La photographie française
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- N° 27.
- 1er Mars 1900.
- LA
- Photographie Française
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- Chronique : Simple Avis, par L. Gastine. . 47 Sur l’emploi des sels au maximum, par
- MM. Lumière frères et Seywetz ........ 50
- Echos.................................. 53
- Le Concours Thornton-Pickard........... 54
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- Les Nouveautés photographiques...............58
- Chambre syndicale (Séance du 7 Février
- 1900)................................... 62
- Bibliographie............................... 68
- CHRONIQUE
- Simple Avis
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- es travaux de l’Exposition de 1900 s’avancent rapidement et les comités d’installation n’ont plus de temps à perdre pour accomplir leur besogne de façon à ne pas causer des retards préjudiciables aux exposants.
- Ils se hâtent donc tous pour donner satisfaction à ceux dont ils sont les représentants.
- Nous n’avons pas à nous occuper ici des sections en dehors de notre spécialité c’est donc du comité de la classe XIÏ seulement que nous dirons quelques mots.
- S’il fallait juger de ce qui s’y passe par ce que publient certains organes, relevant plu s ou moins directement de quelques-uns des membres de ce comité, l’union la plus parfaite n’y régnerait point.
- Des notes et articles à tendance critique sont insinués avec beaucoup de perfidie et force réticences par ces organes... Il serait fâcheux de donner à ces « potins », en les répétant, une importance qu’ils ne méritent point, mais on doit constater qu’ils révèlent un déplorable sentiment.
- TYPES CHILIENS
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- 48
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Notre situation est très délicate, car nous convions le monde entier à concourir contre nous, chez nous. Notre seul souci devrait donc être de ne pas risquer de nous faire battre sur notre propre terrain.
- C’est, en effet, la préoccupation dominante dans la plupart des autres comités de l’Exposition ; nous sommes heureux de le constater.
- Pourquoi faut-il qu’il n’en soit pas de même dans le comité de la classe XI1 ?
- C’est chose d’autant plus déplorable que la photographie est une spécialité essentiellement française d’origine. Nous l’avons créée. Nous serons grotesques si nous nous faisons battre par l’Etranger dans cette branche de nos applications si nationales.
- Or, il y a lieu d’y songer, car l’étranger nous fait la plus redoutable, — parce que la plus savante— des concurrences clans nombre de sections de cette spécialité.
- En optique nous savons combien nos voisins se sont montrés progressistes depuis quelques années.
- En chimie photographique ils ne sont pas de moins sérieux concurrents. Enfin, même en construction ils ont des mérites que nous ne pouvons nier, à ce point que les principes, — meilleurs —, de nos appareils, restent notre seul avantage contre leur fabrication industrielle rationnelle si bien servie par les « machines-outils ».
- En ce moment même, l’un de nos confrères de la presse photographique publie d’importants articles sur les installations des photographes professionnels étrangers... et nous sommes obligés de convenir que les ateliers français n’oûrent rien de comparable !...
- L’heure est donc critique !
- L’honneur national et le plus élémentaire patriotisme exigent l’union pour la lutte contre cotte grande concurrence étrangère... et c’est justement le moment que choisissent certaines vanités mesquines pour se manifester avec tout leur égoïsme férocement étroit !... on ne saurait trop le regretter.
- En temps ordinaire toutes les vilenies inspirées par les compétitions ne sont que répugnantes. Elles deviennent inqualifiables quand elles se produisent, comme l’acte du déserteur ou du traître, devant l’ennemi. C’est à ce titre surtout que nous protestons contre de telles manœuvres en ce moment.
- Bien que nous ne soyons pas du « sérail », comme on nous l’a (du reste assez maladroitement) reproché, — notre goût pour l’Orient ne va pas jusque là, — nous en connaissons les détours et nous savons parfaitement tout ce qu’il y a de laid (pour ne pas dire plus) dans les dessous de ces querelles.
- Nous démasquerons ces manœuvres, s’il le faut, et ce ne sera pas à l’avantage de ceux qui s’y complaisent pour tenter de discréditer leurs collègues.
- Mais nous préférerions n’avoir pas cette désagréable exécution à faire au moment où le seul devoir, nous le répétons, est de travailler unis au succès de la photographie dans notre exposition de 1900.
- Les mécontents jaloux, les envieux, les insatiables vaniteux auxquels nous faisons allusion ici, et qui se reconnaîtront bien, doivent s’estimer heureux du rôle qui leur est échu en partage dans l’organisation qu’ils tentent si maladroi-
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- tement de troubler au profit de leur seul avantage et au détriment de la classe XII.
- N’aimant pas les discussions de personnes, nous n’avons jamais voulu protester contre les faveurs et le renom immérité dont ils jouissent, mais, s’ils nous y obligent, nous ferons le bilan de leur passé, nous exposerons le vrai de leurs situations, la nullité de leurs personnes surfaites, de leurs réputations usurpées, de leur crédit sans base réelle et cette exposition, qu’ils ont la sotte prétention de remplir de leurs seules individualités, fut-ce au détriment national, sera, non pas la scène de leur triomphe, mais celle de leur humiliation.
- L. Gastine.
- 'y
- Sut* l’Emploi des Sels au IWa^imum
- Gomme Affaiblisseurs de l’Image Photographique aux Sels d’Argent
- Par MM. Lumière Frères et Seyewetz
- Parmi les cas qui peuvent se présenter lorsqu’il s’agit d’affaiblir un cliché, il en est un dans lequel le liquide réducteur doit, pour produire le résultat cherché, agir à l’inverse du persulfate d’ammoniaque, c’est-à-dire en augmentant les contrastes.
- C’est, du reste, la façon la plus générale dont agissent les affaiblisseurs dans lesquels on immerge les plaques ou les papiers.
- Ce mode d’affaiblissement qui est utilisé particulièrement dans le cas de clichés surexposés et trop développés pour affaiblir d’une façon générale une image trop intense dans toutes ses parties, a été produit jusqu’ici de deux façons :
- 1° Soit au moyen de deux solutions séparées dont Tune servait à transformer l’argent de l’image en un composé soluble dans l’hyposulfite de soude et dont l’autre était constituée par le fixateur, mais sans qu’il soit possible de mélanger les deux solutions, à cause du précipité qui prenait ainsi naissance.
- Le chlorure cuivrique et 1 'hyposulfite de soude, par exemple, réalisent ces conditions.
- 2° Soit, tout en se basant sur le principe précédent, en employant une substance pouvant être mélangée à l’hyposulfite de soude sans donner de précipité, ce qui permet d’affaiblir le cliché avec une seule solution.
- C’est le cas du liquide de Farmer, composé, comme on le sait, d’un mélange de ferri» cyanure de potassium et d’hyposulfite de soude, et qui est couramment employé aujourd’hui.
- Le procédé basé sur l’emploi de deux bains séparés est peu pratique, car l’opération est un peu abandonnée au hasard, on ne peut pas, en effet, suivre la marche de l’affaiblissement et ce n’est qu’après le passage dans le deuxième bain qu’il est possible de juger de l’effet produit.
- Bien que l’emploi du liquide de Farmer constitue une amélioration sensible sur le procédé au chlorure cuivrique et à l’hyposulfite de soude, il présente de notables inconvénients.
- D’abord le mélange ne se conserve pas et au bout de très peu de temps, il est hors d’usage, le ferricyanure étant réduit par l’hyposulfite de soude. En outre, si on ne prend pas la précaution d’agiter constamment le mélange pendant l’opération, on constate des irrégularités d’action.
- Cet inconvénient empêche de suivre facilement la marche de l’affaiblissement et il faut
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- chaque fois qu’on veut examiner le cliché par transparence, le laver préalablement, sous peine de voir apparaître des traînées irrémédiables.
- Nous avons essayé de remplacer le réducteur composé de deux bains séparés par une seule solution susceptible de former à la fois le composé argentique aux dépens de l’image et de le dissoudre.
- Nous nous sommes adressés dans ce but à différents sels au maximum pouvant facilement être transformés en sels au minimum, et dont les acides peuvent donner des sels d’argent plus ou moins solubles.
- Emploi des sels ferriques. — Les sels ferriques, surtout le nitrate et le sulfate, répondent à cette condition et dissolvent parfaitement l’argent en solution neutre, d’après l’équation :
- (SO)3 Fe2 + Ag = SO4 Ag + 2 Fe SO4
- mais ils ne peuvent être utilisés pratiquement ' “
- parce que les clichés affaiblis à l’aide de ces types d’enfants indigènes delà cobdilliêredes andes sels donnent dans la couche un précipité Cliché de M- i^&i-arde.
- d’oxyde de fer ou de sel basique insoluble lorsqu’on les lave pour éliminer l’excès de réactif, et la gélatine, bien que transparente, reste légèrement colorée en jaune.
- Nous avons bien reconnu que l’on arrive complètement à supprimer cet inconvénient en passant le cliché, après affaiblissement, dans un bain acide faible, un acide organique par exemple, ou bien en ajoutant de l’acide citrique ou même du citrate ou du lactate d’ammoniaque à la solution ferrique, mais outre que le procédé se trouve ainsi compliqué, un inconvénient plus grave est que pendant l’affaiblissement l’argent change de couleur et conserve une teinte jaunâtre nofablement différente de sa teinte primitive.
- Nous avons expérimenté, comparativement aux sels de peroxyde de fer toute une série d’autres sels au maximum, afin d’essayer de généraliser cette méthode basée sur la réduction directe d’un sel au maximum par dissolution de l’argent de l’image dans l’acide du sel.
- Emploi des sels manganiques. — Nous n’avons essayé comme affaiblisseurs que les sels de peroxyde de manganèse susceptibles d’être étendus d’eau sans se décomposer et pou^ vant se conserver sans subir d’altération notable. Quelques sels à acide organique jouissent seuls de cette propriété.
- Nous avons préparé ces composés par l’action des solutions aqueuses des divers acides organiques sur le permanganate de potassium en solution concentrée dans l’eau. Il se précipite du peroxyde de manganèse hydraté qu’on redissout à froid dans un excès de solution acide.
- Les liqueurs brunes ainsi obtenues avec les citrate, tartrate, lactate manganiques affaiblissent l’image, mais outre que ces solutions ne sont pas stables et se décomposent facilement, elles colorent les couches gélatinées en jaune comme les sels ferriques et modifient la couleur de l’argent.
- Les sels manganiques ne présentent donc aucun intérêt pratique comme affaiblisseurs.
- Emploi des sels de peroxyde de titane. — Lorsqu’on traite l’acide titanique Ti O2 par l’eau oxygénée, on obtient le peroxyde de titane Ti O3 qui se dissout dans les divers acides en donnant des solutions rouges qui sont les sels correspondants de peroxyde de titane.
- Ces sels dont les acides donnent des composés d’argent solubles affaiblissent plus ou moins l’image. Parmi ces composés, le sulfate titanique seul est un afîaiblisseur assez énergique.
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- L’action affaiblissante du sulfate titanique se manifeste d’une façon toute spéciale. La couche gélatinée contenant l’argent de l’image se détache au fur et à mesure de l’action du bain, en couches minces sans que la gélatine sous jacente soit altérée, de sorte que ce n’est pas par simple dissolution de l’argent que l’affaiblissement paraît se produire, mais aussi par diminution de l’épaisseur de la couche gélatinée. Cette action se manifeste du reste avec plus d’intensité dans les parties les plus transparentes, ce qui produit un relief très apparent en même temps que les détails sont peu à peu rongés.
- Emploi des sels mercuriques. — Parmi les sels mercuriques, le nitrate seul est susceptible de fournir des résultats utilisables pour l’affaiblissement des images aux sels d’argent.
- Le nitrate mercurique, qui est un sel fondant à la température de 6°, est liquide à la température ordinaire. Pour qu’il n’ait pas d’action désorganisante sur la gélatine, il faut l’employer en solution diluée. On étend 10 cc. de sel fondu dans 200 cc. d’eau. Cette solution, qui peut être additionnée d’un excès d’eau sans donner de précipité de sel basique, affaiblit très rapidement les images argentiques ; mais la couleur de l’argent, qui ne paraît pas sensiblement modifiée quand on retire le cliché du bain, jaunit très notablement quand il a été lavé. Pour cette raison, le nitrate mercurique ne peut pas être utilisé pratiquement.
- Les autres sels mercuriques donnent, par réduction au moyen de l’argent du cliché, des sels insolubles qui rendent la couche opaque et blanche comme le bichlorure de mercure.
- Outre les sels précédents, nous avons essayé toute une série d’autres sels métalliques dans lesquels le métal peroxydé jouait le rôle soit d’acide, soit de base.
- Les sels chromiques, les chromâtes, les arséniates, les vanadates, les tungstates, etc., etc., nous ont donné des résultats négatifs. Les sels au maximum qui nous ont donné les meilleurs résultats comme affaiblisseurs sont ceux de peroxyde de cérium et parmi les divers sels cériques, le sulfate est celui qui nous a paru présenter le plus d’avantages, f Emploi des sels cériques. — Les sels cériques dont l’acide peut donner un sel d’argent soluble, tels que le sulfate et le nitrate, affaiblissent très rapidement les images aux sels d’argent sans produire aucun des inconvénients des sels ferriques. Le sulfate, qui est un sel commercial, est celui qui présente le plus d’avantages, le nitrate se réduisant du reste assez rapidement en simple solution aqueuse. Le sulfate cérique neutre précipite bien, il est vrai, en présence d’un excès d’eau, mais on évite facilement cet inconvénient en additionnant la solution d’une petite quantité d’acide sulfurique qui donne, avec le sulfate cérique, un sel acide n’ayant aucune action désorganisante, même en solution concentrée, sur la gélatine.
- Le sulfate cérique peut être utilisé sans inconvénient en solution concentrée, la rapidité de son action est proportionnelle au degré de concentration des solutions.
- La facilité avec laquelle il se dissout dans l’eau, la grande stabilité de ses solutions acidulées par l’acide sulfurique, la rapidité avec laquelle il peut dissoudre l’argent lorsqu’il est en solution concentrée, son action très régulière à tous les degrés de concentration, enfin la possibilité d’utiliser les solutions jusqu’à épuisement et de conserver indéfiniment les solutions, font de ce nouvel affaiblisseur un réactif d’un emploi très commode. Il présente, en outre, l’avantage de pouvoir affaiblir les épreuves sur papier au gélatino-bromure d’argent sans colorer les blancs.
- Affaiblisseur au sulfate de peroxyde de cérium. — La solution concentrée de sulfate cérique qui convient le mieux pour être ensuite étendue suivant les besoins aux divers degrés de dilution est celle à 10 °/o que l’on additionne pour qu’elle puisse être étendue d’eau sans risquer de donner un sel basique, se déposant lentement, de 4 ce. environ d'acide sulfurique pour 100 c. c. de solution. Cette addition d’acide n’a, du reste, comme nous l’avons vu plus haut, aucune action fâcheuse sur la couche, car il se forme finalement un sel à réaction très faiblement acide.
- La solution à 10 °/0 agit très énergiquement et malgré cette grande énergie n’attaque pas la couche par places en faisant des coulures lorsqu’on examine le cliché par transparence, accident si fréquent, comme on le sait, avec le ferricyanure de potassium.
- La rapidité de l’action peut être réglée à volonté en diluant plus ou moins le liquide.
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- Si l’on désire un affaiblisseur très rapide agissant plus vite sur les parties les plus opaques du cliché que sur celles les plus transparentes, on utilisera la solution de sulfate cérique à 5 °/o.
- Conclusions. — En résumé, parmi les sels au maximum susceptibles d'affaiblir directement les images aux sels d’argent, ceux de peroxyde de cérium, seuls nous ont paru présenter des propriétés vraiment intéressantes, aussi l’emploi de la solution de sulfate cérique nous semble-t-il devoir être substitué avec de notables avantages au liquide de Farmer qui, non seulement ne peut pas être conservé en solution, mais présente d’autres inconvénients que nous avons signalés plus haut et dont le sulfate cérique est complètement exempt.
- Quant aux réactions chimiques qui régissent l’action des différents sels au maximum sur l’argent des épreuves, elles se résument évidemment toutes à une dissolution de l’argent dans une partie de l’acide du sel au maximum au fur et à mesure que celui-ci se transforme en sel au minimum, d’après une équation analogue à celle que nous avons donnée à propos des sels ferriques. Cette réaction se produit, selon toutes probabilités, toutes les fois que la chaleur de formation du sel au maximum est inférieure à la chaleur de formation du sel d’argent, et c’est ainsi qu’il est possible d’expliquer pourquoi certains sels au maximum affaiblissent les images aux sels d’argent lorsque d’autres ayant le même acide sont sans action.
- ÉCHOS
- L’exposition de la Société des Beaux-Arts (25, rue de la Zecca) vient d’ouvrir à Turin.
- Les envois de Y Artistique de Nice (3e Exp. de phot.) sont terminés et le 8 courant cette exposition s’ouvrira.
- A Hyères, le Palmier a organisé son deuxième concours, qui comprend six catégories. Les épreuves devront parvenir à ce journal avant le 15 mars courant.
- Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que M. Claude Couhin, avocat à la Cour d’Appel, et Président de la Société des inventeurs, dont nous avons publié la si remarquable conférence dans notre dernier numéro, vient d’être décoré de la Légion d’honneur. Nous lui adressons ici de tout cœur nos plus vives félicitations.
- En même temps, nous sommes heureux d’adresser aussi nos bien sincères félicitations à nos chers collègues de la Chambre Syndicale MM. H. Demaria, L. Joux, décorés des palmes académiques, le 16 février dernier.
- 'P
- Plusieurs journaux français et étrangers ont parlé récemment d’un système de tirage automatique des épreuves qui obtient à Berlin, depuis quelque temps, un très gros
- succès. Nous avons déjà signalé cette machine pratique qui est, du reste, fort intéressante, et, si nous n’avons pas décrit le système employé, c’est parce qu’on n’a pas encore en France des indications assez précises sur cet instrument.
- Son prix très élevé ne le met pas d’ailleurs à la portée de toutes les bourses.
- . Mais ce qui nous a surpris, c’est de voir nos confrères annoncer qu’il y aurait une de ces machines à Paris, à l’exposition universelle de Paris en 1900, comme s’il s’agissait d’une chose totalement inconnue en France !
- Il y a pourtant plus d’un an qu’une société importante à Paris (la Société industrielle de photographie, 29, rue des Pyramides) exploite ce procédé nouveau, avec succès, d’ailleurs. Pour une fois que nous ne sommes pas en retard, il conviendrait au moins de ne pas l’ignorer !
- H?
- L’Académie des sciences, dans sa séance du 18 décembre 1899, a décerné le prix Tré-mont à M. Louis Duros du Hauron, « l’un des inventeurs de la photographie des couleurs par la méthode des trois images colorées superposées, qui a publié son invention dès 1868, en même temps que Charles Gros et indépendamment de ce dernier. Ce procédé est devenu la source d’une industrie très répandue, par suite de perfectionnements
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- FEMME INDIGÈNE DE LA CORDILLlÈRE DES ANDES
- Cliché de M. Laguarde.
- techniques et artistiques, sans que l’inventeur ait tiré aucun profit de son ingénieuse conception. »
- Nous donnerons prochainement la description d’un appareil nouveau du même inventeur, qui est une fort élégante application de sa remarquable méthode.
- La société populaire des Beaux-Arts, 16, rue Grange-Batelière, lance un très original concours qui a pour but de faire remarquer combien sont laides les réclames sur les monuments et dans les paysages.
- Le concours est, en effet, divisé en deux catégories :
- 1° Monuments et édifices publics ;
- 2° Suites et paysages, coins de villages pittoresques, dont l’aspect est plus ou moins altéré par l’affichage.
- Ce concours qui, sera clos le 30 mai prochain, contiendracertainement des choses curieuses. Toutes nos félicitations a la Société
- POPULAIRE DES BEAUX-ARTS POUR LA NOUVEAUTÉ DE CET ESSAI ET L’INTÉRÊT DE SA PORTÉE.
- TSxe Concours ÏÏChornton-lPickard
- La Maison Thornton-Pickard, d’Altrincham (Angleterre), annonce un nouveau concours qui ne comprend pas moins de 2.625 fr. de prix ; concours divisé en trois classes à savoir :
- 1° Cinq prix d’une valeur chacun de 375 fr., 250 fr.,. 125 fr., 75 fr. et 50 fr. pour les meilleures séries de quatre photographies instantanées, de sujets d’intérêt général prises avec les chambres « Amber » et « Ruby » et l’obturateur de la Maison Thornton-Pickard.
- 2° Cinq prix de même valeur que les précédents pour les meilleures séries de quatre instantanées, de sujets en mouvement les plus rapides pris avec l’obturateur Thornton-Pickard « Focal-plane ».
- 3° Cinq prix de même valeur que les précédents pour les meilleures séries de quatre instantanées, de sujets quelconque d’intérêt général, prises avec les obturateurs de la même maison pour la pose et l’instantanée ou l’obturateur « snap-shot ».
- Soit 15 prix d’une valeur totale de 2.625 francs.
- Les derniers envois pour ce grand concours devront parvenir avant le 1er octobre 1900, à la Maison T.-P.,expédiés sous l’adresse suivante : The Thornton-Pickard, Manufacturing C° Ltd., Altrincham, « Photo-Competition » (Angleterre). L’envoi devra être annoncé par lettre à part. Tous les envois doivent être faits franco de port et les lettres affranchies.
- Les prix sont affectés aux meilleures séries de quatre épreuves des différents négatifs exécutés d’après différents sujets ou un même sujet dans des positions différentes mais toujours en vues instantanées de 1/8 au moins à 1/100 de seconde. Les épreuves d’une série ne peuvent concourir que dans la classe pour laquelle elles sont désignées.
- Tous les formats sont admis mais les épreuves doivent être toutes directement obtenues d après les négatifs (ni réduites, ni agrandies). Les épreuves doivent être collées mais non encadrées.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Toutes les retouches sont interdites et entraîneraient l’exclusion du concours.
- La Maison Thornton-Pickard se réserve le droit de reproduire à sa fantaisie et dans ses publications les envois des concurrents.
- Les appareils employés par les concurrents doivent être rigoureusement ceux indiqués précédemment.
- Les concurrents ne peuvent concourir que dans une seule classe.
- Les envois doivent porter :
- a) Le nom et l’adresse du concurrent ;
- b) L’indication de la classe dans laquelle il désire concourir ;
- c) Les indications les plus complètes qu’il sera possible de donner sur les conditions d’exécution des négatifs;
- d) L’indication du modèle de chambre noire et d'obturateur employé, etc., etc.
- Pour de plus amples indications, s’adresser à la Maison Thornton-Pickard qui enverra le règlement complet du concours.
- Cartes postales photographiques
- Les cartes postales illustrées de sujets photographiques sont en vogue et l’idée pourrait venir à plus d’un amateur de sacrifier à ce goût très justifié, en collant simplement au dos d’une carte postale ordinaire une vignette photographique.... Malheureusement, cette innocente décoration n’est pas autorisée par l’Administration des Postes.
- — ??...
- — Parce qu’on pourrait adresser ainsi un texte dissimulé entre les deux feuillets collés, texte qui ne serait plus à la discrétion du premier indiscret venu !
- Voici, du reste, la lettre que le Directeur des Postes écrivait en réponse à une demande à ce sujet et que La Photographie Moderne vient de publier:
- POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- DIRECTION DU DÉPARTEMENT DE LA SEINE Monsieur,
- Vous avez bien voulu me demander si des cartes avec photographies semblables à celle que vous m’avez communiquée peuvent être admises dans le service des postes comme cartes postales.
- J’ai l’honneur de vous faire connaître que l’art. 6 de l’arrêté ministériel du 24 novembre 1883 relatif à la matière, est ainsi conçu :
- « Toute mention ou inscription doit porter directement sur la carte ; il est interdit de joindre ou d’attacher aux cartes postales des objets quelconques. »
- En conséquence, les cartes confectionnées d’après le procédé qui consiste à tirer une photographie sur papier au bromure et à coller celle-ci sur un carton, ne peuvent pas circuler par la poste comme cartes-postales alors même qu’elles présenteraient les conditions réglementaires de poids et de dimensions.
- Si la carte dont vous m’avez communiqué un spécimen a pu circuler autrement, c’est incidemment, parce qu’elle a échappé à l’intention du personnel.
- Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération distinguée.
- Le Directeur des Postes et des Télégraphes de la Seine,
- Signé : Truet.
- Il est évident qu’il y a quelque chose de puéril dans cette défense.... Mais il faut s’y conformer en attendant qu’elle soit rapportée.
- Rappelons, à ce propos, d’après M. E. Garbe (Photo-Gazette), les formules qui permettent de sensibiliser tous les papiers en vue de ces impressions spéciales.
- Oxalate ferrique à 10 pour 100............................................. 20 cc.
- Acite tartrique............................................................ 2 gr.
- Nitrate d’argent cristallisé............................................... 1 gr.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Ajouter de l’ammoniaque goutte à goutte pour redissoudre presque entièrement le précipité ; avoir soin de ne pas mettre l’ammoniaque en excès. On passe au pinceau sur la partie du papier à sensibiliser (cette opération peut se faire au jour) et on laisse sécher à l’obscurité.
- . Il faut imprimer l’image fortement, puis développer dans :
- Oxalate neutre de potasse................................................ 20 gr.
- Acide oxalique........................................................... 0 gr. 25.
- Eau distillée ..........................................................100 gr.
- bien laver et fixer dans :
- Eau................................................................... . 100 gr.
- Hyposulfite....................-.................................... 5 gr.
- Chlorure d’or à 1 pour 100........................................... 5 cc.
- Voici une autre formule très simple, qui évite le développement et réusïit aussi très bien:
- Eau distillée........................................................60 gr.
- Azotate d’argent................................................... 4 gr.
- Acide tartrique.................................................... 4 gr.
- On filtre et on conserve en ilacon bouché ; la soluLion ne s’altère pas à la lumière.
- On tire fortement et on fixe dans une solution à 5 pour 100 d’hyposulfite de soude.
- RECETTES & PROCÉDÉS
- Epreuves transparentes sur papier
- ’ Pour rendre les épreuves sur papier transparentes, la Photo-Gazette, d’après la P/ioto-Chronik, recommande le procédé suivant :
- Plonger les épreuves dans un bain à 80° centigrades de :
- Paraffine........40 gr.
- Huile de lin............. 10 »
- NOBLES JAPONAISES
- Après imbibition complète, les sortir, les égoutter rapidement et les comprimer entre deux feuilles de papier buvard aussi peu plucheux que possible.
- Pour les coller sur verre et en faire ainsi de simili clichés sur verre, employer:
- Colle de poisson......... 100 gr.
- Sucre.................... 26 »
- *
- Papier sensible à la résine
- Parmi les formules de papier sensible assez simples pour être appliquées par les amateurs, il en est une, signalée par Photogram, qui peut servir à préparer un papier, convenable pour les tirages artistiques.
- Le papier à sensibiliser doit être assez mince ; on laisse tremper les feuilles pendant une demi-minute dans un bain composé de:
- Encens........................ 4 gr. 00
- Résine mastic................. 3 » 00
- Chlorure de calc.um.......... 3 » 25
- Alcool...................... 150 c3
- Le papier ayant été complètement séché, on le sensibilise en le laissant flotter pendant trois minutes sur une solution de nitrate d’argent au titre de 10 °/o, à laquelle on ajoute, goutte à goutte, de l’ammoniaque liquide jusqu'à ce que le précipité brunâtre primitivement formé commence à se redissoudre. Ce bain devra être filtré avant usage. Le papier ainsi préparé donne facilement des images d’un noir bleu profond ; si au bain de virage on ajoute du£nitrate d’urane, on
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- TEMPLE JAPONAIS
- obtiendra des épreuves d’un ton noir semblable à celui que donn^ la platinotypie ou le papier au gélatino-bromure d’argent.
- *
- Examen d’un négatif après le développement
- Il est assez ordinaire qu’aussitôt après avoir développé et fixé on ait le désir de voir ce qu’est le négatif produit, non seulement comme négatif, mais surlout pour le résultat qu’il pourra donner au tirage.
- Généralement, on tourne la plaque sur la manche en lui donnant pour fond le noir du vêtement ; on fait forcément mille contorsions des plus drôles pour chercher à obtenir l’angle qui reproduira le positif à obtenir. Trop souvent, hélas ! on n’arrive qu’à écorcher, briser ou détériorer la plaque de quelque façon et l’on n’obtient pas toujours le résultat désiré.
- Il est bon de savoir que si un négatif, pendant qu’il est encore humide, est tenu, verre en haut, à la surface d’un seau d'eau, l’image apparaîtra nettement et telle qu’elle doit se produire au tirage.
- (La Photographie pour tous.)
- Épreuves économiques au sulfate de cuivre
- Faire une solution de :
- Bichromate de potasse. ... 15 gr.
- Sulfate de cuivre......... 8 »
- Eau....................... 120 c. c.
- On en imprègne à la lumière d’une lampe un papier uni et de qualité forte. Couvrez bien la feuille rapidement, faites sécher promptement auprès du feu ; de la rapidité de ces opérations dépend la réussite du procédé.
- L’enduit séché devra présenter un aspect doré obscur; si la teinte était claire, cela signifierait que la couche sensible est trop légère, et il conviendrait de répéter l’opération.
- Le papier, qui doit être employé immédiatement, s’imprime à la lumière diffuse et donne tous les détails noirs sur fond doré.
- L’épreuve est passée dans l’eau pour éliminer le bichromate soluble, à plusieurs fois pendant une heu:é environ; on ajoute alors du sei commun ou de l’alun, attendant l’effet à peu près 10 minutes. L’épreuve est alors développée avec une solution complète d’acide pyrogallique. L’opération est complète
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- 58 LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- en quelques minutes, on lave en plusieurs eaux et l’on fait sécher.
- Le procédé est utile pour les grandes copies et pour les négatifs un peu durs.
- Le ton noir et froid, si l’on augmente la quantité de sulfate de cuivre, devient chaud si l’on diminue les quantités de la formule.
- (Hèlios.)
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- Sensibilisateur au ferro-prussiate
- Faire dissoudre dans 100 c. c. d’eau très chaude 10 gr. de prussiate rouge de potasse et ajouter 10 gr. d‘arrow-root.
- Ajouter ensuite à ce mélange une solution de 15 gr. de citrate de fer ammoniacal dans 50 c. c. d’eau chauffée jusqu’à ébullition.
- Etendre sur le papier une forte couche de ce liquide et faire sécher à l’obscurité.
- On colle et on sensibilise ainsi en même temps tous les papiers.
- Le virage et le fixage se fait à l’eau fraîche après insolution sans négatif.
- Ajouter au bain de virage quelques gouttes d’acide chlorhydrique.
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- Chlorhydrate d’ammoniaque et mercure
- Pour activer les solutions de bichlorure de mercure qui sont très lentes, comme l’on sait, la Photo-Revue suisse recommande de faire dissoudre dans l’eau froide parties
- égales de chlorhydrate d’ammoniaque pulvérisé et de bichlorure de mercure (9 à 10 gr. pour 100 c. c. d’eau) ; la dissolution serait instantanée et plus concentrée, l’eau ne dissolvant guère que 6 à 7 °/o du bichlorure de mercure seul.
- Filtrer après dissolution.
- Emploi de l’eau oxygénée en photographie
- La Photo-Revue suisse, d’après le Rulletin belge cle photographie, résume ainsi une note du Dr Andresen concernant le résultat de ses expériences sur l’eau oxygénée comme révélateur, qu’il explique en rappelant que l’eau oxygénée est un réducteur énergique, que les oxydes d’argent, de mercure, d’or, etc., sont réduits à l’état métallique, réduction qui est accompagnée de la mise en liberté d’une molécule d’oxygène par molécule d’eau oxygénée engagée. En ajoutant une à deux molécules de NaOH à une solution à 3 °/0 de H202 il y a formation au moins partielle de peroxyde sodique (Na202) et c’est ce dernier qui opère la réduction. L’eau oxygénée peut encore être employée comme faiblisseur. Il y aurait une certaine analogie entre le per-sulfate d’ammoniaque et l’eau oxygénée en tant que l’action faiblissante se manifeste d’abord dans les parties les plus denses du négatif.
- LA STEREO-POCHETTE A DÉCENTREMENT DE L. JOOX
- Les cyclistes ne veulent être ni chargés ni encombrés et cela s’explique parfaitement.
- On comprend aussi qu’une personne qui a des raisons spéciales pour être toujours munie d’un appareil photographique, tient aussi à en être chargée et embarrassée le moins possible.
- Mais la prétention qu’ont trop d’amateurs photographes de jouir des mêmes avantages avec le même minimum de poids et d’embarras est moins excusable.
- Pour les satisfaire, on a diminué, jusqu’à l’excès, tous les formats possibles...., le plus simple serait peut-être de leur vendre avec l’appareil un petit nègre pour le porter.... si c’était réalisable.
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- Le constructeur de la stéréo-pochette M. L. Joux, vient pourtant de créer à l’intention de ces exigeants amateurs, un nouvel appareil qui semble réaliser leur irréalisable désidératum, car c'est, comme son nom l’indique, un véritable appareil de poche, même pour la stéréoscopie, et cela sous un format de plaques moyen. Ce tour de force de construction mérite mieux que de simples éloges et nous allons décrire tout particulièrement la stéréo-pochette parce qu’elle constitue justement le plus joli triomphe de la difficulté vaincue dans le sens indiqué.
- Fermée, la stéréo-pochette affecte, comme le montre la fîg. 1, la forme d’un écrin à compas du genre dit pochette, bien connu de tout le monde.
- Cela mesure exactement 43 m/m x 90 m/m x 160 m/,n... et cela pèse en proportion.
- Néanmoins, les plaques sont du format 6 x 13 ce Fis L
- qui est une jolie grandeur, presque invraisemblable par rapport au volume et au poids de l’appareil.
- Aucune saillie sur la gainerie élégante de cette pochette. Seuls deux petits boutons, terminus de tigettes, qu’on tire comme ceux d'une pochette de compas pour développer l’instrument comme dans la figure 2.
- Ces tigettes tirées, on ne peut se défendre d’admirer la perfection de la construction de cet appareil qui s’ouvre, s’étend, se met au point avec une facilité, une précision et une rigidité vraiment remarquables !
- En deux coups de pouce il est fixé pour opérer depuis une distance déterminée jusqu’à l’infini; sonviseur s’est redressé ; il nereste qu’à armer l'obturateur après avoir choisi le diaphragme (à iris) qu’on veut employer et à « presser sur le bouton » ou la poire pour le déclanchement.
- Un bouton molleté sur le côté droit du corps d’avant permet le décentrement simultané
- des objectifs — Un autre, en avant de la partie d’avant qui est rabattue, permet la mise au point juqu’à 1 m. (!) suivant l’échelle gravée à la base du corps-d’avant sur cette partie rabattue elle-même.
- Yeut-on faire cette mise au point sur un verre dépoli ? En rabattant le couvercle du corps-d’arrière de l’appareil, comme on a rabattu le couvercle du corps-d’avant, on démasque l’arrière de ' la chambre et l’on y peut adapter un verre dépoli fixé dans un cadre qui accompagne l’instrument.
- Les plaques sensibles sont logées par dimensions 6 x 13 ou par paires de 6 X 6 1/2 au gré de l’amateur dans des châssis métalliques indépendants.
- De telle sorte que l’amateur peut en emporter un ou cent si bon lui semble; il ne se charge qu’autant qu’il le veut bien.
- Avec douze châssis en poche il fera donc ou douze vues stéréoscopiques ou 24 vues 6x6 1/2 simples ou toute autre combinaison dérivée de cette division facultative.
- On ne saurait souhaiter plus de liberté que n’en laisse l’instrument !
- Yeut-on faire des vues posées ? Un pied canne aussi bien compris que la stéréo-pochette vient le compléter :
- C’est un pied métallique très rigide dont les trois branches à coulisses se réunissent à hauteur de l’œil par trois genouillères et prennent ainsi toutes les positions.
- On sait combien le vissage des petits appareils sur ces pieds-canne est délicat. Pour le faciliter, M. L. Joux a imaginé de diviser la tête du pied en deux parties.
- L’une A se visse aisément à l’appareil tenu en main sous n’importe quelle position....
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- et il n’y a plus qu’à enfiler la partie A sur la partie B pour monter instantanément son appareil sur le pied.
- C’est commode, pratique, sûr.... il faut s’incliner! Sur la tête du pied on visse, quand il est replié, une partie recourbée, largement ouverte et qui permet de l’accrocher sur un bras pour garder ses mains libres afin d’opérer avec l’appareil à la main sans ce pied.
- Quant aux résultats ils sont ce qu’une construction des plus soignées et deux excellents objectifs stéréo-dissymétriques ou orlhortigmats de Steinheil peuvent donner.... c’est tout dire. Du reste, on en jugera bientôt par les reproductions que nous publierons dans la Photographie Française.
- La même pochette se fait pour vues non stéréoscopiques en format 9 x 12 et présente les mêmes avantages.
- Il serait tout à fait superflu de souhaiter à cette nouvelle création, qui fait tant honneur à l’habile constructeur, un succès dont elle était plus qu’assurée avant même d’avoir été mise en vente. Ce qu’il y a de plus probable c’est qu’il sera difficile au constructeur de suffire au nombre des demandes. Espérons pourtant qu’il ne faudra pas, comme pour les automobiles, s’inscrire six mois d’avance pour être servi.
- L’APPAREIL A LUMIÈRE ARTIFICIELLE BOUILLAUD
- Cet appareil est constitué par une sorte de gigantesque lanterne dont la face vitrée se divise en deux parties : La plus grande est en verre dépoli d’une façon spéciale, l’autre est en verre absolument transparent. Ce sont ces deux parties vitrées qui, avec la faculté de rotation de l’appareil qui tourne sur son axe, constituent l’originalité de l’invention.
- L’inventeur a cherché dans cette construction à obtenir, soit avec l’éclair magnésique soit avec d’autres lumières convenablement disposées à l’intérieur de son appareil, les mêmes phénomènes d’éclairement qui sont produits dan slesateliers par la lumière du jour.
- Dans ce dernier cas, la lumière directe frappant directement le modèle, produit les grands effets de lumière, tandis que la lumière qui se trouve diffusée dans tout l’atelier éclaire plus ou moins, en se réfléchissant, les grandes ombres données par la lumière directe.
- Dans l’appareil Bouillaud la lumière directe partant du vitrage dépoli, en face le vitrage transparent, ne frappe que convenablement atténuée le modèle, puisqu’elle est obligée de traverser un obstacle assez puissant qui est le verre dépoli, et, par le verre transparent qu’elle traverse au contraire librement, elle éclaire violemment tout le plafond blanc de la pièce où l’on opère pour agir précisément comme une bonne lumière diffuse dans un bon atelier à la lumière du jour.
- Du parfait équilibre, de ces deux lumières dépendent les résultats. Il est facile de comprendre que si le verre dépoli laisse passer trop de lumière par rapport au verre transparent du haut, le modèle sera trop éclairé de côté, le contraire se produirait si les verres dépolis étaient trop opaques.
- En tournant sur son axe, le faisceau lumineux que l’appareil projette varie évidemment selon son angle d’incidence. — Or, il en résulte une variété infinie d’éclairages, même dans une pièce très étroite. Considération très importante pour les grandes villes où les loyers sont si élevés !
- Quand on emploie le magnésium dans l’appareil dont il s’agit, l’inflammation se produit électriquement au moyen de déflagrateurs spéciaux constitués par des fils de platine portés instantanément à l’incandescence.
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- Un dernier avantage de l’appareil et non l’un des moindres consiste dans la facilité qu’à l’opérateur de produire des images de grandes dimensions sans avoir recours à des doses massives de poudre éclair. L’appareil Bouillaud se prête admirablement à ce genre de travail ; car, la distance entre les lampes et le haut de l’appareil est plus que suffisante pour que le brusque déplacement de l’air produit par l’expansion des gaz lors de la combustion soit en partie paralysé — la cheminée placée à côté faisant soupape de sûreté. Donc, jamais de bris de verre à craindre comme cela pourrait avoir lieu dans des appareils où le plafond serait trop près du vitrage.
- La disposition particulière des lampes dans cet appareil a, en outre, l’avantage de supprimer les ombres portées.
- Il est juste d’ajouter que le photo-poudre employé, fabriqué par M. Bouillaud, rend l’obtention de ces grandes épreuves relativement facile, car, sous un petit volume il produit une somme énorme de lumière.
- Ce produit est exempt de matières toxiques et sa combustion ne produit point de gaz dangereux à respirer. Enfin, il estd’un prix raisonnable et nous pensons qu’il serait superflu de courir les dangers de la préparation d’une photo-poudre plus ou moins bonne quand on a sous la main la Zirconia, qui joint aux susdits avantages, celui de se conserver indéfiniment.
- POUDRE ZIRCONIA
- Pour la fabrication de cette poudre. Il a été tenu compte des facteurs suivants :
- 1° Fumée au minimum ;
- 2° Rapidité de combustion ;
- 3° Bruit réduit au minimum ;
- 4° Emploi d’oxydants spéciaux et nouveaux dont le spectre ne contient aucun rayon magnétique et capables, en outre, de fournir une quantité suffisante d’oxygène;
- 5° Inocuité des gaz et résidus au point de vue de la santé ;
- 6° Facilité de conservation ;
- 7° Prix relativement peu élevés.
- Nous sommes heureux de pouvoir dire que toutes ces conditions se trouvent admirablement remplies dans la Zirconia.
- En résumé, l’appareil Bouillaud vient donc combler, en photographie, une grande lacune en mettant, en quelque sorte, dans la main du photographe portraitiste, amateur ou professionnel une source lumineuse, régulière qu’il peut reproduire toujours égale et faire aussi varier à sa fantaisie dans toutes ses propriétés et tous ses effets.
- C’est le moyen pratique et sûr de ne jamais manquer une seule opération, car, à la nature et la qualité de la lumière se joint l'instantanéité.
- L’économie de temps et d’argent, de loyer, de papier, de plaques et de produit , que permet de réaliser cet appareil compense si largement le prix de sa dépensequ’elle s'impose à tout portraitiste soucieux d’obtenir de belles œuvres à coup sûr
- et Quand il veut SOLEIL couchant. Cliché de M. Th. Chaignon.
- ” ‘ Mention honorable de la 2" catégorie (caractère artistique! de notre Concours d'instantanées (1898-1899).
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- PHOTO-DÉTECTIVES « COSMOS »
- Entre tant d’appareils à mains qui paraissent chaque jour, les photo-détectives « cosntos » méritent d’être distinguées par les avantages qu’elles offrent pour les amateurs. Constatons, d’abord, que la fabrique a eu le souci, tout en établissant un tarif très modéré, de ne rien sacrifier des qualités essentielles d’un appareil sérieux, au bon marché mal entendu. Les photo-détectives « cosmos » sont construites en bois de noyer bien sec — et non en bois blanc — et recouvertes d’une nouvelle gainerie en peau de bœuf à gros grains inusable.
- Ce qui frappe, dès l’abord, dans les photo-détectives « cosmos », c’est leur simplicité. Alors qu’on semble s’ingénier aujourd’hui à perdre l’amateur qui n’en a guère
- besoin dans des organes plus nombreux que ceux d’une locomotive, il est reposant de trouver un appareil aussi simple. Dans les modèles les plus perfectionnés, comportant tous les perfectionnements usités, tout se trouve groupé en un, deux, trois boutons au plus dont l’emploi est clair et facile. Le déclanchement pneumatique, source de tant d’ennuis, est ici indépendant de l’appareil. Il se place et se déplace instantanément. En cas de crevaison, il est immédiatement et facilement réparable et, de toutes manières, laisse toujours en fonctions le déclanchement au doigt qui, lui, est solidaire avec tout le corps de l’obturateur et ne peut rigoureusement pas manquer.
- Quand nous aurons dit que les organes de déclanchement et d’escamotage sont, en outre, affleurés dans des cuvettes qui les protègent, que la fermeture arrière estinvisible, à l’abri, par suite, de toute indiscrétion fâcheuse, nous aurons indiqué deux autres avantages que comprendront, sans commentaires, tous les praticiens.
- Nous avons remarqué, enfin — ceci est un véritable progrès— que dans les modèles à objectif simple de prix moyens, la fabrique a enfin pris l’initiative de placer des lentilles à large ouverture. Nous savons que l’on ne peut demander l’impossible, mais les petites détectives présentées jusqu’ici laissent vraiment à désirer sur ce point. Dans les photo détectives « cosmos » les objectifs achromatiques travaillent à F : 10, ce qui est vraiment excellent pour des lentilles simples. Gela permet, au moins, d’opérer un peu par tous les temps, et non pas seulement par des lumières aveuglantes, ce qui n’est pas sans limiter singulièrement l’emploi d’un appareil.
- Les photo-détectives « cosmos » peuvent être obtenues de toutes les bonnes maisons d’articles photographiques. L’agence Générale en France est à l'office central de photographie, 47, rue de Rennes, à Paris.
- CHAMBRE SYNDICALE
- Séance du 7 février 1900
- La séance est ouverte à 9 heures, sous la présidence de M. Jules Demaria, Président, assisté de MM. Fleury-Hermagis et Molteni, Présidents d’honneur; de M. Mendel, 2° vice-président, de M. Jarret, secrétaire-général, de M. Grieshaber, secrétaire, de M. Mercier, trésorier, et de M. Delbosque, archiviste.
- Présents : MM. Alibert, Balbreck, Beney, Biart, Bondon, Brezinski, Cadot, Chaux, Degen, Derepas, Donny, Dubouloz, Duchenne, Duploinet, Faivre, Français, Gastine, Gilles, Houdard, Joux, Korsten, Legendre, Lézy, Ludwig, Mazo, Merville, Perron, Iteeb, Roussel, Roux, Tram^ bouze, Turillon.
- Excusé : M. Gaumont.
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- Après lecture, le procès-verbal de la précédente séance est adopté et M. le Président prononce les paroles suivantes :
- Messieurs et chers collègues,
- En prenant ce soir, pour la première fois, possession du fauteuil présidentiel où vos suffrages m’ont porté, j’ai, avant toute chose, deux devoirs à remplir ; je n’y manquerai pas et je vais essayer de m’en acquitter de mon mieux.
- L’historique de la Présidence de M. Dubouloz qui vient de quitter ce fauteuil occupé par lui sans relâche pendant toute la durée de ses fonctions, c’est l’histoire même de notre Chambre syndicale durant ces dernières années, c’est l’histoire de sa prospérité, de ses succès, c’est le résultat considérable acquis à ce jour.
- J’estime donc que j’aurai rempli une partie de la tâche que je me suis imposée ce soir quand j’aurai apporté à celui qui nous donna sans compter le meilleur de ses forces et de son temps, l’hommage qui lui est dû, et aussi si je réussis à évoquer dans vos esprits, ce qu’était notre Chambre syndicale quand il en prit la direction et lorsqu’en passant par les différentes étapes parcourues, nous verrons ce qu’elle est aujourd’hui.
- Nous sommes au lendemain de l’Exposition de 1889 — A la suite de la distribution des récompenses, le mécontentement est général et il a groupé tous ceux qui s’occupent de la fabrication ou de la vente des articles photographiques ; ils sentent tous (car les destinées de notre corporation déjà importantes ne peuvent plus être livrées au gré du hasard) qu’il leur faut une association pour se réunir, se concerter, pour agir.
- Un homme jeune, plein d’ardeur se met à la tête du mouvement et après avoir jeté les bases de notre syndicat, il disparait, emporté par le cruel destin.
- Permettez-moi, Messieurs, d’envoyer de cette place, qui fut aussi la leur, un souvenir ému à ceux qui furent les artisans de la première heure, qui luttèrent énergiquement pour nos revendications et qui ne sont plus parmi nous pour jouir du succès de leur œuvre.
- A côté d’Attout-Taiffer, j’ai nommé Enjalbert et Marcilly.
- Et puisque je parle de ceux qui, aujourd’hui manquent à l’appel, je saisis cette occasion pour me tourner vers d’anciens Collègues et les priant d’oublier les raisons pour lesquelles ils ont déserté nos réunions, je leur demande de revenir à nous sincèrement.
- J’espère, qu’en cela, je suis d’accord avec tous et qu’en agissant ainsi, c’est un des premiers devoirs de ma nouvelle fonction que je remplis.
- J’arrive maintenant à l’élection qui plaça M. Dubouloz à la tête de notre Chambre syndicale.
- Quoique l’œuvre soit bien assise, quelle a même déjà fait ses preuves, nous ne sommes qu’une cinquantaine, la caisse n’est pas très bien garnie et c’est dans cette situation qu’il prend la direction du syndicat; direction habile autant qu’intelligente et qui va imprimer à notre association une impulsion irrésistible.
- Tout d’un coup, d’un seul bond, nous sautons de 50 à 80 Membres, puis nous dépassons bientôt la centaine, nous sommes aujourd’hui 180 ; bientôt nous serons vraisemblablement plus de 200.
- Voilà, Messieurs, le résultat acquis quant au nombre ; par l’union, le nombre est une force redoutable, et cette force puissante, ce résultat inespéré, nous savons tous à qui nous le devons.
- Si le nombre est une force en tant que groupement, il nous a donné une autre force qui n’est pas à dédaigner, celle de l’argent ; et la pauvre petite cagnotte du début, dont on voyait toujours désespérément le fond est maintenant garnie de bonnes espèces, d’obligations que notre Trésorier, depuis si longtemps déjà dévoué à son poste, entoure de toute sa sollicitude.
- Passant maintenant à un autre ordre d’idées, nous voyons l’activité infatigable du Pré-
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- sident, à qui la Chambre renouvelle plusieurs fois son mandat, se prodiguer efficacement de tous côtés, se manifester énergiquement en toutes circonstances.
- C’est d’abord le transfert de notre syndicat dans les locaux que nous occupons aujourd’hui, son indépendance absolue proclamée, puisqu’il n’est plus rattaché officiellement à aucun groupe.
- C’est l’élaboration de nouveaux statuts plus en harmonie avec des besoins, chaque jour plus nombreux.
- Puis la création d’un bulletin de placement gratuit des employés et ouvriers de notre corporation etsij’en juge actuellement par l’affluence des demandes, cette innovation a été d’une utilité incontestable.
- Ensuite, à l’aide des Associations Polytechnique et philotechnique, c’est l’organisation dans tous les arrondissements de Paris et sous le patronage direct de la Chambre syndicale, de cours populaires de photographie professés par des Membres du syndicat ou bien par quelques-uns de nos amis dévoués.
- Différentes commissions nouvelles sont créées, entres autres, celles des récompenses aux ouvriers et employés, et nous pouvons dire qu’en cela, le Président Dubouloz a été bien inspiré puisqu’il nous a ainsi permis de décerner à ceux qui sont dans nos maisons, nos collaborateurs journaliers, des récompenses dues à leurs services et à leur attachement.
- De tous côtés, enfin, il a multiplié sans relâche des tentatives nombreuses pour le bien du Syndicat et si quelques-unes, comme la question des douanes et celle de l’avilissement des prix n’ont pas encore été complètement résolues, ce n’est pas faute à lui d’y avoir apporté toute son intelligence et tous ses efforts.
- Tout cela, Messieurs, ce sont des faits précis, faciles à énumérer, des services rendus, faciles aussi à contrôler, mais à mon avis, plus que tout cela, la qualité maîtresse de celui qui naguère vous présidait, c’est d’avoir su attirer et grouper autour de lui toutes les bonnes volontés, leur avoir donné de la cohésion, en avoir fait un faisceau; c’est aussi nous montrant l’exemple de nous avoir donné foi dans une œuvre qu’il laisse, en se retirant, organisée puissamment, prospère, et si nous le voulons, presque invincible.
- J’espère donc que lorsque j’aurai fini en applaudissant, non pas à mes paroles, mais aux idées et aux opinions exprimées, vous voudrez ainsi payer la dette de reconnaissance que nous devons à celui qui, après tous les services .rendus, est rentré simplement dans le rang, parmi vous tous.
- Vous me permettrez, Messieurs, de joindre à vos applaudissements les meilleurs• souvenirs de celui qui fût quelquefois près de lui, un très modeste mais dévoué collaborateur et qui s’en souviendra toujours avec plaisir.
- Il me reste maintenant, Messieurs et chers Collaborateurs, à vous remercier du fond du cœur pour le grand honneur que vous m’avez fait en me plaçant à votre tête.
- J’en ai été profondément touché, je vous en suis, croyez-le, très reconnaissant et je saurai m’en montrer toujours digne.
- Si, être élu d’un groupe, d’une association, cela signifie que l’on a l’estime de ses Collègues, que l’on a toute leur confiance, cela impose à celui qui est l’objet de cet honneur et de cette confiance, une grande tâche dont je comprends d’ores et déjà toute l’étendue, tous les devoirs.
- J’appliquerai, vous ai-je dit, dans l’exercice de mes. fonctions, mon intelligence à bien comprendre les besoins véritables de notre Syndicat; j’emploierai toute mon énergie à défendre nos droits, nos intérêts, partout où ils seront mis enjeu.
- Je m’efforcerai aussi, soyez-en persuadés, d’apporter dans la direction de nos débats,l’in • dépendance la plus absolue, en même temps que la plus grande impartialité, conditions sans lesquelles on ne peut être un bon président. Je vous ai dit tout à l’heure que notre Chambre syndicale paraissait être arrivée à son point culminant, mais cela ne veut pas dire qu’il n’y ait plus rien à faire ; au contraire beaucoup de questions restent à étudier et non des moins graves ; d’autres peuvent surgir d’un moment à l’autre, et pour arriver â les résoudre toutes, j’aurai recours à tous, sans distinction.
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- PRAIRIE SUR LES BORDS DE LA MARNE, PRÈS CIIENNEVIÈRES (6 h. matin, mai 1898). Cliché de M. Camille Danguy. Mention honorable de la 2' catégorie (caractère artistique) de noire concours d'instantanées (1898-18!)!)).
- ÉTUDE DE PATURAGE, cliché de M. J. Soulan.
- Mention honorable de la 2° catégorie (caractère artistique) de notre concours d’instantanées (1898-1899)
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- Les discussions pourront un jour devenir ardentes et ce jour là je vous demanderai d’oublier, en franchissant le seuil de cette enceinte, que, si nous sommes quelquefois, hors d’ici, des concurrents, nous savons tous l’oublier lorsqu’il s’agit de l’intérêt général qui e t si souvent l’intérêt particulier. En dehors de cet esprit là, il n’y a rien à espérer pour la marche régulière d’un syndicat.
- Vous avez placé autour de moi des Conseillers d’élite, et sans vouloir, ce soir, effaroucher leur modestie, je puis dire en toute assurance que vous avez bien placé votre confiance et qu’ils sont prêts à faire leur devoir, avec le dévouement et le désintéressement le plus complet.
- J’ai déjà eu besoin d’eux, de leurs bons conseils et ils y ont mis tant d’empressement que j’en ai été bien heureux et que je les en remercie sincèrement; cela me prouvant que pour le bien du Syndicat, nous marcherons toujours la main dans la main.
- J’aurais souvent besoin, Messieurs, de faire appel à votre concours, j’espère que, vous non plus, vous ne me le marchanderez pas et que je pourrai compter entièrement sur vous, comme vous pouvez déjà compter sur moi.
- Pour terminer, mes chers Collègues, je souhaite de tout mon cœur qu’avec l’aide de tous, notre Chambre syndicale marche toujours dans la voie brillante du progrès ; que l’union la plus intime règne entre nous et que dans un esprit large, comme doit en avoir toute association puissante, sûre de sa force, à la veille de l’Exposition où nous allons avoir besoin les uns des autres, nous entretenions des relations cordiales, sans arrière pensée, avec les autres associations qui côte à côte, chacune dans leur sphère, luttent aussi, comme nous, avec d’autres moyens, pour la vulgarisation et la plus grande gloire de cette invention si sublime et si éminemment française, qu’est la Photographie.
- La chambre témoigne, par ses applaudissements, de toute la sympathie qu’elle accorde à M. Dubouloz, son ancien président, et décide, sur la proposition de M. Demaria, que chaque fois que M. Dubouloz assistera à ses séances, il prendra place au bureau.
- M. Dubouloz remercie ses collègues de leur délicate attention et leur assure que ses nouvelles fonctions de juge au Tribunal de commerce ne l’empêcheront pas de rester toujours lié à leurs travaux et de les seconder chaque fois qu’ils auront besoin de son activité et de ses conseils.
- On passe à la lecture de la correspondance.
- 1“ M. Gibot, de Poitiers, demande pour une dame une place de vendeuse. Sa lettre est remise à M. Mendel, pour qu’une insertion soit faite dans ce sens au bulletin mensuel.
- 2° Une lettre de M° Goulet, relative à la loi des accidents du travail, est communiquée à la Chambre. A ce propos, M. Degen demande que l’on réunisse la commission spéciale qu’il se chargera de convoquer lui-même.
- 3° Une circulaire de la Chambre des négociants commissionnaires du commerce extérieur, 18, rue de Paradis, informe que le même bureau de 1899 a été réélu pour l’exercice 1900.
- 4° Une circulaire de l’OUice national du commerce extérieur, pour la propagande commerciale à l’étranger, par la voie des journaux spéciaux.
- 5° Une lettre du Comité d’installation de la classe 12 de l’Exposition de 1900, demandant deux employés pour le gardiennage. Les demandes devront être adressées à M. Dubouloz.
- 6° MM. les Editeurs du Catalogue officiel de l’exposition demandent les reeliticalions qu’il v aurait lieu d’apporter dans l’insertion concernant la Chambre syndicale.
- 7° Une circulaire de Mmc veuve Logé, faisant des offres de service pour la décoration et l’installation des vitrines pendant l'Exposition.
- M. Gastine demande que l’allocation de 3 fr. par membre, au delà de 150 membres, précédemment accordée pour le service du journal, soit portée à 3 fr. 75.
- La Chambre, par un vole à mains levées, accepte cette augmentation, espérant que cette décision mettra fin aux réclamations adressées par les membres de province à qui, à l’avenir, le service du journal la « Photographie française » devra être assuré d’une façon absolument régulière.
- M. Coudres, propriétaire passage Gourdon, 4, près la gare de Sceaux, désire vendre un atelier de photographie bien situé, pour le prix de 600 francs.
- M. Robardet, ancien photographe, demande une place.
- Ces deux demandes sont confiées aux soins de M. Mendel, pour les faire figurer au bulletin mensuel.
- M. Dubouloz insiste pour que toutes les affaires soumises aux arbitres reçoivent une solution dans le plus bref délai possible.
- Au sujet de l’avilissement des prix, M. le président fait remarquer que, d’après les renseignements qu’il tient de M. Gaumont, la maison Lumière n’a pas encore fait parvenir sa réponse définitive.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Il est décidé qu’une nouvelle démarche sera faite près de cette maison, dans le but d’arriver à une solution qui donne satisfaction aux vœux exprimés.
- M. Chaux demande que la Commission de l’avilissement des prix se réunisse.
- Il est ensuite procédé au vole pour l’admission de M. Courrier, présenté à la dernière séance, — suivant les statuts, le vote a lieu à bulletin secret et M. Courrier est admis à la majorité à faire partie de la Chambre.
- La Maison Ilingue, Marret el Bourrin présentée par MM. Demaria et Gaumont et M. Borniche, présenté par MM. Demaria et Derepas, demandant à faire partie de la Chambre Syndicale, il sera suivant l’usage, procédé à leur admission à la prochaine séance.
- Vu l’heure avancée, M. Chaux demande à la Chambre de nommer une Commission pour étudier la création d’un bulletin mensuel.
- M. Gastine fait ensuite une présentation de photographies obtenues à la lumière artificielle à l’aide des appareils de M. Bouillaud, appareils dont M. Courrier, à Paris, est le constructeur et le commissionnaire (voir la description de l’appareil aux Nouveautés photographiques).
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 11 h. 45.
- Le Secrétaire Général, Le Président,
- Jarret. Jules Demaria.
- Bibliographie
- M. G. Brunei, qui publie beaucoup, fait paraître chez A. Baillière et fils, un Carnet-agenda du photographe, qui est un recueil de formules, de notes et d’indications assez volumineux, entremêlé de force publicité et d’images, également fournies par la publicité.
- Cet agenda est accompagné de 60 bons-primes représentant une valeur de 100 francs, et le volume ne coûte que quatre francs ! — Il est vrai que chaque bon comporte une petite redevance de tant pour ceci, tant pour cela. Ainsi, il y a des abonnements à prix réduit du prix fort pour le journal de M. Brunei, des échantillons de produits photographiques envoyés contre de très faibles sommes. Certains objets visés par ces bons sont plus importants, mais alors la somme à débourser augmente aussi, naturellement. Ainsi un timbre dateur caoutchouc est donné contre 5 fr., un appareil allumeur électrjque contre 20 fr., un agrandissement 30 x 40 pour 27 fr. 50... Cette publication est évidemment lancée avec un esprit très pratique.
- Formules, Recettes et Tables pour la photographie et les procédés de reproduction, par le Dr J.-M. EDER, directeur de l’Ecole impériale photographique de Vienne. — Edition revue par l'auteur et traduite de l’allemand par G. BRAUN, fils. — Un volume in-18 jésus, de 185 pages ; 1900.
- Le présent formulaire a eu, en Allemagne, un succès qu’explique la façon sobre, et cependant complète, dont il a été composé. Le Dr Eder a bien voulu revoir et compléter l’édition originale avant la traduction de M. G. Braun. C’est donc mieux qu’une simple traduction qui est offerte aujourd’hui au public photographique.
- Table des Matières
- lre PABTIE. Formules et Recettes d’opérations photographiques. — Temps de pose pour différents objets et avec différents objectifs. Temps de pose nécessaire pour instantanés d’objets en mouvement, d’après leurs différents éloignements. Table des vitesses dont sont animés différents objets en mouvement. — Procédé au gélatinobromure d'argent. Préparation de l’émulsion. Grandeurs des plaques. Développement. Quantité nécessaire de développateur pour les formats de plaques en usage. Développement à l’oxalate ferreux; à la soude et acide pyrogallique; à l’acétone et acide pyrogallique; au mélol ; à l’ortol ; simplifié à l’hydroquinone et soude ; à l’hy-droquinone et potasse ; a l’iconogène ; à l’hydroquinone et iconogène; au paramidophénol ; à l’a-midol; à la glycine; à la pyrocatéchine. Fixage des plaques au gélatinobromure d'argent. Renforcement. Renforçateur au mercure; à l’urane. Affaiblissement des plaques au gélatinobromure d’argent. Eclaircissement des clichés jaunis par l’acide pyrogallique. Vernissage des plaques à la gélatine. Vernissage à chaud ; à fioid. Vernis mat. Vernis pour retouche. Peiliculage des négatifs pour Phototypie. Bain de glycérine pour plaques pelliculaires. Durcissement des plaques pellicu-laires. —Procédé au collodion humide. Nettoyage des plaques de verre. Polissage des plaques de verre. Collodion normal. Etablissement des négatifs au collodion. Bain d’argent. Développement. Renforcement avant fixage, Fixage. Renforcement à l’argent après fixage. Renforcement après fixage pour négatifs au trait. Affaiblissement (baissage). Etablissement des négatils pour Typogravure. Peiliculage des négatifs au collodion. Positifs et clichés pour projections oblenus par le procédé au collodion. Images au collodion sur fer-blanc recouvert d’un vernis noir. — Procédé orthochromatique. Avec plaques trempées dans des matières colorantes. Sensibilisation pour jaune et vert par l’érythrosine ; orange et rouge par la cyanine ; rouge avec nigrosine B. Emulsion orthochromatique du Dp Albert. — Trempage des plaques à l’émulsion Albert. — Positifs à l’émulsion au chlorobromure. — Emulsion au chlorure d’argent pour positifs et développement. — Emulsion
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- au chlorocitrate sans développement. — Développement de positifs et images sur porcelaine obtenus à l’émulsion au chlorocitrate. — Papier au chlorure d’argent. — Bain à employer avant virage et fixage pour les papiers dits celloïdine. — Bain séparé de virage et fixage pour papiers aristo-types. — Virage des papiers gélatine au chlorure d’argent. — Bains de virage et fixage séparés pour papiers celloïdine. — Bains viro-fixateurs pour papiers aristotypes, celloïdine et papiers émulsionnés. — Virage au platine pour papiers au chlorure d’argent. — Virage combiné au platine et or. — Opérations finales des épreuves aristotypes et celloïdine. — Affaiblissement des épreuves aristotypes et celloïdine trop exposées. — Développement pour les papiers sensibles lorsque les épreuves sont peu exposées. — Tirage et agrandissement sur papier à l’émulsion au bromure d’argent. — Procédé à l’albumine. — Impressions à l’argent et virage au platine de papiers salés, arrow-root, etc. — Méthode de collage des épreuves. — Papier platine. — Ferrotypie. — Papier au charbon. — Phototypie (Photocollographie). — Photolithographie. — Report sur zinc. — Préparation du zinc pour le report. — Morsure pour Zincographie. — Tirage direct sur zinc par l’albumine chromatée. — Procédé à l’asphalte. — Procédé dit « à l’émail » sur cuivre. — Morsure pour le procédé à l’émail sur zinc. — Photoxylographie (Photographie sur bois). — Divers. — Poudre pour éclair de magnésium. Gomme. Vernissage et recouvrement des cuvettes pour morsures, etc.,
- Colle pour papier sur fer, zinc, etc. Vernissage d’étiquettes.
- IIe PARTIE. Tables. — Iro Section. Longueur d’ondes de la lumière. Rapidité de la lumière. Clarté des principales divisions du spectre solaire. Distribution des couleurs dans le spectre. Temps de pose par temps couvert ou clair. Sensibilité de divers produits photographiques. Valeur relative du degré du sensitomètre Warnerke. Valeur relative du degré du photomètre Vogel. Valeur relative des chiffres du sensitomètre Scheiner ou Warnerke. Indication des diaphragmes d’après différents systèmes. Tables et renseignements pour la pratique photographique des objectifs. Table de la distance nécessaire pour agrandissements et réductions. Table indiquant la netteté de l’image par rapport à l’angle visuel. Table de la réelle netteté pour les chambres à main à mise au point fixe. Table de la profondeur de netteté derrière l’image mise au point, d’objets plus éloignés.
- Table du champ de netteté d’un objectif pour divers éloignements de l’objet. Table de l’angle visuel. Table de la diminution de l’intensité lumineuse vers les bords du champ de l’image sur le verre dépoli. Formats usités des épreuves sur papier. Formats usuels des plaques. Grandeurs des feuilles de papier albuminé ou salé. Grandeur normale de l’ouverture des objectifs et des planchettes. Tableau indiquant la quantité de produits chimiques à employer dans les procédés photographiques. — 11° Section. Les corps, leurs symboles et leurs poids atomiques. Point de fusion des métaux, etc., et point d’incandescence. Thermomètres. Table de réduction des échelles thermométriques de Fahrenheit, Celsius et Réaumur. Table de réduction du degré des aéromètres. Liquides plus légers que l’eau; plus lourds que l’eau. Réduction du degré de Twaddle, Poids spécifiques des corps solides et liquides. Poids spécifique de divers corps. Désignation des quantités équivalentes des substances les plus employées. Table donnant les quantités d’eau à employer pour dissoudre 1 parlie d’une substance servant de réactif pour analyse. Table de la solubilité des différentes substances. Solubilité du chlorure, du bromure et de l’iodure d’argent dans les différents fixages. Solubilité du chlorure d’argent dans diverses solutions. Table de comparaison entre les poids et mesures. Mesures et poids anglais. Table indiquant la solubilité, le poids spécifique et le point de fusion des résines.
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