La photographie française
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- 17* ANNEE — SERIE NOUVELLE.
- N» 5 — NOVEMBRE 1905
- REVUE MENSUELLE ILLUSTRÉE EN NOIR
- ET EN COULEURS
- Le Numéro :
- fr. 75 net.
- Sommaire au verso.
- DEPOSE
- PRIEUR & DUBOIS & O* Imprimeurs-Editeurs
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- Louis GAST1NE
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- Secrétaire de la Rédaction :
- Marc LANGLAIS
- RÉDACTION
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- Sérié Nouvelle (N° 5).
- NOVEMBRE 1905.
- Louis Bordât. — Chacun chez soi......................................................129
- X... — L’Actualité.....................................................................133
- Tastin. — Que la lumière soit î......................................................142
- A. et L. Lumière. — Technologie........................................................146
- E. Nibel. — L’A. B. C. de la photographie............................................149
- Zum. — L’invention nouvelle..........................................................154
- Omnium. — La manière de faire........................................................156
- X... — De-ci de-là................................................................... 158
- ILLUSTRATIONS
- Aug. Souzy. — Joueuse de guitare (Gravure et impression de Prieur et Dubois et Cie).
- Ludovic Fraeys. — La leçon de catéchisme (Gravure et impression de Prieur et Dubois et C'e).
- CONDITIONS D’ABONNEJVIENTS
- A “ La Photographie Française ”
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- CHACUN CHEZ SOI
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- auf exception motivée, on ne reproduit pas en photographie un sujet quelconque isolé de ce qui l’environne parce que l’élimination de son ambiance est une difficulté qu’on évite; un travail dont on préfère se dispenser.
- Il est plus aisé, au contraire, de former autour du sujet un entourage factice, ou de le placer dans un milieu préparé d’avance, et l’on s’y est appliqué longtemps.
- Les photographes professionnels portraitistes ont été les premiers et surtout les derniers praticiens des ambiances artificielles. Ils ont fait naître et prospérer une petite industrie spéciale : la fabrication des fonds d'atelier et celle des « accessoires et meubles photographiques » qui tend aujourd’hui à disparaître dans les grandes villes, mais qui subsistera encore bien des années en dehors du centre où la mode domine (le goût étant trop rare pour constituer un pouvoir dominateur). Cette industrie sera, en effet, longtemps soutenue par la vanité humaine, car elle la flatte.
- Nous sourions quand nous voyons certaines photocopies représentant une très modeste petite bourgeoise d’une toute petite ville, « fagottée » dans un costume presque ridicule par une couturière qui ne sait ni « couper », ni « garnir »; coiffé... Dieu sait comment! Et quand, par surcroît, cette caricature est portraicturée sur un fond de « parc royal », de « manoir gothique » ou de « salon Louis XV », cette sorte d’antithèse a pour nous un pouvoir comique intense.
- Mais le modèle est ravi, lui, de ce milieu aristocratique parce qu’il ne sait pas combien il y « détone ».
- Il croit que son costume, le fond artiticiel et les accessoires du photographe de son petit « patelin » feront illusion.
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- Il n’a peut-être pas tout à fait tort, car, deux générations plus tard, ses descendants pourront imaginer que leur ancêtre fut, en son temps, une dame fort distinguée.
- Il faut un sens critique très aiguisé, une assez grande érudition, un esprit d’analyse subtil pour découvrir aujourd’hui la tare de roture originelle dans une foule de vieux portraits de famille où le peintre complaisant s’est appliqué à ennoblir des « croquants ».
- Les milieux photographiques artificiels garderont donc leur raison d’être pour plus d’une génération après la nôtre, si l’on considère l’ensemble des sujets humains photographiables.
- Pour une minorité d’esprits éclairés, ils semblent au contraire aujourd’hui à jamais condamnés. Mais cette réprobation s’explique par la nature des sujets autant que par l’évolution du goût, car, les individus, qui se sont élevés au-dessus de la masse, n’éprouvent plus le besoin de se faire portraicturer dans un autre cadre que celui où ils se meuvent réellement.
- Le principe de « la vérité du milieu », en raison de cela même, s’est trouvé présenté tout d’abord par les amateurs photographes les plus distingués.
- Peu à peu il s’est étendu aux amateurs de condition moyenne (au point de vue intellectuel, bien entendu). Enfin, il a conquis à présent les professionnels portraitistes des grandes cités dont la clientèle instruite et bien élevée appartient à l’élite sociale.
- Cette évolution est d’ailleurs très normale dans un temps comme le nôtre où le progès scientifique, aussi bien dans les sciences naturelles exactes que dans les sciences historiques et philosophiques, porte à la précision, à la vérité, au réalisme.
- Nos grands professionnels parisiens, par exemple, n’emploient plus les vieux « fonds d’atelier » décorés, ils les ont remplacés par des fonds dégradés sans aucune représentation pittoresque et les plus habiles font même leurs portraits sur des fonds de draperies véritables, choisis d’après la nature du sujet.
- Leur matériel d’ambiance n’a pas diminué comme importance, il s’est au contraire, augmenté mais il est devenu réel. Il consiste en séries de draperies et meubles véritables utilisés du reste avec beaucoup de sobriété.
- L’amateur, parce qu’il dispose rarement d’un atelier de pose assez vaste et assez bien organisé, s’applique à portraicturer ses modèles dans des milieux normaux, très souvent en plein air et le plus généralement suivant les conditions des circonstances.
- Nous n’avons pas ici à préconiser aux professionnels un modus faciendi quelconque.
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- Nous croyons même que « le portrait à domicile » leur est à tort très vivement conseillé par notre confrère anglais « Photography ».
- Cet organe dit, en effet, sous la signature de M. F.-M. Sutcliffe : « Il est une branche de la photographie que les professionnels ont trop négligée : c’est celle qui consiste à prendre les portraits à domicile. Il y aurait de grands avantages pour eux à entrer dans cette voie : ils échapperaient à la terrible monotonie du travail à l’atelier. Quelques-uns de ceux qui ont pratiqué le portrait à domicile objecteront que la variété extrême des situations et des conditions particulières rend extrêmement difficile l’obtention d’un portrait satisfaisant? Qu’est-ce donc qu’un portrait satisfaisant ? Au point de vue du client, un bon portrait sera celui qui flattera ses traits sans les exagérer, qui le représentera dans une situation calme, heureuse, confortable, dénotant une saine tranquillité d’esprit, mais exempt d’apprêt, de mécontentement. Et où peut-on le mieux lui procurer cette apparence de bien-être satisfait, si ce n’est chez lui, au milieu des objets qui lui sont chers ou coutumiers ?
- « Le portrait à domicile est plus facile dans les grands appartements que dans les petits; plusieurs fenêtres d’un même côté sont plus favorables qu’une pièce étroite éclairée par une extrémité. Il faut être économe des réflecteurs, mais il est bon d’avoir une quantité de demi-transparents pour filtrer la lumière au travers. On utilise sur place les Persiennes, jalousies et stores, suivant les besoins. »
- L’auteur nous paraît trancher avec une aisance bien gratuite toutes les difficultés du problème de la photographie à domicile. Il ne l’a peut-être pas pratiquée ?... Dans tous les cas, nous ne croyons pas que ses exhortations auront beaucoup d’écho parmi les professionnels anglais et moins encore parmi nos compatriotes professionnels pour d’excellentes causes.
- « Le portrait chez le sujet » est et restera longtemps le fait de l’amateur, peut-être même ne deviendra-t-il jamais celui des professionnels, sauf exceptions telles que les cas de portraiture in extremis ou post vitam.
- Mais ce que le professionnel ne saurait faire chez nous, actuellement du moins, l’amateur est en mesure de l’effectuer et l’on ne saurait trop lui conseiller de pratiquer le portrait de ses modèles dans l’habitat de ceux-ci.
- Le professionnel ne peut reproduire ses sujets « à sa guise » parce qu’ils sont avant tout des clients. Ils payent; ils ont le droit d’être servis et ne se gênent pas pour l’exiger.
- A maintes reprises, les plus renommés photographes établis ont exprimé à cet égard leurs embarras; depuis bien des années déjà, sur ce thème, Nadar père a fait avec humour les plus amusantes variations.
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- Or, pour donner satisfaction au client, le photographe portraitiste n’a pas trop de toutes les ressources d’une installation compliquée et d’un matériel qui n’est pas transportable, sans parler du laboratoire obscur où se peut faire immédiatement le contrôle des poses exécutées.
- Au contraire, l’amateur qui opère par complaisance, gratuitement, n’est pas obligé de satisfaire pleinement ceux qui posent pour lui.
- La politesse fait à ceux-ci un devoir de le remercier même s’ils ne sont nullement enchantés de son œuvre. Le cas est bien différent.
- A fortiori l’amateur jouit-il d’une liberté absolue quand il paye ses modèles pour poser. A lui, mais à lui seul, la faculté de prendre ses personnages dans leur milieu.
- Il y a plus : Y Art dont la Vérité est l’essence, lui fait un devoir de rechercher toujours à mettre chacun chez lui non seulement en matière de portrait mais encore dans toutes les reproductions qu’il tente.
- De même qu’il va chercher le bœuf au pré, au labour ou à l’étable, il est tenu de prendre l’oiseau sur la branche, au bord du nid, ou libre à terre et non dans une cage ou sur une cheminée, sous globe, empaillé^
- Dès l’Exposition de 1900, des amateurs étrangers nous ont fait voir quelles originales applications de la photographie il y avait à tenter dans ce sens, en nous montrant des animaux, pris à l’état sauvage, dans leur état normal, à l’aide d’artifices de dissimulation fort ingénieux et surtout avec une patience extrême.
- Depuis cette époque, les perfectionnements apportés par l’industrie aux téléobjectifs et aux appareils sur lesquels ces dispositifs optiques peuvent s’adapter, ont simplifié la tâche des amateurs dans cette voie nouvelle.
- Il est aujourd’hui bien plus facile qu’il y a six ou sept ans de faire des études d’animaux très « nature ». On peut même ainsi portraicturer à distance des scènes animales très curieuses... et, non moins aisément, des scènes de la vie rurale ou l’humanité tient le premier rôle.
- Poursuivie dans ce but, Pétude de la vie par la photographie est appelée à rendre aux arts du dessin les plus précieux services, car, ni les croquis, ni la mémoire du peintre ne peuvent saisir ce qu’elle est apte à enregistrer sans une défaillance.
- L. B.
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- L’ACTUALITÉ
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- A la dernière session de l’Union nationale des Sociétés photographiques de France, tenue à Nice, M. E. Wallon, après avoir analysé un mémoire rédigé par M. le colonel Laussedat sur le rôle de la Métropho-tographie dans plusieurs services publics, à l’étranger, aux points de vue scientifiques, économique, politique et militaire, a présenté la motion suivante qui a été adoptée par acclamations :
- « L’Union des Sociétés photographiques de France, réunie à Nice pour sa 14e session, après avoir entendu lecture d’une Communication du colonel Laussedat sur le rôle de la Métrophotographie, envoie à l’illustre et vénéré savant l’expression de son admiration pour la grande œuvre qu’il a créée, pour le zèle inlassable avec lequel il en poursuit le perfectionnement et le développement.
- « Elle recommande à ses adhérents l’étude d’une science qui s’est montrée si féconde, et dont on peut encore attendre, comme vient de le montrer l’exemple du Dr Bertillon, des applications nouvelles très variées et très précieuses.
- « Elle émet le vœu que les services publics fassent en France, à la Métrophotographie, la place à laquelle a droit une méthode essentiellement française et dont les pays étrangers ont depuis longtemps apprécié la valeur. »
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- La 15e session de l’Union nationale des Sociétés photographiques de France aura lieu au Puy en août 1906.
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- M. E. Cousin vient de commencer et continuera tous les mercredis, à 9 heures du soir, 51, rue de Clichy, dans l’hôtel de la Société Française de photographie, son cours élémentaire de photographie avec projections. Ce cours, où les dames sont admises, est complété par des séances de manipulation, des exercices pratiques et des visites d’établissements photographiques. S’adresser pour inscriptions et renseignements, 51, rue de Clichy, de 9 heures du matin à 6 heures du soir. (Téléphone n° 292-56).
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- Notre confrère le Photo-Midi organise, un concours à l’occasion de l’Exposition coloniale de Marseille (amateurs et professionnels).
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- Les envois devront être faits le 25 mars 1906 au plus tard à l’administration du journal, 51, rue de Paradis, à Marseille. Ecrire pour tous renseignements à cette adresse.
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- M. H. Wurtz vient de faire paraître chez l’éditeur H. Desforges, à Paris, La retouche, the'orie et pratique, excellent petit manuel écrit alertement et avec humour.
- M. H. Wurtz a sur l’Art des idées qui ne sont pas exactement les nôtres; il donne des formules absolues fort discutables mais la partie pratique de son manuel est infiniment moins attaquable, et c’est le principal dans un ouvrage de ce genre.
- Ce petit ouvrage se termine par une série d’aphorismes qui donnent un peu le ton du volume et que nous avons plaisir à reproduire ici parce que cette citation amusante engagera certainement à lire le manuel... et aussi parce que tous ces aphorismes seront certainement reconnus d’une remarquable justesse.
- « Ne cédez jamais au démon photographique, qui incite à prendre des clichés que l’on sait être mauvais. »
- « Le meilleur parti à tirer d’un cliché est souvent de le casser en petits morceaux. »
- « A photographe nerveux, modèle effaré. »
- « Faites quelques portraits d’hommes, et la coquetterie ne vous paraîtra plus l’apanage des femmes. »
- (Nadar père avait déjà dit cela dans une forme très différente mais non meilleure).
- « Ne vous croyez pas artiste parce que vous êtes bon photographe. »
- « Ne prenez pas un hasard heureux pour une manifestation de votre génie. »
- « La retouche est le refuge de ceux qui n’osent pas étudier l’aquarelle. »
- « Que le photographe soit amusant, le modèle souriant et le retoucheur bienveillant. »
- « Un portrait sans retouche est comme une vielle maison dont on a oublié de blanchir la façade. »
- « Tout détail inutile est nuisible. »
- « Patience et persévérance sont les vertus du retoucheur. »
- « La retouche, comme certaines personnes charitables, répand ses bienfaits et reste invisible. »
- « Le modèle aime que son portrait soit retouché, mais il ne veut pas qu’on le dise. »
- « Ne montrez jamais un cliché retouché. »
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- « Ne retouchez jamais le cliché d’un autre, car vous auriez tout le mal et il s’attribuerait tout l’honneur. »
- « Si une femme fait l’éloge du portrait d’une de ses amies, concluez -en que celui-ci n’a pas été assez retouché. »
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- Une exposition nationale industrielle, commerciale, agricole et artistique est organisée par la ville d’Amiens et aura lieu d’avril en octobre 1906. Elle comprend dans le groupe IIIe une classe (6) réservée à la photographie.
- Emplacements : Le mètre carré sol 100 francs, le mètre carré surface murale 25 francs.
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- Un grand concours de photographie est organisé à l’occasion de l’Exposition coloniale de Marseille par le journal Photo-Midi, sous les auspices de la Photo-Revue, de Paris, et le patronage du Syndicat d’initiative de Provence.
- Voici les principaux articles du règlement de cette épreuve.
- Article Premier. — Tous les photographes, amateurs et professionnels, sont admis à concourir, sans aucuns frais sauf ceux d’envoi.
- Art. 2. — Ce concours comprendra deux classes :
- i° Classe Coloniale. — ire section : Photographies documentaires (types indigènes, paysages, monuments anciens et modernes, poteries, meubles, etc.); 2e section : Scènes de genre, mœurs caractéristiques, scènes de la rue, etc.; 3e section : Vues stéréoscopiques sur verre de tous formats; 4e section : Positifs de projection (format 8 1/2 x 10).
- 2° Classe Provençale. — ire section : Vues stéréoscopiques sur verre de tous formats; 2e section : Positifs sur verre 81/2x10; 3e section : Épreuves sur papier depuis le format 9X12.
- Nota. — Les sujets de cette classe devront naturellement représenter des paysages, vues, monuments anciens de Provence, types et costumes, scènes de genre, de la rue, mœurs, métiers provençaux, etc.
- Art. 3. — Le nombre d’épreuves sur papier est fixé à 6 maximum ; celui des diapositives stéréoscopiques ou de projection est illimité. Les envois devront être adressés à M. le secrétaire du Photo-Midi, 51, rue Paradis à Marseille, à qui ils devront être parvenus le 25 mars 1906 au plus tard.
- Art. 4. — Les épreuves devront être collées sur carton, mais non encadrées ni placées sous verre; elles devront porter au dos un pseudonyme qui sera répété sur une enveloppe cachetée portant à l’intérieur le nom et l’adresse du concurrent.
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- Les diapositives devront être munies des mêmes indications.
- Art. 5. — Les épreuves et diapositives primées resteront acquises aux organisateurs, sans qu’il y ait lieu à réclamation quelconque. Les épreuves et diapositives non primées seront retournées, à leurs frais, aux concurrents s’ils en expriment le désir au moment de l’envoi.
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- La Société photographique de Cape Town organise une exposition internationale de photographie qui aura lieu du 3 au 10 février 1906. S’adresser à M. A.-J. Fuller, secrétaire P. O. Box, 470, à Cape Town.
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- Pour illustrer la couverture de son prochain catalogue, la maison Goerz, de New-York, organise un concours qui comprendra dix-huit prix en espèces d’une valeur totale de 1.500 francs.
- Les épreuves doivent être obtenues avec un objectif Goerz.
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- Liste des récompenses accordées aux exposants de la photographie à Y Exposition universelle de Liège 1905.
- France. — Hors concours : MM. Boyer, Geisler, Jougla, Lumière, Mendel (Charles), Richard; Grand Prix : MM. Bellieni, Braun (Clément), Chambre syndicale de la Photographie, Chambre syndicale des Fabricants et Négociants de la Photographie, Demaria, Gaumont, Guilleminot, Otto, Photo-Club, Prieur et Dubois, Reymond; Diplôme d’honneur : MM. Dubouloz, Gerschel, Grieshaber, Mackenstein, Mercier, S. I. P., Turillon; Médaille d’or : MM. Balagny, Barret, Desbois, Heuse, Korsten, Périphote, Reeb, Thouroude, Vallois; Médaille d’argent : MM. Manuel, Revue Lumineuse, Specht, Studia Lux; Médaille de bronze : M. Lan-douzy.
- Belgique. — Hors concours : M. Monckhoven ; Grand Prix : MM. Gevaert, Malvaux, Marissiaux, Administration des Ponts et Chaussées; Diplôme d’honneur : M. Klary; Médaille d’or : MM. Boutte, Frennet, Gillard, Goossens, Hauffman, Tackels; Médaille d’argent : MM. Gumpertz, Jensen, Photo-Compagnie; Médaille de bronze: M. Mengeot.
- Suisse.— Grand Prix : M. Reiss; Diplôme d’honneur: MM. Bruner, Nicklès; Médaille d’or: La Société des Papiers Luna: Médaille d’argent: MM. Corbaz etCie.
- Autriche. — Médaille d’argent : M. Otto Wœllner.
- Allemagne. — Grand Prix : M. Goerz; Médaille d’argent : M. Hoffmann.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Série Nouvelle — N° 5
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- Angleterre. — Diplôme d’honneur : M. Welcome Burraigho.
- Etats-Unis. — Médaille d’argent : M. Ishiguro.
- Republique Dominicaine. — Médaille de bronze : M. Palau.
- Japon. — Diplôme d’honneur : M. Tamamoma; Médaille d’argent : M. Enami Nobakoni.
- Russie. — Médaille d’or : Mme Morozowsky; Médaille d’argent : MM. Otzoupe, Platonoff, Tapkine.
- Hongrie. — Diplôme d’honneur : M. Erdelgi.
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- Au Congrès international de photographie de Lie'ge, notre distingué confrère, M. H. Reeb, a proposé le vœu suivant :
- Les solutions titrées devront être exprimées de façon différente, selon qu’elles seront titrées en poids ou en volume.
- i° Lorsqu’elles seront titrées en volume on se conformera aux décisions déjà prises par le congrès précédent;
- 2° Lorsqu’elles seront titrées en poids on les désignera par une fraction 1/2, 1/3, 1/4... dont le numérateur indiquera le poids de la substance active et le dénominateur le poids total.
- Ainsi les expressions : Solution au demi, au tiers, au quart, etc..., désigneront des solutions renfermant la moitié, le tiers, le quart, etc., de leur poids de substance active, qu’elle soit solide ou liquide.
- Par exemple la solution :
- Carbonate de soude........................ 100 gr.
- Eau........................................200
- Total.................300 gr.
- sera une solution de carbonate de soude au tiers (1/3), ce qui indique bien qu’elle renferme le tiers de son poids de substance active.
- Cette façon de procéder n’est pas une innovation, attendu qu’elle existe de fait dans la pratique courante de nombre de praticiens. D’ailleurs l’expression en volume de la formule précédente ne pourrait s’écrire que d’une façon approximative, soit :
- Solution de carbonate de soude à........33,33 °/o
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- A Y Exposition internationale de Gênes qui vient de se clôturer, les principales récompenses ont été attribuées (Grands prix) à MM. Alex Keighley (Angleterre); Puyo (Paris); Alfred Ornano (Gênes); F.-J. Mortimer (Londres) ; Hofmeister (Hambourg) et Guido Rey (Turin).
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- Pour l’Exposition de Milan, le Comité de la clase XII (photographie) est constitué comme suit : Pre'sident : P. Bourgeois; vice-pre'sidents :
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- P. Nadar et Ch. Mendel; secrétaire : H. Reymond; trésorier : P. Mercier; membres : MM. Balagny, Bert, Boespflug, Bucquet, Chené, J. et H. Dema-ria, Dubouloz, Geisler, Gerscliel, Gaumont, Grieshaber, Guérin, Guille-minot, J. Jougla, A. Lumière, L. Lumière, F. Mercier, Otto, Prieur, Puyo, Richard, Vallois.
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- On nous annonce que la nouvelle réglementation des cartes postales illustrées, élaborée par le ministère des Postes et Télégraphes, va bientôt paraître et l’on nous fait espérer que notre demande au sujet du collage facultatif des photocopies sur des cartes ordinaires quelconques y aura obtenu satisfaction. (Voir à ce sujet notre numéro de septembre n° 3, série nouvelle).
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- Parmi les derniers livres parus dans lesquels la photographie joue un rôle documentaire primordial par les reproductions photo-mécaniques qu’il contient, il faut citer tout particulièrement : Les industries artistiques par M. Pierre Marcel, publiées avec 128 figures et nombreux dessins de A. Collombar par la maison Schleicher frères et Cie de Paris (ancienne librairie C. Reinwald).
- Ce précieux résumé de toutes les questions concernant les arts du meuble, du tapis et tapisseries, des papiers peints et toiles peintes, de la serrurerie et des bronzes d’art, des dentelles et de la broderie, de la céramique, du verre, de la bijouterie, orfèvrerie, joaillerie et du livre doit tout naturellement faire partie de la bibliothèque du photographe amateur, car il est appelé à le guider et former son goût dans toutes les applications d’art photographique.
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- L’Association Belge de Photographie ouvre deux concours internationaux: l’un de Vues stéréoscopiques sur verre, l’autre de Diapositives pour projection. Ces deux concours sont distincts. Pour y prendre part, demander les conditions à M. le Secrétaire de Y Association Belge de Photographie, Palais du Midi, à Bruxelles.
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- M. Albert Regad, président du Photo-Club du Haut-Jura, vient d’être nommé offcier d’Académie. Nous sommes heureux de le féliciter cordialement de cette distinction bien méritée, car il a su développer avec un zèle des plus éclairés cette florissante société et se placer lui-même, par ses œuvres artistiques primées dans toutes les expositions et concours de France et de l’Etranger, parmi les amateurs artistes les plus distingués.
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- Par suite d’une convention intervenue entre la Compagnie Française de Photographie et le Comptoir Général de Photographie, ladite compagnie a fait cession à MM. L. Gaumont et Cie de la suite de ses affaires.
- Les appareils photographiques connus sous le nom générique de Photosphères se trouvent, de ce fait, au Comptoir Général de Photographie, désormais à la disposition de toute la clientèle de la Compagnie Française pour tous les renseignements et achats qui la concernent ainsi que pour les travaux d’amateurs.
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- A l’occasion de la visite du roi de Portugal au Muséum d’Histoire naturelle de Paris une originale revue scientifique a été donnée dans le grand amphithéâtre de cet établissement : en une demi-heure, M. H. Becquerel a expliqué ses découvertes sur les propriétés de l’uranium. — Mme Curie a décrit ce qui concerne le radium, — M. Lippmann a fait connaître l’état d’avancement de la photographie des couleurs, — M. Lacroix a raconté la catastrophe de la Martinique et ses nuées ardentes, — et M. Moissan a fabriqué du pur diamant. Cela ne s’est pas passé naturellement sans force projections et la photographie a joué là encore une fois de plus un rôle important.
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- Un musée archéologique, musée de l’Indo-Chine, section des antiquités Khmères, a été récemment créé à Pnom-Penh, par le gouvernement français. Ce musée, placé sous le contrôle scientifique de l’Ecole française d’Extrême-Orient, a pour objet de centraliser les sculptures détachées, ou les objets trouvés au cours de fouilles et présentant un intérêt artistique, ethnographique et historique. La fonction de conservateur du musée appartient de droit au chef du service archéologique de l’Ecole française d’Extrême-Orient.
- D’autre part, La Nature annonce encore que M. L. Courtin, président de chambre à la Cour des Comptes, a été nommé membre de la Commission instituée en vue d’étudier l’organisation des services des bibliothèques et des archives. M. Charles Formentin a été nommé membre de la Commission chargée d’étudier l’organisation des musées de province.
- Dans tout cela, quelle est la part faite à la photographie? Elle a sa place tout indiquée aussi bien dans la création de Pnom-Penh que dans les services de MM. Courtin et Formentin; nous pourrons au besoin préciser.
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- Au ier concours international de photographie aérienne, organisé
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- par Y Aéronautique-Club de France, le Ier prix pour la section de photographie des phénomènes météorologiques a été décerné à M. L. Rudaux. Ce prix consistait en un vase de Sèvres offert par le Ministre de l’Instruction publique. Toutes nos félicitations à ce distingué lauréat.
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- La librairie Gauthier-Villars (Paris) vient de faire paraître le deuxième volume du Précis de Photographie générale, de M. E. Belin, qui traite des « applications scientifiques et industrielles » de la photographie.
- Nous reproduisons ci-après la table des matières de cette seconde partie du précis dont il s’agit pour faire mieux connaître les sujets qu’elle traite :
- Chap. — I. La Photographie des couleurs. Triplice photographique des couleurs. Principes du procédé. Pratique du procédé. Photographie directe des couleurs. Principes du procédé. Méthode Lippmann. Pratique du procédé. Procédé photochromique du Dr Neuhauss. — Chap. II. Le procédé photographique au collodion. Le collodion. Préparation du coton azotique. Collodion photographique ou collodion sensible. Filtrage du collodion. Bain d’argent. Entretien du bain d’argent. Pratique du procédé au collodion. Emulsion au collodiobromure. Procédé du Dr Albert. Procédé du Dr Jonas. Procédé au collodion sec. Procédé Taupenot. Procédé au tannin. — Chap. III. Les impressions photomécaniques. Procédés à surface plane. Photocollographie. Photolithographie. Photolithographie directe. Photolithographie par voie de report. Photogravure. Simili-gravure. Chromotypogravure. Héliogravure. — Chap. IV. Les tirages photographiques automatiques. — Chap. V. La photographie à la lumière artificielle. Historique. Appareils électriques. Emploi du magnésium. Photopoudres. Pratique de la Photographie au magnésium. Régime de combustion du magnésium. — Chap. VI. Photographie stéréoscopique. Appareils stéréoscopiques. Epreuves positives. Stéréoscope. Projections stéréoscopiques. — Chap. VII. Métrophotographie. Matériel nécessaire à la métrophotogra-pliie. — Chap. VIII. Chronophotographie. Chronophotographie. Le cinématographe. Brevet du 13 février 1895. Manipulations diverses et manœuvre des appareils. Obtention du positif. Projections. — Chap. IX. Microphotographie. — Chap. X. Photographie astronomique. Historique. Photographie solaire. Photographie lunaire. Carte du Ciel. — Chap. XI. Fabrication industrielle des plaques et papiers photographiques. Plaques photographiques. Préparation de l’émulsion. Lavage de l’émulsion. Coulage des plaques. Séchage. Découpage et emballage. Papiers photographiques. — ChAP. XII. Mesure et détermination des caractéristiques photochimiques. Photo-métrie photographique. Actinométrie. Sensitométrie. Spectrophoto-
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- graphie. Spectro-sensitométrie. Méthode spectro-sensitométrique de M. Edouard Belin. Opacimétrie. — Chap. XIII. Traitement des résidus. Résidus d’argent. Résidus d’or. Résidus de platine.
- Planches : I à V. Similigravures en trois couleurs. — VI. Photo-collographie à simple touche. — VII. Photocollographie à double touche. — VIII. Tirage au bromure d’argent. — IX. Sujet éclairé par la lumière artificielle et la lumière naturelle, simultanément. — X. Sujet éclairé par la lumière artificielle seule.
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- La maison Plon-Nourrit et Cie, vient de faire paraître son Annuaire Général et Internationnal de la Photographie, illustré par l’Héliogravure, la Similigravure et la Photocollographie : 14e année 1905.
- Ce recueil de luxe, dirigé par M. Robert Aubry, aidé de l’expérience, des recherches, du talent de cinquante collaborateurs, s’offre, cette année, aux amateurs et aux professionnels sous un aspect particulièrement séduisant. La revue obligée des faits, des applications pratiques, des manifestations diverses de l’art photographique est précédée d’une pittoresque monographie d’Emile Dacier sur la Photographie à travers l’image, qui résume, sous une forme vivante, l’histoire au jour le jour, par le dessin, par la caricature, par l’anecdote, de la découverte de Daguerre et Niepce, raillée par Daumier et Dantan, et du parti étonnant qui en a été tiré, en dépit des fines moqueries d’Abel Faivre, de Caran d’Ache, de Dagnan-Bouveret, de Le Petit, etc. Il faut citer aussi à part une série de variétés documentaires : VInterprétation artistique dans l'hypnose, par E. Magnin ; Une Excursion photographique dans les gorges du Tarn, par L. Hervé; deux études savantes sur la Photographie au magnésium, par le célèbre explorateur de cavernes, E.-A. Martel et sur la Photographie des phénomènes météorologiques, par M. Lucien Ridaux, enfin un article sur le Sénégal et le Niger, par le commandant James Plé. Le texte substantiel de Y Annuaire est à chaque page, complété et comme illuminé par des illustrations hors pair, des compositions originales, des documents d’une exécution idéale, des productions d’œuvres de maîtres. La liste des sociétés photographiques du monde entier a été mise à jour avec soin.
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- QUE LA LUMIÈRE SOIT I
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- endant la belle saison, la lumière naturelle du jour ne fait pas défaut, mais l’hiver il faut souvent avoir recours aux éclairages artificiels et les plus à la portée de tous sont les éclairages intenses et instantanés ou de très courte durée fournis par des métaux combustibles comme le magnésium.
- D’après M. H. Fourtier, qui a publié, il y a déjà dix ans, dans la bibliothèque photographique de l’éditeur Gauthier-Villars un traité des lumières artificielles eu photographie restant encore aujourd’hui un des meilleurs ouvrages sur cette importante matière, les premiers emplois du magnésium en photographie remonteraient à 1860 et auraient été préconisés par Bunsen et Roscoë.
- Le fil de magnésium fut d’abord utilisé soit brûlé à la main, soit débité par des petits dispositifs munis de réflecteurs qui déroulèrent le fil automatiquement.
- Mais il fallut vite renoncer à ce mode d’emploi trop simplet. Le fil de métal s’allume difficilement; il faut l’échauffer d’abord avec une allumette ou une lampe à alcool, le porter au rouge, puis au blanc; alors il commence à brûler seul s’embrasant de proche en proche; mais il s’éteint souvent par la chute de la parcelle en ignition qui, demi-liquide, se détache du fil avant d’avoir embrasé la parcelle contigüe.
- Le fil de magnésium, a en outre l’inconvénient de ne pas fournir assez de lumière, même lorsqu’il est gros, pour impressionner instantanément les plaques photographiques. Il convient pour l’éclairage de sujets qui peuvent poser quelques secondes et dans ce cas, il présente même un avantage particulier : on peut le déplacer et produire ainsi des images où les délimitations d’ombres et de lumières sont moins « heurtées ». Tout amateur photographe comprendra que dans le portrait cet adoucissement des contrastes est précieux.
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- On imagina vite ensuite de brûler le magnésium réduit en poudre dans une flamme quelconque et des lampes ad-hoc de tous genres furent construites pour cet emploi nouveau. Elles donnèrent d’excellents résultats et sont encore utilisées dans bien des cas.
- Enfin, le mélange du métal en poudre avec des comburants comme le chlorate de potasse donna les photopoudres éclairs d’une durée plus ou moins instantanée.
- Aujourd’hui on n’emploie plus guère la combustion du fil; mais les lampes qui brûlent les poudres métalliques et les photopoudres sont d’usage courant. Nous allons examiner succinctement leurs qualités et leurs défauts.
- I
- Les lampes au magnésium. — Toutes les lampes au magnésium sont construites d’après le même principe : amener dans une flamme très chaude une certaine quantité de magnésium en poudre qui s’y embrase et produit l’éclairage artificiel voulu.
- L’apport de la poudre éclairante est brusque et produit une sorte d’éclair, ou bien il est continu et prolonge l’éclairage pendant toute sa durée.
- Dans les deux cas il importerait que toute la poudre projetée dans la flamme soit brûlée, mais ce but idéal est rarement atteint.
- La poudre éclairante est généralement projetée dans la flamme par une pression d’air: moyen défectueux dont le moindre inconvénient est la perte d’une importante quantité de poudre qui traverse la flamme sans atteindre la température élevée de l’ignition et retombe autour du dispositif, inutilisée.
- On conçoit, du reste, que l’état de division de la poudre est une des conditions de son embrasement. Plus la poudre est fine plus elle a de chance de s’embraser complètement.
- Mais le magnésium est un métal très oxydable à l’air. Plus on le divise, plus on l’oxyde. Sa décomposition met donc une limite à la finesse de sa porphyrisation.
- Dans ces conditions, il y aurait lieu de déterminer dans quel état pratique de division, une poudre de magnésium doit être amenée pour s’embraser sûrement et en totalité dans une flamme d’une température connue; quelle est la quantité de poudre qui peut être allumée dans une durée de temps minimum par cette flamme d’une étendue mesurée... Nous croyons que ces études n’ont pas encore été méthodiquement faites comme elles devraient l’être et restent à exécuter.
- L’industrie s’est bornée à créer très empiriquement des modèles de lampes répondant, soit à des desiderata d’économie, soit à des desiderata de puissance éclairante.
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- Ces deux résultats ont été passablement atteints. On trouve dans le commerce des lampes, pour brûler le magnésium à très bon marché et d’autres, — d’un prix élevé, — qui produisent de forts éclairages, soit brusques, soit prolongés. Mais dans les deux cas opposés et dans les cas intermédiaires, le meilleur emploi des éléments du phénomène reste à fixer.
- En attendant que cette recherche technique soit faite par des chimistes et physiciens dont elle réclame la compétence, voyons comment les appareils dont on dispose aujourd’hui peuvent être utilisés:
- Les lampes les moins chères brûlent dans une flamme d’alcool une charge de magnésium en poudre, déposée préalablement dans un réservoir, puis projetée dans la flamme d’un seul coup, par une poussée d’air faite avec une poire en caoutchouc.
- La charge de poudre est variable. La flamme peut être aussi réglée par une ou plusieurs mèches; mais il y a toujours entre l’importance du foyer et celle de la charge de poudre une proportion à déterminer par tâtonnements.
- On n’augmente utilement la quantité de poudre de magnésium que dans la mesure où elle peut être embrasée par la flamme.
- L’importance des dispositifs ne varie, en outre, que dans des proportions assez limitées, car on ne saurait augmenter indéfiniment le volume de la lampe, de sa flamme, de la charge et de la poussée d’air projetant la poudre dans le foyer.
- En revanche, on augmente la quantité de lumière produite par la multiplication des lampes, en les reliant toutes à une même soufflerie plus puissante qui chasse à la fois dans tous les foyers les charges de poudre déposées pour chacun d’eux.
- Ce mode d’amplification de la lumière, a l’important avantage de mieux généraliser l’éclairage. C’est celui qu’on emploie encore actuellement pour la reproduction des scènes de théâtre.
- Les lampes sont placées, naturellement, en arrière et au-dessus de l’appareil photographique. On les dispose de façon à produire un effet principal, analogue à celui de l’éclairage naturel du sujet.
- En raison même des conditions théoriques du problème de la combustion de la poudre de magnésium, on comprend que le foyer d’embrasement du métal doit être important et produire la plus haute température possible.
- La flamme d’une bougie, d’une lampe ordinaire à huile ou à pétrole serait absolument insuffisante. Les lampes pour brûler le magnésium s’alimentent avec de l’alcool et donnent de meilleurs résultats quand elles forment une flamme circulaire au centre de laquelle la poudre peut être projetée.
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- On augmente la chaleur de la flamme en ajoutant à deux parties d’alcool une partie de benzine. M. Fourtier, dans son traité précité, préconise même l’emploi des flammes de benzol ou de gazoline dont la température est plus élevée que celle des flammes d’alcool.
- Les lampes à double courant d’air, les lampes à souder, les becs Bunsen donnent des flammes encore plus chaudes où la combustion du métal est mieux réalisée. Enfin la très haute température fournie par la combinaison d’une flamme d’oxygène et d’une flamme d’hydrogène a été utilisée dans un appareil spécial de M. Humphrey avec un plein succès.
- Mais, on sait que la combinaison de l’oxygène et de l’acétylène produit une température encore beaucoup plus haute ; il y aurait donc à essayer les effets de ce mélange sur l’embrasement de la poudre de magnésium parce qu’il apporterait peut-être la meilleure solution du problème.
- La poudre de magnésium a un pouvoir éclairant très supérieur à celui de toutes les autres lumières artificielles y compris l’arc électrique. Il n’y a qu’un mode d’éclairage, nouveau, avec lequel sa puissance photographique n’a pas encore été comparée, c’est celui qui résulte de la production de la lumière à arc au sein de vapeurs mercurielles (lampe Heraeur). Comme cette dernière lumière est extrêmement photogénique, en raison de la nature de ses radiations, peut-être égale-t-elle ou même dépasse-t-elle la puissance photogénique du magnésium ?
- En revanche, la combustion de ce métal dans les flammes les plus chaudes reste relativement assez lente et ne permet sans obturation instantanée de l’objectif, que des reproductions de sujets posant.
- (A suivre).
- TASTIN.
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- TECHNOLOGIE » »
- Préparations sensibles noirçissant directement à la lumière sans sels d’argent solubles.
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- ous les papiers photographiques dits par noircissement direct, préparés jusqu’à ce jour, renferment un excès de sels d’argent solubles, sans lequel l’action de la lumière ne se manifeste que d’une manière pratiquement insuffisante.
- Ces sortes de papiers, depuis le papier salé et le papier albuminé d’autrefois, jusqu’aux genres citrate, celloïdine. etc., en usage actuellement, ont été et sont encore très répandus parce qu’ils ont le grand avantage de permettre l’examen de l’épreuve pendant le tirage et d’arrêter son impression au moment opportun; en outre, leur manipulation ne nécessite pas l’emploi d’un laboratoire obscur.
- Mais, à côté de ces avantages incontestables, ils présentent tous des inconvénients communs qui sont multiples et que nous rappelons ci-dessous :
- i° Leur conservation est très limitée quel que soit le substratum de la substance sensible, collodion, albumine, caséine, gélatine. Ces matières organiques colloïdes et même la cellulose du papier tendent à réduire les sels solubles d’argent (nitrate, citrate, lactate, etc.) de sorte que ces préparations s’altèrent inévitablement au bout d’un temps plus ou moins long.
- L’altération est favorisée par l’action de la chaleur et de l’humidité, de là, la nécessité de prendre de grandes précautions dans l’emballage de telles préparations et de les utiliser à une époque rapprochée de celle de leur fabrication.
- D’ailleurs, quelles que soient les précautions que l’on puisse prendre, et même dans les meilleures conditions possibles de conservation, les
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- papiers par noircissement direct perdent en quelques semaines la fraîcheur qu’ils pouvaient avoir au moment de leur préparation et jaunissent peu à peu d’une manière inévitable;
- 2° Les préparations par noircissement direct exigent l’emploi de papiers très purs, exempts surtout de particules métalliques. Malgré les progrès réalisés dans la papeterie, il est impossible d’éviter d’une manière absolue les points métalliques qui se traduisent à la sensibilisation par des taches circulaires blanches, au centre desquelles on remarque un point noir.
- 3° L’emploi de composés argentiques solubles a encore l’inconvénient de déterminer fréquemment sur les négatifs, la production de taches brunes par transport de ces sels sur la gélatine du cliché, quand l’humidité vient à imprégner soit le papier, soit le négatif. Lorsque le tirage d’un grand nombre d’épreuves doit être effectué sur un même cliché, il est fréquent de constater ces taches, surtout en hiver si l’impression s’effectue à l’extérieur;
- 4° Un autre inconvénient des préparations à base de sels argentiques solubles réside dans la facilité avec laquelle elles donnent lieu à la production des taches de sulfure d’argent provenant de traces d’hypo-sulfite de soude qui peuvent être apportées par des cuvettes mal rincées ou par les mains de l’opérateur lorsqu’il n’a pas pris la précaution de se laver d’une façon parfaite;
- 5° Enfin, les papiers par noircissement direct sont peu sensibles et fournissent des épreuves qui manquent de demi-teintes principalement quand les négatifs employés sont un peu trop intenses.
- Tous ces inconvénients sont liés à une cause unique : la présence dans la couche sensible de sels d’argent solubles.
- Dans le but de résoudre cette difficulté, nous avons étudié méthodiquement l’action d’un grand nombre de substances sur le chlorure d’argent.
- Nons avons remarqué tout d’abord, que les substances réductrices eu général, favorisent le noircissement des sels haloïdes d’argent et plus spécialement du chlorure; mais l’influence de ces réducteurs varie dans une large mesure suivant la nature de la fonction chimique qui communique à la molécule des propriétés réductrices. Ainsi, par exemple, les amines aromatiques n’exercent qu’une influence peu marquée sur le noircissement du chlorure d’argent, tandis que les phénols paraissent jouir d’une activité bien plus considérable.
- Nous avons constaté aussi que les diphénols, les triphénols sont plus actifs que les corps qui ne possèdent qu’un seul hydroxyle et parmi les phénols polyatomiques, c’est la résorcine qui semble être la substance de choix pour l’application qui nous intéresse.
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- Une autre classe de corps réducteurs peut encore permettre de réaliser le noircissement direct du chlorure d’argent par la lumière. Nous voulons parler de sels minéraux provenant d’éléments capables de fournir des sels à deux degrés d’oxydation, et à la condition de les utiliser dans leurs composés au minimum. Par exemple, les sels manga-neux, les nitrites, les arsenites sont susceptibles de fournir des résultats intéressants.
- Ces différentes substances réductrices peuvent être employées, soit avec des émulsions de chlorure d’argent dans la gélatine renfermant les sels de la double décomposition qui a donné naissance au sel haloïde d’argent insoluble, soit encore avec des émulsions lavées ne renfermant que du chlorure d’argent pur.
- La même action se manifeste lorsqu’on remplace la gélatine formant le substratum de la substance sensible par d’autres matières colloïdales.
- La méthode nouvelle que nous avons ainsi créée et que nous avons brevetée, conduit à des résultats qui ne le cèdent en rien à ceux que fournissent les meilleurs procédés de tirages directs employés jusqu’ici, sans présenter les inconvénients de ces derniers. Elle nous semble donc devoir prendre une grosse importance dans l’industrie des papiers photographiques.
- Nous avons mis à profit ces propriétés nouvelles en préparant un papier photographique auquel nous avons donné le nom d’Actinos, et qui présente les avantages suivants :
- Il se conserve indéfiniment avec toute la fraîcheur qu’il possède au moment de sa fabrication.
- Si le papier vient à se coller accidentellement en certains points sur le cliché, lorsque l’atmosphère est humide, il n’en résulte aucun dommage pour le négatif qui ne montre dans aucun cas les taches brunes que donnent couramment les papiers par noircissement direct, dans ces circonstances.
- Il ne donne pas les taches brunâtres si fréquents dans les papiers par noircissement direct lorsque ces papiers sont mis en contact de traces d’hyposulfite.
- La sensibilité de ces émulsions nouvelles est plus grande que celle des papiers dits au citrate, et il en résulte que les demi-teintes sont rendues plus fidèlement, sans dureté, même avec des négatifs heurtés.
- La plupart des formules de virage-fixage séparés ou combinés, en usage, peuvent être appliquées au traitement du papier Actinos.
- Enfin, nous avons pu couler cette préparation sensible sur des supports les plus divers, notamment sur des papiers recouverts de poudres métalliques et nous avons ainsi obtenu des effets d’une grande originalité.
- A. et L. LUMIÈRE.
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- a. b. c
- PKotograpKie ¥ ¥
- LES CHAMBRES NOIRES II
- détective. — Sous cette dénomination peu précise on peut comprendre les petits appareils portatifs construits sur le principe des chambres dites de touriste précédemment décrites et les dispositifs formés simplement de deux corps rigides quadrangulaires, rentrant l’un dans l’autre qui furent les premières chambres véritablement dites « détectives ».
- Une crémaillère, actionnée par une vis, déplaçait l’un des deux corps dans l’autre et réalisait la « mise au point ». A l’arrière, on plaçait un châssis négatif simple ou double, ou la glace dépolie quand on voulait voir l’image.
- Mais ces premiers modèles de détective, encore employés vers 1889, ont été bientôt remplacés par des instruments plus appropriés aux desiderata des amateurs, alors surtout épris de l’instantané photographique.
- Dans ces nouveaux appareils la chambre devint une boîte, en forme de carré long, divisée en deux compartiments, l’avant servant de chambre noire et l’arrière de magasin pour le logement d’une série de châssis métalliques très minces contenant les plaques sensibles dressées et rangées les unes derrière les autres.
- La « mise au point » n’était plus effectuée que par le déplacement de l’objectif au moyen d’une crémaillère ou d’un pas de vis hélicoïdal et le changement des plaques sensibles obtenu par la commande d’un ou deux boutons provoquant la chute de la plaque impressionnée dans le fond de la chambre noire et son remplacement par la première des plaques suivantes accumulées qui venait remplacer la plaque tombée en butant sur un arrêt par la simple action d’un ressort poussant peu à peu l’ensemble des plaques dressées à l’arrière de l’appareil.
- Ce dispositif comporte naturellement un « viseur » comme celui des
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- de la
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- folding Caméra précédemment décrites et une gradation inscrite sur la monture de l’objectf mobile pour indiquer des mises au point toutes faites par avance pour des distances connues du sujet visé depuis 2 ou 3 mètres jusqu’à l’infini.
- Avec ce type d’instrument, l’amateur est toujours prêt à opérer quand il a préalablement armé l’obturateur de l’objectif.
- i° Il apprécie approximativement la distance du sujet, si une mise au point est nécessaire en raison de son faible éloignement, et fait cette mise au point par le déplacement de l’objectif d’après les indications de la gradation inscrite sur la monture de cet organe.
- 20 II oriente l’appareil dans la direction du sujet à l’aide du viseur.
- 30 II opère le déclenchement de l’obturateur par la pression d’un bouton et l’instantané est pris.
- En 3 ou 4 secondes ces divers mouvements sont exécutés. Une si faible durée permet donc de prendre presque subitement des scènes animées, comme le passage d’un piéton, d’un cavalier et des mouvements quelconques rythmés.
- L’amateur n’a plus ensuite qu’à effectuer le remplacement de la plaque impressionnée par la plaque suivante et à réarmer l’obturateur de l’objectif pour être prêt à impressionner une seconde plaque; ce qui exige tout au plus 2 ou 3 secondes de temps.
- Si les sujets visés sont à plus de 10 ou 12 mètres, — ce qui dispense d’effectuer des « mises au point » car les objectifs des détectives sont généralement faits pour donner tout net depuis ces distances jusqu’à l’infini, — et s’il n’y a lieu de changer le diaphragme de l’objectif et la vitesse du déclenchement de l’obturateur, — ce qui est justement le cas quand il s’agit de reproductions successives faites rapidement dans des conditions à peu près identiques, quant à l’éclairage et à la promptitude des mouvements visés, — toutes les 4 ou 5 secondes une plaque nouvelle peut être impressionnée jusqu’à épuisement du stock des surfaces emmagasinées.
- Ainsi, en une seule minute un appareil détective du type dont il s’agit permet de faire 12 instantanés.
- Avec d’autres modèles, construits pour cela, cette rapidité a encore été de beaucoup augmentée, sans grand profit d’ailleurs, car on ne tarda pas à reconnaître qu’il était rarement utile et presque toujours fâcheux d’opérer avec tant de vélocité.
- Presque tous les détectives, dont il existe des centaines de modèles divers en France et à l’étranger, se rapprochent plus ou moins du type initial très simple que nous venons d’indiquer. Us utilisent des plaques ou des pellicules dont les dimensions varient entre 6 1/2 x 9 et 13 x 1 B, mais dont la dimension la plus courante en France est le 9 x 12.
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- III
- La jumelle. — La vogue des détectives avait amené les opticiens à étudier des combinaisons optiques nouvelles à « court foyer » qui facilitèrent la création des photo-jumelles quand un peu plus tard le développement prodigieux du tourisme démocratique né du cyclisme vers 1892, fit désirer des appareils photographiques moins lourds et moins volumineux que les détectives et les folding Caméra.
- Tout le monde connaît aujourd’hui ces jumelles photographiques dont la vogue n’est pas près de décroître parce qu’elles répondent admirablement aux besoins et aux goûts de notre époque.
- Ce sont des instruments peu différents, en principe, des détectives dont ils sont dérivés et qui se composent essentiellement :
- i° D’une sorte de boîte conique rigide formant le corps de la chambre noire.
- 20 D’une partie mobile antérieure qui rentre plus ou moins dans cette chambre et porte à la fin le dispositif optique, l’obturateur et les diaphragmes.
- 30 Une partie arrière disposée pour recevoir soit un châssis encâ-drant un verre dépoli pour la mise au point, soit des châssis négatifs contenant les plaques ou les pellicules, soit un magasin à escamotage automatique de ces surfaces sensibles.
- Par les déplacements de la partie avant on effectue la mise au point et les décentrements, dans les appareils qui comportent ce dernier avantage, et la manoeuvre des divers organes d’opération est aussi rapide, si non plus prompte encore, que celle des détectives.
- Les photo-jumelles n’utilisent guère, au maximum, que des surfaces sensibles de 9X12 centimètres. Le plus généralement elles sont faites pour impressionner des plaques ou pellicules de 4X4 centimètres à 61/2x9 centimètres ou des formats équivalents à ces étendues en images doubles pour la stéréoscopie (jusqu’au format maximum 8 1/2 x 17).
- IV
- Appareils spéciaux. — En dehors de ces trois types précités : i° Chambres de touriste et folding Caméra; 20 Détectives; 30 Jumelles photographiques, l’industrie produit encore une foule d’appareils intermédiaires ou composites, sans compter des appareils spéciaux, de telle sorte qu’il serait bien difficile d’en fournir une liste complète. Il faut se borner à signaler ici les plus répandus.
- Nés des détectives et des photo-jumelles, les appareils réductibles par repliement à un très faible volume en épaisseur ont constitué le genre « pochette » dont la dernière expression est le block-notes
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- Gaumont, déjà « père spirituel » d’instruments similaires aussi bien en France qu’à l’étranger.
- Ces appareils de poche avaient été d’ailleurs eux-mêmes devancés par un type à part qui reste l’idéal de la légèreté et du volume réduit grâce au rouleau de pellicule par lequel il remplace avantageusement les plaques pour tous les amateurs dont le but est surtout de produire des vues documentaires. Ces caractéristiques, bien connues, désignent à elles seules presque assez le poket-Kodak.
- Enfin pour permettre aux amateurs de photographier leurs semblables clandestinement on a imaginé une série d’instruments dissimulés; cannes, chapeaux, cravates, livres photographiques, etc., etc... qui se recommandent moins, par cette dissimulation même, à la bienveillance du public et qui d’ailleurs ne donnent pas, — juste punition de leur perfidie — des résultats photographiques extraordinaires.
- A cette liste déjà longue pourtant il faut encore ajouter :
- i° Les appareils dits d'atelier à deux ou à trois corps qui sont plus particulièrement utilisables pour le portrait et pour les agrandissements;
- 2° Les appareils stéréoscopiques; classe à part dont nous renvoyons la description à une autre partie de cet A. B. C. parcequ’elle entraîne des considérations techniques spéciales;
- 3° Les appareils panoramiques;
- 4° Les appareils cinématographiques;
- 5° Enfin les appareils construits en vue de la photographie faite à de grandes distances avec des téléobjectifs, qui comportent des chambres noires très étendues ou à très long tirages encore peu répandues en France, mais déjà très employées à l’étranger, surtout en Amérique et en Angleterre.
- *
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- En présence de tant de systèmes et modèles divers, l’amateur débutant reste fatalement fort embarrassé. Que doit-il acheter ?
- Ce qu’il peut faire de mieux c’est de commencer par s’expérimenter lui-même avec un appareil quelconque, d’avance sacrifié, parceque forcément pris au hasard.
- Que le débutant commence donc par se contenter du système le plus simple, le moins coûteux, le plus facile à manier.
- Si l’instrument, très portatif, comporte des surfaces sensibles de peu d’étendue (6 1/2 x 9 tout au plus), les dépenses de plaques ou de pellicules, de papiers et de produits seront minimes. Les essais en tous genres pourront être multipliés sans compter, et de ces essais nombreux l’amateur déduira, tout naturellement, ses aptitudes et ses tendances, seul point de départ rationnel d’un choix judicieux de type d’appareil.
- Mais on peut procéder encore avec toute la logique congruante, en
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE Série Nouvelle — N° 5
- LA LEÇON DE CATÉCHISME
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- s’expérimentant soi-même par l’emploi d’un appareil simple du type Touriste, qui permet de tout faire et qui n’a que l’inconvénient du poids et du volume; inconvénient d’ailleurs très tolérable, avec les folding Caméra du format de plaque 13 X 18.
- Si la photographie est attractive par elle-même, il ne faut pas ignorer, en effet, qu’elle est infiniment plus attachante encore par ses applications.
- On peut s'amuser d’abord à photographier, puis se lasser de cette distraction quand elle est pratiquée sans but et sans utilisatiou déterminée. Tandis qu’on ne s’en lasse jamais quand ses résultats servent à quelque chose.
- Il est donc bon, pour le débutant, de ne pas se cantonner dès le principe, sur un type d’appareil prématurément choisi, dans un genre qui ne correspondra peut-être pas à ses aptitudes et ses goûts.
- E. NIBEL.
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- L Invention nouvelle
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- La maison Poulenc lance un nouveau papier photographique : le Zigoy qui a la propriété de fournir des épreuves positives sans virage préalable, par l’emploi d’un seul bain d’hyposulfite de soude à 20 °/c qui fixe l’image.
- L’impression lumineuse se fait au châssis presse comme pour les autres papiers photographiques, mais, à une lumière vive (au soleil en hiver et à l’ombre en été) et doit étire poussée jusqu’à une accentuation supérieure à celle qu’on veut donner à la photocopie, car, il y a diminution de l’intensité au fixage.
- On obtient des tons différents avec ce papier en modifiant le bain de fixage.
- Tons Bruns ou Pourpres :
- Hyposulfite de soude........................ 200 gr.
- Eau.........................................1.000 cc.
- Il est recommandé de dissoudre l’hyposulfite dans un peu d’eau chaude, puis de compléter avec de l’eau froide.
- Tons Rouges :
- Prendre 3/4 de litre de la solution ci-dessus et compléter avec de l’eau le volume d’un litre. L’épreuve change de couleur dès qu’elle est placée dans la solution d’hyposulfite et prend successivement les teintes :
- / — Rouge. 2 — Brun, j — Pourpre.
- Lorsque le ton désiré est obtenu, enlever l’épreuve du bain, et la laver dans l’eau froide constamment renouvelée, ou mieux dans l’eau courante, pendant une demi-heure. L’épreuve Zigo est alors terminée.
- Les épreuves doivent toujours être maintenues dans l’hyposulfite pendant au moins six minutes pour être bien fixées.
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- MM. Clément et Gilmer viennent de créer un nouvel objectif, destiné aux projections, qu’ils appellent Multifocal et qui emprunte, pour répondre à cette dénomination fort claire, le principe du téléobjectif.
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- Il se compose d’un élément positif (objectif à portrait Petzval), accouplé à un élément négatif (lentille achromatique divergente). En faisant varier la distance entre ces deux éléments, au moyen de la crémaillère, le foyer se modifie en raison inverse de l’écartement. Au plus grand écartement correspond le foyer le plus court et par conséquent le grossissement le plus fort. L’élément négatif est détachable. L’objectif positif (combinaison à Portrait Petzval) mesure 40/50 mm. de diamètre, avec un foyer relatif de 15 cm., donnant à 5 mètres de l’écran une image de 1 m. 55 (d’un diapositif 7x7 cm. format normal). Avec le téléobjectif on peut, à la même distance, faire varier l’image entre 72 et 140 centimètres.
- Pour d’autres distances le calcul est proportionnel. Poids : 800 grammes; longueur fermée : 14 centimètres.
- Les lanternes à projection pouvant utiliser l’objectif Multifocal doivent avoir le porte-objectif à long tirage, soit au moyen de tubes ou de tiges télescopiques ou de chambres à soufflet.
- Même construction et mêmes applications que le précédent. L’élément positif mesure 35 mm. de diamètre avec un foyer relatif de 5 cm., donnant à 5 mètres de l’écran une image de 1 m. 65 (d’une vue mesurant 24 mm. de largeur, format normal des films cinématographiques de 35 mm. extérieur). Avec le téléobjectif on peut à la même distance faire varier l’image sur l’écran entre 78 et 145 centimètres.
- Pour d’autres distances le calcul est proportionnel. Poids : 500 grammes; longueur fermée : 9 centimètres.
- %
- Ht Ht
- Pour obvier aux inconvénients du gros volume et du grand poids des iconomètres, M. Bellieni de Nancy vient de créer un nouvel icono-mètre de très petites dimensions qu’un anneau placé sur le côté permet de porter suspendu au cou par un cordon de montre.
- M. Bellieni a obtenu ce résultat sans rien sacrifier au système optique de l’ancien iconomètre. Les lentilles sont restées les mêmes.
- Par contre, le champ est permanent et si le constructeur a laissé un léger tirage au coulant de l’oculaire, c’est uniquement dans le but de permettre une légère mise au point exacte pour les différents yeux.
- Cet appareil, beaucoup mieux construit que le précédent, est d’un prix sensiblement moins élevé; il peut se faire pour les formats 6 1/2x9, 8X9, 8 x 8, 8 1/2 X10, 9X 12 et 11 X 15.
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- La Manière de faire
- » »
- Virage à l’urane des papiers au platine. — Le procédé décrit ci-dessous (d’après Photography) a pour objet de fournir des images sur papier au platine d’un ton rouge très riche.
- Les épreuves doivent toujours être tirées légères, sinon les ombres s’empâtent et rendent l’image sans valeur. On voit apparaître successivement au cours du virage de légers détails dans les parties claires, que l’on n’aurait pu soupçonner sur l’épreuve au début.
- On prépare les deux solutions suivantes :
- Solution A Nitrate d’urane.......................... 6 gr.
- Eau distillée...........................ioo cm»
- Solution B Ferrycianure de potassium .... 6 gr.
- Eau distillée...........................ioo cm3
- que l’on conserve dans des flacons en verre jaune, en ayant soin de les préserver de la lumière du jour. Le virage s’effectue à la lumière d’une lampe ou d’un bec de gaz.
- Pour l’usage, on prend 8 parties de A, 3 parties d’acide acétique glacial et l’on verse le mélange dans la cuvette; on prend ensuite 8 parties de B, 3 parties d’acide acétique glacial et verser dans la cuvette,, en observant qu’il importe absolument de procéder suivant cet ordre. Un demi-litre de ce bain suffit à virer une douzaine d’épreuves 18x24.
- Les épreuves sont immergées à sec, une à une, et il est à propos de ne pas en traiter plus de 4 ou 5 à la fois. Le ton passe d’abord au brun noir, puis au brun rouge, puis à un beau rouge. La durée totale du virage est d’environ 20 minutes, mais elle dépend beaucoup de l’ancienneté de l’épreuve; une épreuve tirée depuis longtemps demandant un virage bien plus prolongé.
- Sitôt virée, l’épreuve est rincée et plongée dans un bain composé
- de
- Acide acétique glacial................... 1 partie
- Eau......................................40 —
- où elle est laissée quelques minutes. On lave ensuite à fond dans l’eau courante, en évitant un lavage prolongé qui affaiblit graduellement l’image.
- Si l’on veut accélérer le virage, ou si l’on trouve le ton rouge trop
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- accentué, ajouter au bain composé comme ci-dessus une partie d’acide acétique.
- Une extrême propreté de la cuvette est indispensable; la plus faible trace d’hyposulfite conduirait à un insuccès certain. On obtient encore de mauvais résultats si la solution de ferricyanure a été exposée à la lumière du jour : l’action est beaucoup plus lente, les blancs perdent leur pureté et se couvrent d’un voile rougeâtre, tandis que les parties sombres virent à peine.
- On peut affaiblir certaines parties de l’image, avec une solution de cyanure de potassium à 4 %, que l’on applique avec un tampon de ouate hydrophile.
- Contrairement à une opinion en cours, les épreuves ainsi virées présentent une excellente stabilité, si les opérations ont été bien faites : des épreuves exposées à la lumière ne montrent aucune trace d’altération.
- Il est à propos de noter que ce procédé de virage ne réussit pas avec les épreuves au platine, ton sépia, obtenues par développement à chaud.
- (Photo- Gazette),
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- DE-CI DE-LA » *
- La statistique officielle des produits français importés à Tahiti et dans les dépendances de cette « île bienheureuse » vient de paraître et ne mentionne aucun article photographique.
- Est-ce que les Tahitiens ignoreraient la photographie ? C’est chose bien improbable! Mais poser cette question n’est pas la résoudre... un de nos lecteurs pourra-t-il nous dire s’il existe au moins un rudiment de commerce photographique à Tahiti ?
- *
- * *
- Le journal de l’Agriculture tropicale signale un nouveau textile fort intéressant et qui pourrait avoir de l’avenir dans l’industrie des papiers photographiques : il s’agit de la Sola ou Shola (Aeschynomene aspera L.) plante de la famille des légumineuses dont les tiges atteignent deux à trois mètres de hauteur et ne se ramifient que vers le sommet.
- La Sola est originaire de l’Inde, de lTndo-Chine et de la Malaisie; c’est une aquatique remplie d’une moelle extra-légére, d’où son nom de Takaï à Pondichéry (takaï signifie liège.)
- La moelle de la Sola est presque semblable à celle de YAralia papy-rifera, avec laquelle on fait les papiers de riz de la Chine, et fait de même d’excellents papiers sur lesquels on peint aisément.
- Actuellement dans l’Inde, la Sola sert surtout à fabriquer des chapeaux, des casques coloniaux et des couvre-chefs pour les chevaux, qui sont d’une légèreté sans équivalent et protègent fort bien de la chaleur, car, la moelle de Sola est un remarquable isolant pour les rayons caloriques. Elle est même si peu traversée par ces rayons qu’on l’utilise aussi pour faire des gaines aux vases et verres dans lesquels on veut conserver des boissons fraîches, et les compagnies de navigation ont emprunté à l’Inde ce mode d’isolement pour les bouteilles et carafes. Il y a donc lieu de recommander à nos fabricants de papier ce produit exotique dont le très bas prix pourrait favoriser des essais avantageux.
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- Notre confrère Le Fascinateur annonce que M. le lieutenant-colonel Delaunay anrait soumis au ministre de la Guerre un projet de création dans chaque corps d’armée d’un timbre-sceau et de cartes postales illus-
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- trées par la photographie destinées à perpétuer par l’image des souvenirs historiques militaires des faits héroïques de chaque corps.
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- Nous sommes heureux d’enregistrer le succès de la Revue Internationale La Fotografia Artistica à l’Exposition photographique de Gênes. Le Jury lui a attribué la plus haute récompense, une médaille d’or. Nous félicitons ici sincèrement son distingué directeur, M. A. Cominetti, ainsi que nos confrères, MM. Bellivet, G. Besson et Albert Regad collaborateurs de cette Revue.
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- * *
- Un rapport du consul des Etats-Unis à Hang-Tchéou fait connaître que les fabricants américains d’appareils et de produits photographiques n’ont pas de peine à conserver la position privilégiée qu’ils ont acquise sur les marchés de l’Extrême-Orient. Les produits américains dominent partout la situation. Dans nombre de places, les maisons françaises font des efforts pour s’assurer un marché. Les maisons japonaises, d’après le rapport, inondent de papier bon marché les magasins de fournitures photographiques, mais le produit est de qualité inférieure et ne se maintient pas en présence des catégories meilleures. Les articles américains sont acceptés comme marchandises-types. La photographie, dit le consul, se développe rapidement en Chine.
- *
- * *
- Les Notaires photographes — Les notaires algériens viennent d’avoir une idée. Dans une profession qui requiert plus d’attachement aux formes que d’esprit inventif, le fait est assez remarquable pour être signalé. Les Arabes ont, paraît-il, cent manières de se dérober aux effets d’un contrat, dont la plus commune est d’envoyer à leur place un tiers le jour de la signature, afin de pouvoir la nier ensuite avec commodité Un burnous ressemble, à s’y méprendre, à un autre burnous, et un Arabe à un second Arabe. Rien de facile, par conséquent, comme de tromper la confiance d’un officier ministériel plus habitué à la pratique des lois qu’à partager avec les fils du désert le kouskous des grandes tentes. Las d’être pris pour dupes plus souvent qu’il ne convient aux traditions de leur état, les notaires algériens ont résolu de demander désormais aux clients arabes un surcroît de garanties. Un artiste attaché à l’étude, ou simplement un clerc dressé à cet effet, prendra, au moment de la signature, la photographie des contractants. De cette façon, alors même que les diverses parties ne comparaîtraient pas ensemble, il sera aisé de soumettre à chacune d’elles les images des autres, et de s’assurer qu’aucun doute ne s’élève sur leur identité.
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- Les clichés annexés aux minutes fourniront aux archives notariales un enrichissement aussi précieux qu’inattendu et feront de chaque étude une galerie de portraits que l’on pourra appeler, dans toute la force du terme, des portraits authentiques. Pour peu que cette coutume, restreinte jusqu’à présent aux contrats pécuniaires, s’étende à ceux de mariage, il y aura pour les tabellions un plaisir plus que professionnel à entr’ouvrir leurs cartons verts et à soulever les chemises poudreuses de leurs dossiers. Les notaires, de temps immémorial, ont eu le privilège d’embrasser la mariée; ils y ajouteront maintenant celui de prendre et de garder à jamais, grâce à leur objectif, l'image presque vivante de son premier jour de bonheur. Ainsi les noces se verront dispensées d’aller chez le photographe, eu même temps qu’un nouveau et puissant attrait viendra égayer l’exercice d’une profession honorable, mais qui pouvait rebuter par sa solennité.
- (Éclair).
- «JRAV. ET M*P. PRIEUR & DUEOIS, PUTEAUX.
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
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- LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE
- La Compagnie vient de publier un album artistique de vues de la Savoie, du Dauphiné, de la Côte d’Azur, du Nivernais, de la Bourgogne, de la Franche-Comté, de l’Auvergne, etc.
- Cet album, qui renferme près de deux cents reproductions en similigravures et dessins à la plume, est mis en vente au prix de o fr. 50 dans les bibliothèques des principales gares du réseau ; il est envoyé également à domicile sur demande accompagnée de o fr. 60 en timbre poste et adressée au service central de l’Exploitation, do, boulevard Diderot, à Paris,
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- Il est délivré, toute l’année, à la gare de P.-L.-M., ainsi que dans les principales gares situées sur les itinéraires, des billets de voyages circulaires à itinéraires fixes très variés, permettant de visiter les parties les plus intéressantes de l’Italie. La nomenclature complète de ces voyages figure dans le IJvret-Guide-Horaire P.-L.-M., vendu o fr. 50 dans toutes les gares du réseau.
- Exemple d’un de ces voyages : Itinéraire 81-A3 : Paris-Dijon-Mâcon, Aix-les-Bains, Modane, Turin, Milan, Venise, Bologne, Florence, Pise, Gênes, Vintimille, Nice, Marseille, Lyon, Dijon, Paris.
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- Les Bureaux-succursales de la Compagnie, à Paris, délivrent, pour toutes les gares de son réseau, des billets simples (plein tarif, demi-tarif, tarif militaire) et des billets d’aller et retour de toutes classes.
- Ces Bureaux-succursales sont situés : rue Saint-Lazare, 88; rue des Petites-Ecuries, 11; rue de Rambuteau, 6 ; rue de Rennes, 45 ; rue Saint-Martin, 252 ; place de la République, 16 ; rue Saint-Anne, 6 ; rue Tiquetonne, 64.
- Ils délivrent également, et à l’avance, par séries de 20, avec une réduction de 10 0/0 sur le prix ordinaire des places, des billets de ire, 2‘ et 3' classes pour les gares de la banlieue de Paris situées jusqu’à Fontainebleau et Corbeil inclusivement. Ces billets peuvent être utilisés dans les deux sens (aller ou retour).
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- 355-79°- — 1e1' juillet 1905. — Mallabar. Perfectionnements à l’impression et au développement des photographies sur papier au chlorure d’argent.
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- MANN AKTIEN GESELLSCHAFT FUR CAMERA FaBRI-kation in Drf.sden. Appareil cinémato-photo-graphique.
- 355.966. — 7 juillet 1905. Kunz. Dispositif de vidange automatique pour appareils d’immersion.
- 356.092. — 12 juillet 1905. Jabulowski et Bour-QUIN. Procédé pour décorer de photographies métalliques les objets en acier oxydé et autres métaux.
- 356.543. — 1e1' août 1905. — Moutet. Machine à impressionner automatiquement les épreuves photographiques.
- 356.668. — 31 juillet 1905. Sté L. Gaumont et Cie. Cadre pour manipuler, développer, fixer, laver,
- sécher les bandes cinématographiques.
- 356.604. — 2 août 1905. Charreron. Procédé permettant de transporter la couche albumineuse des photographies sur celluloïd en vue de la photo-peinture.
- 356.614. — 3 août 1905. Sté dite Optische Anstalt C. P. Gœrz Aktien Gesellschaft. Méthode d’escamotage pour plaques et pellicules photographiques.
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- 356.930. — 16 août 1905. Lyon. Appareil pour le développement des plaques photographiques.
- 356.947. — 16 août 1905. Lange et Prange. Procédé de tirage des épreuves pour l’obtention de photographies par grandes quantités.
- 357.005.—17 août 1905. Sté dite Optische Anstalt C. F.. Gœrz Aktien Gesellschaft. Obturateur à rideau à largeur de fente réglable pour chambres photographiques.
- 357.271. — 26 août 1905. Lepine. Eventail à vues photographiques transparentes.
- 357.335. 29 août 1905. Boucher. Commande à distance du déclenchement des obturateurs d’appareils photographiques.
- 357.379. — 31 août 1905. Brooks et Watson. Perfectionnements dans les magasins amovibles pour appareils photographiques se chargeant en plein jour.
- (1) Communication de MM. Marulier et Robelet. Office international pour l’obtention des brevets d’invention en France et à Etranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
- L’Administrateur-Gérant: H. GRAND.
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