La photographie française
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- N 1 (Nouvelle sérié) AVRIL 1901.
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- F. Moxpiluvrd. — La Photographie des intérieurs........................... 23
- De Baroncelli. — En Camargue (Variétés photographiques)................... 28
- ILLUSTRATIONS
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- 'la maison Prieur et Dubois, de Puteaux............................................ 1
- F. Holland Day. — Une Idylle en Sicile. -- Planche hors texte en sanguine et gris-vert.
- Clichés et tirage de la maison Prieur et Dubois . . . ^ .......................... 5
- A. Collard (A. R). — Sous Bois. — Planche hors texte en noir. Cliché de la maison (Jules
- Mauge, de Paris (simili).......................................................... 17
- F. Moxpillard. — Intérieur de la nouvelle Galerie du Muséum de Paris. — Exemple de
- halo. Cliché (simili) de la maison Prieur et Dubois............................... 24
- Henri Guinot (A. R.). — Intérieur du Palais de Fontainebleau. — Cliché (simili) de la
- maison Prieur et Dubois.............................*............................. 26
- Mllp C. Lagarde. — En Camargue. — Série d’instantanés. Cliché (simili) de la maison Jules
- Mange.\...............................................................\........... 32
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- A nos lecteurs.................................................................... 4 .
- Nos Illustrations...............................................*..........................
- Échos..........................................!».............................
- Congrès, Expositions, Concours.........................................................
- Nouveautés photographiques........................................................
- Formules, Recettes et Tours de main........................................................
- Bibliographie . . .....................................................................
- Brevets d’invention........................................................................
- I
- V
- VII
- VII
- XI
- XIII
- XXIII
- XXV
- Pour paraître dans les prochains numéros :
- Professeur Marey (de l’Institut). — Les Sports chronophptographiés.
- Ducos du Hauron. — L’Invention de la Photographie trichrome. — Réponse à M. Ives. F. Monpillard. — L’Exposition rétrospective.
- L. Gastine. — Photographies à grandes distances.
- Ainsi que divers autres articles cje MM. le Colonel Laussedat, le Commandant Javary, etc.
- Ce Numéro de la Revue est imprimé :
- Avec les caractères fondus spécialement par la Fonderie H.-W. Caslon. Sur le papier « Perfection » de la Maison J. Breton.
- Avec l’encre noire de la Maison Fai.ck-Roussel.
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- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- 31 nos Lecteurs
- A dater de cette nouvelle série, nous retirons du « corps » de la Revue toutes les matières d’actualité, toutes les rubriques accessoires et toutes les parties de la rédaction du journal qui ne constituent pas des « articles de fond » à conserver.
- Telles sont les rubriques : Echos; Nouveautés photographiques ; Congrès, Expositions et Concours; Bibliographie ; Revue des périodiques, et même les Recettes et Procédés.
- Néanmoins, comme cette dernière rubrique renferme des indications qu’il est utile de garder, toutes nos recettes, formules, etc., formeront, tirées à part à la fin de l’année, un formulaire spécial que nous mettrons à la disposition de nos abonnés et de nos lecteurs dans des conditions qui seront plus tard déterminées.
- Ainsi les lecteurs et abonnés du journal pourront faire aisément reliera part tous les articles de fond qui se suivront avec leur pagination propre comme les chapitres distincts d’un volume.
- Réparties sur toutes les autres pages du journal, les rubriques périodiques ou d’actualité seront toujours placées en « bonne page », c’est-à-dire en pages de recto, numérotées par des chiffres romains impairs : I, III, V, VII, etc., et posséderont, après le sommaire des articles de fond et des illustrations, leur sommaire particulier.
- Pour faciliter le classement de ces rubriques, nous adoptons désormais pour elles, comme pour les articles de fond de la Revue, la méthode de classification décimale aujourd’hui partout répandue à l’étranger, véritable langue universelle dont nous ne devons pas, en France, être les derniers à bénéficier.
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- L’illustration en couleurs qui accompagne ce numéro est une reproduction du tableau du peintre Chéca, « La Fantasia ».
- La sélection photographique, la gravure des planches et l’impression en trois couleurs ont été exécutés dans les ateliers de MM. Prieur et Dubois, à Puteaux.
- La valeur d’une reproduction trichrome se révèle principalement dans la façon avec laquelle sont reproduites les teintes rompues et en particulier les gris.
- Or, à ce point de vue, cette illustration présente un intérêt spécial.
- En effet, le corps du cheval et les plis du burnous du cavalier au premier plan, sont modelés par une série de tons, depuis le gris bleuté jusqu’au gris jaunâtre, en passant par une gamme de teintes résultant purement et simplement des trois impressions pigmentaires jaune, rouge et bleu.
- 77.9:728
- La tête assez énigmatique reproduite en sanguine et gris-vert, intitulée « Idylle en Sicile » est la reproduction en similigravure de l’œuvre de M. F. Holland Day, exposée sous ce titre au Photo-Club de Paris et dont nous parlons dans notre étude critique de cette exposition (page 8).
- L’original tiré sur papier mat à grain présentait une difficulté de reproduction presque insurmontable, à cause de ce grain même.
- Notre planche a moins de souplesse, moins de profondeur que 'l’original, mais elle en rend bien l’effet artistique, et la difficulté vaincue en cette circonstance par le photograveur compense avec éclat la faible atténuation du mérite de l’original.
- Nous ne croyons d’ailleurs pas que la reproduction de cette figure eût été tentée ou tout au moins réussie par d’autres et cela suffit pour faire apprécier l’intérêt de notre reproduction. 77.9:72
- » »
- Enfin notre troisième hors-texte « Sous Bois » d’après un phototype de M. Collard (A.-R.) est encore une remarquable simili en ce qu’elle rend avec une perfection rare les oppositions violentes de l’original sans que les plus délicats détails de ses demi-teintes aient été détruits.
- La grande difficulté et le mérite de ce genre de reproduction réside dans cette souplesse du rendu qui laisse à la gravure toutes les puissances et toutes les finesses du modèle. 77-72
- A ce titre, notre « Intérieur du Palais de Fontainebleau » est encore un spécimen peu ordinaire de reproduction en similigravure que tous les spécialistes sauront admirer. 77.9:057
- Quant à la « Galerie du Muséum » les nuages lumineux qui estompent les contours extérieurs des ouvertures, constituent un exemple de halo photographique. C’est cet accident qu’il est nécessaire d’éviter dans les vues d’intérieur et de contre-jour par l’emploi des anti-halo. 77.9:0=;
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- M. H.-P. Robinson vient de mourir, âgé de 71 ans. On connaissait peu en France ses œuvres photographiques, mais ses nombreux ouvrages sur la photographie avaient été en revanche, traduits en français, l’objet d’un succès marqué. 77-92
- Sous le nom de Lumière North American Company Limited, une nouvelle Société pour la fabrication et la vente des plaques et produits Lumière frères, de Lyon, en Amérique et en Angleterre, vient de se fonder au capital de 5 millions de francs (200.000 actions de 25 francs). 77.116
- Ÿ r
- Une autre Société également fondée à Londres, sous le titre : The lUuslratcd Press Bureau, a pour but de réunir et classer toutes les épreuves photographiques qu’elle reçoit pour les offrir aux journaux et éditeurs. Les auteurs des épreuves qui acceptent de confier leurs intérêts à la Société reçoivent, sans doute déduction faite des frais, le payement de la vente de leurs œuvres. La Société étend son rayon d’action au Continent et aux Etats-Unis. Cette création est assurément très intéressante et nous nous réservons de l’analyser mieux à l’occasion. 77.118
- £ ÿ>
- Le 29 avril, à Tours, sous les auspices de la Société photographique de Touraine, conférence sur les « Applications industrielles de la Photographie des Couleurs » par M. Louis Dubois, de la Maison Prieur et Dubois, de Puteaux. 77-86
- Congrès, Expositions
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- Règlement :
- Article premier. — Le sixième Salon International de Photographie du Photo-Club de Paris aura lieu à Paris, au siège de la Société, 44, rue des Mathurins.
- Il ouvrira le mercredi ier mai, à 2 heures ; il restera ouvert les jours suivants jusqu’au dimanche
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- Art. 2. — Le but de l’Exposition est essentiellement artistique.
- Art. 3. — Ne pourront y figurer que les œuvres qui, en dehors d’une bonne exécution technique, présenteront un réel caractère artistique, par le choix du sujet, son éclairage ou la composition du tableau (paysages, scènes de genre, études, etc.).
- Art. 4. — Chaque épreuve devra être présentée séparément, soit dans un cadre, soit montée sur bristol sous verre.
- Elle devra porter au verso le nom de son auteur, le titre du sujet et être accompagnée, autant que possible, d’une note contenant des renseignements sur le procédé employé.
- Art. 5. — La dimension des cadres ne pourra excéder 1 mètre sur 80 centimètres. Chaque exposant ne pourra exposer un nombre d’épreuves supérieur à six, quel que soit leur format.
- Art. 6. — Les épreuves exposées pourront avoir déjà figuré à d’autres expositions que celles organisées par le Photo-Club ; toutefois, les œuvres ayant déjà figuré à l’Exposition universelle de 1900, soit dans la section française, soit dans les sections étrangères, ne seront pas admises.
- Aucun tableau ne pourra être retiré avant la fermeture de l’Exposition.
- Art. 7. — Les emplacements sont donnés gratuitement. Les exposants n’auront à supporter que les frais d’expédition et de retour de leurs envois.
- Art. 8. — Les demandes d’admission devront être adressées avant le Ier avril 1901, à M. le Secrétaire général du Photo-Club, 44, rue des Mathurins, Paris.
- Art. 9. — Les envois devront parvenir au plus tard, au Photo-Club, à Paris, le 20 avril, délai de rigueur.
- La réexpédition des œuvres admises ou non sera faite, au plus tard, dans les quinze jours qui suivront la clôture de l’Exposition.
- Art. 10. — Un jury d’admission, composé de personnalités appartenant aux diverses branches de l’art, et dont la liste sera communiquée aux exposants, examinera les envois et choisira ceux qui lui sembleront dignes de figurer à l’Exposition.
- Ses décisions seront sans appel.
- Art. 11. — Le Photo-Club de Paris n’entend assumer aucune responsabilité en cas d’incendie des œuvres exposées, mais il prendra les mesures nécessaires pour éviter tous les risques.
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- (1) Sous cette rubrique, nous nous bornons à signaler les appareils nouveaux dont nous avons connaissance, mais qui ne nous ont été ni communiqués ni décrits. — Nous décrivons au contraire plus ou moins longuement tous ceux qui nous sont prêtés à cet effet.
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- Au bout de trente secondes environ, si rien n’apparaît, ajouter au mélange, versé dans un verre, deux gouttes de la solution de soude caustique, et ainsi de suite, mais très lentement jusqu’à faible apparition des grandes lumières.
- Une fois celles-ci bien apparues et bien indiquées, on peut ajouter de temps en temps une ou deux gouttes de soude caustique à 10 pour 100.
- Vers la fin du développement, l’addition de l’alcali peut se faire plus largement sans avoir à craindre que le cliché devienne gris. Cette addition est même utile pour faire monter le cliché, le bromure de sodium formé par la réaction permet d’augmenter la dose d’alcali.
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- Evolution de “ Ea Photographie française ”
- VEC ce 40e numéro de sa nouvelle série (1), LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE entre dans une nouvelle phase de son existence déjà longue, toujours marquée par des progrès constants.
- En 1889, ce n’était qu’une modeste petite Revue de seize pages, à peu près sans illustrations et qui n’égalait pas les Revues françaises similaires publiées à Paris.
- Quatre ans plus tard, en 1889, nous augmentions son format et nous élargissions son programme à la faveur de la première Exposition internationale de Photographie faite à Paris par feu Attout-Taillefer avec notre concours pour l’organisation de ses parties les plus importantes, et dès 1894, nous obtenions des propriétaires du journal que des illustrations fussent introduites dans son texte.
- Peu à peu, la Revue s’était améliorée, elle commençait à pouvoir supporter la comparaison avec la plupart des journaux photographiques de Paris et des départements de cette époque ; mais c’est seulement en 1896 qu’il nous fut possible d’y apporter de plus profondes modifications en devenant seul possesseur de cet organe, déjà vieux de huit années de publication consécutives, sans aucune interruption.
- Dès 1897, les progrès matériels réalisés dans l’exécution du journal lui attiraient de nombreuses sympathies ; en même temps, sa situation financière, jusque là difficile, commençait à se détendre et à faire prévoir la possibilité de nouvelles réformes et de nouvelles améliorations.
- Ces progrès prévus furent, en effet, effectués dès l’année suivante, aussi bien dans la partie intellectuelle que dans la partie matérielle du journal, et, dès lors LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE put rivaliser avantageusement avec les meilleurs organes publics de photographie de notre pays.
- Aujourd’hui, nous voulons l’améliorer encore, et, par de nouveaux efforts, nous allons tenter de faire de cette Revue la publication COMPLÈTE et RÉELLEMENT ARTISTIQUE qui doit répondre aux énormes progrès réalisés par la photographie pendant ces dernières années.
- (i) 152e numéro publié depuis la fondation (8e série).
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- Tout observateur attentif qui s’intéresse aux questions photographiques a pu remarquer, en visitant les différentes sections françaises et étrangères de l’Exposition Universelle de 1900, quel immense développement ont pris aujourd’hui les applications de la photographie.
- Captée par le génie humain, la lumière, docile instrument, se plie à toutes nos exigences pour enregistrer sur la plaque sensible : les observations des savants, l’aspect précis des contrées lointaines visitées par les explorateurs, les caractères ethnographiques de leurs habitants, la reproduction fidèle des œuvres d’art et industrielles.
- C’est à la lumière elle-même que nous confions, à la fin du xixe siècle, le soin de nous peindre l’image exacte et indélébile des colorations multiples d’un paysage, des frais et délicats coloris d’une fleur.
- Cherchant à profiter des avantages si précieux que lui offrait la photographie, en raison du caractère essentiellement documentaire des reproductions obtenues à la chambre noire, l’homme a voulu faire plus encore en associant la découverte de Daguerre à celle de Gutenberg.
- Transformer l’épreuve photographique en une planche pouvant être imprimée en même temps que le texte et à côté de celui-ci, c’était unir dans un merveilleux ensemble l’enseignement par l’étude à l’enseignement par l’aspect, c’était résoudre entièrement l’un de ces problèmes à la solution desquels aspirent tous ceux qui ont pour idéal la marche ascendante de l’humanité : la diffusion dans la plus large mesure de l’enseignement des sciences qui élèvent la pensée, des arts qui l’épurent et qui, tous deux contribuent si puissamment aux progrès de l’industrie, source inépuisable de la richesse et du bien-être des peuples.
- Dans cet ordre d’idées, l’Exposition Universelle de 1900 témoigne qu’un grand pas a été fait ; des procédés sûrs, rapides, en un mot réellement industriels, mis en pratique en France et à l’étranger, nous montrent que l’association des arts graphiques aux arts photographiques est aujourd’hui un fait définitivement accompli.
- Des presses lithographiques et typographiques sortent en effet à milliers d’exemplaires, des épreuves imprimées aux encres grasses possédant les mêmes caractères d’authenticité que les épreuves photographiques qui leur ont donné naissance, reproduisant les colorations, même les plus variées, des sujets originaux, quelle que soit la nature de ceux-ci.
- Au moment où une industrie nouvelle semble tout à coup s’épanouir et prendre dans tous les pays un développement inattendu, nous pensons qu’il y a lieu de s’intéresser tout particulièrement aux progrès de cette industrie, qu’il y a lieu d’en suivre toutes les phases et les transformations, car cela répond à un réel besoin.
- Depuis l’opération primaire qui consiste à obtenir à la chambre noire l’image négative, jusqu’à l’opération finale de laquelle résulte l’épreuve positive, que celle-ci soit obtenue par voie photographique ou par les procédés d’impressions photomécaniques, la mission du praticien habile doit consister purement et simplement à mettre en œuvre une série de procédés dans lesquels l’action de la lumière et celle résultant de certaines réactions chimiques jouent le principal rôle.
- Suivant la nature même du sujet original, son aspect, ses colorations plus ou moins vives ou variées, qu’il s’agisse de la reproduction d’une œuvre d’art
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- ou industrielle, de l’enregistrement d’une observation scientifique, de la copie d’un objet d’après nature, d’un monument, d’un paysage, d’un document archéologique, etc., enfin, suivant le résultat définitif qu’il s’agit d’obtenir, le procédé qui sera utilisé pour exécuter l’épreuve positive : le premier travail photographique nécessite souvent de la part de l’opérateur, savant, amateur ou praticien, une connaissance approfondie de la technique photographique, ainsi qu’une éducation artistique suffisamment développée.
- Indiquer, au fur et à mesure de leur apparition, les perfectionnements apportés dans la construction des appareils, ainsi que dans les méthodes photographiques, de façon à tenir l’amateur, comme le professionnel, au courant des progrès réalisés dans cette voie en France et à l’étranger ; chercher à étendre dans la plus large mesure l’éducation scientifique et artistique du praticien, tel est le but que nous nous efforcerons donc désormais de poursuivre.
- Aussi notre intention est-elle, dans la limite du possible, de ne pas nous contenter de décrire purement et simplement un procédé, de mentionner sèchement une formule, mais d’en donner la raison d’être, d’en faire en quelque sorte l’analyse de façon que l’application en soit effectuée en pleine connaissance de cause et avec discernement ; ce sont là en effet les conditions essentielles desquelles dépend presque toujours le succès final d’une opération.
- Cette manière d’agir s’impose surtout à cette époque où l’art de la photographie, quittant de plus en plus le domaine de l’empirisme, devient une véritable science basée sur des données précises résultant des travaux incessants des chimistes et des physiciens.
- Nous appliquerons également cette méthode à la description des procédés permettant de transformer l’image photographique en planches destinées aux impressions photomécaniques.
- Ces procédés, déjà nombreux aujourd’hui, sont certainement appelés à subir encore bien des transformations, bien des perfectionnements.
- En Europe, comme en Amérique, l’élan est donné ; les progrès notables réalisés dans cette voie et dans le cours de ces dernières années font prévoir que le début du siècle actuel sera le témoin d’une évolution féconde résultant de l’application absolument complète de la photographie aux arts graphiques et aux impressions.
- La nouvelle extension de notre programme consiste ainsi à nous intéresser à cette évolution, à en suivre, pas à pas, tous les détails, à en décrire avec soin tous les perfectionnements dans l’industrie des impressions photomécaniques, aussi bien pour les travaux de nos compatriotes que pour ceux de leurs confrères étrangers.
- Nous nous occuperons d’une façon toute spéciale de tout ce qui se rapporte à la photographie des couleurs, et particulièrement aux procédés de reproduction indirecte dits trichromes, dont le principe fut émis par Charles Cros et Ducos du Hauron, il y a déjà 36 ans, et qui viennent tout à coup de se révéler et de prendre, à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1900, une importance considérable.
- Ayant à cœur de voir cette merveilleuse invention s’épanouir en France, dans toute sa plénitude et dans ses multiples applications, tous nos efforts tendront à encourager les bonnes volontés, à guider et éclairer les amateurs, les praticiens, les industriels, dans le but de développer le goût des uns, l’initiative des autres, pour contribuer enfin dans la mesure du possible à maintenir en
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- notre pays et à faire prospérer cette industrie des impressions en trois couleurs que nos compatriotes ont déjà su maintenir à un si haut degré de perfection vis-a-vis de leurs concurrents d’Europe et d’Amérique.
- Désormais, dans cette Revue, un ou deux articles seront, dans chaque numéro, toujours consacrés à l’étude de cette importante question.
- Les descriptions de procédés, de tours de main, seront appuyés par des illustrations en couleurs.
- Nous espérons ainsi réussir à bien mettre en lumière et faire apprécier les véritables mérites de ce malheureux procédé dit “ des trois couleurs ” si critiqué par les uns, si méconnu par les autres et pour lequel une grande partie de l’élite de nos imprimeurs français professe encore aujourd’hui une indifférence qui frise le dédain (1).
- A cette époque où le progrès marche à pas de géant, il est grand temps de réagir contre cet esprit de routine qui, tout en paralysant une partie de nos forces vives, contraste si singulièrement avec ce génie créateur, ce premier esprit d’initiative, qui caractérisent notre race.
- De la part des industriels étrangers, ce procédé des trois couleurs est l’objet de recherches et de perfectionnements incessants, notre devoir est de faire tout au monde pour ne pas nous laisser devancer. Dans l’étude que nous nous proposons de faire ici sur la photographie trichrome à l’Exposition de 1900, il nous sera facile de prouver que la France tient encore la première place : cette place nous devons la maintenir. L’étude complète de l’application de la photographie aux arts graphiques en général et aux procédés trichromes en particulier entraîne la nécessité de prendre en sérieuse considération celle de l’art de l’imprimeur. En conséquence, nous étudierons aussi les perfectionnements apportés aux machines à imprimer en vue des procédés photomécaniques, et nous nous préoccuperons également de le question si importante des encres et des papiers.
- Ce qu’on appelle l’Art photographique et qui n’est, en réalité, que la naissance des sentiments de l’Art chez les amateurs et les professionnels photographes appelle aussi notre sollicitude, car, c’est, avec la science, l’avenir le plus brillant de la photographie.
- Il y a, en France, en Angleterre, en Amérique, en Allemagne, en Autriche et dans nombre d’autres pays civilisés un mouvement dans ce sens, plein de promesses. Nous suivrons le développement des écoles d’Art photographique de tous les pays avec une attention extrême, mais sans cesser de suivre avec autant d’éveil toutes les applications nouvelles de la photographie à la science qui lui doit déjà tant de conquêtes universelles !
- Bref, entouré de collaborateurs dévoués et possédant à fond les connaissances techniques nécessaires, nous ferons ainsi tout ce qui sera en notre pouvoir pour que LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE soit digne du grand pays d’origine de cette découverte si radieuse et la représente aussi noblement par le fond et par la forme que par son nom.
- 77.045.05. LA DIRECTION.
- (I) « Xoits ne faisons d’ailleurs aucune difficulté pour avouer que la grande majorité du Jury était peu compétente en ce qui concerne ce procédé’, auquel ou paraît vouloir donner une importance qu’il n’a pas, et qui-, vraisemblablement, il ne pourra jamais avoir. » (Défense du. Jury de la Classe XI par un juré, septembre 1900.)
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- LA
- NOUVELLE ÉCOLE AMÉRICAINE
- de Photographie
- E Photo-Club de Paris vient de donner asile pendant quelques jours aux : Œuvres photographiques de V. Holland Day et de la nouvelle école américaine, suivant le titre même de cette récente exhibition, en vue de faire suite à l’exposition des artistes américaines.
- Une fois de plus, cette belle association vient ainsi de servir la cause de la photographie. Nous sommes heureux de l’en féliciter cordialement.
- Le Photo-Club n’avait fait aucune réclame autour de cette manifestation et pourtant plus de 2.000 personnes ont défilé en quelques jours dans son Salon. C’est assez dire de quel succès jouissent les expositions qu’il organise avec autant de goût et d’utilité que d’à-propos.
- Nous le disions au sujet des artistes américaines et nous tenons à le répéter pour les œuvres de M. Holland Day, les amateurs et même les professionnels de notre pays ont “ besoin ” de savoir comment on comprend l’Art photographique hors de chez nous, quelles que soit la nature et la valeur intrinsèque de cette compréhension étrangère.
- L’initiative du Photo-Club dans cette circonstance n’implique d’ailleurs point une tendance. Sans être “ de la maison ”, sans connaître l’esprit qui l’anime, je crois pouvoir induire du caractère élevé de ses principaux représentants qu’elle n’entend nullement prendre parti en l’occurrence ; et j’en suis heureux, car, cet électisme me laisse la liberté de formuler mon opinion sans aucune contrainte.
- Je dirai nettement plus loin ce que je pense de la deuxième manifestation américaine, mais voyons d’abord ce que nous montrent les plus autorisés “ artistes ” de la nouvelle école.
- M. F. Holland Day, dont le titre de l’exposition semble faire le chef de file de son groupe, expose 73 photographies, tandis que ses autres compatriotes se contentent de un, deux, trois ou quatre envois, sauf quelques premiers disciples dont les contributions ne dépassent point vingt-huit à trente et quelques photogrammes.
- L’œuvre de M. Holland, — à tout seigneur tout honneur, — est celle qui contient le meilleur morceau de l’exposition ; puis, quelques-unes des principales
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- épreuves de seconde ligne... et aussi, les pires photocopies de la nouvelle école.
- Il est difficile d’expliquer cette incohérence autrement que par un parti-pris sans excuse ; c’est du moins l’appréciation la plus indulgente.
- Portraits, études ou compositions, l’exposition de M. F. Holland ne comprend à peu près que de la “ figure ”. L’artiste semble avoir tiré de ses cartons, pour la former, tout ce qui n’y faisait pas double emploi, depuis les épreuves les plus noires jusqu’aux plus claires, depuis les plus heurtées jusqu’aux plus indistinctes, depuis les plus heureuses jusqu’aux plus déplorables.
- Dans cette large collection, le noir, l’obscur, l’indistinct, le flou excessif, forment pourtant la note dominante et cette obscurité va jusqu’à l’absurde dans l’Incertitude (N° 284), par exemple, sujet bien nommé, car, la photocopie qu’il désigne n’est qu’un petit carré noir dans lequel on ne discerne rien. Est-ce pour provoquer un sentiment de stupéfaction ou de révolte que l’artiste a commis cette noirceur ?... On est tenté de le croire en présence d’autres étrangetés comme le Portrait de M. L. Steichen (N° 284) ou comme Ombre et Lumière (N° 286), type de contre-jour cher à la nouvelle école.
- La façon dont celle-ci comprend le contre-jour est, en effet, spéciale: ce n’est pas l’éclairage d’un sujet produit indirectement : c’est en général un sujet non éclairé se détachant presque en ombre chinoise sur un fond lumineux, parfois presque blanc.
- Ce parti-pris, dont la brutalité exclut tout sentiment d’Art, donne, naturellement, des choses déplorables comme la Porte Ouverte (N° 293) ou conduit à des reproductions sans aucun sérieux comme Marguerite (N° 287) tête de femme “ qu’on devine mais qu’on ne voit pas ” parce qu’elle est totalement dans l’obscurité tandis qu’une éclatante lumière, par derrière, dessine seulement son chignon, le bord de son cou et le bord de son oreille : ces deux derniers bords en blanc absolu.
- D’autres exposants suivant ce..singulier exemple se sont appliqués à n’éclai-
- rer qu’un détail, parfois grotesque, de leur sujet, en noyant totalement le reste dans une ombre exagérée ou même dans une obscurité complète. Tel est le cas des bulles de savon de M. Clarence White (N° 192) ou du portrait de MUe M. (N“ 210) du même exposant. C’est encore le cas de Pauline (N° 131) de M. Edouard J. Steinchen et celui du Portrait de ma Sœur de MIle Zaida-ben-Yusuf, qui devrait avoir pour titre “ Portrait du bas de la jupe de ma Sœur ” parce que ce serait sa seule appellation réellement exacte.
- Le bas de la jupe ou de la robe de cette jeune personne est, en effet, éclairé comme par une rampe de gaz allumée au ras du sol. L’étoffe est très bien por-traicturée, mais, la lumière, diminuant rapidement de bas en haut, le buste est dans une ombre épaisse et la tête du modèle se perd dans une obscurité qui dérobe ses traits. Ces façons de traiter le portrait sont bonnes pour faire clâmer mais non pour autre chose. Est-ce donc là ce que veut la nouvelle école ?... Nous relèverons d’elle, hélas ! d’autres manifestations concourant à démontrer qu’elle ne méprise pas ce moyen de réclâme.
- L’Art n’ayant pas encore assez pénétré l’artiste américain, on trouve aisément sous son vernis artistique de fraîche date, et sans gratter beaucoup, la tare de commerciale origine. Tout “ Jonathan ” renferme un grain de “ Barnum ”, germant à à l’occasion.
- Mais revenons au chef de la nouvelle école :
- S’il a parfois une singulière conception de l’éclairage du portrait, il a aussi
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- de certains termes une étrange idée, sans doute, car il nous donne, par exemple, comme "Etude décorative (N° 264) une épreuve qui n’a rien, mais absolument rien de décoratif. Il nous montre, plus loin, comme une expression de Mélancolie (N° 268) une figure de jeune fille n’exprimant que la méchanceté et la jalousie.
- Les titres des sujets, dans la nouvelle école américaine, sont souvent ainsi comme une gageure. Le plus remarquable exemple en est donné par M. Steichen
- (34 envois),.. sans doute l’un des premiers élèves du “ maître ”..... qui intitule :
- Mon Portrait — Etude de Composition (N° 132) une photocopie dont la description s’impose : dans un vague contre-jour, un personnage, à demi-coupé par le bord de l’épreuve se présente en pied, tout droit, sans geste, sans mouvement déterminé, sur un fond blanc uni. Un petit carré tracé en gros traits noirs à la hauteur de la tête du sujet semble le cadre d’une étiquette ou d’un chiffre absent.. pourquoi ce carré ? où est la composition ?..................................... réside-t-elle dans le fond blanc uni qui
- met le personnage en l’air !... dans le fait de l’avoir en partie coupé par le bord du cliché...ou plutôt de l’épreuve ?... mystère et puffisme !
- C’est à cause de ces titres inouïs qu’il nous paraît indispensable d’ajouter à la dénomination du catalogue le chiffre du cadre pour bien préciser.
- Dans la composition, M. Holland Day nous montre une suite d’efforts dont les résultats sont bien inégaux. Le principal porte sur une série de sept têtes du Christ en croix dont les expressions doivent correspondre aux Sept Paroles (N°241)...
- “ I. Mon Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.II. En vérité, vous serez
- aujourd’hui avec moi dans le Paradis. III. Temme, voilà votre fils.IV. Mon Dieu, pour-
- quoi m avez vous abandonné ?... V. J'ai soif!... VI. Mon père, je remets mon âme entre vos mains... VII. Consummatum est
- Les sept têtes dont il s’agit ont bien des expressions sans désaccord avec les Sept paroles, mais elles les expriment sans intensité, sans puissance, sans l’élévation voulue. Elles manquent de noblesse : elles n’ont rien de divin.
- Sans doute, l’artiste s’attaquait là, vraiment, à rude tâche et l’on conçoit son insuccès ; mais, qui l’obligeait à viser si haut ? Si le photographe prétend personnifier les grandes figures que les plus illustres peintres, scuplteurs, dessinateurs ou graveurs ont caractérisées, il faut de toute nécessité que ce soit pour faire mieux, ou tout aussi bien qu’eux. S’il prétend représenter la divinité, il faut absolument que son oeuvre ait un caractère divin.
- Peut-être l’auteur n’a-t-il pas un sentiment religieux assez profond? Peut-être son modèle n’était-il pas capable de lui fournir les expressions cherchées avec la puissance et l’élévation nécessaires ? Dans tous les cas, le résultat reste trop inférieur à la hauteur du sujet choisi.
- Pour : Consummatum est, la dernière tête du Christ “ file littéralement dans le cadre ”... Pourquoi ?... A cette question que je posais, il m’a été répondu par une personne tout-à-fait bienveillante à l’égard des exposants de la nouvelle école :
- “ Pourquoi ?... mais parce que tout est fini.. le sujet disparaît avec la dernière
- parole..” L’excès d’indulgence de cette excuse m’a rendu muet !
- Soit ! mais est-ce que cela ne rappelle pas un peu le légendaire tableau du passage de la mer Rouge par les Egyptiens à la poursuite des Hébreux : “de mer point, puisqu’elle s’est retirée pour le passage miraculeux ; d’Hébreux, pas davantage, puisqu’ils ont passé ; quant aux Egyptiens, ils vont venir ; de telle sorte que la toile ne porte rien, puisque le ciel d’Egypte est si lumineux qu’il n’a plus de couleur ; le fait est bien connu ! ”
- Au lieu de montrer une tête de Christ sortant du cadre, M. Holland aurait
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- pu laisser le cadre vide : Consummatum est, c’est fini ; il n’y a plus rien du tout. C’est le comble de l’expression.. dans le coq-à-l’âne.
- Après Agésilas,
- Hélas !
- Mais, après Attila,
- Holà !
- Après les Sept paroles, Matinée de Pâques (N° 235) !!... N’insistons pas et passons vite aux bonnes choses de l’exposant,
- Citons un portraits de Leang Foo (N° 245), bien réussi quoique d’un éclairage trop dur. Un Ménélik (N° 244) mieux encore. Une tête d’expression La boîte de laque (N° 254) fort suggestive. Une Tête d’Indien d’Amérique qui serait tout-à-fait fait bonne si, par une plaisanterie d’un goût douteux, l’auteur n’avait pas jugé à propos de la “ scalper ” avec le cadre ; et une Tête de "Nubien qui rappelle les meilleures études de notre compatriote M, Brémard, ce qui n’est pas peu dire.
- Avec Amageddon, triptique décoratif (l’auteur ne le trouve peut-être pas si décoratif que le N° 264 ?) nous rencontrerons enfin une composition digne de ce nom, une œuvre réelle, dont le sentiment, l’exécution, le goût détonnent comme un coup de canon dans ce qui l’environne.
- Dans un médaillon qu’encadrent deux panneaux allongés, une figure de nègre, d’un beau style, personnifie La Justice, tandis que le panneau de gauche montre le cœur bourrelé de remords en la personne d’une figure abîmée dans la prostration, sur un fond de paysage en harmonie avec cette allégorie et tandis que le panneau de droite représente le cœur pur en une belle figure dormant paisible au milieu d’une nature riante et lumineuse.
- On ne saurait assez féliciter M. F. Holland Day de cette composition parfaite : elle rachète bien des torts.
- Mais le morceau de premier ordre, le chef-d’œuvre de l’exposition c’est la simple tête intitulée Une Idylle en Sicile (N° 298). Ce titre est prétentieux puisqu’il tend à évoquer une pensée d’idylle sur une seule tête ; mais, le caractère, la beauté, le style, la haute tenue artistique de cette épreuve qu’on peut réellement qualifier d’œuvre d’Art, légitime absolument cette prétention.
- Si nous insistons assez longuement sur les productions de M. Holland c’est parce que tout ce que nous en disons s’applique dans une large mesure aux autres épreuves exposées.
- M. C. Yarnall Abbott présente neuf photographies de la plus bizarre inégalité. Les unes sont atroces, comme sa Nymphe des "Eaux (N* 3) dont le mouvement, la tonalité, l’éclairage, le raccourci abominable font un envoi au-dessous de tout. D’autres sont composées avec une incohérence inimaginable comme Ombres (N° 6), dont le pluriel inspire nne confusion équivoque et, l’on ne sait comment, surgit de ces neuf envois une véritable perle : Illustration pour “ Tré-lawney ” (N° 9) dont on ne saurait assez féliciter l’auteur !
- Nous retrouvons en outre à cette exposition quelques-unes des artistes américaines de la première exhibition du Photo-Club : Mlles Weil, Watson, Prall ; Mme Kasebier et M1Ie Ben-Yusuf, qui rachète un peu le “ portrait du bas de la robe de sa sœur ” par une Faïence (N° 16) d’un meilleur sentiment artistique.
- Mme G. Kasebier n’a pas envoyé moins de 28 épreuves. Citons dans ce flot de photocopies Le Manteau de Velours (N° 72). Eclairage excellent, modelés exquis, style distingué, tout concourt à faire de cette épreuve, dont l’étude de velours
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Nllc Série N° J
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- est une merveille, une petite chose de premier ordre....... tout, sauf la découpure
- fâcheuse de l’épreuve, détail dans lequel on retrouve le parti-pris de l’école......
- ou plutôt certaine “ insuffisance ” dont nous reparlerons plus loin.
- Sous le titre Portrait de Me E. (N° 83). Mme Kasebier nous redonne “ la dame au collier de perle ” de la précédente exposition dans une forme considérablement améliorée. En revanche, nous retrouvons aussi le “ bas-relief ” de la première exposition sous le titre Mère et "Enfant (N° 88) et ce morceau, si décoratif auparavant, n’a pas gagné à se préciser.
- L’enfant est mieux, mais la mère, qu’on ne voyait pas dans la première “ édition ” délavée, jure par son modernisme avec ce petit “ antique ” nu dont la physionomie et le mouvement ont tant de caractère. Quelle lourde faute de sens artistique que ce fâcheux groupement d’une pure figure de jadis avec une silhouette banale d’aujourd’hui !
- En résumé, à part le réel mérite des très bonne choses précitées, auxquelles on pourrait joindre : Le "Ruisseau (N° 19) de M. John Bullock, L’Hiver (N° 54) d’Arthur Gleason, le Portrait de Mme J. M. T. (N° 60) de Mlle F. B. Johnson, Rosa Rosarum et le Portrait de Mme A. (N° 188 et 187) de Mme Meil, enfin YEtude de nu (N° 224) de Clarence White, l’exposition de la nouvelle école américaine montre surtout chez ces “ artistes ” photographes un parti-pris allant jusqu’aux dernières limites du bon sens ou du puffisme.
- Il est bien évident, par exemple, que quand M. Eduard Steichen nous montre comme Etude de Tonalités (N° 133) une épreuve indécise dans laquelle on ne distingue rien, pas même des tons, ou comme F leurs de Pommier (N° 141) une une autre épreuve moins sombre, mais non moins indécise où l’on ne voit en fait de fleurs que des petites taches blanches et floues noyées, dans de grandes taches sales, il se moque du public ou veut le “ faire marcher ” comme on dit vulgairement.
- La tête intitulée Vampire (N° 148) plus informe que le plus grossier barbouillage charbonné par “ Titi ” sur un mur, l'Enfant à la Tasse (N° 135) qui n’est qu’un portrait de jambes et le "Nocturne (N° 138) au piano qui n’est qu’une étude de corset à dédier aux corsetières, sont des fumisteries dont on ne peut parler sérieusement.
- Moins facétieux, M. Clarence White prête encore trop pourtant à la plaisanterie quand il nomme par exemple Perplexité (N° 198) une figure de femme qui, pour exprimer ce sentiment, se recroqueville de telle manière et présente de tels raccourcis que sa constitution physique en devient, par cela même, une énigme inspirant au public une cruelle perplexité. Miss Grâce (N° 215) du même exposant est une fillette dont les jambes atrocement longues et grêles par une perspective de premier plan néfaste ont, dans leur raideur maigre, une grâce de bâtons de chaise bien attristante. C’est un détail, mais comment n’en serait-on pas frappé dans ce portrait (!!!) où tout est flou, indistinct, informe presque, sauf ces diables de jambes dont la précision, la netteté, le fini, le modelé sec, appellent impérieusement cette unique dénomination : " Etude de jambes grêles et de souliers pointus. ”
- C’est encore M. White qui expose sous le titre Arrivée (N° 211) une photocopie dans laquelle une vague petite tête d’enfant se devine dans un coin, le reste étant problème indéchiffrable..... Bien mieux : au dessous de cette “ arri-
- vée ” une feuille de papier salie, sans titre il est vrai ! ne montre, de près comme
- de loin, que des taches irrégulières....Si ce n’est pas là du puffisme, qu’est-ce
- donc? On ne pousse pas l’erreur artistique à ce point !
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- La nouvelle école révèle d’ailleurs son défaut de conscience par nombre de détails très naïfs parmi lesquels le plus général est le “ truc ” grossier qui consiste dans la façon dont une épreuve est coupée pour masquer un défaut. "Etude d’Enfant 7V° / par M. Abbott,
- M, Frank Eugène a fait une double étude de nu, homme et femme, intitulée, pour cela seul, Adam et Eve (N° 43), car rien n’y caractérise ni Eve ni Adam sauf la nudité traditionnelle de nos légendaires premiers parents. Du nu masculin, rien à dire, il existe si peu ! Le torse de l’Eve a d’excellents modelés, mais pourquoi ces deux personnages paraissent-ils enveloppés d’algues filamenteuses ou comme pris dans une sorte de chevelure gigantesque ? “ Imitation de traits d’eau-forte ”, me dit un indulgent initié (!). En réalité, traits, algues ou chevelure sont là pour masquer une cassure du cliché. L’ “ artiste ”, désespérant peut-être de réussir une seconde fois pareil chef-d’œuvre, a tenté de dissimuler ainsi la cassure... L’exposition est pleine de “ truquages ” de ce genre.
- Les meilleures œuvres exposées ne sont-elles donc que de chanceuses rencontres? Alors où est l'Art ?...
- Il n’est assurément pas dans un parti-pris de noir ou d’effacé, d’effets de lumière ou de contre-jour confinant à la déraison ; ni dans cette préoccupation dominante d’étonner, fût-ce par l’absurde, fût-ce par la laideur !
- Il paraît pourtant que plusieurs des exposants de la nouvelle école, — beaucoup même, — dessinent ou peignent et suivent des cours d’Art dans des ateliers
- de Paris..Cela ne fait pas honneur à ces ateliers-là ! Mais, moins que tout autre,
- j’en pourrais être surpris, car j’ai vu et je vois encore, journellement, comment force jeunes américains profitent de notre enseignement artistique. La plupart ne font pas d’efforts sérieux, la plupart n’ont pas des intentions sincères et l’éducation artistique exige un persévérant labeur, une longue incubation, une ardeur, une foi que le positivisme terre-à-terre de la race américaine ne permet pas encore à la généralité de ses enfants.
- C’est pourquoi, sans vouloir la décourager, mais, au contraire, pour la désolidariser de présomptions capables de compromettre son développement, comme celles de la nouvelle école photographique, nous n’hésitons pas à dire à celle-ci tout le bien et tout le mal que nous pensons d’elle.
- Nos plus sûrs amis ne sont pas ceux qui nous flattent, mais ceux qui nous parlent avec franchise.
- 77.7.
- LOUIS BORDAT.
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- médecine et Radiographie
- Les Applications scientifiques de la Photographie
- OUTE la Presse française et étrangère vient de commenter le jugement rendu à Paris, après expertise de médecins légistes célèbres, dans un procès intenté contre un médecin radiographe par une malade que ce spécialiste avait brûlée.
- Dans cette affaire judiciaire, les personnes disparaissent devant le principe de responsabilité dont le jugement trace la jurisprudence et devant la thèse que le rapport des experts tend à faire triompher, bien que la justice ne s’y soit point précisément ralliée.
- Nous ne voulons donc pas savoir qui plaida, qui expertisa, qui fut condamné, mais voyant qu’aucun organe plus spécialement radiographique que le nôtre, ne s’est ému de la question de principe très primordiale posée par ce procès, par intérêt pour cette application spéciale de la photographie à la science, mise en grand péril, nous avons cru devoir adresser au radiographe, considéré à l’Etranger et en France comme le plus autorisé par ses travaux, la lettre suivante :
- 25 mars 1901.
- Monsieur G. Contremoulins,
- Chef du Laboratoire central de Radiographie des Hôpitaux de la circonscription de Necker.
- Le gros retentissement donné par la grande Presse au procès intenté par une malade contre un médecin radiographe qui l’avait brûlée, vous a certainement frappé.
- Le rapport des experts commis par le Tribunal dans cette affaire me paraît avoir été fort mal commenté par bon nombre de mes confrères ; ce qui n’a rien de surprenant puisqu’il faudrait une compétence technique exceptionnelle pour l’apprécier exactement.
- Ce rapport tend à innocenter le médecin au détriment de la radiographie et de l’ensemble des radiographes, comme vous pourrez le constater par la lecture des extraits de ce rapport que je joins à cette lettre.
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- Le tribunal ne s’est pas rallié aux conclusions des experts, puisqu’il a condamné le médecin radiographe, mais les attendus du jugement ne tranchent en aucune façon les incertitudes que le rapport suggère en ce qui concerne la radiographie et les radiographes. Or, comme il y a là une question de principe du plus haut intérêt aussi bien pour le public que pour le monde médical et pour les radiographes eux-mêmes, je viens faire le plus pressant appel à votre compétence technique pour savoir et faire connaître ce qu’on doit penser réellement dans cette occurrence.
- Si le médecin condamné n’est pas scientifiquement coupable d’incompétence (ce qui n’infirmerait d’ailleurs aucunement le jugement, puisque celui-ci se place surtout au point de vue du préjudice causé à autrui), la pratique de la radiographie est encore dangereuse et doit être proscrite jusqu’au moment où, moins “ en enfance ”, suivant les termes même des experts, elle pourra être employée sans danger.
- Dans le cas contraire il faut qu’on sache bien que l’inexpérience ou l’imprudence d’un seul n’infirme en rien la sûreté et la sécurité de ce moyen d’investigation si précieux.
- Votre situation, vos nombreux et si importants travaux en radiographie, dont tant de communications aux Académies témoignent, vous font, je le crois, un devoir de répondre techniquement à notre consultation technique, et, confiant dans votre indépendance pour l’obtenir, je vous prie d’agréer d’avance avec mes remerciements l’assurance de ma plus grande considération.
- L. GASTINE.
- La confiance que nous avions dans le dévouement et l’indépendance du radiographe n’a pas été trompée, puisque répondant aussitôt à notre demande, M. Contremoulins nous adressait quelques jours plus tard la lettre suivante :
- Monsieur le Directeur,
- En me demandant un avis technique sur le rapport des experts commis dans le procès retentissant que vous me désignez et qui a été commenté dans la Presse d’une façon si fâcheuse pour la nouvelle méthode d’investigation par les rayons X, vous ne m’embarrassez nullement et vous allez au devant de mes désirs, car, je ne souhaite rien plus ardemment que l’apport d’une complète lumière dans l’obscurité des opinions contradictoires répandues, comme à dessein, sur les questions de radiographie, au plus grand détriment de cette science.
- Je serai donc heureux si je puis contribuer, même dans une faible mesure, par l’intermédiaire de votre journal, à rectifier ce qu’il y a d’inexact dans le rapport dont il s’agit.
- Dans ce document, la première chose qui frappe c’est... l’insuffisance surprenante qu’il accuse au point de vue électrique.
- En effet, les experts discutent longuement sur les inconvénients de l’emploi de telle ou telle source d’énergie électrique ; ils s’attardent à considérer comment le médecin qui radiographiait a pu employer le courant du secteur (de 110 volts) ou celui d’accumulateurs chargés avec le courant du secteur pour exciter la bobine, mais ils ne font aucune mention de l'instrument capital : “ l’interrupteur ” et de la mesure de l’énergie électrique dépensée, “ le nombre d’ampères utilisés ”.
- Il est pourtant INDISPENSABLE de connaître le nombre d’interruptions
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- fournies à la seconde par l’interrupteur pour apprécier l’importance du temps de pose et savoir s’il fut ou non exagéré, et de combien. Sans cette base d’appréciation il est impossible de rien affirmer de précis. Comment les experts ont-ils pu négliger de faire état d’un terme aussi fondamental en pareille matière ?! ! !
- Supposons, pour mieux expliquer ce qu’il y a d’inconcevable dans cette lacune du rapport, supposons qu’il faut 100 interruptions pour obtenir l’image du squelette d’une main dans des conditions données. Il est évident que cette image sera obtenue en 2” si l’interrupteur donne 50 interruptions à la seconde ; qu’il faudra 4” de pose si le même instrument ne fournit que 25 interruptions dans le même temps et qu’il faudra enfin 10” de pose si l’interrupteur ne fournit que 10 interruptions à la seconde (toute question d’intensité égale d’ailleurs).
- Je néglige ici volontairement de considérer le nombre d’ampères utilisé à la bobine, élément secondaire d’appréciation, afin de simplifier ces explications.
- La question de l’interrupteur est donc PRIMORDIALE. Quant à celle de l’utilisation de tel ou tel voltage elle ne dépend que de deux choses accessoires :
- 1° De la “ self induction ” de la bobine ;
- 2° Du nombre d’interruptions par seconde qu’on peut faire donner à l’interrupteur.
- En effet, le voltage n’intervient que pour vaincre la “ résistance de self-induction ” et pour permettre l’établissement au maximum du courant primaire dans l’inducteur de la bobine, en un temps donné.
- Tout ceci est ELEMENTAIRE pour le plus modeste électricien, mais pour le public et le médecin je précise en reprenant l’hypothèse énoncée plus haut : “ S’il faut, par exemple, un courant de 1 volt pour vaincre la résistance de self-induction en une seconde, il faudra un courant de 100 volts pour la vaincre en l/100e de seconde ”,
- Il en résulte donc simplement que le voltage doit être calculé sur les deux instruments précités : bobine et interrupteur, suivant le nombre d’interruptions par seconde d’une part et suivant le temps de “ contact ” de l’interrupteur d’autre part.
- En résumé, la “ source primaire” (dans l’état, le courant du secteur) n’a pas un rapport direct avec la “ source induite ”, c’est-à-dire avec l’étincelle employée pour la production des rayons X et seul le nombre d’étincelles par seconde varie suivant le type de l’INTERRUPTEUR, d’où l’appréciation de la durée de la pose.
- Le silence du rapport sur la nature de l’interrupteur et sur la quantité d’énergie électrique dépensée rend donc toute l’argumentation de ce document sur le voltage absolument nulle et inexplicable de la part d’experts.
- La suite du rapport porte sur la question de distance de l’ampoule de Croockes au malade et sur l’importance des constatations d’érythème.
- Là, l’incertitude des experts, faute d’indications précises données par le médecin qui a radiographié, devient tout à fait déconcertante !
- On ergote sur des mesures aussi approximatives que celles de “ travers de doigts ”, de “ longueur du coude au bout de la main ”, mesures médicales archaïques d’un étrange contraste avec la précision de la véritable technique radiographique !... et le médecin qui a radiographié reste lui-même, au dire des
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- experts, dans des indications approximatives démontrant qu’il n’a pris aucune mesuré rigoureuse au cours de ses opérations ! ! !...
- De l’épaisseur du malade, de “ l’angle d’incidence des rayons X par rapport à la plaque et au sujet”... il n’est pas plus question que si ces données — essentielles pourtant — n’existaient pas !
- Si le médecin qui radiographiait avait obtenu, par hasard, une image, on peut se demander comment, alors, il aurait su l’interpréter et quelles conséquences arbitraires il en aurait pu sérieusement tirer ?! ! !
- Ces lacunes, bien que révélant nettement l’inconscience de l’opérateur n’ont provoqué aucune observation des experts... elles suggèrent, autant que le silence de ceux-ci à cet égard, des réflexions... que je préfère ne point formuler.
- En résumé, faute d’éléments d’appréciations exacts, le rapport, quant à la question de distance dont il s’agit, ne conclut point.
- Les experts se dérobent par une tangente en faisant allusion à une méthode, nommée par ses auteurs 1’ “ endodiascopie ”, qui n'est en rien comparable à la production de rayons X, employée par le médecin poursuivi, car, dans le cas du dispositif que cette autre méthode implique, le malade et l’un des pôles de la bobine ou de la machine statique sont réunis au sol ; c’est-à-dire que le sujet et le pôle en contact avec le sujet sont naturellement au même potentiel, et, de ce fait, tout phénomène d’effluves cesse naturellement.
- Ce rapprochement entre les deux méthodes, pour le cas du procès, est donc un véritable “ non-sens ” qui ne peut leurrer que des personnes incompétentes en pareille matière.
- Après cette digression, sans rapport avec l’objet du litige, l’expertise porte sur la durée de la pose.
- Mais, pour les raisons péremptoires que j’ai données dès le début, les experts sont dans l’incapacité de résoudre ce problème, puisque les éléments d’appréciation (interruption, ampérage) leur font absolument défaut.
- En l’absence de ces données essentielles, ils se contentent donc de discuter sur la qualité du tube de Croockes employé et s’appliquent à établir que ce tube mal réglé, dans un état de vide impropre, etc., fonctionnait mal.
- A l’appui de ces assertions, toutes gratuites, ils invoquent le fait du rougissement de l’anticathode de ce tube qui aurait obligé le médecin à suspendre fréquemment la production des rayons X pour laisser cette partie de l’instrument rougie se refroidir (ce qui aurait réduit, à leur sens, dans une notable proportion, la durée réelle d’application des effluves).
- Mais, par cette argumentation même, les experts et le médecin qui radiographiait démontrent jusqu’à l’évidence leur profonde incompétence, car, si l’anti-cathode du tube était aisément portée au rouge par les décharges cathodiques, cela prouve justement que le tube n’était pas dans l’état de résistance défectueux qu’on invoque pour excuser le médecin.
- Ce détail caractéristique révèle au contraire que le tube incriminé était dans le meilleur état de vide convenable pour la recherche tentée et devait donner des résultats excellents.
- Le genre de tube (Collardeau-Chabaud) employé, — ce point est d’ailleurs à noter, — marche régulièrement, normalement, avec l’anticathode portée au rouge et même au blanc; le médecin n’avait donc pas à suspendre la marche quand il le voyait rougir ainsi et les suspensions qu’on invoque n’accusent que l’incompétence de l’opérateur.
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- Mais, tout en s'étendant longuement sur les phénomènes du tube employé et tout en les interprétant dans un sens diamétralement opposé à la vérité, le rapport reste muet sur un autre point capital encore et que les experts avaient pourtant eu le loisir de constater exactement à savoir quelle était l’épaisseur de la malade.
- Force m’est, encore une fois, d’attirer votre attention sur cette lacune parce que son importance est, comme vous allez le voir, considérable.
- En effet, un sujet normal, c’est-à-dire mesurant au niveau de l’abdomen 20 a 25 cent, d’épaisseur, peut fort bien être radiographié dans les conditions indiquées par le rapport d’expertise, mais les sujets ayant plus de 3o cent, d’épaisseur ne permettent plus d’obtenir une image radiographique, quelle que soit la nature du vide du tube employé.
- Dans ce cas d’excès d’épaisseur, si le tube est “ mou ”, c’est-à-dire propre à fournir des images à contrastes (état de vide peu accentué ; le cas du tube employé par le médecin poursuivi), les rayons qu’il produit ne traversent pas le sujet, quelle que soit la durée de la pose.
- Si, au contraire, le tube est “ dur ” (état de vide très accentué) les rayons qui traversent les tissus sont alors tellement diffusés par ces tissus qu’il ne parvient à la plaque que des rayons secondaires ; rayons qui, par leur diffusion même, ne fournissent point d’image distincte. D’où, impossibilité dans les deux cas d’obtenir un résultat démonstratif.
- Le médecin qui radiographiait et les experts ignoraient donc ces faits puisque le rapport n’en tient compte nulle part ? !
- Il est seulement dit que tous les clichés obtenus étaient uniformément voilés.
- Ce voile invariable ne peut être dû qu’à deux causes : à l’épaisseur du sujet ou à l’excès de pose.
- Or, tout porte à croire que c’est ce dernier cas qu’il faut retenir.
- Je viens d’expliquer nettement que le tube employé était dans un état de vide convenable, contrairement aux interprétations des experts et du médecin lui-même (puisque l’anticathode d’un tube dur, c’est-à-dire résistant, n’aurait pas rougi). Mais, d’autre part, il est acquis que toutes les plaques faites étaient voilées. Or, elles n’auraient pas été voilées sur l’emplacement du corps si le sujet avait eu l’épaisseur exagérée signalée plus haut.
- L’épaisseur du sujet était donc certainement inférieure à 30 cent, et si les plaques ont été toutes voilées ce ne peut être que par excès de pose dans les trois radiographies exécutées (1).
- Si nous nous reportons, en effet, par la pensée, à l’époque où les radiographies furent faites pour considérer le matériel dont on disposait alors et qui était le plus généralement employé, nous constatons que le médecin de Madame Z. n’a guère pu faire usage que d’un interrupteur donnant de 15 à 20 interruptions par seconde.
- Un tel instrument, dans les conditions que le rapport indique ou permet de reconstituer par déduction, devait donner un excellent résultat, pour le cas de la malade, en 8 ou 10 minutes de pose seulement, c’est-à-dire avec un sujet de 20 à 25 cent, d’épaisseur en opérant à 70 cent, de la plaque sensible (ce qui fait une distance de 45 à 50 cent, entre le tube et la malade).
- (i) A moins que toutes les plaques employées aient été extraites d’une même boîte où elles auraient été voilées d’avance, ce qu’il est bien difficile de supposer.
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- Mais, dans ces conditions, Madame Z. n’aurait pu être brûlée par les effluves et ses brûlures prouvent que la distance devait être beaucoup moindre.
- L’action des rayons X, comme celle des rayons actiniques, diminuant en raison inverse du carré de la distance, on comprend combien l’excès de pose a dû être considérable !
- En augmentant, aux séances successives, les durées de pose, l’opérateur ne pouvait qu’augmenter le degré de voile de ses clichés et ces augmentations démontrent qu’il ne s’est aucunement rendu compte de la nature des insuccès éprouvés.
- Cette inclairvoyance est fâcheuse, mais elle n’engage que la personne de l’opérateur et rien n’autorisait les experts à incriminer la méthode pour tenter d’innocenter le médecin.
- Pour le progrès de cette méthode, et, parce que j’ai déjà fait pour elle des efforts et des sacrifices ne me permettant plus de m’en désintéresser, je suis dans la nécessité de protester de la façon la plus énergique contre l’affirmation absolument erronée des experts déclarant qu’à l’heure actuelle un radiographe, si compétent soit-il, ne peut répondre par avance du résultat qu’il obtiendra.
- Je m’inscris de la façon la plus catégorique contre cette déclaration et je prouverai par autant d’essais ou d’expériences qu’on voudra que je puis garantir un sujet quelconque contre tout risque de brûlures et toujours annoncer d’avance quel sera le résultat de mes opérations. Du reste, les résultats de mon service de Necker le prouvent.
- Dire que le radiographe ne peut opérer à coup sûr, c’est condamner, de propos délibéré et sans aucun droit, une méthode dont la rigoureuse exactitude est justement la principale raison d’être et qui n’a contre elle que l’incapacité déplorable d’un trop grand nombre de ceux qui l’exploitent au lieu de l’appliquer avec la conscience scrupuleuse qu’elle exige.
- Le cas du médecin visé par le procès ne prouve qu’une chose, c’est que la radiographie n’est pas à la portée de tout le monde et même de tous les médecins.
- Pour faire acte de radiographe, il faut joindre à des connaissances théoriques très spéciales une pratique très étendue du laboratoire, sur laquelle je reviendrai plus loin.
- En effet, et comme le disent très justement cette fois les experts, les instruments se dérèglent souvent — ils auraient même dû dire toujours et sans cesse. — Aussi faut-il être maître de ces instruments et non se trouver à leur discrétion.
- C’est pour ces motifs qu’un atelier de mécanique, un atelier de soufflage et de vidage des tubes, sont les compléments indispensables d’une installation radiographique rationnelle.
- Il est regrettable que les exemples donnés à cet égard, dont les résultats sont pourtant si concluants, ne soient pas suivis ; mais, si la plupart des radiographes actuels sont incompétents, ou matériellement dans l’impossibilité de gouverner le régime de leurs instruments, la méthode n’en est point responsable et n’en doit point être rendu victime.
- Quant à la responsabilité incombant au médecin poursuivi du fait d’avoir exécuté une troisième opération radiographique, en dépit des phénomènes d’érythème visibles après la deuxième opération, cette question sort presque du point de vue technique que je veux considérer exclusivement.
- Je me bornerai à dire qu’au point de vue radiographique, l’emploi de l’écran
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- Phototype tle M. COLLARD (A. R.).
- SOUS BOIS
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- d’aluminium, signalé du reste par les experts, s’imposait absolument pour cette troisième opération et que la négligence de cette précaution est pour moi inexplicable.
- Mais ce point particulier suggère tout naturellement une question bien autrement grave :
- Quelle est la responsabilité du radiographe ? Où commence-t-elle et où finit -t-elle ?
- Personnellement, bien loin d’envier cette sorte d’immunité qui couvre le corps médical, immunité à laquelle les experts font presque allusion au profit du médecin poursuivi en parlant des anesthésiques dont l’emploi comporte tant d’incertitudes dangereuses, bien loin, dis-je, d’envier le privilège de cette immunité, je voudrais voir responsable la radiographie qui n’a rien d’empirique, qui est au contraire une science positive, précise, et, pour ces motifs, en mesure d’accepter la responsabilité de ses actes.
- Le radiographe conscient n’a à décliner aucune responsabilité, mais, le fait mis en si grande évidence par le procès qui nous occupe, montre qu’il faut compter actuellement avec les médecins qui font de la radiographie sans une préparation technique suffisante, et, l’on peut imaginer combien les risques sont plus grands encore avec force radiographes n’ayant pas même l’étude et l’expérience médicale pour appoint.
- Ainsi, en ce qui me concerne personnellement, la majeure partie des malades qui me sollicitent présentent des cas hors de la capacité des radio-graphes ordinaires ou ne me viennent qu’après avoir été vainement radiographiés par ceux-ci.
- Autant que faire se peut, je me renseigne, j’interroge, mais parfois on me dissimule, et pour cause, les vains essais faits antérieurement ; et c’est ainsi que je suis sans cesse exposé à radiographier un malade, hospitalisé ou non, déjà radiographié par ailleurs une ou plusieurs fois.
- Les accidents consécutifs de brûlures radiographiques n’apparaissent jamais qu’un certain temps après l’opération radiographique ; de telle sorte qu’en radiographiant, sans le brûler aucunement, un malade qu’un maladroit opérateur a brûlé quelque temps avant moi, je suis dans le cas de me voir imputer la brûlure par le seul fait qu’elle ne deviendra apparente qu’après mon opération. Je n’ai pas encore été victime de pareille méprise, mais elle peut se produire.
- Le rapport des experts dans le procès intenté par Madame Z. tend à mettre la responsabilité de tous les radiographes en cause solidairement, puisqu’il n’établit aucune distinction entre ceux qui opèrent aveuglément et ceux qui agissent au contraire avec une entière compétence.
- Vous ne pouvez manquer d’être ainsi frappé de la gravité de la question que la thèse singulière du rapport fait surgir.
- Elle a en effet pour conséquence, comme vous me le dites logiquement, tout l’avenir de la pratique de la radiographie.
- Si la responsabilité du radiographe doit être admise, ainsi que le jugement l’indique, et c’est mon sentiment personnel le plus vif, par contre, l’exercice de la radiographie ne peut être laissé inconsidérément à la liberté de tel ou tel, fût-il médecin, sans la garantie d’une préparation spéciale suffisante. Le cas du médecin radiographe de Madame Z, le démontre, de la façon la plus péremptoire.
- A tous égards d’ailleurs, l’exercice public de la radiographie réclame effectivement la garantie des connaissances techniques exigées par cette science.
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- Et cette garantie ne peut être fournie par des examens conférant diplômes, mais par un stage de pratique positive dans des laboratoires de radiographie qualifiés.
- Qu’est-ce qui constitue en effet la compétence technique rationnelle du radio-graphe ? — L’énoncé succinct, mais complet, en est facile à faire :
- En dehors des questions de physique et de chimie ayant un rapport direct avec les instruments, les phénomènes et les produits dont il fait un constant usage, le radiographe doit avoir fait une étude spéciale de l’anatomie ; non précisément comme le médecin ou le chirurgien, mais, surtout au point de vue de l’ensemble et du détail des formes plastiques, comme les devraient connaître le peintre et le sculpteur. Il doit donc avoir pratiqué le dessin anatomique, cette gymnastique étant seule capable de graver assez exactement dans le souvenir les formes réelles de la charpente et des organes de la machine humaine que la radiographie peut reproduire.
- Mais, comme la radiographie ne silhouette ces formes qu’en les déformant suivant des lois géométriques rigoureuses, il faut surtout que ces études pratiques des formes anatomiques soient complétées par celle de la géométrie descriptive et de la perspective.
- "Epreuve ou cliché, l'œuvre radiographique n’a d’intérêt, de valeur, qu’autant que le radiographe est apte à en fournir l’interprétation obligatoire, que lui seul peut donner parce que lui seul peut savoir dans quelles conditions exactes de distance et d’incidence, d’orientation et de régitne électrique, il a opéré.
- Lui seul peut discerner dans la projection conique qu’est l’image radiographique l’objet réel qu’est cette image et sa forme véritable, en la déduisant des données précitées.
- Mais tout ceci n’est encore qu’un programme de “ candidature ” ; car, il ne suffirait pas d’avoir la compétence voulue en physique, chimie, anatomie, géométrie descriptive, perspective, et autres connaissances, en quelque sorte purement préparatoires, pour être capable d’exécuter du jour au lendemain de bonnes radiographies.
- Le radiographe pratiquant, c’est-à-dire apte à l’exercice public autorisé de la radiographie est celui qui, fort d’une pratique plus matérielle, mais non moins capitale, s’est assez rompu au travail quotidien du laboratoire, en tant que mécanique manuelle, électricité, soufflage et vidage des tubes, pour n’être embarrassé par aucun des plus petits et des plus grands vices de fonctionnement de son matériel et se trouver parfaitement capable d’y obvier.
- L’installation radiographique étant sujette à de continuelles perturbations, le fonctionnement normal des appareils risquant sans cesse d’être modifié, ces fluctations inévitables entraînent l’absolue nécessité de la capacité d’effectuer sur l’heure toutes les vérifications, toutes les réparations, tous les réglages, et même toutes les improvisations de dispositifs éventuels, utiles dans des cas exceptionnels.
- L’entretien, c’est-à-dire le vidage et la réparation des tubes, exige des capacités pratiques identiques, car c’est seulement de l’harmonie parfaite de l’ensemble de l’installation et du fonctionnement du laboratoire que dépend la certitude des résultats visés.
- Un tel programme de connaissances n’est pas rempli par des études “ en chambre” ; des examens oraux et écrits n’en témoignent point ; mais on peut juger d’après un service suivi, sous contrôle autorisé, pendant plusieurs années consécutives de travail de laboratoire, s’il est réellemennt ou non possédé.
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- Tel est, exactement, le minimum des exigences rationnelles qu’on peut formuler en matière d’exercice loyal de la radiographie. En raison des intérêts commerciaux et industriels que cette réglementation dérangerait, elle blesserait trop d’amours-propres injustifiés, — et ce sont les plus irascibles, — pour que poser la question soit ici la résoudre, encore que le plus élémentaire bon sens ne laisse point d'équivoque pour la réponse.
- Je me borne donc à souhaiter que ces quelques éclaircissements puissent vous aider à répandre les idées justes propres à favoriser les réformes que nous ne verrons peut-être pas de bien longtemps réalisées.
- N’ayant aucun lien d’aucune sorte avec les personnes plus ou moins compétentes qui font de la radiographie à Paris, en France ou même à l’Etranger, mes observations n’ont et ne peuvent avoir qu’un caractère personnel, mais je dois vous faire remarquer pourtant qu’elles s’appliquent également à tous les radio-graphes véritables, plus ou moins dans mon cas.
- Mais, en outre, les conclusions du rapport des experts sur lesquelles vous m’interrogez intéressent non moins l’Administration des hôpitaux que mon service que secondent de même d’autres services de Paris et de la province. C’est donc encore à ce titre que j’estime aussi devoir protester.
- Enfin, et par-dessus tout, la tendance de ce rapport menace directement l’ensemble des innombrables hospitalisés de Paris et de notre pays tout entier, et la faible mesure dans laquelle je suis scientifiquement et professionnellement appelé à les secourir m’imposerait aussi cette protestation, même si je n’étais pas absolument dévoué à l’avenir de la radiographie (dont j’ai le droit de dire que j’ai fait tout mon propre avenir).
- Rien que pour mon laboratoire, le chiffre annuel de radiographies prévu d’après les données antérieures, s’élèvera sans doute en 1901 à plusieurs milliers.
- Or, bien que ma circonscription soit de beaucoup la plus importante pour Paris, ce nombre grandit singulièrement si l’on y ajoute encore ceux du second service central de Paris organisé à la Salpétrière et des petits services isolés de Paris et de la province, également organisés dans les hôpitaux (1).
- Vous concevez que sur le nombre énorme de radiographies exécutées annuellement par tous ces laboratoires, les risques d’accidents sont considérables qui peuvent leur être imputés, et par contre coup à l’hospitalisation en général et à l’Assistance Publique en particulier, bien que ces accidents soient le fait, non de ces laboratoires autorisés, mais des imprudences ou des incompétences de radiographes non qualifiés, comme le médecin qui a radiographié Mme Z. et comme ceux, connus ou inconnus, encore moins qualifiés que lui.
- A chaque instant, un malade brûlé par ces fâcheux radiographes peut, ayant été radiographié une seconde fois dans un laboratoire d’hôpital, avant toute apparition de la brûlure causée par le premier opérateur imprudent, reporter la faute des accidents dont il est victime, non sur son véritable auteur, mais sur le second radiographe du laboratoire de l’hôpital où il a été en dernier lieu radiographié, et, cela avec d’autant plus de bonne foi et de conviction que les manifestations de brûlures radiographiques, toujours très lentes à se produire, ne paraîtront qu’ après la seconde radiographie exécutée.
- Je vous laisse à penser dans quelle posture fâcheuse ces laboratoires et
- (i) Le rapport de la Ville de Paris pour igoo, accuse plus de 4.000 examens radiographiques rien que dans les hôpitaux de VAssistance Publiaue.
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- -l’Administration elle-même seraient ainsi mis, si ceux qui ont seuls réellement qualité pour dégager, par avance, leur responsabilité et celle des hôpitaux, en pareille occurrence, ne prenaient point, comme j’ose le faire, l’initiative de protester contre les conclusions d’un rapport les présentant comme incapables de ne pas rééditer journellement les erreurs ou les imprudences commises par l’auteur des brûlures de Madame Z.
- Ce n’est donc pas seulement pour moi, mais encore pour tous mes confrères des hôpitaux de Paris et de la province, et pour l’œuvre de l’hospitalisation elle-même, que toute la rigueur de la technique de mes explications s’imposait dans le cas dont il s’agit.
- Mais, cessons un moment de considérer ces intérêts personnels ou collectifs, si légitimes qu’ils soient, pour ne nous placer qu’au point de vue de l’intérêt public le plus général. A cet égard encore, mes rectifications techniques s’imposent, envers et contre tout, parce que la tendance ou la thèse du rapport ne menace pas moins cet intérêt public que les très respectables intérêts particuliers précités.
- En présentant la radiographie comme une science encore en enfance, incertaine et dangereuse, quelle que soit la capacité du radiographe (dans le seul but de mettre une personnalité hors de cause), le rapport ne tend à rien moins qu’à en faire proscrire l’usage, et par le public alarmé, et par le monde médical trompé.
- Or, qui supportera le préjudice causé par ces déclarations inexactes si ce n’est la grande masse, si pitoyable, des déshérités radiographiés par milliers chaque année dans les établissements d’hospitalisation de Paris et de la France, sans parler de la partie de la population riche ou aisée qui doit, elle aussi, déjà tant à cette nouvelle science ?
- Non dans l’intérêt d’un opérateur, quelle que soit sa catégorie sociale, mais pour l’honneur de la vérité, et, dans l’intérêt du public tout entier, il faut donc le dire bien haut :
- La radiographie n’est pas l’exercice empirique et dangereux que le rapport des experts dans le procès de Mme Z. présente ; c’est, au contraire une science exacte, précise, mathématique en bien des points, mais dont le libre exercice ne peut être abandonné à tout le monde, et, à laquelle les programmes des études de médecine ne correspondent nullement.
- T{ien ne saurait le prouver davantage que ce rapport de médecins, qui marque si profondément les distinctions à établir entre la médecine et la radiographie.
- G. CONTREMOULINS.
- A cette critique technique si logique, si précise, — et partant formelle, — si courageuse aussi, que pourrions-nous ajouter ?... Elle est trop indiscutable pour appeler le moindre commentaire, trop complète pour exiger le moindre développement... Il ne nous reste qu’à exprimer le vœu de la voir plus connue qu’il ne nous appartient de la faire connaître avec les moyens dont nous disposons.
- Nous avions confiance dans le dévouement du technicien auquel nous nous adressions. Nous avons de même confiance dans la générosité et l’équité de nos confrères de la presse photographique et de la grande Presse, toujours si prompte à plaider en faveur des questions d’intérêt public, enfin nous comptons aussi sur l’honorabilité jalouse du corps médical lui-même, pour donner à cette rectification technique nécessaire tout le retentissement qu’elle comporte pour le bien de la science et de l’humanité.
- 77.833.
- L. GASTINE.
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- Lta Photographie
- des Intérieurs
- ARMI les nombreux problèmes photographiques susceptibles de mettre à l’épreuve l’habileté et le goût du professionnel ou de l’amateur, il n’en est peut-être pas de plus intéressant à résoudre que celui de la reproduction des intérieurs.
- Salons ou boudoirs élégants, parsemés de bibelots précieux et délicats ; intérieurs de châteaux et de musées, nefs imposantes des sombres et majestueuses cathédrales ; prestigieux temples aux innombrables colonnes couvertes d’hiéroglyphes dont l’antique Egypte nous révèle chaque jour l’existence ; sanctuaires hindous dans l’ombre mystérieuse desquels l’âme de Vichnou semble flotter indécise et impalpable, autant de sujets dont nous désirons bien souvent enregistrer le souvenir sur la plaque photographique.
- Par l'emploi de réflecteurs convenablement disposés permettant d’éclairer discrètement les régions situées dans la pénombre ; en atténuant ou diffusant par un artifice quelconque l’intensité du ou des faisceaux lumineux qui éclairent l’intérieur à reproduire, il nous sera souvent possible d’obtenir un négatif en tous points satisfaisant.
- Mais c’est là un cas tout à fait particulier nécessitant des conditions spéciales auxquelles le voyageur ou le touriste ne saurait songer ; tout au plus, peut-il compter sur la lumière fournie par la combustion d’un ruban de magnésium ou de quelque photopoudre.
- Dans la majeure partie des circonstances, il lui faudra, avec son objectif et sa chambre noire, savoir tirer parti du sujet, tel qu’il se présente à ses yeux.
- En général, nous nous trouvons conduits à chercher les moyens d’éviter les effets résultant de l’inégale répartition entre les lumières et les ombres, effets se traduisant le plus souvent par de violents contrastes.
- Pénétrant largement par les ouvertures, portes, fenêtres etc., la lumière éclaire violemment les objets qui s’en trouvent le plus rapprochés, se réfléchit
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- sur les parties blanches ou brillantes, lesquelles auront impressionné la couche de gélatino-bromure d’argent bien avant que les détails des objets situés dans la pénombre, et que notre œil perçoit sans peine, ne puissent se traduire, lors du développement, par une image suffisamment accusée.
- D’autre part, si nous exposons un temps suffisant pour que ces objets peu éclairés impressionnent la plaque sensible et nous donnent une image complète, il est à craindre que les régions fortement frappées par la lumière ne se traduisent au développement par des masses absolument opaques dans lesquelles aucun détail ne sera visible.
- S’il tient à faire une œuvre réellement personnelle, l’amateur devra dans ce cas, plus peut-être que dans tout autre, renoncer aux révélateurs tout préparés ; c’est, en effet, par un développement habilement conduit qu’il lui sera possible de corriger dans une assez large mesure ces effets résultants de ces violents contrastes entre les lumières et les ombres, en évitant l’empâtement des portions éclairées et en fouillant les détails situés dans la pénombre.
- C’est ici que le révélateur au pyrogallique fait réellement merveille, et que les conseils donnés par M. Drouet sur l’emploi de ce réducteur combiné à la soude caustique pourront être suivis avec fruit (1).
- Aux fervents de l’hydroquino-ne, nous recommanderons d ’ a -jouter à leur bain (qu’il sera toujours prudent de diluer) une petite propor-tion d’iconogène ou de métol (5 à 10 p. 0/0 du poids de l’hydroquino-ne) qui, agissant en qualité d’accélérateur, permet d’obtenir des né-
- INTERIEUR DELA NOUVELLE GALERIE DU MUSEUM (Effet de halo).
- (i) Formules, Recettes et Tours de main, p. XIII.
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- gatifs plus harmonieux, et dans lesquels les régions correspondant aux grandes lumières conservant une certaine transparence, permettent lors du tirage de l’épreuve positive de faire venir les détails qui peuvent s’y trouver, tandis que les parties situées dans l’ombre viendront elles-mêmes avec leurs véritables valeurs.
- Enfin, certains révélateurs très souples, tels que le diamidophénol, la pyro-catéchine, etc., pourront rendre de réels services.
- Notre but, lors du développement, étant de chercher à atténuer les contrastes dans la plus large mesure, il est bien évident que, dans la composition de notre bain révélateur, la proportion de bromure devra être réduite à sa plus simple expression, voire même à 0.
- Si le réducteur dont nous avons fait choix ne peut révéler l’image latente que sous l’influence d’une substance alcaline, donnons pour cette dernière, la préférence aux alcalis caustiques : ammoniaque, soude ou potasse qui, facilitant la pénétration rapide du révélateur au sein de la couche de gélatine, permettent à celui-ci d’agir d’une façon plus uniforme et d’obtenir une image négative à la fois complète et détaillée.
- Supposons maintenant que nous nous trouvions en présence d’un négatif révélé et sur lequel nous constatons dans un sujet très blanc et fortement éclairé, une statue de marbre par exemple, l’absence complète de modelés par suite de l’empâtement résultant en somme, pour cette région particulière du cliché, d’un excès de développement.
- Par l’emploi d’un bain à base de persulfate d’ammoniaque, il nous sera possible, dans une assez large mesure, de sauver la situation.
- Agissant en effet tout d’abord sur les portions les plus denses du négatif, tout en respectant les demi-teintes les plus délicates, ce réactif employé à la dose de 3 à 4 gram. pour 100 gram. d’eau, nous permettra de dégager peu à peu les détails, et de faire apparaître les modelés qui se trouvaient en quelque sorte noyés dans cette région du cliché.
- Nous venons d’envisager le cas le plus simple. Mais, lorsque dans l’image qui vient se peindre sur le verre dépoli de notre chambre noire, nous ne pouvons éviter la présence de quelques-unes des baies par lesquelles pénètre la lumière, ou quand un rayon de soleil réfléchi par quelque surface polie jouant le rôle de miroir vient former une image se traduisant sous l’aspect d’un point ou d’une ligne brillante, les choses alors se compliquent.
- Quelle que soit l’habileté avec laquelle le développement du négatif aura été conduit, nous ne pourrons éviter ce nuage lumineux qui estompe les contours des ouvertures donnant accès à la lumière, pas plus que la présence de ces auréoles formant une sorte de couronne, ou une double ligne lumineuse autour de l’image de chaque point ou de chaque ligne brillante.
- Nous nous trouvons ici en présence d’un phénomène particulier connu sous le nom de “ halo photographique ” et résultant de ce que les rayons lumineux émis par l’objectif, après avoir formé leur image sur la couche sensible, ont traversé celle-ci, se sont réfléchis sur la face interne de la plaque de verre et revenant sur eux-mêmes, ont de nouveau impressionné la couche sensible pour former une seconde image plus ou moins diffuse qui apparaît seulement lors du développement du négatif.
- Ce phénomène commun à toutes les préparations sèches avait déjà été observé dès 1864 ; la cause en avait été expliquée et, dans son ouvrage sur le
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- Phototype de M. Henri GUINOT (A. R.).
- INTÉRIEUR DU PALAIS DE FONTAINEBLEAU
- “ procédé au tannin ” (1), M. Russel indiquait un moyen d’en éviter les graves inconvénients en enduisant le dos de la plaque “ avec une couleur jaune quelconque délayée dans la gomme et facile à enlever par un lavage à l’eau
- Depuis quelques années, les formules d’anti-halo se sont multipliées d’une façon prodigieuse : chaque opérateur a la sienne qu’il préconise, bien entendu.
- Bien que, dans l’espèce, cette question de l’anti-halo joue ici un rôle capital, nous n’en entreprendrons pas pour le moment l’étude, ce qui nous entraînerait trop loin et nous ferait sortir du cadre de notre sujet ; contentons-nous de données générales.
- Pour les travaux exécutés sur place, ou lorsqu’il s’agit d’un voyage ou d’une excursion de courte durée, l’emploi des mixtures à base d’ocre, de dextrine et de glycérine, dont la formule de M. Drouet constitue un type, peut satisfaire bien des exigences (2).
- Cependant, si nous nous trouvons amenés à recourir à l’emploi des plaques orthochromatiques, et surtout des émulsions panchromatiques, nous trouverons avantageux de substituer à l’ocre, de la terre d’ombre ou de cassel de façon à obtenir un enduit de teinte aussi noire que possible.
- Dans le même ordre d’idées, un enduit constitué par une dissolution sirupeuse de bitume dans la benzine, à laquelle est incorporée une petite quantité de cire pour éviter que la couche ne se fendille en séchant, peut donner d’excellents résultats.
- Le touriste ou l’explorateur partant pour un long voyage, dans le cours duquel il ne pourrait songer recourir à l’emploi de ces formules d’anti-halo,
- (1) Le procédé au Tannin par M. C. Russel, traduit de l’anglais par M. Aimé Girard, Gauthier-Villars, 1864, p. 176.
- (2) Formules, Recettes et Tours de main, p. XVII-XXI.
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- trouve aujourd’hui, fabriquées industriellement, des plaques, même orthochromatiques, qui lui permettront d’aborder la photographie des intérieurs sans craindre le moindre accident résultant de la production du halo photographique (1).
- Enfin, rappelons que, pour une même émulsion, la pose devra toujours être un peu exagérée, lorsque nous impressionnons une plaque qui aura subi une préparation quelconque en vue d’éviter le halo.
- Il va sans dire que nous ne saurions fixer aucune règle précise pour la détermination du temps de pose, lequel dépend essentiellement de la qualité, de la quantité de la lumière qui pénètre dans l’intérieur que nous désirons reproduire, ainsi que de la coloration moyenne des objets, des tentures, qui réfléchissent cette lumière et dont il est souvent nécessaire de tenir compte.
- En thèse générale, il est toujours préférable de surexposer légèrement. En effet, si, par la suite, nous savons conduire habilement notre développement, nous parviendrons plus facilement à obtenir un négatif complet, sur lequel, grâce à cette légère surexposition, les objets peu éclairés apparaîtront bien en valeur.
- Enfin, dans la conduite du développement, nous devrons toujours nous inspirer de cette idée : qu’il faut d’abord et avant tout chercher les détails aussi bien dans les ombres que dans les lumières du sujet ; si, lorsque ce résultat a été obtenu d’une façon satisfaisante, notre négatif manque de vigueur, il sera toujours facile d’accuser les contrastes, soit en ajoutant du réducteur (pyrogallique, hydroquinone etc.), à notre bain, soit en immergeant la plaque développée dans une seconde cuvette contenant un révélateur moins dilué et dans lequel nous aurons diminué la proportion d’alcali par rapport à celle du réducteur.
- En un mot, le succès dans la photographie des intérieurs dépend : 1° du goût personnel de l’opérateur ; 2° de l’habileté qu’il saura apporter dans le développement de l’image négative ; 3° de la mise en œuvre des procédés permettant d’éviter la formation du halo photographique ; toutes choses qui, grâce à quelques soins, un peu d’attention et de pratique, peuvent s’acquérir en somme avec facilité.
- F. MONPILLARD.
- 77.057.
- (i) Plaques portant au verso un enduit sec (genre « Backed ») ou plaques à sous-couche colorée (genre « Anti-Halo », de Lumière; « Isolar », de l’Actien-Gesellschaft) ; Adhésifs anti-halo, (Formules, Recettes et Tours de main, p. XIX).
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- EH CflJVIfl^GUE
- (Trad.Ta.it du Provençal)
- IEN que deux lignes de chemin de fer profanent maintenant ses bords ; bien que les immenses Pinèdes et les Sylves soient tombées, toutes presque, bien que les cyclistes et les Anglais souillent, chaque année plus nombreux, le pèlerinage des Saintes et que s’éteignent devant eux, par centaines, les petits cierges que la Foi allumait dans l’antique église et que se sauvent les Gitans à faces cuivrées, l’île farouche et délicieuse de Camargue conserve des mystères que bien peu soupçonnent, qu’aucun presque n’a goûtés.
- Reine jalouse et fantasque, elle donne à ceux qu’elle assujettit des agonies
- horribles, mais coupées de telles délices que nul n’a envie de lui échapper. Qui s’imagine en France, et même dans notre Provence, que, là-bas, où le Rhône s’endort, s’étendent encore, malgré la pioche et les millions destructeurs, des solitudes vierges que l’homme pâle de la civilisation ne connaît pas, que leur propriétaire n’a jamais visitées et qu’aucun même de nosTgrands poètes n’a foulées du pied !
- Les flamands roses y nichent, immobiles dans les mirages ; les taureaux noirs et les cavales blanches, chassés par des cavaliers fantastiques, y passent,
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- en longues files, dans un silence que rien ne rompt, agrandis et glissant comme des bêtes de l’Apocalypse. Et la mer, au lointain, tantôt furieuse et bondissante comme une génisse sauvage (1), traîne et déchire les vaisseaux et tantôt, comme une amoureuse, se pâme dans le soleil.
- Qui croirait, qu’en ce pays si proche, vivent quelques centaines d’hommes qui ne pensent pas appartenir à la même race que lés . autres et qui n’ont vraiment de la vie des autres que bien peu de chose ? Fuyant devant les Cultures,
- s’éloignant des villes nouvelles, ils errent, après leurs bêtes, d’un Rhône à l’autre Rhône et se lamentent chaque fois que, devant de nouveaux défrichements, reculent un peu les frontières du Désert. Ils ont des paresses terribles qui, pendant les hivers — alors qu’il leur suffit d’aller de temps en
- temps reconnaître la manade, — les font demeurer des mois entiers sans se préparer de nourriture chaude : un peu de chocolat leur est assez ou un anchois qu’ils suspendent à un clou contre la paroi de leur cabane, sans l’assaisonner, et qu’ils râclent avec leur pain dur. Ils dorment, en ces crises de nonchalance, presque sans discontinuer et ils reconnaissent, du reste, eux-mêmes que plus ils dorment, plus ils ont envie de dormir. Mais ils ont aussi des énergies féroces et demeurent, quand il le faut, quarante jours sans se reposer, plus de deux heures sur vingt-quatre. C’est l’été, quand arrive le Combat de Languedoc, c’est-à-dire la saison des courses de taureaux enfermées à cheval, à force d’adresse, de ruse, de patiencè et de souplesse. Les manades sont réunies, à cette époque, dans les vastes prairies qui se trouvent au couchant des Sylves, entre la Camargue proprement dite et les premiers terrains caillouteux du Bas-Languedoc. On part pendant la nuit, deux ou trois gardians bien montés, souvent escortés par les cavaliers des environs qui adorent ce sport, avec la course composée de six bêtes, taureaux ou vaches sauvages et d’un dompteur — ^sorte de guide qui obéit à la voix des gardians, aux mouvements du cheval, et, plus courageux que les autres animaux, leur ouvre un passage dans la mêlée). — On prend des chemins détournés, et, malgré cela, on essuie des escarmouches. Les jeunes gens de la contrée sont sur leurs gardes : ils vous écoutent venir, l’oreille contre terre. Chaque carrefour, chaque touffe de chênes-verts, chaque olivier, cachent leur petit poste. Ils sortent comme des diables, au nez des taureaux, en poussant des hurlements “ Hou, hou ! Hou, hou, hou ! ” C’est un galop à piquer, et, dans la nuit, de colline en colline, se répondent les : “ Hou, hou, hou ! ” On arrive enfin à un lieu de rendez-vous. La jeunesse du pays qui a loué la course vous attend là :
- (i) Les Gardians appellent la mer : la Vaco de Far aman, la Vache de Faraman.
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- “ Gardians, descendez ? ” Les taureaux sont remisés dans quelque masure ou dans quelque cours de mas. On sort des chars-à-banc les grands paniers remplis de recale (1) : poulets énormes, dindes, lièvres, pâtés et vins de toutes sortes : “ Gardians, prenez des forces : nous vous ferons crier aïe !” Et les paniers se vident et les bouchons sautent dans le soleil du matin. De l’horizon, comme un bruit de vagues, vous arrive la rumeur de la petite ville qui vous attend. Le Chef de la Jeunesse (2) se lève : “ Gardians, notre devoir est accompli : à vous maintenant de faire le vôtre! ” A ces paroles, tous se précipitent, semblables aux fusées d’un feu d’artifice, les gardians sur leurs chevaux, les jeunes gens vers les taureaux qu’ils chassent en poussant des hurlements formidables, en tirant en l’air des coups de fusil et en faisant claquer leurs fouets. C’est ainsi que l’on arrive très vite sur le vrai champ de bataille, à quelques centaines de mètres des maisons. Il y a là un instant de recueillement : les cavaliers se placent, entourent les taureaux, les pointes des tridents tournées en dedans ; le baile-
- gardian (3) est le premier, du côté où le danger est le plus grand. La foule pousse des cris de guerre de Peaux-Rouges : c’est une véritable muraille de chair humaine, dans laquelle, à force de vitesse, il faut ouvrir une brèche. Mais le balle, avec son trident, a vivement' pris le dompteur sous l’oreille en lui criant son nom : “ Matagot, trou ! Matagot ! ” La bête comprend ce signal : s’arc-boutant sur les jarrets, elle bondit en avant, cornes baissées, dépassant de la longueur de la tête le cheval du baile qui se colle à elle et la dirige. Le petit peloton suit à une allure vertigineuse. Quelquefois, sous le choc de ce premier assaut, la foule s’entr’ouvre ; on franchit la barrièrè hurlante au milieu des tonneaux qui roulent, des chaises qui volent, et des imprécations ; et alors, dans les rues désertes, c’est, avant que les piétons n’aient eu le temps de vous rattraper, une lutte de vitesse avec les taureaux jusqu’à la petite place où se trouve le cirque de charrettes et où, l’après-midi, les beaux gars se disputeront les cocardes entre les cornes pointues. Mais aussi il arrive que la muraille ne cède pas et, dans la campagne, pendant des heures, ce sera une course folle pour rassembler les bêtes et revenir à la charge. Ce jeu est celui que nous appelons abrivado.- C’est ainsi que, pendant les mois de l’été, chaque jour, luttent à cheval les gardians bronzés.
- > Ces hommes se donnent entre eux des noms sauvages qui ressemblent fort
- (1) Victuailles, en dialecte du Languedoc.
- (2) Cap-de-Jouvènt, en langue d’Oc.
- (3) Chef gardian.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Phototypes de Mlle C. LAGARDE (A. R.)*
- Photogravure de J. MAUGE.
- EN CAMARGUE
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- à ceux que portent, là-bas, les fiers Indiens d’Amérique : Cheveux-secs, Figure-.Eblouissante, Mauvaise-Figure, "Face-Brune, Petit-Nuage, Gros-Bec, le Thénard, VEpervter,
- le Dindon, la Belette, l’Aiglon, l’Anchois, le Thon, Fieux-Perdreau, Grande-Serrure, Chat-Huant, la Pie, l’Anguille, Petite-Mouche, Petit-Coq, (1) pour n’en citer que quelques - uns des plus simples.
- Ces points de ressemblance n e sont, du reste, pas les seuls qu’ils ont avec les Indiens.
- L’étiquette gardianne, qui est très scrupuleusement observée, comme l’étiquette indienne, consiste à garder le silence le plus possible, à ne jamais dire ce que l’on sait, ce que l’on pense, à cacher avec un soin jaloux aussi bien le fond de son cœur, que les événements de la manade, tout simplement pour le plaisir de dissimuler. Les plus grandes douleurs comme les plus grandes joies laissent impassible un visage gardian. Posez à brûle-pourpoint la question la plus pressante à un homme de Camargue : silencieusement, il plongera ses petits yeux d’aigle dans les vôtres, tirera sa pipe, l’allumera et ne vous répondra qu’après en avoir secoué la cendre. Comme l’Indien, le gardian a la vue perçante, que ce soit pour découvrir un lièvre gîté à deux cents mètres ou pour distinguer une piste, même au fond de l’eau. Tels aussi que les pauvres Indiens, nous commençons à être chassés des bonnes terres et le temps n’est peut-être pas loin où, enserrés dans des réserves trop étroites, bœufs sauvages et gardians mourront de tristesse.
- Dans cinquante ans, — si la nature puissante de Camargue qui, depuis Louis XIV, a déjà ruiné tant de riches sociétés de défrichements, ne reprend ses droits par un violent effort, — résonneront-ils à notre oreille, autrement que comme des souvenirs, les noms délicieux qui ont bercé notre enfance et fait vibrer notre jeunesse, des Pinèdes, des Quatre-Maries, de Sylvaréal, du Bois-des-T\ieges, d’Amphise et de tout l’archipel des Tes ? — Dans cinquante ans, le moindre gardian (s’il y a encore des gardians, si dégénérés soient-ils) ne fera-t-il pas, comme les voyous de Paris, précéder son nom d’un Monsieur ?
- (44). Marquis DE BARONCELLI-JAVON.
- (i) En provençal : Pcu-Se, (Ce nom est même porté par les jeunes filles camarguaises) Caro-d'Or, Marco-Mau, Mascara, Nivoulet, Gros-Bc, Lou-Rcinard, Lou-Natié, Lou-Diudoun, Moustello, YEiglouu, l’Anchoio, Lou-Toun, Viéi-Perdigan, lou Long-Cadaulo, Lou-Chot, YAgasso, YAnguielo, Mouscoulet, Galou,. Ces noms sont tous portés par des hommes habitant actuellement le territoire des Saintes-Maries.
- PRIEUR A DUBOIS, PUTEAUX.
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- Mais, dans la majeure partie des cas, nous devrons donner la préférence à la méthode indiquée pour révéler les clichés à « pose très courte », c’est-à-dire plonger préalablement la plaque pendant quelques secondes dans un bain contenant seulement le sulfite et l’alcali, avant de faire agir sur elle l’acide pyrogallique. Ce sera le moyen le plus sûr d’obtenir une image négative exempte de contrastes violents, aux grandes lumières bien ménagées et aux ombres complètement fouillées.
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- Etendre cet enduit au dos des plaques avec un
- (1) Extrait du Bulletin de la Société Française de photographie, tome XV, n° 8, 1899, p. 200.
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- pinceau dit « queue de morue » pour coller les épreuves. Eviter les stries ou raies qui pourraient se produire par des différences d’intensités sur le négatif terminé.
- Pour le travail à l’atelier ou à faible distance du laboratoire, appliquer sur la couche ocrée une feuille de papier buvard, ou mieux de toile caoutchoutée ; mettre en châssis.
- Il s’agit d’une excursion de courte durée, laisser simplement sécher dans l’obscurité les plaques enduites de leur couche ocrée, puis les remettre en boîtes pour charger les châssis au fur et à mesure des besoins.
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- l’on emploie généralement et qu’ils obtiennent en ajoutant à une solution de sucrate de baryte une autre solution contenant une quantité équivalente de sulfate ferrique. Il se forme un précipité insoluble de sulfate de baryte qu’on sépare par filtration, et on obtient ainsi une dissolution de sucrate ferrique.
- La solution ainsi préparée doit être employée pour sensibiliser du papier gélatiné, qui est ensuite séché à l’obscurité et qui se conserve très longtemps. Après le tirage, le papier peut être développé avec une solution de ferricyanure de potassium (prussiate rouge ) ou avec un autre réactif qui donne des combinaisons colorées avec des sels ferreux qui se produisent par l’exposition à la lumière. 77.222
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- L’emploi simultané du réducteur et du fixateur a fait naître un certain nombre de formules nouvelles que nous citerons sans pouvoir les garantir en aucune façon. Celle que nous donnons ci-dessous est préconisée par le Dr L. Gioppi dans II dilettante di fotografia. Pour une plaque 9 x 12 on prend 8 parties de la solution A; 14 parties de la solution B et 20 parties d’eau. Le développement fixage dure quelques minutes, c’est-à-dire plus longtemps
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- Bibliographie
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- L’indiscrétion est un principe en matière de journalisme, mais dans cette Revue nous ne l’observons pas. Pourtant, qu’il me soit permis, exceptionnellement, de signaler une espérance dont nous avons reçu l’écho très indirectement :
- Tous les amateurs connaissent au moins pour l’avoir admiré, s’ils ne la possèdent pas, la magnifique publication d’Art, éditée, en 1900, par le Photo-Club de Paris sous le titre : Esthétique de la Photographie. Ce bel ouvrage dont le succès légitime fut si retentissant est presque épuisé ; il n’en reste
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- plus qu’un très petit nombre d’exemplaires, et l’on nous assure que le Photo-Club de Paris aurait l’intention de préparer cette année, peut-être même pour le courant de cet exercice, un magnifique pendant à cette première manifestation.
- Ce serait seulement combler les vœux de tous ceux qui possèdent déjà Y Esthétique de la Photo-pophie et du grand nombre des amateurs qui ne pourront plus l’acquérir avant peu, puisque cette première publication est déjà rare. Nous ajoutons donc de grand cœur, l’encouragement de notre désir à celui de tous les amateurs français et étrangers au sujet de ce nouveau projet d’édition. 77.04
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- Sous le titre : La Photographie d’Art à l’Exposition universelle de içoo, notre confrère M. C. Klary publie chez M. Gauthier-Villars, éditeur à Paris, une série d’articles de MM. Maurice Bucquet, A. da Cunha,, Dr L. Gioppi, J.-M. Eder, Robert Demachy, etc., etc., sur les diverses sections françaises et étrangères de l’Exposition de 1900.
- Il est regrettable que les reproductions et le tirage de cette publication ne puissent donner qu’une impression trop affaiblie des originaux exposés, qu’il a pour but de rappeler. 77.04
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- 302624. — 31 juillet 1900. Société dite Grenier-Art C°. Procédé de production de photographies colorées sur soie et autres matières textiles.
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- 302655.— 31 juillet 1900. Gœrz. Objectif à grand angle corrigé astigmatiquement.
- 302659. — 31 juillet 1900. Lœscher. Machine à développer, à fixer, applicable à la photographie obtenue mécaniquement par un mouvement continu.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- LA
- Photographie Française
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR ET EN COULEURS
- DIRECTEURS t
- Louis GAST1NE ~ F. MONP1LLARD
- SECRETAIRE DE LA REDACTION:
- Le Dr G. HODÉE
- TREIZIÈME ANNÉE 1901
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Éditeurs 26, Rue de la République, 26 1902
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- MÉFIÉE 1901
- *
- PAGES TEINTÉES ¥ ¥
- Pagination en chiffres romains de I à XXXII, pour chaque nouvelle série (i à 9)
- A nos Lecteurs, par La Dirf.ctiox Bibliographie.....................
- Brevets d'invention
- Congrès, Expositions, Concours
- 1 Nouvelle série. 1 —
- 2-3 —
- 4 —
- 5 —
- 6 —
- 7 —
- 8 —
- 9 —
- 1 —
- 2-3 ~
- 5 —
- 8 —
- 9 —
- 1 —
- 2-3 —
- 4 —
- 5 —
- 6 —
- 7 —
- 8 —
- 9
- Nos Pages
- Avril. . . . I
- — ... XXIII
- Mai-Juin. . XXVII
- Juillet . . . XXIX
- Août. . . . XXVII
- Septembre. XXXII
- Octobre . . XXIX
- Novembre . XXIX
- Décembre. XXIX
- Avril . . . XXV
- Mai-Juin. . XXXI
- Août. . . . XXIX
- Novembre. XXXI
- Décembre . XXXI
- Avril . . . VII
- Mai-Juin. . XI
- Juillet. . . XIII
- Août. . . . XIX
- Septembre. XXI
- Octobre . . XVII
- Novembre . XIV
- Décembre . XI
- Avril. . . . VII
- Mai-Juin. . VII
- Juillet. . . VII
- Echos
- 1
- 2-3
- 4
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- — 6 —
- Echos
- Formules, Recettes et Tours de mains. . . .
- Illustrations (Nos)
- Nouveautés photographiques (Les)
- Rentrée (La) .... Revue des Périodiques
- Nos Pages
- 5 Nouvelle série. Août. . . . IX
- 6 — Septembre. VII
- 7 — Octobre . . VIII
- 8 — Novembre . VII
- 9 ~ Décembre . V
- 1 — Avril. . . . XIII
- 2-3 — Mai-Juin. . XVI
- 4 — Juillet . . . XVI
- 5 — Août. . . . XXIIj
- 6 Septembre. XXIX
- 7 — Octobre . . XXI
- 8 — Novembre. XIX
- 9 Décembre. XIX
- i — Avril . . . V
- 2-3 — Mai-Juin. . I
- 4 — Juillet. . . I
- 5 — Août. . . . II
- 6 — Septembre. I
- 7 — Octobre . . XI
- 8 ' — Novembre. I
- 9 — Décembre . I
- i — Avril . . . XI
- 2-3 — Mai-Juin. . XV
- 4 — Juillet. . . XV
- 5 — Août . . . XXI
- 6 — Septembre. XXV
- 7 — Octobre. . XIX
- 8 — Novembre . XVII
- 9 — Décembre. XIII
- 7 — Octobre. . I
- 2-3 Mai-Juin. . XX
- 1 . — Juillet . . . XXXI
- a *
- FORMULES ET RECETTES
- ¥ y
- Accidents par l’emploi du bichromate.....................
- Acétique (Solution)......................................
- Affaiblissement au persulfate d’ammoniaque (A propos de 1’)
- Agrandissement (Procédé pratique d’).....................
- Bichromate (Nouveau procédé au)..........................
- Cartes postales et papier à lettres sensibilisés.........
- Caséine (La).............................................
- Débouchage des flacons ..................................
- Décollage des épreuves glacées, par un viel amateur (AR.). Déroulement des photographies par séchage, par M. Lucien
- Moinf.t (AR.)..........................................
- Déshydratation de l’alcool hydraté.......................
- N°» Pages
- 6 Septembre . XXIX
- g Décembre. . XIX
- 8 Novembre. . XIX
- 8 — XIX
- 9 Décembre. . XXI
- 8 Novembre. . XIX
- 4 Juillet. . . . XXV
- 38 Février . . . 35
- 37 Janvier . . . 16
- >-3 Mai-Juin . . XVII
- 8 Novembre . . XXVII
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-
- - 7 —
- Développement à la pyrocatéchine en cuvettes verticales . . Développement universel, par G. Contremoulixs..............
- — automatique...............................
- — des clichés manquant de pose..............
- Ecrire sur les photographies (Pour)........................
- Empoisonnement par le chloroplatinite de potassium. . . . Emploi comme diapositives de plaques au gélatino-bromure
- détériorées.............................................
- Enlèvement des voiles colorés des clichés..................
- Epreuves sur étoffes.......................................
- — ozotvpes en couleurs. .........................
- — transparentes sur papier.......................
- Faiblisseur (Nouveau) de E. Schlemmek......................
- Fixatif )Nouveau)..........................................
- — pour dessins au crayon.............................
- Fonds naturels pour portraits..............................
- Gomme bichromatée, par M. le comte d’OssEvin.E.............
- Gravure (Emploi de l’aluminium pour la)....................
- Halo (Anti-)...............................................
- Halo (Enduit Anti-), par M. Drouet.........................
- Halo (Adhésif anti-).......................................
- Halo (Contre le), par J. B. (AK.)..........................
- — (Anti-) en couches minces et à dessication rapide.
- Images métalliques par saupoudrage, par A. Miethe. . . . Lavage des négatifs renforcés au mercure, par E. J. . . . Magnésium pour une pose de quelque durée (Cartouches au). Négatifs de dessins ou gravures par contact................
- — (Qualités et défauts des).............................
- Nettoyage des clichés de similigravure.....................
- — — cuvettes photographiques, par Herselever. .
- Ozotype (Liqueur sensibilisatrice pour procédé)............
- Solution pour ozotypie à la gomme..........................
- Papier au ferro-prussiate préparé au sucrate ferrique, par
- MM. Lumière.............................................
- Papier filtre..............................................
- Photoxylographie...........................................
- Photographie des animaux sauvages..........................
- — directe des couleurs........................
- — à grande distance sans Telé-objectif, par M. E.
- Prétot..................................................
- Photographie sur bois......................................
- — en similigravure par voie télégraphique . . .
- Poudre-éclair mouillée.....................................
- Rafraîchir les révélateurs (Pour)..........................
- Réducteur pour les épreuves au charbon.....................
- Réducto-fixateur à la pyrocatéchine, par le Dr L. Gioffry. Renforçateur...............................................
- — au bichlorure de mercure........................
- Renforcement des images effacées dans les anciens clichés. Reproduction de E. Weingartner (Nouveau procédé de). . Retardateur au borotartrate de potasse, par E. Edward. .
- Nüs Pages
- 4 Juillet .... xix
- 6 Septembre . . xxxii
- 37 Janvier .... 14
- 2-3 Mai-Juin . . . xvn
- 5 Décembre . . . xxm
- 5 Août.......... xxii
- 9 Décembre . . xxvm
- 7 Octobre . . . xxm
- 37 Janvier. ... 14
- 9 Décembre. . . xxi
- — — . . 16
- 8 Novembre. . . xxv
- 7 Octobre . . . xxm
- 9 Décembre. . . xxi
- 7 Octobre . . . xxix
- 39 Mars............ 55
- 8 Novembre . . xxm
- 39 Mars............ 54
- 1 Avril.... xvn
- 1 Avril..... xix
- 38 Février.... 35
- 9 Décembre. . . xxvn
- 7 Octobre. . . . xxvn
- 8 Novembre . . xxvii
- 37 Janvier. ... 15
- 8 Novembre . . xxvii
- 7 Octobre . . . xxv
- 38 Février. ... 35
- 2-3 Mai-Juin . . . xvii
- 38 Février. ... 36
- 9 Décembre . . xix
- 9 — —
- 1 Avril.... xxi
- 8 Novembre . . xxv
- 8 — . xxm
- 5 Août...... xxv
- 9 Décembre . . . xxv
- 7 Octobre. . . . xxi
- 7 — ... xxix
- 8 Novembre. . . xxm
- 9 Décembre. . . xxm
- 5 Août............xxm
- 9 Décembre. . . xxv 1 Avril...........xxm
- 39 Mars............ 54
- 1 Avril.......... xxi
- 6 Septembre . . xxxii
- 7 Octobre. . . . xxv
- 9 Décembre . . . xxv 1 Juillet........ xix
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- — 8 —
- Retouches des épreuves sur papier à la eelloïdine..........
- Révélateur au borax, par Waterhouse........................
- — à l’acide pyrogallique et à la soude caustique, par
- M. Drouet...............................................
- Révélateur pour diapositives au chlorure d’argent..........
- — au glvcin et à l’hydroquinone...................
- Séchage des négatifs.......................................
- Sensibilisation des cartes postales (Formule pour la)......
- Synthol (Emploi du)........................................
- Taches d’acide pyrogallique................................
- Taches d’argent sur les négatifs (Pour faire disparaître les). Tons violets pour épreuves au bromure d’argent, par R.
- Namias..................................................
- Verres dépolis (Pour rendre très fin le grain des).........
- Vernis pour épreuves photographiques.......................
- Virage à la formaline......................................
- — au sulfocyanure de plomb et d’or, par M. le Professeur Laixek..........................................
- Virage à tous les tons des papiers au citrate..............
- Nus Paijes
- 8 Novembre. . . xix 5 Août............. xxi
- i Avril........... xiii
- 8 Novembre. . . xxv
- 8 — . . xix
- g Décembre. . . xxi
- 4 Juillet.........xxiii
- 5 Août............xxiii
- 37 Janvier .... 15
- 5 Août............xxiii
- 4 Juillet.......... xvi
- 39 Mars.............. 34
- 39 “............... 54
- 9 Décembre. . . xxiii
- 2-3 Mai-Juin . . . xxi
- 4 Juillet.......... xxi
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- LA
- Photographie française
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR ET EN COULEURS
- DIRECTEURS :
- Louis GAST1NE ~ F. MONP1LLARD
- SECRETAIRE DE LA REDACTION:
- Le Dr G. HODÉE
- TREIZIÈME ANNÉE 1901
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Éditeurs 26, Rue de la République, 26 1902
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- r
- 1901
- *
- PRINCIPAUX REDACTEURS
- Mlle C. Laguarde. (AR.).
- MM. le Marquis de Baroncelli-Javon. — F. Bertin. — E. de Bieime (AR.). — Louis Bordât. — Charles Brioux (AR.). — L.-P. Clerc. — Gaston Contremoulins. — V. C. Drieffield. — Drouet. — L. Ducos du Hauron. — E. Edward. — E. J. (AR.). — L. Gastine. — Etienne Georgieff (AR.). — Dr L. Gioffri. — E. Goddé. — Guénault.
- — Herselever. — H. H. (AR.). — H. Hurter. — J. B. )AR.). — Prof. Lainer. — Colonel Laussedat. — D. Leprisme (AR.). — L. T. (AR.). — A. et L. Lumière. — A. Miethe. Lucien Moinet (AR.). — F. Monpillard. — M. S. (AR.). — R. Namias. — Comte d’Os-seville. — E. Prétot (AR.). — Radiguet et Massiot. — Georges Reydel (AR.). — Albert Reyner. — Paul Rouché (AR.). — E. Schlemmer. — Seyewetz. — Thornton-Pickard.
- — Un vieil amateur (AR.). — Waterhouse.
- * 1
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS POUR LES ILLUSTRATIONS
- Mmes Binder-Meslro. — Eugène Croissant. — C. Laguarde.
- MM. le Général Allotte de la Fiiye. — Balagny. — Barabandy. — Barbier. — Bauchard.
- — H. Belîieni. — V. Bihin. — de Bioncourt (AR.). — Braun, Clément et Cie. — Charles Brioux (AR.). — De Caüla. — V. Checa. — De la Chesnaie. — A. Collard (AR.). — E. Dameron. — L. Ducos du Hauron. — Eastman-Kodak. — Gahn. — L. Gastine. — Gorce. — Henri Guinot (AR.). — Guitton. — H. H. (AR.). — A. Hélain.
- — F. Holland Day. — J. de Joly. — Lachenal. — Lansiaux. — H. Lemoine. — L’ingénieur L. B. — Gabriel Léo. — Limbo de Saint-Germain (AR.). — O. Ludwick. — Mathis. — F. Monpillard. — Otto. — E. Pressard. — Commandant Puyo. — Radiguet et Massiot. — H. Reeb. — Roussel. — Thornton-Pickard. — Vallot frères. —Société photographique de Vincennes. — E. Wallon.
- * «
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- (Texte)
- N»»
- Adaptateur Guénault............................................. 38 Février.
- Affaiblisseurs des images argentiques (Les), par MM. Lumière frères et Seyewetz
- Pages
- 37
- 37 Janvier . . .
- 7
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-
- — 6 —
- Nos Pages
- Artistes américaines (Les), par Louis Bordât........... 39 Mars............. 41
- Camargue (En), par M. le Marquis de Baroncelli-Javon. . . 1 Avril. 28
- Centenaire International de la photographie en France (Le), par
- Louis Gastine......................................... 2-3 Mai-Juin ... 33
- Centenaire International de la photographie en France (Le), par
- Louis Gastine....................................... 9 Décembre . . 257
- Classification décimale des documents photographiques (La),
- par E. Bertin...................................... 2-3 Mai-Juin ... 86
- Collage des épreuves émaillées par Etienne Georgieff (AR,). 38 Février. ... 31
- Collection à créer (Une)................................ 37 Janvier .... 20
- Concours Thornton-Pickard de 1900....................... 38 Février. ... 39
- Construction des appareils photographiques (La), par E. de
- Bierne.............................................. 9 Décembre . . 277
- Couleurs en valeurs relatives exactes (Reproductions photographiques des), par M. S. (AR.)............................. 39 Mars........ 46
- Daguerre.................................................. 5 Août..................153
- Desiderata de l’Amateur (Les), par E. de Bierne.............. 7 Octobre. . . . 219
- Echos..................................................... 39 Mars................. 53
- Eclairage du Laboratoire (L’), par I). Leprisme (AR.) (suite et fin). 37 Janvier . ... 2
- Ecole américaine de photographie (La nouvelle), par Louis
- Bordât................................................... 1 Avril............. 5
- Education (Le rôle de la photographie dans 1’), par Louis Gastine. 38 Février. ... 22
- Ellipse du Jardinier (Tracé de 1’), par L. T. (AR.)......... 38 Février. ... 32
- Evolution de la Photographie Française (L’), par La Direction. i Avril.. 1
- Faiblisseurs (Action comparée de quelques), par M. L. P. Clerc. 6 Septembre . . 172
- Flotte Française de guerre (La), par H. H. (AR.)............ 38 Février. ... 27
- — — — ........... 39 Mars............. 49
- Gélatino-bromure (Les origines du), par F. Monpii.lard ... 5 Août.157
- Gomme bichromatée (Le procédé à la), par Albert Reyner . . 2-3 Mai-Juin ... 93
- Histoire de la photographie trichrome (L’), par L. Ducos du
- Hauron................................................. 2-3 Mai-Juin ... 43
- Intérieurs (La photographie des), par F. Monpillard .... 1 Avril. 23
- Langue photographique (La), par Louis Gastine................ 7 Octobre. . . . 213
- Métrophotographie (La), par le Colonel Laussedat............. 4 Juillet..........113
- Microscope nouveau modèle pour projections, par MM. Radi-
- guet et Massiot......................................... 37 Janvier.... 17
- Mirographe (Le), nouvel appareil cinématographique.......... 37 Janvier. ... 16
- Moisson (La), par M. J. de Joly.............................. 9 Décembre . . 278
- Nécrologie (Mademoiselle M. Dillaye)........................ 37 Janvier. ... 21
- Négatifs sur et sous-exposés (Les clichés), par F. Monpillard. 6 Septembre . . 186
- Nu en photographie (Le), par Louis Bordât.................... 7 Octobre. . . . 193
- Ozotype (Le procédé) par F. Monpillard....................... 9 Décembre . . 262
- Papier Pan (Le)............................................. 38 Février. ... 24
- Périodiques (A travers les)................................. 37 Janvier .... 18
- — — ................................. 39 Mars............. 48
- Photographie binoculaire (La), par Louis Bordât.............. 4 Juillet...........123
- Photographie directe des couleurs par le procédé Lippman (La)
- par M. G. GoddÉ.......................................... 9 Décembre . . 284
- Photographie à grande distance (La), par Louis Gastine ... 5 Août.129
- Physiographe stéréoscopique de l’ingénieur L. B............. 38 Février. ... 36
- Positif photographique et sa reproduction par les procédés
- photomécaniques en relief (Le), par Paul RouchÉ.........2-3 Mai-Juin ... 72
- Précision des images photographiques (Sur la), par MM. Lumière et Perrigot............................................ 8 Novembre . . 236
- Prime (Notre première) par la Direction..................... 38 Février. ... 21
- Projections photographiques (Le rôle social des), par Louis
- Gastine.................................................. 4 Juillet.......... 97
- Radiographie (Médecine et), par G. Contremoulins............. 1 Avril............. 10
- Rochers du Saussois (Les), par Charles Brioux (AR.).........2-3 Mai-Juin ... 84
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- N'os Pages
- Saintes-Maries-de-la-mer (Les), par Mlle C. Laguarde (AR.). 37 Janvier. ... 9
- Salons artistiques et le Salon annuel de la photographie (Les),
- par Louis Bordât...................................... 2-3 Mai-Juin ... 36
- Salon photographique du Photo-Club de Paris (Le Sixième), par
- L. B.................................................. 2-3 Mai-Juin ... 61
- Sections photographiques étrangères à l’Exposition 1900 (Les). 37 Janvier .... 14
- — — — 38 Février. ... 33
- — — 39 Mars........... 57
- Sensitométrie (Méthode pour la détermination de la rapidité des
- plaques), par MM. H. Hurter et V. C. Drieffield ... 6 Septembre . . 177
- Sensitométrie (Méthode pour la détermination de la rapidité des
- plaques), par MM. H. Hurter et V. C. Drieffield . . . 7 Octobre. . . . 204
- Sensitométrie (Méthode pour la détermination de la rapidité des
- plaques), par MM. H. Hurter et V. C. Drieffield ... 8 Novembre . . 248
- Sites artistiques (La protection des), par Louis Gastine. ... 8 Novembre . . 225
- Stéréoloscope (Le), de M. Paul Cornu...................... 39 Mars................ 56
- Stéréophotographie à courte distance (La), par F. Monpillard. 6 Septembre . . 161
- Téléphotographie d’amateur (La), par F. Bertin............. 8 Novembre . . 241
- Trichrômes en 1900 (Les procédés) par F. Monpillard. ... 4 Juillet.........103
- Vade-Mecum du Touriste (Le), par Georges Reydf.l....... 5 Août.................143
- V t
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES ILLUSTRATIONS ¥ ¥
- ILLUSTRATIONS HORS-TEXTE & PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES EN COULEURS , Impressions et gravure de PRIEUR et DUBOIS a Puteaux
- * «
- Nos
- Agen en 1877 (Vue d’), par L. Ducos du Hauron. . .
- Bouvines (Le), par M. de Caula...................
- Clisson, par F. Dameron..........................
- Duchesse de Berry (La)...........................
- Fantasia (La), par V. Chéca......................
- Nature morte, par MM. Vallot frères..............
- Table en mosaïque florentine des collections du Roi
- (Muséum d’histoire naturelle de Paris).........
- Zée Forgeron (Le)................................
- ¥ ¥
- HÉLIOGRAVURE HORS-TEXTE par MM. PRIEUR et DUBOIS
- y
- N°
- 9 Décembre . . . Nlle Série.
- 2-3 Mai-Juin .... N11" Sérié.
- 4 Juillet....... —
- 5 d’Août........ —
- 8 Novembre ... —
- 1 Avril......... —
- 6 Septembre ... —
- 9 Décembre ... —
- 7 Octobre....... —
- * *
- Reflets, par M. le Commandant Puyo
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-
-
- — 8 —
- PHOTOTYPE8 HORS-TEXTE de M. LONGUET
- Xos
- Oasis clu Sud Tunisien............................... 37 Janvier
- Sousse (Les remparts de)............................. 39 Mars .
- SIMILIGRAVURES HORS-TEXTE TIRAGES TEINTÉS
- » #
- Bouquet blanc, par M. le commandant Puyo. Photog. Nos
- de J. Malvaux...................................... 4 Juillet . . . .
- Daguerre, par MM. Braun, Clément et Cie, d'après
- C. Carpentier. Photog. de MM. Prieur et Dubois. 5 Août..........
- Dans les fleurs (Fillette), par MUe C. Laguarde. ... 6 Septembre . .
- Elévation. — .... 6 —
- Idylle en Sicile, par M. P". Holland Day........... 1 Avril.............
- LL. MM. l’Empereur et l’Impératrice de Russie, par
- M. Gahn. Photog. de la Cour........................ 7 Octobre. . . .
- Orientale aux bains maures, par M. Louis Gastine. . 4 Juillet . . . .
- Portrait, par M. le Commandant Puyo..................2-3 Mai-Juin . . .
- Roseaux (Dans les). — ............... 9 Décembre. . .
- * «
- SIMILIGRAVURES HORS-TEXTE EN NOIR
- Nos
- Antoine de Nancy (Statue du duc), par M. H. Bellieni. 8 Novembre . . .
- Bord de la Rivière (Au), par M. Roussei............... 8 — . . .
- Collection de 60 cartes postales, vues diverses, clichés
- faits avec les appareils Eastman Kodak.......... 28 Février..........
- Envoyée d’Allah (L’), nu drapé, par M. L. Gastine. . 7 Octobre . . . .
- Portrait de Ingres (grain), par lui-même.............2-3 Mai-Juin . . . .
- Jardin du Couvent (Au), par M. Gabriel Léo......... 5 Août..............
- Lacs de Longemer et de Retournemer, par M. Gorse. 7 Octobre . . . .
- Le Labour au matin, par M. E. Wallon............... 5 Août..............
- Passage du train (Le), par A. Collard (AR.). (Photog.
- de J. Mauge).........................................2-3 Mai-Juin ....
- Pêcheurs en Seine, par M. Limbo de St-Germain (AR.).
- Rêverie, par Mn,e Binder-Mestro........................— —.............
- Sous Bois, par M. A. Collard (AR.). (Photog. de J.
- Mauge)............................................. 1 Avril........
- SIMILIGRAVURE ET G1LLOTAGE (Trait)
- Nos
- Adaptateur Guénault (suite de visites).............. 38 Février.
- Affût (Al’), S. M. le Tsar, par M. Gahn. Photog. de la Cour. 7 Octobre.
- Ane. Série.
- Nlle Série.
- Nlle Série.
- Ane. Série. N»e Série.
- Pages
- 39
- 219
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- — 9 —
- Archipel de Ploumanac'h (L’), par L. Gastixe...............
- Avant l’Étuve, aux bains Maures (nu drapé), par L. Gastixe.
- Bateaux de pêche, par M. H. Lemoixe........................
- Berger du Village (Le), par Mlle C. Laguakde (AR.).........
- Calvaire à Ploumanac’h (Un), par L. Gastixe................
- Camargue (En), par Mlle C. Laguakde (suite de clichés), Photogravure de J. Mauge........................................
- Cathédrale de Chartres, par M. H. Reeb.....................
- Chaos à Ploumanac’h (Le), par L. Gastixe...................
- Chasse à Joinvilliers (Une) (Suite d’instantanés), par M. de
- Bioxcourt (AR.).........................................
- Château de Creissel (Aveyron), par M. E. YVallox...........
- Chemineau politicien, par M. Laxsiaux:.....................
- Chiffonnier parisien, — — ...................
- Clouet (Allée du) à Carantec-Plage, près Morlaix, par Mme Eugène Croissaxt (AR.).......................................
- Coiffures à deux sous, clichés faits avec le Physiographe de
- l’ingénieur L. B........................................
- Congo (Au), similigravure de J. Mauge......................
- Continent noir (Au centre du), similigravure de J. Mauge. .
- Coucher de Soleil..........................................
- — — aux Tuileries, par M. A. Hélaix...........
- Course d’obstacles, par M. Laxsiaux........................
- Couscouss (Le), nu drapé, plein air, par L. Gastixe........
- Dégradateurs Vignettes, par O. Ludwick.....................
- Eglise des Cuns, par YVallox...............................
- Eglise de Bry-sur-Marne (Nef de 1’), par M. Balagxy........
- Excursions à Senlis et Chantilly, par la Société photographique
- de Vincennes ...........................................
- Faille (La) à Ploumanac’h, par L. Gastixe..................
- Fellahine (nu drapé) — — ...................
- Feu ! (S. M. le Tsar à la chasse), par M. Gahx, photographe de
- la Cour de Russie.......................................
- Fillette (suite de reproductions en simili), par M. Otto. . . . Flotte française de Guerre (La), (suite de clichés), par M. H. H. (AR.)......................................................
- Forêt de St-Germain (Sous bois, dans la), par M. Hélaix. . .
- Gaucheries enfantines, par M. Laxsiaux.....................
- Gros temps à Marseille, par M. de la Chesxaie..............
- Gorges du Tarn (Les), Château de La Case...................
- Grotte de Port Coton (Belle-Isle-en-Mer), par M. Moxpili.ard. Grotte créée par Daguerre à Bry-sur-Marne, par M. Balagxy.
- Ile Majorque (Entrée des Grottes d’Arta)...................
- Intérieur de la nouvelle Galerie du Muséum (effet de Halo), par
- Monpillard..............................................
- Intérieur du Palais de Fontainebleau, par M. Henri Guixot.
- (AR.)...................................................
- Joue (En) !... (S. M. Nicolas II à la chasse), par M. Gahx,
- photographe de la Cour de Russie........................
- Lahore (Vue de)............................................
- Lampe photographique Villars (croquis).....................
- Lande de N. D. de la Clarté, à Ploumanac’h, par L. Gastixe. Lassitude (nu drapé) — —
- Marne (Au bord de la), par M. V. Bihix.....................
- Massif du Mont-Blanc, par M. H. Belliexi...................
- Médaille du Centenaire de Chevreul, par M. F. Moxpillard,
- d’après Roty............................................
- Méditation (nu drapé), par L. Gastixe......................
- Ços Pages
- 8 Novembre . 235
- 7 Octobre. . . 194
- 9 Décembre. . 258
- 6 Septembre . 191
- 8 Novembre . 226
- i Avril. . . 28 à 32
- 7 Octobre. . . 207
- 8 Nov . . 228 et 229
- 37 Janvier. . 1 à 3
- 6 Septembre . 189
- 6 — 179
- 6 — 177
- 9 Décembre . *0 00 U l
- 38 Février. . . 38
- 39 Mars . . . 44
- 39 — • • • 42
- 3 Août.... 152
- 9 Décembre . 287
- 6 Septembre . 187
- 7 Octobre . . 200
- 39 Mars . . 58 et 59
- 9 Décembre . 259
- 3 Août.... 156
- 37 Janvier. . . 20
- 8 Novembre . 230
- 7 Octobre . . 196
- 7 — 221
- 2-3 Mai-Juin. 80 et 81
- 38 Février . 27 à 30
- 39 Mars . . 49 à S2
- 9 Décembre . 263
- 37 Janvier. . . H
- 9 Décembre . 265
- 4 Juillet . . . 112
- 3 Août. . . . 150
- 5 — ... i55
- 4 Juillet . . . 105
- 1 Avril. . . . 24
- 1 — ... 26
- 7 Octobre . . 220
- 4 Juillet . . . 121
- 37 Janvier. . . 5
- 8 Novembre . 233
- 7 Octobre . . 197
- 9 Décembre . 265
- 8 Novembre . 242
- 6 Septembre . 103
- 7 Octobre . . i95
- p.9 - vue 96/98
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- 10
- Miaou... ! Mi...a... ! ! par M. Laxsiaux..................
- Microscope de projection, par MM. Radiguet et Massiot. .
- Mirographe (Le), (appareil cinématographique).............
- Monte-Carlo (A), par L. Gastixe...........................
- Moutons au parc, par M. Bauchard..........................
- Musée pédagogique, (salle d’expédition)...................
- Nancy, par M. H. Beli.iexi................................
- Oasis Algérien (A l’ombre ; coin d’) par M. Lachenai......
- Pagode au Tonkin..........................................
- Partie de boules, par M. J. de Joly.......................
- Pauvreté n’est pas vice, par M. Barbier...................
- Peyreleau (Aveyron) par M. E. Wallon......................
- Physiographe stéréoscopique de l’ingénieur L. B. (suite de
- vignettes)............................................
- Port de Tripoli...........................................
- Porte de la maison de Daguerre à Bry-sur-Marne, par M. Ba-
- lagny ................................................
- Prière avant le repas (La), par M. Mathis.................
- Promenade (En) (S. M. Nicolas II et le grand-duc Alexis), par
- M. Gahx...............................................
- Rentrée au bercail (Soir), par M. Gitittox................
- Rochers de la Côte de Ploumanac’h, par Louis Gastixe . . . Rochers du Saussois (Les), par M. Charles Brioux (AR.). . .
- Route rustique, par M. Louis Gastixe......................
- Ruines de la Cour des Comptes (Dans les), par M. F. Mox-
- PILLARD ..............................................
- Saintes-Maries-de-la-Mer (Les), suite de clichés, par Mlle C.
- Laguarde (AR.)........................................
- Saisons (Les Quatre), suite de vignettes, par M. Barabaxdy. Service du Feu (Le), cliché du concours Thorxtox-Pickard. Sortie du bain (La), cliché du physiographe de l’Ingénieur L. B.
- Sortie du troupeau par M. Guittox.........................
- Sur les planches, cliché du physiographe de l’ingénieur L. B.
- Tempête (Après la), (Belle-Isle) par M. E. Pressard.......
- Tonkin (Au)...............................................
- Torse (Etude de), par L. Gastixe..........................
- Trouville (A), cliché du physiographe de l’ingénieur L. B. . .
- Vallée des Lacustes à Ploumanac’h, par L. Gastixe.........
- Vaux de Cernay (Sous bois aux), par M. A. Collard (AR.). Vol (Au) (Chasse de S. M. Nicolas II), par M. Gahx, photographe de la Cour de Russie...............................
- N°8 Pages
- 37 Janvier. . . . 55
- 37 — • • - 18
- — — 16 et 17
- 39 Mars 41
- 7 Octobre . . . 205
- 4 Juillet .... 101
- 8 Octobre . . . 246
- 38 Février. . . . 23
- 38 Février. . . . 31
- 9 Décembre . . 279
- 9 Décembre. . . 275
- 6 Septembre . . 190
- 38 Février. 36 et 37
- 39 Mars 55
- 6 Août 154
- 2-3 Mai-Juin . . . 37
- 7 Octobre. . . . 215
- 9 Décembre . . 269
- 8 Novembre . . 227
- 2-3 Mai-Juin . . . 85
- 8 Novembre . . 234
- 2-3 Mai-Juin . . . 77
- 37 Janvier . 9 à 13
- 2-3 Mai-Juin. 74 à 79
- 39 Mars 60
- 38 Février. . . . 22
- 9 Décembre. . . 268
- 38 Février. . . . 35
- 9 Décembre . . 271
- 38 Février. . . . 21
- 7 Octobre . . . ï99
- 38 Février. . . . 83
- 8 Novembre . . 231
- 2-3 Mai-Juin . . . 82
- 7 Octobre. . . . 223
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