160.00
- 21.00
- 22.00
- 42.00
- 9.00
- 20.00
- 19.00
- Fer.
- 2.00
- 16.40
- 1.70
- 7.00
- 7.00
- 2.00
- 2.00
- Cui'te'
- 12.60
- 1299.00
- 50.70
- 6° Bâti.
- Une plate-forme en deux parties et sept boulons.......
- Une plaque à lunette..................................
- Un balustre horizontal................................
- Deux supports garnis de 0n‘.152 pour arbre du volant. .
- Six boulons pour les fixer à la plaque et au sol......
- Neuf boulons de fondation.............................
- Trente-quatre boulons divers..........................
- RÉCAPITULATION.
- Vaporisation...................
- Distribution...............
- Cylindre à vapeur..........
- Transmission du mouvement,
- Alimentation...............
- Bâti.......................
- Rapports............
- Matières par cheval.
- 862.00 7.00
- 133.00 »
- » 39.50
- 258.00 13.30
- 9 17.00
- 9 183.00
- » 20.00
- 1253.00 279.80
- 2901.00 2312.70
- 251.00 92.90
- 521 00 41.70
- 2720.00 223.00
- 1299.00 50.70
- 1253.00 279.80
- 8945.50 *3000.80
- 1 69.50 33.30 1
- | 560.00 187,50 |
- 23-
- 23.
- De ces résultats , nous concluons que l’on a, pour :
- Machines de 6 chevaux.
- Fonte.
- kil.
- A balancier.................................... 3410.00
- Horizontale.................................... 3105.00
- Fer. Guivr®’ kil. kil.
- 1705.00 i>5'6^
- 1240.00
- Machines de 9 chevaux.
- A balancier...................................... 5080.00 2540.00
- Horizontale...................................... 3679.00 1804.40
- 81.50
- 58.60
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-
-
-
- Machintt de 19 chevaux.
- A balancier. . . . Horizontale. . . . • - Fonte. ... fr. 6645.00 5436.50 Fer. fr. 3322.50 3006.10 Cuivre. fr. 106.20 86.80
- Machines de 16 chevaux.
- A balancier. . . . Horizontale. . . . 8720.00 8949.50 4360.00 3000.80 138.60 128.70
- ^est-à-dire :
- « «WM, * bal“cler' | horizontale.
- 9
- chevaux
- ( à balancier. ( horizontale.
- '« (â balMCier' ) horizontale.
- 16 chevaux f a balanCier..............................
- | horizontale.............................
- °U 'es doyennes suivantes pour machines horizontales.
- 1.00
- 0.91
- 1.00
- 0.73
- 1.00
- 0.82
- 1.00
- 1.03
- 0.87
- 1.00 1.00
- 0.73 0.83
- 1.00 1.00
- 0.72 0.72
- 1.00 1.00
- 0.90 0.82
- 1.00 1.00
- 0.69 0.93
- 0.76 0.82
- i'ah>renant ces m°yennes comme des j/PPorts exacts pour toutes les machines e. r,zontales, quelle que soit leur force, observant que :
- ]e ‘° H n’y a pas lieu à compter les va-pjjlrs du kilogr. de fonte, fer ou cuivre, ^.fortes que pour les machines à bander ;
- a ^es frais divers de fourniture et e Pose sont 1/10 seulement.
- ^11 suffit, pour avoir les valeurs des achines horizontales, d’observer que
- I les quantités de fonte, fer et cuivre | contenuesdans lesmachines à balancier ! sont, en moyenne, dans les rapports :
- J fonte..................... 66 50
- 1 Fer................... 33.25
- | Cuivre................ 1.00
- i
- ! Il en résulte que les quantités de ! fonte , fer et cuivre, contenues dans les ! machines horizontales , sont dans les ; rapports :
- Fonte...................... 0.87 X 66.50 = 58.00
- Fer.........................0.76 X 33.25 = 25.30
- Cuivre......................0.82 X 1-00 = 0.82
- Pour 100.75 de matière, dans une jJchine à balancier, il y a de 84.12 ma-,^re dans la machine horizontale cor-esPondante.
- 100.75 84.12
- Les prix, à poids égaux, étant les mêmes de part et d’autre, les prix à poids inégaux sont entre eux comme ces poids , et on a :
- fr.
- 100.75 : 84.12 : : 100.00 : X ; fr.
- x = 84.00.
- < qui coûte cent francs en machine . ^lancier, coûte 84 fr. en machines 0rUontales.
- Ayant admis que les frais sont 1/10 pour machines horizontales , on a :
- p.281 - vue 298/606
-
-
-
- — 282 —
- Machines d balancier,
- Métaux. . Divers 1/7.
- Machines horizontales.
- Métaux. . Divers t/iO.
- Donc enfin :
- 114.30 : 92.40 : : 100 : X ; X = 80.50.
- Net,................ . 80 francs.
- 100'00 \ 114.30 14.30 j
- 84.00 ) q2<40
- 8.40 ^
- Ainsi, la valeur des machines horizontales est égale aux 0,8 de celle des machines à balancier de même force
- et de même genre. <$'
- On déduit de là le table*0 vant :
- Tableau des prix de vente des machines horizontales mises en place , tons frais comprit forces et genres auxquels elles sont particulièrement applicables.
- K»
- FORCES en chevaux. Sans détente ni condensation. A détente sans condensatioi
- fr. fr.
- 1 2200.00 2350.00
- 2 3700.00 4000.00
- 3 4800.00 5200.00
- 4 5600.00 6000.00
- 6 7200.00 7750.00
- 9 10000.00 ..... 11600.00
- 12 12400.00 13400.00
- 16 15200.00, 16400.00
- 20 17600.00 19000.00
- (La suite au prochain numéro. )
- Graisseur mécanique.
- Le petit appareil ingénieux représenté dans la fig. 17, pl. 78 , a été employé à lubréfier des cylindres de machines à vapeur, et on a trouvé qu'il remplissait parfaitement son service, attendu que la substance lubrèfiante était distribuée avec la plus parfaite régularité, et par conséquent qu’on
- évitait les pertes qui résultent de lan cien mode de graissage à la main- .
- a est une soupape à double va|?e. % se meut librement au fond du g0?^’^ laissant assez de jeu entre la tige r cette soupape et l’intérieur du tube P s permettre le passage de l’huile. * la position représentée dans la on suppose que la vapeur presse r la face supérieure du piston de 1* $, chine à vapeur, sur laquelle ce gra j seur est établi de manière à agir *
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-
-
-
- — 283 —
- '»î°llD®r^ace de la valve inférieure de .'';Pe œ > et à la presser sur son mème temps que la valve su-^Porti et laisse couler l’huile dans °n tu^e ffi1* sépare les deux
- !îtin*,s ’ (Iue piston parvenu au ^tic re sa course inférieure com-Miéfj a remonter , la pression atmos-1 ’ COnséquence de la conden-Wi vaPeur dans la portion
- 'îlye eur? du cylindre agissant sur la \ .supérieure, la force à descendre à ?Ur Son siège, en ferment tout Sir a .l’huile et ouvre celle infé-Stis V <^u* Permet à l’huile renfermée Ss ]G intervalvulaire de couler
- fjle cylindre à vapeur.
- *jj .‘amis b en toile métallique fine fyjç ac® dans le godet pour débar-Penj ‘huile des impuretés qu’elle i|)jçCi S^fermer. La quantité d’huile tiq .ee à chaque coup peut être réglée SS(J® moyen du robinet placé au-
- °Us.
- ^elle chaudière pour les machines à vapeur.
- toute la longueur de la chaudière jusqu’au foyer, un canal où tombent les cendres entraînées par le courant gazeux, afin d’empêcher l’obstruction du passage de l’air brûlé rendant à la cheminée, et de donner au chauffeur la possibilité de pénétrer partout, sans difficulté, pour nettoyer.
- Le courant d’air froid est amené par un canal ménagé sous le sol du cendrier , et une plaque régulatrice qu’on incline à volonté , force l’air à se diriger principalement vers le fond de la grille , où se trouve le charbon à l’état de coke rouge. Cet air, ainsi chauffé, en traversant le coke , brûle complètement la fumée qui se dégage du charbon noir placé à la partie antérieure du foyer. En fermantl’ouverture ordinaire du cendrier par une porte, l’auteur atteint le but qu’on poursuit depuis longtemps, celui de supprimer la fumée en brûlant le charbon le mieux possible.
- M. Chaussenot maintient le niveau de l’eau à une certaine hauteur dans la partie horizontale de la chaudière, et il place sur cette partie les appareils de sûreté de son invention.
- |}^ans une des dernières séances de O^tèd’encouragement, M. Chaus-lj0ota donné verbalement la descrip-inv' d’ime nouvelle chaudière de son üj!ab°n, qui se compose d’un tube en tôle rivée, en partie incliné, l'i^.deux trous d’homme pratiqués, I) a a l’extrémité inférieure, l’autre à jptie horizontale de la chaudière, ^l’imitation d’autres ingénieurs , 4(,] lesquels M. Chaussenot cite Ve baron Séguier, dent les travaux i| r? genre remontent à l’année 1830, «Da,t circuler le courant d’air chaud tfer8?ns inverse du courant d’eau ; ce l’e a,er entre dans la chaudière par q I rémitè inférieure du tube incliné , (J® gaz de la combustion vont, au Jfaire , en descendant ; d’où il suit (}„e |a somme des excès de température (kC0,1rarit gazeux sur les températures (jj> Points correspondants de la chauvi e est un maximum , et que l’effet j6 est aussi un maximum, tj, e tube incliné étant isolé dans la ht t rier’e » les 8az chauds agissent f0ll l°ute sa surface, comme dans les ga neaux à réverbère des cornues à 1' un diaphragme force les gaz aUt a se distribuer uniformément (ja °ür de la chaudière avant de passer n e canal conduisant à la cheminée. fen auleur a ménagé , dans la maçon-e i au-dessous du carneau et dans
- Inventions nouvelles relatives aux chemins de fer.
- Par M. F. Bouquié, mécanicien des ateliers des chemins de fer de la Belgique.
- 1. Plate-forme hydraulique pour tourner uns locomotive et un tender.
- Ce procédé consiste à établir deux longerons A, fig 18et 19, pl.78 surunré-servoiren tôle B. Ces longerons qui sont reliés par des traverses C, supportent les deux rails, D. La partie en dehors des rails est assemblée par quatre segments F ; ces segments sont fixés d’un côté au longeron A , et de l’autre à une traverse E , partant du milieu du longeron, ils supportent le plancher. Le réservoir en tôle B a cinq mètres et demi de diamètre, et plonge d’un mètre dans un autre réservoir en maçonnerie T contenant de l’eau X ; la capacité du réservoir en tôle est de 23 mètres cubes; il faut donc un poids de 23,000 kilogr. pour lui donner un mètre de tirant d’eau , ce qui fait à peu près le poids moyen du tender, et de la locomotive et de la partie supérieure ou tablier de la plate-forme ; le réservoir en tôle est maintenu au même niveau aveç ou sans
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- charge sur le tablier de la plate-forme par 12 roulettes a fixées à des pilotis H ; ces roulettes subissent un effort de bas en haut, travaillent et pressent sur un cercle en fonte à rebords R, fixé autour du réservoir au moyen de rivets. Le cercle en fonte extérieur N a un rebord intérieur qui reçoit six roulettes L, dont quatre se trouvent à l’extrémité des deux longerons et deux à l’extrémité des traverses ; elles pressent de haut en bas et maintiennent la plate forme dans un équilibre parfait.
- Un pivot-guide H' est établi sous un réservoir O'; ce réservoir est renforcé par une petite colonne en fonte S qui se trouve entre les traverses. Des tringles-supports K sont fixées à leur partie inférieure à un équerre circulaire M et à leur partie supérieure aux longerons et aux traverses.
- L’espace contenant l’eau entre le réservoir en tôle et le réservoir en maçonnerie est de deux ou trois centimètres. En hiver , pendant les gelées, on pourra saler l’eau pour empêcher sa congélation, ou bien la décharger après avoir tourné la locomotive et son tender, comme dans les principales stations, il existe de petites machines fixes servant à élever les eaux pour les fournir aux locomotives, ces plates-formes pourraient être alimentées sans inconvénient.
- Le poids de chaque locomotive et de chaque tender étant connu, il sera facile d’équilibrer, à très-peu de chose près , la pression de bas en haut qu’éprouve la plate-forme, avec la pression de haut en bas que lui fait éprouver le poids de la locomotive , par une table graduée à laquelle correspondrait un flotteur indiquant exactement le niveau qu’il faut donner à l’eau.
- La plate-forme hydraulique offrira non-seulement une grande facilité dans le service , mais sera d’une construction bien plus simple que les plates-formes ordinaires, pour tourner une locomotive et son tender, qui sont de véritables ponts tournants avec toutes leurs complications. Les longerons et les traverses en fonte de la plate-forme hydraulique pourront être d’autant plus légers qu’ils pourront être supportés à de très-petites distances, attendu que le fond du réservoir presse également sur toute la surface de l’eau, et que l’on pourra y établir des supports pour soutenir ces longerons et ces traverses
- 2. Moyen pour activer Vallumage des locomotives.
- Depuis fort longtemps on s’est occupé
- en Angleterre de plusieurs activer l’allumage des machiné motives. Dans quelques chenu»* 0 ^ on s’est servi de ventilateurs m une petite machine à vapeur • d’autres, de soufflets de forge
- ,0ur
- en5
- vers systèmes exigent l’emploi de motrices ou le secours d'homm^ faire agir les soufflets, et ces sont trés-dispendieux. nyoi5
- Souvent en été, lorsque les c sont considérables, si dans une s ^ ori s’est trouvé dans la nécess» ei faire usage de la locomotive de re je et que l’emploi immédiat d’une se ^ machine est indispensable , le sevatf souffre ; car, comme le tirage ü locomotive est artificiel, on ne \ produire ce tirage que lorsque |a ^ chine fonctionne , et il faut P1U tjve deux heures avant qu’une locoirtie „ ait assez de vapeur pour remorffu\ ]» convoi, les proportions données cheminée étant insuffisantes pour ^ duire un tirage plus actif. jie
- Des ordres pressants et de pourraient pas être exécutés à c des longueurs de l’allumage. , . 0$-Pour vaincre ces difficultés, j’a' biné une cheminée fixe , fig. 2»’ 4lfe l’on placerait dans une station e jt quatre voies; cette cheminée 3 ^ quatre conduits qui s'adapteraient, les chapeaux des cheminées et Per^ la traient d’allumer quatre machineS . y fois, la partie qui pendrait sur le 0 et peau de la locomotive serait mob1 *' ^ descendrait ou monterait au ni0' d’un contre-poids. sr
- Ce système peut être pris en déralion non-seulement sous le P^ie de vue de lacélérité, mais aussi solje()i point de vue d’économie ; il est 5 qu’il permettra d’allumer les mac»1 ^ en 3/4d’heure au lieu de 21/2 heur® < que l’on pourra économiser 1/8 de PL, née de travail sur les préposés à * ^ept mage des machines, eux qui d°lV et être à leur poste l’été à 3 heures 3 1/2 heures du matin.
- l(S
- 3. Cause du mouvement de lacet da^ voitures du chemin de fer.
- On a longtemps cherché la ca.rJl du mouvement de balancement 1° qu’éprouvent certaines voitures chemins de fer ; j’ai remarqué que ,e jt bord des bouts de l’essieu se crc»* f un logement dans l’épaisseur ducu1^, et donnait lieu à ce mouvement °sClufs toire aussi désagréable aux voyage que nuisible à la traction. ay«
- Je propose de remédier à ce P
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- rePr?«fn!®nt Par la disposition suivante j^îtaedans la fig 21.
- ^ernenfU’c *e couss'net en cuivre ; d \ e i creusé par le congé de l’es-irsu^0u.P°ur la graisse.
- Slon' r?11) selon moi, de placer un de tj) J?,vis f aux deux boîtes à graisses, «lontè R,^re à ce que l’essieu se trouvât
- 0(ip
- Sur pointes comme un arbre sur
- Jarai|sKÇ0inme l’usure du coussinet S • taentôt décentré l’axe de rota-Pti tais passer cette vis à travers !i®re$ f ïïl°tata placé entre deux glis-ie ^0ndues avec la boîte.
- ^r0ll,b°utan est muni d’un contre -Par |g Pour l'empêcher de se dévisser ^Poussée de l’essieu.
- aPPrenons que les Américains Hir °Pté le boulon , mais sans le mu-f>o$ç ^oyen de rappel que je pro-
- W^e*(lUes essais qui ont réussi à em-tlè|Vi 'e mouvement d’oscillation ont ,rier<!S ’ en donnant, à ce que les ou-°Voîr] aPPedent le coulant, une forme *Pée ’ Comnae l’indique la ligne ponc-
- 8 ^ outil de sondage destiné à JJlr par percussion à une profon-JUr quelconque avec aussi peu de ^rr^s que l'on veut et au moyen *Huel on peut aussi exécuter le L ra_ge par les mouvements altères du battage et du rodage.
- Par M. Müllot fils.
- mécanisme de l’outil est renfermé 4(.Si tatérieur d’un tube T qui porte .a^ue bout une frette F,F'destinée L retenir dans une position verticale ÇP ^es A,A'fig. 22, pl. 78. La frette Fest L°ütre garnie d’une vis à gauche dans Vi- ta se fixe la partie supérieure de A avant d’opérer la descente; t0(,r a la profondeur du forage on Cti a droite et cette tige se dévisse p0 üreUement. Cette partie 'vissée a cho de prévenir un trop grand 8°r>(j ^ans 'e cas où en descendant la w.Mcas qui se présente assez sou-
- tr»p • e ctacau accrocherait ; la partie p0(J Flçure continuant de descendre çn g ait provoquer son échappement CÇj| PPuyant sur la partie inférieure, et to^-ci abandonnée à elle-même re-Vira,erait jusqu’à la rencontre de la le u et de la frette R; et de là choc ut-ètre rupture. Cette frette F est Nif au_dessus du tube et d’un plus 1 diamètre pour pouvoir la tarau-
- der au besoin dans le cas peu probable où la tige A viendrait à se casser ; elle porte en outre dans le bas deux entailles D,D', dont nous donnerons l’explication plus loin.
- La frette F' est fixée dans le tube au moyen de vis fraisées; elle est de forme conique afin de faciliter la descente de l’outil ; elle porte en outre deux tenons Y,V destinés à la fixer dans le tube principal, c’est-à-dire à l’empêcher de tourner, condition indispensable au jeu de la machine; le tube est donc garni à cet effet à sa partie inférieure d’une frette K dans laquelle sont ménagées deux entailles S pour recevoir librement les tenons. Cet outil pourrait également être fixé dans une roche, il faudrait alors canneler la frette F' pour l’empêcher de tourner.
- Une troisième frette R est placé immédiatement au-dessus de la frette conductrice et porte deux cliquets c,& et deux entailles EE', fig. 23, 24, 25.
- La tige A est composée de deux pièces réunies par une virole o,o filetée intérieurement qui porte deux tenons, fig. 22 et 26. La partie supérieure est garnie d’un pas de vis à gauche et d’un goujon à vis à droite qui doit la fixer aux barres. La pièce inférieure porte deux crochets BB qui servent à soulever la sonde pour la laisser retomber ensuite.
- La tige A' est composée également de deux pièces réunies par une virole m,fig.22et27, qui porte en dessous deux tenons IL ; la partie du haut a la forme d’une croix dont les bras GG' sont soulevés par les crochets BB lorsqu’on agit par percussion. L’autre est cannelée et se visse à la partie inférieure de la sonde,
- Cette machine est disposée de manière à pouvoir agir alternativement par percussion et par rotation.
- Si le tube principal dans lequel sera fixée la machine est de la longueur de la partie supérieure de la sonde et peut s’enfoncer, on pourra le disposer de manière à le faire descendre au fur et à mesure de l’approfondissement du forage , et alors la partie inférieure restera toujours de même longueur ; mais si l’outil repose dans un tube fixe ou dans une roche par exemple, alors il faudra avant de le descendre que la partie qui frappe ait de longueur, à partir du ciseau jusqu’au dessous de l’embase u de la croix, la différence entre la profondeur totale du percement et la profondeur à laquelle s’arrête l’outil, augmentée de 1 mètre qui représente 70 centimètres
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- de course et 30 centimètres de viroles ; en d’autres termes, chaque fois que l’on aura percé 0m,70, on devra ralon-ger la tige de 0“\70.
- Voici quel est le jeu de la machine. Pour frapper on laissera descendre la partie supérieure A qui porte les crochets jusqu’à la rencontre de la croix GG', l’extrémité de cette croix portant un pointeau P en acier sur lequel pivote très-facilement en un point x la masse des crochets, le moindre effort en tournant à droite fera qu’elle sera accrochée et en la soulevant ainsi de la hauteur nécessaire on produira l’échappement en forçant à gauche ; les cliquets ex'de la frette R, fig. 25, sont disposés de façon à ce que la partie inférieure de la sonde ne puisse jamais tourner à gauche ; comme le tube de la machine ne peut pas non plus tourner, la partie supérieure obéissant seule, il y aura nécessairement échappement. De cette manière à telle profondeur qu’ait atteint la sonde, l’on pourra toujours frapper avec une seule partie des barres et avec beaucoup moins de force de traction, la partie supérieure étant équi-librèepresque en totalité par un contrepoids ; l’on aura en outre l’avantage de réduire de beaucoup le diamètre des tiges, de préserver les parois du trou du choc violent des barres et d’agir avec une sonde qui permet de tripler le nombre des coups frappés jusqu’alors et qui, retombant libre de tout frottement, agit de tout son poids. Pour opérer le rodage, on fonctionne de même qu’avec les sondes ordinaires on accroche la croix et l’on tourne.
- Dans le cas fréquent où un ciseau accroche, en remontant, les freltes d’assemblage u.o, fig. 22, 26 et 27, portant chacune deux tenons qui entrent librement dans des entailles D,D' et
- E, E' réservées à cet effet dans les frettes
- F, R, le cylindre alors forme corps d’assemblage entre les deux parties de la sonde, et l’on peut tourner et roder en toute sécurité.
- Jaugeur ou appareil propre à mesurer, pendant un temps indéterminé,le produit con stant ou variable d'un cours d'eau.
- Par M. A. Lapointe, ingén. civil (1).
- Dans la mesure des quantités d’eau par des orifices en déversoir, ou avec
- (i) Extrait d’un mémoire présenté, le 24no-
- vembre , à l’Académie des sciences.
- ir ^
- charge sur le sommet, soit P011.. ^ le produit d’un cours d’eau, s0 {,))*• déterminer la dépense d’un m° draulique, dans les expériences on opère toujours, dans la que le niveau est arrivé à l’eta. pefl' gime. Mais s’il y a en amont s-ar droit où on opère des usines <ï Jjjl rêtent et retiennent les eaux P cj||»' l’expérience ; il se produit des ® (£i tions qui font alternativement et baisser le niveau, on est alors d’attendre que ces oscillation5,^-nuant lentement, finissent par5 jpis dre, ou par devenir très-fa»b*eS' bien souvent, les arrêts de ces ont lieu à des intervalles de ^ealVjSsih^ rapprochés, pour qu’il soit d’obtenir le calme nécessaire a * ® |0lf tude du jaugeage, on opère a^or*[3t)Pi * qu’il y a encore des variations n° jtJt< de niveau, de sorte que les re se(it auxquels on arrive souvent, sue l’influence de ces causes d’erreur- ^ Les coefficients de contraction terminés par les expérience5 tjf> MM. Poncelet et Lesbros, so0^ r0nle5 aux orifices de 0m.20 de largeur» 0^$ applique néanmoins à presque t° cas de la pratique, quelle que soit ' Rageur et la disposition de l’ori»c!\jr pendant la largeur peut avoir un ^5 fluence sensible sur la valeur 0 |Cl)ï coefficients, il en est de même d disposition. Ainsi, lorsque les Jü l’orifice sont plus ou moins élo»»0cov fond, et des parois du réservoir, ** Rétraction peut être plus ou moins 0^ airf Il arrive même souvent que, prauu^ii un déversoir sur toute la Iarge°r ^ canal, l’on prend pour calculer » . ja pense, le coefficient relatif au cas contraction a lieu librement, ^jo*1 côtés latéraux, mais cette contr^jj* étant alors supprimée, la dépendait quelle on arrive ainsi, est sans moindre que la dépense réelle- ^ La difficulté d’opérer avec tude, quand il y a des oscillât*0 niveau et le manque de résultat® ^ périence, assez nombreux P°ur,j(jae> brasser les résultats de la pr? .fjir m’ont conduit à chercher un ,0^ ment qui donne la dépense réeuÇ ^eo le cas de mouvement varié, auss*^-que dans le cas de mouvement P°ettf nent.M. Lapointecroitavoirrésol11, ^ question dans toute sa généralité» mémoire a pour but de donner $ cription de l’appareil, auquel * pé-conduit, et de faire connaître le5 pp* riences, qui ont été exécutées p°û tude et la tare de cet appareil*
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- Description dujaugeur.
- Ji"
- St15’ PL 77. Coupe longitudinale {?i o^ur.
- t'jg Coupe transversale. falç*7. Moulinet en élévation laté-
- Le même, vu de face, ces
- ^t»deéh']reS ^ures sur une P^us
- ^«Ppareil se compose d’un tube liiiçj ,r'que en fonte, d’un petit mou-V afa^e^es hélicoïdes et d’un compta^'] tube évasé a son entrée, sui-î*ç a forme de la veine contractée, est Sj oo rebord et des boulons au-ti^une ouverture circulaire pra-duns un barrage retenant les So cours d’eau à jauger. Il est !iivçg horizontalement au-dessous du d’aval, de manière à être cornet ^ent.noyé. L’écoulement de l’eau rH fiSe faire entièrement par le tube a P^us*eiirs tubes analogues dis-W s de la même manière dans le bar-& * ayant des dimensions propor-Ca e®s_au volume d’eau à mesurer. iLr°Ulinetest placé au centre d’une <°S transversale du tube, et a en-C'',1.2 de son extrémité d’aval ; son ti(/e est horizontal porte une pe-foue d’angle, engrenant avec une a.de même rayon. Cette dernière ^ disposé à l’extrémité inférieure ctç arbre vertical traversant le tube, ^totnun'cluanl au comPteur roou-%enf 9ue 'e moulinet reçoit du cou-sJ1, Le compteur, fixé au-dessus d’un don °rt’ boulonné sur le tube, doit |0 aner le nombre de tours du moulinet, l’écoulement a lieu ; un petit i,^a8e permet d’arrêter ou de faire Ordonner à volonté le compteur, et ^.Pointage, servant à marquer sur le ^ rar* mobile du compteur, des points o^CoiQmencement et à la fin de chaque U Se{‘vati°n, facilite ainsi la lecture du Jbbre de tours du moulinet.
- LUn voit par cette disposition que y rs<lU’il s’établit une ditférence de ni-Ck entre les eaux d’amont et d’aval ^barrage, l’écoulement se fait par le î le moulinet reçoit alors l’action jurant, et commence à tourner à moment où cette action fait s’J/dibre à toutes les résistances qui tç PPosent à son mouvement; sa vi-loi Cr°it ensuite, suivant une certaine Oh avec la vitesse des filets de la veine, *hinVec débit; cette loi étant déter-ee expérimentalement, peut servir l^ner les volumes d’eau débités par qtobe, <}ans un temps quelconque, and on connaît les nombres de tours
- faits par le moulinet durant ce temps.
- Cet instrument construit pour les galeries du conservatoire des arts et métiers, a servi pour faire à la poudrerie du Bouchet des expériences à l’aide desquelles on a pu déterminer la loi suivant laquelle varient les nombres de tours du moulinet, en fonction de la vitesse de l’eau et du débit.
- Nous ne rapporterons pas ici toutes les précautions qui ont été prises pour donner à ces expériences, qui ont été faites le 27 juillet dernier, au Bouchet par l’auteur, de concert avec M. Mau-rouard, élève commissaire des poudres, pour en assurer le succès et l’exactitude, et nous passerons sous silence le tableau fort étendu de ces belles expériences ; mais nous dirons que la représentation graphique de leurs résultats a démontré :
- 1° Que pour des volumes d’eau différents débités dans l’unité de temps, l’accroissement du nombre de tours du moulinet est proportionnel à l’accroissement des volumes d’eau écoulés;
- 2" Que le mouvement du moulinet ne commence que quand il s’écoule déjà dans l’unité de temps un certain volume d’eau, au-dessus duquel le moulinet ne tourne plus.
- On peut dès lors représenter la loi qui lie les nombres de tours de moulinet aux volumes d’eau écoulés corres-pondantsdans l’unitéde temps et quand le régime est établi par la question simple de la ligne droite
- Q' = a-\-bn,
- Q'étant la dépense, a et b des constantes et n le nombre de tours du mon-linet.
- Cette formule divise ainsi la dépense en deux parties : la constante a représente le volume que débiterait un courant, dont l’action sur le moulinet ferait l’équilibre à toutes les résistances opposées à son mouvement, volume qui n’est, par conséquent, pas indiqué par le compteur ; le terme bn, pour lequel n=o lorsque la dépense Q' est égale à a, croît ensuite proportionnellement à l’excès du volume total sur le volume a.
- Si l’on détermine les constantes a et b par le tracé graphique , on trouve les ! valeurs suivantes :
- ! a = 0m c-.0635 , et b = Om-«-.01*247;
- I
- i ce qui donne pour la formule du jau-j geur.
- ! Q' = 0® « .0635 4-Om c-.01247 n.
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- La comparaison des valeurs fournies par cette formule pour la dépense Q' avec les résultats des expériences est aussi satisfaisante que possible, et les différences qui existent entre les volumes calculés et les volumes mesurés sont toujours assez faibles et peuvent être attribués à des erreurs d’observation, qui tiennent probablement plus au mode de jaugeage par les petites vannes qu’aux indications du jaugeur, dont le moulinet marche avec une très-grande régularité.
- La charge d’aval ne paraît pas influencer directement les indications du jaugeur ; il n’y a que la différence des niveaux d’amont et d’aval qui paraisse seule faire varier ces indications.
- Non-seulement la loi simple , représentée par l’équation ci-dessus, est vraie dans les limites des expériences qui ont varié depuis 0m c-,13084 jusqu’à 0mc-, 3719oudanslerapportde1 à 2,78, mais l’auteur démontre, en se fondant sur cette loi, que son jaugeur doit totaliser la dépense dans un temps quelconque, en supposant que , dans ce temps , il y ait des variationsde débit qui pourraient aller de l’une à l’autre des limites extrêmes précédentes, pourvu toutefois que ces variations soient assez lentes pour qu’on puisse négliger l’influence de l’inertie des petites masses en mouvement du compteur et du moulinet, comme il arrive ordinairement dans la pratique.
- En discutant ce sujet, l’auteur trouve que la dépense totale Q qui a lieu pendant le temps t est représentée par la formule
- Q = at -}- 6 ( ri' — n' ), dans laquelle a et 6 ont les valeurs assi-
- gnéesci dessusetoùn'etw'son*e ]euf$ bresdes toursduinoulinet ou les'' ^ de n à l’origine et à la fin du temP ^ La régularité des expériences^ jê l’auteur en terminant, montre <1^. jaugeur donne des indications su-tibles d’une grande exactitude ; e ^ voir aussi le soin avec lequel ces ^ riences ont été faites et la con qu’on peut avoir dans la tare de strument. .
- Le jaugeur donne donc la def |e dans le mouvement varié et daje mouvement permanent. Il Prés!<Vs plus l’avantage que les calculs aUg0iit il conduit pour avoir la dépense^ très-simples et peuvent être e*e ^ sur plan ; il devient facile alors d ^ cuter immédiatement les résulta1 ^ expériences et de recommencer le
- servations douteuses. jje,
- Cet instrument, d’un usage si J® jes sera applicable dans presque l°ü^seir localités, et, à l’aide de trois tube8 nJ. lement ayant des dimensions con ^ blés, on pourra mesurer , en Ie8 fltS ployant ensemble ou séparément dep ^ 100 jusqu’à 3000 litres par second^; qui renferme le plus grand nombre cas de la pratique et cela ayec a perte de chute de 1 à 2 décimètr® ^ plus pourengendrer la vitesse de > je le seul soin à avoir dans le cho*- y l’instrument à employer, c’est tube ait un diamètre suffisant pou ^ la vitesse de l’eau en le traversai’ soit pas trop faible. $
- Enfin ces jaugeurs étudiés Ijod
- avec soin permettent, quand l’° se présentera, de déterminer les c® cients de contraction des oriûce eir grandes dimensions, qui n’ont pa8c[e$, core été déduits d’expériences dife
- OOOSH).
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- LE TECDNOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- he
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- sur la production de Vaventurine artificielle ;
- MM. Fremy et Clémandot.
- CoP'^iq'ie la fabrication d ’s verres f 'Ufés soit nouvelle en France, elle 1 arrivée dans ces derniers temps à çj.j *el degré de perfection, que les Re l,x qui sortent de nos verreries av"Vt‘nt, dans bien des cas, lutter
- fah lla^eusem<’nl avec ceux qu* sont ji'qtiés en Bohême.
- l’or e,x'sle cependant un produit que brj* n était pas encore parvenu à fa-leM,er, eM ^i a"cci rl0,,s voulons par-»,,pe l’avenlurine artilicielle , qnijus-d0 a Présent ne se fait qu’à Venise, et jk^ l;> fabrication est tenue enlicre-Secrète. Les beaux échantillons e,aVe,duri„e de Venise sont fort rares, u s,î v'M|dent jusqu’à 200 francs le ki-
- Ç»'nme.
- avons pensé qu’il serait inté-fM^'ot de trouver le secret de cette Vç*r!(‘n,ion . et de donner à nos habiles Uj .r'ers un produit qui, dans leurs Co!lfS *. deviendrait précieux pour la A,1'ction des objets d'art, r^ ‘ ?st dans ce bat que nous avons b,.1/11 «os efforts ; et, après de norn-çrj0lJX essais qui ont été exécutés à la 3S s);,llerie de Clichy, nous avons été heureux pour obtenir des rè-ul-^ .s qui. sans être parvenus poul-ètre dernier degré de perfection, 11 de nature cependant à faire espé-Technologulc, T. Vit, — Avril 1846.
- rer que désormais l’aventurine se fabriquera en France.
- Comme nous désirons donner le plus tôt possible à l’industrie de notre pays un produit qui lui manquait, nous nous empressons de faire connaître notre procédé de fabrication de l’aventurine, en appelant de tous nos vœux les perfectionnements que la pratique pourra lui donner.
- Des analyses chimiques. faites principalement par MM. Wôhler et Bar-reswil, avaient démontré que l'aventu-rinc de Venise était composée d’un verre tendre tenant en suspension du cuivre métallique et cristallisé. Il s’agissait donc, pour obtenir l’avenlu-rine, de faire cristalliser du cuivre dans du verre fondu, et de faire en sorte que les cristaux métalliques restassent disséminés dans la masse vitreuse.
- Or, lorsqu'on connaît l’oxidabililé du cuivre, sa fusibilité, et qu’on apprécie toutes les circonstances qui peuvent s’opposer à la cristallisation du métal et à la répartition égale de ses cristaux dans le verre en fusion, on comprendra toutes les difficultés que nous avions à surmonter.
- Le choix du composé qui, par l’action de la chaleur, devait donner naissance à du cuivre métallique n’était pas moins difficile. Nous devions éliminer. en effet , les corps qui, pour produire du cuivre, auraient exigé une température trop basse ou trop elevée;. • car, dans le premier cas, le mutai s’ag-
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- glomérait avant la fusion du verre; , dans le second, il entrait en fusion, : se séparait du verre et se rassemblait l en culot au fond du creuset. Nous ne pouvions aussi nous arrêter aux réactions qui, en produisant du cuivre métallique, donnaient naissance à un dégagement de gaz abondant ou bien à un dépôt d’un corps coloré ou insoluble dans le verre. Il fallait donc trouver un composé qui, à la température de la fusion du verre, donnât naissance à du cuivre métallique.
- Après avoir essayé sans succès l’action des différents métaux sur les verres colorés par l'oxide de cuivre , nous avons été conduits à examiner la réduction que les oxides au minimum d’oxidation peuvent faire éprouver au protoxide de cuivre , et notre attention s’est principalement fixée sur celle que l’oxide de fer des batlitures exerce sur le protoxide de cuivre.
- Nous avons vu que , sous l’influence de la chaleur, l’oxide de fer des batti-tures ramène rapidement le protoxide de cuivre à l’état de cuivre métallique en passant lui-même à l’état de peroxide de fer. Or, cette réaction nous a paru éminemment propre au but que nous nous proposions ; elle donne naissance, en effet, à du cuivre pur, et elle offre l’avantage de produire un oxide métallique (le peroxide de fer) qui est soluble dans le verre , et qui ne lui donne qu’une coloration légèrement jaunâtre. La formation du silicate de peroxide de fer nous paraissait même une circonstance heureuse; car, en donnant de la densité au verre , ce silicate devait s’opposer naturellement, au dépôt des cristaux métalliques. C’est donc avec confiance que nous avons essayé de reproduire l’aventurine de Venise en chauffant un mélange de verre, de protoxide de cuivre et d’oxide de fer des batlitures. L’expérience est venue confirmer nos prévisions.
- En chauffant, en effet, pendant douze heures un mélange de 300 parties de verre pilé, de 40 parties de protoxide de cuivre et de 80 parties d’oxide de fer des batlitures, et en le soumettant ensuite à un refroidissement très-lent, nous avons obtenu une masse vitreuse qui contenait d’abondants cristaux de cuivre métallique.
- Le point le plus difficile de la fabrication de l’aventurine , qui, selon nous, consiste à produire un verre contenant dans sa masse des cristaux brillants de cuivre et uniformément répartis , nous paraît donc complètement résolu.
- Les échantillons (l’aventurine
- nous avons présentés à l’Aca des sciences offrent encore une .s> taine opacité qui nuit à l’éclat des j taux métalliques, et ces cristaux -, ne nous paraissent pas assez vo s neux; mais les expériences que nj tentons en ce moment nous don tout lieu de croire que nous pour 0, dans quelques jours, présenter des F duits complètement satisfaisants-
- Pour nous convaincre de l’me • se de notre aventurine avec celle <1 a, fabrique à Venise, nous les avons ^ minées comparativement avec un f cellent microscope que M. Oberhaeu a bien voulu mettre à notre disf^i)5 tion , et nous avons reconnu que. ‘ l’une et dans l'autre, le cuivre ^ cristallisé en octaèdres réguliers. A ^ dans notre aventurine, le cuivr® ^ dans le môme état que dans cell Venise. . ja0s
- Nous n’avons pas voulu traiter cette note les différentes ffl,eS iro-théoriques qui se rapportent à la V duction de l’aventurine et recherc par exemple , si la réduction du eu' doit être attribuée à l’action directe^ l’oxide de fer des batti turcs ou du f métallique qu'il contient souvent, ja le protoxide de cuivre, ou bien ^ formation d’un silicate de proloxiu ^ fer, qui, en agissant sur le silicate ^ protoxide de cuivre, produirait cuivre métallique. jtre
- Nous aurions aussi à faire conna plusieurs faits intéressants qui sont lalifs à l’action des métaux sur le ve ^ en fusion ; mais nous nous réservo» e traiter ces différents points dans prochaine communication, qui C()0S tiendra en outre les résultats d expériences sur la réduction des o*1 je de cuivre et de leurs silicates Par-.r protoxide d’étain, les sels amioon eaux et les substances organiques.
- Mémoire sur un nouveau moàe ^ dosage du cuivre.
- Par M. J. Pelocze, de l'Institut
- L’or et l’argent sont, jusqu’il P1^ sent, les seuls métaux dont lo uelrü. himation puisse être faite par des 1’ < cédés tout à la fois rapides et.e ^Cc, Les méthodes , d’ailleurs três-diver appliquées au dosage des autres 11 s taux, sont assurément fort dans la plupart des cas ; mais elles S
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- ]es nr?S *a d'vers inconvénients, dont l,i |LnnciPaux consistent surtout dans liea, 8Ueur des opérations et la dé-leUr Se des méthodes sur lesquelles su|te aPPrécialion est fondée. Il ré— dar,s p® ,cet état de choses une lacune 'mPoria tSl°'re deS all'a^es les Plus
- soru r .transact'°ns dont les inétaux smlatol)iet exigent de l’analyse un régi^,, J (îu' puisse être obtenu avec une tner e rapidité. C’est, pour le com-qnele e* l’industrie, une condition en lion ^e Sorle indispensable. La ques-les j e temps domine souvent toutes très.U!res > et telle analyse qui serait Pitlèm^ S* e"e Pouva't être ^a'le ra“ lat a • nt ’ Perd son intérêt si le résul-]j l{.011 être ajourné. Ce que je dis de ar|alvr *onSUe durée d’une opération au Jl,que ne s'applique pas seulement tall ÜIllmerce et aux exploitations mé-qug^'ques; il est facile de prévoir èta|,|.a uième observation s’adresse aux quei ISsements quelconques dans les-%|S °n °Pêre sur des fontes considé-, es et fréquemment répétées, dlé iC^°isirai des exemples de la vé-(i^de cette assertion dans les opéra-fûti'iS d.es hôtels des monnaies et des e*en!r'esde canons. Le premier de ces lUe r'es sera d’autant mieux choisi et Va question de la refonte dessous tUaje *a fabrication des monnaies déci-en cu,vre °u en bronze est ac-j eftient agitée.
- aa j^s'Uédailles de bronze doivent être loiUtre 'égal de 950 de cuivre, et la CTde une tolérance de 20 millièmes ’ e*(es renferment de l’étain et une SontPetite quantité de zinc. Elles ne slata Pas analysées ; on se borne à con-de ^ qu’elles contiennent du cuivre et pie, etain, puis on les essaye sur une tçr e de louche, en prenant pour tL. de comparaison des alliages ma-
- t(|em aisun urs (limite» ma-
- les a?l,ques au titre même imposé par i^jçSleinents monétaires. La compa-(]e.0tl des traces laissées sur la pierre 4la auche donne le titre des médailles. 0*3 Ce mode d’opérer est loin d’être laCar il suffit d une différence dans aulf Ure et la proportion des métaux c0 ‘que le cuivre, pour que toute Cesse iraison avec la touche normale de pouvoir être faite. hf)Ucu Ce, qui concerne l’alliage des ii,Cotles a *eu’ on I)eu*; S|gna'er des Pour îen'ents du même ordre. Comme «st Ps monnaies et les médailles, il (li(ïj0j|ln°u impossible, au moins très-rau|tiplier des analyses dont haut ;U . s seraient pourtant du plus mterèt. Aussi les liquations qui
- ont lieu pendant le refroidissement des canons, et qui sont considérables, surtout pour les pièces de gros calibre dont le refroidissement est plus lent, ces liquations n’ont-elles pas été examinées avec tout le soin que réclame un objet aussi important.
- Les cuivres qui servent aux alliages sont loin d’être toujours purs, et il en résulte des variations fréquentes dans la composition du bronze des canons.
- Il suffira des observations qui précèdent pour montrer combien pourrait être utile un procédé qui joindrait une grande précision à une exécution rapide. Un tel procédé permettrait,entre autres choses, d’assimiler, quant au titre , les médailles et les monnaies de cuivre ou de bronze à celles d’or et d’argent, et ajouterait nécessairement une difficulté de plus à l’altération des monnaies. D’un autre côté, il deviendrait beaucoup plus facile, dans les fonderies de canons du gouvernement, d’essayer les alliages, alors même qu’ils sont en pleine fusion, et d’ajouter sur-le-champ à la masse des proportions de cuivre ou d’étain, telles qu’il faudrait pour constituer l’alliage que l expè-rience indiquerait comme le meilleur pour la confection des bouches à feu de tel ou tel calibre.
- Placé , comme essayeur des monnaies, dans une position où je puis apprécier chaque jour l’extrême importance, l’exactitude et la rapidité de la méthode d’analyse des alliages d’argent dont on doit la découverte à M. Gay-Lussac; connaissant d’ailleurs tous les avantages que les arts ont retirés des liqueurs normales si souvent introduites dans les ateliers par ce célèbre chimiste, j’ai cherché à doser le cuivre par des procédés plus ou moins semblables à ceux de la voie humide, persuadé qu’après l’or et l’argent, il n’y a pas de métal dont la détermination soit plus importante, car il entre dans la plupart des alliages les plus employés.
- Je suis parvenu à ce résultat de plusieurs manières différentes, fondées principalement sur les phénomènes de précipitation et de décoloration simultanées.
- Les chimistes ont pu apprécier l’habileté avec laquelle M. lîarreswil a su employer la dissolution de cuivre dans l’acide lartrique et la potasse p**ur résoudre une question irès-importante et très-difficile d’analyse organique, celle du dosage des sucres. J'avais d’abord espéré qu’en modifiant le sucre de canne par les acides, je pourrais en
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- faire des liqueurs titrées avec lesquelles je cherrherais à apprécier les proportions de cuivre renfermées dans un alliage, en traitant celui-ci successivement par l'acide nitrique. l’acide lar trique et la potasse; tuais, après de longues recherches, j’ai dù abandonner ce procédé : les approximations, quelquefois trcs-salisfaisantes, s’écartaient cependant souvent de 3,4et 5cenliètnes des proportions réelles de cuivre, sans que /en pusse connaître la cause. Toutefois, en substituant au sucre modifié par les acides une dissolution titrée de protochlorure d’étain, je sois parvenu à des résultats beaucoup plus exacts.
- Voici en quoi consiste cette seconde méthode :
- Je dissous un poids donné de cuivre, 1 gramme, par exemple, dans de l’acide nitrique; j’ajoute successivement à la liqueur des dissolutions d'acide tartrique et de potasse caustique; j’obtiens de la sorte une dissolution d’urt bleu très-intense, dans laquelle je verse. pendant qu’elle est bouillante, une dissolution étendue de prot chlorure d’étain. I.e proloxide d’étain éliminé par l’alcali absorbe la moitié de l’oxigène de l’oxide de cuivre, et précipite ce métal à l'état de protoxide insoluble. La décoloration de la liqueur devient l’indice de la fin de l’expc rience.
- L’elain , le zinc, le plomb, l’arsenic, l’antimoine, qui peuvent se trouver dans les alliages de cuivre , n’allèrent point la réaction précédente. Ils forment des oxides ou des acides qui restent en dissolution dans la potasse, de telle sorte que, s’il a fallu, pour précipiter 1 gramme de cuivre pur, 30 centimètres cubes de dissolution normale d’étain, un pareil nombre de divisions de la burette représentera un poids semblable de cuivre dans ces divers alliages ’!).
- L’autre procédé, celui auquel je m'arrête , est fondé. comme je l’ai dit, sur le même principe ; mais la dissolution du cuivre a lieu au sein de l’ammoniaque, qui en exalte beaucoup plus la couleur que l'aride tartrique et la potasse. Au protochlorure d’etain je substitue les monosulfures alcalins et particulièrement celui de sodium ( hy drosulfate de soude cristallisé et inco-
- (0 Je me propose de revenir avec plus de détails sur ce procédé, et de voir s’il est applicable dans le cas où le cuivre est allie au cobalt ou au nickel.
- tilfe
- lore). qu’on trouve dans le connue
- Voici comment on opère : . jf[1
- On dissout 1 gramme de enivre ^
- pur dans 7 à 8 centimètres cubes d a ^
- nitrique du commerce; on éici" dissolution d’un peu d’eau , et I 0 ^ verse un excès d'ammoniaque ( centimètres cubes \ On a de 1» sü une dissolution très-intense. .
- D'un autre côté, ni dissout ^ l’eau du sulfure de sodium (celle,j,i. solution peut varier de titre s<1,,s ,e convèuient; on en mettra, parcxeflW ^ 110 grammes dans I litre d’eau ‘ ' e lée ), on l'introduit dans une bur graduée et divisée en dixièmes de e r limèlres cubes; on porte la l"!1^ y ammoniacale à l'ébullition, et • ajoute peu à peu la liqueur siilfurt>l .jj Nous supposerons qu'il en ait fan'1 ’j centimètres cubes pour décolorer gramme de cuivre, et nous ai>r( ainsi une liqueur normale d'un connu flj.
- On dissout ensuite, dans l’acide trique ou dans l'eau régale, un P1’], connu , par exemple 1 gramme, 100 l'alliage qu’il s’agit d’analyser ; «n -sature la dissolution avec de l'a1*1 j niaque; on la poile à l'cbu11 i tio" ja I on y verse, jusqu’à décoloration» .
- I queur précédemment titrée de 5iff fui e de sodium , en ayant soin d’aj|,u e de temps en temps de l'ainmoiua'l (j étendue, afin de remplacer celle *1 s’évapore, L'affaiblissement de la l1’!1 bleue indique facilement à l'opéra1^ que la fin de l’expérience est plu*’ ,r moins prochaine, et il a soin de ver-goul e à goutte les dernières porl,ü de sulfure. çy
- Quand i! juge que l'opération me, il lit sur la burette le nombf ^ divisions qu'il a fallu employer décoloration. S il lui en a fallu 31 • c qu’il y a dans 1 gram-, 100 de Pall1'^ 1 gramme de cuivre ; s’il en a f e ployé 24,8, en divisant ce nom a par 31 et le quotient par 1.100,
- 727 millièmes pour le titre de liage, etc. (1).
- Le mode d opérer suffît dans la I part des cas : il ne comporte pas erreur de plus de 5 à 6 milfièm^! mais on arrive à une exactitude bc* ^ coup plus grande encore, en ache'^ la décoloration de la liqueur bleue a une dissolution très faible de sul‘u
- Ilç
- liqueur ammoniacale de laque,()ioi'0 précipiter I** cuivre ne reste Ml<o3rCe le temps ; elle Ideiet peu à peu * V Ifure de cuivre absorbe de 1 ox s sforme en sulfate.
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- avec
- ex^“rr nine li(Iueur renfermant, par litp JP e ' Par centimètre cube la quan-U‘P(j e s,Jlf«irtî nécessaire pour proripi-
- ^'lri|UX !n-ll''<,a,n,nes (*e (’IJ,vre A cet Coin,’ J a' suivi les instructions re-];ill.||,'1,"lees par M. Gay Lussac pour Voje |Se (.‘es alliages d’argeni par la j’ai hh,l|,|iile. et je «lois déc arer que l*1't|iroaUCOUP e,nPru,lté a 1110,1 illustre
- des* s’assurer que la présence
- It!, ,,ie,aux qu’on trouve ordinaiic-Peii ’î1*'08 3,1 cuivre n'apporte aucune cj( "roation dans le dosage de celui-riêjj'Jr Cet égard, j’ai fait des expé-aüx'^S "‘nnùreuses qui m’ont conduit j.'JNiliats les plus satisfaisants Cüiv’11 a ‘les poids connus de
- b|esri! pur des proportions varia-
- de 11 *a'n» de zinc, de cadmium,
- Ser„,V0,nh’ ‘l’antimoine, de fer, d’ar-rt|rc,fi° bismuth, < l j’ii constamment Séesuuvé les quantités de cuivre pe-prii’ a ^ 0,1 ^ niillièmes près. J’ai férif.Ul1 8ra,,(l noridire de chimistes de IjA ,er < es expériences •ur des quan-fle cuivre très-diverses mêlées ]e, "létaux précédents et dont les poids 0nir liaient inconnus, et loujoms ils les 'ICCuso'. à quelques millièmes près, Proportions du cuivre. pe- 1>S élèves même , exercés depuis à C|!,lc. quelques mois aux manipulations ], tiques, ont fait des analyses éga-s,alp|,t exactes. Je cite celte circon-p, lu;e pour montrer que le nouveau ,lr!)c''dè passera facilement dans la Çraf'que Je la cite aussi parce que je ^Ms très instructive et très-bonne cette 'Uere de procéder avec des corps la rs dont la proportion est inconnue de Personne qui opère. j0 . c’aurait suffi des expériences dont li|V,t*I,s (le parler |>our juger de l’exac-ü(jude de mon piocèdé; mais j'ai trouvé les Se<0,,d moyen de démontrer que Wiélaux cités précédemment ne sont jas atteints par le sulfure de sod'um p"‘.qu’il reste une trace de cuivre à c ec,l»iter. En effet, quand on met en d "Inet avec une dissolution de nitrate '’oi're ammoniacal les sulfures de d^'^.ide eadniium. d'étain , de plomb, 1() ‘i|s,nuth et d'antimoine , ilsladéco-cC'‘1’ 1 es uns à froid, les autres à çva,,d , cl eela prouve d’une manière s "lentp que ces sulfures ne |ieuvent ^Produire et exister, si ce n’est peut-diKe P,,llr un instant, en présence de la p '^duiion de cuivre. Leur formation SatSl",'eim‘ a <>c,lc décoloration est |'a's mille influence sur le résultat de rJj'dyse, puisqu'on juge de la lin de e~ci par la décoloration des li-
- queurs, sans avoir égard aux précipités qui peuvent se former ultérieurement. Si l ou veut y prêter quelque attention , ce ne peut être que dans le but d'obtenir quelques renseigni-ments Sur la nature des métaux qui accompagnent le cuivre. C’est ainsi que, si l’alliage est formé de ou vre, de plomb, d’étain et de zinc, on reconnaîtra facilement la présen e du zinc par le précipité blanc qui succède au précipité noir de sulfure de cuivre, le plomb et l’étain étant précipités tout d’abor i par l'ammoniaque même. Il y a plus: j’espère parvenir à doser le zinc lui-même par le volume de la dissolution de sulfure qu’il faudra employer pour précipiter ce métal à compter du moment de la décoloration du cuivre.
- Le cadmium , comme le zinc, commence à se précipiter de la manière la plus nette aussitôt après le cuivre. Au moment même où l’ou observe que la liqueur vient d’être décolorée, si l’on continue l’addition du sulfure, on voit se former un beau précipité jaune pur de sulfure de cadmium.
- J’ai cité un nombre considérable de métaux dont la présence n’empèchc pas l’exécution du nouveau procédé, et ce sont heureusement ceux qui se rencontrent le plus souvent dans les cuivres impurs du commerce, ou dans les alliages ou les minerais de cuivre. Il est évident que le cobalt et le nickel, produisant des oxides solubles dans l’ammoniaque qu’ils colorent, empêcheraient le nouveau procédé d’être applicable. Quant à l'argent, sa présence n’est pas un obstacle à l’emploi du pro cédé; seulement, après avoir dissous l’alliage dans l'acide nitrique, il faut précipiter l’argent par un excès d’acide chlorhydrique et laver le chlorure sur un filtre. La liqueur et les eaux de lavage sont employées pour le dosage du cuivre. En dosant l’argent par la voie humide, et le cuivre par le nouveau procédé, on reirouve facilement, à '2 ou 3 millièmes près, les proportions des deux métaux.
- L’étain que l’on rencontre souvent dans les alliages de cuivre, se trouve, dans b* nitrate de cuivre ammoniacal, à l’état d’acide stannique. Cet acide se mainlirnl peu ant longtemps en suspension , et il arrive quelquefois qu’il relient une faible proportion de sulfure de cuivre qu< le colore. I) ns tous bs cas. il s’oppose à la tiansparence de la liqueur, et il est difficile de juger de la lin de la décoloration. J'ai trouvé un moyen certain d’obvier à cet inconvénient ; j’avais remarqué, en opérant
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- sur des alliages de cuivre, d’étain et de plomb, que ce dernier métal, lorsqu’on le précipitait à l’état d’oxide par l’ammoniaque, entraînait avec lui l’acide stannique avec lequel sans doute il se combine, et que les liqueurs s’éclaircissaient dès lors avec une grande régularité. J’ai profité de cette remarque, sans laquelle les deux ou trois derniers centièmes de cuivre auraient été difficilement appréciés, et j'ajoute à tous les essais d’alliages de cuivre et d’étain ou d’antimoine une dissolution de nitrate de plomb préparée d’avance. 11 suffit, pour l'éclaircissement de toutes les liqueurs, d’ajouter 1 centimètre cube de dissolution renfermant 1 dêcigramme de plomb.
- Une autre observation que j’ai faite rectifie une erreur propagée dans tous les traités de chimie. On croyait que le précipité, préparé en versant un sulfure soluble dans une dissolution chaude d’un sel de cuivre, était un bisulfure; mais c’est une combinaison de sulfure et d’oxide de cuivre, un oxisulfure formé de 5 équivalents de sulfure et de 1 équivalent d’oxide. J’ai été conduit à l’examiner en remarquant qu'il faut beaucoup plus de sulfure de sodium à la température ordinaire qu’au point d’ébullition des liqueurs pour précipiter le même poids de nitrate de cuivre ammoniacal, et qu’une dissolution de cuivre se décolore en la faisant bouillir avec le précipité de bisulfure qu’elle surnage ; ce qui s’explique par la combinaison du sulfure avec de l’oxide de cuivre.
- Indépendamment de l’analyse que j’ai faite de cette nouvelle combinaison, j’ai remarqué que du bisulfure de cuivre bien lavé, bouilli avec du sulfate de cuivre, enlève l’oxide à ce sel, et ne laisse plus dans l'eau que de l'acide sulfurique libre et pur.
- On a vu quel parti il m’a été possible de tirer de la propriété que présente l’ammoniaque, de rehausser, avec une si grande intensité, la couleur bleue des sels de cuivre; on sait que cette réaction est une des plus caractéristiques pour le cuivre ; mais j’ai trouvé, dans l’emploi de l’ammoniaque, une propriété beaucoup plus importante encore , et sans laquelle il eût peut-être élè impossible de doser le cuivre avec des liqueurs titrées de sulfure alcalin : c’est qu’elle empêche les sels de cuivre d'être précipités par les hyposulfites. On sait que ces derniers sels se rencontrent presque toujours dans les sulfures alcalins, et qu’ils se produisent d’ailleurs par le contact de
- Or il*
- l’air avec ces sortes de sulfures, v y existent ou ils s’y forment u|ej proportions inconnues et suscepb d’ailleurs de changer à chaque ’nsta'e[s et l'on sait qu’ils décomposent les de cuivre, neutres ou acides, en P . duisant un précipité de sulfure de c ^ vre ; mais l’ammoniaque s’oppûse t cette décomposition; non-seules elle empêche les hyposulfites d’aue les dissolutions de cuivre, Tïia,s. Représente la même propriété relati ment aux sulfites et aux sulfhyp05 fates. Lorsque enfin elle est en P portions convenables, elle empêceS également la précipitation des mcin sels par les carbonates et par les ox* alcalins. Ces circonstances sont da tant plus importantes, que tous c corps se rencontrent ou peuvent rencontrer souvent dans les sulfures s lubies. f e
- Le titre d’une dissolution de sultu de sodium s’affaiblit par le contact l’air; mais cette altération est *0^ lente, et il est même inutile de cha1^ ger la liqueur tant qu'il en reste da1 le flacon où l’on a préparé une pr°v sion. La seule précaution à empi°JTÎ et elle s’applique d’ailleurs à toute® dissolutions normales, consiste, tout les fois qu’on a à faire des essais cuivre , à déterminer le titre actuel o sulfure avec un poids connu de cuiv ' bien pur. On trouve facilement, dap^ le commerce, des plaques d’un tel c’Jlj vre obtenu par la galvanoplastie, ® qui sont destinées à des épreuves da guerriennes.
- Dans un mémoire que j’aurai biep tôt l’honneur de présenter à l’Acade' mie, je me propose de développer da' vantage la nouvelle méthode de dosa g® du cuivre que je viens de faire connai' tre; j’indiquerai les applications tre®' diverses dont elle me parait suscep' tible; j’y joindrai le tableau de ^ composition d’un grand nombre
- de
- monnaies et de médailles fabriquée® ,eR France. Déjà je suis en mesure d’albr' mer que cette méthode, appliquée 1 analyse des minerais de cuivre, don') des résultats de la plus grande exact'' tude. Son exécution est d’ailleurs ® simple et si rapide, que je ne don pas que bientôt on dosera le cuivre su les lieux mêmes d’exploitation de c métal. Si je ne m’abuse, ce nouveîd mode d’essai du cuivre rendra des ser' vices réels à l’administration des mo°' naies, aux fonderies du gouvernetneO et aux usines.
- J’ajouterai encore un mot en ternU' nant. Deux jeunes chimistes, quitra'
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- vai!|em .
- pris ri 5 mon Moratoire, ont entrées fi6 rï°ser Ie fer et le plomb avec s°nt d^-îeurs normalcs; leurs travaux pPror C,*a assez. avancés pour faire es-j’ .Ur.,e solution satisfaisante, être a • ^Ue z'nc Pourra sans doute s,)if °Se Par des dissolutions titrées de rPa|jr? f*e ®°diunri Si ces espérances se rar„Ser,t’ d faudra ajouter à l’or, à do$aÜnt et oaaiolenant au cuivre, le Soi-J’? exact , rapide et en quelque dQ f mdustriel, du zinc, du plomb et
- jy .
- eJ‘e,nent des eaux des mines pour e%traire les produits utiles , et ”°yvi pour séparer les métaux des itères étrangères.
- Par M. Ch. Napier.
- jusqu’à présent on a été dans l’usage les ^°'piter le cuivre contenu dans iru;nux des mines ou minérales en y ®n rc!u*sant des morceaux de fer, puis -disant couler ces eaux dans de l’o réservoirs, où le fer, absorbant lj.Xlgène de l’air, sè précipite en pe-r e quantité sous forme d’oxide qu’on cUeilIe et qu’on vend comme de l’o-« *• On laisse ensuite écouler et perdre Cesoaux.
- }jr^e procédé présente un grand nom-ç e d’inconvénients, dont le principal v Une destruction énorme de fer pro-nant de l’existence originaire, dans 8 ? eaux, de ce métal à l’état de per-,jj ate, sel qui jouit de la propriété de foudre presque tous les métaux , de Pm°n ^ue » Par sa réaction sur le fer a ,pl°yé pour précipiter le cuivre, il y (1|*solution et perte sensible. ry e me suis proposé d’abord d’obtenir - Une manière sûre une plus grande *r?Portion et presque la totalité du uiyre qui est en solution, de le re^ Uoillir dans un état plus pur; en se* 0nd lieu, de faire un emploi plus éeo-a°mique (}„ fer employé à précipiter le , ,vre, et enfin de recueillir, comme ')r?fluit de quelque valeur, le fer tenu .Htîinairement en dissolution, aussi !e,) que celui employé pendant le pro-e(|é de la précipitation du cuivre.
- ,, Pour remplir la première condition , jî'jonte une petite quantité d’acide sul-j'-’riqnç anx eaux avant d’y introduire •e fer-, par ce moyen l’oxide de fer °r>né par l’action galvanique (prove-.i*ntdu dépôt du cuivre sur le fer) est mssous, et une surface nette de fer se Présente constamment au sel de cuivre ;
- de cette manière le procédé se trouve facilité; le cuivre précipité est obtenu presque pur, et le fer qui, dans le procédé ordinaire, est mélangé au précipité, se trouve dissous en formant un protosulfate ou couperose verte, qu’on obtient ensuite par évaporation.
- Le second point s’obtient en ramenant le persulfate de fer en solution à l’état de protosulfate avant d’intro-duire les morceaux de fer qui doivent opérer la précipitation du cuivre ; le fer en solution étant ainsi réduit à l’état de protosulfate par une petite quantité d'acide sulfurique, le cuivre peut être précipité avec la perte d’un peu plus qu’un poids égal de fer.
- Le troisième objet, c’est-à-dire la récolte du fer comme produit utile, s’obtient par l’évaporation des eaux traitées comme il a été dit ci-dessus, et sa cristallisation sous forme de couperose verte. Après la cristallisation, les eaux mères peuvent être traitées comme à l’or linaire pour en extraire l’ocre.
- Voici la me Ihode employée pour procéder à ces opérations :
- Les eaux sur lesquelles on opéré étant recueillies dans une citerne , on y verse de l’rcide sulfurique dans la proportion d’environ 2 kilogr. pour 1,000 litres d’eau , et on ajoute la quantité nécessaire de vieux fer. Au bout de quelques heures l’eau est complètement épuisée de cuivre ; on la soutiré avec le précipité par un robinet pour la faire couler sur un filtre en éponge , drap, ou autre matière convenable qui relient le cuivre. Le protosulfale de fer reste dans la liqueur, qu’on évapore et fait cristalliser.
- Pour réduire lé persulfate de fef à l’état de prôtosulfate, on jette de lâ sciure de bois dans la citérne cortté^ nant les eaux ( dans la proportion de 2 kilogr. pour 1,000litres d’eau), au moment même où on verse l’acide sulfurique. On peut employer d’ahtres matériaux que la sciure , et entre autres la portion soluble des résidus de chaux des usines à gaz.
- La seconde partie de l’invention consiste dans l’application aux minerais métalliques d’un courant d’électricité, lorsqu’ils sont à l’état de fusion , afin d’en séparer les métaux qu’ils renferment (1).
- (0 Nous avons déjà, à la page 50 de ce volume , fait connaître ce procédé , mais sur des documents imparfaits. Nous rectifions aujourd'hui celte description en rempruntant à la spécification même de la patente de l’auteur.
- F. M.
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- Pour donner une idée de cette méthode, on en fera l'application aux minerais de cuivre, quoiqu’elle soit applicable aux autres minerais qu'on peut mettre en fusion au moyen des flux.
- On prépare un creuset ou autre vase fait avec une matière électro-conductrice (je me sers pour cela de plombagine), en l’enduisant à l’intérieur d’argile â luter, excepté le fond qu’on ne couvre pas. Le régule ou minerai calciné (qui, lorsque c’est un sulfure, doit avoir été grillé pour enchâsser le soufre autant que possible) est alors introduit, avec les flux ordinaires, dans le creuset, et celui-ci étant placé dans le fourneau à air, on chaulTe jusqu’à ce que la masse soit en état de fusion. Pendant ce temps on prépare une batterie voltaïque de cuivre et zinc amalgamé, chargée avec de l’eau acidulée ( une partie d’acide sulfurique pour 25 d’eau ) ; on attache au fil positif de la batterie une lige en fer s’épanouissant en un disque du même métal un peu plus petit que le diamètre intérieur du creuset, et au fil négatif de la batterie une tige de fer seulement. Le disque de fer est posé sur la surface de la masse en fusion dans le creuset, et la tige négative eu contact avec l’extérieur «le ce vase; la matière fondue fait alors partie d’un circuit électrique, et en soutenant la chaleur, le métal est réduit graduellement et déposé au fond du creuset.
- J’ai trouvé qu'en mettant simplement en communication . par un bon condueteur extérieur, le fer de la surface du bain avec le fond du creuset, il se formait un circuit èlectiique qui donnaii lieu a un dépôt de métal ; mais le résultat n’est pas aussi satisfaisant que quand on se sert d’une batterie. j
- Notice sur le cingleur d'Anzin.
- Par M. Êvrard, ingénieur civil, sous-directeur des forges et laminoirs d’An-in (1).
- M. J. Guillemîn. directeur-gérant des forges et lamino'rs d’Anzin, appartenant à la société de commerce de Bruxelles. a inventé et introduit dans celle usine un nouvel appareil de cin-glage auquel il a donné le nom de cin-
- g/evr d'Anzin, et pour lequel s0 ciéié de commérera pris en B'‘lgl(llie’ un brevet d invention de dix années-Cet appareil e>l d’une simp1'.1'1;6 telle que le dessin , joint à celle ,,ol,.c‘jg suffira, pour ainsi dire, â lui seul 3 faire comprendre, et que je n'aurai qu quelques mois à dire sur sa marche-
- Description de l'appareil•
- r<r 1-
- Le cingleur d’Anzin , pi. 79 . j 2. 3, 4, ne se compose, pour ai dire , que de trois pièces qui sont *-1° Un balancu r A,A‘; nt
- 2° Une enclume ou enlablcme
- B. B', faisant pièce avec les colu"11
- C, C', qui supportent le balancier; ^ 3° Enfin un cylimbe à vapeur
- muni de son piston relié par une P tile lige articulée à l'extrémité ^ balancier. .
- Son jeu. — On conçoit de suite jeu de cet appareil ; les mouvements bascule du balancier A,A’, mû par vapeur, agissant sur le piston. c<>in priment, comme en mâchant, les b° ^ les sortant des fours à puddler. qu’on vient placer en M entre f.en clume fixe et la mâchoire du balaiu’,er' Ainsi donc, considéré en Iui-riiôni au point de vue purement mccaniq,jC.j on reconnaît d priori à cet «ip|»ar.el-l’avantage de satisfaire au grand pr,(1.< cipe de mécanique de l'application recle de la puissance à la résista*6*’ cl l’on verra assez par ce qui va suivf ^ que le cingleur d’Anzin , tout en sa* faisant à cette condition , qu'on ne petl.
- souvent atteindre qu’en renonçant
- d’aulres avantages, n’en a pas m«'in un jeu parfait et la marche la PlüS heureuse.
- La nécessité d’assurer la régnlarh® de la marche de l’usine, par la crça' tion d’un appareil de réserve destin® à prévenir les fréquents chômages au*' quels condamnait le puddlage, le sef' vice sans cesse interrompu d’un mai" leau cingleur d’un système vicieu*’ est l’origine de l’invention de M. Gui1' lemin. Il fallait, dans celle création ’ satisfaire aux trois conditions sul' vantes : ,
- 1° Que l’appareil fût peu coûteux e put être établi en très peu de temps;
- 2° Qu’il fût indépendant de tout aU' tre appareil mécanique, afin que Ie chances d’arrêt fussent réduites à lem minimum ;
- 3° Enfin que, par son principe. scS formes et son mode d’action , ccl ap|)3' reil pût, pour ainsi dire, être consi" déré comme à 1 abri de tout accident
- (1) Extrait du Bulletin du musée de l’industrie , année 1845, 2« livraison, p. 185.
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- les aSr Conf|'tinns, le cingleur d’Anzin péta. ernl*''(‘s au delà peut-être deses-AJi 'S Son 'I,vCMleur lD°t|/>e e*\ train. — Il était à peine Hiar( n'j’une nouvelle rupture du activi?.11 9"8'e,,r força à le mettre en duiu^'l débuta pârcing'er les pro-cinq 12 fours à puddler pendant
- Jnier 'OÎ*.24 heures sans la plus légère la [uPfion. Il reprit le même service du,’Rla'ne suivante, et le remplit leaiç t,,a"ière aussi satisfaisante : seu-apçfp ’ dans les derniers jours, on tne,„*'ul dans l'appareil des ébranle-de paraissaient provenir du peu
- Ce|u X|l.® des fomlalions. En visitant iieri0‘0|’on reconn,lt 'a maçon-tery^.r11 briques qui remplissait les in Chl1r t>s des pièces de bois formant la di$|(fe,!lc des fondations, était toute tïi^'iuce, et que celte charpente elle— Cei ef°o»m«'nçail à prendre du jeu. qiiG |,rc|dent p ovenait en partie de ce Nf appareil avait été mis en jeu trop fo„(J.e>mps après l’établissement des p3j ll,|ons, qui n’avaient réellement ?" le temps de se sécher et d’ac-ayj .11’Ionie leur solidité, et en partie pç',de ce que leur charpente était un 5|)iit °P laible. En effet, en établis-q„0 CeUe charpente, on n’avait compté b|;i| une action de l’appareil sem-k'ni a celle d’une presse, c'est-à -dire Ceq® et sans secousses; tandis que ?nee ;,,;lion est presque toujours brus-Pi;, et violente comme celle d'un direeau- On n’avait cru, pour ainsi p0l ' l^s fondations nécessaires que 8e ',Xer l’appareil et l’empècher de dçv'i'dever; mais on n’avait pas cru *oirUlr !e construire de manière à pou-Sïhrésis,er * de violents chocs, te|s ceux qui ont lieu et qui sont Cin^e, lorsque la loupe est à demi on voit souvent les laitiers lllr»!' 1*• jaillir jusqu à 7,8 et même I elr<‘s de distance.
- Cjj Marteau avait été réparé pendant qL^'nze jours de marche du ein-Wr'r’ el en l’affectant au service des PaPp • on peut, en quelques jours, ré-iiij re' solidifier les fondations de ce-qi,ç !• El es furent reconstruites telles Si,, Je les ai représentées dans le des-«n depuis lors elles sont demeurées
- do^aloriié du service. — Après da„t "'ois environ de marche, pen-vPri| lesquels le marteau, moins sou-eiri[>.activité qu'en réparaiion, elle «PrvV^, toujours prêta marcher, des-i rp"t alternativement nos 12 fours «xJiu (Her, le service de ceux-ci fut "stvement confié au ciugleur pen-
- dant les 4 à 5 mois que dura le montage d'un marteau frontal du système ordinaire, et qui fonctionne parfaitement aujourd’hui. Pendant ces 4 à 5 mois, la marche du ciugleur n’a présenté aucune interruption sérieuse; les seuls accidents qui aient eu lieu sont :
- Accidents. — Une rupture de la tige du piston Une demi journée a suffi à la réparation, et depuis lors, pour plus de sûreté, on eu tient une en réserve.
- La rupture deux fois répétée des clavettes de l’articulaiioii de la tige du piston Une heure ou deux suffirent à les remplacer.
- La mise hors d’étal rie service , par suite d'usure, de la plaque Ui fig. 3), ou enclume propn ment dite. Ce n’est point là un accident, à vrai dire, on renouvelait cette plaque en quelques heures pendant un jour de chômage.
- On voit par le dessin que cette plaque ou enclume est maintenue dans l’cntablcincuL par une disposition semblable à celle employée par les colonnes des trains de laminoirs, moins le callage. Celle plaque doit avoir 1 à 2 '•entimètres de jeu dans les ergots qui la saisissent pour parer aux ell'ets de sa dilatation. L’usure de celte plaque était chose pi évue , ainsi que celle de la face intérieure de la mâchoire du balancier, que, pour celte raison , on a formée d’une pièce rie rapport N N’ maintenue par des boulons à tête noyée en dessous; mais jusqu'ici celle plaque de fonte s'est conservée parfaitement intacte. On conçoit, en effet, que le séjour des laitiers, leur action corrosive et les brusques refroidissements auxquels est soumise l'enclume par l’effet de la vaporisation subite de l’eau dont on l’arrose après chaque fournée, sont descauscs propres à altérer promptement sa constitution . et qui n'agissent pas sur la plaque N,N'.
- Le cingleur d’Anzin a donc parfaitc-mente fait ses preuves; cet appareil a désormais pour lui l’irrécusable sanction de la pratique. Je ne crois pas employer de tenues exagérés en disant qu'il est, pour la métallurgie, une conquête importante, et d'autant plus précieuse qu’il faudrait ne pas avoir la ressource du plus petit atelier de construction de machines pour ne pas pouvoir lèlablir en moins d'un mois, et qu’il ne peut couler plus de 5,500 fr. Il rue semble que toute grande foige à l’anglaise, lût-elle ou non pourvue d un cingleur île quelque espèce qu’il soit, ferait fort sagement de se ménager la
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- ressource assurée du cingleur d’Anzin. Cet appareil seul suffirait, du reste, dans bon nombre de forges, et devrait surtout être adopté par celles qui, soit par défaut de force motrice, soit par toute autre cause, n’emploient d’autre appareil de cinglage que les cylindres, et se condamnent ainsi à une incontestable infériorité dans leurs conditions de travail.
- Il me reste à dire quelques mots sur la marche du cingleur.
- Détails sur la marche.— La portion du balancier A, A', comprise entre l’axe de rotation et l’extrémité A, est un peu plus pesante que la partie intérieure ou mâchoire, de sorte que lorsque celle-ci est abaissée vers l’enclume par l’action de la vapeur, elle se relèvç d’elle-même dès que cette action cesse. Pour éviter, dans ce mouvement rétrograde, les chocs du piston sur le fond du cylindre , on a simplement placé en H, fig. 2, une pièce de bois reposant sur des blocs en dehors de l’entable-rrient, et garnie sur la face supérieure de lambeaux de vieux câbles p!als. Celte disposition suffit parfaitement à amortir le choc qui a lieu au moment où le balancier retombe. Au reste, le choc est très-faible, comme il est facile de le comprendre, puisque la différence de poids des deux parties du balancier en est la seule cause, et que, de plus, le mouvement de celui-ci n’est jamais parfaitement libre par suite de la légère pression qu’on est obligé de produire sur son axe au moyen des vis V, dans le but de prévenir des contre-coups qui compromettraient la solidité de l’appa-rèil. Il est inutile de dire que la hauteur et la position de la pièce <he bois doivent être réglées de manière que, au moment de l’arrêt du balancier, le piston se trouve le plus près possible du fond du cylindre, sans toutefois qu’il puisse jamais l’atteindre.
- Le cylindre n’a point de couvercle ; il n’en a pas besoin puisque l’appareil est à simple effet. La vapeur , admise ên dessous du piston par le jeu de la glissière, s’échappe par suite du contre-mouvement de celle-ci, et avec d’autant plus de facilité qu’elle est pressée par le poids du piston et la force qui tend à ramener l’appareil à sa première position.
- La glissière est mise en jeu au moyen du levier L, manœuvré par un enfant. On conçoit donc qu’on peut, comme dans l’appareil connu sous le nom de marteau-pilon , faire varier à volonté, jusqu’à une certaine limite , la vitesse de la marche de l’appareil, c’est-à-dire
- le nombre de coups de balancier p • dant un temps donné; conddlori ^ facilite singulièment le travail- » Cette limite supérieure de vîtes d’environ 80 à 85 coups par minu Travail. — La boule ou l°uPeate||e gler est apportée sur l’enclume , qu’elle sort du four à puddler, c e • dire sous une forme variable à y e et souvent très-écartée de la '°te[), sphérique, vers laquelle cependant dent les efforts des puddleurs. ” ,e, de laitiers et à l’état spongieux dani quel elle se trouve alors, chaque c ^ de balancier modifie profondémen forme , et 6 à 7 coups suffisent t.oUy3r-à en faire un prisme plus ou moins R, fait de 25 à 30 centimètres de cü^ mais d’une longueur variable; car . dépend non - seulement du volume P mitif de la boule, mais aussi de ce(l t les extrémités du prisme prêsen souvent des parties plus ou moins o f chées de la masse principale. L’oU'r cingleur dresse alors le lopin, ej}c informe , sur un de ses bouts , ado le refouler, c’est-à-dire de rampne[ dans la masse les parties écartées. ^ aussi pour réduire sa longueur, s1 eje dépasse 40 à45 centimètres; il ia,,s.sece lopin dans cette position jusqu a qu’il soit ramené à cette longueur?^ qui exige tout au plus 7 à 8 coup8 balancier , puis il le couche de nou^c en travers de l’enclume et le fait av -j cer vers l’axe de rotation de l’appar en le roulant sur lui-même et le to®1 ^ nantsür toutes ses faces de manier en rabattre toutes les arêtes et à l’3®1^ ner à une forme presque cylindri^ j de 15 à 20 centimètres de diamèb’e . de 30 à 40 centimètres de longue® e Souvent même , quand l’arrivée f seconde boule ne le presse pas, l’ouvrl.() cingleur termine en plaçant le l°Re dans une direction à peu près Para. Lt à la longueur de l’enclume, et lui f acquérir, en quelques coups de bal* cier, la forme d’un tronc de cône r l’amincissement d’un de ses boU*^ forme qui facilite et assure le pa88®1^ immédiat du lopin dans les cyliuaR élireurs où il est immédiatement p°r ^ Il faut beaucoup moins de tcII,L pour exécuter ces diverses manoeUv^(1 que pour en lire la description , et ouvrier quelque peu habile doit exécuter toutes sans que l’appareil ce8 de fonctionner à sa vitesse normale-Activité de service. — De nombre ses expériences que j’ai faites avec 8<| . sur le cingleur d’Anzin m’ont donne résultats suivants : ^
- La vitesse normale de l’appareil
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- fi de balancier par seconde, balancj 1 en m°yenne 15 à 50 coups de à-dirp ,er P0Ur c>ngler une loupe, c’est-Lesrkr-J.emPs 45 à 50 secondes, à la idtu68 Précédents se rapportent ayec ,rchede l’appareil, fonctionnant (pres .e ^a vapeur à 2 atmosphères Pkcé ÎOn> *ndiquée par un manomètre i'arri*ys du cylindre sur le tuyau
- Ëni?ee^e/atapfMr)-
- peu* c <Jeux boules successives on 15 Sec^dPter qu’il s’écoule en moyenne
- PoUr,',devra donc prendre 65 secondes 8la*« ,,temPs total nécessaire au cin-d Une boule.
- «O douze fours àpuddler, faisant Par ;n SePt fournées de cinq boules lui .0Urnôe, le nombre des boules ^UrpJcront au cingleur, en douze es sera de
- t'
- h
- 12 X 7 X 5 = 420.
- aPpareil fonctionnera donc pendant
- ^65=3900 secondes=9 heures 1 /2.
- Quatre heures et demie restantes dijj. :r,t en moyenne 3 minutes et deux tié^es d’intervalle entre deux four-Scf Successives, mais leur répartition tim®11 Plutôt en 7 arrêts de 3 à 40 ini-lour cbacun, entre les 7 tournées de le/S(lui, habituellement, passent tous y,ns à la suite des autres.
- Possible. — Avec de la va-qn a 3 atmosphères, il est certain cin ]Appareil suffirait facilement au 8e des produits de 10 fours à pud-ciu Marchant avec l’activité que j’ai c4r qui n’a rien que d’ordinaire , Dwn°us avons très-souvent atteint en jenn
- par
- i°Ur *,,le nombre de 8 fournées el par 12 heures.
- ,'e °^cç motrice. — Je n’ai point fait
- calc ier‘ences ’ et Je ne ^era' P°'nt de
- triç s Pour déterminer la force mo-lif!^ absorbée par l’appareil ; il me suf-1C(1 de dire qu’une chaudière à bouil-de 8 mètres de longueur, fo(jrU ?e Par la flamme perdue de deux à r0, a. Puddler , a constamment suffi ch(i \rn'r la vapeur nécessaire à la mar-(les.ducingleur et au jeu de la machine paj|,f|ee au marteau , et qui fonction-p0(1a‘°rs plusieurs heures par journée Jti0, .1 alimentation de celte chaudière ^rice.
- p^'netien. — L’entretien de cetap-à rw est Presque nul ; on y consomme C'.fe, en 12 heures, un demi-litre p0llJ'J® ? et un demi-kilo de suif fondu *e graissage des points de frotte-
- ment et du piston, dont la garniture en chanvre demande un renouvellement trimestriel.
- Résumé.—En résumé , les avantages qu’offre le cingleur d’Anzin sont :
- 1° D’être peu coûteux ;
- 2° D’être d’une construction facile ;
- 3° D’occuper très-peu de place , et de pouvoir, par suite, être placé au point de l’usine le plus convenable , par rapport aux fours à puddler et aux laminoirs ébaucheurs ;
- 4° D’être indépendant de tout autre appareil mécanique, ce qui permet de suspendre à volonté sa marche et de l’empêcher de donner lieu, en pure perte, à la moindre dépense de force motrice ;
- 5° D’être très-économique , en ce sens qu’un ouvrier, payé à raison de 2 fr. 50 c. à 3 fr., et un enfant payé à 1 franc , feraient avec cet appareil l’ouvrage qu’un maître marteleur ne fera guère à un prix qui lui rapporterait moins de 10 francs par journée, son aide et son gamin n’étant pas à sa charge , ce qui donnerait lieu à une dépense totale de 13 à 14 francs. Le cingleur d’Anzin présentera donc sur un marteau ordinaire, et pour le seul chapitre de la main d'œuvre, un bénéfice de 10 fr. environ par journée de travail ;
- 6° Enfin, une parfaite régularité de service.
- Détails de construction. — II ne sera peut-être pas inutile de dire quelques mots sur la construction propre à l’appareil.
- Le balancier A, A' est en fonte, ainsi que l’entablement B, B', les colonnes G, C', la boîte à vapeur B, le cylindre K', etc., etc.
- L’axe de rotation du balancier A,A’ est en fer forgé, et maintenu dans des coussinets en cuivre. Les vis de pression V et les boulons 6,6’ sont en fer, ainsi que la tige du piston, le levier L, la glissière , etc. , etc.
- La fig. 1 est le plan de l’appareil.
- La fig. 2 représente sa projection verticale longitudinale. On a supposé le cylindre coupé , afin de faire voir la disposition de l’articulation de la tige du piston.
- On voit que l’appareil repose sur deux fermes en charpentes , et y est fixé au moyen de forts boulons à clavettes en dessous. Les intervalles compris entre les diverses pièces de chacune de ces fermes sont remplis en maçonnerie ordinaire, dont un massif, d’environ 50 centimètres de hauteur, forme un radier général.
- Je ferai encore remarquer que l’en-
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- tablement B, B’ a moins d’épaisseur à la partie posterieure do l'appareil , et que la pièce a,d est en bois.
- La fig. 3 est la vue de face de l’appareil ou de sa projection verticale transversale. Dans celte figure , ne sont pas représentées les vis de près -si on V, et l’on a supposé coupés l’entablement B,B’ et l’enclume D , afin de mieux montrer leur mode d’assemblage.
- La lig. 4 est la coupe du balancier , suivant la ligne X,X' de la lig 2.
- Pour pouvoir placer le cylindre dans la position qu’il occupe, de manière que son collet supérieur repose sur l’entablement auquel il est boulonné, on a terminé celui-ci par une espèce de fourche que l’on ferme après la pose du cy imbe , par une pièce de rapport P,P', lig. 1 , s’emmanchant par rainures dans des coulisses pratiquées aux deux bras de l’entablement. La distance entre les faces intérieures de ces deux bras est égale au diamètre du corps du cylmdre; celui-ci repose, par son fond , sur des traverses en bois appuyées sur les fermes de la charpente, et qui ne sont pas représentées dans le dessin.
- Nouveau procédé de décoration pour les poteries et les porcelaines.
- Par M. C.-J. IICLLMANDEL.
- Ces perfectionnements pour décorer les poteries et les porcelaines consistent à obtenir une surlace flottante de couleurs mm mélangées entre elles, surface à laquelle on peut faire prendre telle figure qu’on désire, comme dans le procédé ordinaire pour marbrer et granilcr le papier, et qui soit de nature à être enlevée par le biscuit ou l’article en couverte quand on les y plonge, afin de produire sur ces articles des marbres, des granits et des combinaisons différentes de ces genres.
- Voici la maniéré île préparer la surface à marbrer ou graoiter.
- On dissout de la gomme adragant dans de l’eau jusqu’à ce que la solution atteigne la consistance d’une ci ème ép isse; celte gomme . comme on sait, exige trois à quatre jours pour sa dissolution complète. A celte solution on ajoute de l’eau jusqu'à ce qu elle descende a l'aréomètre au poids spécifique de 1,I>D’2, c’est-à-dire qu’il faut à peu près 10 parties d’eau pour une de celle solution. A cette solution étendue, on
- ajoute une décoction de mucilage obtient en faisant houilir de b' d’herbe aux puces ou pulicaire j ||'or. tinm piilicaria) ou de graine de binaire, dans lera. poil de 30 gr'' |(j de graine pour 4 litres d’eau. ensuite une partie de cette tiecot-mucilagineuse qu’on ajoute a cir,^|ratios de la dissolution de gou>,nc je gant ci-dessus, et on incorper tout avec soin. n5i-
- Par suite du poids spécifique c ^je dérable des couleurs qu'on fIT1Ï ter dans ce procédé, il convient d aj^ ,p par chaque qu.»lre litres du na<’*a,l-?,(|1ge dessus une partie de pâte ou j,,c ' ,r. d’argile et d'eau , dont l’a lditi°n I |cS met aux couleurs employées poU poleries de flotter à la surface d» c lange de ces couleurs, qui sans ce f» écipileraierit au fond. ,
- La solution composée des ingrC<1 -^e dont il vient d’ètre question cou® ce qu’on appelle le bain. .,^
- Les coub urs qu’il convient e()|1é ployer dans ce piocédé perfccti" pour marbrer les terres sont celles4, j, nucsdansles fabriques sous la ilériO' ^
- nation de couleurs sous-couvertes j indépendamment de leur broyage ^ dinaire , elles ont besoin d’ètre bro) flli de nouveau à l’eau sur un mai bic „ une dalle de verre épais au d’une molette, et d’ètre tenues de° pots séparés et bouchés jusqu moment où on en fait usage. . , le Le baquet ou auge qui conticu { mélange ou bain est pourvu " ^ planche transversale inclinée , aBa* . sur l’un des bords du baquet et 1*| 5g géant dans la dissolution nricilag'1" ,g et gommeuse. Le but de cette l,,a"(jr est de faciliter le nettoyage de face du bain, et. à cet effet, (1 ,0js, pourvue d’un rebord droit en *’ ur propre à enlever ou écumer la ^ restée, après chaque opé ation . 35l,r surface du bain, et à la déverser ^(|J la planche inclinée. Dans chacun ^ pots qui renferment les couleurs qlLie doit employer, on introduit une Pe ()(i brosse molle de soies de porc, el )(> ajoute à chacune de ces couleurs „ petite quantité de fiel de bœuf - ^°n0,jr augmente la dose giaduolb meid P ||C chacune d’elles suivant l’ordre nu ^ doit être employée, c’est-à-dire j|,^ c’est la couleur qu’on emploie *a ,(je nière qui doit renfermer la plusgra proportion de fiel. ..-j-it
- Comme le fiel de b»uf, dans „ où on l’applique ordinairement. s‘ r j? tréfîe promptement, je le prépare manière suivante.
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- aj°iu,. o» f s Un demi -litre de fiel et j’y Prends , ^ a,>inies de sel commun ; je c«* lie| '-"fui'e un autre demi-litre de en |,0U(, J .v ;>joute 30 grammes d’alun Mnge v,re’ • ^a’s bouillir chaque ine-^ ^iireC*,ar^mei,t Pe,,(bmt un quart résulta ’ et^°. *es n,êle ' «semble. il en fiu’ori s 'Ul i>r^' *(>itc assez considérable M t0ul^r«: parmi filtre <1 Iode quand ConSorv^boid; |,i liqueur claire est Le ij/’.'-’ «ans des houleil es bouchées. ^re ,.rJ,lîl *’*. b*s couleurs étant prêts à SlJrfoce | ,v<’s i le n° 1 est aspergé à la pi • ba'n avec la brosse, puis le tje eoiii?1"81 ’*c suite suivant le nombre ti°r) çi' ^S'Iont on veut faire l’appliea-<liie (. || solument de la même manière des p,| e en usage dans la fabrication ^°'"Sri/’,ers m,,rhrès pour les relie irs. Me a; "V ‘lessin convenable, sembla-i la gu.V*inè du marbre, s’tsl produit Miiç',1C(! du bain, l'article en porce-rff V 11 ?n lerre qu'il s’agit de déco-Cnu||.,.Slf.,rïln,^diaterrient plongé, et la sitôt r boitant sur ce bain adhère aus-Poîl 8a s,lrf:‘ce.
- de tv, r obteijir une bonne impression l’étgt'j ,re, i| faut que l’article soit à dur, | biscuit et li ait pas été cuit trop (M Sn P oet article possède de force »ei, lCln,î ’ (dos le dessin est élégant et MSC(i^sitôt fiue ce dessin adhère au de | 1 ,il convient d'enlever celui-ci et Wp plonger dans l’eau pure pour ledè-qipjl' SSerde l'eau gommo-mueilagineuse ilans^'"Portcavec lui. Celte immersion e,S(/(?u pure est utile surtout dans le °bjel possède une grande force cifyj/'!°o Si sa forme était sphérique ou ilfa a,r,?, comme un pot. un bol, etc., Mci, *e r,,uler ou le tourner à la sur-Ot| U ba'n.
- W produire de jol:s effets en Mis r'lrit seulement une partielles ob-^Cop. *aissanl l’autre en hlrnc ou la eh y |lMl d’un autre marbre , ou bien lü’o ,/"lsportant une eravure, ainsi ries 11 a fait déjà pour plusieurs pote-Uf) j,0!1 enfin en décorant à la main dans Mn y*e approprié, c’est-à-dire en emn-(ljfh"1 le marbre et le granit avec les liip||ro,|ls procédés de décoration ac-e*feteir,f*nt usage. Afin d’obtenir ces §ep !’ Ies parties qu’il s’agit de proté-cOnv 0,llr ' 1(> marbre doivent être re-fj jjserb“S d une réserve, soit de blanc gi)i11llaof,e nièlé à un peu d'eau de $0q e so‘l d’argile, gomme et sucre, toute autre matière employée ;>j P'uir les réserves. éiarL0ri désire appliquer deux sortes de lion ^ Sur un ,u^mt* article , la por-P°sa ?Ul ,,c doit pas recevoir, je sup-e marbre n° 2, est couverte de
- réserve, et l’aulreportion seu'e est marbrée avec le n° I. L’article est alors plonge dans l’eau pour enlever la réserve et on le laisse sécher, après quoi on pose une réserve sur la partie déjà pemte en n 1, et rien sur ce'le en blanc qu’on recouvre du marbre n° 2, en enlevant ensuite la réserve avec de l'eau comme ct-dessus. Par ce moyen , l’objet est recouvert de deux marbres distincts, et l’on peut obtenir ainsi, en combinant des marbres ou granits différemment colorés , des eflels fort élégants.
- Quand il s’agit de marbrer la surface interne d’un bol nu autre objet creux, on courbe un petit tuyau de plomb sous la forme d’un siphon , et on en introduit une extrémité dans l’intérieur de l’article , qu’on plonge dans le bain le fond en l’air. L’cxtrèmilé du tube est percée de trous pour permettre à l’air confiné dans le bol de pénétrer dans ce tube et de .s’échapper. Pour faire le marbre à l’intérieur de cet article, l’ouvrier lient son tuyau d’une main et son vase de l’autre, puis il plonge graduellement celui-ci dans le bain préparé comme il a etc dit, en le faisant tourner en même temps île droite à gauche ou de gauche a droite; re mouvement circulaire a pour but de déterminer le marbre à adhérer à la surface interne de l’objet d une manière plus agréable à l’œil.
- Les articles aimi marbrés, granités, etc., sont ensuite séchés pour sui-vre le cours ordinaire d s manipula ions appliquées aux poteries, telles que application des couvertes, cuisson, etc.
- Lorsque la marbrure doit èlrv appliquée à des articles en couviile. les couleurs sont broyé s à l’huile au lieu de l’être à l’eau, et dans ce ca« on emploie les coult urs dites sur couverte. Avant de procéder à l’application du mai lire, l’article qu’il s’agit de décorer est lavé avec une solution faible de résine , ou de baume de Canada ou autre substance convenable, dans de I essence de térébenthine ou dans tout autre dissolvant semblable , afin de permettre aux couleurs à l’huile d’adbcrer à la couverte.
- Quand on sort l’objet du bain, il est mieux de ne pas le plonger dans l’eau avant que les couleurs soient sèches.
- On peut employer des réserves de blanc d’Espagne, etc., telles qu’elles ont été indiquées plus haut pour im primer des marbres ou granits variés sur les objets en couverte, ainsi qu’on le fait sur ceux en biscuit ou à l’état poreux. Celle marbruie sur couverte peut aussi être appliquée avec beau-
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- coup de succès, de concert avec la peinture , le décalque, etc., pour produire des effets nouveaux et trcs-agréables.
- Sur un nouvel appareil pour la fabrication du gaz provenant de la distillation de la houille de M. Boulanger ;
- Par M. Péclet(I).
- Dans la disposition de son appareil, M. Boulanger s’est proposé : 1° d’obtenir un volume de gaz plus grand que celui qu’on produit par la méthode ordinaire ;
- 2° D’absorber le soufre qui se trouve à 'différents états dans les gaz qui se dégagent, de manière qu’un simple lavage à l’eau suffise à l'épuration du gaz.
- Le principe de l’appareil de M. Boulanger consiste à faire passer tous les produits de la distillation de la houille dans des tuyaux de fonte, renfermant du coke et du fer en fil ou en plaques, maintenus à la température de la cornue , en ajoutant une certaine quantité d’eau aux produits de la distillation.
- L’appareil se compose d’une cornue en fonte disposée suivant la méthode ordinaire ; au-dessus de la cornue se trouvent deux tuyaux en fonte de même longueur, et, au fond du fourneau, une caisse en fonte divisée en deux compartiments par une cloison verticale qui s’arrête à une certaine distance du fond de la caisse ; un des tuyaux communique avec la tête de la cornue, son autre extrémité avec un des compartiments de la caisse , le second compartiment de la caisse avec une des extrémités du second tuyau dont l'autre reçoit le tube de dégagement du gaz; ce dernier conduit le gaz dans un vase cylindrique en partie plein d’eau, à fermeture hydraulique, dont le couvercle est garni d’une plaque verticale contournée en spirale et qui forme un long canal que le gaz est obligé de parcourir avant de se rendre dans le gazomètre. Un des tuyaux et un des compartiments de la caisse sont remplis de coke, l'autre tuyau et l’autre compartiment renferment du fer en fil ou des rognures de tôle. Un très-petit filet d’eau tombe constamment dans l'un des compartiments de la caisse.
- Le contact prolongé du gaz avec le coke incandescent a pour objet de dé-
- fi) Extrait du Bulletin de la société d’en-çouragement. Décembre i$45, p. 5î<.
- composer le goudron entraîne ffie ^ quernent ou à l’état de vapeur <jul.j„ de la cornue, et qui, dans les disp jg tions ordinaires , se condense daf barillet ou dans les réfrigérant^^ contact du gaz avec le fer à *a, aaZèi-rouge a pour but de compléter la g je fication des carbures et d'arrêté , soufre des différentes combinaison®.^ il se trouve (sulfure de carbone , 3 sulfhvdrique, sulfhydrate d’aIïl niaque). , .je
- Enfin, l’eau qu’on introduit da circuit que parcourt le gaz se vac immédiatement; une partie est dec ^ posée et fournit de l’hydrogène» l’oxide de carbone et de l’acide car ^ nique, mais il est probable que 1 je§ agit principalement en produisant gaz et de la vapeur qui, de même ^ j. dans l’appareil de M. Selligue, jav sent la formation des carbures gène gazeux et les préservent de la composition. •
- M. Boulanger ayant fait constrü un appareil dans lequel on peutopei sur 20 kil. de houille , de nombre^® expériences ont été faites par la c°.^ mission pour vérifier les faits annonÇ ‘ Voici les résultats qui ont été ou nus. , <e
- Première expérience. — On a opei successivement en suivant l’ancien sJ tème, et en faisant parcourir au£e les deux tuyaux et la caisse.
- Par la première méthode : , g\[
- 1 kilog. de charbon a donne * litres de gaz.
- Par la seconde •• , ^
- 1 kilog. de charbon a donne -litres de gaz. » ...
- Deuxième expérience. — Prender méthode : 0(,
- 1 kilog. de charbon a donne * litres de gaz.
- î Deuxième méthode : ,
- 1 kilog. de charbon a donné D litres de gaz. .. e
- Troisième expérience. — Prenne méthode : t ^
- 1 kilog. de charbon a donné i litres de gaz.
- Deuxième méthode : ,
- 1 kilog. de charbon a donné à litres de gaz. .. e
- Quatrième expérience. — Prenne méthode : .
- 1 kilog. de charbon a donné litres de gaz.
- Deuxieme méthode :
- 1 kilog, de charbon a donne o litres de gaz.
- Dans les quatre expériences sui'’3 , tes, on n’a employé que la dernière m
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- Oiode
- tion ,.on a obtenu, pour la produc-357 otres de 1 kilog. de houille , A’i^î327 ’ » -et 323.
- nouvel °n P*?01 admettre que dans le 'aPP3reil la production du gaz eA (]gj?a|^dée dans un rapport très-consi-
- c°tn°nÜr ,estimer 'a qualité du gaz on a 0%) iG successivement, avec une gaz ^ 'ampe de Carcel, deux becs de Pu pr,*s de compteurs alimentés l’un Si jp gaz produit dans l’appareil de Pr0v °u'anger , l’autre brûlant du gaz seyant d’une usine : les becs avaient p°ü i'eroent la même intensité, mais, Paro i ^ec Provenant du gaz de l’ap-Pari! ^0nt ** s’agit, la consommation la p are a été de 138 litres, tandis que IgOi^^uunation de l’autre était de
- gaz , en sortant du gazomètre , drj ïJas donné de trace d’acide sulfhy-ronr G * ma*s * eau <lu réfrigérant en ^ermait une quantité notable. c0mOus n’avons pas pu nous rendre a,j Ple.de la quantité de coke employée ti0 ^auffage , parce que cette estima-(|. ^aurait pu être faite qu’à la suite grand nombre d’opérations exé-f0 ees sans interruption ; d’ailleurs un dj..rneau isolé se trouve dans des con-le l°ns beaucoup plus défavorables, sous d> Apport du chauffage, qu’un fourneau Cs«ne qui est toujours adossé à d’au-qui fonctionnent en même temps, devons cependant dire qu’il n’y a cUne raison pour que la nouvelle dis-(wl.'0n entraîne un accroissement de
- SWible.
- l’e»°.Us n’avons pas pu reconnaître si g^és de pouvoir éclairant du nouveau de etait dû à la nature ou à la quantité qJ&az permanents ou à des vapeurs tç Se condenseraient en partie par le fjpps ou par de longs trajets ; l’expé-sêipCe ,Sur une 8rande échelle pourra Je résoudre cette question, en est de même des époques du rc-qüUveUement des fils ou des lames de fer o* rçnferme l’appareil et des frais qu’il asionnera; mais il est peu probable lo^ Ces ^ra‘s soient considérables, car, desque le fer estrecouvertd'unecouche f5j Carbure ou de sulfure, il suffit de le de ^chauffer au rouge dans le foyer et ait’ -battre, pour séparer la pellicule pee et rendre active la surface du fer. ^appareil de M. Boulanger est plus ç^Pbqué et plus cher que ceux qu’on pi èloie ordinairement, et il exigera pe s de frais d'entretien; mais nous l'omS°ns 9ue cet exc®s de dépense sera , Japensé par les avantages que nous ns signalés.
- On voit, d’après ce que nous venons de dire, que le nouvel- appareil de fabrication du gaz est fondé sur trois principes : la décomposition du goudron par le coke incandescent, l’absorption du soufre par le fer rouge, et enfin Intervention de l’eau en vapeur. Or ces trois principes ont été indiqués ou employés :1a décomposition du goudron par le coke est indiquée dans le Traité d’éclairage au gaz de Robert d’Hurcourt; l’emploi du fer pour absorber le soufre est indiqué dans le Mémorial du chimiste manufacturier de Colin Mackenzie; enfin l’introduction de l’eau dans la fabrication du gaz provenant des huiles de schistes a été employée par M. Selligue :mais l’ensemble des dispositions qui réunit ces trois principes , dans le but de les appliquer à la production et à l’épuration du gaz de la houille, constitue l’appareil de M. Boulanger.
- L’expérience en grand pourra seule faire voir si l’épuration par le fer métallique est plus ou moins économique que l’épuration par la chaux ou par le procédé de M. Mallet (les protosulfate de fer et chlorure de manganèse ) ; elle est encore nécessaire pour montrer si la supériorité de pouvoir éclairant constatée dans nos expériences se maintiendra lorsque le gaz devra parcourir, pour arriver aux becs, des conduites d’une grande étendue.
- Néanmoins il est permis d’espérer que les efforts de M. Boulanger ne seront pas stériles.
- rsa«c~——
- De la fabrication des allumettes à frottement ( allumettes chimiques), de ses dangers , des accidents et des maladies qu elle fait naître , et des mesures administratives et hygiéniques qu'elle réclame.
- Par le docteur Théophile Roussel.
- La fabrication des allumettes à frol~ tement, industrie nouvelle, originaire d’Allemagne, a pris en France, dans ces dernières années, des développe-mentsconsidérables, auxquels la science et l’autorité n’ont pas encore donné une suffisante attention.
- Avant 1830, la fabrication des allumettes était, pour ainsi dire, dans l’enfance. A Paris, elle n’occupait pas cent personnes. Concentrée presque tout entière dans le faubourg Saint-Marceau, qu’on appelait alors, par une double allusion, le faubourg souf-
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- frant, elle faisait vivre quelques familles misérables qui n’avaient à b ur disposition que «les ustensiles grossiers. La pauvreté de ces fabricants était telle qu’on en comptait deux ou trois à peine qui achetassent à la voie le bois nécessaire à leur fabrication. Les autres étaient réduits à colporter chaque matin le produit du travail de la veille, pour le vendre aux débitants et pouvoir, avec l’argent qu’ils recevaient en échange, rapporter chez eux leur hotte pleine de bois (l), pour le travail de la journée.
- Le manque d'une machine à débiter, qui permit de fabriquer économiquement les baguettes ou liges d’allumettes, opposait un obstacle insurmontable au développement de l’industrie dont nous parlons Ce travail préliminaire se faisait à la main, avec des outils dont le maniement occasionnait aux ouvriers île fréquentes blessures. En 1829, l’invention d’une machine (2) à débiter simple et d’un prix peu élevé commença à donner l’essor à l’industrie des allumettes. Cette machine, imaginée par M. Contamin, coupait les tiges en prismes presijue parfaits, et avec une telle facilité qu tin seul ouvrier, assisté d’une botteleuse. put dès lors, sans danger et sa« s trop de fatigue, faire par jour 600 bottes de 1.800 à 2.000 allumettes chacune, tandis qu’auparavant un bon ouvrier et une botteleuse expéditive ne pouvaient faire, dans toute leur journée, plus de 120 bottes de 1.400 à t .500 allumettes.
- Les perfectionnements introduits dans les préparations chimiques employées pour armer les allumettes, favorisèrent encore les développements de cette fabrication. Celle des briquets, dit oxigénéx, prit une assez grande extension. Enfui l’invention des mastics inllammables par le frottement opéra une révolution complète. Cette fabrication nouvelle, d’origine allemande, s’établit à Paris après un cer-
- (1) Ces détails sont extraits d’une lettre de M. Contamin ; frère de l'inventeur d’une machine à débiter le bois pour les allumettes), adressée à M. Pa«en, et dont cet illustre <-t«i-misle a bien voulu me donner communication.
- (2) On avait imaginé auparavant plusieurs machines mais te prix d’achat et d’enirelien était trop élevé et leurs résultats n’elaient p >s assez satisfaisants. Un iSJS, M. Co.hnt, avait proposé une machine ingénieuse, mais qui avaii Pu convenicut d'abandonner tes allu-meites en désordre. ce qui exigeait une dépense de 2 IV. pour faire it>o hottes. Or, à cette époque, avec les moyens ordinaires, on payait 1 fr. pour couper et i fr. pour botteler ioo bottes.
- tain temps d’essais et de talon*’’*’”1 Eu 1836, quel pies fabriques cou cèrent à se fumier, et depuis ^ époque, ces établissements s® je multiples à tel point que, ^aP)|T1né' calcul de plusieurs personnes ^ aa tentes, on peut évaluer (1) à ^,u ,e la moins le nombre des ouvriers fabrication des allumettes fa't v tant à Paris que dans la banlieue-Malgré ces progrès si rapi'*cS’^ dustrie qui nous occupe est jusqu a ce jour (au moins olhc' ^ ment ) en dehors des règlcmeu s police sanitaire; elle ne figure PaS eS, les nomenclatures des arts ipsa*u |’att' et aucune instruction, émanée de ^ jg torité administrative , n’a détenu*1 régime intérieur des fabriques. p D’autre part, les hygiénistes mêmes n’onl fourni que peu 'Ie |j res sur ce sujet. Les accidents ^ fabrication, le transport ou ,e(j journalier des allumettes produise* si grand nombre, n’ont été l’objet f* t
- cune publication scientifique, et
- à peine si quelques-uns de ces a ? dents ont été signalés dans ces deri lerrU,s’ .. cPtte
- Les conséquences fâcheuses ne ej situation sont cependant dcmpu > par des observations qui se rC!>C je* oans tous les pays où l’i»dustr*e allumettes s’est fixée; elle s’aggra-ve, chaque jour en raison même des “ ' ^ ] lopjiemenls auxquels celle *r,‘ j semble aspirer, depuis que la cof*s
- (i) Dans la lettre que j’ai déjà rl*A,’oU' M. Contamin à M. Payen, le nombre de» .p. vriers est estimé à plus de -mot», en , $èé' Quatre ans auparavant, dans un article 'e,$ dans le tome il du Juurnnl de* connft\tS*jUl1il nécessaires page io. , M. Chevalier «v* fr ce nombre à plus de 2000 Eulin phis'e. |t.ur5 bneanls que j’ai consultes ont varié dan» 5 évaluations, mais toujours dans la linllie
- à 4000. ni»-
- Les fabriques les plus importantes el? rrière ment sont, lonellede M. Morellon à la baJ.ieiS-du Combat ; elle occupe p'us de 300 ouv ^ |j et le nombre d’individus occupés h01’" 1,1e; fabrique est presque aussi c "isHer‘(j;1ir 2" M. Malbec occupe environ 200 ouvrier» jO® sa fabrique à la peti e VjileUe, et t,re.s <riibr'' dans Paris pour la coupe du bois ou la |a cation des boite*; 3-> M. Delacourcelj*' rlle petite Villetle; M. Lemoine à la '. lo o«r Caurhard ), occupent chacun au n,0'n?« poiif' vriersdansleursateliersseulement; ,V.|krl « nier, à la butte Chaumont ; madame *“e||c« à Meni'montant ; M Langlois, à la C*,‘,K(; afl ont. chacun plus de 25 ouvriers. On cotut |Cnt certain nombre d’établissements quiad|l'j de -O à 15 ouvriers : lois que celui de ‘ r,j, rouf, dans la plaine St.-Denis; de M. *,,c a la au pare St. Fargean; de madame P,n Jm-ciip barrière Fontainebleau. Il y a encore bea d’antres etablissements moins important-1 Êt parler des individus qui fabriquent en ' sans déclaration à la police.
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- '^èrieure ne lui suffit pas, et ti0|| (* >>vre ses produits à l’exporta-
- U,^rar Ce* motifs, j’ai cru faire une l'iel 6 U*'*e en m’efforçant de jeter VJ* *,immre sur les questions de publique et d’hygiène qui se Uteti» '-"t 'a 'a fabrication des allu-es à frottement ou allumettes chi-VJlUes.
- bt a (*'v’serai °n trois parties le résul-loenaes recherches : cê(|A ^bricalion.— Examen des pro-rj||j 0,1 usage, et de chacune des opc-îili.°ns cl,,e comprend la fabrication des jettes ;
- îles ^ar,gers., accidents, maladies mH?riers’— Influence des vapeurs ^Phorées sur l’économie, etc. tUç, Législation. — Réglements ac-dj s'< réformes administratives, in-m^n.Sables pour le maintien de la Ou!- publique et de la santé des Vr,e‘s, etc.
- PREMIÈRE PARTIE.
- Fabrication.
- ^industrie des allumettes chimiques h|jfral'que aujourd’hui dans des éta-pç^e,nents considérables, qui occu-vtj (‘hacun plusieurs centaines d’ou-fsp. et dans une infinité de petites ]t , tyies. alimentées assez souvent par di !riavait d'une seule famille. Celte q>ction, sur laquelle j’insiste, et (jH*s observe à l’étranger (2) aussi bien dç®11 France, importe pour la solution t|| questioïis qui vont nous occuper; pj" ,ü>flue considérablement sur les lj(jCedés de fabrication , sur la répar-h\»n ^u travail cl sur les conditions s^'^uiques auxquelles les ouvriers til‘l soumi-!. C’est en effet dans les pe-fabriques que se conservent les div °des les plus défectueuses; là , les tJj^es paities de la fabrication sont lees aux mêmes individus ; là, en-
- ^rii j exporte des allumettes fabriquées à '"'Otn ns les mers du Sud. M. Malbec fait un ,rce considérable avec le Pérou. Il a ex ’ts i>r„, ns ce pays > en 1844 ? pour *00,000 fr
- (îTïuiis-
- ttèj.:, n Allemagne, on compte des fabriques “Jl'ortantes . telles que celles de M. Kô-J. p!j ”, f icme ; de M. Levy, à Prague ; de Jl. (i j!11', à Schiitlenhol'er, en Bohême. D’après Fiirth fait annuellement «00,000 "’tvtip * “duinelles chimiques; d occupe 400
- SWe i\et consomme 3„üo kiiog. de phos-M. p “après M.Péligot. rétablissement de "Hpo rt“schel et Pollak à Vienne est également Jjtie j et bien organisé. On coinroe en outre 'ft(jni,"itè Oe petites fabriques. ( Rapport sur • OMlricA., p. 7i.)
- Ttchnologitie, T. VU. Avril 1846.
- fin, toutes les opérations sont concentrées tlans des ateliers restreints, et quelquefois dans une seule pièce. Il est aisé de sentir combien ces conditions sont désavantageuses, particulièrement au point de vue de la salubrité, et l’on ne s’étonnera point si les mesures administratives dont je proposerai l’adoption ne tendent à rien moins qu’à la suppression des établissements qui ne comporteraient point une suffisante division du travail.
- Les détails dans lesquels je vais entrer ne se rapportent qu'aux établissements dans lesquels le nombre des ouvriers et l'importance des produits rendent cette division possible. Or, ainsi envisagée, la fabrication des allumettes peut être divisée **n une série d’opérations que je vais énumérer et décrire rapidement, dans l’ordre suivant ;
- 1° La coupe du bois et la fente des baguettes ou tiges d’allumettes;
- 2° La confection des boites;
- 3° La mise en presse ou en châssis des tiges d’allumettes;
- 4° Le trempage au soufre;
- 5° Le trempage dans la pâte ou mastic chimique;
- 6° Le dépôt dans l’étuve ou le séchoir ;
- 7“ Le démontage des presses ;
- 8° La mise en paquets et en boîtes;
- 9> Préparation des pâles ou mastics chimiques.
- De ces opérations, les deux premières, c’est-à-dire le travail du bois et la confection des boîtes, se pratiquent généralement (à Paris du moins) hors de l'enceinte des fabriques: elles occupent à peu près autant d’ouvriers que toutes les autres opérations réunies; mais elles placent ces ouvriers dans des conditions différentes de celles que j'ai à examiner dans ce travail. Leur appréciation n’ofl're donc qu’un intérêt économique, st c’est pourquoi je ne m’y arrête pas en ce moment.
- Toutes les autres opérations se pas sent dans les fabri jues; et si les établissements ne sont pas assez considérables pour que chacune d’elles ait un local séparé , elles placent, ainsi que je l’ai déjà dit, tous les ouvriers dans des conditions hygiéniques à peu près semblables. J ajoute qu’on trouve malheureusement encore des établissements tés-importants, dans lesquels aucune séparation n’est établie. Déjà cependant, dans les ateliers les mieux organises, on a affecté un local particulier pour le montage des presses ou châssis; le trempage au soufre et au
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- mastic se font ensemble dans une pièce contiguë à Yéluve. Enfin le démontage des presses et la mise en paquets ou en boîtes occupent une autre partie de rétablissement.
- J’ai voulu indiquer d’abord ces divisions, parce qu’en analysant cha cime des opérations, on verra que les inconvénients produits par les émanations phosphorécs n’existent pas partout au même degré, et qu’en rendant ces divisions plus rigoureuses et plus complètes, on peut, sinon détruire, du moins amoindrir considérablement l’insalubrité attachée à la fabrication des allumettes chimiques.
- § 1er. Mise en presse des tiges d’allumettes.
- Les tiges de bois, qui doivent former les allumettes, sont apportées dans les fabriques en paquets ou bottes de 1,500 à 2,000 tiges ; elles sont distribuées aux garnisseuses de presses ( piqueuses , miardières), qui en disposent un grand nombre (800 à 1,000 dans un châssis en bois, où ces tiges sont fixées de manière à pouvoir être trempées ensuite d’un seul coup dans les substances inflammables. Cette opération est encore aujourd’hui celle qui occupe le plus de bras dans les fabriques. Lorsque le travail est bien limité, on peut évaluer aux quatre (1) cinquièmes du nombre total des ouvriers le nombre de celles qui garnissent les presses.
- Voici comment a lieu généralement cette opération : chaque ouvrière prend dans sa main un certain nombre de tiges d’allumettes et les étend rapidement sur une planchette à crans, disposée de telle sorte que chaque cran reçoit une tige d'allumette. La planchette garnie, elle prend aussitôt de son autre main une planchette semblable à la première et en recouvre celle-ci. La rangée de tiges se trouve ainsi retenue par une série d’anneaux complets. L’ouvrière alors étend une
- (1) On peut en juger d’après le personnel de quelques fabriques de Paris : ainsi, chez M- Morellon , où 3 ou 4 femmes suffisent pour démonter les presses, il y en a au moins 160 employées à les garnir. Chez M. Malbec , On compte 150 garnisseuses, 35 dégarnisseuses et remplisseuses de boites , un (rempeur au soufre, un trempeur au mastic , un broyeur pour le mastic, un contre-maître qui fait le mélange des substances employées au mastic. Dans la fabrique de M. Delacourcclle , sur environ 50 ouvriers , on compte 44 garnisseuses, 4 dégarnisseuses et faiseuses de paquets, un trompeur et un contre-maître qui est en même temps trempeur au mastic. La mise en boites ne se fait qu’à Paris, où ce travail occupe 12 à 14 ouvrières.
- seconde rangée de tiges sur laet périeure de la seconde plancheyyc applique ensuite sur ces tiges »a [6i inférieure d’une nouvelle pl<1,lC‘ ,r. et ainsi de suite. Les plancheties o,‘eS nies se superposent et se fixent le e sur les autres, en remplissant I e r et laissé entre deux baguettes ron fS verticalement placées, taraudées a ^[eS sommets, qui reçoivent les planC j par les deux trous qu’on a mena 1 e$t leurs extrémités. Lorsque le chàs * .
- rempli par 15, 20 ou même ^AuteS chettes superposées, on les fi*e ,ejne au moyen d’une dernière planche P qu’on assujettit par des vis. • ndc5
- En Allemagne, où la fabrication allumettes est, de l’aveu (1) de al’-en ligot, beaucoup plus avancée Q France, on opère encore de la 1 * r0, manière , et l’on n’a pas trouvé dy je$ cédé plus expéditif pour dispos®^, tiges pour le soufrage. Le chimiste -e nent que je viens de nommer raP.yire qu’en agissant ainsi qu’il v*cnt. n0scf indiqué, une ouvrière peut d'çP,,eg. dans sa journée 200,000 allud,elun Cette évaluation pourrait semh'e.r peu forte en France : à Paris, p'uSI 0u-fabricants m’ont dit qu’une bom,e ^ vrière ne peut guère remplir P*u*Ÿjil 50 presses dans une journée de l^oi de 11 à 12 heures. Ces ouvrières-^, sont payées à la tâche , gagnent/ j times par presse garnie, ce qu' par peu près un salaire de 12 à 15 *r* v semaine.
- J’ajoute en terminant que si \eS | ^ liers sont convenablement établis» „e pération qui vient d’être décrit® [)C saurait exposer les ouvrières à aÇc et cause particulière d’insalubrit®’jon5 qu’elles sont à l’abri des éman3 phosphorées.
- S 2. Soufrage ou trempage au souf*
- Les presses, garnies et n3°nfpai' sont apportées par une ouvrière u rj(1 des enfants dans l’atelier deshn, all trempage. On les remet d’abor" ^ trempeur au soufre, qui prend Ie \ré' sis à deux mains et plonge les j,r mités des tiges dans du soufre y, eii tenu en fusion dans une chaudj®'^ fer, carrée, peu profonde et a plat.
- § 3. Trempage au mastic chimie Le trempage des tiges soufréeS
- (1) Rapport sur l’expos. des prod. 8U
- en 1845 , p. 71.
- icb
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- le sonf °Urs ^ans même atelier que i
- Va'ller r'®e’ et *es f^'ux tremPeurs tfa-lors11 P°ur ainsi dire côte à côte. s°4Ue,les tiges ont été garnies de Ne | a eur e*trémité, le soufreur dé-«Ce es,Presses par terre, de manière pe„r e'les soient à portée du trem-loijp au mastic, qui les prend à son PI0ni*°Ur ac^ever de les préparer, en iDas(*?eant les bouts soufrés dans le fait (j0- chimique. Cette opération se !)eri( e la même manière que la précédé’ Se^ernent> au lieu d’une chau-^W^reuse’ on se sert généralement itet), lat*le en marbre sur laquelle on Ntt-pUn? couche de quelques inilli-i l‘éi ! ^ épaisseur de mastic chimique Semi-liquide. Dès que les tiges lise ^ Presse °nt été trempées , on éga-t l'ail n°nveau la couche de mastic, trç^ae d’une espèce de truelle , et on *Hitç Une seconde presse, et ainsi de
- Allemagne on opère le trempage ïO^tic sur des tables de pierre. A I'ur » M. Malbec a adopté l’emploi •Hivr Sorfe d’auge à fond plat en Nre» de forme carrée , et ayant seu-fi^çj t quelques centimètres de pro-1(i /!Ur, et qui est placé sur une table ^Dl -rre" Lorsqu’il sera question des ^°sions survenues dans les fabri-
- N( V°n verra qu’il n esl Pas indiffé-
- h, f adopter telle ou telle disposition Vy 6 trempage au mastic, et qu’il y Nf av<mlage à généraliser la ma-. e de procéder de M. Malbec.
- ^sèchement des allumettes à Vétuve.
- C* allumettes, chargées de la pâte *ch>e, sont portées à l’étuve ou au In C°T* Les presses sont étagées dans ciieras|er à jour, où elles peuvent sé-Pari ubrement. On ne se sert nulle tçjjj , u thermomètre pour graduer la l^ptature de l’étuve, en sorte que la >ilç dation doit s’opérer plus ou moins sÇlon les circonstances. On laisse fyrr‘éral les presses à l’étuve pendant 'VrUrrs dirai, à propos des in-1 Jlas. ce qu’il y a de défectueux Gs dispositions de la plupart des
- démontage des presses; mise paquets et en boites.
- d*<!s rS(lUe les allumettes sont bien sè-Sont’ Presses qui les contiennent St [emises aux démonteuses, qui dé-tfiçu6 châssis, dégarnissent les plan-Ug< pS et ramassent les allumettes en Vitupération se fait très-rapide-’ en sorte que, dans beaucoup de *^des, ce sont les mêmes ouvriers
- qui démontent les presses, et font les paquets ou remplissent les boîtes. La suite de ce travail fera voir l’importance qu’il y aurait à ce que toutes les allumettes fussent mises en boîtes, et en boîtes de petite dimension, aussitôt qu’elles sont retirées des presses. Jusqu’à présent il n’en est pas ainsi ; il y a même à Paris des fabriques dans lesquelles on ne remplit pas une seule boîte. Les allumettes sont rassemblées en grosses de 1000 à 1,500, qu’on entoure d’une ficelle et qu’on enveloppe avec une feuille de papier, ou bien en paquets de 100 à 200. qui sont aussi liés, enveloppés et livrés dans cet état aux débitants.
- § 6. Préparation de la pâte ou mastic chimique.
- Indépendamment de toutes les opérations qui viennent d’être indiquées, il en est une, la plus importante de toutes, qui exige des détails plus circonstanciés : je parle de la préparation de la pâte ou mastic inflammable. Jusqu’à ce jour la science s’est peu occupée de celle préparation , qui peut offrir du danger, et qui, dès les premiers temps de la fabrication des allumettes chimiques, a donné lieu à de terribles accidents.
- Ce n’est qu’après beaucoup de tâtonnements et d’essais défectueux que les fabricants de Paris sont arrivés à préparer un mastic qui permît à leurs produits de soutenir la concurrence avec ceux de l’Allemagne. On mêlait d’abord ensemble toutes les substances; on faisait fondre le soufre avec le phosphore, et de là des explosions terribles , dont quelques exemples seront rapportés plus loin.
- Aujourd’hui tous les fabricants, même ceux de Paris, sont loin d’avoir introduit, dans la préparation du mastic, tous les perfectionnemenu dont celte préparation est susceptible; mais du moins nos fabricants les plus importants sont arrivés à une manière d’opérer qui prévient les explosions violentes dans le broyage et le mélange des substances, et donne une pâte remplissant les conditions voulues pour l’usage habituel des allumettes.
- Il n’est pas toujours facile de connaître exactement la manière d’opérer et les ingrédients qui entrent dans la composition du mastic. Quelques uns en font un secret duquel ils font dépendre la supériorité de leur pâte; mais ces prétentions paraîtront aujourd’hui bien peu fondées, puisque la
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- science possède les formules des meil- i leurs maslics usités en Allemagne, | de ceux que l'on emploie à préparer j les allumettes qui brûlent sans explosion et sans bruit. Au reste les pâ- ! tes employées à Paris même n’ont j pas pu échapper à 1 analyse chimique, et nous devons à l’un des hom- \
- • • indUS'
- mes qui dominent la chimie , je trielle en France , M. Payen , 1 "Jj',,} exacte de deux mastics empl°ye.s pa-une des plus grandes fabriques « ® ^ ris. Voici leur composition. le'Croire l illustre professeur du Cotiser a bien voulu nous la faire coima‘
- Mastic à frottement ordinaire.
- Chlorate de potasse........3.
- Gomme arabique.............2.5
- Gomme adragante............0.1
- Phosphore..................2.
- Kau........................2.500
- Bleu de Prusse...............0.050
- Mastic à frottement sans bruit-kil-
- Chlorate de potasse.........
- £-\ , , Cl j (j»
- (lOmme arabique.............
- Gomme adragante.............
- ?)h0S>,h0re.................g'sOO
- Bleu de Prusse..............
- En France on ne croit pas généralement pouvoir se dispenser d’employer le chlorate de potasse dans la composition des mastics chimiques. Plusieurs fabricants paraissent même convaincus qu’en se servant de nitrate de potasse au lieu de chlorate, on aurait de mau-•vaises allumettes que l’humidité de l’atmosphère altérerait promptement. Il n’en est pas ainsi cependant, et c’est au contraire à l’abandon du chlorate de potasse que l’on doit principalement attribuer la supériorité des allumettes allemandes. Les formules publiées dans divers journaux et dans le t. XXXVII des Annales de chimie et de pharmacie, de M. Liebig, en fournissent des preuves, auxquelles vient s'ajouter l’autorité de M. Péligot.
- cc Les allumettes allemandes, dit ce chimiste (I) n’ont pas, comme la plupart fie celles que l’on fabrique eri France, l'inconvénient d’éclater quand on vient à les frotter, en projetant des éclats enflammés qui mettent en perd les yeux du consommateur. On a généralement renonce en Autriche à l’emploi du chlorate fie potasse, qui est la Cause de ces explosions ; on remplace ce se! par le nitre ou par l'oxide puce de plomb. »
- Pius loin, en parlant de la manière d’opérer des Allemands, M. Péligot ajoute :
- « Ce mélange inflammable est préparé de différentes manières : tantôt il consisteen phosphore, nitre pur, gomme arabique , hioxidc de manganèse ou bi-oxide de plomb ; tantôt en phosphore, gomme, nitrate fie plomb et oxide puce de plomb ; on obtient ce dernier mélange en traitant le minium par l’acide
- (j) Rapport cité , p. îj,
- * j|é ^
- nitrique, et en évaporant à s!c^jofl' produit qui résulte de cette reittiy& Un fabricant de Prague retnp^P1' Qfi économie la gomme par la gélat-1'1®^ cn fait aussi de très-bonnes allume. ne les imprégnant pas, comme a )r dinaire, de soufre, mais en leur ^e» nant une combustibilité plus gra" réa-plus rapide par une dessiccat'011 labié à l'étuve, et par une i'n,aeir&' dans l’acide stéarique fondu ct chaud. » ^piil
- A ces renseignements précieu*’ (jrCr il serait aisé à nos fabricants de. ,|c$ profil je dois ajouter les Pr',|CJjei|' formules publiées par la presse & tifîque allemande. ..neett
- Au mois de niai 1814, M. B“ & communiqué les formules suiva,v Mf' 1° Pour faire des allumette* ? Lp tion sans soufre et du papier lPl' m mable brûlant sans bruit, il c°p de prendre :
- Gomme arab’que. . . 16 part'**'
- Phosphorp........... 3
- Ni»rate de pota.se. . . 14 Manganèse...........16
- faite'
- Mêlez et f. s. a. une masse Par ment homogène. . c efl'
- 2’ Le même chimiste rji
- core, comme très-bonne et d ü!‘^ii>e peu élevé, une masse composée £ il suit :
- t
- (Sur 100 p.) Phosphore......... *,
- Nitrate de potasse.
- Ocre rouge ou mi' j
- ilium......... 0
- Colle de menuisier-
- Smalt............
- •» dc *
- La préparation doit être fa'le manière suivante :
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- C0|). rani0Hit la colle en la mettant >irig, acl avpc un pci d’eau pendant ftsuiiç la*re heures. La gélatine qui en de '«mise dans un petit mortier NirV<,,1.a',ie préalablement chauffé Sl|i|e ' . a,re liquéfier. Un ajo » te en-'ra[(1’(l •'hord le phosphore, puis le ni-le HjI '? Potasse, et, en dernier lieu , Co,|tii| m et *e smalt, en triturant Ctlïii|,,e*)‘?me,,t avec le pilon de por-5rrjv^e: Jusqu’à ce que le mélange soit Pujs$ a une entière homogénéité et li|s e Presque être étiré en forme de
- faii„n n^ant toute la durée de cette opé-dèpa ’ *a température ne doit jamais Pe Ve Pr 60 degrés de Kéauinur, si on lion,u Pas donner lieu à l’inflamma-upes Particules de phosphore, pp?-e u^^sse doit être appliquée sur S: ,es tiges de hois, préparées ad cheî- Sl,rde l'amadou, qu’on fait sé-* J^ndant huit à douze heures. 0h,ientavpc celte masse desai-tl ei| les pn papier, brûlant avec flamme Cn,llijC. *anl u,ie odeur agréable, en Sil,,t des lambeaux de papier or-Utpj e* sur leurs deux faces, avec de Xi'/'ure de benjoin, et eu appliquant <ï„r| le à leurs extrémités, à l’aide petit pinceau fin, une quantité 3, a''te de la masse en question »
- ^ \v ’ ^'eSP* • d'Ebensdorf, élève de t^kenroder. ayant analysé une pâte chimique, y a trouvé parties :
- ^°sPhore.......
- ïit"...........
- 17 partiel.
- 38
- 84
- 81 (m. s. a.).
- détails suffisent pour amener les tiiJt^uts de tous pays sur la voie des
- iipi- . .
- ,,ç '«rations qui mettraient rapide-leurs produits au niveau des lueurs produits de l'Allemagne, et dÇs Cesserait de trouver à Paris même dç y.humettes expédiées des fabriques l(,nne et de Prague, liaisons a l'examen des manipula-(tij,* uécessaires pour la confection du teJ,c. J’ai dit que dans les premiers °n mêlait tout ensemble, et disait dissoudre le phosphore autres substances; mais au-* histruits par de terribles ac-tOi,t ’ «n grand nombre de fabricants V„j privés à des pratiques plus sages. pejj"1. (h»nc comment on opère dans les Qu'aux établissement-» de Paris :
- Oj^ commence par faire dissoudre la 'Hj ‘e aU *,a‘n 1,1 ar'eî l°rsfluc lfl so" ' si faite et à la température de
- 80 à 90 degrés, on la verse dam des ballons de cuivre, à col allonge; on y introduit les bâtons de phosphore , et on agite le mélange jusqu’à ce que le phosphore soit fondu et amené à un état convenable de division.
- D’autre part on broyé le chlorate de potasse en l’incorporant dans une quantité suffisante d eau gommée. On emploie divers appareils pour ce broyage. Dans quelques fabriques, chez RL De-laeourcelle, par exemple, on verse le mélange de sel et de gomme dans un entonnoir qui repose sur deux cylindres de granité porphyroïde, juxtaposés et tournant en sens inverse à l’aide d’une manivelle. Le mélange, broyé entre ces deux cylindres, est reçu dans un vase placé au-dessous de celte espèce de moulin.
- Lorsque ces deux préparations, qui doivent être faites séparément, sont terminées. on mêle ensemble les deux produits et ou y ajoute la matière colorante. et quelques autres substances en poudre qui servent à augmenter la masse et à diviser davantage les molécules de phosphore et de chlorate de potasse. Ces substances varient beaucoup : ce sont principalement le manganèse, l’ocre, le verre pilé, la poudre de lycopode, etc.
- Avant d'abandonner ces descriptions techniques, il importe d’ajouter quelques détails qui ne sont pas sans intérêt au point de vue de l’économie de la fabrication, question toujours capitale en industrie, et particulièrement dans l’industrie des allumettes.
- En France, comme en Allemagne? la fabrication des allumettes est presque tout entière le produit du travail des femmes et des enfants; ainsi, des opérations qui se font hors des fabriques, la fente du bois est seule pratiquée par des hommes. Le bottelage (assemblage des tiges en boites ou paquets) et la fabrication des boites sont presque exclusivement l’œuvre des femmes.
- On sait que la longueur et la difficulté du travail du bois a longtemps arreté l’essor de la fabrication des allumettes ; mais quelque grands que soient déjà les services rendus par nos machines à débiter les bûches, on peut encore espérer et désirer quelques améliorations sur ce point. Il semble même que l’industrie allemande lire une partie de ses avamages de l’emploi de moyens plus parfaits que les nôtres pour débiter le bois et faire les tiges. C’est là du moins ce qu’il est permis de con-
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- dure d’un passage du rapport de M. Pè-ligot sur l’industrie autrichienne.
- Voici comment s’exprime ce professeur sur cette partie du travail des fabricants allemands :
- « La cau«e principale de la bonne fabrication et du bon marché des allumettes doit être attribuée à l’emploi du rabot particulier qui sert à en fabriquer les bois. Ce rabot est employé en Allemagne depuis vingt ans; il est d’une confection et d'un maniement très-faciles; il débite par jour une énorme quantité d’allumettes. Nous ignorons les raisons pour lesquelles il n’est pas depuis longtemps employé en France. Rien n’est plus simple que cet outil, il est fabrique par les ouvriers mêmes qui en font usage. Le fer du rabot consiste en une petite barre quadrangulaire et plate d’acier fondu, de 14 à 15centimètres de longueur sur 1 centimètre de largeur et 1/2 centimètre d'épaisseur; cette barre est un peu recourbée à l’une de ses extrémités qu’on use à la lime : on y ménage la place de trois trous cylindriques qu’on perce avec un foret à archet , et qui deviennent, par le travail de la lime, les emporte-pièces qui doivent pénétrer dans le bois et, le débiter en petites baguettescylindriques. Ce fer est monte dans un bois de rabot ordinaire. Un de ces outils se trouve parmi les échantillons que nous avons rapportés de Vienne.
- » Le bois dont on tire ces baguettes est de sapin sans nœuds , en grosses bûches de 70 à 80 centimètres de longueur. La pièce de bois , fixée sur un établi, est d’abord égalisée et planée avec un rabot ordinaire. L’ouvrier tire de celle pièce ainsi préparée trois baguettes de la longueur de la bûche à chaque coup de rabot qu’il donne, et il opère avec une telle rapidité qu’il fournit par minute (nous l’avons constaté) soixante coups de rabot, or, comme chaque baguette donne ensuite 14allumettes , on voit qu’un ouvrier fait par heure 151,200 allumet/es, et! ,814,400 dans une journée de 1S neures.
- v Les baguettes sont assemblées en hottes pour être coupées ; elles sont liées avec des ficelles convenablement espacées, dont chacune doit se trouver, après le découpage, au centre du paquet de bois d’allumettes. Nous avons vu un ouvrier lier une botte de ces baguettes en une minute , faisant dans cet espace de temps quatorze ligatures avec nœuds.
- » A mesure que les grandes baguettes sont liées, on les découpe avec un couteau dont l’extrémité de la lame estmo-
- bile autour d’un axe ; cette °Pera-!i j(è.» fait encore avec une extrême raP^rjers 11 serait à désirer que nos ou ^ se procurassent le rabot allemand’u : M. Peligot a rapporté un modelé i sera déposé sans douteau Conserva des arts et métiers. jjer>
- Quant au travail intérieur des at d’allumettes, nos fabricants, ccu jfl Paris au moins , paraissent e,,cOÏ-(jueS
- trouver dansdesconditionséoonoinu|^|,
- moinsfavorablesqueles fabricants0 j, lemagne; et cette différence tient « ^ quement à la main d’œuvre, pu,stï cfs prix de quelques-unes des su*3StaaUà
- employées est moinsélevé en France 4 •
- l’étranger. Ainsi, le phosphore, vaut à Vienne 13 fr. le kilog- * 0e i1ps que 9 à 10 fr. (1) en France. un travail dont les produits sont u ‘ valeur aussi minime que celle des ^ mettes, le temps est l’élément quic ^ le plus. Aussi, dans aucun pays *, vriers en allumettes ne sont paycsLit journée: partout les opérations se ^ à la tâche , et le bénéfice de chacuu^e pend de la promptitude avec le travail est exécuté. En Autn0 a. d’après M. Péligot, les ouvrières gnent de 3 à 12 fr. par semaine ». jres leur dextérité; à Paris, les salalj-() m’ont semblé partout plus éleveS- > moyenne, les bonnes ouvrières 8a$fa„lS 12 à 15 fr. par semaine; les efl j, peuvent gagner de 6 à 8 fr. Dans <1°^ ques fabriques le trempeur au s°. je gagne environ 16 fr. par semaine» e trempeur au mastic qui est est en temps chargé du mélange des sut>s ces, gagne jusqu’à 36 fr.
- Grâce au bas prix de la main 0 ^ vre, les fabricants allemands pe°v.-A
- rebf:
- livrer leurs produits à très-bon naaf“ je d’après M. Péligot, les a.lumette8.^ MM. Preshêl et Poilak . valent ej* p-. tail, prises au dépôt à Vienne , ^'du0i\e times les cinquante boîtes, chaque P contenant 45 allumettes. .
- On ne s'étonnera pas, en rajso ces conditions avantageuses, si 1 briralion allemande expédie destf lités si considérables de produits a tranger, non-seulement en E'-ff0*!. mais en Amérique et jusqu’en Chu
- {La suite au prochain numéf0'^
- P (i) Le phosphore étranger paye un d’entrée de 1 fr. 85 cent, par kilog.
- dr"1'
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- r°cëdé nouveau de teinture.
- Par AI. W. Nrwton.
- .*1 S’a
- h3^11 Principalement dans ce pro-eg » , Produire un sulfure de plomb, °n Pécule à l’aide de l’un des lion a?ts plomb dont il sera ques-ft°u d’après, et dont l’application f«ctj e*'e à la teinture constitue un per-l’^ement, et en second lieu de Plo> du sulfure de calcium.
- (ajs n °blient le sulfure de calcium en ^ bouillir de la chaux caustique O (*es fleurs de soufre. Les mor-Shi en fluesll,jn sont le plombate s0Je de potasse et chaux, celui de %hKet cbaux et le sous-acétate de (Ljb- En employant un de ces mortel8 et le snlfure de calcium , on ob-d’ar l'es résultats suivants : 1° un gris Cÿse , composé seulement de sul-lojf e Pl°rab ; 2° une couleur presque Ve, ayant pour base le même suide j 3° un jaune à base de chromate ttif .0rt1b. Tout cela a déjà été obtenu hj'nture ; mais le mordant employé cela est moins économique que y ’odiqués ci-dessus. daloici la manière d’obtenir les mor-
- Pan Sous-acétate de plomb se forme iï ^ combinaison de l’acide acétique j)|0c I acide de plomb en excès ; le iv^bate double de potasse et chaux, dec.le potassiate de chaux et l’oxide v°nab; le plombate double de soude I’ûv-?Ux avec la sodiate de chaux et de plomb.
- cQfr|0Ur procéder à la teinture, on tj)‘attience par déterger les fils de lin, OVfe ou coton . puis on les plonge de 8 Une solution de l'un des mordants h Plomb indiqués ci-dessus, on en-ea^e i on fait sécher et on lave à grande
- k^oup teindre en jaune , on passe par l,„e s°lution de bichromate de po-
- Lh°Ur le gris ardoise, composé seu-pr?eot de sulfure de plomb, on irn-ij3oe de mordant, puis on plonge ciijS Une solution de sulfure de cal-L'11.; le procédé est terminé par les Iç^dures, comme il va être dit pour
- Paf°Ur Ie n0*r ’ on morclance et on Cç.Se au sulfure de calcium : après
- Pan’ on ^ave et on converlfl; en n0,r |e le fer et le campèche , ainsi qu’on
- las K 1 généralement en teinture pour brunitures du commerce.
- Préparation des gommes artificielles.
- Par AI. J -F. Pinel.
- Le procédé consiste à convertir toute espèce de farine ou de fécule , et principalement celle extraite des pommes de terre , au moyen d’une combinaison d’acides, en substances gommeuses propres à être substituées aux gommes adraganles, Sénégal , etc. , pour l’épaississement des couleurs , les encollages , les apprêts, etc. Voici comment on manipule :
- On prend 2 litres d’acide azotique , un 1/2 litre d’acide chlorhydrique, qu’on mélange à 400 litres d’eau de rivière , et on ajoute assez de fécule pour former une pâte qu’on travaille , puis laisse reposer pendant deux heures. Au bout de ce temps, on transporte dans des paniers propres pour faire égoutter; et lorsque cette pâte est suffisamment sèche , on en moule de petits pàlons qu’on fait sécher sur les tablettes d’un séchoir. Cette pâte sèche est alors réduite en.poudre et répandue sur les tablettes d’une étuve, qu’on porte le premier jour à 38° Ç. ; le second , à 66° ; et le troisième, à 87° C, On laisse refroidir la poudre, on tamise et on introduit dans un four dont on élève la température de 148 à 175°, et quand la poudre est parfaitement cuite , elle est prête à être employée.
- On s’assure qu’on a bien opéré en mêlant une petite quantité de poudre avec un peu d’eau filtrée, dans laquelle elle doit se dissoudre complètement et sans laisser de sédimçpl.
- Four mettre en morceaux ressemblant à ceux de gomme , on réduit la poudre en pâte avec un peu d’eau , et on ajoute 1 partie d’acide azotique pour 400 parties d’eau. On étend la pâte bien battue snr des plaques de cuivre sur uue épaisseur de 20 millimètres, et on introduit dans un four chauffé de 125 à 150° C. Aussitôt que cette pâte est suffisamment dure, ou enlève du four et on laisse refroidir.
- Si la farine ou la fécule est grise , parce qu’elle a été mal préparée , falsifiée ou altérée , on se sert, au lieu d’acide chlorhydrique, de 1/2 litre d’acide sulfurique , qui sépare les principes hétérogènes de bonne fécule , et on procède comme il a été dit ci-dessus.
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- De l'emploi de Voxalale d'alumine
- dans la fabrication du sucre de
- canne et de betterave.
- Par M. Miahle.
- « Tous les efforts des fabricants , dit M. Dumas dans son Traité de chimie appliqué on.x arts, tome VI, p. 176, doivent tendre à améliorer la défécation , en évitant, autant que possible, l’emploi de l’acide sulfurique qui détruit le sucre cristallisable , et l’emploi de la chaux elle-même qui donne toujours une saveur urineuse aux produits secondaires surtout, et leur ôte de leur valeur. »
- Mais l’emploi de l’oxide de calcium dans l'opération de la défécation des sucres peut-elle être supprimée ? Je ne le pense pas.
- Alors comment faut-il opérer ?
- La première condition est de se débarrasser de la chaux après la défécation à l’aide d’un agent chimique quelconque . pourvu que cet agent soit lui-même soit sans action sur le sucre. Le charbon animal remplit cette co«di ion, mais imparfaitement L’emploi de l’oxa-late d’alumine, que je propose de lui substituer en tout ou en partie, permet de résoudre cet important problème d’une manière on ne peut plus satisfaisante.
- Four faire bien comprendre à tout le monde la théorie de l’action de l’oxa-laie alutninique, je crois devoir rappeler ici :
- 1° Que le sucre de canne ou de betterave dissous dans l'eau de chaux et évaporé jusqu’à siccilé, nese colore pas pendant l'évaporation ;
- 2° Que le glucose et le sucre de canne ayant subi l’action des acides ou d une température élevée, éprouvent l’un et l’autre, dans les mêmes circonstances,
- une coloration rouge brunâtre marquée. e<]e
- Il suit de ces faits que si le s*?c.-£Va-canne ou de betterave, soumis a ‘ e poration , contient à la fois du g1” )a ou du sucre de canne modifie e ^ chaux , le produit de l’évaporatioi ^ nécessairement coloré; c’est Pr‘ e()t ment ainsi que les choses se pa journellrment dans la pratique-Or je propose de parer à ce Pra .-arn-convéuient à l’aide de I’oxalate ^ moniaque. A cet effet, il s, j.jqiie jouter a la dissolution saccharo-ca c Jjy une quantité convenable d’oxalal® juinine hydraté; la chaux se
- immédiatement précipitée à l’étatu, ^
- late . et l'alumine, mise en
- précipite à son tour, entraînant en j
- hinaison toute la matière colorant peut exister dans le mélange. D°, jer avantage dont il est aisé d’apprC toute la valeur dans la prat q jc- ... )a Afin, du reste, de bien c1’. 1 ,et démonstration du fait que je sigp^j j’ai mis sous les yeux de PAcadém"5 v, sciences deux échantillons d’un ' 5 lange de sucre et de glucose dis? ^ dans de l’eau de chaux et soU,I1|,0n l’évaporation , l’un sans l’inlerven de i’oxalate d’alumine, l’autrea^ec tervention de ce composé salin- .jjo(1 La couleur du premier échantu ^ qui représente le mélange de sucr,-eaü canne et de glucose dissous dans * de chaux, et évaporé ensuite juiÆ„é consistance sirupeuse, est jaune sau fonce. .0.
- Ce même mélange saccharo-gluC calcique , traité par I’oxalate d’alu'*’ hydrate filtré et évapore a niêinec sislance, est tout à fait incolore. ..
- Il ne m’appartient pas de faire rj sortir ici l’importance pratique que P1 j, avoir I’oxalate d’alumine dans la I3 cation du sucre. Je laisse aux s?va!!.p-au temps et à l’expérience le soin « y précier ma découverte à sa juste vaie
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- AltTS MECANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Chines électro-magnétiques axiales.
- M. le professeur Page.
- sDm Wl0c^?Me axiale simple est basée (^1 le pouvoir qu'exerce un fil de mé-Ci,|er,,0l|lê en spirale dans lequel cir-pia . a,>.Vuurant sur un uoyau en fer a l'intérieur.
- Ri de métal convenable enroulé iV(.p SOr,e étant rnis en communication Mes Une fi'1ller'e ‘1° Urove de six cou pleine activité soulève dans son cier ^K,,re u,,e barre de fer ou d'a-SoUj- Posant de 1 à 1 1/2 kilog. et la d. l,ent avec son extrémité supérieure très * fié lice ; lorsque la barre e>t .'légère elle s’élève autant au-dessus
- fo’il
- .. e« passe au-dessous de l'hélice. ,.ne barre, dans cet état, ne tombe
- üv "'rsque le circuit est établi et rompu Hr.c uue très-grande rapidité, mais fâj.Senle un mouvement alternatif qui Croire quelle danse.
- J>r appliquer ce principe à la con-(..^lion d’une machine électro-mo-»rCe* on assujettit deux ou un plus cian(l nombre d hélices sur une plan-Je Hui leur sert de base avec leur jre. dans une seule et même ligne d °fie. Deux noyaux ou barres de fer g sont maintenus entre eux suivant «ta figue droite par une tige de laiton [. dans des positions telles, que quand |’j ® a atteint sa position d’équilibre à j "lérieur d’une des hélices, l’autre est j8rle point de recevoir l'influence de dj .^conde hélice ; le mouvement est dtr|gè par un coulisseau et transmis à ]8'e manivelle qui fait mouvoir un vo-^''L D’axe de celte roue constitue un d^lrotome pour renverser le courant tüns les fils respectifs et pour perpé-^ le mouvement alternatif. t .*1 est évident que les barres pour-SJtîf*11 £tre fi*es el *es hélices mobiles, ]8 s s’éloigner du principe ; mais dans ^.Pratique cela ne parait pas néces-^‘re ou utile.
- *ol' s harrcs peuvent être creuses ou 51 .'des ; ces dernières sont préférables, Je fer doux vaut mieux que l’acier. SOh S avj,nfi*ges de cette disposition ht les suivants : 1° On peut maintenir e aclion continue sur une grande er>due , ainsi qu’on lexpliqucra plus
- 'httr,
- D n’y a pas ce retard qu’on ro-
- que ordinairement dans toutes les
- autres formes de machines électro-magnétiques, car les barres à magnétiser étant petites sont très lapidcment chargées. et qui 1 que soit le magnétisme qu’elles retiennent après que le courant galvanique a été interrompu dans les hélices, il ne retarde pas leur mouvement puisqu il ne peut y avoir attraction entre le fil de enivre des hélices et la barre de fer qu'ils renferment. Il en résulte qu'avec une quantité donnée de surface de batterie, on obtient le maximum de vitesse et de force.
- Le retard provenant île la conservation permanente du magnétisme, le temps employé à charger un aimant à saturation et celui nécessaire pour décharger l'aimant. sont des obstacles sérieux à ce qu’on obtienne une force utilisable des machines électro-magnétiques ordinaires, et qui donnent naissance à celle singulière anomalie, savoir que leur force active diminue à mesure que la vitesse de leur révolution augmente. Ajoutez à cela l'influence des courants secondaires qui magnétisent une barre de fer après que le courant de la batterie a été interrompu.
- 3e Dans les machines électro-magnétiques ordinaires, le courant secondaiie apparaît lorsque les armatures ou les aimants sont très-voisins du point du maximum d’action; dans celle-ci, ce courant ne se montre qu’à la distance la plus grande possible de ce point, et en outre il n’a pas d’influence sensible sur la barre intérieure quand il se manifeste.
- On peut utiliser, indépendamment de la force attractive de 1 hélice, par la barre à l’intérirur, une extra-source d’attraction, savoir, la force effective de l'aimant. qui reçoit une impulsion additionnelle par l'attraction qui s’établit entre lui et une armature ou barre de fer doux ; mais cette impulsion assez puissante étant reçue dans un moment peu favorable, lorsque la manivelle n’est qu’à une faillie d stance de son point mort, l’auteur indiquera plus tard une disposition qui rend celte addition p'us avantageuse.
- La machine axiale double alternative est construite avec une barre ayant la forme d'un U et une double série d'hélices. Une barre de fer de celte forme, dont les branches avaient 25 centimètres de longueur, a été montée sur un chariot ; une partie de son poids
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- contre-balancée, et ses branches introduites dans deux hélices de 7 1/2 centimètres de longueur. Les hélices ont alors été mises en communication avec la batterie , et la barre est entrée dans les hélices jusqu’à ce qu’elle reposâtsur sa courbure. De cette manière, avec un seul couple d’hélices et une seule barre de fer, on a imprimé une impulsion continue dans une étendue de 25 centimètres, ce qui offre les éléments de la représentation la plus simple et la plus etïîcace de la force magnétique comme agent de propulsion.
- Al. Page a construit une’ machine de cette espèce avec 15 centimètres de course, qui est la plus forte de ce genre qu’on ait encore vue , et sa marche a été tellement encourageante, qu’il en prépare une seconde avec 30 centimètres de course. En y mettant à profit la force directe de l’aimant sur une barre de fer doux, il a gagné aussi 10 pour 100 en force.
- Nouveau moteur à vapeur.
- . Par M. A. Séguier, de l’institut.
- Le nouveau moteur à vapeur de M\I. Isoard et Mercier est d’une remarquable simplicité. 11 n’a pas de fourneau , pas de chaudière , pas de cylindre , pas de piston, pas de volant, ou plutôt il se compose d’un organe unique formant, à lui seul, le fourneau , la chaudière, le moteur 1
- Cette nouvelle machine est du genre de celles dites à réaction ; elle diffère essentiellement pourtant de tous les appareils jusqu'ici proposés pour utiliser la force de réaction d’un jet de vapeur.
- Elle est ainsi produite :
- Un axe creux, soutenu verticalement au centre d’un trépied , supporte un plateau horizontal; un tube en fer enroulé plusieurs fois sur lui-mème est disposé en forme de vis cylindrique sur le plateau -, ce tube adhère par son extrémité inférieure à l’axe vertical dont il est comme la continuation ; son extrémité supérieure se termine par un orifice rétréci dirigé suivant la tangente. Un cône de tôle s’élève au centre du tube enroulé ; une trémie fixéeàun second plateau sert comme de couvercle à, J appareil. L’axe vertical est muni d’une poulie ou d’un pignon pour transmettre la force par courroie ou par engrenage ; un réservoir supérieur
- î.
- ou un organe d’injection forme 1ie plèment de cette curieuse macnm • .
- Elle fonctionne de la maniéré
- Des fragments de coke ,en®a1^te sont jetés dans la trémie qui surlILIïïet l’appareil, en tombant sur le soi ^ du cône central, ils se distribuer» e culairement autour de la base ; *e P u. ménagé enire le cône et le tube e ^ lé en est rempli. Le foyer garni? s’allume, le tuyau s’échauffe, et o tôt la machine se trouve prête a ^ mcncer à tourner ; il suffira flu.unupé-d’eau descendant d'un réservoir s y, rieur ou injecté avec une Vorafe^e nètre dans les circonvolutions du . en passant au travers de l’axe cre se tranforme en vapeur, pour <1 ^ s’échappant par l’orifice tangent » ^ force de réaction du jet de vapeur c° munique une vitesse angulaire a l’appareil.
- La force centrifuge résultant du ;* ^ vement giratoire fait passer de l’a,r ja travers des fentes ménagées dans^. base du cône central ; le feu est ad* ’ la chaleur du tube augmente ; la vaJje risation devient plus considérable» mouvement redouble ; cette Pr0^ jg-sion d’effets continue; la vitesse . vient énorme ; la résistance qui sC jj la modérer sera l’expression du tra utile de ce nouveau moteur. ,,eS
- Cette machine diffère de toutes Ce qui ont été imaginées jusqu’à ce j1' non-seulement par le mode de constr lion, mais encore par la manière spéciale dont la vapeur est employée o cet organe. Au lieu d’ètre dirigé^ j générateur dans l’appareil moteur, de subir, chemin faisant, ou au ment même où elle produit son utile, toutes les pertes dues à la dl0Je5 nution de volume par suite des caU*a, nombreuses de refroidissement, la (e peur est maintenue à une très-ba température dans le tube général ^ et les relations de surfaces chaxn»e et d’eau injectée sont calculées de faf f à ce que la chaleur ne s’échappe P l’orifice qu’après avoir acquis un t croît de température qui lui PerIflet d’agir à la fois et comme vapeur comme gaz dilaté.... C’est une apP. e cation toute nouvelle de ce prinCJf pourtant si vieux de la réaction.
- Machine à éther.
- De M. P. Verdat dlt Tremble'* Cette machine a pour but l'emp^
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- de la
- chlorhvH^*eUr ^es ^ers sulfurique ou fri fa:, ri(lUe comme force motrice, d'une !>an*;., servir les mêmes agents uii|js ”*an'ère continue et sans perte : peur ] Pour création de cette va-due \,avapeur d’eau et sa chaleur per-bamg ns les machines aeiuelles, à danse Passion par l'émission à l'air, et dens les à basse pression par la con-a prf a >n a * eau fr°ïcie » après qu’elle ^ eait son effet dynamique. tt^th-lnta^es de la machine. Celte fixesUle est applicable aux machines fer ’ au* locomotives de chemin de Jïlar'tirnrt°Ut ^ nav‘^at*on fluviale et
- HaM.8- avantages,^ constatés sur deux tio;(|-,nes» l’une fixe et l’autre de na-^ns,|°n’ con»truites et fonctionnant Djpu es ateliers de M. Philippe, ingé-ar(s 'Mécanicien du Conservatoire des méliersi à Paris, rue Château-deu,0ri> 19, peuvent être divisés en p classes.
- la r® Première comprend ceux qu’offre fée -ac^jne à vapeur d’éther, considé-Pep ls°Jément sur les machines à va-
- S
- d’eau ordinaire, et la seconde
- L Prend ceux que cetle machine com-dj et accolée avec une machine or-pf a,fe à vapeur d’eau apporte à cette Mière , indépendamment de ceux pie réalise elle-même. yapUsidérée isolément, la machine à l.^Ur d’éther offre une économie : pe Pans la place qu’elle exige par le Pa(le volume de ses chaudières et penseurs ;
- de T ^ans *e P0'0*5 Par ^a laible quantité )e l(]uide qui garnit la chaudière dont •“apport est à l’eau, comme un est à tnk ’ et Par *e Peu d’épaisseur des fa es qui composent les surfaces chauf-est e*' condensantes. Celte épaisseur k relativement à aux chaudières à va-^ !jr d’eau , comme un est à dix.
- K.a“ Elle réalise tous h-s avantages des ,j Chines à détente vaiiable et à con-^®asation, par la lapidité de la con-vj'sation de la vapeur d’éther et le e Parfait qu’elle conserve au conteur.
- P 4,0 Placée près d’une machine à va-Ur ordinaire , elle marche et produit défilement une force égale à celle w.a machine à vapeur d’eau dont elle (Ji- e la vapeur perdue à la sortie du ySire.
- a° Elle produit, par la condensation
- en
- •ant
- yases clos <ie cette vapeur, un cou-‘ constant d eau douce et distillée,
- pjUefle que soit la nature de l’eau em-cI^Uff pour la production de la vapeur
- 6° Enfin, il n’y a aucun danger d’explosion ni de détérioration, car la chaudière n’est soumise qu’à la chaleur régulière et peu élevée d eau chauffante.
- Considérée comme accouplée et marchant conjoitement avec une machine à vapeur d’eau, elle donne :
- 1° lTne économie de 50 pour cent dans le combuslible, puisqu’elle double la force de la machine à vapeur d’eau , en produisant gratuitement une force égale à celle de cette dernière par le simple emploi de la chaleur perdue de la vapeur d’eau à sa sortie du cylindre.
- 2° Employée dans les bâtiments, les bateaux et les locomotives, elle les décharge du poids et du volume de ce combustible, puisqu’elle n’en utilise que la moitié pour produire une force équivalente.
- 3° Elle permet d’alimenter la chaudière de la machine à vapeur d’eau, avec de l’eau douce et distillée,sur les rivières, sur terre et sur mer; cette eau bouta 100 degrés, tandis que l’eau de mer ne bout qu’à 107 ou 109.
- 4r) Elle reporte, comme alimentation, à la chaudière à eau. cette eau distillée conservant une température de 45 à 50 degrés , donnant ainsi une nouvelle économie dans le combustible, puisqu’au lieu d’alimenter la chaudière avec de l’eau de 10 à 25 degrés, comme dans les machines actuelles à condensation , elle les alimente avec de l’eau à 50 degrés.
- 5° Cette eau distillée et douce, ne laissant aucune incrustation dan^ la chaudière à eau qui n'est, par conséquent, plus exposée à être brûlée, fait disparaître les chances d’explosions qui en sont la conséquence et en prolonge considérablement la durée.
- 6° Les incrustations n’étant plus à craindre, les nettoyages deviennent rares et faciles; on peut donc employer les chaudières tubulaires avec tous leurs avantages, qui sont la diminution dans le poids et la place, la promptitude du chauffage , et le meilleûr emploi du combustible, sans être exposé à leurs inconvénients ;
- 7° Enfin, la chaudière n’étant alimentée que par l’eau résultant de la condensation de la vapeur dépensée par la machine à vapeur d’eau, on n’a point à craindre l’élévation du niveau dans la chaudière, de même, que la totalité de la condensation étant réintroduite au fur et à mesure de la dépense de la machine, et la perte étant insensible dans les appareils bien faits, son abaissement ne peut avoir lieu que
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- dans un temps assez long, ce qui, en dispensant d'une surveillance de lous les instants, détruit la cause des explosions qu’occasionnent l'abaissement ou l’exhausement trop rapide du niveau, d'autant plus que la pompe alimentaire n’ayant à réintroduire que de l'eau distillée, ses clapets ne sont point sujets à dérangement.
- Voici maintenant les principales dispositions que j’ai inventées pour utiliser les éthers comme force motrice.
- D abord, pour éviter les fuites de vapeur d’éther qui avaient lieu le long des liges mobiles du cylindre, du tiroir et de la pompe d'alimentation , j’ai inventé un nouveau genre de garnitures en cuir, à pression hydraulique et élastique, fig. 10, pl. 79, qui se composent d’un cuir gras d'une épaisseur bien égale de 3 et4 millimètres et de 0m,15 de hauteur, d'une longueur suffisante pour s’enrouler de 3 tours sur la lige autour de laquelle il s’agit d’empècher les fuites. Ce cuir est aminci en biseau et amené à rien à chacune de ses extrémités. Il est retenu roulé sur la tige par une ficelle tournée fortement autour et nouée ; cette ficelle couvre les deux tiers de la partie moyenne du cuir. Le couvercle supérieur du cylindre, dans l’endroit où passe la tige, est muni à l’extérieur d'un cône en cuivre fixé à demeure et rivé avec soin. Ce cône sera en fer ou en acier, lorsque la tige sera rn cuivre ou en bronze. Cette dernière b‘ traverse dans sa hauteur et y glisse à frottement doux. Ce cône doit avoir le tiers de la hauteur totale du cuir, soit 0“,03. Il est très-effilé à son sommet, et a 8 millimètres d'épaisseur à sa base. Une boîtede métal de 0“ 05 renferme le cuir sans le joindre ; elle est fondue avec le couvercle du cylindre, ou fixée au moyen de boulons; elle porte elle-même un couvercle qui, à sa face intérieure, est garni d’un cône en tout semblable à celui du couvercle du cylindre. Ce couvercle est fixé sur la boîte par des boulons forts et longs. On met dans le joint du plomb mince en feuilles. Si au moment où l'on a roulé le cuir sur la fige, celle-ci se trouvait au plus haut point de sa course, en la faisant descendre , elle entraînera le cuir dans la Imite; le cône du couvercle du cylindre, étant très-efiilé, pènélreia entre le cuir et la tige en forçant celui-là à s’ouvrir légèrement. On descend alors Je couvercle de la boîte décrite plus haut, et au moyen de son poids et des boulons que l'on serre afin de fermer la boîte, on fait pénétrer le cône dont il est muni entre le cuir et la tige. Si dans
- I cet état, par le moyen d'une P0^ dont un tube, traversant la par<>i boîte amène de l'huile ou tout an liquide, on remplit l'espace vide autour du cuir et l'on exerce une P1; r sion hydraulique, le cuir s'a|>pui‘,r'1 |a la lige et sur les deux cônes de foui a force de celte pression. La lige IJ011 j se mouvoir sans entraîner le cuir adhérera aux cônes immobiles l,ar.U|a surface double de celle qu'il offre a
- fige. 49 et
- A une pompe hydraulique (fig- **e 13) fort petite on peut embrancher quantité de tubes conduisant • e aux diverses boîtes faisant la ga""1® s des tiges mouvantes, et faire contre c tiges une pression toujours supérie® à celle des vapeurs qui tendent à 1® ' Celte pompe est munie d un matiutne qui indique la pression à faire rc'a^V„5 ment à celle de la vapeur d'éther da la chaudière et d'un réservo'r da comprimé, lequel rend la près*1® élastique et pourvoit aux imperfecb® . des tiges , en permettant au cuir ‘le prêter à tous leurs défauts. Un rob1® de décharge, placé à la partie i®'®' rieure du réservoir à huile et air c®1® primé, sert à détendre la pression e*® cée dans les garnitures lorsqu® ' machine a cessé <on travail. C® . pompe petit être mise en mouvcin® par la machine; mais cela me para,e inutile. Dans la machine actuelle, ®' ^ se manœuvre à la main et est place® la convenance du mécanicien et lr®5-près du manomètre de la chaudicr® ^ éther. Il suffit d'heure en heure ‘le d®/! ner quelques coups de piston pour i»a[n, tenir la pression constante, quand garnitures sont bien faites; car aj®r les fuites d'huile ne sont pas sensib’® * Une feuille de papier buvard, tr®!1^ pée dans de la gomme arabique liq®1 |e, et bien imbibée, est ce qu’il y a mieux pour les joints fixes. U 'aUf mettre le papier très-humide, serr® fortement et laisser sécher.
- La chaudière (fig 14 et 15 secomp®?, d'un seul fond en fon'e de fer de 0'”.^ d'épaisseur, percé de 49 trous tara®' dés , soutenu par des nervures Iran* versales et opposées sur chacune d^ ses faces Ces nervures sont au bre de 6 et ont 0m,04 sur 0,n.0^ d ®' paisseur. A ce fond, 49 tubes d® cuivre rouge de 0m.035 de diamcf et de 0m,003 d’épaisseur, fi rniés |,aJ. un bout, taraudés à l’extérieur l’autre, viennent se fixer au moyen y ^ larandage et d'une bague de fer lr®s. lé.èrement conique ci enfoncée da® l’intérieur du tube à grande force. h
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- tube d*> *
- le f0| , ^u'vre rouge dépasse de 0m.005 est ont ^orll(’e, la bague de fer qui lroiJvI-Pe®nf,ans ,e lube de manière à se lie Sl:Ma "e,Jr ,le la plaque. Celte par-avec « • nle <s^ rab«ltue au marteau Jiipna afin de remplir la fraisure Vif(jpl,.Ce a cet effet en abattant le bord de |.,<ïa Partie supérieure et extérieure paft'j r,ag,|e de 1er et le bord vif de la leq,. e, *uP^ri,'ure du trou taraudé dans rivé I • ll,be esl en,‘bâssé. Le tout bien mité |l a^eurer la plaque. L’extré-r*Ud» * de cu*vre fi11' porte le ta-laurn^6 (b,d avoir été préalablement lérj_ eeavec soin à l’extéri ur et à lin-être , ’ la bague de fer doit également tara .°Ur,|ée à l’extérieur; le filet du ce** devra être fin et serré. Avec auÇy Cautions, je suis arrivé à n’avoir cin„ "p ^u'te sous une pression de vingi-^1 atmoqihères.
- de ,; r Ce,,e plaque de fonte ainsi garnie en ces. *ubes, v ient se placer une calotte dô,n,,<l<Vre rouge s’élevant en forme de c0|| e ’ elle y est fixée au moyen d’une loui^elte et d’une bride en fer percée f0r. autour et garnie de boulons très-Ou r e| b’ès -serrés Le bord de la plaque a: (.>n>l de fonte a été dressé sur le tour ap>e la face de la collerette qui s’y be Ü** ^es boulons doivent être faits de d, s'h°n fer et serrés à fond. Plusieurs l^l'bragtnesdeslinésàromprelesbouil-lj0 ,le,bents tumultueux et les projec-l’ehS *ifiul‘1esque pourrait occasionner ,ja allilion dans les tubes sont disposés as la partie moyenne de la calotte. prj I® partie supérieure est fixée la a(jSe de vapeur qui s ouvre ou se ferme tj0lïloyen d’une soupape de distribuai? r*e val,eur d’éther (fig. 11 j agissant ? '• ne tubulure à deux sièges , l'un Pai ^r,e,,r ' l’au,re inférieur. La sou-niimie de deux lentilles en plomb, en descendant l’une de ces len-Ç(ieSsur le siège inférieur et ferme la ç,'boiiinication entre la machine et la hnlière; en montant elle établit cette s ^'Ounication, appuie l’autre lentille C ' siège supérieur et empêche la la r ? l’extérieur le long de la lige qui ,a't mouvoir. Celte tige, glissant f). abiTioinsdans une garniture , est mu-pe duite vis et d’un rappel, afin de Sojf'0:r serrer à volonté, soit en haut, da , n bas* sa,,s entraîner la soupape fi)jnsun mouvement circulaire, et ainsi Parr P°r,er constamment les mêmes ti ties de la lentille sur les mêmes par-
- j,du siège.
- la ,éthe.r bqoide est réintroduit dans Ua,?, u,bèrc au moyeu d’un tube ve-eou *a PomPe d’alimentation , par-Ura°t un assez long espace dans
- l’cnveb'ppe contenant la vapeur d’eau et aboutissant à la partie inférieure de l’un des tubes qui composent la chaudière ( fig. 15). Chacun de ces tubes a un mètre de longueur et contient à peu près un litre de liquide; 15 à 16 litres sont plus que suffisants pour élever le niveau dans la calotte de manière à ce que l'alimentation se répandeégalenient dans tous lis tubes, ce qui fait un total de 65 litres au plus. Cette petite quantité de liquide, qui esl réduite à 45 à peine dans la machine existante, abonde à une produclion de vapeur donnant à sept atmosphères 55 révolutions par minutes sous un piston de O"1,20 de diamètre et 0m,40 de course. Il est possible de réduire encore beaucoup la quantité de l’ethor à employer, en doublant le nombre des tubes que l’on fera d un diamètre moitié moindre; ce qui, en laissant la surface de chauffe la même, diminuera considérablement la capacité de la chaudière. Il faut cependant éviter, dans ce système de chaudière à tubes fermés par une extrémité , de faire lis tubes de plus d’un mètre de longueur et d’un diamètre de moins de0m.025, à cause des projections occasionnées par la production subite île la vapeur , et de la difficulté qu’éprouve le liquide à descendre et à se renouveler dans le tube. Chaque lube , avant d’èlre employé, devra être vérifié avec le plus grand soin à la presse hydraulique sous une pression triple de celle qu’on voudra exercer dans la chaudière à éther.
- La chaudière précédemment décrite ainsi montée , est placée verticalement dans une enveloppe légère (fig. 15) faite en tôle de fer, et qui l'embolie tout entière. Celle enveloppe doit pouvoir supporter une pression de deux atmosphères au p us. La partie supérieure de cett,* enveloppe esl munie d’une soupape (lig. 8) s’ouvrant à une basse pression et jouant dans un tube communiquant à l’air extérieur : cette soupape a pour but de jeter à l’air les vapeurs d’éther en cas de rupture d’un des tubes de la chaudière ou d’une fuite grave qui viendrait à s’y déclarer tout à coup et pendant la marche de la machine. C’est dans celte enveloppe que l’on introduit , pour chauffer la chaudière à éther, un jet de vapeur d’eau tiré d’un générateur éloigné et isolé le plus possible de la chaudière à éther et réglé au moyen d’un robinet, on la vapeur d'eau à sa sortie «l’une machine à haute pression dans laquelle elle a produit tout son effet dynamique Cette vapeur d’eau à 100J C. produira 6 atmosphères
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- dans la chaudière à éther, et en quatre ou cinq minutes la mettra en état de fonctionner. Chaque fois que la machine cessera de marcher, il faudra fermer le robinet qui amène la vapeur d’eau. Nos expériences nombreuses nous ont prouvé qu'un jet de vapeur d’eau à deux atmosphères de pression, s’élançant par un orifice de moins de deux millimètres et parcourant un espace de trente mètres de longueur dans un tube de 0m,03 de diamètre, exposé à l’air, suffisait pour entretenir à sept atmosphères de pression constante notre chaudière fournissant de la vapeur pourcinquante-cinq révolutions par minute à un piston de üm,20 de diamètre, et faisant une course de 0m,40.
- Après avoir élevé le piston dans le cylindre, qui doit être tenu à la même température que la chaudière au moyen d’une enveloppe dans laquelle on fait arriver un jet de vapeur d’eau , la vapeur d’éther passe au condenseur dans lequel elle doit se liquéüer.
- Le condenseur des vapeurs d’éther (fig. 8) est formé de l’assemblage d’une multitude de petits tubes, et en tous points semblable au condenseur de Samuel Hall, sauf l’assemblage des tubes aux fonds dans lesquels ils sont enchâssés. Ces tubes en cuivre rouge, de 0m,015 au plus de diamètre sur lm,50 de longueur , ont un demi-millimètre d’épaisseur. Ils doivent être d'un cuivre bien sain , parfaitement soudés et vérifiés à la presse hydraulique à une pression de cinq à six atmosphères. Quarante de ces tubes , bien immergés dans une eau baiche et courante, suffisent pour condenser la vapeur d’éther dépensée pour faire la foi ce d’un cheval. On peut en placer 2,500 dans une superficie carrée d'un mètre. Pour les assembler avec les fonds d’une manière à la fois économique et parfaite, j’ai imaginé de fondre les fonds sur les tubes.
- Deux calottes en cuivre rouge de six à huit centimètres de profondeur chacune et de forme hémisphérique posent sur chacun des fonds dans lesquels les tubes sont enchâssés. Elles sont reliées à ces fonds par de forts boulons très-rapprochés les uns des autres. Les faces qui doivent se joindre sont bien dressées et une feuille de plomb mince est prise entre deux. Dans la calotte supérieure arrive l’éther en vapeur ; le courant est brisé par un diaphragme percé de trous assez semblable à une pomme d’arrosoir, afin de répandre également la vapeur dans les tubes condensants. Ce condenseur se place
- verticalement ou incliné de iaal\1 ]P toutefois, à ce que l’écoulementa eC quide condensé puisse avoir lieu ^ une vitesse assez grande. H d°'1 ^ complètement immergé dans l’eau che, ainsi que la pomme d’alinie' e tioo, toutes le., .ois que cela pour* faire sans difïïruité. len<
- A la calotte supérieure du c0f!.^vr seur est adapté un robinet pour ^ cuation de l’air que l’éther chasse vant lui lors de la mise en train.
- L’éther, liquéfié par le refroU”^ ^ ment dans le condenseur, est ranae.,*a|j-la chaudière par deux pompes u ^
- mentation jouant alternativement*
- pompes à piston plein doivent nec ^ sairement être placées en contredw> le plus près possible de la partie \ .
- rieure du condenseur. Elles d°1',e avoir une capacité six fois plus gra,.r que celle nécessaire à une pompe ur limentalion d’une chaudière à v,a^|]s d’eau. Le corps de pompe est alèse u® toute sa longueur, et le piston ne laisser aucun vide entre les P?r<V.S,1ie lui-même. Cette pompe est munie d e garniture en cuir et à cônes, telle M je l’ai décrite plus haut. Chaque 5 pape doit avoir un regard ou p°u' se démonter facilement, afin de P°. voir être vérifiée et nettoyée au beS&_,
- Pour arrêter les fuites au mv
- esü
- sefS
- d’eau et au manomètre, je me (je d’un mastic composé de 20 paru®5 ^ rouge minéral, 40 parties limaiu®^ fonte, très-fine, 10 parties carton r^e ou pâte de papier, 30 parties de g01? £t arabique en poudre; le tout Pe*® en mélangé avec soin. On le réduit pâte au moyen de vinaigre ou d'uT\ , On l’emploie avec du lin fin bien 1 . bibé et enveloppé dudit mastic. H ‘ (je laisser bien sécher ce mastic avant faire fonctionner la machine nu mettre l'éther. j„e
- Afin d’miliscr la chaleur qu’entra
- la vapeur d’eau après quelle a Prer duit son effet dynamique à vaP°^:0e l’éther lorsqu’on marie une maçh ^ à vapeur ordinaire à une machn1 éther, j’ai construit un vaporisa1 particulier, sous le rapport des faces qu’il développe, et de }a P quantité d’éther qui lui est nécessa^ pour produire une quantité de ^ peur considérable. 11 a beaucoup rapport avec le condenseur deS ut, peurs d’éther que j’ai décrit plus ,?'
- Sa construction, quanta l’assemb ‘ ^ des tubes aux fonds, est exactem011 même et se fait par le procédé de sion indiqué. Mon but a été de fl11* plier la quantité des tubes dans i
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- quels n
- CaPacir SSa *’^fher, et d’en diminuer la tubes re h )?eu donc S’employer des lis de 0nSs, j'emploie des tubes apla-it’üne nIQa?i®re à ce que la distance iI'uq Pa,'?i à l’autre ne soit plus que avoir jmmètre. Ces tubes doivent d'un * millimètre et demi d'épaisseur, aplatjU,Vre rouge bien sain. Ils sont PrécaS.?u laminoir avec beaucoup de à la nU 'on, et vérifiés à 20 atmosphères chau|j es*e hydraulique et à l’eau très-aplalie- La circonférence du tube ainsi Uni,:1* Soit pas être de plus de 0m,036 tassé le^res* Les tubes, remplis de sable s°nl Posés dons le moule à 5 mil-On DpGs Se distance les uns des autres, ^ètrp Cl? Placer 125 dans un déci-Carré C/^rr®’ ou 1^,100 dans un mètre guç ' Oo leur donne lm,50 de loupa,. et on les assemble dans un fond j) oacune de leurs extrémités. que üx calottes de forme hémisphéri-e||es P°Sent sur chacun de ces fonds ; bo„| * s°nt reliées au moyen de forts Pas °s. La calotte inférieure ne doit ProrV°*r Plus de 3 à 4 centimètres de lej ^Scur; elle reçoit par son centre lWa e d’alimentation. La calotte supé-2o r°t servant de réservoir de vapeur, à
- »went‘mètres de hauteur : elle est .>.unie ..._____________________
- kfî^agme destiné à recevoir les pro-dhIOns liquides des tubes. Un tube fecn.e Plus grande force et dimension les tubes du manomètre et du Heeao. Dans cette chaudière, l’éther jdevra s’élever qu’à la hauteur d’un ba lre Sans les tubes ; le surplus de la jeuteur de ces tubes sera rempli par cJ0nflement du liquide. Elle est pla-lon Verticalement et dans une enve-j’ai •en tout semblable à celle que atp' Cl'Sessus décrite. Le tube qui ]. eHe la vapeur d’eau chauffante dans hJ^loppe est placé à un mètre de dg eur à partir de la partie inférieure du Celte enveloppe, de manière à ce luh ^ Parl‘e supérieure de chaque Ç„, soit le plus vivement chauffée, poy Sisposition a pour but d’éviter la fonction du liquide à mesure de la Lotion de la vapeur dans les tubes , UjgSe qu’introduit la pompe d ali- j jjj lotion par la partie inférieure la j qü,lr|s chauffée du vaporisateur , et { qui *e force à s’élever dans les tubes pSoivent le réduire en vapeur. La cation de vapeur d'éther, et en Se |Ccluence l’absorption du calorique >fist VaPeur d eau sera d’autant plus ^ Cutanée que les tubes étant aplatis q^i^uière à ce que la tranche d’éther d’; s.clève ne soit que d’un millimètre Passeur, la surface du tube n’aura
- vers sa partie moyenne d’un
- à réchauffer qu’une tranche d’un demi-millimètre, et cela pendant que cette tranche parcourra 1 mètre 50 centimètres de hauteur. Un appareil soit condenseur, soit vaporisateur, construit d’après les données que je viens d’établir, contiendra dans un espace de 50 centim carrés sur lm,50 de haut, 3 250 tubes développant chacun 540 centimètres de surface, ce qui fait une surface totale de 162 mètres. Cette surface serait suffisante pour fournir de la vapeur à une machine de 50 chevaux. Le condenseur des vapeurs d’éther devra avoir une surface refroidissante double de celle de la chaudière.
- J’ai omis de parler de toutes les parties de ma machine qui ressemblent à celles des machines ordinaires à vapeur, et n’ai traité que celles qui offraient une disposition nouvelle et particulière à l’éther. Le cylindre doit être garni d’une enveloppe dans laquelle arrive un jet de vapeur d’eau , afin de pouvoir être chauffé convenablement avant la mise en marche de la machine; l’eau condensée s’écoule par un tuyau dans l’enveloppe du vaporisateur d’éther.
- Les éthers sulfurique et chlorhydrique sont, à mon avis, les seuls dont l’emploi soit vraiment avantageux; bien rectifiés, ils n’ont aucune action sur les métaux employés dans la construction des machines; mais cette condition est indispensable, et on doit y apporter la plus grande attention. On peut obtenir l’éther sulfurique au prix de 2 fr. 50 c. le kilogramme , et l’éther chlorhydrique au prix de 40 fr. le kilogramme. L’èther sulfurique bout à 35° C., et fait 7 atmosphères à 100°; l’éther chlorhydrique bout à 12°, et fait 14 atmosphères à 100°. Ce dernier offre de bien plus grands avantages que l’éther sulfurique • 1° En ce qu’il bout à une température moins élevée ; 2° en ce que, pour un volume égal, il développe un tiers de plus de vapeur. Ainsi, sa vapeur, à une atmosphère , est de plus de 500 fois son volume , tandis que celle de ,éther sulfurique n’atteint pas 400. Mais il est infiniment plus coûteux et très-difficile à obtenir parfaitement pur. L’un et l’autre se condensent facilement, et je n’ai pas eu plus de difficulté à contenir l’éther chlorhydrique que l’cthcr sulfurique. Son odeur est infiniment mjoins pénétrante, et il est plus difficile de s’apercevoir de ses fuites. Ni l’un ni l’autre ne se décomposent ni ne sont nullement altérés par une distillation per-
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- pèluelle au-dessous d’une température de trois cents degrés.
- Légende des figures.
- Fig. 8 , pl. 79. Coupe générale de la machine fixe. A, chaudière ou vaporisateur d'clher, composée d’une multitude de tubes en cuivre rouge aplatis.
- a, soupape de l’enveloppe jouant dans un tube communiquant à l’air libre. bb, enveloppe du vapo isateur recevant la vapeur d'eau chauffante, c, manomètre. d, niveau, e. Robinet introduisant la vapeur d'eau, e', tube amenant de la vapeur d eau dans l’enveloppe et pour le chauffage du cylindre. /’, robinet d’écoulement de l’eau résultant dans l’enieloppe de la condensation de la vapeur d’eau chauffante , le long des surfaces du vaporisateur, g, eau provenant de ladite condensation, h, éther liquide s’élevant dans les tubes formant le vaporisateur jusqu’aux deux tiers de leur hauteur, i, soupape (l’introduction de l’èther dans la chaudière. I, soupape de distribution, j, tube ramenant dans l’enveloppe du vaporisateur l’eau résultant de la condensation de l’enveloppe du cylindre, r, tube conducteur de la vapeur d’éther à la bulle à tiroir du cylindre. B . condenseur formé d’un assemblage de tubes applatis. dd, enveloppe ou bâche du condenseur remplie d’eau fraîche, e, robinet introducteur de l’eau fraîche dans l’enveloppe dd u . trop plein de l’enveloppe offrant un écoulement à l’eau ayant servi à la condensation, t, robinet fermant le tube venant de la pompe à air. C, cylindre muni d une enveloppe fondue et faisant Corps avec lui. k, piston métallique à segments, mu, Garnitures, l't', tubes provenant du réservoir à huile et air coinpr mé par la pompe faisant la pression hydraulique et amenant l’huile dans les garnitures, oo , tige du tiroir. gintroduction de la vapeur d’elher dans la boite du tiroir, p, liges communiquant le mouvement à ta tige du tiroir. q, pignon donnant le mouvement, au moyen d'un culbuteur , aux liges p. ss, tube conduisant la vapeur d’éther au condenseur B. D Pompe d alimentation. b', garniture hydraulique, c', tige et piston de la pompe. I", tube amenant l’huile dans la garniture et venant de la pompe qui fait la pression hydraulique. 2, soupape dite d’aspiration, y, soupape de refoulement à regard, x, tube ramenant l’éther condensé à la chaudière ou vaporisateur A. V, tube venant de la partie la plus basse de la calotte inférieure du condenseur et ame-
- nant l’éther condensé à la PonaP ntà E., volant. F. pompe à air se ‘ faire le vide dans le condenseur^ ^ la mise en marche de la rna‘^,,,tCl)(’npe vier manœuvré à la main. Celle jr est construite comme une pompe ordinaire. èI1,eS
- Fig. 9. Plan général. Ces. 1 0tt lettres indiquent ies mêmes °tyc ,a)oltf a de plus : a',a' assemblage de la sur le fond portant les tubes ; blage de l’erm loppe ; m » f" arfil pour introduire l'éther dans 1 al’ljreC A’, enveloppe fondue avec lecyl11' (jg et dans laquelle on introduit un Lpi)r vapeur d’eau ; P, passage de la v P ge d’éther • n, boite du tiroir; c", Pas -g de la vapeur d’éther au condense le tube s. h', h', manivelles. jp
- Fig. 10. Calfat ou garnit6 tiges mouvantes, ru en coupe-tige le long de laquelle on veut fP pêcher la fuite. B. cône supèric bronze formant au dehors cuvetle j ^ et vissé sur le couvercle C de la jjg métallique. C, couvercle de ' je boîte. 1)1), boulons fixant lt» coUv /-ef-sur la boite. EE, boîte métalliqu®eusinant le cuir et recevant l’huil® c, tinée à faire la pression hydran111!^ Elle est fondue avec le couvert ^ cylindre dans lequel agit la tige cône inférieure» bronze fixé et v,ss r partie du couvercle du cylindre P ^ tant la boîte que traverse la t'£ |Up G, cuir roulé de trois tours sur 1 ^ même. Ce cuir doit avoir deU*.je trois millimètres d’épaisseur. fl> " maintenant le cuir roulé. J, nant du réservoir à huile et air c primé par la pompe faisant la P[\,t sion hydraulique. II, Raccord h* le tube J. ,jf.
- Fig. 11. Robinet ou soupape de1 ^ iribution de vapeur d'élher. et
- coupe A, arcade très-forte, rc»»ce^e taraudée à la partie dans la |uclle Pa p la lige B B. tige faisant inouvi»r^ soupape E. C, garniture ou calfa* aBjg sanl dans le temps où la soupaP1 j monte ou descend. BD, tubul'jr double siège dans laquelle joue la . ^ pape E. Vers le milieu de cette lu lure aboutit le tube conduisant *a. j peur au cylindre. E, soupape garnl ses faces supérieure et inférieure ^ lentilles de plomb ; elle est moyen de la lige B. G, siège imer,ept de la tubulure D. Il est en brouze ^ fixe pour faciliter la construction ’ partie supérieure de la calotte du ‘ porisateur. Les sièges doivent être t . nés avec soin. HH, partie supér»^ de la calotte du vaporisateur. Ft,
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- papepe plomb fondues dans la sou-it)or( . * y adhérant au moyen de petites èpai 'ses ,aillées à l’avance dans son HiHr, eur* Ces lentilles sont battues au Ittj, auet tournées avec soin en même tu? i"e *a Soul)ape.
- tiont Pompe faisant la près-
- dQti hydraulique et injectant l'huile tt ? *c* garnitures. Coupe générale sei v * corps de pompe. B , ré-
- d’huile. C, soupape de refoulé 11
- il.
- avec regard l), soupape de sû-• C. tube amenant au réservoir B
- Si'lr |® s’échappe par la soupape <le 1<>UI G’ lu^,e conduisant l’huile re-Q °epar la pompe dans le réservoir M. da’ °upape d’aspiration. M, réservoir s’ç|.s,l:t|uel l'huile amenée parle tube F lje Ve en comprimant l'air que cori-tw ,Jedit réservoir M II, cuvette Pre«-le f*e niercure sur le |uel agit la <lah ,11 de l’huile et de l’air comprimé lri(,S e réservoir M. I, tube mauomè-eej’"® Plongeant dans la cuvette à mer-et indiquant la pression exer-a$spf ;>ns le réservoir M. J, raccord et Ciit^'ge du tube de verre I avec la H.
- 'nié • ’ robinets placés à la partie
- Hçi ri<1,,re du réservoir M ; à ces robi-îo3 sont fixés au moyen de raccords a„, lues, des tubes communiquant à ip(, 1 ,,e garnitures qu’il y a de lises “vaincs dans l’appareil, et exerçant si0‘s.chacune de ces garnitures la presto '! ''«diquée au manomètre J, qui sera PsMJUrs supérieure à celle indiquée dç le manomètre du vaporisateur; un sj0Cos robinets sert à détendre la pres-lj0n P'iand la machine a cessé de fonc ^‘"'er, et dégorger l’huile dans le so^oir B. Cette pompe est placée dr(? l’œil du mécanicien , dans l’eu— Ie plus convenable, et manœu-Çà la main.
- li*1 g. 14. Plan et coupe de la dispnsi-et de Vassemblage des tubes for-te vaporisateur.
- H 15. Chaudière àtubes fermés par / ftouf. Coupe et plan. U , soupape ailmentation de la chaudière ou va-
- porisateur, y ramenant l’éther refoulé par la pompe d’alimentation. C, regard et guide de la soupape D. A, tige filetée fermant le regard C au moyen de l’arcade B. B, arcade fixée par chacune de ses extrémités à fa tubulure E, renflée et taraudée dans la partie où elle est traversée par la lige filetée A. E, tubulure dans laquelle joue la soupape L). F, tube venant de la pompe d’alimentation et amenant l'éther liquéfié sous la soupape 1) qu’il soulève pour passer dans la chaudière en suivant le tube G. GGG, etc., tubes fermés par une extrémité H et filetés par l’autre, assemblés dans la plaque .1 et contenant l’éther. J, plaque de fonte percée de trous taraudés. III, etc., bagues de fer faisant l'assemblage. KK, calotte en cuivre rouge en forme de dôme. LL, diaphragmes. M, enveloppe recevant la vapeur d’eau destinée à chauffer le vaporisateur. NN, niveau de l’éther. P, soupape de distribution. S, joint de l’enveloppe. Celle enveloppe est en deux parties assemblées au moyen de boulons très-espacés , et doit pouvoir se démonter facilement pour la vérification de la chaudière quelle renferme (1 ).
- (t) Cette ingénieuse machine, à l’aide de quelques niodilieaiions mécaniques tacites à comprendre, a aussi été appliquée par son au. leur aux organes mécaniques de la navigation à vapeur Cest même une machine de ce dernier genre de la force de 8 à 9 chevaux, savoir, 4 chevaux à la vapeur d’eau et 4 à la vapeur d’éther que nous avons été appelés à voir tonc-tionner dans les ateliers de M. Philippe, et qui nous a paru marcher avec une régularité et un aplomb parfaits, sans perte d’éther, sans aucun autre soin que ceux vulgaires , et avec une économie cnorme de combus.ible M. Du-trernblay nous a aussi annoncé qu’il ne tarderait pas à faire une application eu grand et usuel de sa machine à éther à la navigation , ainsi qu’aux locomotives sur chemin de fer. Ce dernier problème mécanique,qui présentait de serieuses difficultés dans son execution , nous a semtilé, d après les explications détaillées dans lesquelles fauteur a bien voulu entrer avec nous, avoir été résolu par lui d’une manière à la fois neuve et complète.
- F. M.
- L* Teehnologiile. T. VI! — Avril i8(&
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- DEVIS DES MACHINES A VAPEUR,
- PAR M. C.-E. JULLIEN, INGÉNIEUR (l)f ( Suite.)
- SECTION III.
- DIVERS.
- Article I*r. Machines soufflantes.
- Nous appelons machines souillantes, les machines à balancier et à deux cylindres , dont l’un soufflant, situés chacun à une des extrémités du balancier ; ces machines sont à deux parallélogrammes. sans bielle, manivelle
- ni vqlant , quand la force depa?$e. chevaux, auquel cas la distribué fait par soupapes. d0u$
- Pour apprécier leur valeur, ; avons les renseignements suiVan- ’
- 1° Machine soufflante de 10 chevaux, sans détente, à condensation.
- Une chaudière en tôle. Garniture de dito. . Garniture du loyer.. Machine à vapeur.. . , Tuyaux et coudes. . Soufflerie............,
- Fonte- Fer. Çu‘v^
- UI. kll. +
- 11 2000.00
- 642.00 33.00
- 1000.00 25.00
- 6I28.0P 1330 00
- 1298.00 »
- 4077.00 203.00
- î#
- 15S>
- 2.0®
- 13145.00
- 3591.00
- *67.0®
- ˰ Machins soufflante de 12 chevaux, détente et condensation.
- Une chaudière en tôle........
- Garniture de dito et du foyer Machine montée...............
- t 3500.00
- 1429.00 5Q.00
- 12090.00 1702.30
- *
- 180 i0
- 13519.00
- 4252.30
- 180.4°
- 5° Machine soufflante de 12 chevaux, sans détente à condensation.
- Une chaudière en tôle. . . . Garniture de dito et du foyer. Machine montée...............
- » 2500.00
- 1529.00 50.00
- 12143.00 1799.00
- 13672.00 4349.00
- 180-'
- (i) Voir le commenceipent de ce travail aux pages 80, t3i, 171, 324
- et 273 de ce voluff1®'
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- — 823 —
- 4° Machine soufflante de 42 chevaux, sam détente ni condensation.
- Garnî!13^^^"0 Pn Me.......
- 'Wn“erU'Dl£'.?!d',.?,.er;
- t 2500.00 1
- 1(29.00 50.00 »
- 9690.00 162(.00 178.00
- 11119.00 4174.00 178.00
- soufflante de 16 chevaux, sans détente, à condensation, distribution par soupapes enfilées.
- G«e ^audiére en tôle.
- ®rr.Uure de dito. . . Mar">>re du foyer. . -p'^nine à vapeur. . .
- So^eîieet.C?Ude.S'.* '.
- » 3663.00 •
- 993.00 59.00 15.00
- 17(9.00 20.00 »
- 8976.00 1784.00 223.00
- 18(9.00 » »
- 7601.00 439.00 2.00
- 21168.00 5968.00 240.00
- 6° Machine soufflante de 80 chevaux ( la soufflerie seulement).
- ?" cylindre soufflant de 2 mètres de diamètre.............
- £0|> fond.................................................
- p.eux boîtes à vent et clapets............................
- |.!st°n soufflant et sa tige..............................;
- J*-hu;,t boulons et clavettes................... .........
- p'^au quarré du vent........................ .............
- p^de de dito. . . . ......................................
- î, "es d'aspiration. . ...................................
- 5°ulons...................................................
- VUatre-vingt-quinze boulons de fond des couvercles du
- P cylindre et des boftes à vent...........................
- -peu.x charnières des clapets du fond. ...................
- pvr°is supports de dito...................................
- .x^atre petites colonnes..................................
- nn T de la tige du piston et son axe......................
- ,,eux clavettes de dito...................................
- Uehx tire-fonds. .................... ....................
- 3611.00 » »
- 1829.00 » »
- 1303.00 14.00 7.50
- 733.00 118.00 »
- 1070.00 359.00 B
- » 22.50 B
- 1338.00 B B
- 469.00 B B
- 435.00 32.00 B
- )> 30 00 »
- » 182.00 »
- » 38.40 B ‘
- 21.00 8.00 B
- 158 00 9 B
- 253.00 74.00 B
- » 13.30 B
- B 4.50 B
- 11220.00 895.70 7.50
- 79 Iflcghine saufflqnte de 100 chevaux ( le cylindre seul).
- cylindre de 2m.15 de diamètre, 2m.40de long, et
- lT 0ir-.03 d’épaisseur............................ . .
- jln fond de dito......................................
- ''h couvercle de dito. .............
- 3010.00
- 1700.00
- 2000.00
- 73(0.00
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- Si nous comparons ces résultats à ceux des machines à balancier de même force et de même genre , transmettant
- le mouvement à un arbre, noUS ,uj vous , en comptant les mêla*1* , mêmes prix que pour ces dernières *
- 1° Machine à rotation et machine soufflante de 9 chevaux, sans détente à condensation
- Valeur des mét*u*’
- septième dédui,‘
- fr-
- Machine à rotation...................................................... 13200.00
- Machine soufflante :
- kil.
- Fonte............... 13115.00 à 0.95
- Fer.................. 3590.00 à 2.10
- Cuivre................ 107.00 à 10.00
- fr.
- 12150.00 \ ...
- 7520.00 I 21010.00 1070.00;
- 2° Machine à rotation et machine soufflante de 12 chevaux, sans détente à condensation
- Machine à rotation............................................. 10250.0°
- Machine soufflante :
- Fonte............... 13072.00 à 0.90 .... 12350 00 \
- Fer.................. 4319.00 à 2.00 .... 8700.00 { 22675.0°
- Cuivre................ 180.40 à 9.00 .... 1025.00 )
- 3° Machine à rotation et machine soufflante de 16 chevaux , sans détente à condensation
- Machine à rotation........................................... 19700.0°
- Machine soufflante :
- Fonte............... 21168.00 à 0.85 .... 18000.00 \
- Fer.................. 5908.00 à 1.90 ... . 11350.00 [ 31270.0°
- Cuivre............... 210.00 à 8.00 .... 1920.00;
- De ces trois comparaisons, nous déduisons les rapports,
- 1° Pour 9 chevaux :
- 13200 : 21610 :: 1 : 1.64;
- 2° Pour 12 chevaux :
- 16250 : 22675 := 1 : 1.40;
- 31 Pour 16 chevaux :
- 19700 : 31270 : : l ; 1.59.
- . 1.64+1.10 + 1.59
- Moyenne générale : : 1 : ------------
- 1 O
- :: 1:1.54.
- Pour bien apprécier l’exactitod ^ ce rapport moyen entre les mach'° ^ rotation et les machines souflla,ltejrii' mêmes forces , sans détente, à sation , nous allons retrancher, n „5 machine à rotation de 75 chevau*» détente, à condensation :
- 1° Le 1/7 pour frais divers ; ^
- 2° La valeur de la liielle, de la roa°lV de l’arbre et du volant,
- Puis y ajouter la valeur de la soU^pfj* de 80 chevaux, cotée aux que la machine de 7o; nous oble ainsi :
- 1° Machine de 75 chevaux, sans détente ni condensation, fr.
- 1/7 déduit pour frais divers....................... 58200.°°
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-
- Fonte. Fer. Cuivre.
- ‘ kil. kil. kil.
- Balancier de 75 chevaux . . . 2420.00 . . . . 484.00 • • • *
- B'elle de dito . * 1210.00 . . . . 7*2.00 . , . 54.00
- Manivelle de dito 900.00 . . . . 79’.0Q ... »
- Arbre de dito .'. iôüo.oo' .' . • • » # • • • *
- Volant . . 7500.00 . . . . 150.00 • • • »
- 13530.00 785.00 54,00
- l3530 kilog. fonte à 0.56. . . . 7600.00
- Î85 id. fpr 1.^7. . . . 1080.00
- . 248.00
- 8928.00
- S'
- 8,9k ?e 58.200 fr., nous retranchons Nous avons doncpoqr machine souf-^fr-, il vient : liante de 75 chevaux :
- 49272.00 fr.
- fr.
- Machine à vapeur.............................................49.t72.00
- Soufflerie :
- Fonle......... 11220 kilog. à 0.56........................ 6300.00
- Fer........... 8*5 id. à 1.37............................. 1230.00
- Cuivre. . . . 7.50 à 4.60........................... 34.50
- 56836.50
- gj
- 'ion °.n observe qu’il n’est pas fait men-*0ii(ï, u parallélogramme du cylindre qui vaut 3000 fr.
- itir, Prix de la machine soufflante, *«»<&! uis les frais divers, s élève fr., en nombre rond.
- ’ °o a la proportion :
- 58200 : 60000 : : 1 : 1.03.
- ^C' nous indique que , plus la force Machine augmente , plus la diffé-
- rence entre le1 prix de la machine à rotation et celui de la machine soufflante diminue. Nous ne croyons pas , néanmoins, que la diminution ait lieu dans la proportion que nous indique le résultat ci-dessus.
- Pour apprécier la valeur exacte des machines soufflantes; nous allons déterminer les frais supplémentaires que nécessite la soufflerie.
- Nous avons les renseignements suivants :
- 1° Machine soufflante de 10 chevaux.
- fr.
- Cuir pour clapets et pistons......................................... 75.00
- huis pour pistons........................................................ 10.00
- . 85.00
- 2° Machine soufflante de 16 chevaux.
- Cuir pour clapets et pistons, 39 kilog. à 5 fr...................... 195.00
- bois pour pistons................................................... 24.00
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-
-
- 3° Machine eoujflahte de 80 chevaux»
- 241.50
- Cuir pour piston, 12 kilog. 50 k 5.ÛÔ fr. Cuir pour clapets, 25 kilog. à 5 fr.
- Bois du piston. ,
- De ces chiffres, quelque peu anomaux , on peut déduire néanmoins que les frais divers supplémentaires, provenant de la soufflerie, fie S’élèvent pas à plus de 8 fr. en nlbyerihe par cheval , c’est-à-dire 1/10 des frais divers comptés pour les autres machines.
- En admettant que, pour 50 c^aCbinc la valeur des métaux d’une ^, nSa-soufflante. sans détente, tion, soit 1 2 dé celle des rn®*aUre,oO machine à rotation de même gen a, en conservant 1/7 pour chi» frais divers :
- fr.
- Métaux., i Frais divers
- i i f .2 ^ — 48060 = 49400.00. 7
- ..........— 494Ôd == 7050.00.
- 7 -
- 56450.00
- Ce qui fait; pour frais divers, un excèdent dè 800 fr. environ, chiffre insuffisant.
- - 1
- Pour frais divers = gg, on obtient
- 7600 fr. 00 4 c’est-à-dire un e<c raisonnable de 740 fr., environ.
- On a donc , en admettant ce cb^r
- fr.
- Métaux. ................................................ 49400.00
- Divers................................................... 7600.00
- i’rix de la machine soufflante................................5700tl.o0
- On en déduit, pour différence pfrovenarit de la soùffîeriè :
- 570od ~ 4800o = 9000.00.
- . Ce chiffre de flerie de 50 chevaux
- fr., poxir souf- | quatre prix correspondants à , comparé aux j donne pour rapport ;
- cette
- f0rce’
- 1° Machine sans détetite ni coddensâtidn .9000 1
- 39000 ~ 4.33
- 2° Machiné à détente sans condensation 9000 „. 1
- 42000 _ 4.66
- 9000 l
- 48000 5.32
- Ainsi, suivant le genre des machines, la soufflerie augmente le prix de vente
- deos’ m’ 54>°',’sii'on<,ré-
- ri4de
- fère, la soufflerie augmente le PLpftf vriitè desmàchines, de qu’elles soient dèé quàhtitéS Q° par le tableau ci-dessous.
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-
-
-
- ^Eau des prix des souffleries pour machines à balancier, déduckon 1 e delà valeur des pièces de transmission de mouvement supprimées.
- . i*
- r°HCfis FORGES FORCES
- ^ ^evam. PRIX. en chevaux. PRIX. en chevaux. PRIX.
- fr. tr. tf.
- 600.00 30 . . . 6500.00 200 .. . 29000.00
- î . ; 1000.00 35 . . . 7000.00 i50 . . . 34000.00
- 3 . liOO.OO io . . : 7500.00 300 .. . 40000.00
- 4 . . 1600.00 50 . . . 9000.00 350 . . . 460ÔO.0O
- 6 . . < 2000.00 60 . . . 10400.00 400 . . * 51000.00
- 9 . . . 2900.00 75 * . . 12800.00 150 ,. . 55000.00
- 12.. 3500.00 100 .. . 16300.00 500 . . . 60000.00
- 16 •.. 43o0.00 125 .. . 1990Ô.ÔÔ
- ao.. # 5000.00 150 . . . 23000.00
- 25. . . 6000.00 175 .. . 26000.00 M
- '
- Ceü^8 P-r*x sont P0ur souffleries à 10 j. 'timètres de rilercure, en ihoyetine
- de
- Pression, et s’ajotitent à ceux des
- machines dohrtéés dans le tabieah d£ la page 233.
- ARTICLE II.
- ^ainôours et molettes pour exploitation des mines, transmission de mouvement comprisè.
- appareils, qui s’adaptent le plus c ttvent aux machines horizontales , se ^posent des pièces suivantes, savoir :
- Ûfi pignon de l'arbre du volant, line roue d’engrenage de l’arbre des tambours ,
- Tri arbre des tambours,
- Deux supports de dito avec boulons de fondation,
- Trois cercles de tambour,
- 1**0x molettes axées,
- Quatre supports dë dito.
- Pour grandes profondeurs, c’èst-if dire là où la roideur.des fcordef e§f d’autant plus sensible que leur dià* mètre est plus grôs’ej, leué longueur plus considérable, au lieu de tamUburgi qui sont exclusivement réservés aux câbles rônds , on çmpîoie des bdDiries à câbles plats composés de plusieurs câbles ronds dé petits diamètres.
- Nous allons d’abord donner les details des poids et valeurs des nibtarô pour tambours.
- Nous avons les renseignèmentS sdi* vants :
- p.327 - vue 346/606
-
-
-
- TABLEAU des poids, en kilogrammes, des appareils des molettes pour machines de 8, 12 et 16 chevaux,
- DÉSIGNATION DES PIÈCES.
- Un pignon......................
- Une roue. .....................
- Un arbre......................
- Deux supports de dito..........
- Quatre boutons de fondation . t erctes de tambour et boulons.
- Deux molettes axéps...........
- Quatre supports de dito. « .
- Pour machine de 8 chevaux
- Pour machine de 12 chevaux
- Pour machines de 8 chevaux.
- kil. kil. kil.
- 71.00 )) )>
- 610.00 » ))
- 392.00 4.00 )>
- 102.00 8.00 12.00
- » 13.00 )»
- 801.00 45.00 )>
- 364.00 23.00 «
- 190.00 4.00 )>
- 2530 00 97.00 12.00
- Pour machines de 12 chevaux.
- kil. kil. kil.
- 129.00 )) »
- 921.00 » »
- 742.00 7.00 ' »
- 139.00 11.00 18.00
- » 24.00 )>
- 1767.00 79.00 ))
- 505.00 29.00 »
- 190.00 4.00 »
- 4393.00 154.00 18.00
- Pour machines de 16 chevaux.
- kil. kil. kil.
- 230.00 » ))
- 1253.00 » )}
- 945.00 8.00 »
- 201.00 17.40 25.00
- » 30.00 »
- 2370.00 105.00 »
- 820.00 30.00 »
- 190.00 4.00 »
- 6009.00 194.40 25.00
- PRIX DE VENTE.
- kil. fr.
- I Fonte, 2530 à 0.60............. . »............................... 1518.00
- Fer, 97 à 1.50 ............................................... 145.50
- Cuivre, 12 à 5.00 ................................................ 60.00
- 1723.50
- ! Fonte, 1393 à 0.60. .................................................. 2630.00
- Fer, 154 à 1.50...................................................... 231.00
- Cuivre , 18 à 5.00....................................................... 90.00
- 2951.00
- I
- 3615.00 292 00 125.00
- vvy.vi. .vm
- Pour machine de 16 chevaux
- i Fonte, 6009 à 0.60. Fer, 19U à 150. Cuivre, 25 a 5.00.
- 328
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-
-
-
- 329
- C'< -,
- ‘ moyenne 250 fr. par che-force au dessous de trenle Au delà , on peut établir cet raison de 240, 230,220, etc., force de cheval.
- Bobines pour câbles plats.
- Nous avons les renseignements suivants pour machines de 16 chevaux :
- JJ" P’gnon................................
- Jj0e roue.................................
- JJ ®rbre des tourtes et cales.............
- q supports de dito........................
- Quatre boulons de fondation...............
- j)Ualre Iourtes et soixante-quatre boulons.
- (u* molettes axées........................
- Vuaire supports de dito...................
- °°as déduisons :
- kit.
- F°nte............ 4853 à 0 65.
- Fer..............129.4 à 1,50.
- Cuivre........... 25. ,à 5.00,
- Fonte. Fer. Cuivre.
- kit. kit. kit.
- 230.00 » »
- 125 '.00 » ))
- 660.00 3.00 »
- 201.00 17.40 25.00
- » 30 00 •
- 1499.00 45.00 .
- 820.00 30.00 »
- 190.00 4.00 »
- 4853.00 129.40 25.00
- fr.
- 3160.00
- 194.00
- 125.00
- ï*cs tambours coûtent,
- 3479.00
- 4032.00
- C’
- .environ les 0.9 du prix de (qP®reil des tambours, c’est-à-dire °°yenne 225 francs par cheval,
- pour forces au-rlessous de 30 chevaux.
- A ces renseignements , nous ajouterons les suivants :
- Va
- *vL,EAU des poids et prix de vente des cables et chaînes pour mines.
- désignation des e*bles et chaînes. POIDS de la benDC ride. POIDS do contenu . dans ta benne. Poids des câbles ou chaînes par mètre courant. PRIX du mètre lourant. PROFONDEUR | du puits. LIMITES DE DURÉE.
- jî' Câbles ronds gou-Qj®"nés, à Rive-de- ki). kil. kit. fr. mèt. mots.
- 230.00 800 à 900 2.5 à 3.5 4.50 400.00 0 à 18
- d*0 Câbles plats gou r°nnés, à Anzin. . 136.00 700.00 4.10 7.25 400.00 10 à 30
- 3° Chaînes anglaises. 125.00 500.00 15.00 0 150.00 9 à 10
- 0 *° Chaînes Gall à 11 „12 maillons par etre courant 333 00 1000.00 7.50 ? 400.00 ?
- à 9 ou 10 mail-rïn* ^8r ni^lre cou" 333.00 1000.00 6.20 ? 350 00 ?
- fd. à 8 ou 9 mailles. 333.00 1000.00 5.50 ? 300.00 ?
- ld. à 7 ou 8 mailles. 333.00 1000.00 4.90 9 200.00 ,?
- à 6 ou 7 mailles. 333.00 1000.00 4.26 ? 100.00 9
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-
-
-
- CHAPITRE II.
- Appareils moteurs pour la navigation.
- 3° Les roues motrices.
- Art. 1er. Poids.
- Le devis d’un appareil moteur pour bâtiment à vapeur, Comprend :
- Pour déterminer les poids ^eS aJsei' reils moteurs, nous avons le* r
- 1° Les machines ;
- 2° Les chaudières et leurs acces-so*res ? gnemenls suivants :
- 1® Bateau à vapeur de 60 chevaux, en deux machines.
- Genre. Sans détente, à condensation. — Système. t)eux balanciers en-deSS0Ü5
- Poids en kilogrammes des différentes parties de l'appareil.
- kll.
- Organes des machines................................... 9325.100
- Bâti de dito...............................2 . . . . 4389.000
- Mécanisme, proprement dit. 3921.500
- Transmission du mouvement.............. t .. . 5354,100
- Cbaüdières. < ......... t ... ± . 19318.00d
- Accessoires.......................................... 1225.500
- 43736.200
- Si nous comparons ces poids à ceux I à balancier fixes et de même ge‘ que nous avons obtenus pour machines ! nous trouvons :
- 1° Machine fixe de 50 chevaux :
- Poids tolal*
- kii.
- Sans détente ni condensation............................ 38215.50
- Sans détente à condensation: 43288.70
- Rapport........;................. : : 1 :1.18.^
- 2® Machine de 30 chevaux :
- Sans détente ni cdndènsàtién............. 23822.50
- Sans détentë à condensation. .... : 1.18 X 23822.5 = 28200.00
- ,ire*
- En admettant le même rapport que ci-dessus, deux machines de 30 chevaux font :
- kll. kil.
- 2 X 28200 = 56400.00
- divers :
- kit.
- 13736.00
- On en déduit :
- 56âttb : 43730 i ï 1 : 0.775 ÿ'
- Nous avons , jpoür l’appareil rhdteul ! polir râpipbtl des poids totaux sé® du bâtiment à vapeur, en métaux et S ment.
- 2° Bâtiment à vapeur de 220 chevaudc, en deux machines. Genre. Détente aux 3/4 ei condensation.— Système. Deux balanciers en-dcsS°
- 1° Vaporisation.
- üi*
- Désignation des pièces.
- Quatre corps de chaudières tôle.
- Une chemihéé id. id.........................
- Deux soutes à charbon id....................
- Cent quatre-vingt-dix-sept barreaux de grille.
- Vingt chenets...............................
- Soupapes de sûreté et boîte.............; ;
- Cinquante-deux plaques de parquet...........
- Fonte.
- kil.
- Fer.
- kit.
- » 51707.00
- i 1980.00
- )> 6776.00
- 5031.00 £
- 240.00 »
- 179.00 26.00
- 5995.00 9
- Cuivre'
- kil-
- 20.0°
- 20.0®
- 11445.00 60489.00
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-
-
-
- 331
- 2° Distribution',
- Dp»? **a’res de tiroirs et tiges;.
- Quaï arbres de dit0............
- ûetn SuPP°rts de ces arbres,
- Huit £0ntre-pbids et leviers des tiroirs...........
- Qua» b'edes des tiroirs. ..................... . .
- Qeut COndu'tes de vapeur au condenseur. . . .
- ûeu excen,ri(ï’1es et leurs cordes..................
- j) x arbres des leviers des excentriques............
- D x {éviers d’excen'riques et boutons...............
- be x oarreS d’eXcenuiqliés..........................
- Oieï C0nlre*Po|ds garnis d’excentriques.............
- jj atre supports des arbres des leviers d’excentrique.
- ûei *ev‘ers de mise en train........................
- a Ux fourchettes de débrayage. . . ; .............;
- "«aire supports de l’arbre de mise en train. . . .
- Fonte.
- kil.
- 89.00
- 9
- 199.60
- 989.00
- 600.00
- 396.00
- 4-08.00
- »
- 314.00
- 151.60
- 9
- 158.80
- Fer.
- 27.80
- 27.80
- 20.50
- 28.60
- 81.00
- 6.00
- 10.00
- 62.40
- 396.00
- 4.00
- 67.60
- 142.00
- 14.70
- U.40
- Cuivre.
- kil.
- 351.00
- »
- 23.50
- 1860
- 14.40
- »
- 155.00
- »
- 26.40
- 9
- 0.70
- 28.00
- 3306.00 902.80 617.60
- 3° Cylindre» à vapeur.
- Ûeux cylindres à vapeur.................
- ».eux couvercles de dito. ;..............
- »veux stuffing box pour dito.............
- }{eux pistdttè â yatîeüi-. . ...........
- Quatorze ressorts en acier, 15.00 kil.
- i^ux tjgpg des pistons..................
- deux écrous des dito.....................
- 9171.00 9 9
- 1583.00 n »
- 84.00 » 10.00
- 311.80 36.50 »
- » » »
- 9 780.00 9
- » 37.00 9
- 11149.80 853.50 io.od
- Transmission dû mouvement.
- ?eux traverses des cylindres à vapeur...............
- Quatre bielles garnies des cylindres à vapeur. . .
- Quatre balanciers garnis............................
- Qeux gros axes de dito-. : ; ; ;....................
- {*uit clavettes de dito. ...........................
- deux grandes iraverses des bielles principales. . .
- deux bielles principales garnies. . ;...............
- Quatre têtes des grandes traverses..................
- Quatre guides du para'lélogramme.
- Quatre contre-guides de dito........................
- deux bielles verticales dectilo.....................
- Quatre bielles des po'iipe$ S air...................
- deux traverses > 1* dito............................
- Quatre guides dèsdites traverses....................
- deux manivelles................................... *
- deux boutons de dito................................
- deux arbres iblërmédiâtles..........................
- deux arbres des roues...............................
- 9
- »
- 8729.00
- 9
- »
- 1)
- 9
- »
- 9
- 9
- 9
- »
- h
- n
- »
- »
- »
- 1228.00 1421.üD 362.60 2020.00 100.70 1818.00 1700.00 243.00 116.00 84.00 100.80 263.00 496.00 119.50 1504.00 449.00 2115.00 6920.00
- »
- i84.0d
- 352.00
- »
- »
- 15.50
- 132.50
- 77.60
- 12.00
- »
- 8-4p
- 48.00
- 26.00
- 8.40
- »
- »
- »
- »
- 8729.00 21065.00 864.40
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-
-
-
- o° Condensation.
- Prm condenseurs et quatre clapets. Deux bottes d'injection de vapeur.
- Peux vannes d’injection.............
- Deux pompes à air...................
- Peux couvercles de dito.............
- Deux pistons de ditu................
- Deux tiges de dito..................
- Fonte. Fer.
- kil. kil.
- 8188.00 »
- 76.00 10.00
- 68.80 21.40
- 1828 00 »
- 427.00 7.00
- » »
- )* »
- 10587.80 38.40
- 6° Alimentation.
- Deux bottes d'alimentation des chaudières. . .
- Plomb, 11.40 kil.
- Deux pompes alimentaires....................
- Plomb, 1 1 kil.
- Peux pistons desdites.......................
- Deux grain* et faux-grains desdiles.........
- Deux buttes à soupapes desdiles.............
- Plomb, 18.4
- 81.40 15.00
- 225.00 5.10
- U 27. CO
- » »
- 313.60 48,60
- 620.00 95.70
- 0 20
- 9«,00
- 38 00
- gli.OO
- 178.20
- 7° Bâti.
- Deux plaques de fondation 11161.00 »
- Quatre bâtis inférieurs 7680.00 »
- Qu lire pla |ues d'assemblage des dito 764.00 »
- Peux croix de Saint-André 402 06 »
- Quatre bâtis supérieurs 1272».00 »
- Quatre supports et coussinets 1951.06 )>
- Quatre chapeaux de dito 700.00 »
- D.-ux supports extérieurs 505.00 72.20
- Peux chaises 1018.00 »
- Un escalier » 201.00
- Deux chaises à vis . >1 114.00
- 36899.00 387.00 548.00
- 8° Roues•
- Six tourtes des bras 5342.00 » î*
- Ci nt vingt rayons des roues )) 7535.00 »
- Douze jaules des roues. . » 4155.00 »
- 5352.00 11690.00 »
- 9° Pièces non spécifiées et pièces de rechange.. . 6658.80 10027.00 5208.30
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-
-
-
- — 333 —
- RÉCAPITULATION
- 1° Vaporisation........................
- 2° Distribution........................
- 3° < ,ylin(in*s à vapeur...............
- 4° Transmission du mouvement. . . •
- 5° Condensation.........................
- 6° Alimentation.........................
- 7° Bàli. . . ...........................
- 8° lioues..............................
- 9° Won spécifiées et rechanges..........
- 11445.00 60489.00 20-00
- 3300.1)0 902.80 617.60
- 11189.80 853.50 10.00
- 8729.00 21065.00 868.40
- 10587.80 :i8.40 18 >5.60
- 620.00 95.70 178.20
- 36899.00 387.00 548.00
- 5342.00 11090.00 »
- 6658 80 10027.00 5803.30
- 91737.40 105548 40 931:2.10
- Total.
- 209597.90 kil.
- Acier.......................................... 20.50
- Plomb........................................ 15().G0
- Limaille de fer............................ 400.00
- Bojs......................................... 4161.00
- Chanvre d'Italie........................ 11 00
- Cuir........................................... 10.50
- 214426.50
- 'ioiPpli(Iu»nt S aVuus :
- à ces données les mêmes calculs comparatifs que précédemment,
- ^c>ix machines fixes à balancier, l’une de 100, l’autre de 125 chevaux, kit.
- sans détente ni condensation, ensemble.......................... 161236.00
- **Ps mêmes, sans détente à condensation, 1.18 X 161236 ........... 190000.00
- ^ous avons trouvé pour l’appareil moteur de 220 chevaux........... 209597.90
- 0lls en déduisons :
- 190000 : 209598 :: 1 . 1.10.
- *c*> c’est l’appareil moteur qui l’emporte de 1 dixième sur les machines fixes.
- ( La suite au prochain numéro. )
- I le$ propulseurs hélicoïdes, et sur es recherches théoriques et expéri-^Jdales entreprises par M. Bour-enseigne de vaisseau.
- ^ar M. Poncelet de l'Institut.
- (Suite.)
- tJj^nt aux expériences jusqu’ici en-flüp Scs dans vue d’etudier I in-üjj ,ICe des diverses formes données pj Propulseurs hélicoïdes, on doit les o^lîer en deux classes; celles qui . Concerné des modèles de petites di-tjes'^ons, et celles qui ont porté sur |4 ^aliments destines à un service à p|(| ,er- A la première se rattachent lérr'eurs expériences faites en Angle-'ats et en ^rance * et dont *es r®s,u'’" p0j » souvent contradictoires , n’ont 1)1 reçu la publicité et l’authenticité
- qui permettent d'en rendre compte. A la seconde appartiennent les expériences du Napoléon en France, de VArchimède et du Itattler en Angleterre. M ilheureusernent, et en cela notre opinion est entièrement conforme à celle de M. Bourgois, les expériences de celle espèce et toutes celles que l'on pourrait tenter au moment de la réception des appareils, ne paraissent pas propres à jeter les lumières désirables sur la meilleure forme qu’il convient de donnerau propulseur, attendu que l’on ne s’y propose ordinairement que de comparer en bloc les résultats relatifs à la marche de navires différents, et que ces résultats peuvent être influencés par le concours de causes trés-distincles, telles que leur forme, leur arrimage, leur tirant d’eau , l’installation et la puissance de leur machine , etc., etc.
- Pour atteindre le but, elles exigeraient que l’on apportât au mécanisme,
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-
-
-
- 334 —
- dans le cours des expériences, des rao- i difications et des changements qui, par \ leur importance et leur multiplicité , ! pourraient devenir extrêmement oné- ; reux. On doit, au contraire, admettre ; que des expériences entreprises sur une j échelle moyenne et dans des conditions , qui permettent de faire varier la forme ! et les proportions des propulseurs, tout ! en conservant au moteur ses conditions j normales de vitesse et de travail, et en ! employant des moyens d’apprécier d’une ! manière exacte ses effets dans chaque circonstance, seraient très-propres à résoudre une question de cette nature , et à préparer, de la manière la plus convenable, la solution pratique relative à l’installation de l’appareil à bord des grands navires.
- Cette marche, qui nous paraît la plus avantageuse et la seule rationnelle lorsqu’on se propose d’arriver à des résultats certains, est précisément celle qu’a adoptée l’auteur du mémoire dont nous avons à rendre compte. Dans des expériences , en 1844, à Indret, non loin de l’embouchure de la Loire, il s’est servi, à cet effet, d’un canot de 8 mètres de longueur sur 1 m. 55 de largeur, et de 0 m. 48 de tirant d'eau , à l’arrière duquel il a placé successivement des vis hélicoïdes de diverses formes, dimensions et proportions, qui étaient mises en mouvement par des hommes montés sur l’embarcation , et agissant par couples sur des manivelles coudées à angle droit.
- Les effets du travail de ces hommes étaient appréciés par le mouvement uniforme imprimé au canot, dans la Loire, en des points où le courant se faisait peu sentir, et à une distance des bords telle qu’ils ne pussent influer sur cette yitesse d’une manière appréciable.
- La résistance du canot, a été préalablement mesurée au dynamomètre pour certaines vitesses, soit en le faisant mouvoir dans une eau tranquille , soit en l’exposant, en repos, à l’action du courant, dont la vitesse était estimée au ipoyen d’un loch convenablement disposé. La résistance effective, pendant la marche du canot, sous l’action des différents propulseurs hélicoïdes, a été conclue ensuite des précédentes, en admettant la loi expérimentale du carré des vitesses. Néanmoins on doit regretter que la nature de l’appareil n’ait pQjnt permis à l’auteur de mesurer directement le travail moteur et I effort exercé longitudinalement suivant l’axe du propulseur; car cette manière de procéder eût, sans aucun
- nf
- doute, jeté de vives lumières s partie théorique de la question.
- La plupart des vis soumises a^rjf5, périences étaient divisées par dans chacune desquelles on ne > }i varier qu’une seule dimension,
- Je diamètre ou le nombre des ^ 3jt ches. Dans d’autres séries , on e ^ successivement un certain nottlFe0C^ branches ; enfin , tout le reste i0d' rant semblable, on faisait varier # gueur de la surface hélicoïde ,e\ t|e dans le sens de l’axe , en conserva même nombre de branches, oflr* on faisait varier l’inclinaison e, JjreC' bure de la génératrice et de la trice. %pe'
- Les résultats de ces nouvelles riences sont consignés dans q°al? ait deux tableaux numériques P*af a ta' commencement du mémoire. Le> j, bleaux sont suivis de remarques % ^ raies dans lesquelles l’auteur Pr,e jjyeî les principales conséquences rel à l’influence des données ci-dessuS' ^ les effets fournis par l’expérience > ^ que la vitesse du canot pour unn°*^ 1e assigné de révolutions de la vis > recul. # . a(tr
- Pour concevoir la signification "j |j chée à ce terme, on observe que > $ vis était mise en mouvement auf° c(it son axe, dans un milieu dense , ou dans un écrou solide et ' elle cheminerait, ainsi que le na ^jt avec une vitesse fictive, que r°nfe||e considérer comme la limite de qu’elle atteint en réalité, en se ntoU dans la masse liquide; que l'e*cC V la première sur la seconde de ceS Jj tesses mesure , en quelque sorte* je perte ou le recul absolu,- qu’en" rapport numérique de cette perte <.£ vitesse fictive , constitue propremea j0ii cjue l’on nomme le recul, expreSjii$ à laquelle il conviendrait, pu" , <)e d'exactitude, de substituer cene coefficient du recul. j]e5
- Parmi les conséquences auxqu® pj l’auteur a été conduit, nous cite les suivantes : e à
- Le coefficient du recul mesure que l’on augmente le dia111eür de la vis, que l’on réduit la lo°£üpio$ du pas, que l’on emploie une 1 ^ grande fraction du pas entier, ct Ls l’on augmente le nombre des bra, gur distinctes qui composent le propulse Entre certaines limites, la de la génératrice n’a pas d’innjï^jjj appréciable sur les résultats, ta‘jé' que la courbure de la directrice e p, rieure, considérée dans son devc pement cylindrique, en exerce
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- Hiog able : le coefficient du recul di-<}iier a> *orscIue le liquide vient cho-Cotlcàv Un mouvement relatif, la partie Heni e de celte directrice, et aug-* eii ch * aU contraire! lorsqu’il vient ^ eoquer ja partie convexe.
- H°us Une dépense donnée de travail che * r> *a vitesse maximum de la mar-
- ïaPPot Canot a été obîenue P?u.r un égal-r^> dupas au diamètre extérieur, a * 1,75.
- C'ÿ« mécaniciens ayant pré-fôle j 1ue la force centrifuge jouait un appréciable pour écarter les $néî • liquides de l’axe je long des Pers- alrices, et produire ainsi une dis-ll, à la circonférence de la vis , les eff°Urgois a été conduit à étudier ij’un ets qui résulteraient de l’emploi Ce[[e c.yÜndre servant d’enveloppe à Sont Vjs. Les résultats de l’expérience tstP|Ve^US démontrer que ce dispositif lej ,ulôt nuisible qu’utile, en ce qu’il a augmenter les pertes occasion-çMil'Par les frottements intérieurs et
- J/deiirs.
- expérience a également appris que, îesJjJne même vis mue sous des vitrés - différentes , par exemple
- «ses
- du rapport de 2 à 3, le coefficient kJecul n’éprouvait que des variations ce|| es, marchant en sens inverse de es de la vitesse.
- vjs !e prouve encore que , quand la L**1 composée d’un assez grand nom-^ branches, la suppression d’une ''inn Plus‘eurs d’entre elles n’exerce dç jjhence appréciable qu’en raison foi1 augmentation du recul qui, au lede vue de la marche du navire , He r°uve compensée par l’accroissent de la vitesse angulaire, eipdin, elle indique que les mêmes l^3 se reproduisent, avec un avan-Iq°® plus marqué encore, lorsque, l)f eo conservant le même nombre de caches à la vis, on vient à en retran-des portions de plus en plus granit» Par des plans perpendiculaires à
- \ godant que M. Bourgois se livrait çt ette longue suite d’expériences , il hachait à fonder une théorie des pro-
- w SeUrshélicoîdes sur une base un peu Sgj3 solide et plus appropriée aux be-de la pratique que celles admises p r ses prédécesseurs , et qui prît son t1,11 d'appui sur les indications mêmes Aie. par ces expériences. Il nous é| ‘lra d’en rappeler ici les principaux ç0eihents et d’en discuter les principales ton3équences , afin de mettre l’Acadé-en mesure d’apprécier le degré de
- certitude et d’utilité qu’elle comporte dans ses applications.
- M. Bourgois, limitant la question au cas d’un hélicoïde à génératrices droites et à celui où le navire et la machine ont atteint un régime parfaitement uniforme, le seul qui intéresse la pratique ; supposant, en outre, (|ue le fluide soit sensiblement en repos à l’arrière du navire, hypothèse qui ne parait pas s’écarter beaucoup de la réalité pour des formes aussi effilées que celles des poupes en usage; M. Bourgois, disons-nous, considère le fluide sur lequel agissent les différentes branches du propulseur, comme animé du mouvement relatif provenant à la fois du mouvement de translation et du mouvement de rotation de ce propulseur, censé désormais immobile dans l’espace absolu. Il détermine ainsi l’angle d’arrivée ou d’incidence des molécules liquides sur la surface hélicoïde des diverses branches, angle naturellement variable et irès-petit dans les conditions pratiques de la question. Les mêmes molécules liquides étant animées d’abord d’un mouvement hélicoïdal sur des cylindres concentriques à l’axe , l’auteur admet, comme hypothèse conforme aux données de l’expérience, qu’elles demeurent comprises dans le prolongement de ces cylindres , au travers du propulseur, et que, par conséquent, après leur déviation , elles y décrivent des hélices parallèles à celles de ce dernier, ce qui revient à supposer que la force centrifuge ne joue aucun rôle appréciable pour faire écarter ces molécules de l’axe. L’expérience apprend, en effet, que lorsqu’on imprime à un propulseur hélicoïde à génératrices droites, un mouvement rapide dans l’air, en le faisant traverser, parallèlement à l’axe, par un courant de fumée , loin de s’écarter de l’axe, ce courant manifeste plutôt une tendance à s’en rapprocher. Cette même hypothèse, au surplus, a été admise par tous les auteurs qui ont essayé d’établir la théorie des ailes de moulins à vent, théorie qui offre, en effet, des circonstances de mouvement analogues à celles du propulseur qui nous occupe.
- Dans celte manière de voir, les différents filets hélicoïdes de la surface du propulseur, considérés, dans leurs développements cylindriques, comme de véritables éléments rectilignes , se trouvent atteints sous des angles différents, et généralement très-petits, comme on l’a dit, par les lames liquides cylindriques correspondantes, et donnent lieu à des résistances normales, que
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- M. Bourgois évalue d'après la théorie ordinaire relative au choc oblique des surfaces planes soumises à l’action d’un courant indéfini • l’expression qui s'y rappoite devant être multipliée par un coefficient relatif à la résisistance, sur l’unité de surface, déterminée dans chaque cas par l’expérience. D'après cette théorie, les résistances normales dont il s’agit seraient proportionnelles à 1’clendue des surfaces etau carré de la vitesse relative, estimée suivant chaque normale: mais, en voulant appliquer les résultats de cette même loi au calcul des effets des propulseurs hélico»— des , M. Bourgois n’a pas tardé à reconnaître que le coefficient de la résistance, loin de conserver la valeur constante qui lui est attribuée d’après les expériences de divers auteurs, devait, en raison même de la petitesse «le l’angle d’incidence des filets, croître d’une manière très-rapide; fait qui s’accorde, au surplus, avec les observations relatives à la dérive des bâtiments, dont l'angle acquiert des valeurs excessivement petites, alors même que la composante transversale, due à l’action du vent, conserve une valeur considérable.
- M. Bourgois, en cherchant à tenir compte de cet accroissement rapide du coefficient de la résistance pour les faibles angles d’incidence, a été conduit, par le rapprochement des résultats de sa théorie relative aux effets des propulseurs hélieoides et de ceux de l’expérience, a diviser le coefficient de la résistance par le carré du sinus de l’angle d'inclinaison dechaque filet sur le plan de rotation de la vis
- On lera remarquer, à ce sujet. que les divers auteurs qui se sont occupés des effets des roues à palettes , mues dans les fluides indéfinis ou de ceux des ailes de moulin à veut, Boistard,
- Navier, elc., ont également nécessité d’altiibuer au coffieynl'^ir résistance de ces palettes o» P1, j|l5 ces, une valeur double au 'fj0 / celle que l’expérience indiquai " {jp cas de l'immobilité de ces constance qu’ilsaltribuaientàl3 p étendue de leurs surfaces, sp)r
- d'après les observations consig,,e Ji moi dans la Lithographie du mécanique, professé à l'École ‘ ‘^e-cation de Metz, trouverait gen ment son application dans la propre du mouvement relatif «e ',£(! face choquée et du fluide, n}°tlVI1écti qui introduit une modificalioj1. saire dans l’expression de la 'ol f résistance, principalement en concerne la grandeur des masses agissantes. i
- {La suite au prochain nui'1
- Viaduc de Jîuncorn-
- gi'
- Un des ouvrages d’art les Py^ ganlesques qu’on ait encore en dî dans la construction des chetn*1^ fer est le pont, et mieux le ^1* de Runcorn, qui servira à lraVe[eai|’t Mersey en ce point, et qui est o^dt à établir la prolongation du e^'ÎV1' fer dit Grand- Junctif », de Grange à Huylon. On pourra se.fi une idée de la grandeur des o quand nous aurons dit qne ce .|jje* se composera de cinq travées iné” ^ de 85 mètres d’ouverture, de tfi très de hauteur au-dessus du n f1 des eaux aux marées de printerï'l1,(r-de 168 arches à sec de 9m. 15 d° fo(' ture , et de 15 mètres de hauieurVjf' mant un total de 1962 mètres cades.
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- LE TECHNOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- PK
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- arts métallurgiques, chimiques, divers
- ET ÉCONOMIQUES.
- Sur un
- nouveau procédé de dosage du fer par la voie humide.
- M. F. Margüeritte.
- toutj^lyse des minerais de fer a de tes g P? fixé l’attention des chimis-«tpiol? r?ison de l’importance de leur ^érahi1'011 ’ et îe développement con • în,1ée<r C qu'ont Pris > depuis quelques l4llur Surtout » ,es établissements mé-tion R1(I'ies, a donné à la détermina-W Vantitative de ce métal un nou-Pj^^é d’intérêt. egj1 divers modes d’analyse , il Ployé .Un (lu‘ est généralement em-l’opèr 'd consiste à simuler en petit t*H 'on qui s’effectue en grand dans &liiie fourneau, c’est-à-dire que le lçsf0naî’ après avoir été mélangé avec %"*««. appropriés à sa nature, est teujpés dans un creuset brasqué à une obtier[atPre élevée et soutenue. On Poids11 a*nsi un culot de fonte dont le du jp:Sert a indiquer la richesse en fer <lUe cpneraL, Mais on conçoit aisément 8o(jre Procédé ne puisse être très—ri-bt$ dAX’ car l’exactitude de ses résul-1Ue||e Pe°d de la température à la-çit\ploi°n opère et des matières qu’on 4U res, c°rome fondants, dont le choix, 0n e.’ n’a rien d'absolu.
- *Psi0ll ad d’ailleurs que le milieu où la lUeta, sf°Père retient des quantités C|,lot °’s très-notables de fer, que le >llé lfonte, lui - même peut être Phosph carbone , de silicium , de ^ 0re , d’arsenic , de manganèse, ^eehnologitlt, T. Vil, — Mai 1846.
- et que de nombreuses parcelles de fonte se trouvent souvent disséminées dans le laitier.
- L’autre méthode analytique, qui consiste à dissoudre le minerai dans un acide , et à précipiter l’oxide de fer en le purifiant de toutes les substances qui lui sont étrangères, nécessite des traitements fort longs , surtout quand le minerai contient des phosphates, et exige, de la part de l’opérateur, une certaine habileté pratique qui en rend l’emploi difficile et les résultats variables.
- Aussi est-il assez rare que les analyses des minerais, des laitiers, des scories, des fontes , puissent être faites sur le lieu même de l’exploitation.
- J’ai donc pensé qu’il pourrait être utile d’indiquer un mode de dosage du fer qui, par son exactitude , remplaçât avantageusement les procédés anciens, et qui, en raison de son exécution rapide et simple , pût être employé par tous les maîtres de forges.
- Le nouveau mode de dosage que je vais indiquer repose sur l’emploi d’une liqueur normale. On connaît l’avantage que présentent, sur toutes les autres méthodes analytiques, celles qui sont fondées sur ce principe, et il suffit de citer, à cet égard , la détermination de l’argent par M. Gay-Lussac, et celle du cuivre par M. Pelouze. Bien que l’analyse quantitative du fer ne demandât pas une exactitude aussi rigoureuse que celle de l’argent et du cuivre qui entrent dans les alliages monétaires et 22
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- autres non moins importants, j’ai tâché de me rapprocher autant que pos sible de ces deux procédés.
- La méthode d’analyse que je soumets à l’apréciation des chimistes et des maîtres de forges est basée sur l’action réciproque des sels de prot-oxide de fer sur le caméléon minéral (permanganate de potasse), d’où il résulte qu’une quantité quelconque de fer détruit une quantité de caméléon qui lui est exactement corespomlanle.
- Ainsi, étant donnée la dissolution de fer au maximum, telle qu’on l’obtient le plus souvent des minerais naturels, il suffit de la ramener au mini-
- mum , et d’ajouter peu à peu 0.
- liqueur titrée de permanganate ^
- tasse.Tant qu’il reste une trace de H ur oxide de fer à peroxider, la ,c0.. ar-du caméléon est détruite ; mais 1 2 * * * rive un moment où la dernière g ^ que l’on a versée n’est pas détrui j |e communique une teinte rose à t° liquide ; ce caractère indique cluenljté pèralion est terminée, et à la qUi!j' ef) de permanganate qu'il a fallu correspond la quantité de fer cou dans la dissolution. . ^r
- Cette réaction peut s’exprima " l’équation suivante :
- Mn*0T, KO = Mn*O* + O6 * + KO,
- Mn*0* + O* + KO + 5 Fe*0* = Mn*0* + KO + J Fe*0».
- On voit que 1 équivalent de permanganate de potasse peut peroxider 10 équivalents de protoxide de fer. Il est inutile de dire que la liqueur au sein de laquelle s’opère cette réaction doit contenir un excès d’acide suffisant pour maintenir en dissolution le peroxide de fer qui se forme, le protoxide de manganèse, et la potasse qui résultent de la décomposition du permanganate.
- Si maintenant on considère les opérations qui se présentent dans l'application de ce procédé , on voit qu’elles se résument:
- 1° A dissoudre le minerai dans un acide , l’acide chlorhydrique , par exemple ;
- 2° A traiter la dissolution du persel de fer qui en résulte par du sulfite de soude pour la ramener à l’état de protosel , et à faire bouillir pour chasser l’excès d’acide sulfureux (l) ;
- 3° A verser ensuite avec précaution la liqueur normale de caméléon , jusqu’à ce que la teinte rose apparaisse ,
- (l) Le sulfite de soude a pour but de ramener les persels de fer à l’état de protosels; et, comme il est important d’en employer une quantité telle que la réduction soit complète , et que cependant il reste toujours dans la liqueur un excès d’acide chlorhydrique , il est utile que la proportion en soit constante et déterminée à l’avance.
- On pèse approximativement 250 grammes de sulfite de soude cristallisé que l’on dissout dans t litre d’eau, et l’on a une pipette de îo centimètres cubes qui sert à mesurer la quantité qu’il faut ajouter dans chaque essai.
- 2 grammes et demi, qui sont contenus dans
- les 10 centimètres cubes de la pipette, sont
- plus que suffisants pour réduite i gramme de
- fer ; mais cet excès même est une garantie pour
- que la conversion du persel en protosel s’opère
- entièrement.
- ' 1®
- et à lire sur la burette gradue® nombre de divisions qu’il a fallu ployer. ^.
- Or, on conçoit qu’il y a deux eon. tions à remplir : la première, d’<>Pe |S une réduction complète , car les pe' i, de fer ne réagissant pas sur I® ca 0 léon , tout ce qui resterait au maxif11 échapperait à son action et ne se jg pas comj lé comme fer ; la second® • chasser de la liqueur, par l’ébuln l’excès d'acide sulfureux qui, au ® jt tact du permanganate, lui Prenflcjje
- de l’oxigène pour se convertir en a
- sulfurique, et réagirait ainsi à la nière du fer. Mais il est facile de montrer par l’expérience que la u* af lution d'un persel de fer traitée F une quantité suffisante de soude ^ d’une part, entièrement ramenee . minimum, et, de l’autre, ne re»' pas la plus petite trace d’acide s,u reux après quelques minutes deD lilion. re).
- Une objection se présentait nalU ,e lement, c'était de savoir si les se fer, une fois ramenés au minimUiU'^ se réoxidaient pas avec une grande ^ pidité, et n’influaient pas sur le* sultats de l’analyse; mais l’exp®rl,eà suivante lève toute espèce de don cet égard. Une opération fut aba" née à elle-même au contact de ‘ ^ pendant quatre heures , après les<ïüC( jl on versa la liqueur normale, .cH,n:0flS fallut employer un nombre de divlS.ff)t exactement égal à celui qu a ,cun exigé les analyses faites sans aU |S retard. Ce fait prouve que les pr0}? pe de fer au sein d’une liqueur acid ^ se convertissent en persels qu'avec extrême lenteur.
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- dans^ta,t important de rechercher si, des minerais de fer, il se rencontre le c ü"stances capables de réagir sur ’ et ren<ire Par ce'a
- nî'ys!
- ,e erroné le titre résultant de l’a-
- Mi
- Le fer, l’acide phosphorique, Le manganèse, la chaux, iner«is. | Le zinc, l’alumine,
- L’arsenic, la magnésie,
- Le cuivre, la silice.
- du a Présence du zinc, du manganèse, pi l|tane, du tungstène, de l’acide j,n?sPhorique , de la chaux, de la ma-HiOfi'r? 1 alumine * de *a s'l'?e * n a
- vaitlllé en r*en ies r®su^als 9U °n de-chf- °btenir. Le cobalt, le nickel, le pre0nae, malgré la couleur qui est pro-m ,a, leurs dissolutions, n'ont pas em-d’apprécier la coloration rose actéristique du caméléon. ltj arsenic et le cuivre étaient, parmi ^ s»bstances désignées , les seules qui paient apporter une perturbation ICS‘analyse; car sous l’influence de ! sulfureux, l’acide arsénique | acide arsénieux , les sels de pfj'de de cuivre deviennent sels de (v(0xide, et reprennent ensuite de l^'8èfie au permanganate de posées minerais dans lesquels l’arsenic i^ï(încontre sont il est vrai peu inlé-lHjSanls au point de vue de leur exploi-Sl)|.°tl, car la fonte et le fer qui en rè-ïçj ent sont d’une qualité telle qu’on j’j,: rejette ordinairement ; cependant |(S Cru devoir donner les moyens de set analyser pour les cas où il se pré-, < et il a suffi d’apporter au procédé ‘eral une légère modification.
- effet, on opère comme de cou-L ? > seulement, après qu’on a fait (J>a 'Jl*r la liqueur pour chasser l’excès ^c,cle sulfureux , on ajoute une laine ly*'t,c pur, qui i sous l'influence de di“Qf>e chlorhydrique , dégage de l'hy-ain^etle; l’arsenic et le cuivre sont laipl réduits et précipités à l’étal mè-^1(lUe. Lorsque la dissolution du zinc tti .minée , on filtre la liqueur pour ile Separer les particules d’arsenic ou j^ cuivre qui se réoxideraient plus % i et aPrcs avoir lavé trois ou quatre 0qS *e filtre avec de l’eau commune, H-c°ntinue l’opération avec la liqueur miale.
- En examinant ïa composition du plus grand nombre des minerais^ établie par divers auteurs, et particulièrement par MM. Berlhier et Karsten , on remarque que les corps qui les constituent le plus ordinairement sont :
- Le cobalt,
- Le nickel,
- Minéraux. < Le titane,
- Le chrôme,
- Le tUDgslène.
- Préparation de la liqueur normale de permanganate de potasse.
- Il existe plusieurs manières de préparer le caméléon minéral : la plus simple est celle qu’a indiquée M. Gre-gory ; elle consiste à fondre ensemble 1 atome de chlorate de potasse, 3 de potasse hydratée et 3 de peroxide de manganèse réduit en poudre fine. On traite ensuite la masse qui en résulte par une quantité d’eau telle qu’on obtienne la dissolution la plus concentrée possible , à laquelle on ajoute de l’acide nitrique éternlu jusqu'à ce que la couleur soit d’un beau violet, et on la filtre enfin sur de l’amiante , afin d’en séparer le peroxide de manganèse qu’elle tient en suspension. Dans cet état, le permanganate peut être employé pour l’analyse.
- J’ai indiqué le moyen de préparer le caméléon pour les personnes qui ne pourraient se le procurer que par elles-mêmes ; mais il est bon de dire que cette liqueur peut se trouver toute préparée chez les fabricants de produits chimiques, et je me suis attaché à me servir de caméléon pris de cette manière. Le permanganate de potasse est d’une grande stabilité, et peut être conservé pendant fort longtemps sans subir d’altération sensible, pourvu toutefois qu’on ait soin de le préserver du contact des matières organiques, et de le renfermer dans un flacon bouché à l’émeri. Pour faire de cette dissolution une liqueur normale, on pèse exactement 1 gramme de fer, et l’on choisit à cet effet des fils de clavecin qui sont fabriqués avec du fer sensiblement pur ; on le dissout dans 20 centimètres cubes environ d’acide chlorhydrique fumant et exempt de fer ; après que le dégagement d’hydrogène a cessé, et que la dissolution est complète, on
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- étend la liqueur avec environ 1 litre d’eau commune (1).
- On verse alors une dissolution de permanganate de potasse goutte à goutte jusqu’à ce que la coloration rose se manifeste, et on lit avec soin le nombre de divisions qui a été employé ; c’est ce nombre qui servira à traduire en poids les résultats dans l’analyse d’un minerai.
- Lorsque la dissolution de caméléon est trop concentrée, il est toujours facile , en lui ajoutant une quantité d’eau convenable, de la rendre plus faible de moitié, d’un quart, d’un cinquième, de manière à la rapprocher le plus possible du titre de 30 centimètres cubes pour 1 gramme de fer.
- Procédé pour déterminer dans les dorures et argentures galvaniques la quantité d'or ou d'argent qu'on a emploijée.
- Par le prince Maximilien , duc de Leüciitenberg.
- 1. Dorure.
- La dorure par voie galvanique est depuis quelque temps devenue dans plusieurs pays une opération toute manufacturière et une industrie qui se répand de plus en plus. Toutefois , on lui reproche encore de ne pouvoir soutenir , sous le rapport de la durée, la comparaison avec la dorure au feu qui se pratique toujours, reproche que la dorure galvanique mérite dans la plupart des cas, attendu qu’il arrive fréquemment dans son application qu’on se laisse entraîner par la facilité avec laquelle on peut donner aux objets une belle couleur, et que sous ce rapport on se contente souvent d’une simple pellicule d’or.
- Jusqu’à présent, le doreur par la voie humide n’a pu constater que de la manière la plus imparfaite la proportion d’or qu’il employait, et n’a pu la déterminer pour les petits objets que par des pesées avant et après l’opération , tandis que la chose était impossible pour les gros objets , puisque la balance ordinaire n'a pas une sensibi-
- (i) 11 est nécessaire d’opérer dans des liqueurs tres-étendues et froides, afin que l’acide chlorhydrique qui se trouve en excès ne réagisse pas sur le caméléon et ne dégage pas de chlore.
- lité suffisante pour mesurer la d rence. , . , il
- Pour remédier à cetinconvenie > était nécessaire de chercher un n*ü*uei à l’aide duquel on pût constater a 4^e titre une pièce a été dorée Pj*rtjves, galvanique. Après bien des tenta je suis arrivé au procédé suivant, 4^ ^
- soumis à des contre-épreuves
- des contrôles multipliés, a semble ner de bons résultats. ,flrée
- La dissolution d’or doit être très - exactement avant d’en usage et être déposée dans un vase duè en litres. Dans un vase de cet g[) pèce, rempli de dissolution d’or» & t prend un décilitre qu’on fait évap ja à siccité. On pèse très-exacterne et masse sèche qu’on obtient, et on el\;„e 2 grammes dans un creuset de R aj‘a-taré; on verse sur cette masse de ct eide sulfurique, et on place le cre . |e sur une lampe à esprit de vin, à de courant d’air. ^0'
- D’abord , on chauffe le creuset ^ dèrément et avec précaution, hes ^ tériaux qui composent cette masse, voir, le cyanure de potassium, *e j-0r rure du même métal et le cyanure ,je se décomposent et dégagent de 1 cyanhydrique et de l’acide chlornj ^ que, tandis que la potasse caustui0 ^ le carbonate de cette base, de b* que le potassium des combinaison* a cyanure et de chlorure, forment, à^ l’acide sulfurique qu’on a ajoute» sulfate de potasse. •»
- Comme dans cette opération .q{.
- dégage desacidescyanhydriqueetcb
- hydrique gazeux, le premier da ^ reux, et le second désagréable a T^e pirer, il convient de la conduire précaution pour éviter d’introduire gaz dans les voies respiratoires. ^ Lorsque l’effervescence dans Ie cr^ajt set a cessé, on le découvre et on jt monter la chaleur de la lampe à e5Kye de vin jusqu’à ce que le creuset an au rouge. Il en résulte que lesuuat potasse fond et que l’or qui s’es1 ^ paré adhère aux parois du creuse1, pt enlève ce sulfate de potasse en velj! je à plusieurs reprises de l’eau dan, et creuset et décantant, puis sécha1 faisant rougir l’or qui reste dai)S lui-ci. .oI),
- On peut, par mesure de précaid1 jjfl verser l’eau qu’on décante dan 5 verre , afin de s’assurer qu’elle na.Kcc entraîné quelques particules dor» qui, du reste , est assez rare. ]5ct Après l’opération, on pèse le CI.-0' avec l’or qui y est resté, et la .,g el rence entre le poids du creuset v>
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- ceins h
- de h U cr?uset après qu’on a procédé Porti nia,n''ere décrite, donne la pro-fjjes ?n d’or renfermée dans deux gram-de ci Cetle raasse* Alors il est facile c0n.a Cujer la quantité de ce métal que q„ ena*t un décilitre, et par consé-sm, la masse de la liqueur qu’on a taise à l’épreuve.
- 0j)APrès avoir doré avec cette liqueur, 0() en Prend de nouveau un décilitre, dér <’Utnet à l’opération qui vient d’être don J>eet ,a différence dans la préparai d 0r dans les deux solutions indi— pi Raclement le poids de l’or em-a la dorure.
- 2. Argenture.
- 8en»a s°lull°n dont on se sert pour l’ar-d ntUre contient du cyanure d’argent, rü panure de potassium et du chlo-a de ce dernier métal.
- (jei °ttr l'essai, on prend sur la totalité p a Hqueur qui a été mesurée, et comme |J*rl or, un décilitre qu'on fait évapo-d ’ Dans cette opération , la masse Si Ss°chée renferme, outre les subites indiquées plus haut, du carbo-k e de potasse. On procède du reste, J11 sous le rapport de la pesée de la U^sse et des calculs, absolument de la Manière que pour la liqueur d’or, et il d convenable aussi de ne prendre que ®u.x grammes de la masse sèche, qu’on
- plient d’un décilitre pour la sourdre à l’épreuve. L’opération se con-ad de la manière suivante, jûo chauffe les deux grammes de atière sèche dans un creuset de por-c 'aine, et on met ainsi en fusion le Janiire et le chlorure de potassium , d.asi que le carbonate de potasse, tan-Cs que le cyanure d’argent se transite en paracyanure de ce métal, qui .e larde pas à se réduire complètent. Après avoir chauffé pendant 15 ^0 minutes, on verse de l’eau sur la liasse et on décante ; l’argent reste dans .Creuset sous forme d’une masse spon-reuse, dont il ne se perd rien par les 3Vages. On sèche, on calcine eton pèse. Les premières opérations de ce genre j’ai entreprises ont été faites dans j.s creusets de terre qu’on emploie or-tairement aux essais de l’or, mais la Ratière poreuse de ces creusets ab-^°rbe une partie des sels fondus, ce qui ccasionne une perte sur l’argent. Dans çne solution d’argent qui renfermait j*actement 5 grammes de ce métal r fcn pur, j’ai trouvé que l’argent s’était cduit à 4*r-,96 dans un creuset de porcine, et à 4«r-,68 dans un creuset
- de terre. Pour me convaincre que le creuset de terre absorbait ( argent, je l’ai traité par l’acide azotique , et la liqueur obtenue, après avoir évapore l’excès d’acide, a été troublée par une solution de sel marin.
- Ces essais peuvent très - bien se faire en décomposant la masse sèche par l’acide sulfurique et par une calcination consécutive dans un creuset de platine ; mais alors on obtient l'argent sous la forme d’une poudre très-ténue , de façon qu’il n’est guère possible de décanter lors des lavages sans éprouver de perte ; d’ailleurs les lavages sur le filtre diminuent considérablement les avantages pratiques de cette méthode, savoir : obtenir un résultat prompt et décisif.
- Note sur les sels à argenter, dorer et platiner au contact,
- Par M. G. Elsner.
- On rencontre actuellement dans le* commerce, en Allemagne , de petites cartouches en papier, accompagnées d’une instruction et contenant des combinaisons salines à l’état sec, pour exécuter ce qu’on appelle l’argenture, la dorure et la platinure au contact; j’ai eu l’occasion d’analyser quelques-uns de ces sels, et je pense qu’il n’est pas sans intérêt de faire connaître les résultats que j’ai obtenus.
- Le sel à argenter au contact, qui se présente sous la forme d’une poudre blanc-jaunâtre, aisément soluble dans l’eau et cristalline, consiste en acide azotique, potasse, cyanogène et argent, ou mieux, selon sa composition synthétique , en azotate de potasse, cyanure de potassium et cyanure d’argent. Le sel sec a sans aucun doute été fabriqué comme il suit.
- On prépare d’abord à l’eau distillée une dissolution d’azotate d’oxide d’argent, et on y ajoute une dissolution de cyanure de potassium , jusqu’à ce que le précipité blanc de cyanure d’argent qui s’est d’abord formé, se soit complètement redissous. On évapore la liqueur claire avec précaution , jusqu’à siccité , et le sel ainsi obtenu doit, d’après ce mode de préparation , avoir la composition indiquée ci-dessus.
- Le sel pour platiner au contact a une couleur jaune , un aspect cristallin, pulvérulent, et est aisément soluble dans l’eau. L’analyse chimique a démontré que ce sel consistait en chlo-
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- rure de platine et chlorure de sodium. Cette combinaison saline peut donc se préparer d’une manière absolument semblable à celle à l’aide de laquelle on prépare le sel haloïde double de chlorure d’or et de chlorure de sodium.
- Le sel à dorer au contact est une poudre jaune , également soluble dans l’eau et sans action sur les papiers réactifs; on a trouvé qu’il consistait en cyano-ferrure jaune de potasse , chlorure de potassium et or. Ce dernier métal étant évidemment contenu dans le sel analysé à l’état de cyanure double.
- Sans nul doute, on s’est servi de la méthode que voici pour préparer ce sel.
- On ajoute à une dissolution de ferro-cyanure jaune de potasse une dissolution d’or dans l’eau régale , en ayant soin toutefois que le sel prussique jaune domine encore notablement et attendant qu’il se soit formé du chlorure de potassium et un précipité bleu. On chauffe la liqueur jusqu'à l’ébullition, et après le refroidissement on en sépare le précipité par le filtre. La liqueur filtrée jaune d’or est ensuite évaporée à siccitè.
- Il est en outre possible que l état cristallin pulvérulent du dit sel ait été provoqué par un trouble apporté dans la cristallisation.
- Pour se servir de ces sels, on fait chauffer jusqu’à l’ébullition leurs dissolutions aqueuses dans des vases convenables, puis on plonge dans la liqueur bouillante les objets en métal bien décapés et très propres qu'on veut argenter, dorer ou plaliner par voie humide, de manière à ce qu’ils soient complètement recouverts par celle-ci, et on les touche avec des baguettes de zinc qui provoquent les précipitations des métaux respectifs.
- Détermination du point de fusion des métaux et de différents produits métallurgiques.
- Par M. L.-D.-B. Gordon.
- nous présentent seulement une eeh graduée de la fusibilité des subs ces essayées, et ne nous donnent y , les points absolus de fusion, eX(;ej,£. pour un petit nombre de métaux a tat simple.
- C’est à Guyton , à Prinsep et à * niell qu’on doit les premières tives pour déterminer les points sion des métaux; plus lard de 5a sure indiqua une méthode ingénieu • qui a été depuis perfectionnée F
- M. Plattner, de Freyberg. ^
- La méthode de Saussure eonsista» ^ déterminer le point de fusion d substance en degrés du pyrometre Wedgewood, suivant le-diamètre ^ plus gros essai qu’il pût faire fondre chalumeau, par comparaison avefn^t plus gros globule d’argent qu’on P fondre dans des circonstances les t mes, autant que possible, métal d il connaissait le point de fusion.
- M. Plattner, en perfectionnant . procédé, s’est servi, pour la déter1*1 nation des points de fusion des P*, duits aisément fusibles, d’alliages ® et d’argent, d’argent et de plomb » f / pour les produits plus réfractaires, d liages d'or et de ptatine.
- La détermination du point de sion du platine était le premier P'.^ blême à examiner, et ce problème a • résolu par deux expériences, al qu’il suit :
- 1° Avec un chalumeau à air, s°^ une grande pression, on a trojj. qu’un régule d’or, pesant 2,290 m1 grammes, pourrait être fondu et u13’ tenu en fusion sur un charbon, et 9Ue.’ dans les mêmes circonstances, un liage de 1,760 mill. d’or -f 230 n»1"’ de platine pouvait être mis en fusi°n.| et que si on ajoutait, soit plus d’or,s°ja une très-faible quantité de platine-fusion était imparfaite.
- 2° Un alliage d’or et platine a Pr^a senté le même point de fusion que fonte de fer, c’est-à-dire que 70 nf'C 30 platine ont fondu dans le u1^ temps que 100 en poids de fonte. -j
- Le point de fusion du platine, dedu de ces expériences, serait donc :
- (Extrait.)
- En jetant un coup d’œil sur l’état actuel de nos connaissances relativement au point de fusion des corps, on voit qu’on a emp'oyé ou proposé sept espèces différentes de pyromètres; mais la plupart des recherches faites à ce sujet ; par les physiciens avec ces instruments j
- C.
- Du n° 1, 2529° C.)
- Du n« a, 2539 J moyenne, 253*
- Ces expériences ont suffi pour d® montrer l’exactitude de l’hypothèse Q , les alliages d’argent et d’or, d’arge' et de platine, ont des points de Jus* proportionnels aux points de fusiôd chacun de ces métaux.
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- les*'6* Points de fusion étant fixés pour J meUux suivants, savoir :
- Plomb à......... 334° C.
- Argent ............1023
- Or ................1102
- . Platine .......... 2534
- il a
- tl^d ®nsu.,te été aisé, suivant la me-de fC .®criie, de déterminer 1 es points ^ntUS,0n de corps plus réfractaires, ^Ut Ue ces P0'[1ts sont au-dessous de **%] ^u.P*at'ne* L'alliage ayant le !>éri 6 P°}r,t de fusion que le corps ex-^otè, ce point, dans ce cas, a
- pour valeur :
- As+Bf
- équation dans laquelle A et B sont les poids , s et s les points de fusion des métaux contenus dans les alliages, et en prenant respectivement 100 parties en poids de l’alliage et du corps expérimenté.
- Voici maintenant les deux tableaux dressés par M. Plattner, l’un pour les métaux et l’autre pour divers procédés métallurgiques.
- TABLEAU N0 1. De» points de fusion déterminés par différents expérimentateurs.
- Éta‘n,fondà 228° C. suivant Crichton.
- id 267 . . .... Guyton.
- id 228 . . .... Rudberg.
- id 230 . . .... Kupffer.
- id 222.5 . .... Ehrmann.
- bismuth 246 . . .... Crichton.
- id 241 . . .... Guyton.
- id 265 . . .... Rudberg.
- id 264 . . .... Erhmann.
- Plomb 322.25 .... Crichton.
- td. 322.20 .... Guyton.
- id 325 . . .... Rudberg.
- id. 334 . , Kupffer.
- ^ercure, bout à 350 . . . . Dulons et Petit.
- se solidifie au-dessus de . . . 400 . Rudberg.
- id. fond à 411 . . , . . . . Daniell,mesuréavecunebarredefer.
- 512 . Guyton.
- ^rgent 1023 . Daniel 1, mesuré avec une barre de fer.
- 1034 . Guyton.
- 099 . . . . . . Prinsep.
- ® parties d’argent, 1 d’or 1048 . id.
- 3 id. t id. 1121 . id.
- Suivre fond à 1133°, corrigé à . . 1001 . Daniell ayec une verge de platine.
- 1207 . Guyton.
- , 1173 . Plattner.
- ^r> fond à 1144°, corrigé à ... . 1102 . Daniell.
- id. fond à , 1163 . .... id. avec une barre de fer.
- id.. . , 1380 . Guyton.
- Ponte de fer fonda 1587°, corrigée à 1530 . . . . . Daniell, avec une verge de platine.
- Platine, fond à .... » 2534 . Plattuer.
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- TABLEAU N° 2, Des points de fusion de divers produits métallurgiç11^'
- i«
- 100 en poids r. o % S 2
- NOMS DES SUBSTANCES dont on détermine le point de fusion. de cette substance fond à la même température, et dans le même temps, qu’un globule des alliages de : P g * * 0 <0 a g h % 2 -S O *0 fié
- 1. Métaux sulfurés, mattes crues 30 or + 70 argent. 1047°
- 2. id. procédé par le plomb. . . . 5 or +95 argent. 1027
- 3. id. procédé par le cuivre.. . . 3 plomb + 97 argent. 1002
- 4. Métaux arséniés, plomb 50 or + 50 argent. 1062
- 5. Cuivre brut 5 or +95 argent. 1027
- 6. Litharge rouge 7. Laitiers de hauts - fourneaux 90 argent +‘ io plomb. 954
- a. Jaune verdâtre, éclat légèrement vitreux. 84 .or + 16 platine. 1331
- b. Gris foncé, éclat légèrement vitreux. . . c. Gris léger, éclat légèrement vitreux 82 or + 18 platine. 1360
- {air chaud ) 83 or + 17 platine. 1345
- d. Gris foncé, éclat vitreux (air chaud). . 82 or + 18 platine. 1360
- e. Gris foncé, éclat vitreux 83 or + 17 platine. 1345
- f. Bariolé de gris et de bleu, cassure vitreuse. 84 or + 16 platine. 1331
- g. Gris foncé, léger éclat vitreux 83 or + 17 platine. 1345
- h. Le même, air chaud 83 or + 17 platine. 1345
- Scories de cuivre, métal cru 83 or +17 platine. 1345
- Scories d’étain, éclat vitreux Scories de fer, air chaud, provenant de fonte, n° 4, verdâtres, cassure vitreuse. . . . Scories de fer, puddlage, fer noir, éclat 85 or + 15 platine. 1317
- 80 or + 20 platine. 1388
- légèrement métallique 77 or + 23 platine. 1431
- -Tatc-»-
- Nouveaux renseignements sur l'aventurine.
- Dans une des dernières séances de l’académie des sciences, M. Haute-feuille, à l’occasion de la communication faite par MM. Fremy et Clémandot sur la fabrication de l’aventurine que nous avons fait connaître p. 289, a annoncé que depuis bien des années il s’occupait de trouver un procédé pour
- obtenir cette substance, et a mis s°u les yeux de cette société savante àüeX produits qui, suivant lui, sont les P1'®' miers fruits de ses essais et égalent moins ceux de ces deux habiles ch1' mistes. Toutefois, il a trouvé que ces Pr°] duitsétaientencore tropnoirs, etencoT‘ rigeant ses formules il est arrivé à série de produits tellement semblable à ceuxdeVenise qu’ilsont trompé, dit-*1» les yeux des personnes les plus exercées-M, Hautefeuille ne fait point encor, connaître ses procédés, mais il a donfl
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- c°mrn le de ses produits depuis le CejournCenient ses travaux jusqu’à est mû a;ec Vne note explicative qu’il "e de faire connaître et que voici. Ce|)e ?• Aventurine aussi dure que ae Venise, trop noire, cristaux
- Aventurine de Venise.
- Silice....................62.0
- Chaux..................... 6.0
- Pfotoxide de cuivre.. . 5.4
- ^eroxide de fer.......... 5.0
- Soude.................... 21.6
- 100.0
- A échantillon ne diffère, quant à C^Position, que par un excès de C^aventurine de MM. Fremy et ïeX^dot est faite, d’après eux, en de ne tendre ; elle contient 9 pour 100 et^otoxide de fer au lieu de 5 p. 100, 5h P°or 100 d’oxide de fer au lieu de stiiv ^suivant Venise et 9 pour 100 plu ant l’échantillon n® 1, et doit être tondre et plus noire. pf’ 2. Échantillon aussi dur que le ^Cedent, moins noir, cristaux mar-t^.s quoique sur un fond plus clair, fj^Jours plus de fer que dans l’aventu-e de Venise, du reste même rapport J les autres éléments. l6j '° 3. Même dureté, plus clair que Lf1081 et 2, cristaux encore plus bril-dç v’ R*us 9ue dansl’aventürine L v®nise mais encore moins que dans ^Précédents.
- lw°4. Toujours dur, moins coloré, pf.u,c°up moins de fer que dans les (jU c®dents, mais encore un peu plus «.dans l’aventurine de Venise.
- $j(j 5. Même couleur, même compo-|ys?ft que l’aventurine de Venise ana-
- Silice..................63.0
- Chaux................... 5.0
- Deutoxide de cuivre. . 5.0
- Peroxide de fer...... 5.0
- Soude.................. 22.0
- 100.0
- Nouveau procédé de mordançage.
- Par M. J. Murdoch.
- procédé consiste à substituer à **ploi *a crème de tartre et à la çk?1 ninaison de ce sel avec l’alun, les l°rures de sodium ou de potassium
- trop fins. Un échantillon a donné,en moyenne, comparativement à l’aventu-rine de Venise analysée par MM. Ber-thier , Laurent , Levol, Pelouze et Hautefeuille.
- Aventnrine HButefeuille.
- Silice..................58.0
- Chaux................... 5.0
- Deutoxide de cuivre. . 5.7
- Peroxide de fer........ 9.0
- Soude.................. 22.3
- 100.0
- combinés avec l’acide azotique et le sulfate d’alumine à l’alun. Dans ce cas on opère comme il suit :
- 50 kilogr. de sel marin sont mélangés à 150kilogr.,d’eau, et quand le sel est dissous, on introduit 10 kilogrammes d’acide azotique. Si l’on veut que le mordant soit analogue au composé de bitartrate de potasse et d’alun, on ajoute graduellement 50 kilogram. de sulfate d’alumine au mélange. L’eau doit être froide, le mélange très légèrement agité, surtout quand on ajoute du sulfate d’alumine pour éviter, autant que possible , le dégagement de gaz et des vapeurs qui nuirait à la qualité du mordant.
- Ce nouveau mordant s’applique à la cuve-teinture ou à la cuve au mordant de la même manière que la crème de tartre seule ou ce sel combiné avec l’alun. Seulement, comme mesure de précaution, il faut commencer la première pièce avec l’un ou l’autre de ces sels suivant la couleur du bain de teinture, surtout pour les noirs, les cramoisis et les violets; l’addition d’une partie de crème de tartre et trois du nouveau mordant s'oppose à ce que ces couleurs éprouvent des changements.
- Nouveaux agents chimiques pour la teinture et l’impression.
- Par M. J. Greenwood, J. Mecer et J. Barnes.
- Les nouveaux agents dont il est question ici sont le stannate et le stannite de soude.
- On prépare le stannate en jetant dans un creuset de fonte , chauffé au rouge sombre, 11 kilogr.de soude caustique, 4 kilog. d’azotate de soude et 2 kilogr. de chlorure de sodium ou sel marin. Le mélange est porté graduellement
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- jusqu’au point de fusion et lorsque la fusion a lieu on y ajoute 5 kilogrammes d’élain en masse, réduit en feuilles, et enfin on agite le tout avec une verge de fer. Ce composé étant refroidi, on le réduit en poudre, ou bien on le fait cristalliser par solution et évaporation ; ou bien enfin on amène la solution au point de cristalliser, et on l’expédie pour servir de mordanL.
- Le stannite de soude se prépare ainsi qu'il suit. On prend 2 kilogr. de sel commun , 6kn ,75 de soude caustique et 0kll-,500 d’azotate de soude, qu’on porte à la chaleur rouge dans un creuset de fonte et auxquels on ajoute 2 kilogr. d’élain en feuilles. Le mélange ayant été mis en fusion , on le laisse refroidir et on le traite absolument de la même manière que le slannate de soude.
- Quand on se sert de l’azotate de potasse dans ces mélanges, la proportion doit varier dans le rapport des poids atomiques; le but étant toujours de fournir un atome d’oxigène dans la formation du stannite, et deux atomes dans celle du stannate.
- Pour préparer la liqueur d’étain, on dissout lkiI-,500 de stannate de soude dans 4 litres d’eau bouillante, et on ajoute 12 litres d’eau froide pour amener à la force voulue. On se sert du stannite de la même manière.
- Description d'une teinture jaune ex- I trémement solide. j
- Le vinetier commun , Berberis ml-garis , connu partout sous le nom d'épine-vinette, est un arbrisseau qui se propage avec une grande facilité, et qu’on pourrait planter sur les anciennes carrières et autres terrains incultes , avec la certitude de le voir prospérer.
- Nous ne parlerons pas des confitures que l’on pourrait obtenir du fruit de cet arbrisseau , ce serait faire concurrence au département de la Côte-d’Or, mais nous voulons lutter avec grand avantage contre les substances servant à la teinture jaune et qui sont d'un prix assez élevé, telles que graines de Perse , d’Avignon , bois jaune , bois de Fustet, etc.
- La racine de l’épine-vinette, ainsi que le bois employé tout frais ou séché , râpé comme la garance, donne une belle teinture jaune sans aucune addition d’alun. Elle est surtout d’une extrême solidité, résistant aux acides dont on se sert pour les rongeants, beaucoup mieux que gaude, querci-
- tron, moruses tinctoria, et les l dont nous venons de parler. . nt Nous avons exposé au soleil, P^P.^ffe plusieurs mois, des morceaux d ®l teints dans de l’eau bouillante,co nant une petite quantité du beroe ^ vulgaris : nous les avons expo5 ^ l’injure du temps, sans avoir ,PUaVeC marquer une différence notable les morceaux conservés enfermes-Que l’industrie teinturière fasse profit de cette rapide indication.
- k K.
- Procédé pour utiliser les cau$ Pj"^ venant du dégraissage des loi1^ des tissus.
- Par M. Pagnom-Vuatrin , fabrica^ Reims.
- Je vais faire connaître un ProCjfr que j’emploie depuis longtemps utiliser les eaux provenant du dégr* g sage des laines destinées au peig1 de cette matière. Ces eaux sont r«L tées par les dégraisseurs ; elles se composent dans les chaleurs, ferDOent tent sur le pavé des villes et don^^ naissance à des gaz insalubres-les utiliser, je me sers du procédé &*1
- V3nt. utt
- un baquet sur lequel je {JO*e te cuvier percé d’un trou, auquel J 8<^Lt un tampon de paille , comme ceux « ^ se servent nos lessiveuses; je met* fond de ce cuvier des brindeiles d® lai, sur lesquelles j’ajuste une tod® P*,, serrée ; j’y dépose une partie de P ^ tasse indigène en salin et une de cna“ éteinte, je jette dans le cuvier, je c°u0p les eaux qui se composent, sait, de suint, de corps gras, etc- v i eaux se combinent à l’alcali et fil*r dans le baquet en produisantune saVg)5 neuse propre au dégraissage de* de laine cardée, sans y ajouter d® von , ou du moins fort peu. je
- La quantité de ces eaux que je c® 5 par lessive est d’environ 4 hectol'1 par chaque opération. Le résuit®*, ce travail laisse un résidu dans 1® ^ vier, composé de carbonate de cb3®;’ de potasse , de terres siliceuses et ® leuses, qui fournissent un engrais P° l’agriculture. e.
- On utilise de même les eaux pr,° nant du dégraissage des tissus napolitaines, flanelles, qui sonlrej®1^ ordinairement par les fabriques. J® ej reçois dans un baquet, dans le(Wj j’intrgduis un peu de chaux viye.
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- des fi(se Con,posent : 1* de corps gras de Ceg (;ardés employés à la confection ilégeaj. ,ssus> qui sont imparfaitement du p SSes>‘ 2° de gélatine provenant I«s m/? ^ont on se sert pour encoller tii)p| , es î 3° de carbonate de soude 4*enp^e Pour dégraisser les tissus; Par |> ’.^e parcelles de laine détachées 5,ib aCt'0n du dégraissage. Toutes ces Petit ar)Cescombinées avec leseauxdon-i-ÿcore une savonneuse qui pré-üiie .^s les dégraissages une écono-eaÜX | -25 pour 100. Le dépôt de ces q^j ,aisse une boue assez considérable |> 0nsiiiue un bon amendement pour |r'cuUure.
- dC te Proccdé on pourra obtenir D^que toutes les eaux abandon-(jçj Par les fabriques des engrais, puis i0difaUx Plusou moins aptes à diverses ^*stries.
- C«nt aux eaux savonneuses prove-c'es fils de laine en échet, qui sont Rature toute différente, M. Dar-Pq.’ dès 1818, a indiqué le procédé Pati Cn extra're les huiles. MM. Ter-|Çj *> Robert Lucas et O montèrent Cç.P^niiers une usine pour exploiter ijj a nouvelle industrie , et depuis R;puzeau-Muiron a continué cette Citation sur une grande échelle.
- h
- apport sur les résultats d’expé-Tlvnces comparatives de tannage faites avec les écorces de chêne et û'aune, le dividivi et le cachou.
- Par M. W. Kampffmeyek.
- ^e,s expériences font suite à celles re j’avais entreprises l'année précé-ler,le et qui ont été rapportées dans ^ *echnologiste, sixième année, p. 202.
- ]es premières avaient eu pour objet qS Peaux de veau, celles-ci s’appli-^ent aux peaux de bœuf.
- Dans ces expériences , on a pris 20 jjPaux brutes de Buenos -Ayres , de Qualités aussi égales que possible ; sur jÇs Peaux, 6 ont été tannées à l’écorce yPÇhêne, 4 à l’écorce d’aune, 5 au di-^!?lvi et 5 au cachou. Le débourrage a opéré comme précédemment, par-a la chaux caustique, partie à la j^ux de gaz. Les peaux ont été décrassées de leurs têtes et numérotées ^ \ à 20.
- j Ecorce de chêne. Parmi les peaux ^nnèes à l’écorce de chêne, les n03 9, el 14 ont été débourrées à la chaux 8az. Ces peaux brutes pesaient
- 30 kilog. et tannées 34 kilog., et par conséquent ont gagné 4 kilog. de poids. Pour tanner ces 30 kilog. de peau, on a employé 200 kilog- de tan, c’est-à-dire t>kil-,66 par kilog. de peau.
- Les peaux débourrées à la chaux caustique , ou les numéros 5, 18 , 10 pesaient bruts 31kil-,720, et tannées 35ki’-,25 , c’est-à-dire qu elles ont acquis un surpoids de 3kn .55. On a employé à leur tannage 196kil-,46 d’écorce, ou environ 6kil-,20 de tan par kilog. de peau.
- Comme dans cette première expérience, ainsi que dans les autres modes de tannage qui vont suivre , le surpoids acquis par les peaux peut paraître faible aux personnes versées dans la pratique de l’art, je crois, avant d’aller plus loin, devoir faire remarquer que , pour obtenir des résultats plus précis, on a fait dessécher les cuirs autant qu’il a été possible, et par conséquent que les peaux , par une bonne dessiccation ordinaire, auraient bien présenté encore un excédant de poids de 1 à t,f» kilog.
- La couleur des cuirs tannés à l’écorce de chêne a été plus claire et plus belle que celle de tous les autres. Quand on y opérait une section au couteau, elles se sont montrées denses et homogènes; le tannage toutefois aurait encore pu être plus parfait, et par conséquent leur section aurait pu acquérir un aspect miroitant plus brun intense, surtout pour les peaux à la chaux de gaz.
- Pour ce tannage parfait, il aurait fallu, à qualité égale de tan, employer pour les peaux à la chaux de gaz 7kil ,20 de tan , et pour celles à la chaux caustique 6kil-,66 par kilog. de peau , et on aurait obtenu un surpoids correspondant.
- Ecorce d'aune. On a tanné avec l’écorce d’aune , les nos 12,1 débourrés à la chaux de gaz , qui pesaient bruts 14kil-,81, et tannés 16kii ,92, et qui par conséquent ont acquis un surpoids de 2kil-,11. On a employé au tannage de ces 14kil-,81 de peaux, 265kil-,30 d’é-corce d’aune, c’est-à-dire 18 kil. environ d’écorce par kilog. de peau.
- Les nos 6 et 13 débourrés à la chaux caustique pesaient bruts 18kil,10, et tannés 20kil-,21 avec un surpoids de2kil ,11. Ces 18kil ,10 de peau ont été tannés par 276kil-,30 d’écorce, ou 15kil-,27 d'écorce par kilog. de peau.
- De même que dins les expériences sur les peaux de veau , l’écorce d'aune s’est montrée également dans celles-ci une matière tannante d’un très-faible mérite sous tous les rapports. Malgré
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- la proportion considérable qui a été employée (plus de deux fois et demi celle du tan) pour préparer les cuirs, ceux-ci ont été, il est vrai, tannés dans toute leur épaisseur , mais comparés à ceux tannés à l’écorce de chêne, le tannage était loin d’être satisfaisant. La section est beaucoup moins brillante et l’homogénéité bien moins parfaite. Ces cuirs , avec la fermeté nécessaire , manquaient de souplesse, ce qui doit les rendre cassants. La couleur n’était pas nette et vive et présentait, surtout du côté de la chair, un aspect sale.
- D’après ces dernières expériences et celles faites sur les peaux de veau, on ne doit plus rien attendre de bon de l’è-corce d’aune dans le tannage ; et, d’un autre côté, si on considère la très-faible proportion d’acide tannique qu’elle renferme, et de plus que cette écorce reviendrait à un prix presque égal à celui de l’écorce de chêne, on verra que, comparativement à cette dernière, elle triplerait presque les frais de fabrication , et par conséquent que son emploi est impossible.
- Cachou. Les peaux tannées au cachou et débourrées à la chaux de gaz, les nos 8, 15 et 19 , pesaient brutes 28kil-,38,et tannées ont pesé 31kil ,14, ou ont acquis un surpoids de 2kil-,76. Ces 28kil-,38 de peau ont été tannés par 38kil ,07 de cachou , et par conséquent il a fallu lkll-,35 de celte substance par kilog. de peau.
- Les nos 17 et 4, débourrés à la chaux caustique, pesaient brutsl6kil-,68et tannés 17kiI-,86, et par conséquent avaient pris un poids de lkil-,18. Ces 16kil-,68de peau ont été tannés par 21kil,62 de cachou , c’est-à-dire qu’il a fallu lkil-,30 de cachou par kilog. de peau.
- Ces peaux ont été traitées par une dissolution de cachou dans l’eau jusqu’à ce que les parties les plus faibles fussent complètement tannées , puis on a porté sur les parties les plus épaisses ou les plus fortes une dissolution concentrée , et répandu sur toute la surface de la peau du tan qui avait déjà servi. De cette manière on est parvenu à les tanner complètement ; et cependant elles n’avaient point encore acquis la fermeté ou densité nécessaires , et présentaient bien plutôt un produit lâche et spongieux peu propre à garantir suffisamment contre l’humidité ou à avoir une longue durée. La couleur était le jaune relevé ; la section au couteau présentait la même teinte, mais avec moins d’éclat, à cause de la tex- ]
- ture spongieuse du cuir. beS,pS sur blanches qu’on avait remarque ^ les veaux tannés au cachou ne s pas représentées sur ces cuirs. .
- Le cachou a déjà été plusieurs ^ et notamment en Saxe , emp'uy en je les tanneries , principalement combinant avec l’écorce de chêne, on sait que les produits sont c0 ua|jté les marchés comme étant de la 9 la plus inférieure. 0.
- Les tanneries anglaises, dontle duits passent généralement P°ur de la première qualité, consommer r dit-on, de très-grandes quantités u ^ chou, et cependant, parmi tous les anglais que j’ai eu l’occasion d o .f ver, il m’a été impossible de déco ^ la moindre trace de tannage aU chou.
- A l’exposition des produits de dustrie prussienne à Berlin , en 1 on voyait des peaux de veau yer,1:ept deM. A. Henkel,deCassel, qui avaca„ été tannées avec parties égales de chou et d’écorce de chêne, et q^l.^
- pendant étaient très-satisfaisantes-s’agit, en effet, que d’obtenir % grande douceur dans ces cuirs, put* b le vernis donne la résistance à l’bu alJ dité , et que la durée de la peau es moins égale à celle du vernis. . ^
- Dividivi. On a tanné au dividiv! |a peaux nos 3, 7, 16, débourrées a 5 chaux de gaz , qui pesaient br®, 27kil-,26, et après le tannage 29kl ’ avec un surpoids de 2kil-,58. Pour é ner ces 27kil-,26 de peau, on a emP^L 37kU-,365 de dividivi, ou lkil-,37de corps pour 1 kilog. de peau.
- Les nos 2 et 11, débourrés àla cba°et caustique, pesaient bruts I9k»-,27»,e tannées 20kil-,68, avec surpoids . lkil-,41. Ces 19kil-,27 de peaux ont tannés par 22kil ,325 de dividivi » lkil-,l6 par kilog. de peau. ^
- Parmi les surrogats de l’écorce chêne employés dans ces expérience c’est le dividivi qui a fourni les res tats les plus satisfaisants. {
- Les peaux ont été d’abord traitée* P"e un extraitde dividivi.Toutefois, coflinV après une foule d’essais infructue , on n’a réussi que médiocrement à Pu,e vériser cette substance au moyen meules en pierre, on a donné aux p°^ tions épaisses des peaux qui ri’étn»e pas encore complètement tannées 11 couche légère de dividivi, puis enfin a répandu sur toute sa surface du ^ qui avait déjà servi et avait en graU partie perdu sa force.
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- par .
- îvec] 1 tous *es cu'rs en expérience ontD SUr,r°oats, ce sont ceux-ci qui ietjf esenté le tannage le plus parfait; iant 3 Prêscnté un aspect bril-gètie’ flense » si parfaitement homo-îvait ^Ue’ ^ans raon °P*n*orU il n’y avec P38 sous ce rapport de différence ^ CeUx tannés à l’écorce de chêne, sj^oleur n’était pas aussi satisfai-Hi'ye> au lieu d’être claire comme je oliv alter,dais , elle avait tiré au vert dese,.et était moins propre à donner iüâics' ainsi que je l’avais an-p* dans mes expériences sur les ^ Veau- ®ans *a plupart des cuirs iiu’ es> la couleur n’a pas une grande jj Portance, attendu que lorsqu’on a eHtn]lri cou,eurs Peu foncées , on a de v,,°yé jusqu’à présent les surrogats CQ) Corce de chêne, et que pour les dars pâles employés communément toi» 3 SeHerie, on obtient une nuance divVr U-SS* bonne par un mélange de juj Ivi et de sumac qu’on l’a fait, >a présent avec l’écorce de chêne
- l{e sumac.
- dj^3 durées sera toujours la chose prin-Rle qu’il faudra considérer dans les jJrs tannés , et s’il est permis de s’en apporter aux caractères extérieurs , il vire s.emt)lé que les cuirs tannés au di-s divi ne devaient pas être inférieurs dUs ce rapport à ceux tannés à l’écorce ® chêne. Des bottes que j’ai fait faire deccecuir au dividivi, et que je porte ç puis longtemps, se sont très-bien .^portées à cet égard, et ne le cèdent
- r*en à celles faites avec du cuir or-'"baire.
- d^a durée du cuir est toutefois très-jlverse, le tannage étant supposé égalent bon , attendu non - seulement JjPc les différentes parties d’une peau Présentent des degrés de résistance Cs-variables , mais encore que la na-i3,,e de la peau brute influe considéra-..Cnient sur celle durée. L’alimenta-jj?u, le climat, l’àgc des animaux , ,ePoque de l’année à laquelle se fait abatage, exercent une influence in-r°yable sur celte durée. En conséquence , pénétré de ces idées et pour Priver à des résultats tout à fait nets 'concluants sur la durée des cuirs tan-i es> j’ai entrepris des expériences dans ^quelles je tanne (les moitiés de peau Vec des substances tannantes diffé-.enles , par exemple, une moitié avec e l’écorce de chêne et l’autre moitié U dividivi, puisque , d’après les expé-lences précédentes, il résulte que le Uehou ni l'écorce d’aune ne peuvent Plus entrer en lice.
- Je vais faire tanner de cette manière
- des peaux fortes, des peaux faibles, de • peaux à la jusée, des veaux, et je fera faire, autant que possible , avec le mêmes parties d’une même peau , une paire de bottes avec du cuir à l’écorce de chêne et une autre avec le cuir au dividivi, puis je livrerai ces produits à l’armée pour qu’il en soit fait un usage comparatif.
- Par suite des résultats rapportés dans ce mémoire, je suis convaincu que parmi tous les surrogats proposés jusqu’à présent pour l’écorce de chêne, c’est le dividivi qui remplit le mieux le but. Quoiqu’il soit exact de dire que le cuir préparé jusqu’à ce jour au dividivi ne puisse être comparé absolument , sous tous les rapports, à celui fabriqué à l’écorce de chêne, cependant on ne saurait contester les résultats qui ont été obtenus dans les premières expériences , où il s’est agi simplement de constater ses propriétés tannantes, et il n’en sera pas moins vrai qu’on parviendra à fabriquer par la suite un beau produit avec cette substance.
- Certain comme je le suis de l’utilité réelle du dividivi dans la tannerie , j’ai déjà, pour en faire l’essai en grand , commandé au Havre qu’on me fit l’envoi de 100 quintaux métriques de cette substance, qui, tous frais faits et rendue chez moi, me reviendra , vu sa richesse qui est 51/2 fois plus considérable que celle de l’écorce de chêne, et le prix croissant de cette dernière, à meilleur marché qu’elle.
- II ne laut pas toutefois se dissimuler que dans l'application exclusive du di-vidivi il se présente plusieurs difficultés. Les procédés de tannage employés jusqu’à présent doivent subir une réforme complète, attendu d’abord qu’il sera nécessaire d’apporter des soins bien plus attentifs dans toutes les manipulations; tout excès, quand on donnera la matière tannante à la peau, aurait ici des conséquences très-fâcheuses. Le procédé d’ailleurs en lui-même présenterait des difficultés, puisqu’il ne faudra répandre qu’une couche extrêmement mince, et qu’on courra grand risque d’enlever cette couche en mettant en fosse, rangeant ou étendant les peaux les unes sur les autres. Peut-être obtiendrait-on de meilleurs résultats en opérant, ainsi qu’on le pratique depuis longtemps en Angleterre , le tannage au moyen d’extraits. Un des moyens les plus faciles consiste encore, ainsi que je l’ai déjà fait plusieurs fois, à combiner le dividivi avec l’ccorce de chêne. Les parties les plus
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- épaisses et les plus fortes reçoivent d’abord du dividivi, on donne ensuite à la peau entière une couche mince de tan, puis on met immédiatement en fosse#
- Un point encore difficile, c’est de pulvériser le dividivi, mais il n’est pas impossible de remédier à cette difficulté. On y parvient en le faisant cheminer avec une vitesse très-modérée entres les meules, ainsi, du reste, que cela se pratique pour l’écorce de chêne dans les moulins à tan ordinaires. La pression de la meule doit en outre être très-faible, c3r dans le cas contraire et lorsque le mouvement est trop accéléré , le dividivi s’échauffe, se pelotonne, et dès lors devient impossible à pulvériser. La structure des moulins à tan, telle qu’elle est établie aujourd’hui,
- est beaucoup trop imparfaite poo ^.vj„ puisse les appliquer à réduire ceja divi en poudre ; il faudrait PoU,_uijer un mouvement beaucoup plus r^()(jrc que celui qu’on est en droit d a ujea des moulins à vent, et un alter.a^(llj'aU' plus précis des meules, attendu trement on perd beaucoup de n® ji Dans mon opinion, et sauf exan® «juS me semble qu’on parviendrai. complètement à cette pulvérisa» faisant passer cette substance jt des cylindres acièrés et qu’on p°u ajuster à volonté. _ fl’aUg' Si nous examinons maintenant 1 mentation de poids que les divers ^ rogats employés pour le tannage ^ donnée à la peau, on trouve lesrapF suivants :
- kilo*'
- 10 kilog. de peau , débourrée à la chaut de gaz, et tannée à l’écorce
- de chêne, ont acquis un surpoids de.............. 1.260
- 10 id. à la chaux vive et à l’écorce de chêne.............. i.l°9
- 10 id. à la chaux de gaz et à l’écorce d’aune.............. L*33
- 10 id. à la chaux vive et à l’écorce d’aune................. 1.300
- 10 id. à la chaux de gaz et au cachou...................... 0.973
- 10 id. à la chaux vive et au cachou........................ O.?03
- 10 id. à la chaux de gaz et au dividivi..................... 0.9^
- 10 id. à la chaux vive et au dividivi........................ 0*^
- Ce sont donc les peaux tannées à l’écorce d’aune qui ont présenté le surpoids le plusconsidérable; mais comme, d'après les expériences précédentes, ces peaux, aussi bien que celles au cachou, n’auraient pointundébitassuré et étendu sur le marché , nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet.
- Un fait plus important, c’est que, sur un quintal métrique de cuir, il y aurait , entre celui tanné à l’écorce de chêne et celui préparé au dividivi. une différence moyenne d’environ 3 kü-, 5. Or, on sait qu’à la vente on donne, à mérite égal, un prix plus élevé d’un poids plus considérable de cuir.
- Les forêts de chêne qui disparaissent peu à peu , et la demande plus étendue de jour en jour de l’écorce de cet arbre, ont porté à un prix si élevé cet article sur le marché , qu’il faudra tôt ou tard qu’on avise à un moyen de résoudre cette question vitale pour l’avenir de la tannerie. Il reste seulement à décider si on pourra se procurer le dividivi en assez grande quantité pour cet objet. Or, d’après ce qu’on sait aujourd’hui, le dividivi est le fruit d'un acacia très-répandu dans l’Amérique du Sud et qu’on y cultive en grand. Jusqu’à pré-
- sent on n’en a apporté au Havre ^ pour essai et pour remplacer la r,olS >a galle du Levant; mais comme °° .y pas réussi dans cette application on a pas donné suite. ue
- Par suite du premier rapport *1 ^ j’ai fait, les tanneurs allemands ^ ont demandé d’assez fortes partieS’^0 d’après les dernières nouvelles • Havre, les provisions seraient épa sées. Des demandes plus actives Pr voqueraient certaincmentdes arriva» et l'on n’aurait guère a craindre d a^». mentation sensible dans le priXi'V tendu que plusieurs maisons de j, merce s’appliqueraient à l’importa1 de cet article , et que la concurren ’ ainsi qu’on l’a déjà vu pour le cacn0^’ abaisserait plutôt les prix qu’elle ne élèverait.
- Quoi qu’il en soit, le dividivi, cfP3^ même on tenterait les efforts les m,e \ dirigés pour améliorer l’état ad des forêts de chênes , et pour faire,e<l vastes plantations de cet arbre, sera pas moins encore pendant .lp0^ temps un surrogat efficace et prèci<j que nous ne devons pas nègligerC*^,
- I (i) La Société d’encouragement de Bed'11
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- fabrication du sucre de bette-par la méthode de dessic-
- d).
- ^ la l'ave catioû
- (i/l1 Sa't que la fabrication du sucre tooHn er.ave s’effectue par deux mé-f * Principales :
- tioo ^1 en soumettant la racine à l’ac-trjitQes râpes, pressant la pulpe et fajSa je jus par la chaux , puis le $UCr . evaporer pour en obtenir le
- dèçQ01^ en soumettant la racine au t)r^uP,age et la faisant sécher. Ainsi ^si6’ e^e se conserve pendant l&et ®PS sans altération. On la sou-Cau,lavage et on évapore les si-*lu’on obtient pour en extraire le qu’ils contiennent.
- %r Procêdé de la dessiccation, in de e Par M. Schutzenbach , a fait peu Ujj Pr°grès en France. Cependant les *firn S Peuvent travailler plus long-i| e Ps > d fournit des sucres plus beaux; Ha,. fournit davantage; il exige un i| teriel bien moins dispendieux; enfin dçj ripet de cultiver la betterave loin desUsiues , puisqu’il en réduit le poids J quatre cinquièmes. a Soeiétè entendra donc avec inté-itr ^es communications qui vont lui ç ®.soumises par MM. de Haber, qui ] P’oite dès longtemps ce procédé dans qu.uÇhè de Bade, Ewrard et Duquesne, J 1 ^exploitent depuis peu à Valences.
- 8ü|^‘ Haber a communiqué les ré-jJats obtenus par la société badoise daUr la fabrication du sucre indigène lew gran(l-duché de Bade et dans j\Urtemberg. Fa principale usine est çjl Plie à Waghoeusel, près Manheim ; lin6 a °péré cette année sur trente mil-j?ns de kilogrammes de betteraves. cjannée prochaine, elle opérera sur puante millions de kilogrammes. c/es tourailles ont vingt et un mètres |q es de surface , et on sèche trois ki-8rarnmes de betteraves par décimètre
- p0!î.feulement vérifié tous les détails rap-Wno s dans 'e précédent rapport, mais de Hig®’ sur la proposition de M. W- Kampfl-Afr , elle a constaté que le dividivi pouvait Ulo, i-,tenaent se réduire en poudre dans les , Os à noix en fer, semblables à ceux dont PuivA6st serv* dans ces derniers temps pour H’vVériser le tan, et que, sous ce rapport, il eaî. aurait sans doute que fort peu de inodili-°n à apporter à ces machines.
- e*K?-Cet article, ainsi que le suivant, sont <W11 s des procès-verbaux de la Société nc°Wageinent, séance du it mars.
- carré dans les 24 heures, en évaporant huit à neuf parties d’eau par une partie de combustible. La betterave perd 80 à 84 pour 100 de son poids par l'évaporation ; la betterave sèche , ou cossette , se conserve indéfiniment. Aussi les usines travaillent-elles avec un succès égal toute l’année.
- Pour traiter la cossette , on la broie d’abord dans un moulin. Une seule filtration suffit pour épuiser de sucre la betterave pulvérisée. On obtient un jus parfaitement clair, marquant de 20 à 25 degrés Beaumé, et contenant 40 à 42 pour 100 de sucre, tandis que le jus obtenu de la pulpe fraîche, lequel ne marque que 7 à 8 degrés , n’en contient que 10 pour 100.
- Ainsi, pour obtenir 40 pour 100 de sucre , il faudrait évaporer 360 parties d’eau , ou six fois autant qu’en évaporant le jus obtenu par le procédé nou veau. On économise donc dans l’évaporation ou la cuite le combustible qui a servi à la dessiccation.
- Tous les frais de fabrication sont considérablement diminués. Comme on travaille toute l’année et avec une grande régularité, on obtient une main-d’œuvre au même prix que toutes les autres industries. Les râpes et les presses sont supprimées ; les claies , les sacs sont remplacés par des filtres en toile peu coûteux. La perte de sucre est réduite à ce qu’il est physiquement impossible d’éviter.
- La diminution des frais d’établissement n’est pas moins digne d’attention. La betterave sèche n’occupe que le cinquième de son volume à l’état frais. M. de Haber estime que l’on peut, dans le même local et avec les mêmes appareils , fabriquer quinze à dix-huit fois autant de sucre de betterave que par les procédés anciens.
- La société badoise opère depuis douze ans; elle vient de prendre un brevet de perfectionnement qui promet 8 pour 100 de sucre du poids de la betterave fraîche.
- M. Ewrard. Le travail de la dessiccation dans l’usine d’Hérin nous a complètement satisfaits. La cossette obtenue est blanche ; elle s’est conservée parfaitement dans le magasin et même dans une grange humide. Les portions appliquées contre les murs se trouvent seules un peu ramollies, mais elles ne présentent ni moisissures ni mauvaise odeur. L’acide sulfureux de la houille contribue peut-être à cette bonne conservation.
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- 100 kilog. de betteraves vertes donnent environ 18 kilog. de cossettes. Pour sécher 40.000 kilog. de betteraves, il faut
- 40 hectolitres de houille à raison de. “................ 1 fr* 50 C*
- 20 femmes à............................. ® 80
- 14 hommes à............................. * 50
- Intérêt des tourailles qui ont coûté 14.000 francs pendant 90 jours à 7 pour 100.................................................
- 60 fr' 16 21
- U
- iOS
- Ou par 1.000 kilog. de betteraves vertes. ................... 2.70
- Prix d’achat de ces 1.000 kilog..............................17.00
- 180 kilog. de cossettes......................................19.70.
- Prix de 100 kilog. de cossettes, 11 fr. 11 c.
- Soit 2°
- La macération de la cossette a été opérée dans l’appareil de M. Duquesne. Les avantages de cet appareil résultent de la clôture hermétique des vases de macération ; on évite ainsi les deux causes principales de fermentation , le contact de l’air et le refroidissement de la pulpe. Nous avons épuisé complètement et à diverses reprises la betterave sèche sans addition de chaux et sans remarquer la moindre trace de fermentation. Mais l’addition de la chaux dans les jus, pour les neutraliser et les déféquer , occasionne des dépôts abondants qui ont encombré l’atelier.
- Par ces motifs, nous nous sommes trouvés forcés de déféquer le jus sur la cossette , en la traitant directement par la chaux. Nous pensons donc que l’on n’évitera l’emploi de la chaux sur la cossette que lorsque l’on pourra épurer le jus convenablement et d’une manière manufacturière à leur sortie de l’appareil de macération.
- Néanmoins nous ajouterons que la pulpe épurée ne contient plus de chaux caustique, qu’elle convient pour engraisser les bestiaux, qu’elle a été vendue pour cet usage, et que déjà nous avons pu constater sa bonne conservation en silos pendant deux mois.
- La pulpe de la sucrerie d’Hèrin sert maintenant à un autre usage qui rapporte au fabricant plus de bénéfices ; elle est séchée sur la touraille et vendue aux fabricants de chicorée.
- Voici quelques résultats numériques :
- 350 kilog. de cossettes , correspondant à 925 kilog. de betteraves vertes , donnent 11 hectolitres de jus à 9° B , ou 6.5 du densimètre de la régie. La prise en charge est de 100 kilog. de sucre, au type, ou 5.2 pour 100, en calculant ce chiffre sur 1.400 grammes de sucre par degré. La quantité du sucre , bonne quatrième, estimée approximativement , avant notre départ, était
- de 7 pour 100 en premier jus. EnJLe nant le chiffre de 7 pour 100 coi» ^ rendement absolu , nous arrivon^:iog* résultat remarquable, que 100 K 1 de cossettes contiennent 38 kil°o‘ jt) sucre, au prix de 11 fr. 11 cent. ; * pour 100 kilog. de sucre , 29 fr.
- Les avantages de la fabrication sucre indigène par le nouveau sySf0j5 nous paraissent incontestables. Une * |a que la fabrication et l’épuisementa cossette deviennent des opérations n^ nufacturières facilement réalisables une très-grande échelle , une ère n\ je velle doit commencer pour cette n industrie.
- On comprend cependant qu®
- usines qui trouvent dans leur or$aJJj5 sation actuelle de nombreux élénoe . de prospérité se décident difficile^ à changer leur système de fabricaO Sous ce rapport, nous ne PoUŸol)5 qu’approuver leur prudence, et 11 j leur proposons un système mixte <J les éclairera complètement sur yh portunité de supprimer les râpes et presses.
- Il consiste à ajouter au jus de , cation , au moyen de betterave des chée, du sucre brut à 29 fr. 23 c-100 kilog., pesant 25° B. ^
- En plus, le fabricant aura la 10 lasse. .,e
- Actuellement le sucre brut lui 72 fr. les 70 kilog. .gr
- Il n’a donc aucun intérêt à ache du sucre brut. .|e
- Les dispositions de la loi n°uVCje ne sont nullement inquiétantes poûr s fabricant rafïineur. Il aura toujours P, ja de bénéfices à acheter la cossette eta convertir en sucre brut. |a
- M Dumas. Encore un mot sur„5 méthode de dessiccation pour v° faire connaître des renseignements 9 je reçois aujourd’hui même. Une 11 mense usine vient d’être fondée P
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- bach *eur Pr°cédé, M. Schutzen-Sa u ’ ®î vous jugerez d’un seul trait qU’eil ee politique, quand je dirai itülli e Peut Pr°duire au moins vingt at>rié nS *'vres sucre raffiné par soiw ’ douzième partie de la conjuration de la France.
- Carn *>est s'tuée au pied des monts birn . ’ a 8 lieues de la frontière par oG ’ a lieues de Lemberg , et pO^quent dans cette malheureuse p,e ,tlcÇ de la Gallicie que les événe-ts récents viennent d’affliger.
- Sec0Usine établie par M. Schutzenbach ^ ®P°»e d’une sucrerie centrale et la s, l°rze sécheries placées autour de de n ner'e> en rayonnant à 7 ou 8 lieues jCe'le-ci.
- ch a. betterave produite autour des séton**^ Y est séchée dans de vastes ïe pa,Hes. Elle laisse une cossette qui ^ terme environ moitié de son poids ravSUcre. 100 kilogrammes de bette-fraîches se réduisent à 20 par la 7‘ccation.
- Co<fransP°rtées à l’usine centrale , les ^tes y sont lavées en vases clos et ^"Oent un sirop qui arrive directe-Po*)! à 30° de Beaumé. Celui-ci, éva-a l’air libre , fournit du premier plu sucre raffiné.
- f Calculé sur le poids de la betterave K9lche, le poids de ce sucre s’élève à P?ur 100
- s qu’il faut remarquer ici, c’est la ^Pression des appareils à évaporation Vo s lu vide. M. Schutzenbach n’a pas vJ!ulU en faire usage dans un pays pau-faeen ressources mécaniques : il a réussi, ^.°risé par la nature des betteraves ,
- quantité de sucre cristallisable contenu dans un mélange tel que les sucres impurs du commerce, les mélasses ou les jus sucrés de betteraves.
- Cette proportion de sucre cristallisé, raffiné, n’est pas, chacun le sait, immuable pour l’industrie. A mesure que l’art du fabricant, du raffineur s’est développé, il a élevé le chiffre du rapport, et tout nous fait espérer qu’il s’élèvera encore. En d’autres termes, les altérations qu’éprouvent, dans la suite des travaux des sucreries, les cristaux de sucre, et la portion de ces cristaux que ces altérations transforment en mélasses, seront de moins en moins considérables.
- Les bases posées dans le dernier projet de loi qu’a voté la chambre des députés sont les suivantes :
- 100 litres de jus déféqué seront considérés comme devant donner 1,400 grammes de sucre par chaque degré du densimètre.
- 100 kilogrammes de l’espèce des sucres impurs dits bonne quatrième seront considérés comme devant produire 77 kilogrammes de sucre raffiné , ou les deux tiers.
- Les deux autres qualités de sucres impurs ne seront tarifées qu’avec un dégrèvement de 1 ou 2, ou 3 dixièmes sur le rendement des 2/2 assigné au type des sucres bonne quatrième.
- L’impôt se payant sur le sucre extrait des jus , les fabricants de sucre de betterave qui s’arrêtent à la bonne quatrième ou au-dessous et ne veulent pas raffiner chez eux, ont tout intérêt à faire baisser le rendement légal des jus
- da 0nt probablement été récoltées t de betterave. Aussi leurs représen .. des terrains heanennn moins fn- tants à la chambre des dénutés ont-il
- U., - des terrains beaucoup moins fu ^.s que les nôtres.
- c *L Schutzenbach a établi sa sucrerie ^?trale dans une vaste salle de 133 y etres de long sur 27 de large , cou-e|>le par une toiture en fer. U estime dépense pour fonder cette su-^ er>e avec ses annexes, ne s’élève pas atUr.> sixième de celle qu’il eût fallu j^'udre pour obtenir les mêmes rè-hats par les anciens procédés.
- °sage du sucre cristallisable contenu dans un mélange de sucres impurs du commerce.
- Par M. Payen.
- problème qu’on s’est proposé de s°udre est le suivant : Déterminer la
- tants à la chambre des députés ont-ils longtemps lutté pour faire baisser le chiffre de 1,400 grammes à 1,350 et même à 1,300.
- Mais, d’un autre côté, le fabricant de sucre qui veut raffiner, dans son usine , les sucres qu’il y a produits, est intéressé, comme on va le voir, à faire élever le chiffre légal du rendement en sucre raffiné que la loi impose aux sucres soumis au raffinage.
- D’après la loi projetée, chaque fois que le fabricant ferait sortir 77 kilog. de sucre raffiné de son établissement, il aurait à payer le même droit qu’auraient produit à l’État les 100 kilog. de sucre bonne quatrième dont on les suppose extraits. Mais on fait remarquer que, dans la réalité, le raffineur habile peut tirer delà bonnequatrièmeplusdes deux tiers en poids de sucre raffiné, et qu’il arrive souvent que le rendement est des trois quarts au delà. Dans l’hv-
- Le Technologiste. T. VII.— Mai 1846.
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- pothèse des trois quarts, le fabricant n’aurait donc pas employé 100 kilog. de sucre bonne quatrième pour produire 77 kilog. de sucre raffiné, et le droit de 49 fr. 50 que lui demanderaient les agents des contributions indirectes serait trop élevé, si du moins on per-siste à prendre pour base équitable de l'impôt la quantité de sucre soumis au raffinage.
- Les fabricants de sucre doivent donc désirer qu’on remplace le système actuel par un système nouveau, qui prendrait pour base la quantité de sucre pur existant dans les sucres mis en circulation. Mais ce changement de principe entraînerait la démolition complète de tout l'échafaudage actuel, et en particulier il faudrait remplacer le den-simèlre et toutes les hypothèses légales sur les rendements, que nous avons rappelées plus haut, par un nouvel instrument qui pût donner avec une approximation suffisante la richesse saccharine imposable d'un sucre ou d'un jus quelconque.
- M. Payen résout une partie du problème par une manipulation simple, qui demande une petite balance et quelques vases de verre peu volumineux, dont l’un contient de l’alcool à 99 degrés et l’autre une dissolution normale de sucre.
- Ce procédé , l’auteur le déclare d’avance , ne donne pas toute la quantité de sucre en cristaux qui existe dans la matière sucrée soumise à l’essai; une partie de ces cristaux reste dans les eaux qu’il emploie; mais, par cela même, le procédé se rapproche davantage de l’opération industrielle , et le dosage qui en résulte est plus conforme à l’étal réel des choses.
- « Je crois être arrivé, a ditM Payen, à un procédé simple et d’une exécution facile et prompte, à un procédé dont les résultats ne seront douteux pour personne, et qui, par sa précision, satisfera à tous les besoins de ce genre d’essais.
- » Il fournit très-promptement une première indication dont l’exactitude sera peut-être suffisante pour le plus grand nombre des cas.
- » Il donne finalement le sucre en cristaux, très-pur ou retenant moins d’un demi-centième de matières étrangères.
- » Il écarte les influences de l’eau hygroscopique , du sucrate de chaux, du glucose ou sucre incristallisable, et de la matière colorante.
- » Voici en quoi il consiste :
- » On préparera d’abord une liqueur
- d’épreuve : c’est une dissolutio . a„t rée de sucre que j’obtiens en g|1 dissoudre 40 grammes de suc , ^ poudre dans 80 centilitres d 3c 1 85° préalablement mélanges 8 ue centilitres d’acide acétique. "ü Rincette liqueur soit maintenue co* |eS ment à l’état de saturation, 11,3 ®.plié-variations de la température atm _tjj ja rique. j introduis dans le flacon *1 j„ contient, et j’y laisse à demeure g() ron 100 grammes de sucre caIeteiiü chapelet suspendu par un fil» r $a autour du goulot. Ce sucre, P ar grande surface, se laisse dissoudr tielleinent dès que la tempérât*** ^ la liqueur s’élève, et se recouvre» contraire, de particules crisialh,,eg |a la liqueur y dépose aussitôt fl température s’abaisse. Il conV!sib|e d'ailleurs, d’éviter autant que les changements brusques de teu’r au ture en opérant dans un local su nord et au rez-de-chaussée. , ^
- » Le sucre à essayer est d’abor |gS turé avec soin pour en désagrége^ jC cristaux. J’en pèse 15 grammes t les verse dans le tube gradué c0,!iei déjà 4 centimètres cubes d’alcool 8 <a, au bout de deux ou trois minu^’^r joute 15 centimètres cubes delà l'fl^e d’épreuve. Des traits gravés sur le V ,,$ permettent d atteindre ces prop<*r avec une exactitude suffisante. , ^
- «J’agite pendant une minute,8 uj, ou trois reprises, le tube étant bo 0n puis je laisse reposer pendant deU ar trois minutes, en facilitant le dép°l de petites secousses. -0ji-
- » On a dès ce moment plusieurs cations utiles.
- » La nuance du liquide permet #£ précier comparativement la D®31 colorante. ro-
- » Le volume du dépôt indique I8 portion du sucre cristallis.ible. En et 15 grammes de sucre claircé , Pü c,y sec, occupent 36 1/2 centimètre5 Oo bes , et en divisant en cent partie5 jal)j degrés, la hauteur qu’occupent le le tube ces 36 1/2 centimètres cube nombre de divisions occupé par 'e Je pôt donne le nombre de centime!*® sucre qui forment le titre de l’écb8 ton.
- » Si l'on suppose quelque mêla**’’ 0n glucose , ou sucre incristallisab]1'’eilr renouvellera plusieurs fois la bA^it d’épreuve , qui dissoudra le Pr° (JH sans en'ever le sucre cristallisab|e‘ emploiera le même moyen pour je cres contenant une grande quant* matière colorante. ^jit'
- » Si l’indication fournie par *e
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- file do j » .
- il e«t fapef0tjn'est Pas JuSée suffisante, Sucre n ' 6 *rouvcr Ie poids réel du "pini n’en sont que plus
- qujfjp * "0ur cela on décantera le li-par ,fturn^ant, et on le remplacera agilera Cen,ilitres d’alcool à 95,5°. On On r- el 0ri jettera le toutsurun filtre, rénnjr Cera le tube avec l’alcool pour $éehe 0us les cristaux sur le filtre, on tenu s ’ ( 1 °n pèsera le sucre ainsi ob-Ceriij^ 0,1 P0,ifls est ,à moins d'un demi-t«nn .J116 Ppès, celui du sucre réel con-j a,ls I échantillon.
- Pr°rnm ^®s®'ccati°n sera rendue plus avec n.es' * 9n opère un dernier lavage a|co0| cen,ilitres d’alcool à 99°. Cet dnsfri Se ^r,)uve maintenant dans l’in-Poiir e’ P’dsqu’on le rectifie à ce degré Un liquide de lampe. »
- ^ofe
- «ur l’emploi de l'acide oxalique Ws la défécation du jus de sucre e betteraves.
- ht
- MM. Thomas, Dellisse et Bou card , ingénieurs chimistes.
- n0?ePuis longtemps nous avons pu Que Convaincre de la pernicieuse in-dan \e m’exerce un excès de chaux et ‘s la cuite des sirops de betteraves , tifg °u? avons employé tous les réac-à|’.^ui peuvent piécipiter cette terre fiai de sel insoluble : l’acide sulfu-tale seul ou uni à l’alcool, l’acide |e 0onique. le sulfate acide d’alumine, Wrbonate d’ammoniaque, etc. Après Suit av°‘r souvent donné de bons ré-vont S’ Ces r®BCtifs nous ont aussi sou-gr* Présenté des inconvénients assez jet e.s Pour que nous dussions en re-
- j1 emploi.
- Uti".6 Premier réactif auquel un chi-stan ^°'ve penser en pareille circon-lia, e est sans contredit l’acide oxa-iu'1? «U l’oxalate soluble d’une base ce„ ut),e. Néanmoins le prix élevé de qJ Sl1 Instances a fait que nous n avons re| en essayer l’emploi qu’après avoir °neé à tous les autres moyens. cjtfj,.ac'de oxalique non-seulement pré-dan e parfaitement la chaux en excès d y 8 *a défécation , mais encore jouit no.!1® Propriété décolorante assez pro-
- tav e-Pour (lue ^es jus ^ ^etle'
- 'lUe * a*ns* lra*lés soient devenus pres-pe 'nColores , n’aient repris que fort Aon • Coul®ur à la cuite, et aient enfin **e sans noir animal, des sucres en
- gros cristaux qui purgeaient bien et d’une belle qualité.
- Si on ajoutait l’acide dans la défécation même, on en emploierait trop, car il décomposerait les sels de chaux précipités dans cette défécation , sels qui sont moins insolubles que l’oxalate de la même base. Il faut mêler l’acide au jus tiré au clair et bouillant, en déterminant préalablement la quantité nécessaire par un dosage acidimélri-que. Le précipité d’oxalale de chaux étant recueilli, sera décomposé par un carbonate alcalin , puis traité par l’acide sulfurique, de manière à retrouver l’acide oxalique employé.
- Un excès d’acide oxalique serait à craindre, car un demi pour cent du sucre suffît pour colorer fortement du sirop bouillant, lorsqu’il arrive à 40°, et en outre pour en retarder fortement la cristallisation. Cependant on peut doser aussi près que possible , car les jus retiennent toujours une petite quantité de chaux, même dans cette réaction.
- L’oxalate d’alumine, que nous avons essayé avant l’acide oxalique , ne produit que le même effet, et présente des inconvénients assez notables.
- D’abord, l’oxalate pur étant insoluble, il se pourrait que l’oxalate acide, en présence de la chaux , donnât lieu à la fois à un précipité d’oxalate de chaux et d’oxalate neutre d’alumine. En pareil cas , l’analyse est bien difficile , de sorte que nous ne pouvons affirmer le fait; cependant nous avons toujours employé, dans les mêmes saturations, beaucoup plus d’acide oxalique en nous servant de l’oxalate d’alumine que lors que nous employons l’acide directement, ce qui semble démontrer notre
- proposition.
- L’alumine hydratée pure, qu’il faudrait employer obtenue par précipitation d’un de ses sels, ne pourrait guère l’être à moins de 10 gram. le kilog. , ce qui rend son emploi tout à fait in-praticable.
- Depuis la communication de M. Mialhe, nous avons voulu préciser l’effet décolorant de l’alumine. Un sirop coloré par de la chaux, saturé ensuite par l’acide oxalique seul et complètement décoloré après avoir bouilli 5 minutes , a été additionné de 1 pour 100 d'alumine , et le sirop s’est un peu recoloré par une nouvelle ébullition.
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- Note sur remploi de l'oœalate d'alumine dans la fabrication du sucre.
- Nous lisons flans le journal intitulé le Progrès du Palais -de-Calais , du mois dernier, une note intéressante sur ce sujet, que nous nous empressons de reproduire.
- «• M. Acar, de Ham,s’est livré à quelques expériences à cet égard , et après avoir constaté l'exactitude chimique des résultats annoncés par M.Mialhe, il a trouvé que, pour saturer l’excès de chaux d’un hectolitre de jus , il lui fallait 200 grammes d'acide oxalique, c’est-à-dire 20 kilogrammes par 100 hectolitres. Malheureusement ces20 kilogrammes ont, au prix actuel, une valeur de 90 fr. A moins donc qu’on ne parvienne à fabriquer l’acide oxalique à très-bas prix, il ne faut pas songer à mettre en pratique la saturation de la chaux par l’acide oxalique ou l’oxalate d’alumine.
- » M. Acar a étudié le problème sous ses deux points de vue différents, c’est-à-dire sous son point de vue chimique et sous son point de vue industriel, et ses expériences l’ont conduit à des résultats très-satisfaisants.
- » Pour priver le jus de l’excès de chaux qu’il contient après sa défécation, M. Acar emploie l’acide pectique extrait de la pulpe de la betterave elle-mèine. 300 kilogrammes de cette matière donnent, aprèsavoir subi quelques manipulations spéciales , une quantité d’acide pectique fluide suffisante pour la purification de 220 hectolitres de jus. L’opération est simple, facile pour l’ouvrier, et n’exige qu’une dépense de 24 f. 25 c.
- y> Les résultats obtenus sont d’ailleurs les mêmes que lorsqu’on emploie l’oxa-late d’alumine. Le jus traité par l’acide pectique, après défécation, ne se colore plus pendant la concentration , ainsi que le fait constamment celui qui n’a pas subi cette addition.
- y> Tout nous fait donc espérer que la fabrication du sucre indigène trouvera dans l’emploi du procédé de M. Acar des avantages qui l’aideront à lutter contre le système destructeur dont elle est menacée. »
- Sur un nouveau système d'éclairage destiné principalement aux bâtiments à vapeur.
- Par M. Gaudin.
- M 'occupant depuis plusieurs années
- de l’application de la lumière Dr.fe mond, je suis parvenu à la Pj^ti-sans employer l'hydrogène, en su ^ tuant à celui-ci la vapeur d’etn . , l'alcool. J ai construit sur ces P cipes un appareil d’éclairage, t?u^ludié pelle fanal sidéral, qui a ®te jagté avec soin par la marine royale. 1 0jr constaté que ce fanal (dont le P°u0u-éclairant ne dépasse pas quinze gies) permet de distinguer un bâti à 1 kilomètre de distance. , par Ayant été chargé cette annee,^ M. le ministre de la marine, d en f l’application aux bâtiments à v,a£ol). de la flotte, je me suis rendu a Ion ; et, après avoir pris cou ,aj sance des conditions du problème, fait établir sur chaque tambour un nal qui a pleinement satisfait la . ^g mission ; mais, cette fois, j’ai gjn* borner à des foyers lumineux ^ 5 puissants , inextinguibles par leS Bp temps , et pouvant, par leur écla*’ et gnalerà toute distance les bàtimen le sens de leur marche, tandis qu®^ qu’à présent ils n’ont marché qu a 1 tons , n’ayant pour se signaler n)°î lement que des lampes à l’huile quj teignent à tout instant et n’éme1
- qu’une faible lueur. |50
- Il faut avoir vu les frégates de* . chevaux , ces masses énormes se & .e voir avec une vitesse de dix à d nœuds, et n’obéissant que très-'e' r ment au gouvernail, à cause de 1 je grande longueur, pour comprend®® ^ danger qu'il y a de ne pas voir ou d pas se montrer clairement et asseïarlé Tous les commandants m’ont des abordages auxquels ils ont à P® pf échappé, et m’ont assuré que 1 £t marche de nuit était toujours tim|fl semée d’inquiétudes. .-yp
- Le fanal en question se compose réservoir d’oxigène, d’où le gaZ pp coule sous une pression de 3 ou * ’\re limètres de mercure, et jaillit au pe
- d’une flamme d’alcool, par un ® ct vertical qui occupe l’axe de la mèc''^. porte à son sommet un très-petit tr.||gf le dard vertical ainsi produit fait b®'^ a un petit globule de magnésie sou un fil de platine; enfin, la lampe < [ mée d’un réflecteur parabolique ,^g le globule occupe le foyer, est inst‘u(1ie dans une lanterne très-close, P^ge-d’un verre plan à sa partie intérim ja Pour un éclairage de dix bougie*’ consommation d’oxigène est de 17 par heure. . ,éral
- J’ai donc pensé que ce fanal su1' c serait d’une application avantage ^ pour les locomotives des chenu®1
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- fer et 1
- ^ ^claire m,a^es'}J0stes>. en permettant (le inétr r a V°*e P*usieurs centaines fai*e hs*lT™*nt. Vuc ne peuvent les si»n ,anaux actuels), et aussi pour p°ur )’aaUx. nuit à grande distance cesfeu rmee d’Afrique , attendu que leur a * Pourront être aperçus, suivant fileront^’ buil'ou dix lieues, et for-leurs ' rs dépêches par le nombre de siveg .Pses ou colorations succès-d’inJ J01 Seront déterminées par le jeu e serie d’écrans.
- Tentures
- pour les appartements en couleurs à l’huile.
- Da >
- de k So l’une des dernières séances Ht, jj Société des arts de Londres,
- ^Uib Pa®e a m*s sous *es ^eux des tentu res un graud nombre de belles plaf0 Pour décoration de murailles, ti^rbr ’ etc’ ’ imitant le bois, le Hefl, e > les sculptures, les orne-Pdint} e.tc-> et qu’il nomme skin iaj .( Peinture-peau), laquelle, selon Dfi^°uil de plusieurs avantages sur la VV re ordinaire.
- iU0t]OlCl comment l’auteur a décrit le Mia fabrication de fort beaux les 4ntl*lons qu’il avait déposés dans ,ètrSa'leS de la Société, et ayant 4 larg S de longueur sur 1 mèire de a<Ur r-’ mais qu’on peut faire de telle dimension qu’on désire. n Prend une feuille de fort papier, Peaf6U P*us grande que la tenture ou seuI ex*gée, et sa surface, sur un côté laneeïnent, est préparée avec un mé-et w>e de gomme arabique , de mélasse il 6cteau ? mélange sur lequel, quand Nnt c’ on applique une couche de *1(1 iFe kd*0 avec de l’huile bouillie Qua acéruse, à la manière ordinaire. ratj d Cette couche est sèche, l’opé-peaaa.est répétée jusqu’à ce que la Plai 311 acquis l’épaisseur convenable ; flsanscn général deux couches sont suf-Pani eS* Pour détacher cette peau du pfa er > on pose sur une table bien Piert ’ la Peinture en-dessous ; on hu-de .,e alors ce papier sur le dos avec ean bien propre ; et, après quei-san„ jninutes, on peut enlever la peau de j difficulté et sans avoir à craindre ètrea déchirer. Le même papier peut to„j Pe'nt trente à quarante fois, mais dit jrscn le préparant comme il a été s°j* peinture enlevée est essuyée frôlement avec une éponge , puis tachPee avec une Peau douce pour dé-er Jusqu’aux moindres portions de
- la préparation qui pourraient y adhérer encore. En cet état, cette peinture est pliée et conservée jusqu’au moment où il s'agit d’en faire usage. Le mode pour fixer cette peau consiste à frotter ou poncer les surfaces sur lesquelles on veut la fixer; et quand elles sont parfaitement nettes et propres à les enduire avec un mélange d’huile chaude, et de colle de gélatine ou de peau d’anguille, une seule couche suffit; c’est alors qu’on étend la peau sur cette surface avec un linge fin, ainsi qu’on le pratique pour les tentures en papier.
- Nouveau mode de reliure des livres , albums, registres et autres objets.
- Par M. C. Nicrels.
- Le nouveau mode dont il s’agit consiste dans l’emploi du gutta-percha sous différents états, au lieu des matériaux dont on se sert ordinairement pour cet objet. 11 y a cinq moyens différents de faire entrer le gutta-percha dans l’art de la brocheuse et du relieur.
- 1° On s’en sert en solution au lieu de colle pour réunir les feuilles des ouvrages imprimés au lieu de coudre et endosser, en opérant comme on le fait déjà avec le caoutchouc. Pour cela, on coupe les feuilles en pages , ou bien on impose par demi ou par quart de feuille; on bat, on passe une râpe sur le dos, et on donne une ou plusieurs couches d’une solution de gutta-percha , en ajoutant, si cela est nécessaire , une bande de toile collée également au gutta-percha , ou enfin opérant comme dans la reliure ordinaire.
- La solution de gutta-percha est, dans la plupart des cas , appliquée chaude , et on n’ajoute une nouvelle couche que lorsque la précédente est sèche ou qu’on a interposé une substance.
- 2° On fait usage de la solution de gutta-percha au lieu de colle, de blanc d’œuf, de gomme, etc-, toutes les fois qu’on emploie ces dernières substances dans la reliure.
- 3° La solution de gutta-percha est employée comme véhicule des couleurs pour marbrer les tranches , colorer les couvertures, etc.
- 4° On se sert du gutta-percha en feuilles au lieu de vélin, basane , veau, cuir, toile, etc., dans la reliure des livres, en imprimant dessus des orne-
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- ments ou en coulant une solution de celle substance sur des surfaces gravées en. creux ou en relief On peut aussi grainer les feuilles ou les étendre en une couche mince à l'état plastique sur des tissus, des matières quelconques, ou enfin en faire un enduit en mettant en solution.
- 5° On substitue au carton pour relier et couvrir en composant une matière consistant en gutta- percha mélangé avec de la pulpe de papier, à de la ton-tisse de laine, à du coton ou autres matières fibreuses qui se trouvent ainsi colléesfortementensemble par le gutta-percha.
- Enfin, si on désire un degré de flexibilité un peu plus grand que celui que possède le gutta-percha , on y mélange une petite quantité de caoutchouc dans la proportion d’une partie de ce dernier pour quatre du premier.
- Encre de cachou propre à marquer le linge.
- Par M. le docteur Hanle.
- En réfléchissant aux nombreuses recettes qui ont été proposées pour préparer une encre à marquer le linge , et aux inconvénients que chacune d’elles parait présenter, j’ai pensé qu’il >-erait utile d’indiquer un autre moyen qui me paraît économique et fournit une encre qui se distingue de celle d'argent et autres , non-seulement en ce qu’elle ne fait éprouver aucune altération à la fibre, mais est tellement imprégnée dans le linge, que ni les lessives de potasse, ni l’acide tartrique, ni les acides sulfurique ou chlorhydrique étendus ne peuvent l’enlever. Voici du reste sa préparation , qui est fondée sur les propriétés colorantes du cachou.
- Préparation du cachou. Pour préparer le cachou , on procède ainsi que je vais l’expliquer. On prend :
- 36 grammes d'eau,
- 20-------de suiïate de cuivre (vitriol bleu).
- 400 -----de cachou grossièrement con-
- ca»>é.
- 8-----d’acide sulfurique.
- On commence par faire dissoudre le vitriol bleu dans une bassine de cuivre dans l’eau et sur un feu de charbon , en rcmplaç int à mesure l’eau qui s’évapore, puis on introduit le cachou peu a peu et en agitant continuellement ; on tient sur le feu jusqu’à ce que le tout
- soit fondu en une masse homogen ’ 5 on ajoute l’acide sulfurique par P 0(l portions et cri remuant toujour » ^ laisse encore quelque temps sur ,uJ jusqu’à ce que la masse ne dégager^ une odeur particulière , pois on . sur une pierre plate. C’est ce^ f] [ nommerai cachou préparé, qo on P conserver pour en faire de l’enC.r<^ Préparation de la dissolutto cachou. On prend 250 grammes » .l5 chou préparé, qu’on divise en P)j()e morceaux et qu'on dépose danS, u; capsule en cuivre avec 2 1 itres 0 ,jent on porte à l’ébullition , qu’on sou ^ jusqu’à ce que le liquide soit à PeU yeU, ré luit à moitié ; alors on enlève du ^ on ajoute par petites portions et P e peu de la craie en poudre, et lof toute effervescence a cessé, on £ n et on ajoute encore 8 grammes d • en poudre. Au bout de quelques j, nutes on écume, on décante dafl Sl vase plat et on abandonne au rep -j pendant lequel il se forme un o P, qu’on sépare en filtrant à travers . grosse toile et en recevant, dans ^ bouteille qu’on bouche bien, la lid11 ^ qui prend alors le nom d’encre de ^ chou, cl qu’on réserve pour l’usageefll y en a à peu près un litre qu’on P s conserver ainsi pendant une année o un endroit frais, sans perdre de j propriétés, quoiqu’il s’y forme ^ moisissures. Quand on veut la coh?t f, ver plus longtemps, dans le cas ou ne voudrait en faire l’application ^; par petites pallies, il faut la P0*-1,**|[e l’ébullition, en remplir pendant q11 e-ÿ est bouillante des fioles d’une capaC de 50 à 60 grammes, bien boucnV coiffer aussitôt avec une vessie hu>n’ ficelée, et plonger les fioles e,|C|L, quelques minutes dans l’eau chah ^ Lorsque après le refroidissement vassie est séchée , on la recouvre a un vernis à la résine Demara. „ De l’encre de cachou et de son dy plication. On peut, dans l’applicaf'' de celle encre , suivre deux rname différentes également avantageuses-1° On l’épaissit de manière à ce puisse faire usage de lettres découpa dans des feuilles de laiton pour impr mer l’encre sur le linge ; |3
- 2° Ou bien on ne lui donne qbe.re quantité de gomme arabique néces*3 pour pouvoir, avec une plume or naire, écrire le nom ou tracer les Cjc ractères, lettres ou les chiffres sur^g linge préalablement tendu et lisse '.j linge , pour pouvoir écrire dessus , d . en effet avoir été d’abord humecté a'' une eau faible de gomme ou de sucf ’
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- être liecA ,
- tor0is n se aprcs la dessiccation. Tou-févjigr °!1? Cr°yons qu'il est préférable litige J 01 humecter ou de tiemper le Baridsa.ns«s dissolutions. dessus e P.reni'er moyen indiqué ci-éga|e °nt épaissit l’encre avec partie 0r‘sese°? P0'0*8 f*e dexlrine. et quand de cha rli par exemple, de 16 grammes Qti n)g(lUe ’ngrèdient, on peut écrire fois n,.irn plusieurs centaines de d'être n > l'uge. Ce mélange à besoin vem sPreParé frais chaque fois qu’on c°nsert,er> serv'ri attendu qu il ne se Quan |Pas aü delà de 15 jours, on 0n veut en faire l’application, pier „e.r., avec un couteau sur du paie D °.‘e qu’on a posé sur une feuille P^s n -r Sr.'s ou de papier à filtre, a plu P 'tnpiime la lettre ou le chiffre l°üteS|leurs rePriscs, jusqu’à ce que ait Co a P°rli°n colorée du caractère On j.^Plétement pris l’encre. Quand gu’il st assuré par quelques épreuves ^pren•eS*^ a'ns'» on transporte cette Se c<>Ss'on sur Ie linge, sur lequel on est unen*e Presser légèrement. Il (]Ug| ’le de laisser déposer pendant le tgiUes instants, afin que la masse ait fil z*1 ’S de pénétrer dans les fibres du Wlp 11 faut se garder d’opérer une ta|gjî Passion, attendu que l’encre s’é-
- ve ans l’autre cas, c’est-à-dire où on piu écrire les caractères avec une p°jfj on n’ajoute que le sixième en Ç|icr • gomme à l’encre cachou. Cette •a r e épaissie peut. en la chauffant et livrant d’une vessie, se conserver dar,»a°Ss‘ bien que la précédente pen-^ üne année.
- iU^I'rés que les caractères soit impri-raüt’soit écrits, ont séché lentement, il de ,es mordancer avec une dissolution çfîet rotnate rüuge de potasse. A cet gra °r> prend 30 grammes d’encre , 8 Pm/Î'bes dechromate rouge dépotasse ti0t7er*sé qu’on partage en deux por-lilrp ^ grammes sonldissouts dans l iw d’eau bouillante et la solution tjg'H^nue chaude. On plonge la por-W, ( u 'inge qui a été imprimée ou sur tio, 0,1 a écrit dans celle dissolu-da 1 ’ et après quelques minutes le mor-ètgi^geesttermiué; les caractères qu’il s^U.auparavant difficile d’apercevoir p, e l'nge à cause de leur faible lep nCe jaone, ont pris alors une cou l’efJr ro>ige qui a pénétré jusque sur danv^rs du tissu. Chaque pièce est mor-lin»e a Parl’ et lorsq,,e la quantité du SeM est assez considérable pour épui-éait Se* de ohrôme , ce qu’on recon-a. la décoloration de la liqueur et leWte pâle des caractères, on ajoute
- les 4 autres grammes de chromate d« potasse avec la quantité d’eau nécessaire.
- Le linge, au momentoù on le plonge, prend une nuance jaunâtre . mais on 16 laisse sécher, puis on le lave aussitôt dans un eau de son et on le rince à l’eau pure. Les caractères possèdent, comme il a été dit, une belle couleur brun rouge, qu'il n’est pas facile de faire disparaître, surtout si, lors de l’impression ou quand on écrit, on a eu le soin de faire pénétrer l'encre dans les fils du tissu. Toutefois, si on compare du linge sur lequel on a imprimé avec celui où on a écrit à la plume, on trouve que ce dernier présente une couleur plus intense, surtout lorsque avant le lissage le linge n’a èlè imbibé avec aucun liquide.
- iSO*
- Assainissement des matières animales en putréfaction.
- Dans une communication récente faite à l’Académie des sciences?M.Suc-quet a indiqué pour l’assainissement des amphithéâtres d’anatomie , et en général pour la conservation des matières animales qui ne sont pas destinées à servir d’aliment, deux dissolutions salines qui ont donné d’excellents résultats à l’École pratique de médecine de Paris. Les deux dissolutions sont celles de sulfite de soude et de chlorure de zinc.
- Sulfite de soude. La liqueur de sulfite de soude s’obtient en faisant passer dans une solution concentrée de carbonate de soude un courant de gaz acide sulfureux. L’acide carbonique du sel de soude se dégage avec effervescence , et la soude, se combinant avec l’acide sulfureux,forme la liqueuren question.
- Chlorure de zinc. Le chlorure de zinc, ou plutôt le chlorhydrate de zinc, dont l’emploi doit être combiné avec celui du sulfite de soude . se prépare en saturant l’acide chlorhydrique du commerce par des rognures de zinc en excès. Une partie de l’eau que renferme cet acide est décomposée ; son oxigène fait passer le zinc à l’état d’oxide qui se dissout dans l’acide. On obtient ainsi un liquide marquant 50 à 52 degrés à l’aréomètre, mais on y ajoute une quantité d’eau suffisante pour le ramener à 40 degrés.
- Le sulfite de soude est employé en injections; ainsi un cadavre entier reçoit une injection de 4 litres de sulfite de soude à la température ordinaire,
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- qui, faite par l’une des artères carotides poplitée ou brachiale , pénètre rapidement dans les veines et les vaisseaux lymphatiques, et au bout de six à huit heures a pénétré par irnbibition dans les parenchymes du corps.
- Quand ce sont des parties détachées , découvertes, qu’il s'agit de préserver de la putréfaction, alors on emploie le chlorure de zinc. Ce sel possède en effet au plus haut degré la faculté conservatrice. Les matières animales les plus infectes sont rendues inodores à l’instant, par leur contact avec ce sel en dissolution, et celles dont la couleur verdâtre annonçait déjà la désorganisation profonde , sont arrêtées dans le mouvement intime de leur décomposition, et retrouvent même leur couleur blanche après leur séjour dans cette solution.
- Le chlorure de zinc coagule immédiatement l’albumine , la fibrine et les matières solubles et putrescibles des humeurs animales, pour former un précipité insoluble et imputrescible même dans l’eau et sous une température élevée , comme celle de 15 à 20 degrés du thermomètre centigrade.
- Nouveau moyen de fabriquer le chlore.
- Ce procédé consiste à faire passer un courant d’acide chlorhydrique mélangé à l’air sur de la pierre ponce chauffée au rouge. L’oxigène de l’air forme de l’eau, et le chlore devient libre. L’acide doit être desséché sur des morceaux de brique imprégnés d’acide sulfurique. L’acide chlorhydrique excédant est retenu dans des vases pleins d’eau , et le chlore peut s’employer ensuite à tous les usages industriels.
- Bleu de Prusse ammoniacal. Dans la séance de l’Académie des
- \ sciences, M. J.-H. Montbiers a .fln annoncé que , par suite de la de l’ammoniaque sur le bleu "e*ujjieû il se formait un composé, nouvea e de Prusse, dans lequel l’ammo fe entre comme partie constituai! • moyen qui réussit le mieux P°u parer le bleu de Prusse amm° ^o-consiste à traiter par un excès d a ^
- niaque liquide le protochlorure
- pur, puis à jeter le tout sur un en ayant soin que la douille de e p0.
- noir plonge dans le ferrocyanure
- tassium en solution. Le précip11^, se forme est blanc ; à l’air il s °* ||je bleuit, mais il est mêlé de sesqu* de fer qui se forme simultané ^ comme lorsqu’on prépare le b|e {0ut Prusse basique ; alors on met le fe$ en contact pendant quelques avec le tartrate d’ammoniaque, a. jjj-température de 60° à 80°. Ce sf*vaixt sout le sexquioxide de fer, e^en. ertU® plusieurs fois à l’eau distillée i^ny ce que les eaux de lavage ne pre -jutent plus par les réactifs , on pe°l y sidérer comme pur le bleu obten e bleu ammoniacal est plus s*a, wpo' le bleu de Prusse ; le tartrate d aifl j niaque, qui dissout entièrement ,e froid ce dernier , est sans action S premier.
- Conducteurs de paratonnerres(1i corde de fil de laiton•
- On a commencé depuis temps àVienne, en Autriche, à reJJifre5 cer, dans les paratonnerres, leS de fer par du fil de laiton tordu co f une corde. On a trouvé à ces n°.uVnts: conducteurs les avantages suivaj1 .f 1° ils sont plus faciles à manier, conséquent l’établissement en est gUs*‘ coûteux; 2° ils 11e s’oxident pas a j|s facilement que les barres de fer; conservent mieux leur valeur sèque.
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- AKTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Sur lath- •
- neorie des effets optiques que tentent les étoffes de soie.
- ar E. Chevrëül, de l’Institut.
- (Suite.)
- ^ Section.—Velours simulés.
- des étoffes appelées velours la ressemblance avec les que | s frùés est d’autant plus grande dcrni Urs côtes, comme celles de ces liej, ^ » sont transversales ; mais, au pliesu . re creuses, elles ont été rem-soie l)ar une trame de coton ou de sioQg , Prévenir l’effet des pres-Sf'Hje extÊrieures, qui déforment si ai-frisés 1 es c®tes creuses des velours
- p°fte* Veî°urs simulés ont plus de rap-reps ^ar leurs effets optiques avec les frisée q"’ils n’en ont avec les velours l°Urn? SUrtout s* on les regarde le dos tr0l*au jour, dans les deuxième et ,'Sleme • ’ • •
- circonstances ; mais si le
- ob$eraleurest en face du jour, il pourra ét0fjVer des échantillons de cette |a 'e> qui seront plus lumineux dans troisT circonstance que dans la la ij. e*Ue; ils se comporteront donc à çanière des velours frisés. qui ^clusion.—Toutes les étoffes unies Sysl?e niontrent à l’endroit qu’un des de fils qui les constituent, l0Serit sur la lumière: ipUttime un système de cylindres rall^rçues unis, contigus et pantins par la chaîne et par la trame, ®lours frisés dits épinglés.
- I)1élah-0mme un système de cylindres et n. 1(lues cannelés transversalement 1 Parallèles :
- JîePs par la trame et par la chaîne,
- Ba*ines,
- f'Otelines.
- , 3° C; ,
- ala j"1 Ja plupart des velours agissent auière du reps, il en est qui pré-î°ar Jï1 au spectateur placé en face du velftl, es effets analogues à ceux des ^ °Dr» frisés.
- °ftes unies de la deuxième division. ^es ®loffes qui montrent à la fois la
- chaîne et la trame sont très-nombreuses: tels sont la gaze, le crêpe lisse, les Jaffetas comprenant le florence, la mar-celine, le taffetas proprement dit, la louisine , le gros de Naples, le pou-de-soie , la turquoise ; les sergés, comprenant la lèvantine et la virginie ; enfin le filoché.
- La surface de ces étoffes peut être plane ou à la fois rayée et grenue. Dans tous les cas , les effets optiques concernant la réflexion de la lumière sont ramenés aux principes précédents.
- Ainsi, ces étoffes regardées face au jour présentent à la fois la chaîne et la trame , et les effets varient avec la position de la chaîne relativement au plan de la lumière, et suivant la relation de prédominance , de subordination ou d’égalité de la chaîne à l’égard de la trame.
- Pour bien apprécier l’influence de chacun des éléments dont je viens de parler dans l’effet optique d’un échantillon d’étoffe unie appartenant à la deuxième division, il faut observer les étoffes glacées , c’est-à-dire des étoffes qui présentent, soit une chaîne d’une couleur z et une trame d’une couleur y, soit une chaîned’une couleur z et une trame composée de deux fils, dont l’un est d’une couleur y et l’autre d’une couleur a; ; mais, pour se rendre compte de tous les effets optiques qu’on peut observer alors, il faut avoir recours au principe du mélange des couleurs et au principe de leur contraste.
- Conformément au premier, le rouge mélangé avec le jaune donne l’orangé; le jaune mélangé avec le bleu, le vert; le rouge mélangé avec le bleu, le violet, enfin, le rouge mélangé avec le vert, le jaune mélangé avec violet, le bleu mélangé avec l’orangé, donnent le noir ou le gris normal.
- Enfin, conformément au principe du contraste simultané des couleurs, lorsque deux parties superficiellesd’une même étoffe sont contiguës, mais placées de façon à présenter deux surfaces inégalement éclairées, ou différemment colorées , les surfaces apparaissent de la manière la plus différente possible, sous le rapport de la clarté et sous celui de la couleur, si les deux surfaces, ou l’une d’elles seulement, sont colorées; et, dans ce cas, la modification est donnée par l’addition de la couleur complémentaire de l’une des surfaces à
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- l’autre surface. En définitive, voilà donc, pour expliquer les effets qui font l’objet de cet ouvrage, quatre principes auxquelsils sont subordonnés :
- t° Le principe de la réflexion de la lumière par un système de cylindres métalliques contigus et parallèles;
- 2u Le principe de la réflexion delà lumière par un système de cylindres métalliques cannelés perpendiculairement à l’axe ;
- 3° Le principe du mélange des couleurs ;
- 4° Le principe du contraste simultané des couleurs.
- Donnons quelques exemples d’effets optiques d’étoffes glacées.
- Premier exemple. — Une étoffe de gros de Naples dont la chaîne est bleue et la trame rouge, vue par un spectateur dont la face est tournée au jour, paraît violette; seulement, si la chaîne est comprise dans le plan de la lumière, le violet est plus rouge que dans le cas contraire : ceci est conforme aux prin cipes de la réflexion de la lumière par des cylindres métalliques, et au prin cipe du mélange des couleurs.
- La même étoffe, vue par un spectateur dont le dos est tourné à la lumière, paraît rouge si la chaîne bleue est comprise dans le plan de la lumière incidente, et bleue si la chaîne est perpendiculaire à ce plan, conformément aux principes de la réflexion par un système de cylindres métalliques.
- Deuxième exemple. — Une étoffe dont la chaîne est bleue et la trame formée de deux fils dont l’un est jaune et l’autre rouge, vue par un spectateur qui fait face à la lumière, paraît d’un gris légèrement coloré, parce que les trois couleurs ne se neutralisent pas exactement. Ces effets sont produits conformément aux principes de la réflexion de la lumière par des cylindres, et au principe du mélange des couleurs.
- La même étoffe, vue par un spectateur dont le dos est tourné au jour, y voit l’étoffe, 1 ' bleue, si le plan delà lumière est perpendiculaire à la chaîne bleue; ^jaune. si le plan de la lumière comprend la chaîne, et si c’est le fil jaune de la trame qui se présente au spectateur; 3> rouge , si le plan de la lumière comprend la chaîne , et si c’est le fil rouge de la trame qui se présente à la vue.
- Telle est l explication bien simple des effets des glacés appelés caméléons.
- Je dépasserais les bornes de cet ex-rait si je prenais d’autres exemples
- , rerevé'f
- d’étoffes glacées propres a re .e l’application du principe du .conAseo' des couleurs. Je me bornerai a Pre .a„ ter trois échantillons d’étoffes no 6 cées , formés : ,, nCb0
- (a) , lepremier, d’unebande m .
- pleine et d’une bande blanche a J celle-ci paraît grise ; . u0e
- (b) , le deuxième, d’une bande J ,
- pleine et d’une bande blanche a J ja celle-ci paraît lilas par l’effet complémentaire du jaune de la D pleine; ^0.
- (c) , le troisième, d’une bande .
- lette pleine et d’une bande blanc e jour; celle-ci paraît de couleur c> ' ^ par l’effet de la complémentaire violet de la bande pleine. . s
- Une application de mes recber , a été la solution de cette quest1ro$ Lorsqu’il s’agit de faire un glace de Naples avec deux couleurs donn u quelle est celle qui doit constUue chaîne? .u$
- J’ai répondu : «La couleur la V obscure ou la moins lumineuse.» et
- Exemples. — Les glacés ble11^ orangé, bleu et jaune , violet et oran»g violet et jaune, sont très-beaux l°rS!]5, la chaîne est bleue ou violette; dans le cas contraire, ils sont 0 mauvais effet. , ÿCc
- Lorsqu’il s’agit de faire un glace9 une couleur et le blanc, c’est la c^t leur qui doit être employée cort* c trame, et conséquemment le comme chaîne ; ce résultat n’est P° je contraire au premier , ainsi que je démontre dans l’ouvrage. .
- (La suite au prochain nurnèt^'
- Métier mécanique àplusieurs navetf({ Par M. H. Cogan , manufacturé'
- OU
- Mon but est de faire connaître et moyen perfectionné pour relevef ^ abaisser les boites à navettes de*1*^ tiers mécaniques au moyen d’une de leviers et de pièces qui en dépensé et manœuvrant de concert avec le ^ tier, de manière à pouvoir empl0^, deux ou un plus grand nombre de 11 „ vettes dans le même métier , dan® . ordre de succession et pour un nortJf^ déduites tel que l’exige le modèle e11 dessin du tissu qu’on veut fabrique*^
- Voici les données nécessaires P° l’application pratique de ce moyen-.
- La fig. 1, pi. 80, est uneélévat* par-devant du métier mécanique.
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- tëtaîef®’ ^ une Ttie en élévation la-
- >|beaUAm’BMti.C poulie de com-de cew ’ ^ r°|ie dentée fixée sur l’arbre f0ue j Poulie et faisant marcher la dont |e c"asse Ë de l’arbre moteur, ftiéijer fgouvernent communiqué au •es |js *a,t manœuvrer les marches, est COreS’ et ,ance la navette. Tout cela <tUe i«,ntl ’ et je passe au mécanisme
- propose.
- Jrbre Un P’Snon fixé à l’extrémité de tioovç Moteur qui entraîne dans son une roue G, dont l’arbre large SUr des appuis H, I une roue ^ah|j,aPPelée roue de boîte à navette, G, t0 SUr le même arbre que la roue dw r°ant avec elle et portant de faitç j côte des chevilles K (qu’on peut Warner pour éviter les frotte-<WJ: dont le nombre dépend du tissu.
- dispo .0r(l celle roue fie boite I est <|UÇp ? de manière qu'on puisse pi-Coq es chevilles en ujv point quelles Ie. de sa périphérie. E., et l sont est e Vlers dont le centre de rotation l’unç. M , et terminés en crochet à C^viii leurs extrémités pour que les dCs ‘‘es K de la roue I puissent agir
- N „s< Ces leviers sont articulés en h.’ n a-
- Si
- J* tiges O, o. P, est un levier ifticni(üUeta8e portant un crochet Y, î^vph'e a„yec O en Q, et relié par la
- joi)ç e S (aussi avec un crochet Y), qui 1^ ür Une articulation en T. kotiç <Cr°chets V.V servent à porter la uavette U (qui renferme deux 2,et ,P'us grand nombre de navettes 'îfjg ^utona enlevé le devant dans dîvç,, * de manière à faire voir ces fît|j ?) après qu’elle a été relevée •C.fige W. Cette tige est d’un côté Vr66 au ^d f*e la boîte, et de lait ,hearfieulée en Xavec la tige o que ^i()e v°'r le levier l; r, r sont les 'Sjv clu‘ dirigent la boîte dans ses CftHeei?ents d'ascension et ne des-^le'- l'Se ^ soulève la boîte, et ïçtïieV'ers P et S, par suite de ce mou-*‘ativtl1 ’ font que cette boîte est aller Cr0okerTlenC arrêtée et soutenue par le
- !rse R
- à un autre levier sem-
- >iCtS
- les
- . V et amenée au niveau dé-l>aiss ne Par lu tige W quand on l’a-*»% > de façon que par l’action altérai, 0 - des leviers E, et l sur les tiges tlq,. es navettes se trouvent changées, *itiqne suivant le nombre et la dispo-Hii) ^es chevilles sur la roue I, le p des dents du pignon F et de la X1*’ 0n règle le nombre de na-d® celui des duites qu’il convient
- 11‘asi
- un temps donné pour produire un certain de dessin sur le tissu.
- 1 est un garde-trame, 2 un levier appuyant sur ce garde-trame et fixé à l’une des extrémités de la tige 3, à l’autre bout de laquelle est un levier 4, articulé en 6 avec la tige 5, dont le bout est attaché au levier 7, fixé sur un arbre 8 fonctionnant sur un des côtés du métier; 9 est un levier à fourchette fixé par l’arbre 8 et manœuvrant un embrayage 10. L’effet de cet appareil consiste en ce que , par le jeu du garde-trame (occasionné par la rupture du fil de trame), le levier 2, agissant sur les tiges et les leviers auxquels il est lié, met hors de prise l’embrayage , qu’il n’est embrayé de nouveau que lorsqu'un ressort a boudin 11 ou un poids vient réagir sur lui. El en résulte que le mouvement de la roue de boîte à navette 1 se trouve arrêté pendant le temps qui s’écoulerait pour passer une ou plusieurs duites , c’est-à-dire qu’il y a suspension ou arrêt, afin d’obvier à l’inconvénient qui résulterait du mouvement des boites si une ou plusieurs duites n’avaient pu être passées par suite de la rupture du fil de trame.
- Nouveau mode pour faire fonctionner
- les métiers mécaniques à plusieurs
- nacelles.
- Par M. S. Diggle , constructeur.
- Ce perfectionnement dans les métiers consiste dans l’application ou la disposition nouvelle et particulière d'une sorte de chaîne sans fin , formée d’anneaux de differentes formes , agissant comme des excentriques dans Je but particulier seulement de relever les boîtes dans les métiers mécaniques où l'on se sert de deux ou d’un plus grand nombre de navettes pour tisser des objets de mode ou de fantaisie . principalement pour les étoffes rayées ou à carreaux ou les guingans. La construction perfectionnée de celte chaîne à excentrique pour cet objet, permet de faire varier la largeur des raies nu l’étendue des carreaux à tel degré qu’on désire dans les articles de fantaisie, en disposant les excentriques d’une façon telle qu’une navette, quelle qu'elle soit, puisse être maintenue en fonction pendant un nombre quelconque de duites dont on se propose de former le dessin,
- Ser avec chacune d’elles pendant I simplement en introduisant desexcen-
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- triques de différentes hauteurs ou élévations, et en établissant un, deux ou un plus grand nombre d’excentriques de la même hauteur en contact l’un avec l’autre ou se suivant successivement les uns les autres dans la circulation de la chaîne, suivant qu’il peut être nécessaire dans le tissage des dessins à raies ou à carreaux.
- JLa fig. 3, pl. 80, représente une vue de face et en élévation d’un métier mécanique monté à trois navettes et disposé pour le tissage des guingans.
- La fig. 4 est une élévation par une des extrémités de ce même métier.
- Les fig. 5 et 6 une vue de face et de côté des excentriques perfectionnés, des organes qui les mettent en action et en rapport avec les boîtes à navettes, le tout dessiné sur une plus grande échelle et détaché du métier.
- La fig. 7 les différents excentriques employés, vus chacun séparément et après qu’on a enlevé les boulons d’assemblage.
- A, A le bâti du métier , B l’ensouple de la chaîne , C l’arbre moteur principal , D le battant, pourvu dans ce cas de trois boites E, E, E pour contenir les différentes navettes , chargées de trames de diverses couleurs ou qualités suivant le besoin, F l’ouvrage ou tissu passant sur la poitrinière G pour aller sur l’ensouple de l’ouvrage H.
- L’application de cette invention sera facile à comprendre par la description que nous allons en donner.
- Une chaîne sans fin, d’une longueur déterminée suivant le dessin , est formée par la réunion d’un certain nombre d’excentriques a,b, c, d, e, f, g, fig. 7, au moyen de boulons h, qui passent par des yeux ou trous ménagés dans ces excentriques. Une chaîne ainsi composée , et propre à faire marcher trois navettes successivement, est représentée dans les fig. 5 et 6, et appliquée dans sa position relative à un métier dans les fig. 3 et 4, dont elle doit relever les boîtes à navettes.
- Cette chaîne est placée sur un petit tambour i , découpé par des encoches sur ses embases, de manière à recevoir les extrémités des boulons d’assemblage h, h et faire exécuter à la chaîne un mouvement de circulation. Ce tambour est fixé à clef sur un arbre K, attaché sur un des montants du métier.
- Le mouvement étant imprimé à l’arbre à manivelles C, le pignon l, calé sur son extrémité , se met à tourner, et comme il engrène dans une roue dentée m , montée aussi sur un bout d’ar-
- bre , sur le côté du métier, il 1° r0Ûe muniquc le mouvement. Surcett ,jj m est fixée une manette de ma^ suf n , qui, à chaque révolution, arj uel le bras du levier vertical o, o, ^ bascule sur un point du centre#' A lement fixé sur le côté du meti ^r l’autre extrémité de ce levier e*sCilla' ché un déclic qui, à chaque o ^ ^ tion du levier, pousse une den ^ roue à rochet r, calée sur l’arbre ^ qui fait tourner graduellement1 ^
- bour i et circuler la chaîne qui a . je les excentriques, qu’elle porte 0u galet s, monté dans une tra ;rCul5 levier de tête t. Cette traverse c j, sur une broche à l’une de ses ext ^ tés, et à l’autre elle se rattacn j,, boîtes à navette, au moyen du »
- tallique ou de la corde u.
- On conçoit maintenant que c est *
- -ûi^ve i»..fe
- ol«5
- 1‘®*'
- centrique simple a qui re^vere0ièfe
- vette supérieure pour la p p,, duite ; et s’il faut passer un Fa. grand nombre de duites avec cet b vette que ne le permet le temps dant lequel elle resterait relevee $ on ajoute un autre de ces excentrai simples a sur la chaîne. frjve
- Lors d’une seconde élévation a je l’excentrique k, qui relève la scC jer-boîte à navette ; et s’il s’agit de e° ^ ver cette position relevée penda° .p, certain temps pour former le ('.eS“]e5 on insère à la suite dans la chain formes d’excentriques f et g. . -^e Quand il faut relever la trois ^ boite, on place dans la chain® excentrique de troisième éléva ' comme on le voit en c, et si cette e'^jt tion doit être prolongée, on intra des excentriques de continuation a f, et ainsi de suite, d’une manière r jg faitement semblable, quel que so> nombre des navettes et celui des d à passer avec la même navette.
- 7 * f
- Broches perfectionnées pour le!> tiers à filer le lin et le chanvt •
- Par MM. A. Wilson et A. FlbtC,,é filateurs.
- Cette invention a pour but de ^ j ner plus de fermeté aux broches et leurs ailettes dans la filature du 11 e( du chanvre , et consiste à faire ton
- ces broches dans une seconde cra^ e(
- dîne placée à la partie supérieur ^ disposée dans une plaque mobu® J charnière, qu’on peut relever du il s’agit d’enlever les bobines cba b
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- H de ]
- 'des. les remplacer par des bobines
- "pe broci, ^ ,et ^ , pl. 80, représentent ''ère ri’ cette espèce avec la ma-Î^PaiiH^ ”X(^r l’ailette, la plaque à illé ,ries étant indiquée au poin-
- ' ailette^’ ^ est une autre broche où tyinièr est **,xée sur elle d’une autre «roche0’ 0,1 'a continuation de celte **fte nior°u^e de même au sommet dans a/J, qQe à crapaudines.
- *VCra s°r,t !es broches roulant dans sÇeS(j P^udincs supérieures b, creu-f'efiredi plaque c. La partie supé-'ifi’atin • a ^roche est creuse, et on y Passe | |.une fente en d , par laquelle ?ef)ler |ln ou le chanvre qu’il s’agit es Cr ‘ *ja broche roule par le bas sur C ont j^dines ordinaires. Les plaques lâ hr,Uî'e largeur propre à recevoir Srr)eCt, Plus ou moins, et elles ètabijsnt a charnière sur des montants "Ovri en avant du métier. Lorsque Me, ®.r veut enlever les bobines char-sür èp1 s°ulève la plaque c qui tourne s charnières et décoiffe la tète f{tire i°cbes , puis il ôte les ailettes , Par J es bobines pleines , les remplace bat la vides , remet les ailettes, ra-Paqti; P^que c de manière que les crabes i,lles coiffent de nouveau la tète b)r°ches.
- W^lcs figures 11 et 12 ,x,y,z sont en çCl,vement des vues par-dessus ècr °uPe , et par dessous des plaques udines c , pour chacun des sys-8 de broches indiquées.
- chines à dresser les glaces. ar M. Carillon, mécanicien.
- Sont réalités principales d’une glace >ojr ê'rc parfaitement plane , et d’a-b "ne parfaite égalité d’épaisseur, gnenf Machines qui existent n’attei-*oin iCe but qu’avec peine, et ont be-b.°ùr U ta'ent d’un ouvrier très-exercé 'lès ^ arr*ver- Ce sont des outils des-lui j3. procurer la force motrice, et Vei||é°IVent être continuellement surfin avec intelligence pour en obtenir
- tÇsultat.
- de cette vérité , et pour faire v°iciV ^ a' composé la machine dont je 'a description.
- gè0m.^ su*s rappelé ce principe de rie’ qu'un plan est engendré jflis® Mouvement d’une ligne droite i\[ c Sur. deux droites parallèles , et 0nstruit deux règles en fonte bien
- droites et rigides. Sur ces règles parallèles entre elles et ayant la forme d’un V à la partie supérieure sont placées deux règles moins longues, s’emboîtant dans les premières et susceptibles de glisser dessus ; les premières règles sont fixes , et les secondes sont mobiles sur les premières.
- Ces secondes règles sont assemblées entre elles, de manière à ne pouvoir pas se mouvoir l'une sans l’autre.
- L’assemblage de ces deux règles compose ce que j’appelle le grand chariot.
- Sur ce grand chariot, perpendiculairement aux règles, et à une distance égale au-dessus de chacune des premières règles fixes, je place une autre règle de fonte qui a la forme d’une plaque posée de champ ; cette plaque est parfaitement droite sur ses bords et une de ses faces. Sur la face droite, je pose une seconde plaque ayant des rebords bien droits qui viennent emboîter la première plaque ; celte seconde plaque est moins longue que la première et peut glisser dessus; je nomme ceci le petit chariot.
- Sur la plaque mobile du petit chariot sont deux coussinets dans lesquels peut tourner un arbre, au bas duquel est fixée une plaque de fonte ronde , et dont le plan est perpendiculaire à l’axe de l’arbre : j’appelle cette plaque le rùdoir. L’arbre d’ailleurs est perpendiculaire aux rives du petit chariot.
- Entre les deux grandes règles fixes, et à une hauteur convenable, est une surface plane en pierre qui doit être dressée par la machine elle-même. C’est sur cette pierre que la glace à dresser doit être scellée.
- Lorsque la machine est montée, la première opération est de dresser la pierre. Pour cela , on fait descendre le rùdoir de manière à atteindre les parties les plus creuses ; et au moyen d’un collet mobile qu’on fixe à la place convenable , cet arbre peut remonter s’il est nécessaire , mais ne peut pas descendre plus bas que la limite qui lui a été fixée. A lors, par des moyens faciles à imaginer, on met la machine en communication avec un moteur assez puissant ; le rôdoir tourne , et de l’eau et du sable arrivent sans cesse par le centre; les chariots marchent, le grand avec une vitesse de quelques millimètres par seconde , et le petit avec 10 à 12 centimètres de vitesse. De' cette manière, le rôdoir parcourt toute la surface de la pierre et l’use en tournant.
- Si des parties trop saillantes, inca-
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- pables de s’user en une seule fois, se rencontrent, le rôdoir s’élève et passe par-dessus; lorsque des parties sont parvenues à la hauteur convenable , le collet de l’arbre l’empêche de descendre, et le rôdoir ne produit plus d’effet à ces places terminées. Enfin, avec le temps convenable , toutes les saillies disparaissent, et la pierre est dressée.
- Il est inutile de dire que les chariots ont un mouvement de va-et-vient continuel ; que le rôdoir tourne toujours et sans le secours de personne
- C’est sur cette pierre bien plane que ja glace doit être scellée; on relève alors le rôdoir, on le fixe à une hauteur plus grande , au moyen d'un collet mobile , et on procède au dressage de la glace. Lorsqu’une surface est dressée , on la retourne ; et si on a bien soin de mettre en contact la face droite avec la pierre dressée, il est évident que la seconde face, lorsqu’elle sera terminée , sera parallèle à la première.
- Tiroir équilibré pour les machines à vapeur.
- On éprouve souvent, quand il s'agit de machines à vapeur d’un grand modèle , des difficultés très-graves pour faire fonctionner l’appareil de distribution de la vapeur, parce que le poids d« l’appareil et l’action que la vapeur exerce sur lui pressent avec une force I considérable les pièces mécaniquesdont il se compose sur la portion plane de la surface extérieure du cylindre.
- On a proposé bien des moyens pour remédier à cet inconvénient ; dans quelques cas on a fait usage d'une petite machine à vapeur pour manœuvrer l’appareil de distribution , surtout au moment de la mise en train , et dans d’autres, on a cherché à équilibrer la pression sur cet appareil en y opposant la contre-pression de la vapeur elle-même.
- Ce dernier moyen paraît avoir été accueilli avec faveur par quelques constructeurs , et c’est ce qui nous détermine à présenter ici le modèle de l’un de ces appareils équilibrés qui semble réunir la plupart des avantages de ceux qui ont été proposés jusqu’à ce jour.
- C'est un appareil distributeur à tiroir, dans lequel la garniture en chanvre n’est pas disposée comme d’habitude , mais qu’on maintient étanché au moyen d’un anneau métallique de garniture, divisé en segments qui près-
- j _ c0r
- sent contre la paroi interne a, .>a;de vercle de la boîte de distribution a % de ressorts à boudin et de la Pre de la vapeur. ; , .jre
- On serait peut-ê.tre disposé a^r t à la première vue qu’il y a un o ^ évident dans cet appareil , e-surface frottante de cet anneau de niture étant plus considérable sa j| côtés du tiroir qu’aux extrémité® doit y avoir une inégalité ,c<?rre.iofli dante dans l’usure et la détériorai' mais cette circonstance ne Par3l Jjiie présenter une difficulté réelle -, Pul*.V MM. Rennie, qui l’ont imagine,® ont fait des applications , ont été ^ faits de son travail. Voici du res description. ^u-
- a,a,a,a est un anneau simple 011“ e ble de laiton divisé en segments, con e(1 on le voit en plan dans la fig. 5. et coupe dans les fig. 6 et 7 , pl- ^ disposé ainsi pour se prêter de ^ mème à toutes les inflexions ou c° ar bures légères qu’il peut recevoir ^ suite des effets de la pression de ia ^ peur sur le couvercle de la boîte; ^0$ est un espace contenant deux ou 1‘ (e couches de boudins carrés en cl'aI% nattés très-serrés; c,c,c un anne3 ^ laiton d’une seule pièce , dispose t
- brernent dans la rainure , et prése"1?
- sur un de ses côtés un certain n001^ de petites chevilles en acier lesquelles sont placés des ress°^,r boudin. Ces ressorts comprime"1 ! cj, n< au c, et, par l’entremise de cel"1' s. la garniture en chanvre se trouve P'^j, sée fortement contre les segments e" ]e ton , et les fait glisser étanches s" «. couvercle de la boîte à vapeur , la l’^e sion étant d’ailleurs réglée p3f communication qu’on établit entre 1 pace où fonctionnent les ressort* ^ boudin et la vapeur à l’intérieur 3 boîte, . . • 3tit>n
- On établit aussi une communie3 ^ entre le condenseur et cet espace, c°}]i munication qu’on ouvre ou fer"1®-, moyen d’un robinet, de façon 4% quand le mécanicien fait marcher machine, il puisse produire le vi"e le dos du tiroir. e,e est un anoeaü^ fer forgé qui s’adapte sur la P3re„t tournée du tiroir , qui glisse libref® f dedans sans être influencé par la ll» de tiroir.
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- °yen, po^y prévenir Vincrustütion ^es chaudières des locomotives,
- Par M. E. Heüsinger.
- :
- .Sa,t qu’une des choses les plus tHiqu a^tes déms l’exploitation écono-ch^ci des chemins de fer, c’est la re-au£amG ^es m°yens Pour empêcher clhe possible la formation et l’ac-chau |'.allon des incrustations dans les lessuT68 ^es I°comotives- En effet, a*nsj r-aces (^e chauffe qui se trouvent Ses lflcrustèes de matières terreu-pac^j1 °n'sculement conduisent moins qu’or, eiïlent la chaleur et exigent Plus Cons°mme pour le chauffage une Uiajs^rande quantité de combustible , Ptsti ^us ’ Par raison que l’eau P'èial US en contact immédiat avec le téesa Ces surfaces peuvent être por-é|^v P‘Us facilement au rouge. Cette fajb|. IOn excessive de température af-l°fs 1 ja cohésion du métal, qui dès Pilât Senle mo*ns de résistance, se UUelf ?0us *a Pressiou énorme à la-USs e ** est soumis , donne lieu à des i’inc PS partielles dans la croûte qui tactr'>ste, et par conséquent au con-P’ûù Ubit (,e l’eau et du métal rouge ; Uéç ^csulte une production instanta-peü.de vapeur à haute tension, qui 1K||. donner lieu à des explosions. Par • eurs > ,es réparations de cette CL , des chaudières, savoir, de la Pre .,re à feu en cuivre , qui est la |cre à souffrir de cet état de cho-sist’ a cause de ses parois moins ré-wnle?a la pression de la vapeur, Pïrf ' dispendieuses et s’élèvent q0,s à des milliers de francs. pOq0,iqu’°n ait proposé divers moyens r s’?pposer à la formation des in-luti étions, ou pour amener la dissocier ces cr°dies dans les chau-aj( es des machines à vapeur , et qu’on de iPr®conisé successivement l’emploi p* acide chlorhydrique, l’addition des d^tbes de terre, du malt de bière, L rès>dus des distilleries, de l’argile ou un enduit de graphite et q>obiatière grasse, tous ces moyens dç.P1 Pu être appliqués aux chaudières locomotives. La difficulté de péné-Par *?ans l’ibtervalle resserré qui sé-]6se ‘ês tubes chauffeurs entre eux et i(q Parois de la chambre à feu , rend crible l'application du dernier de p^^uyens, mut aussi bien que tout djsCcdé mécanique de nettoyage , tan-str les premiers engorgent et ob-de les conduits étroits par les masses
- lof l*®res molles qu’ils y déposent.
- * il ne faut pas songer à em-
- ployer l'acide chlorhydrique étendu dans les locomotives, par ce motif péremptoire que dans ces machines il existe beaucoup de parties en fer forgé qui seraient tout particulièrement attaquées par cet acide.
- Sur le chemin de fer duTaunus, l’eau qui sert à alimenter les chaudières renferme une si grande proportion de matières terreuses, que dans les anciennes machines, en dépit du soin qu’on prend très-régulièrement de vider et laver les chaudières tous les deux jours , il s’était formé, dans quelques points de la chambre à feu, des incrustations considérables , par suite desquelles les parois rougissaient, se bour souflaienl sous l’influence de la pression, brûlaient et finissaient par crever. 11 en résultait que déjà sept machines, après un service de quatre ans au plus , avaient dû être , a grands frais et avec une grande perte de temps, démontées pour les pourvoir de nouvelles boîtes à feu ou de parois nouvelles.
- Depuis deux années on emploie avec le plus grand succès , sur ce chemin , une décoction d’écorce moulue de chêne et de tan , dont 6 à 8 hectolitres , de la force qui sera indiquée ci après , suffisent pour une machine qui fait trois ou quatre jours le service (1). Cet extrait s’ajoute à l’eau qui doit remplir le tender , le dernier jour au matin du service de la machine. Au moyen de cette addition , l’eau de la chaudière entre dans une vive effervescence ; les incrustations récentes sont détachées et dissoutes ; les anciennes , sous l’intluence des propriétés astringentes du tannin, se crevassent, se détachent aussi et tombent sur le fond. Lorsque la machine a marché pendant une à deux heures , l’eau de la chaudière est devenue par ce mouvement, par la fonte et la dissolution d’une portion des incrustations, complètement bourbeuse, et c’est dans cet état qu’il convient de la faire écouler au dehors.
- Lorsque la machine cesse ensuite le service , tous les conduits d’évacuation, ainsi que les tubes près du fond de la chambre à feu et de celle à fumée ,
- ('O On ne laisse pas sur le chemin de fer du Taunus les machines faire sans nécessité plus de quatre jours consécutifs de service, parce que l’expérience a démontré que du 2e au 3' jour, indépendammein de ce que l’eau est encore chaude lors de l’allumage, la consommation du coke était à son minimum, tandis que celle consommation augmentait le ft'jour à cause de la malpropreté de la chaudière et de la nécessité de mettre hors trop fréquemment.
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- sont ouverts, et on a fait évacuer l’eau, qu’on agite continuellement à l’aide d’un fil de fer courbe qu’on y introduit, puis, avec une pompe à bras, on injecte un fort jet d’eau dans toutes les directions, jusqu’à ce que cette eau d’injection en sorte parfaitement claire.
- La décoction de tan se prépare de la manière suivante.
- De la chaudière de la machine à vapeur fixe des ateliers de réparation de Castel, on fait partir un tuyau de cuivre de 25 millimètres de diamètre ,
- refid
- pourvu d’un robinet, et qu» se dans une cuve qui peut contenire ron 3 hectolitres d’eau. Cette cuve * remplie la veille de 15 kilogr. d® „ et d’eau froide, puis le jour suiva^ |e y amène la vapeur jusqu’à ce fl ol) tout entre en ébullition. Cela 'al.e’|j0 laisse cette eau en contact avec 1®.. jusqu’à refroidissement pour 1’?* tion complète, ce qui dure envir ' e jour, puis on filtre à travers u°e Aj||e( toile qui tapisse une grande corf ^ et on reçoit la décoction dans des neaux pour l’usage.
- DEVIS DES MACHINES A VAPEUR.
- PAR M. C.-E. JULLIEN, INGÉNIEUR (1).
- ( Suite et fin.)
- Suite du chapitre II et des appareils moteurs pour la navigati°n‘
- 3* Bâtiment à vapeur de 400 chevaux, en deux machines.
- Genre. Détente aux 3/4, condensation,— Système. Deux balanciers en•dess0lI,
- Poids en kilogN^111
- Machines complètes....................................... 315000.00
- Quatre chaudières. ..................................... 91500.00
- 406500.00
- Prenons deux machines de 200 che- j avons : vaux, à balancier, ordinaires, nous I
- Poids en kilograo®
- Machine de 200 chevaux, sans détente ni condensation. . 134957.00
- Id. sans détente à condensation . . 1.18 X 134957.00 = 159500.00 Deux machines.......................................... 319000.00
- et 319000 : 406500 : : 1 : 1.28.
- Ici l’appareil moteur l’emporte sur l’autre d’une quantité très-notable-
- 4e' Bâtiment à vapeur de 450 chevaux, en deux machines. Genre. Détente aux 3/4, condensation.— Système. Deux balanciers en-d®550
- Poids en kilografl1111*
- Machines................................................. 203500.00
- Chaudières............................................. . 101750.00
- Pour deux machines, l’une de 200, nous avons : l’autre de 250 chevaux ordinaires,
- 305250.00
- (») Voir 1« commencement de ce travail aux pages 80, 121, m , 220, 272 et 332 de ce
- vol-
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- Poids total en kilogrammes.
- 1° Machine de 200 chevaux, sans détente ni condensation.. 131957.00 2° Machine de 250 chevaux, id. id. . . . 165740.00
- 300067.00
- ^eux machines sans détente à condensation 1.18X300697.00 = 355000.00 d°u : 355000 : 305000 ;; 1 : 0.86.
- l’em* Ce SOnt les machines fixes qui que,P0rlent- Ce qui semblerait indi-de ce rapport, déjà trouvé à peu tl°se près pour un autre bateau,
- est le bon, c’est qu’au bas de nos notes sur le bateau de 450 chevaux, nous lisons : Ce navire est un des meilleurs de l’Angleterre.
- 5° Batiment à vapeur de 450 chevaux, en deux machines.
- Genre. Détente aux 3/4, condensation.— Système. Deux balanciers en-dessous.
- Désignation des pièces.
- H *
- compartiments de chaudière , tôle..........
- t) e cheminée et ses enveloppes, id..............
- Oin Soutes ® charbon, id.........................
- ç'n(I cent quarante barreaux de grilles..........
- n nt et une plaques de parquet...................
- ^ nt soixante-quatre tuyaux divers, cuivre rouge.
- j) u* cylindres à vapeur.........................
- 0eu* fonds pour dito.............................
- jjeu* couvercles pour dito.......................
- £jeu* pistons et tiges pour dito. . .............
- Qe,)* traverses des cylindres......................
- quatre bielles des cylindres et leurs chapes. . . .
- Vuatre balanciers et leurs coussinets............
- jCux gros axes (jgg balanciers...................
- eux grandes traverses des bielles principales et
- b leurs têtes....................................
- jCux bielles principales, leurs chapes et coussinets.
- »®ux traverses des pompes à air..................
- bn arbre intermédiaire et ses deux manivelles. . ^eUx arbres des roues et leurs deux manivelles. .
- condenseurs................................
- ^x pompes à air..................................
- jCux pitons de pompes à air......................
- 0eUx plaques de fondation........................
- yüatre grands bâtis..............................
- Quatre petits id.................................
- ipatre supports et leurs coussinets..............
- bet|x supports extérieurs........................
- Keux chaises.....................................
- h? ux roues et six tourtes.......................
- tverses pièces.................................
- td. tôle et cuivre rouge.....................
- Fonte.
- kil.
- »
- »
- »
- 6090.00
- 115*0.00
- »
- 15350.00
- 5820.00
- 3910.00
- 5420.00
- »
- »
- 27225.00
- )>
- »
- »
- »
- »
- »
- 17830.00
- 3650.00
- 3930.00
- »
- 24240.00
- 40120.00
- 19030.00
- 7235.00
- 1050.00
- 1725.00
- 14530.00
- 20225.00
- »
- Fer.
- kil.
- 98800.00
- 9540.00
- 19000.00
- »
- »
- »
- »
- »
- »
- 2016.00
- 2986.00
- 3687.00
- »
- 4500.00
- 4624.00
- 4134-.00
- 1105.00
- 8370.00
- 204-68.00
- »
- »
- »
- )>
- »
- »
- »
- »
- »
- »
- 28520.00
- 30789.00
- 746.00
- Cuivre.
- kil.
- d
- )»
- »
- »
- »
- 5511.00
- »
- »
- »
- »
- )>
- )>
- 897.00
- »
- »
- »
- 310-00
- )>
- )>
- »
- »
- »
- )>
- 14-15.00
- »
- »
- »
- 1592.00
- »
- »
- »
- 7659.00
- 65.00
- 228920.00 239205.00 17479.00
- RKCAPITULATTION.
- Tôle de fer. Fonte de fer.
- Fer........
- Bronze . . .
- • - Cuivre rouge.
- 128086.00
- 228920.00
- UU19.00
- 11903.00
- 557G.OO
- «508S-.00
- Le Tecknologiste. T. VII.— Mai 184G.
- 24
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-
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- Pour cet appareil moteur, nous avons la proportion :
- 355000 : 485684 :: 1 : 1.37.
- 355000 est le poids , trouvé précédemment , des deux machines complètes à balanciers ordinaires, de même genre et de même force. Le rapport 1 : 1,37 indique que l’appareil moteur l’em-
- ,ine5
- porte de beaucoup sur les mac ordinaires à balancier. fap'
- Si nous récapitulons nos cio? ports , nous avons :
- 1° 60 chevaux . . i : 0.775
- 2° 220 id . . . :: i : î.ioo
- 3° 400 id . . . :: i : 1.280
- 4° 450 id . . i : 0.860
- 5° 450 id . . i ; 1.370
- Moyenne. . .
- Ainsi on peut admetttre que le poids total des appareils est le même que celui de deux machines fixes à ba-
- . . . . :: 1 : 1.O8
- lancier. On a pour les chaudièreS P rapport aux poids totaux :
- 1° 60 chevaux . . . 19318 43736 :: 1 2.27
- 2° 220 id. . . . 60463 180927 :: i 3.00
- 3° 400 id. . . . 91500 3t50oo :: i 3.44
- 4° 450 id. . . . 101750 305250 ” 1 3 00
- 5° 450 id. . . . 128086 485684 :: 1 3.80
- Moyenne . . .... :: i 3.10
- Ainsi le poids des chaudières est environ le 1/3 du poids total. Si on retranche ce poids de celui de l’appareil moteur, on trouve pour poids des
- fonte , fer forgé, cuivre , par raPÇji' aux poids totaux des machines 0 )e naires de même force et accouplé ’ coefficient :
- 0.675 x 1.08 = 0.73,
- 1
- en remarquant que 1-------yy = 0.675.
- De cette manière, que l’on emploie des chaudières à fonds plats, à circulation dans de grands carneaux intérieurs, ou des chaudières tubulaires, cela ne change rien aux poids des machines que nous allons donner.
- Quant aux quantités relatives des métaux entrant dans les machines , nous avons les renseignements suivants :
- 1* Pour l'appareil de 220 chevaux.
- Fonte.............95-737.00
- Fer forgé......... 45060.00
- Cuivre............. 9312.00
- c’est à-dire :
- Fonte. . . 10.15 .. . 2.1 Fer. . . , 4.84 ... 1.0 Cuivre,. * 1,00
- I 2° Pour l'appareil de 450 cheval'
- Fonte. . 228920.00
- Fer. . . 111119.00
- Cuivre. . 17479.00
- c’est-à-dire :
- Fonte. . . 13.00 . . 2.07
- Fer. . . 6.38 . . î.oo
- Cuivre.. 1.00
- i V-iUlYlC. • • l.VU rt
- rtS
- ! Dans les deux cas , si les rapp°r ,e I* | cuivre diffèrent un peu, ceux ?ent j fonte et du fer entre eux ne dii'0^ . pour ainsi dire pas; c’est le plos jV-re ' portant, car les quantités de c-va[)t i employé varient beaucoup , sU I la fantaisie des constructeurs.
- A notre avis, les rapports :
- Fonte................ 1^
- Fer forgé............ 6
- Cuivre. ........ 1
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-
-
- — 371 —
- (ont i
- •es es Plos convenables, et nous yStons.
- c0reCS chaudières tubulaires étant en-fet)s •n°Uve'*es » nous n’avons pas de ^e,?nements exacts sur leurs poids. ver ans CeUe alternative , nous obser-l®Rè S ^Ue’ d une part, elles sont plus p0(Jrres que les chaudières à vapeur Pan niac'î‘nes fixes . et que , d’autre •ecii’ ebes. coûtent plus cher de con-lleil0tl\Si nous admettons que ces totK circonstances se compensent, durons une donnée suffisamment
- exacte pour déterminer plus loin le prix de vente.
- Connaissant le coefficient du poids total de l’appareil moteur par rapport au poids total de deux machines fixes, de forces réunies égales, à balancier eide même genre, ainsi que les rapports entre les poids de la fonte , du fer et du cuivre , nous en déduisons, pour poids de ces trois métaux , dans un appareil moteur, par rapport au poids total P d’une seule des deux machines fixes de même genre :
- 1° Poids total en fonte, fer et cuivre
- de l’appareil moteur. ... 2 X 0.73 P = 1.46 P
- 12
- 2° Poids de la fonte...........— X 1.46 P = 0.92 P
- 3* Poids du fer forgé..........X 1-46 P = 0.46 P
- 4° Poids du cuivre.............—— X 1*46 P = 0.08 P
- jj,P?r rapport à celui (d’une machine I densation, en remplaçantPpar 1.18 P' : a balancier , sans détente ni con- |
- Fonte................1.18 X 0.92 F = 1.090 F
- Fer................. 1.18 X 0 46 F = 0.545 F
- Cuivre.............. 1.18 X 0.08 F = 0.090 F
- Total............................. 1.725 F
- chaudières sont en tôle de fer, I on a, d’après ce que nous avons dit ^es planes et circulation intérieure, | plus haut :
- Tôle = 0.325 x 1.08 X 1.18 X 2 P' = 0.83 P'
- Total . .........(1.725 + Q.83) F =. 2.555 F
- Co,»Hne vérification, si on remplace P' par —, p étant le poids des deux Chines fixes réunies, il vient :
- Î.555 -jSj- = 1.08 p. à la page précédente.
- ^°üs formons ainsi le tableau suivant :
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-
-
- 372
- en ^
- TABLEAU des poids des appareils moteurs pour bâtiments à vapeur, ^
- machines à balanciers en dessous, détente aux trois quarts et condens chaudières à faces planes et circulation intérieure.
- FORCES TOTALES en chevaux des appareils moteurs. POIDS EN KILOGRAMMES DES
- Fonte. Fer forgé. Tôle de fer. Cuivre.
- 32 ... . 14300.00 7150.00 10850 1192.00
- 40 ... . 17600.00 8800.00 14350 1465.00
- 50 ... . 22000.00 11000.00 16750 1835.00
- 60 ... . 25700.00 12850.00 20500 2145.00
- 70 ... . 29500.00 14750.00 22500 2455.00
- 80 ... . 33350.00 16675 00 25350 2770.00
- 100 ... . 40900.00 20450.00 31000 3400.00
- 120 ... . 48500.00 24250.00 „ 36700 4050.00
- 150 ... . 59700.00 29850.00 45400 4960.00
- 200 ... . 78200.00 39100.00 59200 6520.00
- 250 ... . 96200.00 48100.00 73200 8000.00
- 300 ... . 113000.00 56500.00 86000 9420.00
- 350 ... . 130000.00 65000.00 98500 10850.00
- 400 ... . 146000.00 73000.00 111000 12150.00
- 500 ... . 178500.00 89250.00 136000 14900.00
- 000 ... . 211000.00 105500.00 160000 17500.00
- 700 ... . 242500.00 121250.00 184000 20200.00
- 800 ... . 271500.00 135750.00 206000 22600.00
- 900 .... 300000.00 150000.00 228000 25000.00
- 1000 .... 326000.00 163000.00 248000 27150.00
- P01DS
- TOTAc3£*
- kl'-
- 334®*
- 4-1200
- 515°°
- 6905®
- 7800®
- 11350®
- 22600®
- 265®®®
- 3050®®
- 3i23°®
- 4950®® 5695°® 6390®® 70 iOO® 76400®
- ARTICLE IL Prix de vente.
- Les valeurs des métaux pour appareils moteurs sont, à notre avis, sensiblement les mômesque pour machines fixes dont les forces sont moitié de celles des appareils complets, ou égales
- pT
- à celles des moitiés d’appareils- jl près ce, nous établissons a,nS* g de suit les valeurs de 1 kilogran) chacun des métaux pour les di»e forces envisagées.
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-
-
- 373 —
- des valeurs de un kilogramme de fonte, fer forgé, tôle et cuivre, pour bÿ re^s moteurs à détente aux trois quarts et condensation, système à deux , atlciers en dessous, chaudières à faces planes et circulation intérieure.
- P°ftCES EN CHEVAUX des aPPareils moteurs. VALEUR D’UN • I ulogramm E DE
- Fonte- Fer forgé. Tôle. Cuivre.
- fr. fr. fr. fr.
- 32 0.78 Û.90 1.20 5.90
- 40 0.76 4.80 1.19 5.80
- 50 0.74 4.70 1.18 5.70
- 60 0.72 4.60 1.17 5.60
- 70 0.70 4.50 1.16 5.50
- 80 0.68 4.40 1.15 5.40
- 100 0.66 4.30 1.14 5.0
- 120 0.64 4.20 1.13 5.20
- 150 0.62 4.10 1.12 5.10
- 200 0.60 4.00 1.11 .0 0
- 250 0.58 3.90 1.10 4.90
- 300 0.56 3.80 1.09 4.80
- 350 0.54 3.70 1.08 4.70
- 400 0.52 3.60 1.07 4.60
- 500 0.50 3.50 1.06 4.50
- 600 0.48 3.40 1.05 4.40
- 700 0.46 3.30 1.04 4.30
- 800 0.44 3.20 1.03 4.20
- 900 0.42 3.10 1.02 4.10
- 1000 0.40 3.00 1.00 4.00
- frais divers comprenant les four-L?res, le graissage des pièces , l’em-le a8e, le transport et la pose sont dénies que ceux pour deux machines
- fixes dont les forces sont égales à celle d’un demi-appareil. On déduit de ces données le tableau suivant :
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-
-
- — 374
- TABLEAU des valeurs des appareils moteurs pour bâtiments à vapeur ail mer, en deux machines et à roues, à détente aux trois quarts et conden “ système à deux balanciers en dessous, chaudières à faces planes et être intérieure, roues, soutes à charbon et pièce de rechange comprises.
- FORCES 1 des appareils en chevaux. I VALEURS DES MÉTAUX CONTENUS. Frais divers. | 02 s d? ü 0 1 0 tfl ^
- Fonte. Fer forgé. Télé. Cuivre.
- fr. fr. fr. rr. fr. fr.
- 32 11150.00 35000.00 13100.00 7000.00 5900.00 72000*°
- 40 13350.00 42250.00 17100.00 8500.00 6850.00 88000-°°
- 50 16250.00 51700,00 19790 00 10430.00 7920.00 10600®-°°
- 00 18500.00 59000.00 24000.00 12000.00 8750 00 12200®'°**
- 70 20650.00 66400 00 26100.00 13500.00 9350.00 136000 0°
- 80 22650.00 73500.00 29100.00 15000.00 *10000.00 150000'°°
- 100 27000.00 88000.00 35300.00 18000.00 11900.00 i8ooo®-°°
- 120 31000.00 102000.00 41500.00 21000.00 13900.00 20900°'°°
- 150 37000.00 122000.00 50800.00 25300.00 ï 6850.00 262000-°°
- 200 47000.00 156200.00 66000.00 32650.00 '21800.00 323000'°°
- 250 56000.00 188000.00 80900.00 39200.00 *26500.00 390000 0°
- 300 63200.00 215000.00 93800.00 45400.00 30700.00 448000-°°
- 350 70000.00 210000.00 106400.00 51250.00 *35200.00 50300»-°°
- 400 76000.00 262500 00 118900.00 56000.00 38600.00 552000-°°
- 500 89500.00 314000.00 144100.00 67000.00 46500.00 66100®°°
- 600 102000.00 359000.00 168000.00 77000.00 54100.00 O O O O
- 700 111500.00 400000.00 191000.00 87000.00 61100. 00 1 00 Cji O O O
- 800 120000.00 434000.00 212500.00 95000.00 680*00.00 929000-°°
- 900 126000.00 465000.00 234000.00 102500.00 73800.00 1000000-°°
- 1000 130500.00 490000.00 248000.00 108400.00 7Ô50Ô.00 1056000-°°
- Remarque. Les appareils moteurs de 450 chevaux commandés par le gouvernement aux ateliers français ont été payés 810,000 francs. D’a*près notre tableau , ces appareils ne vaudraient ue 600,000 fr. Il ne faut pas conclure e là qu’ils ont été payés trop cher, par la raison que , quand on les a commandés , aucun atelier n’était monté pour en construire. Il fallait donc , pour amener les constructeurs fran-
- çais aux dépenses d’outils nécess*'uf à la confection de ces appareils, 1 faire quelques concessions. Cel>e.e; 210,000 francs est peut-être exafP eu mais à l'époque où la commande *\ a lieu , acheteurs et vendeurs ignora la valeur exacte des appareils. a* Aujourd’hui, nous ne doutons 1^5 lementde l’acceptation des prixel?0pt ci-dessus par les constructeurs fait les appareils de 450 chevaux*
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- Option d’un nouveau système de de fer atmosphérique.
- ^ar M. S. Zambaux-Dambly.
- ^em n°Uveau mode ou système de al|°n ln^e fer atmosphérique dont nous sur |9 donner la description, repose Ou P| ®lrnple pression de l’atmosphère,
- <1 !!surunefractio" p'us ou m°'r,s
- le Sy ®,oe celle pression. Ce sera donc dit, terOe atmosphérique proprement
- tioîfaif. avant d’aborder cette descrip-spu’. ,s°ns un mot du système atmo-’t'Udu U.e *r*andaisde MM. Clegget Sa-afij, \ » établi de Kingston à Dalkey, d’iuj e faire connaître son état actuel pféciPerfecti°n et ,!e Caire mieux ap-que er 'es éminents avantages de celui n °Us allons décrire. chjn 118 'e système irlandais, une raa-Sîfiçp ?. Vapeur d’une très-grande puis-pojj,6 *à 150 chevaux), armée d'une Unepe Pneumatique, fait le vide dans c0 Action du tube de propulsion, «ntô-ISe entre cette machine et la face Opp f’eure du piston voyageur. La face Caîj^e du piston étant en communi-lç avec la pression atmosphérique , la tja8°n locomoteur, lié au piston par *0* de connexion , est aussi mis en *'on Ven^ent Par la différence de pres-pi ” ^ui s’exerce sur les deux faces du d’ ?n voyageur, et toutes choses égales pi »leurs ^ ce mouvement est d’autant Met raP’de que le vide est plus com-0,ol- Mais aussitôt que le wagon loco-Pe||eu.r a dépassé la machine qui l’ap-lu’d * ePe» si je Puis ainsi parler, et dç I es* entré dans la sphère d’action aVoia suivante, cette machine, après »Ut r travaillé utilement S à 10 mi-est condamnée à l’inaction jus-ç’ au, retour d’un nouveau convoi, 5Uiv ^dire pendant un temps qui varie Ur,eanf l'importance du trafic, entre •j,et deux heures.
- tret°U!ef°is’ i* ne faul Pas m0'ns , en‘ ui':nir prête à fonctionner, et brûler dçr 1,®n pure perte une quantité consi-ahle qe combustible, est , ,n’est Pas lout encore > 'e système fix * ePendant des gares ou machines IU s ’ a tel point qu’un des organes de tor e-i^ e"es venant à se déranger, l’apte !*• nÇ Peut plus fonctionner qu’il i’an 0lt r.^Paré « eu sorte que le jeu de sâllPareil atmosphérique irlandais est Pan Cess? exPosè à être interrompu a e moindre dérangement dans l’une ese« parties.
- Le conducteur du wagon locomoteur est lui-mème dépendant des gares ou des machines fixes, il ne peut accélérer le convoi, son influence se borne à le modérer ou à l’arrêter en faisant usage des freins.
- Les machines doivent avoir, comme nous l’avons dit plus haut, une puissance considérable, ruineuse pour une compagnie; parce que, dune part, la rentrée d’air par la soupape longitudinale absorbe la moitié ou peut-être plus encore de cette puissance, et qùe, de l'autre , ces machines agissent alternativement pour faire mouvoir les trains.
- Tous ces graves inconvénients ont jusqu’alors rendu le système atmosphérique inapplicable aux grandes lignes de chemin de fer, fort difficilement aux petites, et seulement dans Je centre des grandes populations.
- Telles sont les causes qui jusqu’à présent ont porté bien des ingénieurs à le repousser, et si d’autres mieux inspirés n’ont pas cru devoir entrer dans cette voie d’exclusion à l’égard de ce système , c’est qu’ils ont pensé qu’il n’était pas juste de le comparer aux systèmes à locomotives à vapeur, qui a déjà plus de vingt ans d’existence , alors que le système atmosphérique vient à peine de naître parmi nous; que tout au contraire on pouvait pour celui-ci attendre de ce laps de temps les mêmes perfectionnements qui ont été apportés au système à vapeur.
- Nous allons démontrer j’espère , que ces ingénieurs ont agi sagement; car aucun des inconvénients que nous venons de signaler n’existe dajns notre nouveau mode de propulsion.
- Description. Que l’on conçoive, placé à côté de la voie et dans toute son élen • due, un tube fermé de 1 û à 1b centimètres de diamètre , que nous nomme rons tube récipient d’air, et communiquant de kilomètre en kilomètre plus ou moins, avec le tube de propulsion qui, dans notre système, comme dans le système Samuda, existe également dans toute l’étendue de la voie ; que les communications soient fermées par une vanne ou par une soupape , qui sera fermée et ouverte en temps utile ; que le tube de propulsion soit lui-même fermé un peu au delà de chacune de ces communications, comme il l’est en face de chacune des grandes machines du système actuel pour faite passer le convoi de la sphère d’action de l’une dans celle de la suivante ; qu'au lieu de mettre les machines fixes en communication avec le tube de pro-
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- pulsion, on les fasse communiquer avec le tube récipient d’air.
- Tout étant ainsi disposé, si nous mettons en activité les machines fixes, le vide sera bientôt fait dans le tube récipient d’air à un degré convenable , c’est-à-dire aux 3/4, ou, ce qui vaudra mieux encore , aux 4/5.
- Supposons maintenant un convoi au moment de son départ. Si l’on ouvre la première vanne ou soupape placée à un kilomètre en avant du convoi, l'air contenu dans l’espace compris entre la première fermeture du tube de propulsion et la face antérieure du piston voyageur va se précipiter dans le tube récipient d’air, où existe le vide que nous venons d’y faire , à l’aide de l’action simultanée de nos machines fixes , et le convoi se mettra immédiatement en marche et prendra une vitesse d’autant plus grande que le vide sera plus complet dans le tube récipient d’air.
- Un instant avant l’arrivée du convoi, en face de la première communication, celle ci étant déjà fermée, la petite quantité d’airqui se trouveraalors entre la face antérieure du piston voyageur et la fermeture du tube de propulsion, se trouvant comprimée de plus en plus, ouvrira cette fermeture , sans qu’il soit utile d’employer d’autre mécanisme que cet agent intermédiaire.
- Arrivé dans la deuxième section du tube de propulsion, le piston voyageur y trouvera le vide fait de la même manière que nous venons de le dire pour la première section , y marchera avec la même vitesse, ainsi que dans les sections suivantes.
- Pendant ce jeu de l’appareil atmosphérique, les machines fixes , placées arbitrairement sur toute la ligne du .chemin , et non systématiquement de 5 en 5 kilomètres comme dans le système Samuda , travailleront incessamment à extraire l’air atmosphérique que les ouvertures successives de vannes ou soupapes y projetteront. Par cette disposition , la tension ou la raréfaction de l’air dans le tube récipient restant à peu près la même, les machines fixes qui auront à soulever constamment un poids égal, fonctionneront toujours régulièrement, et le travail mécanique qu’elles auront à faire sera sans cesse en harmonie avec leur puissance.
- On pourrait faire ouvrir et fermer les palettes des vannes, qui existent à toutes les communications par les cantonniers de la voie , et cela au moyen du télégraphe électrique avertisseur. Mais nous pensons que cette opération
- importante sera plus convenabl faite de la manière suivante. ^ A chacune des extrémités de ret lettes qui seront destinées à ou 5j fermer les vannes ou des gliss»er -e( ce sont des soupapes que l’on en 'fief* nous ferons communiquer un h* ro-qui, régnant le long du tube d r .()l pulsion, viendrait aboutir,l’un aU^er-de départ du convoi, lequel s®riLrjjie miné par un petit levier, ayant la u„e d’un levier de sonnette P°rtaI1 aI)rie touche ; l’autre, placé près de la ^ )j un peu en avant, sera dispose n même manière pour la fermer Pa „t renvoi de mouvement, et cela ^ qu’elle ne soit dépassée par le P‘ a„t voyageur. Le wagon locomoteur armé d’une tringle placée presque rallèlement à son axe, mais relev ^ peu , de manière à former un p'a. |e$ gèrement incliné, ouvrira a'n.s^n5 palettes des vannes en s'appuyait son passage sur les touches des P leviers. ,jrec-
- La tringle sera mobile dans la °l^r} tion de la ligne verticale; elle P0„ot)-se lever et se baisser, afin que Ie " e, ducteur du wagon locomoteur p_ul ^5 quand il le voudra, passer Pre^ref vannes sans les ouvrir, pour mofl^e la vitesse des convois, sans faire des freins, ce qui sera encore une nomie de traction. .
- La soupape qui doit nous servir P ^ ce nouveau mode de propulsion ’ je aussi de notre invention, et n’a commun avec celle qui a été app*1^ à Dalkey, ou avec celle proposée M. Hallette. Elle est formée P^jf, réunion de trois lanières de fort cousues ensemble. Vue sur sa scC!j0n transversale, elle représente lasec par son axe d’un cône tronqué J versé. Elle entre en coin dans la ja. longitudinale du tube propulseur, a r quelle on donne la même forme. *f3jt l’empêcher de s’allonger, ce qui see(). un grave inconvénient, on placera, ^ Ire les lanières de cuir et en dedan coutures, des fils de fer qui la dront tout à fait inextensible. -jé' Cette soupape, qui simplifie con ue rablement le système atmosphère sous le rapport de la manoeuvr l’appareil , aussi bien que sous Ie ‘^e port de la dépense, puisqu’il suPPg0ü' les attaches si dispendieuses de la ^5 pape longitudinale, dans les sys1 ajt proposés jusqu’à ce jour, nous P^t très-propre à remplir le but qu p, atteindre, et qui consiste à rendre e de che, autant que possible, le tu® p propulsion. Elle s’ouvre sans eflor
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- c°nnéxi 9 ou a travers la tige de cecC)e i et en y décrivant un arc de cordç ->°nl; ^ente du tube sera la d’un
- j Co .sorte que i dans le passage 'èe (|pnJ0i > elle sera à peine soule-le mû- deux à trois centimètres dans U»itjs e>Ji et d’un seul à ses extré-
- sy^ Cotlǰit sans peine que , dans le le mjTe nous venons de décrire , pour ^ r®cipient d’air pourra servir Seme, .eux voies ainsi que pour une en -‘suffira pour cela de le mettre Pn]Sj Q^unication avec le tube de pro-Hièuj n ‘a seconde voie , dans les dire c°nditions que nous venons de y0ja.ns l’hypothèse d’une seule, du n Cl donc en résumé les avantages Parés ^Veau mode de propulsion com-jo ja Ceux du système irlandais.
- moteurs pourront fonctionner le sey i sans interruption, pendant lues V*^e î°urnalier» au heu de quelle ?1J)utes seulement durant le pas-convoi.
- ~n moteur de la force de 10 che-(W ira Un travail utde , semblable à d°it m ^ a chevaux , que l’on le s Placer de 5 en 5 kilomètres dans c°mrfterïle ic^udais. Résultat facile à iju Pendre, puisqu’il est la consé-de<i iCe forcée de l’action simultanée Jeteurs.
- l’aDn Le fonctionnement régulier de r4ns Fe*l ne dépendra plus du dé-
- ca,1jJ''“*ent d’un des organes de ses me-PoürS; un ou plusieurs d’entre eux Sarv.r°ut entrer en réparation sans qu’il Vienne pour cela la moindre pertur-dans le service. Autre consé-iacljCe très - importante résultant de 4 simultanée des moteurs. Prérentrée de l’air dans le tube de 5/1q Ision sera forcément réduite des Urig . Pmsqu’au lieu de s’exercer sur dinaiele,1due de la soupape longitu-Poh e de 10 kilomètres (1), elle ne «ncra Plus s’opérer que sur un seul ; ]’0nn e^e sera réduite des 19/20, si pj Veut diviser le tube de propulsion (le section de 500 mètres au lieu p0(1 ’OOOque nous avons supposé qu’on ij0ra leur donner.
- gîr Le système sera indépendant des s °u des machines fixes, et le con-
- Kièifes sections du tube ne sont que de 5 ki-
- Ve(i es;niais quand le piston voyageur ar-
- irç i s l’une des sections, on commence » U’il vide dans la section suivante, alin Ure . établi quand le piston voyageur y > kü-en sorte que c’est bien réellement sur ar | on,etres que s’exerce la rentrée de l’air ioshA.®°uPaPe longitudinale du système at-uerique irlandais.
- ducteur du wagon locomoteur devient indépendant lui-mème , et pourra mettre le convoi en mouvement, le modérer on l’arrêter quand il le voudra , sans qu’il soit obligé d’avoir recours à l’emploi des freins ou du télégraphe électrique.
- 6° Enfin les moteurs naturels, qui ne sont pas applicables ou le sont difficilement dans le système irlandais , le deviennent bien facilement dans le nôtre, quelle que soit d’ailleurs leur puissance, et au moyen de tubes de raccordement , on pourra les aller chercher à une grande distance des lieux où passera la voie de fer (1).'
- Mastic de Stevenson pour chaudières à vapeur.
- On trouve aujourd’hui dans le commerce une poudre jaunâtre, connue sous le nom de mastic de Stevenson , qui, mélangée à de l’huile de lin , ou, mieux, à du vernis d’huile de lin, et transformée ainsi en un magma épais , forme un excellent mastic pour boucher les fissures ou les fuites qui se forment ou se déclarent très-fréquemment dans les chaudières des machines à vapeur, qui ont besoin d’être tenues cependant parfaitement étanches.^
- Or, d’après une analyse qu’en a faite M. Varrentrapp, il résulterait que ce mastic consiste en poids en 2 parties de litharge finement pulvérisée, 1 partie de sable et 1 partie de chaux en poudre. Le sable employé est celui de rivière pulvérisé très-finement, qu’on peut obtenir aussi fin que l’on veut au moyen du tamis ou de la lexiviation. La chaux en poudre est celle qu’on laisse se déliter à l’air, ou mieux qu’on délite par une aspersion d’eau, et qu’on laisse pendant quelques jours en couches minces exposée à l’air.
- Le mélange des trois substances , opéré aussi également que possible et dans le rapport précédemmentindiqué,
- (1) Dans le mémoire présenté par l’auteur à l’Académie des sciences, dans la séance du 28 septembre dernier, on trouve un devis comparatif des frais du système des chemins de fer par locomotives, du système atmosphérique irlandais, et du système nouveau appelé système français. 11 résulte de ce devis, que ce dernier système procurerait une économie considérable sur les frais d’établissement, ainsi que sur ceux annuels d’exploitation ou de traction. Nous ne donnons pas ces calculs, et il nous suffira de les avoir indiqués aux personnes que ce sujet intéresse.
- F. M.
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- se conserve pendant très - longtemps après qu’il est sec sans éprouver de détérioration; mais aussitôt qu’on y incor-
- pore l’huile de lin, il faut en ^ usage, attendu qu’il durcirait et pourrait plus s’étendre et adhérer*
- BIBLIOGRAPHIE.
- Nouveau Traité complet de la filature mécanique du lin et du chanvre.
- Par M. Ch. Coqüelin, avec 37 planches gravées en taille-douce, sur les dessins fournis par M. P. Decoster, mécanicien-constructeur. 1 vol.in*8° avec atlas petit in-fol. de 37planches. Prix : 36 fr., à la librairie encyclopédique de Roret, rue Haute-Feuille ,
- 10 bis.
- 11 n’y a peut être pas de question plus digne d’intérêt dans le moment actuel pour les hommes d’État, les législateurs , les économistes , les agriculteurs et la grande industrieque celle de la filature mécanique de deux produits indigènes, le lin et le chanvre, que des efforts persévérants et généreux tendent à substituer chez nous à la filature d’une substance exotique que des facilités plus grandes dans le travail avaient impatronisée chez la plupart des peuples de l’Europe. Nous n’avons pas la prétention de présenter ici un tableau même sommaire de l’histoire de cette filature dans laquelle la France jouerait, comme on sait, un assez beau rôle , ni de rappeler comment une invention née dans son sein non-seulement lui a été ravie, mais même a pu lui être interdite dans sa jouissance par l’empire des circonstances, et nous aimerions mieux reposer nos yeux sur le tableau bien plus satisfaisant que l’industrie de la filature du lin et du chanvre présente maintenant chez nous, et sur l'espoir qui nous paraît parfaitement fondé de voir cette industrie prendre prochainement un immense développement par le concours zéié de toutes nos forces et de nos ressources agricoles, financières et industrielles; mais les limites étroitesoù nous sommes renfermés nous interdisent toute espèce de développement de ce genre.
- Quoiqu’il en soit de l’avenir de cette filature , on n’avait point encore présenté chez nous un tableau complet des moyens mécaniques qui ont été si heureusement inventés pour la porter à l’état de perfection où nous la trouvons aujourd’hui. Mais parmi les personnes versées dans la connaissance de cette industrie, il en était quelques-unes qui nous paraissaient éminemment propres à tracer ce tableau, et à lui donner la
- fidélité et Inexactitude nécess l’une d’elles était M. Ch- ^‘0^üe(.ûn-qui possède , comme on sait, ui|e ^ naissance approfondie de l’histoir ^
- l’état actuel et des ressources de » tare, et auquel on doit déjà ^ genre diverses publications estim3^
- et les autres, MM. Decoster, con.n0?jo[t' néraleinent par les heureux Pe.r‘eCjj(iJ nements qu’ils ont introduits ^ toutes les parties du système de la af ture du lin et du chanvre, ainsi qu0|jC5 les belles machines de ce système so des ateliers de l’un d’eux , et qul r^, plent aujourd’hui la plupart de no* ^ blissements de filature, et $
- d’établissements étrangers. C’est0 r, une circonstance heureuse que des V sonnes aussi compétentes en cette
- tière aient bien voulu réunir leurs e* ^ pour nous offrir le Nouveau complet de la filature mécani lin et du chanvre que nous anno°- ^ aujourd’hui, et une garantie 00 u$ bonne exécution de cet ouvrage5^ tous les rapports. En effet, il de parcourir le traité pour voir 4 £t embrasse la description comp!èle pratiqùe de toutes les opération8 précèdent ou accompagnent la fi>a ^ du lin et du chanvre , et de jeter ^ coup d’œil sur le bel atlas de lren0tf sept planches qui l’accompagne, P£j se convaincre que toutes les mad1'. y qui fonctionnent dans cette industd sont représentées sur une échelle el^e due, avec cette fidélité et cet enseto °£5 dans les détails , cette rigueur dans . proportions relatives , cette clarté ^ les agencements, et ce mouvefl1 : pour ainsi dire de toutes les pièces M ^ semblent fonctionner sous vos ye°ajt qu’un constructeur consommé po*v seul imprimer à desdessins de mach1 qui sortent journellement de ses ma"£t et sont l’objet constant de ses ètude de ses travaux. < , ejlt
- Le plan de ce Nouveau Trait6 bien simple , et semblait d’ailleurs mandé par la matière même ; il eS ,jCe visé en deux parties et un appefl dont nous allons dire quelques mm5^ La première partie de l’ouvrage uj consacrée à la description et au ca ^ des machines. On y trouve d’abord ^ exposé sommaire qui fait con0llj(j« d’avance la place que chaque ]®aCD
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- W* ?on rapport avec l’ensemble ; laip ’ aPrès quelques notions élèmen-I3 (j Sl.lr Jes mouvements , se trouve pej~ Cril>l'on l^es machines , telles que et j8 •es\machinesà préparer, à chaînes et jj,15:? préparer lesétoupes, à filer, ParijaC^'nes diverses. Cette première Jrjj e est loin d’ètre une description Cont • ces machines ; elle est, au Vatioî.re ’ rempl|e d’une foule d’obser-d’av .uliles auxquelles il importe Cr égard, et qui servent à faire le c^.x comprendre la marche , le jeu , c^nes et ^es ressources de ces ma-
- 4ans la seconde partie, M. Coquelin dat) Pas à pas le travail de la filature Su toutes ses phases , en s’arrêtant pj. essivement sur tous les points ca-hitto ’ *e Pe'onage, la formation du gr n sur la table à étaler et sur la par.Secarde, la régularisation du ruban le r-^s étirages, le calcul des numéros, ta^i^,ement des bancs à broches et des tuér e.rs a fder , le dèvidage et le nu-crü °.ta8e du fil, etc. Enfin l’auteur a «e if v?'r Y joindre, pour compléter flair aVa‘l » quelques notions prélimi-Peres SUr le tissage.
- ]a p.s°une n’ignore plus aujourd’hui que rec alVre du lin et du chanvre vient de &lem°*r très-heureux perfectionne-b e,ls » qui sont dus à M. Ch. Decoster. de J? filateurs habiles, MM. Chérot, la D .les, en ont fait connaître toute Hj0j0rtée et l’importance dans un mè-m re adressé à M. le ministre du com-ejjj Ce » que nous avons reproduit avec VoCessement à la page 32 du présent ifjj de notre recueil. Or il était du pSs*fi'e» dans un traité sur la filature tai|sl,i ’ de ne pas entrer dans des dé- l c0üvSU^samment étendus sur une dé-per erle d’un aussi grand intérêt, et b0r ?”ne mieux que l’auteur, en colla-te(1all°n de l’inventeur et du construc-sejn’aurait pu nous offrir des ren-çgnenjents aussi exacts sur ce sujet cis 0re nouveau pour nous. C’est pré-à p^ent dans ce but qu’il a été ajouté SomUvrage un appendice dans lequel tt)e exposés et expliqués les changées ls apportés tout récemment dans la bav •Uc^on fies machines et dans le e a" des filatures, changements déjà enLer,fîle"lés, mais qui ne sont pas aiic re introduits définitivement dans J111 établissement existant. p0ü ü|\s croyons ne pouvoir mieux taire, du t ,iner une juste idée du mérite de„ ravail de M. Coquelin et des beaux lns de M. Decoster, qu’en terrni-inc* Celle notice bibliographique, très-^Plète sans doute , par un extrait
- emprunté à cet appendice, où l’on trouvera une appréciation raisonnée et impartiale de l une des améliorations les plus nouvelles dont nous venons de parler, c’est-à-dire du métier à barrettes du système de M. Decoster.
- « La plus importante de ces améliorations, dit M. Coquelin , est l’établissement d’un nouveau métier à filer, que nous devons à M Ch Decoster, et qui se construit aujourd’hui dans les ateliers de M. Decoster aîné. Ce métier, que nous appelons métier à barrettes ou à peignes , remplit la grande lacune que nous avons signalée à plusieurs reprises dans le travail actuel. Il fait cesser une des inconséquences les plus flagrantes du système en vigueur; inconséquence qui consiste à supprimer, dans la dernière et la plus importante opération du filage mécanique, les barrettes porte - peignes, dont l’utilité est si bien reconnue dans les opérations précédentes, et qui sont pour ainsi dire l’àme de la filature du lin. Il met celte dernière partie du travail en concordance avec les autres, de manière qu’elle en conserve ou perfectionne les résultats au lieu de les gâter; il empêche que la filature mécanique du lin et du chanvre, qui commence en véritable filature de lin et de chanvre , ne se termine en filature de coton, au grand détriment de la matière ; il rend enfin la suite des opérations qui constituent cette filature , logique , rationnelle et parfaitement concordante jusqu’au bout.
- » Mais cette amélioration, bien qu’elle soit sans contredit la plus importante, n’est pas la seule qui ait été introduite i dans ces derniers temps. Elle a été accompagnée ou suivie de plusieurs autres ; notamment, l’allongement des barrettes sur toutes les machines , ou , ce qui revient an même, l’élargissement des tètes , qui permet d’établir sur chacune de ces têtes un plus grand nombre de passages, et l’installation des paralléliseurs, au moyen desquels on peuf commodément réunir en un seul tous les rubans formés sur une tète d étirage, en quelque nombre qu’ils soient.
- » L’ensemble de ces améliorations, avec les conséquences qui en résultent dans la pratique, constitue pour ainsi dire un système de filature nouveau ; système qui conserve à bien des égards les principes de l’ancien, mais en les étendant et les perfectionnant. Quoique le métier à barrettes , en suivant l’ordre des opérations, ne vienne qu’à la fin, comme il forme la partie capi-
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- taie de ce nouveau système, c’est par là que nous commencerons.
- MÉTJER A RARR ETTE s. ( Système Ch. Decoster.) « Si on a lu avec quelque attention ce que nous avons dit précédemment , d’abord au chapitre premier, exposé sommaire; puis au chapitre trois, des machines, paragraphe des métiers; et, enfin , dans la seconde partie, au chapitre six, des bancs à broches et des métiers, on a déjà compris le caractère de cette nouvelle machine et la place qu’elle vient occuper dans le système général. Rappelons en peu de mots les principales vérités que nous avons émises sur ce sujet.
- «Pour travailler convenablement un filament long, tel que celui du lin ou du chanvre, on ne peut pas, comme dans la filature du coton, où on opère sur un brin très-court, placer face à face l’un de l’autre, et sans aucun intermédiaire, les deux appareils de cylindres, fournisseur et étireur. Il faut, en effet, pour que l’opération de l’étirage se fasse, que l’intervalle laissé entre ces deux appareils soit au moins égal, et même un peu supérieur à la longueur du filament. Cet intervalle doit donc être, pour le lin et pour le chanvre, incomparablement plus grand que le coton. Or, il est impossible que, dans un intervalle si grand, les filaments se maintiennent dans leur parallélisme, et qu’ils se séparent avec ordre les uns des autres, s’ils ne sont pas convenablement guidés et soutenus. De là la nécessité des barrettes porte-peignes , qui remplissent cet intervalle, qui vont régulièrement d’un appareil à l’autre en suivant la marche des filaments, et dont les aiguilles empêchent ces filaments de dévier.
- » La nécessité de ces barrettes porte-peignes est tellement évidente dans la filature mécanique du lin et du chanvre, qu’on ne comprend guère qu’elle soit possible sans cet utile intermédiaire. Aussi l’emploi de ces barrettes en est-il pour ainsi dire le principe fondamental. C’est l’invention des barrettes porte-peignes qui est le véritable point de départ de la filature mécanique, dans son application particulière au lin et au chanvre ; c’est encore là ce qui la caractérise et la distingue, et en tout temps c’est sur la mise en œuvre de ce beau principe que se sont exercés la plupart des inventeurs.
- « Cependant, par une inconséquence qu’il est peut-être difficile d’expliquer, l’application de ce principe n’a été faite
- hjne$
- jusqu’à présent que sur les ntac» , préparatoires; elle a été °m,*.e t„re, la dernière opération de la h,a r(r c’est-à-dire sur le métier à filer < prement dit. ^é-
- » Il est résulté de là que sur le jse$ tier à filer on est demeuré aux P1 |f5 avec toutes les difficultés et t° * . embarras qu’on avait évités sur le chines précédentes ; que la fij?tur0pé' lin a perdu, dans cette dernière F ration , le caractère qui lui est Pry 0p et que le résultat du travail s’en est sidérablement ressenti.
- » Pour corriger autant que poS ^ les imperfections qui étaient ^a.c0:0(1) quence naturelle de cette omiss e on a eu recours à un expédient Lt l’on pourrait appeler héroïque. On f, avisé de rapprocher les cylindres 9 nisseur et étireur, à peu près aurait pu le faire pour le coton. C e jr. en effet, le seul moyen d’éviter *eS ^ régularités d’étirage que l’absence barrettes porte-peignes devait ne ^ sairement causer. Mais la longueur’ dinaire des filaments du lin et du cha*1 ne permettant pas que ce rappf0^ ment eût lieu tant que ces filam ^ seraient conservés dans leur état na rel, il a fallu se résoudre à les bfje5 ou à les décomposer, de manière a ^ réduire à des longueurs égales aux tements. C’est le principe de la fi*® j à l’eau chaude, dans laquelle, l’emploi de l’eau, qui dissout la dont le lin est enduit, les cyfin® y brisent ou décomposent les filant dans l’étirage. Par ce moyen on est P 5 venu, en effet, sinon à lever, aupt0^ à tourner quelques-unes des princip^L difficultés que la suppression des b . bettes porte-peignes faisait naître le travail. On a rendu à l’étirage 1® gularité qu’il doit avoir, et qu’il n^§ rait pas eue, dans ce système, avec , écartements plus grands. Mais ce |C sultat n’a été obtenu, comme oll^re voit, qu’au détriment de la ma*' ae première. Dans un pareil travail, c matière a perdu plusieurs de ses <1 ^ lités essentielles. Elle est devenu certains égards semblable au ,c,
- Les fils qu’elle a produits ont été ® ^ fois moins forts et moins nets que c qu’on aurait obtenus en filant Ie g. dans sa longueur. Quant aux toiles P^e5 venant de ces fils, elles sont devenu généralement plucheuses, quelques même chargées de boutons, et touj^.g, plus molles à la lessive et moins r<^cC tantes à l’usé que les toiles faites 3 des fils filés à la main. Ce n’est pas to si, dans la confection des toiles»
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- fils fa K»;
- ètérP«r,<^ues.se!on cette méthode ont Don °nnus inférieurs aux autres, si-l*netirr ^a r®Sularité, au moins pour divete e*' Pour *a force, il s’est trou-èten.i ers emplois , et des emplois très-S°]uUsiPour lesquels ils ont été ab-les impropres. Par exemple, ni font °rt^°nn.*ers ! n* *es bourreliers , qui fils iUne. s* 8r®r,de consommation de ServiV*n ou (*e chanvre, n’ont pu se cL *! oe ceux dont les métiers à l’eau filarn ava'ent brisé ou décomposé les i|s ] , parce que les usages auxquels
- 14 destinent demandent, avant tout, brjnrc® et une certaine longueur de
- plus n a Pas Pu s en serv‘r non
- Pèch ^0llr 'a coofecbou des filets de toile ’ n' nième pour la fabrication des ,tlf? voiles, fabrication si étendue (jm.r,chc. Ainsi la filature mécanique fjiloln s’est trouvée tout à la fois impartons ^atlS Ce fiue^e était, et bornée fiüe feS aPPbcalions ; tandis que pres-Port 0utes les spécialités, dont l’im-pr0(?nce égale peut-être celle de la le u.chon ordinaire, sont demeurées njajPriVllége exclusif des fileurs à la
- CjD ^Pendant, en appliquant le prin-(jVe de la filature à l’eau chaude, ou à ^Position, on n’a pas renoncé d’une J0nniere absolue à filer le lin dans sa . Sueur. On a donc eu pour cela des ^ lers d’une espèce différente, dits tr e.c> Sur lesquels on a conservé , ente es appareils de cylindres, des écar-tes correspondants à la longueur q* brins, avec la prétention d’y fabri-toutes les spécialités de fils que com Venons de mentionner. Mais J^eon s’est abstenu sur ces métiers, m -Sl bien que sur les autres, de l’em-tiép .barrettes porte-peignes, ils ont K e^Sairement fonctionné très-mal. te blanients du lin n’étant pas main-j* Us dans l’intervalle d’un cylindre à J*e, se sont écartés du parallélisme : cô|beu (]e glisser avec ordre les uns à . e des autres, comme ils le font ga,lnd ils sont maintenus par les pei-îép S ’ ds se sont emportés par bouf-ét? fet Par masses. Les ruptures ont t , .fréquentes, et le produit presque .jours irrégulier. Aussi n’a-t-on fai?*-6 appbquer ce système qu]à la rication des très-gros fils. Vaine-j..ent quelques filateurs, comprenant q bjportance des spécialités dont nous Un °ns f°ut a * heure, et la supériorité lelruisèque des brins conservés dans j> br longueur, ont-ils voulu en étendre Implication à la fabrication de fils plus a.,s» le résultat n’a pas répondu à leur ‘ente, ns 0I,t eu ^au fatiguer la ma-
- tière première au peignage , au point d’en réduire outre mesure le rendement, et même d’en énerver les brins; tout cela n’a pu leur faire obtenir, au delà de certains numéros de fils, des produits satisfaisants, et n’a servi qu’à mieux constater l’impuissance ou l’imperfection fondamentale du système. Aussi cette filature à sec est-elle demeurée jusqu’à présent renfermée dans des limites fort étroites; et même, dans la sphère actuelle de ses applications, elle ne produit guère de résultats satisfaisants qu’autant qu’on emploie de très-bonne matière pour produire de très-gros fils, et que cette matière est, en outre, fatiguée au peignage plus que ne l’exigerait un boa travail. Si quelques filateurs, en petit nombre, ont paru, dans ces derniers temps, faire un meilleur usage de ces métiers, et en obtenir des fils à la fois plus réguliers et plus fins, c’est qu’ils ont pris le parti desespéré de diminuer outre mesure l’étirage, par conséquent d’achever presque tout le travail de la filature sur le banc à broches, et de réduire en quelque sorte le métier à filer au rôle de simple machine à retordre.
- » Tous ces inconvénients attachés à l’emploi des procédés actuels, ont été compris depuis longtemps, sans qu’on s’en rendit peut être un compte exact; aussi a-t-on essayé par différents moyens d’y échapper.
- » On vient de voir déjà qu’un certain nombre de filateurs ont réduit presque à rien l’étirage des métiers à sec ; c’est-à-dire que, désespérant d’obtenir de ces machines un bon travail, ils les ont en quelque sorte annulées. Pareille chose a été faite pour les métiers mouillés; car si ces métiers, grâce au rapprochement des cylindres, donnent un étirage plus régulier que tes autres, la décomposition à laquelle ils soumettent le lin, et l’extrême faiblesse qui en résulte pour la préparation au moment de l’étirage, y font naître des inconvénients d’un autre genre, et le danger des ruptures est à peu près égal. On en est donc venu presque partout à établir sur les métiers à filer, secs ou mouillés, des étirages insignifiants. C’est à ce point, qu’il y a aujourd’hui telle de nos filatures où il faut une broche de banc à broches pour 3, 4, ou tout au plus 5 broches de métier à filer. A ce point, on peut bien dire que les bancs à broches font la besogne des métiers, et que ces derniers ne servent plus qu’à retordre. Il est vrai que c’est là l’exagération d’une pensée juste; qu’on
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- peut, même avec les machines actuelles, obtenir de très-bons résultats sans pousser les choses jusque-là, et que tous les filateurs n’ont pas recours à de pareils moyens; il est certain, néanmoins, qu’il y a aujourd’hui une tendance, générale à diminuer de plus en plus l’étirage sur les métiers à filer, au point de le rendre presque nul : tant il est vrai que les défectuosités de cet étirage ont été généralement senties.
- » D’autres filateurs ont pris un parti plus décisif, celui d’achever réellement tout le travail de la filature sur le banc à broches, en y produisant même la torsion définitive du fil. Il a suffi, pour cela, d’augmenter la vitesse relative des broches en y adaptant des noix d’un plus petit diamètre, tout en ralentissant, par d’autres moyens, la marche del’élireur. Ce procédé, il faut en convenir, est plus logique que l’autre, car si l’on veut tant faire que de rendre l’étirage du métier à filer presque nul, il semble plus naturel de se passer tout à fait de cette machine; mais ce système n’a jamais pu être pratiqué que dans des limites fort étroites, tant à cause des dimensions ordinaires des broches sur les bancs à broches, qu’en raison de son excessive cherté. Avec des broches comme cellesque l’on établit aujourd'hui sur les bancs à broches, même les plus fins, on ne peut guère produire que de très-gros fils, par exemple, des numéros 1, 2, 3 ou 4 au plus ; c’est donc uniquement à la production de ces gros fils qu’on a pu les consacrer. En outre, ces broches sont trop chères pour qu’on en fasse, même quant à la fabrication des gros fils, un usage fort étendu. Généralement, une broche de banc à broches coûte autant que 8 ou 10 broches de métier à filer, et, employée de cette manière, elle ne donne pas plus de produit qu’une seule : comment pourrait-elle convenablement la remplacer? Il est peu de filateurs qui ne se soient avisés quelquefois de filer directement sur le banc à broches, soit à titre d’essai, soit pour en obtenir des produits supérieurs dans les numéros bas; mais aucun n’a pu faire de cela un système régulier et suivi, si ce n’est pour un très-petit nombre de broches. Nous-mème, nous l’avons fait quelquefois, et dans plusieurs établissements, mais uniquement pour utiliser des bancs à broches que nous nous trouvions avoir en excédant. Le haut prix des broches et la cherté des produits, qui en aurait été la conséquence naturelle, n’auraient
- jamais permis d’étendre ce syst toute une filature. , c0j0‘
- » Quand on considère, d’un cote- ^
- bien il était naturel de rendre a ofl, nière machine de la filature du h ^ forme à toutes les précédente ^ l’autre , combien la suppression ^ barrettes porte-peignes, sur cet1 niere machine, a engendré de c°h Ls cations, de difficultés et dans le travail, et combien d’efto
- a faits pour échapper auxinconven ^
- qui en résultent, on s’étonne qu( ^ se soit pas avisé plus tôt d’étabi ; métier conçu selon les vrais PrlP,C g nc on s’étonne même que cette ide fl soit pas venue dès le commencerne' tfi y a , toutefois, deux circonstance»^, peuvent rendre compte de cette a0.j0li, lie : la première, c’est l’introduc'^, peut-être irréfléchie, du banc 3 jei ches dans la filature du lin ; la seco’ 5 c’est le haut prix auquel les barr . et les peignes se sont élevés peI) longtemps. vait
- » Dès l’instant, en effet, qu on jugé à propos d’introduire dans la ^ ture du lin le banc à broches, empr^e, à la filature du coton la torsion don ^ à la préparation, par cette mac*1 eS rendait impossible l’emploi des pel®0(1$ sur la machine suivante. Nous 3 .g montré ailleurs (voir seconde parc j chapitre YI) que l’emploi du ba3 $ broches n’est nullement nécessaire la filature du lin, au moins P°üMe numéros bas; nous pourrions ajouter qu’il y est nuisible, en ceflü .|j torsion donnée par cette machine principale source des difficultés Qu. y rencontre; mais, dans le pric.^e trompé par l’exemple de ce passait dans la filature du coton» °.jt pu le croire nécessaire, et on chèque , dès lors, on se soit abstenu >°l |e ment de l’emploi des peignes & métier à filer. g el
- » D’un autre côté, les barrette*-^ les peignes qu’elles portent, con®1 autrefois à l’aide de procédés très - ^ parfaits , ont pendant longtemps c -e(S si cher, que leur emploi sur lesO1^ je$ à filer en aurait élevé outre mesur sg prix. On pouvait, sans une dép*^, trop excessive, les établir sur Ie* gjH chines préparatoires, parce que crraijt des passages de ces machines b? une quantité considérable de mat1 le nombre des passages y est corn.Pag j tivement borné. Mais sur les méfi -, filer, où le nombre des passage® ^ mente en raison de la ténuité dejv^é paration qu’ils livrent, la mulUp1 jt des barrettes et des peigne* aU
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- Porté )>an
- Prit Q ‘ eVSemWe du mécanisme à un
- ;®x°rbitant.
- Quoi qu’i[ en gojt (jg ceg raisons?
- «t ^ai '|1' H CH suit UC CCS I (U9UII3 ^
- detj)e Ce,r^a'r) que la filature du lin est Deiie |Ce’ Jusqu’à présent, irration-tutjf 61 ^ausse, et que ce défaut consti-pf0e a singulièrement entravé les taijf ?Set gâté les résultats. Il est cer-fâ(j élément que, pour la rendre <j’enfn.elle et vraie, il était nécessaire «t j ,aire disparaître le banc à broches, soif • ?,uhstituer aux métiers actuels, cjri a eau chaude, soit à sec, une ma-cipç ^nçue selon les véritables prin-vien» ^e^a filature du lin. C’est ce que ^Üssa 6 fa’re ^h. Decoster en éta-Ooiio nt nouveau métier dont nous 4n°?Cupons. »
- W • S-avo‘r a'ns^ comprendre la l’a|j.ri0rité de ce nouveau système sur ^ ,rei en ce qui concerne la facilité ^avaii et la qualité des produits, Içç^quelin le considère par rapport à hor^/uie de la production. Mais d’a-u donne un extrait du mémoire du c nl®» sur ce sujet, à M. le ministre ^nt°?tïlerce ’ Par MM. ^hérot frères, eutj ! a été question ci-dessus, puis Vpa. ** Passe à la description de ce nou-9u Métier, bg*.,
- *CRlpT10N Dü JJÉT1ER A BARRETTES
- (PL XXXVII).
- s4|*^a figure80 est une coupe transver-itjg6 la machine; elle en donne une
- )) nSSez complète.
- tj, i;.n v°d qu a bien des égards cette ^Ue °e ressemb'c à plusieurs de celles c„|.,n°us avons déjà décrites, et parti-q(ilereinent au banc à broches à vis. br y trouve, comme sur ce banc à biches, et dans des positions sem-lj fjes, les cylindres fournisseurs tD, les vis F et les cylindres éti-U-Urs> qui se touchent en G. il est à re-cvp ^Uer seulementque les tables de ces hres y sont plus étroites. Les bar-Par y sont beaucoup plus longues, et, larrconséquent, les tètes beaucoup plus
- oGS.
- différence la plus grande est ici position des broches I, qui sont IçjCtachées du bâti , et indépendantes qü, Ur>es des autres. de manière à ce p0 0,1 puisse en arrêter une à volonté , |e Ur rattacher un fil cassé, sans arrêter On î^es.Ces brochessontaussi, comme çi- e voit, très-distantes des cylindres q reurs G. La torsion porte ainsi sur e e lrès-grande longueur de fil, cir-esftlStar,ce très-favorable quand le fil tor assez ^ort Pouc t’admettre, car la rsi°n se donne ainsi avec plus de ré-
- gularité. K est la bobine sur laquelle le fil s’enroule. L est le plateau porte-bobines ou chariot. R est le plomb suspendu à l’extrémité d’une corde en coton, qui enveloppe et presse le pied de la bobine. M est la traverse dans laquelle les broches sont soutenue par des collets. N est l’autre traverses, sur laquelle ces mêmes broches pivotent dans des crapaudines.
- » La pression est exercée sur les éti— reurs G au moyen du crochet S et du levier T, à l’extrémité duquel est suspendu un poids V. Le système de cette pression, qui est nouveau, est assez ingénieux, et beaucoup plus commode que l’ancien. On voit qu’au point S le crochet porte sur son axe une pièce distincte, qui va presser en dehors sur l’axe du cylindre. Celte pièce est retenue et pressée elle-même au moyen de l’écrou à oreilles, vissé à l’extrémité supérieure de crochet. Veut-on faire cesser la pression pour retirer le cylindre, on n’a qu’à dévisser l’écrou, et qu’à faire tourner la pièce détachée sur son axe. Le levier T retombe alors sur le bâti, qu’il traverse dans une coulisse, et l’effet du poids V cesse de se faire sentir. Quand on replace le cylindre, on fixe de nouveau la pièce détachée, on resserre l’écrou, et la pression se fait de nouveau sentir. Toute l’opération se fait donc sans aucun dérangement.
- » Le va-et-vient du chariot est produit aussi par un système nouveau, à la fois moins compliqué et plus régulier que l’ancien.
- Dans le bas de la machine est un arbre Y, qui règne dans toute sa longueur. Cet arbre porte plusieurs cœurs O , qui tournent sur des galets P, qu’ils soulèvent et laissent retomber tour à tour. Ces galels. sont eux-mêmes fixes à l’extrémité inférieure de tringles verticales, qui, passant à travers les traverses N et M, vont se fixer au chariot L.
- » Quant à la mise en mouvement de l’arbre horizontal Y, elle est produite au moyen de l’arbre vertical ma, portant dans le bas une vis sans fin a , qui engrène avec la roue o. C’est, comme on le voit, un système plus simple que l’ancien, puisqu’il est dégagé de cette complication d’engrenages que nous avons vus sur les autres métier à filer. Ce système est aussi plus régulier, en ce que la pression des cœurs o est beaucoup plus sûre que la traction des chaînettes que l’on emploie ailleurs.
- »La figure étant une coupe de la
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- machine, on y a représenté les roues appartenant aux deux côtés opposés; nous indiquerons ces différences en parlant des mouvements.
- » La longueur totale du métier est de 8 mètres 50. Il porte sur cette longueur 100 broches.
- » Mouvements. Le mouvement est donné à la machine parla poulie a, qui tourne dans le sens de la flèche.
- » Cette poulieestsur l’axedu tambour, qui communique le mouvementdirecte-inent aux broches. Dans l’état présent du métier , cette communication est établie, comme sur les anciens métiers, par des cordes en coton. On se propose de l’établir, dans la suite, au moyen de petites courroies, comme on le voit sur la figure. Dans ce cas, les noix Q seront taillées en conséquence.
- » Nous ferons remarquer en passant que si les courroies étaient disposées comme elles le sont sur la figure , les broches tourneraient en sens inverse de leur mouvement ordinaire. C’est, du reste , un simple déplacement à opérer.
- » Sur l’axe de la poulie a, et de ce côté-ci de la figure, est un pignon b, qui, par les intermédiaires c et d, communique le mouvement à la roue e, placée sur l’axe de l’étireur.
- » Cette roue e peut être considérée comme communiquant à son tour le
- mouvement à la roue f, par1 in*LoH diaire de d. La roue f porte un qui engrène avec la roue G pl®01^ l’axe de l’arbre qui porte les d’angle. ^
- » A l’extrémité opposée de cet * ^ et par conséquent de l’autre jjt
- la machine, est un pignon h, enS? pi-avec la roue i, laquelle porte gnon jf qui engrène avec la rpif
- placée sur l’axe du premier t° seur B. ei
- y> De l’autre côté de la machi11.® jj sur l’axe du cylindre étireur ^
- une roue d’angle l, engrenant^ ^ une autre roue d’angle M, PlaCorte* l’axe d’un arbre vertical, qul P
- son extrémité inférieure une Ÿl“. $
- ef"
- fin a, par laquelle le mouvem
- u,‘ y iuv|uvllv iv |I1U« ’
- donné à la roue o sur l’arbre »•
- Enfin, après avoir donné Ie \joe-des mouvements de cette belle fliac .jp-M. Coquelin termine par la o® tion des paralléliseurs et par 0e sidérations sur l’allongement. ^ Nous bornerons là les extra'1* ju nous avions l’intention d’empro®1, ^ Traité de la filature mécaffîv Ji lin et du chanvre , de MM. ^ «pf-
- et Decoster , bien convaincus q"
- (iront pour faire comprendre lecteurs le mérite et l’à-propos û important ouvrage. *
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- le Tcelmoloo'iste. H. fto.
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- Paralléliseur. MÉTIER A BARRETTES, (système CH.DECOSTER). Filature.
- Fiq\8o.
- PI. 37.
- 4
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- LE TECMOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- T)F.
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- mploi de Voir chaud dans le traitement des minerais de plomb et de suivre.
- ^es essais, poursuivis depuis quelles années par M. Breymann , à Gos-p> sur l’emploi de l’air chaud dans î traitement des minerais de plomb et cuivre , ont donné les résultats sui-Ÿ*nts.
- Ën thèse générale , la proportion du ^buslible , employée dans le traite— pGtdu plomb, est moindre; mais si lient compte de la dépense du ““rneau pour chauffer l'air, l’avantage s““s ce rapport devient beaucoup moins
- ^esopéralions de fusion à l’airchaud ,°nt évidemment désavantageuses avec Plomb, à cause des produits qui sont J^a,ucoup moindres que ceux qu’on “l'eut à l’air froid.
- . Lue diminution dans la hauteur des , Urneaux et l’application par deux ‘“y ères , du vent provenant de quatre ““filets, ne modifie en rien ce résultat Pr,nciPal.
- , H n’y a de môme que désavantages “Rendre avec les minerais de cuivre “l’élévation moindre des gueulards,et v*r conséquent de la marche plus lente “ la fusion, mais en outre de la trop garnie proportion du régule ou gâteau ?e cuivre nci1 qui reste au fond du ,assin aux dépens de celle de la malle cuivre en masse (13 3/4 quintaux de ^Ue sur 125/8 de régule à l’airchaud,
- contre 24 quintaux de matte sur 6 de régule à l’air froid).
- Enfin, la consommation est plus considérable dans le travail du cuivre avec l’air chaud qu’avec l’air froid , quand on met en ligne de compte celle du fourneau à chauffer le vent.
- Mode de fabrication des instruments de précision gradués et des boites de boussoles.
- ParM. W.-P. Piggott, ingénieur-opticien.
- On sait que le mode employé actuellement pour fabriquer les inslrtimenlsgra-duès , tels que plaques pour baromètres ou thermomètres, quarts de cercles , boussoles, cadrans solaires et d’horloges et autres instruments qui exigent une graduation ou une division soignée, consiste à faire usage d’appareils à di\i-ser et à graver, et que par ce mode il est plus que probable, lorsqu’on a produit deux ou un plus grand nombre de ces instruments, qu’une vérification rigoureuse et une inspect on attentive y feraient découvrir des différences matérielles dans les graduations ; or, comme il est de la plus haute importance queles plaques,cerclesou échelles graduées, qu’on emploie dans les sciences mathématiques et nautiques et dans les arts du dessin, soient d’une exacti-I lude parfaite et divisés très-correcte-
- Le Teehnnlogisfe. T.Vtl,— Juin 1846.
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- ment, et en outre que les diverses divisions ou degrés soient absolument les mêmes dans tous les instruments du meme genre ; on conçoit qu'il était intéressant de trouver un procédé pratique autre que celui en usage jusqu’à présent , pour que chaque instrument fabriqué fût un fac-similé parfait d’un iii'lrument original ou étalon , et c’est à quoi l’on parvient par le moyen que je vais proposer.
- Pour procéder à la fabrication des instruments gradués dont il vient d’être question, je commence d’abord par dresser les plaques, le cercle ou la règle avec les dimensions exigées, et je gra ve dessus les divisions, degrés, figures, emblèmes nécessaires à son objet ou à son ornement. Ce travail. Comme on n’a jamais qu’une seule copie de chaque sorte à faire, doit s’exécuter dans le style le plus parfait, c’est-à-dire le plus correctement et le plus rigoureusement qu'il est possible , surtout en ce qui regarde les divisions et subdivis ons. Cela fait, je prends une matrice ou moule de ce modèle, sur une composition dans laquelle entre la cire , puis avec le moule j'obtiens , au moyen des procédésgaivanoplastiques, un nombre quelconque d’instruments gradues, rigoureusement semblables, en cuivre , en laiton ou autre métal ou alliage susceptible d’être déposé par voie galvanoplastique.
- Au lieu d’un moule en cire ou autre composition convenable, on peut en faire immédiatement un en cuivre sur l’original gravé par le même procédé ; ce moule sera même plus durable et pourra fournir un nombre presque illimité de copies.
- Après que ces copies ont été produites de la manière décrite , on les termine comme à l’ordinaire en les argentant, ce qui peut de même s’opérer par les procédés électrotypiques , mais devient plus dispendieux que l’argenture ordinaire.
- L’application des procédés gaivanoplastiques procure donc ce résultat important, savoir, que chaque plaque, cercle ou instrument gradué ainsi produit, est nécessairement un fac-similé de l’original, et par conséquent bien correct, si l’on apporte tous ses soins à la production de cet original. De plus, j en conservant cet original, on peut , à J toutes les époques, reproduite des in- i Slruments semblables. Enlin, ce mode de fabrication des instruments gradués | est beaucoup plus économique et donne [ en général desintruments plus corrects j
- que par le mode de division et de B vure employé jusqu’ici. rication
- Dans le mode actuel de fabr des boîtes de boussoles, d eS.ncales difficile d'éviter les attractions te(I1pS qui sont causées la plupart du,^cU|es par de petits grains ou des BflO on
- de fer qui, dans la manière d 0.
- coule et travaille ces boites, s i" ^nS l ent et se distribuent inégalcme" ^ oC. la masse du cuivre et du laiton , u. casionrienl des variations dans les g vements de l’aiguille. Dans <lu j (|é-cas , j’ai observé des aiguilles <lu |Ug) viaienl d’un à quatre degrés et P u„ par suite des grains de fer qui se vaienl enchâssés dans la masse d ^ns tal dont la boîte se composait ; ofr jjhgè de pareilles circonstances, on est ü j|je de percer un ou plusieurs trou-> au ue dans les points où l’on soupçu|,ne les grains de fer sont contenus , P e. les enlever et les remplacer par . ^
- tites chevilles en cuivre ou eu 'al |fi qu’on affleure et polit ensuite ave reste des surfaces.
- J ai résolu d abandonner ce pr° ^ e[ qui est, non-seulement dispendu,u n incertain , et de le remplacer Pa‘ (li mode de fabrication électrolypitlue^|a| permet d'obtenir des boites de ,n .)S pur sans alliage et exempt des £j,aj. qui peuventexercer une action suf guille aimantée. Ces boites, je les P je duis par voie galvanoplastique , Par moyen suivant : ,re
- Je prépare un moule en cire ou a ? composition , de la dimension req111 jj,’ et j’y dépose, par voie galvanop'3 que, du cuivre ou autre métal se,.^, blable , jusqu’à ce que j’aie obte,,u paisseur et la force convenables ; P. e cette boîte ainsi moulée , je la tej'IlJ nt par les moyens employés comniunéo1 dans ce travail. Parfois aussi je c°Q\e mence par précipiter par la mctne e js une feuille ou un bloc dç cuivre » R ensuite je lui donne la forme d0!1 jn-nable ; le seul but qu’il s’agit d’al*e dre étant de préparer la matière d.d boîte en métal parfaitement exo^P d’attraction magnétique.
- Industrie verrière de f Autriche-
- Pc.r M. E. Peligot.
- Parmi les produits industriels tfe* variés qui m'ont occupé lors de Ht examen de l’exposition des produit* ^ l'industrie autrichienne , ouverte Vïênne le 15 mai 1845, mon atten
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- ®*udes ont dû se porter, d’une trie lere.P*us particulière , sur l'indus-p0sj.Verr^re, représentée à cette ex-t^es,|0n Par tes produits des deux con-cm: es plus renommées pour la fabri-Pis n du verre, la Bohème et Ve-
- inj n etudiant sur les lieux cette belle pour ïrie ’ la seule dans mon opinion b0i ,aquelle l’Allemagne n’ait rien à fen«c vier’ j’ai recueilli de nombreux Ion^‘jSuemenls et quelques échantillon I verre dont je viens de terminer fyJ* yse ; comme la composition de ces t3nt 1116 semble offrir quelque intérêt, O point de vue scicïitïtique que e raPport industriel, je vais faire ytalire les résultats de mes analyses. Ùifp ®ail que ,e verre fin de Bohême I, fe de notre cristal en ce que ce d’ 'l'er contient 30 à 35 pour 100 jjçîi'dede plomb, taudis que le verre L V'^êine n’en contient point. La com-p,M,|0n du verre blanc de Bohème J/?1.1. varier assez peu dans les nom-fabriques de ce pays; j’ai ana-füçL'Ians ces derniers temps et en jj 7» dans le laboratoire de M. Dumas, jjers échantillons de verre parfaite-(ri! ^ PUr et incolore ; ils ont fourni à Les*Pcu près les mêmes résultats qui exprimés par les nombres sui-
- Silice.................. 76
- Potasse. 15
- Chaux.................... 8
- Alumine.
- 100
- .Krre agate, tes Bohèmes fabri-k6.1)! , depuis plusieurs années, une JLr,été de , verre demi - opaque , qui jjre i éclat et la translucidité de l’a-rle ou du quartz hyalin, sans présen-£!“ '«sreflets rougeâtres du verre opale c!.11 avec le phosphate de chaux. La .^Position de ce verre qu’on désigne ç!!Ssi sous le nom de verre pâte de riz >.] reiûarquable ; c’est un silicate sim -de potasse, dont la demi-opacité Q, .due à une vitrification incomplète (11 a laissé des grains de quarz non Co d.us interposés dans la masse. 11 ntient, d’après mes analyses :
- süice......................... 80.9
- ôtasse. ...................... 17-6
- Alumine et traces d’oxide de fer. 0.8 '-ham....................... 0.7
- 100.0
- ^ ferre n’attire pas l’humidité de
- l’air, l’eau bouillante ne l’attaque même point a l’aide d’une ébullition prolongée, ainsi que cela semblerait devoir résulter de sa composition. Il diffère du verre soluble , que M. Fuchs , de Munich , a proposé pour ôter aux bois et aux tissus leur inflammabilité, en ce qu’il contient environ 10 pour 100 de silice de plus que ce dernier verre.
- Nos fabriques de cristaux font aussi du verre agate, mais leur verre présente une composition différente , si j’en juge d’après l’analyse d'un échantillon qui contenait de fortes proportions de plomb et de chaux.
- Le verre agate remplace en Allemagne notre verre opale ; étant moins fusible que ce dernier, il reçoit mieux la dorure, l’argenture elles couleurs de mouille. Cet avantage existe d’ail-hurs pour tous les verres fabriques eu Bohème, el surtout, au grand regret des chimistes français, pour les verres destiné à nos laboratoires et aux la briques de produits chimiques. Le bois vaut en Bohême le tiers ou le quart de ce qu’il vaut en France.
- Aventurme artificielle. Un échantillon de ce curieux produit, qui venait des fabriques de M. P. Bigaglia, à Murano et à Venise, m’a donné les résultats suivants :
- Silice....................67.7
- Chaux..................... 8.9
- Scsquioxide de fer... . 3.5
- Oxide d’étain............. 2.3
- Cuivre métallique.. . . 3.9
- Oxide de plomb. .... 1.1
- Potasse, soude.........12.6
- 100.0
- Ce verre contient en outre des traces d’alumine, de magnésie et d’acide phosphorique ou d’acide borique.
- Les nombres qui précèdent s’accordent assez bien avec ceux de l’analyse d’un produit analogue, qui a été publiée en 1842 pat M. Wôhler ; néanmoins ce chimiste fixe à 6 pour 100 la proportion du fer, à 4,5 celle de la magnésie, et à 15 celle de l’acide phosphorique : il n’y a trouvé que des traces d’étain, et il n’y a pas signalé l’existence du plomb.
- L’avenlurine artificielle de Venise présente une pâte très-peu colorée en jaune , transparente même sous une épaisseur assez forte , dans laquelle se trouvent répartis les petits cristaux de cuivre. Il est probable que l’étain et le fer agissent d’abord simultanément, pour déterminer la formation de ces cristaux. Après qu’ils sont formés, il
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- est probable aussi que l’étain se trouve sous forme de silicate de protoxide ; à l'élat d’ icide stannique, il donnerait en effet à la masse vitreuse une opacité qu’elle ne présente point.
- Le plomb se trouve en si faible proportion dans I aventurine. qu’il est vraisemblable qu’il a été introduit dans la composition à l’état d’alliage de plomb et d’étain.
- La composition de l’aventurine de Venise diffère beaucoup, comme on voit, de celle que doit présenter le verre que MM. Fremy et Clemandol ont obtenu en fondant un mélange de 300 parties de verre pilé, 40 parties de protoxide decuivre et 80 parties d’oxide de fer de battiturcs. Ce verre contient au moins 20 pour 100 d’oxide de fer et 8 à 9 pour 100 de cuivre et d oxide de cuivre ; aussi il offre une certaine opacité et une couleur foncée que n’ont point les produits vénitiens.
- Ferre à glaces soufflées. La fabrication tles glaces coulées, l’une des gloires de notre industrie, n’existe pas en Allemagne. Toutes les glaces sont d’abord souillées , sous forme de manchons. puis étendues dans un four particulier, disposé à peu près comme celui qui sert à étendre le verre à vitre; elles sont enfin polies par les procédés ordinaires.
- L’analyse d’un échantillon recueilli dans une fabrique de giaçe de Bohème a donné les nombres suivants :
- Silice............... 67.7
- Chaux................. 9.9
- Alumine............... 1.4
- Potasse...............21.0
- 100.0
- Ce verre est parfaitement affiné ; sa nuance est bonne, quoiqu’un peu jaunâtre.
- Bien que les produits de cette fabrication soient fort inférieurs sous le rapport des dimensions, du poli, et le plus souvent de la nuance du verre, aux glaces coulées de Saint-Gobain et de Cirey. cette industrie offre beaucoup d’intérêt au point de vue de l’art du verrier. On voyait, à l’exposition de Vienne , une glace soufflée de 2 mètres 16 centimètres de hauteur, sur 1 mètre 10 centimètres de largeur. On
- comprend à peine comment un h peut arriver à souffler un cyh°f,r .()tl tel poids el d’une telle dimension fi ^ puisse en tirer, en le développa0
- feuille de verre aussi grande en u f
- servant une épaisseur suffisante p être polie.
- Moulage des figurines de Saxe-
- Depuis quelque temps la célèbre ^ nufacture impériale de porcei Vienne en Autriche fabrique "eS yCc rincs peintes et dorées , rappel»0* . si bonheur le vieux saxe aujourd n recherché. M. li. Peligot. ^anSjujts rapport sur l’exposition des P™ (j,t
- de l’industrie autrichienne en iü*3* qu’en visitant celte manufacture . ^ vu avec curiosité la confection d . ,e dentelles, de ces tissus en P,,r^Ck0r-d’une si grande délicatesse, fi01 (J dent les robes, qui forment les p lra» de ces petites figurines de Saxe- L® vail est d’une extiême simplicité- » j il de confectionner un bonnet, on h'- e un rideau, etc., uneouvrièrelremp® tje bandelette de véritable tulle, 0 dentelle, dans la pâte à porcclai°e venablement délayée, puis elle *a P e(J a la place qu’elle doit occuper el ,r. fixant les bords avec de la pâte de P | celaine. A la cuisson, le tissu ve» ,le brûle et laisse à sa place son sfiue pour ainsi dire moulé en porcel8 „ Les tissus les plus délicats sont rep duits de celle manière. ces
- Pour orner une robe d’une de dentelles dont on admire la °ne a„ l’ouvrière prend à l’extrémité d'°° ^ nif très-pointu une petite quant|le pâte liquide, qu’elle tient en sur l’index de sa main gauche; e e ate pose sur les bords de la robe celle P . sous forme de petits points, fi01.5^ espacés les uns à côté des autres a distances symétriques, puis elle c,|e5 struit par la superposition de n0°ve(jc5 gouttelettes sur les premières , ,j.
- triangles très-fins, qui forment 0 naireirient les dentelures de ces l,s.j0fj Le succès de ce genre d’ornemenla ^ est tout entier dans la compoKil|<.,n^ la pâte qui doit être très-plaSll(^ e, sans présenter par la cuisson , un trait trop considérable.
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- IIe
- MÉMOIRE
- Süïl U FABRICATION DES MOUCHOIRS DE MADRAS.
- Extrait des mémoires adressés officiellement au ministère de la marine . des colonies, et au ministre de l’agriculture et du commerce de 1827 «1845, etc.)
- Par M. D, GONFREYILLE,
- *TriI 184*.
- [(Savoir, vouloir et pouvoir. )
- Ca|j®s Procédés indiens, pour la fabri-l’app » la teinture, la peinture et licle, d’un très-grand nombre d’ar-cdj. » colon, laine, soie, comme lapjf. cachemires, foulards, madras, Cjpp ’ Pagnes, etc., malgré leur an-Cûri lle'é , nous sont encore peu ou mal e/)C(,US; quelques-uns même nous sont Complètement étrangers. ^'Pendant la bonne qualité , en gé-JpjjjS des produits (Je l’industrie des tpr surtout en peinture et tein-ce ®(,esti'sus et des fils, est un titre, U^i °Us semble , |>our en rendre la con-Hjj 8anee de quelque utilité pour les ^''lactimcrs. Ces produits ont une ej j *ation bien fondée et bien méritée, sj l01*1 nous atteste que cette industrie e"®, si ingénieuse et si difficile,
- !Sné«?n,re bien d’autres encouragements 'tiblj s « ces recherches par le gouverneur des Soi “enwiiiB français dans l’Inde, 10 kilog. ^inl0n de lfl plus grande linesse, et filé à la ,0t*t été donnés au laboratoire de chimie,
- est' originaire de l’Inde ; beaucoup d’auteurs l’ont constaté.
- Nous croyons donc, ayant été dans les circonstances les plus favorables pour l’étudier et la pratiquer, remplir un devoir et combler une lacune d’un haut intér êt dans notre industrie nationale, en publiant les travaux et les mémoires que nous avons faits dans ce pays pendant un séjour de plusieurs années, spécialement et officiellement occupés de cet objet (lu
- D’ailleurs, des explorations rigoureuses et précises sur la fabrication des mouchoirs de Madras (2) avaient été hautement recommandées dans la correspondance ministérielle de 1828, et cet article doit donc être considéré comme du domaine public (3).
- appliquée à la teinture, etc., par M. le comie Desbassayns de Richemont, pour les essais defini'ifs, afin de s’assurer de l’acquisition des procédés de teinture, etc., pratiques à Madras savoir : ’
- kil.
- ** <0 pentes.... 392 échevaux
- * 28 » .... 280 »
- coton 50 conjons, finesse extrême.. . . 5.3 rouge.
- » pour toile bâtarde..............3.2 bleu.
- » 20 conjons, pour madras.........1.5 vert.
- 8 * 10 kilog estimés suffisants pour faire une courge ou 20 pièces de mouchoirs
- madras estimes 1000 fr..................................................10 kilog.
- lt°isPî taJ>lpau contenant quatre cent vingt-échantillons de colon, teints avec les di-Hac® substances employées à Madras à Pal-Sil|on àà Madl,ré* etc., a été admis à l’expo-*1134. | ,s produits de l’industrie française en î°rabt n a accordé qu’une mention lio-
- M. d rP’ pt cependant à l’exposition de 1823, «n iR.^°.nlreville obtint une médaille d’or, et ^ >1 était dans l’Inde.
- ï?lion^Vrail <lu raPP°rt de ,a Société d’ému-*°utesi R,,ue"» ‘834. Bulletin, page ts7. vio|e| i.,es couleurs matrices, rouge, rose , >filas, palliacate, mauve,capucine,abri-
- cot, noir, gris et leurs nuances, nous ont paru fort belles Sans doute un grand nombre de ces teintes ou sont déjà connues, ou ont chez nous des analogues, et leur principal mérite est d’être solides et d’avoir pour origine des agents nouveaux; mais le rouge brun de pal-linrate le rouge enfumé de tondras, le rouge vif île Madurê, que jusqu’à ce jour on n’avàit pu faire d’une manière identique: et aussi les couleurs suivantes , tout à fait inconnues en Europe, savoir : le rouge de, Vatle-Paléom. le violet de Nerpely, le noir d’Oulgaret, le brun de Java, et les nuances qui en dérivent, sont
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- Je divise ce Mémoire en 4 chapitres, lec filature, 2e teinture, 3e tissage, 4e apprêt, qui se subdivisent en 14 sections.
- CHAPITRE PREMIER.
- FILATURE.
- J'* SECTION. Filature, dévidage, éche-veaux.
- § Filature.
- On ne peut s’empêcher d’admirer, dans l’Inde, l’adresse de la Gleuse à la main , qui peut produire, par le seul intermédiaire d’une quenouille et d’un fuseau, des fils de coton d'une telle finesse, qu’une pagne ou écharpe de lm,25 de largeur, et de 15 mètres de longueur, lissée avec de tels fils et convenablement apprêtée et pliée,'put être présentée dans une tabatière à un rajah indien.
- La dextérité et surtout la patience des tisserands indiens qui font des ren-trailcs ou reprises ne sont pas moins admirables; qu’on me permette d’en citer en quelques mots un seul exemple dont je fus aussi témoin. Un moustiquaire neuf et ne la plus belle mousseline fin<‘ fut accidentellement accroché et déchiré, lors de mon premier emménagement à Pondichéry, j’en exprimai quelque mécontentement au dobnclti, sorte d’intendant qui, comme en France, en gagnant peu , trouve le moyeu de s’enrichir beaucoup ; ce n'est rien , inc dit-il, cela se raccommode et il n'y parait plus; et en effet, quelques jours après, on me le rapporta si habilementet si parfaitement réparé, qu’il était absolument impossible de reconnaître la place qui avait été déchirée , tout en reconnaissant bien l’identité du tissu; le schélty avait adroitement dépassé, détissé en partie les fils rompus de la chaîne et de la tissure; il les avait filés de nouveau, tordus, pliés, rajustés et retissés dans les deux sens avec une précision étonnante.
- C’est assez dire ce que peuvent la volonté, l’adresse et la patience de la fileuse et du tisserand de l’Inde. La filature à la main est généralement trop bien et trop anciennement connue pour fixer un instant de plus ici notre ai-
- des acquisitions entièrement neuves, tant par la nature des matières employées et les procédés qui leur sont propres que par la qualité supérieure du teint. Gors , rapporteur.
- tention ; je conclurai donc bien ^ premier chapitre, en remarquai1 lement, que le coton filé à la 1113f0rc« relativement à son numéro, yne ue, supérieure à celui filé à la mecan g |ui et dans ses qualités extra-fines e cède pas en uniformité. .La Pre,otfp, action des machines ( >fi.ature ventilateur, rota,etc.), dans lan.sje» à la mécanique, tend à briser au * et partie les filaments les plus 10 ®(o0) les plus utiles pour la force du .f0j$ mais on gagne en activité. U *aU mois à la meilleure fileuse a 'a on-pour faire 1 kilo de coton pour oy jons. Le coton , tel qu’on le' re u0j-se vend de 30 à 50 c. le kilo. 9nift„|ni® sit, en général, du coton à soie et de première qualité p?u ^ les fils destinés aux mouchoir4 * * * 8 dras.
- § Déridage. •
- {jlit
- Le premier dévidage du coton4',1n« sortant du fuseau, se pratique .{t façon assez singulière. 11 s’agit de de très longs echeveaux sans que jj videuse soit obligée de se déplaC® ’£ll suffit pour cela d’un léger chàss,.-tj5é bois, de 80centimètres carrés, ü' jej également en 10 ou 12 petites r parallèles, sur chacune desquelles . espacés3piquelsde 20cent àe\oi>9 flig. 1. pi. 81). Un entrelace le 11 /a„t cessivomenl dans ces piquets, en >a. jej immédiatement à chaque extré®11 ^ envergures convenables par la ü(1e pour le tisserand. On peut se idee exacte de la direction du h* p3r la formation de l’écheveau enlie,9faut la seule disposition des lignes. 11 0jj supposer chaque ligne garnie de je piquets pour les envergures : # e manche du châssis qui est dessous*
- On emploie directement la loU^gi)i ( fig. 2) lorsque le coton ne doit èv blanchi, ni teint, et qu’il doit &re écru ou nankin naturel.
- § Écheveaux (4).
- Les écheveaux ont ainsi huit à mètres de longueur ou seul® . je quatre mètres et demi, et on les alors ; ils ont quatre à cinq ce°lSrl,uje cela n’est pas fixé exactement c0l^ca-dans les fils et écheveaux de ® ja nique. On a ainsi des écheveaux o
- (4) Sur te tarif anglais pour la est
- des droits de la compagnie, le coton ^
- fixé au prix de 28 roupies le barr, so« bl gl
- 20 c. les 240 kilos , soit 28 centimes te X'1
- le coton filé 175 roupies le barr ou 1 fr* t5 c*
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- Ion
- ur>8an„„ „
- huif f • f*une pièce, c’est-à-dire de çjj0jr °,ls *e côté du carré d’un moufle 4 >Cadras, plus un intervalle •eUe 1 ^ centimètres entre chaque ; dat) . °nfÇüeur se détermine d’ailleurs C0-s nombre et la qualité des gyZ ns> etü suffit, pour régler la lon-oq ^ v°ulue, d’écarter, de rapprocher - 6 supprimer le dernier ou les der-
- n*ers
- c°n: P'quets en dévidant (5). Les fitieg ns déterminent les numéros de don Se: A la fin de ce mémoire on c°J e* Prix des diverses qualités de priv, ‘d® dans un tableau général du rev*ent des mouchoirs de
- CHAPITRE II.
- TEINTURE.
- Ro
- "^e* Bleu. Jaune. Vert. Rose et Rouille. apprêts ; 2* astringents ; 3° mordants ; \
- teintures, et 5° altérants. ,
- SECTION 11.
- jçQuoiqiic nQ,iS ayons tiré dç l’Inde ^.Premiers procédés de teinture et de l^'nture des fils et des tissus, comme c> Prouve avec évidence et sans cber-|0e.r Plus ffiin le nom seul ou l’éiymo-Jj‘e Même des principaux articles de fabrication: 1° hes tissus dits »«/•*• cachemires, badavas, mada-C(|‘éofn (g). <%> i,s indiennes ; 3° les fleurs ro%ge des Indes . rouge de df'drqs, palliacale (6 , nankin des In-§0*> 4° la substance même indi-go ; p procédé de la cuve d'Inde qui,
- r Parenthèse, n’a jamais été pratiqué
- en France, etc.; quoique, dis-je, tout ceci prouve que les premiers éléments, les premiers principes, les premières notions et les premiers procédés de cet art en général nous soient originairement venus de l'Inde, et que c’est bien là où s’en trouve la source, il n’en est pas moins vrai que Jes agents essentiels et les secrets de cette belle industrie ne nous ont jamais été parfaitement connus Aucun auteur spécial n’a traité ce sujet, et depuis longtemps nous n’avons que des copies plus ou moins dissimulées de notes éparses de voyageurs. Les seuls renseignements de quelque authenticité qui nous sont parvenus sur ce sujet sont consignés dans les correspondances de plusieurs missionnaires jésuites et dans les ouvrages de quelques savants déjà nommés dans le premier mémoire sur les Guiiices; mais, il faut bien le dire, tous manquaient absolument des principes essentiels dans l’observation cl la description d'une industrie, telle humble qu’elle soit, la spécialité et l’expérience ; aussi les quelques procédés qu'ils ont mentionnés sont si imparfaiie-ments décrits qu’ils ne peuvent être d’aucune utilité: partout on peut s’apercevoir que la théorie et la (trafique de l’art n’ont jamais été consultées, et qu’elles n’ont point éclairé ces recherches. Des notions fausses retardent plus qu’elles n’aident une industrie; notre ministère l'a apprécié, et il a fait une chose utile en provoquant et en encourageant de nouvelles explorations dans ce genre. Placé, par sa bienveillance, dans une position privilégiée et tout exceptionnelle pour étudier, connaître et pratiquer ces procédés(7); indépen-
- ^ Cotons
- anglais, yne facture . . . . 36 conjons. . . lir. . . 30 onces. 4 roupie, à 1 fan. i ronp. f, 45 4
- id . . 40 .. 33 4 2 » 66 4
- id . . 50 . . 8 h 3 4 30 3 20
- id . . 50 fort. . . . . . 2 s 3 4 8 7 60
- Toile bâtarde . . 2 » 5 » 10
- Mazapore , sur le Gange, est le marché le plus considérable pour cet article. 161 2 Tout le monde sait que ces noms rappellent quatre villes manufacturières de l’Inde.
- Hji,' On peut estimer à une quarantaine de Par? lf3ncs les dépenses faites en général (ra|. e ministère de la marine et par l’adminis-Coloniale pour celte expédition de 1827 . a,> y compris cinq mille fr. pour l’achat et
- le frêl de 5000 kilog. chaya-ver, de 1200 kilog. de douze autres substances colorantes nouvelles, et par les six envois suivants dus aux soins de M. U. Gonfreville, et adressés directement au ministère de la maiine et des colonies.
- 1*» le 7 août 1828, par la Chevrette, capitaine Fabré, 4o articles, 377 francs.
- 2' 20 janvier 1829, la Henriette, N. 32 id. 378
- 3* 5 avril 1829, la Zélie, Moulin, 12 id. 379
- 4« 10 avril » l’Actif, Cbevelaure, 74 id. 359
- 5* 6 mai » l’Alfred, Fournier, 50 id. m
- 6' 4 mars 1830, la Nouvelle Europe, Frion , 21 id. «45
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- damment des sacrifices faits par la métropole et par la colonie pour ces précieuses acquisitions, j’en ai fait aussi moi-même, a'ec enthousiasme et dévouement, de considérables(8),estimés à vingt-deux mille francs, en voyages en expériences en grand, etc., de 1827 à 1846, pour réunir (9) (10) tout ce que je jugeais utile à mon plan et tout ce qui me paraissait indispensable pour atteindre le but difficile et élevé que j’entrevoyais; j’ai tâché, dans une collection de mémoires sur divers articles de l'industrie indienne et surtout dans un ouvrage spécial sur l’art de la teinture, de compléter tout ce que j’ai pu y dècouvrird’èminemrnent utile à notre propre industrie métropolitaine, tout en rendant service à notre industrie coloniale dans ma libre volonté, aulant que sous l’influence officielle qui me protégeait et m’encourageait avec tant de libéralité. J’ai consacré mon humble fortune, mes facultés et ma vie à une idée fixe. Mais ceux qui le doivent et qui le peuvent, voudront-ils apprécier ce genre de courage? Je l’espère. Quoi qu’il en soit, je continue celte entreprise.
- Les Grecs nous ont aussi transmis quelques renseignements qui ont été utiles dans les débuts de l’industrie rouennaise, c’est-à dire vers seulement le milieu du xvme siècle ; mais bientôt, et l’honneur en appartient tout à la nation , le génie français suppléa , avec sa vivacité ordinaire, à ce qui lui manquait; mais le sol de la France ne pouvait lui donner encore tout ce que l’industrie cherchait, sollicitait pour égaler et surpasser les Indiens et les Grecs. La chimie et la mécanique lui offrirent bien de puissants moyens de production, de progrès , mais elle dût se passer de ce que le sol indien paraissait privilègié à produire seul long-
- temps encore. Ainsi quelques veg . rp acides, astringents, huileux, et férants, résineux et colorants, ut efficaces pour la qualité et la Rer,. ,ne, des produits de l’industrie 1,1 malgré leurs précieuses ProP^)f0(i-nous sont restés jusqu’à ce JoU^V>sj 0n nus ou du moins inemployés. Ai fait en France des cachemires, de , dras, des foulards, des indiennes, t dont les teintures ou peintures aucune identité de ceux si justena® e nommés de l’Inde. Cependant la * je a de grands avantages par son ma' ^ pour produire des chefs-d’œuvre, ^ en a par son gouvernement, par sefla chesse et par sa puissance. L’Inde ^ d’autres qu’elle obtient de son s°.An-
- ..................ell«>
- son climat et de son ancienneté; gleterre concilie ces avantages cultive, et surveille également.
- Pour produire tout ce qu’elle P® je rait, c’est bien ici une nécessite e dire, l’industrie française ne s es Kje encore suffisamment identifiée a . de ses colonies d’Asie, à l’industrie ^ dienne, en un mot, en tout ce M celle-ci peut bien certainement 'ul^r0. curer de favorable , d’utile et de P gressif (11 ). L’industrie indienne he fg, encore à adopter les innovations eu péennes ; il a fallu de nobles etcoUces geux dévouements pour commencer^ relations qui peuvent avoir tanta3 a nir. Ce n’est qu’en 18-29 qü 01 introduit dans notre colonie de P0'1 r chéry la première machine à vaP|.pJ des métiers à filer continus et a et ny-Mulls, des métiers Jacquard . des produits chimiques qui y éta*. inconnus; il y avait déjà longtÇjW
- que les colonies anglaises au gale les possédaient (12). Ce n’a qu’en 1834 que 6,200 kilog. de sUje stances colorantes nouvelles, tirée8 * l’Inde, ont été soumises à des exp
- (8) J’ai reçu en 1829 par les soins de M. Mi-got de la Combe, capitaine du brick la Galalhée venant de Sumatra, deux touques de Koo-sumba poo, Cartbaine, et dix-huil touques de huit articles de teinture de ce pays pour cent roupies, 240 francs, que je lui avais remis dans ce but.
- (9 Entre autres sacrifices que je crus devoir faire, en I8-.9, je fis cadeau à M. Cordier, ordonnateur à Chandernagor, d’une courge de divers tissus de nos essais de Pondichéry, en
- cotlpalis, ieps. barèges basins . pagnes, mouchoirs façon madras, etc., qui constataient 1 déjà à celle époque des progrès obtenus dans ces divers articles, la plupart nouveaux pour j notre colonie ; en réciprocité, M Cordier me ! remit quelques noies sur l’industrie de la | grande aldee au beng de. j
- ( 10' En 182* . je remis à M. de Blosseville une douzaine de beaux mouchoirs de madras de notre teinture de Montre-Paléom, en remerei- )
- ment de quelques notes qu’il avait bien vo jt m’adresser avec quelques substances qu 11 ‘en-recueillies comme unies à mes recherche* v dant le voyage de la Chevrette. M. ï*1’ ,,,ueS naturaliste , m’adressa aussi du Pégu quei*!^., échantillons. Le capitaine Laborde, à son ^ tour de la Nouvelle-Hollande, me Tevnlllft>e 1829, aussi quelques connu ssions du genre doul je l’avais prié en lui reinel ioo francs- ^g
- (il) Le vermillon, l’encre et le pap<e.LeI1. Chine n'ont pas encore été, que je sai he.1 liquetaenl fabriqués en Frarn-e. Le coton. • fl, kin pourrait être utilement cultivé eu noH'e Ionie d’4lger, etc.
- fi2) En 1828, une série de trois cents riences sur la teinture de la soie en tontes t s leurs solides a ete faite dans l’Inde aVl*c. gié diverses substances; les échantillons en ont s présentes, en i8a2, au comité consultait1 arts et manufactures, etc.
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- lùaîw^ et aPPpéciées par quelques ufacturiers (13).
- ^failo S obsl?cles donc Pour que la Sa „ ,e accueille et adopte tout ce que d’mill0n,e de l’Inde peut lui fournir îUj ^ ’ de précieux et d’indispensable derniers perfectionnements de son
- industrie ? Manque-t-elle de génie , de volonté et de puissance? Non certai-ment ; quoi donc? seulement quelques renseignemenls bien positifs sur l'importance de ces acquisitions et de ces conquêtes.
- ROUGE DE MADRAS (1 U).
- SECTION III.
- ^0tri®e on a déjà publié un extrait o0rn,raPP°rt fait sur ce sujet à M. le et gd’Ar^out, ministredu commerce, pap e.*a Société d’émulation de Rouen, r,ol SUlte de ce rapport et de quelques ci s> a inséré un Mémoire sur le par M. F Preisser, rap-fnesi r’en son Bul,elin de 1838,1er tri-i)P r®, les manufacturiers qui pren-le”1 Quelque intérêt à cet objet peuvent 0,p’ son étendue empêchant de le Jr°duire ici. On ne fera que le ré-tçm®r le plus clairement et le plus exac-tat|erU possible à cause de son impor-q Ce > dût-on se répéter même sur piques détails essentiels.
- 5’ah ^ans *es lJeaux'arls en général on dj Client de détails qui seraient fasli-q,euxet sembleraient suspecter le gé-du lecteur, si alors il y a erreur, * ^'interprétation, au total on ne com-que l’imagination de l’artiste; j ®ls il n’en est point ainsi dans les arts ta'|US,riels , où tout est positif ; les dè-s 1 s y sont indispensables, on n’y peut K-r,s danger réel rien laisser d’incer-de vague, parce qu’une erreur, d e omission peuvent compromettre f(.s intérêts matériels et quelque-ys. jnême la fortune du manufacturier. q0l‘à notre motif, notre intention et dpi • excuse en entrant dans quelques . tailsqui, ailleurs, pourraient paraî-6 minutieux.
- J>3) On donne ci-dessous la copie officielle bar raPPorts adressés au ministre du commerce r Mm. de Koechlin, de Mulhouse; Japuis, ljr Paye; Lemarcband frères, de Rouen; Le toij0» frères, de Bondeville : les deux pre-CùhrfS fabricants d’indiennes, et les deux se-Coîv . teinturiers choisis comme parfaitement a(,riPéienis pour juger en telle affaire, en leur disant en même temps, sans frais, ioo kil. si». ‘‘•verses substances colorantes nouvelles snalees pai. M y Gonfreville. Us ont joint à eSs^.aPporis les nombreux échantillons ue leurs
- Le rouge vif très-intense de Maduré teint H P'eees pour lurbansse fa>l sur h-s plus belles dH Us*elines , 30 à 40 aunes par kilog. colon), proportion de quarante-deux parties de de- ’!~Ver basses qualiiès,et vingtde chaya-ver «ou ' eux premières sortes sur dix parties de l’ai, ’ el ce*a e" une série de huit ou dix opé-nu‘!’ns à tiède ( température du pays, ayant Poii ?e a"a,°tôe avec le procédé particulier ur le bleu de cuve à froid. On a réussi par-
- 1» APPRÊTS.
- 1° § Débouilli. Décruage.
- On décreuse jusqu’à demi-blanc par deux lessives de karum et une exposition de huit à dix jours sur le pré ; la rosée qui dans ce pays est très-abondante , contribue beaucoup au blanchiment facile des cotons et des tissus , elle renferme de l’air très-riche enoxi-gcne, qui agit puissamment sur les matières étrangères au coton, et les détruit. En France, les mois de mai, juin, juillet et août, plus abondants en rosée, permettent de blanchir plus vile. On peut croire aussi que le coton lui-même, ainsi blanchi, conserve alors une certaine quantité d’oxigèrie favorable aux opérations ultérieures qu’il doit subir pour la teinture.
- Après la dernière opération , on le lave et sèche. On a rapporté en France une série d’écheveaux aux divers degrés des apprêts, etc., de la teinture rouge de Madras, etc.
- 2° § Bain bis (15).
- Les scheltys de Madras opèrent le plus ordinairement à la fois sur une partie de coton de plusieurs mans, quatre à cinq cents livres; on compte ici pour 50 kil. de coton, proportion qui d’ailleurs a été adoptée pour les essais qu’on a faits et répétés avec succès (16) et (17). Le bain bis se prépare ainsi :
- faitement cette couleur à Déville, près Rouen, dans la proportion de trois partiesaechaya-ver première qualité, sur une partie de colon lin et en deux opérations.
- Le rouge enfumé de Madras, teint en éche-veaux pour mouchoirs, se fait dans la proportion de dix parties de chaya-ver diverses qualités réunies, sur trois parties de colon ; on l’a pareillement obienu à Deville avec deux parties et demie de chaya-ver, première qualité, sur une partie de coton.
- (15) On le qualifie ainsi, parce qu’il communique au coion une teinte bise due à la liente emplo'ee, el non pas parce qu’on le donne deux fois. Par la même raison, il y a le bain blanc et le bain jaune.
- (I6i Le Goux de Flaix , dans son Essai sur les Indes orientales, donne une description très-laconique du procédé employé à Condavir. Leuehs . dans Sun ouvrage sur les substances colorantes, donne ou répété ce procède pour teindre, dit-il, les tils en rouge turc . pour les étoiles que l’on fabrique à Mazuly-palnam; il en
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- 1° 5 litres de bain sickiou (18) avances d’autres apprêts dont la composition va se déduire des opérations qui suivent , et sera rappelée , remarquée en son lieu.
- 2° 3ki,-,75 fiente de cabri, qu’on délaye dès la veille avec une dôuzaine de litres de lessive decendres de naiou-rivy, à t° (19).
- 3° 63 serres, soit 23kn-, 184 d’huile de gengely.
- 4° Bain de cendres de naiourivy ; on emploie 15 mesures (20) de cendres, on fait d’abord un bain blanc bien èmulsé, bien homogène, et dont l’huile soit
- décrit tes principales dispositions. Qu’il me soit permis d’observer qu’il n’y a pas de rouge turc dans les Irides , carie rouge qu’on désigne ainsi rouge turc?rouge grec , rouge d’Ânari-nople, se teint, tout lé inonde le sait, avec la
- garance, et l’on sait bien enfin. depuis 1831
- seulement, que 1 e rouge des Indes sé teint sans garance et avec le etiaya-ver. Il y a encoreune erreur grave dans la description du procédé; c’est qu’on annonce ce rouge comme fait avec lés bots de sapan en poudre et de santal rouge,
- dans la proportion de 32 serres du premier et
- 5 serres et t/2 ( soit 12 Ml. 8 et t kit. 4 ) du second pour i5o livres ou 75 kilog. de colon dans 200 pinies d’eau, puis fixé par un bain tiède de i kil. qoo gr de chaya-ver. Le rouge des Indes ne se fait point ainsi ; par un tel procédé la teinture n’aurait pas la solidité annoncée. En vérité, s’il fallait relever tomes les erreurs, toutes les inexactitudes et toutes les imperfections des procédés industriels décrits ainsi-, sans l’expérience préalable, on remplirait d’énormes in-folios : le simple bon sens des praticiens éclairés heureusement en fait Immédiatement justice.
- (17) Félix Reynouard, après une description à peu près semblable, a commis la même erreur; il conclut ainsi : «On voit, par tout ce que je viens de dire, que la racine de’chay ( ne pouvant pas communiquer par elle-même la couleur-rouge aux étoffes) n'est employée dans la teinture que comme avivage et commet propre à BHILLaM I EH et F/XEH les couleurs » Faute de cette connaissance et dans la persuasion où l’on était que la décoction de cette racine fournissait aux Indiens la riche et belle couleur de leurs chites et de leurs mouchoirs, on ne put tirer aucun parti d’ ne assez grande quantité de chaye que la compagnie des Indes fit apporter en 17 î4. Tous tes essais de nés artistes furent infructueux.
- (18) Nelley-sickiou, en malabare, signifie mot à mot huile'lessive ; c’est le résidu dès dégraissages et des jarres dans lesquels on empile le coton apprête. Ce mot sickiou est en usage depuis longtemps, à peu près dans le même sens, dans les ateliers de teinture en France.
- (19) Outneripoundon, salsola nudiflora , 6e
- classe de Jussieu et de la famille des arroches.
- Nayourivi, arhyranlhes atropurpurea, cadelari hérissé.
- 7e classe de Jussieu, et de la famille des amarantes.
- (20) Une mesure de cendres de ^Naiourivy non tassée pèse 325 gramm.
- Une serre d’huile de Gengely pèse.................368
- Un palom est la quatorzième partie d’une livre ; soit. . 35 5/7
- bien combinée comme pour le ®a te on fait une quantité de go li-
- pour les deux bains bis, soit 51) a . très. On y ajoute après le bain ae kiou et de fiente de cabri, bien U bien homogène ; le tout bien P forme le bain bis , marquant 2 a ë trois quarts. Lajn
- pn manœuvre le coton dans ce, . livre par livre, en le pilant, ter ^ crêpant et rabattant plusieurs foi ’ quart de litre s’ajoute à chaque P* * 3 * 5 * 7^ cette opération se fait dans un P^.fe sans avances de bain et pour ainsiL^e à sec ; et non pas dans une Ie*. ^ comme dans nos ateliers, ParsAjP livres de coton à la fois, et v ' litres d’avances , puis un litre £P.vjne-ajoulé à chaque nouvelle passe. A sure qu’on passe , on a lordu e^. nj ment et on empile à mesure, ® jr de grandes jarres, pouvant con t juste une partie de çoton bien 13 jnC> le moins d’air possible; la jarre Ple on la couvre , et après 36 à 48 bel! ^ on en retire le coton et on le cher (21) , ce qui se fait après cb3* bain.
- 3° 2e bain bis.
- On n’a employé pour le premier b3,a que la moitié de la composition <JU j été faite, on donne de même le seC°i.at bain bis avec l’autre moitié , on f)a avec mêmes manœuvres et : soins.
- 4° § Sels.
- On donne un bain de lessivç d.ç £ejjg drès <fé nâiourivy , marquant 1 r J. degré, comme je l’ai vérifié ave.fi ü, aréomètre Ü’Assièr Pèrical; on lé r.fl pète , on manœuvre aussi pour ce baj. sans avances , et seulement avec c-qu’il en faut chaque fois pour £jue passe absorbe tout par un degré co»^ nable de la torsion ; il faut propprb0 ner d’ailleurs le tout , pour que le 0,3 teau soit peu humideetsurtoutne p° ; pas couler ; on pose en jarres 48 heiir£S. ’ ce qui se fait chaque lois, et une i°l, pour toutes ne se dira plus On éle° sur des roseaux ou des cordes , et n° sur le pré comme pour le blancbimeob
- (2i) Selon leur manière de manœuvrer en g cas , les coulis Indiens n’ont aucun des t>a ^ que nous appelons avances, du moins en qui concerne les bains bis, blancs et iaU„ns et auxquelles avances concentrées nous a* applique le nom de sickiou, comme au d’huile après le garançage , et qui dérivé J déminent du nelley sickiou des chetty *ne qui n’appliquent ce nom qu’aux résidus de graissage et des jarres.
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- lend^16 en manœnvrant souvent à l’é-Cou|ç^e ’ Pour ®§aler et empêcher de
- § 5° 6° 7° 8°.
- Ye?n donne ainsi 4 ou 5 sels successifs en*- On fait le premier essai au
- Urcuma (22).
- au gouvernement ; ils prescrivent des soins de pratique extrêmement longs et minutieux, mais utiles pour la perfection de cette riche teinture.
- Ces apprêts, commencés le '|er septembre , ont fini le 4 novémbre 1829.
- Préparation du karum.
- 9° § Bain blanc.
- . APrès le dégraissage , on a composé
- "" nain .....
- 8en
- avec six mesures d’huile de
- de la lessive de cendres de jOurivy à 1° 3/4,6 serres ou 2kil-,20. k.;®® manœuvre et mêmes soins qu’au °a‘o bis.
- § 10°, 11°, 12° Trois sels.
- ije9n augmente successivement la force q-,!a lessive depuis 1/4 de degré jus-On ? ? degré et demi , et chaque fois
- °» fait
- sécher. Celte série d opéralions
- Pour but principal d’étendre et faire [‘cirer également l’huile par tout le
- c°U>n
- ?ütre
- par
- et il est bien probable qu’il y a
- J-, .e Cela une action particulière de sur l’apprêt huileux ; on fait, le essai au curcuma, etc. (23).
- § 15° Bain blanc.
- ^dnblable au neuvième bain.
- § 14° Sel dernier.
- On fait alors le 3e essai au bain de nrcUma et les apprêts ont été défi-nilivement trouvés suffisants.
- § 15° Dégraissage.
- te dégraissage , les praticiens le sa-• em,est une des opérations les plus importantes pour la réussite ultérieure ÿ la teinture. On trempe dans un bain m.eau pure ; l’eau, à la température or-djoaire à Pondichéry, marquait 23° au *:'\ermomètre.—Pour les nombreux débits de ces diverses opérations, je ne Pmisqu’insister à voir le mémoire spécial Récité (24) et le rapport entier adressé
- y/?2) L’essai au bain de curcuma consiste à .®ritier la teinte qu’il donne au contact du coin âPprélé; on t’essaye de temps en temps, irlO’à ce qu’il donne la teinte rouge orange ^enable que l’habitude et l’expérience joules font bien juger pour reconnaître que es apprêts sont suffisants.
- 6 C23) H y a aussi une épreuve pour l’acidité ij"1, le bain de bois violet qui sert à Fessai du tardant. On voit que nos papiers à réactifs se "Pportent à ces epreuves, qui ne se prali-
- er>t pas ainsi dans nos teintureries, quoique len utiles.
- (24) Voir la description de soixante et douze
- Karum , en malabare , signifie sel.
- On lessive les cendres de naiourivy dans un appareil semblable à celui employé pour l’olla munnoo, dont il a été parlé et donné le dessin dans le mémoire sur les Guinées; mais on n’y ajoute pas de chaux. On a mis dans les tines 50 mesures de cendres de naiourivy, soit 17k,,\250 dans chacune, et pour toutes les opérations on a employé cinq tines semblables dans le cours des trois mois de la teinture. Celle lessive doit être employée toujours très limpide; elle marque 2° à 2° 1/2, et se règle avec de IVau qui a passé sur les résidus de la line ; elle sert pour le décruage ou débouilli, pour les bains bis, blancs et jaunes, pour le dégraissage , les sels, le dègor-geage et l’avivage
- On a employé une journée et demie à quatre couiis paria et un paniken, pour le lavage de la partie de colon à chaque dégraissage. On a donne le premier dégraissage un peu alkalin après la 8* opération , et le second après la 14e opération ; le premier se fait dans l’eau simple ou bien un peu alkaline, et le second dans un bain d'eau pure , ou mêlée d’un peu de karum ; cela se détermine par l’expérience et selon l’étal des apprêts et est un peu variable. On laisse tremper le coton à court bain cinq à six heures, en l’y manœuvrant deux fois à intervalles égaux , puis on le tord à la main , car les coulis n’emploient ni cheville , ni chevillon ni che-villette; puis on le lave, crêpe et bat plusieurs fois, et il y a pour cela de larges dalles en granit à fleur d’eau dans les étangs ou rivières.
- Ces bains de dégraissage sont très-concentrés , l’opération se faisant à très-court bain, et forment ce qu’on appelle Nelley - sickiou ; ils servent, comme on l’a vu au commencement, pour apprêts d'antre colon. Ce bain marquait2°l/i. L’état de ce bain donne aussi des indices si les apprêts sont bien réussis. Le coton est alors roide à
- essais sur le chaya-yer, la première faite en Fiance, et à laquelle était joint le tableau des échantillons qui ont été adressés au ministère du commerce, et depuis déposés au Conservatoire des arts et métiers.
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- peu près comme s’il était encollé. Le colon , après le premier dégraissage , pesait 75 kilog. 5 h. ; donc les apprêts l’avaient augmenté net de 25 kilog. 5 h. Après le second dégraissage , cette augmentation était réduite à 15 kilog., c’est-à-dire à 30 pour 100. Ainsi, bien fini de ses apprêts, le coton est d’un blanc parfait ; on sèche.
- 2° ASTRINGENTS.
- On a fait infuser dans de l’eau fraîche de Montre-Paléom des feuilles sèches de cassa, grossièrement pilées, 17k,5 pour la première fois ; puis on brasse bien le bain et, sans retirer le marc, on y manœuvre le coton partagé dans quatre jarres, et on l'y laisse tremper jusqu’au lendemain. On le tord ensuite et on le sèche avec les soins prescrits pour le bain de kadoucaîe poo pour le jaune et le vert. Ce bain astringent communique au coton l’odeur et la couleur, à très-peu prèssemhlables à celles du bain de sumac de Malaga; et selon toute vraisemblance, à trèt-peu près aussi la même préparation, la même disposition ; en un mol le même apprêt comme astringent. Toutefois, comme la dose est relativement plus forte que celle du sumac, et qu'il paraît fournir autant, on doit estimer que la couleur jaunequ’il produit reste ensuite participant dans la teinte jaunâtre et enfumée, particulière au rouge des mouchoirs de Madras • teinte solide qui les caractérise et les fait tant estimer.
- On garde le coton sec huit jours ainsi sans lui faire subir aucune autre manœuvre ; cette station, qu’on me permette ce mot, nest point du tout indifférente ; pendant ce temps, il s’exerce et s’accomplit une action bien prouvée entre l’huile dont le coton est primitivement imprégné en forte proportion, comme on l’a vu, et entre la substance astringente, et la teinte se fonce sensiblement.
- 3° MORDANT.
- On fait dissoudre de l’alun dans la proportion de 5 hect. pour 2 kil. 1/2 coton, soit20liv.ou 10kil. pour50kil. dans environ 25 à 30 litres eau J’ai réduit les poids et mesures indiens autant approximativement que possible pour fixer ces proportions qui. (laideurs, varient un peu entre chaque shelty ; on manœuvre dans le mordant à très-court bain, comme on le voit par le peu d’eau employée ; et par de longues
- manœuvres, les coulis supple®0 tout, et évitent le bringeage qu aurait assurément par nos inan^ urj tions ordinaires. On garde jours le coton mouillé, et dans jarres bien closes et lutées; apres à quinze jours, on fait sécher et°n y(î lave et sèche pour un rabat a deuxième alunage, moitié P'us . ble (25), avec même soin, même te ^ et même lavage ; puis on sèche, fait ici l’essai du vartanguy P n donner un dernier sel, ou pluie ^ bain de dégorgeage, dans ajoute de la fiente de cabri ou che ^ comme au premier bain bis; ^ laisse encore quelques jours sur bain à 1 /4 degré, et ce repos est nec sa ire pour désacidifier le nlor<j.av0I pourl’alcaliser, dernier état seul id rable à la teinture au chaya-ver lave, bat, crêpe, etc., et enfin le eu est prêt pour la teinture. -ne
- Sur le mordant d’acétate d'alum1 bien dégorgé, la teinture auchaya*' réussit parfaitement. .,e5
- Dans les premières expériences ta* . par M. Moutchy de Mad as, sur R touques (26) (soitlO liv. 1/2) colon, P°“u rouge des Indes; on a fait aussi àiP près les mêmes opérations Pra "jg-naires, et on a de suite , après le 0 t graissage, commencé immédiatctne l’opération du teint au cassa et chaya-ver, sans intermédiaire d ni d’aucun autre sel équivalent; e* je huit ou dix passes successives dans bain de chaya-ver, cassa et nound-. tiède ( température de l’eau au sole*' dans de grandes jarres enfouies dans sable, la couleur a monté succesS*'’ ment par toutes les nuances, dep1*,. un rouge clair un peu orangé jusqa
- celle du rougedeslndes le plus intet'5 *
- (25) Je considère utile de constater conr)I> d’alumine doit se fixer aux 50 kilog. de c<,jej dans cette opération; on a employé Poljr>a|ii' mordants 15 kilog. alun ou sulfate acide o * mine et de potasse. On sait que l’alun cu tient ;
- Alumine........................ to 86
- Acide sulfurique............... 34.23
- Potasse........................ 9.9(
- Eau de cristallisation......... 45 00
- Pour......... i00Berzél>uS-
- kilog. kilog.
- 100 : 10.86 :: 15 : J.629.
- D’où il résulte, mathématiquement P.r°^né qu’il ne peut rester que i kilog- 629 aillle|fet comhine aux so kilog. colon mordanté. tnn jjs le inordaniaue du coton augmente son P de i/40 environ.
- j (26) La touque pèse 3 livres et demie-
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- mol , quelque surprise de ce Pour • Hpervr le teint, sans mordant, (j'hui|ainS' dire, et je vis que les bains îfjj, i ® «ouïs donnaient déjà une grande ran. e au colon pour la partie colo-
- ^èm chay.a"ver» et que les se*s
- dev .e employés pour les bains d’huile rab|,en* conlefur quelque base favo-le e a celle action Quoi qu’il en soit, sjp|rocédé se pratique ainsi dans plu-cll(/8 al'lées, et nos premiers mou-i,*. d’une expérience répétée à sUr llre-Paléorri, sont d’un rouge fait à mCe système, et j’en possède encore sery0,0 Usa8e depuis 18*28, qui ont con-ter) e Une teinte rouge restée Irès-in-hr e après un long service et de nom-$UfUX Sav°unages; j’insiste volontiers ce su.iet, pour faire voir, qu’en fj0'r;r le ehaya-ver a quelque supé-da
- ,lé sur la garance qui, assurément,
- > les Ferait
- memes circonstances, ne pro-f0is,oV q"e très peu de teinture. Toute-le$ ’ '* es^ connu que , de longue date, |f(J ^outchys mordanlent en alumine ch;s pièces avant de les passer au pi^a-ver; mais dans ce système les bajC0S Pe'nles ne reçoivent pas de ns d’buile, et leurs couleurs, cepen-|jj^> sont encore extrêmement so-q es; j’ai donc pensé avec raison ei p * u,'ion de ces deux agents, l’huile a*a|un, n’avait point dû échapper v * plus habiles ouvriers, et effeeti-ç ^cnt, le mordant d’alun est aussi y Ployé; mais, comme en France, il L dans chaque atelier certaines modi Plions dans les systèmes et les pro-ç ['lions plus ou moins bien ou mal p .e,|dues, qui altèrent un bon système jJfthlif, oeuvre du génie; et j’ai dû a e, borner à recueillir ces faits ici, çjvCs avoir pratiqué ces deux procé-].s les plus généralement suivis par Meilleurs schettys de Madras.
- 4° TEINTURE.
- pendant la pose du coton pour le ridant et le dègorgeage, on a prè-u-ré le Chaya-ver et le noona (27); on le les racines du chaya (28), on les
- J,2’) Le 6 novembre 1829 , j’ai acheté à Gou-îtdi-r 1 b31-1- 500 livres anglaises ou 480 liv., °U in » françaises, au prix de 23 pagodes
- £hav ^r* ï0 ce,,t l un ’ so'1 80 cent* Ie *’ j-Yaver de Trinquebar
- l'ire s une aulre circonstance, pour les tem-suivS t*es chites et de très-beaux tapis, l’annee Cev.ante. 1 barr Chayaver de Manar(côle de paî'atl), d’excellente qualité, au prix de 16 8o» * *e barr, ou t34 fr. 40 c- les 240 kilog. ; danc56 c 'e kilog. Il y a beaucoup de choix Üté* Cel art>cle dont il y a beaucoup de qua-r4cni’i SUl>ant la nature du sol et le soin de la He ; en général, celui qui a le* racines
- émonde, on en partage le haut et le bas; la première partie contenant bien moins, ou quelquefois même ne contenant pas de subslance colorante, sert pour la première teinture ; et la seconde partie, la racine nette, sert pour les dernières teintures et même seule pour les belles couleurs. On pile, on vanne, on tamise, et pour ces diverses préparations , on lient à ne se servir que d’ustensiles de granit ou de bois, jamais de fer; on broie et pulvérise seulement les racines de noona, qui, plus grosses, n’ont pu être coupées que par des outils de fer, et qu’on a grand soin de garantir de rouille. Ces deux substances pulvérisées ainsi, on ajoute un peu d’huile de sésame au chaya-ver qu’on remue ; une serre suffît pour 100 kil. de chaya-ver; alors tout est prêt la veille, et on procède à la teinture; je dois répéter que je supprime ici quelques détails pour simplifier ce mémoire; qu'ils sont complets, pour la pratique de ce procédé, dans les deux articles déjà cités; et que pour bien comprendre le système de ces opérations , il est bon de voir et de consulter les deux dessins d’une teinturerie et fabrique de Madras de l’album n° 11, et dont quelques détails sont conservés en la plancheci-jointe. On concevra mieux ainsi toutes les manipulations des schettys indiens, que par tout ce qu'on en pourrait décrire.
- On a employé de l’eau de Montre-Paléom pure, et provenant de la source d’Oulgaret, à quatre kilomètres de Pondichéry , où des voituriers viennent
- les plus fines, le chaya-ver sauvage, est le plus estimé, mais il est plus rare. La culture, sans doute mal dirigée, mal étudiée, augmente ses dimensions, mais en diminue relativement, à ce qu’il parait, les propriétés colorantes : ainsi, 5 hecto de racines fines produisent une teinture bien plus intense que 5 hecto de racines grosses. Il y a, sur cet article, une note très étendue dans mon premier mémoire, et qui ne peut trouver place ici. Toutefois, celle culture mérite une attention et une étude toute spéciale, par la précieuse qualité colorante qui est recélée dans cette plante.
- (281 Les alkalis en général développent la couleur rouge du chaya-rer; celte racine, réduite en poudre impalpable est d’une leirile fauve jaunâtre, sans aucune trace de couleur rouge , cependant en l’humectanl de quelques gouttes d’une dissolution alkaline, potasse, soude, ammoniaque, elle se change immédiatement en un rouge très-intense. Cette propriété caractéristique et distinctive du chaya-ver, relativement a la garance, sert à apprécier sa qualité, selon la nuance plus ou moins foncée qu’elle acquiert ainsi.— Avant d’acheter une partie de chaya-ver, les moutchys font cette épreuve pour se fixer sur sa qualité et sa valeur intrinsèque; et pour cela ils se servent de chaux de coquillages calciné*.
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- journellement pour l’approvisionnement des ménages de Pondichéry. On a dû constater ce fait, à cause de l’opinion plus ou moins fondée de l'influence des eaux sur cette teinture ; à Madras , on emploie les eaux de puits , qui, à cause du voisinage de ta mer, sont un peu saumâtres, et des eaux sèléni-teuses; un examen sérieux a été fait a cet égard ; l’analyse des eaux a été repétée, Çt on ne peut que renvoyer à ce premier Mémoire adressé au gouvernement. Pour bien assurer par suite en France le procédé étudie , on a cru devoir préférer I emploi de l’eau pure, pour pouvoir un jour, en répétant ces procédés en Normandie , se placer dans les mêmes conditionsai^émi nt, et on doit dire d’abord que la réussite a été complété, eu tenant compte, comme on l a dit, de l’état alkaliu du mordant et de l’étal acide de la substance colorante du chaya-ver. Dans ces conditions précises et rigoureuses. ou a opère ainsi lorsque le procédé de Madias a été répété à Monlre-Paléom , en 1829(29), près Pondichéry ; puis à Deville, près Rouen , en 1834, pour l’exposition.
- $. Teinture ou plus exactement retirage. Ona pesél8kil de cassa elley( 30) et!8kil. dc Noona marunt[31), le tout en poudre très One pourdeux fois. On se Sert d'huile de palma-christi dans cette pulvérisation du cassa. On garde et emploie pour descotons très-gros et des teintures plus communes, les déchèts de ces trois substances, qui ontrésistéan pilon et resté sur le crible , ou bien on les fait infuser convenablement, on en jette ensuite le marc, et le bain décanté sert alors en place d’eau pour composer un nouveau bain. On a divisé la partie dé 50 kil. de coton en cinq lots égaux, soit 10 kil. à chaque, on avait
- , ,(29) Quinze mille francs ont été dépensés à l’élablisseinenl de Montré-Paléom en constructions et expériences relatives à cet objet.
- (30) Cassa, memecylun tinclorium.
- Noona, morinda citrifolia.
- Capilapedie corungamunjemarum,ro«-lera lincloria.
- Myrobolan, terminalia chebula.
- (31) On obtient, avec le noona ver sur le coton huilé et mordancé en alumine, une couleur rouge très-foncée avec les précautions ordinaires, par le dégorgeage et le retirage préalables, puis par la neutralité du bain colorant. et enfin en réglant graduellement bien la chaleur et l’ébullition de ce bain. Cette couleur est un peu plus orangée que celle de la garance ; elle est aussi solide lorsque la teinture a ele suffisamment bien piélee, apprêtée ettalurée; on peut la développer ou la virer en écarlate par la dissolution d’elain et le savon, en proportions definies dans une chaudière gutoclave.
- cinq panelles égales; et cinq couM rias ont fait les manipulations. •„ On a d’abord bien pallié le ” . tiède sans feu, eau et marc , et on L jeté vivement et tout à la fois les tO de coton divisé en une trentaine mateaux ; on a remué , tourné et briolè le tout avec quelques preC u. lions, pour que les poudres des s tances colorantes se répartissent e bord également , et puis poUf .j; point brouiller les maleaux chain J puis on a manœuvré chaque tour à tour, et par un tour de & particulier à l’ouvrier indien en P1*.^ sanl et tordant à chaque prise de w* j et en parcourant ainsi chaque mate sur toute sa longueur, et cela par cidive , cinq ou six fois à chaque.1” g
- noeuvre. Il est bien entendu q|> laissé le noona et le cassa, et qn'°rl . les a pas séparés pour n’en erop|üï jj que l’infusion, comme on le la*t, ,j France pour le bain de sumac, 9” tire à clair pour en imprégner lecot” ‘ On opère à très-court bain et sans ’ mais il faut tenir compte de ce 9” t fait l’infusion dans des jarres de tef e exposées exprèsau «oleil, et qu’on op®r ici à Pondichéry à 100° Fah., tcmPer j
- ture actuelle de l’air. Un a man®”'
- ad'
- une heure et demie lors par t<>rs> coton paraît d’abord un peu bringé;j£ 5 nâtre par place, ou rougeâtre; ^ peu à peu il s’égalise , se fond et couvre ; alors on l'abat, non par t”r ' mais de même entier et par les cor10® ! en les tenant pour cette manœuvre* 'e. ouvrant bien , puis les couchant P* lits et à court bain , très pressés. J-L peut considérer cette opération un deuxième dégorgeage. L’on ajo°‘ ici qu’on a fait suivre ces mêmesop^f tions à 1 kil. de coton très-tin, èfi0. avait apprêté selon la meilleure thode de nos teintureries, et qu’0”,^ suivait et constatait rigoureusement1^ effets comparatifs (32). On a levé lec^ ton après six heures de pose , on a rfe pélé la manœuvre, puis encore a même six heures après, et le lenderï*3* on I a levé, tors, secoué légèrement” la poussière qu’il contenait, et on1 mis sécher. Lorsqu’on reconnaît q” ,g près la seconde manœuvre le coton ”
- (32)Quelqueskilog.decotonapprétésàRO' r ont été teints, au chaya-ver, eic., ir sans dant.... ; 2° avec mordant, selon la met*1 g, rouennaise; s° avec mordant, selon la \et, thode uiadrasienne, etc., et ont subi les niêres operations. En général, l’avantage P”e( la fixité et l’intensité des diverses couleur ^ nuances faites ainsi, était du côté du mode procédé indien.
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- ))èse ^a a Peinte nécessaire, alors on 8ubsiaenCOre quelques kil. de même da„s .n?e astringente et colorante , et faire • ei? mêtnps rapports et sans les ter n , usp.rï on se contente d’en ajou-dia_fle poignée fixe pour la passe de biet,],fi. t°rs, ayant soin d’abord de le )ia-l * *?n(fre > la brasser dans tout le W, 1,1 «chaque fois, et s’il y a un C0lonaPrè3 la manœuvre de 10 kil. de On v ’ le mêle dans lout le bain et que| raoât Je coton j on lui fait faire ehJu?s tours en masse et on le met ^nde,j3:l)
- 75k» rJ\*\ltvre (^)* a employé il pin I e Çhaya-ver en poudre, qu’on Caç.i aSé dans les cinq jarres . et 5 kil. ftian'e!ley ; et on (35) a fait les mêmes •V'nl'UVre'S . 9U,« l’opération précé-Ç0tQe ! le bain sert après pour d’autre Üe|n ven sortant de cette teinture, on o,e- ave pas , on le tord seulement.
- Ver jointure. Avec 50 kil. de chaya-jre’t’herses qualités, même manœu-î j^.'Oème temps , mêmes soins; on
- j*® bain de cassa et noona, entre le mor-
- t0r,sid• a teinture proprement dite, doit être e0ii,er^ comrne ayant un double but : ï^nte6 *e bain de' s,,mac donné dans le Je$ jart°.r(l.re des opéralions avant le garançage ei*nes, pour dégorger le mordant mal
- K'fle a p0,)rai‘>ulerunp teinte jaune’au rouge
- 4 Ca ne.cbayaver qui seul vire au pourpre.
- Nnü - seul donne une pouleur jaune, le Wthj, seul donne unecouleuroraoge, qui sym-imèe ^es deux autres; ainsi ces trois sub-<tu VaP* colorantes entrent dans la constitution rdable rouge des Indes. tfoçj ^bans ie premier essai, pour quatre tou-Col0n , ou 14 liv., 7 kilog., on a employé itiiQ ets Lüby ou de harr ou candy, ou ^uu ' 4 cbaye-ver qualité inférieure , et ^iu^es ou 8.75 de npona-ver idem. .Le tout
- 6 pagodes ; soit 50 fr. 40 centimes. Les 4tuys. demandaient 4 fr. 80 centimes pour .{j le'nture.
- jl v IP ï a bien des qualités de racines de chaya. ,^ ma,t°de très-menueset longues; 2° de e,)ues et courtes; 3° de moyennes et Wus rs> courtes ou longues. En général, les *e,0n i es courtes ou longues sont préférées, fti i' lps terrains et le temps qu’elles ont été L erre.
- racines du nord de Poollou, Pata-Pa-’ deux villes, sont très-estimées,. et se terit 1 jusqu’à 50 à 60 pagodes le barr, 87 Wp'/î à i fr. 05 cent, le 1/2 kilog. Ces racines 1ue iîncs, nettes, émondées; le prix en dimi- , coiubeaucoup, selon les spéculations, la ré- ! 4cj®1 4 consommation. On tire d’Oudry des j Î9|IubiS détachées, mêlées, coupées et non en , de a’ lrès-bonnes aussi, et qui se vendent : -Le« ” 45 centimes le i,2 kilog. j
- C«(0* racines du sud de Tiriou-Kodehiour, çt ÀfT.h a<"M, Cggannodey. Ananda Alangui on, tJUe °ile près Trinquebar, ne se vendent Co(0,“ centimes 1/2; celles de Tiroupoundy, **0^*/ Pa/anon, Kah-ry Pounl"u, Chetly-près de Negaphlam, de 12 à 15 pa-<4 iri' a 21 centimes le 1/2 kilog. Il s’en trouve 6p0us‘bnes de 2 à 3 pieds, et d’autres de 5 à de longueur.
- 3e teinlure. Avec 50 kil. de chaya-ver, première qualité , on a représenté (fig. 10) la disposition adoptée pour cette dernière opération Celte fois, on opère dans des jarres montées sur des fourneaux. Toutefois, la manœuvre est la même , et on a lavé le coton avant de l’abattre dans ce bain; l’opération sur le feu dure de trois à quatre heures, et de même en opérant dans cinq jarres ; on chauffe très lentement, et on la finit par une ébullition modérée d une demi heure environ. Je trouvai utile d’ajouter un peu de karum à 1 degré , 1 litre par jarre; en général , avec l'eau un peu saumâtre, cette addition est inutile ; toutefois, il est assez délicat de bien fixer ici les proportions pour établir un bain neutre , en considérant bien les variétés , 1° de l’eau employée ; 2° des apprêts et du mordant ; 3° des diverses qualités de la substance colorante ; 4° de la qualité du coton. L'habileté , l’observation , I expérience de l’opérateur doivent seules fixer ce qu’il faut faire , parce qu’à chaque nouvelle opération; il y a toujours quelques modifications déterminées instantanément par l’état du bain lui-même. Pendant toutes ces teintures , le bain de chaya-ver ne paraît jamais rouge , mais pour savoir s’il se tire bien , s’il s’épuise bien sans dépôt colorant, sans tourner, le pani-ken de temps en temps essaye quelques gouttes dans la paume de sa main, du bain avec son karum d'épreuve, qui fait rougir le bain tant au’il n’est pas tiré, et qui ne rougit plus d’une certaine manière, et d’une nuance fixe , quand l’opération va bien; car il sait que si le bain est tourné, le karum ne le rougit plus , et cependant sa cou-leurn’estpas épuisée, sa teinture non saturée n’est pas finie, et il y a dès lors perte de substance colorante (fig. 10,a).
- On laisse tremper jusqu’au lendemain ; on laisse même en tas encore vingt-quatre heures , jusqu a ce que le colon soit bien refroidi, et alors on procède à un lavage.
- (36) Par le procédé sans alunage ,
- • (3a) Le 7 septembre 1829.quatre turbans(sur
- | un premier essai de quarante) furent teints en rouge sans alunage, le premier turban fut j fait aussi avec du coton très-lin, de l’exposition ’ de 1823, le second de Maduré par le chayaver I seul comme malièrecolorante; ils ontété adressés de Pondichéry par l'administration coloniale, à M. le ministre secrétaire d’Ëial au département de la marine et des colonies. Ces | teintures, parfaitement identiques à celles de , Maduré, ont été laites à Monire-Paléom,
- 1 prés Pondichéry, en l’établissement fondé | parM. D. uonfreville. Un rapport particulier
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- on donne successivement jusqu’à dix teintures, dont la dernière, et quelquefois même les deux dernières, se font sur le feu ; et tous les bains reservent une ou deux fois. On avait fait l’essai de ce procédé sur une autre partie de 50 kilog. coton l’année précédente.
- 5° ALTÉRANTS.
- Le coton doit être bien lavé et battu plusieurs fois, alors on le met sécher en l'étendant très-mince sur des barres ou des cordes de Kaer, et de manière que les ècheveaux ne se croisent point ; on l'expose plusieurs nuits dehors, en le secouant, l’ouvrant et le tournant chaque soir; et selon le ton qu’on veut obtenir, on le passe dans un bain faible de karum, et on l’étend sur l’herbe, ou quelquefois même dans des parquets disposés pour les moutchys, et où il y a quelques pouces d’eau ; et ainsi légèrement imprégnés de fiente de cabri et de karum, plus ou moins fort, selon ce que l’expérience détermine d’après le ton de la couleur, on les y range, et on les laisse quelques jours subir l’avivage naturel de l’alcali, de l’eau et du soleil; ayant soin de les tourner souvent pour que celle action assez puissante s’exerce uniformément (37). Il y a sous celle influence des transformations de couleurs vraiment remarquables, bien peu sur le rouge qui se vivifie toujours bien sensiblement; mais dans les couleurs de palliacate,
- a 'été fait sur cet article ; il est signé de notables négociants et marchands français et Malabars, de Pondichéry. Leur succès a constaté complètement l’acquisition faite de cette industrie pour notre colonie, où,jusqu’à ce jour, les tentatives faites vers ce but avaient été infructueuses.
- (37) Pour les articles communs, on fait encore à Madras une autre teinture rouge, en alliant le vaympadum-putlay au noona-ver (pultay, écorce; ver, racine; elley, feuillesL Mais cette couleur, quoique assez intense, est bien moins estimée que celle faite au chaya-ver, noona-ver, et cassa-elley, et le prix en est moindre La teinture pour 13 paquets de coton en rouge, au chaya-ver, coûte à la Grande-Aldée 13 fanons et demi, tandis que celle au vaympadum-pullay ne coûte que 6 fanons 3/4, c’est-à-dire moitié moins (Mémoires sur l’industrie de l’Inde, par M. D. Gonfreville, t. Xlll, page26t).
- violette, pourpre, etc., avec ,e ver; ces couleurs, en sortant de dernière teinture, sont grises, sa ternes et d’une teinte à peu près se blable à celle que fournit un bon de galle noire; elles semblent ^e; comme virées ou cachées par un.*!Lré-car ces couleurs, légèrement gnées d’alcali et simplement exp' . nt dans un courant d’eau pure trente-six à quarante-huit ne même sans soleil, se purifient, s j, veloppent d’une manière qui est ^ ment surprenante pour qui conn?1 ^ sulïisanceouplutôtl’impossibiliied .r moyens d’avivage de nos couleur
- rancées, et qui prouvent évidem ^
- des avantages en ce sens, et des ^ rences dans la nature du eÿt
- comparée à celle de la garance. On Y présumer que, par suite même des grès incessants de cet art, on truu quelque jour une sorte de système néral homéopathique pour la te,(| ^ etc. (38). Les expériences en on répétéesà Deville, avec le même sû et dans les mêmes conditions. Çe 3 nt entre autres, m’a paru trop intérc*5 jc pour n’ètre pas répété ici. D'apr^j||, tableau ci-contre, on voit que la, jfr> ture du rouge de Madras revient 85 c. le kilo. On conçoit facile?fl.(j0(i qu’après avoir reconnu que l’expo8' fé à l’air, au pré ou au parquet, a 0 jef assez longtemps; il suffit d’un rinçage et battage pour que la teinùjei» soit terminée : toutefois, elle est n finie, en effet, pour être désor^ |C livrable aux tisserands; mais 0-^, répète, lors de l’apprêt des moucb0^ elle reçoit encore, après le tissage légère "teinte au curcuma , qui la ^ fie, la jaunit; mais nous savons^, cette couleur n’est qu’une fausse rure et qu’elle a aussi un auùe l(.e$ comme préservatrice, jointe à d’al1 jtfIi substances odorantes, contre l’aC destructive de quelques insectes.
- (38) On ne fait qu’indiquer ici un syste* teinture et d’impression qui consiste a ^pi)' ployer que des substances préalablement y rées, et à réduire à sa plus simple evpr“le el le mode de leur application. Ce syster|:vet,t quelques procédés de ce genre se qoV exposés dans l’art de la teinture par M-t" freville.
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- d'Astringent- # 2» Épreuve. Ê t° Apprêta.
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- K
- (fol.
- tableau. Substances employées et prix de revient pour la teinture du rouge de Madras.
- (Pour 50 kilog. coton.)
- *02, vol. 13.)
- APPRÊTS.
- mesures. fan. c. kil. fr. C. i
- , Cendres de Naiourivy. 10 mesures pour 1 ou 30 85 5 7 90 I
- ' 25 Fienle de cahri 18 « i 30 12 » » 40 1 fr. c.
- i 10 Nelley-Sickiou 1 » i 30 5 » 3 » > 26 70
- | *«rres. roupies. fr. kil. c. I
- 150 Huile de Gengely.. . . à 56 le barr, ou ou 134 40 1
- les 24o k. les 20 k. 27 5 56 lek. 15 40 I
- touque. ,
- j 11/2 Curcuma 21 •• ou 50 40 2 70 à 21 56 7 j
- "t/2 Vartanguy 14 » 33 60 » 45 14 06 3 f
- 1 £&ïotns 1
- ' 5 (2) Kadouaie-poo 43 » 103 20 18 43 07 7 1
- 1 8» Kadoucaie - Pingie. . 7 » 16 80 18 7 01 8 }
- 1 Huile de palma-christi, ]
- serres. j
- j 20 p0ur pi\er \e cassa. . 52 » 124 80 2 60 52 135 2 \ 4 35
- hottes (
- [ 5 De casa-elley » 2 la botte ou » 60 30 » 10 3 « \
- ; l lo,1ques
- »o Harum.
- roupies.
- qualité. . . . 49 le barr, ou 117 60 15 à 49 7 35
- les 240 k.
- fr. . 1 03 » 30
- 5° TEINTURE.
- roupies.
- lo»ques
- *2 Noona-ver, u* qualité.. 22 » soit
- pagodes.
- Cbaya-ver, 2 » 10 35 le barr,
- 28 id. ire ,, J6 56 «
- jChauflage.............
- Pr«*s généraux et loyer
- ! qui i
- fr. c. kil. C. fr. c.
- 52 80 73 5 à 22 le k. 16 17
- 95 06
- 84 » 147 » 35 51 45
- 134 40 49 (59) 56 27 44
- 120 journées à 30 36 ))
- 1 stère de bois 10 • 58 »
- 12
- 85 cent, le kilog. . . . 192 48
- BLEU.
- SECTION IV.
- UjAprèg ce qui a élé dit dans le mé-Cl sur la teinture des toiles dites ter es^ auquel on doit se repor-cj. P°ur cet article. il ne reste prin-duji en,ent * indiquer ici que ce qui prA. Caractériser la différence d'ap-ei Jet de manœuvres, entre des tissus y ««fils eu écheveau*; et ces obser-rç 0,|s toutes pratiques ne seront que tlQlees ; l’expérience des manufactu -k Teehnologiile, T. Vil. — Juin 1846.
- riers spèciaux suffira pour suppléer à des détails minutieux que j’abrège , et qui seraient toujours incomplets pour qui ne les aurait pas fait précéder d’une longue pratique.
- L’alelier de soixante jarres est donc supposé en état parfait de travailler; chaque série de jarres est graduée convenablement, et chaque jarre e^t en bon état, verte, fleurie et mûre. 1° On a fait déjà remarquer que les écheveaux filés à la main, dans l’Inde, n’ont 26
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- nullement la même disposition que nos t écheveaux filés et dévidés à la mécanique. Les fils pour les mouchoirs ma- j dras sont, au sortir de la bobine de la j fileuse. dévidés en écheveaux de la longueur précise d’une pièce de huit mouchoirs; c’est-à-dire qu’ils ont 6 à 8 mètres, et de plus des envergures et des dispositions qui empêchent par conséquent de pouvoir les manœuvrer, les cheviller surtout, comme on peut faire les petits écheveaux de nos filatures. Leur extrême longueur, et surtout leurs doubles croisements/ contrarient la manœuvre en général, aussi bien dans la cuve d’Inde que dans d’autres compositions tinctoriales. Aussi n’est-il pas rare de voir ces écheveaux, même les mieux travaillés et les mieux teints, avoir des inégalités, des brin-gures surtout dans les rosettes qui chinent en même temps qu’elles maintiennent les envergures. Ces envergures sont faites pour faciliter le travail immédiat du tisserand, pour nouer les fils aux lames, sans être obligé à deux dévidages ultérieurs, comme l’exigent nos écheveaux de mécanique. Ils ont donc un avantage sur les nôtres , considérés en ce sens.
- Pendant mon séjour à Madras, je vis, chez MM. Arbuthnott, négociants armateurs, etchez plusieurs marchands et schetfys, des cotons filés en petits écheveaux et teints en Angleterre, destinés pour les mouchoirs. On y commençait celte introduction dans cette fabrication; les cotons étaient d'une extrême finesse et les teintures de la plus grande beauté et solidité; je remarquai plusieurs nuances très-intenses et très-riches par le cachou des violets garances, et un orange et un vert métalliques. Le gouvernement anglais n’hésite pas à favoriser l'industrie de scs colonies, et il la fait servir à celle de la métropole.
- On ne peut douter, par de telles dispositions et un tel concours, quelle erfection et quelle supériorité la fa-ricalion des madras a acquises. Les
- Frécieuses substances colorantes de Inde et les produitschimiques parfaits de l’Angleterre dorment aux s< hettys indiens des moyens certains de confectionner des teintures et des peintures réunissant toutes les qualités désirables (39), On ne peut hésiter à le dire
- (39) Deux séries d’éclieveaux de toutes les couleurs emplovées dans la fabrication des tnouchoirs de madras oui été déposées par IlL D Gonfreville au Conservatoire des arts et métiers; la première, celle faite par des ou-
- ïes, notre gouvernement uc sc ^ pas aussi bien que le gouvernement priais les intérêts industriels du Païsb2fe Notre colonie de Pondichéry, ,naJL. les généreux efforts de M. le C0,T,l^ne bassayns de Richernonl, est dan ^ agonie permanente, malgré ,eS -0n sources industrielles et naturelles q pourrait y créer aussi bien qu a ^
- dras; mais il faut pour cela une vo
- une énergie, une constance qu' n peut-être pas même en nolre C tère national et en notre pouvoir l Quoi qu’il en soit, l’industrie anS 0 envahit toutes ces contrées, y P^r abondance ses produits et en tu t |e richesses immenses, en soumet^1 s sol et les habitants à ses vues, a volontés et à ses intérêts. 0j-
- Quoi qu’on ait fait (42), et q ^ qu’on puisse faire, l’Inde P°s s0p des richesses et des avantages P.ar {5) climat et l'industrie de ses habit® ^ pour produire beaucoup et à bon fj! sj chè , et la concurrence estimposs'u
- vriers indiens, et la seconde, parf?'1?, 4jk identique, faite au laboratoire de c^inua\i<>^ pliquee à la teinture, etc., à Montre-r près Pondichéry. ^
- (40) Un peut considérer comme uned'*j)| eg lion utile à l’enseignement professiqnlLlU(je général, et en particulier nécessaire a 'gCoK préparatoire de l’art qui nous occupe, " .(,5â sacrer un carre dans le Jardin des t |eS vé' la culture spéciale et complète de tous ueS gelaux dont les propriétés seraient ço (t applicables dans les peintures, leinRJ . ce apprêts, plus de 300 végétaux seraient "^eai*' cas aujourd’hui. L’Inde pourrait fournir ^le coup à une telle collection 11 serait al°rSnaitre aux élèves dans cet art d’étudier, de con . parfaitement les substances qu’ils devra1 jour employer. Outre cela, une cul'or iro' entendue et bien dirigée par un habile nome, ne pourrait manquer d’ainelioroD jes des avaniages bien positifs, les pr.nci|<eS ‘ que ces végétaux renferment. C’est un vœux pour le progrès de cet art.
- (4t) Il serait en même temps utile, danS|,ajre térét de celait en general, de fonder u.r , teifl' de chimie appliquée à la peinture et à 'a je ture des 1 issus et des (ils Les professor» ce genre établis à la mauufaciure rq)a‘ je Gohelms, à Paris, à l’ecole iiiunicip3^ ju Rouen , à Lyon et à Mulbausen, s’écarte * qjs but essentiel de leur destination, en ce ['appliquent aux ails en général. H \ i5a|üüt l’étude et la pratique de cet art seul, et " fjaii* ce qui s’y rattache, d’abondants 1113 ipee5, pour occuper un cours spécial de deux ai ^ (42) Monsieur Dumas, dans son ra(>P0,ur3 à le prix o’Argenieml, et dans son d,sli„urs a une députation de la Société des invet,ie |e» ce sujet, a dignement établi et soUiei/ (.uïl droits de l'iudiistiie. Il reconnaît aussi serait utile qu’il y eût une faculté l't,UjleCiiiCi dustrie,comme il y en a une pour la al, , i,eva' le droit et, U théologie, etc M. ^icl" uc.iiüii*' lier professe les memes principes ; M- ‘"g,(Ve* dans un memoiie lu à l’Academiodes sc((EljX. morales et politiques, exprime lesménic» J’ajoute que l'industrie a besoin " un et q"® institution pour ses progrès ultérieurs, des théories et des vœux ne suffisent p*
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- Pas *e système de protec-
- a«i “l fl P PnnAA...» A »_
- concours de nos colonies, des Sj6 e gouvernement anglais le fait faire en|JeS- Peut assurément leur ProsD'^ • *re beaucoup plus pour leur Ne ]i^e e* Pour celle de la métro-Cr6ern ^ a b>ule une industrie à y tanJS" la fabrication d’extraits colo-BenJ| !• L’indigo anglais, l’indigo du ^tch’’ a *a Préférence dans tous les Coted ^ Europe , sur Ie uôtre de la ïfnti e Coromandel, quoiqu’on soit par-i «e » Par mes recherches spéciales tljblj Jet (44), à l’égaler dans deux tot'^ments de la côte , mais la réel ie°fn.du premier est plus ancienne ({es c prédominer dans le choix licier p^mmaleurs. Pour que nos ar-jesqu Luinées, comme tous ceux dans tjàiç s il est nécessaire d'indigo .
- leraj|. ceux des colonies anglaises il
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- T0 I • ucs bviumv-o iiiigiuuo^
- lisiÿ'Hdispensable que l'indigo fran-'ellç , .aussi beau. Pour produire une Sit e.ln,lure bleue, on conçoit aisé-lflqj,.a égalité de bons procédés, que de l’indigo a bien quelque in-
- »urin ’ Pour les beaux articles des dii^es de Madras , rien n’est écono-jlérj! P°«r y faire concourir tous les Vfts nécessaires à leur perfection ; ?l|je‘ le bleu et les couleurs qui s’y ,«e peuvent-elles se faire tou îotredans cette condition; même en Nie Col°,lie de Pondichéry, le shetty PoUr*} 9 aussi un avantage immense Kr elablir ces couleurs à bien mcil-ftv.tn,arché que nous, l’indigo ne lui 'Ntt'11 •P1’® 3 fp- c* le kilo. Les V,e.ra,i°"s générales m’ont paru Sa>res pour éclairer au moins sur
- .(tj\ |«
- n >ra*1 d’un haut intérêt pour cette in-irf,Ur r Une compagnie se format pour fon-ti Nirt cdle de Coromandel, ou au Bengale, » e di> ernagor, uu étalilissement pour la cul-Plusieurs substances tinctoriales noti-rlrHii’,et Pour en faire immédiatement des N . ’ selon le plan dont j’eus I honneur de déposition pour un prix de u5,ooo fr. ,'itiui .u février 1841, à la Société libre de Kouen, approuvée et insérée Jouj bulletin, i»4i, p. i50. Nous latSserons-NinP«ore devancer par l’Angleterre pour i/hi Us*’,le Sl éminemment progressive?
- D.'W échantillons d’indigo marqués * f°i!iaé’ de nies expériences sur l’inuigo de ptij Jdel à Kil.innur et EHapack, faites en
- POsjs'*"8 ces indigoleries françaises, sont J a u a't Conservatoire des arts et métiers.
- I " 'Oftinoire complet sur cet article resté Nàl’ arions du ministère, et qui avait ele ayaoj nvoi de ces résultats de trois mois de [dig0 sur 2oo caisses indigo français. Ces •»«ris°nt été présentes au Comité consultatif el manufactures.
- les tentatives qu’on pourrait faire, avec quelque danger, d’établir une concurrence entre nos fabriques de Rouen, pour ces articles , et celles de Madras et de l’Angleterre , sans se mettre d’abord dans les mêmes conditions de culture , et de fabrication des matières premières. Les procédés indiens nous sont bien acquis; ils nous sont bien faciles ; mais les avantages naturels que les Indiens possèdent ne sont pas aussi faciles à nous assurer que ceux qui ne proviennent que de l’intelligence et du savoir ; en un mot, que les avantages artificiels, tous ceux qui dérivent des arts et de l’industrie. Ces conditions remplies, il nous est utile alors d’approfondir les secrets pratiques de nos rivaux (45).
- Le bleu foncé n’a besoin que d’un sim-pledécruageau karurn: le bleu clair doit être demi-blanchi, ou même blanc à fleur, pour avoir toute sa vivacité. On sèche de même que pour les toiles, après chaque passe, et on donne huit à dix |>asses pour les couleurs foncées et sur des cuves fortes ; pour des bleus clairs, pour les rendre bien unis, il faut leur donner cinq à six cuves faibles, et proportionnellement graduées; parce moyen, la teinture est mieux pénétrée, plus unie et plus durable. S’il y a quelques cuves un peu troubles, on doit laver après cette passe et finir sur une cuve fraîche et bien clarifiée. Les Indiens ne passent pas leur bleu à un acide ; j’en ai introduit la pratique; mais les acid s hydro-chlorique et sulfurique, préférés pour cette opération, sont bien chers à Madras. Je fis aussi l’essai de plusieurs jarres, 1° par le sulfate de f»-r et la chaux; 2° par le protochlorure d'etain et la potasse; et 3° par le sulfure d’arsenic sur l’indigo extrait immédiatement des feuilles, mais tous ces procédés, à cause du prix élevé de ces substances, etc , ne sauraient convertir pour les guinées rti les madras. L’acide sulfurique coûte 3 fr. le kilog. , etc-
- Par le tableau suivant, on voit que lapins b'dle nuance bleu indigo revient à 1 fr. 08 c. le kilo.
- (4S'» Entre autres singularités des schettys, ils écumenila lleureede leur jarres avec la paume de leurs mains, et dans diverses circonstances ils prennent très-adroitement les bouts ou les co ns des écheveaux et des toiles avec le pouce de leur pied dans beaucoup de manœuvres de manutentions-, de manipulations, qu’il serait plus exact alors de nommer pédipulalions,eto
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- 2e TABLEAU (46). Substances employées et prix de revient pour Int^
- en bleu.
- 50 kilog. coton, 26 , 23, 32 et 40 conjons.
- pagodes, roupies, fr. c.
- 120 kilog.. . indigo terré(t/2 barr à to ou 35 ou 84 les 240 kilog.) ou 55 c. lekil-
- 25 mesures tagarey verey...........................................à 09 la ni-
- 5 voitures olla munnoo............................................. 1 05 la v0'1-
- 3 paniers chaux...................................................... 80 le Pan*
- main-d’œuvre, frais généraux, loyer.....................
- Prix de revient de la teinture bleue, t fr. 08 le kilog. Total.
- ( La suite au numéro prochain. )
- Travail et application du gutta-percha.
- Par 3V1. R.-A. Brooman.
- Le gulla-percha est comme on sait, une substance éminemment combustible , sol utile dans les huiles essentielles, se mélangeant aisément avec la plupart des matières combustibles, inattaquable par l'eau ou l’humidité , ramollie parl'eau chaude, la vapeur d’eau ou l’air chaud , après quoi on peut la pétrir à volonté, présentant une force considérable d'adhérence sans être poisseuse, flexible à l’état sec ou solide, d’une ténacité exti ème etélastique à un certain degré, imperméable et 1 inattaquable à l’air, presque inodore à l’étal de pureté, et enfin presque inaltérable par l’usage mécanique.
- Elle diffère du caoutchouc ordinaire en ce qu elle n’est pas poisseuse à l’état ; sec , qu’elle est moins affectée par la chaleur de l'air, ou par les huiles gras- i ses et en ce qu’on peut la travailler à | l'eau chaude seule. j
- t Ces propriétés m’ont suggéré l'idée d’employer le gulla-percha , soit seul, ! soit en combinaison avec d’autres substances, à divers usages que je vais in- , diquer. !
- Combustibles artificiels. On peut d'abord faire un cornbu-tible artificiel en mélangeant le gulla-percha avec du menu de houille et du goudron des usines à gaz , dans la proportion de 10
- (46) La teinture en bleu ries Guinées se paye 7 pagodes par courge soit 58 fr. so fr, la seconde qualité; et ü pagodes soit 75 fr. 60 c. la première qualité soit donc 50 kilos environ de coton bleu foncé pour 75 fr 60 c. On peut déduire le prix de revient de cette même teinture assez approximativement en éclieveaux par mouchoirs Madras, des tableaux qui résument le mémoire sur la teinture des Guinées.
- à 20 pour 100 de ces matériau*'^ combustible artificiel, par sa du*-® et sa résistance aux influences de 1,1 de la chaleur, est très propre au ^5 vice de la marine à vapeur ^annan' pays chauds On peut encore le •**, oIt, ger à du menu de houille, du g?u de la sciure ou de la fibre de bots. ‘ #f le rapport de 3 1/2 pour 100. U5. donner un feu ardent et souten"- . „s convenable dans plusieurs industrielles. En mêlant aussi 3 Pa ,r()fi de gulla percha et 1 partie de £oll|,ri)' de houille rectifié, on obtient, en 1 j, lant le mélange, un noir propre a *a quer l’encre d’impression. ^
- Mastics, colle et ciments artificl Pour faire des mastics ou des cûn^j artificiels avec le gutta-percha. comment il faut s’y prendre.On rasse d’abord celte substance deS ji-tières étrangères qu elle renferme nairement, de la manière suivant’ |$ la plonge pendant quelques in5jre dans l’eau chaude, afin de la r?n flexible, puis on la passe cinq. un plus grand nombre de fois d»ns ^ machine à purger, représentée enc°Jà dans la fig. 21, pl. 81. A est une aüe ^ doubles parois, remplie jusqii’en gjjj d’eau chauffée à la température .1*r> 90°, a I aide de la vapeur ou dc chaude , qu’on introduit entre le5 ^ blés parois B ; C1, C2. deux ri,,i, ,|ja" parallèles d’acier ou de fer, d égal mètre, montés sur des coussinets ? a(J; mergés aux trois quarts dans D1, D2, deux roues dentées, mor1 r(>' sur les axes de ces rouleaux et nant l’une dans l’autre, pour „ un primer le mouvement : la roue V a .j[ diamètre double de celle D1, afin ^ y ait en même temps frottements de S ^
- sement et de roulement d’un roU 0ue sur l’autre; F pignon qui mène la Qif E, laquelle commande les rouleaux
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- C». r
- chaU(j ^u^*-percha, enlevé de l’eau juSqü.e’ est passé entre les rouleaux es tu at-^e (îll on en a'1 exprime toutes qu'il ï,cre? doreuses et étrangères, et Ou ma.11 été réduit en une feuille plus )(, ”0,,ls wince, et à cet effet les rou-djijp ,SOl|t pourvus de vis de serrage Hli.Sees ® *a manière ordinaire. Le l)!olîne,d de glissement que la roue
- Nr Fe sur la roue ^ csl nécessa're N(ireli,r<fi‘r ,a marche de la matière
- rüt]| an*' ff,l effe est laminée entre les Cç ieau.x- Les impuretés résultant de l‘C;i Vidage flotlent à la surlare de j °u tombent au fond de l’auge, ^'tta-percha étant ainsi purifié , o„ appliqué comme ciment, colle laslic . ou entrer dans de pareils
- C0lï,
- ,p0sés, sous un des trois états soi
- V{|| r
- jrais ;1° à l’état plastique , 2° à l’état Sojf1’1'® ou pulvérulent, 3° en solution, d, Seule, soit en combinaison avec . re$ substances.
- implications à l'état plastique. Pour Dj!'l(P*er le gutta-percha de celte mate/6.' il faut d’abord le soumettre au Sç^d d une machine à pétrir, repré-s,|lee suivant des sections transver-Üjelongitudinale dans les fig. 2*2 et quest un bâti ou une auge sur le-cre| est monté un cylindre de fer Ij,,^ L, contenant à l’intérieur un cy-pî,!re cannelé M , d'un diamètre plus C1 et dont l’axe passe par les touril-syns H, H du cylindre creux. La partie fl^'icure du cylindre Iv est mobile, et /"le un couvercle qui tourne sur une Ü arfiière N, et qu'on peut clore quand d®*! rabattu , au moyen de boulons O ' traversent deux collets m. m. On
- l,rime un mouvement de circulation
- 'm
- fu cyl'ndre cannelé M, au moyen d'une 8‘eP, fixé sur un des bouts de sou et que mène un pignon rnis en c 'on par un moteur quelconque. Le llvereleétanl ouvert, on introduit une fj.,Ss« ou boule de gutta-percha puri-ç.’formée à la main dans l'eau chaude J ."une dimension suffisante pour rem )elr environ un tiers de l’espace entre J. cylindres L etM, ainsi qu’on le q d en Q. puis on rabat le couvercle. Cy!-''"prime alors le mouvement au y*/1‘dre M . dont les cannelur s ser-jq'ft non-seulement à entraîner la asse rjt. gutta-percha , mais lui fout même temps subir un pétrissage q 0)|det. L’opération est continuée jus-fq {| que la masse soit devenue par-<J| lctnenl ductile , c’csl-à dire pendant 'C heure ou une heure et demie , soi "t la qualité du gutta-percha , quel-
- 5,1 très.
- sortes étant plus rebelles que les
- La chaleur qui se développe à la fin de cette manipulation est considérable, mais dans la plupart des cas il faudra au commencement favoriser l’opération en plongeant le bâti K dans une auge remplie d’eau chaude, ainsi qu’on le voit fig. 2*2, ou en introduisant de la vapeur dans le cylindre L au moyen d’un tube.
- Quand on désire donner à la masse de gutta- percha un plus haut degré d’élasticité que celui qui lui est naturel , on y mélange et on y incorpore pendant le pétrissage , soit du caoutchouc. soit du soufre, suites deux substances en même temps. Voici de bonnes proport ons moyennes : environ 3 parties de caoutchouc pour 6 parties de gutta-percha , ou 1 partie de soufre pour 8 parties de gutta-percha , ou 2 parties de caoutchouc et 1 partie de soufre pour6 parties de gtilla-per-cha. Quand c’est du caoutchouc qu’on emploie pour accroître l'élasticité du gutta-percha , il faut un degré de chaleur qui ne soit pas moindre de <>5 à 6G° C. pour effectuer le mélange des deux substances. Il convient d’introduire du canule-boucdans la machine en même temps que le gutta-percha , mais le soufre ne doit être verse dedans et sur le gutta-percha que de temps à autres et par petites quantités à la fois, par de petites portes H,H,K. percées dans le couvercle du cylindre I,. Le gutta percha s’empare aisément de ces matières, et le tout constitue à la fin de l’opération un mélange parfait.
- Si on désire colorer la masse de gutta-percha afin qu’il soit plus propre à certains usages, on introduit la matière colorante de la même manière que le soufre, c'est-à-dire par les portes K et toujours par petites quantités à la fois. La couleur pénètre toutes les parties de la masse et est parfaitement incorporée.
- On peut aussi donner de la douceur au gutta - percha en y incorporant île la craie ou de la stéalile, ou autre poudre très-douce, de la même manière que le soufr*1 ou les couleurs ; ou bien si on veut le rendre rude et mordant, on peut y incorporer de l’émeri, du sable ou autre corps dur à l étal de grains.
- Le gutta-percha, sous un quelconque des étals plastiques dans lesquels d a été ainsi préparé, peut être employé soit seul, soit combiné aicc d’autres substances ou matières , et recevoir de très utiles applications.
- Seul et sous I un ou l’autre desdits états, on peut le mouler, l’estamper, le
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- modeler, le couler ou le travailler par tout autre moyen connu, servant à donner une forme, un relief, un modèle au* matières plastiques, afin d’en fabriquer divers objets d'un emploi usuel, tels que cadres de glaces , de gravures, de tableaux, décorations, moulages et autres ornements d’architecture, parquets, mosaïques, etc.; boutons, billes, balles, étiquettes, etc. ; bracelets, anneaux, ceintures, courroies, etc.; rênes, gui les. brides, etc ; ou bien on peut s’en servir, principalement quand il est sulfuré, comme d‘unc substance élastique à l'abri des inllucnccs de l’air et de l’humidité , peu affectée par la température ordinaire , par exemple comme matière pour des dessins en creux ou en relief, pour faire des couvertures de lit, des sommiers, des coussins , des bandes de billard, des ressorts, des plaques de coussinets pour chemins de fer , des soupapes sur chemins atmosphériques, ou dans la construction des machines, comme matière élastique et résistante.
- Combine avec d’autres matières, le gulta-percha peut, sous l’un de ses élats^lasliquesci-dessus, être employé à réunir ou coller ces matières et les rendre imperméables à l’air ou à Veau. Sous ce rapport, il est principalement applicable à ces diverses étals aux articles manufacturés que voici ; les tissus simples ou doubles de colon, de laine ou autres matières textiles, au cuir et autres substances à texture fibreuse, à des dessus de table . des tapis, des toiles d’emballage, des prélats, des blanchets d’imprimeur, des courroies, etc. Dans ces applications , le gulta-percha est employé à l’état de solution sur ces articles , au moyen d'une machine représentée dans les fig. 24 et 25 , et à peu près semblable à celle dont on se sert ordinairement dans les fabriques de produits hydrofuges.
- T, T est un bâti, V1, V2 deux cylindres creux en fer tournant sur des appuis et maintenus à une température d’em iron 60° C.. Z une jauge ou libère qu’on alimente par derrière de gutta-percha , et 2, Z des vis pour régler l'épaisseur qu’il convient de donner. Le tissu, pièce d'étoffe, ou autre article qu’il s'agit d’enduire , est placé dans une cavité X, d’où il est tire en avant sous la jauge Z et sur les cylindres V1, V*. en se recouvrant d’une couche de gulta-p.rcha à mesure qu’il passe sous cette jauge.
- Lorsque le gulta percha est appliqué jt 1 état plastique, ou peut faire usage
- d’une disposition semblable » • $
- présentée à droite de la fig* 25 » * f[!, est un rouleau sur lequel le *js?u afp. dnire est enroulé , et qui le dêlivre suite au cylindre V2. fba
- La balle ou masse de gnUa'P^jfj est placée sur le sommet du cyl'*’ V'.immédiatement derrière la ja"!*.
- ainsi qu’on le voit en W. La ''ne1" fait adhérer une portion du ?ul a*„ |3 cha au cylindre, qui rentrai*** .|e faisant passer sous cette jauge, lafj le lamine et le réduit en une ff‘u' ^ j couche de l’épaisseur correspond’1 ^ rajustement donné à cette P'ece'nire tissu partant du rouleau S PaSSC/.,j||e les cylindres V', Vs, reçoit la ’^ie mince de gutta-percha apportée P' uj cylindre V1, et y adhère. Dans to*1*^
- cas, lajaugedoilêlremainlenuecn3”
- et pour cela il faut qu’elle sohL|} slruite avec un passage creux y• 4%,) Iravcrse pour recevoir l’eau cha, iré' la vapeur, ainsi qu’on le voit seP‘ ment fig. 26. flüel
- Toutes les fois que l’article a“|ire on applique le gulta-percha . doit exposé à des variations consider* Si de température ou à des huiles grîl, A il faut donner la préférence à cel*11 a été sulfuré. ,
- Dans toutes les combinaisons dÇcLy| ci-dessus , le gulta - percha^ * gj plastique est superposé ou in^er*[reS entre des surfaces ; mais il y a d’aalce| combinaisons où il peut être, s°ül5 frétât, mélangé ou uni à d’autres riaux : ainsi on peut mêler à du ff'1 ) percha qu’on travaille à la macbjf jj pétrir de la pulpe de papier, ® mj, sciure de bois, du cuir râpé, desp^t des soies , des étoupes, etc., en soin , quand ces matières ne so**»"^ à un certain degré d’alténuatiop \ÿ les couper menu, afin de pouv°,r ^ fabriquer une foule de produits c^ posés très-propres à daller , cou les maisons, revêtir des surfaces. y Applications à Vélat granule prend du gutta-percha de l’une riétés susmentionnées, et on le re‘ ^ en poudre avec une râpe. Dans cel e ‘ oo l’applique pour prendre des ^ preintes d’objets sculptés en creu* ce en relief, découpés, etc. Oufir*,-, |e sont îles objets sculptés . on remPl,lci moule de poudre de gutta-percha ^ j on chauffe jusqu’à ce que celte s'^ ! stance soit réduite en une masse si* g I samment ductile pour pouvoir ^ j chassée par la pression dans | parties du moule. Lorsqu’on veut l>r ^ | dre des empreintes de surfaces en i lief, en creux ou découpés, on pose
- rlialcllf
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- sorfa-
- dess es snr une table et on répand 8uii'1S Une C0U(>he un peu épaisse île Poora'Per<‘ha raP^ ’ 0,1 P 'sse une règle Pan' remP*'r les cavités, et on enlèv • la Bleu Sul.'fr^ue ! en cel état, on sou-p0 a pièce à une chaleur suffisante étJ,amollir le gutta-percha . puis on (j(jnfj dessus une peau, un tissu ou Papier, et on applique la pression j ,n°yen d’un rouleau ou autrement. |es Cel état, le gutta-percha abandonne 8|J 9avilés qu'il remplissait, et s’attache p ‘s?u en présentant une copie exacte, Oj.j^'lement nette et durable du sujet
- Application à l'état de solution. Le (j (a‘Percha se dissout dans la fdupart j nuiie8 essentielles, à l’aide d une fer6 Valeur i mais ü vaut uiieux opé-j, cette dissolution dans le naphthe , ctjfjé ou l’essence rectifiée de téré-é(nihine. On peut l’employer sous cet a aL soit seul, soit mélangé au soufre,
- Çâoutchouc, à des couleurs , à de la
- «fai
- pi eou toute autre substance indiquée g0 .haut pour augmenter sa plasticité, ^ élasticité, sa douceur ou sa rigi-c e > ou pour le colorer On peut en-s’en servir pour rendre imper-..eable à l’air ou à l’eau , ou pour unir |.!Verses matières entre lesquelles on Jnterpose.Un bon moyen d’en fairedes filles sous cet état est de le couler sur l«s plaques de verre ou des dalles , le J^uffant pour le répandre uniformément partout,vpuisle laissant refroidir et echer. On peut aussi transporter ainsi Ur le gutta-percha les dessins que por-j?,rait la plaque sur laquelle on coule. A «lat de solution, le gutta-percha peut «fvir à enduire et protéger d’une majore plus complète les articles qui ont m^jàété traités par le caoutchouc , soit Çaturel, soit sulfuré, afin de s’opposer à «lat collant et poisseux du caoutchouc a°n sulfuré. On peut encore l'appliquer a cet état de solution à saturer des cor-, ages de toute sorte , pour accroître e,ir force et leur imperméabilité , et c°UHne matière à encoller, apprêter et a,Jgmenter la fermeté des soieries, ru-,ans et autres articles. Enfin , on peut servir à l'èlat liquide , mélangé à «h's couleurs, pour imprimer sur soies, Cu>r, tissus . etc.
- . Le degré de consistance qu'il connut de donner à la solution varie Nécessairement suivant l'objet auquel 0,1 veut l'appliquer et le modo d’nppli-Caiion Quand on veut qu’après le rc-'r,,idissement elle forme une couche s°h(le , et qu’on l’a déposée avec une sl*aîule et passée sous la jauge comine °n le fait ordinairement dans les fabri-
- ques de caoutchouc, la proportion doit être d’une partie du dissolvant pour environ deux parties de gutta-percha ; mais lorsqu’on ne veut qu'une 1res—légère application , comme lorsqu'il s’agit d'encoller et apprêter les soieries et les rubans , et qu’on l’applique à la brosse, alors la proportion peut être augmentée jusqu'à huit parties du dissolvant pour une de gutla percha.
- Dans tous les cas , la solution doit être appliquée chaude , surtout lorsqu’elle est mélangée à des couleurs et employée par impression. On peut fabriquer un produit très-propre à revêtir ou couvrir des surfaces ou des bàti-mpnls en collant ou unissant ensemble des matières fibreuses au moyen d’une solution de gutla percha , ou de gutta-percha et de caoutchouc, ou enfin d'un mélange de gutla-percha, de caoutchouc et de goudron de houille.
- La fig. 27 représente une machine à enduire et encoller ensemble les matières fibreuses.
- La fig. 28, une machine pour les saturer de la solution.
- A. A est une auge à doubles parois , chauffée à la vapeur et remplie jusqu’à la ligne a, a d’eau, dans laquelle on a dissous un peu de gélatine , de gommé ou autre substance gélatineuse ; B, B, B et C, C, des séries de rouleaux autour desquels sont entraînées des toiles ou gazes sans fin R, R ; G, un cylindre sur lequel est enroulée une nappe de laine cardée ou autre matière fibreuse, de l’épaisseur requise. A partir de G, cette nappe descend et passe entre les rouleaux B, qui l’aplatissent et la compriment, puis entre deux cylindres creux G1 G1, chauffés par la vapeur ; apres quoi elle s’enroule sur le rouleau D. Parfois on mélange de la pulpe de papier à l’eau de gélatine ou de gomme dans l’auge A. et on met en mouvement avec un agitateur A , qui projette cette pulpe sur la toile ou gaze sans fin R, laquelle la transporte sur la nappe.
- La machine fig. 28, où la nappe est ensuite portée, consiste aussi en une auge à doubles parois „ semblable à la précédente et remplie jusqu’en à, b de la solution de gutla percha ou autres solutions indiquées ci dessus, et chauffée à la vapeur. N, N, N sont (rois laminoirs portant des toiles sans fin G, G; Al, un cylindre sur lequel est enroulée la nappe préparée après avoir été soumise à la machine d'encollage précédente. A partir de ce cylindre , relie nappe passe entre les cylindres N, et après avoir été complètement saturée
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- dans sa marche avec la solution de gulta-percha, elle s’enroule sur le cylindre K , chauffé à la vapeur, pour y sécher. On peut obtenir un produit très-bon de ce genre, en passant la nappe tout d abord par la machine fig. ^8, et sans encollage préalable.
- En indiquant précédemment les diverses matières avec lesquelles le gulta-percha pouvait être combiné, j'ai dit que le soufre devait y être ajouté , soit pendant le pétrissage , soit à l’état de solution ; mais si on a oublié cdte addition, ou si on voulait donner au produit une élasticité plus permanente, on pourrait le sulfurer en le plongeant dans du soufre fondu à une température de 150°. ou en l’exposant à des vapeurs de soufre en fusion.
- La plupart des produits décrits jusqu'ici comme formés de gulla-percha seul ou combiné avec d’autres sub stances, possèdent en commun cette propriété précieuse , savoir, qu’après avoir servi on peut en extraire le gutta-percha qu’ils renferment, avec une perte peu sensible ou même nulle, et rendre celte substance propre à entrer dans la fabrication des nouveaux produits du même genre.
- Extraction en grand du platiné'
- d®
- Dans l’une des dernières séa°ces l’Académie des sciences, M. Schmi j essayeur de la banque de Londres, M. Johnson , ont présenté un J,n?e[ de palladium, une lame de ce me.13 une masse de palladium spong'^u ^ extraits des minerais aurifères d® mine de la Gongo Socco au Brésil* deux habiles chimistes ont déjà e*tr 6,000 onces de ce métal, q,J'.e5t ce cours de fabrication. Ils exploite111 . minerai, qui renferme généralerDc palladium , or, argent, cuivre et'f ’ en le traitant par l’acide nitrique, i*9 genl est précipité par une soluO<,rl ,.5 sel marin ; dans la liqueur on rnel J lames de zinc qui précipitent le Pa' dium et le cuivre. Ces métaux s»>nte suite dissous dans I acide nitrique* ° j sursature d’ammoniaque qui d'ss° le cuivre. Le sel de palladium amin<^ niacal est chauffé au rouge , ce qui dut*1' l’éponge de palladium , qui ensuite1e mise dans la presse hydraulique et f°r gée comme le platine.
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- arts mécaniques et constructions.
- ^ ta théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie.
- Par JM, g Chevrecl de l’Inslilut.
- ( Suite. )
- Étoffes moirées.
- ; donne le nom de moire à des des-Produils au moyen d’une pression
- si ns
- k r'^uuiij au inwrrii »i um; ui t ociwn
- .Ppliquée convenablement à des étoffes a '-‘oies.
- Joür qu’une moire soit belle, les laii f*e * étoffe doivent avoir une cer-
- P**e;
- saillie, et. pour la produire, la Jj'ession à laquelle 1 étoffe est soumise
- üfViti ! » À .. n I Ai-kiftii r i r> 1 « et /litmpnnr
- Pari
- '|.agir inégalement sur les diverses " ies d’une même côte et oblique-
- v 'j'd à son axe, ainsi que je vais le délier.
- r J-a moire présente des dessins diffé-en's, suivant que l’étoffe est pressée Près avoir été ployée en deux dans le ;«ns longiludinal, ou après l’avoir été Prieurs fois dans le sens transversal, f. lorsqu’on a pressé deux pièces parlement semblables endroit contre [/'droit; enfin, des tractions ou des ^illements exercés perpendiculairement à l’axe des côtes en des points ^étriquement placés apportent des édifications à la moire en produisant ondulations dans la direction de Cet axe primitivement rectiligne.
- . Théorie. — Si les côtes des deux aces de 1 endroit qui se voient s'appliquaient exactement les unes contre les [très, qu’il s’agisse d’une seule étoffe P °yéesur elle-même, soit dans le sens /.aosversal, soit dans le sens longitudinal , ou qu’il s’agisse encore de deux ],l°ffes pareilles appliquées l’une contre 'autre, il ne se produirait pas de é»ré, si chaque côté, parfaitement °Uiogène, n’exerçait contre la côte é* la regarde et ne recevait de_celle-ci l'n des pressions perpendiculaires aux j*es des côtes que je suppose compris .a.ns un même plan et exercées symé-/'^uement, relativement aux anneaux es côtes formées parla chaîne, lors-é’H s’agit de gros de Naples, étoffe .v,demment propre à recevoir l’apprêt e la moire ; il n’y aurait qu’un simple -Platissement, un simple écrasement parties saillantes, et l’étoffe tenait conséquemment à se confondre vec les tissus à surface unie. Mais
- cette condition d’homogénéité des côtes et des pressions perpendiculaires à Irurs axes, ne pouvant être réalisée dans la pratique, une côte, en s'appliquant contre une autre ou contre elle-même, exerce en différents points de sa longueur des pressions inégales et obliques à son axe, en même temps qu’elle reçoit de semblables pressions de la côte qu’elle regarde, dès lors la symétrie initiale des diverses parties de chaque côte se trouve ainsi dérangée.
- Avant d’examiner les effets d’optique d’un ensemble de côtes constituant une étoffe moirée, je décris les modifications qu’une seulecôlea éprouvées dans toute sa longueur par le procédé qui donne la moire.
- La modification essentielle qu’une des côtes a reçue de ce procédé, c’est qu’au lieu de présenter à l'endroit, comme elle le faisait avant d’avoir été moirée, une surface partout identique, cylindrique,à sillons fins transversaux, elle affecte une forme prismatique, apparaissant sous des aspects divers dans ses diverses parties, et la côte, au lieu d’être rectiligne, est ondulée.
- Ainsi, lorsque, faisant face au jour, on a placé sur un plan horizontal une étoffe dont les côtes sont perpendiculaires au plan de la lumière, en regardant une seule côte de cette étoffe, il en est une portion qui apparaît sous la forme d’un angle dièdre dont une des faces peut être complètement éclairée et l’autre face obscure; une autre portion de côte présente une face plane horizontale ou peu inclinée, qui permet particulièrement d’observer l’effet de la pression sur l’ensemble des fils perpendiculaires aux côtes qui constituaient, avant la moire, des anneaux. En effet, ceux-ci, par l’aplatissement qu’ils ont subi, forment une série de petites ellipses brillantes et comme satinées; enfin, ces deux portions aboutissent chacune à une troisième, qu’on dirait avoir été tordue à cause de la manière dont elle réfléchit la lumière, mais qui, en réalité, par suite de la pression qu’elle a subie obliquement à son axe de la part d’une côte arrondie, apparaît comme un sillon dont une extrémité semble renversée en avant, tandis que l’autre semble l’être en arrière. On peut apercevoir à la loupe les petites ellipses soyeuses du sillon ,
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- pliées en deux dans le sens de leur petit diamètre.
- En tirant d’une moire à gros grains les fils qui forment l'intérieur d’une côte, on voit l’ensemble de ces fils comprimé, prismatique, comme tordu, et, en outre, sillonné perpendiculairement à sa longueur par l’effet de la pression qu’il a reçue des anneaux qui le couvraient partiellement à l’endroit aussi bien qu’à l’envers.
- Les diverses côtes d'une étoffe non moirée étant toutes parallèles entre elles et indépendantes les unes des autres comme parties d’un même système de tissu, il y aura toujours des parties contiguës appartenant à des côtes différentes qui éprouveront nécessairement, d’une même action, des modifications semblables et dans un même sens; ajoutez l’effet des tractions ou tiraillements en des points symétriquement placés sur la longueur d’une cote qu’on pourra exercer perpendiculairement à l’axe de celte côte , et vous concevrez aisément comment ces par ties contiguës et dépendantes les unes des autres, éprouvant la même modification , présenteront des zones d’une certaine largeur et d’une certaine symétrie.
- L’examen que vous ferez à la loupe d’une étoffe moirée, placée sur une table, de manière que les côtes en soient perpendiculaires au plan de la lumière incidente, vous convaincra de ce que je dis. Toutes les parties fortement ombrées apparaissant comme les faces postérieures d’un certain nombre d’angles dièdres de côtes contiguës , les parties demi-ombrèes se rapporteront à des portions de faces antérieures et de faces postérieures d’angles dièdres, de-venuesvisibles par l’inclinaison que ces portionsde côteont reçue de la pression à laquelle elles ont été soumises; enfin, vous remarquerez que les parties les plus lumineuses appartiennent à des portions de côtes qui, ayant été fortement comprimées, montrent la face ho rizonlalc ou peu inclinée d’un prisme aplaii.
- En regardant une étoffe moirée à l’envers, la moire est parfaitement visible. qtioiqu il n’y ait pas. dans la sai lie des diverses parties d’une même côte, la même inégalité qu’à l’endroit; on distingue, en outre, parfaitement l’ondulation que t’axe de la côte, primi-, tivernent teeliligne, a subie par l’eff t de la moire.
- Nous faisons deux divisions d'étoffes moirées : la première comprend les étoffes monochromes moirées, et la
- deuxième les étoffes glacées r^oir^eüi parce que l’apprèt de la moire P etre donné aux étoffes menoenro et aux étoffes glacées. Mais est-il eg lemenl avantageux, dans les aux étoffes qui le reçoivent? 'j* question, traitée en détail da,,s . s vrage, m’a conduit aux considéra 1 et aux conclusions dont je vais preS r un résumé. tre
- Il y a cette grande différence ® une étoffe moirée monochrome et étoffe glacée non moirée, que la P mière paraît avec le plus d’avau b lorsqu’elle offre à l’œil de larges s faces planes à dessins d’une gra simplicité, doués d’une apparente u1 bililé et d’une variation d aspectq®' e les dénature jamais, tandis ij5. étoffeglacée, non moirée, doit être P11 sée, comme elle l’est dans les vè. ^ ments , pour présenter les effets qal ,e font rechercher, car alors elle préseo des couleurs variables avec les P°sej tions où le spectateur les observe, douées, sous ce rapport, de la»»#19 $ lité apparente de la moire, mais sa revêtir la forme des dessins onaU qui font le caractère essentiel de ce! ci. Si le plissement d’une étoffe mo’Jl » ne nuit pas absolument au bel e» qu’il est de son essence de produ* ’ cependant on doit reconnaître qu ® n’apparaît jamais avec tant d'avant^ qu’à l’état de tapisseries de luxe tend® uniment, ou bien encore comme 0*,, de livre dans les reliures les plus r cherchées. ,
- En définitive, on voit donc que * . sage le plus spécial possible des tisS j moirés et des tissus glacés estd’acC° , avec les considérations précédent^’ ajoutons que les dessins de la moire£ tranchent avec la couleur de réto» ^ que par l’opposition de l’ombre a , lumière, tandis que les effets du g'a,e peuvent présenter les oppositions couleur les plus contrastantes sans c® ser d’être beaux. . ,ie
- C’est dans cette différence esscnljc des effets de la moire d’avec les e(je du glacé, que réside la possibilim les réunir dans une même étoffe, sa-qu’on soit fonde à affirmer, à Pr'°rJ que la confusion naîtra uccessaireme de celte réunion. e
- Je vais exposer maintenant ce fl i l'expérience m'a appris relativement la question que j’ai élevée.
- jEtoffes monochromes moirées.
- Du goût pour le dessin et du de Ja vue d’une image simple dou
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- Jt
- • Qne apparente mobilité et d’une va-aiion dans l’aspect qui ne la dénature
- d?IS’ Se cause de la beauté
- e *a moire ; et, pour atteindre au c^um de l'effet dont elle est sus-Pliule, elle doit présenter l'image la
- • Ussirnple possible,afin d'être légère, ”?°nile, et pour ainsi dire aérienne.
- °lle apparaît la moire dans les étoffes ^°nochromes, sinon dans toutes, du ‘‘toins dans le plus grand nombre.
- Etoffes glacées moirées.
- Plus un glacé est beau par le con-aste de ses couleurs, son brillant mè-^‘l'que, ou par la légère,te de ses Rances qui rappellent les teintes les Plus variées des nuances éclairées par soleil, plus la moire est évidement contraire à la beauté des effets Jfntje parle. En outre, une moire de o>acé, offrant à l’œil un grand contraste couleur entre les diverses parties ?e son image, perd toujours de la ®eauté qu’elle aurait si elle était monochrome.
- Je conclus de là qu’inconleslable-?*ent, tout glacé dans lequel la couarde la chaîne et la couleur de la tr3me sont employées de la manière la Plus convenable, perd par l’apprêt de a moire qu’elle reçoit.
- . Mais tous les glacés ne perdent pas paiement par l’apprêt de la moire ; et Parce qu’auprès de certaines personnes moire peut ajouter à l’effet d’un 8tacé, je vais parler des cas où, si elle P’est pas décidément avantageuse, elle n>st pas, du moins, évidemment nuisible.
- Moins il y a d’opposition entre les Couleurs de la chaîne et de la trame, moins la moire est désavantageuse ; par exemple, le bleu et le violet, le Meuet le vert donnent des glacés dont *a moire est assez homogène pour paître belle aux yeux de beaucoup de Personnes.
- Enfin la moire est décidément avan-agouse à un glacé qu'une inégalité Quelconque de ses fils rend défectueux Par des lignes et des barres que la ^oire atténue plus ou moins en interrompant la continuité.
- Compas d’épaisseur à indicateur.
- Par M. C. Heüsinger.
- Ce petit instrument qui est repré-
- senté dans les fig. 29 et 30, planch. 80, au tiers de sa grandeur naturelle, est destiné à prendre d'une manière expéditive et facile les dimensions de pièces ayant jusqu’à 15 centimètres ; c’est ainsi qu’on peut l’appliquer en particulier à la mesure de l’épaisseur des cylindres et à celle de la capacité intérieure des corps creux.
- L’instrument consiste en deux branches courbes A et B. mobiles autour d’une charnière en G, dont la première porte un eercledivisè concentrique avec la charnière, et l'autre une aiguille ou indicateur Z qui marche sur ce cercle. Lorsque les pointes b, b des branches embrassent ou touchent le corps à mesurer , l'aiguille Z en donne la dimension en centimètres et en millimètres
- La division du cercle de l’instrument s'opère après que le compas est terminé, et pour cela on ferme d’abord les branches jusqu’à ce que les pointes b, b se touchent,et le point qu’indique alors l’aiguille est marqué zéro. En cet état, on ouvre les branches en appliquant les pointes sur une règle bien divisée, on suit ainsi de millimètre en millimètre et on marque sur le cercle ou cadran un trait correspondant à partir de la droite du point zéro.
- Maintenant pour que l’instrument puisse aussi servir à mesurer les dimensions intérieures des corps creux, on ferme de nouveau les branches, on les croise ensuite en poussant leurs pointes en sens contraire de millimètre en millimètre sur la règle graduée, et on marque les points correspondants indiqués dans chaque cas par l’aiguille à partir de la gauche du zéro.
- On peut adapter à la branche B une seconde aiguille placée de l’autre côté du cercle, et qui fournit des mesures d’après une autre échelle.
- Nouvel embrayage à frottement.
- Presque tous les embrayages connus ont donné lieu à dos objections plus ou moins graves que nous ne rappellerons pas ici. On sait seulement que ces sortes d’appareils doivent principalement remplir les conditions suivantes : construction simple efii tcerlain .durée prolongée et structure compacte. L’appareil représen'é en élévation dans la fig. 27, pl 80, et en coupe verticale dans la fig. 28, a été construit dans le but de remplir ces diver-es conditions.
- Dans les figures a est supposé être
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- l'arbre de commande, et f l’arbre commandé ou auquel il s’agit de transmettre le mouvement du premier ; b un disque en fonte pourvud'un manchonou moyeu allongé et fixé à ciel sur l’extrémité de l'arbre a. Ce disque porte trois coulisses radiales c, c, c, disposées à égales distances près de son bord antérieur et dans lesquelles peuvent glisser des oreilles ou pièces en saillie, faisant partie des segmentsd’encliquetage d, d, d qui sont en fonte recouverts sur leur surface convexe extérieure d'une bande de cuivre, et tournés pour s'ajuster dans l’intérieur du rebord du disque e, calé sur l’arbre commandé f. h et i sont deux anneaux libres sur le manchon du disque b\ celui intérieur h est pourvu de trois coulisses excentriques ou spirales k,k,k, placées en des points équidistants, près de sa circonférence. L’anneau extérieur i porte trois coulisses radiales semblables à celles du disque, mais plus petites. Ces deux anneaux sont pourvus de bandes ou freins en cuivre et de leviers. /;^,^,grsontdesboulonsquilra-versent les oreilles des segments d ainsi que les coulisses du disque b, et enfin celles des disques h et i à l’extérieur du dernier desquels ils sont arrêtés, mais librement etsans serrage par des écrous.
- Supposons maintenant que l’arbre a tourne dans la direction indiquée par la flèche, l’arbre f avec son disque, restant immobile et fixe, on n’a besoin pour mettre ce dernier en mouvement que de serrer le premier frein en cuivre sur l'anneau h à l’aide du levier l. Le frottement engendré par ce frein arrête graduellement ou du moins diminue la vitesse de l’anneau , et comme l arbre a, avec ses boulons g, marche toujours en avant du même train, il en résulte que les segments d exercent graduellement une pression dirigée vers l’extérieur au moyen des coulisses en spirale , et viennent naturellement en contact avec le bord intérieur du disque e, établi sur l’arbre qu'il s’agit de faire marcher. Le frein doit être suffisamment long pour permettre aux boulons de trouver un point d’appui sur les coulisses spirales du disque h, moment auquel on peut les lâcher. Pour arrêter l’arbre f, on n’a qu’à serrer le frein de l’anneau i ;et comme les boulons tournent ou marchent toujours en avant, la diminution du mouvement dans l’anneau force ces boulons, et par conséquent les segments d’encliquetage ou de frottement à se contracter, c’est-à - dire à se rapprocher du centre de l’arbre, et ainsi les écarte ou les affranchit du contact avec Je disque commandé.
- La force appliquée pour arrêter |® machine est simplement égale à * e*ce du frottement du segment d sur la base ou rebord du disque a.
- Du rhéotone ou transmetteur.
- Le cadran mobile, fig. 29, P*1 portant les lettres, les chiffres et autre» signes particuliers sur des cercles concentriques, peut être en fort carton et fixé sur l’axe A . ainsi que la roue * 14 dents en laiton B, contre laqn^'1® est fixée une roue en verre C, C, C. ®u cette dernière repose la touche à ressort D lorsque le circuit est ouvert* mais au moyen de la manivelle E, amène la louche sur une dent en la,| ton F, alors le circuit est fermé, ® l'électricité de l’appareil générateur pas«e par le fil de cuivre recouvert </e soie qui est enroulé (sur la bobine C* fig. 30). La fig 29 porte en outre s^r son axe un rochet avec un cliquet, ®fl(l que le système ne puisse tourner qu® de droite à gauche; puis un ressort b qui presse continue leinent contre I® roue de laiton B.
- Dans le dernier appareil que j’al construit, j’ai supprimé la roue de verre en faisant arrêter la touche à ce ressort sur un corps isolant H pour éviter les vibrations , et j’ai substitué à la m®' nivelle un système d’encliquetage du.1 fait avancer la roue d’un 28° de tour ® chaque mouvement de traction. On do'1 par précaution mettre une substance isolante entre la tète du ressort U et I® planche sur laquelle il est fixé, quoique le bois soit uu mauvais conducteur lorsqu’il est sec.
- L’appareil représenté sous la fig-est le télégraphe ou répétiteur des signes transmis par le rhéotone (fig. 29)'
- Cette fig. 30 se compose d’un rouage d horlogerie dont la force du ressurt contenu dans le barillet K terni toujours à faire tourner la roue d’échappeineuj A de droite à gauche. L’ancre B eSl construite de manière à laisser passer une dent à chaque mouvement (Je v®' et vient. Or, la roue ayant 14 dents* c’est 1/14 de tour dont le c.ulraU avance pour chaque dent de la roue 5 alors le cadran ayant 28 divisions ou signes, i) passe deux signes pour ui>e dent. Mais, comme on le voit dans I® figure, l’ancre laisse avancer 1/2 den au mouvement de va, et 1/2 dent aü mouvement de vient; c’est donc un signe à chaque mouvement de l’ancre-On comprendra que j’ai préféré cette
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- arche pour avoir moins de fois à Ganter le faisceau dans un temps no"!]? ’ Parce qu en faisant battre l’ap-tj nc‘u‘e trop vile sur le plateau , il a à ^'ne le temps de se relever qu’il est 'J6 de nouveau (I).
- Maintenant, voici comment l'ancre ?0|l son mouvement, lorsque la touche(l), fig.29) est sur ne dent en laiton F le courant passe p le fil de cuivre recouvert de soie et nroulé sur la bobine (D, fig. 30). Au entre de cette bobine se trouve un ja|sceau de fer doux , qui s'aimante 0rsque le courant passe et attire l’ap-Pendice en fer E, qui à son tour fait . feuler l’ancre qui est en rapport avec ai au moyen d'une tringle on laiton F ; ops la roue avance d’une demi-dent ^ le cadran d’un signe. Lorsqu’on ou-‘le nouveau le circuit avec le rhéo-I °ne, l'aimantation cesse aussitôt, et e contre-poids G ramène l’ancre dans a première position en laissant échap-Pl'r une demi-dent 2).
- ,, Afin que le cadran qui est fixé sur aje de la roue d’échappement n’ait Point de recul à mesure que la pointe 0e la dent en avançant vient frapper c°ntre l’ancre, j’ai ajouté un sautoir ledit axe.
- . Lorsque le point de contact est toujours le même chaque fois que le cirait se ferme, l’étincelle électrique ne tarde pas à oxider les métaux à cet endroit , ce qui empêcherait le passage du courant.
- On évite cet inconvénient au moyen d'un commutateur par frottement qui avive et renouvelle chaque fois le point de contact (voir fig. 29).
- .(0 M. Garnier conseille, dans le Technolo-9**le de janvier 1346. de mettre 54 dénis à la Joue d'échappement. Or. si on mel une seconde « opérer une révolution du transmetteur pour Passer de la lettre B à la lettre A, l’ancre oscillera 53 fois dans une seconde le mouvement de va et-vient. Or cette vitesse me paraît prodigieuse, et il faut nécessairement un échappement parfait et d’une construction particule pour cela. Mais si le cadran et la roue, au îjeu <le porter 54 divisions en a seulement 28, ’J faudra seulement oscillations pour arriver de Ben A, ce qui est encore trop pour une Seconde; or c'est, pour faire baitre encore plus •enieinent que j’ai mis seulement 14 dents à la Joue d'echappemenl et une ancre qui partage J® dent : de sorte que chaque mouvement de va donne une lettre et chaque mouvement de vient dne lettre, au lieu que par l’autre sysième il y ® la moitié des oscillations perdues. Donc, en Résumé, l’ancre ne fait que 14 oscillations pendant que l'autre en fait 53. Tout étant re-®fif, le faisceau est aimanté 14 fois. J’ai la Conviction que moins le faisceau sera aimanté de fois dans un temps donne, plus il y aura de sécurité dans la marche.
- (2) J’ai remplacé le contre-poids G par un Assort spiral sur l’axe de la roue.
- Je ne donne pas la description de la sonneried'avertissement. qui n’estaulre chose que la double détente d une carabine, où la batterie est remplacée par un marteau qui frappe sur un timbre ou sur une cloche ; la détente part lorsque la tringle de laiton F s’abaisse sur l’aimant temporaire C.
- A chaque sialion , il y a le transmetteur et le répétiteur ou télégraphe qui sert de preuve à celui qui transmet la nouvelle, parce que le conducteur qui va du transmetteur au télégraphe de l’autre station où il donne les signes, revient au télégraphe de la station qui a transmis la dépêche,et répète immédiatement la lettre que vient de donner le transmetteur. Or la personne qui fait jouer le transmetteur peut toujours voir sur l’autre cadran de son télégraphe, qui est près du premier appareil , s’il répète le signe qu’il vient de donner. Tant qu’iIs marchent d’accord, elle peut être assurée que la même lettre est reproduite à l’autre station , puisque son télégraphe ne l’accuse qu’après que celui de l’autre station l’a reçue.
- Cette disposition est en outre fort utile pour faire connaître immédiatement une rupture dans Je fil conducteur ou autre.
- On se sert d’un seul fil de cuivre isolé LLL. Après l’avoir fait passer par tous les appareils, on fait communiquer ses deux extrémités NN avec des plaques métalliques enterrées dans le sol humide aux deux extrémités de la ligne pour compléter le circuit. On a remarqué que la déviation de l’aiguille d’un galvanomètre était plus grande en se servant de la terre pour fermer le circuit qu’en se servant d’un second fil. Je ne parlerai pas des instruments propres à vaincre la résistance opposée par le fil conducteur au passage du courant, ou la conductibilité qui est variable, suivant les métaux que l’on emploie. 11 est à remarquer que tous les métaux , même le platine , deviennent cassant après avoir servi quelque temps de conducteur. J'ai cru m’apercevoir qu’ils le devenaient moins étant recouverts d’une substance isolante : ceci demanderait à être expérimenté avec précision avant de porter un jugement. ne sachant pas si cette observation a déjà été signalée.
- Aüg.-Ouv. MATIÏEY,
- Essayeur-juré au bureau de garantie, au Locle, canton de Neufchâtel, en Suisse.
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- Perfectionnement dans le mode de générer la vapeur
- Par M. F. Lesnaud, ingénieur.
- Dans les chaudières à vapeur ordinaires, la surface dite de chauffe, tant dans le foyer que dans les carneaux que baigne l’eau, étant exposée à l’action immédiate du feu, il arrive par suite de la négligence, ou autrement que lorsque cette eau baisse, il n’en reste qu’une petite quantité dans la chaudière, au delà de celle réduite en vapeur, et qu’on provoque ainsi des chances nombreuses d'accident, soit par explosion , soit par affaissement de îa chaudière qui esl devenue rouge. L’objet que je me suis propose est d'obvier à cet inconvénient en employant un bain de matière liquide interposé entre la surface de chauffe de la chaudière et l’eau, bain propre en même temps à communiquer la chaleur requise à leau, sans l’exposer à l'action directe des surfaces métalliques chauffées dans le foyer ou les carneaux.
- Dans ce but, la chaudière est chargée avec de l’huile de poisson ou autre matière grasse susceptible d’absorber une bien plus grande proportion de chaleur avant de bouillir; et lorsque cette huile a cte éleveea une température convenable , on y fait passer des filets d eau qui, en la dépouillant de sa chaleur, se convertissent eux-mêmes en vapeur.
- Ces matières grasses insolubles dans l’eau, peuvent éire chauffées à des températures propres a évaporer l’eau depuis 10Uu jusqu à 160° C. , sans être elles-mêmes décomposées On peut les porter même a des températures plus élevées encore , attendu que la décomposition des substancesgrasses ne commence que lorsqu elles ont atteint leur point d’ebullition, qui est iutinimeut plus elevé que eelui de l eau.
- Voici la manière de faire l’application de ce procédé.
- Fig. 13, pl. 80 est une section longitudinale d’une chaudière à vapeur prise verticalement par le milieu d’un foyer et une partie des carneaux.
- Fig. 14 esl me chaudière double ; la portion A une section transverse prise par la ligue Y,Z de la lig. 13, et la portion B une élévation par-devant.
- Fig lôune projection horizontale de cette chaudière double ; la portion B présentant sa surface supérieure ex-
- terne, celle A une section horizonta par la ligne W,X, fig. 13. . t
- a,a les foyers munis de grilles M *
- les
- c, c ; d, d iw r g d’alimentation pour le combustible,
- r vrent
- de cendriers
- d’alirnentatioi. r__. ________
- des bascules ou trappes qui recoure11 l’ouverture des cendriers pour modéré ou éteindre le feu, mais qu’on la'?5 ouvertes pendant que la chaudicr fonctionne, pour laisser entrer la^ necessaire à la combustion; fyf,f^eSCAT'r neaux sinueux allant du foyer autoU et à l’intérieur de la chaudière, et pa* lesquels la flamme et la fumée P1’0' duites par la combustion passent dafl la cheminée g. Les parties inférieure8 de la chaudière en h h,h peuvenl êffe remplies par de l’eau, et au-dessusd® celle-ci cette chaudière esl chargée eU i,i,i jusqu’au niveau indiqué dans Ie dessins avec de l’huile de poisson ou autre matière huileuse ou grasse, d® nature à se liquéfier par la chaleur, fo" sont de longs tubes aplatis , s’ètendan en direction horizontale d’une exire' mité a l’autre de la chaudière au-deS^ sous de la surface de l’huile *,*, .et perforés d’une multitude de pet|t8 trous par lesquels l’eau peut s’échap' per. Ces tubes k.k renferment en efle^ de l eau qui est fournie par une pompe foulante fou autrement, et leur est amenée par les tubes m,m com®u'' niquant avec les premiers.
- Lorsque la matière huileuse t\t»b dans la chaudière esl portée à un haut degré de température par le foyer, Ia pompe l injecte de l’eau par les tube8 rn,in dans les tubes k,k ; celle eau passe alors en une multitude de jets par les ouvertures percées dans ces def* niers tubes dans le liquide huibuX» qu’elle dépouille en partie de sa chaleur pour se convertir immédiatement en vapeur et s’élever à la partie supérieure de la chaudière n,n, dans la chambre à vapeur p, où un tuyau q la conduit à la machine.
- Afin de s'opposer à ce que la malière grasse en fusion ou l'huile i,i,i ne se déverse tout d’uu coté de la chaudière» cas qui pourrait se présenter à bord des bâtiments à vapeur, on place une cloison verticale r,r au milieu de cetle chaudière, mais en y ménageant des ouvertures $,*•,*• de distance en distance, pour offrir un libre écoulement à la vapeur, dans la chambre p. t est la soupape de sûreté, et u le tf°l1 d'homme, pour avoir accès dans l in" térieur de la chaudière, quand il est nécessaire de la nettoyer.
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- échines à vapeur à action directe pour les propulseurs à vis.
- Par MM. Maudslay et Cie.
- jîout le monde convient que sur les pa ln[lents qui sont mis en mouvement p Un organe d'impulsion ou un pro-seur hélicoïdal, rintervention des J üages multiplicateurs de la vitesse je Mouvement, entre la manivelle et pP^pulseur en hélice , afin d'impri-8üjr a ce dernier la vitesse requise, est jecr *e * ^e nombreuses et graves ob-Hjp l0n?’ tant sous le rapport de laug-J'^lion considérable du poids, du dement et du bruit que les appareils Pensionnent, que de la disposition j, s'Prononcèe des engrenages à se a ^Pre et à se détraquer. Mais d’un aylre côté, il est impossible, même les meilleures machines de navi-g.l|°n, soit à balancier, soit à action Jfcte, qu’un propulseur hélicoïdal Umis en action d’une autre manière ;
- f n pas parce qu’il existe des difficultés relier directement les pistons avec rbre du propulseur ou d’objection à •'accroissement dans le nombre des jj «niions du piston, mais parce que, on voulait faire mouvoir les pistons aVec une rapidité aussi considérable a e celle des propulseurs, il faudrait ^ les cylindres fussent épuisés de /Peur avec une rapidité correspondre, ce qui est aujourd’hui imposée, avec les tiroirs et les commutations de mouvement qui sont *cluellement en usage. k,*l re lait donc à résoudre un pro-erne important dans la pratique, et
- r °n pouvait énoncer comme il suit . toplic et évacuer les cylindres avec Sez de rapidité, pour que les pistons j meuvent avec la même vitesse que jT .Propulseur, et que le mécanisme *1 lsse être mis en marche, renversé son mouvement, ou arrêté d’une trière aussi instantanée que lors-p'on le fait travailler avec la marche ordinaire ou actuelle.
- 1 f°ute difficile que pouvait être la so- f°n de ce problème, il parait avoir résolu avec succès, par des dispo-c,!nr>s perfectionnées dans les ma-».',les à vapeur de navigation dues à jji.’• Maudsley et Cie, et qu’ils ont ap-
- V ,cHièes récemment à divers bàlimenls Vapeur de la marine anglaise.
- V ,a fig. 16, pl 80 représente en élè-^ l,on latérale une des deux machines a
- . Peur de navigation.que MM.Maudslay j^ccnt sur une même ligne, et suivant sens de la quille dans, l’installation
- des bâtiments à vapeur, avec tous les perfectionnements récents qu’ils ont introduits dans ces appareils.
- La fig. 17 en est le plan ou la projection horizontale.
- La fig. 18 une section verticale prise en travers du bâtiment et de la machine.
- La fig. 19 une élévation vue de face.
- E, cylindre à vapeur, F, condenseur sur une portion duquel porte le cylindre, tandis que l’autre s’étend horizontalement jusqu’à la pompe à air 11. P, arbre principal à manivelle, placé sous la ligne de centre du cylindre et roulant sur des paliers V,V qui s’élèvent depuis la partie basse du condenseur jusque sous le fond du cylindre. 0,0 ma nivelles principales établies aux extrémités de l’arbre P; N,N autres manivelles établies aux extrémités d’un arbre Q de raccordement ou intermédiaire entre les deux machines. X,X paliers de l’arbre Q établis sur une plaque de fondation B,B, laquelle est portée et boulonnée sur des semelles fixes, convenablement disposées sur le fond du bâtiment. Les parois inferieures des condenseurs des deux machines portent et sont également boulonnées sur ces mêmes semelles, de manière à établir les deux machines et les paliers X,X de l’arbre Q de raccordement, d’une manière inébranlable dans leurs positions respectives.
- L, manivelle de renvoi placée à l'extrémité antérieure d’un long arbre de couche Y, qui s’étend vers barrière du bâtiment. A son autre extrémité cet arbre de couche peut être relié à un autre bout d'arbre W passant à travers une boUe à étoupe, dans le point de l’arrière où il perce la paroi, et dont l’extrémité au dehors sert d’axe de rotation au propulseur Z Z.
- L’accouplement qui sert à relier l’extrémité postérieure de l’arbre de couche Y avec celle antérieure de l'arbre de prolongement W ou axe du propulseur est disposé, ainsi qu'il est facile de le concevoir, pour être dèsembrayé lorsqu’on veut que le bâtiment marche à la voile, el quand ori ne fait pas usage des machines. Les extrémités de cet arbre de couche sont soutenues dans des paliers dont 1 un est vu en B; ces paliers sont semblables à ceux X. et portés et boulonnés de même que ces derniers, sur les plaques de fondation et les semelles dont il a été question plus haut.
- Les différants arbres Q,P,Y,W, disposés sur ur.ie même ligne, les uns à
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- la suite des autres, se trouvent les trois premiers reliés l’un à l'autre par les boutons des manivelles principales!),O, boutons qui pénètrent dans des trous percés dans le bout des manivelles de raccordement N,N et L, et les deux derniers au moyen d’un manchon d’embrayage. De cette manière, toutes ces pièces constituent un seul arbre tournant, à l’aide duquel la force développée par les deux machines installées sur le bâtiment est transmise simultanément au propulseur placé à l’arrière de celui-ci.
- Le mouvement de rotation est imprimé à cette série d’arbres tournant par des bielles latérales M,M, une de chaque côté du cylindre, dans chaque machine ; bielles dont les chappes inférieures embrassent les boutons des manivelles principales 0,0, tandis que les chappes supérieures sont assemblées sur les extrémités d’une traverse horizontale 0,0 portée en son milieu par l’extrémité supérieure de la tige n du piston à vapeur.
- Ce piston J est attaché comme à l’ordinaire, à l’extrémité inférieure de cette tige n, et de même, lorsqu’il s’élève ou s’abaisse alternativement dans le cylindre par l’effet combiné de l’action de la vapeur et de la condensation, la force développée dans ces circonstances est transmise à la tige n, à la traverse o.o, aux bielles M,M et aux boulons des manivelles 0,0, de manière à faire tourner celles-ci, ainsi que toute la série des arbres dont il a été question, et enfin le propulseur Z, d’un mouvement circulaire continu.
- Les deux manivelles 0,0 de l’arbre principal P, dans l’une des machines, sont disposées à angle droit avec les deux autres manivelles 0,0 de l’autre machine, de façon que quand l’un des deux pistons J est au terme de sa course et n’a plus d’action appréciable pour faire tournerces manivelles, l’autre piston, au contraire, n’est qu’à la moitié de la sienne, et exerce sur elles le maximum de son action, afin d'entretenir un mouvement constant et uniforme de rotation.
- La pompe à air H est manœuvrée par des balanciers A,A assemblés d’un bout à des moises pendantes, placées sous la traverse o,o, et de l’autre à des tringles 1,1 de suspension, qui servent à faire mouvoir la tige e du piston de cette pompe. Le point d’appui ou centre de rotation de chacun de ces balanciers est placé sur un support mobile y,y. ou dont l’extrémité inférieure roule sur un boulon inséré dans des
- coussinets portés sur des console s’avancent sur l’un des côtés d lindre. rai-
- to,io, guides du mouvement P- ^
- lèle. Ces guides sont d’un bout in<|iŸC-sur des centres fixes x,x de rno ment, et de l’autre articulés ?u ;ij|lSi lanciers A,A de la pompe à a*r» ' e(1 qu’on le voit dans les figures, résulte que les extrémités de ces na ciers (lesquels, comme il a e,c ^ sont articulés aux moises pendante ^ la traverse o,o ) se meuvent tan ^5 montant qu’en descendant, su*'!a.nn| la lignes droites verticales, en guida tige n du piston suivant une d|reCjant aussi parfaitement verticale, Pefl ^ qu’elle glisse dans la boîte à étonpe ^ couvercle du cylindre. Les sopP‘ mobiles y,y permettent au centre ^ rotation des balanciers A,A de . pompe à air de s’ajuster d’eux ine, au mouvement que ces balanciers a vent prendre pour que leur long D [ jouisse à l’extrémité d’un mouve'11 alternatif, rigoureusement daijs même ligne verticale ; il est vrai qu . lors leurs petits bras ne se meuv plus suivant une ligne également b ^ verticale, mais celte déviation se lr0Ü|e5 en quelque sorte compensée par ja
- tringles 1,1 qui servent à suspendre
- tige de la pompe à air à ces balancé ’ et d’ailleurs les petits bras de ces { lanciers n’ont en longueur que le b des grands, d’où résulte que la coür du piston de la pompe à air n’est <1“ le tiers de celle du piston à vapeur, lieu d’en être la moitié, comme uj! les machines à vapeur ordinaires, d* position qui était commandée pourfl^ la vitesse du mouvement du pisio» a pompe à air ne dépassât pas celle l'e‘ cessaireà la manœuvre de ces por»l,e,5lj c’est à-dire pour vider l’air cl l'eau condenseur F, et les faire passer à vers la soupape de décharge m (|a,.a la bâche à eau chaude 1,1, malgré vitesse inusitée du mouvement desp|S tons à vapeur des machines. e
- La soupape j.j du piston de la P0ITL à air, et celle m,m d’évacuation etab sur le couvercle de cette pompe - c°n
- sistent toutes deux en des annea
- u*
- circulaires mobiles, recouvrant
- de5
- ouvertures de même forme, quicons tuent les passages destinés à l’èvacd* lion de l’air et de l’eau chaude. L«r , que ces soupapes annulaires vienne,g à être soulevées par l’action cori>b',|C que l'air et l'eau chaude, placés <1 dessous, exerçait sur elles, alors d \ ouvrent tant sur la circonférence e,x rieure que sur celle intérieure de W
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- ]’air \Vn, Passage parfaitement libre à H,ç e* 3 * e?u ’ sans qu y a,t soulève-par C -P étendu de ces soupapes, et
- 10 conséquent une chute considérable <lu’pli 6 *a fermeture; c’est-à-dire lu ’ es ouvrent et ferment très-aisé-Jjj a • Ces soupapes sont maintenues de I Concentr>c|uement avec la tige e gr a pompe à air par six ou un plus ]ear*d nombre de guides, disposés sur fajr circonférence , de manière à les Ier»? Rlonler et descendre bien vertica-
- jent pendant qu’elles fonctionnent.
- ]f 'e couvercle de la pompe à air, sur ch*,le* est appliquée la soupape de dé-ïçarge m , est assujetti dans le corps t de fonte et à quelque distance 'dessous de son bord supérieur. L’es-vC® 1,1 , réservé ainsi dans ce corps ^ 'dessus du couvercle , sert de bâche cheau chaude, et il en part des bran-^ ements se rendant au tuyau de pi charge qui évacue l'eau de trop C’n à travers les parois du bâtiment, f’ r9 soupape de fond k, à la partie in-. r|eure du corps de la pompe à air, est charnière ; une portion de son poids ..équilibré par une queue ou contre-la u ^“i se prolonge de l’autre côté de Charnière, afin qu’elle puisse ouvrir 0|JS un faible effort.
- .Ces centres fixes x, x des guides du mouvement parallèle reliés »nire eux par un axe, sont portés sur extrémités supérieures de supports a'obiles. dont les extrémités infér ieures articulées. On les maintient immoles et dans une position déterminée ,
- 11 aide des tirants .s, s, boulonnés d’un j.°üt sur le couvercle du cylindre et de ^utre portant un pas de vis et des
- Pelons de retenue qui servent à les Jî'ster pour que le mouvement paral-1 le s’opère avec la plus exacte régu-arUé.
- , i-a pompe à eau chaude S est dispose sur un des côtés de la bâche à eau chaude 1. dans laquelle elle puise l’eau ^ui lui est nécessaire. Le piston de Lette pompe est manœuvré par un des a°uts de la traverse de la tige de la PQrnpe à air; l’autre bout de cette transe peut servir à faire marcher la ^0rôpe d’épuisement des petits fonds.
- , f-a vapeur est alternativement intro-u'te , puis condensée par chacune des *trémités du cylindre. Cette introduc-
- et l’évacuation consécutive s’opèrent
- P.°Ur chaque cylindre au moyen d un
- lr°ir& à mouvement alternatif, suivant
- ô arc de cercle qui fonctionne dans n cylindre ou chambre de tiroir h, la-Hhelle est traversée au centre par un r“re horizontal i. Cet arbre, auquel l-e Technologitle. T. VII.— Juin 1846.
- est fixé ce tiroir , passe à travers une boîte à étoupe p, établie sur le couvercle terminal de la chambre de tiroir h et se prolonge au dehors, où il porte un bras de manivelle p qui sert à manœuvrer le tiroir dans la boîte et à lui imprimer le mouvement alternatif dont il a besoin pour remplir le rôle qu’il joue dans la distribution de la vapeur.
- La chambre cylindrique de tiroir h est établie sur une portion du condenseur F et dans le voisinage immédiat du cylindre E. Elle communique avec la lumière supérieure c de ce cylindre, au moyen d’un tuyau aplati g qui s’élève sur cette chambre , et avec la lumière inférieure f, par un conduit court d partant latéralement. La vapeur de la chaudière est amenée par le tuyau de la conduite u , et après avoir franchi la soupape à gorge, pénètre dans la chambre par une de ses extrémités. Le tuyau d’évacuation v de la vapeur ou qui conduit au condenseur est au point le plus bas de la chambre.
- Tels sont les caractères généraux de ce nouveau système de machine de navigation à action directe ; mais afin de faire mieux saisir le jeu des pièces qui le composent, nous allons reprendre en détail la description de quelques-unes de celles qui sont les plus nouvelles ou les plus importantes.
- La figure 20 est une section verticale sur une plus grande échelle, de la chambre cylindrique de tiroir h, où l’on aperçoit à l’intérieur le I i roi r b à mouvement alternatif circulaire, et l’arbre horizontal i qui lui imprime ce mouvement.
- La fig. 21 est le plan horizontal de cette même chambre.
- La fig. 22 est une section verticale transverse prise au milieu de sa longueur.
- Les fig 23 et 24, des portions de sections semblables, représentant différentes positions prises par le tiroir.
- La fig. 25 enfin , une élévation latérale du mécanisme qui fait fonctionner ce tiroir.
- La chambre cylindrique de tiroir h présente, à sa partie inférieure , trois ouvertures oblongues étroites, ou lumières , savoir, une centrale v, qui constitue la lumière d’évacuation et placée à la partie la plus déclive de la circonférence et qui débouché directement dans le condenseur; une autre latérale d,communiquant par un conduit d’une faible longueur avec la lumière inférieure f du cylindre, et enfin une autre I latérale u, qui communique par le
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- tuyau g , placé en avant avec la lumière supérieure c du cylindre. Ces trois ouvertures, quoique étroites dans les directions représentées dans les fig. 22,23, 24, ont une certaine longueur dans l'autre direction , ainsi qu’on le voit dans les fig. 20 et 21, afin de livrer un passage suffisant à la vapeur.
- Les lumières cet. f de la partie supérieure et de la partie inférieure du cylindre s’ouvrent sur une portion considérable de la circonférence de ce cylindre, ainsi qu’on le voit dans la fig. 21.
- Le tiroir en forme de secteur b,b est appliqué et s’adapte exactement sur la surface concave et interne de la chambre cylindrique de tiroir h. Ce tiroir porte sur sa surface convexe une cavité qui est toujours placée au-dessus du conduit d’évacuation v ou de l’ouverture moyenne seulement; les bords de chaque côté de cette cavité s’avancent au delà de ceux extrêmes des ouvertures d et u, lorsque le tiroir est mu en va-et-vient à l’intérieur de la chambre/t, d’un mouvement alternatif autour de l’arbre central i de la chambre, mouvement qui lui est communiqué par cet arbre et le bras de manivelle p.
- La fig. 22 représente le tiroir lorsqu’il est dans sa position moyenne ou au milieu de son excursion ; alors les deux bords de sa Cavité recouvrent et closent les deux lumières latérales d et u ; mais lorsque ce tiroir s’est avancé dans une certaine direction jusqu’à la limite de sa course, et a pris, par exemple, la position représentée dans la fig. 23, alors il est disposé pour faire descendrelepiston; tandisque lorsqu’il atteint le terme de son excursion en Sen* contraire, tel qu’on le voit dans la fig. 24, il est dans la disposition nécessaire pour faire remonter ce piston.
- Ainsi les fonctions du tiroir b à mouvement circulaire alternatif sont les mêmes pour ouvrir et fermer successivement les lumières d et w, afin d’opérer la distribution et la condensation convenables de la vapeur, que celles des tiroirs à mouvement alternatif rectiligne , généralement en usage. Par exemple, quand ce tiroir est dans la position fig. 23, la vapeur qui arrive de la chaudière par le tuyau de conduite a entre dans la chambre cylindrique h , où trouvant la lumière u ouverte, elle s’engage dans le tuyau g pour se rendre par la lumière supérieure c dans le cylindre où elle agit au-dessus du piston et le force à descendre; tandis qu’au même moment, la cavité du
- tiroir b couvrant les lumières a j.(5 centes v et d, met les deux c°n en rapport et établit une commun ^ tion libre entre le condenseur partie inférieure du cylindre où la g peur se condense pour faire deSC.eavec
- le piston et agir concurremment
- la vapeur qui le presse par-d< ssus. ^ De la même manière, lorsqu^^ tiroir a pris la position fig. 24. |a r mière d, qui n’est plus recouverte V
- lui, communique avec la vapeur jje, remplit la chambre h et introduit ce ci sous le piston pour le faire remo" . Pendant ce temps, la cavité du ti établit une communication entre conduits v et u, et par conséque ’ entre le condenseur F et la Partje,t« périeure du cylindre par le condu> ^ et la lumière c; et il en résulte <lue e vapeur au-dessus du piston se cou1 pour n’opposer aucun obstacle à 1 f cension de ce dernier que la vape pousse alors par-dessous. .. „
- Le tiroir b arrive à sa posl 1 moyenne dans son mouvement alter1^ tif, et comme on l’a représenté ^ avant que le piston arrive au terme sa course, et atteint la limite extre^ de son excursion, tant dans le seu fig. 23 que dans celui fig. 24, u» r D après que le piston a commencé s mouvement de retour.
- Le mouvement alternatif circula1^ propre au tiroir b, lui est commun’1! ^ par le bras de manivelle p, place l’extrémité de son arbre, au moyef\ „ mécanisme pour la distribution d1* t voit représenté dans les fig. 20,21 25, et qui emprunte pour chaque m* chine son mouvement à deux excfa triques C et D, établis sur l’arbre d'a?' couplement Q de ces machines et Pr, de ses paliers X. Ces deux e%ceZ triques sont entourés respectiveiDel! par des anneaux circulaires en J?, ton, boulonnés aux extrémités d tiges d’excentrique T et U; les ^eü.( autres bouts de ces tiges pivotent s,Jg les deux extrémités d’un arc de cerC K,K dans lequel on a découpé, 51 presque toute son étendue, une c° . lisse circulaire pour recevoir douille e enfilée sur le bouton horiz°n tal du bras de manivelle p. .,e
- L’effet de celte disposition est faCl ^ à concevoir : lorsque le bouton ^ douille e est poussé tout à fait au f°!l supérieur de la coulisse de l’arc comme on le voit dans la fig. 25, al° __ le mouvement alternatif qup l’exccn trique C imprime à la lige T P<’,rltV'!.e chaque révolution complète de l’a'j1 0 fait marcher le boulon du bras p d ü
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- coj^nt circulaire alternatif, et par j mS0(l,ler|t, par l'entremise de l'arbre K s°Uv°’r 'e tiroir b dans la chambre ce même mouvement, le-Part ’ ses excursions extrêmes de p».- d’autre, entraîne le tiroir de la fl.,1,0,1 fig. 23, qui est celle pour faire •lui e,lf*re le piston à celle de la fig 24, esl celle propre à le faire remonter.
- . e°mme la même disposition a lieu i utles deux machines, il s’ensuit que ijA8 hianivellês principales tournent ^ * *a direction convenable pour faire rcher en avant le bâtiment.
- ,A0rsqu’i| faut arrêter le mouvement .Machines, on relève l’arc à coulisse ^chaque machine suivant la directe sa hauteur et de sa courbure, l ** qu’on maihtient immobile le p Ul°n à douille e qui est lié au bras çj. lorsque par ce moyen le bouton ^ Parvenu à peu près au milieu de la Hç Se> alors il n’y a plus de mouve-5j nt, (ou du moins très-peu) commu-j 4aèau bras de la manivelle, et le tiroir |j ^nè ainsi dans la position moyenne C'22. dans laquelle il couvre et ferme U. deux lumières d et « , reste im-(j°bile ou à peu près dans cette posi-t0t| en s’opposant au passage de la l^Peur ; la machine s’arrête alors , et J deux machines se trouvant dans le ÏJ-toe cas , le bâtiment cesse de mar-en avant;
- ,,i"our remettre de nouveau la ma-Ane en marche, il faut faire redes-Kndre l’arc à coulisse K, de manière à jj Métier le fond supérieur de la cou-sur le bouton à douille e, comme Ate voit fig. 25. Cétte manœuvre, ^ecutée simultanément sur les deux A,chines dans le cas où l’on veut c eHes fonctionnent toutes deux à la fait tourner le propulseur Z dans hdirection qui fait marcher le bâti-*e«t en avant.
- v contraire, dans le cas où l’on ^ut mettre les machines en mouve-
- coulisse comme dans la fig. 25, alors l’excentrique C et la tige 1 agissent seules pour imprimer un mouvement au bras p et au tiroir e, tandis que l’excentrique D et la tige U, quoique communiquant aussi un mouvement de va et vient à l’angle inférieur de l’arc K, n’ont en réalité aucun effet sur le boulon e placé au fond supérieur de la coulisse; d’ailleurs, l’excentrique G est établi sur l’arbre Q de manière à ce que les machines fonctionnent pour marcher en avant, c’est-à-dire disposé pour établir l’avance du tiroir et faire
- f>arlir ce tiroir de sa position moyenne ig.22. avant que le piston soit parvenu au terme de sa course; tandis, au contraire , que lorsque le bouton e est sur le fond inférieur de la coulisse de l’àrcK, l’excentrique D et la tige U sonl établis pour imprimer seuls le mouvement au tiroir, et disposés sur l’arbre Q pour faire marcher le bâtiment en arrière.
- D’un autre côté , les deux excentriques C et D ayant leurs centres presque et à peu de chose près, placés des deux côtés opposés de l’arbre Q, il en résulte par les actions contraires, qu’ils transmettent aux tiges T et U, que les angles opposés de l’arc à coulisse K, se meuvent alternativement en avant et en arrière dans des directions contraires l’une à l’autre. Dans ces circonstances la partie moyenne du secteur ou mieux de sa coulisse ne participe presque pas à ces mouvements contraires qui se neutralisent pour elle, et par conséquent lorsque le boulon est amené dans cette partie, il n’éprouve aucun mouvement de la part des excentriques; il n’eu transmet par conséquent aucun ni au bras p ni au tiroir qui reste alors immobile dans la position moyenne indiquée dans la fig. 22.
- Afin que le mécanicien qui dirige les machines puisse faire mouvoir l'arc K et placer le bouton à douille e dans les
- K. v UlClire ica Uiavinn^ T ^ J pia^o. XV UV'IIUU fl uoume ç, Ucll»3
- J*e!H pour que |e bâtiment marche en positions requises pour le service, les jT^ière, alors on relève l’arc à coulisse I bords concentriques de la coulisse sont A jusqu’à Ce que le fond inférieur de
- . Ph., Il_ •____ »__Ia Kniilnn
- 4 ct>ulisse vienne toucher le bouton çi ,üuille e , cas auquel les deux ma-^"'es font tourner leurs manivelles sens contraire.
- jj conçoit, en effet, que lorsque le e se trouve à l’une ou à l’autre .roité de la coulisse de l’arc K , il p ǰ>t et par suite le bras de manivelle mouvement de toute l’étendue de ^U| de la tige d’excentrique adja-çj aiei mais n’éprouve aucune action a Part de l’autre tige. S'il est, par e*nple, au fond supérieur de cette
- armés sur le plat ou dans le plan du mouvement de dents comme des crémaillères courbes, fig. 20 et 25, qui engrènent dans les ailes de deux petits pignons z, z, calés sur un axe court qui pénètre dans un trou percé dans le bouton e et dans une direction à angle droit avec celle du bouton du bras p. Une poignée G est fixée sur un des bouts de cet axe, afin de pouvoir faire tourner celui-ci, ainsi que les pignons Z, z; alors les ailes de ces pignons engrenant dans les dents des crémaillères de la coulisse courbe de l’arc K, cet
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- arc monte ou descend en glissant sur le boulon à douiile e, de manière à lui faire parcourir une portion ou la totalité de celte coulisse ainsi qu’on l’a expliqué précédemment.
- L’axe des pignons z,z avec sa poignée G porte deux cliquets en deux directions opposées, qui sont maintenus par une détente ou un ressort pour rendre les p gnons immobiles et les empêcher de tourner quand cela n’est pas nécessaire.
- En résumé, on voit donc que les caractères de ce nouveau mode de construction des machines de navigation à action directe, consistent dans le tiroir à mouvement alternatif circulaire, et le mécanisme qui le met en action ; dans la position des arbres principaux immédiatement au-dessous des cylindres à vapeur, et enfin dans le mouvement qui leur est imprimé par des bielles descendants de chaque côté du cj lindre , disposition qui ne parait point avoir encore été employée pour communiquer directement une action à un propulseur à vis.
- Suivant MM. Maudday, l’utilité du tiroir à mouvementalternalif circulaire ne se borne pas aux machines pour propulseur à vis, on peut aussi l'appliquer avec avantage à tout autre genre de machine soit terrestre, ou de navigation, soit fixe ou locomotive.
- Emploi des houilles maigres au chauffage des locomotives.
- Lors de l’établissement du chemin de fer de Leipzig à Dresde, on s’est servi exclusivement, dans les premières armées, pour le service des locomotives , de coke fait avec de la houille d’Angleterre, laquelle , comme on sait, ne laisse après la combustion qu’un très-faible résidu de cendres. Toutes les tentatives faites pour utiliser la houille de l’exploitation de Plauen près Dresde avaient échouéà cause de la proportion considérable de matières terreuses que renferme ce combustible. Les cendres s’agglutinaient dans le foyer des machines en masses visqueuses , demi-fondues, qui, malgré le grand éloignement qu’on avait donné aux barreaux, obstruaient à tel point la grille que la production de la vapeur se trouvait complètement suspendue. En vain on avait cherché à remédier à cet état de chosesà l’aidede moyens mécaniques pour nettoyer et débarrasser la grille , et ce n’était qu’avec la plus grande
- prudence qu’on se hasardait à raelan-un peu de houille du pays avec c d'Angleterre lors de la carbonisa ou conversion en coke , afin de ne r.^ entraver le service régulier du chei de fer. ja
- On avait remarqué en outre <îuee0t présence de la pyrite de fer, s?“v(j1i en grande quantité dans la houm® pays, et la production de l’acide su reux qui en résultait lors de la c° e
- bustionducokeexerçaientuneinflu®
- tout à fait destructive sur le mêla* la boîte à feu, ainsi que sur les tu chauffeurs. C’est ainsi que ces 1 .. à toute la paroi postérieure de la b?1;^ feu , et en général toutes les parUe’ la machine frappées par le feu se couvraient, au bout de quelques heur de service, d’une poussière blanc* ’ et, en plusieurs points, d’une c®® 5 dure et blanche, consistant en cene® pulvérulentes entraînées par le En arrosant cette masse blanchâtre av de l’eau, il était facile de reconnu. qu’elle renfermait du sulfure d’®*! j, de cuivre, combinaison qui était plus abondante quand on se servait®^ coke auquel on avait ajouté, lors de fabrication , une portion de houill® ® pays que quand on faisait usage houille anglaise pure.
- M. O.-L. Erdmann a cherché à 3P porter un remède à ce double inco®Ÿ nient par un mélange de chaux . la bouille pendant la conversion e coke. Des essais en petit avaient ^ effet démontré que les cendres de houille qu’on employait, et qui co®^ taienl presque exclusivement en o*11 de fer, alumine et silice, pouva'®n ’ par une addition de chaux dans ®ne certaine proportion et à la tempérai®^ à laquelle on peut supposer qu'e'|e, sont exposées dans le foyer des chines, être amenées à un état pa®‘al de fusion, en même temps que la chaub en se combinant avec le soufre re fermé dans la houille pour forme® ® sulfure de calcium et du sulfate ® chaux , devait s’opposer aux effets de’' tructeurs de l’acide sulfureux su® cuivre. ^
- L’application de ce moyen en g®3!1» a eu le succès le plus satisfaisant- .. service du chemin de fer se fait depul qudques années exclusivement av® le coke provenant de la houillère ® Plauen. Avant la conversion en co»®' cette houille est mélangée avec uu certaine quantité d hydrate de cbau<* en proportion des cendres qu’elle rej1 ferme, 2 à 3 pour 100 eu volume, b. coke obtenu fournit des cendres q°
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- chaleur da foyer et cou-tr ncjà en grande partie pendant le Srill ^a *ocomot've a travers la
- et k •Sous *a f°rme d’une scorie noire .dlante , et en partie sous celle de •"« de fer qu’on extrait dans les t 1lf,ts où ils se déposent avec le ringard.
- croûte blanche qui adhère au métal ce la boîte à feu, depuis l’emploi du c^.e chaulé , ne renferme pas plus de l^ivre que lorsqu’on faisait usage de la üa|lle anglaise de première qualité. ei Wuanl à cette chaux additionnelle ,
- ] e Paraît le mieux remplir son but ^'Squ’on l'emploie en proportion telle ç,le le laitier qui en résulte se rappro-jpe le plus possible d'un bisilicate. e[lflant le service du chemin , aussitôt r un convoi a passé , on observe sur Ut |e parC0urs des gouttes vitrifiées 00|,res et de longs filaments de verre 3u°n remarque à des distances de 20 à .U pas Ces gouttes de scories, parfai— Uient fondues, sont constamment ,0,ïiposées de telle sorte, que l’oxigène bases est presque le double de celui .,e.la silice. Indépendamment des ma-|Cr|aux qui constituent généralement <? Scorie elle-même , elles renferment k'quemment des grains de fer réduit. Jufin, cette scorie est complètement ^composée par une digestion prolonge dans l’acide chlorhydrique, ou ^*cux dans l’eau régale.
- ^fnploi de la tourbe comme combustibles dans les machines à vapeur.
- Par M. R. Mallet.
- On a , sur les assertions de quelques ^étendues autorités . attribué les ré-®Ul ats les plus exagérés au pouvoir e'aporatoire de la tourbe, et par con-j^quent à sa valeur comme combustible. « Un kilogramme de tourbe pure ^ sèche évapore six kilogr. d eau , » jbt M le doct. Kane, sur l’autorité de T Peclet. Quoique la chose soit pos-s*ble quand on expérimente avec des Appareils calorimétriques, il est cer-a'n que les résultats de la pratique la Plus attentive sur une grande échelle sunt immensément au-dessous de ce
- chiffre.
- Les steamers que la compagnie de J® cité de Dublin fait naviguer sur le ®bannon ne fonctionnent pas exclusi-Ve*nenl avec la tourbe. On a trouvé qu’il était impossible de fournir la quantité nécessaire de vapeur, surtout P®r un gros temps, sans un mélange de
- houille ; mais en recherchant les quantités consommées de ces deux combustibles pendant des temps donnés, je suis parvenu à ce résultat, savoir, qu’il fallait en moyenne 0kil ,812 de tourbe bien sèche et de la première qualité , p ur réduire en vapeur 1 litre ou décimètre cube d'eau, et que , sous les chaudières de ces bâtiments , 36 kilog. de bonne houille à évaporer du pays de Galles équivalaient à 216 kilogr. de tourbe c’est-à-dire qu’à poids égaux la tourbe ne valait qu’un sixième de la houille. Ces résultats oui été obtenus par moi dans une série d’expériences ayant pour but de rechercher la quantité de travail des chaudières des bâtiments à vapeur construits sur le modèle de celles des locomotives , quand on marchait à la tourbe sur les canaux de l'Irlande. Ces expériences ont été faites avec soin , en brûlant une bonne tourbe bien sèche , la chaudière , modèle des locomotives, ayant les dimensions suivantes :
- Boite à feu 1m largeur, 0m.15 hauteur, 0.61 longueur.
- Grille, 0m.99 .«ur 0.61 = 0.601 uièt. carré. Tubes, 51 «le 0m.0635 diamètre, 2"*.o68 hauteur.
- met. carr.
- Surface de chauffe de la chaudière. 3.999 Surface de chauffe des tubes. . . 22.299
- Surface de chauffe totale. 26.298
- Lorsque la chaudière fournissait complètement la vapeur nécessaire à la machine, sous la pression de 4 kil. au centimètre carré au-dessus de la pression de l’atmosphère, on a consommé 5lkn-,14 de coke de gaz pour réduire en vapeur la même quantité d’eau qu’en évaporaient :i90 kilogr. de louibe sèche ; ce qui établit, pour la valeur relative de la tourbe au coke dans cette chaudière, le rapport de 1 : 7,61 , rapport au-dessous de celui fourni par les chaudières sur le Shan-non dont il a été question ci-dessus.
- La consommation était tellement rapide dans la chaudière, modèle de locomotive. qu’il était presque impossible d’aiimenter le feu et de maintenir le tirage.
- La consommation d’une bonne tourbe sèche sous une chaudière longue et cylindrique , qui faisait fonctionner une machine à vapeur à haute pression , de la force de dix chevaux, employée à pomper de l’eau, parfaitement construite et disposée , établie
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- sous ma propre direction , a été en moyenne de 0kil-,856 de tourbe pour chaque décimètre cube d’eau réduite en vapeur, sous une pression de 2 kil. par centimètre carré au-dessus de la pression atmosphérique.
- Dans une machine à vapeur à condensation , de la force de 20 chevaux, établie sous ma direction , avec chaudière en fourgon qui existaient déjà, la consommation d’une assez bonne tourbe a été en moyenne de 0kll-,906 à 0kil-,952 pour chaque décimètre cube d’eau converti en vapeur sous une pression d’environ 0kn,344 au-dessus de celle de l’atmosphère.
- Dans une machine à condensation de la force de 35 chevaux, la plus forte de toutes celles que j’ai rencontrées travaillant à la tourbe en Irlande, j'ai trouvé l’an dernier que la consommation variait de 0kil ,873 à lkil-,271 de tourbe par chaque décimètre cube d’eau converti en vapeur sous une pression de 0ki,-,480 au-dessus de la pression de l’atmosphère. Les chaudières sont bien établies, les foyers bien disposés pour brûler la tourbe qui toutefois né-tail pas parfaitement sèche, même à la main, cl seulement d’une qualité modérément bonne.
- Blavier, Tredgold, Clément et Desormes , s’accordent à indiquer 0kil ,851 comme la quantité moyenne de tourbe nécessaire pour convertir 1 décimètre cube d’eau en vapeur, et comme leurs résultats sont pleinement confirmés par mes observations, je crois qu’on peut admettre dans la pratique que un poids déterminé de bonne tourbe ne transforme pas plus que son propre poids d’eau en vapeur. Je crois, du reste, que par des manipulations convenables de la tourbe lorsqu’on l’exploite et par sa dessiccation complète dans des étuves ou des fours, on pourrait presque doubler ce résultat, mais dans tous les cas il ne serait encore seulement que le tiers de la valeur assigné à ce combustible par MAI. liane, Williams etautres auteurs dont le^ indications sur ce sujet sont île nature à conduire à des désappointements et à des pertes graves.
- n—T»C- —---
- Nouveau mode d'établissement de la voie sur les chemins de fer.
- Ce nouveau mode d’établissement de la voie dans les chemins de fer est dû à M* J. llerron , ingénieur américain , qui en a fait l’essai sur le chemin de
- fer de Philadelphie et Reading. ^ntr
- Valley Forge et Phœnixville. , .
- Il consiste en un radier gênerai plate-forme à claire-voie madriers A,A de bois , de 0a, 07b o paisseur, de 0.20 de largeur el 4“.5 de longueur. Cette platé'‘or ja qui a été représentée en plan dao fig. 26, pi.80, se compose <J’abard fl ^ cours de madriers poséç de disW°c j6 distance sur le remblai nivelé A1* déblai vif et sans aucun hallaS1» *je un angle de 45° avec l’axe de la 1 et parallèlement les uns aux aut Sur ces madriers, on en établit uAo cond cours B, B presque à angle. sur le premier assemblé avec lui * * j pas à mi-bois, mais assujetti seulf03..^ dessus, au milieu et aux çxtrétP1^ par deux chevilles ep fer, cba^j. dans les points de croissement- Çes driers sont en sapin blapc du ^anafl et imprégnés de biçhlorure de fl, cure, suivant le procédé de M* Rï™ pour en assurer la conservation. .
- Sur celte plate-forme à çlaire-vohg on a placé dans la direction de laVjL deux cours de longrines C, C de blanc et d’hemlock - spruce ou $9P de Canadq, de üm,127 d’épaissÇ.'?l)’ 0m,2Q de largeur et de 6 m- de |Pj, gueur, unies entre elles aux e*lrÆ, lés par des assemblage? conyenabi 1 Ces longrines sont amaigries sur t épaisseur d’environ 0m,009 sur *e
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- bord inférieur interne dans les pu1 5 où elles portent sur les intersecû0 de la plate-forme, afin d'incliner la ^ supérieure des rails et d’adapter ceü ci autant que possible à la forme c.° nique de roues en usage sur cette vol * Les longrines sont également imP ^ gnées du sel conservateur de merçAr
- Les rails D, D enfin portepî d0(1 manière continue sur ces longriA^ sur lesquelles ils courent à joints roA\ pus, tandis que ces dernières s’appo^P à des intervalles réguliers sur la p*a g forme solide et élastique qui en for,fl la base.
- Les rails, les longrines et les Aj’L driers de la plate-forme sontasseipb' aux points communs d'intersection P* des boulons à vis, de 18 millimètre8 diamètre , deux à chaque intersccti0 j et enfin à leurs extrémités les rails s°f' assemblés entre eux par des cou ^ sinets en 1er forgé, d'un nouveau 0°° dèle.
- A la date du 15 novembre 1845, \ chemin était ouvert à un trafic cons '
- dérable depuis un an et cinq jours, P^Pq
- dant lesquels il a passé dessus B00,D tonneaux de houille, et en y ajouta
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- te h *
- dej^s des véhicules, des machines, tL; onv°is de voyageurs et d'autres ma-t0| Ux > peut-être au delà de 1,500,000 eheni,aUX ’ • *^excellente condition de ce l*Rp ainsi que la facilité du rou-toL.’ ?0nl: des faits attestés vulgaire-ÿdans le pays.
- c0n i ^erron pense que ce mode de que ruc.l‘on présente plus de sécurité ]3e celui ordinaire , car, selon lui , si
- Machine sortait de la voie, il ne ttr> '
- Errait en résulter de dommage bien
- t] . vi attendu que la plate-forme à re-voie est recouverte de ballast, et ord n'^ ® r'en’ corame sur *es traverses yjp Maires , cqntre lequel ses roues kfiaient frapper et chevaucher en usant des avaries graves à la voie et convoi; on cite même des cas de . PlUre d’essieu qui n’ont donné lieu à
- 'HlC-
- ~u“e espèce d’accident, "uoi nu’il en soit. on
- U '-"-* qu’il en soit, on voit que ce /Uveau mode dispense de coussinets j| Piètre en métré, mais que de l’autre d^cessite une plus grande quantité ^ “ois. Ainsi l’on sait que, dans le y (’e actuel de construction, les tra-c/sês entrent pour 0slère.073 de bois de aène par mètre courant à une voie; Uen calculant d’après les données pcèdçntes, la quantité de bois aussi j'1’ mètre courant dans le nouveau °de, nous trouvons :
- ^°Ur la plate-forme par métré
- courant.................0.0844
- ^our les 2 longrines à 0.0254
- chacune................. 0.0508
- Au total...............0.1352
- P»
- 0 est-à-dire près du double du mode l V'naire. 11 est vrai que le prix de ce l*°.ls de sapin n’est que les 6/10e de ce-bois de chêne, mais dans tous les on conçoit que ce mode doit être péfèrable à l’ancien dans les pays où bois est aussi abondant et à un prix *1ssi peu élevé que dans l’Amérique ^ nord.
- Nouveau système de locomotion sur les pentes rapides des chemins àe fer.
- F. Busse, agent généra! de la P^pagnie du chemin de fer de Leip-*18 à Dresde, convaincu des dangers eols qu’il y a d’employer les roues “entées et les cordes pour monter Ur les chemins de 1er les pentes ou ampes d’une inclinaison un peu consi-qefable, surtout dans les temps de
- gelée, de givre, de dégel ou de neige, et prenant en considération l’état encore imparfait des chemins de fer atmosphériques , propose pour cet objet un nouveau moyen qu’il considère comme propre à obvier à tous les inconvénients qui ont été signalés dans ces systèmes.
- Ce moyen repose sur le principe de la vis à filets multiples, c’est-à-dire qu’il établit sur un véhicule une vis de ce genre qui, comme une vis sans fin, engrène dans un rail en fonte portant des dents obliques et établi sur le milieu de la voie. On fait mouvoir celte vis à l’aide d’une force motrice établie sur le véhicule, et qui imprime à celui-ci un mouvement rapide de translation.
- La vis consiste en un cylindre de 0m,30 de diamètre, lm,20 de longueur; elle est à 12 filets, dont le pas est juste de lm,20, de façon qu’il y a toujours 12 dents en prise, et qu’à chaque tour de vis le convoi avance de cette longueur. Le cylindre de la vis est en fonte et creux pour plus de légèreté. On fait tourner la vis au moyen de deux roues à denture oblique ou cylindrique , une à chaque bout, placées sur le véhicule et qui ne doivent pas s’opposer au jeu des ressorts de celui-ci.
- M. Busse pense que son système est bien plus économique de première installation que lesautres, qu’il permetde remonter les pentes les plus roides, même sur des courbes à petits rayons ; que l’élévation sur ces pentes se fait régulièrement et proportionnellement à la force employée , quoique les rails soient couverts de neige ou de glace; qu'il y a plus de sécurité, puisqu'on peut arrêter la machine par tous les degrés de vitesse; que la construction et l'entretien des machines sont moins dispendieux, puisqu’on peut se servir de machines à vapeur ordinaires à course plus étendue ; enfin, qu’on peuÇ passer avec facilité d une voie sur une autre ou d’une section sur une autre, cl du système proposé à celui des locomotives ordinaires.
- D’un aulre côté, M. E. Coleman, ingénieur aux États-Unis, s’est aussi proposé de résoudre le problème dq remorquage des locomotives sur les plans inclinés des chemins de fer. Ce procédé que nous allons décrire sommairement, consiste à établir sur l’essieu des roues motrices de la locomotive une roue d’appui folle, qu’on peç* rendre fixe à volonté , et qui engrèn dans une roue semblable, calée su l’arbre d’une vis sans fin, montée d’uni.
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- manière solide quelconque sous la locomotive, dans le sens de son axe longitudinal de figure. Le filet de cette vis est incliné de 6° à 10°, et on voit qu’elle reçoit quand on veut un mouvement de rotation qu’elle emprunte à l’essieu à manivelle. A l’intérieur des roues motrices de la locomotive, il existe deux autres roues parallèles d’un plus petit diamètre, libres sur le même essieu que les grandes, et roulant sur une voie inférieure à deux rails, placés parallèlement à ceux extérieurs, sur les pentes seulement, et élevés de quelques centimètres au-dessus de ces derniers. Enfin, sur ces mêmes fientes on a placé dans l’axe de la voie un rail unique, plat, élargi et élevé au-Jessus de ceux ordinaires-, sur ce rail sont placés une série de petits galets, tournant sur des axes verticaux , disposés entre eux à des distances égales et telles que les filets de la vis y glissent librement comme dans le tarau-dage d’un écrou.
- Lorsque la locomotive approche d’un plan incliné, les petites roues montent sur les rails intérieurs, c’est-à-dire-que la locomotive est soulevée sur les rails ordinaires. Au même instant, les filets de la vis sans fin s’engageant entre les galets , on embraye les roues d’angle qui communiquent le mouvement à celte vis, et la locomotive avec sa charge est remorquée sur le plan incliné, ou bien descend la rampe d’une manière régulière et sans avoir à craindre d’accident. Pour plus de sécurité, le filet de la vis sans fin doit embrasser plusieurs galets en même temps. Au bas de la rampe, on désem-braye, et la locomotive. retombant sur les rails, continue à rouler comme à l’ordinaire , tant que le chemin est de niveau.
- Barre d'accouplement de sûreté pour les convois sur chemins de fer.
- Les accidents fréquents et presque toujours graves qui ont eu lieu depuis quelque temps sur les chemins de fer, ont eu le plus souvent pour origine le déraillement de la locomotive, c’est-à-dire la sortie de la voie par la machine, sortie due à des causes souvent inexplicables. Pour prévenir cet accident , on a donc cherché des moyens simples et rapides pour désaccoupler la locomotive et le convoi toutes les fois qu’un pareil déraillement tendrait à se manifester. A ce sujet nous croyons devoir faire connaître une invention
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- qu’on doit à M. S.-B. Howlett, nieur, et qui par sa simplicité mer,t rait d’étre soumise à des épreuves ;
- Fig. 16 pi. 79. Boîte en fonte qu° voit en plan dans la figure , consista en une espèce de canal conique , ou fond et les parois sont d’une seule p,c£’ le dessus, ou couvercle, qui est une P -que de même métal boulonnée sur parois, ayant été enlevé pour lj,!S*, voir les parties intérieures. A l’.e* . rieur, celte boîte porte des tourill® ^ roulant dans des coussinets fixés en a13'1 du cadre du premier véhicule La bat de traction qui sort de celte boîte estr liée au tender par une chaiue de qu£ ques anneaux. ...
- Fig. 17. Section longitudinale dece1 boîte par le milieu de la fig. 16 avec vue derrière d’un coussinet.
- Fig 18. Vue latérale et séparée de barre de traction. ,
- Fig. 19. Vue de la position de barre lorsque la chaîne est tirée ob1 ' quement dans cette position : la bar^ sort aisément de la boite , et cette lie fait cesser tout rapport entre la comotive et le convoi.
- Fig. 20. Vue perspective de la hou d’accouplement, qu’on suppose G*? en avant ou à la partie inférieur® . cadre du wagon aux bagages, et 0 l’on a brisé la barre.
- a, Saillie ou arrêt de forme pyraj midale , venu de fonte avec le f°fl de la boîte, et destiné à accrocher l’e*” trémitè de la barre de traction
- b, b. Forts ressorts fixés par de boulons sur les parois de la boîte e près de son ouverture, qui s'élève*1 jusqu’au delà de l’arrêt a, et eUJ' brassent les extrémités de la barre ae traction quand elle est engagée da*!5 la boîte ; leur but est de la relenlf exactement à sa place.
- c, c. Tourillons faisant de mè*11® corps avec la boîte, et sur lesque'5 celle-ci tourne librement.
- d, d. Coussinets au nombre de deU* dans lesquels roulent les tourillon5' Ces coussinets sont attachés par de5 boulons au cadre du wagon.
- e, Barre de traction dans laquene on a pratiqué à la face inférieure une encoche ou crochet qui s’adapte l’arrêt a lorsque la barre est en place » et est maintenue en position par leS ressorts.
- Maintenant, il est évident qu’il n j a pas d’effort direct dans le sens de ja voie qui puisse faire sortir la barre de la boîte . parce qu’elle est retenue par l’arrêt qui l’empêche de céder, et Pa£ les ressorts qui s’opposent à ce qu e*‘
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- qu< ne Une déviation latérale, à moins a0r),.ne force de levier considérable, wiquee ^ |’extrémité de cette barre, Wi'v*16 va,ncre a l’autre bout l’é-]3LC|fe du ressort, et ne contraigne fa| 8rre à Pendre un mouvement laté-(]e assez étendu pour la mettre hors .Prise avec l’arrêt.
- j* fonction des ressorts consiste i)arc fout simplement à maintenir la yç 9u ccntre de *a boîte, et ils doi-» , être ajustés en conséquence lors-)aj.°n les établit. On doit leur donner en °r.c® nécessaire pour qu’un homme ,
- Çj Sa'sissant l’extrémité de celte barre |ç 'a manœuvrant comme un bras de l,Jer d’un côté ou d’antre dq l’ouver-]• ei puisse précisément faire fléchir f»n.0u l’autre de ces ressorts et dèga-j ,*a barre.
- ouverture de la boîte offre une Cçi® de section plus considérable que »r e de la barre, et suffisamment ande p0ur permettre les déviations .fumables, à partir de la position
- ütenne'
- jp • Howlett propose d’appliquer cet ^°üplementde sûreté entre le tender y e premier wagon du convoi; peut-être ç Pdrait-il mieux le placer entre la lo-IVotive et son tender, de manière à a,sser le tender ainsi que tout le convoi ,.r Ja voie : le but serait de garantir ç|"si, dans bien de cas, la vie du méca-f‘eri et du chauffeur placés sur la plate-ur^e. Mais alors il faudrait apporter une ‘ytère modification à la disposition de la pie-forme actuelle, si on voulait réa-’'?r cette condition désirable. En effet, tj!,vant la disposition actuelle, la moi-.ede la plate-forme est portée par la c achine et l’autre par le tender. Or, J^ime cette machine et son tender .0f)î constamment liés ensemble, nous ,e Voyons aucune difficulté à reporter t0lJte la plate-forme sur le train du i.pler, de façon que tout en ayant une Jprté parfaite pour manœuvrer leur ?jachine, cependant ces ouvriers soient pcés sur un plancher qui en serait .dépendant, de façon que , si elle sor-de la voie, elle seule se briserait i*1 laissant le tender et le convoi sur es rails.
- Nous n’oublions pas qu’il existe un CL-lre organe de jonction entre la ma-Ij'Oe et son tender, savoir, les tubes cxihies qui fournissent l’eau aux pom- l ps d'alimentation : mais il est évident Çes tubes céderaient facilement u n’y avait pas d'autre lien entre les P'irties, et dans tous les cas il ne se-p'1 pas difficile de construire des tubes Accords mobiles, qui se sépareraient 1
- lorsque la machine abandonnerait son tender.
- La grille dont la plate-forme est entourée pourrait être ramenée en avant de la locomotive, avec une ouverture pour alimenter le foyer, afin de s’opposer à ce que les hommes fussent précipités sur la voie au moment de l’accident.
- Quoi qu’il en soit, ce mode pour isoler la locomotive des autres parties du convoi mérite qu’on le prenne en considération ; il est évident que c’est une idée utile dans une question où on ne saurait trop encourager les travaux propres à diminuer les dangers qui existent encore sur les nouvelles voies de communication.
- Sur les propulseurs hélicoïdes, et sur les recherches théoriques et expérimentales entreprises par M. Bour-gois, enseigne de vaisseau.
- Par M. Poncelet de l’Institut.
- [Suite.)
- Indépendamment des modifications apportées à la formule de la résistance dont il vient d’être rendu compte , M. Bourgois a été conduit à remplacer le facteur relatif à l’étendue de la surface choquée des filets hélicoïdes par une fonction composée de la largeur de ce filet et d’une puissance fractionnaire de sa longueur, ou du rapport de l’aire des secteurs qui sont les projections des ailes sur le plan de la rotation à l’aire du cercle entier ; l’application de ses formules lui ayant appris, d’une part, que le rapprochement plus ou moins grand des différentes ailes ou branches exerçait une influence nécessaire relative à la masse du liquide qui coule entre elles , et, d’une autre , que la pression normale ne croissait pas proportionnellement à la longueur du filet hélicoïde, attendu que les pressions élémentaires qu’ils supportent diminuent progressivement de l’amont vers l’aval par une cause qu’il est facile d'apercevoir à priori, et dont les effets, qui se sont manifestés dans les expériences directes de Dubuat, s’observent journellement dans l’orientement des vergues du navire sous l’action oblique du vent.
- Enfin , pour tenir compte du frottement du fluide le long des filets héli— coïdes, l’auteur se fonde sur les formules admises par MM. de Prony et
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- Eytelwein , d’après les expériences de Coulomb , et dont ils ont déterminé les coefficients pour le cas du mouvement de l’eau dans les tuyaux de conduite ; mais le glissement relatif des molécules liquides sur les filets étant ici très-rapide , M. Bourgois néglige le premier terme de la résistance proportionnel à la simple vitesse, en ne conservant ainsi que celui qui contient la seconde puissance, et dont il évalue le coefficient d’après le résultat des expériences faites en Angleterre par le colonel Beaufoy, sur le frottement latéral des prismes minces, mus dans le sens de leur longueur. Ces expériences paraissent en effet plus propres que celles sur les tuyaux de conduite à fournir ici une appréciation exacte de ce coefficient.
- Nous avons cru nécessaire d’entrer dans quelques développements sur les hypothèses et les données expérimentales qui servent de fondement à la théorie des effets de propulseurs héli coïdes, présentée par M Bourgois au jugement de l’Académie , parce que cette partie de son mémoire, en elle-même fort délicate, mérite d’attirer l’attention des ingénieurs qui s’intéressent au progrès de la question. Il nous reste maintenant à exposer la marche qu’il a suivie dans Rétablissement des formules ou équations qui découlent de cette même théorie , et qu'il considère comme aptes à déterminer les divers éléments de la solution pratique relative à la navigation au moyen de la vis.
- Les équations dont il s’agit se réduisent à trois, dont en réalité l’une est la conséquence des deux autres, et ne sert qu’à exprimer d'une manière plus explicite la relation qui lie entre elles certaines données.
- La première, relative à la translation , exprime l’égalité entre la résistance propre du navire et les composantes parallèles à l'axe des résistances normales et langentielles de la vis : elle ne comprend point l’effort du moteur, qui s’opère dans un plan perpendiculaire à cet axe.
- La seconde se rapporte à l’égalité entre le moment de cet effort et la somme des moments des projections des forces ci-dessus sur le plan de la rotation.
- La troisième enfin, que l’on peut considérer comme une conséquence des deux autres , établit l égalité entre le travail moteur relatif à chacune des révolutions de l’hélicoïde et la somme des travaux dus à la Résistance utile,
- aux pressions normales et aux ments.
- En procédant ainsi, on suppose 1 plicitement que le système du **a' j et du propulseur prenne, relative® , au niveau extérieur du liquide , |a P ^ sition de stabilité ou l’assiette qU* f®,_ les autres conditions de l’équilibre ^ namique superflues , ce qui est pelj d’après le mode d’installation de |-fV pareil et les données fournies p4f *e périence. ..
- Nous pensons en outre que cette ***. nière d’arriver aux équations dyna® ques de la question, bien qu’elle se r ^ tache à des considérations indirecte? , qu’elle n’offre pas toute la générahjeÇ la précision mathématique désira®? ’ n’en est pas moins très-propre à do**n une expression suffisamment aPPrSe chée des effets que l’on se propose soumettre au calcul, et telle qu’il co viendra toujours d’en adopter dans * applications de la mécanique eux ar [
- Après avoir posé les équations il s’agit, M. Bourgois leur fait si® différentes transformations pour leSaR proprier au but particulier qu’elles s°. destinées à remplir, et mettre en e' dence l’influence relative à cha<®D des données essentielles du proble®e’ données qui se trouvent traduites ?.j autant de formules analytiques, et nous paraît utile de signaler à l’atteI^ tion de l’Ac§démie. Ce sont :
- 1° Le coefficient relatif à l’acti°. normale du fluide sur le propulse®! dont l’auteur calcule les.divçrses val^R numériques , afin de confirmer l’hyP® thèse qui le suppose constant, et de° déterminer la valeur moyenne d’ap1^ les résultats des expériences mepUP® nées plus haut.
- 2° Le coefficient du rçcul , dont Y&' pression, quand on fait abstraction W frottement des filets hélicoïdes n’exerce en effet qu’une assez fai®® influence dans les circonstances or®1' naires, se présente sous une forme trey’ simple et très-remarquable , attend , qu’elle est entièrement indépendant de la force motrice et de la vitesse » rotation : l’auteur tire de celte nié01 expression diversesconséquencesutd.® qu’il serait trop long de rappor.er ic* ’ et qui se déduisent du rapproche!®'0 des nombres inscrits dans une demie*'® colonne annexée aux deux derniers ta' hleaux qui servent d’introduction à s° mémoire. .
- 3° Le nombre des révolutions de vis par seconde, sous l’action d un force motrice connue , et en supposa** données les dimensions de cette vis
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- fesr,esi?tance du navire. M. Bourgois qui d’ailleurs l’application de cette des u Sauças de la navigation ordinaire «U- j.avires enroule libre, ne pense pas tOor 6 Pu'sse s’étendre à celui du re-°lUage et aux effets qui se produite-nt si le navire était maintenu au 5cr°s > attendu que le coefficient des J°ns normales du liquide sur le pro-(j, Seu)r a été évalué, comme on l’a vu, d>j J hypothèse de très-petits angles q^ldencc t et à l’aide d’une formule C > sops le point de vue de la générales laisse quelques incertitudes. Il fait tu7?arquer à ce sujet que la détermi-de !°n à priori de la vitesse angulaire u. vis est ici d’une importance capi-|g ’ Puisqu’on n’a pas, comme dans f Cas des roues à pales ordinaires, la jjsource de faire varier après coup 4®tendue de la surface hèlicoïdeen prise d ec le liquide , et qu’on se voit obligé j-, Ranger le propulseur ou d’apporter 3 transmission du mouvement de la ..^oinp des modifications onéreuses , . souvent encore d’une réalisation aJhye > et * dans tous les cas , très-^ciles.
- j. ta même remarque peut d’ailleurs JPPliquer généralement aux moteurs ^ Qrganes de machines dont le sys-de construction repose sur une JP.Préciation délicate et parfois incer-?JPè des effets mécaniques, ou qui, y v.ant travailler dans des conditions iïr<ables, n’offrent pas gn eux-mêmes moyens de modifier à volonté lac-de la puissance ou de la résistance, p manière à les placer dans les cir-j°Ostances les plus favorables à la pro-action du maximum d’plfet. y Enfin , l’expression du coefficient se rapporte aux pertes de travail Ohèrentes au propulseur , et de 1^-30elle la vitesse angulaire a été élimine ; mais comme cette expression Patient encore explicitement le coef-j!cient de recul, qui dépend des formes ?u navire et de la vis, et très-peu du 'r°Ueinent de cette dernière . Al. liour-. négligeant celui-ci . remplace le j(l< lficient dont il s’agit par sa valeur urégée ou approximative, et arrive !f,si à une expression du coefficient de eduction de l’effet, qui ne dé tend plus jPm des dimensions pt des formes du avire et de la vis.
- (La suite au prochain numéro.)
- Notice sur les moyens de remédie?
- a.ix inconvénients de la fumée produite par les fourneaux alimentés
- avec la houille (1).
- Par M. Ch. Combes.
- On s’est toujours préoccupé, dans nos grandes villes, des inconvénients de la fumée produite par les foyers industriels alimentés avec de la houille ; on a essayé, à diverses reprises, de prévenir la formation de la fumée en faisant usage des distributeurs mécaniques de la houille sur les grilles , ou de la brûler en introduisant de l’air à certaines époques et en divers points du foyer. Ces tentatives , sans échouer complètement, n’ont eu , presque partout, qu'un demi-succès ; on a continué , dans un petit nombre d’usines , de faire usage du distributeur mécanique de M. Collier. Les dispositions prises dans d’autres établissements pour brûler la fumée , par une introduction d’air dans certaines parties du foyer, suivant les procédés indiqués par MM- Leroy, d’Arcet et autres, ont été généralement abandonnés : on leur fait le double reproche de diminuer la quantité de chaleur transmise aux chaudières et de hâter leur destruction, par suite de ce que le courant du gaz était trop chargé d’air non brûlé. Cependant le chauffage de l’hôtel des monnaies par la combustion complète de la fumée des fours à coke subsiste encore tel que l’avait établi notre regrellable collègue M. d’Arcet; c’était une preuve persistante du tojrt que l’on avait eu de renoncer aux appareils fumigatoires par injection d’air dans le courant de fumée, au lieu de chercher à les perfectionner.
- Les inconvénients de la fumée, dans les villes manufacturières de l’Angleterre et de l’Ecosse, étaient encore beaucoup plus grands que chez nous; ils s’aggravaient de jour en jour au point de devenir intolérable : en lvf3. une commission de la chambre des communes fut chargée de faire une enquête sur ces inconvénients et sur les moyens de les prévenir.
- Le rapport de cette commission , daté du 17 août, eonclul qu’il y avait lieu de proposer dans la prochaine session des chambres du parlement, un bill pour prohiber la production de la fumée des fourneaux et des machines
- (t; Celte notice a été lue dans la séance du 25 août 1845 du conseil d’administration de la Société d’encouragement.
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- à vapeur. Les procès-verbaux détail- ' lés de l’enquête furent imprimés par ordre de la chambre des communes, comme cela est d’usage dans la Grande-Bretagne. Dès que le rapport et l'enquête furent arrivés en France, ils furent transmis, par M. le sous-secrc-taire d’état des travaux publics, à la commission centrale des machines à vapeur instituée près du ministre de ce département, en lui demandant si quelques-uns des procédés usités est Angleterre n’étaient pas de nature à être appliqués en France et prescrits oar l’administration. La commission répondit que plusieurs des procédés décrits dans l’enquête anglaise paraissaient efficaces , mais qu’avant d en prescrire l’usage par mesure réglementaire, ou même d’en conseiller l’application, il convenait de faire des expériences directes , pour s’assurer de leur degré d’efficacité, rechercher quels étaient les moyens les plus simples et les moins dispendieux d’atteindre le but désiré , éclaircir enfin plusieurs points qui restaient encore incertains, tant que les dimensions à donner aux appareils que sur les quantités d’eau vaporisées, l’action sur le métal des chaudières , etc. M. le sous-secrétaire détat approuva cet avis et chargea la commission de faire des essais pour lesquels il alloua le crédit nécessaire. C’est ainsi qu’ont été entreprises les expériences que j’ai dirigées et suivies, comme secrétaire de la commission centrale des machines à vapeur, et dans lesquelles j’ai été assisté parM. De-bette, aspirant ingénieur des mines. Bien que ces expériences doivent être encore continuées , ou plutôt répétées sur des chaudières de plus grandes dimensions, avant que la commission présente à l’administration un projet de mesures réglementaires, accompagné d’une instruction pratique , je crois pouvoir dès aujourd'hui communiquer utilement les résultats obtenus, parce que les procédés que je suis conduit à recommander au public sont simples, n’exigent absolument aucune dépense , ne peuvent en aucun cas présenter le plus léger inconvénient. Il serait donc désirable qu’ils fussent, dès à présent, appliqués aux fourneaux que l’on construit journellement à Paris , et partout où la fumée peut incommoder les habitants du voisinage.
- {La suite au prochain numéro.)
- Sur un nouvel emploi de Vair mé pour l'exploitation des
- Par M. Triger.
- Depuis longtemps on parle en et en Angleterre d’une foule de PvLr dans lesquels on se propose d’ernp1*0. l’air comprimé comme force mot mais aucun de ces projets , je Pe* n’a encore été mis à exécution J08^, présent ; car rien de positif n es1y core venu à ma connaissance sur plication utile de ce nouvel ag^rlt',,^uî Je viens annoncer qu’aujourû cette application utile existe, et 4 depuis trois mois bientôt, j’obtiens » l’emploi de l’air comprimé com©e teur, des résultats on ne peut plus faisants pour l’exploitation de la h°u dans le département de Maine-el-L® a, La houille de cette contrée étan1»^ néralement intercalée entre des r°clu d’une dureté excessive , qui fur*11 ^ souvent avec l’horizon des ang,eS fi 35 à 40 degrés, j’ai cru devoir ado|® a comme système le plus ècononu^ pour son exploitation, l'exploitât10’.1 vallée, c’est-à-dire par puits in°11 e$ comme les veines. Mais , comme travaux sont tous exactement sou8 Loire, il en résulte que ces puits ne8 raient déboucher à sa surface , et ne peuvent même approcher plus P e. que 100 mètres du niveau de ce fl4*® jt Or, une machine à vapeur n el^e pas applicable à ce niveau ; d’un au , côté, des machines à chevaux oflr <e$ toujours . en pareille circonstance . c inconvénients très-graves. J’ai d.0^ songé à l’emploi de l'air compr’®[( pour ma transmission de mouvemcfljg et je m’empresse d’informer l'indüst'jj que, vu la localité et les circonstance8^ m’était impossible de rien trouvée,, mieux pour atteindre le but que je tais proposé.
- Mon appareil consiste : |a
- 1° En une machine à vapeur de force de 18 à 20 chevaux, établie ja puis longtemps pour le service de mine , et surtout pour l’aérage des tr vaux souterrains. ja
- 2° En une seconde machine de force de 10 à 12chevaux, établiee* ja tement comme pour employer de; .f vapeur , mais marchant avec de ' comprimé produit par la première chine. Cette seconde machine est P ^
- cée dans l’intérieur de la mine , a
- d®
- mètres de profondeur au - dessous niveau de la Loire , et à l’embouc» ^ d’un puits incliné de 90 mètreS e profondeur. Elle est destinée à me
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- boüm0uvenient’ au moYen d’un tam-de/T®1 dë câbles en fer, des wagons é^L.. ect°lities, sur un chemin de fer ’^aus toute la longueur du puits
- ne.
- trç estau moyen de cet appareil qu’ou-[f, 110 aérage parfait pour tous mes 5e |aux souterrains, j’obtiens par un hnU| Pnits , avec facilité et économie, t0.? e?ttraction de 100 à 1100 hec-i ares de charbon par vingt-quatre e«res.
- dois faire observer que, vu les
- ^constances , j’avais un double but à J^Plir : le premier, et le plus impor-s > était de bien aérer la mine; le IjjCid, d’appliquer à l’exploitation de fouille une partie de la force mo-ce développée presqu’en pure perte f r 'a machine de la surface pour aé-Cj.r artificiellement les travaux. J’ai fabulent obtenu ces deux résultats en s!ribuant d'abord dans les massifs en ji Pl°itation , au sortir de la machine à comprimé, tout l'air dégagé par son jj^aü d'échappement. En suite je pro-çiÇ des moments de repos de cette ma-’He pour porter directement de l’air toprimé sur tous les points où l’on ne ^rait en faire pénétrer qu’au moyen \*a pression.
- a Quant à mes observations sur l’effet ynamique de l’air comprimé, je pense, b me Poncelet, qu’il se comporte, Jd dans les tuyaux de conduite que
- Jj’ns Iac mii'hlnoe nhsnlnmpnl rnmmf»
- ns les machines , absolument comme . corps liquide, et j’avoue que je ne ^Urais donner une idée plus juste de
- Machine que j’emploie, qu’eu la com-
- Jj,rarit à une machine à colonne d’eau, ,i?nl le réservoir serait à 350 mètres de Stance.
- résumé, je dirai :
- I V Que, dans la pratique, il sera 3dours extrêmement difficile d’obte-Jr des réservoirs d une capacité suffi-^nle pour bien employer l’air com-
- primé comme force motrice ; que la capacité à donner à ces réservoirs n’a jamais encore été bien étudiée par des hommes en même temps praticiens et théoriciens, et qu’elle ne peut se comparer en rien au volume généralement adopté pour les chaudières à vapeur de nos machines ;
- 2° Qu’il serait vicieux de conclure de ce que l’air comprimé ne saurait être obtenu qu’aux dépens d'une autre force motrice, qu’il ne peut jamais être applicable dune manière économique comme moteur. Mon appareil donne la preuve du contraire ; car, avec une dépense de 45 hectolitres de charbon par vingt-quatre heures, dépense forcée pour une extraction de 1000 hectolitres d’une profondeur de 1000 mètres, en employant directement la vapeur, j’obtiens, en employant l’air comprimé, une extraction absolument pareille, et j’ai de plus l’avantage: 1° de m’affranchir de galeries à travers bancs, toujours dispendieuses; 2° d’aérer parfaitement tous mes travaux d’exploitation ; enfin , de pouvoir porter de l’air sur des points où il serait impossihle d’en faire arriver par des moyens ordinaires.
- Je profite de cette occasion pour rappeler que c’est avec bien du regret que je vois l’administration toujours sourde à toutes les prières pour l’application de l'air comprimé au sauvetage des bâtiments. Celte application me semble si facile et si utile, que je suis convaincu qu’au premier jour nous apprendrons que l’Angleterre et l’Amérique auront profité de celte idée pour rendre leurs vaisseaux presque insubmersibles , pendant que nous serons encore à y réfléchir. Il est bien pénible de voir que toujours nos meilleursidées sont obligées de recevoir le baptême à de l’étranger avant de pouvoir trouver chez nous leur application.
- BIBLIOGRAPHIE.
- ^°uveau Manuel complet des experts °u Traité des matières civiles, commerciales et administratives don-1 Kant lieu à des expertises. 7e édit.
- M. C. Vasserot , avocat à la Cour £°yale de Paris. 1 vol. in-8°. Prix : 6 fr.
- I-es nouvelles dispositions législatives jj?1 nous gouvernent, depuis le commencement de ce siècle, permettent de
- soumettre parfois certains débats ou des contestations qui peuvent s’élever entre les particuliers ou entre des individus et l’administration à des per-sonnesrecommandables par leur loyauté avérée ou par leurs connaissances ou leur expérience dans les sciences , les arts industriels, le commerce ou une pratique quelconque, choisies par les parties elles-mêmes ou d’ollice par les tribunaux ou le juge consulaire ; ce sont ces citoyens honorables ou distin-
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- gués par leur savoir ou leur prudence qui prennent le nom d experts.
- Tout citoyen qui occupe une position honorable dans notre société peut donc être appelé à remplir les fonctions d’expert, de même que toute personne qui a des droits civils à faire valoir, ou qui exerce une industrie, un commerce quelconque, peut avoir recours à la décision des experts pour établir ses droits , les constater ou éclairer le juge sur leur légitimité.
- Un ouvrage où sont exposées avec développement toutes les matières civiles , commerciales et administratives qui donnent lieu à des expertises, ainsi que les devoirs et obligations des experts , est donc en réalité un ouvrage à l’usage de tout le monde et d’une utilité réelle dans toutes les situations: aussi ne devons-nous pas nous étonner que six éditions successives, tirées à très-grand nombre, n’aient pu suffire aux besoins incessants qu’on a partout de cette publication.
- La septième édition que nous annonçons a été revue avec soin par M. Vas-serot, avocat à la cour royale , qui l’a mise complètement en rapport avec la législation et la jurisprudence nouvelles , et a ajouté dans un appendice les lois dont le texte est indispensable â connaître dans les cas spéciaux dont ellès traitent, et enfin a cherché à donner à cet ouvrage une division com-fïiode qui puisse en fendre l’usage facile et l’application instantanée.
- La première partie traite des experts, de leur choix et de leurs devoirs, des cas où il y a lieu de les nommer, de leurs opérations et de leurs honoraires.
- La deuxième comprend les règles relatives à la distinction des biens meubles et immeubles, aux droits divers de la propriété et à l’expropriation pour cause d’utilité publique, en tant que les unes et les autres donnent lieu à des opérations d’experts.
- Les dispositions relatives à la nature, aux droits , aux charges de l’usufruit qu’il importe à l’expert de connaître, font l’objet de la troisième partie.
- La quatrième traite des servitudes qui donnent lieu si fréquemment à des expertises , et la cinquième à une foule de matières qu’on y soumet aussi très-souvent : telles que réparations locatives, garantie de vendeur, vérification d'écritures, arpentage , estimation de biens-fonds , tic.
- Dans la sixième partie , il est question de l’estimation , arpentage et délimitation des bois et forêts, et enfin la
- septième et dernière comprend Ie mules de rapports et procès-ver d’experts. . gflt
- On conçoit qu’un ouvrage trac ^ un plan aussi étendu et aussi coPp ^ et qui renferme tous les princlPeS.[e-. matière d’expertise puisés te*tu® arment , soit dans la loi, soit dans Ie ^ rêts ou les ouvrages des auteurs, tout à fait propre à éclairer et g01^ les hommes spèciaux que les P®rlj5jt consultent ou que le magistrat en pour s’éclairer sur les questions de J ou ceux qui de plein gré ou par au10 g du juge sont obligés de soumettre questions à des experts ; mais 0 ^ croirions nous écarter de l’espru ^ notre publication si nous entrions a jj égard dans des détails plus étendus-^ nous suffira de dire que la oott,ŸelB. édition qu’on doit à M. Vasserot le^5 porte de beaucoup sur les précède0 par la classification plus méthom^L des matières qu’elle renferme , par . ^ rectifications et des améliorations (J°l sj recommandent de nouveau à riotfr e général, et doivent lui assurer le -succès que celles qui l’ont deva°c ont déjà rencontré auprès du publié
- De la construction et de Vexploitai des chemins de fer en Francs-
- Par P. Deniel, ingénieur civil. 1 in-B°. Troyes , 1845, Anner-An®*®’ et Patis, Roret , rue Hautefeum ’ 10 bis. Prix : 4 fh
- Au moment où notre système „ ral de locomotion est sur le point P prouver une transformation comple ^ et où la circulation sur les routes dinaires va être remplacée par ce sur les chemins de fer, il est du dev°* de chacun d’apporter le tribut de S® connaissances et de ses études sur * questions les plus importantes que so ^ lève le nouveau mode de voies de coi° munication.
- (Vest sans doute pour remplir c<d obligation, que M. P. Deniel s’est d®' terminé à publier l’ouvrage que nop annonçons et dont nous croyons deV<° donner un aperçu à nos lecteurs.
- L’auteur, après un résumé hisl°r!' que sur la construction des chemins p fer, s’occupe dans une première Parl1, de l’état actuel de cette industrie, ^ traite dans autant de chapitres parl,‘* culiers, subdivisés en de nombre0 paragraphes , de la locomotion sur Je* chemins de fer, du système actuelle"
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- J1* suivi dans leur construction et j0 s 'eur exploitation , de lacomparai-je i, CÇS chemins avec les canaux et ^'application des principes exposés chemin de fer de Montereau à fc°fes. Ces divers sujets sont traités CqÇC ^acicoup de netteté et a ttesten t des ^"paissances très - étendues dans la
- Matière.
- s ha deuxième partie, qui est con-jCtée aux perfectionnements à intro-«|,re dans la construction et dans l’ex-L°hation des chemins de fer, offrira |i"s doute plus d’intérêt à nos lecteurs, J1' à cause de la nouveauté du sujet, f Parce qu’on y trouve réuni le fruit études et des réflexions de l’auteur ^ des matières d’une haute impor-
- -.j^ahs cette dernière partie , M. De-s'occupe , dans un premier chaîne, du perfectionnement delà locomo-j.°a , et d’abord du mode de génération f .^application de la force motrice. Il jp voir que , dans le système actuel, fJ a une perte considérable de cette Ltc® , et qu’un perfectionnement dans disposition de la locomotive pourrait pvenir Cette perte. A l’aide de ce «Sectionnement tel qu’il lecônçoit, pque roué Recevrait là force motrice internent et supporterait un poids P°portionné à la vitesse de transla-
- jj°rt, mais qui ne dépassera pas 2 ton-.{*1/2. Les locomotives seraient con- imites sur des modèles différents, sui-ÎJht la nature du service quelles devient faire, et portées sur 8 ou 12 pes formant deux groupes distincts et dnies par un châssis articulé servant iJjtender. Pour dés vitesses de 100,60, ^>15, 7 kilom. 1/2 à l’heure, vitesses r> doivent répondre à tous les besoins ida locomotion, oh aurait des locomo-du poids de 4, 6, 10, 20 et 30 ton-2®s, les 4 premières étant portées sur ^oues et la dernière sUr 12 L’emploi ?e la force motrice serait dans les meil-®tires conditions désirables, et les marnes ne consommeraient que 3 kil. ;e.coke par heure et par cheval de tra-,a*l utile , déduction faites des résis— l^hces passives et additionnelles de la échine.
- j.M Deniel développe ensuite ses j ®es relativement à la possibilité d’é-^hlir des pentes à deux centièmes sur °Us les chemins de fer, et aux avances très-importants que ces pentes Présenteraient, et même la sécurité ^ü’elies présenteraient avec le système "*Posé ci-dessus, en ayant égard aux ^cautions convenables qu’il indique, La force à donner aux locomotives
- est un sujet qui méritait aussi une discussion approfondie ; l’auteur l’a abordée franchement dans un des meilleurs paragraphes de son livre, et a posé, dans chacun des cas dont se compose son système général de locomotion , la force qu’on donnerait aux machines pour pouvoir fonctionner dans les conditions les plus avantageuses. Et comme tout perfectionnement se résume en définitive en une question d argent, il dorme le calcul des frais dans ce nouveau système, et ceux d’établissement et du renouvellement du matériel de traction. Nous ne pouvons le suivre dans les calculs ou les considérations très-étendues dans lesquelles il entre pour démontrer d’une manière très-plausible l’économie de ce système, et nous passons au chapitre II, qui traite de la construction des nouveaux chemins de fer.
- Dans ce chapitre , M. Deniel s’occupe en premier lieu des pentes et du rayon des courbes ; il s’attache à faire ressortir les avantages que présenteraient ses pentes de 2 centièmes dans l’exécution des chemins de fer, et insiste pour qu’on réduise à 250 mètres le rayon minimum des courbes. Il démontre ensuite qu’il y aurait dans «on système réduction considérable dans les travaux de terrassement et dans les travaux d’art, réduction dans les prix de la voie en fer et dans les autres chapitres de dépenses, et en résumé que la dépense probable par kilomètre pour les lignes de premier ordre et d’après les modifications que la locomotive perfectionnée permettrait d’apporter au tracé, s’élèverait à une somme de •200,000 fr., au lieu de 350 à 360,000 francs qu’ont coûté jusqu’ici les grandes lignes exécutées; et celles de 2e et 3e ordre , peut-être à 170 et 140,000 fr. au lieu de 200,000 fr. Quant aux frais d’entretien de la voie, qui sont, suivant les évaluations de l’auteur, dans le système actuel, de 0 fr. 40 cent, par kilomètre de parcours sur niveau, pour la vitesse moyenne de 30 kilom. et pour une composition de convois donnant un poids brut moyen d’environ 50 tonnes, M. Deniel calcule qu’en supposant un chemin dans les conditions les plus difficiles , ils seraient encore inférieurs de 7 1/2 pour 100 aux frais actuels sur niveau.
- Passant ensuite, dans le chapitre III, au système d’exploitation des nouveaux chemins de fer, I auteur explique l’ordre qu’il conviendrait d’établir dans la combinaison des convois, les diverses classes de voyageurs et de marchan-
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- dises qu’il faudrait admettre, et la vitesse des transport ; il fixe le tarif des places en raison du travail exécuté pour le transport, présente des tableaux de la circulation des voyageurs et des marchandises dans le nouveau mode de transport, discute avec beaucoup de soin les résultats statistiques qui servent de base à ses calculs, et enfin établit la composition et le poids brut moyen que doivent avoir les trains pour pouvoir déterminer avec certitude le travail de traction.
- Nous n’avons fait qu’indiquer très-sommairement les matières qui sont contenues dans l’ouvrage de M. Deniel ; on voit qu’elles embrassent des questions très-importantes pour l’avenir des chemins de fer, et que ces questions y sont traitées sous les points de vue les plus variés, avec une connaissance approfondie du sujet, dénotant des études sérieuses et une indépendance qui lui fait honneur. Il serait à désirer que l’auteur, qui a été chargé de l’étude d’un chemin direct de Paris à Mulhouse soitprochainementmis en mesure de faire l’application de ses principes , au moins pour qu’il ne soit pas dit que nous avons emprunté tous nos systèmes modernes de locomotion à l'Angleterre, et que nousen avons faitdans notre pays, sans réflexion et sans avoir égard . ni aux besoins ni à l’état de nos populations et de notre industrie, une importation aveugle et matérielle qui trahirait une impuissance qui n’est ni dans notre esprit ni compatible avec l’état avancé de nos connaissances et de notro civilisation.
- Nouveaux renseignements sur l’usage du Daguerréotype.
- Far M
- ARLES Chevalier. Pa 1846. In-8°. Chez l’Auteur, Pal
- Royal, 163.
- M. Charles Chevalier, auquel la photographie doit de si ingénieuses et de si utiles inventions, ne cesse de faire de nouveaux efforts pour mettre les artistes et les amateurs au courant des
- découvertes les plus intéressantes „ Part qui semblait n’avoir d’abord q j simple attrait de curiosité, rna,.j,||« depuis a conquis une importance ^ dans les mains d'artistes et de sap distingués. C’est ainsi qu’à ses nou^ instructions sur l'usage du daguer (( type età ses Mélangesphotograp^# déjà si riches en instructions Pra -jute et en recettes usuelles, l'auteur J .. aujourd’hui ses nouveaux renseJf,né ments, destinés à exposer q°e^ procédés nouveaux dont il a pu c ter par expérience l’efficacité? ® lui ont paru réussir plus constat® j5jj que tant d’autres qu’on a Pr®cDji# sans raison. Dans cet opuscule, P }p les modifications apportées au P° *0liS' l’iodage , l’auteur décrit I®
- et a
- sage de M. Levret, celui aux cl et à la peau de chevreau , % et
- quide, le ventilateur de M- ’er”j'aiii la nouvelle boite à ioder du doCt'rûcé' et qu’à l’occasion des nouveaux P dés pour obtenir de belles(ePjCe5' à l’aide des substances accélèr31*! <Ji) il fait connaître le bromure d'° jt doct. Basset, le bromure iooÇ ^ M. Fortin , celui de M. Pattey. leya|i' mure d’iode constant de M. u,e court, puis les procédés accéléra ^ de MM. J. Odier, doct. Fau ’. lat et Ratel, et un procédé qul jÿil propre, et enfin jette un coupais
- critique sur quelquesperfectionne" pu
- proposés dans ces derniers terUP’^r voit en résumé que les nouveau* seignemenls, joints aux deux P ardents ouvrages du même auteur\ ^ ment un cours complet d’études P^l graphiques, parfaitement aUc0£[,ef' de la science et de Part, et qu °fl ^ cherait en vain ailleurs un ense^(je plus étendu de bonnes recettes ^ procédés surs et éprouvés exper1' ief' talement. Nous remercierons, y.ip1 minant, M. Ch. Chevalier d’a^uu donné, dans cet opuscule , un? ^ “
- ,1^
- cription de Yobjeclïf a chroma1 verres combinés dont il a dote la1 „te tographie , attendu que par la £ece* et la netteté des images que Pr°cüj),|i5'' appareil, c’est le complément 11 jjy pensable de la découverte de
- guerre.
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- LE TEGHXOLOGISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DE
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Nouvelles applications de l'électro-chimie à la décomposition des substances minérales.
- Par M. Becqüerel.
- tes géologues qui ont essayé jus-Jî.u.ici d’expliquer quelques décomposions de roches , en faisant intervenir 1 action de l’électricité, ont adopté la Jéthode à priori, qui consiste à don-ller une théorie, sans s'occuper des Jtioyens de vérifier par l’expérience si eUrs déductions étaient exactes. J’ai Jhvi constamment une route opposée ; *,ai cherché des faits et j’en ai déduit conséquences immédiates, en dé-entrant que la nature , dans des circonstances semblables, avait dû agir S.la même manière. Le nouveau tra-;ail que j’ai l’honneur de présenter au-J°Urd’hui à l’Académie prouvera que je ^ me suis point écarté de cette mar-cne i qui est la seule que l’on puisse ^ivre quand on s’occupe d’une ques-J°n aussi complexe que celle dont il
- 3 agit.
- |Vous savons que les courants élec-^ques ne réagissent chimiquement en général sur les éléments d’un corps 5^ autant que ce corps est dans un état 9e liquéfaction aqueuse ou ignée, état 'üinemment propre à leur séparation >11 Plutôt à leur transport de molécule a ^olécule.
- i Davy a démontré cependant que , rsque l’on décompose électro-chimi-"nementde l’eau contenue dans un vase ** Teehnologiste. T. VIT.— Juillet 1846.
- non métallique au moyen de deux lames de platine, les éléments de la substance du vase sont séparés par l’action du courant en même temps que l’eau est décomposée. C’est ainsi qu’en expérimentant avec un vase de verre , on ne tarde pas à reconnaître la présence de l’acide chlorhydrique au pôle positif et celle de la soude au pôle négatif, effets provenant de la décomposition du sel marin employé comme fondant dans la fabrication du verre , et qui ne peuvent être produits qu’en admettant qu’il se manifeste une action électro-chimique au contact des solides et des liquides. Or, au contact de ces corps , il existe une attraction moléculaire qui produirait une action dissolvante, si la force d’agrégation n’existait pas. Toutefois il peut se faire que l’insolubilité du verre, ou du moins de quelques-unes des substances qu’il renferme , ne soit pas aussi absolue qu’on le suppose ou plutôt qu’on le démontre à l’aide des réactifs les plus sensibles dont la chimie puisse disposer ; car si ces réactifs sont insuffisants , l’électricité peut y suppléer en raison de sa vitesse et de son action continue. En effet, supposons que l’eau, dans son contact avec le verre, dissolve une quantité excessivement minime du sel qu’il renferme ou de tout autre composé dont il est un des éléments, cette quantité sera immédiatement décomposée par le courant, puis remplacée aussitôt par une autre , qui sera cgale-* ment décomposée, et ainsi de suite;
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- de sorte que, dans l’espace de quelques instants, la quantité d’clectricitè écoulée, qui est immense , aura produit des effets chimiques appréciables, puisque ces effets sont la somme d’un nombre presque infini d’actions chimiques excessivement faibles. Si l’on n’admet pas la solubilité dans l’eau, d’un des principes du verre , dans des limites très-restreintes toutefois, il faut de toute nécessité que l’attraction moléculaire qui se manifeste au contact des solides et des liquides modifie tellement la force d’agrégation des molécules de la surface du verre, que ces molécules acquièrent alors la faculté d’obéir à l’action du courant. Ces considérations , qui concernent également le basalte , le marbre et autres substances employées comme le verre , étaient indispensables pour l’interprétation de ce qui va suivre.
- On a mis dans un tube rempli par un bout d’argile humectée avec de l’eau salée, sur une longueur de trois centimètres, une solution saturée de chlorure de sodium , et on l’a plongé , par le bout préparé, dans un bocal rempli de la même solution , où se trouvait une lame de zinc, puis on a introduit dans le tube un morceau de minerai d’argent recouvert de chlorure de ce métal, et autour duquel était enroulé un fil d’argent que l’on a mis en communication avec la lame de zinc pour fermer le circuit. L’oxidation du zinc a déterminé la production d’un courant, dont l’action a été suffisante pour décomposer superficiellement le chlorure d’argent ; le chlore a été enlevé, s’est combiné avec le sodium provenant de la décomposition du chlorure delà même base, et l’argent est resté. L’action a continué ensuite de proche en proche jusque dans l’intérieur de la masse de chlorure d’argent. L’argent était en partie désagrégé, attendu que le courant avait trop d’intensité pour que ses molécules pussent prendre un groupement régulier.
- Dans un autre appareil disposé de la même manière que le précédent, si ce n’est qu’à la place du tube on avait mis un entonnoir dont le bec, préparé avec de l’argile, plongeait dans le bocal , on y a placé un minerai d’argent beaucoup plus gros que le précédent, et sur la surface duquel le chlorure était réparti inégalement. La décomposition de chlorure d’argent a eu également lieu ; mais le métal réduit était contourné , branchu, comme s’il avait passé avec pression dans des trous d’une filière.
- Enfin, dans un autre appareil A l’entonnoir avait été remplacé par cloche tubulèe , on plaça un more volumineux de spath calcaire rec ^ vert de chlorure d’argent cà et<a’ dont les joints étaient tapissés du m . composé. La révivification de 1 arg s’opéra non-seulement sur la SUF ,,„r2 mais encore dans les fissures ou l , gent prit la forme de dentrites. Le tal était accompagné de cuivre pr° j nant de la décomposition d’un ®Jn€' c cuivreux qui se trouvait mélange a celui d’argent.
- On a substitué, à la solution saha® du tube ou de l’entonnoir, de l’eau q n’exerce aucune action dissolvante se sible sur le chlorure d’argent. La composition de ce dernier s’est eu tuée également, quoique beaucoup P* lentement. L’argent a conservé |a^°rtgp du chlorure ; ces molécules étaient | lement agrégées, que la masse S laissé couper assez difficilement av un instrument tranchant; leS faces mises à découvert avaient l’éc* métallique.
- En mettant dans le bocal une tion de chlorure de sodium étendui > afin d’avoir une action chimique P‘® lente, l’agrégation a été plus forte e,£ core. Si l’on eût mis seulement que „ l’eau, l’action électro-chimique aura été plus lente encore , l’agrégation Pa conséquent plus considérable , et 1a gent probablement aurait pu être lr vaillé au marteau. Cette expérieu aurait demandé beaucoup de terop® ’ tandis que celle avec une solution éte due de chlorure de sodium n’a duré qu quelques semaines.
- Voilà donc une véritable cément!T tion produite au moyen de l’élecû* cité, à la température ordinaire. Ce! ’ action ne peut avoir lieu qu’autant qa les pores de la masse métallique agra gée ont des dimensions telles que chlore gazeux puisse les traverser dedans au dehors. En même temps qu^ cet effet avait lieu , les molécules d’3*’-' gent cristallisaient. J’ai eu l’honneU de présenter à l’Académie un morcç3 d’argent provenant de la décomposiill0e électro-chimique par cémentation d’urj petite masse de chlorure d’argent de grosseur d’une noix.
- Enfin, j’ai voulu savoir ce qui ,see passerait en opérant avec un cyli.°“ . de chlorure d’argent obtenu en faisa,e fondre ce composé dans un verre de quelques millimètres de dr mètre. Le résultat a été le même q celui obtenu dans l’expérience preC
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- U^ion ’ c’esl-à-dire qu’il y a eu cèmen-
- est a W<; cémentation électro-chimique eu •> °£ue à celle que M. d’Arcet a tain °Ccas*on d’observer il y a un cer-(tans,f|0m^e d’années, à la Monnaie, blabl S c*rconstances à peu près sem-c0tû j et dont il ne put se rendre abanH ' barreau d’acier avait été dist donn® dans une armoire à peu de (Jis aace. d’un flacon renfermant une * W«i°n de sulfate d’argent, et qui Peu' Une ^lure Par laquelle filtrait attea Peu la dissolution. Celle-ci, ayant peulnt la barre d’acier, a réagi peu à Volt S,lr e^e •> en vertu d’une action sie, aï<IUe lente, et, au bout de plu-bieUrs années, l’argent s’était tellement pi n ?ubstitué au fer, que l’on ne trouva kUs a la place du barreau d’acier qu'un Ce,rreau d’argent malléable. M. d’Ar-Sçr \^e qui je tiens ces détails, a con-jajJVe longtemps cette pièce dans son sjJ^atoire comme un objet de curio-chj ‘ .*1 y a eu cémentation électro-Içj^'que , dans ce cas-ci comme dans 1er pr^c®dents, en raison du contact du f et de l’argent. La dissolution de sul-d e d’argent a dû traverser les pores réa ^pôt superficiel d’argent pour 8>r sur les parties intérieures de la lev?e d’acier, tandis que le 1er était en-v e par une action dirigée en sens in-ÜpSe ; effets analogues à ceux qui ont Saa dans la cémentation du fer pendant i^nsformation en acier.
- 1 voici comment on peut interpréter ‘aits mis en évidence par les expé-Kfinces précédentes. Le courant résul-0ai de la réaction de la solution plus sUr^°'ns saturée de chlorure de sodium du 1® zinc détermine la décomposition dfi plorure de sodium et le transport lpt1? Soude et de l’hydrogène, ou plu-Qü-du sodium sur le chlorure d’argent, JL1 » bien que mauvais conducteur et p*°luble dans l’eau, ainsi que dans J\e solution étendue de chlorure de u, iütti, ne doit pas être considéré d atefois comme entièrement dépourvu J conductibilité et de solubilité au ïéa^act’ sodium , à l’état naissant, Bit sur le chlore du chlorure d’ar-superficiel ; il se forme du chlo-Hh e s°dium , et l’argent, devenu l’i.re > reste sur place, en raison de c0m^ n®8atif du chlorure. Le sodium , ter • uant a arriver, traverse les initiées de la première couche pour chfr prer,dre le chlore aux parties du pe 0ri|re d’argent qui sont au-dessous ; jJJrêtre même le chlore quitte-t-il la pécule avec laquelle il est combiné,
- Ur reprendre celle qui lui est con-
- tiguë , et cela de proche en proche, jusqu’à la surface où il se combine enfin avec le sodium; phénomène, je le répète , semblable à la cémentation du fer.
- La présence de la soude à l’état naissant ayant dû exercer une grande influence sur le phénomène, en raison de la forte affinité du sodium pour le chlore , j’ai dû faire l’expérience avec de l’eau ordinaire, soit dans le bocal, soit dans le tube, en employant un couple voltaïque accessoire. Les mêmes effets se sont reproduits, l’hydrogène a réagi sur le chlore pour former de l’acide chlorhydrique, comme avait fait le sodium à l’égard du chlore ; seulement l’action n’a pas été aussi rapide.
- Les effets de réduction , sur des substances regardées comme insolubles, ne sont pas particuliers au chlorure d’argent ; on les obtient encore avec plusieurs composés naturels de ce métal , tels que le sulfure, l’antimonio-sulfure , l’arsénio - sulfure et autres sulfures multiples, avec des différences néanmoins résultant de leur composition.
- Avec le sulfure, la décomposition est rapide, l’argent est ramené à l’état métallique ; mais il faudrait une action très-lente et un renouvellement continuel de liquide pour que les molécules s’agrégeassent, attendu que le sulfure de sodium, formé dans la réaction, tend sans cesse à resulfurer l’argent.
- Avec l’antimonio-sulfure , l’argent et l’antimoine sont revivifiés; les deux métaux cristallisent en petits tubercules. L’expérience a été faite, soit avec un morceau de minerai de la grosseur d’une noix, soit avec 30 grammes de ce minerai pulvérisé.
- Avec l’arsénio - sulfure, non-seulement l’argent et l’arsenic ont été révivifiés , mais il s’est déposé en outre sur le fil d’argent du sulfure jaune d’arsenic.
- En réunissant ensemble voltaïque-ment un certain nombre d’appareils pour augmenter l’intensité de l’action électro-chimique, on a une pile à courant constant, semblable à celle que j’ai formée il y a quinze ans, et qui a servi de type à toutes celles en usage aujourd’hui.
- Des minerais plus complexes que les précédents, tels que le cuivre gris, les sulfures multiples, ou plutôt les mélanges de sulfures de zinc, de cuivre, de plomb et d’argent, formant la base des minerais de San-Clemente, du Fresnillo, ont éprouvé également faction décomposante d’un courant simple,
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- mais beaucoup plus lentement. Les opérations n’étant pas encore achevées, je ne puis en rapporter les résultats.
- Le minerai de Guanaxuato, qui est très-pyriteux, ne résiste pas non plus à l’action du courant ; le cuivre et l’argent ne tardent pas à apparaître autour du fil.
- Enfin la galène argentifère ou non argentifère pulvérisée , éprouve , quoique très-lentement, les effets de l’action décomposante du courant. Le plomb est en poussière impalpable , qui se sulfure assez rapidement par suite de la réaction du sulfure de sodium.
- Avant de passer à l’examen des phénomènes analogues qui ont lieu dans quelques gîtes métallifères , je m’arrêterai un instant sur la cémentation électro-chimique qui doit jouer un grand rôle dans la nature.
- Il a été démontré précédemment que, dans la décomposition électro-chimique du chlorure d’argent en masse, le chlore gazeux traverse les interstices moléculaires qui dès lors doivent avoir des dimensions suffisantes pour laisser passer les partiesélémentaires des corps transportées par un courant électrique. Cette propriété a été mise également en évidence par les expériences de Fu-sinieri ; en effet, ce physicien a démontré que, lorsqu’on opère la décharge d’une batterie électrique entre une boule d’or et une boule de métal quelconque , ce dernier est transporté non-seulement sur la surface en regard de la boule d’or, mais encore sur la surface opposée, de sorte qu’il y a transmission du métal au travers même de la boule d’or, de même qu’il y a transmission de l’or au travers de l’autre boule de métal. Les faits observés jusqu’ici tendent donc à prouver que les parties élémentaires des corps peuvent acquérir, sous l’influence des forces électriques à forte ou faible tension, la faculté de traverser les masses métalliques.
- D’un autre côté, il n’existe pas dans la terre du zinc et du fer à l'état métallique , produisant par leur oxidation des courants électriques capables de réagir chimiquement ; si donc nous voulons donner une origine électrique à certains phénomènes naturels, il faut chercher d’autres substances très-abondantes dans la plupart des formations terrestres , et dont l’altération , sous l’influence des agents atmosphériques et de l’eau, produit des effets électriques semblables à ceux que l’on obtient avec le zinc. Parmi ces substances , je prendrai une des plus abon-
- dantes, la pyrite ordinaire ou P sulfure de fer, qui se change peu a P ^ au contact de l’air et de 1 eau, protosulfate. ,,u0e
- Pour montrer que le contact u .je pyrite avec une substance non alte à l’air, est capable de produit ^ effets électro chimiques semblât*.^ ceux précédemment décrits, j aLrée dans un bocal une dissolution sa ^ de sulfate de cuivre , avec une la®..
- bien
- platine ou un morceau de charbonn \i recuit de coke ou d'anthracite ; da eC solution plongeait le bec, prépare a t de l’argile, d’un entonnoir con/;nate une solution très-étendue de car^ulu, de soude et de chlorure de s0 yfjte où se trouvait un fragment de p;# qui fut mis en communication a „ le platine ou l’anthracite au ®?ïoI) d’ùn fil de platine. La décompose lente de la pyrite a suffi pour Prvotjj-un courant capable d’opérer la dec u,
- position du sulfate de cuivre. On tient un effet semblable en mettan ^ contact un morceau de pyrite avec morceau de coke ou autres substaj1 conductrices non altérables, et P1^ géant la pyrite dans de l’eau lé#®'} ment salée, l’autre substance y une dissolution de sulfate de cun ^ puis séparant les deux liquides a 5 de l’argile légèrement humide, a\,e laquelle la pyrite et l’autre substa sont empâtées. (rCr
- Cette disposition doit se renco®^ fréquemment dans la nature. Si * joint encore à ces conditions les fions résultant de la présence de j. stances non conductrices de l’éleC cité , et dont il a été fait précédé®111 j mention, on aura une idée du nombre de composés qui peuvent9 former naturellement sous l’influel,5t des forces électriques. S’il ne nous .re pas toujours possible de les reprodei dans nos appareils, il faut s'en prena j au temps qui nous manque , et n’est rien pour la nature. Les faitss ^ vants viennent encore à l’appui de qui précède. . |j5
- Différents appareils ont été étau dans le but de décomposer des ®a \
- ...............-*jt>
- ®P5
- ceaux concassés de minerai d’argent gangue quartzeuse ; en même te® ^ que le composé d’argent éprouvait 1 a^e tion décomposante du courant, u e matière gélatineuse, qui n’était aa j„ que de la silice, se déposait sur le ® nerai dans l’espace de quelques 9 maines. Au lieu de semaines, ad® tons des années, des siècles, et a
- action beaucoup plus lente que celle
- vertu de laquelle les appareils ont f®
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- sitinn6 ’ on.au,ra des effets de décompo-f0r”R <r°ns*dérables, et probablement p ation de cristaux de sitice.
- obtenir un courant par le con-Qu’on Su^stances analogues à celles prouve dans la terre, on a
- fait
- on est conduit par là à admettre une origine commune dans le mode de formation du dépôt d’argent. Il en est de môme à l’égard de lames et de feuilles d’argent qui se trouvent dans des argiles découvertes il y a quelques années en
- substances solides et liquides ; Amérique, et de petites massesd’ar-SllbS ’. aux substances solides, on peut I gent adhérant à des roches décompo I shtuer des dissolutions : dans ce cas,
- l’ün Urant est produit par la réaction séD e ,Sur l’autre de deux dissolutions sUbsfeeS Par *’ar8^e ou Par d’autres H,, tances poreuses, et en relation avec Cnnjaatre substance solide capable de Attire l’électricité.
- ser^eseffets chimiques qui en résultent ran «t dépendants de l’intensité du cou-
- Mes"*
- les affinités seront ceux
- cette condition toutefois pi y3, éléments réunis en vertu des str s *aibles affinités seront ceux , ab-qni ’tl0n foi te du pouvoir des masses , prouveront les premiers l’action jurant.
- qu ? Va*s Passer maintenant en revue I ?1(lues-uns des phénomènes naturels fait °nt des rapports immédiats avec les lie Précédemment exposés. A la parti*, supérieure de certains filons argentes 5 se trouve un minerai appelé Jjc°s, ffui est en masses carriées de Q lüre argilo-calcaire, et quelquefois 1 a.rtzeuse, ayant une couleur plus ou R 0,us brune , et renfermant de l’ar-h!n> soit à l’état de chlorure , soit à dp91 métallique. Ce minerai porte évitaient l’empreinte de fortes altéra-
- sèes, ces lames et ces petites masses pouvant être considérées comme le résultat d’une cémentation électro-chimique. Or, qu’a-t-il fallu à ces minerais pour les amener dans l’état où on les trouve ? Des pyrites décomposables, de l’eau renfermant ou ne renfermant pas de chlorure de sodium , et du chlorure ou du sulfure d’argent.
- Autre exemple : dans les mines de cuivre du Chili, on trouve du carbonate de cuivre, du proioxide et du cuivre métallique associés ensemble. Avec du cuivre carbonate vert mamelonné , de la même localité, et une action chimique lente , on obtient les deux derniers produits.
- En résumé , ce Mémoire a eu pour but de mettre en évidence trois ordres de faits qui tendent à montrer le rôle que peut jouer, dans la nature, l’électricité agissant comme force chimique :
- 1° La décomposition des minerais d’argent, même les plus complexes, sans préparation préalable ;
- 2° La cémentation électro-chimique, qui montre que les parties élémen-
- fn0ris-Sur certains échantillons, l’argent ! taires des corps, transportées par les
- ç des dentrites ou des tubercules -------------------------”*"f Ar'r'‘’ —~;-
- ^ 'sfollins dont les parties offrent peu
- cohérence. Quand on compare ces
- titillons à ceux recouverts de chlo-Cor>? d’argent dont on a opéré la dé-fr^Position électro-chimique, on est ®Ppè de la ressemblance sous le rap-v rtde l’état moléculaire et de l’aspect ;
- courants, peuvent, dans certaines circonstances , passer au travers des masses solides ;
- 3° Pour constituer un appareil électro-chimique dans la terre, il suffit du contact d’une pyrite décomposable à l’air avec un corps conducteur quelconque et l’eau.
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- MÉMOIRE
- SUR LA FABRICATION DES MOUCHOIRS DE MADR^'
- (Extrait des mémoires adressés officiellement au ministère de la et des colonies, et au ministre de l’agriculture et du commerce de 1®^ à 1845, etc. )
- Par M. D. GONFREYILLE.
- Avril ISM.
- (Savoir, vouloiratpouvoir.)
- ( Suite et fin. ) JAUNE.
- SECTION V.
- Il y a divers procédés pour les diverses nuances du jaune solide des mouchoirs de Madras; on y emploie le ca-pilapodie, le myrobolan ( 47 ) pour les jaunes foncés, le noona, le cassa (30), pour les nuances moyennes et claires, et le safran bâtard ( curcuma longa ou rotonda) pour un jaune faux résistant aux acides, quelquefois seul, mais le plus ordinairement pour rehausser les premiers et seulement pour le coup d’œil de la vente.
- 11 est d’un usage général pour cela d’opérer ainsi ; les teintures se font nécessairement sur le coton étant en échevaux et non en pièces comme pour les guinées. Pour les madras, on teint avant de tisser, puis alors, après le tissage, on donne encore une teinture générale et un bain acidulé , qui convient à toutes ces couleurs , les rehausse et vivifie, et ceci peut être considéré comme un supplément à l’apprêt ; voir l’article apprêts , où il en sera parlé (48) (49).
- On recueille une quantité convenable
- (47) On commençait, en 1829, à introduire t’emploi de l’aich-rool dans les teintures jaune, rouge et orangé; cette teinture est solide.
- (48) Un négociant de Pondichéry, M. de Fond-clair, préparait, lors de mon séjour dans l’Inde, un extrait de cassa pour faire du jaune bon teint, qu’on livra au commerce sous le nom d'indigo jaune; des échantillons m’en furent remis, quelques essais furent faits ; et sans répondre parfaitement aux intentions proposées dans ces tentatives; ce produit cependant me parut mériter quelque attention ; je réussis difficilement à en faire sur soie, coton
- de feuilles de cassa elley; pour 5 k* . ton il faut 10 à 15 k. de feuilles sècne.^ on en fait une décoction à l’eau bou ^ lante, comme nous faisons ppu*ij-gaude, dans la proportion de 20 à ?" très de bain réduit par 5kilog. d’é^ veaux de coton. On fait bouillir dans grandes jarres de terre cuite mon1 u sur des fourneaux, comme on Ie v (fig. 10); deux heures d’ébullition s lisent pour extraire bien tout le V*11-cipe colorant jaune du cassa (30) y e passe le bain à travers une toile n et forte, afin d’en séparer toutes j feuilles et brindilles, et on le ^ chauffer pour le besoin. Chaque tis» rand teint lui-même le fil dont il at) $ soin en cette couleur, et quelq1*? autres ; mais les teintures rouge et 0 rivées au chaya-ver, et bleu à l’indig0’. ^ font généralement dans des teinture^ spéciales.
- § 1er Procédé.
- 1° Débouilli de coton. On fait per le coton dans de l’eau à laquelle 0 ajoute quelquefois un peu de bain
- et laine, les nuances de jaune assez bell®sta®t solides, mais coûteuses, parce que ce n ® qu’une laque précipitée au moyen de *a n mine; mais il n’est pas douteux qu’au na°l3ee des appareils à vapeur et des procédés en “s * à Puteaux, pour l’extraction des partie» r.jt lorantesdes substances tinctoriales, on ne1 très-bon parti de l’extrait de cassa elley* ^
- (49) Le procédé pour la teinture du r?u^re; Maduré sera décrit dans un prochain me^hiet ce rouge est employé pour les turbans, ® d’un commerce immense dans tout l’Orien*^ s’applique en général sur des espèces de nn» seline de très-belle qualité.
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- tiC|- » ^ont il a été parlé à l’ar-^ns l te?ntu.re en bleu des Guinées, fait t16 mémoire publié en janvier; on bat .rernPer Ie coton , on le presse et lu JUsqu’à ce qu’il s’imbibe facile-odp 1 ^ a*e Per(lu son écru ; cette Cafon se fait préalablement pour Pét CS es te'nlures i ainsi on ne la ré-0aera point; seulement quelquefois ljs®Cîdifie ce bain , ou bien on l’alca-tei ’ Selon l’espèce de mordant ou de Cot Ure ffu’il doit recevoir. Pour les qui°nS ^ns ^es £,us b*e^es qualités, ODè S°nt P'us difficiles à décruer, on
- t » ^*6 3Vû/t /ln l^Ann n 1^ n 11 rl A A « 1 mAwtA
- ^quelques jours entiers après chaque ,j D^illi, ce qui équivaut à une sorte p .ianchiment. Il y a un mémoire Q^ffculier sur ce sujet, relatif aux Rations préliminaires des chites. tiet M°rdant. Le coton une fois bien On ’j ^en Pr0Pre e*- de demi-blanc , $0] '?i donne un bain tiède de dis— ution d’alun qui se proportionne a r Un demi-litre de bain par 1 kilog. j c°ton,et 2hecto. 5déc. alun... Mais a Manœuvre pour l’application du JP °rdant est différente de celle suivie ansnos ateliers et beaucoup plus lon-?Ue: on foule , tourne et lisse , puis on d°rd , bat, crêpe et rabat les écheveaux eins de petits plats, et de manière à .^ployer constamment le moins de “ain possible , et n’avoir pas ce qu’on ?PpelIe d’fluances dans nos ateliers ; ..chaque manœuvre , tout le bain des-;Ué pour chaque écheveau doit en être *hsorbé, et on laisse tout dans l’éche-.eau, par la manière et la proportion 6 la torse. On laisse ainsi les éche--eaUx longtemps, une à deux semaines, ,aUs leur mordant ; on les enferme jfans des jarres qu’on couvre et bouche Jcrmétiquement, pour en empêcher la pssiccation et laisser le temps aux af-*lrûtés chimiques de s’exercer, de se jaturer, de s’accomplir, entre le fil ou J; tissu et la base du sel employé pour ^°rdant ; on l’aide d’ailleurs intermé-^airement par une même manœuvre aans le karum. Ce bain de karum est ?Ucore à 1/10, on y passe le coton à r°id, puis on lave bien.
- Ainsi, lorsque le coton a resté quelles jours dans les jarres , on l’en re-lre, on le tord à la main, seulement
- Le karum se prépare avec 8 paniers de j* livres chaque, soit 288 livres ollamunnoo; d 1/2 P- = 15 livres chaux de coquilles. Douze s«ru CS ^eau ne ^°nt ^ue 10 Panehes
- pour l’égalir, on le bat encore; on garde le bain de la torse pour d’autre mordant (avances) (51), on lave et sèche le coton , et on le passe au karum ; on le laisse encore quelques jours dans les jarres sur ce bain ; observer que dans ces deux opérations le coton ne baigne pas dans son mordant, il en est seulement mouillé à un degré convenable ; et cette considération est importante pour favoriser l’action chimique qui s’exerce ici... On le comprend aisément: ce karum, sorte d’alcali ou plutôt de carbonate alcalin , appliqué après le mordant d’alun, tend à effectuer une double décomposition , qui toutefois s’accomplit et se résume ainsi : une grande partie , sinon la totalité de l’acide sulfurique de l’alun resté uni au coton dans le mordant , est attirée, saturée par l’alcali du carbonate, et forme un sel soluble que le lavage enlèvera ; l’acide carbonique se dégage spontanément et imperceptiblement, et après un lavage et battage bien dirigés, il ne doit rester combinée au coton que l’alumine pure ou conservant seulement une extrêmement petite proportion de son premier dissolvant; l’affinité réciproque de l’alumine et du coton tend d’ailleurs à isoler l’acide sulfurique : on conçoit dès lors par cette théorie de l’opération que l’action du temps est effectivement de quelque utilité pour compléter cet effet des affinités chimiques. J’ai insisté volontiers sur ce mordant, en ce qu’il s’emploie souvent et toujours avec ces mêmes précautions, et que cette marche n’est pas suivie dans nos ateliers, quoique évidemment bonne et rationnelle, mais que l’impatience de notre caractère et certaines conditions de temps et d’intérêt, mal calculées toutefois , empêchent de suivre rigoureusement, croyant déjà faire mieux en faisant plus vite que les Indiens , ce qui ne m’est nullement démontré.
- Pour les couleurs ou les teintes plus foncées , on répète le passage et la pose alternatifs dans le mordant d’alun, puis dans le bain de karum , dans le but de combiner et d’accumuler dans le coton,
- (51) Observer que le mot avances s’applique en deux circonstances, 1° pour le bain même restant, etc., et 2° pour le bain employé seulement pour la manœuvre d’une ou deux livres de coton à la fois. Dans ces deux cas, le bain total, soit d'apprêts, de mordant, de teinture, après une opération entière sur une forte partie de coton , dans le premier, et celui restant après une simple passe d’un ou deux tors, dans le second cas, se nomment également dans les ateliers des avances.
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- uniformément en toutes ses parties, une plus grande quantité d’alumine, pour pouvoir ensuite lui faire absorber ou bien y combiner une plus grande quantité de substance colorante. Ici les proportions convenables semblent arbitraires , car jusqu’à une certaine limite le coton ne peut plus en prendre davantage , et conséquemment, selon les diverses qualités de coton, cette saturation par l’alumine peut varier : de là conséquemment aussi l’impossiblitè de teindre quelques mauvaises qualités de coton en couleurs foncées, riches et complètement saturées. Il y a donc aussi des limites fixes dans les équivalents de l’étoffe comme dans les autres substances, et il serait utile pour la perfection de l’art de connaître ce qu’ils sont dans chaque teinture , car probablement la plus grande beauté d’une couleur ne provient que de l’exact rapport des équivalents de ses composants en proportions définies. Avant de passer ou lisser dans le bain de teinture proprement dit, dans le bain colorant, il faut toujours bien laver et battre le coton de manière à bien le débarrasser, le dégorger de tout le mordant qui n’y est point intimement combiné, et qui sans cela absorberait, décomposerait , tournerait, et chimiquement précipiterait une partie ou la totalité même de la substance colorante en pure perte. (Il est bon cependant aussi de noter que quelques mordants d’étain , selon les proportions, ne doivent pas être ainsi lavés, et qu’en dégorgeant même un peu dans le bain de teinture, leur action est au contraire favorable à l’intensité et à l’éclat de la couleur). Je crains d’avoir déjà été trop loin dans ces observations générales de pratique, et je reprends la suite des opérations pour le jaune des madras.
- 3° Teinture. Le capilapodie se traite avec son poids d’appla karum, qui le dissout, et il se tire par le bylaimby (52). Ainsi, lorsque le coton est bien lavé , battu, dégorgé, égoutté, on tord et on procède à la teinture. Pour une nuance intense, on le fait même sécher préalablement, et on lui donne plusieurs passes dans la décoction de cassa la plus concentrée possible et tiède; on le fait sécher après chaque manœuvre, comme pour le bleu des gui-nées, et on le finit par un léger bain alcalin, si on veut un ton orange, ou acide pour une teinte jaune plus franche.
- (52) Bylaimby, arerrhna de Linné. Cet acide sert pour ronger les taches faites pendant le travail des chites, etc.
- Pour des teintes moyennes , ilsU je de manœuvrer un peu longtemps coton tord de son mordant dans la coction tiède de cassa, à l’aise et de chauffer graduellement et a ® sure que la couleur se fonce. On P aller jusqu’à l'ébullition sans auc danger, car la couleur du cassa n 3 P l’inconvénient de se ternir au b° • Ion comme celle du quercitron, <1 développe dans ce cas une c.ou ene fauve, que l’addition de gèlatin® . combat pas toujours avec succès, et q d’ailleurs offre cette difficulté qu’on peut l’adjoindre au bain de £a^nnS bouillant. Les manœuvres des In(*ie. j en général sont très-longues, et 1 comme ailleurs ils mettent souvent av raison une très-grande importance a durée des opérations ; toutefois, H* ® paraissent bien fondés dans leur sy* tème sur l’action qu’ils remarquent les faits qui s’en déduisent, pu'Sfl^ l'air toujours présent agit dans prestp1® toutes les opérations de la teintur d’une manière plus ou moins marqué’ et qu’ils ne connaissent pas encore n<^ moyens de suppléer à son action t°n* jours lente. Ainsi, pour des nuan®e foncées, ils manœuvrent plusieurs b^ res à froid ou tiède, à la chaleur ac' quise par l'eau exposée au soleil, pul!’ dans un second bain de cassa elley» d même et fini sur le feu , puis dans u troisième bain chauffé graduelle!»?11 jusqu’à l’ébullition ; on conçoit b,e qu’ils parviennent, par ces pratique*» à produire des teintures d’une grand intensité et parfaitement saturées ,,e dans lesquelles ne peut plus avoir he _ par la suite aucune réaction du m°r' dant acide ou alcalin sur le princiPe colorant combiné au coton ; etlagrande fixité de leur couleur est due à le®?* soins extrêmes pour remplir ces conations essentielles pour un produit Par' fait. Le bain de cassa, après cha(ïî1® passage, reste entièrement épuis® ’ quelquefois on y ajoute une très-pet»a quantité de karum , et cela selon c® que l’expérience fait juger de la qua' lité de l’eau employée et du progrès ua la combinaison tinctoriale. Le coton n’est retiré que lorsque le bain est r®' froidi; on le lave alors et on le vire sol par un très léger bain acide végétal 0e jus de citron est employé pour cela *e plus ordinairement), ou par une eau fraîche dans laquelle on ajoute un PeU de karum (soit par 5 k. coton 1 htre karum à 1° et 100 litres eau), et on n® fait pour ainsi dire que le laver une s®* conde fois dans cette eau légèremen^ alkaline ; quelquefois on ajoute au ka-
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- £m,Uni peu d’hni,e de gen8e,y» et '•que le coton est pour la chaîne.
- § 5* Procédé.
- § 2* Procédé.
- Tout ce qu’on vient de dire doit être pèsent à l’esprit de l’opérateur et du ^nceuyrier dans les procédés analo-®“e.s ; ainsi, quand on prescrira désor-un alunage, et à moins d’observa-°us nouvelles, il est bien entendu Hu°n doit l’exécuter dans les condi-r °,ns précédentes. Le jaune de cassa , faussé d’un peu de curcuma , est le j H® beau. On fait une nuance jaune , ude en donnant au coton demi-blanc, j'.en net et bien sec, un bain faible de ®coction de myrobolan, espèce ca-°Wcaiej 1 k. de cadoucaie suffit pour <>. • de coton avec 5 litres d’eau; on une infusion de 36 à 48 heures , à g de, du cadoucaie réduit en poudre irhK-’ noyaux et pulpe (52 bis), et on en Imbibe le coton en une ou deux fois , en ai*ant tordre fortement et battre cha-fois et sécher vivement; car si on .e tord pas bien , si on ne crêpe pas , 1 ?n ne sèche pas vivement, alors l’air ®?>t de telle sorte qu’il se fait de place Place de petites bringeûres brunes, , .°n doit regarder de ce moment la ,e,nture manquée et gâtée. Donc, après ies soins de manœuvres convenables, et a teinte matrice jaunâtre communiquée ?Ucoton, étant bien nette, bien unie, on ^hausse et vivifie en la lissant dans dissolution d’alun faible et tiède pâleur de l’eau au soleil) ; la première /,eitUe se jaunit encore par ce bain légè-ptent acide ; on tord et bat ou crêpe, même avec soin, et on met sécher Sa«s laver.
- j, Ce jaune est faible de ton, mais fait ^Sortir et harmonise les couleurs in-pses du bleu , du rouge, du vert 0tlcé, étant placé avec goût et à pro-R°s dans les combinaisons des des-ps des mouchoirs : ce jaune fauve est pS'fixe. Le jaune moyen, obtenu par ce Ptocédè, ressemble assez à celui qu’on p&e sur le coton en lui donnant : J bn pied de sumac, 2° en séchant, J 3° en passant aussi en dissolution a.lün ; mais ce dernier n’a pas la même
- tenté.
- il bit.) Au lieu de couteaux en fer ou acier, Parait, pour la mouture du chaya ver, apurer, ccuta elley, jong-coutong, mungiez, ViProot, camwood, myrobolan, etc., se ser-Hiln e meules, de râpes, ou plutôt de lourds e-0n.s à grosses têtes et d’auges de marbre de
- aiust11 ou verre> *e loul convenablement
- J sté et mû par une roue hydraulique ou une acnine à vapeur.
- On fait aussi un jaune orange avec le capilapodie (30) pour quelques articles; mais comme cette substance est surtout employée pour la teinture en aurore et capucine fixes sur la soie (53), on réserve à traiter convenablement de cette opération dans le Mémoire sur la teinture de la soie, selon les procédés indiens. Le capilapodie donne un jaune doré (54) très-solide ; on ne peut assez recommander aux agriculteurs et aux négociants de procurer abondamment à nos manufactures cette précieuse substance colorante.
- Comme nous l’avons déjà indiqué, ces divers jaunes, teints en écheveaux, sont ensuite rehaussés et parés , pour ainsi dire, par une deuxième teinture en pièces, dans un bain de terra mérita. Il y a quelques schettvsqui donnent un fond de 2 p. sidaimom et 3 p. curcuma sur 5 p. de coton. L’aïvahné (55) sert d’épreuve dans ce procédé, avec le mordant et l’avivage précédents ; le sidaimom tiré du Pégu est très-estimé.
- Dans quelques tons on prête aussi le jaune nankin en un très-léger bain de cachou. Le jaune au cassa-elley sert de pied dans la teinture du rouge de Madras; sa fixité permet de l’allier utilement au rouge , auchaya-ver. Il sert pour le vert bon teint. Il est à regretter qu’une telle substance colorante jaune, dont les bonnes qualités sont bien constatées , ne soit pas un objet spécial de culture en grand dans notre colonie de Pondichéry ou d’Alger , bien préférablement à celle du curcuma, dont la couleur est éminemment fausse.
- N’ayant pas trouvé, pour nous mettre à cet égard dans les mêmes conditions que les ouvriers indiens, de moulin à drogues de teinture ustensilé ainsi, il a bien fallu se servir des couteaux pilons ordinaires de nos mouliniers à garance; mais on les a appropriés avec le plus grand soin et entretenus pendant tout le travail qui, pour 6,200 kilog., a duré environ trois mois.
- (53) Chépuda. Artocarpus integrifolia.
- Le chépuda fournit aussi une teinture jaune solide qu’on allie quelquefois dans cette composition.
- (54) Le capilapodie tamisé perd environ un quart de son poids primitif par les graines et les débris de feuilles que cette poudre brune contient, et qui sont non-seulement inutiles, mais même nuisibles dans sa teinture, on les sépare donc avec soin- Pour t pagode, 8 fr., 40 c., on en a à Madras 5 à 6 livres ; on a employé cinq hectogrammes de capilapodie pour teindre 370 grammes de soie en 24 échevettes, en une belle nuance aurore bon teint.
- (55) Les feuilles de l’aïvahné fraîches et pilées teignent la peau et les ongles en rouge.
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- 3» Teinture. I 2° Mordant.
- — 4*2 —
- 3* TABLEAU. Substances employées, et prix de revient pour la teintuf*
- en jaune.
- 1er procédé.
- i° 5 kilog. . Coton à...................................28 conjon» à 6 fanons 9 fr.
- fr. «•
- . ».30
- kilog. fr. c.
- 12 litres. . Karum à 2® ..... 10..........................» 025 le litre.
- 1 kilo. 25 Alun, Paddi-Karum.......................................».40 le kil.
- i kilog. . Appla-Karum.........................35 fr. le barr.......».35 . • • •
- 15 kilog. . Cassa-Elley (14) à.................... la botte. » 30.
- .........».90
- fo. c. fr. c. *r c'
- Capilapodie ..... 3 kilog. pour 1 pagode. 8 40 soit 2.80 le kil.
- Total
- 4.85
- Ce qui facilite ces calculs, c'est que le barre égale 240 kilog., et que la roupie vaut 2 fr. 40 c.
- Prix de revient de la teinture jaune 97 c. le kilog. brut et avec frais généraux, ou i fr. îo c. le kilog.
- VERT.
- SECTION XI.
- Après ce qui vient d’être dit dans les deux sections précédentes, on peut prévoir toutes les opérations qui seront nécessaires pour teindre en vert, puisque cette couleur ne peut se faire jusqu’à présent, dans l’Inde , que par la combinaison du bleu et du jaune, et non directement et par une seule substance colorante (56), ainsi que plusieurs substances minérales nous en offrent maintenant le moyen en France.
- § 1° Décreusage.
- On décreuse à l’ordinaire les éche-veaux destinés pour être teints en vert très-foncé et on blanchit convenablement ceux destinés à des nuances claires et vives. En général, dans les mouchoirs de madras, on emploie bien plus le vert très-foncé que le vert clair.
- bleu ciel un peu foncé ; on doit folT en sorte de ne monter la nuance très-peu à la fois et sur des jarres tteSr faibles, et successivement, de mefl® que pour les toiles Guinée, en fais*1^ sécher chaque fois. Malgré qu’il sera très-possible de monter en une seuj passe , sur une jarre moyenne, * . nuance nécessaire, on ne doit pas 1 • faire et on ne le faitpas, parce qu’ai*1’ le bleu produit par une seule passe s® une seule jarre forte et proportion^ est sujet à bringer au bain jaune <1°* doit suivre, tandis que teint sur quaff à six jarres faibles et séchant après cb*' que, le fil est beaucoup mieux pénéff de la teinture bleue , et que la coulelJ^ est unie, intense, pleine, corsée, fra°' che, et de plus ne se dégorge et ne5 bringe point dans le bain de teintuf jaune. On monte la nuance un peU forte.
- § 2° lre teinture bleu.
- § 3° Dégorgeage.
- On teint ensuite en bleu , qui, pour la nuance la plus courante dans les mouchoirs, ne dépasse pas la nuance
- (56) Le vert d’arsénite de cuivre se vivifie par un alkali, ordinairement la chaux ; le bleu , des sulfate, muriate, nitrate et acétate de cuivre, se développe, se fonce, se vivifie par l’ammoniaque.
- Le coton sèche chaque fois ainsi que su* sa dernière jarre ; alors on le lave, treni' pe. bat fortement; et c’est pour cela qu’il fautd’abord tenir la nuance un pe^ plus forte qu’il n’est besoin, parce qü® ces lavages, etc., doivent ensuite l’am®' ner à la nuance fixe exactement néceS' saire. Il n’y doit pas rester de points >
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- § 6® Teinture.
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- filets blancs ou bleu clair quand 01 est bien manœuvré.
- § 4° 2* teinture ou pied.
- s/e coton étant séché à l’air et I bien coué à la main et battu pour l’ouvrir séparer tous les fils, on lui donne le pied de myrobolan , cadoucaie poo, eurs (|e myrobolan, dont on fait de Référence l’infusion à tiède en plu-eurs jours, ou en deux heures la dé-l^etion à l’eau bouillante pour fournir bain, 5 litres pour 5 kil. de coton, et ec7 hecto. 1/2 de cadoucaie poo (57), P‘Us ou moins cependant, selon l’in-^usité du vert qu’on veut obtenir ; u manœuvre vivement en commen-•aut, on passe, pile, tord, crêpe et uoaf, ce qui, une fois pour toutes, ^Snifie répéter les premières manœu-.r®s. Remarquez que la disposition des cheveaux filés à la main, et conservée jjar les motifs qu’on a déjà expliqués, JJ® permet point de faire usage de la cheville et du chevillon, si commodes Pour ces manuœvres ; le shetty y sup-P*ee , imparfaitement toutefois, a force oc patience et de temps, pour ouvrir, Créper, User, égaliser, tordre, etc., c°hvenablement chaque tors , et sou-rÇnt chaque pente ou chaque écheveau Separément. On fait sécher sur ce pied fond de bain de fleurs de myrobo-jan avec ies sojns recommandés pour *c jaune, en secouant à la perche pendant toute la dessiccation, qui s’effec-*he d’ailleurs très - promptement ; on rettiarque que le coton sèche beaucoup P)us vite de ce bain que du teint d’in-O'&o, qui est pour ainsi dire plus gras, Plus mucilagineux, par la nature des imposants de la cuve d’Inde.
- § 5° Mordant.
- Alors on mordante le coton comme °U a lait pour le jaune ; on donne un 0,1 deux alunages faibles, suivis chacun d’un dégorgeage dans une eau très-[a‘ble de lessive d'olla munnoo ou wrum; on sèche, on lave et bat fortement, et le coton est prêt à passer au bain de cassa-elley (58) ; ainsi piété, il est déjà vert, mais peu intense.
- , (5î) La graine de cadoucaie poo sert pour ro«gir les dents.
- (58) Sonnerai indique un indigo vert , dina-î,0?1® ». employé dans les teintures indiennes, fait d’instantes recherches pour me pro-?* connaître ce curieux produit colorant; t®crivis, entre autres documents sollicités, à j'angoun, Pégu ; à Canton,Chine ; à la côte Ma-?ïe, à la Nouvelle-Hollande, à Sumatra, à Ma-«gascar; et après avoir écrit inutilement encore
- Il est inutile de décrire de nouveau cette teinture, puisqu’elle s’effectue comme celle du jaune, et, souvent en même temps on opère sur les fils pour jaune et vert, et dans le même bain, toutefois à cette condition expresse que le bleu soit bien propre , bien dégorgé, etc., afin de ne pas pouvoir salir le coton pour jaune pur et vif. Les proportions du bain sont les mêmes : on y ajoute aussi un peu de curcuma, et encore, comme on le fait après sur le rouge même au chaya-ver, pour un dernier lustre aux mouchoirs ; mais ce bain ne se donne que quand ils sont finis et comme faisant partie du dernier apprêt; il communique aux mouchoirs l’odeur caractéristique du curcuma, gui est aussi un préservatif contre les insectes , avec d’autres substances odorantes dont il sera parlé en son lieu.
- On donne plusieurs bains de cassa de plus en plus concentrés , et ce mode de sécher après chaque teinture, ici comme pour le bleu, contribue beaucoup à cette combinaison intime, à cette intensité et cette stabilité des couleurs des Indiens, indépendamment de la nature fixe des substances colorantes qu’ils emploient et des mordants qu’ils saturent et désacidifient toujours avec soin, ou désalcalisent, selon les propriétés opposées du principe colorant qu’ils appliquent. Je prie qu’on excuse ces mots qui évitent toute périphrase, mais que le Dictionnaire de l’Académie ne légalise point (59).
- à Heydrabad, à Delhy et à Lahore à des marchands indigènes et à des agents européens et par l’entremise de plusieurs capitaines de navires , sans pouvoir recevoir aucune note satisfaisante sur cet article, je présume que l’indigo vert n’existe pas, ou qu’il a été alors très-mal signalé.
- (59) J’ai importé à Pondichéry, en 1827, en notre colonie, des graines de gaude de Normandie, de garance d’Avignon, de safTranum d’Espagne, du quercitron de Philadelphie , et ' de plus, d’apres les instructions de S. E. le ministre de la marine et des colonies, une douzaine de caisses contenant, i<> des opuntias couvertes de cochenilles envoyées du Mexique par les soins de notre consul; 2° des oliviers ;
- 3° des chênes-liége, etc., qui furent soignés à bord de la Chevrette, tour à tour, pendant la traversée de Toulon à Pondichéry, quatre mois et demi, par MM. de Blosseville, premier lieutenant de la corvette; Reynault, docteur, naturalislede l’expédition ; et M.D. Gonfreville. Qu’on m’excuse ici un souvenir et un regret à M. de Blosseville, mon compatriote et mon ami.
- Il n’est que trop célébré par saderniêre et malheureuse expédition scientifique au pôle nord, en 1834. C’est en vain que S. É. le ministre de la marine a promis cent mille francs à qui donnerait quelque indice certain sur cet intrépide navigateur; tout fait augurer qu’il s’est perdu corps et bien» dans la mer Glaciale.
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- Il est un principe en teinture et en peinture que les schettys et moutchys connaissent bien et qu’ils respectent et suivent, c’est de neutraliser en général les bains de teinture et d’isoler bien la base du sel qui sert de mordant afin de faciliter la combinaison. Les eaux sèléniteuses auxquelles ils donnent la préférence pour quelques nuances au chaya-ver sont en effet plus favorables en ce qu’elles contribuent à neutraliser l’acidité faible particulière à cette racine. Les limites de ce mémoire ne me permettent pas d’entrer dans tous détails à ce sujet ; j’ai d’ailleurs consacré un article spécial et complet sur cette teinture , et qui sera prochainement publié dans l’art de la teinture dédié à la Société d'encouragement pour l'industrie nationale (séance du 10 juin 1846).
- La substance colorante du cassa est acide, de même que celle du chaya-ver, et je crois même pouvoir attribuer chimiquement et d’une manière générale cette propriété acide aux couleurs rouge, jaune et bleue primitives , et la propriété alcaline aux couleurs violet, pourpre, cramoisi, orange, verte, etc., et du moins cette opinion paraît avoir quelque fondement, en ce qu’en effet, par exemple, le rouge vif de chaya-ver, comme celui de garance ; le jaune de cassa, comme celui de quercitron ; l’écarlate de cochenille, comme celui du sidaimom ; le bleu d’indigo, comme celui de l’hydrocyanate de fer (60), ne peuvent se développer dans leur dernière perfection que par l’influence d’un acide, et, au contraire, les couleurs binaire, violet, des mêmes substances chaya-ver, et garance, pourpre, cramoisi, de cochenille et lac-dye, orange du bichromate de plomb et vert del’ar-séniure de cuivre, ne peuvent acquérir toute leur intensité que par l’action des alcalis ou du savon (61) ; le praticien
- (60) Les couleurs, 1° bleu violet de la teinture de tournesol, et 2° de la violette, sont alkalines; maison doit remarquer qu'elles ne sont point des couleurs simples, et qu’en général en teinture les couleurs violettes s’avivent par les alkalis, et que les acides leur sont contraires.
- (61) Je ne puis résister au plaisir que j’éprouve de citer ici, entre autres moyens que j’employai pour me lier intimement et acquérir toute confiance près des plus habiles ouvriers en ce genre; celui qui me semblait le mieux atteindre à mon but en captivant leur attention par la supériorité des produits chimiques de nos fabriques, et en faisant devant eux quelques expériences relatives à leur art. Je n’oublierai jamais la surprise et l’espèce d’admiration que témoignèrent plusieurs schettys et moutchys réunis au laboratoire de chimie de Pondichéry, en voyant pour la première fois
- doit donc tenir compte de l’état na ^ et particulier de chaque couleur e ^ éléments qui la constituent: a,nS1’uge alkali vire au pourpre la nuance Ç ^ vif virée par l’acide du sel d eta1 ^ brunit en olive le jaune acm® <}u quercitron ; il détruit le bleu a , fflent prussiate de fer, ou convenable modéré il le violette. Ce sont des acquis et constatés, et toute th serait vaine à ce sujet pour le P*)3 , c0-Un acide altère le ton pourpre de i chenille et le lilas magnifique du ®n * . ver ; il les vire sans les détruire cep ^ dant, car l’action d’un alkali .rana^e, aussitôt la même teinte primitif* f pendant cette actionne peut se reCl° que dans des limites modérées: un a ^ vire au jaune l’orange du chromât plomb ; le vert de l’arséniure d® cU jre est attaqué par un acide (un acide aussi le beau bleu viol de l’ammonl de cuivre, etc.); il suffit de rapp' cher et de comparer ces faits P faire comprendre ce qu’on doit en1 dre ici, comme dans l’Inde, PaÇ. couleur acide et une couleur alkabn ' Observez que la substance duchaj,.j ver, par exemple, est acide, et convient que son mordant soit alka ’ et que celle de la cochenille est al -j. line , et qu’il faut que son mordant ^ acide ; que la neutralité qui résuit® j, la nature opposée , ou si l'on veut Pu tive et négative de la substance c® t rante et des apprêts et mordant» généralement indispensable pour ^ la combinaison tinctoriale puisse 8 ^ fectuer, et pour que les affinités , 1 et l’étoffe , 2° de la base du mordant»
- 3° du principe colorant, puissent8 complir ; ce qui n’est d ailleurs qu,e5 principe général des affinités et 0 combinaisons chimiques. sj
- II y a des recherches très-délicate^ faire à ce sujet, et comme les coin naisons intimes qui existent dans
- 1 et
- la production immédiate , dans de et verres à expériences, des couleurs sim P' iné' fondamentales avec quelques substance si talliques au moyen de double décomposé jr : bien connues de tous les chimistes, sd ^, 1° Le bleu, par le cyanure de potasse ^°fer;
- dans une dissolution de protoxide “ j, (i 2° Le jaune, par le sous acétate de P10
- bichromate de potasse ; . sllr I*
- 3° Le rouge , par l’iodure de potassium
- deutochlorure de mercure ; . r ane
- 4» Le pourpre, par le chlorure d’étain s
- dissolution d’or très-étendue ; e sid 5° Le chocolat, par le cyanure de pota»
- de l’acétate de cuivre ; ,r0gul'
- 6° Le noir, par le sel d’antimoine ("ïgàiicse* fate) sur le protoacétate de manB®. jeuf Tout en mettant la meilleure vu^^obacaJ nommer le* sels employés, le a interprète ne pouvait traduire.
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- évir] re ou coloration parfaite sont que mmenl: ^ues 9 une act,on chimi-de l’ °k ^eut croIre <lu en effet l’action valeur et de l’électricité exerce rj lnfluence puissante , mais mysté-Use encore dans ces produits.
- Il serait utile de classer tous les agents employés dans la coloration en général par leurs propriétés acides , alcalines et neutres, et positives, négatives et indifférentes.
- l' TABLEAU. Substances employées, et prix de revient pour la teinture
- en vert.
- 10 kilog. coton de 4.36 conjons à 1 roupie 4 fanons ou 3 fr. 60 c.
- c. fr. c.
- 27 le k. 2 70
- 36 fr.
- fr. c.
- » 2 70 »•
- 3*
- bordant.
- t kil. s Cadoucaie poo............................
- 2 s Alun...........................................
- 011a
- 12 Ollamunuoo et l k. Appla-karum. Appla-karum
- 43 » 49 » 0 36 35 »
- » 64 5 1 22 5 » 04 5 35 »
- 2 26 S
- 4*
- Teinture.
- 6 bottes 36 kilog. Cassa elley bien sec. to c. le k. 3 6o j
- 1 Capilapodie......... 2.80 2 80 ? 7 50
- s Noona................».22 1 îo /
- 3 60 2 80 l 10
- 7 50
- Frais généraux
- 12 46 5 1 50
- 13 96 5
- Ce qui établit le prix de revient en compte rond le kil. l fr. 40 c.
- ROSE.
- SECTION VII.
- Lu couleur rose se fait en prenant le ,°f°n après le premier dégraissage (62), Uidonnantunalunage en deux manœu-es > puis un bain de karum propor-j ^llement faible, puis fort lavage. A teinture , au lieu de 3 parties et de-j.iîe de chaya-ver comme pour le rem-jj lssage, il suffit de 1 p. et demie de chaya-ver (B), et pour l’égalité on lv,se la teinture en deux opérations, la
- (A) Les huiles d’illipé , de sésame et de •le» .e-ÿ servenl également dans divers apprêts " teintures de l’Inde, etc.
- bi®) 11 me semble utile de prévenir qu’il faut l9r)c°up de soins pour effectuer sans déchet p “tenture et la pulvérisation du chaya-ver. Sa teit lère est exrémement légère et se dissipe-q^iPresque imperceptiblement dans l’air, sans ^‘lues précautions du moulinier.
- 6 jJ^tequ’en 1835 je confiai la préparation de s4rd h cette rac'ne aux soins de M. Fes-
- pJJ deMaromme près Rouen, manufacturier c0rn tetnent bien ustensilé pour cela, je re-tjQjtetendai à cet égard beaucoup de précau-t»A,s» afin de n’avoir pas ou de n’avoir que o"Peu de déchet.
- q^eut soin d’envelopper de longs manchons, ües n eût dû faire en toile cirée, tout le bâti teaau8es dans lesquelles fonctionnent les cou-^UtN.enir k‘en dérouillés et huiles; on lit cal-er toutes les jointures de menuiserie des
- première à froid et la seconde au bouillon , sans y ajouter ni cassa-elley, ni noona-ver ; on tient le mordant et le bain colorant convenablement alcalin. Le rose n’est pas très-vif d’abord, mais convenablement avivé et fait sur du coton bien blanc en apprêts, il tranche bien et fait valoir et harmonise le rouge foncé. Dans les qualités inférieures de mouchoirs, on emploie le rose faux teint de saffranum , qu’on traite
- clôtures, du plafond et du sol; on tint l’atelier strictement fermé pendant'le travail qui se faisait la nuit; on arrosait d’eau pure légèrement et de temps en temps ; enfin on mettait, comme les schetlys indiens , un peu d’huile dans les mortiers. Ainsi on n’eut presque que le déchet ordinaire des émondes. Pour vanner et tamiser, on se trouva obligé d’ajouter un peu d’eau de temps en temps; puis après on faisait sécher parfaitement à l’étuve, avec toutes précautions, cette poudre avant de la mettre dans les sacs pour la livrer aux teinturiers et aux indienneurs. On la divisa ainsi en sacs de 50 kilog. chaque. Toute la partie fut ainsi traitée pour le prix de 7 fr. les 100 kilog. Sur les 196 kilog. chaya-ver, il y a eu 21 kilog. d’émondés et de déchet à la moulure, ce qui établit les 175 kilog. effectivement employés pour la teinture par 50 kilog. de coton du i« tableau, page 40i.
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- avec l’alkali, appelé appla-karum, et f ressantà décrire. Le chaya-ver de Ce? le jus de citron ; il n’offrant rien d’inté- | lan est estimé pour le rose.
- 5* TABLEAU. Substances employées, et prix de revient pour la
- en rose.
- Pour 50 kilog. coton :
- fr. c.
- 1° Apprêts, 9 opérations. 20.30
- Frais pour les 5 premiers articles en rouge, 12° Épreuves.....».72
- savoir:.........................< 3° Astringents...... 4.35
- ( 4° Mordants..........7.65
- i 5° Main-d’œuvre, etc. . . 58 »
- TEINTURE.
- 75 kilog. chaya-ver, deux qualités au prix moyen de 45 c. 5 le kilog.. . 34.12 5 120 mesures karum pour l’avivage.............03 » ... 3.60
- Ce qui établit le prix de revient en rose à 2 fr. 57 c. le kilog..
- fr. «•
- 91.02
- (C) Quelques manufacturiers ayant exprimé le désir de faire de suite des essais sur cette nouvelle substance colorante, pressèrent les livraisons du moulinier. On envoya quelques sacs dont la dessiccation n’était pas complète, mais en recommandant, sur l'étiquette d’expédition, de vider de suite les sacs et de finir la dessiccation, si on n'employait pas immédiatement la totalité, etc. ; et prévenant qu’une fois l'humidité bien dissipée, on pouvait garder indéfiniment sans danger. Mais plusieurs manufacturiers négligèrent ce soin, et dès lors le chaya-ver en poudre impalpable, humide et tassée, s’échauffa, fermenta, s’altéra et perdit de ses propriétés, et dès lors les résultats et les conclusions de quelques expériences n'eurent plus rien d’exact.
- 11 m'a semblé à propos de rappeler ces faits pour justifier ce que j’ai avancé des propriétés colorantes si précieuses du chaya-ver, et pour expliquer les dissidences d’opinion à cet égard.
- Selon les soins pris, effectivement de grandes différences sont résultées dans les produits; et d’ailleurs pour des explorations de ce genre, il surgit des difficultés dans la pratique qui exigent une aptitude et une persévérance assez rares.
- (D) A l’appui de ce qui précède, qu’on me permette de citer quelques faits.
- Un manufacturier n’ayant pas apprécié l’importance des recommandations qui lui étaient faites à cet égard, et ayant opéré sans en tenir compte, ne put tirer aucun parti de ce qui lui avait été envoyé, et par cela seul, dans son rapport, prétendit que le chaya-ver (n’était pas même une matière colorante ).
- (E) Un autre fabricant d’indiennes.., qui
- avait demandé avec empressement de lui faire livrer de la garance de l’Inde, fit aussi un rapport sur des essais plus insignifiants encore.... 100 kilog. de chaya-ver, toujours en poudre parfaitement desséchée à l’étuve, lui furent livrés, selon sa commande, avec quelques recommandations et instructions pour son emploi.... 11 fut prié en même temps de faire con-
- 0!
- naitre son opinion sur cette substance, que ses essais seraient finis. Ne recevau*,!.. cun avis, trois mois environ après, je “e.g fu$ dai les résultats de ce qui avait été pr®'
- bien surpris, dans un établissement
- mière classe dans lequel un proche Pa.^ijiste< socié dirigeait les travaux comme ee^gien1 d’apprendre que toutes les expériences a ^pr été vaines pour trouver même de la c0eJldte dans le chaya-ver, etc.... J’offris de reP!pmen! ce qui restait des 100 kilog. ; aucun n’avait été demandé. On accepte; mais fi . le on vint à vérifier le poids, autre surpris ep, poids était augmenté, les deux sacs étai® ' uu core tout pleins; on les avait laissés d# ^ magasin au rez-de-chaussée, sur un s° ap-mide, etc. En définitive, je pus voir.0 pas prendre que les prétendus essais n’avaiee “jes été faits ; qu’on avait seulement traité, dan je verres à expérience , environ 250 graun®'c ^ chaya-ver, et cependant l’opinion était °RVajs, trément fixée et tout à fait défavorable. ^y0ir en vérité, de tels rapports peuvent-ils quelque poids? gr®'
- Heureusement, et je conclurai ces ^Lan”' vélations de l’indifférence de quelques.” . atf facturiers qui se prétendent placés premier rang de leur industrie ; *ie^jieset ment, dis-je, des industriels plus hat*1 sepS plus modestes se sont prononcés dans un ces tout opposé, et j’ai dû, dans les circons précitées, tenir beaucoup à ce que leur» ports fussent publiés ici.
- (F) Un manufacturier qui, dans dispositions à peu prés, n’avait pasmis la jgS dre persistance à étudier et ex périme” nouveaux produits qui lui étaient offerts ^ ^,t gratuitement, jugea qu’ils lui étaient tou c0)1-inutiles, quoique parfaitement soignes ajgC® servés chez lui. Je dus les reprendre, m aii^ fut pour les livrer immédiatement a un ^ec teinturier qui en avait déjà su empl®ï, et beaucoup d’avantage plus de 3,oooJi'man^ qui me renouvela plusieurs fois des ueu après que toute la partie était épuisee.
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- HOUILLE.
- SECTION VIII.
- W°«r compléter les procédés des coudra^11* entrent dans les beaux ma-Hot ^ ’ on ne Peut se dispenser d’u HW Sür cette couleur, qui, au surplus, £re aucune difficulté.
- (j' ? schetty indien compose une sorte e* eîafe de fer qu’il nomme kalicum ^^’est qu’une dissolution d’un mi-Htïe>ai lniPur de fer, nommé chiton, dans ^ sorte de vinaigre , du suc du fruit cocotier nommé kalou ; on passe le Wrt <*a,?s ^es bains très-faibles d’a-q^,, > puis de plus en plus forts, jus-UnV^ance; on les intermittente par ïq “ain faible de karum , de l’oîla-Hon.no°- Cette composition sert aussi de posant, avec quelques modifications, ^*verses brunilures, et pour les ÿparticulières au chaya-ver pour IjU’es articles de fabrication (64) toj.1 * * 4 Y a une qualité de coton et de 4. e de couleur nankin naturel qu'on ysery du Nord.
- le* est nécessaire : 1° pour bien unir Couleurs, 2° pour parvenir à une
- nuance très-foncée, et 3° pour lui donner toute sa fixité, d’alterner ainsi les bains de karum faible et de dissolution de fer. On lave et sèche après chaque déverdissage, et on donne ainsi de deux à six passes pour les nuances claires et moyennes , et jusqu'à dix ou douze pour des nuances foncées ; la manœuvre adoptée exige que ces passes soient toujours en nombre pair, parce que les lisages donnent successivement du premier au dernier une légère nuance différente, et qu’alors en maintenant l’ordre de passes, mais en sens inverse , on rétablit l’uniformité de nuance de toute la partie de coton. On donne ainsi, par ce procédé, à l’occasion, une teinte plus forte au coton nankin naturel, et cette double teinture, l’une naturelle(65) et l’autre artificielle, est pour ainsi dire indestructible.
- Composition du kalicum pour le noir.
- On met dans une panelle 20 mesures de lie de calou, 22 de chiton-calou (minéral ferrugineux), et 11 de
- ^ote des cotons achetés à Madras pour VuServ*r d’échantillons pour les expériences eUUure; ils ont ensuite été employés dans
- totalité.......5 Rouge............pour
- 2 Jaune.............
- 3 Vert foncé........
- 4 Rose..............
- 5 Bleu..............
- 6 Rose,entrenuance.
- 7 Rouge le plus beau. < Rouge inférieur.. .
- •j
- ces prix sont exorbitants ; il suffit de dire u s en était rapporté à un dobachi. On s’est
- l’assortiment des couleurs pour les de nos essais, voici le tableau de
- les ateliers de tissage, sous la direction de M. Godefroy, à Pondichéry, p. 566.
- fr. cent.
- 14 conjons................
- 28.........................
- 28 ........................
- 28.........................
- 28.........................
- 28 ........................
- 28 vendu pour 40 conjons, 16.........................
- 56 si le kilog. 18 20 16 02 99 65 14 40 99 65 99 65 21 60
- j procuré par la suite d’aussi beaux et à trois 1 quarts meilleur marché.
- | ce qui a été employé pour six courges sa-| voir :
- l (v. ki,0&-
- 5 b, °n rouge madras.............. 50.000
- j ^at)c, trente conjons............ 3.100
- 4 ,°Se> deux nuances................. 840
- j ,aune foncé........................ 675
- { ®u»ie clair........................ 675
- > j, ®11 clair, deux nuances....... 1.270
- l g eu moyen......................... 780
- î^eu très-foncé.................... 1.610
- eu sur pourpre au ohaya-ver . . 500
- kilog.
- 10 Vert clair....................... 225
- 11 Vert moyen....................... 3so
- 12 Vert foncé....................... 610
- 13 Nankin clair, fauve.............. 260
- 14 Nankin tomé id................... 420
- 15 Rouille.......................... 625
- 16 Rouille moyen.................... 760
- 17 Rouille orange................... 265
- Cotons haut conjons. Total
- $T°ut le monde sait qu’il y a une espèce H(jel°n d°nt la couleur jaune fauve est très-Néet avec laquelle se fait un tissu uni ap-<t'on,aa*tn> couleur même en a conservé ” de la ville de Chine. Ce coton s’introduit
- 62.995
- aussi, filé très-fin, dans les mouchoirs de Madras, et on y emploie de plus une couleur rouille claire dont il s’agit ici, et qui est encore plus fixe et plus durable que la couleur naturelle.
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- fer. Ces deux derniers articles sont estimés ne rien coûter , tant ils servent longtemps; il ne s’en dissoutque très-peu, et ils rendent le calou noir comme l’encre. On expose la panelle ainsi garnie tous les jours au soleil pendant une semaine, et ensuite on s’en sert.
- Les 28 mesures de la lie de calou coûtent 80 caches ord., l{-42°-,5, sur
- un apprêt de myrobolan , Qul être considéré comme la galle de * et qui est supérieur à la mel yii-galle noire. On obtient, Parie2ris; cum, le noir et les nuances de fP ^ ces nuances se passent dans un n { de chaya-ver pour se finir, se cor se fixer ; ces teintes servent dans . très articles, elles n’existent point :
- les tissus de mouchoirs de Madras [
- 6* TABLEAU. Substances employées , et prix de revient pour rouille, fauve et nuances.
- la teinturt
- Teinture
- Pour 50 kilog. ou 28 touques 4/7 de coton en écheveaux ;
- c.
- 10 kilog. Chiton à . ..............14........................... •
- 22 mesures Calou, formant...........10 ...........................
- Vingt-cinq mesures environ 30 litres Kalicum...........
- Vingt-cinq mesures karum d'OIla-Munnoo........
- Main-d’œuvre, 6 jours à l fr. 80 c. . . . ................
- rr. e-
- 1.40 2.20 1.12 0.3
- fr. *" i.»
- 1.8«j 7
- Frais généraux et loyers.............
- Ce qui fixe le prix de cette teinture à 1.24.3 le kilog.
- CHAPITRE III.
- TISSAGE (66).
- SECTION IX.
- § Dévidage du fil pour chaîne.
- Le dévidage n’est pas toujours nécessaire , puisqu’on a des écheveaux de la longueur juste pour la chaîne de huit mouchoirs; pour les autres, on les dévide sur des tournettes ayant la forme d’un pain de sucre ( fig. 2 ) (67). d’une longueur de 0mèt-,50 et deOmèt-,15 à 0mèt-,20 de diamètre à la base, ayant un manche d’environ 1 mètre, for-
- (66) On fait aussi à Madras de belles courtes pointes nommées Palampours ; de telles couvertures de lit me semblent d’un luxe qui manque encore à nos ameublements; elles se composent d’un dessin spécial et bien encadré, à peu prés comme les cachemires; on traitera du procédé, des couleurs qu’on y applique , dans le MEMOIRE SUR LA FABRICATION DES CH1TES DE L’INDE.
- (67) On a , au Conservatoire des arts et métiers, une petite collection de lithographies faites à Madras, aux instances de M. D. Gon-freville, et représentant le tisserand de Madras, et tout ce qui est relatif à cette fabrication , par M. de Bilderbeck ;
- Dans l'album dmi, dont il est question dans le premier mémoire, se trouve deux paysages aquarelles représentant une Aidée madra-tienne, qui pourraient offrir un sujet intéressant d'art et d’industrie de sheltys et montchys au pinceau d’un habile paysagiste.
- mant son axe , passant aussi au sS de deux petits x, et allant rejo1’ jjé le sommet du cône, auquel fi grossièrement. Les dévideuses *e je tourner dans leurs mains avec ü? j légéreté qu’elles semblent à P^tf' toucher , en même temps qu'efieS !).apt chent et èvolutionnent en Par ,,r d® à chaque tour deux fois la longuea u* l’écheveau, en sorte qu’elle5 jPaL513 rent en totalité 2 X 400 = 800 \ longueur de 4 mètres 50 centi®^ soit 3,600 mètres pour dévider un écheveau. Il y a là une simpbclt® Lo-mitive qui doit surprendre à °°tr51éca' que, après avoir vu les moyens1* je niques qu’on emploie pour e^eCt,ajpe5 même travail sur quelques ce-° * de fils à la fois , en quelques ,nin;eljne sur un même dévidoir, par une l^e' fille, et cela, au total, plus r^nlQ(0fie ment, plus commodément, c aussi plus activement.
- SECTION X.
- § Dévidage du fil pour la tissnre*
- On se sert pour cela de petits 1°^f,t de roseau ou de carton fin, et 1 •,jsjlé d’un petit rouet semblable à celui slir dans nos fabriques, pour v0, «afflC' les cannettes le fil destiné pour la 1 je5 On ne fait ce dévidage qu’à n,esiouific demandes du tisserand, et on u*
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- nette^°Ur *e ainsi de la tour-
- été laquelle il doit d’abord avoir Veaux la dévidé , car les longs èche-Se<3év,aiVec envergures ne peuvent pas Vaii er directement sur des petits îjjLu* ^0,lr trame* Il faut les dévider la c^j Ux lois, ce qui n’a pas lieu pour
- CSt » si l’on reste quelque
- encor Satls l‘sser *e m > de le mouiller eslStiffiUne fois , lorsque le petit tuyau ^tn Samment 8arni et au moment Vm6 fisser’ en mouillant en
- Vtr teinPs à mesure quelques centi-de | e® de la chaîne : alors le fil prend faCjjii °fce et une certaine tension qui le à tisser serré et fort.
- SECTION XI.
- § Ourdissage de la chaîne (68).
- {|^afePrésenté(pl.81,fig. 1) la princi-lfav -, Position pour cette partie du >itie du tisserand ; on fiche en terre (ta JVte de piquets à la distance de Wei * Un de l'autre , et sur une lon-%i de 8 à 9 mètres pour huit mou-ijfj^qui composent la pièce de ma-- ) * Ce qu'il y a surtout de particu-Dj '?,* >c’est que le tisserand ne compose ïssq1 e.cfianli 11 on ne son dessin et son Îï/Nent de couleurs , comme on le i0 ^«immédiatement sur le moulin Pir/dir en France, etc. ; on ourdit sé-4, h^e^t chaque couleur (lig. l),en C, D, E, F, et la composition du Vm ne se Iait ffuau moment d'atta-Vi|. es fi^ a la lame et de les inlro-tou^dans le peigne.On réunit ensemble fa s'es couleurs foncées pour les can-c0fy derme du tisserand indien), lesm-'&[$]' °u Parer (terme du tisserand fran-V],etles couleurs claires, ou quelques prj ehrs fines pour quelques articles de pj,’ que l’acidité ordinaire du cange •-Plus ou moins virer, sont cangées
- ïq^ment avec un soin particulier.
- L-es sont quelques teintes ou nuances sia f«8, le bleu céleste, le rose, l’horien-ctiç e filas, le jaune serin, le vert pista-,el quelques fauves et clairs mixtes.
- iî ^éiK0 a calculé que pour l’ourdissage, selon indienne, d’une seule pièce de vNus 1rs de Madras de 40 conjons, l’our-} * ,5. Parcourt 48 kilomètres , savoir : :?s, | =— 4800 fils à la chaîne- 4800 X 16
- ^0|fs h Ueur ordinaire d’une pièce de mourir,,» . • cette qualité = 76,800. = 48,000 “Pas : a 4 kilomètres par lieue font 12 lieues; (j(J^ "* io mètres.
- Heu des deux grosses chevilles ?, pl. si), les stipes de deu ervent le plus ordinairement.
- ** TeehnoUiqiilt. T. Vil. — Juillet 1846.
- SECTION XII.
- § Cangeage.
- Les fils étant ourdis, comme il a été dit ci-dessus , on les tend horizontalement (fig. 6) sur deux x ou sur des tréteaux en osier, sur environ la quantité d’un mètre de largeur, et avec les piquets ou plutôt des verges qui ont servi à l’ourdir, et qu'on double et y laisse entrelacés. Ces fils , ou, plus exactement, cette chaîne, est tendue au moyen d’une corde en nœud coulant à chaque bout, puis cette corde se manœuvre et s’attache sur des piquets (fig. 5) à grosses têtes en fer, et qui sont convenablement enfoncés dans le sol, de manière à être immobiles ; sans quoi les fils casseraient souvent. Tout ce travail se fait nécessairement en plein air, mais sous des arbres touffus, et dans les aidées ou villages de tisserands, il y a toujours des avenues d’arbres, porché, butteafrondosa,porasum, à ce spécialement destinés devant les argamas-ses (70).
- § Préparation de la colle ou cange.
- Cette colle, que les Indiens appellent cange , se fait avec du riz , nommé patchey arecky, ou riz vert; ce riz est tel qu’on le récolte, et n’est point cuit comme celui usité comme hkis et que l’on exporte. Cegrainest missur le feu avec une quantité d’eau suffisante pour le faire cuire en bouillie; on le passe ensuite à travers un linge, en l’exprimant fortement avec les mains et y versant en même temps de l’eau froide pour le faire passer sans trop l’éclaircir. Les proportions sont 10 kilogrammes d’eau et 7 hectogrammes 1/2 de riz. Cette eau de riz vert, ce cange, doit avoir la consistance du lait de vache, et on ne s’en sert que le lendemain , après qu’il est bien fermenté et un peu acide. Ce cange est assez acide pour déteindre le jaune et le vert de gaude , et je ci-citerai ici ce qui m’arriva en présen-tan t pour la première fois à des schettys de Madras des fils de coton teints avec la gaude, en vert et en jaune , et que je leur annonçais comme du bon teint
- de fer deux pal-
- (70) Le cangeage se prépare ainsi sous l’arbre appelé multipliant, et le figuier des Pagodes, dont les branches pendantes prennent racines, et peu à peu forment des berceaux qui, dirigés avec un peu de soin, favorisent beaucoup cette opération par l’abri qu’ils procurent. Il y a tels berceaux, formés ainsi sur plusieurs centaines de mètres, liés à une seule souche, et qui ont exigé des siècles pour se former aussi étendus.
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- de France. En cangeant seulement ces fils , le vert devint bleu et le jaune blanc; le teint de gaude était effacé et comme rongé ; mais en lissant ces fils dans une légère dissolution de leur ka-rum, le vert et le jaune, à la grande surprise des schettys, reparurent même plus intenses et plus vifs qu’avant le cangeage. La couleur de la gaude n’était donc que virée par l’acide ; leur jaune de cassa ne produit pas cet effet.
- § Manière d’appliquer le cange sur les fils de la chaîne.
- Les fils étant placés et tendus comme il a été indiqué au commencement de cette section, les tisserands prennent un sac de grosse toile claire, qu’ils emplissent de cange, et à deux hommes ils le promènent vivement d’un bout à l’autre de la chaîne, afin de le faire couler à travers la toile , autant également que possible, sur tous les fils , jusqu’à ce qu’ils en soient entièrement imbibés, ce qu’ils aident en tamponnant un peu à mesure ; ce sac , pour bien opérer, doit être un peu plus long que la chaîne est large. Comme il faut beaucoup plus de cange pour imbiber ainsi la chaîne que pour la parer au degré convenable pour le tissage, alors les schettys en retirent l’excédant en passant et glissant la chaîne d’un bout à l’autre dans leurs mains et par petites poignées, en la pressant convenablement; ils se servent ensuite d’une forte brosse (76) — aussi longue que toute la largeur de la chaîne de la toile, soit de plus de 1 mètre , et ayant 10 à 12 centimètres d'épaisseur (fig. 11), et ils brossent d’un bout à l’autre et toujours dans le même sens et incessamment pendant plusieurs heures, jusqu’à ce qu’enfin tous les fils soient bien glacés, bien séparés, bien parés et bien secs, ayant bien soin, pour faciliter cette manœuvre, de remuer et changer de place les piquets ou verges, afin que les fils ne se collent point ensemble en séchant ; ils mettent ensuite une légère couche d’huile de coco par le moyen de la brosse à lisser, afin de maintenir et de conserver les fils les plus frais, les plus souples possibles ; ils réitèrent cette opération deux fois, et même, lorsque la dessiccation est trop vive , trop avide, au lieu d’opérer de suite sur toute la longueur de pièce pour pagnes, etc.,
- (71) Le lawpon-ver en Malabare. C’est le nom de la plante dont la racine, ou ver, sert à faire les brosses pour les peigneurs.Une brosse faite ainsi servait depuis 25 ans.
- ils n’en cangent à la fois que la . jôris
- tiers ou même le quart. Ces °PerLa(jae terminées , ils recueillent alors en 4^ couleur séparément, par petite* -te sades ou paquets, pour joindre en un à un tous les fils à leur laI? n’tjl-c'est alors seulement qu’ils ecn ^ lonnent le dessin qu’ils veulen ,eUr ou plutôt copier ; car ils ont alors , modèle ou coin de mouchoir, eX n5 ment dessiné et coloré sur des ca fI) en sorte d’album. J’ai rappor .g gs France un de ces albums que J faire à Madras. Quant au genrC je chantillonsà fixer, c’est selon la 0l). ou plus exactement le caprice de ^5, sommateurs de chaque pays p°u p0ur quels le commerce les destine-Bourbon et l’Ile-de-France , où1 fts)< fait une immense consommation (7} la majeure partie est en carreaux e» c| d’a peu près 0“,02 en vert et r0.s®s’<jeS fond bleu, jaune ou vert. Les e01 au mouchoirs sont de grands carreaU*|-ajt milieu desquels en est un petlt-’ai|e d’une de ces trois couleurs, et tJu*ir |e* 7 à 8 centimètres de grandeur. P° yer, teintes supérieures, toutes au chaya ^ |e le rose , le rouge , le lilas, le vio^jr, mauve, le palliacat, le puce et Ie ^5 on les fait le plus ordinairement le genre des pièces qui ont accomP ®.ec ce rapport, et que j’ai présentée*’ j’j-une nouvelle série de produits e (p chantillons de toutes espèces, aU.faC' mité consultatif des arts et $ tures, en séance extraordina,r où Conservatoire des arts et métiers • gSt la plus grande partie de ces artic* déposée depuis 1832.
- SECTION XIII.
- Tissage.
- § Métier du tisserand madrasien
- (1$
- La pièce n° 1 de la série pre7 Comité consultatif rlos arts e ‘il
- de
- nufactures est dans la pression je conjons; le conjon de Madras e -le 120 fils sur 90 à 92 centimètres d‘ -0flS peigne ou rôt, ce qui met ces c "en-au compte 36 de notre usage à b Cut Le numéro du fil à la main être indiqué exactement comme le K du fil a la mécanique, on ne Pe^vUsoa
- terminer qu’approximativemem^^x (71 bis) Dans les colonies, la coiffure ^(|Ueae
- des femmes se compose d’un madras jer, ment noué, et dont on voit un coin e c0ùll®
- (72) Trois équipages de tisserand m 0 j,oU à Madras 5 roupies, 12 fr. un équ'P^pjo»' 36 conjons et deux équipages pour -*»
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- frèiue aritb ’ cePen(^ant dans les fils ex-on |> fins cette différence, comme Sen8:?.dit précédemment, n’est plus Itie h Comme dans les guinées, quoi-tiSSü eaucoup plus fins, les fils de la et r, SOrd toujours de mêmes qualité l^éro que ceux de la chaîne , à chojePli°n du premier ou dernier mou-tissu « cba9,,e pièce, dont on fait la ainsj Plus fine, et qu’on privilégie tlttm et*' tromPant l’acheteur Ayant tr0(1®!’olé beaucoup de ces fils, j’ai ti)èr e daus le même écheveau des nu-r°s ^0,000 et 50,000 mètres, la nes Pièces 2,3, 4 et 5 ayant toutes cenp*’on de 28 conjoris , sur 94 à 96 Se llrnètres de largeur dans le peigne , l’ajaPP°rtent au compte 40 de Rouen. f»«»i numéroté de ces fils , et il le rl!rouvè des numéros 46 et 6(
- Qénae écheveau.
- ent Peut toutefois déterminer facile-cl,ant'e numéro du fil nécessaire pour l'iihUe ComPte, attendu que les pièces, Htç 0flede quel compte elles puissent ^ Pèsent à très-peu près 5 hect. cha-iaç' ^srôtsou peignes sont divisés fort les«a|ement, ce qui fait paraître , dans cy^freaux des mouchoirs dont la la ,;06 «st de différentes couleurs que
- C
- %
- Süre, des barres , des ombres ou w lances plus ou moins foncées ; ce feèïte Paraîtrait pas ainsi, si les pei-rigoureusement compas
- 1’^. Métier n’est, en un mot, que t|JCleH métier à tisser en une seule Lette . et tel encore qu’il existait en 'eit e. ‘1 y a cent ans , toutefois avec DLe différence , dans la manière de le Hi4.er que l’extrême sécheresse du cli-'itse Contra4nt de fixer autrement. Le nd est assis par terre; ses jambes V^.s marches ou pétales du métier V1 dans un trou de dimension contrôle , et la chaîne de la pièce se CVe alors tendue toujours horizonta-mais très-près du sol;de sorte tuj^ entretenant le sol un peu hu-Ve'Cela suffit pour conserver assez Sto/^plesse à la chaîne pour un lis— C0 Serré et facile. Je supprimerai 1ttii,l?ut aulre détail à ce sujet, ^iirl a''leurs est connu de tout lisse-^ a* d’ailleurs acheté à Madras Nr 1111 métier monté d’une chaîne mouchoirs très-tins, puis une %e a moitié tissée, avec tout ce qu’il . P°ur la finir. Ce métier et tout son
- Nrl^? 584. Prix de façon pour le tisserand 5»^Ces mouchoirs de Pondichéry, 12 rou-2,c0mfr- 80 c- Pour 40 mouchoirs, 2 pièces 8> 2 pièces 24 conjons et î pièce 30
- équipage, lames, peignes, bobines, tuyaux, navette, fils de toutes couleurs, etc., sont conservés; ils ont été déposés par moi, en 1832, au Conservatoire des arts et métiers.
- On peut donc dire , dans un sens facile à comprendre, que pour imiter parfaitement ces mouchoirs de Madras, en ce qui concerne la filature et le tissage , les manufacturiers feraient mieux en faisant un peu moins bien, c’est-à-dire en employant des fils et des peignes d’une moins grande uniformité , afin d’éviter ce qui fait généralement distinguer les mouchoirs façon madras des véritables mouchoirs de Madras, mais en ce sens seulement, car il n’en est point ainsi pour la teinture, objet bien plus important à acquérir et bien plus difficile à imiter; les couleurs de ’Inde ont un mérite de ton, d’intensité et de durée qu’on n’a pas encore atteint en France, et que des intérêts mal compris empêchent de faire ; car assurément il y a assez d habiles manufacturiers à Rouen, etc., et les substances essentielles pour l’identité des teintures de l’Inde peuvent d’ailleurs s’y importer, pour réussir à égaler et même facilement à surpasser, quand on le voudra sérieusement, les Indiens nos premiers maîtres dans cet art, il faut bien leur rendre cette justice. Le procédé identique du rouge des Indes n’a donc jamais réellement été pratiqué à Rouen, et il n’y a que peu de temps encore que la nature même et la substance essentielle de cette teinture sont bien connues (74),
- § Tissage.
- Un tisserand indien ne tisse moyennement qu’un mouchoir par jour, et même dans les hauts conjons il en fait à peine deux en trois jours. Pour fixer la hauteur de la chaîne par rapport à la lame et au peigne, il y a dans le métier une barre transversale soutenue par deux pieux , et qui passe sous la chaîne à la distance de 0,20 c. à 0,25 c. ; elle sert à régler la force que l’on veut donner au tissu ; il suffit, pour cela, de hausser ou baisser cette barre. Tous les tisserands savent qu’il
- (74) Les divers rouges des Indes,de Madras , de Vatley-Paléon,deMaduréetdePalliacate(77) qui ont tous le mérite d’une très-grande intensité et d’une fixité parfaite (70) et (,48), et supérieure à celle de la garance, se font avec le chaya-ver; le rouge des Grecs, rouge turc, rouge d’Andrinople, le seul transmis et perfectionné eu Europe, pour imiter, disait-on, le rouge des Indes ; se lait, on le répète., avec la garance.
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- faut hausser la barre pour faire la foi le forte et la baisser pour la faire faible. Cette méthode est aussi pratiquée en France par divers tisserands; ils ont de même une barre attachée aux deux po-teauxde leurmétier et servant à hausser ou baisser la chaîne selon le besoin.
- Le tisserand n’échantillonne (75) point la chaîne en l’ourdissant, ainsi qu’on le fait dans les fabriques de Kouen, etc. Les fils étant cangés, comme il a été dit 12e section, on les met par paquets ou torques, chaque paquet séparément; c’est alors avec ces torques que le tisserand forme son dessin , en prenant tous les fils nécessaires de la même couleur , et les tordant à la lame aux endroits où il faut que cette nuance se trouve dans le mouchoir à tisser et selon le dessin modèle donné ; on passe ensuite à des fils d’une autre couleur , et successivement jusqu’aux derniers, de la même manière ; il y a ainsi quelquefois jusqu’à six ou même huit couleurs ou nuances dans le même mouchoir (76). Lorsque tous les fils nécessaires au dessin sont tordus à la lame, on sépare et enlève ce qu’il y a de reste de chaque torsade , on enverge toutes les couleurs ensemble , on forme et roule ou tresse la chaîne d’une certaine manière, et elle est prête ainsi à monter sur le métier ; on observe avec soin de mettre toujours vers l’ensouple le bout de la chaîne par lequel on a commencé à canger, de manière que le duvet ou la
- (75) M.D. Gonfreville possède un album contenant deux cents dessins, coins de mouchoirs de Madras qu’il a fait exécuter dans cette ville par le moutchy le plus réputé pour cet article; il le communique volontiers à ceux qu’il pourrait intéresser.
- (76) On a un petit album aquarelle, dans lequel sont dessinés tous les végétaux qui servent dans les teintures, et les noms latins et malabres sont ajoutés.
- (77) On se sert aussi, pour cela, d’une petite pompe, ou plutôt d'une petite seringue, et c’est en aspirant que se fait i’imbibition.
- soie du fil, lissé toujours ^ans.. ec0urbf sens pendant le cangeage, soit j aIor5 et dirigé vers la poitrinière, ce q con, est utile à remarquer comme eta traire à l’usage rouennais. e la
- Il est essentiel d’observer 9 ol). chaîne et la trame sont de mêm paS jons ou numéros, ce qui ne se. rfool' dans les mouchoirs de Rouen, “ e$t let, etc., dans lesquels la tra toujours plus fine. . e sur
- On dévide la trame ou ttssu des tournettes mentionnées deja '^5 tion 6); on les met tremper l’eau (77) pour imbiber le fil Il ment, et on le tisse ainsi nl0Uje dr s’ensuit de cette pratique que ® pas-vet de ce fil, ainsi mouillé, e,a (rasant entre les doigts pressés de meuse, se trouve couché sur lut' ^ je et renfermé pour ainsi dire d 0u tissu fort et serré que les toi mouchoirs ne sont point velus,e ÿi-lors n’ont point besoin d'être .(jer sis (78). Le tisserand, sur son un et pour son travail , a en uat ayeC petit pinceau fait avec du palm,e^ c«r lequel il mouille à peu près 3 a |a timètres de chaîne à la fois D
- tisser toujours humide , et au |a de ce double mouillage , le velu ^ chaîne aussi se trouve totalemeal j0rs-fermé dans le tissu, et plus tarCl«un*' que l’apprêt est fini, lui donne un soyeux et une qualité qui Ie ^oü-guent, pour un œil exercé, de no choirs façon madras (79).
- (78) Pour une parfaite imitation choirs de Madras après avoir obtenu > j ger®' les couleurs identiques de qualité, ef Ie peut-être préférable de leur con ainsi, défauts mêmes qui les distinguent; V ceoP y remarque de gros fils de place en Fl v&fl boyaux et de courtes interruptions d ^e o1* appelée planchettet, qu’il serait bon .jresi perser comme au hazard dans le tissu^ o* aussi de petits trous le long des lis*êr t de“ ne pourrait conserver qu’en P*a^? du grosses pointes ou dents à chaque bout pie et éloignées de 0,02 centimètres-
- (79)
- Titre det madrat en conjont.
- Largeur moyenne des mouchoirs de Madras, 34 pouces.
- Ainsi, en multipliant par le quadruple de 34 ou 136, le nombre des fils vus à la loupe du tisserand qui a 1 quart de pouce, on aura le nombre des fils , d’où on peut déduire le nombre ou le titre de eonjons.
- Ainsi, par exemple 2040
- 15 x 136 ~ 2040 .-------= 17 eonjons.
- 120
- 25 X 136 =: 3400 . 34°- 28. l/3.
- fils
- à 15 .................. 2040
- 16 ...................2176
- 17 ..................2312
- 18 ................. 2448
- 19 ................. 2584
- 20 .................. 2720
- 21 .................. 2856
- 22 ................. 2992
- 23 .................. 3128
- 24 ............' • 3264
- 25 .................. 3400
- conj0,I,'
- 17
- 18
- 19 ‘/4
- 20 »/3
- 21 l/2
- 22 2/3
- 23 3/4
- 24 26
- 27 J/3
- 28 P
- 120
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- citèese^Ve? couleurs délicates , déjà
- Wcanrdemment ’ ex*8ent plus
- raPport* l')nS dans cellc manœuvre par que t . a ta tissure; on n’en mouille par iaes'.Peu a la fois avant de tramer, teiUp ISon que quelques-unes, longue Vj uumecièes, peuvent réagir et tisse,*lr de teintes; il faut aussi les l’aij. ^ e suite, à cause de l’aridité de gèuéP Pay®. et de ce que le métier est 4s a ement monté en dehors ou sous ç0llvf cries ou pendales , seulement 'Isiani s,.Ces fils, tissés mouillés , sont Il nlanément secs (80). tisseres‘ ^on de remarquer ici que les ^nt.ands de mouchoirs de Madras «Xac.USage d’un tour de main, ou, plus cfoi8 ,ent i d’une supercherie qui, je faL ’ n a point encore été signalée aux *S de rouenneries. Ils tissent ie premier ou le dernier mou* Wpsf Une P'cce beaucoup plus serré, 4 |arJ que les autres ; ils y emploient !%! llssure plus fine et de plus belle ils e : pour le rouge, par exemple, ^ .^Ploient plus celui teint à Ma-lit* L^Cfne, mais ils en tirent une qua-(^l)0,pn. supérieure de Vatley-Paleom Wî,a- .e’ ccputèe par un monlchy 4 ^ai visité (82) et qui fait une teinture spéo-e.n Plus haut prix pour cet objet flq lla'enaent. On m’a vendu à Madras l^^ge pour 28 conjons, soit 28 X ïa|e^a>360 fils à la chaîne, au prix de, (•lr réduite des monnaies du pays , C°W w c* Ie kii. On nc l’sse avec ce qui n d’élite que le mouchoir de visite pijj®(trouve dessus par la manière de v la pièce. Il y a des mouchoirs de
- Nch • chinure qui se fait pour quelques «ï-v4ru{rs <^°‘t être » ta méthode varie
- l*es articles, fils ou tissus; pour les pre-°n les noue fortement là où l’on veut J^iHeVeple blanc; on a employé longtemps le /éeyen en France, mais les moyens mé-s onl rendu ce chinage plus facile, plus ]Ües In el Plus expéditif, et môme, pour quel-2'Wp eurs, on l’a remplacé par une sorte s'on sur les «'s même bien tendus et ï'Çlau' M’adresse des ouvrières indiennes se Ss iencore en cet article; on exige sur cer-V^fbans des mouchetures, des étoiles, !l WC es » elc* Eh fiien » Par f'e petits plis
- 1 aî1.®uds les chineuses réussissent à une 30 ®Ple régularité. Toutefois il leur est bien %s ^ble d’égaler ainsi ce que font nos plan-%ïs0u les cylindres au service des indien-
- (8
- hy0ll Le rouge de Vatley-Palèom, de Van-> là; °ul> habile teinturier de ce pays, situé NSp n de la mer, entre Mazuli-Palnam an-l'anaon français, se vend 60 écheveaux * e pagode ; c’est le plus beau qui se tisse "ü 1 a îvs > ü ne s’emploie qu’en trame, comme !Nr• et seulement pour le dernier mou-'autre, inférieur, se teint à Madras
- WJ îrichinapally 4 6 jours de marche de % aj est cité aussi pour de belles teintures. raPporte des échantillons.
- 1 m. 15 ceritim., d’aulres de 90 cent, carrés (83).
- O11 tisse les sept autres mouchoirs qui complètent la pièce avec du fil de moindre valeur pour la finesse comme pour la teinture. On décrira par la suite , dans le mémoire sur la teinture rouge de Maduré (84) (48) pour les turbans et d’autres , ces diverses qualités de teinture pour une même couleur. Le mouchoir privilégié se trouve à l’extérieur de la pièce, et par la manière de la plier sert en même temps à faire ce qu’on nomme techniquement le pli de visite.
- On a déjà fait remarquer une semblable supercherie dans la fabrication des guinées ; de même pour le tissage que pour la teinture , on soigne spécialement quelques parties de la pièce, qui doivent, par la suite de l’apprêt, se trouver immédiatement sous la main de l’acheteur lorsqu’il ouvre et visite les marchandises, qui d’ailleurs sont un peu collées du reste pour leur coup d’œil et leur conservation. Des supercheries semblables sont habituelles sur les autres articles de l’Inde : turbans, pagnes, tapis, moustiquaires, chites , ceintures , couvertures, guim-gamps, nankins, etc. Cependant ces petites ruses industrielles échappent encore à l’attention de quelques acheteurs; on a pensé utile de les en avertir ici. On marque les pièces avec une composition appelée kalekai (85).
- Une pièce de madras de 8 mouchoirs, tout apprêtée , pèse de 470 à 480
- (83) La toile, neuf kalls à 2160 fils.
- huit » 1920
- sept » 1680
- six » i44o
- (84) La teinture rouge de Maduré est estimée supérieure à celle du rouge de Madras. On conçoit en effet quelle fixité de teint est nécessaire aux turbans qui, par leur destination , sont bien plus que les mouchoirs exposés à l’action du soleil; toutefois cette couleur, aussi au chaya-ver, mais faite par un système un peu différent de celui du procédé de Madras, a un autre ton de vivacité et résiste plusieurs années et autant que peut durer le tissu même par l’usage et le savonnage.
- (85) Le Kalekai est de l’eau de riz concentrée et aigrie et un peu de suc d’areck qu’on laisse macérer sur des limailles de fer; on en marque les coins des pièces blanches, et en passant dans l’eau de chaux elles deviennent noires et indélébiles.
- On nomme aussi Kalekai le suc qu’on extrait du Cuttay Bibo, qui sert à marquer le linge en une espère de gros puce qui résiste non-seulement au blanchissage, à l’air, au savon, à la lessive, mais aussi à la chaux, et au Rylimby, rongeant ordinaire des Moutchys.
- La température moyenne de l’air à Pondichéry 30 Réaurnur, 3: 1/2 centig. ou 100» Fahrenheit.
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- gramm. (86). La courge de 20 pièces as -sorties pèse de 9 kil. à 9kil ,5 ; elle se vendait, en 1830, de 40 à 45 pagodes ; soit, 336 à 378 fr., en 28 conjons, et 35 à 40 pagodes ; soit, 294 fr. à 336 fr. en 22 conjons. La courge assortie en 40 conjons se vendait de 55 à 60 pagodes, de 462 fr. à 504 fr. les 160 mouchoirs en 50 conjons et 60 rares , 1000 francs et au-dessus.
- CHAPITRE IV.
- APPRÊT.
- SECTION XIV.
- Battage. La pièce de 8 mouchoirs, en sortant du métier du tisserand (87), est immédiatement soumise à un battage sur un cylindre droit, coupé en deux longitudinalement, en bois de tamarinier (V. pl. 76, fig. 5 bis) du mémoire sur les guinées) ; ce bois est préféré à tout autre pour sa dureté et une sorte d’élasticité qui le caractérise, qualifiée de moelleuse. Pour cela, le batteur pose la pièce de mouchoirs pliée en deux, puis en quatre , en huit et en seize, et il la bat ensuite avec une grosse pièce ronde de bois rouge , sorte de maillet ovoïde qu’on appelle cotta poulty.Ce battage ne se fait que sur les côtés, de manière qu’il n’y a que le mouchoir extérieur de battu. Il relève ensuite le coin de chaque mouchoir ; il les bat et les plie en trente-deux , et enfin en trois dans un sens contraire, en croisant; il y a donc quatre-vingt-seize épaisseurs du tissu lorsque la pièce est finie. C’estdans cet état que les mouchoirs de Madras sont livrés au commerce par courge, ou vingt pièces assorties, partie tout rouge , partie rouge , etc., teints au chaya-ver, et toujours estimés comme de première qualité et les plus chères ; partie rouge , vert, jaune et bleu, etc. Il y a même quelques petites spéculations pour changer cet assortiment et réduire le nombre des pièces teintes
- (86) Il faut tenir compte qu’il y a toujours du déchet dans le fil employé par le tisserand, etc.; de sorte qu’il faut toujours près de 450 à 500 grammes de colon pour chaque pièce de 8 mouchoirs; quoique finie , sans apprêt, elle ne les pèse pas.
- (87) Il està observer que des mouchoirs dont la teinture a été bien faite et dont les apprêts sont bons, prennent très-bien, sans autre soin qu’un savonnage, une teinte plus foncée dans une infusion de chaya-ver, et que l’huile restée, combinée au coton, suffit pour que le bain s’épuise et que .la couleur se conserve très-belle et très-solide.
- au chaya-ver ; une courge °?a., "uteS et loyale doit en contenir moitié » ^ couleurs au chaya-ver, un qu3!" Ci leur au chaya-ver avec bleu, Ja^ nj vert, etc. , et un quart sans roun dérivés (88). se
- Odeur. Les mouchoirs de Mad^euf font partout reconnaître par une.-rjSti' tout à fait particulière et cara^. ^df que ; il est donc de quelque inte j, donner sur ce sujet les détails nec ^ res. On a déjà fait remarquer qu 0 j^e naitunbaindecurcuma, lorsque ,a^oli-sortait du métier du tisserand, au* p^s choirs teints au chaya-ver, n° Cjj pour le coup d’œil de la vente’tér's' surtout à cause de l’odeur carac tique que communique cette faCin^af' qui contribue avec d’autres à en j„. ter les insectes et à les conserve p tacts, bien emballés et pour de 'S) trajets. Chaque teinture, au Sp3rti' communique aux fils une odeur P .gn, culière, telle que le praticien Pej!0^or^
- les yeux fermés, indiquer par
- seul, quelle couleur ou plutôt l^e teinture on lui présente. Mais* %ir cela, on donne aussi exprès un® Jje$ pour la vente et la consommât'01 ce|a mouchoirs de Madras, et P°u^ voilà comme on opère : on nr,e\iaqôe les plis des pièces , et même de c e" mouchoir , diverses plantes ; °' fer ajoute encore dans les boîtes “^le5 blanc ou autres dans lesquelleS %flt expédie. Beaucoup de tisserand’ n[e5 bouillir ces substances odori e:> dans 1 eau même qui sert a f;"re yefl» le riz pour le cangeage ; par ce e$t par ce dernier procédé . I °^elién^ bien mieux donnée , bien pl"s \04' trante et se conserve bién pl°s 0 temps dans le tissu , et c’est à "" ^ point qu’après plusieurs anne®^ mouchoirs de Madras, savonnât rincés deux ou trois fois, P00!^ encore être distingués des mouC‘ r(r de Rouen , par l’odorat: l’odeuf réduite par la teinture se conserve que indéfiniment (89). Voici l®s j'o' des substances employées p°u
- deur- tchef
- N° 1, vety-ver, racine ; n° 2. Pal
- (88) Dans la collection présentée a' consultatif des arts et manufactures, >' L entre autres tissus, trois courges de Iïl‘;nU|e>1^ Madras, faites à mes frais, dont les c avaient été teintes à Montré-Paléoffl)
- 2500 francs. ceii*
- (89) On croit utile de recommander ,fS d®
- qui possèdent et se servent des moucu jan» Madras,après le savonnage,de lesPas e3ji» * une eau légère de curcuma; il* *°nt neuf ainsi.
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- r*cin^e,,,1,es; n*3> kichedy-kelongue, ’ n° arronda-eliey, feuilles de
- rhue ; n° 5, carounchirgon (anis noir); n° 6, valon-molongon (poivre long).
- 7*
- * tableau du prix de revient très-approximatif des mouchoirs
- de Madras.
- *• Pr’
- ** des diverses qualités de coton. 2° Prix des diverses teintures.
- Be Ig >8 22 28
- 40
- 50
- conjons
- (90)
- roop. fan. fr. c.
- . î 4 ou 3 6o le k.
- 4 20
- 1 6 2 6 4 4 pag.
- 2 »>
- 6 60 10 80
- 16 80 50 40
- fr. e.
- 1 selon le tableau N° 1 Rouge . . 3 ss le le.
- 2 id.......2 Bleu ... i oi
- 3 id.........3 Jaune . . î io
- 4 id..........4 Vert ... 1 40
- id......5 Rose... 2 5T *
- id......6 Rouille. . 0 24 S
- r** d’une pièce de 8 mouchoirs en 22 conj.
- (Ofl . fr. c. fr. c.
- s0 à 10.45 le kilog...................4 18
- 6.60 ............... 0 52 8
- Blanc
- **«in-d
- Pag.
- 'œuvre, cangeage, etc., 1 8 40
- Total...........13 10 8
- 4° Prix d’une pièce fond rouge, 50 conjons.
- gram. fr. c. fr. c.
- 350 Rouge à 54 25 le kilog.. . 18 08 70
- 50 Blanc 50 40 ................. 2 52
- Main-d’œuvre, etc., 2 pag. 16 80
- Pour 8 mouchoirs, francs 38 30 7s
- Pr,
- d’une pièce fond bleu, 16 conjons-
- <«o
- Bleu
- fr. c. fr. e.
- |q à 4 68 ................. 1 87 2
- {q ,'*une 4 70 ......................» 23 5
- Bose 6 17 5......................» 18 5
- ^ain- d’œuvre......................... 8 40
- francs îo 69 2
- 6° Prix d’une pièce fond rose, 28 conjons.
- gram. fr. c. fr. e.
- 300 Rose................ 13 37 5 4 11 25
- 100 Vert................ 12 20 l 22
- 50 Rouille clair........ 11 04 3 55 21
- Main-d’œuvre, l pag. 1/2. ... 12 60
- francs 18 40 46
- Prix d’une courge assortie.
- 8° Prix d’une courge, 40conj., iGOmouehoirs.
- i«, fr- c.
- '8l) Pièces Rouge. . 22 conj. 131 08 j fr. c.
- 4 » fond Bleu à 12 30. . . 61 50
- j » Vert 13 ». . . 65 »
- Bénéfice.......................... 36 42
- Se vend 35 pagodes ou = 294 «
- fr. o. fr. e.
- 10 Pièces. Rouge. . 27 50 (92) 275 1 fr. a. 5 Id. fond Bleu. . . 18 60 93 >455 25
- 5 Id. Jaune...... 17 45 87 25 J
- Bénéfice............. 4* 75
- Se vend 50 pagodes = 504
- fe,iDl colon> P°ur 24 conjons à la main, se ^iile c? Par *e colon à la mécanique n°60, Mètres anglais.
- fatis'i ^ esl a Peu Pr^s d’un usa?e général, Sd *® détail, de ne mettre que deux pièces S^ouge au chaya-ver, par courge de 20 Su .si mais les acheteurs de première Si, traitent directement avec les tisse-°Btiennent des faveurs à cet égard , et ’chèu® dix pièces par courge; puis, ils en ^*ent ^’autres toutes inférieures, et recom-®n*uite des courges marchandes pour
- les revendre ainsi aux capitaines •xportateurs : c’est un nouvel exemple des moyens illicites de fortune de quelques commissionnaires, courtiers ou dobachis, intermédiaires entre le producteur et le consommateur, pour altérer et enchérir à leur seul profit des produits loyaux.
- ( 92 ) Observez que le coton rouge de Vatley-Paléom, de 4o conjons, se vend 11 pagodes 3 roupies, soit 99 fr. 60 c. le kilog. On en emploie quelques décagrammes seulement pour la tissure du dernier mouchoir de chaque
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- Description des figures de la planche 81.
- Fig. 1. Proportions et mode d’ourdissage des mouchoirs de Madras. Onourditainsien même temps et sur les mêmes piquets en bas F, F, F, les fils nécessaires pour plusieurs pièces, et toutes les couleurs séparément, et, dans cet ordre, le rouille et le puce E, le bleu D, le rouge C, les vert et jaune B , et les jaune et blanc A. . .
- 2. Tournette sur laquelle on a
- précédemment dévidé le fil sur la chaîne.
- 3. Crochet pour conduire le fil et
- fen trelacer entre les piquets ; l’ouvrière tient la tournette de la main droite et le crochet de la main gauche.
- 4. Maillet pour enfoncer en terre
- avec force les pieux de fer 5, 5, 5, 5.
- 5. Pieux de fer.
- 6. Une chaîne pour plusieurs
- pièces, tendue pour subir le cangeage, et élevée sur des chevalets.
- 7. Yerges minces et doubles pour
- ouvrir les fils et empêcher qu’ils ne se collent les uns aux autres pendant la dessiccation du cange ; il faut deux shettys pour ce travail.
- pièce de huit. On teint aussi en ce rouge du coton 28 et 50 conjons.
- (J) Les deux derniers envois relatifs à cette mission industrielle ont été faits ainsi, lis font suite à la note 7 de la page 391.
- Savoir :
- Le 7e, le 4 mars 1834 , par la Clémence, capitaine Malvézin, 145 caisses, 1609 fr. 50 c.
- Le 8e, le 25 avril 1834 , par la Clorinde, capitaine Superville, 93 balles , 2,978 fr. 42 c.
- (K) On rappelle ici une note du Mémoire sur les Indiennes par M. D. Gopfreville, qui peut fixer encore à cet égard.
- Je soussigné constate que, dans une expérience faite en 1835, à la sollicitation de M. D. Gonfreville, pour l’emploi du chaya-ver dans les toiles peintes, j’ai obtenu, après deux pièces manquées, une troisième pièce mesurant trente-
- 10.
- 8. Dévidage d’un écheveau
- la tournette (les pifi°e -n. sont convenablement 111 tenus par des billots en js
- gilet/î/);maisilyadegruenr
- echeveaux de la JU ° r g même d’une pièce P°“ s mouchoirs, et qui n °n .^j besoin d’être dévides après la teinture, e . ;2es suffit de garnir de ve » pour les canger. , (i0p
- 9. Saal pour faire la decoc
- du cassa elley. aIJ-
- Atelier de cinq jarres, ou % . des panelles , pour la 1 ture a. Pot de karum • preuves et tube pour e*a ner quelques gouttes du o de teinture , à diverses ques de l’opération » etP au cela le paniken les met sa milieu de la paume ue main.
- 11. Brosse pour canger. ^
- 12. Mortier en granit se s®Pfa^fd,
- en deux pièces et sans i00 ! pour pulvériser lechaya'v ^ il se place sur un plateaU ne granit, ayant au milieu ^ concavité correspondant® mortier sans fond , et p1*0^ manche en bois ajusté o un morceau de granit rondi. a.
- Châssis garni de 30 che lettes pour le dévidage-
- 13
- sept aunes dé longueur, trois quarts delaf^j. bon compte trente, teinte, sur mordant P.o(1J culier, en une couleur puce très-intense,’ uni et rongé blanc, avec 4 kilog. l/2 cbay» |<j, deTanjaour seul, comme matière coince«I Après un simple savonnage, le teint de l°n le blanc étaient parfaits. „|uS
- Je constate aussi que la couleur éta*1Le'<
- fraîche et plus veloutée que celle de la gaf „ [ofl qu’elle était complètement saturée et d u..apce particulier, et qu’il eût fallu, pour une n analogue, au moins, 2 kilog. 1/2 de bel* rance.
- J. Franck, ÿ
- coloriste praticien « r quarante ans yer
- ( L’écorce de grenade avec le cbay^ (oldenlondia umbellata) remplace Ie s avec la garance. )
- ERRATA.
- Page soi, ier tableau, 75 serres huile de gengely, au lieu de 150 , lisez : savoir .-63 serres 23 k. 184, 1er et 2e bis.
- 6 « 2 200, 9e bain.
- 6 » 2 200, 13 »
- Total. ... 75 » 27 k. 584.
- Page 390,2e colonne, 33e ligne, au lien de fig. î, p. 8i, lisez : fig, 13, planche si.
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- arts mécaniques et constructions.
- ^étier ». .
- ti rerfectionné pour la fabrica-deg damas, du linge damassé, ftoffes de tenture, d'ameuble-ent, etc.
- Par M. C.-G. Gilroy.
- Cfipti Cn^*er dont Je va's donner la des-Digg est destiné au lissage des da-teot ’flu linge damassé, des étoffes de tfc*. etç., en soie, coton, lin, ti|es re • laine ou autres matières tex-seules ou combinées, comme, par 'tin. e ’ c°ton et lin, laine et soie , F; et»c°ton, etc.
- yaiio ^ ’ P** ^ ( tisserand ) (1), élé-j,.n du métier vu par-devant, j, !?. 204, élévation du côté droit. j>j8- 205, élévation du côté gauche. Part?’ ^ ’ Plan de quelques-unes des p.es du métier.
- t|Uçs^* 207» section verticale de quel-
- cl>elfarl*es vues sur une P*us 8ra°de
- à 208, plan de cames à deux dents P>e n? utes avec glissement ou mouve-p* horizontal alternatif. olj^S- 209, deux vues du bouton ou p? 9ui sert à faire glisser ces lames.
- vue perspective de ces ca-p.sur une plus grande échelle.
- CjJ8* 211, vue perspective d’un mé-pJ^Ue perfectionné d’arrêt pour sus-°Ud e Pacti°n du métier lorsqu’un fil p^esfils de trame viennent à se rom-L ®u sont épuisés dans la navette ou Spîavettes. F
- 212 et 213, mécanisme pour l’envoient de l’ouvrage. f(itj hàti de ce métier est construit à *)Hb î*? près comme ceux des métiers V) ai déjà décrits précédemment (le Pto^n°logiste, 1" année, page 261 et ?^25 de ce volume).
- C.jaequarde a est placée au sommet Cyij ad du métier. Sur le tourillon du Pt)» re de cette jacquarde est calée g0re Poulie b (fig. 203 et 205), dans la Coj.jp de laquelle est introduite une Cu ou une courroie sans fin c, qui descendant vient embrasser une se-(less P°u*‘e semblable d, placée au-PqJ?Us de la première: cette dernière içyj '6 est suspendue à l’extrémité d’un horizontal e (fig. 203), dont le re de rotation est placé sur un des
- '''ttüiriiir cetle Planche qui accompagne le aiefo (octobre) du présent volume.
- montants du métier. Cette poulie pourrait de même être montée sur un coulisseau qui jouirait d’un mouvement alternatif vertical dans des guides boulonnés sur le bâti, ou bien établie de toute autre manière, pourvu qu’on obtienne matériellement le même effet sans s’écarter du caractère principal qui constitue ce perfectionnement. La corde ou la courroie c est destinée à faire tourner le cylindre ou prisme à droite ou à gauche (suivant que le cas l’exige), lorsque le carton requis ne se présente pas à son tour et sans que le tisserand soit obligé de grimper sur le métier pour rétablir l’ordre. Le levier e tournant librement sur la broche h qui lui sert d’axe de rotation, il peut se lever et s’abaisser par son autre extrémité en suivant les mouvements d’oscillation du châssis ou de la presse i ; par conséquent la corde ou courroie c conserve constamment une tension uniforme pendant la manœuvre du métier, et circule constamment avec le cylindre pendant tout le temps que le métier fonctionne.
- On conçoit qu’en saisissant à la main cette corde ou cette courroie c au point j, par exemple, et en la tirant on amènera un autre carton en regard des aiguilles. Lorsque le cylindre aura besoin d’être tourné à droite, le crochet k devra être relevé préalablement au moyen des dispositions communément employées à cet effet et dont on peut se faire une idée à l’inspection de la fig. 203. La corde aux crochets l peut être disposée de façon à lever en même temps que la corde ou courroie c toutes les fois qu’on veut rétablir un carton , en faisant tout simplement pendre cette corde parallèlement avec la partie de la courroie c, qui tourne le cylindre à droite, et en la saisissant en même temps que cette courroie lorsqu’il s’agit de rétablir ou ramener un carton.
- Ce perfectionnement est très-utile dans le cas où on ne passe qu’un seul fil de trame par changement de carton, attendu que le métier dans ce cas fait constamment changer le carton après que le fil de trame s’est rompu ou est épuisé, et cela avant que le guide-courroie ait rejeté décidément la courroie de la poulie fixe sur la poulie folle ; mais dans aucun cas la machine ne passera plus d’un carton sans s’arrêter,
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- après que le fil de trame sera rompu ou ! épuisé dans la navette.
- Le second perfectionnement que présente mon métier, c’est un mode nouveau pour manœuvrer le mécanisme à la Jacquard, régler le mouvement de la navette de manière à passer huit duites de trame par carton ou par changement et perdre un coup de navette afin d’avoir le temps suffisant pour opérer ce changement de carton, et par conséquent obtenir une action plus douce et plus uniforme pour toutes les pièces du façonné qui entrent dans le mécanisme, et par suite fabriquer un tissu plus parfait que celui qu’on produit lorsqu’il existe un coup de fouet ou secousse soudaine dans les fils de la chaîne. Au moyen de cette disposition, on assure aux métiers mécaniques un mode d’action semblable à celui qu’obtient le tisserand sur le métier à la main.
- Du reste, voici d’abord la manière dont on opère avec le métier à fabriquer les damas à la main.
- L’ouvrier abaisse d’abord la marche de la fleur ou dessin et ouvre ainsi le pas pour un changement de carton : il tient cette marche abaissée jusqu’à ce qu’il ait avec son pied droit fait manœuvrer les huit lisses de fond, au moyen des huit marches dont il dispose en passant une duite à chaque abaissement d’une nouvelle marche. En cet état il abandonne du pied gauche la marche du cylindre de la jacquarde, au moyen de quoi un nouveau carton est mis en regard avec les aiguilles de celle-ci; alors il abaisse cette même marche pour transmettre ce nouveau dessin au mécanisme du façonné, et passe ses huit duites en abaissant successivement ses huit marches de fond comme précédemment et ainsi de suite.
- On voit donc qu’il y a deux mouvements de la marche du cylindre ou marche aux cartons pour chacun de ceux-ci, et qu’une action plus brusque ou un abaissement plus subit de cette marche dans un métier mécanique que dans le métier à la main, où l’on se sert de marche de fond, serait extrêmement nuisible à la qualité des tissus produits ; en outre, la disposition des fils de la chaîne à se rompre serait considérablement augmentée, et il en serait de même d’une foule d’autres inconvénients que comprendront parfaitement les manufacturiers des tissus façonnés qui ont quelque pratique dans leur art.
- Après avoir ainsi décrit la nature des opérations sur le métier à la main
- à fabriquer les damas, je Je
- quer la manière dont on W même résultat avec le métier m
- nique. „ ona 2ûL
- La bielle inflexible m (fig- ^ ,«rde 206 , 207, 208 , 210) de la j8?^-descend au-dessous de l’arbre ^,*]jeUre velle n, et son extrémité imer . je est articulée avec un levier o q u0 prolonge en arrière et oscille S <e axe p porté par une pièce .ve^oSti-qu’on remarque sur la partie P rieure du métier. Un peu en ar ja du point où ce levier est articm ^ bielle, il porte sur sa face ^rije bout d’axe sur lequel est enfilé etto ^ librement un galet q qui joue dans.^r coulisse j2, creusée sur le plat exte ,a d’une poulie r dont on décrira P3.| suite la structure avec plus de de fl L’arbre à manivelle n est d’une poulie fixe et d’une poulie > s, s à la manière ordinaire. Les u13 ^ velles qui manœuvrent le battant j à l’intérieur du bâti du métier»®^ l’extrémité de cet arbre opposée poulies du mouvement, on a deux pignons, l’un intérieur t (fig;, $ 206), dont le diamètre est moU,ejr)e celui de la roue dentée u, montée s» ^ second arbre ou arbre à cames l’autre extérieur, ayant un dia1® »ji neuf fois moindre que la roue t© commande. Cette dernière roue 1
- lac®
- montée sur le troisième arbre # P a(t en avant de l’arbre à cames © et^ même niveau que lui. Ce troisième^ bre qui fait fonctionner la jacquanJè-ne passe pas d’un côté à l’autre du lier, mais il se termine un peu au ^ d’une entretoise a3, qui s’étend de ^ partie antérieure à celle postérieur® ce métier à peu près vers sa p°rI $ médiane et porte un des tourill°nS l’arbre de la jacquarde. , .|je$
- Sur l’arbre à cames v sont étau . des cames à deux dents et à glisseU1.^ alternatif ô2 qui sont mises en ac ^ ainsi qu’il sera dit ci-après. Les & dents à roulette que portent ces partent comme des rayons des c opposés de cet arbre, et sont d*®P°?re, de manière, l’une par rapport à l’aU -ofj que lorsque l’une d’elles est en ac * s sur la marche c2, l’autre circule toucher cette marche. ,
- Le canon qui porte ces deux u ou roulettes de cames est retenu f l’arbre par une languette ménagée^,, celui-ci et qui correspond à unen0p, nure creusée à l’intérieur de ce ca ^ de façon que celui-ci peut glisser n e zontalement d’un côté ou d’un aw^s sur l’arbre, et mettre tour à tour
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- de la came en conctact avec marche c2.
- ehéeeXÎSle ^eux de ces marches c2 atta-(flj? |au balancier du chasse-navette d2 et 204) à la manière ordinaire. ine ^arches sont abaissées alternativement ^îir *e système des cames à deux huit a .^'ssement alternatif 62 pour tiav duites de trame ou passages de f5| elte ; les cames glissent alors laté-(jlljf,ïlent sur l'arbre v et manquent une tro e> L’autre dent qu’elles portent se J»*nt après ce glissement en contact *el|C es .Inarches, on passe huit nou-Co es duites; enfin, à chaque neuvième lai* battant, la navette reste dans ^ite, dans un but qui sera expliqué
- fahUr ^ arbre x de la jacquarde, qui c 1 Une révolution par chaque neuf «U t (^e battant, il existe deux poulies ‘ambours e2 en regard du système pommes à deux dents Z>2. Ces poulies j. r‘ent sur leur surface convexe deux Ij/jtès, une près de chacun de leurs ^Jus. Ces gorges sont parallèles sur les ^ neuvièmes de leur circonférence , 5J"S au delà elles se rapprochent pour boiser au milieu et à leur point de action, sous la forme d’un X ; elles 1 „r.Ventà guider les extrémités de deux viers d’embrayage des cames f2, qui J Prolongent en arrière et au-dessus p 8 9ames à deux dents b2 jusqu’aux Jolies postérieures du bâti du métier, J1 ds ont leur centre de rotation sur ,jes broches y2. L’extrémité antérieure j6 chacun de ces leviers f2 qui appuie la gorge des poulies porte une olive J, O* 209) qui circule dans le fond de eUe gorge. Sur les canons de chacun * Systèmes de cames à deux dents ô2, ç.es l’une de leurs extrémités et sous sÎJaque levier d’embrayage f*, on a P bdè deux bagues formant entre elles J*6 autre gorge dans laquelle pénètre j,1,glisse une vis de rappel, qui traverse I ePaisseur taraudée de chacun de ces cviers. Une des poulies e2 est placée p.Çc l’entre-croisement de ses gorges bltques d’un neuvième de sa circonfé-jer*ce en arrière de l’entre-croisement
- de 1
- autre poulie, de façon que l’un des
- y$tètues de cames ô2 glisse le premier s r J’arbre, puis peu après lui l’autre Même en fait autant. Ce changement 'leU précisément avant que la dent en h°n attaque et déprime la marche, ce amène l’autre dent sur la même j en contact avec la marche à la tui-révolution suivante, et s’oppose 0. Co,)séquenceàceque le métier perde u laisse passer plus d’une duite par
- changement de carton dans la mécanique à la Jacquard.
- L’arbre x de la jacquarde présente encore à son extrémité une poulie r, dont il a déjà été question et sur le plat extérieur de laquelle est pratiquée une rainure de même forme f (fig. 210). Cette rainure n’est concentrique que sur les huit neuvièmes de la circonférence de la poulie ; l’autre neuvième de son tracé est excentrique, c’est-à-dire constitue un excentrique véritable qui sert à mettre en action la bielle m de la jacquarde, ainsi qu’on l’a indiqué précédemment; ainsi, tandis que la navette manque de passer une duite et reste en repos dans sa boîte, le carton a le temps de changer, avec quelque rapidité que le métier fonctionne.
- Supposons, par exemple, qu’un changement de carton ait été opéré par la poulie à excentrique r calée sur le troisième arbre ou arbre de la jacquarde x, ainsi qu’on vient de le décrire ; alors on commencera à lancer la navette de la droite du battant à la gauche, ce qui s’accomplira par l’entremise ou l’abaissement de la marche du côté de l’aller de la navette, marquée n° 1, fig. 210; la seconde duite au retour sera passée après l’abaissement de la marche n° 2 ; la troisième, par le n° 1 ; la quatrième, par le n° 2 ; la cinquième, par le n° 1 ; la sixième, par le n° 2 ; la septième, par le n°l ; et la huitième, par le n° 2. La navette de retour alors du côté droit du ba tant restera immobile jusqu’à ce que le cylindre amenant un nouveau carton en présence des aiguilles de la jacquarde, imposera un changement dans le soulèvement des fils de la chaîne. Or, celte opération exigeant pour être effectuée un mouvement ou un travail particulier ou extraordinaire de la part de l’arbre moteur, ne pourrait s’effectuer avantageusement pendant qu’on passerait la huitième duite d'un même carton, attendu qu’il n’y aurait pas de fils de chaîne levés à temps pour la demi-révolution de l’arbre à manivelle ou du battant, ni un temps suffisant pour ouvrir le pas avant que la manivelle arrive au point convenable pour imprimer une impulsion à ce battant. Si on abaissait la marche n°l, il en résulterait que la navette passerait par-dessus tous les fils de la chaîne; or, pour évilercet effet, aussitôt qu’on a passé la huitième duite, et que la navette a fait retour à ! droite par la marche n° 2, la came qui ! fait fonctionner la marche n° 1 est rejetée latéralement à droite au moyen des gorges croisées en X de la poulie à double gorge e2, qui amène l’autre
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- dent de la came vers l’intérieur (du côté droit) sur la marche, en mettant en jeu le levier mobile f2, dont l’olive (fig. 209 et 210) passe de la gorge g2 sur celle p2, c’est-à-dire met hors de prise une des dents de la came de la marche n° 1, et amène en sa place l’autre dent du même système, ce qui s’oppose à ce que la navette soit lancée au neuvième coup, puisque la marche n° 1 n’éprouve aucune dépression et reste immobile pendant un certain temps.
- En second lieu, il est évident que la marche n°2 n’a pas besoin d’être abaissée au dixième mouvement, parce que cette marche est destinée à ramener la navette au côté droit où elle se trouve déjà. 11 convient donc de faire glisser ou de pousser l’autre came qui manœuvre cette marche n° 2, de manière à faire passer la dent en action au côté droit de la marche n° 1, ce qui s'effectue au moyen du levier f* et de son olive ^2, qui passe de la gorge A;2 dans celle P dans le même ordre que sur l’autre poulie e2.
- Enfin les deux dents en action des cames ô2 donneront actuellement huit duites régulières de trame par changement de carton: la première en faisant passer la navette de la droite à la gauche et ainsi de suite jusqu’à la huitième, après quoi l’action de l’appareil sera renversée en continuant à travailler aller et retour par chaque série de huit duites de trame, sautant une duite ainsi qu’un coup de battant à chaque changement de carton seulement.
- La troisième partie des perfectionnements que je propose est relative à la manœuvre de l’armure, qui consiste en huit lames de lisses, marquées t2 (fig. 203, 204 et 205), pour faire le fond satin ou croisé. Ces lames sont attachées par le haut à huit ailerons à double levée u2 (fig. 103), dont les extrémités à l’autre bout sont articulées à des bascules. Toutes les bascules de ces ailerons sont attachées à un système de marches de levée y% (fig. 206) placées dans le bas du métier par l’entremise de verges ou fils en métal z-. Ces marches sont disposées parallèle-à l’arbre x de la jacquarde et ont leur point de rotation près du centre a3 du métier. Entre ces marches il en existe un autre système 63, dites marches de rabat, dont le point d’appui est placé sur le côté droit du bâti. Les extrémités opposées ou libres de ces dernières marches sont attachées aux lames des lisses par dessous. A peu près au-dessus du milieu de la longueur des marches de levée et de rabatse trouve placé
- un tambour c3, dont les tourillons s ^ au même niveau que l’arbre x o ^ jacquarde , mais placés perpendici» ^ rement à lui ; ce tambour est n*lS^eS mouvement par un système de ro d’angle ez et fait le même nombre révolutions que l’arbre. oli
- Le tambour c3 porte huit gorge8 divisions creusées sur sa surface c vexe, dont chacune est assez large P e embrasser deux marches à la fois» de levée, une de rabat ; les galets ^ centriques f3 (qu’on voit distincte!*1 dans la fig. 203) occupent sur le ^ .
- bour l’espace entre la seconde et latr
- sième, la quatrième et la cinqu*e . marche, etc., et ainsi de suite P°.
- toute la série. Dans ce cylindre on a
- séré huit broches en fer près de sa P riphérie et parallèlement à son a* ’ ces broches passent à travers le ce» de chacun de ces galets de levéei et rabat c3 entre les gorges ou divisi° ' et leur servent d’axes. Ces galets une épaisseur exactement égale a . moitié de celle des gorges qui part3g le tambour eturie partie d’un côté P°“ remplir ces gorges ou divisions resPe£fl tives, ainsi que pour les maintenir . place. Deux galets ainsi établis placés l’un vis-à-vis de l’autre dans ^ deux premières gorges ou divisions* une broche d’acier les traverse, leü j portées étant disposées l’une en reg3'^ de l’autre. Par conséquent, lorsque^, tambour c3 tourne de façon que ceS o 5 lets viennent en contact avec les sam1 . que portent les marches directe*»6 au-dessous du tambour, il en résu que l’un de ces galets abaisse la Preet mière marche de levée dans la série* j l’autre la première marche de rabat’ les portées des galets f3 étaient disp a sées d’une autre manière (par exei»P e inverse), ce serait la première marca de rabat et la seconde de levée q**1 \ , raient attaquées, attendu qu’elles 9 t raient placées sous le premier galet t ainsi de suite. Les autres galets s° f disposés suivantlordre convenable P0“j un satin à huit lisses, et n'exige**t P d’autre explication Les galets f Pe“, vent être tournés d’un côté ou d’un aef tre, de manière à abaisser ou à cle*. les lisses suivant le besoin, et eu re. rant les broches il est loisible de les» ^ poser dans le tambour de man‘èr® ts former différents genres de croiseme ou de sillons.
- D’après la description qu’on vie»* lire, il est évident que la structure ^ métier permet d’introduire des ments à volonté : par exemple, de ser un nombre de duites supérieur
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- ton j.eilr a hui t par changement de car-^itén a ma<'hine, en effet, n'est pas li-qüar jau nombre, et l’arbre de la jac-seDt °e Peut faire un tour pour cinq ou iQat °0Ups (^e ^,a^anf» ce qui donnera sery6 0u s*x Suites Par carton , en se ail ^e quatre ou six lisses de fond crit‘eu de huit, comme dans le cas dé-duf ’ l°utes choses, du reste, qu’un ma-fiJCtllrier instruit comprendra et di-pa parfaitement bien. ge °ürles tissus d’une très-grande lar-hmh 0n pourra faire usage de deux de i'°Urs c‘3 au i'eu d’un seul, et aussi ron U* aPPare''s ou systèmes d’aile-Ujas w% de marches de levée y2, de c0miS (^e ra^at b3i °u un système ^nPlet pour chaque côté du métier, d ^ison de cette disposition est évi-5|0 te ! c’est parce que les lisses ayant e rs Une très - grande largeur, par «U^Pfe trois mètres et plus, l’effort ^au^raif exercer sur un seul sys-Ce ?erait trop considérable, et c’est 8 ^ui m’a déterminé à préférer deux ^Pareils à un seul pour les tissus p grande largeur, et en particulier e[JUr la fabrication du linge damassé, d ayant soin toutefois de disposer ces tj0Ux appareils de manière qu’ils fonc-^anent simultanément et à agir au instant sur leurs marches respecte es- Quant aux tissus plus étroits, par d^Ple ceux qui n’ont pas un mètre yj. argeur, un seul appareil tel qu’il jjs^d’être décrit est parfaitement suf-
- j> quatrième perfectionnement que 0 1 Introduit consiste dans un mode chaîVeau Pour régler l’ensouple de la wne. L’ensouple delà chaîne g3 (fîg. l),jp 205, 206) est entouré à ses extré-4s es par ses courroies de frottement L’.dont chacune vient s’attacher à un pjer horizontal «*, dont le point d’ap-J. Çst placé sur une potence j3, faisant hU|ie en arrière du bâti du métier. A fj|.aire bout de ce levier, se trouve en-poids régulateur du frottement tJ,’l y a un de ces poids de chaque dAe du métier , et à chacun deux en l^ans se rattache une bielle P, qui iw.^et en rapport avec le levier ms, i„jf. Porte une mortaise à son extrémité djSjr'eure, afin de pouvoir régler la j tance à son centre de rotation o3, à viïUeIle on a attaché la bielle à ce le— fier centre est plac® a peu près au tré Stle la longueur, à partir de l’ex-p^^'té supérieure. Les extrémités suies |eur?s des deux leviers m3 portent au .Urillons d'un petit rouleau p3, qui Puie sur l’ensouple de la chaîne g3. -orsque le tissage d’une chaîne com-
- mence, et que l’ensouple de derrière en est complètement chargée, le rouleau p3 est à la plus grande distance de l’axe de cet ensouple, et le poids régulateur k3 se trouve alors placé à l’extrémité du levier i3 ; mais à mesure que le diamètre de l’ensouple diminue, le rouleau p3 se rapproche de plus en plus de l’axe de cet ensouple, et le poids k3 marche vers le point d’attache de la courroie de frottement h3 c’est-à-dire qu’il diminue ainsi graduellement la pression sur l’ensouple, régularise la tension sur la chaîne et que les poids régulateurs k3 sont ramenés en arrière proportionnellement au décroissement du diamètre de cet ensouple. Quant au frottement dû à la tension , il peut être établi au moyen de ressorts ou à l’aide de tout autre moyen mécanique, par exemple, par des poids et des cordes passant sur des poulies , ainsi qu’on la représente dans les fig. 204 , 205 et 206. Enfin, on peut encore donner tel degré de tension à la chaîne qu’on désire , en enfilant des disques en fonte, percés d’un œil sur des broches perpendiculaires, vissées à cet effet sur la face supérieure du poids k3, ainsi que l’indiquent les figures.
- Le cinquième perfectionnement que j’ai introduit consiste dans un mode particulier pour arrêter le métier directement , lorsque le fil de trame vient à casser ou à s’ébouler dans la navette.
- Dans ce métier, il existe une série de cordes à boyau g3 (fig. 204. 205 et 211 ) tendues par des plombs p3 (fig. 204), qui
- ysontsuspendus.Cescordessontrejetées sur des poulies*;3, et passent à traversdes lisses P (fig. 203 et 204), au-dessous de la planche des arcades ; ces lisses étant montées et manœuvrèes par l’arbre aux cames , ainsi que je l’ai indiqué en décrivant la structure de mon précédent métier, à la page 29 du présent volume du Technologisle. Les cordes tendues g3, après avoir franchi la voie de la navette , au lieu d’être toutes attachées à une pièce en fer de la poitrinière, sont, ainsi qu’on le voit dans les figures , arrêtées pour moitié d’entre elles, celles qui passent par les mailles des lisses postérieures, à un crochet u3, qui s’élève en avant de cette poitrinière ou de la planche de garde antérieure. Ce crochet se prolonge par le bas jusqu’à l’arête inférieure de cette poitrinière ou de celte planche à laquelle il est boulonné , et là il se replie d’équerre pour passer dessus, comme on le voit en v3 (fig. 204 et 211) ; mais son extrémité se relève en
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- suivant une certaine courbure pour former une lame à peu près verticale y3 (fig. 211 ) qui monte un peu moins haut que le crochet u3. La partie supérieure de cette lame porte un certain nombre de trous dans lesquels sont arrêtées les bouts des cordes à boyau inférieures. Sur la face postérieure de la poitrinière est boulonnée une robuste équerre double en tôle w3 qui s’avanee jusqu’à la hauteur de la lame et l’extrémité de cette équerre , porte un bout d’axe qui, se prolongeant jusque dans le voisinage du battant, sert de point de centre à un levier z3. Ce levier se courbe légèrement dans son bras supérieur et vient ainsi prendre place sous le premier cours des cordes q3, qui sont attachées, ainsi que nous l’avons dit, au crochet m3, sur le devant du métier. L’autre bras de ce levier a également une courbure qui le conduit en dehors du bâti, en dirigeant en bas son extrémité postérieure , qui est armée d’un ergot x3. Le guide-courroie a4 et sa détente &4(fig. 211) sont établis comme à l’ordinaire, et sur la queue de ce guide-courroie on a assujetti un buttoir c4 qui se prolonge en arrière, au delà de la largeur du montant du bâti.
- Dans la figure 211 , le guide courroie a4 est représenté hors de prise, et par conséquent le métier est arrêté.
- La navette à chaque duite passe, pendant que le métier fonctionne, entre les cordes à boyau supérieures et inférieures q3, et lorsqu’elle entre dans la boîte , elle laisse le fil de trame, s’il n’est pas rompu ou épuisé , étendu en travers sur le cours inférieur. En cet état, ce cours inférieur se trouve levé, et le cours supérieur abaissé , jusqu’à ce que tous deux arrivent au même niveau et dans l’axe même du pas; ils ne peuvent aller au delà , à cause du fil de trame qui s’y oppose ; mais s’il n’y a pas de iil de trame interposé entre les deux cours de cordes g3, les cours se franchissent et se traversent mutuellement , et le supérieur est alors suffisamment déprimé pour venir appuyer sur le bras supérieur du levier z3 placé au-dessous et le faire basculer, ce qui relève l’ergota;3 placé à l’autre extrémité, et l’amène entre le battant et le buttoir c4 du guide-courroie , de façon que le coup de battant fait partir la détente, rejette la courroie sur la poulie folle, et par conséquent arrête le métier.
- La fig.212 présente un métier mécanique monté avec Jes pièces suffisantes pour expliquer la mauière dont s’exé-
- cute l’enroulement du tissü, e*?£’aC|>é l’appareil qui sert à cet objet de du métier. s0r
- d4 est un pignon moteur, cale l’extrémité de l’arbre à maniy $ur qui commande la roue monte l’arbre à cames. Sur ce dernier ^ est établi un excentrique f en ar. d’un collier g4, composé de deux y lies réunies par des boulons h • p u„e des côtés de ce collier est fixee jk bielle i4, taraudée dans la bo1 qu’elle porte à son extrémité, P®* qui cevoir l’extrémité d’une tige » M0(1 fonctionne autour d’un axe i4, d° j0(J peut faire varier à volonté la P°s ^ dans la mortaise m4, percée dans a paisseur d’un levier vertical qui * ^ centre en n4 afin de s’adapter au n f bre de duites qu'il s’agit de Pa dans un centimètre du tissu qu’ou
- fabriquer. ;er
- L’extrémité supérieure de ce 1 >se porte également une autre mot dans laquelle est fixé ou mobile a lonté un autre axe o4 qui sert de^ aj tre au mouvement du cliquet P fait tourner comme d’habitude fle souple de l’ouvrage. Si on suppo^/Le le métier est en activité, l’excentr 4 f4 fera osciller le levier m4, et coD®leot niquera par conséquent un mouve»1 de rotation ou d’enroulement a1 ^ souple de l’ouvrage par l’entrenus<i e[ la roue à rochet qui porte celle-c sur laquelle agit le cliquet p4. ce On conçoit que je ne borne P35^ métier à là disposition particulière „ cessaire pour tisser des étoffes ‘ayeji nées , attendu cjue je sais forj D $ qu’on sera obligé de donner des |°r sp différentes et de modifier ces disp^j tions pour remplir les mêmes f°n.L à quand il s’agira de métiers destin, tisser d’autres étoffes; mais ces en gements, ou mieux ces disposition5^ ront telles qu’il n’est pas d’oUy^r intelligent qui ne puisse les ima$ et les comprendre d’après la desC Q^y tion que je viens de donner; d,sP^ |j tions qui d’ailleurs seront soumise5 nature du métier auquel on les apEjeS quera, tout aussi bien que celle tissus qu’on voudra produire. ^ Ainsi, le moyen indiqué P°ur de ter le métier au moment où un ‘ trame vient à se rompre PeULed® adapté avec avantage à toute eS,P.|jeUrS métier mécanique. On sent d’an que les perfectionnements indiquealJ* sont pas seulement applicables ja métiers pourvus du mécanisme ter Jacquard, mais qu’on peut les aa à toute autre espèce de métiers Y
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- feeaǰnnés : tels sont la mécanique j
- QuomUr.e’,esraéliersàtambour’ elc’ ! Points * ^u!** s°it, voici en résumé les | Pfègpm Pr'ncipaux de nouveauté que to j mon métier:
- arljr»^ COmbinaison d’un troisième bfg > Pour la jacquarde, avec l’ar-l’jrL ^nivelles n et l’arbre à cames v,
- *a îaC(luar(le et ce*u‘ a cames
- disli mis en action par des pignons niVei|ts’.monlés sur l’arbre à ma-des es ainsi qu’on l’a expliqué ci-
- 2° r ’
- de„j a combinaison des cames à deux P°UfS Sassement alternatif 62, une de j chacune des marches du chassé djp bavette c2, cames qui glissent in-à ftC!anîment l’une de l’autre de droite «dr • e e*' réciproquement de gauche afin de donner huit mouve-r^>ul*ers de chasse . puis à en er échapper ou sauter un et en-ceu changer de position, et de plus bL des poulies à double gorge e2, éla-tfoe|SUr * arbrede la jacquarde x, ainsi bravresdeux leviers régula leurs et d’em-f*ïOn G opèrent le transport ho-
- ajn Jal des cames ô2: le tout construit
- Jfqu’ilaétédit;
- aVe combinaison du tambour c3 Hqj.j poulie à excentrique r, qui ma-tj0avre la jacquarde, afin de faire fonc ^cr les marches des lisses;
- C0u % combinaison de la corde ou 1$ ; r°ic sans fin c avec le cylindre de leVj loarde, les poulies b et d et le !jfr horizontal e.
- C. ^appareil pour faire décroître la de *°n sur la courroie de frottement Roupie de la chaîne à mesure (w/^lle-ci se déroule, c’est-à-dire la /> p h'oaisondu rouleau/)3 et des bielles gQec les poids kz ;
- dpj. Enfin le perfectionnement introït .dans le mécanisme pour arrêter le Se ‘er toutes les fois que le fd de trame c’gJ^Pt ou est épuisé dans la navette, uCa dire la combinaison du crochet «t]S,lr la poitrinière avec son levier y3 e levier de détente
- tfJe<dionnements dans les machines garder et filer les matières tex-
- ï*ar M. C. Pooley, filateur.
- b0^s Perfectionnements portent d’a-‘heti SUr *es machines à carder et per-tigr en* d’opérer le cardage des ma-texl‘les d’une manière plus ex-llve et avec moins de perte de
- substance qu’avec les machines con struites suivant les modèles actuelle ment en usage.
- En second lieu , sur un mode particulier de construction des cylindres employés dans les tètes d’étirage de ces machines ainsi que dans d’autres machines pour préparer et filer les-diles matières, et qu’on nomme cylindres de pression , de manière à leur donner plus d’élasticité et d'empêcher que leur enveloppe en veau ne se glisse ou ne se sillonne à la surface.
- Voici comment j’arrive à ce double but :
- Fig. l,pl.82, section de la portion travaillante d’une carde avec les perfectionnements que j’y ai adaptés.
- Fig. 2, élévation par-devant d’une partie du même appareil. a tambour principal, b cylindre de décharge , c série de chapeaux de cardes placées comme à l’ordinaire au-dessus du tambour principal.
- La nappe de coton pour alimenter la carde est placée du même côté que le cylindre de décharge et est soutenue par deux rouleaux d et e, qui tournent et déroulent cette nappe ainsi qu’il suit.
- Sur l’arbre du cylindre déchargeur b est établi une came s qu’on voit au pointillé « t qui agit sur le levier t pour soulever la tringle v qui redescend par son propre poids , une fois qu’elle est libre. A l’extrémité de l’arbre du rouleau d est fixée une roue à rochet w , de façon que chaque fois que le dèchar-geur fait un tour la tringle est relevée et le rouleau d tourne d une certaine partie aliquote d’une révolution en communiquant ce mouvement au rouleau e au moyen des pignons C, D, E, et que la nappe est déroulée et délivrée aux rouleaux alimentaires f et g qui la transmettent au tambour principal».
- Les rouleaux d’alimentation f et g sont mis en action au moyen du pignon e sur l’arbre du déchargeur qui mène la roue m, laquelle commande la roue B, fixée sur le rouleau/’. Le rouleau g est mené par des pignons placés aux extrémités de ces rouleaux. Le pignon l et les roues ni et n sont indiqués au pointillé dans la figure h et i sont une série de petits rouleaux commençant d’un côté à une petite distance au-dessous du rouleau alimentaire g passant sous le tambour principal et se terminant du côté opposé un peu avant le premier chapeau de cardes. Une partie de ces rouleaux constitue la série de ceux appelés communément travail-
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- leurs et l’autre la série de ceux dits nettoyeurs; les travailleurs sont marqués par la lettre h, les nettoyeurs par la lettre i.
- En examinant le dessin on aperçoit que les travailleurs et les nettoyeurs sont dans la partie antérieure de la série placés alternativement, tandis que dans la portion suivantede cette série il y a deux travailleurs puis un nettoyeur, et dans la partie postérieure quatre travailleurs pour un nettoyeur. J’ai disposé les rouleaux suivant l’ordre que je considère comme le meilleur, mais on peut modifier celui-ci de différentes manières sans affecter matériellement l’invention, et on peut placer un nettoyeur immédiatement après le travailleur avec lequel il est en rapport dans la direction suivant laquelle le tambour tourne.
- Les cylindres travailleurs et nettoyeurs h et i tournent lentement au moyen de deux chaînes sans fin Je; on n’envoitqu’une portion danslafig. t,où l’on a supprimé la partie intermédiaire pour ne pas rendre le dessin confus , mais la position de ces deux chaînes est représentée dans la fig. 2. Ces travailleurs et nettoyeurs roulent sur de petits appuis boulonnés aux segments à coulisses marqués o et fixés sur les parois du bâti de la machine dans la position indiquée au pointillé.
- Sur l’axe de la rouemest fixée la roue « de la double chaîne qu’on aperçoit au pointillé et qui donne le mouvement aux deux chaînes sans fin, et par suite fait mouvoir les travailleurs et les nettoyeurs h et i au moyen de petites roues à chevilles dont on n’a représenté qu’une seule p établie sur le dernier nettoyeur i. Les chaînons de ces chaînes k agissent sur les roues à cheville de façon que lorsque la chaîne double n circule tous les travailleurs et les nettoyeurs sont mis en mouvement, chaque rouleau alternatif étant mené par une chaîne et le reste par l’autre chaîne, ainsi que l’indique la fig. 2.
- Les travailleurs h et les nettoyeurs i sont recouverts de rubans de cardes sur la même longueur que le tambour principal de la machine.
- Après que le coton a passé sous les chapeaux c, il est enlevé au tambour a par le rouleau ramasseur q, couvert de ruban de cardes qui le conduit et le délivre au cylindre de décharge b dont il est détaché par l’arête supérieure du peigne r pour passer à travers une tète d’étirage et tomber dans un pot à la manière ordinaire.
- . (tl
- Le rouleau ramasseur q est n t action à l’aide d’une courroie Paj,3f-sur une grande poulie#,fixée sur ^ hre du grand tambour a et sur petitepouliey,calée sur le que la roue z qui commande le P %e\ A fixé sur l’axe du rouleau q, ’r*Ÿj. se trouve conduit avec une §r, c0too tesse, de manière à détacher le 0t du tambour principal pluscompJe-e ent que lorsqu’il est enlevé immédiate au tambour par le cylindre de decD On s’oppose à ce que le coton soltJou-jeté par le rouleau q pendant son vement rapide de révolution au ^ü'oO d’une espèce d’auge en bois M. £lJ place dessous et d’un chapeau a.aSc0n' bois qu’on pose dessus et dont la wjp struction ne présente aucune culté. ijjjy
- Le procédé pour fabriquer les c] dres de pression des tètes d'étirage^, je propose est si simple dans sa c e struction qu’il n’a pas besoin, P° „rèi compris, défiguré. J’enfile les uns les autres sur une broche pourvue u ^ bout d’une embase fixe des disqu^, drap,feutre ou autre matière serob*a^jn et après en avoir ainsi réuni un ce? eS. nombre pour donner l’élasticité saire, je les comprime et les ma‘nl!aSe en place à l’aide d’une autre erIî%« mobile vissée ou assujettie de l°cy. autre manière sur la broche. Un lindre établi comme il vient d’être jj, est recouvert enfin, comme à 1° naire, d une peau de veau dont la * r face alors n’est plus sujette à se pllS et à se gercer (1).
- Machine à couper et rogner le P^lL* la carte, le carton et autres r duits.
- Par M. J.-Th. Perkins.
- L’avantage que présente cette velle machine, c’est qu’elle coup? te rogne avec la netteté la plus parfal*e et papier de toute qualité, la can t même le carton, et que les livres de ^ format et de toute épaisseur qu’e"evec gne bien carrément en sortent * 0 une tranche si unie et si nette, qu
- ffS'’
- U) Ce moyen d’établir les cylindres de " p3s sion a déjà été essayé en France et y a c? donné de bons résultats. Voyez au rest .a„s sujet un rapport de M. Em. Dolfus, Mit1' le Bulletin de la Société industriel'le a ^ 3n' house, n° 75, et dans le Technologie * née , p 73.
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- jvoj Pr°Péder immédiatement et sans can-r recours à d’autres procédés mé-ques à la marbrure et à la dorure. p|£.a “S* 3 , p|. 8*2, est une vue com-»e en élévation de la machine.
- ,a fig. 4, une élévation latérale.
- liée ’ v SOn* ^eux ^asclues en f°nte re“ |)o ? * une à l’autre par des traverses
- Ÿen Z°nlales a» et ®» ® ^es montants Co Us de fonte avec les flasques A. Au |jSj r® de ces montants existe une cou-pi^ ® pour recevoir les extrémités du
- ane
- d'nneau. mobile C, lequel est pourvu Hahr V's c fonctionnant dans un écrou d pj?1 dans le chapeau ou traverse su-'®Ure D. Un balancier monté sur la Utj6 *av*scsert» en lui imprimant gouvernent de rotation, à faire des-pj. r® le plateau C, afin de presser et 50'ntenir en place avec fermeté sur le j/0tnier de la machine le papier ou Jjmtres matières qu’on veut rogner, sont des consoles boulonnées ter i, ®ôté du bâti et destinées à por-ç * arbre horizontal F et la manivelle *ont f Une ^es exlrémités de cet arbre, enfilées deux poulies e, e, l’une de ’* autre folle, et sur l’autre un bras pj.Manivelle f. On peut de cette ma-pje|,e communiquer le mouvement à la v achine, soit à l’aide d’une machine à d^Ur ou tout autre moteur, soit à bras n°mme.
- |’ ® est une roue dentée , calée sur Pj ®re F, qui engrène dans le pignon h v0inié sur l’arbre à manivelle G, * un L-nt sur ce dernier arbre pour réguler les mouvements de la machine. |aM arbre à manivelle G, au moyen de P^Pielle k, communique un mouve-horizontal à la scie ou couteau H |ç1 fonctionne entre des guides dans ^ montants B,B. De chaque côté de q, .guides sont insérées à vis des tiges y:'1 s’avancent dans les coulisses et nouent butter sur la scie ou couteau fj a6n de lui donner un mouvement j*ie et régulier.
- P 1 est un sommier sur lequel est placée (q.a fable pour porter le papier ; ce som-ü.er repose en outre sur un chariot - * glisse sur les deux cotés du bâti, a ... .. la.: fonctionnant
- 1
- avant de ce bâti et a,,,1s des appuis propres, se trouve un q/*re horizontal K , portant deux seg-de nis dentés 1,1 qui engrènent dans 5p Crémaillèresverticales q, q, glissant pa i s barres de guide p, p, et reliées b0., bas par la traverse r, r aux deux bien lac!uelle sont articulées les Au • .s’s fiui l’assemblent au couteau.
- Milieu de la longueur de l’arbre K, pjA^alèe une poulie à poids m; sur ce me arbre il existe une roue à rochet Technologitk. T, VII.— Juillet 1846,
- n, dans les dents de laquelle tombe, à certaines époques de l’opération, le cliquet n, et enfin un levier o pour le service indiqué ci-après.
- Voici comment on fait fonctionner cette machine:
- Avant de placer le papier ou autre matière qu’il s’agit de rogner dans la machine, il faut d’abord relever le couteau H, ce qu’on fait en abaissant le levier o sur l’arbre K qui agit sur les segments l et relève les crémaillères q, la barre r et les bielles verticales, et par conséquent sur le couteau qui s’y trouve articulé. Le papierest alors placé sur la table dans une position convenable au-dessous du couteau ; on abaisse le plateau C jusque sur le papier et on serre. En cet état, ou imprime un mouvement de rotation à la roue dentée g au moyen du bras f ou de la poulie e, et le pignon h engrenant dans cette roue g, fait agir la manivelle G qui communique le mouvement alternatif nécessaire au couteau H.
- Si on trouvait que le poids de la lame du couteau et des pièces qui en dépendent ne fût pas suffisant pour produire la pression nécessaire pour couper la matière sur laquelle on opère, quand, par exemple, on travaille sur du carton, on appliquerait un poids à la poulie m ainsi que le font voir les figures.
- Lorsque la lame a pénétré jusqu’au fond de la masse de papier, on suspend son mouvement alternatif en rejetant la courroie motrice sur la poulie folle ou en cessant de tourner le bras f. On relève alors le plateau C en faisant tourner les vis c en sens contraire ; on soulève la lame ainsi qu’il a été expliqué ci-dessus,et on le maintient dans cette position à l’aide du cliquetn\ qu’on met en prise dans l’une des dents de la roue à rochet n.
- Afin de faire avancer le papier et pour qu’il soit rogné sur l’autre rive bien parallèlement à la première, on fait usage de l’appareil représenté en plan fig. 5 , et qui consiste en une tringle t, montée sur le côté extérieur du bâti, portant à l’une de ses extrémités une petite manivelle u et légèrement conique à l’autre , sur une certaine longueur, afin de pouvoir glisser dans une douille mobile». A cette douille est attachée une barre w qui s’étend sur toute la largeur de la machine et est pourvue à son autre bout d’une autre douilleæ, à travers laquelle passe une autre tringle y fixe sur le bâti et servant de guide pour assurer la marche ferme de la barre w dans ses mouvements en avant et en
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- arrière. A cette barre w est attachée une planchette qui, amenée en avant quand on fait tourner la manivelle sur la tringle t, pousse le papier vers la partie antérieure de la machine en le maintenant constamment parallèle à la lame du couteau. Arrivé dans la position convenable sur la table, on abaisse le plateau Csur le papier, et on fait fonctionner le couteau ainsi qu’il a été indiqué plus haut (1).
- Une modification au mode de construction décrit ci-des«us est indiquée dans la fig. 6, et consiste à couler les montants B,B séparément du bâti en les y fixant à charnière. Dans ce mode de construction , le couteau fonctionne dans des guides distincts des montants , et la partie supérieure de la machine qu’on appelle la presse peut être rabattue dans une position horizontale après que le papier a été rogné, afin de pouvoir en dorer ou marbrer la tranche sans enlever de la machine.
- La fig. 7 représente le couteau le mieux adapté pour rogner et couper le papier et le carton, et la fig. 8 celui à tranchant droit qui convient davantage aux matières en laine ou en coton.
- Scie mécanique cylindrique.
- Par M. Harvey.
- Les machines à scier ne sont point une nouveauté , mais le sciage opéré , soit par des scies droites , soit par des scies circulaires, s’est fait principalement jusqu’à présent en ligne droite. Scierie bois, ainsi que l’effectue la machine dont il va être question , suivant des formes curvilignes de dimensions quelconques , depuis le dossier d’une chaise jusqu’à un mât de vaisseau, est une chose qui n’a pas , à ce que je présume, été encore faite mécaniquement.
- Le principal instrument de ce perfectionnement est une scie cylindrique A , dont on voit une élévation par une extrémité dans la fig. 0, pl. 82. où elle est représentée appliquée à découper une pièce de bois carrée en pièces courbes (1,2,3, fig. 11), propres à entrer dans la construction des mâts , mâtereaux ou esparres pour les vaisseaux.
- La fig. 10 est une élévation latérale du
- i ) Celle partie de la machine est très-impar-
- faitement décrite et peut-être mal conçue; mais il sera facile d’imaginer une disposition
- meilleure. F. M.
- système général de la machine g
- cette scie fait partie, et dont la o est l’élévation antérieure. 0u
- La scie A consisie en une la»1 *, ruban d’acier, disposée a»1011^,;1 circonférence d’une monture
- de
- cyli<
- cinq1116'
- queC, dont on a enlevé les deux y ..e< mes ou à peu près de la P^'f^pte-afin que chaque portion de bois, s, sure qu’elle est découpée , PulSser|jofl ser par l’espace ménagé entre la P0'cy-coupante de la scie et le corps du lindre lui-même. _ o(n-
- B, B est le bâti de la machine* , posé de deux flasques assemble^ f un sommier 6,une plaque supèrieU ^ et consolidées par des entreto|Se. ^ des croix de saint André. La sciey- r montée sur des bras D, D, articules . le chariot supérieur E, de man.,e ,,o' pouvoir être ajustés dans toutes le sitious requises , tant au-dessus <lu all dessous de l’axe de l’articulation * j, moyen du segment de cercle F» P fls tions dans lesquelles ils sont re'eeIli par le moyen des clefs G, qui souleV je la pièce courbe H et la pressent su segment.
- La scie reçoit un mouvement a natif au moyen du levier I, qui e }f prunte lui-même son mouvement’^ l’intermédiaire d’une bielle, à ,.3r-manivelle disposée à l’extrémité de ^ bre principal K. Cet arbre K est c , mandé par les poulies fixe et folle d e. qu’il porte et réglé dans son ment par un volant L. Sur l’aut^^pe
- u >le
- trémitè de cet arbre est calee roue d’angle M , qui en mène autre montée sur l’arbre transvers3 p sur lequel est établi un exccntri<îlJ\Jr à l’extrémité et près du travail ? P°3u faire marcher la roue à rochet F j moyen de l’encliçjuetageQ. L'arbre porte cette roue à rochet a aussi a tre bout un pignon R, qui engr je dans la crémaillère S attachée soU*ifi£ chariot T, lequel alimente la scie 3 j, le bois. Ce chariot marche sur des»£() des en A, boulonnés sur le bù» charpente. ^
- La pièce de bois qu’il s’agit de biter à la scie est soutenue à chaque^ trémitè sur des plates-formes p°^,ü(1e tourner sur des centres, dont d’elles, qu’on voit en U , est P°ur pn d’une roue dentée et d’une vis sa ^0is qui permet de tourner la pièce de sur son axe et de l’arrêter en un pu quelconque de sa révolution. oir L’arbre N donne ou suspend 1g 3(i vement delà scie circulaire / jes moyen des poulies fixe et folle.^ • . à i fonctions de celte scie consiste
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- t J*p I -
- de b0;„Jes bords ou angles de la pièce $ciep ,; av^nt qu’on la découpe à la pièCe^ lr'dr'que A, et à cet effet celte lies à eSt arïlenèe en avant par les pou-pigno^8es J, J, la crémaillère et le ^i'dessu dont ** a question
- ,,Jt d'ff ajuster la longueur de la bielle Scje 'uéreuies positions de l’axe delà PoseT'ndricl,,e A, cette pièce se com-Par v‘ de“x Part*es réunies entre elles La'r et écrou.
- îj.^S'll représente les pièces 1, 2, hachées de l’angle de la pièce de fe$te’ a ,dS- 12 , la pièce centrale qui C^Près qu’on a opéré de la même q*a’0 ere sur les quatre angles, pièce î-)S .c°upe ensuite en deux morceaux C: a,nsi que l’indique la ligne ponc-je ®», n.
- pjva 13 représente la totalité des débv Su'var,l lesquelles la solive a été sujyl ee » combinées ensuite entre elles iwant la forme d’un mât, d’un mâte-s°tu oU d’une esparre. Les pièces 1,1 autf abord placées les unes ci côté des 2.2eS> Puis sur elles on pose les pièces nL'Sur ces dernières celles 3, 3, de ma-lant (lUe ces tr0's séries forment au-Pet t e cercles concentriques avec un J espace quadrangulaire creux o au pa t!’e, chaque joint étant recouvert $uj *e uiilieu des pièces concentriques c0 Va|Hes. Les deux pièces rets, dé-Jfees dans le cœur de la solive , ser-ïent de jumelles au mât ou au màte-et sont placées de chaque côté. d0s°live carrée tout entière se trouve iJ}c convertie sans perle en un mât, corh eau ou esParre circulaire, qui, |,ïle on sa'1’ °^re P*us d’élasticité résistance que les mâts, màte-pi^x et csparres circulaires d’une seule
- in?
- Ü'Pe
- est facile, comme on voit, d’adapler
- scie construite sur le même prin ^ au débit du bois, pour découper cl dossiers de chaises ou autres arli-4VS semblables, et de la faire servir pe c quelques modifications, à décou-t des ogives et des courbes du même actère , convexes ou concaves, p^utilité de la machine ne se borne pe a l’emploi d’une scie seulement; on en e^el en ^xer deux , trois ou salage sur le même axe, et par con .ÿent opérer deux , trois ou un plus sCj nd nombre de traits à la fois Ces p as Peuvent encore être établies dans plan, ou l’une d’elles en avant W autres ; enfin , on peut faire varier ^jargeur,leur diamètre, etc. (1).
- ^ P est évident, quoique l’auteur ne le dise
- Disposition nouvelle à donner au tour pour tourner, percer, aleser, fileter les pièces et tailler les roues.
- Par M. Th. Fum.br, ingénieur-constructeur.
- Cette invention consiste dans une disposition nouvelle à donner aux appareils employés à l’exécution des différents travaux dans les ateliers de construction , tels que tourner, percer, aleser, fileter, refendre les roues dentées, de manière à n’avoir qu’une seule et même machine pour les exécuter tous.
- La fig. 14, pl. 82, est une élévation par une des extrémités de cette machine, et où l’on voit la disposition générale de l’outil pour tourner, percer, aleser, fileter et tailler.
- La fig. 15, une élévation antérieure de la même machine.
- La fig, 16, un plan ou projection orthogonale sur un plan horizontal.
- Dans les figures, A est le système pour fendre les roues , B l’arbre principal du tour en l’air avec son cône de poulies, C le banc de tour avec son chariot et sa poupée mobile , D les pièces qui établissent lacommunication de mouvement entre l’arbre et la vis régulatrice ou de rappel, E celles qui déterminent la relation entre l’arbre à main et la roue régulatrice F qui sert à diviser lorsqu’on veut fendre les roues, et enfin G la fraise à tailler les dents pour les métaux qu’on met en action par un des moyens connus.
- Les fig. 20 et 21 sont des vues détachées de la broche et de l’outil tranchant dont on se sert pour tailler les
- pas, qu’il faut changer la scie et son cylindre toutes les fois qu’on veut enlever une pièce courbe qui n’a pas même rayon de courbure à l’extérieur (pie les pièces levées précédemment, ce qui doit obligera avoir un assortiment fort dispendieux de scies lorsqu’on veut produire toutes sortes de pièces courbes circulaires, ou se borner à un petit nombre de pièces qu’on produirait alors avec célérité et économie au moyen de cette ingénieuse machine. On doit remarquer en outre qu’on ne peut fabriquer ainsi que des pièces courbées en arc de cercle; seulement on sait qu’il est un assez grand nombre de lignes courbes qu’on parvient à obtenir approximativement par des combinaisons de lignes circulaires à rayons semblables ou variables. Eutin nous ferons remarquer qu’on ne décrit pas ici le mécanisme a l’aide duquel on obtient ce mouvement de recul que doit avoir toute scie à mou -vement alternatif avantde revenir à sa position primitive et recommencer un nouveau trait.
- F. M.
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- dents de roues en bois, et pour remplacer dans ce cas la fraise G et sa broche.
- Les fig. 17,18 et 19 représentent trois vues différentes d’une disposition particulière du mécanisme pour faire , au moyen d’une vis, marcher le chariot qui porte l’outil quand on s’en sert pour fileter, aleser et dresser des surfaces planes; lavis, dans ces derniers cas , joue également le rôle d'un arbre tournant. Les filets de la vis sont conservés dans un état parfait d’intégrité , et ne servent exclusivement qua tailler des vis.
- La fig. 17 est une section longitudinale de cette disposition.
- La fig. 18, une section transversale.
- La fig. 19, un plan.
- a est une vis régulatrice ou de rappel portant une rainure b , qui s’étend sur toute la longueur de la partie filetée ; c, une vis sans fin portant un goujon qui s’ajuste et peut aller et venir dans la rainure b de la vis a. Cette vis sans fin, en voyageant sur le filet de la visa, agit sur la roue dentée d, laquelle met en action le système de roues d angle e,e. Celles-ci, par l’entremise de l’arbre f, commandent la roue droite g et le pignon h , lequel, en engrenant dans la crémaillère i, fait marcher le chariot.
- Quand on se sert de cette dispostion pour dresser des surfaces, la vis sans fin c communique encore, comme il a été expliqué, le mouvement aux roues d’anglese,e; mais l’arbre /'est repoussé en même temps horizontalement, et lorsque la roue droite g est mise hors de prise, la roue droite,/ est en communication avec le pignon k. Ce pignon est placé à l’extrémité de la vis l, qui met en action le coulisseau destiné à faire avancer la surface qu’il s’agit de dresser.
- Enfin, lorsqu’on en fait usage pour tailler les vis, la roue droite j et la roue d’angle c sont mises hors de prise, et on serre l’écrou à mâchoires nn. Le pignon g reste en prise , de maniète à être prêt pour ramener le chariot au moyen d’une poignée placée à l’extrémité de l’arbre f, qui agit sur la crémaillère par l’entremise des roues g et h. La vis sans fin c repose alors sur deux petits supports m, m, et constitue ainsi un point d’appui pour la vis a, sans être en contact avec elle et sans altérer en aucune manière son filet, en même temps qu’elle maintient toujours cette vis parallèlement avec la ligne des centres et au centre même de l’éc ou à mâchoire n, n.
- 0
- Porte-foret pour percer de très~Pe trous dans les métaux.
- Par M. K. Rarmarsch.
- de*
- On éprouve souvent de très-grajaf)S difficultés lorsqu’il s’agit de percer les métaux des trous capillaires ou it très petit diamètre, à cause de la . du foret qui, sous sa faible épa,s* j0n se brise très-facilement à la Pj||ert sous laquelle il faut le faire ,tratva .rr quelque soin qu’on apporte à I °P lion du forage. Cette circonslanç) cheuse a été écartée de la rnan|«caCÉ la fois la plus simple et la plus c» |a par l’outil dont nous allons ^°npü^' description et qu’on doit à precht, mécanicien à Hanovre.
- La fig. 22, pl. 82, présente un® perspective du porte-foret compote. La fig. 23 est une section de sa u e$ La fig. 24, une vue des diŸ pièces qui composent ce porte-f°re^eJ Toutes ces pièces sont représet1
- de grandeur naturelle.
- A, A est l’arbre en acier du
- tour*
- et
- ordinaire avec sa poulie en cU,V4e3 sur laquelle on fait passer la c<?^nie boyau de l’archet. Cet arbre preSj en d’un bout une pointe conique a fl^rt forme le pivot sur lequel appuie 13^te
- à vis de la machine à forer ou
- a":
- dans un trou de la conscience; de ^et tre, il se termine par un pas de est percé d’un trou carré dans on introduit le foret B, pourvu * e même d’une tête carrée c qui e juste dans ce trou. ^
- Sur ce pas de vis b on visse &p \ ment une boîte en laiton C.C fl” cet effet, est pourvue d’une doud,e tête d], taraudée à l’intérieur P°Uu0jte juster sur ce pas. Le reste de la ,a(J5 est foré d’un trou cylindrique toute sa longueur. e(ie
- Dans le canal que présente y„ boîte C,C, on introduit un,Pet,tuj jf lindre D en cuivre ou en laiton fl p glisse à frottement libre, mais sans lotter. Ce cylindre est destiné à tenir le foret B qu’on y insère, et a s poser à ce qu’il fléchisse ou se r0!?")re Entre la tète c du foret et le cyb ç £ D, on place à l’intérieur de la boite un fil d’acier contourné en spirale ^ grand nombre de tours, et formant ^
- sort à boudin dont les circonvplu e entourent le foret, ainsi que l infl 11 la fig. 23. , ^eflt
- Lorsque ce ressort est comptete^yf distendu, c’est-à-dire qu’on n’exefC
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- luj ^
- Cï*inf|rp *n Press!°,n » Ü maintient le qu'il f • u poussé à une dislance telle SUeUr 1 saülie de la moitié de sa lon-l’jper n avant <le la boîlcC, C, et qu’on t’estjj*0^ c'ue la P°'nte du foret B. i|ijrera.,,s cet état qu’on commence à fofet îe/orage. Mais aussitôt que le lofer Per,etre un peu dans la pièce à foe|e' J3 Pression qui s’exerce alors re-té(ja j P'us en plus le ressort F, qui, litidfg a Peu» permet au petit cy-Ijtis] ^ de rentrer successivement PL a boîte CC et de disposer d’une ^orande largeur de foret.
- Poura,Va,llage de cette disposition , celui hlie ,1uel elle a été spécialement éta-c est que jamais il n’y a de lon-«t llur(luelconquede foret qui soit libre bo(te s°it soutenue à l’extérieur de la C^.C, puisque les portions qui !çtl/Pas pénétré dans la pièce à forer Pf0l?u,vcnt constamment entourées et tOfi^ees par je cylindre D, et par %X?')enl ® des ruptures et des
- *'lion ^eut raPProcl‘er de celte dispo-Huj deux moyens analogues, mais PL dossiers, et qu’on ne pourrait ap • tï4Uer au travail délicat des métaux. Usj^ôiier de ces moyens, dont on fait ^èch P°ur Percer Ie b°ls avec des t k 'on?ues et minces, consiste en hfç de laiton qu’on enfile sur l’ar-^ftant la mèche et qui est destiné Dépêcher celle-ci de fouetter et de pçrair« Le second est employé par les % .rs de pipes sur le tour, et con-iotlÿ paiement en un guide de même îÇr®,leur que le foret et qu’on fait glis-LS!J,, lui ou reculer, suivant qu’on a ^a°lr' d'une longueur moins ou plus Hjjlf e de cet putil à mesure qu’il pé-
- outil de M. Gumprecht nous paraît in-?s ,u* etdenalure à rendre des services dans s1r Iavaux délicats que cerlains arts exercent a "‘étaux ; mais d’abord il est coûteux de %Ll®re acquisilion, ensuite il est compliqué >ib|jat donner lieu à des pertes de temps sen-^tii» r suite (^e ruptures 0,1 Pour ,es. ajusteur,„s- D’un autre côté, le petit cylindre D quel,, Constamment sur la pièce à forer, et 'lit) A116 faible qu’on suppose le ressort à bou-iV d° t> dans un mouvement rapide, laisser *nu:«ces le pression sur celle-ci, et par con-Vaiini Produire des marques des impressions, Vçr[ lerer la régularité ou la netteté de l’ou->1 re des trous. Enfin, ce qui est bien grave, Sftrijp .se|nble qu’il doit mettre obstacle à la lr des copeaux, et par conséquent nuire 6 Lâvail régulier de l’instrument, et que si h v'enl à Qasser près de la tête, la ma-«Xtraj °nl il est monté, expose à ne pouvoir ClIgpCe celle.ci facilement du trou carré où PegiJJ insérée , sans beaucoup de travail, et cire en détériorant l’outil.
- F. M.
- iii.JT-1
- Sur les propulseurs hélicoïdes, et sur les recherches théoriques et expérimentales entreprises par M. Bour-gois, enseigne de vaisseau.
- Par M. Poncelet, de l’Institut.
- [Suite.)
- La question que l’on doit principalement se poser dans la pratique se trouve ainsi ramenée à celle de déterminer les dimensions ou proportions qui rendent ce coefficient de réduction ou minimum. Malheureusement ces dimensions y entrent sous une forme très-compliquée , qui ne permet pas de traiter la question d’une manière générale et analytique. L’auteur se voit obligé d’y suppléer par une discussion numérique relative à un navire dont il s’estdonnélesdimensionsellarésistance à priori ; discussion assez pénible, dont les résultats sont consignés dans un appendice rapporté à la fin de l’ouvrage, et qu'il conviendra de renouveler toutes les fois qu’il s’agira de fixer les bases d’établissement d’un propulseur hélicoïde pour tout autre bâtiment. Neanmoins, ces résultats s’appliquant à un navire qui se trouve dans les conditions les plus ordinaires, M. Bourgois a pu en tirer diverses conséquences utiles dont nous résumerons en peu de mots les principales.
- 1° Les avantages résultant de la diminution du frottement des branches de la vis lorsque l’on emploie un tambour intérieur, sont, à très-peu près, compensés par l’accroissement de résistance qui proviendrait de la présence même de ce tambour.
- 2° Les bases d’établissement d’un système de propulseurs hélicoïdes doivent varier non-seulement avec les dimensions des bâtiments, mais encore avec la nature de leur service ou la puissance relative de leurs machines, et il y a lieu, par conséquent, de distinguer avec soin les avisos dont la marche doit être très-rapide, des bâtiments de guerre et de transport dont la vitesse doit être un peu moindre, et, d forliori, des remorqueurs et des navires à voiles et à machine auxiliaire dont l’allure, quand on ne fait usage que de celle-ci, doit être beaucoup plus lente.
- 3° La surface totale des branches du propulseur ou le développement de leurs hélices doit croître en raison di-
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- recte de la résistance à vraincre ou inversement aux vitesses imprimées; le rapport du pas an diamètre ou l’inclinaison des hélices sur le plan de rotation doit , au contraire , augmenter avec ces mômes vitesses, la grandeur absolue du diamètre étant susceptible de varier suivant les circonstances et d'après les considérations militaires ou maritimes étrangères aux effets mécaniques.
- 4° Pour de très-grands navires , la forme des ailes des moulins à vent serait celle qui s’approcherait le plus des conditions du maximum d’effet.
- Dans les derniers paragraphes de son mémoire. M. Bourgois examine successivement l’influence du nombre des branches du propulseur, la cause des trépidations inhérentes à sa constitution, et qu’il attribue principalement i à la diminution du nombre de ces I branches, ou plus spécialement au manque de symétrie dans la distribution des pressions d’amont et d’aval ; la forme qu’il convient de donner à la directrice de ces mêmes branches pour les placer dans les conditions les plus favorables ; enfin, la force de traction exercée par la vis dans les circonstances où se trouvent placés les remorqueurs et les navires en repos; circonstances pour lesquelles les formules générales cessant de demeurer applicables, sont empiriquement remplacées par celles qui s’en déduisent lorsqu'on néglige les frottements, et dont le coefficient de réduction ou de correction se trouve déterminé par la comparaison des résultats qu’elles offrent avec ceux de ^expérience.
- A l’égard de la directrice, l’auteur propose de la tracer en développement, avec une courbure telle que les filets liquides arrivent sur la vis dans une direction sensiblement tarigenlielle à ses premiers éléments, c’est-à-dire de manière à éviter le choc et les perles de travail qui en résultent. On conçoit, en effet, que, sous un certain angle d’incidence, la portion du fluide qui afflue parallèlement sur la face opposée au choc tend à s’en détacher, ou subit une contraction qui devient, plus loin, la source de tourbillonnements et d’une consommation inutile de force vive.
- La tin du mémoire que nous analysons est employée à discuter la valeur des expériences dynamomètriques jusqu’alors mises en usage, et les proportions des roues d’engrenages qu’il convient d’adopter pour transmettre l’action du moteur à la résistance; à exposer l’état actuel de la navigation
- au moyen de la vis, dont nous a ^
- rendu compte au commencement
- rapport; à poser les bases d’un P ^ d’expériences en grand, exempt®. inconvénients remarqués, et fl |e5 trouvent principalement fondées s ^ résultats de la nouvelle théorie; e e5 à exposer les diverses c°nsequ ge-propres à servir de règle à l’étau . ment des propulseurs qui convieo aux différentes classes de navires.
- Au surplus, l’auteur a déjà eu' casion d’appliquer les formule» d dites de «a théorie à l’apP^F des effets des propulseurs bèhc. employés à bord de plusieurs ments actuellement en service, el # résultats de ses calculs se sont trou ^ sensiblement d’accord avec ceu* j, l’expérience directe. L’un de ces ® ^ ments, nommé le Pingouin, |,ej réception a été l’objet de diverses e “ j faites en présence d’une commis8.1 ^ laquelle l’auteur se trouvait adjo ( est venue, après coup, confirmer d $ manière satisfaisante les prcv's) |e des formules, ainsi que faites1® • procès-verbal authentique des e riences, et il y a tout lieu d’espérer la même vérification de la théor'® ^ M. Bourgois viendra assurer le sUL,t des essais d’application en grand M. le ministre de la marine se P ^ pose d’ordonner prochainement *ef[5 cution dans l’un de nos principaux P militaires.
- En résumé, le mémoire de M-gois laisse peut-être à désirer que'fl la améliorations sous le rapport forme scientifique ou académi<loC. jÊ|i la rédaction, ce qu’explique tr® ieut la position exceptionnelle de l’aü e; et la nature de son service mard1 mais, d’autre part, il offre tous Ie8 ^ ractères d une œuvre conscienC'eUune ment élaborée, et qui doit inspirer juste confiance dans les résultats * e. nis tant par le calcul et le rai8°^e$ ment que par les expériences dir?^, auxquelles ce jeune officier s’est I* ^ La manière à la fois rationnel' ^ neuve dont la théorie du pr°Pu rro-hélicoïde s’y trouve exposée et ce ^ borée par des faits nombreux, je$ nablement observés ou discutes, j utiles et importantes conséquence ^ s’en déduisent pour l’établissemeu e navires à vapeur, nous font cr<>|re(j0li M. Bourgois a rendu à la ,,aV,^uie à dont il s’agit un service compara*7 ^ celui qu’elle dut à l’utile public* ^ de feu M. Marestier sur les ie%-vapeur de l’Amérique. Mais nous P tfe primerions qu’imparfaitemenl
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- Pen$ép . , .
- Hérj,p ’ 7 nous n ajoutions qu’outre le lam . u offrir un nouvel exemple de ti0ris n,lere dont on doit traiter les ques-cherpLe mécanique appliquée, les re-(|Uj oes théoriques et expérimentales à„ n°Us occupent possèdent encore CoqjS yeux le mérite non moins re-la ^andable de devoir amener par d’heureuses modifications, de Nal>les perfectionnements, dans le l,c0 .e d’installation des propulseurs hé-lüef s‘ ^r> ** importe ici de le remar-se,n.’| de pareilles modifications, de qUeJ ’^bles perfectionnements , aux-e vu*8aire n’attache ordinaire-s°nt ?U un ^en fadde prix, parce qu’ils sC|J|> le résultat d'investigations ob-fLes<d en apparence plutôt scienti-Hç^que pratiques, exercent réel le— Sur sur la destinée des inventions et tt J Rendue des services qu’elles peu-n0t)l rendre à la société, une influence moindre que l’invention elle— p|ç|/e* dont elles sont d’ailleurs le com-Oub|.er|t indispensable. On ne doit pas ^.mr, en effet, que c’est par de tels q(je^donnements et de telles éludes pL ™ait a immortalisé son nom , bien cliin 1Ue Par la découverte de la ma-0,) Je à vapeur, dont, à juste raison, f0 a revendiqué pour d’autres, l’idée $itj^mentale ou principale dispo-
- ti0^aPrès ces diverses considérations, * pensons que le mémoire de liô°Urg°is mérite l’entière approbatif de l’Académie, et serait digne de éf^itre dans le Recueil des savants Cn9ers, si l’auteur n’avait l’inten-tj0a d'en faire l’objet d’une publica-Cûnn Réparée. L’importance pratique des (jjt^equenccs auxquelles M. Bourgois tre]P3rvenu nous fait, en outre, émet-fjfj e vœu que M. le ministre de la ma et e ne tarde pas à fournir à ce jeune q Capable officier l’occasion d’appli-|epr à un navire de grande dimension cuit de ses laborieuses recherches, $e d en perfectionner et compléter, s’il Peut, les plus importants résultats.
- A)
- sur les moyens de remédier J*30 inconvénients de la fumée pro-u*fe par les fourneaux alimentés la houille.
- Par M. Ch. Combes.
- (Suite.)
- f«v eS expériences ont été faites sur le “er d’une chaudière ordinaire, de
- forme cylindrique, à deux bouilleurs, d’une capacité totale de 2 mètres cubes 85. La grille a 0 mètre carré 6525 de superficie totale; la somme des vides compris entre les barreaux est de 0 mètre carré 162, soit le quart de la surface totale.La cheminée a une hauteur de 20 mètres au-dessus du sol ; elle est à section circulaire ; elle a intérieurement 0m,70 de diamètre à sa base et üm,50 à la partie supérieure , ce qui donne, pour l’orifice supérieur, une surface de 0 mètre carré 196 La surface totale dechaufifeest de lômètres carrés, la circulation des gaz résultant de la combustion est d’ail leurs dirigée comme cela a lieu dans les constructions les plus ordinaires. Le courant passe sous les bouilleurs, revient sur le devant du fourneau par le carneau de droite qui s’élève jusqu’à la moitié du diamètre du corps de la chaudière , et retourne à la cheminée par le carneau de gauche. On brûlait sur la grille environ 80 kilogr. à l’heure de houille menue et très-fumeuse des Produits, en Belgique. Les cendres et les matières pierreuses contenues dans cette houille donnaient lieu à des scories noires et pâteuses, de sorte qu’on était obligé de décrasser fréquemment et péniblement les barreaux delà grille.
- On a pratiqué dans le massif de la maçonnerie, et des deux côtés de la grille, deux conduits destinés à amener de l’air atmosphérique au milieu du courant de gaz résultantde la combustion ; l’orifice extérieur de chacun de ces conduits, sur le parement du fourneau, a 130 millimètres de base sur 110 de hauteur (143 centimètres carrés de surface); ils se prolongent sur toute la longueur du foyer dont ils ne sont séparés que par l’épaisseur d’une demi-brique , et vont déboucher à 16 centimètres de distance en arrièrede l’autel, par deux fentes rectangulaires, directement opposées sur les deux côtés du fourneau, ayant 195 millimètres de hauteur dans le sens vertical et 65 millimètres de largeur, ce qui donne à chacun des orifices par lesquels l’air débouche 127 centimètres carrés de surface, et pour les deux 254 centimètres carrés. Cette surface est les 15T millièmes de la somme des vides compris entre les barreaux de la grille. Les ouvreaux pouvaient être fermés par des briques taillées pourvues de poignées * qu’on appliquait à leur orifice extérieur; en posant les briques à plat* ils étaient à demi bouchés. Un regard j ménagé à la partie postérieure du four-1 neau, et auquel s’appliquait un tampon
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- en fonte, permettait d’examiner ce qui se passait dans l’intérieur. Une autre ouverture semblable était ménagée à l’extrémité antérieure du second carneau ; c’est par là qu’ont été aspirés, aux diverses époques , les gaz qui ont été l’objet d’essais multipliés, et dont M Debette a fait cinq analyses complètes par l’oxyde de cuivre. Les gaz étaient aspirés dans un large flacon sur de l’eau recouverte d’une couche d’huile épaisse de 2 centimètres, suivant le procédé employé parM. Ebel-men pour aspirer le gaz des hauts-four neaux.
- Afin de pouvoir apprécier la quantité d’air qui pénétrait à travers la grille, l’on a fait adapter au cendrier une porte en tôle à deux venlaux ; chaque ventail était percé de trois ouvertures rectangulaires, disposées suivant une même ligne verticale, séparées l’une de l’autre par des entremises minces, et qui pouvaient être fermées à volonté par des plaques ou panneaux en tôle : chacune de ces six ouvertures a 183 millimètres de largeur horizontale sur 153 millimètres de hauteur verticale ; les six ensemble ont une superficie de 0m,168 carré plus grande que la somme des vides des barreaux de la grille. Avant de commencer les expériences proprement dites, on a fait, pendant plusieurs jours, un feu doux, pour dessécher la maçonnerie du fourneau. Voici les résultats des observations.
- Quant à la marche générale de la combustion et à la fumée produite, lorsque l’on faisait un feu vif, le chauffeur chargeait habituellement sur la grille 2 pelletées de houille à la fois, dont chacune contenait à peu près 6 kit. 46 de houille ; quelquefois il chargeait à la fois 3 pelletées et rarement 4. Les grosses charges de 3 et 4 pelletées succédaient au décrassage complet de la grille. L’intervalle entre deux charges était de 12 à 14 minutes ; il lisait ordinairement une fois pendant cet intervalle.
- Lorsque les ouvreaux pour l’admission de l’air en arrière de l’autel sont fermés, le fourneau étant dans les conditions d’un fourneau ordinaire, une fumée noire et absolument opaque succède à chaque chargement de houille et s'écoule par la cheminée pendant une durée de 3 minutes au moins, le plus souvent de 4 minutes et qui va quelquefois jusqu’à 7. A la fumée noire succède une fumée jaunâtre qui dure à peu près aussi longtemps que la fumée noire. Cette fumée s’éclaircit graduel»
- lementetfinit par disparaître tout a vers la fin de l’intervalle qui *ep3.^ deux chargements consécutifs, Le sage donne toujours lieu à une bout de fumée noire qui se dissipe au do d’une minute au plus : on compre qu’il est difficile de saisir le mome^ où la fumée passe de l’état de m® noire à celui de fumée jaunâtre, y observations conduisent à ce .resU, moyen , que le fourneau produit, d® ' les circonstances indiquées, de la ‘.ut11 noire pendant 18 minutes et demie P t heure, de la fumée jaunâtre Pen“?
- 14 minutes et demie, et que la . mée est sensiblement nulle pend®
- 27 minutes. , :r
- Si l’on fait le feu de manière à a* une combustion lente et à ne bru qu'environ 40 kil. de houille par heur ’
- 1 intervalle des chargements est al° de 22 à 25 minutes ; on a très-pea " fumée noire, moins de fumée jaunâ*r^ et l’espace de temps pendant leque* fumée peut être considérée cor»®' nulle est beaucoup plus considérab|e’ moyennement on a, pendant une heUfi(j
- 2 minutes et demie de fumée noire, L
- minutes et demie de fumée légère et minutes sans fumée. s
- Si, examinant ce qui se passe û®, le premier conduit où la fumée se J pand par le regard ménagé à l’arne du fourneau, on reconnaît que cecd duit, aussitôt après le chargement»5^ remplit d’une fumée absolument dp® que, qui n’est sillonnée par aucun tr®^ de flamme , de sorte que, immédi®1® ment après que le chauffeur a fermé portes du fourneau , il est imposé® , d’apercevoir le feu qui est à l’exlrém1 * de ce conduit ; si an moment où la mée est ainsi la plus épaisse, on bouche les deux ouvreaux qui laisser arriver l’air en arrière de l’autel; 3 fumée prend feu sur-le-champ et 1 avec une flamme allongée qui arf,Ÿ jusqu’à l’extrémité des bouilleurs : ^ me-t-on les ouvreaux, la flamme teint sur-le-champ. Cette manoeU*r peut être répétée aussi souvent qu® le veut, tant qu’on est dans la périd® où le fourneau produit naturellemerl une fumée passablement épaisse. L personne dont l’œil est appliqué 3 regard distingue aussi parfaitement par ce qui se passe dans le conduit»
- les instantsoù les ouvreauxsontouver1
- et fermés. Si on observe le sommet o la cheminée, on en voit sortir des fl°.
- . de fumée noire quelques instants apt®
- I l’ouverture des courants d’air,* apr® quoi la fumée s’éclaircit et reste ensu*1 légère et transparente. La prermer
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- prejf!?n de famée est prodaite par la cha«a'ere introduction de Pair, qui |es S-Se devant lui la fumée opaque dont ^p^meaux et la cheminée étaient
- tUell °n laisse les ouvreaux constam-^ 1 °overts, la combustion étant pous-b0r?cl'vement, comme je l’ai dit d’a-
- 0n na P'us ^um®e n0're>
- 5eje après le chargement : la durée ^ga/ümée légère diminue aussi. En ***•. sur une heure, on a, en H^en,ne, trois quarts de minute de fu-fi, *egère, 38 minutes un quart sans "f* sensible.
- parjS ouvreaux étant à demi bouchés Ï5Jes briques posées à plat sur le de-bjn > °n a en moyenne, par une cornai a,son vive, dans une heure, une dç.ule de fumée noire, 23 minutes Ve *®gèFe et ^ minutes sans
- dois ajouter que les teintes noire légère de la fumée produite , quand foréaux sont ouverts, sont moins V*es que les teintes de même déno-fp , °n, quand les ouvreaux sont r,hés.
- ftt^rsque la combustion est lente , la ee reste à peu près la mèrhe, soit qQ,0ri laisse les ouvreaux fermés , soit Uj 011 les tienne constamment entière-ouverts ou à demi ouverts, résumé . la fumée qui se produit vfP dne combustion lente , les ou-étant fermés , ou par une com-v stion vive, les ouvreaux étant ou-n’est guère plus forte que celle de ^°yer domestique et ne paraît pas p Nature à incommoder Je voisinage, de^vu que |a cheminée soit élevée au-ï SsUsdes fenêtres des maisons voisines. L ’Umée qui se produit par une com-Lsl»on vive dans le même fourneau , J.^Ue les ouvreaux sont fermés , est dç1Sse, opaque, chargée de noir f0 fumée de manière à la rendre de 1 ^commode pendant près d’un tiers dftfemps. Il est donc possible, sinon Pj faire disparaître complètement, au pJns de diminuer de beaucoup la fu-pçed’un fourneau de chaudière à va-dj^r.de la forme et des dimensions or-p(1(*lres, en laissant arriver de l’air tfg eià du foyer, à quelques cenlimè-iç ? derrière l’autel, lorsque, d’ailleurs, î>r <\Urneau est pourvu d’une cheminée ? nuisant un bon tirage.
- essais nombreux faits sur les gaz (jon'V dans le deuxième carneau ont Vf^nè les résultats suivants Les ou-Wnv X Pour l’admission de l’air étant o,j j s» les gaz recueillis au moment a cheminée émet une fumée noire
- et épa isse, aussitôt après la charge, essayés dans une cloche graduée , sur le mercure, contenaient, sur 100 parties en volume, de 10 à 12,75 parties d’acide carbonique et de 8,05 a 6,45 d’oxigène libre. Le surplus était de l’azote contenant très-peu ou point de gaz combustibles.
- Lorsque la fumée est légère, les ouvreaux pour l’admission de l’air étant toujours fermés, les gaz aspirés ont été trouvés contenir de 7 à 9 pour 100 d’acide carbonique, et à peu près de 10 pour 100 d’oxigène libre. Enfin , lorsque la fumée est complètement nulle , à la fin de l’intervalle qui sépare deux chargements consécutifs , les gaz contiennent environ 6 pour 100 d'acide carbonique et 13 pour 100 d’oxigène libre.
- Lorsque les conduits pour l’admission de l’air derrière l’autel sont entièrement ouverts, les gaz aspirés, aussitôt après que l’on vient de charger du combustible sur la grille, la cheminée émettant une fumée légère , contiennent toujours plus de 6 1/2 et quelquefois 8 1/4 pour 100 d’acide carbonique : la proportion d’oxigène libre est de 9 à 9,8 pour 100. A mesure que le combustible se consume , les ouvreaux demeurant toujours complètement ouverts, la quantité d’acide carbonique diminue; celle de l’oxigène libre augmente : à la fin de l’intervalle qui sépare deux chargements consécutifs , la cheminée ne donnant plus du tout de fumée apparente, l’on ne trouve jamais, dans le courant, moins de 5,17 pour 100 d’acide carbonique, ni plus de 13,79 d’oxigène libre. Les analyses complètes faites par M. Debette montrent que la proportion des gaz combustibles, oxide de carbone ou hydrogène. qui peuvent exister dans le courant gazeux , ne dépasse , dans aucun cas, 2 1/2 pour 100. L’absence à peu près complète des gaz combustibles ressort d’ailleurs des essais par la potasse et le phosphore , ainsi que de la composition chimique des houilles de Mons, analogue à celle dont nous avons fait usage
- En définitive , la fumée reste épaisse tant qu’il existe dans le courant gazeux plus d’acide carbonique que d’oxigène libre en volume : elle commence à s’éclaircir lorsque l’acide carbonique et l’oxigène entrent par parties égales dans le mélange : elle est nulle lorsque le volume de l’oxigène est égal à deux fois celui de l’acide carbonique.
- Nous avons mesuré, au moyen de l’anémomètre à ailettes, la vitesse, et
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- par conséquent le volume de l’air qui entrait dans le fourneau, soit en traversant la grille, soit par les conduits ménagés pour l'admission de l’air. Il résulte de ces dernières expériences que la quantité d’air qui s’introduit par le cendrier et traverse la grille est très-faible, aussitôt après le chargement de la houille ; que cette quantité augmente à mesure que la houille se consume ou se transforme en coke, de façon que, à la fin de l’intervalle qui sépare deux chargements_, elle est quatre fois à peu près aussi considérable qu’elle l’était immédiatement après le chargement opéré. Le lisage, qui donne lieu , ainsi que je l’ai dit, à une bouffée de fumée noire, a aussi pour effet de diminuer la quantité d’air qui traverse la grille. La quantité d'air qui s’introduit par les ouvreaux demeure à peu près constante : immédiatement après le chargement du combustible , elle est plus du double de celle qui traverse la grille ; à la fin de l’intervalle entre deux chargements , elle n’est guère que moitié de celle qui traverse la grille. L’introduction de l’air par les conduits paraît déterminer un accroissement de vitesse dans le courant d’air qui pénètre à travers la grille, dans les instants qui suivent un chargement de combustible frais ; c’est sans doute l’effet d’un accroissement de tirage produit par l’élévation de température occasionnée parla combustion des produits de la distillation de la houille. Pour une combustion de 80 kilogrammes de houille à l’heure, le volume d’air entrant par les conduits complètement ouverts était d’environ 11 mètres cubes 33 par minute ; cet air devait jaillir dans le courant de fumée avec une vitesse de 8 mètres par seconde. Le volume d’air entrant par le cendrier et traversant la grille était de 5 mètres cubes 34, immédiatement après un chargement de houille sur la grille, et s’élevait à 19 mètres cubes vers la fin de l’intervalle entre deux chargements.
- La quantité d’eau vaporisée par kilogramme de houille, a varié, dans nos expériences , entre 4 kilog. 87 et 5 kilog. 37 : les différences tiennent à des circonstances accidentelles que nous n’avons pu démêler. L’admission de l’air par les conduits tenus constamment ouverts ne nous a paru exercer aucune influence sur l’évaporation correspondant à 1 kilog. de combustible. U est vraisemblable que la chaleur gagnée par la combustion de la fumée est à peu près compensée par la chaleur
- perdue, par suite de l’admission quantité d’air superflue au moment o lecombustible est presque entièrerne*-transformé en coke. Il y aurait do'> avantage à laisser entrer l'air par 'e ouvreaux pendant les instants qui ' cèdent à un chargement de coum0 ' tible frais, à les fermer ensuite P* degrés, de manière à ce que l’accès l'air fût supprimé au moment ou fourneau cesse naturellement d’émet de la fumée, parce qu’il reçoit à trave la grille une quantité d’air plus qu suffisante pour la combustion.
- Il ne semble pas que, même en la1 sant les ouvreaux constammentouver » le courant de gaz puisse avoir une a tinn destructive sur le métal de la
- d’une
- mais
- lutne
- tion destructive sur le métal de dière, car ce courant ne contient ja moins de 5,17 pour 100 en vol d’acide carbonique , et il en renfe^ de 6 1/2 à 8 pour 100 pendant la P,‘“ grande partie du temps , propoi-11 qui se trouve aussi dans un foumea. ordinaire, lorsque le combustible e en partie consumé ou transforme ® coke. On peut cependant encore c° server quelque doute à cet égard ; ma si l’on avait soin de fermer les ouvrea • en temps convenable , le courant zeux n’exercerait certainement aucUn action destructive sur la chaudière.
- Note sur le jaugeage des dépend
- d'eau faites par de larges orifice
- Par M. A. Morin.
- Je me propose de communiquer su,^ cessivement les résultats des exp?j riences que j’ai exécutées en 1#* et 1845, à la poudrerie du Boucbc" sur plusieurs moteurs hydraulique®’ soit par ordre du ministre de la guer a et pour le service des poudres, pour examiner des questions soutm8 au jugement même de l’Académie s
- Dans les expériences sur les motel* hydrauliques, la partie la plus délip3 et la plus sujette à erreur, c’est le ja“ geage des volumes d’eau dépensés.*^ circonstances locales, les formes, disposition des vannages , exerce sur cette dépense des influences tre grandes et encore trop peu étudiées , dont l’appréciation inexacte con jU$ fréquemment les observateurs les P|/ consciencieux à des erreurs consm râbles auxquelles on doit att*'*l,uer£je plus souvent l’exagération manifesle.j^ certains résultats annoncés de la ine î leure foi du monde.
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- d ?0Ur me mettre, autant qu’il dépen-e 1 de moi, à l’abri de semblables tJ«rs et établir avec quelque certi-Gc, ou au moins avec une approxi-don suffisante, le rapport de l’effet ^ le produit par les moteurs à étu-‘er, au travail absolu dépensé par le (j>ürs d’eau, j’ai cherché à m’assurer moyen de jaugeage à l’abri de la dj^overse, ce qui présentait quelque
- p ^cet effet, j’ai d’abord étudié si je «frais jauger avec une exactitude usante la dépense d’eau faite par une Une en déversoir placée en tête d’un ]ç nal dans lequel devaient être établis moteurs à expérimenter.
- Cel! te vanne a une *ar8eur égale à ^ le du canal d’arrivée construit en ^aÇonnerie; elle est inclinée de l’amont l’aval sous un angle de 65 degrés fj v,ron à l’horizon ; son bord supé-3e«r est à vive arête vers l’amont et hindi vers l'aval ; elle a 0a,08 d’é-fa ISseur. Deux crémaillères de 0m,05 de liseur chacune réduisent la largeur llbfà2-,017.
- "our estimer les volumes d’eau qui paient sur cette vanne, on a fermé J^val le canal de fuite, construit en paÇonnerieet à section rectangulaire, {]r Un barrage vertical en madriers, hîns lequel on a pratiqué trois ouvertes où l’on a adapté des ventelles d’en-.ron 0",300, en carré, en tôle mince O"1,005 d’épaisseur, glissant devant es orifices d’écoulement à arêtes vives emblables à ceux qui ont été expérimentés par MM. Poncelet et Lesbros. v5s. Petites vannes en tôle se manœu-jj a'ent à la main à l’aide de vis ; des J*es à pointes indicatrices du niveau .^ent placées en avant de la vanne J* déversoir, et des vannes de jau-leaîÇe pour permettre de reconnaître * de constater la constance des ni-eaUx.
- «'après cette courte description, on °nçoit de suite que, des observations
- simultanées étant faites à la vanne en déversoir et aux orifices en mince paroi, on calculait la dépense faite par les deux espèces d’orifices à l’aide des résultats si précis des expériences de MM. Poncelet et Lesbros, et qui étaient évidemment applicables au cas actuel avec toute l’exactitude désirable.
- Mais ces expériences , entreprises sur des canaux de grandes dimensions, précédés de vastes bassins soumis aux influences du vent et dont le niveau était difficile à régler parfaitement avec une vanne ordinaire d’usine, ne pouvaient offrir un degré d’exactitude comparable à celui des expériences faites dans des circonstances plus favorables. Afin d’en discuter l’ensemble et de dégager les résultats des influences accidentelles, nous les avons reproduits par une construction graphique, en prenant les valeurs de la charge H sur le sommet du déversoir pour abscisses, et celles du coefficient de la dépense pour ordonnées.
- En examinant le tableau des résultats et surtout la courbe qui les représente, on voit que les valeurs du coefficient de la dépense croissent rapidement avec celles de la charge H sur le seuil de l’orifice, depuis H=0m,03ct 0“,04 jusqu’àH=0m,09 et 0m,10, terme passé lequel elles continuent encore à augmenter, mais de plus en plus lentement.
- Si, pour comparer ces résultats obtenus avec une vanne de 2m,0l7 de largeur, égale à celle du canal d’arrivée et placée dans les circonstances spécifiées plus haut, avec ceux qui sont relatifs à un déversoir de 0"“,20 de large , à contraction complète, on détermine, à l’aide de la figure, les valeurs correspondantes aux charges observées dans ce dernier cas, on peut former le tableau suivant, que nous limitons aux charges avec lesquelles nous avons opéré :
- VALEURS DU COEFFICIENT m DE LA FORMULE Q =
- pour des valeurs de H égales à :
- l*Rgeür des orifices.
- 0m.397
- 0m.482
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- On voit que, pour les petites charges, cette vanne, épaisse de O^OS, produit sur la dépense une diminution notable, quoique la contraction soit à très-peu près annulée sur les cotés verticaux de l’orifice. Cet effet est analogue à celui qui a été observé par MM. Poncelet et
- Lesbros sur de petits déversoirs acco©' pagnés d’un coursier. On sait, en effet, que, dans ce cas où la contraction est à peu près nulle sur les côtés , ces observateurs ont trouvé les valeurs sut' vantes de m :
- Charges sur le côté supérieur du déversoir. . met. met. mèt. mèt. mèt.
- 0.04 0.06 0 10 0.15 0.2i
- "Valeurs de m 0.246 0.271 0.308 « 0.32*
- Ces valeurs, qui, pour les petites charges,se rapprochent beaucoup de telles que nous avons obtenues, montrent que la diminution de la dépense tient, dans les deux cas, à la même cause, à la résistance de la paroi du vannage ou du coursier. On observe, en effet, que, dans les petites charges, la veine fluide mouille et suit la surface de la vanne; mais, à mesure que la charge augmente, celte influence des parois devient de moins en moins sensible pour noire orifice, et bientôt, d’ailleurs, la veine fluide se détache complètement de l’arète supérieure, qui est vive du côté d’amont, et la résistance de la surface du vannage cesse de se faire sentir, tandis qu’en môme temps la suppression de la contraction latérale continue d’exercer sur l’accroissement de la dépense une influence de plus en plus grande ; d’où il résulte que le coefficient de la dépense augmente.
- Telle est l’explication naturelle simple que l’on peut donner de la Pf* fitesse des valeurs du coefficient la dépense pour les faibles charge*» et de leur grandeur pour les feft^ charges observées dans nos expe' riences.
- Quelques soins que nous ayons aÇ' portés dans l’exécution de ces eXPe, riences, les causes et les circonstance locales que j’ai signalées n’ont pas pe*' mis d’obtenir un degré d’exactitude s11' périeur à ou a‘0 ; mais le tracé mono cependant , par leur ensemble marche graduelle et continue de 1a, croissement du coefficient de la ^ pense, et, en attendant que de nouvel*^ recherches plus précises soient cutées , je crois que l’on pourra, dafl les applications à des cas analogue*’ adopter, avec une exactitude suffis3.1* pour la pratique, les valeurs déduit du tracé pour le coefficient de la pense, savoir :
- Charges sur le seuil du déversoir m. 0.04 m. 0.05 m. 0.06 m. 0.07 m. 0.08 m. 0.09 m. 0.10 m. 0.12 m. 0.14 m. | 0.16 | m. o.ts
- Valeurs du coefficient m. 0.264 0.313 0.333 0.390 0.418 0,437 0.448 0.460 0.467 0.4721 0.477
- Ces valeurs, qui, pour les charges au-dessous de ü®,10, sont bien supérieures à celles qui ont été adoptées jusqu’à ce jour pour des cas semblables, montrent que les vannes. disposées comme celle sur laquelle nous avons opéré, ce qui est le cas de beaucoup de roues de côté, dépensent plus d’eau qu’on ne l’admet généralement, et que , dans des expériences sur les moteurs hydrauliques , on peut, faute d’un bon moyen de jaugeage, estimer les dépenses d’eau à 1/6 ou 1/7 au-dessous de leurs valeurs réelles, et, à l’inverse , les effets utiles beaucoup trop haut.
- Il serait donc à désirer que de nouvelles expériences spèciales , faites sur de grands déversoirs, comprenant les proportions et les dispositions de plus en plus en usage, fussent exécutées avec
- la précision convenable. L’établis*^ ment des appareils nécessaires e%\°. des dépenses assez considérables , de localilés convenables, et un eoncpur dé moyens et de circonstances qul rencontrent rarement ; et ces difficu"?^ doivent faire regretter que les exp? riences déjà exécutées avec tant de sot et de précision par ordre du niinisù de la guerre , à Metz , aux frais û l’État. de 1827 à 1834, en vue des besoins des services de l’artillerie et d génie , n’aient pas encore été publié ni même communiquées à ces corps-
- Expériences sur un orifice avec char9e sur le sommet.
- Quoique l’ensemble des résultats ob~ tenus avec le vannage en déversé
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- luf/1™ déterminer avec une exacti-tja e suffisante, au moins pour la pra-^ e> les volumes d’eau effectivement tée nS^s dans les expériences proje-jjjiSsur les moteurs hydrauliques, il i a Paru plus convenable d’employer Som un or'Hce avec charge sur le ». fïiet, attendu que la hauteur, et, suite, l’aire de l’orifice restant
- Par
- c°nst,
- 8 antes, la charge sur le centré , e exposée à de légères erreurs de (j(1SUre, n’entre que sous un radical ^ second degré dans le calcul de la Pense , et que l’influence de ces er~ ^Urs diminue quand la charge aug-
- jv A cet effet, j’ai fait disposer sur le lar e canal un orifice de lm.496 de si * Ur> dont les deux côtés verticaux ^.trouvaient à 0œ.16 et 0m.165 des pa-*..ls du canal, et comme les levées de rapport à ces
- van
- (j.nne ont été faibles par stances, la contraction pouvait être gardée comme à peu près complète
- J.ces côtés, ainsi que sur les côtés &Uper- • - - H
- arieur et inférieur
- f ^ détermination des dépenses ef-- ctives , faite par cet orifice, a été
- **é,
- e> cutée , comme je l’ai expliqué pré-j .détriment, au moyen des petites ven-*esde Om.300 d’ouverture maximum.
- L’examen des résultats obtenus , et surtout leur représentation graphique, montrent que les plus grands écarts ne s'élèvent pas à plus et presque toujours à moins de 1/40 des coordonnées de la courbe qui les représente. Et comme pour des expériences sur des moteurs hydrauliques, une pareille approximation est bien suffisante , nous avons pu, dans les calculs ultérieurs des dépenses d’eau , adopter les valeurs du coefficient de la dépense déduites de cette courbe même.
- Nous ferons observer que , dans nos expériences, les charges sur le sommet des orifices ayant été comprises entre 0m OüO et 0m.180 au plus, et cette dimension n’exerçant entre ces limites sur la dépense , d’après les expériences de MM. Poncelet et Lesbros, qu’une influence de 1/72 au plus, la variation des coefficients n’a guère dépendu que de la hauteur des orifices.
- On a donc pu , d’après cette remarque , chercher à comparer les valeurs du coefficient de la dépense, que nous avons trouvées, avec celles qui ont été déterminées pour des hauteurs égales d’orifice, de 0m.20 de largeur par MM. Poncelet et Lesbros , et nous avons formé ainsi le tableau suivant :
- NATURE DES ORIFICES. VALEURS do coefficient de la dépense théorique pour des hauteurs d’orifices de :
- 0m.20 0“>.10 0«n.05
- ^r'fice de 0m.200 de largeur 0.592 0.611 30
- ^r'fice de lm.496 de largeur 0.675 0.679 0.727
- froissement dû à l’augmentation des largeurs, 0.083 0.068 0 097
- ou ÎP il To 75 T- 5l
- n On voit que la largeur de notre ori-e Parait avoir exercé sur la dépense Ke influence considérable, et que cJ^foissement qui en résulte pour de ^ dépense a varie pour les cas cités, à rs-
- é,l;es résultats prouvent combien il p ait nécessaire de vérifier au préalable j. *aciitude de la formule à employer J11, le jaugeage des dépenses d’eau, ]'^n’il pouvait en résulter de semées différences.
- On remarquera d’ailleurs que ces résultats donnant des dépenses notablement supérieures à celli s que l’on aurait calculées d’après les règles généralement admises, les effets utiles obtenus des moteurs étudiés dans les expériences dont il nous reste à rendre compte, seront diminués dans le même rapport, et que , sous ce point de vue , nos résultats leur seront moins favorables que si nous nous étions contenté de suivre les règles ordinaires.
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- Les expériences sur les moteurs seront l’objet de communications ultérieures.
- Sur la composition élémentaire des différents bois et le pouvoir calorifique d'un stère de chacun d’eux.
- ParM. Eugène Chevandier.
- Dans un mémoire précèdent (voir le Technologiste, 6' année , p. 328), j'ai fait connaître les expériences par lesquelles je suis arrivé à déterminer, pour différentes espèces de bois, le poids du stère parfaitement sec , la composition élémentaire, et à calculer au moyen de ces données les quantités de carbone et d’hydrogène libre contenues dans un stère, ainsi que la puissance calorifique de celui-ci. Mais les nombres ainsi obtenus ne pourraient être utilisés dans la pratique, qu’à condition d’en déduire :
- 1° La quantité de calorique correspondante à la température à laquelle les gaz produits par la combustion, y compris l’eau de composition, sont versés dans l’atmosphère ou cessent de produire un effet utile;
- 2" La quantité de calorique nécessaire pour volatiliser et porter à la même température l’eau hygrométrique toujours contenue dans les bois, et dont j’ai fait abstraction dans tous mes calculs.
- La quantité d’eau de constitution résultant des analyses élémentaires qui forment la base de mon travail, il me restait, pour le compléter, à rechercher la proportion de l’eau hygrométrique contenue en moyenne dans les bois, pendant les différentes phases de leur dessiccation spontanée , et c’est ce complément que je viens présenter aujourd’hui.
- Voici la marche que j’ai suivie dans cette partie de mes expériences.
- J’ai fait couper en janvier 1834 des bûches de hêtre , chêne, charme, bouleau, tremble, aune, saule, sapin et pin , choisies dans les conditions identiques à celles dans lesquelles je m’étais placé pour mes autres recherches sur le bois. Ces échantillons, au nombre de cent quatre vingt-un, provenant de terrains différents, déjeunes brins et d’arbre plus âgés, de branches et de tiges, ont été soigneusement numérotés, et les uns à côté des autres déposés sous un hangar à tous les vents, mais qui les protégeait contre l’action
- de la pluie et du soleil. Six m°lS’ ès an, dix-huit mois et deux ans ap , la coupe, j’ai déterminé, par la Méthode décrite dans mon précédent moire, la quantité d’eau hygrométrie contenue. je$
- J’ai réuni le résultat de toutes expériences dans deux états °u bleaux. nt
- 1° Un état de tous les bois qul n, été ainsi soumis à la dessiccation spe tanée, et dans lequel ils sont rang méthodiquement d’après le sol et » t position. L’examen rapide de cet e suffit pour prou ver que ces circonstan . n’ont aucune influence sur la quan d'eau hygrométrique ; ,eS
- 2° Un second état, dans lequel mêmes bois sont classés d’après » essence et en séparant les bûches Pr 5 venant de la tige, les branches et jeunes brins. ,:p
- Ici, au contraire, à part quelque .( férence dans la première année qui la coupe, les quantités d’eau hygf° jgj trique sont à peu de chose près jt mêmes. Leur composition m’a con^ à établir des moyennes pour tous échantillons appartenant à une me . espèce d’arbre, et à adopter les nomy ü ainsi trouvés comme représentant te hygrométrique contenue six mois, ,a an, dix-huit mois et deux ans apreS $ coupe, mais en distinguant dans fit échantillons ceux qui provenaient bois de quartier, de branches et jeunes brins. p
- Le minimum d’eau hygro®pl que , ou le maximum de dessiccati ^ s’est présenté en moyenne au bout dix-huit mois pour les bois résine f (sapins et pins), pour le hêtre, P°(je les bois de quartiers de bouleau,. , tremble, d’aune, pour les jeunes brl de tremble et de saule. , alJ
- Ce maximum de dessiccation n a’,atf contraire, été atteint en moyennequ ^ bout de deux ans pour le chêne,^ charme, les branches de bouleau* tremble et les jeunes brins de bou* ^ et d’aune. Je n’ai, toutefois, pas ce$ nécessaire de prolonger les expèriei* au delà de deux ans, à cause des va ja tions qui se sont rencontrées pot,r uj plupart des espèces de bois* et aa semblent indiquer qu’ils arrivent maximum de dessiccation sponta ^ entre dix-huit mois et deux ans ap ^ la coupe, et que les différences qul j, présentent ensuite doivent être a buées, en grande partie, à 1’i,n. 6i0i-de l’état hygrométrique de I’a,r e0t même, suivant la saison et le m0111 où le dosage de l’eau a lieu.
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- Corles moyennes trouvées montrent en-Mu 'es t°'s résineux se dessèchent ]'l s v.llÇ et reprennent plus facilement fe .^dité que les bois non résineux à .'Iles caduques, et que, parmi ces (rrn{éres, les bois blancs (bouleau, toble, aune, saule) contiennent, en l^ral, plusd’humidité au moment de ^Opeque les bois durs (hêtre, chêne, arme), mais aussi la perdent plus yeet arrivent souvent à une dessicca-11 Plus complète.
- Enfin, les nombres relatifs aux différentes espèces de bois sont, en général, tellement rapprochés les uns des autres, dès la première année après la coupe, que j’ai cru pouvoir, afin d’en faciliter l’emploi dans la pratique, adopter des moyennes générales pour les bois résineux et les bois à feuilles caduques.
- J’ai trouvé ainsi :
- l°Que pour les bois résineux , l’eau hygrométrique contenue s’élevait en moyenne :
- \ 681)ois de Quartier, 6 mois après la coupe , à 29 p. 100 :
- 'tur *6S **ranches -r *es jeunes brins,
- idem.
- idem.
- au moment de la plus grande dessiccat., à 15 p. 100 idem. 15
- idem. 15
- j ?° Que pour les bois non résineux , I étaient : euilles caduques, ces moyennes |
- Nies
- aMes
- les
- bois de quartier, 6 mois après la coupe, à 26p. 100 ; branches,
- jeunes brins,
- idem.
- idem.
- au moment de la plus grande dessiccat., à 17 p. 10# idem. 20
- idem. 19
- Rajouterai, en terminant, que ces rubres me semblent de nature à être risjy^ès comme des minimum , puis-^ a cause de leur isolement, les échan-
- tillons examinés ont dû se dessécher plus vite et plus facilement que s’ils eussent été empilés sur un chantier.
- Bois Balsa.
- y dernier, un bâtiment venant de h . Paraiso a apporté à Hambourg un ]R qui se distingue par son extrême jjSeretè et auquel on donne le nom de Ce0ls Balsa. Voici quelques détails sur ie .production végétale, dç 1aivant M. K. Karmarsch, l’écorce H .Ce bois est à l’extérieur d’un brun 6j|,r intense et brunâtre à l’intérieur ; hfe est fortement ridée et a, en y com-qnant une couche mince brun clair |a Papyracée de liber, l’épaisseur d’une cj^ede couteau. Le bois où l'on aper-djd les couches annuelles semble ho-jJj°Sène,à texture fine et sans pores Saeri marqués. Des mailles traversent çh ^sse en très-grand nombre, mais Peu sens*bles. Quand on fend fa p°is dans le sens de sa longueur, la l’érl de rupture a la couleur rosée et ^pt de celle du hêtre, la couleur tj|inc'Pale néanmoins est le blanc de ja euf avec quelques flambés roses et rçDnatres. Frotté sur du drap, ce bois dpnd une odeur faible de sapin. Sa l’R®té est peu considérable et l’ongle on,^me aisément. Avec une aiguille e.lraverseplus aisément quele liège. fet)^esistance est aussi très-faible ; il se a très-net en longueur et casse court
- en travers sans éclats. On peut avec un couteau acéré le couper très-proprement dans toutes les directions, seulement les outils qui ne sont pas bien coupants ou qu’on presse trop fort le dépriment et lui donnent une surface rude et inégale. On ne peut le percer avec les outils à forer, on le refoule seulement ou on l’arrache au lieu de le couper. On le travaille assez bien à la râpe et à la lime en polissant ensuite à la ponce et au papier de verre. Son poids spécifique pris sur un parallélipi-pède de 0m,1942 de longueur, 0*,0653 de largeur et 0“\0179 d’épaisseur, et du poids de 29,227 grammes, est donc égal à 0,1287. D’après ces propriétés on voit que ce bois pourrait recevoir quelques applications dans les arts et qu'on pourrait entre autres choses en faire des statuettes, des jouets d’enfants, ou s’en servir pour piquer des insectes, faire des boîtes, etc. Mais d’après quelques essais il n est nullement propre, ainsi qu’on l’avait dit, à boucher les bouteilles, parce que d’un côté il est trop poreux et que de l’autre il résiste si peu qu’on ne peut le frapper sans le déformer et l’écraser (1).
- (i) Nous soupçonnons que ce bois balsa pourrait bien être le même , ou du moins très-voisin du bois dont on se sert à Taïti pour allumer immédiatement du feu par le frotte-
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- Marteau gigantesque.
- Le plus gros et le plus puissant marteau à vapeur que M. J. Nasmyth ait encore construit est celui qu’il a établi depuis peu aux vastes usines de sir John Guest à Dowlais. Ce marteau qui est un bloc de fonte pèse au delà de 6 tonnes (6,000 kilogr.) et a une chute nette de 2m,20. Le choc qu’il peut produire est d’une puissance énorme, et
- ment et à divers autres usages, qui est blanc et très-léger, et provient de l’hibiscus tilia-ceut. F. M.
- cependant il est si facile à 8oU! Ler qu’on peut le faire servir à e0.'^ un clou dans du bois par une su' , coups délicats. Il sert à forger pins de fer puddlé qu'on amène a s forme cubique sous laquelle queeP coups appliqués vigoureusem®11 .j, font jaillir jusqu’aux moindres cules de scories qui pourraient ^ encore logées dans la masse. O . encore au moyen d’une dizaine de c" ^ à souder les fagots destinés à fa,r r, rails pour chemins de fer et à leS r ^ ger complètement avant le passage (j cylindres. L’enclume de ce pèse 36 tonneaux et est d’une * pièce de fonte.
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- LE TEC1UV0L0GISTE,
- OU ARCHIVES DES PROGRÈS
- DF.
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- ET ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- sur un nouveau mode de ào&age du plomb par voie humide.
- Par M. Flores Domonté.
- , La première idée qui m’est venue jusque je me suis occupé du dosage a.. Plomb par les liqueurs normales a e de mettre à profit la propriété que y SSe,le le chromate de potasse, de cVrmer dans les sels de plomb un pré-
- l’a jaune- Je lraita,s le mélal. Par j>®c,de nitrique qui séparait l’étain et J.nlioioinc , et je saturais l’excès d’a-j’g pdnéral par de l’acétate de soude ;
- „ Ja's alors un excès d’acide acétique ^' empêchait la formation des chro-inr S de zinc , de cuivre, etc. Comme l(bcede saturation , j’observais le rao-ent où le chromate de potasse cessait ^.Précipiter la liqueur éclaircie par t b,,llition. J’ai dû bientôt renoncer à flifrrocé lé, à caïuse précisément de la Acuité que j’ai rencontrée de définir J** manière nette le point précis chromate de potasse cessait de
- fa? a> essayé sans plus de succès les sul-$e e? a^calins. Lesréaclifsqui, àpriori, useraient devoir donner des résul-r Sexacts sont d’une extrême infidélité. Précipité qu’ils forment est tout nord incomplet, puis il se rassemble t a comme il est très-dense et à ^me cristallin, il n’est appréciable Co que quand il est en proportion ns,dérable , si bien qu’on a une peine Le Technologiste. T. VU.— Août 1840.
- extrême à saisir le moment de la saturation.
- Comme dernière tentative, je me suis attaché à cette propriété, que M. Pe-louze a reconnue au cuivre d’être précipité de ses distillations par le sulfure de plomb. J’attaquais l’alliage par l’acide nitrique, et dans la liqueur filtrée et additionnée d'acide je versais du sulfure de sodium en excès qui précipitait le plomb par l’ébullition. Je me débarrassais de l’excès d’hydrogène sulfuré, et je versais dans le ballon un volume connu de solution normale de nitrate de cuivre, puis j’ajoutais un excès d’ammoniaque, et je dosais le cuivre excédant par la méthode de M. Pelouze. La différence du volume de sulfure de sodium employé pour précipiter le cuivre excédant celui qu’il aurait fallu pour le cuivre total était équivalente au plomb de l’alliage. Ce procédé , manié avec soir*, peut donner des résultats bien exacts; la seule raison qui me lait fait repousser, c’est que je me trouvais toujours entre les deux écueils, de laisser l’hydrogène sulfuré si je ne faisais pas assez bouillir après l’élimination du plomb par le sulfure de sodium, ou d’attaquer un peu de sulfure de plomb, si je soutenais trop longtemps l’ébullition dans une liqueur acide.
- Je me suis définitivement arreté au procédé suivant, qui est à la fois simple, rapide et exact. 11 suffit, en effet, de dissoudre le plomb dans un acide , de traiter la liqueur par un excès de po-
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- tasse, et de précipiter le métal à l’état de sulfure par une liqueur titrée de sulfure sadique. Comme on le voit, ce procédé est analogue à celui de M. Pelouze, qui dose le cuivre en le précipitant par le sulfure sodique de sa dissolution ammoniacale. J'insiste sur cette circonstance, et parce qu’elle paraîtra tout d’abord une garantie de l’exactitude du procédé , et parce que je trouve important de limiter le [dus possible le nombre des réactifs. Je vais indiquer les différentes phases de l’opération.
- Préparation de la liqueur d'épreuve de sulfure de sodium.
- M. Pelouze prépare sa liqueur cupro-mètrique en dissolvant le sulfure de sodium dans une quantité d’eau telle, que 30 centimètres cubes environ de cette ligueur précipitent t gramme de métal. Je me sers du même réactif, seulement j'affaiblis la liqueur. Cela se comprend ; l’équivalent du plomb étant plus consi Iérable que celui du cuivre, il me faut beaucoup moins de sulfure pour précipiter 1 gramme du premier métal que pour 1 gramme du second. Ces quantités sont dans le rapport des équivalents de l’un et de l’autre , c’est-à-dire 1 :7. A un volume de liquide de M. Pelouze, j’ajoute trois volumes d’eau, ce qui est à peu de chose près dans les rapports indiqués. J’obtiens ainsi, pour les essais de plomb , un liquide correspondant à celui dont l’essayeur se sert pour le cuivre , et j’ai l’avantage de n’employer pour les deux métaux qu’une seuie liqueur d’épreuve.
- Pour titrer le sulfure de sodium, je fais, comme M. Pelouze pour le cuivre, un essai sur le métal pur, je pèse 1 gram. de plomb que j’introduis dans un ballon de 150 à 200 cent, cubes ; j’ajoute 7 à 8 gram. d'acide azotique du commerce, et je chauffe légèrement. J’étends d’un peu d’eau lorsque le métal est complètement attaqué; je traite la liqueur par une dissolution de potasse à la chaux qui déplace et redissout l’oxidede plomb. Jemainliens le liquide à une température voisine de l’ébullition , et j’ajoute peu à peu la liqueur d’épreuve que j’ai préalablement introduite dans une burette. Chaque addition de liqueur donne nécessairement un précipité noir de sulfure plotnbique. De temps à autre je fais bouillir pendant un instant; le liquide s éclaircit et j'observe avec soin le moment précis où une goutte de réactif ne produit plus
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- aucun précipité. Ce phénomène Vindice de la saturation. A je lis sur ma burette combien j aI e . ployé de liquide ; soit 40 centim- ^ Ce nombre aura dans tous les eS\a.|S.e5 valeur de 1 gram. ; autant de cen!ieI^S) de ce nombre auront été emp'0^ ^ autant de centièmes de grarnmeS plomb il y aura dans la substance s mise à l’analyse. ^g
- Cet essai ne demande pas P^115 eU temps qu'un essai de cuivre. P°ur *aQ qu’on se soit exercé, on peut» ** minutes, faire l’opération compj®1 ^ et obtenir, à moins de 1 pour l0t>» dosage du plomb; c’est la pins gra"
- limite de l’erreur, car souvent^ je s
- arrivé à quelques millièmes d’eXaC tude.
- Application du procédé.
- ’on
- II est très-rare que le plomb q11 ,e peut avoir à doser se trouve à I ét<d pureté; presque toujours il est acco/” île métaux étrangers, état
- pagne
- etc-
- et le
- antimoine , arsenic , fer. cuivre,
- Je ne connais guère que la céruse pyrolignite de plomb parmi les Pr(je doits commerciaux dans lesquels plomb soit seul comme métal. Je.)a s indiquer les précautions particul)er qu’on doit prendre dans cès dive essais.
- L’étain , l’antimoine et l’arsenic h c travenl en aucune façon la marche procédé, par la raison que ces uÇ métaux , au sein d’un grand excès « a cali, ne sont pas précipités par /? ^
- fure de sodium. On pourrait, si j ; voulait séparer par tiltration les ox"'® d’étain et d’antimoine qui sont insn|U blés, et l’acide arsénieux qui est rolÇM j en totalité par l’acide stannique, a,n que l’ont prouvé les expériences récÇ* tes de M. Levol ; mais celte précau11 est tout à fait inutile, et il est plus s" pie de faire l’essai sans filtrer. Qüa au fer, au nickel et au cobalt, il* l,g se rencontrent pas d’ordinaire avec plomb; néanmoins je me suis assü qu’ils ne nuisent en rien au succès l’opération.
- Il en est de même du zinc, fiuloa précipite après le plomb, comme 1 prouvé M. Pelouze , mais dont le.süje lure est blanc, tandis que celui a plomb est noir. On pourrait même m que la présence du zinc est plutôt 1111 que nuisible, car ce changenv rd couleur du précipité est peut-èlf® P.‘“ facile à suivre que la non-précipdall° elle même.
- Lorsque le cuivre se trouve uni
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- plotnK \
- Pl'cable 6 Pr.oc^dé n’est pas moins ap-plus Cn ’ n?.a's est seulement un peu expçrjp111^ ,(l.ué- Dans une première i‘êih«,rfnce. » dose 'e cuivre par la Un ess ? de M- Pelouze; puis je fais for‘néd'n8„ynl^liq.uc s-'jr un mélange que . n P°i<is de cuivre égal à celui 1 gram* l,rouvé par expérience et de Cotïibi P'omb. Cet essai m’indique sions °in devrais retrancher de divins,,., e. nr|a liqueur plombo-mélrique efîej1 e Je lerai l'essai de l’alliage. En les .! e |'0Tnbre sera la différence entre (1 gra,n \res * essa' de plomb pur a4'im')et‘,e8sai de 1 gram. de plomb Dion I?»nn® de cuivre. Cela fait, je dose Sun la'’G a ma,dère ordinaire, dans V>0Sons q«'on ait à faire un alliage de cnj*Uel l’analyse indique 10 p. 100 teij Vf® ; pour faire l'essai d’un pa-.Iage, on fera une opération 1 dèc? » Ue avec * 8ram- de plomb et ^°Pér •am* cuivre, puis on fera l’a||jaai,°n ordinaire sur 1 gram. de bier, Pe- La synthèse aura prouvé com-de djv. .^ci-gram. de cuivre emploie telr ,8|qns de la burette Ce nombre Ui0f) ,cnè du nombre total obtenu par 8otnm0Pcrati°n , et qui représente la o°, ® des deux métaux , donnera si()||sne différence le nombre de divi-Plotj.i^'Uployces à la précipitation du de p|” > et par conséquent la quantité
- SUrieof7ai observer que l’opération est exacte quand le cuivre entre 1| yaau moins un dixième dans l’alliage. tOnnS?,ls dire qu’il sera toujours facile, joutant le quantum en cuivre , d’a-31er àen ,n‘‘tal l,ur *a différence pour fy,0a* dixième. Cette sorte d'inquar-^dé lle recomplique en rien le pro-
- datis k'smulh, je l’avoue, ne saurait ^0fïibCClte m®l^°de être séparé
- du
- vue du but que je me suis pro-Ifioa d atteindre, l’application indus-
- ^li»U ®n présence des réactifs ; ces ^eraj létaux sont confondus. J’obser-aveç . qu’il en est à peu près de môme l'oint ÜS Procédés analytiques , et qu’au
- K e
- ‘heu ..
- IW l’inconvénient est le moindre Ut’çjj e- En effet, le prix du bismuth u,'e garantie que , coinmerciale-bera Parlant, ce métal ne se reneon-o°ntj ^as avec pl°mb ; néanmoins je mes essais, et j’espère arriver ^oycn facile de séparer ces deux
- H0a>i des céruses et pyroligniles de est de la plus grande simplicité; PloQj^'yses ne diffèrent en lien du Plj.^Pur, je ne m’y arrêterai donc * mais je dirai seulement que l’ap-
- plication de mon procédé à l’analyse de ces deux produits commerciaux ne sera pas sans importance, car aucune substance n’est plus fraudée ; ce qui se conçoit quand on réfléchit que la ccruse est une poudre amorphe, et que l’acétate de plomb se vend à l étal de dissolution ou en morceaux qui ne présentent aucune forme cristalline.
- Le nouveau mode de dosage s’applique très-bien à la galène , ainsi que je m’en suis assuré ; mais , pour ce dernier cas, il présente peu d’importance, car la plupart du temps le suivie de plomb natif doit être analysé sous le double rapport du plomb et de l’argent qu’il renferme, et ma méthode ne fait connaître que le plomb.
- Moyen rapide et approximatif de doser le cuivre en se servant d'un colorimèlre.
- Par M. Jacquelain.
- Le procédé que je vais faire connaître exige un trébuche! pesant 1 milligramme , trois tubes dont un seul gradué, mais ayant tous un égal diamètre intérieur et extérieur dans une longueur seulement de 5 centimètres à partir du fond ; une éprouvette jaugée au double décilitre , une pipette ordinaire , de l’acide azotique , de l'ammoniaque, de la potasse caustique, du carbonate de potasse et de l’eau distillée.
- Il dispense de préparer une liqueur d’essai et d’en vérifier le titre toutes les fois qu’une analyse se présente.
- Il oblige seulement, à l’attaque du minerai ou de l’alliage, à la filtration partielle de la liqueur rendue préalablement ammoniacale et jaugée , enfin à l’addition de l’eau dans un volume connu de celte liqueur bleue jusqu’à ce que la nuance devienne semblable à celle d’une solution normale enfermée dans un tube scellé.
- Le poids du cuivre se trouve directement proportionnel au volume total de la dissolution délayée jusqu’à uniformité de nuances.
- Ce nouveau moyen d’analyse fait connaître le poids du cuivre à 3 millièmes près. Il embrasse tous les cas auxquels s’applique le procédé de M. Pelouze , plus les exceptions rapportées dans le mémoire , sauf celle du cobalt.
- Quant au nickel, il gêne un peu
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- lorsque sa proportion est très-grande par rapport au cuivre.
- Entin cette manière d’opérer permet aussi d’exécuter avec précision tous les essais commerciaux pour lesquels 3V1. Collardeau avait proposé son déco-lorimètre à cylindres divergents . et qui lui avait servi à mesurer la puissance de décoloration d’un noir animal.
- Il me reste maintenant à donner brièvement quelques explications, afin de mettre en évidence les principes qui servent de base à la méthode d’analyse par le coloriinètre.
- Toutes les méthodes d’analyse , fondées sur l’emploi des réactifs à la mesure , exigent une liqueur titrée. Ce que j’ai voulu éviter aux personnes chargées tous les jours d’un certain nombre d’analyses, c’est précisément le petit embarras de préparer une liqueur normale et d’en prendre le titre chaque jour.
- Pour atteindre à mon but, je propose de peser 0»r,5 de cuivre pur, de le dissoudre dans l’acide azotique faible , d’ajouter à la dissolution un léger excès d ammoniaque, puis de compléter avec l’eau distillée de manière à produire 1 litre de dissolution à —J- 10 degrés centigrades. Cette température s’obtient par l’immersion du vase plein de la dissolution dans un seau d’eau de puits fraîche.
- On filtre ensuite la liqueur pour la distribuer par 5 centimètres cubes dans l’un des tubes exactement jaugés au volume de 5 centimètres cubes, mais non gradués au delà, cela étant nécessaire pour le troisième seulement. Ce tube étant essuyé vers le haut, on le scelle aussitôt à la lampe d’émailleur, en sorte que la solution bleue devra conserver sa nuance , puisqu’elle ne peut perdre aucun de ses éléments par l’évaporation.
- Pour se procurer trois tubes ayant même épaisseur et même diamètre intérieur dans une longueur de 5 centimètres vers le bout fermé , il suffit de prendre trois longueurs dans le même tube principal dont on aura fait déjà un certain choix, et de fermer à la lampe chaque portion de tube vers les extrémités qui se correspondaient avant la séparation. Ici se terminent les renseignements à donner aux personnes chargées de fournir les accessoires du colorimètre (1).
- (i) M. Deleuil est maintenant parfaitement en mesure de fournir toutes les pièces du coloriinètre qu’il m’a le premier confectionné, sur ma demande.
- 1 '
- Je passe maintenant à l’expose ^ expériences préliminaires que J al entreprendre pour déterminer les c ^ ditions relatives à la préparation cl liqueur normale et à sa stabilité* ,e
- 1° 5 centimètres cubes de cuP j. bleu d’ammoniaque préparé dessus , le 15 avril 1846 , ont été c parés à 5 centimètres cubes d unfrS;uin lion en tout semblable, faite le 1er LfS 1846, et leurs nuances se sont trou les mêmes; . ur
- 2° 5 centimètres cubes de la du 15 avril, comparés à des diss° tions au même titre préparées le n? jour avec des quantitésd’acideazol'd ’ d’ammoniaque variant depuis 10 gra . jusqu’à 100 gram., m’ont toutes P* senté la même nuance ; . ielj
- 3° Des dissolutions de cuprate 0 d’ammoniaque , au titre de 1 grar? aI 1,5; 2; 2,5; 3; 3,5,; 4; 4,5 et » cuivre par litre, et prises sous >e lume.de 5 cenlimètres cubes , on*e*[e' des volumes d’eau additionnelle e1La^, ment représentés par 5,10, 15»
- 25, 30,35, 40et45centimètrescar pour avoir une dégradation de ’ nuance jusqu’à identité avec ceuc la solution normale. .
- Pour perfectionner la comparât des nuances et se rendre indépeo0 de l’inégale sensibilité des deux ye“ e on applique les deux tubes devant ^ feuille de papier bien homogène».^ les place entre l’œil et la lumière ^ fuse, et l’on se sert, à la manière 0 u oculaire , d’un verre plan teint en ^ et fixé à un écran percé d’un trou culaire de 2 millimètres.
- Ce verre bleu offre le double aV . tage de foncer également les nua° qu’il s’agit de comparer. - ‘J
- Supposons que l’on ait empW je grammes d’un alliage de cuivre et zinc; après dissolution dans l’aC‘je azotique et addition d’ammoniaqu°'^e verse le tout dans un double déç* * en verre gradué : si la dissolut!0*' ^ examiner n’est pas aussi foncée d" ^ liqueur normale , au lieu d’en fe*re double décilitre , on en fait un vol de 150 , 100 ou 50 centimètres cu ,^ de manière à être toujours oblige jouter de l’eau pour obtenir l’éga des nuances. .,)U,
- Je filtre une partie de la liqueur J'qq gée, par exemple, au volume de centimètres cubes ; j’en prends 5 Ç -y mètres cubes dans le tube gradue fais tomber deux à trois gouttes d moniaquepure, puis de l’eau peu 3 P' avec soin d’agiter avant chaque o .g vation. Les nuances étant égalise0 »
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- cubese,<Iu d rn’a fallu 25 centimètres c|üs ,eau supplémentaire, etjecon-cüiv’a'nsi, qu'il suit, la richesse en j de l’alliage employé. mè|pS nuances étant égalés, 30 centi-$jx *e? cubes de liqueur représenteront dai)s°.ls fiUanüté de cuivre contenu lieu CS ^ centimètres cubes de li-l’0t) r normale ; et par conséquent,
- 5c.C..„
- • •w-c- : : 0?r,0025 : aj=0sr,015 de cuivre ; avoir la totalité du cuivre,
- 5c c- : 200c-c. ; 0gr,0t5 : a? = 0gr,6,
- c est-à-dire, 30 p. 100 de cuivre.
- Un nouveau procédé saccharimé-trique.
- Par M. E. Peligot.
- Pl •
- Ont .®,eursprocédéssaccharimétriques Hé Ct® Proposés dans ces dernières an-]ae?\On connaît les services rendus à du! • ’e scientifique , médicale et in-UJnHIe par le procédé de M. Biot ; îDn ^lerget et Soleil ont récemment h|f°.rlé à la pratique de ce procédé a f s.,eurs modifications. M. Barreswil connaître une méthode sacchari-r,que qui repose sur la propriété } e .Possède une dissolution alcaline tio Ule de cuivre , de n’avoir pas d’ac-Çstns,ur le sucre ordinaire, tandis qu’elle ci Réduite par le glucose qui en pré-eilr 6 le cuivre à l'état de protoxide ; d lr*. M. Payen a présenté dans ces PrarCrs temPs un m°yen simple et Son ^Ue Pour déterminer, par une tj..ede raffinage instantané, la quan-de sucre blanc cristallisé qui est rhnfeuue dans les sucres bruts du comice.
- tri Proposant un procédé saccbarimé-
- qui diffère beaucoup par les prin-qu *Sur lesquels il repose, des procédés loie le viens de mentionner, je suis bien mettre en doute les services qu’on t)e^ Rendre de ceux-ci, mais dont il Co S’appartient point de discuter les Iç/'ddions de succès. Je pense, d’ail— Cr-rs> que le procédé que je vais dé-arrrest lui-même susceptible d'être •efiorè sous quelques rapports ; tel Part CS* ’ ^ présente néanmoins la plu-)e 1 des avantages que doivent offrir p méthodes analytiques qui sont ap-<w .eesà Solder les industriels dans leurs Perations. Il repose sur des propriétés
- et des actions chimiques qui sont bien connues ; il s’applique tant aux sucres amenés à l’état solide , tels que les sucres bruts, qu’aux liquides sucrés , quelles que soient leur nature et leur origine ; il n’exige d’autres instruments et d’autres réactifs que ceux que l’on trouve dans toutes les fabriques, d’autre habileté que celle qui est nécessaire pour faire un essai alcalimétrique , opération qui est désormais familière a la plupart des personnes qui s’occupent d’industrie chimique.
- Ce procédé est basé sur l’action essentiellement différente que les alcalis exercent sur les deux sortes de sucre , le sucre ordinaire ( de canne ou de betterave) et le glucose (sucre d’amidon, de raisins, de fruits, de diabètes).
- Le sucre ordinaire se combine avec les alcalis ; il forme , avec les bases, des composés en proportions définies dont on peut tirer le sucre sans qu’il ait subi la moindre altération. J’ai fait connaître plusieurs de ces combinaisons dans le mémoire sur la nature et les propriétés chimiques des sucres que j’ai publié en 1838.
- Le glucose se combine également avec les alcalis, mais il donne naissance à des composés d’une nature tellement éphémère, qu’il est impossible de les conserver intacts au delà de quelques instants. Yient-on en effet à abandonner à elle-même, à la température ordinaire, une dissolution de glucose et de potasse, on observe que la quantité de potasse libre contenue dans la liqueur diminue chaque jour et finit par disparaître entièrement dans le cas où le glucose est employé en excès. Le glucose se transforme en effet en un ou en plusieurs acides qui colorent la liqueur en brun, et qui forment, avec la potasse , des sels neutres.
- L’action que les alcalis exercent lentement sur le glucose, à la température ordinaire, se développe instantanément , si l’on fait bouillir la dissolution de ces corps ; en quelques minutes, la transformation du glucose en ces acides a lieu d'une manière complète.
- L’alcali dont je me sers pour les essais saccharimétriques est la chaux. On sait que l’eau pure ne dissoutque 1/1000 de son poids de chaux, tandis que l’eau sucrée en dissout une quantité considérable , proportionnelle au poids du sucre qu’elle contient. Le composé qui se forme quand on met une dissolution de sucre ordinaire en contactavec la chaux éteinte employée en excès, a été si-
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- gnalé parM. Soubeiran; il est représenté par la formule :
- 2 CnHu011, 3 CaO.
- Ainsi un double équivalent de sucre pesant 4275 se combine avec 1050 de chaux ou 3 équivalents.
- Pour faire Fessai d'un sucre brut, on pô«e 10 grammes de ce sucre et on les fait dissoudre dans 75 centimètres cubes d’eau ; on ajoute peu à peu à celle dissolution, que l’on fait dans un mortier de verre ou de porcelaine, 10 grammes de chaux éteinte ou tamisée ; on broie pendant huit à dix minutes, puis on jette le mélange sur un filtre pour séparer la chaux non dissoute , celle hase ayant été employée en excès. Il est bon de verser une seconde fois sur le filtre la liqueur qui vient de passer, afin d'arriver à dissoudre rapidement toute la chaux que peut prendre le sucre.
- On prend, avec une pipette graduée, 10 centimètres cubes de la dissolution de sacchaMle de chaux ; on les étend de 2 à 3 décilitres d’eau ; on verse dans cette liqueur quelques gouttes de teinture bleue de tournesol, puis on la sature exactement avec une dissolution titrée d'acide sulfurique. Cette liqueur d'épreuve contient par litre 21 grammes d'acide sulfurique pur, à 1 équivalent d’eau. Un litre de celte liqueur sature la quantité de chaux qui est dissoute par 50 grammes de sucre.
- La dissolution normale d’acide sulfurique est d’abord introduite dans la burette des essais alcalimétriques, ou bien dans une burette graduée en centimètres cubes dont chacun est divisé en dix parties. On emplit la burette jusqu’au zéro , puis on verse la liqueur acide dans la dissolution alcaline qu'on agite sans cesse, jusqu’à ce que la teinte bleue de celte dernière vire au rouge sous l’influence des dernières gouttes de liqueur d’epreuve.
- En lisant sur les divisions de la burette la quantité d’acide normal qu’il a fallu employer pour atteindre ce point de saturation, on a la quantité de chaux, et par suite de sucre contenue dans la dissolution de saccharale de chaux ; on connaît le volume total de celte dissolution au moyen de la table dressée par M. Payen pour apprécier les volumes fournis par des poids déterminés de sucre et d’eau.
- Pour les sucres bruts ordinaires, l’essai se borne là. J’ai constaté en effet que la proportion de glucose qu’ils contiennent est trop petite pour qu’on
- puisse l’apprécier par la deuxieWe ration dont je vais parler. . u'5n Mais il est arrivé quelquefois *1^ a introduit frauduleusement ^urUtjnés granulé dans les sucres bruts y i raffinage Pourconsfatercelteff
- de même que pour analyser * Je lasses et les sucres du comme ef)t qualité inférieure, lesquelsconli jfi des proportions variables de ,je du qui résulte de l’altération ParlielCédé5 sucre ordinaire, par suite des Pr(rtj„er, qui servent à l’extraire ou à le ra c0o-pour analyser, dis-je , un Pr0 |Ufose' tenant du sucre ordinaire et du g uvjent on procède d’abord comme >' d’être indiqué pour les sucres Après le premier essai alcaHmen ^j^ on introduit dans une fiole à rney1tl*of) une partie du liquide alcalin , ^ j„. chauffe jusqu à 100 degrés, au ^ gi marie, pendant quelques miflü gjC' cette liqueur ne contient que 'e_,jcre charnte de chaux produit par le 5 jofl ordinaire, elle se trouble par ’3 V-jelé de la chaleur, en vertu de la Prü^rcal' si curieuse que possède ce comp0 |'a|' caire de se coaguler, de même à humilie de l’œuf quand on le cha ajt 100 degrés. Mais ce trouble ^!s*’‘eur, par le refroidissement de la.*l(^p|i)5 et celle-ci ne prend pas une teiiffe j^jjt foncée que celle qu’elle possédai! a nj d'avoir été chauffée ; en la soumc ^ à un second essai alcalimétrique ys0n qu’elle sera refroidie, on reirouv titre primitif. -gO-
- Mais si les produits sucrés co° 0 nent du glucose, la dissolution chal e; au bain-marie prend une teinte brjj5-elle fournit un dépôt brun qui ne ^ paraît point par son refroidissem?^. si le glucose est en forte proporl,'e je elle développe une odeur prononce j sucre brûlé; enfin le deuxième , je alcalimélrique accuse une quard' DrC' chaux moins considérable que Ie rol)t mier : cette quantité appartiem entière au sucre ordinaire, la cnVi1()t dissoute à froid par le glucose aJ‘sür donné naissance à des sels neutre j, lesquels la liqueur normale d’acide furique n’a point d’action. . -jo Dans le cas où l’on aurait affaire , glucose pur, le premier essai a . flclé trique , après que le liquide sucre ‘ broyé à froid avec la chaux , donn cC à peu près le même litre alcalin qu j, le sucre ordinaire; le deuxième eS r fait sur une portion de la N., ^ chauffée à 100 degrés, indiquerai :
- même quantité de chaux que ce11 aurait été dissoute par un égal v0 d’eau pure. Cette quantité e*t
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- de | .elle sature 4 centimètres cubes furin fllss°*,ll'on normale d’acide sul-^Ueu 10 ^ar décilitre. Quoique la li-peulr sî),.t alors colorée en brun , on jS|ü saisir facilement son point de p*-0». en ayant soin d’ajouter un de /Us (^e teinture de tournesol , et tj0 arr<'ler au moment où la dissolu-tçj ’ (iu< devient verdâtre , prend une ejf)' e Plus claire par l’addition de l’a-^ sulfurique.
- Oné °SS<1' <*os sucrés se fait en
- On '?,!t comme il vient d'être indiqué; (j'0 . d seulement avoir la précaution S à j<rer s,!r dus liqueurs marquant de tes” degrés à l'aréomètre de Bauiné. tr J,,s de betteraves et de cannes se liorUVe,d naturellement dans ces condi-pl ls* En employant des dissolutions disif eten,lues , on risque de ne point q(,So,,dre rapidement toute la chaux pin es Peuveut prendre; si elles sont vjss concentrées, elles deviennent trop qq^’enses pour filtrer rapidement. La Po'l,llllé de chaux éteinte à employer Poirt Ves équidés doit être telle que son ^ os soit à peu près égal à celui du prlre qu'on présume exister dans le j.-j'Iuit à essayer ; celte quantité est otquée approximativement par le de-5 e Géométrique de la liqueur.
- e*feciionnements à apporter dans la imbrication des sucres de canne et betterave.
- ^Technologisten inséré, dans son jjtoéro d’avril , p. 312, une note de q/ Mialhe, sur l’emploi de l’oxalale ç^alumine hydraté pour absorber la qui reste dans les jtis defèqués,
- C W communique au sucre dans les q Citions ordinaires de la fabrication, j coloration brunâtre Ircs-marquée. Remploi de l’oxalale d’alumine per-cief de renoncer à l’usage du noir ou cj a.rbon animal. l’alumine qui se prè-kflle par l’action de la chaux sur l’oxa-u e ‘‘ntraînant en combinaison toute j Matière colorante qui peut exister ^ ?s les jus sucrés. La suppression du |0lr serait d’un grand avantage, sur d’ailleurs nous reviendrons, yuant à l’expérience en elle-même, aux résultats obtenus par M. j ,;*lhe , personne ne les conteste . per-?ne ne les contestera ; mais jusqu'à pèsent ces faits ne sont acquis qu’à la ^ tenee et non à l’industrie , car le prix j«e * acide oxalique, et par suite de oxalate d’alumine , est trop élevé pour "o°n puisse songer à introduire cet |
- agent chimique dans les fabriques de sucre; M. Mialhe le reconnaît tout le premier : seulement il espère, à tort ou à raison , que la certitude d une vente importante (l’oxalale stimulera l’esprit inventif des chimistes , et amènera bientôt un procédé économique pour la fabrication de l’acide oxalique.
- Il y a, pour arriver à ce but, beaucoup à faire. La France compe maintenant très-peu de fabriques d'acide oxalique, qu’on produit par l’action oxid nte de l’acide nitrique à 30° sur la fécule. Quant à l’oxalale d’alumine, c’est une substance peu connue, précisément à cause de son manque d’emploi ; aussi son mode de préparation n’csl-il pas mentionné d’une manière spéciale dans les traités de chimie les plus récents, celui de Dumas, par exemple.
- Trois chimistes, MM. Thomas, Del-lisse et Boucard, ont réclamé la priorité de l’idée de l’application de l'acide oxalique et de l’oxalate d’alumine à la fabrication du sucre. Ils ont annoncé d’ailleurs que la précipitation de l’albumine par la chaux au sein des jus dèféqués rendrait la tiltration dilïicile, et que, par suite de leurs expériences sur ce sujet, ils ont été ammés à donner la p référence à l'acideoxalique pour arrivera l’absorption de la chaux.
- M. Mialhe pense, lui, qu’il ne faudrait pas s’arrêter à la difficulté que présenterait, pour la filtration, la présence de l’alumine; qu’il y a des moyens de parer à cette difficulté. Je suis tenté de croire que M. Mialhe a raison, en songeant que depuis quelques années plusieurs fabricants et raf-fineurs de sucre ont fait usage de sulfate d’alumine. d’alun ou d'alumine, pour arriver à une décoloration plus ou moins avancée de leurs produits, et que l’inconvénient indiqué comme grave par MM. Thomas, Ddlisse et Boucard, aurait dû rendre nul l’emploi de ces agents aluminiques, s’il avait été remarqué aux premiers essais. Du reste, on avait aussi en vue l’absorption d’une partie plus ou moins grande de la chaux contenue dans les jus défèques en faisant usage des sels d’alumine; mais il faut reconnaître aussi que l’acide sulfurique est loin d’avoir pour la chaux la même affinité que l’acide oxalique et que le sulfate de chaux est plus soluble que l’oxalate.
- La communication deM. Mialhe est malheureusement arrivée trop lard pour permettre aux fabricants de sucre indigène de faire quelques essais de ce nouveau procédé avant la campagne
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- prochaine ; car il est évident que c’est snr les jus dèfèqués qu’il faut opérer, et non sur les derniers produits, pour lesquels l’action nuisible de la chaux est un fait accompli. Il ne faudrait pas d’ailleurs constater seulement la différence de couleur du sucre, mais aussi la différence de rendement.
- Quoi qu’il en soit, si des fabricants de sucre étaient curieux de faire quelques essais avec de l’hydrate d’oxalate d’alumine au commencement de la campagne prochaine, ou antérieurement, sur des jus de betteraves conservés par la dessiccation, je crois qu’il ne leur sera pas inutile d’avoir quelques renseignements sur la préparation dudit oxalate, qu'ils pourraient obtenir eux-mêmes, car ils le payeraient bien cher aux fabricants de produits chimiques.
- L’acide oxalique étant généralement fabriqué de toutes pièces , c’est par sa combinaison avec les bases qu’on obtient les oxalates. Mais ce mode de préparation présenterait peut-être des difficultés pour l’oxalate d’alumirie , qu’un excès d’acide rend soluble ; d’ailleurs, il n’y aurait aucune économie, puisque la base avec laquelle on combine l’acide oxalique devrait être employée pour précipiter l’alumine d'une dissolution saline de celte base. Il est donc préférable de procéder par voie de double décomposition , en traitant un oxalate neutre en dissolution par un sel d’alumine, neutre autant que possible , aussi en dissolution.
- L’oxalate soluble qu’on trouve le plus facilement dans le commerce est le sel d’oseille (bioxalale de potasse), mais il est nécessaire pour le but proposé d’opérer la neutralisation de l’excès d’acide qu’il renferme. Pour cela, on verse dans la dissolution chaude dudit sel d’oseille une dissolution de sel de soude ou de l’alcali volatil (1), bases dont les prix sont inférieurs à celui de la potasse. Cette neutralisation opérée , on fait dissoudre du sulfate d’alumine ou de l’alun, on verse les deux liqueurs l’une dans l’autre un précipité d’oxa-late d’alumine se produit; on jette sur un filtre et on lave tout le sulfate simple ou double qui peut être retenu par l’oxalate d’alumine.
- La théorie indique que pour obtenir 1 kilog. d’oxalate d’alumine sec, il faut
- (i) Si on voulait tirer parti du réstidu liquide
- de la préparation de l’oxalate d’alumine, il
- faudrait neutraliser avec de la potasse pour avoir du sulfate de potasse seul et non un mélange de deux sulfates.
- employer 1,300 grammesde sel d’oseiH’
- ou bien que 1 kil. de sel d’oseille pr0 duit 770 grammes d’oxalate d’alumin®'
- Avec 1 kilog. d’oxalate d’alumm^ on pourra absorber 530 grammes chaux sèche; or, des chimistes o trouvé qu’il y a à peu près 125 gra^ de chaux restant dans un hectolitre jus déféqué. On sait d’ailleurs qu ,e moyenne on emploie 500 grammes chaux pour la défécation d’un hect litre de jus.
- Si la fabrication du sucre empmj une certaine quantité d’oxalate daJ mine, ce ne serait pas le sel qu proposerait pour cet usage, mais I laie de soude ou d’ammoniaque. H \ sulterait par le fait de la substitutif de la soude et de l’ammoniaque a potasse une économie assez sensiD dans la préparation de l’oxalate soie ble. Je dois ajouter que l’oxalate d a moniaque présenterait cet avants^) qu’outre une neutralité parfaite, le sidu de la préparation de l’oxalate u lumine serait du sulfate d’ammon'(i) * 3 que en dissolution que les fabriean de sucre pourraient très-bien util,s comme engrais.
- Pour 1 kilog, d’oxalate d’ammon*3' que cristallisé, on obtiendrait 725 environ d’oxalate d’alumine, et 1 d'acide oxalique doit produire grammes d’oxalate d’ammoniaque- v reste, il serait préférable que les bricants de sucre préparassent mêmes l’oxalate d’ammoniaque quJ emploieraient à l’état de dissolution-
- Aujourd’hui, on peut se procurere gros de l’acide oxalique à raison de 3 ' 75 à 4 fr. le kil. ; le sel d’oseille va r 1 fr. de plus. On voit donc que p°ü priver entièrement de chaux 5 hecf litres de jus déféqué, il faudrait,® comptant tout au plus bas, pour 5 ' ' au moins de produits oxaliques, s°
- I fr par hectolitre, ce qui vient co
- roborer ce que je disais plus haut f le rôle purement théorique, à ïb®uL qu’il est, de l’oxalate d’alumine ua° la fabrication du sucre. ,
- La suppression du noir animal, age°, décolorant qui remplit aussi une doU' ble fonction , puisqu’il sert à absor*3^ une partie de la chaux, serait, suivan moi, d’un grand avantage. Le n°i d’os, ou tout au moins le noir ncU ’ communique aux jus et aux sirops u mauvais goût que le raffinage ou u‘ travail équivalent peut seul enleve»;
- II est admis et reconnu par tous que3 on veut décolorer des liqueurs potabf avec cet agent, il est nécessaire de « laver au préalable avec de l’acide iou
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- sansT*?,’ ^U1S ave? ^ eau ’ Parce 9ue trac. e ,e précaution les liqueurs con-j'eneraient une saveur désagréable, doit „COnclus ffue le même inconvénient $Hcr Pr®senter pour les sirops ou jus Se es > qui ne peuvent évidemment t ?Ustraire à la loi commune. p0ü°*alale d’alumine est trop cher r ^evenir, maintenant du moins, crea^ru utile à la fabrication du su-l>a ’.^éme réflexion d’ailleurs pour d’aùi 0xa^flue- Voyons s’il n’y a pas nièr r°S m°yens d’arriver, d une ma-S(1|.e Plus ou moins complète, aux ré-9ls annoncés par M. Alialhe.
- 0)[ .Vant d’abandonner le chapitre des Par 3tes’ disons qu’on pourrait s’em-fç de la chaux en traitant les jus dé-d’g es Par une dissolution d’oxalate a«Unoniaque ; il y aurait évidemment P alpitation d’oxalate de chaux, et jj^rnoniaque mise en liberté se volati-iee^a't Per|dant la concentration. L’ob-Cet °n flu’on peut faire à l’emploi de q 1 agent, la voici : d’abord l’ammonia-- e r®ndue caustique agirait comme la
- cha 1
- déh X’ et dès l°rs aucun avantage à se j brasser de cette dernière base. Cet convénient pourrait en effet se pré-; la théorie admet celte possibi-j e* mais l’expérience seule doit déci-rer cette question, car il y a nécessai-«enaent une différence entre une base
- fi*
- jj.e comme la chaux, et une base vola-. e comme l’ammoniaque ; dès lors il J,eut et il doit même y avoir une diffère entre les effets produits par ces substances. Ensuite on pourrait j ï® que l’oxalate d’ammoniaque n’au-j.ait pas, comme l’oxalate d’alumine, ^antage de servir d’agent décolorant. q!a est incontestable, et bien qu’un Precipité formé au sein d’un liquide i ^aîne une quantité de matières codantes plus ou moins considérable *u,Vant sa nature, nous ne voulons pas Retendre que l’oxalate d’ammoniaque ®1Uivaut à l’oxalate d’alumine; si nous ®n. Parlons, c’est plutôt à titre de ren-ieignement que comme d’un conseil à suivre.
- r \ers la fin de 1844, MM. Acar et .Hérault, de Ham, ont proposé d’en-ievçr la chaux et» question au moyen ae l’acide peclique qu’ils extraient des Palpes de betteraves, probablement Par. le procédé indiqué dans tous les raitès de chimie, procédé dû à M. Bra-°nnot. On sait en effet que le pectate Qe chaux est insoluble.
- Nous ne connaissons pas assez les exultais obtenus par le procédé de ces dessieurs, pour nous prononcer à cet gard d’une manière affirmative, mais
- quoi qu’il en soit, on ne peut se refuser de le regarder comme ingénieux. Nous pensons que ce procédé est employé dans plusieurs sucreries; c’est aux fabricants dese renseigner complètement à ce sujet.
- Un agent plus économique que l’oxa-lale d’alumine et qu’on pourrait employer avec succès, j’en suis persuadé du moins, c’est le tartrate d’alumine que je ne sache pas avoir encore été conseillé. Ce sel très-soluble présenterait cet avantage, qu’on pourraitlemé-langer aux jus dèfèqués avec bien plus de facilité que l’oxalate d’alumine qui est à l’état de gelée, et dès lors la réaction serait plus rapide et pluscomplète. Seulement je ne puis dissimuler que le tartrate d’alumine, vu sa solubilité, ne peut pas, comme l’oxalate, être mis en excès dans du jus déféqué sans aucun inconvénient pour la suite des opérations.
- Quant à l’économie que présenterait le tartrate d’alumine, voici comment elle peut se raisonner :
- Pour absorber 100 parties de chaux, il faut 233 d’acide tartrique anhydre, soit 264 d’acide du commerce. Pour la même quantité de chaux, il ne faut, il est vrai, que 127 d’acide oxalique anhydre, mais cette quantité correspond à 282 d’acide oxalique du commerce, d’où résulte déjà, sous le rapport des quantités proportionnelles d’acide à employer, une économie de plus de 6 p. 0/0. Maintenant l’acide tartrique ne coûte que 3 fr. le kil., tandis que l’acide oxalique en coûte 4. Enfin, et c’est là un point très-important, on peut traiter le précipité de tartrate de chaux obtenu pour revivifier l’acide tartrique, tandis que l’oxalate de chaux ne peut être utilisé. Je sais bien que ce tartrate de chaux sera accompagné d’alumine et de matières colorantes, et que la présence de ces corps étrangers rendra moins simple et moins facile la revivification de l’acide tartrique ; mais je suis persuadé aussi que ce ne serait pas là une difficulté (1) capable d’arrêter longtemps la perspicacité ingénieuse des chimistes de notre époque. Aussi, je suis fort tenté de croire qu’on tirera un jour un parti avantageux du tartrate d’alumine dans la fabrication du sucre, et il n’est pas douteux qu’un emploi aussi important que celui offert par l’industrie sucrière n’amène une baisse
- (i) Il va sans dire que cette difficulté disparaîtrait presque entièrement en faisant usage d’acide tartrique seulement.
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- sensible sur le prix de l’acide tartri-que.
- L’observation que je faisais tout à l’heure sur l'emploi de l’oxalate d’ammoniaque, je pourrais la répéter à propos du tartrate de la même base.
- Quant au mode de préparation du tartrate d alumine, en voici un en attendant ceux plus économiques qu’on pourra peut-être découvrir.
- , consiste dans la combinaison de
- I acide lartrique, en dissolution chaude, avec de l aluminc en quan ilé convenable, alumine obtenue par la précipitation du sulfate d’alumine, au moyen de I alcali volatil La théorie indique qu’il faut 20 parties d’alumine sèche pour 80 d’acide lartrique anhydre, c’est à-dire pour 90 d’acide tartrique du commerce (I).
- A propos d’acide lartrique à employer directement ou indirectement dans la fabrication du sucre, je crois qu’il ne sera pas oiseux de rappeler ici qu’il y a dix ans M. Descroizillcs le lils avait proposé l’emploi de cet agent pour absorber la potasse qui se trouve en quantité très-notable dans les derniers produits des fabriques de sucre.
- II traitait d’abord les sirops par un excès d’acide lartrique : de là formation d un précipité de bitarlrale de potasse ; l’exccs d’acide tartrique était saturé par de la craie dunnant lieq à un précipité de tartrate de chaux , et on régénérait l’acide tartrique des deux précipités obtenus. Après quelques essais, M. D eseroizilles n’a pas donné suite à son procédé; cependant il est incontestable qu'il existe de la potasse dans les betteraves, par suite dans les jus et sirops ]l est incontestable aussi que, par suite de l'action de la chaux, une partie de la potasse est rendue caustique après la défécation, et qu’un grand service serait rendu à la fabrication du sucre indigène si on Ipi indiquait un procédé simple et peu dispendieux pour absorber la potasse qui ne peut, en définitive, qu’exercer une action nuisible dans la suite des opérations; et ce que nous disons pour la potasse pourrait s’appliquer à la soude qui existe aussi dans les betteraves.
- A. Mallet.
- (I) Les fabricants de sucre pourraient très-bien préparer eux-mèmes le tartrate d’alumine toujours en utilisant comme engrais, le sulfate d’ammoniaque provenant de la précipitation d’alumine.
- Perfectionnements apportés dans.j fabrication des bougies. 4pPa1' et procédé pour traiter les corv gras et autres corps propres » fabrication des bougies et à A aut usages.
- Par MM. G. F. Gwinne et G.
- Ces perfectionnements portent plusieurs points dont voici l’énonce*
- 1° Application à la fabrication . bougies des produits du suif* da . et autres matières grasses et h0'*01?5.,/ d’origine animale, de l’huile de P3'1 pi ainsi que des autres corps gras ou h ^ leux d’origine végétale (excepté I ',u de noix de coco), après que ces H1 lières ont été saponifiées par la cha1^] les terres alcalines ou des oxides J® talliques , puis ensuite distillées. -
- ‘2° Traitement desdiles matières, Pr parées, ainsi qu’il vient d’être dit. P
- des alcalis, pour les convertir en sav0 ‘
- 3° Distillation de ces matières, tfa fées comme il a été dit au paragrap® premier, dans une atmosphère de va peur d’eau.
- 4° Distillation de ces mêmes res dans une atmosphère de gaz ad carbonique , ou autre corps ga.ïejp approprié pour éviter l’action prcj®û ciab e de l’atmosphère.
- 5° Perfectionnement dans l’npP* reil employé pour condenser et r cueillir les produits des matières gra ses et huileuses distillées dans atmosphère de vapeur ou de gaZ,-e; mode de nettoyage par la vapeur® vases distillaloires qu'il devient l0 lile d’ouvrir.
- 6’ Perfectionnement dans le traite' ment des acides liquides obtenus av^ les matières grasses animales ou vég®' taies acidifiées, en distillant ces adde^ au contact de l’atmosphère , et les r®' disiillant sans son contact et en chaS' sant l’air par la vapeur d’eau ou a®lr moyen,
- 7° Distillation de l’huile de résine® vase clos, dans une atmosphère 0 vapeur d’eaq, ou autre procédé a°a' |ogue. .
- 8° Saponification des résidus de 1 matière grasse après qu’une portion distillé , et nouvelle distillation de c® résidus au sein d’une atmosphère 0 vapeur d’eau ou de gaz.
- Lafig. 14, pl 81, représente en co®P® l’alambic en cucurbile à l’aide o®' quel on distille les matières grasses c huileuses. ,
- La cucurbile A a environ 2 mètres d
- diamètre, etest disposée pour travanj*
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- inpfp,C^ar8e d’environ 25 quintaux Près RUCS; es* en co'vre d'à peu Cou b millimètres d'épaisseur sur le ^uyercie et les parois latérales, et 9
- Pet t Clres sur *e f<md. Elle Porte un q u Pu|sard a au centre de ce fond. nié3 rePr^sent® dans la fig. 15 la ma-j re dont elle est placée sur le foyer.
- ®st un carneau circulaire de 1 deci-to i iar"eur, qui règne tout au-parois, et dans lequel la cha-c r passe en quittant le carneau b'. Ce 'fneau b conduit à la cheminée par ouverture percée dans sa partie in-t’.lre. directement à l’opposé de la r,,,iriaison du carneau b'.
- Ce fond de cette cucurbite repose sur ne maçonnerie de brique, et est en 're soutenu au centre par un lour-I 3,1 d’argile réfractaire,courbé suivant 'orme de ce vase en ce point, et por-^of une cavité pour loger le puisard a. 0 c est le couvercle du trou d'homme; Un tube fermé à l’extrémité inférieure Presque rempli d’huile, dans la-’Uelle plonge un thermomètre; e un tube servant à introduire la Ojtrge, et par lequel on évacue les ré-j.dus ; f un manomètre à mercure pour *Jelenniner la pression; g un tube qui £°minunique avec une chaudière à va-\eur fonctionnant sous une pression Oe 0kn. 33 par centimètre carré au-des-•ns de la pression de l'atmosphère. Ce luoe se termine à sa partie inférieure ®n Un serpentin de vapeur, percé de lr°us, semblable à celui employé pour Purifier la stéarine, et au moyen duquel la vapeur est admise dans la ma-Jjère grasse dans un très-grand état de ?'vision ; h un tube pour le passage de I yapeur et des produits de la distil-•ation : sur ce tube il existe deux soudes , l’une s’ouvrant en dedans et autre en dehors; i est une soupape à 8°rge.
- , K est un vaisseau appelé récipient ®eParatenr. attendu qu’on a remarqué, 'fans la distillation des matières grasses huileuses à la vapeur, que les macères sont sujettes à être entraînées en nalure, et par conséquent à souiller le Produit distillé; le vaisseau B a pour Phjet de s’opposer à cet effet en arrêtant *es matières impures qui peuvent ainsi ^tre entraînées à la distillation ; j est tube assemblé sur le fond de ce ®eParateur et roulé en spirale sur le fond vase k , qui est en plomb de 4 à 5 d’épaisseur. Ce tube perce la paroi j*o vase de plomb près du fond, pour al-Jer se mettre en rapport avec une pompe au moyen de laquelle on enlève.les Produits souillés pour les reporter à la
- cucurbite par le tube m: m' est un petit robinet pour retirer l’eau ou la matière grasse qui serait condensée dans le tube m.
- Quoique le récipient B ait pour but d’arrêter les matières brutes qui sont entraînées, il condense cependant aussi une partie du produit distillé. L’entraînement de ces matières impures a lieu principalement dans la première période de l’opération, et quand il cesse il n'est plus nécessaire de faire retourner les matières grasses pures dans la cucurbite. On peut, du reste, examiner de temps à autre la marche de l’opération à l’aide d'un petit robinet d’épreuve ms, qui sert aussi à décharger l’eau condensée dans le récipient B. Aussitôt qu’il n’y a plus de matières impures entraînées, on cesse de faire fonctionner la pompe , et on ouvre le robinet n, qui est à trois voies, pour que les matières grasses condensées coulent dans un vaisseau approprie au service.
- Le vase k est simultanément rempli avec de l’eau par le tuyau d'eau o pour abaisser la température de ces matières, et, dans le cas où ellesseraient devenues trop dures au point de s’arrêter dans le tubej, on chaufferait cette eau, en y faisant arriver de la vapeur par le tuyau perforé p. Le robinet q sert à s’assurer s’il y a accumulation de matières dans le récipient séparateur B ou engorgement dans le luhej; p est un robinet pour extraire l’eau du vase k lorsqu’on veut faire marcher de nouveau la pompe. Lorsque la pompe ne fonctionne plus, il faut admettre la vapeur d’eau dans le tubej par le tube de vapeurs, pour s’opposer aux engorgements.
- Comme il arrive quelquefois que les matières grasses ont une haute température , il faut éviter de faire usage de soudures faibles pour les assemblages. La disposition à laquelle nous donnons la préférence est celle représentée en coupe et sur une plus grande échelle dans la figure 1 B. Le joint n'est fait à l’aide de collets boulonnés ensemble ; les faces internes de ces collets offrent des arêtes saillantes pour pénétrer le plomb et rendre l’assemblage étanche, et les boulons sont serrés sur des rondelles de plomb. L’autre joint n* est fait à collets sans arêtes, mais avec rondelle de plomb interposée.
- Les vapeurs mélangées, qui ne sont pas condensées dans le séparateur B , passent par le tuyau t dans l’appareil de condensation, lig. 17, dont voici les fonctions.
- Quand on distille des matières grasses
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- ou huileuses à la vapeur d’eau, ces produits distillés sont sujets à former une émulsion savonneuse qui a beaucoup de disposition à engorger les serpentins ordinaires ; mais nous avons trouvé qu’en faisant traverser à ces vapeurs mélangées les tuyaux u, u la plus grande partie de la vapeur grasse coulait en gouttelettes dans les boîtes v, v, en laissant la vapeur d’eau, ou du moins la plus grande partie, continuer son chemin en compagnie de vapeurs grasses mélangées, de moins en moins abondantes, pour se rendre dans le tube u\ où l’on peut condenser ces vapeurs à l’aide d’une injection d’eau s’échappant par une pomme d’arrosoir w, avant de les recevoir dans la citerne C. Afin de faciliter le départ entre la matière grasse et l’eau condensée , la citerne C porte un tube x qui débouche près du sommet et descend jusqu’à .quelques centimètres du fond , et par lequel se décharge con tinuel lemen t l’eau d u fond, en laissant la matière grasse s’accumuler au sommet.
- Chacune des boîtes v est pourvue d’un tube vx fermé par le bas, ouvert par le haut, rempli en partie d’huile, et dans lequel plonge un thermomètre; il y a aussi un robinet d’épreuve v2. Pour s’assurer s’il n’y a pas engorgement dans les boîtes et sur le fond de chacune de celles-ci, est assemblé à joint-étanche un serpentin de cuivre u3, placé dans un vase y , pourvu d’un tube d’eau o et d’un tube de vapeur p, semblable à ceux précédemment décrits.
- La fig. 18 présente une section transversale de l’un des vases v avec le serpentin. On voit que ce serpentin remonte à une certaine hauteur, afin de s’opposer à la sortie de vapeurs non condensées , en maintenant le tube rempli de matière grasse.
- Dans un des tuyaux verticaux u, on a introduit un manomètre , afin de reconnaître s’il existe une différence de pression entre l’appareil de condensation et la cucurbite.
- La fig. 19 indique, pour les tuyaux u, un mode d’assemblage qui nous a paru très-convenable pour de hautes températures. Un des bouts de tuyaux est tourné exactement sous la forme d’un cône creux, et l’autre a son épaulement tourné , sphérique , ce qui produit un assemblage parfaitement étanche , au moyen d’un contact métallique, quand on visse ensemble.
- La fig. 20 est une vue sur une plus grande échelle de la valve de gorge i de la fig. 14. i' est une tige portant une
- fenêtre au milieu pour y insérer la v qui y est assujettie par la vis i ; * .
- un épaulement de la tige, fonction0 ^ sur un siège conique , de maniera faire un assemblage étanche comq ^ Cet assemblage est retenu e0. P*a<Ji-uri ajusté de temps à autre à l’aide d ^ anneau i4, portant un filet fin de vi sa périphérie , et fonctionnant dans écrou taraudé correspondant. ja
- D est un réservoir pour charger ^ cucurbite; il peut renfermer de *
- 30 quintaux métriques, et on le xe pli t au moyen d’une pompe par le tuJ .g E. Sur le fond de ce réservoir, x\e%l,r un serpentin fermé F pour la circ° ^ tion de la vapeur d’eau venant de chaudière, et ayant pour but de cha fer les matières. G est un bouchon r tenu en place par la tige G1 qui Pa* t par des guides. Le guide supérieur taraudé et leçoit une partie filetee la tige G1, de façon que le bouchon peut être ouvert ou fermé en tourn?^ cette tige avec la poignée G2 ; le s,e?e du bouchon est assemblé avec je t° . de chargement e. H est un petit r°D net de vapeur en communication aŸ^ Ja chaudière pour chauffer le tube 0 le tube I, dont il va être question*
- J est le vase à résidus ; il est P°ur'n de deux soupapes, l’une ouvrant dehors et l’autre en dedans ; il c0l\t munique avec le tube de chargei°,ej e, par l’entremise du tube recourbe ’ K est un gros robinet qui ouvre ferme la communication entre la C*L curbite et le vase J, etL un robinet décharge des résidus ; M un petit roP^ net pour évacuer l’eau de condensa' tion ; on le dévisse quand on cesse 0 faire fonctionner la cucurbite , afin a donner accès à l’air et de prévenir formation du vide qui ferait remo°te les matières grasses dans les tubes. * * a un robinet semblable O sur le tu à vapeur g. , e
- Voici maintenant la manière de fal fonctionner cet appareil. jt
- Supposons que le réservoir D rempli de matières grasses , chaut* . à une température de 87° ou 88" ^ on fait arriver la vapeur d’eau par tube et le serpentin g dans la cucu bite A afin de l’échauffer. en 0)0 ,,r temps on ouvre le petit robinet H P° je chauffer les tubes e et I. ainsi q°e • petit robinet M pour évacuer Peau fl se forme pendant ces opérations- t bout de peu de temps la cucurbite suffisamment chaude, ce qu’on reC naît à ce que la vapeur passe sans c densalion dans le séparateur B et o* l’appareil de condensation. Lors*!
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- ’on ferme Je robinet H et la iae^ts | ^orSe *'• En quelques mo-suffica 7 VaPeur acquiert une pression (Wa0 e Pour faire passer l’eau con-cnrh;*e P0ur réchauffement de la cu-
- 4ussir ^ans !e tu^e ® et ’e r°b>net M. reço tot tlue l’eau est évacuée, ce qu’on sans na 1 en ce Que la vapeur passe r°binSe con(^enser et se montre par ce ouvpA1 ^ ’ °n ferme celui-ci et on tern la soupape de gorge i. Immédia-la ”.aPrès on ouvre le bouchon G, et dan a. lere grasse commence à affluer est oh a c!*curbite ; quand ce vaisseau robi ’ on ferme le bouchon. Les H et M étant alors ouverts, la en* ur force la matière grasse qui reste r0^.re dans le tube I à passer par le Va* 1 ¥ » qui la décharge dans un e ej .Placé pour la recevoir. Les tubes le * sont remplis de vapeurs pendant ten'CSte ' opération, afin de lesmain-njchauds; enfin on continue d’ad-Pend *a vaPeur dans la cucurbite l’on ^ tout le reste de l’opération, et née p0Vrrait même générer la vapeur r eSSaire ^ cej 0bjet, en admettant de Soi P dans la cucurbite. Quoi qu’il en q ,> c’est en ce point de l’opération ^ en allume le feu sous ce vaisseau. d>¥Uand on commence à opérer, il y a bord condensation d’eau dans le sénateur B ; on évacue cette eau en ou-j anUe robinet m2 qu’on laisse ouvert a ce qu’on remarque que c’est s.,lncipalcment de la matière grasse qui 0 c°ulc. Alors on ferme le robinet m2; b ouvre celui m1 pour vider le tube m eJeau condensée , et lorsque cela est n ectué on ferme m1 et on fait ma-ceuvrer la pompe l pour retourner les ^ aiières grasses impures à la cucurbite. q ,retour par la pompe continue jus-jj a ce que les matières condensées bs le vase g soient trouvées sulfisam-ent pures. Alors on arrête le pom-L §e » on ouvre le robinet à trois fins n; ..^isseau de plomb kest rempli d’eau, e produit est soutiré parle robi ne tu ; b même temps on ouvre ce robinet le tube à vapeur s dans le but pré-edemment expliqué, et pendant qu'on b^cbe ainsi, il se condense dans les °ites v des portions de matières grasses H'1 ciliées qui s’écoulent par les serpen-rns PL Les vases y doivent alors être ^etïiplis d’eau, et on examine de temps s> a,itre les robinets d’épreuve r2 pour ^assurer qu’il n’y a pas engorgement lp fS *es fiihes. l’eu de temps après que .• 'e,i est allumé, on commence l’injec-°n d’eau par la pomme d’arrosoir tv, . au bout de quelque temps il arrive, ans ce tube u1, un peu de matière
- grasse avec de la vapeur d'eau qui se condensent dans la citerne G.
- Lorsque environ trois quarts de la charge ont distillé, on retire le feu et on ouvre les carneaux pendant un quart d’heure pour refroidir la cucurbite; puis on décharge les résidus pour recommencer une nouvelle opération. Le robinet H est fermé, celui M ouvert et la soupape de gorge i fermée. Au bout de peu de temps la pression de la vapeur est assez considérable à l’intérieur de la cucurbite pour chasser les résidus par le tube I, et lorsqu'elle commence à se montrer au robinet M on le ferme immédiatement et on ouvre le robinet K; les résidus continuent ainsi à être poussés par la pression de la vapeur jusqu’à ce qu’ils soient passés dans le réservoir de décharge J. On reconnaît que l’opération est terminée par l’échappement de la vapeur par la soupape P. Le robinet R est alors fermé, la soupape de gorge ouverte, et une nouvelle charge introduite en soulevant le bouchon G, et enfin on commence une nouvelle opération de distillation.
- Les résidus obtenus dans les opérations précédentes ou dans les autres procédés de distillation des matières grassesou oléagineusesfacidifiées ou non préalablement) ont ordinairement une couleur rembrunie et ne sont pas propres à être distillés avantageusement. Ce défaut paraît provenir, dans le procédé ci-dessus décrit, de ce qu’une portion de la matière a échappé à la saponification ; et nous avons trouvé que si un résidu obtenu dans la distillation de ces matières est saponifié et décomposé à la manière ordinaire, puis ensuite soumis à la distillation à la vapeur, on en obtenait des produits ayant une certaine valeur. Cette dernière distillation s’opère de la manière décrite ci-dessus, excepté qu’il ne faut pas se servir d’une cucurbite en cuivre et extraire plus de la moitié de la charge, de peur qu’il ne survienne quelque avarie provenant du dépôt qui se forme au fond de la cucurbite. Le dernier résidu est transvasé dans une cucurbite en fonte et distillé à la vapeur jusqu’à siccité. Si le produit gras de la distillation d’un résidu est trop coloré, on peut le redisliller avant d’en faire l’application dont il va être question ci-après.
- Les produits distillés obtenus par les procédés ci-dessus sont traités ainsi qu’il suit.
- Si ce sont des matières grasses, fermes, semblables au suif, au lard,
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- à l’huile de palme, on les soumet à la pression de la même manière qu’on opère dans les fabriques de stéarine ; si ce sont des matières liquides, comme l’huile de baleine, etc., il faut d’abord les filtrer ou les mettre en sacs, puis soumettre à la presse les portions solides. Ces produits obtenus de la distillation et de la pression qui ont de la consistance sont transformes en bougies, ce qui s’opère de la même manière que pour fabriquer les bougies de stéarine, excepté qu’on emploie des mèches plus petites à cause de la plus grande inflammabilité des matières grasses distillées. Les produits de la presse peuvent aussi être employés avpc d’autres matières grasses à la fabrication des chandelles. Quant aux acides liquides obtenus dans les différents procédés indiqués ci-dessus, on peut les traiter par des alcalis convenables pour les transformer en savons. Le produit gras entier de la distillation peut egalement être traité par les alcalis et converti de même en savon.
- Les acides liquides dits acide olci— que, qu’on obtient par ces moyens ou par d’autres procédés, renferment quelques substances qui les rendent en grande partie impropres à la combustion dans les lampes. Nous proposons de faire disparaître presque entièrement ce défaut en distillant d’abord l’acide olèique au contact de l’air, afin de produire un changement dans sa constitution, puis de le distiller une ou plusieurs fois encore sans contact de l’air et avec admission de vapeur ou autre moyen approprié. Relativement à l’huile de suif ordinaire, nous nous bornons à une distillation à l’air suivie de deux distillations hors du contact de l’atmosphère en mettant cette huile en sac après la dernière distillation afin d’en extraire la matière solide qu’elle renferme. Les lampes dans lesquelles on brûle les huiles de celle nature doivent être faites ou recouvertes en matières sur lesquelles les acides gras sont sans action; ainsi le plaqué galvanique à l’intérieur de ces lampes produit l’effet désiré.
- Nos procédés s’appliquent aussi à la distillation d’une huile qu’on nomme communément huile de résiné et qui, telle qu’on la produit actuellement, est d’une qualité très-inférieure et employée seulement aux usages les plus grossiers. Lu la distillant hors du contact de l’air ei avec application de la vapeur, on se procure des produits améliorés. Celte huile de résine peut être distillée dans l’appareil ci-dessus
- décrit, ou bien seulement avec excto' sion de l’air. Il vaut mieux ne distiH, que les trois quarts de la charge, pu'* * évacuer le résidu. Le produit distn est repassé de la même manière, naal dans celle seconde distillation on " laisse qu’un faible résidu, et enfin 0 peut rvdistiller encore jusqu’à ce qu 0 obtienne un produit suffisamment Pu/) On mêle ensuite les divers résidus oD' tenus, et on les soumet à une distn|a' lion ordinaire et semblable à celle a moyen de laquelle on obtient l’huile o résine brute ordinaire. t ,
- Quoique la vapeur d’eau soit l’ageD auquel nous donnons la préférer]® dans le procédé qui vient d être décru? afin de s’opposer au contact de Iat' mosphère, on peut aussi empto)^ comme moyen d’éviter ce contact « l’air d’autres corps gazeux convenable et sans action préjudiciable sur les corps gras. Le corps gazeux que nous consj" dérons comme le plus propre à cet jet après la vapeur d’eau est le acide carbonique , qu’on peut généré* par les moyens connus, mais qu’il,, eS pas nécessaire de faire fonctionner soo une pression supérieure à 1/3 d’at' mosphère au-dessus de celle ordinaire-L’appareil ci-dessus décrit, quand où emploie la vapeur de l’eau , est éga'e' ment applicable avec le gaz acide car' honique; toutefois, comme la prépara' lion de ce gaz est dispendieuse , 1 vaudra mieux l’économiser, ce à quoi0 parviendrait en terminant le derm? tube vertical u, fig. 17, par un réel' pient métallique imperméable à I a,r’ entouré d’eau froide, au lieu d’un® pomme d’arrosoir w et du tube qui to| appartient. Le gaz qu’on pompera'1 dans ce récipient serait retourné aU gazomètre , et le récipient ouvert d® temps à autre pour enlever lesmatièreS grasses qui s’y seraient fixées (!)•
- De la fabrication des allumettes miques , de ses dangers , des dCjf1' dents et des maladies qu'elle falt naître, et des mesures administré' Vives et hygiéniques qu’elle récldié*'
- Par le docteur Th. Roussel.
- (Suite.)
- Nous avons déjà (2) fait connaître le*
- (i) On peut consulter un autre procède P®® le traitement des corps gras dù à M. W. Col®!’ et le môme M. G -F. Wilson, que nous décrit dans le Technologiste, 6e année^P-
- (*) Voir le N° d’avril 1846, p. 303.
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- divçwgp , t
- fabrjo»,-°P^rati°ns dont se compose la et fjQ,.' l0nfles allumettes à frottement, Oiairo avons eu soin d’indiquer som-c°rtVè',?onl *es pratiques dont les in-pécjç n,enls ont été démontrés par lex-nient„ICe’ a'ns' que les perfectionne-faeii„ susceptibles d'une réalisation I| re* lmrr,êdiate.
- leCa .csl,ei pour remplir complètement deux r.e ce travail, à exposer, dans et c',aP*lres séparés : 1° les dangers dustr* accidents que fait naître lin-nier,i,e ^.es allumettes, les inconvé-^iUs U elle peut avoir pour la salu-des Publique et surtout pour la santé ftjS|r fiers ; 2° les règlements admi-Nuu • Sous I emP're desquels cette leSr?ir,eest actuellement placée, et
- 5alüb 0rmes nécessaires pour la rendre ^e.
- ti0,| 8 avant d’entrer dans ces ques-Stir n°Uvclles , nous devons revenir Co^'.'clques points de technologie qui Ig l),e,eront ce qui a été exposé dans q entière partie de ce travail.
- ?ad que la mise en presses ou en * eli**6 ^es d'allumettes absorbe
- lH0i e seule les quatre cinquièmes au as du nombre total des ouvriers l.n.ü10"1'"1 où rious écrivions notre de p’ee article, les fabricants , ceux re,, arjs du moins, paraissaient avoir P-tr|,,'C® a I csP0,r de simplifier celte tfa 'e si im[iortantc et si coûteuse du ref:ajl î ils jugeaient impossible de Sej P'acer, dans le garnissage des proses’, *a main des ouvriers par des pro-q„ 68 mécaniques. Toutefois, et quoi-aSs 'es difficultés à surmonter soient dès r®îï*cn( très-grandes, il paraît que Con^i.'mrd’hui la question peut être ^sidérée comme résolue, dn r°^s. avor,s vu il y a peu de jours étahc cant’ M Bèpoix , qui élève un D |ssement considérable à Nantes et sesne8lige aucun moyen de donner à Pç Produits une perfection qui leur Cei|tllellede lutter avec avantage contre tUèx de l'Allemagne, et s'efforce en Pos^k lemPs de simplifier, autant que 0r Slb|^, les procédés de fabrication. qu’ 11 résulte des investigations aux-ç !?.“• Bépoi. s'est livré, qu’une ça h[ne inventée par un ouvrier mè-lc,en de Bouen résout très-avan-*ao Usement *e problème du garnis-Cr»e des presses à la mécanique. Nous t0ry?,is ne pas être suffisamment au-(je's® P°ur publier en ce moment la çj Cr,.Ption de la mai hine dont il s’agit, doit prochainement fonctionner d’J?| ch'blissement de Nantes ; ce n'est *t ,r8 qu’après des essais en grand rePetés que l’on pourra se pronon-
- cer définitivement sur Sa valeur. Il nous a paru seulement qu’il y avait quelque avantage à faire savoir à ceux qui sont intéressés à la prospérité de l'industrie des allumettes, que le principal obstacle économique que cette industrie rencontre est sur le point d être levé.
- D'après les essais les plus récents qui ont été faits pour remplacer avantageusement datis le mastic chimique les diverses poudres que nous avons indiquées , et qui servent à diviser les molécules du phosphore et à augmenter la masse du mastic, le tan réduit en poudre impalpable, parait être la substance la plus convenable et la moins coûteuse.
- DEUXIÈME PARTIE.
- CHAPITRE PREMIER.
- Dangers, accidents divers, maladies des ouvriers.
- L’énumération seule des accidents produits par la fabrication , le transport ou l’emploi domestique des allumettes chimiques, exigerait un volume. Nous n’insisterons que sur les causes auxquelles ces accidents peuvent être assignés, et nous nous bornerons à un petit nombre d’exemples.
- § 1. Incendies. Le danger des incendies est celui dont on s’est particuliè-* rement préoccupé dans les pays ètrant gers des la première apparition de la nouvelle industrie des allumettes, et les craintes que les gouvernements ont témoignées n’étaient point chimériques: dans presque tous les pays, de terribles exemples sont venus justifier la défiance des particuliers et les mesures de rigueur qui ont été prises par plusieurs gouvernemenls. Des règlements très-sévères ont été établis en Saxe et en Bavière On a agité dans quelques États la question de savoir s’il ne fallait p..s prohiber absolument la fabrication des allumettes chimiques, ainsi que le demandait le conseiller Tronstroff. Cette prohibition a même été décidée dans les États de Sardaigne, à la suite du grand incendie de Salcn-ches. En France, les exemples d’incendies dus à la même cause sont assez nombreux, surtout dans le- dépôts où les allumettes sont conservées en paquets ou eu vragues. A Paris, on peut se souvenir, entre autres, d'un incendie qui a eu lieu dans la rue du Grand-Hurleur, n° 2, chez un fabricant de
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- briquets ; le feu se mit sans cause connue à plusieurs grosses d’allumettes, et ne put être éteint qu’à l’aide des pompes; le fabricant et trois de ses ouvriers furent grièvement blessés.
- Les journaux anglais ont donné, en 1840, le récit d’un violent incendie qui eut lieu à Londres, chez un fabricant d’allumettes de Widegate-Street. La maison du fabricant et plusieurs maisons voisines furent consumées en peu de temps; sept personnes périrent.
- Presque tous les sinistres semblables sur lesquels il a été possible d’avoir des renseignements suffisants, avaient été occasionnés par la funeste habitude de conserveries allumettes en vrague ou sans être enfermées dans des boîtes de petite dimension.
- Explosions. L’explosion du mastic chimique avant son application aux allumettes donne lieu à des accidents aussi redoutables que les précédents , mais heureusement devenus rares, grâce aux améliorations déjà introduites dans les procédés de fabrication.
- Lorsqu’on a commencé à préparer les mastics à frottement, on faisait, comme nous l’avons déjà dit, fondre le soufre avec le phosphore : c’était la cause des plus violentes explosions; non-seulement les deux corps en contact se combinaient pour former du phosphure de soufre, mais l’eau qui servait d’excipient était décomposée, et il se formait divers produits gazeux qui donnaient lieu à des explosions terribles. Il faut probablement attribuer à la cause dont nous parlons le désastre qui entraîna le renversement d’une grande fabrique de la Petite-Villette, il y a deux ans environ : une explosion terrible eut lieu dans l'atelier où travaillaient les deux trem-peurs; les tables volèrent en éclats, les plafonds et les murailles elles-mêmes s’écroulèrent, et les deux ouvriers furent trouvés morts et broyés sous les décombres.
- Au reste, les dangers de l’introduction des fleurs de soufre dans les vases où l’on fait dissoudre le phosphore, avaient frappé d’assez bonne heure le conseil de salubrité de Paris. M. Chevallier rapporte, dans le numéro de janvier 1840 de son Journal des Connaissances nécessaires, que ce conseil avait proposé de faire défendre aux fabricants d’admettre le phosphure de soufre dans leurs préparations.
- Non-seulement le mélange du soufre avec le phosphore, mais encore le mélange du phosphore avec le chlorate
- de potasse avant la division P?r^a 20rn-ces deux corps dans la solution 8^ meuse ou la colle, a été la cause _z plosions funestes aux ouvriers et ^ fréquentes avant que la P*uPaje de fabricants eussent pris l’habituel ^ dissoudre les deux corps à lalG deux opérations séparées. .
- L’imprudence des ouvriers ra„d nient le mastic a occasionné un 8 je nombre d’accidents. Ainsi, l°rp se trempeur laisse le mastic c°,«jble répandre et se sécher autour de la ( sur laquelle se pratique le tremP ^ le moindre frottement, la S®®1 e(i étincelle peut faire voler ces ta ^ s0r éclats. Un peu de mastic tombau -re la chaudière du soufreur peut pr® a aussi des explosions violentes. communiqué à M. Chevallier 1® d’un accident survenu dans une » que de Lyon , par suite d’une n°P ^ dence analogue. On laissa tolll®l! le-mastic sur la plaque d’nn P°^e. » fut ment échauffée. Aussitôt le P.° Lef' brisé en éclats, le fabricant faill® dre la vie, et deux autres ouvr reçurent des blessures graves. ûft | 2. Accidents pendant le ^ranSl^ des allumettes. Les allumettes arl®eIîf avec les mastics à frottement don*1 ^ lieu à des accidents moins 8raVfSMre général que ceux dont il vient ® e e question, mais en revanche le no®1 en est incalculable. . , ^
- Au point de vue de la salubrile "of)t blique, les accidents les plus graves ap ceux qui résultent du transport deS r., lumettes, soit en vragues, soit e®1 je mées dans des boîtes de trop 8ra dimension. f
- Ce danger est le premier dont l’a ^ rité administrative se soit m°n e préoccupée en France, et c’est e®c . le seul contre lequel on ait pris <lu e ques mesures officielles. Le no®1 chaque jour croissant d’incendies 0 •, sionnés dans les diligences et leS .,a|, tures de roulage par les paquets o lumettes chimiques que les fabr1? Cf expédiaient aux habitants de Pr°î,in0o' décidèrent, en 1838 , le préfet de P lice à soumettre le transport des a ^ mettes aux mêmes règles que cet®1 s, poudres et des amorces fulmin®01^ On verra , dans la troisième Part,!Lce ce travail, combien cette ordon®' était insuffisante et a été mal exéc«n Aussi les accidents ont ils contin®® jg
- do®'
- produire en grand nombre. PeU
- jours apres la promulgation cie i u< nance du 28 mai 1838, les jGUl"rette annoncèrent l’incendie d’une c |^sjor» de roulier, occasionné par l’expi®
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- fUr„ . Ca,ss? d'allumettes. Les perles n^m Consi'lérables. Un désastre du dCr • ^enr,e est arrivé le Ier novembre Co J Près deSoissons, el a ruiné Pro? etem,’nt un charretier nommé chari'Cr ^eun‘er' T-a charrette et le des nC,,,ent fout entier ont été la proie Dîne la perle est, dit on, de
- le c. t*e 75,000 fr. A l'heure qu'il est, ^im'1 Pl tle-r’en fi,veurduquel uncsous-q(1^|,0n élè ouverte, attend encore , a charité publique lui permette de p lever de ce malheur. bre°|Ur (*on.ner une juste 'de6 flu nom* Ont p s.acc'denls et de la crainte qu’ils ilüe)1 2' Par *nsP'reri *1 suffit de dire l’in °ScomPngnies d’assurances contre terCcndie refusent maintenant de trai-0üiavoc les entrepreneurs de roulage Po tc°nser,lent à sc charger du transir des allumettes. Aussi toutes les •s°ns de roulage qui possèdent des tesv,(*s réguliers sur nos grandes rou-du ^fusent-elles de recevoir les pro-îles fabriques d’allumettes chi-ïèdUes’ *es fabricants se trouvent uits à s’adresser aux rouliers qui a de Paris sans chargement. 11 j‘IVe même quelquefois, par la faute n s commissionnaires, que ces rouliers 0L.s°nt pas avertis de la nature des Je's qu'ils se chargent de transporter.
- On ne saurait douter que le feu ne P^iiiic très souvent à l'un des paquets j. ® l’une des boites contenues dans, j, s caisses qui sont expédiées par fe kjlage, sans se communiquer aux 0ülles ou aux paquets voisins cl sans ^adonner de désastre. Plusieurs fa Cp'eaïlts nous onl «iomie la preuve de fait en jetant à terre avec force un j^quel d’allumellesenveloppc d’un fort Li'Piçr. On entendait aussitôt une cré-jjl,;Ui<m qui indiquait que les allumettes P'cnaient feu ; le papier était ordinai-C'iheui roussi ou même brûlé, et cc-P°["lant la flamme ne paraissait pas au JvOors, et on trouvait à l’intérieur les 'Ses r|e t)uis presque intactes. Le man-3Ue d’air avait mis obstacle à la commun. Cette circonstance doit empê-jher souvent lesetTels des incendies qui ,rv'ennent pendant le transport des ? Omettes. Mais la combustion, même p0r,‘ee aux tètes d’allumettes, peut aôser d’assez notables dégâts, lorsque, V*r exemple, les paquets sont enfermés Jv'ns des malles. Ainsi, à Arras, au °meiii où on déchargeait une dili-»ence, l’odeur el la fumée qui s’échap-P'Hent des lissures d une malle ayant Ppelé l'atlenlion, la malle fut ouverte °ô trouva les effets qu’elle contenait
- ^ Technnlogitle. T. Vil. — Août 1846.
- à moitié consumes. Un paquet d'allumettes chimiques, enveloppé d’une feuille de papier, avait pris et communiqué le leu. Les têtes des allumettes avaient seules brûlé (I).
- Quelquefois l’explosion du mastic qui entoure les tètes est si violente, que malgré les enveloppes les plus épaisses les flammes se (ont jour au dehors. Le Sémaphore de Marseille rapportequ’au moment où une charrette contenant 700 paquets d’allumettes gravissait la rue d’Aix, on vit tout à coup, et par le seul effet du mouvernentdc la charrette, des gerbes d’étincelles et de flammes jaillir, accompagnées d'une forte explosion, et au grand effroi des passants. Personne heureusement ne fut atteint.
- Des accidents semblables, dus aux mômes causes, sont arrivés sur les chemins de fer. Ainsi, le 27 avril 1840, sur le chemin de fer de Vienne à Brurm, un wagon qui contenait douze barils pleins d’allumettes chimiques prit feu et en peu d’instants fut entièrement consumé, ainsi qu’une grande partie des deux wagons qui lui étaient contigus. Personne ne perdit la vie ; mais il v eut un dommage de plus de 3ü,U()0 florins (75,000 fr.) (2).
- Accidents occasionnés parles allumettes dans l'usage ordinaire. — Il n’est pas de pelitdebitant d’allumcttes, on pourrait même dire qu'il n’est pas d’individu qui n’ai! été témoin de quelque accident causé par l’cxplo-ion d’une boite, d’un paqueld’allumettcsou même d'une allumette seule. Ces accidents sont souvent sans suites graves ; mais il en résulte quelquefois aussi des conséquences sérieuses, et parmi les épiciers de Paris que j’ai consultés, j’en ai trouvé plusieurs qui se plaignaient d’èlre obligés d’avoir sans cesse dans leur magasin une marchandise aussi dangereuse que les allumettes, surtout les allumettes en paquets.
- Une allumette a suffi plusieurs fois pour donner lieu à un incendie considérable. Le Journal de chimie médicale a publié, entre autres, le fait suivant : le 25 juin 1838, un enfant de M. Coste, libraire, rue de l’Université. n° 13, ayant marché sur une allumette chimique tombée sur un parquet où se trouvait une grande quantité de rognures de papier, ralluinctte s’enflamma et en un instant tous les papiers de la boutique et le comptoir furent en flammes. La perte déliassa six mille francs.
- Des accidents onl eu lieu assez sou-
- (1) Journ. des Conn. néces. t. III, p. 53i.
- (2) Id. Ibid., p. 320.
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- vent au milieu de réunions nombreuses, dans les théâtres. IJ y a quelques années, l’explosion d’un paquet d’allu-meltes qui se trouvait dans la poche d’un homme placé au parterre du théâtre de la Gaîté, effraya toute la salle qui en fut quitte pour la peur. Des accidents analogues décidèrent le maire de Nantes à défendre d’introduire des allumettes chimiques dans le théâtre de •cette ville (1).
- Les exemples de brûlures, particulièrement au visage, produites par l’explosion d’une allumette et la projection d’un fragment de la masse incandescente, étaient Ircs-fréquents, il y a encore peu d’années. On a cité plusieurs cas dans lesquels la vue avait été compromise par cette cause. Il est juste de remarquer que, grâce aux perfectionnements de la fabrication, ces accidents deviennent de jour en jour plus rares.
- Les enfants ont été et sont encore trop souvent victimes de leur inexpé-lience dans le maniement des allumet-rcs chimiques. Sans parler des brûlures légères dont nous avons personnelle-mentobservé plusieurs exemples, on a cité des accidents qui avaient eu des suites graves et même mortelles. M. Chevallier a publié l’observation d’un enfant de Marseille qui eut la cuisse brûlée par l’inflammation d’un paquet d’allumettes dans la poche de son pan ta Ion. Un événement plus affreux s’est passé à Bruxelles, en 1841 : un enfant de six ans prit dans son lit, pour jouer, une boite d’allumettes qui se trouvait sur la table de nuit. Ces allumettes prirent feu ; on accourut aussitôt aüx cris de l’enfant, que sa mère elle même arracha du milieu des flammes. Mais il était trop tard, le malheureux enfant, horriblement brûlé, succomba après douze heures de souffrances (2).
- La trop grande sensibilité des allumettes est la cause principale de ces derniers accidents, de même que leur explosibilité trop grande est la cause ordinaire des brûlures de la face et des yeux. Cette sensibilité peut être si marquée, que l’on a vu des paquets d’allumettes s’enflammer entre les mains et sans que l’on sût comment (3). Dernièrement, chez un jeune médecin qui habite la rue Neuve-Saint-Augustin, un paquet d’allumettes étant tombé de la hauteur d’un mètre au plus, sur un
- (1) Journ. des Conn. nécess. t. III, p. 333.
- (2) Id. t. III, p. 533.
- (3) Jown. de Chimie, t. IV, 2« série, 1838.
- tapis, s’enflamma et eut commun^ le feu au tapis, si l’on ne fût arr* temps pour l’éteindre. , jtes
- Les plaies et les brûlures ProC1Asen-par les allumettes chimiques ne pre tent d'ailleurs rien de particul,er‘ ^
- Arrivons aux questions qui se r oU. chent directement à l’hygiène de 5 vriers employés dans les fabnq d’allumettes. .
- En examinant les accidents qul. s ; viennent dans la santé de ces ouvr> ja en recherchant quelles sont, dan ,j, fabrication des allumettes , les c° gr tions particulières capables xe'nce
- sur l’économie vivante une v\r|a
- fâcheuse, on est conduit à attacn plus grande importance à l’ênaana t des vapeurs phosphorées quis e j [,ce continuellement et avec une abond variable dans tous les ateliers °u|teSf manie soit le mastic des allume1 ^ soit les allumettes déjà chargées mastic. L’élude attentive des dive parties du travail des fabriques per j| même d’alïirmer que la cause don ^ s’agit est la seule sous l'influence ^ laquelle surviennent les accidents les maladies dont un assez grand n bre d’ouvriers sont atteints.
- C’est pourquoi il est nécessaire de . miner d’abord les deux questions s vantes , à savoir : jl
- 1° Quelles sont les parties du tra^ des allumettes qui exposent nécessa ment aux émanations phosphore / 2° quelle est là nature et la comp° tion chimique de ces émanations.
- Opérations qui exposent aux e1 |g nations phosphorées. On a vu, dans première partie , que tout le traval,.ej bois, ainsi que la confection des bo> ’ se passent généralement en dehors ' fabriques ; ces opérations sont Par,fuy^
- séquent étrangères aux questions d J
- giène et de pathologie qui nous oc pent en ce moment ; et comme e.^s occupent la moitié environ des ouvrj ^ employés à la fabrication totale, résulte que la moitié du nombre |)t de ces ouvriers se trouve généralem^ hors de la sphère d’action des ÇaUg5. d’insalubrité inhérentes aux fabriquefJ Dans l’intérieur des fabriques < admettant qu’il y ait un local Partl:nq lieraffecté à chaque opération, les c sixièmes des ouvriers peuvent échafH ^ à l’influence des vapeurs phosph?r g Ainsi, tout le travail du rempli des presses, qui absorbe ph,s % quatre cinquièmes des ouvrières, P se faire dans des ateliers exernp^ toute espèce d’émanations specia
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- Que jvÜ *e bo!s sec estla seule substance J,'00 manie.
- fait IeGSte a examiner l’atelier où l’on ''ètiivp aSllc * ce,ui où l’on trempe, dénjon,’ enbn les ateliers destinés au Paoi,0, a^e des presses et à la mise en J“ets ou en boites.
- esta],. ?sPhère de ces divers ateliers ititerKer®e(l une manière plus ou moins qui e continue, par les vapeurs tiéeg.roviennent soit de la pâte destitua u *re,mPaSe » soit des tas d’allu-^°rée ^ cbargéesde cette pâtephos-
- prép. br.°yage des substances et la lraVa [allon du mastic n’exigent pas un St%. COntinuel ? un seul ouvrier y 8ssez Cn 0ulre » ces opérations se font lu’ell s°Uvenl à l'air libre , en sorte Por| Cs n offrent pas une grande im-0,) ance au point de vue de l’hygicne.
- 1 étu°Urra|t presque en dire autant de pas Ve, où les ouvriers ne séjournent
- le|^a's 11 n’en est pas de même de l’a-aiÇ|j des trempeurs, et surtout des (le hCrS 0ccupcs par les démonteuses en {"resses et les ouvrières qui mettent enif c,Ucls ou cn boite. L’etranger qui fr,/e dans celte partie des fabriques est IjjPPÇ des émanations qui s’y exha-VçJj’ ‘a transparence de l’air y est sou-ojj |, doublée , surtout dans l’atelier Ï(1 °n démonte les presses, et si l’on Of(j. ®ure quelque temps on éprouve (]<,, Virement un peu de toux et d’ar-? la gorge On finit, du reste, par lièf utller à celte atmosphère particule el la plupart des ouvrières, ainsi na n°us avons pu nous en assurer, lerïl mussent beaucoup que dans les l'air .{mmides, et surtout lorsque, h\l Glatit pas suffisamment renouai ’ 'es vapeurs phosphorées s’accu-\jer,l et deviennent trop épaisses. s%°Us ^pétons que ces remarques ne Üan exactes <lue Pour les fabriques et s. lesquelles le travail est déjà divisé QureParti dans des ateliers distincts, fataux petits établissements où tout qu ^eessairement confondu, et à quel-vues grandes fabriques où nous avons b|e °.Us les ouvriers travaillant ensem-tio’ *1 est évident que toutes les opéra-sain Son^ à peu près également mal-Wü ^ e* (lue ^es distinctions établies ^.aaut ne sauraient s’y appliquer. y^ture et composition des vapeurs ?Ue * e^fla/ent à l'air dans les fabri-%e $ attumettes. — Quelle est la na-de i> s Vapeurs qui troublent la pureté Vj»1 atmosphère dans les ateliers qui il »onent d’être énumérés? A la rigueur ' Y a qu’une manière de répondre
- péremptoirement. C’est de fournir ro résultats d’une ou de plusieurs analyses chimiques. Mais ces analyses n’ont pas été faites, et il nous a été impossible de combler cette lacune.
- Nous sommes donc réduits, en attendant mieux, à nous guider d’après le raisonnement. Or, si nous examinons l’une après l’autre chacune des substances qui entrent dans la composition des mastics inflammables ; si nous mettons de côté le soufre qui ne se présente pas dans des conditions propres à lui faire jouer un rôle , nous ne trouvons que le phosphore qui puisse agir pour modifier l’atmosphère des fabriques.
- Tout le monde connaît la facilité avec laquelle ce corps absorbe l’oxygène de l’air à toutes les températures. A une température de 43 -f-° centigrades, qui est son point de fusion , celle action est très-vive, et le phosphore brûle alors avec une lumière intense, et dorme naissance à d’épaisses vapeurs blanches d’acide phosphorique. Mais ce n’est pas de cette manière qu’il peut se combiner avec les éléments de l'air dans les fabriques d’allumeltes. L’ac-liion de l’air sur le phosphore à la température ordinaire, sans être ni aussi vive, ni aussi intense que dans les circonstances qui précèdent, n’en est pas moins très-appréciable , surtout à l air humide. Si l’air est sec, et la température basse , l’action est peu manifeste; mais pour peu qu’il y ait de l’humidité , on voit le phosphore s’entourer d’un léger nuage blanc , et qui dans l’obscurilé répand une clarté verdâtre.
- D’après certains chimistes, les vapeurs qui se produisent dans ces circonstances sont formées non par l’acide phosphorique, mais par l’acide hypo-phosphorique (1) composé qui parait, du reste , assez mal défini.
- Dans l’eau aérée et exposée à la lumière , le phosphore donne de l’acide phosphoreux et de l’hydrogène proto-phosphoré produite par la décomposition de l’eau. Peut-être devrait-on admettre que des combinaisons semblables ont lieu, quoique en très-petite proportion, dans une atmosphère très-chargée d’humidité. Mais les expériences directes sont à faire sous ce rapport, au moins pour savoir ce qui se passe dans les fabriques. Ainsi, des vapeurs d’acide phosphorique ou hypophospho-rique ; dans quelques circonstances
- (i) On prépare môme l’acide hypophospho-rique en exposant à 1 air humide des morceaux de phosphore contenus dans des tubes effilés.
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- peut-être et en très-petite proportion . de l'hydrogène phosphore, tels sont les produits qu'on «toit soupçonner dans les fabriques d’allumettes. On sait que l'oxyde de phosphore n’est pas volatil.
- Mais le phosphore n'exislc-l-il pas lui-mème «à I état gazeux dans l'atmosphère des fabriques? Quelques chimistes que j’ai consultes sur ce point, et en particulier M. Paul Thénard, pensent qu’on doit admettre, à priori, son existence. Le phosphore luit à I air dans l’obscurité, c’est-à dire qu'il y éprouve une combustion lente , ainsi que nous l’avons déjà dit; mais cette combustion est-elle parfaite ? M. Thénard ne le pense pas : il pense au contraire qu’il y a beaucoup de vapeur de phosphore entraînée à l’état de phosphore. Voici sur quels faits il s’appuie : 1° si on met pendant quelques minutes du phosphore dans de l'azote, de l’hydrogène, de l’acide carbonique, puis qu’on le relire et qu'on fasse entrer un peu d’air dans la cloche qui renferme le gaz, celle-ci devient lumineuse dans l'obscurité; 2° si on suspend à un fil un morceau de phosphore et qu’on l’introduise dans un llacon sans que le phosphore en touche les parois, puis qu’on le retire au bout de peu de minutes, le flacon reste quelque temps lumineux, quoiqu'il contienne encore une grande quantité d’oxygène. Ainsi le phosphore à froid se répand en vapeurs dans le gaz , et cette vapeur n’csl p.v brûlée instantanément par l'air.
- On peut donc respirer de la vapeur de phosphore à l’état de phosphore, et il est probable que les ouvriers qui travaillent dans les fabriques d'allumettes chimiques sont soumis à cette vapeur.
- Passons maintenant aux effets de ces émanations phosphorées sur la sauté des ouvriers.
- Ces maladies sont : 1° des bronchites pinson moins graves, 2° des altérations des dents et des nécroses des os maxillaires, etc.
- 1° Bronchites. La toux est le phénomène pathologique le plus fréquent dans les ateliers ; mais il est assez rare que les bronchites acquièrent une haute gravité Nous renvoyons, du reste, à ce que nous avons publié à cet égard dans le numéro de mai 1846 de la lie-mie médicale.
- 2° Maladies des mâchoires. Il n’y a que fort, peu de temps que quelques médecins allemands ont signale l'existence de nécrosés étendues et souvent mortelles des os des mâchoires chez les ouvriers employés à la fabrication des
- allumettes chimiques. Mais on ® re bord éprouve des doutes sur la fl‘. ,j|e de ces affections; il était fort d1 e
- d’en saisir la véritable nature, anis
- les rapports qui existent cn,r^1(|es-maladies et la profession des ‘ ()jc En Allemagne, on a accusé la ^ fSt
- qui dans certaines circonslançt ^ ^ mêlé au phosphore employé d*»»- 5
- fabriques. A Paris, au moment ou ^ avons commence nos recherche » ^ assurait n'avoir jamais rZ le*
- moindre signe de stomatite c” jgirt» ouvriers en allumettes. Cepe*'' n. dans le Mémoire que nous avon blié dans la Revue médicale, rC, avons rapporté neuf observation j
- cueillies par nous; une dixicn»® j présentée plus récemment c,,c<^jnl$ l'hôpital Neckcr; cl ces faits,
- aux renseignements que non
- s avo'»
- <ur
- recueillir, ne laissent aucun dou . j„e l existence , la gravité, ni sur l °|^,io5 de ces graves lésions qui sont ” et de toute la sollicitude des rncdcc» des hygiénistes. _ -cc$'
- On comprend que les détails saires pour traiter convenablenacn iiVer
- pareille question ne peuvent
- tro«'
- place ici, cl nous sommes renvoyer encore, a cet egard, a ^5 moire dont nous avons déjà Par!c'I{1(’nt nous bornerons à donner, rclaU¥e jiiai' à Vétiologie du c< s nécroses ma]1 ^ res, quelques renseignements qû1 vent donner quelques résultats P qu-s avantageux. ,r£,
- M. le docteur Strohl, de Strash a exposé dans les termes sui'3/1 (|fi manière de voir sur la produd*0 la maladie en question. afi$-
- « Les vapeurs de phosphore s® 1 <>n forment au contact de l’oxige1.1® £;, acide hvpophosphoriquc ; celni-^ inspiré pir l'air, se dissout dans 13 :0. live et peut former de 1 acide |>h°s'v(l(it rique. De plus, il se produit s«n .£ll de ee dernier acide par la coinh||S £(]t vive du phosphore ; car il arrive s<ju qu’un des vases dans lesquels on rl> flll la masse phosphurée s'enflamm^ bien souvent encore , tout un lflS £Ct bimeltes déjà préparées prend le11, |,i acide peut donc se dissoudre ‘ al (,;ilt salive, la rendre acide. Dn c‘,,jl0s' faction dissolvante de l'acide IJc||r$ pliorique; les gencives contre lesq" £r la salive rcde plus longtemps son ^ mollies; elles semblent, jusqu1. fc certain point, du liquide acide * e dernier attaque les dents, fi*lre .rjvC ces oslèides et les parties molles, £e ainsi jusque sur les alvéoles . f1 ^:ve.» là son action dissolvante et corros
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- r»
- qtiell c, ^yn°thcse étiologique, à la-ne paraît pas du reste cite (ip.r U,n.c o'/iodc importance , sus-N()„s s éjections de plusieurs sortes. fai|s °us, bornerons à lui opposer les CüniPleic’ ** ,lotrc av*s » *a renversent
- riq^e ^l.;,il.vrai que l’acide phospho-le )!r ao.11 ainsi que le pense Al. Strold , que |.I,|ler lait, le fait le plus général bf-jy 0,1 devrait remarquer dans les fa-de'its^,’ serait le mauvais état des .. cbez les ouvriers. Or. il n'en est
- Pas
- ainsi
- Co,llr— • et nous avons été frappé , au Cet i',lre ’ des contrastes qui existent à C(Uè ^i'lrd* Hans les mêmes salles, à Hju I es ouvriers dont les dents sont quées 'es mâchoires déjà alla— les a ’ °n trouve des individus qui ont Sourds parfaitement saines , quoique depuis un temps fort long à l’ac-p|C|yCS vapeurs pliospliorées. Unexem-la JaPpant de ce contraste existe dans c°ntrril1Ue de Al. de La Courcelle. Le dçj^ ^maître, dont la mâchoire est p^s9.880^ gravement atteinte,vit à peu Hit» ,S *a ra^me atmosphère que sa ti6j le , dont toutes les dents sont sai-tften Quoiqu’elle travaille aux ailu— <]Ui|0s depuis au moins dix ans, tandis e*e y a sept ans à peine que le mari Ce le même métier.
- Pie.,nsi, parmi les ouvriers en allu-djv: Ps' il y a des individus (et ces in-dari iS SOnt nombreux) qui. entrant * ‘les fabriquesavec les dents saines, p^, ,a'"tiennent dans cet état et cchap-dé,l.ailx altérations qui viennent d'être tr^des. On doit donc admettre qu’nu-a cause externe, c’est-à-dire les gnï,-Urs Phosplmrees. il y a dans l’or-dJSa'ion particulière des individus, Cjr s'es comblions de leur santé , des Hj/^'siances particulières qui dèier-pç, nl Pour ainsi dire l’action des va-ji, rs, phosphorées. C’est pourquoi, |i|(,?l, a rc qu’une observation plus com-ait démontré le contraire, nous ferons une grande importance à Irè '** Que l’observation nous a démoules' Savoir:quc tous les malades sur Quels nous avons eu dos renseigne-sier,ls suffisants, avaient une ou plu-I*» dents gâtées avant d'entrer dans tÇ[ ‘‘briques, ou du moins asse/. long-^.'Ps avant le développement de la Cçs a’l'c. Nous pensons même que de JH • ‘ails on peut provisoirement au O,/"8 conclure, que Caltéralion d'une .Plusieurs dénis est une candide/ indispensable au développement /rçjj. maladie des os maxillaires, ma-ïe développée sous, l'influence de
- l'action prolongée des vapeurs phosphorées.
- Mais n’y a-t-il pas dans les émanations qui troublent l'atmosphère des fabriques, d'autre agent que les vapeurs d'acide phosphorique auquel on puisse attribuer la production de la maladie des mâchoires?
- Nous avons dit que le gaz hydrogène prolophosphoré ne pouvait entrer que pour très-peu dans les émanations, mais en admettant même sa présence, nous sommes disposé à nier son influence sur la maladie en question. Nous avons en effet, que quelques-unes des personnes qui ont été plongées avec Al. Paul Thénard, pendant près de vingt-deux mois, dans une atmosphère infectée par le gaz hydrogène prolophosphoré, avaient tics dents gâtées et n’ont éprouvé aucun accident
- Alais outre l’hydrogène phosphore et les acides du phosphore, il y a, nous l’avons dit, du phosphore en nature dans l'atmosphcre des fabriques? Et si l’on réfléchit à l'action si violenfede ce corps sur les tissus vivants, n’esl-on pas autorisé à soupçonner son intervention directe dans la production des phénomènes pathologiques que nous venons d'étudier ?
- Il n’elait pas sans intérêt de rechercher si l’appareil respiratoire, la bouche et les os maxillaires étaient les seules parties qui fussent influencées d’une manière générale et évidente par une exposition prolongée aux émanations phosidiorèes. Les fonctions digestives, la nutrition générale, n’en reçoivent - elles aucune atteinte ? Nous avons voulu résoudre ces question*, et nous avons rencontré presque toujours des faits si complexes, que nous avons dû conclure avec une extrême reserve.
- Enfin, on connaît les opinions émises par des médecins et des physiologistes sur les propriétés aphrodisiaques du phosphore administré à petites doses. Beaucoup d'observations faites dans les laboratoires de chimie, et chez les fa-j bricants et les débitants de phosphore , I semblent confirmer cette opinion et j prouver en outre que le phosphore, j absorbé sous forme gazeu-e, agit cn-j core d une manière plus marquée qu’in-! trodtiit par les voies digestives. La même action appartient elle aux composés du phosphore? Il est certain qu’elle n’appartient pas à tous : ainsi , les expériences de AI. P. Thénard dé-} montrent que le. gaz hydrogène pioto-1 phosphoré, loin d’agir comme aphro-
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- disiaque, produit au contraire une sorte d’énervation assez marquée.
- Les vapeurs des acides du phosphore paraissent exercer une «action irritante, mais non aphrodisiaque.
- Il y aurait donc de l’intérêt à rechercher quelle est l’influence produite sous ce rapport par les émanations phosphorées propres aux fabriques d’allumettes chimiques. Nous aurions voulu recueillir des renseignements précis sur ce point, et nous nous sommes adressé dans ce but à plusieurs personnes que nous pouvions librement questionner. Nous avons obtenu des réponses contradictoires, et ce qui nous a été dit sur la dépravation morale des individus livrés au travail des allumettes ne nous a paru que l’expression d’un fait malheureusement trop général parmi les masses livrées à l'industrie. Pour avoir des données certaines, il aurait fallu pouvoir questionner tous les ouvriers, et l’on comprend les insurmontables difficultés de cette lâche, dans une industrie qui n’occupe presque que des femmes.
- C’est encore une lacune à combler.
- 3° Du mastic des allumettes chimiques considéré comme poison; propriétés toxiques de l'eauphosphorée et des composés phosphorés en général. — On a proposé de se servir de diverses pâtes phosphorées, en particulier d’un mélange de beurre et de phosphore, pour empoisonner les rats ; et tous les fabricants d’allumettes chimiques savent, en effet, que le mastic des allumettes est un poison violent, non-seulement pour les rongeurs, mais encore pour les gallinacés et les chiens, qui l’avalent sans répugnance. On a même remarqué que les chiens et les poules boivent avec plaisir l’eau dans laquelle le phosphore a été conservé, et la préfèrent à l’eau ordinaire. Cette observation a été répétée sur plusieurs poules et sur plusieurs chiens, qui ont été victimes de cette préférence. M. Malbec a présenté à des chiens, déjà malades par suite de l’ingestion de celte eau phosphorée, deux vases remplis, l’un de ce liquide et l’autre d’eau pure, et a toujours vu ces animaux choisir le premier. Au bout de peu de jours, les chiens maigrissaient, les gencives et les conjonctives jaunissaient; ils rendaient du sang par l’anus, et finissaient par succomber.
- Il est probable que les propriétés toxiquesdes mastics chimiques tiennent surtout au phosphore, qui s’y trouve en nature. Il y aurait cependant de l’intérêt à expérimenter comparative-
- ment cette substance et le P^Sg cnr pur, l’une et l’autre pouvant etre^ ployés dans des vues criminelles- -e, mastics chimiques étant d’un m ment facile et de jour en j°ur v commun.
- (La fin au prochain numéf9
- Fabrication perfectionnée des ^ boyaux, seringues, bougies, e très articles analogues avec leyu percha.
- Par M. H. Bewley*
- J’emploie le gutta-percha son fl|) son état naturel liquide , soit dan . état artificiel de solution, ou sous plastique, de feuille, granulé ou u, biné avec une, deux ou plusieurs ^ tances, d’après la méthode eXiLjp par M. R. A. Brooman (Voir le * nologiste), p. 404 de ce volume.) p D’abord,je fabrique les objets t‘% blés dont il est question . en pren3’ eP gutta-percha à l’état plastique, e'stir le soumettant à la pression, dans ou c des moules ayant la forme ou la ne 0(J des articles que je veux produire» ^ bien je l’applique à l’état liquidee[)a, surface extérieure de moules c.°nŸferit blés, en superposant successive*^ différentes couches, jusqu’à ceq°c) „t atteint l’épaisseur requise, en a‘ i,e soin de faire sécher chaque c°pan$ avantd’en appliquer une nouvelle- ,e, ce cas .j’clablis mes moules en P,atnCe en argile ou en toute autre subs13^, qu’on puisse briser après qu’on a tenu l’article ; ou bien je verse le .e$
- percha à l’état liquide dans des moUj5., et je le laisse y prendre de la c°n fa. tance ; ou bien lorsqu’il est à l’éta» © nulé, j’en remplis des moules qu®ur soumets à une chaleur suffisante f liquéfier le gutta-percha , lequel » I e le refroidissement, conserve lfl îLje exacte de ces moules; ou bien enb ^ découpe le gutta-percha en bandes • pièces d’une certaine largeur, ou * ^ vant des formes données, qui, avoir été combinées ensemble de verses manières, produisent demandé , lorsqu’on réunit ces P soit à joints recouverts , soit par Ju> je position et soude tous les P°'nlsç0ît contact, soit à l’aide de la chaleur, en enduisant d’une solution de g° ^ percha ou de caoutchouc, soit e au moyen d’une forte pression. g ( Quand on veut faire des r, boyaux, soudes , bougies ou autre»
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- comnrSen?^aWes, on fait passer par Plasti ess*an gutta - percha à l'état SemA^iUe ® travers un appareil repré-
- Aesr13^1^1-83-
- nant , un cylindre ou corps conte-6 ü le gutta-pereha ; B un piston ; j T ., hliére qu’on maintient chaude Unfp 6 *a vapeur, et consistant en de llS(îue c1 percé d’un certain nombre le ffr°US’ a travers lesquels je tréfile pisputta*percha par la pression d'un çi , .fiui le fait passer dans une boîte
- ’r>jU entoure un mandrin D. et des-
- cend
- ainsi sous forme tubulaire dans
- dess®®erv°ir d’eau froide E , placé au-
- fabrique encore les tubes , etc. , pçr^lant de longues bandes de gutta-n:.cha en spirale ou de toute autre ma-da^re» autour d’un mandrin , et sou-Soii So'1 P3r application de chaleur, c^lavec du gutla-pcrcha ou du caout-
- en dissolution, soit en passant le
- cl 'nn chargé des tours de gutta-per-enf ans ^cs cylindres cannelés, soit Son0 Cn inaniergeant le mandrin avec Pp .erîveloppe dans de l’eau chaude J}dant un temps suffisant.
- - yüand on désire produire des pièces esentant une surface polie ou figurée,
- Près qu’elles ont été fabriquées brutes
- - nnies à l’intérieur par les moyens Jj ecèdents, on introduit ces pièces dans
- moule poli ou portant en creux ou p rclief le dessin demandé, et on fait j^ser avec une pompe de l’eau chaude pj, (le l’air chaud à l’intérieur de ces [, ?Ces. de manière à refouler leurspa-|P'S contre la surface interne du moule le t*Ue dans les cavités, les lignes ou es dessins qu’on y a tracés.
- P re gutta-percha étant une substance Hr1 n’esf affectée que très-faiblementf 11 l’est même du tout, par les matières fasses, les huiles ou les liquides acides alcalins, est particulièrement pro-ve à la construction des instruments ? chirurgie, tels que cathétères, bou-
- ges
- sondes, urinoires, etc.
- On peut aussi fabriquer les articles il1 Question avec le gulla-pèrcha com-'né avec des tissus, du cuir, ou mé-angé avec du caoutchouc, du soufre, la craie de Mcudon , de l’émeri en P°udre, de l’asphalte, suivant qu’on cutqueces articlessoienlplusflexibles u Plus durs, d’un prix plus modéré, U pour y apporter telle ou telle modi-‘caiion qu’on juge convenable. Parfois Us<;i on substitue au soufre dans ces °mbinaisons une quantité égale de Calamine réduite en poudre, ou on em Ploie la calamine par portion égale.
- ’'e me sers aussi du gutta-percha
- seul ou mélangé pour rendre les articles en question, dont le corps est en tissu, cuir, etc., imperméables aux liquides; ou pour leur permettre de résister à l’action des matières grasses, des huiles, des liqueurs acides ou alcalines. Je l’applique à l’intérieur ou à l’extérieur, ou sur l’une ou l’autre face. Les pièces peuvent être plongéesdansune solution de gutta-percha,ou cette substance portée sur les pièces avec un pinceau ou une éponge à l’état liquide, en une ou plusieurs couches, suivant que cela est nécessaire.
- On peut aussi l’appliquer cn feuilles collées sur ces articles avec une solution de caoutchouc ou de gutta-percha, ou soudées sur les bords par l’un des moyens précédemment indiques.
- On applique encore sur les tubes, boyaux, bougies, etc., un enduit continu de gutta-percha sans soudure ou sans solution de continuité , par le moyen suivant. Ces tubes ou boyaux sont passés à travers les trous d’une filière chauffée à la vapeur, semblable à celle dont on se sert dans le tirage des tuyaux de plomb. Ces trous qui sont de forme conique avec l’ouverture la plus grande à l'intérieur, ontleur plus petit diamètre un peu plus grand que celui des tubes. La filière étant remplie de gutta-percha à l’état de mollesse ou presque de demi-fluidité, à mesure que les tubes sont tirés à travers dans la masse de gutta-percha, ils emportent à leur surface une couche plus ou moins épaisse de cette substance. Pour que le gutta-percha coule doucement à travers la filière, il faut que celle-ci soit maintenue à une température d’environ 110° C.
- Quand on a employé le caoutchouc simplement comme enduit pour les pièces flexibles faites en toute autre substance que le caoutchouc, on les enduit à l’extérieur et à l’intérieur d’une couche de gutta-percha, ce qui les empêche de rester poisseux et les fait résister à l’action des matières grasses et des huiles qui attaquent le caoutchouc quand il n’est pas ainsi protégé. Dans ce cas, le meilleur moyen est d’employer le gutta-percha à l’état liquide, attendu qu’une couche trcs-mince est alors suffisante.
- S’il est nécessaire que les articles indiqués ci-dessus, fabriqués par une des manières décrites avec le gutta-percha seul ou à l’ètat de mélange, possèdent plus ou moins de flexibilité, on les soumet à l’état fabriqué à l’action du soufre, soit en les plongeant dans un bain
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- de soufre, soit en les exposant à la vapeur de ce corps en combustion.
- Enfin tous ces articles peuvent cire teints de toutes les couleurs en incorporant au gulta-percha à l’état seul ou de mélange lesmatièrescoloranlespropres à donner toutes les nuances.
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- Procédé nouveau pour recouvrir les objets en cuivre d’un bel enduit gris bleuâtre.
- Par M. R. Bôttger.
- En m’occupant, il y a quelque temps, d’expériences pour produire à la surface des vases en cuivre une couche de sulfure de ce métal, tant pour lui donner un aspect plus agréable que pour le préserver de l’influence atmosphérique , le hasard m’a conduit à la découverte d’une méthode dont on accueillera , je n’en doute pas , avec faveur la communication. Sans rappeler ici les inconvénients des méthodes proposées sur ce sujet, et au moyen desquelles on espère arriver au but, en portant, par exemple, avec un pinceau sur les pièces en cuivre, une solution étendue de suif-hydrate d’ammoniaque , de gaz acide sulfhydrique en solution , ou bien une solution de foie de soufre , etc., j'indiquerai de suite comment on peut écarter complètement toutes les circonstances défavorables qui, dans l'application des réactifs qui viennent d’être indiqués, font craindre le plus souvent une malfaçon des pièces , et obtenir un enduit qui, tant par son bel aspect que par la facilité ou la sûreté avec lesquels on le produit, ne laisse rien à désirer, et qui même trouvera certainement un grand nombre d'autres applications.
- Pour donner, par exemple, à des instruments de physique en cuivre ou à des ustensiles de ménage en même métal, tels que théière, plats, etc., un bel enduit brillant gris bleuâtre
- ( entre le gris de platine et le gris d cicr), propre à garantir complétp,nC le métal de toute oxidalinn ultérieur ^ on les écure avec du sable quari*c,,‘ 1res-fin et de l’acide chlorhydii'l étendu ; on polit si cela est riécessa'r > car plus la surface est nette et clair0' plus l’enduit est beau, et on les phn'o^ suspendus à un fil dans une soiu lion portée presque à l’ébulliUon 1 partie en poids de sulfite anlirno0 que de sulfure de sodium (s°! Schlippe ), dans 12 parties aussi 0 poids d’eau -, on procède avec préca lion, et en ayant soin que la pièce 0 touche en aucun point, ni les p«'*r°.1 ’ ni le fond de la capsule eq porcclaïf pans laquelle on a opéré la dissolut'0 du sel. Lorsque l'objet immergé a Pr,^ partout le ton et la couleur qu’on <;e' sire, ce qui la plupart du temps, a q°. en peu d’instants, on le relire saris de* de la liqueur bouillante, on le plo*^. dans un vase rempli d’eau et prépare l’avance, on l’essuie avec un linge e l’enduit est terminée
- Dans lecasoù on n’auraitpastoutpre” paré et en provision, le sel de SchlipP?’ qui, comme on sait, se décompose ment, je recommanderai le mode 0 préparation suivant, qui est à la simple et économique. On mélange Utilement 4 parties en poids de sel d Glauber eflleuri, 3 parties de sulf°r, d’antimoine finement pulvérisé, el, partie de charbon de bois en poudre* on introduit le mélange dans un crcus° de liesse, préalablement chauffé rouge -, on recouvre soigneusement c°' lui ci d'une toile, et ou verse la mas* aussitôt qu’elle a cessé d’écumer, et le sulfate est complètement réduit dafl une capsule en porcelaine avec «,,e quantité d’eau suffisante, on y ajon*.e 1/2 partie de fleur de soufre, on fa' bouillir le tout pendant quelque !ei°P* et on filtre enfin. La liqueurclaircqu u étend encore au besoin d’eau sert h'1' mediatement pour opérer comme *'a été dit ci-dessus.
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- auts mécaniques et|''constructions.
- Machin» '
- tain 6 a Réparer et nettoyer la et c’ ^ colon et autres matières reuses semblables.
- ^ar J. Sykes et A. Ogden. .
- mac^'ne a pour but de prépa-bf,r 1 de nettoyer, c’est-à-dire (Je dé-des nSS^r d® *a b*rre, de la poussière gpr Sra'**es et autres matières étranger S,Ja ^a'ne’ I® coton et autres ma-s0 fibreuses semblables avant de les to«*ttpc à faction de la carde ou de p^^^ntre machine ultérieure de pré-
- chj^a 2, pl.83, représente la ma-<jjn'^ePerfectionnée en coupe longilu-
- |‘a fig. 3 en est le plan.
- Iran n,ie secl'on verticale et
- . Sverse de ladite machine, déi (*»• 5 à 11 représentent des pièces ®ch i'^es’ dessinées sur une plus grande «On ,e’ afin de mieûx faire saisir la d0 sifuclion de ces pièces dont il sera a,lé p|us |0in |a description.
- ]3 > poulies fixe et folle qui reçoivent Courroie motrice de la machine; ces t^ncssont placées sur un arbre porto d tambour circulaire B, lequel est d llrvu à sa circonférence d'une série tj 'raPpeurs a et tourne dans la dircc-jp0tî indiquée par la flèche , sans le ^“'ndre frottement avec les rouleaux a*jrnentalion et sur la grille/1 A l’extré-]e c opposée de l’arbre du tambour B, fj Mouvement est transmis par une sé-)0 de roues dentées droites C aux rou-(jaOx alimentaires D et à la toile sans N sur laquelle la laine, le coton et matières fibreuses et textiles i "1 étendus soigneusement à la main.
- rouleaux d'alimentation I) sont, /Ons-nous dit, à distance du tambour aUeur B. et légèrement pressés l un j,lr l'autre au moyen d’un levier et , ün petit poids d, de manière que le j Oibour ne puisse rompre la fi tire de jOatière, mais la frappe simplement la i e,dra'me en avant sur la surface de toile sans fin F, qui se meut avec len-dans la direction des flèches, est r arljre du tambour batteur B * calée une poulie b , qui transmet le ouveinent par l’entremise d’une cour-CaP ^ Une al,tre P°nt*e semblable c, Co i ede-même sur l’arbre d'un sc-nd tambour batteur plus petit G, qui Urtl® dans une direction contraire à
- celle du grand tambour batteur B. A l’extrémité opposée de l’arbre sur lequel est monté le tambour G, le mouvement est transmis par une courroie de la poulie g à la poulie A, placée aussi sur un atbre tournant, armé de deux brosses déchargeuscs H, H. Enfin, de cet arbre sur lequel sont montées les brosses déchargeuscs. un mouvement décroissant de vitesse est transmis par un train d’engrenages 1 au cylindre K dont la construction particulière constitue une partie importante de l’invention.
- Ce cylindre a été représenté sur une plus grande échelle, mais en partie seulement de côté et de face dans les tig. 5 et 6, et ses détails sur une échelle plus étendue encore dans les fig 7,8 et 9.
- Il consiste en deux ou un plus grand nombre de plateaux circulaires ou de roues K, calés fermement sur un arbre et tournés rigoureusement ronds. Sur ces plateaux ou roues on a vissé une série de plaques de fer y, en réservant un certain espace entre chacune de celles-ci pour y loger les peignes i, i , ainsi qu’on le voit dans les figures. Mais avant que ces peignes i soient lixès sur le cylindre, on le met de nouveau sur le tour et on l’amène à former une surface de révolution parfaitement centrée et rigoureusement exacte. Sur un des plateaux ou des jantes des roues auxquels les plaques y sont attachées, on a ménagé à la fonte des oreilles circulaires percées d’un trou et espacées à des distances régulières pour recevoir les vis d’ajustement p qui portent les barres en métal x sur lesquelles les peignes i,i sont attachés. Ces vis d’ajustement p en tournant dans des écrous servent à ajuster les peignes à la manière ordinaire sur les oreilles latérales des plateaux ou jantes des roues, et elles sont insérées ou vissées dans la barre en métal x dont on peut les faire sortir, de manière à ce qu’on puisse enlever le peigne et la barre x après que lecylindrea étéentièrementmonté, ainsi qu’il sera expliqué ci-après.
- Les peignes i et la barre x étant ajustés exactement et concentriquement à la surface du cylindre, sont maintenus fermement à leur place et sans pouvoir tendre à faire saillie ou à s’élever excentriquement, au moyen de pièces en forme de coin r (ûg. 7,8,9),
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- tendance excentrique provenant de l’action des écrous, quand on visse fortement les barres x dans les oreilles des plateaux sur les vis d’ajustement p. Ces pièces r sont alors amenées dans la position convenable contre d’autres pièces de métal rivées sur les barres x et plus épaisses que les chapeaux des écrous du peigne et les rondelles qui assujettissent ce peigne à la barre x et arrêtées par un petit boulon glissant dans une mortaise ou fenêtre percée à l’intérieur du plateau, ainsi qu’on la représente dans les figures.
- On comprendra mieux la position des peignes et des pièces qui en dépendent à l’inspection de la lig. 8, dans laquelle on a enlevé les plaques?/; mais lorsque le cylindre est complet, l’espace intermediaire entre chaque peigne est couvert par une de ces plaques y qui, en s’adaptant très-exactement sur le dos de chaque peigne, s’oppose à ce que les pointes ou dents viennent à céder ou à tlcchir. Les pointes sont libres à l’autre bord de la plaque, pour qu’on puisse y charger les matières qu’on veut nettoyer, ainsi que le fait voir la Og. 7.
- On a donc ainsi un cylindre parfait, présentant une surface convexe, uniforme, entrecoupée par une série d’ouvertures latérales, pour l'insertion des peignes dont les pointes sont maintenues au niveau exact du reste de la surface; lesdits peignes pouvant être enlevés, puis remis en place, quand cela est nécessaire, en tournant simplement les vis d’ajustement p , et sans altérer ou déplacer aucune des autres pièces qui entrent dans la construction du cylindre K.
- La rotation dece cylindre aux peignes K est réglée de telle sorte , relativement aux brosses déchargeuses et tournantes H,H, qu’il ne présente qu’un seul de ces peignes à chacune de ces brosses, à mesure qu’elles tournent successivement, de manière que la laine ou autre matière soit enlevée et déposée sur le plancher par chacune des brosses, à mesure qu’elle vient en contact avec un peigne, et que ces brosses fonctionnent alternativement dans leur mouvement de rotation sur chaque peigne successif. Ces brosses déchargeuses se meuvent nécessairement un peu plus rapidement que les peignes, afin de pouvoir délachei les matières sur le peigne, au moment où les dents de celui-ci passent par la ligne des centres. Ce mouvement rigoureux et précis des peignes et des brosses est nécessaire pour éviter ce
- qu’on appelle le bourrage ou feutra? de la laine. .
- La structure du petit tambour n. ^ leur G est représentée sur une grande échelle dans les fig. 10 et ** » en élévation de côté et en plan, et * voit dans la fig. 12 la partie à laque les frappeurs sont attachés. nt
- Les frappeurs de ce tambour s vissés sur les jantes ou anneau e, ®‘ espaces intermédiaires recouverts P des plaques. Immédiatement au-d ^ sous du batteur est placée une grn>e qui consiste en une série de bar courbes placées de champ, et P.ara »û0 lement les unes aux autres, ainsi qu . le voit dans la fig. 11. Cette disp0’^ tion des barres permet à la laine autre matière semblable détachée emportée sur les peignes par le balte G, de passer sur leur surface etdc débarrasser de toqtes les impuretés fl adhérentes , sans produire cet enco^ brementqui est le résultat de renlaC,g ment de la laine autour des barres a la grille, et qui a lieu lorsque ces barf sont dans une direction différente. ^
- ’ toil®
- Revenons maintenant aux fig
- 3. Dans ces figures L est une - j sans fin possédant un mouvement, decirculationquiluipstcommuniqufPî,, l’arbre du tambour batteur B, à 131 5 d’une courroie , et de la série des ro» d'engrenage M. Un des deux roulÇ3' conducteurs de cette toile estplacel s médiatement au-dessus de la toile sa fin E, et l’autre dans le voisinage petit tambour G ; N est un petit c] lindre cannelé tournant, destiné 3 “ pouiller la laine, le cqton ou autI!, matières qui peuvent adhérer à Ja g L. A l’extrémité de l’arbre du cylifl(,rr aux peignes K, opposée à celle Paj laquelle il reçoit le mouvement 5 ,e-e placé un pignon commandant une sef de roues dentées qui font marebef . toile sans fin F, les brosses circulai , Q et R, ainsi que d’un mouvement >® le rouleau à cardes S.
- Supposons maintenant que la & chine soit mise en mouvement et rfg fièrement alimentée avec de la laU> ’ du coton ou autre matière fibreü- > elle travaillera ainsi qu’il suit : ^
- La matière placée sur la toile sans E passera d’abord entre les roulea ^ d’alimentation I), et sera soumis® l’action du tambour batteur B, Hül^e purgera d’une certaine quantité terre, poussière, semences et aui matières étrangères, lesquelles ton1 ront à travers la grille f sur le Pia cher.
- Ainsi qu’on l'a remarqué précédé»*
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- étanî’ ies. rouleaux d’alimentation D p 1 P'acés hors de la portée des frap-ç0n,rsae^.c^ar8és seulement d’un léger P l'Poids, de manière à ne pas rom-p la mèche de la matière, il en résulte H e toutes les substances qui adhèrent dét [,l?re ne sont Pas nécessairement t! tachées par le battage, mais plutôt ti.ees en avant et délivrées, avec la ma-erepartiellement nettoyée, à la toile ns fin F, Cette toile amène alors la aiicre en avant sous la brosse tour-ante Q qUi l’enlève et la livre aux pei-°nesî,î ci-dessus décrits, qui tournent tome le cylindre K, avec une vitesse 1 n,Peu plus considérable que celle de Rosse Q; les peignes en enlevant la atière à la brosse débarrassent celle-là . Renouvelle quantité de terre,de pous-•lere> de graines et autres matières jRngèresqui tombent sur le plancher.
- *1 faut remarquer que les peignes lar|t disposés de niveau avec la surface Rvexe du cylindre K, c’est par l’élas-toué des brodes Q et R que la matière Pénètre dans ces peignes et reste accro-“ée à leurs dents.
- La matière étant actuellement char-pe sur les peignes tournants i, i, est l|,ansporlée au rouleau Cardeur S, qui mouvant dans la même direction, ®ais avec beaucoup plus de lenteur ^’eux, ouvre, redresse et régularise la Rantité de malièredanschaque peigne, en arrête et en retient une portion lorsque le peigne est surchargé, quand on a soin d’établir assez de jeu entre la cardc S et les peignes, pour que la Première ne prenne pasune trop grande Rantité de matière, ou ne tiraille et 1)6 rompe la fibre.
- A. partir de ce point les peignes ^torchent en avant chargés chacun ^ Une certaine portion de laine, tandis Re la portion qui s’est trouvée arrêtée Sür la carde S est de nouveau enlevée Par la brosse tournante R, et rejetée ®ür le peigne suivant qui passe en con-tact avec cette brosse. C’est ainsi que la Rantité de laine sur chaque peigne se trouve égalisée et que la mature s’a-vRce vers le batteur G, où se trouve balisée une des opérations les plus importantes de cette invention.
- La laine ou autre matière suspendue jRx peignes i, i, et qui est déjà en par-î;,e nettoyée, est alors battue par les :raPpeurs du tambour G et toute la lerre, où la poussière, les graines ou aotres matières étrangères, qui sont ^offisamment mobiles pour se détacher i la fibre, l’abandonnent et tombent à travers la grille n dans le réceptacle V ; a matière toujours entraînée par le
- peigne, mais préparée et h l’état de propreté, s’avance en cet état vers le point où ce peigne vient toucher une des brosses dèchargeuses H , laquelle tournant dans la mèmedirection que le peigne, enlève la matière qu’il portait et la dépose toute apprêtée et préparée sur le plancher.
- Supposons qu’une portion de laine dans laquelle la terre, la poussière ou autres matières étrangères, ne puissent être extraites sans rompre la fibre et porter préjudice à la mèche, ait été amenée par le peigne* sous l'action du batteur G, alors les pièces qui portent les peignes, n’étant pas disposées pour résister à un semblable effort, elles cèdent, au lieu de briser les fibres; la matière non épurée quitte le peigne, est ramenée en arrière par le batteur sur la grille n, jetée sur la toile sans fin L, puis, en suivant le mouvement de celte toile portée à l’exirémilé de celle-ci pour revenir à la tète de la machine, être rendue à la toile d’alimentation E, et subir de nouveau toutes les operations, le rouleau cannelé N détachant toutes les matières qui peuvent rester adhérentes à la toile.
- Ainsi par des opérations répétées la terre, la poussière, les graines, les matières étrangères se trouvent suffisamment dégagées et détachées pour abandonner la matière sans nuire en aucune façon à la fibre, tandis que la propriété d’élimination dont jouit la machine et qui provient de l’action combinée du cylindre à peignes K et du tambour batteur G, assortit ou plutôt choisit les portions de la matière qui sont déjà préparées et propres pour les transporter aux brosses dèchargeuses H, en même temps qu’elle rejette et renvoie les portions qui ne sont pas définitivement préparées et nettes sur le tablier sans fin L, puis de là à la toiled’alimen-talion E, afin qu’elles soient soumises de nouveau aux mêmes opérations, et cela jusqu’à ce qu’elles soient parfaitement nettoyées et purifiées, état sous lequel elles sont alors définitivement déposées à l’extrémité postérieure de la machine.
- Perfectionnements apportés dans les machines ou appareils propres à préparer ou à carder la laine.
- Par M. S. Poebitt , manufacturier.
- Les perfectionnements que je pro-
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- pose portent sur deux points principaux que je vais expliquer.
- lu Luc disposition ou construction que je crois nouvelle dans l'extrémité par laquelle se fait l'alimentation dans la machine ordinaire à carder la laine et un mode particulier pour y appliquer une chaleur artificielle , soit au moyen de boîtes , chambres , tuyaux, cylindres ou ruuleaux creux, qu’on chautTe par la vapeur, l'eau buui lanle, l'air chaud, ou de toute aulre manière.
- Le principal objet de celle partie de l’invcnlion est d'effectuer une économie sur l'huile dont on enduit généralement la laine avant ou pendant les différentes opérations auxquelles on la soumet pour la battre, l'ouvrir et la carder.
- L’application de ce moyen produit non-seulement une économie très-considérable , mais de plus une amélioration très-sensible dans le travail de la laine; par ce nouveau mode d’application de la chaleur, la laine, encore sur la toile sans lin ou engagée dans la partie anterieure de la carde , se trouve beaucoup adoucie ; la matière grasse qu’elle renferme , naturellement rendue fluide , supplée à l’huile; de plus, l’huile dont on l’imprègne se trouve mieux répartie dans la masse de la laine , qui par là se travaille plus aisément et plus uniformément ; ses brins s'ouvrent ou s’étirent plus librement, au lieu de donner lieu à des déchets par la rupture des brins, ou par ceux qui tombent dans les déchets, ainsi que cela a lieu avec les machines ordinaires.
- Ces avantages s’obtiennent par l’application ou l'emploi d’une chambre ou boîte et d'une paire de rouleaux creux, chauffés par la vapeur ou autrement, à la tète ou extrémité d’alimentation de la machine ordinaire à carder la laine , et qu’on place près de la carde clle-méine, ou qu’on y lixe ou y attache immédiatement en avant des rouleaux d’alimentation, ou du briseur ou premier cy lindre cardeur, ou enfin du premier tambour, et qu'on peut également appliquer avec beaucoup d’avantage aux machines employées pour préparer la laine , c’esl-à dire les loups, willows, batteurs-éplucheurs, scribbleurs, etc., et enfin à la carde finisseuse ou carde à loqueltes.
- 2° L’application ou l’emploidcdeuxcy-lindres de décharge et de deux rouleaux cannelés à l’extrémité finisseuse de la machine à carder, dèchargeurs disposés de telle façondans la machine, et garnis d’une manière telle de rubausde cardes,
- que tandis que tous deux tournent aye la meme vitesse , les rubans de carde, placés longitudinalement à distance su l’un d'eux , sont opposés aux esl):,L? laissés entre les rubans disposés u même sur l’autre , afin de pouvoir de charger toute la laine cardée qui >eU est apportée par le second tambour, 3 lieu île laisser comme auparavant u" portion de celte laine sur ce tambour» entre les espaces qui subsistent enf les rubans de carde du déchargeur de permettre qu’elle reste sur ce larl1' bour et repasse sous les cylindres ira' vailleurs et nettoyeurs. . ,
- Cette disposition présente aussi 13' vantage d'empêcher que les loquctte ne soient détériorées par les longs bru* qui viennent sc placer en travers de vides laissés entre les rubans de carde sur un dèchargeur unique ordinaire» et par conséquent de s'opposer à c que deux loqueltes s’accrochent en' semble , et enfin de pouvoir produira une plus grande quantité de travail dans un temps donné , comparative' ment à la construction ordinaire de» machines à carder.
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- Perfectionnements dans les machi*tS
- ou appareils à peigner la laine àe
- toute espèce, la soie et autres
- Hères textiles.
- Par M. J. Whitehead, constructeur'
- La machine que je propose est destinée à carder toute espèce de laine» soie ou autre matière textile sur de® pc gnescirculant horizontalement, perpendiculairement ou suivant des incl*' liaisons varices avec d'autres pcigneS qui se rapprochent pour rencontrer leS peignes voyageurs et s’en éloignent suite pour peigner ou tirer la matière textile ; le rapprochement des peigr,eS ayant lieu à une distance quelconq°e qu’on détermine des peignes voy3' geurs, les premiers peignes se rapprochante chaque trait de plus en plus de ces derniers jusqu'à ce qu'ils se touchent réciproquement en continuant3 fonctionner dans ce dernier état j»s* qu’à ce que la laine soit suffisamme*1 travaillée.
- De plus, je propose de peigner ;3 laine après qu’elle a été d'abord carde aussi bien que la lame et autres m3' tières qui n ont pas été soumises préalablement à la carde.
- Lafig. 13, pl. 83, représente une vu
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- *n élévation snr le côté de la machine en question.
- ha fig. 14 es[ ja même machine vue J1 *neme côté, mais où l’on a sculc-“*eiu représenté ce qui est nécessaire H0llr faire comprendre les transmis-0,!s principales du mouvement qu’on Vait omis dans la précédente pour ne t’3* la compliquer.
- arbre moteur; B celui sur lc-jv6' est calé l'excentrique de rappro «crnoni ou d’éloignement des châssis P°r,e-peignes pour tirer les matières ; e dernier tourne trois fois plus vite ?,,e'arbre C sur lequel sont fixés les arnhours qui portent les chaînes sans n. Propres à mettre en mouvement les Pagnes voyageurs. Pour un tour de :et arbre C, il passe trois peignes voya-®eurs, et c’est alors que ceux établis ür les châssis de contraction et d’ex-Pansion descendent pour rencontrer les Premiers, puis se relèvent pour tirer es matières. 1),D sont les peignes °yageurs ; E.E les peignes de con-r<1ction et d’expansion; F l’exeentri-iUe pour mettre en mouvement ces derniers peignes; G est une bielle de ®°mtnunication entre l’excentrique et le jeu des leviers H H placés au som-11161 du bâti et destinés à éloigner ou approcher les châssis sur lesquels les peig'»es sont établis ; 1,1, deux tringles ^ticales qui unissent les leviers aux c»àssis d'expansion; J un pignon à re-cnange pour modifier la vitesse de l’ex-Onirique K qui met ses tringles en Jeu avec une vitesse plus ou moins grande, suivant qu’il s’agit de Iravail-?r une plus ou moins grande quantité ,6 matière; L un levier mû parl'excen-lr'que Ket relié aux tringles verticales hf qui rapprochent ou éloignent les lignes pour le peignage des matières *î<J,on traite. Ce mouvement fait briser °.'i fléchir les tringles U aux articula-h°ns M.M.M.M, et redresse ou plie Ces tringles, de manière à permettre aux peignes contracleurs et expanseurs commencer le peignage à une dis-lauce quelconque, et telle que la laine 0u la matière à peigner peut l'exiger et à leur permettre d’approcher de Plus en plus près à chaque trait des Pmgnes IJ , jusqu’à ce qu’enfin les p<i-S'ics glissent immédiatement les uns &Ur les autres.
- O est une table d’alimentation sur ^quelle on dépose la laine à peigner, ,quel!e passe d’abord entre les rou-!eaux : eetle table pont ôlre placée a 1 une ou à l’autre des extrémités de la jî^chine ; P,F sont des pots contenant diverses espèces de laine passées à la
- carde avant le peignage. Quand on se servira de laine cardée pour alimenter la machine, la table O deviendra inutile et pourra être supprimée.
- Nouvelle disposition pour soutenir les
- carions dans les métiers à la Jacquard.
- Ordinairement, quand il s’agit de très-grands dessins, on partage les cartons en plusieurs paquets ou lots, qu’on place sur les cerceaux particuliers, d'où ils passent successivement sur le cylindre de la Jacquarde. L’ouvrier, aussitôt qu’il a terminé un paquet, doit enlever les cerceaux et les remplacer par d’autres, et lorsque le dessin est continu, il faut dérouler les cartons , afin de pouvoir raccorder le commencement du nouveau paquet avec la fin du précédent. Cette opération occasionne souvent des avaries dans les cartons, et ce sont surtout les premiers et les derniers qui , dans ce cas, ont notablement à souffrir.
- Dans la nouvelle disposition, tous les cartons d’un même dessin, quel que soit leur nombre, peuvent tous ensemble être montés en même temps sur le métier, et la chose devient possible en passant ou insérant, après un certain nombre de cartons, et entre deux cartons consécutifs, un fil de fer qui, de chaque côté, sur la longueur, fait une saillie de 30 à 40 centimètres. Les extrémités saillantes de ce fil viennent ensuite, et à mesure que la machine fonclionne, s'appuyer sur les traverses d’un cadre horizontal adapté à cet effet, entre lesquelles tombent et pendent les carions, qui de là passent sucecssi-yementau cylind c en suivant une ligne inclinée à l’horizon.
- De celle manière on peut monter plusieurs milliers de cations dans un espace proportionnellement petit, et le cylindre exerce un tirage qui, sur chacun deux, est, toujours à peu près le même et incapable de les détériorer.
- Nouveau système d'essieux de sûreté. Par M. J. T. Guillemin , mécanicien.
- Ce système est applicable aux essieux de toute sorte de véhicules et à une infinité de grosses pièces de mécanique, telles que arbres de couche et de tour, balanciers de pompes à feu, etc.
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- î)ans cette description, il ne sera fait mention que des essieux de locomotives et des wagons en usage dans les chemins de fer.
- Pour faire un essieu je me sers d’un mandrin cylindrique et parfaitement rond, d’un diamètre de 0®,03 et de 0m,33 de plus de longueur que ne doit avoir l’essieu dans toute sa longueur; je pratique une cannelure ou mortaise longitudinale très-étroite, destinée à recevoir le bord aminci de la feuille de tôle dont il va être question. Lorsque ce mandrin est ainsi préparé, il est placé sur une machine de mon invention, que je crois inutile de décrire ici.
- Je prends de la tôle de 5, 6, 7, 8 ou 10 millimètres d’épaisseur, je lui donne la forme voulue, puis je la fais bien décaper, afin de m’assurer qu’elle est sans défauts ; je l’amincis sur les bords, puis sur un fourneau roulant et chauffé au charbon de bois, je la fais légèrement rougir; lorsqu’elle est en état, j’introduis le bord aminci de la tôle dans la mortaise pratiquée sur le mandrin qui est de suite mis en mouvement par une forte roue à laquelle il est adapté. Il tourne avec une rapidité très-grande, et il enroule autour de lui la tôle, fig. 15, pl.83, par le moyen de 12 leviers qui sont d’un poids immense, et ont tous ensemble la forme en creux que doit avoir l'essieu. Ces leviers pressent tellement la tôle et le mandrin, que lorsqu’on relire l’essieu de dessus la machine, il ne forme plus qu’une masse compacte, et a les formes et dimensions qu’il doit avoir, fig. 16. Il est parfaitement rond , chose que l’on ne^oeut obtenir à la forge, où l’on perd beaucoup de temps et de fer pour centrer les essieux.
- Pour que l’essieu ne puisse se dérouler, je n’enlève sur lui qu’un levier à la fois, et je remplace celui enlevé par une presse en croissant, et ainsi jusqu’au dernier. Ces presses, qui sont étroites, tout en maintenant les spirales de l’essieu, laissent la faculté de pouvoir introduire sur le bord de la tôle des goujons ou vis à tête perdue, qui s’opposent à ce qu’elles puissent se dérouler. Cela fait, on retire le mandrin du centre de l’essieu, puis à la longueur des parties qui doivent être calées dans les roues, et celles des fusées ou collets, je brase au cuivre rouge l’essieu. Cela fait, il ne faut plus que polir autour les mêmes parties, et l’essieu est achevé.
- Pour donner de la durée aux collets des essieux en usage, on les trempe au paquet; j’en puis faire autant aux miens, mais je dis que ce procédé est
- mauvais, qu’il détériore le fer et le re cassant, quoique cette trempe b durcisse que la superficie. ja
- Pour donner à mes essieux *oute te dureté possible et laisser au fer10, sa ductilité, je prends une plaque c* cier fin ; son épaisseur est la même q celle de la tôle, je l’amincis sur quatre bords, puis je l’ajuste à la1 où elle est retenue par quelques rJŸ (Voir les parties noires de l’annexe plan). Ajustée ainsi, elle ne fait P qu’un corps avec le fer, et est e,îr°u se et brasée en meme temps que lui, e° j trouvant comprimée sous le boudin Q estau bout du collet, puis sous la P lie de la fusée qui doit être calée d» le moyeu de la roue; il est doi»Ç toute impossibilité qu’il puisse s’opc‘ de disjonction entre le fer et l’acier;
- Par ce procédé de facile exécuU® J la superficie de la circonférence du c° let de la fusée sera donc toute d’ade ! on pourra lui donner toute la d°re voulue sans employer la trempe au quel; le fer conservera toute saduC\*
- litc, et les collets des essieux aura
- une duree infiniment plus prolong que celle qu’ils auraient s’ils él3,e . tout en fer, les coussinets des vehiem s’useront aussi beaucoup moins vu®' attendu que les frottements seront p>®^ doux, par la raison que l’acier fin 11 presque pas de pores. j
- Les essieux ainsi confectionnés s® creux dans toute leur longueur ; le()l . mètre du vide est de 3 centimètres q® je réduis à 15 millimètres en faisant®
- tube dont le vide intérieur présente .
- dernier diamèlre, et qui est de plus long que n’ont ensemble les paf* lies de l’essieu qui forment les fusée5* par une très-forte pression, je fais e®' trerce tube dans l’essieu, en lui laissa®^ 0®,09 de plus que la longueur des/®^ sées, à la force desquelles il vient ai® ajouter. •
- Il n’y a que le vide des fusées q® soit diminué; le corps de l’ess»e®’ c’est-à-dire la partie qui se tro® ^ entre les roues, conserve toujours 0®^ de creux dans toute sa longueur, e comme il y a par essieu deux fus®e » c’est deux tubes qu’il faut pour cha cun.
- Ces essieux ainsi fabriqués, me Pa' raissent mériter la préférence sur Ie autres, par plusieurs raisons •• •
- 1° Parce qu’ils peuvent être . qués plus vite, que leur prix de reviei sera moindre, et leur poids moins con
- sidérable.
- de
- 2° Parce qu’ils ne recèleront pas germes de destruction, tels que PalU
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- qU'j*l res> grains et manque de soudure, f°r„ ne Pourront être détériorés à la pri? ’ <ïUe leur longueur sera toujours $nr . s^r celle des tôles, c’est-à-dire s’assie d du fer, et qu’il sera facile de dans l r de Puret® du fer qui entrera sans eUr conslruclion, et de répudier 3o PDer‘e l°ut ce qui sera vicieux, tabli *xce Que le courant d’air qui s’é-®ansra * ^eur ’nfcrieur les dépouillera rrou Cesse de la chaleur produite par les sinelements de l’ess'eu dans les cous-et neutralisera par conséquent ftsde,a dilatation. f°nt. .ce qu’étant creux, ils offri-(j„ l * * * *cnjours dans des cas donnés, tels sisiaCa°cs ou surcharges, plus de ré-brj nce que des essieux pleins qui se les Presque toujours soudainement, !e r rJenSl au contraire, plieront pour de d Pesser ensu*te >ou f*'en Sl cause lhe fslruclion se prolongeait indéfini— dom- °5ligés de céder , les parties lj "s sont composés se déchireraient (Jor^^ent, le jeu des roues du véhicule q ‘Us faisaient partie se dérangerait Renient, et le conducteur s’aperce-1 nt du danger, arrêterait et éviterait ^ccidenls.
- ply ^arce qu’ils peuvent être réparés San Vdc et a ljeaucouP moins de frais as crainte de les détériorer.
- Ion 150111 d un service Plus ou moins siç ’ ^es collets des arbres et des es-Icm ^ ’ c°nstruits à l’aide de mon sys-ou de tout autre, finissent par (ji|Ser au point d’avoir trop de jeu p ns les coussinets pour qu’il soit im-Ss*ble de continuer d’en faire usage. ]e Ur remédier à cet inconvénient dans 0 Essieux construits selon la méthode lunaire, il faut les remettre au feu et pa r rapporter du fer à chaque bout tç, le moyen de la fusion et du marie t6’Pu‘saPros remonter l’essieu sur p . °ür pour le remettre dans son état [ 1,lîitif, ce qui nécessite beaucoup de ç ^Ps pour le centrer et le tourner, t travail entraîne une perte de fer et ®ticoqp de temps ; de plus dans celte q, e|’ati°n , l’ouvrier peut altérer la rénité du fer en le chauffant trop et le r® cassant.
- Usr0rsque les collets des essieux sont Sl es. quel que soit leur mode de con-0cti°n, je commence par en régula-j. °r, l’usure et lui donner la forme fgjP^sentée en a fig. 17 , ce travail se liti a fr°id el ne Peut itérer la qua-Jo du fer. Ensuite, je prépare une c bague ou boîte en métal vue en . °Pe, fig. 18 et 18 bis, dont l’intérieur a Internent la même forme que les ex-tthtés de l’essieu lorsqu’il sortait
- tout terminé des mains de l’ouvrier, et intérieurement cette boîte a aussi exactement les mêmes formes que celles données sur le tour aux extrémités des essieux usés (fig. 17).
- Les pièces ainsi disposées on chauffe fortement les boîtes b, et on les enfonce sur les extrémités des essieux par le moyen d’une forte pression ; lorsqu’elles sont refroidies, elles sont tellement adhérentes à l’essieu qu’elles ne font plus qu’un corps avec lui.
- Elles peuvent être faites en fer ou en acier, et il est facile lorsque l’on a sur le tour rendu à l’essieu ses formes primitives, de leur donner par la trempe un très-grand degré de dureté.
- Lorsque ces boîtes sont usées, il est facile de les enlever et de les remplacer sans que pour cela l’essieu ait à souffrir de ce changement. Cette réparation peut donc se renouveler toutes les fois que besoin sera. Ces boites étant placées sur l’essieu de la manière dite ci-dessus, il est impossible qu’il s’opère disjonction entre elles et lui, car elles y sont encore retenues par des goujons ou vis à tète perdue e, o.
- Outre celte garantie je dois faire observer que dans ce nouveau mode de réparation il y a une autre garantie de sécurité.
- 1° Pour les wagons en usage sur les chemins de fer, le moyeu de la roue est calé sur la partie A, fig. 19, qui, après la réparation, se trouve formée d’une partie de l’essieu et d’une partie de la boîte additionnelle. Le calage de la roue maintient donc ces deux parties , et, comme on le comprend, lorsque l’on a chassé la clavette dans Ja mortaise destinée à la recevoir, l’essieu, la boîte et la roue ne sont plus qu’un tout qu’il est presque impossible de séparer sans enlever la clavette (1).
- (l) Comme l’article précédent ne s’explique
- pas d’une manière très-claire sur la manière
- dont on forme les fusées et les tourillons de
- l’essieu, nous avons consulté le brevet d’invention de l’auteur, en date du 6 décembre
- 1845, et nous en avons à ce sujet extrait ce qui suit .-
- « Pour approcher plus facilement du rond, j’ai soin, avant de rouler la tôle, d’amincir les extrémités :de sorte que la bande étant roulée, l’essieu se trouve presque terminé, car pour les extrémités formant les fusées ou les tourillons, la tôle peut être découpée et amincie dans les parties correspondantes aux diamètres de ces extrémités, de manière que l’essieu étant obtenu par l'enroulement de ladite feuille de tôle, il se trouve avoir extérieurement les formes voulues;et pour conserver rigoureusement ces formes, je brase les formes ensemble à chaque bout de l’essieu dans une longueur plus ou moins grande, suivant que l’expérience en démontre la nécessité. » F. M,
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- — i ^T—«
- Machine à vapeur semi-cylindrique ou à demi-cylindres.
- Par le Cap. Ericsson.
- La frégate américaine Princeton, construite en grande partie sur les modèles fournis par le capitaine Ericsson, renferme un assez grand nombre de dispositions nouvelles, parmi lesquelles nous ne ferons mention ici que de la machine à vapeur qui lui sert de moteur. !
- Cette machine, appelée parM. Ericsson machine à vapeur semi-cylindrique , a été construite dans le double but d'èlre renfermée entièrement au-dessous de la ligne de llollaison, et d’imprimer directement son mouvement à l’arbre du propulseur hclicoïde, organe qui comme on sait a besoin d une vitesse plus considérable que ne peuvent lui en transmettre les machines à vapeur ordinaires. Ce but a été parfaitement atteint et la machine est tellement compacte et ramassée que son point le plus élevé est placé à plus de lm,20 au-di s-ousde la flottaison et suffisamment au-dessous de la chambre d’emmagasinage qu'on peut loger au-dessus de O® ,75 à 0m,80 de hauteur de combustible de même que sur les côtés.
- D’après les renseignements peu détaillés , il est vrai, qui nous parviennent, le caractère distinctif de cette machine réside dans l'emploi de derni-cylindres au lieu de cylindres entiers. Os demi-cvlindres ont 1n*.818 de diamètre et 2“,43S de longueur. Les pistons sont des parallélogrammes attachés à des arbres ou tiges en fer forges, formant l’axe des demi-cylindres et oscillant ett va-et-vient. suivant un arc de 90° par l’admission alternative de la vapeur sur chacune des faces , en employant pour cet objet les tiroirs ordinaires. Ces tiges de pistons passent à travers d s boîtes à étoupe à chacune des extrémités des demi-cylindres; aux extrémités antérieures sont attachés des bras de manivelles de 0,n 981 de course, qui au moyen de bielles de 2m,377 de longueur impriment le mouvement à la manivelle principale de l’aibre du propulseur. La surface active de chaque piston mesure 2™,438 sur 0m,660 ou une surface de 161 décimètres carrés. Le centre de pression de chaque pis'oo parcourt un arc qui a une étendue exacte de 0m,914, et ainsi les machines
- du Princeton ont la même P11!55'!^ que deux machines de navigal. ayant des cylindres de 1m.432 de -mètre et 0ra,762 de course. , j
- Aux extrémités opposées des t&^ du piston se trouvent liés des bra manivelles de 0“‘,59 de course communiquer le mouvement aux p‘ pes à air et aux pompes d’alime tion. [.a disposition de ces pompent
- rait être fort ingénieuse,
- aû
- le mode remarquablement sim|de moyen duquel on obtient le 111011 ment parallèle.
- Le maximum de la vitesse
- des
- mi'
- chines a été de 37 révolutions paf |j nute. Le maximum de pression vapeur dans les chaudières a e |-j^ lkll-.730 par centimètre carré, et troduclion de la vapeur dans les dp * cylindres est invariablement arrête tiers de la course. |g
- La vitesse maxima qu’a al,c.,^0ni. navire a été de près de 22 1/^ . \]tt par heure. Avec une vitesse ofd*" n, de 20 kilom., on a trouvé que la Cg|6
- sommation du combustible était de
- kilog. par heure. ,g(l
- Le propulseur de M. Ericsson y a appliqué est en métal de c0tü^\r lion, et il a, comme on sait, url 0pc mctre extrême de 4m,267 ; sa P3^ supérieure est de 0m,75 au-dt*ssoU5 niveau de l’eau.
- APy
- Les chaudières sont placées aU'u j sous de la flottaison et ressemb^0 celles des machines de navigation j dinaircs, mais leurs fourneaux et K, f
- r carneaux sont construits pour | de l’anthracite aussi bien que de 1 houille bitumineuse.
- A chaque chaudière on a réun1^ appareil de chauffage possédant j(l propriétés très - remarquables et üt moyen duquel non seulement rca° ^ alimente les chau litres est c°nS Lis ment chauffée avant de pénétrer, qui permet de plus au mécanicien, •%. qu’on est à la mer, de mettre hors facilement sans aucune perte malérl de pression et sans dépense de Ç0 ^ bustible. Cet appareil est consu connue un des perfectionnements ^
- pins importants qu'on ait fait subir machines à basse pression pour 1<* vigalion. je
- La cheminée est construite sur^ principe du tube des télescopes, c à-dire qu’on peut augmenter sa fea leur au moment où on allume ,e. .j-ou quand on désire marcher avec ^ rage naturel. La disposition pour
- bru
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- pilca|.est efficace , c’est une simple ap-ijn lon fie la vis sans fin formée par ^om'"''niVC"e’ ** en r®su^e fi110 deux Chcm'1e' Peuvcnt élever et abaisser la qu'il lr,éc avec une grande facilité sans acci |S°'1 I>oss»l»lc de voir survenir un qUe<.ent dû à la négligence, attendu h0 a cheminée reste fixe dès que les ti0r,rnes fini la hissent cessent de fonc-Ce^'T- C’heuretise introduction de PeurC,, ?m'née à coulisse, cl les moyens c0lI | élever et l’abaisser, résolvent ï>lèri elerner*t un des l,oml)re,lx Pr0" cj, encore insolubles qui se ralla-,11 la sécurité de la navigation, darn Vraoe dans le foyer est indépen-«st ( e hauteur delà cheminée, il g^P^'oqué par des volants cenlrifu-Ç|| l'Iacés au fond du bâtiment et mis tl;.1,,,"Uveinent par de petites machines ‘^"«ctes.
- W.el|e machine a été construite par pij- Mcrrick et Towne, de Philadel-auxquels elle fait beaucoup
- De la fabrication régulière des vis sous le rapport de la finesse de leur pas.
- Par M. K. Ivarmarsch.
- On entend ordinairement par finesse du pas du filet d’une vis, la mesure de l'un de ses filets , suivant sa hauteur, c’est-à-dire suivant l’axe ou la longueur de la vis , ou le nombre de tours qu’il fait sur une longueur de vis déterminée, je suppose un centimètre. En général , dans une vis bien construite, la hauteur du filet doit être dans un rapport convenable avec le diamètre de la vis, et lorsque ce dernier est donné, on peut en déduire les dimensions du filet, et réciproquement, pour une hauteur de filet donnée , il convient d’adopter un diamètre proportionnel pour la vis. J.e rapport entre le diamètre et la hauteur du pas détermine l’angle d’inclinaison
- Idu filet. Voici, en degrés, l’expression de cet angle pour diverses hauteurs de pas, avec diamètre proportionnel.
- degré min.
- ^°Ur un diamètre de 10 fois la hauteur du pas, l’angle d’inclinaison est de 1 50
- ................................................. 2 2
- 8................................................... 2 17
- 7................................................... 2 36
- 6................................................... 3 3
- 5................................................... 3 33
- 4.5 .............................................. 4 3
- 4................................................. 4 33
- 3.5 .............................................. 5 12
- .................................................... 6 3
- Quoique, sous le rapport où nous ve-H ns d’envisager les vis, les praticiens A Se Soient guère astreints à des règles \i«es’ surtout en ce qui concerne les ]t de petites dimensions , cependant CU Co,1P d’œil exercé les en a rappro-fln0s beaucoup ; et lorsqu’on examine fcfand nombre de vis bien fabri-
- qué
- qu>esi le résultat de l’examen fait voir qu°n est arrivé, sans le savoir, à quel-0h’S régles assez précises. C’est ainsi )çs°n u pu constater comme démontrés jP^fcipes suivants :
- Sjm Pour les vis en fer à filet carré y c P e , on fait le diamètre de la lige , ïè!?0trPr's toujours l’épaisseur du filet, ‘‘èrement de 3 l/d à 4 fois la hau-gçur , pas, d’où il résulte que la lar-r des filets ou celle du creux ou ca-
- nal qui les sépare est la septième ou la huitième partie du diamètre. Il est très-rare «le trouver un rapport plus petit ou plus grand entre le pas et le diamètre ; et celui de 1 à 3 1/3 d’une part, et de 1 à 41/2 d’autre part , peuvent être considérés comme ses limites extrêmes.
- Hans la fabrication des vis à deux , trois et quatre filets, on conserve le même rapport pour la largeur du filet, savoir : celui de 1/8 jusqu’à 1/7 de diamètre; mais le pas devient naturellement deux, trois et quatre fois plus considérable. Je suppose 1/8 du diamètre pour l’épaisseur du filet, et autant pour les creux ; il en résulte les rapports suivants :
- Ttchnologisle. T. VII.— Août 1846,
- 33
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- * 3
- Pour les vis à deux filets, le rapport du pas au diamètre est 1:2, et l’angle d'inclinaison ^
- à trois filets,........................................6=4.........................’ ‘ iO
- à quatre filets,.......................................1:1...............................
- tandis que si on prend 1/7 du diamètre pour l’épaisseur du filet, on trouve
- io»
- Pour les vis à deux filets, le rapport du pas au diamètre est 4:7, et l’angle d’inclinaison
- à trois filets,.................................................................^
- 20 »
- a quatre filets, .......................... ....................................
- Si dans ces sortes de vis on prend l’angle d’inclinaison de 9° environ , il en résulte que quand elles sont travaillées suivantle rapport exact dans la hauteur du pas, que les vis à deux filets carrés, et encore mieux celles à trois et à quatre filets ."possèdent à un degré fort remarquable la propriété de remonter par une contre-pression, ainsi que l’expérience l’a démontré généralement. D'où résulte cette règle pratique bien simple , savoir, que pour que celte vis jouisse de cette propriété , il faut lui donner une hauteur de pas supérieure à la moitié de son diamètre.
- 2° Les vis en métal et celles en fer principalement, à filet triangulaire or-
- dinaire , présentent beaucoup pju jj
- variété dans le rapport établi entre
- hauteur du pas et leur diamètre 4 ^ celles à filet carré. En général, a ceplion des cas où il s’agit de tailler . vis à toutes fins , et où les circonsta^.^ obligent d’employer avec de forts mètres des filets fins, il est de r que le filet doit être d’autant P*uS tjt, que le diamètre de la vis est plus pe et que pour l’épaisseur de ce file jc prenneunefraction d’autantplusgf3 ^5 de ce diamètre que celui-ci est P je petit. L’examen d’un grand nombre belles et bonnes vis en fer et en ar a fourni les résultats suivants, fiul rapportent à la vis à simple filet :
- DIAMÈTRE DES VIS ea centimètres. NOMBRE DE TOURS sur 1 centimètre de hauteur. RAPPORT DU PAS au diamètre.
- centim. 1 : 4 jusqu’à 5-5°
- 0.25 16 — 24 . . .
- 0.50 14—18 1 : 5 id. 6.25
- 0.75 11-14 1 : 6 id. 8
- 1. » 10—12 1 : 6.5 id. 10,5
- 1.25 8 — 10 1 : 7 id. 10
- 1.50 6 — 8 1 : 7.5 id. i0
- 1.75 5 — 0 1 : 7.5 id. 9
- 2. » 4 — 5 1 : 7.5 id. 8,U
- 2.50 3 — 4 1:8
- Si les vis doivent avoir plusieursfilets, la hauteur ou épaisseur du filet reste la môme, mais le pas est augmenté suivant le rapport necessaire, c’est-à-dire qu’il est deux lois plus considérable, si la vis est «à deux filets, trois fois, si elle est à trois filets, et ainsi de suite.
- es rapports consignés dans le |9
- cèdent, quoique empruntes ‘ ^ 511c pratique des principaux ate ^ peuvent toutefois être consi' une immuables ; en effet, on ^ tre des cas où les circons igent de faire le filet d’une vi Y
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- g
- prP<!Ue ne l’exige le rapport au diamètre g « Cr,t dans ce tableau ; c’est ainsi lhf>i0ri *rouve des vis de 0cent-,25 de dia-tou re’ °nt depuis 30 jusqu’à 32 g ,.rs par centimètre de longueur, et den ' a des vis de 0cent-,50 qui ont 2 ™s, 16 jusqu’à 18 tours , des vis de ?niim. qui ont de 5 à 6 tours, etc. , (:es déviations sont en général es- Les plus petites vis qu’on emploie "s les travaux d'horlogerie , et qui ‘quelquefois de 20 à 25 tours sur un So ’^ètre de longueur, peuvent être , C0|s.le rapport de la finesse du filet, 'Sidérées comme une limite.
- J- Whitworth a récemment attiré ^ Angietprre l’attention des construc-ta(*rS cl des mécaniciens sur les avan-lemS Y aura*1 a adopter généra-c/ïient une finesse déterminée pour waq,ue grosseur de vis. La prodigieuse tr r,eté dans le nombre des filets qu’on le Uve sur les boulons employés dans cl. Machines à vapeur et autres ma-lf|es, devient extrêmement incom-°de quand il s’agit de réparations , g rend souvent dispendieuses et Jjfois peu satisfaisantes, tandis que 0n rencontrait dans tous les ateliers J instruction un rapport constant et Uentique entre le diamètre et l’épais-
- seur du filet, et qu’on adoptât les mômes formes pour la structure de cefilet, alors rien ne serait plus facile, dans toutes les localités, que de remplacer, sous les conditions requises, un boulon ou une vis qui viendrait à manquer , sans qu’il fût nécessaire de se munir d’une foule d’outils ( coussinets , tarauds , etc.), et d’en avoir des assortiments dispendieux.
- En conséquence, M. Whitworth , constructeur distingué, a été amené depuis quelques années à établir et adopter un système de vis et boulons, à formes et dimensions fixes, travail pour lequel il a eu l’occasion de réunir un très-grand nombre de filières provenant des principaux éiablisscmcnls de construction de l’Angleterre, de comparer la hauteur du pas de leur filet avec le diamètre des boulons qu elles fabriquent, et à former de la moyenne de leurs mesures une échelle régulière. Les boulons de 1/4,1/2 et 1 1/2 pouce anglais (le pouce anglais=25imn,39954) sont pris pour points fixes de l’échelle, et c’est à l’aide d’une interpolation qu’on a comblé les lacunes qu’elle pouvait présenter. Celte échelle a été étendue depuis jusqu’à 6 pouces de diamètre , et la voici dans son entier.
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- DIAMÈTRE DES BOULONS nombre des tours RAPPORT DU PA»
- ou des vis ou filets sur un pouce anglais an
- en pouces anglais. de longueur. diamètre.
- i a 20 • . • • 1 : 5
- 5/16 18 .... 1 : 5 5/8
- 3/S IG .... 1 : 6
- 7/10 11 .... 1 : 61/8
- 1/2 12 .... 1 : 6
- 5/8 11 .... 1 : 67/8
- 3/i 10 .... 1 : 71/2
- 7/8 9 .... 1 : 77/8
- 1 8 • • • * 1 s 8
- 11/8 7 .... 1 : 77/8
- 1 1/1 7 .... 1:83/4
- 13/8 G .... 1 : 81/1
- 11/2 G .... 1 : 9
- 15/8 5 .... 1 : 81/8
- 13/1 5 .... 1 : 83/1
- 1 7,8 11/2 .... 1 : 8 7/10
- 2 11/2 .... 1 : 9
- 2 1/1 4• .... 1 : 9
- 2 1/2 1 .... 1 : 10
- 2 3/1 3 1/2 .... 1 : 95/8
- 3 3 1/2 .... 1 : 10 1/2
- 3 1/1 3 1/1 .... 1 : 10 9/16
- 3 1/2 3 1/1 .... 1 : 11 3/8
- 3 3/4 3 .... 1 : 11 1/1
- 1 3 .... 1 : 12
- 4 1/1 2 7/8 .... 1 : 12 7/32
- 11/2 2 7/8 .... 1 : 12 15/16
- 1 3/1 2 3/1 .... 1 : 13 1/10
- 5 2 3/1 .... 1 : 13 3/1
- 5 1/4 2 5/8 .... 1 : 13 25/32
- 5 1/2 2 5/8 .... 1:14 7/10
- I 5 3/4 ........ 2 1/2 .... 1 : H 3/8
- 6 ......... /'' i ml i mu n^aJlidi —miiwiibjii 2 1/2 .... 1 : 15
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- au^e.s/déterminations conviennent tout s> bien aux boulons ou vis en fonte (.( a eM fer forge , et c'est peut-
- lesn *a Cause qui a déterminé à faire lal | ls 11,1 l)e,) plus forts que flans le •leau précédent, qui ne s’applique H au f,,r (org(. pUUr obtenir une ]qn^J?rfbince dans la forme du (ilet, ^ " hitworlh a adopte généralement a,,?b* de 55 degrés. Ce système uni-de boulon et de vis a déjà obtenu h| §rand succès; on l’a adopté sur Sj ls,t*urs chemins de fer et dans plu-Rlo? S a*e*‘crs de construction rie l’An-lerrc. 11 a été aussi admis dans les
- chantiers de conslruction de Woolwieb et dans les usines pour la co îsfruction des machines à vapeur de la société royale des bateaux postes à vape.ur.
- 3° Les vis à bois en 1er, quoique portant des tours très écartes les uns des autres , sont soumises loulcfoisaussi à des règles particulières à 1’égard du rapport entre le diamètre et le pas. Dans les belles vis de ce genre, la mesure directe a fourni les résultats suivants , en se rappelant que par diamètre de ces vis qui ont une forme conique, on entend le diamètre moyen , y compris le filet.
- DiAKÈTRE des vis 11 Millimètres. NOMBRE de tours par centimètre RAPPORT du pas an diamètre. ÉPAISSEUR du filet en millimètres. RAPPORT de l'épaisseur du filet au diamètre, RAPPORT de l'épaisseur du filet au pas.
- 11.50 2.39 1 : 2.75 2.13 1 : 5.40 1 : 1.95
- 6.01 4.59 1 : 2.70 1.32 1 : 4.54 1 : 1.64
- 4.44 5.73 t : 2.55 1.05 1 ; 4.19 1 : 1.05
- 2.09 ^ 10.32 1 : 2.10 0.52 1 : 4.00 1 : 1.85
- On
- voit en conséquence que le dia-
- eirc est depuis 2.16 jusqu'à 2.75 plus fsidérable que la hauteur du pas , et ^ e ce rapport diminue avec la gros-j,Jr de la vis; qu’il en est de môme I u Apport entre l’épaisseur du filet et ..diamètre, tandis que celui de l’é-|a,sseur du filet au pas suit une marche Peu près constante, r 7° Les filets triangulaires des vis en s on; communément un pas Ici qu’il . coniemi 3 1/2 jusqu'à 4 lois , r.irc-Ciq 4 f/2 fois dans le diamètre de la )J?e s,Jr laquelle court ce filet. D'après çS bons modèles , on peut considérer >me une règle que les vis au-dessous e 2c*nt. 5 ^ et jusqu'à ce diamètre , ont Pas qui est 3 1/2 fuis, et celles qui 4,'.Plus de 2re,lt 5, un pas qui est (j °'s leur diamètre. Un grand nombre ^ 'is en bois de divers modèles ont filets de même force, mais cor-
- Cu°ndanls a dcs pas p,us ou moins
- sur une expérience faite le 17 Juin au chemin de fer de Saint-**ermain avec une locomotive de la instruction de M. Eug. Elachat.
- Par M. Clapeyron.
- ville de Saint-Germain est bâtie
- sur un plateau élevé de 50 mètres au-dessus de la plaine basse , sur laquelle est tracé le chemin de fer actuel, aboutissant au Pccq ; le chemin de fer atmosphérique franchit celle différence de rampes qui affectent, dans leur ensemble , une forme parabolique tournant sa convexité vers le sol et se terminant à une rampe de 0m,35 par mètre sur 1000 mètres de longueur, laquelle aboutit à un palier horizontal sur lequel se trouve la station terminale.
- M. Eug. Flachat , charge comme ingénieur de la direction des travaux , ayant pour instruction de les pousser avec la plus grande activité , reconnut la nécessité de construire une machine puissante, capable de remorquer sur ces pentes rapides les matériaux necessaires à la construction du chemin cl les appareils du système atmosphérique. Dans ce but, il fit construire , dans les ateliers du chemin de fer de Saint-Germain , l'Hercule. Une ancienne machine du Creuzol lui en fournit les principaux éléments; la chaudière de la locomotive nouvelle fut allongée , des cylindres de 0m,38 de diamètre cl 0m,00 de course lurent placés extérieurement aux ehâ' sis; les six roues, d'un diamètre uniforme de lm,20 furent rendues solidaires par des
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- bielles de connexion. C’est cette machine qui, mercredi dernier, fournit la course dont les journaux ont parlé. La facilité avec laquelle sa charge fut entraînée indiquait que la locomotive ne déployait pas toute sa force, Je fis le lendemain quelques essais dans le but de déterminer le poids maximum qu’elle pourrait traîner sur la pente de 0m,035.
- La machine est employée actuellement à porter un remblai,, à la culée du viaduc, des terres extraites de la tranchée de la forêt de Saint-Germain ; les wagons remontent à vide et descendent à charge. Le convoi se composait de quatre wagons chargés de terre, pesant vides 3500 kilogrammes. L'un d’eux , porté sur une bascule avec sa charge de terre, se trouva peser 12 mille kilogrammes. La charge à la descente était donc :
- kilog.
- La machine»................ 22,000
- Son tender................ 10,000
- Quatre wagons chargés. . 48,000 Un wagon à frein. . . . 3,500
- Total............ 83,500
- On partit avec une vitesse, modérée, le régulateur entièrement ferme. La manœuvre de la barre de changement de marche en avant, en arrière , ou à divers points intermédiaires , permettait de varier h volonté la vitesse sur la pente descendante de 0m,035. Le çon-voi arrêté, il fut impossible de repartir en remontant. Arrivé à la décharge, on vida successivement un , deux et trois wagons, et ce ne fut qu’alors qu’il fut possible de gravir la pente. La charge se composait donc ainsi :
- fcilog. kilog,
- La machine. . 22,000)
- 132,000, poids mort. Son tender.. . 10,000 |
- Trois wagons vides., . 10,500 \
- Un wagon chargé.. . . 12,000 >26,000kil., Un wagon à frein.. . . 3,500 y P°‘ds utile.
- 58,000
- La même expérience, répétée une seconde fois, conduisit au même rè-sullat.
- La machine était en vapeur , à une pression de 5 atmosphères ; l’effort de traction qu elle exerçait alors, en supposant l’action de la vapeur constante pendant toute la durée de la course,
- était de 3,610 kilogrammes. r.^fs tance à vaincre se composait ainsi *•
- Frottements de diverse nature évalués à 1/200 du poids sur 58,000 kilog................. 290
- Action de la gravité , 0,035 —
- 58 kilogrammes...............
- Total...........2,32°
- Restent 1,500 kilogrammes rence, représentant la diminuli03 pression moyenne due à la détente 1 qui a lieu au sixième de la course, > frottements additionnels de toute so provenantdes mécanismes, etlespef de'toute nature qu’offrent les mach10 à vapeur les mieux construites. >e
- Cet effort de traçtiori effective » 2,320 kilogrammes environ, s’éloh^ peu de la limite que lui assigne 1 a hérence de la machine sur le? ra|. Les roues étant solidaires, cettead . rence peut être évaluée effective!®6 au poids total, 22,000 kilogranu®6 ’ multiplié par le coefficient du frotut ment du fer sur le fer, qui ne P® guère dèseendre au-dessous de dixième.
- Il n’est pas inutile de remarquer <1^ ce poids de 25,000 kilogramme? 4 ,e peut remorquer l'Hercule sur la Pe*\ de 0“,035, avec ilne vitesse unifor^j sera notablement accru lorsqu'on viendra en aide par la vitesse sur les pentes moinS considérables 4 précèdent. Ainsi on peut espérer JL l'Htrcule, abordant la pente de OV’^ qui a 1,000 mètres de longueur, aŸ.e une vitesse de 14 mètres par seci>n ( soit 12 1/2 lieues à l’heure j, P°°.T^. remorquer quinze tonnes de plus qu’au haut du plan incliné; soit en13 huit voitûres Chargées. . ,e$
- Il est juste d’ajouter que l’emplo* 0 } machinés locomotives sur des p1'1^ inclinés rapides n’est pas un fait 0°^ veau. En Angleterre, le chem'n GloceSter, en France Celui de la l>o' J ôffré'ntdes péhtes inférieures seule!*1 • de 0,008 h 0;005 à celle dont il est ^ question, sur lesquelles on a étabu . service régulier ; les machines n’ay3^ pas, à beaucoup près, obtenu les mites de poids et de puissance comporte la voie actuelle de 1“,50 ^ largeur, il n’est pas douteux quC résultats obtenus ne puissent être ^ passés encore , et les chiffres qui.P^ cèdent font voir que l’emploi des rce> les plus simples de la mécanique p met de proportionner aisément la P®e< I sance des machines à la roideur
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- ïç cs et à la grandeur du poids à Port°r?Uer ^ans *es 9UR com-
- siir le f coe^lc*en*' du frottement du fer
- tCr erriploi des pentes faibles n’en res-p0a. P?s moins la condition d’un transit/1 ec°nomiquc, et ce sera, dans Pro Ue -Cas Parl'cu'ier’ a l’ingénieur de de.^Ort*onner la grandeur et le prix te . travaux d’art destinés à les main-Ipelr> à l’importance des relations com-
- Ürnb
- Tayage des roues à aubes des bâtiments à vapeur.
- tç5jn SR sert beaucoup, depuis quelque pj Ps» dans la marine royale brilan-1 pour embrayer et désembrayer p r°ues à aubes des bâtiments à va-HjUn’ .d’un appareil inventé par Cl/ **r<aithwaite, et qui, à ce que nous ^°y°ns 7 n’a jamais été décrit en p ance: et que peu de mots suffisent faire comprendre.
- e fig- 22 et 23, pl. 83, est un disque d tonte retenu à clavettes sur Varbre B f0S ^0URsà aubes; C, une bande de fer qui entoure ce disque et forme en jtl dé un bras de manivelle extérieure, Sn en<^u qu’elle est aussi fixée à clavettes 1^Ia manette D ; E une garniture de J °P pour la bande de fer, laquelle r^ilure est découpée en segments et ^ a,ntenue par des vis e,e ; F un coussin <J *aiton pressé sur le disque A par une r A et qui, par son frottement seul, rie,le ensemble ce disque avec la bande e fer forgé C.
- f Quand on veut désembrayer les * ’to.s, on n’a qu’à desserrer la clef/1,
- . Ussitôt la pression du coussin F venant passer, le disque qui est demeuré sur i arlJre des roues tourne librement dans ? bande , sans entraîner la manette D aJ*s son mouvement. j C’est aussi assez l’usage aujourd’hui, aans la marine britannique, lorsqu’on jP.Plique un appareil d’embrayage , de '"er des dents sur le contour exté-leyr du cercle central de l’armature n fer de la roue à aubes, ce qui consti-une roue dentée dans laquelle en-xr(îr)e un petit pignon placé à l’intérieur 11 tombour, de façon qu’on peut chan-à |q main un’bâtimcnt de place, aar»s avoir besoin de la vajaeur , et ,Prés que ]es roues ont été désem-ûrayées.
- Perfectionnement dans le laminage des
- barres de fer destinées aux ponts
- suspendus ou autres constructions.
- Par M. E. Howard , maître de forges.
- Cette invention consiste en une méthode pour cylindrer ou rouler les barres de fer forgé qui portent des boîtes, des têtes, des chappes ou généralement des renflements, d’une seule pièce, de manière à éviter le procédé incertain et peu sûr de la soudure de ces têtes ou chappes sur l’extrémité des barres, surtout quand elles doivent être soumises à un grand effort de tension, tel que dans les ponts suspendus, les constructions, les machines, etc.
- La trousse ou le fagot destiné à former la barre est chauffé dans un four et passé aux cylindres cannelés ou autres , comme on le fait à l’ordinaire pour en former une barre allongée qu’on voit en plan et de champ dans la fig. 24, pl. 83. Cette barre est alors portée à ce que j’appelle un laminoir à faire les télés , qu’on a représenté dans la fig. 25, et passée en travers, et aussi souvent que cela est nécessaire, jusqu’à ce que les portions d’un plus grand diamètre, ou colliers des cylindres , aient laminé ou formé les têtes, tandis que la partie intermédiaire des cylindres qui est d’un diamètre moindre que ces colliers, laisse au reste de la barre sa grosseur primitive, ainsi qu’on l’a représenté fig. 26. La barre est alors amenée à la longueur et à l’épaisseur voulues par des cylindres finisseurs unis, état sous lequel elle n’aura plus besoin que d’avoir ses extrémités parées et percées d’un trou, comme l’indique la figure 27.
- Lorsque les tètes doivent avoir la môme épaisseur que le corps, il faut qu’elles sortent du laminoir à tètes suffisamment épaisses pour recevoir une légère pression des laminoirs finisseurs, en ayant égard à l’allongement qu’elles éprouvent alors, surtout quand les barres sont destinées aux ponts suspendus pour que la fibre du fer soit en direction perpendiculaire autour des trous placés dans ces tètes.
- Quand les barres ont de fortes dimensions, il vaut mieux que le laminoir à tôles ait un mouvement alternatif ou qu’on puisse renverser, afin qu’on procède au travail de ces têtes en même temps qu’aux autres opérations et de rendre inutile une seconde chauffe des barres.
- catc
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- Dispositions nouvelles dans la construction des chemins de fer atmosphériques.
- Par MM. Prosser et Carcano.
- Les auteurs proposent (rois perfectionnements qu’ils considèrent comme nouveaux dans la construction des chemins de fer dits atmosphériques, telle qu’elle existe actuellement sur le chemin de Dublin à Dalkey.
- 1° Un mode pour faire fonctionner ces chemins atmosphériques dans lesquels les fentes ou les ouvertures longitudinales qu’on pratique dans les tubes de traction de ces sortes de rail-ways sont munies de soupapes longitudinales qui s’ouvrent à l'intérieur, ou de dehors en dedans, et combinées avec l’emploi de soupapes transversales ou de registres disposés à des intervalles convenables et sur lesquels l’air comprimé exerce une pression.
- 2° Un mode d’après lequel l’emploi de réservoirs d’air comprimé est combiné avec les tubes de traction , les soupapes longitudinales ouvrant à l’extérieur, et les soupapes transversales ou registres.
- 3° Un mode à l’aide duquel l’air comprimé est ramené du tube de traction dans les réservoirs.
- Voici comment ces trois perfectionnements se trouvent combinés en un système de locomotion.
- La soupape longitudinale s’ouvre en dedans sur une charnière et consiste en une longue bande de cuir fort ou autre substance solide et flexible propre à cet usage. Elle est fortifiée par des lames étroites en métal fixées sur sa face extérieure, de la même manière qu’on l’a pratiqué jusqu’à présent pour la soupape longitudinale du chemin de fer atmosphérique actuellement en activité et pour ceux qui sont en construction. La surface intérieure dccette même soupape est lubréfièe avec une matière grasse solide surtout sur les bords qui portent sur le métal, de manière que lorsque la soupape est poussée par l’air comprimé dans le tube de traction elle soit rendue aussi étanche ou imperméable qu’il est possible.
- L’air peut à volonté être comprimé dans le tube à l’aide de pompes foulantes et de tuyaux de communication, de la même manière qu’on l’exécute aujourd’hui par un principe physique contraire sur les chemins de fer atmosphériques actuels, mais ces auteurs
- {défèrent placer à des intervalles sur a ligne de vastes réservoirs pour rece-
- pos
- plus avantageuse que celle qui cons a avoir un puissant moteur qui fonctionne que lorsque les convois
- voir l’air refoulé par les pompes <1 sont manœuvrées par des machines vapeur ou autres moteurs et mettre I réservoirs en communication avec tube de traction par le moyen de fuy<*tl ’ Ils proposent aussi d’établir trois rcse voirs à chaque station . afin que le m teur employé soit aussi petit que sihle, cl que lorsque les convois 01 culent ou lorsqu’ils sont en repos-moteur employé puisse être aussi nomique qu’il est possible. Cette u’ , position, selon eux, est en géner^
- ne
- sotif
- en marche, cL chôme quand ils sont c*j repos en consommant toutefois ufl masse énorme de combustible. g
- Les réservoirs consistent en ries vas ^ robustes semblables à de vastes c^al,g dièr s de machines à vapeur et d’'11^ force proportionnée au degré de coifl' pression auquel l’air doit être souci'5’ et qui varie suivant les circonstance particulières au chemin , telles l’activité commerciale et l’inclinai»0 des pentes, mais en général les a°' leurs pensent qu’il n’est pas avan^r geux rl’etnploycr de l’air à un dcfP® élevé de compression, quoiqu'une prC>" sion considérable permette d'avoir tubes de traction d'un moindre d,a' mètre ainsi qu’il est facile rie le cof|CC< voir. Ilsdormenlà chacun de leurs rcscf' voirs d’air condensé une capacité cg*1' à celle de la section ou longueur 0,1 tube de traction que chacun doit de*' senir. .
- Les soupapes ou registres qui servcU à établir la cornmuniealion entre réservoirs et les tubes de traction °c sont ouverts que progressivement-013 façon que l’air puisse être maintenu’ autant qu’il est possible, au meme éla de densité dans ce tube de traction* tant au moment tlu départ que l(,rS* qu’on arrive à l’extrémité d’une SfC' tion ; car on comprendra que, comme l’air dans un réservoir a plus de de°' silé au moment du départ qu’à cd111 d’arrivée, l’admission de l’air dans 'e tube de traction doit être, technique' ment parlant, distribuée graduelle-' ment en ouvrant la soupape à mesure que la pression de l’air devient y moins en moins considérable dans >e résenoir.
- Le tube de traction est divisé en sections par dos soupapes ou des r®' gislres. Les auteurs donnent la prèfc' rence aux soupapes à clapet pour clore le tube de traction transversalement»
- ce tube présente un renflement dan*
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- clatfp7n S 0u ^ on P*ace ces souPaPes a ouvr ’ afin que celles ci quand on les Ce | "j ne diminuent pas la section de du r>‘ C* ne s'°PP0SC,d pas au passage f N»n, ou bien lorsqu’elles sont arif ®e? qu’elles présentent un siège
- sion lr° ,Su^’sanl Pour flue *a Pres* t„_ ®Xcfcée sur elle opère une ferme-hermétique.
- tHo\°n,,ï,e ei,t ul,'c fl11011 possède les dire^S(^e. vo.vanor dans l'une ou l’autre tiontll."n à l’aidedu même tube de trac-de '^‘'f.ProsseretCareanoétablissent (le pJ°uPaPesd’admission voisines l'une Pris aUI>r® ^ans lüus *es P°i|lls 011 d y a tj0ne dair. Un tube de communiea-p0matT1®ne l’air d’un réservoir ou d’une n^.mPe foulante et se branche pour pé-desr<îr sous ces deux soupapes, avec Hai l^binets, ou des soupapes conve-lüv S Sur chacune des branches du 0(Jau pour déterminer dans quel sens l(J.tlUelle branche l’air entrera dans le lr ®de traction ;sui vaut que l’un ou l'au-àcl<eS r°l)'nets est ouvert, la soupape et iaPe\au-dcssus ou contiguë se ferme Sq e liston est chassé loin de celle )euPaPe , celle-ci dans ce moment barre s, chemin dans le tube de traction et repose au passage de l’air dans la di-^ cl,on opposée : l’autre soupape trans-r .rsale, au contraire, est ouverte et j. ,aUiic sur l’ouverture par laquelle c,ir're branche du tuyau de communi-a'p l()n entre dans le tube de traction , 5 lr) de permettre an piston de passer pjdle et de poursuivre son chemin. sq est ainsi que par l’emploi de ces fç Papes à clapet, les ouvertures se (jer,|.,(*nt sous l'influence de la pression ]i . a>rou restent ouvertes, suivant que ç^J arriveparl’un ou l’autre des bran-etïientsdu tuyau de communication,et ces soupapes n'interrompent ou ne ç, "cront en rien le piston dans sa rnar-çi e> puisque la soupape sur le bran-aement ouvert ne se ferme qu’après ,e piston l’a franchie , et que ce n’est j!”KaPrès ce passage qu’on tourne le ç 1)1'tel d’air pour fermer cette soupape chasser le piston en avant, tu n P'slon esl *e môme que celui ac-». peinent employé sur le chemin de ühlin à Dalkey et que tout le monde nnaît, mais ici il n’y a pas nécessité «*> appareil pour ouvrir ou fermer la d°uPape longitudinale; les auteurs lui j n,,cnt au contraire une légère len-f)Ce à s’ouvrir, afin de faciliter le (j,jSSa?e de l’appareil qui relie la tige
- j ptston avec le véhicule ou la voi-r.e ainsi qu’on le fait ordinairement, ‘a,s dans ce cas, cet appareil marche avant du piston, la pression de l’air
- dans le tube de traction ferme la soupape au moment où il arrive dessus, tandis que i air dans ce tube en avant de cette soupape passe ou s’écoule librement au dehors du tube à travers sa fente longitudinale.
- On comprend toutefois que si la tendance de la soupape longitudinale à rester ouverte, n’etait pas suffisante, ! écoulement de l’air par la fente longitudinale tendrait à la fermer ; si par conséquent on préférait avoir une soupape assez roide pour tendre à se fermer. alors l’appareil qui relie la lige du piston au véhicule devrait avoir un bras ou un levier se projetant en avant et suffisamment long pour déprimer la soupape longitudinaleet l'ouvrir à quelque distance en avant du piston, afin d’ouvrir une certaine étendue de soupape pour l'écoulement de l’air renfermé dans le tube de traction.
- Il esl évident que la section ou subdivision du tube de traction, dans laquelle un convoi de véhicules aura été transporté, étant remplie d’air comprimé, que cet air comprimé pourra cire ramené dans un réservoir plus économiquement qu’on ne pourrait autrement y parvenir, l’action des pompes agissant sur l'atmosphère : car il est bien certain que pour remplir un réservoir d’air comprimé avec de l’air de l’atmosphère, la pression sur une des faces du piston de la pompe est colle môme de l’atmosphère, tandis que la pression sur l'autre face est celle due à l’état comprimé de l'air restant dans le réservoir : or celte dernière pression va continuellement en augmentant et celle de l'atmosphère reste constante, tandis que si l'air est ramené du tube de tr«ction dans un réservoir, le piston de la pompe commence par se trouver dans un état d'équilibre, et par conséquent exige comparativement peu de force, cc’le force seulement doit augmenter à mesure que la densité de l’air restant dans le tube de traction décroît et descend à la pression atmosphérique. Par conséquent il n’est personne initié à ce genre de constructions qui ne comprenne aisément que par une disposition convenable des soupapes et des tuyaux, on ne puisse appliquer avantageusement une partie de la force de la machine au transport ou retour de l'air du tube de traction au réservoir.
- Quand on veut faire manœuvrer les appareils comme il vient d’être dit, il faut qu’un registre ou une soupape disposés à cet effet puissent se fermera l’extrémité de la section du tube de traction, aussitôt que le piston quitte cette
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- section, de façon à interdire tout passage de l’air comprimé au delà de celte section si le tube de traction se termine en ce point ; mais, si une section de ce tube est destinée à servir de continuation à une autre section, on établit un registre ou soupape à clapet entre elles, car alors la fermeture de la première des soupapes transverses qu’on rencontre sera suffisante pour arrêter les fuites.
- Ces moyens pour faire fonctionner les chemins de fer atmosphériques, de même que ceux présentés jusqu’à présent, peuvent être appliqués sur des chemins à double ou à simple voie, mais il est très-présumable qu’une seule voie sera généralement suffisante. Dans ce cas, le travail des soupapes et des machines et la manœuvre générale du rail-way, seront notablement facilités par l’application du télégraphe électrique. Quand on donnera la préférence aux chemins à une seule voie, alors aux stations où les convois se croisent, la ligne sera double, cas dans lequel il y aura fort peu de perte de temps pour le passage des convois d’une section sur une autre dans des directions différentes; car aussitôt qu’un convoi sera parti, au même moment le piston de l’autre convoi pourra entrer dans la même section du tube de traction , mais bien entendu que lorsqu’on voudra opérer ce passage instantané dans des directions opposées de deux convois, on ne pourra plus profiter des avantages résultant du troisième point de l’invention des auteurs dans les sections du tube de traction.
- Expériences sur les roues à aubes courbes.
- Par M. Morin.
- Dans un mémoire présenté en 1839, à l’Académie des sciences ( voir le Technologiste , lre année , p. 273), et relatif à des expériences exécutées sur plusieurs roues à aubès courbes, j’avais été conduit à reconnaître que la largeur des couronnes généralement adoptée était beaucoup trop petite , et que de ce défaut résultaient plusieurs inconvénients assez gravesqu’il était nécessaire et facile d’éviter pour obtenir des roues à aubes courbes de meilleurs résultats. En effet, la hauteur à laquelle l’eau s’élève le long des aubes dépend non-seulement de la hauteur de la chute mais encore du volume d’eau dépensé et de la vitesse de la roué, tÜlés
- éléments pouvant varier entre des mites étendues pour la même roue, importe d’adopter pour les couronn des proportions telles que le motc se trouve au moins, dans la phjP
- des cas, dans des conditions favorable •
- Or, lorsque les couronnes ne s(onJ. terminées que d’après la levée de vanne et la vitesse normales, il arrl » très-fréquemment qu’un accroissent accidentel de la résistance produis3 un ralentissement, l’eau jaillit aU ,n„ sus des aubes, et qu’alors la roue s e gorge et s’arrête. C’est encore ce qui présente pour les roues destinées faire mouvoir des masses considérable > et pour lesquelles, au moment de* mise en train , on est obligé de le^e la vanne d’une quantité beaucoup considérable que pendant la march ordinaire. .
- D’un autre côté, ce moteur, si sirop1® dans son installation, et si économi^ dans sa construction, rendant, lorsqu1 est convenablement proportionné, Ô> .. du travail absolu du moteur, il ét3^ intéressant de chercher les moyens d’aS' surer toujours ce résultat.
- Dans les nouvelles expériences treprises à la poudrerie du Bouchet' on s’est proposé d’examiner quelle p°u' vait être, toutes choses égales d’ailleur5» l’influence du rayon de la roue , de *3 levée de vanne, de la largeur des coü' ronnes par rapport à la chute. De so1? côté , le savant géomètre auquel est y? ce moteur hydraulique avait songe 3 y introduire un perfectionnement portant, dont le but était d’évUer presque complètement le choc de l’e3'; à son entrée sur les aubes. C’est paf une modification dans le tracé du coiff' sier qu’il s’est proposé d’y parvenir» et voici la construction qu’il a indiquee pour cet objet :
- Le rayon de la roue étant détermit,e’ on mène , à sa circonférence, une l3^ genteinclinée d’environ 1/lOsur l'hoO' zontale. Parallèlement à cette tangentf' on mène une ligne qui en soit éloigné de l’épaisseur que l’on veut donner 3 la lame d’eau , et qui rencontre la cù' conférence extérieure en un point. Par ce point et par le centre de la circon" férence, on mène un rayon que 1’°° prolonge jusqu’à sa rencontre avec ;3 tangente. On trace ensuite, appro<>' mativement, la spirale qui passe p3^ ce dernier point et par celui du cont£»c de la tangente avec la circonférence > et qui correspond au développemen de l’arc de cercle qu’ils limitent ; pul on mène à cette spirale une tangente en son point éxtrême du côté d’aval.
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- fond evi^ent ffae * si l’on donne au ra| du coursier la forme de celte spi-e' tous les filets fluides de la veine , L'.COnscrvera sensiblement la môme foi ISSeuT depuis l’orifice jusqu’à la crj e> s’infléchiront de manière à dé-re tous des spirales semblables , et Montreront aussi la circonférence UUs le même angle, ce qui n’a pas 11 quand le fond du coursier est un p,an incliné.
- te Ce.,a fait, il ne reste plus qu’à dé-Miner la direction du dernier élé-du T ^au^e ’ de façon qu’un filet ’.Mlconque en y arrivant n’ait qu’une tusse relative tangente à cette aube, sa vitesse normale à la môme surface trouvera alors nulle. C’est ce qu’il v?: facile de faire , en sachant que la pdesse de la circonférence de la roue r°rrespondante au maximum d’effet est &de à environ 0,55 de la vitesse due Jacharge sur le sommet de l’orifice. jîPrès avoir ainsi déterminé la dircc-l0n de la tangente, on lui élève une PMpendiculaire à son point de contact, 1 c’est sur cette ligne qu’on prend le “efUre de courbure des aubes, en ayant °)n de choisir un rayon tel, queceeer-JJe rencontre la circonférence inté— 'Çure de la couronne, en formant avec el*e un angle aigu.
- Pour reconnaître l’influence du dia— ^tre des roues sur l’effet utile , nous a!°ns fait construire trois roues des Û'amètres de lm,60, 2m,40 et 3m,2<), liant une largeur commune de 0m,40. •pies ont été successivement placées Pans un coursier tracé suivant la première méthode indiquée par M. Pontet. La largeur des couronnes était de 0m,75, et les aubes étant faites en Planchettes minces et étroites engagées .ans des rainures, on pouvait, en reV tirant par le haut quelques-unes de ces Piancheties, faire varier pour chaque ^°ue la largeur de la zone que l’eau ^vait occuper.
- Ces roues, construites en sapin pour *es expériences , étaient fort légères , par conséquent leur moment d’inertie Mail très-faible, et il en est résulté que les variations de la résistance provenant du frottement des mâchoires du frein produisaient dans la vitesse des Variations sensibles, surtout quand Celte vitesse était faible et s’approchait jjÇ celle qui correspondait au maximum n effet. Par suite de ces retards accidentels , l’eau jaillissait dans la roue , troublait son mouvement, le rendait irrégulier et l’arrêtait. C’est ce qui, pour beaucoup de séries, a empêché
- d’atteindre la vitesse correspondante au maximum d’effet.
- Cet inconvénient, qui ne provenait uniquement que de la petitesse du moment d’inertie des modèles , pourrait avoir, pour des usines dont les roues seraient trop légères, des conséquences fâcheuses , car des variations accidentelles de la résistance auraient alors pour effet de troubler et d’arrêter la marche du moteur, tandis que d’autres roues, exactement semblables, quant aux proportions et au tracé , mais ayant un moment d’inertie plusconsidérable, seraient exemptes de ce défaut, que l’on attribue, à tort quelquefois, au système même de la construction.
- " Des observations analogues s’appliqueraient à plusieurs turbines ; mais comme en général ces derniers moteurs , construits en fonte , marchent très-vite, la force vive du système , formée par la roue , l’arbre et l’engrenage , est assez grande pour que l’on s’aperçoive moins de l’inconvénient signalé.
- Dans les expériences dont il sera question dans ce mémoire, le jaugeage des volumes d’eau dépensés a été fait au moyen de l’observation des levées de vanne et des charges d’eau sur le seuil de l’orifice décrit dans notre précédente communication. De ce mode de jaugeage il est résulté , comme je l’ai déjà dit, que le coefficient de la dépense pour cet orifice a en des valeurs qui ont varié de 0,675 à 0,722, tandis que , si l’on avait procédé d’après les règles ordinaires , on aurait été conduit à lui assigner des valeurs comprises entre 0,60 de 0,63, c’est-à-dire plus petites et 1/9 pu 0,11 environ. On voit donc que les volumes d'eau dépensés, et par suite le travail absolu fourni par le moteur, ont été estimés dans nos expériences plus haut qu’on ne l’eût fait par les règles habituelles.
- J’ajouterai de suite que la éompa-raison des dépenses effectives avec les dépenses théoriques faites par l’orîficé de la roue nous a fourni l’occasion de constater que toutes lès fois que la hauteur de l’orifice et la vitesse de la roue sont telles qu’il n’y ait pas de choc dès aubes sur la veine fluide , le coefficient de la dépense parle vannage incliné à 45 degrés est d’environ 0,80, comme M. Poncelet l’a observé ; mais que des qu’il y a choc et remous de l’eau à l’entrée , ce coefficient diminue et descend parfois à 0,70 ou 0,72. Au contraire , avec le coursier modifié, qui facilite l’introduction de l’eau , ce rapport devient beaucoup plus grand pPur les
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- petites levées , et décroît un peu à mesure que les hauteurs d'orifice augmentent. Pour la roue en Ionie de 3m.20 que nous avons employée , ce coefficient a successivement pris les valeurs :
- 0,92 pour les orifices de 0m,150 de hauteur ; 0,87 peur les orifices de 0m.200 «le hauteur ; 0,85 pour les orifices de 0ra,250 de hauteur.
- On voit, par ces résultats , que le jaugeage des dépenses d’eau par les orifices mêmes de la roue , présente toujours quelque incertitude.
- Passons maintenant aux résultats des expériences.
- La ronc de 0.60 de diamètre, avec des couronnes de O1",75 de largeur, a été trouvée trop légère pour que son mouvement eût la stabilité convenable, et n'a marché d’une maniè'C un peu avantageuse qu’aux chutes de 0.'f5 à 0m,55 , et des levées de vannes telle-, que le volume de la capacité annulaire de la roue , qui passait en une seconde devant l’orifice , était supérieur ou au moins égal à deux Ibis le volume d’eau dépensé dans le même intervalle. Celte condition paraît de rigueur pour empêcher l’eau de jaillir abondamment dans l’intérieur de la roue et de trouhl r sa marche. Dans ces circonstances, l'effet utile de la roue s’est élevé à 0,485 du travail absolu du moteur ; mais comme, par l'effet de son faible mouvement d'incrlie, son mouvement est devenu irrégulier avant que le maximum d’effet fût atteint, il y a tout lieu de penser, d’après les résultats obtenus sur la roue en fonte dont nous parlerons plus tard , qu'une roue qui aurait un moment d’inertie plus considérable fournirait un efTet utile d'au moins 0,55 du travail absolu du moteur. Or de semblables roues, simples et économiques à établir sur les petites chules de üm,30,0m,40, 0œ,50 et plus, que l’on peut souvent se procurer dans les canaux d’irrigation des prairies, seraient un moteur bien précieux pour l’agriculture. En les combinant avec quelques-unes des machines les plus simples et les moins dispendieuses à entretenir que l’on emploie à l’élévation des eaux, elles deviendraient un puissant moyen d’irrigation.
- Les expériences sur la roue de 2m,40 de diamètre ont montré que les chutes auxquelles celte proportion convenait le mieux étaient celles de 0m,75 et au-dessous , et qu’alors le diamètre devait être environ le triple de la chute. L’effet utile a été alors trouvé égal à 0m,60 et 0m,62 du travail absolu du
- moteur, quoique, par l’effet déjà s>Sna de la trop grande légèreté de la roU ’ la vitesse correspondante au maximu d’effet, n'ait pu être atteinte dans expériences. (je
- Dans les expériences sur la rone 3n:.20 de diamètre, on a étudié 11 ^
- fluence des largeurs de couronnes i
- l’on a successivement employé ee de Om,43,0,59 et 0m,75. On a recon ,g que, même pour de faibles chutes O"1^ environ , la largeur de coU,r.\)l,f.n de üm,43 était trop petite; qu’il ^ était de même de la largeur de 0"N pour des chutes de ()m,70 et au-dfss0 et que la marche de la roue o»r3 plus de régularité et se troublait Pll\ tard par le jaillissement de Peau ('3f l'intérieur à mesure que la largeur d couronnes augmentait. .
- De la comparaison des résultats tenus avec les roues de différents d'3 mètres, il est résulté cette conséquent^’ que le diamètre de la roue ne paral pas avoir une influence immédiate sU. l’effet utile , mais qu il en a seuleinen une indirecte , qui dépend de ce quC.j toutes choses égales d'ailleurs , pin5.' est gran I pour une même vitesse de 1 circonférence, plus la capacité dan laquelle l'eau peut être admise eS grande. En effet, en nommant :
- R cl Rr les rayons extérieur et rieur de la couronne ;
- R —. R' = C la largeur de la cou' ronne ;
- L la largeur de la roue parallèlcmc11* à l’axe ;
- v la vitesse de la circonférence et> une seconde,
- on a pour cette capacité l’expression;
- quantité qui croît avec R quand L, et v restent les mêmes, mais qui, p°',r une valeur donnée de E. cesse de croître rapidement avec le rayon delà d’une certaine valeur du rap' E
- P°rt ~2R'
- Il y a d’ailleurs, pour augmenter D capacité de la roue , plus d avantage 3 faire croître la largeur E que le rayon R, en même temps que l’on se donne la facilité d’admettre un plus grand volume d’eau au moment de la mise en train.
- A [très les expériences dont il vient d’être question ,on a appliqué à la ro«,c en bois , du diamètre de 3m,20 , ,c
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- cçjçj0 coursier proposé par M. Ponde c i i,uJicl"é au commencement )0s ^ c note , et l’on a recommencé Pris Nervations avec des chutes com-ha.u enlre 1m>°° cl 1m,407 et des «l'ot o*rs ^ orifice variables de Om,lüO «U.
- d/p1 a sulte remarqué que le choc l’or'rau ’ au !,assa"e des aubes devant çjj.1'ce, avait cessé, que le liquide tet r.a!1 beaucoup plus facilement et s’é-ép .ait sur les aubes en lames plus WeT68’- P*us ’ wn a auss' reconnu l'iïi'ia v’*esse pouvait varier entre des Pré'.' beaucoup plus étendues que Ijj cedemnient, avant que l’eau jaiI-fa dans la roue , que l'effet utile se JçjPcochiût beaucoup plus de sa va-lr r .Maximum , que son rapport au ]a v/"l absolu du moteur croissait avi>c j, hauteur des orifices, et quenfin ),iÎU nc jaillissaildans la rouequequand p ^pacilc dans laquelle le liquide 1 sia ,ètre admis cessait de dépasser cjf a li60 de lois le volume débité ;
- constance favorable , qui est une fréquence directe de la plus grande n,. 'lé d’introduction de la veine "Ne.
- oJ^ais la roue en bois étant, comme j déjà remarqué , trop légère, et h moment d’inertie trop faible pour P e je mouvement lût stable, on a ciisè qu'il était convenable de répéter e s expériences sur une roue construite 1 fer et en fonte, avec la précision jjJ'e l’on donne aujourd’hui aux autres jjOjeurs hydrauliques. Celle roue est jesl<nèe à fonctionner à la poudrerie ^ Kipaull, avec une chute de 1m,00à i >20, son diamètre est de 2n',80, sa rargeur extérieure de 0m,80 , les cou-jNiesonlO'n,75 dans le sens du rayon; es aubes , tracées comme il a été dit Pfccédcmment, sont au nombre de tarante deux.
- . f-es expériences ont été faites avec chutes comprises entre lm,20 et >40, quand la roue n’clail pas noyée, 1 à la chute deOm,9ü quand elle était n°5ée de 0m,36; les levées de vanne
- Ani été de 0m,150 , O™,200 , 0m,250 et b'» 277
- Çes résultats ont été représentés gra-Phiquement. et l’examen des courbes |h°"tre que, dans toutes les séries, °" a pu atteindre et dépasser de beau-°UP . eu plus cl en moins, la vitesse °rr< spondantc au maximum d’effet, Y que nous croyons pouvoir attribuer Une part à l'amélioration dates l’in— coduction de l’eau , et de l'autre à la ©candeur du moment d’inertie de la
- roue construite entièrement en fonte et en fer.
- Dans les quatre séries exécutées à des levées de vanne de 0m,150, 0"’,200, 0m,2ô0 et 0n\277, la valeur maximum de l’effet utile mesuré par le frein a été successivement en croissant avec la hauteur de l'orifice et s’est élevée respectivement à :
- 0,520 , 0,570 , 0,600 , 0,620;
- dans chacune de ces séries la vitesse de la roue a pu varier respectivement de :
- 12 à 21, 13 à 21, 11 à 19,8,
- 12 à 19 tours en 1 minute,
- sans que l’effet utile s’éloignât de plus de :
- jL L
- 13 ’ H ’
- i
- 12 ’
- 1
- -g- de sa va-
- leur maximum.
- Ce dernier résultat est une amélioration très-importante pour la marche de ces roues qui, dans l’ancienne construction , avaient au contraire l'inconvénient quelquefois assez grave de nc pouvoir marcher à des vilesses différentes de celles du maximum d’effet sans qu'il en résultât de suite une grande diminution de l’effet utile.
- Deux séries d'expériences ont été faites en noyant la roue, d’abord de 0"\2i2, puis de 0m,357 , les localités n’ayant pas perm s d’élever plus haut le niveau des eaux d’aval.
- Dans le premier cas, la levée de vanne élant dcOm,25, l’effet utile a été trouvé égal à 0,60 du travail absolu du moteur, comme quand la roue n’etait pas noyée. Dans le second , ce même rapport ne s’est élevé qu’à 0,47, à la vitesse normale ; et comme , dans les temps de crues , ce n’est pas tant la grandeur de l’effet utile que la marche du moteur qui importe, on voit que la roue essayée jouit de la propriété importante de fonctionner encore d’une manière satisfaisante quand elle est noyée.
- La forme extérieure de cette roue et ses assemblages avaient été disposés de manière qu’aucune saillie extérieure autres que quelques têtes de boulons ne présentait de résistance à l’eau.
- La largeur des couronnes, fixée à 0m,7ô ou aux trois quarts de la chute, et la capacité destinée à recevoir le liquide, égale à deux fois le volume de l’eau dépensée, ont paru des propor-
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- tions convenables pour la marche de cette roue.
- On remarquera enfin que , le canal de tuile étant large par rapport à la roue, on a pu se dispenser de placer le bas du coursier et son ressaut notablement au-dessus du niveau d’aval , ce qui a permis d’utiliser presque toute la chute.
- Enfin, pour achever la discussion de ces expériences , nous en avons comparé les résultats avec ceux de la formule :
- Pu = !M {V2 —w)2| ,
- dans laquelle on représente par :
- M la masse de l’eau dépensée en une seconde ;
- V la vitesse d’arrivée de l’eau à la circonférence de la roue, et que l’on peut prendre égale à :
- expression dans laquelle H est la charge sur le sommet de l’orifice, et m le coefficient de la dépense variable de 0,92 à 0,85 à mesure que la levée augmente, ainsi qu'on l’a vu plus haut ;
- w la vitesse absolue avec laquelle l’eau quitte les palettes, et qui est donnée par la formule :
- w — V/u2 -jp u2 — 2 uv cos <p,
- dans laquelle est l’angle formé par la tangente au dernier élément de la courbe avec la tangente à la circonférence extérieure de la roue, et u la vitesse relative d’introduction de l’eau sur les aubes, égale elle-même à :
- i/ V2 -j- u2 — 2 Vu cos «.,
- en nommant * l’angle formé par la vitesse V ou la tangente à l’extrémité de la spirale du coursier avec la circonférence extérieure de la roue.
- Cette comparaison a montré qu’en prenant les 0,871 de l’effet utile donné par cette formule , on représentait à 1/19 près tous les résultats de l’expérience , et que , par conséquent l’effet utile réel ou le travail disponible transmis par la roue, pouvait être exprimé, avec toute l'exactitude convenable pour la pratique, par la formule :
- Pv=0,871.iM \ V2—w2 j =444Q {V2~«>2 J
- dans laquelle Q exprime en mètres
- cubes le volume d’eau dépensé par ^ conde.... - nef
- En résumé, il nous semble rcsin de ces expériences et de cette dise0 sion : .£f
- 1° Que le nouveau tracé du courSlic( et des aubes indiqué par M. Ponce offre l’avantage de diminuer de bca coup , si ce n’est de détruire entier,e mentleseffetsduchocdel’eau à l’entr sur les aubes, et de faciliter son ad°° sion et sa circulation ; e
- 2° Qu’avec celle disposition, exécution soignée et un moment 0 nerlie suffisant, la roue à aubes courD a acquis la propriété qu'elle ne p°sS dait pas auparavant, de pouvoir cher à des vitesses notablement sup^j rieures ou inférieures à celle correspond au maximum d’effet? ? qui est de 0,60 à 0,62 du travail solu du moteur, sans que l’effet °tl. s’éloigne considérablement de ce ma* mum ;
- 3° Que l’effet utile augmente av® les hauteurs d’orifices, et que celles O11,20,0m,25 et même 0m,30 parais^11 favorables avec le nouveau coursi^ pourvu que les couronnes soient pr®. porlionnées de façon que la capaC* offerte par la roue à l’admission 0 liquide soit au moins double du voln01® débité dans le même temps à la vite# du maximum d’effet ; .
- 4° Que cette vitesse, mesurée â * circonférence extérieure de la ro°®’ doit être égale à 0,50 ou 0,55 de ce*!j qui est due à la charge sur le soun001 de l’orifice ;
- 5° Qu’à charge et hauteur d’on°c égales, la roue rend un effet utne| sensiblement le même quand elle eS placée à 0m,12 au-dessus du niveau l’eau d’aval, ou quand elle est noj®0 de 0m,20 à 0m,25 ; cela tient en part^ à la disposition de sa surface rieure, qui n’offre pas de parties e, saillie , et montre que , pour les cas0, l’on n’a pas à craindre de crues fréq°erl* tes et durables, on pourrait se dispe°* ser de placer le point inférieur u coursier au-dessus du niveau d’ava» » pourvu que la section d’eau, dans 1 canal de fuite, eût une superficie ass® grande pour que la vitesse moyenne j lut faible ;
- 6° Que quand la roue est noyee
- de
- 0m,357 ou de la moitié de la haute0 de ses couronnes, elle rend encore effet utile égal à 0,46 ou 0,47 du vail absolu du moteur, et qu’il y a de penser qu’elle aurait encore inarc0 convenablement si on avait pu la n ofe davantage.
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- viles"fi» » l’expérience montrant que la d0jtSe de la circonférence extérieure dess fe (^ans *e raPPort indiqué ci-Sojt Vs avec celle de Peau, quel que p le diamètre de la roue , il suffira, Dn/ ^es cas ordinaires, c’est-à-dire lMnles, chutes de 0m,90, lm,20 et jo’^’d’établir entre la largeur descou-nnes, dans le sens du rayon et le dia-
- e*re » le rapport --rr-=0,25, de sorte
- fit
- d’après ce qui a été dit ci-dessus, b aura pour l’état normal de la roue :
- 2Q^= d’où ;
- IU
- (l — ELu=0,375 RLu,
- 0,533. -^-—0,97- Q
- Lv ’ LV/2^H
- I Près avoir établi cette proportion pour Marche normale , ou le cas des eaux ?°yennes , on examinera si la hauteur es crues ou le poids des masses à ettre en mouvement lors de la mise In train n’exige pas que l’on augmente , Proportion de la couronne, ce qui aurait que l’inconvénient léger d’ac-roître un peu le poids de la roue.
- ^°te relative à la neutralisation des exhalaisons du gaz acide carbonique dans les travaux d’explora-üon de la fontaine Lucas, à Vichy.
- l*ar M. Faucille , ingénieur civil.
- Je fus appelé en 18ii, à Vichy, par °^dre de M. le Ministre de l’agriculture du commerce , pour y exécuter, sous a direction de M. l’ingénieur François, ?,es projets qui avaient été rédigés dans p.nnèe précédente, de concert avec u* et avec M. le médecin inspecteur.
- , A cette époque , l’existence des établissements thermaux de Vichy était b^nacée par des forages qui avaient d'minué considérablement le volume bes sources exploitées. H en existait désignée par M. l’ingénieur pour nettoyée, et qui était négligée de-Puis longtemps ; celte source passait CePendant pour avoir été très-abon-^ante , mais elle se trouvait réduite à Un débit de 3 mètres cubes par vingt-9uatre heures. En procédant au net-•^J’age, je vis clairement que le point a émergence de cette source avait été changé ; j’en prévins M. le préfet de 1 A-Uier, qui, en l’absence de M. Fran-
- çois , me chargea de la direction des travaux à entreprendre : cechangernent dans le point d’émergence de la source avait été exécuté de façon à en diminuer à la fois et le volume et la température. Du moment en effet que je fus parvenu au rocher au travers duquel la source prenait son issue, le débit des eaux augmenta et la température s’éleva de même. Je fis sauter ce rocher, qui lui même devant sa formation au dépôt des eaux minérales , opposait un obstacle à leur sortie, et j’arrivai ainsi dans une sorte de piscine, évidemment de construction romaine. A mesure que la piscine se déblayait, l’eau minérale croissait en volume et en température ; évidemment les travaux devaient être poursuivis: je descendis plus bas que la piscine elle-même.
- Mais alors le dégagement du gaz acide carbonique fut tel, que le puits devint inabordable, quelles que fussent les précautions employées. Je me rappelais l’asphyxie mortelle des quatre mineurs du Creusot, à une autre époque; et, dans le puits de Vichy, le gaz acide carbonique devait se trouver dans une proportion bien autrement grande que dans la galerie du Creusot, où il ne s’était accumulé que pendant une nuit. M- l’ingénieur François étant alors à Carcassonne, je réclamai ses avis, en l’invitant à se rendre à Vichy le plus tôt possible ; M. François ar riva. Cet ingénieur essaya d’abord de forcer l’aérage au moyen du feu : le feu s’éteignit de suite ; il eut recours à une cloche de compression armée d’un tube ascensionnel : le gaz acide carbonique ne monta pas ; il fit projeter une quantité d’eau douce, tant en masse que divisée par un crible : rien n’annonça que le gaz fût absorbé; M. François employa l’eau de chaux, puis le chlorure liquide d’ammoniaque : tout fut inutile.
- Évidemment à des courants continus de gaz acide carbonique , il fallait opposer une action neutralisante également continue ; et tout cela de manière à ce que les ouvriers pussent poursuivre leurs travaux.
- Six ans avant cette époque , j’avais reconnu, en m’occupant de la construction d’appareils servant à la préparation des eaux gazeuses artificielles, dans des ateliers où j’avais un intérêt, j’avais reconnu, dis-je, que dans ces appareils le gaz ne se dissolvait que très-imparfaitement , et qu’il s’interposait en bulles plus ou moins volumineuses entre les diverses couches de l’eau employée. Je construisis une petite cio-
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- che ou récipient, fermé de toutes ) parts, sauf un robinet d’épreuve ou ‘ d’échappement ; le gaz acide carbo- , nique y fut introduit sous une pression i moyenne ; ensuite j'y fis entrer succès- ! sivemenl un courant de vapeurs sous I une pression un peu plus élevée que J celle existant dans le récipient ( il va sans dire que j’avais pris les précautions nécessaires pour empêcher l’acide carbonique de passer de la cloche dans la chaudière à vapeur, et cela au moyen d’un clapet posé dans le sens du courant de vapeur) ; la dissolution du gaz acide carbonique fut complète : j’obtins de l’eau gazeuse qui, telle que les eaux gazeuses naturelles, ne perdait plus son gaz aussi rapidement, du moment où la bouteille était débouchée , ainsi qu’on le voit dans les eaux artificielles; mais celle eau serait revenue à un prix tel, qu’il eût été impossible d’en trouver le débit. Mon expérience, quoique couronnée d’un plein succès , resta donc à l’étal d’un fait de simple théorie.
- Ce fait me revint alors à la pensée ; et, partant de là , je proposai à tout hasard, à M. l’ingénieur François, d'établir, sur les bords du puits à assainir, une petite chaudière ou éolipyle, dont le tuyau descendrait jusqu’au fond du puits, et pourrait s’allonger à volonté. J’aurais bien désiré que la vapeur d’eau débouchant par l’extrémité inférieure de ce tuyau rasât la surface du sol par une infinité de rayons de vapeurs disposés en forme d’éventail. Je ne pus arriver à ce perfectionnement; néanmoins l’expérience réussit à merveille : la vapeur d’eau descendit facilement. En sortant du tube , elle devenait, au bout de quelques moments, opaque et de couleur fuligineuse ; ensuite elle reprenait peu à peu
- sa diaphanéité : au bout de vingt'c e à trente minutes, le puits puf , s[ abordé sans danger. La vapeur 5 comportée de la même façon eh-xi fois que l’on a recommencé l’expérie" ' mais toujours l injection a dû _ e ^ continuée pendant toute la duret travail. De cette façon , on a pu ja et les travaux qu’on avait enlrepf18 | creuser le puits aussi profondéif qu’on l’a désiré : j’ai réduit une a11 fois, à Vichy, avec la môinechatuh^J des vapeurs délétères d’une na* . toute différente. Ayant fait cimcl’ n avec le ciment d’Accum, qu’on être composé de limaille de fonte. ( fieur de soufre, de sel ammonia0^ d’eau . un vaste réservoir construU dalles de laves de Volvic , le dêgnS s ment du gaz hydrogène sulfuré U'1, l’inlerieur de ce réservoir avait cté te/ qu’aucun ouvrier ne pouvait y Pe(! „ trer. En peu de minutes l'inlrodui’11 { de la vapeur d’eau parvint à conde,K tout le gaz dégagé , et l’on entra le réservoir comme si rien ne s"}'eia passé. flt
- On voit de suite l’extension que P? recevoir la vapeur d’eau emplu)^ suivant la méthode que je viens d’in qoer. pour assainir les égouts, lesf°s’ d’aisance, les puits des mines et autfj\ Ce moyen est applicable là où toud autres échouent; je m’étonne qu’on ait pas songé plus tôt : le fait seul * la vapeur d’eau injectée dans une chajr{ bre de plomb où l'on brûle le son1, devait mettre sur la voie. Mais jus<l** présent la vapeur d’eau n’a été jo ployée que par un courant ascend» pour décider, tant bien que mal, l’aéra», des puits des mines , et jamais, a'’al moi , je le crois du moins , par un c° rant descendant pour absorption “ gaz déictères.
- --------------- > i—«OOP Mil------------
- ERRATA pour le Cahier de Juillet.
- Page 4S9 , S' colonne, 27e ligne , après alumine pure , ajoutez : (25).
- 441, 2e colonne, 27' ligue ,au lieu de prèle, lisez : pièle.
- 442, 3° tableau , après la 1S' ligne , et que la roupie vaut 2 fr. 40 c.,
- ajoutez , par exemple : le ciiaya-ver à 33 roupies le barre.
- cela fait précisément à 35 centimes le kilog.
- 444, 2' colonne, après la 11' ligne, ajoutez : un alkali vire au pourpre la couleur écarlate.
- 445, Rose , 7e section, 7 et 8' ligne, au lieu de le remplissage, lisez... : les trois teintures du roug0*
- 446 , lrc colonne , 2' ligne, au lieu de, il n'oirrent... lisez: il n'offre.
- 447, Rouille, 2e colonne , 17' ligne , au lieu de doune ainsi, lisez : donne aussi.
- Note 63, 4e ligne, au lieu de 5, lisez : 1.
- 9' ligne, au lieu de entre, lisez : autre.
- 448, Fin du 6' tableau, au lieu de ce qui fixe le prix de cette teiuture à 1.24.3 le kii., lisez: à 24.318 kil’
- 449, Section 12, 14' ligne, après en fer, ajoutez: (69).
- 450 , lr' colonne, 36' ligne . au lieu de (76), lisez : (70).
- 454, Section 14, 3' ligne, après est.ajoutez : quelquefois mouillée de cange par place , put*’’"
- 2' colonne....15' ligne, au lieu de non pas, lisez ; uu peu.
- 455, Note (91), 4' ligue , au lieu de mouchoirs, lisez : pièce».
- p.528 - vue 557/606
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-
- pl.83 - vue 558/606
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-
-
- p.n.n. - vue 559/606
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- OIJ ARCHIVES DES PROGRÈS
- T) K
- L’INDUSTRIE FRANÇAISE
- RT ÉTRANGÈRE.
- ARTS MÉTALLURGIQUES, CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- Dç 1
- décomposition des sels neutres lgSe de potasse et de soude, par l concours simultané du fer ou de a fonte, de l’eau et de l’air.
- Par M. Becquerel.
- Ess
- tass S?yer de retirer la soude et la po-pj0ve”e 'eurs sels respectifs, en n’em-Fea, tseulemcnlque le fer ou la fonte, est i * a’r a température ordinaire, prés Pr°Llème qui, au premier abord, qüio le des difficultés; mais, pour ae pnq.Ue connaît toute la puissance Ces .^'on chimique de l’électricité , ïrrà?l”1Cu*tés ne sont pas de nature à § longtemps.
- d^le avait déjà reconnu que le fer tu an:!Posait le sel marin ; voici com-^ S exprime à cet égard dans ses Un v °,res : « Je trouvai dans une cave
- leUu iSSeau de bois cerc,é de fer’dans cil . étaient des salaisons. Les cer-
- SeUihila’ent couverts d un se* qui ^es.‘
- tal p*1 parfaitement à l’alcali miné-l,elu me parut tout à fait singulier, étaj,e que je savais bien que le fer liq'1 ^oins altéré par l’acide muria-jeMq q«e l’alcali minéral, et qu’ainsi mUne devais pas croire que le sel com-çfjt c°utenu dans le vaisseau de bois 1,1 en • *^r.e tlécomposé par le fer. Pour fer n edaircir, je trempai une lame de de ce,lte dans une dissolution saturée dans * Commun , et je la suspendis de une cave humide. Dans l'espace a,issi t0rze j°urs, la lame se trouva L c°uvcrte d’alcali minéral. » t e 1 ethnologixtf". T. VII.—Septembre 1 Rtc.
- Je passe maintenant aux expériences que j’ai faites dans le but précédemment énoncé : lorsqu’un morceau de fer ou de fonte est plongé en partie dans une dissolution de sulfate de soude ou de chlorure de sodium, il se produit des effets de transport dont nous allons faire connaître la cause. On sait que les actions combinées de l’air, de l’eau et du sulfate de soude sur un morceau de fer qui plonge entièrement dans la solution , suffisent pour décomposer le sulfate ; il se forme du protosulfate de fer, qui est immédiatement décomposé par la soude mise à nu,etil se précipite de l’oxide de fer qui passe peu à peu à l’état d’hydrate de per-oxide ; mais il n’en est plus de môme quand le fer n’est plongé qu’en partie : il se forme alors du protosulfate de fer, qui reste en dissolution, tandis que la soude sort de celle-ci pour se placer sur la partie non immergée du métal, où elle se combine immédiatement avec l’acide carbonique de l’air ambiant ; de là résulte du carbonate de soude qui cristallise en houppes soyeuses très-près de la surface liquide. Au bout de peu de jours, on en a des masses assez volumineuses qu’on enlève facilement. Les réactions ont lieu, à peu de distance de la surface du liquide, là où le métal s’oxide le plus facilement. Aussi la quantité de carbonate de soude formée dans un temps donné est-elle la même, que la partie immergée du métal soit égale à 1 décimètre ou à 1 centimètre.
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- On se demande maintenant comment il se fait que la soude sorte ainsi du liquide pour se combiner avec l’acide carbonique de l’air, alors qu’elle peut réagir énergiquement sur le protosulfate de fer qui vient d’être formé. On ne voit pas, en s’appuyant seulement sur les affinités, pourquoi la soude obéirait entièrement à l’action de l’acide carbonique, alors qu’elle est en présence d’un autre corps agissant puissamment sur elle en sens inverse, tandis que l’effet s’explique facilement en admettant un phénomène de tansporl analogue à celui qui a lieu sous l’influence des forces électriques . il suffit, pour cela, de considérer la partie immergée et la partie non immergée du métal, l'une comme le pôle positif, l’autre comme le pôle négatif d’un couple voltaïque ; rien n’est plus simple que de justifier l’existence de ce couple : la partie immergée est attaquée par la solution ; celle qui ne l’est pas est en dehors de celte solution , elle est recouverte d’une couche d’eau hygrométrique qui sert à constituer le circuit électro-chimique : de sorte que l’on a les mêmes effets que ceux produits lorsqu’on plonge une lame de métal dans deux liquides superposés, dont l’un attaque le métal et l’autre ne l’attaque pas : le phénomène est donc purement électro-chimique.
- L’expérience a été faite sur une assez grande échelle pour savoir jusqu’à quel point il était possible d’appliquer à l’industrie ce procédé dans le but d’obtenir de la soude par la décomposition, soit du sulfate de soude, soit du chlo -rure de sodium. J’ai fait construire, à cet effet, six cylindres creux en fonte, ouverts par les deux extrémités , de 33 centimètres de diamètre , 23 centimètres de hauteur et 3 centimètres d’épaisseur. Ces cylindres ont été mis dans des baquets renfermant une solution de sulfate de soude marquant 14 degrés. Le niveau de la solution se trouvait à 2 centimètres en contre-bas de l’extrémité supérieure. Pour recueillir le carbonate de soude , on a placé sur la partie supérieure du cylindre un plateau de cuivre evidé au milieu , et dont les bords étaient rabattus avec pression sur les parois intérieures et extérieures du cylindre , et ne faisaient que toucher la solution ; on avait ainsi des couples voltaïques bien établis, composés de fonte, de cuivre et d’une solution de sulfate. Mais le cuivre n’était là , je le répète , que pour recueillir le carbonate de soude au fur •t h mesure qu’il se formait, sans être
- fré
- coloré par la rouille. Vingt-qua heures après , on a commence à aP% cevoir des cristaux de carbonate u soude sur le cuivre, lesquels ne ta dèrent pas à recouvrir toute la slir.a e annulaire du plateau. Au boutdeqn»0^ jours, on a pu recueillir sur chafl cylindre une cinquantaine de grainn de carbonate de soude très-pur, tr® blanc et privé sensiblement de sut de soude. L’effet n’était pas plus ina t qué quand on n’employait seulew que la fonte ,
- Au lieu d’un plateau annulaire e'1^
- au milieu . j’ai employé un P*alc‘jr plein , qui n’a pas tardé à se recou' de carbonate de soude. Bien qu® u procédé très-simple ne puisse êirelüf|) jet d une exploitation en grand-..g raison du développement considéra de pièces de fonte qu’ii exigerait, pendant on peut l’employer avec suc® sur le bord de la mer et presque frais pour des besoins personnels de petites exploitations, puisqu il faut que des morceaux de vieille *°° j des bassins et un abri. J’ajoutf1^ encore que, dans les localités ou combustible manque et où il est1 possible de se procurer de l’alcab P. l’incinération des bois, on pourra 11. liser ce procédé. Ua autre motif ®|e encore guidé dans mes recherches:. développement de la civilisation nuanl de jour en jour nos ressouf ^ en combustibles, nous devons 11 attacher, comme je l’ai déjà dit_enc e posant le traitement èleclro-chiw1^ des minerais d’argent, de cuivre el plomb, à chercher les moyens de mer un jour une foule de produits 1 dispensables aux besoins de la vie,sa l’emploi de la chaleur. ^
- Les effets décrits dans cette pot® sont pas non plus sans quelque i>nPa 5 tance pour l’interprétation de jr phénomènes naturels ; car ils font ' comment il peut se faire qu’avec seule substance solide , conductri°e . l’électricité , et un liquide réag'sS sur elle, et dans lequel elle pl°ï’Se s. partie , on obtienne des effets de tra port analogues à ceux qui sont Produ|r sous l’influence voltaïque. Si stance n’est pas conductrice, il sU pour arriver au même but, que sa s face soit en contact avec des mal' ja carbonacèes ou autres jouissant a conductibilité et convenablement P
- cées.
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- 0sa9e de l’étain par volumes.
- ^ar Gaultier de Claübry.
- f°r^ ^*ïUeur titrée dont je me sers est litre ^ avec 1 gramme d’iode par déci-ei ]a .. co°l à 95 degrés centésimaux , avec j ,clUeur stanneuse est préparée raci(J ^amme de ce métal dissous dans üérêo*, 0rhydrique étendu d’eau non A|;- ”e manière à former 1 litre. LÜSSamuyen de la pipette de M. Gay-de K r ’ 0,1 mesure un demi-décilitre rerf*r stanneuse , et, avec la bu-(:>ibe |l*®e en dixièmes de centimètre dans J 3 ^Queur titrée ; on verse celle-ci île „ a Première jusqu’à ce qu’elle cesse iljSS | ^colorer : un demi-décilitre de déci^10» stanneuse, renfermant 5 !trf>o°rainmes d’étain , décolore 100 de-
- ,°u 10 centimètres cubes de dis-
- est
- o.1.10»* titrée
- *e nroHiiîi
- Produit stannifère à examiner
- Ohp° U • e ^ans 'acide chlorhydrique S’ij rTa^\on est extrêmement simple.
- ' eau G ^ ^ dissout pas , on l’attaque par drj régale riche en acide chlorhy-de ’J1® ? et comme l’étain a passé à l’état ex . l*°ride , on ajoute à la liqueur un lai^ d’acide chlorhydrique, et on la des | u*'lir avec du fer (par exemple , de p°Us connus sous le nom de pointes e|,l 1ar*s ). qui le réduit à l’état de céfc!rure 5 on opère ensuite comme pré-gpmrnenl.
- fthrV011 °père avec un alliage renfer-l’^. seulement 20 pour 100 de plomb, bie'de chlorhydrique le dissout encore par» i au delà , il ne l’attaquerait qu’im-gajea,,ement ; mais , comme l’eau rè-PosI,laS'1 qu’avec peine sur les com-raij.s de plomb . il faut alors dissoudre év. a8c dans l’acide nitrique, faire t|.;(j,er pour chasser l’excès d’acide, le fee,,r Par l’acide chlorhydrique et
- tl.^acide stannique , surtout quand il ci|e*’as®té dissous, se transforme fa-e *ente„ chlorure , en présence d'un chus d’acide chlorhydrique et de fer sàj re<ix . de sorte qu’on ramène l es ^*airCe 'I était duand le Produit i-jj 'pmiédiatementattaquable par l’a-q chlorhydrique.
- Uai\d le composé à analyser ren-i,jc *e I un des métaux suivants : arsc Plüm i an,i,n°ine , bismuth, cuivre, et jpu ou mercure , le fer le précipite süratIüèr‘e encore l’essai à celui d’une p tance stanneuse.
- pas?u.r précipiter tout le cuivre et ne de a,sser dans la liqueur du chlorure ^bl!» Iû®la\ » faut un excès considé-e d’acide chlorhydrique et une
- ébullition assez prolongée avec le fer.
- L’essai d'un sel d’étain peut être fait avec la même facilité, et si l’on opère sur un mélange d’un sel de proloxide et d’un sel de peroxide, ou sur les composés haloïdes correspondants , on peut en déterminer les proportions relatives, en faisant une première analyse sur la matière elle-même , et une seconde sur le produit bouilli avec de l’acide chlorhydrique et du fer.
- Si l’on veut parvenir à une plus grande approximation , l’emploi d’une dissolution d’iode décime le permet, ou bien , au lieu d’employer une pipette , représentent 5 centièmes d’étain , on en emploie 4 —2décigrammes, ou, mieux encore, 10 = 5 décigrammes de métal ; avec le litre de dissolution , il est alors possible de faire deux essais comparatifs.
- Le zinc et le fer ne nuisent pas dans l'essai par l’iode, tandis que les sels de protoxide de fer ou les composés haloïdes correspondants, décolorant le sulfate d’indigo, dont M. Pelouze avait tenté de se servir pour les essais d’étain , rendent ce procédé impraticable.
- J’avais d’abord employé le zinc pour ramener l’étain de l’état de chloride à celui de chlorure; mais le fer est préférable , parce qu’il ne précipite pas l’étain , qui, quoique bien soluble dans l’excès d’acide chlorhydrique , exige , pour rentrer en dissolution , une assez longue ébullition avec l’acide chlorhydrique.
- La dissolution alcoolique d'iode se modifie après quelque temps; avant de s’en servir, on l’essaye avec une dissolution de 1 gramme d’étain, étendue de manière à former 1 litre.
- Les dissolutions d’iode, employées dans quelques cas chirurgicaux, paraissent avoir produit des effets très-différents, que l’on peut expliquer par l’état différent aussi des liqueurs , les unes pouvant ne renfermer que l’iode, les autres plus ou moins d’acide iodhy-drique. Le mode d’essai que je propose permettrait de constater facilement la proportion et l’état de l’iode dans une liqueur
- L’iode peut servir à doser l’étain dans une dissolution renfermant les divers métaux ; mais s’il s’y rencontrait un arsénile, un sulfite ou un hypo-sulfite, un phosphite ou un hypophos-phite, la liqueur titrée serait décolorée comme avec le chlorure d’étain. Il faudrait donc d abord faire passer ces sels à un état plus oxigèné.par l’a-cide nitrique ou le chlore, et réduire
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- l’étain à l'état de perchlorure , par le moyen du fer.
- Procédés perfectionnés pour recouvrir certains métaux par d'autres métaux, et pour décorer la surface de divers articles en métal.
- Par M. A. Parkes.
- Ma méthode perfectionnée pour décorer les métaux consiste en ce qui suit :
- 1° La production d’un dessin en or sur une surface en argent ou autre métal. J’y parviens en traçant à la main ou d’après des impressions avec planches ou rouleaux sur papier le dessin requis sur un vernis ou des compositions convenablement choisies. Ce dessin , je le place sur ou dans l’article qu’il s’agit de décorer , je le presse et le frotte doucement, le laisse sécher une heure environ , puis le couvre d’or par l’un des procédés de dorure connus , en donnant la préférence aux cya-nides d’or pour cet objet. Aussitôt que le dessin est doré , le vernis ou réserve est enlevé à l’aide de l’essence de térébenthine , des alcalis ou des acides, et le dessin reste mat ou peut être bruni à volonté.
- 2° La production d’un dessin d’argent sur une surface en or ou autre métal, en procédant pour effectuer cette opération de la même manière que pour le dessin en or , et se servant seulement de solutions d’argent au lieu de solutions d’or, etdonnant la préférence aux cyanides.
- Mon troisième perfectionnement consiste à produire un dessin à fond noir ou bronzé sur une surface d’or , d’argent ou autre métal. Je procède dans ce cas de la même manière que pour l’or et l’argent, excepté que j’emploie , au lieu de solution d’or et d’argent , une solution composée des substances suivantes :
- Chlorhydrate d’ammoniaque, 500 gram.
- Sulfate de cuivre............500
- Vinaigre distillé............ 10 litres.
- L’article est placé dans la solution froide ou chaude pendant un temps peu prolongé , au boutduquel on trouve qu’il a acquis la couleur noire ou bronze requise. Les réserves s’enlèvent de même à l’essence de térébenthine.
- Les perfectionnements que je propose pour recouvrir les métaux, etc.,
- sont compris sous les deux chefs <1 voici : . |C
- Pour les métaux, 1» Recouvrir fer avec les métaux et les alliagessl |e vants : savoir, le zinc, le cuivre ’ plomb et l’étain , et pour les allia» ^ cuivre et zinc ; cuivre , nickel et cuivre, argent, nickel et zinc ; c“1'r(, et étain ; cuivre, zinc et étain ; c,a,.v ^ plomb et zinc ; et l’antimoine alh . l’étain , le zinc , le plomb, ou coinb* entre eux. . s
- 2° Recouvrir le cuivre et les alhao j de cuivre avec le plomb, le ziIlC l’étain. s
- En me servant des métaux ci-dess ou de leurs alliages pour recouvrir fer ou le cuivre et ses alliages , Je emploie à l’état de fusion avec une P1; portion considérable des substances! diquées ci-après, dont on se s comme flux , aussi dans un état de . . sion et flottant à la surface des ba1^
- métalliques. Ces opérations s’exécute
- dans des vases et des fourneaux de terr j de fer, d’argile réfractaire, comme r cipients pour les métaux et les uu ’ suivant la nature des articles à reco vrir et le point de fusion des nfléta -employés en couverture. gt
- Voici les sels dont je fais usa» comme flux , après en avoir préa'ab ment chassé l’eau de cristallisation les chauffant ou les mettant en fus* en les tenant pendant un certain te*11^ dans un vase de fer ou de terre jusfl0. ce qu’ils deviennent parfaitement u des, puis les versant dans des vases verre pour les refroidir , et les metta de côté pour l’usage , savoir : ,
- Leschlorides métalliques et terreU ’ les fluorides des métaux et des terr® J les borates enfin, les bromides, CPS nides et les phosphates des méu1 bases. ü.
- J’ai trouvé que ces composés p° t vaient être employés avantageusem® suivant une foule de combinaisons en eux pour recouvrer les divers meta j5 ou alliages indiqués ci-dessus ; u®. e pour que mes procédés puissent e répétés avec succès . je ferai connaLc les préparations et les proportions 4 { j’ai trouvées les plus avantageuses P®^ chacun des métaux ou des alliages o crit sous le premier et le second chet mes inventions. ,
- Je ferai remarquer d’abord que d 5 tous les cas , il faut que la surface o métaux qu’il s’agit de recouvrir . parfaitement nette; les divers mo} . pour arriver à ce but sont très-conO mais afin de m’opposer à ce quC je surfaces s’oxident de nouveau apre
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- déi
- reCof a^e ' et ,ei1 attendant qu’on les Séec iVre métal > Je Ses tiens immer-ride Uans Une solution de quelque chlo-Prèf,neUtre m^laH*c!ue O*1 terreux , de eehr r^,ice. *es chlorides de chaux ou H-nrl z*nc ’ (Sans le rapport de 500 liât - e-S un ces se^s dissout
- la co ° '*tres (l’eau- P'us • Pour (lue
- et 'j- erture en métal reste uniforme Plon» e. sur le fer ou le cuivre, je tiré 'm.médiaternent après avoir re-tj0n üu l^3'0 métallique dans une solu-0u concentrée de chloride de chaux Sel ne°olocide de zinc , ou de tout autre centre propre à cet usage , et cette tant al|l°n ’ ^ mon inver,t>on , est d’au-CoulPlns nécessaire, que l’article re-DniaCrt esl d’une dimension ou d’un » s Plus considérable.
- (loi 6 temPs pendant lequel les articles d£ Vent rester immergés dans le bain çjP.cod également de ces dimensions tnip6 P.olds, mais ce qu’il y a de tne üx a faire c’est de les passer douce-]esnt et avec lenteur dans le flux en est y .agitant. Par ce moyen la surface ta| llllÇux préparée pour recevoir le mé-Sa- et à acquis la température néces-d repour effectuer l’union parfaite des tirUx métaux ou alliages. Enfin, en re-ant du bain je les agile encore quel-çuc temps dans le flux afin d’en déta-v ec l’excédant de métal qui pourrait 3 Obérer.
- 1. 50 kilog. de chloride de chaux
- fondu ;
- 40 ltilog. de chloride de sodium fondu ;
- et fiO kilog. de borate de sodium fondu.
- 2. 50 kilog. de chloride de cuivre ; 50 kilog. de phosphate de zinc. 50 kilog. de chloride de zinc ;
- 50 kilog. de phosphate de zinc;
- et 10 kilog. de borate de soude.
- ^°Ur cuivrer le fer on emploie par j.a(pïe 100 kilog. de cuivre, de 130 à °p^l°g- de flux n° 1.
- , l°ur zinguer le fer. on emploie par pj*aclhe 100 kilog. de zinc 100 kilog, de {'.°s[>hale de zinc, ou en place du f^sphale de zinc 100 kilog. du flux
- .JPour plomber le fer, par 100 kilog.
- plomb 110 kilog. de flux n°3. jA7.m»r ètamer le fer, par 100 kilog. p kilog. de flux n° 3. your laitonner le fer (l’alliage de t lVre et zinc;, par 100 kilog. (le lai -n- composé de deux parties de cuivre Urune partie de zinc, 100 kilog. des ,,Ux n» 1 Su n» 2.
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- ux No 3>
- Pour recouvrir le fer d’un alliage de cuivre, nickel et zinc, par 180 kilog. de ces métaux alliés préalablement dans le rapport de 80 kilog. cuivre, 70 kilog. zinc et 30 kilog. nickel; 180 kilog. de flux n° 1.
- Pour revêtir le fer d’un alliage de cuivre, argent, nickel et zinc, par 100 kilog de ces métaux alliés préalablement dans le rapport de 15 kilog. cuivre, 50 kilog. argent, 20kilog. nickel et 15 kilog. zinc, 100 kilog. de flux n° 1.
- Pour couvrir le fer d’un alliage de cuivre et étain , pour 100 kilog. d’alliage composé de 80 kilog. cuivre et 20 kiiog. étain, 100 kilog. de flux n° 1.
- Pour couvrir le fer dans un alliage de cuivre, zinc et étain, par 100 kilog. d’alliage composé dans le rapport de 63 kilog. cuivre 25 zinc et 12 kilog. étain , 100 kilog. de flux n° 1.
- Pour couvrir le fer d’un alliage de cuivre, plomb et zinc, par 100 kilog. de cet alliage composé de 63 kilog. cuivre, 12 kilog. plomb et 25 kilog. zinc, 100 kilog. de flux n° 1.
- Pour couvrir le fer avec l’antimoine allié à l’étain, au zinc ou au plomb, par 100 kilog. des métaux alliés et composés de 20 kilog. antimoine et 80 kil. d’étain, ou de zinc ou de plomb , 100 kilog. de flux composé de 80 kilog. de chloride de zinc et 20 kilog. de borate de sodium.
- En second lieu, pour revêtir le cuivre ainsi que ses alliages avec le plomb, le zinc et l’étain, on emploie la même proportion de l’un ou de l’autre des métaux avec les mêmes flux que ceux indiqués dans cette spécification pour recouvrir le fer avec d’autres métaux.
- On voit, en résumé , que les caractères de nouveauté dans ces procédés consistent à revêtir le fer de cuivre allié au nickel, d’argent allié au cuivre quand ces alliages sont à l’état de fusion avec des flux convenables ; à employer I antimoine allié à d’autres métaux comme métal d’enduit ou de couverture ; à se servir des chlorides de chaux, de sodium, de cuivre et du borate de soude comme flux pour les métaux et leurs alliages ; à mettre en fusion les chlorides, lluorides, borates, bromides, cyanidcs et phosphates terreux pour en chasser l’eau de cristallisation avant d’en faire usage comme flux pour les métaux ; enfin . à plonger les articles enduits dans la solution d’un sel neutre , ainsi que je l’ai décrit précédemment.
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- Perfectionnements dans le moulage du fer.
- Par MM. W. et R. Mcjshet, fondeurs.
- Les perfectionnements apportés dans le moulage, le façonnage ou la fabrication des pièces moulées en fonte de fer consiste à presser, battre et comprimer le sable ou la terre employés aux opérations du moulage, au moyen d’une force mécanique quelconque qui sert à remplacer le travail à la main dont on a fait usage jusqu’à présent.
- Ces perfectionnements s’appliquent à presque toutes les sortes de moules, et peuvent être mis en pratique à l’aide de pilons, moutons,presses, ou rouleaux de toutes les formes, proportions et dimensions qu’on juge nécessaires pour les différents genres de travaux et de moulages qu’on désire.
- Dans l’exécution de nos procédés , après que les modèles ont été déposés dans le châssis inférieur de l’appareil de moulage, et qu’on y a jeté une suffisante quantité de sable ou de terre comme dans l’ancienne méthode, nous soumettons le tout à l’action de un ou plusieurs pilons, moutons, rouleaux, ou autres organes mécaniques de pression, et au moyen de un ou plusieurs chutes ou coups, nous amenons le sable ou la terre à l'état de fermeté nécessaire. Cela fait, nous mettons en place le châssis su- j périeur sur celui inférieur, où le sable est déjà comprimé, remplissant avec une suffisante quantité de sable, en ayant soin d'interposer du sable de mer ou autre substance propre à former une séparation entière et complète entre les parties du modèle qui doivent être moulées dans le châssis supérieur, de celles à former dans le châssis inférieur, et le tout étant de nouveau battu et soumis à l’action des pilons, nous enlevons comme d habitude lesmodèles pour couler dans les moules la fonte en fusion.
- Quand on fait des moules qui ont une surface uniforme et de niveau, le châssis supérieur peut être d’abord battu à la main, et suivant le cas le châssis supérieur et inférieur battus et comprimés simultanément par la méthode décrite ci-dessus.
- L’utilité de ces perfectionnements pour le moulage en grand nombre d’articles de commerce est évident, par exemple, pour des coussinets de chemin de fer, des tuyaux , des rails, des plaques et une foule d’autres articles qu’il est superflu de mentionner.
- Afin de faire comprendre le Pr cipe de ce perfectionnement au* P s sonnes compétentes, nous donne'' la description de la machine ou a PI reil qui nous a servi à faire l’apP'^ tion de cette invention. \\.
- A, fig. 1, plans'*, est un bâti oU rs„r way disposé bien horizontalerne01 lequel est placé un chariot v°y3gc B dans lequel sont déposés les cha ^ renfermant les modèles qu’il s’ag11 couler. A ce chariot et attaché chaîne, une corde ou tout autre P1® propre à le faire marcher et à * aPîertlli sous l’action du mouton ou pilon C, par le mouvement alternatif flue. communique un premier moteur, h ^ comprime et affermit le sable ou terre dans les châssis au degré con nable par un ou plusieurs coups,j vaut qu’on le juge à propos; après gü^e on imprime un mouvement rétrogr* au chariot qui est amené à sa Preet mière position, on enlève les châssis leur en substitue d’autres pour rèpe1 la même operation. n
- Le mouton du pilon C consiste un bloc de fonte de fer ou autre matl® à laquel sont attachés deux ou un P,a‘t grand nombre de pistons fonction'1* dans des guides , D au moyen d u ^ articulation de structure ordinaire reliés à deux ou un plus grand notfih^
- le du
- d’excentriques suivant le cas, quis0(1 montés sur des arbres établis sou*
- toit ou dans quelque autre partie bâtiment de la fonderie, et mis en * ' tion d’une manière, soit continue, s° alternative par des poulies ou aub appareils qui servent à (ransmel1 le mouvement du moteur principal Il est évident qu'on pourrait réaj'^ les effets que nous produisons ainsi P* un grand nombre d’autres moyens,5 par exemple, qu’un cylindre ou cylindres de poids, de diamètre etl°a gueur variables, ou par une série rouleaux. Les batteurs ou pistons P°ar'e raient agir par-dessous sur une pl*^ fixe ou sur toute autre disposition Pj*^ cèe par-dessus; ou bien encore le en* riot pourrait être amené à recevoir ( pression à l aide d’une crémaillère e d’un pignon , ou par un autre moye' usité en mécanique. Enfin on pourr* encore amener ce chariot à angle drp^ avec le bâti qui porte les batteurs. P1' Ions, rouleaux ou cylindres, soit le devant du rail-way, soit en arrier suivant les besoins de la fonderie, *fi circonstances locales ou autrement.
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- ® fabrication des allumettes chi-wques , de ses dangers, des acci-en}s ct des maladies qu'elle fait •®ï/re, et des mesures administra-îl'es et hygiéniques qu'elle réclame.
- Par le docteur Th. Roussel.
- (Suite et fin.)
- troisième partie.
- CHAPITRE PREHIER.
- Règlements actuels.
- P nous reste, pour achever de rem-j 'rnoire tâche, à montrer l’insuffisance es règlements administratifs relative-!e,'t à l’industrie des allumettes et la ecessité d’une réforme complète. Nous ^rrriinerons en faisant connaître les ^esurcs à l’aide desquelles l’autorité leurrait parvenir à rendre cette imlus-r,e compatible avec la salubrité publi-*IJ^ct la santé des ouvriers. p.En 1835, lorsque MM. Gaultier de ,lauhry etBarrue la visaient aux moyens
- Q nrûVAnm l/\n rl n nr/>rc «lu I PO 11 C rvAel
- ries
- Prévenir les dangers du transport poudres préparées avec le fulmi-de mercure, la fabrication des ailettes chimiques était à peine née Parmi nous; elle préludait, au milieu ' (‘s *àtonnements ct des essais empiri-yles, au rôle considérable qu’elle oc-CuPe aujourd’hui, et échappait aux instigations par son obscurité.
- . Mais ses progrès furent si rapides et J,'8nalès par tant daccidents, que le ^Ur'seil de salubrité prit l’éveil et se Prèoccupa d’abord des dangers qui P°uvaient résulter du transport des Pr°duits versés journellement aux con-s°uunaleurs par celte industrie nouille.
- Deux rapports du Conseil, en date, J un du 22 décembre 1837, et l’autre dn ^ avril 1838 , motivèrent une ordonnance de police, dans laquelle on voit *Cs allumettes chimiques assimilées aux poudres fulminantes et soumises aux 'nèmes règlements que celles-ci pour Je tra"sport.
- . Cette ordonnance, datée du 21 mai *38, porte premièrement défense de transporter tous objets fabriqués avec ,es Poudres détonnantes et fulminantes, c cst-à-dire les capsules ou autres amor-Ces et les allumettes, par la voie des ***£ssageries et autres voitures de transport de voyageurs.
- En second lieu, elle ordonne que le transport ne s’effectuera que par la ïoie du roulage ou par eau ;
- Que, dans l’un et l’autre cas, la nature des colis sera déclarée par l’expéditeur
- à l’entrepreneur du transport, et que
- les colis seront marqués du timbre du commissaire de police ou du maire du lieu de l’expédition.
- Enfin, l’ordonnance exigeait les précautions suivantes ; « Les capsules, amorces ou allumettes, réunies en paquets ou en boîtes, seront renfermées dans des caisses assemblées à queue-d’aronde; le couvercle sera fixé par une lanière en cuir bien cordée. Sur les bords supérieurs de la caisse sera fixée une basane mince, sur laquelle portera le couvercle. Dans l’intérieur sera placée une peau de basane qui n’y sera pas fixée, et dont la grandeur devra être suffisante pourque la caisse étant remplie, elle puisse recouvrir entièrement les boîtes ou paquets. »
- Ainsi l’ordonnance du 21 mai avait un seul but, celui de prévenir les accidents pendant le transport des allumettes. Quoique plusieurs fabriques eussent pris déjà des proportions assez considérables, on ne songeait pas à réglementer la fabrication elle-même, et on ne soupçonnait pas se* effets fâcheux sur la santé des ouvriers.
- Aujourd’hui, l’expérience a appris les accidents et les inconvénients divers attaches à cette fabrication; cependant la législation ne s’est ni complétée, ni perfectionnée ; nous dirons plus, l’ordonnance du 21 mai, tout insuffisante qu’elle est, n’est point et n’a jamais été rigoureusement exécutée : des paquets d’allumettes chimiques, plus ou moins considérables, parviennent aux débitants de province par des moyens prohibés, même par l’intermédiaire des conducteurs de diligence ; et comme les maisons de roulage qui ont des services réguliers se refusent au transport de ces matières, on profile de toute espèce de moyens irréguliers , et dans ces cas on n’observe pas, même dans l’assemblage, les précautions prescrites dans l’ordonnance.
- En disantque l’ordonnance du 21 mai est insuffisante, nous entendons qu’elle est insuffisante même au point de vue du transport des allumettes : pour le prouver, il suffit de remarquer qu’elle autorise le transport en vragues ou en paquets, et de rappeler les faits rapportés dans la deuxième partie de ce travail.
- Le moment est cependant venu pour cette industrie de la placer sous l’empire d’une législation salutaire, dont les travaux du conseil de salubrité peuvent dès à présent sans doute fournir le?
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- éléments essentiels. Nous savons même que plusieurs rapports faits au sein de ce conseil ont été transmis à M. le ministre du commerce, et nous aimons à croire que l’on songe à préparer une ordonnance qui deviendra obligatoire dans toute la France, et à laquelle on aura soin d’annexer des instructions particulières capables de garantir la santé des ouvriers.
- Nous savons queM.Payen etM. Chevallier, ont, dansces derniers temps, porté leur attention sur ce sujet. M. Payen s’est livré à l’examen des procédés de fabrication eta proposé à l’administration plusieurs mesures sages que nous ferons connaître bientôt. De son côté, M. Chevallier a noté avec soin et publié dans différents recueils scientifiques, particulièrement dans son Journal des Connaissances nécessaires, les accidents résultant de la fabrication ou du transport des allumettes.
- Le moment est donc tout à fait opportun pour ceux qui se sont livrésà l’étude de ces questions, de faire connaître le résultat de leurs observations personnelles, de joindre leurs efforts à ceux des chimistes qui viennent d’être nommés pour formuler un ensemble de mesures qui embrassent toutes les difficultés du sujet.
- Ce plan, nous allons essayer de le tracer, et nous le soumettons à l’examen des hommes plus compétents qui pourront le modifier et le compléter.
- Nous devons ajouter que les fabricants importants de Paris nous ont paru altendre avec impatience le moment où leur industrie sera placée sous la sauvegarde d’une législation salutaire. Quelques-uns ont déjà fait de louables efforts pour affranchir leurs fabriques des inconvénients les plus graves, et nous ne doutons pas qu’ils ne s’empressent de compléter la réforme, en adoptant les mesures qui seront proposées. Le point le plus important pour eux, c’est que tous les établissements de France soient compris dans les règlements nouveaux et placés dans des conditions uniformes.
- CHAPITRE II.
- Réformes.
- Dans les arrêtés qui ont été pris au sujet des fabriques d’allumettes le plus récemment établies, ces fabriques ont été mi-es au rang des établissements insalubres dits de première classe, c’est-à-dire dont le voisinage est dan-
- gereux et qui doivent être éloignés habitations particulières. Toutesty1 j comme plusieurs fabriques exista^ déjà lorsque ces arrêtés ont été PT | ’ et que les art. 11 et 12 du décret 15 octobre 1810 portent que les sitions de ce decret n’auront pas d e'
- I rétroactif, à moins qu’il ne survien j de graves inconvénients pour la s? .j britè publique, la culture ou l'intd général, il se trouve qu’un lrcs-pel‘ nombre de fabriques d’allumettes s tisfont aux conditions du décret. AU15 ’ les deux plus grandes fabriques 0 Paris sont situées sur la voie publitp et contiguës à des habitations parQc., Hères. Cette situation serait très-péf*^ leuse, ainsi que le prouvent queiqy^ uns des exemples que nous avons cile ’ et il y aurait lieu de réclamer l’exécU tion de l’art. 12 du décret impérial, les mesures que nous allons prop?s®‘ ne nous paraissaient de nature à d*111,1 nuer considérablement les inconye' nients et les dangers. Un membre d's' tingué du conseil de salubrité, fl11® nous avons consulté, nous a assuré q3® le conseil demanderait au ministre o
- maintenir le classement provisoiremen
- adopté pour les fabriques d’alluroetteSj cette sévérité ne peut qu’être approu' vée. Toutefois , nous laissons à décider si, lorsqu’on aura adopté les mesure que nous allons proposer, les fabrique d’allumettes ne pourraient pas figufe‘ dans la seconde classe, c’est-à-d|r.e parmi les établissements dont « Vélo1' » gnement des habitations n’est p^s » rigoureusement nécessaire , ma,s » il importe de ne permettre la form3'
- » tion qu’après avoir acquis la ced1'
- » tude que les opérations que l’on f » pratique sont exercées de manière 3 » ne pas incommoder les propriétaire5 » du voisinage, ni à leur causer àel » dommages. »
- Examinons maintenant ce qu’il con* viendrait de faire pour légitimer cette tolérance.
- Les mesures qu’il convient de prendre embrasseront non-seulement toute® les parties de la fabrication des allumettes, mais encore le transport et le débit de ces produits , et auront pouf but de parer aux accidents qui peuvent survenir dans toutes ces circonstances» mais encore de pourvoir au maintien de la salubrité des ateliers. C’est pourquoi nous diviserons nos propositions
- en trois catégories, suivant qu’elles auront trait
- i° A la fabrication proprement dite ;
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- Celtes11 transPort et au débit des allu-3° A Ja salubrité des ateliers.
- § 1. Fabrication.
- j ^ Préparation du mastic. Malgré Progrès que les fabricants ont déjà j lts dans la préparation du mastic, il ‘“Porte d’exiger deux précautions ca-Pj'ales, qui 0nt été signalées au mi-nP . du commerce par M. Payen. La P emière consiste à exclure compléte-ent le soufre du nombre des substan-es qui entrent dans le mastic. La se-“nde consiste à diviser toujours le Pwsphore seul et à ne Je mêler aux .utres substances , que lorsque celles-1 s°ntde leurcôté parfaitement broyées F' 90e les mélanges sont convenable-ont refroidis. Quant aux précautions Particulières qu’exige chacune des opé-j?dons, nous renvoyons à ce qui a été '. dans la première partie de ce tra-d- Nous ajouterons seulement à ce a été dit, qu’on devra examiner la iUestion de savoir si l’on ne pourrait, otïime en Allemagne , bannir entière-ent le chlorate de potasse de la fa-r,cation des allumettes. En faisant eUe proposition, nous avons moins en les explosions qui peuvent survenir ans ies fabriques, que les accidents H!’1. arrivent journellement dans l’em-P domestique des allumettes, finfin, après avoir pris des mesures “ntre la trop grande explosibililé des ®*astics, il serait utile de se prémunir *?ntre leur trop grande sensibilité. | j1. Malbec, qui a senti l’importance j e cette question, a imaginé un appa- i ,1 fort simple pour déterminer avec j Precision le degré de sensibilité du ^stic. Cet appareil est formé par un ase convenablement disposé et conte-i apt du mercure que l'on chauffe au ain-naarie jusqu’à 80 ou 90 degrés ; j,esl à cette température qu'il convient essayer la pâte. On en charge le bout . Ut|e allumette et on plonge celle-ci a“s le mercure ; si la pâte s’enflamme j 11 ^connaît qu’elle est trop sensible j g 1 * °n augmente la quantité des sub- ! a“ces qui servent à écarter les molé- ! “les du phosphore.
- j. Trempage au mastic. Défendre I employer les tables de marbre pour j,a Pratique du trempage ; exiger que opération se fasse sur des tables de Pî?rre, comme dans beaucoup d’éta- ! Ossements d’Allemagne, ou plutôt j.ans des auges de cuivre à fond plat, ePosant sur des tables de pierre, ainsi j "Ue cela a lieu chez M. Malbec. i
- 3° Étuve. M. Payen a réclamé déjà plusieurs modifications dans les dispositions habituelles des étuves ou séchoir des allumettes. Il demande que le sol de l’étuve soit constamment recouvert d’une couche d’environ 10 centimètres de sable fin; qu’un appareil de ventilation soit établi dans l’étuve, qu’on ne puisse placer dans l’étuve aucune substance inflammable autre que les allumettes destinées à sécher. Ainsi, défendre que l’on y dépose la portion de bois, ainsi que cela lieu chez de petits fabricants; défendre l’emploi du bois dans la construction des casiers où les allumettes sont déposées pour sécher; exiger que les casiers soient en fer. Les séchoirs de M. Malbec, divisés en plusieurs pièces, présentent la plupart de ces conditions.
- 4° Transport de l'étuve aux ateliers. M. Payen a demandé encore que le transport des allumettes desséchées à l’étuve, dans les ateliers où les châssis sont démontés, se fasse dans des étouffoirs en tôle galvanisée.
- 5° Mise en paquets. Les faits ont surabondamment prouvé les dangers des allumettes réunies en paquets ou en vragues. Ces dangers concernent l’emmagasinage aussi bien que le transport et la vente. La première mesure à prendre pour prévenir ces dangers devrait être de défendre absolument que les allumettes sortissent en paquets des fabriques, et d’exiger que chaque jour le produit de la fabrication soit mis en boîtes à mesure qu’on le rapporte de l’étuve.
- 5° Précautions contre l’incendie. Exiger que tout fabricant d’allumettes possède une pompe à incendie en bon état.
- § 2. Transport et débit.
- 1° Transports en paquets et en vragues. L’ordonnance du 21 mai 1838, prescrit le transport par le roulage ou par eau ; elle prescrit aussi certaines dispositions pour l’emballage en caisses; mais elle ne défend pas de remplir ces caisses d’allumettes en paquets ou en vragues. C’était là le point essentiel, et l'expérience a démontré que presque tous les accidents survenus pendant le transport ont été occasionnés par des allumettes en vragues. Il y a en ce moment à Paris, des fabriques où l’on ne met jamais une seule allumette en boîte. Tout est mis en paquets, ces paquets sont réunis en vragues que l’on enveloppe d’une feuille de papier gris, et c’est ainsi qu’on transporte les allu-
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- mettes dans l’intérieur de Paris. Le danger est compris (les fabricants, bien que quelques-uns se soient endormis dans une trompeuse sécurité ; ils sentent que dans leur intérêt même, en raison des difficultés qu’ils éprouvent pour l’envoi de leurs marchandises et de la répugnance des rouliers à s'en charger, une ordonnance qui interdirait absolument le transport des allumettes en vragues, aurait le résultat qu’elle ferait revenir les maisons de roulage de leurs craintes et donnerait à cette industrie des facilités qu’elle n’a pas, et dont les développements considérables lui foni une nécessité.
- Une pénalité très-sévère devrait être Attachée à l’infraction de l’article de règlement dont nous parlons.
- 2° Transport des boîtes d'allumettes. La fabrication des boîtes mérite l'attention par rapport aux questions de transports et de débit. Les boîtes dont on se sert en France ont plus d'un inconvénient. Les unes sont trop grandes, contiennent des quantités considérables d’allumettes, et peuvent facilement transmettre l’incendie. Les autres sont souvent mal confectionnées; le couvercle est mal adapté et les parois sont trop peu résistantes. Il faudrait donc interdire d’abord , non-seulement les boîtes de 1000 à 1,200 allumettes, dont nous avons vu des modèles dans certaines fabriques ; mais toutes les boîtes contenant plus de 100 allumettes. En Allemagne on fait beaucoup de boîtes de 40 à 50 allumettes, et plusieurs fabricants ont adopté pour les boîtes de 100 des dispositions ingénieuses. Il se servent de petits tonneaux de bois de sapin creusés au tour, et dune seule pièce, et fermés exactement à laide d’un couvercle du même bois. On trouve à Paris des allumettes allemandes qui ont été transportées, et sont vendues dans ces sortes de tonneaux. Il serait peut-être impossible en France de confectionner économiquement des boîtes semblables; mais du moins faudrait-il exiger que les boîtes fussent confectionnées avec plus de soin et de solidité. Ce serait une garantie importante pour le transport et le débit.
- § 3. Construction de la fabrique et salubrité des ateliers.
- 1® Construction de la fabrique. La séparation complète des ateliers est le point essentiel dans la construction d’une fabrique d’allumettes chimiques ; c’est non-seulement la condition indispensable pour donner aux ateliers les
- dispositions que réclame la santé d ouvriers, mais c’est aussi la meillcur des précautions à prendre contre Ie effets des incendies et des explqsi|>nS'
- Déjà quelques fabricants éclairés on^ compris l’importance de cette lion, et les établissements de MM- Ma bec et de la Courcelle prouvent que ce fabricants ont voulu séparer le trny3 ^ qui expose aux émanations pb°sR jS
- rées du reste de la fabrication il ne suffit pas de séparer le travail »n' salubre du travail ordinaire, >1 'a° encore assainir le premier, et place autant que possible tous les travaifieur dans des conditions semblables.
- Pour cela il est nécessaire, 0°°^ seulemeritd’établirun local séparé p°û^ chaque opération, mais encore d’adop' ter certaines règles dans la positif respective de chaque atelier, sa cofl' struction, etc.
- Nous nous ferons mieux comprend1,3 en accompagnant d’une figure la de*' cription des dispositions qui nous Pa' raissent indispensables pour faire dis* paraître les dangers et les inconve' nients attachés à la fabrication des ail*1' mettes (fig. 28, pl. 83).
- 1° Le broyage des substances et 13 préparation du mastic devront se fa»re dans un petit pavillon F, composé d’t>ne seule pièce au rez-de chaussée, isolee de toute part.
- 2° Le soufrage et le trempage mastic se pratiqueront ensemble, dan un pavillon G également isolé de U>U‘® part, plus vaste que le précédent e composé de même d’une seule pièce aa rez-de-chaussée. Le toit de ce pavill°° sera assez élevé, et fermé en partie d® vitrages offrant des pièces mobiles, d0* seront tenues ouvertes et par lesquefi®| les vapeurs pourront s’échapper. * sera facile d’ajouter d’autres dispos1'
- tions pour établir un renouvelleinen
- continuel de l’air dans cette pièce, où le soufreur et le trompeur devront être seuls à séjourner. ,
- 3° L’étuve occupera un bâtiment (£7 plus grand que les précédents, is° . également de toute part, et compose seulement d’un rez-de-chaussée. 0° n’emploiera dans l’étuve que des m3' tériaux en fer. On pourra y établir une ventilation suffisante à l’aide d’un ap' pareil très-simple, ainsi que cela $e pratique chez M. Malbec.
- Montage et démontage des pfeS‘ ses; mise en boîtes. Les ateliers leS plusimportantssont : celui du montage des presses, à cause du grand nombre de personnes que cette opération exige» et celui du démontage et de la mise
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- °ttes, qui occupe encore une certaine Huaniiié d’ouvriers : le montage n'ex-P°sant à aucune émanation, le point ssentiel est de l’éloigner des autres °Peraiions. Le démontage, au contraire, *a mise en boites étant trèsinsalu-®r®s> il faut s’attacher à donner à l’a— elier destiné à ces travaux les eondi-'°ns les plus avantageuses. D’autre Part, le prix du terrain , surtout aux enyirons de Paris , s’opposerait à ce 3® Une fabrication considérable fût èta-v1® entièrement au rez-de-chaussée. ,°us avons dû chercher par conséquent a concilier les exigences de lindustrie ?vcc celles de l’hygiène , en réunissant esdeux opérations ies plus importantes la fabrication des allumettes dans même bâtiment, disposé de la ma-^cre suivante (K) :
- . bâtiment sera composé de deux ®‘ages et isolé de toute part. Au rez-
- ue-chaussée , on établira les montants ue
- Ion
- Presses; l’atelier occupera toute la
- güeur du bâtiment; il offrira une aUgée de fenêtres sur chacune des aces du bâtiment.
- é Çtage supérieur n’aura aucune communication directe avec le rez-de-®uaussée, et l’on V arrivera par un escalier extérieur, li présentera un seul Relier, offrant également une dou-rangée de fenêtres , et en outre le l°ù qui le recouvrira sera percé de ^nie de plusieurs fenêtres dont les ®arreaux seront disposés de manière à donner continuellement issue aux values et accès de l’air extérieur. A ai'!e de ces simples dispositions, on aUrait pour les dé monteuses et mon-îfu«es en boîtes , un atelier vaste , à ?bri de l’humidité et suffisamment ®®.ré. Si l’établissement des vitrages du J.®'!' ne suffisait pas, il serait aisé , obtenir une ventilation plus parfaite.
- , Il reste à parler des magasins et du lo9ement du fabricant ou du contre-jhaf/re. On y affectera un cinquième , at>ment, isolé de toute part comme
- les
- précédents, et auquel le fabricant
- j r '•vcuoiiio i v * *
- donnera l’étendue et les dispositions qui paraîtront convenables (H).
- ..fl nous semble qu’en adoptant les ^Positions indiquées plus haut, on fealjserait toutes les améliorations qu’il lst possible d’attendre présentement.
- si l’on joint à ces dispositions la Construction d’un mur d enceinte (B) deux mètres au moins d’élévation , entourant les cinq bâtiments isolés , et Se trouvant éloigné partout d’environ ïûètre de ces bâtiments, on se con-’âincra que les fabriques d’allumettes,
- bâties sur ce plan , pourraient sans inconvénients n’être pas éloignées de la voie publique (A) et des maisons habitées, d’un espace plus considérable que celui que circonscrit le mur d’enceinte.
- Nous sommes persuadé que ce plan n’offrirait aucune difficulté dans sa réalisation. Puisse t-il satisfaire les hygiénistes et les administrateurs !
- En Sardaigne , on a défendu la fabrication des allumettes. Les Allemands l’ont notablement perfectionnée ; il appartient à la France de l’assainir.
- De l’assainissement des fabriques d'engrais-sang.
- Par M. V. Sücquet , préparateur du
- musée de l’École de médecine.
- Les grandes villes engendrent auloui d’elles de nombreux foyers d'infection En centralisant les populations , elles centralisent également les causes d’insalubrité. Tel agent incapable ailleurs de nuire à la santé publique, doit y devenir l’objet d’une attention rigoureuse . à cause de la multiplication incessante de son activité.
- Il importe surtout de signaler ceux qui trouvent dans leur composition spéciale une nouvelle cause d’influence dangereuse. Parmi eux. nous rappel lerons ici les matières des fosses d'aisance , des voiries, des amphithéâtres d’anatomie , des clos d’équarrissage et les résidus des abattoirs. Leur nature animale , la rapidité de leur putréfaction , les produits éminemment toxiques engendrés par leur décomposition, les proportions énormes qu'ils offrent dans une ville comme Paris, tout concourt à les rendre l’objet de recherches attentives
- Nous avons eu l’occasion de nous occuper des amphithéâtres d’anatomie et d’indiquer les moyens destinés à leur assainissement ( voir p. 359). Nous parlerons ici en particulier des fabriques d’engrais-sang, en nous efforçant de concilier à la fois les besoins de 1 industrie et les exigences de la santé publique. Nous reviendrons plus tard sur l’étude des questions signalées plus haut.
- L’administration municipale a fait élever autour de Paris cinq abattoirs où sont dirigés les convois d’animaux destinés au commerce de la boucherie de la capitale ; les abattoirs sont situés
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- sur les deux rives de la Seine : trois sur la rive droite et deux sur la rive gauche.
- Parmi les abats des animaux qu'on y reçoit, il en est un qui mérite une attention spéciale, je veux parler du sang.
- Le sang des abattoirs n’est point destiné à la consommation. A une époque encore peu éloignéede nous, ce liquide restait sans emploi. Ce fut en 1825 seulement que l’industrie apprit à lui donner une valeur commerciale. Ce fut aussi un premier service rendu à la salubrité publique. L’industrie et l’hygiène le doivent en entier à la science agricole.
- Depuis longtemps les matières animales fournissaient aux yeux des agriculteurs les engrais les plus actifs. Cependant, jusque dans les premières années de ce siècle, on considéra leur emploi comme nuisible avant leur conversion en terreau par une longue putréfaction. C’était une erreur. La putréfaction dégage dans l’atmosphère la plus grande partie des matières azotées, perdues ainsi pour le sol.
- En 1825, la Société royale et centrale d’agriculture établit un concours où il fut démontré que les débris les plus putrescibles des animaux pouvaient être employés sans retard et sans perte comme engrais , à la condition de ralentir les effets de leur décomposition. On remédiait ainsi aux dangers du dégagement subit et abondant des produits de la fermentation.
- C’était un premier pas. L’organogra-phie végétale fut bientôt d’accord avec le résultat de l’expérience. M. Payen , d’un côté.M. Boussingault, de l’autre, vinrent apporter de nouveaux faits à la solution du problème agricole. On reconnut que les organes des jeunes plantes, que les parties où se manifeste une grande activité de développement, que la sève ascendante , ce sang végétal , offrant une composition élémentaire riche en azote , ces parties avaient essentiellement besoin de ce principe pour leuraccroissement. Il futdémontré aussi que les plantes améliorantes pour le sol absorbent beaucoup d’azote à l’atmosphère . et ne fertilisent le champ où on les cultive qu’en lui cédant une partie de cet azote absorbé. La question s’éclaircit donc de toutes parts . et par la pratique et par la théorie. Les produits animaux délaissés jusqu'alors furent recherchés avec empressement, et le sang des abattoirs devint l’objet d’une spéculation commerciale. Une
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- compagnie acquit du syndicat de boucherie tout le sang des abattoi pour le transformer en engrais.
- Dès le principe, celte industrie n/J1 velle fut l’objet d’une attention spèçia et sévère. Les procédés de fabricali°n^ insuffisants au point de vue de la saie brité générale , lui attirèrent les rigueur* de l’administration. Étau d’abord à la barrière des Fourneau*' elle fut bientôt obligée de s’expatr,e aux confins de la commune de Javeue» sur la route de Sceaux, etc. , et n°ü la retrouvons aujourd’hui encore av? ses procédés défectueux, tantôt 1e' ' tantôt là , incertaine de son lieu et u son lendemain.
- La quantité de sang fourni par l®3 abattoirs de Paris est considérable-/ est difficile de l’évaluer d’une mar.ie^ positive , et je ne crois pas que cet1 évaluation ait jamais été faite exacte' ment, même par les personnes iide' ressées ; mais elle dépasse assurément 150,000 litres par mois. Ceci suffi1-3 pour donner une idée de l’importance de ce produit et de sa fabrication.
- Lorsque les animaux sont abattus; le sang est recueilli avec soin et tour^1' ce qui veut dire fortement agité avant son refroidissement. Ce battage a p°ur but de précipiter la fibrine du sangi et d’empêcher ainsi sa coagulation ultérieure. Le sang liquide, plus facile 3 transformer en engrais, peut d’ailleuç* s’employer à d’autres usages; il étau donc urgent de prévenir sa coagulation-Après cette opération , le sang se présente sous divers étals : le sang liquidé et le sang fibrineux ( cassiote).
- Le premier est un liquide noirâtre » d’une odeur sui generis, et marquant de 6° à 7» à l’aréomètre de Baum°; Le sang de mouton, autrefois séparf du sang de bœuf, ne marquait que 4,’a 5° ; mais depuis quelque temps les deu* liquides sont mêlés ensemble pour être traités à la fois.
- Le sang fibrineux (cassiote) se compose de masses rougeâtres, de peloté* lâchement feutrées , formées par leS filaments de fibrine entrelacés. On Y rencontre également des caillots de sang pur, échappés par mégarde au battage et coagulé par le refroidissement.
- Le sang liquide provenant des abattoirs reçoit plusieurs applications industrielles. Le sang fibrineux est un)' qoement employé à la fabrication de l’engrais. Les raffineries de sucre absorbent aujourd’hui une bonne part)0 du sang, qui est alors destiné à I3
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- »rariJjCation des sirops de sucre. La dan G <tuan^® d’albumine contenue PrpS-Ce ^quide en fait une ressource rie ClpUSe P°ur cette industrie , sans lui
- lisant rC ^er(^re ses (Iual't®s ferli~
- ^ Une autre partie du sang est destinée •a préparation des poudres clarifiantes, 11 pour les vins, les alcools , les si-SaPs gommeux, etc. La quantité de employée dans ce but est toujours Un 1 îes*;reinte. Desséché rapidement à (j e basse température et au-dessous bu» (]. ^ ce sang est ^ l’abri de la Réfaction.
- Une autre partie du sang des abat-, lrs servait autrefois à la nourriture s porcs , mais il a été reconnu que .lfe alimentation , surtout lorsqu’elle ait trop exclusive , déterminait chez as animaux des maladies dangereuses, I Je crois que cette pratique est aban-°nnée aujourd’hui.
- .'-a majeure partie du sang est em-w°yée à la fabrication des engrais, ans ce cas , il est recueilli dans des nneaux, dirigé dans les fabriques et a>té ainsi qu’il suit :
- , Dn dépose dans un atelier une série e cuves en bois pouvant contenir trois quatre pièces de sang, et on fait ar-1Ver dans chaque cuve un gros tuyau enduisant un jet de vapeur d’eau °Urni par un générateur chauffé à feu , d* La vapeur d’eau se condense dans ne.Sang, et en élève peu à peu la température à 60<> C. L’albumine de ce dquide se coagule (entraînant avec elle, l’emprisonnant dans les mailles de S?n coagulum, l’hématosine du sang), p» à chaque bouffée de vapeur, on voit e former une masse de coagulum, et e liquide s’épaissit de plus en plus; on a s°in d’agiter le mélange jusqu’à ce ^e l’opération soit terminée.
- Un remplit alors de petits sacs de pie de la pâte fluide et chaude , on dépose sur un plateau en couches SeParées par des claies d’osier, et on ^t le tout sous une presse à bras. On v°\t alors ruisseler de tous côtés un lipide fumant d'un jaune rouillé , pres-tansparent, sans traces sensibles matières animales , et contenant seulement du chlorure de sodium , de P°lassium ; en un mot, les sels solubles sérum du sang.
- Ue liquide s’écoule au dehors, passe Sl)ccessi vement dans des tonneaux pla-Ces en terre et au niveau du sol, y dè-Pose lentement une boue de matières a.n>males qu’il tenait encore en suspen-Sl°n , se clarifie par dépôt, et peut cnsuite être abandonné sans inconvé-
- nient sur la voie publique après son refroidissement.
- Les tourteaux sortis de la presse se présentent sous la forme de galettes minces, humide et d’un rouge brunâtre. Abandonnées à elles-mêmes et en tas , ces matières entreraient encore en fermentation : aussi doivent-elles subir d'autres préparations. Elles sont alors séchées à l’étuve, et deviennent dures, cassantes et vitreuses. A cet état, elles sont broyées dans un moulin et mises en tonnes pour les besoins de l’agriculture.
- Sous cette forme, le sang est un des meilleurs engrais connus. La quantité d’azote contenue dans le fumier de ferme étant 1.95 , celle contenue dans le sang sec et insoluble est de 17 : aussi cet engrais est un de ceux qui supportent le plus facilement les frais de l’exportation. Il est envoyé fréquemment aux Antilles pour y fumer les planta-tations de cannes à sucre, et sa valeur a été longtemps maintenue à 40 fr. les 100 kilog. Une certaine proportion de ce sang est employée à la fabrication de divers prussiates.
- Ces procédés de fabrication , qui laisseraient peu de choses à désirer sous le rapport industriel, sont loin de sa-tisfaire également les nécessités de la santé publique. C’est qu’en effet la cuisson des grandes masses de sang est une opération vicieuse au point de vue de l’hygiène.On traite toujours du sang plus ou moins vieux , quelquefois en fermentation ; car ce liquide prend souvent, surtout en été, une odeur repoussante au bout de 24 heures. Il est impossible , en effet, que le sang des abattoirs soit toujours recueilli assez promptement, transporté au loin et régulièrement traité avant une altération plus ou moins prononcée : six , huit jours se passent souvent dans ces détails préliminaires , et on travaille alors dans les ateliers par la chaleur et à l’air libre des masses de sang qui exhalent des émanations insupportables. Il s’élève des cuves en cuisant une buée épaisse d’une odeur particulière, suffocante, que nous n’avons retrouvée que dans ces étuves, et qui rappelle à la fois la sueur et les fèces des animaux, mais dans des proportions multipliées et saisissantes.
- Lorsqu’on suit attentivement celte fabrication , on aperçoit que ses nombreux inconvénients tiennent plutôt encore au vice des procédés qu’à la nature elle-même de la matière en traitement. U est évident que la vapeur qui s’élève de tous côtés des cuves en cuis-
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- son et des liquides qui ruissellent sous la presse , doit s’imprégner des produits volatils contenus naturellement dans le sang ou développés par une putréfaction au début.
- L’assainissement de ces ateliers ne se trouve pas dans l’emploi des vases her mèliquement fermés , ainsi qu’on l’a espéré un instant. 11 faudrait toujours que la vapeur engendrée trouvât une issue quelque part dans l’atmosphère. En admettant même qu’elle fût condensée, il faudrait toujours bien ouvrir les appareils , placer sous la presse des matières échauffées, et en séparer des liqu ides toujours chauds.
- Il faut précipiter à froid toutes les matières animales du sang , et opérer ensuite sur des pâtes froides , inodores et imputrescibles. On évitera ainsi tout dégagement de vapeur infecte , car le sang, même en putréfaction, perdra instantanément en se coagulant toute odeur repoussante.
- La question hygiénique sera résolue. Gela ne suffît pas pourtant encore. Toute question d'hygiène, appliquée à l’industrie privée, se complique d’autres difficultés privées qu’il ne faut jamais perdre de vue. Il faut opérer sainement sans doute , mais il faut aussi opérer économiquement et sans altérer la valeur vénale des produits. Nous croyons avoir satisfait à toutes ces conditions , et cette fois heureusement l’in térêt du fabricant pourra être d’accord avec l’intérêt de la santé publique.
- Nous traitons le sang des abattoirs , sang liquide, sang fibrineux , avec une solution de persulfate de fer ou avec l’acide sulfurique du commerce.
- Le persulfate de fer que nous employons est un liquide rougeâtre très-astringent , et marquant 17 à 20° à l’arèomètre de Baumè. Mêlé à froid avec du sang également froid , il coagule instantanément ce liquide en une masse solide, noirâtre, inodore et imputrescible. 5 pour 100 en volume de ce sulfate ferrique suffisent à cette coagulation , qui donne immédiatement et sans incommodité uri résultat plus satisfaisant que la cuisson par la chaleur.
- Nous avons traité ainsi de grandes masses de sang. Une expérience a été pratiquée avec 18 tonneaux de ce liquide , contenant ensemble 4,500 litres. Nous avons obtenu sur-le-champ une énorme masse de pâle solide qui a été extraite à la pelle des cuviers , jetée sur le sol en un seul monceau, et abandonnée à elle-même à l’abri de la pluie.
- Cette masse de matières animées laissé ruisseler pendant les premier jours un liquide clair, transparent» sans trace de matières animales,etcoU’ tenant, avec un léger excès de sel fer' rique , les sels ordinaires du sérum d sang. Peu à peu elle s’est tassée el*e' même , et en se subdivisant de manier àêtre détachée par blocs avec la pi0.0*16’ Dans cet état, le sang est mise poudre avec la même facilité qu’on aü' rait à briser une motte de terre friap* et desséchée. Celte poudre est étendue par couches remuée fréquemment e séchée au soleil.
- Pendant le cours de son traitement’ alors même qu’il était en monceau e humide , le sang n’a jamais exhalé atj' eune odeur, et il n’a jamais offert *a plus légère apparence de fermentatio11 ou d’élévation de température.
- Une opération semblable a été faiie avec l’acide sulfurique du commerce dans les mêmes proportions, et a donne des résultats analogues, si ce n’est qu® les pâtes s’obtiennent moins vite, sont un peu moins solides , et laissent échap' per leurs liquides plus longtemps.
- L’acide sulfurique , lorsque le sang a subi un certain degré de putréfaction’ a aussi l’inconvénient de dégager pen' dant le mélange une certaine quantité d’acide carbonique, provenant du car' bonate d’ammoniaque. que la ferrnen' tation a développée dans le sang au* dépens de ses éléments. Ce gaz est alors infect: cette circonstance n’a lieu > cependant, qu’à la suite de la putre' faction du sang , et encore ce dégage" ment est-il momentané , car à la fin de l’opération et pendant le cours de leur traitement ultérieur, les parties obte" nues sont inodores et sans inconvé" nient
- Pour toutes ces raisons, nous doU' nous toujours la préférence au sulfate ferrique . qui agit sans aucune incom" modité et mieux que l’acide sulfU" rique.
- Ces résultats remarquables substi' tuent des procédés rapides et sans in' commodité à une pratique repoussante pour les ouvriers et le voisinage des fabriques d'engrais-sang. La question d’hygiène nous paraît résolue. Passons maintenant à la question économique et industrielle.
- Quoiqu’il soit toujours bien difficile d’obtenir des fabricants dis rensei" gnemenls précis sur le prix de revient de leur manutention , je crois pouvoir élever le prix de la cuisson et de la dessiccation du sang à 6 ou 8 fr. les 100 kilogrammes.
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- est incontestable que le traitement Pro * ,l!nême quantité de sang par les s’él°eCCS- cIue Je viens d’indiquer ne everait pas au delà de cinq francs le ^tmum.
- se h ^fication pendant l’hiver dait tjp borne.r à la précipitation des ma-ter[eS an*raa'es du sang. Les pâtes ob-. ües doivent être entassées sous des I n.gars où, pendant la saison des {iUles » elles s’égoutterontd'elles-mè-cies > et pourront ainsi, au retour des aieurs , être rapidement desséchées soleil. Cette pratique serait assuré-ent la meilleure ; mais il est palpable sir)6 *CS fabricants pourraient à l’occa-n presser le sang et le dessécher oime par le passé et suivant les cofinances.
- "ans quelque cas que ce soit, la dé }j^Se pour la coagulation d’une quan-e de sang représentant 10Ü kilog. de g ^8 sec , ne s’élevant pas au delà de à j,r\50 cent., les frais de dessiccation 1 °ir libre et de la pulvérisation , ne j.Uraient absorber une égale dépense.
- «st encore bon de remarquer que le u|fate ferrique ou l’acide sulfurique ^Ployè augmentent le rendement de î . à 15 pour 100, circonstance qui o°it venir en déduction des frais généraux.
- p.^ans les grandes villes, d’ailleurs, , lr)dustrie présente des ressources norri-®reUses à celui qui fait les recherches ^Vcc soin. 11 existe en effet des résidus la fabrication qui pourraient être .éployés avec avantage à la préparation u sang des abattoirs . je veux parler ? eaux provenent du dérochage du Uivre. Ces eaux , recueillies aujour-. oui pour la préparation du sulfate de er'n’ont presque aucune valeur.
- . Cesontdeseaux d’une couleur bleue, îiansparentes , très-acides et marquant .7° à l’aréomètre de Baumé. Elles confinent de fortes proportions de sul-?,te de zinc, de sulfate de cuivre et ?,acjde sulfurique, avec quelques traces acide nitrique.
- pour les accommoder au nouvel JpOge que nous leur destinons, il faut Rabord précipiter le cuivre par des rodons de ferrailles Peu à peu les eaux phangent de couleur, deviennent d un Ja0ne verdâtre, et déposent un beau poivre métallique très-pur en poussière .^Palpable , et dont la valeur couvre ,es frais de premier achat. A cet état, fes eaux ne contiennent plus que du sul-j,ale de zinc, du sulfate de fer et de acide sulfurique ; on les laisse alors 7?acérer sur les rognons de fer, en y J°ùtant du peroxide de manganèse.
- Les eaux changent encore une fois de couleur, deviennent rougeâtres et ne donnent qu’une légère réaction acide. Elles sont alors formées de sulfate de zinc , de sulfate ferrique et d’un peu de sulfate de manganèse. A cet état, 5 pour 100 en volume de ces eaux suffisent à la coagulation du sang, et les frais généraux sont encore réduits.
- Il nous reste maintenant à démontrer que la qualité de l’engrais ainsi obtenu ne le cède en rien à celui préparé par la cuisson du sang. Il remplit en effet comme lui, et peut-être même mieux que lui, les condilions d’un engrais animal dont la décomposition est lente, et qui proportionne le dégagement de ses produits azotés à la croissance des plantes destinées à les absorber. Il a même sur lui un avantage que nous devons mettre en lumière. L’acide sulfurique du commerce , ou bien celui du sulfate ferrique ou du sulfate de zinc employés, doit ajouter à sa valeur fertilisante. Cet acide, en effet, est regardé comme un bon engrais par lui-même. Il y a même ici une double influence; il transforme le carbonate d’ammoniaque développé, lors de la décomposition, en sulfate de même base. Il change un sel éminemment volatil en un sel fixe qui reste dans le sol, où sont ainsi retenus tous les produits de la fermentation du sang. Plus tard , il se transforme par suite de réaction en sulfate de chaux ( plâtre), substance dont l’action est aujourd’hui si bien appréciée par les agriculteurs.
- Cette circonstance compense à nos yeux la diminution de 10 à 15 pour 100 dans la quantité réelle du sang, ainsi que la présence de certaines proportions d’oxides métalliques , incapables d’ailleurs de nuire à la végétation.
- Procédé photographique accélérateur.
- Par M. de Nothomb.
- Bien des auteurs et amateurs photographistes s’accordent jusqu’à cette heure pour conseiller d’éviter soigneusement les émanations ammoniacales dans le local où l’on opère et aux environs ; bien au contraire , ici, c’est avec l’aide des dégagements ammoniacaux qu’ou obtiendra une sensibilité double au moins de celle acquise par les moyens ordinaires. A cet effet, on opère de la manière suivante : dès qu’on aura fait
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- les deux opérations de Piodage et de l’exposition à celles des substances accélératrices dont on a l’habitude ( car il paraît qu elles permettent toutes l’emploi du procédé : le chlorobromure d’iode de M. Gaudin donne surtout d’excellents résultats ; la liqueur dite hongroise, également) ; après , dis-je , avoir amené à l’œil chacune des teintes de la plaque au degré convenable , ou avoir compté le nombre de secondes nécessaires à la deuxième opération ; si l’on emploie l’eau bromée, ou enfin une substance à l’état de vapeur , on enlève la plaque de dessus la capsule pour la glisser immédiatement, et dans l’obscurité, sur une autre capsule en faïence ou verre de même construction, et profonde d’environ 0“,53. Celte capsule devra contenir, à la hauteur d’environ 5 millimètres ( plus ou moins), de l’eau ordinaire, à laquelle on donnera une odeur ammoniacale très-pro-
- noncée par l’addition de dix à q***n* gouttes d’ammoniaque liquide. On
- réglera sur le degré de concentrât*®
- du liquide et les dimensions de 1® suie. On exposera la plaque pen£*a s vingt à trente secondes aux vape** qui se dégageront de ce liquide; o® relire, et alors elle est prête à êt exposée à la chambre noire , où l’°n n laissera agir la radiation lumineuse fiu“ la moitié (et souvent moins) du lemP qu’il aurait fallu pour faire une épre®v préparée de même jusqu’à et n*0,n l’exposition à la vapeur ammoniacal?* On peut impunément dépasser la dure du séjour de la plaque sur la caps**1 sans qu’il résulte d’inconvénients; n*31® le temps donné de vingt à trente se** condes suffit. Il paraît du reste fiu un léger excès d’ammoniaque ne nuit f>as;
- On réussit très-bien avec ce procéu? sur des plaques nettoyées à l’huile aci* difiée, d’après la méthode de Knorr.
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- ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- ti!*ne à Sec^er> apprêter et finir les us de coton blanchis et autres Pr°duit$,
- ar^- J. Campbell, blanchisseur-ap-prêteur.
- le/ij^e Machine a été représentée dans <W^-Ures 8 ^ 15, pl. 84, dont voici la p.r,ption :
- chirlf*3 élévation latérale de la ma-F* ,
- 9. Plan ou projection hori-
- chj’ r°uleau ou ensouple sur lequel on aUt 8° le tissu qu’il s’agit de sécher; 2, fajr e rouleau en laiton (qu’on peut aussi gjSse en une autre matière), dit élar-sUr |r ou rouleau de corroyage et SÇ(lplequel passe le tissu. Cet élargis-UlQv CUt être m's en act'on Par des prJe.ns mécaniques ou par la seule slls s]°n de l’étoffe qui s’avance des-f0ti' res petits rouleaux A,A ont pour 'Uem °n mettTe ^ssu convenable-roui etl contact avec l’élargisseur ; 3, qu1 6au tournant à brosse ou nettoyeur a ue voit pas dans la fig. 9 et qui de i’Ur objet de débarrasser l’élargisseur qui ainûlon ou de toute autre matière éeaP0Urraitse déposer dessus. Uneauge, pla invisible] dans la fig. 9, et
- ?• au-dessous est destinée à être con f e d’eau Pour maintenir la brosse s0u i ment propre et lui conserver sa ej)!1 esse.4,4,4,4,4 en dessus et 4,4,4,4 voip Sous sont neuf cylindres à claire-èp . faits avec des barrettes d’égale ei| ,SSeur et espacées également entre *,» d’environ 12 à 14 millimètres Prort -rer passage à un courant d’air °„ ^uit au moyen de volants à ailettes sén^eVentilateurs qu’on a représentés
- *’iur ment en et P*ac®s dans
- C|a.terieur de chacun des cylindres à quire~Voie î les ai'ettes de ces volants, t*èr S°nl en b°is’ métal ou autre ma-vilee’ sont mises en mouvement avec la chin <(*u on îuSe nécessaire par la ma-c0u e a vapeur ou autre moteur, et le t'ssi a-nt ^air qui en résulte agit sur le (]rç a Mesure qu’il passe sur les cylin-juu : C’arbre et la poulie 6, en com-j^Q.'^ation par une courroie avec le vern r Pr>ncipal, transmettent le mourir e°t aux volants à ailettes à l’aide a0 c°Urroies jetées sur les poulies 5, eti ,0rnbre de cinq en dessus et quatre dessous, une au bout de chaque ^ rei'hnologitlr. T. V] 1. — Septembre
- cylindre à claire-voie dont on n’aperçoit pas la série inférieure dans les figures.
- 7, sont des roues au nombre de cinq dessus et quatre dessous ayant même diamètre et se mouvant sur les axes desdits volants à ailettes; 6 et 8 des arbres avec cônes de poulies 9 et 15 calés sur eux et mises en action par des courroies partant de l’arbre de couche de la machine à vapeur. Sur l’arbre 8 il existe une roue dentée droite (invisible dans les deux figures) agissant sur la série inférieure des roues 7, lesquelles transmettent le même mouvement à la série supérieure, de manière que les neuf cylindres à claire-voie marchent tous d’un pas ou d’une vitesse uniforme. Cette vitesse peut être variée à volonté, en rejetant les courroies motrices sur les différents diamètres des cônes 9 et 15.
- Si on le juge nécessaire , on peut transmettre le mouvement à l’élargis-seur en laiton 2 par une roue intermédiaire commandée par l’axe de l’un des cylindres à claire-voie.
- La fig. 10 est le plan de la machine à rouleaux pour assouplir le tissu à l’aide de deux paires de rouleaux de bois dont les deux supérieurs seuls sont visibles dans la figure. Ces derniers sont recouverts de feutre, de caoutchouc ou de toute autre matière propre à empêcher que le tissu ne soit détérioré dans son passage, Ces rouleaux sont parallèles les uns aux autres, les supérieurs en contact immédiat avec les inférieurs (ainsi qu’on le voit en élévation dans la fig. 12), et chacune des paires est placée à la distance de l’autre qu’on juge la plus convenable pour produire l’effet désiré d’assouplissement sur le tissu avant de le livrer aux cylindres sécheurs à vapeur de la fig. 13.
- Le mouvement transverse de ces quatre rouleaux 11 (fig. 10 et 12) destiné à produire l’assouplissement désiré, est communiqué par la bielle à manivelle en fer 12 (fig. 8 et 9), et le mouvement des rouleaux nécessaire pour délivrer le tissu à l’état convenable aux cylindres de vapeur est communiqué par la chaîne, la poulie ou la courroie c,c,c en l’empruntant à l’axe du dernier cylindre à claire-voie ou du cylindre le plus voisin de l’appareil d’assouplissement.
- <8(0.
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- Dans la fig. 11, qui est une vue en élévation latérale des rouleaux à assouplir, on voit ainsi que dans les fig. 10 et 12 que les tourillons des arbres des rouleaux sont insérés dans des boîtes mobiles 13 qui permettent à chaque paire de rouleaux de se mouvoir dans une direction contraire l’une à l’autre, en avant et en arrière, de manière à produire un effet supérieur d’adoucissement sur les étoffes. Cet effet peut être obtenu par trois ou un plus grand nombre de rouleaux, doubles ou simples (fig. 15), tous parallèles les uns aux autres, et l’un d’eux ou tous se mouvant transversalement suivant la largeur de la machine.
- La fig. 12 est une élévation antérieure des rouleaux assouplisseurs 11, on les y voit en contact les uns avec les autres, ainsi que la distance dont ils s’éloignent transversalement les uns des autres, dis -tance qu’on peut faire variera volonté à i l’aide de la manivelle et de la bielle 12 (fig. 8 et 9), agissant sur les arbres verticaux 14 ( fig. 11 et 12) , lesquelles portent les supports des boîtes et arbres mobiles des quatre rouleaux.
- La fig. 13 est le plan d’un bâti contenant sept cylindres sécheurs à vapeur en étain, disposés à la manière ordinaire.
- Les lignes ponctuées et les flèches dans diverses parties des figures , indiquent le sens de la marche du tissu quand il passe sur les cylindres à claire-voie, et s’avance vers les rouleaux 11, entre lesquels il s’engage en passant alternativement sur un rouleau supérieur, puis sous un inférieur, remontant su» un supérieur, et ainsi de suite successiv#qient(fig. 15). La même chose a lieu sur les cylindres sécheurs en étain de la fig. 13.
- La fig. 14 est un rouleau de bois cannelé servant à apprêter, et mû aussi par le moteur.
- Après avoir décrit la construction des machines, j’expliquerai la manière dont elles opèrent et les effets qu’elles produisent; mais dans cette explication, je serai obligé de faire mention des systèmes en usage jusqu’à présent, afin de rendre les détails plus faciles à comprendre.
- D’abord, relativement au perfectionnement que j’ai apporté au mode d'apprêt adopté jusqu’à présent, il est nécessaire de dire que quelques-uns des tissus les plus légers de coton , quand on les soumet au blanchiment et à l’apprêt à l’empois, s’éraillentdans leurs fils de trame , et que l’opération pour réparer le dommage, a été jusqu’ici
- purement manuelle , en ^auss*
- lente et fastidieuse dans sa marche» bien qu’imparfaite dans ses res,u ' ar Elle est communément exécutée un ouvrier, qui saisissant Ja ,11 ^ d’une main et une poche pratiquée . le corps du tissu, avec l’autre , imprime à la partie ou espace mte ^ diaire un tour de main particuh® ^ espèce de torsion, opération qul..ce. pète sur toute la longueur de la P1 se Le perfectionnement que je Pr°j-an-dans celte opération, consiste dans1 plication du rouleau apprêteur(fjg C’est une invention fort simple re rouleau en effet est en bois ou a e matière convenable, sa surface co© ^e est cannelée; son diamètre environ^. 15 centimètres, ou de toute aUtre ae, mension qu’on jugerait plus comu10 et enfin il est élevé à une hauteurc venable pour le travail. . j|
- C’est contre ce rouleau , tandis q tourne ou lorsqu'il est en repos , 9. je tissu qu’on a préalablement ph® ^ manière à bien coucher tous les l®s ^ chaque lisière les uns sur les autre®; plaqué ou frappé à la main jusqu a• qu’il soit apprêté. Ce travail si •1'llT,P>rg et qu’on peut exécuter par tout a° moyen que la main, par exemple. 1 plication d’une surface cannelée qu conque aux lisières , complète I ’npP, j| avec; une grande économie de lraV‘ et de temps combinée avec un per e tionnement dans le résultat obte11© En second lieu , en ce qui concor.[S lesperfectionnementsque j’ai inlro©1^ dans les procédés ou l’opéra'ion séchage et du finissage, il est bon d®^ pliquer qu’un des modes les plus £el1 r râlement en usage aujourd hui, P°a sécher et finir ces sortes de tissu ' consiste à les étendre sur de châssis appelés en anglais slenters ' ils demeurent tendus jusqu’à ce qu i soient secs. Séchés dans cet état f°r de distension, ils possèdent une roid® particulière, ou mieux, un défaut0 lasticité, parce que l’amidon s’est der séché dans les interstices du tissu donner à celui-ci un apprêt rnoëH0"^ élastique et soyeux , il est nécessaire le soumet>re pendant l'opération ( séchage et du finissage à un moUv { ment diagonal, et c'est à quoi on e ^ d’une manière assez
- parvenu : plète, en rendant mobile un ou les1 côtés des châssis ou stenters.
- en
- Un autre mode longtemps mis ^ pratique, eslcelui qui consiste à étendu la pièce de tissu longitudinale©® entre deux châssis extrêmes P°urVaf de gardes, où elle est maintenue pa
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- es barres armées de crochets, pinces .J1 aiguilles. Pendant qu’il est dans cet at de tension , le tissu est tiré sur sa ®rgeur par deux ou quatre ouvriers,
- P acès de chaque côté, à l’opposé di-?cteiuunt les uns des autres, qui sai-,sSent la lisière entre le pouce et les pgts, et tirent en arrière l’un contre antre jusqu’au degré nécessaire de er,sion, en se transportant successive-
- ment
- ^ - sur toute la longueur de la piece, manière à opérer sur elle d’un bout l> a.ü,re. De temps à autre pendant ejP®ration on enlève une des barres Iji *a garde , et le tissu devenant 0 re » les ouvriers de chaque côté . e|,nent une position diagonale l’un t s'a‘ vis l’autre, et étirent la pièce dans ,.Sens jusqu’à ce qu’elle soit assou-J,1®* La barre est alors replacée sur la rde et le tirage sur la largeur conti- e. comme auparavant jusqu’à ce que Jÿsu soit sec.
- Maintenant pour effectuer par mon sé°n Perfect>onn6 et mécanique , le chage et |e finissage, voici comment j. Pere. Le tissu ayant subi les opéra-°ris préalables du blanchiment, du ^ssagç j, l’amidon et de l'apprêt, est °roulé avec soin sur le rouleau d’ali— I er‘tation 1 (fig. 8 et 9). ainsi qu’on cehPratique actuellement dans les blan-nisseries et les imprimeries pour toiles e coton peintes. La quantité de tissu ecessaire ayant ainsi été enroulée, on ,n Prend le bout et on le passe sur l’é-argisseur 2, puis sur la surface des Jbndres à claire-voie 4, 4, etc., sur esQUels il passe successivement d’un yiindre de la série supérieure à celui migu de la série inférieure, et réci— 'r°quement jusqu’à ce qu’il ait par-,,îl.ru la batterie entière de ces neuf
- ybndres.
- v L®s axes de ces cylindres à claire-] °.,e se meuvent parallèlement avec ce-I 1 du rouleau d’alimentation. Les sur-aces extérieures de ces cylindres étant j. PP'cs de lattes ou barres de bois pa-eîi 'e.s a leurs axeS el espacées entre D esi il en résulte que le courant d’aif* I 0venant des volants qui tournent dans l)e,Jr intérieur, s'échappant entre ces r?r.res est projeté à travers la texture et|culée du tissu, pendant qu’il passe r ces cylindres et qu'il se trouve ainsi et séché. Peu importe le nombre v . es dimensions des cylindres à claire-Sak! ^ n est Pas non P*us indispen-Sp e flue la surface de ces cylindres Se c,0lI1Pose de barres pour laisser pas-0.1, 'e courant d’air ; on pourrait obte-Su^ 6 106,116 e^e*; en enveloppant la
- urIace avec un tissu * une toile métal-
- lique , un filet, ou tout autre produit poreux ou perforé. On peut aussi accroître cet effet par l’air chauffé, ou de la vapeur qu’on introduit par l’axe du volant et dans ses ailettes, pièces qui à cet effet doivent être alors creuses ou à doubles parois ; ou bien enfin, par tout autre moyen qu’on jugera propre à élever la température de l’air à l’intérieur des cylindres à claire-voie.
- Le (issu après avoir été ainsi débarrassé de l’eau et séché , ainsi qu’on l’a expliqué plus haut, au degré exigé passe alors entre deux paires de rouleaux assouplisseurs (fig. 10, lt et 12) d’environ 1 décimètre de diamètre ou toute autre dimension appropriée à la qualité de l’étoffe sur laquelle on opère.
- Ces rouleaux doivent être couverts avec quelque substance élastique , telle que flanelle , tissus au caoutchouc ou autres, pour qu’ils ne détériorent pas le tissu et livrent passage aux fils de laiton , fils ou ficelles ou autres moyens à l’aide desquels les pièces de tissus sont réunies les unes aux autres. Chaque paire de ces rouleaux est construite de telle façon (fig. 10et 11) qu’elle peut être ajustée à la distance la mieux adaptée pour produire le finissage exigé et pourvue d’une manivelle horizontale ou autre moyen mécanique pour lui donner pendant la rotation un mouvement alternatif longitudinal et en directions opposées, de manière à imprimer aux fibres du tissu un tirage ou une action en sens diagonal.
- On pourrait apporter plusieurs modifications à ce procédé diagonal d’assouplissement , et au lieu de deux paires île rouleaux, comme il vient d’être dit, on pourrait introduire trois ou un plus grand nombre de rouleaux doubles ou simples (fig. 15)disposés suivant un plan, une forme triangulaire ou tout autre ordre , et l’un ou plusieurs d’entre eux pouvant, pendant qu’ils tournent, glisser aussi longitudinalement.
- En quittant les rouleaux assouplisseurs le tissu passe sur une série de cylindres chauffés et tournants (fig. 13) en circulant d’un cylindre supérieur sous un inférieur, remontant sur un cylindre supérieur pour repasser ensuite sous un inférieur , et ainsi de suite, et acquérir ainsi sans danger d’être glacé, aplati ou froissé, cette douceur à la surfaceet cet aspect soyeux qu’on recherche et qui constitue le finissage.
- On pourrait obtenir le même effet relativement au finissage en passant le
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- lissu sur une surface chauffée de forme plate.
- Il est presque inutile d’ajouter que si le nombre indiqué de cylindres à claire-voie et de rouleaux assouplis-seurs ne suffisait pas pour sécher et assouplir le tissu sur lequel on opère, on pourrait en disposer un plus grand nombre jusqu’à ce qu’on atteigne le but.
- On remarquera encore que toutes les machines étant liées les unes aux autres par des roues, des courroies et des poulies, l’opération entière de purger, sécher, assouplir et finir, est continue et marche sans interruption entre chacune des opérations partielles dont elle se compose.
- Enfin, en comparant le mode actuellement en usage pour purger, sécher, assouplir et finir les tissus avec les perfectionnements que je viens de décrire, on verra que les avantages que ceux-ci assurent sont une économie de l’espace occupé par les machines, une économie de temps dans l’exécution des opérations, une économie de travail manuel au point de le supprimer presque entièrement, une diminution dans les dangers de déchirer, tarer et endommager les produits, la suppression des marques des aiguilles ou des mâchoires des pinces des cadres ou slenters, et de toutes les souillures, taches ou marques provenant de l’impression des doigts de la main des ouvriers quand ils saisissent et tirent sur les lisières; enfin, une grande supériorité dans le finissage et l’aspect des produits.
- Rapport fait à l'Académie des sciences sur un mémoire de MM. A. Kœ-chlin, concernant une nouvelle turbine construite dans leurs ateliers.
- Par M. Morin.
- L’Académie nousa chargés, MM. Poncelet, Piobert et moi, d’examiner le mémoire et les résultats d’expériences qui lui ont été adressés par MM. A. Kœ-chlin sur une turbine construite dans leurs ateliers (1). Nous venons lui rendre compte de cet examen.
- Sous le nom de turbines, on désigne généralement aujourd’hui les roues hydrauliques à axe vertical susceptibles de marcher plus ou moins avantageu-
- (0 Voir ia description de cette turbine dans le Technologiste , V- année, p. 505.
- dans
- sement quand elles sont noyées dans les eaux d’aval. Ce nom doit être encore appliqué à des roues disposées d’une manière quelconque, et complétemenf immergées dans la masse liquide qul les fait mouvoir. Mais si la dénornina' tion est nouvelle , la machine est
- • -1 ni
- cienne, et de temps immémorial construit dans le Dauphiné , dans Provence, dans le Languedoc, danS Lorraine , dans la Bretagne, et juS<ï dans l’Algérie, des moteurs de ce genr ’ Anciens ou nouveaux, tous ces rooted peuvent être partagés en deux Sran<jeS classes : la première, comprenant * roues qui reçoivent et laissent échappf^ l’eau à la mèmè distance de l’axe rotation; la seconde, contenant J roues dans lesquelles l’eau sort P‘" loin ou plus près de l’axe qu’elle n) est entrée.
- A la première classe se rattacher' » 1° les roues du midi de la France, d la Bretagne, de l’Algérie , dites rouet volant, recevant dans leurs au' bes, en forme de cuiller, le choc d un veine fluide qu’une buse pyramidale j verse avec une vitesse considérable’ et qui généralement ne sont pas desb' nées à marcher noyées. Elles pra' duisent, d’après les expériences ^ MM. Piobert et Tardy, officiers supeT rieurs d’artillerie, un effet utile qa s’élève au plus, mais rarement, à 0,*^ ou 0,35 du travail absolu du in°' teur (2).
- 2° Les roues à cuves renfermées dans des cuves cylindriques en pierre o en charpente , dans lesquelles l’eau eS amenée par un canal ou coursier qu1 * rétrécit depuis le réservoir jusqu’à * cuve à laquelle il est tangent. Le b' quide arrive ainsi à la surface rieure de la roue, tourbillonne dans I cuve , s’y élève à une hauteur souven considérable et s’échappe par la part1 inférieure des aubes courbes de f°rîf1^ hélicoïde plus ou moins régulière. ^e roues, en usage à Toulouse et dan quelques anciens moulins de Metz, n donnent. d’après les expériences de mêmes observateurs, qu’un effet utn égal à 0,10 ou 0,15 du travail absol dépensé par le moteur.
- 3° La roue proposée par Signer, 1750, dans ses Exercitationes hydro^' licœ, et dont Euler, par une fraud paternelle, donna , en 1752 , dans le Mémoires de la Société de Gccttingue' sous le nom de son fils Albert, un
- (2) Des roues de ce genre sont décrites d? recueil intitulé -.Diverse arlificiase macho* > Agostino Ramelli, publié à Paris en 1588.
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- eorie qu’il reproduisit plus complète ^ le sien , en 1753, dans Y Histoire e, ‘ Académie royale de Berlin (an-f )• Dans cette roue , l’eau est “nbuée sur la totalité ou sur certains Points d’une zone annulaire , concen-.r.l(ine à l’axe par des tuyaux convenaient inclinés, auxquels le savant piètre proposa , dès cette époque, ..e substituer des diaphragmes connus ou directrices courbes, destinés verser à la fois l’eau sur le pourtour nnulaire et horizontal de la zone oc-^Ppee par les aubes également courbes 1 contiguës.
- A cette variété se rattachent la roue P^Posée par M. Burdin , et établie en o-6 au moulin de Pont-Gibaud, dé-Partenaent du Puy-de-Dôme ; la turbine M. Fontaine-Baron, mécanicien i, Chartres ; celles que construisent 5*™. André Kœchlin, concessionnaires un brevet originairement pris par feu lJ: Jonval, ef d’autres turbines éta-»}les récemment à Saint-Maur, par ^•Bourgeois.
- Ca seconde classe de turbine com-Prend , comme on l’a dit, celles qui ,?ǰiventet rejettent l’eau, soit de Pinceur, soit de l’extérieur à l’intérieur,
- I dans lesquelles la force centrifuge ou es effets de réaction jouent un rôle P Us ou moins important. A cette classe rattachent : 1° les roues à réaction , en particulier la roue ou volant à .^cffon du docteur Barker , décrite en 7"~> dans un mémoire lu à la Société Philosophique américaine, par le doc-I °r Waring, et qui est tout à fait ana-'°gue au volant hydraulique que M Ma-oury d’Ectot proposa plus tard, ans avoir eu probablement connais-.ance du projet de l’auteur américain ; a(foue de M. Passot, etc.
- 2° Les roues à palettes planes ou ^?ürbes recevant l’eau sur le contour une zone annulaire intérieure et la ^jetant à l’extérieur, comme celle que Manoury établit vers 1804 au mou-ln de Montaigu , près de Caen, laquelle • '°nctionné jusqu’en 1828, et fut l’ob-d’un rapport de Carnot, présenté a ‘ Académie le 21 juin 1813.
- , .Cette variété comprend aussi la tur-llle établie en 1827 à Pont-sur-l’O-|n?n, département de la Haute-aône, et qui est le type de celles aux-3üelles jyj. Fourneyron a donné son
- nom.
- Les roues à poire, décrites par ehdor, n° 668, dans son Architecture ^ydraulique , qui reçoivent l’eau dans ne enveloppe annulaire tronc-conique lxe? portent des palettes hélicoïdes
- disposées sur un noyau tronc-conique , et laissent échapper l’eau vers le centre. Ladanaïde M. de Manoury d’Ectot est une modification de ce système. On sait quelle fut l’objet d’un rapport favorable lu le 23 août 1813 à l’Académie des sciences par Carnot. Ce rapport dit que, dans les expériences faites en présence d’une commission composée de MM. Périer, de Prony et Carnot, l’effet utile s’est élevé à 0m,70 ou 0m,75 du travail dépensé. Une roue de ce genre, établie à Aubry-sur-Troin , département de l’Orne, a marché jusqu’en 1815.
- 4<> Enfin notre confrère, M. Poncelet, a aussi proposé en 1826 l’emploi d’ane roue à aubes courbes recevant l’eau sur tout ou partie de son contour extérieur, au moyen de ventelles et de directrices, et la versant à l’intérieur. Plusieurs roues de |Ce genre sont établies dans le midi, et particulièrement à Toulouse.
- Nous n’avons pas, dans ce rapport, à nous occuper de cette seconde classe de turbine, et après avoir succinctement indiqué l’analogie et les différences qui existent entre ces divers moteurs, nous nous bornerons à parler de celui qui fait l’objet de notre examen.
- D’après les renseignements que nous nous sommes procurés, cette turbine a été introduite dans les ateliers de construction de MM. A. Kœchlin et compagnie, par feuM. Jonval, qui avait pris le 27 octobre 1841, un brevet comprenant trois moteurs de ce genre , disposés sur un même canal ou tuyau de circulation , et destinés à fonctionner ensemble ou séparément selon l’abondance des eaux. L’un d’eux, à axe horizontal, était à la partie supérieure; le deuxième, à axe vertical, vers le milieu de la chute, et le troisième à axe horizontal dans le bas. En 1843, Jonval céda les droits que lui assurait son brevet à MM. A. Kœchlin. Dans les ateliers de ces habiles constructeurs, et à l’aide de leur expérience , la turbine proposée par Jonval reçut des perfectionnements notables. Sur les trois dispositions indiquées par l’auteur, on admit, à peu près exclusivement d’abord, celle qui place la roue entre les deux niveaux supérieur et inférieur; mais récemment, dans la vallée de Munster, pour une chute de 18 mètres environ , on a établi deux turbines de 0“,20 de diamètre montées sur le même arbre horizontal à droite et à gauche du tuyau vertical d’arrivée, et qui se partagent un volume d’eau d’environ 50 litres en une seconde.
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- Cette division de la force motrice diminue considérablement la pression sur le pivot de l’arbre qui fait quinze à seize cents tours en une minute, et conduit quarante-quatre métiers à tisser sans préparation , ce qui peut exiger une forme de huit à neuf chevaux.
- Par suite des essais faits chezMM. A. Kœchlin, les proportions de cette turbine furent déterminées, les formes bien tracées, l’exécution rendue parfaite. Mais, en rendant justice à l’habileté de ces constructeurs, nous n’avons pas cru devoir passer sous silence le nom de l’inventeur obscur et modeste qui mourut peu de temps après que le succès eut été assuré : la mémoire des morts n’a-t-elle pas ses droits comme les intérêts des vivants ?
- Le récepteur hydraulique qui nous occupe, et dont nous mettons un modèle sous les yeux de l’Académie. se compose d’un tuyau vertical qui se raccorde, à sa partie inférieure, avec un autre tuyau à section rectangulaire , dont l’axe est horizontal, et qui est muni d’une vanne verticale pour permettre ou suspendre à volonté le mouvement du liquide.
- Vers la partie supérieure le cylindre est rétréci et alésé exactement pour recevoir la roue qui n’a qu’un jeu de 1 millimètre au plus; au-dessus de celte portion alésée le tuyau s’évase légèrement en tronc de cône et reçoit la couronne qui porte les courbes directrices et à travers laquelle passe l’arbre vertical de la roue; une garniture exacte empêche l’eau de s’écouler entre l’arbre et l’ouverture qui lui est réservée.
- La surface de ces directrices est engendrée par une ligne droite qui se meut horizontalement en passant par l’axe vertical du cylindre, et en s’appuyant sur une courbe tracée sur la surface cylindrique du noyau de la couronne. L’élément supérieur de cette courbe est à peu près vertical, tandis que son élément inférieur forme un angle d’environ 34 degrés avec l’horizontale.
- Les aubes de la roue sont aussi des surfaces réglées à génératrices horizontales dirigées vers l’axe, et qui suivent une directrice tracée sur le cylindre intérieur de cette roue. L’élément supérieur de cette directrice forme, avec le plan horizontal, un angle de 70 degrés, et l’élément inférieur un angle d’environ 30 degrés.
- On voit, par cette description succincte, que cette roue offre la plus grande analogie avec la turbine décrite
- par Euler, et avec celle de M- boniau1 Baron; elle diffère de la première ce que les directrices et la roue n °n_ que fort peu de hauteur, et de 1» conde, eu ce que celle-ci a pour ch* que directrice une petite vanne dont plan passe par l’axe vertical, etquiper met de régler la dépense d’eau.
- La roue , ordinairement placée da une position intermédiaire entre Ie r servoir supérieur et le canal de fulle: repose sur un support en fonte pl.aC dans le cylindre. Des dispositions s»®' pies sont prises pour que la crapaudm et le pivot, constamment plongés dan l’eau , puissent être lubrifiés d’huile*
- Le tuyau supérieur s’assemble, Pr e, des rebords , avec le fond du ca°a d’arrivée , sur lequel il doit y avoir un profondeur d’eau telle, qu’il ne * forme pas au-dessus des espèces oe trombes aspirantes, qui conuuiraien l’air au travers de la roue et nuiraient* sa marche. ,
- A l’extrémité du tuyau horizont* inférieur est une vanne qui sert à régler la dépense d’eau entre certaine limites. Pour tous les cas où la diiniuu-tion du volume d’eau à dépasser eS considérable et dure pendant quelque temps, on garnit les intervalles de aubes de la roue avec des coins obtur*' teurs, qui diminuent la capacité des c*' naux de circulation du liquide dans I* roue, et que l’on place ou enlève eP peu de temps, en mettant le rèservo'r à sec.
- En plaçant, comme nous venons de le dire, la roue vers la partie supérieure de la chute, on a trouvé le moyen de réduire à peu de chose la longueur de l’arbre et le poids du moteur, et la >*' cilité de le visiter, d’y placer ou d’enl®' ver les coins obtura teurs. Maisc’est à cel* que se réduit l'avantage de cette disp°sl tion, et, sous le rapport de l’effet utile* elle n’en présente aucun , et peut-être même est-elle plus nuisible que pro»' table. L’erreur dans laquelle on eS tombé à ce sujet repose sur la proppsl' lion suivante , énoncée dans la notice adressée à l’Académie ;
- En mettant en communication deu* biefs superposés, au moyen d’un tuy*u dont on resserre la section par un récepteur placé en un point quelconque pris dans sa hauteur, la vitesse de 1* veine fluide à l’endroit ainsi resserre sera celle due à la différence de hauteur des deux niveaux.
- Ce prétendu principe, qui est en contradiction avec les règles de l’bydraU' lique et les lois du mouvement des h' quides à travers des passages plus °a
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- per»nS etran^s, où ils éprouvent des (}£ es force vive, n’est pas moins mejUi par l’expérience, ainsi que
- a jpi- uuuc pas justifié, car U n'y Qui Q ai|tre travail moteur que celui H 0fSt développé par la pesanteur.
- «et/ n°Us avons insisté pour signaler ^ te erreur, c’est qu’elle a été l’origine ]Certaines exagérations contre les-^ elles il est bon de prémunir les con-
- PonCteurs’ car e**es Pourraient être q . enx la cause de graves mécomptes. ay 01 qu’il en soit, le moteur que nous l'ait S été chargés d’examiner n’en pa-j u Pas moins d’un emploi avantageux ns beaucoup de circonstances. j ^ est ce que démontrent les résultats jj n°mbreuses expériences au frein, et lesquelles nous citerons d’abord u"es qui ont été communiquées par .• A. Kœchlin et faites par leurs in-tueurs, puis répétées par le comité de wecaniqUe ja Société industrielle de v^house, sur une turbine établie chez jj/®*Kunneann frères, au pontd’As-b^.u, dans le département du Haut-c>, et sur une turbine établie à cifien.
- D Oansles expériences sur la turbine du !>0nt d’Aspach , le jaugeage des déposes d’eau a été fait au moyen d’un cservoir établi à 100 mètres en aval turbine dans le canal de fuite, Pour lequel on a pris pour coefficient e la formule
- Q = m LH \ÆgH7 le n
- j. n°tnbrem—0,40, valeur qui nous ™raîtun peu faible, mais qui se rap-l> °che beaucoup de celle de 0,41. que Ide nous avait adoptée en 1838 pour calcul des résultats de ses expériences la turbine établie à Mullbach par z1-Fourneyron. Ce rapprochement a *j?Ur but de montrer que les résultats la « nus Par Ie comité de mécanique de Société industrielle de Mulhouse sont a,Çulès d’après des données et des forâmes qui les rendent directement com-Wables à ceux qui ont été obtenus û !838 à Mullbach.
- j. ®es observations préliminaires ont ^ftnis de jauger le produit des fuites j de le déduire de la dépense faite pen-ot les expériences. Mais il faut ob-frver que ? p0Ur l’observation de ces es> la charge, sur le déversoir, SftaYant été que de 0m,048, et l’épais-q^^du madrier étant au moins de ,u°0, le bord de ce madrier a dû
- produire dans la dépense une diminution notable, et qu’au lieu de prendre, pour évaluer ces fuites, la valeur m—0,42 pour le coefficient de la dépense, ou aurait dû, d’après les expériences de MM. Poncelet et Lesbros, adopter celle de m = 0,26 ; de sorte que ces fuites, estimées à 66 litres, devraient être réduites à 48 litres 8, ce qui augmenterait la dépense réelle faite par la turbine de 25 litres environ ou de un vingt-sixième. On voit donc que cette légère rectification n’aurait pas une influence considérable sur les résultats.
- Ces expériences ont été exécutées sur deux roues de 0m,800 de diamètre, successivement placées dans le même tuyau et dont on trouvera les dimensions dans le 88e Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, qui ne différaient que par le nombre et les proportions des orifices de passage.
- Il a été remarqué et constaté que la première roue éprouvait, contre les courbes conductrices, un frottement qui a été assez considérable pour diminuer notablement l’effet utile. Mais la seconde, qui était montée avec plus d’exactitude, a donné, à des vitesses comprises entre 168 et 90 tours en une minute , pour le rapport de l’effet utile disponible mesuré parle frein au travail absolu du moteur, des valeurs comprises entre 0,72 et 0,83 , résultats sensiblement les mêmes que ceux qui avaient été précédemment obtenus et annoncés par MM. A. Kœchlin. En admettant que, d’après les observations précédentes, on dût estimer la dépense à un huitième en sus de la valeur admise par le comité de la Société industrielle de Mulhouse, le rapport de l’effet utile disponible au travail absolu dépensé par le moteur serait encore compris entre 0,63 et 0,71 pour des vitesses variables de 168 à 90 tours en 1 minute. L’effet utile de cette turbine a donc été égal à celui qui a été trouvé, dans le cas le plus favorable, avec la turbine de Mullbach construite par M. Four-neyron.
- L’habileté et l’exactitude avec lesquelles procède la Société industrielle de Mulhouse suffisaient déjà pour montrer que la nouvelle turbine était un moteur digne d’entrer en concurrence avec les meilleurs récepteurs hydrauliques ; mais il nous a paru utile, dans une question si importante pour l’industrie, de répéter ces expériences en les variant davantage. A cet effet, nous avons eu recours à MM. A. Kœchlin, qui ont mis à notre disposition une turbine
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- qœ l’on a installée à la poudrerie du Bouchet.
- Cette turbine a les proportions suivantes :
- met.
- Diamètre extérieur...................0.810
- r sans obturateurs. 0.120 Largeur des augets. J
- \ avec obturateurs. 0.048 Nombre des augets...................18
- m. carr.
- Sections ou orifices de la roue, ensemble.........................o-0706
- Aire de l’orifice de la vanne de sortie. 0.2977
- mèt.
- La chute disponible a varié de. . . . 1.76
- à.................................1.40
- On a exécuté plusieurs séries d’expériences en faisant varier dans chacune d’elles la charge de frein depuis la charge nulle jusqu’à celle qui arrêtait la roue ou rendait son mouvement tout à fait irrégulier, de sorte que la vitesse a aussi varié dans des limites très-étendues.
- On a fait fonctionner la roue d’abord sans obturateurs, ensuite avec la moitié, puis avec la totalité de ses aubes garnies d’obturateurs, et, dans quelques cas, toutes choses restant égales d’ailleurs, on a fait varier l’aire de l’orifice de sortie du bas de la roue, afin de reconnaître l’influence de sa proportion sur l’effet utile.
- Le frein étaitmonté sur l’axe wço3 la turbine, et sa poulie, à fond plein» * mait une sorte de cuvette dans la(l jL un filet d’eau , tombant avec continu ^ après s’être chargé d’une P°fre-savon noir qu'on y avait mis, était jeté à la circonférence par la force trifuge, mouillait et lubrifiait aveC,f j<jc tinuité les surfaces flottantes. A *a ^ de cette disposition simple, cet ^P.P^jes a fonctionné dans toutes les expérien avec une précision tellement reflJ quable , que le levier restait imnao*' et sans oscillations apparentes p®nfl des quarts d’heure entiers. ur
- Ces observations prouvent que, Q° j les turbines même les plus légères» 0, marchent vite, le frein, bien naonte® t leur axe vertical, est un instruit d’une précision beaucoup plus gra*] s qu’on ne le croit, et qu’il ne donne P lieu à des chocs, comme on en éPr° u0. souvent en le plaçant sur les arbres u rizontaux qui marchent douceflie . Nous croyons, au surplus, que l’on ^ minuerait beaucoup les chocs, dan®^ dernier cas, en plaçant le levier frein , ou, pour mieux dire , le cen de gravité de tout son appareil aU'a sous de l’axe de rotation, ce qui re drait son équilibre plus stable çMej9 drait à le faire toujours revenir 3 position horizontale.
- Les données et les résultats dese^P riences sont consignés dans le tab*e suivant :
- NUMEROS levée
- » NOMBRE fa3 £ RAPPORT
- des DÉPENSE «-J < TRAVAIL de U de de la ’anlie
- H de tours £ ®
- d’eau O É* absolu » _ l’efTet utile
- « W de roue w de 1®
- 4 0 enl seconde. H » 33 ÇJ du moteur. en b h, £ U » travail absolu turbin®-
- 0. g 1 minute. s du moteur.
- Toutes les aubes étant ouvertes.
- kilog. met. kilogramèt kilog.
- 1 375.87 1.665 625.82 171.5 261.11 0.417 \
- 2 369.09 1.705 629.31 180.0 359.17 0.571
- 3 364.01 4.690 615.17 147.0 362.60 0.589 ,
- i 4 361.22 1.685 608.66 128.7 378.00 0.621
- i 1 5 356.36 1.680 598.70 118.0 402.76 0.673 0"'.4t9
- \ 6 358.25 1.670 598.28 107.5 417.19 0.697
- 7 356.02 1.680 598.12 93.6 407.39 0.681 1
- I 8 355.25 1.700 603.93 90.0 434.62 0.720 1
- 1 9 359.10 1.700 610.47 83.8 443.84 0.727
- Vio 361.48 1.740 628.97 75.1 433.03 0.688 /
- / 1 308.25 1.475 454.67 112.5 171.35 0.377
- l 2 306.80 1.480 454.06 138.5 112.80 0.248
- ; 3 307.33 1.455 447.16 132.0 138.72 0.310 „ o»*.17S
- i 4 296.91 1.435 426.06 107.5 214.43 0.503
- F 5 293.14 1.390 407.46 100.0 246.77 0.606
- l 6 291.84 1.360 396.90 84.8 249,13 0.627 i
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- ^’mïros RAPPORT
- des DÉPENSE W NOMBRE à W £ LEVÉE
- < TRAVAIL de p de de la vanne
- O absolu de tours p 7 l’elTet utile
- . d’eau fe- de roue
- « w w & au de la
- S « *C en i seconde. t- p X du moteur. en u. U 5 travail absolu turbine.
- o. 2 1 minute. a du moteur.
- Neuf aubes étant ouvertes et neuf réduites.
- kilog. met. kilogramèt. kilog.
- i 274.55 1.425 391.23 144.0 219.33 0.561
- 2 284.26 1.420 403.65 131.0 261.22 0.647
- 3 278.27 1.423 395.97 112.5 277.62 0.701
- 1 4 277.03 1.320 365.68 122.5 171.35 0.469 1
- ' 5 299.16 1.580 472.68 144.0 219.33 0.464 l
- a ^ 6 304.83 1.580 481.64 126.3 252.05 0 523 } 0m.42o
- 7 296.78 1.605 476.33 120.0 290.81 0.622 |
- 8 301.18 1.630 490.91 109.0 320 73 0.653
- g 297.58 1.680 499.92 106.0 361.00 0,723
- 10 296.10 1.730 512.24 94.8 368 01 0.718
- lu 305.12 1.760 537.02 80.0 348.55 0.649
- / î 273.63 1.608 440.00 114.4 174.07 0.395
- 1 2 274.97 1.623 443.53 100.3 221.03 0-498
- 4 ; 3 266.83 1.613 430.40 103.0 253.82 0.590 > 0m.176
- 4 271.71 1.647 477.50 96.0 282.24 0.631
- I 5 277.32 1.680 465.90 84.8 289-04 0.620
- ' 6 271.77 1.712 465.28 69.3 268.93 0.578
- 1 253.90 1.720 436.70 100.0 152.31 0.349
- 2 255.52 1.675 428.00 114.4 93.11 0.218 0m,095
- 5 J 3 228.00 1.640 373.92 103.0 132.37 0.354
- 4 228.61 1.618 369.89 90.0 158.33 0.428
- 5 222.77 1.593 354.88 85.8 171.03 0.482
- Toutes les aubes étant réduites.
- kilog. mât. kil. met. kiiog.
- 1 224.10 1.550 345.11 150.0 86.78 0.251
- 2 232.69 1.650 383.93 138.5 112.81 0.294
- 3 237.46 1.715 407.25 124.2 130.45 0.320
- 4 203.31 1.349 274.27 109.0 140.40 0.512 i
- 5 213.39 1.485 316.67 109.0 140.40 0.443
- 6 | 6 7 220.52 218.79 1.645 1.727 362.75 377.85 106.0 98 7 186.27 196.81 0.514 0.521 0m.426
- 8 204.30 1.379 281.73 98.7 150.23 0.533
- g 199.09 1.449 289.35 93.5 164.50 0.568
- '10 222.58 1.725 383.95 93.5 208.66 0.543
- 11 198.63 1.474 292 78 92.4 184.19 0.629
- 12 199-85 1 529 305.57 78.3 493.12 0.232
- U3 206.47 1.499 309.49 69.3 191.27 0.618
- î 185.08 1.482 275.18 109.0 63.11 0.229
- 1 2 185.68 1.495 277.59 106.0 86-26 0.311
- 1 3 184.51 1.500 276.76 97.3 102.24 0.369
- 7 4 185.16 1.550 287.00 97.3 125.22 0.436 0m.097
- 5 185.89 1.558 289.62 86.8 132.12 0.456
- 6 180.38 1.635 304.72 84.8 149.02 0.489
- 7 184.98 1.650 305.21 75.1 149.65 0.490
- 1 170.92 1.743 296.70 94.8 54.81 0.185
- 8 1 2 160.40 1.735 278.36 98.7 57.06 0.205 j
- 3 159.36 1.730 275.69 92.4 75.20 0.273 \ 0m.055
- 1 4 | 154.73 1.682 260.26 80.0 84.07 3.323 |
- \ 5 | 147.63 1.635 241.37 63.2 81.28 0.337
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- Pour faciliter l'examen et la discus- ! sion des résultats des expériences, on les a représentés graphiquement en prenant pour abscisses les nombres des tours faits par la turbine, et pour ordonnées les valeurs du rapport de l’effet utile disponible mesuré par le frein au travail absolu du moteur.
- La première série, où tous les orifices ou canaux de circulation de la roue étaient complètement ouverts et où la vanne inférieure était levée presque entièrement et de 0m,4l9 montre que cette roue fonctionnant sous une chute moyenne de 1"‘,69, le rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur s’est élevée à Om,72 environ , à la vitesse de 90 tours en une minute, et que, pour des vitesses comprises entre 73 et 106 tours en une minute, il n’est, pas descendu au-dessous de 0m,70. Cela fait voir que celte roue jouit, comme plusieurs autres turbines, de la propriété avantageuse de pouvoir marcher à des vitesses très-différentes de celles qui correspondent au maximum d’effet sans que son effet utile diminue sensiblement.
- La deuxième série, pour laquelle les circonstances étaient à peu près les mêmes que pour la première , sauf que la levée de la vanne inférieure n’était que de 0m,178 ou 0m,425 de celle de la première série, montre que le rétrécissement de l’orifice inférieur a une influence fâcheuse sur l’effet utile, puisqu’il ne s’est élevé au plus , dans cette série, qu’à 0,625 du travail absolu du moteur, valeur qui diffère de 0.095 ou de 13,2 pour 100 de celle qui a été obtenue dans la première série
- La courbe relative à la troisième série , où la moitié des canaux de circulation de la roue avait été garnie de leurs coins obturateurs et où la vanne inférieure était levée de 0m,426, fait voir que l’effet utile maximum s’est encore élevé à 0.712 du travail absolu du moteur. On remarquera seulement que la vitesse correspondante à ce maximum paraît être un peu plus grande que pour le cas où tous les orifices sont ouverts. Mais la différence peut rentrer dans les incertitudes de l’expérience.
- On observe aussi que la vitesse a pu ’ varier depuis 85 jusqu’à 117 tours en une minute, sans que l’effet utile descendit au-dessous de 0,66 du travail absolu du moteur.
- Les quatrième et cinquième seri » relatives au mêmes circonstances, pour lesquelles la vanne inférieure n ^ tait levée resoectivemerit aue de O1"?*
- par le moteur, diminue rapidetnelj| avec l’ouverture de cet orifice. On v .j même que si, par la nature du trava de l’usine , la vitesse devait rester c°n. stante, et qu’elle fût réglée à celle <1® donne le maximum d’effet pour la leV® totale de cette vanne, et qui, dans cas actuel, est d’environ 100 tours a f minute, l’effet utile se trouverait re^ duit à cette même vitesse :
- Pour la levée de la vanne de 0m.176 à 0*®^' Pour la levée de la vannede om*095 à 0*^’
- du travail absolu du moteur.
- Dans la sixième série , tous les or*' fices ou canaux de la turbine étaie® garnis de leurs coins obturateurs, et J levée de la vanne inférieure était® 0m,426. La courbe montre que l’en® utile s’est élevé à 0,630 du travail fca^ solu du moteur, ce qui prouve que I®* effets de contraction , qui sont produq5 par la présence de ces obturateurs, d*' minuent alors notablement l’effet utüe' On remarque aussi que la vitesse c°r' respondante au maximum d’effet n’eS que de 80 à 82 tours en une minute» tandis que pour tous les orifices verts, elle est de 90 à 100; mais ceffe faible différence peut provenir de ceHe des c hutes. Par conséquent, il ne pa' raît pas que la présence des obtur3' teurs doive obliger à modifier la vitesse de la roue quand la chute reste la même, ce qui se conçoit d’ailleurs fa" cilement.
- La septième et la huitième séries» relatives aussi au cas où la roue étap garnie de tous ses obturateurs, m3}^ pour lesquelles la vanne inférieure éUd* levée seulement de 0m,097 et 0m,03^ respectivement, confirment que l’usag® de cette vanne, comme moyen de re^ gler la dépense , est trcs-défavorablc a l’effet de la roue.
- On voit, en effet, que le rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur prend, à la vitesse du maximum d’etfeb les valeurs suivantes :
- et Om,095, montrent que le rappprt i l’effet utile, au travail absolu dépeu
- 0.630 1 f 0m.426
- 0.485 > à la levée de la vanne inférieure égale à < 0m.09T 0,330 ) J 0m.055
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- Mais, en outre , les vitesses du maxi-utn (j^ffet Sont changées, et si la roue Va,t conserver, par exemple, la vi-
- tesse de 85 tour en une minute, ce rapport aurait respectivement les valeurs suivantes :
- 0.630 J ( 0m.426
- 0.457 > aux levées de la vanne inférieure égale à < 0m.097 0.313 ) I 0”\055
- Après avoir discuté les résultats im-"Y^fiiats des expériences, nous avons herché à les comparer à ceux que l'on P.eut déduire des principes de la théo-J*e > et nous avons suivi, à cet effet, la P1 arche adoptée avec succès par notre ,?Tan.tconfrère, M. Poncelet, dans la Çeorie qu'il a donnée des effets méca-J*1(|0es de la turbine Fourneyron ; °us nous bornerons à indiquer les P^ocipales conséquences de cas re-
- . En tenant compte des pertes de force *ye que le liquide éprouve : 1° à l’cn-ree des directrices; 2° à l’entrée et au Passage dans la roue, on parvient d’a-0rd à une expression de la vitesse Native avec laquelle l’eau sort de cette ?Ue- Cette expression montre que cette dcsse dépend de la vitesse de la roue,
- . lue quand il ne se forme pas de ?lde sous la turbine, elle est inférieure a celle qui est due à la chute ; contraignent au principe énoncé dans la note auteurs et qui sert de base à leurs
- calculs.
- En appliquant, par exemple, cette ^Pression à la huitième expérience de a première série , on trouve , pour la Vltesse du passage de l’eau à travers la jorbine, la valeur 4m,603 , tandis que J® comparaison de la dépense effective de Osa,35525 avec la somme des aires c°ntractées des passages, donne pour Cette vitesse 5m,03.
- . Cette comparaison indique que la ^.tesse réelle et la vitesse théorique ne biffèrent, dans le cas actuel, que de 1/12 Aviron,et elle fait voirqu’il y a unassez Sfand accord entre les formules et les [èsultats de l’observation, surtout si *°n considère qu'il entre dans ces formules , qui ne tiennent pas compte du follement de l’eau , des coefficients de Contraction qui, pour les applications, ^htèté estimées , mais non déterminées b,rectement.
- En tenant ensuite compte des pertes u® force vive qu'éprouve l’eau en débouchant de la roue dans le tuyau, et aPrès son passage dans la vanne régu-atrice, on obtient, pour le rapport de effet utile au travail dépensé par le Jboteur, une expression qui se prête facilement au calcul.
- Ees résultats de la formule théorique . aPPüquée à la première série ont été j
- représentés graphiquement et à lamême échelle par une courbe qui a pour abscisses le nombre de tours en une minute , et pour ordonnées les valeurs du rapport de l’effet utile théorique au travail absolu du moteur.
- L’examen de ces courbes montre que l’effet utile théorique et l’effet utile réel marchent dans le même sens, mais que le premier est toujours supérieur au second d’une quantité qui paraît croître avec le carré de la vitesse de la roue, ce qui semblerait indiquer que la différence entre les résultats de la théorie et ceux de l’expérience est due à ce que la première ne tient pas compte de la résistance de l’eau qui croît à peu près comme le carré de la vitesse.
- Pour que la formule théorique représentât avec toute l’exactitude désirable les résultats de l’expérience , il suffirait donc de retrancher de l’effet théorique une quantité proportionnelle au carré de la vitesse de la roue, et dont nous avons déterminé la valeur particulière pour celle qui nous occupait.
- En recherchant ensuite la vitesse de la roue qui correspond au maximum d’effet par la formule théorique ainsi modifiée, on a trouvé que, dans le cas actuel, celte vitesse, mesurée à la circonférence moyenne des aubes, devait être 0,641 de celle due à la chute, tandis que l’expcrience a fourni la valeur 0,612, ce qui diffère peu.
- Enfin la théorie et l’expérience sont d’accord pour montrer que l’emploi de la vanne inferieure comme moyen de régler la marche de la roue et la dépense d'eau produit une perte notable dans l’effet utile.
- En résumé , des expériences et de la discussion théorique auxquelles vos commissaires se sont livrés , il résulte :
- l°Que la turbine présenté parMM. A. Kœchlin et compagnie fonctionnant à son état normal, et complètement ouverte, donne un effet utile égal à 0,72 du travail absolu du moteur;
- 2° Que quand la moitié seulement dos canaux de circulation formés par les aubes sont garnis de leurs obturateurs , l’effet utile est encore d’environ 0,70 à 0,71 du travail absolu du moteur;
- 3° Que quand toutes les aubes sont
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- garnies de leurs obturateurs, l’effet utile est encore égal à 0,63 du travail absolu du moteur : d’où résulte que la dépense d’eau peut varier dans des limites étendues sans que le moteur cesse de fonctionner avantageusement;
- 4° Que pour chaque dépense d’eau et chaque chute , la vitesse de la roue peut varier entre des limites très-étendues , en s’écartant en plus ou en moins d’un quart de celle qui correspond au maximum d’effet, sans que le rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur diminue notablement;
- 5° Que le rétrécissement de l’orifice d’évacuation inférieur produit toujours une diminution dans le rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur, et que cette diminution est d’autant plus sensible, que le rétrécissement est plus considérable : d’où résulte que la vanne de cet orifice ne peut, sans désavantage , être employée comme moyen de faire varier la dépense d’eau, et par suite la vitesse ; de sorte que , jusqu’à présent, ce moteur ne peut, sans inconvénient , être soumis aux moyens ordinaires de régler la vitesse des roues hydrauliques.
- Cette discussion montre qu’en laissant de côté cette dernière considération , ce moteur joint aux avantages d’une installation facile celui d’utiliser avantageusement la puissance motrice des cours d’eau, et qu’il doit être classé au rang des meilleurs moteurs hydrauliques.
- En conséquence, vos commissaires vous proposent d’accorder l'approbation de l’Académie aux perfectionnements introduits par MM. A. Kœchlin et compagnie dans le dispositif de la nouvelle turbine , et de remercier ces habiles constructeurs pour la communication qu’ils ont bien voulu faire du résultat des expériences qu’ils ont exécutées afin d’en apprécier les effets.
- Les conclusions de ce rapport sont adoptées.
- Appareil pour mesurer la vitesse & piston en differents points de * course dans les machines à vapeur
- Par M. J. Bâche.
- Cette machine consiste en un disqu® circulaire, ou volant se mouvant libre* ment sur un axe par l’entremise d’un tige verticale qui frotte extérieureme® sur la circonférence, tige qui reço> son mouvement de celle du piston 0 du parallélogramme du mouvement pa" rallèle de la machine. Sur le plat deç disque et près de son bord sont place à des distances semblables du centre ^ également espacés entre eux , un cer-tain nombre de plans inclinés qui pre®' nent naissance, d’un côté , sur le p*a ou surface même du disque , et se terminent brusquement de l’autre par u® ressaut brusque perpendiculaire à cette surface. Tous ces plans se suivent JeS uns les autres dans le sens de la c,r' conférence, et sont tous inclinés e®
- même direction. Perpendiculairementa
- ce disque , et disposé de manière à c® que les plans passent successivement devant lui, se trouve un crayon °® marqueur constamment pressé par u® ressort, et maintenu en plan par so® introduction dans un tube. A mesure que le disque tourne, le crayon remonte sur les plans inclinés et tombe perpendiculairement aussitôt qu’il a atteint le sommet de ces plans; mais le pointo® il vient marquer sa chute est chaq®e fois proportionnel à la vitesse du disque* ou plutôt à celle de la tige qui met celui-ci en action, et qu’on peut supposer avoir la même vitesse que Ie piston.
- Le temps que le crayon met dans sa chute , temps qui est constamment Ie même, et celui pendant lequel cha-cune des parties mesurées est parcourue , s’obtient en faisant tourner Ie disque avec une vitesse connue , déterminant réellement la portion du cercle décrit qui a été parcourue ou franchie par le crayon , et divisant Ie temps pendant lequel la révolution entière s’est accomplie par le nombre deS plans inclinés; à l’aide de [ces données on calcule ensuite aisément les vitesses effectives cherchées.
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- TABLE ANALYTIQUE
- PAR ORDRE DE MATIÈRES.
- I. ARTS MÉTALLURGIQUES CHIMIQUES, DIVERS ET ÉCONOMIQUES.
- A Extraction, traitement, alliage, analyse, dosage des minerais et des métaux, arts métallurgiques, appareils.
- Pages.
- Application de l’électricité à la fabrication de l'acier et de quelques autres
- métaux A. Wall.................. I
- Note sur la composition des meilleurs formes ou sables de moulage. L.
- Elsner.......................... 2
- Analyse de quelques bronzes entrant dans la construction des locomotives. 2
- Analyses d'alliages employés pour le clichage des planches à la perrotine.
- J. Girardin..................... 3
- Argent chinois................... . . . 23
- Perfectionnements dans le traitement du fer à l’air chaud. J.-B. Budd. 49
- Quantités de chaleur perdues dans l'industrie du fer. H. Rigaud............ 50
- Application de l’électricité à l’extraction des métaux. Ch. IVapier. 50—295 Sur la préparation du laiton noir ou
- bronzé. L. Elsner............... 54
- Recherches sur la cassure cristalline du fer forgé au marteau et sur ses causses. A. Malberg.................97—145
- Sur la fonte malléable............ 101
- Perfectionnements dans la fabrication des pots et la construction des fourneaux dans le traitement des minerais de zinc. Graham.............. 102
- Préparation de l oxide de nickel bien exempt d’arsenic pour la fabrication
- de l’argentan....................... 164
- Précipitation galvanoplastique des alliages.............................. 165
- Alliages pour prothèse dentaire. J.
- Weiger.............................. 208
- Procédé pour rendre le laiton noir
- mat..................................216
- Note sur les effets obtenus avec le marteau à vapeur pour le travail du fer.
- A. Morin.............................235
- Préparation de l’éponge de platine.
- C.-A. Hirschberg. . .................247
- Sur le retrait des métaux ou alliages au
- moulage. K. Karsmarsch...............259
- Mémoire sur un nouveau mode de do-
- y sagq du cuivrç. J. Pelouzc............290
- Traitement des eaux des mines pour
- Pages.
- en extraire les produits utiles. Ch.
- IVapier............................. 295
- Notice sur le cingleurd’Anzin. .Evrard. 296 Sur un nouveau procédé de dosage du fer par la voie humide. F. Margueritte...................................337
- Détermination du point de fusion des métaux et de différents produits métallurgiques. L.-D.-B. Gordon. . 342 Emploi de l'air chaud dans le traitement des minerais de plomb et de
- cuivre...............................335
- Extraction en grand du platine....... 408
- Nouvelles applications de l’électrochimie à la décomposition des substances minérales........................433
- Perfectionnement dans le moulage. IV. et R. Mushet.........................534
- 2. Précipitation des métaux sur les métaux par voie galvanique , dorure , argenture, etc.
- Décomposition du cyanure double de potassium et d’argent dans l’argenture et les opérations galvanoplas-
- tiques............................... 72
- Recette pour la préparation d’une ré serve d’un emploi usuel dans la dorure et l’argenture galvanoplastique.
- L. Elsner........................... 155
- Cuivrage, argenture et dorure par voie galvanique sans l'emploi du cyanure
- de potassium. L. Elsner.............193
- Observations sur les applications pratiques de l’électro-métallurgie. W".
- De la Rue........................... 212
- Sur l’électrochimie et les piles électriques dans leur application aux
- arts. Kopzinski..................... 242
- Procédé pour déterminer dans les dorures et argentures galvaniques, la quantité d’or ou d’argent qu’on a employée. Maximilien, duc de
- Leuchtenberg........................ 340
- Note sur les sels à argenter, dorer et platiner au contact. L. Elsner. . . 341 Mémoire sur un nouveau mode de dosage du plomb par la voie humide.
- Flores Domonté..................... 481
- Mode de fabrication des instruments
- Le Terhnohujisle. T. VII. — Septembre îS-iti.
- 3ti
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- Pages.
- de précision gradués et des bottes de
- boussole. W.-P. Piggott............. 385
- Moyen rapide et très-approximatif de doser le cuivre en se servant d’un co-
- lorimètre. Jacquelain............... 483
- Procédé pour recouvrir les objets en cuivre d’un bel enduit gris bleuâtre
- solide, R. B'ôttger................. 504
- Dosage du l ’étain par volume. Gaultier
- de Claubry.......................... 531
- Procédés perfectionnés pour recouvrir certains métaux par d'autres métaux.
- A. Parkes........................... 532
- 3. Verres , poteries , porcelaine , émaillage.
- Exposé historique et pratique des moyens employés pour la fabrication des verres filigranés. G. Bon-
- temps............................
- Nouveau procédé de décoration pour les poteries et les porcelaines. C.-J.
- Hullmandel.........................
- Nouveaux renseignements sur l’aven-
- turine..............................
- Industrie verrière de l’Autriche. E.
- Peligot............................
- Moulage des figurines de Saxe.........
- Note sur la production de l’aventurine artificielle. Fremy et Clêmandot. .
- 3 57
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- 388
- 289
- 4. Matières tinctoriales, teinture, impression , peinture , vernis, blanchiment, apprêts.
- Mémoire sur un nouveau système de teinture et d'impression. D. Gon-
- freville...................11—62 105
- Procédé pour recueillir l’indigo des dépôts de la cuve à froid. J.-F.
- Krause................................ 14
- Couleur violette avec l’indigo. Th.
- Leykauf............................... 23
- Préparation d’une gomme artificielle propre à remplacer la gomme Sénégal. C.-L.-M. Fouquet. .... 115 Bleu solide pour imprimer sur étoffes à l’aide d’un appareil à vapeur. E.
- Knecht.................................118
- Mémoire sur la teinture en bleu des toiles dites guinées selon le procédé des Indiens. D. Gonfreville. . 150 -192 Machine servant à extraire la partie colorante des bois de teinture. /.
- Schlumberger...................... 157
- Méthode très-simple pour purifier la dissolution brune de gomme laque.
- L. Elsner......................... 199
- Perfectionnement apporté dans la construction des roues à laver. G.
- Knight.............................208
- Emploi du sel d’étain à la teinture en
- bleu avec le bleu de Prusse........215
- Préparation de la dissolution de résine laque purifiée au charbon. L. Elsner. ..............................249
- Préparation des couleurs de cuivre sans
- arsenic. L. Elsner. . .............250
- Préparation du gallate de fer sous for-
- pages‘
- me d’une poudre noire velouté.
- Bicker........................• •
- Perfectionnements dans l’art de l’imprimeur en toiles peintes. Shep-
- perd..............................
- Préparation des gommes artificielles.
- J.-F. Pinel......................
- Procédé nouveau de teinture. W•
- Newton...........................
- Nouveaux agents chimiques pour la teinture et l’impression. J. Greenwood, J. Merceret J. Barnes. . • Nouveau procédé de mordançage. /•
- Murdoch..........................
- Procédé pour utiliser les eaux provenant du dégraissage des laines et des
- tissus. Pagnon-V» atrin..........•
- Description d’une teinture jaune extrêmement solide.......................
- Tentures pour appartements en couleur è l’huile......................
- Bleu de Prusse ammoniaeàl...........
- Mémoire sur la fabrication des mouchoirs de Madras. D. Gonfreville............................389
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- •268
- 311
- 3ll
- 3i3
- 345
- 346 345
- 360
- 448
- 5. Produits chimiques , alcalimétrie, chlorométrie , alcoométrie , allumettes.
- Alcoomètre centésimal à cadran. Bros- .
- sard-Vidal . ......................
- Analyses des soudes salées et des sels , de varech raffinés. J. Girardin. • *
- Essai des potasses par le natrornètre. , Eà. Pessier..........................
- Sur la grandeur et la disposition à donner aux chaudières de vaporalion dans les salines. Muhlman............
- De la fabrication des allumettes à frottement et de ses dangers. T. Roussel........................ 303—494
- Nouveau moyen de fabriquer le chlore.
- De la décomposition des sels neutres à base de potasse et de soude par le concours du fer, de l’eau et de l’air. Becquerel............................
- 6. Tannage et préparation des peaux
- et cuirs.
- Procédés mécaniques nouveaux dans le tannage des peaux. J. et G. Cox. ”
- Nouveau procédé de tannage. A. Tum-bull................................25*
- Rapport sur les résultats d’expériences comparatives de tannage faites avec les écorces de chêne et d’aune, le dividivi et le cachou. PV. Kampff-meyer................................
- 7. Matières grasses et amylacées, éclairage à l'huile , aux essences, au gaz, par voie galvanique; savons.
- Application de l’esprit de bois à l’éclai- „ rage. Fabre. ...................... • *
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- . Pages.
- Eclairage des mines par l’électricité.
- Boussingault et De la Rive. ... 55
- Mode d'extraction de l’oléine, de la stéarine et de la margarine des huiles de palme, et blanchiment des stéa-
- rines. W. Newton...................... 70
- Procédé nouveau pour la fabrication du savon. Ch. Watterson. ...... 160
- kw un nouvel appareil pour la fabrication du gaz provenant de la distil lation de la houille, par M. Boulanger.
- Peclet............................... 802
- Sor un nouveau système d’éclairage destiné principalementaux bâtiments à vapeur. Gaudin.........................356
- Sucres, colles, enduits, caoutchouc, gutta-percha, papier.
- Procédés nouveaux pour la fabrication
- du sucre indigène..................... 16
- Encollage des papiers à écrire fabriqués par machine. C. Phipps. ... 10
- Appareil de polarisation pour le dosage
- des solutions sucrées. Biot............112
- Nouveaux détails sur le gutta-percha. . 252 ue la fabrication du fil de gutta percha et de ses applications. R.-A. Broo-
- tnan...................................253
- Papier pour confectionner les ballons.
- Th. Leykauf...........................264
- De l’emploi de l oxalate d alumine dans la fabrication du sucre. Mialhe. . . 312
- Sur la fabrication du sutre de betteraves par la méthode de dessiccation. 351 Dosage du sucre cristallisable contenu dans un mélange de sucres impurs du
- commerce. Payen................... . 353
- Note sur l’emploi de l’acide oxalique dans la défécation du jus de sucre de betteraves. Thomas, Déllisse et
- Boucard........................... . 355
- Note sur l’emploi de t’oxalaté d’alumine
- dans la fabrication du sucre......356
- Travail et application du gutta-percha.
- R.-A. Brooman..................... 404
- Sur un nouveau procédé saccharimé-
- trique. E. Peligot................485
- Perfectionnements a apporter dans la fabrication du sucre de cannes et de
- betteraves. A. Mallet.............487
- Perfectionnements apportés dans la fabrication des bougies et dans le traitement des corps gras. G. Gwynne
- et G.-F. Wilson..................... 490
- Fabrication perfectionnée de tubes , boyaux , seringues, bougies, etc., avec le gutta-percha. H. Bewley. . 502
- 0. Photographie, galvanographie, impressions typographiques, lithographiques, gravure, coloriage.
- Procédé pour obtenir un bon cyanure d’argent. Brandely................... 20
- Pages.
- Perfectionnements dans la méthode pour prendre des talbotypes ou ca-lotypes positifs. Sir David Brews-
- ter.................................. 21
- Préparation du fluorure de brome pour
- la photographie...................... 22
- Daguerréotype panoramique. Mar-
- tens................................ 22
- Nouveau papier photographique. J.
- Horsley.............................168
- Moyen pour harmoniser l’action des différents rayons de lumière dans les
- procédés photographiques.............213
- Nouveau mode de reliure des livres , albums, registres et autres objets.
- C. Nickels......................... 357
- Procédé photographique accélérateur. Nothomb............................ 543
- 16. Économie domestique et agricole.
- Semoirs à main ou portatifs. E.-U.
- Bentall.............................. 77
- Note sur les applications utiles de la chaux ayant servi aux purifications j
- du gaz de l’éclairage. Th.-G. Gra-
- ham..................................Il®
- Moyen pour nettoyer, purifier et affranchir les tonneaux, barriques, foudres, bacs et autres vaisseaux analogues. R. Davison et W. Sy~
- mington..............................160
- Moyen économique pour se procurer avec l’urine le phosphate de chaux et de magnésie pour les besoins de
- l’agriculture. J. Stenhouse..........162
- Nouveaux modes de fabrication de l’amidon et de la dextrineavec le seigle.
- J.-U. Rehe...........................209
- Perfectionnements dans la fabrication
- des engrais. J. Muspratt.............210
- Baratte atmosphérique...................214
- Appareil à nettoyer les grains. J.
- Uick.................................257
- Kncre de cachou pour marquer le linge.
- Hanle................................358
- Assainissement des matières animales
- en putréfaction......................359
- Conducteurs de paratonnerres en corde
- de fil de laiton.....................350
- Assainissement des fabriques d’engrais-sang. V. Sucquet.........................
- 11. Objets divers.
- Éthers siliciqucs et production artificielle de silice diaphane. Ebelmen. 56 Note sur la conservation des bois enfouis dans la terre. Boucherie.. . . 166 Conservation des bois. L. Venzat et
- R. Banner............................ 157
- Pierre statuaire artificielle...........214
- Influence de l’ammoniaque sur le bleu
- de Prusse............................ 215
- Préparation d’une belle sepia.......264
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- — 560
- II ARTS MÉCANIQUES ET CONSTRUCTIONS.
- Pages.
- t. Moteurs, turbines, roues hydrauliques.
- Note sur l'effet utile d’une roue de côté à palettes plongeantes. A. de Cali
- gny.................................. 7 4
- Description d'un régula’eur différentiel pour les machines. We. et Wilh.
- Siemens.............................219
- Machines électro-magnétiques axiales.
- Page................................313
- Nouveau moteur à vapeur. Séguier. . 314
- Expériences sur les roues à aubes courbes. A. Morin.......................522
- Rapport sur la nouvelle turbine de MM- Kœchlin. A. Morin.......548
- 2. Machines à vapeur fixes et locomotives , chemins de fer, navigation à vapeur.
- Sur l’écoulement de l’air dans les tubes et par des orifices en minces parois.
- O. Pecqueur.................... 38
- Nouveau système de locomotion par l’air comprimé. O. Pecqueur. ... 40
- Disposition pour faire varier ou suspendre le mouvement des pompes d’alimentation dans les locomotives. J.-F.
- Laussmann...................... 43
- Sur le manomètre à air libre de M. Richard. Le Chatellier............... 44
- Locomotive .pour le service des dépêches aux Etats-Unis.............. . 45
- Sur quelques points controversés du calcul des machines à vapeur. De
- Pambour.......................78—137
- Devis des machines à vapeur. C.-E.
- Jullien.......... 80-121—171—224—273
- — 322—368
- Indicateur dynamomètre de Walt per-
- lionné. P. Garnier............... 93
- Nouvelle chaudière à vapeur pour les locomotives et machines marines.
- Johnston......................... 96
- Poulie pour la traction sur les chemins
- de fer. J. Lausmann.............. 96
- Appareils pour régler la présence et la génération delà vapeur dans les chaudières et les générateurs. D. et A.
- Auld.............................134
- Mode de raccordement des conduits d’alimentation d’eau pour les locomotives. J. Christmann...............137
- Nouvelles pompes à air pour les machines à vapeur. J.-G. Bodmer... 139 Tuyau d’injection à section variable
- appliqué aux locomotives.........141
- Nouveau mode pour relier les faces planes de la boite à feu et de son enve-loppedans les locomotives. C- Gleim. 142 Recherches et expériences sur les propulseurs hélicoïdes. Bourgeois , Poncelet........... 143—185—333—425
- Pagpv
- Nouvelles dispositionsàdonner aux che-minsde 1er atmosphériques. B. Mallet..................................
- Moyen pour assembler les tubes des chaudières des locomotives. C.
- Gleim............................
- Machine à aléser les cylindres des locomotives. Schanks....................
- Chaudière à vapeur pour effets intermittents ou à foyer mobile..........
- Moyen pour prévenir les incrustations dans les chaudières des machines à vapeur. L.-P.-A. Ritterbrandt. . Compositions pour prévenir les incrustations dans les chaudières des rna-machines à vapeur. /•’. Watteeu. • Nouvelles dispositions des fourneaux applicables aux chaudières à vapeur. Jauges des chemins de fer anglais. . • Locomotive travaillant à la houille. . . Le magnétisme appliqué à la locomotion sur les chemins de fer.........
- Inventions nouvelles relatives aux chemins de fer. F. Bonquiê.............
- Machine à élher. P. Verdat Dutrem-
- bley.............................
- Tiroir équilibré pour les machines à vapeur................................
- Moyen pour prévenir l’incrustation ues chaudières des locomotives. E. Heu-
- singer...........................
- Description d'un nouveau système de chemin de fer atmosphérique. G.
- Zambeaux d’Ambly.................
- Mastic Stevenson pour les chaudières à
- vapeur...........................
- Nouvelle chaudière pour machines à
- vapeur...........................
- Perfectionnement dans le mode de générer la vapeur. F. Lesnard. . . . Machines à vapeur à action directe pour propulseurs à vis. Maudslay. . . . Emploi des houilles maigres au chauffage des locomotives................
- Emploi de la tourbe comme combustible dans les machines à vapeur. R.
- Mallet...........................
- Nouveau mode d’établissement de la
- voie sur les chemins de fer......
- Nouveau système de locomotion sur les pentes rapides des chemins de fer. . Barre d'accouplement de sûreté pour les convois de chemins de fer. . . . Machine à vapeur à demi-cylindres.
- Capt. Ericson....................
- Note sur une expérience faite au chemin de fer de Saint-Germain avec une locomotive de la construction de M. Eug. Flachal. Clapeyron. . . . Embrayage des roues à aubes des bâtiments à vapeur......................
- Dispositions nouvelles dans la construction des chemins de fer atmosphériques. Prosser et Carcano. . . . Appareil pour mesurer la vitesse du piston des machines à vapeur en dif-
- 183
- 190
- 189
- 2*4
- 237
- 238
- 239
- 239
- 240
- 240
- 283
- 315
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- 424 512
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- 520
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-
-
-
- 561
- Pages.
- fcrents points de sa course. J. Bâche................................... 556
- Machines outils et outils divers, organes de machines.
- unecisaille perfectionnée de M. Ge-
- nesie. J.-F. Saulnier.............
- ^auge à main et à levier pour mesurer ' épaisseur des tôles et des feuilles minces de métal. Ed. Hanel. . . .
- Graisseur mécanique.................
- Machine à dresser les glaces. Carillon. Nouveau système d’essieu de sûreté.
- E'T. Guillemin....................
- ci« mécanique cylindrique. Harvey. Nouvel embrayage à frottement. . . . Compas d’épaisseur à indicateur. C.
- fleusinger........................
- disposition nouvelle à donner au tour pour tourner, percer, aléser les pièces et tailler les roues. Th. Fuller.. . . 1 orte-foret pour percer de très petits trous dans les métaux. K. Kar-
- taarsch...........................
- la fabrication régulière des vis sous le rapport de la finesse de leur pas.
- A. Karmarsch......................
- Machine à couper et rogner le papier, la carte, le carton , etc J. Perkins.
- 38
- 133
- 282
- 365
- 509
- 466 411
- 411
- 467
- 468
- 513
- 464
- Machines à préparer, carder, filer, apprêter les matières textiles, et à fabriquer et imprimer les tissus.
- Métier mécanique à fabriquer toute espèce de tissus brochés ou façonnés sans lisses ou sans marehes. C.G.
- Gilroy.......................... 25
- Perfectionnement dans la fabrication du tulle, et nouvelle machine à plier.
- D H- Atkins....................... 30
- Perfectionnement dans les mécanismes ou appareils pour filer et doubler les matières textiles. J.-B.-P. Chappé. 329 Nouveau système de filature pour le chanvre et les lins. A. et E. Chérot. 32 Perfectionnements apportés dans le peignage de la laine. J. Perry. ... 73
- Perfectionnements dans la construction des métiers mécaniques. Cawood et
- W. Prichard...................... 169
- Nouveau moyen pour enrayer le mouvement dans les métiers mécaniques.
- fF. Kenworthy.................... 217
- Moyen pour enrayer le mouvement dans les métiers mécaniques. J. Sellers. 218 Théorie des effets optiques que présentent les étoffes de soie. E. Che-vreul...................... 265-361—409
- Perfectionnements dans les machines et appareils propres à préparer, étirer et boudiner les matières textiles.
- J. Ivers..........................265
- Machine à graver les blocs à imprimer et pour faire les outils propres à
- l’ages.
- élamper, gaufrer, ainsi que des mo-
- dèles pour moulages. T. Jordan. . . 269
- Métier mécanique à plusieurs navettes.
- H. Cogan...........................362
- Nouveau mode pour faire fonclionner les métiers mécaniques à plusieurs
- navettes. S. Diggle.............. 363
- Broches perfectionnées pour les métiers à filer le lin et le chanvre. A. IVil-
- son et A. Fletcher.................364
- Métier perfectionné pour la fabrication des damas, du linge damassé, des étoffes de tenture,d’ameublement,etc.
- C.-G. Gilroy...................... 457
- Perfectionnement dans les machines à carder et filer les matières textiles.
- C. Pooley...................... • 463
- Machine à préparer et nettoyer la laine, le coton et autres matières fibreuses semblables. J. Sykes et A. Ogden. 505 Perfectionnements apportés dans les machines ou appareils propres à préparer et carder la laine. S. Porritt. 507 Perfectionnement dans les machines ou appareils propres à peigner la laine
- et la soie. J. fVhitehead,........ 508
- Nouvelle disposition pour soutenir les ca rtons dans les métiers à la Jacquard. 509 Machine à sécher, apprêter et finir les tissus de coton blanchis et autres produits. J. Campbell................545
- 5. Horlogerie et télégraphie électrique.
- Description du télégraphe électrique.
- P. Garnier...................... 188
- Du rhéotone ou transmetteur. A.-O. Mathey............................ 413
- 6. Constructions, sondages, mines , cours d'eau.
- Ponts suspendus, tabliers en fer. ... 45
- Machines à tailler les ardoises. J. Carter.................................. 76
- Machine pour tailler, piocher, bouchar-der ou étamper la pierre et autres
- matériaux. J. JYasmyth............... 132
- Emploi de l'air comprimé pour les épuisements et pour le sauvetage des bâtiments. Triger..................... 188
- Note sur les effets obtenus avec le mouton à vapeur dans le battage des pilots. A. Morin...................... 235
- Viaduc de Runcorn......................336
- Nouvel outil de sondage. Mullot fil*. 285
- Jaugeur ou appareil propre à mesurer le produit constant ou variable d'un
- cours d'eau. A. Lapointe............ 286
- Sur un nouvel emploi de l’air cotàpri-mé pour l'exploitation des mines.
- Triger.............................. 328
- Note sur le jaugeage des dépenses d'eau faites par de larges orifices A. Morin................................. 474
- Perfectionnements dans le laminage des barres de suspension des ponts suspendus. T. Hoivard.................. 519
- p.561 - vue 594/606
-
-
-
- — 562 —
- Pages.
- lïote relative à la neutralisation des exhalaisons de gaz acide carbonique. Faucille....................... 527
- 7. Chauffage, objets divers.
- Notice sur les moyens de remédier aux inconvénients de la fumée produite par les fourneaux alimentés à la houille. Ch. Combes.............427 -471
- Sur la composition élémentaire et le pouvoir calorifique des différents bois.
- E. Chevandier..................... 478
- Bois balsa.......................... 479
- Marteau gigantesque................. 480
- pages-
- 8. Bibliographie.
- Traité encyclopédique et méthodique de la fabrication des tissus. Falcot.
- Art de la teinture en coton. D. Gon- .
- freville..........................
- Nouveau traité complet de la filature mécanique du lin et du chanvre.
- Ch. Coquelin et P Decoster. . • 37 Manuel complet des experts. C. Vas-
- serot............... .............m
- De la construction et de l’exploitation des chemins de fer en France. P•
- Deniel. ..........................
- Nouveaux renseignements sur l’usage du daguerréotype. Ch. Chevalier.
- FIN T>E La table analytique.
- p.562 - vue 595/606
-
-
-
- — 563
- TABLE ALPHABÉTIQUE
- DES MATIÈRES.
- A
- B
- Pages.
- Acide oxalique, emploi dans la défécation
- des jus de betterave.................. 355
- Acier, application de l’électricité à sa fabrication.................................. 1
- Air, lois de son écoulement dans des
- tubes................................. 38
- Air comprimé pour un nouveau système
- de locomotion.......................... 40
- -----pour les épuisements et le sauvetage..................................... 188
- ~— nouvel emploi......................... 428
- Air chaud . emploi dans le traitement du
- plomb et du cuivre.................... 385
- Alcoomètre centésimal à cadran............ (i
- Alliages employés pour le clichage des planches à la Perrotine, analyse. ... 3
- -----Obtenus par précipitations galvano-
- plastiques........................... 105
- -----pour prothèse dentaire.............. 208
- -----retrait au moulage.................. 259
- Allumage des locomotives..................284
- Allumettesà frottement, fabrication. 303,494,535 Amidon , nouveau mode de fabrication. . 209 Ammoniaque, influence sur le bleu de
- Prusse.................................215
- Appareil de polarisation pour le dosage
- des solutions sucrées................... m
- ----- à extraire la partie colorante des
- bois de teinture................. 118, 157
- -----à tailler la pierre................ 132
- -----à nettoyer les grains................257
- --nouveau pour la production du gaz
- d’éclairage............................ . 302
- — pour régler la pression dans les
- chaudières............................ . 134
- --à préparer, étirer et boudiner les
- matières textiles......................205
- --à préparer et carder la laine. ... 507
- --à peigner la laine.................. 508
- Ardoises, machine à les tailler........... 76
- Argentan, préparation de l’oxide de nickel
- pour sa fabrication.................. 164
- Argent chinois.......................... 23
- Argenture galvanique, réserve........... 165
- --sans cyanure de potassium.......... 193
- --procédé pour reconnaître la quantité d’argent employée..................340
- Argenture au contact..................... 341
- Arsenic, dans les couleurs de cuivre. . . 250
- Art de la teinture en coton.............. 191
- Assainissement des fabriques d’engrais-
- sang.................................. 539
- Atkins ;H.) perfectionnement dans la fabrication du tulle......................... 30
- Auld (D. et A.) appareils pour régler la pression dans les chaudières à vapeur. 134 Aune, expérience de tannage avec son
- écorce.................................347
- Autriche, industrie verrière..............386
- Aventurine artificielle, production. . . . 289 »— renseignements......................344
- Page*.
- Bâche (J.), appareil pour mesurer la vitesse du piston de machines à vapeur
- en différents points de sa course......
- Ballons , papier pour les confectionner. . Banner (R.) conservation des bois. . . .
- Baratte atmosphérique..................
- Barnes ''J.) nouveaux agents chimiques
- pour la teinture et l’impression.......
- Barre d’accouplement de sûreté pour les
- convois de chemins de fer..............
- Barres de fer, nouveau mode de laminage. Barriques, moyen pour les nettoyer, purifier et affranchir...................
- Bâtiments, sauvetage par l’air comprimé. Bâtiments à vapeur, système d’éclairage.
- ----embrayage des roues à aubes. . . .
- Becquerel, nouvelles applications de l’électro-chimie à la décomposition des
- substances minérales...................
- ----décomposition des sels neutres de
- potasse et de seude....................
- Bentall (E. H.) semoirs à main ou portatifs...................................
- Bewley (H.) fabrication de divers articles
- en gutta-percha........................
- Bleu solide pour l’impression des étoffes. Bleu de Prusse, influence de l’ammoniaque....................................
- ---- emploi d’un sel d’étain dans sa tein-
- 556
- 264
- 167
- 214
- 345
- 424
- 519
- 160
- 188
- 356
- 519
- 433
- 529
- 77
- 502
- 118
- 215
- ture...................................215
- Bleu de Prusse ammoniacal................360
- Blocs à imprimer, étamper, gauffrer, machine à les graver......................269
- Bodmer (J.-G.) nouvelle pompe à air pour
- les machines à vapeur................. 139
- Bois de teinture, appareil pour en extraire
- la partie colorante...............il8, 157
- Bois enfouis dans la terre, conservation. 166
- ----Conservation....................... 167
- Bois, composition élémentaire et pouvoir calorifique des différentes essences. . . 478
- ----Balsa.............................. 479
- Boîte à feu des locomotives, mode pour
- en relier les faces planes............ 142
- Bontemps (G.), moyens employés dans la
- Bottger (R.) procédé pour recouvrir le cuivre d’un enduit gris-bleuâtre solide. 504 Boucard, défécation des jus par l’acide
- oxalique............... • •............. 355
- Boucherie, conservation des bois enfouis
- dans la terre.......................... 166
- Bougies , perfectionnement dans leur fabrication................................490
- ----niédicalesfabricationengutta-percha. 502
- Bouquiè (T.) inventions nouvelles relatives aux chemins de fer.................283
- Bourgois, recherches sur les propulseurs
- Boutsingault, éclairage des mines par l’électricitp......................... 55
- p.563 - vue 596/606
-
-
-
- — 564
- l’uges.
- Boussoles, nouveau mode de fabrication
- de leurs boites......................385
- Boyaux, fabrication en gutta-percha.. . . 502
- Brandely, procédé pour obtenir de bon
- cyanure d’argent..................... 20
- Brewsier{ sir David), perfectionnements dans la méthode pour prendre des tal-
- botypes ou calotypes positifs........... 21
- Broches perfectionnées pour les métiers à
- filer................................. 364
- Brôme, préparation de son fluorure pour
- la photographie....................... . 22
- Brooman (R. A.) fabrication du fil de
- gutta-percha et ses applications........253
- ----travail et application du gutta-percha................................... 404
- Bronzes entrant dans la construction des
- locomotives, analyse. ............ . 2
- Brossard-Vidal, alcoomètre centésimal à
- cadran................................... 6
- Budd (J.-B.), perfectionnement dans le traitement du fer à l’air chaud......... 49
- c
- Cachou , expériences pour le tannage . . 347
- ----employé à marquer le linge..........358
- Caligny (A. de), effet utile d’une roue de
- côté à palettes plongeantes............ 74
- Calotypes positifs, perfectionnements dans
- la méthode pour les prendre............. 21
- Campbell (J.), machines à sécher, apprêter et finir les tissus de coton.......545
- Carcano, nouvelles dispositions dans la construction des chemins de fer atmosphériques..............................520
- Carillon, machine à dresser les glaces. . 365 Carter (J.), machine à tailler les ardoises. 76 Carton, machine à le couper et rogner. . 464 Cartons des métiers à la Jacquard, nouvelle disposition pour les soutenir. ... 509 Cawood, perfectionnements dans les métiers mécaniques...................... 169
- Chaleur perdue dans l’industrie du fer. . 50
- Chanvre , nouveau système de filature. . 32
- ----traité de sa filature mécanique. . . 378
- Chappé (J. B. P.), perfectionnement dans les mécanismes employés à filer et
- doubler. .............................. 32
- Chaudière à vapeur pour les locomotives
- et la navigation.................... 93
- Chaudière à vapeur pour effets intermittents................................. 234
- Chaudière pour machines à vapeur. . . . 283 Chaudières à vapeur, pour y régler la
- pression........................... 134
- ----moyen de prévenir les incrustations........................... 237, 238
- ------ disposition des fourneaux...........239
- ----mastic Stevenson................... 377
- Chaudières des locomotives, moyen pour
- en assembler les tubes................. 190
- ----mode pour prévenir leur incrustation...................................367
- Chaudières d’évaporation des salines,
- grandeur et disposition................ 255
- Chaux de gaz, applications utiles....... 119
- Chemin de fer de Saint-Germain, expérience................................. 17
- Chemins de fer, poulie de traction. ... 96
- Chemins de fer atmosphériques, nouvelles dispositions................... 183
- Chemins de fer anglais, jauges diverses. 239 Chemins de fer, magnétisme appliqué à
- la locomotion...........................240
- ----inventions nouvelles............... 283
- Chemins dé fer atmosphériques nouveaux. 375
- ----dispositions nouvelles dans leur
- construction............................520
- ----nouveau mode d’établissement de
- la voie................................ 422
- ----nouveau mode de locomotion sur
- Page*-
- 517
- 289
- les pentes rapides.................... j2
- — barre d’accouplement de sûreté. • • ***
- ------de leur construction et exploitation
- en France............................4
- Chêne, expériences de tannage avec son
- écorce...............................3
- CUrot (A. et E.), nouveau système de fi-lature pour le chanvre 11 le lin. . . • • 43
- Chevalier (Ch.), nouveaux renseignements
- sur l’usage du daguerréotype......• 43
- Chevandier (L ), sur la composition élémentaire et le pouvoir calorifique des
- différents bois.....................478
- Chevreul (E.), théorie des effets optiques
- des étoffes de soie.......... 265, 361, 40»
- Chlore, nouveau mode de fabrication. . • ^
- Christmann (J ), mode de raccordement des conduits d’alimentation pour les
- locomotives. ... ................. *3
- Cingleur nouveau.......................29°
- Cisaille perfectionnée.................. • 38
- Clapeyron, note sur une expérience faite sur le chemin de fer de Saint-Germain. Clemandot, préparation de l’aventurine
- artificielle..........................
- Clichage des planches à la perrotine, alliage....................................
- Cogan (H.), métier mécanique à plusieurs
- navettes..............................362
- Colorimètre, pour le dosage rapide et
- approximatif du cuivre................483
- Combes (Ch ), moyens de remédier aux
- inconvénients de la fumée......... 427, 471
- Compas d’épaisseur à indicateur.......... 4H
- Composition élémentaire des différents
- bois................................. 478
- Conduits d’alimentation des locomotives,
- mode, de raccordement................ 137
- Coquelin (Ch.), traité de la filature mécanique du lin et du chanvre................. 378
- Corps gras, perfectionnement dans leur
- traitement........................• . 490
- Coton, machine à le préparer et nettoyer. 505
- ---(voyez matières textiles.)
- Couleur violette avec l’indigo........... 23
- Cours d’eau , jaugeur................... 286
- Cox (J. et G.), procédés mécaniques nouveaux dans leur tannage..................... 68
- Cuivrage par voie galvanique sans cyanure de potassium.......................... 193
- Cuivre, préparation de ses couleurs sans arsenic.....................................250
- — nouveau mode de dosage......... 290
- ---traitement de ses minerais à l’air
- chaud................................ 385
- ---moyen rapide de dosage.............483
- ---procédé pour le recouvrir d’un bel
- enduit gris-bleuâtre solide...........504
- Cuve à froid , procédé pour recueillir l’indigo de ses dépôts.......................... 14
- Cyanure d’argent, procédé pour l’obtenir
- de bonne qualité...................... 20
- Cyanures doubles, sur leur décomposition dans les opérations galvanoplastiques. 72 Cylindres des locomotives, machine, à les aléser................................... 189
- D
- Daguerréotype panoramique................. 22
- ---nouveaux renseignements sur son
- usage................................ 432
- Damas , métier perfectionné pour leur fabrication............................ 457
- Davison{R.), moyen pour nettoyer, purifier et affranchir les tonneaux, barriques, etc............................... 16°
- Décoration des objets en métal.......... 532
- Decuster (P.), traité de la filature mécanique du lin et du chanvre.............. 378
- De la Rive, éclairage des mines par l’électricité............................... 55
- De la Rue(W.), observations pratiques
- p.564 - vue 597/606
-
-
-
- 565
- />e//Li'éleJC.lr?'m.^ta,luroie-.......... 212
- nmr ’ defécation des jus par l’acide oxalique.................. f..........355
- (?) > de la construclion et de i’ex-Devk a lon des chemins de fer en France. 430 ls des machines à vapeur. 80,121, m, 224,
- Dexir- 273, 322
- I)ia„jlne,A nouveau mode de fabrication. . 209 yff‘e (S. ), nouveau mode pour faire nctionner les métiers mécaniques à
- Div ri—Urs navettes.........................363
- i)d|vi, expériences pour le tannage. . . 347
- galvanique, réserve............... 165
- sans cyanure de potassium......... 193
- ,• . Procédé pour reconnaître la quan-lW-d or emP,oyde........................... 340
- Dos e d*1 cuivre, nouveau mode............. 290
- sage, nouveau mode par la voie hu-
- ^a'de pour le plomb...................... 481
- /j7,"^,aPProxiniatif du cuivre..............483
- A,tfrembley (P* Verdat.), machine à ei“er....................................314
- E
- ^a.u > jaugeage des dépenses faites par de
- p 'arges orihces...........................474
- “aux.des mines, traitement pour en ex-
- p traire les matières utiles...............295
- au*du dégraissage des laines et tissus,
- ^Procédé pour les utiliser................ 346
- ^oelmen , production artilicielle de silice
- e, diaphane................................ 56
- éclairage, application de l’esprit de bois. 23
- des mines par l’électricité......... 55
- système pour les bâtiments à va-
- p Peur................................... 356
- écorce de chêne et d’aulne, expériences
- p dans le tannage......................... 347
- ^jleis optiques des étoffes de soie. 265, 361, 409 fctecirieité, application à la fabrication de •acier et de quelques autres métaux. . 1
- ' application à l’extraction des métaux................................. 50, 295
- pour l’éclairage des mines.......... 55
- Electro-chimie appliquée aux arts. ... 24i nouvelles applications à la décom-^ Position des substances minérales. . . . 433
- électro-métallurgie , observations pratiques................................... 212
- Eltner (L.), composition des meilleures
- formes ou sables de moulage.............. 2
- ----préparation du laiton noir ou bronzé. 54
- '— réserve dans la dorure et l’argenture
- galvanique............................ 165
- ----cuivrage, argenture et dorure galvanique sans cyanure de potassium. . . 193
- — moyen pour purifier la dissolution
- brune de gomme laque................ 199, 249
- '— couleurs de cuivre sans arsenic. . . 250 sels à argenter, dorer et platiner
- p au contact........................... 341
- Embrayage nouveau à frottement..............4n
- émbrayage des roues à aubes des bâtiments à vapeur........................... 519
- Encollage des papiers à écrire fabriqués
- par machine............................ 19
- Enduit gris-bleuâtre solide sur le cuivre. 504 éngrais, perfectionnement dans leur fa-
- ,, bricalion...............................210
- éngrais-sang, assainissement des fabri-
- j ques.................................... 539
- éponge de platine , préparation............247
- Ericson ( le capit.), machine à vapeur à
- demi-cylindres..........................5(2
- Esprit de bois, application à l’éclairage. 24 Essieu de sûreté , nouveau système. . . . 509
- éthers siliciques , préparations........... 56
- étoffes de soie, théorie de leurs effets
- optiques..................... . 265, 361, 409
- étoffes de tenture et d’ameublement, métier perfectionné pour leur fabrication. 457
- Pages
- Evrard, cingleur d’Anzin ................ 296
- Exhalaisons de gaz acide carbonique, neutralisation............................ 527
- F
- Fabre, applicalion de l’esprit de boisa
- l’éclairage. . . ......................... 23
- Fabriques d’engrais sang, assainissement..................................... 539
- Falcot, traité de la fabrication des tissus. 46 Faucille, neutralisation des exhalaisons
- de gaz acide carbonique...................527
- Fer, perfectionnement dans le traitement
- à l’air chaud............................. 49
- ----quantité de chaleur perdue dans sa
- fabrication............................. . 50
- —- forgé au marteau, sur sa cassure
- ----nouveau procédé de dosage par la
- voie humide........................... 337
- ----décomposition des sels alcalins. . . 529
- ----perfectionnement dans son moulage................................... 534
- Figurines de Saxe, moulage............... 388
- Filature, nouveau système pour le chanvre et le lin........................... 32
- ----mécanique du lin et du chanvre,
- traité complet........................ 378
- Flachal (Eug.), expérience faite sur le chemin de fer de Saint-Germain. ... 517 Fletcher (A.), broches perfectionnées
- pour les métiers à filer.............. 364
- Florès üomonté, nouveau mode de dosage du plomb par la voie humide. . . 481
- Fluorure de brôme, préparation pour la
- photographie........................... 22
- Fonte malléable........................ 101
- ----décomposition des sels alcalins. . . 529
- Formes pour moulage, leur meilleure
- composition............................. 2
- Foudres, moyen pour les nettoyer, purifier et affranchir..................... 160
- Fouquet (C. L. M.), préparation d’une
- gomme artificielle.................... 159
- Fourneaux pour le traitement des minerais de zinc........................... 102
- ----disposition pour les chaudières à
- vapeur................................ 239
- ----alimentés à la houille, moyens de
- remédier aux inconvénients de la
- fumée..................................427
- Frémy, production de l’avenlurine artificielle............................ • • • 289
- Fuller (Th.), disposition nouvelle à donner au tour.............................467
- Fumée de houille, moyens de prévenir ses inconvénients................... 427, 471
- G
- Gallate de fer, préparation sous forme de
- poudre noir velouté.................... 263
- Galvanoplastique, décomposition des cyanures doubles............................ 72
- ----employée à la production des alliages. . .............................. 165
- Garnier (P.), indicateur dynamomètre
- de Watt perfectionné.................... 92
- ----description du télégraphe électrique.................................. 186
- Gaudin, système d’éclairage nouveau. . 356 Gaz d’éclairage, nouvel appareil pour sa
- production............................. 302
- Gaz acide carbonique, neutralisation de
- ses exhalaisons...................*. . 527
- Générateurs de vapeur, appareils pour y
- régler la pression..................... 134
- Geneste, cisaille perfectionnée.......... 38
- Gilroy (C.'G.), métier à fabriquer les tissus, sans lisses ni marches.............. 25
- p.565 - vue 598/606
-
-
-
- 566 —
- Pages.
- ----métier perfectionné pour la fabrication des damas....................... 457
- Girardin (J.), analyse d’alliages employés pour le clichage des planches à la per-
- rotine................................... 3
- ----analyse de soudes salées et sels de
- varech................................... 24
- Glaces, machines à les dresser.............365
- Gleim (G.), mode pour relier les faces planes de la boîte à feu des locomotives. 142
- ----moyen pour assembler les tubes
- des chaudières des locomotives........ 190
- Gomme artificielle propre à remplacer la gomme Sénégal, préparation.............. 159
- Gomme laque, moyen de purifier sa dis-
- Gonfreville (D.), nouveau système de
- ----teinture en bleu des toiles dites
- guinées.......................... 150, 192
- ----art de la teinture en coton........ 191
- ----mémoire sur la fabrication des mouchoirs de madras.................. 389, 448
- Gordon (L. D. B.), détermination du point de fusion des métaux et de divers
- produits métallurgiques................ 342
- Grahatn, perfectionnements dans letrai •
- tement des minerais de zinc. .......... 102
- Graham (Th.), applications utiles delà
- chaux des usines à gaz.................. H9
- Grains , appareil à les nettoyer......... 257
- Graisseur mécanique. . ...................282
- Greenwood (J.), nouveaux agents chimiques pour la teinture et l’impression. . 345 Guillemin{i. T.), nouveau système d’essieu de sûreté............................509
- Guinées, teinture de ces toiles..... 150, 192
- Gutta-percha . détails sur celte substance. 252 -----fabrication de son fil et ses applications...................................253
- ----travail et application...............404
- ----fabrication de divers articles avec
- cette substance........................ 502
- Gwynne (G.', perfectionnements dans la fabrication des bougies et le traitement des corps gras........................ 490
- H
- Hanel (Ed.), jauge à main pour mesurer
- l’épaisseur des tôles................. 133
- Hante, encre de cachou pour marquer le
- linge................................. 358
- Harrey , scie mécanique cylindrique. . . 466 Heusinger i.E.), mode pour prévenir l’incrustation des chaudières des locomotives.................................... 367
- — — compas d’épaisseur à indicateur. . 4tt Hick (J.), appareil à nettoyer les grains. 257 Hirschberg (C. A.), préparation de l’éponge de platine........................ 247
- Horsley (J.), papier photographique nouveau.................................. 168
- Houille pour chauffer les locomotives. . . 240 Houilles maigres employées au chauffage
- des locomotives........................420
- Howard T.), perfectionnements dans le laminage des barres de suspension des ponts suspendus....................... 519
- Huile de palme , mode d’extraction de l’oléine de la stéarine et de la margarine. 70 Hullmandel (G. J.), nouveau procédé de décoration des poteries et porcelaines. 300
- I
- Impression des tissus, nouveau système, il
- —62—105
- Impression, nouveaux agents chimiques. 345 Indicateur dynamomètre de Watt, per-
- Page».
- , • 92
- fectionne................................
- Indigo des dépôts de la cuve à froid, pro- 4
- cédé pour le recueillir. . ................ „j
- ----donnant une couleur violette. • • • gj
- Industrie verrière en Autriche. ...........
- Instruments de précision gradués, nou- g
- veau mode de fabrication- . • . • • • • Iters (J.), machines ou appareils pour préparer, étirer et boudiner les matiè-res textiles. .............................3
- J
- Jacquelain, moyen rapide et très-approxi- .
- malif de doser le cuivre............ •
- Jauge à main pour mesurer l’épaisseur
- des tôles.............................13
- Jaugeage des dépenses d’eau faites par de ,
- larges orifices................. . . • JL
- Jauges des chemins de fer anglais.......
- Jaugeur des cours d’eau.................2»
- Johnston, nouvelle chaudière à vapeur. • y Jordan (T.) , machine à graver les blocs d’impression et les modèles de moulage. 2o» Jullien (C. E-), devis des machines à va-
- peur....... 80, 121, 171, 224, 273, 322, 36»
- Jus de betteraves, emploi de l’acide oxali- , que à leur défécation...................
- K
- Kampffmeyer (W.), expériences de tannage avec diverses substances..........
- Karmarsch (K.), retrait des métaux et
- des alliages au moulage..............
- ----porte-lorét pour percer de très-petits trous dans les métaux.............
- ----de la fabrication régulière des vis-
- Kenworthy (W.), moyen pour enrayer le mouvement dans les métiers mécaniques...................................
- Knechl (R.), bleu solide pour imprimer
- sur étoffes...........................
- Knighl (S.), perfectionnement dans les
- roues à laver.........................
- Kœchlin (A.), rapport sur sa turbine. . . Kopzinski, électro-chimie et piles électriques appliquées aux arts...............
- Krause (J. F.), procédé pour recueillir l’indigo des dépôts de la cuve à froid. .
- 3 4Ï
- 259
- 46»
- 513
- 2i ï
- 118
- 208
- 548
- 241
- 14
- L
- Lacet, sa cause sur les chemins de fer. . Laine, perfectionnement dans son peignage....................................
- ----machine à la préparer et nettoyer..
- ----machine à la préparer et carder. •
- ----machine pour la peigner. ...........
- Laines, procède pour utiliser les eaux de
- leur dégraissage..................
- Laiton noir ou bronzé, préparation. • - • Laiton noir mat,procédé pourle produire-Laminage nouveau du fer en barré pour
- certaines constructions................
- Lapointe (A.), jaugeur des cours d’eau. . Lausmann (J. F.), Disposition pour faire varier ou suspendre le mouvement des
- pompes alimentaires....................
- ----poulie de traction pour les chemins
- de fer......................... . . . •
- Le Chatellier, manomètre à air libre. • • Lesnard (F.), perfectionnement dans le
- mode de générer la vapeur..............
- Leuchtenlerg (duc de), procédé pour déterminer dans les dorures et argentures galvaniques la quantité d’or qu’on aem-
- ployé..............................
- Leykauf (Th.), couleur violette avec 1 indigo....................................
- 284
- 73 505 5 01 508
- 346
- 54
- 216
- 519
- 286
- 43
- 96
- 44
- 414
- 340
- 2»
- p.566 - vue 599/606
-
-
-
- — 567
- Pagres.
- 264
- 3T8
- 457
- 358
- 6
- 423
- ~ïons^a^er **our confectionner les bal-
- ^Pcrreclionne,ncnt dan* la fabrication des engrais.............. 210
- nouveau système de filature......... 32
- nique Ue comPlet de 83 filature méca-
- ^"a fabrication métier Perfeclionné pour
- Lin?.?J enc,re cachou pour le marquer, quides fermentés et distilles, instru-a, "l8.P°ur en reconnaître la richesse » a,coolique......................
- LÔ^®0.l.ion’ nouveau mode sur les pentes. d»P'jt,ve américaine pour le serviee
- Lû. d®Péches...........;.................... 45
- L<wmot.ve lrava'Uant à la bouille........240
- motives, analyse de quelques bronzes
- - _?r .n$ leur construction........ 2
- disposition pour varier ou suspen-taires mouvement des pompes alimen-
- — chaudière nouvelle..................... 93
- "j7",.m°de raccordement des conduits
- u alimentation........................
- tuyau d'injection à section variable-“ode pour relier les faces planes de
- •a boîte à feu........................
- machine à en aléser les eylindVes. moyen pour assembler les tubes de
- leurs chaudières............................
- en activer l’allumage................284
- mode pour prévenir ^incrustation
- leurs chaudières......................367
- {7~~ chauffées avec des houilles maigres. 420 disposition des fourneaux des Chaudières à vapeur...................... 239
- 137
- 141
- 142
- 189
- M
- Machine à plier nouvelle.................. 30
- — à tailler les ardoises.............. 76
- à aléser les cylindres des locomo-
- l|ves...................................
- à graver les blocs à imprimer, étam-Per, gaufrer et à faire les moules. . . . 269
- — — à éther............................. 3i4
- — à dresser les glaces................. 365
- à couper et rogner le papier et la
- I carte................................. 464
- à préparer et nettoyer la laine et le
- coton................................ 505
- à vapeur semi-cylindrique ou à
- demi-cylindres......................... 512
- à sécher, apprêter et finir les tissus
- de coton................................
- Machines, régulateur différentiel....... 219
- — à préparer, étirer et boudiner les
- matières textiles..................... 265
- —— électro-magnétiques axiales.........313
- ----à carder et filer, perfectionnements. 463
- --à préparer et carder la laine. . 505, 507
- •---à peigner la laine et la soie....... 508
- Machines i vapeur, devis. 80, 121, 171, 224, ?73, 322, 368
- —— de navigation, chaudière nouvelle. 93 ----sur le calcul de leurs effets. . . 73, 137
- --nouvelle pompe à air................ 139
- —— moyen pour y prévenir l’incrusta-
- ----chaudière nouvelle................... 283
- ----tiroir équilibré......................366
- —— à action directe pour les propulseurs à vis............................. 415
- ----emploi de la tourbe pour les
- chauffer................................ 421
- ----appareil à mesurer la vitesse de leur
- piston en différents points de sa course. 556
- Madras, mémoire sur leur fabrication. 389, 448 Magnétisme appliqué à la locomotion sur
- chemins de fer............*.............240
- Malberg (A), sur la cassure eristalline du
- Pages.
- fer forgé au marteau et ses causes. 98, !4$
- Mallet (R.), nouvelles dispositions à donner aux chemins de fer atmosphériques................................ 183
- ----emploi de la tourbe pour chauffer
- les machines à vapeur................. 421
- Mallet (A.), perfectionnements à apporter dans la fabrication du sucre de canne et
- de betterave......................... 487
- Manomètre à air libre nouveau............. 44
- Manuel des experts....................... 429
- Margarine, mode d’extraction de l’huile
- de palme............................... 70
- Margueritte (F.), nouveau procédé de dosage du fer par la voie humide.........337
- Marteau à vapeur, effets obtenus......... 235
- Marteau gigantesque.......................480
- Marient, daguerréotype panoramique. . 22
- Mastic Stevenson pour chaudières a vapeur................................. 377
- Malhey (A. O.), du rhéotone on transmetteur............................... 4t2
- Matières animales en putréfaction, assainissement.. . .'..................... 359
- Matières textiles, perfectionnement daqs
- leur filature.......................... 32
- —— machines à les préparer, étirer et
- boudiner...............................265
- ---- perfectionnement dans les machines a les carder, filer............... 463
- ----machine à les préparer et nettoyer. 505,
- 508
- —— machines à les peigner............... 507
- Maudtlay, machines à vapeur à action directe pour les propulseurs à vis.......415
- Maximilien, voy. Leuchienberg.
- Mécanismes propres à filer les matières
- textiles, perfectionnements............ 32
- Mercer (J.), nouveaux agents chimiques
- pour la teinture et l’impression...... 345
- Métaux, application de l’électricité à leur
- fabrication............................ 1
- ----application de l’électricité à leur
- ----retrait au moulage....................259
- ----détermination de leur point de fusion................................... 342
- ----porte-foret pour y percer de irés-
- petits trous........................... 468
- ----procédés pour les recouvrir par
- d’autres métaux........................ 532
- Métier mécanique à fabriquer toute espèce de tissus sans lisses ou marches. . 25
- ----perfectionné pour la fabrication des
- damas , du linge damassé, etc. .... 457
- Métiers mécaniques, perfectionnements. 169 -----moyen pour enrayer leur mouvement............................... 217. 218
- ----à plusieurs navettes.......... 362, 38$
- Métiers à filer, broches perfectionnées. . 364 Métiers à la Jacquard, nouvelle disposition pour soutenir les cartons........... 509
- Miahle, emploi de l’oxalale d’alumine à la
- fabrication du sucre................ . 312
- Mines, éclairage par l’électricité........ 55
- ----traitement des eaux................. 295
- ----emploi de l’air comprimé dans leur
- exploitation........................... 428
- Modèles de moulage, machine à les
- graver................................. 269
- Mordançage, procédé nouveau...............345
- Mordants nouveaux pour la teinture. . 11, 62,
- 105
- Morin (A.), effets obtenus avec le marteau et le mouton à vapeur............. 235
- ---note sur le jaugeage des dépenses
- d’eau faites par de larges orifices . . . 474
- ----expériences sur les roues à aubes
- courbes................................ 522
- ----rapport sur la turbine de MM. A.
- Kœchlin................................ 548
- Moteur à vapeur nouveau...................314
- Mouchoirs de madras, mémoire sur leur
- p.567 - vue 600/606
-
-
-
- — 568 —
- Pages,
- fabrication...................... 389, 448
- Moulage , composition des meilleurs formes et sables............................ 2
- ----perfectionnement dans celui du fer. 534
- ----retrait des métaux et des alliages. 259
- Mouton à vapeur, effets obtenus......... 235
- Muhlman, grandeur et disposition des
- chaudières des salines..................055
- Mullol (fils), nouvel outil de sondage. . . 285 Murdoch (J.), nouveau procédé de mordançage....................................
- Mushet i.W.etR ), perfectionnement dans
- le moulage du fer...................... 534
- Muspratl (J.), perfectionnement dans la fabrication des engrais...................210
- N
- Napier (Ch.), application de l’électricité
- ----traitement des eaux des mines. . . 295
- Nasmylh (J.), appareil pour tailler la
- pierre............................ 132
- Natrométre, instrument pour l’essai des
- potasses...........................115
- Newton (W.), mode d’extraction de l’oléine, de la stéarine et de la margarine des huiles de palme du commerce. ... 70
- ----procédé nouveau de teinture...... 3n
- Nickets (C.), nouveau mode de reliure. . 357 Nothomb, procédé photographique accélérateur............................ 543
- O
- Ogden (A.), machine à préparer et nettoyer la laine et le coton............ 505
- Oléine, mode d’extraction de l’huile de
- palme.................................. 70
- Or, procédé pour reconnaître la quantité employée dans la dorure galvanique. . 340
- Outil nouveau de sondage.................285
- Outils à élamper, gaufrer, etc.; machine
- à les graver...........................269
- Oxalate d’alumine employé à la fabrication du sucre...................... 312, 356
- Oxide de Nickel, préparation pour la fabrication de l’argentan............... 164
- P
- Page, machines électro -magnétiques
- axiales............................... 313
- Pagnon-Vualrin, procédé pour utiliser les eaux de dégraissage des laines et
- des tissus............................ 346
- Pambour(de), sur le calcul des machines
- à vapeur..........................78, 137
- Papier photographique nouveau......... j 68
- Papier pour confectionner les ballons. . . 264 Papier, machine à le couper et rogner. . . 464 Papiers à écrire fabriqués par machine,
- encollage.............................. i9
- Paratonnerre, conducteurs en laiton. . . 360 Parke* (A.), procédés perfectionnés pour recouvrirlesmélauxpard’autresinétaux. 532 Payen, dosage du sucre cristallisable
- dans les mélanges..................... 353
- Peaux, nouveaux procédés mécaniques
- dans leur tannage...................... 68
- Peclet, nouvel appareil pour la production du gaz d’éclairage................302
- Pecqueur (O.), lois de l’écoulement de
- l’air dans les tubes.................. 38
- ----nouveau système de locomotion
- par l’air comprimé..................... 40
- Peignage des laines, perfectionnement. . 73
- Peligot (E.), industrie verrière en Autriche................................ 386
- ----nouveau procédé saccharimétri-
- que.................................. 485
- page».
- Pelouze (J.), nouveau mode de dosage
- du cuivre............................
- Pentes rapides des chemins de fer, nouveau mode pour les franchir............
- Perkins (J. Th.), machine à couper et rogner le papier et la carte.............
- Perrotine, alliage pour le clichage des
- planches............................
- Perry (J.), perfectionnement dans le peignage de la laine......................
- Pessier (Ed.), essai des potasses par le
- natrométre...........................
- Phippt (C.), encollage des papiers à écrire
- fabriqués par machines...............
- Phosphate de chaux et de magnésie, moyen économique de l’extraire de l’urine...................................
- Photographie, moyen d’harmoniser l’action des rayons lumineux...............
- ----procède accélérateur...............
- Pierre, appareil pour la tailler........
- ----statuaire artificielle.............
- Piggotl (W. P.) , nouveau mode de fabrication des instruments gradués.........
- Piles électriques appliquées aux arts. . . Pinel (J. F.), préparation des gommes
- artificielles........................
- Piston des machines à vapeur, mesure de sa vitesse à différents pointsde sa course. Plate-forme hydraulique pour les locomotives...................................
- Platine , extraction en grand...........
- Plalinure au contact....................
- Plomb, traitement de ses minerais à l’air
- chaud................................
- ----nouveau mode de dosage par la
- voie humide..........................
- Pompe à air nouvelle pour les machines
- à vapeur.............................
- Pompes d’alimentation des locomotives, disposition pour varier ou suspendre
- leur action..........................
- Poncelet, recherches sur les propulseurs
- hélicoïdes......... 143, 184, 333, 425,
- Ponts suspendus à tabliers en fer.......
- ----nouveau mode de laminage des
- barres de suspension.................
- Pooley (C.), perfectionnement dans les
- machines à carder et filer...........
- Porcelaines, nouveau procédé de décoration...................................
- Porritt (S.), machines, appareils pour
- préparer et carder la laine..........
- Porte-foret pour percer de très-petits
- trous dans les métaux................
- Potasse, décomposition de ses sels neutres...................................
- Potasses, essai par le natrométre......
- Poteries, nouveau procédé de décoration. Pots, pour le traitement des minerais de
- zinc.................................
- Poulie de traction pour les chemins de
- fer..................................
- Pouvoir calorifique des différents bois. . . Presse hydraulique à deux plongeurs
- concentriques........................
- Prichard (W.), perfectionnement dans
- les métiers mécaniques...............
- Procédé saccharimètrique nouveau. . . . Produits métallurgiques , points de fusion...................................
- Propulseurs hélicoïdes, recherches. 143, 333, 425,
- Propulseurs à vis, machine à vapeur à action directe pour les mouvoir..........
- Prosser, nouvelle disposition dans la construction des chemins de fer atmosphériques.................................
- Prothèse dentaire, alliages............
- 290
- 423
- 464
- 3
- 73
- 11»
- 19
- 162
- 213 543 132
- 214
- 385
- 241
- 3H
- 556
- 283
- 108
- 341
- 385
- 481
- 139
- 469
- 45
- 519
- 463
- 300
- 507
- 468
- 529
- 115
- 300
- 102
- 96
- 478
- 169
- 485
- 342
- 184.
- 469
- 415
- 520
- 208
- R
- Rehe (J. H.), fabrication de l’amidon et de la dextrine avec le seigle..............
- 209
- p.568 - vue 601/606
-
-
-
- H .. ' Pages-
- Réé‘,U|re ’ nouv*au mode....................357
- RpIû ateur différentiel pour les machines. 219 erve pour la dorure et l'argenture gal-
- R 'amques...................V ..... . 165
- D.®?ton,e ou transmetteur................412
- mJtar^ ’ manomètre à air libre........... 44
- RinnJ .Réparation du gallate de fer. . . 263 voua (H.), quantité de chaleur perdue
- n.-jans l’industrie du fer................. 50
- terbrandt (L. P. A.), moyen pour prévenir les incrustations dans les chau-
- D°leros des machines à vapeur...............237
- utile ^ Pa*elles plongeantes, effet
- Rnües ^ laver, perfectionnement.............208
- 522 5t9
- Roue* ^ ‘"é6® courbes, expériences..
- n “esaaubes, embrayage nouveau. . . . °u*tel (Th.), fabrication des allumettes a irottement.................... 303, 494, 53
- S
- tables de moulage , leur meilleure com-
- Position................................ 2
- accharimétrie, nouveau procédé.......485
- salines, grandeur et disposition des
- chaudières.......................... 255
- *aulnier, cisaille perfectionnée.......... 38
- *avon, procédé nouveau de fabrication. . 160 àcnanks, machine à aléser les cylindres des locomotives.......................... 189
- àchlumberqer (I.), appareil à extraire la partie colorante des bois de teinture. . 157
- ^cie mécanique cylindrique............... 466
- aeguier (A.), moteur à vapeur nouveau. 314 Se>gl&, pour fabriquer l’amidon et la
- dextrine. . . .........................209
- u,d'étain , employé dans la teinture en
- bleu de Prusse.........................215
- Allers (J.), moyen pour enrayer le mou-vement dans les métiers mécaniques. . 218
- ?e]s de varech , analyse.................. 24
- sels à argenter, dorer et platiner au con-
- tact...................................341
- •vels neutres à base de potasseetde soude,
- leur décomposition.................... 529
- ^cmoirs à main ou portatifs............... 77
- *epia, préparation....................... 264
- ^hepperd, perfectionnement dans l’impression aes toiles peintes.............. 268
- ^ïe»ie7t*(We. et Wilh.), régulateur, différentiel pour les machines.................219
- ^dice diaphane, production artificielle. . 56
- ^oie, machine a la peigner............... 508
- Solutions sucrées, appareil pour leur do-
- -, sage.................................. ii2
- Sondage , nouvel outil................... 285
- •joude, décomposition de ses sels neutres. 529
- Soudes salées, analyse.................... 24
- Stéarine, mode d’extraction de l’huile de
- palme et blanchiment................... 70
- Stenhouse (J.), moyen économique d’extraire de l’urine le phosphate de chaux
- et de magnésie......................... 162
- Substances colorantes nouvelles, u, 62, to.ï Substances minérales, leur décomposition
- par l’électro-chimie.................. 433
- Sucquel (V.), assainissement des matières
- animales en putréfaction.............. 359
- ------assainissement des fabriques d’en-
- grais-sang............................. 539
- Sucre indigène, procédés nouveaux de
- fabrication............................ 16
- Sucre, emploi de l’oxalate d’alumine à la
- fabrication.............................312
- Sucre de betterave, méthode de dessicca-
- bon.....................................351
- î,ucre cristallisable , son dosage dans les
- mélanges............................... 353
- Sucre, nouveau procédé de dosage. . . . 485
- ------ perfectionnements à apporter dans
- sa fabrication..........................48*
- ---Emploi de l’oxalate d’alumine à sa
- Pages.
- fabrication........................... 356
- Sykes (J.), machine à préparer et nettoyer la laine , le coton, etc........... 505
- Syminglon (W.), moyen pour nettoyer, purifier et affranchir les tonneaux, barriques, etc.............................. 160
- Système de locomotion par l’air comprimé..................................... 40
- T
- Tabliers en fer pour ponts suspendus. . . 45
- Talbotypes positifs, perfectionnements dans la méthode pour les prendre. ... 21
- Tannage des peaux, nouveaux procédés
- mécaniques............................. 68
- ---- nouveau procédé.....................254
- ----expériences comparatives avec diverses substances....................... 347
- Teinture, nouveau système. ... 11, 62, 105
- Teinture en bleu des toiles dites guinées. 150,
- 192
- Teinture en coton, art.................. 191
- Teinture en bleu de Prusse, emploi d’un
- sel d’etain............................215
- Teinture, nouveau procédé. . ..........311
- ---- nouveaux agents chimiques...........345
- ----jaune, très-solide.................. 346
- Télégraphe électrique, description. . . . 186
- Tentures en couleurs à l’huile.......... 357
- Thomas, défécation des jus par l’acide
- oxalique.............................. 355
- Tiroir équilibré pour machines à vapeur. 366 Tissus, métier pour les fabriquer sans
- lisses ni marches...................... 25
- ----traité de leur fabrication........... 46
- ----procédé pour utiliser les eaux de
- leur dégraissage...................... 34a
- ----de coton, machine à les sécher, apprêter et finir......................... 545
- Toiles peintes, perfectionnements dans
- l’art de les imprimer................. 268
- Tôles, jauge à main pour mesurer leur
- épaisseur............................. 133
- Tonneaux, moyen pour les nettoyer, purifier et affranchir...................... 160
- Tour, disposition nouvelle...............467
- Tourbe, emploi dans les machines à vapeur.................................... 421
- Triger, air comprimé pour les épuisements et le sauvetage................... 188
- ----nouvel emploi de l’air comprimé
- pour l’exploitation des mines......... 428
- Tubes des chaudières des locomotives,
- moyen pour les assembler.............. 190
- Tubes, fabrication en gutta-percha. . . . 502 Tulle, perfectionnement dans sa fabrication..................................... 30
- Turbine de MM. A. Kœchlin, rapporté
- l’Académie des sciences............... 54g
- Turnbull (A.), nouveau procédé de tannage.................................... 254
- Tuyau d’injection à section variable pour les locomotives......................... 141
- II
- Urine, moyen économique d’en extraire le phosphate de chaux et de magnésie. 102
- V
- Vapeur, perfectionnement dans son mode
- de génération...........................414
- Varech , analyse de sels................ 24
- Vasserot (C.), manuel des experts. ... 429 Venzat (L.), conservation des bois. ... 167 Viaduc de Runcorn....................... 336
- Verres filigranes, moyens employés à
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- 570
- Pages.
- leur fabrication.......................3, 57
- Vis, leur fabrication régulière...........513
- W
- Wall (A.), application de l’électricité à la fabrication de l’acier et de quelques
- métaux............................... 1
- Watleeu (F.), compositions pour prévenir les incrusta lions dans les chaudières des
- machines h vapeur.....................238
- Walierson (Ch.), procédé nouveau de fabrication du savon.................. 160
- Weiger (J.), alliages pour prothèse dentaire...................................208
- Pag**-
- Whitehead (J.), machines ou appareils à
- peigner la laine et la soie...........
- Wilson (A.), broches perfectionnées pour
- les métiers à filer...................39
- Wilson (G. F.), perfectionnements dans la fabrication des bougies et le traite' . ment des corps gras..................... •
- Z
- Zambaux-Dambly (S.), chemin de fer at- < .
- mosphérique nouveau..............**
- Zinc, perfectionnements dans le traite' ^ ment de ses minerais...............
- FIN DÈ LA TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES.
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- TABLE DES FIGURES.
- LXXIH. 1— 2 Application de l’électricité à la fabrication de l’acier et de quelques
- autres métaux. A. Wall..................................... 1
- 3— 8 Alcoomètre centésimal à cadran. Brossard Vidal.............. 6
- 9 Procédé pour recueillir l’indigo des dépôts de la cuve à froid. J.-
- F. Krause.................................................... 14
- 10 Procédé pour obtenir un bon cyanure d’argent. Brandely. ... 20
- 11—21 Perfectionnements dans la fabrication du tulle, et machine à plier.
- A. Atkins................................................... 30
- 22—24 Perfectionnement dans les appareils employés filer et doubler
- les matières filamenteuses. J.-B.-P. Chappê.................. 32
- 25 Presse hydraulique à 2 plongeurs concentriques................... 36
- 26—27 Disposition pour faire varier ou suspendre le mouvement des
- pompes alimentaires dans les locomotives. J.-F. Lausmann. . 43
- 28—29 Poulies pour la traction sur les chemins de fer- J.-F. Lausmann. 96
- 30—31 Machine à tailler les ardoises. J. Carier..................... 76
- LXXIV. 1— 3 Procédés mécaniques nouveaux pour le tannage des peaux. J-G.
- Cox.......................................................... 68
- 4— 9 Perfectionnement apporté dans le peignage de la laine. J. Perry. 75
- 10—17 Semoirs à main ou portatifs. E -H. Bentall..................... 77
- 18—21 Indicateur dynamomètre de Watt perfectionné. P. Garnier. . . 92
- 22— 25 Nouvelle chaudière à vapeur pour locomotives et machines ma-
- rines. J. Jonhston.......................................... 93
- 26—29 Appareil pour régler la pression et la génération de la vapeur
- dans la chaudière. D. et A. Auld............................ 134
- 30—33 Moyen pour assembler les tubes des chaudières des locomotives.
- C. Gleim.................................................... 190
- 34—35 Mode de raccommodement des conduits d’alimentation d’eau
- . , pour les locomotives J. Christman.......................... 137
- LXXV. 1—13 Perfectionnements dans la fabrication des pots et la construction
- . des fourneaux employés dans le traitement des minerais de
- zinc. J. Graham............................................. 102
- 14 Bleu solide pour imprimer à l’aide d’un appareil à vapeur. Ed.
- Knecht...................................................... 118
- 15 Appareil pour tailler, piocher, boucharder et étamper la pierre.
- J. JYasmyth................................................ 132
- 16—17 Jauge à main et â levier pour mesurer l'épaisseur des tôles. Ed.
- Panel.......................................................133
- 18—19 Nouvelle pompe à air pour les machines à vapeur. J.-G. Bodmer. 139 20 — 22 Tuyau d’injection à section variable pour les locomotives.... 141
- 23— 21 Nouveau mode pour relier les faces planes de la botte à feu et de
- son enveloppe dans les locomotives. C. Gleim. .............. 142
- 25—29 Machine pour aléser les cylindres des locomotives. Schanks. . . 189
- LXXVI. 1— 5 Mémoire sur la teinture en bleu des toiles dites guinées par le
- 6— 14 Moyen pour nettoyer, purifier et affranchir les tonneaux , barriques , bois, etc. R. Davison et W. Symington.......................160
- 15—24 Perfectionnement dans la construction des métiers mécaniques.
- W. Cawood et W. P richard................................... 169
- 25—34 Nouvelles dispositions à donner aux chemins de fer atmosphériques. R. Mallet...................................................... 183
- LXXVII. 1— 3 Nouveau moyen pour enrayer le mouvement dans les métiers
- mécaniques. W. Kenworthy..................................... 217
- 4— 5 Moyen (mur enrayer le mouvement dans les métiers mécaniques.
- J. Sellers. . . ..............................................218
- 6—13 Description d’un régulateur différentiel pour les machines. We.
- et Wtl. Siemens...............................................219
- 14 Chaudière à vapeur pour effets intermittents ou à foyer mobile.
- R. Mallet.....................................................231
- 15—18 Jaugeur ou appareil propre à mesurer le produit constant ou variable d’un cours d'eau. E. Lapointe....................................286
- LXXVIII. 1— 3 De la fabrication du fil de gutta-percha et de ses applications.
- R.-A. Brooman............................................... 253
- 4— 6 Appareil à nettoyer les grains. J. Hick......................... . 257
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- Planch.
- Fig.
- LXX1X.
- LXXX.
- pages-
- 8 Perfectionnement dans les machines à préparer, étirer et boudi-
- ner les matières textiles. J. Ivers.................... • •
- 9 Perfectionnements dans l’art de l’imprimeur en toiles peintes.
- W. Shepperd. . •......................................•
- tO—16 Machine à graver les blocs d’impression et à faire les outils propres à étamper, gauffrer, ainsi que les modèles pour moulages.
- T.-B. Jordan..............................................
- 17 Graisseur mécanique............................................. *
- 18—21 Inventions nouvelles relatives aux chemins de fer. F. Bouquié. •
- 22—27 Nouvel outil de sondage. Mullot fils..........................*
- 1— 4 Notice sur le cingleur d’Anzin. Evrard........................
- 5— 7 Tiroir équilibré pour machines à vapeur....................* *
- 8—15 Machine à éther. P. Verdet du Tremblay.........................
- 16—20 Barre d’accouplement pour les chemins de fer...................
- 1— 2 Métier mécanique à plusieurs navettes. H. Cogan...............
- 3— 7 Nouveau mode pour faire fonctionner les métiers mécaniques à
- plusieurs navettes. P. Diggle..............................
- 8—12 Broches perfectionnées pour métiers à filer le lin et le chanvre.
- A- Wilson et A. Fletcher...................................
- 13—15 Perfectionnement dans le mode de générer la vapeur. F. Lesnard. 16—25 Machines à vapeur à action directe pour les propulseurs à vis.
- Maudslay...................................................
- 26 Nouveau mode d’établissement de la voie sur les chemins de fer.
- 27—28 Nouvel embrayage à frottement
- 265
- 268
- 282
- 283
- 296
- 366
- 31*
- 42*
- 362
- 363 36*
- 416
- 423
- ûll
- 2» nouvel emorayage a ............................................
- 29—30 Compas d’épaisseur à indicateur. C. Heusinger...................**
- LXXXI. 1—13 Mémoire sur la fabrication des mouchoirs de Madras. D. Gon~ a
- freville................................................ 389-*3*
- 14—20 Perfectionnement dans la fabrication des bougies et dans le traite-ment des corps gras. G.-F. Gwynne et G. Wilson........................
- 21— 28 Travail et application du gutta-percha. R.-A. Broomann. . . . *®
- 29 — 30 Ou rhéotone ou transmetteur. A.-O. Mathey.....................**
- LXXXI1. 1— 2 Perfectionnements dans les machines à carder et filer les ma-
- lières textiles. C. Pooley..................................*6*
- 3— 8 Machine à couper et rogner le papier, la carte et le carton. F.- ,
- Th. Perkins.............................................. *"*
- 9—13 Scie mécanique cylindrique. Harvey............................*®°
- 14—21 Disposition nouvelle à donner au tour pour tourner, percer, alé- *
- ser, fileter les pièces et tailler les roues. Th. Fuller....*67
- 22— 24 Porte-foret pour percer de très-petits trous dans les métaux. K.
- Karsmarsch................................................*6®
- LXXXHI. 1 Fabrication perfectionnée des tubes, boyaux, seringues, bougies , etc., avec le gutta-percha. H Bewley................502
- XI. Tisserand. 192—202 Métier mécanique à fabriquer toute espèce de tissus brochés et façonnés sans lisses et sans marches.
- C.-G. Gilroy................................... 25
- 203—213 Métier perfectionné pour la fabrication des damas, du linge damassé, des étoffes de tentures, d'ameublement, etc. C.-G. Gilroy................................. 505
- XXXVJI. Filature. * Métier à barrettes, système Ch. Decoster.........378
- FIN DE LA TABLE DES PLANCHES ET DES FIGURES.
- / fVfJPWftNi >PA1US. _ IMPRIMERIE DE F AIN ET THUNOT,
- ^ Rue Racine, u° 28, prés de l’Odéon,
- BIBLIOTHÈQUE ,>
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