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- 13e Année.
- N° 37.
- 1er Janvier 1901.
- LA
- Photographie Française
- Revue Mensuelle Illustrée
- des Applications de la Photographie à la Science, à l’Art et à l’Industrie
- Organe officiel de la Chambre syndicale des fabricants et négociants en Appareils et produits
- Chambre syndicale des Opticiens
- Directeur: Louis GASTINE
- SOMMAIRE
- L’Éclairage du laboratoire, par M. D. Le-
- prisme (A-R) (suite et fin)............... 2
- Les Affaiblisseurs des Images argentique, par MM. Lumière frères et Seyenvetz. . . 7
- Les Saintes-Maries-de-la-Mer, texte et clichés de Mlle C. Laguarde (A-R).............. 9
- Les sections étrangères à l’Exposition de
- 1900...................................... 14
- Recettes et procédés........................ 14
- Les Nouveautés photographiques.............. 16
- A travers les périodiques................... . 18
- Une chasse à Jouvilliers.................... 20
- Une collection à créer...................... 20
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- UNE CHASSE A JOUVILLIERS
- 1. Grand-duc Alexis.— 2. Com'e Potocki et comte de Fels.— 3. Comte Castelli et baron de la Salcette.— 4. Comte R. de Quelen.
- 1901 ï
- A tous ses dévoués rédacteurs et abonnés, A tous ses lecteurs,
- A tous ses zélés et sympathiques auxiliaires,
- La “ Photographie Française ” adresse de tout cœur ses meilleurs vœux pour 1901.
- Nous informons MM. nos abonnés, lecteurs et correspondants, ainsi que toutes les personnes en relation d’affaires avec La Photographie Française quiï dater de ce jour (1er Janvier 1901) nous centralisons tous les services du journal, 156, Avenue de Suffren, à Paris, en reprenant seul la
- publication de cet organe, d’accord en ceci avec MM. Masson et Cie, éditeurs, 120, boulevard Si-Germain à Paris, dont l'administration pour les transformations du journal en 1898 nous a été si précieuse que nous leur en resterons toujours profondément reconnaissant.
- Cette centralisation ne change du reste absolument rien aux conditions de publication du journal ni aux rapports des abonnés, lecteurs et correspondants avec celui-ci, toutes les conditions de vente et d’abonnement restant les mêmes v compris celles qui accordent des avantages spéciaux aux abonnés
- DU JOURNAL « LA NATURE »,
- Le Directeur : Louis Gastine.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- L'éclairage
- laboratoire
- par U. LEPRISME (A-R)
- ( Suite et fin1)
- II
- Les boîtes d’emballage des plaques sensibles, quand elles n’ont pas encore été ouvertes, les châssis négatifs ou les magasins à escamoter et les chambres noires des appareils sont des milieux parfaitement étanches à la lumière par destination. Les plaques sensibles ne s’y altèrent donc point en principe mais à la condition que ces milieux, créés pour ne laisser passer aucun rayon lumineux, aient conservé leur intégrité première.
- Une boîte de plaques qu’on a laissé tomber peut s’être écorné et laisser passer de la lumière par un trou ou par une fissure. A la longue, les bois les mieux assemblés peuvent jouer s’ils sont soumis à des alternatives de chaleur et de froid, de sécheresse et d’humidité. Enfin l’usage altère aussi à la longue les velours, les cuirs, les toiles, les bois et même les parties métalliques des appareils ou des parties d’appareils que ces substances ont pour but de préserver intérieurement de Faction de la lumière. Il faut donc veiller à leur parfaite conservation et la vérifier souvent pour être sûr que la plaque soumise à leur protection a pu être, en effet, bien protégée par elles avant de passer au bain développateur.
- Pour les mêmes raisons, l’étanchéité du laboratoire obscur, doit être aussi fréquemment vérifiée, et celle de la lanterne exige la même surveillance.
- Pour ne pas sortir du sujet spécial de cette petite étude, nous n’insisterons pas davantage sur ces causes accidentelles d’altération des plaques en dehors du laboratoire et avant de considérer les lanternes à verre coloré employées pour le développement, nous rappellerons seulement que pour vérifier l’étanchéité du laboratoire obscur, il faut avoir la patience de s’y enfermer sans lumière pendant plusieurs minutes.
- Alors on aperçoit souvent, en regardant méthodiquement de toutes parts, des infiltrations lumineuses nombreuses et parfois très considérables que l’œil ne remarquait pas tout d’abord, c’est-à-dire peu après le passage de la lumière à l’obscurité.
- Il faut, en effet, une accommodation préalable pour remarquer des intensités lumineuses très faibles pour l’œil humain et néanmoins très
- (lj Voir le n° 86 du 1er décembre 1900.
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- UNE CHASSE A JOUVILLIERS
- UNE CHASSE A JOUVILLIERS
- I. Grand-duc Alexis. — 2. Comte de Fels. — 3. Comte Potocki 4. Baron de la Salcette.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- dangereuses pour les plaques sensibles, surtout si elles peuvent les atteindre directement.
- Ces fissures découvertes, on les bouche avec soin, soit par calfeutrage avec du coton noir, soit par collage de bandes de papier noir, soit par l’interposition de voiles épais en étoffes serrées ou appliquées en plusieurs doubles.
- ♦
- Toutes les lanternes de laboratoire sont bonnes pourvu qu elles soient parfaitement étanches et que le verre rouge spécial dont elles sont munies soit un bon verre rouge rubis.
- Elles se composent essentiellement d’une boîte de forme quelconque renfermant la source lumineuse et construite de façon à laisser passer les gaz nécessaires à la combustion sans laisser passer la lumière, (sauf pour les lampes électriques).
- Ce problème est d’ailleurs aisément résolu par suite du mode de propagation particulier de la lumière qui n’est pas la même que celui des gaz.
- La lumière ne se propage, soit directement soit par réflexion, qu’en ligne droite, et il suffit d’établir pour les gaz des passages « en chicane » pour que la lumière soit arrêtée dans ces passages particuliers.
- Un double coude, un chapeau en éteignoir, n’importe quel passage à direction contrariée suffira donc pour permettre, d’une part, la prise de l'air froid chargé d’oxygène à la base de la lanterne, et la sortie d’air chaud au sommet, un courant des gaz s’établissant de lui-même par l’élévation de la température.
- On a même construit d’excellentes lanternes de voyage en papier rouge dans lesquelles la lumière blanche n’est arrêtée que par une plaquette de métal au sommet et par la table (de préférence recouverte d’une étoffe) sur laquelle elles reposent (lanternes Derepas).
- Ces lanternes extra légères, qui se plient et n’occupent qu’un espace infime, sont très sûres tant que leurs plis ne sont pas éraillés, — et ils résistent longtemps,
- — pourvu qu’on ait soin de ne pas charger ses appareils ou châssis et de ne pas développer à trop courte distance de la lanterne.
- Mais si, par leur construction même, les lanternes de laboratoire sont toutes satisfaisantes quant à l’introduction et la sortie des gaz et quant à leur étanchéité pour la lumière blanche, en revanche chaque type a ses avantages et ses inconvénients particuliers à l’égard d’autres considérations.
- Les unes ne donnent qu’une lumière rouge un peu insuffisante ; les autres manquent de stabilité ; celles-ci sont trop lourdes et trop volumineuses pour servir en voyage; celles-là sont au contraire légères et de petites dimensions mais s’échauffent trop vite, en raison même de ce volume réduit de telle sorte que la bougie ne tarde pas à y fondre plus vite qu’elle ne brûle, que l’essence s’y volatilise ou que l’huile y suinte désagréablement.
- Il ne faut guère, en somme, espérer réunir dans un modèle unique tous les avantages désirables, mais chercher la solution du problème de l’éclairage du laboratoire dans deux types de lanternes au contraire bien distinctes : la lanterne de voyage à l’aide de laquelle on ne développe guère qu’exceptionnellement et qui présente de nombreux et excellents modèles pour charger et décharger lés châssis et les appareils, puis la lanterne fixe qu’on ne transporte guère et qui peut avoir, elle, au contraire, sans aucun inconvénient, le volume et le poids nécessaires pour un bon fonctionnement prolongé.
- i 2 :s i ;> «
- UNE CHASSE A JOUVILLIERS
- 1. Grand-duc Alexis. — 2. Baron de la Salcette. — 3. Comte de Fels. 4. Comte R. de Quelen. —5. Comte Castelli. —(i. Comte Potocki.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Dans le premier cas, si la lumière rouge fournie par la petite lanterne de voyage est très faible, elle peut suffire amplement pour éclairer pendant le renouvellement des plaques sensibles et pendant leur emballage.
- Dans le second cas, à la lanterne stable et spacieuse pourra être adaptée une source lumineuse puissante comme une forte lampe à pétrole, le gaz ou l’acétylène.
- A poste lixe on a en outre la grande ressource de la lumière électrique, permettant de réduire le volume de la lanterne ou môme de la supprimer tout à fait, puisqu’on trouve aujourd’hui dans le commerce des ampoules électriques spéciales en verre rouge rubis.
- On peut aussi garnir une fenêtre de verres rouges rubis, ou, dans un cabinet prenant jour par une lucarne, garnir le châssis de cette lucarne d’un verre de ce genre ; mais si ce mode d’éclairage a l’avantage de supprimer la lanterne, il a l'inconvénient de ne pouvoir servir la nuit et de donner trop de lumière en plein jour, surtout l’été.
- Il faut particulièrement se défier de ces éclairages naturels qui varient si fort d’intensité du matin au soir et de l’hiver à l’été. La photographie tout entière n’est soumise qu’à trop d’influences variables, et quand on peut uniformiser les conditions dans lesquelles on la pratique il y a profit à ne pas le négliger. C’est à ce point de vue surtout que l’éclairage du laboratoire à une lumière artificielle quelconque est préférable à l’éclairage naturel du jour modifiée par les verres colorés nécessaires.
- On a vu, par ce qui précède, que le choix du verre rouge a une grande importance.
- La plupart des verres rouges de lanternes qu’on trouve dans le commerce sont assez inactiniques pour permettre de développer normalement des plaques sensibles à condition que la source lumineuse employée ne soit pas trop intense, que la cuvette de développement ne soit pas trop rapprochée de la lanterne et que le développement ne soit pas trop lent. Néanmoins, il y a encore ici une certaine latitude donnée par la qualité du verre employé. Si sa coloration est mauvaise (produite par un rouge trop orangé) ou si la teinte en est trop faible, la lumière rouge agira davantage sur la surface sensible et pourra l’altérer aux dépens de l’image latente.
- Les verres rouges les plus sûrs sont évidemment les plus foncés (ceux qui donnent aussi par conséquent le moins de lumière pour nos yeux) et dont le rouge spécial est le plus éloigné, dans la série des rouges, du rouge orangé.
- Il est d’ailleurs facile de se rendre compte empiriquement de l’action des radiations rouges filtrées par un verre rouge donné en la comparant expérimentalement à celle que donne un autre verre rouge. On n’a pour cela qu’à impressionner successivement et pendant le même temps deux parties différentes d’une même plaque (avec des caches appropriées) en filtrant les rayons d’une même source lumineuse, entre les deux verres ditférents à comparer.
- Un châssis presse à trois brisures permet aisément cette expérience, car, en soulevant l’un des volets, pour exposer la plaque à l’action des radiations du premier verre rouge pendant un temps déterminé, puis en refermant ce volet et en soulevant le volet opposé pour soumettre la partie opposée de la plaque à l’action des radiations du second verre rouge, on obtient deux impressions distinctes, comparables entre elles, et pour lesquelles la partie médiane, protégée des deux actions lumineuses successives, servira, au développement, de témoin des deux actions exercées.
- Bien que l’amateur n’ait guère l’occasion de faire lui-même les verres rouges, voici à titre de renseignement, l’une des nombreuses formules qui ont été proposées pour cette opération.
- Il s’agit, bien entendu, ici, d’un verre ordinaire recouvert d’un enduit rouge spécial, car pour fabriquer du véritable verre rouge il faudrait disposer d’un matériel de verrerie pour la fonte de cette substance.
- On fait d’abord dissoudre les colorants dans l’alcool, on les mélange par parties égales, on filtre le tout et l’on incorpore 20 cc. du mélange filtré à 60 cc. de collodion à 4 0/0.
- D autre part on prépare une solution de gélatine à l’alun de chrome et l’on enduit de cette solution gélatineuse deux plaques de verre semblables.
- Avec le collodion coloré précédemment, on collodionne les deux plaques de verre géla-
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- tinées, on sèche après durcissement du collodion sur une plaque de métal modérément chauffée, puis on applique les deux plaques l’une sur l’autre par leurs faces enduites, en interposant entre elles une mince couche de baume de Canada.
- On obtient ainsi un verre rouge unique, sur et solide n’ayant d’autre inconvénient que d’être un peu épais ; défaut auquel on peut du reste remédier en employant du verre très mince.
- Voici, d’après le D1' Eder,
- MIAOU !... MI... A ! ! !
- Cliché de M. Lansiaux.
- qui l’emprunte lui-même à Vogel, la formule de ces mélanges :
- Solution n° 1 Solution n° 2
- Solution gélatineuse
- Alcool.......................... 100 cc.
- Aurantia.......................... 5 gr.
- Alcool méthylique............... 100 cc.
- Rose Bengale..................... 25 gr.
- Eau............................. 300 cc.
- Gélatine.......................... 1 gr.
- Solution d’alun de chrome à 2 0/0. 4 cc.
- Dans tous les cas et la qualité du rouge du verre employé étant bien choisie, l’action des radiations rouges reste assez sensiblement égale à l’intensité de ces radiations, c’est-à-dire qu’un verre d’un excellent rouge très foncé, très peu éclairant pour nos yeux, agit moins sur la surface sensible qu’un verre du même rouge mais plus clair, plus lumineux. De telle sorte que c’est toujours en somme aux dépens de la visibilité que le minimum d’action sur l’intégrité de l’image latente est obtenu.
- Si l’on se résigne à mal voir on risque moins d’altérer l’image latente mais on en suit moins bien la réduction, ce qui est une grande gêne pour les débutants et même pour les meilleurs praticiens dans certains cas anormaux. Ou, si l’on est bien éclairé, on risque en revanche d’altérer avec cet éclairage trop intense l’image latente.
- Il faut donc n’user d’un bon éclairage moyen que dans la limite des besoins les plus indispensables, surtout au début du développement.
- 'Mais il y a pourtant un moyen d’obtenir une intensité lumineuse relativement considérable, sans danger pour la surface sensible, quand on dispose de l’électricité comme source lumineuse. Ce moyen, c’est l’emploi de la lampe à liquides colorés imaginée par l’éminent physicien Villar tout récemment.
- Cette lampe, très simple en somme, est constituée par trois cuves en verre rentrant les unes
- dans les autres et contenant des liquides colorés; cuves dont la plus petite, au centre du système, contient, en outre, l’ampoule électrique lumineuse.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Un couvercle unique, étanche à la lumière, recouvre les cuves et sert à les fixer les unes dans les autres aux écartements voulus entre elles comme l’indique la figure ci-dessus. Les dimensions de cette lampe sont données par les cotes suivantes :
- Il faut qu’il y ait entre l’ampoule électrique A et les parois du plus petit vase une distance d’au moins 2 c., 5. — Entre le plus petit verre B et les parois du vase moyen C il faut une distance d’environ 4 c., et enfin il faut encore un espace libre d’au moins 5 c., entre les parois du grand verre D et le vase moyen C.
- On remplit le plus petit vase B d’une solution acide d’hélianthine (1) à saturation; le vase moyen C d’une solution d’acide picrique, également à saturation, et le plus grand vase D d’une dernière solution à saturation de bichromate d’ammoniaque.
- Avec une ampoule de 10 à 16 bougies on obtient au moyen de cette lampe à liquides colorés une superbe lumière rouge très éclairante et pourtant aussi peu actinique que possible, grâce à la nature et à la réunion des solutions teintées employées. Malheureusement cette lampe si précieuse n’est pas encore construite industriellement, mais il serait facile de la faire établir sans grands frais puisque tous ses éléments existent en verrerie à très bas prix.
- Pourtant, même avec cette lampe tout à fait sûre il vaut mieux encore recommander de n’user de la lumière rouge qu’avec modération.
- Quand la plaque à développer est immergée dans le réducteur, l’image ne paraît pas immédiatement, si le temps de pose a été normal. Or, quand, après avoir immergé la plaque aussi loin que possible de la lanterne, on a constaté cette non apparition immédiate (indice de non surexposition), il est bien inutile de continuer à regarder au-delà des deux ou trois secondes nécessaires pour cette constatation.
- Il est donc préférable de recouvrir alors la cuvette d’un carton et de la rapprocher de la lanterne pour la regarder à nouveau quelques secondes plus tard.
- Si, alors, rien encore n’apparaît, on recouvre une seconde fois la cuvette du carton, et ainsi de suite, n’examinant que de série en série de secondes et toujours, chaque fois, pendant le temps le plus court possible, pour constater si l’image latente apparaît ou non.
- Il arrive enfin un moment où la réduction est assez avancée pour dessiner l’image, qui s’accuse souvent avec rapidité.
- C’est alors qu’il importe de suivre de près l’opération du développement et avec d’autant plus de soin que l’image, étant plus complète, semble davantage contenir toutes les valeurs du modèle reproduit. Mais à ce moment si la nécessité de bien voir fait inévitablement rapprocher la cuvette de la source lumineuse, les effets de celle-ci ont d’autant moins d’influence fâcheuse que l’image latente est déjà plus réduite. C’est ainsi que, vers la fin du développement, les radiations rouges étant beaucoup moins à craindre qu’au début, on peut sans inconvénients sortir le cliché du bain pour l’examiner très près de la lanterne, par transparence afin de le mieux apprécier, — sans toutefois prolonger cet examen outre mesure.
- Développée à point, la plaque ne présente plus la même sensibilité; l’image existe, il faudrait une impression lumineuse intense pour l’effacer, mais elle n’est pas encore indifférente à la lumière et l’on risquerait fort de l’altérer en l’immergeant, après lavage sommaire, dans un bain d'hyposulfite de soude, même à la lumière artificielle d’une lampe ou à une faible lumière diffuse naturelle.
- Il faut donc encore proscrire l’emploi des verres jaunes ou verts dont la plupart des lanternes sont munies et avec lesquels on est trop tenté d’examiner le cliché révélé dès qu’il est immergé dans l’hyposulfite.
- A partir de ce moment, en effet, on n’y peut plus rien faire d’utile, et plutôt que de céder à l’impatience curieuse dont on pourrait être animé, il convient de le laisser se fixer totalement à la lumière rouge ou dans l’obscurité.
- S’il est vrai qu’un développement bien conduit permet de faire un bon cliché d’une
- (1) .Substance tinctoriale rouge extraite des goudrons de houille.
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- plaque presque sous exposée ou surexposée, il est vrai aussi que le cliché le plus normalement impressionné peut être transformé en cliché détestable par un développement maladroit. Or, dans les éléments d'altération intervenant dans ce dernier cas, la lumière arti-ticielle du laboratoire joue un rôle capital, il importe de ne pas l’oublier.
- D. Leprisme (A-R).
- Les affaiblissent^ des images afgentiqaes
- Par MM. Lumière frères et Seyewetz.
- L’opération consistant à réduire l'intensité des images argentiques connue sous le nom à!Affaiblissement peut être réalisée, comme on le sait, par un assez grand nombre de procédés qui, par leurs effets, peuvent se diviser en deux classes :
- 1° Les affaiblisseurs agissant d’une façon uniforme sur les différentes parties de l'image.
- 2° Ceux dont l action s'exerce surtout sur les parties les plus opaques de l'image.
- A la première catégorie appartiennent les sels de peroxyde de cérium, le mélange de ferricyanure de potassium et d’hyposulfite de soude et un certain nombre de sels métalliques au maximum dont nous avons signalé les propriétés.
- Ce mode d’affaiblissement est utilisé toutes les fois qu’on désire augmenter les contrastes dans un cliché trop posé. Par contre, c’est le deuxième mode que Ton emploie lorsqu’un phototype manquant de pose a été trop développé, car il convient alors d’affaiblir l’image sans rien perdre des détails presque insuffisants dans les parties les plus transparentes.
- Ce mode d’affaiblissement peut être réalisé, soit par une méthode détournée, soit directement au moyen de composés peroxydés doués de propriétés analogues à celles de l’eau oxygénée.
- Dans le premier procédé, qui a été indiqué par Eder, on transforme tout l’argent du cliché en chlorure parle chlorure ferrique, puis on développe l’image avec un révélateur agissant lentement, en arrêtant le développement avant que le cliché devienne trop opaque. On dissout ensuite le chlorure non réduit dans Thyposulfite de soude.
- Cette méthode, basée sur un principe très intéressant, est d’une application quelque peu délicate en raison de l’incertitude dans laquelle on se trouve lorsqu’il s’agit d’arrêter l’action du développateur.
- Dans le deuxième procédé, on emploie des corps peroxydés tels que les persulfates, notamment le persulfate d'ammoniaque qui peuvent jouer à la fois le rôle d’oxydants et de réducteurs, suivant les conditions dans lesquelles on les utilise. Jusqu’ici, en dehors du persulfate d’ammoniaque S O4 (N II4) dont nous avons été les premiers à signaler l’action curieuse et à donner le mode d’emploi dans une étude détaillée, deux autres substances ont été signalées qui produisent des effets analogues à ceux que donne le persulfalte d’ammoniaque.
- L’une d’elles est l'eau oxygénée en solution acide indiquée par le Dr Andressen (1), l’autre est le permanganate de potassium employé également en solution acide, qui a été préconisé par le professeur Namias (2), avec la formule suivante :
- Permanganate de potassium........................ 0 gr. 5
- Acide sulfurique concentré....................... 1 gr.
- Eau.............................................. 1 litre.
- On peut admettre que le persulfate d’ammoniaque et l’eau oxygénée acide agissent d’une
- (1) Photographische Gorrespondenz (1898).
- (2) Bulletin de la Soc. Fot. Italiana (1899).
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- façon analogue sur l’argent du cliché, le premier en donnant un sulfate double d’argent et d’ammoniaque d’après l’équation :
- SO*NH*+Ag = SO*<^4
- la deuxième en donnant également du sulfate d’argent si on additionne l’eau oxygénée d’acide sulfurique par exemple d’après l’équation :
- H2 O2 + Ag + SO* = H2 2 H2 O + SO4 Ag
- Nous avons pour expliquer l’action particulière du persulfate d’ammoniaque qui affaiblit beaucoup plus les parties intenses du cliché que les parties légères, fait intervenir la réaction réductrice secondaire à laquelle pouvait donner lieu le persulfate d’ammoniaque en présence du sulfate double d’argent et d’ammoniaque, réaction qui peut être représentée par l’équation suivante :
- 2 (SO4 NH*) + 2 (SO4 < + 2 IR O = 4 (SO4 IIN H4) + Ag2 + O2
- Une réaction tout à fait analogue peut être obtenue avec de l’eau oxygénée acide :
- II2 O2 + SO4 H2 + SO4 Ag = 2 SO4 II2 + Ag + O2
- Nous avions pensé que cette réaction inverse de la réaction principale tendait surtout à se produire à l’extérieur de la couche de gélatine où le sulfate double d’ammonium et d’argent se trouvait en présence de l’excès de persulfate, tandis qu’à l’intérieur de la couche, le persulfate était seulement utilisé à dissoudre de l’argent du cliché, la réaction inverse devant se produire beaucoup plus difficilement à cause de l’absence de l’excès de persulfate d’ammoniaque. Cette hypothèse qui est également applicable à l’eau oxygénée pouvait, dans une certaine mesure, expliquer pourquoi les parties opaques qui intéressent une plus grande partie de l’épaisseur de la couche que les parties transparentes étaient plus rapidement dissoutes que ces dernières par le persulfate d’ammoniaque.
- Notre théorie a été très discutée par divers auteurs, mais jusqu’ici aucun d’eux n’a donné une explication satisfaisante de ce phénomène curieux.
- L’action du permanganate de potassium en présence d’acide sulfurique peut également être expliquée par des réactions analogues aux précédentes.
- On peut, en effet, supposer que la dissolution de l’argent a lieu d’après l’équation suivante :
- 2 (ICMnO4) + Ag + 4 (SO* H2) - SO4 Ag + 2 (SO4 Mn) + SO4 K2 + 4 H2 0 + 2 O2
- Quant à la réaction inverse empêchant au permanganate d’agir sur l’argent des parties transparentes qui esta la surface de la couche, on peut admettre qu’il y a tendance à déposer de l’argent sur ces parties d’après l’équation :
- 2 KMn 04+ 3 Ag SO4 = SO4 K® + 2 SO4 Mn + Ag3 + 4 O2
- comme dans le cas du persulfate d’ammoniaque ou de l’eau oxygénée.
- Signalons enfin les résultats négatifs qui nous ont été fournis par toute une série de corps suroxydés que nous pensions, à priori, devoir être des succédanés du persulfate d’ammoniaque. Nous avons reconnu qu'un petit nombre de ces corps tsnd à transformer l’argent du cliché en oxyde et détermine au contraire un léger renforcement, d’autres sont sans action sur l’image qu’on les emploie en solution neutre ou acide. Les composés que nous avons employé sont :
- Les periodates, iodates, les acides iodique et périodique.
- Les perchlorates, chlorates, les acide perchloriques et chlorique.
- Les bromates.
- Les permolybdates, pertungstates, pervanadates, perborates alcalins.
- Conclusions. — En résumé, on peu, conclure de ce qui précède que les corps susceptibles d’affaiblir les clichés en attaquant plus rapidement les parties opaques que les parties transparentes, paraissent être en très petit nombre et ne fonctionnent qu’en solution acide. Cette catégorie de corps semble limitée aux persulfates, à Veau oxygénée et au permanga-
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- LA
- Photographie française
- Revue Mensuelle Illustrée
- des flPDiicaiionc de la Pfiotograpdie a (a Science, a Un
- ET A L’INDUSTRIE
- ‘Directeur : Louis G ASTI NE
- Secrétaire de la Rédaction : Le Docteur G. HODEE
- DOUZIÈME ANNÉE
- 1900
- PARIS
- MASSON & Cie, Éditeurs de La Nature
- 120, boulevard Saint-Germain
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Année 1900
- ^able Alphabétique des 7Vlatières
- Accommodation (Du rôle de 1’) occulaire en photographie, par M. le lient.-col. Moessard. — -N° 25, p. 15.
- Affaiblissement des épreuves aristotypiques et colloïdine trop exposées. — N° 30, p. 128.
- Agrandissement sur toile. — N° 35, p. 210.
- Amélioration des négatifs. — N° 28, p. 86.
- Antihalo. — N° 35, p. 241.
- Appareil (L’) de l’explorateur, par L. Gastine. — N» 25, p. 1.
- Appel L’) des Postes au public. — N° 33, p. 199.
- Applications (Les récentes) de la photographie à l’astronomie. — N° 28, p. 78.
- A propos de l’Exposition de 1900, par B. N. — X" 30, p. 125.
- Art (L’) photographique à l’Exposition de 1900»
- par Louis Boudât. — N° 35, p. 223 et n° 36, p. 253.
- Banquet de la Chambre syndicale de l’industrie photographique. — N” 32, p. 173.
- Besogne nécessaire, par L. Gastine. — N° 33, p. 179.
- Cartes de Jour de l’An, par M. O’Ludwick. — N° 25, p. 16.
- Cartes postales photographiques. — V 27, p. 55-
- Céramique (La photographie). — N° 29, p. 100.
- Charger (Pour) ses appareils à l’Exposition de 1900. — N° 30, p. 117.
- Châssis le Génie pour vues de projections, par .M. Duciienne. — N" 28, p. 87.
- Chlorhydrate d’ammoniaque et mercure. —
- N° 27, p. 58.
- Chromate (Le) d’or, par M. P. Mercier. — N» 32, p. 164.
- Ciment pour celluloïd. — N° 35, p. 241.
- Classe XII (La) à l’Exposition de 1900, par L-Gastine. —' N° 30, p. 115 ; n° 31, p. 135 ; n° 32, p. 158; ai” 33, p. 181; n° 34, p. 205; n° 35, p. 243 ; n” 36, p. 266.
- Clichés tachés par l’humidité. — N° 25, p. 17.
- Clôture (La) de l’Exposition de 1900, p. 229.
- Coloriage des épreuves sur papier au gélatinobromure. — N0 30, p. 128.
- Goncours internationaux d’Exercices physiques et de Sport à l’Exposition Universelle de 1900. — N° 29, p. 105.
- Concours d’objectifs à long foyer pour la téléphotographie en ballon. — 1\° 29, p. 102.
- Concours photographiques, par M. Louis Bordât. — N° 26, p. 38.
- Concours (Notre) photographique de 1900. — X* 29, p. 9 i ; n° 30, p. 126; n° 31, p. 157 ; n° 33 p. 188; ii” 34, p. 201 ; n” 35, p. 242
- Congrès international de photographie de 1900, " par L. Gastine. — N” 28, p. 76.
- Congrès (Le) international des Sociétés d’inventeurs. — N° 32, p. 166.
- Congrès des Sociétés savantes de 1901. — N» 36, p. 270
- Congrès des Sociétés savantes. — N° 33, p. 190. Conservation des papiers. — N" 34, p. 218. Contretypes. — N° 26, p. 37.
- Correspondance, par J. Duisouloz. — N” 32,
- p. 168.
- Correspondance, par MM. B. Gijilleminot, Mi-G n au D, L. C. B. — N” 33, p. 191.
- Correspondance, MM. Derepas frères. — N° 34,
- p. 222.
- Cours de photographie des Associations philotechnique et polytechnique. — N» 35, p. 248 Cuvettes de laboratoire. — N” 25, p. 17. Déformations (Les) des fractures dans les images radiographiques. — N” 31, p. 145.
- Dépoli extra-fin (K. Beans). — N” 26, p. 35. Développement lent. — N® 36, p. 265. Développement (La physique du) par M. B.
- En. Liesegang. — N° 28, p. 79.
- Droit (Le) de photoqraphier à l’Église (E. Mmi-clielet). — N» 26, p. 35.
- Durcissement du caoutchouc. — N” 31, p. 143.
- Échos. — N” 25, p. 7 ; n” 26, p. 31 ; n” 27, p. 53 ; il» 28, p. 75 ; n” 29, p. 100 ; n” 30, p. 121 et 129 ; n° 32, p. 162; n° 33, p. 189; n°34, p. 203 ; n» 35,
- p. 226.
- Éclairage (L’) du Laboratoire, par M. Leprisme (A-R). — N” 36, p. 260.
- Épreuves économiques au sulfate de cuivre. —
- X” 27, p. 57.
- Émaillage sur glace. — N° 26, p. 38.
- Emploi de l’eau oxygénée en photographie. — N” 27, p. 58.
- Emploi des sels au maximum, par MM. Lumière et Reyenvetz. — X” 27, p. 50.
- Encres indélébiles. — N” 29, p. 107. Enseignement (L’) photographique, par L. G. — N” 31, p. 144.
- Épreuves sur papier trop impressionnées. — •
- X” 26, p. 38.
- Épreuves transparentes sur papier. — N” 27, p. 56.
- Estomac (La photographie de 1’), par M. le Docteur IIodéë. — N° 25, p. 10.
- Étrange (Un) et triste accident, par M. Gu. Gravier. — X” 34, p. 202.
- Évolution photographique (L’), par L. G. — X” 25, p. 8.
- Examen du négatif après le développement. —
- N” 27, p. 57.
- Excelsior, par L. Gastine. — X” 36, p. 251.
- Excès (Correction de 1’) de pose. — N” 28, p. 81. Extériomanie (1’). —N- 30, p. 122.
- Ferro-Prussiate (Papier au). — N° 30, p. 127.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Grain (Pour diminuer le) des verres dépolis. — N» 34, p. 219.
- Hyposulfite (L’) d’ammonium et l’hyposulfite de soude. — N° 32, p. 165.
- Impression aux sels de fer et de mercure — N° 35, p. 241.
- Impuretés (Recherches des) en photographie.
- — N° 29, p. 108.
- Initiative (L’). — N“ 31, p. 149.
- Instantanées de vagues. — N° 25, p. 17. Intensive (La nouvelle plaque 1’) à l’émétique, etc., par MM. P. Mercier el J Jougla.
- — N» 29, p. 109.
- Jury officieux (Le) de l’Exposition. — N* 32, p.172.
- Kinora (Le). — N° 30, p. 131.
- Laboratoire (Un) qui s’impose. — N° 26, p. 27. Lac (Le) des Settons, par M. Claudius Miciiaud (A-R). — N» 35, p. 227.
- M. E. Lamy, par M. Ch. Gravier. — N° 31, p. 217.
- Lavage avant renforcement. — N° 29, p. 106. Lavage des plaques. — N° 32, p. 165.
- Liste des récompenses de la Classe XII à l’Exposition de 1900. — N° 34, p. 214.
- Loupe binoculaire, par M. E. Berger. — N° 28,
- p. 88.
- Lumière (Appareil à) artificielle de M. Bouillaud.
- — N° 27, p. 60.
- Lumière (La) rouge au point de vue de l acti-nisme. — N° 34, p. 218.
- E. Mantois, par L. Gastine. — N° 29, p. 99. Mantois, Edouard, par J. Dübouloz. — N° 30,
- p. 118.
- M. Georges Masson, par L. Gastine. — N° 31, p. 141.
- Molteni (M- Ve), par J. D. — N° 30, p. 120. Montres (Les) photographiques Brisebard. —
- — N° 30, p. 129.
- Obtention d’images colorées, par M. le professeur Namias. — N° 25, p. 12 et n° 26, p. 32. Papier (Le) Pan. — N° 36, p. 266.
- Papier au ferro-prussiate. — N° 25, p. 18.
- Papier sensible à la résine. — N° 27, p. 56. Paraffinage des photocopies. — N° 30, p. 127. Pâte à dégrader. — N° 34, p. 218.
- Pellicules en celluloïd. — N° 36, p. 265.
- Perte des rayons caloriques à travers diverses subtances. — N° 31, p. 143.
- Photocopies invisibles. — N” 34, p. 218.
- Photographie (La) dans le domaine judiciaire.
- — N° 34, p. 219.
- Photographie (La) dans les pays tropicaux, par M. le Capitaine Houdaille. — N» 35, p. 230. Pinces (Nouvelles) pour le développement. — N" 29, p. 108.
- Plaques (Les) Gem. — N° 26, p. 36. Ploumana’ch, par M. Edouard Lagache (A-IR. — N° 34, p. 209.
- Poudre éclair Zirconia. — N° 27, p. 61.
- Progrès (Les) actuels de l’optique. — N" 31, p. 152.
- Propriété (La) scientifique, par M. le Docteur G. Hodée. — N° 35, p. 232.
- Renforçage et réduction des diapositives. — N- 31, p. 143.
- Renforcer (Pour) le papier à filtrer. — N° 35, p. 240.
- Renforcement par un seul bain. — N° 29, p. 107. Renforcement des négatifs. — N° 32, p. 165. Renforcement (Sur le), par M. II. W. — N“ 34,
- p. 216.
- Renforcement des positifs de projections. —
- N° 32, p. 165.
- Repiquage des positifs sur papier à la gélatine.
- — N° 34, p. 218.
- Restauration des épreuves au platine. — N» 29, p. 107.
- Revêtement des tables du laboratoire, par M. Gabriely. — N° 25, p. 17.
- Rôle (Le) de la radiographie en chirurgie, par M. le Docteur Lanelongue. — N° 25, p. 5. Sensibilisateur au ferro-prussiate. — N° 27, p. 58.
- Solution de mercure (Préparation d’une) et son emploi. — N° 28, p. 85.
- Souder (Pour) le celluloïd, par M. Crestin- — N" 36, p. 265.
- Stéréoscope Duchenne. — N' 25, p. 16. Stéréopochette à décentrement de L. Joux. —
- N° 27, p. 58.
- Tollé général. — N* 35, p. 248.
- Transformation de l’image photographique d’un cliché en un état lamellaire, par M. A. Tril-lat. — N" 31, p. 150.
- Travers (A) les périodiques. — N° 36, p. 259. Vernis pour papier. — N° 32, p. 165.
- Vernis (Enlèvement du) sur un négatif. — N“30, p. 127.
- Verre rouge de laboratoire. — N° 32, p. 166,
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 1900
- ^able Alphabétique des Illustrations
- Planche en trois couleurs hors texte
- (procédé Ducos du IIauronI
- Le Coq de Couturier, reproduction en trois couleurs, par MM. Prieur et Dubois. — N° 36.
- Phototypies hors texte. — Stéréoscopies
- Bon vent, cliché de M. E. Milhau. — N° 31.
- Le grand canal à Venise, par M. —
- N° 30. ^
- Vagues (Études de), cl. de M. E. Miliiau. •— N° 29. Vieilles (Les) maisons de Lannion ^Bretagne), cl. de M. E. Milhau. — N» 28. .
- Simili hors texte stéréoscopiques
- Butte (Là) du Trocadêro. — N° 28, p. 73.
- Palais des Congrès et les Serres monumentales de l'Exposition de 1900. N° 28, p. 73.
- Palais de la Ville de Paris à l'Exposition de 1900. — N" 28, p. 73.
- Parvis du Saint-Sépulcre (Le) à Jérusalem, cl. de M. Hanau. — N° 25.
- Planches hors texte
- (simili gravure)
- Battage (Le) du grain, cl. de M. Fettu. — N» 26, p. 43.
- Bouille (La), près Rouen (soir d’orage), cl. de M. Ch. Berroux. — N" 30, p. 133.
- Calme plat, cl. de M. Jules Mannheim. — N» 33.
- Conp (Un) de vent (golfe de Marseille), cl. de M. Imbert. — N» 26, p. 43.
- Effets de lumière, cl. de M. Maurice Bonnetaud. N° 27, p. 49.
- En Egypte. — N° 29, p 115.
- Etude de pâturage, cl. de M. G. Danguy. — N° 28, p. 93.
- Elude de vagues, cl. de M. Infroit. — N° 25, p. 1 !.
- Eludes de vagues. Le port Donnant par la tempête. cl. de M. E. Pressard, — N° 34.
- Hermitage (L') du vieux parc d’Arcueil (Bône, 42 637', Y. O. M.). - N» 30, p. 135 et n° 31, p. 155.
- Marchand de porcelaines au Japon. — N° 29, p. 115.
- Marché en Roumanie, cl. de M. Luc be I)o-brzansky. — N° 27, p. 67.
- Oasis de Biskra (Algérie), cl. de M. Luc de Dobrzansky. — N° 26, p. 41.
- Plage (La) à Wimereux, cl. de M. Boyenval. — N° 30. p. 133.
- Pont (Le) Alexandre III à l’Exposition de 1900 (Cahors, 90.366, A. D. G.). — N» 35.
- Prairie sur les bords de la Marne, cl. de M. J. Sou-lan. — N° 28, p. 93.
- Radiographie d'une même fracture sous différents
- angles de projection, cl. deM. G. Contremoulins. — N° 31, p. 147.
- Récifs (Sur les), cl. de M. Eug. Petitjean fils. — N° 35.
- Rentrée (la) du troupeau, cl. de Mme Huguet. — N" 25, p. 19.
- Sous bois aux Vaux de Cernay, cl. de M. (Miramas, 98,312, B. S. R.). — N° 36, p. 261.
- Types indigènes de l'Andalousie au temps des Mau-’res (Séville, 42.578, H. C. D.). — N° 32.
- Vue instantanée faite avec un aplanat grand angle Busch, cl. de M. L. Gastine. — N° 31, p. 153'. Une saoula indigène en Kabylie, cl. de M. Th. Ancey. — N° 28, p. 91.
- Illustrations intercalées dans le texte
- Accident (Un) place de la Concorde, cl. de M. L.
- Gasiine. — N° 35, p. 223.
- A la fontaine (Aix-en-Provence), cl. de M11' G.
- Laguarde. — N° 26, p. 37.
- A l'ombre, cl. de M. C. Moreau. — N° 31, p. 145. Arènes (Un coin des) de l'Andalousie au temps des Maures (Séville, 42.578, H. G. D.). - N» 32, p. 174.
- Baignade en Seine, cl. de M. Paul Collier. — N» 30, p. 128.
- Bolivie (Village en), cl. (Quito, 16.333, H. I. C.). — N» 32, p. 157.
- Bon (Le) coin, cl. de M. H. Lemoine. — N° 25,
- p. 7.
- Bonne partie (Une), cl, de M. H. Lemoine. — N» 25, p. 13.
- Bord de Veau (Au), cl. de M. Ch. Petit. — N° 36, p. 263.
- Bord (Au) de Veau, cl. du Concours du Photo-Club MEULANAIS. — N° 35, p. 235.
- Bords (Sur les) de Ville (vieux Rennes), cl. de M. Maury. — N° 26, p. 26.
- Chemin kabyle en Algérie, cl. de M. Ancey. — N° 29, p. 100.
- Couronne (La), bateau-école à Toulon (Toulon, 61.123, G. L. T.). — N» 33, p. 179.
- Croiseur de guerre. — N° 29, p. 102.
- Diligence de Cochabamba (Bolivie), (Quito, 16.333, II. I. G.), — N» 33, p. 188.
- Ecole (!') des gabiers, cl. de M. Henry Homo. — N° 34, p. 201.
- En Extrême-Orient. — N° 29. p. 101.
- Enfants (Types d’) indigènes de la Cordillères des Andes, cl. de M. Laguarde. — N° 27, p. 51. Esplanade (L') des Invalides (Exp. de 1900). — V 28, p. 79.
- Femmes indigènes de la Cordillère des Andes, cl. de M. Laguarde. — N° 27, p. 54.
- Femmes kabyles, cl. de M. Th. Ancey, — N° 29* p. 97.
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- LA, PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Fêtes (Les) du centenaire de Marseille. — Un char romain. — Le bataillon des Artésiennes, cl. de M. G. Dubois. — N» 2(1, p. 27 et 35.
- Fêtes (Les) de l'escadre, dans le port de la vieille Darse à Toulon, cl. de M. II. Lemoine. — N" 25,
- p. 9.
- Habitation Muonçj au Laos. — N° 28, p. 80.
- Hallali de cerf dans la forêt de Compiègne, cl. de M118 Louise Binder Mestro. — N8 26, p. 29 et p. 30.
- Incident (Un) sensationnel, côté face, p. 254. — Côté pile, p. 255, par M.. A. Collard. — N8 36.
- Intérieur d'une maison israélite à Damas, cl. de la maison Laciienal. — N° 26, p. 33.
- Isknar (La rivière) passant par les Balkans, cl. de M. Et. Georgiefe. — N° 30, p. 125.
- Lac (Le) des Sellons, série de clichés par M. Clau-djus Michaui). — N° 35, p. 227, 228 et 229.
- Un lavoir improvisé, cl. du Concours du Piioto-Club meueanais. — N° 35, p. 241.
- Magenta (Le), (Toulon, 61,123, G. L, T.). —N° 32,
- p. 162.
- Marine, cl. du Concours du Piioto-Club meula-nais. — N° 35, p. 234.
- Mer (En), cl. de M. de la Villestreux. — N° 30, p. 265.
- Moutons au soleil couchant, cl. de M1Ie de Sainte-Marie. — N8 32, p. 161.
- Nobles japonaises. — N8 27, p. 56.
- Ouled-Nail (Une) de Biskra, cl. de M. Luc de Dobrzansky. — N8 28, p. 83.
- Datais algériens au Trocadéro (Exp. de 1900). — N8 28, p. 81.
- Palais (Les) étrangers à T Exposition de 1900. — N8 28, p. 71, 72, 75.
- Palais (Le) du gouverneur à Alger. — N° 29, p. 96.
- Photographies à la lumière, artificielle par l'appareil Bouillaud, — N° 29, p. 104 et 105.
- Placé (La) Saint-Marc à Venise, cl. de M. II. Lemoine. — Nu 31, p. 141.
- Plâtrier (’.e), cl. de M. A. Collard. — N8 36, p. 252.
- Plongeur (Le), cl. de M. Gousseaume. — N8 32, p. 167.
- Ploumava’ch (série de vues), cl. de M. Ed. Lagache. — N8 34, p. 205, 2*)9,2I0, 211,212 et 213.
- Pont (Le) des Aigles à Sophia (Bulgarie), cl. de M. Et. Georgiefe. — N° 36, p. 124.
- Pont (Le) Alexandre III et les Palais des Beaux-Arts. — N° 28, p. 77.
- Pont (Le) des Lions à Sophia, cl. de M. Et. Geor-gieff. — N° 30, p. 119.
- Porte monumentale de l’Exposition de 1900. —N° 28, p. 79.
- Porte d'entrée monumentale de l'Exposition de 1900. — N8 30, p. 115.
- Portrait de Niarinzhé, cl. Otto. — N° 36, p. 251.
- Potosi playa Pinchincha, (Quito, 16.333, IL L G.).
- — N8 33, p. 189.
- Ravin dans les Andes, (Quilo, 16,333, II. 1. C.). — N8 33, p. 189.
- Ravin ét pont en Bolivie (Quito, 16.333, II. I. G.).
- — N8 33, p. 185.
- Régates en Méditerranée. — N° 29, p. 111.
- Relais (Un) d'omnibus à Paris, (Pézénas, 47.320, G. G. G.). — N8 34, p. 215.
- Rennes (Le vieux), cl. de M. G. Maury. — N8 31, p. 141.
- Retour des champs, cl. de MUe de Sainte-Marie.
- — N8 33, p. 193.
- Rue de la Gare et pont des Lions à Sophia, cl. de M. E. Georgiefe. — N8 30, p. 117.
- Sentier dans la Cordillère des Andes (Amérique!, (Quito, 16.333, II. I. G.). — N8 33, p. 183.
- Sèvre (La) uiortaise, cl. de M. Maury. — N8 26, p. 23.
- Sobraniê (Le palais de la) (Parlement) à Sophia, cl. de M. Et. Georgiefe. — N8 30, p. 122. Soleil couchant, cl. de M. Maurice Bonnetaud. — N8 28, p. 86.
- Sortie (La) de l’école, cl. de M. Mayet. — N° 36, p. 257.
- Sortie de la grand’ messe en Bretagne, cl. de M. II. Lemoine.'— N° 25, p. 5.
- Sortie de la messe à Antofaqasla (Chili), (Quito, 16.333, II. I. G.). — N8 33', p. 186.
- Sur les quais d’Alger. — N» 29, p. 109.
- Sur la Sarthe, cl. de M. le Docteur G, IIodée. — N8 36, p. 268.
- Temple japonais. — N8 27, p. 57.
- Tonkin (Au), cl. de la maison Laciienal. — A8 26, p. 32.
- Torpilleur rentrant au port, cl. de M. II. Lemoine.
- — N° 25, p. 6.
- Tour de Belem, cl. de la Maison Laciienal. —•
- — N° 31, p. 135.
- Travaux de l’Exposition de 1900, Trocadéro, cl. de M. L. Gastine. — N° 25, p. 1.
- Types chiliens, cl. de M. Laguarde. — N8 27, p. 47.
- Vieux (Les) moulins de Meaux. '— N° 31, p. 139. Vieux port (Entrée du) de Marseille. —-N0 29, p. 25.
- Croquis intercalés dans le texte
- Appareil pour la photographie de l’estomac — N» 35, p. 10.
- Graphiques du spectre solaire et de la sensibilité de l’œil et du gélatine-bromure d’ai-gent aux radiations lumineuses. — N8 36, p. 262.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- .na/e de potasse en solution acide, c’est-à-dire à des corps susceptibles suivant les cas, soit de céder de l’oxygène, soit de fournir de l’hydrogène.
- Ce sont donc des composés qui bien que peroxydes, diffèrent très notablement au point de vue de leurs propriétés chimiques des alfaiblisseurs agissant simultanément et uniformé-anent sur toutes les parties de l’image.
- lies Saifttes-IWaPies-de-la-lVlep
- Texte et clichés de Mu° G. Laguarde (A-R;
- Il est, tout au fond de la Camargue, une petite bourgade de pêcheurs, naguère isolée •et ignorée, aujourd’hui plus fréquentée, grâce à l’ingénieuse idée que l’on a eue de sillonner de chemins de fer cette plaine sans limites.
- Elles ne s’en plaignent mie, les gentes « Arlèses » affluant aux Saintes-Maries les •dimanches d’été pour danser la farandole ou s’ébattre en troupes joyeuses sur la grande plage. Mais combien le déplorent ceux qui comprennent la Camargue d’une manière plus poétique en voyant la civilisation envahir ce pays de rêve et détruire peu à peu, chez ce brave peuple provençal, les antiques usages, la foi naïve et jusqu’aux costumes si pittoresques d’antan !
- C’est à Arles, à la gare de Trinquetaille que l’on prend le train qui mène aux Saintes. Mais on peut y aller aussi en voiture par l’ancienne route nationale, ou, ce qui -est plus agréable, à cheval, afin de mieux jouir de la souveraine beauté de ce minuscule désert.
- La Camargue, en effet, avec ses nombreuses touffes d’ « enganes » courtes formant autant de taches sombres dans le sable blanc, éblouissant au soleil, est un véritable •désert.
- L’hiver, le Mistral y souffle dur, ne trouvant aucun obstacle à sa fureur. Aussi ces plaines ne voient-elles que de rares « gardians » conduisant quelque « manade » de taureaux dans les « mas » isolés.
- Par endroits, la végétation cesse complètement : ce sont des étangs desséchés que l'on traverse, où les chevaux laissent, dans une terre grise craquelée, l’empreinte de leurs sabots.
- Un silence absolu règne dans ces solitudes sans végétation. Nul insecte n’y bruit; pas un cri d’oiseau dans l’espace ; à la brise, aucun arbre 11e frissonne.
- La vie semble absente de toute l’étendue visible, jusqu’au loin; jusqu’à l’horizon infini où quelques mirages vagues se confondent, indécis, dans le ciel très clair. Et l’as-
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- pect morne, sans fonnes et sans mouvement de ce néant silencieux, serait lugubre si le beau soleil de la Provence n intervenait point pour l'emplir d’une harmonie de tons, enchanteresse.
- L’or de ses rayons, qui ruisselle, les vapeurs diaprées qu’il soulève transforment l’immensité déserte dans laquelle on marche durant quelques heures en un monde de visions d’Orient indescriptibles!... jusqu'au moment où, comme derrière un voile chatoyant qui se déchire, apparaît à l’extrémité de la plaine le village des Saintes-Mari es.
- Situées à moins de trois cents mètres de la mer, les Saintes-Maries se composent de maisons blanchies à la chaux, de cabanes en chaume dominées par la masse imposante de l’église, qui semble couvrir toute la région de sa grande ombre protectrice.
- Et ce n’est pas une vaine apparence : l’église des Saintes-Maries date à peu près du ixe siècle, époque à laquelle d’autres églises-citadelles, comme celles de Vie et de Mague-lone, furent construites autant pour servir d'asile à la Foi que pour la défense des côtes de Provence contre les Aragonais et les Sarrazins qui, successivement, infestèrent le golfe du Lion.
- Cette église n’a point de nefs latérales ; d’épais contreforts répondent au dehors à chaque pilier de l’intérieur et c’est ce qui contribue le plus à lui donner son aspect de forteresse.
- A gauche, dans le chœur, un escalier en colimaçon conduit à la galerie extérieure régnant autour de l’édifice et à la chapelle haute. On retrouve jusque dans ce détail l’analogie avec le château fort. Le sanctuaire est un double boulevard : moral et matériel.
- La chapelle haute renferme, dans des châsses ferrées, les reliques des Saintes-Maries, que l’on expose aux fidèles le 24 mai, en les descendant, au moyen d'un cabestan, par une fenêtre intérieure percée dans
- l’arc triomphal de l’église. ^ 1
- La tradition rapporte que ce fut sur le rivage des Saintes qu’abordèrent Marie Salomé, Marie Jacobé, Marie Magdeleine, ainsi que Sara, chassées de Judée par la persécution romaine.
- Or donc, le 24 mai, en Camargue, c’est donc grande fête en commémoration de ce débarquement.
- De toutes parts, sur les routes poudreuses, à travers
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- les enganes, les palaches s’acheminent vers l’église des Saintes, dont se silhouette la grande masse crénelée là-bas, là-bas, dans l’azur du ciel.
- Sous le soleil brûlant, viennent des mas lointains les gentes Arlèses, viennent les alertes gardians, bronzés par la lumière ardente, abandonnant leurs manades pour faire brûler un cierge aux Maries. Et viennentaussilesnoirsbohémiens,— ceux-là surtout fidèles, car c’est par centaines qu’il les faut compter !
- Il en est de tous pays, de tous âges : vieux loqueteux traînant carriole, enfants minus en des oripeaux multicolores, et tout cela forme d’inénarrables caravanes d’un pittoresque à la Callot qu’on admire mais qu’on n’aimerait guère rencontrer en rase campagne. Il semble interminable le défilé des roulottes de bohémiens qui se hâtent toutes vers le même but: vers leur patronne Sara, dont les reliques sont enfermées dans la crypte de l’église des Saintes.
- Le village, si calme d’ordinaire, est dans l’animation. Dès le matin, le petit train de Camargue débarque des quantités de voyageurs : provençaux de la région, touristes en quête d’impressions neuves; une cohue hétéroclite qui ne tarde pas à envahir et remplir les hôtels de la localité.
- La place est au premier occupant et les retardataires ont tort ; faute de logis, ils campent. On campe en effet partout; jusque dans l’église où bon nombre de pèlerins ont passé la nuit avant le Grand jour, mais de préférence sur la plage, à l’ombre de quelque tamaris rachitique.
- Autour du village, les bohémiens ne sont pas longs à établir leurs quartiers généraux un peu à l’écart des habitations, car les naturels du lieu n’ont aucune amitié pour.ces sortes de pèlerins. »
- On les tolère, mais bien à part, et là ils sont libres d’exercer leurs diverses professions d’acrobates, de charlatans, dans un certain isolement où cette réunion de bossus, de boiteux, d’aveugles ainsi que de toutes les infirmités possibles et invraisemblables forme la plus curieuse « Cour des miracles » qui se puisse imaginer.
- Sur la place de l’Eglise, où les forains établissent leurs boutiques de médailles, de chapelets et d’une infinité d’objets dédiés aux grandes Saintes, la foule est considérable.
- Le Grand jour, à trois heures, les cloches lancées à toute volée annoncent la cérémonie religieuse. Comment décrire l’aspect de la vieille chapelle aux murs habituellement sombres, alors illuminés par les milliers de cierges des pèlerins, minuscules flammettes vacillant
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- — comme scintilleraient de petites étoiles ? Comment dépeindre l'ardente foi qui anime ces milliers dames, ces infirmes « espérant » l'étrange et archaïque descente des reliques dont ils alten-dent la guérison de leurs maux !...
- « Vive les Saintes !...
- Vive les Saintes!! » est le cri unanime résumant toutes les prières, tous les espoirs.
- « Vive les Saintes !... et dans l’anxiété précédant leur apparition mystérieuse, s’exalte davantage la foi brûlante qui fait clamer dans un crescendo plus émouvant :
- « Vive les Saintes!!!... » Or voilà soudain que les antiques grilles de fer forgé s’écartent... Alléluia!! Les volets s’ouvrent... Alléluia!! vers les fidèles, les châsses doucement balancées, descendent très lentement.
- On se prosterne et l’on crie encore, mais avec plus de respect : « Vive les Saintes ! » tandis que dans la crypte, où sont tassés les bohémiens, un écho sourd répond : « Vive Sara! »
- La descente pittoresque des reliques ne constitue pas seule la fête religieuse. Le lendemain matin, après la grand’messe, une procession a lieu ; c’est celle de la barque des Saintes, que les fidèles portent en triomphe.
- Par les rues étroites, les bannières flottant au vent, on marche en chantant des cantiques provençaux.
- La procession gagne la plage où sur l’immense grève ensoleillée elle se développe sans ordre.
- Jadis, la barque bénie était présentée aux flots, mais cet usage fut abandonné parce que le zèle des pèlerins les entraînait souvent à des baignades tumultueuses qui n’étaient pas sans inconvénients. On se contente donc aujourd’hui d’effleurer la grève en portant la barque et de la ramener à l’église en l’acclamant toujours avec le même enthousiasme.
- Les châsses remontées, — comme par enchantement, -— rentrées dans leurs fenêtres, et les volets refermés, la foule s’écoule, se disperse, le train est pris d’assaut, les pataches se chargent à se rompre. On se bouscule, on court; les bohémiens détalent plus vite encore qu’ils ne sont venus et le village reprend son aspect tranquille. .
- C. Laguarde (A. R.)
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- lies sections photographiques étrangères à l’Exposition de 1900
- Le temps nous ayant fait défaut et l’abondance des matières ayant d’autre part dépassé toutes nos prévisions numéro par numéro, nous n’avons pu donner le compte rendu de la section photographique étrangère à l’Exposition de 1900pendant la durée de celle ci, mais ce
- compte rendu ne sera pourtant pas négligé. On nous a fait observer qu’arrivant après la fermeture de l’Exposition, il n’aurait plus d’intérêt... nous ne partageons pas cette manière de voir. Nous considérons en effet, que ce compte rendu s'adresse surtout aux personnes qui n’ont pas pu se rendre à l'Exposition, car, nous ne prétendons nullement guider les jugements de celles qui pouvaient voir elles-mêmes les œuvres exposées, or, pour ces personnes, que l'Exposition soit ou non fermée, l’information que nous pouvons donner garde et gardera jusqu’à une autre exposition universelle, un intérêt n’allant en décroissant que d'année en année. A présent il est encore de pleine actualité. Du reste nous ne sommes pas le seul journal technique ayant encore des comptes rendus de VExposition de 1900 à faire; c’est le cas de tous les journaux techniques ayant fait une revue sérieuse des produits exposés.
- RECETTES & PROCÉDÉS
- GAUCHERIES ENFANTINES
- Cliché de M.'Lansiaux.
- Epreuves sur étoffes
- D’après WUsons Phot. Magazin, le Moniteur de la Photographie indique le procédé suivant pour obtenir des épreuves au ferro-prussiate sur toile ou sur soie : Etendez une solution à 1/100 de gélatine et séchez; sensibilisez ensuite avec :
- A. Ammonio-cilrate de fer . ... 27 parties
- Eau....................... 100 —
- B. Ferrocyanure de potassium . . 23 parties
- Eau....................... 100 —
- Ajoutez A. à B., filtrez et conservez le mélange à l’obscurité.
- La formule suivante est également préconisée :
- A. Acide citrique ou tartrique . . 26 parties
- Eau. ....................... 100 —
- B. Chlorure ferrique........ 20 parties
- Eau....................... 100 —
- G. Ferricyanure de potassium . . 22 parties
- Eau....................... 100 —
- D. Ammoniaque environ....... 40 —
- Ajoutez A. à B., puis D. en secouant légèrement le mélange, puis G. de la même façon. Filtrez ensuite.
- On sensibilise en étendant le mélange au pinceau.
- La dernière formule donne plus de sensibilité.
- Développement automatique
- Dans le même ordre d’idées, surlequel nous faisons les plus expresses réserves d’ailleurs,
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- on a récemment breveté en Angleterre un procédé qui consiste à joindre à la plaque photographique un enduit soluble contenant à la fois le révélateur et le fixateur. Cet enduit est naturellement porté par le côté verre et préservé de l’action de l’air par une pellicule collée sur l’enduit.
- Ce genre d’enduit pourrait être aussi collé au dos des papiers sensibles à développement après une imperméabilisation préalable du papier. Nous ne donnons qu’à titre de curiosité les formules de ces préparations, soit pour développement seul soit pour développement et fixage combinés. (Formule pour le
- quart de plaque anglais).
- Réducto-fixateur au kach in
- Sulfite de soude anhydre . . . 1 gr.
- Soude caustique pulvérisée. . 0,58
- Ilyposulfite de soude anhydre . 1,2
- Broyer, mélanger et ajouter :
- Kachin ou pyrocatéchine . . . 0,58
- On fait avec les poudres broyées de ces produits et un sirop de sucre ou de dextrine un mélange collant que l’on étale sur le côté verre de la plaque et qu’on protège ensuite de l’action de l’air par une pellicule simple collée sur l’enduit.
- Cette préparation permettrait, quel que soit le temps de pose, un développement parfait sans aucune surveillance, car la durée du développement pourrait être indéterminée, c’est-à-dire prolongée sans aucun inconvénient (?)
- Enduit réducteur seul
- Acide pyrogallique ou métol . 0,12
- ou Hydroquinone............. 0,20
- Carbonate de soude anhydre. 0,05
- Sulfite de soude anhydre . . . 0,65
- Bromure de potassium .... 0,03
- Taches d’acide pyrogallique
- Pour éviter les taches d’acide pyrogallique sur les doigts, M. Will Lussier dans Caméra Craft indique un procédé simple qui consiste à laver ses mains dans une solution diluée d’acide citrique,puis, quand elles sontsèches, à les tremper dans la glycérine.
- Lavage des négatifs après le renforcement au mercure.
- On croit communément que les négatifs renforçés au bichlorure de mercure doivent,
- après le fixage, être lavés très longuement pour éviter ensuite un jaunissement, à\ïPhoto-Gazette d’après Phot. Mittheilungen, mais un tel lavage est tout à fait superflu, si le fixage a été exécuté correctement, en employant un bain fixateur frais et en y laissant les plaques pendant quelques minutes, même si la solution du bromure d’argent n’a pas été réduite. Un lavage de cinq ou six minutes, dans l’eau courante, avant l’application du renforçateur, est alors plus que suffisant.
- Un lavage plus long ne serait nécessaire que dans le cas où la couche gélatineuse se-raittrès épaisse. Même après le renforcement, il suffit de cinq ou six minutes de lavage; on peut ensuite, sans crainte, procéder au noircissement par l’ammoniaque ; en employant le sulfite de soude au lieu d’ammoniaque, il suffira d’un lavage d’une demi-minute. Pour faciliter l’extraction du bichlorure de la couche, il conviendra d’ajouter à sa solution du chlorure de sodium (sel de cuisine) en quantité égale au double du poids de bichlorure.
- Le chlorure de sodium a aussi l’avantage de faciliter la solution du bichlorure dans l’eau; on doit le préférer en raison de son bas prix au bromure de potassium que l’on conseille dans le même but.
- On devra aciduler la solution de bichlorure de mercure avec quelques gouttes d’acide chlorhydrique, qui la rend plus stable.
- E. J.
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- Pour décoller les épreuves glacées.
- Un de nos dévoués abonnés rédacteurs nous signale le procédé suivant qu’il a employé toujours avec succès pour décoller les photographies sur papier qu’il avait voulu glacer et qui restaient collées au support glaceur verre, ébonite ou plaque émaillée employés.
- Ce procédé consiste simplement dans l’immersion du support et de l’épreuve ensemble dans de l’eau chaude à 90 ou 95 degrés.
- On enlève l’épreuve dès qu’elle devient détachable du support glaceur et on la sèche au papier buvard.
- Pour éviter d’ailleurs cette difficulté du décollage il suffit, dit notre correspondant, de passer les épreuves pendant 10 à 12 minutes dans un bain de :
- Eau............. 100 parties
- Formole......... 10 parties
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- Ce bain quidevientla gélatine de l’épreuve l’empêche de coller si fortement an support glaceur. »
- Un chimiste distingué me disait n’avoir jamais de papier de photocopies adhérents au glaçage en ayant soin de laisser quelque peu sécher le photoglaceur et égoutter quelques instants les papiers avant de les appliquer sur la glace ou la plaque émaillée — « Si vous mettez, me disait-il, une feuille de papier sortant de l’eau sur un photoglaceur encore chargé de liquide, l’abondance de l’eau repousse et chasse l’enduit et c’est alors que la gélatine fait corps avec la plaque émaillée ou la glace. »
- Je suis actuellement ses sages conseils et je n’ai plus d’adhérence.
- UN VIEIL AMATEUR.
- Ajoutons que les supports glaceurs quand
- ils sont bien préparés, c’est-à-dire bien nettoyés, bien encaustiqués ou bien talcqués, ne présentent point cette adhérence excessive.
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- Epreuves transparentes sur papier
- Pour rendre transparentes les épreuves sur papier, le Bulletin de la société de photographie italienne recommande l’emploi du bain suivant dans lequel on trempe les papiers jusqu’à complète imbibition :
- Paraffine . . Huile de lin
- 40 gr. 10 gr.
- à 80°
- Pour coller ces épreuves après égouttage et séchage on emploie une colle formée de :
- Sucre..........
- Colle de poisson.
- 26 gr. 100 gr.
- ; es Nouveautés photographiques
- Le Mirographe
- Le mirographe est un cinématographe d’amateur de la grandeur d’un petit appareil photographique (0 m. 15 X 0 ni. 115 X 0 m. 07), qui permet de prendre soi-même les vues, de développer les négatifs, de tirer les positifs, de les projeter soit à la lumière électrique, oxydrique, au pétrole... etc, ou même de les voir, grossies, en pleine lumière, sans projection. cuen,
- Les pellicules employées d'un prix modique, ont 23 ra/m de largeur et 0 mètres de longueur. Elles prennent 84 photographies au mètre soit environ 500 pour toute la bande en 40 secondes à peu près.
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- L’appareil se place sur un pied photographique ordinaire L’objectif est au point à partir de 2 mètres. On vise sur la pellicule elle-même, ce qui évite les erreurs de mise en plaque
- Les bandes enroulées sur un cadre, se développent dans une cuvette 24X 30 comme un cliché ordinaire ; le séchage se fait sur une simple corde tendue.
- Le mécanisme servant à la substitution des images, basé sur un principe entièrement nouveau est d’une extraordinaire simplicité.
- Il se compose d’une pièce unique animée d’un mouvement relatif continu,, agissant directement sur la pellicule d’une manière progressive et non saccadée, ce qui suprime
- toute trépidation.
- La durée d’exposition des images, par suite leur luminosité est considérablement augmentée puisqu’elle est, dans le mirographe de 3/4 pour 1/4 d’escamotage, alors que dans les autres systèmes, elle est de 2/3 pour 1 /3 d’escamotage, parfois même de moitié d’escamotage.
- A la projection, on obtient avec le mirographe des vues plus nettes, plus lumineuses, et presque aussi grandes qu’avec beaucoup des appareils de professionnel ; de plus grâce à un dispositif spécial de l’obturateur, le scintillement n’existe plus.
- Le miroscope combiné avec le mirographe forme une sorte de kinétoscope permettant de voir, grossies, soit en plein jour, soit à la lueur d’une lampe les vues prises avec le mirographe.
- Le mirographe, en même temps qu’un instrument sérieux et de haute précision est le véritable cinématographe d’amateur à portée de toutes les bourses.
- Nouveau modèle de Microscope de projection avec système de polarisation
- (lUDIGUET ET MASSLOT, CONSTRUCTEURS, PARIS;
- L’appareil dont il s’agit est le modèle le plus complet de tous ceux qui ont été établis pour l’Enseignement; il trouvera sa place dans les hôpitaux et facultés pour les travaux précis.
- Les constructeurs se sont appliqués à obtenir une rigidité parfaite de tous les organes, condition indispensable pour effectuer commodément le centrage compliqué. Dans ce but, ils ont fixé le corps principal qui contient la cuve à alun de refroidissement sur une plaque de cuivre d’une épaisseur convenable. Sur cette même plaque vient solidement se visser un tube rigide portant une règle à section trapézoïdale; c’est sur cette règle que viennent glisser les deux noix, l'une portant les lentilles focus, l’autre l’objectif. Par sa forme même, celte règle assure le centrage parfait de tous ces organes sans grande difficulté de oonstruction.
- Cette règle est maintenue à moitié de sa longueur par la pièce terminant le tube central, de sorte qu’il ne peut y avoir flexion de cette dernière.
- Çuve à refroidissement. — Afin de rassembler le plus parfaitement possible les rayons lumineux et par conséquent obtenir le maximum d’éclairement de l’écran, on a muni un des côtés de la cuve d’un verre concave; la cuve a une capacité assez grande pour qu’on puisse laisser longtemps la préparation exposée sans qu’elle s’échauffe.
- Tube à focus. — MM. Radiguet et Massiot ont étudié plusieurs jeux de lentilles focus,
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- ces dernières sont montées de telle sorte qu’il est très facile de les démonter du pied qui sert aies faire mouvoir dans le tube ouvert.
- Pour faire de la polarisation, il suffit de retirer l’anneau portant le focus et de le remplacer par la monture qui renferme un prisme de Nicole de 22 m/m d’épaisseur.
- Indépendamment des lentilles focus et pour obtenir des démonstrations différentes suivant les foyers et les ouvertures des objectifs employés, ils ont muni leur microscope de concentrateurs et de diaphragmes montés sur un disque tournant.
- Platine. — La platine sur laquelle repose la préparation possède les mouvements en tous sens, verticaux, horizontaux, ainsi qu’un mouvement circulaire ; les mouvements sont obtenus à l’aide de vis à rappel qui font coulisser des cadres intérieurs. Il est évident que ces mouvements sont infiniment supérieurs à ceux de la crémaillère; ils sont d’abord beaucoup plus doux et permettent ensuite de ne pas donner une épaisseur démesurée à cet organe de l’appareil.
- Porte-objectif. — Le porte-objectif possède un mouvement de mise au pointrapide par crémaillère et un mouvement lent par vis micrométrique.
- Le tube porte-objectif peut recevoir suivant les cas des diaphragmes, un verre concave pour augmenter le champ et un verre convexe pour le réduire. 11 peut enfin recevoir un tube glissant à frottement gras et contenant un second prisme de Nicole de 20m/m d’épaisseur pour la polarisation.
- r-k’
- A Travers les Périodiques
- Notre distingué confrère, M. Albert ltayner, publie dans Ombre et lumière un intéressant article sur la femme et la photographie, dont nous reproduisons ici les principaux traits :
- « La curiosité nous a pris de rechercher combien les Sociétés photographiques françaises comptent de sociétaires féminins. A peine en avons-nous trouvé une cinquantaine. Encore, dans ce nombre ridiculement faible, faut-il tenir compte qu’une Société, celle du Havre, comprend à elle seule trente-sept de ces sociétaires. Beaucoup de raisons empêchent la femme de s’affilier à une Société ; aussi n’est-ce pas sur cette seule constatation que nous appuyons notre jugement, mais bien sur une observation qui dure depuis plusieurs années et sur des renseignements qui nous ont été fournis.
- A l’étranger, en Angleterre et en Amérique, la femme photographe est beaucoup moins rare. Aux courses, sur les bateaux
- monstres qui sillonnent les lleuves américains, dans Ilyde-Park ou aux chutes du Niagara, partout on la rencontre, sa détective à la main. Si vous apercevez sur nos boulevards ou sur nos plages mondaines une belle dame munie d’un appareil coquelet peu volumineux, vous pouvez parier, sans crainte, que votre gracieux confrère est de nationalité étrangère. Dans toutes les expositions, les envois des photographes à longues dents et à corsage plat sont relativement nombreux et ils ne sont pas toujours les plus mauvais. Ouvrez un des organes photographiques d’outre-mer, vous y trouverez presque à coup sûr de remarquables illustrations ayant pour origine des clichés obtenus par une photo-woman (?).
- Pourquoi nos compatriotes dédaignent-elles la photographie? Ce n’est pas parce qu’elles craignent de ne pas réussir, car depuis quelques années nous avons vu dans diverses expositions des spécimens de leur savoir-faire, qui n’étaient pas sans valeur.
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- L’une d’entre elles, Mme Viez-Bourgeois, a même créé tout un procédé de photographie à l’aide de miroirs et d’écrans qui, à l’exposition de’18'92, obtint un légitime succès. Il y a quelque trente ans, alors que le photographe était obligé de traîner avec lui un matériel encombrant, de préparer sur place ses plaques sensibles en employant des produits nauséabonds et salissants, cette abstention féminine s’expliquait, mais depuis l’apparition des plaques au gélatino-bromure, les a ppareils ont été rendus de plus en plus portatifs, et les détectives, jumelles, etc., paraissent avoir été créés spécialement pour l’usage des dames. Si les appareils ont été allégés, les manipulations ont été simplifiées : les bains de développement, de fixage, de virage, etc., se vendent tout préparés, et le plus infime revendeur d’articles photographiques possède sous forme de poudre, de liquides concentrés, de quoi révéler, fixer, virer, aluner en un clin d’œil des centaines de négatifs ou d’épreuves.
- Peut-être dames et demoiselles de France sont-elles effrayées par l’aridité des formules techniques que les auteurs entassent à plaisir dans leurs traités, ou se figurent-elles qu’il faut une longue pratique jointe à de patientes études pour arriver à produire des images présentables. Cette préoccupation de faire bien les honore, mais elle ne saurait les arrêter plus que de raison. Il n’est pas difficile, en effet, de faire de bonne photographie, quelques leçons suffisent. Elles ne sont même pas indispensables, ces leçons, un bon traité lu attentivement et quelques essais peuvent y suppléer. Nous disons ceci pour celles de nos lectrices qui voudraient effectuer par elles-mêmes toutes les opérations d’où résulte l’épreuve positive, qui veulent se réserver les émotions du développement, suivre pas à pas l’apparition de l’image latente. Pour les autres, il ne manque pas de maisons qui se chargent, moyennant finances, d’éviter tout travail : You press tlie button, we do thc rest. » Vous appuyez sur le bouton et nous faisons le reste, disentles Américains. Comme simplification du travail, il serait difficile d’exiger davantage.
- Quel intérêt ou quel agrément les femmes trouveront-elles à faire de la photographie, peut-on se demander. N’est-ce pas un plaisir pour une mère que de réunir une collection de portraits de ses enfants photographiés à tous les âges et dans toutes les circonstances
- possibles. N’est-ce pas chose importante pour une femme que de conserver l’image d’une jolie toilette, d’un seyant vêtement d’intérieur, d’une broderie rare, et, pourquoi pas, d’un bouquet offert par une main amie dans des circonstances qu’on aimera à évoquer plus tard. Il estbien d’autres cas où la femme sera heureuse d’avoir à sa disposition et de savoir employer un appareil photographique. Nous venons d’envisager le côté sentimental de la question ; à n’en considérer que le côté utilitaire, les arguments ne manqueraient pas non plus. Sans nous occuper des portraits directs ou agrandis qui ne peuvent concourir à la décoration d’un appartement qu’à la condition d’être d’une facture irréprochable, on nous concédera bien que parmi les tas de négatifs accumulés au bout de quelques mois de pratique, il se trouvera quelques pa) sages assez purs pour supporter l’agrandissement et fournir de magnifiques épreuves noires ou teintées qui feront fort bon effet dans un cabinet de travail ou un boudoir. Mille petits travaux de décoration ayant la photographie pour base s’offrent à l’activité de la femme ; les subjectiles les plus divers peuvent être utilisés ; la soie servira à faire des éventails, des sachets ; parle procédé au charbon, il sera facile de décorer des services de table, des vases, en reportant sur la porcelaine, des fleurs, des paysages ou des portraits. Laphoto-miniature est une occupation tout indiquée pour les doigts agiles de la femme. En peu de temps, à peu de frais et sans de longues études préliminaires, une jeune fille peut devenir assez habile pour colorier des portraits qui ne rivaliseront probablement pas avec les miniatures d’Isabey, mais qui n’en auront pas moins un prix inestimable pour leur auteur. La femme possède toutes les qualités requises pour faire d’excellente photographie. En plus de son goût exquis, elle est douée de la légèreté de mains, de l’adresse nécessaires pour mener à bien les délicates manipulations de certains tirages. »
- Nous ne saurions qu’applaudir aux considérations si justes exposées par M. Albert Rayner car nous avons nous-mêmes, il y une dizaine d’années, préconisé chaudement l’application de la photographie par les femmes de tout âge, et nul n’est plus que nous convaincu par de bonnes raisons des avantages et des agréments que la femme trouvera dans ce genre d’activité
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- Une chasse à Jouvilliers
- La série de vues que nous reproduisons pages i, 2 et 3 a été prise par notre distingué collaborateur M. le Comte de Bioncourt à Jouvilliers, près Kauchwillet, chez M. le Comte Nicolas Potoki, en novembre 1899, à Voccasion d'une grande chasse offerte ci S. A. le Grand Duc Alexis, oncle de S. M. le Tsar.
- La qualité des personnes que cette réunion si « sélect » groupait donne un prix documentaire tout spécial à cette série dont nos lecteurs apprécieront l'extrême intérêt.
- Une collection à créer
- En souvenir d’une charmante excursion faite à Sentis et à Chantilly, la sociélé de photographie de Vincennes a réuni dans la planche ci-dessous, les portraits des gais excursionnistes et les trois plus beaux clichés faits au cours de cette grande promenade. Nous reproduisons cette jolie planche pour contribuer à la faire connaître aux amateurs des autres
- sociétés, car les associations françaises et étrangères pourraient échanger entre elles des planches analogues qui formeraient une très intéressante collection et des documents plus tard assurément précieux.
- Si d’autres sociétés ont des planches similaires à nous communiquer, nous les reproduirons volontiers.
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- LETTRES OUVERTES
- A MM. les rédacteurs-abonnés de La photographie Française.
- Afin de gagner du temps en évitant ainsi l’envoi d’un trop grand nombre de lettres, La Photographie Française, tout en s'excusant de prendre la voie du journal pour cet avis, prie ses ABONNÉS-RÉDACTEURS (A-R) d’avoir l’extrême obligeance de lui renvoyer leurs cartes de presse provisoires qui doivent être annulées et seront immédiatement remplacées par d'élégants carnets identité de presse (en cuir) pourVannée 4904.
- Ces carnets possèdent à l’intérieur un emplacement de 3 cent. 4/2 de largeur sur 4 cent, dehauteur (comme le quadrilatère ci-contre) réservé à la photographie du titulaire.
- Comme il y a intérêt, pour donner un caractère plus personnel et par conséquent plus officiellement valable à ces cartes, à ce que le portrait soit revêtu en bordure du timbre du journal, nos distingués rédacteurs sont instamment priés de joindre au renvoi de leur carte provisoire leur photographie qui sera collée dans le carnet définitif et timbrée par la direction, avant légalisation du pouvoir conféré par la carte.
- Illustrations :
- Les correspondants qui veulent bien nous adresser des photocopies ou photogrammes positifs en vue de la reproduction dans La Photographie Française sont instamment priés de vouloir bien indiquer avec quels appareils et dans quelles conditions les négatifs ont été obtenus. Exemple : appareil : Spido Gaumont. Objectif : Darlot, Obturateur : Decaux. Diaphragme f/64. Pose : 1/40 de S. Midi temps clair., Date : 13 Mai, etc.
- NÉCROLOGIE
- Notre confrère M. F. Dillaye, l’éminent collaborateur de tant de publications photographiques, vient d’avoir la douleur de perdre sa fille : Mlle Marthe Dillaye, âgée de 22 ans ! Tout le monde comprendra combien cette mort est cruelle pour notre confrère et s’associera spontanément à son éminent chagrin. Qu’il veuille bien agréer en cette circonstance si
- pénible l’expression de notre sympathie la plus sincère et la plus vive.
- M. Warnercke dont les travaux photographiques et particulièrement l’actinomètre étant bien connus vient de mourir tout récemment.
- Bibliographie
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