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- L’Obtention d’images colorées monochromes et polychromes par voie chimique, par le professeur Namias...................... 12
- Le Rôle de l’accommodation oculaire en photographie, par M. le Lt-Colon1 Moessart. 15
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- Depuis que les plaques au gélatino-bromure d’argent d’abord, puis les objectifs extra-rapides, plus récemment, ont rendu facile et réalisable, à peu près pour tous, la photographie instantanée, les appareils destinés à ce genre de reproduction se sont multipliés, et les détectives, les jumelles surtout, existent en modèles des plus variés.
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- parce que le gros public, un peu trop exigeant, voudrait avoir pour des sommes extra réduites, cejqu’il est impossible de donner à bas prix. Un bon objectif extrarapide, un appareil permettant la substitution automatique des plaques neuves non encore impressionnées, aux plaques faites, c'est-
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- à-dire qui ont été soumises à Faction de la lumière dans l’appareil, sont choses qu’on ne peut réunir à bon marché.
- En revanche, dans les prix moyens et surtout dans les prix un peu élevés, il existe des appareils de premier ordre, comme qualité et au point de vue des résultats qu’ils permettent d’obtenir, dans les types d’instruments les plus demandés.
- Ce qui fait défaut, par exemple, c’est l’appareil qu’on pourrait appeler l’appareil tVexplorateur. Celui-là n’existe réellement encore dans aucun type et il est à créer non seulement parce que les explorateurs ne sont plus quantité négligeable aujourd’hui,mais surtout parce qu’il s’appliquerait aux besoins de tous ceux qui, sans être des explorateurs au sens géographique du mot, explorent le monde, allant d’un bout à l’autre du globe pour leur plaisir ou pour leurs affaires. Avec les moyens de transport rapides, économiques et confortables, avec la multiplicité des relations internationales, ces voyageurs sont aujourd’hui légion et ils méritent que l’industrie photographique songe à leurs besoins parce qu’ils seraient essentiellement amateurs photographes... s’ils pouvaient l’être.
- Au commencement de l’été dernier, je disais à mon excellent ami..., — et pourquoi ne pas le nommer? — Armand Lafrique, qu’on venait de nommer Résident de France au Tonkin :
- « — Vous allez vous rendre dans un pays où tout est curiosité pour nous Européens; vous en reviendrez dans quelques années,— définitivement, je l’espère, — plein de souvenirs charmants et avec une cargaison de bibelots exquis..., il n’y a qu’une chose que vous ne rapporterez pas et ce sera grand dommage : ce sont des vues du pays pour illustrer les articles techniques et les charmantes nouvelles, poésie, en pièces (car A. Lafrique est un écrivain des plus exquis comme chacun sait) que vous pourrez faire sur l’extrême-orient après votre belle œuvre de colonisation.
- « Que n’êtes-vous amateur photographe!
- — Hélas !
- — Mais quoique ne l’étant pas, vous devriez néanmoins emporter un appareil, car, dans vos loisirs au Tonkin, dans les moments d’amertume où l’on a besoin d’une occupation délassante, pour ne pas trop regretter les chers absents, vous le deviendriez, (amateur).
- — C’est absolument mon avis et je songeais justement à vous demander de m’indiquer un appareil peu volumineux et pas trop cher, car, pour un débutant comme moi, vous comprenez que ce serait du gaspillage que l’acquisition d’un instrument de grande valeur comme...
- — Diable! je conçois votre raisonnement; il est très logique, si l’on se place à votre point de vue... et il n’est guère possible, en un instant, de vous faire comprendre que votre manière de voir n’est peut-être pas la meilleure... Au surplus, vous m’opposeriez peut-être aussi des arguments
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- plus embarrassants; je n’insiste donc pas; je vais tenter de vous trouver l’objet rare : « à la fois excellent et bon marché » et je vous le porterai à Marseille en allant vous donner à bord du paquebot la dernière étreinte amicale. »
- Quelques jours plus tard, je portais en effet, à mon excellent ami, à Marseille, l’objet cherché ; une jumelle d’un prix très modique, munie pourtant d'un objectif remarquable et dont le fonctionnement ne laissait rien à désirer. Je l’avais au préalable essayée pendant plusieurs jours et dans des conditions d’éclairage très variées pour bien m’en assurer.
- La veille du départ, nous allâmes tous deux prendre des vues sur le vieux port pour expérimenter une fois de plus cette remarquable jumelle. L’ami Lafrique lit personnellement une jolie série de clichés avec l’instrument pour se bien familiariser devant moi avec son emploi. Il était parfaitement au courant du maniement et ravi des résultats, car le soir môme nous avions ensemble développé les clichés.
- Il y a deux mois environ, j’ai reçu, par l’entremise d’un ami qui revenait en France et qu’il avait chargé de celte commission, la fameuse jumelle de Lafrique !!!... !!!... Horribles détails!!! je n’eus pas à l’examiner longtemps pour comprendre comment mon débutant n’avait pu en tirer aucun résultat là-bas et pourquoi il déclarait renoncer à la photographie.
- L’objectif n’avait pas bronché. L’appareil n’était évidemment jamais tombé; il n’avait reçu aucun choc de nature à l’altérer ; il n’avait pas été trempé dans l’eau, car le vernis de sa gaine l’attestait, mais à part cela, il était dans un état pitoyable, lamentable, rouillé, oxydé, disloqué, déjeté, hors d’état de faire tomber une plaque ; absolument inutilisable, en deux mots.
- i Et les seuls coupables de ce désastre étaient ces deux ennemis de la photographie qui se nomment la Chaleur et VHumidité.
- Depuis que mon ami s’est rendu au Tonkin, le fabricant de cette excellente jumelle, qui est un de nos meilleurs constructeurs parisiens, a envoyé par mon entremise dans le midi de la France force jumelles semblables qui donnent des résultats remarquables dont les acquéreurs sont enchantés, car ils ne tarissent pas d’éloges sur leur compte.
- Ce sont donc des appareils parfaits, malgré leur prix très modique... mais pour les colonies et en particulier pour l’Extrôme-Orient, ils ne valent pas mieux que tous les autres. On ne peut rien en faire; il faut absolument y renoncer.
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- Une fois de plus, cet exemple démontre qu'il faut, pour les colonies, des appareils spéciaux; ce n’est pas une vérité nouvelle; mais tout en 1# reconnaissant, on ne fait rien pour les réaliser...
- Quel est donc le constructeur qui entreprendra enfin cette fabrication particulière dont il pourrait se faire si facilement une fructueuse spécialité?
- Le voyageur autour du monde a besoin d’appareils photographiques absolument à l’abri des écarts de la température et de l’humidité. En Extrême-
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- Orient, on vit dans un perpétuel bain de vapeur. Au Sahara, on subit à midi 35 à 45° de chaleur et, la nuit du même jour, on allume du feu parce que la température descend à plusieurs degrés au-dessous de zéro.
- Aux pôles, les grands froids dessèchent tout. Partout, au voisinage des côtes marines, l’air salé oxyde les métaux en quelques heures et moisi! les cuirs... la mécanique et Fébénisterie ordinaire dans de telles conditions ne peuvent absolument pas résister.
- Dans l’appareil du « Globe-trotter » les bois doivent être autant que possible éliminés, réduits du moins au strict indispensable et rendus rigoureusement « anti-hygrométriques » si l’on peut ainsi dire. — Ce qui n’est pas d’ailleurs irréalisable puisqu’en les faisant tremper quelque temps dans de la paraffine bouillante, par exemple, on arrive à les rendre absolument insensibles à toute influence de l’humidité.
- Les métaux particulièrement oxydables comme le fer, le zinc et b' cuivre lui-même doivent être bannis. Mais l’aluminium et le nickel, en revanche, sont fort peu oxydables, et l’on peut avoir en outre recours aux revêtements de métal sur métal, qui permettent l’emploi, sans trop de frais, des métaux plus précieux mais moins oxydables qu’on ne pourrait employer pour les pièces massives.
- Tous les mécanismes très délicats comme ajustage doivent être également exclus. Enfin le cuir doit être écarté autant que possible, tandis que certaines substances,comme l’ébonite au contraire,sont d’un usage tout indiq ué.
- Tracer ici le programme à remplir n’est pas au surplus notre rôle, il suffit que nous nous bornions à dire que le problème n’est pas irréalisable et qu’il y a un grand intérêt industriel et commercial à tenter de le réaliser. Les principes de cette construction spéciale déterminés, il faudrait les appliquer aux divers types courants d’appareils de touristes sur pied du 9 X 12 au 24 X 30, aux divers détectives les plus usités et à quelques types de jumelles simples et solides pour constituer un matériel complet d’une vente certaine, non seulement en France, mais à l’étranger.
- Il serait aisé de compléter, en outre, cette série d’appareils par un matériel de laboratoire également étudié en vue des colonies pour lesquelles il faut aussi quelques produits spéciaux, car la partie chimique elle-même, aux colonies, demande à être modifiée.
- Quand on connaît le monde des grands voyageurs et des explorateurs, ont est frappé, en y réfléchissant, du nombre relativement infime de ceux qui, chez lui, se livrent à la photographie, tandis qu’au contraire, presque tous les touristes européens et même du nouveau monde sont amateurs photographes. Or, cela ne tient absolument qu’aux défauts présentés par le matériel ordinaire quand il est transporté dans des contrées où les conditions climatériques et celles de l’atmosphère sont absolument différentes.
- Gréer ce matériel spécial serait donc transformer tous les globe-trotters et les explorateurs en clients, la chose n’est pas à dédaigner. Espérons qu’il se trouvera un constructeur français assez hardi et indépendant pour le tenter. L. Gastine
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- SORTIE I)E LA grand’miîsse en Bretagne Cliché de M. H. Lemoine.
- Ite Pôle de la Radiographie en Chinipgie
- Dans la Revue scientifique, M. le Professeur Lannelongue publie un très remarquable article sur La Chirurgie d’urgence, c’est-à-dire sur les cas où le chirurgien et le médecin doivent ne pas hésiter à intervenir d’urgence par une opération chirurgicale, — article dont nous extrayons le passage suivant, parce qu’il est particulièrement suggestif :
- « Je pose en règle que dorénavant on ne doit plus soigner une fracture quelconque des os des membres, du rachis, du crâne, du bassin, sans en faire prendre la radiographie si l’on en a la possibilité. Beaucoup de luxations doivent être comprises dans la même formule. Avec l’aide de la radiographie, le malade, sa famille, le médecin lui-même ont une sécurité entière.
- « Deux faits tout à fait récents m’autorisent à vous montrer les inconvénients qu’il peut y avoir à n’y pas recourir. Le premier est celui d’une fracture de jambe datant de deux mois lorsqu’on me manda en consultation; elle avait été traitée en province par le massage. En rentrant à Paris, le malade se fît radiographier : il n’y avait pas de consolidation, mais un chevauchement de 8 à 10 centimètres, et une déviation angulaire telle que le pied déjeté en valgus était totalement en dehors de l’axe de la jambe. J’ai confié ce malade aux soins de M. Mauclaire, qui justement assiste à cette leçon et pourrait fournir de plus amples renseignements.
- « Le second cas est celui d’une luxation méconnue de l’épaule. Voici, à ce sujet, un fragment de la lettre que m’écrit ce matin même un de mes anciens internes :
- « Le .. juillet, dans la soirée, je fus appelé près d’une dame de quarante ans passés — de 90 kilos — qui venait de tomber de bicyclette. Je crus à une violente contusion de la partie du bras, et, malgré une exploration soignée, je ne reconnus pas de luxation.
- « Je fis faire des massages par un médecin masseur suédois, qui fut du même avis, et un autre médecin appelé, après avoir cru à une luxation, se rangea à mon opinion. J’examinai la malade quatre autres fois, et mon idée resta la même. Le masseur palpa quoti-
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- diennement le membre et ne pensa pas à autre chose. D’ailleurs, vous pouvez vous rendre compte d’une épaule chez une obèse, quand il y a de l’épanchement, de l’ecchymose et du gonflement.
- « Bref, la malade partit, alla chez elle; son médecin la fit radiographier (ce que je ne pouvais faire pour cause de manque d’appareil), reconnut une luxation avec arrachement de la tête de l’humérus, fit faire à la malade le voyage de Paris, et fit opérer la réduction de l’épaule sous une pression de 60 kilos.
- « La malade me réclame une grosse indemnité; et si, d’ici à quelques jours, je n’ai pas répondu, elle m’intentera un procès, augmentera sa demande de dommages, et se chargera de donner aux débats une publicité dont on s’apercevra. »
- Cet avis si catégorique de M. le Professeur Lannelongue, et les faits encore plus démonstratifs qu’il cite, sont à rapprocher de l’hostilité sourde qui existe dans le monde médical contre la radiographie.
- Quand on voit combien de fractures sont mal réduites, combien d’entorses simples même ou d’accidents légers analogues, sont traités comme de véritables fractures, tous cas sur lesquels la radiographie, apportant une certitude, prendrait le médecin en flagrant délit d’erreur, on s’explique cette hostilité, sans toutefois l’excuser. — Mais il appartient au malade de ne pas subir ou risquer de subir les erreurs de son médecin ou de son chirurgien en exigeant le contrôle de la radiographie dans des Conditions d’exécution consciencieuse; ce dont il faut aussi se méfier.
- TORPILLEUR RENTRANT AU PORT
- Cliché de M. H. Lemoine.
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- LE BON COIN Cliché de M. H. Lemoine.
- ÉCHOS
- M. Lœwy, directeur de l’Observatoire de Paris, a publié un rapport sur les travaux de ses savants collaborateurs durant la dernière année, dans lequel on trouve d’intéressants renseignements concernant la photographie.
- En ce qui concerne l’œuvre de la carte photographique du Ciel, nous sommes arrivés à l’époque où une partie essentielle du programme tracé se trouve réalisée. L’exploration photographique des zones de l’espacé, confiée à l’Observatoire et relative à la construction d’un catalogue qui renfermera les positions précises d’environ trois millions d’étoiles, doit être considérée comme achevée, il ne reste à combler que quelques lacunes correspondant aux plus mauvaises saisons de l’année. Désormais, l’objet principal du travail photographique aura pour but de nous procurer les cartes renfermant les images des astres jusqu’à la 14e grandeur. Toutes les difficultés relatives à la reproduction des clichés ayant été heureusement surmontées, pendant l’année qui vient de s’écouler, le devoir incombe main-
- tenant à l’Observatoire de publier les résultats nombreux et importants obtenus grâce aux efforts si féconds de MM. Henry depuis une douzaine d’années. L’atlas photographique de la lune n’a pas cessé d’être l’objet de tous les soins de MM. Lcewy et Puiseux. qui ont mis à profit toutes les circonstances favorables pour augmenter le nombre des clichés susceptibles d’entrer dans sa composition. Le troisième fascicule de l’ouvrage, paru et distribué dans le courant de l’année 1898, comprend, comme le précédent, six planches de grand format et une épreuve non agrandie. Le mémoire qui l’accompagne serait devenu beaucoup plus volumineux si l’on avait voulu entrer dans une discussion topographique minutieuse et rectifier, toutes les fois que l’occasion s’en présentait, les cartes et les dessins antérieurement publiés. Les auteurs se sont surtout attachés à étudier avec la plus grande attention certains traits généraux qu’une inspection, même sommaire, fait reconnaître sur notre satellite et dont une interprétation judicieuse offrait un très grand intérêt.
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- On trouvera dans ce rapport l’héliogravure d’un cliché très difficile à obtenir dans des conditions satisfaisantes : il est relatif à l’une des phases de notre satellite dont la photographie ne peut être exécutée qu’aux heures
- avancées de la nuit, moment où les diverses couches de niveau de l’atmosphère ne possèdent qu’exceptionnellement un degré de stabilité suffisant.
- (La Photographie moderne).
- L’Evolution photographique
- Pour remonter aux origines les plus précises de la photographie, il faudrait se plonger, suivant le cliché traditionnel, « dans la nuit des temps », car, aux époques les plus reculées, on avait très probablement remarqué qu’un certain nombre de substances sont plus ou moins sensibles à la lumière... et c’est là, si l’on veut, la véritable origine de la photographie.
- Plus tard, Fabricius, vers 1557, constatait la propriété qu’a le chlorure d’argent de se teinter en violet sous l’action de la lumière, et Scheele, en 1770, confirmait cette observation. En 1780, de très curieuses expériences furent faites par le professeur Charles, au Conservatoire, sur cette propriété du chlorure d’argent.
- Le physicien anglais Nedgwood, puis Humphuy-Davy, Ritter et Wollaston, Becquerel, Grotius etHerschel, Seebeck, signalèrent tour à tour des propriétés de même nature.
- Mais on sait que Nicephore Niepce reproduisit le premier, en 1818, des gravures sur des plaques de cuivre argentées et recouvertes de bitume de Judée. C’est de lui qu’il faut réellement faire partir la découverte pratique de la photographie. Car, si constater que des substances sont sensibles à la lumière est un fait propre à donner naissance à la photographie, utiliser ces substances pour la reproduction d’images est un autre fait distinctif, et celui-là seulfut réalisé pour la première fois par Niepce qui s’unissait, treize ans seulement plus tard, à Daguerre pour l’application industrielle de sa découverte dans les conditions que chacun sait.
- Niepce était mort quand, en 1839, l’Etat fit acquisition du procédé des deux collaborateurs, exploité par Daguerre, pour le divulguer.
- La photographie se développa aussitôt et l’on vit surgir les émules de Niepce dans les personnes de Poitevin, Niepce de Saint-Victor, Talbot, Blanquart-Evrard, Fizean, puis Claudet (1841) qui augmenta la sensibilité des plaques au moyen de l’iode.
- Mais auparavant, en 1680, par la chambre noire, J.-B. Porta n’avait pas moins contribué que les prédécesseurs de Nicephore Niepce à préparer la découverte de la photographie, attendu que les plus grandes inventions sont très rarement créées de toutes pièces par leurs auteurs. Ainsi qu’on l’a dit bien souvent, l’on n’invente rien à proprement parler : on compare, on déduit, on assemble, et de plusieurs éléments divers, entre lesquels aucun rapport ne semble exister pour le vulgaire, l’homme de génie tire une chose nouvelle : ainsi la photographie est née par Nicéphore Niepce de la chambre noire de J.-B. Porta, et des propriétés des substances sensibles à la lumière constatées par les éminents chimistes qui s’étaient succédé avant lui, ce qui ne diminue en rien son immense mérite.
- L’histoire des débuts de la photographie, depuis Nicéphore Niepce jusqu’à nos jours, a été trop de fois faite pour qu’il ne soit pas superflu de la retracer encore ici.
- On sait que le procédé de Daguerre n’était guère à la portée de tout le monde; on sait aussi que le procédé dit au collodion, qui en fut un immense perfectionnement, ne vulgarisa pas encore cette invention française comme elle devait l’être plus récemment. Longtemps, les portraits furent les seules applications courantes de la photographie. Mais un « daguerréotype », comme l’on disait alors, n’était pas à la portée de toutes les bourses, et les épreuves sur miroirs d’argent ne se distribuaient pas comme les portraits-cartes de notre temps ;
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- LA. PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- LES FÊTES DE L’ESCADRE. PORT DE LA VIEILLE DARSE A TOULON
- Cliché de M. IL Lemoine.
- l’extension de la photographie fut donc très restreinte au début, en dépit de l’énorme retentissement qu’avait eu cette belle découverte.
- L’astronomie, parmi les sciences, fut à peu près la seule à tirer un parti marqué du procédé de Niepce et Daguerre.
- Mais avec Alphonse Poitevin, l’application de la photographie à la reproduction d’images, en vue de l’impression, montra bientôt une utilisation industrielle et artistique dont on connaît aujourd’hui l'immense portée.
- Le collodion sensible étendu sur des plaques de verre ne devait pas tarder à contribuer à répandre la photographie (1851), ainsi que la réalisation des épreuves sur papier (1847) et les perfectionnements apportés à l’optique photographique.
- Mais c’est avec le gélatino-bromure d’argent (Bennet 1878 et Van Monckhoven), et les appareils légers de touriste, qui en furent les conséquences, que la photographie prit réellement un essort considérable en devenant à la portée de tous.
- Jusque-là pourtant, de nombreuses applications à l’industrie, aux arts et aux sciences avaient été tentées, mais sans prendre le caractère de véritable nécessité qu’elles ont pris depuis.
- Rappelons pourtant ces initiales applications. Au premier rang figurent naturellement, comme nous l’avons dit, la reproduction delà physionomie humaine : les portraits, puis les reproductions d’œuvres d'art, tableaux, statues, monuments, et les premiers procédés de reproduction de la photographie pour l’impression aux encres grasses, enfin les photographies célestes, car l’astronomie est l’une des premières sciences qui ont su tirer parti de la photographie.
- L’archéologie et la géographie comprirent aussi, dès le début, les services que la photographie était appelée à leur rendre, mais cette dernière pourtant est encore loin d’en avoir tiré le parti qui convient, et même, sous ce rapport, elle est encore très arriérée, mais cela tient aussi, en partie, comme nous l’exposons d’autre part, à l'insuffisance du matériel photographique courant qui n’est pas, en général, accommodé aux besoins des explorateurs.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- La microphotographie, la météorologie, la physique commençaient à l’utiliser il y a déjà plus de vingt ans, mais ce n’est que depuis peu d’années qu’elle est entrée tout à fait dans lç domaine de ces trois dernières sciences et qu’elles lui doivent d’ailleurs une bonne part de leurs plus grands progrès.
- Jusqu’à la dernière exposition universelle de 1889, l’extension de la photographie avait été grandissante dans des proportions sans cesse plus considérables et c’était déjà, il y a dix ans, une grosse industrie. Mais, depuis 1889, cette industrie a pris de tels développements qu’il faut la compter aujourd’hui parmi nos principales activités nationales.
- Dans les sciences, son domaine s’est étendu considérablement, puisqu’elle est un moyen d'investigation et de contrôle d’une précision et d’une sûreté qui n’a pas d’égale et puisqu’elle fait foi.
- Diverses sciences sont même sorties d’elle ou n’ont pris de la valeur que par elle. Enfin avec l’une de ses dernières applications, elle entre dans l’histoire et s’y place au premier rang, caries documents incomparables que la cinématographie peut fournir ne sont appelés à rien moins qu’à faire du passé une chose vivante et presque tangible.
- Par les perfectionnements apportés à l’optique, les appareils d’amateurs de petit format qu’on peut utiliser sans support fixe, comme les détectives, appareils à main et jumelles, sont devenus réellement possible et d’un emploi pratiques.
- Enfin, l’une des plus récentes conquêtes de la photographie : la radiographie, jette un jour nouveau sur les applications médicales et si primordial, qu’il n’est plus permis au praticien consciencieux de négliger son contrôle et de se dispenser de recourir à ses informations.
- Ces progrès prodigieux des dix dernières années appellent un examen plus particulier auquel nous consacrerons la suite de cette étude sommaire dans l’un de nos plus prochains numéros. L. G.
- La Photographie de l’Estomac
- Les journaux de médecine et quelques revues photographiques ont consacré des articles ou des notes à des essais de photographie de l’estomac, qui auraient été faits à l’étranger ; notamment à Munich, par le Dr Fritz Lange.
- Les publications faites à ce sujet sont restées dans un vague regrettable, mais qui s’explique peut-être par l'insuffisance des résultats obtenus et celle des dispositifs employés... on est du moins porié à le supposer d’après la seule indication donnée sur l’appareil réalisant ces travaux, par une des revues françaises.
- II nous a paru que le croquis publié par cette revue avait dû être dessiné d’après une simple description, tout au plus, car il est aussi peu réalisable pratiquement que peu propre à remplir son but.
- Nous nous sommes donc permis, tout en le copiant, de le perfectionne! légèrement, afin de le montrer, à titre de simple renseignement.
- Si l’on s’en rapporte aux publications en question, l’appareil se composerait d’une sorte de tube semblable à une sonde, comme celles qu’on emploie pour les analyses du suc gastrique, mais l’extrémité du tube serait formée d’un petit dispositif encore plus réduit que celui de notre croquis.
- Ce dispositif serait essentiellement composé d’une lampe électrique L logée dans*la partie supérieure, au-dessus d’une sorte de petite chambre noire C, munie d’une lentille O ou d’un objectif.
- A. la;, base du dispositif, une bobine B porterait enroulée une bande de pellicule sensible qui se déroulerait, tirée simplement à la main; passerait, au fond de la chambre noire, en F au foyer de la lentille, et recevrait l’imprer-sion lumineuse fournie par l’éclairement de la paroi de l’estomac, pendant un temps déterminé.
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- ÉTUDE DE VAGUES, par M. C. Infroit, à Andrésy.
- 1" Prix (Coupe avec médaille enchâssée, offerte par le Cercle de la Ville de Paris), de la P Catégorie du Concours d’instantanées de la
- J'haioyraphie Française (1898-1899).
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Pour faire fonctionner l’appareil, on commencerait donc par introduire le dispositif dans l’estomac, on déroulerait sans doute une petite fraction de la pellicule sensible, puis on allumerait la lampe avec un accumulateur électrique, pendant le temps voulu.
- Il suffirait ensuite de dérouler une nouvelle quantité de pellicule pour être prêt à prendre une seconde vue de la paroi de l’estomac, en produisant un second allumage de la lampe, et ainsi de suite jusqu’à l’emploi total de la bande de pellicule sensible ou jusqu’à l’obtention d’un nombre suffisant de vues de la paroi de l’estomac...
- En principe, cela paraît fort simple, mais la pratique présente sans doute plus de diffî-cultés.
- Tout d’abord la construction d’un tel dispositif, bien que nous ayons prévu, à la partie inférieure, un fond indépendant fixé sur la partie supérieure pour le remplacement de la bobine B, ne serait pas encore réalisable tel que cela. Mais on peut concevoir, à la rigueur, qu’une description sommaire et qu’un croquis presque schématique ne puissent donner aucune indication précise sur la construction dJun appareil comme celui-là. Ce qui ne se conçoit pas, en revanche, c’est que cette description présente des lacunes aussi graves que les suivantes :
- — Gomment la pellicule est-elle déroulée? (Nous avons supposé que des rouleaux compresseurs servent au moins à la tendre, mais cela ne suffit encore pas).
- — Gomment le dispositif est-il manœuvré dans l’estomac pour que la paroi éclairée par la lampe soit à une distance convenable du dispositif? (Mise au point.)
- — Comment le dispositif lui-même se déplace-t-il pour prendre des vues différentes des diverses parties de l’estomac?
- Nous aimons à croire que tout cela ne se fait pas au hasard... mais comment?
- Description et croquis nous fixent aussi peu l’un que l’autre à cet égard.
- Enfin l’exiguité de la pellicule, qui n’aurait que 6 œ/m de largeur, — et il paraît difficile, en effet, de lui donner dans ce dispositif une plus grande dimension, — est telle que le grain même de l’émulsion sur celluloïd ne doit pas permettre des reproductions bien délicates.
- Il est à souhaiter que des renseignements plus complets, et plus scientifiques surtout, soient donnés à ce sujet, car on ne peut que mentionner, dans de telles conditions, ce travail très intéressant en principe, mais qui n’est guère plus déterminé ainsi que par le simple titre de cette note. Dr G. IIodée.
- 'OfiteotioD d’images colorées monocipmes ei polgcîiromes par voie cflimip
- Par M. le Professeur NAMIAS
- e but principal des recherches que je vais résumer était de rendre possible, avec des pro'
- I À cédés photographiques accessibles à tous, l’obtention d’épreuves trichromes sans avoir besoin de recourir, comme on le fait presque toujours, aux procédés photomécaniques. Il est vrai que le procédé à la gomme bichromatée, employé par des mains habiles, permet d’obtenir, de trois clichés satisfaisant aux conditions demandées pour la trichromie, des impressions trichromes, mais la méthode est trop difficile pour être considérée
- pratique
- Mes recherches ont été dirigées en deux sens :
- 1° Obtenir directement, par action de la lumière ou par des réactions diverses après l’exposition à la lumière de la préparation sensible, des images de trois couleurs: jaune, bleu et rouge.
- 2° Obtenir des images colorées par substitution à l’argent, provenant de la réduction du gélatinobromure d’argent, des composés colorés.
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- 1° Images colorées obtenues par réaction après l'exposition à la lumière de quelques nouvelles préparations sensibles. — Je ne parlerai pas de la manière d’obtenir une image bleue, parce que le papier au ferro-prussiate, que tout le monde connaît, satisfait complètement à ce but.
- Image jaune. — Le problème de l’obtention d’une image d’un beau jaune citron, au moyen de la photographie d’une manière facile et rapide est, on peut le dire, résolu. Ma méthode se fonde sur le principe déjà connu qu’un mélange de sel de plomb et prussiate rouge, exposé à la lumière, donne lieu à la formation de ferrocyanure de plomb insoluble qui, avec du chromate ou du bichromate, peut ensuite être transformé en chromate de plomb jaune. Le sel de plomb qu’on emploie ordinairement est l'acétate de plomb; cette méthode a été indiquée parM. Noak, dans un remarquable article sur la trichromie photographique, publié dans la Photo-Correspondenz, décembre 1898.
- Mais cette méthode pour l’obtention d’images photographiques jaunes a un grave inconvénient, c’est l’extraordinaire lenteur d’impression. On a hesoin, pour l’impression sous un cliché, d’une heure de soleil intense; et cela rend la méthode peu pratique.
- Aussi ai-je cherché à augmenter beaucoup la sensibilité de la préparation. J’ai obtenu ce résultat en ajoutant à la même préparation un poids de 5 pour 100 d’acide lactique; ïe temps d’exposition nécessaire est ainsi réduit au tiers ou au quart. L’acide lactique, en présence de la lumière, devient un réducteur énergique du ferricyanure, le transformant en ferrocyanure. Le mieux encore, c’est de prendre un papier préparé avec une solution saturée de lactate de plomb additionné de 10 pour 100 de ferricyanure de potassium. On a un papier qui s’imprime rapidement et donne, avec le traitement indiqué, des images d’un beau jaune. Je ferai encore observer que sur le papier qui porte déjà la première image jaune obtenue par cette méthode, on peut étendre la préparation cyanographique et y superposer ainsi l’image bleue sans qu’il se produise aucune altération du composé jaune. Par immersion dans l’ammoniaque, l’image change un peu en prenant une nuance plus orangée.
- Image rouge. — Pour compléter la trichromie, il suffirait d’avoir une image rouge de la nuance voulue.
- UNE BONNE PARTIE
- Cliché (le M. H. Lemoine
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- Ici, mes recherches ne m’ont pas encore conduit à des résultats satisfaisants: le ferro-eyanure de cuivre a une couleur rouge, mais ce n’est pas un rouge vif carminé comme il serait nécessaire. Pourtant, pour obtenir avec une certaine approximation la couleur voulue, par exemple dans le cas où l’on n’a pas des rouges vifs dans le sujet, ce procédé pourrait être employé, et j’ai cherché à l’obtenir directement par l’impression à la lumière, mais je n’ai pas réussi jusqu’ici àl’obtenir sur l’image en quantité suffisante. J’ai préparé une solution 15 pour 100 de lactate de cuivre (qui est le composé de cuivre que j’ai trouvé le plus convenable) en prenant du carbonate de cuivre précipité et en le traitant avec l’acide lactique en excès; j’ai ajouté à cette solution une solution de prussiate rouge 10 pour 100. Il se forme ainsi un précipité rougeâtre de ferricyanure de cuivre qui est assez peu soluble. C’est surtout cette insolubilité qui cause les plus grands inconvénients, parce qu’elle ne permet pas d’étendre uniformément la préparation sur le papier et rend assez difficile le fixage après l’impression à la lumière.
- Je n’ai pas encore pu trouver un dissolvant qui n’ait pas d’action nuisible pour l’accomplissement de la réaction à la lumière; l’ammoniaque ne se comporte pas bien.
- Un fait intéressant à faire remarquer, c’est que le mélange de ferricyanure de potassium et lactate de cuivredtendu sur le papier se modifie rapidement à la lumière; il a donc une grande sensibilité; l'image prend une teinte rose qui, ensuite, avec le traitement par l’eau, devient assez rouge. Mais le lavage à l’eau, bien prolongé, ne conduit pas à l’élimination complète du ferricyanure de cuivre qui se trouve dans les parties non frappées par la lumière. Pour obtenir le résultat cherché, ce que j’ai trouvé de mieux jusqu’à présent, c’est de recourir à une solution de carbonate d’ammonium; mais ceci attaque aussi un peu l’image, qui devient toujours trop faible.
- L’impression de l’image rouge au’ ferrocyanure de cuivre devrait, en tous cas, être faite après l’impression en bleu, parce que, si l’on faisait le contraire, le selfemque décomposerait le ferrocyanure de cuivre. D’autre part, aucune substance alcaline, comme l’ammoniaque ou le carbonate d’ammoniaque, ne pourrait entrer dans le liquide pour l’impression au ferro-oyanure de cuivre, ni dans celui pour le développement, parce qu’il décomposerait le bleu, à moins de l’isoler avec un vernis.
- En voyant la difficulté (difficulté qui pourra être vaincue) d’obtenir directement une bonne image au ferrocyanure de cuivre, j’ai pensé à obtenir l’image rouge en employant du papier préparé au ferricyanure et au sel de plomb, comme je l’ai dit. Ce papier, après avoir été imprimé et lavé, au lieu d’être plongé dans une solution de bichromate de potasse, est introduit dans une solution étendue de sel de cuivre (sulfate ou acétate) acidifiée, avec un peu d’acide acétique. Il se forme alors une image d’un beau rouge crayon qui est constituée précisément par du ferrocyanure de cuivre. La réaction qui se produit est très simple; le ferrocyanure de plomb est remplacé par du ferrocyanure de cuivre.
- L’obtention, par cette méthode, d’images photographiques de couleur rouge crayon, qui est assez agréable à l’œil, peut être utile dans beaucoup de cas, d’autant plus que la méthode est très économique et facile.
- Mais pour la trichromie,ce rouge ne peut pas satisfaire complètement au desideratum; toutefois, dans certains cas, lorsque la couleur rouge du sujet n’a pas beaucoup d’importance, il peut s’y#prêter assez bien. Je ferai remarquer enfin que le papier qui porte l’image au ferrocyanure de plomb, obtenue comme j’ai dit, peut se prêter à plusieurs autres substitutions, en donnant ainsi d’autres couleurs. Avec les sels d’uranium, on obtient des épreuves de couleur rouge foncé; avec les sels de vanadium, des épreuves de couleur jaune; avec les sels de cobalt, des épreuves de couleur verdâtre, etc. Le papier au ferricyanure et lactate de plomb réunit, comme on voit, à une notable rapidité d’impression et à un prix insignifiant, la propriété de donner des couleurs très variées. Il n’est pas nécessaire d’employer du papier spécial; le bon papier à lettre convient parfaitement.
- A suivre. [Bulletin de la Société française de Photographie.)
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- Du rôle de l’aeeommodation oeulaire en photographie
- Par M. le Lieutenant-Colonel MOESSART
- L’œil s’accommode, c’est-à-dire qu’il se met spontanément au point sur l’objet qu’il vise, d’après la distance qui le sépare de cet objet. L’accommodation oculaire varie chaque fois que notre regard passe d’un point à un autre. En face d’un tableau, d’une photographie, l’accommodation est la même pour tous les plans représentés : elle ne dépend quede la distance qui sépare l’œil de la toile. C’est le principal obstacle à l’illusion poursuivie par l’artiste.
- Cette illusion de l’espace figuré sur la toile ne pourra exister, que si cet espace est enfermé dans une zone d'accommodation oculaire constante, zone dont l’épaisseur varie avec la distance qui sépare le point de vue du tableau.
- L’œil, en effet, comme tout appareil d’optique, jouit d’une certaine profondeur de foyer et, corrélativement, pour un éloignement donné, d’une profondeur de champ en avant ou en arrière, d’où résulte la formation d’une zone de terrain, dans laquelle l’accommodation du cristallin est sensiblement constante.
- Pour obtenir le maximum d’effet dans l’échelonnement des divers plans du sujet, il convient donc de se limiter à cette zone, dont le premier plan coïncide avec le tableau même, et dont l’arrière-plan dépend de la distance du point de vue. L’épaisseur de celte zone, pour un premier plan donné, est facile à calculer en fonction de Vacuité visuelle, de la longueur focale oculaire et du diamètre de la pupille. Sa valeur moyenne est d’environ 1 mm pour une distance de 5cm,de 8mm pour 0m20, de 5cm pour 0m40 de distance; elle augmente ensuite rapidement : à lm, elle atteint 0m50; à 2m, 3m40.Elle est infinie pour un éloignement de 3m.
- Gomme, en photographie, on emploie toujours de courts foyers, les zones d’accommodation sont fort étroites. Les objets qui formentlepremier pian sont toujours considérablement réduits sur l’image : cette réduction est de 1/50, si, lors de la pose, le recul de l’appareil était de cinquante-une fois la distance focale. L’œil les voit sur le tableau comme s’ils provenaient d’objets réduits au 1/50, photographiés à une distance égale au foyer. La zone d’accommodation constante de la nature est de profondeur cinquante fois plus grande que celle qui correspond à ce foyer même.
- Donc, plus les premiers plans seront loin, et plus l’effet d’échelonnement des détails sera vrai; cependant, l’œil, au lieu de la nature même, ne restituera qu’une réduction de la nature, à l’échelle des premiers plans.
- Dans le portrait, on aura l’illusion absolument vraie du relief, si le modèle est obtenu, directement ou après amplification, à grandeur naturelle, et si la distance focale est telle que la zone d’accommodation constante soit au moins de 10cm de profondeur. Dans tout autre cas, notre imagination est impuissante à nous faire voir autre chose que l’image d’une poupée de petite taille faite à la ressemblance du personnage.
- En micrographie, c’est l’effet inverse qui se produit; l’objet étant placé en deçà du foyer, on voit en réalité cet objet amplifié dans le rapport du grossissement de l’appareil.
- Ce rôle de l’accommodation est bien plus important encore dans le stéréoscope. Ici la restitution vraie, l’illusion complète n’est possible que si les premiers plans sont de grandeur naturelle, les deux points de vue à l’écartement des yeux, et le foyer assez grand pour que toute la scène soit comprise dans la zone d’accommodation constante correspondante.
- En dehors de ces prescriptions, on ne peut que produire l’illusion d’objets semblables à la nature, plus petits que la réalité si les premiers plans sont plus éloignés, plus grands s’ils sont plus rapprochés que le foyer; et, dans tous ces cas, pour que l’effet soit vrai et sincère, il faut observer une corrélation, proportionnelle d’une part entre la distance focale et l’écartement du point de vue, d’autre part entre l’échelle du premier plan et la zone d’accomodation constante correspondant à l’extension en profondeur du sujet.
- (.Bulletin delà Société française de photographie,)
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- es Nouveautés photographiques
- Pour la lin de l’année 1899, M. O’Ludwick, fabricant, vient de créer, sous le nom de l’Anonyme, une série de Cartes Jour de l’An, qui sont des négatifs de cadres de fleurs absolument délicieux. C’est, en effet, d’après des fleurs naturelles que ces encadrements de vignettes pelliculaires ont été obtenus. Extrêmement variées, gracieuses, élégantes et distinguées, elles sont appelées à un grand succès auprès de tous les amateurs de photographie. Pour les employer, on tire d’abord la vignette pelliculaire sur du papier sensible, comme si l’on opérait avec un cliché ordinaire, puis on couvre (du côté du verre) d’un dégradateur le Marocain un cliché format petite tête, que l’on place au centre du cartouche réservé à cet effet sur l’épreuve. Le tirage peut se faire sur n’importe quel papier sensible, sans rien changer aux opérations habituelles.
- *
- Stéréoscope Duchène
- Le nouveau stéréoscope que la maison Duchène vient de créer est assurément l’une des plus ingénieuses solutions du problème qui se pose quand on veut obtenir le remplacement automatique des vues stéréoscopiques dans un appareil renfermant une plus ou moins grande
- collection de ces vues.
- Tout le monde connaît les stéréoscopes dits « américains » dans lesquels une chaîne sans fin porte les vues stéréoscopiques et les amène, par une sorte de mouvement analogue à celui des roues à godets, devant les oculaires stéréoscopiques. Ges appareils n’ont qu’un inconvénient dû à leur volume et dont la conséquence est un poids relativement grand. Si le stéréoscope américain n’est construit que pour contenir 24 ou 25 vues, il n’est pas très lourd et peut se placer sur une table, mais s’il est construit pour contenir 100 ou 200 vues, il devient très haut, il faut en faire une sorte de meuble posant à terre, et comme ce n’est malgré tout qu’une sorte de colonne, il faut donner à cette colonne une stabilité qu’on ne peut obtenir que par un poids assez considérable de sa base.
- Le stéréoscope Duchène tourne toutes ces difficultés, supprime ces inconvénients d’une façon vraiment fort élégante.
- Il ne comporte aucune chaîne délicate, aucun organe fragile. Les plaques ou cartons de vues stéréoscopiques rangés dans un casier supérieur, les uns derrière les autres, et comprimés par un ressort, comme les châssis porte-plaques dans un appareil détective, sont poussés tour à tour devant un verre dépoli au foyer des oculaires, puis descendent successivement dans un casier inférieur (A) où ils se rangent comme dans le casier supérieur, les uns derrière les autres, automatiquement, car ce deuxième casier est semblable au premier.
- Ainsi l’appareil divisé, en somme, en trois compartiments, n’a exactement que trois fois le volume des plaques ou des cartons eux-mêmes, c’est-à-dire par exemple, pour 50 vues stéréoscopiques 8 1/2X17, environ 27 centimètres de hauteur, 18 cent. 1/2 de largeur et 13 à 15 centimètres de profondeur. C’est, à proprement parler, une petite boîte légère aisément maniable, qu'on peut tenir à la main, à la hauteur des yeux, ou poser sur une table et qu’on
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- transporte sans inquiétude parce que rien n’y ballotte et ne risque de s’altérer dans le transport.
- Ce nouveau modèle de stéréoscope pourra sans doute être aussi établi en métal léger et nous le croyons appelé à un légitime succès parce que son principe nouveau est réellement tout à fait pratique et avantageux.
- RECETTES & PROCÉDÉS
- Revêtement des tables de laboratoire.
- J’ai longtemps cherché un système pratique d’enduit pour recouvrir les tables de laboratoire photographique ; si le revêtement en carreaux ou dalles de faïence ou verre est le plus agréable et le plus facile à nettoyer, ces carreaux sont lourds, coûteux, fragiles, et, de plus, difficiles à enlever proprement, si l’on a une fois bien mastiqué sur la table les joints et les bords de revêtement. J’ai essayé du carton paraffiné, ce système est très bon, mais une imbibition complète du carton exige une certaine consommation de paraffine, et, de plus, il est difficile de passer cet enduit en évitant tout gondolement de la feuille de carton. Je ferai la même observation pour l’enduit excellent en lui-même, formé d’un mélange de gutta-percha et de paraffine.
- Je me suis arrêté tout simplement à l’emploi des feuilles de carton goudron vendues en rouleaux pour toitures de hangars. Ces feuilles, d’une épaisseur de 2 millimètres environ, sont très souples, tant que la température n’est pas trop basse. On peut les découper facilement aux dimension et forme voulues, avec une cisaille, une lame de couteau très chaude ou, plus simplement, mais moins proprement, en les coupant avec un couteau manœuvré comme un couteau à papier. Leur prix est très minime, quarante à soixante centimes le mètre courant au détail, et un mètre suffit pour une table moyenne. La durée de ce revêtement est très grande, et se nettoie très facilement avec une éponge mouillée. Le seul défaut de ces feuilles est d’être, à l’état marchand, recouvertes, en général, d’une couche de gravier fin, mais, avec un racloir, on enlève très facilement cet enduit sans abîmer en rien la feuille, et elle reste, en fin de compte, parfaitement noire et unie. Gabkicly.
- Cuvettes de laboratoire
- On peut fabriquer soi-même, fort écono-miquementet en même temps fort solidement, des cuvettes d’assez grandes dimensions, en se servant des boîtes à plaques ou de leurs couvercles. On les fait chauffer et on les enduit avec la préparation suivante : gutta-percha fondue à feu doux, additionnée de son poids de paraffine et bien mélangée avec celle-ci pendant que se fait la fusion des deux produits.
- Clichés tachés par l’humidité.
- M. Mangin indique le moyen suivant, qu’il emploie avec succès pour faire disparaître les moisissures,taches, stries etautresaltérations dues à l’action de l’humidité sur la gélatine.
- Faites un mélange de 100 parties d’eau et 40 parties de bon vinaigre, immergez le cliché dans ce liquide et frottez-le avec le pouce. Lavez ensuite à l’eau courante ou sous un robinet, puis mettez à sécher. Une fois sec, le cliché aura repris sa transparence et sa netteté primitives.
- (Pholo-Revue.)
- Instantanées de vagues.— M. J. Vellot, qui possède une des plus remarquables collections d’instantanées de vagues, publie dans le Photographie Times, une série de conseils sur ces reproductions spéciales :
- Il recommande en premier lieu l’emploi d’un exposomètre parce que la qualité photogénique au bord de la mer est très difficile à apprécier; l’œil, dit-il, exposerait à des mécomptes considérables.
- Sauf pour les reproductions de ciels, au lever et au coucher du soleil, M. Vellot ne recommande pas l’emploi des plaques isochromatiques et des écrans, mais simplement l’usage de plaques extra-rapides, parce
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- que, dit-il, la luminosité du ciel est assez voisine de celle de la mer.
- Pour protéger l’objectif des buées marines, il recommande l’emploi d’un petit morceau de soie imbibé d’huile, qui, pendant sur l’objectif et l’obturateur, les préservera de ces buées.
- Au bord de la mer, toutes les parties métalliques des appareils s’oxydent rapidement; il est donc bon de les frotter de temps en temps avec nn chiffon gras.
- Il y a tout avantage à prendre les effets de vagues et de ressac de très près; et, pour ce faire, il ne faut pas hésiter à adopter le costume de bain, car on sera fréquemment atteint ou tout au moins éclaboussé par les flots.
- Opérer sans précipitation. Choisir fixement son sujet, faire une mise au point sur le point où se produisent le plus souvent les vagues ou les ressacs qu’on désire reproduire, puis, après avoir fixé son temps de pose avec l’emploi de tel ou tel diaphragme, attendre avec patience que la vague ou le ressac voulus soient sur le point de se produire. Il faut, en effet, devancer l’instant précis qu’on veut rendre en instantanée, car le temps de trois et de fermer la poire de l’obturateur suffit pour qu’il soit déjà trop tard au moment où l’obturateur s’est déclenché. ^
- Les temps de pose dépendent de tant de facteurs divers et de conditions particulières à chaque amateur, qu’on ne saurait fournir
- ceux de M. J. Vellot que comme une proportion à l’égard de la saison et de l’heure.
- Du 15 août au 15 septembee, il a opéré dans les conditions suivantes :
- 6 h. du m., soleil derrière les nuages, f/16 1/50 de seo.
- 7 h. — soleil moyen, f/32............... 1/58 —
- 8 h. — soleil vif de face, f/32 ......... 1/100 —
- 9 h, — ciel nuageux couvert, f/8 . . • 1/100 —
- M. J. Vellot ne recommande spécialement aucun révélateur, mais conseille de ne pas trop pousser les clichés au développement. Un excès en moins lui semble préférable à un excès en trop. Il préconise, pour les épreuves, le papier au platino-bromure, mais ici la nature du papier à choisir dépend tellement du sujet et du format du cliché, qu’on ne peut signaler ce choix qu’à titre de préférence personnelle, sans en tenir aucune indication.
- *
- Papier au ferro-prussiate
- (Formule de M. F. Drouin.)
- Eau...................... 10
- Citrate de fer ammonial ... 1
- Cyanure rouge de potassium. 1 Hydrate de chloral. 0,5
- D’après l’auteur, la solution ainsi obtenue se conserve sans altération. On prépare, au moment de l’emploi, la quantité de papier dont on a besoin. Il suffit d’y passer une couche de cette solution, à l’aide d’un pinceau, comme si l’on voulait passer une teinte. Le papier est sec en quelques minutes et prêt à être employé.
- CHAMBRE SYNDICALE
- Séance du 5 décembre 1899
- La séance est ouverte à 9 heures sous la présidence de M. Dubouloz, assisté de MM. Moltenj et Fleury-Hermagis, présidents d’honneur; Jules Demaria, Vice-Président; Gaumont, secrétaire Général; Jarret, secrétaire; Mercier, trésorier.
- Membres présents :
- MM. Alibert, Beney, Breton, Biard, Barbv, Bondon, P. Chaux, Corbin, Dumont, Demaria Henri, Duchenne, Derepas, Degen, Dalmais, Dony, Dupiouich, Delbosque, Echassoux, Faine. Français, Gastine, Grieshaber, Guilleminot, Boespflug, Gilles, Joux, Jumeau, Lezy, Merville, Otto-Lund, Ogonowski. Perron, Poulenc, Reeb, Roussel, Turillon, Trambouze.
- Excusé : M. Charles Mendel.
- Après lecture, le procès verbal de la séance du 7 novembre est adopté.
- Il est procédé à la lecture de la correspondance :
- Monsieur Molteni remercie ses collègues des sentiments de sympathie et d’estime qui lui ont été témoignés à l’occasion de sa retraite des affaires et il ajoute qu’il sera toujours heureux de venir aux séances du Syndicat et de lui continuer le concours de sa bonne volonté. (Applaudissements).
- MM. Beney et Marc Leroux remercient le Syndicat de les avoir acceptés comme membres actifs.
- M. Guelpa inlorme qu’il a été organisé à Lyon un salon Lyonnais du cycle et des industries qui
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- s’y rattachent. Une classe sera réservée à la photographie sportive et aux appareils et produits. Ce salon se tiendra à Lyon du 21 décembre au 7 janvier. En raison de la proximité de l’Exposition de 1900 à laquelle la Chambre devra consacrer tous ses efforts, il sera répondu à M. Guelpa que tout en engageant les membres à y participer pour leur compte personnel, la Chambre ne pourra y prendre part.
- M. Gilles fils demande si le Tribunal a renvoyé devant la Chambre Syndicale, pour être soumis à l’arbitrage, le différend qu’il a avec la Société d’Edition artistique et qui date de plus de dix-huit mois.
- En séance, M. Gilles fait part au Président qu’il a été informé depuis l’envoi de sa lettre que son affaire a été renvoyée à la Chambre Syndicale des Photographes professionnels. A ce propos, le Président fait remarquer combien cette erreur est regrettable puisqu’il s’agit de trancher une contestation qui est indubitablement du fait des constructeurs.
- En cas de contestation avec leurs clients,nousrappelons aux membresde la Chambre Syndicale que dans le cas d’un renvoi devant arbitres, ils doivent insister pour que ce renvoi soit fait à la Chambre Syndicale des fabricants et négociants de la photographie.
- Le président a reçu deM. Degen avis que notre collègue, M.Korsten, ne pouvait pas continuer son cours à l’Association Philotechnique, mais que, fort heureusement, un collaborateur de M. Gastine a bien voulu se charger de la suite de ce cours. Ce dévoué est M. le Docteur C. Hoddée, 122, Avenue Victor-Hugo à Billancourt. La Chambre lui adresse ses remerciements.
- M. Melot cessant son commerce d’articles photographiques, remet à la Chambre sa démission de membre correspondant. D’autre part il demande que l’on veuille bien prendre note de sa demande d’emploi, soit comme vendeur ou opérateur dans une maison s’occupant d’articles photographiques. Son adresse est 65, rue de Soissons, à Château-Thierry.
- M. Daubas, à Bayonne, demande que l'on veuille bien prendre note de sa nouvelle adresse, 1, place St. Esprit et place de la Liberté.
- M. Fauger, 25, rue Dupuis-St. Martin à Fontenay-le-Comte, s’occupant de la vente des appareils et produits photographiques, demande aux membresde la Chambre Syndicale de bien vouloir lui faire parvenir leurs tarifs.
- Le Comptoir Américain de photographie, 2, rue du Pont, à Lausanne, formule la même demande.
- Il est distribué en séance des affiches-programmes du Cours Elémentaire de photographie, adressées par la Société Française de photographie.
- M. Reeb demande qu’il soit organisé un service de renseignements confidentiels qui ne seraient communiqués qu’en séance aux membres de la Chambre.
- M. le Président recommande particulièrement aux membres de la Chambre, M. Raymond Martin, huissier à Tunis, pour le recouvrement des créances en Tunisie. A plusieurs reprises, M. R. Martin a recouvré des créances considérées comme perdues, et en ne prélevant que des honoraires très modestes.
- Sur la proposition de M. le Président, la Chambre joindra ses efforts à ceux du Syndicat du papier pour appuyer au Conseil des Prud’hommes les candidatures de MM. Dupuy et Fano. Même appui sera donné à MM. Gaston Poulenc et Bardin pour la section des produits chimiques.
- M. Dumont ne figurant pas sur la liste des électeurs aux Prud’hommes, le Président n’a pas pu proposer et appuyer sa candidature.
- La Société Lorraine de photographie avise qu’elle vient de transférer tous ses services dans l’immeuble construit spécialement pour elle, 15, rue Gilbert.
- M. Roudière, rue Courtejaire à Carcassonne, est élu membre correspondant.
- M. Ludwig présente des vignettes pour cartes du Jour de l’An.
- M. Maltioli donne sa démission de membre et trésorier de la Chambre Syndicale. M. Demaria, vice-président, est chargé de faireune démarche auprès de M. Mattioli afin de le faire revenir sur sa décision.
- Le Président demande à ses collègues s’ils ne jugent pas intéressant que le Syndicat prenne part officiellement au Congrès International du Commerce et de l’Industrie patronné par les pouvoirs publics, les Chambres de commerce des grandes villes de France etles notabilités de l’industrie nationale.
- La Chambre consultée dit que le Président représentera au Congrès et autorise le paiement par le Trésorier de la cotisation de 30 francs pour l’adhésion du Syndicat.
- Il sera procédé, à la prochaine séance, à l’élection de M. G. Rouillaud, fabricant d’appareils pour la lumière artificielle, 35, rue Victor-Hugo à Mâcon, présenté comme membre actif par MM. Dubouloz et Derepas.
- De M. F. Roux photographe éditeur, 1, rue Bonaparte à Paris, présenté comme membre actif par MM. Dubouloz et Derepas.
- De M. Gillon Léon, fabricant d’appareils photographiques, 22, rue Beautreillis, à Paris, présenté comme membre actif par MM. Degen et Jarret.
- Le Président met aux voix à bulletin secret, l’admission de M. Stiassnie, l’enquête faite-au sujet de sa candidature aux termes du paragraphe lor de l’article 4 des statuts étant très favorable, M. Stiassnie est élu membre actif du Syndicat. Le Secrétaire général lui fera part de son admission.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- M. Malivert de la Bourboule envoie son adhésion au Congrès contre l’avilissement des prix. Dans une lettre dont il est donné lecture, M. Malivert expose tout un programme qui tend à exclure du Congrès toute personne n’étant pas de nationalité française.
- II est donné lecture de la lettre suivante adressée par M. Krugell de Dole, et de la réponse qui a été faite par le Secrétaire général.
- Monsieur,
- « Permettez-moi de venir vous demander où en est le projet d’association des fabricants et négociants de la photographie, contre l’avilissement des prix, et à ce propos laissez-moi vous faire connaître la façon d’agir d’une grande maison, je veux dire la Société Lumière de Lyon.
- « Il vient de se fonder à Morez (Jura) une société de photographie ; à cette société la maison Lumière propose d’accorder les remises suivantes : remise de 25 % sur les papiers et 30 % sur les plaques.
- « C’est là faire aux revendeurs une concurrence déloyale et les empêcher de vendre; par ce fait je perds à Morez de bons clients. Même l'ait s’est produit à Besançon et à St.-Claude; comment puis-je lutter?
- « Je serais heureux que vous vouliez bien divulguer cette manière de faire qui pourrait engager les négociants à faire valoir des produits autres qye ceux de Lumière.
- « Recevez, Monsieur etc. »
- Réponse :
- Monsieur,
- « Le Président de la Chambre Syndicale des industries photographiques m’a transmis la lettre que vous lui avez envoyée le U courant et m’a demandé d’y répondre.
- « Voici où en est le projet d’Association des fabricants et négociants contre l’avilissement des prix.
- « Nous avons envoyé à tous les négociants en articles photographiques dont nous avons pu avoir l’adresse, la circulaire que vous connaissez: le dépouillement des réponses a donné environ cinq cents adhésions, contre trois bulletins demandant le statu quo. Actuellement nous adressons à tous les fabricants de plaques et papiers photographiques une lettre en leur faisant part du résultat que nous avons obtenu, et en leur demandant d’une façon positive de bien vouloir nous faire connaître quelles sont leurs intentions pour l’avenir.
- « Comme vous le voyez, la question n’a pas été abandonnée, et elle recevra prochainement une solution.
- « Agréez, Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée.»
- Pour des raisons personnelles, M. Turillon donne sa démission de Professeur à l’Association Philotechnique. Le Président demande à M. Turillon de bien vouloir continuer le cours, tout au moins jusqu’à ce qu’il ait pu lui trouver un remplaçant. Si les raisons que M. Turillon croit devoir invoquer se rapportent aux relations qu’il peut avoir avec l’Association Philotechnique, le Président le prie de les lui faire connaître par lettre.
- MM. Bondon, Grieshaber, Guilleminot, Jougla, Perron, Marandy et P. Chaux pour les pellicules ; Beck, pour les plaques Warvick et pour les plaques Léaucourt, ont répondu qu’ils adhéraient, comme suite à la dernière circulaire de la commission contre l’avilissement des prix, à la réunion d’un Congrès des fabricants de plaques et papiers. Il sera envoyé à nouveau une lettre de rappel aux fabricants de plaques et papiers qui n’auront pas répondu à la dernière circulaire.
- M. Dubouloz est tout disposé à accepter de nouveau les fonctions de Président, à la condition qu’on veuille bien lui donner un' Président Adjoint qui sera chargé plus particulièrement des séances et du service intérieur de la Chambre.
- En raison des Fêtes du Jour de l’An, la prochaine réunion de la Chambre Syndicale aura lieu le 9 janvier; c’est à cette réunion qu’aura lieu la réélection du Bureau.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 10 heures 1/2.
- Bibliographie
- Parmi les nouveautés d’étrennes qu’il y a lieu de recommander tout particulièrement pour la jeunesse et même pour les grandes personnes, il faut signaler le dernier roman de notre directeur Louis Gastine, qui vient de paraître chez MM. May et Mantoux (Société d’éditions artistiques) et qui a pour titre Le Pavillon d’or.
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- Puiseux (Pierre), Docteur ès Sciences, Astronome adjoint à l’Observatoire de Paris. — Sur quelques progrès récents accomplis avec l’aide de la Photographie dans l’étude du Ciel. In-8, avec 2 planches; 1899.
- Les services éclatants que la Photographie a rendus dans ces derniers temps à l’Astronomie n’étaient que l’accomplissement d’espérances depuis longtemps conçues et formulées. Mais ce n’est qu’à partir de 1882 que la Photographie astronomique a pris son plein essor. L’Auteur expose, avec détails, dans cette conférence, les perfectionnements précis apportés aux inslruments des-t'nés à la Photographie céleste et les travaux optiques de MM. Paul et Prosper Henry qui ont doté l’Observatoire d’un instrument adopté comme type pour la Carte internationale photographique du Ciel. Les résultats de photographies d’étoiles, d’amas stellaires, des bords du soleil et de la lune sont analysés successivement par M. Puiseux qui démontre ainsi, avec le plus grand intérêt, à son auditoire, les services que la Photographie pourra rendre à l’Astronomie dans l’avenir : la dette déjà contractée est assez grande pour qu’il suffise de la proclamer.
- Laussedat (le Colonel A.) Membre de l’Institut, Directeur du Conservatoire national des Arts et Métiers. — La Métrophotographie. In-8, avec 17 figures et 2 planches; 1899.
- Dans cette étude sur la Métrophotographie, ou l’Art de prendre des mesures à l’aide de la Photographie, l’auteur se propose d’indiquer comment on peut employer les vues de monuments ou paysages pour reconstituer les plans de ces monuments ou du terrain représenté par ces paysages Après avoir fait l’historique de la question, il en expose les principes et les applications et s’attache à faire ressortir les avantages inappréciables de ce procédé, et les sérieuses économies de temps et d’argent qui en résultent pour tous ceux qui se livrent aux travaux topographiques, tant aux armées qu’aux missions scientifiques et géographiques.
- Balagny (G.). — La Photocollogaphie. In-8; 1899.
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- Papiers albuminés supérieurs “RIVES ” Papier mat-celloidine (remplaçant le Platine). Papier brillant-celloidine extra.
- Soie sensible. — Cartes postales sensibles
- Exiger la marque
- VENTE EN GROS
- USINE : 118, rue delà Tombe Issoire, PARIS
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