La photographie française
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- 16e / NNEE — NOUVELLE SERIE.
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- LOUIS GAST1NE F, MONP3LLARD
- Secrétaire de la Rédaction i
- L.-P. CLERC
- PRIEUR & DUBOIS & Oe Imprimeurs-Editeurs
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- DÉPOSÉ
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- N° 37 (Nouvelle sérié).
- AVRIL 1904.
- SOJVIJVIfllHE
- Louis Bordât. — Le Portrait de la femme à ses divers âges................ ............. 97
- F. Monpillard. — La plaque sensible au jaune et au vert et l’écran jaune............... 105
- L. Gastine. — Les Applications scientifiques de la photographie. — Les progrès de la
- radiographie...................................................................... 123
- ILLUSTRATIONS
- Prieur et Dubois et Cu. — Haute-Engadine (Reproduction photographique en trois cou-
- leurs d’une affiche de Hugo d’Alési. Clichés et impression de Prieur et Dubois et Cie). Hors-Texte
- X... — Crépuscule......................................................................... 98
- X... — Le Soir tombe...................................................................... 99
- M1Ie M. Gandon. — Solitude........................................................ 100
- J. Jové. — Déclamation................................................................... 101
- X... — Georges......................................................................... 102
- MHe M. Gandon. — Sous bois........................................................ 103
- J. Jové. — Enfant de Bohême....................................................... 104
- G. Léo. — Taquinerie (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cie)............ Hors-Texte
- Belondrade. — La Pêche aux sous................................................... 105
- M1Ie M. Gandon. — Cascade de Colombières (Hérault)................................ 106
- F. Monpillard. — La Plaque sensible et l’écran jaune (suite d’illustrations)..... 107-122
- G. Cromer. — Portrait (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cle).......... Hors-Texte
- MUe M. Gandon. — Passage à gué.................................................... . 122
- X... — Les progrès de la radiographie (suite d’illustrations)..................... 123-128
- VARIA
- Conditions d’abonnement................................................................... 49
- Nos Illustrations......................................................................... 49
- Echos..................................................................................... 49
- Congrès, Expositions, Concours.......................................................... 59
- Nouveautés photographiques................................................................ 61
- Bibliographie............................................................................. 63
- Revue photographique des brevets d’invention........................................XXV-XXXII
- Pour paraître dans les prochains numéros :
- Clerc. — Le Renforcement.
- Monpillard. — La Trame et les impressions en relief.
- Gastine. — Ce qu’on ne photographie pas.
- — Histoire de la photographie.
- Ce Numéro de la Revue est imprimé :
- Avec les caractères de titres de la Fonderie Peignot. Sur le papier « Perfection » de la Maison J. Breton.
- La couverture sur le papier Simili-Japon de la Maison E. Dujardin.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ” n’autorise la reproduction de ses articles qu’à la condition expresse de les signer du nom de leurs auteurs et d’indiquer qu’ils ont été extraits de “ La Photographie Française ",
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- Avril 1904
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- REVUE PHOTOGRAPHIQUE
- DES BREVETS D’INVENTION ET PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
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- BREVETS D’INVENTION FRANÇAIS
- Obturateur à rideaux (B. F. 333.019; 13 juin 1903; 9 septembre J903). Ernil Wunsche. Aktienge-
- sellschaft für photographische Industrie : « Obturateur à rideaux. »
- Le dispositif qui forme l’objet de la présente invention pour régler la largeur de fente des obturateurs à rideaux comprenant deux rideaux qui se déplacent l’un par rapport à l’autre, se rapporte aux obturateurs de ce genre dans lesquels le réglage de la largeur de la fente est obtenu par le raccourcissement ou rallongement de rubans qui relient les deux rideaux.
- La figure 1 est une élévation de face.
- La figure 2 une élévation postérieure ou vue d’arrière, c’est-à-dire vue du côté de la plaque ou de l’objectif.
- Les figures 3 et 4 représentent, l’une une coupe par A-B de la figure 1 et l’autre une coupe par C-D de la figure 2.
- a et b représentent les deux rideaux; c et d les deux rouleaux et e e les HsbîtïïSîQüi relient les rideaux entre eux et qui peuvent être remplacés par des cordes.
- Les rubans sont, de la manière connue, attachés à l’un des rideaux b et passent par des anneaux jf qui sont formés dans les extrémités d’une tringle, insérée dans l’ourlet de l’autre rideau a. De ce point les rubans e e sont amenés sur des poulies conductrices g de telle façon qu’avec la partie tendue entre les rideaux, ils forment des boucles b f g. Une deuxième boucle est formée dans chaque ruban e, qui passe sur une deuxième poulie conductrice h, puis sur une autre poulie i qui peut être réglée verticalement, et arrive au rouleau d sur lequel le rideau suspendu aux rubans e doit s’enrouler.
- Les deux rubans e e sont enroulés autour du rouleau d de telle façon que, lorsque ce rouleau tourne, ils se déroulent ou s’enroulent dans la même direction et de la même longueur que le rideau b.
- Pour régler les poulies i qui commandent les boucles h i et d, on se sert du dispositif suivant :
- Les poulies i sont disposées dans de petites chapes k qui sont suspendues à des rubans I.
- Ceux-ci sont enroulés tous deux autour d’un axe m qu’on peut faire tourner au moyen d’un bouton n dont il est muni en dehors de la boîte de l’obturateur.
- Lorsque, par l’enroulement des rubans l sur l’axe m, les poulies i sont déplacées vers le haut, il se produit un allongement dans les boucles i et d, et par conséquent un raccourcissement des boucles b f g, d’où résulte le rapprochement des bords des deux rideaux, et par suite un rétrécissement de la fente ou passage de lumière qui se trouve entre les deux.
- L’élargissement de cette fente s’obtient lorsque, par suite du déplacement des poulies / vers le bas, les boucles b f g se trouvent allongées par le raccourcissement des boucles h i d. Dans ce cas, le ressort qui se trouve dans le rouleau tendeur d, et qui sert pour le mouvement de retour de ce rouleau produit l’écartement des rideaux et le passage des longueurs de ruban en trop dans les boucles h i d vers les boucles b f g.
- La largeur de la fente ainsi réglée n’est influencée par le mécanisme décrit ci-dessus, ni pendant l’ouverture ni pendant la fermeture de l’obturateur. Pour l’ouverture, chacun des deux rubans e se déroule
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- XXVI
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- du rouleau d suivant une longueur qui est exactement égale au rideau b déroulé ; de même les longueurs d’enroulement des rubans ee et du rideau b sont égales lors du retour.
- Appareils photographiques (B. F. 333.059; 15 juin 1903 ; 10 septembre 1903). Jacques Duchey :
- << Perfectionnements aux appareils photographiques ».
- La présente invention a pour objet un appareil photographique perfectionné, comportant des dispositions nouvelles et avantageuses dans ses diverses parties, notamment dans l’escamotage des plaques, le montage de l’objectif et du viseur, et le support de l'appareil pour l’obtention de vues stéréoscopiques.
- Une forme d’exécution incorporant les caractères essentiels de l’invention est représentée à titre d’exemple au dessin ci-annexé.
- La fig. 1 montre l’ensemble de l’appareil partie en élévation, partie en coupe longitudinale.
- La fig. 2 est un plan correspondant à la fig. 1, une partie de l’enveloppe étant brisée.
- La fig. 3 est une coupe horizontale de l’appareil.
- Les fig. 4 et 5 montrent en élévation et en plan un support à pivots.
- L’appareil représenté comprend une chambre noire / et un magasin 2 attachés l’un à l’autre d’une manière amovible, au moyen de guides métalliques 3. L’objectif 4 est monté dans un tube 5, muni d’une embase ou rondelle qui présente deux dents y diamétralement opposées. Sur la chambre noire, une
- boîte 8 est disposée pour recevoir cette rondelle et comporte deux parois munies de dents.
- Le montage et le démontage de l’objectif, ainsi que le remplacement de l’objectif par un autre, sont ainsi rendus très faciles et instantanés.
- Le tube 5 porte aussi un disque 11 ayant un rebord 12 disposé pour s’adapter hermétiquement sur la boîte 8 et empêcher l’introduction de la lumière dans l’appareil ; une saillie est formée sur le rebord 12 afin de limiter la rotation de l’objectif.
- Par suite de la construction de la rondelle du disque 11 et de la boîte 8, on peut fixer i l’objectif aussi bien à l’inté-! rieur de la chambre qu’à l’ex-! térieur ; ceci permet d’obtenir avec un même objectif deux positions différentes du foyer, de sorte qu’on peut employer des châssis de modèles différents (châssis métalliques minces, châssis-magasins, châssis à rouleaux, etc. ) pour maintenir les plaques ou surfaces sensibles derrière la chambre 1, lorsqu’on ne fait pas usage du magasin spécial décrit plus loin. La longueur du tube 5 et la position de l’objectif dans ce tube peuvent, bien entendu, être quelconques. On peut aussi munir le tube 5 d’un obturateur approprié, et employer toutes combinaisons de lentilles, à position fixe ou variable pour la mise au point, sans s’écarter de la présente invention ; l’essentiel consiste en effet dans le système de montage de l’objectif au moyen de la rondelle 6 et de la boîte 8. Le nombre des dents y, g et 10, ainsi que leur forme, peuvent d’ailleurs être quelconques.
- Le magasin 2 représenté comporte un système d’escamotage basé sur l’emploi de plaques sensibles souples, et consistant, en principe, dans un mécanisme qui saisit successivement les plaques placées en avant, les retourne face pour face en les courbant, et les amène ainsi derrière les autres plaques, de sorte que les plaques impressionnées tournent le dos aux plaques vierges.
- Sur la partie antérieure du magasin sont formés des guides 20 et 21 entre lesquels peut glisser un rideau souple 22 ; ce rideau peut glisser aussi dans un canal demi-circulaire 23 compris entre des pièces convexe 24 et concave 25 fixées dans le magasin, en dehors du compartiment rectangulaire 26 renfermant la pile de plaques souples 27; enfin, le rideau peut encore glisser derrière le fond 28 du magasin, entre des guides 29. Un talon 30 formé sur le rideau 22 sert à empêcher l’introduction de la lumière dans le magasin, en butant contre un rebord 31 de celui-ci, lorsque le rideau est fermé ; celui-ci est encore muni de bandes latérales 32, par exemple en acier mince, destinées à empêcher qu’il ne frotte contre les plaques souples. Enfin le rideau est muni de dents inclinées 33 et 34 destinées à entraîner les plaques.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- Lorsque le rideau est fermé, les dents 33 se trouvent au delà de la plaque 27, qui est appliquée contre le guide 21 par l’action de ressorts 59, de sorte qu’en s’ouvrant, le rideau entraîne cette plaque avec lui, comme l’indique la fig. 4, et l'oblige à coulisser dans le canal courbe 23 ; la plaque est ainsi amenée au delà des dents de retenue 38, et son bord antérieur est obligé à s’engager dans le magasin par des prolongements 40 des ressorts 3g, qui s’appuient contre le rideau.
- Quand 011 referme le rideau, les dents 33 saisissent une nouvelle plaque 27, et les dents 34 saisissent la plaque qui vient d’être amenée dans le canal 23. Lors de l’ouverture consécutive du rideau, cette dernière plaque est amenée du canal 23 dans le compartiment 28 du magasin, par les dents 34, tandis qu’elle est remplacée dans le canal 23 par la plaque que les dents 33 ont saisie en dernier lieu. Le même fonctionnement se reproduit à chaque mouvement d’ouverture du rideau.
- L’appareil comporte encore un dispositif de comptage indiquant le nombre des plaques restant à exposer ; dans un compartiment étroit 41 formé dans le magasin 2 est disposé un disque 42 monté sur un axe 43 et portant des divisions numérotées qu’on peut lire à travers une fenêtre 44 percée dans la paroi extérieure.
- Sur l’axe 43 est fixé un pignon 43 avec lequel engrène un secteur denté, monté sur un pivot 46 et solidaire d’un levier 47 percé d’une coulisse 48 ; dans cette dernière est engagé un tenon 57, mobile à travers une coulisse de la cloison interne du compartiment 41, et ce tenon est solidaire d’une plaque rigide 4g placée dans le compartiment 28, entre les plaques 27 vierges et les plaques 27 impressionnées. A chaque fois qu'une plaque est transportée depuis l’avant jusqu’à l’arrière du magasin, la plaque 4g est avancée de l’épaisseur d’une plaque souple et le lévier 47 oscille avec le secteur 46 d’une quantité correspondante, en faisant ainsi tourner le disque 42 d’une division.
- Le disque 42 et la fenêtre 44 peuvent être remplacés par une aiguille tournant devant un cadran fixe ; on peut aussi employer tout autre système de compteur automatique.
- Une paroi 50 du magasin 2 est mobile afin de permettre le chargement et le déchargement des plaques.
- Dans le but de permettre la prise de vues stéréoscopiques, en deux poses successives, à l’aide d’un seul objectif, l’appareil comporte encore un support spécial, dont l'emploi est facultatif. Ce support comprend une plaque métallique 57 disposée pour être fixée solidement sur un trépied, une plaque 52 qu’on fixe au moyen d’une vis 33 dans une cavité correspondante formée sous l'appareil, et un levier 34 monté à pivot sur ces deux plaques. Des épaulements 33 et 36 sont formés sur les plaques 31 et 52 de manière à limiter l’oscillation relative du levier 34 à gauche et à droite.
- Cette disposition permet de déplacer l’appareil parallèlement à lui-même à gauche et à droite de la plaque fixe 57, de sorte qu’il peut occuper dans un même plan deux positions différentes (fig. 9) écartées de huit à dix centimètres, comme il convient pour l’obtention de vues stéréoscopiques.
- Appareil automatique à fusées (B. F. 333.109 ; 16 juin igo3 ; 12 septembre 1Ç03). M. Alfred Maul :
- « Appareil à fusées pour la prise de
- vues photographiques ».
- Appareil à fusées pour la prise de vues photographiques, se distinguant par une chambre a pourvue d’une calotte m contenant l’appareil photographique h, muni d’un objectif j adapté latéralement. Cette chambre a, contenant les fusées e servant à la projection de l’appareil, est pourvue d’ailettes p destinées à empêcher la rotation de l’appareil lors de son mouvement ascensionnel.
- Ledit appareil comportant l’adjonction de parachutes c dans la chambre a, qui sont libérés par l’ouverture automatique de la paroi de la chambre aux moments opportuns, en outre une disposition, à son extrémité libre, d’une tige directrice r munie d’ailettes p prolongeant la chambre a par une sorte de queue de cerf-volant servant en même temps à l’équilibrer, et enfin la disposition d’un bâti z servant à maintenir et à diriger l’appareil à fusées, bâti pouvant se replier sur l’affût à chariot x et être redressé suivant tout angle voulu.
- Appareil photographique (B. F. 333.176; 11 mai igo3 ; 14 septembre igo3). Julio Guimaraès :
- « Appareil photographique ».
- La présente invention est relative à un dispositif pour appareils photographiques, lequel permet, en employant le même nombre de plaques que dans les appareils actuels, de prendre deux, quatre, six ou un
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- XXVIII
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- plus grand nombre de fois autant de vues, en augmentant ainsi très considérablement le nombre d’images.
- L’invention et ses caractéristiques essentielles peuvent se synthétiser comme suit :
- a. Un dispositif pour appareils photographiques permettant la prise de deux, de quatre ou d'un plus grand nombre de vues sur chaque plaque, caractérisé en ce que chaque plaque est amenée automatiquement par régions, dans la chambre noire proprement dite par un mécanisme à manivelle, le mouvement de la manivelle produisant deux ou plusieurs fois pour chaque zone de la plaque, une ouverture des obturateurs.
- b, Une forme d’exécution de ce dispositif caractérisée par un excentrique qui communique à un rail axial pourvu de becs à ressorts un mouvement de va-et-vient tel qu’une manivelle reliée à l’excentrique produit successivement, par une baguette de guidage qu’elle porte, l’ouverture de chacun des obturateurs pendant l'arrêt d’une zone de la plaque dans la chambre du milieu, cet effet se reproduisant automatiquement pour chacune des bandes ou zones de la plaque poussées de haut en bas par le rail axial.
- Appareil pour la reproduction de dessins (B. F. 333.190; 18 juin 1903; 13 septembre 1903). Société Leperche et Cie : « Appareil permettant la reproduction des dessins au moyen de la lumière
- du jour ou de la lumieie artificielle, à volonté ». Le but de la présente invention a été de créer un appareil pour la reproduction des dessins par la lumière, formé de deux châssis démontables solidement maintenus en face l’un de l’autre de manière à pouvoir être éclairés simultanément par un appareil d’éclairage mobile qui descend lentement entre eux en impressionnant ainsi successivement toutes les parties du papier sensible, et de composer cet appareil de deux châssis plans semblables à ceux ordinairement en usage, non seulement afin de pouvoir utiliser des châssis existants, mais surtout pour permettre, en démontant l’appareil, d’obtenir deux châssis
- séparés à l’aide desquels on peut faire des héliographies avec la lumière du jour pendant la belle saison.
- Les présents perfectionnements aux appareils servant à la reproduction des dessins au moyen de la lumière agissant par transparence comprennent : i° un châssis double à bascule, formé de deux châssis plans démontables (fig. 1); 20 un appareil d’éclairage mobile verticalement et composé de deux lampes quelconques à position réglable, munies d’un réflecteur spécial, de manière à éclairer uniformément toute la largeur de chacun des châssis (fig. 1); 30 une variante de ce réflecteur permettant d'utiliser toute la lumière des deux lampes pour l’éclairage d’un châssis simple ordinaire (fig. 3) ; 40 enfin une autre variante du réflecteur en vue de l’éclairage d’un châssis simple au moyen d’une lampe unique (fig. 2).
- Cône pour cartes postales (B. F. 333.250; 20 juin 1903 ; 16 septembre iço3). Société Pascal et Izerable : « Nouveau cône pour cartes postales ».
- L’invention consiste en un dispositif permettant d’obtenir des images agrandies d’un cliché sur verre ou sur pellicule au moyen d’un appareil dans lequel la mise au point et la position de la source de
- lumière sont invariables. Cette source de lumière artificielle peut être un bec système Auer, une lampe électrique, à acétylène, etc.
- Une disposition spéciale du cône a été étudiée pour obtenir les images sur cartes postales.
- Un appareil dit cône d’agrandissement A posé sur des supports PP; le cliché ou la pellicule à reproduire se place entre les deux glaces en E F, et maintenu serré par un élastique L.
- Un objectif 0 est placé à l’intérieur du cône, de façon que l’image conjuguée de EF se forme en RR où se place le papier sensible. Ce papier est maintenu par une plaque à charnière.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- Le système destiné à fournir l’éclairage est un bec système Auer ou une lampe électrique dépolie ou une lampe à acétylène, etc., placé en C. Un condensateur B, formé par deux lentilles (plan convexe), est destiné à répartir uniformément la lumière sur la surface du cliché ou de la pellicule placée en E F.
- Pellicules photographiques (B. F. 333.266; 22 juin 1903; 16 septembre 1903). Société anonyme des
- jilaqucs et papiers photographiques A. LumjÈre et ses Fils : « Procédé de traitement des pellicules
- photographiques à base de coton-poudre, permettant leur séparation des membranes ou pigments
- colorés auxquels elles servent de support. »
- Les pellicules ou « films » employées en photographie sont formées de plusieurs membranes superposées. L’une de ces membranes, qui est complètement transparente, dépolie ou translucide, a pour but de remplacer le verre, le papier, le carton, la gélatine, etc., comme support des autres membranes, lesquelles sont généralement constituées par des substances sensibles à la lumière. Ces dernières sont habituellement disposées à l’état liquide sur la membrane-support, de telle sorte qu’après l’évaporation elles adhèrent à ce support, qui les accompagne ensuite dans toutes les opérations conduisant à l’obtention des épreuves photographiques.
- Il peut y avoir intérêt, dans certains cas, à isoler entre elles ces membranes, et à détacher après achèvement des épreuves la feuille transparente, dépolie ou translucide qui sert de support. Cette séparation est nécessaire, par exemple, lorsqu’il s'agit de transférer sur une autre surface : papier, métal, porcelaine, verre, etc., celle des membranes qui constitue l’image. Il faut dans ce cas éliminer la pellicule-support. La présente demande de brevet se rapporte à cette élimination.
- On a eu recours jusqu’ici à deux moyens pour opérer la séparation.
- Le premier consiste dans une préparation préalable spéciale des pellicules s’opposant à l’adhérence des membranes : l’introduction, lors de la fabrication entre le support transparent et la matière sensible d’une couche isolante très faible des corps imperméables, tels que le caoutchouc, a pour résultat la possibilité, après achèvement des épreuves et séchage complet, de détacher la membrane-support par une simple traction.
- Ce moyen fort usité en photographie dans des cas analogues, a l’inconvénient de compliquer la fabrication des membranes ; de plus, le caoutchouc ou les substances semblables employées ternissent souvent les épreuves transférées, elles obligent à nettoyage délicat de ces épreuves et, chose plus grave, elles rendent incertaine l’adhérence entre elles des images, si comme dans la photographie en couleurs par les procédés trichromes, l’on veut en réunir successivement plusieurs par superposition.
- Le second moyen est basé sur ce fait que les pellicules-supports sont généralement constituées par du collodion ou du celluloïd, substances qui sont à base de coton-poudre ou cellulose nitrée. Après toutes les opérations de confection des images, les pellicules-supports ont conservé la propriété particulière des celluloses nitrées, d’être solubles dans certains liquides, tels que les mélanges d’alcool et d’éther, l’acétone, l’alcool méthylique, etc. Il suffit donc, pour séparer les membranes-supports, de traiter les pellicules par l’un de ces dissolvants, choisi de façon à ne dissoudre que la membrane-support.
- Ce système peut donner le résultat cherché, mais il oblige à l’emploi de grandes quantités de dissolvants coûteux ; sa mise en œuvre est fastidieuse par suite de la lenteur avec laquelle la membrane transparente se dissout dès que son épaisseur est quelque peu notable ; enfin la solution de collodion formée, sirupeuse et peu mobile, ne s’élimine complètement des membranes à préserver qu'au prix des manipulations les plus délicates.
- Le procédé qui fait l’objet de la présente demande de brevet est exempt de ces inconvénients.
- Il est basé sur le fait suivant :
- Lorsqu’on ajoute à un dissolvant quelconque ou coton-poudre, tel que l’alcool-éther, l’acétone, l’alcool-méthylique, les alcools supérieurs mélangés ou non avec de l’éther, etc., une certaine quantité d’eau, il arrive un moment où ces liquides cessent de dissoudre le coton-poudre, mais déterminent un gonflement considérable de la nitrocellulose immergée.
- Si dans un liquide de ce genre, tel que le suivant, cité à titre d’exemple seulement :
- Alcool ordinaire oo°............................................. so parties.
- Ether............................................................ 50 —
- Eau.............................................................. 15 —
- on immerge une pellicule impressionnée ayant été reportée sur un corps quelconque on constate, au bout d’un temps très court, que la membrane-support s’est considérablement gonflée, et qu’elle est devenue molle et distendue. Sans être dissoute, elle a perdu toute adhérence avec les autres membranes. La plus faible traction permet de la séparer, et cela sans aucun danger de détériorer la ou les autres membranes formant l’image.
- Ce nouveau procédé consiste, en conséquence, dans l’emploi pour le détachement de la membrane-support des pellicules, des dissolvants généralement connus du coton-poudre, sans autre limitation ni réserve que celle consistant dans la possibilité d’ajouter de l’eau à ces dissolvants. Les alcools, l’éther, l’acétone et les éthers de la série grasse, sont spécialement à mentionner.
- Ces dissolvants sont obligatoirement additionnés d’eau dans une proportion telle qu’ils ne puissent plus dissoudre le coton-poudre, ni les pellicules ayant ce produit comme base, mais seulement les gonfler considérablement par imbibition.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Ce procédé s’applique à la séparation des membranes-supports des pellicules n’ayant subi aucune préparation spéciale, absolument exemptes de caoutchouc ou de corps analogues ; il s’applique même aux images négatives ou positives au bromure d’argent obtenues sur la plupart des pellicules commerciales actuelles qui sont à base de coton-poudre. Il ne nécessite aucune dissolution du support.
- Photographie inaltérable en couleurs (B. F. 333.372 ; 20 mars 1903 ; 19 septembre 1903). Henry
- Reichel : « Procédé perfectionné pour la production de photographies inaltérables en couleurs naturelles sur du papier ».
- La présente invention a pour objet la production de photographies inaltérables en couleurs naturelles sur du papier ou sur d’autres surfaces de support par l’application du procédé dit aux trois couleurs.
- Les produits obtenus jusqu’à présent par ce procédé présentent, à part de la difficulté de leur production, le défaut d’être altérables à la lumière et ne peuvent par conséquent être utilisés que sous forme de photographies sur verre employées aux projections. Il en résulte que les photographes de métier n’ont pas pu s’en occuper d'une manière courante.
- Pour vaincre les obstacles qui s’opposent jusqu’à présent à la photographie en couleurs naturelles, il faudra créer un procédé par lequel il devient possible de produire séparément les trois épreuves divisionnaires pour qu’on puisse en examiner la force et la valeur des teintes avant leur réunion. De plus, l’effet de la lumière sur la couche sensible doit être directement visible pour qu’on puisse arrêter au moment voulu l’exposition sans l’emploi de photomètres et la coloration ultérieure de la photographie ne doit dépendre que de son intensité sans être influencée par la volonté de l’opérateur. La réunion des trois épreuves doit se faire d’une manière très simple et sûre et les photographies finies doivent être absolument inaltérables à la lumière pour conserver une valeur matérielle durable.
- Ce but est atteint par la présente invention.
- Le procédé consiste en ce que du papier photographique de décalcomanie recouvert d’une émulsion de chlorure d’argent contenant du chlorure de strontium ou de magnésium, et entièrement séché est exposé à la lumière sous les négatifs respectifs, lavé et fixé comme au procédé photographique usuel.
- Pour obtenir l’épreuve divisionnaire jaune 011 procède d’abord au lavage rationnel de l’épreuve respective, puis on la blanchit avec une dissolution de ferricyanure de potassium et d’acétate de plomb, on la lave, on la place un peu dans de l’eau acidulée, et, après un court rinçage, on la place dans la dissolution d’un sel métallique capable de former avec le ferrocyanure de plomb de l’épreuve un précipité de couleur jaune. Les sels métalliques qui conviennent à cette opération sont des vanadinates et des sels de chrome. Le renforçateur connu de Eder, qui se compose de ferricyanure de potassium et de nitrate de plomb 11e fait pas atteindre le but poursuivi.
- La copie devant former l’épreuve divisionnaire bleue est traitée par une dissolution formée d’un sel ferrique exempt de chlore et d’acide nitrique, additionné d’un excès de citrate d’ammonium et de ferricyanure de potassium et acidulé par de l’acide acétique cristallisable et par de l’acide chlorhydrique. On obtient ainsi une épreuve bleue parfaite dans tous ses détails.
- Pour obtenir l’épreuve rouge on emploie une dissolution de sulfocyanure d’or, de iodure de sodium et de carbonate de potasse (à la place du carbonate de potasse on peut aussi employer d’autres alcalis). Pour abréger la coloration il est avantageux d’employer ce bain avant le fixage de l’épreuve. Quand on veut obtenir postérieurement la coloration rouge d’une épreuve déjà fixée il faut que l’émulsion employée à la préparation du papier contienne déjà le sel de iode respectif. Le bain de virage ne se compose dans ce cas que de sulfocyanure d’or et de carbonate de potasse.
- Pour que les proportions des dimensions des différentes épreuves divisionnaires restent absolument pareilles et pour éviter la dilatation inégale du papier dans les bains on peut collodionner le papier avant d’y poser la couche d’émulsion à moins qu’on n’ait déjà employé du collodion comme émulsionnant.
- La réunion des trois épreuves divisionnaires en une seule épreuve définitive s’obtient comme suit :
- Les trois épreuves obtenues suivant les prescriptions qui précèdent sont successivement décalquées sur une plaque de verre enduite de cire et on colle du papier blanc au dos (après le séchage l’épi euve finie se détache d’elle-même du verre) ou on décalque dans l’eau chaque épreuve séparément sur une plaque de verre mince enduite de cire, on fait bien adhérer à l’aide du rouleau et on fait sécher. Après l’enlèvement du papier ayant servi de support aux épreuves on peut superposer les positifs ainsi obtenus et on peut en examiner la force et la valeur des couleurs avant de les réunir. Si l’une des épreuves divisionnaires ne suffit pas aux exigences on peut avec facilité la remplacer par une épreuve plus ou moins longtemps exposée ayant une coloration différente. On obtient l’épreuve finale en appliquant dans l’eau un papier gélatiné bien blanc sur l’épreuve divisionnaire jaune. Cette dernière épreuve peut aussi directement être obtenue sur du papier qui ne décalque pas et elle peut être employée ainsi. Cette épreuve qui se détache facilement du verre après son séchage est débarrassée de la couche de cire qui y adhère, puis elle est enduite de dissolution de gélatine et appliquée sur la seconde épreuve divisionnaire ; ensuite, on applique cette dernière de la même manière sur la troisième épreuve. Il est très simple et facile de faire concorder sous l’eau les trois épreuves divisionnaires. Après le séchage final on enlève du verre l’épreuve d’ensemble ainsi obtenue et on peut la coller sur du carton, etc., comme une photographie ordinaire.
- Quand 011 veut obtenir une épreuve transparente ou reporter l’épreuve d’ensemble sur d’autres surfaces telles que porcelaine, verre opale, etc., on emploie du papier dit de report à la place du papier simplement gélatiné.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- XXXI
- Châssis tendeur (B. F. 333.456; 30 juin 1903; 22 septembre 1903). Richard Beckmaxx : « Châssis
- tendeur pour applications photographiques ».
- L’invention a pour objet :
- i° Un châssis pour tension d’une feuille de papier sensibilisée, d’une pellicule ou de son équivalent, pour applications photographiques, caractérisé par un rouleau monté de façon à pouvoir tourner dans le châssis b et qui coopère avec une des extrémités de la feuille de papier e, le mouvement de rotation du rouleau permettant d’effectuer selon les besoins la tension plus ou moins forte de la feuille de papier
- (% O-
- Pendant que la feuille de papier ou la pellicule se trouve en tension depuis le début jusqu’à la fin des opérations photographiques, on peut la manipuler aussi commodément qu’une plaque photographique, c’est-à-dire qu’on ne la sort du châssis qu’après le développement, le fixage, le lavage et le séchage, opérations après lesquelles le châssis peut à nouveau être employé pour la tension d’une autre feuille de papier ou de son équivalent.
- Ce châssis tendeur est muni sur l’un ou sur deux côtés opposés d’un rouleau de tension grâce auquel on peut opérer avec plus ou moins d’énergie, selon les
- besoins, la tension de la feuille de papier ou de son équivalent disposé dans le châssis.
- 20 Une forme d’exécution du châssis revendiqué en i", caractérisée par une bande mobile a assujetie dans sa position de fermeture par un cliquet à ressort/fixé sur le châssis b, laquelle bande maintient par un côté la feuille de papier (e) insérée dans le châssis, et par un rouleau fendu divise en deux parties (i, m) susceptibles de tourner et dont le mouvement de retour est rendu impossible, ce rouleau pouvant être engagé ou non avec l’autre extrémité de la feuille de papier ;
- 30 Une forme d’exécution du châssis revendiqué en 1°, caractérisée par deux rouleaux f1, arbres a cames ou autres dispositifs analogues montés excentriquement dans le châssis b et qui recouvrent la feuille de papier (-e) ou son équivalent, insérée dans le châssis par son bord et qui, lors de leur rotation, tendent cette feuille en sens opposé et la serrent dans le châssis.
- Fié.
- REVUE DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- 77.16
- Sur la stabilité des sulfites et bisulfites alcalins. R. Namias f Revue Suisse de Photographie,
- décembre 1903, p. 513-518).
- Les dosages effectués par la méthode iodométrique ont montré à l’auteur la presque impossibilité de trouver dans le commerce des sulfites pratiquement purs; l’impureté dominante est le sulfate avec souvent aussi du carbonate provenant d’une préparation défectueuse lorsque le sulfite est préparé par saturation du carbonate au moyen du gaz sulfureux ; les échantillons les plus purs parmi ceux essayés titraient au maximum 90°, les plus nombreux de 60 à 70 % et les plus mauvais, d’ailleurs rares, de 30 à 40 %. Les expériences de l’auteur semblent montrer qu’à l’air libre le sulfite cristallisé se conserve mieux que le sulfite anhydre, par suite probablement de la moindre surface présentée à l’action de l’air. Il recommande de chasser l’air des bocaux avant de les fermer en les remplissant de gaz d’éclairage.
- Le métasulfite de potassium se conserve beaucoup mieux. L’auteur a pu conserver deux ans les échantillons sans constater d’altération appréciable ; l’analyse ne révélant que des quantités infimes de sulfate.
- R. Namias conseille en conséquence de préférer ce produit au sulfite neutre, en remplaçant 1 gr. de sulfite cristallisé par o gr. 4 de métasulfite de potasse cristallisé et neutralisant ensuite pour ramener à l’état de sulfite neutre, soit 3 gr. 5 de soude ou 5 gr. de potasse environ pour 10 gr. de métasulfite employés.
- 77.212.5
- Sur le papier salé. R. Namias (Revue Suisse de Photographie, mars 1904, p. 97-104).
- On sait que le papier salé tel qu’il est ordinairement préparé s’altère assez rapidement, par l’action du nitrate d’argent libre sur la fibre même du papier qui jaunit en peu de temps. Il exige aussi l’emploi de négatifs assez vigoureux.
- Ces inconvénients seraient évités si, après la sensibilisation au bain d’argent et séchage, le papier était immergé dans une solution d’acide oxalique à 5 % oi'i le nitrate soluble se transforme en oxalate insoluble. L’auteur a, depuis 1899. montré à diverses reprises l’intérêt de l’emploi de l’oxalate d’argent.
- Le chlorure d’argent seul est très sensible et donne des images très peu vigoureuses ; l’oxalate d’argent seul est très peu sensible, mais avec une exposition suffisante donne des images très vigoureuses et très intenses. Le mélange de chlorure et d’oxalate participe des propriétés de ses deux éléments et, s’il 11e possède pas la rapidité du mélange de chlorure et de nitrate d’argent des papiers salés actuels, donne des
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- images beaucoup plus vigoureuses cpii ne perdent que très peu pendant le virage, même si l’on vire au platine qui d’ordinaire ronge beaucoup les images sur papier salé.
- Si au lieu d’une solution pure d’acide oxalique on utilise comme bain final un mélange renfermant 2 % d’acide oxalique et 4 % d’acide citrique, on a les mêmes avantages; mais de plus, le papier peut être conservé bien plus longtemps sans altération. Du papier sensibilisé depuis un an se comportait aussi bien qu’au premier jour.
- O11 ne doit pas omettre de plonger les images, avant virage, dans une solution de sel commun, de façon à éliminer par rinçage préalable les acides oxalique et citrique qui pourraient détériorer les bains (1).
- Tous les bains de virage à l’or ou au platine, les virofixateurs et le virage à l’urane peuvent donner d'excellents résultats sur ce nouveau papier salé.
- 77.215.023.6
- L’Affaiblisseur Farmer, ses propriétés et son usage. C. Sturexberg (Revue Suisse de Photographie, décembre 1903, p. 519-526).
- L’affaiblisseur de Farmer, mélangé de deux solutions d’hyposulfite de soude et de ferricyanure de potassium, 11e mériterait pas les reproches que lui ont adressés divers auteurs. Généralement, on indique sa composition comme suit : ajouter du ferricyanure à un bain d’hyposulfite jusqu’à obtenir une coloration jaune paille. Cette indication est par trop sommaire, les effets variant notablement suivant la coloration et la proportion des constituants.
- Plus on ajoute d’hyposulfite, plus l’action de l’affaiblisseur est générale sur toute l’étendue de l’image ; plus on ajoute de ferricyanure et plus l’affaiblisseur s’attaque aux demi-teintes faibles.
- Pour une même proportion des constituants, la rapidité d’action du bain est d’autant plus grande que la concentration est plus grande, et dans ces conditions, l’action se porte davantage sur les demi-teintes.
- L’état neutre, acide, ou alcalin du bain a aussi une influence marquée; l'action du bain est d’autant plus modérée que l’on lui ajoute davantage de carbonate de sodium ; 011 peut arriver aussi à constituer un affaiblisseur dont l’action soit très uniforme sur toute l’étendue des demi-teintes; on évite en même temps la coloration jaune que présentent quelquefois les clichés trop longtemps maintenus dans le faiblisseur.
- En liqueur acide, l’effet se rapproche de celui obtenu en liqueur alcaline, mais l’action est très lente ; on peut ajouter aussi une notable proportion d’acide acétique sans avoir à craindre de précipitation du soufre. Pour l’usage on prépare les solutions
- I II
- Eau.........Q. S. pour 1000 ce. Eau.........Q. S. pour 1000 cc
- Hyposulfite de soude . . . 50gr. Hyposulfite de soude. . . 50gr
- Carbonate de soude crist. 100 gr
- La composition du bain varie suivant le cas à traiter.
- Pour affaiblir dans son ensemble un négatif trop dense ou une épreuve au gélatino-bromure trop développée on mélangera
- Solution II : 100 cc. + Solution III : 5 cc.
- appliquant de préférence ce traitement à un cliché ou une épreuve mouillés.
- Pour éclaircir un négatif trop gris ou voilé, ou comme opération préalable à un renforcement, on commencera avec le mélange
- Solution I : 100 cc. -f Solution III : 10 cc.
- forçant, en cours d’opération, la dose de III si l’effet 11’est pas suffisant.
- Pour l’enlèvement du voile 011 pour l’éclaircissement d’une épreuve sur papier au gélatino-bromure, on utiliserait les mêmes proportions que ci-dessus, mais 011 doublerait ou triplerait le volume par addition d’eau, de façon à éviter une action trop rapide dans la couche qui généralement est très mince.
- L.-P. CLERC.
- III
- Eau..........Q. S. pour 1000 cc.
- Ferricyanure de potassium. 50 gr.
- (1) En ce qui concerne l'utilité de cette pratique dans la manipulation de tous les papiers renfermant des sels organiques d'argent utilité mise en évidence dans le récent article de notre excellent confrère, M. R. Namias, résumé dans notre numéro de février 1904, nous croyons pouvoit rappeler un article publié par nous dans le numéro du tcr avril 1901 de la Photographie : « l.a Manipulation des papiers au citrate » dans lequel nous indiquions, en nous appuyant sur les mêmes raisons, la nécessité économique de cette précaution.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE NUe Série N° 37
- 6ravure t 2 & & et Impression
- en trois couleurs de î Prieur et Dubois et Puteaux-sur-Seine £
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- Le Portrait de la Temme
- à ses divers âges
- e titre de cet article peut paraître bizarre, au premier abord, — ou quintessencié. S’il est vrai pourtant, et nul ne le contestera parmi les amateurs photographes, qu’on ne saurait obtenir, en opérant au hasard, des résultats
- aussi dignes d’intérêt qu’en opérant avec discernement, pourquoi ne pas admettre qu’il y a des distinctions importantes à établir entre le portrait photographique de la fillette, celui de la jeune fille ou de la femme adulte et celui de la vieille femme ?
- Ces distinctions, sans tomber dans la minutie en aucune manière, sont de deux sortes :
- Les unes concernent exclusivement le modèle et les autres le travail photographique, mais, toutes sont fort étroitement liées dans tous les cas et si nous les établissons ici, pour le principe, nous ne les séparerons pas en les passant en revue ci-après à titre de simple indication.
- Cet article ne saurait prétendre, en effet, traiter à fond une matière aussi délicate, aussi complexe surtout.
- *
- * * *
- Pendant bien des mois, à partir du jour de sa naissance, le « bébé-fille » ne diffère guère du « bébé-garçon ».
- C’est une ébauche humaine dont le mouvement, la couleur et la forme manquent d’intérêt artistique.
- Cela réjouit ses auteurs et même, par extension, les êtres chez lesquels le sentiment de la famille est très développé, mais ce n’est pas beau dans le sens esthétique du mot, c’est même plutôt laid parce que cela
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- X... Crépuscule.
- cotoie le grotesque dans une foule de détails et à une foule de points de vue.
- Mais, à mesure qu’il avance en âge, le bébé s’améliore, — l’ébauclie se précise, — ses disproportions initiales se réduisent aussi bien dans la couleur que dans la forme; ses mouvements perdent de leur incohérence apparente et prennent peu à peu de l’expression; son regard s’anime d’une vague conscience et sa voix cesse d’être un cri incompréhensible pour devenir peu à peu une série de sons intentionnels.
- C’est à partir de ce moment qu’il commence a être sujet photographiable pour ses parents.
- Il y a, en effet, pour le père et la mère, un intérêt personnel des plus vifs dans la croissance, le développement, l’évolution du petit être. Mais cet intérêt est uniquement documentaire pour les étrangers et l’image du bébé n’offre aucun attrait artistique, par elle-même.
- A partir du moment où il marche bien seul, l’enfant, au contraire, commence à être un sujet agréable, quoiqu’encore fort imparfait, parce qu’il possède, dans le détail surtout, des mérites spéciaux.
- Sa tête est encore beaucoup trop grosse pour son petit corps ; son ventre est souvent trop développé ; ses extrémités lourdes et sans grâce manquent presque totalement d’expression ; le développement des jambes est hors de proportion avec celui du buste, mais avec le vêtement, les artifices de la parure peuvent masquer en partie ces défauts, tout en faisant ressortir les qualités inhérentes à cet âge, — en supposant, bien entendu, que le bébé est un très bel enfant.
- De trois à cinq ou six ans, les petits garçons et les petites filles sains, proprement tenus, élevés avec la sollicitude nécessaire à notre
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- époque et dans nos sociétés civilisées, ont un teint d’une fraîcheur exquise. Si les formes de leurs visages, trop rebondies, manquent d’expression en dehors des écarts d’états d’âme excessifs provoquant le rire ou les larmes, en revanche ces formes, trop pleines, ne sont pas désagréables à voir parce qu’elles expriment une surabondance de vitalité et de santé nécessaire pour la croissance: parce qu’elles sont parées des tonalités de chair les plus vives, mais aussi les mieux groupées dans une harmonie admirable et avec une délicatesse merveilleuse. A ce moment, les carnations d’enfants, — ceci s’applique surtout et même presque exclusivement au visage, — ont des suavités de coloris comparables à celles des fleurs. Soignée comme il convient et principalement au point de vue d’une propreté constante, l’épiderme infantile a d’ailleurs une finesse toute spéciale qui permet ces harmonies de couleurs à la fois brillantes, fraîches et d’une infinie douceur pourtant.
- Les enfants de l’âge dont il s’agit ont, en outre, leur merveilleux teint mis en valeur par des auréoles de cheveux blonds ou châtains qui font à leurs figures le cadre le plus heureux. Légers, vaporeux, frisés ou bouclant, toujours de nuances particulières, les cheveux des enfants sont le complément naturel et indispensable de leur teint.
- Quant à la physionomie du petit être, si elle manque d’expression, parce que sa mentalité, trop peu développée, ne comporte que des sentiments élémentaires, si elle ne s’anime guère que de gaîté ou de chagrin et presque toujours sans mesure, c’est-à-dire avec l’exagération de ces deux
- x...
- Le soir tombe
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- IOO
- sentiments opposés, en revanche cette animation violente se produit avec la plus grande facilité. Pour un rien, à tout moment, l’enfant passe de la réjouissance à la désolation et réciproquement. Mais ces maxima ne sont pas chez lui des convulsions plutôt déplaisantes comme chez l’adulte. La grimace du rire et celle des pleurs sont adoucies dans la physionomie infantile par l’excès de rondeur des formes et par le caractère très futile qu’elles revêtent invariablement. Une bouche sans amertume, un front sans pli, des yeux ingénus, empêchent toujours l’excessif bonheur ou l’excessif chagrin du bébé d’être pour nous très ridicule ou pénible.
- Enfin, de trois à six ans, le sexe du sujet tend à se traduire dans les expressions rudimentaires de son visage et dans l’ensemble de ses mouvements. On commence à deviner, malgré l’absence de tout signe distinctif dans la voix et le costume qu’on est en présence d’une petite fille ou d’un petit garçon.
- Essayons à présent de dégager des considérations sommaires précédentes le modus faciendi rationnel du portrait de la petite fille :
- Tout d’abord, il est évident et connu d’ailleurs, qu’en raison de l’extrême mobilité du sujet, de la difficulté ou de l’impossibilité de lui faire garder
- quelques s e -condes, un m o uve ni e n t, une attitude, une expression, le portrait instantané est celui qui s’impose.
- Le photographe professionnel, avec des objectifs à grande ouverture et des lumières artificielles intenses obtient le portrait de la petite fille assez aisément. Il a toutes les ressources d’écrans, de réflecteurs et d’incidences lumineuses propres à favoriser le succès de son opération à l’intérieur.
- M,I<S M . Gandon.
- Solitude.
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- Mais, par contre, sa lumière artificielle est impropre à l’exacte traduction des teintes, qui sont pourtant l’élément principal de l’attrait du sujet.
- A cet égard, l’amateur, ayant la faculté d’utiliser la lumière naturelle du jour, en plein air, et l'orthochromatisme, est dans des conditions bien meilleures que le professionnel.
- De plus, par cela même qu’il reproduit l’enfant an dehors, il le place dans un milieu plus normal, physiologiquement parlant, et plus favorable, par conséquent, à son exacte portraicture.
- L’enfant sain éprouve inconsciemment un impérieux besoin de plein air.
- Confiné dans un appartement, surtout si le temps est beau, il devient vite mal à l’aise, nerveux, chagrin; il se déprime, ne revient à son vrai naturel que par à-coups.
- Dehors, au contraire, il se calme, s’épanouit comme une fleur, aussi bien au moral qu’au physique et montre sa vraie nature.
- On fera donc le portrait de petite fille en plein air, en instantané, et avec toutes les ressources de l’orthochromatisme. Ces trois conditions premières sont fondamentales mais, — comme les trois mousquetaires légendaires, qui étaient quatre, — elles ne vont pas sans une quatrième condition tout aussi primordiale et non moins essentielle : la liberté du sujet.
- La mentalité et la nature de l’adulte sont tellement éloignées de celles de l’enfant qu’il n’y a plus entres elles que de lointains rapports.
- J. Jové. ‘ Déclamation.
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- La mère la plus tendre, la plus incessamment occupée de sa petite fille; celle qui, au contact continu de ce jeune être s’est faite à elle-même une sorte de rajeunissement souvent accusé par un langage tout émaillé de mots enfantins est encore trop peu apte à concevoir les vagues pensées, les sensations, les sentiments de sa propre créature pour prétendre les diriger dans tel ou tel sens sans contrainte.
- X .. Georges.
- Elle a beau faire, quand elle veut porter l’attention de son enfant sur un point, lui donner un mouvement, une attitude, une expression, c’est ton-jours en lui faisant violence, moralement ou physiquement qu’elle atteint plus ou moins mal son but.
- L’intervention du père a des résultats encore inférieurs et celle de l’étranger provoque le plus souvent, on le sait, des révoltes furieuses ou d’insurmontables terreurs.
- En matière de portrait photographique, on doit poser comme axiome qu’il ne faut pas essayer de faire donner à l’enfant ce qu’il ne donne pas de lui-même. Pour l’avoir naturel, vrai, il ne faut rien dire, le laisser à son initiative la plus absolue et se contenter de guetter, en se plaçant à son niveau, c’est-à-dire généralement très près de terre, le moment où il se présente dans les conditions de mouvement, d’éclairage, d’expression les meilleures.
- Or, ceci implique, on le conçoit, l’emploi obligatoire d’un appareil à
- main.
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- io.3
- Il faut pouvoir à tout instant se déplacer, abaisser ou élever l’appareil, l’orienter sans délai dans n’importe quel sens.
- Les autres conditions à remplir sont encore très importantes.
- Au soleil, l’enfant serait incommodé par les rayons directs et ceux - ci donnent aux ombres, par contraste avec l’éclat qu’ils prêtent aux surfaces qu’ils frappent, des duretés fâcheuses.
- C’est donc à l’ombre, mais dans un lieu aussi découvert que possible, où la plus grande quantité de lumière diffuse peut être obtenue, qu’il convient de placer l’enfant.
- Un fond de verdure est excellent pour faire ressortir l’éclat des tonalités claires du visage de la petite fille. A condition toutefois, que ce fond soit assez loin d’elle pour rester flou quand les traits de l’enfant seront nets.
- Ce fond de verdure doit être, en effet, assez imprécis pour ne pas solliciter l’attention, mais pour détourner au contraire la tentation d’une analyse; celle-ci devant se concentrer exclusivement sur le seul sujet: le portrait.
- Avec un modèle en constant déplacement, la ressource d’écrans pour tamiser la lumière et de réflecteurs pour atténuer les ombres portées est impossible. Mais à défaut de ces accessoires, on peut éviter l’excès des ombres portées du visage de la jeune fille, — que sa taille exigüe place très près du sol, — en choisissant un emplacement où le terrain est très clair, une allée sablée par exemple, au lieu d’une pelouse dont la verdure ne jetterait aucun reflet sur l’enfant.
- En été, on coiffe parfois les enfants de chapeaux très larges et à grande ouverture par devant qui rappellent les vastes chapeaux des gri-settes de 1830. Ces coiffures légères, faites en étoffes claires, presque transparentes (mousseline de coton ou de soie) sont des écrans parfaits pour tamiser la trop vive lumière sur les parties hautes du visage. Us
- M:le M. Gandon. Sous bois.
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- ont^l’avantage dans le cas qui nous occupe de faire partie du sujet et de se trouver toujours sur lui quels que soient ses déplacements.
- Enfin, un livre d’images, qui fixe l’attention du petit modèle, sans trop la violenter, et que le sujet tient sur ses genoux, constitue aussi quand il est assez grand un très bon réflecteur pour les parties inférieures de la face.
- Le costume et l’arrangement de la petite fille sont les derniers détails principaux qui sont appelés à soulever les plus grandes discussions entre le photographe amateur et les parents de son petit modèle.
- La maman surtout a des idées très arrêtées sur le costume et la parure de sa progéniture... et si ces idées sont mauvaises au point de vue artistique, le seul à considérer pour nous, il est mal aisé d’obtenir qu’elle y renonce.
- Supposons qu’elle voudra bien comprendre les raisons données par l’opérateur ou qu’elle lui obéira de confiance et mentionnons les principales conditions esthétiques à respecter.
- Les cheveux de la petite fille, comme nous l’avons dit précédemment, sont tout d’abord le meilleur encadrement de son visage ; il importe donc de ne pas les cacher ; de ne pas en réduire le volume avec des collages à la pommade ou des tiraillements par des peignes, mais de rendre ces cheveux, toujours fins et vaporeux naturellement, aussi vaporeux, aussi légers que possible par un lavage préalable (la veille, par exemple, car il faut qu’ils soient secs) et par des artifices d’ondulation ou de frisure s’il y a lieu, c’est-à-dire quand les cheveux sont naturellement ondulés,
- J. Jové. Enfant de Bohême.
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- Belondrade.
- La pêche des sous.
- ou frisés, afin d’accuser le caractère d’ondulation ou de frisure. Car, il ne faut pas, en effet, aller ici au delà de notre pensée et transformer en règle invariable ce qui n’est qu’une indication générale; on dénaturerait l’enfant en le frisant, si ses cheveux ne frisent pas du tout au naturel ou en les ondulant, s’ils ont pour caractère vrai d’être raides et plats.
- Portraicturer l’enfant tête nue est le plus souvent ce qu’il y a de mieux. Mais, si pour des raisons diverses, il y a lieu de lui mettre une coiffure, il convient de se rappeler qu’en outre du cas de chapeau tami-seur de lumière dont nous parlions précédemment, les grands chapeaux mis en arrière sont ceux qui avantagent le mieux l’enfant.
- Sous une vaste coiffure, la tête, toujours trop développée pour son petit corps (épaules, buste), paraît moins disproportionnée.
- Quant aux vêtements, ils sont trop soumis à la mode pour qu’on puisse se risquer à en déterminer le genre. Il faut se borner à rappeler que les attaches du cou chez l’enfant sont généralement défectueuses et et qu’il vaut mieux les cacher que les découvrir. Quand la petite fille devient fillette, au contraire, le cou, s’allongeant, — s’il ne s’allonge pas trop, — gagne à être mis en évidence. Cette remarque ne s’applique donc qu’à la toute petite fille.
- De la « façon » du costume, rien de précis à dire pour les exigences de mode précitées mais pourtant, quant aux couleurs, il faut absolument signaler l’inconvénient des teintes trop claires, surhmt dans les tonalités
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- bleues et violettes ou mauves, — a fortiori l’inconvénient du blanc.
- Si fraîches que soient les couleurs du visage de la petite fille, par rapport aux couleurs très claires des étoffes et surtout par rapport au blanc, elles sont trop montées de ton, trop vigoureuses, pour ne pas souffrir du rapprochement.
- Le visage d’enfant le plus frais, s’il est environné de blanc paraîtra trop noir en photographie, même avec le secours de l’orthochromatisme.
- Les parents se récrieront avec raison, disant : « Mais notre petite fille est blonde et sur votre épreuve en dirait une brunette ! ! ».
- Ou bien : « Notre enfant n’est pas blonde, mais elle a le teint le plus clair du monde et vous en avez fait une petite mulâtresse !! ».
- En résumé, il faut donc, autant que possible, proscrire les couleurs de vêtements trop claires en se rappelant, parce que cet exemple est caractéristique, combien semblent « pruneaux » les malheureuses petites qu’on photographie en costume de communiantes.
- (A suivre.) LOUIS BORDAT.
- Mllu M. Gandon.
- Cascade de Colombières (Hérault).
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- La Plaque sensible au jaune et au vert et l’Ecran jaune
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- aintenant que nous nous sommes rendu compte des propriétés des différentes plaques ortliochromatiques dont nous pouvons disposer, ainsi que des propriétés des écrans jaunes dont nous devons faire usage, nous allons voir quel parti nous pouvons en tirer au point de vue
- pratique.
- Nous supposons que nous utilisons, comme écrans colorés, des écrans jaunes de nuance pure, c’est-à-dire possédant un maximum de transparence pour le jaune et le vert.
- L’emploi combiné de l’écran jaune et de la plaque orthocliromatique a pour objet, nous l’avons dit, d’obtenir des différentes colorations du sujet que nous désirons reproduire, un rendu aussi correct que possible.
- Or, je crois nécessaire de définir tout d’abord ce qu’il faut entendre par rendu correct.
- A mon avis, une épreuve positive possédant cette qualité est celle qui nous traduira en noir, gris et blanc les diverses tonalités d’un sujet polychrome, de la même façon que pourrait le faire un artiste doué d’une vue normale quant à la perception des couleurs, cet artiste exécutant son travail à l’encre de Chine, le noir correspondant à l’absence totale de lumière et de couleur, le gris aux différentes tonalités du sujet et, aux valeurs des colorations de celui-ci, enfin le blanc aux grandes lumières et à l’absence de toute couleur.
- Dans une épreuve correcte au point de vue orthochromatique, toute nuance, quelle que soit sa tonalité ou son intensité, doit être traduite par une demi-teinte plus ou moins accusée, mais jamais par du noir, puisque la sensation de couleur est une sensation lumineuse ; ni par du blanc, puisque
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- cette sensation de couleur implique Vabsence d’un groupe plus ou moins important des radiations spectrales, constituant la lumière blanche.
- Lorsque nous avons étudié les plaques ortliocliromatiques, nous avons, à la suite des essais, été amenés à constater qu’une certaine émulsion possédait pour le bleu, une sensibilité encore six fois plus considérable que pour le jaune (plaque A).
- Devons-nous en conclure que, pour obtenir d’un sujet les jaunes en valeur, par rapport aux blancs, nous devrons sextupler la pose normale?
- Ceci serait vrai si nous désirions procéder à une sélection des couleurs; mais il n’en est plus de même s’il s’agit ôé interpréter les valeurs
- cas, la durée de l’augmentation du temps de pose devra être telle, que lors du tirage de l’épreuve positive, les jaunes purs se détachent en légère grisaille sur les parties blanches du modèle.
- C’est ainsi qu’en pratique, avec une plaque orthochromatique six fois moins sensible
- au jaune qu’au bleu, le coefficient par lequel doit être multiplié le temps de pose normal, doit être réduit au chiffre 4 environ. L’interposition d’un écran jaune entraîne une augmentation dans la durée du temps de pose pour ainsi dire insignifiante, si la coloration de cet écran n’est pas trop intense, et s’il possède surtout une grande transparence pour les radiations jaunes du spectre.
- Des considérations du même ordre nous amènent à réduire au chiffre 13 par exemple, le coefficient 35 ou 40 que nous avons trouvé, comme exprimant la sensibilité de notre plaqite pour le bleu par rapport à celle qu’elle possède pour le vert.
- De ce qui précède, nous voyons déjà qu’avec une émulsion orthochro-matique de cette nature, et en faisant usage d’un même écran coloré, la durée du temps de pose variera suivant que nous voudrons faire venir
- relatives des jaunes, des blancs de notre sujet. Dans
- Fig. I (F. Monpillard). Effet de nuages.
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- en valeur, soit le jaune, soit le vert, puisque dans le premier cas, nous devrons multiplier par 4 la valeur de la durée de la pose normale, dans le second par 13.
- Première conclusion à tirer de ce fait: le coefficient de temps de pose ne peut et 11e doit pas uniquement s'appliquer à l’écran. C’est donc une erreur de dire : tel écran multiplie la pose par 10, par exemple, — la plaque pouvant jouer, en pratique, un rôle prépondérant.
- Seconde conclusion : avec un même écran jaune et line même plaque orthocliro-matique du type de celle que nous envisageons en ce moment, nous pourrons faire varier la durée du temps de pose dans des proportions assez considérables, suivant la nature du sujet que nous désirons interpréter.
- Deux exemples vont me servir à expliquer ma pensée.
- Nous sommes au bord de la mer, l’horizon est sans limites: à droite, une partie de la côte rocheuse se dessine ; le ciel est chargé de nuages passant et repassant devant le disque solaire, produisant à tout moment des effets de lumière aussi inattendus que séduisants pour l’amateur. Nous sommes bien tentés de saisir l’un de ces « effets de nuages ». Que
- Fig. 2, 3 et 4.
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- faut-il pour y réussir? — Il faut que nous cherchions à reproduire tous les modelés des nuages qui sont traduits par des teintes grises plus ou moins intenses. Pour que ces modelés soient bien mis en valeur, nous devons éviter que les radiations bleues et violettes qu’ils réfléchissent et surtout que les parties bleues du ciel encore visibles, n’impressionnent la plaque sensible.
- Nous serons donc amenés à employer un écran jaune qui aura précisément pour effet à'éteindre ces bleus et ces violets; notre plaque sensible au jaune et au vert n’utilisera donc que les radiations jaunes que laisse passer l’écran, et, comme la plaque considérée (d) possède pour celles-ci une sensibilité relativement considérable, nous pourrons opérer rapidement. C’est ainsi que, par bonne lumière, il nous sera possible de faire de l’instantané.
- C’est dans ces conditions qu’a été obtenu l’effet de nuages (fig. i), au mois d’aout à dix heures du matin, soleil voilé, objectif travaillant à //8, écran jaune pur, de nuance d’intensité moyenne, pose 1/60 de seconde.
- De la même manière, nous pourrons opérer dans les hautes montagnes. Sur ces sommets inondés d’une éclatante lumière, nous aurons intérêt, pour obtenir des images satisfaisantes de vues de glaciers, à éviter par l’emploi de l’écran jaune que les colorations bleuâtres qu’ils réfléchissent n’impressionnent trop violemment la plaque sensible et ne nuisent à la beauté et à l’exactitude de l’épreuve photographique.
- En un mot, avec des plaques de ce type, nous pourrons, en combinant leur emploi à celui d’un écran jaune, opérer en « instantané » chaque fois que, favorisés par une belle lumière, nous ne devrons pas utiliser les colorations du sujet dont nous désirons conserver le souvenir.
- S’agit-il maintenant d’un paysage dans lequel dominent les verdures ? — Les conditions sont alors totalement différentes. En effet, nous devons chercher, pour obtenir tous les détails, pour traduire aussi fidèlement que possible toutes les tonalités de ces verdures, à faire en sorte que ces différentes colorations agissent sur la plaque sensible, à les utiliser, par conséquent. Or, comme la plaque orthochromatique dont nous disposons en ce moment possède pour les radiations vertes une sensibilité relativement faible, dans les mêmes conditions de lumière, avec le même écran jaune, nous serons amenés à augmenter d’une façon très notable la durée du temps d’exposition; nous ne pourrons plus opérer en instantané; il nous faudra toujours poser, peu si la lumière est abondante, et si la teinte jaune de l’écran interposé est de faible intensité.
- L’épreuve intitulée « Dans la verdure » en est un exemple. Le négatif 8 X io a été obtenu sur plaque du type dont nous venons de parler» avec le même écran jaune que celui qui nous a servi à faire notre « effet
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- de nuages », objectif travaillant à/n, belle lumière d’août, pose deux secondes.
- Nous n’avons ici que des verdures, un personnage et le ciel. Grâce à l’emploi combiné de la plaque et de l’écran, et à la durée de la pose, il nous a été possible d’obtenir une épreuve dans laquelle les valeurs entre le ton crème de l’ombrelle et celui des verdures, se trouvent rendues d’une façon assez satisfaisante, ainsi que tous les détails de ces verdures.
- Si le ciel ayant été agrémenté par des nuages, nous avions voulu obtenir ceux-ci, il aurait alors été nécessaire de réaliser une absorption plus complète des bleus : dans ce cas, interposer un écran jaune plus foncé, dont la présence nous aurait amenés à augmenter la durée du temps de pose dans une légère proportion. C’est ainsi que pour obtenir le négatif qui nous a servi à exécuter la figure 7 de notre précédent article, dans laquelle sont venus à la fois les nuages et les verdures, il a failli poser trois secondes.
- Tel est le parti que l’amateur peut tirer du type actuellement le plus courant des plaques orthochromatiques sensibles au jaune et au vert.
- De ces essais, il résulte donc bien nettement que l’augmentation de la durée normale du temps de pose n’est pas un coefficient fixe et invariable appartenant uniquement à l’écran; il varie, au contraire, suivant la nature du sujet, les conditions dans lesquelles nous opérons, le résultat que nous désirons obtenir, et ceci, par suite de l’inégale sensibilité de l’émulsion utilisée, pour les groupes des radiations pour lesquelles elle a été ortliochromatisée.
- L’expérience suivante va maintenant nous servir à démontrer que ce coefficient d’augmentation de la durée du temps de pose que l’on a le tort d’attribuer à l’écran, varie, pour un même filtre, avec la nature de l’émulsion orthochromatique mise en usage.
- Voici un émail de Soyer fils, représentant Hilda, Walkyrie Scandinave: les cheveux sont d’un blond extrêmement pâle; sur ceux-ci se trouve disposé un ornement dont le centre est violet foncé; la tunique est de même coloration avec ornements dorés.
- Une plaque orthochromatique sans écran m’a donné un négatif normal, c’est-à-dire dans lequel tous les modelés dans les parties presque incolores sont venus en valeurs, avec une pose de 4 secondes; mais les parties violettes se trouvent traduites par du gris clair, alors que la chevelure présente une tonalité sombre. Les valeurs se trouvent par conséquent renversées (fig. 2).
- Interposant un écran jaune et posant 20 secondes, nous avons obtenu un négatif dont nous avons tiré une épreuve dans laquelle les différentes tonalités sont mises en valeur: la chevelure traduite par une
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- teinte claire, aux modelés bien ménagés et les ornements violets, ainsi que la tunique, par une note sombre (fig. 3).
- Or, j’avais à ma disposition un autre type de plaque orthochroma-tique pour laquelle j’avais constaté expérimentalement par des essais au spectrograplie, que sa sensibilité pour le jaune par rapport au bleu était double de celle de la précédente.
- Opérant avec le même écran, dans des conditions de lumière identiques et posant 10 secondes, j’ai obtenu un négatif comparable au précédent, sinon meilleur, l’épreuve positive que j’en ai tirée me donnant une image dans laquelle les valeurs des différentes colorations se trouvent traduites d’une façon plus harmonieuse (fig. 4).
- Ainsi, avec le mê?ne écran et deux plaques orthochromatiques différentes, j’ai pu, bien que faisant varier la durée du temps de pose dans une proportion de 50 %, obtenir deux résultats sensiblement identiques.
- Dans l’étude que nous avons faite de la plaque sensible au jaune et au vert, j’ai signalé l’importance que présentait cette augmentation de la sensibilité des émulsions pour le jaune et le vert par rapport à celle qu’elles avaient conservée pour le bleu, au point de vue de l’harmonie des images et du plus grand degré d’exactitude avec lequel nous pouvons espérer traduire les diverses colorations de nos sujets.
- Avec ces dernières émulsions, en effet, il deviendra possible d’obtenir à l’extérieur, même avec des poses courtes, en ayant recours à un écran jaune de nuance claire, les verdures d’un paysage et les nuages du ciel. Nous pourrons aborder les études de sous bois sans craindre ces violentes oppositions de lumière, qui nuisent presque toujours au charme de ces études ; nos lumières seront alors bien ménagées et les verdures complètement fouillées jusque dans les parties les plus ombragées.
- Si enfin nous travaillons avec une émulsion orthochromatisée avec les nouveaux colorants : Orthochrom T, rouge d’éthyle, etc., les conditions seront encore plus favorables et les résultats meilleurs.
- Ils se rapprocheront enfin de la perfection le jour où, comme je le disais dans mon dernier article, nous posséderons une émulsion présentant pour les différentes couleurs du spectre une sensibilité équivalente à celle de la rétine humaine normale.
- Avec une semblable émulsion, nous supprimerons l’emploi de l’écran jaune. Or, c’est là un avantage considérable; nous allons le démontrer.
- Si nous décomposons un écran jaune en ses éléments, nous trouverons d’abord une glace transparente, puis une matière colorante jaune.
- Considérons d’abord la glace transparente et supposons-la incolore. Cette glace, disposée sur le trajet des rayons lumineux qui vont former l’image, va, par l’une des faces polies, agir comme un miroir et réfléchir dans sa direction première 8 % environ du faisceau incident, donc perte
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- d’une partie de la lumière du seul fait de la présence de la glace. Je passe encore sous silence celle résultant de l’absorption produite par le milieu transparent.
- Donc, si nous réussissons, par un artifice quelconque, à supprimer l’emploi de cette glace, nous éviterons cette perte de lumière et, dans des conditions identiques, la durée du temps de pose pourra être réduite dans de notables proportions.
- La solution du problème consiste donc à abaisser le plus possible le degré de sensibilité de l’émulsion pour le bleu et le violet, sans nuire à celle qui lui a été communiquée pour les autres radiations.
- Ce résultat peut être obtenu en teignant la couche sensible avec une matière colorante jaune n’ayant aucune action sur le bromure d’argent, mais jouant le rôle d’écran coloré.
- Certaines émulsions au collodio-bromure d’argent peuvent ainsi être rendues orthochromatiques et travailler sans écran jaune si nous leur ajoutons une petite quantité d’une solution d’éosine associée au picrate d'ammoniaque (i).
- S’inspirant de ces faits, L. Vidal, proposa de recourir à une solution de ce colorant pour teindre les couches orthochromatiques au gélatinobromure d’argent (2).
- Par des expériences méthodiquement conduites, MM. A. Alinari et le Dr L. Castellani, montrèrent que des résultats des plus intéressants pouvaient être obtenus en immergeant une plaque préablement ortho-cliromatisée à l’érythrosine dans un bain composé de
- Picrate d’ammoniaque....................... 0.65 cg.
- Dextrine.................................... 2.5 —
- Eau distillée............................... 100 cc.
- Après dessiccation, une plaque ainsi préparée, exposée anx radiations directes du spectre, présente une sensibilité tout à fait remarquable pour le jaune et le vert, alors que celle-ci décroit pour le bleu et le violet (3).
- C’est à un artifice de fabrication de ce genre qu’est dû le résultat que nous a donné la plaque dont nous avons montré la courbe de noircissement en terminant notre dernier article (fig. 4).
- En raison des propriétés qu’elle possède: grande sensibilité pour le jaune et le vert, moindre sensibilité pour le bleu et le violet, cette plaque,
- (1) Emulsions orthochromatiques au collodio-bromure d’argent, du Dr Albert de Munich, Bulletin de la Société française de Photographie, 1890, p. 43; du Colonel J. Water-liouse, Bulletin de la Société française de Photographie, 1892, p. 400.
- (2) Bulletin de la Société française de Photographie, 1891, 2e série, T. VII, p. 163.
- (3) Bulletin de la Société photographique italienne, I904, p. 3.
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- A B C
- Fig. 5. Triptyque de fleurs.
- nous l’avons clit, semble se rapprocher de l’émulsion idéale. Elle doit donc nous permettre d’obtenir, sans écran jaune, avec une augmentation de temps de pose relativement faible, des effets orthochromatiques satisfaisants.
- Voici un bouquet composé d’une rose-thé de teinte très claire, d’un dahlia simple jaune-soufre, également très léger, d’un petit soleil jaune d’or, d’un autre dahlia simple brun-rouge, très foncé, le tout surmonté d’une branche de montbretia jaune orangé; au pied du vase, à gauche, une reine-marguerite de couleur violet-mauve, assez clair, à droite, un chrysanthème d’été jaune d’or.
- La figure 5 a montre ce qu’a donné une plaque ordinaire, non orthochromatique, avec une pose de 2 secondes; les jaunes et les orangés sont traduits par des teintes allant du gris au noir; aucun détail dans les étamines; le violet de la reine-marguerite paraît beaucoup plus lumineux que le jaune de notre chrysanthème.
- A cette plaque ordinaire, nous avons substitué une de ces plaques, plus sensibles au jaune qu’au bleu et au violet, etc. Avec le même temps de pose nous avons fait un second négatif de ce bouquet. La figure 5 b montre le résultat obtenu: les jaunes clairs de la rose-tlié et du dahlia soufre sont rendus avec plus d’exactitude; le jaune d’or du soleil et du chrysanthème, l’orangé du montbretia, ne sont plus traduits par des masses noires exemptes de détails, les modelés apparaissent. Cependant, bien que ce résultat soit déjà fort intéressant, il ne pouvait nous satis-
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- faire : le rendu orthochromatique n’était pas encore absolument correct; le violet de notre reine-marguerite et le jaune de notre chrysanthème, deux colorations dont la luminosité est de valeur bien différente, étant traduites par des teintes de même intensité.
- La sensibilité de cette plaque pour le violet était donc encore trop considérable par rapport à celle du jaune; une légère correction était nécessaire. Nous l’avons réalisée en interposant un écran jaune pur, de nuance très claire; mais, comme nous l’avons fait remarquer, la présence de cet écran amenant nécessairement une perte de lumière, nous avons jugé nécessaire de poser 3 secondes att lieu de 2.
- Fi*. 6 (F. Monpillard). Fioute du phare à Belle-lsle.
- La figure 5 c nous montre le résultat obtenu: les tonalités entre la reine-marguerite et le chrysanthème sont ramenées à leurs véritables valeurs respectives; de même pour celles des autres fleurs; le jaune orangé du inontbretia lui-même, traduit par une demi teinte, est rendu d’une façon correcte.
- Si nous considérons que la durée du temps de pose normal (2 sec.) n’a été augmentée que dans une proportion relativement faible (3 sec.), nous avons là un exemple particulièrement frappant de l’influence que peut avoir la nature de la couche sensible, au point de vue du rendu des valeurs des colorations en photographie orthochromatique.
- Ce résultat, obtenu à l’atelier (1), me permit de supposer que, par la
- (1) Je profite de cette occasion, pour remercier très vivement notre sympathique et fidèle abonné, M. Pessard, de Belle-lsle, qui, pendant les vacances dernières a mis son atelier à ma disposition pour exécuter ces essais.
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- combinaison de ces plaques et d’un écran jaune, de nuance très légère, il serait possible d’obtenir, au dehors, des instantanés avec des verdures, traduites autrement que par des masses noires sans détails, et des ciels dans lesquels les nuages apparaîtraient.
- Mes prévisions furent, en effet, réalisées et la figure 6 montre un paysage qui, à défaut de cachet artistique, est particulièrement démonstratif, en ce sens que, bien qu’ayant opéré au i 20e de seconde, ce sont les pignons des maisons éclairées par le soleil qui, seuls constituent la note claire du sujet, alors que le fond de verdure, bien que de tonalité plutôt sombre, se trouve être détaillé; à l’horizon, des nuages très légers apparaissent dans le ciel.
- Au cours de l’article que j’ai écrit l’an dernier sur la photographie dans les pays chauds et humides (1), j’émettais cette hypothèse que, pour compenser le peu d’éclat photogénique de la lumière dans ces régions, par suite de l’état de saturation de l’humidité de l’atmosphère, il y aurait grand avantage à se servir de plaques sensibles au jaune et au vert.
- Bien que Belle-Isle soit encore fort éloignée des régions équatoriales, je nie suis demandé s’il ne serait pas possible de me placer dans des conditions presque semblables, en choisissant l’époque et l’heure favorables.
- L’année 1903 ayant été particulièrement humide, le climat bellilois étant extrêmement doux, par suite de la proximité du Gulf Stream, l’expérience pouvait être tentée en choisissant le moment du jour où le soleil, sur son déclin, étant r —
- très bas sur l’horizon, ses rayons traversent une gran-
- de épaisseur d’atmosphère, chargée d’humidité. Les propriétés ac-tiniques de la lumière se trouvent considérablement atténuées en raison de l’ab-
- Fig. 7 (F. Monpillard).
- Vallée de Nauscol à Belle-Isle.
- (1) La Photographie Française, janvier 1903, n° 22, p. xo.
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- sorption des radiations' violettes, résultant de la présence de la vapeur d’eau.
- Les figures 7 et 8 montrent le résultat de cette expérience. La première, est la reproduction d’une épreuve tirée d’après un négatif obtenu sur plaque extra-rapide, non orthochromatique, pose 1 30e de seconde; pour la seconde, le négatif fut exécuté du même point, à la même heure, avec une plaque orthochromatique du même type que celle qui servit à la reproduction des fleurs, écran jaune, très clair, pose 1 20e de seconde.
- La différence est frappante et montre tout le parti que le voyageur peut tirer de l’emploi des plaques sensibles au jaune et au vert.
- Rendu correct des diverses colorations des fleurs, détails dans les verdures, dans les instantanés de paysages, sont obtenus, grâce à l’emploi d’une plaque notablement plus sensible au jaune et au vert, qu’au bleu et au violet. Cependant, nous
- avons vu que cette sensibilité pour les radiations les plus réfrangibles du spectre était encore telle, que l’interposition d’un écran jaune était nécessaire.
- Or, je le répète, l’idéal dans la photographie orthochromatique, réside dans la suppression totale de l’écran jaune.
- J’ai montré que sa présence entraînait déjà une perte de lumière de 8 % environ; nous savons, d’autre part, que la nature de la coloration exerce une influence capitale sur la valeur du rendu des tonalités des diverses couleurs, et qu’il est nécessaire que cette coloration soit telle, qu’elle laisse passer intégralement le groupe du jaune et celui du vert.
- Nous possédons une série d’écrans de teintes graduées, présentant précisément ces qualités. En combinant leur emploi à celui de plaques sensibles au jaune et au vert, pouvons-nous espérer obtenir, dans tous les
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- cas, un rendu correct des diverses colorations du sujet que nous désirons reproduire (i) ?
- Ce rendu correct sera réalisé à la condition que dans le sujet en question il n’existe aucune partie présentant des teintes pures et saturées comprises dans les régions les plus réfrangibles du spectre.
- Fig. 9. Spectres.
- Par teinte pure et saturée, je désigne toute coloration pigmentaire absorbant, du faisceau de lumière blanche qui M’éclaire, la totalité des
- Fig. 10. ' Spectres.
- radiations colorées autres que celles comprises dans une région plus ou moins étendue, mais parfaitement définie du spectre.
- Si, prenant une plaque sensible au jaune et au vert, nous en expo-
- (i) N’envisageant que l’emploi de la plaque sensible, au jaune et au vert, je néglige pour l’instant l’interprétation des colorations rouges.
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- F. Monpillard.
- Fig. I I .
- Fig. 12.
- sons successivement diverses parties, dans le châssis multiplicateur du spectrograplie, aux radiations du spectre, en interposant chaque fois devant la fente du collimateur une cuve à faces parallèles contenant des solutions d’une même matière colorante jaune de plus en plus diluées, nous constatons, après développement et fixage de notre plaque, qu’au fur et à mesure que la quantité de matière colorante répartie par unité de surface diminue, l’étendue de la région absorbée dans le bleu et le violet se trouve également réduite (fig. g), mais aussi, que cette absorption, toujours complète, correspond à une extinction totale de la région considérée, cette extinction subsistant, même en faisant varier la durée du temps de pose dans des proportions assez étendues.
- C’est ce que montre la figure io. Pour une même intensité de la teinte de l’écran et des temps de pose variant dans la proportion de i à 16, la région spectrale située au-dessous de la ligne /v n’a produit aucune impression sur la plaque sensible.
- Mais, ces radiations absorbées par la coloration de notre écran sont des radiations colorées, produisant, par conséquent, sur notre rétine une sensation lumineuse. Si dans notre sujet se trouve une coloration comprise dans la région spectrale absorbée par la teinte de l’écran, et, si cette coloration est pure, c’est-à-dire ne renvoie pas d’autres radiations étrangères à celles-ci, la plaque sensible ne recevra aucune impression et, lors du
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- I 2 I
- tirage positif, cette coloration se trouvera être traduite par du noir, résultat incorrect au point de vue du rendu orthocliromatique.
- L’exemple suivant va mettre ce fait en évidence.
- Parmi les fleurs d’un bouquet, j’ai disposé sur des reines-marguerites blanches à droite, une pensée violette de nuance très foncée, au bas et à gauche une reine-marguerite violet-mauve assez intense, à la partie supérieure une hampe de véronique d’un bleu-violet très soutenu.
- L’épreuve obtenue avec la plaque non orthochromatique m’a donné, pour ces différentes fleurs, des tonalités claires alors que les soleils jaunes apparaissent noirs (fig. n).
- L’emploi d’une plaque orthochromatique et d’un écran jaune m’a permis de redresser les valeurs (fig. 12). A dessein même, j’ai légèrement surexposé : il en est résulté que la nuance jaune d’or des soleils est venue aussi claire que le blanc des reines-marguerites.
- Or, malgré cette surexposition, la véronique et la pensée sont traduites par deux niasses noires sans modelés et sans détails. Par suite de leur nature et de leur état de saturation, la nuance de ces deux fleurs n’a pas agi sur la couche sensible parce qu’elle a été totalement absorbée par la coloration jaune pourtant très légère de l’écran utilisé.
- En résumé, par suite des progrès apportés dans la préparation des émulsions sensibles au jaune et au vert, de l’emploi de nouveaux colorants, de cet artifice de fabrication qui consiste à colorer la surface de la couche, la sensibilité de ces plaques pour le jaune et le vert par rapport au bleu et au violet s’est trouvée peu à peu réduite, au point de devenir inférieure à l’unité.
- Ces résultats, nous pouvons maintenant en apprécier toute l’importance, puisque, grâce à eux, il nous est possible d’utiliser, dans des circonstances analogues, des écrans jaunes dont la coloration étant de moins en moins intense, éteignent par conséquent une région de moins en moins étendue dans le violet.
- De ce fait, nous nous trouvons à même de réaliser des rendus orthochromatiques de plus en plus corrects, au point de vue de la traduction des valeurs des orangés, des jaunes et des verts par rapport aux bleus et aux violets.
- Cependant, malgré ces notables progrès, nous nous trouvons encore dans la nécessité de recourir à l’écran jaune.
- De ce qui précède, il semble résulter que la solution véritable du problème réside dans la suppression de ce palliatif dont les effets nuisibles sont négligeables, il est vrai, pour la majeure partie des amateurs qui utilisent principalement la plaque sensible au jaune et au vert pour le paysage; mais, ils ne le sont plus dès que nous désirons reproduire des fleurs, des tableaux, des étoffes, si, comme je l’ai fait remarquer notre
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- sujet présente des régions, possédant des colorations bleues et surtout violettes pures et un peu intense.
- L’avenir de l’orthochromatisme est entre les mains du fabricant d’émulsions; les résultats acquis en ces derniers temps donnent tout lieu d’espérer que nous ne sommes peut-être pas loin de la solution définitive de cet intéressant problème.
- F. MONPILLARD.
- M110 M. Ganelon
- Passage à gué.
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- Les
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- de la Photographie
- Les Progrès de la Radiographie
- Y
- !n résumé, toutes les extractions des corps étrangers logés dans l’organisme exigent des localisations très précises de ces corps. C’est seulement quand on sait exactement où l’objet se trouve, qu’il est possible de l’extraire, en réduisant au minimum les délabrements opératoires.
- Or, dès 1897, méthode imaginée par M. Contremoulins pour localiser les projectiles logés dans la boîte crânienne, a donné, avec une merveilleuse précision, la solution du problème des localisations exactes.
- Voici comment l’auteur lui-même en exposait le principe, dans un article publié par la Revue internationale d’'électrothe'rapie et de radiographie :
- « Etant donné une tête (fig. 4) contenant un projectile x, voici comment nous déterminons la position exacte de ce dernier, par rapport au squelette :
- « Sur trois points quelconques du squelette de la face, nous appliquons les extrémités des trois branches d’un compas (à trois branches) a. b. c. qui est relié au support en a’b’c’, portant à droite, la plaque photographique E E’ v, à gauche, les deux tubes de Crookes L L\ maintenus également dans des rapports constants avec la plaque et la tête (fig. 5).
- « Si nous actionnons tour à tour ces tubes, nous voyons qu’ils viennent projeter l’ombre du projectile x en deux endroits différents de la plaque E E’. (Les endroits que nous avons désignés sur la figure 4 par les lettres p p’ pour le tube Z, et p” p’” pour le tube L’i)
- « Or, si nous pouvons ensuite déterminer exactement dans l’espace l’emplacement des deux sources de production de rayons X, d’une part; et d’autre part, si nous pouvons perforer la plaque sensible en / et l’ au centre des ombres projetées du projectile, nous aurons ainsi la possibi-
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- lité de mener deux droites, — des fils tendus par exemple — allant de chaque source lumineuse au centre de chaque projection. Et ces deux droites viendront se couper en un point de l’espace qui représentera exactement le centre du projectile.
- « Supposons qu’il nous soit possible, après l’exécution de deux radiographies, d’enlever la tête de ce dispositif sans modifier en rien les rapports du compas-repère de la face, des deux tubes de Crookes et de la plaque photographique. Il est bien évident que si nous tendons alors deux fils allant des foyers des tubes au centre des ombres projetées par eux, nous aurons, avec la plus parfaite exactitude, la position du centre du projectile par rapport à la face du sujet, c’est-à-dire aux extrémités des trois branches du compas, représentant la position de cette face dans l’espace au moment de l’exécution des deux radiographies.
- « Enfin, si nous relions au corps du compas une aiguille venant relever la position de l’intersection des fils, c’est-à-dire du centre de la balle, nous aurons tous les éléments nécessaires pour localiser exactement l’emplacement de celle-ci (fig. 6). »
- Telle est la théorie. Dans la pratique, pour réaliser ces opérations, il a naturellement fallu construire un appareil spécial, qui s’adapte à toutes les têtes, et qui, parfaitement rigide, assure le rapport constant indispensable, entre les extrémités des branches du compas qui prennent points de repère sur la face du sujet, les foyers des tubes de Crookes et la plaque sensible.
- Comme cet article n’est pas un traité de radiographie, nous n’expliquerons ici aucune des opérations, très essentielles, qui consistent à tatouer sur la face du sujet, les points de repère pris avec le compas; la détermination exacte des foyers d’émission de rayons X pour le placement des fils dont le croisement donne dans l’espace l’emplacement exact du projectile, par rapport aux extrémités des branches du compas; enfin,
- Fig. 4.
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- l’adjonction an compas d’une quatrième branche articulée, dont l’extrémité porte une aiguille, coulissant dans un guide, qui relève la position exacte du projectile au croisement des fils, en limitant la course de coulissement de l’aiguille avec une bague de butée.
- Quand toutes les opérations de la localisation radiographique sont terminées, le compas-repère avec sa quatrième branche, et l’aiguille indicatrice de celle-ci, représentent exactement l’emplacement du projectile. Il pourrait servir directement à l’extraction, mais on le remplace dans la pratique par un autre compas presque identique dit compas d’opération qui se règle exactement d’après le compas-repère et qui est construit de façon à pouvoir être stérilisé, car il servira au cours de l’mtervention chirurgicale, à guider le chirurgien à tous les 7noments de F opération.
- En effet, lors de l’opération d’extraction, le sujet étant endormi, il suffit de placer le compas d’opération stérilisé, de telle façon que ses trois branches s’appliquent exactement aux trois points tatoués sur la face du sujet.
- Alors, l’aiguille indicatrice de la quatrième branche montre au chirurgien ; i° par la direction de l’aiguille dans quelle direction il doit aller pour atteindre le projectile; 2° par la distance qui sépare la bague de butée du coulisseau, à quelle profondeur dans la boîte crânienne se trouve le projectile à extraire.
- Il est bien entendu que le compas d’opération peut toujours être reporté sur le compas-repère, afin de déterminer, suivant les cas, la voie opératoire que le chirurgien juge plus sûre ou plus facile qu’une autre.
- Dans la pratique, et pour plus de simplification, le compas d’opération est muni de deux aiguilles indicatrices qu’on règle l’une sur l’autre, et qui permettent de choisir toutes les orientations souhaitables au gré du chirurgien. La voie opératoire adoptée, et l’aiguille, en coulissant dans sa glissière, ayant d’abord montré sur la surface du crâne le point de trépanation à pratiquer, les tissus sont incisés, écartés, la boîte crânienne mise à nu et sa perforation exécutée par les procèdes de trépanation. à droite, les tubes de Crookes.
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- En replaçant alors le compas d’opération sur les points de repère de la face du sujet, puis en amenant l’aiguille indicatrice au contact de la matière cérébrale à nu, le radiographiste fait voir au chirurgien dans quelle direction et, — par la distance qui sépare encore la bague de butée du coulisseau, — jusqu’à quelle distance il doit aller chercher le projectile.
- Autant de fois qu’il le juge nécessaire, le chirurgien peut faire replacer le compas d’opération stérilisé sur le crâne et quand enfin l’aiguille indicatrice de ce compas peut, en coulissant, arriver à l’extrémité de sa course,
- Fig. 6. Compas d’opération indiquant la direction
- et la profondeur à laquelle se trouve le projectile cherché.
- sa pointe touche le projectile ; il n’y a plus qu’à saisir celui-ci avec une pince pour le retirer.
- La précision de la méthode et de l’appareil sont tels qu’ils ont permis de retrouver en pleine matière cérébrale des fragments de grains de plomb. Les localisations qu’ils donnent sont rigoureusement exactes à un demi millimètre près et facilitent tellement ces interventions intra-crâniennes, jadis considérées comme irréalisables, qu’un de nos célèbres chirurgiens, après bien des interventions toutes couronnées de succès, qualifiait l’appareil dont il s’agit de « guide-âne » pour exprimer combien il rendait facile et sûr l’extraction des projectiles intra-crâniens.
- Par la même méthode géométrique, mais simplifiée et au moyen du même appareil modifié, M. Contremoulins fournit des localisations
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- exactes de corps étrangers situés dans n’importe quelle partie de l’organisme.
- Mais on conçoit aisément que si cette méthode et ces instruments donnent l’indication la plus précise d’un point cherché, ils peuvent donner de même l’indication d’une série de points. Souvent un projectile se divise en fragments à la rencontre de parties osseuses. Il y a aussi le cas où le sujet a reçu plusieurs balles ; enfin des os brisés par le ou les projectiles forment des éclats (esquilles osseuses) qui sont localisés avec autant de précision qu’une seule balle.
- Le nombre des localisations exactes que le radiogra-phiste peut faire est en quelque sorte illimité.
- Or, en pratique radiographique, à l’égard de malformations spéciales, cette multiplicité possible des localisations est très précieuse, car elle permet de déterminer exactement des bourgeonnements de la matière osseuse ou des défauts de conformation d’une extrême importance.
- Chez la femme, par exemple, la forme du squelette du bassin et ses dimensions ont dans le rôle reproducteur que la Nature lui assigne, une portée primordiale, et sur lequel il serait superflu d’insister ; il suffit de l’indiquer.
- La méthode de localisation radiographique de Contremoulins, dans ce cas particulier, avec le même dispositif, fournit en quelques instants les éléments d’une mensuration exacte du bassin qu’aucune autre méthode ne donnerait avec autant d’exactitude et surtout avec la discrétion qui convient dans un cas aussi délicat, — quand la famille de la personne est assez éclairée pour réclamer cette indication si capitale au moment où elle convient.
- Radiographie de main faite par M. Contremoulins (1897).
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- La métroradiographie permet ainsi des mensurations exactes de toutes les parties de l’organisme qui donnent des images nettes avec les rayons X. Elle est à la radiographie simple ce que l’analyse chimique quantitative est à l’analyse chimique qualitative... et c’est tout dire, car, dans la majeure partie des circonstances, aussi bien en médecine qu’en chirurgie, connaître le cas est fort peu de chose; ce qu’il faut surtout c’est la connaissance de Y importance du cas.
- (A suivre.)
- L. GASTINE.
- Th. Simon.
- Invalides de la Marine au Palais (Belle-lsle).
- GRAV. FT )MP. PRIEUR & DUBOIS. PUTEAUX
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- N° 37.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- AVRIL 1904.
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- Une étiquette imprimée portant la mention : Votre abonnement expire avec le présent numéro, est collée, sur la couverture de la Revue, pour avertir MM. les Abonnés de la fin de leur abonnement. Ils sont instamment priés, à réception, de le renouveler par mandat-poste, comme ci-dessus.
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- A titre d’essai, les trois derniers numéros parus sont envoyés contre un mandat-poste à M. Grand, au prix de : 3 francs pour Paris, 3 fr. 50 pour les Départements, 4 fr. 50 pour l’Union postale.
- Pour tout ce qui concerne la Rédaction, adresser les Communications, 156, Avenue de Suffi'en, Pans XVe.
- Pour ce qui concerne /'Administration : Abonnements, Échanges, Dépôts, Annonces, adresser la correspondance à l’Administrateur, 13, Rue Delarivière-Lefoullon, Puieaux-sur-Seine.
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- En comparant le hors-texte en couleurs que nous publions aujourd’hui avec l’affiche originale d’Hugo d’Alési, nos lecteurs pourront se faire une idée de ce que peut donner la photographie trichrome dans ses applications industrielles.
- Le Portrait, de M. Cromer, est parfait de naturel et de simplicité; comme toujours, la petite scène Taquinerie, de M. G. Léo, est prise sur le vif.
- » »
- Toutes nos félicitations à Mlle M. Gandon pour le goût avec lequel elle sait interpréter le paysage; chaque épreuve dénote de la part de son auteur une science consommée de la « mise en plaque » : Passage du gué, Solitude, mais surtout Cascade de Colombieres, sont de véritables petits tableaux.
- 9*
- M. Jové a fait deux bonnes choses avec son Enfant de Bohême et Déclamation ; l’expression et le geste s’harmonisent ici d’une façon parfaite.
- ¥¥
- M. X... a cherché à jouer avec les difficultés et il a réussi à les vaincre ; de ses deux épreuves : Crépuscule, le Soir tombe, se dégage bien ce sentiment de mélancolie que nous éprouvons souvent, à la chute du jour, surtout lorsque le ciel est chargé de nuages d’aspect menaçant.
- Georges est un portrait sans prétention et la Pêche aux sous, de M. Belondrade, une petite scène toujours amusante dont le « Continent noir » n’a pas seulement le monopole.
- * S
- Rien à dire pour les autres illustrations, puisqu’elles accompagnent le texte aupuel elles se rapportent.
- Echos
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- Le Stéréo-Club Français.
- La création d’une nouvelle société, exclusivement consacrée aux applications photographiques de la stéréoscopie paraît-elle répondre à un véritable desideratum ? Le nombre des amateurs s’occupant de cette branche de la photographie l’explique. La diffusion de la stéréophotographie a été très grande dans ces dernières années, et on peut dire que c’est surtout grâce aux nombreux appareils lancés dans le commerce, qu’un regain a pu se produire.
- Les Sociétés existantes 11e délaissent pas les procédés stéréoscopiques, mais, envisageant toutes les branches de la Photographie, elles ne pouvaient
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- pas donner satisfaction complète aux nombreux amateurs qui se consacrent presque exclusivement à ce genre. Il a donc paru, aux promoteurs du Siêrêo-Club Français, qu’il y avait quelque chose de nouveau et d’utile à tenter.
- Créer à Paris un centre spécialement dévoué à la stéréophotographie, et aux procédés qui s’y rattachent, en développer et en répandre le goût par des causeries, des conférences, des excursions pratiques, des concours entre ses membres, éditer une Revue exclusivement destinée au but social, et publiant les travaux et les stéréogrammes des sociétaires, faciliter les échanges d’épreuves et la communication des clichés entre les amateurs, en un mot grouper tous ceux qui aiment la stéréoscopie pour le plus grand profit de chacun, telle a été l’idée initiale et tel est le programme du Stérêo-Clnb Français.
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- Un nouveau procédé de photographie des couleurs.
- Le public a été si souvent trompé par les soi-disantes découvertes de photographie des couleurs que le jour où l’on découvrira un procédé vraiment pratique, il l’accueillera encore avec méfiance. Le procédé dont je veux parler aujourd’hui n’est pas un procédé de « photographie des couleurs » mais de « photographie en couleurs », c’est-à-dire qu’il ne rend pas les véritables couleurs de la nature, mais il se contente de nous donner des épreuves polychromes rendant approximativement les couleurs de l’original.
- Comme ce procédé utilise le tirage au charbon, il serait peut-être bon que je dise d’abord en quelques mots en quoi consiste ce procédé. Je suis certain que cette digression est inutile pour un grand nombre de lecteurs, mais il y a beaucoup d’amateurs qui ne connaissent ce procédé que de nom, pour en avoir entendu parler souvent. Les débutants en photographie ne commencent généralement pas par étudier les traités de photographie, pour avoir l’occasion de connaître ce procédé, et d’autre part les revues photographiques n’en parlent pas, d’abord parce que le sujet n’est pas nouveau, et ensuite par crainte de répéter trop souvent la même chose. C’est justement en quoi les publications ont tort ; car ceci éloigne de leur cercle de lecteurs un grand nombre de débutants qui trouvent les articles du journal trop savants et incompréhensibles pour eux.
- Après ces quelques mots d’explication, revenons à notre tirage au charbon et exposons ses principes. Si l’on mélange une matière colloïde : gélatine, gomme arabique, empois d’amidon, dextrine, etc., avec un bichromate soluble, on obtient un produit qui a la propriété de devenir insoluble après avoir été exposé un certain temps à la lumière. Le papier au charbon ordinaire est recouvert à sa surface d’un
- mélange de gélatine et d’un pigment coloré insoluble. Ce mélange est sensibilisé en trempant le papier dans une solution de bichromate de potasse. Après séchage le papier est exposé au jour sous un négatif. La venue de l’image ne peut être suivie comme avec les papiers aux sels d'argent, l’insolubilisation 11’étant accompagnée que d’une faible coloration, invisible à cause de la grande richesse en pigment de la couche gélatinée. Les parties transparentes du négatif laissant passer beaucoup de lumière, les parties du papier sous-jacentes seront insolubilisées dans toute leur épaisseur ; dans les portions du négatif correspondant aux demi-teintes, l'insolubilisation n’aura lieu que dans la partie supérieure de la couche et enfin sous les grands noirs du négatif la couche ne subira aucune insolubilisation. Plongeons maintenant notre papier au charbon impressionné dans de l’eau chaude. Les parties entièrement insolubilisées n’éprouveront aucun changement et donneront les noirs de l’image, dans les demi-teintes la couche se dissoudra en partie et donnera des noirs moins foncés, tandis que dans les parties correspondant aux grands noirs du négatif, la couche pigmentaire n’ayant reçu aucune impression lumineuse, elle se dissoudra entièrement et laissera le blanc du papier à nu, en donnant les grandes lumières. Pourtant le papier impressionné ne peut être développé en cet état à cause de l’insolubilisation partielle des demi-teintes. En effet, dans les demi-teintes la couche de gélatine n’étant pas insolubiliséc dans toute son épaisseur, la partie inférieure de la couche se dissoudra dans l’eau chaude et la partie supérieure n’ayant plus d’adhérence avec le papier se détachera entièrement. Le résultat sera une image heurtée. Pour éviter cet inconvénient, on a recours au transfert. On se sert à cet effet d’un papier gélatiné qu’on met en contact dans l’eau avec le papier impressionné. Ce dernier fait corps avec la couche de gélatine du papier transfert et après les avoir laissé en contact quelque temps on détache le papier qui sert de support à la couche pigmentaire, cette dernière adhérant au papier transfert. De cette façon, la partie supérieure des demi-teintes adhérant au papier elle ne pourra plus se détacher au développement.
- Revenons maintenant au but de cet article et exposons ce nouveau procédé de photographie en couleurs. Ce procédé a ceci de particulier qu’il n’a nullement besoin de négatifs spéciaux. Le premier négatif venu peut servir à tirer des épreuves en couleur. Voici comment : supposons un négatif sur plaque ordinaire (non orthochromatique) d’un paysage avec un ciel bleu, de la verdure et une muraille rouge. Dans ce négatif les grands noirs correspondront au ciel, la verdure sera représentée par des noirs moyens, et la muraille rouge sera entièrement transparente. Tirons maintenant ce négatif sur un papier recouvert de 3 couches superposées de gélatine pigmentaire au lieu d’une seule :
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- la couche inférieure rouge, la moyenne verte et la couche supérieure bleue. Les grands noirs de l’image ne laissant passer que peu de lumière, la couche supérieure colorée en bleu sera seule inso-lubilisée. La lumière pouvant passer en plus grande quantité à travers les noirs moyens, elle insolubi-lisera non seulement la couche bleue mais aussi la couche verte. Enfin la lumière pouvant passer en grande quantité dans les clairs (correspondant aux rouges de l’original) toutes les trois couches : bleue, verte et rouge seront insolubilisées. On procède maintenant au transfert du papier et on développe à l’eau chaude comme dans le procédé au charbon ordinaire. Le développement se fera de la façon suivante : dans les parties correspondant au ciel, les couches rouge et verte non insolubilisées se dissoudront et seule la couche bleue adhérera au papier. Nous aurons donc un ciel bleu. Dans les verdures, la couche rouge se dissoudra et laissera paraître la couche verte ; ceci nous donnera les verts de l'image, et enfin dans les parties correspondant aux rouges, les trois couches étant insolubilisées, la couche rouge restera à la surface.
- En pratique, on ne se contente pas de trois couches et on ajoute une quatrième colorée en jaune. Autrement les jaunes manqueraient dans l’image. Il est évident que pour des négatifs faits sur plaques orthochromatiques il faudra se servir d’un papier préparé autrement que celui décrit plus haut.
- Ce procédé n’existe pas seulement en théorie, mais aussi en pratique, car le Dr Neuhauss — c’est un article (T) publié par ce savant qui m’a servi à rédiger cette note, — a vu des épreuves faites par cette méthode chez M. Hesekiel, à Berlin. C’est cette maison qui mettra en pratique cette nouvelle invention due à un officier autrichien, M. von Plawik. (Photo-Revue.)
- ¥ ¥
- Le reportage photographique.
- Dans un récent article sur le reportage photographique, nous indiquions ses conditions techniques et les causes qui retardent son développement.
- C’est une profession qui tend sans cesse, en effet, à naître et le Matin, quotidien politique de Paris, en donne une nouvelle preuve par la lettre circulaire suivante qu’il adresse à tous les amateurs de photographie :
- Monsieur,
- Nous avons l’honneur de vous informer qu’après avoir fait tous les sacrifices possibles pour renseigner régulièrement ses lecteurs de la manière la plus exacte et la plus rapide, le Matin a décidé de
- développer encore davantage le reportage photographique qui doit devenir dans un grand quotidien, une des branches les plus importantes de l’information.
- Dans ce but, nous avons installé dans l’hôtel du Matin de vastes vitrines accessibles au public, pour l’exposition permanente de photographies sur les événements d’actualité et les personnages en vue, et nous nous proposons de donner dans les colonnes du journal une large place à la reproduction photographique de tous les faits de France et de l’Etranger.
- Afin de nous aider à poursuivre notre but, nous faisons appel au concours de tous les photographes amateurs et professionnels qui voudraient bien nous envoyer le jour même (car la rapidité d’informations s’impose aux journaux quotidiens ) les épreuves des clichés d’actualités se produisant dans leur région. Comme nous désirons contribuer dans une certaine mesure au remboursement des charges occasionnées par ces envois, il sera alloué : 2 francs par envoi d’une ou plusieurs épreuves du même fait et reconnues assez intéressantes pour être exposées dans nos vitrines, et io francs pour chacune des épreuves reproduites dans le Matin. Chaque photographie exposée ou reproduite, portera la mention du nom de l’auteur. Dans le cas où les épreuves ne pourraient être utilisées, elles seraient renvoyées par retour du courrier.
- Pour faciliter leur tâche, après une série d’envois intéressants, nous délivrerons aux personnes dont nous aurons pu apprécier les capacités, une carte de correspondant photographe les accréditant comme correspondants et les recommandant à la bienveillance des autorités et administrations.
- Nos correspondants, en possession de leurs cartes, seront priés d'en user a'vec discrétion et ils n’exigeront, en aucun cas, ce qu’en général on leur accordera avec bienveillance.
- Cette carte ne sera valable que pour une année, renouvelable si le correspondant s’en est montré digne, et s’engage moralement à nous fournir dans la mesure du possible, tous les documents photographiques que son initiative lui fera rechercher et ceux que nous lui indiquerons, aux conditions stipulées plus haut, à moins d’un travail tout à fait spécial.
- Tous les correspondants dont les envois leur vaudront la carte, seront priés dans un intérêt général, de nous envoyer, au préalable, une attestation signée de deux personnes patentées ou notoirement connues de leur localité, nous garantissant de leur honorabilité, à moins qu’elles n’occupent des fonctions officielles, ou soient eux-mêmes en vue ou connus par nous.
- Avec le concours de tous les adeptes photographes, qui sont légion, le Matin doit pouvoir obtenir des résultats très intéressants dont il les remercie vivement à l’avance et qui lui permettront d’appor-
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- La guerre russo-japonaise, à peine commencée, a déjà contribué au développement d’une industrie nouvelle, mais qui s’étend sur le monde avec une intensité et une rapidité fort inquiétantes : il s’agit de la cinématographie.
- Comme tout événement important doit nécessairement se traduire aujourd’hui, pour l’admiration des masses, sur des pellicules sensibles, un industriel malin s’est mis en devoir de reproduire des rencontres entre Russes et Japonais ; mais, comme la distance est connue entre Paris et le Yalou et que les voyages coûtent fort cher, il a trouvé plus avantageux de fréter sur le pavé de la capitale, deux petites ai niées de gens, plus ou moins sans ouvrage, pour les mener dans ces anciennes carrières voisines de Paris qui ont servi jadis à construire la métropole, plus récemment à cultiver les champignons et même à M. et Mme Carrara, à rôtir des garçons de recettes ; là, il les a revêtus d’oripeaux, qui russes, qui japonais et : allez-y ! — les deux armées se sont livrées, en face de l’œil enregistreur de l’appareil, à une imitation vive et animée des combats dont la Corée est en ce moment le théâtre.
- Vous voyez d’ici le succès qu’eussent eu auprès du public ces scènes de cinématographe, dans lesquelles nous eussions pu reconnaître, au lieu des types locaux, les physionomies parisiennes de nos ouvreurs de portières et de nos chevaliers du boulevard extérieur ; on en eût conclu que ces Russes et ces Japonais avaient un peu perdu leurs types respectifs, mais, par ces temps de civilisation intense, rien n’étonne plus.
- Aujourd’hui, hélas ! le truc est dévoilé, car il paraît que ces figurants d’une reconstitution anticipée ont pris leur rôle tellement au sérieux qu’ils en sont venus aux mains et se sont battus sans rire. L’un d’eux a été traduit hier en police correctionnelle, mais le tribunal, bon enfant, l’a tout de même acquitté !
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- Congrès, expositions
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- La ville de Nantes organise pour le mois de septembre prochain unc Exposition internationale et générale, dans laquelle une place est réservée à la photographie (Groupe III : Instruments et procédés généraux des lettres, des sciences et des arts).
- Tout en signalant cette exposition, nous ferons remarquer à ses organisateurs qu’ils commettent, en ce qui concerne la photographie, une faute grave en ne la favorisant pas de la gratuité d’emplacement et de droits d’inscription qu’ils accordent aux œuvres des arts du dessin.
- Cela n’est pas le moyen d’attirer des exposants qui concourent en somme à l’attrait de l’Exposition autant que les peintres et les sculpteurs, et qui n’étant pas des industriels ou des marchands, mais des artistes, méritent les mêmes égards que leurs confrères des arts du dessin.
- **
- Concours de Photographie, le 12 mai 1904, dans le Bassin de Meulan. — Le Photo-Club Meulanais organise, entre tous les amateurs, un concours de photographie qui aura lieu le jeudi de l’Ascension, à l’occasion de la fête annuelle du Cercle de la Voile de Paris.
- Les épreuves soumises au concours devront représenter des scènes nautiques prises le 12 mai 1904
- dans le bassin de Meulan, avant, pendant ou après les régates ; leur nombre n’est pas limité.
- Le jury sera composé de personnalités prises exclusivement en dehors du Photo-Club Meulanais et appréciera les épreuves au double point de vue artistique et documentaire.
- Le concours comprendra deux séries : la première réservée aux épreuves sur papier et la deuxième aux épreuves sur verre pour projections.
- Les épreuves sur papier devront être tout au moins collées sur carton ; tous les procédés de tirage et tous les formats seront admis dans cette série.
- Les épreuves pour projections seront du format 8,5x10, doublées d’un verre blanc, bordées et montées conformément aux décisions du congrès.
- Les récompenses offertes par le Cercle de la Voile de Paris consisteront, pour la première série, en une médaille de vermeil, une médaille d’argent et une médaille de bronze ; pour la deuxième série, en une médaille d’argent et une médaille de bronze.
- Les envois devront être adressés à M. le Président du Photo-Club Meulanais, à Meulan (Seine-et-Oisc) et parvenir à destination avant le 31 mai, dernier délai.
- Les récompenses offertes seront décernées du : 31 mai au 15 juin.
- Nota. — Les régates commenceront à 1 heure et se termineront vers 3 ou 4 heures.
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- Les Sociétés photographiques de Dreux, Mantes et Pacy-sur-Eure organisent à Dreux, du 15 mai au Ier juin, sous le haut patronage du Photo-Club de
- ETAT RÉCAPITULATIF DES EXPOSITIONS ET CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE 1904
- DURÉE DATES d’envoi VI LUES ORGANISATEURS RENSEIGNEMENTS
- 3 mai au 5 juin 10 avril Paris Photo-Club de Paris Ecrire au Secr. du Club, 44, rue des Mathurins, Paris.
- — — 15 — — Comité d’études photochromatiques Ecrire au Secr. du Club, 44, rue des Mathurins, Paris.
- — — 30 — Madrid La Eotografia Ecrire à M. Escobar, Victoria, 2, Madrid.
- 12 juin au 24 juillet 1e1' juin La Haye Société « Daguerre » Ecrire au Secr. Géné. Conrad-kade, 63, La Haye.
- — — 30 — Paris Société Kodak Ecrire à M. Eastman-Kodak, 5, Avenue de l’Opéra, Paris.
- 1e1' au 31 octobre 20 septembre Berlin Deutsche Gesellschaft Ecrire à M. F. Goerke, 32, Maas-senstrasse, Berlin \V.
- 15 au 31 octobre 30 — Paris La Photo. Française Ecrire à M. L. Gastine, 156, avenue de Suffren, Paris.
- — — 30 — Londres Société Luna Ecrire à M. P. Thibaud et Cie, 69, rue Ste-Anne, Paris.
- - — 31 décembre — Société Barnet
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- Paris, leur Première exposition régionale annuelle de Photographie.
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- Article premier. — L’Exposition est ouverte aux membres de toutes les Sociétés de France et de l’Etranger.
- Art. 2. — Seront admis à cette exposition tous les genres, tous les formats, tous les procédés.
- Art. 3. — Les emplacements seront gratuits.
- Art. 4. — Seront seules admises, les épreuves montées sur carton rigide ou encadrées. Plusieurs épreuves pourront être réunies sur un même carton.
- Art. 5. — Les épreuves devront être l’œuvre personnelle des exposants.
- Elles porteront très lisiblement, le nom de l’exposant, le nom de la société à laquelle il appartient, le titre du sujet et, autant que possible, l’indication du procédé employé.
- Art. 6. — Le nombre des épreuves est illimité ; elles 11e pourront être retirées avant la clôture de l’exposition.
- Art. 7. — Le dernier délai de réception est définitivement fixé au 10 mai.
- Art. 8. — Tout colis qui parviendrait en mauvais état sera refusé.
- Art. 9. — Les frais d’envoi et de retour sont à la charge des exposants. Les caisses d’envoi devront porter distinctement le nom et l’adresse de l’expéditeur.
- L’expéditeur est prié d’y joindre la liste exacte des œuvres envoyées.
- Art. 10. — La réexpédition sera faite dans les 12 jours qui suivront la fermeture de l’exposition.
- Art. 11. — Toutes mesures seront prises pour éviter les risques de détériorations. Cependant le Photo-Drouais n’assume aucune responsabilité en cas de perte ou d’accident.
- Art. 12. — Les envois seront adressés au questeur du Photo-Drouais : M. Albert Ernouf, rue aux Tanneurs, 2.
- Art. 13. — Chaque exposant pourra réclamer au questeur une carte permanente d’entrée personnelle.
- Art. 14. — Le comité du Photo-Drouais décernera un diplôme d’honneur à l’auteur de tout œuvre qui, par son caractère artistique ou ses qualités techniques, lui aura paru plus particulièrement remarquable.
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- Mode d’emploi
- Tirage. — Eviter de manipuler au grand jour les feuilles sensibles destinées à être développées, le révélateur ayant pour effet de rendre apparentes les moindres impressions reçues par le papier.
- Charger les châssis-presses à la lumière diffuse faible ou à la clarté d’une lampe. Ne pas examiner au jour la venue de l’épreuve.
- L’exposition au jour cesse lorsque l’ensemble de 1 image est indiqué faiblement.
- Pour atteindre ce but, il faut exposer le châssis environ : 2 à 3 minutes en été, 10 minutes, et même davantage, en hiver.
- Ce renseignement n’est qu’approximatif et s’entend pour un châssis exposé à l’ombre.
- Développement. — Le Révélateur Citrate Lumière est concentré et contenu dans deux flacons : le flacon A (verre blanc), le flacon B (verre jaune).
- Pour développer une épreuve 9x12 dans une cuvette de même format, mélanger dans un verre :
- Solution A (flacon blanc) (1) . . 5 cc.
- Eau......................50 cc.
- et ajouter au moment même du développement :
- Solution B (flacon jaune) (1). . 2 cc. 5
- Pour des épreuves de dimensions supérieures, augmenter proportionnellement ces quantités.
- Verser le contenu du verre dans la cuvette et y plonger immédiatement l’épreuve, sans la laver, et couche en dessus, en évitant la formation de bulles d’air.
- S’il s’en produisait, les chasser immédiatement avec un petit pinceau formé d’une baguette à laquelle est fixé un tampon d’ouate hydrophile. Les bulles d’air déterminent, en effet, en séjournant sur l’épreuve, de petites taches blanches circulaires irrémédiables.
- Agiter la cuvette pendant tout la durée de l’opération.
- (1) Pour faciliter la mesure des liquides A et B, ceux-ci sont contenus dans des flacons gradués de 5 en 5 cc. pour la solution A et tous les 2 cc. 5 pour la solution B. Il ne sera donc pas utile de faire usage d’uue éprouvette graduée.
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- Le développement demande de 3 à 5 minutes suivant l’exposition reçue par l’épreuve.
- Au début de l’opération, le révélateur paraît être sans action sur l’image. Ce n’est qu’après2 minutes environ que le développateur produit son effet qui est alors très rapide. Il faut à ce moment surveiller de près la venue de l’image pour qu’elle ne dépasse pas la limite d’un juste développement.
- L’image 11e baissant pas au fixage, il faut arrêter l’effet du révélateur dès que la valeur désirée est obtenue.
- Sans toucher à l’épreuve, il suffit alors de reverser le liquide dans le verre et de passer de l’eau sur l’épreuve qui est restée adhérente au fond de la cuvette.
- Ainsi, à aucun moment, les doigts de T opérateur n’ont été en contact avec le révélateur.
- Fixage. — L’épreuve est immédiatement fixée. Pour cela, on la saisit par un angle et on la jette dans une cuvette de fixage dans laquelle on assure son immersion au moyen d’une baguette garnie de ouate à une extrémité. De cette façon, les doigts de l’opérateur sont exempts d'hyposulfitc dont les moindres traces tachent gravement les épreuves.
- La composition du bain du fixage est la suivante :
- Eau q. s. pour IOOO
- Fixateur Lumière 160 gr.
- , à défaut de ce produit :
- Eau q. s. pour T OOO
- Hyposulfite de soude .... 250 gr-
- Bisulf. de soude commercial. 25 gr.
- Le fixage est complet en 5 minutes.
- Lavage. —-Un bon lavage de deux heures dans de l’eau fréquemment renouvelée termine les opérations.
- Observations. — Dès qu’une épreuve a été développée, on peut en traiter une deuxième dans le même bain, à condition d’utiliser le liquide immédiatement, sans quoi, le bain qui noircit peu à peu risque de tacher le dos de l’épreuve.
- Ces taches accidentelles peuvent être effacées au moyen d’un affaiblisseur, par exemple notre affai-blisseur aux sels de cérium.
- Pour cela, étendre sur une plaque de verre, gélatine en dessous, l’épreuve à nettoyer et trotter légèrement le dos de l’épreuve avec un tampon d’ouate imbibé de :
- Eau.........................8 parties.
- Solution de cérium .... 2 parties.
- Terminer par un lavage d'un quart d’heure.
- Eviter la présence de toute trace d’hyposulfitc, soit dans la cuvette de développement, soit aux doigts de l’opérateur (taches brunes indélébiles).
- Chasser dans le développement les bulles dès leur formation (taches circulaires blanches).
- On peut préparer d’avance le mélange de l’eau et du liquide du flacon A. Mais la solution B ne doit être mélangée qu’au moment de l'emploi.
- Le ton des épreuves est plus rouge si l’exposition a été prolongée.
- Le ton des épreuves est plus noir si la proportion de B est augmentée par rapport à celle de A.
- Le révélateur tache les doigts. On évite complètement cet inconvénient en se conformant à notre mode opératoire de développement.
- On peut atténuer ces taches en plongeant les doigts, immédiatement après le développement, dans une solution à 10 % de chlorure de sodium (sel de cuisine), puis dans le bain de fixage.
- Laver à l’eau les ustensiles utilisés dans le développement, dès qu’ils ont fini de servir, sans quoi ils noircissent. On peut les nettoyer, quand ils ont noirci, en les lavant soit à l’acide nitrique additionné de son volume d’eau, soit avec notre affaiblisseur aux sels de cérium étendu de 3 parties d’eau.
- BIBLIOGRAPHIE
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires parviendront à l’Administration de la Revue.
- U Aide-Mémoire de Photographie pour 1904, par M. C. Fabre, vient de paraître et forme le 29e volume des Annuaires photographiques édités depuis 1876. En commençant cette publication, l’auteur a eu pour but d’écrire annuellement un volume pouvant servir de guide à ceux qui tiennent à être au courant des progrès annuels de la technique photographique. Quelle qu’ait été sa bonne volonté, le but n’a pas toujours été atteint. On peut relever, dans cette publication d’ailleurs intéressante, bien des omissions et plus d’une inexactitude. Toutefois, le débutant comme le praticien trouveront dans ce volume des renseignements pratiques leur permettant d’entreprendre la campagne de 1904 avec les meilleurs appareils et les meilleurs procédés. Comme dans les annuaires précédents, l’auteur ne se borne pas à une sèche énumération de formules ; il donne d’utiles conseils sur les manipulations à effectuer pour obtenir de bons négatifs et de beaux tirages. — Paris, Gauthier-Villars, 55, quai des Grands-Augustins.
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