La photographie française
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- 11e Année.
- N° 17.
- 1er Juin 1899.
- LA
- Photographie Française
- Revue Mensuelle Illustrée
- des Applications de la Photographie à la Science, à l’Art et à l’Industrie
- Organe officiel de la Chambre syndicale des fabricants et négociants en Appareils et produits photographiques et de la
- Chambre syndicale des Opticiens
- Directeur: Louis GASTINE
- SOMMAIRE :
- Chronique, par L. Gastine................. 87
- Le virage au platine, par M. G. Gastine . 89
- Echos...................................... 91
- Note sur l’emploi du papier Artigue, par
- M. G. Puyo............................... 93
- Recettes et procédés....................... 96
- Les Nouveautés photographiques........... 98
- Extrait du procès-verbal de la Chambre syndicale des fournitures photographiques . 101
- Erratum.................................. 102
- Expositions et Concours.................. 103
- Bibliographie............................ 103
- CHRONIQUE
- Actualités
- Au moment où nous écrivons ces lignes, le comité d’admission de la classe XII (Photographie) a terminé sa tâche, et le comité d’installation est presque formé.
- C’est dire que la partie la plus difficile, la plus délicate des préparatifs de l’Exposition de 1900, pour la section photographique, va commencer.
- Comment cette besogne, assez ingrate, sera-t-elle accomplie ? Nous ne le saurons guère qu’au moment de l’ouverture de l’Exposition... Espérons donc que MM. les membres du Comité d’installation s’en tireront à leur honneur, car c’est une lourde responsabilité qu’ils assument !
- Nous avons, en effet, à l’étranger, des concurrents sérieux dans toutes les branches de la photographie, et il s’agit de ne pas se montrer inférieur à eux.
- Or, il ne suffit pas pour cela d’apporter dans le travail une impartialité absolue — les membres qui seront nommés auront trop conscience de leur dignité et de celle de leur fonction pour manquer d’impartialité — il faut en outre savoir et être informé.
- De même que nul n’est sensé ignorer la loi, nul n’est sensé ignorer le métier qu’il est chargé de faire... Les nominations des membres des comités d’installation, dans chaque section, correspondront donc assurément à cette compétence et à cette parfaite information. Nous aimons du moins à le croire jusqu’à preuve du contraire.
- En attendant, les « producteurs » de tout genre se préparent à se manifester dignement en cette grande circonstance. Nous connaissons nombre de constructeurs qui, sans en rien dire — il faut toujours ménager une surprise, en pareille matière — travaillent dès à présent très activement à leur exposition.
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- Dans le monde des professionnels et des amateurs, on se prépare aussi... et l’on fait bien !
- Enfin, parmi les gens de science, il y a de même une préoccupation intense de faire surgir en 1900 des choses... extrêmement intéressantes.
- Si l’intrigue ne venait pas, hélas! brocher sur de si belles émulations, nous serions trop heureux ! mais les plus illégitimes ambitions ne seront pas les moins ardentes à vouloir être satisfaites, et nous allons voir, à côté des travaux réels, les faux mérites se produire... Espérons du moins qu’ils n’auront pas le bonheur de triompher.
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- Les congrès aussi se préparent. La photographie aura naturellement le sien et son comité d’organisation est même déjà formé.
- Nous y voyons figurer plus d’un nom porté par des travailleurs que recommande la haute valeur de leurs travaux. C’est parfait !
- D’autres, s’ils ne nous sont pas absolument inconnus, nous semblent, pour ne pas dire plus, appartenir à des personnalités moins autorisées— ce qui est fâcheux. Enfin, nous, ne voyons pas figurer dans ce comité d’organisation les noms d’une série de personnalités sans lesquelles nous ne voyons guère ce qu’on pourra organiser de présentable
- dans les spécialités qu’elles se sont faites.
- Pourtant, ces personnalités sont parfaitement connues par des travaux de la plus grande importance... Est-ce donc leur valeur même qui les a fait écarter? En présence de lacunes aussi inexcusables en pareil cas, on est en droit de se le demander.
- Peut-être répondra-t-on à pareille question, — si tant est que l’on daigne y répondre — « Mais nous ne connaissons pas personnellement ces messieurs, ils ne sont pas des nôtres... et du reste ils ne se sont
- pas proposés....» Déplorables raisons !
- On aurait tort de ne pas connaître personnellement ces personnalités, car cela rentre dans les obligations sous-entendues des membres d’un pareil congrès.
- Si ces personnalités n’ont pas été aux groupes organisateurs de la Commission du Congrès, c’était à ces groupes d’aller à elles.
- V-llCUt; UtS /lli.MAJND lturuutt ° O X
- Diplôme démérité (3e catégorie) du Concours d'instantanées tllfin CJU&lld CGitclinGSpGrSOÏÏIlcllitGS S ilïl-
- posent par la valeur de leurs travaux, ce n’est pas à elles de solliciter des fonctions comme les fonctions dont il s’agit, et les organisateurs manquent au premier de leurs devoirs en ne sollicitant pas leur concours nécessaire, avec toutes les formes voulues en pareil cas.
- L. Gastine.
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- lie vit*açje aü Platine
- L’amateur photographe ne se borne pas à prendre des vues ou des portraits. II aime aussi à développer ses clichés et même à en obtenir des positifs. Comment, d’ailleurs, réussir à faire de bons clichés en se confiant purement au hasard, c’est-à-dire sans observer, par le développement des négatifs, les erreurs que l’on commet par excès ou par défaut de pose.
- Un bon cliché — le choix du sujet, c’est-à-dire son intérêt artistique ou documentaire mis à part — dépend en effet avant tout de cette appréciation du temps de pose qui ne s’acquiert que par une longue pratique.
- Avec les détectives actuels, cette appréciation est remplacée par celle de l’ouverture qu’il faut laisser à l’objectif pour obtenir un cliché d’instantané Cliché de M. G. Loiseau. — Diplôme de mérite du Concours d'instantanées suffisant. La difficulté n’est que
- déplacée; c’est toujours le « quantum » de lumière qu’il faut mesurer d’instinct, à défaut de procédés suffisamment pratiques et rapides pour conduire plus sûrement à un résultat certain.
- Il est cependant un travail qui rebute l’amateur photographe le plus passionné; c’est l’obtention des positifs. Combien accumulent les clichés sans avoir le temps d’en tirer des épreuves. C’est qu’en réalité ces tirages sont surtout une affaire de soins et de patience presqu'incompatibles avec un travail intermittent. Que de dérangements pour une douzaine d’épreuves seulement. Il faut des bains neufs, un virage à point, et rien de tout cela ne se conserve, c’est à recommencer pour une autre douzaine. Autant dire que les tirages positifs ne sont vraiment pratiques que pour le professionnel qui chaque jour amène à point quelques centaines d’épreuves.
- Le bain de virage est particulièrement irritant pour l’amateur. Je ne parle point ici de ces bains viro-fixeurs qui compromettent peut-être la durée des épreuves et quêtant d’amateurs utilisent cependant, attirés par la facilité du résultat.
- Le véritable amateur préfère procéder au virage avant fixage qui assure mieux la durée des positifs, au prix, il est vrai, de plus de peine.
- Parmi les bains d’or, il n’a que l’embarras des formules qui sont nombreuses et excellentes. Mais ces bains ne se conservent point. Au début, ils rongent les épreuves. Il leur faut un certain temps de maturation, bien mesuré suivant la température ambiante, pour prendre leur qualité. Et, au moment où ils virent sans ronger, ils sont près de leur déclin quant à la conservation.
- L’obligation de préparer chaque fdis ce bain délicat de virage, m’a fait rechercher en 1889 un procédé plus commode et plus économique (1). Je voulais avoir sous la main un bain toujours prêt à servir et se conservant longtemps sans altération. J’ai cherché et obtenu ce résultat avec les bains au platine dont on avait donné, avant moi, plusieurs formules, mais dont aucune ne m’avait procuré le résultat cherché. C’est pour ce motif sans doute que l’emploi des bains de virage au platine était à cette époque absolument inusité.
- Après des essais nombreux, j’avais rejeté successivement les bains au chlorure de platine
- (1) Sur un nouveau virage au platine, communications faites à la Société française de photographie, en Novembre et en Décembre 1889, par M. G. Gastine.
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- avec acétates, citrates, oxalates qui rongeaient terriblement les épreuves. C’est qu’en effet, dans ces mélanges, le chlorure de platine restait inaltéré, entraînant la chute rapide des épreuves.
- Avec l’emploi des tartrates alcalins, j’ai obtenu un résultat tout différent. Le chlorure platinique est réduit à chaud par ces derniers sels, même en liqueur acide, et, si on opère avec des quantités et une dilution convenable, on peut obtenir le chlorure platineux qui assure un bon virage. L’argent de l’épreuve, chloruré par le bain de virage réalisé dans ces conditions, est en effet remplacé atomiquement par une quantité équivalente de platine.
- En d’autres termes, le chlorure platinique ou bien les chloroplatinates, trop riches en chlore, rongent les épreuves, tandis que le chlorure platineux ou ses sels les chloroplatinites n’ont pas cet inconvénient et permettent la substitution du platine à l’argent de l’épreuve.
- Voici les proportions et le modus operandi que j’ai recommandés pour l’obtention du bain de virage au platine :
- I Chlorure de Platine 1 gramme Chlorure de Sodium 4 —
- Bitartrate de Soude 1 20
- On fait dissoudre dans l’eau le chlorure de platine et le chlorure de sodium en opérant dans un vase en verre ou en porcelaine. On porte à l’ébullition; puis on ajoute, peu à peu et en remuant, le bitartrate de soude. La solution se fonce en couleur parce que le chlorure platinique est réduit par l’acide tartrique à l’état de chlorure platineux, beaucoup plus coloré. Une partie de l’acide tartrique est oxydée, détruite, et il se forme du gaz carbonique. Le sel qui prend naissance et qui assure le virage est le chloroplatinite de sodium.
- Le bain concentré ainsi obtenu peut être conservé indéfiniment. On l’étend de 4 fois son volume d’eau, c’est-à-dire à 1 litre pour l’emploi. Le bain étendu se conserve lui-même fort bien et pendant des mois, à l’obscurité surtout. On doit le filtrer, et tenir les bouteilles où on le renferme bien pleines et fermées au liège, pour éviter le développement des champignons. Lorsque l’action du bain se ralentit, on le remonte avec le bain concentré.
- A l’époque où j’ai indiqué cette formule, les chloroplatinites alcalins n’étaient point dans le commerce. Les fabricants de papiers au platine étaient seuls en mesure de s’en procurer. Maintenant on les trouve couramment parmi les produits chimiques usités en photographie et on peut recourir directement à leur emploi.
- M. P. Mercier, dans un excellent petit volume publié sur les virages, a indiqué, quelque temps après mes communications à la Société française de photographie, diverses formules de bains de virages au platine avec l’emploi direct du chloroplatinite de potassium (1).
- ! Chloroplatinite de potassium . 1 à 2 grammes
- Acide phosphorique ou acide
- sulfurique purs................ 5 —
- Eau distillée................. 1000 —
- (Chloroplatinite de potassium . 1 à 2 grammes
- Acide Lactique.................. 10 —
- Eau distillée................. 1000 —
- Ces bains se conservent fort bien à l’obscurité, et lorsqu’ils s’affaiblissent on les remonte avec un peu de chloroplatinite de potassium ou de sodium.
- Voici maintenant quelques indications pour le virage au platine qui réussit également bien avec tous les papiers à l’argent, papiers albuminés, papiers au citrate, aristotypes, papiers salés, etc.
- On passe à l’eau les épreuves, tirées très notablement au-dessus du ton, afin de les dégorger de l’excès de sel d’argent; puis dans un bain de chlorure de sodium à 5 0/0 où elles rougissent. Ensuite on les place dans le bain de virage en les agitant pour qu’elles ne se recouvrent pas mutuellement. Le bain opère très bien à la température ordinaire, entre 17 et 25° centigrades. Les épreuves changent de ton et atteignent le pourpre noir intense en 10 minutes environ.
- (1) Virages et fixages, 2mo partie, par P. Mercier, édit Gautiers-Villars, Paris 1890.
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- Détacher cette planche hors texte, suivant le tracé du pointillé, pour conserver la Vue stéréoscopique et la joindre à celles qui paraîtront dans les prochains numéros
- Epreuve positive Stéréoscopique n° 11. (Collection du journal La Photographie Française)
- Collection stéréoscopique de M. Collesolle
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- On doit arrêter le virage lorsqu'on a obtenu cet effet maximum et passer les épreuves à l’eau avant de les fixer dans l’hyposulfite à 15 0/0, cela pour leur enlever l’acidité et le sel de platine qu’elles emportent. Un virage trop prolongé donne des épreuves grises très douces, mais qui manquent de valeur.
- Le ton des épreuves virées au platine est bien différent de celui des épreuves virées à l’or. Si le virage est insuffisamment poussé, on obtient des tons bistres ou sépia. Quand le virage est effectué à point, c’est le noir franc, un peu modifié par la couleur du papier, qui appelle par contraste le ton complémentaire. Les papiers très peu teintés de rose ou de mauve conviennent le mieux, car les épreuves ressortent au ton de gravure en impression noire, ton plus artistique que celui des plus beaux virages à l’or.
- Les épreuves tombent peu au fixage si le virage est poussé à point voulu. Il faut naturellement, et comme pour toutes les épreuves aux sels d’argent, laver abondamment et assez longtemps, pour éviter l’action destructive de l’hyposulfite. Cette perfection du lavage ne saurait trop être recommandée aux débutants s’ils veulent éviter le jaunissement et les taches.
- En résumé, l’emploi des bains de virage au platine simplifie beaucoup pour l’amateur l’obtention des positifs sur papiers, parce qu’il dispose ainsi d’un bain de virage toujours prêt à fonctionner et qu’il suffit d’entretenir par filtrage et enrichissements ménagés.
- En outre, ce mode de virage fournit des épreuves plus artistiques. Enfin, le bain au platine est infiniment plus économique que les bains d’or, dernier avantage qui n’est pas à dédaigner. G. Gastine.
- ÉCHOS
- mailles du tissu aussi durable que le tissu lui-même.
- Il y a là un principe nouveau ; aussi ne de-
- Cliché de M. A. Ibels.
- SUR LES QUAIS
- A l’Exposition de 1900
- A côté des gros « clous » qui se produiront à l’exposition de 1900; il y aura de petits « clous » qui pour être d’apparence modeste, n’en seront pas moins de véritables manifestations artistiques ou industrielles, dignes de retenir l’attention autrement que par le côté d’intérêt tout superficiel et pratique qu’ils pourront présenter.
- Une de ces attractions sera, paraît-il, une application intéressante de la photographie à l’art textile. Tout le monde connaît ces appareils qui, dans les gares, dans les squares ou sur les promenades publiques, apportent une tablette de chocolat, un flacon d’odeur, etc., aux personnes ayant préalablement glissé dix centimes dans une fente « ad hoc ». En 1900, celte pièce de dix centimes procurera le portrait de l’intéressé, non sur une plaque ferro-cyanique, ce qui serait trop simple, mais sur une étoffe quelconque, au coin d’un mouchoir par exemple. Quinze minutes après la pose (et non après 15 minutes de pose) on aura sur étoffe quelconque une photographie qui ne sera pas imprimée superficiellement, mais bien incrustée dans les
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- vra-t-on pas seulement voir dans cet appareil un jouet et un amusement, mais encore un pas en avant fait dans le domaine de la photographie appliquée à l’industrie.
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- Nous sommes heureux de pouvoir signaler la distinction flatteuse dont notre distingué
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- concurrent du concours d’instantanées, M. E. Demanne, vient d’être l’objet de la part du gouvernement Russe : Le Tsar lui a décerné la décoration de Saint-Anne de Russie pour seize années de zélés services artistiques hautement appréciés au Théâtre Impérial Michel.
- En même temps, notre pays lui a décerné les insignes d’officier d’Académie sur la proposition de M. le Comte de Montebello, Ambassadeur de France. Nous le prions d’agréer pour ces deux distinctions éminentes et si méritées nos plus vives félicitations.
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- Photo-Club de Paris
- Ap rès de nombreuses recherches, le comité du Photo-Club de Paris, n’a pu, pour cette année, trouver de local convenable, et permettant l’aménagement de son Salon de photographie. Mal présenter les œuvres qui lui sont confiées, serait leur faire perdre de leur valeur et causer une profonde déception aux artistes exposants. Aussi le comité a-t-il pris, à son grand regret, la résolution d’ajourner à 1901 son Salon annuel; s’étant d’ores et déjà assuré un local qui sera définitivement, à la même époque, et tous les ans, à sa disposition.
- seront parvenues à l’instigateur de cette idée pratique.
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- Certificat d’études photographiques, institué par l’Association philotechnique.
- L’Association philotechnique a institué des examens pour l’obtention d'un certificat d’études photographiques. Pour être admis à ces examens, les candidats doivent avoir obtenu, aux cours de cette Société, qui ont lieu chaque année, du 15 octobre au 31 mars de l’année suivante, au moins trois nominations (prix ou mentions), dont une, au moins, en photographie et une en physique et chimie.
- Trois séries d’épreuves composent ces examens :
- 1° Une épreuve écrite éliminatoire, comprenant une composition de langue française, d’arihmétique (problèmes numériques simples de technique photographique), [de photographie avec application ;
- 2° Une épreuve pratique, manipulation photographique d’usage courant, tirée au sort ;
- 3° Une épreuve orale sur la technique d’une part et sur l’optique et la chimie photographiques d’autre part.
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- Revue Suisse de Photographie
- Réunir en une seule société fédérale toutes les Sociétés Suisses de photographie, tel est le projet qu’a émis M. Tauxe, président de
- Cliché de M .À. Ibels
- SCENE LOUCHE...
- la Société photographie de Lausanne. Après consultation des intéressés, cette association verra ou non le jour, selon les réponses qui
- Composition des alliages métalliques, par les rayons Rôntgën
- D’après un examen d’un alliage d’or et de sodium par les rayons Rôntgën, pratiqué par MM. C. T. Ileycock et W. Neville, la structure de cet alliage a pu être déterminée. L’or concentré à l’instant où l'alliage s’était solidifié, se mêlait au sodium, qui apparaissait sous l’aspect de plaques cristallines.
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- Avis
- Nous lisons dans la Revista Foto-graphica italiana illustrata publiée à Naples, la note suivante :
- « Quiconque envoie des épreuves photographiques, scènes de toutes sortes, prend part au concours qui a lieu chaque mois.Tous les lauréats recevront gratuitement un agrandissement de leur épreuve en dimension 30X40. »
- Adresser les épreuves non collées Revista fotografica, 365, Toledo à Naples.
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- Depuis plusieurs années, j’emploie d’une façon constante le papier Artigue. C’est, avec le papier à la gomme, celui qui offre le plus de ressource pour la mise en valeur du cliché. Il permet de modifier à son gré, en faisant varier la durée d’exposition et le mode de développement, les valeurs générales du motif; il donne également, dans une mesure très appréciable, le pouvoir précieux de développer localement l’épreuve. Enfin, il est d’usage bien plus facile et bien moins aléatoire que le papier à la gomme ; j’oserai même dire qu’il est plus facile à manier que tous les autres papiers à développement, bromure, platine ou charbon vulgaire, le papier existe déjà en noir, en sanguine et en bleu; quand M. Artigue nous aura donné le bistre, ce sera encore un grand pas de fait. Dans ces derniers temps, ayant eu à manier simultanément des feuilles des trois couleurs existantes, j’ai fait un certain nombre de remarques qui pourront éviter aux débutants quelques déboires et abréger pour eux la période des tâtonnements.
- D’une façon générale, l’instruction très détaillée qui accompagne chaque rouleau dudit papier renferme des conseils bons à suivre et des indications dont la pratique m’a montré la justesse. Toutefois, je diffère d’avis avec M. Artigue sur un point essentiel, je veux dire sur le choix de la durée d’exposition. Je m’étendrai là-dessus tout à l’heure, mais je préfère d’abord examiner les diverses opérations dans l’ordre logique de leur succession.
- a. Et d’abord, la sensibilisation de la feuille. Il convient de procéder par immersion : c’est le mode le plus rapide et le plus sûr. L’instruction dit : « La solutiou de bichromate devra être à 2 p. 100 et l’immersion durer une minute si la température de la chambre où doit sécher le papier est à 10 ou 15°; à 1 p. 100 et deux minutes d’immersion, si la chambre est à 15 ou 20°; à 1/2 p. 100 et quatre minutes d’immersion, si la chambre est à 20 ou 25°. La sensibilité sera ainsi constante. » Pour un amateur, ceci est d’une application impossible ; le papier est long à sécher; comment s’astreindre à maintenir une chambre à une température déterminée pendant plusieurs heures? Dans le problème à résoudre ici, ce qu’il y a de plus simple, c’est évidemment d’opérer chaque fois dans des conditions semblables.
- En pratique, quand on sensibilise quelques feuilles, on les met à sécher dans le cabinet noir, sans s’inquiéter de la température qui y règne; et en fait, au cours d’une même saison, la sensibilité du papier reste sensiblement constante, et cela doit suffire.
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- II est extrêmement difficile, avec certaines feuilles de papier, d’éviter les bulles au moment de l’immersion. Certaines feuilles acceptent parfaitement le bain; d’autres, dans le même bain, se couvrent de milliers de bulles imperceptibles. La raison, je l’ignore. Toujours est-il que ce phénomène a été pour moi, au début, une cause fréquente d’insuccès. Je n’arrivais pas à chasser ces bulles ; lorsque la feuille était séchée, en la regardant par transparence, elle apparaissait comme sablée d’une infinité de points clairs. Au développement, ces petits points donnaient des points blancs dans les noirs de l’épreuve et des points gris dans les blancs, les figures se trouvaient aussi mouchetées d’une façon irrémédiable.
- J’évite totalement cet inconvénient en mettant la feuille placée sur un verre, charbon en dessus, sous le jet d’un robinet, avant de le plonger dans le bichromate. Ce bain est à 2 0/0; en été, j’y mets un morceau de glace; j’y laisse la feuille de deux minutes à deux minutes et demie.
- b. Le point le plus délicat et la chose la plus essentielle est le choix de la durée de l’exposition; on peut dire que tout dépend de ce choix et qu’ici, une véritable précision est nécessaire.
- Le photomètre Artigue est le seul pratique; les autres, tels que le photomètre Fernande, ne sont pas assez précis. La première opération à effectuer, consiste à déterminer la durée du degré Artigue; cette durée, à l’ombre, selon le temps et la saison, varie de quatre minutes à soixante minutes, et il est bon de le connaître avant de mettre les châssis au jour, nombre de clichés exigeant une durée d’exposition inférieure à 1°; je dirai, pour fixer les idées, que le degré Artigue étant à la fin d’octobre, cette année, vers midi, de 8 à 9 minutes, un grand nombre d’épreuves sur papier bleu, ont dû être exposées seulement 4, 5, 6 ou 7 minutes; en été, l’on arrive à poser avec une montre à seconde.
- Etant donné ce fait que la sous-exposition donne des épreuves douces, sans contrastes, très enveloppées, où les noirs ont l’aspect gris du crayon à la mine de plomb — que la surexposition donne des épreuves vigoureuses, à fortes oppositions, avec des noirs profonds, on doit en conclure que la durée d’exposition d’un cliché déterminé, dépend des trois éléments suivants :
- 1° En premier lieu, la nature même du sujet représenté; tel sujet demande avant tout de la délicatesse, de la légèreté, de l’uniformité; tel autre, de la vigueur, voire delà brutalité et, par suite, des oppositions violentes;
- 2° La densité générale du cliché. L’hydroquinone donne des clichés très transparents,le diamidophénol donne parfois des clichés gris, mais opaques;
- 3° Les valeurs du cliché, cliché uniforme ou cliché à contraste; on aura toujours intérêt à corriger les valeurs générales du cliché dans le sens de l'effet que l’on veut rendre.
- L’expérience m’a montré que, toutes choses égales, d’ailleurs, le papier bleu était deux fois plus rapide que le papier noir; le papier noir, trois à quatre fois plus rapide que le papier rouge.
- Voici quelques durées d’exposition :
- Cliché très transparent à valeur normale : bleu 1 /2°, noir 3/4 à 1°, rouge 3 1/2 à 4°.
- Cliché classique transparent ou cliché léger, mais gris : bleu 3/4°, noir 1® 1/4 à 1° 1/2, rouge 5 à 6.
- Cliché gris opaque : bleu 1° 1/2, noir 3° à 3° 1/2.
- Comme on le voit, ces durées d’exposition sont très courtes, si l’on songe que, par les beaux jours de l’été, le degré descend à quatre minutes d'exposition, et pour améliorer le résultat par des tirages successifs, on devra compter par des fractions de minute.
- Passons maintenant au développement :
- c. L’idéal à rechercher est d’obtenir le dépouillement de l’épreuve par un petit nombre, 20 à 30, de coups d’arrosage avec de la sciure extrêmement claire. De cette façon, le pigment conservera sa fleur et sa profondeur, et ensuite — avantage plus précieux encore — il sera aisé de développer localement l’épreuve; en effet, le jet de sciure doit être clair, si on veut pouvoir le bien diriger, et il convient également que le jet ait une action franche sur la région qu’il frappe. Ainsi, l’on pourra, avec la plus grande facilité, travailler un paysage, ménager le ciel, ombrer les terrains du premier plan, faire fuir les lointains, etc. Pour ces raisons, il faut éviter à tout prix la surexposition, qui, d’ailleurs, et quoi qu’on fasse, donne toujours des
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- épreuves dures et rèches. Mieux vaut sous-exposer; un manque d’exposition, même assez notable, peut toujours se racheter au moment du dépouillement, comme il va être dit.
- Il est essentiel de commencer l’opération du dépouillement avec beaucoup de précautions et de tâter d’abord l’épreuve. Pour ce motif, je ne me sers jamais de sciure chaude, qui dépouille trop vite, exagère les contrastes, et, de plus, est dangereuse à manier; en effet, quand on chauffe le bain de sciure avec une lampe à alcool, la température est loin d’être uniforme dans toutes les parties du bain, lorsqu’on ne le brosse pas tout le temps avec énergie. Si la cafetière ramène alors de la partie inférieure un bloc de sciure trop chaude, l’épreuve peut être perdue; je préfère alterner la sciure froide avec des bains d’eau chaude, dont la température est facile à assurer avec exactitude, et opérer de la façon suivante :
- L’épreuve rincée au robinet et détendue dans l’eau froide, est mise dans un bain à 28° ou 29°; au bout d’une minute ou deux, l’image se dessine en négatif, mais très faiblement.
- Parfois, je ne le distingue même pas, mais cela ne m’inquiète pas autrement; retirant du bain chaud l’épreuve, donner alors un ou deux arrosages de sciure froide très claire; l’image apparaît; replonger l’épreuve dans le bain à 28° pendant une ou deux minutes, la retirer à nouveau et donner encore deux ou trois arrosages de sciure claire. A ce moment, l’image est assez visible pour que l’on puisse distinguer les contrastes, et, par suite, avec un peu d’expérience, connaître si elle est trop bien ou trop insuffisamment posée.
- Si elle est trop posée, la placer charbon en dessous dans un bain de carbonate de soude à 5 0/0, la tâter de temps en temps, et, quand la couche consent à céder, achever le dépouille' ment avec de la sciure assez épaisse.
- Si elle est bien posée, la développer à la sciure froide en la plongeant, de temps en temps, si cela est nécessaire, dans le bain à 28°.
- Si elle est sous-exposée et que l’on craigne d’obtenir une image grise, la plonger dans un bain de 30° à 31°. En ne dépassant pas 31°, je n’ai jamais eu d’accidents. La surveiller très attentivement néanmoins; au bout d’une minute, donner un ou deux coups de sciure très claire. Continuer à opérer ainsi en la replongeant dans le bain très chaud et l’on rétablira les oppositions qui, au début du dépouillement, apparaissaient comme devant être trop faibles; veiller sur les parties claires de l’image; si elles ont tendance à s’arracher, plonger l’épreuve dans l’eau froide.
- Les épreuves ainsi traitées ont une saveur toute particulière et un velouté parfait.
- En terminant, l’on me permettra de souhaiter que les photographes esclaves des papiers au chlorure veuillent bien essayer le papier charbon velours;je ne doute pas qu’après cela, le dit papier au chlorure ne devienne pour eux sans attrait. Ils commenceront ainsi à s’habituer aux papiers à dépouillement, qui sont les seuls complets ; peut-être alors les fabricants se décideront-ils à chercher dans cette voie, et nous doteront-ils de papiers variés, intermédiaires entre le papier Artigue et le papier à la gomme ; se dépouillant à la sciure de bois ou mieux, à 1 eau chaude simplement, acceptant l’action du pinceau et se prêtant ainsi le mieux du monde au traitement local de l’image.
- ' DE 15 E corte (corse) prise du pont sur le Tavignano Cliché de M. (j_ Loiseau. Diplôme de mérite du Concours d’instantanés
- (.Bulletin du Photo-Club).
- C. PüYO.
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- RECETTES & PROCÉDÉS
- Cliché de M. G-. Jougla. TRANSPORT DE GUERRE
- Persulfat8 d’ammoniaque.
- Ce réducteur, d'action irritante pour la peau, actuellement à l’étude, présente, d’ores et déjà, les avantages reconnus suivants :
- 1° Il s’attaque d’abord aux parties les plus denses du cliché; on voit son action cesser dès qu’on immerge le négatif dans l’eau pure additionnée de sulfite de soude : on peut donc facilement en surveiller l’action graduelle;
- 2° Mélangé à l’acide sulfurique (1 0/0), le persulfate d’ammoniaque (5 0/0) attaque la gélatine surexposée dans le procédé au charbon;
- 3° Il enlève complètement le voile rouge dû à un excès d’ammoniaque employé dans le développement à l’acide pyrogallique ;
- 4° Enfin, analogue en cela au persulfate de potasse, il permettrait d’obtenir des oppositions marquées dans le développement au platine d’épreuves positives ternes et plates. Il suffirait de remplacer 1/8 du bain de développement habituel par une solution de persulfate à 5 0/0.
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- Nouveau papier au ferro-prussiate
- Une nouvelle formule de préparation du papier au ferro-prussiate, vient d’être donnée :
- Prussiate rouge de potasse. . 2 grammes
- Arrow-root.................. 2,5 —
- CiLrate fer ammoniacal .... 3 —
- Eau distillée............... 30 —
- Le citrate de fer dissous dans 10 grammes d’eau distillée, est versé dans la colle, encore chaude, fournie par l’arrow-root ajouté à la dissolution du prussiate rouge, dans 20 cc. d’eau; le mélange ayant été chauffé jusqu’à ébullition. L’encollage de cette bouillie doit être fait fortement sur le papier et rapidement, à cause de son degré de siccité.
- L’emploi de ce nouveau papier est absolument le même que celui de l’ancien papier au ferro-prussiate. Il a l’avantage de se conserver beaucoup plus longtemps et d’être bien moins instable, surtout quand il s’agit de papier mince et de peu de consistance résistante à l’eau.
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- Renforcement des épreuves au platine
- l Solution saturée d’acide gallique. 50 centig.
- \ Solution nitrate argent à 10 %• • 2 —
- 1 Acide acétique cristallisable. . . 10 gouttes
- ( Eau............................ 50 gram.
- t Cliloroplalinile potassium ... 1 gramme
- 2° j Acide phosphorique........... 15 centig.
- ' Eau.......................... G00 gram.
- Les épreuves lavées sont plongées dans le premier bain jusqu’à obtention du renforcement désiré ; puis lavées dans trois paires d’eaux, additionnées d’acide acétique et enfin virées dans le deuxième bain, jusqu’à temps que les parlies rouges des épreuves soient devenues d’un beau noir. On lavera abondamment pour terminer et de préférence, à l’eau courante.
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- Magnésium et Aluminium
- Nous croyons intéressant de résumer brièvement les diverses recherches faites à ce jour des mélanges employés en photographie nocturne :
- Soufflée à travers une flamme, la poudre d’aluminium est loin de s’enflammer entièrement. Mélangée en proportion de 1/4 de poudre de lycopode et de 1/20 de nitrate d’ammoniaque, la combustion ne donne que la seizième partie de l’effet produit par la poudre de magnésium mélangée en mêmes proportions avec les mêmes substances.
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- étude de pont (Gironde) Cliché de M. Salomon Foy, à Bordeaux
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- L’aluminium donne seulement un effet égal au magnésium, mélangé dans la proportion de 8 parties à 20 parties de chlorate de potasse et à 2 parties de sucre. Mélange dangereux, détonnant au choc et dont on ne peut se servir sans danger dans la pratique.
- On a encore employé l’aluminium dans les
- formules suivantes :
- j Aluminium pulv............... 1 partie
- 1 ( Hvpermanganate de polasse. . . 2 —
- (Doct. Demûle, Glasenapp).
- ! Magnésium pulv............... 5 parties
- Aluminium pulv...............3 —
- Phosphore rouge ............. 1 —
- (Ommegank).
- (Aluminium..................... 1 partie
- Magnésium.................... 2 —
- Permanganate potasse......... 3 —
- Ces trois formules sont inférieures de beaucoup aux mélanges magnésiens purs, sans association d’aluminium; donnant une intensité lumineuse bien inférieure au magnésium, une vitesse de combustion moins rapide et au moins autant de fumée que les mélanges purs de magnésium.
- C’est donc sur les mélanges de cette dernière substance que se sont portés l’attention et le travail des savants. Nous donnons les diverses formules préconisées aujourd’hui avec leurs avantages et leurs inconvénients :
- .1 Magnésium........................ 1 partie
- t Authion (persulfate de potasse) .2 —
- (Kessler).
- Ce mélange brûle en 1/30 de seconde; d’intensité moyenne et donnant beaucoup de fumée.
- f Magnésium................. 9, 6 parties
- 2° J Hyperchlorate de potasse
- ( anhydre................... 13, 8 —
- (Kohmann et Galaosky).
- Intensité lumineuse plus forte que dans la précédente formule; mais fumée beaucoup plus considérable et rapidité (1/20) moindre.
- Magnésium pulv................ 9 parties
- Chlorate potasse............. 13 —
- 3°< Tartrate de baryte............ 5 gr. 5
- i Perchlorate de potasse........ 2 gr. 7
- i Chlorure de sodium............ 0 gr. 5
- Ce mélange s’enflamme au moyen d’une amorce préparée à l’aide du mélange.
- Sucre de lait........ 1 partie
- Chlorate potasse.....3 —
- Cette poudre, surtout recommandée par Kohmann, Galaosky et Kessler, pour l’obtention des reproductions sur plaques orthochromatiques, à l’aide des éclairs de lumière artificielle, donne une combustion de coloration jaunâtre, d’intensité assez forte et d’une durée de 1/5 de seconde. C’est cette durée assez longue decombustion qui est recherchée dans l’impression de plaques orthochromatiques déjà lentes par elles-mêmes.
- Toutes ces formules sont dangereuses à préparer et à manier; surtout celles où entre du chlorate de potasse. Aussi doit-on ne pas se servir de ces poudres envases clos, et ne pas obtenir leur effet à l’aide d’une soufflerie agissant sur le récipient où elles sont renfermées, mais bien en user à l’aide de projections à l’air libre, et sur un foyer incandescent ou sur une flamme quelconque.
- Les Nouveautés photographiques
- Le Chronophotographe de salon Gaumont
- L’emploi des Chronophotographes A. Démeny s’étant étendu au domaine des amateurs photographes, les ateliers de précision L. Gaumont et Cie ont exécuté un appareil de salon, présentant la possibilité d’employer toutes les bandes positives actuellement dans le commerce photographique, à l’aide de la perforation à quatre trous.
- Le nouvel appareil se distingue par de nombreux avantages dont le principal est de mettre, par son prix, le chronophotographe de salon à la portée de toutes les bourses.
- Si nous passons en revue les différentes parties de l’appareil, nous trouvons :
- 1° du côté de la pellicule : facilité d’enrouler dans un magasin plus de 60 mètres de celle-ci et de faire passer des pellicules n’ayant pas de solution de continuité, à diverses reprises, devant les yeux des spectateurs ;
- 2° du côté du mécanisme : sensibilité extrême et douceur. La manivelle fonctionne avec
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Cliché de M. de Bioncourt. Diplôme de mérite du Concours d'instantanées
- souplesse et régularité absolue, faisant mouvoir les organes et leurs engrenages sans produire le plus petit bruit et sans grincement aucun ;
- 3° Du côté de l’image projetée, on peut assurer une absolue stabilité de projection en faisant emploi de bandes prises avec un bon appareil;
- 4° Le chronophotographe de salon permet l’emploi de toutes les lanternes de projection;
- 5° Il est impossible de voir le moindre dérèglement se produire dans l’appareil ;
- 6° L’usure des divers organes peut être considérée comme nulle, ceux-ci étant animés d’un mouvement circulaire qui rend insignifiant l’émoussement de n’importe quelle pièce;
- 7° Le chronophotographe marche à la main ou automatiquement; il peut être animé d’une vitesse quelconque, aussi forte qu’on le voudra sans crainte d’abimer le mécanisme ;
- 8° Enfin, avantage qui n’est pas à dédaigner; avec le chronophotographe de salon, il n’existe aucun danger d’incendie.
- Le principe sur lequel repose l’application du chronophotographe de salon est le même que celui de tous les appareils à projections mouvementées. Si nous regardons un objet éclairé, notre œil conserve l’impression lumineuse, la source de cette lumière étant supprimée. Cette persistance d’impression sur la rétine est d’environ 1/40 de seconde. Supposons une suite de photographies d’une même scène, prises à des moments très rapprochés et projetées ; la lumière éclipsée pendant le remplacement d’une image par une autre qui la suit à intervalle de 1/40 de seconde, nous aurons l’illusion de la scène en mouvement. Passons maintenant de la théorie à la pratique.
- Ayant pris, au préalable, les images d’une scène quelconque sur une bande pelliculaire, on la fait passer dans une sorte de couloir percé en son milieu d’une fenêtre dont le centre est dans l’axe d’un objectif placé devant. Cette pellicule percée de trous équidistants et assurant le passage rigoureusement exact et successif des diverses images photographiées, avance à l’aide des organes renfermés dans l’intérieur de l’appareil. Un autre organe, placé entre la fenêtre et l’objectif, démasque ce dernier pendant l”arrêt de la pellicule pour le recouvrir pendant son déplacement. Le temps de ce déplacement doit être, nous l’avons vu, inférieur à 1/40 de seconde : il s’ensuit que tout le mécanisme doit fonctionner avec rapidité.
- Un appareil animé d’un mouvement de va-et-vient, et dans lequel des masses plus ou moins pesantes sont arrêtées brusquement est bientôt hors d’usage, De même, les
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- magasin ,-Supérieur
- trous dans lesquels se font les engrenages des pièces de l’appareil doivent rester absolument intacts, sans quoi les diverses images ne se superposeraient plus exactement. Il
- s’ensuit que tout appareil entraînant la pellicule par trac- .....
- tion brutale la rend bientôt hors d’usage.
- Ces deux inconvénients disparaissent dans le chrono-photographe de salon. Le mouvement continu de rotation, uniforme comme vitesse, supprime le premier. D’autre part, il n’y a, à chaque image projetée, qu’une très petite portion de la pellicule qui s’arrête; de poids si petit qu’on peut le déplacer rapidement et faire succéder ainsi, sur l’écran, dans une seconde, un grand nombre d’images, sans dommages pour elle.
- La bande pelliculaire, enroulée sur une bobine perforée longitudinalement dans son centre, est placée dans le magasin supérieur en enfilant la bobine, sur la broche horizontale fixée au centre de ce magasin, l’extrémité de la bande engagée dans une fente ouverte à la partie inférieure de ce magasin.
- On tire alors une portion de bande à soi ; on l’engage sous le cylindre denté en introduisant les dents dans les perforations de la bande; puis on la passe pour l’amener sous la came et ensuite sur le cylindre denté en introduisant encore les dents dans la perforation de la bande. On la glisse ensuite sous le galet régulateur et de là dans le magasin inférieur où on l’assujettit sur la bobine réceptrice enfilée sur la broche horizontale fixée au centre de ce magasin. S’il plaît de la recevoir en vrac dansun panier,au lieu de l’introduire dans le magasin, onlafait simplementpasser par lafente.
- D’après cette description, on voit donc
- BOUCLE
- MAGASIN INFERIEUR
- que tous les organes tournent
- a Monaco. — Cliché L. Gastinb
- jumelle se place au premier ram
- point de vue de l’optique et de l’ébénisterie photographique.
- d’une façon continue, sans exception, et dans un sens uniforme. Il ne peut, par conséquent, se produire aucun choc pouvant amener une détérioration de l’appareil et de ses bandes. Bon fonctionnement et parfaite conservation de celles-ci en sont la conséquence ; nous avons dit, en commençant, qu’à ces avantages venait s’ajouter celui de pouvoir se servir de n’importe quelle lanterne de projection du commerce.
- *
- Jumelle stéréoscopique Mackenstein
- La maison Mackenstein vient d’apporter à sa Jumelle stéréoscopique déjà si complète, de nouveaux perfectionnements. Nous comptons en donner une description complète prochainement. Disons aujourd’hui que son volume plus restreint encore que précédem-mentpermetl’emploi de 24plaques 8X9ou del2plaques 8X18, séparées ou entières, celle-ci peut être employée sous la forme panoramique grâce à un décentrage des plus ingénieux, qui permet d’utiliser l’angle total embrassé par l’un des objectifs stéréoscopiques. Le magasin a été modifié, de même que l’obturateur. Cette des appareils stéréoscopiques offrant toute garantie au
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- CHAMBRE SYNDICALE
- des Fabricants et Négociants
- En Appareils, Produits et Fournitures photographiques
- Procès-Verbal de la Séance du 2 Mai 1899.
- La séance est ouverte à 9 heures par M. J. Dubouloz, Président, assisté de M. Mantois, vice-président, de MM. Molteni, Hermagis, Balbreck père, présidents d’honneur, de M. J. Demaria, 9m° vice-président, de M. L. Gaumont, secrétaire général, de M. Jarret, secrétaire, de M, Mercier, trésorier, de M. Mattioli, archiviste.
- Membres présents : MM. Delbosque, Grieshaber, Degen, Korsten, Duplouich, Joux, Brezinski, Turillon, Lacour, Guilleminot René, Echassoux, Demaria Henri, Billant, P. Donny, jMétais, Loril-lon, Faine, Reeb, Roussel, Lezy, Ludwigk, Bondon, Alibert, Dalmais.
- Excusés : MM. Gastine, Mackenstein, Allié.
- Le secrétaire donne lecture du procès-verbal de la dernière séance qui est adopté.
- Le trésorier donnera à M. Gaumont les numéros des deux obligations achetées avec les fonds de réserve.
- MM. Poulenc frères demandent à être représentés au syndicat par M. Labarbe. M. Labarbe est accrédité.
- M. Gaston Chaumont, 78, rue du Rocher, qui vient d’ouvrir à cette adresse une maison d’articles photographiques, demande un jeune homme pour apprendre le commerce.
- M. Lecourt remercie la Chambre de sa nomination comme membre actif.
- La Société « Le Clairon » adresse son nouveau catalogue.
- La Société photographique de l’Est de Yincennes envoie le programme des causeries de M. Reeb.
- Madame Chatrousse demande à la Chambre syndicale d’adhérer au Congrès de l’Art et du dessin; la proposition est adoptée.
- M. P. Jouet, imprimeur chromolithographe demande une personne compétente pour prendre la direction des travaux photographiques dans sa maison.
- M. le Président remercie M. Bondon d’avoir bien voulu servir d’expert dans un différent soumis à la Chambre syndicale.
- M. Rousset, Directeur du journal VArbalète, fait parvenir un exemplaire de son journal portant le compte-rendu de la séance du Banquet.
- M. le Président lit différents articles de journaux où il est parlé en termes élogieux de l’Exposition Franco-Russe tenue à Saint-Pétersbourg. Cette Exposition a été un vrai succès pour l’Art et l’Industrie Française.
- M. Stiassnie, en sa qualité d’étranger ne pourra faire partie de la Chambre syndicale, comme membre actif, que dans un délai de trois mois. M. Stiassnie emploie, depuis plus de cinq ans, presque exclusivement des ouvriers français dans ses ateliers.
- MM. Breton Henri et Cie, mécaniciens, 50, boulevard delà Villette, présentés par MM. Balbreck et Dubouloz.
- M. Donny Paul, constructeur du laboratoire portatif Develobox, demeurant à Paris, rue du Printemps, 2, présenté par MM. Demaria Henri et Dubouloz.
- M. Masson Henri, Négociant en appareils photographiques, demeurant à Paris, IG, avenue de la Grande-Armée, présenté par MM. Demaria Henri et Dubouloz.
- Sont élus à l’unanimité membres actifs de la Chambre syndicale :
- MM. Amédée Oliveau et fils, imprimeurs-photograveurs, 6 et 7, quai de la Douane à Bordeaux, présentés par MM. Dubouloz et Demaria Henri, sont élus à l’unanimité membres correspondants de la Chambre syndicale.
- A la prochaine réunion de la Chambre syndicale, il sera procédé à l’élection de M. Sylvestre, photographe à Lyon, présenté comme membre actif par MM. Gaumont et Lacour.
- M. le Président fait remarquer qu’il attend encore la réponse de la maison Lumière pour l’envoi des circulaires se rapportant à l’avilissement des prix.
- M. le Président annonce l’envoi d’une circulaire donnant le programme de la soirée du 9 mai prochain organisée par les Chambres syndicales de l’optique et des Industries Photographiques pour examiner la situation faite aux industriels par la nouvelle loi sur les accidents du travail; cette réunion sera suivie d’une conférence de Maître Coulet, avocat à la Cour d’Appel sur les conséquences de celte nouvelle loi. M. le président demande à tous les membres de la Chambre syndicale d’assister sans exception à cette réunion pour former un groupe important destiné à résister et à réagir contre les conséquences de la nouvelle loi.
- L’Association Polytechnique remercie la Chambre syndicale du concours qu’elle lui a prêté cette année pour l’organisation de ses cours de photographie, elle demande que ce Concours lui soit encore assuré pour l’année prochaine.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Sur la demande de M. Degen, M. le Président fait allouer les prix suivants aux Associations Polytechnique et Philotechnique pour les élèves ayant suivi les cours de photographie :
- Deux Prix d’Honneur :
- Un objectif offert par M. Lacour.
- Un objectif offert par M. Jarret.
- Chacun de ces objectifs sera muni d’un obturateur offert par M. Mattioli.
- Deux Premiers Prix comprenant chacun :
- 1 Détective Kornsten 9x12.
- 1 boîte de plaques 9x12 offerte par la maison Guilleminot.
- 1 — — — offerte par la maison Grieshaber.
- 1 flacon de révélateur offert par M. Reeb.
- 1 flacon de fixe-clichés offert par M. Mercier.
- 1 pochette de papier sensible Tambour offerte par M. Bondon.
- 1 lanterne de laboratoire offerte par M. Demaria.
- 2 dégradateurs offerts par M. Ludwig.
- 1 manuel photographique édité par la Chambre syndicale.
- Deux Deuxièmes Prix comprenant :
- 1 détective Demaria offerte par M. Dubouloz.
- 1 détective Demaria offerte par M. Mantois.
- Deux Troisièmes Prix comprenant :
- 1 jumelle photographique Demaria offerte par M. Demaria.
- 1 jumelle photographique Kornsten offerte par M. Kornsten.
- M. le Président a le plaisir d’annoncer à la Chambre que les frais occasionnés par l’exposition des épreuves du concours de photographie instantanée ont été couverts par la participation de la plupart des membres de la Chambre syndicale à une Exposition individuelle de quelques appareils de leur fabrication et moyennant une faible rétribution de 10 francs par exposant. *
- M. le Président propose d’organiser du 15 juin au 10 juillet prochain, dans les salons du Cercle de la librairie, une exposition générale de photographie réservée aux membres de la Chambre syndicale. M. le Président fait remarquer qu’avec très peu de frais et une publicité bien dirigée, on pourrait intéresser le public aux nouveautés photographiques, ce dont bénificieraient tous les membres de la Chambre syndicale.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 11 heures.
- *
- ERRATUM
- Par suite d’une regrettable erreur de composition, dans le tirage de notre dernière planche en photocollographie3 le radeau que nous reproduisons dans cette planche a été attribué à M. HICHS, lauréat du Concours d’instantanés, tandis que son véritable auteur est M. E. SOULLIER à N euilly-s-Seine. M, E. SOULLIER a obtenu à ce concours le PREMIER PRIX de la deuxième catégorie.
- On demande un bon retoucheur de clichés connaissant un peu d’opération et de tirage.
- S’adresser à M. Voelcker, photographe, à Saumur.
- BON-PRIME
- offert aux Lecteurs de “ La Photographie Française”
- Détacher ce Bon et l’adresser a M. PRAT, directeur de LA VRAIE MODE, 227, rue Saint-Honoré, Paris, pour recevoir gratuitement un abonnement à “ LA VRAIE MODE ” pendant un mois.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- L’ « Association Belge de Photographie » organise un grand concours de diapositives pour projections. Les collections doivent se composer de 12 épreuves et être adressées avant le 15 octobre 1899, à cette Association (Palais du Midi, Bruxelles).
- Du 26 août au Ie1' octobre 1899, exposition de photographies d’Art, organisée par la Société de Photographes amateurs de Hambourg. Dernier délai des envois : 5 août, à l’adresse de M. E. Juhl (Hambourg, Kunsthalle).
- « Le Vieux-Honfleur », Société d’Ethnographie Nationale et d’Art populaire, organise une exposition-concours, comprenant trois sections :
- 1° Concours entre les Sociétés d’amateurs de Photographie de France et du Canada; 2° Concours individuel entre amateurs de ces deux pays; 3° Concours individuel entre photographes professionnels de ces deux pays. Toutes les photographies doivent se rapporter à la Normandie ou au Canada. La dernière limite pour les envois est le 1er juillet. Ceüx-ci doivent être adressés à M. E. Gofïinet, rue Bucaille (Honlleur).
- Bibliographie
- Dix leçons de Photographie (Cours professé au Muséum de Toulouse), par M. Euoène Trutat, docteur ès-sciences, directeur du Muséum de Toulouse, etc. — 1 vol. in-18 jésus; avec fig. 1899. 11 n’existe actuellement aucun enseignement élémentaire oihciel de la Photographie; les cours professés sous le patronage de Sociétés diverses, sont le plus souvent laissés à la libre disposition de ceux qui les font, parfois trop abstraits, trop savants.
- La Municipalité de Toulouse a comblé cette lacune et cette année, elle a chargé M. Trutat de faire une véritable « École de Photographie. » Ce sont les dix leçons élémentaires professées au cours primaire, que M. Trutat présente aujourd’hui au public.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Partant de l’origine et du développement de la photographie, il passe successivement en revue le matériel photographique, objectifs, principes élémentaires d’optique, action de la lumière, plaques anciennes et nouvelles, papiers positifs, etc. Les procédés modernes de développement de virage, de virage-fixage; les impressions photo-mécaniques et l’art en photographie, trouvent leur place dans cet excellent volume indispensable à tout néophyte photographe comme à ceux qui pratiquent cet art sans bien en connaître les bases; est assuré d’un succès certain dans le monde photographique.
- Traité pratique de Photomicrographie (Le microscope et son application à la photographie des infiniment petits), par M. Mathet, pharmacien de tr0 classe.— 1 vol. broché de 260 pages, avec nombreuses figures et planches hors texte. — Charles Mendel, éditeur, 118, rue d’Assas (Paris).
- Après avoir étudié à fond le microscope photographique, objectifs (nouveaux systèmes achromatiques et apochromatiques) et condensateurs, l’auteur décrit minutieusement la composition d’un appareil photomicrograpliique, pris pour type, avec planches et figures explicatives des opérations complexes nécessaires pour arriver à un résultat final convenable.
- La photo-micrographie instantanée, stéréoscopique, en lumière polarisée, sur fond noir etc. sont traitées en détail. Un résumé dQ technique microscopique analysant les dernières méthodes préconisées, termine ce livre qui forme actuellement l’ouvrage le plus complet sur cette matière.
- Principes et pratique d’art en Photographie, (Le Paysage), par M. F. Dillaye.
- C’est son cours professé à la Société française de Photographie que M. Dillage a résumé en six leçons. La perspective ; les compositions ; la Lumière : les Genres divers et les différents «trucs»; le Développement et les Tirages artistiques; les Grands Elfefs, tels sont les titres des six chapitres, écrits avec la clarté, la précision, le coloris et la hauteur de vues dont l’auteur est coutumier. Tous les modes de paysages, les Contrastes, les effets de lumière, les différentes formes de compositions, etc. y sont successivement traités, s’enchaînant et se complétant les uns les autres.
- Des dessins techniques et de nombreuses reproductions très réussies de photographie artistique appropriées au texte complètent ce livre qui trouvera, dans le monde photographique, la vogue et le succès qui ont toujours accueilli la série d’ouvrages du même auteur sur l’Art en Photographie.
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- Papiers Photographiques
- Au citrate d’argent, rose, mauve, blanc. Au bromure d’argent mat pour agrandissements.
- Au plalino-bromure d’argent par contact
- Plaques Photographiques
- jj Pour la pose : Etiquette Blanche. — Extra-rapides
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- Pour positifs projections
- Etiquette Rouge
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