La photographie française
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- N® 47 — FEVRIER 1905
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR ET EN COUL
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- Louis GASTINE F, MONPILLARD
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- Secrétaire de la Rédaction t
- L.-P. CLERC
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Nü 47 (Nouvelle serie).
- FEVRIER 1905.
- SOJVUVLflIÎ*E
- L. Gastine. — Le Jardin des Plantes...................................................... 33
- F. Monpillard. — Les Trames ; quelques mots d’historique................................. 49
- L. Gastine. — La deuxième Exposition Internationale de Photographie...................... 58
- ILLUSTRATIONS
- Prieur et Dubois et Cie. — Le Château de Longehamps (Reproduction photographique
- en trois couleurs. Impression de Prieur et Dubois et Cie)........................ Hors-Texte
- L. Gastine. — Le Jardin des Plantes (suite d'illustrations)........................... 33-48
- Ménard. — Dans la Forêt (Cliché et impression de Prieur et Dubois et Cie)............. Hors-Texte
- Jové. — A Tire-larigot........................................................................ 50
- Bergès. — Notre Fermier....................................................................... 51
- La Pastourelle..................................................................... 53
- Torchon. — Alma Mater......................................................................... 55
- X... — Pont Romain et Escarpement de Souk (Cliché et impression de Prieur et
- Dubois et Cie)................................................................... Hors-Texte
- Bergès. — Une reprise délicate........................... ............................ 59
- Vallée du Cousin près d’Avallon............................................................... 60
- G. Léo. — La Prière........................................................................... 61
- G. Pasquier. — Samarkand : Sur le toit de la Mosquée.................................. 63
- VARIA
- Conditions d’abonnement................................................................... 17
- Nos Illustrations......................................................................... 17
- Echos..................................................................................... 17
- Congrès, Expositions, Concours............................................................ 21
- Nouveautés photographiques................................................................ 23
- Formules, Recettes et Tours de main....................................................... 25
- Bibliographie........................................................................... 27
- Brevets d’invention....................................................................... 31
- Revue photographique des brevets d’invention ......................................... I-VIII
- Pour paraître dans les prochains numéros :
- Monpillard. — La Trame et les impressions en relief (suite).
- Gastine. — Ce qu’on ne photographie pas.
- — Histoire de la photographie.
- Ce Numéro de la Revue est imprimé :
- Avec les caractères de titres de la Fonderie Peignot Sur le papier « Perfection » de la Maison J. Breton.
- La couverture sur le papier Simili-Japon de la Maison E. Dujardin.
- “ LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE ” n’autorise la reproduction de ses articles qu’à la condition expresse de les signer du nom de leurs auteurs et d’indiquer qu’ils ont été extraits de “ La Photographie Française ”
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- février 1905
- REVUE PHOTOGRAPHIQUE
- BREVETS D’INVENTION ET PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- BREVETS D’INVENTION FRANÇAIS
- Système
- Fig. 1.
- Falot pour laboratoire (B. F. 342.480; 20 avril 1904 ; S septembre 1904).
- de lanterne pour l’éclairage des laboratoires photographiques ».
- L’invention a pour objet un système de lanterne pour l’éclairage des laboratoires photographiques par verres de couleurs avec possibilité de procurer instantanément de la lumière blanche pour tirages par contact et de se transformer en lampe ordinaire. Le dispositif qui fait l’objet de l’invention est représenté dans le dessin ci-joint à titre de spécimen.
- La fig. x montre la coupe verticale de l’ensemble de la lanterne. La fig. 2 en est la vue extérieure du côté de la porte, dont l’ouverture permet d’obtenir une lumière blanche. Dans ces figures, les mêmes lettres de références désignent les mêmes parties.
- La lampe a est à essence minérale et du modèle ordinaire. Sur le tube central, s’emboîte une galerie porte-verre b formant, à la base, corps avec une pièce circulaire c garnie d’ouvertures et entourée d’une
- autre pièce d de forme conique à sa partie supérieure. La lampe avec sa galerie, la pièce conique et la cheminée en verre e forment donc une lampe pour l’éclairage ordinaire.
- La lanterne est constituée par un cylindre métallique / ajouré et possédant des rainures verticales pour recevoir deux verres cintrés g sur la plus grande partie de sa circonférence, le reste de cette lanterne étant une partie pleine servant de châssis à une petite porte à bascule h dont l’ouverture rapide permet d’obtenir au besoin une projection de lumière blanche, lorsque cette porte est rabattue dans le sens de la flèche, fig. 1.
- Un chapeau j, s’emboîtant au sommet du cylindre, permet le changement ou le nettoyage des verres et est surmonté d’une double calotte formant fumivore et également démontable pour le nettoyage.
- La combinaison du bec brûleur avec départ de flamme enfermé dans un cône et son système d’aération, est telle que la lumière produite est très intense (trois fois celle d’une lampe ordinaire). Sa flamme absolument fixe, sans fumée ni odeur, peut être très courte, même enfermée dans le cône central, d’où obscurité, ou
- très longue, lumière intense, ou encore variable entre ces extrémités. En outre, la flamme de la lampe est très brillante, longue et étroite, de sorte que le verre-cheminée ne casse jamais.
- Nouveaux sensibilisateurs (B. F. 342.656; 26 avril 1904; 14 septembre 1904). Act. Gesells. fur
- Anilin Fabrik : « Procédé de fabrication de nouvelles cyanines ».
- On connaît jusqu’à ce jour deux méthodes pour la fabrication des colorants connus sous le nom général « cyanines », et qui jouissent de la propriété de donner aux émulsions photographiques une sensibilité optique plus grande à certaines couleurs du spectre, spécialement à l’orangé et au jaune. Ces colorants sont obtenus par la réaction entre les alcoyl-iodures de quinoléine et de quinaldine; d’autre part, on a combiné des quinaldines ou des toluquinaldines avec la m-onp- toluquinoléine ou leurs dérivés.
- Or, on a fait l’observation remarquable qu’on peut obtenir des colorants de même genre si l’on fait réagir les dérivés alcoyl-haloïde des (3 - naphtoquinaldines sur les dérivés alcoyl-haloïdes de quinoléine ou de m - ou p- toluquinoléine, tandis que les a - naphtoquinaldines ne subissent pas la même réaction. En outre, les naphtoquinaldines ne réagissent pas avec les naphtoquinoléines, mais des colorants du groupe des « cyanines » prennent naissance lorsqu’on met en réaction les a - ou [i - naphtoquinoléines avec les alcoyl-haloïdes de quinaldine ou de m - ou p - toluquinaldine.
- Les nouvelles cyanines ainsi obtenues communiquent aux émulsions photographiques une sensibilité plus grande au rouge et à l’orangé que les cyanines connues jusqu’à présent, de sorte que, par exemple, le colorant préparé par la combinaison de £ - naphtoquinaldine-alcovl-iodée et de quinoléine-alcoyl-iodée, donne une sensibilité jusqu’à la ligne B du spectre, tandis que les colorants déjà connus 11e le font que jusqu’à C ou bien a D i/i C.
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- L’exemple suivant fera clairement comprendre l’invention.
- On fait dissoudre 7 parties de |3 - naphtoquinaldine-éthyl-iodée et n,8 parties de quinoléine-éthyl-iodée dans 160 parties d’alcool, on fait bouillir et on y ajoute 2 parties de potasse caustique après l’avoir dissoute dans de l’alcool. Après une ébullition d’environ un quart d’heure, la formation du'colorant est complète. Le produit de la réaction est recueilli d’après la méthode usuelle; il forme des cristaux d’un vert lustré.
- En faisant usage de ce colorant d’après la manière usuelle pour la fabrication de plaques photographiques ou d’émulsions photographiques quelconques, on obtient des articles d’une grande valeur technique. Leur sensibilité au rouge et à l’orangé est beaucoup plus grande que celle communiquée par les colorants correspondants déjà connus ; néanmoins, la sensibilité à la partie bleue du spectre n’est pas amoindrie.
- Laboratoire portatif (B. F. 342.861 ; 4 mai 1904 ; 20 septembre 1904). E. Evrard : « Cabine laboratoire pliante et portative pour photographie ».
- Ce laboratoire volant fig. 1 est composé de panneaux en bois, de cadres garnis de carton, etc., articulés les uns aux autres, de manière à pouvoir se rabattre afin que la cabine lorsqu’elle n’est pas en service occupe le minimum de place fig. 2. L’assemblage des parois est à double feuillure pour intercepter sûrement tout rayon lumineux extérieur. La cabine est pourvue d’un moyen de ventilation ne permettant pas l’entrée de la lumière et elle est munie intérieurement de tablettes abatantes pour servir de table à l’opérateur, ainsi que pour porter les flacons et ustensiles divers qui lui sont utiles. On pourrait aussi y placer une lampe, mais il est préférable de l’éclairer du dehors à travers la vitre de la fenêtre.
- Le système de ventilation représenté comprend deux planchettes maintenues un peu écartées l’une de l’autre et percées d’ouvertures qui ne sont pas en regard, la planchette inférieure g présentant une ouverture centrale h, tandis que la planchette supérieure est munie'd’ouvertures à ses extrémités.
- Objectif (B. F. 343.222; // mai 1904 ; 28 septembre 1904). C. P. Goerz : « Objectif photographique ».
- Le brevet n° 226.500 du même constructeur, déci it un objectif photographique dans lequel la correction des aberrations sphérique et astigmatique est obtenue en même temps qu'une correction de l’erreur chromatique, en cimentant ensemble trois lentilles de telle sorte, qu’une lentille d’un genre se trouve entre deux lentilles du genre opposé, c’est-à-dire qu’une lentille négative est enfermée entre deux lentilles positives ou une lentille positive entre deux lentilles négatives, les indices de réfraction des verres étant choisis de telle sorte qu’il en résulte une face de cimentage convergente et une face divergente. La correction sphérique ne porte cependant, dans cet objectif que sur des faisceaux de rayons parallèles à l’axe de l’objectif et non sur des rayons parallèles arrivant obliquement à l’axe de l’objectif. L’objectif présente donc encore du coma.
- La présente invention a pour objet d’éliminer ce défaut en divisant l’une des deux lentilles externes de l’ancien objectif susmentionné en deux parties cimentées ensemble, c’est-à-dire en deux lentilles qui sont toutes deux du type de la lentille qu’elles sont destinées à remplacer, et en ajoutant ainsi à la surface commune convergente, déjà existante, une deuxième face commune convergente, comprise entre les deux lentilles qui remplacent l’ancienne, courbée en sens inverse, et qui agit en sens contraire de la face divergente. Le dessin ci-joint représente, en coupe les quatre formes possibles d’objectif du brevet précité.
- Emulsions à la caséine (B. F. 343.263; 18 mai 1904; 29 septembre 1904). Protalbix-Werke Act.
- Gesells. : « Procédé pour la préparation de la caséine émulsionnante et d’émulsion à base de caséine ».
- Ce procédé consiste à dissoudre partiellement la caséine en traitement dans des alcalis, c’est-à-dire à la transformer partiellement en une combinaison de caséine et d’alcali puis a la séparer de cette solution par addition d’acides ou de sels neutres comme par exemple le sulfate de magnésie.
- On sépare aussitôt la caséine de cette solution mère ou bien on la laisse en contact avec la masse liquide
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- pendant un temps plus long variant d’une demi-heure à trois heures, après quoi on la sépare pour la laisser pendant plusieurs jours en contact avec de l’eau à température moyenne.
- Avec le produit ainsi obtenu employé à l’état de solution alcoolique, acide ou alcaline avec des sels halogènes et des sels d’argent il ne se produit plus aucun précipité et l’on obtient une émulsion de chlorure ou de bromure d’argent absolument comme on l’aurait obtenue au moyen de gélatine ou de collodion.
- Par exemple, on mélange 50 kilog. de caséine ordinaire avec 500 litres d’une solution normale de soude à 12° C. et on agite le mélange jusqu’à ce qu’il soit devenu homogène. On évite que la dissolution se fasse complètement, on filtre, on ajoute au filtrat de l’acide acétique concentré et on laisse le précipité ainsi obtenu à 120 C. en contact avec l’acide pendant plusieurs heures.
- Après ce temps on sépare le liquide qui se trouve au-dessus, on lave le précipité à l’eau froide jusqu’à ce que la réaction ne soit plus que faiblement acide puis on le laisse séjourner sous l’eau à une température moyenne, dans un réservoir fermé pendant trois ou quatre jours, c’est-à-dire assez longtemps pour qu’une quantité du précipité prélevée comme échantillon se dissolve parfaitement dans une solution alcoolique diluée d’acide citrique. On centrifuge le produit obtenu, après quoi on le laisse sécher sur marbre.
- On obtient une masse transparente ayant la dureté du verre, dont on dissout à chaud 100 gr. dans 1 litre d’une solution alcoolique ou aqueuse, d’un acide ou d’un alcali (suivant le papier que l’on veut obtenir), puis on ajoute à cette solution un chlorure approprié, en quantité telle, qu’un litre du mélange renferme environ y gr. de chlorure. O11 ajoute ensuite à chaud et à l’état aussi dilué que possible la quantité de nitrate d’argent, calculée d’après la quantité de chlorure, puis on soumet pendant plusieurs heures l’émulsion obtenue à une maturation.
- Il est avantageux d’incorporer à l’émulsion de l’alun ou de l’aldéhyde formique pour éviter que la couche ne se soulève dans les bains et d’y ajouter de l’huile de ricin, du savon ou de la glycérine pour en augmenter la souplesse. On applique l’émulsion sur le papier par les procédés ordinaires.
- Multiplication d’images photographiques par catalyse (1) (B. F. 343.583; 31 mai 1904; 10 octobre 1904). O. Gros : « Procédé pour convertir les images argentiques en images catalyseuses plus stables ».
- On a remarqué que, si l’on utilise le peroxyde d’hydrogène pour la catatypie avec des images argentiques, l’argent de l’image subit une modification qui influence dans une mesure plus ou moins grande son pouvoir catalyseur. Ces modifications peuvent être retardées par une fumigation fréquente de l’image argentique avec des vapeurs ammoniacales.
- Il est donc désirable de substituer à l’argent, dans l’original, des catalyseurs qui, dans les conditions de traitement signalées se montrent plus stables que l’argent. Cependant, comme dans le négatif photographique ordinaire, l’argent forme la substance primordiale, il est nécessaire d’adopter un catalyseur qui puisse être obtenu par une transformation chimique de l’argent, afin de permettre de convertir, d’une manière très simple, le négatif d’argent obtenu d’après la méthode usuelle en un autre plus stable, et de produire des impressions catalytiques de l’image ainsi convertie. Les composés oxygénés supérieurs du manganèse par exemple, constituent des catalyseurs stables de ce genre. On sc sert de préférence d’une solution de sels manganiques, qui présentent cependant l’inconvénient de se décomposer facilement en solution, à l’exception du phosphate manganique. Mais il est préférable d’employer, dans ce but, des solutions de sels manganiques obtenues d’après la méthode décrite ci-après.
- Si l’on décompose des solutions de sels manganeux avec une solution de permanganate de potassium, on obtient un précipité brun. Ce précipité est soluble dans les acides organiques polyvalents tels que l’acide tartrique. On obtient ainsi une solution dont la coloration varie du rouge-brun au verdâtre ; cette solution se décompose rapidement mais on peut la rendre stable en l'alcalinisant.
- Pour assurer la stabilité des solutions, les proportions des mélanges doivent être déterminées dans tous les cas de façon que la solution préparée renferme en excès un sel alcalin de l’acide correspondant.
- Exemple 1 : On fait dissoudre de l’hydrate manganique dans de l’acide tartrique en excès et on ajoute à cette solution de l’hydrate de sodium jusqu’à la réaction alcaline. — Exemple 2 : O11 mélange une solution de tartrate de sodium avec une solution de permanganate de potassium dans des proportions telles que le tartrate de sodium se trouve en excès dans la solution obtenue. — Exemple 3 : A une solution saturée de tartrate de sodium, on ajoute la quantité maximum que cette solution est capable de dissoudre, d’un précipité lavé, obtenu au moyen de permanganate de potassium et le sulfate manganeux. Le liquide obtenu peut être utilisé directement.
- La conversion des images argentiques en images manganiques s’effectue en traitant l’image argentique avec une solution de ferricyanure de potassium ainsi qu’avec l’une des solutions de sels manganiques mentionnées ci-dessus et avec une certaine quantité d’un acide, par exemple l’acide chlorhydrique, jusqu’à ce que les noirs aient complètement disparu. On lave ensuite l’image pendant un temps très court et on l’introduit dans une solution de ferricyanure de potassium et d'hydrate de sodium. L’image a pris alors une couleur brune.
- Ces bains peuvent recevoir la composition suivante qui donne d’excellents résultats :
- Bain I. — 3<:m3 de ja solution manganique de l’exemple 3 ; 4,5cm3 d’acide chlorhydrique à 35 % ; ioocm3 d’une solution de ferricyanure de potassium à 2 %.
- (1) Pour comprendre ce procédé, lire le B. F. 315.852 et ses certificats d'additions (La Photographie française, juin 1902 et juillet 1903) et le B. F. 327.379, du même auteur (Ibid, juillet içojj.
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- Bain II. — 90 à 95cm:! d’une solution de ferricyanure de potassium ; 5 à iocm3 d'une solution d’hydrate de sodium à 4 o/c.
- Les images ainsi obtenues conviennent très bien pour la reproduction catalytique au moyen du peroxyde d’hydrogène. Si leur propriété catalytique vient à diminuer après un long usage, on peut la régénérer facilement par le traitement des images avec des vapeurs ammoniacales.
- Phototeinture (B. F. 345.033; 31 mai 1904 ; 19 novembre 1904). O. Gros : « Procédé pour colorer les
- images argentiques. »
- Le procédé décrit au brevet ci-dessus est également applicable au mordançage d’images photographiques de façon à permettre ultérieurement la fixation de colorants. Une image positive au bromure d’argent est traitée dans les bains suivants :
- Bain I. — Composé des solutions suivantes A et B :
- Solution A. — 3cm3 d’une solution de bromure de potassium à 10 % ; 2cm3 d’une solution d’acide citrique à 10 % ; 3<:m3 de la solution manganique indiquée plus loin.
- On ajoute :
- La solution B. — 20cm3 d’une solution de ferricyanure de potassium à 2 % ; 8ocm3 d’eau.
- Solution de sel manganique entrant dans la solution A :
- 150 gr. de tartrate de sodium ; 25 gr. de sulfate manganeux cristallisé ; 100 gr. de lessive de soude normale ; 100 gr. d’une solution de permanganate de potassium à 4 %.
- Après avoir traité les images pendant quelque temps dans le bain I jusqu’à la disparition de l’argent, on les soumet à un lavage pendant un temps très court et on les introduit dans un bain II, composé de : 90cm3 d’une solution de ferricyanure de potassium à 2 % et de iocm3 d’une lessive de soude normale. -L’image apparaît alors avec une couleur brune.
- On lave de nouveau les images manganiques ainsi obtenues auxquelles on peut donner ensuite, par les moyens ordinaires, les colorations voulues par exemple à l’aide du chlorhydrate d’aniline.
- Stéréocinématographie (B. F. 344.289; 24 juin 1904; 29 octobre 1904). Prepogxot et Cie : « Procédé
- de projection pour vision plate ou stéréoscopique, applicable aux cinématographes à deux objectifs. »
- Le cinématographe comprend deux objectifs, couverts et découverts alternativement par un obturateur oscillant ou rotatif, et deux bandes sensibles ou pellicules se déplaçant chacune d’un mouvement discontinu périodique, derrière l’objectif correspondant, les mouvements de l’obturateur et ceux des pellicules étant synchrones et réglés, au moyen d’un dispositif convenable d’entraînement, de manière telle que :
- i° Pour un seul objectif : la bande correspondante reste immobile pendant la plus grande partie de la période, puis glisse rapidement pendant le reste de cette période, l’obturateur découvrant bien entendu l’objectif, un temps plus ou moins long, pendant l’immobilité de la pellicule ; 20 Pour l’ensemble de l’appareil : les mouvements des deux pellicules et, par suite, ceux des deux obturateurs (ou bien les mouvements relatifs de l’obturateur unique par rapport aux deux objectifs) soient décalés l’un par rapport à l’autre, d’une demi-période, de telle sorte que les vues successives soient enregistrées, dans leur ordre naturel, alternativement sur l’une et l’autre bande.
- Par exemple, dans un cinématographe construit sur ce principe, les bandes B1 et B'2 (fig. 1) correspondant aux objectifs O et O2 ne glissent que pendant le quart de la période et restent immobiles pendant les trois autres quarts ; d’autre part, l'obturateur peut être un obturateur rotatif C de 180° d’ouverture, dont l’axe est placé entre les deux objectifs et qui fait un tour complet pendant une période (tig. 2). Les mouvements sont combinés de manière à avoir le fonctionnement suivant : icr temps : La bande B1 est immobile et l’obturateur-C, qui, précédemment, avait caché l’objectif pendant le déplacement de B1, commence à découvrir l’objectif 0l vers le milieu de ce temps, et le découvre complètement avant la fin. La bande B'2 est également immobile et achève d’inscrire la vue 11-1 tandis que l’obturateur commence à fermer l’objectif O2 au milieu de ce temps pour le fermer entièrement avant la fin ; 2e temps : L’objectif O1 reste ouvert et la bande B1, immobile, prend la vue n; l’objectif O'2 est fermé et B’2 glisse pour substituer à la portion impressionnée (vue n-i) une autre portion sensible; 3e temps: Les deux bandes sont immobiles, et l’obturateur, vers le milieu de ce temps, couvre O1 et découvre O'2 ; 4e temps : La bande B1 glisse derrière O1 fermé. La bande B2 reste immobile et prend la vue n +1.
- La période est complète. On voit que l’une des pellicules porte les vues d’ordre pair, et l’autre celles d’ordre impair, les positions successives des objets en mouvement ayant été renregistrées par l’appareil sans aucune interruption. Les mouvements, ou plutôt les positions successives des deux pellicules ont été représentées graphiquement à la figure 1, dans laquelle le trait plein se rapporte à la bande B1 et le trait pointillé à la bande B2. Le schéma de la figure 2 montre la position de l’obturateur, par rapport aux deux objectifs au milieu du temps de changement de l’objectif. Les bandes B1 et B2 étant développées, on en tire par contact deux positifs P1 et P2, l’un portant les vues d’ordre pair, l’autre celles d’ordre impair, et
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- l’on place ces pellicules positives dans l’appareil, de la même façon que les bandes négatives B1 et B'2, de manière que, l’appareil étant en fonctionnement, les épreuves qui se présenteront successivement devant les fenêtres de projection, y apparaissent dans l’ordre numérique, i, 2, 3, 4, 5, ..., qui est leur ordre naturel.
- Lorsque l’œil regarde en même temps et dans une même direction, deux images d’intensités lumineuses à peu près égales, dont l’une est fixe et l’autre prend un mouvement rapide, l’image fixe impressionne l’œil bien d’avantage que celle mobile, l’éblouit pour ainsi dire, de sorte que l’image mobile peut être escamotée et remplacée par une autre, sans que l’œil s’aperçoive immédiatement de cette substitution, ce qui permet de retirer l’obturateur ayant servi à la prise des photographies.
- Lorsque les lignes de séparation des blancs et des noirs sont fortement inclinées ou presque perpendiculaires sur la direction du mouvement de glissement des pellicules, le principe de l’éblouissement n’est plus absolu. Il est nécessaire alors de compléter le procédé en question par le dispositif suivant : au moment du glissement d’une vue, 011 fait passer dans le faisceau lumineux projetant cette vue, soit devant, soit derrière l’objectif, soit mieux entre les deux lentilles de cet objectif, un atténuateur de l’intensité lumineuse du faisceau. Ceci facilite et rend plus complet l’éblouissement de l’œil par l’image fixe, qui garde toute son intensité, sur l’image mobile affaiblie qui peut alors disparaître et être remplacée par une autre, sans que l’œil s'en aperçoive.
- Un tel atténuateur peut être réalisé très simplement, dans le cas de la construction prise jusqu’ici comme exemple, au moyen d’un volet demi-circulaire V1 (fig. 3), muni de fentes radiales et calé sur l’axe qui portait l’obturateur C lors de la prise des photographies. Les ouvertures et les pleins sont proportionnés de façon que ce volet arrête une fraction convenable, par exemple un quart, de la lumière. En calant ce volet dans la même position que l’était l’obturateur C, on voit, en se reportant à la figure 1, que le glissement est masqué par cette atténuation qui commence avant le mouvement et finit après que l’image suivante est venue remplacer la première. Il suffit à ce moment d’observer les deux projections droite et gauche, à l’aide de jumelles spéciales opérant la superposition des images dans les yeux, pour réaliser du même coup : la vision stéréoscopique et la suppression du scintillement.
- REVUE DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES
- Les encres primaires pour l’impression trichrome. H. Cai.mels (Le Procédé, décembre 1904, p. I77-I79-)
- L’auteur, après avoir rappelé quelles sont les conditions auxquelles doivent satisfaire trois encres appropriées aux besoins des impressions trichromes, étudie précisément les encres primaires Lefranc, au moyen desquelles a été imprimée l’une de nos dernières planches hors-texte en trois couleurs. Les clichés spec-trographiques montrent que ces encres se rapprochent assez des exigences théoriques; nous croyons surtout intéressant de spécifier le mode opératoire adopté :
- Deux plaques de verre ont été encrées de façon aussi homogène que possible, puis superposées couche contre couche après séchage, de façon à obturer les quelques points transparents existants dans chacune des couches encrées. Les essais ont été effectués comme le sont invariablement toutes nos expériences spectrographiques, au moyen du spectrographe à réseau de diffraction moulé de Tallent, et pour compenser la différence de sensibilité des plaques utilisées pour la région bleu-violet d’une part, vert-jaune-rouge d’autre part, cette dernière étant quatre fois moins active que la première, nous avons pour chaque cliché d’essai des encres, intercalé pendant les trois quarts du temps de pose total, un écran orthochromatique Monpillard n° 3.
- A propos des rayons N. D’Arsonval (Comptes-rendus de l'Académie des Sciences).
- M. Charpentier a montré par des expériences nouvelles : i° qu’il émane du corps humain des radiations analogues aux rayons N de Blondlot, capables d'augmenter la luminescence des corps phosphorescents; 20 que ces radiations peuvent être transmises le long d’un fil métallique; 30 qu’elles sont renforcées par diverses substances et 40 que ces radiations n influencent pas la plaque photographique puisque ce sont en grande partie des rayons N.
- Ces communications ont donné lieu à des revendications de priorité de la part de MM. Audollent, Baraduc, Darget, Galtier, Kôhler, etc. La plupart de ces auteurs ont employé la photographie pour démontrer l’existence de ces radiations nouvelles, or les radiations étudiées par M. Charpentier n’influencent pas les plaques photographiques, il s’agit donc d’autre chose et les faits signalés par M. Charpentier sont donc bien nouveaux, tant comme mode d’investigation que comme résultats physiques et biologiques obtenus.
- Sur une cause systématique d’insuccès dans la pratique des sélections trichromes. Chapman* Jones (Le Procédé, octobre 1904, p. 145-147).
- Une série méthodique d’expériences sensitométriques, dont les résultats sont donnés sous forme d’une sérié de graphiques particulièrement démonstratifs, amène l’auteur aux conclusions suivantes :
- ï0 La gradation n’est pas la même pour les plaques exposées à des lumières de longueurs d’onde différentes.
- 2° Les contrastes sont plus accentués avec la lumière de plus grande longueur d’onde et ne diminuent
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- un peu que dans les régions les plus denses, la tendance au renversement semblant se manifester plus tôt avec les plus grandes longueurs d’onde.
- 3* Ces anomalies ne sont pas dues aux colorants spéciaux employés à la préparation des plaques orthochromatiques ou panchromatiques, car elles se manifestent déjà pour les plaques ordinaires. La différence dans la gradation des demi-teintes est d’autant plus accentuée que les lumières utilisées sont plus éloignées les unes des autres dans le spectre.
- Modification aux procédés de développement des papiers à noircissement direct. G. Schweitzer*
- {Revue de Photographie, 15 janvier 1905. p. 8-15).
- On connaît déjà l’heureux effet du bichromate de potasse incorporé dans l’émulsion des papiers aux sels d’argent à image apparente (papiers Rembrandt) ; l’an dernier M. J. Sterry publiait un mode de développement des papiers au gélatinobromure utilisant le bichromate pour varier à volonté les contrastes de l’image : et tout récemment, MM. Poulenc frères montraient la possibilité d’utiliser ce même sel dans le développement des papiers au platine au même titre que le bromure de potassium dans le développement d’un phototype négatif.
- M. G. Schweitzer utilise maintenant ce même bichromate dans le développement physique des papiers aux sels d’argent à image apparente après exposition écourtée à la lumière; on sait que jusqu’à présent cet intéressant mode opératoire n’était pratiquement appliquable qu’après une durée d’exposition donnant déjà une image assez complète ; au cas contraire, l’image développée était grise et voilée ou tachée. Le bichromate de potasse éviterait cet inconvénient, et permettrait en sus de varier dans une large mesure la coloration de l’image ainsi obtenue.
- Il suffirait dès lors d’une exposition à la lumière atteignant seulement le Vjoo du temps nécessaire pour l’obtention complète de l’image sous la seule influence de la lumière, et, par conséquent ce procédé serait applicable à l’agrandissement qui jusqu’à présent n’a pu être pratiqué que sur les papiers à développement.
- Chose curieuse, ou accroît du même coup dans une forte mesure la puissance réductrice du révélateur, et rend ainsi possible l’addition de doses élévées d’acides, qui en l’absence du bichromate, arrêteraient complètement le développement, mais permettent en ce cas de varier davantage encore la nuance des images.
- L’addition de bichromate au bain révélateur à l’acide pyrogallique tend à donner au dépôt d’argent un ton vert, ou en cas d’excès, vert clair et jaune sale ; en présence de doses convenables d’acides citrique ou tartrique, on peut obtenir une gamme étendue de rouges, jusqu’au rouge cerise et même au rouge carmin. Enfin, en faisant prédominer le pyrogallol dans le mélange, le ton se rapproche du noir.
- Ces divers résultats s’obtiennent particulièrement bien sur papier au tartrate d’argent de la marque « Tambour ».
- On remarquera que les durées très courtes d’exposition à la lumière donnent des épreuves à faibles contrastes, et ne peuvent guère convenir qu’aux clichés durs ou très vigoureux ; la nuance est alors verte, noire ou bleue, suivant le traitement; une pose plus prolongée, jusqu’à accentuation des grandes ombres, donne des images vigoureuses à tons chauds.
- On utilise les solutions de réserve ci-après :
- A B C
- Solution saturée de Eau.................... 1000 cc. Eau........................ 100 ce.
- bichromate de potasse Acide pyrogallique........... 1 gr. 5 Acide citrique........... 20 gr.
- Pour une épreuve 9x12 mélanger alors, pour préparer le bain préliminaire :
- Vert
- Eau........ 25 cc.
- A.......... 3 gtt.
- Vert prune
- Eau........... 23 cc.
- A............. 3 gtt.
- C............. 8 gtt.
- Noir bleu
- Eau......... 25 cc.
- A........... 1 ou 2 gtt.
- C........... 5 gtt.
- Brun rouge
- Eau........ 25 cc.
- Ai............ 1 gtt.
- C.............. 1 cc.
- Rouge cerise
- Eau......... 25 cc
- A........... 1 gtt.
- C........... 3 cc.
- Plonger sans rinçage intermédiaire l’épreuve sortant du châssis-presse dans l’un des bains ci-dessus où elle séjourne de cinq à six secondes, cette opération s’effectuant en lumière blanche ou en lumière jaune.
- Au sortir de ce bain préalable, porter sans rinçage, dans une cuvette contenant 25 cc. de la solution B et maintenir l’épreuve dans ce bain jusqu’à développement complet. On peut aussi appliquer l’épreuve sur un verre et la badigeonner de B avec un tampon d’ouate.
- Le ton obtenu à ce moment est plus ou moins sale et est même quelquefois assez différent du ton définitif qui apparaîtra au fixage.
- Au sortir du bain de développement, l’image est d’abord rincée, puis trempée dans une solution de sulfite de soude à 10 % pour la destruction du bichromate et la neutralisation de l’acide, enfin, après nouveau rinçage, fixée et lavée comme à l’ordinaire.
- Les résultats obtenus en suivant ce mode opératoire sont supérieurs à ceux que l’on obtiendrait en mélangeant en un bain unique les trois solutions A. B et C ci-dessus.
- Les écrans jaunes. E. Forestier (Revue de photographie, 15 janvier 1905. p. 16-18).
- Traitant la question des écrans jaunes pur, si savamment élucidée par notre éminent directeur M. F. Monpillard, l’auteur accorde ses préférences à un écran, non pas jaune pur, mais orangé : qu’un tel
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- VII
- écran puisse être avantageux pour un travail déterminé, n’est pas discutable, mais où nous ne pouvons le suivre, c’est dans le choix d’un tel écran, comme écran à tout faire pour le paysage, l’écran orangé absorbant en grande partie les radiations vertes auxquelles la plaque est déjà par elle-même si peu sensible et qui sont précisément ceux dont on cherche à accroître l’effet. Une des bases de cette discussion nous semble particulièrement mal choisie : « c’est sur le spectre solaire que les chercheurs ont entrepris la
- réalisation de l’écran pratique. Or, le photographe n’a jamais occasion de photographier l’image du
- spectre solaire ni les couleurs qui le composent, four cette raison que les couleurs du spectre — couleurs dites primaires — n’existent pas dans la nature ».
- Ce même raisonnement servit déjà en 1894 à démontrer l’inutilité pratique du procédé direct de photographie des couleurs par la méthode interférentielle de M. Lippmann : « il reproduisait bien les couleurs pures du spectre, mais ne reproduirait jamais les vraies couleurs de la nature. »
- Ce raisonnement présente malheureusement un point faible : les couleurs de la nature, les couleurs pigmentaires, ne sont pas les couleurs pures du spectre, mais ne sont que des mélanges de ces couleurs pures ; si chacun des éléments du mélange est reproduit à sa valeur propre, le mélange sera reproduit lui-même en valeur exacte ; ou nous avons raison, ou la physique et la mécanique ont tort lorsqu’elles échafaudent précisément leurs théories du son, de la lumière et de l’électricité sur le principe de la superposition des mouvements vibratoires : « un nombre quelconque de mouvements ondulatoires se superposent et superposent leurs effets sans s’influencer réciproquement. »
- Sur les plaques orthoehromatiques et les écrans colorés. R. Guilleminot (Bull, de la Société
- Française de Photographie, Ier janvier 1905, p. 25-31).
- Les plaques orthochromatiques sensibles au jaune et au vert peuvent être divisées en deux classes distinctes :
- i° Plaques sensibles au violet, au bleu, au vert et au jaune;
- 20 Plaques sensibles au vert et au jaune, insensibles au bleu et au violet, ces dernières préparées soit avec une couche écran, en contact avec l’émulsion, soit par coloration de la couche d’émulsion en jaune intense.
- Les plaques orthochromatiques, sensibilité intégrale conservée, peuvent remplacer les plaques ordinaires pour tous les cas. Bien souvent, pour ne pas dire toujours, elles donneront de meilleurs résultats, si elles ont une rapidité suffisante.
- Par l’adjonction facultative d’un écran jaune, elles deviennent aptes à rendre convenablement les sujets les plus difficiles que l’on puisse rencontrer, sans pour cela perdre jamais de leur sensibilité spéciale au jaune et au vert. Elles donnent alors le maximum d’effet orthochromatique, en atténuant le bleu dans une mesure proportionnée au sujet à photographier.
- Les plaques à sensibilité réduite pour le violet et le bleu constituent des plaques spéciales qui ne peuvent convenir pour tous les cas. Leur sensibilité générale un peu faible ne permet de les employer pour l’instantané que par très belle lumière ; encore faut-il ne faire que de l’instantané pas trop rapide. Leur sensibilité pour le vert semble atténuée du fait de l’incorporation à l’émulsion du colorant jaune faisant office d’écran. Il est inutile pour la plupart des cas d’employer un écran, cependant certains sujets ne peuvent, malgré cette plaque spéciale, être bien rendus qu’avec un écran qui devra être, en ce cas, choisi peu intense, son effet s’ajoutant à celui de la couche écran ; ce sera le cas, notamment, des lointains et des vues de montagnes avec glaciers et effets de neige.
- Altérations des images photographiques virées aux ferrocyanures métalliques. L. Lemaire
- (Communication faite à la Société Française de Photographie, 6 janvier 1905).
- On a fréquemment reproché aux photogrammes et diapositifs virés aux ferrocyanures leur peu de stabilité, et d’autre part on a cité de nombreux exemples de telles images conservées fort longtemps sans altération, même dans des conditions particulièrement défavorables. L’auteur s’est proposé d’élucider les causes de ces altérations en ce qui concerne surtout les virages au ferrocyanure d’urane.
- Si nous laissons de côté deux causes d’insuccès faciles à éviter : i° formation de stries au lavage et au séchage dûes à la solubilité relativement grande du ferrocyanure coloré constituant, à ce moment, l’usage dans l’eau faiblement alcaline et, 20 taches apparaissant en quelques jours sur les épreuves collées à la suite d’altérations de la colle employée, nous avons seulement à considérer l’accident suivant : au bout d’un temps assez variable, généralement trois à six mois, les ombres de l'image commencent à se métal-liser, la réaction ainsi amorcée s’accélérant jusqu’à disparition de l’image dans une tache brune à reflets métalliques.
- Dans l’image virée, coexistent normalement (1) du ferrocyanure brun d’urane et du ferrocyanure blanc d’argent. A priori il ne semble pas que l’on puisse incriminer le ferrocyanure d’urane, de constitution voisine de celle du bleu de Prusse, couleur réputée stable ; d’ailleurs les images obtenues au ferrocyanure d’urane, sans intermédiaire d’une image à l’argent, par un procédé comparable au « ferro-prussiate », ne présentent pas cette altération. On a donc étudié méthodiquement les divers agents susceptibles d’être incriminés.
- Hyposulfites. Les hyposulfites de soude ou d’argent subsistant dans l'image au moment du virage, par
- L -F. Clerc. Bull, de la Société Française de Photographie, 1899.
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- VIII
- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- suite d’un fixage ou de lavages mal conduits, ne semblent pas pouvoir être rendus responsables de l’altération ; on a en effet viré simultanément deux épreuves au gélatinobromure, l’une directement au sortir du bain de fixage, l’autre après rinçage soigné, et si la première était inutilisable, par suite d’une coloration accentuée du fond, elle s’est parfaitement conservée, tandis que la seconde s’est au contraire altérée.
- Hydrogène sulfuré. Une épreuve exposée 24 heures aux émanations d’hydrogène sulfuré ne présentait aucune altération.
- Carbonate de soude. Une épreuve virée et rincée a été immergée 5 minutes dans une solution de carbonate de soude à i0/00, puis lavée, une autre simplement lavée. La première n’a commencé à se métalli-ser très faiblement, et seulement dans les parties les plus foncées qu’au bout de 10 mois, tandis que le témoin, métallisé au bout d’un mois, avait complètement disparu en 10 mois.
- Acide nitrique. De deux épreuves virées puis traitées comme ci-dessus au carbonate de soude, l’une a été ensuite passée dans un bain d’acide nitrique à 5 % d’acide à 36° B ; elle ne présentait au bout d’un an aucune trace de métallisation, tandis que le témoin commençait, comme ci-dessus, à se métalliser dans les grands noirs.
- Action de l'air et de la lumière. Des épreuves, traitées de façon identique ont été partagées en trois lots, l’un exposé librement à l’air et à la lumière, un autre exposé à la lumière, mais protégé de l’air par un encadrement, le troisième protégé à la fois de l’air et de la lumière. Seules les parties à l’air libre se sont métallisées, la lumière seule ne faisant que foncer légèrement les images au bout d’un très long temps.
- Cause de Valtération. Pour vérifier la part due au ferrocyanure d’argent dans l’altération de l’image, des épreuves ont été traitées par du ferricyanure de potassium jusqu’à transformation complète en ferrocyanure d’argent, puis exposées à l’air et à la lumière ; au bout de très peu de temps, les métallisations apparaissaient et l’image arrivait bientôt à prendre le même aspect que celui des images altérées après virage à l’urane.
- Inversement, une image virée à l’urane, puis débarassée de tout le sel d’argent par immersion dans une solution de sulfocyanure n’a manifesté, même à l’air libre, aucune altération.
- Le développement au diamidophénol. Ed. Valexta (Photographische Correspondcnz, janvier 1905).
- Suivant un mémoire récent de M. Lôbel, résumé ici même, trois molécules de soude caustique seraient nécessaires pour convertir le chlorhydrate de diamidophénol en mono-phénolate, deux de ces molécules de soude étant employées à saturer l’acide chlorhydrique, et le révélateur préparé sur ces données, soit :
- Eau............................................................1000 cc.
- Sulfite de soude anhydre..................................... 3 gr.
- Amidol........................................................... 5 gr.
- Soude caustique en solution à 1 %............................... 30 cc.
- agirait avec une énergie remarquable, tout en donnant des images aussi pures que celles développées comme à l’ordinaire en solution sulfitique sans addition d’aucun alcali.
- Suivant le professeur Valenta, il faudrait en pratique au moins 300 cc. de cette solution de soude caustique pour assurer la transformation en phénolate. Des essais furent alors effectués en exposant dans le sensitomètre Scheiner, divers fragments d’une même plaque, puis les développant à une température déterminée.
- En utilisant à cet effet la formule de Lôbel corrigée, on obtient, non pas un révélateur, mais une solution d'un bleu foncé intense dans laquelle la plaque se voilait dès l’immersion ; de nouveaux essais entrepris avec des produits chimiquement purs, de façon à éliminer toute cause d’erreur, donnèrent exactement les mêmes résultats.
- L’auteur expérimenta alors l’effet produit par l’addition au révélateur habituel de doses croissantes de soude caustique et constata que jusqu’à une certaine limite, une addition d’alcali caustique détermine un accroissement d’énergie du révélateur, l’énergie maxima étant obtenue par introduction de la dose d’alcali correspondant à la saturation des deux molécules d’acide chlorhydrique, soit par conséquent à la mise en liberté du diamidophénol proprement dit. Un tel révélateur noircit très rapidement, et ne peut servir qu’une fois.
- Pratiquement, on ne peut pas dépasser une dose d’alcali correspondant à la neutralisation d’une seule des deux molécules d’acide chlorhydrique, ce qui correspond à l’emploi de 100 cc. de la solution de soude caustique à 1 %. Le révélateur ainsi préparé reste limpide, et donne des négatifs plus doux et plus fouillés que la solution sulfitique de diamidophénol ordinairement employée.
- Résumés par L.-P. CLERC.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Nllc Série N° 47
- Photographie i a a t t a d’apres nature Gravure et Impression 5 en trois couleurs de Prieur et Dubois et G" Puteaux-sur-Seine 2
- LE CHATEAU DE LONÜCHAMPS
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- [n face de l’Intendance, les huit carrés du parterre servant à la culture des plantes médicinales, sont remplacés par deux carrés longs, situés de chaque côté du bassin de Vespasien Robin. A ces carrés percés de petites allées en croix et d’allées plus larges en diagonales, fait suite un parterre divisé en quatre carrés par deux chemins en croix : c’est la pépinière nouvelle qui atteint et dépasse même,
- L’en-tête de ce deuxième chapitre est emprunté au remarquable livre de Cap sur le Muséum d’Histoire Naturelle, publié en 1856, par l’éditeur L. Curmer.
- (1) Voir les nos 45 et 46 de décembre 1904 et de janvier 1905.
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- un peu la limite ancienne du Jardin. Ces divers parterres sont bordés par les deux allées de tilleuls plantés dès 1740 (i). Sur le plan de 1788 (2), on voit ces deux allées prolongées jusqu’au quai Saint-Bernard, par des arbres de même espèce, mais naturellement moins élevés, puisqu’ils ont vingt-huit ans de moins.
- Entre la base du Labyrinthe et les carrés de plantes médicinales, le terrain réservé à l’orangerie, pour la sortie de sefe plantes pendant la belle saison, et aux plantes du Midi de la France est désormais entièrement réservé à l’orangerie; les terrains qui font suite à ce jardin de l’orangerie, depuis la base S. E. de Beau-Séjour jusqu’au niveau de l’extrémité de la pépinière sont la grande écoles des plantes, divisée en 15 groupes de plates-bandes séparés par des allées principales. Enfin, entre cette école des plantes et les parterres de semis créés sur le marais, commence une troisième grande allée plantée de maronniers d’Inde, qui va jusqu’au quai Saint-Bernard, comme les allées de tilleuls.
- Tout le reste du Jardin, représente les nouvelles extensions résultant des acquisitions faites à l’abbaye de Saint-Victor et à la Ville. Une large allée bordée à gauche de tulipiers de Virginie et à droite de peupliers du Canada, sépare cette partie ancienne de la partie nouvelle.
- Dans cette partie nouvelle, le prolongement des allées de tilleuls fait trois divisions principales. Celle du milieu comporte, en allant de l’ancienne limite du jardin au quai, un bassin carré, entouré de plantations et deux nouveaux parterres formés de plates-bandes divisées par des chemins en croix et deux pelouses de plantes herbacées auprès de la terrasse de la porte d’entrée. La partie gauche comprend quatre groupes d’arbres des quatres saisons plantés en quinconces. La partie de droite comprend trois groupes carrés et un quadrilatère en bordure du quai Saint-Bernard. Les deux premiers groupes carrés, subdivisés par une allée en quadrilatères allongés sont consacrés, l’un aux arbres fruitiers, l’autre aux plantes économiques. Le troisième groupe carré est une nouvelle école de culture et le quadrilatère en bordure du quai, renferme les essences printannières. On voit à droite de ce dernier, limitant le jardin contre le quai, une construction qui était une serre (à droite du bout de la grande allée de maronniers d’Inde). Cette serre est devenue plus tard ménagerie et sert encore de logement aux fauves (galeries des animaux féroces). Enfin, tous ces carrés de cultures sont séparés par de larges allées transversales, bordées à gauche, de Mélèzes d’Europe, d’Erables d’Amérique et d’Aylantes du Japon ; à droite de Platanes d’Orient, de Catalpas de Virginie et d’arbres de Judée.
- A tous les points de vue, ces améliorations et ces agencements mar-
- (1) Voir le n° de décembre 1904, page 363.
- (2) Voir le n° de janvier 1905, page 14.
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- quent un progrès considérable dont l’honneur revient à tous les professeurs et démonstrateurs du Jardin du Roi, mais surtout à Buffon, dont la surintendance dévouée accomplit des prodiges.
- Nous avons dit précédemment, que les souverains eux-mêmes tenaient à enrichir par des envois personnels les collections du Jardin des Riantes. Le succès universel de Y Histoire naturelle, de Buffon, lui avait suscité tant de sympathies qu’il suffit pour en donner un exemple de rappeler ce fait très caractéristique : des pirates s’étant emparés d’un navire chargé de caisses à l’adresse du Roi d’Espagne et de colis à l’adresse de Buffon, retiennent les objets destinés au souverain, mais font parvenir scrupuleusement au grand naturaliste, toutes les richesses scientifiques et matérielles qui lui sont destinées.
- Après la mort du savant surintendant, la liquidation des comptes du Jardin des Plantes, fut lourde, car il devait à tous ses fournisseurs des sommes considérables. Mais il avait fait lui-même sur ses propres biens, des avances encore plus importantes et celles-ci ne lui furent point remboursées.
- A ceux qui le blâmaient d’engager ainsi l’avoir de son fils, en considérant que de telles avances avaient peu de chances d’être jamais soldées, il répondait qu’il aimait son enfant, certes ! mais, qu’il avait dans le Cabinet du Roi, un fils ainé à établir d’abord selon son rang. Buffon n’a pas hésité, en effet, à réduire la succession de son fils dans une énorme proportion au profit des améliorations matérielles et scientifiques de l’établissement qui lui était confié. Mais il comptait voir aussi ce fils, qu’il chérissait réellement, lui succéder dans la surintendance et le plus grand chagrin de sa vie lui vint, à ses derniers moments, de le voir dépossédé au profit d’un favori du Roi. L’illustre auteur de Y Histoire naturelle, mourut à 81 ans, d’une maladie de la vessie à la veille de la Révolution française, dans laquelle le Jardin des Plantes, faillit sombrer, mais reprit une force nouvelle comme nous le verrons bientôt.
- Vue actuelle des serres construites après I 830 sur l’emplacement des Pavillons - Serres de Cisternay- Dufay.
- On voit entre ces deux serres élevées, la montée qui conduit entre le labyrinthe et les jardins formés sur l’emplacement de la butte Beau-Séjour. Derrière la seconde serre de 1850 on voit les nouvelles serres cintrées qui ont remplacé récemment les serres ou amphitéâtres de Buffon, Baudin et Philibert. A droite, tout-à-fait au premier plan de la vue, quelques-uns des anciens tilleuls de 1640.
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- Au moment où la première maladie grave de Buffon, en 1771-1772, avait failli l’emporter, on avait nommé pour lui succéder, avec un
- empressement dont le grand naturaliste s’était d’ailleurs montré très blessé, un favori de S. M., le marquis d’Angivilliers. Ce ne fut pourtant pas celui-ci qui prit au Jardin, la succession de Buffon, mais son frère ; le marquis Flahaut de La Billar-derie, officier trop peu préparé à une telle direction pour la mener à bien.
- Le nouveau titulaire de la surintendance avait soixante-quatre ans; il possédait une très jeune et très jolie femme... Ses efforts se limitèrent à la poursuite des travaux en cours. Mais ceux-ci n’étaient déjà plus en rapport avec les crédits de l’établissement ; il fallait rogner sur toutes les dépenses au lieu de continuer les frais.
- Cependant, le Comité des finances, nommé en juillet 178g, un an après la mort de Buffon, par l’Assemblée constituante, cherchait en liquidant le passif du Jardin du Roi, à réduire ses dépenses. On parlait de supprimer des professeurs, comme Lamarclc (1), dont nul ne soupçonnait alors le génie et Faujas de Saint-Fonds (2).
- A l’Assemblée constituante, le 20 août 1790, Lebrun, proposait pour
- Jougla. Monet de Lamarck.
- Né à Bozentin (Somme) en 17.fi, mort en 1829, autour de la théorie du transformisme.
- (1) Lamarck était pauvre. Un très remarquable ouvrage qu’il fit sur La flore française, le désigna au monde savant et à Buffon, qui le chargea de missions à l’étranger, pour enrichir les collections du Jardin du Roi. Plus tard il fut chargé dans le Cabinet, de la garde des herbiers, place modeste qu’il occupait encore, quand le Comité des Finances, en 1790, faillit lui enlever cette ressource.
- A la réorganisation du Jardin, en 1753, Daubenton le pria de se charger de la section d’anatomie des animaux à sang blanc, que nul ne voulait prendre. — « Mais, je ne suis pas naturaliste! » répondit Lamarck, « je suis botaniste ». — « Vous étiez officier et vous vous êtes fait médecin ; médecin vous êtes devenu botaniste par amour de la science ; vous saurez bien encore (il avait alors cinquante ans) vous faire naturaliste ; c’est un acte de dévouement que je vous demande pour le Muséum? »
- Lamarck était l’abnégation même, il accepta. Quelques années plus tard, il faisait de ses animaux à sang blanc, les invertébrés, et traçait les admirables bases du transformisme.
- Lamarck, chargé de famille, usé par le travail devint aveugle et mourut dans la plus grande gêne, car il avait perdu ses faibles économies dans des placements imprudents... et c’est Darwin, qui a hérité de sa gloire !
- (2) Barthélemy Faujas de Saint-Fonds, né à Montélimar, en 1741, mort en 1819. Appelé à Paris, par Buffon, pour l’aider dans l’administration du Jardin du Roi où il s’occupait en outre, de minéralogie, fut nommé titulaire de l’enseignement de cette science à la réorganisation de l’établissement en 1793. Il avait dépensé tout ce qu’il possédait pour ses travaux au Muséum et en 1797, le Conseil des cinq cents, dut lui attribuer une indemnité de 25.000 livres pour lui venir en aide.
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- réaliser des économies, de modifier très profondément l’administration du Jardin.
- Les officiers dti Cabinet, — on nommait alors ainsi les titulaires des chaires et les démonstrateurs, — s’émurent, se réunirent pour délibérer et décidèrent d’envoyer à l’Assemblée une adresse proposant un nouveau mode d’administration de l’établissement et le plaçant sous la protection de la Nation, en raison des services qu’il avait déjà rendus et de ceux qu’il était surtout appelé à rendre.
- Régnault, de Saint-Jean d’Angely, fit en faveur des professeurs qu’on voulait sacrifier, une protestation dont les représentants s’émurent. Grâce à son intervention, le manifeste des collaborateurs de feu Buffon fut pris en considération et l’Assemblée chargea MM. les officiers du jardin d’étudier en un mois un projet complet de réglement pour le lui soumettre.
- La première réunion des professeurs à cet effet, eût lieu, le 23 août 1790, et Daubenton en fut élu président contre La Billarderie. Dès la deuxième réunion, le surintendant comprenant qu’il était trop « quantité négligeable » renonçait à suivre les travaux des « officiers » et le jeudi suivant, 9 septembre, Fourcroy, lisait à ces collègues, le texte définitif de la nouvelle organisation à proposer, organisation dont La Billarderie était naturellement exclu.
- Attaché par les avantages matériels de sa fonction, le surintendant ne se décida pourtant à démissionner qu’un an plus tard, en 1791, et ce fut moins par un tardif sentiment de dignité que par crainte des responsabilités que les désordres de sa gestion avaient accumulés et par crainte aussi des représailles dont la noblesse commençait à être victime.
- Daubenton, Thouïn, Lacépède et Desfontaines, se trouvèrent ainsi, par la force des choses, chargés de l’intérim de la surintendance, car La Billarderie, après avoir démissionné, s’était de plus, enfui à l’étranger.
- Du projet de réorganisation que les « officiers du Jardin et du Cabinet » avaient déposé, l’on ne s’occupait plus du tout. L’orage révolutionnaire commençait à grandir et la politique ne laissait pas aux
- Jougla Jacquss-Henri Bernardin
- de Saint-Pierre.
- Né au Havre, le 19 janvier 1727, mort à Fraguy-sur-Oise, le 2 1 janvier 181|. Dernier surintendant du Jardin des Plantes, pendant la Révolution. Antagoniste de la création d'une ménagerie d'animaux vivants.
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- membres de l’Assemblée le loisir de s’occuper de la Science.
- Pourtant, Terrier-Monceil, un des nombreux ministres qui se succédaient alors au pouvoir, à quelques semaines d’intervalle, saisit l’occasion de la vacance laissée par le départ de La Billarderie, pour caser un de ses protégés dans cette excellente place, en nommant, pour l’occuper, J.-H. Bernardin de Saint-Pierre.
- Cette décision ministérielle, fut pour les officiers du Jardin et du Cabinet, un sujet de surprise autant qu’une déception.
- Tous connaissaient déjà l’auteur si célèbre des Etudes de la Nature et de Paul et Virginie, mais justement parce qu’ils appréciaient à son exacte valeur scientifique, l’homme coupable de tant de poétiques erreurs, ils avaient sujet de craindre qu’il ne vint tenter de restreindre à la mesure de son déïsme utopique, le splendide essor de la méthode expérimentale, dont ils représentaient comme l’aurore radieuse (i).
- Par bonheur, il n’en fut rien, d’abord, parce que Bernardin de Saint-Pierre n’eût pas même l’idée de les troubler dans leurs laborieuses études, puis, parce qu’à Terrier-Monceil avait déjà succédé Rolland, qui ne le lui aurait pas permis.
- Le nouveau ministre, bien informé, se défiait tellement du nouveau surintendant, qu’il envoyait tous ses rapports à Thouïn, en les chargeant d’annotations confidentielles peu flatteuses : « Est-il vrai, comme le dit Bernardin ?... Le surintendant propose de... mais pensez-vous qu’il y ait vraiment lieu ?... » La correspondance adressé par Rolland à Thouïn, est pleine de ces interrogations à l’égard de la gérance du grand rêveur.
- A la longue Bernardin de Saint-Pierre, finit par s’apercevoir « qu’on passait au ministère par-dessus sa tête » ; il s’en plaignit avec plus de tristesse et de douceur qu’on n’en pouvait attendre de son caractère, plutôt difficile. Le charme du Jardin du Roi n’était assurément pas étranger à cette retenue exceptionnelle. Bernardin aimait ses aises, le bien-être, un milieu propre aux douces songeries et rêvait si bien dans les grandes
- (i) Toute la première partie de la vie du grand écrivain justifie cette suspicion scientifique des professeurs du Muséum. Tour à tour ingénieur (mais titulaire d’un brevet, par erreur), professeur de mathématiques, puis législateur en projet, il va du Hâvre à la Martinique, et de la Martinique à Rouen; fait la campagnç de Hesse; est envoyé à Malte; revient en France, à Paris; se rend en Hollande, gagne Saint-Pétersbourg, Moscou, où il entre comme sous-lieutenant dans l’armée, au service de la Russie; accompagne le général du Bosquet en Finlande; se rend en Pologne, et revient en P'rance en 1766, chargé de dettes. On l’envoie, pour le tirer d’embarras, à l’Ile de France, puis à Madagascar. Il revient en France tout aussi besogneux, et à quarante-sept ans il n’a pas encore cessé d’être un stérile rêveur quand son défaut de caractère et de sens pratique cesse tout à coup d’être la cause de tous ses échecs le jour où il spécule heureusement sur son idéalisme, sans frein, en publiant ses Etudes de la Nature.
- Le prodigieux succès de cet ouvrage ne fut dépassé que par la publication de Paul et Virginie (1788), qui eût plus de cinquante contrefaçons en une seule année, mais qui contenait, comme les Etudes de la Nature, des erreurs scientifiques telles, que le monde savant ne pouvait le prendre au sérieux.
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- serres, sous les palmiers-et les cocotiers qui font illustre et presque fortuné, le poète qui les sait chanter !
- Si l’auteur de Paul et Virginie, eut le bon esprit de ne point tenter d’imposer ses conceptions plutôt dangereuses de la Nature aux « officiers du Jardin », en revanche il ne fit rien pour favoriser sérieusement leurs travaux. L’établissement ne lui dût qu’une honnête gestion de ses finances, car, s’il eut l’initiative d’un projet de création d’une ménagerie dans des circonstances que nous exposerons plus loin, — projet fort puéril d’ailleurs comme ses idées humanitaires, — cette entreprise n’aboutit point alors.
- Voyons avant de l’exposer, ce qu’était la fondation de Guy de la Brosse, au moment où elle allait être plus que jamais menacée, puis définitivement réorganisée.
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- Les plantes et leurs cultures ont été le point de départ du Jardin des herbes médicinales, devenu Jardin et Cabinet du Roi.
- Cette section a été illustrée jusqu’à la fin du xvmc siècle, par les de Jussieu, puis par Lemonnier et Desfontaines. Ce dernier est le professeur titulaire de la chaire de botanique vers la fin du siècle et va bientôt la céder au neveu du célèbre Bernard de Jussieu: Antoine-Laurent, qui a refait tout le Jardin, agrandi par Buffon, avec André Thouïn, le chef des cultures.
- Au commencement de la Révolution, Desfontaines (i), Antoine Laurent de Jussieu et André Thouïn, sont donc les illustres botanistes du Jardin, autour desquels Lamarck se manifeste déjà comme un collaborateur des plus éminent.
- L’anatomie que Duverney a dirigée si magistralement au début et
- On cite, au sujet du dépit qu’en éprouva toujours Bernardin de .Saint-Pierre, l’anecdote de ses doléances, à ce sujet, au premier Consul.
- — « Connaissez-vous le calcul intégral? lui demanda Bonaparte. — « Non ! — Eh bien, apprenez-le, et vous vous réfuterez vous-même ! »
- A cinquante cinq ans, tandis qu’il était surintendant du Jardin des Plantes, il épousa Mlle Didot, fille de son éditeur, qui n’avait que vingt-deux ans !
- Beaucoup plus tard, ayant perdu cette compagne, dont il avait eu deux enfants, (naturellement nommés Paul et Virginie ! ) il épousa encore, à soixante-trois ans, Mlle de Pelleporc, une autre fanatique de ses œuvres, qui lui survécut et se maria en seconde noces à un apologiste fanatique de son feu mari, M. Aimé Martin.
- On verra plus loin, à propos de la ménagerie des animaux vivants, dont l’auteur-poète fut un enthousiaste protagoniste, combien le dernier surintendant du Jardin des Plantes était loin de l’esprit scientifique des officiers du Cabinet.
- (i) René Louiche-Desfontaines né en 1750 au Tremblay (Ille-et-Vilaine) fut d’abord un médiocre écolier auquel son maître prédisait le pire destin. Maintes fois des hommes devenus justement illustres ont été jugés ainsi dans leur enfance comme des « propres à rien » ce qui concourt à démontrer que les mauvais professeurs font les mauvais élèves et que les enfants remarquables sont rarement compris par les pédagogues vulgaires. Desfontaines, qui avait beaucoup souffert du mépris qu’eût pour lui son premier maître, n’oublia jamais ses prédictions et s’en vengea longtemps en chargeant son père d’infor-
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- jusqu’en 1749,' a eu successivement pour professeurs, Hunauld, Winslow, aidés par les deux Mertrud, démonstrateurs, Antoine Ferrein (nommé en 1758) que Portai, supplée quelque temps, puis Antoine Petit suppléé lui-même par Vicq d’Azyr (1).
- Portai est titulaire de la chaire d’anatomie au moment de la Révolution et Lacé-pède, appelé par Buffon peu de temps avant sa mort pour l’aider dans sa publication de Y Histoire naturelle, n’est encore que sous-démonstrateur au Jardin des Plantes.
- Pour la chimie, après Lémery, Bourdelin et Mac-quer, Fourcroy professe et démontre à la fois, comme démontraient avant lui Boulduc et les Rouelle. Laugier va lui succéder dans la chaire de chimie et Auguste-Louis Brongniart sera en même temps le dernier des démonstrateurs de chimie.
- Daubenton, qui est à la tête du Cabinet, non seulement parce qu’il fut le plus intime et principal collaborateur de Buffon, mais surtout
- mer ce mauvais devin de tous ses succès. Il vint à Paris, ses études terminées pour s’y consacrer à la médecine mais une insurmontable répugnance pour la dissection des cadavres l’éloigna de cette science et le porta vers l’histoire naturelle. Au muséum, Vicq-d’Azyr fut son premier professeur, puis Lemonnier et Laurent de Jussieu achevèrent d’en faire un botaniste si distingué, qu’en 1783, l’Académie à laquelle il avait adressé de remarquables mémoires, l’admit dans son sein. Il avait alors 33 ans (1783), et pria encore cette année là son père, d’informer son vieux précepteur de la nomination du « propre à rien ».
- La même année il entreprit le grand voyage en Barbarie dont nous avons déjà parlé et quand il fut achevé, Lemonnier voulut se démettre de sa chaire au muséum en sa faveur et l’imposa présque à Buffon. C’était un choix heureux et que le titulaire justifia, car il devint en quelque sorte, le créateur de la physiologie végétale et se mit ainsi à la tête de la science botanique dans le monde entier. Desfontaines dont le. principal trait de caractère était la bonté, n’avait que des amis.
- (1) Vicq-d’Azyr, né à Valognes, en 1748, était fils d’un médecin et fut destiné naturellement à la médecine. Reçu docteur, il attira, par diverses publications, l’attention de l’Académie qui le nomma membre associé. Il ouvrit alors des cours d’anatomie comparée
- Georges Cuvier.
- Né à Montbéliard, le 23 août 1769, mort à Paris, au Muséum, le 13 mai 18 }2, à 63 ans. Créateur des classifications rationnelles de la Zoologie et de la Géologie, et fondateur de la paléontologie.
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- parce que son esprit generalisateur lui a permis des vues transcendantales sur toutes les branches de la science dans lesquelles il est également maître et qu’il a fait progresser. Daubenton qui s’occupe alors beaucoup d’une nouvelle partie des études du Jardin: la minéralogie, est
- entouré de Dolomieu, de Faujas de succédèrent dans l’enseignement de
- Mais tous ces illustres travailleurs sont en outre, en commerce intellectuel constant avec les autres grands savants français ou étrangers, comme Linné, Haller, Lavoisier, Laplace, Berthollet, Guyton de Morveau, Gay-Lussac, Schéële, Priestlay, Monge, Caven-dish, Black, Wilke, Bayen, Fontana et Laborie, car le Jardin des Plantes est devenu un centre, un foyer scientifique autour duquel viennent à l’envi s’éclairer et s’enflammer tous ceux qui concourent au progrès des connaissances exactes.
- Dans ce petit cosmos d’esprits précis, dont les études et les découvertes auront une si grande influence sur les destinées des générations contemporaines et suivantes, on conçoit combien Bernardin de Saint-Pierre, le fantaisiste poète, fait contraste.
- L’auteur de Paul et Virginie,
- : Saint-Fond et d’Haüy (i), qui lui cette science.
- Derniers vestiges des anciennes constructions du Jardin des Plantes qui servaient de logement aux professeurs et démonstrateurs.
- A droite, l extrémilé des anciennes galeries d'anatomie comparée. Au milieu, maison de Cuvier, sur le devant de laquelle son buste est dans une niche qu'on distingue au rez-de-chaussée. A gauche de la maison de Cuvier, en arrière plan, reste du bâtiment de l’hôtel de Mngny et voûte du passage de cet hôtel, qui conduit à la rue Cuvier.
- dont l’énorme succès troubla la Faculté. Jalouse de son privilège, cette puissance invoqua de vieux règlements pour lui interdire de professer et Antoine Petit le prit comme suppléant au Jardin du Roi pour lui rendre cet enseignement si remarquable que les sots détenteurs d’un monopole injuste voulaient anéantir.
- Hélas ! l’esprit exclusif de la faculté est encore aujourd’hui le même qu’alors. Cette chapelle ne tolère que le culte de ses membres, car elle est infiniment plus soucieuse de ses intérêts, que ceux de la science!
- Vicq-d’Azyr fut plus tard le fondateur de la société royale de Médecine, qui devint plus tard, l’Académie de médecine (1820).
- (1) René-Just Haüy, fils d’un pauvre tisserand de l’Oise, s’était élevé péniblement aux modestes fonctions de régent de collège, à force de travail, et s’adonnait à la physique et à la botanique quand le goût de la minéralogie lui vint en suivant, au Jardin du Roi, les leçons de Daubenton. Dès ses premières études dans cette nouvelle science il se préoccupa de la classification fort défectueuse des minéraux et porta ses vues sur la cristallisation qui lui semblait être un critérium distinctif plus net que les autres caractères choisis.
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- doit se borner à des fonctions purement administratives. Les traces de sa surintendance éphémère seront réduites à la construction d’une serre adossée au labyrinthe et au projet, non réalisé, de ménagerie dont il nous reste à parler.
- Un jour, Bernardin de Saint-Pierre, reçut une lettre de Couturier régisseur du château de Versailles, l’avisant d’un décret qui supprimait, par mesure d’économie, la ménagerie de S. M., dont l’emplacement devait servir à la création d’un haras.
- En cette occurrence et sur l’avis du Ministre, le régisseur invitait le surintendant du Jardin des Plantes (nouvelle désignation du Jardin du Roi) à voir sur place, si les dépouilles des animaux qui existaient encore dans cette ménagerie pourraient être utiles dans les collections du « Cabinet ».
- Daubenton étant alors malade, Bernardin de Saint- Pierre s’en fut à Versailles accompagné de Thouïn et de Desfontaines pour apprécier, de visu, l’intérêt de l’offre faite.
- La ménagerie royale était alors réduite à un rhinocéros, un bubale, un couagga, un lion du Sénégal vivant en compagnie d’un chien braque et un pigeon huppé de l’île Bouda. Les autres animaux, tels que chameaux, dromadaires et autres quadrupèdes ou oiseaux ayant été volés ou étant morts de faim au cours des années précédentes.
- La commission jugea les restes bons à utiliser, mais, en revenant à Paris, Bernardin de Saint-Pierre, que la cohabitation du chien avec le lion du Soudan avait ému, rêvait de conserver au Jardin des Pla?ites ces animaux vivants.
- Cette idée le tourmentait à un tel point qu’à peine de retour il se mit à rédiger un long rapport sur cette visite.
- Ce document daté de 1792, qui étale, en même temps que la sentimentalité du poète, sa naïveté scientifique, contient néanmoins de très judicieuses observations; il dit par exemple : « .... Le cabinet renferme les trois règnes de la nature morte : des fossiles, des herbiers, des animaux disséqués, empaillés, injectés. Le jardin ne contient que les deux premiers
- L’expérience confirma ses inductions et ce fut le point de départ des lois qu’il traça bientôt, faisant ainsi pour la minéralogie, ce que Cuvier devait faire pour l’histoire naturelle; ce que Desfontaines avait fait pour la botanique; ce que Damarck allait bientôt faire à son tour pour l’anatomie comparée.
- Lavoisier, Laplace, Fourcroy, de Lagrange devinrent les élèves du nouveau maître encore modeste régent de seconde dans son collège, mais que le Jardin du Roi se hâta de nommer professeur et que l’Académie admit aussi parmi ses membres.
- Pendant la révolution, le modeste Haüy qui restait étranger à tout ce qui n’était pas la science, fut emprisonné avec les prêtres qui n’avaient pas prêté serment. Dans sa prison, il s’était mis à tavailler avec tant d’acharnement et si peu de conscience des tourmentes politiques, qu’il fallut presque l’arracher à ses recherches minéralogiques pour lui éviter d’être compris dans les massacrés du 2 septembre 1793.
- Son frère, Valentin Haüy, fut le fondateur de l’institution des jeunes aveugles.
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- règnes de la nature, un sol en activité et des plantes qui végètent; il n’y a point d’animaux qui sentent, qui aiment, qui connaissent... »
- «...Les relations du règne minéral avec le végétal ne sont pas moins
- utiles à connaître que celles du végétal avec l’animal; ce sont les trois étages du palais de la nature; nous ne pourrons l’apprécier qu’en étudiant son ensemble... »
- Après d’assez longues réflexions de ce genre, la puérilité scientifique du grand écrivain apparaît par la description qu’il fait dans ce rapport des animaux de la ménagerie royale; il dit en parlant du lion du Soudan et de son camarade de captivité :
- « 50 Un beau lion arrivé du Sénégal, en septembre 1788; il avait alors sept à huit mois, ainsi qu’un chien braque, son compagnon, avec lequel il a été élevé.
- Leur amitié est un des plus touchants spectacles que la nature puisse offrir aux spéculations d’un philosophe. J’avais lu dans les voyages de Jean Moquet, fondateur et garde du cabinet des singularités du Roi (?) sous Henri IV, l’histoire d’un chien qu’il avait vu à Maroc dans la fosse aux lions, où on l’avait jeté pour être dévoré; il y vivait paisiblement sous la protection du plus fort d’entre eux, qu’il s’était attirée en le flattant et lui léchant une gale qu’il avait sous le menton. Mais l’ami du lion de Versailles est plus intéressant que le protégé du lion de Maroc. Dès qu’il nous aperçut il vint avec le lion à la grille, nous faisant fête de la tête et de la queue. Pour le lion, il se promenait gravement le long de ses barreaux, contre lesquels il portait sa tête énorme. L’air sérieux de ce terrible despote et l’air caressant de son ami m’inspirèrent pour tous deux le plus tendre intérêt. Jamais je n’avais vu tant de générosité dans un lion et tant d’amabilité dans un chien. Celui-ci semble deviner que sa familiarité avec le roi des animaux était le principal objet de notre curiosité; cherchant à nous complaire dans sa captivité, dès que nous lui eûmes adressé quelques paroles d’affection,
- Jougla. Maison de Georges Cuvier, vue de plus près que dans la photographie précédente.
- On distingue mieux, dans cette reproduction, la voûte du passage de l’ancien hôtel de Magny, acheté par Buffon, pour agrandir le Jardin et le passage qui conduit à la rue Cuvier.
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- il se jeta d’un air gai sur la crinière du lion, et lui mordit en jouant les oreilles. Le lion se prêtant à ses jeux, baissa la tête et fit entendre de sourds rugissements. Cependant, ce chien, si complaisant et si hardi, portait à son côté une cicatrice toute rouge, qu’il léchait de temps en temps, et qu’il semblait nous montrer comme les effets d’une amitié trop inégale. J’admirai la gaieté franche du chien sans rancune et sans méfiance auprès de son redoutable ami, après une aussi cruelle injure. Toutefois, les caprices, l’humeur, les premiers mouvements sont plus rares et ont des suites moins dangereuses dans leurs sociétés que dans la plupart de celles des hommes. Le lion se livre très rarement à la colère envers son compagnon. On nous assura qu’il l’invitait souvent à se jouer, en se mettant sur le dos les pattes en l’air et le serrant entre ses bras ».
- Dans son zèle pour sauver la ménagerie de Versailles, Bernardin de Saint-Pierre ne dédaigne aucun argument : il déplore que depuis la révolution elle ait été pillée, qu’on ait dérobé le dromadaire et cinq espèces de singes plus une foule d’oiseaux « dont la plupart ont été donnés à l’écorcheur faute de moyen de les nourrir » il montre le gardien de ces infortunés animaux, les pleurant d’autant plus sincèrement « qu’il est père de six petits enfants charmants auxquels il ne pourra donner de pain lui-même par la destruction de sa place ».
- Plus loin, le poète invoque encore un étrange motif de conservation : « Que disons-nous aux puissances d’Afrique et d’Asie qui, de temps
- immémorial, ont coutume de nous faire des présents d’animaux ? Les tuerons-nous pour en faire des squelettes ? Ce serait leur faire injure. Les refuserons-nous en leur disant que nous n’avons plus de quoi les loger et les nourrir? Nos relations politiques nécessitent donc l’existence
- d’une ménagerie... »
- Par bonheur, à côté de ses raisons presque comiques, Bernardin de St-Pierre en présente de meilleures ; l’utilité de modèles pour les artistes; l’appât de la curiosité pour le public et les étrangers ou les provinciaux; la recherche des croisements de races, des modifications d’alimentation, l’étude des maladies, spéciales aux espèces, etc., etc. Mais, sans cesse, tout au long de ce volumineux plai-
- Maisons situées à gauche de la voûte du passage de l’ancien hôtel de Magny, derrière l’amphithéâtre, dont on voit le mur postérieur et le trottoir circulaire, à gauche de la photographie, au premier plan.
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- doyer, le poète revient aux considérations sentimentales, qui dominent tout en lui. La magnanimité du « roi des animaux », captif à Versailles l’a frappé au point, qu’il en a voulu donner le spectacle « merveilleux », à une « amie » (?); il l’avoue ingénuement, dans ce monumental rapport: «... Le lion de la ména-
- gerie est une preuve de ce que peut l’influence de la société, sur le caractère le plus sauvage ; il est beaucoup plus gai qu’un lion solitaire (!!) J’ai été le voir, une seconde fois, dans la compagnie d’une dame qui s’amusa à faire mouvoir son éventail devant lui; il la regarda avec la plus grande attention, et prit toutes les attitudes d’un chat qui veut jouer. »
- Le rapport de Bernardin de Saint-Pierre est plein de « perles » de ce genre. Il est intitulé Mémoires sur la nécessité de joindre une ménagerie au Jardin national des Plantes. La Convention nationale le reçut, mais au moment où elle songeait à mettre Louis XVI en jugement; préoccupation bien plus importante pour les politiciens d’alors, que celles du surintendant !
- Loin de penser à former des collections scientifiques d’animaux vivants, l’Assemblée décrétait, le io août, la suppression des Universités, des Facultés et autres institutions analogues.
- Quand le souverain pouvoir est exercé par une masse ignorante, elle sacrifie, naturellement, ce qui la domine encore, malgré tout, dans le domaine intellectuel.
- Les forcenés, inconscients, qui condamnaient Louis XVI comme un tyran dangereux, et qui allaient poursuivre la royauté, jusque dans la femme et l’enfant de ce Roi débonnaire, devaient, dans le même esprit, détruire les arts, les sciences, toutes les manifestations de l’élévation mentale des êtres. Les individus bas et incapables de s’élever, tentent toujours de rabaisser à leur niveau, ce qui les dépasse.
- Jamais le Jardin des Plantes ne fut plus en danger qu’à ce moment. On avait beau le nommer Jardin national des Plaiites sur le papier, il restait dans l’esprit du peuple le Jardin du Roi, et, à ce titre seul, devait être sacrifié.
- Jougla. Le passage sous la voûte, vu de plus près.
- Tout-à-fait à droite, la porte d’entrée de la maison de Cuvier, au-dessus de cinq marches basses.
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- Il n’y a pas à douter qu’il ne l’eût été, en effet, sans l’intervention très énergique de Lakanal, député de l’Ariège, alors président du Comité d’instruction publique.
- Joseph Lakanal, né à Serres (Ariège), en 1762, avait été dirigé par un de ses oncles, évêque constitutionnel de Pamiers, vers le professorat ecclésiastique; mais il ne s’était pas encore décidé à entrer dans les ordres et professait, à Moulins, la philosophie en 1792 quand ses compatriotes l’envoyèrent siéger à la Convention. Ses aptitudes et ses goûts le rapprochèrent aussitôt de Siéyès, Boissy d’Anglas, Chenier, Daunou et Four-croy dont il devint le collègue dans la commission de l’instruction publique et quelques semaines plus tard le président.
- Le 9 juin 1793 il apprend, au matin, qu’on va demander à la Convention la suppression du Jardin national des Plantes, dont Fourcroy lui a fait connaître toute l’importance.
- Cette proposition, si elle n’est pas combattue, sera sûrement votée; comme beaucoup d’autres analogues, contre lesquelles il s’est vivement élevé.
- Quelques jours auparavant, le 4 juin, il a osé déjà dire avec indignation : « Les monuments nationaux reçoivent tous les jours les outrages du vandalisme. Des chefs-d’œuvre sans prix sont brisés ou mutilés. Les arts déplorent ces pertes irréparables. Il est temps que la Convention arrête ces farouches excès ».
- En apprenant que le Jardin des Plantes va être supprimé, il n’attend pas au lendemain pour agir; il court l’après-midi chez Daubenton qui rassemble devant lui Thouïn et Desfontaines. On exhume des archives le projet d’organisation rédigé par les officiers du Jardin du Roi, en 1790, pour l’Assemblée constituante et Lakanal l’approuve en déclarant qu’il n’aura que quelques simplifications à y apporter pour le présenter à la Convention.
- De retour chez lui, le député de l’Ariège passe, en effet, une partie de la nuit à rédiger un règlement conforme au vœu des professeurs et le lendemain il prévient les vandales de la Science en présentant à l’Assemblée un projet complet de réorganisation qu’il se montre prêt à défendre chaudement.
- La lecture de ce mémoire surprend les ennemis de la Science ; ils voudraient le combattre, mais l’Assemblée est trop émue des nouvelles des frontières pour tolérer cette discussion d’ordre intérieur; c’est avec peine qu’elle a écouté la lecture de Lakanal; se jugeant avec raison assez édifiée elle vote aussitôt la conversion du projet du député de l’Ariège en loi de création du Muséum national d’histoire naturelle.
- Le nouveau règlement ainsi adopté et consacré place l’établissement sous la dépendance absolue des savants qui sont les hommes les plus
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- intéressés à sa prospérité et son progrès. Tous les hommes de science qui se sont consacrés ou se consacreront au Muséum sont dotés des mêmes émoluments, des mêmes droits; ils désignent eux-mêmes, pour s’administrer, un président, un trésorier, un secrétaire, dont les fonctions administratives sont annuelles, de telle sorte que tous peuvent devenir tour à tour secrétaires, trésoriers, présidents ou maintenir à leur gré l’un ou plusieurs d’entre eux dans ces charges en renouvellant chaque année par le vote leur mandat (i).
- Les professeurs ont charge de proposer les candidats aux chaires qui deviendront vacantes et les titulaires existant au moment du vote de la loi sont maintenus dans leurs places.
- Loin de restreindre le Jardin des Plantes, la loi de réorganisation du Muséum augmente les chaires, décide la création d’une bibliothèque joignant, aux ouvrages déjà possédés par l’établissement, tous les livres de science des établissements religieux supprimés et des dépôts publics.
- Voici du reste la liste complète des professeurs nommés par l’Assemblée à ce moment :
- CHAIRES.
- Minéralogie.....................
- Chimie générale.................
- Arts chimiques..................
- Botanique.......................
- — rurale................
- Culture.........................
- Zoologie, quadrupèdes, etc ....
- — insectes, vers, animaux à
- sang blanc.....................
- Anatomie humaine................
- — des animaux............
- Géologie et instructions aux voyageurs ..........................
- Iconographie. . ................
- PROFESSEURS.
- MM. Daueextox.
- Fourcroy.
- Broxgniart.
- Desfontaines. Antoine-Laurent de Jussieu. André Thouin.
- Geoffroy Saint-Hilaire.
- Lajiarck.
- PORTAL.
- Mertrud.
- P'aujas de Saint-Fond.
- Von Spaendonck.
- (i) Le roulement que le règlement prévoyait ainsi et favorisait, répondait à l’égalitarisme révolutionnaire mais non à la bonne pratique rationnelle car tous les officiers n’étaient pas également propres à remplir toutes les charges et, en effet, les professeurs du Muséum n’usèrent jamais, dans l’intérêt de l’établissement, de la faculté de changement annuel qui leur était donnée et même ainsi recommandée.
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- Cette liste montre comment l’ancienne distinction établie entre professeurs et de'monstrateurs est avec raison supprimée. André Thouïn, qui est un savant aussi distingué que ses collègues et qui a su faire de son application spéciale une science, voit ses fonctions de chef de culture élevées au rang de professorat.
- Cuvier n’a pas encore bouleversé les divisions zoologiques et géologiques, de telle sorte qu’on fait encore deux classes d’animaux, l’une comprenant les êtres « supérieurs » et l’autre les organismes inférieurs : insectes, vers, mollusques, etc., dits : Animaux à sang blanc. C’est une catégorie dont aucun professeur, aucun démonstrateur, ne veut se charger. Daubenton fait appel au dévouement du botaniste Lamarck, pour l’occuper, et le bon chevalier l’accepte par complaisance, sans penser qu’il découvrira, en l’étudiant, la théorie si géniale du transformisme; théorie qui inspira certainement à Cuvier ses magistrales bases de classification et qui fit la gloire universelle de Darwin, plus habile que lui à l’exploiter.
- (A suivre). L. GASTINE.
- Jougla. Fontaine érigée en l’honneur de Cuvier.
- (A l’angle de la rue de ce nom et de la rue I.inné, vis-à-vis de la Pitié et- devant la porte d’entrée du Jardin des Plantes).
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- LES TRAMES
- quelques mots d’historique
- es premières tentatives faites en vue d’utiliser directement les procédés photographiques pour obtenir des planches permettant d’imprimer à l’encre grasse, datent de la découverte même de la photographie.
- En effet, Nicéphore Niepce, par l’insolation d’une feuille d’étain recouverte de bitume de Judée et à laquelle était superposée une gravure au trait, obtint, après lavage à l’essence et morsure du métal, une planche avec laquelle il fut possible d’imprimer quelques épreuves. Celle du portrait du cardinal d’Amboise, qui date de 1824, est classique et connue de tous.
- L’essor donné à la photographie par la divulgation du procédé de Daguerre, encouragea les chercheurs. Foucault et Fizeau s’ingénièrent les premiers à transformer l’image daguerrienne en planches susceptibles de pouvoir servir aux impressions. Leurs tentatives aboutirent à certains résultats pratiques: les figures de VAtlas du Cours de Microscopie de Donné ont été imprimées d’après des images daguerriennes obtenues par Foucault; une vue du pont d’Arcole et de la place de l’Hôtel-de-Ville qui figure dans les « excursions daguerriennes » a été également imprimée avec une planche exécutée d’après le procédé de gravure photographique indiqué par Fizeau.
- Ces procédés furent modifiés par la suite et, de perfectionnements en perfectionnements, ont abouti à celui connu aujourd’hui sous le nom d’héliogravure. De même que celui-ci, ils ne permettaient d’obtenir que des planches gravées en creux, nécessitant par suite un tirage lent et soigné qui ne convenait qu’à l’exécution de planches hors-texte.
- Or, les procédés de gravure industrielle ne devaient acquérir tout leur développement que le jour où il serait possible d’exécuter d’après
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- des images photographiques, des planches susceptibles de pouvoir s’intercaler dans les caractères typographiques et s’imprimer avec eux.
- En faisant usage du vieux procédé de Nicéphore Niepce, soit que nous utilisions encore comme couche sensible le bitume de Judée, soit que nous remplacions celui-ci par un colloïde bichromaté (gélatine ou
- Jové.
- A tire-larigot.
- albumine) étendu sur une plaque de zinc ou de cuivre bien planée, nous pouvons évidemment obtenir des planches gravées d’après des images photographiques, mais à cette condition que les images en question soient uniquement constituées par du noir et du blanc purs. Si le sujet présente des demi-teintes, il faut que celles-ci soient traduites par des hachures noires plus ou moins serrées.
- En effet, sous les parties noires formant réserve, le bitume ou la substance colloïde ne sera pas modifié sous l’influence de la lumière et Se dissoudra dans l’essence de térébenthine ou l’eau tiède, alors que la lumière ayant traversé librement les parties claires rendra ces subs-
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- tances insolubles, protégeant le métal contre l’action corrosive des agents que nous ferons agir par la suite en vue d’obtenir la gravure de notre planche.
- En somme, la couche sensible qui recouvre la surface du métal étant ou n’étant pas insolubilisée, celui-ci est ou n’est pas mis à nu. Si à un cliché uniquement constitué par des traits opaques et transparents, nous en substituons un autre présentant des demi-teintes continues plus ou moins intenses, suivant la durée du temps d’exposition à la lumière, celle-ci traversera telle ou telle demi-teinte, le métal restera protégé pour les unes, mis à nu pour les autres, de sorte que lors de la morsure, les premières seront traduites tout comme si elles avaient été opaques, les secondes comme si elles avaient été d’une transparence aussi complète que celle des grandes lumières du cliché. A l’impression,nous n’obtiendrons que du noir et du blanc, aucune valeur intermédiaire entre ces deux extrêmes ne pouvant être reproduite.
- La solution du problème de la gravure reproduire des demi-teintes, consistait à trouver un procédé en quelque sorte automatique, nous mettant à même de diviser ces demi-teintes continues en une quantité de traits ou de points noirs, aussi petits que possible, de telle sorte qu’imprimés sur une surface blanche, leur juxtaposition nous traduise par leur nombre plus ou moins considérable ou leur étendue plus ou moins grande, sur une surface donnée, la valeur de la demi-teinte correspondante.
- C’est en 1852 qu’il faut remonter pour trouver la description d’un procédé permettant d’arriver à un résultat. En effet, à cette époque, Fox Talbot, qui s’occupait à Philadelphie de reproductions photomécaniques, prit un brevet pour un procédé de décomposition des demi-teintes, au moyen d’un réseau constitué par une étoffe à trame très fine.
- Bergès Notre fermier.
- photographique en relief, quand il s’agit de
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- Cette étoffe était une gaze noire pliée en cinq ou six épaisseurs ; il la disposait entre un diapositif et une plaque de métal préalablement recouverte d’une couche de gélatine bichromatée sèche.
- En poursuivant ses essais, Talbot fut amené à ligner et à grainer des glaces : c’est lui enfin qui indiqua le premier l’emploi du perchlorure de fer comme réactif pour procéder à la morsure des planches destinées à être gravées.
- On peut donc à bon droit regarder Talbot comme le véritable initiateur des procédés photomécaniques à demi-teintes, l’inventeur des réseaux d’étoffes, des glaces lignées et grainées.
- L’idée de Talbot fut bientôt reprise, notamment par Mattey qui, en 1864, eut recours à la gaze de soie; deux ans plus tard, en 1866, Kiewic se servit de canevas. La même année, les frères Bullock eurent l’idée, après avoir photographié leur sujet, d’en tirer un diapositif et de recouvrir celui-ci d’une gaze de soie excessivement fine; le tout reproduit à la chambre noire donnait alors un négatif dans lequel l’image du tissu se superposant à celle du sujet, les demi-teintes de celui-ci se trouvent être divisées en une multitude de points blancs et opaques permettant alors d’obtenir une planche gravée en relief.
- En 1872, un brevet anglais fut pris pour l’emploi du tulle; l’année suivante, Woodbury se servit de mousseline qu’il interposait entre le négatif et la couche sensible. Enfin, en 1877, Taffé eut l’idée de se servir de toile à tamis, soit pour obtenir directement ses négatifs tramés, soit pour exécuter un négatif également tramé d’après une épreuve ou un diapositif.
- En 1885, la Société des Arts graphiques se servit d’une trame de soie; enfin, vers la même époque, Gauble fit teindre en noir de la gaze de Saint-Gall et l’emprisonna entre deux glaces. C’était, en quelque sorte, la première trame semblable à celles qui sont utilisées aujourd’hui: dans ces dernières, les lignes noires gravées remplacent les fils noirs de la gaze.
- Animés du désir de résoudre le problème qu’ils s’étaient posé, ces inventeurs, malgré l’infériorité des moyens dont ils disposaient, grâce à une habileté consommée et à une grande persévérance, réussirent à obtenir certains résultats intéressants, mais ceux-ci ne sauraient être comparés à ceux qu’il est si facile de réaliser avec les trames d’aujourd’hui.
- Cependant l’usage des gazes peut présenter un certain intérêt pour l’amateur qui, sans grands frais, désirerait s’offrir la fantaisie de transformer quelques-uns de ses clichés en planches typographiques.
- Ajoutons enfin que lorsqu’il s’agit d’exécuter de grandes planches destinées, par exemple, à imprimer des affiches par le procédé trichrome,
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- le canevas ou la mousseline sont encore utilisés aujourd’hui pour obtenir le tramé des images.
- Talbot, nous l’avons vu, eut le premier l’idée de tracer sur une glace des lignes noires équidistantes ; c’est à un Français : Berchtold que revient l’honneur de créer le procédé permettant la réalisation industrielle de l’idée de Talbot. C’est lui en effet qui prit le premier brevet pour la confection des trames lignées sur verre.
- Une glace parfaitement plane était recouverte d’une mince couche d’un vernis noir et opaque, celui-ci étant bien sec, la glace était portée sur une machine à diviser dont une pointe d’acier y traçait de fines lignes parallèles, le verre mis à nu, l’on obtenait, à la fin de l’opération une glace sur la surface de laquelle des lignes opaques alternaient avec des lignes transparentes.
- C’est contre la plaque de métal recouverte de bitume ou de colloïde bichromaté que Berchtold appliquait sa glace lignée ; en vue d’obtenir un quadrillage, il eut l’idée de tourner de 900 cette glace pendant la durée de l’insolation. Ces glaces lignées étant d’une préparation très délicate et, de ce fait très coûteuses, Berchtold s’avisa d’en copier une à la chambre noire en se servant de collodion comme couche sensible, faisant une première pose, les lignes de l’original étant verticales, une seconde, les lignes étant horizontales, il obtenait ainsi directement une trame quadrillée au collodion qui présentait l’avantage d’éviter de tourner cette trame pendant la durée d’insolation de la planche métallique. Il suffisait alors, de mettre la surface sensibilisée de celle-ci en contact avec le négatif, au-dessus la trame et exposer le tout dans un châssis-presse.
- De ce qui précède, nous pouvons dire à juste titre que Berchtold a, comme l’a fort bien fait observer M. Duchochois, le mérite d’avoir inventé la similigravure.
- Bergès La Pastourelle.
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- La gloire de cette découverte fut attribuée par quelques auteurs au général prussien von Egloffstein, qui habitait Philadelphie. Bien qu’il ait livré au public des résultats intéressants, il n’a pas indiqué et on n’a pu reconstituer sa méthode.
- Les détails de ses opérations étaient entourés du plus grand mystère et, pour éviter toute espèce de divulgation, il avait organisé dans son atelier la division du travail de telle sorte que chaque service appliqué à des opérations spéciales, ignorait complètement ce qui se faisait ailleurs. En vue probablement de tirer tout le parti possible de son procédé, Egloffstein faisait usage de trames d’une très grande finesse, les difficultés qui en résultaient au point de vue de la gravure des planches, mais surtout lors de l’impression typographique, mirent obstacle au développement et au succès de son procédé.
- Les frères Bullock, les premiers, utilisèrent industriellement la trame lignée pour la prise des clichés. En 1879, W. Swan employa pour le même usage la trame quadrillée; dans les trente dernières années, le nombre de brevets pris pour protéger les applications plus ou moins originales de ces procédés, est véritablement considérable.
- En 1881, G. Meisenbach, après de longues recherches personnelles, prit, de concert avec T. von Schmaedel, un brevet pour son procédé de gravure en demi-teinte qui fut bientôt universellement connu sous le nom d’ « Autotypie ». Enfin, Gaillard, à Berlin, Angerer et Goeschl, à Vienne, mirent au point une méthode nouvelle qui consistait, par l’emploi d’un châssis spécial, à donner à la trame des inclinaisons différentes et nécessaires pour l’obtention du quadrillé.
- Les trames quadrillées établies en vue de la similigravure furent, comme nous l’avons vu, imaginées et exécutées sur collodion par Berch-told. En 1878, Ives, à Philadelphie, commença ses recherches sur les procédés de reproduction des demi-teintes par la photogravure et en fit connaître les résultats après la découverte des trames quadrillées ; pour exécuter les siennes, il recouvrait une glace d’une couche de collodion sensible à laquelle il faisait subir certaines préparations spéciales et sur laquelle il traçait ensuite de fines linéatures.
- Au Canada, Deville prit, dès 1895, un brevet pour la fabrication des trames en damier, fabrication qui fut montée et exploitée d’une façon ininterrompue par Max Lévy depuis 1897.
- Depuis 1852, époque à laquelle Talbot prit un brevet pour la préparation des trames grainées, nombre de chercheurs, dans le but de s’affranchir de ce quadrillé qui apparaît toujours sur les épreuves de simili et d’obtenir des images dont l’aspect se rapproche de la lithographie ou de l’aquatinte, tentèrent de créer des types plus ou moins parfaits de trames à grains. Malgré les efforts de Gaillard, à Berlin, de J.-C. Haas, à Franc-
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- fort, d’Angerer et Goeschl, à Vienne, de Cronenberg, à Munich-Passing, ces trames grainées n’ont pu encore donner des résultats aussi satisfaisants que les trames lignées et quadrillées.
- La nécessité de diviser les demi-teintes d’un phototype en une
- multitude de points, a suscité encore de bien nombreuses recherches, parmi lesquelles nous croyons devoir citer quelques tentatives, les unes, curieuses, les autres intéressantes, certaines d’entre ces dernières ayant abouti à des résultats réellement pratiques.
- Précisément, à titre de curiosité, rappelons ce curieux procédé proposé par Wintansley : une image à la gélatine bichromatée, lorsqu’elle a
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- été développée, présente, une fois sèche, des reliefs d’autant plus accentués que les lumières du négatif étaient plus vives, les grands creux correspondant aux grandes ombres de celui-ci. Or, disposons une semblable épreuve sur une glace bien plane, la face gélatinée en dessus, puis, sur celle-ci, abaissons un cadre dont toute la surface interne est garnie d’aiguilles serrées les unes contre les autres, les pointes dirigées contre l’image de gélatine, suivant que celle-ci présente des creux ou des reliefs, nos aiguilles s’enfonceront plus ou moins, si alors nous les rendons toutes solidaires en soudant ensemble leurs extrémités restées libres, puis que, retournant le bloc ainsi formé nous égalisions les extrémités pointues par un plan passant par le sommet des aiguilles les plus courtes, nous obtiendrons ainsi de petites sections de cônes dont le diamètre sera d’autant plus grand que l’aiguille était plus profondément enfoncée, or, ces larges sections correspondant précisément aux parties les plus creuses de notre image de gélatine, c’est-à-dire aux noirs, il en résulte que si nous encrons le bloc ainsi constitué et si nous y appliquons une feuille de papier blanc, celle-ci enlèvera une image dont l’intensité des teintes correspondra à celle du cliché original.
- Le gillotage qui, dès 1858, fut l’objet d’un rapport particulièrement favorable de M. le comte du Moncel à la Société d’Encouragement, est un procédé de mise en relief sur métal des images photographiques, qui a servi à illustrer nombre de publications artistiques et même scientifiques.
- M. Ch. Petit, lui aussi, a fort ingénieusement résolu le problème de la reproduction des demi-teintes par les procédés de gravure en relief. Deux méthodes furent mises en pratique, toutes deux basées sur l’utilisation des reliefs plus ou moins accusés présentés par une image à la gélatine bichromatée. Dans le premier, un contre-moulage en est obtenu au moyen de la cire, celle-ci est complètement noircie à sa surface, puis, sur cette surface, une machine à graver munie d’un burin en forme de V enlève le noir qui est sur la cire en traçant des lignes parallèles plus ou moins larges suivant les reliefs rencontrés ; deux linéatures à go° l’une de l’autre sont ainsi exécutées; l’image ainsi quadrillée est alors reproduite par la photographie, le négatif obtenu pourra alors servir à inso-ler la planche de cuivre ou de zinc recouverte de bitume ou de colloïde bichromaté.
- Dans le second procédé, la surface de l’image de gélatine est uniformément enduite d’encre grasse noire en couche très mince, puis, sur celle-ci est comprimée une feuille de papier quadrillé, chaque ligne de celui-ci étant finement gaufrée ; suivant que l’image de gélatine présente de grands ou de faibles reliefs, ceux-ci écraseront plus ou moins les stries, formant des noirs plus ou moins intenses. Cette épreuve con-
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Nlle Série — N» 47
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- venablement retouchée, donnera par la photographie un négatif susceptible de permettre d’obtenir sur métal une image en relief utilisable pour les tirages typographiques.
- Citons encore l’emploi d’un réseau pelliculaire obtenu en photographiant au collodion un papier ligné ou quadrillé, réseau que l’on interposait entre le négatif et la couche sensible étendue sur la planche de métal.
- Enfin Briinner eut l’idée d’exécuter et mit même dans le commerce des plaques sensibles au gélatino-bromure qui, au développement laissaient apparaître un réseau très fin; celui-ci se superposant à l’image négative, divisait les demi-teintes de celle-ci en une mullitude de points rendant cette image applicable à l’obtention d’un cliché typographique en relief.
- Rappeler tous les procédés proposés ou utilisés dans cet unique but de reproduire les demi-teintes, serait sortir du cadre de cette étude rétrospective; du reste ces méthodes étant aujourd’hui universellement remplacées par l’emploi de la trame, nous nous proposons dans un prochain article d’exposer au lecteur le mode de fabrication de cet auxiliaire qui joue aujourd’hui un rôle si important dans l’art des impressions photomécaniques.
- F. MONPILLARD.
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- La deuxième Exposition
- Internationale de Photographie
- «f
- ous n’avez pas entendu parler de la deuxième Exposition internationale de photographie ?... Ce n’est pas surprenant car on n’a pas encore commencé à l’organiser Néanmoins vous n’êtes pas très étonné d’apprendre qu’on songe à cette organisation parce que l’idée est, , « dans l’air » pour exprimer qu’elle hante confusément la pensée du monde photographique.
- — Pourquoi? Parce qu’il y eut en 1892 un précédent mémorable et que pendant les quatorze années écoulées depuis lors la photographie a fait des progrès énormes dans tous les pays du monde.
- En 1892, l’art photographique n’était qu’une formule assez vaine. Aujourd’hui les artistes photographes amateurs sont légion ; ils ont obligé par leur importance et la qualité de leurs productions les photographes professionnels à sortir de leur routine surannée pour tenter de faire aussi de l’art en photographie. Il y a une « école française d’art photographique » comme il y a une « école française de peinture ». L’Allemagne, la Belgique, la Suisse, l’Autriche, l’Italie, l’Angleterre, l’Amérique, ont leurs écoles d’art photographique bien distinctes. L’impulsion donnée' à cet égard par le Photo-Club de Paris s’est étendue au monde entier; c’est un mérite dont cette association ne saurait être trop louée.
- Mais on n’a pas vu naître que l’art photographique depuis quatorze ans. Il y a encore Yindustrie des impressions trichromes qui occupe plusieurs usines rien qu’en France et qui est également pratiqué dans presque tous les grands pays étrangers. Il y a encore la cinématographie, autre indus-
- comme on dit
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- trie considérable et répandue partout. Il y a la radiographie. Il y a enfin et surtout le progrès général de toutes les branches de la photographie et de toutes les activités qui s’y rattachent de près ou de loin.
- Bref, la photographie aujourd’hui n’est plus comparable à ce qu’elle était en 1892 ; il y a donc lieu d’exposer les progrès qu’elle a faits depuis quatorze années et ses nouvelles conquêtes, qui sont énormes.
- Bergès.
- Une reprise délicate.
- — Mais, semble-t-on pouvoir répondre, — il y eût une Exposition internationale photographique en 1900, puisque tous les pays participant à la grande Exposition universelle de cette date eurent des sections réservées à la photographie.
- Cette objection n’a aucun poids dans le monde photographique où l’on sait ce qu’ont été les expositions photographiques de nos voisins en 1900 et où l’on a justement déploré la dispersion et l’insuffisance des manifestations étrangères à ce sujet.
- Il est d’ailleurs parfaitement acquis aujourd’hui, par l’exemple des expositions universelles réalisées depuis une vingtaine d’années, qu’en dehors de quelques grandes catégories d’une importance particulière, les expositions internationales générales n’ont plus l’utilité qu’elles eurent il y a un demi-siècle. Elles ont toujours été et ne peuvent être que des sortes de foires mondiales dont la portée fut considérable au profit du Progrès et des échanges d’idées générales entre peuples quand les moyens
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- de communications étaient trop limités et trop coûteux. Avec l’économie, la rapidité et la multiplicité des moyens de transport d’à présent les expositions générales universelles ne peuvent plus être que des réclames politiques, industrielles et commerciales pour les nations qui les orga-
- nisent. Elles tendent à devenir sans aucun intérêt pour toutes les activités spéciales.
- Au contraire, les expositions internationales à sujets déterminés, particuliers, — qui ont l’avantage de rester réalisables sans frais excessifs d’organisation, — sont les expositions universelles d’avenir qui se développeront de plus en plus au détriment des expositions générales parce qu’elles répondent à des besoins rationnels.
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- Pour ces expositions, il n’y a ni époques fixes, ni lieu d’origine indiqué. La tradition décennale, c’est-à-dire l’usage qui nous incitait par exemple à faire tous les dix ans des expositions universelles, est sans valeur.
- Pour employer une formule d’intelligence facile : c’est au pays « qui détient le record d’une spécialité quelconque » qu’il appartient de prendre l’initiative d’une exposition internationale de cette spécialité quand d’une part les progrès réalisés dans cette spécialité sont assez importants pour mériter cette manifestation et quand d’autre part l’extension de cette spécialité a pu embrasser l’ensemble des pays civilisés.
- Si le cinématographe, la radiographie, la photographie trichrome, l’art photographique et tous les grands progrès de la photographie datant d’hier se trouvaient encore seulement représentés à Paris, ou rien qu’en France, il n’y aurait pas lieu de songer à une exposition internationale de photographie ; c’est d’une évidence qui fait sourire. Mais il y ajustement lieu de songer à une manifestation de ce genre en ce moment parce que tous ces progrès, toutes ces découvertes, ne datant pas d’hier, ont provoqué des applications, des industries, dans tous les pays du monde. Leur éparpillement actuel, trop difficile à suivre et bien connaître, appelle une concentration représentative momentanée dont le monde photographique sent fort bien le besoin.
- De plus, comme la plupart des progrès et des nouvelles découvertes photographiques ont été réalisées d’abord en France, depuis quarante ans, il est naturel que la France prenne l’initiative de la manifestation dont il s’agit.
- *
- * *
- Entrons à présent dans les considérations pratiques du sujet.
- Un gouvernement peut organiser une exposition générale universelle et doit en prendre l’initiative pour une foule de raisons qu’on conçoit aisément. Mais il n’a aucun motif pour entreprendre une exposition internationale particulière. Ce souci n’incombe qu’aux intéressés. Or, quels sont ceux-ci dans « l’espèce » et en particulier dans le cas d’une manifestation photographique ? Les amateurs, les professionnels, les industriels et les commerçants. Tous sont en cause. Il est difficile de dire quels sont ceux qui sont plus intéressés moralement que d’autres à la réalisation de cette manifestation et auxquels, à ce titre, il pourrait convenir de prendre l’initiative de l’organisation, mais il est facile en revanche de comprendre que les industriels et les commerçants, puis les professionnels sont ceux qui ont chance de gagner de l’argent dans une entreprise de ce genre. Ils sont donc les promoteurs naturels et autorisés autour desquels se groupent les autres spécialistes et l’ensemble,
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- quand il a pris une importance morale et financière suffisante, entraîne sans peine les patronages gouvernementaux congruants.
- Précisons : une demi-douzaine d’industriels importants, — il n’est pas indispensable qu’ils soient les plus importants de leur spécialité, — se groupent et forment avec quatre, cinq ou six gros commerçants, un comité d’initiative et d’étude comprenant avec des français, quelques étrangers. Ce comité, après examen et discussion, désigne un lieu, une date pour la manifestation projetée et en trace un programme sommaire avec devis approximatif et projet financier.
- G. Pasquier.
- Samarkand : Sur le toit de la mosquée.
- Avec ces éléments éventuels, il est en mesure de recueillir des adhésions conventionnelles d’industriels et de commerçants de tous les pays, de professionnels, d’amateurs, de sociétés, de syndicats et peut, quand il estime le nombre et la qualité de ces adhésions suffisants, réclamer les patronages officiels qui lui sont à ce moment forcément acquis.
- L’organisation entre alors dans une nouvelle phase; celle de la réalisation, le comité d’initiative se transforme ou fait place à un comité d’exécution qui établit les responsabilités, récolte les souscriptions, encaisse les droits d’exposition et fait exécuter les installations.
- — Tout cela, dira-t-on, est facile à écrire, mais d’une exécution bien aléatoire ?
- Cette « sage observation » n’est au fond qu’une banale expression de nonchalance. La vérité c’est qu’une exposition internationale photographique bien conçue et bien exécutée est lin succès certain. Si elle promet aux exposants le remboursemunt de leurs dépenses ; — et elle
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- peut le promettre, — si elle annonce au public des attractions suffisantes, — et elle peut les garantir, — elle est sûre d’être une excellente opération à tous les points de vue.
- La deuxième exposition internationale de photographie aura donc lieu à Paris, dans un temps indéterminé encore, mais assez prochain ; très probablement et au plus tard, en 1906.
- Qui formera le comité d’initiative ? Les hommes entreprenants et compétents ne manquent pas, mais ils ne se feront assurément connaître, qu’après avoir pris contact et élaboré un avant-projet déjà presque attendu par l’opinion publique prévenue.
- L. Cx ASTI NE.
- GRAV. ET IMP. PRIEUR 4 DUBOIS, FUTEAUX.
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- *
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- grandeur le 2 mars, à la troisième le 6, à la quatrième le 13, à la cinquième le 22, et devint invisible à l’œil nu à partir du 10 juillet après avoir subi des oscillations d’une périodicité de quatre jours environ, indiquant sans doute un mouvement de rotation. Elle continua de s’affaiblir et finit par se transformer en nébulaire, de l’éclat d’une étoile de dixième grandeur.
- Que s’était-il passé?
- Remarquons tout d’abord, que l’événement observé par nous au mois de février 1901, ne s’est pas produit à cette date là. De même que nous entendons un coup de canon un certain temps après le moment précis où il a été tiré, avec un retard d’une seconde pour un éloignement de 340 mètres, de dix secondes pour 3.400 mètres, d’une minute pour 20 kilomètres etc., ainsi que nous ne percevons les rayons lumineux qu’après un temps proportionnel à la distance de l’astre qui les envoie, en raison d’une vitesse de 300.000 kilomètres par seconde, ce qui représente 8 minutes pour venir du soleil, 35 minutes pour venir de Jupiter, 4 heures pour venir de Neptune, 4 ans pour venir de l’étoile la plus proche, 35 ans pour venir d’Arcturus, etc.
- Or, la distance de la catastrophe de Persée était telle que la lumière ne peut pas la franchir en moins de 300 ans. L’incendie que nous avons observé et photographié en 1901, a donc eu lieu, en réalité, du temps du roi Henri IV.
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- La photographie appliquée au télégraphe.
- Un nouvel appareil télégraphique, système Pollak-Virag, vient d’être expérimenté à l’administration centrale des postes et télégraphes à Paris, qui avait mis ses fils à la disposition des inventeurs.
- Ce système, dans lequel on a cherché, avant tout, à réduire la durée des opérations de transmission, se différencie complètement des systèmes actuellement employés. Sa base est la photographie.
- Au départ, à l’aide d’une machine à écrire spéciale, le télégramme à expédier est traduit en signes conventionnels sur une étroite bande de papier. Cette bande établie, on la place sur un appareil nouveau où elle se déroule avec une plus grande rapidité.
- A l’arrivée, l’appareil récepteur, assez compliqué, et qu’il serait trop long de décrire, répète par un jeu de microphones et de glaces les signes inscrits sur la bande et les traduit en écriture claire sur une pellicule photographique, qui les enregistre.
- On peut ainsi, affirment les inventeurs, transmettre quarante mille mots à l’heure.
- Ce système, qui peut être appelé à rendre de grands services dans des conditions spéciales, quand il s’agit par exemple de « passer » une seule dépêche de vingt ou trente mille mots, n’a plus la même utilité pour le service télégraphique courant, le
- temps gagné en transmission étant en partie dépensé par la traduction primitive du télégramme à la machine à écrire.
- Mais il est probable que l’invention de MM. Pollak et Virag n’a pas dit son dernier mot. Ainsi présentée, la nouvelle invention est incompréhensible et la note ci-dessus n’a que la valeur d’une simple nouvelle. Nous la reproduisons, pour prendre date, mais nous attendrons des explications plus techniques pour en parler mieux à nos lecteurs.
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- La photographie stimule
- l'enthousiasme patriotique des Japonais.
- Les généraux japonais se sont fait, comme on l’a exposé dans cette revue, un auxiliaire incomparable de la photographie. Ils viennent d’en trouver une application inattendue, mais d’une haute portée éducative. Pour donner à leurs soldats une idée de la déchéance de leurs adversaires, pour leur en inspirer le mépris et exalter leur courage, voici à quels moyens recourent les chefs japonais. C’est le général russe Reiss qui raconte ce détail dans une récente interview.
- «Je vous dirai encore que le jour de la capitulation de Port-Arthur, les Japonais firent parvenir de l’eau-de-vie à nos soldats épuisés de faim. Beaucoup s’étaient enivrés. C’est cela qu’attendaient les Japonais pour faire photographies sur photographies, destinées, sans doute, aux Journaux illustrés du Japon. Il est vrai que lorsque nous voulions photographier des Japonais ivres dans les rues de Port-Arthur, aussitôt un groupe des leurs s’interposait entre leurs camarades et notre appareil. Il ne fallait pas que l’Europe sût que le soldat japonais pouvait être pris de boisson. »
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- La photographie dramatique.
- Enfin la photographie vient d’être élevée au rang des « ficelles » dramatiques. En voilà une que Scribe n’a pas soupçonnée, ou s’il l’a soupçonnée qu’il n’eut ni l’habileté, ni l’aplomb d’employer. Mais tout arrive !
- Un vaudeville se joue actuellement à Paris, dont la fille défendra le spectacle à sa mère ; et c’est la photographie qui fait tous les frais des péripéties abracadabrantes où sont engagés les personnages.
- Deux épreuves d’une photographie de Lucienne, l’une de Jacques, l’autre de Maurice, passent de main en main, de poche en poche. La poursuite de ces photographies par les intéressés comme celle du fameux couvre-chef dans le Chapeau de paille d’Italie, sert de cadre à la pièce, qui est amusante, sans l’être autant que celle de Labiche.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- Au troisième acte, on est chez le photographe — c’était inévitable? Je renonce à entrer dans le détail des folies qui s’y agitent : il y a là quelques inventions comiques et vraiment gaies.
- Collections documentaires de l'Institut
- International de Photographie.
- Dans le but d’accroître rapidement les collections documentaires de l’Institut International de Photographie, la Revue Belge de Photographie offrira 500 cartes postales par épreuve photographique 13 x 18 que tout photographe lui adressera avec droit de reproduction.
- Le nombre d’épreuves est illimité et chaque sujet différent donnera droit à 500 cartes.
- Toute bonne épreuve de monument, site, vue de ville ou village belge, tête d’expression, scènes de genre, ainsi que toutes reproductions d’un caractère documentaire seront acceptées.
- Dans le cas où plusieurs envois contiendraient les mêmes sujets, les épreuves les moins parfaites seraient retournées franco aux donateurs; il en serait de même si les épreuves n’étaient pas jugées suffisamment intéressantes.
- Les envois, accompagnés d’une liste des épreuves avec leur titre, doivent être adressés à la direction de la Revue Belge de Photographie, 164, chaussée de Haecht, à Bruxelles.
- Cours gratuit de photographie.
- Le cours gratuit de photographie, organisé chaque année depuis 1893 par la société des Amateurs photographes de Paris, aura lieu en 1905, le mardi soir à 9 heures, du 28 mars au 30 mai, au siège social de la société, 9, rue du Faubourg Poissonnière.
- Les cartes d’entrée sont délivrées gratuitement sur demande adressée au Président. — Les dames sont admises.
- Congrès, expositions
- » Concours «
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- Exposition universelle internationale de Liège du 24 avril au /ev novembre 1905. — Le Comité français des Expositions à l’étranger à été chargé, par décret en date du isr avril 1904, de recruter, d’admettre et d’installer les exposants français, sous le contrôle du Commissaire général.
- Les demandes d’admission conditionnelles doivent être adressées le plus tôt possible avec l’indication de l’importance et de la nature de l’emplacement désiré, soit, en franchise, à M. le Commissaire général du Gouvernement français en Belgique, pour l’Exposition de Liège, au Ministère du Commerce, 101, rue de Grenelle, à Paris, soit affranchie, à M. le Président du Comité de la Section française à l’Exposition de Liège, Bourse du Commerce, rue du Louvre, à Paris.
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- Concours du Studio: Clôture le 1" mai 1905. — Paysage avec bestiaux (Adresser les envois, Office of the Studio, 44, Leicester Square, W. C., London).
- Concours Ch. Mendel : Clôture le 15 avril 1905. — Les métiers masculins (Adresser, 118, rue d’Assas, à Paris, à M. Ch. Mendel, éditeur).
- Exposition internationale de Photographie à Gênes. — Adresser les envois franco, avant le 15 avril 1903, au Secrétaire général de l’Exposition, Piazza Fon-tane Marose, 18, à Gênes (Italie) (Taxe d’admission, 15 francs).
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- Congrès des Sociétés savantes ( 190y). — Le 43e Congrès des Sociétés savantes se tiendra en 1905, à Alger. Par suite de la tenue, dans cette ville, à la même époque, de la session du 14e Congrès international des Orientalistes, les dates primitivement fixées pour la réunion des Sociétés savantes ont dû être modifiées. La séance d’ouverture aura lieu le 19 avril, à 2 heures précises.
- Les travaux du Congrès seront poursuivis pendant les journées de jeudi 20, samedi 22, et mardi 25 avril. Ils seront suspendus les 21, 23 et 24 avril.
- La séance de clôture aura lieu le mercredi 26, également à 2 heures.
- Le programme (Section des Sciences) comprend quatre questions relatives à la Photographie (voir ci-dessous), mais toutes autres communications en dehors de ces questions peuvent être admises après approbation du Comité des Travaux historiques et scientifiques. Les Mémoires (écrits sur le recto seulement) doivent parvenir, avant le 31 décembre prochain, au 5e Bureau de la Direction de l'Enseignement supérieur.
- QUESTIONS PROPOSÉES AU PROGRAMME (Extrait de la Section des Sciences'
- 180 De l’action des différents rayons du spectre sur les plaques photographiques sensibles. Photographie orthochromatique. Plaques jouissant de sensibilité comparable à celle de l’œil.
- 190 Sur la préparation d’une surface photographique ayant la finesse de grain des préparations anciennes (collodion ou albumine) et les qualités
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- GRAND PRIX à l’Exposition cle Saint-Louis (1904)
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- d’emploi des préparations actuelles au gélatino-bromure d’argent.
- 20° Etude des réactions chimiques et physiques concernant l’impression , le développement , le virage ou le fixage des épreuves négatives et positives. Influence de la température sur la sensibilité des plaques photographiques ; leur conservation et le développement de l’image.
- 2i° Méthodes microphotographiques et stéréoscopiques.
- Nouveautés
- pfiotogr&pfiiQuesi
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- Concours annuels de Photographies documentaires (Société Versaillaise de Photographie). — Dans le but de constituer une collection de photographies documentaires concernant la ville de Versailles et le département de Seine-et-Oise, la Société Versaillaise de Photographie a décidé l'organisation de Concours annuels dont les sujets seront lïxés chaque année avant le Ier janvier et qui seront clos le Ier novembre suivant.
- Les photographies présentées à ces concours pourront avoir été exécutées antérieurement et présenteront d’autant plus d’intérêt qu’elles reproduiront des aspects depuis lors modifiés ou des objets disparus.
- Ces concours seront ouverts à tous les photographes, amateurs et professionnels.
- Une exposition des œuvres présentées à chaque Concours aura lieu dans un local qui sera désigné ultérieurement.
- Règlement général. — Article premier. — Les concurrents devront faire parvenir, port payé, leurs œuvres à M. Jessé-Curely, 20, rue de Provence, à Versailles, avant le ier novembre, délai de rigueur.
- Art. 2. — Lorsque les concours comporteront plusieurs séries, les concurrents pourront envoyer des épreuves dans chacune d’elles.
- Art. 3.— Le nombre des photographies pour chaque série n’est pas limité, mais il ne pourra être inférieur à six.
- Art. 4. — Les épreuves devront être obtenues par des procédés inaltérables (charbon, platine, gomme bichromatée, gélatino-bromure, tirage aux encres grasses) soit par impression directe, soit par agrandissement.
- Le format ne pourra être inférieur à 9x12, ni supérieur à 21 x 27.
- Les épreuves, quelle qu’en soit la dimension, devront être présentées chacune séparément sur bristol mince, mesurant exact eut eut 24 centimètres sur 30 centimètres : elles seront fixées sur ce support par les angles seulement.
- Art. 5. —- Une mention écrite très lisiblement au dos de chaque support portera :
- ' i° Le nom et l’adresse de l’auteur ;
- 20 Le sujet reproduit et la date à laquelle le cliché a été exécuté ;
- 30 Toutes autres indications précises pouvant présenter un intérêt documentaire.
- Art. 6. — Toute photographie qui ne répondrait pas d’une façon rigoureuse soit aux conditions du présent Règlement général, soit aux programmes spéciaux de chaque concours sera, de droit, éliminée et mise à la disposition de son auteur.
- Toute épreuve qui n’aura pas été retirée par son auteur dans le mois suivant l’avis qui en sera donné par lettre, restera la propriété de la Société.
- Art. 7. — Les épreuves admises à participer aux Concours resteront la propriété de la Société Versaillaise de Photographie pour constituer des Recueils de Documents qui seront remis par ses soins à la Bibliothèque de la Ville de Versailles.
- Art. 8. — L’auteur restera entièrement maître de la propriété de ses clichés.
- Art. 9. — L’examen et le classement des épreuves seront opérés par une Commission composée de :
- M. le Maire de Versailles,
- M. le Conservateur de la Bibliothèque,
- M. le Président et les Membres du Bureau de la Société Versaillaise de Photographie.
- Les décisions de la Commission seront sans appel.
- Art. 10. — A la suite de chaque Concours, des médailles de vermeil, d’argent et de bronze seront remises aux concurrents dont les séries de photographies présenteront un réel intérêt documentaire et artistique.
- Floral - Signet. — Sous ce nom, la maison O’Ludwick, lance une jolie série de vignettes négatives décoratives destinées à encadrer des vues ou des portraits décorant des signets en carton mince mais assez rigide néanmoins pour séparer les feuillets d’un livre.
- Ces vignettes décoratives sont la reproduction d’assemblages de fleurs qui forment encadrement du vide ménagé pour le paysage ou le portrait à reproduire.
- Faites sur pellicules, comme les autres dégradateurs simples, elles sont incassables et restent, malgré leur nouveauté, d’un prix très abordable.
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- d’Appli cations
- des
- Nouvelles Créations Françaises
- de la
- Fonderie
- G. Peignot j
- & Fils /
- Précédé 1
- d'une Étude pratique %
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- Le Style F rançais en Typographie JHoderne
- par F. TH1BAUDEAU
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- Caractère
- Cette création, qui répondait à des besoins absolument justifiés et motivés par l’introduction du décor moderne dans les compositions typographiques, s’est ajfirmée comme un des plus gros succès de fonderie.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- FORMULES, RECETTES
- et TOURS de MAIN
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- Antihalo.
- Formule de M. Balagny. Dissoudre ensemble :
- Eau.......................... 1000 gr.
- Gomme laque blanche. ... 120 —
- Borax.......................... 20 —
- L’eau doit être chaude pour que la solution puisse bien s’effectuer. En cas de besoin, faire bouillir
- Carbonate de soude........... 2 gr.
- Glycérine.................... 2 01113
- et filtrer.
- On a ainsi un excellent vernis pour clichés.
- Pour en faire un antihalo, on le coupera d’eau par moitié, et l’on s’en servira pour réduire en pâte pas trop liquide un mélange, par parties égales, de dextrine et de terre de Sienne brûlée.
- Ce mélange obtenu à l’épaisseur désirée en ajoutant plus ou moins de vernis est étendu sur les plaques avec le pinceau queue de morue, sans se préoccuper des raies qui peuvent se produire pendant l’opération. Grâce à la gomme laque, le contact est parfait sur toute l'étendue du verre.
- Le séchage se fait assez rapidement, 45 minutes environ.
- Avant le développement enlever l'antihalo avec une éponge imbibée d’eau, ce qui se fait très facilement.
- On remarquera qu’avec cette formule, on n’a jamais d’écaillage de la couche, jamais de poussière, de sorte que l’on peut refaire les paquets de glaces, et les faire ainsi voyager sans avoir de points à redouter provenant de la poussière rouge de la couleur.
- (Bulletin de la Société Française de Photographie).
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- Photographies phosphorescentes
- par Ch. Martin
- On prend une photographie sur papier (citrate ou bromure) non collée et on l’enduit d'huile de ricin ce qui a pour effet de la rendre transparente. On enlève l’excès d’huile avec un tampon quelconque et l’on saupoudre sur le dos de l’épreuve une poudre phosphorescente.
- Comme poudre phosphorescente on emploie soit le sulfure de calcium seul, soit, ce qui est de
- beaucoup supérieur, un mélange composé comme suit :
- 10 gr. environ de carbonate et de phosphate de chaux produit de la calcination d’écailles d’huîtres,
- 10 gr. de chaux vive,
- 2.50 gr. de sel de cuisine,
- 5 gr. de fleur de soufre,
- 3 gr. de sulfure de calcium.
- O11 mélange le tout dans un mortier pour en faire une poudre très line et surtout très homogène.
- Après avoir saupoudré au dos l’épreuve choisie on la fait sécher et on la colle sur carton.
- Rien ne peut faire décéler la préparation. Après complète dessication on expose la photographie ainsi préparée à la lumière du jour.
- Les rayons lumineux passant à travers les parties blanches s’enmagasinent dans la substance phosphorescente qui les rendra ensuite dans l’obscurité.
- La lumière du jour ne traversant l’épreuve que proportionnellement à l’intensité des dépôts qui constituent l’image, l’ensemble ne se trouve aucunement modifié sous l’influence phosphorescente. Les parties blanches sont les plus lumineuses, celles foncées à un moindre degré.
- L’aspect de l’épreuve vue dans l’obscurité est étrange, quelque peu diabolique, mais très intéressante.
- En choisissant judicieusement son sujet on peut obtenir des effets merveilleux.
- A l’œuvre donc ! la dépense est minime et le passe-temps agréable.
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- Le Boroxylithe, éliminateur de l’hyposulfite.
- On sait que l’eau • oxygénée, même en solution étendue, oxyde rapidement l’hyposulfite de soude. Malheureusement, la solution aqueuse commerciale oxygénée ne renferme, dans un grand volume, qu’une petite quantité d’oxygène actif ; de plus, cette solution manque complètement de stabilité.
- Le Boroxylithe, qui remédie à tous ces inconvénients, n’est autre qu’un sel oxygéné (perborate de soude) préparé par un procédé spécial dans des cuves en porcelaine, au lieu de cuves émaillées, de façon à éviter, d’une manière absolue, la présence de sels métalliques qui pourraient altérer l’image photographique.
- Le Boroxylithe, est à l’heure actuelle la seule substance stable, inaltérable à l’air, qui se conserve indéfiniment et qui donne de l’oxygène naissant par simple dissolution dans l’eau ordinaire ; il détruit presque instantanément l’hyposulfite de soude retenu par les plaques et papiers photographiques.
- Le Boroxylithe, sous un faible poids, contient une
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- MAISON DU SIMILLJAPON
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- Lettres Historiques
- Par Pierre Lavroff, traduit du russe et précédé d’une notice bio-bibliographique par Marie Goldsmith.
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- Les Esprits directeurs
- de la Pensée française
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- Du Moyen=Age à la Révolution
- Par Théodore Suran, agrégé de l’Université, professeur au lycée d’Avignon.
- 1 volume in-16 : 3 francs.
- Revue générale de
- Bibliographie française
- Paraissant tous les mois, par livraisons de 64 pages de format in-8°, publiée sous la direction de MM. Victor Dave et Alfred Costes.
- Cette Revue comprend quatre parties: i° Une chronique littéraire ; 20 les comptes rendus des principaux volumes récemment parus, rédigés avec la plus scrupuleuse impartialité et faits par des spécialistes autorisés ; 30 les renseignements bibliographiques concernant tous les derniers volumes publiés en France, Belgique, Suisse et Canada ; 40 les sommaires de toutes les principales revues de langue française.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- dose d’oxygène actif dix fois plus grande que celle de l’eau oxygénée du commerce et il est en outre plus de deux fois plus énergique que le persulfate d’ammoniaque.
- La solution de Boroxylithe réagit sur l’hyposulfite de soude (sans réagir sur l’argent de l’image) en le transformant en tétrathonate de soude suivant la réaction :
- 2 Na2 S2O3 + H2 0'2= S4 O0 Na2 + 2 Na O H.
- L’hydrate de sodium formé se combine immédiatement au radical métaborique mis en liberté. En outre le borax mis en liberté dans la réaction exerce une action salutaire sur la couche de gélatine en lui faisant subir une sorte de tannage, qui la durcit d’une façon très sensible.
- Le mode d’emploi de ce produit est des plus simples :
- Pour le lavage des plaques, il suffit, au sortir du bain d’hyposulfite, de passer la plaque quelques instants sous un robinet d’eau et de la plonger ensuite pendant cinq minutes environ dans une cuvette contenant la solution de Boroxylithe à raison de cinq grammes par litre d’eau, soit un demi gramme pour 100 cc., quantité suffisante pour le lavage d’une douzaine de plaques gx 12. On lave de nouveau quelques minutes à l’eau courante et on laisse sécher.
- Le lavage des papiers s’opère de la même manière, mais en ayant soin de prolonger un peu plus le dernier lavage.
- La solution de Boroxylithe ne peut servir qu’une seule fois ; mais après usage, elle peut servir utilement pour le nettoyage des verres et cuvettes ayant contenu de l’hyposulfite de soude et qui, ainsi, ne sont plus tenus d’être affectés à l’usage spécial des bains contenant ce produit.
- En résumé, par l’emploi du Boroxylithe, on obtiendra un lavage sûr et rapide des plaques et papiers photographiques sans crainte d’altération de l’image et d’une conservation indéfinie.
- (Photo-Gazette )'
- BIBLIOGRAPHIE
- H sera rendu compte de tout ouvrage dont deux exemplaires parviendront à l’Administration de la Revue.
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- Sous le titre : Victor-Hugo photographe, M. Ch. Mendel, éditeur, publie une grande plaquette de luxe de M. Paul Gruyer, qui rappelle, avec de nombreuses photographies à l’appui, documents pré-
- cieux par leur originalité, les lieux et les personnes représentées (Victor-Hugo, sa famille et ses amis de Jersey), comment le proscrit du 2 décembre, fit dans son île anglaise, de la photographie à l’heure ou cet art était dans son enfance.
- Tous les fervents du grand poète tiendront à placer dans un rayon choisi de leur bibliothèque, cet ouvrage qui sera pour eux presque une relique et qui mérite autant par son texte que par l’intérêt des planches cette faveur exceptionnelle.
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- Rien d’étonnant à ce qu’il fixe définitivement la faveur des connaisseurs, et à ce qu’il conquière chaque jour de nouveaux adeptes dans les rangs des amateurs éclairés.
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- Cet opuscule pratique débute par une note sur les usines Lumière et par une longue nomenclature des travaux publiés par MM. A. et L. Lumière. Après ce rappel suggestif commencent les renseignements proprement dits qui tiendront environ la moitié de ce petit livre, l’autre moitié contenant des papiers pour les notes quotidiennes et l’exposé détaillé de toutes les productions industrielles de la maison Lumière.
- Cet agenda ayant un prix marqué de 1 franc on peut lui faire deux reproches ; le premier c’est que la partie réservée aux notes quotidiennes est trop réduite et imprimée sur du papier de ti-op basse qualité ; la seconde c’est qu’il devrait coûter moins cher en raison de la publicité qu’il contient. Mais ce dernier reproche, qui n’est d’ailleurs pas beaucoup plus grave que le premier, est probablement infirmé par le fait de la très grande distribution
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- La Photogravure pour tous, manuel pratique, par G. Draux. Vol. in-16 (19x12) de iv-68 pages; 1904. — Librairie Gauthier-Villars, quai des Grands-Augustins, 55, à Paris.
- Table des matières. — Chap. I -.Similigravure. Le Phototype négatif. Diaphragmes. Préparation de la glace. Développement. Fixage. Examen du cliché. Réducteur. Renforçateurs. La pellicule. La plaque métallique. Bitume de Judée. Sensibilisation. Application de la pellicule. Insolation. Développement du bitume. Retouche. Gravure. Procédé émail. Cuisson de l’émail. Procédé émail du cuivre. Morsure du cliché sur zinc. Morsure du cuivre (procédé émail et procédé au bitume).
- Chap. II : Photogravure au trait. Le phototype négatif. Séparation de la plaque de zinc par le procédé à l’albumine. La morsure, dite gravure chimique : Monter le relief ; le grand creux ; l’avant ; le talus; le dernier. Report lithographique monté en relief. Chap. III : Recettes diverses. Formules. La couleur par le grain d’aqua-teinte. Montage des clichés. Formules relatives à la similigravure. Formules relatives à la photogravure au trait. Matériel nécessaire pour la photographie. Matériel de laboratoire pour la similigravure. Produits nécessaires pour la photographie. Produits nécessaires pour la gravure chimique (ou photogravure). Matériel pour la gravure chimique.
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- Le procédé à la gomme bichromatèe ou photo-aqua-ieinte, par Alfred Maskell et Robert Demachy. Deuxième édition, entièrement refondue par Robert Demachy. In-16 (19 x 12) de iv-86 pages avec figures; 1905. — Librairie Gauthier-Villars, quai des Grands-Augustins, 55, à Paris.
- La méthode d’impression qui fait l’objet de cet ouvrage a beaucoup attiré l’attention des amateurs ; elle est destinée à exercer une grande influence sur l’avenir de la Photographie artistique. Si cette méthode n’est pas entièrement nouvelle en principe, elle l’est du moins dans ses applications, car ce qui la fit mettre à l'écart lors de sa découverte, comme étant sans valeur ou tout au moins impraticable, ce sont précisément les qualités qui répondent aux tendances de l’art moderne en photographie.
- L’objet de ces notes est de montrer la valeur et les qualités distinctives de la méthode et de donner des indications concises concernant la préparation du papier, les matières employées et le mode opératoire. Quelques mots sont ajoutés sur les impressions multiples et sur la gomme ozotype.
- Table des matières. — Chap. I : Observations préliminaires. — Chap. II : Coup d’œil rétrospectif. — Chap. III : Des matières premières. — Le papier. Des pigments. Du cliché. De la gomme. Solution sensibilisatrice. Du mélange sensible. Des brosses d'étendage. — Chap. IV : Mode opératoire. De
- l’étendage de la couche ou « couchage ». — Sur une autre méthode de préparation. De la conservation du papier. De la pose. Du dépouillement de l’épreuve par dissolution. Du développement par frottement dit « développement au pinceau ». Du dépouillement local. — Chap. V : Compléments. Des impressions multiples. Des différences de technique à observer dans la double impression monochrome. De l’utilité de la double impression monochrome. Des impressions multiples polychromes. La gomme ozotype. Quelques conseils pratiques sur la méthode d’étude du procédé. Conclusion.
- Précis de Photographie générale, par Edouard Belin. Deux volumes grand in-8 (25 x 16). — Tome I : Généralités. Opérations photographiques. Vol. de vm-246 pages, avec 96 figures ; 1905. — Tome II : Applications scientifiques et industrielles. (Sous presse). — Librairie Gauthier-Villars, quai des Grands-Augustins, 55, à Paris.
- Table des matières. — Chap. I : Optique photographique. — Chap. II : Matériel et installations photographiques. — Chap. III : Le phototype. — Chap. IV : Orthochromatisme et halo. — Chap. V : Le Photogramme. — Chap. VI : Diapositifs. — Chap. VII : Projections et agrandissements. — Chap. VIII : La retouche.
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- La photographie à l’éclair magnésique, par Albert Loxde. Grand in-8 (25 x 16) de iY-99 pages avec 23 figures et 8 planches; 1905. — Librairie Gauthier-Villars, quai des Grands-Augustins, 55, à Paris.
- Table des matières. — Chap. I : Les photopoudres.
- — Chap. II : Des divers modes d’allumage des photopoudres. — Chap. III : Recherches théoriques sur l'éclair magnésique. Durée de l’éclair magnésique. Analyse de l’éclair magnésique. De l’actinisme de l’éclair magnésique. — Chap. IV : Photographie des objets inanimés. — Chap. V : Photographie des objets animés. Photographies des intérieurs animés. Exécution du portrait à la lumière artificielle. Ateliers à la lumière artificielle. Obtention des groupes à la lumière artificielle. La photographie à la lumière artificielle au théâtre. — Chap. VI : Photographie des objets en mouvement à la lumière artificielle. Photographie instantanée pendant l’éclair magnésique. Clironophotographie pendant l’éclair magnésique.
- — Chap. VU : Applications diverses. Chap. VIII : Les inconvénients de la lumière artificielle. — Annexes. Ordonnance du Préfet de Police concernant la fabrication et le débit des poudres éclairantes. Envoi des poudres de magnésium par colis postaux.
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- Deutscher Camcra-Ahnanach /905. — Von Fritz
- Loeschiîr. — Verlag Gustav Schmidt, in Berlin.
- C’est surtout par l’illustration que vaut cet annuaire, — une illustration de choix qui permet au lecteur de suivre, à travers 131 reproductions en similigravure, les progrès de la photographie artistique, en l’an de grâce 1904. Une heureuse innovation permet d’apprécier ces progrès, même hors de l’Allemagne.
- Pour la première fois, nous voyons une publication allemande laisser entendre à ses lecteurs que même en France, en Angleterre, en Suisse, en Italie, on peut concevoir et exécuter des photographies artistiques, on peut trouver des procédés nouveaux ou des perfectionnements intéressants; — s’abstenir de répéter que Herr Professor K. ou Herr Doctor M., vient de découvrir des merveilles, que le reste du monde connaît depuis longtemps.
- La largeur d’esprit qui a présidé à la rédaction et à la composition de Deutscher Caméra-Almanach, est digne de tous les encouragements et de tous les éloges.
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- 347441. — 27 octobre 1904. Pascal. Nouvel appareil photographique genre automatique à pellicule avec obturateur à rideau à vues instantanées.
- 347447. — 27 octobre 1904. Db Neuville. Procédé nouveau cl établissement de portraits et reproductions artistiques, particulièrement photographiques, produisant des reflets lumineux et des effets de coloration diaphane, translucide et brillante.
- 347510. — 28 octobre 1904. Hochheimer. Papier pigmentaire photographique.
- 347526. — 29 octobre 1904. Kempter. Appareil auto-tireur à réflexion pour le tirage des photocopies positives.
- 347637. — 13 janvier 1904. Société Anonyme des Plaques et Papiers Photographiques A. Lumière et ses Fils. Procédé de préparation des plaques sensibles photographiques.
- 347640. — 13 septembre 1904. Johxstox. Chambre panoramique pour appareils photographiques.
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- l’Etranger, 42, -boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
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- 347754. — 9 novembre 1904. Perlich. Disposition de mise au point applicable aux appareils photographiques.
- 347763. — 10 novembre 1904. Dupeyrox. Stéréoscope pliant.
- 347782 . — 10 novembre 1904. Société Olivier Dacosta jeune et Cic. Système de stéréoscope classeur.
- 347811. — 9 novembre 1904. Hult. Coussinet à bille pour supports, etc.
- 347830. — 10 octobre 1904. Mead et Mackie. Perfectionnements apportés aux appareils à projections stéréoscopiques.
- 347961. — 16 novembre 1904. Bouillox (Mlle). Application photographique sur nacre.
- 347975- — 16 novembre 1904. Pigeox. Stéréoscope à grand champ et à miroir bissecteur.
- 348170. — 22 novembre 1904. Wright. Obturateur d’appareil photographique.
- 348171. — 22 novembre 1904. Wright. Appareil photographique pliant, de poche, à obturateur de plaque.
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- Ce tarif prévoit la délivrance, pour les excursions comportant un parcours minimum de 30 kilomètres (aller et retour), aux groupes de douze personnes au moins, ou payant pour ce nombre, de billets collectifs à prix réduits de 2e ou 3e classe.
- Le montant de la réduction, par rapport au prix du Tarif général appliqué au parcours total, est fixé à :
- a) La moitié pour les membres actifs ou honoraires, appartenant d’une manière permanente à une même Société (Agricole, Artistique, Littéraire, Musicale, Philanthropique, Scientifique, Sportive, de Tir ou de Tourisme) existant antérieurement et non formée à l’occasion seule de l’excursion à entreprendre.
- Si l’itinéraire de retour est le même que celui d’aller, la réduction de moitié est calculée sur le prix des billets d’aller et retour.
- Tous les membres d’une Société doivent être porteurs d’un même insigne distinctif; les Sapeurs-Pompiers sont tenus de voyager en uniforme.
- b) Les deux tiers pour les élèves des Collèges, Ecoles, Lycées, Patronages et Pensions et les professeurs ou surveillants qui les accompagnent.
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