La photographie française
-
-
- 16* ANNÉE — NOUVELLE SÉRIE.
- N* 42 — SEPTEMBRE 1904
- LE
- ILLUSTRÉE EN NOIR
- ET EN COULEURS
- REDACTION
- \ 56, Avenue de Suffren (XVe)
- TELEPHONE 709-84
- ADMINISTRATION
- 13, Rue Delarivière-Lefoullon
- PUTEAUX-SUR-SEINE
- Directeurs s
- 0
- DEPOT GENERAL POUR PARIS Vente au N° et Réassortiments LIBRAIRIE G REINWALD SCHLEICHER FRÈRES, Editeurs
- (5, Rue des Saints-Pères.
- 0
- LOUIS GAST1NE F, MONPILLARD
- Secrétaire de la Rédaction t
- L.-P. CLERC
- PRIEUR & DUBOIS & C* Imprimeurs-Editeurs
- 26, Rue de la République, PUT EAUX-S-SEINE
- DÉPOSE
- Page de titre n.n. - vue 1/72
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- N" 42 (Nouvelle sérié).
- SEPTEMBRE 1904.
- SOJVqVIAI^E
- E. de Bierne. — Ce que coûte la Photographie........................................ 257
- L. Gastine. — L’Emploi pratique de l’illustration photomécanique.................... 265
- L. B. — Le Portrait de la femme à ses divers âges................................... 272
- L. Dubois. — La Technique des impressions triehromes................................ 278
- ILLUSTRATIONS
- Ch. Atamian. — Le Harem de Syta (Reproduction photographique en trois couleurs. —
- Impression de Prieur et Dubois et Cie).................................. Hors-Texte
- Intérieur du grand théâtre à Ephèse......................................... 258
- Acro-Corinthe et ruines du temple de Corinthe............................... 259
- Château de Montreuil-Bellay....................................................... 261
- G. Léo. — Seule (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cie)........... Hors-Texte
- Drei Zinnen....................................................................... 266
- Escalier de l’hôtel Lallemant à Bourges..................................... 269
- Bords de la Tiretaine à Royat............................................... 273
- Ménard. — Pommiers en fleurs...................................................... 275
- Une rue à Bokhara................................................................. 276
- Mikirtich 1er, patriarche d’Arménie............................................... 279
- X... — La jeune malade (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cie).... Hors-Texte
- Ménard. — Forêt de Saint-Germain : Mare aux canes........................... 283
- Cathédrale de Ferrare............................................................. 282
- Vallée de la Cure près de Saint-Moré.............................................. 285
- Ménard. — Osuy.................................................................... 286
- VARIA J. Jt
- Conditions d’abonnement................................................................... 129
- Nos Illustrations......................................................................... 129
- Echos..................................................................................... 129
- Congrès, Expositions, Concours.......................................................... 135
- Formules, Recettes et Tours de main....................................................... 139
- Bibliographie............................................................................. 141
- Brevets d’invention....................................................................... 141
- Revue photographique des brevets d’invention........................................ LXV-LXXII
- Pour paraître dans les prochains numéros :
- Monpillard. — La Trame et les impressions en relief.
- Gastine. — Ce qu’on ne photographie pas.
- — Histoire de la photographie.
- Ce Numéro de la Revue est imprimé :
- Avec les caractères de titres de la Fonderie Peignot Sur le papier « Perfection » de la Maison J. Breton.
- La couverture sur le papier Simili-Japon de la Maison E. Dujardin.
- “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ” n’autorise la reproduction de ses articles qu’à la condition expresse de les signer du nom de leurs auteurs et d’indiquer qu’ils ont été extraits de " La Photographie Française ”
- p.n.n. - vue 2/72
-
-
-
- Septembre 1904
- TfEYUE PHOTOG^APmQKE
- Il DES BTfEYETS D’JNYENTJON ET PUBLICATIONS PÉTflODIQUES
- BREVETS D’INVENTION FRANÇAIS
- ARRlijELLI et
- Obtention directe de reliefs (B. F. 335.352; J septembre 1903; 22 janvie Cl. Levi : « Transformation de négatifs photographiques au bromure d’argent
- Le cliché terminé et séché est imprégné d’un mélange de bichromates alcahnSN^^e^çfiOjWeau, puis exposé en pleine lumière au contact immédiat d’une surface réfléchissante, lame d’drçpaaf^-Éîain de mercure, ou autre. Dans ces conditions le cliché s’insolubilise d’abord dans ses parties transparentes, les autres restant solubles. On peut, après dépouillement, utiliser ce relief à des moulages, ou l’encrer directement pour impression d’épreuves aux encres grasses.
- Enveloppage des plaques stéréoscopiques (B. F. 335.409; ij septembre 1903; 23 janvier 1904). Guilleminot. Bœspflug et Cie :
- « Ceinture de protection pour l’emballage des plaques stéréoscopiques ».
- Les auteurs se proposent de substituer aux malencontreux soufflets de papier blanc utilisés généralement pour la séparation des faces sensibles en regard une ceinture disposée comme l’indiquent les figures ci-contre, et passant au milieu de la longueur, soit donc dans l’espace où la plaque, protégée par l’épaisseur de la cloison, ne reçoit généralement aucune image, du moins quand la plaque est effectivement utilisée pour vue stéréoscopique, car nous voyons mal l’emploi d’une telle plaque pour la prise de vues panoramiques que donnent maintenant un grand nombre d’appareils dits stéréopanoramiques, étant donné que le plus souvent ces papiers, assez mal choisis, provoquent un voile dans la région de la couche au contact de laquelle ils sont maintenus.
- nq.i.
- Papiers au bromure d’argent protégés contre le frottement (B. F. 335.807 ; 21 septembre 1903; 15 février 1904). Chemische Fabrik auf Actien «vorm. Schering» : « Papier photographique à développement avec couche protectrice contre le voile soluble à l’eau. »
- On sait que les papiers au gélatinobromure d’argent, et particulièrement les papiers à faible sensibilité sont sujets à donner des voiles ou des taches en tous les points de leur surface qui, au cours des manipulations préliminaires, ont été soumis à des frottements ou à des pressions. Les auteurs se proposent d’éviter cette cause d’insuccès en coulant sur le papier préparé une couche mince transparente soluble dans l’eau qui disparaît dès l’immersion dans les bains. On peut notamment étendre sur le papier une solution aqueuse de dextrine à 5 % (1).
- Photochromie (B. F. 335.821 ; 8 octobre 1903; 15 février 1904). Mc. Clure : « Procédé d’impressions en couleurs. »
- L’auteur, peu au courant probablement de la bibliographie de ce sujet, brevète et revendique, sans y rien changer, les procédés jadis secrets et exploités par M. L. Vidal sous le nom de Photochromie. Ces méthodes qui, rappelons-le, n’avaient rien de commun avec un procédé de photographie des couleurs, consistaient à maquiller sur le négatif par un enduit opaque, celles des régions du sujet qui, pour chacun des tirages en une couleur déterminée, ne devaient pas se reproduire.
- Sensibilisation panchromatique (B. F. 336.298; 29 octobre 1903; 4 mars 1904). Société F. Bayer:
- « Nouveau procédé pour la sensibilisation optique d’émulsions photographiques à l’aide de colorants ».
- Le présent brevet vise, non pas l'emploi de colorants spéciaux, mais une technique nouvelle dans la fabrication des émulsions orthochromatiques ou panchromatiques. Le sel d’argent sensible à la lumière est traité par le colorant sensibilisateur préalablement à son incorporation dans le substratum : gélatine, collodion. Jusqu’à présent au contraire on s’est toujours borné à incorporer le colorant à l’émulsion prête
- (1) Remarquons que le choix de cet enduit est particulièrement avantageux, la dissolution de dextrine ou autres épaississants dans les bains révélateurs ayant été déjà recommandée par divers auteurs pour assurer la pureté et la vigueur des images.
- p.r65 - vue 3/72
-
-
-
- LX VI
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- à l’emploi. L’effet du colorant serait plus considérable avec cette nouvelle façon de procéder, ce qui d’ailleurs s’explique aisément, le colorant employé n’agissant que par sa combinaison au sel d’argent. Les deux modes opératoires ci-après sont donnés à titre d’exemples.
- I. On verse dans une solution aqueuse d’acide bromhydrique, une solution aqueuse de nitrate d’argent en proportions équimoléculaires, en agitant constamment pendant le mélange. On obtient un précipité granuleux et très fin de bromure d'argent pur, que l’on lave et agite ensuite pendant cinq minutes dans une solution d’érythrosine à i/ioooo, puis on lave le composé rouge obtenu jusqu’à ce que les eaux de lavage soient incolores ; on incorpore alors à une solution de gélatine à 4 % ; on maintient quelques heures à 40° sans cesser l’agitation, et on étend sur des supports habituels l’émulsion homogène obtenue.
- IL On centrifuge une émulsion au gélatino-bromure, de façon à en isoler le bromure d’argent que l’on lave à l’eau tiède puis dont on fait trois parts : la première est colorée avec une solution d’hexaéthylépa-rarosaniline (violet d’éthyle) à 1/1000, la seconde avec une solution d’érythrosine à 1/10000, et la troisième avec une solution aqueuse saturée du sel d’argent de la fluorescéine ; on lave après teinture ; on mélange les trois portions, et on émulsionne à nouveau dans de la gélatine, puis on coule comme à l’ordinaire.
- Photographie panoramique (B. F. 336.309; 29 octobre 1 903 ; 5 mars 1904). A.-V.-E. Daubresse:
- « Système d’appareil photographique panoramique ».
- Ce dispositif, destiné à embrasser un tour complet d’horizon, rappelle dans une certaine mesure celui proposé par M. Damoiseau dans son B. F. 314.948 résumé dans notre numéro de mars 1902.
- Dans cet appareil, l’axe optique principal X de l’objectif, au lieu d’être horizontal, est placé verticalement ; au-dessus et au-dessous de l’objectif sont disposés des éléments réfléchissants GH, miroirs ou prismes à réflexion totale inclinés à 450 sur l’axe, de manière à renvoyer horizontalement les rayons verticaux. Dans ces conditions, le champ des rayons incidents et le champ des rayons émergents, étant complètement séparés en hauteur, deviennent distincts ; on peut donc faire tourner le système autour d’un axe vertical Y approprié, et la rotation peut atteindre 360° sans que les deux champs se rencontrent.
- Les éléments réfléchissants G H réalisant la séparation des champs d’incidence et d’émergence, peuvent être disposés soit parallèlement (fig. 1)', soit perpendiculairement (fig. 2).
- Dans l’un et l’autre cas, on obtient le panorama complet sans aucune désorientation ni aucun renversement des différents points de l’image les uns par rapport aux autres. Mais ces deux dispositions présentent des propriétés très différentes au point de vue de la fixité des images obtenues.
- Dans la disposition dont la figure 1 représente une coupe verticale, les rayons aboutissant au point nodal antérieur Nx passent, avant de rencontrer le miroir supérieur G, par le point N\, image du point Ni dans ce miroir ; de même les rayons issus du point nodal postérieur Af2 se réfléchissent dans le miroir inférieur H comme s’ils venaient du point AP2, image du point AT2 dans ce second miroir. Si donc, on fait tourner tout le système constitué par l’objectif et les deux miroirs invariablement reliés entre eux autour d’un axe vertical Y passent par l’image N\ du point nodal postérieur iV2, l’image B1 sur la pellicule D du point extérieur B reste immobile dans la rotation, si le
- point B est à l’infini. Pour les distances finies du point B, l’image N\ y
- du point nodal supérieur Nt décrivant un cercle de rayon KN\,
- Fi^. 1
- l’image B1 n’est pas rigoureusement immobile et son déplacement est d’autant plus grand que la distance du point B à l’appareil est plus faible et que le rayon du cercle décrit par l’image N\ du point nodal Ni est plus grand.
- Dans la disposition dont la figure 2 représente une coupe verticale, la marche des rayons est semblable à celle qui vient d’être indiquée, mais les images N\N\ des points nodaux A^A^ se trouvent d’un même côté du système optique, au lieu de se trouver de part et d’autre comme dans le cas précédent.
- Si les deux miroirs (ou les deux prismes à réflexion totale) GH sont disposés d’une manière symétrique par rapport à l’objectif A, les deux images N\N\ des points nodaux A^A^ se trouvent sur la même verticale. Si donc, on fait tourner tout le système optique, les miroirs GH et l’objectif A étant reliés entre eux invariablement, autour d’un axe vertical Y passant par l’image N\ du point nodal Af2, cet axe passera également par l’image N\ du point nodal supérieur, laquelle sera immobile comme N\ ; dans ces condi-
- p.r66 - vue 4/72
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- LXVII
- tions, l’image B1 d’un point extérieur B restera elle-même immobile, quelle que soit la distance du point B à l’appareil.
- Ce dispositif, tout en pouvant prendre la photographie du panorama entier, permet donc d’obtenir la fixité absolue des images des points nodaux et, par suite, la netteté parfaite des images de tous les plans du paysage, depuis les plus éloignés jusqu’aux plus rapprochés.
- Les figures 3 et 4 montrent, d’une façon schématique, en coupe verticale et en plan, une disposition d’appareil comportant ce dispositif.
- Cet appareil se compose essentiellement :
- i° D’une boîte cylindrique L dans laquelle est disposée la pellicule négative D, enroulée suivant un cylindre de rayon convenable; à cet effet, cette pellicule est appliquée sur un cylindre de verre, ou bien ses bords longitudinaux sont engagés dans des gorges cylindriques.
- 20 D’un système optique mobile, composé d’un objectif photographique A et de deux miroirs, ou prismes à réflexion totale, G H parallèles ou perpendiculaires, placés de part et d’autre de l’objectif. Tout ce système, dont les éléments sont invariablement reliés et montés sur le plateau M, est mobile autour d’un axe Y passant par le point constitué par l’image que forme, dans le miroir inférieur H, le point nodal postérieur de l’objectif A ; cet axe se confond d’ailleurs avec celui du cylindre suivant lequel est présentée la pellicule dans l’appareil,
- Deux bobines E F servent à l’enroulement de la pellicule D et fonctionnent : l’une E comme bobine magasin, l’autre F comme bobine réceptrice.
- Pellicules rigides (B. F. 336.533; 11 novembre 1903; 11 mars 1904). Société anonyme des Plaques et Papiers photographiques A. Lumière et ses fils : « Procédé de fabrication de cartons et de papiers pelliculaires utilisables en photographie. »
- On a déjà réalisé des pellicules rigides ou des plaques pelliculaires en agrafant ou collant par leurs bords les pellicules sur des cartons, plaques ou papiers, de façon soit à les renforcer, soit à en protéger le dos. Les auteurs se proposent d’opérer dorénavant comme suit : ayant émaillé et rendu imperméable les cartons ou papiers par la gélatine, suivant des procédés précédemment revendiqués par eux dans leur B. F. 307.176 du 17 janvier 1901, ils plongent le support choisi dans de la glycérine ou dans un sirop puis appliquent sur lui le dos de la pellicule en évitant les bulles d’air, et chassent l’excès du liquide adhésif par laminage en pression entre deux cylindres avant d’abandonner au séchage. On peut alors débiter les pellicules, préparées en grandes feuilles, au format voulu.
- L’adhérence de la pellicule sur son support est parfaite, jusqu’à ce que l’on vienne avec un canif soulever l’un de ses coins et que l’on tire la pellicule à soi. A ce moment, elle se détache sans aucune résistance. Le décollement peut s’effectuer soit avant soit après l’achèvement du cliché.
- Encollage des papiers à sensibiliser (B. F. 336.873; 21 novembrei903; 19 mars 1904). I. Hoffsum-mer : « Procédé de préparation de papiers photographiques. »
- L’auteur revendique l’emploi comme couche intermédiaire entre l’enduit de baryte et l’émulsion sensible d’un vernis au celluloïd s’opposant à la pénétration des produits sensibilisateurs dans la couche sous-jacente.
- Impression d’épreuves (B. F. 337.054 ; 22 octobre 1903 ; 28 mars 1904). L.-J.-B. Didier : « Procédé d’impression photographique ».
- L’auteur revendique comme nouveau, un procédé de tirage consistant à utiliser comme planche d’impression une couche de gélatine bichromatée, insolée et imprégnée d’un colorant soluble dans ses régions restées perméables. Ce dérivé de l’hydrotypie de Cros a déjà été indiqué sous cette forme par divers auteurs, puis breveté en Angleterre, sous une forme peu différente, par Sanger Shepherd.
- Photo-poudres (B. F. 337.901 ; 21 décembre 1903; 3 mai 1904). G. Krebs : « Procédé de fabrication de compositions chimiques éclairantes applicables à la photographie ».
- On a, dans diverses photo-poudres antérieurement décrites ou brévetées, employé pour la fixation des fumées des oxydes ou des carbonates alcalino-terreux (1). L’auteur se propose d’employer au même but divers silicates : verre pulvérisé, silicates alcalins, alcalino-terreux ou terreux. Ces corps, portés au blanc par la combustion du métal, se décomposent à cette température, et fixent assez facilement à l’état de nitrates ou de phosphates les gaz ou fumées nocives dues à l’emploi dans la poudre de substances nitrées ou de phosphore. Deux types de préparations sont indiquées à titre d’exemple :
- Pour éclairs à combustion instantanée : 100 parties de métal (magnésium, aluminium, ou mélange) finement pulvérisé, 200 parties de nitrates alcalins ou alcalino-terreux, 10 parties du silicate choisi et de 3 à 5 parties de phosphore rouge.
- Pour poudres fusantes, à durée de combustion pouvant atteindre une minute, on mélangera 100 parties de métal, 250 parties de nitrates, 100 parties de silicates et de 2 à 4 parties de phosphore. On peut encore retarder la combustion de ces poudres et l’amener à deux minutes, en la logeant dans des caspsules dont
- (1) En particulier, M. Ch. Henry a employé le bioxyde de baryum à la préparation d’une poudre dont le pourcentage de fumée était réduit à moins de iop. ioo du poids des cendres.
- p.r67 - vue 5/72
-
-
-
- LXVIII
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- la douille peut, suivant les durées voulues, être faite de zinc, de carton, de papier nitré, de celluloïd, etc. La mèche de ces amorces est constituée en imprégnant de celluloïd un papier nitré, le saupoudrant d’une photo-poudre très inflammable, aluminium et perchlorate, puis recouvrant le tout de celluloïd.
- Auto-retoucheur (B. F. 337.067 ; 29 octobre 1903; 28 mars 1904). L. Joux et Artigue : « Système et appareil pour l’auto-retouche des épreuves photographiques. »
- L’épreuve photographique est tirée en deux fois : la première fois, comme à l’ordinaire, jusqu’à obtenir
- l’intensité désirée dans les ombres ; puis une seconde fois, en intercalant entre le négatif et le papier un positif sur verre (ou support mince) à grands contrastes et très dur. Les noirs du positif protègent alors les parties suffisamment venues de l’épreuve, tandis qu’au travers de ses parties transparentes, les demi-teintes peuvent continuer à s’imprimer jusqu’à les obtenir en valeurs correctes. Même sous un cliché dur, grâce à la précision du châssis combiné à cet effet, le second tirage n’enlève rien à la netteté de l’épreuve comme le montrent les deux reproductions ci-contre (fig. 1) d’une épreuve directe et (fig. 2) d’une épreuve auto-retouchée. La figure 3 représente le châssis proprement dit A, avec son dispositif d’immobilisation CC’ dn négatif, et les piliers FFF guidant en position immuable les deux organes suivants qui peuvent ainsi être introduits ou retirés à volonté en cours de tirage sans que l’on risque aucun doublement des contours. La figure 4 représente un cadre intermédiaire, recevant grâce à son dispositif d’immobilisation et de repérage K K la plaque positive, puis, après développement de celle-ci, la diapositive employée comme écran correcteur. Ce cadre s’engage par ses ouvertures calibrées JJ J, sur les piliers FFF du châssis sans aucun jeu latéral. Enfin, la planchette M (fig. 5) retient sous la barre O, serrée par les vis PP, la feuille de papier sensible sur laquelle s’effectue le tirage. Par les trous SS S il s’engage dans les piliers FFF, et est maintenu en pression soit sur le négatif, soit sur l’ensemble du négatif et du positif, par la traverse à ressort G.
- p.r68 - vue 6/72
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- LXIX
- Plaques photographiques à sensibilité décroissante d’un bord à l’autre (B. F. 338.499 ;
- 15 décembre 1903 ; 24 mai 1904). Beckwith et Carten : « Perfectionnement aux couches sensibles photographiques ».
- Remarquant que dans un paysage le ciel est plus éclairé que l’horizon et l’horizon lui-même plus que les avant-plans, d’où un excès d’oppositions entre les diverses régions correspondantes du cliché, et par conséquent une perte de détails, les auteurs se proposent, pour remédier à cet inconvénient, d’employer des plaques dont la sensibilité décroisse régulièrement d’un bord à l’autre et de recevoir l’image du ciel sur la zone la moins sensible et celle des terrains sur la zone la plus sensible. Ils réaliseraient sur les plaques cette variation progressive en immergeant celles-ci dans une cuve remplie d’un liquide excitateur et qui, mise à vide dès immersion des plaques, resterait en contact plus longtemps avec les parties basses des plaques qu’avec leurs parties hautes, et pourrait ainsi donner une sensibilité croissante de haut en bas ; nous avouons ne voir qu’assez mal la réalisation pratique de cette idée, cependant séduisante en principe.
- Objectifs à lentilles indépendantes (B. F. 338.344;
- 21 décembre 1903 ; 16 mai 1904). E. Lacour : «Objectif photographique extra-rapide et anastigmatique ».
- L’objectif est suffisamment décrit par la coupe transversale ci-contre ; les données numériques ci-dessous sont relatives à un instrument ayant une longueur focale de 1,000 unités :
- Ordre des éléments Ménisque Ménisque Lame d’air Lentille Lame d’air Lentille
- — convergent divergent biconcave biconvexe
- Indice moyen . . . I.5006 I-548S » 1.5138 » I.6120
- Dispersion de C à F. O.OO824 O.OIO33 » O.OO941 » 0.OI102
- D — 1 F — C ÔO.I 53-i » 54-6 » 55-5
- Epaisseurs 27.SO 4.00 20.00 5.00 10.00 20.00
- Rayons..........-f- 264
- + 108
- + 350
- + 618
- 1050
- 1260
- -f- 260
- Orthochrome, Pinaehrome, Pinaverdol (B. F. 338.780; ier mai 1903; 4 juillet 1904). Compagnie
- Parisienne de Couleurs d’aniline : « Procédé pour la fabrication de nouvelles matières colorantes
- cyanines pour sensibiliser les plaques photographiques. »
- Ces importants colorants dont l’apparition a en quelque sorte révolutionné les méthodes de sélection trichrome, et dont le dépôt est, à Paris, à la maison H. Calmels, sont fabriqués en France par la société demanderesse, filiale des Fabwerke Lucius Meister, de Hœchst.
- On entend par « cyanines » les matières colorantes bleues obtenues en chauffant un mélange d’iodoal-coylates de la quinoléine et de la lépidine avec un alcali caustique en solution alcoolique. Lorsque Spalteholz a obtenu une matière colorante rouge fuchsine de propriétés analogues, le nom de cyanine lui fut aussi donné. Les cyanines rendent la plaque photographique sensible aux lumières jaune et rouge, et, dans le cas des lépidine-cyanines bleues, l’action sensibilisante s’étend au delà de la raie C dans le rouge du spectre, tandis que les quinaldine-cyanines violet rouge ne sont sensibles que jusqu’à D C dans l’orangé.
- Les quinaldine-cyanines possèdent plusieurs avantages sur les lépidine-cyanines au point de vue photographique, mais comme une sensibilisation jusqu’au rouge est fort désirée, nous avons cherché à produire des quinaldine-cyanines de nuance plus bleue qui rendent la plaque photographique plus sensible au rouge.
- Le Dr Kônig a donc essayé d’employer les quinoléines substituées pour produire de nouvelles cyanines. Pourtant, tous les dérivés substitués de la quinoléine ne se prêtent pas à la fabrication de cyanines et on n’obtient pas de cyanines par le mélange d’iodomethylates de la quinaldine et de la quinoléine substituée dans la position ortho. Par contre, les quinoléines, substituées dans la position méta ou para, se prêtent a la fabrication de cyanines et celles obtenues de ces dérivés se distinguent des quinaldine-cyanines déjà connues par une nuance plus bleue.
- Il a ainsi obtenu : la quinaldine-m-toluquinoléine-alcoyl-cyanine, la quinaldine-p-toluquinodéine-alcoyl-cyanine, la quinaldine-p-méthoxy-quinoléine-alcoyl-cyanine, la m-toluquinaldine-quinoléine-alcoyl-cya-nine, la m-toluquinaldine-m-toluquinoléine-alcoyl-cyanine, la m-toluquinaldine-p-toluquinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinaldine-quinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinaldine-m-toluquinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinaldine-p-toluquinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinaldine-p-méthoxy-quinoléine-alcoyl-cya-nine, la p-toluquinaldine-p-chloroquinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinaldine-p-bromoquinoléine-alcoyl-cyanine.
- Parmi ces nouvelles matières colorantes, la p-toluquinaldine-quinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinal-dine-p-toluquinoléine-alcoyl-cyanine, la p-toluquinaldine-p-méthoxy-quinoléine-alcoyl-cyanine, la p-tolu-quinaldine-p-chloroquinoléine-cyanine et la p-toluquinaldine-p-bromoquinoléine-cyanine se distinguent
- p.r69 - vue 7/72
-
-
-
- LXX
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- surtout par leur pouvoir de rendre la plaque photographique à peu près deux fois plus sensible au rouge que la quinaldine-quinoléine-cyanine connue jusqu’ici.
- Exemple I. — 30 grammes d’iodométhylate de la p-toluquinaldine mol.') et 58 grammes d’iodomé-thylate de la p-toluquinoléine (2/10 mpl.) sont dissous dans 800 centimètres cubes d’alcool et la solution bouillante additionnée de 521,6 de potasse caustique mol.). La matière colorante se forme au bout de quelques minutes. La solution rouge foncée est additionnée d’éther et la matière colorante précipitée est purifiée par recristallisation d’eau et d’alcool. La matière colorante pure représente de brillantes aiguilles vert foncé assez difficilement solubles dans l’alcool absolu chaud, plus facilement solubles dans l’eau chaude, en donnant une solution violette.
- Exemple IL — 30 grammes d’iodoéthylate de la métatoluquinaldine sont dissous dans l’alcool avec 50 grammes d’iodoéthylate de métatoluquinoléine, et la solution bouillante est additionnée de $gr,6 de potasse caustique. La matière colorante obtenue se cristallise à froid et se présente en beaux cristaux cuivrés, assez difficilement solubles dans l’alcool absolu chaud, plus facilement solubles dans l’alcool chaud dilué en couleur violet rouge.
- Nous croyons intéressant d’indiquer à cette occasion, tout au moins de façon sommaire, le mode d’emploi des principaux de ces colorants, actuellement préparés sous deux formes : soluble à l’eau pour plaques et émulsions au gélatinobromure, et soluble à l’alcool pour émulsions au collodion.
- L’orthochrome et le pinaverdol sensibilisent pour le vert, le jaune et l’orangé ; le pinachrome, sensibilisant pour le rouge en même temps que pour lçs couleurs précédentes, constitue le sensibilisateur panchromatique idéal.
- Pour l’emploi, on prépare une solution de réserve à 1 pour 1.000 du colorant, et au moment de sensibiliser une plaque, on mélange :
- Eau distillée..................... 2co cc.
- Ammoniaque pure................... 2 cc.
- Solution de réserve à 1 pour 1.000 . 3 à 4 cc.
- Ces quantités correspondant à deux plaques 13 x 18 parfaitement sensibilisées, les plaques, baignées quatre minutes et rincées deux minutes sous filet d’eau sont mises à sécher aussi rapidement que possible, en évitant toute lumière.
- Pellicules mixtionnées (B. F. 339.654; 16 janvier 1904 ; 16 juin 1904) Actien Gesellschaft fur
- Anilin fabrik : « Pellicules pour le procédé au pigment ».
- Lorsque l’on insole par l’envers une pellicule transparente couverte de mixtion bichromatée, de façon à n’avoir à opérer qu’un seul transfert de l’image sur papier gélatiné, et sans retournement du négatif, on éprouve quelque fois certaines difficultés à soulever la pellicule pour la séparer de l’image transférée ; l’incorporation de corps gras, de caoutchouc ou de carbure d’hydrogène à point d’ébullition élevé dans la substance même de la pellicule diminue son adhérence.
- Si l’on utilise comme dissolvant du celluloïd, des mélanges d’alcool et d’acétone, on emploiera par exemple pour 10 kil. de celluloïd, soit 600 gr. d’huile de ricin ou de naphtaline, soit 700 gr. de nitroben-zine. En employant comme dissolvant l’acétate d’amyle, on incorporerait, pour la même quantité de celluloïd, 1 kil. de caoutchouc pâteux dissous dans 5 litres de benzine. Avec des pellicules ainsi préparées, il sufffit d’une légère traction sur un coin pour séparer de l’image la pellicule formant support provisoire-
- Photo-poudres (B. F. 340.459 ; 75 février 1904; 7 juillet 1904), Actien Ges. für Anilin Fab. :
- « Poudre-éclair photographique. »
- En mélangeant le magnésium ou l’aluminium finement pulvérisés avec les nitrates des terres rares, on obtient des mélanges très éclairants (1) à combustion instantanée, à faible pourcentage de fumée et inexplosibles par frottement ou par chocs. Les nitrates de thorium, de cérium et de zirconium se prêtent le mieux à ces préparations. Ainsi un mélange à parties égales de magnésium et de nitrates de cérium et de thorium brûle 3 fois plus vite que le mélange connu de magnésium et de bioxyde de manganèse. On réduira la proportion du nitrate de moitié si l’on emploie le sel de zircone.
- Optique fantaisiste (B. F. 340.772 ; 18 juillet 1904,; 20 juillet 1904). C. Narat : « Objectif photographique ».
- L’auteur décrit un objectif symétrique à 2 groupes de 3 lentilles « dont les courbures ont été trouvées par tâtonnements ». Il donne en un tableau des courbures « de la bosse » et « du creux » de chaque élément pour divers formats et espère qu’ « avec ces données il sera facile aux opticiens de calculer les rayons de courbure pour d’autres foyers. »
- Le Multico (B. F. 340.859 ; 7cr mars 1904; 22 juillet 1904). Ad. Hesekiel : « Procédé de préparation
- de supports d’images photographiques. »
- Sous ce titre énigmatique, l’auteur décrit le papier Multico que nous avons apprécié à cette même place dans notre dernier numéro. Ce papier pourrait être apprêté à 4 ou 6 couches dont l’ordre serait : noir,
- (1) Grâce aux propriétés connues de ces sels aux hautes températures, propriétés utilisées par Auer von Welsbach dans le bec à incandescence bien connu.
- p.r70 - vue 8/72
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- LXXI
- rouge, jaune, bleu ou noir, vert, rouge, jaune, rose, bleu, d’épaisseurs décroissantes à partir du support La couche épaisse, et à coloration très intense, placée immédiatement au contact du papier support provisoire empêcherait la pénétration complète de la lumière jusqu’au dit support, et par conséquent l’adhérence de ce support à l’image en cours de dépouillement. On pourrait ainsi parer à l’emploi habituel des caches opaques.
- Prismes pour la sélection des couleurs (B. F. 341.645;
- 22 mars 1904; 13 août 1904). Ch. J. Drac : « Procédé et chambre pour la prise de photographies en couleurs. »
- Reprenant une idée ancienne, toujours d’ailleurs aussi fausse, et récemment encore rééditée par Sauve dans son B. F. 329.737 résumé dans notre numéro d’octobre 1903, l’auteur cherche à remplacer par des combinaisons de prismes qui font honneur à son ingéniosité mais laissent des doutes sur ses connaissances pratiques en optique, car l’un des arguments invoqués est que l’on perdra moins de lumière en traversant quatre prismes, présentant ensemble 6 faces libres, qu’en traversant un écran ; encore ne considérons nous pas la question de netteté des images dont la déformation ne laisse aucun doute après un vagabondage des rayons lumineux tel que celui que représente la coupe schématique du dispositif adopté.
- Encore les couleurs î (B. F. 342.037 ; 12 avril 1904; 25 août 1904). J. HÉro : « Photographie des
- couleurs. »
- Ce brevet, plus fantaisiste encore que le précédent, s’il est possible, ne s’appuie du moins sur aucune théorie pseudo-scientifique. Suivant l’auteur, on dissoudrait (il serait utile de savoir comment ?) dans de l’eau, les divers ingrédients suivants : gélatine, alun, sulfate de fer, bitume de judée (!), prussiate rouge de potasse, panak (?) liquide (pouvant être remplacé par du nitrate d’urane, l'auteur n’est pas absolument fixé) paraffine (!) et gomme blanche. Cette dissolution une fois obtenue (on a ainsi le temps d’attendre pour les opérations suivantes !), on y plonge une plaque ordinaire que l’on sèche, expose, développe et fixe comme à l’ordinaire. Après tirage et achèvement de l’épreuve sur papier photographique courant, on la plonge dans une sauce aussi extravagante que ci-dessus « apres quoi la photographie est terminée et les couleurs fixées ». (Et voilà pourquoi votre fille est muette !).
- Châssis négatif pour trichromie {B. F. 342.333; 11 avril 1904; 5 septembre 1904). J. Frachebourg :
- « Châssis négatif à triple porte-plaques pour la photographie en couleurs ».
- Le châssis renferme trois plaques respectivement sensibilisées aux couleurs voulues, chacune d’elles étant disposée dans un porte-plaque distinct, en même temps que l’un des trois écrans colorés usuels. Quand ce châssis est placé sur l’appareil, on ouvre le rideau a1 et on manœuvre l’obturateur de l’appareil pour impressionner la première plaque sensible contenue dans le porte-plaque 1. Quand cette plaque a été exposée on donne un coup de poire, ce qui fait gonfler le soufflet q qui repousse la tringle p. Le doigt de cette tringle dégage le taquet à échappement du premier porte-plaque qui n’étant plus retenu par le haut, bascule en pivotant sur l’axe fixe c en entraînant avec lui le levier à crochet 2 formant la limite de chute des porte-plaques. Par la rotation du levier z la goupille xi a alors pris la position montrée en x2 sur la fig. 3. Le porte-plaque 1 étant basculé, le porte plaque 2 sous l’action des ressorts m est poussé en avant, ses tourillons / glissant sur la partie horizontale des rainures g. Il prend ainsi la position exacte qu’occupait précédemment le porte-plaque 1.
- On expose ensuite la deuxième plaque et on déclenche à la poire ou à la main le porte-plaque 2 dont les tourillons / glissent alors contre la partie verticale des rainures g pour prendre la position montrée fig. 2.
- Ce deuxième porte-plaque étant basculé, le porte-plaque 3 est poussé horizontalement par les ressorts m, ses tourillons i glissant dans les coulisses j, afin de prendre la position occupée précédemment par les deux autres porte-plaques, pour être bien au point.
- Quand les trois plaques ont été exposées, le relèvement des deux porte-plaques basculés est effectué en
- p.r71 - vue 9/72
-
-
-
- LXXII
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- tournant la manette w dans le sens de la flèche (fig. 2). Dans ce mouvement, la butée x rencontre la goupille xl qui occupait alors la position ^2 et, par suite, fait pivoter l’axe y dont le levier à crochet z relève les porte-plaques dans le châssis.
- Dans ce mouvement, le porte-plaque 1 pivote autour de l’axe fixe c, le porte-plaque 2 se relève, ses
- I M
- tourillons / pivotant alors en suivant la partie courbe des rainures g; quand au porte-plaque 3, il recule simplement, ses tourillons i glissant dans les rainures j.
- Dans ce mouvement de relèvement, les taquets à échappement des porte-plaques 1 et 2 ont fait pivoter la tringle p en appuyant sur le doigt 0, qui revient ensuite retenir les porte-plaques en place sous l’action du ressort t. Il ne reste plus alors qu’à fermer le châssis par son volet ou son rideau a1.
- Résumés par L.-P. CLERC.
- p.r72 - vue 10/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 11/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 12/72
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE NUe Série N° 4-2
- Méricant, Editeur.
- pl.1 - vue 13/72
-
-
-
- ifpÿps
- *'
- *-
- -i >
- " . ’ ‘-K • r:
- ' • -•' •
- . Jf.-Kî--, ' .-v-vr--" >:
- \v: . ...-.-f.
- : , .* '• , .• v
- • *s . ,
- p.n.n. - vue 14/72
-
-
-
- Ce que coûte la Photographie
- ui, la photographie,... c’est, j’en conviens, fort intéressant,... je crois d’avance que c’est même agréable... mais qu’est-ce que cela coûte ?...
- — Diable! vous me posez-là, cher Monsieur, une question bien embarrassante parce qu’elle est trop vaste!
- — Comment cela ?
- — Dame! ce que cela coûte ?... d’abord c’est vague : de quelle dépense parlez-vous ?
- — De toutes les dépenses qu’entraîne l’art ou le plaisir de photographier.
- — Justement ; vous commencez, par ces mots, à établir « un distinguo ». Faire de la photographie pour le plaisir, pour s’amuser, cela ne coûte pas le même prix que pour faire de l’art photographique. Mais il y a en outre un facteur que vous négligez et qu’il faut compter, parce qu’il est de première ordre à notre époque.
- — Lequel?
- — Le temps. La photographie coûte de l’argent et surtout du temps.
- — Pourquoi dites-vous surtout du temps?
- — Parce qu’aujourd’hui dans les grandes villes, où la vie est devenue si active, même pour les oisifs, le temps a une valeur, sinon monnayée, du moins vitale et il faut considérer cette valeur dans tout ce dont on parle.
- — Bien ! comptez donc la valeur temps et la valeur argent.
- — Attendez : il faut encore établir ici des distinctions. Je ne parle pas de la valeur du temps de tel ou tel; c’est variable avec les personnes;
- 17
- p.257 - vue 15/72
-
-
-
- — 258 —
- il appartient à chacun déjuger seul de la valeur de son temps. J’entends parler de la quantité relative du temps que prend la photographie selon les individus.
- Je veux dire qu’un homme préparé par ses études et ses dispositions à faire de la photographie y consacrera moins de temps, à résultat égal, qu’une personne étrangère à tout ce qui concerne l’art de Daguerre.
- — J’entrevois ce que vous voulez dire...
- — Je précise : supposons un homme du monde, c’est-à-dire un homme qui a fait des études complètes, qui est au moins bachelier ; si cet homme est en outre un peu artiste, s’il est de plus très intelligent, soigneux, méthodique, persévérant, s’il a enfin un jugement sain, parce que son esprit est bien pondéré, il est certain que cet homme-là arrivera vite à d’excellents résultats photographiques, tandis qu’il faudra un temps considérable pour obtenir le même résultat, à une personne se trouvant dans de moins bonnes conditions intellectuelles et psycholo-logiques.
- Un ouvrier totalement illettré ne pourra jamais arriver aux mêmes résultats qu’un homme très instruit, à moins d’apprendre ce que sait la personne instruite ; d’où perte de temps.
- Un sans-soin, un brouillon, un amateur sans jugement pondéré, ne parviendra pas à faire quelque chose de bon en photographie, quelle que
- Intérieur du grand théâtre à Ephèse.
- p.258 - vue 16/72
-
-
-
- — 259 —
- soit la durée de ses efforts, parce que cet art veut du soin, de la méthode et du jugement.
- — Sufficit, j’ai compris !
- — Toutes conditions favorables réunies, vous pouvez considérer en principe que la photographie coûte plus de temps que d’argent.
- — Bon ! mais cela n’est pas grave!
- — Permettez ! pour celui qui gaspille son temps, c’est peut-être négligeable, mais pour celui dont le temps est précieux, c’est capital!
- — Mais, cependant, je vois les personnes les plus occupées, celles dont le temps a le plus de valeur faire parfois de la photographie.
- Acro-Corinthe et ruines du temple de Corinthe.
- — D’accord, mais, presque toujours ces personnes-là se font aider. Avec un peu d’argent donné aux auxiliaires de leurs travaux photographiques, elles évitent de perdre personnellement un temps trop précieux à des besognes qui peuvent être accomplies par d’autres dont le temps a moins de valeur.
- C’est même cette façon d’économiser du temps qui a créé toute l’industrie photographique dite des « travaux d’amateurs ». Industrie dont vivent à Paris, par exemple, un grand nombre de petits spécialistes et surtout des femmes.
- D’autre part, beaucoup de photographes professionnels, presque tous même, exécutent pour des amateurs des travaux analogues.
- — Voilà donc la solution du problème, pour le temps : faire faire, si
- p.259 - vue 17/72
-
-
-
- — 2ÔO —
- la dépense de temps est trop grande pour l’amateur trop occupé.
- — Parfaitement. Et à cet égard je vous indiquerai plus tard la valeur des principaux travaux dits : d’amateur.
- — Reste la dépense argent ?
- — Celle-là est d’une élasticité... considérable. Elle entraîne ainsi des distinctions nombreuses.
- — Passons-les en revue :
- — Soit. Il faut tout d’abord considérer le matériel: appareils et accessoires.
- Puis Y installation.
- Ensuite les matières premières, plaques, produits et papiers.
- Enfin : les faux frais.
- — Voyons donc d’abord les appareils ?
- — Négligeons, si vous le voulez bien, ce que j’appellerai « les joujoux », c’est-à-dire les appareils avec lesquels on peut faire quelques photographies, mais qui ne sont que de la « camelotte ». Ceux-là n’ont pas de valeur : on en a fait à 25 ou 30 sous. Les plus chers ne dépassent pas dix francs, mais sont encore en quelque sorte trop chers pour ce qu’ils produisent.
- — Oui, parlons de véritables appareils ?
- — Les meilleur marché sont les appareils dits « à main », genre détective, en forme de cube plus ou moins allongé, portant un objectif à une extrémité, à l’avant; un magasin de plaques ou un porte-châssis à l’arrière.
- — Est-ce qu’il n’y a pas aussi des détectives à pellicules ?
- Si fait, et je dois même faire une exception, une seule, à ma précédente observation au sujet des appareils extra bon marché, en faveur d’un tout petit appareil: Le Brownie, de la fabrication Eastman, qui ne coûte que 6 fr. 50 et donne des résultats très satisfaisants.
- Tout chargé (6 fr. 75), le Brownie, contient une bande pelliculaire sensible sur laquelle on peut faire six vues de 6 centimètres de côté, soit en instantané, soit avec un temps de pose quelconque.
- Dans un concours dont les résultats furent exposés à Paris, il n’y a pas longtemps, on a pu voir les travaux faits par des enfants avec cet appareil d’enfant.
- Ils ont démontré que le Brownie est un instrument tout à fait clas-sable parmi les véritables appareils photographiques en dépit de son prix si réduit. Mais il faut ajouter pour expliquer cette exception que la maison Eastman a créé pour la fabrication de ce minuscule instrument, un outillage spécial considérable, qui vaut des sommes énormes, et qui permet de faire mécaniquement toutes les pièces de cet appareil par milliers.
- C’est du reste de la même façon, c’est-à-dire par des procédés de
- p.260 - vue 18/72
-
-
-
- — 2ÔI ----
- fabrication de grande industrie, que la même maison a pu réaliser le fameux Pocket-Kodak de 27 francs, tout chargé, qui a fait sa réputation universelle.
- Le Pocket-Kodak est un petit cube allongé qui mesure 96x74X58 millimètres et pèse tout chargé 140 grammes. Il donne sur une bande pelliculaire 12 vues posées ou instantanées de 4X5 centimètres et se peut charger en pleine lumière comme le Brownie.
- Ces deux appareils, le Pocket-Kodak surtout, ont fait beaucoup, par leur bas prix, pour la vulgarisation de la photographie.
- L’industrie photographique française a vu en eux longtemps une concurrence préjudiciable, mais, c’était une erreur, attendu que le néophyte qui veut bien consacrer une petite somme à l’essai de la photographie ne dépenserait pas une somme sensiblement plus importante pour ce simple essai.
- Les acheteurs du Kodak (qui valut 20 francs au début avant les perfectionnements actuels) n’auraient pas déboursé 40 ou 50 francs pour les détectives les moins chers à l’époque de la création du Kodak.
- Aujourd'hui, les progrès de la fabrication française ont permis de fabriquer des détectives très satisfaisants pour un débutant à 25 francs (1 eplanigraphe Cadot, par exemple) et même à 14 francs (le simple détec-
- p.261 - vue 19/72
-
-
-
- — 2Ô2 ---
- tive Photo-Hall), de telle sorte qu’il y a équilibre dans les prix sur le marché photographique.
- Néanmoins, on peut dire que les prix moyens des détectives sont de 30 à 50 francs (par exemple le détective Kosten 9X12 à 32 francs; le détective Gallia Simplex, de Lézy, à 45 francs ; les détectives Photo-Hall à 24, 30 et 36 francs ; les détectives Patria, de Cadot, à 30, 39 et 45 francs ; le détective Impérator Mazo à 23 et 29 francs et le Cimbre, du même constructeur, à 45 francs, le Sinnox Jougla, etc., etc., pour ne citer que quelques-uns des nombreux instruments analogues).
- Mais tous ces modèles, dont le prix est très réduit, comportent naturellement des objectifs d’une faible valeur et quand on les veut munis de systèmes optiques de premier ordre, leur valeur augmente en raison de celle de la partie optique, — qui entraîne aussi l’emploi d’obturateurs plus compliqués et dont le prix est élevé.
- Le détective atteint alors des prix de 80, 100, 150, 200 et même 250 francs.
- — Entendez-vous par là que les détectives à 15 ou 25 francs ou même à 50 francs ne valent pas grand’chose ?
- — Non certes ! je n’entends pas du tout dire cela. Avec un objectif d’un prix insignifiant.... tenez: de cent sous par exemple, on peut faire d’excellents portraits et des vues de paysages d’une réelle valeur artistique.... Mais on ne fait pas n’importe quoi en instantané par n’importe quel temps.
- Les appareils à bas prix sont des instruments à moyens limités. Il ne faut pas leur demander ce qu’ils ne peuvent pas donner. Ils sont excellents pour un certain nombre d’emplois; mais ils ne peuvent pas tout faire indistinctement.
- Par la pratique, l’amateur se rend assez vite compte de ce que son appareil peut réaliser et n’opère plus que dans la limite de ses moyens ; voilà tout.
- — Je conçois....
- — Et, permettez-moi d’insister sur ce point : il est un exemple de la nécessité, du soin, de la méthode, du jugement dont je parlais tout à l’heure.
- Le débutant, doué de ces qualités, remarque vite, par exemple, qu’il a fait un cliché excellent avec son appareil de 20 à 30 francs, à midi, en plein soleil, tandis qu’au contraire, à quatre heures du soir, en hiver, il n’a pour ainsi dire rien obtenu.
- Il en conclut, naturellement, que son système optique exige un éclairage assez intense. Alors, par des essais variés, il détermine les limites d’éclairage dans lesquelles il doit se placer, pour ne pas s’exposer à mal impressionner ses plaques.
- p.262 - vue 20/72
-
-
-
- 2Ô3 —
- — Ce qui revient, il me semble à dire, qu’il est moins commode d’employer un appareil bon marché et à pouvoir limité, qu’un appareil cher, mais avec lequel on peut opérer n’importe comment ?
- — Oh ! non pas ! cher Monsieur ! Ne concluez pas si sommairement! L’appareil cher, dont les moyens sont plus étendus, est d’un maniement compliqué qui expose le débutant à bien plus de mécomptes que l’appareil simple et bon marché.
- Et c’est justement cela qui explique le succès des Kodak à bas prix.
- Avec un détective ordinaire, de 25 à 50 francs, dont le maniement est simple, vous ne vous heurtez qu’à un petit nombre de difficultés, ou plutôt d’impossibilités brutales.
- Si votre objectif n’est pas assez lumineux, pour donner sans pose des vues par un temps gris, l’hiver; vous biffez de votre programme ce genre d’instantanés, et tout est dit. Si votre obturateur n’est pas assez rapide pour vous permettre de reproduire net, en plein soleil, à faible distance, un être ou un objet animé, d’un mouvement très vif, vous biffez encore de vos prétentions, ce sujet.
- Avec l’appareil cher, mais propre à tout (et dont les moyens sont pourtant aussi limités, dans bien des cas), il faut, en revanche, doser la lumière et la rapidité d’obturation avec une grande exactitude, pour ne pas avoir des excès de pose, dont le résultat est aussi fâcheux que l’insuffisance.
- L’appareil compliqué, exige une pratique, une compétence supérieure; ce n’est donc pas celui-là qui donnera le plus de satisfaction au débutant ; il risque, au contraire, de le décourager par des insuccès, qu’il ne s’expliquera pas, aussi facilement, que les incapacités brutales de l’appareil à bas prix.
- En résumé, l’appareil bon marché a donc son application normale et logique. Il convient aux petites bourses et aux amateurs débutants, et dans le genre détective, il oscille, comme prix, entre 6 fr. 50 et 50 francs.
- Mais, il y a encore deux autres sortes d’appareils à main qu’il faut noter : Les jumelles et les appareils pliants ou Foldings.
- Tous deux, furent fort cher au début. Leur prix s’est considérablement abaissé depuis une dizaine d’années, mais il reste encore supérieur, sauf exception, au prix des détectives cubiques.
- — Sauf exception dites-vous? signalez-moi donc ces exceptions, je les trouve intéressantes.
- — Naturellement! Le bon marché quand il est admis tente toujours.
- Malheureusement je ne puis ici vous donner que quelques exemples. Je ne connais pas tous les modèles bon marché et c’est seulement comme indication de prix minimum que je vous citerai : La jumelle
- p.263 - vue 21/72
-
-
-
- — 264 —
- réclame 9X12 de Mazo qui vaut 38 fr. 25 sac compris; et la mmellepopulaire 9X 12 de Cadot qui est de 23 francs (31 francs avec le sac).
- — Et ces jumelles bon marché ont sans doute les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que les détectives à bas prix?
- — Naturellement. Notez bien d’ailleurs que je ne parle pas ici de la qualité intrinsèque des appareils. C’est un détail commercial et industriel que je ne considère nullement. Je ne vous recommande pas tel ou tel instrument, je me borne à répondre avec précision à votre question touchant les prix des appareils.
- A vous d’examiner de près les modèles chez les marchands ou fabricants. Je ne préconise aucune marque. J’ajoute même qu’il existe peut-être des jumelles encore moins chères que celles de 38 et 23 fr. précitées.
- Quant aux modèles chers, ils abondent et c’est même en jumelles qu’on fait les appareils à main les plus coûteux. Il y en a qui dépassent 700 francs !
- — Fichtre! mais à quoi peut tenir un tel écart?
- — A la partie optique et mécanique. Les objectifs anastigmats très employés sur les jumelles valent souvent plus 100 ou 150 francs la pièce. Or, si la jumelle est stéréoscopique et comporte par conséquent deux objectifs cela fait donc déjà 300 francs de lentilles.
- Mais les obturateurs simples ou doubles (pour les jumelles stéréoscopiques) sont aussi des mécanismes d’un prix élevé quand ils doivent par des objectifs très lumineux fournir exactement des obturations de 1 100e de seconde. Ils atteignent alors et dépassent même une valeur de 100 francs.
- Enfin les bons châssis-magasin d’escamotage sont aussi des mécanismes délicats d’un prix de revient important...
- — Oui, je comprends à présent. Passons aux appareils à main Folding ?
- E. de BIERNE.
- (A suivre).
- p.264 - vue 22/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 23/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 24/72
-
-
-
- G. Léo.
- SEULE
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Nl!- Série — N° 42
- pl.2 - vue 25/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 26/72
-
-
-
- algré tout, ce procédé photomécanique reste le plus économique au point de vue industriel et commercial ; c’est-à-dire tant que l’élément du travail de dessin artistique ne prend pas une prépondérance écrasante par la création préalable de l’original à reproduire.
- Mais, de plus et surtout, c’est un procédé économique parce qu’il donne des illustrations qu’on imprime facilement sur tous les papiers, à très grand nombre d’exemplaires, et dont on fait à bas prix des contre types typographiques ou galvanos avec lesquels la multiplication des tirages devient illimitée.
- Les clichés en photogravure de trait possédant, en effet, un relief très accentué, le galvanoplaste en prend aisément une empreinte avec laquelle il fait autant de galvanos qu’on en désire, à raison de i à 2 centimes et demi le centimètre carré.
- Ce moyen de multiplication des clichés permet d’exécuter en hâte des tirages considérables ou de distribuer à un grand nombre de publications, en même temps, des illustrations de réclame à reproduire simultanément.
- En outre, les galvanos, étant recouverts d’une mince couche de cuivre, résistent mieux que le cliché de zinc de la photogravure initiale à l’usure résultant des grands tirages.
- Le seul inconvénient de la multiplication des clichés de trait par le galvanoplaste, c’est qu’elle cause un retard correspondant au nombre des galvanos demandés.
- Quant à la facilité du tirage de la photogravure de trait, elle est telle que les journaux quotidiens politiques ont pu l’adopter pour des illustrations constituées par des dessins très simples, très schématiques, quoique leurs papiers soient les plus inférieurs, et quoique l’impression
- 17*
- p.265 - vue 27/72
-
-
-
- — 266 —
- par machines rotatives à grand débit, soient ce qu’il y a de plus défectueux pour l’illustration.
- Néanmoins, si la photogravure de trait supporte, à la rigueur, ces mauvaises conditions d’emploi et donne encore ainsi des images compréhensibles quand elle est faite d’après des dessins très simples, c’est surtout avec des machines tirant à plat et avec des papiers de moyenne qualité qu’il convient de l’employer. Elle s’imprime alors aussi bien sur le papier lisse et très encollé que sur le papier sans colle et même à grain.
- Après une bonne « mise en train », elle donne alors avec des encres de qualités moyennes des illustrations très artistiques et d’une grande finesse, reproduisant merveilleusement toutes les qualités du dessin original.
- C’est, du reste, après la phototypie, le procédé de reproduction le plus fidèle, celui qui donne le mieux un fac-similé irréprochable de l’original employé.
- Entre un croquis d’artiste fait à l’encre de Chine sur papier blanc et la reproduction par la photogravure de ce même croquis sur un papier semblable, il n’y a guère que la différence, mal appréciable, des deux encres employées, surtout si l’imprimeur a su faire disparaître par un bon « cylindrage » le « foulage » subi par le papier lors de l’impression.
- Par suite de cette parfaite similitude entre l’original et la reproduc-
- Drei Zinnen.
- p.266 - vue 28/72
-
-
-
- 2Ô7 —
- tion, la confusion devient possible; elle s’est souvent produite, involontaire ou coupable; il y a lieu de s’en défier toutes les fois qu’il s’agit de pièces rares ou importantes.
- En raison de son bas prix et des facilités de tirage qu’il présente sur tous les papiers, le trait est le procédé de photogravure le plus employé. Mais il convient de reconnaître aussi que c’est celui qui se prête le mieux au plus grand nombre des applications de l’illustration. Il est sans égal pour la reproduction des dessins et croquis exécutés à la plume et avec de l’encre noire sur papier blanc. Il reproduit même, quoique moins bien, les dessins faits au crayon sur papier teinté, pourvu que la teinte du papier reste claire et dans la gamme des tons correspondant aux couleurs les plus réfrangibles du spectre (violet, bleu, vert très pâle) et pourvu que la teinte du crayon, tranchant bien sur le ton du papier, soit au contraire foncée et correspondante aux couleurs les moins réfrangibles du spectre (jaune foncé, rouge, brun).
- Aussi, les artistes qui dessinent en vue de reproductions par le procédé au trait, choisissent-ils de préférence du papier lisse et bien blanc comme le bristol et de l’encre bien noire comme l’encre de Chine.
- Il va sans dire que les reproductions d’imprimés sur papier blanc sont admirablement rendues par ce procédé. Les fac-similé réduits de journaux en fournissent un remarquable exemple.
- C’est encore par ce même genre de reproduction photomécanique qu’on forme les clichés typographiques des fac-similé de manuscrits, de dessins de brevets, de plans, de cartes, et même de gravures, car, la gravure composée de points ou de traits, se prête admirablement à ce mode de reproduction.
- On l’a même employé, avec bonheur, à la réduction de véritables gravures sur bois au burin très largement gravées; on tirait de ces larges gravures une belle épreuve sur papier, on réduisait cette image par la photogravure au trait et le résultat était une zincogravure d’une extrême finesse, imitant les plus délicates gravures sur acier, mais moins sèches que celles-ci.
- Le trait convient aussi mieux que tout autre moyen de reproduction au croquis de modes, aux dessins d’architecture, aux figures géométriques, bref à toutes les multiplications d’images sans demi-teintes ou dans lesquelles il suffit que les demi-teintes soient représentées par des taches conventionnelles comme celles qui sont données par les hachures et le point rapporté.
- Mais, quelque soit le talent du dessinateur, le dessin au trait manque
- p.267 - vue 29/72
-
-
-
- — 208 —
- d’effet; il traduit fort mal les jeux de lumière; il reste plat quand même, et c’est ce qui fait son infériorité par rapport à la gravure au burin, à l’eau-forte et même aux autres procédés photomécaniques comme le procédé, laphototypie et surtout l’héliogravure.
- Le Procédé. — La difficulté d’exécuter à la plume, avec de l’encre de Chine sur du papier blanc et sans sécheresse, des demi-teintes bien graduées a conduit dessinateurs et photograveurs à l’emploi de papiers spéciaux, dits papiers à procédés pour les distinguer des papiers ordinaires.
- Ces papiers ne servent que pour l’exécution des dessins originaux à reproduire par le procédé de photogravure au trait.
- On les fabrique avec du papier fort ou de la demi-carte qu’on recouvre d’une couche de baryte analogue à celle des papiers couchés mais bien plus épaisse. Cette couche est, en outre, gaufrée par compression, — ce qui donne les papiers à procédé blancs, — ou même encore, en plus, recouverte par impression, de traits fins et serrés horizontaux, verticaux, obliques ou entrecroisés, réguliers et droits ou irréguliers et ver-miculés, — ce qui donne les papiers à procédé, gaufrés plus ou moins gris.
- Sur ces papiers, le dessinateur obtient, avec moins de difficulté, des « effets » plus « corsés ». que ceux qu’on obtient à la plume sur papier blanc lisse. Ils lui donnent à la fois plus de ressources et plus de liberté d’action.
- Avec des crayons à pâte mate et très noire, plus ou moins dure, on dessine, soit par traits, soit frottis, n’ayant plus à s’inquiéter de former des demi-teintes par une habile ordonnance de hachures. Le gaufrage de la couche de baryte transforme, en effet, en traits ou en points, le frottis par lequel on obtiendrait sur une surface lisse une teinte plate que la photogravure de trait ne saurait reproduire.
- Si l’artiste opère sur du papier à procédé imprimé, c’est-à-dire gris, cette teinte grise lui fournit d’ailleurs déjà une demi-teinte déterminée qu’il lui suffit de réserver, là où elle convient pour l’effet de son dessin.
- Sur ce papier gaufré imprimé, gris, son travail consiste donc à former l’image dans une gamme de gris plus accentués, allant jusqu’au noir pur, pour lequel il a encore la ressource de l’encre de Chine appliquée soit à la plume, soit au pinceau.
- Enfin, le grattage de la couche imprimée gaufrée, avec des grattoirs fins et aiguisés, lui donne, sur les meilleurs de ces papiers, d’abord un gris plus clair, puis un pointillé très fin presque blanc, enfin, à la limite du relief de gaufrage, le blanc pur, éclatant.
- Par cette seule explication résumée du papier à procédé et de son emploi, on voit qu’il faut, pour l’employer d’une façon rationnelle, une
- p.268 - vue 30/72
-
-
-
- — 269 —
- certaine accoutumance ; autrement dit un dessinateur exercé.
- Le dessinateur professionnel qui n’a jamais employé le papier à procédé, n’en tire d’abord que de médiocres effets ; il ne sait pas utiliser toutes ses ressources et, comme son œuvre, puisqu’il n’est que professionnel, manque de caractère artistique, le résultat final est plutôt mauvais.
- En résumé :
- A? dessin à la plume ou au crayon que peut reproduire la photogravure de trait manque d’harmonie dans les demi-teintes et d’effet. Les artistes les plus habiles n arrivent qu avec peine à donner des effets insuffisants et conventionnels, des modelés creux et secs, des demi-teintes pauvres par le dessin à la plume. L’emploi des papiers à procédé et surtout celui des papiers lignés, quadrillés ou vermicidés gris permet plus d’effet, moins de sécheresse, donne des modelés moins durs, des demi-teintes plus fondues, plus variées avec moins de travail, mais à la condition que le dessinateur soit très habitué à l’emploi de ces papiers.
- Ici, nous voyons qu’il n’est plus question de schéma. Le dessinateur ne peut pas être un crayonneur quelconque; il faut que ce soit un professionnel exercé ou un artiste de talent.
- Et cette conclusion entraine une conséquence importante en ce qui concerne le prix de revient de la photogravure de trait par l’emploi des papiers à procédé.
- Escalier de l’hôtel Lallemant à Bourges.
- p.269 - vue 31/72
-
-
-
- — 270 —
- Le dessin sur ces papiers spéciaux, toutes choses égales d’ailleurs, est plus long à exécuter que sur les papiers ordinaires.
- On ne saurait donc faire usage de cette variété de la photogravure de trait pour des illustrations commerciales ou industrielles à bas prix, il faut la réserver pour les travaux d’illustration moins inférieurs et moins rapides.
- Elle ne convient du reste plus pour les dessins de cartes, de plans, de simples contours d’objets, de figures géométriques, d’architecture, de brevets, de caricatures et de mécanique.
- En revanche elle traduit bien la figure humaine et les formes animales, pourvu que les dessins soient en ce cas d’une certaine dimension, car, le gaufrage et le ligné, le vermiculé ou le quadrillé de ces papiers mettent une prompte limite à la finesse d’exécution des images. Un artiste habile peut, à la rigueur donner avec une plume fine, une tête très pleine de détails, dans un centimètre carré tandis que dans le même espace il ne saurait tracer sur papier à procédé qu’un schéma rudimentaire de visage où des taches informes représenteraient les yeux, le nez, la bouche etc. parce que le grain du gaufrage et les intervalles linéaires ainsi que l’épaisseur des lignes dans les papiers à procédé s’opposent par leur grossièreté aux finesses d’exécution nécessaires.
- Les dessins sur papier à procédé ne peuvent, en outre, subir sans inconvénient des réductions aussi fortes que les dessins exécutés à la plume et à l’encre de Chine sur papier blanc ordinaire. Il convient, en général, de leur appliquer une réduction, mais une réduction ne dépassant pas 1/4 de la surface, au plus.
- Or, ce détail est important au point de vue économique attendu qu’il entraîne des frais de reproduction plus élevés que ceux des dessins à la plume.
- Si l’on ajoute à cela que le travail matériel du dessinateur est moins rapide dans le second cas et doit être exécuté par un professionnel, ou un artiste exercé, il devient bien évident que l’emploi de ce mode d’interprétation n’est plus applicable au travaux d’illustration vulgaires.
- Le prix de la reproduction photomécanique est le même que celui de la reproduction du dessin à la plume, mais : i° La latitude de réduction des originaux est beaucoup moins grande, — 20 le dessin original exige un professionnel ou un artiste exercé, ce qui ne permet plus l’emploi des dessinateurs vulgaires, dont le travail est peu payé.
- D’autre part, la reproduction photomécanique d’un dessin fait sur papier à procédé est plutôt moins rapide que celle d’un dessin à la plume et l’exécution de l’original par le dessinateur exige, elle, tout au moins, un temps beaucoup plus grand.
- Aussi bien au point de vue de la rapidité d’exécution qu’au point
- p.270 - vue 32/72
-
-
-
- — 271 —
- de vue du prix de revient, la photogravure de trait à l’aide du papier à procédé est donc mal applicable aux illustrations commerciales et industrielles très pressées, qu’on veut obtenir à bas prix.
- Elle convient plutôt aux travaux d’illustration d’art pur, ou, tout au moins, d’art industriel effectués sans hâte pour des imprimés publiés avec un peu de soin sur des papiers de qualités moyennes.
- Tandis que le trait simple, largement traité, supporte, en effet, les tirages sur machines rotatives et l’emploi des papiers les plus inférieurs, les photogravures de procédé ne se tirent proprement qu’avec des machines à plat (machine à retiration), sur des papiers sans grain et bien régulier (de 35 à 60 francs les 100 kilos).
- En raison de toutes ces conditions, onéreuses il faut donc réserver les reproductions d’originaux sur papier à procédé aux dessins artistiques ou aux dessins industriels et commerciaux pour lesquels « l’effet » est nécessaire, soit en raison du jeux de lumière, soit en raison de la couleur.
- Les dessins de paysages, d’archéologie, d’anatomie, de meubles, d’étoffes, de sculptures, de décoration et d’ornement, comme les dessins d’animaux et de figures, sont ceux pour lesquels le papier à procédé convient le mieux.
- Dans ces diverses applications, nombres d’artistes et de professionnels en ont tiré un brillant parti. Néanmoins, son usage tend à disparaître à cause de l’apprentissage d’emploi qu’il exige.
- L. G ASTI NE.
- p.271 - vue 33/72
-
-
-
- Le Portrait de la Femme
- à ses divers âges
- i
- V
- es limites de la maturité chez la femme sont élastiques et difficiles à fixer.
- D’abord, la femme « faite » ne dit guère son âge vrai. D’autre part, les conditions de développement et d’existence jouent un rôle considérable dans l’altération de la fraîcheur de la femme. De telle sorte qu’on voit fréquemment des personnes dont la beauté est flétrie avant 30 ans, tandis qu’on en rencontre d’autres, plus rarement, qui paraissent à peine 30 ans, lorsqu’elles en ont réellement 40 ou même 45.
- Il est d’ailleurs entendu qu’une femme, jusqu’à 60 ans, n’a que l’âge qu’elle paraît avoir. Dans le cas qui nous occupe, le nombre des années peut être négligé. Contentons-nous donc de dire que nous entendrons parler ici de la femme qui n’est plus une très jeune femme, sans être encore une vieille femme.
- Le portrait de la personne dont la maturité n’est pas trop accusée est assurément plus apte qu’aucun autre à donner satisfaction au modèle et à l’artiste photographe, s’il sait bien tirer parti de toutes les ressources de ses moyens d’exécution.
- Pour ce portrait là, peu ou pas d’hésitation : le caractère de la physionomie est accusé, quelques instants d’observation suffisent pour le bien remarquer, en faisant conversation avec le modèle et en l’amenant à parler des sujets qu’il préfère.
- Si la femme n’est ni une savante, ni une artiste, on sait fort bien par sa condition sociale quelles sont ses occupations normales et de quelles choses on peut l’entretenir avec chances de l’intéresser.
- p.272 - vue 34/72
-
-
-
- 273 —
- La toilette, l’art de plaire, est un sujet qui captive les femmes de presque toutes les classes de la société, parce qu’il répond pour elles à un besoin et à une satisfaction.
- Pendant que le modèle parle, — et il a bientôt fait, en général, d’assumer la plus grande charge de la conversation, — sa loquacité permet de remarquer les expressions de sa physionomie, pour choisir les meilleures et d’étudier les éclairages les plus favorables.
- Dès lors, il n’y a plus, au moment de la pose, qu’à expérimenter au
- 18
- p.273 - vue 35/72
-
-
-
- — 274
- préalable, avec des écrans variés, les éclairages préférés, tout en s’efforçant de faire donner les mouvements de tête et les expressions adoptées en principe un moment auparavant.
- Les efforts de l’amateur-artiste doivent surtout tendre à rajeunir le modèle par l’attitude et l’expression.
- Tout être humain a des expressions vieilles et des expressions jeunes entre 20 et 50 ans. — Il y a même des enfants chez lesquels on surprend des expressions vieillotes, quand ils sont malades ou quand ils ont souffert, et des vieillards qui montrent des jeux de physionomie très jeunes ; — mais ce sont là des exceptions.
- La femme mûre a plutôt, et naturellement, des expressions sérieuses que des expressions ingénues ; il faut donc une certaine application pour amener son visage par le reflexe de ses sentiments à un retour dans le passé propre à le rajeunir.
- Cette expression trouvée, fixée, avec les artifices de l’éclairage et ceux des nouvelles combinaisons optiques désignées dans notre précédent article, d’après M. le commandant Puyo, on a facilement raison des petites altérations physiques produites par le temps, telles que les rides naissantes, les taches, les dépressions déformantes, etc., etc.
- A l’égard du costume, c’est contre les excès qu’il faut tenter de réagir, car la femme mûre est trop dédaigneuse de sa parure ou trop coquette pour son âge, — travers plus fréquent.
- Dans le premier cas, sa coiffure sans art se réduit à un arrangement commode et rapide, qui pêche le plus souvent par la lourdeur et l’insuffisance du volume.
- Il serait facile d’écarter un chapeau sans grâce et peu seyant. Il est moins aisé d’amener la négligente, — celle qui a « remisé » toute prétention, — à encadrer mieux son visage. L’artifice du fer serait alors souvent nécessaire et l’on ne peut guère songer à friser au moment de poser....
- Contre les défauts de coupe et de couleur, il y a plus de ressources dans le portrait de buste ou de la tête seulement. Avec des draperies bien disposées, on masque les imperfections du costume. Mais si le modèle veut absolument un portrait en pied, plus d’échappatoire !...
- Fort heureusement, les cas de négligence systématique sont les plus rares. La femme abdique, plus souvent trop tard que trop tôt, — et cela principalement, quand elle a été jolie.
- Dans ce second cas, les chapeaux sont trop jeunes; il faut aussi les faire enlever. La coiffure trop apprêtée, compliquée, et quand même « à la mode », exige une démolition partielle ou totale, d’autant plus malaisée à obtenir, qu’elle masque parfois des « lacunes » ou des décolorations dont le mystère ne doit pas être violé.
- p.274 - vue 36/72
-
-
-
- Ménard.
- Pommiers en fleurs.
- A l’égard des modifications de la coiffure d’une femme mûre, l’amateur-artiste se rappellera qu’il importe d’agir avec une extrême discrétion.
- La femme mûre est aussi plus portée que la jeune à faire abus de bijoux.
- Elle n’hésite pas à se mettre aux oreilles des pendants ou des boutons trop « voyants », sans considérer s’ils ont ou non le tort d’appeler l’attention sur un lobe défectueux, une joue pendante, une « patte d’oie » regrettable.
- Elle se charge le cou de colliers, sans vouloir reconnaître qu’ils ne dissimulent jamais les « cordes » du col, les saillies des clavicules. Elle accumule à ses doigts les bagues et les bracelets à ses poignets et ne veut pas reconnaître que ces ornements, soulignent de la façon la plus triste, les altérations précoces et si caractéristiques des extrémités !
- Enfin, les couleurs claires sont la grande faiblesse des femmes mûres. Parce qu’il est de tradition que le noir est la couleur de la vieillesse et du deuil, tandis que le blanc pare les jeunes filles; la femme de plus 30 ans ne peut se résigner à se vêtir d’étoffes sombres.
- p.275 - vue 37/72
-
-
-
- — 276 —
- D’une façon générale, c’est fâcheux, mais au point de vue photographique, c’est pire, par suite du contraste inévitable de l’éclat de ces couleurs claires du vêtement avec la tonalité sans fraîcheur du visage mûr.
- Si le maquillage s’ajoute à ce déplorable contraste, le mal est porté au comble, car les tons frais artificiels, presque toujours dans la gamme des rouges, s’accuseront photographiquement en sombre, et feront d’un teint animé, un teint terreux.
- On pallie, néanmoins, les tristes effets du maquillage par un poudrage à outrance..., et à la rigueur, par le « contre-jour ».
- D’une manière générale et dans tous les cas, les portraits de femme mûres appellent un éclairage très doux, très voilé ; aussi réduit que possible.
- Quant aux fonds, ils ont besoin, cela va de soi, d’être en harmonie avec le sujet. Ceux qui conviennent le mieux sont les draperies sombres à grands dessins, placées dans la pénombre et à une distance assez grande du modèle pour rester bien floues.
- Nous avons dit, précédemment, qu’avec les ressources de l’éclairage et celles des objectifs anachromatiques, si justement préconisés par MM. de Pulligny et Puyo, les « marques » de l’âge de la femme sont à peu près effaçables. Il y a pourtant des déformations que ces subterfuges ne masqueraient pas : par exemple la chute des joues et les épaississements adipeux du menton.
- Une rue à Bokhara.
- p.276 - vue 38/72
-
-
-
- — 277
- Avec l’âge, tous les tissus se relâchent. Les côtés du visage cessent d’être fermes et rebondis; leurs muscles s’affaissent et pendent (bajoues).
- Le menton et le dessous du maxillaire inférieur s’alourdissent d’amas graisseux, qui font le bas du visage très lourd et les « doubles ou triples mentons ».
- On ne peut réduire ou masquer ces altérations fondamentales qu’à l’aide du mouvement, de la pose. Plus on fait relever la tête au sujet, plus les multiples mentons se réduisent ou s’effacent.
- Les bajoues sont moins marquées de profil que de face; dans certains éclairages anormaux et dans certaines poses très inclinées, elles s’atténuent beaucoup et disparaissent même totalement. Enfin, le rire, ayant pour effet de hausser le muscle de la joue, réduit aussi ce défaut. Mais le rire, qui n’est agréable que sur de très jeunes et très jolis visages, n’est pas à recommander à la plupart des femmes mûres; il accuse, d’ailleurs fortement, toutes les rides de la face et révèle même celles qui ne sont pas encore bien apparentes. Il faut donc, avec la femme mûre, s’en méfier.
- (A suivre). L. B.
- p.277 - vue 39/72
-
-
-
- A question des impressions trichromes est tout à fait à l’ordre du jour. C’est une nouveauté dans les Arts graphiques. A l’Exposition de 1889, il n’y avait pas un spécimen d’impression trichrome. A l’Exposition de 1900, on en voyait partout, à la section française et aux sections étrangères. De tous côtés, un grand nombre d’imprimeurs, d’éditeurs, de savants même, se préoccupent de ce mode nouveau de reproduction des couleurs.
- Je vous demande la permission de retenir quelques instants votre attention sur ce qui me paraît constituer la technique de ces impressions.
- J’entends ne parler que des impressions typographiques; il n’entre point dans mon programme de parler photocollographie, héliogravure, lithographie, etc., ce serait trop long.
- Donc, à quelles conditions peut-on, en typographie, obtenir de bonnes impressions trichromes.
- i° Les clichés. — Vous savez que les impressions trichromes sont le résultat de la superposition sur une même surface, sur une même feuille de papier, de trois tirages: l’un en jaune, l’autre en rouge, le troisième en bleu, cette superposition devant avoir pour effet de rendre toutes les couleurs, toutes les nuances colorées de l’original reproduit.
- En typographie, le tirage se fait sur clichés de zinc ou de cuivre obtenus par les procédés de la similigravure.
- (1) Conférence faite au Congrès des Maîtres-Imprimeurs et extraite de l’ouvrage de MM. Prieur et Dubois : Les Arts graphiques et VImprimerie, I vol. Prix: 3 fr. 50.
- p.278 - vue 40/72
-
-
-
- — 279 —
- Pour que la reproduction soit exacte et complète, il faut que le clh ché du jaune corresponde exactement aux radiations violettes de l’original; le cliché du rouge aux radiations vertes ; le cliché du bleu aux radiations orangées.
- Cela suppose l’obtention préalable, par la photographie, d’un trio initial de négatifs sur verre, dont le premier a enregistré toutes les radiations violettes et rien que les radiations violettes ; le second toutes les radiations vertes et rien que les radiations vertes; le troisième toutes les radiations orangées et rien que les radiations orangées de l’original à reproduire.
- Il n’entre point dans mon sujet de vous exposer la théorie de ces phénomènes, ni même les opérations de sélection photographique grâce auxquelles on obtient ce trio de négatifs qui nous donnera, par les procédés de la similigravure, les trois clichés typographiques sur lesquels se fera notre tirage trichrome (i).
- Supposons donc obtenu le trio initial, les trois négatifs de sélection. Pour les pouvoir traduire en clichés typographiques, il faut tout d’abord en faire trois négatifs tramés, sur lesquels la demi-teinte photographique se trouve détaillée en une infinité de petits carrés, — ceux-ci devant, à la gravure, donner autant de points en relief séparés les uns des autres par des interstices en creux.
- Reliefs et creux ! double condition indispensable pour toute impression typographique : les parties en relief, touchées par le rouleau, recevant l’encre; les parties en creux, intangibles, ne recevant pas d’encre et venant en blanc sur le papier.
- Donc, voici trois négatifs tramés. Comment les transporter sur
- Mikirtich Ier patriarche d’Arménie.
- (2) Voir les articles de M. Prieur : La Photographie indirecte des couleurs et ses applications industrielles (La Photographie française, avril-mai 1902), et de M. Monpillard: La Photographie des couleurs (La Photographie française, juillet-août 1904)-
- p.279 - vue 41/72
-
-
-
- 28o —
- métal pour en obtenir les trois clichés typographiques ? Supposons qu’il s’agit de clichés en zinc.
- On prend trois plaques en zinc, de grandeur voulue, soigneusement planées. On les couvre d’une couche de colle sensibilisée au bichromate de potasse, par exemple; sur chacune d’elles ont met un des négatifs tramés ; on insole, puis on développe comme un simple papier sensible, et l’image apparaît.
- Mais ce n’est qu’une image. Ce n’est pas une gravure.
- Si vous encriez cette image, pour essayer de la reproduire par l’impression, vous n’obtiendriez absolument rien qu’un placard informe.
- Pour avoir une gravure, il faut: premièrement, solidifier, parla cuisson, qui la transforme en un véritable émail, la colle bichromatée déjà fixée par l’insolation sur la plaque de métal ; secondement, plonger cette plaque dans un bain d’acide qui aura pour effet de la graver, c’est-à-dire de creuser les parties qui n’ayant pas été impressionnées à l’insolation ne se trouvent plus recouvertes de l’enduit protecteur, — tout en épargnant, au contraire, les parties que cet enduit protège, lesquelles resteront, par rapport aux autres, en relief.
- Le graveur qui voudrait se contenter de faire le minimum de ce qu’il doit faire, livrerait à l’imprimeur le cliché ainsi obtenu. Mais, l’imprimeur qui aurait à faire usage de ce cliché s’apercevrait que tout est encore à peu près sur le même plan: il n’en obtiendrait, au tirage, qu’une image confuse, car le rouleau, portant presque également sur toutes les parties du cliché, laisserait à chacune d’elles la même quantité d’encre ou à peu près, ne ménageant pas ces oppositions indispensables des blancs et des noirs, qui donnent à l’image ses demi-teintes et sa valeur.
- Il faut donc achever la gravure qui n’est encore qu’ébauchée.
- Tout en « réservant » les parties qui, devant recevoir le plus d’encre, doivent rester en relief, — il faut « mordre « pour les « descendre » encore, celles qui devront recevoir moins d’encre ou n’en point recevoir.
- Opération difficile déjà pour les clichés de simili ordinaire, mais bien plus délicates pour les clichés trichromes ! Car, si vous donnez trop de creux au jaune par rapport au rouge ou au bleu, vous n’aurez pas, dans le tirage définitif, suffisamment de jaune par rapport aux deux autres couleurs; si vous ne donnez pas assez de creux au rouge, votre image aura, au contraire, trop de rouge à l’impression, etc.
- Le graveur, dans cet art nouveau, doit être bien pénétré de la nécessité particulière dans laquelle il se trouve de fournir trois clichés correspondant exactement à la sélection photographique, autrement dit équilibrés de telle sorte que les trois images superposées constituent la synthèse exacte des couleurs existantes dans l’original reproduit.
- Donc, pour achever la gravure, l’ouvrier, après avoir fait au vernis
- p.280 - vue 42/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 43/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 44/72
-
-
-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE N11= Série — N° 42
- LA JEUNE MALADE
- pl.3 - vue 45/72
-
-
-
- V"
- ,• ' ,V • '• i.
- . v:/ V . - Tv-;-: '.
- -, .
- ;
- :<;v
- f.v '.'•.'•'jU» W vf
- âim.,.
- v’ *' ‘ -
- x' ::
- • .*
- ï.-:'
- .. . .;V *•
- V ’Uf'/
- .. '' -f \ ï' * '-7 „ ».
- p.n.n. - vue 46/72
-
-
-
- -- 28i
- les « réserves » sur le cliché, plonge celui-ci dans le bain d’acide : le vernis a rendu inattaquables les parties réservées; seules les autres parties sont mordues par l’acide.
- Si l’on se borne à tremper le cliché, comme on dit, « dans la sauce », sans le surveiller, l’acide ronge le point : au lieu simplement de le « descendre », on le décapite, on le supprime.
- Pour conduire à bonne fin la gravure des clichés trichromes, il faut y aller prudemment, s’y prendre à plusieurs fois, tirant épreuve après chaque morsure pour se rendre compte du résultat, jusqu’à l’épreuve définitive, le « fumé », qui devra donner, avec la juste proportion des couleurs et la gamme complète des demi-teintes photographiques, une reproduction adéquate de l’original.
- Vous en conclurez que des ouvriers de premier ordre sont ici nécessaires, — habiles, soigneux, prudents.
- C’est l’occasion de faire une réflexion d’ordre économique.
- Au prix qu’on prétend payer, en France, les clichés trichromes, le photograveur est dans l’impossibilité absolue, je ne dirai pas de faire des bénéfices, mais de joindre les deux bouts : il ne peut, pour le prix — sauf à se ruiner — livrer que de mauvais clichés.
- Alors, on s’adresse à l’étranger qui, d’ailleurs, est logé à la même enseigne. Partout, les bons clichés coûtent cher : le photograveur doit les payer à ses ouvriers; il est tout naturel que tous ceux qui en usent, imprimeurs et éditeurs, les paient au photograveur.
- Je m’empresse d’ajouter que, pour un tirage de quelque importance, l’imprimeur ne doit pas hésiter à payer leur prix des clichés trichromes soigneusement gravés: il retrouvera bien vite, à l’impression, par la simplification de la mise en train et la facilité du tirage, les sacrifices qu’il aura pu s’imposer.
- 20 Les encres. — Avec de bons clichés, il faut avoir de bonnes encres ; et vous apercevrez combien cela est important puisque le mélange, en superposition, de vos trois encres doit pouvoir donner la gamme de toutes les couleurs qui existent.
- L’idéal serait d’avoir exactement ce que l’on appelle les encres primaires, dont l’une est le jaune pur, l’autre le rouge pur et la troisième le bleu pur. Dans la pratique, ce n’a été qu’à force de tâtonnements et d’expériences que l’on est arrivé à trouver des encres dont les trois teintes s’harmonisent de telle sorte qu’elles donnent, dans la superposition, depuis les nuances les plus tendres, les plus délicates et les plus variées, jusqu’au noir intense.
- Ces encres doivent être, en même temps, fines et durables, denses et malléables, de distribution facile, sans que jamais elles empâtent le cliché.
- 18*
- p.281 - vue 47/72
-
-
-
- — 282 —
- Ces encres, les avons-nous? Je crois pouvoir répondre: oui. Les résultats merveilleux que vous connaissez et notre expérience personnelle, que la vôtre sans doute ne démentira pas, nous permettent d’affirmer que, dans la pratique, on peut avoir des encres, des pigments, susceptibles de donner, pour les tirages en trois couleurs, les résultats cherchés.
- Trouvons-nous ces encres en France, ou faut-il les aller chercher à l’étranger ?
- Jusqu’à ces derniers temps, l’étranger s’était montré plus habile ou plus heureux que nous dans la fabrication des encres primaires.
- Aujourd’hui, on trouve également chez nos fabricants français d’excellentes encres pour les trois couleurs. L’essentiel est de savoir s’en servir.
- Comme on le faisait si justement remarquer hier, il existe encore en France des industries qui savent aller de l’avant, se mettre à la portée de la clientèle et faire tout aussi bien que l’étranger. L’industrie des encres d’imprimerie est de celles-là.
- Cathédrale de Ferrare.
- p.282 - vue 48/72
-
-
-
- — 283 —
- Ménard. Mare aux Canes. — Forêt de Saint-Germain.
- 3° Le papier. — Peut-être n’en pourrions-nous pas dire autant du papier (1).
- Vous savez que dans les tirages courants de similigravure en un seul ton, il est indispensable, pour avoir des résultats satisfaisants, d’employer des papiers couchés ; vous savez aussi que pour obtenir la demi-teinte avec toute sa finesse et sa valeur, il est nécessaire que cette couche sur laquelle vient se faire l’impression soit elle-même fine, lisse et adhérente.
- Mais, la question se complique pour les tirages en trois couleurs, pour peu surtout que vous deviez obtenir une certaine intensité de coloris. Si vous étendez votre encre de vernis au point de la rendre très fluide, vous pouvez rouler en vitesse, sans difficultés, mais le résultat est médiocre : vos noirs manquent de vigueur, ou plutôt vous n’avez pas de noirs; vos demi-teintes sont comme lavées; l’encre descend dans le cliché qui s’empâte. C’est un tirage louche et souvent malpropre.
- Pour obtenir des effets chromiques puissants, pour avoir la repro-
- (1) Depuis cette conférence, nos fabricants de papiers d’impressions ont fait des efforts méritoires et de réels progrès. Nous ne parlons drr reste ici que des papiers couchés.
- p.283 - vue 49/72
-
-
-
- — 284 —
- duction intégrale des teintes, il est indispensable de tirer avec une encre non seulement très fine, mais très dense.
- Or, une encre dense présente deux inconvénients : premièrement, elle se distribue difficilement; secondement, elle adhère fortement au papier, à la couche, et, pour peu que vous alliez vite au tirage, ou elle arrache la couche si celle-ci n’est pas suffisamment collée, ou elle arrache la pâte elle-même, si la pâte n’est pas suffisamment consistante.
- C’est là, je l’avoue, un problème difficile à résoudre; et peut-être nos fabricants français ne l’ont-ils pas encore résolu à la satisfaction complète des imprimeurs trichromistes. Nous espérons, nous souhaitons qu’ils s’y efforcent davantage, lorsqu’ils auront bien vu la place que sont appelées à prendre, dans l’avenir, les impressions tricliromes. Ils ont obtenu du Parlement, en faveur de leurs produits, des tarifs douaniers non seulement protecteurs, mais presque prohibitifs, que nous aurions intérêt à faire supprimer. Qu’ils s’empressent donc de justifier cette faveur; qu’ils se mettent à l’œuvre pour arriver à nous donner un papier couché qui supporte les impressions tricliromes, qui donne non seulement aussi bien, mais mieux encore que les papiers étrangers.
- 40 Les machines. — Pour les impressions trichromes on peut se servir de deux sortes de machines : de la presse à platine et de la presse à cylindre.
- Les presses à platine ont des inconvénients: tout d’abord l’exiguïté de leur format, car il est difficile d’aller au-delà du demi-jésus ; et même, pour tirer une pleine forme en trois couleurs demi-jésus, je crois qu’il n’y faut pas songer.
- Un autre inconvénient des presses à platine, c’est que, en raison de la pression à plat et de la retiration à plat de la feuille, il est presque impossible, quand on a de fortes épaisseurs d’encre, de prévenir l’arrachage. Pour peu qu’on aille vite, on arrache non seulement la couche, mais le papier lui-même.
- Il y a donc une limite dans l’emploi des presses à platine.
- Pour ces presses* il est regrettable que nos fabricants français ne se soient pas appliqués plus tôt à la fabrication de machines pour tirages de luxe. Il y a déjà quelques années, un imprimeur français, revenant de parcourir l’Allemagne, y avait vu fonctionner d’excellentes presses à platine. Emerveillé des résultats que l’on obtenait sur ces presses, il vint trouver un fabricant français et lui dit: « Voyons, vous allez vous laisser damer le pion par les Allemands... on nous fait offres sur offres... voilà des machines comme nous n’en trouvons pas en France; il faudrait bien tout de même que vous nous en fassiez. »
- Mais, des modèles nouveaux à créer, les difficultés à vaincre, des
- p.284 - vue 50/72
-
-
-
- — 285 —
- dépenses à engager, les illusions de la clientèle s’imaginant qu’en Allemagne seulement on peut obtenir des machines parfaites !... Bref, après un premier essai, pourtant intéressant, le constructeur en question a lâché la machine. Qu’est-il arrivé? Vous le savez tous aussi bien que moi. A l’heure actuelle, le marché français est occupé par deux maisons allemandes, et il est bien difficile désormais aux maisons françaises de pouvoir soutenir la concurrence dans la fabrication des presses à platine pour tirages de luxe, pour les tirages trichromes.
- J’espère, Messieurs, qu’il n’en sera pas ainsi pour les presses à cylindre, particulièrement indiquées pour tirer les trois couleurs. La pression cylindrique permet une vitesse beaucoup plus grande et régulière. Grâce au mode de retiration qu’elle implique on peut aussi, sans arrachage, obtenir bien plus facilement les intensités de couleurs désirables.
- Vous savez, Messieurs, que pour ces machines on fait à nos constructeurs une guerre terrible. Les étrangers nous présentent des machines avec toutes sortes de perfectionnements; ils les vantent comme bien supérieures aux nôtres. Néanmoins, je ne crois pas que nos constructeurs
- p.285 - vue 51/72
-
-
-
- — 286
- soient encore supplantés, en ce qui concerne la valeur intrinsèque des machines et les résultats qu’elles donnent.
- Que les étrangers nous vantent leurs machines, rien déplus naturel; mais, qu’ils nous permettent de leur tenir ce langage: « Puisque vos machines valent mieux, selon vous, que celles de nos constructeurs, je ne demande pas mieux que de les essayer ; mais je ne reconnaîtrai leur supériorité que lorsque j’en aurai vu sortir, à vitesse égale, des épreuves plus parfaites que celles que j’obtiens sur machines françaises ».
- En fait, Messieurs, jusqu’à présent les presses à cylindre étrangères ne nous ont rien donné, pour les impressions trichromes, de supérieur ni même d’égal à ce que nous obtenons sur les presses françaises.
- Nos constructeurs tiendront à honneur de faire, s’il est utile, de nouveaux efforts, non pas pour décourager la concurrence étrangère — elle ne se décourage pas facilement, — mais tout au moins pour permettre aux imprimeurs français de pouvoir, après comparaison, toujours préférer les machines françaises aux machines étrangères.
- 5° Le personnel. — Ce n’est pas tout, pour les impressions tri-chromes, que d’avoir les clichés, les encres, le papier et les machines
- Ménard.
- Osuy.
- p.286 - vue 52/72
-
-
-
- — 287 —
- nécessaires : il reste d’autres conditions d’un autre ordre, non moins difficiles à remplir.
- Il faut, par dessus tout, avoir un personnel d’élite, j’entends un personnel imprimeur formé de longue main à ces sortes de travaux.
- Vous savez quelles difficultés présente déjà la simple similigravure en noir, pour le tirage comme pour la mise en train.
- Les impressions trichromes exigent, non pas trois fois, mais infiniment plus de précautions, d’habitude et d’habileté que le tirage de la simple simili en noir. Il est donc indispensable d’avoir un personnel d’élite, parfaitement formé. Je n’insiste pas sur les qualités qu’on lui doit demander.
- 6° La clientèle. — Il faudrait encore que la clientèle comprit qu’en France nos imprimeurs et nos photograveurs peuvent faire aussi bien, peuvent faire mieux que nos confrères étrangers. En toute vérité, ils font mieux.
- Une bonne fois, qu’on veuille bien examiner les résultats acquis et ne passer des commandes à l’étranger qu’après avoir la certitude qu’en France on ne peut pas obtenir des résultats au moins équivalents.
- Je suis de ceux qui prétendent que nous avons beaucoup à apprendre de l’étranger et que nos fabricants en général ne s’en doutent pas assez. Notre maison a essayé de retirer de l’étranger tous les atouts que nous y pouvions trouver: par conséquent, à ce point de vue, je ne suis pas suspect. Mais, en même temps, je dis qu’il ne faudrait pas tomber dans l’excès contraire et aller demander à l’étranger des travaux dont l’exécution peut être parfaitement assurée dans notre pays.
- C’est là, Messieurs, une question capitale: question d’honneur national, question aussi d’intérêt primordial, d’intérêt économique supérieur. L’argent que vous envoyez à l’étranger, vous ne savez pas quand, comment, ni sous quelle forme, ni même si jamais il reviendra chez vous ; tandis que vous savez bien que l’argent donné aux industriels français vous reviendra très rapidement sous une forme ou sous une autre, à votre personnel, à vos ouvriers, à vous-même.
- Je termine, Messieurs.... Cependant je n’ai pas dit, il s’en faut, tout ce qu’il y aurait à dire. Il eût été, je crois, nécessaire, pour répondre au programme que je m’étais tracé touchant la technique des impressions trichromes, d’entrer dans des détails plus complets et plus précis. Mais vous êtes fatigués, l’ordre du jour est chargé. Je vous prie de m’excuser de vous avoir retenus si longtemps.
- p.287 - vue 53/72
-
-
-
- 288 —
- En terminant, laissez-moi émettre un vœu. Que tous ceux qui concourent à un titre quelconque, à l’obtention des impressions trichromes, photograveurs, imprimeurs, éditeurs, fabricants d’encre, de papier, de machines, personnel ouvrier, patrons, que tous tiennent à cœur de maintenir la supériorité de notre pays dans ce genre distingué de travaux ! Que dans toutes les industries du Livre et des Arts graphiques, la France, demeure au premier rang !
- L. DUBOIS.
- GRAV. FT !MP. PRIEUR & DUBOIS. PUTEAUX-
- p.288 - vue 54/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE" en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- N° 42.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- SEPTEMBRE 1904.
- CONDITIONS D’ABONNEMENT
- A “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ”
- y
- Paris, Seine et Seine-et-Oise. . 12 »
- Départements................ 14 »
- Union postale............... 16 50
- Autres destinations : Port en sus.
- Les abonnements sont d’une année et partent du Ier de chaque mois. Toute demande d’abonnement doit être accompagnée d’un mandat-poste, du montant net de l’un des prix ci-dessus, à l’ordre de l’Administrateur, M. H. Grand, 13, rue Delarivière-Lefoullon, Puteaux-sur-Seine. Celles qui ne rempliraient pas ces conditions seront considérées comme nulles.
- Une étiquette imprimée portant la mention : Votre abonnement expire avec le présent numéro, est collée sur la couverture de la Revue, pour avertir MM. les Abonnés de la fin de leur abonnement. Ils sont instamment priés, à réception, de le renouveler par mandat-poste, comme ci-dessus.
- A défaut, et dans les huit jours suivants, il leur sera présenté quittance par la poste, augmentée des frais de recouvrement (o fr. 60 pour la France, autres pays, suivant tarif).
- Toute demande de changement d’adresse doit être accompagnée de l’ancienne bande de la Revue et de o fr. 50.
- A titre d’essai, les trois derniers numéros parus sont envoyés contre un mandat-poste à M. Grand, au prix de : 3 francs pour Paris, 3 fr. 50 pour les Départements, 4 fr. 50 pour l’Union postale.
- V
- Pour tout ce qui concerne la Rédaction, adresser les Communications, 136, Avenue de Suffren, Paiis XVe.
- Pour ce qui concerne /'Administration : Abonnements, Échanges, Dépôts, Annonces, adresser la correspondance à VAdministrateur, 13, Rite Delarivière-Lefoullon, Puteaux-sur-Seine.
- Nos Illustrations r
- Le procédé des trois couleurs trouve d’intéressantes applications dans tous les genres d’illustrations : hors-texte, calendriers, cartes postales, catalogues, etc. Pour appeler sur leurs ouvrages l’attention des acheteurs, les éditeurs ne croient pouvoir mieux faire que de décorer les couvertures des livres de belles reproductions en couleurs. La couverture du Harem de Syta offre un des plus agréables modèles du genre. Le peintre dont la palette est riche a varié et marié ses tons avec une science de la couleur qui le place au premier rang. La reproduction photographique de son aquarelle sera admirée des connaisseurs.
- ¥ ¥
- Le présent numéro contient une intéressante collection de paysages ou de vues de monuments.
- Les lecteurs de la « Revue » remarqueront surtout les trois belles reproductions d’après les clichés de M. Ménard : Pommiers en fleurs, Osuy, Mare aux canes. La science du plein air et de la perspective y brille de la façon la plus heureuse. Toute la poésie des champs et des bois anime ces paysages.
- Echos
- $
- Good fun !
- Le Herald, de New-York, publiait, ces jours derniers, l’annonce suivante :
- « Jeune noble, Français, récemment arrivé, désire, en vue du mariage, faire la connaissance d’une riche jeune fille américaine. Se trouvera ce matin, à dix heures, près du tombeau de Grant. Aura à la boutonnière un bouquet de violettes. »
- Au jour prescrit, une cinquantaine de femmes, de tout âge, de toutes classes, de tout aspect, furent fidèles au rendez-vous. Malheureusement, le jeune noble français, seul, ne s’y trouvait pas.
- Il faut dire qu’il n’existait que dans l’imagination d’un madré cinématographiste qui avait trouvé cet ingénieux moyen de se procurer, sans bourse délier, des modèles pour une scène vécue qu’il destine à un music-hall new-yorkais.
- p.129 - vue 55/72
-
-
-
- 130
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 0
- 1EMI
- Constructeur d'instruments de Précision
- 17, Place Carnot ~ 1ÎJMCY
- GflAflD PHIX
- tâSÆfà
- Pfl^IS 1900
- H^nOI 1902
- Jumelles Bellieni
- Simples, Universelles et Stéréoscopiques
- m * *
- Avec déceiîtrements identiques des viseurs et des objectifs.
- Visée horizontale à hauteur de l’œil.
- Grands angles interchangeables à volonté.
- Télé - objectif permettant la prise des vues à longue distance, ajustable sur tous les modèles.
- » » »
- Demandez les “ Notes Photographiques Illustrées ”
- ioo Pages - z3o Illustrations - Prix : 2 fr. — Catalogue : franco.
- REVUE SUISSE DE PHOTOGRAPHIE
- FONDEE EN -18 8 9
- PUBLICATION MENSUELLE ILLUSTRÉE
- Rédacteur en Clief :
- ty JL l^EISS, Privat-docent, Chef du laboratoire de photographie de l’Université de Lausanne
- Principaux collaborateurs :
- Collaborateurs français
- MM. Leon Vidal, Paris. MM. Dr J. Amann, Lausanne.
- Dr E. Trutat, Foix. Dr E. Demole, Genève.
- Prof. E. Wallon, Paris. Dr Schmidt, Paris.
- A. et E. Lumière, Lyon. H. Reeb, chim. à Paris,
- etc., etc. etc., etc.
- Collaborateurs allemands
- MM. Dr O. Vogel, Zurich.
- Fritz Hansen, Berlin.
- Dr C. Sturenberg, Munich. Prof. O. Scheffler, Berlin. Dr O. Katz, Chalottenburg.
- Collaborateur italien, M. le Professeur Namias, Milan, etc., etc.
- Abonnements et Annonces iDOxxr* la. France
- H. MERCIER, i, Rue de la Bourse, PARIS
- Les Abonnements partent du ier Janvier
- PT{TX D’JlBON'N'EM'ETiTpour la "France...... par an. Fr. io,5o
- Editeurs-Propriétaires : CORBAZ ET C‘% Lausanne (Suisse)
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner "LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.130 - vue 56/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE" en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- I3i
- L'huile de foie de morue et la photographie,
- La photographie est sans contredit le plus profitable des arts. Si elle n’enrichit pas tous ses adeptes, elle aide à la fortune de ceux qui savent s’en servir. Les marchands d’huiles eux-mêmes y trouveront leur compte. C’est à elle qu’ils ont recours pour achalander leurs boutiques et aguicher le client. Témoin cette réclame que nous découpons dans le journal d’une grande ville annonçant :
- « 100.000 photographies offertes gratuitement pendant trois jours : Lundi g novembre, photographies d’hommes politiques, artistes et écrivains français. — Mardi 10 novembre, photographies de chefs d’Etat, princes et hommes politiques étrangers. — Mercredi n novembre, photographies de souveraines étrangères et de femmes illustres.
- « Pendant ces trois jours, Grande vente d’huile de foie de morue nouvelle (pêche 1903), d’émulsion blanche et d’émulsion X... »
- K JS
- La traversée des Alpes en ballon,
- L’aéronaute italien Spelterini a heureusement effectué l’ascension qu’il s’était proposé de faire dans l’Oberland bernois. Accompagné de l’ingénieur Stoeffler, de Stuttgart, il s’est élevé, lundi dernier, à une heure, par un temps splendide, à bord de son ballon Stella, de la station du glacier de l’Eiger, située à 2.323 mètres d’altitude sur le chemin de fer de la Jungfrau.
- Le ballon, après avoir franchi les massifs de la Jungfrau, du Breithorn, de la Blumlisalp et du Wildstrubel, se dirigea vers le Valais, mais il fut subitement enveloppé de nuages qui rendaient toute orientation impossible, et rejeté dans la direction du canton de Berne, contre un alpage en pente rapide situé près d’Adelboden. Il devint alors nécessaire d'opérer l’atterrissage, qui s’effectua heureusement. Le ballon s’était élevé à l’altitude maxima de 6.000 mètres. La température minima observée a été de cinq degrés au-dessous de zéro.
- Les aéronautes ont été entraînés par un vent violent vers l’Ouest et ils ont pu contempler, sans catastrophe, ce magnifique et effroyable chaos de sommets, d’abîmes et de glaciers où roule le tonnerre des avalanches. Ils ont pris de nombreuses photographies de ce sublime spectacle, et M. Spelterini doit exposer, dans une conférence accompagnée de projections qu’il compte faire a l’Aéro-Club de Paris, les résultats de son expédition.
- * *
- Le photographe maître-chanteur.
- M. P..., un grand industriel qui possède aux environs de Paris une usine très importante, recevait
- récemment la visite d’un jeune homme qui prétendit se nommer Henri Granlouis, et lui offrit des photographies.
- Les plaques qu’il lui proposait représentaient l’usine et les clichés réduits pouvaient servir comme en-tête de lettres. Ils plurent à M. P... qui en demanda le prix.
- — 5.000 francs, répondit le jeune homme.
- L’industriel crut avoir mal entendu.
- — Vous dites ?
- — 5.000 francs.
- M. P..., pensant avoir affaire à un mauvais plaisant, se disposait à se fâcher quand le jeune homme le pria de regarder attentivement les plaques. Il lui montra du doigt sur l’une des photographies une voiture de grande remise suivant une allée ; dans cette voiture se trouvait M. P... aux côtés d’une fort jolie femme qui n’était pas la sienne.
- L’industriel comprit et, sans insister, paya les 5.000 francs. En échange, les plaques lui furent remises.
- M. P... se croyait tranquille quand, ces jours-ci son visiteur revint avec de nouvelles photographies.
- Cette fois, M. P... était représenté sortant d’une maison du quartier de l’Europe en donnant le bras à la même femme.
- Granlouis demandait encore 5.000 francs.
- M. P... n’hésita pas. Il envoya chercher des agents et fit conduire son visiteur au commissariat de police.
- Granlouis a été, après interrogatoire, envoyé au Dépôt.
- ¥ ¥
- Les prêtres de Bouddha devant le cinématographe.
- Verrons-nous la pagode des Dragons ? Un étranger, dit YEcho de Chine, y a fait pendant deux mois, cet été, des projections cinématographiques : il serait assez piquant d’avoir ainsi une représentation de la vie des bonzes et du mouvement des fidèles. Malheureusement tout s’est gâté. Il y eut de la sécheresse en août, quoiqu’à cette époque la mousson doive souffler de la mer. Le vice-roi des deux Kiang eut l’idée de demander aux dieux la raison de cet état atmosphérique et d’obtenir la pluie par ses prières. Il se rendit à la pagode des Dragons, vit les appareils, et entra dans une violente colère. Il ordonna à l’étranger de partir; celui-ci refusa. Le vice-roi ordonna alors aux bonzes de le chasser, sous peine d’être eux-mêmes punis. Nous ne savons pas ce qui en advint ; mais il est peu probable que même dans un temple non profané, les prières du haut fonctionnaire eussent été agréables aux dieux ; cet ennemi du cinématographe est un homme sans vertu, et le 23e jour de la 6= lune, il a reçu de Pékin cette réprimande, d’une couleur assez originale, et qui paraît inspirée de la conduite de M. Combes dans les incidents de Nevers : « La cour a adressé
- p.131 - vue 57/72
-
-
-
- 132
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- La France Coloniale
- Organe des Intérêts coloniaux
- 19, Boulevard Montmartre, 19 IP» A. R 1 S»
- Le Numéro...............O. GO
- ABONNEMENTS f France et Colonies. A 5 fr.
- ( Etranger et Union postale.20 fr.
- MEDAILLE de BRONZE — Exposition Universelle de 1900
- A VF N fl RP “ Ph°t°”Gazette ” de l’année 1890 à
- iLllUnL 1894. Les 4 premières années reliées en 3 volumes in-8°. — Prix : 10 francs. — S’adresser à M. Monpillard, 22, boulevard Saint-Marcel, Paris.
- OBJECTIFS HERMAGIS TROUSSES HERMAGIS JUMELLES HERMAGIS DÉTECTIVES HERMAGIS FOLDIHGS HERMAGIS
- Demander Catalogue général gratuit à
- J. FLE U R Y-HERMA GIS *
- CONSTRUCTEUR-BREVETÉ
- 18, rue Rambuteau, PARIS (3e)
- VUES DE PROJECTION
- des vues du Midi de la France et de l’Orient. S’adresser au Journal.
- APFTVI FBI F Appareil transportable pour faire "UL I I LL 11 U des projections à l’acétylène ; excellente occasion : 60 francs. S’adresser au Journal.
- CHEMINS DE FER DE PARIS-LYON-MÉDITERRANÉE
- BILLETS D’EXCURSION COLLECTIFS
- La Compagnie P.-L.-M. va mettre incessamment en vigueur un nouveau tarif spécial (G. V.) n° 8. (Billets d’excursion collectifs) comportant diverses améliorations de nature à faciliter beaucoup les voyages des Sociétés.
- Ce tarif prévoit la délivrance, pour les excursions comportant un parcours minimum de 30 kilomètres (aller et retour), aux groupes de douze personnes au moins, ou payant pour ce nombre, de billets collectifs à prix réduits de 2e ou 3e classe.
- Le montant de la réduction, par rapport au prix du Tarif général appliqué au parcours total, est fixé à :
- a) La moitié pour les membres actifs ou honoraires, appartenant d’une manière permanente à une même Société (Agricole, Artistique, Littéraire, Musicale, Philanthropique, Scientifique, Sportive, de Tir ou de Tourisme) existant antérieurement et non formée à l’occasion seule de l’excursion à entreprendre.
- Si l’itinéraire de retour est le même que celui d’aller, la réduction de moitié est calculée sur le prix des billets d’aller et retour.
- Tous les membres d’une Société doivent être porteurs d’un même insigne distinctif; les Sapeurs-Pompiers sont tenus de voyager en uniforme.
- b) Les deux tiers pour les élèves des Collèges, Ecoles, Lycées, Patronages et Pensions et les professeurs ou surveillants qui les accompagnent.
- c) les trois quarts pour les enfants pensionnaires à titre gratuits des Orphelinats et pour les Colonies scolaires envoyées dans les montagnes ou à la mer, pendant les vacances et les surveillants qui les accompagnent.
- LE COURRIER DE LA PRESSE
- SI, Boulevard Montmartre, PARIS FONDÉ EN 1889
- Rédacteur : A. GALLOIS
- Fournit coupures de Journaux et de Revues sur tous sujets et personnalités
- ---------
- 'ÉLÉPHONE
- 101-50
- Adresse Télégraphique Courpress, Paris
- TARIF O FR. 30 PAR COUPURE Tarif réduit, PAIEMENT D’AVANCE, sans période de temps limité
- 105 fr. 200 fr.
- Par îoo coupures......................25 francs Par 500 coupures. . . .
- — 250 — ...................55 — I — 1000 — . . , .
- Le COURRIER de la PRESSE reçoit sans frais les ABONNEMENTS et ANNONCES pour tous les Journaux et Revues
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.132 - vue 58/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 133
- de fortes réprimandes au vice-roi des deux Kiang pour sa débauche et sa luxure.
- « Si le vice-roi des deux Kiang se laisse aller à la débauche, il doit se corriger; si les rapports faits sur lui sont faux, il doit surveiller très étroitement sa conduite et donner l’exemple de façon à ne donner aucune prise à la calomnie. — Respect à ceci. »
- ¥ ¥
- Utilité des photographies documentaires.
- Qui n’a connu ce pittoresque coin de Paris, — au quartier de l’Arsenal, — où s’élevait une noirâtre maison d’un étage, au pied de laquelle s’étendait un véritable petit vignoble ? C’était l’asile et aussi le domaine du chef éclusier commandant le bief du canal de Saint-Martin au point où il se jette dans la Seine en aval du pont d’Austerlitz. Le paisible fonctionnaire fut plus d’une fois jalousé dans son ermitage. Il n’en sera plus ainsi.
- Les démolisseurs ont rasé la maison, et les terrassiers ont détruit la vigne... C’est là, en effet, que passera bientôt la ligne métropolitaine du boulevard de Strasbourg au pont d’Austerlitz en franchissant le canal Saint-Martin sur un pont métallique.
- On ne pouvait songer à sauver ce site aimé des Parisiens, et la victoire reste au progrès. Tout ce que l’on a pu faire, ça été d’en prendre in extremis des photographies destinées au musée Carnavalet.
- Quant à l’éclusier, on lui assignera un autre logement, peut-être plus confortable où il sera moins heureux.
- ¥ ¥
- Louis XIV devant le cinématographe.
- Vendredi dernier, Louis XIV est venu à Versailles. Il était escorté de 70 personnes environ, des courtisans, des grandes dames et une troupe de baladins...
- Il arriva avec sa suite à 9 heures du matin dans des « tapissières ».
- Ah ! on n’avait pas annoncé cette petite visite dans les journaux, et pour cause. Elle fut clandestine, mais ne put être secrète. Des témoins nombreux suivirent le cortège étonnant dans le parc où il avait pénétré. Et notre excellent confrère la Presse, hier soir, nous décrivait cette cérémonie étrange.
- Louis XIV — en habit jaune serin — et ses seigneurs, en perruque d’étoupe, assistèrent à des divertissements chorégraphiques devant le bassin de Neptune, au bosquet de la Colonnade et aux bains d’Apollon. — Et, ô surprise, en cette occurrence les grandes eaux jouèrent.
- ... Savez-vous pourquoi on prêta pour cette mascarade ridicule un carrosse authentique, pourquoi on ouvrit des bosquets fermés de coutume, pourquoi
- des figurantes purent évoluer autour du groupe de « Proserpine enlevée par Pluton », pourquoi elles purent à huis-clos simuler des duels de femmes, pourquoi les grandes eaux, qui ne sont mises en mouvement qu’une fois par mois, ou, exceptionnellement, lors des visites de souverains, fonctionnèrent vendredi ?
- Afin de permettre à un fabricant de cinématographes de se munir de clichés originaux?
- Ce n’est qu’au dernier moment, paraît-il, que le conservateur et l’architecte du château de Versailles reçurent les ordres nécessaires — ordres qui n’ont pu, sans doute, que les étonner.
- Il fallait donner un prétexte à cette permission extraordinaire. On n’a rien trouvé de mieux, au ministère des beaux-arts, que de déclarer ceci :
- Le fabricant de cinématographes a été autorisé à « prendre des vues », afin de reconstituer des « scènes historiques » (sic) à l’usage des enfants des écoles.
- Les duels de femmes à l’usage des petits primaires ! Exquis...
- * *
- Naturalisation photographique de l’Espéranto.
- M. L. Gaumont, directeur du Comptoir général de Photographie vient de publier son catalogue en langue Espéranto. C’est une intéressante et louable initiative, à laquelle on ne peut que souhaiter grand succès. Nous en félicitons vivement le sympathique auteur.
- CHEMINS DE FER DE PARIS A„LY0N & A LA MÉDITERRANÉE
- ¥ V
- VOYAGES CIRCULAIRES
- à Itinéraires facultatifs sur le réseau
- La Compagnie délivre toute l’année, dans toutes les gares, des carnets individuels ou de famille de voyages circulaires tracé par les voyageurs eux-mêmes avec parcours d’au moins 300 kilomètres et arrêts facultatifs.
- Réduction très importantes qui peuvent atteindre, pour les carnets collectifs, 50 % du tarif général.
- Validité : 30 jours jusqu’à 1500 kiiomètres :
- 45 jours de 1501 à 3000 —
- 60 jours pr plus de 3000 —
- Faculté de prolongation à deux reprises, de 15, 23 et 30 jours respectivement, moyennant 10 % de supplément pour chaque prolongation.
- Pour se procurer un carnet, tracer sur une carte délivrée gratuitement dans toutes les gares P.-L.-M., bureaux de ville et agences de voyages, le voyage à effectuer et envoyer cette carte, 5 jours avant le départ, à la gare où le voyage doit être commencé en joignant à cet envoi une consignation de 10 francs. Le délai de demande est réduit à 2 jours (dimanches et fêtes non compris) pour certaines grandes gares.
- p.133 - vue 59/72
-
-
-
- 134
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- BILLAULT
- CHENAL! DOUILHET & Cie
- Pharmaciens de 1re classe, Successeurs
- 22, Rue de la Sorbonne, PARIS
- Usines à Billancourt et à MalakoH
- 1»
- ♦ PRODUITS CHIMIQUES PURS POUR « * ♦ ♦ LA PHOTOGRAPHIE ♦ * * ET LES ARTS PHOTOGRAPHIQUES «
- SPECIALITES DE LA MAISON :
- Y
- Carbonates de soude et de potasse purs. — Sulfite de soude cristallisé pur et anhydre pur. — lodures et Vj’ —------------ bromures purs.------------
- *
- FABRIQUE DE MAROQUINERIE
- M‘JMN GIRAULT
- Fondée en 1850
- 28, Rue Turbigo, 28
- (Angle du Bd Sébastopol)
- ¥
- Porte-feuilles, Porte-cartes, Portemonnaie dit officier, Bourses, Porte-cigares et porte-cigarettes, Carnets d'identité pour société.s 5 Cadres pour photographies, etc. 'ü « w
- ¥
- Montage de Cuirs d’arts et brodés
- »
- Pièce sur commande
- OTTO-<f > LUttD
- Constructeur-Mécanicien
- II, Rue Gît=le=Cœur, 11
- (près la place St-Michel)
- PARIS
- ¥
- OBTURATEUR CENTRAL
- à pose facultative et graduée et instantanée
- S’adaptant à tous les objectifs
- Al
- Al
- '«l
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- Al
- '•T
- Al
- Ai
- Al
- VFEi
- Lk rr Lk
- [9
- Lit
- rr Lk \9 Lit 19 Lk
- r*
- Lk
- r*
- Lk 19 Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk \9 Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk \9 Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- Lk
- r 9
- TOU RI ST A
- J(evue pratique de Voyages Revae Ppatiqae - Pratique » Pratique
- D'un genre absolument nouveau
- IVIflGlSlipiQUES miiÜSTf^JiTIOFiS INÉDITES
- Son seul souci : Le plaisir et Vintérêt des Touristes
- NE CONTIENT AUCUNE RECLAME
- Indispensable aux Touristes, Cyclistes, Chauffeurs, etc.
- Bi-mensuelle : 20 fr. par an. Etranger, i5 fr. - Le N° 1 fr. * 10, Chaussée d'JIntin, PJJt^TS &
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE’ en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.134 - vue 60/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE " en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 135
- Congrès, expositions
- » Concours *
- r
- Concours international de stéréoscopies sur verre et de vues de projection organisé par Y Association Belge de Photographie. S’adresser au secrétaire général de cette Association, Palais du Midi, à Bruxelles, jusqu’au 15 octobre 1904.
- y y
- Concours Fleury-Hermagis. — Ce concours, ouvert à tous les amateurs photographes de France, a pour but d’encourager la reproduction photographique des monuments, sites ou souvenirs historiques français, et de tout ce qui, au point de vue artistique, peut nous offrir un souvenir des temps passés. Les épreuves présentées, au nombre de 10 au moins, doivent être inédites. Format minimum 9 x 12 et maximum 11 x 15.
- Envoi des épreuves du 15 au 31 décembre 1904, chez M. Lagrange, 231, boulevard Péreire, à Paris, sous la rubrique : Concours Fleury-H ermagis.
- Un prix consistant en un objectif aplanastigmat / 6,8 pour formats 13 x 18 et 18 x 24, est offert par M. Fleury-H ermagis.
- C’est à Nice que se tiendra en 1905 le Congrès des Sociétés Photographiques. Le Photo-Club de Nice a pensé qu’il serait intéressant d’organiser pour cette époque (février-avril), une exposition, internationale ou non, de tout ce qui se rattache à la photographie : matériel, produits, épreuves.
- S’adresser pour renseignements : à M. l’Administrateur délégué du Photo-Club de Nice, 20, rue Saint-François-de-Paul, à Nice.
- * *
- Les Rosati Picards organisent, pour le 31 octobre, un concours de photographie documentaire régionale. Pour renseignements, écrire à M. M. Garet, 30, rue Victor-Hugo, Amiens.
- ETAT RÉCAPITULATIF DES EXPOSITIONS ET CONCOURS DE PHOTOGRAPHIE 1904=1905
- DURÉE DATES d’envoi VILLES ORGANISATEURS RENSEIGNEMENTS
- Ier au 15 oct. 1904 Berlin Deutsche Gessellschaft Von Freunden der Photographie Franz Goerke , 62, Maassen-strasse, Berlin, W.
- — 15 oct. 1904 Bruxelles Association Belge de Photographie Secrétaire-général de l’Association Belge de Photographie. Palais du Midi à Bruxelles.
- — 12 nov. 1904 New-York Metropolitan Camera-Club Métropolitan Camera-Club, 102, West, ioist Street, New-York.
- — 31 oct. 1904 Amiens Rosati-Picards M. Garet, 30, rue Victor-Hugo, à Amiens.
- 15 au 30 déc. 1904 15 déc. 1904 Paris Fleury-Hermagis M. Lagrange, 231, Bd Pereire, à Paris.
- — 20 et 21 déc. 1904 Paris Ville de Paris Hôtel de Ville de Paris.
- — 31 déc. 1904 Paris Touring-Club de France M. Lagrange, 231, Bd. Pereire, à Paris.
- — — Paris Maison Barnet M. E. Target, 26, rue St-Gilles, à Paris.
- — Ier mars 1905 Londres Cie Profits and Income Cie Profits and Income, 9, Fleet Street, E. C., London.
- Fév.-Avril 1905 I9°5 Nice Photo-Club de Nice Administrateur - délégué du Photo-Club de Nice, 20, rue St-François-de-Paul, à Nice.
- Manchester Comité spécial Comité de l’Exposition Internationale de Photographie de Manchester, 19 et 20, York Chambers, Brazennote Street, Manchester.
- p.135 - vue 61/72
-
-
-
- 136
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- r**
- sr/ Paysage
- Editions d Art
- Paysages — Reproductions de tableaux de maîtres français, hollandais, espagnols, italiens.
- Travaux D’Art
- Tirages artistiques pour amateurs et professionnels. Spécialité de Travaux d’agrandissement.
- Le 26 Avril INAUGURATION
- "Des Magasins d’Exposition, de Vente et de Travaux artistiques
- ^Chaussée d’Antin, 22 -- PARIS^
- Grand Concours international à Londres
- 6.000H
- ou 9.000fi
- De prix en espèces et appareils
- r
- De prix en espèces
- AU CHOIX DES CONCURRENTS
- Noveixilor© 1903 — Mai 1904
- P. thiêalid ôt c1
- Concessionnaires généraux pour la vente 22, Chaussée d’Antin - PARIS - Téléphone : 307-10
- Envoi franco d’une pochette de 6 feuilles assorties, lisse, rugueux, vergé, contre I fr, 25 en timbres-poste; 3 fr. 75 une pochette de 6 feuilles 13x18 soie ; 2 fr. 50 une pochette 6 feuilles 13x18 toile.
- “$cÊr-A
- PLAQUES
- CADETT
- EXTRÊME SENSIBILITÉ Modelé Parfait
- ©
- )
- Va
- PAS de piqûres!
- SPECTRUM
- SPECIALES pour la
- REPRODUCTION des COULEURS
- LES ÉTABLISSEMENTS
- POULENC
- FRÈRES
- 19, RUE DU QUATRE-SEPTEMBRE
- PARIS
- U©
- ^2.
- FOURNITURES GENERALES
- Pour la- Fliotog-ra-plaie et les Procédés Photomécaniques
- ML
- .8» Æ—MU-**. -»l! ^ m\\
- Constructeur Breveté S. G. D. G.
- 150, Boulevard du. Montparnasse, PARIS (XIVe)
- if téléphone; si 5-33
- CHAMBRE SPECTR0GRAPH1QUE A RÉSEAU DE DIFFRACTION
- (Demander la Notice. — Lire la description dans la Photographie Française, Mars 1902, p. XX).
- ECRANS JAUNE PUR POUR L’ORTHOCHROMATISME
- Basés sur les travaux de M. Monpillard, et conformes aux décisions du Congrès International de Photographie (Demander la Notice).
- COULEURS D’ANILINE CHIMIQUEMENT PURES
- Pures et Ordinaires, de toutes provenances, pour Orthochromatisme, 3 Couleurs et tous Procédés
- (Demander Tarif spécial et Notices).
- PAPIER MIXTIONNÉ POUR LA PHOTOGRAPHIE TRICHROME
- (Demander la Notice détaillée. — Echantillon franco, 1 fr. 2 5).
- “ LE PROCEDE ”
- Revue Mensuelle de la Photographie appliquée aux Impressions
- 4
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.136 - vue 62/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner ‘‘LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 137
- NOUVEAUTÉ !!!
- ItE TRICHROÏ-DÉTECTIVE
- Appareil destiné à la prise des clichés
- pour la Photographie indirecte des Couleurs.
- Cet instrument constitue la nouveauté la plus remarquable dans la construction photographique.
- Appareil construit avec le plus grand soin, recouvert en maroquin
- de premier choix et muni d’une poignée.
- Ce modèle est accompagné d’un viseur, d’un niveau à bulle, d’un tube à piston pour le déclenchement pneumatique à la poire, d’un compteur automatique indiquant le nombre de plaques posées, d’un écrou permettant l’ajustage de l’appareil sur un pied, de douze porte-plaques et porte-écrans en métal, d’un objectif //5 de Lacour, apo-chromatique, extrêmement lumineux, spécialement établi en vue de la photographie des couleurs, monté avec diaphragmes iris. Un mouvement d’horlogerie commande l’obturateur à vitesses variables qui se déclenche au doigt ou à la poire, à volonté.
- Cet appareil, livré avec quatre séries d’écrans spéciaux, est construit de telle façon qu’il peut servir pour la photographie en noir comme pour la photographie trichrome, pour l’instantané comme pour la pose.
- •~ir Sac tout cuir, doublé vert à l’intérieur, avec courroie.
- PRIX du Trichrom - Détective monté avec Eurygraphe Lacour//5 et quatre séries d’écrans spéciaux pour la photographie des couleurs, format 9 X 12.
- Pour la Yente, s’adresser à
- PRIEUR & DUBOIS & Cie
- 26, Rue de la République, 26
- PU TE AU X-SU ^hSEI^E
- p.137 - vue 63/72
-
-
-
- 138
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Plaques LitJjVHÈf^E au gélatino#omufe d’argent
- ÉTIQUETTES :
- Bleue : Extra-rapides. — Jaunes : Rapides. — Rouge : Lentes.
- PLAQUES ANTI-HALO <£"'
- Extra-rapides — Orthochromatiques série A
- Plaques Orthochromatiques
- Série A. — Sensibles au vert et au jaune.
- Série B.— Sensibles au rouge et au jaune.
- Panchromatiques
- Sensibles au jaune, au vert et au rouge
- PAPIERS
- au Citrate d’argent
- mat et brillant
- Papiers au Gélatino-Bromure
- Papiers “ RADIOS ” mat et brillant
- se manipulant sans laboratoire obscur
- PRODUITS PHOTOGRAPHIQUES
- •---5*5----
- Tous les Amateurs Photographes ont intérêt à posséder le
- Formulaire “ LUMIÈRE ” 1904 (ioo pages de texte)
- contenant tous les renseignements détaillés sur les divers produits de la maison
- ENVOI FRANCO SUR DEMANDE AFFRANCHIE
- VIENT DE PARAITRE :
- P. PRIEUR
- lia Photographie indirecte des Codeurs
- SES APPLICATIONS INDUSTRIELLES
- Plaquette de grand luxe in -4° carré, de 21 pages, avec 19 planches en trois couleurs.
- PRIX : 'lO FRANCS
- contre-mandat-poste, à F Administrateur du Journal.
- Imp. PRIEUR et DUBOIS & Cle, 26, rue de la République, PUTEAUX=sur=SEINE
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.138 - vue 64/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 139
- Un concours de photographie touriste, placé sous le patronage du Touring-Club de France, est ouvert aux membres de TA. A. P. et du T. C. F. pour encourager les touristes à se servir de la chambre noire afin d’illustrer et compléter leurs notes de voyage.
- Les envois doivent se composer d’une collection de 25 à 50 vues, prises au cours d’un voyage en France ou dans les colonies françaises, accompagnées de notes explicatives.
- Trois catégories : épreuves ordinaires, stéréoscopiques, projections.
- Les envois doivent parvenir à M. Lagrange, secrétaire général de l’A. A. P., 231, boulevard Péreire, à Paris, avant le 31 décembre 1904.
- ££
- Exposition internationale de photographie à Berlin, du 1e1' au 30 octobre, organisée par la Deutsche Gesellschaft von Freunden der Photographie et la Freie pholographische Vereinigung. S’adresser à M. Franz Goerke, 62, Maassen strasse, Berlin, W.
- **
- Concours de Photographie documentaire de la Ville de Paris pour 1904 : Le Vieux Montmartre, les jardins privés de Paris. Les épreuves, dont le format minimum est 13 x 18, devront être déposées le 20 et le 21 décembre à l’Hôtel de Ville, escalier E, 4e étage, de 1 heure à 5 heures.
- Demander le programme détaillé à T Hôtel de Ville de Paris.
- *»
- Concours Luna. — Le concours de Londres qui devait avoir lieu le 15 octobre, est reculé au 15 novembre prochain.
- Les épreuves devront parvenir au plus tard le 10 novembre, date irrévocable.
- y y
- La Maison Barnet organise un grand concours de Photographie avec 12,500 fr. de prix en espèces, dont on pourra demander les conditions à M. E. Target, 26 et 28, rue St-Gilles, à Paris. Dernier délai pour l’envoi des épreuves : 31 décembre.
- »»
- La Compagnie d’assurances Profits and Income, dont le siège est à Londres, 9, Fleet Street. E. C., organise un concours de clichés pris au cours d’incendies importants et représentant le feu en pleine action ou ses effets immédiatement après le désastre.
- Un prix de £ 5.5 s. sera donné par The Profits and Income Insurance C°, Ltd, pour la meilleure épreuve reçue le ier mars T 905.
- Un salon de Photographie est organisé à New-York par les soins du Metropolitan Camera-Club. Envois au plus tard le 12 novembre, au siège du M. C. C., 102 West, ioist Street, New-York, auquel on peut écrire pour renseignements.
- FORMULES, RECETTES
- et TOURS de MAIN
- *
- Tirage des Epreuves d’après un cliché mouillé.
- Plonger d’abord dans une cuvette remplie d’eau pure le feuillet de papier au bromure destiné à l’impression ; quand la feuille est bien gorgée d’eau, mettre dans la même cuvette le cliché humide (mais bien lavé). Sous l’eau, juxtaposer soigneusement les deux surfaces gélatinées et laisser retomber le tout au fond de la cuvette, cliché au-dessus bien entendu.
- La cuvette toujours pleine d’eau est ensuite portée à la lumière, et on donne le temps de pose nécessaire. De retour dans le cabinet noir, on détachera les deux surfaces sans la moindre difficulté ; l’originalité du procédé consiste précisément dans l'impression sous eau, grâce à laquelle on ne court jamais le risque de détériorer le cliché ou le papier.
- CLa Photographie moderne).
- yy
- L’éclairage du laboratoire.
- Les progrès récemment accomplis dans la sensibilisation des plaques photographiques aux couleurs réputées jusqu’ici les moins actiniques obligent à des précautions spéciales pour l’éclairage des laboratoires où s’effectue la manipulation des plaques ainsi sensibilisées. En particulier, la vitre rouge du commerce, même doublée d’une vitre jaune, ne suffit plus à assurer la sécurité de l’éclairage, lorsque l’on utilise des plaques sensibilisées à l’ortho-chrome, au pinachrome ou au rouge éthyle. Il devient donc nécessaire de confectionner de véritables écrans, dont l’absorption et la transparence seront rigoureusement localisées. Nous poursuivons actuellement une série de recherches en vue de fabriquer de tels écrans, assurant la plus grande luminosité compatible avec la sécurité nécessaire : nous tenons dès à présent à signaler un mode opératoire, fournissant des écrans rouges, sinon très lumineux, du moins déjà très supérieur à la vitre rouge courante.
- Passer dans l’hyposulfite deux plaques au gélatino,
- p.139 - vue 65/72
-
-
-
- 140
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Adresse Télégraphique Téléphone : i o5-i5
- PLAQUES-PARIS, -------—
- PLAQUES, PELLICULES ET
- PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES
- J. JOUQLA
- SOCIÉTÉ ANONYME (Capital 1.500.000 francs)
- SIEGE SOCIAL : 45, Rue de Rivoli, PARIS
- Usines à JOINVILLE-LE-PONT (Seine)
- PUtAQCJES NÉGATIVES
- Instantanées. Extra-rapides Reproductions
- Etiquette verte.
- — rose.
- — jaune.
- PliAQGES DIAPOSITIVES
- sur verre opale . . . sur verre cl ou ci . . . sur verre ordinaire.
- par
- développement.
- Nouvelles Plaques à riodo-bromure d’argent
- Bandes bleues
- Paysages et Portraits. | Bandes mauves
- Grands Instantanés.
- Plaques pelliculaires spéciales pour la Phototypie
- PLAQUES X spéciales pour la Radiographie
- «« **
- Nouvel appareil à plaques se chargeant en plein jour b. s, g. il. g., avec la boite de plaques elle-même
- PAPIERS PHOTOGRAPHIQUES
- Nouveau papier au Chloro-citrate h o fr. 70 la Pochette Papier au Bromure
- Lisse et rugueux
- Spécialité de Papiers mats artistiques, Soie, Menus,
- Cartes postales et Papiers à Lettres sensibles
- Papier à la Celloïdine, brillant ou mat d'une grande finesse et richesse de tons. L’Azur, à fond bleu spécial pour les paysages et les marines.
- Révélateurs et Virage-Fixage J. J OU GLA (Très recommandés)
- Plaque l’iHTEHSlVE, Formule IWeneien
- à l’Émétique, Ésérine, Morphine, etc., supportant de grands écarts de pose Plus d’insuccès ni de clichés perdus
- Adresser Ordres et Correspondances
- Au SIÈGE SOCIAL : 45, Rue de Rivoli, PARIS
- DEPOT CHEZ TOUS LES MARCHANDS D’ARTICLES PHOTOGRAPHIQUES
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner ‘ ‘ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ’ en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.140 - vue 66/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 141
- jusqu’à parfaite transparence, les laver, puis les mettre à sécher ; chacune d’elles sera plongée dans Tune des deux solutions suivantes :
- a) 3 grammes de violet de méthyle ordinaire dans 1000 cc. d’eau ;
- b) 6 grammes de tartrazine dans 1000 cc. d’eau.
- On laisse les plaques dans leurs bains de teinture
- respectifs jusqu'à ce qu’elles soient saturées de colorant; on les rince superficiellement et on les met à sécher ; l’ensemble des deux plaques superposées laisse passer seulement le rouge extrême au voisinage de la raie A.
- La plaque jaune, teinte à la tartrazine, peut être employée seule pour les manipulations du collodion humide et donne alors une lumière éclatante sans risque de voile.
- (Laboraloires H. Calmels).
- N! M
- Nouvel emploi du bichlorure de mercure.
- Lorsque, par suite d’un mouvement du sujet, le cliché d’un portrait est inutilisable, on peut néanmoins en tirer un négatif satisfaisant en le copiant par la méthode suivante : le négatif original est plongé dans une solution de bichlorure de mercure jusqu’à blanchissement complet. Dans cette état, il présente une image du côté du verre, et comme dans neuf cas sur dix, une des différentes positions du sujet a reçu une exposition plus prolongée, une image positive sera généralement la seule visible au revers du cliché. En plaçant le cliché sur une piece de drap noir, l’image positive sera assez forte pour pouvoir être copiée par le procédé ordinaire.
- (Photo-Gazette).
- BIBLJOGJiAPmE
- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires parviendront à l’Administration de la Revue.
- ¥ A
- Anleitung zur Stereoskopie (Manuel de Stèrèoscopie), par le Dr W. Scheffer. Un volume 15x21 c/m. de 100 pages, avec 37 figures (21° volume de la Photographische Bibliothek, de G. Schmidt).
- Après un exposé très clair et très complet des conditions de la stèrèoscopie rationnelle, cet excellent traité examine les divers dispositifs de stéréo-graphie et les modes opératoires applicables pour la prise des négatifs, le tirage et la présentation des positifs. Nous recommandons très vivement ce traité aux amateurs de stèrèoscopie qui y trouveront rassemblés et parfaitement coordonnés un très grand nombre de précieux renseignements.
- Stereoskopie für Amateur photographen (Stèrèoscopie pour Amateurs), par C.-E. Bergling. — Un vol. 15x21 c/m. de 58 pages avec plusieurs schémas.
- Cet ouvrage qui atteint sa seconde édition, appartient à la même collection que la précédente. Glissant rapidement sur toutes les questions théoriques, il s’attache presque exclusivement aux conseils pratiques. C’est un excellent manuel pour débutants.
- ¥¥
- Das Photographier en mit Films (Photographie sur Pellicules), par le Dr E. Holm. x vol. 15x21 c/m. de 64 pages avec 51 figures.
- Parfaitement au courant de tous les progrès récents de la photographie sur pellicules, cet ouvrage décrit dans son premier chapitre les divers types de pellicules des divers fabricants de tous pays. Il discute ensuite les mérites respectifs des plaques et des pellicules, puis décrit en tous leurs détails les divers dispositifs de châssis, porte-pellicules, magasins à rouleaux. Il s’étend enfin sur la manipulation des pellicules et décrit notamment les divers accessoires proposés pour le développement, les lavages, et le séchage des pellicules.
- BREVETS D’INVENTION
- J*
- 343429. — 25 mai 1904. Carpentier. Système combiné pour l’empaquetage, l’utilisation par escamotage et la conservation des pellicules photographiques.
- 342438. — 19 avril 1904. Mme Tolstoy. Chambre noire portative et démontable pour la photographie.
- 342439. — 19 avril 1904. Mme Tolstoy. Système perfectionné de cuvette à plateau pour bains photographiques.
- 342440. — 19 avril 1904. Mme Tolstoy. Chevalet porte-châssis perfectionné pour la photographie.
- 342445. — 13 février 1904. Jumeaux. Perfectionnements à la photographie en trois couleurs.
- 342480. — 20 avril 1904. Decoudun. Système de lanterne pour l’éclairage des laboratoires photographiques.
- 342556. — 22 avril 1904. Sears. Procédé pour imprimer des noms, sujets ou emblèmes sur des négatifs photographiques.
- (1) Communication de MM. Marillier et Robelet. Office international pour l’obtention des brevets d’invention en France et à l’Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle Paris.
- p.141 - vue 67/72
-
-
-
- 142
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Créations Françaises en Typographie Modernf
- onderie
- G. Peignot er T ils
- Hors Concours 68, Boulevard Edgar-Oiunet Hors Concours
- ium
- d’Appli cations
- des
- Nouvelles Créations Françaises
- de la
- Fonderie
- G. Peignot /
- & Fils
- Cette création, qui répondait à des besoins absolument justifiés et motivés par l’introduction du décor moderne dans les compositions typographiques, s’est affirmée comme un des plus gros succès de fonderie.
- Les courbes gracieuses dont elle permet la variation à l’infini, la rendent apte à concourir à l’ornementation de tous les genres : Titres, Couvertures, "Encadrements de Texte, Programmes, JJfenus, Têtes de Lettres, Tactures, Cartes, etc., où elle offre cette particularité d’être toujours en situation.
- Page Spécimen
- GRASSET
- m
- Ornements Français Peignot
- Pour l’Édition d’Art et le décor facile des Travaux de Ville
- Yoir dans les Jlnnonces et les Titres d’articles de la T{evue, les Créations Trançaises 'PEIGNOT
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAiSE en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.142 - vue 68/72
-
-
-
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 143
- 342705. — 26 avril 1904. Lange. Appareil multiple pour le tirage des épreuves photographiques.
- 343481. — 21 mars 1904. Sheehy. Perfectionnements aux châssis-presses photographiques.
- 343583. — 31 mai 1904. Gros. Procédé pour convertir les images argentiques en images cataly-seuses plus stables.
- 343611. — 31 mars 1904. Brodie. Perfectionnements aux appareils pour développer des plaques photographiques ou des pellicules.
- 343706. — 4 juin 1904. Brown. Perfectionnements aux appareils pour prendre les vues destinées à être employées dans les cinématographes et autres appareils similaires.
- 343889. — 10 juin 1904. Brown. Perfectionnements aux appareils à prendre des séries de vues photographiques pour leur emploi dans le cinématographe.
- 343913. — 11 juin 1904. Clouth. Procédé pour prendre des épreuves photographiques au moyen d’aérostats non montés.
- 343938. — 13 juin 1904. Duchey. Tête de pied pour appareil photographique.
- 344008. — 15 juin 1904. Chelius. Procédé de collage des photographies.
- 344081. — 16 juin 1904. Goffin. Support pour appareils photographiques.
- 344084. — 17 juin 1904. Teffot. Châssis-presse photographique.
- 344161. — 21 juin 1904. Knudsen. Obturateur à rideau à fente réglable pour appareils photographiques.
- 344186. — 21 juin 1904. Duchey. Appareil photographique à usages multiples.
- 344234. — 23 juin 1904. White. Perfectionnements aux gabarits et aux caches employés pour l’impression photographique.
- 344289. — 24 juin 1904. Société Prepognot et Cie. Procédé de projection pour vision plate ou stéréoscopique applicable aux cinématographes à deux objectifs.
- 344299. — 25 juin 1904. Brainerd. Machine à développer les pellicules photographiques.
- 344387. — 28 juin 1904. Claparède. Stérémono-graphe.
- 344421. — 2 juillet 1904. Lamarsalle. Boîte destinée à la vision d’images stéréoscopiques.
- 344446. — 29 juin 1904. Aubry. Stéréoscope clos empêchant l’enlèvement des images intérieures.
- 344459. — 30 juin 1904. Société A. W. Penrose and Company. Appareil giratoire centrifuge à cuvette conique tournante.
- 344522. — Ier juillet 1904. Belloni. Procédé pour obtenir des photographies monostéréoscopiques c’est-à-dire composées d’un seul positif pour être vues à l’œil nu.
- CHEMIN DE FER DU NORD
- SAISON des BAINS de MER
- De la veille des Rameaux au 31 octobre
- BILLETS D’ALLER ET RETOUR
- Valables du vendredi au mardi ou de l’avant-veille au surlendemain des lêtes légales
- BILLETS HEBDOMADAIRES
- Prix (d au départ de Paris, pour:
- Berck........................
- Boulogne (ville).............
- Calais (ville)...............
- Cayeux ......................
- Conchil-le-Temple............
- Dannes-Camiers...............
- Dunkerque....................
- Etaples......................
- Eu...........................
- Ghyvelde (Bray-Dunes) .... Gravelines (Petit-fort-Philippe) .
- Le Crotoy....................
- Leffrinckouke................
- Le Tréport-Mers..............
- Loon-Plage...................
- Marquise-Rinxent.............
- Noyelles.....................
- Paris-Plage * (Tramway du 15
- mai au 15 octobre).........
- Quend-Fort-Mahon.............
- Saint-Valery-sur-Somme ....
- Wimille-Wimereux.............
- Woincourt....................
- Zuydcoote-Nord-Plage.........
- Ir= cl. 2e cl. 3° cl.
- fr. c. fr. c. fr. c.
- 31 » 24 15 17 »
- 34 » 25 70 18 90
- 37 90 29 » 21 85
- 29 30 23 05 15 95
- 28 80 22 50 35 75
- 3i 70 24 40 17 5o
- 38 85 29 95 22 60
- 30 90 23 95 17 »
- 25 40 20 10 13 70
- 39 95 31 15 23 40
- 38 85 29 95 22 60
- 27 90 21 95 15 15
- 39 40 30 55 23 05
- 25 75 20 35 13 90
- 38 75 29 90 22 5o
- 35 60 26 80 20 05
- 26 45 20 85 14 35
- 32 10 24 95 18 »
- 28 30 22 G 15 45
- 27 15 21 35 14 75
- 34 55 26 10 19 30
- 26 45 20 85 14 35
- 39 80 30 95 23 25
- Des carnets comportant cinq billets d’aller et retour sont délivrés dans toutes les gares et stations du réseau à destination des stations balnéaires ci-dessus, — le voyageur qui prendra un carnet pourra utiliser les coupons dont il se compose à une date quelconque dans le délai de 33 jours non compris le jour de distribution.
- Note importante. — Pour les heures de départ et d’arrivée, ainsi que pour les autres billets spéciaux de bains de mer, consulter les affiches.
- * Les billets à destination de Paris-Plage ne sont délivrés que du 15 mai au 13 octobre.
- Avant et après cette période, la distribution et la prolongation des billets resteront limitées à Etaples.
- (1) Les prix de ces billets ne comprennent pas le timbre de quittance.
- L’Admini-strateur-Gérant : H. GRAND.
- p.143 - vue 69/72
-
-
-
- 144
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Librairie C. REINWALD. - SCHLEICHER Frères & C!e, Edit
- 15, Rue des Saints-Pères, PARIS (6e)
- La Comédie italienne en France
- et les théâtres de la foire et du boulevard
- Par N.-M'. Bernardin, docteur ès-lettres, lauréat de l’Académie française (1570-1791).
- 1 vol. in-16 illustré d’estampes du temps : 3 fr. 50
- Le Théâtre de l’Avenir
- Aménagement général, mise en scène, trucs, machinerie, etc., par Georges Vitoux.
- 1 volume in-16 illustré : 3 fr. 50.
- Le Mariage chez tous les Peuples
- Par Henri d’ALMERAS, avec 15 figures dans le texte et dessins de A. Collombar.
- 1 volume in-16 : 3 fr. 50.
- La Vie artistique de l’Humanité
- Par Alphonse Roux
- vol. in-16 avec 52 gravures dans le texte : 1 fr. 50
- Lettres Historiques
- Par Pierre Lavroff, traduit du russe et précédé d’une notice bio-bibliographique par Marie Goldsmith.
- 1 volume in-16 : 4 francs.
- Les Esprits directeurs
- de la Pensée française
- Du Moyen=Age à la Révolution
- Par Théodore Suran, agrégé de l’Université, professeur au lycée d’Avignon.
- 1 volume in-16 : 3 francs.
- Revue générale de
- Bibliographie française
- Paraissant tous les mois, par livraisons de 64 pages de format in-8°, publiée sous la direction de MM. Victor Dave et Alfred Costes.
- Cette Revue comprend quatre parties: i° Une chronique littéraire ; 20 les comptes rendus des principaux volumes récemment parus, rédigés avec la plus scrupuleuse impartialité et faits par des spécialistes autorisés ; 30 les renseignements bibliographiques concernant tous les derniers volumes publiés en France, Belgique, Suisse et Canada ; 40 les sommaires de toutes les principales revues •de langue française.
- Abonnement annuel : France, 10 fr. ; Etranger, 12 fr. ; Prix du numéro, 1 fr. 50.
- Les abonnements parient de janvier et de juillet.
- SPÉCIALITÉ DE PAPIERS D’ALFA EXTHA GLACÉS
- Pour Impressions de Grand Luxe
- GROSVENOR, CHATER & C° LD
- Jules BRETON & C,E
- SUCCESSEURS
- Seuls Dépositaires en France des Usines
- GrçOSVENOI^, § C° Ld DE LONDRES
- 245, Rue Saint-Martin, PARIS
- Papier Couché “ PERFECTION ”
- pour ÉDITIONS D’ART
- Téléphone 106-18
- ^
- MAISON DU SIMILL JAPON
- ^ j£
- E DUJARDIN
- 76, Rtie de Rennes, 76, PARIS (VIe) £ £
- SIMILIS-JAPONS TOUTES SORTES, BLANC-CRÈME ET COULEURS POUR ÉDITIONS DE LUXE
- PAPIERS CUIRS POUR DOSSIERS ET COUVERTURES Nouvelles sortes :
- Similis-Japons mats (15 nuances) en formats Raisin 51 x 66 de 28 kilos, et Jésus 57 x 78 de 36 kilos pour Couvertures, unies, estampées ou gaufrées.
- (Voir Couverture de la présente Revue)
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner “LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
- p.144 - vue 70/72
-
-
-
- p.n.n. - vue 71/72
-
-
-
- Lâ IPMûTûQIMraiE 5OTFLIFIÉE
- KOMK
- ISM
- VOUS
- AUQMENTEZ
- DE 100 %
- LA VALEM1 DE VOTEE AFFAStEIL A FUIMES EN EMPLOYANT LE
- FILfl
- PREP\0
- uiimuui jumjiuia ajuuxuumiuuLuuutg
- «UJuiuLIM 1UI Ul UUIU ____
- uniu mi uuuma iu uuiu db un nui ci
- iuuihuuu
- KOCHBHXB OETffÀl h CAMOU CO,
- UN
- FILM
- PACK
- ET
- SES
- DOUZE
- PELLICULES
- PLATES
- ORTHOCHRO-
- MATIQUES
- ET
- ANTI-HALO
- VoDAi*-
- Les Pellicules contenues dans le Film Pack se chargent, se déchargent
- et s’escamotent en plein Jour.
- V
- les nouveaux papiers kodak
- LE PAPIER
- AU
- PLATINE
- KODAK
- Manipulation des plus simples. Permanence absolus. Développement à froid.
- 40 0/0 plus riche en platine que tous les papiers au platine existants.
- MERVEILLEUX
- EFFETS
- ARTISTIQUES
- LE PAPIER
- AU BROMURE
- ANTIQUE
- BLANC
- KODAK
- EMPLOYEZ LES PELLICULES KODAK
- SE CHARGEANT
- EN PLEIN JOUR
- REPOUSSEZ TOUTE IMITATION
- LES NOUVEAUX
- KODAKS PLIANTS
- N O 3 a (format 8 y 14)
- 115
- fs.
- Ces appareils sont munis des derniers perfectionnements
- EN VENTE
- dans toutes les bonnes maisons de fournitures photographiques et chez
- EASTMAN KODAK
- PARIS
- 5, Avenue de l’Opéra 4, Place Vendôme
- LYON
- sé et s8, Rue de la République
- * KODAK * KODAK * KODAK * KODAK
- KODAK * KODAK * KODAK * KODAK * KODAK * KODAK
- p.n.n. - vue 72/72
-
-