La photographie française
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- LA
- Photographie Française
- Revue Mensuelle Illustrée
- des Applications de la Photographie à la Science, à l’Art et à l’Industrie
- Organe officiel de la Chambre syndicale des fabricants et négociants en Appareils et produits photographiques et de la
- Chambre syndicale des Opticiens
- Directeur : Louis GAST1NE
- SOMMAIRE :
- Notre Concours de photographies docu-
- mentaires............................... 157
- La Classe XII à l’Exposition de 1900 . . . 158
- Echos................................... 162
- Le Chromate d’or........................ 164
- Recettes et procédés.............. ..... 165
- Le Congrès international des Inventeurs. . 166
- A propos du banquet de la Chambre syndicale des fabricants et négociants de la
- photographie............................... 168
- Le jury “ officieux ” de l’Exposition........ 172
- Le banquet de la Chambre syndicale. . . . 173
- Chambre syndicale (Séance du 10 Juillet
- 1900). . /................................. 177
- Bibliographie................................ 178
- ]tee Goneoars de Photographies documentaires
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- TJ abondance des matières nous a empêché de publier dans notre dernier numéro les indications des envois qui nous ont été faits du 15 mai au 15 juin dernier.
- Nous joignons donc aujourd'hui la liste de ces envois à celle des concurrents inscrits après admission au concours depuis le 15 juin jusqu'au 15 juillet.
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- Roanne...................21Alb J. M. C.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- Les admissions ne sont prononcées d’ailleurs qu après un examen très rigoureux, car pour les seules réceptions mentionnées ci-dessus plus de quarante envois ont été faits.
- Nous prions nos lecteurs de nous adresser sans retard leurs épreuves et clichés le plus tôt possible pour nous éviter Vencombrement et les retards d'examen qu’ils entraîneraient forcément.
- La Direction.
- Da Classe XII (Photographie)
- à l’Exposition Universelle de 1900
- En parlant de l’exposition de M. P. Mercier dans notre dernier numéro, nous avons signalé ses travaux sur les substances qui permettent d’exagérer à l’excès les temps des poses de plaques sensibles et nous nous sommes réservé de revenir sur ce sujet à propos de la maison Jougla qui tire industriellement parti de cette précieuse découverte.
- La maison Jougla, puisque le moment est venu aujourd’hui de parler de son exposition, possède dans la classe XII un petit salon bien modeste, car il est loin d’être en rapport avec l’importance de l’exposant.
- Après la maison Lumière de Lyon, cette fabrique de plaques photographiques sensibles est en effet la plus importante usine de France, car elle faisait avant sa transformation le même chiffre d’affaires que la maison Lumière en 1889 quand elle a obtenu son Grand Prix à la dernière Exposition Universelle. Or, depuis la transformation sus-dite, la production de l’usine Jougla s’est encore augmentée dans une énorme proportion sans arriver à suffire aux commandes dont elle est débordée.
- Ces détails industriels n’auraient pour le public qu’un intérêt très secondaire en temps ordinaire mais quand il s’agit d’une Exposition Universelle, comme à présent, ils prennent une importance qui se conçoit aisément. Et ceci nous amène même à dire quelques mots du passé de cette usine car il ne peut être négligé en pareille circonstance.
- Ce qu’il faut considérer dans une Exposition Universelle, en effet, ce n’est pas seulement l’état actuel des exposants mais l’œuvre qu’ils ont accomplie depuis l’Exposition Universelle précédente tout au moins parce que ce passé est une garantie de l’avenir de progrès qu’on peut prévoir.
- Il est donc utile de rappeler ici que la maison Jougla est la plus ancienne fabrique de plaques photographiques françaises et qu’on lui doit en cette qualité une reconnaissance très grande.
- A la fin de 1882, la France était encore tributaire de l’étranger pour les plaques
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- Types de la troupe indigène de “l'Andalousie au temps des Maures ”, à l’Exposition Universelle
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- sèches au gélatino-bromure-d’argent quand la Société E. GralTe et J. Jougla (dont M. II. Jougla est aujourd’hui seul successeur) se fonda pour créer près de Paris la première industrie de ce genre.
- Dès le début, elle eût pour but de lutter contre la fabrication étrangère en vendant des plaques à un prix très modique, tout en rivalisant avantageusement pour la qualité contre les produits extérieurs.
- Cette initiative patriotique eût un double effet dont on doit tenir compte :
- Elle contribua dans une très large mesure au développement de la photographie en France par le lancement, dans le commerce, de plaques sèches françaises à des prix accessibles à tous, toutes qualités égales d’ailleurs.
- Et d’autre part à la naissance de cette industrie spéciale par l’exemple du succès que cette tentative rencontrait comme juste récompense.
- L’industrie de la fabrication des plaques photographiques, tant à Paris et aux environs que dans le centre de notre pays et jusque dans le midi, représente actuellement un nombre de millions très respectable puisque rien que pour la maison Lumière le chiffre approche de la dizaine.... ce qui donne une assez gentille idée du reste !
- Or cette industrie si florissante eût donc pour initiateur la maison Graffe et Jougla, qui n’a jamais cessé de croître et de progresser dans sa fabrication, se tenant toujours au premier x’ang tant par la quantité que par la perfection des émulsions fabriquées.
- E. Graffe décédé, M. Jougla poursuivit seul la lourde tâche qu’il avait partagée avec son associé, et l’une de ses dernières créations fut la marque spéciale des plaques sensibles pour la radiographie qu’il réalisa le premier.
- Cette nouveauté ne date que de fort peu de temps, bien qu’elle ait suivi de près la découverte des rayons X, puisque cette découverte est elle-même très récente, mais, entre temps, la maison Jougla avait acquis peu à peu toutes les récompenses qu’on décerne dans les expositions pour ses diverses sortes de plaques, lentes, extra-rapides, instantanées, pour ses pellicules et les plaques positives diverses dans la fabrication desquelles elle excelle.
- Il ne lui manque plus que la récompense suprême qu’on peut décerner dans une grande exposition universelle comme celle-ci, et l’on ne sait vraiment pas comment cette récompense pourrait ne pas lui être attribuée, puisqu’elle vient justement de porter au maximum sa valeur et son importance par sa récente transformation et ses derniers travaux.
- C’est au commencement de cette année même que la maison Jougla s’est tout d’un coup encore augmentée en s’associant avec une des plus importantes usines pour la fabrication des papiers photographiques (la maison Corsault), en prenant la forme de la Société anonyme avec un capital de 1.500.000 francs.
- Presque en même temps elle lançait, sous le nom de l’intensive, une nouvelle marque de plaques dérivant des travaux du chimiste P. Mercier et créé avec sa collaboration dans les anciennes usines du Perreux, où elle est actuellement en fabrication régulière, en attendant qu’elle soit fournie par la nouvelle usine de 20.000 mètres carrés en voie d’achèvement au même lieu.
- Ayant décrit déjà dans la Photographie Française les propriétés particulières de cette plaque nouvelle, nous nous contenterons de rappeler qu’elle permet des excès de pose réellement prodigieux et qu’elle constitue ainsi l’un des plus remarquables progrès de l’industrie des plaques photographiques.
- Voilà pourquoi nous disions dès le début : « son modeste salon, — le comité d’installation n’a pu lui accorder qu’un emplacement presque dérisoire, — n’est pas en rapport avec son importance ».
- En réalité, c’est sur le même rang que la maison Lumière qu’il faudrait la placer pour être équitable, en ne considérant que les productions similiaires, car, on sait que cette dernière, en outre des plaques et papiers, fait une fabrication considérable de produits chimiques pour la photographie qui sont à juste titre estimés par-
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- mis les plus parfaits et que la cinématographie joue en outre un rôle considérable dans l’ensemble industriel et commercial de cette grande maison.
- Cinématographie et produits chimiques pour la photographie forment, en effet, plus de moitié du chiffre d’affaire global de la maison Lumière.
- C’est tout à son honneur et il faut l’en féliciter très hautement, mais cela ne fait pas moins apprécier l’importance de la maison Jougla ou plutôt de la nouvelle société anonyme des plaques, pellicules et papiers photographiques J. Jougla, puisque sans ces ressources spéciales elle arrive au premier rang à côté de la plus colossale maison similaire de France. i
- De l’exposition elle-même nous ne pouvons rien dire tant l’exposant s’est peu appliqué à faire ressortir dans son trop modeste emplacement les mérites de son industrie.
- Mais qui ne connaît les plaques et les pellicules Jougla?! Signalons pourtant du moins l’immense plaque radiographique sur laquelle une femme toute entière a été radiographiée par M. Vaillant, et les divers clichés ou épreuves sur plaques ou sur pellicules que renferme le petit salon de cette maison.
- Il y a là de véritables merveilles qu’il faudrait examiner à loisir et de près pour les bien apprécier.
- Espérons que MM. les membres du Jury auront su les voir et qu’ils sauront aussi se rappeler ce que l’industrie de la fabrication française des plaques doit aux usines du Ferreux !
- L’initiative de la maison Jougla fait songer par une association d’idée toute naturelle à celle d’un de ses voisins de la classe XII, notre très sympathique confrère Charles Mendel qui est, après Gautier-Villars, le plus important éditeur de publications photographiques.
- Les livres et les périodiques de Ch. Mendel sont trop répandus pour que nous ayons la prétention de les révéler à nos lecteurs.
- Il n’y a du reste guère de mois dans l’année au cours de laquelle nous n’ayons l’occasion et le plaisir de les mentionner dans notre bibliographie.
- Actif et progressiste au plus haut point, Ch. Mendel n’est jamais en retard quand il s’agit de lancer une nouveauté, et si nombre de ses livres ont eu un succès très légitime, il peut se flatter aussi d’avoir largement travaillé a pour l'amour de l'art » en publiant sans hésiter force ouvrages dont la vente ne pouvait couvrir les frais.
- Ce fut lui qui publia le premier volume édité en France sur la question radiographique presqu’au lendemain de la découverte du professeur Rontgen, et ce petit trailé eut un succès considérable, mais il a publié avec non moins de promptitude et d’audace des études qu’il savait condamnées d’avance à n'avoir qu’un nombre trop restreint de lecteurs parce qu’elles étaient trop spéciales.
- C’est un grand mérite, car, rien ne l’obligeait à de tels sacrifices commerciaux.....
- sinon la conscience du rôle généreux qu’un éditeur est appelé à jouer quand il n’a pas souci que de sa fortune et de ses satisfactions personnelles.
- Ch. Mendel a tout particulièrement joué ce beau rôle en ce qui concerne l’illustration du livre par la photographie. On lui doit les premières et les plus belles tentatives de ce genre, d'autant plus méritoires qu’elles étaient furieusement coûteuses, d'autant plus précieuses qu’elles étaient d’une réalisation difficile à l’excès.
- Je n’ai malheureusement pas le loisir de m’étendre ici sur ce sujet particulier, et je le regrette, car je suis peut-être mieux placé que personne pour le traiter... M. Ch. Mendel lui-même le sait, mais je me réserve de disserter plus tard sur cette importante question.
- Ce que je me bornerai à dire aujourd’hui, c’est que j’apprécie au plus haut point les efforts faits par cet éditeur, parce que je sais qu’il se trouvait, comme tout le monde, dans des conditions tout à fait déplorables pour faire cette tentative. En raison de ces conditions, son œuvre, bien que loin de l’idéal, est d’une réussite surprenante et lui fait le plus grand honneur.
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- J ignore si l'Elixir du R. P. Gaucher, le Mariage manqué, le Maître de l'Œuvre et la Petite Maison ont été pour lui des succès d’argent et j’en doute fort, car l’exécution de chacun de ces. ouvrage s entraînait évidemment des frais considérables; mais si ces belles éditions n’ont pas augmenté son avoir en numéraire, elles ont du moins fait de lui, dans le monde de l’édition, un initiateur du plus grand mérite et auquel il faut rendre hommage.
- Certes, je conçois l’illustration du livre par la photographie tout autrement que cela, et, bien qu’elles soient fort belles, les illustrations de ces publications sont loin de me convenir; mais si je fais exception en ne goûtant pas personnellement ces compositions photographiques, a fortiori puis-je dire, qu’on doit être profondément reconnaissant à Ch. Mendel d’avoir prouvé par ces premières publications que l’illustration du livre au moyen de la photographie seule, d’après nature, est chose possible.
- *
- J’aurais voulu parler dans ce numéro des expositions des maisons Gaumont, Demaria, Mackenstein, Joux, Lumière, Guilleminot, Grieshaber, Mattioli, Legendre, Cadot, Gilles, Fleury-IIermagis, Lacour, Ivorsten... et d’autres encore, mais le développement qu’il m’a fallu donner aux maisons Jougla et Ch. Mendel m’oblige à renvoyer au numéro prochain les analyses consciencieuses que toutes ces maisons de premier ordre méritent au plus haut point.
- J. Jougla et Ch. Mendel, chacun dans leur genre, furent des initiateurs d’une telle importance, le premier au point de vue industriel et le second au point de vue artistique, qu’il eût été coupable de ne pas leur consacrer les pages qui précèdent.
- Si Ch. Mendel a ouvert avec tout son courage, sa persévérance et sa générosité une voie qui révolutionnera complètement le domaine de l’illustration, J. Jougla a doté la France d’une énorme industrie qui représente des dizaines de millions d’affaires annuelles Ce sont là des titres qui s’imposent au respect public et les autres exposants de la classe XII seront certainement trop consciencieux pour ne pas les reconnaître aussi.
- *
- Au moment de renvoyer la suite de cette revue au numéro prochain, je reçois pourtant d’un des exposants, M. Henri Bellieni, de Nancy, une brochure sur ses appareils qui est une véritable œuvre d’art, si bien comprise, et si séduisante que je ne puis attendre au mois prochain pour dire tout le bien que j’en pense.
- Les jumelles Bellieni se sont placées depuis longtemps déjà,—c’est-à-dire dès le début de leur fabrication, — en tête des meilleures jumelles photographiques et pour les faire apprécier à leur juste valeur, cette brochure est bien superflue! Mais le constructeur semble avoir mis une sorte de coquetterie (bien légitime du reste !) à faire ressortir dans celte publication, une fois de plus, les mérites de ses beaux instruments; qui pourrait l’en blâmer? On se sent, au contraire, disposé qu’à le féliciter d’avoir su faire ressortir avec tant d’art et de .goût le parti qu’on peut tirer eu illustrations des négatifs des appareils hors ligne comme les siens.
- Paysages, sujets de genre, groupes, portraits, architectures, marines, intérieurs, animaux, toutes les choses photographiables sont représentées dans cette élégante plaquette, vrai livre d’or des jumelles Bellieni. Là, l’image, éloquente, dit mille fois mieux que je ne le saurais dire : « Voilà ce que produisent les instruments de notre constructeur, voilà ce qu’ils .sont, ce qu’ils peuvent, ce qu’ils font; jugez... » et l’on admire parce qu’il n’y a qu’à admirer.
- Les divers types de la jumelle Bellieni sont tous exposés dans la vitrine de la classe XII et l’on peut y voir, en les comparant aux premiers modèles, ce qu’ils ont gagné en ces dernières années.
- Dès le début, M. II. Bellieni, qui s’était proposé de faire une jumelle parfaite, avait atteint cet idéal, mais tout est relatif au monde... et, trop soucieux de réaliser toujours son but de perfection pour ne pas chercher sans cesse à le parfaire encore, M. Bellieni devait ajouter à ses créations, au fur et à mesure qu'ils se produisaient, tous les progrès de l’industrie.
- C’est ainsi qu’il appliquait nécessairement à ses instruments les changements d’objectifs facultatifs, le décentrement, l’adaptation des rouleaux de pellicules, et qu’il l’établissait dans
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- les différents formats de plaques, sans parler de la création des nombreux accessoires de nature à faciliter tous les travaux annexes de l’amateur.
- Grâce à cette incessante recherche du mieux, du plus parfait, du plus complet, la jumelle Bellieni est aujourd’hui un ensemble répondant à tous les désirs formulables; c’est un appareil qui supporte avantageusement la comparaison avec les meilleurs instruments étrangers. L’industrie nationale doit être fière de cette triomphante représentation.
- *
- P- S. — Au dernier moment nous apprenons que le Jury aurait attribué
- seulement une médaille d'or à la maison Jongla?!... On ajoute même qu'il aurait commis ce déni de justice pour ne pas être désagréable à une autre maison similaire!!?...
- Nous nous refusons à croire à cette nouvelle et nous protestons contre ces explications, car nous ne connaissons aucun fabricant de plaques assez peu équitable pour contester à la maison Jongla ses droits évidents au
- LE MAGENTA
- C. L. T. pour notre Concours de photographies documentaires
- Envoi de Si. Toulon — 61123
- Grand Prix.
- Des raisons de concurrence commerciale pourraient seules expliquer une pareille manœuvre, mais le Jury est au-dessus de pareilles considérations.
- Si l’injustice dont il s’agit a été commise, nous reviendrons sur ce sujet avec tous les développements qu il faudra.
- ÉCHOS
- Un Congrès des Sociétés photographiques d’Allemagne se tiendra à Berlin, du 30 juillet au 4 août 1900. A cette occasion, une Exposition de photographie est organisée par la “ Deutsche Photographen Verein, et sera ouverte du 30 juillet au 26 août : lvünstlerhaus, Bellevue Strasse, 3, à Berlin, W. 9.
- Pour tous renseignements, s’adresser au président : M. Ottomar Anschütz, Leipziger Strasse, 116, Berlin, W. 66 et à M. K. Schwier, président de la Société allemande des Photographes, à Weimar.
- {Le Photogramme.)
- Dans un de nos précédents numéros, nous avons indiqué la composition du jury de la Classe XII pour la partie française, car les noms des délégués étrangers ne nous avaient pas été encore communiqués à ce moment.
- Ces derniers sont :
- Allemagne : I)r Miethe ; Autriche-Hongrie : Dr J.-M.Eder; Belgique : M.J. Maes ; Danemark : M. Engelsted ; Etats-Unis : M. Cameron; Grande-Bretagne : Sir W. de W. Abney ; Grèce : Comte Desmazières ; Italie : M. N. ; Japon : Prince Ivawamura ; Suisse : M. Pricam.
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- Le Jury international a élu son bureau le 26 mai :
- Président : M. Davanne; vice-président: D1' Eder ; secrétaire : M. Pricam ; rapporteur : M. Vidal.
- On remarquera que les pays étrangers ont eu soin de nommer membres du jury leurs spécialistes les plus éminents, tandis que ce n’est pas précisément ce que nous avons fait en France. A part quelques rares exceptions, nos membres du jury font piètre figure à côté de ces étrangers. Les Miethe, les Eder, les Abney, sont des hommes de science et des producteurs auprès desquels la plupart de nos jurés français, qui n’ont jamais rien produit de saillant, n’ont qu’à s’incliner. Ce fait est regrettable, car nous ne manquons pas en France de personnalités aussi importantes que les étrangers dont il s’agit.
- Il est vrai que ces personnalités n’ont pas intrigué comme les jurés français titulaires pour être nommées. Elles sont restées modestement à l’écart... et l’on s’est bien gardé d’aller les prier de représenter la photographie française !
- M. John A. Hodges vient d’étre élu secrétaire honoraire de la Société en remplacement du major-général Waterhouse, démissionnaire. M. Hodges est surtout connu par ses articles sur les questions élémentaires en photographie, ainsi que par ses remarquables clichés de projections. Nous supposons que ses nouvelles fonctions nous révéleront des qualités de diplomate indispensables chez le secrétaire de la Société.
- M. II.-P. Robinson occupe depuis tant d’années une position éminente parmi les photographes dévoués à l’art qu’il ne nous paraît pas excessif de lui consacrer un paragraphe personnel. Il est, depuis plusieurs mois, victime d’une paralysie presque générale, et l’on craint qu’il ne puisse peut-être jamais reprendre sa vie active de jadis. La Société Royale de Photographie, dont il est toujours l’ennemi implacable, vient de lui décerner le titre de membre honoraire.
- [Bulletin du Photo-Club de Paris.)
- La 45e Exposition de la “ Royal Photographie Society” sera ouverte à Londres, du 1er octobre au 3 novembre, à la New Gallery, 121, Regent Street.
- L’exposition est divisée en cinq sections :
- 1° Photographies artistiques choisies.
- 2° Photographies professionnelles générales.
- 3° Appareils et procédés.
- 4° Procédés de reproductions mécaniques,
- 5° Photographies scientifiques.
- Nous notons que les exposants étrangers peuvent envoyer leurs épreuves non encadrées, mais convenablement montées. Les œuvres admises seront encadrées aux frais de la Société.
- Les photographies doivent parvenir franco, avant le 11 septembre, au Secretary, Royal Photographie Society, 66, Russel Square, Londres, W. C. Passé cette date, aucune épreuve ne sera plus admise.
- Le jury chargé d’admettre les œuvres dans la classe I est composé de MM. Emerson, colonel Gale, A. Horsley Ilinton, Leader et J.-B.-B. Wellington.
- Nous remarquons que, faisant droit aux réclamations qui se sont fait jour l’année dernière, la Société a adjoint au comité de placement le jury de la section I.
- N. B. — Les membres qui voudraien t exposer peuvent obtenir le règlement en s’adressant au secrétaire général de l’Association.
- *
- Enseignement photographique
- Un établissement d’enseignement photographique vient d’être créé aux Etats-Unis d’Amérique, sous le nom d’Illinois College of Photography.
- Le siège de ce Collège est à Efïingham.
- Un prospectus très détaillé indique le programme de l’enseignement qui y est donné; il contient les noms et portraits des professeurs, la vue de l’établissement, intérieur et extérieur.
- Le tout paraît très confortable, très bien compris, et nous ne pouvons voir cela sans être vraiment aux regrets de penser que de longs jours s’écouleront en France avant que l’on puisse en faire autant.
- Aussi sommes-nous tributaires pour les arts photo-mécaniques, des opérateurs étrangers.
- Il est vraiment extraordinaire que l’on n’ait pas encore compris toute l’importance qu’aurait sur l’avenir industriel de la photographie la création d’un enseignement technique sérieux et complet.
- (Le PhotogrammeL
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- Lie Cht*omate d’op
- Notre distingué confrère, M. P. Mercier, a récemment publié sur le chomate d’or une-note très succincte que nous sommes heureux de reproduire car elle ajoute une recherche de plus à ses travaux si remarquables sur la question des virages et fixages.
- En 1892, dans mon traité des Virages et fixages, j’ai montré qu'il était possible d’obtenir des combinaisons stables d’aurate sodique avec les divers sels alcalins organiques ou minéraux qui peuvent entrer dans la préparation des bains de virage, combinaisons qui ne se décomposent que lorsqu’on les met en présence de l’eau, donnant ainsi directement, sans aucune autre addition, un bain de virage ordinaire :
- On peut combiner le sel d’or à la proportion de sel alcalin convenable pour avoir une solution neutre.
- C’est ainsi qu’est préparé le phosphate d’or actuellement très usité.
- Le chroma te d’or est une combinaison analogue ; ce produit est en réalité un aurochromate alcalin avec léger excès de chromate.
- La solution de ce produit est à peu près-neutre : c'est-à-dire que le bain de virage qu’elle produit se conserve très longtemps et donne facilement depuis les tons pourpres jusqu’aux tons bleutés. De plus, possédant la couleur jaune des chromâtes, il ne se décolore pas sous l’action de la lumière. On ne peut donc pas voir le moment où le sel d’or au maximum est ramené au minimum sous l’influence de l’eau et de la lumière comme cela a lieu ordinairement. Mais cela n’offre que peu d’inconvénient, car on peut être certain qu’au bout de vingt- quatre heures, quarante-huit heures au plus, la réduction habituelle s’est effectuée. Il suffit donc de faire dissoudre le sel quarante-huit heures à l’avance pour pouvoir se servir du bain de virage sans que celui-ci ronge les épreuves comme le font les bains ordinaires récents.
- La coloration jaune très inactinique du bain présente, au contraire, un avantage sérieux: celui de permettre le virage à une bonne lumière sans risquer de voiler les épreuves. Lorsque le virage est effectué au point voulu, la teinte jaune communiquée à ces-épreuves disparaît totalement par le simple lavage qui doit toujours précéder le fixage.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- RECETTES & PROCÉDÉS
- Renforcement des positifs de projection
- Formule Ernest mariage :
- Acide citrique.................... 3 gr.
- Acide pyrogallique................ 1cc 55
- Solution de nitrate d’argenl à 2,5% 2CC 5U Eau............................... 100cc
- Le positif bien sec, plongé dans ce bain se renforce graduellement. Quand il atteint la densité voulue on le lave et on le fixe dans une solution faible d’hyposulfite de soude-Lavage final après le fixage.
- Il importe de bien laver le positif renforcé avant de le fixer.
- Vernis pour papier
- Silicate de potasse................ 1000 gr.
- Sucre blanc ordinaire.............. 450cc
- Eau................................ 250cc
- Ce verni s’applique à la brosse ou au tampon.
- (D après le Bulletin de la Société française de photographie
- Renforcement de négatifs
- Immerger le négatif à renforcer dans un
- bain composé de :
- Eau distillée................. 100
- Ammoniaque à 80° ............ 100
- Après renforcement au degré cherché, laver le cliché et le plonger dans un second
- bain composé de :
- Alcool absolu............ 1000 gr.
- Bromure de cadmium....... 1 —
- (D’après Thoto-Gazette)
- *
- Lavage des plaques
- M. P. Von Janko a étudié sérieusement le lavage des plaques après fixage et il est arrivé à conclure, d’une part, que le lavage doit être plus long que celui auquel on a recours habituellement et d’autre part que le lavage à l’eau courante n’est ni le plus rapide ni le plus rationnel. On sait que le renforçage au nitrate d’urane sur un cliché mal débar-
- rassé d’hyposulfite de soude produit un voile rouge, la moindre trace d’hyposulfite produit un voile. C’est à cette épreuve, qu’il considère comme la plus délicate pour déceler la puissance des sels de fixage, qu’il a eu recours pour s’assurer du lavage complet d’un cliché.
- De ses expériences, il résulte que trois changements d’eau suffisent à éliminer toute trace d’hyposulfite si l’on emploie 2 c. c. 1/2 d’eau par centimètre carré de la plaque, et si l’on change cette eau toutes les deux heures seulement. On n’emploie donc que 7 c. c. 1/2 d’eau pour chaque centimètre carré, mais l’opération dure six heures. Avec 10 centimètres cubes d’eau par centimètre carré, c’est-à-dire en changeant d’heure en heure quatre fois les 2 c. c. 1/2 qui recouvrent chaque centimètre carré, quatre heures suffisent. Et on peut laver complètement une plaque en cinquante minutes si l’on change l’eau toutes les cinq minutes. C’est la façon qui demande le moins d’eau et permet le tirage le plus rapide, parce que, dans l’eau courante, l’élimination ne se produit pas dans les mêmes proportions.
- {Bulletin de la Société photographique du nord de la France.)
- L’hyposulfite d’ammonium et l’hypo-
- sulflte de soude
- On a déjà proposé l’hyposulfite d’ammonium comme succédané de l’hyposulfite de soude, tant pour les plaques que pour les papiers. Le docteur Divers et M. Ogawa du Japon viennent d’étudier faction comparative de ces sels, et ils ont trouvé que l’hypo-sulfite, ou plus correctement le thiosulfite d’ammonium, a l’avantage de s’éliminer beaucoup plus facilement que l’hyposulfite de soude par le lavage. La fibre du papier surtout, paraît-il, a la propriété de retenir les traces de soude en combinaison chimique. De là les lavages prolongés que nécessite l’emploi d’hyposulfite de soude.
- {Bulletin du Photo-Club de Paris.)
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- Verre rouge de laboratoire
- Notre confrère Photo-Gazette indique les formules suivantes pour la préparation des
- verres rouges de laboratoire :
- A. Carmin............... 5 gr.
- Ammoniaque liquide ... 40 cc.
- B. Acide nitrique ....... 3 gr.
- Eau.................... 450 cc.
- Glycérine .............. 7 cc.
- On ajoute, à la solution B, 50 grammes de gélatine qu’on laisse gonfler pendant une heure, puis on dissout au bain-marie. Quand
- la dissolution est complète, on y ajoute la solution A et on étend avec un large pinceau sur le verre bien nettoyé et séché.
- Lorsque cette première couche est sèche, on répète l’opération autant de fois qu’il est nécessaire pour atteindre la teinte voulue.
- AUTRE FORMULE
- Aurine ou écarlate d’aniline . . Q. S. Gomme laque en grains .... 10 parties Alcool............................ 80 —
- et on enduit avec cette solution.
- Le Congrès International les Inventeurs
- Nous avons reproduit récemment la très remarquable conférence faite au sujet de VAssociation des Inventeurs et Artistes industriels par son éminent président, Me Claude Gouhin, avocat à la cour d’appel de Paris.
- Nous retrouvons aujourd’hui cette même haute personnalité du barreau parisien à la tête, comme président de sa commission d’organisation, du Congrès international des Inventeurs qui aura lieu les 10, 11, 12 et 13 septembre prochain à l’Exposition de 1900.
- Nous sommes heureux de rappeler que c’est à l’initiative de l’Association, présidée avec tant de zèle et de savoir par Me C. Couhin, qu’on doit les récentes grandes réformes obtenues des pouvoirs publics sur la Loi qui régit les brevets, notamment : la séparation des brevets dans les publications qui permettra d’en acquérir des copies séparément comme à l’étranger ; la publication in-extenso de ces mêmes brevets; et la latitude de trois mois laissée aux brevetés qui n’ont pas acquitté leur taxe annuelle à la date règlementaire de sauvegarder leurs droits en acquittant cette taxe dans ce dernier délai avec une légère amende.
- Une association qui réussit à faire aboutir de si profondes réformes est une association active et bienfaisante au plus haut point. On peut être assuré que le Congrès international quelle organise, par l’intermédiaire de son président, donnera des résultats d’une grande portée.
- Nous engageons donc vivement ceux de nos lecteurs que ces questions intéressent ou touchent à suivre ce Congrès et à y adhérer comme nous l’avons fait nous-même.
- Voici, d’ailleurs, quel est le programme de cette importante réunion :
- Seront membres du Congrès les délégués des Associations d’inventeurs proprement dits et des Associations d’Artistes industriels. Chaque Association aura droit à un délégué par cinquante membres ou fraction de cinquante membres, sans que le total des délégués puisse dépasser, pour chaque Association, le nombre de dix. Chaque délégué devra verser une cotisation de 20 francs et être muni d’un mandat régulier. Chaque Association représentée devra produire deux exemplaires de ses statuts.
- Les membres du Congrès auront le droit d’assister aux séances générales et aux séances de sections, comme aussi aux visites à des Etablissements scientifiques ou industriels préparées par la Commission d’organisation, de présenter des travaux, de prendre part aux discussions et aux votes.
- Les mêmes droits, à l’exception du droit de vote, appartiendront :
- 1° Aux membres des Associations d’inventeurs ou d’Artistes industriels qui, sans être délégués par ces Associations, auront individuellement adhéré au Congrès et acquitté une cotisation de 5 francs ;
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- 2° Aux délégués des Chambres de commerce, Syndicats et autres groupements industriels qui auront acquitté une cotisation de 5 francs par délégué ;
- 3° Aux donateurs qui auront versé une contribution d’au moins 50 francs ;
- 4° Aux membres d’honneur et aux membres du Comité de patronage ainsi qu’aux délégués des administrations publiques françaises et des Gouvernements étrangers.
- Toutes ces personnes recevront gratuitement les procès-verbaux sommaires de la session et le compte rendu détaillé des travaux du Congrès, qui sera publié par la Commission d’organisation.
- Les travaux présentés avant le 15 mai 1900, sur des questions indiquées dans le programme de la session, feront l’objet de rapports rédigés par les soins de la Commission d’organisation.
- Le fait que c’est la première fois qu’un semblable Congrès se réunira suffît pour en montrer l’intérêt exceptionnel.
- Et son programme achèvera de donner une idée des résultats qu’il est permis d’en attendre, pour le plus grand profit des Inventeurs et, par conséquent, des nations elles-mêmes.
- PROGRAMME
- I. — Inventions industrielles proprement dites ^Inventions de nouveaux produits et de nouveaux moyens de production). En préciser l’importance. Déterminer les effets de la multiplication desdites inventions, plus particulièrement au point de vue de l’abondance du travail et de la hausse des salaires. Quel profit et quels avantages en retire chaque nation ?
- II. — De la corrélation qui existe entre les inventions industrielles proprement dites et le prix des marchandises. Exami- Cliché de M. Gousseaume, lauréat de notre premier concours de photographie instantanée ner, notamment, l’inflence exercée sur le prix des marchandises, savoir : a. Par le monopole de fabrication qui résulte d’une invention industrielle gardée secrète ; b. Par le monopole de fabrication qui résulte d'une invention industrielle pour laquelle il a été pris un brevet ou patente.
- III. — Création des Arts industriels (Dessins et modèles de fabrique). En préciser l’importance. Déterminer les effets de la multiplication desdites créations, plus particulièrement au point de vue de l’abondance du travail et de la hausse des salaires.
- IV. — Nature exacte des droits que les inventions industrielles proprement dites et les créations des Arts industriels confèrent à leurs auteurs. — Ces droits sont-ils une simple concession des lois positives ? Ces droits, au contraire, sont-ils antérieurs ou supérieurs aux lois positives qui les reconnaissent? Ces droits, enfin, ne constituent-ils pas une véritable propriété qui doit être garantie contre le vol, comme la propriété ordinaire, par les dispositions des lois pénales ?
- V. — De la situation spéciale des employés, et notamment des ouvriers, au point de vue des inventions industrielles proprement dites et des créations des Arts industriels. Déterminer cette situation et les conséquences qu’elle comporte. Examiner plus particulièrement la position des employés, et notamment des ouvriers, savoir : a. Relativement aux droits propres et individuels qui peuvent résulter pour eux, selon les cas, des inventions ou des créations qu’ils réalisent dans les établissements auxquels ils sont attachés;
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- b. Relativement au payement de la taxe des brevets ou patentes et des facilités, sursis et remises qu’il convient de leur accorder de ce chef; c. Relativement à l’assistance judiciaire dans les procès qu’ils peuvent avoir à engager ou à soutenir pour sauvegarder leurs inventions ou créations industrielles.
- VI. — De la situation spéciale des indigents au point de vue des inventions industrielles proprement dites et des créations des arts industriels. — Mêmes questions que sous le V, b et c.
- VII. — Savants et hommes de sciences. De la part qui revient aux savants dans certaines inventions industrielles. Des droits qui en résultent. Rechercher, d’une part, si et comment il est donné satisfaction à ces droits dans les divers pays, d’autre part en quoi cette satisfaction devrait consister suivant les règles d’une saine justice.
- "VIII. — Des projets élaborés par les inventeurs et Artistes industriels, ingénieurs, architectes et autres. Des principes à appliquer en pareils cas. Des moyens de sauvegarder les droits des auteurs de ces projets.
- IX. — Des moyens les plus propres à favoriser et à développer les inventions industrielles proprement dites et les créations des arts industriels dans les divers pays. Plus spécialement, formuler les desiderata les plus pressants, savoir : a. Au point de vue soit de l’examen, soit du simple avis préalable ; b. Au point de vue de la publication tant des descriptions et dessins des inventions industrielles proprement dites que des créations des arts industriels ; c. Au point de vue de la centralisation internationale des dépôts; d. Au point de vue des Conservatoires et des Musées.
- X. — De l’exploitation économique et commerciale des inventions industrielles proprement dites et des créations des arts industriels. Rechercher, en fait, comment et sous quelles formes cette exploitation a lieu dans les divers pays. Comparer ces variétés. Indiquer les meilleurs modes d’exploitation.
- XL — Des Associations d'Inventeurs et d’Artistes industriels. Faire le relevé et l’historique des Associations existant dans chaque pays. Analyser leurs statuts. Les classer. Indiquer les avantages de chaque système d’Association, les services qu’il rend, les améliorations qu’il comporte. Rechercher, notamment, par quels moyens ces Associations peuvent le plus efficacement aider leurs membres à faire valoir et triompher leurs droits dans les Concours, dans les Expositions, dans les contestations judiciaires, en un mot dans toutes les circonstances où ces droits sont en cause.
- XII. — Des rapports à créer entre les Associations d'Inventeurs et d'Artistes industriels existant dans les divers pays. Jeter les fondements de l’Union internationale des Inventeurs et des Artistes industriels. A ce point de vue, rechercher plus particulièrement : a. Les moyens de constituer un Comité international des Associations d’inventeurs et d’Artistes industriels ; b. Les moyens de créer un journal international qui sera l’organe officiel dudit Comité et servira de lien entre les Associations des divers pays.
- AtA
- Correspondance
- A propos du Banquet de la Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie.
- L’ancien président de la chambre Syndicale des fabricants et négociants de la photographie, notre collègue et ami M. J. Dubouloz, nous a fait parvenir la lettre suivante en nous priant de l’insérer.
- Nous accédons à sa demande d’autant plus volontiers que nous partageons pleinement les idées qu’il exprime dans cette lettre et qui seront également approuvées, nous en sommes convaincus, par tous nos lecteurs.
- Le banquet officiel de la chambre syndicale des fabricants et négociants de la
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- photographie par les intérêts économiques nationaux qu’il représentait et par les délégués des gouvernements étrangers qu’il réunissait, avait une importance telle qu’on ne saurait négliger les paroles prononcées pas ses principaux participants. (1).
- Elles ont été dites en vue d’une publicité qui ne leur a pas fait défaut, et leur retentissement motive de la façon la plus positive les observations suivantes de M-J, Dubouloz.
- Personne ne saurait me reprocher d’avoir manqué de correction et de m’être écarté des règles de la courtoisie que je me suis fait un devoir d’observer strictement, en ne répondant que d’une façon générale aux orateurs qui avaient pris-la parole avant moi à notre banquet.
- Je suis persuadé que mes collègues ont approuvé ma modération, mais je suis plus certain encore qu’ils approuveront ce qui va suivre ; car je leur dois, je dois à l’oeuvre commune, je me dois à moi-même d’exprimer hautement dans notre organe syndical ce que je n’ai pas voulu dire l’autre soir par déférence hospitalière, je n’hésite donc pas à le publier sans crainte d'être démenti ni blâmé.
- Je suis avant tout l’ennemi des mots qui restent vagues et sans signification
- très précise ; le mot qui a marqué notre fête a été le mot Union :
- Certes, j’apprécie l’union à tous les points de vue et je la crois possible si l’on s’en tient aux réunions amicales, aux rendez-vous annuels pour festoyer ensemble et se ménager une occasion de se retrouver fraternellement unis autour de la table amie. Ces fêtes intimes et générales ne peuvent qu’adoucir les relations entre les membres de Sociétés diverses.
- Mais j’estime qu’il serait sinon dangereux, du moins stérile, de confondre le mot union avec le mot syndicat. Qui dit syndicat dit association en vue de la défense d’intérêts spéciaux. Or, il est clair que les fabricants et négociants ont le plus souvent des intérêts directement opposés à ceux de leurs confrères d’autres
- Syndicats ou Associations. Je me souvenais, à ce banquet, d’un autre banquet
- offert dans la même maison, en présence d’une grande partie des mêmes convives à celui qui, le premier, avait eu la notion exacte de cette nécessité pour nous, tout en consentant à l’union au point de vue des relations, de serrer nos rangs pour la défense de nos intérêts, à celui qui avait mis debout notre Syndicat au lendemain de l’Exposition de 1889, — en lui donnant comme soutien le journal la Photographie Française qui, depuis, sous la vaillante impulsion de notre ami Gastine, est devenu une force incontestée, — à celui dont je me fais l’honneur d’avoir été l’ami et l’élève, que nous ne pouvons pas oublier, auprès duquel je ne suis rien malgré mes longues-fonctions et auquel nous devons tous ce que nous sommes, Attout-Tailfer, et l’envie me prenait forte et ferme de jeter dans l’assemblée le nom de ce vaillant qui, bien qu’ayant tout fait pour l’union, avait dû, par devoirs et par dévouement à ses pairs, organiser pour la lutte, en désespoir de cause, le syndicat qui est devenu la grande et puissante association que nous sommes, simple effet de sa droiture et de son énergie, qui en sont les causes.
- Ne convient-il pas d’ajouter à ce nom d’autres noms, les uns modestes mais fidèles comme celui d’Audouin, plus connus comme celui d’Enjalbert, plus réputés-comme celui de notre cher Mantois, tous artisans de la première heure, ayant combattu le bon combat et ne s’étant jamais pavé que d’actes et non de vaines exhortations à une concorde qui est aussi près des lèvres qu’elle est loin du cœur. Les associations, comme les pairies, s’honorent par le culte du souvenir, et il est
- (1) Nous publions d’autre part le compte-rendu de ce banquet auquel on pourra se reporter. Voir page 173-
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- bon parfois, devant des rappels à l’union dont ceux qui les rééditent pour la galerie ne donnent pas l’exemple eux-mêmes, de crier ses origines et de revenir à la solidarité entre associés ayant les mêmes droits, les mêmes obligations des luttes.
- J’ai rappelé sans haine et sans crainte aussi qu’on négligeait trop le plus important des facteurs d’une grande Exposition, dont le Jury n’est pas la raison d’être, car il n’en est qu’une conséquence.
- C’est l’exposant qui fait les sacrifices du nombre et de l’effort, qui peuple les classes et qui assure le succès.
- Il met à présenter son œuvre au public, le vrai juge,la meilleure grâce et une bonne volonté sans bornes, il est jugé et il sort des assises où il s’est rendu, satisfait parfois, presque toujours mécontent.
- Je reconnais avec M. le Secrétaire du Jury qu’il y a, dans le grand nombre des Expositions de la classe XII, certaines défaillances, mais je ne suis pas du tout de son avis quand il affirme qu’aucun progrès n’a été réalisé.
- J’aurais pu lui rappeler l’autre soir que Daniel, dans la fosse aux lions, pouvait dompter les fauves sans ménagements parce qu’il n’était pas leur invité, que l’infériorité qu’il signalait fût-elle réelle, il y avait manque de générosité à l’exprimer brutalement devant ceux qui ne lui avaient pas ménagé leur plus gracieux accueil; que ce heurt violent de l’amour-propre des hôtes était d’autant plus surprenant qu’il venait du représentant d’une république amie.
- Le silence a mieux valu, et a fait justice des reproches de l’orateur qui, sentant le terrain vaciller sous lui, a essayé de réparer par quelques louanges à ceux qu’il venait de froisser sans raison, l’effet déplorable de sa harangue.
- Et comme notre ami Bucquet, du Photo-Club, a su heureusement ensuite dire le contraire de son collègue malavisé et rétablir la vérité !
- Comme aussi M. Wallon, en quelques phrases, a bienfait comprendre que les fabricants français étaient à la hauteur de leurs rivaux !
- Ne craignez rien, fabricants de France, marchez dans l’avenir sans vous décourager, le public ne connaît ni la prévention ni le parti-pris, il vous classera à votre rang, le premier.
- L’amateur vous sera fidèle, il constatera ce que d’autres n’ont pas voulu voir, que vous êtes toujours les maîtres dans le fini et le bon goût de la construction, il dira lui, que l’homme qui vous affirme stationnaires ne voit pas juste et que c’est peut-être parce qu’il est resté stationnaire, qu’il ne veut pas vous trouver en progrès.
- Que 1900 nous soit à tous une leçon, s’il n’est une récompense attendue laissez le temps faire son œuvre et dites plutôt avec moi que vous êtes assez fort pour vous suffire et, avec M. Demaria, votre président, et M. Colin-Delavaud, votre ami, que vous êtes fiers de travailler pour la France et que la France est encore la grande patrie sure d’elle et hospitalière toujours, même à ses détracteurs.
- 1).
- Tout le monde partagera certainement le sentiment de douloureuse indignation qui éclate dans la protestation de M. J. Dubouloz, et je n’aurais rien d’utile à dire sur ce sujet après lui si ce journal ne devait être lu que par des photographes amateurs ou professionnels ; c’est-à-dire par des personnes au courant du mouvement photographique.
- Mais, pour cela même qu’elle est en vente sur la voie publique, La Photographie Française peut être lue par des acheteurs qui ne suivent pas la marche du progrès de notre application spéciale, et pour ceux-là quelques observations complémentaires sont indispensables.
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- M. le délégué de la Suisse, secrétaire du Jury de la classe XII, n'a pas hésité à dire de la façon la plus nette, la plus formelle, la plus affirmative qu’il avait constaté avec regret dans l’Exposition photographique française un défaut complet de progrès.
- Il estime que depuis la dernière Exposition Universelle de 1889, nous n’avons rien produit de mieux qu’il y a dix ans. Nous n’avons pas avancé; sommes restés stationnaires.... telle est du moins son opinion après avoir tout vu comme secrétaire du Jury, et voilà ce qu’il exprimait hautement dans le banquet auquel il était convié par la plus importante des associations photographiques françaises.
- Eh bien! s’il est inutile de protester contre l’inexactitude stupéfiante de cette affirmation à l’égard des personnes bien informées, parce qu’elles seront les premières à rire de l’inconcevable erreur du délégué de la Suisse, pour le grand public il faut préciser. Citons certains faits :
- Tout progrès se traduit par un mouvement quelconque, tantôt moral, tantôt matériel. Commençons par le côté le plus tangible, le plus pratique, le plus indiscutable; voyons si la stagnation photographique dénoncée par M. Pricam est réellement traduite par une stagnation complète dans le chiiïre de nos affaires ?
- Du côté de l’industrie ou de l’art du portrait exercé par les photographes professionnels, il est vrai que les progrès sont minces. Néanmoins, ni pour le chiiïre total de ses affaires, ni pour le nombre de ses représentants, la photographie professionnelle n’a pas rétrogradé depuis dix ans, et meme par cette catégorie spéciale M. le délégué Suisse n’est pas bien informé.
- Tout au plus pouvait-il dire que l’art ou l’industrie du portrait photographié a fait depuis dix ans plus de progrès à l’étranger qu’en France.
- Dans toutes les autres applications, au contraire, la progression est énorm e et dépasse de beaucoup celle des autres pays.
- Le nombre des fabricants et des négociants en appareils et produits photographiques a plus que triplé depuis dix ans.
- Leur chiffre d’affaires a suivi une progression correspondante, et ce mouvement industriel et commercial implique forcément une vente en rapport avec cette augmentation de producteurs et d’intermédiaires : les consommateurs ont donc plus que triplé.
- Or, quand une industrie, quand un commerce suivent une progression qui passe
- du simple au triple en moins de dix années, comment peut-on dire qu'il n’y a pas eu
- progrès depuis dix ans ? !
- M. le délégué de la Suisse ne considère évidemment que le photographe portraitiste professionnel ? Il n’y a que cela de photographique au monde pour ses yeux.
- La maison Lumière frères, à elle seule, fait annuellement plus de six millions d’affaires rien qu’avec son cinématographe particulier; et les cinématographes de tous genres et de toutes provenances se comptent par centaines de modèles divers !
- Rien qu’en France, la cinématographie représente donc un mouvement d’affaires d’un beau nombre de millions ! Eh bien! « ce petit » progrès date de moins de dix ans. Il est bien français, puisqu’il dérive directement des travaux de chronopho-tographie exécutés en France par M. le professeur Marey, savant français que M. le délégué Suisse n’a sans doute pas l’honneur de connaître, bien qu’il fût président du comité d’admission et d’installation de la classe XII (il est vrai qu’il n’est pas président du Jury et que le président du Jury n’est guère plus au courant des travaux de M. Marey que M. le délégué de la Suisse ! )
- La maison Lumière expose dans son salon des photographies astronomiques d’un certain intérêt, puisque tous le monde scientifique de l’étranger s’est extasié devant elles. Ce « petit » travail fait à l’Observatoire de Paris par des hommes de science universellement admirés, est évidemment inconnu de M. le délégué de la Suisse, puisqu’il ne considère que le portrait exécuté par le photographe professionnel ?
- N’ayant d’yeux que pour ce spécialiste, M. le délégué de la Suisse n’a pas vu davantage, assurément, une application nouvelle qui date aussi de moins de
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- dix ans et qui fait son chemin tout particulièrement en France : La Radiographie.
- Et pourtant cette application, malgré toute l’opposition qu’elle rencontre dans le monde médical, remue elle aussi, quelques gentils millions d’argent rien qu’en France,
- Il y a aussi la question des couleurs en photographie qui marche depuis dix
- ans.
- Il y a celle de l’enseignement par les projections ; — Il y a celle de la reproduction de l’image photographique pour illustrer, car la gravure en est presque morte depuis dix ans. ?
- Mais tout cela ne compte pas pour M. le Délégué de la Suisse qui est, qui fut ou qui sera sans doute exclusivement photographe portraitiste professionnel.
- Le public le laissera tout simplement à son objectif trop limité et nous en avons assez dit pour montrer combien ses déclarations le déconsidèrent.
- Ce qu’il y a de plus fâcheux c’est qu’elles ne rehaussent guère le jury dont il est secrétaire. Nous disions qu’on verrait ce Jury à l'œuvre, son secrétaire commence à le faire apprécier d’une singulière manière !
- L. G.
- de
- j j
- lie
- Sous ce titre notre aimable confrère M. Ch. Mendel, directeur de la Photo-Revue, a ouvert un assez curieux concours :
- Il a invité ses lecteurs à se prononcer sur la valeur des expositions des exposants de la classe XII en désignant les dix exposants les plus méritants.
- On pourrait croire au premier abord que cette invitation est une critique du Jury officiel, car il est assez incapable de remplir convenablement sa tâche pour que le public soit en mesure déjuger mieux et plus impartialement que lui.
- Mais le concours de notre confrère comporte des récompenses comme tout concours qui se respecte et voici où tout change, car, les désignations primées seront celles qui seront le mieux en concordance avec les jugements portés par le Jury officiel.
- Pour gagner un prix à ce concours le concurrent aura dû, non pas juger suivant son sentiment personnel, mais comme le Jury officiel jugera. Il lui aura fallu, comme on dit vulgairement, « se mettre dans la peau » des jurés pour penser comme eux.
- A cet effet, notre symjDathique confrère a bien soin de rappeler les noms des membres du Jury sans en omettre un seul.
- Cette nomenclature est un point fondamental précieux mais insuffisant.
- Il aurait fallu dire encore, pour ceux qui l’ignorent, qu’elle est la valeur vraie de chaque membre du Jury, car il est bien évident que s’il y en a, par exemple, dix-huit ou dix-neuf sur vingt ignorant certaines questions [et ce cas se présente pour plus d’une question) leurs jugements s’en ressentiront.
- En outre, il aurait fallu faire connaître aux lecteurs de la Photo-Revue les intérêts qui groupent tels ou tels membres du Jury et ceux qui les divisent, car si jamais il y eût esprit de coterie ou de chapelle, c’est bien dans telle et telle fraction de ce jury-là!
- Faute de faire connaître tous ces détails bien compliqués, hélas! les lecteurs de notre confrère risquent fort d’avoir porté des jugements qui n’auront que de bien lointains rapports avec ceux du Jury officiel.
- Pour ne pas être désagréable au Jury en question, notre confrère déclare qu’il ne publiera pas les résultats de ce concours. MM. les Jurés de la classe XII peuvent dormir en paix.
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- LA PHOTOGRAPHIE FHANÇATSE
- de l’Industrie photographique du 29 Juin 1900
- Le banquet annuel de la Chambre Syndicale de l’Industrie photographique a eu lieu le 29 juin dernier, sous la présidence de M. J. Demaria, président de l’Association, dans le salon principal de la maison Marguery, avec un éclat sans précédent, car, à l’occasion de l’Exposition universelle, la Chambre Syndicale avait tenu à faire de ce banquet une véritable manifestation, et l’on peut dire sans aucune réserve qu’elle y a pleinement réussi.
- En dépit des nombreux départs de beaucoup de membres de l’Association, déjà en villégiature, et des étrangers qui avaient dû regagner leur pays, presque cent convives étaient réunis dans cette fête amicale à laquelle avaient été conviés les membres étrangers du jury de la Classe XII, les représentants officiels des principales Associations photographiques, comme la Chambre Syndicale des Photographes, représentée par son président, M. Paul Nadar; la Société française de Photographie, représentée par M. Davanne, et le Photo-Club, représenté par son sympathique président, M. M. Bucquet.
- Le bureau de la Classe XII était également au nombre des invités de la Chambre, ainsi qu’un certain nombre de hautes personnalités soit scientifiques, comme le professeur Lipp-mann, soit officielles, comme M. Collin-Delavaud, directeur du Commerce extérieur, qui est, du reste, un ami personnel de l’Association.
- Dans la magnifique salle du restaurant Marguery, admirablement servie pour la circonstance, car le distingué président du groupe de l’Alimentation s’était surpassé, ce qui n’est pas peu dire, le dîner servi a été digne de sa juste renommée. Tout y était exquis, abondant, et la cave célèbre de la maison arrosait les plats délicats de crûs, dont les plus exigeants s’émerveillaient à bon droit.
- Marguery passe pour recevoir princièrement les convives qu’il veut favoriser; la Chambre Syndicale peut se féliciter d’avoir eu toutes ses faveurs ce jour-là, car elle a été traitée... royalement.
- J’ignore par quel pouvoir magique les dévoués organisateurs, de ce banquet, MM. Del-bosque et Alibert, ont obtenu de l’amphytrion qu’il se soit surpassé à ce point, mais il est certain qu’on doit à leur diplomatie et à leur zèle les plus grands éloges, puisqu’ils ont été couronnés d’un si grand succès :
- MENU
- Potages : Bisque et Saint-Germain Hors-d'œuvre : Melon, crevettes, harengs russes, olives.
- Relevé : Truite de Roche Chambord.
- Entrées : Noisettes d’agneaux printanière, poulardes truffées Lucullus, sorbets,
- fine champagne.
- Rôt : Canetons à la broche.
- Salade : Chaudfroid de perdreaux en gelée.
- Légumes : Pois à la Française, haricots verts. Ecreviss.es vosgienne.
- Entremets : Glace Mariette.
- Desserts.
- Vins : Madère, Coulanges en carafes, Haut Barsac, Château Léoville, Beaune Hospice 1886, Champagne Saint-Marceaux frappé, Café, Liqueurs.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Au dessert, suivant l’usage traditionnel, le président, M. J. Demaria, a d’abord donné lecture des lettres et des dépêches de remerciements et d’excuses des personnes empêchées de prendre part au banquet :
- M. le professeur Marey, retenu par une brusque indisposition; M. Eder, représentant de l’Autriche, retenu au commissariat général de son gouvernement ; M. le comte Desmazières, représentant de la Grèce; M. le baron Leonino, représentant de l’Italie,
- également empêché pour la même cause; MM. Lucien Layus, Carpentier, Henri Malot, Radiguet, Cornu, Basby, Mackenstein, Tochon-Lepage, Bellet, Martin-Sabons, Adt, Joux, Drepiem et Wayant, de Lyon; Bouillaud, de Mâcon, et Chevrier, dont les remerciements chaleureux ou les regrets sincères ont touché tous ceux auxquels ils s’adressaient.
- Aussitôt après ces lectures, M. J. Demaria, au nom de la Chambre Syndicale qu’il préside, a prononcé le toast suivant :
- UN COIN DES ARENES DE L ANDALOUSIE AU TEMPS DES MAURES
- Envoi de. M. Séville 42,578, H. C. D. pour notre concours de photographies documentaires
- Discours de M. J. Demaria, Président Messieurs,
- Ce n’est pas sans une certaine émotion que je me lève pour prendre le premier la parole, car je sens que je suis très indigne de l’honneur qui m’est fait ce soir de présider notre banquet de 1900. Pour en être digne il faudrait, dans les circonstances présentes, réunir en soi et la science et l’art, or je ne suis qu'un simple industriel n’ayant pour tout titre que mon ancien et très grand amour pour la photographie.
- En vous voyant accepter en aussi grand nombre nos invitations, notre Chambre Syndicale en a ressenti, croyez-le, une grande joie; ce soir, vous avez par votre présence transformé notre banquet en une véritable fête Me la [photographie, et vous nous avez donné la satisfaction profonde de voir rangés autour de notre table, en même temps que les membres du jury international, les personnalités les plus en xue du monde photographique.
- Pour cette marque d’estime et de sympathie accordée à notre corporation je vous remercie bien sincèrement et je vous prie de croire que nous en garderons le souvenir.
- Je m’adresse d’abord à M. Colin-Delavaud, l’éminent directeur du commerce extérieur de la France, pour lui dire combien nous sommes touchés de l’intérêt qu’il a toujours porté à notre Syndicat et combien nous lui sommes reconnaissants d’avoir bien voulu être du nombre de nos convives.
- Tout à l’heure en le voyant entrer, j’ai eu la très agréable surprise de voir que le ruban rouge de sa boutonnière s’était transformé en rosette; je me fais donc l’interprète des membres de notre Syndicat pour lui adresser ici même, sans plus tarder, nos félicitations les plus sincères.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- J’ai aussi à remercier tout particulièrement M. le professeur Lippmann, membre de l’Institut, qui a bien voulu répondre à notre appel; c’est pour nous un honneur très grand que de voir assis au milieu de nous le savant aussi illustre que désintéressé dont les travaux ont rempli d’étonnement le monde entier.
- L’Histoire, celle qui ne s’occupe que des citoyens qui par leurs découvertes et leur dévouement à la science sont les vraies gloires d’un pays, lui a déjà payé sa dette de reconnaissance en inscrivant son nom en lettres immortelles à côté de ceux que j’appellerai les grands ancêtres de la photographie Nicephore Niepce, Daguerre, Talbot et Poitevin.
- J’airive, Messieurs, à nos hôtes du Jury et en premier lieu, je salue très respectueusement son vénéré président M. Davanne sous la direction impartiale et consciencieuse duquel nous avons travaillé avec le plus grand plaisir.
- Je n’oublie pas qu’il est aussi le représentant de la plus ancienne société photographique de notre pays: la Société Française de photographie, que je salue au passage.
- Un cas de force majeure nous a privés de l’honneur de posséder M. le docteur Eder, vice-président du Jury.
- Néanmoins je manquerais à tous mes devoirs si je ne renouvelais pas au sein de notre Chambre Syndicale, les sentiments d’admiration sincère que tous ses collègues du Jury ont ressenti pour lui.
- M. le docteur Eder dirige, depuis plusieurs années, l’Ecole Impériale et Royale des Arts graphiques de Vienne et les résultats merveilleux qu’il nous a été donné de contempler dans sa section sont la preuve indiscutable de sa science et de sa haute compétence en matière photographique.
- J’espère que mes paroles iront jusqu’à lui pour lui porter le témoignage des sentiments que nous éprouvons pour lui et dont je suis heureux d’être en ce moment le fidèle interprète.
- Qu’il me soit permis en passant d’exprimer un regret, celui de voir que malgré les démarches réitérées, exprimées depuis des années de tous côtés, notre pays qui fut le berceau de l’art sublime de la photographie, ne soit pas encore doté d’une école dans le genre de celle de Vienne.
- En l’absence de M. le docteur Eder, M. Pricam de Genève, représente ici le groupe des Jurés étrangers et tous ses collègues du Jury vous diront avec quel dévouement il a rempli les laborieuses et pénibles fonctions de secrétaire.
- Je remercie aussi cordialement M. Cameron, membre du Jury pour les Etats-Unis d’Amérique, M. Herstlet, membre du Jury pour la Grande-Bretagne, M. Kawamoura, membre du Jury pour le Japon; M. Engelsted, membre du Jury pour le Danemark ; M. Poulat, membre du Jury pour le Mexique d'avoir bien voulu accepter notre invitation.
- Tous les Jurés français ont répondu à noire appel.
- Je remercie M. Paul Nadar, en la personne de qui je salue la Chambre syndicale sœur, c’est-à-dire celle des photographes professionnels dont il est le très autorisé et très compétent président.
- M. Maurice Bucquet le distingué président du Photo-Club de Paris et son très aimable et très actif secrétaire M. Paul Bourgeois.
- Je n’ai garde d’oublier que c’est grâce à leurs efforts et à leur initiative que les amateurs photographes français, sortant des sentiers insipides de la banalité, sont arrivés à nous montrer des œuvres dignes de l’art auquel ils s’adonnent.
- M. Emile Wallon, le professeur érüditdont les connaissances spéciales en optique ont été pour le Jury du plus précieux concours.
- M. Gaston Braun, universellement connu et apprécié, l’éditeur des merveilles de nos musées nationaux, puis les professionnels distingués qui portent les noms de Boyer, Pro-vost et Michel Berthaud.
- Pour ce dernier, je vous rappellerai avec quelle conscience, quelle amabilité il a assumé la tâche ingrate de secrétaire du Comité d’installation, fonctions qui depuis bientôt deux années ne lui ont laissé ni trêve ni repos.
- Parmi nos hôtes, je ne manquerai pas de signaler la présence de trois grands noms de l'industrie photographique.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- M. Louis Lumière qui représente la grande fabrique de plaques de Lyon; M. Louis Geissler l’éditeur des Chatelles dont les publications artistiques se répandent par milliers d’exemplaires; M. Emile Poulenc le représentant de l’ancienne et toujours si réputée maison Poulenc frères; M. Gravier dont le dévouement pour la photographie est devenu proverbial ; notre avocat conseil, Me Coulet et le rédacteur en chef de la Photographie Française, M. Gastine.
- Messieurs, je ne veux pas retarder davantage l’heure où l’on choque joyeusement les verres; comme vous avez pu le voir je suis loin d’être un maître dans l’art aimable de discourir, même après un bon repas, dont je l’espère je ne vous ai pas par trop gâté le plaisir.
- Je termine donc ce discours en remerciant les représentants des nations étrangères qui ont bien voulu s’associer à la grande manifestation organisée par la France pour inaugurer un siècle nouveau; ils en rehaussent l’éclat et je lève mon verre en leur honneur-
- Je bois à tous nos hôtes français : aux présidents d’honneur de notre Syndicat, MM. Balbreck, Molteni et Fleury-Hermagis à qui je souhaite ardemment de voir bientôt décerner la récompense d’une carrière toute de travail et d’honneur; à mon prédécesseur à la présidence du Syndicat, M. Dubouloz dont nous n’oublions pas les services rendus, et à nos collègues du Bureau.
- Et vous tous mes chers Collègues, oserais-je dire mes chers Amis, qui m’avez fait l’honneur de me placer à votre tête au seuil de cette année exceptionnelle, je ne vous oublie point: Je bois au succès de vos entreprises, aux lauriers que vous allez bientôt cueillir et qui seront je l’espère la juste récompense de vos mérites et des efforts considérables que vous avez faits pour montrer aux yeux de tous que notre pays est toujours la terre classique de la photographie.
- Enfin, Messieurs, du plus profond de mon cœur, je vous invite à boire avec moi à notre patrie bien-aimée, à la France, à sa gloire, et à sa prospérité.
- Je bois enfin au succès de notre belle Exposition. »
- Longuement applaudies parce qu’elles répondaient aux sentiments de tous, les paroles prononcées par M. Jules Demaria appelaient une série de réponses sympathiques qui ne se sont pas fait attendre.
- Avec la facilité d’élocution et le charme sympathique si caractéristique, dont il a le secret, M. Collin-Delavaud a d’abord remercié l’aimable président de la Chambre Syndicale et du banquet de son toast et de ses allusions personnelles si courtoises.
- Au nom de la science, M. Lippmann a exprimé la sympathie et la considération que l’Association inspire dans le monde scientifique, qu’elle est toujours prête à seconder.
- M. Davanne a parlé en faveur de l’union des esprits et du groupement au profit du progrès de la Photographie.
- Dans une courte allocution, M. Pricam a traduit sa reconnaissance.
- Puis, M. Dubouloz s’est fait applaudir en exprimant avec la clarté et les expressions heureuses qui distinguent son talent d’orateur, ce qui se dégage de plus précieux comme indications de la situation et des progrès actuels de la Photographie.
- Parmi les toasts des invités étrangers, il faut signaler tout particulièrement celui de M. Cameron, représentant des Etats-Unis, parce qu’il a une portée pratique dont tous les convives ont été_ vivement frappés.
- M. Cameron ayant admiré d’une façon générale les produits de l’industrie photographique française, et constaté qu’ils luttent avec avantage contre tous les produits étrangers, sauf de rares exceptions de détails, a exprimé le désir de voir les producteurs français faire des offres à son pays où ils trouveraient assurément de grands débouchés nouveaux.
- Il y a lieu de noter cet hommage sincère, et si pratiquement démontré, rendu à notre pays. Il y a lieu de profiter du conseil, car ce n’est pas là un éloge banal rendu à l’industrie nationale et à sa main-d’œuvre, qu’il a su très heureusement féliciter aussi en parlant des collaborations des ouvriers français aux belles œuvres de leurs patrons.
- M. P. Nadar a préconisé en quelques mots l’union des deux Chambres sœurs. M. Hertslet, représentant de la, Grande-Bretagne, a exprimé délicatement sa reconnais-
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- sance pour l’hospitalité française dont il était touché, et M. Maurice Bucquet, le distingué président du Photo-Club de Paris, s’est exprimé à son tour en termes si cordiaux et si flatteurs pour la Chambre Syndicale que nous regrettons vivement de ne pouvoir reproduire ici ses paroles.
- C’est par un dernier toast de M. le professeur Wallon, sur les progrès de l’industrie photographique française et par une allocution de M. Gravier, constatant la prospérité toujours croissante des deux Chambres Syndicales que s’est terminée la série des discours de cette belle réunion qui comprenait, en outre des invités présents : MM. Lippmann, Collin-Delavaud, Davanne, Hertslet, Pricam, Dubouloz, Cameron, Ivawamara, Geisler, Wallon, Bouyer, P. Nadar, Braum, Bourgeois, Gravier, Berthaud, Engelsted, Coulet, Bucquet, Provost, Gastine, Sermaisse, les membres de la Chambre Syndicale dont les noms suivent : Alibert, Balbreck aîné, Balbreck fils, Bœspflug, Beney, Bourdilliat, Boudon, Bouyer à Canny-sur-Thérain (Oise); Breton, Cadot, Chartier, A. Courrier, Courrier fils, Decaux, Dechavannes, Delbosque, Deloye, Degen, J. Demaria, H. Demaria, A. Derepas, E. Derepas, Duchenne, Duplouich, Gaumont, Gentil, Gilles, Goudeau, Grieshaber, Guimaraës, Hinque, Martel et Bonnin, Hermagis, Jarret, Jougla, maison Jumeau (Brezinski), Klein, Krauss, Labarbe, représentant de la maison Poulenc; Lacoste, Lacour, Ch. Le Roy, Lezy, Lud-wick, Otto Lund, Mercier, Ch. Mendel, Mattioli, Ch. Paris, Emile Poulenc, Reeb, Reulos, Roussel, Schrambach, Tuurillon, Wehrenpfennig.
- Dans la série des banquets annuels de la Chambre Syndicale de l’industrie photographique, celui de 1900 marque à tous égards une étape importante qui restera par son éclat et son succès dans la mémoire de tous ceux qui ont eu le plaisir et l’honneur d’y prendre part.
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- Extrait du procès verbal de la Séance clu 10 Juillet 1900
- La séance est ouverte à 9 heures 35, sous la présidence deM. J. Demaria président assisté de MM. Fieury-IIermagis président d’honneur; Gaumont premier vice-président; Ch. Mendel deuxième vice-président; F. Jarretsecrétaire général; Grieshaber secrétaire; P. Mercier trésorier, et Delbosque archiviste.
- Membres présents : MM. Alibert, Beney-Simon, Breton, Delbosque, Derepas, Dubouloz, Duchenne, Duplouich, Gastine, Joux.
- Membres excusés : E. Degen et Paris.
- M. le Président remercie tout d’abord MM. Fleury-Hermagis,la société des produits Phébus, Reeb, Mercier, Ch. Mendel, Saint-clair, Demaria frères, O. Ludwich, Guilleminot, Grieshaber, Gaumont, et Perron qui ont favorisé de leurs dons par des prix divers les associations polytechniques et philomatiques.
- Correspondance. Lettre de M. Parra-Mantois qui demande à faire partie du Syndicat. Sur la proposition de son Président, la Chambre vote qu’il n’y a pas lieu a procéder à une admission nouvelle, M. Parra-Mantois succédant à son beau père, M. Mantois, décédé dans la direction de sa maison.
- Lettre de l’École municipale Estienne, sollicitant une allocation de 50 francs pour un prix; cette allocation est votée.
- Et diverses autres lettres auxquelles sont donné les suites qu’elles comportent.
- MM. Hanriau, Reulos-Gondeau et Gio, Pascal Izorable de Lyon et la société photographique des appareils Papillon sont admis à l’unanimité comme membres actifs de la Chambre Syndicale
- MM. Reuss, présentés par MM. Duplouich et Beney et M. Schambrack présenté par MM. Demaria et Mercier demandent à faire partie de la Chambre.
- M. Gastine rappelant les services rendus par l’Association des inventeurs et artistes industriels signale à la Chambre, le Congrès internationnal des inventeurs qu’organise son dévoué et si distingué président, M. Claude Couchin, avocat à la Cour d’appel de Paris.
- Il propose à la chambre de désigner un délégué pour suivre les travaux de ce Congrès et s’offre à ce sujet.
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- La Chambre vote à l’unanimité la délégation proposée et désigne pour la représenter à ce Congrès M. L. Gastine assisté de M. P. Mercier.
- M. Radiguet signale au point de vue du droit le procès qu’il vient de gagner sur un de ses voisins, photographe, qui prétendait lui inteidire de taire usage des appareils photographiques qu’il met en vente pour sa clientèle.
- M. Dubouloz regrette que la Chambre Syndicale exposant dans la classe XII à l’Exposition Universelle ne puisse concourir et propose de voter tout au moins que son plus dévoué collaborateur M. L. Gastine soit proposé au Jury pour une médaille d’or pour son exposition du journal {La Photographie FrançaiseL
- La Chambre toute entière vote par acclamation cette proposition et M. L. Gastine très surpris de cette demande et très touché de l’accueil si sympatique qu’elle reçoit en remercie M. Dubouloz et ses collègues en termes très chaleureux.
- M. Dubouloz demande en outre que la Chambre vote une médaille de vermeil au cercle de la Voile dont M. Mantois était vice-président. Cette proposition est votée à l’unanimité.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée et la prochaine réunion renvoyée après les vacances au mois d’octobre prochain.
- Le Président J. Demaria Le Secrétaire F- Jarret
- La vue stéréoscopique du « Grand Canal de Venise » insérée dans notre dernier numéro a été attribuée par erreur à M. Miihau. Son véritable auteur est M. René Gadant, d'Autun, qui a du reste obtenu pour cet envoi, à notre premier concours, un “Diplôme de mérite Nous le prions d’agréer nos regrets pour cette erreur de désignation.
- Bibliographie
- Notre bibliographie se limite généralement à la spécialité photographique, mais il nous faut faire aujourd’hui exception en faveur d’un livre magnifique, œuvre du comité de la classe XIII à l’Exposition Universelle, qui se recommande à nos lecteurs par le rôle considérable qu’y joue notre art spécial dans les illustrations.
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- Notre éminent confrère et ami M. Lucien Layus peut être fier d’avoir été choisi par la classe XIII (Édition) pour présenter un livre aussi beau et précieux et nous sommes heureux de voir le nom de ce sympathique entre tous inscrit sur cette grande manifestation française à la place d’honneur.
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- Procès-Verbal de la Séance du 10 Juillet 1900
- La séance est ouverte à 9 heures 35, sous la présidence de M. Jules Demaria, président, assisté de MM. Fleury-Hermagis, président d’honneur; Gaumont, premier vice-président; Mendel, deuxième vice-président; Jarret, secrétaire-général; Grieshaber, secrétaire; Mercier, trésorier; Delbosque, archiviste.
- Membres présents : MM. Alibert, Beney-Simon, Breton, Delbosque, Derepas, Dubouloz Duchenne, Duplouich, Gastine, Joux.
- Excusés : Degen et Paris.
- M. le Président remercie les membres de la Chambre Syndicale qui ont participé cette année, par leurs dons, à la distribution des prix d’honneur des Associations Polytechniques et Philomathique : ce sont MM, Fleury-Hermagis, Société des Produits Phébus, Reeb, Mercier, Ch. Mendel, Saint-clair, Demaria frères, O. Ludwick, Guilleminol, Grieshaber, Gaumont, Perron.
- Lecture de la Correspondance :
- 1° Une circulaire et une lettre de M. Parra-Mantois, M. Parra-Mantois demande à faire partie du Syndicat. M. le Président demande qu’il ne soit pas procédé à un vote pour son admission, M. Parra ayant repris la suite de la MaisonMantois, lui succède à la Chambre tout naturellement.
- Cette proposition est acceptée à l’unanimité;
- 2° Une lettre de M. Jugonnet Dupiras, 102, rue Boileau, (Paris);
- 3° Une lettre de l’Association Polytechnique de Marseille, indiquant comme lauréat de la médaille de vermeil offerte par le Syndicat, M. Imbert Léonce ;
- 4° Une lettre de M. E. Roudière, Comptoir Général de Photographie (à Carcassonne) ;
- 5° Une circulaire de la Chambre de Commerce de Paris; élections partielles et complémentaires des membres du bureau;
- 6° Une lettre de l’École Municipale Estienne demandant une allocation de 50 francs pour un prix ; la chambre consultée accepte, et charge M. Mercier, trésorier, de faire le nécessaire;
- 7° Une lettre de M. Brioletto, 12, rue du Bât-d’argent (Lyon) ;
- 8° Une lettre de M. Molteni;
- 9° Une circulaire de l’Union nationale des Sociétés Photographiques de France, 76, rue des Petits-Champs;
- 10° Une lettre de la Chambre de Commerce française de Rio-de-Janeiro.
- La Chambre passe au vote des membres présentés à la dernière séance. M. Hanriau, plaques et produits photographiques, 6, rue St-Georges, M. Reulos-Gondeau et C10, 4 et 4 bis, cité Rougemont, Pascal Izorable, de Lyon, et la Société des appareils photographiques Papillon, 50, rue St-Georges, sont admis membres actifs à l’unanimité.
- Présentation de nouveaux membres :
- M. Reuss, présenté par MM. Duplouich et Beney.
- M. Schramback, ébéniste, rue Oberkampf, présenté par MM. J. Demaria et Mercier, demandent à faire partie du Syndicat. Il sera, selon l’usage, procédé à leur admission à la prochaine séance.
- M. L. Gastine, rappelant les services rendus par l’Association des Inventeurs et Artistes industriels, signale à la Chambre le Congrès international des Inventeurs qu’organise son dévoué et si distingué Président, Me Claude Gouhin, avocat à la cour d’appel de Paris.
- Il propose à la Chambre de désigner un délégué pour suivre les travaux de ce congrès et s’offre à ce sujet.
- La Chambre vote à l’unanimité la délégation proposée et désigne pour la représenter à ce Congrès, M. L. Gastine assisté deM. P. Mercier.
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- M. Radiguet prend la parole au sujet d’un procès qu’il vient de soutenir et qu’il a gagné, et dont il donnera les considérants àM. le Président pour être insérés dans le journal la Photographie Française.
- M. Dubouloz demande, puisque la Chambre Syndicale à le droit de proposer, pour une récompense à l’Exposition, un collaborateur, que ce collaborateur, tout indiqué, soit M. L. Gastine, rédacteur en chef du Journal du Syndicat La Photographie Française. La Chambre applaudit à cette proposition et la vote par acclamations.
- M. Dubouloz demande aussi que la Chambre envoie une médaille de vermeil au cercle de la Voile, dont M. Mantois était vice-Président.
- La Chambre consultée est d’avis de continuer^comme les années précédentes, et charge le Secrétaire de demander à M. Parra-Mantois s’il veut bien continuer, comme M. Mantois, à offrir une médaille à cette association.
- La Chambre approuve par ses applaudissements la demande de M. Dubouloz.
- Sur la demande de M. Alibert, la Chambre accorde un secours de 50 francs de suite et 50 fr. dans un mois à M. Bottelin, à Asnières (façonnés pour la photographie).
- M. le Président rappelle que la prochaine réunion aura lieu au mois d’octobre en raison des vacances.
- L’ordre du Jour étant épuisé, la séance est levée à 11 heures 15.
- Le Président : J. Demaria Le Secrétaire : F. Jarret
- STATUTS
- de la Chambre syndicale des fabricants et négociants de la photographie
- , Adoptés en assemblée générale du 8 octobre 1889
- et modifiés dans les assemblées générales des 3 mars 1896 et 6 décembre 1898
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- Séances. — Assemblées. — Convocations
- Art. 10. — La Chambre Syndicale, toutes sections réunies, est convoquée d'office le premier mardi de chaque mois, à 8 heures et demie du soir, au siège social.
- Elle peut être convoquée, en toute occasion, à des réunions supplémentaires par le Président.
- Le bureau général peut être convoqué, en toute occasion, à des réunions par le Président.
- Les Présidents de sections peuvent convoquer leurs sections, soit périodiquement, soit à des dates indéterminées, pour l’examen des questions les intéressant spécialement. les procès-verbaux de ces séances sont tenus par les Secrétaires de sections, sur des livres annexes, approuvés par les bureaux de sections et soumis à la signature du Président de la Chambre Syndicale.
- Ces séances de sections sont présidées par le' Président de la section, mais le Président et le premier Vice-Président de la Chambre Syndicale devront avoir été convoqués pour chaque séance et l’un d’eux au moins devra y assister, avec voix consultative seulement.
- Les questions traitées dans les séances de sections seront soumises à l’Assemblée mensuelle du Syndicat, chaque fois qu’elles intéresseront la Chambre Syndicale entière.
- Art. 11. — Toutes les convocations, soit de la Chambre Syndicale, soit des sections, porteront l’ordre du jour des questions à l’étude.
- Art. 12. — Sur la demande signée d’au moins dix membres, le Président peut, à toute époque, convoquer la Chambre Syndicale en Assemblée générale extraordinaire, ou transformer la séance mensuelle en Assemblée générale, à la condition de l’indiquer sur la convocation, qui devra être envoyée dix jours à l’avance.
- (1) Voir les n°* 1 et 2 du Bulletin supplémentaire technique.
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- Votes
- Art. 13. — Les votes électifs, les votesId’admission, de radiation ou d’exclusion auront toujours lieu au scrutin secret.
- Dans les délibérations, les votes auront lieu à mains levées; en cas de doute dans l’épreuve, il sera procédé au vote par appel nominal.
- Sur la demande d’un seul membre présent, le vote sera fait au scrutin secret.
- Les votes devront réunir la majorité des votants.
- En Assemblée générale, les votes devront réunir au premier tour une majorité représentant les deux tiers des votants ; si un second tour est nécessaire, il deviendra valable à la majorité.
- Commissions techniques
- Art. 14. — Tous les membres de la Chambre Syndicale font partie chacun de la Commission correspondant à la spécialité dans laquelle il sera particulièrement compétent, savoir :
- lre Commission : Optique.
- 2me — Construction (mécanique).
- 3 me — Construction (ébénisterie).
- 5me — Chimie.
- 4 me — Plaques et papiers photographiques.
- 6me — Commerce.
- Aucune présentation technique ne pourra être faite en séance, sans avoir été, au préalable, soumise à l’examen de la Commission spéciale compétente.
- Les commissions se réunissent suivant les besoins de leurs travaux ; elles déposent leurs rapports en séance. Ces rapports ne devront être publiés qu’après que la lecture en aura été faite et le texte approuvé par un vote; ils resteront aux archives et seront publiés dans Torgane syndical mensuel, si cette communication est de nature à intéresser le public.
- Les réunions des commissions peuvent avoir lieu sans convocation spéciale émanant du bureau. Chaque commission désigne l’un de ses membres qui est chargé de présenter le rapport sur ses travaux. Les commissions n’ont pas voix délibérative ; aucune décision ne pourra être prise sans être soumise, sous forme de rapport ou de vœu, aux votes de la Chambre Syndicale réunie.
- Les 6 membres rapporteurs des commissions ont le titre de délégués administratifs ; ils assistent aux séances du bureau, et, comme'des délégués à la caisse, à titre consultatif.
- Journal de la Chambre Syndicale
- Art. 15. — Le titre d’organe de la Chambre Syndicale est maintenu au journal la Photographie Française, à charge par le propriétaire dudit journal de publier un extrait des procès-verbaux et de faire le service gratuitement à ttous les membres actifs, correspondants et honoraires.
- fArbitrage. —Avis aux tribunaux
- Art. 16. — En cas de contestation entre lies membres de la Chambre Syndicale ou entre des membres de ladite et des personnes étrangères, le différend pourra être soumis à l’arbitrage de trois de ses membres; les intéressés signeront d’avance l’acceptation de la décision des arbitres.
- Le Président, chaque fois qu’il recevra de M. le Président du Tribunal de Commerce une demande d’avis dans un procès ou une mission arbitrale, devra s’adjoindre un de ses collègues pour tenter de concilier les parties; en cas d’insuccès de cette tentative, il devra demander à la plus prochaine séance la nomination de trois membres pour examiner le différend et formuler l’avis à transmettre au Tribunal.
- (.A suivre)
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- Liste alphabétique des Membres actifs
- fSuite)
- Courrier, photographe, 59, rue de Rivoli, Paris.
- Cuisinier, mécanicien, 102, rue du Cherche-Midi, Paris.
- Dalmais A., fournitures générales, 43, boul. Beaumarchais, Paris.
- Decoudun J., fabricant d’accessoires, lanternes, etc., 101, faub. St-Denis, Paris.
- Degen E., ||, opticien, 3, rue de la Perle, Paris.
- Delbosque Ch., verrerie photographique, 11, rue Jules César, Paris.
- Delmas G., y photogravure, 10, rue Saint-Christoly, Bordeaux.
- Demaria frères, p, fabrique générale d’appareils photographiques, 2, rue du canal Saint-Martin, Paris.
- Derepas frères, albums et cartes, 99, rue St-Honoré, Paris.
- Deschamps, fournitures générales, 52, rue Maubeuge, Paris.
- Des.bains et Chemin, fournitures générales, 79, rue Turbigo, Paris.
- Dinet (Mme), albums et cartes, rue Grasse, à Honfleur (Calvados).
- Dom Martin, appareils et fournitures photographiques, 51 bis, boul. St-Germain, Paris. Donny, Paul, appareils et fournitures photographiques, 2, rue du Printemps.
- Drepierre et Wayant, fournitures générales et ébénisterie, 16 bis, rue Gasparin, Lyon. Deloval, fournitures générales et ébénisterie, 11, rue Morand.
- Dubouloz, J., autocopiste photographique, 9, boul. Poissonnière, Paris.
- Duchenne, P., fournitures générales et projections, 84, rue Bonaparte.
- Dumont, A., fabricant d’appareils, 18, rue Bobillot, Paris.
- Duplouich et Henry, optique photographique et précision, 15, rue Dauphine, Paris. Duvau, R, fabrique de plaques photographiques, 36, rue Bapst, Asnières.
- Echassoux, fabricant d’appareils, 3, rue Aubriot, Paris.
- Faine, fournitures générales, 63, passage du Havre, Paris.
- Fleury-Hermagis, J., Il, opticien, 18, rue Rambuteau, Paris.
- Français, E., opticien, 84, quai Jemmapes, Paris.
- Gaillard, Ch., fabricant de papiers photographiques, Taverny (Seine-et-Oise).
- Gastine, L., Il, publiciste, 146, avenue de Suffren, Paris.
- Gaumont, L., et Cie, Comptoir général de photographie, 57, rue St-Roch, Paris.
- Gillon, appareils photographiques, 22, rue Beautreillis.
- Geisler, L., photogravure, aux Châtelles, par Raon-l’Etape (Vosges),
- Gilles, ébéniste, 31, rue de Navarin.
- Girel, C., pellicules en rouleaux, 80, rue de la Part-Dieu, à Lyon (Rhône).
- Grieshaber E., et Cie, fabrique de plaques photographiques, 10, rue du Trésor, Paris. Grimaud et Cie, cartes pour la photographie, 54, rue de Lancry, Paris.
- Guerry, Cl., fabricant d’obturateurs, 59, avenue de la République, Paris.
- Guilleminot, Bœspflug et Cie, II, fabricants de plaques et papiers photographiques, 6, rue Choron, Paris, et Chantilly (Oise).
- Guiod, Paul, fabricant de plaques et papiers photographiques, 28, rue de Châteaudun. Houdard (Maison Derogy), opticien, 33, quai de l’Horloge, Paris.
- Hinque, Marret et Bonnin, métaux précieux, 220, rue St-Martin.
- Irunberry, H., fabricant d’appareils, 26, rue d’Angoulême, Paris.
- Jarret, F., opticien, 10, rue Bertrand, Paris.
- Joly, E., fournitures générales, 22, rue de Bretagne, Paris.
- Jonckeere (de), fournitures générales, 2, rue de la Grosse Horloge, Rouen.
- Jougla, J., fabricant de plaques et pellicules photographiques, 8, avenue Victoria, Paris. Joux, L., fabricant d’appareils, 18 bis, rue Denfert-Rochereau, Paris.
- Jumeau (Cristallos), fabricant de produits photographiques, 67, boulevard Beaumarchais, Paris.
- (A suivre)
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