La photographie française
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- 16' ANNÉE — NOUVELLE SÉRIE.
- N" 34 — JANVIER 1904.
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR
- ET EN COULEURS
- RÉDACTION
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- ADMINISTRATION
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- PUTEAUX-SUR-SEINE
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- DEPOT GÉNÉRAL POUR PARIS
- Louis GAST1NE F* MONPILLARD
- Vente au N° et Réassortiments LIBRAIRIE C. REINWALD SCHLEICHER FRÈRES, Éditeurs
- Secrétaire de la Rédaction :
- L.-P, CLERC
- PRIEUR & DUBOIS & Cie Imprimeurs-Editeurs
- 26, Rue de la République, PUTEAUX-S-SEINE
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- soihiwhire
- L. Gastine. — La Photographie professionnelle d’Art.............................. x
- F. Monpillard. — La Photographie des couleurs.................................... 5
- Louis Bordât. — Le Portrait instantané et le Portrait posé....................... I4
- Colonel Laussedat. — Métrophotographie et stéréo-métrophotographie............... 24
- ILLUSTRATIONS
- Dameron. — Redoute de Montretout, d’après un dessin de Mouchot (Cliché et impression
- de Prieur et Dubois et Cie).............................................. Hors-Texte
- Mme Binder-Mestro. — A l’eau î à l’eau î...................................... 2
- X... — Hôtel de Ville de Middelbourg............................. 4
- X... — Gabriel Léo........................................................ 4
- Bellieni. — Le Soir................................................................... 6
- Mme Binder-Mestro. — Portrait......................................................... 7
- Th. Simon. — Séchage des filets à sardines (Belle-Isle)....................... 8
- Taponier. — M. Le Bargy, de la Comédie-Française (Cliché et impression de Prieur et
- Dubois et Cie).......................................................... Hors-Texte
- X... — Un coin du cimetière à Scutari (Turquie)............................... 11
- Mme Binder-Mestro. — Roses blanches.................................................. Xg
- Monpillard. — Château d’Anet.......................................................... ^
- Taponier. — Portrait (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Ci=)........ Hors-Texte
- X... Paysannes de Middelbourg.................................................
- X... — Femme hindoue à Bombay........................................................ 21
- Reeb. — Château de Birseck........................................................... 22
- Colonel Laussedat. — Métrophotographie et stéréo-métrophotographie (suite d’illustrations).................................................................... 24-32
- VARIA Jt. J,
- Conditions d’abonnement................................................................. x
- Nos Illustrations....................................................................... 1
- Echos................................................................................... !
- Congrès, Expositions, Concours......................................................... Ix
- Nouveautés photographiques............... .........................................
- Formules, Recettes et Tours de main.............. .................................
- Brevets d’invention.................................................................... 15
- Revue photographique des brevets d’invention....................................... I-VIII
- Pour paraître dans les prochains numéros :
- Colonel Laussedat. — Métrophotographie et stéréo-métrophotographie. Clerc. — Le Renforcement.
- Monpillard. — L’Ecran jaune et la plaque sensible au jaune et au vert.
- — La Trame et les impressions en relief.
- Gastine. — Ce qu’on ne photographie pas.
- — Histoire de la photographie.
- Ce Numéro de la Revue est imprimé :
- Avec les caractères de titres de la Fonderie Peignot. Sur le papier « Perfection » de la Maison J. Breton.
- La couverture sur le papier Simili-Japon de la Maison E. Dujardin.
- “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ” n’autorise la reproduction de ses articles qu’à la condition expresse de les signer du nom de leurs auteurs et d’indiquer qu’ils ont été extraits de “ La Photographie Française
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- Janvier 1904
- REVUE PHOTOGRAPHIQUE
- DES BREVETS D’INVENTTON ET PUBLICATIONS PÉRIODIQUES ^
- BREVETS D’INVENTION FRA
- F. 331.335 et 331.336
- « Perfectionnements appor
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- septembre 1903 ). pellicules photo-
- bgraphiques, de forme
- Châssis pour pellicules coupées. (B.
- Rochester optical and Caméra C° :
- graphiques ».
- La présente invention porte sur un genre de boîte-magasin pour pellicuî plate et permettant le chargement en plein jour; elle a pour buts : d’obtenir à très peu de frais des empaquetages de pellicules qui soient plats, et qui, de plus, soient établis et agencés de telle manière que les pellicules qui les composent soient complètement à l’abri de la lumière ; d’avoir, à l’intérieur de cette sorte de pochette une plaque de guidage mobile pour amener celle des pellicules qu’on veut exposer, dans le plan focal de l’appareil et l’y maintenir à plat; d’avoir dans la boîte même contenant les pellicules une chambre formant magasin et dans laquelle les pellicules exposées soient maintenues à plat, serrées les unes contre les autres; en un mot, de donner au public des empaquetages de pellicules façonnés et disposés d’une manière nouvelle, plats et de mode d’emploi spécial.
- La fig. 1 des dessins ci-annexés est la vue en perspective d’une semblable boîte-magasin pour pellicules; la fig. 2 en montre les divers éléments séparés, elle montre également l’une des pellicules et sa feuille-écran ; la fig. 3 est une coupe où l’on voit une pellicule amenée dans le compartiment des pellicules exposées ; la fig. 4 est la coupe longitudinale de la boîte-magasin contenant une série de pellicules et renfermée dans un châssis ; la fig. 5 est une vue montrant une portion du compartiment des pellicules exposées et dont la tôle de renforcement a été enlevée ; on y voit les butées d'arrêt qui limitent le déplacement des pellicules ; la fig. 6 est une vue en perspective de la boîte-magasin enfermée dans un châssis ; enfin la fig. 7, celle d’un type de châssis approprié et destiné à recevoir la boîte-magasin renfermant les pellicules.
- Pour permettre de bien comprendre la nature de la boîte-magasin du présent système, on décrira d’abord le type de pellicule qu’on y emploie et ses pièces annexes, tels qu’ils sont représentés sur la fig. 2 des dessins. La pellicule F est flexible comme à l’ordinaire ; elle peut être de composition quelconque et avoir les dimensions et les formes usitées dans la fabrication des plaques ; elle est montée sur une plaque d’appui B, opaque de préférence.
- Cette dernière est munie d’un prolongement E, présentant des épaulements d’arrêt S, et se terminant par une languette T permettant la manoeuvre de la pellicule. On a trouvé que cette façon de disposer les pellicules et leurs pièces annexes convenait bien pour être employé avec la boîte-magasin en question ; mais la présente invention ne se limite pas à l’emploi d’une boîte-magasin contenant des pellicules présentant toutes les caractéristiques susmentionnées.
- Les divers éléments de la boîte-magasin sont faits en carton, de manière qu’on la puisse jeter quand elle est épuisée, et qu’on puisse, pour la vente, l’enfermer dans une pochette ou enveloppe en papier.
- 1 désigne l’élément postérieur de la boîte et 2 l’élément antérieur qui, ainsi que cela est représenté, se glisse dans l’élément postérieur lorsque le tout est assemblé, et s’y fixe, par exemple, au moyen de bandes adhésives.
- L’élément antérieur de la boîte présente une ouverture 3, permettant l’exposition des pellicules; cette ouverture est limitée par des rebords 4 contre lesquels viennent porter les bords de la pellicule qui est ainsi maintenue convenablement et à plat dans le plan focal de l’appareil. Dans l’élément antérieur 2 est formée une chambre 5 destinée à recevoir les pellicules non encore exposées et leurs plaques-écrans B, à plat, comme cela est représenté, ainsi qu’une feuille de recouvrement O, opaque, disposée devant la série de pellicules et obturant l’ouverture de la boîte, destinée à l’exposition. Dans l’élément postérieur est également formée une chambre ou compartiment 6 pour les pellicules exposées ; ce compartiment a une
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- capacité suffisante pour recevoir le nombre voulu de pellicules et de plaques-écrans constituant la série renfermée dans un paquet donné et pour les maintenir à plat, serrées les unes contre les autres, sous un faible volume.
- Les bords de la plaque séparatrice desc ompartiments, sont renforcés au moyen des bandes de tôle 6b
- 7 désigne une plaque-poussoir, mobile tout d’une pièce, ayant mêmes dimensions que les pellicules ; elle sert à maintenir les pellicules en tous leurs points, exactement dans le plan focal de l’appareil, et cela au fur et à mesure qu'elles sont amenées en position pour être exposées. Cette plaque est munie sur son bord inférieur d'une tôle de renforcement 8 et d’un guide curviligne g, formé par un prolongement de la tôle, et qui a pour effet de faciliter le déplacement des pellicules, de la chambre d'exposition au compartiment postérieur, par un passage io. La plaque-poussoir se trouvant contre la paroi adjacente du compartiment le guide curviligne de concert avec le prolongement des plaques-écrans ferme complètement l’ouverture inférieure du compartiment et empêche le passage des rayons lumineux en ce point. Des ressorts n montés sur la plaque séparatrice agissent sur la plaque-poussoir, comme représenté, et la pressent contre la série de pellicules non encore exposées, de façon que celles-ci se trouvent emprisonnées entre ladite plaque et les rebords de l’élément intérieur de la boîte et sont ainsi maintenues serrées sous
- un faible volume et à plat. Sur cet élément antérieur est fixée une bande obturatrice 12 destinée à empêcher le passage des rayons lumineux et qui, lorsque les pièces sont assemblées, se trouve derrière la plaque-poussoir et un rebord saillant de la plaque séparatrice, lequel vient porter contre ladite bande 12 et sert à la maintenir dans une position convenable, devant le passage zqb ménagé pour les languettes; concurremment à la bande 12 agit une autre bande obturatrice zja qui est fixée le long du bord de l’élément postérieur. Ces deux bandes embrassent les faces opposées des languettes ou des plaques-écrans des pellicules comme on le voit plus particulièrement fig. 4, et empêchent efficacement les rayons lumineux d’arriver par le passage i4b sur les pellicules. Ces bandes 12 et i3a sont faites de préférence en peluche à longs poils; il a été reconnu en effet, que cette matière donnait, en pratique, toute satisfaction.
- Une bande obturatrice auxiliaire 12 a, disposée le long du bord inférieur de l’élément antérieur de la boîte sert à empêcher le passage des rayons lumineux en cet endroit et à augmenter la certitude que les pellicules sont efficacement protégées contre les influences de la lumière.
- Le compartiment 6 est muni, à sa partie supérieure, de butées d’arrêt 6a formées, de préférence, sur la tôle 6b et qui attaquent les épaulements d’arrêt S des plaques-écrans de soutien des pellicules, dans le but de limiter le mouvement des diverses pellicules dans la boîte ; à cette phase du fonctionnement, les pellicules exposées seront emmagasinées avec sécurité dans le compartiment 6.
- Les languettes servant à manœuvrer les pellicules font saillie hors d’une ouverture 13 à travers laquelle sont également tirés les prolongements des plaques de soutient lorsque l’on fait passer les pellicules de la chambre d’exposition dans le compartiment des pellicules déjà exposées.
- En fait, on dispose une série de pellicules du genre qui vient d’être décrit dans la chambre d’exposition de la boîte, devant l’ouverture d’exposition 3, ainsi qu’une feuiUe de recouvrement O munie d’un prolongement Oa et d’une languette de manœnvre O b. On fait passer les prolongements, sous le guide curviligne de la plaque-poussoir dans le compartiment des pellicules exposées, les languettes servant à manœuvrer les pellicules et celle servant à manœuvrer la feuille de recouvrement faisant saillie à l’extérieur de la boîte, à portée de l’opérateur. Lorsque le tout est ainsi assemblé, toules les ouvertures par où pourraient passer les rayons lumineux sont obturées par les bandes opaques 12, 12a et 73 a. La boîte-magasin peut alors être introduite dans une chambre photographique ou encore, par exemple dans un support ou, châssis, 14, du genre représenté sur le dessin et de la manière indiquée.
- Ce châssis est construit de manière à pouvoir être introduit dans les chambres photographiques comme
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- un châssis à plaques ordinaires. Il présente : une ouverture pour l’exposition, 14a, un passage 14^ pour les languettes de manœuvre des pellicules, et un couvercle 14e servant à retenir la boîte-magasin en position.
- Une fois la boîte et son châssis placés dans l’appareil photographique de façon que leurs ouvertures d’exposition coïncident et une fois le rideau s enlevé, la feuille 0 qui protège la série des pellicules se trouve en avant et masque ces ouvertures. On tire alors cette feuille protectrice 0 dans le compartiment 6 en agissant sur sa languette et de la sorte la première des pellicules se trouve prête pour l’exposition. La vue une fois prise sur cette pellicule, on la fait passer dans le compartiment 6 en tirant sur sa languette et on opère de la même manière pour les autres pellicules. Les languettes sont numérotées régulièrement pour indiquer à l’opérateur l’ordre dans lequel il doit les tirer.
- Une fois les languettes et les prolongements des plaques-écrans tirés au dehors on peut les enlever, ou mieux, les séparer en les déchirant suivant la ligne perforée P, les pellicules exposées et la partie protectrice des plaques-écrans de soutien étant alors complètement logées dans le compartiment 6.
- Les languettes sont pourvues de lignes de guidage telles que G et le châssis (ou la pièce équivalente qui le remplace) d’un trait de repère indiquant le point jusqu’auquel on doit tirer la languette pour obtenir un entraînement précis de la pellicule dans le compartiment 6.
- Lorsque toutes les pellicules de la boîte-magasin ont été exposées, la plaque-poussoir obture l’ouverture d’exposition de la boîte qui peut alors être sortie de l’appareil photographique et conservée jusqu’au moment où l’on veut développer.
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- Châssis-presse mécanique (B. F. 331.373 ; 20 avril 1903 ; 10 septembre 1903). A. Jaray : « Appareil
- perfectionné pour imprimer des photographies au moyen de négatifs ».
- Cet appareil a été combiné pour obtenir uniformément un contact parfait entre la surface d’un négatif et celle du papier ou autre surface sensible, en appliquant le papier sur le négatif de telle manière que l’air entre les surfaces est chassé par la pression d’un gaz, progressivement d’une extrémité du négatif à l’autre; il est représenté en élévation latérale (fig. 1), et en coupe verticale longitudinale (fig. 2).
- Le papier sensible a est déplacé d’un mouvement intermittent en dessous du ou des négatifs b du tambour c au tambour c1. A une courte distance en dessous du cadre d qui maintient le négatif est une plaque e aux bords de laquelle sont fixés les bords d’un diaphragme / en matière élastique convenable, telle que du caoutchouc, pour faire un joint étanche à l’air. La plaque e a une ouverture g pour l’admission d’un fluide sous pression en dessous du diaphragme, dans le but de soulever celui-ci et de presser le papier contre le négatif. Pour que les surfaces soient amenées eh contact progressivement il y a un cadre-levier h et des rouleaux i k. Ces derniers s’étendent dans toute la largeur du diaphragme, et ils sont reliés ensemble, à leur extrémités, par le levier l qui tourne sur l’axe m d’une paire de roues à gorge m1 roulant sur des rails-guides ?n"2. Cet axe se prolonge à chaque extrémité dans une rainure du montant correspondant du cadre-levier h qui porte un contrepoids n et est relié par une bielle 0 avec le piston p d’un cylindre p\ en communication avec la chambre à fluide sous pression /.
- Quand l’appareil est prêt à commencer une opération, les rouleaux sont dans la position montrée (fig. 1). Du fluide sous pression, tel que de l’air comprimé, est admis par le tuyau r1 et la chambre r en dessous de l’extrémité droite du diaphragme. Le premier effet est de soulever le rouleau k et d’abaisser le rouleau it
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- ce qui oblige ce dernier à presser le diaphragme contre la plaque e, en faisant un joint étanche au delà duquel le fluide sous pression ne peut pas passer. En même temps, le fluide sous pression entre dans le cylindre px et entraîne le piston p et le cadre-levier h vers la gauche, le rouleau i roulant ainsi le long du diaphragme dans le même sens en faisant appliquer celui-ci contre le papier progressivement jusqu’à ce qu’il atteigne la position finale montrée figure 2, dans laquelle le papier est maintenu exactement contre
- le négatif dans toute sa longueur.
- Quand la pression est enlevée, le rouleau k tombe d’abord, soulevant le rouleau i, et le contrepoids n ramène les parties en arrière dans la position montrée figure r. En variant le contrepoids, on peut modifier la vitesse de l’opération.
- Quand le diaphragme a quitté le papier, ce dernier peut être avancé pour exposer une nouvelle surface. Le négatif est montré recouvert d’un verre q fixé dans le cadre d, lequel pivote à charnière en s sur le cadre principal t.
- Au lieu de presser le rouleau i contre le diaphragme par une pression gazeuse transmise
- par le levier l, lé rouleau peut être maintenu contre le diaphragme par un ressort ou par son propre poids ; dans ce cas, cependant, le frottement de la course de retour est beaucoup augmenté.
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- Appareil panoramique (B. F. 331.886; g mai 1903; 6 octobre 1903). J. Boixadera y Ponsa : « Appareil panoramique tournant ».
- La figure 1 des dessins annexés représente une vue latérale de l’appareil et figure 2 est une vue de la partie postérieure, avec brisure montrant une partie du pied, afin de laisser voir le mécanisme rotatif.
- L’objectif A et le soufflet A'A' sont disposés comme dans les appareils ordinaires; mais à la partie postérieure est disposée une chambre noire B qui peut s’ouvrir et se fermer au moyen du couvercle B'. Cette chambre B porte un petit rideau ou une planche coulissante J J qui se trouve dans le même plan vertical que la planche fixe J', de manière à laisser entre elles une fente K de largeur variable.
- Derrière les deux planches J et J' passe la pellicule sensible L L indiquée en traits interrompus. Cette
- pellicule se déroule d’un cylindre tournant C, passe entre les cylindres C' et C" et s’enroule sur un autre cylindre C’" C".
- Le mouvement d’enroulement et de déroulement de la pellicule est commandé par le cylindre C’, dont l’axe F, qui est solidaire dudit cylindre, traverse le plateau tournant D D et porte, formant corps avec lui, une petite roue G dont le bord s’appuie contre la gorge H d’un cylindre solidaire du plateau 1, qui est fixe. Le plateau D D porte un pivot E tournant dans la crapaudine E’ ; l’ensemble de l’appareil au-dessus de la plate-forme D D tourne avec celle-ci ; il en est de même de la roue G, par suite de ce qu’elle s’appuie contre la surface fixe H. La roue G, en tournant, fait tourner l’axe F F et celui-ci, à son tour, fait tourner le cylindre C ; comme ce dernier, ainsi que le cylindre C", qui tourne fou, emprisonnent la pellicule L L,
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- celle-ci est entraînée, se déroule du cylindre C, passe entre les cylindres C’ et C’’, pour s’enrouler sur le cylindre C"' commandé par un ressort d’horlogerie R logé dans la boîte S ; ledit ressort est assez puissant pour enrouler la pellicule quand elle est libérée, mais il ne l’est pas suffisamment pour faire tourner le cylindre C’ : il en résulte que le déplacement de la pellicule n’est commandé que par ce cylindre C’.
- De ce qui précède, il résulte que, si l’on fait tourner l’appareil sur la crapaudine £’, la roue G obligera le cylindre C’ à tourner, et celui-ci déplacera la pellicule L L d’une certaine quantité, proportionnelle à l’angle de rotation.
- L’objectif A projette l’image à la partie antérieure des planches J et J’, et si l’on fait glisser la planche J, en laissant une fente étroite K, une zone verticale peu étendue de l’image passera par cette fente et se projettera sur la pellicule L L. Si, au moyen de la roue G et des autres organes y rattachés, on arrive à donner à la translation de la pellicule L L une vitesse exactement égale à celle du déplacement de l’image projetée à travers la fente K, quand on fait tourner l’appareil, les divers points de l’image se projetteront successivement sur les différents points de la pellicule qui passent derrière ladite fente K, sans mouvement de l’image sur la pellicule, parce que tous deux se meuvent avec la même vitesse. On pourra donc obtenir la photographie sur pellicule de tout l’horizon.
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- Photomètre (B. F. 331.938 ; 12 mai 1903 ; 8 octobre 1903). E. Degen : « Photomètre photographique »
- Cette invention est relative à un photomètre destiné à mesurer directement l’éclairage actinique des objets et à indiquer le temps de pose normal pour les photographier.
- Cet instrument est basé sur les principes suivants :
- i° Si l’on considère une série d’écrans à faces planes et parallèles, d’épaisseurs graduées, constitués par la même matière transparente et colorée de façon à présenter les teintes depuis la plus claire jusqu’à la plus foncée et si l'on observe un objet successivement à travers ces écrans, cet objet cessera d’être perceptible avec l’écran dont l’épaisseur sera d’autant plus grande que ledit objet est plus lumineux.
- 20 L’épaisseur de l’écran correspondant au point de disparition de l’objet pourra aussi être définie au moyen d’un écran unique à faces planes mais de forme prismatique. En déplaçant ce prisme devant l’œil, suivant une ligne perpendiculaire à son arête au sommet, les objets extérieurs seront vus à travers des épaisseurs progressives jusqu’à celle correspondant à la disposition de l’objet observé.
- 30 En superposant deux écrans prismatiques de même matière et de même angle de façon à ce que les arêtes au sommet soient parallèles, mais les angles en sens opposés, on réalisera un système à faces extérieures planes et parallèles de couleur uniforme mais dont l’épaisseur, et, par suite, l’intensité de la teinte variera uniformément dans l’espace correspondant aux parties superposées lorsqu’on déplacera ces prismes l’un devant l’autre, selon une direction perpendiculaire à leur arête au sommet.
- 40 Etant donné le temps de pose normal pour photographier un sujet, si l’on place ensuite dans l’appareil un écran à faces planes et parallèles que devront traverser les rayons lumineux pour impressionner la surface sensible, toutes les autres circonstances restant les mêmes, le temps de pose normal sera augmenté proportionnellement à la teinte de l’écran.
- 50 Pour les écrans à faces planes et parallèles taillés dans la même masse colorée, les logarithmes de leur coefficient de temps de pose sont proportionnels à leur épaisseur.
- 6° La luminosité d’un objet observé à travers un écran est inversement proportionnelle à l’intensité de la teinte de l’écran ou à son ceofficient de temps de pose.
- C’est d’après ces deux derniers principes que sont calculées et établies les graduations des échelles de divisions que comporte le photomètre.
- Il résulte de ce qui précède que si l’on a établi pratiquement le temps de pose normal pour photographier un objet dont la perception cesse quand il est observé à travers un écran donné, l’épaisseur de cet écran permettra de déterminer les coefficients de temps de pose correspondant aux différentes épaisseurs réalisées par un écran de même couleur et d’épaisseur variable.
- Le photomètre est représenté par la figure 1 en vue perspective d’ensemble du côté de l’une des échelles (Celle correspondant à l’indication des diaphragmes).
- La fig. 2 en est une coupe longitudinale. La fig. 3 est une vue du côté de l’échelle indiquant les temps de pose.
- Il se compose essentiellement de deux prismes g, h en verre bleu ou violet, coloré dans la masse. Ces prismes g h ont le même angle et sont placés en sens inverses comme il est dit plus haut. Par son intensité lumineuse décroissante, l’un de ces prismes sert à mesurer la luminosité actinique des objets à photo-graphier, et l’autre h, celle de l’objectif employé en raison de l’ouverture du diaphragme.
- Leur ensemble constitue un écran à faces planes et parallèles et, de plus, d’épaisseur variable par le déplacement desdits prismes dans le sens convenable.
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- Passe-vues automatique pour stéréoscope : le Stéréodrome (B. F. 332.006; 12 mai 1903; 13 octobre 1903). L. Gaumont et Cie : « Appareil perfectionné pour regarder et exhiber des vues et images photographiques ou autres, stéréoscopiques ou simples, rangées dans des magasins classeurs ». Le mécanisme se compose d’un plateau-manivelle A, dont l’axe a porte une manette de manœuvre B ; le plateau-manivelle porte un bouton b, auquel est fixée une bielle C reliée d’autre part à un levier D
- ŒMÉ:
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- Fig. 4
- fixé à un axe pivotant c. Sur cet axe c est fixé un levier oscillant E dont l’autre extrémité est reliée à une chape d articulée sur une traverse F sur laquelle sont fixés deux doigts ou tringles e e dont les extrémités supérieures servent à soulever le cliché à examiner.
- Les doigts e e coulissent à leur partie inférieure dans des guides// et à leur partie supérieure dans des guides g g solidaires d’une traverse supérieure h.
- Le plateau-manivelle A porte sur sa circonférence une saillie ou came i qui, lorsque les doigts ee sont en bas de leur course, c’est-à-dire complètement dégagés de la boîte à clichés G, fait mouvoir un échappement à ancre H pivotant en y et sollicité dans un sens par un ressort k.
- Cette ancre en fonctionnant pousse, par sa goupille m, un cliquet de retenue J qui, en pénétrant dans les encoches d’un disque n, empêche de tourner l’arbre K et permet ainsi à la roue d’échappement 0 d’avancer d’une demi-dent pour l’aller de l’ancre H et d’une demi-dent pour le retour. L’aller et le retour de l’ancre sont produits par une rotation du plateau-manivelle A, soit par un mouvement de va-et-vient imprimé à ce plateau ; dans ce dernier cas, la course de la manette est limitée par des butées-arrêts i, 2.
- Pour régulariser les mouvements de la roue d’échappe-
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- ment o, l’extrémité de l’arbre K est fixée à un ressort spiral p monté dans un barillet q fixé au bâti. A chaque mouvement de l’ancre, ce ressort se détend un peu et il est remonté automatiquement quand on remet au point de départ le chariot L.
- L’arbre K entraîné par la roue o qui tourne d’une dent à chaque révolution du plateau A, porte un pignon r qui engrène avec une crémaillère s fixée à la partie inférieure du chariot L guidé dans deux coulisses inclinées 11. Grâce à cette inclinaison, le chariot, par son propre poids, tend lui-même à se déplacer quand les mouvements de l’ancre le lui permettent.
- La roue d’échappement o est montée folle sur l’arbre K, mais présente sur une face une taille inclinée formant encliquetage avec une taille correspondante pratiquée sur un manche d’embrayage u, solidaire de l’arbre pour le mouvement de rotation, mais pouvant être déplacé longitudinalement au moyen d’un levier pivotant 0 ; un ressort v tend à ramener constamment le manchon u dans la position d’embrayage.
- Sur la face du chariot tournée vers l’opérateur est fixé un ruban inextensible w qui passe sur un galet de renvoi x et porte à son autre extrémité un curseur y assez lourd pour le maintenir légèrement tendu. Ce curseur porte un index et se déplace dans une coulisse z portant une division numérotée permettant de voir le numéro du cliché qu’on examine.
- L’appareil fonctionne comme suit :
- On ouvre la porte P de l’appareil et on place la boîte de clichés G sur le chariot L, la petite saillie que porte celui-ci pénétrant dans une rainure Q pratiquée sur le fond de la boîte G.
- On fait effectuer ensuite un demi-tour au plateau-manivelle A qui transmet son mouvement aux doigts e e par l’intermédiaire de la bielle C et des leviers D et E ; ces leviers élèvent alors la vue qui se trouve ainsi en regard des oculaires R du stéréoscope. *
- En faisant faire un autre demi-tour au plateau-manivelle A, on permet aux doigts e e de redescendre ; une fois ceux-ci à fond de course, la came i pousse l’ancre H et par suite le levier block-système J. L’ancre H fait échapper une demi-dent à la roue o et la boîte à clichés G avance d’un demi-pas.
- En faisant faire au plateau A un nouveau demi-tour, la came i abandonne l’ancre H qui fait échapper une demi-dent, faisant ainsi avancer la boîte G d’un demi-pas ; c’est à ce moment que les doigts e e commencent à lever le cliché à examiner.
- Quand toute la collection des vues contenues dans le magasin a été examinée, il suffit de déplacer le curseur y de haut en bas pour faire remonter le chariot L par l’intermédiaire du ruban w. Ce mouvement de mise au départ du chariot L ne sera possible que si le plateau-manivelle A est dans la position où sa came pousse le levier block-système J par l’intermédiaire de la goupille m de l’ancre H.
- Dans le cas contraire, le levier J empêcherait l’arbre K de tourner et par suite le chariot L de se déplacer.
- Si l’on veut voir de suite un numéro donné d’un cliché placé dans la boîte G, il suffit, après avoir arrêté par un moyen quelconque le plateau-manivelle dans la position voulue, de déplacer le levier de débrayage 0 d’une main, tandis que de l'autre on tient le curseur y dont on arrête l’index sur le numéro convenable ; on lâche ensuite le levier de débrayage 0.
- La commande de débrayage peut être effectuée au moyen du dispositif montré sur la fig. 4.
- Dans ce cas, l’axe K est creux et renferme une tige pleine S qu’on peut tirer vers l’extérieur au moyen d’un bouton T. Cette tige entraîne le manchon d’embrayage u par l’intermédiaire d’un goujon U qui passe dans une fente de l’arbre creux K. Un ressort v tend à maintenir constamment le manchon u embrayé avec la roue à rochet 0.
- 77-1354-137-6
- Diaphragmographe universel et indicateur de temps de pose (B. F. 332.212; ig mai 1903;
- 19 octobre 1903). A. R. Houdry et J. A. A. Duran : « Dispositifs applicables aux objectifs en vue d’obtenir rapidement des indications utiles pour leur emploi ».
- Cette invention est relative à des dispositifs destinés à être établis en combinaison avec la monture d’un objectif photographique, afin de faciliter la détermination du temps de pose ou bien le diaphragme à employer, et dans le cas d’une trousse d’objectifs à foyers multiples, d’indiquer l’ouverture de diaphragme à employer.
- Le dispositif destiné à indiquer les temps de pose, consiste en un plateau annulaire adapté à la monture de l’objectif, et sur lequel sont gravées des indications qui, lorsqu’on les rapporte à des repères tracés sur un manchon formant la bague du diaphragme iris ordinaire, donnent l’indication soit du temps de pose, soit du diaphragme à employer selon que l’on s’est donné dans le cas particulier où l’on opère, l’ou-i verture du diaphragme ou bien le temps de pose que l’on veut employer.
- Les figures 1, 2, 3 et 4 des dessins annexés représentent un objectif muni de ce dispositif :
- La fig. 1 est une vue en perspective;
- La fig. 2 est une vue de côté ;
- La fig. 3 est une vue de face, l’objectif étant en coupe;
- Le plateau A sur lequel sont gravées diverses indications est adapté à la monture B de l’objectif de manière qu’on puisse le faire tourner à frottement doux contre un manchon E solidaire de la bague de commande du diaphragme ; on a indiqué en F l’ergot d’entraînement.
- Sur le tableau A sont inscrits des nombre qui indiquent les temps de pose selon les diverses époques de l’année, ainsi que l’indication des sujets à photographier qui se présentent le plus souvent; sur le manchon E sont tracés des repères correspondant à divers états du ciel ; enfin, cette bague porte comme
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- VIII
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- à l’ordinaire des traits indiquant les diverses ouvertures de diaphragme et que l’on rapporte, comme a l’ordinaire, à des repères fixes tracés sur la monture de l’objectif.
- Les indications ordinaires d’ouverture de diaphragme sont indiquées en G ; le repère ordinaire tracé sur la monture est indiqué en g.
- L’emploi de ce dispositif pour évaluer un temps de pose se fait ainsi qu’il suit :
- Si, par exemple, ayant à photographier un groupe plein air par temps couvert, on veut employer le diaphragme F12, on place, ainsi qu’on le fait usuellement, la bague de diaphragme F à la position convenable en amenant F12 en
- Sifrj regard du repère g puis on fait
- tourner le plateau A de ma-Fié- 4 nière à amener l’indication
- « groupe plein air » en regard de l’indication F12; on lit alors vis-à-vis de la lettre C (temps couvert) le temps de pose qui s’applique au cas considéré.
- On peut procéder inversement et en partant du temps de pose que l’on adopte, savoir l’ouverture de diaphragme à employer. Les deux méthodes se contrôlent d’ailleurs l’une par l’autre et si l’on s’est donné une ouverture de diaphragme ou un temps de pose très éloigné de celui que l’on doit avoir, le résultat absurde que l’on obtient indique l’erreur.
- La seconde disposition est applicable au cas de l’emploi d’un objectif à foyers multiples.
- Fié- 5 Elle est représentée par les
- figures 4 et 5 ; la fig. 4 étant une vue en élévation de côté et la fig. 5 une demi-coupe
- longitudinale ; l’objectif représenté par ces figures est également muni du dispositif précédent dont le plateau est indiqué en A.
- Selon cette disposition la bague de commande du diaphragme forme un manchon F 1 recouvrant le tube objectif A sur toute sa longueur; sur ce manchon F1 sont tracées des lignes e correspondant aux différentes ouvertures des diaphragmes à employer pour les divers foyers; sur la monture de l’objectif est fixée une réglette H sur laquelle sont gravés les foyers.
- L’emploi de ce dispositif est le suivant :
- Le foyer de l’objectif étant choisi, on manœuvre la bague-manchon F1 de manière que le point e1 gravé sur cette bague vienne coïncider avec l’extrémité de la flèche x inscrite sur la réglette qui correspond au foyer choisi ; on a ainsi l’ouverture utile maxima ; en amenant les lignes e en coïncidence avec la même flèche, on a les différents rapports de l’ouverture utile du diaphragme employé au foyer, rapports qui sont gravés à une extrémité de ces lignes : à l’autre extrémité de celle-ci sont gravés les carrés de ces rapports.
- La manœuvre est la même pour les différents foyers employés sur la monture.
- On peut inscrire sur la réglette au moins six foyers, mais dans le cas d’un plus grand nombre, on peut multiplier les réglettes et les courbes de manière à utiliser par exemple 18 foyers sur la même monture, ce qui est plus que suffisant.
- Résumés par L.-P. CLERC.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE NUc Série N° 34
- Groupe d’officiers et de soldats Allemands dans la redoute de Montretout
- gravure £ î £ £ et Impression
- en trois couleurs de î Prieur et Dubois et C!s Puteaux - sur-Seine £
- D’apres l’aquarelle de DAMERON.
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- La
- Photographie professionnelle cTArt ^§£>
- T
- es expositions d’amateurs photographes où, depuis moins de dix ans, un effort artistique a été l’objectif principal des concurrents, ont déterminé de grands progrès non seulement parmi les amateurs, mais encore dans le monde des photographes professionnels.
- Le Photo-Club de Paris, nous l’avons dit à plusieurs reprises en rendant hommage à son mérite, a été indiscutablement l’initiateur du mouvement d’art photographique aussi bien en France qu’à l’étranger.
- En Angleterre, en Allemagne, en Autriche et en Amérique, les « artistes photographes » ont surgi très rapidement et des « écoles » d’art photographique existent aujourd’hui dans toute l’Europe et le Nouveau Monde. Non pas des établissements où l’on enseigne à introduire l’art dans la pratique photographique, mais des « manières » locales ou régionales de concevoir l’interprétation artistique des sujets.
- « Ecole » est ici pris dans le sens qu’on donne à ce mot, en parlant des genres picturaux d’à présent ou de jadis. On dit l’Ecole belge d’art photographique ou l’Ecole américaine, comme on dit l’Ecole française de peinture du xvme siècle ou l’Ecole florentine de la Renaissance, — ce qui ne laisse pas d’être un peu prétentieux.
- Tout progrès accompli est un exemple qu’il faut suivre quand même : les efforts d’art photographique des amateurs ont forcé les professionnels à sortir de la routine industrielle dans laquelle ils se traînaient depuis trop longtemps. Aujourd’hui, les meilleurs d’entre eux dans les grandes villes surtout, rivalisent avec les amateurs et souvent les égalent ou les dépassent à leur honneur.
- Faire de la photographie artistique, pour un professionnel, est, en effet, autrement difficile et méritoire que pour un amateur. Quelle est
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- l’œuvre de ce dernier ? Chaque année, — si c’est un actif travailleur, — il envoie dans cinq ou six expositions au plus, une demi douzaine d’œuvres intéressantes ou remarquables, sélection de cent, cent cinquante ou mille clichés exécutés d’après nature... Dans ces conditions, il lui est relativement aisé, s’il a du goût, de montrer de bonnes choses.
- Le professionnel, lui, n’a ni le loisir ni les moyens économiques de se livrer à cette multiplicité de tentatives. Il fait le portrait industriel ordinaire ou le portrait artistique, l’un ou l’autre exclusivement, et si c’est dans ce dernier genre qu’il exerce sa profession, c’est parce qu’il est capable de réussir au moins neuf fois sur dix une œuvre artistique quand il entreprend un portrait. On conçoit aisément que cette assurance, seule conciliable avec les économies industrielles indispensables, dénote une maîtrise tout à fait remarquable et qu’on ne peut guère comparer avec le mérite de l’amateur.
- Cette maîtrise est si rare qu’il y a encore, malgré l’importance universelle du mouvement d’art photographique, peu de professionnels artistes. Paris, Londres, Berlin, New-York, Vienne, Bruxelles, capitales pourtant, comptent ceux qu’elles possèdent. Longtemps chez nous, Adam Salomon, puis Nadar père furent successivement, les deux seuls professionnels artistes. Aujourd’hui, nous avons concurrence d’artistes professionnels, mais néanmoins, ce n’est pas à la douzaine qu’on pourrait les compter et, tout bien considéré, on en trouverait plus difficilement
- six que cinq de premier ordre.
- Les noms de Nadar père et de feu Adam Salomon sont venus tout naturellement sous notre plume comme exemple : ceci nous amène à rappeler incidemment qu’avant l’initiative du Photo- Club de Paris, des photographes professionnels de haute valeur avaient su faire de l’art tout en exerçant leur profession. Mais ils étaient « exception », tandis que tous les professionnels éclairés et consciencieux tendent aujourd’hui à s’élever au-dessus de la por-traicture vulgaire dans la mesure de leurs moyens.
- Après les cinq ou six maîtres de Paris, que nous préférons ne pas nommer pour ne pas faire des mécon-a l'eau i a l’eau. tents, on peut compter, en effet, un
- M Binder-Mestro.
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- assez grand nombre de professionnels qui font souvent (faute de pou voir toujours) des œuvres très artistiques.
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- Hôtel de Ville de Middelbourg.
- Tout en continuant à suivre de très près, comme nous l’avons fait depuis plusieurs années, les progrès artistiques des photographes amateurs, nous suivrons en outre, désormais, les productions d’art des maîtres professionnels de notre pays et de l’étranger, parce que l’analyse de leurs
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- efforts est de nature à renforcer l’émulation réciproque des uns et des autres.
- Nous reproduisons par exemple dans ce numéro, en liors-texte, trois portraits bien différents, d’un professionnel, M. Taponier, qui, quoique récemment entré dans la lutte artistique si méritante, dont nous parlons, y a pris d’emblée une place prépondérante.
- Par la pose et l’arrangement, c’est-à-dire la composition, ou par l’éclairage, c’est-à-dire l’effet artistique, les deux portraits de femme sont tout à fait remarquables et comparables, avec avantage, aux meilleurs portraits d’amateurs. Mais le portrait d’homme (M. Le Bargy, de la Comédie-Française) est surtout une œuvre d’art d’une haute tenue, d’une pureté de style et d’une puissance de caractère dont on est frappé.
- Ce n’est pas sur trois œuvres qu’on peut juger un artiste, surtout en matière de photographie, et les trois hors-texte que nous donnons cette fois, ne sont qu’une première indication sommaire.
- Dans notre prochain numéro, avec un choix d’œuvres plus caractéristiques nous reviendrons sur cet artiste professionnel et sur ses procédés, qui marquent un si grand et si beau progrès à tous les points de vue.
- L. GASTINE.
- Gabriel Léo.
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- La Photographie des Couleurs
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- yant eu l’occasion de faire une conférence sur la photographie des couleurs, j’en ai profité pour chercher à formuler, d’une façon aussi précise que possible, les principes généraux sur lesquels sont basées les différentes méthodes, et en particulier le procédé dit indirect dont les applications industrielles prennent de jour en jour un essor plus considérable.
- Bien que traitée ici même avec une remarquable clarté par M. Prieur (i), cette dernière question m’a paru encore mériter l’attention de tous ceux qui s’y intéressent.
- Certes, il n’y a pas deux manières d’envisager les phénomènes qui permettent de concevoir la possibilité de reproduire les couleurs au moyen de trois radiations ou de trois pigments. Aussi ai-je simplement cherché, en partant du principe de Newton sur la décomposition et la reconstitution de la lumière blanche, puis en envisageant le phénomène de la couleur au point de vue des sensations physiologiques qu’il nous procure, à prouver une fois de plus le bien fondé du principe de la méthode de Cros et Ducos du Hauron.
- Parmi les sensations que nous éprouvons, il en est une à laquelle nous devons des moments charmants, des heures souvent délicieuses : je veux parler de la sensation de la couleur.
- A toutes les époques de l’évolution de sa vie sociale, dans toutes les conditions de son existence, nous retrouvons toujours l’être humain cherchant à utiliser la couleur pour décorer sa demeure et se décorer lui-même par des tatouages aux dessins les plus variés et les plus fantaisistes.
- Les habitants de la grotte de Font-de-Gaume (Dordogne) qui vivaient à l’époque magdalénienne, ne se sont pas contentés de graver à même le roc et avec la pointe de leurs silex ces curieuses figurations d’animaux dont nous devons au savant anthropologiste, le Dr L. Capitan, une si intéressante étude. Des recherches récentes effectuées par son collabo-
- (i) La Photographie Française. Photographie indirecte des couleurs et ses applications par P. Prieur, 1892, p. 103 et 143.
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- rateur, M. l’abbé Breuil, ont prouvé que les artistes de ces premiers âges de rhumanité disposaient déjà d’une palette composée d’au moins six couleurs (ocres rouges, jaunes, etc.), grâce auxquelles ils rehaussèrent de teintes variées leurs dessins aux lignes si hardies.
- L’antique civilisation égyptienne n’a-t-elle pas également utilisé largement la couleur pour embellir ses habitations et peindre même dans les sombres hypogées, sur les sarcophages, ces mille scènes de leur existence grâce auxquelles nous pouvons, avec une remarquable précision, reconstituer jusqu’aux moindres incidents de la vie des anciens riverains du Nil ?
- Ce charme de la couleur, nous le subissons partout, en toutes circonstances.
- Les beautés de l’aurore, les splendeurs des soleils couchants ne s’imposent-ils pas à notre admiration par la douceur ou la vivacité des colorations qui s’y manifestent et qui ont inspiré les plus sublimes poésies ?
- Dans le calme des nuits sereines, l’astronome s’oublie quelquefois dans la contemplation de ces étoiles multicolores, soleils de l’Infini dont l’examen à la lunette fait ressembler le ciel à un précieux et sombre écrin dans lequel brillent de tous leurs feux des rubis, des topazes, des saphirs, des améthystes, etc.
- Le micrograplie lui-même éprouve des joies infinies en observant au microscope certaines structures, certaines roches qui, réduites en lames minces et examinées en lumière polarisée se revêtent tout à coup des plus brillantes couleurs associées aux nuances les plus délicates.
- Bellisni.
- Le soir.
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- Ce besoin de traduire par la couleur la pensée humaine, n’a-t-il pas enfin inspiré des artistes, et les Murillo, les Rubens, les Corot, les Bonnat, les Bouguereau se seraient-ils imposés à l’admiration universelle si leurs œuvres ne nous captivaient par le charme pénétrant qui se dégage de leur coloris si vrai et si harmonieux ?
- Aussi, dès qu’à la suite de la découverte de Daguerre il fut désormais possible de fixer avec une scrupuleuse exactitude les images des objets qui nous entourent, des chercheurs tentèrent aussitôt d’en fixer en même temps les multiples colorations.
- La solution du problème semblait alors très proche, si proche que dès 1845, Donné écrivait en parlant de la reproduction des objets microscopiques: « Nous laisserons la nature se reproduire elle-même ; nous la fixerons sur une planche daguérienne avec tous ses détails et ses nuances infinies ».
- Savants et chercheurs se mirent à l’œuvre, et, celui qui obtint le premier des résultats tangibles fut Ed. Becquerel, le père du savant physicien dont les recherches sur les radiations du radium viennent d’être si justement récompensées par l’attribution de l’un des prix Nobel.
- C’est en effet en 1848, que Ed. Becquerel, parvint à réussir la première photographie en couleurs du spectre solaire. Sa méthode consistait à transformer par voie électrochimique la surface d’une lame d’argent polie en sous-chlorure violet, une couche de cette nature ayant acquis la propriété de reproduire directement les couleurs qui l’avaient impressionnée.
- Reprenant en les modifiant les expériences de Becquerel, Niepce de Saint-Victor, neveu de Nicépliore Niepce chercha, lui aussi, à reproduire les couleurs par voie photographique.
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- Dans ses mémoires présentés à l’Institut au cours des années 1851 et 1852, il décrit minutieusement son mode opératoire qui diffère de celui de Becquerel en ce sens que la chloruration de la lame d’argent est obtenue non plus par voie électrochimique, mais par immersion dans l’eau saturée de gaz chlore et à laquelle sont ajoutés des chlorures métalliques ayant la propriété de communiquer aux flammes des colorations variées.
- Niepce de Saint-Victor avait, en effet, supposé que le chlorure de strontium, par exemple, qui colore les flammes en rouge, agissant sur l’argent en présence du chlore libre, devait communiquer au sous-chlo-rure d’argent ainsi formé la propriété de reproduire la couleur rouge; le
- chlorure de cuivre, les colorations vertes, etc.
- Ses prévisions furent en partie réalisées du moins en apparence, car il y a peu d’années encore, j’ai pu voir une épreuve « héliochro-mique » de Niepce de Saint-Victor, représentant une poupée habillée de vêtements aux couleurs vives. Bien que datant de 40 ans envi, ron, l’image manifestement polychrome justifiait pleinement les espérances que fondait son auteur sur son procédé.
- En 1866, Poitevin auquel nous devons tant d’importantes découvertes qui servirent de point de départ à nombre d’applications industrielles de la photographie, obtint également des reproductions héliochromiques de vitraux, en utilisant un papier dont la surface était enduite de sous-clilorure d’argent violet qu’il sensibilisait au moment de s’en servir en l’imprégnant avec une solution renfermant un mélange de sulfate de cuivre, de chlorure de potassium et de bichromate de potasse.
- Plus tard, M. de Saint-Florent, utilisa un papier enduit de collodio-clilorure d’argent rendu violacé par exposition à la lumière blanche. Le commandant Colson enfin répéta ces expériences avec certains papiers tout préparés du commerce, et de préférence, avec les papiers à base de collodio-clilorure ou de gélatino-chlorure d’argent préalable-
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Nu= Série — N° 34
- Taponier
- M. LE BARQY
- (de la Comédie = Française)
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- ment insolés jusqu’au moment où leur surface a pris une teinte chocolat. Ces papiers, exposés à la lumière sous un sujet coloré transparent, un vitrail par exemple, reproduisaient au bout d’un temps plus ou moins prolongé les colorations mêmes de l’original.
- Un savant allemand Otto Wiener, ayant répété les expériences de Becquerel et de Poitevin en vue de rechercher a quel ordre de phénomènes était due la production des couleurs, émit une théorie au sujet de la formation des couleurs dans le procédé Poitevin ou les méthodes similaires.
- D'après lui, la couche de sous-chlorure d’argent, par suite de sa teinte plus ou moins noire, est constituée par un mélange de sous-chlo-rures diversement colorés. De ce fait, elle, possède la propriété d’absorber la lumière blanche qui l’éclaire et de subir son action destructive. Mais cette action destructive s’exercera différemment suivant que la lumière qui doit agir sur la couche présente telle ou telle coloration : si elle est verte par exemple, absorbée par tout ce que cette couche contient de sous-chlorure rouge, elle détruira celui-ci alors que le sous-chlorure vert qui réfléchit la lumière verte restera intact. De sorte qu’après une durée d’exposition suffisamment prolongée, nous aurons une coloration verte; de même pour les autres couleurs.
- M. Otto Wiener, donna le nom de couche chromosensible à toute surface possédant ces propriétés spéciales.
- S’inspirant de cette ingénieuse théorie et reprenant du reste une idée émise déjà par Cros, M. Emile Vallot créa une couche chromosensible en faisant flotter successivement la surface d’une feuille de papier sur un premier bain contenant une matière colorante bleue, sur un second jaune, sur un troisième rouge, ces matières colorantes choisies parmi celles disparaissant le plus rapidement sous l’influence de la lumière blanche.
- Ces expériences furent reprises par MM. Lumière frères, en utilisant des couleurs extrêmement sensibles à l’action de la lumière.
- Mais toutes les tentatives de ces savants, de ces chercheurs furent abandonnées par suite de l’impossibilité dans laquelle ils se trouvaient de fixer définitivement leurs épreuves.
- Il semblait que la lumière, jalouse de son œuvre, avait à cœur de la détruire dès que l’homme voulait la contempler; les héliochromies de Becquerel, de Niepce de Saint-Victor, de Poitevin, de Vallot doivent être conservées dans l’obscurité.
- En 1902, cependant, le Dr Neuhauss (1) annonça qu’après avoir
- (1) La Photographie Française. Procédé pigmentaire direct de photographie des couleurs par le Dr Neuhauss, traduction par Ed. Belin, 1892, p. 60.
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- répété les expériences de M. Emile Vallot, il avait réussi à fixer les couleurs obtenues par un procédé similaire.
- Mais c’est à M. G. Lippmann que revient le grand mérite d’avoir résolu d’une façon définitive et scientifique le problème de la photographie directe des couleurs. C’est ce savant, en effet, qui en 1891, réussit à obtenir et fixer d’une façon complète l’image du spectre avec toutes ses colorations.
- Sa méthode est basée sur le phénomène des interférences dont je crois utile de dire quelques mots afin d’en bien définir le principe.
- De même qu’une pierre lancée dans un bassin rempli d’une eau tranquille produit autour du point où elle a frappé la surface du liquide une série de disques annulaires appelés ondes, formées par des élévations et des dépressions de ce liquide, de même un corps lumineux ou réfléchissant la lumière, produit un ébranlement d’un fluide impondérable et élastique auquel les physiciens ont donné le nom d’éther.
- Que ces ondes lumineuses viennent à rencontrer un obstacle, elles sont réfléchies, reviennent sur elles-mêmes, rencontrant les premières, interférant avec elles, mais avec un retard.
- De ce retard il résulte qu’une sur deux de chacune des ondes de retour annule celle de l’aller, alors que l’autre série s’ajoute au contraire aux premières. Dans le premier cas, deux actions contraires entrant en jeu, la vibration se trouve être annulée : il ne se produit pas de lumière; dans le second, deux actions semblables s’ajoutant, la lumière passe au contraire par un maximum d’intensité.
- Or, si nous considérons que chaque couleur simple donne naissance à des vibrations de l’éther dont l’amplitude est toujours la même pour une même couleur, mais variant avec chacune d’elles, il en résulte que dès que ces vibrations rencontrent un obstacle, il se produit des maxima de lumière résultant de l’interférence des ondes lumineuses sur elles-mêmes et ceux-ci se produiront toujours à des intervalles invariables les uns des autres pour une même couleur.
- M. Lippmann s’est alors demandé si, ces interférences se produisant au sein d’une couche sensible, il ne se formerait pas aux points où les maxima se manifestent, une modification moléculaire de la substance telle que convenablement traitée, celle-ci conserverait la trace indélébile de cette action lumineuse sous l’aspect d’un feutrage, chaque feuillet correspondant précisément à ces maxima de lumière.
- Un faisceau de lumière blanche pénétrant alors dans un pareil milieu en sortirait, mais en subissant un retard du même ordre que celui avec lequel le faisceau primitif rencontra notre surface sensible. Animé alors d’un mouvement vibratoire de même amplitude, il renverra à notre œil la couleur même à laquelle il correspond.
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- Pour réaliser son expérience, M. Lippmann fit réfléchir l’image du sujet dont il s’agissait de reproduire les couleurs, par un miroir formé par une surface de mercure appliquée contre la couche sensible, celle-ci constituée par une pellicule de bromure d’argent émulsionné dans la gélatine et coulée sur une glace.
- Des châssis spéciaux dans lesquels la plaque sensible constitue la paroi même d’une cuve à mercure permettent de réaliser aisément cette première condition.
- Pour que les ondes lumineuses puissent interférer librement au sein de la couche sensible, il est indispensable que celle-ci soit absolument transparente et par conséquent totalement exempte de grain ; ce résultat est obtenu en préparant et coulant l’émulsion à une température ne dépassant pas 320 C.
- Enfin, tout le monde sait qu’un instrument à cordes, pour être parfait, doit posséder une sonorité égale pour toutes les notes qu’il doit émettre; nous pouvons dire également que, pour que notre plaque sensible reproduise toutes les colorations d’un sujet quelconque, il est essentiel
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- que notre couche de bromure d’argent possède la propriété de s’impressionner dans le même espace de temps, à toutes les couleurs du spectre ; c’est une des conditions des plus difficiles à remplir et qui peut cependant être réalisée d’une façon assez satisfaisante, en ajoutant à l’émulsion certaines couleurs dites orthochromatisantes.
- En pratique, une émulsion transparente au bromure d’argent, convenablement orthochromatisée et sèche, est disposée dans un châssis spécial formant cuve à mercure, la surface de ce métal étant en contact avec celle de la couche sensible; après avoir exposé le temps jugé nécessaire au foyer de l’objectif, cette plaque est développée comme s’il s’agissait d’un négatif ordinaire, fixée à l’hyposulfite, lavée et séchée ; c’est au moment même où la couche atteint son degré normal de dessiccation que les couleurs apparaissent dans tout leur éclat, si les opérations ont été bien conduites.
- Si, après avoir obtenu une image interférentielle des couleurs du spectre, nous pratiquons des coupes transversales dans la couche et que nous les examinions au microscope avec une amplification suffisante, nous constatons la présence d’une sorte de feutrage constitué par des lamelles d’argent réduit, séparées les unes des autres par des intervalles correspondant précisément à la demi-longueur d’onde de chacune des couleurs considérées (i).
- Les beaux résultats obtenus par M. Lippmann lui-même, ensuite par d’autres opérateurs à l’étranger, notamment par le Dr Neuhauss, Valenta, etc. ; enfin, en ces derniers temps, par notre collègue de la Société française de Photographie, M. Goddé, prouvent que la photographie interférentielle, entre des mains habiles, est à même de donner des épreuves remarquables.
- Malheureusement, la pratique de ce beau procédé en est encore fort délicate ; ce ne serait rien encore si l’épreuve obtenue au prix de patients efforts pouvait être multipliée à un certain nombre d’exemplaires ; de même que l’épreuve daguérienne, elle est unique ; de plus, en raison de l’aspect métallique que présentent les couleurs, cette épreuve doit être examinée sous un certain angle.
- C’est qu’en effet, le phénomène duquel résulte ici la sensation de la couleur n’est pas, dans la plupart des cas du moins, du même ordre que celui qui l’a produite.
- En dehors d’un petit nombre de substances qui, par leur structure lamellaire (perle, nacre, verres irisés, oxydes métalliques) doivent leur coloration au phénomène des interférences, la plupart des couleurs qui
- (i) La Photographie Française, 1892, pl. II, p. XXXVII. Les couches stratifiées dans les photographies interférentielles, Lippmann, phototypes E. Senior.
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- frappent nos regards sont dues à des pigments qui, eux, agissent par absorption.
- Magnifique expérience de laboratoire, la photographie interféren-tielle ne saurait, du moins quant à présent, entrer dans le domaine de la pratique courante et encore moins être susceptible d’applications industrielles.
- Il n’en est pas de même du procédé dont nous allons nous occuper maintenant et auquel on a, ajuste titre, donné le nom de procédé indirect de photographie des couleurs.
- (A suivre). F. MONPILLARI).
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- Le Portrait instantané
- et
- le Portrait posé
- epuis que tout le monde est devenu photographe, ou, pour exprimer l’extension de la photographie avec moins d’inexactitude, depuis que les amateurs sont devenus très nombreux, le public commence à les redouter. Tout amateur photographe, il y a 15 ou 20 ans, était accablé des sollicitations de ses parents et de ses amis :
- — Faites-moi donc mon portrait ?
- Quel est l’amateur d’il y a dix ans seulement qui n’a pas dû portraic-turer tous ses proches, ses amis, les amis de ses amis, leurs domestiques, leurs maisons et même leurs chiens ou leurs chats ?
- Mais les photographes professionnels se sont multipliés (ce qui montre, soit dit incidemment, que MM. les amateurs ne leur ont pas fait une concurrence désastreuse) ; ils ont abaissé leurs tarifs... et voici qu’au-jourd’hui les personnes un peu avisées se gardent bien de solliciter la portraicture gratuite de l’amateur et préfèrent payer le professionnel pour avoir leur image.
- D’où vient ce revirement?
- Cette préférence ne laisse pas que d’être un peu mortifiante pour l’amateur et celui-ci l’explique à sa décharge en disant :
- — Mes portraits sont plus vrais, plus exacts que ceux du professionnel, puisqu’ils sont instantanés ; ils sont plus vivants ; mais, on veut être avantagé par la retouche ; la ressemblance vraie importe bien moins au modèle que la réparation de l’outrage des ans et des malformations naturelles.
- Et l’amateur, en tenant ce langage, n’a pas tout à fait tort; sans avoir pourtant tout à fait raison.
- Il est vrai que la personne portraicturée, — l’homme aussi bien que
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- la femme, — veut être reproduite en beau. Il est vrai que le portrait instantané de l’amateur est plus exact, plus vivant que celui du professionnel... mais cette exactitude, cette vie n’ont pas le genre d’exactitude et de vitalité que le sujet désire et qui plairait à l’amateur lui-même.
- Il faut entrer dans les détails de la question pour la comprendre : nous allons nous y appliquer.
- Monpillard. Château d’Anet.
- Placez une personne quelconque devant un appareil de cinématographie et, tout en devisant avec cette personne, faites-la reproduire par l’appareil, après lui avoir dit, par exemple, qu’on essaye une bande dont on lui fera un peu plus tard la projection, afin qu’elle ne s’inquiète pas du bruit et du mouvement de l’opération et qu’elle ne puisse supposer qu’elle est l’objet visé.
- Plus tard, quand vous ferez la projection de la bande représentant
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- cette personne en conversation avec vous, tout le monde acclamera l’exactitude de ce portrait animé. La personne elle-même n’y contredira point et se trouvera à son gré.
- Mais n’allez pas montrer à part une seule des centaines d’images de la bande cinématographique. Les 9 10e de ces images feraient pousser des cris d’horreur au modèle et à tous ceux qui le connaissent; vous-même vous seriez obligé de convenir en conscience que cette image ne ressemble guère et n’avantage absolument pas.
- Toutes les images de la bande sont pourtant l’exactitude même, la vérité absolue, la vie... l’objectif est un œil analyste a peu près impeccable.
- Or, c’est justement en matière de portrait son défaut : c’est un œil qui ne voit pas comme le nôtre; qui voit trop bien et « qui ne raisonne pas ».
- Littéralement parlant, l’œil humain est aussi un organe dépourvu ' du raisonnement, mais il est en relation étroite avec notre cerveau. L’impression qu’il reçoit, il la transmet, sans temps d’arrêt appréciable, à nos centres nerveux et cette impression, instantanément traduite, modifiée, suivant notre mentalité, cause une résultante qui n’est pas adéquate à l’impression elle-même.
- Cette impression s’ajoute, en effet, aux impressions précédentes, qui la modifient. Avant d’être effacée, elle sera encore modifiée par les impressions suivantes.
- L’image instantanée, isolée, est, au contraire, un fait inerte, non influencé, non modifié, ni par ce qui l’a précédé, ni par ce qui l’a suivi; c’est l’immobilité ou plutôt le mouvement subitement transmué en immobilité : cas aggravant.
- Qu’est-ce, en effet, qu’un portrait instantané ? C’est une image obtenue en 1 20e ou en 1 60e de seconde, selon la vitesse de l’obturateur. C’est-à-dire, — il faut bien noter ce point, — dans une durée de temps dont la brièveté échappe en grande partie à la perception de nos sens.
- Entre le moment où une lumière atteint notre organe visuel et celui où cette lumière se transforme pour nous en mouvement nerveux, il s’écoule un temps égal à 1 50e de seconde, c’est-à-dire plus long que celui qu’il faut pour une instantanée pourtant très moyenne de 1 60e de seconde.
- D’autre part, l’impression lumineuse reçue ne s’efface pas immédiatement; elle dure longtemps après puisque c’est sur cette persistance de vision, égale à 1 10e de seconde environ, — énorme relativement, — qu’est basée la chronophotographie et la cinématographie qui en dérive directement.
- Ainsi : i° notre perception raisonnée retarde de 1 50e de seconde sur l’instantanée photographique; 20 elle persiste 1 10e de seconde alors que
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- l’image photographique est terminée cinq ou six fois plus vite; 30 enfin et surtout, notre perception raisonnée est modifiée par les impressions
- précédentes et les impressions suivantes. L’image instantanée ne peut
- donc pas être comparée avec ce que nous voyons. Elle représente positivement ce que nous ne voyons jamais, ce qui échappe à la perception de nos sens.
- Si nous reconnaissons pourtant, en effet, la personne reproduite en instantanée, — tout en constatant généralement qu’elle n’est pas telle que l’instantanée nous la montre, — c’est parce que le visage, en dépit de son extrême mobilité, est en somme plus souvent immobile qu’en mouvement.
- Analysons un instant avec méthode ses modifications : il comprend des parties très actives comme les yeux et les lèvres et des parties qui ne bougent guère comme les joues, le nez, le front, les oreilles. Que la parole cesse, que le regard se fixe sur un sujet: voilà aussitôt la physionomie à peu près immobilisée et dans une expression voisine de la normale, si l’attention n’est pas trop intense. Or, la femme la plus bavarde ne parle pas sans cesse; la plus distraite ne change pas incessamment de préoccupation. En faisant la somme des instants d’immobilité et celle des instants d’animation, il serait facile de constater, par le regard et la parole, que les yeux sont fixés et que la bouche est muette plus des trois quarts du temps.
- Eh bien, il est clair que ces périodes de non-activité sont celles qui favorisent particulièrement notre examen et que nous connaissons d’une personne ses yeux et sa bouche à l’état de repos, tout en ignorant à peu près complètement ce que sont ces parties du visage en état de mouvement, sauf pour quelques expressions caractéristiques de cette personne.
- Mme X... dont la bouche est ravissante et qui possède des dents admirables sourit volontiers; nous connaissons assez bien son sourire, parce qu’il revient sans cesse sur sa physionomie et qu’il y dure. Nous ignorons au contraire la nature exacte du sourire de M. K... parce qu’il évite de sourire pour cacher une dentition affreuse, parce qu’il réprime son sourire dès qu’il tend à naître.
- Que l’image photographique nous montre 1 60e de la durée du sourire de Mme X..., nous le reconnaîtrons. Que l’image nous montre la même durée du sourire de M. K..., nous ne le reconnaîtrons point.
- Dans l’articulation des sons de la parole, la bouche prend des formes souvent peu gracieuses, même laides chez certaines personnes, mais nous les ignorons parce que les mouvements de la parole sont trop rapides pour être analysés par nos yeux ; ils se fondent les uns dans les autres, par suite du retard de transformation de l’action lumineuse en action ner-
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- veuse et par suite de la persistance rétinienne surtout; de telle sorte que, quand l’image instantanée nous présente une phase quelconque de ces formes d’une durée de i 60e de seconde, il nous est impossible de la reconnaître puisque nous n’avons jamais pu la voir.
- Quand on dit que le sourd-muet lit la parole à la vue des mouvements de la bouche, on ne dit pas exactement la vérité. En réalité, il faut parler très lentement et en articulant tous les sojîs avec îine grande exagération des mouvements de la bouche pour que le sourd-muet quand il est très exercé à cette lecture arrive, non pas à suivre tous ces mouvements, mais à deviner d’après les plus accusés, les paroles qui sont pro?ioncées.
- Dans la colère et dans la joie l’œil a des mouvements très rapides, dits pour cette rapidité « éclairs », — éclair de colère, éclair de joie, — que nous soupçonnons et qui nous impressionnent, mais qu’il nous est impossible d’analyser. L’éclair résulte d’un mouvement des paupières et des sourcils, d’une dilatation et d’une rétraction de la pupille que nous n’avons pas le temps de fixer. L’image photographique au contraire fixe en i 60e de seconde une des phases de ces mouvements dont nous n’entrevoyons que la résultante totale... Comment reconnaîtrions nous cette phase ?... Elle nous est d’autant plus étrangère que nous ne nous appliquons pas à disséquer les composantes, mais à concevoir l’ensemble; notre impression globale à ce sujet tend à rester globale et non à se rapprocher de l’impression photographique instantanée.
- Les mouvements de la bouche et des yeux sont les plus fréquents de ceux qui animent une physionomie et comme ils ajoutent à l’éloquence de la parole par leur mimique, nous nous appliquons à les suivre, mais nous négligeons les autres mouvements du visage, qui sont plus ou moins rares, et cette négligence nous les fait ignorer quand ils ne sont pas très répétés par la personne considérée, en raison d’un tic ou d’une disposition spéciale du caractère.
- Mme x... précitée, la femme au délicieux sourire, est une aimable mondaine, douce, heureuse, préoccupée de plaire. Connaissez-vous les plis que forme sur son front si pur la colère, ou même seulement, une préoccupation intense ? Savez-vous comment une violente surprise dilate ses narines? Comment l’irritation crispe sa mâchoire? Vous la verrez peut-être des années dans le monde ou chez vous à une réception, sans connaître les aspects excessifs que son visage peut prendre sous l’empire de sentiments extrêmes. Néanmoins, dans la conversation, au spectacle, à la promenade, à chaque instant sa physionomie esquisse ces aspects, mais si vite que vous le soupçonnez à peine et que vous n’en retenez rien ; sinon que Mme X..., n’a pas une physionomie sans expression, quoique sa sérénité des traits soit sa dominante.
- Faites une instantanée de Mme X... et, si elle ne pose pas, vous aurez
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- bien des chances pour la portraire, animée de l’une de ses esquisses d’aspects, — dont la résultante fondue ajoute à son charme, — alors elle se récriera et vous vous récrierez vous-même devant la ride du front, le rictus de la mâchoire, l’exagération de la base du nez, l’expression, la forme de la bouche et celle des yeux !
- — Je suis défigurée ! dira-t-elle ?
- — J’ai raté mon portrait ! penserez-vous ?
- Mais non, Mme X... fut comme l’image photographique la montre. Seulement il y a deux vérités en matière de portrait, l’une absolue dans une portion infinitésimale, l’autre relative, formée de résultantes ou de moyennes et c’est la dernière seule qui compte parce qu’elle est seule en corrélation avec nos moyens.
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- Prenez toutes les fractions consécutives des expressions du visage de Mme X..., ajoutez-les successivement les unes aux autres comme elles s’ajoutent naturellement dans la vie ; faites-les se succéder devant ses yeux et devant les vôtres avec leur rapidité normale; elles se fondront en ensembles dont les résultantes vous raviront tous deux: c’est la projection cinématographique dont nous parlions au début.
- Quand on a considéré toutes ces causes de désaccord entre notre jugement de visu et le fait matériel qu’impose l’image instantanée, on conçoit que le portrait instantané a trop de chances d’être différent de la vérité relative nécessaire en cette matière et l’on n’est plus surpris de réussir seulement par hasard, et justement parce que la photographie instantanée ne ment jamais.
- L’amateur inexpérimenté à cet égard se dit : si je conseille à mon modèle telle ou telle pose, telle ou telle expression, il ne sera pas naturel; mon portrait manquera de vérité, de ressemblance. En conséquence, il tient un tout autre langage :
- — Ne vous inquiétez pas de moi. Pensez à ce que vous voudrez. Faites comme si je n’opérais pas. Et surtout ne restez pas immobile: bougez, parlez, riez, agissez; il suffit que vous ne sortiez pas du champ de mon objectif, — et la marge est vaste, — je vais vous prendre un instantané.
- Voilà bien ce qu’il faut dire pour accumuler toutes les chances d’insuccès du portrait instantané.
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- Le peintre portraitiste n’est un grand artiste en ce genre qu’autant qu’il se double d’un clairvoyant penseur, d’un psychologue, d’un philosophe.
- La personne qui vient le trouver pour lui faire exécuter son portrait est tout d’abord l’objet de son observation, car, à moins d’être obligé par la nécessité, — il faut écarter en principe pour le vrai grand artiste l’âpreté au gain, — il n’acceptera la tâche qu’autant qu’il verra la possibilité de l’accomplir à son honneur.
- Dans cette entrevue assez brève, l’artiste fixe les conditions de son travail, fixe la somme, les jours et les heures de pose et le costume s’il y a lieu. Quand la personne part, il a déjà une opinion naissante sur elle et sur l’œuvre qu’il tentera de produire d’après ce modèle.
- Pendant la première séance de pose le peintre cherche l’attitude, l’expression, l’arrangement, l’éclairage; et cette étude, parce qu’elle oblige le modèle à une certaine collaboration de complaisance intelligente, renseigne l’artiste sur le caractère et l’esprit du sujet, en même temps
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- qu’elle précise son opinion première ou la corrige à l’égard des formes et de la couleur.
- L’esquisse, la mise en place commence et, la conversation aidant, les données précitées se renforcent, se modifient encore.
- Après la seconde ou la troisième séance, le peintre très supérieur pris comme type de portraitiste, est assez bien renseigné sur la personne qu’il reproduit pour savoir la caractériser avec justesse, tout en faisant œuvre d’art agréable et belle si la beauté du modèle le permet.
- Il ne s’applique pas à reproduire ses traits avec une exactitude absolue, d’abord parce que ses moyens matériels s’y opposent, mais aussi et surtout parce que la personne est fatalement arrivée chaque jour de séance avec une physionomie un peu différente.
- Rien que
- parce qu’elle connaît mieux le peintre à la deuxième séance qu’à la première et à la dixième qu’à la neuvième, sa physionomie ne peut pas être identique d’une séance à l’autre.
- Mais, en outre, l’état de santé, de fatigue, les plaisirs ou les peines, les préoccupations et l’état du temps lui-même, sont causes de modifications dans l’ensemble et les détails du modèle. En s’appliquant à reproduire trop exactement la personne qui pose, le peintre s’exposerait à
- Femme hindoue à Bombay.
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- Reeb. Château de Birseck (Entrée du haut).
- transformer sans cesse, à chaque séance l’œuvre qu’il poursuit; il n’en viendrait jamais à bout.
- Plus avisé, ce qu’il poursuit, c’est l’exécution d’une moyenne caractéristique dans laquelle la ressemblance ne sera pas trop sacrifiée au caractère et à la beauté. Et, naturellement, cette moyenne est cherchée dans des expressions habituelles, calmes, dans des attitudes normales, avec des arrangements naturels : c’est une synthèse. Mais l’artiste, pendant l’exécution de cette synthèse, ne perçoit que des résultantes ; il s’applique à éviter les trop minutieuses analyses, et il est servi dans ses généralisations par les modifications même de son modèle, puisqu’elles l’obligent encore à généraliser, autant que la grossièreté de ses moyens d’exécution.
- N’est-ce pas là tout le contraire des conditions dans lesquelles opère l’amateur qui tente un portrait, en instantané ?
- Il suffirait de ce parallèle pour démontrer que si l’instantané peut fournir par hasard un excellent portrait, le professionnel a raison de ne pas espérer ce hasard et de « faire poser » en s’entourant, en outre, de tous les moyens de généralisation dont il peut disposer.
- Le premier et le plus puissant est la pose elle-même : le sujet qui va se faire photographier prend naturellement le costume, l’attitude, l’expression, — le masque et la mimique, — par lesquels il se manifeste en public. Il joue une petite comédie. Sa vraie nature n’est pas celle qu’il affecte et le portrait ainsi fait ne le révélera pas. C’est bien ce qu’il veut; la portraicture ne lui conviendra qu’autant qu’elle ne le trahira point.
- Avec l’amateur, — surtout si cet amateur est très connu du modèle, —
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- celui-ci se trouve moins à l’aise; il n’ose pas « poser », jouer sa petite comédie d’expression et d’attitude.
- Dans l’atelier de pose règne un éclairage anormal et qui se modifie, de plus, au moyen d’écrans, de réflecteurs, de combinaisons de lumière, naturelles et artificielles, en vue d’une distribution conventionnelle d’ombres et de clartés.
- Cet éclairage factice est un précieux auxiliaire : il mettra en valeur, il fera ressortir toutes les beautés et masquera tous les défauts du modèle, si l’opérateur est habile: il atténuera mieux les rides. La tolérance de l’objectif, la mise au point... et la retouche feront le reste.
- Quant à l’expression, elle sera calme et très peu accentuée, parce qu’on ne saurait contraindre le sujet à s’immobiliser dans une expression anormale ou excessive... et parce qu’il se refuserait à garder une expression qu’il supposerait défavorable à l’agrément de son visage.
- En exécutant un portrait posé dans les mêmes conditions que le photographe professionnel, l’amateur écarte donc la majeure partie des inconvénients du portrait instantané.
- S’il ajoute à cette... tricherie, les mensonges complaisants d’une retouche habile et si dans toutes ses opérations, y compris cette retouche, il est guidé par l’analyse psychologique et philosophique, par l’application à la synthèse qui domine le peintre, il a chance de donner satisfaction au sujet, tout en produisant une œuvre agréable.
- Ici, nous sommes loin, on le voit, de la vérité absolue de l’instantané et même de la vérité relative du témoignage des yeux, puisque nous versons dans la supercherie complaisante qui fait la notoriété du peintre portraitiste et du photographe professionnel.
- Ce qui revient en somme à dire qu’il y a deux sortes de portraic-tures photographiques. L’une sincère, vraie, juste, n’est donnée que par des séries successives d’instantanées : elle n’est bien réalisée que par la cinématographie, car, des instantanées isolées, quoique exactes seraient fausses par excès d’analyse. L’autre est inexacte, mensongère, mais flatteuse et c’est la seule que nous aimons parce qu’elle répond à notre idéal.
- A bon entendeur salut!
- Louis BORDAT.
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- Métrophotographie
- et
- \ Stéréo -Métrophotographie
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- l conviendrait à présent d’examiner les circonstances les plus favorables au succès de la méthode photographique, et l’on pourrait déjà faire remarquer, comme on le voit sur les perspectives et le plan de Wapta Lake (fig. 7 à g), que l’on trace très facilement le contour d’un lac ; il en serait de même du bord de la mer et en général de toutes les lignes sensiblement horizontales, comme les routes, les chemins, les divisions de culture, etc., dans les pays de plaines. Mais il est vrai de dire que la méthode primitive était surtout avantageuse dans les pays accidentés et dans les pays de montagnes, parce que les stations, c’est-à-dire les points de vue pouvant y être choisis sur des points culminants, on y découvrait les détails qui, en plaine, se masquent les uns les autres.
- On est toutefois parvenu à tourner cette difficulté, dès que la rapidité des impressions photographiques a permis d’opérer en ballon; et un peu plus tard, on a même eu l’idée d’enlever des chambres noires à l’aide de cerfs-volants et d’obtenir ainsi économiquement, des vues aériennes de points d’où les moindres détails du terrain peuvent être découverts.
- Deux cas doivent, d’ailleurs, être envisagés: ou bien l’axe optique de l’objectif est dirigé verticalement, c’est-à-dire que la plaque est horizontale, et il est clair que l’image ainsi obtenue donne immédiatement le plan cherché; ou bien cet axe est incliné, ce qui offre l’avantage d’embrasser une plus grande étendue de terrain ; mais alors, il y a un problème de géométrie descriptive facile à résoudre d’ailleurs et que l’on peut même éviter par une transformation de la perspective, purement optique, à la condition que l’axe ne soit pas trop incliné (i).
- (i) Voyez Comptes-rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. CXXXVII, juillet 1903, p. 24.
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- Grâce à l’autorisation de l’auteur, M. le major Mario Moris, de la section photographique du 3e régiment du génie de l’armée italienne, nous pouvons mettre le lecteur à même de comparer sur les deux figures suivantes (fig. 10 et 11) : d’une part, le plan d’une partie du château Saint-Ange et des rues avoisinantes (1) pris en ballon avec l’axe optique de l’appareil vertical, et de l’autre, une vue beaucoup plus étendue de Rome et de la vallée du Tibre sur laquelle le château Saint-Ange est entièrement représenté en perspective ainsi que les nombreux quartiers environnants, l’axe optique ayant été, dans ce cas, suffisamment incliné pour le but que l’on se proposait. Cette section photographique de nos voisins se sert couramment et avec succès de la photographie pour faire des reconnaissances et nous allons la retrouver tout à l’heure, à propos de la téléphotographie.
- Elle est, d’ailleurs, indépendante du ser-vice phototopogra-phique qui fonctionne régulièrement depuis 1878,
- avec le plus grand succès, sous la direction de l’ingénieur Paganini Pio, dans les Alpes et dans les Apennins.
- En empruntant à nos voisins les deux exemples précédents qui permettaient une comparaison si intéressante de vues prises au-dessus d’une même région de la ville éternelle, nous ne devons pas négliger d’en choi-
- Fig. 10.
- Plan du château Saint-Ange.
- (1) Dans le cas d’une ville ou d’un village, la saillie des maisons empêche qu’on ait ttn plan immédiat proprement dit ; il y a quelques retouches à faire, mais cela est facile, pour peu que l’on y tienne.
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- Fig I I
- Rome et
- la vallée du Tibre.
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- sir un parmi les nombreux documents analogues recueillis par nos compatriotes. Nous donnons donc aussi (fig. 12), une photographie de Paris prise en ballon, en 1896, par M. le commandant (aujourd’hui Iù-colonel) Fribourg, au-dessus du rond-point de l’Arc de Triomphe de l’Etoile.
- Nous ayons dit, et cela est bien évident, que la photographie en ballon est surtout avantageuse dans les pays de plaines, où l’on peut, en quelque sorte, négliger la considération des accidents du relief du terrain et où une seule photographie suffit pour donner ou reconstituer le plan.
- Fig. I 2. Rond-point de l'Etoile à Paris.
- On n’a pas moins fait, en Allemagne, des expériences en employant deux ballons ou le même ballon transporté successivement à deux stations, d’où l’on a pris des vues du même terrain, et non content de reconstituer le plan, on a effectué des nivellements d’après les deux vues combinées.
- Nous ne nous arrêterons cependant pas à cette tentative jusqu’à présent plus curieuse que pratique, mais avant de terminer ce qui concerne les reconnaissances faites à l’aide de ballons ou de cerfs-volants, nous signalerons encore les opérations que l’ingénieur russe M. Thilé a entreprises dans les plaines de la Perse, tantôt avec un ballon captif d’un petit volume qui enlevait sept chambres noires à la fois, pour embrasser tout le tour de l’horizon et le terrain situé immédiatement au-dessous, et tantôt avec une sorte d’équipage de cerfs-volants, manœuvré à l’aide de deux treuils, dont la disposition générale était imitée de celle qui a
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- Fig. 13. Vue prise en cerf-volant.
- été indiquée par notre compatriote M. l’ingénieur Lecornu.
- On sait d’ailleurs, que les premiers inventeurs de la photographie par cerf-volant sont deux Français, M. Arthur Batut, de La Bruguière (Tarn) et M. Emile Wenz, de Reims, et que ce sont les résultats si intéressants qu’ils ont obtenus et qu’ils continuent à obtenir, qui ont appelé l’attention sur ce moyen ingénieux d’opérer que l’on peut, au besoin, improviser partout plus facilement et plus économiquement qu’un ballon, même réduit à de faibles proportions.
- Ne pouvant pas entrer dans d’autres détails à ce sujet, nous reproduirons seulement un spécimen des remarquables épreuves aériennes dues, à M. E. Wenz (fig. 13) (1).
- Ils suffiront sans doute pour faire concevoir le parti que l’on peut tirer d’un procédé emprunté à un jeu d’enfants, auquel les plus savants météorologistes ne craignent pas eux-mêmes de recourir aujourd’hui pour se procurer des renseignements d’une autre nature, à de grandes hauteurs dans l’atmosphère.
- Après ces différents moyens d’explorer le terrain, de stations terrestres ou aériennes, il semblerait que l’on n’eût eu plus rien à désirer ou
- (1) Dans notre prochain numéro, nous publierons la reproduction d’une des épreuves de M. Batut.
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- à attendre de la photographie, et cependant, depuis quelques années, cet art a fait de nouveaux et rapides progrès. On est parvenu, d’une part, à voir sur des épreuves, les objets éloignés avec beaucoup de détails et de l’autre à se servir, pour y effectuer des mesures, de vues combinées prises de stations relativement rapprochées ; en deux mots, on a fait l’usage le plus avantageux de la téléphotographie et de la stéréoscopie.
- L’idée d’agrandir les images formées au foyer de la lentille convergente de la chambre noire, en interposant sur le trajet des rayons lumineux une seconde lentille bi-concave (divergente), qui a donné naissance à la téléphotographie est presque aussi ancienne que la découverte de la chambre noire elle-même et par conséquent de beaucoup antérieur, à celle de la photographie (i). Nous pourrions ajouter que s’il s’agissait seulement de dessiner des images amplifiées d’objets éloignés, la simple adaptation d’une chambre claire au-devant d’une lunette terrestre d’un fort grossissement serait suffisante.
- Cette solution que nous avons proposée depuis longtemps pour exécuter des reconnaissances à distance est même celle que nous avons employée pendant le siège de Paris, en 1870-71, pour relever très exactement et très complètement les travaux de l’ennemi jusqu’à 10 kilomètres de chacune de nos stations et quelquefois au-delà.
- Nous pensons que le lecteur n’examinera pas sans intérêt: i° Une vue du donjon de Vincennes (fig. 14) qui date de 1850 et 20 l’un des clwmps de lunette, dessiné au télémètrographe, de l’un de nos observatoires situé à Passy (planche hors texte en trichromie), et représentant une partie de la redoute de Montre-tout occupée alors par les Prussiens que nous parvinmes à en déloger, en signalant incessamment leur présence aux artilleurs du Mont Valérien qui leur envoyaient des obus (2).
- La théorie et les difficultés de la pratique de la téléphotographie sont trop connues pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter
- dans cette Revue où le sujet a d’ailleurs été traité à divers points de vue. Mais nous devons peut être donner au moins quelques indications som-
- (1) Voyez les recherches du général Waterhouse, reproduites dans les numéros de La Photographie française de janvier et février 1902.
- (2) Plusieurs des panoramas construits par champs de lunette successifs, de nos différents observatoires, sont actuellement exposés au musée Carnavalet dans les salles consacrées aux souvenirs du siège de Paris.
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- maires sur l’usage assez fréquent que l’on fait aujourd’hui de ce procédé pour exécuter des reconnaissances à des distances de plus en plus grandes.
- On construit des téléobjectifs de très petites dimensions qui peuvent même s’adapter à des jumelles ordinaires (tels sont ceux de l’excellent opticien de Nancy, M. Bellieni) et ces instruments, qui produisent le même effet que s’ils étaient munis d’objectifs de 3 à 4 mètres de foyer, permettent d’explorer déjà utilement les pays de montagnes à des distances qui atteignent de 30 à 40 kilomètres.
- Mais pour avoir des images fouillées, sur des plaques de grand format, on a augmenté encore de beaucoup la distance focale équivalente des téléobjectifs. Pour fixer les idées, nous prendrons pour exemple un instrument construit par Steinheil, de Munich, pour la section photographique italienne.
- L’objectif de cet appareil est composé d’une lentille convergente de om6o de foyer et d’une lentille divergente de om2o. Convenablement espacées et montées sur une chambre noire de 3m8o de longueur, ces deux lentilles forment un téléobjectif dont la distance équivalente est de 12 mètres.
- La figure 15, représente une faible partie d’une vue de Frascati prise du Monte Mario, près de Rome, dont l’épreuve entière était du format 30X40. Ce fragment fera déjà pressentir, nous l'espérons, ce que l’on peut
- Fig- 15.
- Frascati. — Téléphotographie prise à une distance de 22 kilomètres.
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- attendre de la téléphotographie, quand on saura que Frascati se trouve à 22 kilomètres de la station de Monte Mario,
- Au surplus, comme en faisant varier les foyers des deux lentilles et l’intervalle qui les sépare, on peut faire varier également à volonté la dis-
- Fig- 16.
- tance focale équivalente et la portée des appareils, celle-ci peut devenir assez grande pour les rendre propres aux reconnaissances militaires les plus imprévues, même en temps de paix, par-dessus les frontières, mais nous en avons assez dit sur un sujet qui sortirait du cadre de cette Revue.
- Nous donnons (fig. 16) une vue de l’appareil construit par la maison Steinheil pour la section photographique italienne, en ajoutant que des appareils analogues livrés par la même maison sont en usage dans notre pays.
- La grande longueur de la chambre noire ainsi disposée présentant évidemment d’assez grands inconvénients au double point de vue du transport et de l’installation, on a cherché, dans ces derniers temps, à la diminuer,
- Fig. 17.
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- Il suffira de jeter un coup d’œil sur la figure suivante (fig. 17) pour se rendre compte du très grand avantage que présente sous ce rapport la solution proposée par M. Scliœr, astronome-adjoint à l’observatoire de Genève, pour les lunettes en général et appliquée par M. Vautier-Dufour, de Grandson, à la construction des téléobjectifs. Cette solution, comme on le voit immédiatement, consiste à briser deux fois les faisceaux de rayons lumineux sur leur trajet à l’aide de miroirs plans convenablement disposés, ce qui réduit presque des deux tiers la longueur de la chambre noire.
- (A suivre). Colonel LAUSSEDAT.
- GRAV, ET IMP. PRIEUR 4 DUBOIS, PUTEAUX.
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- N° 34.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- JANVIER 1904.
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- Nos lecteurs apprécieront sans doute la valeur historique du document que M. le colonel Laussedat a bien voulu nous confier et dont nous donnons une reproduction en trois couleurs.
- Pendant le siège de Paris, M. le colonel Laussedat et ses collaborateurs se servirent avec succès de la chambre claire adaptée à une lunette terrestre pour
- prendre à distance des vues des travaux de l’ennemi.
- C’est un de ces dessins exécuté dans ces conditions par Mouchot, puis interprété à l’aquarelle par Dameron qui a servi de sujet à notre hors-texte en couleurs.
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- A l’eau! A l'eau! Mme Binder-Mestro a campé deux bébés en vrais loups de mer pour qui la vague n’a plus de surprises. De petits clichés comme ceux-là où l’esprit le dispute au naturel l’emportent souvent sur les grâces péniblement cherchées des grands « flouistes ».
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- Un sourire, un geste simple et noble, il n’y a que cela dans Roses blanches ; mais, il ne faut rien de plus à qui a le sentiment de l’art pour faire une composition charmante.
- Nos lecteurs apprécieront dans nos autres illustrations des mérites divers : dans Le Soir de M. Bel-lieni, une recherche triomphante des beaux effets de lumière ; dans le Portrait de M. Gabriel Léo, la maîtrise spirituelle et gaillarde de l’auteur ; dans le Château d’Anet de M. Monpillard, cette habituelle conscience et cette recherche des lignes harmonieuses qui caractérisent les clichés de cet habile opérateur; dans le Château de Birseck, le choix toujours heureux des perspectives et le souci de la composition dans le paysage ; dans le Séchage des filets de M. Th. Simon, l’art de mettre de la vie dans un paysage inanimé.
- On trouvera dans le texte de la Revue des notes explicites sur les autres illustrations qui accompagnent le présent numéro.
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- Horrible perspective.
- On nous télégraphie de New-York que, mardi soir, au cours d’un banquet, quelques savants ont annoncé que M. Edison espérait établir bientôt un téléphone à l'aide duquel le visage de celui qui parle deviendrait visible pour celui qui écoute.
- Ce serait là, appliquée et 'ajoutée au téléphone, la réalisation d’un projet qu’Edison poursuit depuis plus de dix années. On envisagera avec épouvante le sort qui attend les futurs abonnés : ces demoiselles pourront « s’offrir la tête » du client qu elles auront sous les yeux, avec mille petits raffinements bien féminins.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- Heureuse initiative.
- L’incendie de la bibliothèque de l’Université de Turin a suggéré à M. Paul Constans et à plusieurs de ses collègues de la Chambre l’idée d’une proposition de loi tendant à l’ouverture d’un crédit à l’aide duquel l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres ferait photographier les manuscrits importants possédés par nos musées et bibliothèques.
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- Photo-Club Nimois.
- Une association de photographes amateurs est constituée à Nîmes, depuis le 14 décembre 1903 sous la dénomination de : Photo-Club Nîmois; son siège social est 5, rue des Frères Mineurs.
- Le bureau est ainsi composé :
- Président : M. Pierre Gaussorgues ; vice-président : M. André Penchinat; secrétaire : M. Paul Lafont; trésorier : M. le docteur F. Gauch ; archiviste: M. Louis Héraut.
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- Effluves et Rayons.
- Il paraît décidément que nous rayonnons, que nous irradions ; que de notre cerveau, de nos nerfs, de nos muscles, de notre corps enfin émanent des effluves, rayonnement mystérieux du travail intérieur de nos cellules, dont un écran phosphorescent enregistre et mesure l’intensité. Cette découverte du professeur Charpentier, de Nancy, tend à faire une réalité perceptible de la force hypothétique qu’on appelle 1’ « influx nerveux », et le rayonnement de la pensée humaine n’est plus une simple métaphore. Les télépathes et les occultistes vont même plus loin et n’hésitent pas à voir dans les expériences de M. Charpentier la preuve de l’existence du fluide vital, de ce fameux fluide vital dont ils s’efforcent depuis si longtemps de donner aux sceptiques la démonstration physiologique et physique. C'est aller un peu vite en besogne. Mais on comprend que dans la nuit où ils marchent, les occultistes, dès qu’on leur fait entrevoir le moindre rayon, s’empressent de l’utiliser pour éclairer leur lanterne.
- Ce n’est pas d’hier, en effet, que les « travailleurs de l’au-delà » cherchent à faire la démonstration matérielle du rayonnement nerveux. Le docteur Luys, jadis, crut pouvoir en préciser la coloration, grâce à ses sujets hypnotisés et aimantés. Convenablement préparés, ces sujets voyaient des flammes bleues autour du pôle positif, et des flammes rouges autour du pôle négatif. Ils voyaient de même les effluves dégagés des diverses parties de notre corps, et d’après leurs dires, le docteur Luys posa en principe que chez l’homme normal, bien portant, les effluves irradiés du côté gauche se révèlent par une couleur bleue, ceux du côté droit par une couleur rouge carmin, l’intensité de la coloration étant en
- rapport direct avec l’intensité de la force nerveuse. Ainsi, chez un hémiplégique, les effluves émanés du côté paralysé sont toujours beaucoup plus faibles que les effluves du côté sain.
- Mais ce n’est pas tout de voir ; pour convaincre, il fallait « montrer ». Et M. Luys présenta à l’Académie de médecine des photographies d’effluves émis par le fond de l’œil, et par l’extrémité des doigts, « extériorisation et représentation, disait-il, de la force neurique, du fluide vital ».
- Cela ne passa pas sans encombre ; les incrédules soutinrent que les lignes dessinées sur les plaques de M. Luys étaient dues non à l’influence d’un fluide mystérieux, mais plus simplement à des actions calorifiques ou chimiques. Et à son tour, M. Yvon montra à la Société de biologie, des photographies reproduisant identiquement les « auréoles digitales » enregistrées par M. Luys. Seulement, au lieu d’une main vivante, M. Yvon avait appliqué sur les plaques révélatrices les doigts de la main d’un cadavre. Du coup, l’hypothèse du fluide vital subit une éclipse.
- Toutefois, les « biologistes » ne se découragèrent pas, et plus audacieux encore que M. Luys, le docteur Baraduc prétendit photographier la pensée elle-même. Il y a quelques années, il présenta à la Société de médecine, quelques clichés de ses propres pensées. Ces épreuves photographiques, que M. Baraduc nomme des « psychicônes », étaient obtenues en projetant avec la main l’image de la pensée sur une plaque sensible placée dans l’obscurité, sans interposition d’aucune lentille. Les clichés présentés étaient, on le comprendra sans peine, un peu vagues. Et M. Baraduc crut devoir les interpréter.
- Une des photographies représentait une grosse tache blanche formée sur la plaque noire et entourée d’une série de petites taches moins nettes. Ces diverses taches figuraient les impressions de M. Baraduc à la suite d’une visite au Sacré-Cœur de Montmartre. La grande tache était l’image de son admiration. Quant aux petites taches voisines, qu’il appelle « boulets électro-vitaux », il n’était pas bien certain de leur interprétation. « Est-ce, demande-t-il, la suite de ma pensée considérant l’amour par le sacrifice arrivant à vaincre l’obstacle matériel, l’amour vengeur de la haine ? » Problème obscur ! M. Baraduc a-t-il réussi à l’éclaircir ? Je ne sais, mais peut-être aurait-il pu choisir pour ses débuts en psycho-photographie des idées plus simples et plus claires.
- Je préfère, je l’avoue, la tentative de M. Roger, de Plymouth, lequel projeta sur une plaque photographique l’image rétinienne d’un timbre-poste qu’il avait fixé avec persévérance pendant une demi-heure, et plus tard, dans un deuxième essai d’exté-
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- Dr E. Trutat, Foix. Dr E. Demole, Genève. Fritz Hansen, Berlin.
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- riorisation, reproduisit de même la charmante figure d’une actrice qu’il avait admirée la veille au théâtre.
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- Un autre photo-psychologue, M. Hodges, de Richmond, émet des prétentions encore plus hautes. Il voudrait photographier directement nos impressions cérébrales qui doivent, d’après lui, se fixer sur nos cellules nerveuses en images permanentes, de la même manière que les objets extérieurs donnent sur notre rétine une image temporaire. Mais pour cela, il faudrait trépaner le crâne pour mettre à nu la substance cervicale, et en prendre à la lumière artificielle un instantané micro - photographique-M. Hodges est à la recherche d’un criminel ou d’un nègre — nous sommes en Amérique — qui voudrait bien se prêter à cette fantaisie photo-psychologique.
- Avec le professeur Charpentier, nous abordons un terrain plus solide et plus scientifique. Disons d’abord que les rayons physiologiques du professeur de Nancy ne produisent aucun effet photographique, ce qui écarte tout de suite toute assimilation entre les faits nouveaux qu’il a signalés et les histoires d’effluves humains de MM. Luys et Baraduc. C’est en étudiant les rayons N de Blondlot que M. Charpentier a démontré l’existence des radiations humaines. Les rayons Blondlot, très curieux déjà par eux-mêmes, capables de traverser les métaux et un grand nombre de corps opaques, ont, entre autres particularités, celle d’agir sur un corps phosphorescent ou fluorescent en avivant sa luminosité. Et c’est là le moyen le plus simple de les mettre en évidence.
- Donc, en approchant du corps humain une plaque de platino-cyanure de baryum fluorescent, M. Charpentier a constaté que la plaque s’éclaire d’une lueur plus vive, surtout au voisinage d'un nerf ou d’un muscle en fonction. Suivant que le muscle se contracte ou non, on voit l’éclat fluorescent augmenter ou diminuer. On peut suivre par ce moyen le trajet d’un nerf et de ses ramifications superficielles, et mettre ainsi « en lumière » l’activité nerveuse. On pourrait de même, d’après les expériences de M. Charpentier, éclairer le fonctionnement de notre cerveau et la mise en jeu de nos facultés intellectuelles. Tout acte cérébral, en effet, s’accompagnerait d’une émission plus intense de rayons N. L’expérience la plus curieuse est la suivante :
- Nous savons que la faculté du langage articulé, le centre de la parole, siège dans l’hémisphère gauche du cerveau, en un point spécial qu’on appelle le pied de la circonvolution de Broca. Si on approche un morceau de sulfure de calcium phosphorescent de la région du crâne qui correspond à ce point, un peu au-dessus du sourcil gauche, et si l’on fait parler le sujet, on voit aussitôt l’intensité lumineuse
- du calcium augmenter. Tant que le sujet ne parle pas, pas de changement; dès qu’il parle, même à voix basse, le morceau de calcium brille et sa lumière devient dix fois plus forte. S’il se tait, la lueur s’affaiblit et s’éteint.
- On place alors le fragment de calcium sur le côté droit correspondant ; que le sujet parle ou ne parle pas, la lueur phosphorescente ne varie pas. C’est à la fois la preuve qu’une région du cerveau en activité est une source directe de rayons et en même temps une démonstration nouvelle et inattendue de la localisation de la faculté du langage.
- Nous avons ainsi un moyen d’apprécier et de doser l’activité cérébrale, et peut-être même d’analyser et de localiser les opérations intimes de nos cellules nerveuses. Ce qu’on fait pour le langage, on pourra sans doute le faire pour nos autres facultés : l’attention, la volonté, la mémoire. L’étude des rayons Charpentier est encore à peine ébauchée. Attendons, et peut-être pourrons-nous bientôt mesurer avec une précision mathématique « l’éclat » d’une intelligence à l’éclat d’un écran phosphorescent. (Le Matin).
- Ou allons-nous ?
- En parcourant les publications photographiques de ces dernières années et surtout en visitant les expositions photographiques, nous avons été stupéfié de ce qu’on ose actuellement présenter au public. Des paysages, du moins les catalogues nous les signalent comme tels qui semblent être pris à minuit par un temps de brouillard; des têtes de jeunes filles avec des traits de grand’mères; des portraits d’hommes européens travestis en nègres ou en ramoneurs, etc. ! Et tout cela est prôné par les critiques comme des chefs-d’œuvre hors ligne et comme... l’expression de la nature. Mais nous leur ferons remarquer qu’ordinairement si quelqu’un va en société et se met en habit, il a soin également de se laver la figure et d’enlever méticuleusement toute trace de malpropreté. Si donc, en le photographiant, nous lui faisons une joue noire comme celle d’un ramoneur, nous faussons la nature et il ne peut plus être question « d’expression de la nature». Ou bien si, par des truquages, nous supprimons, dans un paysage, des arbres, des chemins, des maisons, etc., qui nous gênent, et si en outre pardessus le marché nous y ajoutons, au pinceau, des objets qui n’existent pas, nous n’avons plus le droit de parler d’une image naturelle.
- On nous objectera que le photographe moderne ne veut plus être lié mécaniquement, pour ainsi dire, à son sujet, mais qu’il est un artiste qui veut rendre, par la photographie, l’impression telle qu’il l’a reçue en contemplant son modèle. Voilà donc où le bât blesse ; on ne veut plus être des photographes, cette dénomination fait horreur, mais des
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- artistes, des impressionnistes ! Déjà en peinture l’impressionnisme conduit souvent à des exagérations singulières, et pourtant le peintre a à sa disposition nombre d’auxiliaires très précieux, tels que l’harmonie des couleurs, une éducation professionnelle très sérieuse, et finalement une certaine licence des formes puisqu’il les crée de sa main. Combien ces exagérations sont encore aggravées dans la photographie, qui ne dispose pas de couleurs et où l’opérateur est toujours plus ou moins lié au dessin du cliché, bien que d’habiles gommistes prétendent qu’avec un cliché de jeune fille qui ne leur plaît pas ils peuvent faire un paysage d’hiver ! Le photographe ultra-moderne ne se contente plus de rendre exactement la nature, où il peut mettre une note personnelle et beaucoup de valeur artistique par une technique parfaite, un choix judicieux de l’endroit, un procédé de tirage positif approprié au cliché, mais il veut créer, créer absolument comme le peintre. S’il se sent autant de force créatrice, pourquoi ne s’affranchit-il pas complètement de l’appareil photographique, dont il reste esclave malgré tous les truquages, et ne crée-t-il de ses propres mains ? Parce qu’il ne peut pas, il lui faut le canevas photographique pour rendre « son impression ». Il y a quelques années, on bataillait fort pour savoir si la photographie est un art ou non. Beaucoup étaient contre, quelques-uns l’assimilaient aux beaux-arts officiels, les plus sages la prenaient et la prennent encore pour un art, mais un art spécial qui a certainement quelques points de ressemblance avec la peinture, mais qui est pourtant un art très différent. Celui qui cherche à imiter la peinture ou la gravure par la photographie fait donc œuvre de plagiat et dégrade l’art photographique en le forçant à devenir imitateur.
- Qu’on ne se méprenne toutefois pas sur nos intentions. Nous ne voulons nullement abaisser la valeur artistique de la photographie, nous ne visons ici que les abus du truquage photographique ultra-moderne. En quoi consistent ces truquages? Nous croyons pouvoir les stigmatiser en peu de mots : dans l’usage abusif de la gomme bichromatée ! La gomme bichromatée peut, dans les mains d’un habile et consciencieux opérateur, rendre de très bons services. Elle communique, par son grain, une certaine douceur aux lignes, qui dans beaucoup de cas est loin de nous déplaire. Mais, malheureusement, ce procédé se prête aussi admirablement au truquage. Avec lui, rien n’est plus facile que de faire ressortir certaines parties et de laisser d’autres dans l’ombre. Si l’on se contentait de cela, il n’y aurait, en somme, pas grand mal et rien à dire. Mais la gomme supporte également et patiemment le travail du pinceau et en outre, mal traitée, elle donne un grain d’une grosseur effrayante, qui mange tous les détails. Les ultra-modernistes nous présentent actuellement des gommes dont les blancs sont plaqués et salis par des gros grains noirs; point de
- demi-teintes et des ombres noires ou grises sans détails. Le tout est copieusement travaillé « au pinceau » et porte l’étiquette « étude artistique ». Il y a quelques années, le jugement de tout le monde aurait été : « sous-exposition formidable ! » Aujourd’hui, par snobisme et parce que c’est la mode, on trouve cela très beau et tout à fait artistique. Ce qui n’empêche que, dans maints cas, les auteurs de ces « œuvres artistiques » seraient bien embarrassés si on leur demandait de faire un cliché normal simple.
- C’est là le grand inconvénient de la gomme bichromatée et des procédés similaires. Ils facilitent le truquage au détriment de la technique. Et pourtant c’est la technique qui fait progresser la photographie et non pas le truquage. Si les flouistes et les modernistes actuels continuent dans la voie où ils se sont engagés aujourd’hui et s’ils font encore des adeptes, ce qui n’est pas douteux vu le caractère snobiste des hommes, nous craignons bien de voir dans quelques années des portraits composés d’un bout du nez, d’un œil, quelques lumières « bien à leur place » et le tout entouré d’une nuit noire. Du reste, nous avons déjà pu admirer (?) de tels chefs-d’œuvre dans les dernières expositions « d’art photographique ». Ceux qui savent encore développer convenablement un cliché normal, ni sur-exposé ni sous-exposé, formeront alors une infime minorité. Il ne sera, du reste, plus nécessaire de se donner de la peine pour obtenir un bon cliché ; le pinceau, la sciure de bois, etc., remplaceront avantageusement tout cet outillage vieux jeu.
- Mais croit-on réellement que la production de ces « cadres » (on ne parle plus de photographies, c’est trop vulgaire) soit le but suprême de l’art photographique? Nous espérons que non et nous préférons voir dans tout cela une maladie d’enfance qui sera bientôt passée.
- Nous ne redoutons pas de voir la photographie s’émanciper de la routine. Nous avons chaleureusement applaudi les courageux qui ont délaissé leur atelier pour photographier les gens chez eux, dans leurs meubles, mais à condition qu’ils nous présentent ensuite un vrai portrait photographique et non pas un bâtard tenant le milieu entre une photographie sous-exposée et une mauvaise gravure, mal encrée. Un peu de flou dans certains grands paysages ou portraits ne nous effraie pas. Mais n’allons pas trop loin, ne nous moquons pas trop du public en lui faisant prendre pour des « œuvres d’art photographique » des agrandissements de mauvais clichés sur-exposés et surtout sous-exposés tirés sur gomme bichromatée (calibre du grain : 0,3 à 0,5 cm.).
- Si cela plaît, faisons de temps en temps des photographies fantaisistes et truquées. C’est quelquefois assez amusant. Mais ne nous imaginons pas que de telles ébauches soient de la bonne photographie.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- II
- Puisque nous sommes en train de déverser une fois notre bile et... de nous faire des ennemis, parlons un peu des jurys des expositions photographiques actuelles. La plupart de ces entreprises ont soin de faire suivre leur titre de l’épithète artistique. C’est très bien ; rien à redire, mais où il y a matière à critique, c’est dans la composition du jury. On voit là toute une série de noms de peintres, sculpteurs, graveurs, critiques d’art célèbres, et aussi quelquefois obscurs, mais les noms de photographes capables, professionnels ou amateurs, brillent fort souvent par leur absence complète. C’est là une grande anomalie et une injustice, mais qui cadre bien avec la tendance artistico-moderne. Il nous semble que les œuvres photographiques doivent être jugées par des photographes, gens qui connaissent les difficultés techniques et qui savent les apprécier à leur juste valeur. Nous ne nions pas l’utilité d’adjoindre aux jurys photographiques quelques peintres ou sculpteurs amis de la photographie (car il y en a aussi qui en sont ennemis, et même beaucoup). Mais la plus grande part dans ces jurys doit revenir aux photographes. Nous la réclamons cette part et nous voudrions que tous les vrais amis de la photographie en fissent autant, au besoin en boycotant les expositions qui constitueraient leur jury en dehors du monde photographique.
- Mais trêve de doléances! Nous pensons que nos lecteurs trouvent que c’est suffisant pour aujourd’hui. Toutefois nous répétons ce que nous avons dit en commençant cet article : il était temps que quelqu’un élevât la voix contre les exagérations de l’ultra-modernisme photographique.
- Dr R.-A. Reiss.
- y y
- Renouvellement de bureau,
- La Société Caennaise de photographie a composé comme suit son bureau pour 1904 :
- Président : M. G. Le Vard ; vice-président : M. Boca; secrétaire : M. A. Liégard, 8, rue Guilberg, à Caen; vice-secrétaire : M. Delle; trésorier : M. M. Verger; membres du comité : MM. Auvray, Bigot de Bonne-fon, capitaine Dorgeot, Magron, Morice, comte d’Osseville, Roche. — Bulletin : Rédacteur en chef: M. A. Liégard ; administrateur : M. M. Verger ; commission d'impression : MM. Dorgeot et le comte d’Osseville.
- 1T¥
- La photographie de Magda.
- Une actrice doit-elle être considérée comme mal venue à se plaindre de la reproduction de sa photographie, dans une revue d’art théâtral, sous le prétexte qu’il ne peut y avoir préjudice, pour une
- femme dont la profession est d’appartenir au public ? Et ne peut-on considérer qu’elle doit se montrer heureuse de la réclame qui lui est ainsi faite ?
- Mllc Magda d’Astrée, après avoir posé en un costume ultra-léger, qui permettait d’apprécier l’impec-cabilité de son fin contour, avait eu la surprise de trouver sa photographie reproduite dans une revue, et servant de réclame à la maison Cautin et Berger.
- Arguant de son défaut d’autorisation, elle a demandé au tribunal la suppression de cette reproduction, qu’elle certifie avoir payée. Toute la question réside dans ces derniers mots : Si elle a payé, le photographe n’a pas le droit de reproduire ses traits. Si elle a eu gratuitement ses épreuves, le photographe a le droit de s’en faire de la réclame.
- Aussi le tribunal a-t-il ordonné la production des livres de commerce; mais il a, pour cette fois, négligé de réclamer l’original, et même les copies.
- Congrès, expositions
- » Concours *
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- Grand Concours International « Luna » (Novembre 1903 — Octobre 1904). — Ouvert entre les photographes amateurs et professionnels. Le siège de ce concours est à Londres, chez MM. Lucien Allegre et C°, 59 a, New Oxford Street, W. C., seuls agents du « Luna » pour l’Angleterre et ses colonies.
- Des prix en espèces d’une valeur totale de 240 livres sterling (6.000 francs), en 72 prix, seront attribués aux meilleures épreuves faites sur les papiers et tissus artistiques « Luna », virés, développés ou fixés selon les formules.
- Tous les renseignements doivent être demandés, pour le continent, à MM. P. Thibaud et Cle, 69, rue Sainte-Anne, à Paris.
- Le Photo-Club de Malines informe qu’une exposition internationale de tout ce qui concerne la photographie se tiendra dans cette ville au mois d’avril 1904.
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- Cette Revue comprend deux parties. La première est consacrée au compte-rendu des principaux volumes récemment parus. Ils sont rédigés avec la plus scrupuleuse impartialité et faits par des spécialistes autorisés. La deuxième partie comprend les renseignements bibliographiques concernant tous les derniers volumes publiés en langue française.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- Nouveautés
- pKoîograpRiQaesî
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- Le papier « Luna ». — Dans tous les papiers photographiques existants, sauf le platine, l’émulsion sensible est séparée du papier qui la supporte "par une couche de baryte ou de gélatine.
- L’existence de cette couche présente de nombreux inconvénients connus de tous les spécialistes.
- i° Sans parler des papiers à surface brillante complètement délaissés des amateurs, on remarque toujours dans les papiers appelés « mats «, un certain brillant ou une matité factice désagréable à l’œil, et qui limite l’effet artistique cherché dans ces papiers.
- 20 Par suite de l’épaisseur infinitésimale de l’émulsion sensible à la surface de la couche, les images manquent absolument de profondeur : elles sont réellement en surface et manquent totalement de plans.
- 30 La manipulation de ces papiers donne lieu à des difficultés par suite du décollement assez fréquent de la couche, surtout dans les pays chauds> et par suite des cassures irréparables qui se produisent dans un papier froissé ou plié par mégarde.
- Aucun de ces inconvénients n’existe dans le « Luna » par le fait que ce papier ne possède aucune couche.
- Le papier chimiquement pur sortant des premières usines du monde, est simplement trempé dans l’émulsion sans aucune préparation préliminaire, de telle sorte que l’émulsion pénètre le papier dans la pâte même.
- Il en découle d’immenses avantages :
- i° Toutes les finesses du cliché ressortent admirablement et avec une merveilleuse finesse ; l’image est donc en surface tout en conservant à l’image des qualités de profondeur, un relief des plans impossibles à obtenir des autres papiers.
- 20 Le papier étant impressionné dans la pâte l’est sur ses deux faces : donc, quoiqu’un côté soit plus particulièrement recommandé pour l’impression, on peut très bien si un accident quelconque se produit en cours de tirage sur le recto, retourner la feuille et l’impressionner au verso.
- 30 Les blancs du « Luna » ne sont plus les blancs artificiels de baryte ou de gélatine plus ou moins crus, mais les blancs purs, les blancs même du papier émulsionné, puisque, après les opérations du virage et fixage, les opérations restituent non pas les blancs d’une couche, mais ceux même du papier employé.
- Les conséquences de ce fait sont innombrables au point de vue photographique : il en résulte notamment que :
- a) La photographie sur « Luna » ne ressemble jamais à de la photographie, mais suivant les teintes à du fusain, à de l’aquarelle, à du lavis, à du crayon, etc...
- b) Des effets extraordinaires peuvent être obtenus par la sensibilisation de toutes sortes de papiers suivant qu’ils sont lisses, vergés ou grenus ou teintés, etc...
- c) Les effets obtenus sont d’une douceur et d’une luminosité incomparables.
- 40 Soit dans les manipulations, soit au séchage, le « Luna » ne se roule jamais sur lui-même comme tous les papiers à couche : il reste tel que du papier ordinaire ; et après séchage, il est assez ferme pour se tenir dans la main sans être collé; par suite beaucoup d’amateurs d’épreuves artistiques ont abandonné le collage des épreuves pour remplacer le cadre par un simple coup de planche donnant jusqu’à l’illusion la plus complète, l’impression du dessin ou de la gravure.
- 50 Jamais aucune cassure, aucune craquure, aucun trou de la couche ne peut se produire puisqu’il n’y a jamais aucun décollement de l’image, même dans les bains à 25 ou 30° qu’on emploie fréquemment faute de pouvoir réfrigérer les bains avec de la glace. Il n’y a donc rien à craindre au point de vue décollement, de la prolongation d’un bain de lavage après le bain de fixage.
- 6° La retouche est des plus facile, puisqu’elle se fait sur du papier naturel, et non sur les produits artificiels comme la baryte ou la gélatine.
- En dehors de ces qualités intrinsèques à la nature même du papier, le procédé Luna » possède encore plusieurs avantages.
- 70 Les papiers « Luna » conviennent à tous les clichés, fermes, normaux ou faibles, parce qu’on peut les traiter par un double procédé suivant le cliché :
- Par virage pour les clichés normaux, durs, à opposition vive d’ombre et de lumière.
- Par développement pour les clichés doux et faibles et sans opposition. Cependant, et d’une manière générale, le procédé par virage donne des résultats parfaits.
- 8° Les deux modes de traitement donnent également dans un même bain toute une gamme de teintes superbes d’étendue et de chaleur, depuis le rouge sanguine jusqu’au noir en passant par les bruns et les violets.
- 90 Le procédé de virage donne des noirs bruns inconnus en photographie, et qui rivalisent avec les noirs de la gravure.
- io° Il est possible d’obtenir des effets de lumière intense en poussant l’impression au tirage très loin, les papiers ne métallisant que très difficilement.
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- FORMULES, RECETTES
- et TOURS de MAIN
- Pour rendre le papier imperméable.
- Tremper la papier dans :
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- Paraffine................ 1 —
- Huile de lin.............30 —
- Après séchage, passer au laminoir et frotter avec du talc en poudre pour rendre le papier plus brillant et plus résistant.
- (Phot. Chronik).
- g 5S
- AntLhalo.
- Alcool...................... 100 cc.
- Aurine....................... 50 gr.
- Collodion à 2 %........... 300 cc.
- Huile de ricin................ 4 cc.
- Dissoudre Taurine dans l’alcool, puis faire le mélange. Etendre au dos de la plaque.
- * *
- Uniment.
- Les opérateurs qui font usage des révélateurs alcalins ont souvent la peau endommagée, surtout la peau des doigts. On peut guérir le mal par l’emploi de la formule suivante :
- Ichtyol........................ 5 gr.
- Lanoline........................ 10 gr.
- Vaseline........................ 15 gr.
- Acide borique............... 0.2
- La guérison est rapide si Ton prend soin d'enduire la partie blessée le soir avant le coucher et de laisser agir le Uniment pendant la nuit.
- ¥ ?
- Colle liquide.
- Gélatine........................ 700 gr.
- Eau.............................1000 cc.
- Salicylate de soude............. 25 gr.
- Essence d’œillet................. 25 cc.
- Faire tremper pendant 24 heures la gélatine dans l’eau, cuire au bain-marie en additionnant de salicylate, puis ajouter l’essence. Conserver dans une bouteille à large ouverture.
- * *
- Bain pour la morsure du cuivre rouge.
- Eau.............................10 parties.
- Acide nitrique.................. 5 —
- Hydrochlorate d’ammoniaque. 5 —
- Pour enlever les taches d’argent sur les négatifs.
- A. Sulfocyanure d’ammonium . 10 gr.
- Eau........................ 150 cc.
- B. Acide azotique.............. 10 cc.
- Eau......................... 20 cc.
- Mélanger les deux solutions par parties égales et laisser tremper les plaques jusqu’à disparition des taches.
- ££
- Vernis pour la retouche des négatifs.
- Sandaraque................... 24 gr.
- Alcool...................... 144 cc.
- Huile de ricin................ 4 cc.
- Dissoudre la sandaraque dans l’alcool ; puis ajouter l’huile de ricin.
- Etendre ce vernis avec un pinceau sur les parties du cliché à retoucher.
- (Photo-Era).
- BREVETS D’INVENTION "
- J*
- 333250. — 20 juin 1903. Raison sociale Pascal et Izerable. Nouveau cône pour cartes postales. 333266.— 22 juin 1903. Société anonyme des plaques et papiers photographiques de A. Lumière et ses fils. Procédé de traitement des pellicules photographiques à base de coton-poudre permettant leur séparation des membranes ou pigments colorés auxquelles elles servent de support. 533372. — 20 mars 1903. Reichel. Procédé perfectionné pour la production de photographies inaltérables en couleurs naturelles sur du papier. 333441. — 29 juin 1903. Bentzin. Obturateur de plaque pour chambre photographique.
- 333456. — 30 juin 1903. Beckmann. Châssis tendeur pour applications photographiques.
- 333504. — ier juillet 1903. Rimailho. Boîte servant à développer en plein jour les plaques photographiques et pouvant également servir à l’emballage des dites plaques.
- 333585-— 4 juillet 1903. Carpentier. Dispositif de boîte-magasin pour la vente des plaques photographiques et leur escamotage en pleine lumière. 333590.— 6 juillet 1903. Raison sociale Helioscur Vertrieb, ingénieur Gustav Hallada. Boîte pour développer à la lumière du jour les plaques photographiques.
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet. Office international pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle Paris.
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- Auteurs
- Généralités. Pertes de lumière dans les objectifs...............H. Cousin.................
- Profondeur de champ................................C. Welborne-Piper . .
- Recherches d’optique photographique................E. Morin.................
- Objectifs. Grand angulaire hypergon..............................C.-P. Goerz...............
- Objectif symétrique................................H. Schulze...............
- — anastigmat F/5,S..............................C.-P. Goerz..............
- Varia. Fantaisie sur l’optique.............................L. Maiche................
- Formation d’images par miroirs.....................Popowitzky...............
- Mesure de l’ouverture utile des objectifs..........Drysdale.................
- Parasoleil auxiliaire..............................L. Gaumont...............
- Téléphot rapide Vautier-Dufour.....................F. Boissonas.............
- Travail des verres d’optique.......................L. Rameau................
- Pages
- XXI
- LXXIX
- XXI
- VI
- XXVI
- ux
- XIX
- LXXIII
- XVI
- XXXVII
- XXXVIII
- LXL1V
- CHAMBRES NOIRES ET LEURS ACCESSOIRES
- Chambres
- noires.
- Appareils spéciaux.
- Viseurs et dispositifs de mise au point.
- Châssis, magasins et dispositifs d’escamotage.
- Appareil auxiliaire pour instruments d’optique. . . .
- Chambre télescopique...............................
- Photo-jumelle à foyers multiples...................
- Appareil automatique pour photographie foraine. . .
- — — — à payement préalable. . .
- — dissimulé en forme de canne...............
- — — — montre...................
- — à miroir de visée.........................
- Mise au point des appareils à pellicules en bandes. .
- Verre dépoli pour appareil à magasin...............
- Viseur pour appareils photographiques..............
- Voile de mise au point.............................
- Châssis négatifs à demi-rideaux....................
- — à volets...........................
- Châssis-magasin pour plaques.......................
- — se chargeant en pleine lumière. . .
- pour plaques ou pellicules — pellicules coupées. .
- en rouleaux
- — — — de diverses hauteurs.
- Adaptateur pour plaques sur appareils à pellicules. .
- F. Ives..................... xv
- M. Cornu................. xxxvn
- Steinheil................. LV1I
- DE HüLSTER.................. IV
- R. Barrett................ LVII
- Duran-Fornel................. X
- E. Kronke................... xx
- Wettern................. XXVIII
- H.-W. Hales................ xiv
- Garfield et Bernard. lvii
- Borsum.................. LXXXIV
- Hurst........................ i
- C. Gabriel................. lui
- Turillon..................... i
- Demaria..................... II
- W.-A. Lewis................ xvi
- L. Gaumont................... u
- P. Duchenne............... XVII
- J. Carpentier............. xxxv
- Société Jougla............... v
- Mackenstein................. IX
- H. Wood.................. XVIII
- Perke et Fletcher . . xiv
- Warnecke et Heath. . LXL
- H. Luttke.................. lii
- Louden...................... VI
- F. Pruser.................. xii
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-
-
-
- Auteurs
- Pages
- Obturateurs.
- Supports.
- Cuvettes et accessoires de développement.
- Châssis-presse et dispositifs pour tirages rapides.
- Tirage indust. sur bande continue.
- Liaison de l’escamotage au mécanisme de déclenchement de l’obturateur..............................
- Liaison de l’escamotage au mécanisme de déclenchement de l’obturateur..............................
- Essai des obturateurs.............................
- Etude sur le rendement des obturateurs.............
- Déclenchement automatique d’obturateurs...........
- Castelin.
- — par transmission flexible. .
- Jonction souple de l’obturateur à l’objectif. Obturateur automatique réglable............
- Guitard . . N. A. Cobb. L. Derre. . F. Farcot . A. Bonnet. Delot . . . Edwards. .
- Obturateur focal
- à volet métallique . à fentes multiples . pour détectives. . . sur châssis-magasin
- Pied métallique. . — de campagne
- Tête de pied à rotule.
- Cuve à lavages automatique.
- Cuvette..........................................
- — à recouvrement...............................
- Dispositif pour le développ' des pellicules en bandes
- Laboratoire portatif.
- Pince à clichés.
- Lanterne chauffe-bains.....................
- Récipient pour solutions oxydables .... Verre rubis dans la masse pour laboratoire Châssis-presse.............................
- — métallique.........
- — pour pellicules. . .
- — à ouverture variable
- — découvrant l’image.
- Appareil à tirages rapides........
- Appareil pour le tirage d’épreuves dégradées à l’arc
- électriques......................................
- Appareil pour le tirage de calques à l’arc électrique.
- Contrôle de tirages................................
- Lampe à intermittences réglables...................
- Appareil pour tirage sur bandes continues...........
- Développement des papiers en bandes continues. . . Séchoir pour — — ...
- xxx
- LI
- LXI
- XXXV
- un
- LXXXIV
- XV
- G. A. Sommer XX
- P. Salomon LXXXIII
- Mathet et Hermagis. . XI
- Mattioli XLII
- L. Leroy LXXXII
- Demaria IL
- Broyot et Hermagis . . XIX
- Barby LIII
- Roland XXVII
- Howard IX
- G. Muller XII
- C. Daunois LXVII
- Roland XXXV
- ' DU LABORATOIRE
- . V. Leinertl XXIX
- , Ch. Adrien XLV
- M. Fried X
- A. Eitner XXVI
- Morteaux LXXXIX
- Livett V
- A. Boreux LXIX
- Voltz Weiss XII
- Ernie XX
- Lambert XXXVI
- Meek LXXXI
- LlENHARDTetKRECHT. . I.XXV
- J. Caburet LXXV
- Hugueniot LXLIII
- E. Lombard LXXIV
- Lhéritier XXXV
- A. Groult XI
- ZsiGMONDY XII
- Deloye XXXVI
- W. C. Wood XLII
- G. Messager LXXIV
- Debenham XXXVIII
- S. Johnson XV
- J. Frilloux LXXXV
- J. Canet XVII
- Chauchy L
- H. Mac Intire LXVIII
- J. Hinne LXLII
- Wertheim XVII
- C. Spaulding II
- O. Asch XLVI1I
- F. Abondance XXXIII
- Harper et Giroud. . . LI
- H. Lémont LXVII
- Gerlach XI
- J. Halden XXXVIII
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-
-
-
- — 3
- Divers.
- Auteurs
- Incombustibilisation des tissus.......................Manuf. de Malaunay.
- Meuble à escamotage pour exposition d’épreuves. . . Bader.........................
- Pages
- LXXIII
- XLV
- ÉCLAIRAGES ARTIFICIELS
- Lumière électrique Charbons photogéniques............................Blondel . .
- Photo-foudres. Préparation des photo-poudres.......................Bouillaud.
- Cartouches pour éclairs. .........................O. Luttke .
- Appareils pour l’éclairage aux poudres............J. Leclerc.
- — — — ..............Brinkowski
- — — — ..............Pistât . . .
- XXVI
- XVIII
- LXXIII
- IX
- XIX
- xxxvi
- PRODUITS CHIMIQUES UTILISÉS EN PHOTOGRAPHIE
- Benzamidosemicarbazide ....
- Caséine.......................
- Celluloïd à inflammabilité réduite
- (Succédanés du)
- Hyposulfites doubles de sodium et d’argent............
- Métoquinone (Préparation et propriétés révélatrices).
- Oxygène (Préparation nouvelle de 1’)..................
- — (Appareil pour préparer 1’)......................
- Trioxymethylène (Solubilité du) dans le sulfite soude.
- Société Lumière .... xm
- Casein C° of America. lxxiv
- Beau.......................... xx
- SCHMERBER et MORANE. XXIX
- PlLLION.............. XXXVII
- Tissier et Magnier. . . xn
- Callenberg................... XIX
- J. GaEDICKE................. LXLV
- Société Lumière .... xxi
- J. J AUBERT.......... XXX VII
- Chincholle et Peter. . liv
- Cie Univ. d’Acétylène. lxxvi
- Société Lumière .... xxn
- PROCÉDÉS POSITIFS ET NÉGATIFS SUR PLAQUES, PAPIERS OU TISSUS SENSIBLES
- AUX SELS D'ARGENT
- Emulsions négatives.
- Fabrication et emballage des plaques et pellicules•
- Développement.
- Fixage, lavage etc.
- Insuccès et opérations correctives.
- Action de la chaleur sur les plaques non développées. — des gaz et vapeurs —
- Appareil d’essai d’une émulsion....................
- Destruction de l’image latente p. div. sels métalliques. Emulsion au gélatino-bromure.......................
- Influence de la température et du temps de pose. . . — du bichlorure de mercure sur papier au
- gélatino-bromure non développé...................
- Plaques autodéveloppatrices........................
- — panchromatiques................................
- Sensibilisation au rouge............................
- Boîtes pour plaques photographiques.................
- Fabrication de supports pelliculaires...............
- Nitroglycérine dans les supports pelliculaires . . . .
- Supports pelliculaires..............................
- Bandes protectrices pour bobines de pellicules. . . . Nouveaux dispositifs de bobines pour pellicules . . .
- Pellicules coupées montées sur bobines..............
- Serrage des bobines de pellicules...................
- Action du bromure dépôt sur révélateur au fer . . . .
- Développement en pleine lumière . ..................
- Développement à l’Edinol de l’émulsion au collodion.
- Elasticité de certains révélateurs..................
- Altération des plaques par colonies microbiennes. . .
- Bains fixateurs.....................................
- Emploi du trioxyméthylène en photo..................
- Thioxydant Lumière..................................
- Causes de production du voile dichroïque............
- Le halo.............................................
- R.-A. Reiss................ xxiii
- R.-A. Reiss................... lxx
- Houdaille.................. xxxix
- R.-A. Reiss................. xxxi
- Photogr. Ind. Gesell-schaft et A. MlÈS . . XXX
- Houdaille.................. xxxix
- R.-A. Reiss.................. vin
- Société F. Bayer. ... xi
- R.-A. Reiss.................. xvi
- Mielhe et Traube. . . xlvi
- Burbank...................... XXIV
- Guillem., Bœspflug Cie. xii
- Neue Phot. Ges. . . . XXXIII-XXXIV
- Luttke........................ li
- Freelandt..................... iv
- M. Kuhnt................... xviii
- G. Mitchell.................. vii
- Fritzsche................. lxxxvi
- Fritzsche................. LXXXVI
- Luppo Cramer................ lxliv
- Scheffer et Bocage . . lxxiv
- Lobel........................ lvi
- Luppo Cramer.................. vm
- G. Valerio et Reiss. . . lxxi
- Société F. Bayer. ... i
- Lumière et Seyewetz. . xxii-xxxvi Société Lumière .... m
- Lumière et Seyewetz. . lxxii
- Wallon....................... xlvi
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-
-
-
- Emulsions positives.
- Développement et virages.
- Mixtions bic rho-matées.
- Photographie des couleurs.
- Reproductions, agrandissements et projections.
- Stéréoscopie.
- Photo-panora-
- mique.
- Renforçateur en poudre.............................
- Encollage à la nitrocellulose......................
- Emulsion à image apparente.........................
- Emulsion au phosphate d’argent.....................
- Papier isovireur...................................
- Papiers partiellement sensibilisés.................
- Positives sur verre à l’albumine...................
- Sensibilisation de tissus..........................
- Développement des papiers à noircissement..........
- Nouveaux virages à la Thiocarbamide.............. .
- Réactions dans le virage-fixage aux sels de plomb. . . Virage au platine..................................
- Auteurs
- SCHLEUSSNER .........
- Y. Schwartz..........
- Société F. Bayer ....
- Y. Schwartz..........
- Bauer ...............
- Schonecker ..........
- x***
- Phot. Ind Gesellschaft
- et A. Miès.........
- Société Lumière ....
- Blake Smith..........
- Namias...............
- R. Namias............
- PROCÉDÉS POSITIFS N’UTILISANT PAS LES SELS D’ARGENT
- Action de sels organiques sur gélatine bichromatée. . Namias..................
- Composition gélatine insolubilisée par sels de chrome. Lumière et Seyewetz .
- Katatypie..........................................O. Gros....................
- Pellicules mixtionnées.............................R. Krayn...................
- Procédé à la gomme bichromatée......................A. Sanchez................
- PROCÉDÉS PHOTOGRAPHIQUES SPÉCIAUX
- Appareil trichrome-détective . . . .
- — pliant pour phototrichrome. Chromographe........................
- — réversible..........................
- — à magasin tournant..................
- Obturateur pour photo-trichrome...................
- Photographie indirecte des couleurs...............
- Stéréochromoscope.................................
- Tirage d'épreuves trichromes......................
- Agrandisseur automatique..........................
- Appareil pour projections fixes et animées........
- Condensateur à circulation d’air..................
- Correction des images déformées par app. incliné . .
- Cylindres à gaz...................................
- Lampe à incandescence par l’alcool................
- Appareil stéréoscopique...........................
- stéréopanoramique.........................
- — stéréoscopique inversant les images...........
- Jumelle stéréoscopique à transformations .
- Oculaires pour stéréoscopes...........
- Passe-vues pour stéréoscopes et projections
- Photographie stéréoscopique à grande distance. . . .
- Planchette stéréoscopique...........................
- — à bascule................
- Projections stéréoscopiques
- Stéréoscope pliant.................................
- — corollaire.............................
- — à colonne.............................
- — classeur employé aux projections. . . .
- Transposition des images stéréoscopiques...........
- Appareil panoramique à main........................
- Panoramas cinématographiques......................
- Prieur et Dubois. . . .
- Frachebourg ........
- Davidson............
- F. E. Ives .........
- A. Sauve............
- Morach..............
- L. Margerie.........
- A. VON Hubl.........
- Barnard.............
- Sanger Strephard et
- Bartlett............
- Stevens ............
- Radiguet et Massiot. .
- Turillon............
- Pasqueau............
- S. Escaut et Meuse . .
- Fescourt............
- Destot.............
- Leroy .............
- J.-A. Tournier......
- A. Daubresse........
- Rancoule ..........
- Schaap et Brandsma. .
- Jehn................
- Mattey.............
- SCHWARZHAUPT........
- Bellieni...........
- M. VlAUD............
- Gregory............
- Thomsen.............
- Macé de Lépinay . . . Schmidt et Dupuis. . .
- J. Richard.........
- L. Gaumont..........
- Bernoux.............
- Lapierre...........
- A. Marteau.........
- Lancaster ..........
- Leguey et Bap......
- Pages
- XIII
- XI
- XLIII
- X
- LV
- LXXIII
- LIX
- XXXIV
- XIII
- LXX
- LXII
- XXXI
- LXIII
- LXIII
- LIV-LV
- XYII
- LVI
- XLIX
- LXV
- III XIV
- LXXV
- IX
- LXXXV
- XLVII
- XIX
- LXXIV
- LXXVI
- XLIV
- XLIII
- IX
- XXXIV
- XVIII
- XXIX
- LXXXVII
- XLIV
- XLIV
- IV XVIII LXVI
- LXXXIX
- LXLIV
- XXXI
- XXVIII
- XLI
- XL1
- XVI
- LXXVI
- LXXIII
- III
- IV
- LXXXVIII
- XXIV
- VII
- LXV
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-
-
-
- — 5 —
- Cinématographie.
- Applications diverses de la photo.
- Cinématographie sur plaques.......
- Cinématographe à deux objectifs . . . — à mouvement continu
- Conservation des bandes de cinématographe,
- Dispositif évitant les scintillations......
- Ecran de sûreté............................
- Stéréocinématographe.......................
- Photophonographe . ........................
- Photographie sous-marine Photosculpture...........
- Auteurs Pages
- Spath et Grabsch ... xx
- Hermann...................... ui
- Bréard............... xxv-xxvii
- Société Lumière .... xxvm
- P. Mortier................ lxlii
- Branchi et Harbach. . xli
- L. Gaumont.............. xxxvii
- M. Dupont................ xliii
- J. Richard.................. uxv
- E. Reynaud.................. xxv
- Gaumont et Laudet . . lxxviii
- Hulsmeyer et Greven. xxvii
- G. Pino............. xxxv i
- C. Baese...................... v
- Selke...................... XIII
- VARIA
- Congrès des Sociétés savantes en 1903. . Fruits décorés par la photographie. . . Images binoculaires avec un seul objectif Transmission électrique d’images. . . .
- L.-P. C................... xxxii
- Ledoux.................... XLIII
- Guénée..................... XXIX
- Semart.................... XVIII
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-
-
-
- V.»
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-
-
-
- LA
- Photographie française
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR ET EN COULEURS
- DIRECTEURS î
- Louis GASTINE ~ F. MON PILLARD
- SECRETAIRE DE LA REDACTION î
- L.-P. CLERC
- QUINZIEME ANNEE 1903
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Éditeurs 26, Rue de la République, 26 1904
- p.n.n. - vue 79/96
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-
-
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-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- RJif1ÉE 1903
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS POUR LE TEXTE
- MM. L. Bonnard. — Louis Bordât. — J. Brunhes. — H. Ciret. —L.-P. Clerc. — E. Coustet.
- — C. Drieffield. — Louis Gastine. — F. Hurter.— Colonel Laussedat. — A. Lortet — A. et L. Lumière. — Monpillard. — R. Quinet. — Reydel. — Paul Rouché. — Seyewetz. — Pseudonymes : Collodion. — Tartarin. — X...
- 4 4
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS POUR LES ILLUSTRATIONS
- Mlle C. Laguarde.
- MM. Aubé. — Bellieni. — Bihin. — Dr Binot. — Louis Bordât. — J. Brunhes. — Collard. — Collodion. — Collesolles. — Cordonnier. — E. Crevaux. — A. Danguy. — L. Daniel. — E. Degen. — Dubouloz. — G. Dubuffe. — Louis Gastine. — H. Gau-lis. — Georges. — Gorse. — Gosselin. — Dr Granjux. — Gras. — E. Guillon. — Hazebrouck. — L. Imbert. — Irigoin. — de Joly. — L. Joubert. — Lamort. — D1' Lamy. — Colonel Laussedat. — H. Lemoine. — Gabriel Léo. — A. Lortet. — Maury. — Mayard. — Professeur Dr Miethe. — F. Monpillard. — Nadar père. — Neurdein frères. — P. Ninaud. —A. Nyst. — Otto. — Personnaz. — Pinturrichio. — Photoglob. — Commandant Plée. — E. Pressard. — Prieur et Dubois et Cie. — H. Reeb. — Schaeffner. — V. Sella. — E Soubrillard. — Suran. —• Comte de la Viller-treux. — Wallon. — Wehrli. — Dr Wolhtmann. — X...
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- (Texte)
- NOS Mois Pages
- Bord de la mer (Au), L. Gastine Couleurs (L’interprétation des) : Anatomie générale, Louis 32 Novembre . • 335
- Bordât 25 Avril.... . 124
- Diapositifs et contretypes directs, E. Coustet 31 Octobre . . • 299
- Droit (Les amateurs photographes et le), L. Bonnard. Eclipse lunaire du 12-13 avril 1903 (La photographie de 1’), 29 Août .... • 247
- F. Monpillard 27 Juin . 161
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-
-
-
- — 2
- Epreuves photographiques et la question du format (Les),
- J. Brunhes...........................................
- Epreuves pigmentaires. Procédé au charbon..............
- — Gomme bichromatée...............
- — Papiers préparés, par R. Quinet. .
- Expositions artistiques (Les), Louis Bordât.................
- Expression (L’), Collodion..............................
- Fabrication des appareils photographiques (La) : Les deux
- méthodes, L. Gastine..................................
- Fondation nécessaire (Une), L. Gastine..................
- Groupes (Les), L. Gastine...............................
- Héliogravure (L’), Paul Rouché..........................
- Histoire de l’art (L’), Louis Bordât....................
- Image photographique (La mise en valeur de 1’), Reydel. .
- Industrie photographique (Pour 1’), L. Gastine..........
- Lumière (Action de la) sur les couches sensibles, F. Hurter
- et Drieffield.........................................
- Métrophotographie et stéréo-métrophotographie, Colonel
- Laussedat.............................................
- Monde photographique (Le) : Nadar père, L. Gastine. . . .
- Nuages (La photographie des), A. Lortet.................
- Nuages (La photographie des), A. Lortet.................
- Obturateur de plaques (L’), F. Monpillard. .............
- Opacité des plaques photographiques (Mesure de 1’) ; l’opaci-
- mètre comparateur, L. Monpillard......................
- Perspective (La), Louis Bordât..........................
- Photographie dans l’Agriculture (La), Tartarin de T. . . .
- — dans les pays chauds et humides, F. Monpillard
- Photographie dans les pays chauds et humides (La), F. Monpillard ................................................
- Photographie trichrome (Les appareils pour la), F. Monpillard ...................................................
- Projections artistiques (Les), X........................
- Projections (Les), X..................
- Renforcement (Le), L.-P. Clerc........
- Reporter photographe (Le), Louis Bordât Retouche (La), H. Ciret...............
- Saisons (Les), Concours de photographie décorative Salons d’art (Les), Louis Bordât..............
- Voir et savoir voir, — ............................
- Voile dichroïque (La destruction du), A. Lumière et Seye-wetz.........................................................
- Nos Mois Pages
- 31 Octobre. . . . 316
- 26 Mai............144
- 27 Juin...........184
- 28 Juillet........200
- 30 Septembre . . 267
- 31 Octobre . . . 301
- 25 Avril.......... 97
- 26 Mai............129
- 27 Juin...........177
- 26 Mai............137
- 28 Juillet........193
- 24 Mars............. 65
- 27 Juin...........169
- 22 Janvier.... 12
- 23 Février. ... 58
- 24 Mars........... 82
- 25 Avril..........113
- 33 Décembre . . 363
- 22 Janvier. ... 25
- 33 Décembre . . 353
- 29 Août...........225
- 30 Septembre . . 257
- 32 Novembre . . 348
- 29 Août...........235
- 33 Décembre . . 371
- 23 Février. ... 39
- 25 Avril..........118
- 22 Janvier. ... 1
- 23 Février. ... 47
- 24 Mars........... 71
- 28 Juillet .... 209
- 30 Septembre . . 278
- 31 Octobre . . . 305
- 32 Novembre . . 327
- 24 Mars..... 87
- 33 Décembre . . 380
- 28 Juillet .... 218
- 30 Septembre . . 262
- 31 Octobre . . . 289
- 32 Novembre . . 344
- 32 — 321
- 23 Février. ... 33
- 24 Mars........... 92
- 22 Janvier. ... 17
- 26 Mai............155
- * *
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-
-
-
- — 3
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES ILLUSTRATIONS
- Illustrations ou Hors-texte et Planches photographiques en couleurs. Impression et Gravure
- Mois
- de Prieur et Dubois, à Puteaux
- Annonciation (L’), vue d’après II Pinturricchio............
- Clairière, d’après l’aquarelle de M. Georges...............
- Concarneau, d’après la peinture décorative de M. J. Joubert,
- à la gare d’Orléans.....................................
- Evian, d’après l’aquarelle de M. F. Gaulis.................
- Gravure (La) d’après l’aquarelle de M. Georges.............
- Pierre, portrait d’enfant d’après nature...................
- Portrait d’après nature....................................
- Prunes — ....................................
- Le Rhône et la Saône,, d’après M. G. Dubuffe fils. Plafond
- de la gare de Lyon à Paris..............................
- Théâtre d’Orange, reproduction d’après nature..............
- Versailles (Hameau et lac de Trianon), d’après nature. . . . Une fleur, clichés et sélection de M. le Prof. Dr Miethe . .
- y
- SIMILI HORS-TEXTE EN NOIR ET TEINTÉES
- Bois d’Arcy, E. Crevaux.................................
- Bonnes langues (Deux), Bellieni.........................
- Bords de l’Yerres, H. Reeb..............................
- Bretagne (En), Degen....................................
- Bretonne (La), Alfred Nyst..............................
- Canal à Martigues (Un), Mlle C. Laguarde................
- Canot (En), Collesolles.................................
- Chaperon (Le), G. Léo...................................
- Cigarette sous bois, Gabriel Léo........................
- Coquette normande, AubÉ.................................
- Danse dans l’herbe, Gabriel Léo.........................
- Départ pour la pêche à Martigues, Mlle C. Laguarde. . .
- Féticheur dahoméen, Dr Lamy.............................
- Javelles (Les), E. Crevaux..............................
- Joür d’été à Champigny, Collard.........................
- Ma fille (Portrait de), Aubé............................
- Mare aux fées (Plateau de la), H. Reeb..................
- Miss V. L., Aubé........................................
- Moulin de Dampierre (Le) Collard........................
- Notre rivière, M. Lamort................................
- Paysans d’Auvergne dansant la bourrée, Neurdein frères
- Pierre, Prieur et Dubois................................
- Rivière sous bois, Bellieni . . . . •...................
- Roger-Miclos (Mme), Otto. ..............................
- Sous bois, Bellieni.....................................
- Tam-Tam à Cana (Dahomey), Dr Lamy.......................
- Toréador, Gabriel LÉO...................................
- Tra-los-Montes, Aubé....................................
- Pages
- 27 Juin. . . . Hors-Texte
- 30 Septembre —
- 24 Mars ... —
- 28 Juillet. . . —
- 29 Août ... —
- 32 Novembre —
- 22 Janvier. . —
- 23 Février. . —
- 31 Octobre. . —
- 33 Décembre —
- 26 Mai. ... --
- 25 Avril ... —
- 22 Janvier . . Hors-Texte
- 33 Décembre —
- 32 Novembre —
- 32 Novembre —
- 26 Mai. . . . —
- 27 Juin . . . —
- 22 Janvier . . —
- 33 Décembre —
- 3i Octobre. .
- 24 Mars. . . —
- 30 Septembre —
- 28 Juillet. . . —
- 23 Février. . —
- 22 Janvier. . —
- 24 Mars . . . —
- 29 Août . . . —
- 29 — . . . —
- 25 Avril. . . —
- 27 Juin . . . —
- 25 Avril. . .
- 29 Août . . .
- 31 Octobre. . -
- 30 Septembre —
- 26 Mai. . . . —
- 33 Décembre —
- 22 Janvier . . —
- 28 Juillet. . . —
- 23 Février. . —
- * *
- SIMILI EN NOIR ET TEINTEES
- 23 Février. . . 61
- 28 Juillet . . . . 201
- 22 Janvier. . . , . 21
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- — 4 —
- T A l’ombre, Bellieni N°» 30 Mois Septembre Pages 259
- Arlésienne (Une), X 24 Mars . . . 68
- Arrivée de dragons à Pierrefonds (Une), Sainte-Marie. . . 23 Février. . 40
- Au pied du môle, Guitton 26 Mai . . . 146
- Au quel joues-tu ? L. Daniel 24 Mars . . . 89
- Automédon (L’) 32 Novembre 333
- Au trot, Cordonnier 29 Août . . . 237
- Bac sur le Rhône, M1Ie Laguarde 27 Juin . . . 174
- Baroche La) (Vosges), H. Reeb 29 Août . . . 230
- Barrage (Le), Bellieni 29 — . . . 246
- Basses-Eaux, — 30 Septembre 280
- Belle-Isle, Monpillard 25 Avril . . . 99
- Bénédiction d’un canot, Pressard 25 — ... 125
- Bernica à La Réunion (Le), Dr Binot 22 Janvier . . 20
- — 22 — . . 24
- Black, Suran 22 — . . 23
- Bord de la mer (Au), suite d’illustrations, L. Gastine et Monpillard 32 Novembre 321-349
- Bord de rivière, Bellieni 30 Septembre 287
- Bouchers arabes, E. Soubrillard 24 Mars. . . 74
- Boulogne-la-Grasse (Château de), X 33 Décembre 381-382
- Bretagne (En), Maury 27 Juin . . . 173
- Brienz (Lac de), Gras 27 — . . . 185
- Brocante (La), Bellieni 31 Octobre . 293
- Buées matinales, H. Lemoine 24 Mars . . . 67
- Cailorin, taureau de Camargue (Le), Mlle Laguarde 27 Juin . . . 171
- Canon de la Savine (Le), J. Brunhes 31 Octobre . 318
- — 31 — 319
- Case à La Réunion (Une), Dr Binot 22 Janvier . . 7
- Cervin à Breuil (Le), Wehrli 26 Juin . . . 191
- Chantier à Belle-Isle (Le), Pressard 29 Août . . . 233
- Charmeur de serpents, Dr Lamy 23 Février. . 5i
- Château de Birseck (Le), H. Reeb 28 Juillet. . . 203
- Chaudron Suisse (Le), Maury 25 Avril . . . 103
- Chefs Dahoméens, Dr Lamy 22 Janvier . . 2
- Chemin perdu, Crevaux 22 — . . i5
- Cheminée des fées d’Useigne (La) (Valais), J. Brunhes. . . 31 Octobre . 3i7
- Cholerenschlucht en Suisse, J. Brunhes 31 — 320
- Conduite de taureaux en Camargue (Une), Mlle Laguarde. . 27 Juin . . . 179
- Contre-jour, Bellieni 31 Octobre. . 312
- Coréen (Professeur), E. Ninaud 25 Mai. . . . 132
- Côtes à Belle-Isle, Pressard 29 Août . . . 231
- Coucher de soleil sur l’Esterel, A. Personnaz 23 Février. . 59
- Crue (La), Bellieni 30 Septembre 284
- Cumulus, J. Brunhes 31 Octobre. . 316
- Dahoméenne, Commandant Plée 22 Janvier. . 8
- Dans les Andes, Irigoin 28 Juillet. . . 215
- Dans les hautes herbes, Bellieni 31 Octobre. . 306
- Eaux tranquilles, Hazebrouck 24 Mars . . . 77
- Eclipse du 18 mai 1901, Dr Binot 22 Janvier . . 18
- — — — 22 — . . . 27
- Effet de givre, Danguy 25 Avril . . . 108
- Effet de neige, Bellieni 30 Septembre 263
- Environs de Niort, Maury 28 Juillet. . . 195
- Etude, MUe Laguarde 25 Avril . . . 114
- Fenaison, H. Lemoine 24 Mars . . . 83
- Flânerie et bavardage, Bellieni 31 Octobre. . 290
- Forêt de Fontainebleau, Schoeffner 25 Avril . . . 110
- Foulage du blé, Soulan 26 Mai . . . 135
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-
-
-
- — 5 —
- Frütigen, Photoglob......................................
- Gambesnil, Crevaux.......................................
- Gisors (Cathédrale de), Wallon...........................
- Gli-Gla, roi d’Allada, Dr Lamy...........................
- Halte dans la rivière Couffo, Dr Lamy....................
- Hautes eaux, Bellieni....................................
- Hautes herbes, Wallon....................................
- Herbes aquatiques, Bellieni..............................
- Intérieur breton à Ploumanac’h, L. Gastine...............
- Interlaken, Gras.........................................
- Jardin ensoleillé (Au), Mlle Laguarde....................
- Jardin zoologique (Au), Bellieni.........................
- Jeune femme de Ouidah, Dr Lamy...........................
- Jours heureux, C. Danguy.................................
- Kabyle (La), Mlle Laguarde...............................
- Labour (Le), Personnaz...................................
- Lac d’Œschinen, V. Sella.................................
- Lavandières (Les), Bellieni..............................
- Lavoir dans les Vosges, Bellieni.........................
- Lisa (La mère), passeuse du bac de Noisy, C. Danguy. . .
- Luxembourg (Le petit bassin du), Gorse...................
- Maison du roi des Dassas, Dr Lamy........................
- Marché, Bellieni.........................................
- Mare à la poule d’eau (La), Dr Binot.......................
- Matin (Le), Bellieni.......................................
- Matin d’automne, Crevaux...................................
- Mes voisins, Crevaux.......................................
- Métrophotographie, suite d’illustrations, Colonel Laussedat.
- Minière (La), Crevaux......................................
- Moulin (Le), Bellieni......................................
- Moulin à maïs à Sané, Dr Lamy..............................
- Moutons (Les), Personnaz...................................
- Nadar, Nadar...............................................
- •— en ballon........................................... . .
- Naufrage à Marseille, Imbert...............................
- Nuages (Photographie des), suite d’illustrations, A. Lortet.
- Octobre, Crevaux...........................................
- Oloron Sainte-Marie, Maury.................................
- Opacité (Mesure de 1’), suite d’illustrations, Monpillard. .
- Orchestre du Casino de Vittel, Wallon......................
- Palais de Justice de Rouen, Wallon.........................
- Parc (Le), Aube............................................
- Paris-Madrid (La course), X................................
- Parisienne aux champs, Wallon..............................
- Passeuse du bac de Noisy (La), Danguy......................
- Patineuses (Les), Cordonnier...............................
- Paysage, Bellieni..........................................
- Ponts couverts à Strasbourg (Les), H. Reeb
- Portail d’église, Wallon...............
- Port de Palais à Belle-Isle............
- Porteurs de jarres, Dr Lamy............
- Potier (Le), H. Lemoine................
- Près de Salazie à la Réunion, Dr Binot . . Prière du chemineau (La), Maury .... Promenade (En), Cordonnier.............
- Nos Mois Pages
- 28 Juillet.......222
- 22 Janvier.... 32
- 30 Septembre . . 260
- 23 Février. ... 50
- 22 Janvier.... 3
- 30 Septembre . . 282
- 29 Août..........245
- 30 Septembre . . 273
- 24 Mars.......... 75
- 27 Juin..........181
- 23 Février. ... 43
- 31 Octobre. . . . 303
- 23 Février.... 53
- 33 Décembre . . 378
- 26 Mai............148
- 23 Février. ... 35
- 28 Juillet.......211
- 30 Septembre . . 276
- 31 Octobre . . . 295
- 33 Décembre . . 368
- 26 Mai...........159
- 22 Février. ... 56
- 29 Août..........255
- 31 Octobre. . . . 311
- 22 Janvier.... 19
- 31 Octobre . . . 307
- 24 Mars........... 84
- 24 —........... 66
- 33 Décembre 353-360
- 24 Mars.......... 69
- 30 Septembre . . 258
- 22 Janvier .... 5
- 25 Avril.........106
- 29 Août...........227
- 29 —..........228
- 23 Février. ... 37
- 32 Novembre 349-352
- 24 Mars.......... 85
- 27 Juin..........187
- 33 Décembre 371-376
- 29 Août...........243
- 30 Septembre . . 285
- 25 Avril..........121
- 29 Août.........236
- 29 —.............244
- 33 Décembre . . 383
- 29 Août.........242
- 29 —............250
- 30 Septembre . . 283
- 31 Octobre . . . 296
- 33 Décembre . . 369
- 29 Août..........229
- 30 Septembre . . 270
- 25 Avril.........120
- 23 Février. ... 49
- 26 Mai...........149
- 22 Janvier ... 13
- 28 Juillet .... 205
- 29 Août...........241
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-
-
-
- — 6 —
- N'
- Mois Pages
- Puits (Au), Danguy . ................................... 25 Avril. . .
- Quartier turc à Smyrne, X.................................. 33 Décembre
- Quolibet (Le), Wallon...................................... 30 Septembre
- Ravin dans les Andes, Irigoin. . . •....................... 28 Juillet . .
- Retour du troupeau, De Joly................................ 24 Mars . . .
- Roi et les notables de Doumé (Le), Commandant Plée. ... 23 Février. .
- Ruines de la Cour des Comptes (Dans les), Monpillard. . . 26 Mai . . .
- Ruisseau (Le), Dubouloz.................................... 25 Avril. . .
- Ruisseau ombragé, Bellieni................................. 25 — ...
- Saint-Guirec à Ploumanac’h (La chapelle de), L. Gastine . . 26 Mai . . .
- Saint-Sauveur, Suran....................................... 25 Avril. . .
- — — 26 Mai. . . .
- Sapinière (Dans la), Bellieni.............................. 29 Août . . .
- Saut des Cuves (Le)........................................ 29 — ...
- Sculptures du palais des rois à Abomey, Dr Lamy............ 22 Janvier . .
- Sentier du bord de l’eau (Le), Bellieni.................... 29 Août . . .
- Sèvre-Niortaise (Bords de la), Maury. . . . •............. 27 Juin . . .
- Soir (Le), Crevaux......................................... 24 Mars. . .
- Soir (Le), Bellieni........................................ 33 Décembre
- Sortie de l’école (La), Lemoine............................ 23 Février. .
- Sortie du port, Pressard................................... 28 Juillet. . .
- Sous-bois, Bellieni........................................ 31 Octobre. .
- Sur les bords de l’Ouémé, Dr Lamy....................... 23 Février. .
- Tahiti, Dr Granjux......................................... 21 Avril. . .
- Taureaux à gué, Mlle Laguarde.............................. 27 Juin . . .
- Temps gris, Crevaux........................................ 24 Mars. . .
- Têtes d’expression (Série de), Collodion................... 26 Mai. . . .
- 26 —
- 26 —
- 26 —
- 26 —
- Trois cascades (Les), Dr Binot............................ 22 Janvier. .
- — — ........................... 22 — . .
- Troupe de police à Misahohe (Togo allemand), Dr Wohlt-
- mann.................................................... 22 Janvier. .
- Tunis, Mayard............................................. 26 Mai. . . .
- Unspunnen (Ruines d’), Gras............................... 27 Juin . . .
- Vaine pâture, Bellieni.................................... 30 Septembre
- Vallée de diamants (Gabon), Commandant Plée............... 22 Janvier . .
- — des Troyeros (Bretagne), L. Gastine................... 24 Mars . . .
- Vaches au pâturage, V. Bihin. . •......................... 28 Juillet. . .
- Vieux rémouleur breton, Pressard.......................... 26 Mai. . . .
- Village de Pabolé (Dahomey), Commandant plée.............. 22 Janvier . .
- 98
- 361
- 269
- 197
- 86
- 48
- 157
- 101
- 107
- 136
- 122
- 130
- 254
- 253
- 6
- 249
- 165
- 73
- 365
- 4i
- 206 291
- 55
- 127
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-
-
- LA
- Photographie Française
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR ET EN COULEURS
- DIRECTEURS:
- Louis GAST1 NE - F. MONP1LLARD
- SECRETAIRE DE LA REDACTION t
- L.-P. CLERC
- QUINZIÈME ANNÉE 1903
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Éditeurs 26, Rue de la République, 26 1904
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-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- * «
- R^fiÉE 1903
- * *
- PAGES TEINTÉES
- Bibliographie.
- Aide-mémoire de photographie, par C. Fabre. (Gauthier- Nos Mois Pages
- Villars, éditeur, Paris.) Annuaire général et international de la photographie, par 26 Mai .... . 80
- M. Roger Aubry. (Plon et Nourrit, éditeur, Paris.) .... Collodion (La photographie par le), J. Ferret (Gauthier- 27 Juin .... . 96
- Villars, Paris) 32 Novembre . . 173
- Comment on fait une bonne photographie, par A. Soret. . 23 Février. . . • 31
- Guide pratique du débutant, par A. Soret Guide pratique du débutant en photographie, par G. Lan- 23 . . • 31
- quest 28 Juillet . . . . 112
- Gummidruck (der), par Gaedicke.(G. Schmidt, éditeur, Berlin.) Jahrbuch des Photographen und der photographischen indus- 25 Avril.... . 64
- trie für das Jahr. (G. Schmidt, éditeur, Berlin.) 23 Février . . . • 32
- Jumelles (Les), par Bellieni Lehrbuch der Mikrophotographie, par le Dr Cari Kaiserling. 27 Juin .... . 96
- (G. Schmidt, éditeur, Berlin.) Matériel photographique (Le), par M. Georges Maurion. 25 Avril.... . 64
- (Gauthier-Villars, éditeur, Paris.) Nouveautés photographiques (Les), par M. Frédéric Dillaye. 22 Janvier. . . • 15
- (S. Taillandier, éditeur, Paris.) Œil et l’objectif (L’), par A.-L. Donnadieu. (Ch. Mendel, 28 Juillet . . . . 112
- éditeur, Paris.) 23 Février. . . • 31
- Photographie indirecte des couleurs (La), par P. Prieur . . Photographie pratique (La), par L.-P. Clerc. (Ch. Mendel. 25 Avril.... . 64
- éditeur, Paris.) Photocollographie sur supports simples (La), par G. Naudet. 23 Février. . . • 31
- (H. Desforges, éditeur, Paris.) Photographie bei künstlichen Licht (Die), par le Dr E. Holm, 24 Mars.... . 48
- (G. Schmidt, éditeur, Berlin.) Photographie souterraine (La), par E.-A. Martel. (Gauthier- 25 Avril.... . 64
- Villars, éditeur, Paris.) Photographie simplifiée et la lumière artificielle (La), Pierre 27 Juin .... . 96
- Petit fils (Gauthier-Villars, Paris) 32 Novembre. . • 173
- Photo-vues mensuelles (Les) Plaques au gélatino-bromure par l’amateur lui-même (La 33 Décembre . . 191
- préparation des), Ris-Paquot (Gauthier-Villars, Paris). . . Retouche von Photographien (Die), par Johann Grasshoff. 32 Novembre . • 173
- (G. Schmidt, éditeur, Berlin.) 25 Avril.... . 64
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-
-
-
- Saint Suaire de Turin (Les hypothèses scientifiques relatives N°s Mois Pages
- au), par Donnadieu Tirage des épreuves en photographie (Le), par Frédéric 23 Février. . . • 31
- Dillaye. (J. Taillandier, éditeur, Paris.) Tom Wedgwood the first photographer, par R.-B. Litchfield. 26 Mai . . . . 80
- (Duckworth et C°, éditeurs, Londres.) Traité pratique de photochromie, par Léon Vidal. (Gauthier- 27 Juin . . . . • 95
- Villars, éditeur, Paris.) Trockenplatt (Die) par le Dr Luffo-Cramer. (G. Schmidt, 31 Octobre . . • 159
- Berlin.) 25 Avril. . . . . 64
- Janvier. ... 16
- Février. ... 32
- Mars........... 48
- Mai............ 80
- Juillet .... 112
- Août...........128
- Septembi-e . . 141
- Octobre ... 159
- Novembre.. . 175
- Décembre . . 191
- Congrès, Expositions, Concours.
- Février. ... 23
- Avril.......... 55
- Mai............ 77
- Juin........... 87
- Juillet .... 103
- Août...........125
- Septembre . . 135
- Octobre . . . 155
- Novembre. . . 183
- Echos.
- A. A. P. (L’)............................................. 24 Mars........... 35
- Alcool solide (L’)........................................ 22 Janvier.... 7
- Amateurs photographes et les Compagnies de chemins de
- fer (Les).............................................. 28 Juillet........101
- Architectes contre photographes. •........................ 23 Février. ... 19
- Atelier polaire (Un)................,................... 33 Décembre . . 163
- Chambres noires de l’Association des amateurs photographes
- du T. C. F. (Les)....................................... 24 Mars........... 39
- Chiens chez le photographe (Les).......................... 23 Février. ... 19
- Chiffre d’affaires de la photographie (Le)................ 28 Juillet........102
- Combien il reste d’argent dans une épreuve terminée. ... 28 —..............106
- Conseils pratiques aux voyageurs photographes............. 29 Août...........123
- _ — 30 Septembre . . 131
- Crime signé (Un).......................................... 24 Mars............ 37
- Cuvette incendiaire à l’Opéra (Une)....................... 32 Novembre. . . 165
- Décision du Conseil académique (Une)...................... 23 Février. ... 19
- Douane italienne (Les photographes et la)................. 31 Octobre. . . . 147
- Droits de la réclame (Les)................................ 27 Juin........... 85
- Congrès, Expositions, Concours.............................. 23
- — — — 25
- — — — 26
- — — — 27
- _ _ _ 28
- — — — 29
- — — — ......................... • 30
- — — — 31
- — — — 33
- Brevets d'invention.
- Liste des brevets d’invention........................... 22
- — — 23
- — — 24
- — — 26
- — — 28
- - ......................... 29
- — — 30
- — — 3i
- — — 32
- — — 33
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-
-
- Nos Mois Pages
- Durée d’un clin d’œil (La)................................... 28 Juillet. .... 101
- Eclairage à l’acétylène (L’)................................. 27 Juin....... 83
- Eclipse du 12 avril.......................................... 25 Avril...... 51
- Emploi des rayons X (Un nouvel).............................. 26 Mai........ 69
- Ennemis du photographe (Les)................................. 29 Août.......117
- Falsification photographique du bois (La).................... 26 Mai........ 75
- Fatigue rétinienne et persistance de la vision............... 24 Mars....... 35
- Foudre photographe (La)...................................... 29 Août.......125
- Illustration photographique................................ 25 Avril....... 51
- Industrie optique en Allemagne (L’).......................... 26 Mai........ 67
- Instantanée historique....................................... 27 Juin....... 83
- Interview photographique..................................... 23 Février. ... 21
- Jurisprudence et photographie................................ 31 Octobre . . . 247
- Kodak au service des grévistes (Le)...................... 28 Juillet......... 99
- Kodakisme (Le)........................................... 28 —............ 99
- Katatypie (La)........................................... 25 Avril.......... 51
- Lampe électrique (Nouvelle).................................. 26 Mai........ 69
- Lettres perdues et volées.................................... 23 Février. ... 21
- Manie photographique (La)................................ 25 Avril.......... 53
- Microbes lumineux............................................ 26 Mai. ..... 73
- Munificence du général André............................. 27 Juin............. 85
- Nouveau confrère (Un).................................... 23 Février. ... 23
- Objectifs vivants........................................ 29 Août...........123
- Photographomanie (La).................................... 30 Septembre . . 131
- Photographie comme arme de guerre (La)................... 23 Février. ... 21
- Photophonographe de Cervenka (Le)........................ 24 Mars ..... 37
- Photographie des mouvements internes (La)................ 26 Mai.............. 73
- — et l’adultère (La)............................. 23 Février. ... 19
- — en pleine obscurité (La)....................... 23 — .... 19
- — en Turquie..................................... 23 — .... 19
- Photographies indues..................................... 22 Janvier.... 5
- Photographie mercantile (La)................................. 22 — .... 7
- — municipales.................................... 22 — .... 5
- — policière (Encore la).......................... 30 Septembre . . 129
- — sans clichés................................... 27 Juin....... 87
- — sous-marines................................... 29 Août.......117
- — télégraphiée (Une)............................. 22 Janvier.... 3
- — à la lumière des étoiles (La).................. 32 Novembre. . . 163
- Portrait malgré soi (Le)................................. 27 Juin............. 87
- Portraits pour rien (Des)................................ 30 Septembre . . 133
- Rayons X et les accidents du travail (Les) . ............ 26 Mai.............. 71
- Record de l’intrépidité photographique (Le).............. 22 Janvier .... 7
- Réjouir les photographes (De quoi)..................... 31 Octobre. . . . 147
- Renflouage (Un).......................................... 26 Mai.............. 75
- Reproduction des monuments et châteaux................... 26 —............ 73
- Révolution photographique (Une).............................. 29 Août.............125
- Roi photographe (Un)..................................... 29 —............i23
- Salon de l’Automobile et du Cycle (Le)................... 22 Janvier .... 7
- — du Photo-Club de Paris (Le).......................... 25 Avril........... 51
- Sensibilité de l’œil aux couleurs........................ 25 —............ 51
- Serpent de mer (Le grand)................................ 24 Mars............. 35
- Saint-Suaire de Turin (Le)............................... 22 Janvier .... 5
- Tapisseries photographiques.............................. 22 — .... 5
- Téléphotographie (Un nouveau procédé de)................. 27 Juin............. 85
- Thermophotographie....................................... 29 Août...........117
- Touristes photographes (Aux)............................. 31 Octobre . . . 155
- Tourisme et photographie................................. 26 Mai.............. 71
- Villebois-Mareuil (Une photographie de M. de)............ 32 Novembre. . . 161
- Viscose et sa préparation (La)........................... 24 Mars............. 37
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- — 4 —
- formules et Recettes. N°> Mois Pages
- Agrandissement (Mise au point d’un cliché flou pour). . . . 26 Mai .... • 77
- Charbon pour couper le verre 32 Novembre. . . 171
- Coloriage des épreuves 25 Avril.... • 63
- Colorants pour le procédé à la gomme bichromatée 22 Janvier. . . • 15
- Colle à l’arrow-root 23 Février. . . • 29
- Couleur des murs de l’atelier (La) 31 Octobre . . • 157
- Daguerréotypes (Restauration des) 32 Novembre . • 171
- Développement des papiers photographiques 27 Juin .... • 93
- — du papier Velox 23 Février. . . . 27
- Ecrans liquides (Solution pour les) 22 Janvier. . . • 13
- Epreuves trop virées 23 Février. . . . 27
- Etendage sur les plaques du collodion, des vernis, etc. . . . 28 Juillet . . . . 107
- Fixage du papier Velox 23 Février. . . . 29
- Fermeture hermétique avec bouchons de liège 23 — . . . . 29
- Fond noir (Procédé pour obtenir un) 29 Août .... . 125
- Glaçage des épreuves 30 Septembre . . 141
- Grain des plaques extra rapides (Le) 2Ô Mai .... • 77
- Inscriptions sur verre 28 Juillet . . . . m
- Lumineuse (Une nouvelle préparation) 27 Août .... . 127
- Maquillage des clichés négatifs sur le côté verre 30 Septembre . • 137
- Papier à la celloïdine 29 Août .... . 127
- — au gélatino-bromure (Régénération des) 25 Avril.... 61
- — salé (Préparation du) 22 Janvier. . . • i5
- — sensible (Procédé simple pour fabriquer soi-même du)* 28 Juillet . . . . 107
- Photographies en couleurs sur papier 23 Février. . . . 29
- — sur soie 22 Janvier. . . • 15
- Projections (Vues coloriées pour) 25 Avril.... • 63
- Révélateur Cristallos 23 Février. . . • 27
- — à la métoquinone 24 Mars.... • 47
- au métol et à l’adurol 28 Juillet . . . . m
- — au pyrogallol 22 Janvier. . . • 13
- à l’iconogène concentré 32 Novembre. . • 171
- Retarder le développement au diamidophénol (Pour) .... 29 Août .... . 128
- Signer les photographies (Pour) 23 Février. . . . 29
- Stéréoscopie 24 Mars .... • 47
- Temps de pose (Tableau des), par M. E. Georgieff .... 30 Septembre . • 139
- Tons bruns sur papier à la celloïdine 29 Août .... . 127
- Trioxyméthyle dans les divers révélateurs (Le) 24 Mars.... • 47
- Traitement des plaques extra rapides 24 — . . . . • 43
- Vernis à retoucher 28 Juillet . . . . m
- Virage à l’eau et au platine pour tons noirs et chauds. . . . 25 Avril.... • 63
- — au palladium 25 — . . . . • 63
- — pour le papier salé 22 Janvier . . . • 15
- — au ton vert des papiers au bromure par R. Namias. . 28 Juillet . . . . m
- — vert des papiers au gélatino-bromure 25 Avril.... • 63
- Nécrologie.
- M. Derogy 22 Janvier. . . • 13
- M. Lucien Marc 27 Juin . . . . • 83
- Nouveautés photographiques.
- Anactinochryne (L’) 25 Avril.... 61
- Boîtes hermétiques Primus (Les), Butcher et Sons, de Londres. 23 Février. . . . 27
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- — 5 — N08 Mois Pages
- Block-Notes L. Gaumont (Le) 22 Janvier. . . 9
- Développement en pleine lumière, Lumière et Seyewetz . 32 Novembre. . . 165
- Gutta-percha artificielle (Une) 25 Avril.... 61
- Oxygénateur L. Gaumont (L’) 22 Janvier. . . . 10
- Photochromoscope et stéréochromoscope 27 Juin .... • 93
- Photomètre normal, E. Degen 32 Novembre. . . 169
- Photographie géante 32 — . 197
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- Cet appareil, livré avec quatre séries d’écrans spéciaux, est construit de telle façon qu’il peut servir pour la photographie en noir comme pour la photographie trichrome, pour l’instantané comme pour la pose.
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