La photographie française
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- 12e Année.
- N° 31.
- 1er Juillet 1900.
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- Photographie Française
- Revue Mensuelle Illustrée
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- Organe officiel de la Chambre syndicale des fabricants et négociants en Appareils et produits photographiques et de la
- Chambre syndicale des Opticiens
- Directeur : Louis GASTINE
- SOMMAIRE :
- La Classe XII à l’Exposition de 1900, par
- L. Gastine............................ 135
- M. Georges Masson...................... 141
- Recettes et procédés.................... 143
- L’Enseignement photographique........... 144
- Les Déformations de fractures dans les images radiographiques.................. 145
- L’Initiative................................ 149
- Transformation de l’image photographique d’un cliché en un état, lamellaire, par
- A. Trillat................................ 150
- Les Progrès actuels de l’optique. ...... 152
- Chambre syndicale (Séance du 5- Juin 1900). . . .'............................... 154
- Lia Classe 3ÉII (Photographie)
- à l’Exposition Universelle de 1900
- tour de belem (Portugal)
- Cliché de la maison I.achenal, de Paris.
- ON ne saurait dire que l’exposition de la Classe XII est actuellement tout à fait terminée, car on y trouverait, sans chercher beaucoup, plus d’un emplacement encore inoccupé ou simplement réservé par des étalages provisoires, mais ces lacunes rares ne sont plus que des exceptions et l'on peut considérer l’installation comme faite.
- L’architecture et la décoration font honneur à leurs auteurs; les peintures décoratives complètent l’ensemble de la façon la plus heureuse, mais l’ordonnance des emplacements est tout à fait déplorable et notre appréciation à cet égard, vise nettement le Comité d’installation, groupe qu’il nous faut considérer en bloc parce que notre rôle est de critiquer ce que nous croyons défectueux, tout en sa-Comité ne sont pas également coupables de
- chant fort bien que tous les membres de ce la mauvaise ordonnance dont il s’agit.
- Tel s’est élevé contre ce genre d'installation. Tel autre en a proposé un qui eût été
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- meilleur. Tel autre encore s’est abstenu d’approuver les décisions prises pendant que son voisin, par bienveillance ou par faiblesse, votait avec les mauvais organisateurs pour ne pas soulever de discussion, bien que les propositions faites n’eussent pas son entière approbation.
- C’est ainsi que les choses se passent hélas! invariablement quand le principedu vote décide en pareille matière. Une majorité se forme, bonne ou mauvaise, et tout dépend de cette formation. La Classe XII à l’Exposition universelle, n’est pas la seule classe ayant fourni une majorité détestable. D’autres classes, au contraire, ont donné des majorités excellentes, malheureusement, ce ne sont pas les plus nombreuses!
- Si l’expérience pouvait servira quelque chose, celle-ci démontrerait une fois de plus, que le système adopté par l’Administration, pour la formation des comités ne vaut rien.
- Mais l’expérience ne corrige que ceux qu’elle fait souffrir et, dans le cas présent, ce n’est pas l’Administration qui souffrira delà mauvaise organisation de l’Exposition.
- Fidèle à ses tradilions et à ses tendances, l'Administration n’a été préoccupée que d’éviter les responsabilités. Elle aurait pu organiser elle-même, ou faire organiser sous sa responsabilité toute l'Exposition. Elle s’en estbien gardée. Elle a repassé, soins et responsabilité à des Comités, sous prétexte de respecter la liberté et les intérêts des exposants.
- Or, comment ces comités sc sont-ils formés? On a pris des personnalités en vue ou tapageuses, des exposants, des représentants de l’Administration, des personnes qui sollicitaient de faire partie de ces groupes, espérant en tirer profit ou vanité, et de tous ces éléments hétéroclyles, plutôt mauvais que bons, on a fait une salade pitoyable, dont le seul mérite devait être de couvrir l'Administration. Beaucoup de membres ont été nommés ; plus on en nommait plus les responsabilités se divisaient et diminuaient en se divisant.
- Les choix n’ont été exclusivement dictés, ni parla \ aleur personnelle, ni parle degré de compétence et de moralité, mais parles influences. Il en est fatalement résulté une majorité incompétente et partiale, qui devait manifester son incompétence et sa partialité dans ses opérations.
- C’est ce que nous voyons, en etfet, tout d’abord pour l'ordonnancement de la classe où aucun esprit de méthode ne s’est accusé.
- Les amateurs photographes font seuls, « pru près nettement « bande à part ».
- Les photographes professionnels, déjà moins bien groupés, occupent à côté des premiers, une série de loges en bordure de la galerie du côté de la Tour Eiffel... Quant au reste, il s’éparpille comme au hasard, là où on a pu le caser.
- Pourtant, qu’est-ce qui a le plus d’importance actuellement en photographie? C’est évidemment l’industrie et le commerce de cette spécialité. Les photographes professionnels ne viennent qu’après, et bien loin en arrière. Enfin, les amateurs, dont le rôle utilitaire n’est pas encore bien déterminé dans les applications de la photographie, ne pourront prétendre à prendre le pas sur l’incustrie et le commerce que quand leur action, d’une importance incontestable, aura été nettement indiquée.
- Si le commerce et l’industrie photographique ont été si peu favorisés dans l’ordonnancement général de la Classe XII, c’est parce que le comité était incompétent d’une part, à ce sujet, et parce qu’il n'avait, d’autre part, souci que des intérêts d’amateurs auxquels sa majorité est exclusivement dévouée.
- Cette majorité hélas ! était si peu au courant des choses de l'industrie et du commerce photographiques qu’elle avait prévu des emplacements d’une importance égale pour les trois sections qu’elle entrevoyait seules : 1° Amateurs; 2° Professionnels; 3° Industrie et Commerce. • • ‘ ‘
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- On n’imagine pas ce qu'il y aurait à dire, si l’on voulait entrer dans les détails de cette organisation et combien les bévues commises, les injustices accomplies, seraient écrasantes pour cette majorité si fâcheuse du comité.... Mieux vaut passer outre, puisque le mal est fait et que ces récriminations ne le répareraient point!
- L’un des résultats de cette mauvaise ordonnance, sur lequel il me faut pourtant insister, c’est qu’elle empcche d’entreprendre un compte rendu méthodique de l’exposition de la Classe XII. Elle a en outre, découragé à tel point, bon nombre d’exposants qu'ils se désintéressent dans une certaine mesure de leur exposition et qu’ils ne se tiennent, ni personnellement, ni par des représentants spéciaux, à la disposition du public, pour le renseigner sur leurs marchandises ou sur les produits de leur fabrication.
- Nous connaissons, par exemple, tel industriel qui n’aurait pas demandé mieux (pie d’occuper un emplacement dans lequel il aurait accumulé des objets fort intéressants, exigeant la présence d’employés propres à les montrer et les expliquer en les faisant fonctionner. Mais il n’a pas obtenu cet emplacement et il a dû se borner à garnir d’objets moins curieux ou inertes, une petite vitrine mal placée, du sort de laquelle il se désintéresse tout naturellement.
- Pour le publiciste, il est malaisé de rendre compte d’une exposition pareille. Faute de recontrer les exposants ou les représentants de ces exposants, il passe avec regret devant leurs envois, dont il ne peut parler puisqu’ils ne lui sont pas expliqués.
- Nous tenterons cependant de suppléer à cette absence des intéressés, mais ne rencontrant point, dans la Classe XII, l’installation rationnelle et les exposants ou leurs représentants, notre compte rendu sera fait comme l'exposition elle-même : sans ordre et au hasard de la découverte des intéressés. Il ne peut et ne doit être, d’ailleurs, que le reflet de la réalité; s’il est décousu, sans suite et incomplet, ce n’est donc pas nous, mais le comité d’organisation qu’il en faudra rendre responsable.
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- On nous avait annoncé un chemin roulant pour faciliter l’accès de la Classe XII, quand on veut s’y rendre et qu’on est au rez-de-chaussée.
- Après avoir cherché quelque temps ce chemin roulant, nous avons fini par le découvrir dans un coin sombre où il ne sera pas aisé de le dénicher .. mais il ne marchait pas!... Bien plus, il était barré par des affiches sur panneaux de bois, qu’il nous a fallu déplacer pour y accéder.
- A l’extrémité de ce chemin, on arrive dans un salon qui devait être une merveille et qui devait contenir, entre autres choses précieuses, les indications les plus précises sur toutes les parties de l’exposition... L’impossibilité de fournir ces indications si nécessaires, est sans doute la cause de leur absence? En revanche il contient, sur une petite table, les publications chères à la majorité du Comité.
- L’idée de mettre les journaux photographiques à la disposition du public sur cette table aurait été bonne assurément. On aurait pu grouper là, sans bourse délier, toutes les publications photographiques du monde entier!... La majorité du Comité a trouvé meilleur de mépriser cet étalage. Il paraît que rien n’existe pour elle, en dehors de l’organe de son porte parole, puisqu’aucun appel n’a été fait à la presse photographique, et que la petite feuille dont il s’agit, s’y étale à peu près seule. Cette partialité ou cette indifférence caractéristique, donne la mesure des larges conceptions de la majorité active du Comité.
- A droite du salon de la Classe XII, s’étendent les espaces consacrés aux amateurs et aux professionnels. Nous reviendrons plus tard sur ces deux sections, pour finir au moins par des éloges, car il n’est pas gai d’avoir à critiquer et il nous faut toute la conscience que nous avons de notre devoir de publiciste, en cette circonstance pour récriminer.
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- La critique est généralement vaine et les nôtres n’auront sans doute pas grande porté, mais un silence, qui pourrait être interprété comme une approbation, nous rendrait complice des lourdes fautes commises et c’est pour ce motif que nous devons très hautement proclamer ce que nous pensons de l’œuvre faite dans la Classe XII, en face de l’étranger.
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- Par une galerie formée d’un rang de vitrines adossées à la section des professionnels, on accède à la partie de la Classe XII qui fait retour sur l'avenue de Suffren et qu’on a déjà surnommée « Le Dépotoir », peut-être parce qu’elle ne renferme que les industriels et les commerçants exposants.
- M. H. Reeb occupe la première des vitrines de cette galerie, avec ses produits photographiques si connus et appréciés. L’usage de ses révélateurs, de ses fixateurs, de ses bains de virage et de fixage combinés est trop répandu pour que nous ayons à les faire connaître ici. M. H. Reeb est un des nombreux exposants de la Classe XII qui n’avaient qu’à faire acte d’exposants pour se rappeler au public. A ce titre, sa modeste vitrine suffît pour remémorer ses mérites au monde photographique et au jury qui saura, nous l’espè-rons, les récompenser.
- Son voisin le plus immédiat, est le sympathique chimiste P. Mercier, dont la vitrine, tout aussi modeste, renferme des produits analogues non moins connus.
- Ces deux concurrents donnent par leur rapprochement même l’indication curieuse de la bonne intelligence dans laquelle ils vivent et qui est un exemple hautement à leur honneur.
- A une époque, et dans une société où tant de gens se jalousent, se haïssent et se dévorent, il est touchant et réconfortant de voir ces deux hommes, d’un caractère trop su périeur pour s’abaisser à de bas sentiments, exposer côte à côte des produits similaires de leur intelligence et de leur industrie.
- Cette parfaite entente commerciale et industrielle, si rare, nous interdit malheureusement de nous étendre longuement sur les produits en concurrence, mais M. Mercier expose, avec ses révélateurs, fixateurs, ou autres spécialités analogues, diverses épreuves très remarquées et pour cause : ce sont des tirages positifs de clichés négatifs développés après un traitement préalable qui a pour but de modifier la tolérance de la couche sensible à l’égard de la durée de la pose.
- Les études spéciales faites par M. P. Mercier dans ce sens l’ont conduit à créer un nouveau type de plaques sensibles, que fabrique industriellement aujourd'hui la maison Jougla et sur lequel nous aurons l’occasion de revenir en parlant de l’exposition de cette dernière maison. Ce type de plaque dénommé YIntensive, est évidemment appelé à un grand succès, car il répond à des besoins industriels très accentués.
- D'autres épreuves étalées dans cette même vitrine de M. Mercier, rappellent encore ses travaux antérieurs sur les papiers photographiques sensibles, mais les deux volumes intitulés : Virage et Fixages, qu’il a publié chez Gauthier-Villars, éditeur, rappellent surtout ses travaux considérables en cette matière. Ce véritable traité, qui contient tant d’indications précieuses, condensées avec une sobriété et une modestie ajoutant encore à sa valeur, reste, après bien des années de date, le meilleur ouvrage qui ait été publié sur ce sujet. A elle seule, cette pérennité est un éloge auquel on ne peut rien ajouter, sinon qu’elle appelle une manifestation de reconnaissance, et que nous espérons bientôt la constater.
- *
- M. Jules Richard est un des premiers constructeurs que nous avons eu le plaisir de rencontrer à l’Exposition, Il occupe un petit salon élégant, distingué et peu chargé où les
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- objets exposés ne ressortent que mieux, grâce à cette sobriété de bon goût. Dans la Classe XII, — car M. Jules Richard expose naturellement aussi dans une autre classe ses enregistreurs si connus, — il n’a mis que son vérascope et ses divers succédanés ou dérivés. A peine voit-on dans une petite vitrine quelques cônes d’agrandissements et un stéréoscope sur une table;... l’appareil est minuscule, il ne pouvait guère encombrer et met une sorte de coquetterie à se dissimuler.
- En revanche, ce qui s’étale avec un assez légitime orgueil, ce sont quelques agrandissements énormes des toutes petites images fournis par l’appareil en question. Ces amplifications considérables plaident la cause de l’instrument dont elles sont l’émanation indirecte, avec une éloquence à laquelle nous ne pourrions atteindre; nous nous contenterons donc d’en recommander l’examen.
- Auprès du salon de la maison Richard, celui de la maison Poulenc frères, montre une sévérité relative qui fait contraste. Là, rien n’est sacrifié à la séduction, mais cela ne tient pas seulement à la nature de l’exposition, qui ne prête pas au « charme » cela tient aussi, peut-être, à la juste renommée de cette maison, considérée au moins comme l’une des premières, pour la qualité et la pureté de ses beaux produits chimiques. Nous sommes d’autant plus à l’aise pour faire l’éloge de cette maison que depuis longtemps nous n’avons plus aucun rapport d’affaires avec elle. Notre indépendance absolue à son égard nous permet donc d’affirmer sans réserve, le bien que nous pensons de sa fabrication hors ligne. Quand des industriels soutiennent leur production à un niveau aussi élevé, ils font plus que de s’honorer eux-mêmes, ils relèvent le niveau des fabrications concurrentes et contribuent puissamment ainsi à la prospérité nationale par l’estime forcée qu’ils imposent à l’étranger. C’est à ce titre, très particulier, que nous voudrions voir la maison Poulenc récompensée comme elle devrait l’être à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, car elle a déjà conquis la plupart des autres distinctions qu’elle pouvait envier et le crédit commercial qui fait sa prospérité.
- L’optique française depuis quelques années, a fait de grands progrès, que nous avons le plaisir de constater chez nos principaux opticiens et nous sommes heureux de citer tout d’abord, à ce propos, la maison Jarret, qui donne à ce sujet, le meilleur exemple d’initiative et de progrès.
- Nous l’avons déjà dit dans d’autres circonstances, mais on ne saurait trop le répéter : M. F. Jarret a l’immense mérite d’avoir su vaincre le problème posé par la concurrence étrangère, en apprenant courageusement ce qu’il fallait apprendre, pour ne pas travailler à tâtons.
- N’ayant pas, comme certaines grandes maisons de l’étranger, un gros capital lui
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- permettant de « couvrir d’or », des chimistes, des physiciens, des mathématiciens de premier ordre, il a fait lui-même, avec une persévérance digne des plus grands éloges, et cela, pendant plusieurs années consécutives, les études techniques très ardues, absolument indispensables pour savoir calculer les courbures des lentilles, déterminer les indices des réfractions, la densité des verres, etc., etc.... enfin il a, le premier, acquis résolument l’outillage perfectionné qui permet à l'étranger de compléter par une exécution matérielle irréprochable ces déterminations scientifiques, indispensable pour une fabrication régulière, rationnelle, précise et sûre.
- La récompense de tant d’efforts était naturellement dans la qualité des résultats qu’ils devaient donner. Elle n’a pas manqué, car on constate que les objectifs Jarret ont les mérites des meilleurs types, sortant des premières maisons étrangères.
- Il faut signaler tout particulièrement, parmi les dernières créations de M. F. Jarret, son objectif anastigmat simple, dont on chercherait en vain l’équivalent en dehors de sa vitrine.
- On sait d’ailleurs aujourd’hui, dans le monde de l’optique française, la place qui revient à cé travailleur exceptionnel et l’Exposition de 1900 fournira l’occasion de la lui donner.
- Parmi ses créations nombreuses, il en est une que les conditions commerciales n’ont pas assez mis en relief et que nous voudrions faire ressortir : M. F. Jarret, a été l’un des opticiens français, — je devrais plutôt dire au singulier, l'opticien français, — qui a construit le premier télé-objectif, car c’est même lui qui a donné ce nom au système optique amplifiant dont il s’agit.
- A peine créés, ces instruments ont été le point de départ d’autres créations analogues, françaises ou étrangères... mais toutes, y compris celle de M. Jarret, furent bientôt délaissées, parce que la photographie à de grandes distances n’avait pas, — et n’a pas encore, — assez de pratiquants pour constituer une vente rémunérant les frais et les peines de la fabrication.
- Les télé objectifs restent donc des types qu’on n’exécutera guère que sur commande, et c’est pour cette raison commerciale que l’initiative de M. F. Jarret n’a pas été remarquée comme elle aurait dû l’être.
- Mais il y a plus : après avoir construit quelques télé-objectifs comme ceux dont on trouve encore quelques échantillons chez les constructeurs, il voulut mieux faire et produisit un type spécial d'une très grande puissance qu’il nous a été donné d’employer à nouveau tout récemment.
- Celui-là se trouvait être, par ses propriétés puissantes même, encore moins à la portée du public,que les télé-objectifs ordinaires. Aussi ne fut-il point imité.
- Il est au type normal, ce que le microscope est à la loupe, puisqu’il permet d’atteindre des amplifications de soixante diamètres et plus, tandis que les telé-courants ne dépassent guère huit diamètres. Mais, tandis que l’usage de la loupe est assez répandu, celui du microscope n’est pas à la portée de tout le monde... Le type de télé dont nous parlons, n’est également pas d’un emploi bien aisé; il faut une accoutumance et des soins assez grands pour en tirer les résultats si remarquables qu’il peut donner; enfin, il faut aussi se placer dans les conditions spéciales pour l’employer.
- On s’explique donc parfaitement l’obscurité profonde dans laquelle ce bel instrument est resté. Il n’en mérite pas moins l’estime, car rien n’est plus à l’honneur d’un constructeur, que de produire des instruments aussi précieux, sans aucun espoir de rémunération du travail accompli ou des dépenses faites.
- Cette création doit du reste être signalée très hautement, non seulement parce qu’elle
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- fat désintéressée et progressiste an premier chef, mais encore parce qu’elle a une utilité de premier ordre.
- Il est vrai que le grand public n’a pas à connaître ce télé-objectif spécial, qu’il ne saurait s’y intéresser parce que son usage n'est pas dans ses moyens. Mais dans la défense nationale, dans les études scienlifîques, il est appelé à jouer un rôle dont on ne peut nier l’importance et c’est à ce titre que nous avons à cœur de le désigner avec insistance. Comme toutes les choses réellement remarquables, il finira bien par s’imposer, mais il est du devoir de ceux qu’il intéresse, pour la science et pour la défense du pays, de contribuer dans toute la mesure de leurs moyens à le faire connaître et apprécier.
- ÇA suivre). L. GASTJNE.
- Cliché de JI. G. Maury.
- M. Georges Masson
- Nous avons eu la douleur d’annoncer dans nos derniers numéros des pertes cruelles éprouvées en la personne de feu Mantois d’abord, puis de la mère de notre sympathique président d’honneur, M. Molteni... Ces tombes étaient à peine fermées que nous apprenions le brusque décès de M. Georges Masson, enlevé en moins de huit jours à l’affection des siens par une courte maladie.
- Ce qu’était Georges Masson, il est presque superflu de le rappeler, car, il occupait en France une place si considérable que nul n’ignorait son nom ni de quelle haute valeur ce nom était synonyme.
- Il avait simplement pris la succession de son père dans la direction de la maison d’édition de celui-ci, il y a quelques dizaines d’années et ne dût qu’à son mérite personnel les grandes situations qu’on l’appela tant de fois à accepter.
- Membre du Comité consultatif des chemins de fer, de la commission supérieure de la Caisse nationale des retraites pour la vieillesse, de la Commission supérieure de la Société d’assurance de décès ou d’accidents, de la Commission consultative des Postes et Télégraphes, du Comité consultatif des Consulats, du Comité de direction des services d’hygiène de France, du Conseil de perfectionnement de l’Ecole des langues orientales, du Conseil d’administralion des chemins de fer du Nord, il avait été aussi Président du Cercle de la Librairie, de l’Union commerciale, de l’Office national du commerce extérieur, délégué séna-
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- torial et présidait enfin la Chambre de Commerce depuis plus de deux ans quand la mort l’a surpris dans cette situation si éminente qui était comme le digne couronnement d’une carrière de travailleur et de producteur intellectuel presque sans égale.
- Sa maison d’édition était déjà la principale dans sa spécialité quand il en prit la direction, mais il en fit en peu d’années un centre scientifique considérable, entreprenant des publications colossales comme le Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales qui comptent 100 volumes in-8° et des périodiques dont le nombre s’élève à plus de quarante.
- On sait quel succès eût parmi celles-ci La Nature, mais les autres, moins connues parce qu’elles sont trop spéciales, ne sont pas moins importantes dans leur genre, toutes proportions gardées, et il suffit à ce sujet de citer entre autres Les bulletins de la Société de biologie, de la Société de chirurgie, de la Société médicale des hôpitaux, de la Société de médecine publique, de la Société d'anthropologie, les bulletins hebdomadaires de VAcadémie de médecine, les Annales médico-psychologiques, les Annales de l'Institut Pasteur, la Revue d’hygiène et de police sanitaire, etc., etc.
- Tout récemment encore, il entreprenait la publication du Bulletin de la Société de Géographie qui devenait du même coup l’un des premiers périodiques de ce genre, car, le propre de l’intervention de M. G. Masson en toute chose était d’amener avec elle l’esprit pratique, les améliorations et les progrès les plus marqués.
- La Photographie Française elle-même, dans sa modeste sphère, peut apprécier ce qu’elle lui doit et nul plus que nous peut-être ne se sent douloureusement atteint par cette mort si prématurée î
- Nos rapports étroits avec Georges Masson étaient de date bien récente, mais ils avaient suffi pour nous permettre de mesurer l’énorme force qu’ils nous donnaient. Si courts qu’ils aient été, hélas! ils nous ont suffi pour apprendre quelle est la solidité de la grande œuvre de cet homme de bien.
- Ses larges visées, ses conceptions élevées portaient fort au-delà de la fragilité humaine dont il a été si cruellement victime et l’on a du moins la grande consolation de savoir que tout ce qu’il a fondé, adopté ou consolidé lui survivra par cela même qu’il s’y était intéressé et qu’il y a mis une part de lui-même.
- Pour prospérer et pour grandir encore, la maison Masson n’a pas seulement la force du meilleur des continuateurs en M. Pierre Masson, elle a aussi le concours de cette pléiade d’esprits éminents et généreux que Georges Masson avait su conquérir, grouper, animer de son souffle et qui n’aime pas moins le fils, leur collaborateur d’hier, qu’elle n’aimait le père.
- En elle, M. Pierre Masson trouvera donc, nous n’en doutons pas, le dévouement le plus étendu et le plus constant. Pour glorifier l’œuvre de Georges Masson, pour honorer sa mémoire, pour exaucer ses vœux les plus ardents etles derniers, que pourrait-on faire de mieux que de reporter sur le fils qui lui était si cher les sentiments dont on était animé à son égard? Non seulement il en est digne, puisqu’il avait toute la confiance du grand cœur qui n'est plus, mais par
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- lui-même il les inspire comme celui-ci les inspirait et rien ne peut assurément lui garantir un plus bel avenir que la faculté qu’il possède d’imposer l’estime et l’affection à ce point là.
- L. Gastine.
- RECETTES & PROCÉDÉS
- Perte des rayons calorifiques à travers diverses substances
- Les rayons calorifiques sont absobés, réfléchis, etc., comme les rayons lumineux.
- Quelques substances laissent passer facilement les rayons calorifiques (par exemple : sel gemme), d’autres les absorbent,
- La Table suivante indique les pertes des rayons calorifiques à travers diverses substances.
- Transmission de 100 rayons
- Plaques caloriques
- de d'une lampe
- Sel gemme incolore................ 92
- Spath fusible..................... 72
- Vert flint........................ 67
- Glace............................. 39
- Spath d’Islande................... 39
- Cristal de roche.................. 38
- Acide citrique.................... 11
- Alun............................... 9
- Sucre candi........................ 8
- Glace.............................. 6
- La différence entre les rayons lumineux et les rayons calorifiques se présente surtout avec le sulfate de cuivre, qui empêche de passer les rayons calorifiques, tandis que la lumière bleue le traverse facilement. Une solution d’alun dans l’eau absorbe seulement les rayons calorifiques, mais presque pas les rayons lumineux; tandis qu’une solution alcoolique d’iode absorbe les rayons lumineux et laisse passer les rayons calorifiques.
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- Durcissement du caoutchouc
- On peut empêcher le durcissement du caoutchouc dont on ne se sert pas en le saupoudrant de poudre de talc : ce saupoudrage qui doit être fait avec un excès de talc, présente l’avantage d’empêcher le tube de se coller sur le métal de l’obturateur. On peut assez
- souvent réparer les inconvénients résultant de ce durcissement en faisant tremper le caoutchouc dans un mélange d’une partie d’ammoniaque du commerce et de 2 parties d’eau; le caoutchouc reprend plus ou moins sa souplesse; s’il y a quelque déchirure on la répare avec une solution de caoutchouc dans la benzine.
- Au lieu de talc, on peut employer en mélange de talc et de bougie stéarique réduite en poudre fine. Pour conserver les objets de caoutchouc plongés dans ce mélange, on les placera dans une cave.
- *
- Renforçage et réduction des diapositives
- On peut renforcer les diapositives en les blanchissant d’abord dans une solution de 20 grammes de chlorure mercurique et 20 grammes de chlorure d’ammonium dans 1 litre d’eau.
- Après lavage, on noircit dans une solution d’ammoniaque ou de sulfite de sodium. On peut d’ailleurs obtenir un ton très agréable en trempant l’image blanchie dans une solution de 25 grammes d’hyposulfite de soude dans 1 litre d’eau.
- Pour réduire l’intensité, on peut employer une solution de 1 gramme de persulfate d’ammoniaque pour 1 litre d’eau.
- L’emploi durévélateuràl’acide pyrogallique et à l’acétone permet de produire des tons extrêmement variés, du beau noir au brun chaud. Avec un temps de pose déterminé, la teinte est d’autant plus voisine du rouge que la quantité d’acétone est plus considérable; au contraire, pour une proportion d’acétone déterminée, la teinte est d’autant plus noire que la durée du temps de pose a été plus courte.
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- L’enseignement Photographique
- L’enseignement photographique existe depuis un certain nombre d’années déjà dans plusieurs pays étrangers et ce fait a frappé diverses personalités plus ou moins en vue dans le monde photographique, notamment M. Léon Vidai, qui s’est fait, grâce à la photographie, une situation qu’aucune autre application ne lui aurait permis d’espérer.
- Or, nous devons à l’émoi éprouvé par ce personnage au sujet de l’enseignement susdit un arlicle qu’il vient de publier et dont la lecture n’est pas sans attrait. Nous en avons savouré la claire logique, les déductions habiles et nous ne saurions trop louer ses conclusions pratiques.
- Gomme le groupe auquel il appartient, M. Léon Vidal voudrait bien voir renseignement photographique réalisé en France, car, cette lacune le gêne.... et cela se comprend! En outre, il estime personnellement qu’il aurait à jouer un rôle flatteur et avantageux dans cet enseignement; ce qui n’est pas à dédaigner!
- Seulement désirer ne sert de rien : il faut aboutir... et comment?
- M. Léon Vidal, — rendons hommage à son bon sens en cette occurrence, — estime qu’il aura peu de chance de voir jamais l’enseignement en question créé, —-
- car il n’est plus très jeune, hélas! — s’il l’attend de l’Etat.,, ou de la Société Française de Photographie.
- Alors, en désespoir de cause, il préconise la création d’une caisse spéciale qui pourrait arriver à former graduellement le capital suffisant pour la fondation qu’il rêve.
- Eh bien ! quoique venant de M. Léon Vidal, cette combinaison me séduit par son sens pratique. Je partage absolument cette manière de voir : le Gouvernement n’étant point disposé à faire les frais de l’enseignement photographique national; la Société Française de Photographie, malgré son “utilité publique”, en étant incapable, c’est au dévouement général du pays qu’il faut s’adresser.
- Je crois réellement qu’une contribution publique aurait des chances defour-nir les fonds nécessaires, et, n’ayant pa$ attendu pour plaider en faveur de cet
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- Cliché de M. H. Lemoine.
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- enseignement que M. Léon Vidal ait été frappé de sa nécessité, j’aurais mauvaise grâce à combattre une proposition, meme venant de sa part, si elle est de nature à faciliter la solution du pio-blème.
- Je me rallie donc absolument à sa proposition. — Je n'ignore pas que cet enseignement, par la participation de M.
- Léon Vidal â son organisation, sera très déplorable,... mais du moins il existera peut-être et avec le temps, M. Léon Vidal décédé, ou remplacé et ses idées abandonnées, il s’améliorera. Je sais qu’il ne le préconise point avec désintéressement et qu’il serait au contraire furieusement hostile à tout enseignement dont il ne serait pas un des maîtres enseignants (si non le Directeur car il a toutes les ardeurs d’une incommensurable foi en lui) mais peu m’importe, encore une fois, si du moins l’enseignement existe, s’il est créé. Je m’inscris même d’avance et avec plaisir pour l’une des premières cotisations de 10 fr. par an que M. Vidal sollicite. Et je ne regretterai point la dépense de cette somme mininia s’il nous dote de l’enseignement promis.
- L. G.
- Les Déformations de fractures
- dans les images radiographiques
- A L OMBRE
- Cliché de M. C. Moreau, à Tournefeuille.
- Vous avons été souvent les premiers à publier les importants travaux de M. G. Con-tremoulins qui s’est fait dans les applications de la photographie à la science en général et dans la radiographie en particulier une si juste renommée, car il est assurément et de beaucoup le plus éminent de nos radiographes. Mais on remarquera que nous ne prenons pas les devants cette fois, car c’est à l’un de nos confrères parmi les périodiques, la Presse Médicale que nous empruntons aujourd’hui, avec l’autorisation de son auteur, l’extrait du remarquable article suivant qui a fait grande sensation jusque dans la presse quotidienne. Notre programme nous fait un devoir de ne point passer sous silence cette importante communication à l’Académie de médecine et nous avons pensé qu’il valait mieux reproduire une partie du texte de M. G. Contremoulins que d’endonner une analyse si complète qu’elle soit.
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- « Comme l’a fait fort justement observer M. Lucas-Championnière, à l'Académie de médecine et à la Société de chirurgie, la 'radiographie ne donne pas une image exacte de l’objet qu’elle représente, mais une image plus ou moins agrandie et déformée de cet objet.
- Les sept radiographies qui accompagnent cet article ont justement pour but de montrer ces erreurs. Nous verrons ensuite comment il est possible d’éviter ces différences d’aspect et qu’elle en est la cause,
- 11 est bien entendu que la fracture reproduite ici est expérimentale et par conséquent quelconque. Ces figures n’ont d’autre but que de montrer d'une façon nette les différents aspects que peut donner la radiographie quand elle est employée sans méthode. On conçoit donc que, quel que soit l’objet représenté, les mêmes déformations se reproduiront si l’on se place dans les mêmes conditions d’expérimentation.
- La fracture représentée dans nos cinq premières figures a toujours occupé, par rapport à la plaque, une situation semblable.
- Seule, la source lumineuse a été placée dans des positions arbitraires correspondant aux écarts habituellement commis en pratique courante.
- D’autre part, il est impossible de soupçonner un déplacement des os radiographiés; ils ont été scellés sur une planchette à l’aide de plâtre qui enrobe complètement leurs extrémités et c’est ce bloc qui, reposant toujours sur un même plan (la planchette), a été soumis à l’examen radiographique.
- La figure 1 nous montre les os presque engrenés; le tibia paraît parfaitement coapté, le péroné est légèrement dévié. Dans les figures 4 et 5, ce n’est plus le tibia qui se trouve représenté en bonne place, mais, au contraire, le péroné. Enfin, dans les figures 2 et 3, nous voyons un aspect tout différent; tandis que la figure 2 nous montre les fragments complètement chevauchés, la figure 3 nous les représente absolument séparés.
- Il est bien évident qu’avec des données si contradictoires, il est impossible de se faire une idée exacte de l’état réel de cette fracture, et que, dans ce cas, la radiographie ne fournit au clinicien qu’un renseignement erroné, car il n’a pas les éléments voulus pour l’interpréter.
- Cependant, il faut encore remarquer que la distance du tube à la plaque pour les figures 1, 2, 3, 5 et 6 a toujours été constante : 50 centimètres (seule, la figure 4 a été obtenue avec un écartement moindre : 35 centimètres), et que, dans tous ces cas, les différences de positions ne sont produites que par le déplacement du foyer lumineux.
- Mais, si l’on ne tient aucun compte de ces rapports, comme cela arrive trop souvent en clientèle de ville (étant donné les difficultés opératoires parfois insurmontables et qui sont généralement dues à la mauvaise volonté du patient), on s'expose alors à avoir des résultats se rapprochant de ce que nous montre la figure 7, et j’insiste sur ce résultat, car l’écart existant entre l'orientation de la plaque et du tube n’est pas énorme!... et si nous nous en rapportons à M. Lucas-Championnière, la radiographie d’industriels... qu’il vise dans son article, en commet de bien plus grands ! ! !
- M. Lucas-Championnière nous dit, en effet, ceci en substance : « Tout dernièrement, j’ai vu un malade qui n’avait eu qu’une contusion de la hanche et qui, d’après une radiographie, prétendait avoir été atteint de fracture du fémur. Or, le point noir, siège soi-disant de la fracture, n’était que l’ombre de l’ischion reproduite sur l’os ».
- Donc, pour que l’ombre de l’ischion soit reproduite sur le fémur, en d’autres termes, pour que l’ischion et le fémur soient sur une même ligne de projection, allant de la source lumineuse à l’écran récepteur (la plaque radiographique), il faut admettre que le malade ait été radiographié dans des conditions et dans une attitude qu’on a peine à imaginer... Aussi ne trouvera-t-on sans doute mes exemples qu'insuffisants, après de tels excès d’acrobatie professionnels.
- Dans la figure 7 (exemple le plus démonstratif), la plaque a été placée sur un plan oblique, par rapport à la jambe, et la source lumineuse dans ce cas n’était plus normale, ni à la plaque, ni à la jambe.
- En pratiqne, ce résultat est la conséquence d’un matériel incomplet, dont chaque partie est indépendante. Ainsi, quand le châssis a été placé sur un lit, dans un plan quelconque,
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- Radiographies d’une même fracture sous différents angles de projection.
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- que le support du tube, insuffisant comme dimensions, a été approché de ce lit, et que le tube n’atteint pas, par suite de l’insuffisance du support, la position exacte qu’il devrait occuper, la radiographie qui est ainsi obtenue est des plus fantaisistes, et la figure 7 nous en donne un exemple frappant.
- Il faut bien se rappeler qu’une radiographie n’est pas la photographie du corps qu’elle représente, mais la projection conique de ce corps sur un plan; par suite, toute différence dans les rapporls du plan, du corps projeté et de la source lumineuse, donnera une image qui sera le graphique de ces coordonnées.
- Une telle complexité dans l’image est indéchiffrable, et il faut, en pratique médicale, ramener tous les résultats à un type défini en supprimant tous les éléments d’erreurs.
- C’est-à-dire qu’il faut toujours opérer dans des conditions identiques et déterminées par avance, pour un même cas, si l’on veut que l’interprétion radiographique soit possible.
- Pour obtenir ce résultat, il suffit de faire coïncider la perpendiculaire abaissée du foyer du tube de Crookes par un point défini de la plaque sensible, son centre de préférence, et cela, bien entendu, normalement à celle-ci; puis, quand il s’agit d’une fracture, faire coïncider cette perpendiculaire avec le centre de la fracture (fig. 4, 5 et 6).
- De cette manière, la déformation due aux rayons obliques sera nulle, et la position des os donnée par l’image projetée aura une valeur exacte.
- Il suffira donc, pour avoir un renseignement complet et sans déformation, de prendre deux radiographies à 90°, l’une antéro-postérieure, l’autre latérale (fig. 5 et 6).
- Pour éviter l’agrandissement dont parle M. Lucas-Championnière, la distance du tube.à la plaque pourrait être fixée à 50 centimètres. Cette distance moyenne conviendrait très bien à toutes les installations radiographiques et permettrait d’opérer dans d’excellentes conditions pour le client et le radiographe.
- Si celui-ci se donne la peine de bien placer le membre dans l’une des deux positions sus-indiquées, il pourra donner au chirurgien un document ayant une valeur absolue, et qui éviterait ainsi les critiques fort justes que formulait M. Lucas-Championnière tout récemment.
- A ce sujet, qu’il me soit permis d’attirer l’attention du corps médical sur certains points d’un ordre purement pratique, mais dont l’importance est capitale au point de vue des résultats.
- En clientèle privée, il n’est point toujours aisé d’obtenir du client ou du médecin que le malade soit mis en bonne position. Souvent on se heurte à un refus des plus catégoriques ; aussi dans la majorité des cas, les radiographes opèrent-ils n’importe comment.
- Les radiographies obtenues dans de telles conditions ne peuvent, en effet, que fournir des résultats défectueux, et je ne saurais trop insister auprès du corps médical pour qu’il facilite la tâche du radiographe ou qu’il exige de lui des épreuves obtenues dans les conditions que jai indiquées plus haut. De cette manière, toutes les radiographies seront comparables entre elles et les déformations cesseront d’être gênantes.
- La radiographie est une science relevant de la physique par son côté électrique, par ses phénomènes de Crookes, et de la géométrie par l’obtention de projections dont on recueille les images. Elle ne peut donc pas être exécutée suivant le caprice de l’opérateur, mais d’après des règles parfaitement définies et immuables.
- Depuis deux ans, j’ai indiqué cette lacune; beaucoup de médecins et de chirurgiens de la Faculté ou des Hôpitaux ont appuyé ma proposition d’unification des méthodes opératoires en radiographie, de la haute autorité de leur nom. Mais, hélas!... malgré d’aussi illustres parrains, cette technique n’a pas encore été adoptée. Espérons que, grâce à la campagne menée contre les méfaits de la radiographie, les radiographes sérieux s’entendront afin que des règles précises soient arrêtées pour chaque cas.
- Je me mets, du reste, à l’entière dispositon de mes collègues à mon laboratoire de Necker, pour hâter cette entente; ils seront toujours les bienvenus, s’ils veulent répondre à mon appel.
- Je crois utile maintenant d’indiquer la technique opératoire que j’ai adoptée pour les fractures des membres.
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- Technique opératoire par la radiographie des fractures des membres. — Le châssis radiographique doit être autant que possible solidaire du support du tube de Crookes, ou, ce qui est mieux encore, repéré par un support spécial.
- La plaque doit porter la trace d’un repère métallique permettant de retrouver exactement la position du tube par rapport à celle-ci.
- Cette position sera déterminée avant l’opération, et le repère métallique placé sur le châssis sera réglé de telle sorte que son image puisse être reproduite pendant la pose.
- Le membre placé dans ce dispositif sera orienté comme il a été indiqué plus haut.
- Si le membre ne peut être mis dans la bonne position, c’est alors tout le dispositif qu’on inclinera jusqu’au moment où il aura atteint l’angle voulu pour réaliser la position cherchée.
- Cette technique, des plus simples n’entraîne pas l’achat d’un matériel compliqué : une planchette à dessin, sur laquelle on monte un support métallique articulé, permettant d’orienter le tube en tous sens, et un châssis radiographique, repéré sur la planchette, composent ce matériel radiographique.
- Il est une autre partie très délicate de la radiographie : celle des états de vide de l’ampoule de Crookes, dans leurs rapports avec les résultats qu’ils donnent pour certaines affections, suivant qu’il est fait usage de tel ou tel de ces états de vide. Je me réserve de la traiter dans un autre mémoire.
- Le Touring-Club de France a eu l’excellente idée de faire entrer dans sa remarquable exposition un modèle de chambre d’hôtel hygiénique qu’on peut voir dans le palais de l’hygiène au quai d’Orsay et qui intéresse aussi tous les amateurs photographes car ils sont essentiellement touristes.
- Cette exposition spéciale comprend :
- Une chambre à coucher; — Un cabinet de toilette; — Des water-closets.
- Le parquet, les murs, les meubles, les rideaux de fenêtres, tout est lavable.
- Dans la chambre à coucher, on a placé :
- Un lit en fer; — Un sommier à lames métalliques; — Une table de nuit en fer avec tablettes marbre; — Une moquette mobile; — Une armoire anglaise en pitchpin; —Une table de travail en pitchpin ; — Deux fauteuils en bois courbé ; — Quatre chaises en bois courbé ; — Des porte-manteaux S en pitchpin : Aux fenêtres des rideaux blancs sur bâton.
- Dans le cabinet de toilette :
- La table de toilette en bois blanc avec dessus marbre, et tablette courant sur toute la longueur; — Un séchoir pliant, à pieds; — Un tub; — Une chaise.
- Dans les water-closets :
- Un appareil à chasse d’eau complet avec réservoir, cuvette et siphon en grès, siège mobile acajou; — Un distributeur de papier-toilette muni de son rouleau; — Une planchette porte-bougeoir.
- Dans l’un des angles du W.-C. a été figurée une section du tuyau de descente en poterie recouvert en ciment armé.
- Figurent également comme accessoires :
- Un tube portatif en toile caoutchoutées; — Un filtre à pression système Grandjean; — Un filtre à stérilisation chimique sytème Trouette; — Un réveilleur automatique.
- Les dispositions de cette chambre ont été étudiées par la Commission spéciale constituée à cet effet et composée de :
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- MM. Marey, membre de l’Institut;
- Dr Just-Championnière, membre de l’Académie de Médecine; Gariel, membre de l’Académie de Médecine;
- Dr Briand, médecin en chef de l’asile de Villejuif;
- Dr Léon-Petit, médecin en chef de l’hôpital d’Ormesson;
- G. Rives, architecte, membre du Comité technique.
- Les détails de construction, d’installation et d’aménagement de la « Chambre d’hôtel hygiénique » et de ses annexes, ont été développés dans une brochure illustrée de nombreux clichés qui sera, par les soins du Touring-Club, envoyée aux trois mille hôlels mentionnés à l’annuaire et distribuée à l’Exposition. ;
- Le sympathique et si actif président de cette belle association M. Ballif engage très vivement les maîtres d’hôtels à se rendre au palais de l’Hygiène pour constater de visu combien sont simples et peu coûteuses les modifications à apporter à leur organisation.
- Il annonce en outre que l’Association publiera dans la Revue les noms des établissements qui auront installé sur ces données une ou plusieurs chambres de ce type.
- Voilà certes! une initiative absolument louable.
- Le bureau de la Société Française de Photographie aurait pu prendre une initiative analogue en créant un modèle de chambre noire pour les hôtels, casinos et établissements publics de toute nature fréquentés par les touristes; il nen est malheureusement rien! Sa sollicitude ne s’exerçant qu’à l’égard des mesures de pas-de-vis, de la terminologie photographique, et autres besognes faciles, à la portée de ses conceptions restreintes.
- d'un Cliché en un état lamellaire
- On sait que l’image photographique d’un cliché est formée d’un précipité amorphe disséminé dans l’intérieur de la pellicule qui constitue le support. Les variations du grain en forment les intensités. Je me suis posé le problème suivant: est-il possible de transformer l’état amorphe de l’argent qui constitue l’image, en état lamellaire ? Si cette transformation est possible, le remplacement de l’état amorphe par l’état lamellaire ne donne-t-il pas lieu à des phénomènes de colorations interférentielles ?
- Pour résoudre ces questions, il fallait d’abord chercher un procédé permettant de dissoudre l’image, c’est-à-dire le précipité d’argent amorphe, dans la pellicule môme, et, en dernier lieu, trouver un réactif capable de reprécipiter l’argent, non plus à l’état amorphe, mais à l’état de lames.
- Il m’a paru difficile d’obtenir la solubilisation de l’image dans un bain liquide : le dissolvant, dans de pareilles conditions, déforme l’image et enlève une partie du précipité argentique. Tel n’est pas le cas si l’on expose la plaque photographique à des vapeurs qui, tout en solubilisant l’argent, ne détériorent pas le support de l'image. Ce résultat est obtenu en exposant la plaque à l’action des vapeurs d’acide azotique. A cet effet, la plaque, préalablement soumise à un traitement de nettoyage, de polissage et de durcissement, est placée dans un récipient contenant de l’acide azotique du commerce. On voit l’image, après quelques instants d'exposition, s’atténuer peu à peu et disparaître presque totalement. Le cliché devient entièrement transparent, et le précipité argentique reste dissous à un état qui paraît être colloïdal, à l’intérieur même du support (1).
- (i) Si le cliché est insuffisamment poli et durci, il se produit un phénomène inverse : l’image ne s’atténue pas, mais apparaît en positif (dans le cas d’un cliché négatif) et en relief. Dans ce cas, le traitement ultérieur donne plutôt des irisations et non des localisations de couleurs.
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- Il s’agit maintenant de faire réapparaître l’image en précipitant, à l’état de lames métalliques continues, l’argent solubilisé par la méthode précédente. Dans ce but, je me suis adressé à l’hydrogène sulfuré ou à un corps susceptible de le régénérer (1). Pour la même raison que celle que je viens d’exposer ci-dessus, il est préférable de se servir de vapeurs. La plaque étant placée dans un deuxième récipient, on y fait arriver un courant d’hydrogène sulfuré humide. A peine le courant s’est-il produit que l’on voit l’image apparaître avec nn aspect métallique argenté et uniforme. En continuant le traitement, le contour des objets ne tarde pas à se dessiner, puis, finalement, des colorations vives et d’aspect métallique viennent se localiser sur les diverses parties de l’image : ces colorations s’atténuent, deviennent diffuses si l’action est trop prolongée.
- L’opération est arrêtée avant cette limite, la plaque est ensuite séchée.
- Si l’on examine par réflexion un cliché ainsi traité, soit face verre, soit face gélaline, on aperçoit une image polychrome vivement colorée ; les couleurs sur les deux faces sont souvent complémentaires l’une de l’autre. Il semble donc, dans ce cas, qu’il y ait dissymétrie dans la disposition des surfaces réfléchissantes.
- Ces couleurs ne sont pas altérables, mais l'humidification a pour effet de les faire varier momentanément.
- Par suite de l’indice de réfraction de la nature des lames formées, les colorations sont visibles sous un angle plus grand que dans le cas des colorations interférentielles obtenues par le procédé de M. Lippmann : la pellicule peut être détachée et transportée sur un support quelconque sans perdre ses propriétés.
- D’une manière générale, si l’on ne prend pas de précautions, on n’observe aucune relation entre la réalité et les nuances obtenues. On peut cependant provoquer la localisation de certaines colorations voulues. D’après mes observations, leur nature et leur intensité varient avec les épaisseurs des grains ; elles semblent progresser du blanc au noir en passant par les nuances de l’arc-en-ciel, suivant une périodicité non encore déterminée.
- Il sera donc possible que, dans le cas d’une image dont les parties superficielles présentent des différences notables dans les épaisseurs, l’on puisse, pour ainsi dire, provoquer la localisation de certaines couleurs correspondant plus ou moins à la réalité. A l’appui de ces faits, je présente à l’Académie des Sciences plusieurs clichés positifs d’un même sujet et dans lesquels des colorations vertes, rouges et blanches se sont localisées de préférence sur les parties correspondantes et qui, dans ce cas particulier, sont de la verdure, des toits ët des murs.
- Ces observations permettent donc d’acquérir la notion du rôle important que peut jouer, dans l’application du procédé, le degré d’orthochromatisme des plaques.
- En résumé, mes expériences démontrent:
- 1° Que l’on peut obtenir la solubilisation de l’image photographique dans la pellicule par divers réactifs ;
- 2° Que cetle image peut être reprécipitée à un état lamellaire susceptible de fournir des colorations variables suivant l’épaisseur de l’argent ;
- 3° Que, s’il n’existe aucune relation entre la réalité et les colorations obtenues, on peut provoquer la localisation de certaines nuances.
- L’ensemble de ces phénomènes inexpliqués jusqu’ici fait l’objet d’une étude actuelle.
- (Comptes rendus de l'Académie des Sciences). A. TlULLAT.
- (1) Beaucoup d’autres réactifs sont susceptibles de précipiter de nouveau l’argent à l’état de lames. L’hydrogène sulfuré nous a donné les meilleurs résultats.
- L’abondance des matières nous oblige à renvoyer au prochain numéro de nombreux articles et notamment la publication de la liste des nouveaux concurrents admis à notre Concours de Photographies documentaires, ce que nous regrettons fort, car il y a eu ce mois des envois extrêmement intéressants.
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- Les Progrès actuels de l’Optique
- Les perfectionnements de l’optique sont, en photographie, l’une des questions qui ont le plus à propos préoccupé l’industrie spéciale de tous les pays dans ce genre d’application. En Angleterre, en Amérique, en Allemagne, en France, en Suisse, en Belgique et dans presque tous les pays où la photographie forme une des branches de l’activité humaine, la fabrication des objectifs photographiques a été l’objet d’études et de perfectionnements très nombreux, surtout depuis une dizaine d’années.
- Faire une revue complète de ces progrès dans tous les pays excéderait nos moyens d’information actuels et surtout le cadre très restreint de cette publication ; il y faudrait consacrer plusieurs gros volumes, mais nous pouvons du moins signaler les instruments, les fabriques, les centres industriels dont nous avons connaissance, et appeler les intéressés à nous faire apprécier leurs produits pour nous permettre de les recommander à nos lecteurs.
- C’est ce que nous commençons aujourd’hui ici, sans aucun parti pris, sans aucune préférence, animé seulement du désir de servir à la fois les consommateurs et les producteurs en les aidant à se connaître réciproquement.
- La maison Emil Busch, de Rathcnow, représentée à Paris par M. A, Alexandre, (42, rue de Trévise) est l’une de celles qui, allant au devant de notre désir, nous a mis à même la première d’essayer les résultats de sa fabrication.
- Nous avons eu des objectifs entre les mains, nous les avons essayés et nous pouvons dire, d’après nos essais, ce que nous en pensons.
- Nous apprécierons de même, ensuite, les produits des autres maisons françaises et étrangères qui nous seront communiqués.
- D’une manière générale, la fabrication de la maison Busch se recommande tout d’abord par la très remarquable perfection de ses montures. Ce qu’on voit au premier coup d’œil de ses produits : l’aspect extérieur, prédispose en faveur des instruments. Mais si, poussant plus loin l’examen, on démonte les objectifs de cette fabrique, l’estime préalable augmente à la vue du fini des pièces et de la conscience que ce fini même implique forcément.
- Il est certain que dans tout objectif le verre ou les verres sont la partie principale de l’instrument et que les meilleures montures n’auraient pas grande valeur si elles étaient garnies de mauvaises lentilles, mais il est non moins vrai, réciproquement, que les meilleures lentilles mal montées dans des instruments mal construits ne donneraient que des images mauvaises.
- La perfection de la monture fait donc partie très intégrante de la qualité de l’instrument et doit être examinée presque au même titre que celle des lentilles.
- Jusqu’à présent la maison Busch n’a fabriqué couramment que des objectifs ordinaires, c’est-à-dire des instruments qu’il ne faut point comparer aux anastigmats. Mais les lentilles qui nous ont été confiées nous ont permis d’apprécier une fois de plus les beaux résultats que donne l’outillage perfectionné de nos voisins en matière d’optique.
- Avec des verres de qualité choisie et des outils de premier ordre, il n’est guère possible de faire des lentilles médiocres, à moins de négliger systématiquement l’exécution du travail, ce qui serait folie.
- Comme qualité, les objectifs ordinaires de la marque Busch sont donc comparables aux meilleurs objectifs ordinaires des autres provenances et bénéficient, en outre, tout au moins de la supériorité manifeste que possèdent leurs montures si soignées.
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- Vue instantanée obtenue avec l'objectif aplanat grand angulaire n° 2 (série G) de la maison Émil Buscb (de Ratenow).
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- Ils sont particulièrement lumineux dans les types destinés à l’instantané. Le centrage des lentilles, exécuté avec un grand soin, était absolument parfait dans tous les types que nous avons examiné, ce qui confirme d’ailleurs pleinement ce que nous savions de la
- taille (courbures et épaisseurs) et de la qualité des verres, soumis aux essais voulus avant et après le montage des instruments.
- Des types ordinaires courants nous n’avons rien de plus adiré, mais l'Aplanat Grand Angulaire (série C) mérite une mention plus complète, car il est réellement supérieur à la plupart des objectifs similaires.
- Il a d’abord le mérite d’embrasser l’angle considérable de 100 à 105°; il est rigoureusement rectiligne et possède une profondeur de foyer tout à fait remarquable. Enfin, très lumineux, relativement — car ce n’est pas un type extra-rapide comme les types construits pour les détectives ou appareils analogues — il permet encore, avec une ouverture de diaphragme de F. 15, des vues instantanées, comme celle que nous reproduisons ci-contre à l’appui de cette appréciation.
- Ce type est fait en quatre modèles dont les caractéristiques sont données par le tableau suivant:
- Diamètre des Foyer Couvrant avec Couvrant au Diamètre du cercle de lumière
- Nos lentilles équivalent diaphragme moyen dernier diaphragme au dernier diaphragme
- m. m. cm. cm. cm. m. m.
- 1 1 (1 10,5 9 X 12 13 X 18 300
- 2 22 15 13 X 18 18 X 24 400
- O . > 31 19 18 X 24 24 X 30 520
- 1 38 24 24 X 30 30 X 40 850
- La figure que nous reproduisons ci-dessus et qui montre l’aspect extérieur de cet objectif, achève d'en donner une idée aussi précise que possible.., à l’aide d’un court article simplifié comme celui-ci et dépouillé des appréciations techniques trop spéciales qui ne seraient pas accessibles à tous. (A suivre.)
- CHAMBRE SYNDICALE
- des fabricants et Jfégoeiants de la Photographie
- Extrait du rapport de la séance du 5 juin 1900
- La séance esL ouverte à 9 heures, sous la présidence de M. J. Remaria, président, assisté de M. Fleury-IIermagis, président d’honneur, de MM. Gaumont, premier vice-président et Ch. Mendel. deuxième vice-président, Jarret, secrétaire général, Grieshaber, secrétaire, Mercier, trésorier et Delbosque, archiviste.
- Membres présents : MM. Alibert, Balbreck, Biard, Beney, Chaux, Chemin, Duchenne, Deloval, Duplouich, Degen, Echassoux, Gastine, Gillon, Lacoste, Lacour, Otto-Lund, Merville, Lorillon, O’ Ludwick, Perron et Roussel.
- M. J. Remaria rappelle la perte cruelle que vient de faire M. Molteni, président d’honneur, en la personne de Mme Molteni, sa mère, et la Chambre, s’associant à la douleur de la famille, décide qu’une lettre, exprimant ses sentiments à cet égard, sera adressée à celle-ci par le secrétaire-général. La Chambre s’associe également aux regrets de la famille de M. Alexandre Quinet qui, pendant plusieurs années, avait bien voulu faire un cours de photographie à l’association polytechnique. M. le secrétaire général se fera également l’interprète de l’Association en cette circonstance douloureuse auprès de ta famille Quinet.
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- Envoi (le M. Bùne — 12037 — V. O. M. peur le Concours de photographies documentaires du journal La Photographie Française (1900)..
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- Après ces deux pénibles communications, l’ordre du jour appelle la lecture du procès-verbal delà dernière séance, qui est adopté.
- Lecture de la correspondance : Lettre de M. le président de l’Association polytechnique de Marseille au sujet d’une récompense promise par M. J. Dubouloz pour le cours de photographie. La Chambre vote cette récompense promise par son ancien président. — Lettres diverses de MM. Péroni et de Torrès.— Circulaire de MM. Desbains et Chemin indiquant que M. Chemin seul poursuivra désormais l’exploitation du Comptoir photographique Turgot, à Paris. — Lettre de M. Soirant, offre des montures d’objectifs en récompenses aux élèves des cours de photographie.
- Nouvelles admissions : MM. Paris et Cio et M. Bioletto, présentés à la dernière séance, sont admis comme membres actifs à l’unanimité des votes.
- Présentations nouvelles : MM. Ilanriau, plaques et papiers photographiques, 6, rue Saint-Georges, présenté par MM. Alibert, et Demaria; Reulos, Goudreau et Cio, constructeurs, 4 et 4 bis, cité Rougemont, présentés par MM. Lacoste et Demaria; Pascal Izrable, de Lyon, présenté par MM. Demaria et Mattioli, et la société des appareils photographiques Papillon, 59, rue Saint-Georges, présentée par MM. Dubouloz et Demaria.
- Après une communication spéciale de M. Gaumont, le président rappelle à MM. les professeurs des cours de photographie qu’il attend communication de leurs listes de lauréats, et donne connaissance de la liste des membres du jury de l’Lxposition universelle pour la classe XII.
- Enfin une commission, composée de MM. Alibert et Delbosque, est nommée pour étudier, l’organisation du banquet syndical annuel avant la clôture de la séance qui se termine à minuit l'ordre du jour étant épuisé.
- Le Président : Le Secrétaire-général :
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