La photographie française
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- N® 46 — JANVIER 1905
- ADMINISTRATION
- 13, Rue Delarivière-Lefoulïon
- PUTEAUX-SUR-SEINE
- DEPOT GENERAL POUR PARIS Vente au N° et Réassortiments LIBRAIRIE C REUWALD SCHLEICHER FRÈRES, Éditeurs
- 15, Ruz des Salnti-Pères.
- Directeurs :
- Louis GASTINE
- F* MONPILLARD
- * *
- Secrétaire de la Rédaction :
- L.-P. CLERC
- Le Numéro : 1 fr. 50 net.
- Sommaire au verso.
- REDACTION
- l2, Place de Vau girard (XVe)
- TÉLÉPHONE 709-84
- ¥
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR
- ET EN COULEURS
- J7* ANNÉE — NOUVELLE SÉRIE.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- N° 46 (Nouvelle sérié).
- JANVIER 1905.
- SOIVHVTAIHH
- L. Gastine. — Le Jardin des Plantes.............................................. i
- Ch. Martin. — Les Procédés pigmentaires.......................................... 17
- Gaston Pruney. — L’Abus de l’image photographique................................ 23
- ILLUSTRATIONS
- Prieur et Dubois et Cie. — Lac Léman : Château de Chillon (Reproduction photogra-
- phique en trois couleurs. Impression de Prieur et Dubois et Cie)................ Hors-Texte
- L. Gastine. — Le Jardin des Plantes (suite d’illustrations)......................... 1-16
- X... — Aliboron (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cie)................... Hors-Texte
- Rouchonnat. — Les bords de l’Yerres à Crosnes....................................... 18
- A. Pinard. — Femmes arabes allant à la fontaine. — Sur le Nil s Voilier arabe ... 19
- — Type arabe.................................................................. 21
- La Basilique de Trêves...................................................................... 23
- X... — Torrent de Pareys (Majorque) (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cie). Hors-Texte
- Monastère de la Pierre-qui-Vire........................................................... 25
- Mm' Ruth Mitchell. — Entrée de la Grotte du Mas-d’Azil.............................. 26
- L. Briet. — Entrée du Paso de las Debotas........................................... 28
- Le « Smith’s Cabin » (Bocage Stanislas)............................................. 39
- VARIA ^
- Conditions d’abonnement..................................................................... 1
- Nos Illustrations........................................................................... 1
- Echos....................................................................................... 1
- Congrès, Expositions, Concours.............................................................. 9
- Nouveautés photographiques................................................................ 9
- Formules, Recettes et Tours de main........................................................ 15
- Bibliographie............................................................................ 15
- Brevets d’invention........................................................................ 15
- Pour paraître dans les prochains numéros :
- Monpillard. — La Trame et les impressions en relief.
- Gastine. — Ce qu’on ne photographie pas.
- — Histoire de la photographie.
- Ce Numéro de la Revue est imprimé :
- Avec les caractères de titres de la Fonderie Peignot Sur le papier « Perfection » de la Maison J. Breton.
- La couverture sur le papier Simili-Japon de la Maison E. Dujardin.
- “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ” n’autorise la reproduction de ses articles qu’à la condition expresse de les signer du nom de leurs auteurs et d’indiquer qu’ils ont été extraits de “ La Photographie Française ”
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- LA
- Photographie française
- Revue mensuelle illustrée en noir et en couleurs
- DIRECTEURS :
- Louis GASTINE ~ F. MONP1LLARD
- SECRETAIRE DE LA REDACTION:
- L.-P. CLERC
- SEIZIÈME ANNÉE 1904
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Editeurs 26, rue de la République, 26 I9°5
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- TABLE MÉTHODIQUE
- des Brevets d'invention et Publications périodiQues
- 190-4
- Généralités.
- Objectifs. Ecrans colorés.
- OPTIQUE, OBJECTIFS El LEURS ACCESSOIRES
- Auteurs
- Perspective photographique........................
- Profondeur de champ et de foyer...................
- Focimétrie photogrammétrique......................
- Objectif à lentilles indépendantes................
- Diaphragmomètre pour trousses.....................
- Expression des formules d’écrans colorés..........
- Aberrations dues aux écrans colorés liquides......
- Où placer l’écran coloré..........................
- Ecrans incolores absorbant l’ultra-violet.........
- Diaphragmes à secteurs colorés....................
- Formules d’écrans trichromes......................
- Prismes pour sélection trichrome..................
- CüLLMANN ..........
- Trovert ...........
- Legros............ .
- Lacour ............
- Houdry et Durand. . .
- Le Clerc ..........
- R. S. Clay..........
- H. Calmels.........
- F. Monpillard.......
- Selle .............
- H. Calmels ........
- Ch. J. Drac........
- Pages
- XXXVIII
- LXLVI
- LXIII
- LX1X
- VII
- LVII
- lii
- LVIII
- LXLI
- XVII
- LIV
- LXXI
- CHAMBRES NOIRES ET LEURS ACCESSOIRES
- Châssis.
- Obturateurs.
- Châssis à
- Pieds.
- Pied d’atelier.
- MATERIEL ET OUTILLAGE DE L’ATELIER ET
- Ecrans pour éclairage de laboratoire.................
- Photomètre........................................
- Cuvette pour développement en pleine lumière . . .
- Panier laveur à rainures extensibles..............
- Châssis-presse auto-retoucheur....................
- — à repérages ........................
- Appareils à tirages rapides pour bromure..........
- Tirage de photocalques en lumière artificielle. . . .
- Presse à satiner..................................
- Rochester C° i
- Eastman C° XIII-XXXV
- Desgeorge XXXV
- Eastman C° XII
- Posso IX
- Thornton-Pickard . . X
- Bentzin XXXIII
- WUNSCHE ....... XXVI
- Tyler et England . . . LXXV
- E. Gilles LXXIV
- DU LABORATOIRE
- H. Calmels LXLII
- Degen V
- Hallada XXXIII
- Saupe XVII
- Kodak XIV
- Champeix XXXIV
- Joux et Artigue .... LXVIII
- Cherrill LXXXIII
- Mc. Intire XXI-LXXXIII
- JARAY III
- Leperche XXVIII
- Shaw XLI
- Hampp . _ X
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- Photochimie.
- Révélateurs.
- Divers.
- Image latente.
- Emulsion au col-lodion.
- Géla tino bro mure orthochromatique.
- Fabrication et emballage.
- Développement.
- Opérations correctives.
- Images positives
- — 6 —
- ÉCLAIRAGES ARTIFICIELS
- Auteurs
- Photo-poudres...................................G. Krebs................
- — ..................................Agfa.....................
- Éclair magnésique...............................Koch-Dubois. . ... .
- Commande simultanée de l’obturateur et de l’inflam-
- mateur.........................................Hammer..................
- PHOTOCHIMIE ET CHIMIE PHOTOGRAPHIQUE
- Actions diverses de la lumière.....................
- Substances développant sans alcalis (Constitutiondes). Lumière et Seyewetz .
- Analyse microchimique des révélateurs..............Pigg......................
- Métogallol.........................................Pozzi-Escot...............
- Stabilité des sulfites et bisulfites...............Namias...................
- Altération à l’air des sulfites....................Lumière et Seyewetz .
- — des métabisulfites................. — —
- Orthochrom, Pinachrome et Pinaverdol...............Soc. P. Coul. Aniline .
- Essais d’un nouveau sensibilisateur panchromatique,
- l’Homocol........................................L.-P. Clerc...............
- Décomposition de l’hyposulfite par la chaleur .... Jaques....................
- — — par l’eau oxygénée. . Willstaetter............
- Sur les sulfocyanates doubles......................Wells.....................
- Oxygène (Générateur d’)............................Fescourt..................
- PROCÉDÉS POSITIFS N'UTILISANT PAS LES SELS D’ARGENT Action de l’acide chromique et des chromâtes sur la
- gélatine..........................................Eder. . . .
- Hydrotypie.......................................Didier . . .
- Pellicules mixtionnées...........................Agfa. . . .
- Procédé de tirage aux sels de fer................Sturenberg
- Papier aux sels de fer et d’argent...............Namias. . .
- PROCÉDÉS NÉGATIFS ET POSITIFS AUX SELS D’ARGENT
- Spectrophotométrie photographique...................
- Renversement de l’image par sous-exposition ....
- Préparation d’une émulsion au collodion.............
- Sensibilisation aux couleurs........................
- Nouvelle réglementation des cotons azotiques, ses conséquences pour la photographie au collodion. .
- Sur la théorie des sensibilisateurs.................
- Sur les sensibilisateurs complémentaires............
- Sensibilisation panchromatique......................
- — des plaques .........................
- Plaques à sensibilité décroissante d’un bord à l’autre.
- Emballage des plaques stéréoscopiques...............
- Pellicules détachables..............................
- Influence du révélateur sur la grosseur du grain. . . Procédé de développement donnant images à grain fin.
- Sur les révélateurs chimiques.......................
- Développement au diamidophénol en liqueur acide . .
- — — — alcaline.
- — en pleine lumière...................
- Propriétés révélatrices des hydrosulfites...........
- Sur le renforcement.................................
- Affaiblisseur de Farmer.............................
- Encollage préalable des papiers.....................
- Sur le papier salé..................................
- Papier à la gomme arabique et au nitrate d’argent. .
- — au bromure protégé contre le frottement . . .
- Camichel...........
- Sterry.............
- Guébhardt .........
- Von Hübl...........
- Kcenig.............
- H. Calmels.........
- Abney .............
- Miethe.............
- F. Bayer...........
- Selle .............
- Beckwilh .......
- Guilleminot........
- Lumière............
- Lumière et Seyewetz .
- Reeb...............
- Balagny............
- Lœbel..............
- Lumière............
- Lumière et Seyewetz .
- A. Haddon..........
- Sturenberg ........
- Hoffsummer.........
- Namias.............
- Reiss..............
- Shering............
- Pages
- LXVII
- LXX
- LXXV
- LXXV
- XLI-LXIII
- XXIII
- XLII
- LXL
- XXXI
- XXXVI
- XXXVII
- LXIX
- LXXXIX
- XLII
- XLII
- XLII
- LXXIV
- XLII
- LXVII
- LXX
- XLV
- XXXIX
- LXII
- XXXVI
- XXXVIII
- L
- XLIX
- LXLl
- XLVII
- LXLI
- LXV
- XX
- LXIX
- LXV'
- LXVII
- LIV
- LXI
- XLIII
- XL-LIII
- XLIII
- XXXV
- LXL
- LXII
- XXXII
- LXVII
- XXXI
- LIX
- LXV
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- — 7 —
- Virages.
- Varia.
- Photographie des couleurs.
- Agrandissements. Stércoscopie. Panoramas. Varia.
- Tissus sensibilisés..............................
- Action des chlorures solubles dans les virages.
- Sur les virages aux ferrocyanures métalliques.
- Comment distinguer le mode de virage d’une épreuve.
- PROCEDES PHOTOGRAPHIQUES SPECIAUX
- Photographie interférentielle sans miroir de mercure.
- Nouveau procédé....................................
- Etudes spectrographiques appliquées au procédé tri-
- chrome...........................................
- Ecrans colorés pour le procédé trichrome...........
- La trame en similigravure trichrome................
- Appareils à miroirs................................
- Châssis négatif pour trichromie...............
- Photo en couleurs sur sous-chlorure d’argent . .
- Le Multico....................................
- Photochromie . ...............................
- Emploi des verres de lunettes en agrandissement
- Cône agrandisseur.............................
- Passe-vues automatique........................
- Stéréo-socle..................................
- Appareil panoramique..........................
- Transformations et déformations systématiques
- Métrophotographie en hydrographie...........
- Distance de la trame en similigravure.......
- Obtention directe de reliefs................
- Appareil à fusées...........................
- Auteurs Pages
- Fulton et Gili.ard. . . LXXXIV
- Namias XVI
- Stoïcescou XXXIII
- Lumière et Seyewetz . LXLIII
- Namias LIX
- Backeland LIII
- G. H. N LV
- Lainer LXXXVI
- Gerstacker IX
- Ici a ux
- Rothé LXXXIX
- Lumière XLVIII
- Eder LIV
- H. Calmels LIV
- H- Calmels XLIX
- Selle XVIII
- Davidson XIX
- Frachebourg LXXI
- De Saint-Florent. . . LXI.
- L. P.-C LIX-LXX
- Mc. Clure LXV
- Belliéni XXII
- Pascal et Izerable. . . XXVIII
- Gaumont VI
- F. Perrin LXXI II
- Boixadera y Ponsa . . IV
- Daubresse LXVI
- Scheimpflug LXXV-LXXXI
- Le Mée LXLII
- Newton XLVIII
- Barricelli LXV
- Maul XXVII
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- LA
- Photographie française
- Revue mensuelle illustrée en noir et en couleurs
- DIRECTEURS t
- Louis GAST1NE ~ F. MONP1LLARD
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- L.-P. CLERC
- SEIZIÈME ANNÉE 1904
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Editeurs 26, rue de la République, 26 I9°5
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- RJifiéH 1904
- *
- PAGES TEINTÉES
- Bibliographie.
- Aide mémoire du photographe (L’), par C. Fabre (Gauthier-
- Villard, éditeurs).....................................
- Anleitung, zur stéréoskopie, par le Dr W. Scheffer
- (G. Schimdt, éditeur, Berlin)..........................
- Arts graphiques et l’imprimerie (Les), par P. Prieur et
- L. Dubois..............................................
- Bildniss (Die), Photographen (G. Schmidt, éditeur, Berlin). .
- Caméra Kunst (G. Schmidt, éditeur, Berlin)...............
- Epreuve photographique (L’) (Plon et Nourrit, éditeur, Paris).
- Farbenphotographien (Die), Dr E. Kœnig (G. Schmidt, éditeur, Berlin)..........................................
- Gomme bichromatée (Le procédé à la), C. Puyo.............
- — — H. Emery (Ch. Men-
- del, éditeur, Paris)...................................
- Jahrbuch die Photographen und der photographischen industrie (G. Schmidt, éditeur, Berlin).......................
- Leçons de photographie, par Trutat (Gauthier-Villars, éditeur, Paris).............................................
- Manuel pratique de photographie sans objectif, par L. Rou-
- yer (Gauthier-Villars, éditeur, Paris).................
- Mit Films Photographieren (Das), Dr E. Holm (G. Schmidt}
- éditeur, Berlin).......................................
- Origines de la photographie (Les) (Ch. Mendel, éditeur,
- Paris).................................................
- Photographie du nu (La), C. Klary........................
- Pose et l’éclairage en photographie (La), C. Klary.......
- Revue des sciences photographiques (La) (Ch. Mendel, éditeur, Paris).............................................
- Saint Suaire de Turin (Le), Dr Donnadieu (Ch. Mendel, éditeur, Paris).............................................
- Stereoskopie für amateur photographen, C. E. Bergling
- (G. Schmidt, éditeur, Berlin)..........................
- Téléobjectif et la téléphotographie (Le), par Th. Dallmeyer, traduction de L. P.-Clerc (Gauthier-Villars, éditeurs, Paris). Tirages photographiques aux sels de fer (Les), E. Trutat (Gauthier-Villars, éditeurs, Paris)......................
- N 08 Mois Pages
- 37 Avril .... • 63
- 42 Septembre . . 141
- 45 Décembre . . 189
- 35 Février . . • 31
- 35 — • 31
- 39 Juin . . . . • 93
- 40 Juillet. . . . . 109
- 40 Juillet . . . . 109
- 39 Juin . 91
- 39 Juin .... • 93
- 35 Février. . . . 29
- 39 Juin .... • 91
- 36 Mars .... • 45
- 42 Septembre . . 141
- 35 Février. . . . 29
- 35 — ... • 3i
- 36 Mars.... • 45
- 38 Mai .... • 77
- 35 Février. . . . 29
- 42 Septembre . . 141
- 36 Mars.... • 45
- 39 Juin .... • 93
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- Brevets d'invention.
- Nos Mois Pages
- Liste des brevets d’invention............................. 34 Janvier. ... 15
- — — 35 Février. ... 31
- — — 36 Mars...... 4 7
- — — 38 Mai........ 77
- — — 39 Juin....... 93
- — — 40 Juillet.....ni
- — — 41 Août.......125
- — — 42 Septembre . . 141
- — — 44 Novembre . . 175
- — — 45 Décembre . . 191
- Congrès, Expositions, Concours.
- Congrès, Expositions, Concours......................... 34 Janvier .... 11
- — — — 35 Février. ... 23
- — — — 36 Mars............ 39
- — — — 37 Avril........... 59
- — — — ........................• 38 Mai............. 71
- — — — 40 Juillet.........103
- — — — 41 Août............119
- — — — 42 Septembre . . 135
- — — — 43 Octobre. . . . 147
- — — — 43 — . . . 151
- — — — 44 Novembre . . 169
- — — — 45 Décembre . . 187
- Echos.
- A. A. P. (A 1’)............................................. 36 Mars....... 35
- Académie d’Arts décoratifs (Une)............................ 44 Novembre . . 161
- Agrandissement photographique (L’).......................... 38 Mai........ 69
- Amateurs photographes et les Cies de Chemin de fer (Les). . 38 —.............. 69
- Atlas de photographies solaires (Un)........................ 35 Février. ... 19
- Beauté (Notre).............................................. 36 Mars....... 35
- Brevets d’inventions (Nouvelle disposition de la Loi Anglaise
- sur les)................................................. 45 Décembre . . 181
- Cartes postales illustrées dans la République Argentine (Les). 45 — . . 181
- Cléopâtre (La photographie de).............................. 40 Juillet....103
- Comètes (La photographie des)............................... 38 Mai........ 71
- Conservation des papiers photographiques (La)............... 45 Décembre . . 183
- Contrefaçon des objectifs de marque (La), Krauss............ 41 Août.......117
- Corée-graphique............................................. 37 Avril...... 55
- Cours public de photographie................................ 43 Octobre. . . . 147
- Cours de photographie....................................... 45 Décembre . . 179
- Discours de M. Janssen (Un)................................. 35 Février. ... 17
- Documents et la photographie (La falsification des)......... 40 Juillet .... 101
- Doyen et le cinématographe (Le Dr).......................... 45 Décembre . . 179
- Effluves et rayons N........................................ 34 Janvier. ... 3
- Emploi des vieilles chaussettes de coton en photographie . . 36 Mars....... 35
- Entre photographes (Le drame de Montreuil).................. 43 Octobre. . . . 147
- Espéranto (La naturalisation photographique de 1’).......... 42 Septembre . . 133
- Expertise photographique des tableaux (L’).................. 43 Octobre. . . . 145
- Exploration photographique du ciel (L’)..................... 36 Mars....... 37
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- — 3 —
- Exposition de Saint-Louis (L’)
- Fétiche (Le)................................
- Fils du ciel est-il photographié ? (Le) . . . .
- Good fun....................................
- Grilles de Metz (Les).......................
- Heureuse initiative.........................
- Horrible perspective........................
- Huile de foi de morue et la photographie (L’)
- Lac ! (Dans le). ...........................
- Louis XIV devant le cinématographe..........
- Magda (La photographie de)..................
- Magnésium à la guerre (L’utilité du)........
- Maître-chanteur photographe (Le)............
- Masson (Frédéric), professeur d’énergie . . . Meissonnier (Une curieuse photographie de) .
- Métrique (La photographie)..................
- Musée du Louvre (Au)........................
- Nouvelle Revue (Une)........................
- Nouveau confrère (Un).......................
- Où allons-nous ?.........................................
- Peintre et photographe (Isabey)..........................
- Petit mot pour rire......................................
- Photo-Club Niçois........................................
- Photographe (Chez le)....................................
- Photo-Magazine...........................................
- Planète (Une nouvelle)...................................
- Photographie des couleurs (Un nouveau procédé de) ....
- — documentaire (Utilité de la)...............
- — du bois (La)...............................
- — et l’Armée (La)............................
- — en dirigeable (La).........................
- Police scientifique......................................
- Portrait parlé (Le.).....................................
- Prêtres de Boudha devant le cinématographe (Les).........
- Radium (Les propriétés du)...............................
- Rayons N sans effet photogénique (Les)...................
- — et la photographie (Les)...........................
- Renouvellement du bureau de la Société Caennaise de pho-
- graphie...............................................
- Reportage photographique (Le)............................
- Sondage (La photographie et le)..........................
- Sous un casque...........................................
- Stéréo-Club Français (Le)................................
- Stéréoscopie sans stéréoscope (La).......................
- Stéréoscopique monoculaire (Vision)......................
- Téléphone (Le coup du)...................................
- Traversée des Alpes en ballon (La).......................
- Vernis photographique....................................
- formules et Recettes.
- Bactéries (Sensibilité photographique de certaines)......
- Bichlorure de mercure (Nouvel emploi du).................
- Cartes postales (Pour sensibiliser les)..................
- Colle liquide............................................
- Colle pour le verre......................................
- N°8 Mois Pages
- 38 Mai. . . . • • 65
- 39 Juin. . . . • • 83
- 45 Décembre . . 179
- 38 Mai. . . . . . 67
- 36 Mars. . . • • 39
- 42 Septembre . . 129
- 40 Juillet. . . • • 99
- 34 Janvier . . • 3
- 34 Janvier. . . . 1
- 42 Septembre • • 131
- 4i Août . . . • • 113
- 42 Septembre • • 133
- 34 Janvier. . . . 11
- 36 Mars. . . • • 37
- 42 Septembre • • 131
- 4i Août . . . • • n5
- 36 Mars . . . • • 39
- 44 Novembre . . 163
- 36 Mars . . . • • 33
- 40 Juillet. . . • • 99
- 39 Juin. . . . • • 85
- 44 Novembre . . 165
- 34 Janvier . . • • 5
- 39 Juin. . . . • • 83
- 43 Octobre. . • • 149
- 34 Janvier. . • • 3
- 36 Mars. . . • • 35
- 35 Février. . • • 23
- 44 Novembre . . 163
- 37 Avril. . . • • 5i
- 42 Septembre • • 133
- 45 Décembre . • 183
- 45 — . . 181
- 45 — . . 177
- 40 Juillet . . • • 99
- 35 Février. . . . 19
- 42 Septembre . . 131
- 38 Mai. . . . . . 67
- 40 Juillet. . . • • 99
- 44 Novembre . . 165
- 34 Janvier . . . . 11
- 37 Avril. . . • • 53
- 36 Mars. . . • • 37
- 35 Février. . . . 21
- 35-37 Fév.-Avril • 23-49
- 43 Octobre. . • • 149
- 44 Novembre . . 167
- 43 Octobre. . • • 147
- 42 Septembre • • 131
- 45 Décembre • • 179
- 43 Octobre. . . . 155
- 42 Septembre . . 141
- 41 Août 123
- 34 Janvier .... 15
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- — 4 —
- Daguerréotypes (Restauration des)........................
- Développement acide à l’amidol...........................
- — au sucre.................................
- Eclairage du laboratoire.................................
- Eczéma (Contre 1’).......................................
- Emaux photographiques (Un nouveau procédé pour l’exécu-
- cution des)...........................................
- Fusion des bougies dans les lanternes (Contre la)........
- Halo (Anti-).............................................
- — économique (Anti-)...................................
- Lanterne à pétrole.......................................
- Liniment.................................................
- Morsure de l’aluminium (Emploi de l’acide chromiquc pour la)
- —• pour le cuivre rouge (Bain de)...................
- Nez en photographie (Le).................................
- Papier imperméable (Pour rendre le)......................
- Papiers Luna (Développement des).........................
- Photomètre pour les gommistes............................
- Résidus d’argent (Utilisation des).......................
- Révélateur au métol-hydroquinone.........................
- Sympathique (Photographie)...............................
- Taches d’argent sur les négatifs (Pour enlever les)......
- — d’encre (Pour enlever les).......................
- — de graisse sur les papiers (Pour enlever les)....
- Tirage des épreuves sur papier au gélatino-bromure (Nouveau mode de contrôle du)...............................
- Tirage des épreuves sur un cliché mouillé................
- Vernis pour la retouche des négatifs.....................
- Verre dépoli bleu........................................
- N°“ Mois Pages
- 44 Novembre . • 173
- 39 Juin . 87
- 43 Octobre. . . • 155
- 42 Septembre . • 139
- 4i Août .... • 123
- 43 Octobre. . . • 155
- 44 Novembre . • 175
- 34 Janvier . . . • 15
- 44 Novembre . • 173
- 43 Octobre. . . • 155
- 34 Janvier . . . • 15
- 43 Octobre. . . • 155
- 34 Janvier. . . • 15
- 36 Mars .... • 43
- 34 Janvier . . . • 15
- 36 Mars .... • 43
- 41 Août .... . 123
- 35 Février. . . 29
- 44 Novembre . • 173
- 39 Juin • 91
- 34 Janvier . . . • 15
- 40 Juillet. . . . . 109
- 41 Août .... • 123
- 40 Juillet. . . . . 103
- 42 Septembre . • 139
- 34 Janvier . . . • 15
- 45 Décembre . . 189
- Nouveautés photographiques.
- Black-Box (La).......................
- Gallos (Le)..........................
- Papiers Luna.........................
- Poudre éclair Geka...................
- Révélateur citrate Lumière...........
- 43 Octobre. . . . 150
- 44 Novembre . . 171
- 34 Janvier .... 13
- 43 Octobre. . . . I5i
- 37 Avril 61
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- LA
- Photographie française
- Revue mensuelle illustrée en noir et en couleurs
- DIRECTEURS :
- Louis G ASTI N E ~ F. MON PI LLA RD
- SECRETAIRE DE LA REDACTION t
- L.-P. CLERC
- SEIZIÈME ANNÉE 1904
- PUTEAUX
- PRIEUR & DUBOIS & Cie, Imprimeurs-Editeurs 26, rue de la République, 26
- 1905
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-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 'S'î,§3>
- 1904
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS POUR LE TEXTE
- MM. de Bierne.—- Blondlot. — Louis Bordât.— Calmels. — L.-P. Clerc. —• L. Dubois.— Forestier. — G. D. — Louis Gastine. — Krauss. — L. D. — Colonel Laussedat. — Ch. Martin. — F. Monpillard. — Dr N.-A. Reiss.
- Vcfb
- PRINCIPAUX COLLABORATEURS POUR LES ILLUSTRATIONS
- Mmo Binder-Mestro. — Mlle M. Gandon.
- MM. Atamian. — Barrozzo-Netto. — Batut. — A. Beer. — Bellieni. — Belondrade. — Benoît. — Bernhœft. — V. Bihin. — L. Bourgogne. — E. Breteau. — Chero. -G. Contremoulins. — G. Cosson. — Dameron. — Dorsène.— Dugand. — Dr Foule. — Georges. — Haweiss et Coles. — P. Henry. — Van Heurck. — Hugo d’Alési. — J. Jové. — Gabriel Léo. — Lesueur. — Lœwy. — Luna. — J. Malleval. — Ménard. — Monpillard. — A. Pinard. — Pinturicchio. — J. Quénisset. — Reeb. — Rouchonnat. G. Roy. — Th. Simon. — Schleicher — Sollet. — Taponier. — Trantoul. —• Dr Verwaert. — Waren de la Rue. — Wolf. — Edouard Yan.
- Vcfb
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES
- (Texte)
- Couleurs (La photographie des), F. Monpillard
- Ce que coûte la photographie, E. de Bierne:
- Ecran (L’) Jaune, F. Monpillard...................
- Illustration photomécanique ( L’Emploi pratique de T ) , L. Gastine........................................
- N°5 Mois Pages
- 34 Janvier .... 5
- 3^ Mai.........137
- 40 Juillet....198
- 41 Août.......237
- 42 Septembre . . 257
- 43 Octobre. . . . 300
- 44 Novembre . . 347
- 45 Décembre . . 369
- 35 Février. ... 44
- 41 Août........225
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- — 4 —
- Illustration photomécanique (L’Emploipratique de 1’), L. Gas-
- TINE.................................................
- Impressions trichromes (La technique des), L. Dubois. . . Jardin des Plantes (Monographie photographique du), L. Gas-
- tine.................................................
- Marey J., L. Gastine...................................
- Métrophotographie et stéréo - métrophotographie, Colonel
- Laussedat............................................
- Métrophotographie et stéréo-métrophotographie, Colonel
- Laussedat............................................
- Métrophotographie et stéréo-métrophotographie, Colonel
- Laussedat............................................
- Moralité, L. Gastine...................................
- Photochromie (L’Exposition de), F. Monpillard..........
- Photographie de guerre (La), L. D......................
- Photographie professionnelle d’art (La), L. Gastine. . . .
- Plaques photographiques (La fabrication des), L. Gastine.
- Plaque sensible au jaune et au rouge (La), F. Monpillard.
- Portrait de la femme à ses divers âges (Le), Louis Bordât.
- Portrait instantané et le portrait posé (Le), Louis Bordât. .
- Procédés pigmentaires (Les), Ch. Martin..................
- Radiographie (Les progrès de la), L. Gastine.............
- Renforcement (Le), L.-P. Clerc Saisons (Les), La Direction. . Salons d’art (Les), L. Bordât.
- N°> Mois Pages
- 42 Septembre . . 265
- 42 Septembre . . 278
- 45 Décembre . . 353
- 40 Juillet.....193
- 34 Janvier.... 24
- 35 Février. ... 55
- 36 Mars........ 87
- 38 Mai........ 129
- 39 Juin....... 161
- 43 Octobre. . . 309
- 34 Janvier ... 1
- 39 Juin.........176
- 43 Octobre. . . 289
- 44 Novembre . . 321
- 36 Mars........ 67
- 37 Avril.......105
- 37 Avril........ 97
- 39 Juin....... 187
- 41 Août........247
- 42 Septembre . . 272
- 43 Octobre. . . . 315
- 34 Janvier .... 14
- 45 Décembre . . 374
- 35 Février. ... 33
- 36 Mars........ 80
- 37 Avril.......133
- 38 Mai........ 149
- 40 Juillet.....215
- 36 Mars......... 65
- 39 Juin....... 183
- 40 Juillet.....209
- Vcfb
- TABLE ALPHABÉTIQUE DES ILLUSTRATIONS
- Illustrations ou Hors-texte et Planches photographiques en couleurs. Impression et Gravure
- de Prieur et Dubois, à Puteaux Centaurée, reproduction d'après nature 38 Mai. . . . Hors-Texte
- Cère (Gorges de la), M. X 41 Août . . . —
- Engadine (La haute), affiche de M. Hugo d’ALÉSi 37 Avril . . . —
- Étang (L’), M. X 43 Octobre. . —
- Harem de Syta (Le), M. Ch. Atamian 42 Septembre —
- Impression, Georges 39 Juin. . . . —
- Jean-Maurice, portrait d’après nature 36 Mars . . . —
- Poil et plume, nature morte, d’après nature 44 Novembre —
- Quai de Saône à Lyon (Le), d’après nature 45 Décembre —
- Robinet de Donzère (Le), d’après nature 35 Février. . —
- Souvenir du siège de Paris 34 Janvier . . —
- Tissus divers, d’après nature 40 Juillet. . . —
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- — 5 —
- SIMILI HORS-TEXTE EN NOIR ET TEINTÉES
- Atelier de M. Taponier..................
- Basset et lévriers, Taponier............
- Cuisinière (La petite), JovÉ............
- Colette Willy (Mme), Haweiss et Coles Improvisateur (L’), Gabriel Léo. . . . Jeune femme à l’hermine, Taponier. .
- Le Bargy (M.), Taponier.................
- Malade (La jeune), M. X.................
- Marcel Legay (Le chansonnier), Chéro.
- Paysage, Ménard.........................
- Portrait, Taponier .... . . . . .
- — Sollet..........................
- — G. Cromer.......................
- — de M. X, G. Cromer..........
- — de M110 B...................
- Premiers froids, Ménard..............
- Seule, Gabriel Léo...................
- Simple nature, Malleval..............
- Taquinerie, Gabriel LÉO..............
- Tentation, Chéro.....................
- Vallée (Dans la), Luna...............
- Van (Au), Malleval...................
- Willy (Portrait de M.), Haweiss et Coles
- Nos Mois Pages
- 44 Novembre Hors-Texte
- 45 Décembre —
- 39 Juin. . . . —
- 43 Octobre. . --
- 40 Juillet. . . —
- 36 Mars . . . —
- 34 Janvier . . —
- 42 Septembre
- 35 Février. .
- 39 Juin. . . . -
- 34 Janvier . . —
- 45 Décembre —
- 3û Mars . . .
- 37 Avril . . .
- 38 Mai. . . . —
- 44 Novembre
- 38 — . . . .
- 42 Septembre —
- 4i Août . . . -
- 37 Avril . . .
- 35 Février. . —
- 40 Juillet. . . -
- 4i Août . .
- 43 Octobre. . —
- vrfb
- SIMILI EN NOIR ET TEINTÉES
- A l’abreuvoir, M. Malleval.....................
- Acro-Corinthe, A. Beer.........................
- Acropole d’Athènes (l’Erechteion), A. Beer.....
- —- (Temple de la Victoire), A. Beer
- A l’eau ! à l’eau ! Mme Binder-Mestro..........
- Ambulants, J. JovÉ.............................
- Amis (Deux), Mme Binder-Mestro.................
- Aoste (Dans la vallée d’), X...................
- Aragonaise, J. JovÉ............................
- Aube, X........................................
- Aveugle, joueur de rabaga, A. Pinard...........
- Balme (Grotte de la), Malleval.................
- Barques de pêche..................................
- Barques chargées de paille, A. Pinard..........
- Baux (Les), Mallevai...........................
- Beaufort (Château de)..........................
- Bicharis (bédouins égyptiens), A. Pinard.......
- Birseck (Le château de), Ch. Reeb..............
- Bombay (Femme hindoue à).......................
- Boukhara (Une rue à)...........................
- Bords de l’Yerres à Crosnes (Les), Rouchonnat . .
- Caire (Le), A. Pinard..........................
- Café, M. Barrozzo-Netto........................
- 41 Août...........250
- 42 Septembre . . 259
- 40 Juillet..........202
- 40 -......... '94
- 34 Janvier. ... 2
- 38 Mai............. 141
- 40 Juillet..........218
- 40 —...........207
- 38 Mai.......... 155
- 38 —........... 133
- 45 Décembre . . 371
- 41 Août...........227
- 38 Mai........... 143
- 45 Décembre . . 370
- 41 Août...........248
- 43 Octobre. ... 319
- 44 Novembre . . 348
- 34 Janvier. ... 22
- 39 Juin...........177
- 42 Septembre . . 276
- 45 Décembre . . 383
- 44 Novembre . . 351
- 39 Juin...........x73
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- Nos Mois Pages
- Cascades de Colombières, Mlle M, Gandon........................ 37 Avril...106
- Caucase (Route militaire russe du)............................. 43 Octobre. . . . 307
- Cavalier arabe, Th. Simon..................................... 41 Août.............243
- Chaleux (Les aiguilles de)..................................... 43 Octobre. . . . 291
- Champ de jumelle, Dr Verwaert.................................. 36 Mars.... 66
- Charité s’il vous plaît (La), Mn,e Binder-Mestro............... 40 Juillet..211
- Chartres (Le Pont-Neuf), G. Cossox............................. 38 Mai............ 130
- Château d’Anet, Monpillard..................................... 34 Janvier .... 15
- Coin de cimetière à Scutari (Un)............................... 34 — .... 14
- Colin-maillard, J. JovÉ........................................ 38 Mai............ 142
- Corfou (La côte aux environs de), A. Beer...................... 40 Juillet..205
- Coup de mer (Un), E. Pressard.................................. 39 Juin............ 166
- Crépuscule..................................................... 37 Avril... 98
- Cueillette (La), Ménard....................................... 41 Août....241
- Cure (Vallée de la), près de Saint-Moret....................... 42 Septembre . . 285
- Déclamation, J.’JovÉ........................................... 37 Avril...101
- Dinan (Rue de Jersual). G. Roy................................. 39 Juin... 170
- — (Porte de Jersual), G. Roy................................. 39 —.... i&9
- Drei Zinnen.................................................... 42 Septembre . . 266
- Écran jaune (L’), suite d’illustration, Monpillard............. 35 Février . . . 44-54
- Eglise d’Eu : Abside, V. Bihin................................. 45 Décembre . . 380
- Enfant de bohème, J. JovÉ...................................... 37 Avril...104
- Enfants de pêcheurs, Th. Simon................................. 36 Mars.... 79
- Ephèse (Intérieur du Grand-Théâtre), A. Beer................... 42 Septembre . . 258
- Etude d’enfant, Mme Binder-Mestro.............................. 40 Juillet..210
- Fabrication (La) des plaques photographiques, suite d’illustrations.................................................... 44 Novembre. 321-335
- Ferrare (Cathédrale de)........................................ 42 Septembre . . 282
- (Le château de)........................................ 40 Juillet...........219
- Femme hindoue à Bombay......................................... 34 Janvier .... 21
- Fille arabe, A. Pinard......................................... 45 Décembre . . 375
- Fontaine (A la), Barozzo-Netto................................. 38 Mai............ 134
- Fuite devant la tempête, Dr Foulc.............................. 39 Juin.............179
- Gastern (Vallée de)....................... .............. 43 Octobre. . . . 305
- Georges........................................................ 37 Avril............102
- Gorges de l’Aude, Trantoul..................................... 40 Juillet .... 203
- Guetteur (Le), Dr Verwaert..................................... 38 Mai............ 139
- Hôtel Lallemand, à Bourges (Intérieur de 1’)................... 42 Septembre . . 269
- Inspiration (L’), Benoit . . . ................................ 36 Mars............. q6
- Isle-Adam (Pont sur l’Oise), G. Cossox......................... 38 Mai............ 147
- Jardin des Plantes (Le), suite d’illustrations, L. Gastixe. . . 45 Décembre. 353_368
- Kairouan (Grande rue et mosquée de). Th. Simon................. 41 Août.............238
- — (Coucher de soleil à), Th. Simon......................... 41 —..............232
- Labour de printemps, Dr Verwaert............................... 38 Mai............ 135
- Lecture de l’Eglogue, Benoit................................... 36 Mars............. 77
- Lecture, J. JovÉ............................................... 38 Mai.......131
- Le Tréport. — Matinée, V. Bihin................................ 45 Décembre . . 381
- — Débarquement, V. Bihin.......................... 45 Décembre . . 382
- Louèche-les-Bains.............................................. 43 Octobre. . . . •'3Q2
- Luxembourg (Le Grund).......................................... 4° Juillet...........197
- Majorque (Ile de), J. Soller................................... 43 Octobre. . . . . 31.1
- Mare aux Cannes (Forêt de Saint-Germain), Ménard. ... 42 Septembre . . 283
- Marée basse à Trouville, Th. Simon............................. 36 Mars............. 71
- Martigues (Les), Malleval...................................... 41 Août.............239
- Menu, Malleval................................................. 41 — ..... 228
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- Nos Mois Pages
- Métrophotographie et stéréo-métrophotographie, suite d’illustrations, Colonel Laussedat............................... 34 Janvier . . . 24-32
- Métrophotographie et stéréo-métrophotographie, suite d’illustrations, Colonel Laussedat............................... 35 Février . . . 55-64
- Métrophotographie et stéréo-métrophotographie, suite d’illustrations, Colonel Laussedat............................ 36 Mars .... 87-95
- Métrophotographie (La) dans l’armée russe, suite d’illustrations ....................................................... 44 Novembre. 338-345
- Middelbourg (Hôtel de Ville de).............................. 34 Janvier .... 3
- Mikirtich Ier, patriarche d’Arménie.......................... 42 Septembre . . 279
- Misurina (Lac de)............................................ 43 Octobre. . . . 293
- Moisson, G. Roy.............................................. 39 Juin.............186
- Moissonneuses, Mallevai...................................... 41 Août..............254
- Mont-Perdu (Le).............................................. 43 Octobre. . . . 295
- Montreuil-Bellay (Château de)................................ 42 Septembre . . 261
- Morell de Pastoritz à Palma (Escalier de la maison).......... 43 Octobre. . . . 292
- Morts (Les), Ménard.......................................... 41 Août..............251
- Noirmoutiers (La plage des Dames à), E. Breteaux............. 39 Juin............ 171
- Négresse au campement, Th. Simon............................. 41 Août..............234
- Oseraie.................................................. 38 Mai........... 159
- Osuy, Ménard................................................ 42 Septembre . . 286
- Palma (La Lonja à)........................................... 39 J11”1........... 18S
- Passage à gué, Mlle M. Gandon................................ 37 Avril . .... 122
- Paysage.................................................. 39 Juin........... 165
- Paysanne de Middelbourg..................................... 34 Janvier .... 19
- Pêche aux sous, Belondrade................................... 37 Avril............105
- Périgueux (Cathédrale de Saint-Front à), Dorsène............. 4° Juillet..........223
- Peupliers................................................ 38 Mai........... 145
- Ptaffenthal (Le)............................................. 43 Octobre.. . . 317
- Plage de Wimereux (La), L. Gastine........................... 45 Décembre . . 373
- Plaques sensibles au jaune et au vert (Les), suite d’illustrations, Monpillard......................................... 36 Mars . . . 67-79
- Plaques sensibles au jaune et au vert (Les), suite d’illustrations, Monpillard......................................... 37. Avril . . . 107-122
- Pommiers en fleurs, Miînard.................................. 42 Septembre . . 275
- Porteurs d’eau à Rio-Hacha, Dugand....................... 39 Juin........... 163
- Portrait de Lucrèce Borgia, Pinturicchio................. 39 —............ 181
- — Mme Binder-Mestro....................................... 34 Janvier .... 7
- Procession de village, Mallevai.......................... 41 Août............231
- Programme, Malleval...................................... 41 —.............242
- Puits (Le vieux), Miînard................................ 41 —.............253
- Radiographie (Les progrès de la), suite d’illustrations, G. Con-
- tremoulins................................................. 35 Février . . 38-43
- Radiographie (Les progrès de la), suite d’illustrations, G. Con-
- tremoul'.ns............................................ 36 Mars . . . 80-86
- Radiographie (Les progrès de la), suite d'illustrations, G. Con-
- tremoulins............................................. 37 Avril . . . 123-128
- Radiographie (Les progrès de la), suite d’illustrations, G. Con-
- tremoulins................................................. 38 Mai. . . . 149-157
- Retour au port, D1' Foulc.................................... 36 Mars............ 70
- Rio-de-Janeiro (Le Jardin de la place de la République de). . 41 Août............229
- Roses blanches, Mme Binder-Mestro............................ 34 Janvier .... 13
- Saint-Cucufa (Chemin creux à), Miînard................... 41 Août............235
- Saint-Lunaire, G. Roy.................................... 39 Juin.......... Ï91
- Saint-Malo (Baie de), G. I?oy............................ 39 —............ 178
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- 8 —
- Saint-Roch (La), Th. Simon................
- Shangaï...................................
- Séchage des tilets à sardines, Th. Simon . . Sèvres (Rue des Fontaines à), Schleicher .
- Soir (Le), Bellieni.......................
- Soir tombe (Le)...........................
- Solitude, M1Ie M. Gandon..................
- Sospel (Le vieux pont de).................
- Sous-bois, Mlle M. Gandon.................
- Sphinx et les Pyramides (Le), L. Bourgogne
- Taillis, Ménard...........................
- Tiretaine, à Royat (Bords de la)..........
- Trivaux (L’étang de), Ménard..............
- Vieille maison à Dieppe, Dr Foulc.........
- — du Morvan.........................
- X., Gabriel LÉo...........................
- Nos Mois Pages
- 39 —.......... 162
- 41 Août...........245
- 34 Janvier .... 8
- 39 Juin............167
- 34 Janvier. ... 6
- 37 Avril......... 99
- 37 —............I0°
- 43 Octobre. ... 310
- 37 Avril.........103
- 45 Décembre . . 379
- 41 Août............255
- 42 Septembre . . 273
- 41 Août..........230
- 66 Mars........... 86
- 40 Juillet .... 213
- 34 Janvier .... 3
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-
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- NUe Série — N° 46
- Photographie 3 £ £ £ î £ d’apres nature Dravure et Impression £ en trois couleurs de Prieur et Dubois et C1C Puteaux-sur-Seine a
- LAC LÉnAN. — CHATEAU DE CHILLON
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- LE JARDIN DES PLANTES
- MONOGRAPHIE PHOTOGRAPHIQUE
- q*>A
- il
- 'histoire du Jardin des Plantes est édifiante et réconfortante par les admirables exemples de dévouement qu’elle présente et qu’il est bon de rappeler, tout en tenant compte des changements de mœurs depuis le xvne siècle.
- Elle débute par la générosité de Guy de la Brosse achetant avec ses ressources personnelles le terrain du Jardin des herbes médicinales et se
- L’en-tête de ce deuxième chapitre est emprunté au remarquable livre de Cap sur le Muséum dé Histoire Naturelle, publié en 1856, par l’éditeur L. Curmer.
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-
-
- poursuit à travers une quantité d’exemples analogues comme ceux de Morin (i), Bernard de Jussieu, Daubenton, Thouïn, de Lamark, Buffon, etc., jusqu’à Chevreul, qui serait mort milliardaire s’il avait tiré parti de toutes ses découvertes à portée industrielle, sans parler des professeurs actuels parmi lesquels, sans chercher beaucoup et malgré la différence des temps on trouverait mainte abnégation comparable aux plus beaux dévouements d’autrefois.
- Fagon mourut en 1718, au Jardin des herbes, où comme plusieurs de ses prédécesseurs, il logeait dans un bâtiment, remplacé par la grande galerie de zoologie actuelle.
- Dès 1725, Poirier avait succédé à Fagon, mais son administration fut de bien courte durée, puisqu’il 11e survécut que quelques années à Fagon.
- Le Régent le remplaça par Chirac, son médecin, qui jouissait de toute sa confiance et de ses faveurs depuis qu’il l’avait su guérir, en Italie, d’une blessure au poignet.
- Chirac ne fit rien d’utile pour l’établissement dont il avait la charge parce qu’il n’en concevait probablement pas la haute portée. Il enleva fort sottement, à Bernard de Jussieu, la direction des cultures pour la confier à un chirurgien qui n’en avait pas plus de souci que lui. Peut-être, payait-il ainsi, quelque service rendu par ce chirurgien. On est du moins tenté de le supposer, car à l’égard de sa propre charge de surintendant, il sut intriguer auprès du Régent, de façon à la faire passer, après sa mort, entre les mains de François Chicoisneau, son gendre, qu’il avait fait nommer, dans ce but, médecin des enfants de France..
- Ce Chicoisneau ne comprit, en effet, pas plus que son beau-père le rôle du Jardin des herbes, car, il ne répara aucune des fâcheuses mesures prises par Chirac. Mais, sous sa surintendance, il eût pour intendant Charles-François de Cisterna}T-Dufay qui, étant homme de science, eût à cœur d’introduire des réformes très importantes dans la mauvaise administration de son incapable supérieur. Il fit renouveler les plantations, réparer les installations compromises, agrandir le musée des collections : « le Cabinet ». Il entreprit lui-même des voyages pour se procurer des plantes nouvelles. Par son entremise habile et tenace, Bernard de Jussieu fut réintégré dans ses fonctions de démonstrateur de botanique et de
- (1) Louis Morin, né au Mans en 1636, mort à Paris en 1715, vivait en anachorète « pour avoir l’esprit plus libre » et satisfaire en économisant sur son traitement sa générosité excessive. Il donnait tout ce qu’il gagnait dès qu’il l’avait reçu et son renom de bienfaisance est resté longtemps légendaire.
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-
- directeur des cultures; Duverney, neveu, fut nommé grâce à lui, démonstrateur d’anatomie, au plus grand profit de cette science. Enfin, malade de la petite vérole et se sentant condamné, il eût l’heureuse prévoyance de désigner comme surintendant du jardin, Buffon.
- Lorsque Dufay mourut, en 1739, en léguant au Jardin du Roi sa magnifique collection de pierres précieuses, Georges-Louis Leclerc de Buffon , fils d’un conseiller au Parlement de Dijon, était déjà depuis six ans membre de l’Académie où ses travaux de science l’avaient fait admettre dès sa vingt - sixième année, en 1733.
- Jusqu’au moment où, sur l’avis de Cister-nay-Dufay, il fut désigné pour la surintendance du Jardin des herbes, Buffon n’avait donné à ses travaux de science aucune direction bien déterminée; ^
- il s’était surtout occupé de géométrie et de plw-sique et même d’économie rurale. Une étude fort remarquable Nd lc
- sur la force des bois avait surtout provoqué
- son entrée à l’Académie où il succédait à de Jussieu et où il 11e tarda pas à se brouiller avec Dufay.
- A cette époque, dans toute l’ardeur de la jeunesse, Buffon avait encore cette vivacité de caractère qui l’avait obligé à quitter la France brusquement à la suite d’un duel, avant la fin de ses études classiques. En Angleterre, où il avait vécu dans l’intimité du jeune duc de Kingston et où il avait pris, comme son ami, le goût des sciences naturelles au contact du précepteur de cet Anglais, le savant allemand Hinckmann, il s’était aussi très « aristocratisé » par l’exemple de la haute noblesse britannique et le « grand air » qu’il en rapporta, tempéré par son urbanité de race.
- Surintendant de la deuxième période du Jardin des Plantes.
- septembre 1707, à Montbard (Côte-d'Or).
- Mort en 1788, à Paris.
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- Cisternay-Dufay n’avait plus de commerce avec le jeune académicien mais il appréciait ses rares mérites, pressentait son génie et malgré sa rancune personnelle, pour le bien de la science et du Jardin du Roi, il n’hésita pas à le recommander au ministre Maurepas comme le meilleur surintendant à nommer.
- Appelé à remplacer Dufay, Buffon conçut aussitôt l’immense importance que 1 o. Jardin du Roi devait prendre dans l’œuvre du progrès géné-
- Buste de Buffon, par David d’Angers.
- Ce buste se trouve sur le palier situé à mi-hauteur de l’escalier principal, demi-circulaire de la bibliothèque du Muséum. Tout autour, sur les murs de cet escalier, sont accrochés les portraits des principaux professeurs, depuis les plus anciens jusqu’à Chevreul.
- ral des sciences, car, il eût dès le début la pensée de l’énorme travail auquel il devait consacrer la majeure partie de sa vie et qui fit sa gloire: IJ Histoire naturelle.
- Quoiqu’il ait eu des vues générales sur bien des sujets de science pure, très divers, le successeur de Cisternay-Dufay était plutôt un écrivain et même un poète qu’un « homme de laboratoire », et la forme si merveilleusement séduisante qu’il sut donner à ses tableaux de la Nature entre pour une part considérable dans l’incomparable succès qu’eurent ses ouvrages.
- Esprit généralisateur, servi par des facultés d’assimilation exceptionnelles, il concevait tant aisément qu’emporté par l’ardeur de son imagination, il avait besoin d’un contre-poids positif comme celui qui lui fut apporté par son ami dévoué Daubenton, pour ne pas sortir du
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- domaine de la Science et voguer dans la fiction ainsi que le fit plus tard son successeur, Bernardin de Saint-Pierre.
- Avec l’arrivée de Buffon à la surintendance du Jardin des plantes médicinales, commence pour cet établissement une ère nouvelle, une < ère de science » qui tient à ce que le célèbre naturaliste n’est pas un médecin ou un simple administrateur, comme ses devanciers, mais un travailleur dont l’unique souci est de développer la fondation qui lui a été confiée ; d’y faire progresser les études poursuivies tout en travaillant lui-même à la coordination féconde des admirables éléments qu’il renferme.
- Tout d’abord, il y trouve un petit groupe de savants dont il se garde bien, comme plusieurs de ses prédécesseurs, de troubler l’œuvre. Il s’applique, au contraire, à favoriser leurs recherches, leur enseignement et leurs démonstrations. Ses efforts se portent sur l’amélioration matérielle du Jardin, pendant qu’il mûrit son projet d’ « Histoire naturelle » et bientôt il commence, avec le concours de Daubenton, l’exécution de cette vaste publication.
- A ce moment (1739) les professeurs et démonstrateurs du Jardin du Roi sont: Boulduc fils et Hunauld (1), qui devaient s’éteindre l’un et l’autre trois ans plus tard, en 1742, Louis Lemery, qui mourut un an après eux, en 1743, et Duverney neveu, seul survivant de cette petite pléiade jusqu’en 1749. Comment remplacer ces hommes éminents? pou-vait-on leur trouver de dignes successeurs; les compétitions, la Faculté jalouse, les « chapelles », — il n’en existait pas moins alors qu’aujour-d’hui ! — n’empêcheraient-elles pas de confier à des hommes de valeur mais étrangers aux coteries, les missions si glorieusement remplies par les savants précités ?
- Par bonheur, le nouveau surintendant n’est inféodé à aucune confrérie universitaire; il est socialement indépendant et c’est vers les capacités manifestées ou pressenties que s’orientent ses choix. Bourdelin remplace Lemery, et Boulduc est remplacé par Rouelle. Winslow (2), qui avait longtemps suppléé Daverney, succède à Hunauld.
- Pendant les dix années où ces modifications s’accomplissent, Buffon a passé de la conception à l’exécution d’une partie de ses projets. Dans l’un de ses voyages annuels à Montbard, il a retrouvé un ami d’enfance: Daubenton, disposé à collaborer à ses travaux personnels et c’est avec
- (1) François-Joseph Hunauld, né à Cliâteaubriand eu 1701. vint à Paris en 1742, suivit les cours de Winslow et de Duverney et succéda à ce dernier dans la chaire d’anatomie du Jardin des Mantes. .Ses travaux en ostéologie lui valurent à juste titre une très grande réputation.
- (2) Winslow avait 73 ans, lorsque la chaire d’Hunauld lui fut donnée. Malgré cet âge avancé déjà, il prit avec ardeur la mission qui lui était donnée si tard et la remplit avec éclat, jusqu’en 1758. Il mourut en 1760, âgé de 92 ans, et l'on peut le considérer comme le véritable créateur de l’anatomie descriptive.
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- l’aide de cet ami, qu’il a commencé la publication de Y Histoire naturelle, qui donnera par son retentissement universel, un essort considérable au Jardin des Plantes.
- En raison de l’importance de cette union pour l’histoire de l’établissement, il y a lieu de rappeler comment elle se produisit. Né à Mont-
- bard, en 1716, Marie Daubenton était destiné par son père, notaire de cette ville à la carrière ecclésiastique, mais, ayant été envoyé à Paris, après ses premières études, pour y suivre les cours de théologie, il délaissait ceux-ci pour suivre au Jardin du Roi, l’enseignement de Winslow, d’Hunauld et d’Antoine de Jussieu.
- Dès la mort de son père, il se fit recevoir médecin à Reims, pour assurer son existence par cette profession, qui l’écartait moins de la science que toute autre application, et revint à Montbard pour l’exercer. C’est là, que Buffon
- le retrouva deux ans après sa nomination de surintendant. On conçoit aisément dès lors, l’nnion scientifique des deux amis d’enfance que cimente leur même enthousiasme pour l’établissement oh l’un a fait avec tant de joie ses premières études et dont l’autre rêve avec tant d’ardeur le développement et la prospérité.
- Daubenton, abandonne sans hésiter sa profession de médecin pour retourner au Jardin des Plantes où Buffon va lui faire une situation pour qu’il soit son collaborateur. En 1742, les deux amis commencent à Paris Y Histoire naturelle, et Noguez, garde et conservateur du Cabinet du Roi, se retirant en province en 1745, le surintendant donne sa place à Daubenton.
- Aussitôt cette partie de l’établissement qui n’était en quelque sorte qu’une accumulation d’échantillons se transforme, se divise en collec-
- Louis-Jean-Marie Daubenton,
- né à Montbard en 1716, mort à Paris en I 800.
- Ami et collaborateur de Buffon, et principal fondateur du Muséum d’Ilistoire naturelle pendant la Révolution, et fondateur de l'Acclimatation en France.
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- tions distinctes. Les plantes, les herbiers, les graines sont séparées des coquilles et des pierres précieuses. Daubenton, fait dans le domaine matériel, sur les objets, Y Histoire naturelle, que Buffon commence à écrire et s’applique avec une activité prodigieuse à combler les vides énormes des séries formées. En même temps, il explique aux élèves et au public, les jours d’ouverture des galeries, les choses classées et exposées. Ces démonstrations captivantes provoquent des dons de particuliers dont les collections s’enrichissent. Pour les conserver on perfectionne les méthodes de protection et l’on en imagine même de nouvelles, en vue des organismes fragiles.
- Buffon puise dans l’ensemble du Jardin du Roi, le plan général et les grandes divisions de son ouvrage, il déduit de l’établissement lui-même, c’est-à-dire des études qu’on y a faites et qu’on y poursuit, les vues systématiques dont il forme la charpente de son monument scientifique et le pare des captivantes descriptions et dissertations, qui feront son éclatant succès, pendant que Daubenton, apporte à l’édifice toute la documention exacte, les descriptions minutieuses et précises, les observations justes qui modèrent les écarts, empêchent les erreurs et comblent les lacunes du travail de son ami. Les trois premiers volumes de Y Histoire naturelle, parurent ensemble en 17,94, dix ans après la nomination de Buffon à la surintendance du Jardin, et tout de suite ils excitèrent dans le monde entier une admiration sans égale. On ne songeait guère alors, surtout dans le monde des dirigeants, aux beautés de la nature, considérées non au point de vue pittoresque, fantaisiste, suivant les goûts et les tempéraments, mais d’après la connaissance de son harmonie, de ses lois, des causes et des effets. La haute portée des considéra-rations générales de Buffon, solidement appuyées sur les observations et analyses de Daubenton, s’ornait de la magie de son style et des envolées poétiques provoquées dans son imagination par son amour pour les objets de ses descriptions. L’Histoire naturelle, fut à son apparition comme une révélation pour tous les esprits un peu éclairés. Ils conçurent que l’étude de la nature était une chose belle, utile, bonne, fertile en satisfactions. L’alliance de l’admirable savant qu’était Daubenton avec le génial vulgarisateur et le merveilleux écrivain qu’était Buffon, fit le renom, la popularité, la vogue de la science pure en général et des « naturalistes » en particulier.
- Le surintendant du Jardin du Roi, vit aussitôt le parti qu’il pouvait tirer de cet engouement pour son œuvre, et fit appel à tous les naturalistes du monde, pour compléter les collections du « Cabinet ». Savants, souverains, et simples voyageurs ou commerçants, s’intéressèrent à l’envi à son entreprise. Si bien que la partie du bâtiment affectée à la conservation des échantillons devint promptement trop exigiie pour loger
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- les innombrables envois faits de toutes parts à Buffon. Il dût alors quitter son appartement de l’intendance pour le consacrer à ces richesses qui remplirent vite quatre salles nouvelles renfermant, l’une l’herbier, les bois, graines et autres produits végétaux, la seconde les minéraux, et les
- deux dernières, les animaux empaillés.
- En qualité de garde et conservateur, Daubenton avait la charge de ces salles où il « démontrait » deux fois par semaine au public, assisté de son neveu, Daubenton-le-jeune, sous-démonstrateur.
- Le quatrième volume de VHistoire naturelle, ne parut que quatre ans plus tard, en 1753, mais toutes les années suivantes jusqu’en 1767, un nouveau volume s’ajouta aux premiers. Cette publication domine tout le mouvement scientifique de l’époque, mais sans l’endiguer, en le favorisant, au contraire, de la plus heureuse manière.
- Au Jardin du Roi, règne alors, en effet, une indépendance scientifique telle, qu’on y voit le jeune et fougueux chimiste, déjà célèbre en Europe: Rouelle, démonstrateur, contredire souvent par ses expériences transcendantes, les théories exposées un moment auparavant par le très calme Bourdelin, professeur, titulaire de la chaire de chimie. Et ce dernier ne met pas obstacle aux démonstrations de son «assistant ». Il reconnaît bientôt de bonne foi que son enseignement, trop imbu des traditions anciennes, n’est pas à la hauteur des travaux de Rouelle; il se fait remplacer dans son cours, d’abord par Malouin, puis par Macquer (1) (qui fut d’ailleurs élève de Rouelle).
- (1) Pierre Joseph Macquer, né à Paris, en 1718, mort en 1784, avait environ 60 ans, quand il remplaça Bourdelin, comme titulaire de la chaire de chimie au Jardin du Roi. Il n’avait pas l’envergure de Rouelle, mais on lui doit néanmoins une série de découvertes qui suffiraient à illustrer plusieurs de nos hommes de science d’aujourd’hui. Il étudia le premier la combustion du diamant, reconnut la solubilité du caoutchouc dans l’éther et les huiles essentielles, la nature métallique de l’arsenic, perfectionna les fourneaux de poterie, en étudiant les terres réfractaires et fit faire de grands progrès à l’art de la teinture par ses travaux de chimie sur les matières tinctoriales. Ses recherches ont contribué à ouvrir la voie des grandes découvertes de Lavoisier, de Gay-Lussae, de Thénard et de Dumas.
- Maison de Buffon, telle qu elle existe encore actuellement à l’angle de la rue de Buffon et de la rue Geoffroy-Saint-Hilaire.
- Achetée par le célèbre naturaliste pour remplacer son appartement de la surintendance du Jardin du Roi, qu’il abandonnait aux collections, elle servit, après sa mort, de logement à la bibliothèque du Muséum, avant l’aménagement de celle-ci dans le bâtiment plus récent, qu elle occupe aujourd’hui derrière cette maison de Buffon.
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- Malouin, lui-même, tout aussi consciencieux, ayant écrit des traités de boulangerie et de vermicellerie qui furent l’objet de critiques assez vives de Parmentier, dans une lecture à l’Académie, n’hésitait pas à le féliciter publiquement de cette lecture au moment où elle venait de s’achever en lui disant: « Vous avez vu mieux que moi ».
- L’âpreté de la lutte pour « parvenir » ne dicte plus aujourd’hui de ces aveux où l’amour de la science domine l’intérêt particulier.
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- Nous avons dit précédemment que Buffon sut profiter de l’immense succès des premiers volumes de son Histoire naturelle, pour solliciter des envois destinés à enrichir les collections du « Cabinet du Roi ». Il fit mieux encore dans ce même sens, en obtenant, peu après, du Gouvernement, l’envoi d’explorateurs dans toutes les parties du monde.
- Bien que ces missions puissent paraître, au premier abord, en dehors du cadre de cette brève étude historique, il y a lieu de signaler les principales parce qu’elles ont formé la base des inestimables collections, dont le Muséum s’honore. Le public est surtout frappé par la vue des animaux de la ménagerie, par celle des plantes du jardin et des serres, mais sans méconnaître l’intérêt de ces organismes vivants, on peut dire qu’ils sont bien loin d’avoir la valeur positive et scientifique des inestimables collections des Galeries. Or, celles-ci, qui forment les principaux sujets d’étude et d’enseignement du Muséum, sont dues en grande partie, aux explorations préconisées, au profit du Jardin du Roi, par Buffon. Moins généreux pour la science que Louis XV, les Gouvernements qui ont succédé au sien se sont contentés de subventionner parcimonieusement les explorateurs de leur temps. Aujourd’hui, l’on se borne surtout à recevoir les dons particuliers faits au Muséum, et ces dons, rares, sont maigres, parce que les « mécènes » français dotent plus volontiers les hôpitaux, les œuvres charitables et les musées artistiques, les villes ou les cultes, que la science.
- Pierre Poivre, né à Lyon en 1719, est l’un des premiers explorateurs qui du temps de Buffon, dotèrent le Jardin du Roi, de précieux envois. Son existence est un véritable roman d’aventures qui mériteraient d’être données en exemple aux futurs explorateurs.
- Philibert Commerson, né à Châtillon-les-Dimbes, en 1727, abandonne la médecine peu après avoir été reçu docteur (1747), pour se consacrer à l’histoire naturelle et surtout à la botanique. Il herborise en Suisse, dans l’Auvergne, dans le Dauphiné et part comme naturaliste en 1767, avec Bougainville, pour faire le tour du monde. Il visite Monté-vidéo, Rio-Janeiro, Buenos-Ayres, les îles Moluques, Java, Batavia et
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- l’Ile de France, où il retrouve Poivre, intendant de cette colonie, en 1718. Il envoie de Madagascar des descriptions enthousiastes et meurt enfin à l’ie de France, en 1773. Ses papiers, ses dessins, ses collections, revinrent au Jardin du Roi. De Jussieu et Lamark ont tiré de ses manuscrits plusieurs genres nouveaux. On lui doit la belle plante chinoise qu’il a nommée hortensia.
- Louis-Antoine de Bougainville (1), n’eût pas une carrière moins mouvementée. Avocat, puis militaire en même temps que mathématicien remarquable (2), il accomplit une mission diplomatique en Angleterre, suit le marquis de Montcalm au Canada, où sa glorieuse conduite militaire, fait l’admiration enthousiaste de tous, et, revenu en France, se fait marin pour organiser les belles croisières et les admirables vo}rages autour du monde, qui l’illustrèrent à jamais. La participation de Bougainville, aux collections du Muséum est considérable.
- Un moment interrompus vers 1771, par une longue et grave maladie, les travaux de Buffon reçurent à sa guérison, un an plus tard, une nouvelle impulsion. C’est de 1772 que datent les grands remaniements qu’il fit exécuter dans l’établissement. A la demande d’Antoine-Laurent de Jussieu, le jardin botanique est agrandi, ses plantations sont totalement renouvelées et classées suivant la méthode géniale de son illustre parent et prédécesseur, Bernard de Jussieu. En même temps, on y substitue la nomenclature de Linné à celle de Tournefort. On clôture l’orangerie et les serres.
- Pour étendre le jardin, le surintendant achète aux religieux de Saint-Victor des terrains cultivés en potagers et quelques chantiers à la Ville. On détourne le cours de la Bièvre qui limitait l’extrémité du Jardin (Voir le plan de 1640) (3), pour la conduire directement à la Seine et le Jardin s’étend alors en longueur jusqu’à ses limites actuelles, au bord du quai Saint-Bernard et de la place Valhubert.
- En même temps, on construit de nouvelles serres chaudes, on crée des pépinières, on prolonge les allées de tilleuls jusqu’au quai; on ouvre la longue rue qui limite encore aujourd’hui le Jardin au Sud-Est et qui fut nommée dès cette époque rue de Buffon par les habitants du quartier.
- Toutes ces extensions, conduites par Antoine-Laurent de Jussieu, furent exécutées par André Thouïn, chef des cultures. Nous les rever -
- (1) Xé à Paris, en 1729.
- (2) Auteur d’un traité de calcul intégral, publié en 1752.
- (3) Reproduit dans notre numéro de décembre 1904.
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- Pavillon et grille actuelle de l’extrémité du Jardin des Plantes sur la place Waihubert, à l’extrémité du quai Saint-Bernard.
- Cette limite du terrain fut atteinte dès i 772-1775, par lJutïbn, mais le jardin proprement-dit devait encore s'agrandir beaucoup, après la mort du grand naturaliste, du côté du nord-ouest, où se trouve aujourd'hui la ménagerie.
- rons d’ailleurs en comparant le plan du Jardin dressé en 1788 avec celui que nous avons précédemment reproduit et qui date de 1640.
- En attendant la complète exécution de ces modifications du Jardin des Plantes, le mouvement d’envois à l’établissement provoqué par Buffon s’accentuait singulièrement.
- Les souverains de Prusse, de Suède et de Danemark, l’impératrice de Russie et le roi de Pologne adressaient au surintendant, des minéraux, des pierres précieuses, des coquilles, des animaux empaillés ou vivants, des graines, des plantes; les sociétés savantes, les particuliers, les voyageurs, commerçants et navigateurs du
- monde entier, les missionnaires de Chine envoyaient sans relâche au Jardin du Roi tout ce qui leur paraissait rare ou digne d’intérêt.
- Mais les explorateurs, à l’exemple de Poivre, de Commerson et de Bougainville, sont alors les plus abondants donateurs du Jardin des Plantes.
- Citons rapidement Sonnerat (1) qui se rend d’abord à l’Ile de France où il retrouve Poivre, son parent, intendant de la colonie, et Commerson, avec lequel il fait plusieurs voyages à Bourbon et à Madagascar. Poivre l’envoie, en 1771, aux Moluques. En passant aux Séchelles, il remarque et décrit le coco de cet archipel qu’on croyait originaire des Maldives. Il se rend ensuite à Manille et aux Philippines d’ou il rapporte, parmi beaucoup d’autres plantes, le muscadier et le giroflier. En 1774, il donne au Cabinet du Roi une magnifique collection d’histoire naturelle et repart la même année pour l’Inde, Ceylan, la côte de Malabar, Surate, le golfe de Cambaye, Coromandel, la péninsule de Malacca et la Chine
- A -L. de Jussieu, neveu de Bernard de Jussieu.
- (Né à Lyon en 1748, mort en 18 ?6).
- (1) Né à Lyon en 1745, mort à Paris en 1814.
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- sont successivement visités par lui. En 1778, après le siège de Pondichéry, il rapporta au Jardin des Plantes des collections encore beaucoup plus abondantes et plus belles que la première et des relations précieuses de ses observations.
- André Michaux (1), pour se distraire du chagrin de la mort de sa jeune femme, s’adonne à la botanique avec Bernard de Jussieu, herborise en Angleterre, en Auvergne, aux Pyrénées avec Lamarck et Thouïn et va ensuite faire en Perse, pendant deux ans, de très dangereuses recherches. Ayant classé et donné ses collections au Muséum, il projette d’explorer l’Asie et le Thibet mais on l’envoie préparer à New-York, une pépinière destinée à Rambouillet. Il explore la Caroline, le Canada, remonte le Saint-Laurent, jusqu’à la baie d’Hudson, puis revient à Philadelphie d’où une autre mission l’expédie dans la Louisiane. Après avoir habité et fouillé onze ans les Etats-Unis, pour la France, il revient en Europe avec des collections considérables, mais fait naufrage sur les côtes de Hollande. Ses objets personnels sont perdus, lui-même est à demi noyé, mais ses collections sont sauvées et rapportées en France où il avait déjà expédié plus de 60.000 plantes. On lui accorde difficilement une indemnité misérable et on le réexpédie à Ténériffe et à l’Ile de France où il est encore une fois dépouillé de tout ce qu’il possède. Il se rend alors à Madagascar et y contracte des fièvres dont il meurt.
- Pour abréger, il faut se contenter de citer les noms de Dolomieu, qui, au cours de ses explorations géologiques et minéralogiques, étant emprisonné à Naples pour des faits d’ordre politique, trouve moyen pendant 21 mois de captivité cruelle, dans un cachot infect, d’écrire un magnifique traité de Philosophie minéralogique, avec des bouts de bois et la fumée de sa lampe sur les marges d’un livre, caché à son gardien.
- Desfontaines, qui parcourt la Barbarie, sous la protection des pachas sans se douter des mille dangers qu’il court, pénètre jusqu'au Sahara et rapporte plus de deux mille plantes, parmi lesquelles trois cents et quelques espèces nouvelles.
- Houton de Labillardière, dont les riches moissons scientifiques à Chypre, en Syrie, à Ténériffe, au Cap, à la Nouvelle-Hollande, aux îles de la Sonde, à Java, furent complétées par des publications descriptives de premier ordre.
- On ne voyageait pas à cette époque avec autant de facilité qu’au-jourd’hui. On mettait faute de chemins de fer, de navires à vapeur et de routes, plus de 80 jours à faire le tour du monde; il y fallait consacrer des années et à travers quels dangers ! Pour avoir une idée des voyages d’exploration d’alors, il faut lire des relations comme celle de l’expédi-
- (1) Né en 1746 à Versailles.
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- tion de Foureau-Lamy ou mieux encore résumer les aventures de Joseph Dombey (i), qui ne sont pas plus extraordinaires que celles de Bougainville, de Poivre ou de Michaux.
- Dombey avait fait déjà de précieuses explorations botaniques et minéralogiques dans plusieurs de nos provinces, quand Turgot, sur l’avis de Jussieu, l’envoya en expédition au Pérou, sous le couvert de la Cour d’Espagne. Il s’embarque à Cadix, en 1777, accomplit dans les possessions espagnoles d’Amérique sa mission de la façon la plus brillante et par surcroît, joueur heureux, s’enrichit en même temps qu’il enrichissait la France d’herbiers inestimables et de minéraux nouveaux.
- Se trouvant à Huanaco dans une formidable insurrection qui fit périr plus de cent mille hommes, il offre au gouvernement mille piastres, vingt chargements de grains et deux régiments équipés à ses frais, pour dompter les rebelles en proposant de se mettre à la tête de ces troupes. On refuse ses offres, mais elles ont ranimé le courage de l’autorité, raffermi son crédit et rétabli les affaires. Dombey ne voulant pas reprendre ce qu’il a offert, le donne aux pauvres et aux hôpitaux du pays.
- Avant de revenir en France, il est redevenu si pauvre, qu’il faut lui prêter 50.000 livres pour le voyage qu’il veut faire auparavant dans le Chili. Il arrive à Conception où régnait une épidémie épouvantable, et, s’enrichit à nouveau en enrayant le fléau avec un courage et un dévouement tel, qu’on lui fait des offres magnifiques pour le retenir.
- Mais, qui retiendrait Dombey!! A Santiago, il continue ses explorations scientifiques et tout en se ruinant une seconde fois à la recherche de mines de mercure, découvre une mine d’or. On veut le rembourser de ses énormes dépenses, avec une infinie partie de cette dernière découverte, il refuse: « Je n’ai de compte à fournir, répond-il avec dignité, qu’au Gouvernement, qui m’a envoyé auprès de vous » (2).
- Il rapporte, enfin en Europe, 72 caisses contenant d’admirables collections, mais à Cadix où ses récoltes excitent d’ardentes convoitises, on le retient ; on tente même de l’assassiner, car un homme, pris pour lui, à sa porte, est tué. Il lui faut s’échapper en secret pour revenir au Hâvre et à Paris.
- Tant de travaux avaient lassé la constance du voyageur. Il vendit ses livres et brûla ses papiers, ce qui fut déplorable, car ils contenaient des notes et des observations très précieuses.
- Le sachant pauvre et même sans ressources, Buffon, lui fit donner une pension de 6.000 livres et 60.000 livres d’indemnités. Dombey, par-
- (1) Né à Mâcon, en 1742.
- (2) Cap.
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- tagea la somme de la pension entre sa famille et les indigents, demandant simplement pour lui-même une mission aux Etats-Unis.
- On la lui accorde, il s’embarque ; un orage l’oblige à s’arrêter à la Guadeloupe où dans une émeute, il manque d’être massacré. Son vaisseau repart, mais il est pris par des corsaires. Dombey, fait prisonnier est jeté dans les prisons de Montserrat, où il meurt, en 1794, de misère, de chagrin et des mauvais traitements qu’on ne cessait de lui faire subir!
- Revenons à présent au Jardin des Plantes, que tant de dévouements enrichissaient sans cesse de plantes et de collections nouvelles et voyons ce qu’il est devenu, en 1788, à l’achèvement des travaux de Jussieu (A.-L.) et de Thouïn, en comparant le plan de cette époque, avec le plan de 1640 (1).
- Tout d’abord l’examen de ces deux documents nous montre que la surface du terrain occupé par l’établissement a doublé.
- Le labyrinthe est à peu près dans le même état que cent-trente-huit ans auparavant, mais sur cette ancienne butte aux copeaux les plantations se sont bien développées ! .
- A gauche, à la base de cette butte, il n’y avait qu’une orangerie en 1640. On retrouve cette orangerie du début sur le plan de 1788, mais très agrandie et, en arrière d’elle, s’étendent tout le long de la base de la butte des serres chaudes, puis les deux serres édifiées par Cisternay-Dufay, vis-à-vis l’une de l’autre, et entre lesquelles monte une avenue en pente séparant l’ancienne petite butte (Beau-séjour), de la grande butte-labyrinthe (Belle-vue). Ces deux serres de Cisternay-Dufay ont été reconstruites en 1830 à peu près telles qu’elles sont encore à présent et sur le même emplacement. Elles renferment les plus grands arbres des pays chauds qu’on peut y faire tenir, — ce qui n’est malheureusement
- Plan du Jardin du Roi en 1788, après sa réorganisation par A.-L. de Jussieu et Thouïn sous la surintendance de Buffon.
- (i) Plan reproduit dans notre n° 45 de décembre 1904.
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- pas beaucoup dire, en dépit de leurs dimensions ! Au delà du second des deux pavillons-serres de Cisternay-Dufay, s’étend une serre commencée par Buffon, qui fut plus tard augmentée de deux autres serres disposées en amphithéâtre (i).
- On voit que les installations destinées à la conservation des plantes vivantes des pays chauds ont été considérablement augmentées.
- 'Li'à.petite butte : Beau-séjour n’a pas beaucoup changé. Ses plantations, comme celles de Belle-vue (labyrinthe), ont seulement grandi en s’enrichissant, comme celles de la grande bntte, des espèces végétales rapportées par les voyageurs qui pouvaient s’accomoder de notre climat.
- Mais, derrière B eau-séjour (qui deviendra plus tard le petit labyrinthe) le plan de 1788 montre l’hôtel de Magny et son jardin, acquis par Buffon, au milieu duquel on a construit un nouvel amphithéâtre pour remplacer celui qui était situé à gauche de la porte d’entrée des bâtiments de la surintendance (rue du jardin du Roi, aujourd’hui rue Geoffroy-Saint-Hilaire), ce remplacement répond au besoin de l’enseignement dn Jardin du Roi qui a
- pris une extension considérable grâce à l’immense valeur scientifique des professeurs et des démonstrateurs et aussi au besoin de faire à tout
- Serres construites en 1830 sur l'emplacement des pavillons-serres de Cisternay-Dufay (1735-1739).
- (Dessin de 1850)
- (1) Serres de Buffon, Baudin et Philibert qu’on retrouve plus loin sur le plan du labyrinthe de 1842 et sur le plan général du Jardin des Plantes de 1853.
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- prix de la place aux collections que la renommée de Buffon et de ses collaborateurs fait affluer du monde entier au Jardin des Plantes.
- Le nouvel amphithéâtre disparaîtra le siècle suivant pour faire place aux Galeries d’anatomie, qui disparaissent elles-même actuellement. Nous verrons ces modifications dans les plans de 1853.
- A la suite de la petite butte (Beau-séjour), un quadrilatère limité d’un côté par une longue allée de marronniers d’Inde allant du quai Saint-Bernard à Beau-séjour, est affecté aux couches pour les semis; c’est encore un agrandissement du Jardin dii Roi, car, sur le plan de 1640, on voit que l’emplacement de ce quadrilatère était un marais donnant sur la rue de Seine-Saint-Victor et qui allait de la petite butte à la rivière de Bièvre.
- Dans les bâtiments de l’intendance, des modifications profondes se sont produites mais elles affectent l’intérieur des édifices et il y paraît peu au dehors.
- L’ancien amphithéâtre des cours situé à gauche de la porte d’entrée, quand on pénétrait parla rue du Jardin du Roi (rue Geoffroy-Saint-Hilaire actuellement) est devenu logement d’une partie des collections ainsi que l’appartement du surintendant, situé au milieu des bâtiments en bordure de la susdite rue. Buffon, nous l’avons dit précédemment, a dû acquérir pour se loger une maison située à l’extrémité de ces bâtiments. On voit très bien cette maison séparée des constructions principales à gauche, en haut du plan de 1788. C’est cette maison dont nous avons donné une vue page 8. Le dernier agrandissement a pas mal élargi le Jardin du côté Sud-Est en bordure de la rue de Buffon. Il a fait notamment disparaître le Petit Gentilly.
- Le jardin proprement dit a été totalement remanié. Le petit bois du plan de 1640, situé au bout du Jardin de cette époque, au bord de la Bièvre, est devenu un quadrilatère très allongé qui remonte jusqu’à la maison de Buffon. Vers le milieu il précède un petit café, au niveau de l’extrémité de la butte Beau-séjour.
- (A suivre).
- L. GASTINE.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE N11' Série — N° 46
- AL1BORON
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- Les
- Procédés pigmentaires
- &
- il
- C. Procédé par dépouillement sans report ni transfert, mais avec photomètre.
- Gomme bichromatée.
- La gomme bicliromatée est une variante du procédé au charbon dont elle diffère entr’autres par l’emploi de la gomme arabique au lieu de gélatine et par certaines petites modifications dans le traitement, notamment par la suppression du report et du transfert simple ou double, l’image venant dans son vrai sens sur le papier pigmenté.
- Choix du papier. — Voir ozotypie.
- Encollage. — Voir ozotypie.
- Bordage du négatif. — Voir charbon.
- Sensibilisation. — On sensibilise le papier par immersion dans une solution saturée de bichromate de potasse ou de bichromate d’ammoniaque; on l’y laisse séjourner 2’ et on sèche à l’abri de la lumière.
- Mélange de gomme et de couleur. — On prépare une solution de gomme arabique à 40 %. Les vieilles solutions donnant un enduit plus sensible que les fraîches, on laisse reposer la solution jusqu’à ce qu’elle moisisse, puis on la filtre, (bien filtrée elle se conserve sans l’adjonction d’aucun désinfectant); on choisit ensuite la couleur, terre de Sienne brûlée, noir animal, noir d’ivoire, noir de fusain; ces couleurs sont d’un travail facile; les brunes sont plus difficiles. On peut également choisir le bleu de prusse, d’outremer ou l’indigo. On verse d’abord dans un verre gradué en quantités égales, i° la gomme, 20 la couleur en poudre très fine et on mélange très intimement par malaxage, on ajoute ensuite la quantité d’eau utile pour donner la fluidité nécessaire.
- Etendage. — On recouvre le papier sensibilisé d’une mince couche de cette mixture de manière à voir le papier à travers la couleur. Ce travail se fait à une lumière très faible, et on laisse sécher. Après dessic-
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- cation le papier doit avoir le brillant de la gomme. C’est un point important d’où dépend le succès du procédé. Si la couche est trop brillante, c’est qu’il y a trop de gomme et la couleur s’enlèvera avec elle. De la quantité de gomme dépend aussi le grain de l’image. Beaucoup de gomme donne un grain intense; il faut donc peu de gomme pour les
- portraits et davantage, sans toutefois dépasser certaines limites que seule l’expérience donne, pour les paysages. S’il y a trop peu de gomme on a des ombres empâtées.
- L’étendage se fait à l’aide d’un large pinceau, en évitant les stries. Avant de continuer les opérations le papier doit être bien sec sinon la couleur s’en irait au lavage.
- Insolation. — Immédiatement après le séchage, on insole comme dans le procédé au charbon et pour calculer
- Rouchonnat. Les bords de l’Yerres à Crosnes. temps de pose,
- une des parties délicates du procédé, on emploie un photomètre. Le temps d’exposition a dans ce procédé une très grande importance et, ce n’est qu’avec une pose exacte qu’on peut obtenir des résultats satisfaisants. Voir procédé au charbon.
- Moyens de contrôle. — L’impression doit, dans l’eau froide, marquer en peu de temps les contours de l’image, là où il existe de grands contrastes; les lumières les plus fortes doivent aussi paraître peu à peu dans l’eau froide. Trop peu de pose donne des images faibles, trop de pose, des images très longues à développer et dont les détails sont empâtés.
- Dépouillement. — Le dépouillement n’est pas difficile, et il est
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- susceptible d’une grande variété dans son traitement.
- Faites flotter l’épreuve imprimée face en-dessous dans une cuvette profonde remplie d’eau froide. Laisser flotter l’épreuve de 5’ à 10’.
- Levez alors avec prudence un des coins de l’épreuve et vous vous rendrez compte alors exactement du traitement à lui faire subir.
- Si la mixture dans les fortes lumières,et les demi-teintes commence à se soulever le traitement devra être doux. Si rien ne se soulève encore, si ce n’est sur les bords du cliché protégés par la cache, c’est que la pose est bonne; laissez dans ce cas flotter l’épreuve encore pendant 5’ à 10’ ou même plus en ayant soin de changer l’eau pour éliminer le bichromate de potassium. Ayez soin surtout de ne pas laisser le côté coloré de l’épreuve toucher le fond de la
- cuvette, ne le placez jamais face au-dessus à moins de la rincer très fréquemment. Sinon il se produirait des taches impossibles à enlever.
- Si la pose a été correcte vous aurez à ce moment une idée de l’aspect général de l’épreuve.
- A ce moment enlevez l’épreuve de l’eau et fixez-la sur une planchette de dimensions un peu plus grandes.
- Si elle est sous-exposée, en versant très doucement de l’eau dessus, on enlèvera tout excès de couleur; si quelque partie résiste à l’action de l’eau, attaquez légèrement, au moyen d’un blaireau très large, en commençant par les bords et l’avant plan. De temps à autre versez de l’eau sur le tout pour enlever les particules détachées.
- A. Pinard. Sur le Nil,
- voilier arabe
- A. Pinard. Femmes arabes allant à la
- fontaine.
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- Les parties claires de l’épreuve seront maintenant à point; seules les ombres résistent encore. Tenez la brosse toujours bien mouillée, arrosez fréquemment l’épreuve et continuez ainsi jusqu’à achèvement complet de l’image. S’il y a des négatifs dans le ciel on les conservera en le traitant avec une extrême prudence.
- Opérations finales. — Bien que l’image apparaisse complète, elle n’est cependant point tout à fait terminée. Du travail plus ou moins habile, fait au blaireau, dépend maintenant le succès de l’œuvre.
- Avec des blaireaux de différents formats, éclaircissez par-ci par-là les parties opaques.
- Si l’impression a été poussée trop loin, le blaireau ne suffit pas pour en avoir raison; dans ce cas, employez avec beaucoup de prudence de l’eau chaude, même bouillante ou, ce qui donne le même résultat, un mince jet d’eau, en vous servant d’un vaporisateur. Il n’y a de limites dans ces manipulations que le bon goût de l’opérateur; il ne faut toutefois pas trop enlever.
- Fixage. — Après le développement complet de l’image, il reste une dernière opération pour enlever toute trace de bichromate.
- On passe l’épreuve dans un bain clarifiant composé comme suit :
- Eau........................................ ioo cm3
- Alun........................................ io °/o
- Hyposulfite de soude......................... 5 —
- Sulfite de soude anhydre..................... 5 —
- Si l’épreuve a été imprimée faible, on emploie une solution plus étendue et on s’assurera, dans tous les cas, si elle n’est pas acide.
- Après quelques minutes (3 à 5 environ), on lave l’épreuve pendant 5 à 10 minutes à l’eau froide, en prenant toutes les précautions voulues. L’épreuve est alors soumise à un séchage lent. Après dessiccation elle est terminée.
- Remarques : Bien que ce dernier procédé paraisse très simple et quoiqu’il se laisse conduire facilement, c’est certes l’un des plus difficiles des procédés de reproductions photographiques.
- Pour réussir, il faut joindre à beaucoup de persévérance une très grande habileté et ne pas se laisser rebuter par les insuccès qui seront nombreux dans le commencement. Si ce procédé est difficile c’est aussi un des plus beaux pour qui sait et veut produire une œuvre artistique revêtant un cachet tout personnel. On peut, par ce procédé, reproduire différentes épreuves d’un même cliché en leur donnant pour chacune d’elle un caractère différent.
- *
- * *
- Les formules préconisées dans cette rapide étude ne sont pas
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- exclusives d’autres qui pourraient être meilleures; il en est de même des manipulations à effectuer. C’est plutôt un guide pour les débutants qui, lorsqu’ils seront familiarisés avec elles, pourront les modifier à leur guise, en les faisant varier suivant les besoins, les effets à obtenir et le but à atteindre.
- Je me résume :
- Ces divers procédés sont caractérisés comme suit :
- Dans le procédé A, charbon, l’image est impressionnée avec emploi de photomètre sur un papier pigmenté et sensibilisé et reportée soit sur papier simple ou double transfert, soit sur verre opalin etc.
- Dans le procédé B, ozotypie, l’image est imprimée, sans photomètre, sur papier bichromaté qui lui sert de support définitif et, après insolation pigmentée au moyen d’un papier au charbon. Donc report sans transfert.
- Dans le procédé C, gomme bichromate'e, l’image est produite directement sur papier sensibilisé et pigmenté, avec emploi de photomètre mais sans report ni transfert.
- Ch. MARTIN, Chimiste.
- A. Pinard
- Type arabe.
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- L&BUS
- de l'Image PRoîograpRiQae
- t
- oulez-vous de la politique ?... On en a mis partout !
- On peut en dire, hélas ! autant de l’image photographique.. et ce n’est pas au plus grand profit de la
- photographie.
- Nous sommes aujourd’hui loin du temps, peu ancien pourtant, où les journaux illustrés comme XIllustration glissaient avec timidité quelques similigravures exécutées d’après des photographies, parmi les nombreuses reproductions de dessins formant le fond de l’imagerie du journal.
- A présent, la reproduction du dessin ou du tableau dans ce périodique est l’exception ; la simili d’après photographies, la règle.
- D’autres publications comme le Tour du Monde, ne sont pour ainsi dire illustrées que de reproductions directes d’épreuves photographiques. Et c’est parfait ainsi. L’Art y perd un peu, mais la vérité y gagne, chose préférable pour des publications surtout documentaires.
- Après le périodique, la reproduction photographique a envahi le livre; et ce n’est pas toujours ce qu’elle a fait de mieux, sauf pour des ouvrages techniques où là encore une fois l’exactitude du document passe avant sa beauté ou son charme.
- Dans le catalogue, elle fait chaque jour des progrès énormes, remplaçant la gravure au profit du client et du vendeur ou du fabricant; il n’y a qu’à l’en féliciter.
- Elle a tenté de gagner l’affiche et n’a pas encore réussi à prendre pied dans ce fief encore réservé au dessin, mais elle y a fait brèche et y pénétrera prochainement.
- Dans la réclame sous forme de prospectus ou de cartes de publicité, elle occupe une large place et gagne toujours plus de terrain.
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- Elle fait désormais partie intégrante et principale des programmes de spectacles. Elle est même la base d’une série de publications théâtrales où les décors, les scènes et les artistes sont reproduits par elle et rien que par elle.
- Impossible de concevoir une reproduction d’œuvre des arts du dessin sans elle, on n’y ajouterait pas foi! Pour témoigner en faveur d’un
- La Basilique de Trêves
- tableau, d’une sculpture, d’un objet d’art, c’est la reproduction photographique directe qu’il faut.
- Les premiers catalogues illustrés des Salons annuels (i) étaient remplis de reproductions de dessins faits par les artistes d’après leurs tableaux ou leurs œuvres sculpturales; ils ne renferment plus à présent que des simili, des œuvres mêmes.
- Rien à dire contre tout cela, ni contre les extensions ou créations analogues. Ces accommodations sont excellentes, utiles, honorables.
- Malheureusement, il en est beaucoup d’autres moins estimables, inutiles... et même malfaisantes.
- Parlons un peu de celles-là.
- (i) Innovation du directeur de cette revue (M. Gastine) qui date de 1882.
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- Ce furent d’abord des albums, contenant des séries de sujets de même nature, groupés sous un titre général comme: A la mer, et montrant dans ce cas des baigneuses citadines sur des plages.
- Cela prétendait être artistique, mais l’Art n’y avait aucune part. La façon dont c’était fait le démontre. On avait affublé des modèles quelconques, jolis autant que possible, de costumes de bains de toutes les sortes, mais surtout de costumes très collants, faits pour la circonstance d’après la donnée fantaisiste des journaux à dessins grivois. Les images photographiées de ces modèles avaient été groupées, après découpage sur une feuille de papier et sur ce papier un dessinateur quelconque avait ajouté une vue de plage également quelconque.
- Ce qui résultait de cette fabrication se devine. Discordance de facture évidente entre les personnages photographiés d’après nature et le paysage. Inexactitude de la perspective entre les figures et des figures avec le milieu, etc., etc... Puis, dans les détails une foule d’autres sottises: des éclairages contraires dans la même... composition (!) pour divers personnages. Des costumes... mais non, pas des costumes, des maillots sous lesquels on voyait le corset par les déformations conventionnelles des lignes. Des étoffes sortant de l’eau absolument sèches, etc., etc.
- Tant de sottes et lourdes fautes ne permettaient pas de considérer l’album comme une œuvre d’art. En dépit de sa prétention, il restait ce qu’il était : une polissonnerie sans excuse parce que sans beauté.
- Toute chose vraie porte en soi une sorte d’excuse par la vérité même. Cet album n’en avait aucune parce qu’il était d’une fausseté flagrante.
- Les baigneuses qu’il montrait comme photographiées sur une plage, grâce aux grossiers truquages que nous venons d’énumérer n’auraient pu s’y réunir sans faire scandale et sans paraître échappées d’un... bouge honteux.
- Ces albums plaisaient néanmoins à certains acheteurs par leur caractère libidineux. Ils avaient été faits pour inciter des êtres sans éducation et sans délicatesse à des convoitises galantes vulgaires ; ils atteignirent ce but et se vendirent d’autant mieux que la pluralité des individus est vulgaire, sans éducation et sans délicatesse.
- Ces albums de baigneuses à la mer ouvraient une voie malsaine qui fut largement exploitée. On pouvait imaginer et l’on imagina nombre de sujets du même genre, c’est-à-dire dans lesquels, sans aucun souci de la vérité, de l’art, du bon goût, de l’esprit, on ne s’appliquait à autre chose, qu’à montrer des formes aguichantes, des poses équivoques, des mouvements lascifs. Dans toutes ces publications, Y intention inconvenante est évidente, et c’est ce qui les condamne aux yeux des moralistes comme le défaut de vérité et de goût, les condamne auprès des artistes et des lettrés.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE NUe Série — N° 46
- Prieur et Dubois et Cic, Puteaux.
- TORRENT DE PAREYS (Majorque)
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- Peu après, les cartes postales illustrées prirent la vogue qu’elles n’ont pas abandonné depuis, et, dès le début, la photographie fut surtout mise à contribution pour ces petites images innombrables.
- Paysages, monuments, cérémonies, reproductions de tableaux et autres sujets également intéressants se multiplièrent à l’infini. Mais, la
- Neurdein Fr. Monastère de la Pierre-qui-Vire,
- Une station du Chemin de Croix.
- scène de genre ne tarda pas à envahir les « petits cartons » et la licence s’introduisit dans ce nouveau domaine. Cela commença par les portraits de célébrités artistiques. Les jolies figures d’actrices plaisaient, mais toutes les actrices ne consentaient pas à cette vulgarisation de leurs traits qui avait un caractère de réclame trop marqué. Il fallut se rabattre sur les divettes, sur les plus médiocres étoiles de café-concerts, d’autant plus avides de publicité qu’elles étaient moins connues, pour multiplier les sujets... et comme le défaut de notoriété de ces jolies personnes n’in-
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- Mmc Ruth Mitchell. Entrée de la Grotte du Mas-d’Azil, à droite le tunnel de la route;
- au centre, la brèche que s’est ouverte le torrent.
- citait plus autant à l’achat, on introduisit dans l’image, l’attrait des expressions provoquantes et des décolletés impudiques.
- De ces derniers aux excès de liberté du costume, il n’y avait pas une grande distance ; elle fut vite franchie. Avec les vêtements allégés du haut et du bas, rivalisèrent les retroussis, puis les collants, les maillots, qui amenèrent bientôt à leur suite les « poses plastiques » et « le groupe » vint enfin corser ces représentations photographiques accentué par des légendes dont le mauvais goût va jusqu’à la trivialité.
- Du coup, la carte postale était abaissée moralement presqu’au niveau de la carte à jouer transparente, et les recueils ou albums photographiques restés trop haut, se voyaient gravement menacés de mévente: ils n’hésitèrent pas à se modifier et plongèrent plus bas encore, sous prétexte d’études de nu d’après nature, ou sous des prétextes analogues.
- Nombre de personnes s’en émurent. Sous la pression de l’opinion publique, on défendit la vente affichée de ces insanités. Mais les fabrications dont il s’agit tournèrent l’interdiction en mettant une chemise qui accentuait leur inconvenance et sur laquelle leurs éditeurs n’hési-
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- taient pas à imprimer le stigmate d’infamie: « Cette publication ne doit être vendue que sous enveloppe », cynique assimilation aux mauvais lieux, dont les ouvertures sont obligatoirement closes.
- Aujourd’hui, la lèpre morale dont il s’agit, s’étend partout. Dans les kiosques où se débitent les journaux, aux étalages des papeteries et des bureaux de tabac, dans les librairies et jusque dans des boutiques quelconques, l’image photographique indécente, et particulièrement la carte postale ont envahi la moitié, les trois quarts ou la totalité des surfaces d’exposition sur la rue.
- Nous pourrions citer telle librairie des grands boulevards où la carte postale photographique a pris peu à peu la moitié de l’étalage destiné aux livres.
- Sur ces mêmes boulevards où le maximum de circulation publique se produit, des boutiques importantes sont exclusivement consacrées à la vente des photographies excitantes. On ne met pas à la devanture les plus malpropres, mais elles existent par milliers à l’intérieur et celles assez osées qu’on ne craint pas d’étaler sur la voie publique, suffisent pour promettre bien davantage aux amateurs vicieux qui les regardent et qu’on s’empresse d’inviter à pénétrer pour voir... mieux.
- *
- * *
- Considérons sans parti-pris et philosophiquement, cet abus de l’image photographique.
- Il est indiscutable qu’il entretient et développe des tendances malsaines dans la génération actuelle. Il est non moins indiscutable, qu’il contribue largement à la démoralisation de la jeunesse, car il faudrait être aveugle pour ne pas remarquer que les enfants des deux sexes forment une très grande partie des acheteurs des images libidineuses dont nous parlons.
- Ces images n’éveillent, en effet, aucuns sentiments, elles ne parlent ni à l’esprit ni au cœur; elles ne provoquent que des appétits, toujours nuisibles quand ils ne procèdent d’aucune tendance intellectuelle.
- Si l’animal est excusable d’accomplir ses fonctions naturelles sans principe intellectuel, parce qu’il est animal (et il n’est pas absolument prouvé que l’animal soit totalement dépourvu d’intellect et d’idéal), l’être humain, dont la seule supériorité notable est dans l’intellect et l’idéal, ne peut, sans se ravaler indignement, bannir l’idéal de ses actions. Or, l’imagerie vicieuse dont il s’agit tend à remplacer les aspirations idéales par des appétences animalesques avec de singulières aggravations.
- L’animal obéit à ses besoins quand ils se manifestent, mais ne les
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- fait pas naître à plaisir et se montre en cela supérieur aux humains qui suggèrent à l’enfance des appétits qu’elle ne peut satisfaire qu’aux dépens de son intégrité physique (santé, croissance, force) et morale (intelligence, élévation de cœur et d’esprit).
- L’un des nombreux inconvénients de l’image licencieuse est en outre d’inciter l’adolescent à ne voir dans les personnes que des « objets » de plaisir, tandis qu’elles sont par-dessus tout et principalement des organismes doués de raisonnements. Il en résulte forcément des mésestimes réciproques abaissant la race au lieu de l’élever, et l’on est philosophiquement amené à se demander comment il peut se faire qu’à notre époque d’émancipation intellectuelle à outrance, nous favorisions des représentations dont s’accommoderaient seules des races arriérées comme les races nègres et musulmanes, — qui, par une curieuse contradiction, sont au contraire, à peu près iconoclastes.
- L’état actuel de nos civilisations européennes (car le mal est aussi bien anglais, italien, allemand ou espagnol que français) explique, — sans l’excuser d’ailleurs, — ce sans-souci des conséquences de l’image immorale.
- Prenons l’immoralité sur le fait :
- L. Briet
- Entrée du Paso de Las Debotas.
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- Le bambin sort du collège. Il s’arrête aux abords de son « bahut », au premier magasin où s’étale la marchandise malsaine. \
- Le marchand va-t-il lui refuser le journal ou l’image libidineuse qu’il demande ?... il faudrait pour le supposer ne pas connaître le niveau plutôt bas de la mentalité du commerçant! « Perdre une occasion de vente, — non pas une occasion mais une certitude, — pour le ridicule souci d’une innocence déjà très certainement fort avariée? Est-ce que cela le regarde?... Est-ce que la loi interdit son commerce? Est-ce qu’elle prescrit de vendre à celui-ci et non à celui-là? Mon Dieu! le commerce ne serait plus possible s’il fallait établir des distinctions entre les acheteurs ! Les parents du « morveux » n’ont qu’à le tenir s’ils ne veulent pas qu’il achète des objets qui ne sont pas de son âge !.... »
- Voilà le grand argument servi. Nous allons l’apprécier, mais, notons en passant que le commerçant tenant ce langage est assez dans le vrai quant à l’innocence du bambin, car il risquerait fort en refusant la vente de s’entendre saluer d’une épithète ordurière par manière de vengeance et comme démonstration de haute science en matière de vice. Les gentils bambins de notre génération formulent plus vite des gentillesses de corps de garde qu’ils ne soulèvent le bord de leur béret ou de leur casquette pour saluer un vieillard. Mais revenons à l’argument. « C’est aux parents qu’il appartient de veiller sur les enfants et non aux étrangers...
- A chacun sa progéniture ». Il apparaît, malheureusement, que le souci des enfants n’est pas celui qui domine chez les parents d’aujourd’hui.
- Nous avons à présent des convoitises innombrables. Elles ne permettent pas à l’être de condition moyenne de se contenter de son sort; il veut arriver. Or, pour « arriver » il faut être arriviste et 1’ « arriviste » est un humain trop affairé pour s’occuper de l’éducation de ses enfants. Il évite même d’en avoir, car c’est à peine s’il a le temps de songer à sa femme.
- L’épouse de l’arriviste est elle-même trop occupée par ses relations, ses toilettes pour se consacrer à l’administration domestique, à fortiori pour se consacrer aux enfants. Ils sont confiés aux nourrices, puis, aux collèges ou aux pensionnats... et deviennent ainsi presque fatalement les petits acheteurs « bien élevés » des images équivoques et des journaux égrillards.
- Dans la classe ouvrière, l’éducation des enfants passe trop après les soucis quotidiens de l’existence pour compter. L’abandon, les promiscuités résultant de l’habitation commune font l’enfant trop informé du bien et du mal à un âge où il est incapable de faire un choix judicieux entre les deux. Les enfants de pauvres, dans les grandes villes, ont toujours été plus ou moins amoraux. Mais ils n’étaient pas toujours forcément en contact avec les pires vauriens. La majorité d’entre eux échappaient aux contaminations les plus vicieuses.
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- Depuis que l'instruction obligatoire est devenue peu à peu le monopole de Y école communale les contacts pernicieux sont à peu près inévitables. Le fils de l’honnête travailleur est le camarade du fils de l’alcoolique,
- Le « Smilh’s Cabin n (Bocage Stanislas).
- du « costeau » et de la prostituée... et nous avons à présent l’étrange spectacle d’ébauches de « flirt » entre gamins des deux sexes depuis la « communale » jusqu’au lycée. Il suffit de surveiller les abords de ces ruches d’instruction, souvent voisines, pour le constater et prévoir ce qui peut en résulter.
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- La société qui s’organise de telle façon qu’elle n’a plus le loisir d’éduquer l’enfance et de la surveiller, qui livre l’adolescence à elle-même, n’a-t-elle pas le devoir de moraliser la rue ?... Telle est la question qui se pose et qui nous ramène à l’abus de la photographie, sous forme d’images libidineuses.
- Notre époque est licencieuse, ou plutôt la licence qui a toujours existé, mais qui était jadis le vice de certaines minorités est devenue le vice général; cela est évident par le livre, par le théâtre, par le journal. Mais il faut du moins dépenser pour consommer la littérature immorale et pour assister aux spectacles trop libres; ces productions malsaines ne s’imposent pas gratuitement à ceux qui les ignorent ou ne les recherchent point. L’image nuisible s’étale au contraire et provoque le regard de l’être qui passe, comme les vendeurs de mauvaises marchandises qui interpellent le passant.
- Pourquoi permettre à l’une ce qu’on défend à l’autre ? La question a été posée déjà.
- Peut-être est-il en pratique bien difficile d’établir une distinction nette entre l’œuvre d’art, qui reste morale en dépit de très grandes libertés, et l’objet sans aucun mérite artistique dont un détail quelconque souvent peu apparent, fait une insanité. On a dit aussi et ceci est vrai, que l’immoralité git souvent autant et même plus dans l’esprit du censeur que dans la chose censurée.
- Une municipalité de l’Est, — ne la désignons pas autrement pour ne pas nous attirer des inimitiés inutiles, — reçut il y a quelques années, une série de statues antiques destinées à une école municipale de dessin. Elle jugea ces œuvres d’art inconvenantes et fit faire des petits caleçons de batiste vert dont toutes les statues furent revêtues.
- Cette municipalité qui croyait évidemment de bonne foi, faire œuvre morale, exposait avec une triste naïveté son immoralité. Elle commettait un attentat à l’innocence.
- Maintes fois les agents chargés de saisir les images obscènes ont ainsi déconcerté les juges par des prises qui témoignaient non pas de l’indignité de la représentation saisie, mais de celle de l’agent.
- Néanmoins, il y a bien des cas où l’intention coupable est trop manifeste pour faire doute, et, les erreurs que nous venons de citer prouvent surtout que l’appréciation de l’immoralité ne doit pas être laissée à des agents d’une mentalité inférieure.
- La plupart des images libidineuses, avec ou sans légendes, spéculent sur le sous-entendu. Elles sont inconvenantes ou non, suivant la façon dont on les interprète. Mais, — et c’est ici qu’elles se trahissent, — ou bien interprétées dans leur sens intentionnel, elles sont inconvenantes,
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- ou bien interprétées dans tout autre sens, elles ne signifient plus rien ; elles sont absurdes.
- Cette nullité dans le second cas est une échappatoire. Faut-il le condamner au même titre que l’indécence pour atteindre l’image ? Ici poser la question, n’est pas la résoudre, hélas ! Plus on étudie de près le problème, plus on constate qu’il est difficile à solutionner.
- Ce qui reste constant, en tous cas, c’est que les fabricants d’images inconvenantes ont pris généralement la photographie comme moyen de reproduction et qu’ils lui font jouer à leur profit, un bien vilain rôle!
- Gaston PRUNEY.
- GRAV. HT 1MP. PRIEUR & DUBOIS, PUTEAUX.
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- N° 46.
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- JANVIER 1905.
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- A “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ”
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- N os Illustrations
- La vue du Château de Chillon ne dépare pas la collection des paysages en trois couleurs, d’après nature, que nous devons à Messieurs Prieur et Dubois. Ce n’est point là une de ces reproductions, d’après photographies peintes ou clichés tripatouillés, que des revues étrangères s’évertuent à nous « pousser » comme le dernier « cri » du progrès en trichromie, ou comme la sensationnelle découverte du célèbre Dr X. Ici, l'impression de réalité et d’exactitude que nous donne la vue de ce paysage célèbre entre tous, ne nous trompe pas : c'est Chillon, photographié au « Trichrom-Détective », à cinq heures du soir en juillet.
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- Aliboron n’est pas banal, et l’amateur qui a fixé cette scène est habile à choisir son temps. Le paysage est harmonieux et calme ; la lumière qui le caresse est légère.
- Et c’est l’heure tranquille où les ânes vont boire. Il y a des poèmes qui, pour être plus longs, ne sont pas plus intéressants.
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- Le Torrent de Pareys est un des coins saisissants dont la belle île de Majorque fait à chaque détour de route la surprise à ses trop rares visiteurs.
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- Echos ^
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- L’inventeur de la photosculpture,
- M. François Willème, artiste peintre, dont les funérailles ont eut lieu le Ier février, eut son heure de célébrité.
- C’est lui, en effet, qui fut l’inventeur de la photosculpture, procédé ayant pour objet la transformation d’une série d’images photographiques d’un même portrait en un buste ou en une statuette.
- Les essais d’exploitation du procédé eurent lieu en 1865, à Paris, dans de superbes ateliers situés au n° 42 de l’avenue de Wagram.
- On avait construit là une rotonde au centre de laquelle se plaçait la personne à photosculpturer. Tout autour de la circonférence de cette rotonde, étaient disposés des appareils photographiques, au nombre de vingt-quatre, tous égaux entre eux et garnis d’une plaque sensible ; grâce à un mécanisme spécial, tous les objectifs fonctionnaient au même instant et le modèle se trouvait reproduit simultanément vingt-quatre fois et suivant autant de profils différents.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Les clichés ainsi obtenus donnaient lieu au tirage d’un égal nombre de positifs et Ton procédait à la transformation de ces épreuves multiples en un seul portrait en ronde bosse ; dans ce but, on plaçait sur une selle de modeleur, un bloc de terre à modeler ; ce bloc était d’abord dégrossi de façon à représenter grossièrement une silhouette de la statuette à exécuter, puis, prenant l’épreuve n° i de la série circulaire, on en suivait le contour extérieur, avec la pointe d’un pantographe dont l’autre pointe portait sur la terre glaise et y traçait un premier sillon correspondant à la silhouette n° i ; le tour de l’épreuve n° 2 venait alors et ainsi de suite jusqu’à l’épuisement des vingt-quatre épreuves, mais en ayant soin, après chaque opération, de faire tourner d’un cran la base de la selle, divisée en vingt-quatre parties égales.
- En résumé, l’invention de M. Willème avait pour objet la transformation en une ronde bosse de diverses images planes donnant très exactement la loi du mouvement de l’original en relief.
- La découverte de M. Willème attira sur lui l’attention des hautes personnalités de l’Empire. Le duc de Morny était un familier des ateliers de l’avenue de Wagram et c’est ainsi que M. Willème fut appelé à faire les bustes, statuettes ou médaillons de Mmes Rose Deschamps, Augustine Brohan ; de M. Ferdinand de Lesseps, du Maréchal Magnan, du comte d’Osmond, du duc de Morny. du duc de la Rochefoucault-Doudeauville, de M. Provost, de la Comédie-Française, etc.
- Son invention lui valut même d’être appelé à Madrid, à la cour royale, où il ht les bustes du roi Dom François d’Assise, de la reine Isabelle, du prince des Asturies et des Infantes.
- Ces travaux lui valurent même la croix de chevalier de l’ordre de Charles III d’Espagne.
- Mais tout succès a ses détracteurs : la photosculpture eut, elle aussi, à subir des critiques, et la découverte de M. Willème fut exploitée par d’autres qui en tirèrent plus de bénéfices que l’inventeur lui-même, lequel fut, avant tout, un modeste, ce qu’il est resté jusqu’à la fin de sa vie.
- Théophile Gauthier a écrit en 1865 à son sujet quelques lignes qu’il est intéressant de reproduire aujourd'hui. Il a dit : « Nous avons entendu exprimer la crainte que la photosculpture ne nuisit à la statuaire et ne rabaissât insensiblement le niveau de ce bel art, en substituant la machine à l’homme et le procédé à l’intelligence.
- « La photographie a été l'objet de doléances toutes semblables, qui ne sont guère plus justes et à son origine, la lithographie elle-même a été accusée de tuer la gravure. Cette opinion n’est pas la nôtre ; l’art ne doit voir dans la photosculpture, l’invention de M. Willème, comme aussi dans la photographie, que de dociles esclaves qui prennent des notes pour son compte, lui préparent le travail, font les besognes ennuyeuses et lui désencombrent
- de tout obstacle matériel le domaine de l’idéal.
- « Qui empêche un statuaire de prendre, telle que la machine la lui offre, cette figure si naïvement vraie, si absolument exacte, d’un aplomb si certain, d’un rapport si sur, d’une structure intérieure et extérieure infaillible, et de lui donner la vie de l’âme, l’éclair du génie ou la beauté de l’art?
- « Qu’il considère la photosculplure de M. Willème comme un praticien à scs ordres et qu’il achève par une séance d’une heure de travail déjà si parfait et si séduisant de l’ingénieuse machine qui accueille avec respect le statuaire, bien qu’elle puisse s’en passer.
- « Que de mesures à prendre, que de fastidieux tâtonnements, que de corrections après coup, que de longues séances répétées cent fois, supprime la photosculpture, qui ne saurait faillir, graduée par le soleil, cet astre sans erreur ! »
- L’autorité de ces paroles montre en quelle haute considération fut prise, au début de son apparition, la découverte de M. Willème qui vient de mourir et qui résidait à Roubaix depuis 1896.
- La vogue des cartes postales et ses effets.
- Il y aurait presque un volume à publier sur ce sujet en raison du colossal développement pris par l’engouement du public dans tous les pays pour les cartes postales illustrées.
- A ne considérer que les cartes postales photographiques 011 conçoit, sans effort, que cette vogue a entraîné, dans la vente des appareils et dans la dépense des produits photographiques, un mouvement d’affaires très considérable. Les opérations de prise des vues occupent un personnel bien plus important encore et ces opérations entraînent des déplacements dont on devine aisément l’intérêt économique pour tous les moyens de transport, sans parler de la poste !
- Le papier des cartes, l’impression de celles-ci par les divers procédés photomécaniques, le découpage l’emballage, les expéditions occupent des milliers d’ouvriers et de manœuvres.
- D’autre part, la vente des cartes, en dehors des maisons d’édition, occupe des débitants spécialistes nombreux dans toutes les grandes villes et fait un appoint commercial plus ou moins notable dans une foule de commerces divers tels que papeteries, librairies, marchands de journaux, bureaux de tabac, bazars, merceries, etc., etc., sans parler des marchands d’appareils et produits photographiques. Les grands magasins de nouveautés ont des rayons de cartes postales. On en trouve jusque dans les épiceries et les camelots en débitent sur la voie publique par centaines.
- Enfin l’on a créé des albums spéciaux pour cartes postales, des casiers, des boîtes de collection, des
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- meubles et même des bibliothèques ad hoc ou certains collectionneurs comptent ces petites images par dizaines de mille.
- Rien que dans la toute petite ville de Sfax, en Tunisie, on compte que chaque navire qui passe entraîne la vente d’au moins 30 à 40 francs de cartes postales de vues concernant exclusivement Sfax.
- La carte postale, comme le timbre-poste, a donné naissance à des publications spéciales : il y a des journaux en France et à l’étranger qui ont été fondés pour parler des cartes postales et qui ne traitent pas d’autres sujets.
- Il est bien difficile d’apprécier ce que cette activité représente en numéraire mais on peut l’évaluer, par an, à plusieurs centaines de millions de francs pour le monde entier, sans risquer d’exagérer.
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- Le krach de la carte postale.
- La « carte postalomanie » a donné naissance à une industrie nouvelle qui bat aujourd’hui son plein.
- Bien qu’on ait eu recours à tous les procédés graphiques pour l’illustration de la carte postale, c’est la photographie — et surtout le paysage photographique — qui l’emporte de beaucoup. Mais chaque jour voit une invention nouvelle et la photographie perd du terrain. La création d’hier est un distributeur automatique : il n’est plus ici question de portrait où de paysage photographique, mais d’un document phonographique dans la langue de l’expéditeur. L'opération n’est pas très compliquée : Vous introduisez votre offrande de dix centimes dans la fente du distributeur automatique ; vous parlez à l’embouchure de l’appareil qui enregistre vos confidences sur un disque léger qui, votre discours achevé, vient de lui-même s’offrir à vous, comme une tablette de chocolat ou un bâton de cosmétique. Vous fixez ce petit disque sur une carte postale ad hoc que vous confiez aux bons soins de l’administration.
- La grosse question a été de trouver une substance à la fois assez résistante et assez légère pour constituer le disque de façon qu’il n’ait pas trop à souffrir de son passage dans les bureaux. Elle est trouvée !
- Vous me demandez ce que vous allez devenir à la réception de la carte postale que votre correspondant vous adresse munie de son disque ? L’inventeur vous a prévenu. Il vous offre, pour 10 francs, un phonographe sur lequel vous n’aurez qu’à disposer le disque qui vous arrive ; vous remonterez le ressort, et vous entendrez ou une voix aimée qui vous appelle ou le creux abhorré d’un créancier qui réclame... La carte postale photographique se meurt ! La carte postale photographique est morte !
- Le docteur Doyen et les cinématographes. î
- Nous avons exposé, dans notre dernier numéro, le procès intenté par le docteur Doyen à MM. Par-naland et Pathé, qui avaient exposé dans des lieux publics, à l’étranger, notamment en Italie et en Autriche, des bandes cinématographiques le représentant faisant des opérations chirurgicales. Dans sa pensée, ces photographies ne devaient être employées que dans un but d’enseignement.
- Le docteur Doyen réclamait 200.000 francs de dommages-intérêts et de nombreuses insertions.
- La troisième chambre a rendu hier son jugement.
- Le docteur Doyen, dit le tribunal, est seul propriétaire des bandes cinématographiques en vertu des lois de 1893 et de 1902 ; c’est lui qui a disposé l’appareil et placé les personnages et qui a effectué le dépôt réglementaire des bandes. Au surplus, dit le jugement, il a un droit privatif de reproduction de sa personne ; on ne pouvait donc la reproduire sans son autorisation. Or, les bandes ont été exposées dans des milieux non scientifiques, ce qui lui a causé un préjudice moral.
- En conséquence, MM. Parnaland et Pathé ont été condamnés solidairement à 8.000 francs de dommages-intérêts et à quinze insertions.
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- L'affaire Syveton. — Devant l'objectif.
- Il est dit que, jusqu’au dénouement, le roman fourmillera de scènes aussi émouvantes qu’invraisemblables.
- S’imagine-t-on les acteurs d’un drame posant devant l’objectif afin d’en perpétuer le lamentable souvenir? La réalité a dépassé la fiction. Cette scène, inimaginable pour beaucoup, a eu lieu il y a quelques jours. Elle avait pour cadre le cabinet même de M. Syveton, et pour témoins M. Boucard, juge d’instruction, et son greffier ; M. Simart, commissaire de police, et son secrétaire.
- L’inspecteur qui, trois fois déjà avait figuré le cadavre, a de nouveau représenté le député disparu.
- Il s’est allongé sur le tapis, devant la cheminée à gaz ; Mms Syveton a mimé la scène du drame, a posé la tête de celui qui figurait son mari sur la bûche d’amiante du poêle, lui a placé un journal sur la tête, lui a arrangé les bras. Et l’opérateur habile qu’est M. Bertillon a alors impressionné plusieurs plaques au magnésium.
- Puis, Mmc Syveton a reconstitué successivement les autres actes de cette scène si lugubre. Elle a simulé la douloureuse surprise qu’elle éprouva en découvrant le corps de son mari, elle a procédé à une sorte de maquillage du faux cadavre, et, cela pendant que M. Bertillon opérait toujours.
- Le chef du service anthropométrique a ensuite pris des vues du cabinet de travail, du poêle — dans l’état supposé où il était avant et après la mort de
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- M. Syveton — de la salle a manger, de la salle de bains et de la chambre à coucher.
- Avec un sang-froid extraordinaire, Mme Syveton s’est prêtée à cette reconstitution photographique, unique peut-être dans les annales judiciaires.
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- La Lune,
- L’Atlas photographique de MM. Lœwy et Puiscux. —
- Ce qu’on voit dans la Lune.
- MM. Lœwy et Puiseux viennent de présenter à l’Académie des sciences le huitième fascicule d’un atlas photographique de la lune commencé par eux en 1893 — c’est-à-dire que ce travail colossal est à peu près achevé.
- MM. Lœvy et Puiseux ont profité de toutes les occasions propices pour photographier la lune, de face, de profil et de trois quarts : la lune, haut dans le ciel, éclairée autant que possible, dans l’une ou l’autre de ses phases par la lumière oblique du soleil faisant jaillir les ombres au pied des sommets lumineux, accusant ainsi beaucoup plus nettement le relief ; ciel pur, sans nuages ; images calmes dans le foyer de la lunette, qui, très puissante, met en évidence les moindres détails de l’astre.
- Ils ont exploré la lune en tous sens; ils l’ont fonillée scrupuleusement dans les moindres recoins ; ils ont pris, chaque année, environ cinq ou six cents clichés de ses multiples représentations ; une cinquantaine seulement sont réellement utilisables. Il est paru, de leur atlas, un fascicule par an, chaque fascicule comprenant six grandes cartes, avec un spécimen des épreuves non agrandies. Il reste encore à publier deux ou trois fascicules, mais, à la rigueur, leur travail peut être considéré comme achevé.
- C’est une étude minutieuse, complète, qui pourra servir pendant longtemps et qui annule, dans tous les cas, tellement elle est riche de détails précis et documentaires, toutes les études antérieures.
- Chaque fascicule s'accompagne d’une sorte de légende, donnant, par le menu, le nom et la liste des objets que l’on aperçoit dans la lune, expliquant leur origine, établissant leur constitution, définissant leur forme extérieure et interne, intime, lunaire et sublunaire.
- C’est, à la fois, dans son ensemble, une « séléno-graphie » et une « sélénologie ». C’est plus qu’une carte, traduction nécessairement incomplète et personnelle du terrain qu’elle évoque aux yeux, à l’aide de signes convenus; c’est un extrait de la nature, complet, impersonnel, dressé par la lune même, sur la plaque sensible.
- Outre qu’ils donnent avec un luxe et une précision de détails qu’on chercherait vainement dans les cartes précédentes, une exacte description de la lune, ces documents, ainsi obtenus, permettent de consolider certaines théories probables, d’en certifier l’exactitude et de battre en brèche quelques-
- unes des théories émises. Il ne faut point s’attendre à de sensationnelles découvertes que les instruments imparfaits ne sauraient atteindre, mais ce qui est établi, l’est sûrement et peut servir de base solide à de nouvelles investigations.
- On se rend compte, dès l’abord, que, malgré son manque absolu d’atmosphère et d’eau qui rend à peu près impossible toute forme de vie normale, la lune n’est pas une planète inerte, mais qu’elle continue d’évoluer, lentement, subissant à chaque instant des modifications légères.
- Ces documents résolvent la question, tant débattue, de savoir, si la lune est opaque ou formée comme la terre, d’une croûte mince, à noyau liquide, Les épanchements du liquide intérieur, survenus à différentes époques, ont laissé sur la surface de la lune des espèces de grands bassins, qui se sont peu à peu vidés, et dont le fond s’est révélé, solidifié, à des niveaux différents. Ces bassins en étages prouvent que l’intérieur liquide de la lune s’est contracté progressivement, laissant, à ces diverses altitudes, des témoins immuables de son refroidissement.
- Ces documents détruisent en outre la théorie qui fait de tous les cratères de la lune des empreintes de projectiles, des trous creusés par les aérolithes précipités sur sa surface.
- Ils réduisent également à néant la théorie qui veut voir dans chaque cirque lunaire un cratère volcanique. Sans doute, il y a des volcans dans la lune et ces volcans sont très actifs, mais leurs orifices sont tellement petits, qu’ils sont presque imperceptibles avec nos meilleures lunettes. Les grands cirques lunaires, qui mesurent parfois plusieurs centaines de lieues, marquent en réalité la place où jadis une ampoule convulsée de la croûte lunaire s’est subitement effondrée, crevant comme une bulle énorme de matières en fusion.
- Toutes ces indications, si faciles à observer, d’en bas, sur la lune, ont une portée qui la dépasse et s’applique parfaitement à la terre. Elles indiquent comment la terre s’est formée et solidifiée. Nous retrouvons, là-haut, des traits qui ont appartenu à l’antique physionomie de notre globe.
- Quoi qu’il en soit, la lune nous apparaît nettement telle qu’elle fut toujours décrite par ses « géographes ». Avec ses grandes plaines grises, rugueuses, accidentées à la partie boréale : mer des Brises, mers de la Tranquilité, de la Sérénité, des Vapeurs, du Nectar, du Froid ; lac des Songes, lac de la Mort, marais de la Putréfaction, golfe des Iris, plaines coupées de crevasses à cassures géométriques, larges et profondes, se ramifiant, s’entrecroisant dans toutes les directions.
- Avec ses hautes montagnes creuses, toutes resplendissantes comme la neige, à cause des cendres volcaniques semées à profusion ; montagnes sans chaînes, sans vallées, tassées les unes contre les autres ; les Karpathes, les Apennins, le Caucase, les Alpes... Voici Copernic, mesurant 90 kilomètres de diamè-
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- tre, avec son massif central érigé au plus profond de son cratère, au centre même des deux versants du cirque annulaire qui lui sert d’enceinte gigantesque ; Tycho, jetant des feux d’escarboucle. Et Képler, Aristarque, Linné dont le pouvoir réflecteur est moindre, mais qui étincellent sur le fond ténébreux des « mers », ces longues plaines grises, rongeant la clarté des monts et dessinant sur la pâle face qui nous regarde, au fond de la nuit, le profil de Judas l’Iscariote ou l’image de Caïn portant, sur son dos voûté, un rugueux fagot d’épines.
- Chambre Syndicale de Photographie.
- La Chambre Syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie a renouvelé dans sa séance du io courant son bureau qui est ainsi constitué pour l’année 1905 :
- Président: M. Charles Mendel ; Vice-Président: M. Delbosque ; Présidents de Sections: MM. Gries-haber, Faine; Secrétaire général : M. Reeb ; Trésorier: Bœspflug; Archiviste : M. Mercier; Bibliothécaire : M. Duplouich.
- Congrès, expositions
- * Concours «
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- Premiet concours international de photographie aérienne. — Conformément à la décision du Comité de direction en date du 27 décembre 1904, un concours de photographie aérienne est créé sur l’initiative de l’Aéronautique-Club de France.
- Il donnera lieu à l’attribution de deux séries de récompenses correspondant aux deux catégories suivantes :
- i° Photographies de la terre prises en ballon ;
- 20 Photographies, prises de terre ou en ballon, des nuages ou des phénomènes optiques de l’atmosphère (mirages, arcs-en-ciel, auréoles, couronnes, halo ordinaire et grand halo, cercle parhélique, parhélies-arc circum zénithal, circum horizontal et tangents-anthélie, etc.
- Les épreuves pourront être de tous formats.
- Les envois devront parvenir au siège de l’Aéro-nautique-Club de France, 58, rue Jean-Jacques-Rousseau, avant le 30 octobre 1905.
- Le règlement détaillé du concours paraîtra dans la revue l’Aéronautique. — Abonnement annuel : France, 2 fr. 50; étranger, 3 francs; spécimen 1 fr.
- Exposition internationale de photographie de Gênes (sous la présidence de S. A. R. le prince Tomaso di Savoia).
- Le Comité de cette Exposition nous prie d’annoncer que toutes les oeuvres des exposants devront arriver à Gênes, au plus tard le 15 avril 1905, dernier délai; jusqu’à ce jour le Comité reçoit les inscriptions.
- Tous les renseignements doivent être demandés au Secrétaire général, M. G. Sciutto, Piazza-Fontane Marose, 18, Gênes.
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- Papier « Lenta » : Observations générales. — Le papier « Lenta » est un papier peu sensible, à développement, qui unit les avantages des papiers au gélatino-bromure d’argent à ceux du citrate d’argent. Quant à ses qualités, il ressemble surtout au papier « Velox », quoiqu’il s’écarte totalement de ce dernier par sa composition, comme l’indique tout d’abord la couleur à laquelle se réduit la décomposition de l’argent à la lumière.
- Ses principaux avantages consistent dans la beauté des blancs et des noirs qu’il donne et leur riche gradation de teintes.
- Une chambre noire n'est pas indispensable. On peut faire en cas de nécessité l’exposition et le développement à la même source de lumière. Ainsi par exemple : l’impression se fait à la lumière d’une lampe à pétrole à une distance de cinq à six centimètres environ du châssis-presse, à la même lumière on peut développer l’image à une distance d’environ deux à trois mètres de la lampe, en tournant le dos à la lumière. Il va sans dire, qu’on doit éviter autant que possible d’exposer le papier à la lumière, afin de prévenir les teintes voilées. N’ouvrir la pochette que dans un endroit sombre, toujours à l’abri de la lumière directe. Eviter le travail au bec Auër trop intense.
- Le papier « Lenta » est excellent pour les agrandissements, en se servant d’une lumière très intense et en prolongeant la durée de l’exposition.
- Exposition. — L’impression se fait soit à la lumière électrique, à la lampe, au bec de gaz ordinaire ou à la lumière du jour.
- Afin d'éviter les teintes voilées, employer la lumière artificielle, de préférence à la lumière naturelle dont l’intensité varie d’une heure à l’autre dans des proportions considérables.
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- PUBLICATION MENSUELLE ILLUSTREE
- Rédacteur en Chef:
- Dr p. fl. pEISS, Frivat-docent, Chef du laboratoire de photographie de l’Université de Lausanne
- Principaux collaborateurs :
- Collaborateurs français
- MM. LÉox Vidal, Paris.
- Dr E. Trutat, Foix.
- Prof. E. Wallon, Paris.
- A. et E. Lumière, Lyon, etc., etc.
- Collaborateurs allemands
- MM. Dr J. Amann, Lausanne. MM. Dr O. Vogel, Zurich.
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- Editeurs-Propriétaires : CORBAZ ET C‘% Lausanne (Suisse)
- Nos Lecteurs sont vivement engagés, DANS LEUR INTERET LE PLUS DIRECT, à mentionner "LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE” en adressant leurs demandes aux Fabricants et Négociants dont les annonces figurent dans notre Revue.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 7 I
- Le temps d’exposition dépend de l’intensité de la source lumineuse employée, de la distance de cette source au châssis-presse et, enfin, de l’intensité du cliché.
- Néanmoins, voici un barême de temps de pose avec plusieurs sources lumineuses pour un cliché d’intensité normale.
- Pour faciliter le tirage on devra classer ces clichés par intensité et se reporter au barême ci-dessous, en augmentant ou diminuant la durée de l’exposition selon la valeur du négatif.
- A la lumière du jour, à deux mètres de distance d’une fenêtre, une à dix secondes.
- A la lumière d’une lampe, à cinq centimètres de distance, deux ou trois minutes.
- A la lumière d’un bec de gaz, à dix centimètres de distance, une ou deux minutes.
- A la lumière électrique, à cinq centimètres de distance, une minute environ.
- Développement. — Le développement s’effectue avec les mêmes révélateurs que pour les plaques sèches au gélatino-bromure d’argent, en ajoutant quatre ou cinq gouttes d’une solution de bromure de potassium, à io %. à ioo c. c., de la solution de révélateur.
- Employer toujours les différents bains à une température de 16 à i8° centigrades.
- iu Edinol.
- Eau................................. ioo ce.
- Edinol................................ i gr.
- Sulfite d’acétone..................... 5 gr.
- Carbonate de soude, cristallisé pur 7 gr.
- (Sans addition à la solution de bromure de potassium).
- D’abord 011 dissout le sulfite d’acétone, puis on ajoute l’édinol et finalement le carbonate de soude.
- 20 Rodinal.
- Eau.............................. 100 cc.
- Rodinal............................ 5 cc-
- Solution de bromure de potassium à 10%............................4Ù5 gtt.
- Ces deux révélateurs donnent des épreuves d’une vigueur remarquable.
- 30 Métol-Quinol.
- Eau.............................. 500 ce.
- Carbonate de soude, cristallisé pur 65 gr. Sulfite de soude, — 25 gr.
- (ou 12 gr. sulfite de soude sans dissolution aqueuse).
- Métol.............................. 1 gr.
- Hydroquinone....................... 3 gr.
- Solution de bromure de potassium à 10 %............................ 50 gtt.
- Diviser cette solution dans de petits flacons pleins et bien bouchés si la totalité ne doit pas être employée promptement.
- 4° Oxalate de fer.
- Solution A.
- Eau parfaitement libre de carbonate de chaux, de préférence dis-
- tillée ........................... 1000 cc.
- Oxalate neutre de potasse......... 300 gr.
- Solution B.
- Eau.................................. 250 cc.
- Sulfate de fer........................ 80 gr.
- Acide citrique......................... 5 gr.
- Pour préparer ce révélateur, ajouter à 75 cc. de solution A, 25 cc. de solution B, et à 100 cc. de ce mélange, trois à quatre gouttes de la solution de bromure à 10 °/0.
- Les deux derniers révélateurs donnent des épreuves d’un ton bleu noir.
- Le révélateur pourra servir plusieurs fois, mais quand il se sera formé un dépôt brunâtre, on devra le jeter, car en continuant de s’en servir, le ton dans les épreuves de bleu-noir se changerait en brun-noir.
- Conditions essentielles : Extrême propreté des cuvettes, éprouvettes, gobelets, mesures et des doigts. Renouveler assez souvent le bain de fixage, rincer suffisamment entre les divers bains et après fixage.
- Bain de clarification. — Lorsque l’image a atteint dans le révélateur l’intensité voulue, arrêter le développement en la plongeant dans le bain de clarifi-fication pendant une demi-minute ou une minute entière. Sa composition est la suivante :
- Eau.............................. 1000 cc.
- Acide acétique................... 10 cc.
- Bain de fixage. — Au sortir du bain clarificateur l épreuve est lavée sommairement sous un courant d’eau, puis on l’immerge dans le bain de fixage dans lequel il pourra séjourner de dix à quinze minutes environ.
- La composition du bain de fixage est la suivante :
- Eau............................. 1000 cc.
- Hyposulfite de soude............ 200 gr.
- Il est très important de tenir les épreuves en mouvement dans ce bain pour assurer un fixage uniforme et éviter des taches.
- Bain d'alun. — On pourra faire suivre ce bain immédiatement après le fixage ; laver ensuite l’épreuve dans l’eau courante, puis l’immerger pendant cinq minutes dans :
- Eau........................... 1000 cc.
- Alun.......................... 80 gr.
- Après cette opération, l’épreuve doit être lavée abondamment pour éliminer l’hyposulfite de soude dont la couche est encore imprégnée. Pour cela on lave les épreuves pendant une heure sous un courant d’eau ou on procède à un lavage en changeant
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- 13
- les épreuves de cuvette environ toutes les cinq minutes, pendant une heure ; à chaque nouvelle immersion on doit les séparer les unes des autres en les plongeant séparément.
- Il est indispensable que ce lavage soit suffisamment prolongé et bien conduit, si l’on veut éviter d’avoir des épreuves jaunes. Un lavage incomplet est préjudiciable à la bonne conservation des épreuves.
- Séchage et collage. — Les épreuves sont ensuite suspendues et après séchage complet, elles peuvent être calibrées aux dimensions convenables.
- Le collage à l’amidon s’effectue de la même façon que s'il s’agissait d’épreuves sur papier albuminé.
- Recommandations essentielles. — Avant de procéder au développement il est préférable de tremper les feuilles pendant quelques secondes dans l’eau, pour éviter les taches et faciliter ainsi l’action du révélateur.
- Le papier impressionné est placé, couche en dessus, dans une cuvette, et le révélateur projeté d’un seul coup à la surface.
- Il est très important, pour éviter les taches, de plonger les épreuves une à une dans le révélateur et non pas en paquets et de chasser les bulles qui se forment à la surface, dès le début de l’immersion.
- Si le temps de pose est juste, l’image apparait immédiatement dans toutes les parties, et le développement est fini dans quelques secondes.
- Eviter de prolonger le développement dans tous les cas, pour préserver le ton dans les noirs et la pureté dans les blancs.
- Un révélateur oxydé, vieux ou trop bromuré, donne toujours des noirs verdâtres. Afin d’éviter l’oxydation du bain de développement, le préparer au moment de l’emploi.
- S’il se produit une couche légère jaunâtre dans les parties claires, le révélateur a été trop faible ou la durée du développement a été prolongée trop longtemps ou l’image a été sous exposée.
- L’immersion des épreuves pendant deux minutes dans un bain d’alun à quatre pour cent, avant le premier lavage, est recommandée toutes les fois que l’eau dont on dispose n’est pas suffisamment fraîche. Cette précaution est surtout nécessaire pendant les grandes chaleurs ou dans les pays chauds, pour éviter le décollement de la gélatine. Les épreuves doivent être tenues en mouvement pendant toute la durée de ce lavage.
- Le bain d’alun doit être renouvelé souvent.
- Tout frottement sur la partie sensible, quelque léger qu’il soit, produit au développement une trace noire visible dans les blancs de l’image. On peut faire disparaître ces traces en les frottant fortement avec une touffe de coton imbibée d’alcool.
- Notre papier « Lenta » nécessite les mêmes précautions que les papiers au gélatino-bromure d’argent.
- Une grande propreté doit être apportée à la manipulation de ce papier.
- Coloration des épreuves du papier « Lenta » par le développement. Pour obtenir des tons bruns :
- i° Révélateur au Méto-Quinol
- (d’après notre mode d’emploi). 20 cc.
- Eau......................... 200 cc.
- Solution d’acide citrique à 4 °/o 10 cc.
- Si les épreuves ont été sur-exposées dix fois autant, on obtient des tons bruns, après quatre ou cinq heures le même révélateur produit des tons roses.
- 20 Révélateur d’édinol (d’après
- notre mode d’emploi)....... 100cc.
- Eau.......................... 100 cc.
- Sel ordinaire................. sàiogr.
- Si les épreuves ont été un peu sur-exposées, on obtient des tons bruns, après une heure le même révélateur produit des tons noirs.
- Il est recommandable de n’employer qu’une fois les révélateurs qui renferment des additions de sel ordinaire ou d’acide citrique.
- 3° Eau..........,.............. 160 cc.
- Sulfite d’acétone........... 3 gr. 5
- Edinol...................... 1 gr.
- Solution de carbonate de soude à 15 %...................... 2 gr.
- Faire dissoudre ces produits successivement et dans l’ordre donné.
- Si les épreuves ont été sur-exposées huit ou dix fois autant on obtient des tons bruns. Employer des clichés de moyenne intensité.
- Coloration des épreuves du papier « Lenta » par le virage. — On se compose les solutions suivantes :
- i° 12 gr. de nitrate d’urane dissous dans 1000 cc. d’eau. 20 8 gr. de ferri-cyanure rouge dissous dans 1000 cc. d’eau.
- 30 10 gr. d’acide citrique dissous dans 300 cc. d’eau.
- Immerger les épreuves bien lavées dans un bain contenant :
- Solution i° nitrate d’urane.................. 50 cc.
- — 20 ferri-cyanure (prussiate rouge) 150 cc.
- — 30 acide citrique.................. 5 ce.
- Un virage court donne un ton brun, un virage plus long un ton rougeâtre.
- Lorsque le ton désiré est obtenu on immerge les épreuves pendant dix minutes dans une solution d’acide citrique à 3 %.
- On lave alors les épreuves jusqu’à ce que l’enduit jaunâtre dans les parties claires ait disparu.
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- 20 Ou verser quelques gouttes de pétrole entre le bouchon et le col du vase ;
- 30 Ou bien tenir le flacon pendant quelques instants la tête en bas dans de l'eau de savon bien chaude.
- Pour éviter que le bouchon s’attache à la bouteille, le graisser avec un peu de vaseline.
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- Il sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires parviendront à l’Administration de la Revue.
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- M. Georges Claude vient de publier de précieuses causeries sur le radium et les nouvelles radiations, rayons cathodiques, rayons X, haute fréquence, télégraphie sans fils, etc., etc. (veuve Ch. Dunod, éditeur, Paris, 49, quai des Grands-Augustins).
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- Ces pages avaient déjà paru dans la nouvelle édition de l'Électricité h la portée de tout le monde, de
- M. Georges Claude, mais, pour ce tirage à part, l’auteur a fait subir à son texte primitif des modifications qui en font un tout indépendant et qui n’exige pour être compris, aucune lecture préalable. C’est certainement le travail le plus intelligible qui ait été publié jusqu’ici sur le radium et les nouvelles radiations.
- Ajoutons qu’il est présenté avec l’humour particulière à l’auteur et qu’il est vraiment surprenant de voir des matières aussi arides traitées avec autant de clarté, et d’attrait.
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