La photographie française
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- LA
- Photographie Française
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- Echos
- Recettes et procédés
- Les Nouveautés photographiques. — Le Sté-réoloscope de M. Paul Cornu. .......
- Les Sections étrangères à l’Exposition de 1900 (suite et fin), par M. D...........
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- CHRONIQUE
- Les artistes américaines
- Dans le précédent numéro de la Photographie Française, parlant des amateurs photographes américains, l’auteur de la « Revue des sections étrangères à l’Exposition universelle » regrettait qu’ils ne se fussent pas manifestés en cette circonstance et souhaitait une occasion de connaître leur genre.
- Dans une certaine mesure, voilà son vœu exaucé par l’exposition des artistes américaines organisée rue des Mathurins par le Photo-Club de Paris.
- Cent cinquante épreuves exposées par vingt et quelques artistes américaines, dans des conditions de sélection qui ne nous sont pas connues, ne constituent peut-être point ce qu’il faut pour juger en pleine connaissance de cause l’école artistique photographique des Etats-Unis. Mais si l’on considère pourtant que les exposantes sont de New-York, Chicago, Boston, Philadelphie, Cleveland, Deerfield, Washington, Doyleston, Colombus, Fairfield, Des-nort, etc., etc., et qu’en dépit de ces provenances si diverses tous les envois ont uu certain « air de famille » bien tranché, il y a lieu de reconnaître qu’ils sont l’expression d’une école déterminée et qu’ils nous indiquent tout au moins les tendances dominantes de cette école.
- Dans le sens de la vérité et de l’intensité de l’expression, en majorité les envois des artistes américaines marquent une recherche couronnée de succès. Mais pour discerner cette qualité de premier ordre (surtout en matière de productions artistiques photographiques)
- A MONTE-CARLO
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- 42 LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- dans l’ensemble des œuvres exposées au Photo-Club, il n’est pas inutile de connaître la courte histoire de l’art américain. Elle peut se résumer en quelques lignes :
- L’Amérique du Nord n’a vécu d’abord, en matière d’art, que sur le fond et les traditions de la vieille Europe. Elle admirait, avec plus de confiance que de sentiment personnel, les productions consacrées par le temps ; elle savait acquérir à haut prix un Téniers ou un Rubens..., mais elle ne payait pas moins cher, à l’occasion, un Wil-S liam Bouguereau, montrant ainsi une sorte de secrète préférence pour l’art tout de minutieuse exécution de ce dernier.
- Les futurs artistes américains allaient donc se former en Europe, et particulièrement à Paris, où ils abondent encore. Mais le tempérament américain ne pouvait fournir ni des sous-Bouguereau, ni des imitateurs de notre art classique. Les jeunes artistes d’Amérique, après quelques années d’études sur le vieux continent, retournèrent donc aux Etats-Unis avec une tendance très distincte et de l'art ancien et de l’art moderne européens. Cette tendance n’a pas encore pu créer une école américaine bien distincte, mais elle a déjà suffi pour former un courant d’opinion dont les tarifs d’importation sont la conséquence et dont l’exposition des artistes américaines nous apporte aussi l’expression.
- Les richissimes Américains qui se forment une « galerie » achètent encore des Meis-sonier, des Bouguereau, des Bonnat, ou des Rembrandt, des Titien, et des Ribeira... quand ils en rencontrent, mais la nation ferme ses portes autant qu’elle le peut aux œuvres européennes pour favoriser l’éclosion d’œuvres exclusivement américaines et se faire un art à elle.
- De même, pendant que nous voyons encore les richissimes héritières des rois de l’industrie américaine rechercher les nobles rejetons de nos familles aristocratiques, l’ensemble de la nation se plaît à créer une aristocratie nationale à elle.
- En attendant qu’il ait des caractères bien définis, — le temps seul étant capable de les produire, — l’art américain se contente de se manifester par des tentatives nouvelles où nous voyons forcément plus d’étrangeté que de mérite.
- L’exposition des artistes américaines présente aussi le reflet de ces tentatives nouvelles. On y voit la préoccupation dominante de produire œuvre personnelle, fût-ce en laid, fût-ce en mal.
- Mais on y voit aussi le caractère pratique de la race et l’intensité de la personnalité individuelle américaine s’accuser par des œuvres si vraies et si pleines d’expression qu’elles font de cette exposition une manifestation réellement artistique digne du plus grand intérêt.
- Tandis que Mlle Austin (de Boston), par exemple, dans une série d’études et de portraits ou de compositions, s’égare dans une recherche d’éclairages défectueux, dans un parti pris d’exécutions bizarres sans rapport avec les sujets, et nous montre des compositions qui n’ont qu’une étrangeté presque incohérente à leur actif ; tandis que Mlle Rose Clarke de Buffalo, New-York, avec une autre série d’études, de portraits et de compositions, semble avoir voulu parodier de toutes façons les traditions européennes, Mlle V. G. Sharp, de Philadelphie, au contraire, offre quatre envois seulement qui sont d’une tenue absolument irréprochable à tous les points de vue. Son portrait de Mme X..., en particulier, appelle les plus vifs éloges. C’est d’ailleurs peut-être la seule des exposantes dont l’exposition soit sans erreurs et sans défaillances.
- D’autres ont fuit parfois mieux encore, mais exposent à côté de leurs meilleures pro-
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- ductions des photocopies d’autant moins excusables qu’elles contrastent davantage avec les qualités des bonnes œuvres qu elles encadrent d’une façon si regrettable.
- Tel est notamment le cas de l’exposition de MJle E. J. Farnworth, d’Albany, dont les six envois ne comprennent qu’une seule composition tout à fait réussie : L'amour blessé. Encore que ce « petit tableau » soit assez mal « mis en plaque » il a des qualités d’harmonie, de sentiment, de style, de composition telles qu’il s’impose et forme une œuvre d’un mérite incontestable. Pourquoi faut-il que la Cigale, la Brise légère, l’Evocation et surtout la Diane, de cette même exposante soient à tous égards si inférieures à L'amour blessé.
- Avec les dix envois de M1]e Mathilde Weil, de Philadelphie, cette question, qu’on se pose fatalement aussi, trouve un commencement de réponse dans les écarts même et dans les genres divers des photocopies de cette artiste : Constance est une figure d’un sentiment, intéressant mais dans laquelle un parti-pris d’éclairage exagéré, n’a rien d’artistique. On, n’imite pas bien Rembrandt par des oppositions de lumière et d’ombre qui se nuisent au lieu de se favoriser, et ce défaut déjà si marqué dans Constance, frappe encore davantage dans la Femme au manchon de la même exposante, qui serait une œuvre du plus grand mérite sans ce parti-pris d’oppositions exagérées et contradictoires.
- Quoique très inférieur à ces deux précédentes compositions, Cristal magique les domine par la pondération relative qu’il possède, et c’est, en vérité, bien dommage, car, sans leur opposition exagérée, on ne saurait trop le dire, Constance et surtout la Femme au manchon seraient des compositions de tout premier ordre.
- Plus ou moins médiocres et parfois même tout à fait mauvaises, les sept autres photocopies de Mlle Weil ne marquent autre chose que son désir trop immodéré défaire quelque chose de particulier.
- En art, on ne fait pas à volonté œuvre originale, on devient seulement capable de concevoir des œuvres empreintes d’originalité quand on s’est élevé au-dessus de la masse ou placé en dehors d’elle par l’effort soutenu d’un travail acharné.
- Tout nous porte à croire qu’un labeur persévérant est ainsi la cause du mérite et de la personnalité qu’accuse Mlle Eva L. Watson, de Philadelphie, dans ses charmants portraits d’enfants.
- Baby, Attention et Somme (pourquoi Somme?) sont, sans aucune recherche et sans parti-pris d’aucune espèce, empreints d’une originalité extrême. Les deux frères est une composition parfaite et dont l’expression exquise fait une œuvre personnelle particulière, originale au plus haut point. Mais ce qui démontre plus victorieusement encore la vérité du principe dont il s’agit, c’est Lecture, de la même exposante.
- La Lecture est un sujet qu’un très grand nombre des artistes américaines ont traité. Presque toutes y ont été banales, seule, ou presque seule, Mlle Eva Watson a fait de ce sujet, avec les enfants qu’elle a si bien étudiés, une composition ravissante, dont le naturel, le charme, la vérité, l’intensité d’expression et le goût sont à ce point supérieurs qu’ils donnent à sa Lecture une prédominance absolue sur toutes les compositions du même sujet figurant à cette exposition.
- L’exposition de Mlle Eva L. Watson se compose d’un assez grand nombre d’envois parmi lesquels ses portraits d’enfants sont les meilleurs. Néanmoins aucune de ces photocopies n’est sans m.érite marqué. On peut n’aimer ni ses Profils, ni son Portrait d'homme, ni même ses Iris, mais Fantaisie et le Perroquet sont encore des compositions originales et charmantes, et ses Chrysanthèmes constituent un tabeau de nature morte dont on chercherait longtemps l’équivalent parmi les œuvres de nos peintres les plus distingués.
- On apprécie mieux encore l’originalité naturelle et saine de l’artiste précitée, quand on compare son œuvre à celle de Mlle Virginia Prall, de Washington, qui semble si profondément empreinte du penchant naturel de ses compatriotes pour la peinture de M. Bougue-reau. Son meilleur envoi : Ecoutez ma prièrA, pourrait être signé par ce peintre s’il était en couleur et moins sombre. On retrouve aussi son style dans la Mater Dolorosa de Mlle Prall. Cette figure a des qualités d’expression et d’éclairage très marqués, mais une main disproportionnée la dépare et la place au-dessous de la tête de Vieillard, de cette même exposante, bien que ce dernier envoi n’ait pas autant d’intérêt.
- Les études et les portraits forment la majeure partie des sujets des envois des artistes
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- américaines. Après les Chrysanthèmes de Mlle Eva Watson et un groupe de Champignons très réussi de M11® Chas. Schaffer, les rares études de fleurs exposées ne méritent aucune mention spéciale.
- L’art décoratif est encore moins représenté dans cette exposition, et sauf un petit Panneau décoratif de Mlle Gertrude Kasebier, de New-York, il n’y a rien à citer.
- Cette dernière artiste américaine a, du reste, fourni des envois intéressants par les écarts même qu’ils accusent dans sa production. L’Exposition du Photo-Club lui doit une figure intitulée Contre jour, qui est absolument remarquable, et une autre figure intitulée A la fenêtre, dont le mérite, quoique beaucoup moins grand, reste très vif. Mais à quoi rime cette figure d’enfant intitulée Etonnement, dont le dessin « délavé » enlève le caractère et l’expression ? Etait-ce le cas d’ôter à cette étude par un semblable tirage tout ce quelle devrait exprimer?
- Au contraire, le portrait de femme intitulé Le collier de perles accuse, on ne sait pourquoi, un fini, une sécheresse, une dureté d’exécution (exagérée encore par une tache noire jetée derrière la figure en guise de fond) qui n’ont que le plus fâcheux rapport avec les lignes anguleuses et les sécheresses du modèle. Le Portrait de Mme Wallerig n’est pas moins sec, et sans plus de raison.
- Et toutes ces tentatives si diverses, faites trop évidemment pour leur diversité seule, amènent à penser avec regret que tout en ayant un réel talent dont plusieurs envois comme le Contre jour etd la fenêtre témoignent hautement, Mlle Gertrude Kasebier risque de faire fausse route si elle continue à ne considérer que le but d’originalité visé par la plupart de ses compatriotes.
- L’exposition des artistes américaines ne contient pas de paysages, car on ne saurait considérer comme tels la Première neige et l’Effet de brouillard de MIIe Myra Albert Wig-gins, de New-York. Ces deux photocopies sont plutôt, en effet, des sujets de genre, comme leur titre l’indique, et par l’exécution et par la composition.
- Sans avoir rien de transcendant, ils sont d’un sentiment juste et très accusé dont il y a lieu de féliciter l’auteur. La Forge est loin de valoir les deux études précitées; elle a des duretés, des excès d’opposition, de lumière et d’obscurité qui font une exagération de la nature au lieu de l’atténuation raisonnée qu’il aurait fallu tenter de réaliser. En revanche, le Déjeuner, du même auteur, est un petit tableau d’une vérité et d’un naturel achevés !
- Les envois de Mmes A. Bartlet (de Chicago), Lonnesberg (de NewYork), A. Paschall (de Doyleston), J. C. Sears (de Boston), O’Wright (de Fairfield), et de MUes j g. Elton (de Cle-veland), Sarah J. Eddy (de Providence), Zaïda ben Yusuf (de New-York), Emily Mew (de
- Washington), A. B. Sniff (de Co-lombus), A. C. Van Buren (de Desnort), E. G. Walborn (d’Ak-son) et Devens (de Cambridge), renferment des épreuves dignes d’intérêt mais sur lesquelles je ne puis insister pour ne pas étendre outre mesure cette appréciation, déjà trop longue, sans doute au gré des lecteurs.
- J’espère que
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- ces artistes nous permettront encore d’apprécier leurs œuvres et qu’une prochaine exposition américaine, au plus tard en 1902, nous les représentera dans des œuvres que j’aurai plaisir à louer.
- Mlle Sellby, de New-York, nous montre cette fois des portraits d’enfants qui promettent beaucoup, mais je ne goûte en aucune façon son Portrait de jeune fille, sec et dur, et surtout sa Femme au manchon, qui fait peine, même quand on n’a pas encore vu celle de Mu® Weil.
- Mlle Floride Green (également de New-York), est aussi l’auteur d’une série de Portraits que je critiquerais si l’un d’eux, — qui serait mieux intitulé Étude — n’excusait les autres. Ce n’est pas sur quatre ou cinq épreuves qu’on peut juger de la valeur réelle d’un amateur et quand, sur un si petit nombre de spécimens il y en a déjà un de méritant, il convient de réserver avec prudence son opinion.
- De même, par l’ensemble de l’exposition des artistes américaines, nous ne prétendons nullement nous former une opinion précise à l’égard de l’école d’art photographique des Etats-Unis, mais nous croyons devoir insister en concluant sur les qualités de vérité et d’expression que nous indiquions au début et qui sont si vivement marquées dans les envois du plus grand nombre des exposantes.
- Dans Une lecture intéressante, et surtout dans le Rire, Mlle Anny Pilsbury, de Boston, porte ces deux qualités primordiales à un très haut point. Son Rire est d’une intensité, d’une justesse et d’un charme rare; on ne peut que l’admirer sans aucune réserve.
- Et d’autre part, Mlle Robinson, — elle aussi de Boston, —a fait trois envois de premier ordre où l’on retrouve cette vérité et cette puissance d’expression non moins accusées.
- Ses trois envois sont d’abord un Profil délicieux et très artistique, en dépit d’une exécution dont le trop grand fini choquera sans doute bien des amateurs même français, puis un portrait de jeune fille, dont l’intensité de vie, le naturel et le sentiment sont vraiment extraordinaires.
- Pose, fond, éclairage, composition, tout est parfait; le modèle lui-même est ravissant... et le charme qu’il exerce fait l’éloge du talent de l’exposante avec une éloquence devant laquelle le critique n’a qu’à s’incliner.
- Que ne puis-je être aussi favorable au troisième envoi?! C’est encore un portrait pourtant, et l’expression, la vérité, la vie ne lui font pas plus défaut qu’au précédent, mais trop de fini, un éclairage dur et une pose qui manque de naturel suffisent pour lui enlever les trois quarts de sa valeur. A ce portrait de dame « d’un certain âge », pourquoi Mlle Robinson n’a-t-elie pas donné une facture toute différente!! C’est là qu’il fallait de l’enveloppé, du nuageux, du flou, ou l’une de ces recherches d’éclairage anormal dont tant d’artistes américaines ont fait leur principal objectif ! L’exécution mal appropriée de ce dernier portrait est une erreur grave qu’on peut reprocher à Mlle Robinson avec d autant plus d’insistance que son portrait de jeune fille est une des plus belles choses de l’exposition de ses compatriotes.
- Après leur exposition au Photo-Club de Paris, que vont devenir ces envois? Peut-être iront-ils dans d’autres capitales européennes avant de retourner à leurs auteurs?... S’ils doivent être offerts à l’examen des amateurs de Berlin, de Londres, de Vienne ou de Rome, pourquoi n’iraient-ils pas aussi, d’abord, et pendant qu’ils sont encore en France, renseigner un peu les amateurs des principales villes françaises? J’en connais plus d’une qui ferait le meilleur accueil à cette intéressante exhibition.
- Louis Bordât.
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- La reproduction photographique des couleurs
- en valeurs relatives exactes, par M. S. E. {A. R.)
- On sait que les diverses radiations dont la lumière blanche du jour est formée (spectre solaire) possèdent des longueurs d’ondes distinctes n’agissant pas sur l’équilibre vibratoire des surfaces sensibles de la même façon les unes que les autres.
- L’étude des différentes vibrations qui constituent les sons a démontré que leurs hauteurs dépendent de la rapidité du mouvement vibratoire et de l’amplitude des vibrations.
- Ainsi, un son qui, dans le même espace de temps, est produit par un nombre de vibrations deux fois plus grand qu’un autre son, esta l’octave aiguë de ce son. Deux notes consécutives de la gamme sont produites par des vibrations plus rapides pour l’une que pour l’autre et la note la plus élevée des deux est celle qui est donnée par un nombre de vibra~ tions plus grand dans le même temps (1).
- Or, de même que la rapidité des vibrations acoustiques ou sonores détermine les sons, de même la rapidité des vibrations lumineuses, la rapidité des radiations (terme affecté aux vibrations lumineuses pour les distinguer des vibrations acoustiques) détermine leurs couleurs.
- L’expérience a permis de mesurer les longueurs d’ondes des différentes radiations solaires dans l’air et de constater que ces longueurs diminuent du rouge au violet, de telle sorte qu’environ 400 trillions de vibrations correspondent au rouge sombre, tandis que le violet dont les ondes sont plus courtes dans le rapport de 4 à 7 possède un peu plus de 700 grillions de vibrations à la seconde.
- Plus la longueur d’onde est réduite, plus les radiations, naturellement, sont fréquentes pour le même espace de temps.
- Les diverses radiations solaires dont se compose la lumière solaire ne sont donc pas seulement distinctes par les couleurs qui les caractérisent, mais encore par la fréquence des radiations qui est inhérente à chacune d’elles.
- En outre, à ces vibrations différentes correspondent des effets divers physiques ou chimiques qu’il importe de connaître en matière de photographie.
- Le spectre solaire a des propriétés caloriques de plus en plus marquées du violet au rouge et qui s’étendent au-delà du rouge dans l’infra-rouge d’une quantité à peu près égale à celle du spectre lui-même.
- Ces dernières radiations caloriques, obscures, c’est-à-dire invisibles pour nos yeux, exercent une action qui n’est pas la même que celle des radiations de l’autre extrémité du spectre.
- L’action visible et l’action latente de ces diverses radiations a été étudiée comparativement pour les divers composés halogènes de l’argent : bromure, chlorure et iodure, ainsi que pour les mélanges de ces composés, et les résultats de ces recherches sont donnés par les diagrammes reproduits ci-après.
- Le premier montre l’action visible à son maximum entre les raies G et F pour le bromure d’argent tandis que pour le chlorure ce maximum, déplacé, se trouve entre H1 et h et pour l’iodure entre h et G. Les composés, très différents comme diagrammes, montrent pour l’action de la lumière solaire sur le bromure et l’iodure combinés une augmentation régulière de l’ultra-violetà la raie H, avec le maximum de cette action entre les raies h et G, une légère diminution de G en F, puis une accentuation de cette diminution de la région F à la région E avec une descente assez rapide de E en A dans l’infra-rouge. Moins étendue, la courbe de l’iodure et du chlorure combinés est aussi la moins régulière de toutes.
- D’abord faible, elle s’élève sensiblement vers 112 jusqu’à Hl, reste à peu près à ce ni-
- (1) Au-dessous de 20 vibrations par seconde, l’oreille ne perçoit plus qu’un bourdonnement ou un ronflement sans caractère distinctif, et pour les sons aigus la limite perceptible est voisine de 23,000 vibrations par seconde.
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- H[Hi L G
- P bE DcBaA
- Iodure
- Bromure et iodure Iodure et chlorure
- veau jusqu’au-delà de' G pour s’élever encore brusquement et redescendre entre G et F, d’où elle se précipite, descendant rapidement jusqu’en D avant de disparaître tout à fait vers l’infra-rouge.
- Si l’on compare cette action visible des radiations avec l’action latente révélée par les réducteurs, on constate que pour chaque composé halogène d’argent les maximums d’action se produisent dans les mêmes raies du spectre. Que l'action soit visible ou latente, la forme et l’étendue des courbes varient seules. Ainsi pour le chlorure d’argent, le maximum d’action est produit, dans les deux cas, par les rayons ultra-violets, violet, et indigo. Mais tandis que cette action pour l’image visible commence dès le rouge et s’accentue fortement entre le bleu et l’indigo, pour l’image latente elle ne commence guère qu’entre le jaune et le vert.
- Cette différence est encore plus marquée pour l’iodure d’argent, bien que le maximum pour ce composé soit produit encore dans les deux cas vers la même région du spectre l’indigo, puisque pour l’image visible, avec ce composé, l’action commence dans le rouge tandis qu’elle ne débute que vers la fin du bleu pour l’action latente (1).
- Les combinaisons d’iodure et de bromure d’argent ou d’iodure etde chlorure d’argent accusent une action moins marquée dans l’indigo mais seulement à l’état sec.
- Enfin, pour tous les composés et pour toutes les combinaisons, les rayons les moins réfrangibles du spectre, rouge et orangé, semblent agir peu, ou même ne pas agir du tout.
- Il ne faudrait pourtant pas se hâter de conclure à cet égard, car, ce défaut apparent d’action n’est pas assez démontré. En outre, dans des conditions particulières ces radiations ne seraient peut-être pas aussi inactives. Ainsi l’ultra-violet ne paraissait point avoir naguère
- Bromure ordinaire Bromure orangé non mûri ,
- Bromure gris mûri Bromure vert.
- Chlorure ordinaire Chlorure gris.
- Iodure ordinaire 3 équivalents d’iodure et 1 de bromure. Iodure et bromure équivalents égaux. . Iodure et chlorure
- Premier graphique
- Action visible des radiations du spectre solaire sur les composés halogènes de l’argent, d’après M. de La Baume Pluvinel.
- Second graphique : Action latente des radiations sur le;
- d’après M. le capitaine Abney.
- composés halogène de l’argent
- (1) Ces diagrammes montrent, en outre, que la plupart des composés halogènes de l’argent, même combinés, sont moins fortement modifiés par les radiations les plus sensibles à nos yeux que par celles qui nous affectent moins.
- Les maximums d’action ne se produisent pas, en effet, dans le jaune, l’orangé et le vert, mais dans le violet l’indigo, le bleu et l’ultra violet qui sont pour nos yeux des couleurs sombres ou même invisibles (ultra-violet).
- Ce phénomène explique comment il nous est difficile d’apprécier de visu la valeur et la qualité photogénique, de la lumière, puisque la perception des radiations les plus actives sur les surfaces photographiques sensibles nous échappe.
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- autant d’action que le violet et l’indigo, et les diagrammes que nous reproduisons d’après M. de La Beaume Pluvinel montrent des courbes très infléchies au-delà des raies H, et nous savons aujourd’hui que les rayons X, dont la fréquence de radiation est beaucoup plus élevée que celle des rayons violets, donnent des images instantanées en radiographie.
- D’autre part, on a préparé des émulsions spéciales sur lesquelles les radiations rouges et même infra-rouge ne sont pas sans action si l’on prolonge la durée de l’impression lumineuse (1).
- On n’est donc plus autorisé à dire, comme M. de La Beaume Pluvinel en 1891, que les molécules de la matière sensible ne sont pas absolument comparables aux cordes sonores vibrant à leur son fondamental et aussi aux octaves de ce son. Les rayons X semblent appeler à cet égard une étude nouvelle qui donnerait peut-être de très intéressants résultats.
- Dans tous les cas il reste constant que pour la lumière du jour et les plaques sensibles ordinaires au gélatino-bromure d’argent, les radiations les plus actives sont celles qui s’étendent de l’ultra-violet au bleu vert, et pour le chlorure celles qui s’étendent de l’ultra violet à l’indigo dans le cas d’action latente.
- Or, il résulte de ce qui précède que les radiations les plus actives sur les surfaces photographiques sensibles n’étant pas celles qui agissent le plus sur notre œil, une image formée de toutes les radiations du spectre comme un paysage, par exemple, doit donner en reproduction photographique un autre effet général que celui qu’elle a pour notre organe visuel..
- C’est, en effet, ce qui se produit, comme nous allons l’exposer théoriquement et comme on le constate sans cesse pratiquement.
- (La suite au jrochain numéro.)
- A Travers les Périodiques
- M. IL Bellieni, dans le Bulletin du Photo-Club de Paris publie d’intéressantes indications sur les effets de la buée sur la netteté des images photographiques.
- En hiver, les lentilles des objectifs, la première , surtout, peuvent se couvrir d’une légère buée qui nuit à la qualité des images reproduites. Pour éviter cet inconvénient il suffit de vérifier si les lentilles sont ou non affectées de cette buée et de les essuyer, s’il y a lieu, avec un linge propre de toile fine usée.
- L’Eczéma des phothographes. — M. F.
- Silas, dans le Bulletin du Photo-Club de Paris, rapporte les observations médicales faites en Autriche sur les altérations cutanées produites sur divers développateurs et plus spécialement parla combinaison de métol, hy-droquinone et potasse. Un onguent à base de naphtalan, préconisé par le Dr Ivrugener guérit, dit-il, rapidement cet eczéma ainsi qu’une mixture indiquée par M. Max Vergien (de
- Halle), qui se compose de 30 gr. d’huile de cade, 30 gr. de goudron officinal et 30 gr. d’huile de fragon battus avec 100 gr. d’alcool absolu.
- *
- L’Education artistique de l’Enfant par l’Image Photographique est le sujet d’un excellent article de notre confrère Baldus que publie la revue suisse, Archives de Photographie. Il n’est point nécessaire de démontrer que la photographie peut concourir d’une façon excellente à former le goût artistique des enfants par la vue de sujets bien choisis, mais M. Baldus présente cette vérité évidente d’une façon fort intéressante et que nous tenons à signaler.
- *
- Le Photogramme consacre à l’Institut d’enseignement et d'essais photographiques de Munich tout son numéro de janvier dernier; c’est une petite monographie fort intéressante de cet important établissement.
- (1) Environ 25 fois la pose normale pour le rouge et 35 fois pour l’infra-rouge.
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- Lia flotte française de guep'pe
- Texte et photographies de M. H. H. (A-R)
- (Suite et fin)
- La seconde partie de la flotte comprend les navires non cuirassés. Croiseurs de lre, 2e et 3e classes, avisos, canonnières, croiseurs-torpilleurs, avisos-torpilleurs, contre-torpilleurs, torpilleurs de haute-mer de lre et de 2e classes.
- Le grand défaut des croiseurs en France se trouve dans leur petit nombre, dans la faiblesse de l’artillerie et dans le nombre multiple des modèles.
- Alors, par exemple, que pour certains croiseurs les Anglais se servent de pièces de 152 mm., nous n’avons que du 138 mm. 0 sur des bâtiments de même tonnage.
- A part ces défauts, nos croiseurs peuvent rivaliser au point de vue protection, avec ceux des autres marines, et les traversées de Y Alger, du Descartes et du Guichen, sont là pour témoigner de la résistance de nos machines.
- Les croiseurs de lre classe comprennent deux types : le premier croiseur proprement dit (Photogr. n° 2) classe Tage longueur 110 mètres, déplacement 7.000 tonnes, machines
- de 12.000 chevaux, vitesse 19 nœuds, artillerie 8 canons de 16 cm., 8 canons de 14 cm., 2 canons de G5 mm., 15 canons-revolvers.
- Le 2e type croiseur-corsaire (Photogr. n° 1) est un type caractérisé par le Guichen, qui est destiné à détruire les navires de commerce. Ce genre de bâtiment a une longueur de 140 mètres, 8.300 tonnes de déplacement, 3 machines développant 24.000 chevaux et donnant au navire une vitesse de 23 nœuds ; l’artillerie comprend 2 ca-
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- LE I) ASSAS
- nons de* 10 cm., 4 canons de 138 mm., 10 canons de 47 et 5 pièces de 37 mm.
- Les croiseurs de 2e classe destinés comme les précédents à éclairer les escadres en Europe et à protéger nos colonies sont d'un type un peu plus petit que les lre classe. Nous y trouvons des navires
- de 90 à 100 mètres de long (Photogr. n° 3 et n° 4 dvLsas et Isty), 3.700 lonnes de déplacement, des machines de 9.000 chevaux, une vitesse de 19 à 20 nœuds, et une artillerie composée de G canons de 10 cm., 4 canons de 10 cm., 10 canons de 47 mm.
- et 9 canons de 37 mm.
- Les croiseurs de 3e classe sont destinés aux stations navales, soit en Europe soit aux colonies; ce sont des navires d’un faible déplacement : 2.430 tonnes au maximum, d'une longueur de 93 mètres, machine de 3.000 à <3.000 chevaux, vitesse 20 nœuds ; l’artillerie comprend 2 pièces de 138 mm., ou 4 de 14 cm., 4 de 100 mm., n° 4. — l’isly 8 de 47 mm., 2 de 37 mm.,
- (Photogr. n° 3 Infernet).
- Le but des croiseurs-torpilleurs, avisos-torpilleurs, contre-torpilleurs, est pour ainsi dire le même. Mais à cause de leur faible tirant d’eau, ils craignent moins l’explosion des torpilles, et grâce à leur vitesse et à leur artillerie ils peuvent poursuivre et détruire les torpilleurs ennemis.
- Ceux de la première catégorie (croiseurs-torpilleurs, photogr. n° G, Fleuras) servent surtout de répétiteurs
- d’escadre; ils aident , i
- dans cette mission les croiseurs de 3e classe.
- Leur rôle consiste à se placer sur les flancs de l’escadre, et à répéter les signaux faits pai l’amiral.
- Leur position les rendant visibles pour tous les navires qui entrent dans la formation, les ordres sont
- N° 5. — l’infeknet
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- N° G. — LE FLEURES
- navires de 80 mètres, 900 tonnes 22 nœuds, artillerie i canon de mm., n° /, et la u n i t é n°- 8,
- connus et interprétés plus vite et sans confusion.
- Cette classe comprend des navires de 1.300 tonnes de déplacement, 71 m. de longueur, machines de 4.000 chevaux, vitesse 18 nœuds, l'artillerie comprend 5 canons de 10 cm., 4 de 47 mm., 4 de 37 mm.
- La deuxième catégorie est composée de de déplacement, machines de 7.000 chevaux, vitesse 10 cm., 3 de (m mm., (î de 47 mm. ou 4 de 05 mm.,
- 4 de 47 (Photogr.
- La IIire), troisième ( Photogr.
- Durandal) de 55 mètres de long 300 tonnes de déplacement, 27 nœuds, machines de‘5.000 chevaux, artillerie 1 canon de 05 mm., 4 de 47 mm., 2 tubes n° 7. — le la hire
- lance-torpilles,
- est composée d’unités qui sont spécialement chargées de détruire les torpilleurs.
- Nous arrivons à la dernière classe des navires de combat avec les torpilleurs qui se
- subdivisent en torpilleurs de haute mer, de
- I lre et de 2e classes.
- L’arme de ces petits bâtiments est la torpille. Cet engin dont l’explosion peut amener soit la destruction complète, soit des avaries très graves pour le navire attaqué, peut se diviser en trois parties. La première comprend le cône de choc; c’est là qu’est emmagasinée la matière N» s. _ LE dur an i>al explosive ; un appareil
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- percuttant en déterminera l’explosion, par le choc contre le navire ennemi; dans la seconde se trouve de l’air comprimé à une très forte pression qui, après le lancement de la torpille, mettra en mouvement les machines et l’hélice qui se trouve dans la 3e partie.
- La vitesse de ces petits navires atteint 32 nœuds.
- Les torpilleurs de haute mer, comme leur nom l’indique, combattront au large des côtes, et suivront les escadres ; ils ont une longueur de 42 mètres, 130 tonnes de déplacement, une machine de 3,000 chevaux et une vitesse variant de 20 à 31 nœuds ; leur artillerie comprend2 pièces de 37 mm. et deux tubes lance-torpilles: l’un dans l’étrave sous le pont, le second sur le pont à l’arrière, pouvant tirer sur bâbord et sur tribord (Photogr. n° 9 Aquilon). Les lre cl. sont d’un échantillon plus faible que les précédents et combattront le long des côtes. Les 2e cl. servent pour l’exercice en temps de paix (photogr. n° 10).
- Il sera bien beau, le rôle du commandant de torpilleur au moment du combat; caché derrière un récif, dans une baie, il guettera patiemment l’ennemi ; quand il l’aura aperçu, il ne le perdra plus de vue. Il attendra le moment le plus obscur de la nuit, l’heure à laquelle l’équipage du cuirassé ennemi succombant à la fatigue et à l’énervement se relâchera de sa surveillance.
- Fondant alors sur le navire signalé, il lui lancera la torpille qui doit le faire couler.
- S’il réussit, quelle gloire pour lui! Mais il sait aussi que les chances de succomber sont nombreuses ; il peut être entraîné avec le cuirassé ou succomber sous le feu de l’artillerie ; mais qu’importe? Quand il s’agit de donner sa vie pour la France, l’officier de marine n’hésite pas.
- H. H.
- N° 10
- TORPILLEUR DE 2e1 CLASSE
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- ÉCHOS
- Cartes postales illustrées. — Du 9 au
- 16 août dernier, la poste allemande a levé 10.128.569 cartes postales illustrées, soit près de 1.500.000 cartes par jour. Ce transit représente une somme déplus de 600.000 fr. de taxe de transport. On peut juger d’après cela de la vogue des cartes chez nos voisins.
- L’Association des amateurs photographes du Touring-Club de France, donnait, le 14 février dernier, à l’occasion de la distribution des récompenses de son concours de 1900, une soirée artistique et littéraire qui a obtenu le plus vif et le plus mérité succès.
- Après la lecture du palmarès, le président a fait part à l’assistance de la distinction honorifique dont notre collaborateur M. II. Guinot (A-R) vient d’être l’objet. Il avait, en effet, reçu le 11, trois jours auparavant, les palmes académiques. (Promotion de l’Exposition).
- Nous nous associons ici de grand cœur à la chaleureuse démonstration de sympathie que cette déclaration a fait éclater à la soirée du 14 février dont il s’agit et nous adressons au nouvel officier nos plus cordiales félicitations.
- Le Journal des Voyages a fixé pour les concours photographiques prochains les sujets suivants :
- 2e trimestre de 1901. Etude de chiens.
- 3e — — Scène d’omnibus , de
- diligence ou de tramway.
- 4e — — Un pèlerinage.
- 1er — 1902. La récolte du raisin.
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- L’Union internationale de Photographie a décidé l’organisation de concours annuels pour la présentation de mémoires sur des questions d'intérêt général.
- Le sujet choisi cette année est \ Du rôle de la Photographie dans VEducation et l'Instruction à tous les degrés. Des médailles seront mises à la disposition du jury.
- La Photo-Revue suisse, dirigée par notre confrère M. Jules Philippe, de Genève, vient de subir une heureuse transformation et de grandes améliorations. Elle prend désormais le titre de : Archives de Photographie et Photo-Revue suisse. Nous saisissons avec plaisir l’occasion de ces changements 'intéressants pour lui renouveler nos vœux de succès et l’expression de notre sympathie confraternelle.
- M. Gabriel Lippmann vient d’être nommé commandeur de la Légion d’honneur.
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- M. Eastmann vient d’être décoré de la Légion d’honneur à propos de l’Exposition Universelle de 1900. Nous lui adressons à ce sujet nos bien sincères félicitations.
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- Nous avons également la satisfaction de signaler parmi les nouveaux officiers d’académie récemment promus, notre collègue et sympathique confrère M. L. Gaumont auquel nous adressons toutes nos félicitations pour cette distinction si méritée.
- M. Paul Demaria, président de la Chambre syndicale des Négociants et Fabricants de la Photographie vient d’épouser Mlle Lucie Marcot.
- Nous adressons nos vœux de bonheur les plus vifs aux jeunes époux.
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- La Société artistique de Charenton organise pour avril 1901 son exposition annuelle qui comprendra une section de photographie. S’adresser à M. Ch. Canivet, statuaire, 40, avenue de Gravelle, à Charenton (Seine).
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- La Société caennaise de Photographie organise une exposition rétrospective d’épreuves photographiques qui s’ouvrira le 7 mars 1901.
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- Le 39e Congrès des Sociétés savantes aura lieu cette année à Nancy, à partir du 9 avril 1901.
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- Le journal anglais Photography signale, d’après M. Ben. Edwards, un nouveau retardateur des révélateurs à l’acide pyrogallique ou au kachin qui aurait l’avantage de se comporter comme un bain révélateur très
- étendu d’eau mais dans le temps normal de développement avec un bain normal. Ce retardateur est le borotartrate de potassium. Ce produit agit moins bien, paraît-il, avec l’hydroquinone et la glycine.
- De nombreuses demandes d’intéressés nous ont entraînés à renvoyer à la fin de l’année la clôture de notre concours de photographies documentaires afin de laisser exécuter les épreuves des clichés faits pendant l’Exposition de 1900.
- Le défaut de lumière qui résulte de la saison hivernale nous a portés, pour cette raison non moins valable, à retarder encore un peu la clôture,mais nous approchons du moment où elle va être irrévocablement prononcée. C’est, en effet au cours du mois de mars courant qu’une décision définitive sera prise à ce sujet et nous croyons que la date de clôture ne saurait être plus éloignée que le 30 avril prochain.
- Nous prions donc nos distingués concurrents et concurrentes de se hâter pour nous faire leurs derniers envois.
- RECETTES & PROCÉDÉS
- Pour rendre très fin le grain des verres dépolis
- On prend :
- Vernis des négatifs.......... 85c.c.
- Acide tartrique en poudre fine. 28 gr.
- On chauffe le verre à la flamme à alcool et on y étend le vernis, puis on chauffe encore.
- Anti-Halo
- Alcool.................... 500 cc
- Savon blanc................ 25 gr
- Erythrosine................ 6 g
- Aurine..................... 6 »
- Le savon se dissout par macération dans l’alcool en quelques jours et l’on ajoute les colorants après cette dissolution.
- L’Anti-halo s’étend au pinceau sur la plaque et s’enlève avant développement par frottement avec un linge sec.
- (D’après Phot. Chronik.)
- 'i'
- Vernis pour épreuves photographiques
- Poudre de gomme-laque blanchie. 25 parties
- Alcool.......................... 85 »
- Ammoniaque...................... 65 »
- Eau bouillante................. 125 »
- Glycérine........................ 6 »
- Dextrine....................... 0,25»
- La gomme-laque donne le glacé, l’ammoniaque enlève toute tache graisseuse sur l’épreuve et la glycérine empêche le vernis de se fendiller à l’état sec.
- Ce vernis est très utile quand les photographies sont destinées à l’étude ou à l’usage
- d’expositions sans être protégées par un verre. R. de B.
- Wilson’s phot. Mag. (Bull. Belge).
- Réducto-fixateur à la pyrocatèchine
- L’emploi simultané du réducteur et du fixateur a fait naître un certain nombre de formules nouvelles que nous citerons sans pouvoir les garantir en aucune façon. Celle que nous donnons ci-dessous est préconisée par le Dr L. Gioppi dans II dilettante di fotografia. Pour une plaque 9X12 on prend 8 parties de la solution A; 14 parties de la solution B et 20 parties d’eau. Ledéveloppementfixagedurequelques minutes c’est-à-dire plus longtemps que le développement seul pour une plaque nor-
- malement exposée.
- A. Eau...................... 75 cc.
- Sulfite de soude anhydre . 15 gr.
- Soude caustique.......... 7 gr.
- Pyrocatèchine............ 7 gr.
- B. Eau...................... 1000 cc.
- Iiyposullîte de soude. . . . 200 gr.
- Renforçateur
- (Formule de la Société Anilin-Fabrikation)
- Sulfocyanure de mercure. . . 10
- Chlorure de sodium........ 10
- Eau....................... 500
- Laver après renforcement et pour amener encore celui-ci, passer le cliché après lavage dans un bain d’eau et d’ammoniaque à 4 pour cent.
- (D’après Photo Gazette.)
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- LE PORT DE TRIPOLI
- Virage au sulfocyanure de plomb et d’or
- Dans une note publiée par Photôgraphis-che Correspondenz, le Prof. Lainer constate que la plupart des bains de sulfocyanure contiennent beaucoup trop de ce sel.
- Un bain qui contient 24 parties de sulfocyanure pour 1000 d’eau attaque les demi-teintes délicates de l’image, il produit des taches dans la gélatine et sur la peau des doigts ; de plus, il produit fréquemment des doubles teintes et il ne vire pas bien.
- La proportion de sulfocyanure a été réduite à 2,5 parties pour 1000 ; le bain ainsi modifié donne généralement des tons bruns, bien que ce soit les tons violets qu’on désire le plus souvent.
- Par l’addition de nitrate de plomb ce but est atteint, mais le sel de plomb ne doit pas être ajouté au hasard, car si du nitrate de plomb est ajouté à une solution de sulfocyanure d’ammonium, il se forme un précipité de sulfocyanure de plomb ; mais si ce sel est ajouté à une solution de sulfocyanure d’or, il n’y a pas de précipité et l’on obtient ainsi un excellent bain de virage qui donne des tons parfaits en vingt à vingt-cinq minutes.
- Voici les solutions à préparer :
- A. — Sulfocyanure d’ammonium à......... 10°/°
- B. — Chlorure d’or et de potassium. ... 1%
- C. — Nitrate de plomb.................. 15°/0
- Pour l’usage mélanger :
- Eau.................. 1000 cc.
- Solution A.. 25- »
- — B... 50 »
- — C . . de 30 à 50 »
- La quantité de bain ci-dessus est suffisante pour traiter de quarante à cinquante épreuves 13X18.
- Avant le virage, les épreuves doivent être lavées dans quatre ou cinq eaux différentes ; on les fixe dans une solution d’hyposulfite de soude à 10% (Photo-Revue.)
- Epreuves à la gomme bichromatée
- Dans le Bulletin de la Société Caennais de photographie, M. le comte d’Osseville indique très simplement de la façon suivante comment il procède pour faire des épreuves à la gomme bichromatée.
- « Prenez du fort papier blanc collé. Trempez la feuille de papier par immersion pendant deux minutes environ dans le bain suivant :
- Eau de pluie........... 100 cc.
- Bichromate de potasse. 10 cc.
- Celte préparation peut se faire au jour; mais aussitôt le papier retiré, il faut le faire sécher en le suspendant à une ficelle dans le cabinet noir.
- Quand il est bien sec, il ne craint pas encore une faible lumière. On le peint d’une façon uniforme avec la solution suivante :
- Eau de pluie................. 100 gr.
- Gomme arabique bien propre.. . 10 cc.
- Couleur d’aquarelle quelconque, quantité suffisante pour bien teindre l’eau gommée, qui doit ressembler à une encre.
- On finit d’unir la couche avec un pinceau sec, plat et large, très peu épais, ou blaireau, puis on laisse le papier sécher en le
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- suspendant dans le cabinet noir, et il est prêt à employer.
- On le place sous cliché, dans un châssis positif, toujours dans le cabinet noir, puis on place les châssis dehors, à l’ombre, pendant quinze ou vingt minutes.
- On retire du châssis le papier sur lequel on n’aperçoit aucune trace d’image ; cette opération et les suivantes se font dans le cabinet noir. Pour le lavage, on plonge le papier au fond d’une cuvette remplie d’eau froide ordinaire, et, toujours dans l’eau, on frotte légèrement avec un gros pinceau rond ou un blaireau jusqu’à ce que l’image apparaisse d’une façon bien distincte par dépouillement. On laisse ensuite sécher l’épreuve qui est terminée.
- Il est facile de voir que ce procédé n’est qu’un dérivé de la photographie au charbon ; il en a tous les avantages au point de vue de la conservation indéfinie des épreuves et de la variété des couleurs que l’on peut leur donner ».
- Papier au ferro prussiate préparé au sucrate ferrique
- MM. Lumière ont breveté la préparation d’un papier ferro prussiate, plus stable que ceux qu’on emploie généralement et qu’ils obtiennent en ajoutant à une solution de sucrate de baryte une autre solution contenant une quantité équivalente de sulfate ferrique. Il se forme un précipité insoluble de sulfate de baryte qu’on sépare par filtration, et on obtient ainsi une dissolution de sucrate ferrique.
- La solution ainsi préparée doit être employée pour sensibiliser du papier gélatiné, qui est ensuite séché à l’obscurité et qui se conserve très longtemps. Après le tirage, le papier peut être développé avec une solution de ferricyanure de potassium (prussiate rouge) ou avec un autre réactif qui donne des combinaisons colorées avec des sels ferreux qui se produisent par l’exposition à la lumière.
- (Photo-Revue, d’après Photogr. Mitteilungen.)
- Nouveautés photographiques
- Le Stéréoloscope (Paul Cornu, Constructeur Breveté)
- Le Stéréoloscope est assurément le plus réduit et le plus léger des appareils stéréoscopiques dont nous avons eu connaissance jusqu’à ce jour, car il ne pèse que 550 gr. et mesure 13 cent, de longueur, 3 cent. 1/2 d’épaissur et 6 cent, de hauteur.
- Replié, c’est une élégante petite boîte en métal bruni qu’on peut glisser dans n’importe quelle poche, tant il est réduit de volume, et cette réduction en fait bien réellement l’appareil inséparable qu’on a toujours sur soi, tout chargé, tout prêt; l’appareil vade mecum par excellence.
- Mais, en dépit de cette réduction et de cette légèreté, le Stéréoloscope n’est pas un instrument sommaire. C’est un appareil stéréoscopique absolument complet, et comme système optique et comme système d’obturation; comportant mise au point facultative, pose et instantané à vitesses variables, châssis à glace dépolie, et jusqu’au décentrement, qui est le dernier perfectionnement des appareils de ce genre.
- Le coffret de l’appareil comporte deux volets, l’un en avant et l’autre en arrière qui s’abaissent en pivotant sur charnières. Le volet d’avant forme un chariot sur lequel se tire le double corps de la chambre proprement dite, constituée par deux soufflets et un porte-objectif qui renferme en même temps que ceux-ci tous les organes d’obturation et les diaphragmes.
- La rigidité parfaite de l’appareil développé est assurée par deux tendeurs latéraux d’un système particulier. Une vis de rappel commande le déplacement du corps avant porte-objectifs et permet la mise au point depuis les moindres distances jusqu’à l’infini. On retrouve du reste toutes les caractéristiques fondamentales de l’appareil dans la vue que la figure ci-contre en donne et qui, quoique sommaire, suffira aux amateurs pour leur faire voir qu’il est aussi complet que les appareils similaires les plus perfectionnés.
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- Mais ce que la figure ne peut indiquer et ce que nous devons ajouter, c’est que cet appareil « lilliputien » est construit avec une précision tout à fait remarquable.
- La précision dans la construction photographique est une qualité nécessaire et à laquelle par conséquent tous les instruments prétendent plus ou moins. Mais on conçoit d’abondance qu’un appareil aussi réduit que le Sté-réoloscope doit être forcément construit avec une extrême précision parce que ses différentes parties si délicates, si réduites, ne seraient point ajustables entre elles si elles n’étaient pas construites avec une précision absolue, littéralement comparable à celle qu’il faut donner aux organes d’une montre pour qu’elle puisse marcher.
- Des châssis porte-plaques en aluminium d’un sytème particulier tout à fait pratique et qui permet l’emploi de toutes les plaques, de quelque épaisseur qu’elles soient, complètent ce véritable bijou de poche qui ne sera certainement pas moins apprécié des élégantes amateurs photographes que des sportsmen qui ont tant à cœur de ne jamais se charger ni s’encombrer.
- *
- Memento des appareils nouveaux. — Un laveur giratoire dit : « Coventry » pour plaques et pellicules qui place les surfaces sensibles sur des palettes, comme celles d’une roue à aubes et les fait passer tour à tour sous les filets d’eau distribués par un tube relié à un robinet.
- Un viseur clair pour chambre à main à décentrement, imaginé par M. Gillon, qui donne toujours le champ exact de l’appareil, même quand on fait usage du décentrement de l’appareil.
- Les nouveaux produits. — A Feuerbach, la maison HaufT prépare l’acide pyrogallique en cristaux chimiquement purs et à une densité quinze fois plus grande que celle du produit sublimé. Sous cette forme, d’un volume beaucoup plus réduit, le Pyral (nom donné par le fabricant à l’acide pyrogallique sous ce nouvel état), se conserverait davantage.
- — La maison Cristallos lance un nouveau produit, le Jaunivore, qui enlève le voile jaune des clichés.
- Les Sections étrangères à l’Exposition de 1900
- (Suite et fin)
- L'ordre alphabétique nous amène à parler, après la Belgique, du Canada, et c’est une occasion de signaler une fois de plus l’incommodité de l’ordonnancement bizarre de cette exposition de 1900 qui rendait si difficile les comparaisons dont de telles exhibitions sont la seule raison d’être. Tandis que la Grande-Bretagne, l’Amérique, la Belgique, l’Autriche, la Suisse et l’Italie, par exemple montraient dans des emplacements assez voisins une partie de leurs expositions photographiques, au Champ de Mars, une autre partie de ces mêmes expositions se trouvait soit dans les pavillons étrangers soit dans les sections coloniales ou aux Invalides. Ainsi l’exposition photographique du Canada était tout entière dans son
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- pavillon du Trocadéro, section coloniale, et l’on conviendra qu’il était mal aisé de comparer la production de cette nation, d’origine française mais anglomanisée dans une certaine mesure, avec celle des Anglais et des Américains centralisée au Champ de Mars.
- Pourtant cette comparaison était en l’espèce tout à fait nécessaire et instructive.
- Pour la Russie, même difficulté. Quant à l’Espagne il fallait aller dénicher au premier étage des galeries de l’Avenue de Suffren ses œuvres, tandis que celles de l’Amérique, de la Suisse, de la Belgique et de l’Italie s’étalaient au rez-de-chaussée.
- Mais revenons au Canada. Son exposition photographique, malheureusement trop réduite, était encore par surcroît de malchance cantonnée au sommet du Pavillon du Canada dans une section d’enseignement peu fréquentée. L’éclairage en était défectueux et toutes ces conditions défavorables sont regrettables, car la photographie canadienne mérite le plus réel intérêt. Elle n’a pas la froideur et la morgue de la photographie anglaise ou américaine, on retrouve en elle les caractères d’origine française que sa race garde avec un traditionnisme si touchant et ces caractères la font supérieure par tout le prestige de la grâce et du goût, soit dit sans aucun esprit de chauvinisme et sans le moindre parti-pris. L’amateur existe en nombre important dans les principales provinces du Canada, mais il n’était guère représenté au pavillon canadien. Les professionnels eux-mêmes y étaient peu nombreux comme exposants. Il faut citer néammoins l’exposition de la maison Laprès et Lavergne, photographes de Montréal, qui n’aurait pas subi sans avantage une comparaison immédiate avec la plupart des bonnes maisons européennes.
- MM. Laprès et Lavergne ajoutent à une connaissance approfondie des ressources si variées' de leur spécialité, un goût et un sentiment artistique qui rendent leurs œuvres supérieures à tous égards.
- A la tête du mouvement photographique professionnel du Canada, sans cesse informés des progrès universels, ils guident la photographie canadienne dans la meilleure des voies avec une maîtrise dont on doit les louer sans réserve.
- L’Espagne et le Portugal ne possèdent encore qu’un mouvement photographique peu étendu parce qu’il est de récente date, mais on voit déjà par ce qu’il donne depuis quelques années seulement qu’il est appelé à un brillant avenir.
- Comment ces pays, favorisés du soleil, ne seraient-ils pas d’ailleurs terres d’élection pour la photographie?! Les deux nations péninsulaires riches de souvenirs glorieux, de monuments admirables, de sites variés à l’infini et d’une souveraine beauté doivent à courte échéance voir les amateurs et les artistes photographes se multiplier chez elles. Leurs tempéraments, très différents, qui ont donné des artistes, des écrivains, des poètes si remarquables, doivent fournir aussi des amateurs photographes animés d’un sentiment photographique tout particulier ; c’est fatal et l’on en voit d’ailleurs l’indice certain dans les productions actuelles de ces deux pays.
- A ce point de vue encore il aurait été précieux, il aurait été nécessaire, de pouvoir examiner presque côte à côte les envois espagnols et italiens par exemple.
- Mais tandis que les œuvres des quelques photographes exposants d’Espagne se trouvaient isolées au premier étage et pres [u’englobées dans les glaciales sections de la pédagogie, les œuvres italiennes, bien loin de là, au rez-de-chaussée, se trouvaient cantonnées dans des couloirs étroits, au fond de retraits plus ou moins sombres et si mal accessibles qu’il fallait vouloir avec beauconp de persistance les découvrir pour les trouver.
- Là, par défaut de recul, par vice d’éclairage, par mauvaise orientation, se trouvaient massacrés en quelque sorte, des envois d’une importance extrême et d’une rare valeur. Nous ignorons ce qu’ont pensé les Alinari frères de Florence, Anderson de Rome, Naya de Venise, Brogi de Florence, etc.,etc., de la façon dont l’administration avait sacrifié leurs admirables envois, mais notre appréciation à cet égard... doit être réservée parce qu’elle ne pourrait s’exprimer qu’en termes manquant de réserve!
- Dans un petit boyau moins mal éclairé, mais si réduit qu’on n’v pouvait circuler, s’étalaient les photocopies des frères Primoli, rares représentants de l’amateurisme photographique d’Italie.
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- Faute’d’une échelle, nous avons dû voir, dans le corridor où elles étaient placées, la plupart des photocopies dont il s’agit sous un angle tellement aigu que nous n’avons pas pu les juger d’ensemble. D’une façon générale celles de M. le Comte Luigi Primoli nous ont paru plutôt médiocres comme exécution, mais elles présentaient en revanche un intérêt documentaire énorme surtout dans la série des vues du Vatican, dans celle des vues de Venise et dans les études de moines et d’exercices de sport.
- Par contre les essais de compositions artistiques anciennes ou plutôt de reconstitutions photographiques du même amateur nous ont causé une déception profonde. Malgré le cadre et les sujets si précieux dont il pouvait disposer, M. Luigi Primoli n’a fait dans ce genre d’application que des choses inférieures à ce qu’on produit en France et dans les autres pays étrangers.
- Dans une certaine mesure, cette critique peut être aussi faite aux envois du comte Joseph Primoli, mais avec quelle différence pourtant! Ce dernier n’exposait qu’un assez petit nombre de photocopies mais combien elles étaient mieux choisies, mieux comprises, mieux exécutées !
- La contribution photographique des autres nations à l’Exposition Universelle a si peu d’importance que mieux vaut la passer sous silence et clôturer cette courte revue par quelques indications sur les exposants de la Suisse dont la série d’envois comprenait des œuvres de premier ordre.
- Sauf réserves à l’égard de ses photographies binoculaires, presque toute l’exposition de M. Boissonnas, de Genève, était d’abord digne de ce maître et son grand prix est une des récompenses les mieux méritées. Autant parla variété que par le sentiment artistique l’ensemble de cette contribution appelait cette haute distinction.
- M. Lacroix de Genève, dont les éclairages sont vraiment très heureux, avait également une exposition des plus intéressantes.
- Citons encore M. Revilliod Lang Engeli et les envois du Polygraphische Institut de Zurich d’un excellent exemple... Puis réclamons pour les oublis ou les ommissions dont nous sommes certainement coupables une indulgence qui nous est due en raison du désordre de l’exposition elle-même. Nous avons visité assez concienscieusement et assez souvent cette Babel pour y tout voir et si nous n’avons pas tout vu, — chose bien certaine, hélas! — c’est parce qu’il aurait fallu jouir d’un pouvoir surnaturel pour tout dénicher!
- M. D.
- Avis aax A-R
- Nous rappelons à ceux de nos distingués collaborateurs (A.-R.) qui ne nous ont pas encore fait parvenir leur photographie (en double exemplaire de préfé rence) que nous attendions celle-ci pour expédier les carnets-presse-identité réservés à chacun d’eux.
- L’apposition du timbre de la direction du journal sur la photographie du titulaire du carnet le dispense, en effet, d’une formalité assez ennuyeuse qui consiste en la légalisation de sa signature à la mairie ou au commissariat de police en présence de deux témoins patentés.
- Mais le carnet peut, en somme, être livré au titulaire en blanc puisqu’il lui est expédié par la poste sous pli recommandé et MM. les A.-R. qui préfèrent coller eux-mêmes leur photographie n’ont qu’à nous exprimer ce désir par lettre ou carte postale pour que leur carnet soit immédiatement expédié.
- La Direction.
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- Exposition Universelle Internationale de Nice
- La 27e fête fédérale des Sociétés de G} mr.astique et le Concours régional de Nice qui réuniront les escadres françaises et italiennes et qui seront honorés de la présence du Président de la République et des Ministres, est complétée par une Exposition Universelle Internationale dont le succès est d’ores et déjà assuré de la façon la plus éclatante.
- On ne saurait trop engager les amateurs, les professionnels et les industriels et commerçants de la photographie à y participer dans la magnifique section qui leur est réservée, et d’adresser à ce sujet leur demande au plus tôt à M. Charasse, commissaire généra1, 6, rue Gioffredo, à Nice.
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- Bibliographie
- Chez l'éditeur Cil. Mendel (118, rue d’Assas à Paris).
- Agenda du Photographe et de l’amateur, pour 1901. Un volume grand format de 250 pages,
- Prix: Un franc ; franco, 1 fr. 75.
- Très gracieux, très amusant, cet agenda fin de siècle, où l’utile, sous forme de formules et renseignements divers, se mêle à l’agréable constilué par des nouvelles, des contes humoristiques, des histoires du « métier» et de nombreuses caricatures toujours fort réussies.
- Le portrait et les groupes en plein air, par A. Reyner. Un volume avec figures et planche
- spécimen. — 2 francs.
- Quel est l’amateur qui ne soit amené à faire du poitrait sans une installation convenable, et qui ne soit par là même exposé à connaître l'amertume des critiques trop souvent justifiées de ses modèles?
- Il doit lutter contre des difficultés de touLe nature, au premier rang desquelles s’inscrit la réalisation d’un éclairage aussi peu défavorable que possible. La bonne venue d’un portrait dépend essentiellement de cet éclairage qui peut montrer le patient sous des aspects différents : sincère ou antipathique, sérieux ou bougon, gai ou bouffon, dispos ou fatigué... indépendamment de son attitude au moment de la pose et de la régularité des manipulations.
- C’est cet éclairage favorable que l’auteur étudie plus spécialement, passant en revue les meilleurs moyens proposés pour le réaliser : fonds, écrans, abris, paravents, et tous ces dispositfs de fortune, qui s’improvisent sous l’empire de la nécessité, mais que l’amateur à court d’inspiration sera heureux de trouver réunis dans un travail d’en semble.
- Nul mieux que le maître critique A. Reyner ne pouvait exposer la nature et l’étendue des ressources que chacun d’eux met à la disposition de l’opérateur.
- G. Naudet. — Formulaire pratique de photographie, rédigé conformément aux décisions du Congrès International de Photographie de 1900, un volume broché. — H. Desforges, éditeur, 41, quai des Grands-Augustins.
- C’est pour éviter au photographe maints tâtonnemenls inutiles et préjudiciables à ses progrès, que M. Naudet a publié un choix de formules simples. Ce sont d'ailleurs celles que préconisent dans leurs cours MM. Clerc et Niewenglowski.
- Dans la Bibliothèque de Photo-Gazette, G. Carré et G. Naud, édif. publient un Formulaire photographique du Dr Louis Sa$v, traduit de l’italien par L. Jacques, qui renferme un grand nombre de formules récentes et choisies. — Plaquette élégante, format pratique (in 8° carré cartonné à l’anglaise, 2 fr. 50J
- Librairie Ganlhier-Viilars, quaides Grands-Aapustin*, 55, à Paris. — Burton (W.-K.) — Fabrication des plaques au gélatino-bromure. Traduction de G. liuberson. Nouveau tirage. In-18 jésus avec ligures ; 190C
- On pourrait écrire des volumes au sujet des émulsions et des plaques à la gélatine; mais dans ce petit livre l’Auteur se borne aux instructions les plus concises.
- M. l’abbé A. Grabv, curé de Malonge (Jura), a communiqué récemment à l’Académie des Sciences un nouveau procédé de photographie des couleurs dont il est l’auteur et par lequel il obtient avec deux monochromes seulement, suivant ses indications, une reconstitution satisfaisante des couleurs de la Nature. Il a du reste résumé les principes de sa methode et les explications de son mode opératoire dans une petite brochure intitulée : Photographies des couleurs, éditée à Saint-Claude-sur-Bienne (Jura) 1, place de la Halle, brochure à laquelle on pourra se reporter pour de plus amples renseignements.
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- CHAMBRE SYNDICALE
- des Fabricants et Négociants de la Photographie
- Extrait du rapport de la séance du 15 Janvier 1901.
- La séance est ouverte à 9 heures, sous la présidence de M. J- Demaria, président, assisté de MM. Balbreck, Molteni et Fleury-Hcrmagis. présidents d’honneur, de MM. Gaumont, 1er vice-président, Mendel, 2e vice-président, Jarret, secrétaire général, Grieshaber, secrétaire, Mercier, trésorier, Delbosque, archiviste. M. Dubouloz, présent, prend place au bureau.
- Membres présents : MM. Alibert, Barby, Beney, Billan, Bloch, Bourdilliat, Borniche, Bon-don, Breton, Cadot, Caillon, de Corbin, Cuisinier, Courrier, Dalmais, Degen, Demaria frères, Derepas, Chemin, Dom Martin, Délavai, Donny, Duchenne, Duplouich, Echassoux, Faine, Gasline,' Gilles, Bœspflug, Boudard, Jumeau, Joux, Lacour, Lacoste, Dechavannes, Lecourt, Legendre, Lézy, Lund Otlo, Marillier, Mattioli, Mazo, Merville, O’Ludwick, Perron, Pipon, Posso, Radiguet et Massiot, Roussel, Roux, Saint-Clair, Trambouze, Turillon, Wilz, Reulos, Goudeaud et Cio, Schram-bach.
- Après lecture, le procès-veibal delà séance du 4 décembre 1900 estadopté.
- L’ordre du jour appelle la lecture de la correspondance, puis le vote pour l’admission de MM. Paul Cornu, présenté à la dernière séance par MM. Demaria et Ch. Mendel; Alexandre, présenté à la dernière séance par MM. Hermagis et Delbosque. Ces messieurs sont admis en qualité de membres actifs.
- M. A. Jacquet, fabricant d’appareils, 36 et 38, rue Ilallé, présenté par MM. Roussel et Jarret, demande à faire partie de la Chambre syndicale, section des fabricants. Il sera procédé à son admission à la prochaine séance.
- Le Président donne la parole au trésorier, M. Mercier, qui rend compte de l’état financier de la Chambre syndicale pour l’année 1900. La Chambre satisfaite de constater l’excellent état des finances, remercie M. Mercier par ses applaudissements.
- M. Mercier ayant soulevé quelques observations au sujet des statuts et demandé à ce qu’ils soient révisés, le Président propose la nomination d’une commission à cet effet. En plus du bureau, feront partie de la commission : MM. Alibert, Cadot, Dumont, Duplouich, Echassoux, Lacour, Ludwick, Roussel, Schrambach et Turillon.
- Eu vue du renouvellement du bureau, le Président cède le fauteuil à M. Balbrech, doyen d’âge.
- Il est procédé à l’élection du Président. M. Demaria obtient 44 voix,M. Dubouloz, 22, et il est compté quatre bulletins blancs. M. Dubouloz déclare retirer sa candidature et M. Demaria est proclamé président pour l’année 1901.
- Sont ensuite nommés : Vice-président : M. Gaumont; 1er Vice-président et président de la seclion des fabricants: M. Jarret; 2° Vice-président et président de la section des marchands : M. G. Mendel; Secrétaire général: M. Grieshaber; Secrétaire : M. Beney; Trésorier: M. Mercier; Archiviste : M. Delbosque ; Délégués à la caisse : MM. Alibert et Cadot; Secrétaire de la section des fabricants: L. Boespflug ; Secrétaire de la section.des marchands: M. Gastine.
- L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 11 h. 45.
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