La photographie française
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- La Glasse XII à l’Exposition de 1900
- L
- exposition cle 1900 étant ” officiellement ” ouverte depuis le 15 avril dernier, nous aurions voulu pouvoir commencer dans le numéro de ce mois (Mai), qui portera la date du 1er Juin, une revue générale de la classe XII. Dans ce but, nous nous sommes rendu les 19 et 20 au Champ de Mars et nous avons parcouru les galeries où la photographie française doit s’étaler... Nous y avons constaté que bon nombre d’exposants ont terminé complètement leurs installations. Il faut citer parmi ces bons premiers les frères Lumière de Lyon, les maisons Gaumont, Poulenc, Jarret, Geis-ler, Otto, la collectivité du Photo-Club de Paris, Longuet, Ch. Mendel, Derogy,... et une foule d’autres qui nous excuseront de ne pas les nommer aujourd’hui pour abréger car ils ne seront pas oubliés dans nos prochains
- LA PORTE D’ENTRÉE MONUMENTALE DE LEXPOSITION DE 1900 Sur la place de la Concorde,
- Vue de la rive gauche de la Seine (quai d’Orsay)
- Cliché de II. : BOXE — 42637 — V. O. M. pour le Concours de photopraphies documentaires de 1900 de La Photographie Française. Objectif F. Janet.
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- articles. Mais en somme, sauf celle des amateurs, aucune section n’est complète et meme pour ceux-là, il nous faut ajourner toute appréciation parce que sans vouloir comparer les travaux des professionels avec les leurs, il convient tout au moins d’avoir vu l’ensemble de l’exposition de ces professionnels pour savoir dans quelle categorie il y a eu le plus de progrès, d’initiative... et dans quelle mesure.
- Nous nous bornerons donc aujourd’hui à suivre l’exemple parti de haut en déclarant ouverte notre rubrique spéciale sur l’Exposition, mais sans la remplir d’autre chose que de vagues linéaments de critique puisque la substance en fait encore défaut.
- Si MM. les amateurs : le photo-club de Paris en tête, méritent des félicitations pour avoir été prêts totalement les premiers, en tant que section, ils en méritent aussi pour le goût qui a présidé à l’organisation de leur groupement. Pour aujourd'hui nous n’en dirons pas davantage, mais nous sommes heureux de voir le sympathique Président de la plus intéressante société photographique de France, M. Buquct, triompher une fois de plus dans la personne de sa collectivité par ces deux premiers avantages... qui ne seront certainement pas les derniers.
- Les photographes professionnels, les fabricants et les négociants, se répandent dans le reste de l’espace concédé à la classe XII et se fondent les uns dans les autres d’une façon bien fâcheuse!... Quant aux applications de la photographie à la science, elles ont été reléguées dans un canton de rebut comme choses embarrassantes et malpropres.
- Cet ostracisme systématique caractérise bien la personnalité burlesque que s’est octroyée d’autorité la direction de cette section! Laissons-là, pareille au petit serpent du bon Lafontaine s’acharnant sur une lime, s’épuiser en vaines tentatives contre une force au-dessus de sa compréhension, et recherchons dans le pêle-mêle des exposants quelques spécialistes parmi les fabricants ou les négociants ; c’est ici que commencera notre dur labeur pour les prochains articles à faire !
- En dehors de quelques rares emplacements sur lesquels on tombe et retombe forcément, la recherche d’une maison quelconque est, en effet, un travail réellement pénible tant il y a eu peu de méthode et d’esprit d’organisation dans l’attribution des emplacements.
- En brouillant des cartons portant fous les noms des exposants et en les tirant ensuite au hasard, on n’aurait pas réussi un plus déconcertant mélange!
- Il y a des ébénistes, des opticiens, des mécaniciens, des journaux, des éditeurs, des imprimeurs, des fabricants de vues sur verre, etc., et de tous les côtés, parsemés “ au petit bonheur ” de telle sorte que pour être renseigné sur les progrès de telle ou telle spécialité, il faut parcourir la classe dans tous les sens, revenir dix fois sur ses pas;... et avoir un furieux besoin d’être fixé pour ne pas y renoncer!
- Cette cacophonie, —systématique aussi peut-être, —n’aura guère qu’un avantage : elle permettra d’influencer plus facilement un jury dont la composition promet !
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- Épreuve Positive Stéréoscopique N° 21 (Collection du Journal La Thotographie Française)
- LE GRAND CANAL A VENISE Cliché de M. E. Milhau
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- Ce jury renferme des personnalités d’une grande valeur et des spécialistes d’un mérite incontesté au milieu desquels disparaissent quelques choix absolument déplorables; en majorité, il serait donc bon... s’il représentait réellement l’état actuel delà photographie en France, mais il n’en est rien et l’on s’en apercevra fatalement par ses attributions de récompenses!
- Par bonheur celles-ci, comme l’exposition elle-même du reste, n’ont qu’une valeur purement commerciale, et de peu d’importance d’ailleurs.
- Cela n’empêchera ni le progrès de poursuivre sa marche ascensionnelle, ni les véritables mérites de percer.
- Peut-être même y gagnera-t-on d’être débarrassé de quelques ambitions tapageuses ravies d’avoir décroché, au prix de basses intrigues, de pitoyables timbales qu’elles n’auraient pu atteindre sans ces louches compétitions ? Souhaitons-le du moins !
- L. Gastine.
- Pour charger ses Appareils à l'Exposiiion de 1900
- RUE DE LA GARE A SOPHIA ET PONT DES LIONS
- Cliché de M. Etienne Georgieff à Sophia.
- La classe XII (Photographie) fait annoncer qu’elle aura un cabinet noir pour le chargement des appareils photographiques, mais que ce cabinet sera exclusivement réservé aux exposants de la classe.
- L’ouvrir par surcroit aux amateurs eut été peut-être de la bonne réclame?... mais, puisque cela n’a pas été fait, espérons que cette excellente forme de publicité ne sera pas négligée par d’autres.
- Un pédant petit organe de photographie souhaite que l’Administration fasse organiser des cabinets comme celui dont il s’agit, tant aux Invalides qu’au Champ de Mars...
- L’auteur de cette spirituelle initiative est encore de ceux qui attendent tout de l’Administration ! Nous n’espérons pas voir celle-ci donner satisfaction à ce nouveau vœu, et nous pensons qu’elle a choses plus urgentes et plus intéressantes à faire que d’entrer, sur cette naïve invitation, dans un ordre de préoccupations qui ne sont pas de son ressort.
- Sachons faire nous-mêmes nos affaires sans appeler sans cesse, comme un enfant appelle sa maman, l’Administration à notre secours.
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- Les photographes professionnels, les négociants et fabricants en fournitures photographiques, les amateurs eux-mêmes peuvent fournir, soit dans l'enceinte même de l’Exposition, soit autour de cette enceinte, les cabinets noirs demandes ; c’est d’eux seuls qu’il faut attendre cette commodité et, pour notre part, nous publierons les noms et adresses de ceux qui offriront, soit gracieusement, soit contre redevance déterminée, leurs installations dans ce but.
- Édouapd gantois
- Notre sympathique directeur, M. L. Gastine, dans un court article rédigé à la dernière minute, a fait ressortir l’importance de la perte éprouvée par l’industrie photographique en la personne d’Edouard Mantois, premier vice-président de notre Chambre syndicale.
- Devant son cercueil, entouré du plus grand nombre de nos collègues, M. Demaria, président, a brièvement, mais très heureusement résumé le rôle considérable de l’homme éminent qui vient de disparaître.
- Quelques paroles émues me sont tombées du cœur après cet éloge, et la mère de notre ami m’a demandé de les lui écrire.
- Je serais, certes, embarrassé pour satisfaire son désir, mes larmes ont effacé jusqu’au souvenir de ce que j’ai pu dire; je me contenterai d’exprimer à cette place que me réserve la Direction dans une pieuse et généreuse intention, ce que je ressens, ce que je ressentirai tous les jours qui me restent à vivre en songeant à l’ami perdu.
- Mantois nous laisse une œuvre de haute valeur.
- Pour la mener à bien et la placer au premier rang, il n’a rien négligé et a prodigué le meilleur de lui-même, cette claire et pratique intelligence que je lui connaissais, toujours avivée par un sentiment profond de patriotisme.
- Aucun sacrifice ne lui a coûté jusqu’au moment où, surmontant des difficultés inouïes, il a pu affranchir l’optique française du tribut aussi décourageant qu’onéreux qu’elle payait à nos plus proches voisins.
- Et, quand les commandes, même et surtout de provenance étrangère, affluèrent chez lui, alors que la prospérité toujours croissante de sa manufacture aurait dû lui procurer surtout des satisfactions d’intérêt, il laissait percer devant ses intimes le seul sentiment qui pût toucher cette âme française, celui du devoir accompli largement, avec, pour récompense, la joie pure d’avoir fait triompher la cause de son cher pays.
- J’aurais désiré qu’une voix autorisée se fit entendre au cimetière au nom de cette science qui lui doit tant, pour glorifier cette œuvre admirable.
- Je n’ai pas qualité pour accomplir ce devoir; mais je dois à l’amitié qui m’unissait à Mantois de le faire revivre tel qu’il était dans l’intimité, me réservant toutefois, selon la proposition de M. L. Gasline, de réunir en un faisceau
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- lumineux, les titres de ce bienfaiteur national, à honorer de son nom une rue de Paris.
- Mantois était à la fois un sage, un doux et un ferme.
- Un sage, dont je recherchais les avis marqués au sceau de la droiture et du bons sens, dans tous mes actes importants au cours de mes fonctions syndicales.
- Un sage, en vérité, qui n’ignorait rien des écœurements qui suivent l’abandon du pouvoir et répondait à mes sollicitations d’accepter la direction de notre Association, qu’il préférait lutter au second rang, à l’abri de l’envie.
- Un doux aussi, qui dissimulait sous la courtoisie de l’homme du monde et une apparente froideur, un cœur tendre et compatissant.
- Gomment oublier jamais combien il fut affectueux, prévenant et fraternel pour moi, alors que, sortant d’une longue maladie, je devais prendre de continuels ménagements. G était à Bruxelles, en 1897; il me réconfortait, m’obligeait au repos, et je me sentais vraiment fier de m’appuyer sur le bras de cet homme d’honneur quand il venait m’arracher au travail.
- Et nos longues causeries jusqu’à l’heure tardive où nous nous quittions chaque soir, causeries qui me faisaient pénétrer l’élévation de son esprit et la loyauté de son caractère. Oh ! les chers instants vécus là-bas, trop vite écoulés et disparus à jamais !
- C’était enfin un ferme, aussi énergique envers lui-même qu’il était doux aux autres. Je le revois, ce jour où il vint me confier qu’il se savait irrémédiablement perdu. Courageusement, il tenterait tout pour sa guérison,reUcelaJpar devoir, en pensant aux siens, à sa mère surtout , mais il n’y comptait pas. Ce jour-là, nous avons pleuré ensemble , et c’est encore lui qui m’a consolé.
- Pauvre cher ami! que de fois, depuis, j’ai admiré l’énergie et la résignation -qui éclatent à chaque page des précieuses lettres qu’il m’adressait de Prague, pendant un traitement douloureux, et qui sont tout ce qui me reste de lui.
- Chaque fois que je me sens abattu et découragé, je les relis ; elles me sont une consolation et un adoucissement, mais aussi une source de chagrin, car je ne peux les feuilleter sans qu’une inexprimable angoisse m’assombrisse l’àme.
- le pont des lions a sophia (vu de la rivière)'
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- A son retour de Prague, il m’écrivit qu’il m’attendait, et c’était pour me dire, après une affectueuse étreinte, que son œuvre resterait française, qu’il disparaissait en la laissant en des mains fidèles et sûres, expertes aussi. Ce sentiment de haut patriotisme, qui l’avait guidé et soutenu, lui était une suprême consolation.
- Je le quittai ému, remué et comme hypnotisé par la grandeur et, je peux employer cette expression, la sainteté de son abnégation.
- Je l’avoue, je n’eus plus, dès lors, le courage de revenir rue Le Brun, et je dus me contenter des nouvelles que je faisais prendre.
- M. Parra, son beau-frère, à qui est confiée cette maison unique, a, je le sais, le sentiment de la noble tâche devenue sienne.
- Il puisera dans son affection fraternelle les forces indispensables pour la perpétuer, et la prospérité de cette œuvre nationale sera le plus pur hommage rendu à une mémoire chère.
- Le maître verrier disparaît au moment où le succès allait consacrer ses derniers efforts. Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1889, la rosette d’officier lui était réservée pour ses merveilleuses lentilles du Palais de l’optique. Tandis qu’au Champ de Mars, les derniers échafaudages s’enlevaient fièvreusement pour donner accès à un public enthousiaste, un long cortège de deuil suivait les boulevards de Paris.
- Et, dérision amère, des deux côtés de la voie douloureuse, les murs étalaient la réclame de cette attraction au succès de laquelle Mantois avait si puissamment concouru, me donnant cette hallucination que le personnage, mille fois répété de toutes ces affiches, s’inclinait sur le passage du char funèbre.
- N’y a-t-il pas aussi un inexplicable et cruel renversement des lois de la nature dans cette mort prématurée qui fait se pencher une mère sur le cercueil d’un fils de 51 ans, de ce fils qui était tout son orgueil, et dont la gloire devait faire une auréole vivante à sa vieillesse.
- Gardons nos chers souvenirs et nos profonds regrets, mais inclinons-nous devant cette famille tant éprouvée, devant cette mère qui n’a plus de larmes, en la priant d’accepter comme un pieux hommage à la mémoire de son fils, l’expression de notre respectueuse affection.
- J. Dubouloz
- Madame Vve Molteni mère
- Au moment où je termine mon dernier adieu à notre cher Mantois, la mort inexorable vient frapper cruellement au cœur notre président d’honneur, M. Molteni, en lui enlevant sa mère.
- Tous ceux qui ont eu le bonheur de connaître cette admirable femme dont l'intelligence et la distinction n'avaient d'égale que son exquise bonté, s'associeront à la douleur de notre ami.
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- Mme Moite ni fut la collaboratrice cle son fils et, à 80 ans passés, elle avait gardé une remarquable lucidité qui lui faisait rechercher ses conseils.
- Elle avait eu la grande satisfaction de voir son cher fils récompensé selon ses mérites par une distinction unanimement applaudie par le monde savant et le monde photographique.
- Des joies plus intimes semblaient lui être encore réservées depuis le mariage de sa petite-fille avec un jeune et éminent professeur de la faculté de médecine de Tours, M. Paul Delagenière, et qui cVentre nous ne se souvient du rayonnement de bonheur qui illuminait son front le jour de Vunion de ses chers enfants.
- Hélas, ses jours étaient comptés, et Mme Molteni s'est éteinte entre les bras cle ce fils qu'elle n'avait pas quitté depuis 60 ans et de sa cligne et chère compagne.
- A eux, cl leurs enfants, avec Vexpression respectueuse de nos regrets, l’assurance cle la part sincère et profonde que nous prenons ci leur douleur.
- J. D.
- ÉCHOS
- Premier Congrès national de la photographie professionnelle (Paris 1900)
- Indépendamment du Congrès international de la photographie, la Chambre syndicale de la photographie et de ses applications a décidé la réunion annuelle de tous les professionnels dans un but de progrès et d’entente confraternelle, pour toutes questions d’ordre corporatif.
- Ce Congrès national professionnel s’ouvrira, pour la première fois, le 1er juin prochain, sous le patronage du Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts et avec le concours du Ministre du Commerce quia désigné, pour ses séances, l’une des salles du Conservatoire national des Arts-et-Métiers.
- Outre les questions juridiques ou d’intérêt professionnel qui y seront traitées, il y sera réservé à des démonstrations pratiques et à la présentation de tous les instruments, procédés susceptibles d’aider au progrès industriel ou artistique de la photographie, des séances spéciales auxquelles seront admis, comme les patrons, les employés et ouvriers photographes. Des diplômes de lre, 2e et 3e classes seront attribués aux présentations
- les plus intéressantes, les inventeurs et fabricants professionnels pouvant tous se faire inscrire à titre de membre adhérent.
- Le Congrès abordera l’importante question de l’enseignement professionnel dontla patrie de Niepce et de Daguerre reste encore privée alors que l’étranger nous en a donné, depuis longtemps déjà, l’excellent exemple. Nous ne devons oublier, en effet, que la photographie est essentiellement française par ses origines et par ses progrès, qu’elle est aujourd’hui l’auxiliaire précieuse de toutes les sciences et de tous les arts, et nous souhaitons bonne chance aux organisateurs de ce Congrès parmi lesquels nous retrouvons nos plus célèbres praticiens de Paris et de la province.
- Après 71 ans d’existence d’une industrie dont le développement considérable est en rapport même des découvertes de nos savants, le plus illustre d’entre eux à l’heure actuelle, M. Lippmann, à qui l’on doit la photographie directe des couleurs, développera la théorie et la pratique de son invention dans une conférence réservée aux membres de ce Congrès qui fera date dans les Annales de la photographie.
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- La cotisation est fixée au prix uniforme de 10 francs pour les membres actifs comme pour les membres adhérents ; les instruments susceptibles d’une présentation devront être rendus, avant le 28 mai, au Conservatoire national des Arts-et-Métiers.
- Adresser toute lettre ou communicalion à M. Paul Nadar, président de la Commission d’organisation, 52, rue d’Anjou, à Paris. Les cotisations seront perçues par M. A. Neur-dein, trésorier, 52, avenue de Breteuil.
- Le développement en Europe de l’industrie du carbure de calcium
- Nous avons déjà parlé à plusieurs reprises du rôle important que l’acétylène est appelé à jouer en photographie. En France, cette industrie spéciale combattue par les détenteurs des monopoles du gaz et de l’électricité fait peu de progrès, mais à l’étranger, il n’en est pas de même. D’après la Revue scientifique si bien dirigée par notre éminent confrère, M. Ch. Richet :
- « Le carbure de calcium, qui sert, comme on sait, à la production de l’acétylène, n’était fabriqué, en 1896, que dans quatre usines, dont deux en Suisse, une près de Dresde, une autre en France. Aujourd’hui cette industrie s’est singulièrement développée. D’après le Bulletin officiel du syndicat professionnel de l’acétylène, il y aurait, en France, 50.000 chevaux nominaux de force hydraulique en exploitation ou en voie d’établissement, pour la fabrication du carbure de calcium; en Allemagne, 12.440 chevaux; en Italie, plus de 16.000; en Angleterre, 1.600 seulement; en Norvège, plus de 15.000; en Autriche, 18.550; en Russie, 3.500 chevaux, dont2.000hydrauliques ; en Suisse, 19.000 chevaux. Au Canada, on compte 15.500 chevaux consacrés à cette industrie, et plus de 20.000 aux États-Unis.
- Il faut faire remarquer cependant que toutes ces forces ne sont pas encore utilisées; c’est ainsi qu’en France, la production, qui pourrait être de 27.000 tonnes par an, n’est encore que de 15 à 20.000 au grand maximum. »
- VtXrtR)OHAH)K
- Sous ce titre original, le Bulletin du Touring Club de France publie un très intéressant article signé modestement du n° 97,329. Soyons indiscret, et
- disons que ce nombre correspond au chiffre d’inscription d’un des membres du T. G. F., - qui se nomme M. Boulanger... puis, arrêtons là notre indiscrétion, d’autant que le nom ne fait rien à la chose, assez b@nne en elle-
- meme pour se passer de recommandation, et reproduisons l’article en question :
- le palais de la soeranié (Parlement) A SOPHIA
- Cliché de M. Etienxe Georgieff à Sophia.
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- « Le Français est né malin ; il le croit du moins. Mais il ne justifie pas la bonne opinion qu’il a de lui-même.
- Si nous nous comparons volontiers avec nos voisins, non sans une intime satisfaction, si nous nous attribuons aisément une certaine supériorité intellectuelle, ces voisins, tout aussi malins que nous, profitent de notre insouciance et de notre suffisance pour nous circonvenir, se glisser dans la place et nous faire croire qu’ils ont quelques talentsinimitables. Quand une fois ils ont réussi à nous persuader que nous devons nous fournir chez eux, pour rien au monde nous n’en voudrions démordre ; nous les portons aux nues et nous croyons indispensable à notre existence de leur payer tribut. Quel Anglais eut cette idée géniale de nous convaincre que notre linge ne pouvait se blanchir qu’à Londres?
- Nous sommes en ce moment inondés de cartes postales allemandes. Une armée de photographes étrangers a sillonné la France pour recueillir les clichés de nos plus beaux monuments, qui nous reviennent de Leipzig ou de Berlin sous ferme de phototypies plus ou moins intéressantes.
- Pour les objectifs, c’est encore mieux. Sur mille amateurs, vous en trouverez 999 qui vous soutiendront mordicus qu’un appareil n’est bon qu’autant que son objectif sera de fabrication anglaise ou allemande, et le comble est que la marque étrangère se paie le double d’une marque française non inférieure, et souvent supérieure. Mais cela vient d’Iéna, pensez donc!
- Il nous a paru curieux d’étudier la question, et c’est le résultat de cette petite étude que nous voudrions soumettre aux lecteurs de bonne foi.
- Tout le monde sait que les objectifs photographiques se composent d’une ou plusieurs lentilles faites elles-mêmes de lames de verre travaillées selon des courbes déterminées, chaque sorte de verre exigeant d’ailleurs des courbes spéciales et appropriées. Les verres ou silicates employés de tous temps étaient le crovn, à base de potasse et de chaux, et le flint, à base de plomb, le premier peu réfringent et peu dispersif, le second ayant au contraire un grand pouvoir de réfringence et de dispersion. Leur association permettait de former des lentilles aplanétiques et achromatiques, mais non anastigmatiques, c’est-à-dire corrigées d’aberrations pour les faisceaux lumineux très obliques à l’axe.
- Vers 1850, un mathématicien autrichien, aussi modeste que savant, Petzwall, inventeur de l’objectif double à portrait qui porte son nom, indiqua dans un mémoire devenu célèbre, le principe des combinaisons de caractère anormal, permettant de corriger complètement l’astigmatisme, aberration qui, dans la pratique, se traduit par l'épaississement des lignes (Exemple : les fils télégraphiques à leur extrémité, près des bords du cliché), et par d’autres défectuosités.
- Mais, faute sans doute de verres convenables, Petzwall ne se préoccupa jamais, que nous sachions, de faire passer sa théorie dans la pratique. Un verrier français, Feil, de Paris, prédécesseur de M. Mantois, avait cependant produit déjà et présenté à l’Académie des Sciences, des verres à base de baryte, comme Iéna devait en produire quarante ans plus tard. Ces verres étaient très réfringents et peu dispersifs, contrairement aux anciens verres à la fois très dispersifs et très réfringents, ou au contraire peu dispersifs et peu réfringents selon qu’on employait le ilint ou le crown.
- Malheureusement les nouveaux verres de Feil, venus trop tôt, ne furent considérés à leur apparition que comme une curiosité scientifique, sans application immédiate.
- Le Crown et le Flint ordinaires suffisaient à l’astronomie; la micrographie était dans l’enfance, et la photographie avait surtout besoin d’objectifs rapides pour les portraits, seule branche cultivée sérieusement jusqu’à l’apparition du gélatino-bromure.
- Ce n’est que depuis dix ans environ, que la collaboration scientifique de MM. Abbe et Rudolph, d’une part, de MM. Zeiss, opticien, et Schott, verrier, d’autre part, (celui-ci grandement aidé par une importante subvention annuelle, 100,000 fr. je crois, de l’Etat prussien) (1)
- (1) Somme peu comparable aux petits prix de la Société française de photographie qui s’est enlevée à jamais la possibilité de tels encouragements pour la vaine gloriole de se faire reconnaître d’utilité publique!... Où est l’Utilité ?...
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- a enfin produit de nouveaux objectifs photographiques, dits Anastigmats, réellement supérieurs aux aplanétiques ou rectilinéaires.
- Pourtant, si l’Allemagne travaillait, la France ne restait pas inactive. La maison Mantois qui avait pris la succession de Feil, la seule verrerie scientifique de France, continuait les travaux commencés par son prédécesseur, s’attachait comme collaborateur pour la partie technique un des plus brillants élèves de Frémy, M. Verneuil, professeur au Muséum, et produisait des verres supérieurs à ceux d’Iéna.
- Cette supériorité fut si peu contestée que les Allemands vinrent s’approvisionner de verres chez nous et finirent même par installer en France deux usines pour la taille des verres, si bien qu’ils produisirent, sous une marque allemande, des objectifs où l’on ne trouve d’allemand que la signature. C’est cette signature que les naïfs amateurs paient si cher!
- Les Allemands ont une supériorité sur nous : on va voir ce qu’elle vaut. Ils travaillent leurs objectifs mécaniquement; cela veut dire qu’ils fabriquent beaucoup. Il en résulte que nombre de leurs objectifs, faits à la grosse, ont un foyer chimique. D’autres, quoique suffi-
- sants à la rigueur pour le paysage, sont incapables de fournir l'image également nette et partout lisible d’une carte géographique, ce qui devrait faire rejeter l’instrument même pour les monuments , surtout quand on veut agrandir ou faire des projections.
- En France, on produit peu et tout se fait à la main. Dans les bonnes maisons — et si nous ne les citons
- pas, c’est pour écarter le soupçon de leur faire de la réclame —pas un objectif ne sort sans avoir été soumis à des épreuves multiples et jamais un objectif médiocre ne paraîtra sur le marché. Aussi gardent-ils toujours leur prix, en dépit des caprices de la mode.
- Rien entendu, il faut les payer ce qu’ils valent; mais ce prix est toujours inférieur au prix des objectifs allemands, de telle sorte qu’on peut encourager l’industrie nationale en faisant une bonne affaire.
- Nous ne parlons pas ici de la camelotte qui se débite à vil prix et qui ne vaut pas même ce qu’on la paie, qu’elle soit française ou étrangère. Mais prenez un bon objectif français et un bon objectif allemand du même foyer. Comparez-les sérieusement. Montez-les chacun sur une chambre, côte à côte, sous le même voile, comparez les deux images sur le verre dépoli, et enfin photographiez les mêmes objets. Vous verrez que souvent l’objectif français sera plus précis, plus net, plus lumineux que l’objectif étranger. Nous n’entendons pas dire que, hors de France, on ne peut pas faire un bon objectif; les Allemands ou les Anglais ont d’excellents opticiens. Mais s’ils nous valent, ils ne nous sont pas supérieurs. Leur seule supériorité consiste à nous avoir convaincus qu’il faut les payer le double. C’est en cela qu’ils sont plus malins que nous.
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- LE PONT DES AIGLES A SOPHIA
- Cliché de M. Etienne Georgieff à Sophla.
- Nous ne sommes pas absolument d’accord, et sur tous les points, avec l’auteur de cet article, car nous estimons, quoi qu’il en dise, que nos opticiens ont encore des progrès à faire subir à leurs procédés et notamment à leur
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- outillage pour surpasser leurs concurrents étrangers. Mais ce ne sont là que des détails, et si nous introduisons cette réserve, c’est seulement parce que nous pensons qu’on sert mieux ceux qu’on aime en leur disant la vérité qu’en les flattant. La supériorité, du reste, est facile à obtenir quand elle n’est plus qu’une question d’argent. Tel est le cas, et nous ne doutons pas qu’avant peu l’optique française saura faire les sacrifices d’argent nécessaires pour avoir des calculateurs et des outils au moins d’une valeur égale à ceux de nos voisins.
- A propos de l’Exposition de 1900
- L’un de nos lecteurs nous adresse une lettre intéressante pour tout le monde et que nous croyons devoir publier à ce titre, car il ne nous demande pas le secret.
- Monsieur le Directeur,
- Les grands journaux de Paris publient chaque jour la liste des parties de l’Exposition de 4900 qu’on peut aller voir sans risquer la désagréable désillusion procurée par l’aspect d’une construction àpeine ébauchée. C'est une indication très goûtée et qu’on apprécie quand, l’ayant négligée ou ignorée, on a perdu dans la journée une grandepartie de son temps à chercher des sections réellement terminées et dignes d’une visite.
- Cette manière de guide quotidien m’a donné l’idée de vous proposer un guide d'un autre genre :
- Il y a tant, — il y aura surtout, — tant de choses à photographier à l'Exposition qu on risquera d’oublier bon nombre des meilleures, si l'on n’est pas un peu renseigné par avance. Ne pourriez-vous pas insérer tout au moins la liste des parties photographiables au fur et à mesure qu’elles le seront? — j’entends de celles qui sont dignes d'être reproduites!
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- Ainsi, P Exposition coloniale du Trocadéro contient à présent, dans la partie française et dans la partie étrangère, des choses tout à fait terminées et des plus intéressantes comme l’Egypte, le Soudan, le Sénégal et surtout l’Andalousie au temps des Maures, qui est une véritable merveille. Là, les sujets abondent; à chaque pas, de quelque côté qu'on se tourne on n'a que l’embarras du choix des vues et des types, car les nombreuses troupes d'artistes et de figurants de cette reconstitution ne le cèdent en rien au décor.
- C’est une bonne fortune à signaler au photographe amateur parisien qui n’ont pas les loisirs ou la fortune nécessaire pour aller pendant des mois en Espagne, au Maroc, faire des collections de clichés qu'ils réaliseraient ici en quelques séances dans cette Andalousie si réussie!
- On pourrait en dire autant quoiqu à un degré moindre peut-être de bien d'autres parties de l'Exposition... il me semble donc qu’il y a quelque chose à faire dans ce sens que je prends la liberté de vous signaler?
- Veuillez agréer, etc.
- B. N.
- Il est certain que l’idée de notre correspondant a du bon... Ce qui est moins facile, par exemple, c’est de la réaliser! tout d’abord il y a dans la désignation qu’il propose un acte de choix bien délicat! En indiquant notre exposition coloniale, celles de l’étranger et surtout l’Andalousie au temps des Maures comme de véritables «clous» de l’Exposition dont tous les amateurs photographes voudront prendre personnellement des souvenirs photographiques, il est absolument sûr de ne pas se tromper, sûr d’être d’accord avec tout le monde. Mais tout dans l’Exposition n’exerce pas cette attraction irrésistible et générale. Tout n’est pas aussi réussi, enfin, il y a des manifestations de l’art qui exigent une indication pour être goûtées et des sujets qu’on ne peut aimer que quand on les comprend. Dans cette indication l’on risquerait donc de n’être pas toujours d’accord avec le public. Une exposition n’est pas un concours et là où l’on introduit le choix, la désignation dictée par la préférence, on fait une élimination presque dangereuse...
- Pour notre part, nous ne croyons pas devoir prendre cette initiative et nous nous bornerons à insérer les sujets qu’on nous signalera.
- Enfin, si les journaux quotidiens ont avec raison publié, au jour le jour, l’énumération des sections dont l’installation était terminée, c’est parce que cette indication avait son utilité fort incontestable « au jour le jour ». Une publication mensuelle comme la EÔtre n’arriverait pas au bout de sa liste de désignation avant la fin de l’Exposition... et c’est à présent même que celle-ci aurait sa plus grande raison d’être.
- Nous aurions pu tracer les grandes lignes d’une énumération comme celle que nous réclame notre correspondant si l’Exposition avait été prête ou presque prête au moment de l’ouverture officielle. Aujourd’hui nous croyons qu’il est trop tard et nous le regrettons, mais nous ne sommes pas responsables du fait accompli.
- Le Goneoops de Photographies documentaires
- de la “Photographie Française” 1900
- Ainsi que nous l’annoncions clans notre dernier numéro, nous commencerons ici à publier la liste des envois admis en mai au concours de photographie documentaire, ouvert par la Photographie Française pour ses lecteurs et abonnés, à leur demande expresse.
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- Les envois suivants ont été admis en Mai couinant :
- Ouillis — 42.195 — L. J. G.
- Paris — 12.919 — L. S. T.
- Rouen — 31.444 — G. C. F.
- Cahors — 90.366 — A. D. G.
- Igli — 80.102 — G. P. R.
- Calais — 96.771
- Bône — 42.637 — V. O. M.
- N Unes — 36.203 — G. C. C. Marseille — 21.933 — G. G. F. Pondichéry — 76.553 — E. S. S. Alger — 19.001 — C. H. H.
- — A. B. A.
- Nous reproduisons aujourd’hui même dans ce numéro deux des vues de l’envoi du concurrent qui a pris la devise : Bône — 42.637 — Y. O. M., de même que nous reproduirons à l’occasion d’aulres envois admis à concourir, sans que ces reproductions puissent en rien impliquer quoi que ce soit à l’égard des récompenses que le jury du concours jugera devoir accorder aux concurrents dont les envois auront été ou non reproduits, car ces reproductions n’ont uniquement pour but que de renseigner les concurrents et d’exciter leur émulation.
- La Direction.
- RECETTES & PROCÉDÉS
- Paraffinage des Photocopies.
- Si l’on ne veut pas vernir ses photocopies et cependant les préserver de l’humidité, on peut les paraffiner. Pour cela, on fait dissoudre 3 grammes de paraffine dans 100 cm3 de benzine. Avec un pinceau, on recouvre toute la gélatine avec cette solution. En quelques minutes la benzine est complètement évaporée ; une mince couche de paraffine reste sur sur le phototype. Essuyez-la avec un linge fin et doux, puis polissez avec un tampon de papier de soie. La gélatine, ainsi traitée, repoussera l’eau et vous n’aurez plus à craindre les taches d’humidité.
- {Revue trimestrielle.)
- *
- Enlèvement du vernis sur un négatif.
- Quoique le vernissage des négatifs ne soit plus guère en honneur aujourd’hui, il peut cependant se présenter qu’un négatif ait été verni et que l’on veuille pratiquer sur lui un pelliculage, un renforcement... toutes opérations qui nécessitent l’enlèvement préalable du vernis. On plongera pour cela la plaque vernie dans le mélange :
- Alcool................. 20
- Ammoniaque............. 1
- Après un quart d’heure d’immersion, frotter sous ce liquide avec un tampon d’ouate. Après disparition complète du vernis, on rince abondamment sous un robinet d’eau en chassant encore avec un tampon d’ouate les dernières écailles adhérentes. J. H.
- [La Photographie.)
- *
- Papier au ferro-prussiate.
- M. Chambon, de Dijon, après avoir travaillé à fond le procédé au ferro-prussiate, a perfectionné les formules, et recommande pour obtenir de bons résultats, très supérieurs à ceux fournis par les papiers du commerce, le mode opératoire que voici:
- Gomme arabique.. ............. 2 gr.
- Citrate de fer ammoniacal. . 3 gr.
- Acide tartrique............... 2 gr.
- Eau distillée................ 20 cc.
- Faire dissoudre le tout, le mettre dans un flacon d’une contenance de 60 cc. et ajouter :
- Ammoniaque
- 4 cc.
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- Coloriage des épreuves sur les papiers au gélatinobromure d’argent.
- lo Peinture à l’huile.— Etendez préalablement sur l’épreuve, avec un blaireau large et fin, une solution chaude à 3 0/0 de belle gélatine blanche.
- Lorsque la gélatine est bien sèche, on peut peindre à l’huile.
- 2° Peinture à l'aquarelle. — Pour l’aquarelle, vous faites tout d’abord les deux solutions suivantes :
- A. Alcool.............. 240 cc.
- Gomme laque blanche. 120 gr.
- Cliché de M. Paul Collier. Diplôme de mérite au premier Concours i instantanée de La Photographie Française (1893-1899.
- Agiter vigoureusement. Faire dissoudre d’autre part :
- Ferrycianure de potassium.. . 2 gr. 50
- Eau....................... 10 cc.
- et ajouter cette solution à la première, agiter de nouveau et laisser reposer 15 minutes.
- La solution est alors prête à servir. Après l’impression, placez l’épreuve par en dessous sur l’eau pendant 10 secondes, puis exposez-la à l’air pendant quelques minutes, finalement lavez copieusement à l’eau pure. La couleur est un peu pâle, si on la désire plus foncée, il suffit de baigner l’épreuve dans :
- Eau de javelle.............. 50 cc.
- Eau......................... 1000 cc.
- On lave ensuite soigneusement et l’on fait sécher.
- (Photo-Gazette.)
- *
- Affaiblissement des épreuves aristotype et celloïdine trop exposées
- Les épreuves trop exposées seront, après fixage et lavage, trempées dans une solution de :
- Eau..................... 100 cc.
- Hyposufiile de soude .... 10 gr.
- Solution de bichromate de potasse ou d ammoniaque (1 pour 100).......... là 2 cc.
- En quelques minutes elles perdent de leur intensité. On peut aussi les affaiblir avantle virage, mais alors il faut réduire la quantité de sel de chrome.
- photographie Vous laissez reposer cette solution pendant vingt-quatre heures, et vous constituez alors 1 autre solu-
- tion :
- B. Alcool.................. 120 cc.
- Solution A.............. 120 cc.
- Vous filtrez soigneusement, avant l’usage, cette solution B et vous en remplissez un vaporisateur.
- Vous vaporisez alors modérément sur toute la surface de l’agrandissement, jusqu'à ce que cette surface apparaisse un instant légèrement humide, comme s’il s’agissait du fixage d’un dessin au fusain. Quand l’épreuve sera bien sèche, ce qui demande une dizaine de minutes environ, vous pourrez étendre dessus vos couleurs à l’aquarelle avec autant de facilité que s’il s’agissait d’un papier ordinaire. Toutefois, si dans certaines parties l’épreuve semblait repousser la couleur, vous vaporiseriez un peu de solution B sur ces parties.
- Il nous semble bien qu’au lieu de faire les solutions ci-dessus, on pourrait employer les fixateurs directs pour fusain vendus dans le commerce. C’est à essayer.
- 3° Peinture au pastel. — Pour les agrandissements de certaines dimensions, les portraits bustes surtout, on peut avoir envie d’employer avantageusement du reste, le pastel.
- Mais celui-ci ne mord bien que sur une surface très rugueuse. Pour amener l’épreuve à présenter cette surface, vous plongez une touffe de coton dans de la poudre de pierre ponce, très finement pulvérisée et de façon que cette poudre pénètre bien entre toutes les fibres du coton.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Vous vaporisez alors sur toute l’épreuve la solution B comme il a été dit pour la peinture à l’aquarelle. Puis, avant que l’épreuve soit sèche, vous projetez dessus la poudre de ponce, en tenant d’une main la touffe de coton qui en est imprégnée et en chiquenaudant cette poudre de l’autre main.
- C’estle procédé employé par les perruquiers
- du xvme siècle pourpoudrer de frimas les perruques de leurs clients. La poudre s’attache ainsiàl’épreuve et s’y fixe pendant le séchage de la solution B, laissant voir en dessous l’image claire et brillante. Vous pouvez, s’il est nécessaire, répéter l’opération à plusieurs reprises.
- (Gazette du, Photographe amateur.)
- Échos de l’Exposition
- Membres du Jury. — Nous sommes heureux d’annoncer que la liste des membres du jury de la classe XII, à l’Exposition de 1900, comprend notre sympathique Président de la Chambre syndicale des fabricants et négociants de la Photographie, M. J. Demaria. Voici du reste les noms des divers membres de ce jury.
- Groupe III. — Photographie, instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts.
- Classe 12. — Photographie : MM. Gaston Braun, photographe des musées nationaux; Maurice Bucquet, président du Photo-Club: Demaria, président de la Chambre syndicale des fabricants et négociants de la Photographie; Jules Fleury-IIermagis, instruments d’optique; le Dr Marey, membre de l’Institut, chronophotographie scientifique; Paul Nadar fils, photographe-portraitiste; Antoine Pro-vost, photographe, à Toulouse; Léon Vidal, presse photographique; Wallon, professeur de physique au lycée Janson-de-Sailly, Da-vanne, président de la Société française de Photographie. — Suppléants : MM. Paul
- Bourgeois, photographe amateur, secrétaire du Photo-Club de Paris; Louis Geisler, papiers, photogravure, impressions diverses.
- *
- Pavillon de la Chambre du Commerce.
- — Le magnifique Pavillon de la Chambre du Commerce a été inauguré le 19 mai, par le Ministre du Commerce officiellement reçu par M. Georges Masson, président de cette Chambre, assisté de MM. Lourdelet et Souf-flot, président et secrétaire de la Commission d’organisation.
- Après un très remarquable discours prononcé par M. G. Masson, discours chaleureusement applaudi à mainte reprise, le ministre a visité l’édifice en rendant hommage au talent déployé par M. Roy, l’architecte; par M. Lannon, le distingué peintre des belles fresques ornant l’élégant édifice et M. Gaudin, l’auteur du superbe vitrail de ce pavillon.
- Les plus hautes personnalités du commerce, de l’industrie, des arts et des lettres s’étaient rendus à cette inauguration qui comptera parmi les plus importantes de l’Exposition.
- -PP
- Nouveautés (photographiques
- Les Montres photographiques Brisebard
- On sait quel rôle considérable joue la mesure du temps dans les opérations photographiques et tout le monde comprendra l’intérêt que présentent des instruments permettant une appréciation exacte et sûre de ce facteur primordial pour tout amateur ou professionnel soucieux d’opérer rationnellement.
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- C’est à ce titre qu'il convient de signaler tout particulièrement les remarquables instruments de précision créés par la maison Brisebard, de Besançon, dont la fabrication spéciale de chronomètres pour la marine de l’Etat, en général, et pour les torpilleurs, en particulier, est une recommandation bien propre à dispenser de tout éloge, puisqu’elle implique une précision positivement absolue.
- Les montres, chronomètres et horloges Brisebard sont évidemment les appareils répondant le mieux aux besoins des observations photographiques les plus délicates, comme celles qui concernent, par exemple, les essais comparatifs d’obturateurs, et tous les travaux d’application de la photographie à la science où l’appréciation exacte du temps de pose est indispensable !
- Que seraient la chronophotographie, la photographie astronomique, la photographie météorologique, la microphotographie et la radiographie même sans une connaissance rigoureusement précise du temps de pose?
- Tant que la durée de l’impression lumineuse peut rester supérieure à la seconde, les fractions de celle-ci en plus ou en moins peuvent être considérées comme négligeables dans une certaine mesure, car les opérations de développement compenseraient au besoin très largement les écarts dont il s’agit, mais dès qu’on aborde les instantanéités réelles, la précision la plus absolue devient indispensable.
- Toutes les photographies de météores ont besoin d’être faites avec la plus grande rapidité. Il faut atteindre le 1/100 de seconde pour faire des reproductions d’animaux en mouvement d’une netteté parfaite et dans les travaux de chronophotographie, — dont la cinématographie est issue, — le vol des oiseaux, par exemple, exige des impressions hrmineuses de moins de 1/2.000 de seconde et celui des insectes n’est plus analysable qu’avec des instantanéités atteignant un vingt-millième de la même fraction du temps!
- Or, les chronographes les meilleurs ne permettent pas d’apprécier de plus petites fractions du temps que celle du 3.600e de l’heure !
- Il a donc fallu baser sur des calculs de déductions particulières les appréciations cer-taineo des grandes instantanéités dont il s’agit, en se bornantaucontrôledeschronographes précités jusqu'au jour où la nouvelle montre décimale de M. Brisebard est venue faire réaliser un immense progrès dans ces contrôles, en donnant le 20.000e de l’heure au lieu du 3.600e.
- Cette montre du système de l’ingénieur Sarrauton, approuvée par le bureau des Longitudes et construite par M. Brisebard, divise le cadran, c’est-à-dire l’heure en 100 minutes décimales, la minute en 100 secondes et la seconde en deux battements. Elle donne, par conséquent, la dixième, la centième, la millième, la dix-millième et la vingt-millième partie de l’heure, fournissant ainsi des nombres décimaux que l’on peut introduire sans transformation préalable, soit dans le calcul ordinaire, soit dans le calcul logarithmique.
- Cette petite réforme, dans la mesure du temps, a de très grandes et très utiles conséquences. Quand on divise l’heure en 100 minutes, on ne peut plus diviser le degré en 60 minutes angulaires, et l’on est conduit alors à adopter la division horaire de la circonférence en 2i0 degrés décimaux, ce qui, dans les calculs astronomiques, géographiques, nautiques, produit les simplifications les plus heureuses et les plus élégantes.
- Ce n’est rien moins que l’assimilation du jour et delà circonférence et la décimalisation de l’unité horaire et angulaire fournie par la géométrie, c’est-à-dire l’achèvement du système métrique resté incomplet depuis un siècle.
- Mais en ce qui concerne simplement les mesures du temps, au point de vue des travaux photographiques, on voit quel important progrès la montre décimale réalise et à quel point elle est précieuse pour les opérations d’évaluation les plus simples ou les plus compliquées.
- En dehors de la montre décimale, la maison Brisebard fabrique avec une rare perfection tous les autres genres d’instruments de précision employés pour la mesure du temps. L’énu-mél’ation en serait trop longue et Ton comprendra que nous n’insistions pas davantage, mais on nous saura gré certainement d’avoir signalé cette fabrication unique et cette réalisation pratique de l’heure décimale qui permet des appréciations trois fois plus précises que les modes de contrôle précédents.
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- Le Kinora
- Le Kinora se compose d’une boîte parallélipipé-dique, présentant sur sa face un oculaire muni d’un abat-jour et sur son côté droit une fenêtre rectangulaire.
- En appuyant le front contre l’abat-jour, on isole les yeux de la lumière ambiante, et si la petite fenêtre de l’appareil est en ce moment tournée vers une source de lumière quelconque, on voit très nettement éclairé le fond du Kinora.
- Dans ce fond, il y a une longue théorie d’épreuves photographiques, mais au lieu d’être tirées à la suite l’une de l’autre sur une bande pelliculaire, comme dans le cinématographe, elles sur papier séparé-à une. Ces images, irs centaines, sont toutes réunies par la base sur un axe
- que l’on peut faire tourner de l’extérieur automatiquement par un mouvement d’horlogorie.
- Intérieurement un doigt métallique accroche et retient un instant chaque image. En cet état d’arrêt, l’image se trouve juste en face de l’oculaire, ce qui permet au spectateur de la voir nettement.
- Le mécanisme de l’appareil substitue une image à une autre. Cette substitution est suffisamment rapide pour que persistant sur la rétine, les impressions successives donnent l’illusion du mouvement.
- Bibliographie
- La Photographie panoramique, par Ach. Deeamarre, ingénieur civil. Une brocliure illustrée de nombreuses figures. — Charles Mendel, éditeur, Paris.
- L’auteur de cette intéressante brochure a su résumer sous une forme concise et facilement assimilable les différentes solutions que comporte la photographie des panoramas, Il donne la description et le mode d’application des appareils spéciaux qui conduisent à l’obtention d’épreuves panoramiques s’étendant depuis un angle de 100° — le plus ouvert que puissent donner les appareils usuels — jusqu’à un tour complet d’horizon.
- L’ouvrage contient en outre un certain nombre d’aperçus originaux, entre autres l’exposé d’un projet de transformation des petits appareils à pellicules, genre Kodaks, en chambres panoramiques.
- ♦
- Laynaud (L.), Typographe. — La Phototypie pour tous et ses applications directes aux tirages lithographiques et typographiques. Traité pratique de vulgarisation à l’usage des imprimeurs, des photographes et des amateurs, contenant les tours de main pour toutes les opérations, ainsique les indications pour construire soi-même à peu de frais les appareils nécessaires. In-18 jésus, avec figures; l'JOO.
- L’auteur, fréquemment témoin des insuccès du débutant dans l’art phototypique et du découragement naturel qui s’ensuit, s’est rendu compte que ces résultats négatifs provenaient surtout de
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- l’inexpérience de l’opérateur. L’avantage à retirer, dans bien des cas, de ce procédé, étant indiscutable, M. Laynaud a pensé faire œuvre utile en exposant dans ce petit Livre le fruit de sa longue pratique et en révélant une foule de petits tours de main qui éviteront bien des tâtonnnemenls à ceux qui commencent. Les résultats qu’ils obtiendront, en suivant fidèlement ses conseils, seront pour eux le meilleur encouragement.
- Fabre (G.). — Aide-Mémoire de Photographie pour 1900. 52° année. In-18, avec figures et
- 1 planche spécimen; 1900.
- L’Aide-Mémoire de Photographie a pour but de mettre l’opérateur au courant de ce qui se fait dans un art qui progresse tous les jours et dont les applications se multiplient et se perfectionnent de plus en plus.
- La première partie est surtout une revue des progrès accomplis pendant l’année qui vient de s’écouler; elle contient aussi une liste complète des Sociétés et des plublications photographiques. Dans la deuxième partie se trouvent résumés les principes fondamentaux de la Photographie. Les renseignements, formules, tableaux seront suffisants pour rappeler à l’opérateur les notions pratiques qu’il a déjà acquises, mais qu’il ne peut plus avoir présentes à la mémoire. La troisième partie s’adresse plus spécialement au commerçant; il aura là pour ainsi dire sous la main la liste de ses principaux clients, et l’amateur et le praticien trouveront réunies dans cette partie des indr cations fort utiles, qui pourront leur éviter des recherches longues et souvent difficiles.
- Un agenda termine le Volume : il permettra d’écrire, jour par jour, des notes qui peu à peu viendront compléter cet Annuaire de Photographie.
- CHAMBRE SYNDICALE
- des fabricants et Négociants de la Photographie
- Séance du 8 mai 1900
- La séance est ouverte à 9 heures, sous la présidence de M. J. Demaria, président, assisté de MM. Gaumont, vice-président; Jarret, secrétaiie général; Grieshaber, secrétaire; Mercier, trésorier et Delbosque, archiviste.
- Après avoir exprimé en termes émus les regrets de la Chambre syndicale au sujet de la perte cruelle qu’elle vient de faire en la personne de son vice-président, M. E. Mantois, le président s’associe au vœu exprimé par M. L. Gastine dans le précédent numéro de La Photographie Française au sujet de la mémoire d’Edouard Mantois qu’une rue de Paris devrait perpétuer en portant son nom.
- La Chambre toute entière s’associe également à ce vœu et nomme une commission qui, présidée par M. J. Dubouloz, poursuivra la réalisation de ce désir si légitime avec le concours de M. L. Gastine.
- Après lecture de la correspondance, la Chambre syndicale vote la nomination de divers délégués chargés de la représenter aux divers congrès pour lesquels elle a été sollicitée, à savoir :
- 1° Le Congrès international de la Photographie (Lettre de M. le Président de la Société Française de Photographie).
- Sont nommés délégués de la Chambre : MM. Gaumont, Mercier et Gastine.
- 2° Le Congrès international de la Photographie professionnelle.
- Sont nommés délégués : MM. Mercier, Français et O. Ludvuck.
- 3° Le Congrès international de la propriété littéraire et artistique.
- Sont nommés délégués : MM. L. Gastine, Ch. Mendel et P. Chaux.
- MM. Badina et Klein et M. Lacoste, présentés comme membres actifs à la dernière séance sont admis en celle qualité à l’unanimité.
- De nouvelles présentations sont faites au sujet de M. Paris, directeur-gérant de la Société Ch. Paris el CÀ, crislallerie et verres d’optique, au Bourget, par MM. Jarret et Degen ; et M. Bioletto, rue du Val-d’Argent à Lyon, fabricants de papiers et pellicules photographiques, par MM. Delbosque et Mercier.
- Après lecture du compte-rendu de la Commission des accidents du travail, par M. Degen, et du compte-rendu de la Commission pour le relèvement des tarifs, par M. Gaumont, l’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 11 h. 40.
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- d’Appareils et (Accessoires Photographiques
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- nOnEiiB et corroDioM iMLVirriBrEs boni/bGnfcnjGL
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