Descriptions des arts et métiers
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- DE LA CONSTRUCTION
- DES VAISSEAUX,
- AVEC UNE EXPLICATION
- . où r on démontre les principes de l’Archite&ure Navale
- Marchande, & des Navires armés en courfe.
- %
- Par M. FRÉDÉRIC DE CHAPMAN, Chevaüer de VOrdre du Roi de Suede , Directeur général des Contractions SC des Flottes Navales du Royaume, Membre de la Société Royale SC Académie des Sciences de Stockholm.
- Traduit du Suédois, fur l'Édition publiée & imprimée chez Jean Pfeiffer en 1775.
- A PARIS,
- r SAILLANT 8c NYON, Libraires, rue du Jardinet, quartier S. André-J des-Arcs, près de l’Imprimeur du Parlement.
- [ Veuve ÜESAINT, Libraire, rue du Foin-S.-Jacques.
- M. D C C. L X X I X.
- Avec
- Approbation, et P ri v i lege du Roi.
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- PRÉFACE.
- Quand on confidere le grand nombre de Vaifleaux qui ont été conftruits depuis quon a commencé à faire route fur les differentes Mers y ainfi que fur le vaffe Océan, & qu’on réfléchit pareillement fur ce qu’ils ont pu fuccelïivement fe perfedionner ; on ne fauroit fe refufer à croire qu’ils n’ayent à la fin acquis le degré de perfection où il ait été poflîble d’atteindre.
- On eft, à ce quil femble, porté à cette opinion, en ce que dans ces derniers temps , chaque Vaifleau communément n’eft gueres affujetti à d’autres variations particulières, non pas même du côté de fa forme ni de fon gréement. Mais quand on fe repréfente auflï tant de differentes fortes de Vaifleaux & Navires, dont on fait ufage en Europe, on ne doit pac être fnrpris, fi, pour le mieux , on doit infifter fur leur diverfité fi variée, laquelle , pour d’autres caufes, a dû embarrafler les Conftrudeurs, ainfi que les Maxtres-Mâteurs , qui nont encore pu découvrir quelle eft la forme & la figure la plus avantageufe qu’on doit donner aux vaifleaux, comme aufli la meilleure manière de les gréer, tant d’une maniéré générale que pour les differents genres de navires qu’on voudroit apprécier , 8c avoir particuliérement en vue.
- Pour donc pouvoir fe décider d’après ces deux circonftances , fi un vaifleau en général eft parvenu au degré de perfedion auquel il ait été poflible d’atteindre, on s’eft vu obligé de partager tous les vaifleaux & navires des Nations diverfes en deux clafles. Dans une des clajfes on peut comprendre tous les petits Navires ou ceux dont on fe fert dans les moindres voyages , ou dans des golfes étroits : on peut ranger dans la fécondé clajfe, tous les grands Vaijfeaux & Navires , & généralement tous ceux qui font definés à de grands voyages , foit fur la haute Mer 9 joit fur VOcéan*
- Lorfqu’on vient^ à confidérer ou à méditer fur ce qui a rapport
- à la première clajfe, il s’y préfente tels navires, dont on fe fert parmi
- chaque nation , foit féparément pour le tranfport & pour les
- marchandifes , foit même dans l’intérieur du pays d’une feule
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- ij PRÉ FA C E.
- nation , foit enfin pour les tranfporter feulement à fes plus proches voifins. Mais puifque, félon le climat, les différentes qualités des mers étendues & profondes, & la fituation refpeétive des terres & de l’eau jointe aux productions naturelles, ne font plus les mêmes chez les uns ni les autres de ces nations ; il doits’enfuivre delà, que les navires n’y làuroient être aftraints aux mêmes conditions & qualités, & qu’il eft ainfi néceffaire qu’ils foient accommodés dans leurs di-menfions, figures & gréements aux circonftances fufdites. Par-là on trouve qu’il doit s’y rencontrer un genre de perfeétion , 8c qu’il y aura des variétés dans les mêmes mefures , qui feront dans le cas d’être diftinCtes 8c féparées. .
- C’eft pourquoi, lorfqu'on confidere les navires qui font compris fous la fécondé clâlfe, 8c qui tous ont les conditions données pour remplir un même but, il s’en trouvera ( quoique ce foient des nations différentes) qui feront elfentiellement femblables les uns aux autres; on doit en régler les proportions, &on en peut trouver les limites quant aux largeurs qui font toujours entre le tiers ou le quart de leur longueur; comme aufîi d’affurer que les plus petits navires doivent avoir communément plus de largeur à proportion de leur longueur, qu’il ne le faut aux^plus grands navires. Le creux y eft aufîi quelquefois plus grand& d’autres fois moindre que n’eft la demi-largeur du navire. La flottaifbn doit avoir aufîi lés limites : elle doit fe régler fur les befoins& fur l’ufage qu’on veut faire du navire. Quant à ce qui concerne l’ordre ou l’établiffement intérieur , en cela les navires de toutes les nations s’accordent affez en tout ce qu’il y a d’effentiel ou de principal : ils n’y peuvent différer entr’eux uniquement que dans des chofes de peu de confidération , 8c chacun donne à fon navire l’aménagement & l’arimage tel qu’il lui femble le plus convenable. Quant à ce qui conftitue la forme du navire, on trouve aufîi que tous les navires doivent avoir leur plus grande largeur à l’avant de leur milieu,& qu’ils doivent plus s’amincir à l’arriere qu’à l'avant ; que les navires de charge doivent avoir beaucoup plus de capacité, que ceux qu’on veut defîiner à de prompts fillages , ces derniers étant plus fins dans leur fonds ; qu’à la chûte de l’étrave 8c de l’étambot, & en général dans toutes les parties qui plongent, celles de l’arriere doivent s’enfoncer plus dans l’eau que celles de l’avant, 8c autres chofes qu’il feroit trop long de déduire ici* Quant
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- PRÉFACE. u]
- à ce qui concerne la maniéré de les gréer, il fe trouve que quelques vaiffeaux ont tantôt trois, d’autres fois deux, ou même un feul mât, & que cela s’y trouve correfpondre à leur grandeur. Ces mâts doivent être fur-tout, eu égard à la conftrudiori & gréements du navire, affujettis à de femblables proportions & placés d’ailleurs d’une même maniéré : ils doivent au refte être effentieliement gréés de la même façon , excepté qu’ils peuvent porter des voiles plus ou moins grandes, comme aulli varier en ce qui peut contribuer à l’utilité des Armateurs ou Propriétaires fil faut encore que ces mêmes vaiffeaux aient leur centre de gravité un peu à l’avant du milieu de leur largeur, fans oublier que le centre de gravité ou d’effort fur la voilure , doit toujours être aulli à l’avant du centre de gravité du vaiffeau.
- De cette maniéré les navires feront difpofés comme il faut, pour naviguer fur de grandes mers, ainli que fur l’Océan, «St puifqu’on n’eft parvenu à les rendre tels qu’après une infinité d’expériences Sc de recherches , ni fans leur avoir fait fubir bien des changements, il n’eft plus permis de paffcr au-delà, ni d’excéder les limites alfignés aux proportions qui conviennent aux navires.
- Mais avant que d’établir les proportions des navires affujetties à certaines limites, on a cependant occafion de dire que leur forme a déjà fubi de fi grandes variations, qu’on en pourroit bien recon-> noître une infinité tant d'excellente que de pire qualité.
- Des vaiffeaux ont eu jufqu’ici , & ont encore tput ce qui les conftitue aux bonnes qualités qu’on peut raifonnablement exiger. Il s’eft trouvé pareillement des vaiffeaux qui n’ont pas excédé les limites des proportions qui leur conviennent, & cependant plufieurs d’entr’eux fe font trouvés avoir beaucoup de mauvaifes qualités.
- Delà il arrive ordinairement dans la conftrudion des vaiffeaux qu’on y preferit à certaines fois comme dans d’autres, tout ce qu’on connoît lui être propre à améliorer la forme & la figure du vaiffeau ; c’eft-à-dire, que quand on conftruit un navire, & qu’on eft fort occupé à découvrir fes bonnes & mauvaifes qualités, on s’aide de la conftrudion d’un autre ; d’autant qu’il vaut mieux faifir une pareille forme invariable, que de fe voir tomber dans de nouvelles fautes. C’eft pourtant ce qui le plus fouvent & même affez Communément n’a pas mieux réufli; enforte que par-là, de nouveaux vaiffeaux ont contracté d’autres défauts : bien plus, il eft même arrivé que les
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- derniers navires font tombés dans les mêmes défauts, 8c à un plus haut degré que les précédents, & qu’on n’a fu par ce moyen recpn-noître fi ces défauts provenoient de la forme du navire , ou bien de quelqu’autre circonftance tout-à-fait inconnue.
- On peut conclure delà qu’on a dû conftruire des vaifieaux de la meilleure ou de la pire qualité plutôt par hazard qu’en prévoyant les moyens fûrs 8c prévus ; 8c qu’il s’enfuit delà que tant qu’il ne fera pas poflible de fe fonder mieux dans les connoifTances nécef-faires pour bâtir des vailfeaux que d’après de fimples tâtonnements plutôt qu’en appellant à l’expérience, on pourra dire qu’en général les vaifieaux ne fauroient acquérir la perfedion qui leur convient par les moyens ordinaires dont on s’eft fervi jufqu’ici.
- C’eft pourquoi il devient très-néceflaire de découvrir par expérience ce qu’il faut pour nous conduire à la connoiffance d’une perfedion plus étendue.
- Que fij’on fe rappelle ce qui a été dit, favoir que des vaifieaux qui ont leurs dimenfions dans les mêmes limites, 8c qui plus eft qui ont une même forme, ne s’en trouvent pas moins fort difîembla-Mes les uns des autres,eu égard à leurs bonnes ou mauvaifes qualités* & que le moindre changement dans leur forme a procuré au vaifleau qui la fubit, une qualité abfolument contraire à tout ce que l’on a pu conjecturer à ce fujet : on doit bientôt s affermir ici dans cette penfée, que tout ce que nous puifons dans les caufes phyfiques, ainfi que l’art de conftruire les vaifieaux, ne pourra être porté à fon plus haut degré de perfedion, qu’autant qu’on s’occupera de théories, au moyen defquelles ces caufes pourront être beaucoup mieux connues.
- Il eft certain que dans tous les arts,comme dans toutes lesfciences, il fe trouve une théorie cachée, dont le travail nous conduit également bien à ce qui eft difficile, comme à ce qu’il y a de plus aifé, félon que l’art fe préfente réuni à plus ou moins de connoifTances phyfiques.
- La théorie d’unefirnple rame, lorfqu’il la faut employer , a été eonfidérée, il y a long-temps , par Archimede, 8c a été remaniée depuis par bien d’autres, 8c cependant elle n’eft pas encore entièrement développée ; il y a donc d’autant plus de difficultés à rechercher par expérience, & il eft encore plus difficile d’appliquer la théorie à la totalité d’un vaifleau , là où tant de différentes circonftances qui fe préfentent* doivent avoir lieu.
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- PRÉFACE. v
- Ce qui! y a de certain, c’eft quon fe fert très-bien debeaüôôüp de Rameurs habiles pour voguer à la rame, comme de bons Canonniers pour envoyer des bordées, & que l’on a eu befoin auffi de bien d’autres machines, fans qu’auparavant on ait eu grande néceffité d’en connoître la théorie. Car fi l’on confidere combien peu les machines peuvent être améliorées en y employant quelque connoiffance étendue de leur théorie ; comme auffi que les rames pourroient peut* être s’allonger ou fe raccourcir de quelques pouces ; que les canons pourroient peut-être , en y fupprimant un vingtième de métal * donner la même portée qu’auparavant, ou peut-être même davan* tage ; on trouvera que la théorie, pour une femblable matière , \ n’eft pas à beaucoup près fi néceffaire comme pour les navires*
- Un vaiffeau eft affujetti à une infinité de défauts qui font de la plus grande importance ; on n’eft pas même certain de pouvoir éviter cès défauts , à moins que d'être verfé dans la théorie qui convient à ce fujet : il fe trouve auffi qu’on fait une très-grande dépenfe pour la eonf tru&ion & pour l’armement des vaiffeaux fur-tout en guerre, pour n’être pas intéreffé à en connaître les propriétés & leur bonne utilité* Ainfi les théories deviennent ici néceffaires, puifqu’elles nous montrent ce que l’on doit accorder a un vaiffeau, foit d’une ou foit d’une autre qualité. On n’apperçoit pas non plus d’abord, fi les défauts qu’on y remarque,proviennent de la forme attribuée àfa conftruCtion, ou à quelqu’autre caufe. Mais puifque la théorie n’eft pas encore affez étendue, ce fera à la pratique à en déterminer lés limites ; d’où l’on peut conclure que l’architecture navale ne pourra gueres arriva* à fa perfection , ni qu’aucun vaiffeau ne pourra réunir en foi toutes les bonnes qualités poffibles, à moins qu’on ne s’accoutume à rechercher par degré quel én doit être ce même genre de perfection, Sc cela non-feulement à l’aide de la théorie, mais encore en y réunifiant une connoiffance parfaite de la pratique.
- Or de pouvoir porter & donner à cette théorie toute fon étendue, cela ne paroît pas d’abord poffible ; car l’intelligence humaine n’y fauroit peut-être s’étendre affez loin : mais il feroit pourtant nécef* faire qu’une partie des hautes fciences,au moins pour la plus grande part, pût nous conduire à reconnoître les principales qualités d’un vaiffeau, que je préfume être telles qu’il fuit.
- i°. Que le navire avec un effort déterminé pour s’enfoncer, pulfib
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- VJ PREFACE.
- remplir à la mer fefpace qui lui convient, & qu’il y ait un poids déterminé.
- 2°. Quil puifle s’y comporter avec une force bien proportionnée & même déterminée, & quelle s’y conferve conftamment.
- 3°. Qu’il foit commode Sc traitable à la mer, enforte que le tangage & le roulis n’y puiffent pas devenir trop violents.
- 4°. Qu’il puiffe également bien porter la voile, foit de vent largue foit vent arriéré, & qu'il n’y foit pas difficile de porter au lof.
- 5°. Qu’il ne foit pas non plus trop ardent à porter au lof, ou ce qui revient au même, trop prompt à s’y tourner.
- De ces propriétés qu’on exige , il y en a affurément qui fe combattent entr’elles ; ainfi il convient de rechercher & de découvrir fur cela, comment on pourra réunir la théorie à la pratique, afin de ne pas perdre d’autres prérogatives & utilités que celles dont il faut abfolument fe paffer, pour y gagner du moins quelques-unes à tel point que les chofes pefées de part & d’autre, nous produifent un Maximum.
- Voilà tout ce dont on va traiter dans ce Traité abrégé : fur quoi j’aurois été bien aife d’y avoir déjà contribué,/ Sc c’eft ce dont on pourra juger par le Traité même : peut-être s’en préfentera-t-il d’autres auffi qui réuniront la pratique à la théorie, quoique jufqu’ici on ne fait pas encore exécuté, & que peut-être il mérite ici d’être bien remarqué , fur ce qu il faut qu’on fe propofe d’étudier dans cette fcience : on doit bien voir auffi que cette fcience eft en effet démonf-trative, quoique fouvent il s’y trouve de grandes difficultés à vaincre.
- 11 s’ y trouve auffi cela d’incommode, en ce que peut-être il y aura des chofes très-différentes & relatives à une autre fcience ; favoir, que fi avec une bonne théorie on eft parvenu àl’exaétitude lapins grande Sc à une heureufe iffue ou exécution, le Conftruéteur eft néanmoins en danger de perdre en cela toute fa réputation ; car fi l’on conftruit un navire d’après toutes les réglés théoriques Sc pratiques, Sc fi ces réglés, toutes exaétes quelles font, fe trouvent fumes avec attention, il peut arriver que la mâture y ait fes juftes proportions , ou bien que les mâts y foient placés dans leur vrai lieu ou place ; Sc qu’alors on peut dire Sc affurer,que quand même il auroit toutes les bonnes qualités poffibles, il peut également bien arriver qu’un pareil vaiffeau fe comporteroit très-mal dans fa marche, par des caufes qu’on peut attribuer à ce qui fuit.
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- PRÉFACE, vlj
- 1Quoique le gréement qui convient à la mâture 8c cordages d’un vaiffeau ( malgré que les bois arrondis, mâts & vergues aient été bien proportionnés par les Conftruéteurs & Mâteurs , 8c que ces mâts même aient été mis à leurs vraies places ) ne demande pas un artifice plus extraordinaire que tout ce que doit favoir un Marin expérimenté pour leur donner , en ce cas, leur jufte proportion ; il peut arriver auffi quelqu'erreur en ce dont on s’eft fervi pour régler l’épaifTeur des cordages & groffes poulies qui occafîonneront, outre leurs propres poids, plus de prife au vent. Or puifqu'il eft arrivé quelquefois que les voiles fe font trouvées moins bonnes & défec-tueufes, un navire peut donc auffi par-là perdre de là qualité * comme aullî de la propriété qu’il auroit , par un vent largue , de bien marcher & revirer de bord, &c. Tout ceci entraîne donc de fâcheufes conféquences > & la forme & conftmétion du corps du vaiffeau n’y a pourtant nulle part.
- En fécond lieu un vaiffeau peut être difficile à manœuvrer > Sc marcher mal par la mauvaife dilpofition qu’on y aura faite de fon lefl, ainli que de tuât go dont il eft chargé. Si le lefl eft trop ' abaiffé , le vaiffeau acquiert trop de force dans une forte dé Habilité, qui occafionne des mouvements trop vifs de roulis : tout au contraire ü le lefl n’eft pas affez abaiffé, fa marche s’en trouve mal affurée ; enforte que dans cet état, pour peu que le vent force* il ne peut porter beaucoup de voiles crainte de courir les rifques de chavirer ou d’être dans un travail continuel pour fe relever : il arrive auffi delà qu’à la fin il occafionne un tangage & de rudes fecouffes, qui le rendent très-mauvais voilier; outre plufîeurs autres circonftances fâcheufes , qui certainement ne doivent point être attribuées au défaut de la conftruétion du vaiffeau#
- 3°. Les bonnes qualités d’un vaiffeau font encore fondées fur tout ce qui a rapport à fa manœuvre ; car fi toutes les voiles ne font pas difpofées de la maniéré la plus avantageufe, eu égard à la direction du vent, de fon fillage ou de fa route , il perdra tant au lof que dans fa vîteffe : il peut auffi par-là perdre dans la promptitude qu'il doit avoir pour virer de bord; ce qui peut auffi conflituer ce vaiffeau dans les plus grands dangers. Quant à ce qui concerne le travail de fa manœuvre , on a toujours eu intention de la réglef fur la fituation du vaiffeau relative à ce qu’en exige le fervice deâ
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- vuj PRÉFACE.
- mâts Sc du gouvernail, Sc c’eft delà d’où dépendent les principales
- propriétés du vaiiTeau.
- La bonne manœuvre eft encore d’une bien plus haute confidé-ration, lorfqu’il s’agit d’un navire armé en courfe, quelle ne l’efl pour un navire marchand : on demande à un excellent Manœuvrier qu’il puiffe réunir à fon vaiffeau toutes les bonnes qualités pol-fibles dont il pourroit être fufceptible * Sc il doit toujours favoir employer les mêmes qualités & les tourner à fa propre utilité ; Sc quand il doit agir contre les ennemis, il doit fe rendre maître du vent Sc de l’attaque : tout au contraire s'il a commis quelques fautes dans fa manœuvre, non-feulement il eft obligé de fe tenir fur la défenfive , mais même éviter auffi quelquefois d’être en proie à l’ennemi , fans s’embarraffer fi fon vaiiTeau eft parfaitement bien conftruit d’après les régies de l’art. Semblablement fi tout le but qu’on s’eft propofé avec un même navire , n’a pu avoir eu aucun fuccès ( au dommage irréparable des Armateurs ) cela peut ne pas avoir été occafionné par le vice ou défaut, du navire, mais par la malhabileté de celui qui l’a commandé.
- Telles font ainfi les caufes générales, Sc d’où il arrive fouvent qu’un feul Sc même vaiiTeau peut être réputé mauvais dans une campagne, & doué, dans une autre, d’excellentes propriétés.
- De tout ceci on peut auffi reconnoître qu’un vaiffeau, eu égard à fa forme, peut réunir toutes les bonnes qualités poffibles, & qu’il fe peut faire qu’il n’en puiffe ufer, à moins qu’il ne foit parfaitement bien maté Sc gréé ; quil n’ait été armé ou leffcé comme il le faut ; ou qu’enfin il n’ait été bien traité dans la maniéré dont on l’aura fait marcher à la mer, l’ayant confié à un Capitaine intelligent Sc fâchant parfaitement bien la manœuvre.
- DE
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- DE LA CONSTRUCTION
- DES
- VAISSEAUX
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- CHAPITRE PREMIER,
- 'Trouver par le calcul le tirant d'eau d'un Vaijjeau ou fort déplacement y fon centre de gravité Sq [e point ou fe réunit la pefanteur de fa caréné.
- I^E tirant ou le déplacement d’eau d’un vaiflèau eft fefpace que le corps du vaiffeau par fa pefanteur prefîè fous foi , quand il eft placé dans une eau tranquille.
- Plus un vaiflèau eft chargé, plus il fe plonge par fa profondeur & aug^ mente fon tirant deau , & ce tirant deau ou dp. feàu qu’il déplacé 9
- répond à toute la pefanteur du vaiflèau jointe avec tout ce qu’il renferme* Si le poids de tout le corps du vaiflèau avec tout ce qu’on fait lui appartenir eft connu, il eft poffible de trouver par le calcul & le tirant d eau, combien pelé toute la charge qu on introduit dans le vaiflèau, de la même maniéré que lorfque la charge ainfî que le poids du vaiflèau avec lès dépendances font données , on pourra connoître la maflè des déplacements d’eau , au rapport defquels les plans connus ou deflèins du vaiflèau doivent être accommodés* Delà on voit l’importance de trouver les différents tirants d’eau du vaiflèau d’après leurs plans projettés, afin de pouvoir éviter une très-grande & inutile dépenlè pour une conftruélion plus en grand des vaifièaux, & c’eft là le but qu’on a pu fe propofer ; comme aufli de trouver la maflè la plus avantageufe & la moins nuifible à la ftruélure d’un vaiflèau, qui fans cela feroit trop petit & inutile : ces chofes font d’autant plus importantes pour un vaiflèau de guerre ou armé en courfe, dont on a befoin liir-tout de déterminer, quant à ce point, la nature du left, la maflè & laminage qui convient à fa fituation relative & la
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- a DE LA CONSTRUCTION
- plus convenable, qu’ on doit toujours avoir égard à la propriété dunvaiffeau, «foit dans fa force , foit à ce qui! puifle bien porter la voile.
- Ce défaut joint à bien moins d’exaélitude trop ordinaire, & qui n a été que trop en ufage dans les pratiques connues jufqu’ici pour calculer le tirant d'eau d’un vaiifeau, m’a donné occafion d’employer la méthode fuivante ; comme auffi , par exemple , d’expofer ici la meilleure application à ce qui concerne le travail de la conftruélion des vaifleaux, & à ne point s’effrayer fur la prolixité d’un travail qui en foi eft facile fans être trop incommode.
- §. I. Trouver Vcure comprifie dans un plan terminé par des lignes courbes,
- tel que fi la figure H L O G A.
- Soit (Fig. /.) la courbe HlKLO qui repréfente une portion de paraboles tirez les lignes AH, BI, CK &c. lefquelles foient à angles droits avec la ligne A G ; comme auffi à égales diftances l’une de l’autre ; tirez auffi la ligne droite H K , enfbrte que IR eft un diamètre & HR, RK des demi-ordonnées au fegment parabolique HIK : foient d’ailleurs AH, BI, CK, D L, &c. —u, b3 c9d9 e9fi9gSt A B=B C, &c.=m ; enfor te que faire du trapeze AHKG ?=/72 que faire de l’efpaceparaboliqueHIKRH=f *b
- 4 b
- a-\- ex i m
- Z
- 1 a
- 2 c
- t= m * a HH c H-
- 4&
- x m% De maniéré que faire contenue dans felpace A HIK G
- m. On trouvera de la même maniéré
- * m
- faire de l’efpace C K LME
- CL -4” 4 ^ “H c
- j X
- c 4 à Hr e
- , ainfi que faire de l’efpace
- E M N O G = *eX4i~-g. x m , 8c conféquemment toute faire A H L O G devient égale à la tomme de ces trois quantités , c’eft-à-dire, égale à
- e+4^ + K + 4<i + ie + 4/-4-_g >< jjL • gç ainfi de
- 3
- C O R O L L A J R M.
- Semblablement on trouvera faire de tout autre efpace terminé pat des lignes courbes, favoir, fi par de femblables différences & ordonnées à angles droits ( en ferrant davantage pour plus d’exaétitude, ) vous partagez faxe en un même nombre de parties, le nombre d’ordonnés étant impair. Alors vous prendrez pour coëfficients de la première & derniere ordonnée toujours i, & pour coëfficients des termes les plus proches de la première & derniere ordonnées toujours 4 : & quant aux autres coëfficiens l’un dans l’autre 2 St 4 ; alors on multipliera la fbmme de tous ces produits par f de la diftance entre les ordonnées.
- Cette méthode de trouver les efpaces au moyen de femblables différences & ordonnées qui foient comprifes dans les figures curvilignes, eft fuffifante affez pour la pratique, comme on le verra dans 1 exemple fuivant.
- Soit AFL (Fig* 2.) un quart d’un cercle, dont le raïon AL== AF== 8;
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- DES FAI SS EAUX. Chap. I. 3
- Sc{oient auffi cinq ordonnées AF, BG , CH, DI, EK, dont la diftance de chacune AB, BC, GD, &c. = r. On demande l’aire AFHKE.
- A l’occalion de la nature du cercle, AF étant = 8, on aura BG = y" 6z
- fc=7>S>372J4>CH=»/'6o=7,74j95,DI=3^5y=7,4i52JEK=K48 f= <5,9282 : l’aire de AFHKE fera auffi d’après le corollaire précédent
- I X 8 -f- 4x7,93715-4+ 1X7,7459^ -h 4x7,4161 -4- ixé, çiSz —^0,611312
- Delà on peut trouver enfin Taire de tout le quart du cercle ; car fi on en ôte le triangle AKE =* 13 , 8^64, il reliera le feéteur A F K = 16, 7549 : mais puifque AE = EL , on aura 3 fois cette fomme derniere , égale à tout Telpace ÀFKL^yo* 2647 avec Texaélitude portée jufquà cinq chiffres.
- §. %% Trouver la Jituation du centre de gravité dans un Plan.
- La diftance du centre de gravité du trapeze AHKC (Fig.i. ) de la ligne AH= *, & quant au centre de gravité de Telpace parabolique
- Hl KRH relativement à À H , on a m ; ainfi la diftance de leur centre commun
- % û+i c---• , ------ 4b H- z c
- — ---- Xfl + fX/H+vm X'J-Æ— CXm=3 7H V ' -
- de gravité par rapport A H On aura femblablement m
- 4 b
- 4 d -f- z e c-4-4d*4-e
- a •+. cXJK + ffflXî b — a
- pour la diftance à l'égard de la ligne CK, du centre de gravité de Telpace CKME : de même pour le centre de gravité commun ou même centre à legard de la ligne AH ~m* T+I7+T* î pour le
- centre de gravité de l’elpace EM O G à l’égard de la ligne E M = m x & partant pour le centre commun de gravité à Tégard de AH = m x \
- Ceft pourquoi ces trois elpaces ont un centre commun de gravité à Tégard de la ligne A H
- 4 &
- 4
- l z. d
- >/-»- 6 g
- cl *4“ 4 b "4“ 1 c “f~ 4 d "4" i s *4“ 4 f *4“ g o x fl-+- IX4Ï+ÎX1 C+ 3 x 4 à -4-4 X z e -4- jx 4/ -M *£
- Xüh
- ü -t- 4 b *4"1 c -4* 4 ^ H" ^ ”4“ 4 / H"
- C O R O L L A I
- R E»
- Ayant trouvé fexpreflîon de Taire en un plan, on peut s’en fervir pour découvrir le centre de gravité du même plan ; lavoir en multipliant la première
- * Le centre de gravité du Trapeze fe trouve en tirant une ligne d’un des milieux à l'autre de chacun des deux cotés parallelles : en effet cette ligne , dans laquelle fe trouve néceffairenient le centre de gravité , indique par fon interfedion avec celle qui joint les caufes de gravité des deux triangles 3 dans lefquels on a partagé le Trapeze , le centre commun de gravité du Trapeze ou de ces deux triangles ; v. à ce fujet la Mécanique deMM. CafnuSjBezou^&c.
- ce qui fournit l’expreftion 4 _ a-\-zc
- - x m x 3 a
- • A l’égard c
- de fefpace parabolique, il eft vifible que Punifor-mité de fa figure, donne plus facilement la diftance du centre de gravité à la ligne AR, que celle qu’on vient de trouver pour le Trapeze. Or d’autant que chaque efpace tant du Trapeze , que parabolique,
- peut être confidéré comme compofé d’autant d’élé-mens ou tranches , dont généralement tout le poids fe réunit à leur centre commun de gravité , & que la furface du Trapeze a été trouvée ci*delTus m x a-+- c ,
- de même que l’efpace parabolique ^mx 2 b — a — c ;
- on aura donc les moments divifés par les maffes, comme il fuit .......................
- - x 3
- a -4- a c
- . xa + cX772-4-T m xzb
- c S
- c xm
- a *4- c xm «4- zm Xzb ~a
- 1
- laquelle fradion en divifant tous les termes par m, multipliant ces mêmes termes par 3, 8c réduifant les
- valeurs ou fradions, devient bien-tot m -^r-rr'
- ' A Te
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- 4 DE LA CONSTRUCTION
- quantité ©u ordonnée par o ; la foivante par i , la troifieme par 2 ,lâ quatrième par 3 , & ainfi de fuite : on divifera enfiiite la fomme de tous ces produits pat l’expreflion, ce qui donnera, fi on multiplie le tout par la diftance qui fe trouve entre les ordonnées, celle du centre de gravité*
- §. 3. Trouver la folidité SC le centre de gravité d’un corps folide.
- Soit , Fig. un corps folide AD C, formé par le mouvement dune ligne courbe AFD autour de la ligne AB confidérée comme axe ; on demande dé trouver la folidité & le centre de gravité delà portion CM FD de ce corps* Par un point G, tirez la ligne NE perpendiculairement à l’axe AB , & continuez pareillement les lignes CD, MF qui font parallèles à NE : foit pris p pour l’aire d’un cercle dont le diamètre feroit 1, & on îuppofe auffi que la ligne LKI foit tirée, dont les ordonnées HL, G K, BI font toutes fituées comme faire d une feélion qui s’élève p x MF* p x NE% sp x CD* ; d’où il eft évident que l’aire de felpace HLIB exprimera la folidité du corps MFDC.
- C’eft ainfi qu on pourra trouver une femblable formule qui ferve à calculer les plans §. 1, ainfi que la folidité des corps, & qui forve à calculer le centre dé gravité dun plan §. a , & encore à trouver le centre de gravité dun corps.
- C 'O K Ù X A A I R B.
- I
- Que fi BG—GH, on aura donc faire de l’elpace HLIB=BI-h 4GK, h- HL x
- PC ; d’ou il fuit enfin que la folidité de C M F D = CD* 4 NE* MF* x p BGj
- $ 3
- & que fi BH = AH, on auroit en ce cas la folidité de tout feipace AFD CM A
- ?
- Lorfque 4FM* eft la même chofe que CD*^> 2CÎfo 3CD%4CD% en ce cas ïe corps folide eft un cône „ un conoïde parabolique 9 un hemifphéroïde & cylindre : les folidités de c es corps deviennent alors l’une dans l’autrê comme
- 2, 3,4 & &
- La diftance du centre de gravité de A dans cette derniefe circonftance fera
- exprimée par jgL + gl ah = 4MF‘ -4-aCg x ah c>eft _à_dire dans ces 4HL + BI 4MF‘ -h CD*
- quatre corps, f’ { * î de AB.
- §. 4. De la fupputatlon du déplacement de F eau à l’égard du Vaijjeau ~ ainfi que de la fituaîion du centre de gravité lors du déplacement, ou bien de ce qui eft enfoncé dans l’eau, ceft-a-dire, de la caréné, tant fur la longueur quen hauteur.
- U s’agit, par exemple, de trouver le déplacement, &c, d’unvailTeau, N*. <5,
- PI, 10,
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-
- DES VAISSEAUXi Ghàp. I. ÿ
- PL to ^ Pig. XXXVIL favoir 0,3,6,9,12, &c. 0, C, F, I quon fuppofe vu en profil, enfofte que chaque tranche foie à angles droits avec la quille, & à une femblable diftance lune de l’autre.
- La forme de ces ferions fe repréfente ici pat tranches ou projeétlons des plans en deftiis ; O eft la derniere ou l’extérieure : d’un des côtés à gauche fe montrent toutes les feéiions ou coupes quon a défignées comme revenant dè la tranche 0 ou coupe, ou bien qui font marquées par 3,6,9,12, &c. & de l’autre côté à droite fe voyent toutes les autres feéïions ou tranches qui fe prëfentent avant la tranche q & qui font marquées par C, F * I, M, &c.
- Sur le profil ou plan d’élévation on à tiré une ligne qui nous marque l’en» foncemént & fituation du vaiffeau quand il eft armé, laquelle ligne s’appelle la plus élevée des lignes d’eau ; mais quand le vaiffeau vient à s’enfoncer dans l’eau par fa pouppe & par fa proue, alors cette ligne d’eau ne devient plus parallèle à la quille.
- Pour donc avoir toute certitude fùr ce qu’on demande, & fe régler fur de femblables diftances l’üne à l’égard de l’autre, tirez d’autres lignes d’eau plus bas, à l’égard de celle qui eftau-deffus, enforte que "toutes foient parallèles à la ligne d’eau fupérieure ; vous tranfporterez enfuite les lignes d’eau fur le pro-* fil, chacune fur fa tranche,qui doit êtrecorrefpondante , d’où naît une ligne ponétuée , marquée par 1,2,3*4, $ , 6, y > & »înfi 1 fera celle du deffus ; enfuite 2 , puis 3, & ainfi de fuite : chaque coupe ou tranche fe prend ainfi de y ordonnées connues ou davantage, & toutes ces longueurs fur chaque tranche diftinéle ou féparée feront mefurées fur une échelle des dixmes & placées dans l’ordre fuivant ; on multipliera ces ordonnées par 1,4,2,4,2,4, 1, §. r , & ces quantités feront ajoutées enfemble & multipliées par le f de la diftance entre les lignes d’eau*
- Maintenant comme la diftance entre les lignes d’èàti -== r , 62 pieds, le tiers fera — 0,54; ainfi il faudra multiplier cette fomme par o, J4. Les triangles qui fe trouveront entre les plus abaiffées ou yes. lignes d’eau & la cale, s’ajoutent toujours d’autant, & la fomme qui en provient fera la moitié de l’aire des coupes : en voici l’opération même.
- Aire de chacune des demi-Coupes ou Tranches*
- Lignes d’eau. Ordon- nées. 27e. Tranche. Ordon- nées. 24e Tranche. Ordon- nées. 21e Tranche. Ordon- nées. î8e tranche. Ordon- nées. . f 5 e T ranche. Ordon- nées. 12e Tranche.
- 1 2 3 4 5 6 7 4, 67 z , 16 l, 25 0,86 0 j 62 °» 45 0,40 1 = 4,67 4=8,64 2=2, JO 4= 3 > 44 2= 1,24 4= I , 80 i=o, 40 8,88 6 , 16 3 » 60 2, 18 1 » 47 0, 97 0,67 1=2,88 4=24,64 2=7, 20 4=8,72 2= 2,94 4 = 3,88 1=0,67 XI , 14 9,14 6,58 4,02 2,47 I , 48 0,87 1= 11,14 4=36,56 2=13,16 4= X 6,08 2=4, 94 4= 5,92 1=0,87 12,46 11 , ÔÔ 8,90 6,24 3,81 2, 11 1, 18 1= 12,46 4=44,00 2=17.80 4=44,96 2=7,62 4= 8,44 1= I , ÎO *3.3? 12.36 io' 72 8,37. 5, 5i 2,98 I , 37 1=13,3° 4=49,44 2=21,44 4=33,48 2= 11,02 4=11,92 1= 1,37 T3 ,?i 13 , 19 11,98 10,10 7, 33 4,26 1 ,78 I = 13,91 4= 52,76 2=23,96 4=40,40 2= 14,66 4=17,04 1= 1,78
- 22,69 °» 54 56, 93 0, 54 88,67 0, 54 116,38 54 141,97 0,54 164,51 54
- 9076 II345 22772 2 846 J 35468 44335 46552 58190 56788 70985 65804 82255
- 12,2526 arec la quille o, 52 » • • • • 30, 7422 0,87 • • • • ♦ 47,88x8 1,045 62,8452 1,32 76,6638 i, 507 88,8354 1,958
- L’aire = • n , 77. Aire . . 31, 61. Aire 48,93. Aire = - 64, ï 6. Aire = 78, 17. Aire =90,79. ‘
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- €
- DE
- Suite de la
- LA. CONSTRUCTION
- Table de chaque aire des demi-Tranche S*
- Lignes d’eau. Ordon- nées. rt7TT '3 , Ht «i, 81 11,30 9,01 y » 7y 2, 14 9e. Tranche. Ordon- nées* -6e. Tranche. 'Ordon- nées, 3e. Tranche. Ordon- nées. Tranche. O Ordon- nées, Tranche C. Ordon- nées. Tranche F
- I 1 2 3 4 5 6 7 I=I4.3Î 4=55,24 2=2 5,62 4=45,2° 2= 18,02 4=23,00 1= z,14 14,61 14,18 13 » 3° 12,01 10,04 7,00 2 , 63 1= 14,61 4= y 6,72 2= 26,60 4=48,04 2= 20,o8 4=28,00 1= 2,63 '4,75 14.39 I3>64 12.40 10,66 7,90 2,98 1= 14,75 4=57,56 2=27,28 4=49,60 2=21,32 4-31,60. 1=2, £>8 14,80 '14,40 13,67 12,48 10,78 8,0 y 3,00 1= 14,80 4=57,60 1=27,34 4=49,92 2 = 21,56 4=32,20 1=3,00 14,79 14,36 n>53 12,30 10,53 7,72 2,7$ 3= 14,79 4= 57,44 2= 27,06 4=49,20 2= 21,06 4=30,88 1= 2,78 14,57 14,06 13,17 11,80 09,81 06,75 02,40 1=14,57 4=56,24 2= 26,34 4=47,20 2= 19,62 4= 27,00 1=2, 40
- avec la quille. 183 * y7 o, y4 196,68 °,54 205,05» o,54 206,42 o,54 203,21 o,54 193,37 o,54
- 73428 9178s 78672 98340 82036 102545 82564 103210 ; 81234, 101605 77348 96685
- 99,1278 z, 14 106,2072 2,3.67 110,748 6-2 , 384 h 1,4668 2,4 109,7334 2,24 104,4198 1,68
- L’aire — IO! , 27. L’aire = 108,57. L’aire = 113, 13, L’aire = 113,87. L’aire = 111, 97. L’aire = 106 * ÏO»
- Lignes Ordon- Tranche Ordon- Tranche Ordon- T ranches Ordon- Tranches Ordon- Tranches
- d’eau. nées. I nées. M nées. P nées. S nées. VJ
- I 14,16 1=14,16 x3»43 1=13,43 12,10 1= 12,10 9,49 1= 9,49 5,00 1= 5,00
- 2 13, yy 4=54,20 12,58 4= 50,32 10,82 4=43,18 7,80 4=31,20 3,73 4=i4,92
- 3 1253 2=24,96 11,14 2=22,28 8,98 2= 17,96 5,97 2=11.94 i,59 2= 5,18
- 4 10,81. 4=43,24 9,i5 4=36,60 6,83 4=27,32 4, ro 4= 16,40 1,70 4= 6,80
- y 8,55 2=17,10 6,7 2 2=13,44 4,58 2= 9,l8 2,68 1= 5,36 1,05 2= 2,10
- 6 5,38 4=21,52 3,88 4=15,52 2,53 4=-IO,I2 i,55_j 4= 6,20 1 0,60 4= 2,40
- 7 -2^,08 1= 2,08 1,57 1= 1,57 xfio 1= 1,10 0,77 1= 0,77 * 0,30 1= 0,30
- 1770,26, 153,16 12 1,04= 81,36 36,70
- °,54 0,54 °,54: 0,54 0,54
- 70904. 61264 48416Î 31544 14680
- 88630 76580 60520 40680 18350
- 95,7204 82,7064 65,3616 43>9344 19,8180
- avec la quille. 1,456 0,9.5 0,66 0,385 - 0,15
- L’aire = 97, !8. L’aire = 83 , 66. L’aire = 66,02. L'aire = 44, 31. L’aire: = 19,97*
- Pour trouver la folidité de la maffe d’eau que le vaifleau a déplacée > ainfî que la fituation de Ton centre de gravité , on fera ufàge de coûtes les aires des tranches ? de la même maniéré qu’on a fait ufàge des ordonnées de ces tranches dans les calculs précédents ( Uoye^ §§. ï & 3.) La diftance entre chaque tranche eft = 6 > 27 pieds & encore le tiers = 2 > 09. A cette folidité ajoutez ce qui eft entre la tranche antérieure W & l’étrave ; de même ce qui eft entre l’étambot & la derniere tranche (27), la fomme nous donnera la moitié du déplacement, lequel multiplié par 2 nous repréfentera le déplacement total d’après l’angle extérieur des membres ou le bordage pris intérieurement : la cale & les autres bois n’y font pas négligés»
- Pour trouver combien eft éloigné le centre de gravité de la caréné, ou à quelle diftance il eft de la tranche (27J, il faut multiplier chacune des quantités de ces tranches, la première par o , la deuxieme par 1 > & la troifieme par 2 , &c. ( Voye£ le §. 2.) Enfuite on divifera le produit par la fomme des quantités qui proviennent de chaque tranche, dont le quotient derechef fera multiplié par la diftance entre chaque tranche : or le produit donnera la diftance requife pour le centre de gravité dans toute cette partie qui eft entre la tranche 27 & W, relativement à la tranche 27, Voyez-en l’opération même.
- V
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- /
- DES F AISSEAUX. Chap. L 7
- "Tranches. Aires des Tranches. '
- 27 il ,17 I
- 24 31 , 61 4
- 28 48,93 2
- 21 64,16 4
- l8 78,17 2
- I) 90,79 4
- 9 101 ,27 2
- 6 108,57 4
- 3 "3 . M 2
- O 113,87 4
- c ni, 97 z
- F ïo 6, 10 4
- I 97, « 8 2
- M 83 , 66 4
- p 66,02 z
- $ 44. 31 4
- W 19,97 1
- 12 , 771 o 1
- 12 6 , 44 I 0126 , 44
- 97, 86, 2 195 i 72
- M6. 64 3 769 , 92
- 156, 34 4 625 , 3 61
- 3<*3 , 16 5 1815 , 80
- 202 , 54 6 1215 , *4
- 434, 28 7 3°Î9, 96
- 226, 26 8 1810, 08
- 455 , 48 9 4099 , 31
- 223 94 10 2239, 40
- 424, 40 ï 1 !4668, 40
- 194, 36 12 12332 , 3*
- 334, 64 *3 4350 , ?2
- 04 14 1848 , 5^
- 177, 28 15 2659 , 20
- T 9, 91 1 6 3>9, c 2
- 3838,40 3ïT»î.f6
- Delà dift. entre les Tranches, z , 09 3838,40
- 34545^0
- 767680
- 8022, 2560 = la moitié du déplace-Entre W & l’Etrave 60 ment entre 27 &
- Entre 27 & l’Etambot 2? f
- 8105 = la moitié du déplacement»
- 2
- ^6210 déplacement total*
- = 8,3669
- 6,27= diftance entre les tranche*. 58*683 167338
- 502014
- 52,460463 = i la. diftance du centre dé gravité à l’égard dè là Tranche 47 dans toute cette partie qui le trouve entré (2 7) 6c W d
- Préfentement il faut trouver le centre commun de gravité de toutes ces trois parties ; celle qui eft entre 27 & W « 8022,2 $6 ; & entre W & f étrave =* 60 ; enfin entre 27 Si i'étambot = 23 pieds cubiques : le centre de gravité de cette partie antérieure eft à 2 pieds de W, de 27 à W il y aura 16 tranches de diftance * & chaque diftance = 6, 27 pieds : enfin toute la diftance de 27 à W —100,32, -7 leur ajoutant à préfent 2 pieds * .&n aura la diftance de la tranche 27 au centre de gravité de cette feétion antérieure = 102 , 32^ le centre de gravité de la tranche du milieu entre 27 & W fera = ^2,46 pieds à compter de la tranche 27, & le centre de gravité de la derniere feftion = 1,2 pieds 5 avant la tranche 27 ; par où Ton obtiendra à la fin.....*,
- 102 , 32 x 60-4-52 , 46 X 8022,256— 1,2x23= 426959 _ jr n • 1 1 1 1
- ----6ô -t- 2-ï-Ti-----"---------ëTZT = J2 5 070 pieds dont le centre de
- gravité de la caréné eft en avant de la tranche 27 ou bien 2,518 en avant
- de la tranche (3)*
- Trouver la Jîtuation du centre de gravité en hauteur ; ou plutôt combien il' ejl
- au-dejjous de la ligne d’eau la plus élevée»
- En ceci on peut faire ufage de la même réglé qu'aux opérations précédentes : il faut avoir d'ailleurs une connoiffance exaéle des aires aux 7 lignes d'eau & opérer fur elles de la même forte, que fur les* aires des tranches dont on s’eft fervi dans les calculs précédents.
- Or afin de faire ufage pour ces fupputations des diftributions qui font déjà données , il faut les remettre dans un autre ordre ; enforte que l'ordonnée de la plus élevée des lignes d’eau, ou que chaque largeur dans l’une & l'autre tranche foit mis en rang l'un fur l'autre en une colonne ; & que chaque épaiffeur des autres lignes d'eau dans chacune des autres tranches foit mis
- r
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- 8 BE LA CONSTRUCTION
- auffi dan-s un autre rang lun fur l’autre dans chaque colonne, 8c ainfi de fuite jufqu’au nombre de cinq colonnes.
- Quon iuppofe maintenant que de plan pour chaque ligne d’eau ait 17 ordonnées ou développements ; ces ordonnées feront multipliées comme ‘ci-<leflùs par ï , 4, 2 914,2. 9 &c. ainfi que la derniere par 1. La femme de ces quantités fera multipliée par le 7 de la diftance entre les ordonnées ou tranches* laquelle diftance = 6*27 , & le } = 2*09.,
- Pour trouver faire: ajoutez-y celles qui font triangulaires entre la tranche & l’étrave , ainfi que l’étambot * ce qui donnera la demi-aire des lignes d’eau : en voici l’opération.
- L’aire pour chaque Moitié des lignes d’eau,
- Tranches. Ordon- nées. iere.Ligne d’eau. Ordon- nées. 2e. ligne d’eau. Ordon- nées. 3 e. ligne d’ëaü. Ordon- nées. 4e. Ligne d’eau.
- 27 4,67 1= 4,67 2,16 1= 2,16 I , 25 1= 1,25 0,86 r= 0,86
- 24 8,88 4= 35,52 6,16 4=24,64 3 , 60 4= 14,40 2,18 4= 8 , 72
- 21 11,14 2= 22,28 9, 14 2= 18,28 6, 58 2= 13,16 4,02 2= 8,04
- 18 ; 12,46 4= 49,841 11 , OO 4=44,00 8,90 4= 35,60 6,24 4= 24,96
- 15 13,30 2— 26,60 12 , 36 , 2=24,72 10,72 2= 21,44 8,37 2= 16,74
- 12 13,91 4=55^4 13 , 19 4=52,76 11,98 4= 47,92 io,iO 4= 40,40
- 9 14,3? 2= 28,70 13 , 81 2=27,62 12,81 2= 25,62 11,30 2= 22,60
- 6 14,61 4= 58,44 14, 18 4=56,72 I3*3° 4= 53,20 12,01 4= 48,041
- 3 H,7 5 > 2= 29,50 14,39 2=28,78 33,64 2= 47,28' 12,40 4= 24,80
- (V) 14,80 4=59,20 14, 40 4=57,60 13,67 4= 54,68 12,48 4= 49,92
- c 34,79 2= 29,58 14,36 •2= 28,72 i3,53 2= 47,06 z= 24,60
- F 14,57 4= 58,28 14,06 4=56,241 33,37 4= 52,68 11,80 4= 47,20
- I 14,16 2= 28,32 13 » 55 2= 27,10 12,48 2= 241,96 10,81 2= 21,62
- M 13,43 4=53,72 32, 58 4= 50,32 11,14 4= 44,56 9,i5 4- 36,6o
- p 12,10 2= 24,20 IO, 82 *.= 21,64 8,98 2= 17,961 6,83 2= 13,66
- S 9,49 4=37,96 7, 80 4=31,20 T,97 4= 23,88 4,10 4=
- W 5.00 1= 5,00 3 >73 3 = 3,73 2,59 i— 4,59 s,70
- 607,45 2,3 488,24 406 , 86
- f De la dift. entre 4es 2, 09 = 2,09 = 2,09 = 2, 09
- tranches.= 546705 500607 439416 36617
- 1214 90 III246 97648 813724
- 1269,5705 1162,520 1020,4216 850, 3374
- Entre'W&l’Etrâve.= 15, 00 = 11,19 = 7 , 77 = 5,i
- Ent. 27&:l’Etanibot= 9, 34 = 4,32 = 2 , 50 = 3,7
- L’aire = 1293,91 L’aire = "4 CO ‘ 0 1 L’aire = 1030, 69. L’aire = 857 , 14.
- 1 _ è
- Suite de la Table pour chaque demi-aire des lignes d’eau*
- 1 Tranches. Ordon- nées* 5e. ligne d’eau. Ordon- nées. 6e. ligne d’eau. Ordon- nées. 7e. ligne d’eau.
- 27 24 II 9 6 3 O C F I M S W 1 Ô^6îT 1.47 2.47 3,83 5,5i 7,33 9,oi 10,04 10.66 10,78 10,53 9,81 8,55 6,7 2 4,58 2,68 1,05 1= 00,62 4= 05,88 2= 04,94 4= 15,24 2= 11,02 4= 29,31 2= 18,02 4= 40,16 4= 21,32 4= 43»12 2= 21,06 4= 39,24 2= 17,10 4= 26,88 2= 9,i6 4= 10,72 1= 1,05 o,45 0,97 1,48 2,11 2,98 4,26 5.75 7,oo 7,90 8,05 7,72 6.75 5,38 3,88 2,53 i,55 0,60 3= 0,4? 4= 3,88 2= 2,96 4= 8,44 2= 5,96 4= ï7,o4 2= 11,50 4= 28,00 2= 15,80 4= 3^*0 2= 15,44 4= 27,00 2= 10,76 4= 15,52 2* 5,06 4= 6,2q 1= 0,6o 0,40 0,67 0,87 1,10 1,37 1.78 2,14 2,63 2,98 3,00 2.78 2,40 2,08 1,57 1,10 o,77 0,30 1= 0,40 4= 2,68 2= 1,74 4- 4,40 2= 2,74 4= 7,12 2= 4,28 4= 10,52 2= 5,96 4= 12,00 2= 5,56 4= 9,6o 2= 4,16 4= 6,28 2= 2,20 4= 3,08 1= 0,30
- 4 De la diftance des 334, 85 206,8l = 2 , 09 83,02 = 2,09
- Tranches. = 2,09 186129 7473 8 16604
- 283368 62870 41362
- 432,2320 = 1,80 = O, 80 173 > 5115 = 0,9 = 0,8
- Entre W Sc l’Etrave. 3 » 15 Entre 27 & l’Etambot. I ,20
- L’aire = 662, 39 L’aire = 434, 83- L’aire = 175,21.
- Pour trouver préfentement à quelle diftance le centre de gravité le trouve au-deflbus de la ligne d’eau> on fe fert de la même maniéré des aires des lignes d’eau, qu’on l’a pratiqué pour les aires des tranches, lorfqu’il a fallu trouver le centre de gravité félon la longueur : voyez ci-après l’opération,
- r
- Opération
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- DES VAISSEAUX.
- Opération*
- Chap. I,
- 9
- Ligne
- d’eau.
- Aire des lignes d’eau.
- » 91 U78, 03 1030 , 69 857 , '14 662 , 39 434, 83
- *75, n
- 1*91 , 91 47i» , Jz 2061 , 38 3^*8 , 56 13^4 , 78
- 1739 , 31 175 > zi
- j De la dift. entre les lignes d’eau. =
- 14735,28 O, 54
- Entïeia 7e. de* lignes d’eau Scia quille, ........
- 5894112
- 7367640
- 7957 , 0511 = 147,95
- 4712
- 4122
- 10285
- 5*99
- 8696
- 1051
- 12 76 68 12 ! 6O 26
- 8105 =-£ déplacement. 2
- 16210 = déplacement total.
- 34167, 54 *4735 » *8
- = i,3187
- t, 61 diftance entre les lignes d’eau»
- 46374
- 1391*2
- 23187
- 3,7562^4 = la diftance du centre de gravité à la ligne d’eatï «n-cette partie, qùi eft entre la premierè Sc l'a Septième ligne d’eau.
- . Le centre de gravité de cette partie qui eft entre la Septième ligne d’eau & la quille eft == o, 4 pieds au-deft'ous de la Septième ligne d’eau ; & entre les Sept lignes d’eau, il y a fix diftances, ce qui donne 9 , 72 pieds, lesquels ajoutés à 0,4 produifent = ro,12 , delà on obtient..................
- 3^x7^7-t-.o..»xr47,ÎI=iüi|i^ = , , 872 = à l’abaiflement du centre de
- gravité de la caréné., au-deffous de la ligne d'eau lupérieure.
- CHAPITRE II.
- De la force du Vaffiau pour rêfifter aux indinaifons»
- € ^est une choie connue que 1 effort de feàu tend à foulever un VaiJîèau * Sc fait qu'il réfifte à ce qui doit le faire incliner -autour du centre de gravité de la caréné, qui neffc que ie déplacement de l'eau à l'égard de ce vailleau , & que la direélion de cet effort pour le foulever, eft à angles droits avec la furface de l'eau. Si donc tin vaiffeau eft en liberté & en repos, fon centre de gravité doit être fitué dans la même ligne , qu eft la direélion moyenne de l'eau. L'inclinaifon d'un vaiffeau a-t-elle lieu ? elle doit être telle qu'il fe remettra dans la même fituation que lorfqu'il étoit en repos ; c'eft-à-dire , que lé centre de gravité du vaiffeau doit tellement être fitué , que fon poids fera affeélé de la même maniéré par l'eau, jufqu à ce que le vaiffeau foit redreffé.
- Gette union d’efforts relatifs au vaiffeau s'appelledu vaiffeau, où bien k point des forces, ou enfin lé métacentre, & c'eft un point au-deffus de la fec-tion moyenne du vaiffeau qui paffe par la quille & le milieu des proues, poupes & bordages fous lequel le centre de gravité' doit être nécelïàirement, fi le vaiffeau peut parvenir à fe tenir droit & à ne pas tomber ni fè reftverfer.
- Maniéré de trouver le point de réunion des forces , ou le métacentre
- dans un Vaiffeau.
- Soit E ( Fig. 4, ) le centre de gravité de la caréné d’un vaiffeau, ÀDB
- C
- /
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- 10 Dt LA CONSTRUCTION
- une feélion tranfverfaie par E, À B la ligne d’eau, quand le vaiflèau efl droit & qu’il ne s’incline plus ; foit auflî la ligne G D une perpendiculaire à la ligne d’eau , laquelle paflè auflî par le point E.
- Puifque le centre de l’effort de l’eau pour élever le vaiflèau , efl: réuni dans la ligne G D , le centre de gravité de tout le vaiflèau doit néceflairement fe trouver dans la même ligne.
- Soit enfuite le vaiflèau difpofé à recevoir une infiniment petite inclinaifon , mais fi petite quelle ne s’accroiflè pas ou qui! n’y ait pas de déplacement fenfible : foit en -ce cas a b la ligne d’eau caufée par cet effet , d’où naifîènt auflî-tôt deux triangles femblables & de même grandeur. Lun d’eux, fçavoir CB b s’élève au-deflus de l’eau, & l’autre CA a fe plonge au contraire au-deflous de l’eau : foient N , M 9 les centres de gravité de ces triangles & F le centre de gravité de la caréné fous l’inclinaifon, on tirera du point F la ligne F G perpendiculairement à la ligne ab 9 enforte quelle coupe la ligne DG en quelque point G.
- Ce point G fera le point des forces ou le métacentre* parce que fi le centre de gravité du vaiflèau efl: au-deflous de G , en ce cas le vaiflèau fe redreflèra ; mais s’il montoit au-deflus de G, alors le vaiflèau renverfèroit.
- Comme les côtés du triangle GFE font perpendiculaires aux côtés des triangles CAa9 CBÆ , ceux-ci font donc femblables entr’eux & à ce triangle * & par là il n y aura plus de difficultés à trouver la valeur du côté ou diftance EG ; lavoir,après qu’on aura fiippofé connues toutes les ordonnées CB qui font au-deflus de la ligne d’eau , ainfi que la diftance des unes à l’égard des autres. Suppofant donc C B = A C =jk ; exprimant auflî par x la longueur de la ligne d’eau Ôc fa différentielle par dx9Bb = Aa = b9le déplacement du vaiflèau = D, on aura N C « C M y ; enfin la folidité d’un des deux prifines infiniment petits C B b == tlJjL
- Mais fous l’indînaifon du vaiflèau 9 le centre de gravité de cette petite partie qui s’élève d’un côté & s’abaiflè dans l’eau de l’autre côté , tranff porte fa diftance NM = | y 9 d’où s’enfuit que la fommedetous les moments tels
- — ~ x 9 ou bien D x EF doivent être les mêmes , partant EF = ~
- que
- Maintenant b : y : : - llll , & l’intégrale de cette derniere va-
- leur f i 2JJ.L == GE, donnera la diftance du centre de gravité de la caréné ,
- 5 D
- au métacentrei
- Que fi l’on multiplie cette quantité par le déplacement D , on trouvera que la diftance du métacentre où le moment GE x D =/' -f y* dx quand le centre
- de gravité de tout le vaiflèau eft réuni au centre de gravité de la caréné.
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- DES PAISSEAUX. Çhap. II, tz
- §. 6.
- Calcul de la fituatïon du méîacentte, a Végard du centre de gravité de la caréné*
- Jufqu’ici nous ‘avons fait ufage dune même réglé, lavoir, celle du §. r. qui nous a donné moyen de connoître Taire dun plan, avec cette différence qu au lieu d y confidérer comme ici les ordonnées cubiques, ony a fobftitué de Amples ordonnées à leur place. Si parmi les plans des extrémités & qui font au-defïus de la ligne d’eau, il refte des triangles qui ne foient pas entrés dans le calcul , tel qu’eft/yV arrdans un tel triangle à bafo cubique , on multipliera par le quart de la hauteur de ce triangle, & on ajoutera ce nouveau produit, aux quantités précédentes déjà trouvées.
- 3)4JX'779>M“ ïS°S9h°7^A7 J dx>
- laquelle fomme étant divifée par le déplacement iÔ2ro)==p, 29==/^ * doùôtant
- 3, 872 dont le centre de gravité eft ab~ baiffé au-deflous de la ligne d’eau fopérieure, il refte 5*418 dont le métacentre eft élevé for la forface de l’eau, quand le vaiflèau eft armé, J ai dit tout à l’heure , que /'y* d x dans un triangle,fe réduit à une bafe cubique qu’on doit multiplier par le ~ de la hauteur du triangle , ce que Ton peut démontrer comme il fuit.
- Ordonnées de la ligne d’eau fupé rieure. Cube des Ordonnées < •
- 4 , 67 loi , 8j 1 loi,85
- 8 , 88 700 , a3 4 2800 , 92:
- 11 , 14 1382, 47 2 2764, 94
- 11 , 46 I*34, 43 4 7737 , 71:
- n , 3° M51 , 64 2 4705 , 28*
- 13 ’91 1691 , 42 4 10765, 68
- *4, 35 2-9 54 , 99 2 5909 , 98
- 14,61 3ri8, 53 4 12474,ii
- *4 , 75 3^o9, 03 2 6418, 10
- 14, 80 3241 , 7* 4 12967, 16;
- T4,79 3*35, n a 6470, 44
- t4> 57 3°9i, 99 4 12371 ,96
- 14, 16 18351 , 16 2 5678 , 32
- *3 , 43 2422 , 30 A 9689 , 20*
- Il , Io 1771 , 56 2 3543, If
- 9,49 804 , 67 4 3418 , 68
- 5 , 50 125 , 00 I 125 , 00 107941,47
- Delà diftance des tranchés
- i,o9l
- 97148215 ai 588494
- , 2Zî$99,76z}
- Triangle pour l’avant (W) 188,00
- .Triangle de l’arriéré (27) 101,83
- &2 ÿ $$9 3 Si yS
- 45*779,H
- Soit (Fig. 5) ABC un triangle reétangîe , DE parallèle à la bafe AB, & CD — x 9 DE =y; enforte que d D : e F : : d x : dy : : C A : A B, ou
- bien d x =* ; comme auffi f y * d x = f > d’où Ton tire fy3 d x =
- - • mais lorfque x *= CA, on aurajy = BA&/> y * d x ^ \ CA. BA3- On
- pourroit auffi trouver la même chofe par le §. i, car faifant AD = DC,& foppofànt A B = 2, on aura D E *== i.
- AD=DC=l
- 8 x i = 8 J
- i x q, = qC la fomme e ft il = q =fy*dx dans le triangle A B C. Le o x 1 = o j cube de la bafe = 8, multiplié par (AC) 2 = 16 dont le
- ♦ ^ 4 =fy 5 d x.
- §. 7.
- Si le centre de gravité du corps du vaiffeau étoit toujours au Centre de gravite de la caréné , on auroit ainfi le moment des forces très-bien exprimé par f\y ’ dx; mais comme il n’arrive jamais que le centre de gravité de toute la
- q} = 8
- l3 — 1 o3 = o
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- ira DE LA CONSTRUCTION
- \
- machine, le trouve placé dans ce lieu, de maniéré que par la pefanteur qui convient au corps de navire & à les agrès , ainfi que des différents genres de poids dont le vaifTeau eft lefté , ou du plus ou moins d artillerie & autres fortes ; ceft donc infailliblement le centre de gravité, eu égard à ces circonftances qui doit s’élever ou le plonger, & par-là le vaifTeau devenir plus vacillant ou plus fiable.
- Ceft pourquoi fuppofons ( Fig. 6 ) que toute la pefanteur du vaifTeau, ainfi que de tout ce qu’il renferme , foit diftribuée en deux parts : foit auffi le centre de gravité, d’une des parts * fùppofé réuni au centre de gravité E de la caréné, de même que le centre de gravité de l’autre part réuni en H.
- Soit ADB la feélion tranfverfe du corps du vaifTeau, ainfi que EHfàfec-tion par la ligne du milieu ; E le centre de gravité de la caréné , quand le vaifTeau eft redreffé, mais qu’il loit en F, quand le vaifTeau s’eft incliné.
- Si Ton tire de F une ligne verticale F G qui coupe à angles droits la ligne À B, qu’on fuppofe ici horizontale & à fleur-d’eau, & qui rencontre en G la ligne E H, le point G fera le métacentre. Que du point H on abaifte auffi la perpendiculaire HI, ainfi que des points E, G , les droites EF , G I, qui fbient à angles droits avec GF, HI.
- Si maintenant on admet la pefanteur réunie en E =2 P & celle qui eft: réunie en H = Q; on aura les moments des forces comme EF xP — GIx Q; & à caufe des triangles femblables, que ces moments s’exprimeront très-bien par E G x P — GH x Q ; c’eft-à-dite par P -h Q x ÊG — EH x Q, Mais l’expreffion de P + QxE G^fty^dx félon le §. 5 ; on pourra donc exprimer le moment des forces par/^jy1 d x — EH x Q.
- §. 8*
- Si la pesanteur de P, Fig. 6, ne fé troüvoit pas reunie au centre de gravité de la caréné, mais quelle s’abaiflat jufqu’en L, on tirera de ce point L fur G B la perpendiculaire LK , ce qui doit fournir le moment des forces = LK x P “~ GIx Q,ou bien GL x P — GH x q^GE^ËL x P — GH x Q = GEx P-hQ+ELxp —EH x Q ; & en conféquence du §. précédent = fj y* d x-\- ELxP — EH x Q, d’où Ton tire enfin une réglé générale qui fuit.
- Les moments des forces de deux vaifTeaux peuvent fe comparer entr’eux avec beaucoup d’exaélitude , quoique la grofleur & la figure des vaifîeaux foient différentes ainfi que les poids de différentes qualités ; car alors ils ont leur fituation de pefanteur connue, eu égard à leur hauteur; c’eft-à-dire, que les moments des poids fe comptent du centre de gravité de la caréné ; SC que tout ce qui efl au~dejJous de ce centre ,fe rapporte aux quantités qui s’y accommodent ; mais que tout ce qui efl au-deffus, devient négatif, d’ou Ton inféré que leur fomme totale doit être ajoutée au moment donnéf ^ y* d x > qui efl celui des forces,
- §. 9.
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- DES FAIS S EAUX, Chap. II.
- §• 9-
- Si on donne une augmentation de poids dans le fonds d’un vaiffeau, SC que Vaugmentation fe faffe aujfi dans le déplacement qui répond cl ce poids ; trouver quel en doit être l’effet fur le moment des forcesf SC en quel lieu doit fe faire l’augmentation du déplacement.
- Je foppofe que A RD S B (Fig. 7) repréfente le déplacement; qu’il'ne varie pas en D ; que fon centre de gravité foit en E * & le métacentre en G : foit aulii l’elpace ou l’accroiffement ARDTA~hBSDOB = P & fon centre de gravité en I.
- Nommant la demi - épaiffeur du vaiffeau = y , GE *= a 9 GI =*b 9 on trouvera la diftance entre le métacentre & le centre de gravité de la caréné,
- après raccroiffement = S + ' p~ = GK. Soit le poids tel qu’il doit être au-delfos de la forface de l’eau = Q & fon Centre de gravité en H, GH = c la, nouvelle pefonteur étant la même chofe que l’accroiffement quelle occafionne au déplacement = P, fon centre de gravité en L, & KL = £. Le moment des forces de ARDSB = f ly 3 d ç — a 4- ex Qfelonle §.7; mais le moment des forces qui répond à l’augmentation de folrdité AT DO B avec fon poids réuni en L ~ f ^ y* d ^ + * Q —c <2 félon le §. 8. Ainfi cela de-
- vient dans l’une & l’autre de ces quantités ( quand ce que j’en retranche eft
- femblable ) ou bien — a Q, ou j P — * Q qui eft un plus grand ou un
- moindre»
- Suppofons que"— a QP — tjfïfï x Q , & partant £ b ~*ax : de
- même fi £ devient plus grand que cette quantité, alors la force doit s’accroître* Il foit delà que plus on s’élève à la forface de l’eau, cette nouvelle augmentation produit par un déplacement moins grand h — a ou EI,& que plus grand eft l’effet de ce nouveau poids pour augmenter la force ; qu’enfin fi cette nouvelle augmentation dans le déplacement s’accroiffoit au point que, fon centre de gravité parvînt en E, en forte que b . æ ou El = o ; alors le, moment des forces s’accroîtra de toute la quantité EL * P» Mais quand £ devient-
- moindre que b — alors la force diminue, d’où il arrive un ac--
- croiffement dans le déplacement qui s’abaiffe ou s’approfondit vers la quille.
- D’après ces principes on foppofe que le centre L de pefanteur P ne change pas de place & que le plan de la ligne d’eau fopérieure fora toujours le même* Mais fi £ fo prolonge par ce moyen & que b — a foit confiant, que le centre L s’abaiffe , la force peut très-bien s’accroître à cet égard pour que £ devienne plus long, mais en même temps la force doit diminuer d autant plus que H K eft plus alongé que HE,
- D
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- *4 DE LA CONSTRUCTION
- De tout ce que nous venons de dire on peut tirer cette conclulîon : Que pour quun vaijfeau puijje atteindre fa plus grande force , il faut qu’il s’élève au-dejfus de la furface de l’eau3 afin que le centre de gravité de la caréné puijfe aufii s’élever, SC que la moindre chofe auroit lieu pour le renverfer, laquelle pourroit être nécejjaire pour le balancer ; les mêmes chofes étant fur-tout fuppofées d’une telle pefanteur fpécifique 9 quelles n’admettent pas beaucoup d’efpace : cela doit fpéciale-ment s’obferver dans un vaijfeau qui a beaucoup de charge dans fes hauts.
- CHAPITRE III.
- Du centre de gravité du Eaijfeau.
- On peut prendre ici pour axiome, quun corps mis une fois en mouvement doit toujours tourner autour de Ion centre de gravité;à moins que quelque chofe de lavant ne l’en empêche,ou que.ce foit cette même puiflànce, qui d abord a caufé fon mouvement , en le contraignant de tourner autour de quelqu autre point. Voyons donc d abord quel doit être l'effet qu’a ce centre fur le roulis & fur le tangage du vaiffeau.
- Soit donc (Fig. 8.) AB D une des feétions du vaîfïeau , AB la furface de l'eau, E le centre de gravité de tout le vaiffeau & G le métacentre : fùp* pofons que quelques flots ou bien quelque puiflànce en B, & félon la direction BH, agiffe contre une des furfaces du navire & lui caufe l'inclinaifon a b ; le moment de cette force , d'où provient l'inclinaifon , fera proportionnel à la diftance EH; enforte que l'autre force qui contraint le navire à s'approcher derechef de fa fituation verticale, fera proportionnelle à la diftance EG félon le §. 5 ; & quelles que foient ces forces, quel que foit l'effet quelles opèrent, il en naît un mouvement qu'on nomme roulis ; de maniéré qu'il fe trouve des forces qui occafionnent le roulis, telles que la fomme de EH & de E G. Mais aufli-tôt que le vaiffeau fous quelqu'inclinaifon donnée doit tourner autour de fon centre de gravité E, & que le poids du vaiffeau ou fon déplacement doit refter le même fous cette inclinaifon qu’avant l'effet de l'aélion qui l'a produite, ce qu'on ne peut voir à moins que tout le vaiffeau entraînant fon centre de gravité E s’élève de la quantité E e : cette derniere quantité eft comme le finus verfe de l'angle G e g dont le rayon = E C : or étant empêché par-là lorfque fe reproduit la force qui occafionne l'inclinaifon, tout le poids du vaiffeau tombera perpendiculairement en bas d'une diftance qui peut être repré-fentée parE^, laquelle chute s'accélérera par la preflion verticale de l'eau qui le pouffe vers le métacentre g : or comme le balancement du vaiffeau peut s é-tendre quelquefois à 30 degrés de part & d'autre , ce qui occafionne une diftance E e confidérable, il arrive delà que le roulis ou balancement devient par-là beaucoup trop grand & dangereux.
- 1
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- DES VAISS EAUX. Chap. III. i;
- Le roulis n’exifte pas volontiers fous dautres chûtes, que lorfque le vaifleau cingle avec un vent favorable. Ce roulis eft le plus grand , quand il vente peu d abord , que le vent tourne d un autre côté qui forme un angle droit avec celui qui fouffloit d abord & que les vagues continuent à fè fuccéder félon la première direélion. Il roule encore quand le vaifleau frappe fort obliquement quelques vagues qui font à la vue : ces roulis ne font pas grands , mais ils s’abaiffent & diminuent comme le flot à chaque retour.
- Si le centre de gravité E (Fig, 9) s’élève au-deflus de la furface de l’eau & que la diftance EG refte la même qu’auparavant,le roulis doit devenir moindre & non pas fi violent, que lorfqu’il tendoit à trop abaifler, ou bien pour les deux caufes qui luivent. Car la première , eft que'la diftance EH, quand pareil cas s’en préfente, s’accourcit plus qu’auparavant, d’où il arrive que la puiflànce qui agit en B & félon la direélion B H pour foulever le vaifleau par le côté, ne peut effeéluer cette inclinailbn, quand pour lors le centre de gravité s’eft trouvé fort abaifle , & qu’ainfi la fournie de EH & de EG fera moindre que dans les autres cas qui précèdent.
- Quant à la féconde, fi le centre de gravité E eft à fleur-d’eau, alors le vaifleau fe tourne fbit d’un côté foit de l’autre, fans que pour cela le vaifleau ou fon centre de gravité s’élève ou plonge, par où cet effort, comme il eft arrivé aux cas précédents, difparoît entièrement.
- Delà on peut faire ce raifonnement, & conclure que le fillage devient le plus égal & fans fecouflès, quand alors le centre de gravité du navire eft à fleur-d’eau ou du moins fort près en dedans.
- Et que fi cette fituation du centre de gravité a un même effet quant au tangage du vaifleau , qui confifte à le mouvoir relativement , eu égard à la longueur du vaifleau , alors la furface de l^eau doit être très-bien confidérée comme celle où fe trouveroit le centre de gravité ; mais fi plufieurs circonftances dans un vaifleau ne peuvent s’accorder pour admettre que le centre de gravité puiffe relier dans cette fituation, on doit l’y rappeller pour qu’il s’en rapproche affez près en dedans, & cela autant qu’il fera poflibie. On doit aufli ajouter ici que fi la quille ou la partie la plus baffe de ce qui eft aigu à l’avant ou à l’arriere fait qu’une partie de la volutation foit diminuée , eu égard à ce qui l’empêche de faire naître la réfiftance de l’eau , il en foit con-clud , que plus loin s’étendra , cet empêchement à l’égard de l’axe autour duquel le roulis du vaifleau peut fe faire, plus grand fera l’effet de l’eau pour empêcher ce roulis, & que le mouvement de l’eau doit être ainfi, plus confidérable quand le centre de gravité eft au-deflus de la furface de l’eau que quand il eft au-deflous.
- Semblablement, dès qu’une partie du roulis dépend de la diftance EH, la figure du contour du vaifleau qui s’élève contre la furface de l’eau, contribue très-bien à un plus grand ou à un moindre roulis. Par exemple, la
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- D£ LA CONSTRUCTION
- Frégate N\:p , Planche LV, là où la direction de la ligne B H, ( Fig, 8 & répond à la figure de la tranche o * s’élève au-deflus de la ligne du milieu dans un navire corfaire N°.-o, r, 3 , &c. d’où il faut conclure que les pre-
- miers roulis doivent l’emporter quant à leur uniformités fur ceux qui fuivent, toutes chofes d’ailleurs étant égales,ce qui doit aufli fè connoître par expérience,
- §• iï.
- -A • t T
- Puifque le mouvement angulaire du vailfeau ( Fig. 8 & 9 ) autour du centré de gravité eft contrarié appoint gy §. 10, par une force qui agit félon la direétiort "S g 98c quelle eft la même que celle de la pouffée de l’eau, ou que le poids total du vailfeau, on ne voit pas d’abord,, que le métacentreg' ou G puifle être regardé comme le point de percuffion ; mais puifque le vailfeau a la liberté dé fe tourner derechef en arriéré autour de fon centre de gravité É , il s’enfuit que le balancement de l’avant à f arriéré peut s’eftimer ici comme feroit un pendule dont les ofcillations feroient ifochrones avec celles du vailfeau ; en conféquence le point G doit être confidéré comme celui des ofcillations , fur-toùt pour que la fituation de ces deux points fe réunifie & fe montre à la même place qu eft le centre de gravité & les points, foit de rotation, foit de fùfpenfion. L’idée fur les points de percufîïons & d’ofcillations ne doit pas être la même ; mais quand, le moment de ces pefànteurs autour de ces points eft toujours le même, on peut alors, fans commettre en ce cas d’erreurs,confiderer les mouvements, foit de l’une ^ foit de l’autre maniéré, félon que les circonftances le demandent.
- Suppofons ( Fig. 10) qu’ABD foit un plan fans pefànteur & que certains poids P, Q j R, S , foient fixés au même plan ; fuppofons aufil que le centré commun de gravité de ces poids fait en Q98c que le point de fùfpenfion foit en O, ainfi que le point d’ofcillation en C,on aura de cette maniéré la longueur dé
- PxÔP* + Qx OQZ -h R X ÔR~a 4- s X ÔS%
- o G X P Q 4- R 4- S.
- tout le pendule O G =
- Comme aufii O C =0 G-f-Etde même CG
- PxGP 4-QxGQ 4- RxGR = SxGs'
- O + Q+R+S P x G P 4- Q x G Q 4" RxGR 4- S x G S
- " OGxP4-Q + R + S.
- Voyez fur cela les fluxions de Simpfôn, Tom. r. pag. liy & 216 : lès mêmes exprefllons fe rapportent aufli aux points de percuflions.
- De cette maniéré on peut trouver la valeur de O C ou la longueur du pendule ; & quand il devient plus long y alors les poids P,Q,R,S,fè répandent tout autour du plan A B D.
- Par une fécondé ou troifiemè exprefilon on peut trouver que fi un corps ofcille autour de fbn centre de gravité, le centre de fes ofcillations n’en eft pas pour cela invariable. /
- Et par la derniere expreflion, que la diftance entre le centre de gravité 8c
- le point de fùfpenfion , eft toujours en aétion réciproque relativement à la
- v diftance
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- DES VAISSEAUX. Chaf> III. 17
- diftance du centre de gravité & du point d’ofcillation lorfque le vaifleau balance autour de fon centre de gravité E ( Fig. 8 & 9, ) & que fon centre d’ofcif lation fe trouve au métacentre G ; il eft clair qu’on feroit admis à feindre quelquautre point N , qui pourroit être regardé pareillement comme fi c etoit le point de fulpenfion, & qu’à la diftance de ce point à l’égard du centre de gravité E , il faudra multiplier tous les poids, par le quarré de leur diftance au centre de gravité du vaifleau , laquelle fomme divifée par celle de tous les poids , foit quon multiplie tout le déplacement par EG* foit quon y lubfti-tue la diftance entre le centre de gravité & le métacentre. C eft pourquoi plus vous éloignerez tous les poids du centre de gravité E, foit au dedans des côtés du vaifleau ( làns que néanmoins le centre de gravité s’éloigne du métacentre G),pi us la diftance EN s’allongera ; d’où s’enfuit que les roulis en deviens dront plus longs & que toute la longueur N G, qui eft la diftance entre les points de lulpenfion & d’ofcillation , fera comme tous les poids multipliés par le quarré de leur diftance du point N de lulpenfion, d’où il faudra divilèr la fomme par celle de tous les poids, ou bien par tout le déplacement qu’on multipliera par N E, ou enfin par là diftance entre le centre de gravité & lè point de lulpenfion ; enlorte que tous les poids M, M qui font à une même diftance du point N, occafionneront de femblables effets fur le roulis du vaif feau. Maintenant fi le métacentre, G ou g répond derechef à quelquautre point de percuflion, il eft vifible que plus s’aggrandira la diftance E G ou Ë g, plus violent en fera le roulis qui fe fait en arriéré. Mais fi cependant le métacentre G s’approche du centre de gravité E , tel qu’en h par exemple* la diftance NE en devient réciproque comme de EG à EA; d’où l’on eft fondé à dire que plus le centre de gravité s'approchera du me'taccntre >plus la diftance È N augmentera, & qua la fin les roulis du vaijjeau en deviendront plus longs & moins violents.
- Pour prendre en effet cette peine & trouver d’après c es principes à quelle diftance le point de lufpenfion eft fitué à l’égard du centre de gravité du vaifleau ou du métacentre, on ne demande pas feulement un calcul, mais fort étendu,d’autant que les mâts du vaifleau,vergues & agrès doivent y être compris, lans que cela foit négligeable ; puifque delà dépend toute l’exaéiitude pour qu’on puifle lavoir les caufes pour produire les roulis les plus prompts & les plus lents ; d’où s’enfuit qu’on doit favoir enfin d’où peuvent provenir les mauvais roulis , & que fi on ne les peut abfolument empêcher, du moins on pourra les foulages en quelques parties.
- Il y a pareillement de la difficulté à trouver un vaifleau d’une Habilité & en même temps dans fes roulis d’une lenteur qui foit commode, ou pout mieux dire qui ait des roulis de plus longue durée ; puifque les mêmes choies qui contribuent le plus à fa Habilité, telle qu’eft la diftance EG, font en partie
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- ce qui contribue pareillement au roulis. La plus grande difficulté eft pareillement avec un tel vaifTeau quon deftine uniquement à de grands chargements, & en cela on a égard aux moindres frais qu’il y auroit à faire dans la conftruélion des vaifTeaux à proportion de la charge qu’ils doivent avoir. Un pareil vaifTeau doit avoir une grande capacité dans fes fonds & peu d’excédent dans fes bordages au-deflus de l’eau relativement à fa longueur ; un tel vaifTeau , dis-je, doit avoir le centre de gravité de là caréné fort abaiffé, & par conféquent fon mé-tacentre pareillement fort abaifle. C’eft pourquoi il faut auffi que le left s’abaifle très-fort, fi l’on peut parvenir à une Habilité fuffifànte & qui réfiïle à Tincli-naifon ; s’il arrive fur-tout que le centre commun de gravité du vaifTeau & de la charge s’abaifle,, ce qui néceflàirement, comme il a été dit ci-devant, §. io , doit occafionner le roulis & les fecoufles, & ce qui ne fauroit venir à l’aide d’une autre maniéré qu’en difperfant des poids convenables fur les cotés du VaifTeau.
- Il y a encore une circonflance qui fait que dé lèmblables navires qui ont de grandes charges peuvent devenir d’une lenteur Un peu modique relativement au roulis ; lavoir que ce qui eftmême néceflàire pour qu’avec le moindre nombre de gens on puifîe voiturer les plus grands chargements, comme aufii de pouvoir faire voile avec de femblables vaifTeaux qui ne fàuroient être bien grands, s’il les faut garnir d un petit nombre de troupes, & ainfi encourir la néceffité de * n’avoir pas une grande diftance entre le centre de gravité & le métacentre*
- Au contraire un vaifleau qui n’eft pas conftruit uniquement fous ce point de vue de porter une grande charge, tel qu eft, par exemple, un vaifleau de guerre , une frégate ou autre de ce genre, ( lefquels ont été conftruits pour la navigation , n’ayant pas befbin dune fl grande capacité dans les fonds) , peut fe trouver aggrandi tant en longueur qu’en largeur, fans devenir pour cela moins façonné dans fes fonds, enforte que le centre de gravité de la caréné fera dans le cas de pouvoir s’élever.
- Par-là le métacentre peut monter à telle hauteur au-deflus de la ligne d’eau que le centre de gravité du vaifleau & de tous les poids qu’il renfermé peut fe trouver, foit dans la ligne d’eau, foit à très-peu de chcfè près au-deflus,
- & que le vaifleau quoique préparé avec une force fuffifànte pour réfifter à une trop grande inelinaifon, vaut moins pour ne pas fubir uniquement un trop grand roulis ï cela dépendra de la fltuation du métacentre , dont la diftance au centre de gravité de tout le vaifleau (pour obéir à une force fuffifànte) a toujours befoin, ainfi que dans les plus grands vaifïèaux de ligne , d’être aü moins de 6 pieds ; enforte que cet intervalle en pareil cas doit être admis relativement au roulis du vaifTeau.
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- DES FA 1 SS E AUX. Chaf* III*
- §.
- Dans les deux derniers paragraphes , on a trouvé que le centre de gravité dans un vaifleau, relativement à la hauteur, doit être à la plus haute ligne d’eau , ou du moins auflî près qu’il eft poflible de Cette ligne de flottaifon. Il refte pré-fentement à trouver quelle doit être là fituation eu égard à la longueur du vaiffeau, Lorfque la longueur d un vaifleau eft confidérable relativement à là largeur, il arrive delà que le métacentre relativement à cette longueur , s eleve très-fort & cela particuliérement à l’égard d’un vaifleau qui eft chargé à fleur-* d’eau & fous cette condition, d’être un corps fort aigu de l’avant à l’arriéré, d’où s’enfuit que le pendule qui feroit ilbchrone avec les olcillations du vaifleau augmenteroit fort là longueur , lur-tout fi le point de liilpenfion s’abaiflê confidérablement par le moyen des poids répandus aux extrémités du Vaifleau*, Mais fi on confidere, & même dans le cas préfent, le point d ofciiiation ou le métacentre comme fi c étoit lé point de pereuffion, il arriveroit que ni l’une ni l’autre extrémité du vaifleau ne plongeroit pas trop dans l’eau, avant que le vaifleau s’accule encore fort vite en arriéré avec beaucoup de violence , par ou Ce mouvement d’olcillation doit ceflèr tout à coup*
- Le vaifleau a pareillement un mouvement qui répond à la longueur, là voir pour que fes extrémités s’élèvent ôc s’abaiflent dans l’eau. Mais ce mouvement neft pas différent de celui qui dans l’avant éleve le vaifleau au-deflus de la vague qui brife 'contre l’arc de la proue , & qui le fait retomber enluite quand la vague eft paflee. Ce mouvement s’arrête bien-tôt s’il ne lùrvient pas une nouvelle vague qui s’élève encore au*devant de la proue & qui foit de loi-même inévitable*
- Que fi le vaifleau fait vent largue , c’eft-à-dire, enlorte qu’il le meuve contre les flots, il arrive alors que quand une vague pafle fous l’arc de là proue, le vaifleau s’abaifle tout à coup de l’avant, mais que quand une autre vague liir* vient & qu’il y a quelque difficulté pour élever encore l’avant du vaifleau* alors on peut dire qu’un pareil vaifleau tangue.
- Par ces mouvements le vaifleau neft pas feulement retardé dans là courfe, d’autant que ces mouvements lont très-nuifibles à la mâture & aux manœuvres, eu égard aux promptes lecoufles. Quand fon arriéré à la poupe éprouve un mouve* ment du même genré & qui naît aufîi des mêmes caufes , on dit alors que le Vaifleau accule, & ce mouvement occafîonne les marnes inconvénients que le premier.
- De cette maniéré dans un prompt fîllage par le tangage & les chûtes , le vaifleau même louffre, eu égard à toutes lès parties, parce qu’ils occafîonnenc un genre de rupture tel qu’il provoqueroit à féparer une partie du vaifleau de l’autre. Or tels font les mouvements qu’il faudroit prévenir*
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- AO DE LA CONSTRUCTION
- Il y a de la difficulté à trouver d'où l’incommodité du tangage & des chutes tire fon origine ; car quand la vague a pàlfé fous l’avant du vailfeau & qu’elle seft avancée jufques {bus fon milieu, alors la plus grande partie de cette vague efl déjà paffée, au lieu de /élever fous l’avant du navire. Ainfi \l faut qu’il s’abailfe avec un moment qui répond à tous les poids de l’avant multipliés par leur diftance au lieu* où le vailfeau eft fuffifamment foutenu par l’eau ou par la vague.
- Ce mouvement de chocs efl: violent dans les vailfeaux qui font trop chargés à fleur-d’eau & vis-à-vis la partie la plus avancée de l’avant & de i’arriere qui fe trouvent fous l’eau : mais li tous les poids font tranfportés de l’avant vers larriere aflez loin ; ou bien plus approchant en arriéré que n’eft le milieu du vailfeau, alors les moments qui étoient les vraies caufes de la chute de l’avant du vailfeau, feront affoiblis, par où l’on vaincra cette prérogative, qui eft telle , qu’on ne peut pas autrement détruire les moments du navire, mais les diminuer par-là, afin que les vagues qui fe préfentent de nouveau au-devant de la proue ne rencontrent plus la difficulté qu’il y avoit de foulever l’avant du vailfeau : de la même maniéré on procédera pour larriere du vailfeau. C’eft ainfi qu’on trouve comment toutes les charges ou poids doivent être placés, {avoir le plus près autant qu’il fera poffible en fe retirant vers le milieu du vailfeau, d’où on doit alors très-bien conclure, que le centre de gravité dans un vailfeau doit être au milieu relativement à fa longueur.
- Mais une difficulté renaît qui empêche que le centre de gravité ne puilîb répondre au milieu , relativement à la longueur du navire ; lavoir à caufe du poids de la milàine & de tous fes agrès , le bec davant,les ancres & autres chofes, dont il n’eft pas poflible de reculer les poids jufqu’au lieu qui foroit convenable & qui font caufe que le centre de gravité fe trouve néceflairement plus avancé que le milieu du vailfeau ; car il ny a pas moins quune centième ou cinquantième partie de la longueur du vaijjeau à compter en de-ça de la proue SC le milieu du vaijjeau,
- On ne doit pas non plus omettre & palfer fous filence , que ce qui eft au* delfus de la ligne d’eau a fon centre de gravité dans fon milieu qui eft préci-fément au-delfus ou bien dans le centre de gravité même du vailfeau , car quand le vailfeau navigue vent-largue & qu’il s’incline fur le côté, fi pour lors la ligne d’eau eft plongée à l’avant & à larriere, alors le vailfeau reçoit par-là une inclinaifon de la partie de l’avant, ( pourvu toutefois qu’on conferve toujours un même déplacement) étant certain que la force augmente quelquefois un peu trop, fi ce qui eft au-delfus de la ligne d’eau fe prolonge un peu en arriéré eu égard à/r y1 dx, J. Mais cet effort pour incliner eft en même temps fort incommode, ce qu’il faut éviter, fins qu’il faille augmenter plutôt en ce lieu l’épailfeur du milieu du vailfeau, lorfque cela foroit néceffaire,
- Cependant
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- DES VA I S S E A U X. Cha?. III. ut
- Cependant on doit dire que le centre de gravité de ce qui eft au-deflus de la ligue d’eau doit toujours être un peu en arriéré du centre de gravité du vaifleau ou de la caréné.
- Il nous relie à préfènt à conlîdérer quel doit être l’effort * ou plutôt l’effet de l’aélion du centre de gravité fur l’aétion du gouvernail.
- Quand un vaifleau fait voile d’un vent largue , c’eft-à-dire , quand le vent vient de côté relativement au vailTeau ou plus de l’avant, alors prefqüe tous les vaifleaux par cette condition, Comme li c’étoit d’eux-mêmes, fans le fecours du gouvernail, le tournent par leurs proues plus au vent, d’où il arrive que la direction moyenne de la rélîftance de l’eau palfe communément tant foie peu au-devant du centre de gravité du vaifleau.
- Lorfqu’un fèmblable effet eft éloigné de la proue , il s’en faut bien qü’il {oit fitué convenablement ; mais on le peut modérer en faifant plonger le creux du vailTeau au-deffous de la pouppe, ou faifant que la quille foit plus au-* deffous de la furface de l’eau prife à la pouppe qu’à la proue. Plus l’on force dévoilés au dedans du vaifleau, plus il eft facile de connoître où fe fait l’effort ; mais pulfque le vailTeau peut toujours être dirigé à volonté dans ce filage , il eft donc néceflâire qu’en Conféquence l’on agiffe avec le gouvernail.
- C’eft une chofe connue que lorfqu’on frappe contre un corps en quelque' lieu fitué entre fbn extrémité & fon centre de gravité, alors ce corps tourne toujours autour d’un point qui eft fitué de l’autre côté du centre de gravité. C’eft pourquoi, quand le vailTeau obéit plus à fon gouvernail qu’à l’effort de l’eau contre la proue , alors le vailTeau doit fe tourner autour de quelque point qui eft à l’avant de fon centre de gravité ; mais alors il ne faut laifler le gouvernail continuer que ce que i’efforr de l’eau fe porte
- en entier fur la proue du vaifleau, afin que le vaifleau tourne autour de quelque point qui eft au-delà du centre de gravité. Dès-lors la rélîftance de l’eau contre la proue & le gouvernail agilfent de concert pour que le vailTeau tourne d’un même côté , comme quand il faut brader les voiles en fens divers au Tillage, ou faire tourner le vaifleau contre le vent ; alors on tournera autour du centre de gravité , ou à très-peu de chofe près en dedans , de l’un ou de l’autre côté félon qu’un des efforts l’emportera fur l’autre. Pour lors le centre de gravité refte toujours dans le milieu, & le vaifleau de lui-même étant ardent, alors il revirera très-vite. Car la rélîftance que fes deux extrémités éprouvent de la part de l’eau ne contribue qu’à le faire revirer i elle fera comme les quarrés de la diftance du point autour duquel le vaifleau tourne jufqu’à l’une ou l’autre extrémité, & ces points feront des minimum quand le point de rotation fera dans le milieu.
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- DE LA CONSTRUCTION
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- CHAPITRE IV.
- De la réjljlance qu éprouvé dans Veau, le vaijjeau dans fa marche.
- Quand un vailfeau eft à demeure & tranquille dans l’eau, il eft comprimé de la même maniéré par fes deux extrémités ; mais auffi-tôt quil fe meut avec quelque force , s’avançant par l’une ou l’autre de fes deux extrémités , alors il éprouve de la réiîftance par ce côté-là, laquelle augmente du côté qui répond au fillage, & qui diminue de l’autre côté de la maniéré que cela va être ex-pofe dans ce qui fuit.
- Si un plan ou furface quelconque fait effort en s’avançant dans l’eau , il éprouvera d’autant plus de réliftance que la direétion félon laquelle il s’avance ^ approche le plus d'être à angles droits avec la furface du plan propofé ; mais la réliftance diminue d’autant plus que le plan s’avance félon une force oblique à la direélion des mouvements.
- *
- Ainfi des corps doivent félon leurs formes différentes ou convexités éprouver diverfès réfiftances de la part de l’eau , quoique leurs baies puiffent être de fèmblables grandeurs.
- Pour exprimer cette réiîftance qu’un corps éprouve quand d’autres corps le rencontrent en même temps, il n’y a pas en ce cas de grandes difficultés ; mais quand des corps qui font femblables s’avancent dans un milieu, ou ce qui revient au même, quand le milieu agit contr eux, il y a pour'lors de la difficulté à en exprimer les effets. Le cas précédent dépend Amplement des loix Connues de la méchanique ; maïs ce dernier , quoique fournis aux loix de la mécanique, dépend auffi de caufes phylîques qui ne font pas encore trop connues.
- Pour fùrmonter ces difficultés, on a trouvé pour expédient, de fe figurer qu’un fluide eft compofe d’une infinité de petites particules rondes ou globules qui tous l’un après l’autre fe foivent & frappent contre le corps oppofé , comme on va le détailler.
- Soit ABC (Fig. ii.) un triangle reélangle : foit auflï un fluide ou feulement une particule de ce fluide qui frappe contre le côté AB de ce triangle avec la vîteffe ED, & félon une direélion parallèle à A C, lavoir, félon celle de A en C.
- Maintenant fi ED exprime la réliftance abfolue contre la bafe BC, cetto Force pourra fe décompofer en deux autres, lavoir en EF perpendiculaire & en DF parallèle à la bafe AD. Maintenant puifque DF ne produit aucune aélion dans le fens parallèle ou félon la direélion AB, il recevra donc feulement la force fuivant EF qui agira contre le triangle, & cela dans une
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- DES VAISSEAUX. Chap. IV. a5
- direélion qui fora à angles droits avec le côté AB. Mais cette derniere force peut auffi fe décompofer en deux autres, fa voir, F G qui fera perpendiculaire , & E G qui fera parallèle à A C. Alors F G exprimera la force latérale qui agit de côté for le triangle de B en C ; mais E G fera la force direéte ou bien exprimera la réfiftance, laquelle agit for le côté AB ; d’où il s’enfuit que comme la force abfolue eft à la force relative en D, ainfi DE eft à GE, & d’ailleurs DE eft à GE, comme le quarré de DE eft au quarré de EF t mais on peut dire auffi que les particules qui viennent à frapper le côté AB félon la direétion ED font proportionnelles à B C, & qu’à caufo des triangles femblables DEF & AB C > on aura DE : EF : : AB : B C, enforte que toute
- la réfiftance fur ie triangle fera dans le rapport de xBC.
- Sur ce principe il fera facile de connoître la ligne de la moindre réjiflance comme étant d’abord de cette maniéré, que la ligne GFB (Fig. 12. ) fera telle que tournant autour de la ligne AD comme axe, il doit fe former par-là un corps AGBD, lequel fera celui de la moindre réfiftance , relativement à tout autre corps de même longueur AD & for la même bafe B C.
- Comme on trouvera tout ce qui a rapport à ce problème dans plufieurs Au* teurs qui en ont traité, je me fois réfervé d’en expofer ici la conftruétion linéaire.
- ----„ •. '»*<
- Si AE = *,EF =jy,onen déduira Téquation jy dy% dx a* d x* dy*> Voyez for cela le Traité des Fluxions de Simpfon , art. 413.
- On a trouvé que l’angle AGF eft 7 ou les ri de l’angle droit, &foppofitnt u t=a % Sc ainfi d x = udy ,ou bien dx% == u* d y* ; fobftituant cette valeur de dx*
- dans l'équation , on aura u jJ. y* — A * u* d y* dyx , ou bien u y *=ax + ï,d’où l’on a y + 2 u±LSi dy = <2x3 u% d u~+-zdu
- à ^
- —ït & pareillement d x = a% 3 u* du + 2 u d u*-~T dont l’intégrale fera
- x =*a xi u* -h u* — log. hyp. u C. Quand u = 1, alors x = o relativement aux propriétés dont on a parlé, auquel cas ^ a C == o, ou enfin C =5 — 7~a;
- il s’enfoit donc auffi que*=Æ * 7 w4 ~ >--log. hyp. u. Mais fi a = X, alors
- la plus petite des ordonnées A G =4. Que fi l’on augmente continuellement de X la quantité u, on trouvera les valeurs foivantes de x & de y%
- r x =» 0 u = 1,00 *< u=i,o6f.x— 0,262 u=l,l r* = ®*4îJ L > — 4,44°
- a = i,-2 /*= i,°S3 Vy = 4,p<fi u=>i, j fx— S 820 *~y = s,s6<s a==i,4-{ x — ly = 6,2Sÿ
- u= 1 , j = 'J1' = 7 » 042 u*mi,6 ïx=sS’*V ljy = 7,p2i «-i,7/* = £8?3 , 1.7=8,poi
- «=,, 8 J* = 8>773 \r = P»P87 u = 2 Ix^1iySP\u==2)2\x=^9,9oo lX=l2,foo| Ijk=“ 13,502
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- 34 DE LA CONSTRUCTION
- Soit ( Fig. t3)AE = a:, EF =y* Si de A vous mettez toutes les valeurs en x ,8c qu’à la place des correfpondantes ordonnées AG , EF &c.vous fobftituyez toutes les valeurs de y, on trouvera toujours la ligne GFB telle quelle a été décrite , laquelle lorfqu elle tournera autour de A D comme axe , alors le corps qui fera formé par fa révolution fera le folide de la moindre réfiftance ( dans l’hypothefe que le fluide eft tel qu’on la d’abord adopté ), & cela préférablement à tout autre corps folide qui aura la même longueur AD, ainfi que la même bafe BD.
- Que fi Ton augmente ce corps, en y ajoutant le cône AHG, dont la bafe =« A G , alors la réfiftance fera prodigieufement diminuée.
- Or de dire combien cette maniéré eft applicable ou fiifEfànte pour exprimer la réfiftance qu’éprouve un corps dans un fluide tel que leau, ceft ce que Ton va apprendre au §. jfiüvant,
- §. 14.
- Quand un corps eft tranquille dans l’eau > ce fluide le prefle de tous côtés dans une direétion perpendiculaire à la forface de ce corps , 8c alors tous les efforts de preffion font toujours en proportion, à la quantité dont il plonge au-deflous de la furface de feau.
- o II y a pourtant une circonftance à laquelle il faut prendre garde ; lavoir, avant que de procéder plus particuliérement à exprimer la réfiftance qu’un corps a quand il s’avance dans l’eau > 8c il femble qu’on doit obferver ce qui empêche pour lors que le vaifleau ne dirige fon fillage, ou bien comment le vaifleau s’avance dans l’eau aidé de quelque force.
- Si AC B, ( Fig.. 14, ) repréfente un vaifleau qui s’avance avec quelque vî-tefle à travers une eau tranquille, il arrive toujours que l’eau vers l’extrémité A, avant que de s’écouler au plus large C , s’élève & s’applique au vaifleau , favoir au-deflus de ce qu’il y a de plus élevé relativement au refte de l’eau : cette extenfion fiicceflive de l’eau qui s’élève & portions d’eau à l’avant du vaifleau & de ce côté-là même où il s’avance , doit fe répandre en même temps fur les côtés tels que P Q : mais fous la plus grande épaifleur C, l’eau s’abaifle derechef & plus bas entre C & B que n’eft là hauteur ordinaire, jufqu’à ce qu’elle reflente le mouvement de l’eau D, laquelle fuccede conftamment avec la même vîtefle que le vaifleau quelle fuit, afin de remplir entièrement le lieu que ce vaifleau laifle après foi ; mais d’autant que cette eau qui s’eft écoulée le long des côtés du vaifleau a déjà tout occupé ce lieu , il arrive delà quelle la repoufle en E E, ce qui eft caufe qu’on l’appelle Veau du fillage de la caréné. Tout ceci fe reconnoît encore mieux fur un petit navire qui ne plonge pas trop avant dans l’eau j mais quant aux grands vailfeaux, ils peuvent
- s’ouvrir
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- DES VAISSEAUX. Chap. IV, as
- s’ouvrir feau de lavant, fans qu’on s’en apperçoive, finon quils ont une vîtefle de 4 à S pieds par fécondé.
- Mais cette eau qui précédé la plus grande largeur du vàiiTeàu fe porte' toujours à la partie de lavant du vaiiTeau, & s y prolonge en partie faifànt ie même chemin ; enfbrte quelle s’avance comme le vaiiTeau : comme celle qui répond à la plus grande largeur eft plus haute que celle qui eft à l'arriéré de cette même plus grande largeur du vaiiTeau , de cette maniéré elle s’écoule du lieu le plus haut à celui qui eft au-deflous. Or il arrive delà que l’eau à l’arriere de la plus grande largeur fe meut plus vite dans une direéïion contraire à celle du navire, & qu’enfin plus ce navire fera de lavant, plus l’élévation de l’eau & fa chute en feront feniïbles & confidérables.
- Toutes ces chofes peuvent très-bien s’appercevoir quand un vaiiTeau fait voile avec une vîtefle quelconque en pleine mer, quand il n’y a pas de vagues* Mais quand un navire fait fon iillage ou qu’il tire de l’avant dans un canal là où il n’y a pas plus de largeur que 3 à 4 fois celle du navire , {avoir entre les côtés de celui-ci & le bord du canal, cela devient encore plus vifible , & même lorfque la vîtefle eft aflez petite.
- De tout ceci il doit néceflairement s’eniüivre , i°. que la réiiftance d’un vaiiTeau qui a une vîtefle déjà donnée, croît par Cela feül que Teau s'élève le plus, avant que d’atteindre fa plus grande largeur, ÔL qu’ainii le navire aura fous foi une plus grande colonne d’eau à traverfer, qu’il n’a trouvé en commençant fon iillage ; mais que cette même colonne d’eau qui s’élève, & que le vaifleau poufîe en avant, fe travaille aufli à l’avant fous l’eau par la même voie que fon mouvement s’eft fait, avant que le corps du navire s’avance & qu’elle diminue ainii la réiiftance que fans cela le navire auroit à fiirmonter. a°. Que la s réiiftance augmente d’autant plus par-là que Teau s’abaiffè au-delà de cette plus grande épaifleur, & que cette eau outre cela a perdu d’autant plus de fà forcé pour prefler ou agir contre la partie de l’arriere du navire ; ce qui a dû être caufé en réunifiant en une fomme la vîtefle du navire & celle de l’eau qui s’écoule à l’arriere du vaiiTeau, ou qui déflue de la plus grande largeur vers la pouppe du navire.
- D’après ces obfervations & les remarques faites en conféquence, on pourra former une équation qui exprimera la réfiftance qu’un corps éprouve, quand i! s’avance dans Teau.
- Ici fe préfente pareillement une difficulté qui coniiftè en ce que la prefliorv de Teau & la vîtefle du corps, lefquelles font en elles-mêmes tout-à-fait différentes , fe trouvent en comparaifon Tune avec l’autre ; mais comme la prefliom perpendiculaire de Teau , contre la iurface du corps , lorfque le vaiiTeau eft en-repos , peut entièrement s’exclure de toute expreflion, à caufe que la fomme de* çes efforts eft la même à Tune & l’autre extrémité d’un corps qui fe préfente,
- G
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- *4 DE LA CONSTRUCTION
- on doit auffi faire attention en ce cas, que cet effort n’eft utile que pour trouver à fe débarraffer de la différence qui fe trouve aux deux extrémités du vaiffeau , lorfqu’il eft en mouvement', & quon a par-là là réfiftance qu’en ce cas il éprouve & à laquelle il accommode fa vîteffe pendant le fillage.
- Soit ( Fig. 15,) A CB Q formé par deux coins qui foient réunis enfemble * l’un vers l’autre par la bafe commune C Q.
- Soit la prefEon de l’eau qui fe fait perpendiculairement fer la ferface de ce corps & de tous les côtés, exprimée par F G, F G*
- On feppofe ici que ce corps s’avance avec une vîteffe exprimée par F H , félon une direâion parallèle à là ligne du milieu A B & dans le fens de B à A ; en achevant, feivant l’ufage ordinaire, le parallélogramme FGIH, on tirera la diagonale IF. Mais à caufe de la vîteffe déjà donnée, on aura la prefEon de l’eau, félon la direction IF. Si de K où la ligne IH coupe la ligne AC ou CB, on tire la ligne KL perpendiculairement à GI, on aura ainfi IL pour l’expref fion de la partie antérieure du corps qui fait la réfiftance qu’il éprouve félon la direétion B A, & LI à la partie de l’arriere du corps C B, eft l’effort qui lui aide à s’avancer dans la direâion qu’il a fuivie jufques-là.
- * Soit C M perpendiculaire à À B , & CD — DM, comme aufE D N abaiffée perpendiculairement au-deffous du plan A C B M : feppofons F G = zrc,F H = n9 l’aire du plan CE = A, celle du plan CP = B, & pareillement faire du plan .CN = a
- Il s’enfiiit de ce que les triangles ACD,FHK&KIL font femblables, qu’on
- aura KH3® ^/z,partant IK=5*x§ n-+-m ; & pareillement IL = * m -H *xf ^
- Cette valeur IL repréfente la réfiftance au point F, qui a pour caufe les efforts F G (ni) HF (72) ; mais faire A eft à faire C, comme la femme des
- prefEons F G, eft à la femme des prefEons F H. C’eft pourquoi A x rô~m *+• C x =-a n, repréfentera l’effet de l’eau à la partie de l’avant. On repréfen-
- A C
- D C pQ1
- tera de la même maniéré par B x rr m — C x 1’effet de l’eau fur l’extrémité du corps qui vient enluite.
- Lorfque l’arriere s’attire par l’avant,il s’enfuit que la réfiftance du corps fera dans la direâion AB == A x £-§ m -t- C n _Bx^|/kh- C n, &que puifque A x m = B x §-§• m, on auroit ainfi la réfiftance qu’éprouve le
- .— % 1 X _ _
- corpS = Cx =-* /z -4- C x ^ n : on trouve par-là que tant que la vîteffe d’un
- corps n’eft pas trop grande, alors feau s’élèvera de l’avant tout autour ,& quelle s’abaiffera à l’arriere au-delà de la plus grande largeur ; enforte que feau ralentit & augmente là vîteffe à l’avant & enfuite a 1 arriéré de la plus grande largeur, & que de cette maniéré un corps éprouveroit une réfiftance égale, foit que fon extrémité obtufe ou aiguë marchât de l’avant; mais bien éprouvera-
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- DES V AISSEAU JT. C h a p. IV. 27
- t-il moins de réfiftance quand les deux extrémités feront femblables, ou lorfo que fa plus grande épaiflèur C M fe trouvera dans fon milieu.
- Mais fi Ton fiippofè que l’eau fe retire de l’avant de la plus grande épaiffeur avec la vîteflè (u) , & quelle ait reçu une vîteflè (W) dans une direélion contraire à celle du corps en mouvement, à l’arriere de cette plus grande largeur , alors on aura la vîteflè de lavant du vaiflèau, égale à n — u de de larriere = n +- W ; & d’autant que la réfiftance eft en raifon du quarré de la
- vîteflè, on aura tout l’effet de la réfiftance = C' =* x n — u •+“ C =1 x n W *
- AC B C J
- là où C' eft fiippofè excéder C , de la quantité dont l’eau qui eft à lavant tout autour de la plus grande largeur, eft plus élevée que celle qui eft à larriere de cette même plus grande largeur.
- Delà on trouve quel eft le rapport, quel qu’il puiffe être, entre n9 u & W. que peut avoir un corps de la moindre réfiftance, foie qu’il s’avance par fon extrémité obtufe ou par celle qui eft aiguë, & que cela dépend des quantités
- 72 — W&/2-+-W, quelle que puiffe être la plus grande largeur C M qui fè trouve à l’avant de fon milieu ; enforte que la réfiftance en deviendra moindre que s’il étoit fitué tant foit peu différemment.
- On voit auffi que plus grande eft la proportion que (u) ou (W) doit avoir relativement à (n) , plus éloignée fc doit trouver de l’avant du milieu la plus grande largeur & plus la réfiftance en doit être diminuée.
- Il ne peut jamais arriver non plus que 22 = 72; parce qu alors l’eau doit entièrement fe retirer ou fe fouftraire, ce qui n’eft pas poflible ; car (22) a très-peu de relation avec (n), lorfque le mouvement eft très-lent , enforte que (n) ou la vîteflè, étant très-petite , ona pour lors 22 = 0. Il en eft de même de l’eau qui eft à larriere de la plus grande épaiflèur, quand la vîteflè eft à peine fenfible, & que le corps aune très-grande largeur qui s’étend vers la pouppe, l’eau fuit d’abord le corps pour remplir le vuide qu’il laiffe après foi ; d’où il arrive qu’une partie de l’eau fuit la même voie que le corps ; enforte que la vîteffe tant du corps que de l’eau l’un contre l’autre , devient alors (n —WJ & que l’expreffion de la réfiftance devient alors Amplement, comme on le
- voit,C' S x + C H x7i~W.
- Les expériences qui fuivent confirmeront bien-tôt que ces expreffions pour la réfiftance font exaéies , ou du moins quelles donnent la même décifion que fî elles étoient parfaitement exaétes.
- §. ip
- Dans un lac très-grand & profond,on a fixé (Fig* 16.) à 100 pieds de diftance l’un de l’autre deux longues potences A, B, ainfi que deux pieux Ç, D , tous garnis de poulies de laiton, avec leurs poids & cordes ; le tout
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- s8 de la construction
- comme il eft repréfenté dans la figure. Les deux cordes E, G, étoient attachées par leurs autres extrémités à un tronc de bois ou corps F, qu'on avoir préparé pour cette expérience : à une des cordes E pendoit un poids pour tirer le corps au travers de l'eau, & à l’autre cordeau G , étoit un poids fufpendu, mais moindre que le premier poids ; afin que le corps flottant puiffe s'avancer en ligne droite, ce que d'ailleurs il riauroit pu faire.
- On a attaché au cordeau E, deux petites pièces de drap rouge I,K à 74 pieds de diftance l'une de l'autre. Pour marquer les temps écoulés , on s .eft
- fervi d'une montre à fécondés. Quand la piece de drap K parvenoit en L, on commençoit à compter les fécondés,8c aufli-tôt que f autre piece I arrivoit à la même marque L , on arr étoit tout à coup la montre à fécondés avec fon petit levier d'acier ; ce qui faifoit connoître combien de fécondés s’étoient écoulées dans l'expérience,& combien le corps F avoit employé à parcourir la diftance de 74 pieds. Les corps folides ou troncs employés à ces expériences étoient de bois & de 2.8 pouces de longueur & parfaitement arrondis : leurs diamètres, dans la partie la plus épaifïe étoit la f partie de leur longueur ou de 8 pouces. Les courbes dont on les avoit formés étoient des paraboloïdes quadratiques ou coniques, ayant leur fommet qui répondoit précifément à la plus grande largeur ; & d'autant que ces corps étoient plus légers que l'eau , on les y faifoit plonger par des poids jufqu a ce que leurs pefanteurs fpécifiques devinflent à très-peu de chofe près la même que celle de l’eau , enlbrte qu’à peine pouvoient-ils flotter à fleur-d'eau, ou que leur axe étoit ainfi parallèle à à la furface de l’eau. Le poids à la corde E qui droit toujours le corps en avant, pouvoit varier fuivant que la vîtefiTe s’accroiftmt ou diminuoit ; mais le poids pour retarder étoit toujours le même. Les trois corps , N°. 1, 2 & 5 étoient de même pefanteur, mais les autres devenoient moindres quant à leur poids, à proportion que les cônes devenoient moindres en folidité que les paraboloïdes.
- Nota. Le Scheppund, eft une méfure de 10 fois i livre.
- Poids des corps. N°. 1. 27 Schep. N°. 2. 27 Schep. N°. 5. 27 Schep. N®. 4. 22 Schep. N°. f. ipf Schep N°. (5 , 164 Schep N°. 7. 12 Schep.
- Leurs Figures. /TTTTn—- (L\
- QiiiiiP A A B C D E F G H I O P R P
- Poids attirant. Poids retardant. Temps écoulé pendant que le corps a parcouru 74 pieds en total.
- Secondes. Secondes.' Secondes. Secondes. Secondes. Secondes. Secondes.
- A B C D E F G 2$i H I O P R P
- 4 du poids au corps. 7 du poids 25 f 26 i 24 i 27 4 25^ 274 244 3°. 4T- 29 4
- Poids tôt. dn corps. Moitié du poids. 14. 14. 14 T *4 7 i(54 J3Î 11. *5* i(5. 24f 244 38. l9Î
- 1.7 fois le poids. Moitié du poids. 11. IG 7 “T loi *3t II. 10 4 12 7 177 307 24.
- 37 Schep. en total. 12 f Sch. en total. 12 i. Perte &c au fond de l’eau. II 14. 104 11. 10. IJ7 12. 16.
- Le
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- DBS VAISSEAUX. Chap. ÏV. ap
- Le corps N°. i > avoit fa plus grande épaiiTeur dans fon milieu, & fë ter-minoit en parabole.
- Au N®. 2, la plus grande épaifleur répondoit aux ? de B : les 2 bouts en parabole*
- N5. 3 . - * % * ................* . à 7 de D : les 2 bouts en parabole*
- N°. 4 , la plus grande épaifleur au milieu. Le bout F terminé en parabole, &
- 1 autre G en cône.
- N°. y j . . . . aux 7 de H : le bout H enparabole*& l’autre I en cône*
- N°. 6 , . . * aux 7 de O & les deux extrémités en cône.
- N°. 7 > repréfente un cône, dont la baie eft la plus grande largeur , laquelle diminue également tout autour ; là longueur de f fois la plus grande épaifleur.-
- Les expériences ont été faites d abord de Cette màniere t aü N°. 2 , pat exemple,le poids fe trouvoit tiré d’une part avec la pefànteur entière du corps, & de lautre retardé par k i pefànteur du corps. Or l’extrémité B avoit d’abord
- parcouru 74 pieds de diftance en 14 fécondés de temps ; mais l’extrémité G
- #
- avoit aulïi donné d’abord 14 * pour les 74 pieds de diftance.
- Chacune de ces expériences a été faite 6 fois , & on a pris un milieu pour le réfiiltat : on avoit prefque trouvé la même chofe ces fix fois , il n’y a que la derniere qui en difFéroit un peu , n’ayant donné uniquement qu’une demi-fe-conde en fus. Il n’a pas été poffible de trouver iordre ni la proportion dans les vîtefles relativement aux poids ; mais ce défaut vient du mouvement qui s’eft fait dans d’eau & qui a été caufe d’une ouverture que le corps s’eft faite en s’approchant très-près delafurface de l’eau. Le nombre trop grand des poulies fut lefquelles la corda a du paffer. eft caufe auflî que les expériences manquent un peu, eu égard aux frottemens ; mais d’autant que tes frottemens font constants & les mêmes à tous égards , on aura ainfi pour toutes les variations de vk tefle des quantités affrétées également, puifqu’elles le font d’une feule & même condition. , ~
- De tout ceci on peut donc conclure, i°, que fi le mouvement eft lent, le corps a plus de force pour fe mouvoir par fà pointe aiguë, que par celle qui eft obtufe. 20, Que quand le mouvement eft plus vif, le corps s’avance avec la même force ^ quelle que fbit des deux pointes aiguës ou obtufes , celle qui d’abord fe préfente au fillage. En 3e lieu, que fi le mouvement du corps eft des plus rapide , la pointe obtufe qui fe préfentera la première, occafionnera plus d’effet que fi c’étoit la pointe aiguë, d’où s’enfuit que c’eft la vîteflê du corps qui doit déterminer précifément lç lieu où doit être la plus grande épaifleur , fi la réfiftance devient un minimum.
- M. le Camus, Auteur François, dans fon Tràité des forces mùuvântes, donné les détails d’une expérience qu’ilafaite fur le même fujet;& on peut voir fembla-blement dautres expériences, qui ont été faites, dans le Traité de M. Murrays
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- 3o DE LA CONSTRUCTION
- Jîir la conjlrucllon ( on Shipbuilding.) Mais on trouve allez la même choie à cec égard (puifque ce qui y paroîtroit contraire,a été bien examiné aux expériences rapportées ci-deffus ) lavoir que, quel que foit le mouvement, foit prompt ou lent, les corps nous donnent enfin moins de réfiftance , quand ils s’avancent d abord par leur partie obtufe plutôt que par celle qui eft aiguë, & ce qui provient de ce quils ont fait leurs efïàis dans un canal préparé en bois ; car de cette maniéré l’épaiflèur de ces corps étoit trop grande relativement à la capacité du canal, pour que l’eau, moyennant le mouvement du corps en avant, pût |amais l’accompagner , fans s’élever de l’avant d’une même maniéré, pour s’a-bailler enluite à l’arriere ; enforte que l’eau y a dû s’écouler comme feroit un torrent , de chacun des côtés de ce corps & par une route toute contraire à l’égard de ce corps* Or il eft arrivé delà qu’auffi peu de chemin que le corps auroit fait de l’avant dans le canal, l’effet de l’eau feroit conftamment le même p que quand le corps dans les expériences que nous avons faites & rapportées ci-delïus s’eft avancé avec le plus haut degré de vîtelïe*
- Les unes & les autres expériences retombent pareillement dans la même expreffion pour la réfiftance , que celle que nous avons donnée au paragraphe précédent» Il y a feulement ceci de plus à confidérer qué pour trouver l’effort par (u) ou par (W) relativement à (’n), ainfi que quand il devient + ou — il faudra toujours employer ( /z W) ; d autant plus qûon fait très-certainement for quoi font fondés les rationnements qu’on a admis au paragraphe précédent f & qui nous indiquent que le ligne —* dans ( /z W ) ne fauroit être d’ufage pour calculer la réfiftance du vaiffeau. Car la vîteffe d’un vaiffeaü eft toujours réputée fi grande, 8c fa forme à l’arriere de fa plus grande largeur eft tellement difpoféeenconféquencc,que feau qui agit fur la partie de l’arriere,bien loin de fuivre le même cours que celui du vaiflèau, n’a jamais qu’un effet tout contraire*
- §. 16.
- Pour donc trouver cette expreffton de la réfiftance > relativement à n tt ou n 4- W,de maniéré qu’entre les côtés AC & CB, Fig* 15 , la réfiftance foit plus grande ou moindre, il faut en conféquence que la réfiftance devienne un minimum , quand la plus grande épaifleur C M doit être dans un certain lieu défigné relativement à l’une ou à l’autre des extrémités. Or il arrive ainfi qu’afïn de déterminer la diftance AD, toute l’expreffion de la réfiftance doit être ainfi un minimum. C’eft pourquoi fi on multiplie toute l’ex-
- preflion C x tl — il h- C x n -i-W* par une autre quantité inconnue , de forte quil y ait une proportion entre les deux quantités dans i’ex-
- ---a ———a ———- a ------*% .
- preffionquoiqu’in variable, on aura ainfi BC AC x n tp W qui
- peut devenir un minimum,
- 1
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- DES VAISSEAUX, Chap. IV. 3r
- Soit AB = tf,AD = x>ce qui donne DB =* a ~ *, D C = ï *. fi Ton fait n—u=p Sui^W=q9 on aura AC^^+i &BC* + i ;
- partant on aura x + i x / + a2 — 2 ^ jc + ^ + i x /, ce qui donnera un minimum, c'eft-à-dite, 2 q* x d x—2 ap* d x-\-2p* x d x = o ; d'où fon tire
- p -f- q xx = ap\ Delà on déduit cette analogie, que comme n +• W -f- n — u t
- — *
- n — u AB : AD, enlbrte que plus grand fera (W) ou (u) relativement à (n), fur-tout quand la vîteffe eft grande, plus en ce cas diminuera AD , comme auffi quand (W) ou (u) eft fuppofé = o, ou bien quand la vîteffe eft petite , alors AD = f AB.
- Semblablement il ne dépend uniquement que de (W) ou de (u) pour pou-Voir déterminer quelle dimenfion ou groffeur doit avoir la feétion d'un vaiffeau# Mais il y a précifément une de ces quantités qu'il n'eft plus poffible de déterminer. Outre cela, elles doivent varier relativement à la plus grande ou moindre vîteffe du vaiffeau ; d'où s'enfuit que fi la réfiftance ainfi que toute la vîtefle deviennent un minimum, cela devrok fe rapporter à la plus grande feéHon & feroit variable, ce qui devient abfolument impoffible.
- On ne peut rien affirmer en conféquence avec certitude , finon que la plus grande épaiffeur doit fe trouver quelque peu au-devant du milieu de la longueur ; comme auffi que fl Ton peut enfin découvrir le lieu de la plus grande feétion pour une vîteffe donnée , ce lieu, quoique peu certain & vague, fuffit cependant, pour fe fonder en quelques fuppofitions.
- Un vaiffeau , par exemple , doit avoir fort augmenté fon fillage , lorfque là vîteffe eft de 20 pieds par fécondé. Suppofant donc que l'eau qui eft à l'avant de fa plus grande largeur , foit d'un pied plus haute que celle qU| eft immédiatement à l'arriere» Mais puifque l'eau n arrivé d'abord à cet abaiffement qu'a* près s'être répandue tout contre la pouppe, on peut donc fuppofer , que dans l'efpace qui eft au milieu de la plus grande largeur & la pouppe, elle fera plus abaiffée d'un demi-pied qu'aux environs de la proue. L'eau tomberoit donc avec la même vîteffe que celle d’un corps dont la chute a été d'un demi-pied, c eft-à-dire, de 1/3 3 pieds par fécondés. Ceci fe pafle à la ferface de l'eau ; mais le courant de l’eau doit s'approfondir de moins en moins jufques-là qu'il ne pourra pas agir à une auffi grande profondeur qu eft celle du vaiffeau. On peut donc feulement admettre que fa vîtefle à travers le milieu eft de 3 pieds par fécondé. On peut encore confidérer que cette vîteffe deviendra moindre relativement à ce que cette eau la plus haute, qui précédé la plus grande largeur, a une vîteffe toute contraire, lavoir félon le même fens qu eft celle du navire. Mais dans le fillage en mer , ces différents cas de l’eau qui s'élève & qui s’abaiffe peuvent très-bien s'anéantir * ou du moins devenir très-petits & prefe quinfenfibles. C'eft pourquoi il vaut mieux fuppofer que quand la vîteffe eft
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- DE LA CONSTRUCTION
- de rzcrpieds par'fécondé, la vîteffe de l’eau qui eft en fens contraire à larriere de la plus grande largeur n’eft que dun pied par fécondé, & que celle de l’eau qui eft à l’avant de la plus grande largeur n’eft que d’un demi-pied par fécondé, félon la même direâion qu’eft celle du vaiffeau. De cette maniéré on aura n == 20, W = auquel cas n -+- W — 21 8c n — u = ip, y £
- d’où s'enfuit que /z-+- W ==441,8c que n — u =380, 25. Que fi l’on prend à préfent AB ou bien (a)= 100, on trouvera AD ou (x) = 46 ; c’eft-à-dire que l’épaifleur la plus grande doit être 77 partie de la longueur, favoir à l’avant de ce qui fait le milieu.
- Mais parce que ce calcul eft fondé fur une fiippofition, on ne doit pas en conféquence tirer delà d’autre conclufion , finon que la grande feélion ou épaifleur doit être un peu à l’avant de la plus grande épaifleur dont on vient dè parler tout à l’heure ; outre cela, le lieu pofitif, eu égard à cette circonftance, n’eft pas fi délicat -, puifque l’ejffet de la réfiftance peut fe modérer à l’aide des; doublages àf avant,ainfi qu’immédiatement après cette plus grande largeur^il pourrait fie faire que plus en avant on trouveroit quelque caufe, qui aidée du plus grand difcernement, nous feroit déterminer le lieu de la plus grande feétion.
- D’après ces eflais on peut pareillement le procurer un autre genre d’utilité comme il luit : puifque n — u ainfi que n -j-, W exprime la vîteffe avec laquelle le navire fait ion fillage, & que l'effet de l’eau pour réfifter à la partie de fuyant eft comme n — u > mais à la partie de l’arriere Comme n W , ces deux x quantités par cette raifon fembleroient répondre à une force abfolue dont l’aéiion fe porte contre le navire, 8c par-là toujours plus fort à la pouppe qu’à la proue. Si l’on fuppofbit que tous les'navire® cufïciat une égale vîteflè dans leur fillage , on pourroit ainfi évaluer les quantités 380,25 ou 441 quon em-ployéroit comme coëfficients abfolus de la réfiftance ; mais puifque ces nombres feroient confiants , il vaudroit mieux employer le moindre de ces nombres qui font l’un à l’autre dans le même rapport que 6 à 7, d’où l’exprelfion pour
- la réfiftance qui convient à la première partie de l’avant feroit comme 6 C
- A C
- & à la partie ou extrémité de l’arriere comme 7 x C. Les quantités 6 8c 7
- feront aéhiellement fondées fur la fiippofition comme on l’a déjà pratiqué. Mais fi (W) fe rapporte à 2 ou bien à f * on auroit en ce cas, au lieu du nombre 7 pour coefficient de la réfiftance abfolue à l’arriere 7,7 ou bien 6,6. Mais comme dans la pratique une précifion abfolue ou mathématique n’eft pas en-, tiérementrequife, il vaut mieux y employer une expreflion,quoiqu’elle manque en quelque chofè,pourvu quelle ne conduife pas à des abfurdités , que dé s’en abftenir.
- Il nous refte maintenant à employer dans la pratique ces exprelîïons, 8c par* ce que la réfiftance abfolue ne peut pas feulement nous conduire à déterminer
- celle
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- DES F AISSEAUX. Chap, IV. 33
- Celle qui eft relative direéte , fans qu on ait celles qui font latérales Se verticales , on pourra du moins trouver par la conftruétion fuivantè l’eftimation de chacune de ces trois forces.
- § 17*
- Soit ( Fig. i7,)ÂCDBun plan qui fera incliné à l’horizon, & foppofons qu’un fluide fe répande fur ce plan, foivantune direction horizontale de E vers F Se avec la force exprimée par EF.
- On tirera par F la ligne FI parallèle à fhorizon, Se on tirera de E la ligne E G, enforte qu elle tombe perpendiculairement for le plan. La longueur E G exprimera pour lors là forcé qui agit à angles droits fur le plan.
- Du point G tirez G H perpendiculairement à la ligne EF, pour exprimer ainfi par EtI la force direéte relative.
- Pareillement du point E tirez la ligne El perpendiculaire à FI, & tirez auflî GI, enforte que le triangle El G foit perpendiculaire à l’horifon.
- Du point G tirez G K perpendiculairement for ÉI ou for Phorifon, enforte que G K repréfente la force relative verticale.
- Tirez auflî une ligne de K à H, enforte que cette ligné foit à* angles droits avec la ligne EF,& la diftance KH exprimera pour lors la force re* lative latérale»
- On aura ainfi les forces direéleS relatives, Verticales & latérales, quiagiflent au point F, & qu’on pourra exprimer par EH, G K & KH*
- .. Pour appliquer tout ceci au corps même du vaifieau, foppofons que ( Fig. 18 ) aac d foit la partie de l’avam. oo**pS du vaiflTeaü , & qüe aâ , b b , cc9 Sec. foient les lignes d’éaü ou de flottaifons qui foient pareillement diftantes les unes des autres : femblàblement que AK,BL, MN, Sec. foient les feétionâ tranfverfales ou tranchés qui feront auflî bien diftinguées les unes des autres.
- Pour trouver les forces direétes, verticales Se latérales qui agiflfent contre fo bec de la proue du navire, on partagérâ tous les efpaces CAD B, DBMO, en triangles, Se pareillement Pelpace C ADB en tirant le diagonale AD. >
- Des points D Se A, tirez les lignes DF, AE perpendiculaires à A C, DB,é£ de même de F & de E tirez F G, EH perpendiculaires à(uu)(££).
- Tirez en fécond lieu ( Fig. 19 ) les lignes RS,, PQ parallèles entr elles & autant diftantes entr elles qu’eft la diftance entre chaque tranche, comme auflî RP,quil faudra continuer,perpendiculairement à toutes les deux. Prénez auflî DF*& l’appliquant de P en T,on tirera TR. Du point T on mènera TU. perpendiculairement à TR. Alors fi U R exprime la force àbfolue & U P la force relative direéte , F G pourra repréfenter celle qui eft verticale 3Se GD, celle qui eft latérale à l’égard du triangle A C D. Mais puifque la force ab~ folue doit être confiante, on pourra donc repréfenter par cette force la dif-
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- 34 DE LA CONSTRUCTION
- tance quî eft entre les tranches ; c eft pourquoi tirant P W perpendiculairement à la ligne RT, & de W tirant WX perpendiculaire à RP, on aura PXpour la force relative direéte.
- Prenez F G pour repréfonter la force verticale, & alors puifque la force ab~ folue «RU,celle-là pourra s’appliquer à angles droits avec la ligne PQ de Z à Y,
- Dès-lprs que la force abfolue a été diminuée dans la raifon de RU à RP, il faudra diminuer celle-là dans la même proportion : on tirera donc la ligne T X.
- On aura donc Y Z : Y /3 : : RP i RX,ou bien comme RU : RP , enforte que Y |S deviendra la force relative verticale eu égard au triangle A C D.
- Prenant auffi D G & 1 appliquant de P en cT, on tirera «TR, enforte que par les mêmes caufes X fera la force latérale eu égard au même triangle : nous pouvons donc regarder ici les forces relatives directes, verticales & latérales comme très-bien exprimées par P X, $ Y & «J'X> quand RP repréfente la force direéle abfolue. On confidérera tout l’effet de ces forces quand on les multipliera dans le triangle ACD,& on fera les mêmes opérations pour le triangle AD B, ainfi que pour les autres triangles.
- Maintenant fi la réfiflance de la première extrémité = M, & par N fi on exprime la réfiflance de l’autre extrémité à l’arriéré, on aura donc, félon ce qui a été enfeigné au dernier paragraphe , la réfiflance totale comme 6 M + 7 N ; mais puifque la réfiflance abfolue eft toujours repréfentée par la diftance entre les tranches, laquelle dans les deflèins ou plans figurés pourroit s’accroître ou diminuer ; donc la réfiflance relative ne làuroit être , dans un navire , comparée avec celle d’un autre navire. pourquoi il devient neeeflàire de trouver l’étendue d une furface ou d’un plan , pour que s’avançant avec la même vîteflè que le vailfeau, là réfiflance puiflè être comparée à celle qui a été trouvée concernant le vaiflèau ; on pourra donc la nommer plan de la réfiftance du vaijjeau. C’eft pour cela que fi la diftance entre les tranches eft exprimée par (ni) , on aura * à l’aire du plan de réfiftance. Si, par
- exemple ,M=i8,N=3Si6&/ra=s=jf,on aura 6 MI^Z~ = 3,38. Or on doit dire ainfi, que le vaiflèau éprouve la même réfiftance, que celle qu’éprouveroit un plan de 3,38 pieds quarrés, quand on le préfente au fluide avec la même vîtefle que celle qu’auroit le vaiflèau, d’où l’on peut conclure que la réfiftance du plan pour le vaiflèau = 3,38 pieds quarrés.
- §. 18.
- Pour trouver la réfiftance direéle ou la grandeur du plan de réfiftance pour Une fregate armée en courfè, N°. 1. Pl. XXXI.
- Il faut d abord repréfènter les tranches fur une grande échelle afin d’y exprimer les forces par conftruélion & rendre ainfi les calculs d’autant plus exaéts.
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- DES VAISSEAUX. Chap, IV.
- Ces tranches, { Fig, 20,) également féparées lés unes des autres ont été marquées ici par les lettres w, 0 , Z, X, U , &c. Savoir à lavant de la tranche O, de même que les tranches 32,30,28, &c. à l’arriere de la tranche 0* La flottaifon ou ligne d’eau fupérieure où le vaifleau doit parvenir quand il eft armé eft 1, 1, & les lignes d’eau tirées plus bas, feront 2. 2,3. 3,4. 4, Sec. lef quelles doivent être parallèles à la ligne d’eau fupérieure & également diftanteS les unes des autres ; d’où s’enfuit que toute la furface de la partie du vaifleau qui plonge dans l’eau , deviendra partagée dans diverfes étendues comme B tt $ E , &c. Chaque partie de ces étendues ou efpaces le fera aufli en triangles, au moyen des diagonales AB, ^ E, &c. Au point A tirez AC d’équerre à B 7r & des points tt , E, tirez I, EF à angles droits à Ejô, B n : tirez de C, C D à angles droits à la furface de l’eau , & de F, I, tirez F H, IG pareillement d’équerre à la ligne d’eau & ainfi de fuite aux autres efpaces.
- D’après cette conftruétion , tirez en fécond lieu {Fig. 20,21,) les lignes IK, LM autant écartées l’une de l’autre qu’eft la diftance des tranches,& tirez-leur à angles droits la ligne NO.
- Prenez A C & l’appliquez de N en P, & de N portez N Q égale à la distance qui eft entre la tranche tt & l’étrave : joignez P Q ; mais puifque la diftance entre la tranche tt & l’étrave eft moindre que la diftance entre les tranches, & que d’ailleurs le finus total pour exprimer la force doit être le même pour tous les efpaces, il faut tirer de O la ligne OR parallèle à QP.
- Prenez encore DC & Rappliquez d’équerre de U à W là où il rencontre la ligne P Q ; de N, par le point W tirez la ligne NX, & de N la ligne N S perpendiculaire à o R. exifîr* u*®* s la ligne S T perpendiculaire à N O ; on trouvera , comme il a été enfèigné au paragraphe précédent , que NT, repréfènte la force direéte relative qui doit agir fur le triangle AB w.
- On mènera enfùite R T & on abaiflera de X dans une direélion perpendiculaire à LM , la ligne XY, ce qui donnera XY pour la force verticale qui agit fur le même triangle ; & c’eft ainfi qu’on a trouvé la force direéte & verticale qui a du agir fur le triangle (25).
- Pour connoître maintenant les forces direéies & verticales qui doivent agir fur le triangle (24), il faudra toujours opérer de la même maniéré qu’on l’a enfeigné au paragraphe précédent : tirez a b d’équerre à LM, prenez E F & l’appliquez de a en c. On abaiflera de a la ligne ai perpendiculaire à bc% comme auffi de d la ligne d e perpendiculaire à ab, afin que a e repréfente la force direéte : menant ce, on tranfportera F H pour l’appliquer d’équerre à L M jufqu’à ce qu’elle rencontre la ligne bc, & on découvrira par ce moyen la valeur f g exprimant la force verticale fur le triangle (24).
- Quand on multiplie ces forces par faire des triangles, on obtient ainfi tout l’effet pour ce lieu-là : on fera la même pour tous les autres efpaces ; comme
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- DE LA CONSTRUCTION
- auffi pour trouver de la même maniéré les forces de la partie fie l'arriéré du vaifleau, à la recherche defquelles la figure 22 eft employée pour efifai ou commencement : ainfi on mefiirera de toutes ces maniérés fur une échelle des fiixmes les forces trouvées, & on les rangera par ordre dans les tables fiiivantes.
- Or de même quil n’y a qu’une réfiftance direéle qu’on a defiré connoître une fois „ de même il faut à la fin connoître la force directe & en lavoir la mefiire*
- La diftance entre les tranches ==* 4,9 y pieds > 8c celle qui èft comprifo entre les lignes d’eau fe trouve être de 2,2j pieds , c’eft-à-dire de 2 pieds & un quart 9 d’où l’on tire la demi-diftance ±= 1 pied plus f.
- Table de la réjifiance directe à U avant de la tranche o jour le Corfaire. N°. r.
- Entre la première & deuxieme lignes d’eau. Entre la deuxieme & troifieme lignes d’ eau. j
- [Surfaces Force Surfaces Force Surfaces Force
- Triangulaires, Réfiftance multipliée Triangulaires. Réfiftance multipliée Triangulaires. Réfiftance multipliée
- N°, Bafe. dire de. par la baie N°. Bafe. direde. par la bafe N®. Bafe. direde. par la bafe
- 25 2 , à'z 2,11 4, 16 26 I , 071 I ,83 1,95 M ' t ,07: 1, 67 I , 78 26 < . • * •
- z3 4, M ï, 53 4,70 24 3,40 I , 42 4,82 a3 3,4o I > 17 3,97 24 2, 64 1,02 2 , 69
- 11 3 > 74 1, ij 4, 3° 22 3^37 I , 12- 3 > 77 21 3, 37 0,95 3 >*3 22 H 2,72 0,8 9
- 19 2, 83 0 ,7J 2 , 12 20 2, 79 O, 72 2 ,00 19 2,79 0,63 1,75 20 2, 47 0, 57 j *4°
- 17 2, 12 0,53 T, 12 18 2 , 3 9 0,53 1 , 26 17 2, 39 0, Jl 1,21 18 2 , 47 0,49 7 J ZX
- IS 1,62 0, 36 0, J8 16 1 ,90- O, 38 0,71 ij I , 90 0, 36 0, 68 l6 2,12 0 , 37 O 7 ..
- 13 1,07 o, 21 0,22. 14 1» 3 P 0, 2 J 0,34 ' *3 1 , 39 0,23 0,22 14 I , 73 0, 26 0 ’ 1 c
- 11 0 , 72- 0,10 0,07 12 , 1,06 0, I? 0, 16 Il r I , 06 0, 19 0,20 12 1, 34 0, 19 ° »
- 9 0, 53 0,07 - 0, 03 10 0/72 0, 11 0,07 9 0,72 0, 10 0,07 10 ï , 02 0,14 °, i J :
- 7 0, 33 0,03 0,01 8 0, 48 0,06 0,02 7 0,48 0, OJ 0,02 8 0,67 0,08
- f 0, 2J 0,02 0, 00 6 0, 31 0, 03 o, 01 5 0, 31 0,03 0,01 6 0,47 0,04 o , ïf
- 3 0,14 0,01 0 J 00 4 0,20 0, 02 0,00 3 0,20 0,02 0,00 4 0,30 0,01 0,00
- 1 0, 10 0,00 0, 00 2 0, 15 O , ot 0,00 1 0, ij 0,01 0,00 S 0,22 0, or 0,00
- 17,3! / IJ 12 13 > i4 9,39
- 4 Hauteur du triangle x 1 IS 4-i- 1 + ï i-f-i
- Somme des effets — 19,47. .47,01 14,78 IO, J 6'
- Entre là ti'dîfîenie & quatrième lignes d’eau. Entre la quatrième & cinquième lignes d’eau,
- Surfaces Force Surfaces Force Surfaces Force Surfaces
- Triangulaires. Réfiftance multipliée Triangulaires. Réliltabce multipliée Triangulaires. Tria^uUïvcs. Réfiftance
- N°. Bafe. direde. par la bafe N®. Bafe. direde» par la baie N*. Bafe. direde. par la bafe Na. Bafe. direde.
- 23 2,64 0,86 a , 27 24 I , 73 0, 57 0,98 23 î, 73 0,6i i , oj 24 0,81 0,44
- 21 2, 72 0, 74 2,01 22 2, 07 0, 6J l, 34 Zl 2, 07 0, 51 1, OJ zz 1 , JO 0,40
- 19 2. 47 0, JO 1,23 20 1,92 0,44 0, 84 19 I , 92 0 ,38 0, 72 20 1,46 0, n
- 17 2.47 o,45 1, 11 18 2 , 12 0,40 0, 84 17 Z, 12 0, 37 0,78 18 I , JO 0, 30
- IJ 2, 12 0,37 0, 78 16 1,01 o,33 0, 66 15 2 , OI 0, 31 0, 62 16 1, 58 0,2?
- 13 ï , 73 0 , 28 0,48 14 1, 84 0, 27 0,49 13 I , 84 0,23 0,42 14 1, 58 O, 18
- i 11 1, 34 Ô, 19 Oj 2J 12 1, 61 0,19 0, 30 II I , 6l 0, 19 0,30 12 1,64 O, 18
- 9 i, 02 O, 14 0,14 IO 1,29 0,14 0,18 9 I , 29 0, IJ 0, 19 IO ï, 40 o, 13
- 7 0, 67 0,08 O, OJ 8 0,96 o, 10 0, 09 7 0,96 0,09 0,08 8 I, 13 0 , 7 T
- J o,47 0, 04 0, OI 6 Oj 72 0, 07 0, OJ 5 °, 72] 0,06 0, 04 6 0 ,93 O , 07
- 3 0, 30 0, 03 0, OI 4 0,46 0, 04 0,01 3 0, 46 0,04 o, 01 4 9 y 73 O, 04
- I 0,22 0, 02 O , OO 1 0, 34 0,03 0, 01 1 0,34 0,02 0,00 % 0 ,55 0, 03
- 00 S ,79 y , 26
- ~ Hauteur du triangle Xi + 1 *-Hi *+*
- Somme des effets, 9 y 3 8. = 6, ji = 5,9i
- Force multipliée parla bafe
- O, 35 O , 60 O, 46
- 0,4? o, 36 o , 27 o, 23 o, 18
- O, 12
- O, 06
- O , 02 6, OI
- TT?
- 1±LÎ
- us6
- Entre la cinquième 6c fîxieme lignes d’eau.
- Surface Force Surface | Force
- des Triangles. Réfiftance multipliée des Triangles. Réfiftance multipliée
- N*. Bafe. direde. par la baie N». Bafe. ! directe* par la bafe
- 23 0, 81 0, 35 0,28 22 1,00 0,20 0, 20
- 21 1,50 0, 34 0,51 20 0,97 0,17 0,16
- 19 1,46 0, 28 0,40 18 0,90 0,14 O, 12
- 17 I, JO °, 23 0,34 16 0,93 0, ii 0, 10
- 15 1,58 O, 18 0,28 H 0, 97 0,09 0,08
- 13 1,58 o, 16 0,2 j 12 1, 10 0,07 0,07
- II 1,64 0, 14 0,22 10 I, 13 0,06 O , 06
- 9 I, 40 0, n 0, ij 8 I , 08 o,ûj O, OJ
- 7 I , !3 0,08 0,09 6 0, 90 0, 04 0,03
- 5 0, 93 0,06 0 ,OJ 4 0, 82 0, 03 O , 02
- 3 0, 73 0,04 0, 02 2 o, 79 0, 02 0,01
- 1 0,55 0,02 0,01 Oj 90
- 2, 60 1 •+* i
- { Hauteur du triangle X 1 H- g = 1,01
- Somme des effets = 2 92’
- Entre la fîxieme &
- Surface des Triangles,
- N».
- 21 19 17 i? 13 n 9 7 ? 3
- i
- Bafe
- , oo , 97 ,9© ,93 , 97 , io
- . J3
- , 08
- 90 , 82 79
- Réfiftance
- direde.
- O, 19 o, 16 o, il o, 08 o, 07 o, o 6 o, oj o, 04 o, 03
- O, 02
- O, 01
- Force multipliée par la bafe
- o, 19 o, l? 0,0 9 o, 07 o, 06
- O J 06
- ° ,°f
- o 04
- O , 02 O. 01
- o, 00
- O, 74
- I 4-
- Somme des effets = o, 83
- , Surface des Triangles.
- N*.
- 22
- 20
- 18
- 16
- 14
- 12
- IO
- 8
- 6
- 4
- 2
- Bafe.
- 0,30 O, jo °, 40
- °> 3? o, 40 o ,40 o ,40 0,40 0 ‘3 9 °>3 S o, 28
- [Réfiftance
- direde.
- o, oj o, 07 o, 06 o, oj o, 04 o, 03 o, 02 O, 02 O , OI O, OI O, OO
- muli par la
- O , 01 O, 03 o, 02
- O, OI O, OI O, OI
- o, or
- o, 01
- 0,11 1 4-4
- Tables
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-
-
-
- DES VAISSEAUX. Chap. IV. 37
- >
- Tables de la réfijlance directe à l’arriéré de la tranche © pour le Corfaire N*, r.
- Entre la première & deuxieme lignes d’eau . Entre la deuxieme & troifieme lignes d’eau.
- Surface des Triangles. Réfiftance Force | Surfacè multipliée, des Triangles Réfiftance Force multipliée par la bafe Surface des Triangles. Réfiftance direde. Force multipliée par la bafe Surface des Triangles. Réfiftartce direde. Force multipliée par la bafe
- N*. Eafe. direde. par la bafejN,# Bafe. directe. N*. Bafe. N«. -Bafe.
- 31 29 17 25 *3 21 19 t 17 if 13 II 9 7 , '5 3 1 6,22 3,5° 2,40 1,7» 1, 20 1,08 O» 75 0,64 0, 51 0, 39 o,3J 0,31 0, 26 o,ï7 0,15 0.11 1 , 14 0 , $« 0 , 37 0 , 28 0, 18 0, 19 0, 09 O , 07 O , 07 0 , OÇ 0 , 04 0, 03 0,02 O , 04 0 , oi O , OO 7 , 09 2 , 03 0 , 88 0, 48 0 , 21 0 , 20 O ^ 06 0, 04 0, 03 0, 02 0 , 01 0, 01 0, oo 0,00, 0,00 0 , 00 31 30 28 26 24 22 20 18 16 14 12 IO 8 6 . 4 2 bll 3.00 2,62 z>3' i,7» I ,47 1, 1» o,9t 0, 76 0,56 0, 50 0,43 0,34 0, 26 , 0,20 0,14 1 , 5» o,8?, 0 , 4» 0 , 31 , 0 , 24 0,21 O, 13 0 , ïi O , 09 0,0 6 0 , 06 0 , 04 0, 04 0 , 02 0 , 02 0 , 01 4, 75 », 55 1 , 10 0, 71 0 , 41 0 , 30 0 , 14 0 , 10 0 , 06 0 , 03 0 , 03 0 , 01 0, 01 0, 00 0, 00 0 , 00 31 29 27 »5 *3 21 19 17 15 13 n 9 7 5 3 1 3, °4 3,00 '2,62 »,3I 1.72 1,47 1,12 o,9i 0,76 0,56 0,50 ' o,43 o,34 0.26 0,20 0,14 0, 95 0 , 6 4 0, 45 0, 35. 0 , 2? o,2l 0, I? 0 , 13 0 , Il 0 , 07 0, 0? 0, 04 0 , 03 0 , 02 0 , 01 0, 00 2 , 88 I . 92 I , 17 0, 57 0 , 43 0, 30 0 , 16 0 , n 0 , 08 0, 03 •o, o r 0, 01 0 , 01 0 , 00 0 , 00 0 , 00 31 30 28 2 6 24 • 22 20 18 16 14 12 ' IO 5 6 4 ï 1,73 2,01 », 05 2,07 1,02 2, 6? 1, 61 l,ii 1 ,00 0,8t b, 68 0,56 0, 45 0,31 0, 23 0,16 0 , 60 0 , 60 0 , Ço 0 , 35 0 , 28 0 , 22 0, 27 . Ô, 15 0 , 12 0 , IO 0, 07 0, 05 0, 04 ! O, 03 O, 02 1 O, OI I , 03 I , 20 l , 02 0, 72 0 , 56 ° , 3 6 °» 33 0, 18 0, 12 0 08 © 04 0, 02 0 , 01 0, 01 0, 00 0 , 00
- | Hauteur du triangle ) II ,06 < 1 +? 10, aO '1 xi - : - - - - 7 , 69 ï+î 5 , 68 1 “•“¥
- Somme des effets =s 12 , 4% = 11 ,47* — 8, 65. = 6, 39.
- Entre la troifieme & là quatrième lignes d’eau.
- Surface Force Surface Force
- des Triangles. Réfiftance multipliée des Triangles. Réfiftance multipliée
- N*. Bafe. direde. par la bafe N». Bafe. direde. par la bafe
- 31 1.73 O, 48 O , 83 3Z I, 07 0, 29 0, 31
- 29 2,01 O , 48 O , 96 30 1,35 0, 29 0, 39
- 27 2 , O? 0 , 40 0 , 82 28 i ,40 0 , 29 0, 40
- 25 2,07 0 , 31 0 , 64 2 6 ï ,49 0, 27 0, 41
- *3 2,02 0, 26 0, 52 24 1,69 0, 2 6 0, 43
- 21 1, 6? 0,21 0 , 34 22 I, 61 0 , 21 0, 33
- 19 1,61 ‘ O , 2o 0 , 32 20 I, 70 0 , 19 0, 32
- 17 1,21 0,12 0, 14 18 1,50 0 , 16 0 , 24
- «5 I ,00 O , Il 0, xi 16 1,34 0 , 14 0, 18
- 13 o,8t b , 08 b, 06 14 o,p8 O , 03 0. 08
- 11 0,68 0, 07 0, 04 12 0,88 0, 08 0, 07
- 9 0,56 0* 04 0, 02 IO 0.74 0 , 06 0, 04
- 7 0,45 0 , 03 0, 01 8 0, 63 0, 0? 0 , 03
- 5 0,3* , O , 02 • 0 , 00 6 0,39 0 , 03 0, 01
- 3 • °, 23 O , OI 0, Oo 4 0,31 0 , 02 0 , 00
- 1 . 0,16 0 , 00 0 , 00 2 0,19 0 , 01 0 , 00
- 4,81 3 , 24
- \ Hauteur du triangle X i + | 1 -f-±
- Somme des effets = 5, 4i. s= 3,64.
- Entre la quatrième Sc cinquième -lignes d’eau.
- Surface des Triangles. Réfiftance direde. Force multipliée par la bafe
- N». Bafe.
- 31 1,07 0, 27 O , 28
- 29 1,35 0 , 28 O, 37
- 27 1, 40 0 , 26 O , 36
- 25 1,49 0 , 2? O, 37
- *3 1,69 ô , 24 ' 0, 40
- 21 1.61 0 , 19 0, 3°
- 19 1,70 0 , 18 ' 0, 30
- 17 I, 5° 0 , 13 0,19 O , 16
- 15 1,344 0, ”
- 'tz 0,^8 0 , 10 O , 09
- 1 r 0,88 0 , 09 O, 07
- 9 0, 74 0 , 06 O , 04
- 7 0,63 0, 0? O , 03
- 5 0.39 0, 04 0, OI
- 3 0,31 0 , 02 0 , 00
- 1 0,19 0 , 01 0, 00 2 , 97 ï -4- 1 = 3 » 34
- Surface les Triangles. Réfiftance diredè. Force multipliée par la bafe
- SI». Bafe.
- 32 0,70 0, 16 0, 11
- 3° 0, 88 0 , 16 0, 14
- 28 0, 93 0,16 0 , 14
- 26 1,00 0 , 16 0,16
- 24 1 , Il 0 , 16 0, 17
- 22 1,23 0 , 16 0, 19
- to 1, 24 0 -, 1 ? 0 , 18
- 18 1,30 0, 14 0,18
- 16 l, 37 0, 13 0, 17
- H 1,17 0 , 12 0 . 14
- 12 l, 13 0, 09 0 , 10
- 10 0,91 0 , 07 0, 06
- 8 0,76 O , O? 0, 03
- 6 0,62 0, 03 0 , oi
- 4 0,40 O , 02 O , OO
- Z O, 16 O, 01 O , OO I , 78 ¥ -H 8 = 2,0O*j
- Entre la cinquième & fixieme lignes d’eau.
- Surface des Triangles. Réfiftance direde. Force multipliée par la bafe Surface des Triangles. Réfiftance dirfede. Force multipliée par la bafe
- N*. Bafe. N». Bafe.
- 31 0,70 0 , 15 0 , 10 3Z 0,41 0 , 08 0 , 03
- 2 9 0,88 0 , 15 0 , 13 30 0,56 0 , 08 O, 04
- 27 o,93 0 , I? 0, 13 28 0, 6t 0, 08 0 , 04
- 25 1,00 0, 15 0, 15 : 26 0, 62 0 . 08 0, 04
- 23 1, 11 0, 15 0, 16 24 0, 64 0 , 08 O, O?
- 21 1 , 23 0, I? 0, 18 22 0,75 0 , 08 0 , 06
- 19 ï, 24 0 , 14 0, 17 20 0,78 0 , 08 0 , 06
- 17 1, 30 0, 13 0,16 ^18 0,83 0 , 08 O , 06
- 15 ï, 37 0 . 12 0, 16 16 0, 83 0, 0? O , 04
- 13 1,17 0, ïo 0, *ï 14 1 0, 88 0, 0? O, 04
- 11 1, 13 0, 07 0, 07 12 0,95 0, 0? O , 04
- 9 0,91 0, 0? 0, 04 10 o,7 6 0, 04 0, 03
- 7 0, 76 0, 04 0, 03 8 P.76 0, 04 O, 03
- 5 0,62 0, 03 0, 01 6 0*76 O, 03 O , 02
- 3 0,40 0 , 02 0, 00 4 0, 54 0, 02 0 , OI
- 1 0, 26 0, 01 0 , 00 2 0,38 0,01 O , OO
- 1 , 60 0, 59
- 1 Hauteur du triangle x 1 + |
- Somme des effets =s 00 0 0,66.
- Entre la fixieme Sc. fejJtieine lignes d’eau.
- Surface des Triangles. Réfiftance direde. Force multipliée parla bafe Surface des Triangles. Réfiftance direde. Force j multipliée par la bafe
- N». Bafe. N«. Bafe.
- 31 0,41 0 , 07 O , 02 32 0,22 0, 0? 0 , oï
- 29 0,56 0 , 07 O , 03 , 30 0,29 0, 04 b, 01
- 27 0,61 0 , 07 9 , 04 28 0,32 0, 04 0 , 01
- 25 0,62 ô, 07 0, 04 26 o, 3 1 0 , 03 0 , 01
- *3 0, 64 0, 07 0 , 04 24 0.31 o> 03 b, 01
- 21 o,75 0 , 07 0, 0? 22 o,3i 0 , 02 0,00
- 19 o,78 0, 07i 0 , Oï 20 0,31 0 , 02 0 , 00
- 17 0,83 0 , 06 0, 04 18 0, 3ï 0 , 02 0, 00
- 15 0,83 0, 0? 0 , 04 16 0, 31 0 , OI 0 , 00
- *3 0,88 ô, 04 0, 03 14 0, 3 Li 0, OI 0 , 00
- 11 0,95 0 , 04 0, 03 12 0,28 0 , OI 0, 00
- 9 0,76 0 . 03 0 , 02 10 0,2 6 O , OI I 0 , 00
- 7 0,76 0, 03 0 , 02 8 o,M O , OO 0 , 00
- 5 0,76 0 , 02 0 , 01 6 0,24 O , OO 0, 00
- 3 0, 54 0 , 01 0, 01 4 0,23 O , OO 0, 00
- 1 0,38 0 , 01 0 , 00 2 b ,21 b, 00 0, 00
- 0 , 47 0 0
- I -H 1 "+ ¥
- II 0 V vè O O II
- • Collection des réjifiances directes entre chaque Vigne d'eau•
- Avant la tranche Q
- Entre la première & deuxieme lignes d’eau =36,48 a ..... 3...... M >34
- 3 ^ ^
- 4 .......9 » 47
- i..........6.................. 3, <>3
- 6..........7............... 0,95
- Jufqu’à l’étrave........................ 13,16
- Réfiftance totale avant la tranche 0 105 , 2a.
- Après la tranche 0
- Entre là première & deuxieme lignes d’eau =23,9Ï
- 3 .....4......V. 9 v o?
- 4 . .... 5 »»•♦•»•« 5 , 34
- 2 , 46
- 6 ..... 7 • 0, 59
- Jufqu’au gouvernail. ........ . • 20,00
- Réfiftance totale de la tranche 0 — 76,39.
- K
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- 3S DE LA CONSTRUCTION
- En confluence de ce qui a été dit au paragraphe 17, la réfîftance du plan
- — & nous avons auffi M = 10J, 22 : N = 76, 39, comme auffi m
- = 4 > 95 > partant-,;x4;ÿi--h,ïT ^ > 12 Pour » refinance de
- la demi-aire des plans ; d’où s’enfuit que cette frégate éprouverait de la part de l’eau, précifément la même réfîftance qu’une fitrface plane dont l’aire ferait ?= 36, 24 pieds quarrés, cm ce qui revient au même* que celle quéprouverait une fiirface de 6 pieds à chaque côté du quarré, & qui traverferoit l’eau avec la même vîtefle que la frégate»
- CHAPITRE V.
- Du point v étique * qui efl le point ou Je porte Vaction fur les voiles , SC du moment qui lui appartient pour faire tourner le vaiffeau autour de fon centre de gravite1
- X-/effet du vent fur la voile occafîonne une Force d’où naît la vîtefle du navire * enforte que cette force eft proportionnelle à la grandeur de la voile * comme auffi par une très-grande quantité de voiles * ou par Faire donnée des voiles,on parviendra au plus haut degré de vîtefle ; on en tire pareillement cette prérogative, que l’aire des voiles peut être portée auffi loin qu’il fera poflible. Mais comme la longueur du vaiffeau doit déterminer les limites de la largeur des voiles, il s’enfuit qu elles ne peuvent être trop grandes fans que cela n’influe fer leur hauteur.
- Il eft certain que trop de hauteur St de ferface dans les voiles occafionnent une trop grande inclinaifon vers l’un ou l’autre côté de la route que l’on feit ; mais on ne doit pas aller au-delà de certaines forces que l’air donne aux voiles qui doivent être limitées au degré d’inclinaifon dont le navire fera fefeeptible. Il faut donc qu’il y ait un terme au-delà duquel on ne puiffe paffer,tant pour l’étendue que pour la hauteur de ces voiles. Ce font donc ces limites dont il va être queftion dans ce qui feit.
- Suivant ce que nous avons dit ci-devant au §. 14, on trouve que lorfqu un corps eft en mouvement, la partie de la pouflee St preffion de l’eau qui agit à Farriere du vaiffeau, ne caufe le mouvement que par une quantité qui eft négative, & que cela ne s’étend pas feulement à la réfîftance direéte , mais auffi à celle qui eft latérale & verticale. C’eft pourquoi feppofons que AB repréfente ( Fig. 23 ) un vaiffeau qui à l’aide d’une certaine force s’avance en mer de B en A, & qu’ainfî il reffente dans l’eau quelque réfîftance.
- Soit repréfentée par DG la force direéïe de l’eau contre l’avant du navire, favoir jfeivant la direction de D à G : feit auffi IE la force direéte de l’eau
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- DES VAISSEAUX,. Chap. V* 39
- contre Farriere ou la pouppe du vaifleau, fa voir, félon la direction de I vers £ ; on aura d’abord G H pour la force verticale de Feau ffir la partie du vaifleau qui eft en avant & félon la direction de G àH,& pareillement Kl pour la même force verticale fur la partie de Farriere, & qui agit félon la direction de K à L Mais alors la direction moyenne de Feau DH fur Favant du vaifleau , fuivra la direction de D à H , comme la moyenne direction KE fur Farriere du vaifleau, fe fera félon la direction de K à E.
- . Si Ion prolonge les lignes DH, EK, jufqua ce quelles fe rencontrent en F, & fi Fon prend de ce point F les lignes FN,FO=aDH,EK,on achèvera à l’ordinaire le parallélogramme F N P O : on tirera auffi la diagonale PF, qu il faudra prolonger à la gauche» Maintenant du centre de gravité C, tirez CL, CM, ainfi que C Q perpendiculairement à D H, EK & P F. Or Fon fait que FN x CL -H* F O x CM = FP xCQ; d’où s’enfuit que fi PF repréfente la force & la direction du vent,& que fi le centre de gravité de la voilure eft dans la ligne PF, comme auffi dans celle qui eft à angles droits avec la même ligne , alors le navire s’avancera fins s’élever , ni plonger par l’une ou par l’autre extrémité, D un autre côté la direction du vent eft fuppofée toujours horizontale ; c’eft pourquoi fi de C, N & F, on tire CW, NS perpendiculairement, ainfi que FR parallèlement à l’horizon ; que fi du point P on tire TR parallèle à NS f on aura F-S -h NT + qui exprimera toute la réfiftance
- directe de l’eau,
- Or parce que les triangles C Q W, F P R font femblables, on aura CQ :C W : 5 FR : FP ; d’où Fon tire C Q * FP = C W * FR,
- Puifque le vent fbuffle horizontalement En? les voiles 9 fon effort doit nécef-fairement être femblable à l’effort horizontal de Feau fur le vaifleau ; d’où s’enfuit qu’au point W, on aura la vraie hauteur du centre de gravité de la voilure » quand la direction XY du Vent fera parallèle à l’horizon. •
- ' Que fi le centre de gravité de la voilure n’eft ni dans la ligne X Y ni en W, mais en a, la proue & partie de Favant du navire fe trouveront portées en deflous, & fi le centre de gravité eft en 0, ce fera au contraire la pouppe qui fera abaiffée. C’eft pourquoi tout vaifleau qui s’avance avec là voilure, doit toujours indiquer en quelques points de la ligne X Y la fituation qui convient au centre de gravité de cette voilure, comme auffi fon point vélique, qui eft celui où fe réunit l’effort total fur la voilure.
- On doit connoître par-là, qu’il eft de la plus grande importance de faire retomber le point vélique dans fà vraie hauteur, lorfqu’on navigue avec un vent très-favorable ; car fi le centre de gravité de la voilure fe trouvoit en « ou en /3, jamais la plus grande quantité de voiles ne pourroit augmenter la vîteffe du fillage', à proportion de Faire ou furface que ces voiles préfentent au vent, puifque dans Fun ou l’autre cas, Favant ou Farriere du vaifleau s’abaifleroit,& en
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- 40 DE LA CONSTRUCTION
- plongeant ainfi augmenteroit la réfiftance , feule capable de retarder en te cas le fillage.
- Un navire qui plonge par fa proue aiguë & qui setend/ùn peu en fe dilatant au-deflus de 1’eau, donne lieu à la moyenne direction de l’eau de le repouflet vers le haut ; un pareil navire doit donc avoir des voiles très-élevées, pour na-viguer comme il faut. Tout au contraire un vaifleau qui plonge par lavant large de là proue, fous l’eau, ce qui eft caufe que la direélion moyenne de l’eau tend à le rabaillèr encore ; un pareil vaifleau , dis-je , doit avoir des voiles moins élevées quel autre, fi l’on veut qu’il navigue mieux. Il eft clair que de la même maniéré la pouppedu vaifleau doit contribuer auffi à 4a fituation du point vélique.
- Ainfi il fe pourroit faire que deux vaiflêaux jfëmblables en longueur & largeur , & même en chargement Sc ayant tous les deux la même force quant à la voilure,, mais avec des voiles inégalement hautes, deviendroient néanmoins fort différents dans leur marche, malgré qu’ils euflent l’un & l’autre le vent très-favorable.
- §, 2Ù>
- Au paragraphe précédent, On n’a pas encore examiné jufqu à quel terme peut aller la grandeur de l’aire des voiles pour un vaifleau donné ; car quand le point vélique qui eft au-deffus de ce vaifleau, qu’on fuppofe avoir un vent favorable, eft porté à fa jufte hauteur, ceft toujours Une prérogative qu’il a, de préfenter au vent la plus grande fur face de voiles qu’il eft poflible. Mais cela ne fe foutient plus quand il vient à cingler par un vent largue. Le point vélique alors s’élève beaucoup plus haut que ne le permet la réfiftance de l’eau fur le côté , par fa direélion moyenne ; & le vaifleau doit prendre telle incli-naifon, aufli-tôt que le vent agit fur les voiles qu autant que cette inclinaifon pourroit parvenir jufqu’à un certain degré, quand le moment des voiles & la
- r
- force du vent font déjà donnés.
- Pour que de ces notices, on ait l’aire de la voilure, otf plutôt quon puiflè fe propofèr à en faire le calcul fi l’effort du vent fè porte avec une vîtefle toute différente fiir le plan ou fur une voile autrement fituée, la chofe eft auffi’ diffi-* cile que s’il s’agifloit d?un calcul trop pénible. On peut cependant y parvenir par les defîeins & plans du vaifleau, ainfi que par ceux des manœuvres & gré-ments qui ont toujours été conftruits & éprouvés. Mais cependant on n’en tire autre eflài, finon que d’après un vaifleau qui auroit une aire de voilure ordinaire , afin de trouver la proportion qui doit être entre le moment des forces de ce navire & fbn moment vélique. On va donc voir par ce qui luit comment on y pourroit parvenir & fe conduire pour l’imiter.
- Soit ABC un vaifleau ( Fig, 24) qui foit incliné d’un côté par l’effet de la force du vent H G fur fes voiles : foit AB fa ligne d’eau fupérieure ou de flot-taifon, D le centre de gravité du vaifleau , E celui de fa caréné, &enfin G le point vélique, ' Si
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- des vaisseau jc. c & a v» 4$
- Si de E on tire la ligne à-plomb EF, le point F fera le métacentre : du point D , tirez D K à angles droits fur EF : foit la force du vent exprimée par G H, laquelle agit perpendiculairement à GD = U, & la force qui agit fùivanc EF5 laquelle eft la même chofe que le déplacement du vaifleau __ D.
- Dès que le vaifleau tourne autour de fon centre de gravité D félon le §. io * on aura le moment des voiles pour incliner le vaifleau = D G x U, ainfi que le moment pour rélifter à l’inclinaifon = DK x D. Mais puifque FD félon qu’il fe trouve plus long ou plus court, a toujours une certaine aélion fiir K D quand l’inclinaifon eft la même, il s’enfuit que le moment qua le vaifleau pour rélifter à l’inclinaifon, pourra toujours s’exprimer par F D x D, laquelle valeur doit produire une vraie aétion contre D G x U , fî les degrés d’inclinai* fbn deviennent femblables. D G doit alors être confidéré comme un levier de la deuxieme ou troilîeme efpece.
- Le vent agit félon la direétion de H à G, & le vaifleau doit auffi s’avancer félon la direétion de B à A. Quant à la direétion moyenne de l’eau, elle fùivra celle de IL en quelque maniéré ; enfbrte qu’elle pourra pafler foit au-’delîus, foit au delîous du centre de gravité D : lorfque IL pafle au-deflus, la force ou Habilité s’augmente, mais au contraire elle diminue, lorfque cette direétion palfe aü-deflous.
- Or d’après les defleins ou plans de chaque vaifleau, puifqùe de calculer la direétion que la réliftance de l’eau occafionne fur le côté de chacun, ce feroit un travail trop pénible & trop long, il fuffira feulement de favoir que la moyenne direétion qu’occafionne la réliftance de l’eau fur l’un des côtés du .vaifleau tend à râhailTer les vàiflhaux qui font moins ronds ou plus aigus en deflous ; & cela tant aux extrémités vers leurs quilles, que vers leurs parties les plus abaiffées & qui fans ceffe plongent dans l’eau. Or comme il ne peut naître delà aucun effet particulier, quant à la fiabilité ; cela n empêche pas qu’on ne puiSe toujours admettre , fans commettre une trop groflfe erreur , que la moyenne direétion de la réliftance de l’eau doit pafler par le centre vde gravité du vaifleau. Ainfi * le moment de la voilure pris à l’égard du même centre de gravité du vaifleau doit toujours avoir un rapport certain & relatif au poids total du vaifleau, multiplié par la diftance entre le centre de gravité D, & le métacentre F, c’eft-à-dire, que le moment de la voilure dans tous les vaifleaux doit toujours être comme m xDF xD. Cela doit arriver ainfi dans tous les cas où il eft effentiel de trouver la jufte valeur du coefficient (ni).
- J’ai calculé le moment des voiles pour divers vaifleaux de conftruélion ordinaire , & il a été trouvé que fi la longueur du fillage de l’avant eft -= x, on
- aura pour la quantité (ni) tout au plus/& qu’ainfi le moment abfolu de
- la voilure pour tous les vaifleaux tant Corfàires que Marchands = D F x D, Maintenant fi le centre de gravité de toutes les frégates ou Vaifleaux armés
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- 4* DE LA CONSTRUCTION
- en courfe, de même qu’aux autres plus petits navires quon a conftruits pour la navigation,& même jufquaux yachts ou bâtiments les plus légers, font fup-pofés toujours à la forface de l’eau, quand cela fe peut pratiquer avec toute la sûreté poflible , pourvu que cela n’y caufe pas trop d’écarts ; il y aura en ce cas toujours une même expreffion pour le moment de la voilure , à compter delà jufqu’à la flottaifon. Cela convient d’autant mieux, que de tels vaifleaux font toujours leftés d’une même maniéré, & que les poids qui occasionnent le plus ou le moins de Habilité , font conftamment dilpofés de la même maniéré dans un même navire*
- Mais parce quun vaifleau marchand fe doit difpofer tout autrement ; ceux-ci ne pourront pas toujours être leftés de la même façon, fans qu’il n’y ait quelquefois for cet objet plus ou moins de pe&nteur {pécifique ; ce qui fait que le centre de gravité en deviendra plus élevé ou plus abaiflfé, quoique le vaifleau foit lefté de la même façon pour s’approfondir. Que fi la charge eft compofée d’une matière légère , il eft poflible que le centre de gravité de toute cette charge s’abaifle très-fort moyennant une addition de left : mais on doit prendre garde # autant qu’il fera poflible, de pafler outre celui-ci, for-tout s’il s’y rencontroit quelque dilpofition à remplir & occuper toute la place, enforte que de né-cefllté le vaifleau fût dans le cas de perdre quelque chofe de fa fiabilité. Or la charge confiftant en plufieurs efpeces de marchanflifos qui ont plus ou moins de pefimteur fpécifique, le navire doit avoir ainfi en quelque maniéré une fiabilité foffifànte foivant la fituation des marchandées les plus pelantes, félon qu elles feront plus ou moins abailfées dans ce navire. C’eft donc ce qui em» pêcheroit fouvent que le bâtiment ne puiflè naviguer avec d’autre charge, que celle de fes marchandées uniquement.
- De tout ceci on trouve que le centre de gravité, tant du vaifleau que de fon chargement, ne peut jamais être déterminé en un lieu fixe & certain ; d’ou il arrive que les moments des forces différent entr’eux,& qu’il en doit être ainfi de même de ceux qui ont rapport aux voiles.
- L’expreffion donnée pour le moment de la voilure eft pareillement foffilàntô pour de femblables variations, eu égard à l’elpace que le corps occupe dans l’eau, comme aufîi à la fituation du centre de gravité tant du vaifleau que de fa charge.
- On trouve auflî au paragraphe précédent, la fituation du point vélique ou celui des forces for la voile , relativement à la hauteur, quand il arrive qu’on a le vent très-favorable : or on y a trouvé que la fomme de faire des voiles doit être multipliée par la diftance qui fe trouve entre leur centre commun de gravité & la flottaifon ou le centre de gravité du vaifleau.
- Ainfi par ces deux conditions connues, on pourra tellement proportionner les voiles qu’on y contribuera mieux aux plus parfaits fillages du vaifleau, qu’on n’y pourroit parvenir de toute autre maniéré fi l’on réglé la fituation
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- DES y AI S S EAUX. Cha*. V. 45
- du centre de gravité de l’effort fur les voiles quant à la hauteur; comme auffi en déterminant la moyenne direction de leffort de Teau 5 lorfquon navigue vent arriéré ou avec le vent le plus favorable. De plus, fi Ton multiplie faire des voiles par cette hauteur , on connoîtra par-là la réfiftance qu oppofe la Habilité du vailfeau à la force qui fincline * d où il arrivera que de deux vaiflèaux qui feroient fomblables quant à leur longueur i largeur , ainfi que quant à leur force ou fiabilité pour réfifter aux inclinaifons, mais auxquels la moyenne direction des efforts de Teau s’éleveroit le plus dans Tun ou s’abaiflèroit davantage dans Tautre ; que pour ces deux vaiflèaux, dis-je , il faùdroit pour le premier de plus longs mâts & des vergues plus courtes , que pour Tautre qui auroit au contraire un mât plus court avec des vergues plus longues* Mais cela ne peut pas toujours s’exécuter pour remplir cette condition du fil-lage ou y régler cette proportion ; car dans un navire où la moyenne direction de l’effort de Teau fe trouve fort abaiffée , le centre de gravité de la voilure doit fe trouver néceflairement de plus en plus élevé , afin que le moment qui leur convient foit proportionné à fa fiabilité ; d’autant que les vergues ne peuvent pas toujours s’allonger au point quelles puiffent ne pas fe nuire Tune à l’autre pendant la manœuvre ; d’où il arrivera que quand les deux vaiflèaux, porteront leurs voiles de perroquet, tous les deux navigueront comme il le faut; mais quil n’en fora pas de même lorfqu ils navigueront tous deux à mi-voiles braflànt celles des mâts de hune, & que le dernier naviguera bien mieux, toutes les autres circonftances étant d’ailleurs égales*
- Il paroît auffi prefqu’impoffibie de trouver lé rapport des diverfos étendues pour la hauteur des votifs dans un même vaifleau , félon les diverfos occafîons qui pourroient également bien & le plus contribuer à le rendre bon voilier.
- - Il ne paroît pas qu’il y ait quelque fondement à prétendre que les moments des voiles foient en raifon réciproque des racines cubiques des longueurs des navires, non plus que d’afîùrer que la force du vent fùr différentes fùrfaces très-grandes & non fomblables , feroit comme les grandeurs de ces fùrfaces. Se fondant fur ce qu’on trouve qu à de petits navires une plus grande quantité de voiles convient mieux à proportion de leuir fiabilité , qu’à de plus grands. Mais ce foit n’a pas d’autre origine , finon que fi cela s’eft confirmé fur de très-petits navires, la même chofe eft arrivée fur de grands, & que cela cft fbuvent nécefîaire pour qu’ils naviguent tant foit peu mieux*
- On fera plus de fiilage s’il y a beaucoup plus de voiles fùr im petit que fur un grand vaifleau ; puifque le temps qu’il faut employer à toutes les manœuvres pour régler les voiles eft à très-peu de chofo près en raifon des côtés homologues de ces voiles ; enfbrte qu’une voilure qu’a un vaifleau qui a deux fois plus d’é-paiflèur & de profondeur qu’un autre, il faut au moins deux fois plus de temps pour le manœuvrer, Ainfi donc quand il fùrvient un grand coup dé
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- 44 DE LA CONSTRUCTION
- vent, tout ce quon peut difpoferpour éviter les plus violents effets du vent, s’exécutera en moins de temps for un petit navire que fur un grand, & ceft ce qui efl: caufe que pour naviguer on a donné aux moindres navires un plus grand moment de forces quant à la voilure , à proportion de fa fiabilité, que dans de plus grands vaiffeaux.
- Les voiles qui font accommodées à de femblables moments, font toutes des lajjes voiles, celles des huniersdes mâts de perroquets , la grande voile & celle d’étai SC la civadiere. '»
- La maniéré de trouver par le moment de la voilure, l’aire totale des voiles , ne peut être autrement praticable qu’à l’aide de quelques tentatives : cela fe tire des delleins qui nous repréfentent les détails des agrêts là où les épures font prifes d’après les proportions accoutumées : on doit en tirer toutes les formes 8c grandeurs des voiles : on cherche ainfi l’aire qui a rapport & convient à chacune de ces voiles ,&ona foin de reconnoître à chaque fois for toutes fëparément , leur centre de gravité. On multipliera faire de chaque voile par la diftance qui fe trouve entre leur centre de gravité 8c la flottaifon, & c’eft ce qui fe nommera dans la fuite, comme auparavant, le moment des forces de la voilure. Si lorfque la fomme de tous les moments efl: connue , on la compare à celle des moments donnés, & fi ces femmes font égales, la recherche en efl: pour lors exacte ; mais s’il fe trouve une des fommes plus grande que l’autre, il doit s’enfoivre que tous les defleins font fofceptibles de réductions, jufqu’à ce qu après les avoir augmentés ou diminués , on trouve à la fin que le moment de toutes les voiles efl: égal au moment qui efl: donné, lavoir jufqu’à ce qu’on foit parvenu à trouver ces mêmes voiles dans la proportion qui convient à leur forme & grandeur relative des unes à l’égard des autres. Enfoite fi l’ondivife ces moments par la fomme des aires déboutés les voiles, on trouvera la fituation du centre de gravité commun de toutes les yoiles à l’égard de la flottaifon.
- §, 2Ï.
- Pour pouvoir très-bien comparer à une excellente voilure, la fituation du Centre de gravité qui lui convient, eu égard à la longueur du vaiflèau, il faut fe corriger d’après la direction moyenne de l’eau dans le cas du vent largue, & cette direction dépendra de la forme du navire, qui fait qu’à la fin la direction paffe à l’avant ou à l’arriere de fon centre de gravité. Dans un navire qui efl très-bien conftruit, elle doit paffer à la fin, foit par le centre de gravité , foit tant foit peu à l’avant ; afin que lorfqu’il s’élève un grand vent, le navire puifle être difpofé de lui-même à fe tourner promptement au vent, ce qui ne pourroit arriver affez promptement s’il fe trouvoit que la moyenne direction de l’eau paflat un peu à l’arriere du même centre,
- Dans
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- A»
- DES VAISSEAUX. Chap. V. 4j
- Dans un vaiffeau qui eft aigu de lavant relativement à ce qui eft à l’arriere , la moyenne direétion de l’eau paffe bien plus loin du centre de gravité, que dans un vaiffeau qui a une grande capacité à lavant ; d’où il doit arriver que le centre de gravité de la voilure ou point vélique , doit prendre ainfi de l’avant* Mais cela entraîne avec foi ce genre d’incommodité 9 qui eft tel que pour lors le navire étant pouffé par la force du vent for fos voiles, incline dun côté , il doit par-là s’abaifïer davantage dans l’eau par ià prouece qui en augmente la réfiftance & fait qu’il tangue, & que cela retarde confidérablement fon ftllagee
- Dn a trouvé par des expériences faites à deffein qu’il valoit mieux diminuer le trop d’effort au lof en cette maniéré, que de laiffer la quille fe plonger un peu trop dans l’eau à l’avant Ou à l’arriere, & que la différence pour une plus grande profondeur à l’arriéré, doit être plus confidérable pour un navire dont la proue eft aiguë , que pour un autre navire qui foroit plus gros de l’avant ; enforte que la moyenne direction de la réfiftance de l’eau , lorfqu’on fait vent largüe/fe tranlporte plus loin à l’arriere.Par-là le navire devient moins ardent, & en conféqùence le centre de gravité de la voilure doit pareillement fo transporter de la même maniéré,lavoir par-delà. Mais ce même centre de gravité doit en pareil cas fe prolonger toujours plus loin à l’arriéré , que le point qui a été trouvé être la ~ partie de la longueur du navire prife de la pouppe à la proue, à l’avant du centre de gravité du navire ; car il arriveroit d’ailleurs que quand le navire incline d’un côté, la direction du vent qui frappe for les voiles ( eu égard à leur fituatioil fous l’état du vent largue ) pafferoit fort loin Tarriere du centre d© du vaifleau, ce qui pour lors le rendroit trop
- ardent. De même on trouvera que le centre de gravité do la voilure doit toujours fo porter plus loin à l’avant que celui du vaiffeau, lavoir d’environ ~ partie de la diftance de la pouppe à la proue , pour pouvoir éviter le tangage qui naîtroit d’un trop grand nombre de voiles à 1 avant.
- Enfin fi un navire eft beaucoup trop ardent, on peut diminuer f ardeur quil a de fe tourner au lof,puifquon eft encore à portée de le charger vers le gouvernail ; mais Ce remède peut entraîner avec foi telles difficultés qu’il s’enfoi-yroit qu’un vaiffeau en deviendroit par-là bien moins bon voilier ; for-tout s’il a une grande capacité ; autrement quand il faut louvoyer & changer la direélion des voiles, on pourroit ainft déchoir de beaucoup. Si le navire paroît très-peu ardent, dès-lors fon effort au lof augmentera fi ce navire devient plus chargé de l’avant, il fe dilpofe par-là au tangage ; alors il doit faire des bordées avec fes voiles amurées focceîfivement en arriéré, ce qui fait qu’en ce cas le navire n auroit pas tant de facilité à déchèoir.
- La dilpofition du navire à être plus ou moins ardent, peut très-bien être combattue par 1 effet du gouvernail ; mais û Ton s aide trop auffi du gouvernail
- M
- /
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- DE LA CONSTRUCTION
- 8c quon réitéré trop fon effort contre l’eau, cela doit empêcher que le navire fàfle de lavant 8c retardera fon fîllage.
- Il y a auffi une circonftanee néceffaire à ôbferver, qui eft que le navire peut avoir telle forme dans fes fonds, qu’il n’en feroit pas plus difpofé à devenir plus ou moins ardent : elle confifte en ce que par un vent largue ou qui feroit un peu de lavant, la direction moyenne de l’effort de l’eau, doit feulement palier tant foit peu au-devant du centre de gravité du vailfeau, comme on l’a déjà expliqué tout récemment.
- 2 2»
- II n’y a pas d’autre application à faire aux réglés précédentes , ni aux raifon* nemens qu’on en a déduits , que de donner le calcul de l’aire des voiles 8>C de leurs moments pour un vailfeau : peut-être lèra-t-il néceffaire de montrer ici comment on pourra parvenir à trouver faire & le centre de gravite des voiles qui font d’une forme fi différente*
- On n’ignore pas que l’aire d’une voile quarrée ou reâangle , fe trouve en multipliant fa largeur par fa hauteur, & que le centre de gravite fe trouve auffi dans le milieu , ou fi fon veut, dans l’interfeélion des diagonales. Mais lorlqu’il s’agit des huniers tels que le trapeze ABCD,fi Ion fait AB =a (Fig. 25.) ainfi que F E = m, on aura l’aire s== m * 77^; & file centre
- de gravité eft fiippofé en G, on aura la diftance FG—/7Z x
- 2, CL -f- b
- 3 x«+ô
- A l’égard de la voile d’étai, tel qu’eft (Fig. 2.6) le triangle ABC, ôft en trouvera faire, en multipliant l’un des côtés ou baie B C par la moitié de fa hauteur A G ; & quant à fon centre de gravité, on procédera à fa recherche en cette maniéré ; lavoir, en partageant en deux également chacun des côtés comme en D, E , & en même temps du point D tirant D C, ainfi que E A du point E ; car alors le point F fera le centre de gravité du triangle.
- L’aire delà voile de Borne, qui a deux demi-vergues, tel qu’eft, par exemple (Fig. 27) le trapeze AB CD, le connoîtra en le transformant en deux triangles par le moyen de la ligne A C; car la fomme des deux triangles AD C, AB G donnera faire totale du trapeze.
- On en trouvera le centre de gravité comme il luit : on cherchera d’abord le milieu de chacun des quatre côtés comme E,F,< G, H : enluite de E, on tirera la ligne EA, comme auffi de F la ligne F C ; enlbrte quelles le coupent en I. Du point G on tirera la ligne G C, ainfi que du point H la ligne HA: ces deux derniers fe couperont auffi en K & on tirera KL Après quoi de E on tirera E B, & de H la ligne HD, enlbrte quelles fe coupent en L : de F tirant F B, ainfi que de G la ligne GD & qui fe couperont mutuellement en M : enfin tirant LM, qui coupera Kl en N, on aura le point N pour le centre de gravité du trapeze AB CD.
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- DES VAISSEAUX. Chàp. V, 47
- Suppofons , par exemple* une frégate de 138 pieds de long de la pouppe à la proue & de la largeur de 357 pieds. Soit auffi DF (Fig. 24,) ou la hauteur du métacentre au-delïus de la flottaifon, égale à 5,93 pieds ; que tout le déplacement foit auffi de 29000 pieds cubiques. Alors le moment des voiles par rapport à la ligne d’eau ou flottaifon ,fera fuivant la réglé énoncée au
- §. 20, égal à Log. de 35,5:
- x ÿ ,93 x 29000
- 138 i
- 1^02284
- le log. de 138 . . 21398791.
- Celui de y,95 • * • • 07732110 celui de . . . 1387 . . 07132930. Le log. de 29000 .... 44623980 à ôter de ... 67858374.
- La fomme . . . . . . % 67858374 il relie ...> 60725444.
- Partant on aura ^93xP *=* log, 60725444 = 1181842 == au moment des forces fur les Voiles relativement à la flottaifon.
- Si l’on demande pour cette frégate quelle eft la proportion des voiles $ leur moment , on le troiiveroit à l’aide de ces moments ; mais on n’y pourroit parvenir par d’autre voie qu’à l’aide de plufieurs tentatives. On y procédera donc comme il foit; lavoir, en dreflànt un deflèin fort exaét des agrêts & de la voilure ; là où le mât, les barres , vergues ou antennes le trouvent dans la proportion ordinaire, (ou du moins qui ne s’éloigneroient pas beaucoup de leur vraie proportion,) & d’après lefquels ces voiles font pareillement représentées. On y marquera, comme à la Fig. 28, le centre de gravité de chaque Voile, ce qui fera connoître enfin l’aire de ces voiles. On meforera la diftance du centre de gravité de chacune de ces voiles, tant à l’égard de la flottaifon, qu’à l’égard de quelquautre ligne AB, & on dilpofera ces valeurs dans l’ordre fuivant.NB. Au lieu que la voile élevée d'artimon (Xlyfvaren) s’étend jufqu’au fommet du mât, elle doit s’étendre au fommet de £à vergue.
- 1 'i \ Aire des voiles. Diftance du centre de gravité delà voilure à la flottaifon. . Moment de la voilure eu é-gardà la flot-taifoû. Diftance du centre de gra viré de là voilure à la ligne AB. Moments de la voilure relativement à la ligne A B.
- La voile de la Mifaine. 814 41,2- 3353;6,8 10,0 8140
- Perroquet de Mifaine, ; 1662, 70, 0 H634O, 0 22,0 56564
- La grande voile. 1446 35,7 87108,0 57 > 5 140300
- ïLe grand Hunier. 3018 80, O 2,41240, 0 57,0 172596
- Le grand Perroquet. 1314 122 , ï 160439,4 57,0 74898
- La grande voile d’Etai. 1416 6?, 5 89916,0 9* , 7 13 12.63
- Le Lock, 1890 3 5,9 67851,0 6 227934
- Le petit Hunier. 1418 74,7 181371.6 lïl , 4 294759
- 1 Le petit Perroquet. 1075 ,4 120830,0 m,8 132010
- : L’avant voile d’Ètaïv 644 49,3 31749,2 151 , 2 97373
- Voile élevée Klyfvüreti. i 870 58,0 50460,0 164,7 143289
- Aire totale. 1 17581 1181842,0 1459126
- Les deux fouîmes 1181842, ô & 1459126 étant diyifées par faire totale de la voilure, lavoir 17581 , donneront pour quotients 67, 22 & 83.
- Par quelques eftimations des defleins faits pour les agrêts & apparaux, on a enfin trouvé la valeur des moments qu’on defiroit ; lavoir par la fituation du centre commun de gravité C des voiles à l’égard de la flottaifon, élevé de
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-
- 48 DE LA CONSTRUCTION
- 6j9z2 pieds : pareillement leur centre commun de gravité eftdiftantà fégarcfde
- la ligne AB à 83 pieds, ce qui eft environ jl.partie de la longueur ou diflance
- de la pouppe à la proue, dont il le porte à lavant du centre commun de gravité
- du navire. Mais pour découvrir fi ce centre ,( qui eft le centre commun des voiles}
- a dû atteindre par-là fia vraie hauteur , eu égard à la moyenne direction de la
- réfiftance de leau félon le §. 19, il feroit néceflfaire d’indiquer de quelle
- maniéré on trouve cette moyenne direétian.
- *
- -’$• 2.3
- - Pour donc découvrir la moyenne direction de leau contre lare de la proue du navire,, on fera ufàge des mêmes plans ou defleins, dont on s’eft fervi quand il a fallu trouver la réfiftance-direéte*
- Or de quelle maniéré doit-on procéder à la recherche de la force Verticale* cela a été détaillé au §. 18, & de la même maniéré générale, on trouvera les mefiires des forces verticales par le dépouillement & rangeant dans le même ordre qu’aux tables qui vont fîuvre : V-oye^ Fig* 20 & 21»
- La diftance entre les lignes d’eau étant =» %, 2y pieds* le tiers fera = o, jf\ ainfi que les deux tiers = 1, yô. D’après la diftance entre les tranches := 4, 9 on aura pareillement le tiers = 1,65 & les deux tiers «=3,3
- . Forces verticales a Vavant de la Tranche O pour le Cvrfaire N°. X, PL XXXI*
- Entre la Tranche jr &
- Entre les lignes d’eau. Surface des Triangles. l’orée verticale. Force multipliée par la bafé
- N®. Bafe. N*.
- 1 ôc z 24 3.40 0,88 2 » 99 z3
- Z4 z,64 0,6y I , 71 *3
- 3 ••• 4 Z4 1 > 73 0,38 0,6j z3
- 4 — 1 J ... 6 Z4 0, 81 z3 z3
- 6 mi 7
- 1 > 35
- Hauteur du Triangle x i+ |
- Somme des effets = 6, oz.
- Sale.
- 4. 2j 3, 40 z, 64 r.73 O, 81
- 1,40 1, 91
- T T < 3.91
- 0, 87 z, 2.9
- 0, J8 1,00
- 13 >
- JLÜ
- = 14,79'
- Entre la Tranche p & Z.
- Entre les ligne* d’eau. Surface des Triangles. Force verticale. Force multipliée par la baie
- Ns. Bafe. N». Bafe.
- I& z zz 3» 37 I , 2J 4, ZI ZI 3.74 I, 42
- z... 3 iz z,7z 1 , oz 2 ,77 21 3 » 37 34
- 3 ««4 zz z, 07 0.71 l , 11 ZI z, 72 1,09
- 4... î zz 1, jo 0,49 °> 73 2J z, 07 0,81
- j... é zz 1,00 0 ,z6 0 , z6 ZI I, JO 0,16
- 6... 7 zz 0,30 O ,12 0,03 ZI I» 00 0,31
- 9 > 11 ï
- 1 "+? I
- 11 n C 4»
- Entre la Tranche X & U.
- Entre les lignes d’eau. Surface des Triangles. Force verticale. Forcé multipliée parla bafe
- N«. Bafe. N°. Bafe.
- I & z 18 z,39 1,02 z , 43 17 Z, IZ o,9 J i, 01
- 2... 3 18 2, 47 1, 0 6 2 , 61 i7 2, 39 1,06 2, 13
- 3 ••• 4 18 2 , IZ 0,98 2,07 17 2, 47 1,06 , z, 61
- 4 «. 1 18 I, JO 0,70 1, oj 17 z, IZ 0, 93 1,97
- 1 ...6 18 0, 90 0,4Z 0,37 17 1, Jo 0, 69 I ,03
- 6 ... 7 18 0,4° 0, 20 0,08 17 ©> 9° : 0,j9 o.13
- 8, 61 M O O
- I 4-i
- = 9,69
- Entre la Tranche Z & X.
- Entre les lignes d’eau. Surface des Triangles. Force verticale. Force multipliée par la bafe
- N*. Bafe. N*. Bafe.
- 1 & z zo 2,79j 1 , 18 3, 29 19 2, 83 1,22 3.41
- 2 ... 3 zo 2,47 1,03 z, 14 19 2, 79 I , 21 3, 37
- 3 — 4 zo 1 ,9 2 0,88 l, 68 19 2,47 I , Oj 2, J9
- 4... 1 zo 1,46 0,64 0,93 19 I ,92 O, 83 i, 39
- 1...6 zo 0,97 °’38 0, 36 19 1,46 O, 03 0, 91
- 6 ...7 zo 0, JO 0,18 0,09 19 0» 97 P> 3* 0, 34
- 8,29 12, ZJ
- i Hauteur du trian,gle xi + f n-i
- Somme des effets = , 10 , oo* rJ
- Encre
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-
-
-
- des VAISSEAUX. CflAK V,
- 4 9
- Entre Jes Tranches U & S.
- Entre les lignes d’eau. Surfaces Triangulaires. Force verticale. Force multipliée par la bafe
- Nu. Bafe. N*. Bafe.
- I & 2 16 1,90 0, £1 1 » ü 15 1, 6a 0, 75 1, 21
- v Z **• J 16 2,12 0,89 I , 88 15 î , 90 0,90 l,7i
- 3 *-4 16 2,01 0,8 9 1 , 78 15 2,12 0, 94 1,99
- 4... 5 7 6 1,58 0,73 1 » IJ 1* 2,01 0,83 1,76
- 5 ... 6 16 O, 93 0,48 0 , 44 15 i,58 0,7o 1,10
- 6 ««7 76 0, 35 0, 2© 0 j 07 15 0,93 0, 40 0,37
- 6,85 OC M -î*
- 1 Hauteur du triangle X t H- £
- Somme des effets, -s=s 7 f 71, = 16
- |Entre les Tranches S & Q.
- Entre les lignes d’eau. Surfaces Triangulaires. Force verticale. Force multipliée par la bafe
- N°. Bafe. j N°. Bafe.
- I & 2 14 1, 39, 0, 80 13 1,07 0, 47 à, S'ù
- 2 ... 3 H I ,73 o, 78 1 » 34 13 ï , 39 0,68 0,94
- 3 4 14 1,84 0,81 I , 49 13 1 ,71 0,83 1, 43
- 4-,«. 5 14 I , 58 9, 67 I , 05 13 i, 84 0, 82 r , So
- 5‘«i» 6 14 0, 97 o, 46 0 , 44 ; 13 7 , 58 0,64 1, 01
- 6 ,,.7 . 14 0 4. 0 0, 22 0 , 08 n o,27 0, 97 0,41
- 0 ’ Vs 5,80
- 1 *+ î 1 +' ?
- = 5,85 6,52
- Entre les Tranches O & M.
- Entre Surfaces Surfaces Forcé
- les lignes Triangulaires. Force multipliée Triangulaires. Forcé multipliée
- d’eau. verticale. par la bafe verticale. par la bafê
- N«. Bafe. N». Bafe.
- x & 2 10 b , 72 ’ 0, 23 0, 16 9 0,53 0,20 0 , 10 i
- 2» «•« -J 10 1,02 0, 45 0, 4 T 9 0,72 b , 29 ô , 20
- 3 4 10 1, 29 O, 56 0, 72 9 T , 02 b, 50 0 , $1
- 4 5 xo 1,40 0, S9 0 , 82 > 9 I , 29 0,50 0, 76
- 5 6 10 1>t3 0,44 0 , 49, 9 7.4° 0,59 0, 82
- o t»« 7 I© 0,4° o,, 20 0 , 08 9 7,13 b-, 4x o , 46
- 2 , 72 i, 85
- 1 + i
- —i»• ~ 3 » io*
- Entre les Tranches Q & O.
- Entre les lignes d’eau. Surfaces Triangulaires, Force verticale. Force multipliée par la bafe Surfaces Triangulaires. Force verticale. Force multipliée par la bafe
- N°. Bafe. N«. Bafe.
- OS'-'I : • : • i 8? <) Cî\wv X» 12 ' 12 I* 12 12 12 I , 06 1, 34 I, 61 1,64 1 , 7o 0,40 0.41 0.60 0,71 0,70 0 , JO 0,22 ?, 43 0 , 80 ï*, 14 1 > 14 0 , 55 0 , 08 XI IX XI II 11 ÎI 0,72 !>, 06 ï , 34 1,61 1,64 1, 1© 0,28 0, 51 0,66 0,73 0,71 o>, 43 0 , 20 0 , 54 0 , S8 ï, 17 î , 16 0, 43
- 4 » 14 « i Hauteur dû-triangle r -4- 1 4 , S8 I -f- 1
- Somme des effets =£ 4 , 66. £=4,93-
- Entre M & K.
- Entre les lignes d’eau. Surfaces Triangulaires Force verticale. Force J multipliée par la bafe Surfaces Triangulaires. Force verticale. multipliée par la bafe
- N«. Bafe. N°. ’ Bafe.
- 1 & 2 8 0,48 0 , 17 O , 08 7 33 0, 13 ° , 04
- z ^ 8 0,67 0,26 0 , 17 7 0, 48 0,20 O , 09
- 3 ... '4 ‘ 8 0,96 0,42 O > 40 7 0,67 0,35 0,23
- 4 5 8 l , H 0,47 0, 53 7 0,96 0,47 O, 45
- 5 ... 6 8 1,08 0,37 0 , 39 7 1.13 0, 51 1 0, 57
- 6,., 7 8 0,40 0,18 0 , 07 7 i, b8 10,39 o-, 24
- tt i • i 1 ' x J - i- 8o
- | Hauteur du triangle i -+- -g i+-f
- 'Somme des effets =s i, 84. £= 2 , 02
- Entre K 8c H*
- Entre
- les lignes
- d’eau.
- 'N». Bafe. i ‘N*. Bafe.
- I & 2 6 O, 31 0, 10 0,03 5 0,25 0,07 o,oï 1
- Z IM J 6 0,47 0, 19 0,08 5 0, 31 0, 13 O , 04
- 3 ••• 4 6 0,72 0,31 O y 2rZ 5 * 0 ,47 0,24 O , Il
- 4 ••• 5 6 0,93 0,38 0,35 5 0,71 0,35 0,25
- 5 ^ 6 0,90 0, 32 0,28 5 0, 93 0, 43 0,39
- S.,,7 6 0» 39 0,16 7,06 5 0,90 Q, 31 0,27
- 1,02 1,07
- ï -t-| • 1 + i
- SS I , 13. 1 £3 I , 2C,
- Entre H & F
- Entre les lignes d’eau. , Surfaces Triangulaires. Force verticale. Force muftipliée par la bafe 1
- N«. Bafe. N*. Bafe.
- 1 & 2 4 0,20 0,08 0 , 01 3 O, 14 0,04 0, 00
- Z M« 3 4 0, 30 0,13 0 , 03 3 0, 2Ô 0,08 b, 01
- 3 4 4 1 0,46 0,22 0 , ib 3 0, 30 0,15 0,04
- 4 ••• 5 4 0,73 0,31 0 , 22 3 0,46 0, 23 0,10
- 5 ... 6 4 0,82 0,27 0 , 22 3 0, 73 o,35 0, 25
- 6 ... 7 4 O, 35 0, 14 0, 04 3 o, Si 0,28 0, 22
- 0, 61 0,62
- 1 | Hauteur du triangle 1 -+-£ 1 4-1
- Somme des effets =3 0,70, b, 70.
- Entre F & D.
- Surfaces
- les lignes Triangulaires.
- d’eaù.
- N». Bafe. N°. Bafe. :
- 1 & 2 3 O, i5 0,03 0, 00 1 0, 10 0, 02 O , OO
- ^ «if 3 , 3 0,22' 0,08 0 , OT 1 0,15 0,06 b, 01
- 3 4 3 0,34 0, 17 O , O? 1 0, 22 0,12 0,02
- 4 5 3 0, 55 0, 20 0,11 1 0,34 :o, 16 b, 05
- 5 ...6 3 0, 79 0,27 O , 21 I 0, 55 0,27 0,14
- 6.0 7 3 0, -28 b, 7b O , 02 7 ‘ o, 79 -C , 2 6 0,20
- 0,40 0,42
- t. + i *+*
- 0,45. S£ 0,47.
- N
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-
- DE LA CONSTRUCTION
- Récapitulation des forces verticales SQdes moments qui proviennent de la multiplication de ces forces,par leur défianceperpendiculaire à l'étrave*
- eu 0 §,1 S'ÿ w| g- g P S>* ET 3^ v
- Entre les Tranches. HS a. 0 ' t» B » §* O « M {2. tj R S P 2.g O B O BCfq lâû--!* o-§ S O V) 1 n 2 s O- ?f> P Cîrto « - P c 0 CH 0 G* ?* p» t* c. ^ < O-. ?? §•? 8 c'r» 40 2 Ü'P ^ i *-ç « 0 M s ET 2 D- C. 0° ^ o’ 5T> p» P | O, 40
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- . 23 *4,19 7,3© 107,97 :
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- « 1 0,47 61,1s âp,02
- Somme des effets. ZSm 147,5»? Somme des : moments. 3191,40
- Entre la perpendiculaire à l’Etrave SC la Tranche v.
- Entre les lignes d’eau. Nombre des Triangles. Forçes verticales. Bafe. Effet. Diftance du centre de gravité à la perpendiculaire fur l’Etrave. Moments.
- Première & 2«. 3e‘ 2e 3 e. 25 26 2S 0, p8 9 9 48 0,78 2,02 1,08 1,0? P7 0,51 O, 84 3>33 2,64 3,62 6, /6 i,34 5» 04
- Entre la perpendiculaire a l’Etrave SC la Tranche p.
- 4e. & S*‘ 4e* • • » • 7e* J®* • • • « • 6e. 23 24 2i 0,58 0,28 o>39 1,72 0,80 0, 80 o,99 0, 22 0,31 4, 84 7>SS 6,07 8,00 7» 47 1 > 33 2 c 48 22,22
- tHauteur du triangle • <»............ • • •x 1 7............. I-HT
- Somme des effets...........................jf, 44 & des moments 2 5,00.
- Le produit des additions précédentes.....147,99..............3l9* > 4°*
- Effet vertical fur l’Etrave................8,10 ... moments = 48,60.
- Effet total & vertical à l’avant de la tranche ©. 161,5 3 • • • moment 3 265 , ou divifant auffi $265,00 par 161,53, le quotient donnera 20, a r = à la diftance du centre de gravité de l’effort vertical à compter depuis la perpendiculaire à l’Etrave,
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- DES VAISSEAUX. Chà*. V> yr
- Il nous telle encore à trouver , avant que la direélion moyenne de ieau puifle être connue, quelle doit être la valeur de la réfiftance directe ; comme auffi à quelle diftance le centre de gravité fe trouve au-deflbus de la flottaifon : cette réfiftance direéle fe tire de la table précédente §. l8 , & on doit obferver une fois pour toutes , que le centre de gravité des forces , foit que celles-ci fe trouvent directes , verticales ou latérales* fe prend toujours à 1 egard du centre de gravité des triangles.
- De cette maniéré on peut bien ranger dans fordre foivant chaque force dont les centres de gravités correlpondants le trouvent au-delfous de la flottaifon , leïquelles étant multipliées l’une par fautre donneront les moments comme il foit i
- Entre les lignes d’eau, Force dkeéte. Diftance de la force directe du centre de gravité au - dcflbus de Ja flottaifon. Les moments.
- *9>47 17,01 1,30 14,60 . 25,51
- 2 • , • 2 / 14,78 3,00 44.34 .
- 6 3.75 3p,6o :
- 3 • * • 4 , \ 5.38 49.24
- 6, jri 6,00 3P,o6 ;
- 4... 5 ^ i* i,;6 7,yo 8,23 44,32 29,37
- ^ t» 'i » V \ I,QI 9>75 10,30 2^,47 , 10,60
- 6 ., .7 1 0,83 12,00 $#6 '
- 0,12 12,77 *>S3
- L’Etrave ..... ï 3>I(5 4>4° 57.97 :
- Réfiftance dire&e. 103,22 Moments. = 3M>S 7
- Divifant la fomme des moments 394, 57 par celle de la réfiftance direéte 105,22, le quotient = 3,75 =? à la diftance du centre de gravité à l’égard de la ligne d’eau Supérieure ou flottaifon*
- De la même maniéré on trouvera que l’effet Vertical à la tranché de far-» riere ® *34 ? ^ 9.ue diftance dc «entre de gravité à la perpendicu-
- laire de letambot fora = 24,4 : de plus, que la réfiftance directe à 1 arriéré =*
- 76,39,& que fon centre de gravité doit être au-deflbus de la flottaifon dune quantité égale à 3,62.
- En conféquence de ce qui a été dit au §. 17, on multipliera par 6 les effets de lavant, & par 7 ceux de l'arriéré, ou bien ce qui en pareille occafion revient au même, fi Ton admet celles de l’avant telles qu elles fo trouvent & qu on attribue feulement -§ de plus à celle de larriere, les effets fe trouveront alors entf eux dans la proportion foivante»
- (" direél . *.. iu), 23*
- À la tranche de lavant G » a 1 effet { . f ^
- ( vertical . *. loi* 53*
- , œ f direél •., •. 89, 13»-A la tranche de l’arriéré O-alefFetJ _ < ^ ^
- On a trouvé la diftance à la perpendiculaire de l’étrave = 20, 21 pieds Sc la diftance à la ligne d’eau fiipérieure =a 3,75 pieds ; c eft-à-dire , à l’égard du point A for le deflein du navire PU XXXI. Timnt de ce point les
- Ï05,22*
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- |2 DE LA CONSTRUCTION
- lignes AC, AD lune parallèlement & l’autre d’équerre à la flottaifon : foie le rapport de leurs longueurs mutuelles, AC, AD comme 105,22 à 161,53* achevant à l’ordinaire le parallélogramme A D EC, on aura la diagonale E A pour la direction moyenne de 1 effort de leau.
- De meme on trouvera le lieu des moyennes directions à la tranche O de rarriere,&: on continuera ces directions, achevant de conftruire comme cb defîîis félon les indications données au §. 19 ; de forte qu’on trouvera qu’à la En le centre de gravité de la voilure fur le navire propofé, n’eft qu’à 89,'8 pieds au-defîus de la flottaifon, quand il navigue vent-arriere, & que ce lieu doit être ainfi appellé le Point vélique.
- Si l’on fait une femblable opération au fujet de la frégate qu’on a ïuppofée & dont on a proportionné les voiles au §. 22, on s’appercevra fi le centre de gravité de la voilure s’élève, ou bien s’il efl: dans le cas de s’abaifler.
- Mais puifque ces points véliques ne le font uniquement que dans le cas où le vaiffeau cingle avec vent-arriere , il vaudroit bien mieux ne comprendre dans ces calculs d’autres voiles que celles qui ne font d’ufàge que par un vent-arriere ou le vent le plus favorable.
- Et puifqu’il a été dit ci-devant au §. 19, que la voile de la plus grande aire > lorfqu’elle fe trouve au-deffos ou au-deïfous du point vélique, ne fauroit jamais donner au vaiflèau la vîtefïè qu’il devïoit avoir, à proportion de la force de faire des voiles d’avant ; c’eft donc pour cela que dans tous les vaifleaux ( ou du moins aux vaifleaux de guerre & autres armés en courfo ) que ces points doivent être parfaitement connus, afin de faire enforte que dans toutes les occafions, par le fecours de certaines voiles dont on fera ufàge, le centre de gravité de l’aire des voiles fe puiffe for-tout rencontrer à très-peu de chofe près à ce point vélique qu’on aura calculé, %
- CHAPITRE VI.
- JD es dimenfions des VaiJJeaux , SC de la forme que doivent leur donner
- les Confirucleurs.
- O K entend par dimenfions d’un vaiffeau , ce qui concerne fa longueur, largeur & profondeur ;aufli bien que les plus ou moindres capacités dans fa partie qui efl: dans l’eau , y compris le lieu où doit répondre fa plus grande largeur.
- Si un vaiffeau s’avançoit uniquement à rames au travers de feau, il n’y auroit pas abfolument grande difficulté à déterminer fà forme ; il foffiroit alors d’avoir égard à fa capacité ou groffeur, & lui donner l’équivalent d’un des moindres plans* de réfiftance qu’il feroit poffible. Mais comme il peut arriver
- qu’on
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- DES VAISSEAUX. Ghap. VI ÿ*
- qu’on ne peut pas même efpérer de fillage avec la moindre charge à laide du vent, fens avoir auparavant fait mouvoir contre le vent à Taide des voiles ledit chargement ; c’eft-à-dire, fans avoir pu faire effort pour s’élever contre le vent ; c’eft alors quil faut bien lavoir que la forme d’un vaiffeau deftiné à cette fin eft plus difficile à déterminer quon ne fe l’eft d’abord imaginé. Le moins que l’on puiffe faire en ce cas, c’eft de commencer à voir quelle proportion & quelle forme doit le plus contribuer au fillage le plus avantageux d’un vent largue, avant que de s’attacher à toute autre propriété*
- Quand un navire doit faire voile d’un vent largue, non-feulement Ion plan de rëfiftance à l’égard de l’eau doit être le moindre qu’il fera poffible, mais il faut auffi que ce navire ait en même temps un moment des forces des plus confidérables , enlorte qu’il puiffe porter beaucoup de voiles, fens que Ion in-clinaifon n’en foit pas pour cela trop forte ni au-delà des limites ordinaires.
- C’eft pourquoi fiippoïons deux corps flottants de formes différentes : lok d abord comme dans la figure , un corps formé de deux priftnes femblables & triangulaires., favoir AGE, GCE, dont le plan fiipérieur À G CF qu’on peut confidérer comme étant à la lurface de l’eau , foit un rhomboïde ; foit auffi l’autre corps, (Fig* 30 ,) formé pareillement de deux coins AB GE Sc C G ED, enlorte que le plan lupérieur AB CD qu’on y fiippofe auffi à la lurface de l’eau , foit un reélangle. Maintenant fi ces deux corps s’avancent dans l’eau 9 ce fluide doit néceffeirement prendre la voie la plus courte pour pouvoir s'échapper. Ainfi la direction de l’eau doit, quant au premier de ces deux corps, (Fig. 29 9 ) fe faire par fes côtés ; & quant à l’autre, (Fig* 30,) ce fera vers le bas ou bien de ce corps* '
- Faifons maintenant mouvoir dans l’eau ces deux corps à faide de voiles, lèf quelles feront proportionnées à leur fiabilité. Soit leur demi-longueur = L, leur demi-épaiffeur = B , 8c la moitié de leur profondeur = D, on aura auflï
- le moment des forces pour la Fig. 29 félon ie §. 6,•& le plan de
- B5 D
- réfiftance = ir-gB» félon le §. 13. Mais Tépaiffeur doit augmenter la réfiftance du plan, dans la même proportion que le moment des forces doit s’accroître ; ainfi un corps qui a ce genre de forme, ne doit pas, lorfqu’il eft fous voile, recevoir un fort haut degré de vîteffe, & il ne fàuroit même devenir bon voilier par un vent largue.
- Le moment des forces du corps, (Fig. 3o,) = B*L&le plan de réfiftance =1
- Maintenant puifque les moments des forces augmentent en raifon triplée , au lieu que la réfiftance n’augmente que dans la raifon fimple de l’épaif feur ; où il arrive delà que ce genre de forme devient la plus avantageufe , eu égard au fillage, par un vent largue. Or auffi-tôt que ce corps s’avance dans l’eau, le quarré de fa vîteffe fera directement comme Taire de fe voile & ré-*
- O
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- DÉ LA CONSTRUCTION ]
- ciproquement comme la réfiftance du plan. Mais le moment des forces eft comme le moment de la voilure, & celui-ci comme fbn aire multipliée par fa hauteur, à compter du lieu qui eft donné : cette hauteur peut auffi être prife comme lî c’étoit la hauteur de la voilure ; c’eft pourquoi faire de la voile doit être ainfi comme le moment des forces élevé à la puiflance j ; c’eft-à-dire comme B* JL t. Maintenant faire de la voile divifée par le plan de réfiftance =*
- gTJ]- _______ TJ [TI L± JL-
- g-g* -x L* *4- Dx b» B x -gf 9 & fà vîtefle par-là, comme B t x jji jyi *
- mais Lf eft très-petite à l’égard de L| ; auffi ce dernier terme dans fexpreffion
- doit-il être toujours exclus, dou la vîtefle pourra être prife comme ——
- Delà on trouve, que ü faire de la ligne d’eau fepérieure eft donnée , un corps quelconque ou navire qui s’avanceroit le plus par un vent largue , doit avoir beaucoup de longueur en comparaifcn de fa largeur , & le moins de pro-fondeur qui! ferapoffible.
- Mais d’autant que faire de la ligne d’eau fupérieure n’eft donnée quefuivant la longueur feulement, il faut donc que lepaifleur augmente,puifque la vîteffie croît à proportion comme les quarrés des épaiffeurs ; d’un autre côté, fi fépaif* leur eft donnée, la longueur s’accroîtra, puifque la vîtefle eft comme la longueur élevée à la f puiflance quand la profondeur eft la même ; que fi tant la longueur que f épaifleur font enfin données, mais que lune ou f autre d’entr’elles s’accroifle, il y auroit alors plus de prérogatives quant à la vîtefle , que l’augmentation eût lieu plutôt quant à la longueur que pour la largeur ou f épaifleur* Ainfi il n’y aura pas à cet égard de proportion confiante entre les longueurs , largeurs & profondeurs.
- De fexpreffion où nous fommes parvenus quant à la recherche de la vîtefle, ôn trouve que les plus grands navires doivent mieux faire voiles que les plus petits, lorfqu’ils feront femblables, & qu’il doit arriver qu’il faudra diminuer de la profondeur pour qu’un plus petit navire puifle faire autant de chemin
- B-L1
- fous voiles qu’un plus grand ; fa voir fi la vîtefle L i du plus grand = 12 ; comme auffi que la longueur, f épaifleur & la profondeur du plus périt na-
- ____2
- vire = /, h & d ; alors la profondeur (^) fera = Ki ijl pour aller auffi vite
- que le grand navire, quand ils feront conftruits d’après des lignes de même nature.
- Quant à la profondeur dont on vient de parler, elle ne fe prend de la quilfe qu’autant qu’on entend par-là, la diftance qui eft entre la flottaifon & le plat-bord du vaifleau,tout ainfi qu’eft la diftance A B (Fig. 31.) D’autant que futilité confifte plus, en ce que le navire ne s’enfonce pas tout-à-fait dans l’eau, ce qui néceflàirement doit occafîonner une très-grande répulfion, enforte qu’à ce
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- DES FAIS SEAUX. Chap. VI. y;
- défaut on peut remédier en pratiquant au-defîbus une augmentation telle que DEF, & ce qui fera que la quille (F) plongera cependant moins &que l'im-pulfion par un vent favorable en fera pour la plus grande partie très-amortie , ou même jufqu'aux moindres rangs des navires, on aura befoinpour les mêmes caufes, d'éperons ou pointes aiguës,telles quelles font en ufage aux chaloupes & bâtiments à rames.
- Une forme de ce genre eft très-convenable, eu égard à la direétion de l'eau & à la grande capacité qu'a le navire au-deflus de l'eau , & paroîtroit des plus utile dans les vents favorables, fi la mer étoit fiippofée fans vagues ; mais puifqu'un navire ne peut jamais faire voile fans un bon frais & que cette fraîcheur du vent occafionne des vagues, il faudroit tellement former la proue à l'avant du navire, que lorfqu'il fera voile d'un vent largue , il puiffe réfifter aux coups des plus fortes vagues. Ainfi le navire & les vagues fe portant l'un vers l'autre toujours en fens contraire, il s'enfuit que par une figure femblable la vîteffe du navire en doit être de beaucoup retardée. C'eft pourquoi au lieu de donner la figure d'un reétangle à la partie la plus avancée qui eft à fleur-d'eau , on doit s'attacher à former quelqu’avance aiguë * contournée en rondeur. Il eft vrai que le moment des forces en fera diminué,de même que l'effet des vagues contre le navire, doit en même temps par-là, en devenir moins violent.
- Quant à ce qui regarde la pouppe, on ne trouve pas que les formes rectangulaires y occafionenc le moindre inconvénient, eu égard aux vagues, mais elles produiront, ce dont on a fait mention au §. x%, donnant lieu à quelques variations ou changements concernant la pouppe.
- S*
- ‘Puifquil n'a pas été poffible aux §§. précédents de tirer quelques conclurions fixes & bien certaines fur la proportion qu'on doit obferver entre les longueurs, largeurs & profondeurs des navires, & comme ces propriétés dépendent très-fort du rapport qu'ont entr'elles les mêmes dimenfîons, il eft donc néceffaire de développer ici & de parcourir les propriétés qu’un navire marchand doit avoir, & qu’en conféquence on puiffe prefcrire les proportions de ce navire , qui contribueront le plus à bien conftituer les unes & les autres bonnes qualités ; lavoir, dans un pareil navire marchand * on doit faire enlbrte , 1° , d'y admettre un chargement d'autant plus grand , à proportion de la capacité.
- ' z, Qu’il porte bien la voile,for-tout par un vent largue, & qu’il ait en foi de quoi l'empêcher de tourner fens defliis deffous , auffi fouvent que lorfqu'il court des bordées en haute mer.
- 30, De régler le peu d'équipage, à proportion de la charge du vaiffeau* 4°, De faire voiles avec peu de left.
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- f
- DE LA CONSTRUCTION
- Un vaiflèau qui doit avoir ces propriétés doit être affojetti aux conditions fuivantes.
- i% S’il eft chargé à proportion de fa capacité, il doit avoir auffi beaucoup de largeur & de profondeur à proportion de fa longueur, en même temps qu’il devroit être large & rempli dans fes, fonds. Or un pareil navire doit faire voile avec moins d’équipage à proportion de fa charge ; mais il deviendra mauvais voilier, & ne fera pas pourtant dans le cas d’avoir de la peine à réfifter à fon renverfement.
- n°. S’il porte bien fa voile d’un vent largue Sc s’il a aflèz de force pour réfifter au renverfement, comme auffi de courir fes bordées dans la haute mer , il lui faut néceflairement un grand moment de forces à proportion du plan dé réfiftance, enforte que par un bon frais 9 il pourra porter beaucoup de voiles. Il faudroit auffi qu’il eût beaucoup d’épaiffieur à proportion de la longueur & grande capacité à fleur-d’eau, & qu’il fût rétréci ou aigu au-deflbus. Un pareil navire pourroit auffi en quelque maniéré porter très-bien une grande charge à proportion de fà grandeur , mais il demande un équipage nombreux , parce que les voiles auffi-bien que fes ancres doivent être très-amples.
- 3% S’il doit être conduit avec peu d’équipage à proportion de la quantité de fa charge -9 il doit avoir de plus petites voiles & de moindres ancres , d’ou le navire en doit être dautant plus alongë.
- Si le navire eft large & rempli dans fes fonds, il doit auffi porter une grande charge à proportion de fon équipage. Mais un pareil navire n’étant jamais dans le cas d’être un bon voilier , par un vent largue ou même de lavant, il doit courir difficilement dès bordées dans la haute mer.
- 4°, Que fi un navire doit faire voile avec peu de left, il doit être très-plein jufqu’à la flottaifon , quand fon left y eft entretenu : il ne doit être ni médiocre ni élevé au-deflus de l’eau. Un pareil vaiffeau peut être un affez bon navire de charge à proportion de fa grandeur , mais il ne peut bien faire voile d’un vent largue, quand il eft chargé, for-tout fi c eft un grand vaiffeau qui ne peut porter des voiles affez amples à lavant ; outre qu’il faut qu’il ait néanmoins un fort équipage d’hommes.
- Pareillement on n’a pas encore pu déterminer la proportion entre les longueurs , épaifleurs & profondeurs dans un même vaifleau, puifque ces propriétés femblent exiger des proportions qui font conftamment contraires les unes aux autres. On trouve bien que deux propriétés peuvent s’accorder avec des proportions & figures femblables d’un même vaiffeau ; mais il devient impoffible de pouvoir former des conftruéïions figurées, telles que les quatre qualités dont on a parlé puiflènt en une même fois fe réunir dans un navire jufqu’à quelque degré éminent : il faut néceflairement perdre d’un côté pour gagner quelque point de l’autre.
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- DES VAISSEAUX. Chap. VI. 57
- C’eft pourquoi il faut proportionner du mieux quil fera poffible les formes d\in navire marchand, afin qu il puiffe réunir en lui le plus qu’il fera poffihle de ces propriétés ; telles que de bien porter la voile avec une charge fiiffifànte partagée par le nombre d’équipage & la quantité de left, & qui puiffe produire en effet un maximum.
- Mais comme certaines fpéculations eft fait de marôhaftdifos demandent qu on ait quelquefois plus d’égard à une qualité qu’à une autre , ce doit donc être la nature des marchàndifes ou les circonftances effentielles au trajet, qui détermineront s’il n’y à pas feulement quelqu’une des qualités fufdites qui nous doivent entraîner, & cela, abftraélioft faite de la grandeur qui doit être propre & particulière au navire.
- Ï1 y â encore une circoftftance qui doit être obfèrvéê^ püifqu on doit ap« percevoir comment on mettra fous les yeux les principales d’entre les propriétés qu’ont les navires grands ou petits , mais qui ont une forme fomblable*
- Si l’épaiffeur eft toujours comme B, alors le tirant d’eau du navire étant pro-
- portionnel à B*, la vîteffe pendant le fillage qui eft comme —7-, fora
- 1 D "
- comme, B le nombre des équipages , qui doit être proportionné à l’aire de la voilure B2 LT, fera comme BT. •
- C’eft pourquoi , fi deux navires font de grandeurs différentes , & qu’un des deux contienne 320 laftes, & fautre j partie ou de 40 laftes plus grand; que fi les plus grandes voiles répondent à une vîteffe comme 10 , alors fautre aura 8 fois moins de fillage ; fi le plus grand a d’ailleurs 24 hommes d’équipage , le moindre aura 4 hommes ; d’où l’on trouve qu’en proportion au plus grand navire celui-ci naura pas plus de 3 hommes On trouve par-là, que
- ji un grand SC un moindre navires font de même forme , alors le plus petit navire doit être meilleur voilier , SC quil doit avoir ainfi plus d'équipage ou en plus g?and nombre, a proportion de fa capacité SC tirant d'eau, que le plus grand navire*
- On vient de dire il n’y a pas long-temps, qu’un petit navire peut faire autant de voiles qu’un plus grande quand le moment de là Habilité augmente & que le plan de réfiftance y diminue tout au contraire. Mais puifque les voiles par-là deviendraient trop grandes , il faudrait donc auffi augmenter le nombre d’hommes de féquipage.
- Il eft bien poffible qu’un petit navire puiffo faire voile avec un nombre d’équipage* qu’on diminueroit à proportion defon tirant d’eau, & qu’il marcherait auffi bien qu’un plus grand vaiffeau ; mais quoiqu’il faille de la diminution lut la voile, il n’en forait pas moins encore bon voilier. On peut liippléer en quelque façon à ce qui manque, fi le navire devient très-étroit. Mais comme cette nouvelle proportion du navire entraîne avec foi de grands inconvénients > comme on la déclaré il n’y a pas long-temps, on a trouvé qu’il feroit plu$;
- P
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- 5S DE LA CONSTRUCTION
- Utile d y mettre plus de foins & de propriétés ou qualités, afin qu’avec un petit navire dn puiffe le rendre bon voilier , fans qu’on foit obligé d’en augmenter le nombre de l’équipage,
- Puifque la vkeflè pendant qu’on fait voile eft comme ~Wf , il fera donc
- poffible d’augmenter la vîtelfo, en diminuant la profondeur, & en même temps quon augmentera la longueur ainfi que fépaiffeur. Cette fopériorité pourroit s’obtenir en accroilîant la longueur ; mais pour la fureté du filage , c’eft-à-dire, pour ne pas tomber trop vite fous le vent, fur-tout quand il s’élève quelques coups de vent, & pour ne pas tourner ou chavirer à la mer, il faut fur-tout augmenter fépaiffeur, afin que par-là le métacentre puiffe s’élever beaucoup. Aflurément l’aire de la voilure doit être fort grande, mais il ne faut pas négliger d’autant, de multiplier le nombre des matelots par un plus grand équipage.
- On trouvera de même que,/o/r un grand, foit un petit navire, ne peuvent pas être femblables quant a. la forme, s3ils font avec la même fureté, Vun SC iautre très-bons voiliers, & il ne peut manquer au plus petit navire que d’avoir un fort équipage., étant inévitable qu’au lieu de 4 hommes, il doit dans un chargement pareil avoir au moins 6 hommes d’équipage*
- Ainfi les plus petits navires ne doivent jamais être ctuffi avantageux que les grands, fi avec ceux-là ou les plus petits , on. apporte les mêmes marchandifes % quavet les plus grands*
- Quoique la qualité, eu égard à la bonté de la voilure, fbk moindre dans un plus petit navire que dans un autre de même forme , mais plus grand ; cette qualité ne deviendra pas meilleure dans un grand , en ce qu’il auroit la même forme que le plus petit. On pourroit à cette occafion inférer de là qu’on doit donner aux plus grands vaiffeaux la même forme qu’aux plus petits, puifqu on y gagne d’être bons voiliers. Mais un vailfeau marchand ( de ceux dont on a befoin pour tenir lieu d’une auffi grande furface de corps dans l’eau qu’il fera poffible, étant diftingué de ce qu on appelle un grand vaiffeau, ) un marchand, dis-je , a rarement de l’avantage, où n’eft peut-être jamais bon voilier, que pour pouvoir fe tirer parfaitement de quelques dangers ; outre qu’il doit perdre de là fopériorité, parce qu’ordinairement on le fait naviguer avec un très-petit nombre d’hommes ; & d’autant que les plus grands navires coûtent bien plus à conftruire, à proportion de leur capacité, que les plus petits, on doit au moins chercher à leur donner tel avantage qu’on ne puiffe pas fe tromper trop fur l’intérêt des armateurs.
- De tous ces raifonnements, on ne peut trop encore rien ftatuer pour régler les proportions en longueurs, largeurs & profondeurs aux navires, & on n’a pas trouvé non plus à en découvrir fuffifamment la théorie ; il faut donc
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- DES VAISSEAUX, Chai*. VI. yp
- recourir à la pratique & s’en aider 5 afin que pâf dés ëflais & expériences on puifle enfin connoître comment tel ou tel vaifleau s’eft comporté en plufieurs & diverfes occafions. Gâr alors ôn pourra , à laide des expreffions déjà pro-pofées, produire un navire, Toit grand, foit petit ^ qui aura toutes les qualités poffibles qu’on demande , & y faire quelques progrès au plus haut degré poffible , par analogie avec les tentatives déjà faites.
- On voit dans la table annexée au n . ï y plüfieürs fortës de navires marchands, depuis les plus grands qui ont été aux Indes orientales jufqu’aux plus petits, rangés félon leur proportion , fondés for rèxpériericë , St qui peuvent fervir à reétifiêr* quand on conlulte un plan ôiï dëffein, pour con-noître à quelle chargé il eft poffible de le porter.
- Mais comme il n eft pas toujours poffible de former un corps de navire(quî puifle réunir les qualités fufdites à leur plus haut degré , cela a donné occafioii d’indiquer dans cette Table les proportions pour quatre fortes de navires.
- La première elpece connue fous le nom de Frégate eft, à proprement parler , bâtie pour fervir dans telles circonftances ou occafions où Ton apperçoit les vaifleâux ennemis qui font à craindre ; c eft pourquoi il ne faut f>âS feulement s'en rendre certain , mais il faut auffi poüvoir être affuré d’être bon voilier; & d’autant qu’une frégate ou navire qui va à la découverte doit avoir un plus nombreux équipage que ceux qui n’y font pas deftinés , ce navire doit donc avoir auffi de plus amples voiles. Un navire deftiné à courir dë l’avant dans une flotte , ou ce qui revient au même, un àavire qui eft de haut-bord & qui déplace beaucoup d’eau , doit auffi portèr dé l’avant de grandes voiles : il doit avoir fon métacent*e élevé au-defliis de lâ flôttaifcn, s’il y a quel-
- que Habilité, il doit s’enfuivre quunfemfclable vaifleau doit avoir beaucoup de longueur&d’épaifleur proportionnée àl’e/pace que le corps occupe dans l’eau.
- La 3 e. elpece connue fotis le nom de Barque > autrement Kattar9 eft un bâtiment qui nâ qUé très-peu ou point d’ârtillerie, n’ayant été confirait uniquement que pour commercer, Sc dont le but principal delà conftruéiion eft de lui faire porter la plus grande charge avec le moins d’hommes d’équipage qu’il* fera poffible, & dont le propre doit être for-tout d’avoir les qualités dont on a parié au commencement de ce paragraphe.
- Il ne faut pas oublier de dire ici quelque choie de fcc 2e. elpece de bâtiments * connus fous le nom de Pinques (Haeckt baotar, bateau quadrangulaire) auquel on fe propofe de donner des qualités moyennes entre la Ie. & 3®. elpece.
- La 4e. elpece de bâtiments eft connue fous le nom de navire qui plonge ( Grund gaoende) & eft de la même elpece que ceux de la 3e. forte ; mais afin qu’ils n enfoncent pas fi fort dans l’eau quand ils ont leur charge , ils n’ont pas à beaucoup près befoin d’autant de left.
- Les autres qualités dont çes quatres fortes de bâtiments different & dont il
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- «O DE LA CONSTRUCTION
- nous refteroît à parler, s’appercevront mieux dans les Tables, aihfi que dans notre Atlas des Plans des vaifleaux.
- Si l’on trouvoit néceffaire , pour parvenir à certains buts , de donner à la conftruâion des bâtiments telles ou telles autres qualités , comme de les porter à un plus haut degré que ce qui a été trouvé daprès les proportions quon a expofées jufqu’ici, il les faudroit tirer des principes qu’on a d abord pofés ,par ou l’on appercevroit les variations qui conviennent aux qualités qu’on defire. Mais il ne faut pas manquer d’obferver toujours, qui! s’agit de bien appercevoir fi quelqu’une des autres qualités qu’auroit ce bâtiment, n’en pdurroitpas fouffrir*
- La Table même ell tellement intelligible , qu elle n’a nul befoin de plus amples explications , & qu’il fiiffira d’un feul exemple pour en connoître lu-Age. On demande, par exemple, de pouvoir connoître au jufte la grandeur & les proportions d’un bâtiment ou barque du poids de 2.00 fortes iaftes.
- On entend par ces fortes Iaftes ( Svaor laefi) 18 Skepunds, poids de fer, & le poids de fer Skepund=*320 Skaolpunds ; d’où s’enfuit qu’uneforte lafte—5760 Skaolpunds.Or un pied cubique d’eau de mer ne pefe que 63 Skaolpunds ; ainlî le poids d’une forte lafte fera tout au plus = pi pieds cubiques d’eau, & partant 200 fortes Iaftes = 18200pieds cubiques d’eau de mer, ou d’eau filée*
- x 2 2 1
- Logarithmes.
- 18200 = 42600714 D.... ==3 44676573 8 52...= 17160033
- 3) 618365771 X= 20612323
- 4
- 257350
- 115 , 14
- 5)82449292
- X 7= 164857858 [I , 476 = 01690864
- X
- 1= = 3°) Ip
- x 5= 20612323 00687077
- -t?=
- O32 === 084707857
- Logarithmes»
- x = 20612323 3) 41224646
- 1374^48 1% , 8 = 12741578
- d = 00575795760 xx «-H — ^ 21642939 3*= 147P8994
- h== 114*4477== 13,^78 x— 20612323 01030616
- X* *4- TS = 2 1642935) i)7tf = 02437127 D... = 446763)3 8
- 47132065
- xl -HiV — 216429357
- 0 = 25489126 x = 20612323 ^ f = 10306161 4 = 09242793
- 4: ss 01063368 s= ï , 277
- 36441933 1 j 5 — 01760913
- W *= 34681020 xT^==a 23704171 43 > 2 = 16354837
- V =
- 2, I47 S
- 20
- 30
- 30 X
- /y* Ü,
- V, Q
- *4
- °7?4P334
- 11336777
- 033I832O
- O80I8457
- 11336777
- 14771213
- 26107990
- 23704I7I
- 22392995 I806l800
- y >42
- 35?
- 4O8 I]
- 234, «y
- •73, £
- L —«433113,3 = 2.7m ** - 61836969
- $2
- M
- 66168164 i7!6oo33
- 4^008131 =* 79590
- C’efi
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- DES VAISSEAUX, Chaê. VI. 6t
- . Ceft ainfi que le bâtiment ou barque chargée de 200 fortes lafteS aura ^935° piec*s cubiques de déplacement d’après langle extérieur des couplest la longueur de la pouppe à la proue 1x5, 14 pieds : lepai-flèur jufqu’à langle extérieur des couples 30, 19 pieds : depuis la flottaifon jufqu à langle fil-périeur du bordage proche la tranche O = 13 , p8 pieds : faire de la tranche 0 353*9 pieds quarrés : la hauteur de la quille depuis langle extérieur du bordage 1,277 pieds. Le plus de profondeur à farriéré qu’à f avant du navire * 5 2 59 pieds : faire de la fiirface qui termine la flottaifon 2938 pieds quarrés. La diftance du centre de gravité de la caréné au-deflbus de la flottaifon 5,45 pieds. f dx, ou bien les hauteurs du métacentre au-deflus du centre de
- D
- gravité de la caréné 6,337 pieds : la diftance entre le métacentre & le centre de gravité du vaifleau & de là charge 2,711 pieds ; ce qui eft caufo que le moment des forces & abfolù doit être 795*90.
- D après la même réglé, on aura les proportions pour un haviré marchand y toutes calculées & réduites fuivant les Tables n°. 2,3 * 4 8c ÿ.
- Pour appercevoir une fois comme il faut les bonnes qualités du navire, dont les proportions qüi fé tirent de là Table n°. ï, on a conftruit là figure 32, qui! faudra entendre de la maniéré qui fuit. Les n°. 20,40, 60 expriment la longueur du navire de la pouppe à la proue.
- Si fon prend la ligne AB pour la ligne d’eaù lupërieure , oh déterminera le lieu CCB qui fera la pofition du centre de gravité de la caréné, & DD B pour celle du métacentre, de même que là ligne E E B pour le centre de gravité tant du vaifleau que de fa Charge, quand le batiment eft une barque ou Barkskeep; mais fi le navire eft une f, ce fera la ligne FFB qui déterminera le centre de gravité de la caréné,& la ligne GGB qui indiquera le lieu du métacentre ; enfin la ligne HH B qui donnera le lieu du centre dé gravité tant de la frégate que de fa charge.
- De maniete que poùr Une barque "de 80 pieds de long, fi la diftance de la flottaifon au centre de gravité de la caréné = L C, la diftance du métacentre à la flottaifon = LD ; en un mot le centre de gravité du navire & de fà charge fera abaifle au-deflbus de la flottaifon d une quantité = LE.
- Lorfque lé navire eft une frégate, la diftance de la ligne d’eau fupërieure ail Centre de gravité de la caréné = L F, le métacentre eft élevé au-deflus de là, flottaifon d’une quantité = LG,& le centre de gravité,tant dé la frégate que de la charge, eft abaifîë au-deflous de la flottaifon de la quantité LH. La ligne Il B déterminera la longueur des mâts, qûand ils feront proportionnés à là force ou fiabilité que doit avoir la frégate, c eft-à-dire, qu on déterminera là longueur des mâts fun pàr f autre , fuivaht la diftance qui fe trouvera entré les lignes IIB, AB.
- Mais fi fon conftruit de la même formé, foit Un grand, foit un petit navire %
- Q
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- 6% DE LA CONSTRUCTION
- dans la fiippofition quil y en auroit un de xio pieds de long, on déterminera dans la l^ne droite M B le lieu pour tous les métacentres, & par la ligne KKB la longueur des mâts qui feront proportionnés d’après la fiabilité du navire.
- Il n y a pas de diverfités dans la maniéré d’envifàger le centre de gravité du navire & de fon chargement, linon quon les fuppofe tous chargés d une même forte de marchandife ; enfbrte que fi une barque a 80 pieds de longueur & quelle ait fon centre de gravité en E, le centre de gravité de toutes les autres barques fera dans la ligne EEB,& celui de toutes les frégates fera dans la ligne H H B*
- §. 26.
- La forme d un navire dépend beaucoup auffi du lieu où Ton place la plus grande feélion ou tranche 0.
- Quand on dreffe un plan ou delTein d’un bâtiment, on doit, avant toutes chofes, connoître le déplacement du navire, fa longueur, largeur & profondeur, & auffi bien que le lieu où doit être fitué le centre de gravité. Si pour lors la tranche 0 telle quelle eft placée dans le plan devient trop éloignée, foit pour l’avant, foit pour l’arriere, il eft néceffaire alors de donner plus de convexité à lavant, foit en l’aminciffimt, foit en le groffiffant, pourvu qu’on fafiè tout le contraire à l’arriere , afin que le centre de gravité puiffe par-là fe retrouver dans le lieu qui en a été déterminé ; d’où il arrivera que les aires des tranches l’une à l’égard de l’autre , foit au-devant, foit à l’arriere de la tranche o , deviendroient ainfi fort différentes.
- Le lieu de la plus grande fè<5tion doit dépendre du plus ou du moins de capacité qu’a le navire vers fes extrémités ; car fi un corps eft formé de deux coins unis par une bafe qui le compofe, & fi la fituation de leur centre commun de gravité à l’égard d’une des extrémités eft donnée ; qu’outre cela fi un autre corps de même longueur eft formé de deux demi-fphéroïdes dont le centre commun de gravité fera à même diftance que l’autre corps , de fon extrémité , on ne trou vera pas que les coins aient entr eux une même proportion quant à la longueur , comme les parties du fphéroïde ; c’eft-à-dire , que la fituation de la plus grande feélion de ces coins fera fort différente,relativement à fà diftance aux extrémités.
- Quand on calcule l’aire des tranches pour différentes fortes de navires, on trouve que l’aire de chaque tranche pour une frégate allongée en pointe, tant à l’arriere qu’à l’avant de la tranche O, doit à très-peu de chofe près avoir la même proportion l’une à l’égard de l’autre qu’ont entr’elles les ordonnées d’une parabole. Quand ces ordonnées font parallèles à fon axe, de cette maniéré la plus grande fe&ion fera en fon fommet, ou bien on trouvera que lés
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- DES VAISSEAUX. Chap. VI. aires des tranches feront lune à l’égard de l’autre, comme les ferions dans 1© fphéroïde»
- Soit ADBI le corps dun navire , & foit en C le milieu de fa longueur , à compter de la pouppe à la proue : foit E le centre de gravité du navire, F le lieu de la plus grande feéïion, G le centre de gravité de la partie qui eft avant F , enfin H le centre de gravité de la partie qui eft à larriere de F.
- Comme dans la parabole on a AG==i AF, ainfi que F H =1FB , foit AB = æ , FA = x & CE — tfZjOn aura F B = a — x ; les aires des efpaces ADI, B DI font lune à lautre comme x eft à a — x : on aura aufli i x*
- X H- j x a —. x x a — x =s a x * a — m\ d’où l’on tire x = i a — 4 772 ; ceft-à-dire, que la diftance entre le milieu du navire & le lieu où doit fo faire la plus grande feéïion , fera égale à 4 fois la diftance qui eft entre le milieu & le centre de gravité du navire. Si le corps du vaifleau eft groffi par les extrémités, enforte que AG = rrdeAF,le lieu de la plus grande feéïion foroit à la diftance = 6 m9 à l’avant du milieu : mais s’il eft encore plus groffi vers les extrémités, enforte que AG = *lAF,la plus grande feéïion deviens droit ainfi 8 m à l’avant du milieu»
- Par-là on trouvera que le lieu des plus grandes feéïions à lavant du milieu de la longueur d’un vaifleau , fera d’abord pour les frégates dont les extrémités font aiguës , dé 4 fois, 8c pour de gros vaifteaux ayant leurs chargements , oü VaifTeaux marchands, 8 fois la diftance qui s’y trouve entre le milieu de la lom* gueur du vaifleau prife entre la pouppe & la protie & le centre de gravité du même vaifleau.
- Ces points feront le lieu de la ^. quand on en meforera les hauteurs
- par rapport à la flottaifon ; mais fi on en mefiire les hauteurs depuis le bord de la quille, & fi les tranches font toutes à angles droits avec la quille , alors le lieu de la tranche o fe trouvera un peu à l’avant de la grande feéïion , laquelle diftance fera proportionnée d’après la différence qui fe trouve entre la profondeur du navire à l’arriéré & celle de l’avant. Il en fera de même de la courbure que le navire a dans fon milieu : cette diftance devient de même & communément en prenant pareillement les différences de profondeur dont on a parlé ci-deflus.
- Le lieu qu’on a déterminé ici pour Celui de la plus grande feéïion s’accorde affez avec ce qu’on a dit au §. 16, pour le lieu des mêmes feéïions de - navires de commerce, & qui convient le plus à l’avantage du fillage.
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- DE L'A CONSTRUCTION
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- «*b—' i* i ...rf I 1 "” " i i ' n t ... . ———w—pw^—————*
- C H A P I T R E v I I.
- proportions quil faut ohferver dans la conflruclion des Vaiffeaux armés en courfe ou câpres.
- §• 27.
- Les vaiffeaux armés en courfo , ou corfàires , font partie 'des navires qffon n’arme qu après y être autorifé par le Roi & par les Régences, & dont les Armateurs font plufieurs intérefles, en temps de guerre , pour la courfo de ces vaiffeaux, foit pour s’affurer de leurs marchandifos, foit de celles qui proviennent des autres nations ennemies.
- Une branche des vaiffeaux marchands conJîfte en partie en de grands navires Si parfaitement bien montés , & l’autre partie en de très^petits navires & qui n ont prefqu aucunes défenfes. Quand il faut vaincre les grands vaiffeaux, le câpre ou corfàire dont on fo fort doit être auffi fort grand & bien monté i il doit être augmenté d’ailleurs d’un fort bon nombre de gens propres à la manœuvre & au combat, qui puiffent faire face dans l’aétion aux foldats du navire qui doit être vaincu & pris.
- Pour vaincre les plus petits navires, on na befoin pour lors que de petits navires armés en courfo. Mais comme les petits bâtiments ne peuvent être garnis de gros canons , & qu’avec de plus petits canons on ne peut rien faire de bien extraordinaire, le principal but & fuccès des moindres navires armés en courfo confifte en une prompte & vive opiniâtreté, & leurs coups doivent s’accorder fans défordre dans le nombre de ce peuple <pû repréfonte ici une elpece de garnifon.
- Si un navire corfàire a la liberté d’exercer fà piraterie & fon pillage, il reffem-blera pour la plus grande partie à cette elpece de navires dont on fo fort uniquement pour être très-bien armés. Mais puifqu’on ftippofe qu’une Puiffmce ennemie a fos vaifleaux de ligne ou de guerre qui n’ont pas feulement une forte artillerie,mais qui probablement font bons voiliers,en même temps qu’ils ont allez de forces pour pouvoir employer leur voiles par un vent très-fort ; ces vaifleaux corfàires ne feront pas ainfi , alfoz grands ni affez fortement armés pour pouvoir vaincre ni faire amener à foi les navires marchands les plus formidables ; enforte qu’il neft pas croyable qu’ils puiflent s’hazarder avec de grands vaiffeaux de guerre , fans s’être bien confultés s’ils ne fuiront pas plutôt devant eux. C’eft pourquoi un vaiffeau armé en courfo doit être excellent voilier , ou du moins, il doit l’être autant qu’un vaiffeau de ligne ; de maniéré qu’il ne doit pas feulement être léger , mais il doit auffi par les plus gros temps pouvoir porter affez de voiles.
- Ce neft pas feulement cette caufe-là qui les arrête dans leurs entreprifos,
- puifqu’outre
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- DES VAISSEAUX,; Chap. Vïï. gf
- puifqu’outre les vaiflèaux de guerre ou flottes ennemies , ils font encore ex-pofés à fe battre contre les frégates & corfaifes des ennemis ; mais puifque les corfàires font à peu-près les mêmes dune nation comme*dans l’autre, ils font deftinés à faire la courfe par leurs armateurs particuliers, & ils n’ont pour but à la fin que d’augmenter leur puiflànce aux dépens des ennemis 3 de telle forte qu’ayec de tels principes mercenaires ils nont garde de paroître fe conformer à l’ufàge des autres navires , qui s’attaquent rarement fun 1 autre, particuliérement s’ils croyent en quelque maniéré être égaux en forces ; car il eft toujours incertain en ce cas de quel côté penchera la vi6toire,& par conféquent ils n’ont autre chofe à attendre, que de recevoir un dommage à peu près pareil, foit dans le corps de leurs bâtiments, foit dans fes manœuvres. Or il eft vifible qu’ainfi toute la dépenfe pour l’expédition doit être abfolument perdue, ce qui certainement ne fàuroit jetter dans l’erreur fur ce compte-là, quant au bénéfice des armateurs,
- Au contraire il y a dê$ Capitaines de frégates de guerre ( de celles qui ont une deftination fondée fiir tout autre principe) qui doivent attaquer & fe rendre maîtres de tous les corfàires ennemis. Un corfàire ne doit donc pas fe déterminer à fuir vis-à-vis fon ennemi, (puifqu’il l’évite difficilement, à caufe que les; frégates de guerre font toujours conftruites pour faire beaucoup de voiles & marcher fort vite) & il doit fe préparer à fe défendre. Les qualités & la mâture des bâtiments décident beaucoup dans les combats. Si l’ennemi eft fort & bien pourvu d’artillerie, il faut que le corfàire lui foit égal en force , en canons & moufqueterie ; que fon fervice de gros canon foit plus prompt, que ne feroit celui d’un plus grand nombre d’un moindre calibre, & cela non pas feulement quant à leur effet,mais aufli pour qu’il j ait plus de place entre les cannoniers, & que les troupes avec leur rames & canons ne foient pas trop dans le paffage l’un de l’autre. Ces rames fervent dans une aétion à donner au navire telle fi-tuation qui lui fera la plus convenable vis-à-vis de l’ennemi, quand le vent vient à s’abattre. On doit aufli pour la même caufe employer, lorfqu’il vente de quelque côté que ce foit, & même en virant de bord, la plus prompte force de voiles. Outre fon artillerie, il faut qu’un navire ait plus d’étendue pour bien placer fa moufqueterie, & que fes hauts-bords foient bien baftingués : il faut aufli que quelques-uns des moindres canons ou pierriers, ainfi que plufieurs mortiers à bombes, puiffent également faire leur effet.
- Quant à ce qui concerne la moindre efpece des corfàires , il eft plus à pro-' pos pour eux de fuir promptement tous les vaifleaux qui font armés, & leur principale qualité doit toujours être & confifte à être en ce cas d’excellents voiliers.
- Outre les qualités fiifdites qui font bien néceflaires dans une aétion, un corfaire doit pareillement occuper un grand efpace dans l’eau , pour pouvoir
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- U DE LA CONSTRUCTION
- contenir tontes les munitionsnéceflaires aux canons & à lartillerie , ainfi que toutes les provifions de bouche & futailles d’eau néceflaires à avitailler fon équipage au moins pour un certain temps déterminé ; autrement ce vaifleau corfaire plongeroit trop , faute de cette attention, & plus quà une certaine profondeur fixée & déterminée.
- De tout ceci on doit établir qu une prérogative efientielle à un vaifleau cor-ïàire eft d’être bon voilier, en même temps quil aura une fiabilité fuffifànte pour employer toutes fes voiles par un grand vent & faire un prompt fillage.
- En conféquence de ce qui a été dit au §. 24 , on trouve que la principale prérogative vient fur-tout de ce que le navire a beaucoup de longueur & d’é-paiffeur à proportion de l’efpace qu’il occupe dans l’eau ; mais parce que les dimenfions en longueur & en largeur d’un gros vaifleau coûtent beaucoup plus dans fà confiruétion & dans fes manœuvres ou agrès ; outre qu’on y a plus befoin d’un nombreux équipage pour manœuvrer , je ne m’étendrai pas fort au long fur l’accroiffement de ces proportions, d’autant qu’il vaut mieux dire ici quelque chofe à l’avantage d’un moindre bâtiment & de fà principale perfeélion pour être bon voilier, que de la dépenfe qu’il faut faire pour un vaifleau, fon armement en troupes, marchandées ou vivres, fans monter à un trop haut prix, ni fans nuire à fon principal effet.Que fi un pareil vaifleau a été conftruit pour répondre à quelques effets uniquement, ils doivent être fur-tout déterminés par ceux du canon ; d’où s’enfuit qu’il faut auffi que les canons foient proportionnés à la fiabilité & aux autres forces qui conviennent à ce vaifleau.
- Le déplacement d’un navire n eft nullement difficile à déterminer * quand on connoît la capacité & le poids de tout ce qu il renferme ; mais on ne fàuroit plus déterminer par la théorie la vraie proportion qu’il doit avoir avec le moment des forces, à moins qu’on ne le découvre par les expériences que nous offre en cela la pratique.
- Quand on a comparé entr’eux plufieurs fortes de navires, on a remarqué que ceux qui font armés en courfè , c’eft-à-dire les câpres, tant les plus grands que les plus petits,ont une force aflèz proportionnée quand il fe trouve 6 pieds de diftance entre leur centre de gravité & le métacentre. Or puifque félon le §. 11, le centre de gravité des navires doit être à très-peu de chofe près à la fiirface de l’eau, il doit s’enfiiivre que le métacentre fera, dans tous les navires armés en courfe, élevé de 6 pieds au-defliis de la fiirface de la mer.
- Ainfi les longueurs, épaiflèurs, profondeurs & déplacements doivent par cette raifbn être proportionnés dans ce navire à fon artillerie & à ce dont il eft chargé, afin que fon centre de gravité puiffe fè rencontrer à fleur-d’eau,& par conféquent que le métacentre s’y éleve de 6 pieds au-deflus.
- Mais comme ces proportions & ce qui s’enfuit, ne peuvent gueres fè re-
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- DES r Aïs SE AV X. Ch a*. VIL 6?
- connoitre que par approximation, cela ma engagé, pour faciliter déformais le travail,de donner ici une formule générale, afin que daprès le poids de larme-tnent, fa nature & du chargement, lefquels font donnés pour tous les câpres ou corlàires, on puiflè proportionner de la maniéré la plus fûre & quil eft im-r portant de fie pas négliger, non-foulement aux plus grandes frégates, mais même jufqu’aux moindres yachts. Dans les plus grands bâtiments, je n’ai rien négligé de ce qui concerne leur armement, & à tel point qu’ils puifïènt produire les plus grands effets ; mais dans les moindres navires, j’ai moins eu égard à tout ce qui concerne leur armement, qu’aux effets qui peuvent provenir du nombre des matelots & foldats volontaires»
- Les formules font tellement ordonnées, que tous les vaiffeaux armés eri courfe peuvent devenir bons voiliers, de même que les plus petits navires relativement aux plus grands, qu’ils égaleront quant au fillage*
- §. 28»
- Or d’autant qu il efi: néceflaire que le poids des Canons & des autres mu-* nitions foient traités ici à faide des formules qu’on a déjà travaillées & dont on a eu befoin, J’ai cru devoir mettre ici d’avance la Table fuivante que j’ai conftruite.
- Poids dès canons SC autres munitions tpù doivent fervir SC font proportionnés
- pour les vaijjeaux armés en courfe.
- Pefanteur des canons en livres. Pefanteur des boulets en livres d’aver du poids. Nombres fervant à multiplier le poids des boulets pour en déduire celui des canons. Nombres àdivifer parle poidj des canons pour ; trouvîr le poids des affûts, &c. ?? hd itJ Ô O £ S’cy so O •x co e» & B CO V S *4 O tr* 0 co Poids des boulets, de la poudre, des gargouffes du j poids dî 126 boulets. Poids des cahons, affûts , attaches, boulets, poudré & autres uUexiilIes de guerre. Poids des canons, affûts , Itacquets 8c poulies
- Poids des Liv. d'aver du poids. canons. Poids de fer. A C
- Pieds eu- Poids cir-
- Calibres, Sklpd. Livres d’à Sklpd. Sklpd. ; Sklpd. Sklpd. Skàlpd. biques d’eau Sklpd. biques
- ver du poids. par pied eu* d’eau de 6)
- 1 bique. Skaolpd.
- *4 Z9 H5 6*35 19, 48 4.70 1326 3654 1121* I78 7*61 120
- iz zi 6 4>63
- zo zi8 4,*6 1079 274® 8617 1-36,77 5877 93,3
- 18 **,75 ZZI 4807 15 4,49
- 16 zz$ 4,4»
- 14 23 0 4,35
- ÏZ 14, 5® 236 3422 ro, 69 4,*8 799 Ï8 *7 60 48 96 4221 67
- 10 243 4,21
- 8 9 , 667 2*1 2426 7. 58 4,14 586 I2î8 4230 67/I 3012 47,8
- 6 7 » *5 260 188* * , 89 4,07 463 9i4 3262 51,77 2348 37,?
- 4 4,883 270 1385 4.07 4,00 326 609 2240 35,55 1631 *5,9
- ; 3 3 ,6*5 27 6 ïooo 3 3,93 *54 4*7 1711 27,16 12*4 20,0
- jPier- 3 3,6*f 70 2*4 0 , 8 I 60 400 714 iî,33 3i4 5,®
- jriers. z z, 416 70 169 0,53 1 42 2 66 4 77 7,57 111 3»35
- Dans la Table ci-deffus on a proportionné les poids des canons d’après ce* lui des boulets ; & quant à ce qui concerne les petits canons d’un moindre calibre, Us feront toujours dans une certaine proportion croiflante relativement
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- m DE LA tONSTRUCTION
- aux balles ou boulets ; enforte que c’eft la loi de progreffion qui a donné lieu à admettre ici plufieurs fortes de canons & en plus grand nombre que ceux dont on a coutume de faire ufàge.
- Pour proportionner le poids des canons d’après celui de leurs boulets , il ne s^eft guere trouvé de meilleure méthode ; d’autant que de faire ufage de ces poids , c’eft employer un rapport que d’autres conditions doivent déterminer. Mais cependant, & eu égard à cette matière dont nous avons déjà traité, on doit s’appuyer for ce fondement, for-tout puifque c’eft ce qu’on a trouvé de plus approchant dans la recherche ordinaire du poids des Canons.
- Cette Table eft, outre cela, dilpofée uniquement pour trouver les poids dans les deux colonnes A & C : on multipliera ces poids par le nombre des canons qui font for le corfaire dont il eft queftion, ou bien for celui dont on aura fait un plan ou deffein, & on y établira dans le calcul le même poids que celui qui eft exprimé en A# B.
- Un boulet de canon du poids de 24, peut être regardé comme pelant 29 Skaolpunds de la livre aver du poids ; enforte qu’un pied cubique de ce même fer répond à environ 440 Skaolpunds d’aver du poids. Par-là on pourra pefer proportionnellement les autres boulets.
- Dans le calcul qui foit le poids, que l’on confîdere comme le poids d’un homme étant de 170 Skaolpunds —2,7 pieds cubiques d’eau Êtlée, à raifon de £>3 Skaolpunds par pied cubique, & le poids d’un homme avec ce qu’il porte 4 pieds cubiques : les proviilons, les banques ou vaiflèaux qui y fervent & le bois pour la cuifine, pendant un mois = ï8g Skaolpunds = 3 pieds cubiques, ainfi que pour chaque homme , l’eau , les futailles pendant la moitié du mois = 112 Skaolpunds == 1, 78 pieds cubiques d’eau falée.
- D ^ tout le déplacement du navire à compter depuis l’angle extérieur du bordage : B === la pefanteur de la. partie qui eft hors de l’eau avec la mâture , vergues,cables,haubans : a = la diftancedu centre de gravité de ce qui pefe au-deflus de l’eau :c =3 la diftance du centre commun de gravité des canons au-deflus de l’eau , le centre de gravité de la batterie’ fopérieure du canon , pris au tiers de la hauteur du fobord qui eft au milieu, à compter du lieu où il eft placé* De la même maniéré, on comptera depuis la première ouverture du gaillard jufqu’au centre de gravité des canons placés dans celui de l’avant & de l’arriere : pour le centre de gravité des pierriers, on prendra le centre du canon du milieu. ^ = l’épaiffèur du navire, d’après l’angle extérieur du bordage , y == la moitié de lepaiiïeur, &x=ia longueur de la pouppe à la proue depuis le bord extérieur des tranches , par le milieu des écoutilles ; d =* la profondeur de la tranche q , à compter depuis la flottaifon jufqu’à l’angle fopérieur du baftingage.
- Il eft regu auffi que le nombre des foldats 8c matelots == 3,763 A j, quand
- leur
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- DES VAISSEAUX, Chap. VII. fy
- leur poids = î ô, 16 A7 , & que le poids de ces hommes équipés = i^ A* 9 que les provifions pour un mois (k) , ainfi que l’eau pour la moitié de ce temps, les vaiffeaux d’uftenfiles, bois des cuifines , &c. tout bien compté = ïS x k AK
- Pour maintenir un certain ordre & fymmétrie parmi les navires, on fup~ pofeta ici , que les provifions des plus grands font deftinées pour un plus longtemps > que pour les plus petits navires ; enforte qu’ on peut bien ftippofor k = A7 % c’eft-à-dire, que 18 x k A* == 6, y 3 4 x A77. Que fi tous les poids font
- *>7f6 S_ ç ;
- réunis 15 4- 6, y 34 A*r -h A--K,on trouveroit ainfi que le déplacement
- fera bien proportionné quand D = 6,84 x c4 x K77* & qu alors on doit prendre le poids B = D ^,de même que la diftance a DT
- 6,281 3,48.
- Qu on fuppofe C -h 10,16 A9 = Q, & que le centre de gravité de la caréné foit au-deflous de la flottaifon, d une quantité (m) qui neft pas encore connue, alors on exprimera le moment des forces conformément au §. 7. pat J' i y* dx — tu —H cl B —Tti *4- ex Qî mais puifque J' 1 y* dx 5= tu •+• 6 x D ^ on aura donc.jj conformément au §. précéd. + a B — m -t- e x Q = d x D j
- d’où l’on tire m = à B + c Q D ^ B + Q.
- On doit auffi faire attention quand on conftruit les plans ou defleins,que le centre de gravité delà caréné neft point abaifle, mais plutôt plus élevé que ne l’ont repréfenté les quantités ci-deflus. Car s’il s’abaifloit trop, la force ou Habilité en fouffriroit diminution ; au lieu que s’il s’élève, elle tecevroit au contraire de l’accroiffement,
- On a trouvé aufïi que m-hSxD être égal à
- ________ z 6
- Si que fi ^ peut êtte = x tz » alors m-\-6 x‘D === x-T,8l qu ainfi x =» 3qi, 8 ~m^r <5x D 7y L’aire de la ligne d’eau fupérieure doit être =!*-—,& l’aire de la
- i ,6z6
- tranche 0 — rrz X D j de même que d = x : on fuppofe auffi que le centre
- x 1 * 10
- de gravité du left eft plus bas que la flottaifon d’une quantité = ,& que le
- ° ’ „____ . . .. L, „ .____________ si
- poids du left eft = 9$ x 1 > nxm + aB + ig+g Q— m P.
- xj — 9$ xin ^ \
- Le centre de gravité du moment des voiles , c’eft-à-dire , à l’égard de ta flottaifon, a été trouvé par une quantité moyenne,quand là diftance = 6 X-S
- Les voiles dont on a fait ufàge font les mêmes que celles des §§. 20 & où on les a fpécifiées.
- Mais parce que de cette maniéré de trouver la longueur x, il fe peut faire qu’il y auroit des variétés, foit à caufo de la diftance entre les canons, foit dans le nombre des ouvertures des rames & dans ce qu’on fe réferve au bordage intérieur pour les partages & diftributions ; cependant on ne doit pas
- S
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- V
- 70 DE Zà CONSTRUCTION
- s’étendre bien au long for de pareilles diftances , puifque la valeur de àx doit toujours être confiante.
- Pour une plus ample correélion, je vais rechercher ici la moindre difiance qui peut être accordée dun centre à l’autre des canons ; c’eft-à-dire,pour du canon de 24 J on aura 10 f pieds ; pour du canon de 18, on aura p } pieds ; pour celui de 12, de 8 , de 6, de 4, de 3, on aura 9 f pieds, 8f,8y,7Tr&7^ pieds. Mais deux rames fe trouvant entre deux fabords, alors la difiance dun {abord à l’autre ne fauroit devenir moindre que 8 pieds. 1
- Le premier fabord doit fe trouver , foit par le bordage de fon arriéré, au milieu vis-à-vis le centre du mât de mifàine, foit par le bordage ou l’angle de fon avant un peu en arriéré du bord le plus arriéré du mât de mifàine.
- Le dernier des {abords ou qui eft à l’arriere doit être placé à la difiance de fon ouverture, ou de la largeur d’une de £es ouvertures à la pouppe : pourtant il y doit fe trouver quelque chofe de moins, quand il s’agit de trouver à bord la place des mortiers.
- Les proportions luivantes pour les ouvertures des fabords , font les plus convenables qui aient été trouvées dans la navigation, & nous avons trouvé né-ceflàire de les mettre ici pour guider les conftruéleurs.
- Proportions pour les Sabords.
- Nouibres du Hauteurs des Hauteur Epailfeur
- poids des Sabords fur des des
- canons. le plancher. Sabords Sabords.
- Pouces Pouces. Pouces.
- Poids de 24 28 «J.O
- 18 26 5* s*
- 12 24 28 33
- 22 2 6 3 0
- 1 6 20 22 27
- 4 18 ip 24
- 3 l6 17 21
- A l’aide du calcul on en pourroit rédiger un plus grand nombre , & j’en vais mettre fous les yeux les expreffions qui feront néceflàires lorfqu’on ,en fera les calculs.
- Formules SC proportions pour un VaiJJeau armé en courfe.
- ii$ Âp H- , 534 A^r h- A = K ,
- <?, 84 x = D.
- s=B DT = a 10,16 Ap rh C = Qi
- 3,48
- CL B •+• c O
- ----== = m
- D— B-f-Q
- 541,8 x m6 x P tï ==;*
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- T*
- DES VAISSEAUX. Chap. VII,
- X -A-
- ** IO
- 2j$6
- 2. , $ 66
- X
- I î
- î
- xD
- î*
- TTôTT* ^ 1 aire des iignes d’eau fupérieures.
- à faire des tranches O .
- x
- 10,5
- d,
- 3 > 763 x A p = le nombre des foldats & matelots» Af ^ A provilîons du moî$<
- ____________________________________ *,756
- i x 1 p 11 x/b + jB + m + cQ —mD
- au poids du left.
- Le centre de gravité du left au-deflous de la flottailbn
- 9S m
- x !
- n
- M ^
- W Q
- La différence dont le navire plonge plus à farriere quà lavant T~6 Le moment de la voilure à compter de la flottaifon = iH* 6 D. • •
- X J
- Pour reconnoitre la maniéré dont bn doit fe fervïr de ces formules & les faire fervir pour un certain nombre de canons & de calibres, de même que pour la hauteur, des batteries, il faut coniulter ce qui a été apprécié en A, C 8t c pour le 16e* corfàire d’un armement tout différent, & qu’on a eu foin d’inférer dans la Table lui vante» »
- Nombres pour les Vailfeaux. Canons. Hauteur de Sabords de la batterie baflè au-deflùs de l’eau, ou hau-. teutf des batteries. Hauteur des Sabords. Le tiers de hauteur des Sabords. Diftanee à la flottailbn du centre de gravité de la batterie baflè des canons. ; Diftance entre les batteries fupérieures 6c inférieures des canons, j Poids de la batterie inférieure, y| compris les affûts , taquets & cables, 8tc. 1 1 ° g a- rt‘ ” 5ap-,-L. n 0 ^ w p p cto CT* s» n *S* P G> Sa S" 9? a Ci, 0 "<S Quantités. C j Centre commun de gravité de [tous lfes canons, à l’égard de c j& de' la flottaifon. Quantités. A . Pi. cub.
- Rangs inférieurs. - Rangs fupérieurs, gaillards devant 8c d’arriere.
- Nombre. r> p cr r& Nombre. 1 Calibre.
- H Skp. — Skp,
- Pieds. Pieds. Pieds. Pieds. Pieds. Pi.’cub. Pi.cub. Pi. cub. Pieds.
- 1 '28 18 12 6 8,5 2,58 0,86 9,36 6,4 2612,4 447,6 3060 10,29 4451 ?
- 2 2 6 18 IO $ 7 2,58 0,86 7,8$ 6,3 2425,8 373 2 799 8,69 4074
- 3 z 6 12 IO 4 6,5 2,33 0,77 7,28 6,i 174* 259 2001 8,08 2851
- 4 24 II 8 4- 6 %,2Ï o,77 6,78 6.1 t668 207,2 l8l5 7,47 2588
- 5 24 8 8 3 5,75 2,OS ^ ,4 -t 4.0 1147,2 160 1307 M5 1827
- 6 22 8 5,5 2,08 0,69 6,1 j 1 1052 $,19 147$
- 7 22 6 5,2-5 1,83 0,61 5,8$ 820,6 ç,86 1139
- 8 20 $ 5 1,83 0,61 5,61 746,0 746 5,6i îo37
- 9 *18 6 4,75 1,83 0.61 5,36 671,4 $71 5,36 932
- 10 16 6 4,5 1,83 0,61 5,ii 596,8 597 5,ii 828
- n 14 6 4,2-5 1,83 0,61 4,8$ 522,2 522 4,86 725
- la 12 6 4 1,83 0,61 ; 4,61 447,$ 448 4,61 621
- IO 6 3,75 1,83 0,61 4,36 373,0 373 4,36 518
- 14 8 6 Pierrie 3,5 1,83 0,61 4,ll 298,4 298 4,11 4H
- 1? 1 12 1$ 3 4 4-5 147,0 147 4,5o *77
- 16 1 8 16 2 3,75 J 4,a 101,4 101,4 4,00 188
- Suppofons quon dreffe un plan pour un navire armé en courfe qui por* tera 34 fois 12 livres de canon, à là batterie, de même que 8 fois 4 livres de canon fur les gaillards d’avant & de farriere ; avec 6 pieds de batterie, ou bien à compter de fangle le plus abaiffé du fabord du milieu, qui aura 6 pieds d’élévation au-deffus de la flottaifon. Ce plan convient & fera femblable au corfàire du n°. 4. inféré ici dans la Table, & il aura aufîi les valeurs comparables à A,C,c,
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- 7*
- 1 'LA CONSTRUCTION
- à=2J88,C= 18130 = 7,47,10g
- - - —' • - - - -- ' " --— ""
- Logarithmes pour nombres de la réfiftance.
- A = 2588 = 3,4129643 . 1,8960913 i‘5......... . 1,1760913
- 1 ; A £........ 3*07218-26 = 1180,8
- A \\..........2,8712239
- 6,534 . 0815179 1 ==2588=A
- 3,6864030 =3 4858
- K.. ;.. ;. 3>P3?8598 — 8627 K-ff..........3,4110785
- c 4: • '••••• •••••'• 0,21833 01 6,84........... . 0,8350561
- B............ 4>4<*44tf47 = 29140
- D Jcf......... . 4,6876879
- 6,281..... .... 0,7980288
- fi.,-3>«8ptfypi = 773<*
- Df.....1,4881345
- 3,48 » ........o>?4i?7P3
- ^7. . . o . ..««...« 0,94^ 5757 ~~ 8,842
- B.............3,8896591
- ^B...M.• *•» -.* 4,8362348 ^68590 A j . ..... • 1... 1,8960913
- 10,16 . .. ...... i ,006893 7xC = 1815
- 10,16 A j ..... . 2,9029850 = 0790,8 Q ..... ....... 3,4174717 = 2615
- c ............. 0^8733206
- c Q....... * • • • 4,2907923 = 19^34
- ûB + cQ. 4iP4^°75’° = 88124 D — B 4- Q . . * 4,2734411 = 18769
- m.. ..........* 0,6716339 :==: 4j^P£
- Q.............. 3,4174717
- m + cxQ.,,,. 4,5025838 = 31810 5,1361178 = 136810 1,11...... • •• • 0,0453230
- 5,1814408 = 151860 D.. 4,4644647
- T?2........... 0,6716339
- 7# D ........ . 5,13*50986 = 136800
- PS1 • • • *.—~ 1,97772 36
- 08733206 ôc le log. de c ^= 02183301-.
- Logarithmes pour nombres de la réfiftance.
- D — 4,4644647
- m -H 6 . . ..... . 1,0291808 = 10,695
- /t/ dx 3,453^433 — 3ll6°o
- 341 ,‘8 2,5337721 8,027417 6
- 2C 2*1406447 = 133,24
- X -% . . . ...... 1,9265803
- 2,3 6 0,3729120
- 3:..... ... ; . 1,333^83 = 33,78
- x^f.......... 2,2337162
- 3,7873843
- 1,626..... 0,2111205
- Taire de la flotta. 3,5762640=3769
- ”€L ••••••* • • • t ,0,5 =i3,i<î
- D ••• •*•»••**# 4,4644647
- 2,3 66 , ••••••. 0,3740147
- 4,83847^4
- X ’j z .......... • 2,31903x7
- L’aire O ...... . 2,3194477 = 330,7
- Ai 1,8960913
- ‘8,763 • *... •. ^. » 0^755342
- Les troupes..... 2,4716255 ==296
- A. y.,.....».. 0,97313213
- ;a,73tf • • 0,4402792
- Le mois k...... 0,3348334 = 3,42^
- 777 + {Z....-.-* 13,537
- B . 3,8896591
- 777 H- 2 X B .... . 5,0211815 sfe ïO5OOO
- /7Z *1 * C * • » • • » • • • 1,0851121 s=s 12,165
- 7 2,9969025
- 95 ».»••** • » • ». 1,9777236
- Lefl fous la flotta. « 1,0191789 = 10,45
- Xj 1,3379029
- 14,46 1,1601683
- Différ. du fond. °,i77734<3= 1,506
- 6xD 3,242<34o8 => 174840
- 36,56 1,5509618 6,7936C)26
- X “ .. *= 0,7133482
- Mom, delà voile. 6,0800544= 1202400
- - <Wîf486
- ...........2,ppdp02y = 992,9
- 9>.............1,9777236
- m..............0,6716339
- 95 x 777.... = 2,6493 575 = 446
- 2,737P079 = 546,9 Le left.... .. != 3>4*76407 = 2.616
- De
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- DES VAISSEAUX. Chap. VIL 73
- De cette maniéré on trouve qu un vaifleau armé en courfe qui portera 24 fois 12 livres, de même que 8 fois 4 livres de canon, & dont les fa-bords font élevés ou plutôt la batterie de 6 pieds au-deflus de la flottaifon ; que ce vaifleau, dis-je, aura 29140 pieds cubes de déplacement à compter depuis langle extérieur du bois , la quille , f'étrave & letambot ny étant pas compris.
- Le centre de gravité de la caréné fous la flottaifon == 4,693; pieds*
- f yjdx* „ . . . *.................... . . . .311600,
- La longueur de la pouppe à la proue. . . . . , . 138,24 pieds*
- L’épaifleur daprès langle extérieure du bordage. * . • 35 ^ 78 pieds.
- L aire qui correfpond à la ligne d eau fupérieure. , . 3769 pieds quarrés*
- La profondeur de la tranche o, à compter de la flottaifon. 13*16 pieds.
- L aire de la tranche o 19 • » » » , « . 1 , 3 3 0,7 pieds quarrés*
- Le nombre des foldats & matelots. . . , . , . ,296 hommes.
- Provifions de bouche pour un mois. , . . » * 3 * 43
- Poids du left en pieds cubiques d’eau làlée. » . . . 2616,
- Centre de gravité du left, fous la flottaifon. , . . . 10,45 P^ds*
- Quantité dont 1 arriéré plonge plus que Pavant. % * •1*51 pieds.
- Moment de la voilure à compter du centre de gravité du vaifleau , ou bien au-deflus de la flottaifon. .... 1202400,
- D’après la même réglé, on proportionnera femblablement les calculs pour les 16 navires armés en courfe de là Table n°. 6. & folon les §§. 12 & 26, on trouvera la fituation du centre de gravité, eu égard à la longueur ; de même que le lieu des tranches o à Pavant du milieu du navire, à compter de la proue à la pouppe : on fuppofe ici que toutes les tranches ayent été prifes à angles droits avec la quille.
- Si le contretiré du plan eft entièrement projette, ôu bien fi la batterie fo trôuvoit plus haute ou plus baffe, alors il faudroit que les proportions du navire fuflent auffi toutes autres. Cependant on doit entrevoir ici que la hauteur des batteries ne doit gueres différer de celles qui ont été jufqu’ici en ufàge,
- A B C eft ( Fig* 3 4 ) la tranche o pour un corfàire de 13 8 i pi. de longueur fur 351 pi, de largeur. AD C eft la tranche O pour un petit bateau ou câpre de 44 x' pieds de long fur 13 pieds de large. AC repréfente la flottaifon. Or quand la longueur eft prife à proportion de la largeur,on a EFG pour la flottaifon ou ligne d’eau fupérieure qui convient au plus grand vaifleau corfàire ; mais pour le plus petit, HFI fera la ligne d’eau fupérieure. Or d’autant que ces données font connues, il ne fera pas difficile par-là, puifque c’eft chofe connue dans les chantiers de conftruélion, ou pour ceux qui font accoutumés à ce genre de conftruélions, de dreffer leurs plans en conféquence. Ainfi on donnera pour lors toute l’attention poflible à ce que ces plans ou deflèins ne foient pas trop
- X
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- 74 LA CONSTRUCTION
- difîemblables , comme on le peut voir dans mon Architeélure Navale. Car les formules fe trouvent ici difpofées d’après ces plans déjà conftruits ; ou bien ils font tirés également bien de plufieurs autres dont on a eu befoin pour trouver les expreffions relatives à ces formules.
- On ne penfe pas non plus qu’il faille toujours fuivre ces proportions ; car il fe trouve des circonftances qui fomblent exiger d’y réformer très-bien d’une façon ou de l’autre. Par exemple, pour devoir être un navire qui fréquente les hautes mers & celles qui ont peu de profondeur, les plus petits navires fur-tout doivent avoir beaucoup de largeur , eu égard à leur longueur.
- Semblablement fi on demande différentes fortes de gréements ou cordages * ainfi que différentes formes de conftruélions , les moins dispendieux des gréements s’accommodent aux navires qui ont beaucoup de longueur relativement à leur largeur ; & pour que la voilure devienne affez grande , eu égard à la fiabilité., il faut au contraire de ce que l’on demande, pour les cordages & gréement des Yachts, qu’ils aient plus de largeur à proportion de leur longueur.
- Ce qui empêche auffi qu’un corfàire ne puiffe fe concerter pour fes pnfes à ïoo milles autour de lui , quand d’autres n’ont jamais befoin d’aller en courfe à beaucoup près fi loin , c’eft qu’il eft obligé par-là de s’approvifionnef pour un temps auffi différent ; que cela femble exiger auffi une plus grande capacité du corps du vaijfeau dans l’eau , qu’un autre qui aurait la même force pour fe défendre, ce qui néceflàirement occafionneroit quelques changements & même dans les principales dimenflons ; fi l’on peut s’en tenir à ce principe^ & fi ce n’eft point un empêchement qùe le centre de gravité tant du vaiflèau que de fon chargement, doit toujours être dans la flottaifon. St que le mé^ tacentre foit élevé de 6 pieds au-deffus du plan de cette ligné d’eatb
- Quant à ce qui concerne l’établiffement particulier & dans l’intérieur âe cés navires , on peut en tirer partie des connoiffimces à l’aide des plans & deffeins publiés dans l’Architeélure Navale. Mais la maffe & grandeur des navires d’un même climat, déterminera , pour la meilleure partie , comment doivent fe faire ces fortes d’établiffements ou difpofitions.
- Un navire pour peu qu’il {bit grand & qu’il ait befoin d’une affez grande fiabilité , doit avoir un pont fort large à fon milieu au-deflus des canons , pour y placer fa moufqueterie, ainfi que tout ce qui eft néceflàire pour y être bien baftingué.
- Dans les climats chauds , les navires peuvent être plus ouverts, principalement fi les expéditions font de peu de durée ; mais dans les climats froids, on doit faire enforte que tout l’équipage foit ramaffé, enfcrte que pour un grand navire corfàire, au lieu d’un pont fort large , on doit difpofer tout le tillac tellement que, malgré le caillebotis , le paffage puiffe être libre à la fumée dé la poudre pendant l’aétion * ces caillebotis recouverts Sc mis l’un
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- DES VAISSEAUX. Chap. VIL fur l’autre en fe preffant, iorfqu il vient du gros temps ou quelque tempête.
- Une nation a les ancres & cables placés dans un lieu, & une autre les place fur le tillac d’avant : toutes les deux maniérés ont leur avantage & toutes les deux ont auffi leurs inconvénients. Différentes nations ont auffi leurs réglements particuliers ou ordonnances pour la nourriture des Officiers & Matelots. L un veut faire cuire trois fois par jour,& l’autre fe réduit à une fois uniquement. De tous ces ufàges,foit de l’une ,foit de l’autre nation , il doit s’enfui vre des dif-pofitions toutes différentes dans un vaifïeau , enforte qu’on ne peut rien apprécier y puifque ce qui eft avantageux à une nation, devient extraordinaire pour une autre 5 & même quelquefois lui feroit nuifible*
- On peut trouver par-là, de quelle utilité il peut étire de bien connaître en général comme auffi particuliérement * plufieurs de ces fortes de circonftances, toutes les fois qu’on en drelfera quelques plans ou delîeins : cela demande auffi en pareille matière un bon jugement, outre une routine ordinaire ? afin de dif-pofer parfaitement tout ce qui dépend des conditions requifes & diftribuer les unes après les autres pour atteindre ce qui convient le mieux autant qui! -fera poffible, Sc enfuite la réduction relative à toutes les manœuvres, comme auffi de fortir prefqu’en même temps de tous les embarras imprévus.
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- CHAPITRE VIII.
- Wdamere de proportionner fur un Vùjfeau marchand les bois arrondis«
- X u i $ Qü Ë les extrémités des bois arrondis font difpofëes poürl’ufage des voiles , il faut donc dans un navire marchand déterminer d’abord l’aire de la voilure & fon moment, de la même maniéré qu’on vient de le pratiquer fur un navire armé en courfe où l’on avoir en vue d’y proportionner les mâts, les huniers & les vergues ; car comment fixer dans un vaiffeau marchandle moment des forces $ eu égard à ce que différentes charges varient à chaque voyage ; ces moments , dis-je, pourroient-ils être femblables à tel point qu’on y fuppoferoit fans rifque un certain lieu déterminé pour le Centre de gravité tant du navire que de fon left , eu égard à fa hauteur; comment trouver par-là le moment de fa voilure, à quoi même on aura occafion de proportionner par des réglés les navires marchands, ainfi que les Tables n°. 2,3,4 & 5 là où les longueurs des mâts feront comme les racines cubiques des moments des forces. Mais avant que de parler plus amplement des proportions des bois arrondis, il convient fur-tout de bien prendre en confidération de quelle réglé on s’efl: fervi juf* qu’ici , & fi Ton peut faire quelque fondement fur une même réglé, & jufqu’à
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- DE LA CONSTRUCTION
- quel point les proportions en ufàge peuvent nu doivent être regardées comme très-bonnes ou défeétueufes.
- La longueur de la mâture fe proportionne ordinairement d’après la largeur du navire, & les vergues d’après la longueur ; doù il arrive que deux vaiffeaux de même longueur 8c largeur, mais dune fiabilité bien differente , fe trouvent:, nonobftant cela,avoir leurs grandes voiles Semblables, quand ils devroien't pareillement , par rétendue de leurs Voiles, garder une certaine proportion avec leur fiabilité. Mais jufqu a quel degré de jüftefle cette réglé , toute vulgaire quelle eft, peut-elle setendre ; comment en proportionner d’après la Habilité donnée-, les bois arrondis pour un navire armé en tourfe ; il ne doit pas s’enfuivte pareillement dans le cas que différentes caufes donnent d’après cela une même réglé, il faille l’appliquer à proportionner les bois arrondis des navires marchands.
- Si l’on obferve aufiî que le poids des ancres d’un vaiffeau eft proportionné à lalong ueür & à la largeur , ou bien aux quarrés des larg eurs ; que pour que les ancres, &c. ibient élevées au cabeftan, on a befoin d’un certain nombre d’agents , ainfi qu’en pareil cas pour hiffer des voiles d’une grandeur donnée ; que la plus grande voilure demande,pour y manœuvrer,Un plus nombreux équipage, & que ce nombreux équipage eft plus fomptueux que facile à fûutênir ; qu’on trouve, d’ailleurs, que pour un navire marchand, il lui eft plus avantageux d’avoir le moins d’hommes pour fon équipage qu’il lui fera polîible, Ou bien qu’il convient beaucoup mieux à une bonne économie, que le nombre des gens de l’équipage foit tout au plus fuffilànt pour le fervice qui conviendra à la grandeur tant des voiles que des ancres.
- On trouvera donc par-là qu’il y a un nombre déterminé de gens formant tout l’équipage pour le fervice des voiles, 8c qu’il ne peut excéder certaines, limites.
- Il n’y a pas non plus d’autre voie pour employer les mêmes fondements à l’égard des bois arrondis que ce qui fe proportionne à l’égard des ancres, puifque le nombre des gens de l’équipage doit toujours en dépendre.
- Mais de quelle maniéré doit - on travailler le bois arrondi pour qu’il réuflifle ou non ? Cela fe trouve en ce que fi deux navires ont une même & femblable longueur & largeur 8c que leur voilure ( d’après leurs proportions connues) foit également étendue; mais qu’un des deux navires puiffe fupporter plus de voiles que l’autre, alors on ne fàuroit dire que la voilure foit déterminée par défaut ou par excès,à moins qu’un de ces navires n’ait en effet de la fiabilité , 8c que l’autre ne la puiffe acquérir. Il doit s’enfuivre aulfi de-là, qu’on doit trouver encore plus d’avantage, lorfqu’on s’affurera du défaut de la voilure relativement à la Habilité ( car alors il vaut mieux fiiivre les proportions ordinaires 8c ufitées ) que d’augmenter le nombre des gens de l’équipage au-delà du nombre qui eft en ufàge , afin de pouvoir par ce moyen monter un voilure plus ample* Que
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- DES VAISSEAUX. Chà*. VIII. 77
- Que fî la voilure d’après les proportions ufîtées, fe trouve un peu en excès t eu égard à la Habilité, il vaudroit peut-être mieux, en ce cas, abaifler le poids du chargement, que de diminuer en quelque choie l’étendue des voiles ; fiir-tout puifque le nombre des gens de l’équipage eft réglé, eu égard au poids des ancres, & qu’on* ne peut plus le réduire.
- Il arrive aulïi pareillement qu’en certaines occalîons cela s’accommode également bien, eu égard à un vaiïTeau qui a toute la Habilité, qu’à un autre qui en manque ; lur quoi on pourra augmenter l’étendue de la voilure d’un navire par ce qui eH abrié ou par la voile d’étai, & pour l’autre navire en diminuant faire de la voilure, prenant des ris ou repliant ces voiles , félon que le vent s’afFoiblit, ou félon qu’il devient plus fort. x
- On a auflî des raifons très-fortes d’établir tellement dès réglés pour proportionner les bois arrondis aux navires marchands, quen ce qu’on a récemment donné les proportions de ces bois arrondis ; puifque l’expérience a tou-jours fait connoître que la choie avoit été établie pour le mieux.
- C’eft pourquoi on ne peut donc pas fonder d’après la Habilité d’un navire* lés proportions des bois arrondis de ceux des marchands, puifque les grands navires fe trouvent avoir de plus grands mâts,& les moindres au contraire de plus petits mâts, que de ce qu’on pourroit en déduire d’après les proportions ufitées,
- §.
- Soit donc la largeur aînfi que la longueur d’un navire, lur le fondement luppofé & de la maniéré /mvante . pour proportionner les bois arrondis.
- D’abotd puifque la largeur a une très-grande influen ce lur la Habilité félon le §. 5, il eH donc néceflâire que les mâts, les huniers , 8cc. foient proportionnés fur i’épaiffeur du navire , afin que ce ne foit pas feulement la hauteur des voiles , mais auffi leur centre commun de gravité en hauteur 5 qui foit proportionné à la largeur du navire. Mais la largeur des voiles 9 c’efl-à-dire , celle des vergues , peut être proportionnée lur la longueur du navire ; d’où s’enfuit que le moment de la voilure doit toujours être en ration du quarré de la largeur du navire, multiplié par là longueur. Dans les plus petits navires , on trouve un plus grand moment de voilure relativement à leur mômeht de fiabilité , quon ne ladmettroit dans les plus grands navires relativement à leur moment de Habilité ; ce qui s’accorde avec ce qui a été dit au §. 20. concernant l’étendue de la voilure pour des moindres navires ; outre que c eft un ülage reçu qu’il faut augmenter la longueur de la mâture aux moindres navires d’autant plus qu’on f accourcira les huniers, & c ; enforte que la longueur du grand mât pour un navire marchand à trois mâts, la largeur étan t B, fera 3,23 B fr ;Sc pour
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- 78 DE LA CO N S TRÜCTÏON
- la longueur du grand hunier, à compter de l’angle fupérieur de la grande croix
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- ou traverfin, quand la longueur du mât=L , on aura L IL pour une frégate >8t
- L—^pour une barque. Sur quoi la longueur de la mâture proportionnée de
- cette maniéré , fe rapporte à la longueur que doivent avoir les mâts, quand ils font proportionnés d après la fiabilité des navires. On peut voir à ce fiijet la Fig. 32 * là où la ligne B N N détermine la longueur des mâts, quand ils feront
- proportionnés d’après B“.
- La longueur du mât de beaupré à, compter de l’étrave à la proue * pour les frégates , eft de 1,115 fois la largeur du navire , & pour les barques elle eft de 1,1 fois x ladite largeur.
- Mais il devient néceflàire de bien confidérer ici que les bois arrondis ne doivent pas feulement avoir une certaine proportion relative à la groffeur du navire , mais qu’ils doivent auflî avoir entr’eux Une proportion telle que toute la manœuvre par-là puiffe avoir un afpedt agréable.
- On tient en effet pour confiant, que les manœuvres & gréements d un vaif-feau feront bien difpofés, quand 1 °, la voile d’avant & fêtai du grand mât de hune* le grand étai, fêtai du mât de hune de fartimon , fe trouvent tous dans la ligne droite, fêtai de la mifàine fe trouve à un | ou 7 du bord ultérieur ou extrémité du beaupré. 1°, Que les trois mâts de hune & de perroquet foient fem-blables, ou du moins que les côtésde la voile aient une même inclinaifon. 3°,Que quand le navire préfentera lune ou l’autre de fes extrémités, on ne manque pasd’yappercevoirles haubans des trois mâts le plus parfaitement parallèles entre eux; que les cables d’étai & ceux de f arriéré le foient auffi entreux. Cela doit arriver à f épaiffeur de la côëfïure du mât qui y doit être auflî ajuftée. C’eft pourquoi fi la longueur du perroquet du grand mât, à compter depuis fà bafe, eft rz * la longueur du mât, ce qu’on fera = T, alors le perroquet de la mifàine qui
- eft plus abaiffé que l’autre, fera à diftance = 2,22 x T t pour les frégates,& 2 T v pour les barques ^ le perroquet du mât d’artimon pouvant être égal à celui du grand mât.
- Si la longueur du grand hunier ;== S., celle de f hunier d’artimon =» 1,3 S v pour les frégates 8c pour les barques,1,316s v. La longueur des mâts de perroquet fera dans la même proportion qu’aux autres mâts ; mais fi celui de perroquet s’alonge, il faudra avoir égard à cette différence.
- La longueur du mât de perroquet d’artimon doit être les 7 de celle du grand hunier,& celle delà mifàine de 17 : f hunier de la mifàine fera -h de f hunier du grand mât,& le perroquet de j ou bien tt de la longueur du grand hunier. La diftance ou longueur du perroquet aux bafes des haubans fera o, ^4 x par ce mât.
- Les grandes vergues auront de longueur 0,52* par la longueur du vaiffeau prifè de la pouppe à la proue : celle de la vergue du grand hunier aura de
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- Dts VAISSEAUX. Chap, vm. 79
- longueur o, 79 x par la longueur de la grande vergue pour les frégates ; mais pour les barques , la longueur de la grande vergue de hunier ne fera que de 0,45* x par leur longueur de pouppe en proue, & celle de la vergue du grand mât de hune fera o, 8î x par la longueur de là grande vergue. La longueur de la grande vergue de perroquet fera 0,7 x par la longueur de celle du grand hunier, & les vergues à la mifaine feront -h des vergues du grand mât.
- Comme le grand hunier à rapport à la vergue du hunier, de même celui de la mifaine doit fe rapporter à la vergue du hunier de la mifaine & d artimon. La ion* gueur initiale des vergues eft 1,22 x celle de la vergue d’artimon pour les frégates ; mais pour les barques, on aura 1,18 x par celle de la vergue d’artimon : celle de beaupré *= celle du hunier de la mifaine, enfin celle de l’avant^voile de beaupré == celle de la mifaine.
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- Les extrémités des vergues ou alonges, tant de celle qui eft inférieure que de la vergue du hunier, font de rr de la longueur de la vergue ; mais quant à ce qui concerne celles des huniers, elles ne doivent avoir que v de la longueur de ces vergues.
- Le centre du mât de la mifaine fe trouve à rr de la longueur de la pouppe à la proue, à compter depuis la perpendiculaire à l’étrave : le centre du grand mât à rr de la longueur du navire de la pouppe à la proue & à 1 arriéré dit milieu de cette longueur du navire : enfin le centre de l’artimon vers le tillac fupérieur 0,182 x la longueur du navire, depuis la perpendiculaire à l’étambot. Le grand mât penche à l’arriere d’un pied fur 50, & celui d’artimon fe trouve pencher au double : la mifaine eft parfaitement d’à-plomb : le beaupré à la proue s’élève de 4 pieds fiir <7 pour les frégates, & dans les barques de 5 pieds fur 7.
- D’après ces proportions, les bois arrondis ont été calculés tels quils fè trouvent dans les Tables n. 7 & 8. Il eft pareillement néceflaire que, lorf-qu’il faut proportionner les bois arrondis d’un navire, de faire un deflein exaél des manœuvres ou agrêts, afin de pouvoir adapter l’un à l’autre, de telle forte que toute la manœuvre ait un coup d’œil de belle apparence.
- Quant à ce qui concerne l’épaiffeur des bois arrondis, cela a été déterminé par expérience : ainfi parce que le grand mât, la grande vergue & le grand hunier ont été déterminés, quant à leur longueur, par des expreffions repréfen-tées par L, R & S * il s’enfuit que l’épaiffeur du grand mât en pouces = „ ^ , 1 *
- celle du grand hunier S que l’épaiffeur du mât dé mifaine fera moindre
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- que celle du grand mât ; que le grand hunier de mifaine fera ~ moindre que celui du grand hunier : pareillement que le mât de perroquet aurafon épaifleuJC = o, 3 x la diftance du mât de perroquet jufqu’aux haubans.
- L’épaiffeur du mât de beaupré tient un milieu entre celle du grand mât & de la mifaine : celle de la bomme ou mât élevé eft les i de celle du grand
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- So DE LA CONSTRUCTION .
- hunier: le mât d’artimon aura les t de celle du grand mât, & le hunier !dü mât d’artimon les f de i’épaifleur du grand hunier,
- La grofleur de la longue pièce de bois qui traverfe, haut & bas eft en pouces r£ x la longueur de la vergue du hunier — t pouce : celle de la même piece à la mifàine eft tï moindre qu’ à celle du grand hunier : enfin celle dû hurlier <d’artimon eft j de la grofleur de celle du grand hunier. Quant à celles du mât de perroquet, elle eft de 7 de la groffeur de celle qui eft au-deflous : les largeurs de ces pièces haut & bas font les 7oui de leurs grofleurs.
- La grofleur du chouquet doit être 7 de celle des huniers.
- La longueur des mâts de perroquet eft environ i, & leur largeur environ f, de celle des huniers.
- Comme les bois arrondis doivent être amincis par leurs extrémités, il ifeft pas abfelument requis qu on en connoifle la grofleur en cet endroït-là , à moins qu’il ne foit néceflaire de donner une progrefîion pour les amincit, telle 'que ce bois arrondi acquierre par-là la proportion & la forme quon a trouvé par expérience, pour leur donner une force foffilante & capable de répondre aux fraélures qu’ils éprouveroient fans cette précaution. La diftance qui doit être entre le lieu des plus larges & moindres , fo partage communément “en quatre parties égales, & la grofleur de chacune de ces parties fora comme il foit.
- On a trouvé que le mât doit avoir une force proportionnée au-deflus & au* deflousde la piece de bois qui le croife, quand il eft en ce lieu d’un 7 moins gros que for le tillac ; que fl la grofleur for le tillac eft 128, on trouve en s’élevant ü27 à la première divifion ; à la 2% 124 ; à la 3% 1 19 9 & à la 4e. tant au-defliis qu’au deflbus de la pieCè qui Ctoifo IÏ2t quaa milieu à la croifée il y auraf, Sc tout au haut du mât i de la grofleur qu’il aura for le tillac.
- Tous les mâts de hune ne portent que f de moins au-deflus & au-deflbus de la douille qu’à l’endroit du chouquet. Si la grofleur en cet endroit eft 80, on aura pour la grofleur dans la première partie 79 ; pour la deuxieme, 7 6;fi pour la 3e; & 64 pour la 4e. ou fous la hune :1a grofleur au milieu vis-à-vis la traverfe f, & au fommet f de I’épaifleur du chouquet.
- Si la grofleur de la vergue d’en bas & celle de la mifeine eft 27, on aùra pour grofleur de la première partie 26, pour celle de la deuxieme 23, pour la 3e, 18, &à la fin 11 foulementj.
- Si la grofleur de la vergue de perroquet eft-3 2 , on aura pour la grofleur de la première partie,31 ; pour celle de la deuxieme,28 ; pour la 3% 23; & à la fin 16 feulement.
- Le beaupré fo réduit pareillement à la moitié de fa grofleur par fon extrémité qui eft vis-à-vis la pouppe à l’endroit qui le foutient, & la grofleur en ce lieu eft 60 , la grofleur dans la première partie ou divifion eft 59, dans la deuxieme 55, dans la 3% 46, & à la fin 30.
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- DES VAISSEAUX\ Chap. VIII.
- §. ^2,
- Sur les brigantins & fenau* il eft ordinaire que la mifaine Sc les bois arrondis qui en dépendent, ainfi que le beaupré , doivent avoir les mêmes propos tions qu’aux frégates ; mais le grand mât des brigantins doit être daUtant plus long que le grand hunier s’approche de l’égalité avec celui de la mi* faine* & que le perroquet du grand mât s’égalife à celui de la mifaine. Le grand hunier devenant aufïî long que celui de la mifaine, alors les grandes vergues, tant du grand mât que du hunier* feront femblables à celles de focfc ou vergues de la mifaine.
- Quant au fenau* la longueur de fon grand mât devient moyenne entre Celle du grand mât des frégates & des brigantins , ainfi qu’à l’égard de fes huniers ; mais la vergue de la grande voile, ainfi que celle de la mifaine s’y trouvent de même force qu’aux frégates.
- A l’égard des skones * ou galleajfes , le grand mât a de longueur jufqü’auX dormans des haubans = 3 x fon épaiffeur. Mais aux moindres navires de courfe & de tranlport (Hukare jagter) Yack-houckre* la longueur de tous les grands mâts fera 3 x l’épailfeur ou largeur de ces navires.
- Les proportions pour ce qui refte des bois arrondis, font lés mêmes quê celles qui conviennent aux bois arrondis des petits navires : on les peut déduire des defierns réduits qui fe trouvent & qu’on a tirés de la planche LXII, là ou les vergues fe préfentent avec la moitié de leur longueur-.
- Quant aux grands vaiffeaux deftinés pour les Indes Orientales, la longueur du grand mât eft de 2*43 x leur épaiffeur; celle du grand hunier 0*586 x la longueur du grand mat; celle de la grande vergue la longueur du vâifo
- feau de pouppe en proue ; la vergue dü grand hunier o*8 x par la longueur de la grande vergue ; la vergue de perroquet 0,7 x la longueur du grand hunier : le hunier de l’artimon doit être les | de celui de la mifaine.
- Le hunier de la mifaine doit être de 7 de la longueur de celui du grand mât & plus bas que le haut du grand mât. Le hunier d artimon égal au hunier du grand mât ; quant à ce qui concerne le refte des bois arrondis * il vaut mieux s’en tenir aux proportions qui font données pour ceux qui concernent les frégates du Commerce.
- La longueur des bois ronds d’un navire armé en Côurfe fo trouvé * èn cofti^ mençant cette recherche * en confervant les mêmes proportions relativement à la grandeur des navires * que celle qui s’obferve dans ceux qui vont aux grandes Indes : fi on en examine les deffeins des manœuvres & gréements , & qu’on compare aufli les voilures * lefquelles * luivant ce qui a été dit d’ailleurs au §. 20, deviennent comparables au moment des forces*& opérant de la même maniéré qu’au §.22* alors les bois ronds fe trouveront proportionnés d’après la grandeur du navire. » crimes,
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- DE LA CONSTRUCTION
- CHAPITRE IX.
- Des variétés qui Je trouvent dans la pratique y aux différentes parties de la conjlruclion des Vaiffeaux.
- $• 33-
- Proportions des matériaux pour les Vaiffeaux.
- Po u r proportionner toutes les pièces de bois qui doivent entrer dans la conflruélion d un vaiffeau, cela dépend entièrement de la pratique.
- Un vailTeau qui doit être chargé de fer, de fèl ou d’autres marchandifes , & qui tantôt par fon arimage, navigueroit très-mal à la mer, ou bien qui 'd’autres fois auroit trop de fùrcharge, à laquelle il réfifleroit à peine non fans s’arquer ou rompre ; un tel vaiffeau, dis-je, feroit toujours plus folidement confirait, que ne le font ordinairement les navires qui n’ont d’autres charges que des marchandifes en bois, telles que des planches ou bois de fàpins, &c. Il doit y avoir une préférence dans le choix des matériaux qui ferviront à le conflruire , & cette conflruélion exige auffi des dimenfions toutes différentes des vulgaires , afin de parvenir à lui donner toujours une même force.
- La force dun navire ne dépend pas feulement de la qualité groffiere des matériaux, mais encore du choix & de la qualité qu’on doit chercher particulièrement parmi les bois de charpente & les planches : il faut auffi que dans toutes les parties de la conflruélion , elles foient parfaitement bien jointes & avec foin, & que certaines pièces foient bien & duement placées là où il convient de les y forcer.
- Quant à la proportion des matériaux qui conviennent à un vaiffeau armé en courfe, qui doit être confirait pour fervir pendant toute la guerre , ils ne doivent etre folides ni auffi matériels , que d’autres qui doivent foufifrir à la mer pendant un temps beaucoup plus long, que dans toute probalité la guerre ne le demande. C efl pourquoi fur-tout afin de diminuer la dépenfe 3 on y ménage la matière le plus qu’il efl poffibie, principalement en ce qui n’efl pas abfolu-ment neceflaire au volume du corps , qui par-là n’enfonceroit pas moins dans leau ; enfbrte que les fonds du navire en foient en quelque maniéré plus maniables j & par-la plus difpofes à l’effet de la voilure.
- Cela doit arriver lorfqu’un habile praticien s’en mêlera, & qu’il s’appliquera a donner fiicceffivement & l’une après l’autre, l’attention nécefîàire à toutes les circonflances.
- Les proportions fuivantes pour les diverfes matières font pareillement celles qu on emploie communément en chêne pour la conflruélion des vaiffeaux.
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- DES VAISSEAUX,. Chap. IX.
- Dimenjions des bois de chêne , qui d’un Navire Marchand,
- entrent dans la conjïriiciion pied Suédois,
- Longueur de la Pouppe a la Proue.
- Largf.ur de dehors en dehors des Membres.
- Largeur de la Quille............................
- Les Varangues équarries.........................
- Les Genoux de Allonges, idem... .^.. ...........
- Allonges de Revers , idem.......................
- Echantillons des Couples à hauteur des Galeries...
- Idem, à la première Pre'ceinte..............
- Idem f à la Lille du Plat-bord.............-
- Epaifleur de la premiers Préceinte..............
- Idem y des Bordages du fond.................
- Idem , de la fécondé Préceinte..............
- Epaifleur des Bordages entre les deux Préceintes.
- Celle des Bordages jufqu’au Plat-bord...........
- Epaifleur de la Carlingue en quarré ............
- Celle de la Ceinture des Vaigres................
- Les Vaigres.....................................
- Les Bauquierres du Pont...........*....... • • • • •
- Les Baux du premier Pont.........Largeur!*.*.'
- Les Courbes diminuent, jufqu’à..................
- Epaifleur des Barottins.........................
- Celle des Barottins ou Lattes...................
- Epaifleur des liloires..........................
- Celle des Bordages du Pont......................
- Les Serres d’Empâtures..................
- Epaifleur des Bauquierres du fécond Pont........
- Uem, les Eaux.......••••••••{ ga^geu”! !
- Les Courbes diminuent, jufqu’à..................
- Epaifleur des Barottins.........................
- Celle des Barottins ou Lattes...................
- Epaifleur des Bordages du Pont..................
- Celle des Serres................................
- Les Bauquierres du Gaillard d’Arriere...........
- Epaifleur des Barrots...........................
- Les Courbes diminuent, jufqu’à..................
- L’épaifleur du bordage du Gaillard d’Arriere..... Les cornières de la Voûte diminuent, jufqu’à...
- L’épaifleur de la tête du Gouvernail............
- Celle de la barre du Gouvernail.................
- La grandeur de la Mortaife......................
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- 18 l7 16 15 gI i*l 11 10 9 8 6
- i°* io 9 4 81 7} 71 67 6 5 « 4ï 4
- 5l 5? 44 4? 4 31 3l 3 2-7 *1 *1
- 4 4 4 ? 4 3 4 37 31 •3 a 4 zi *1 z
- 5 4 S\ 5? 5 4l 4l 4l 4 al 3? 3! z
- 3; 37 3ï 3, *1 H * g Z? z il
- Si 5 4ï 4 s 4i 3 7 37 3l 37 *4 I?
- 5. 44 4ï 4g 37 37 3l 3 *1 l|
- Ut io? ioi Pl 81 7l 64 6 5 4
- ia* 114 11 I°7 10 *1 81 71 7 6 5
- 7Ï 7 7 61 6 51 5 5 4 g 4l 4s Z + 3i 3l
- 4 3| 3 4 3 ! 31 3 4 3 7 *7 *1 z
- 3? 3? 3 3 z7 *1 *7 *1 Z4 z 17
- 3 + 3f 3 3? *7 2± 4 *1 z 1 *1 z *1 il
- 3t 51 3 2i. 8 *1 *7 Z 1 zi z i?
- 3? 3f 3? 37 3 *f *1 *1 il Z 8 igz
- 8 7 4 6i 61 61 51 5l 4l 44 37 3
- 6 5 7 5? 4 i 41 4 3l 3l 3ï 3 *1
- *4 a| *1 z z z z Ï4 i| il
- 5>T 9 87 8 7 7 7 67 6 51 5 4
- aI7 %°î *97 18I r7| *5* *47 14 IZ 11 8
- IO H 87 Si 7 4 8 7l 71 el 7 61 Ï! 6 5l 57 47 5 44 4 3
- L’extrémité antérieure de la quille fera-y?-, & l'autre extrémité à l'arriéré -f de l'épaifleur quelle a dans fon milieu. Lepaifleur de l'étambot vis-à-vis la lifle de hourdy , celle de l’étrave vis-à-vis la première préceinte , fe trouvent aflfez femblables à1 celle de la quille dans fon milieu ; mais l'extrémité la plus élevée de l'étrave, eft plus épaifle de partie.
- La Table qui fuit, eft pour un Navire armé en courfe,
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- DE LA CONSTRUCTION
- Proportions des bois de chêne 9 qui entrent dans la conjlruchon dun Navire armé en cour/e , pied Suédois.
- Longueur, de Pouppe a Proue»• ••»»••*» • , 160 150 140 130 IZO I IO 100 po 80 70 60 50
- ïvARGEUJ^ •***•• •*•>* • • • 4i 38 36 34 31 zp z7 M zz ip 17 M
- Epaifleur 4r> la r>ni11r> is1 T A * 1ZL TT 3 8 8 8 ni 6 -1 5i 5 ï si 7 S A1
- Celle de l’Etambot à la hauteur de la Me de Hourdy. L’épaifleur de l’Etrave à hauteur de la ite Préceinte.. L’extrémité fupérieure de l’Etrave , idem,, Les Varangues 6c les genoux équarris, idem L’épaifleur de tous les autres couples. T 1 5 2 Ï6 Mi il ïr| TA5 'T4 Mi H | 10 ï°! IO 1 *r8 M i4ï ïp îo pi “T8 14? M? 18 9Ï A * 2 *3i iz~ 9 s~ n4 Ial T |I 114 Mi Si 8* I I II i I l 4 II 14? 7\ 10! 10 Ml II P 9i 9 iii A* 7 7 Pi *i
- Idem, à la Hottaifon......................,, 1U4 T J toi Pi y 8l 8 1 8 °4 é1 St 3î 3 3| 5 2 ) 4.- •*T 2
- Idem, à la hauteur du Pont 8 7~ 0 4 6- 5? / 8 îi 3 4 5 zl °4 .5 U2 > 3i r7 T* 2 3i
- Idem, au Plat-bord. S 7 • 4 4t aI 4» 3i 4i li 4 8 3 4 4 i- ii. 2 -
- Epaifleur de la première Préceinte Celle des bordages du Fond. ** 4 H- 3f; A - 3i ^4 si 4 Si U 3! 7 i 18 3i ^ 4 3i Z iî
- Les Bordages au-deflus de la f près la Préceinte.... Précente.. \proche le Plat-bord Ceinture des Vaieres T" 3t 3 3 *4 i O 4 zz A *4 3i . I ^ 2 2 3i 6i if îf 3 H il 2,1 II If 2 1
- Les Baux du faux Pont. Les Vaieres py 3 6 4 + 7 a 7| zi * 2 ii
- Les Bauquierres w 8 13 M "8| a\ 4i *8 Z4 , 3? 8-.. ^ 8 2_J- 1 8 2 ^ 2 - 1 4
- Epaifleur des Baux....... Ta n II IO T* 8 0 J 8 7-* b 6 <
- Leur largeur H 7I lU T Tt 10-^ ? V 2 O u 4 84 7a <
- Courbes du Pont. x x 4 >4 3 u 4 4-- *Z 4 3i
- Les Serres d’Empâtures 9A 4l 4 4- li- v 4 2 A 3 4 3? 2 -J- ^ g 2^- 2i 2i zi ii
- Les Bauquieres du Gaillard. ‘ ^4 3? 7 i 5i 3f 7? 5 P 6-'6 41 V 4 3 d 41 4 2 2r iî-
- Epaifleur des baux du Gaillard d’arrière ,... Celle des Courbes.. r r. 8i; 8 5 4 5 3? § 3i 4? 3? 4 4 aj- 3i 3 2-i
- *r 4 4
- Largeur des mêmes barots........ ,» 5
- Les Serres de la Dunette L’épaifleur de la tête du Gouvernail Celle de la barre du Gouvernail.... L’épaifleur des Bittes eh quarré »... 3 Z O 10 17 2i 4 19} H 16 z7 P| M A «i Ia4 Z 7l m| 7? i°i Ml 9 Mi Si 8 iî 5f 7i 11 4? 7 ^i 4? 7 3i 5
- Toutes les pièces du navire n’ont pas été ici généralement préfentées; parce que les premières dont on a befoin pour bâtir les navires , n’entraînent après elles d’autres difficultés que félon les circonftances. Celles-là feules nous doivent diriger, fi Ton veut trouver proportionnellement ce quil en faut làifir d’une maniéré qui foit propre à bien exécuter çe qui regarde la conftruâion, pour que la pefimteur du corps en foie pour lors parfaitement calculée. Il doit être même à defirer , que relativement à cette derniere circonftance, on fût en état de préfenter, fans exception & généralement ici, comment on trouve dans la préparation, ce qu’il doit entrer de pieds cubiques, des différentes fortes de bois qu’il faut façonner, pour la conftruélion d’un vaiffeau.
- §• 34*
- La maniéré ufitée de trouver en pieds cubes, ce quon emploie en bois de charpente, ne fauroit être allez exaéte, foit dans l’achat, foit dans la vente ; mais quand le contenu en pieds cubes fera calculé dans la vue uniquement d’en découvrir le poids, cela pour lors doit être cenfé nécelïàire d en connoître le travail & la folidité. Pourquoi on a trouvé luffifimt ce qui a été déduit des deux formules luivantes. La première a été tirée des Fluxions de Simpfon, Tom. L Art. 154.
- Pour
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- DES FAI SS EAUX. Chap, IX* Première Formule.
- Soit Fig. 3 5 , À E G B un corps folide , dont les quatre côtés A H, A F , CH j C F foient un fimple plan , & leurs extrémités AD CB, E F G H des reétangles parallèles entr’eux.
- Soit fuppofé que la longueur ou la diftance perpendiculaire entre les deux extrémités =* a 3 on aura donc la folidité de ce corps. %
- •*= ABxAD + EHxEF -hA b x eh x ad +EF x + a. Que fi
- EF = O, alors le * corps fera femblable à un coin mais de moindre épaifleur par une de fes extrémités que par l’autre ; doù Ton en tirera
- la folidité = 2 AB + EHx A D x t û ; mais fi E F = EH, ou bien fi A D = A B j en ce cas le corps fera une pyramide tronquée, enforte que
- fa folidité = AB* + AB xEH + EH2 * * * & * * * * ii x~j-a : enfin fi E H a pour fi
- derniere expreffion = o, alors la pyramide fera entière & non tronquée ,
- & fa folidité = A B2 x ~r a.
- Soit, par exemple, AB = 18 pouces, A D =* 12 ponces & EH — 10 pouces, ainfi que E F = 8 pouces : foit auili la longueur a = 20 pieds, d’où
- l’on en déduit la folidité = 18 x 12 + 10 x 8 + 18 ^ 10 xn + 8 x f ><20 *= 52.85* 3>3 3• Mais les moyens dont on fe fort pour prendre les largeurs & épaiffeurs , fe trouvent ufités ordinairement en pouces, il faudra donc divifoü par 144 pour avoir la quantité cubique qui y fera contenue, ce qui indi-dique ici = 1^,814 pieds cubes.
- Seconde Formule.
- Soit F A C D E, Fig. 36y un corps folide rond engendré par une ligne Courbé ABC, qu’on fuppofo entraînée autour de la ligne G H comme axe : foit cette ligne génératrice ABC une parabole, qui a font fommet en C t foit auffî la ligne AI une ordonnée parallèle à l’axe G H & CI 1 abfoifle de la même ordonnée ; fi. foutangente fera I K. On fera K I : C I : : m : n * le paramétré étant = 1 ; en forte que l’équation de la ligne ou parabole , fera C I" = A I m. Soit la longueur G H = u, le diamètre GE = 3, & fo diamètre A F «= c.
- La quadrature du diamètre du cercle nous donne aüflî fon aire à très-peu de chofe près comme 14 à 11, enforte que la folidité du corps peut très - bien s’exprimer par ~rt ci
- m-t- n x n cs
- Ltnnbc
- % nr
- 772 —}— H K TL -+- Z 772 72 -j— z 1TLZ
- Que fi la ligne ABC eft une parabole Conique * on auroit én ce cas 772 = 2 , n== 1 & la folidité = la folidité feroit en ce cas = drV a x -fr
- ii îC24-4èc-f.8Âi, • r
- rc~ ci x--------------; mais fi t *** o 7
- Y
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- DE LA CONSTRUCTION
- Que fi la ligne ABC eft une parabole cubique de la première elpece, *oa aura m s= 3 , n^= 13 8c enfin la folidité = -77-a x 6bc’+-lSb # Mais
- X 3
- Il c *= o, alors la folidité = •‘hr cl x -f4- b\
- Dans le cas où la ligne parabolique cubique feroit de la deuxieme elpece,
- *®n auroic m = 3 , n = 2 & la folidité-fr x — . majs lorfque
- c = o y alors la folidité = -ff- <2 x -f0- b\
- Que fi ABC eft une ligne droite , en ce cas le corps fera un cône tronqué, alors m\n : : 1 : 1, ainfi que la folidité = -j—a x c* ——; «enfin fi c = o, le cône ceffera d’être tronqué & devient complet, fa folidité
- ___ * * - y \
- * 4 CL ^ »
- On demande, par exempleles pieds Cubiques contenus dans Une vergue* laquelle a 68 pieds de long, & dans fon milieu 17 pouces d’épaifleur, au lieu qu’il ny a plus que 7 pouces aux extrémités : cela étant , on aura *z = 6$ > b = 17 & c *= 7, Que fi la ligne dont la vergue a pris là forme eft une parabole conique, là folidité fera =~rr ci x ---4^c 8^—
- «= "tt 68 x ?,.*7,a±.lx ^X.L±J..-.17 *=a 10454 : mais les épaiffeurs 17 & 7 font
- en pouces; d’où s’enfiiit qu’il faut divifer 10454 par 144, pour avoir la folidité de la vergue = 7a -r<r pieds cubiques*
- On fait auffi combien pefe un pied cubique du même bois dont on a coutume de conftruire les vergues ; en forte que là pelànteur luivant les dernieres recherches, a été trouvée, par exemple, de 40 Skaolpunds , & que tel eft le poids d un pied cubique de ce bois. Multipliant cette valeur par 72,6 = 2ÿO4 Sklpd , on aura auffi ce produit = p Skepunds poids de fer, ou bien fi l’on divife 2pOA Sklpd. par 63 , on doit trouver auffi le poids = 46,1 pieds cubiques d’eau fàlée.
- Cette formule fervant à nous faire connoître la folidité renfermée dans un bois arrondi, peut très-bien fervir pour la calculer ou jauger les vafes les plus renflés par le ventre ; car alors on prendra chaque tranche ou feétion de ce vafe pour une des lignes paraboliques mentionnées ci-deffus , & la mefiire des feélions de la maniéré luivante.
- On prend en-dedans le diamètre de la tonne ou vafe , tant au milieu qu’aux deux extrémités : or puifque CE(Z>) 8c AF (c) ont une différence, on en luppofera donc la moitié entre les données = n.
- Pour connoître chacune des tranches paraboliques qu’il faut employer dans les calculs, foit employée un canne ou baguette fort droite , qu’on placera lùr le vafo , & qui puifle le toucher par une de fes extrémités comme en A , ce qui repréfentera A K de la Fig, 36.
- Par le point C milieu du vafe, faites pafîer une ligne aplomb, & melii-rez-en très-exaélement la partie comprife C K entre le vafe & la canne ou
- /
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- DES FAIS S EAUX. Chap. IX 87*
- baguette inflexible : on pourra fuppofer, fi le vafe efl uniforme 9 que toutes les tranches font de même épaifleur. Cette derniere mefure ou valeur jointe à n fera une forame = m : mefurez aufli en-dedans la longueur du vafe qu’on fera = a.
- Ainfi , dans cet exemple, on aura a = 4,04, b = 3,4 pieds, Sc c = 2,6 pieds* c eft-à-dire , = o, 4 n. Suppofons qu’à la diftance C K depuis l’ou-
- verture de la tonne jufqu’à la baguette* on ait mefure AK = 0,15; on aura donc 0,4 -f- 0,15 «=* 0,55 — m.
- D’après la formule précédente, on aura le contenu du vafe ou de la ba-
- I » x . ,, o>9? X 0,4 X x,63 H- 1X0,MX M4 *+• 1 X 0,302? x' Y » 4*
- * 14 â * A 0,95 X 0,4 -f- a X 0,12 -f- 2 X 0,3025
- = -rr 4,04 x p,44 = 30 pieds cubiques ou
- -i- x 4>°4 >
- 13 1 43x 1,4^5
- 300 cannes. •
- On peut auffi trouver d’après( cette formule, foit le diamètre , foit la fituation en longueur des tonnes ou barriques, quand la valeur de ce qui y eft contenu , eft connue en pieds cubiques.
- On veut favoir, paf exemple , combien s’étend en longueur, une tonne qui renferme 33 pieds cubiques ou 330 cannes.
- Soit fuppofé (a) pour la longueur & fbn diamètre par le milieu (b ) , mais fes extrémités (c) pris en dedans Sc qu’ils font dans le rapport de lun à l’autre comme 6y y Sc 4 , quand on a i = c = $a9 Sc fi les courbures des tranches font prifes d’après la parabole cubique de la fécondé efpece ;
- n = 2 3 d ou Ion tirera -rr<2 x —~ = %3 *
- 1 Tn -4— T 7. -4— î a J ^
- c eft-à-dire, &
- 33 X 14 X 36 X 10 -+- 12-4-18
- 11 x 10 x 16 n- 12 x 20-r 18 X25
- 665280
- 9350
- 1 o —12 -*4— 18
- 1 70,83 , Sc enfin
- a = 4,123 , & alors h = 3,436, &-c = 2,749 pieds.
- §• 35*
- Comment on doit drejjet un dejj'éin en grand, fur le profil des contours obliques & folle des gabarits, pour en faire enfuite dy autres mefares obliques & gabarits.
- O n a, par exemple, un vaifleau armé en courfe tel qu’eft celui du n°. 7. ( Planche XXXVIII de l’Architecture navale marchande de notre Atlas ) Sc qu’il a fallu conftruire.
- Or tant à l’avant qu’à l’arriere, entre les tranches P, S, W, ainfi que celles qui font défignées par 21,24, à l’étrave & à l’étambot, on voit s’éle-» yer diverfes tranches, du nombre defquelles font U & R pour l’avant , Sc 26, 2 J Sc 23 pour l’arriere : voyez auffi la PL VII Fig. 37; lequel deffieiri fera toujours le même comme pour le corfaire n°. 7 ; /mais pour plus d’évfe dence, on l’a drelfé d’après une très-grande échelle*
- >
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- 83 DE LA CONSTRUCTION
- Un vaiffeau de cette efpece ne doit pas avoir plus de varangues. poüt naviguer, que ceux qui reftent à fec, lorfqu’il y a peu d’eau dans i’ébe ou dans le jufant; mais il doit les avoir fi longues dans fon milieu , que lorfque ce vaifleau panche par un de fes côtés fur fes fonds, alors les extrémités de la Varangue s’élèvent d’un pied, lavoir bien au-delà du lieu- où elle touche à fond. Mais puifque le navire avec un fond aigu tel qu’il l’a, ne doit jamais tirer beaucoup d’eau ; il eft donc libre d’accourcir , autant qu’on le voudra , les varangues du fond.
- C’eft pourquoi li la matière ou le bois dont on a conftruit le vaiflèau, eft telle qu’on en peut confîdérer d’abord la forme , ainft que la longueur, on s’en fervira facilement pour en marquer le lieu fur les defleins des tranches ; d’ou ce bois doit être confédéré comme I, II, III, ou dont les longueurs des varangues font femblables à IB BI , celles des courbes en genouil étant allongées depuis B jufqu’à II, & la première allonge doit s’étendre depuis I jufqu’à III, la fécondé depuis II jufqu’à Ç , & l’allonge de revers fera depuis III jufqu’à C.
- Pareillement on trouve que chaque couple ou tranche eft compofée d’une varangue, de deux genoux & quatre allonges, 8c deux allonges de revers. Mais puifque la matière eft d’une telle qualité ou condition qu’il n’eft pas poffible de trouver des bois auflî longs qu’on les a marqués, on doit, dans la diftribution , faire quelque réforme , 8c faire plus courts les genoux qui font de rebut, afin que le nombre des allonges en puifle augmenter d’autant de part 8c d’autre ; au lieu qu’un bois plus court ne peut être employé , à moins que les genoux de rebut, ainfî que les varangues n’aient fîx pieds , & que les autres pièces de rebut foient de qi pieds pour un navire de cette force.
- Or puifque toutes les pièces de rebut font notées de cette maniéré, il refte à tracer fur le deflein des tranches toutes les lifles ou lignes diagonales i,2, 3,4, y ,6 & 7 légèrement 8c félon la direction des planches ; 8c après ces lifles viennent tous les bordages à clous, à mefure que les coupples s’élèveront de la quille.
- Pour trouver la forme des allonges de revers , on tirera une ligne entre le plus haut de la ligne du fort 8c celle de la liflè du platbord , de telle maniéré que fur les defleins, tant du plan que de l’élévation, cette ligne y foit marquée par 8. 9 eft la hauteur de la ligne d’épaifleur, ou du fort , IO la ligne de la iifle du platbord , & il celle de la lifle d’acaftillage.
- Dès que cela eft fait, on marquera les diftances 8c autres valeurs dans l’ordre fui vaut. t
- Diftribution
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- DES VAISSEAUX. Chap. IX.
- Dljlribution des Tranches
- s*
- ou Couples,
- £>epuïs l’Etambot jufqu’à 16,,
- Tranche ©,
- de a 6 à .
- *f • • 14 « »
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- *S .........
- U
- if
- z4
- 23
- 21
- 18
- If
- 12
- 9
- 6
- 3
- O
- C
- F
- I
- M
- P
- R
- S
- U
- w
- De W à la perpendic. à l’étrave.
- Pieds Pouc. ï 8
- 1 4 4
- I 3 2
- z 6 3
- 3 1 2
- 3 1 2
- 6 2 4
- 6 2 4 \
- 6 2 4
- é 2 4
- 6 2 4
- 6 2 4
- 6 2 4
- 6 2 4
- 6 2 4
- <6 2 4
- 6 2 4
- 6 2 4
- 3 1 2
- 3 1 2
- 3 î 2
- 3 1 2
- 3 2 3
- 102 6
- Première Diagonale où lifle.
- Seconde....................
- Entre la première 8c fécondé.
- Troifieme diagonale.....
- Entre la troiüeme 8e quatt ..
- Quatrième diagonale . . %. Entre la quatrième 8c cinq....
- Cinquième diagonale.....
- Entre la cinquième 8c ïïxieme
- Sixième diagonale.......
- Septième. . «...........
- Hauteur de la ligne du fort.. Entre la ligne du fort &platbord Et le Platbord. . . »......
- Hauteur depuis la Rablure. Demi- largeur.
- Pieds Pouc. I 8 Pieds Pouc. I 8
- 1 2 I Z 3 7
- 1 IO f 4 4 3
- 2 2 6 5 8 4 '
- 2 8 2 7 2 z
- 3 3 1 8 é 4
- 3 11 6 9 9 4
- 4 10 6 10 11 7
- 5 11 6 12 0 1
- 7 2 3 12 10 3
- 8 5 6 *3 f 4
- ïo 4 0 *3 io 1
- IX 11 2 !3 ïo î
- 14 6 7 *3 1 3
- 17 2 I !3 9 y
- Entre les Perpendiculaires.
- Hauteurs des Lijjfes ou diagonales fur la ligne du milieu.
- Première Diagonale.
- Seconde............
- Troifieme..........
- Quatrième........ ,
- Cinquième........ .
- Sixième. ........
- Septième...........
- A l’Avant. A l’arriere.
- Pied s Pouc. X s Pieds Pouc. T 8
- 3 IO 1 5 IO 3
- 7 IO 3 7 IO
- 8 2 4 IO 4 2
- IO ? 2 !3 6 ï
- !3 3 2 16 4 5
- I? 9 4 18 5 1
- 17 3 ï 20 3 4
- Le Maître-couple de Varriéré..
- Le Maître-couple de l3 avant*
- A la Tranche. 3 6 9
- ' 12 ïf
- ï8
- 21
- 2 3 24
- *f
- 26
- Eftains.
- 'Allonges deCorniere.
- Hauteur depuis la Rablure. Demi- largeur.
- Pieds Pouc. I 8 Pieds Pouc. I JjT
- 12 0 0 13 10 1
- 12 I 3 13 8 2
- 12 4 1 !3 f 6
- 12 7 7 13 1 7
- 13 1 0 12 8 4
- !3 7 f 12 1 4
- 14 3 6 II 4 3
- 14 8 6 IO II f
- 15 2 4 10 f 4
- If 7 2 ïo 0 4
- If 6 9 10 0
- lé 1 0 9 6 3
- lé 9 1 8 9 7
- A la l lâilche. . C
- F
- I
- M
- P
- R
- S
- U
- W
- à l’Etrave.
- Hauteur depuis la Rablure; Demi- largeur •
- Pieds Pouc. I 8 Pieds Pouc, Z 8
- IX II é J3 10 I
- 12 X 4 13 9 —
- 12 4 f 13 6 4
- 12 10 3 13 — f
- 13 6 f 12 I —
- 13 il é II 1 é
- 14 f 7 9 8 —
- If 1 2 7 f f
- If 9 7 3 11 é
- ié 4 é
- * ......
- Entre la ligne du Fort & le Platjbord. ’
- A Varriéré. A T avant.
- A la Trançhe. 3 6 9
- 12
- 18
- 21
- 24
- Efiains.
- Allonges deCorniere.
- Hauteur depuis la Rablure. Demi- largeur. Hauteur depuis la Roblure. Demi- largeur.
- Pieds Pouc. I 8 Pieds Pouc, I 8 Pieds Poiîc. I 8 Pieds Pouc. 1 8
- 14 7 4* 13 I — A la branche* . C 14 7 3 I3 I 3
- 14 8 4 13 — ^ F 14 8 13 — 3
- 14 10 é 12 5> 6 I 14 10 — 12 10 4
- If 1 4 12 é 3 M If — 7 12 f 4
- If 4 7 12 I 6 P If 4 7 II 7 4
- If 8 7 II 7 é R If 7 3 IO 9 7
- lé 2 0 II « 2 S If 10 7 9 6 A
- lé 8 0 10 3 I U lé 2 2 7 f ï
- 17 3 0 9 ‘ 4 f W lé 7 0 2 îï 6
- 17 8 0 8 8 é à l’Etrave. lé 10 3 .
- z
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-
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- JJO
- DE LA CONSTRUCTION
- La Diagonale ou UJfe de Vlatbord de r arriéré.
- La Diagonale de Vlatbord de Vavant.
- Hauteur depuis la Rablure. Demi- largeur. Hauteur depuis la Rablure, Demi- largeur.
- Pieds Pouc. 1 8 Pieds Pouc. I J Pieds Pouc. 1 « Pieds Pouc. I 8
- &Ia Tranche 3 17 a 5 II 9 3 A la Tranche.... *. C 17 a 5 II 9 i
- 6 17 3 7 II 8 3 F 17 3 3 11 8 —
- 9 17 5 7 11 6 3 I 17 5 — 11 5 5
- \2 Î7 8 5 II 3 a M 17 7 7 II I 3
- 1? 17 ii 7 IO IO 6 P 17 il 6 IO 5
- 18 18 4 IO 5 a R 18 a 3 9 IO i
- ai ï8 8 7 9 IO i S 18 5 8 ii 7
- *4 19 3 4 9 i 6 U 18 9 4 7 8 4
- Eftaîn s. 19 IO 5 8 3 6
- Allonges de Corn. 20 4 2r T r 7 7 6 •
- La Diagonale d? Accajlillage de Varriéré*
- La Diagonale d* A ccaftillage de lJavant.
- Hauteur depuis la Rablure. Demi- largeur.
- Pieds Pouc* 1 8 Pieds Pouc 1 8
- A la Tranche i ? 19 3 i IO 4 Z
- ï8 19 7 i 9 II —
- ai 19 II 7 9 4 4
- a4 ao 6 l 8 8 2
- Eftains. ai i 7 7 IO I
- Allonges de Corn. ai 8 7 a 3
- ' r* Hauteur depuis la Rablure. Demi- largeur.
- Pieds Pouc* I 8 Pieds Pouc. 1 2
- A la Tranche». . M l8 8 7 IO 9 6
- P 19 — 7 IO Z
- R 19 4 — 9 8 —-
- S 19 7 a 8 ii a
- U 19 II a 7 IO 7
- Partages pour les LiJJes ou Diagonales de Varriéré.
- Première Diagonale. Seconde Diagonale. Troifieme Diagonale. Quatrième Diagonale.
- Pi. Po I 8 Pi. Po I 8 Pi. Po 1 2 Pi Po ¥
- Depuis O à 3 — — 7 Depuis O à 3 — 1 3 Depuis O à 3 — a — Depuis O à 3 a 4
- Q. ... 6 — 3 3 6 — < T 0 — 7 4 6 7 7
- 9 — 6 7 9 _ 10 4 9 1 3 — 9 1 4
- ÏZ — ÎO 7 la 1 5 3 la a — 5 ia a a 3
- 15 1 4 3 15 a a a M 3 — 4 if 3 4 3 6 4
- i8 1 10 6 18 3 — 7 18 4 a a 18 4
- ai a 7 7 ai 4 1 7 11 5 7 a ai 6 __ 5
- *3 3 I 6 *3 4 10 — 13 6 5 7 13 6 11 6
- a4 3 8 — *4 5 7 3 14 7 6 3 14 8 1 6
- 4 3 a 6 4 — 15 8 8 — 15 9 4 4
- a6 4 6 4 a6 6 8 5 26 9 4 5 z6 10 4
- Jufqu’au milieu. 5 3 — Jufqu’au milieu. 7 5 1 Jufqu’au milieu. 10 é Jufqu’à la Me de
- ou ligne du milieu. • hourdy. 11 5 6
- Jufqu’au milieu. 13 8 z
- Cinquième Diagonale. Sixième diagonale. Septième Diagonale. .Lilîë du fort fur la Préceinte.
- Depuis O à 3 — a — Depuis 0 à 3 — 1 4 Depuis 0 à 3 ... __ é Depuis la Rabpe.à3 11 11 6
- * 6 — 5 6 6 — 4 1 6 — 3 3 6 ia — 6
- 9 1 1 — 9 — 9 a 9 — 7 4 9 ia 3
- la 1 IO 4 ia 1 4 1 la 1 — 7 11 ia 5 6
- M a IO — 15 a 1 3 *5 1 8 a 15 ia 9 a
- ?8 4 — 3 18 3 1 4 18 a 6 a 18 13 1 6
- ai 5 6 a 11 4 5 4 ai 3 7 4 ai T3 7 a
- *3 6 5 1 13 5 a 4 13 4 3 a 13 13 10 ^ B
- X4 7 5 6 14 6 1 a 14 5 — 1 14 14 a —2
- *5 8 6 1 15 6 10 6 15 5 7 7 15 14 5 il
- a6 P 1 5 aé 7 3 7 a6( 5 11 7 a 6 14 14 6
- Jufq.liflè dehourdy. P 8 6 Jufq.lHfè de hourdy. 7 9 5 Jufqu’au milieu 17 — 6 J ufqu’aux Eftains. 8
- Jufqu au milieu.. ï5 11 Jufqu’au milieu. 16 8 7 •
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- DES VAISSEAUX. Chap. IX* Partage pour les Diagonales de ïavant*
- 9*
- ire. Diagonale. ide. Diagonale. 3 me. Diagonale. 4me. Diagonale.
- Pieds. Pouces l 8 Pieds. Pouces I 3 Pieds. Pouces I 3 Pieds. P ouces I 8
- Depuis O jufqu’ à C — •— — — 4 — 6 — I 7
- F — — 4 l 1 — 2 — 6 '—
- I — z 1 6 1 I 7 I z 3
- M — * 5 I — 7 ' I II 5 2 3 4
- P I — — I il f 3 1 3 3 10 —
- R I 4 3 z 6 6 4 1 4 10 1
- S I 9 S 3 z 7 4 II 7 6 1 — 4
- U z 4 S 4 — 7 6 1 3 7 8 —
- \v — — •— 1 — 7 7 7 A 9 8 —
- Jufqu’au milieu. • • 3 6 5 1 11 1 9 1 — 11 11 4 ni).
- fme. Diagonale. éme. Diagonale. 7me. Diagonale. L’angle fup. de la Lilfe du fort»
- Depuis G à C - 1 — Depuis O à C - 1 Depuis O à C — » 4 Depuis la Rabl. en C 11 11 S
- F — 4 z F 3 F — 2 2 F 12 — 3
- I — XI 7 1 8 4 I — 5 7 I 12 2 1
- M z — z M 1 6 4 M I 2 1 M 12 4 7
- P 3 8 — P 3 — 4 P 2 5 6 P 12 9
- R 4 9 6 R 4 R 3 6 6 R 12 il S
- S 6 3 1 S 5 8 1 S 5 1 1 S J3 3 —
- U 8 z 6 U 7 11 5 U 7 6 _ U J3 7 1
- W 10 il z w n 3 7 W 11 1 5 w !3 11 6
- Jufqu’à la ligne Jufqu’à la ligne Jufqu’à la ligne Vis-à-vis les côte's
- du milieu. » . 14 6 du milieu. • • • 15 4 du milieu.... iî 6 1 de l’étrave j ôcc. 14 3 3
- D’après ces mefures s’élève enfoite en grand au modèle des gabarits (d après la mefore ordinaire en pieds) tout ce que l’on peut tirer de ces delfeins ou plans. Les couples & toutes les lignes courbes s’élèvent d’après de grandes & menues planches d’équerres & autres courtes pratiques abrégées , afin que celles-là s’y prêtent par tous les points. •
- La quille , l’étrave 8c l’étambot ont leur demi-épaiflèur marquée à chaque côté de leurs lignes du milieu, fur les plans ou deffeim des tranches : pareillement on a tiré les lignes ponéluées a a qui indiquent la profondeur de la rablure de la quille ; de même on aura la ligne b b qui défignera la demi-largeur de la rablure vers les tranches de la proue & la pouppe.
- De plus, l’angle au-deflus & au-deflous de la préceinte eft marqué par 12 8c 13. Ainfi, pour pouvoir connoîtrefi les delfeins des tranches font bien repré-fentés, comme auffi pour trouver les angles obliques, on doit tirer toutes les lilfes ou diagonales depuis l’étrave & l’étambot jufqu’à la tranche o ; c’eft pour-» quoi for toutes les diagonales 1 * 2 9 3, &c, on aura foin de prendre la diftance de la ligne du milieu à chacune de toutes les tranches ou couples fur le delfein qui les repréfente, &on l’appliquera depuis la ligne du milieu DD fur les lignes des couples ou tranches correlpondantes du plan ou delfein , d’où l’on reconnoîtra les lignes diagonales ou lifles 1,1,2,2.3,3 , &c.
- Il y a aux bois de conftruélions ceux qui font à chaque extrémité intérieure du navire , & qui ne fauroient s’y trouver à angles droits avec la ligne du milieu DD; car alors la courbure y doit être très-grande, & on y aura
- /
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- 5>a DE LA CONSTRUCTION
- toujours befoin dune grande épaifleur du bois , pour fe prêter aux angles obliques. C’eft pourquoi il eft ufité dans les conftruétions de leur donner la fituation verticale, mais pour fe tourner de part & d’autre, eu égard foit au plan d’élévation * foit aufli pour que jufqu’à la ligne du milieu D D, ainfi que font KE,FF, G G & HH: ces trois dernieres peuvent s’ap-peller bois contourné & incliné , on doit appeller K E ou tout ce qui eft l’arriere-bois de rançon , ce qui déterminera la longueur de toutes les barres d’arcaffes & du Pont.
- La largeur I K de la lilïe de hourdy, à fon extrémité fupérieure, déterminera la fituation de l’angle le plus en arriéré du bois de rançon , relativement à la lifte de hourdy : on tirera de K la ligne K E ; en forte que l’angle le plus en arriéré du bois de rançon, doit donner la place ou fituation de ce bois -, pour que par fes angles obliques il puiffe fe retrouver au plutôt & au-dedans à angles droits.
- On doit aufli pareillement porter l’extrémité E fort loin de l’étambot ; d’autant que les parties inférieures de la lifte de hourdy en deviennent par-là plus longues, & puifqu’en même temps elles en doivent être d’autant plus courbes , il en naît de la difficulté pour trouver le bois qu’il y faudroit employer. Le bois dévoié fe contourne comme on le demande , mais non pas trop , puifqu’autrement l’avant-bois deviendroit trop pointu en deflous.
- Pour trouver la forme de ces bois, tirez fur ledeftein des tranches, la ligne de flottaifon ; d’abord d’après l’angle fupérieur de toutes les barres d’arcafle L, M, N j O ; comme aufli d après plusieurs qui font au-deftous telles que c3 dye 9f, g félon ce qu’on exige, de même qu’au dehors A,i,A,/, m & n. Or d’après ces lignes , on les formera depuis la flottaifon dans les deflèins ou plans, qu’on aura foin de marquer par les mêmes lettres.
- Si les lignes M, N, O fe trouvent avoir pris leur forme de l’angle fupérieur des barres d’arcafle & de la lifte de hourdy , en ce cas celles des barres fopérieures prendront leur obliquité I K vers leurs extrémités.
- Sur tous les lieux ou la flottaifon dans les defleins ou plans, coupe la ligne KE ou l’angle en arriéré du bois de rançon, prenez-en la diftance à E, & appliquez-la à la même diftance de la ligne du milieu for le deflein des tranches chacun fur fa ligne d’eau correfpondante, & alors une ligne tirée par tous ces points, fera naître une ligne qq, qui indiquera la forme du bois de rançon.
- A une diftance de la ligne K E pareille à l’épaifleur du bois de rançon f tirez une lignep r parallèle à la ligne KE , de E tirez Ep \ angles droits avec K E : dans tous les lieux où les lignes d’eau coupent la ligne p ry
- prenez-en
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- DES VAISSEAUX. Chap* IX p5
- prenez-en la diftance a p , & appliquez la même diftance comme ci-deflîis, depuis la ligne du milieu for le deflein des plans , chacune for fa ligne d’eau correlpondante : tirez par tous ces points la ligne s s, ce qui fera naître k ligne de l’angle d’avant du bois de rançon , & ce qui, par conféquent donne la diftance entre les lignes q q & s s, dont la grande obliquité du bois fe retrouvera à angles droits foit au-dedans foit au-dehors.
- Pour trouver quelles font les diagonales qui coupent le bois de rançon qq% prenez les diftances, là où les lignes d’eau coupent la ligne KE à angles droits avec la ligne du milieu DD, & appliquez-les depuis la ligne du milieu fut le deflein * for leurs lignes d’eau correlpondantes : par tous ces points tirez la ligne 11, en forte quelle repréfente l’angle de 1 arriéré du bois de rançon, telle qu’il fo préfente à l’arriere*
- Des points uu où cette ligne eft coupée diagonaîement, tirez la ligne horifontale w u ; & là où ces petites lignes coupent la ligne q q, comme en w w , ce fora le lieu for le bois qui fora traverfé diagonaîement.
- Pour trouver le lieu for le bois de rançon rencontré par les diagonales,.
- De tous les points for le deflein des tranches , là où les diagonales ï, i . 2,2 . 3,3,&c. coupent la tranche, prenez à angles droits leur diftance à la ligne du milieu, & appliquez for la ligne des tranches correlpondantes liir le deflein ou plan, à prendre depuis la ligne du milieu DD; il en proviendra ce que l’on nomme les lignes horifontales & diagonales 1,2,3, &c. lefquelles font ici ponétuées.
- Des points xx où ces lignes Coupent la ligne KE, tirez les petites lignes xy, xy à angles droits for la ligne Uu milieu DD , & là où ces lignes couperont les diagonales 1,1.2, 2.3,3 , &c. tels qu’en y ; ce fora le lieu' où le bois de rançon doit être coupé diagonaîement»
- L’obliquité qui fe trouve vers l’extrémité des pièces qui traverfent à la pouppe, peut le déduire par celle des bois de rançon ; mais celle qui eft: entre le milieu & les bouts des pièces fofdites, fe trouvera comme il foit» ’
- Sur le deflein des plans, tirez les lignes IV, V, VI, telles qu’on les demande, pourvu quelles demeurent parallèles à la ligne du milieu DD, & là où ces lignes couperont les lignes d’eau, prenez-en la diftance à la perpendiculaire ou tranche qui pafle par letambot : appliquez-là depuis la même perpendiculaire for les lignes d’eau correlpondantes for le plan d elé-* vation : tirez par ces points les lignes IV, V, VI ; ce qui en indiquera l’obliquité relativement aux pièces ou traverfins : l’inclinaifon des poutres les plus bafles des traverfins fo prend d’après les tranches 25 & 26.
- Pour trouver la forme & l’inclinaifon, for l’angle du bois de la pouppe 8c de la proue, on opérera de la même maniéré que for le bois de rançon , ce qui eft évident d’ailleurs, puifqu’on peut le tirer auffi des plans ou defleins,
- A a
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- n DE LA CONSTRUCTION
- Après toutes ces tranches dont on vient de parler, celles des angles du lois, celles des pièces de traverfe 5 & autres, fe préfentent d’abord les mefures -des ouvrages en lapin,, -fiir iefquelles feront marqués les places de toutes les diagonales , la hauteur de la grande épaiffeur 9 l’ouverture des rames, les èandes ou montées & le tillac, fi on l’exige.
- La derniere courbe qui fè trouve à l’avant ou à larriere, donne après qu’on la relevée fur le plan ou deflein, les diagonales 1,1 . 2,2 .3^3, &c. de deux pouces d’épaifleur en planches de fapin , jufqu’à ce qu’on ait fiiffifam-ment trouvé la force qui doit être de les doubler l’une fur l’autre.
- Une couple des avant-proues tient au-devant des bandes : elles peuvent être ffituées ou bien horifontalemeiit, ou bien fuivant un ligne droite qui devient, autant qu’il eft poffible, parallèle aux lifTes.
- Les mefures des varangues & membres les font fi larges à leur milieu , parce qu’il les faut faire beaucoup plus hautes.
- Les obliquités où le bois doit être recoupé > font défignées foit par leurs propres mefures , fbit par les mefures ordinaires de leurs plans.
- Il eft nécefîàire de procéder à tout cela avec la plus grande exactitude poffible , y réfléchifiant & agifîant de concert avec les mefures, & cela non pas feulement eu égard -aux foins qu’on apporte en conftruifànt à l’aide des plans ; mais auffi fans négliger l’épargne ou 1 économie des travaux journaliers , parce que dans la collection des tranches , & à mefure qu’on s’élèvera fur la quille, on n’a pas feulement befoin d’égalifer plus en détail , pour ajufter lune après l’autre, mais auffi afin de pouvoir couper auffi tous les bouts de la charpente , «1 apres les mêmes mefures aüffi-tôt qu’elles feront numérotées.
- §• 3^
- Échelle pour drejjer les DeJJeins & Élévations.
- Süppofons quon doive élever une échelle de defîèins pour le corfaire dü n°. 6. PL XXXII , dont le déplacement a été calculé au §. 4.
- Le calcul, pour former cette échelle, eft fondé fur ce qu’elle tire fbn commencement de la ligne d’eau fupérieure ou flottaifbn, afin que toute la folidité qui fè trouve au-deflous de la ligne d’eau fupérieure , jufqu’aux autres lignes d’eau plus abaiffées , puifle être par-là connue ; & voici l’opération de la maniéré fuivante.
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- DES VAISSEAUX, Chap» IX*
- Trouver la folidité entre la première SC la fécondé ligne d'eau,
- ! aire de la ligne d’eau fupérieure §. 4. • ............ . » * 12515,911
- Celle de la fécondé ligne d’eau................... 1178,05
- . .. s. . r. . 2) 247L5>4;
- Moitié quil faut multiplier par la diftance............ 125 5,97
- qui eft entre les lignes d’eau.............. 1,62
- f folidité entre la ire. & la 2de. ligne d’eau.. ....... == 2002,27
- Pour le franc-bord.....................ç ..... . 50,75
- A l’étrave & à l’étambot. * ,...»»» ... .... .... 2,00
- Pieds cubiques. 2055,00
- Déplacement pour la profondeur de r,62 pieds. ....... 2
- Donc au-deflbus de la flottaifon. .............. . =a 4110,00 =? 45,16 laftes.
- Trouver la folidité entre la première & la troifeme ligne d’eau*
- y aire de la première ligne d’eau...... 129 5,91
- Celles de la fécondé. ....................1178,05
- troifieme..*, . . » , 1050,69
- Qu’il faut multiplier par le j . . ...........
- de la Diftance entre les tranches., . , , . . . . . .
- ï
- 4
- ï
- * 1»
- r folidité entre la première & troifieme ligne d’eau. . . ,
- Pour le bordage......... . ,
- -A l’étrave Ôc à l’étambot......... ... ......
- = *293,91
- = 4712,12 == 105 0,^9
- » . 7056,72 * •= 0j54
- « • 3199 $3 , . 104,17
- % * ^00
- Pieds cubiques. , ; .. 5908,00
- Déplacement pour 3,24 pieds de profondeur.......... 2
- Donc au-delfous de la ligne d’eau fupérieure. . ........ 781*5,00 = 85,89 laftes;
- Pour trouver la folidité entre la première SC la quatrième ligne d'eau*
- i aire de la troifieme ligne d’eau. . ....... ..... 1050,^
- Celle de la quatrième ligne d’eau. ............. 855,95
- Divifeur, ... 2) 1887,62
- La moitié. . . * . . 945,81 À multiplier par la diftance, entre les lignes d’eau.. 1,62
- Moitié de la folidité, entre la troifieme ôc 4me. ligne d’eau. , 1528,97
- j. folidité, entre la première & quatrième ligne d’eau. . . 5328,80 *
- Le bordage..................... 165,20
- A l’étrave 6c à l’étambot» . ............ ..... 6,00 ,
- Pieds cubiques..... 5500,00
- Déplacement pour 4,86 pieds..»; ........... » » 2
- s» 120,88 laftes*
- Donc au-deflbus de la flottaifon ou ligne d’eau fupérieure. »
- 11000,00
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- $6 DE LA CONSTRUCTION
- Pour trouver la fétidité, entre lu première & cinquième ligne d'eau*
- y aire de la première ligne d’eau. . ; ; = I2p3,p'ï i = i2p3,pi
- Celle de la fécondé..* = i17^>°3 4 =® 4712,12
- troifieme. . . . • . . . . = 1030,6p 2 = 2061,38
- quatrième................. . *= $$6,93 4 === 3427,72
- cinquième, . • -• * • ~» ,- , ~~~~ 662^38 *1 — 662,38
- 12157j5i
- A multiplier par le | de la diftance, entre les tranches. ; , . 0,34
- y folidité, entre la première & la cinquième ligne d’eau, .. 6$65,0$
- IL,e bordage. » . .... .*. .................. 2-39)95
- A l’étrave & à l’étambot.. . >. . -, . . . . . -. . . p,oo
- Pieds cubiques.. . . 6814,00
- Déplacement pour *6,48 pieds. . . . . . . . . . . 2
- Donc au<teiTous de la flottaifon oulig, d’eau fupérieure. = jj628,00 =3 14^,75
- Pour trouver la folidité, entre la première &. fixieme ligne d'eau*
- y aire de la cinquième ligne d’eau. ; 662,38
- Celle de la dixième.-.. , . , . . . . . . . ............. 434^3
- Divifeur.... 2 ) 1 op7,21
- La moitié. .... £48,60
- A multiplier par la diftance \ entre les lignes d’eau. .... . 1362
- ' y folidité , entre la première 8t fixieme ligne d’eau. . • . ^88,73
- Y folidité, entre la première & cinquième ligne d’eau. . . . 6565,05
- y folidité, entre la première & fixieme ligne d’eau. ... . . 74?3>78
- Le bordage.. . .. . . .... -, > » 33U22
- A l’étrave & à l’étambot... . .......... 12,00
- Pieds cubiques. . . . 7801,00
- Déplacement pour 8,1 pieds. ... . ..........._____________2
- Donc au-deflbus de la flottaifon ou lig. d’eau fupérieure. = 15602,00 = 171,45 laftesi
- _ •- -v
- Pour trouver la folidité, entre la première cC Jeptieme ligne d'eau.
- y folidité , entre la première ôt feptieme ligne d’eau. . . 7951 Poye^ §, 4;
- Le bordage. ...................................... ... 426
- A l’étrave & à l’étambot. .. ........ . > . . . . . . 16
- Pieds cubiques. ... . . %399
- Déplacement pour p, 72 pieds* ........................... •_______2
- Donc au-deflbus-de la flottaifon ou ligne d’eau fupérieure.. » i67p8 s= 184,6 lafles* Solidité depuis la première ligne d'eau jufqti a la quille.
- y folidité, entre la première ligne d’eau & la quille.. ..... 8103
- Le bordage. . . . . .................. 500
- A l’étrave ôc à l’étambot. .................................. 20
- Pieds cubiques. ..... S 62 5 Déplacement pour 11,2 pieds. .............................___________2
- Donc au-deflbus de la flottaifon ou ligne d’eau fupérieure. == 17250 == 1^9,56 laftes*
- 1
- Pour
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- DES F AISSEAUX. IX,
- m
- Pour en former une échelle des Plans ou Deffeins.
- Tirez deux lignes à angles droits lune fur l’autre , dont lune fera hon* zontale 8c l’autre verticale : élevez fur la ligne horizontale, daprès ce qu’on demande , une échelle des dixmes ou de décimales , afin quelles défignent les plus forts lafles ; 8c fur la ligne verticale, appliquez auffi une échelle qui nous donnent les pieds, & qui réponde auffi à ce que l’on demande, comme cela fe voit à la PL XXXIL.
- Au-deffous de la ligne horizontale, tirez d’autres lignes qui lui foient parallèles, 8c dont la diflance à la ligne fùpérieure foit comme 1,62»3, 24 * 4,86.6,48.8,1.9,72 8c 11, 2 pieds»
- Sur l’échelle où l’on fe propofe de vérifier & relever les lalies, prenez chacun des lattes numérotés 45,16.85, 89.120,88.149,75 • I7I? 45 • I$4> ^ & 189,56 , & appliquez-les à compter depuis la ligne verticale fur leurs correfpondantes à la ligne horizontale»
- Faites paffèr auffi une ligne par tous les points , en forte qu’à ce moyen l’échelle des plans & delfeins fera achevée»
- * L’échelle qu’on trouvera deffinée fur la PL IV, a été faite de la même tnaniere que celle qu’on vient de conftruire.
- Sur les échelles horizontales, on a marqué en François, Tonneaux ; en Anglois , Tons 8c en Suédois , Fortsdajles»
- Les échelles verticales marquées S , E , F , qui font à angles droits avec les précédentes , font des pieds Sut'dvl* 9 -Anglois 8c François 5 les lignes courbes n°. 1, n9. 2, &c. qui toutes concourent pour fe réunir à la corne ê, déterminent ainfi les contretirés ou delfeins des navires n°» ï , 2, 3, &c. fur les Planches I, II, III, IV, V, VI & VII, & de-là provient l’échelle dont on a befoin pour les opérations fuivantes»
- La ligne a b fur le plan d’élévation eft la ligne d’eau fùpérieure ou de flot* taifon, jufqu’ou ie navire n°. 4 doit porter fa charge. Suppofons que le chargement intérieur du navire foit completté d’après la ligne cd; alors on mefurera les diftances a c 8c b c, lefquelles portées fur l’échelle des plans feront de 4 pieds 1 y pouces , & de 5 pieds 17 pouces : les ajoutant toutes les deux 8c prenant la moitié, elle donnera 4 pieds 7 7 pouces ; alors fur* l’échelle des contretirés, on prendra ces 4 pieds 7^ pouces, tels qu’eft eg9 & on les appliquera à angles droits depuis la ligne ef3 pour quelle coupe la ligne courbe n°» 4 e ; comme, par exemple, en A (d’après les nombres du defiein qui font 4) : or de A, tirez la ligne Ai, qu’il faudra prolonger à angles droits fur la ligne fe9 ou bien parallèlement à e g; cette ligne défi* gnera fur l’échelle , le poids qui devient ici néceifaire pour faire bailfer ou
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- plonger le navire jufqua la ligne a b; favoir, de 175 forts lajles Suédois, ou 420 Tons d’Angleterre , ou enfin 435 Tonneaux François.
- Lorfque le navire eft vuide & fans charge, il fera facile de trouver de la même maniéré que ci-deflus la pefanteur de tout le chargement qu’on y doit mettre, ceft-à-dire, que fi on obferve une fois lafituation du navire, & qu on réitéré une fécondé fois l’obfervation lorfqu’il fera chargé, eu égard à la profondeur ; alors, à l’aide de la même échelle que ci-deflus, on trouvera quel a dû être le poids de tout ce qui eft entré dans le navire, ou bien la quantité de ce qu’on en a ôté, de tout ce qui le faifoit enfoncer par fon creux au-deffous de la Surface de l’eau , ou de tout ce qui tendoit à l’élever ou à l’alléger.
- Si on applique de pareilles échelles à tous les vaiffeaux ou navires ( de celles dont on fe fert dans le cas de leur conftruéiion ) , alors les Armateurs du Capitaines des navires peuvent toujours empêcher qu’on ne porte trop loin leur chargement ou cargaifons, & même doivent trouver au plus jufte, qu’aux plus grands navires , on ne fauroit jamais manquer fon objet quant à 1 la charge, lorfque la mefiire de la profondeur, ou le terme jufqu’où ils doivent plonger , eft une fois déterminée.
- A l’égard des frégates de guerre ou corfàires, on doit tenir cette échelle plus haute, afin de trouver ainfi la jufte quantité de fon left ; & que quand les provisions, les munitions , & tout ce quon y doit faire entrer y feront chargées , ce navire ne puifle pas enfoncer dans l’eau au-delà de ce qui a été déterminé relativement à fon creux.
- CHAPITRE X.
- Sur la difpcfiùon des Navires à fe tourner au lof*
- §• 37-
- Lorsqu’on navigue par un vent largue, Souvent un navire eft plus ou moins ardent, & d’autrefois il n’eft que trop difpofé à fe tourner au vent, c’eft-à-dire, que le navire fe trouve tantôt plus ou tantôt moins en état de tourner au lof. Or plus ou moins de difpofitions à tourner au lof, peut provenir de ce qu’à un vaifleau on donne à une des extrémités plus d’augmentation dans l’aire de la voilure, & qu’on diminue l’aire de la voilure vers l’autre extrémité de ce vaiffeau ; en un mot, en faifant varier le centre de gravité de la voilure plus d’un côté ou vers une extrémité que vers l’autre.
- Quelquefois certains navires font pareillement de nature pour quauffi-tôt
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- que le centre de gravité de la voilure fe porte à lavant, alors ils deviennent beaucoup trop ardents; au lieu que d autres navires ont la propriété qu’auiïi-tôt que le centre de gravité de la voilure fe porte tout-à-coup à l'arriere , alors iis n’en deviennent que rien moins quardents à venir au lof, & à fe relever contre le vent.
- Àu relie * rien ne donne plus de force à un navire pour fe tourner au lof, que le vent ou courant d'air & que l’eau, favoir, l'aélion du vent fur les voiles, & celle dê l'eau fer le corps du navire ; en forte que quand la voilure ne peut pas entièrement effeéluer ni empêcher de venir au lof, on doit alors faire naître tel effet , qui occafionne & faffe agir l'effort de 1 eau fur le navire.
- Confidérons pour un moment le vaiffeau uniquement quant à fa pefanteur*; & feppofons que ce foit un corps d'une forme indéterminée, dont le poids eft réuni autour dç fon centre de gravité : feppofons que ce corps s’avance dans l'eau avec certains degrés de vî telle, & qu'il y ait auffi au-deffous une autre force qui agilîe félon une direction contraire for ce même corps & non pas tout-à-fait direélement oppofée au milieu de l'autre, mais obliquement Sc tantôt d'un côté & tantôt de l'autre ; en ce cas, il faudra que ce corps, en s’avançant, tourne autour de fon centre de gravité , ou bien autour de quelque point, qui nen eft pas bien éloigné. Mais alors l'effet de la force qui agira pour contourner ou faire virer le corps, fera proportionnelle à la diftance qui doit s’y trouver jufqu’à la direélion de la force principale, qui paffe par fon centre de gravité : ce n’eft pas ici le cas d’en donner la preuve* puifque cela fuit des ioix fi connues la méchanique.
- Quand donc un navire fait voile d’un vent largue, ü pour lors le centre de gravité de fa voilure , ainfi que la direction moyenne de la force du vent paffenî; précifément au milieu & au centre de gravité du navire , alors l'eau fait le même effort contre ce navire, que la force fofdite qu'il a en doit produire à fon égard, félon ce qui a été feppofé, quant à ce corps ; en forte que fi la moyenne direélion de la réfiftance de l'eau paffe pour lors foit d'un côté foit de l'autre à l’égard du centre de gravité , en ce cas le navire doit être ardent & tourner au lof, ou au contraire ; c’eft-à-dire , qu'il fera ardent pour tourner au lof, fi cette direélion moyenne paffe au lof du centre de gravité ; & que ce fera le contraire fi elle paffe vers l’autre côté oppofé; à 1 egard de ce même centre de gravité.
- Cet effort qu’a le navire pour fe tourner vers un côté ou vers l’autre à l’égard de fà route , doit fe produire en entier, de telle forte que fi l’on s’arrange pour que le centre & que la direélion de l’effort du vent fer la voilure fe trouvent précifément au-deffus, & dans la même ligne que la direélion moyenne de l’effet de l’eau, alors il faut que la voilure foit toujours dans la même
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- îîtùation. Mais auffi-tôt que le centre de gravité de la voilure s’échappe & fo t-ranlporte principalement vers lune ou vers l autre extrémité du navire , delà doit, pour d’autres caufes , être renfermé dans certaines bornes ou limites* Et il faut encore que le lieu de la moyenne direéïion de l’eau ait aufli fes limites certains., au-delà defquels il ne doit pas s’avancer ; & parce qu’il' peut arriver que ces circonftances décident des autres qualités du vaiffeaü , il eft donc néceffaire de recourir à quelque méthode connue, qui, à l’aide des plans ou deffeins du navire , nous induife à déterminer le lieu où fe trouve la direéïion moyenne de la réfiftance de l’eau. En conféquence de Ce que nous venons de dire , d’autres formes dans la conftruélion du navire ne feroient pas dans ce cas avoir une place bien marquée , ni qui réponde àf cette direction moyenne.
- Gar cette direéïion moyenne ne fauroit jamais être connue autrement que par les effets des forces direétes , latérales & verticales de la réfiftance de lcau ; favoir, contre la partie entière du navire qui eft dans l’eau ; mais fur cela on doit remarquer que quand l’effort, pour tourner au lof, eft la feulé chofe que l’on demande, on ne doit feulement avoir égard qu’aux deux premières forces, fàvoir, la force direétè & latérale 9 lefquelles font les feuleâ jufqu’ici qui doivent y concourir*
- Tant quun vaiffeaü fera Voile dùn vent arriéré où favorable, lès forces latérales feront en ce cas égales des deux côtés de Ce vaiffeaü : elles .ne doivent donc pas en ce cas entrer ici en confidération. Mais par un vent largue, lorfque ce vaiffeaü fait voiles, celles-ci ont pour lors une pofition oblique eu égard à la ligne du milieu du yaifîeauj doù s enfuit que le courant d’air doit employer fa force tant à le faire avancer de côté , qu’à le pouffer aufli de l’avant. Or le vaiffeaü a une forme qui eft telle que la réfiftance de l’eau eft moindre félon la direéïion de fà quille ou de l avant, que lorfqu’il préfente le flanc à l’eau qui lui réfifte. Ainfi la direéïion du vaiffeaü pour s’avancer ne fauroit refter en ce cas direéte ou parallèle à fa ligne du milieu. Elle ne fauroit être non plus tranfverfale ou à angles droits avec fà ligne du milieu ; il faut donc qu’il change la direéïion félon laquelle on gouvernoit le vaiffeaü. Or cette déviation fera précifément ce qu’on nomme la Dérive.
- La force latérale de l’eau neft plus, à beaucoup près, la même des deux côtés du vaiffeaü, mais elle eft toujours bien plus forte du côté oppofe au vent, qu’à celui qui eft fous le vent. D’où il doit s’enfuivre que fi l’on retranche celui-ci de l’autre , il doit refter la réfiftance latérale qui agit contre le vent de toute fà force de l’un a l’autre côté. C eft pourquoi fi l’on forme un reélangle des réfiftances direéles & latérales, & fi l’on a trouvé pareillement leur fituation, tant à l’égard de la ligne du milieu du navire ,
- qu’à
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- quà l'égard de Tune de fes extrémités ; alors la diagonale de ce reélangle indiquera la direélion moyenne & horizontale de l’eau* Or la force de cette direction eft celle qui contraint le vaifleau à fè tourner, fbit d un côté foit de l’autre, autour de ion centre de gravité * Comme cela a été déjà expliqué ci-devant*
- §. 38.
- On peut lavoir par-là ce qui peut être caulè d’un plus grand ou moindre effort pour tourner au lof, & quant à la force direéle, auffi bien qû’à celle qui eft latérale, on la peut même connaître , en lüivant Ce qui a été en* feigné au §. 17; & cela devroit s’enfoivre, s’il ne reftoit pas quelque difficulté à trouver la direction moyenne de l’eau. Mais parce qu’un navire qui fait voile, d’un vent largue, ne doit pas feulement par l’effort de l’air dans fes voiles qui tend à l’incliner de l’un ou de l’autre côté * mais auffi de là maniéré qu’il a été dit au §. précédent, parce qu’il doit nous donner quelque dérive , il ne fera donc pas poffible de trouver autrement la direélioa moyenne fufdite, qu’en y employant la conftruélion des forces variables , ou bien encore à l’aide de la conftruélion des autres lignes du vaifleau 5 lavoir pour que la chofe fe prélente dans une autre fituation.
- Je vais donc montrer d’abord pour cet effet , comment on peut trouver là moyenne direction de l’eau , en y employant la conftruélion des forces variables ; ou bien comment par une conftruélion différente de celle qu’on a enfeignée au §. 1*7, on trouvera les forces lulcUtes, alàn. de découvrir par-là la direélion moyenne de l’eau.
- Soit (Fig, 38) AG H un plan incliné, & fon angle inférieur À D parallèle à l’horizon^
- Soit A B la force àbfolue qui frappe horizontalement le même plan , B D une perpendiculaire à AD, BC une autre perpendiculaire au même plan, C E perpendiculaire à B D , de même que CF & EF à A B, & de la même maniéré qu’au Paragraphe 17, & Fig, 17; alors on aura G F, C E Sc E F fur le deffein des tranches, & on propofe de trouver l’angle DAB, que la force abfolue A B forme avec la ligne horizontale AD; c’eft-à-dire, de trouver AD qui eft le cofinus, ou bien BD qui eft le finus de l’angle B AD.1
- Tirez (Fig. 39) deux lignes droites IL, KM parallèles entr’elles , & fuppofons que leur diftance mutuelle IK = AF* à la diftance entre les tranches»
- Prenez ( Fig. 38<&3p)KP = C £, tirez I P, & P N à angles droits fur IP, on aura pour lors IP K = A C F, & par conféquent F C B = K P N, de même que F B *= K N & AB = IN.
- Sur IN confidérée comme diamètre, décrivez lare de cercle N PO, Sc
- Cç
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- de K tirez K Q = F E ; du point N & par le point Q menez NO, & joignez IO, on aura I O == AD? NO = B D Bsaî au finus de 1 angle B AD &QO-ED.
- Que fi un vaiffeau a de la dérive, en ce cas la ligne de fa réfiftance abfolue neft pas parallèle avec la ligne du milieu du vaiffeau; & d autant que langle de fa dérive eft Connu, on peut propofer de trouver tant la réfiftance direéte B F(KN) que fa latérale F E ( K Q ) ainfi que la verticale C E,
- Tirez 39 SC 40 ) les deux lignes R T, R S à angles droits lune fut
- î’autre, & du point R comme centre & pour rayon RS *== IN-, décrivez le quart de cercle SUT : faites langle U RT --à l’angle N IO : du point U rirez U W quil faudra prolonger & à angles droits for RT; ornaura UW^ NO & RW = IO.
- Tirez aufti la ligne RZ pour que l’angle U R Z devienne femblable aux: variations de la première direétion, ou bien qu’il foit égal à celui de la dérive 5 d’où s’enfoit que R Z deviendra préfentement la direction de la force abfolue for le plan d’inelinaifon : tirez Zfi à angles droits avec R T, on aura ainfi Z A, à R S , comme le ftnus de fangle ^ que la direction variable de la force abfolue fait avec la bafe ) eft au rayon.
- On doit remarquer ici que fi la direction de là force abfolue varie , alors la force relative , qui eft à angles droits for le plan incliné , décrira par fon extrémité, for le même plan, une ellipfe pCq : cela va être détaillé de la maniéré qui foit*
- Parce que le plan A O H eft comme incliné tout d’un côté , il doit arrive!1 que toutes les forces relatives qui font à angles droits for ce plan , font pa^ ralleles entfelles. C’eft pourquoi, foit élevé le cercle SUT for le plan horizontal A B D , alors toutes les forces qu’on peut tirer des points dans le cercle S U T , & qui font à angles droits au plan incliné , fe trouveront comprifes dans un cylindre incliné, dont le quart de la bafe SUT fe trouve être le quart d’un cercle , & dont l’inclinaifon avec le plan de l’horizon — l’angle E B C. Mais d’autant que dans le cylindre même, fa pofition n’eft pas un cercle rond, à moins qu’on n’y faffe une feâion qui doit être à angles droits avec fon axe , & que d’ailleurs toutes les feélions doivent devenir elliptiques ; il doit s’enfoivre que tous les plans dans un même cylindre , qui ne feront pas parallèles à l’horizon & même fitués tout au contraire de la fituation horizontale, feront ainfi des eilipfes.
- Toutes les perpendiculaires C E de l’ellipfe p C y , au plan de fhorizon , doivent confier ver entr’elles la même proportion, que les ordonnées C D dans 1 ellipfe ; c eft pourquoi toutes ces forces C E doivent être , par leur extrémité C, cenfées décrites dans un plan vertical, qui eft une ellipfe.
- Par les mêmes raifons, il arrivera que toutes les lignes D E déterminées
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- par leur eliipfe , feront cenfées être dans l’horizontale.
- C’eft pourquoi, fi fon prend WX = CE = à la force verticalefiir les tranches , il doit s’enfùivre du rapport qui eft entre le cercle & feüipfe, que U W : Z fi : : WX : fi & ; & quainfi on auroit une nouvelle force verticale P> &.
- Prenez V> = OQ = DE, & Ion aura UW :/32 tt'Wyxfi*. De * tirez a ç- perpendiculaire à R Z , & Ton aura a ç* nouvelle force latérale , ainfi que Z ç- nouvelle force direéle, (^=KQ & U / = NK). On trouvera de la même maniéré les forces , fi les variations de direétlon ont été faites d’un autre côté de R U.
- Du même côté du flanc qui eft à foppofite du vent, langle de la dernière devient U R Z pour être mis à la place de fautre angle précédent T R U ; mais fin le flanc au lof du côté du vent, 1 angle de la dérive doit être retranché de l’angle qui la précédé, tel que langle TR?»
- Pour trouver les effets de l’eau à barrière de la plus grande largeur du vailfeau, quand on fiippofera conftamment que la direélion comme ci-defïus vient de lavant»
- Soit ( Fig. 41. ) agb d üft des côtés ou flanc du vaiffeau , abc la ligne qui eft parallèle à celle du milieu : fb c la direélion du fiilage ou de la route :: g b d fa forme ou la fomme de toute fa partie à l’arriéré» Alors langle e b c = l’angle que la ligne du milieu fait avec la route ; 1 angle gbf — langle e b d = l’angle e bc langle déc que le flanc ou côté
- du yaifTcaui fait avec l’axe «vu. ligne a
- C’eft pourquoi ( F ig. 40 ^ 41 ) quand on cherchera la valeur du nouvel angle à l’arriéré , qui eft au-delà de fa plus grande épaiffeur , alors on tirera la ligne R T, en forte que l’angle ¥ R T = l’angle e b ç =* à l’angle que Taxe du vaiffeau ou a c, fait avec la route bf Or quand on a trouvé l’angle cbd 9 que la ligne du milieu ou ac fait avec les côtés du vaiffeau b g ou b d, alors il faut tirer Cet angle de l’angle confiant TRT; c’eft pourquoi on ne peut pas fe fervir d’un autre angle que de langle dbe qui eft moindre que langle ebc ou que TRT»
- Quand les forces font telles que le vaiffeau fait voile d’un vent largue , on ne doit pas confidérer feulement la dérive % mais auffi lui fuppofer une certaine inclinailbn.
- Soit, Fig. 4i,ûetq une partie d’une même tranche luivant laquelle le vaiffeau a été confirait, a b la ligne d’eau fupérieure, quand il eft redreffé* Sur les deffeins de la même tranche , tirez une ligne c d, qui repréfentera la même ligne d’eau fupérieure, dans la fituation inclinée du vaiffeau : tires aufli parallèlement à cette ligne une autre ligne d’eau inférieure. Partagez; tout f efpaçe compris entre la tranche & les lignes d’eau en triangles, y
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- employant les lignes qs, qui font déjà données félon le §. 17. Des points q St s 9 tirez des lignes perpendiculaires for la forface de la tranche, ainfi que de:là des lignes à angles droits for les lignes d’eau les plus avancées ou pofté-rieures ; ce feront-là les lignes dont on a befoin pour la conftruéiion de celles qui repréfenteront les forces.
- Mais pour en connoître 1 effet, -qui neft autre chofe que la force multipliée dans fon triangle correlpondant on auroit ainfi le triangle p q s ( plan de projection incliné for lequel la force, , qui doit être multipliée , réfide J qui nâ pas la vraie grandeur qui foi convient, à moins quon ne foi donne toujours une bàfe p q qui augmentera du côté oppofé au vent, & qui dimi^ MUera d’autant au lof, ainfi quon Ta ie voir par ce qui fuit*
- Soit ( Fig. X L11 ) f A D g qui repréfente le plan t e de la ligne d’eau, g f la ligne du milieu du vaiffeau, Â g une tranche ou ordonnée, D g' une ligne à ^angles droits avec f g & femblable à q t, p u
- Du point A, tirez la ligne AB , parallèle à la ligne du milieu f g, on aura donc ainfi © D = à p q = à la ligne de projeétion AD, quand la route du vaiffeau efi parallèle à la ligne du milieu/g"; mais quand cette routé ceffe d’être parallèle à cette ligne du milieu , alors la dillance B D ne fora' plus dans le plan de projeétion de la ligne A D.
- 'C’effi pourquoi on tirera la ligne AC, afin que l’angle BAC fe trouvé égal à l’angle de la dérive, dans le cas où la route du vaiffeau fera pa^v rallele à la ligne AC. \
- Dü point D , tirez DE perpendiculaire a la ligne AC, Sc en ce cas là ligne D E fera la projeétion de la ligne A D.
- Puifque la dillance entre la tranche & l’angle de îa dérive eft invariable* il faudra donc, en ce cas, que AC, AB & B C foient confiantes : on doit donc dire qu’à caufe des triangles ABC, DEC qui font femblables ,
- x BD ±B C ^ DE, qui devient ainfi la bafo du triangle p q s, quand la route du vaiffeau devient parallèle à la ligne A C.
- Quand il s’agit de trouver la réfiftance qu’éprouve l’avant du vaiffeau, il faudra reconnoître par le ligne H- le côté fous le vent, & par le ligne celui qui efi au lof ou au vent du vaifleau ; mais alors pour connoître là réfifiance qu’éprouve l’arriere du vaiffeau, il faudra tout au contraire défigner par +• le côté qui efi au lof, & par —• celui qui lui efi oppofé,
- §.
- En conféquence de ce que nous venons de dire au Paragraphe précédent ,
- on connoîtra les forces directes, latérales SG verticales, a Vaide
- de la conjlruclion fuivante.
- Tirez (Fig. 43,44 & 45 ) deux lignes -AB, CD = IL , KM parallèles entxelles, en forte que leur dillance fora la même que celle qui fe trouve
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- entre les tranches : voyez les trois figures, là où la Fig. 43 donne la conf-truâion des forces pour le côté qui efi fous le vent, & Fig. 44 pour celui qui eft au vent ou au lof ; enfin la Fig. 45 donne la conftruâion des forces de la partie du vaiffeau qui efi à l’arriere de fa plus grande largeur, quand on fuppofe que la direâion de l’eau vient de l’avant.
- On tirera perpendiculairement aux lignes AB, CD, la ligne AÈ qu’il faudra prolonger & qu’on fera = IK : prenez EF — K P & tirez AT? —» 1P : du point F à angles droits fur A F, tirez F G = PN. Sur A G~\1Ü pris pour diamètre, & du point H pour centre., décrivez l’arc du cercle G FI = N P O. Au point E, prenez la difiance E K = K Q, & par les points G, K , tirez K G = N O qu’il faudra prolonger de part & d’autre. Du point A, tirez la ligne A M pour que l’angle GA M = à l’angle U R Z = à l’angle que la route du vaÜTeau fait avec la ligne du milieu, ou, ce qui revient au même, égal à la dérive. Du point A comme centre & du rayon A G — RS, décrivez l’arc G N —X5Z : par les points N, G, tirez une ligne indéterminée N G O : du point A par L, là où la ligne G K coupe l’arc du cercle GF I y tirez la ligne A LO. Par les points O & K, tirez la ligne OP : du point AT & parallèlement à la ligne G K, tirez la ligne N P , qu’il faudra prolonger. Du point P , tirez la ligne P Q perpendiculairement fur la ligne AM y & on aura ainfi P Q — * ç- qui fera la nouvelle force latérale , de même que la difiance ET Z v = à la nouvelle force direâe , quand la force abfolue = A G = R S.
- Pour trouver la nouvelle force verticale, du point L, on aura L p = CE à la force verticale, qu’on trouvera fur les deffeins des tranches = W X. Du point O & par le point p , tirez la ligne O p, alors coupez cette ligne & la ligne N P en n ; on aura pour lors m n pour la nouvelle force verticale j3 & , quand la force abfolue = A G.
- Mais cette force abfolue eft toujours prife = A E = à la difiance entre les tranches ; c’eft pourquoi il faudroit diminuer les forces P Q, N Q & mn dans la même proportion : prenez la difiance P Ç, & appliquez-la de I à x ; prenez auffi la difiance JV Ç9 ôc l’appliquez de R à u, comme auffi la dif-tance mn qu’on appliquera de S à JT, étant toutes parallèles à la ligne A E ; on aura ainfi la force direâe — / x, celle qui efi latérale == R u, & enfin celle qui efi verticale = S JT.
- Ainfi AG : AE :: IX: Ix :: RU: Ru ::SJV: Sir,.
- On fera la même opération pour chacun des triangles pqs de la Fig. 412, fur le deffein des tranches, entre toutes les tranches & entre toutes les lignes d’eau, fur*toute la partie qui efi dans l’eau, & cela non-feulement fur la partie de l’avant, mais auffi conformément au §. 14, fur toute la partie de l’arriere du vaiffeau. Ayant foin pareillement de diftinguer que la même forte
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- de conftruâion qui nous conduit à trouver les forces du côté qui eft fous le vent & à l'avant de la plus grande largeur du vaifTeau, les donne auffi pour le côté qui eft au lof ou bien au vent à larriere de cette plus grande largeur ; c’eft-à-dire, que l’angle EAL doit augmenter en même temps que l’angle de la dérive EA qu’enfin le même genre de conftruâion qui aura lieu pour la partie de l’avant du navire qui eft au lof, conviendra très-bien à la partie de larriere du vaifTeau qui eft fous le vent; & qu’ainft l’angle de la dérive EAM doit être retranché de l’angle EAL. Quand donc on multipliera les forces dans leurs triangles correfpondans ou projettés, on aura ainfi tout leur effet
- Conformément à ce qui a été dit aux §. 16 & 17 , il faudra ajouter fept fois l’effet des forces direâes à larriere, à fix fois l’effet des fprces direâes à l’avant, & leur fomme fera tout l’effet de la force direâe de la réfiftance en la divifant par 13. ^
- Pareillement fi l’on ajoute fix fois l’effet de la force latérale à l’avant du navire ( immédiatement après qu’on aura retranché celles qui font au lof de l’effet des forces latérales qui font dans la partie oppofée ) à fept fois l’effet des forces latérales de l’arriere ( ayant pareillement retranché celles qui font du côté oppofé au lof, des forces latérales qui font en effet au lof), leur fomme repréfentera tout l’effet de la réfiftance latérale , qui doit agir d’un des côtés oppofé fur celui qui eft au lof, ayant foin de la divifer par 13, Or, conformément à ce qui a été dit au §. 17, quand la fituation du centre commun de gravité de toutes les forces direâes , à l’égard de la ligne du milieu du vaifïèau eft connue, & pareillement la fituation.du centre commun de gravité de tous les effets latéraux k regard de l'une & l’autre extrémité du vaifTeau ; alors on formera de ces effets des forces direâes & latérales ( ayant eu foin de les multiplier par leurs coefficients) un reâangle, dont la diagonale fera la moyenne direâion de l’eau, laquelle doit paffer de l’un ou de l’autre côté du centre de gravité du vaiffeau ; ce qui fera connoître par-là, fi le vaifTeau devient trop ardent ou difpofé à venir au lof, ou bien à arriver ou fe porter à une direâion toute contraire.
- C’eft ainfi qu’il faut trouver la moyenne direâion de l’eau, en faifant varier la conftruâion des forces , & doit par - là s’enfuivre une démonftration. Mais parce que par la conftruâion des forces, il devient néceffaire de trouver féparément & d une maniéré difîinâe, toutes les figures qui la doivent précéder, j’ai fongé, pour abréger ici, qu’il netoit pas befoin de plus ample .démonftration.
- J’avouerai que dans cette maniéré de trouver la moyenne direâion de l’eau, l’opération ne me paroit pas feulement fort longue & compliquée, mais auffi qu’il y faudra employer bien du temps ; mais je fuis intérieurement convaincu
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- DES VAISSEAU X. Chap. X. 107
- que pour ce qu’il faut bien favoir ici, je rends l’opération facile; & quauffi-tôt qu’on fera exercé fur les conftruâions, on s’y conduira mieux qu’on ne l’aura fait d’abord. J’ai bien fait moi-même tout le détail de ces conftruâions, & jufqu’ici je les ai calculées, à ce qu’il m’en fouvient, pour plus d’un vaifleau.
- L’autre maniéré, dont il a été parlé au §. précédent, de trouver la moyenne direâion de la réfiftance de l’eau, à l’aide d’autres lignes dans la conftruâion du vaifleau, ou qui nous les repréfente dans une autre pofition, eft moins pénible, & en même temps plus diftinâe ou évidente que l’autre. C’eft pourquoi j’en vais donner un exemple, & inférer ici tout le calcul qu’on a pratiqué jufqu’ici.
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- Pour trouver la direction moyenne de la réjijlance de Veau d'un vent largue > pour le Corfaire n. 1, Planche XXXI de mon Architecture N avale marchande.
- Pour trouver la moyenne direâion en ce cas, il faut que le navire foit drefle & mis de telle manière que faifant voile d’un vent largue, il fe montre pour un fpeâateur qui feroit dans la route du vaifleau ou ligne & trace de fa dérive.
- Quand un navire fait voile d’un vent largue , il s’incline par l’effort du vent d’un côté ou de l’autre, & cette inclinaifon eft quelquefois plus & quelquefois moindre, félon que la force du vent fur les voiles devient plus ou moins grande. Ainfi cela doit être recherché ou donné d’après la première fuppofition ou demande. Soit donc alors l’inclînaifon de fept degrés, & la dérive de la moitié d’un rumb ou de cinq degrés 37'
- Pour repréfenter un vaifleau dans une fcmUable fituation inclinée, tendant à le faire tourner, il vaut mieux y procéder à l’aide de plufieurs lignes d’eau qu’on aura foin de tracer fur le deffein ou profil, afin d’obtenir par-là, tant ce qui concerne la conftruâion des forces, que les diverfes mefures, à l’aide de l’échelle ; & on peut voir que j’ai employé la plus grande exaâitude à confîruire les Fig. 46 & 47 ( qui donnent ici la fituation fufdite inclinée & en tournant ) des doubles forces exprimées fur les plans ou deffeins du vaifleau, félon lefquelles on les a conftruites. La Fig. l±6 repréfente, à compter de l’avant, tous les fonds du vaifleau : T eft le centre de gravité, W le centre de gravité de la caréné, quand le navire eft redreffé.
- La Fig. 47 repréfente tout ce qu’on peut appercevoir des fonds du vaifleau, à le voir de l’arriere. Les tranches aa, bb, cc, &c. ainfi que 0 0, ^ ^, y y > &c. ( Fig. 46 & 47 } , ne font pas fi tuées feulement à angles droits à legard de la ligne du milieu du vaifleau , mais auffi à angles droits à l’égard de la ligne CC de la dérive, comme on le voit Fig. 48. Or les diftances entre les tranches ou les feâions tranfyerfales doivent être telles qu’on aura nombres
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- io8 DE LA CONSTRUCTION
- égaux, en les divifant par 3 , pour la fituation quaura le centre de gravité des triangles.
- Sur les Figures 46 & 47 , il faut tirer les lignes d’eau II, III, IV , V & VI conformément aux demandes, ainfi qu’au deffous de la flottaifon ou ligne d’eau fupérieure I. Mais on a fait enforte que leur diftance mutuelle eft telle ? quelle fera divifible par 2 ou 3 , afin d’éviter trop de chiffres dans le calcul, quand il s’agira de rechercher les aires des triangles & les moments des forces.
- Tous les efpaces tels que * a p q 9 font partagés en deux ou en triangles par la diagonale a p : on a tiré enfuite entre les tranches & les lignes d’eau , toutes les lignes a m, m n, &c. dont on a befoin pour trouver les forces , & pour noter vifiblement, fur tous les triangles * p q 9 a a p> leur centre de gravité , de la même maniéré qu’on l’a pratiqué au §. 18 & à la Fig. 20.
- On tirera auffi à part & hors du deffein une ligne B B , perpendiculairement aux lignes d’eau, relativement à laquelle on mefurera la diftance du centre de gravité de chacun des triangles.
- Prenez aux mêmes Fig. 46 & ùfj, les diftances «m,m7z&a/z,& lap-pliquez (Fig. 49) entre les deux lignes parallèles HH, II, dont la diftance de l’une à l’égard de l’autre fera la même que celle qui eft entre les tranches, c’eft-à-dire, égale à deux fois la diftance entre les tranches cl cl , bb9 &c. ( Fig. 48 ). Appliquez-y auffi, en les conftruifant, les forces direâes a, K , latérales K L, & verticales M N, de la même maniéré qu’on a confîruit les forces dans la Fig. 20.
- Les nombres des triangles 1,2, 3,4, &c. correfpondent aux nombres des triangles 1,2,3,4? &c. de la Fig. 46. La Fig. 49 a rapport au côté oppofé .au lof ; & dans la Fig* 5o on a auffi, pour le cote du lof, employé la même .conftruâion des forces.
- L’aire des triangles, la quantité des forces & en même temps ce quelles produifent ou leurs effets ; comme auffi les diftances du centre de gravité des triangles relativement à une certaine pofition déterminée, de même que le produit des effets, leurs diftances ou leurs moments, s’y trouvent toujours placés dans un même ordre, & on aura foin d’opérer comme il fuit.
- Calculs
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- DES VAISSEAUX. Cüae. X. ïo^
- Calculs pour la partie de lavant du Vaiflèau., repréfenté Fig. 46.
- Forces direâes & leur diftance à la ligne B B à Voppofite du lof.
- Forces direâes & leur diftance à la ligne B B }J foc du lof.
- Entre les lignes d’eau I & 11.
- N°. Aires des Triant gles. Forces dire&es. * Effets. Centre ae Gravité depuis B B. Moments.
- 1 8,87 I,8l 16,14 16,75 270,34
- 2 13^4 2 43 3!,93 ' 19,28 615,61
- 3 9,37 1,68 15,74 ‘ 22,24 350,05
- 4 Il,iî 1,73 > 19,23 : 25,58 491 90
- 5 8,35 f 1,10 S, 18 ' 27,64 253,73
- 6 7,°3 * Mf 8,08 ’ 30,59 2.47,16
- 7 6,42 o,74 4,75 31,79 150,00
- 8 4,33 0,66 2 85 33,90 96,61
- 9 4,50 • 0,51 - 2,29 34,60 *' 79,i3
- 10 3,il " 0,45 1,44 3 6,09 51)96
- 11 ?,ÎO 0,35 ; 1,12 36,58 40,96
- il 2.23 0,26 ! 0,58 37,62 21,81
- 13 2,35 ; 0,24 0,56 38,02 21,29
- 14 1,80 0,19 0,34 38,81 13>!9
- 15 1,76 0,17 0,30 39,09 11,72
- 16 r 1,58 °,i5 0,24 39,75 9 54
- 17 i,49 o,13 0,19 40,00 7,60
- 18 M3 0,11 0,14 4o,57 5,67
- 19 i,33 0,09 0,12 40,72 4,88
- 20 1,22 0,08 0,09 0,08 4r»3° 3,7i
- 21 1,20 0,07 41,43 3,3!
- 22 r 1,09 < 0,07 0,07 4G94 2,93
- *3 r 0,99 0,06 0,06 42,07 2,52
- 24 1,06 0,06 0,06 42,54 2,55
- 25 . 0,88 o,b5 0,04 42,62 1,70
- 26 ; 0,99 0,05 0,05 43,ïo , a,15
- 27 0,68 0,04 0,03 43»°9 1,29
- 28 o,93 . 0,04 0,04 , 43 >5 7 1,74
- 19 0,61 v o,b3 0,02 43>5° , 0,87
- 30 0,81 - 0,0 3 0,02 44,04 : 0,88
- 31 o,43 0,03 0,01 43,88 0,4?
- 31 0,70 0,02 0,01 44,44 • o,44
- Effet 115,80 Moment es 1767,77
- Entre les lignes d’eau II & III.
- I 2,80 1,24 3,47 15,65 54,3°
- 2 8,87 1,64 *4,54 17,02 247,47
- 3 6,30 M9 7,49 l8,6l 139,38
- 4 37 1,40 I j,II 2- 1?29 179, I I
- 5 - 6,53 0,81 5,35 22,75 121,71
- 6 8,35 o,93 7,76 25,83 200,44
- 7 r’ 6,91 0,69 4,76 26,80 127,56
- 8 ‘ 6)43 o,73 4,69 29,96 140,51
- 9 6,31 0,52 3,28 30,57 * 100,26
- 10 " 4,5o o,53 ! 2,38 : 33,19 ; 78,99
- U 4,:8o 0,39 ! 1,87 33>5 5 62,73
- 12 3^20 * 0,38 l,ll 35,44 s 42,88
- !3 3,58 0,30 1,07 35,65 " 38,14
- 14 2,36 0,26 o,6l 37,16 22,66
- 15 2,50 0)20 - 0,50 37,24 18,62
- 16 ’ î,y6 - 0,19 0 33 • 38,39 12,66
- 17 2)05 0,15 0,30 38,37 ir,5i
- 18 1 49 0,12 0,18 39,33 7,07
- 19 1,67 0,11 0,18 39 3° 7,©7
- 20 i,33 0,10 0,13 4°,15 5,21
- 21 1,26 0.08 0,10 40,10 4,°i
- z\ 't.al 0,09 0,10 40,8? : 4)08
- 23 o,93 0,06 . 0,05 40,77 2,03
- 24 o,99 0,06 0,05 4M9 2,07
- 25 0,70 0,04 0,02 41,29 0,82
- 26 0,88 0,05 0,04 41,98 1,67
- 27 0,63 0,04 0,02 41,71 0,83
- 28 0,68 0,05 0,03 4M9 1,27
- Effet = 73,61 Moment = 1735,05
- Entre les lignes d’eau III & IV.
- 1 0,43 0,40 0,17 : 15,01
- 2 2,34 i,b3 2,41 i 15,55
- 3 3,39 0,64 2,17 16,36
- 4 5,25 0,89 4,67 17,95
- 5 3,67 0,56 2,05 I9,o8
- 6 5 44 0,68 3,70 21,20
- 7 4,oo o,44 1,76 21,98
- 8 5,76 0,5 6 3,22 24,59
- 9 4,54 0,37 1,68 25,22
- 10 5,2 6 0,48 2,52 28,19
- il 4>69 0,31 1,50 18,51
- 2,55
- 37»47 35,5° 83,81 39,H 78,44
- 38,68
- 79,17
- 42,37
- 71,0?
- 32,7°
- Entre les lignes d’eau III & IV.
- N°. Aires des Triangles. Forces directe*. Effets. Centre de Gravité, à la lig. BB.; Moments.
- Tranfp. < Effets, 1,50 Moments. 3^76
- 12 4,00 0,38 1,52 31 »3 6 47)66
- 13 4,o8 0 27 1,10 31,86 34,60
- 14 2,98 0,27 0,80 33,8o 27)04
- 15 3,15 0,20 0,63 33,74 21 25
- 16 2,08 0,20 0,41 35,59 14,59
- 17 2,44 1 0,14 - 0,34 3 5,39 - ll’°l
- 18 i,7i 0,13 0,22 3 6,9 5 8,12
- 19 i,95 0,12 - 0,23 36,69 8,43
- 20 i,39 0,11 0,15 38,09 5,71
- 21 1,26 0,09 0,11 37,78 4,^5
- 22 1,05 0,09 0,09 ’ 38,97 3,5o
- 23 0,82 0,04 0,03 ! 38 54 I-.15
- 24 0,78 0.05 ‘ 0,03 39,58 1,18
- 25 051 0,03 0,01 39,02 °,39
- 16 0,58 0,04 0,02 40,04 0,80
- Effet 31)54 Moment ==731*50
- Entre les lignes d’eau IV & v.
- 3 1,17 0,30 0,35 . 15,26 5>'34
- 4 2,71 0,53 ' i,43 , 16,10 23,02
- 5 1,80 0,30 o,54 16,82 9,08
- 6 2,94 0,42 1,23 18,18 ' 22,36
- 7 : 1,92 0,24 , 0,46 18,67 8,58
- 8 3,20 0)31 0,99 20,40 20,^9
- 9 2,13 0,20 0,42 20,70 8,69
- il O 3,63 0,29 1,06 22,89 24,26
- 11 2,30 0,16 0,36 22,94 8,25
- 12 3,75 0,25 0,94 25,67 24,^2
- 13 2,55 0,13 0,35 25,48 8,40
- 14 3)29 J 0,16 0,62 28,57 17,71
- 15 2,77 0,13 0,36 28,09 10,11
- 16 2-, 5 2 0,19 0,48 31,11 14,93
- i7 2,59 0,09 0,23 30,36 6,98
- 18 i,95 0,1 2 0,23 33»°5 7,60
- 19 2,25 0,08 0,18 32,29 . 5,81
- 20 1,56 0,10 0,15 34,59 5,18
- 21 i,5l 0,06 0,09 33)77 3,03
- 2i 1,00 0,07 b,57 35,67 2,49
- ’ 3 0,88 , 0,04 0,03 34,65 1,03
- 24 0,66 0,03 36,42 1,09
- Effet 10)5 8 Moments - 238,25
- Entre les lignes d’eau V & V I •
- 4 c 0,88 0,29 0,25 15,22 3,8o
- 5 0,82 0,15 0,12 15,58 1,86
- 6 i,35 o,fci 0,28 16,36 4,58
- 7 0,79 0,09 0,07 16,70 1,16
- 8 1,44 0,17 0,24 i7.76 4,26
- 9 0,80 0.08 0,0 6 17,79 1,06
- 10 1,60 0,13 0,21 19 05 4,oo
- II 0,90 0,08 0,07 18,98 1,32
- 12 1,73 0,10 0,17 20,59 3,50
- *3 0,83 0,05 0.04 20,29 [ 0.81
- 14 1,92 0,07 0,13 22,21 2,88
- 15 0,85 0 03 0,02 21,57 o,43
- 16 *2,08 0,06 O, T i. ! 24,00 2,88
- 17 0,99 0,03 0,03 22,96 0,66
- 18 1,94 0,04 0,07 26,00 i,«i
- 19 0,98 0,02 0,01 24,63 0,24
- 20 1,69 0,03 0,05 27,94 i,39
- 21 o,79 0,02 0,01 26,14 0,26
- 22 1.13 0,02 0,02 29,49 0,58
- 23 0,65 0,02 0,01 27,42 0,27
- 24 0,66 0,02 0,01 30,48 0,30
- Tranfp. Effet *,99 Moments® 38,06
- Ee
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-
-
- ii o
- DE LA CONSTRUCTION
- Forces directes & leur difanceàla UgneBB (à Foppofite du lof.
- Forces directes & leur diftance à la ligne B B du côté du lof.
- Au-deflous de la VI ligne d’eau.
- Np.
- c
- 7
- 8 ?
- 9
- io n 12
- 13
- 14
- M
- 16
- 17
- 18 *9 20 21 22
- 2 3
- 24
- 25
- 26 27 z8 29 3° ?I
- 3 2
- 33
- 34
- 35
- 36
- 37 , 3» t 3P
- 40
- 41
- 42
- 43
- 44
- 45
- 46
- 37 48 4P
- 50
- 51
- à la quille àl’étamb. aux côtés à l’étrave obliq. ..
- Aires des Triang. Forces dire&es. Effets. Centres de Gravité depuis BB.
- o,3P 0,14 0,05 15,46
- 0,27 •0,09 0,02 15,89
- 0,40 0,11 0,04 16,33
- 0,2p. 0,0 9 0,02 16,64 '
- o,43 O.o 9 0,03 17,10
- 0,31 0,07 0,02 17,27
- 0,52 0,07 0,03 17,82
- o,33 0,05 0,01 "7.PJ
- °,51 0,0 5 0,02 18,75
- o,35 0,04 0,01 18,58
- o,55 0,04 0,02 ip,48
- -»37 0,04 . 0,01 ip,20
- 0,67 , 0 04 0,02 20,36
- 0,38 0,04 0,01 19,80
- 0,6p . 0,0 3 0,02 21,27 ;
- 0,41 0,04 ‘0,01 20,43 ,
- o,45 0,03 0,01 21,72
- o,44 * 0,04 0,01 11,05
- 0,46 0,03 0 01 al»33
- 0,46 0,04 0,01 21,64
- 0,36 0,03 0,01 s 22,98 -
- 0,48 0,04 0,01 22,29
- 0,38 0,03 0,01 23,59
- 0,48 0,04 0,01 22,86 .
- 0,38 0,03 0,01 , 24,17
- 0,47 ' 0,04 0,01 23,47 ;
- 0,37 0,03 0,01 24,67
- 0,47 ' 0,04 0,01 24,06 ,
- o,37 » 0,03 0,01 25,13 »
- 0,48 >: 0,04 0,02 . 24,58 ,
- 0,36 0,03 0,o 1 25,56
- 0,48 0,04 0,02 25,17
- 0,36 0,03 - 0,01 2 5,P 5
- o,4P 0,03 1 0,02 , 25,68
- 0,40 0,04 0,01 26,39
- 0,50 , 0,05 0,02 26,26
- 0,41 0,04 0,01 . 26,82
- o,53 -0,03 0,02 26,79
- 0,45 0,04 0,01 27,29 '
- 0,56 1 0,05 0,02 27»35
- 0,43 0,04 O OI 27,72
- o,5P o,©5 0,02 27,88
- o,47 0,04 0,01 28,15
- 0,62 ^ 0,05 0,03 28,45
- 0,56 0,04 • 0,02 28 62
- 0,50 0,01 0,00 28,91
- 26,16 0,07 1,83 r 21,50
- 0,83 0,07 0,05
- 2,00 0,07 0,14 27,43
- 9,80 0,14 i»37 14,75
- 7,50 6,00 45,00 14,26
- Tr» Effets» 4P, Mom. =
- Moments. N°. Aires des Triangles. Forces directes. Effets. Centres de Gravité depuis BB.
- o,77 1 1,26 o,37 0,46 13,88
- o,3l 2 3,78 0,89 3,3 5 13,28
- 0,65 3 2,62 0 34 0,89 12,46
- o,33 4 4,3° 0,6-1 2,62 11,30
- 0,51 . 5 2,61 0,2 9 o,75 10,69
- 0,34 6 3,72 0,41 1,52 9,33
- 0,53 7 2,43 0,23 o,55 9,08 ;
- 0,17 8 3,29 0,32 1,05 7,53
- 0,37 P 2,25 0,19 Oi42 7,57
- 0,18 10 2,70 0,26 0,70 6,00
- 0,38 11 2,07 0,14 0,29 6,29
- 0,19 12 2,07 0,ï 6 °»33 4,68
- 0,40 _ 13 1,49 0,08 O.Il 5,16
- 0,19 14 1,26 0,08 0,10 3,71
- 0,42 i5 1,06 o,° 5 0,05 , 4,38
- 0,20 16 0,54 0.04 0 02 3,17
- 0,21 17 0,61 °,°3 0,01 3,?°
- 0,21
- 0,22 0,21 0,22 Tranfp. Effets 13,22 Mom.—
- ‘0,22 0,23 0,22 0,24 0 23 0,24 0,24 0,25;
- '0,4P
- 0,25
- o,5°
- 0,2?
- o,5i
- 0,26
- 0,52 0,2 6 o,53 0,27 o,54 0,27 o,55 0,28 0,85 o,57 0,00
- 3^-34
- 1,46
- 4,12
- 20,20
- 641,70
- = 722,60
- à Vavant 3 du côté du lof.
- Entre la I & Il ligne d’eau.
- 1 3,78 1,07 4,04 13 64
- 2 6,98 i,57 10,95 12,40
- 3 4,30 0,72 3,09 10,84
- 4 5,92 1,02 6,02 9,2 3
- 5 3.72 0,45 1,67 8,28
- 6 4,53 0,59 2,67 6,59
- 7 3,26 0,34 1,11 6,14
- 8 3>33 °«35 I,ï6 4,48
- 9 2,70 0,25 0,6 7 4,3 5
- 10 2,28 0,22 0,50 2,8 9
- II 2,07 0,14 0,08 3,00
- 12 M3 0,10 0,13 1,86
- !3 1,26 0,07 0,08 2,o6
- 14 0,61 0,04 0,02 1,22
- 15 o,54 0,03 0,01 1,60
- Tr, Effets ^4,70 Mora. =
- Entre la II & III ligne d’eau.
- Moments.
- 138,68
- Entre la III & IV ligne d’eau.
- 2 1,05 o,37 0,38 I3>75 5,22
- 3 1,08 0,13 0,14 13,48 1,88
- 4 2,19 0,30 ‘0,6 j 22,78 8,30
- 5 1,06 0,10 0,10 12,48 1,24
- 6 2,17 0,23 o,5o 11,59 5,79
- 7 1,02 0,07 0,07 n,54 0,80
- 8 2,02 0,18 0,36 10,40 3,74
- 9 0,94 0,06 o,o 5 10,65 0,53
- 10 ^,87 0,14 0,26 9,32 2,42
- 11 0,85 0,05 0,04 9,82 0,39
- 12 1,12 0,12 o,2o 8,26 1,67
- *3 0,76 0,04 0,03 9,oo 0,27
- 14 1,34 0,08 0,10 7,42 0,74
- 15 0,61 0,03 0,01 8,38 0,08
- 16 0,88 0,05 0,04 6,77 0 27
- 17 0,39 0,02 0,01 7,9i 0,07
- 18 *0,51 0,03 0,01 6,31 0,06
- Effets z>9S Mom.2= 3 3 >47
- Entre la IV & V ligne d’eau.
- 4 0,86 0,08 0,0 6 13,60 0,81
- 6 0,85 0,08 0,06 13,11 0,78
- 8 0,81 0,07 °,°5 12,57 0,62
- 10 o,75 0,06 0,04 12,15 0,48
- 12 0,68 0,05 °»°3 11,76 o,35
- 14 0,61 0,04 0,02 11,40 0,22
- 16 0,4 9 0,03 0,01 11,14 o,H
- 18 0,31 0,02
- Effets 0,27 Mom. s = 3>37
- Somme des forces directes & leurs moments J eu égard à la ligne B B.
- 135,78 33,49 Effets. Moments.
- 55,65
- 13,82
- 17,59 1Î5,8o 2767,77
- 6,81 73,62 1735,06
- 5,19 3i,54 73C50
- 3,01 10,58 238,25
- 1,44 i,99 38,06
- 0,24 49,12 722,60
- 0,14 32,21 3*8,55
- 0,16 13,22 , 138,68
- 0,02 2,95 33,47
- o,ol 0,17 3,37
- 61.^4 35MO *737,3 <
- p.110 - vue 121/216
-
-
-
- des vaisseaux. chap. x
- lie
- Forces latérales ù leur moment à l’égard de A A du côté oppofé au lof.
- Entre les lignés d’eau. A N®. Aires des Triangles. Forces latérales. Effets. A N®. Aires des Triangles. Forces latérales. Effets, A N®. Aires des Triarrgles. Forces latérales. Effets.
- Entre I & Il 3 9,37 1,84 17, *4 4 11,11 1,69 18,78 5 8,3? 1,43 n,94
- II Sc 111 3 ; 6,30 I,9i 11,03 4 9,37 M4 14,43 ? 6,53 1,36 8,88
- 111 8c IV 3 3.3? 1,68 5,69 4 5,*? Mi 7,9* ? lé.7 1.53 4,88
- IV & V 3 1,17 1,18 4 1,71 1,37 3,71 ? 1,80 ï,o7 l,9i
- V & VI 3 4 ? 0,81 0,78 0,64
- Effets. . .. 34,96 44,84 2 8,2.6
- Diftance du centre de gravite a la ligne AA 8 10 H
- Moments 179,68 448,40 395,64
- Entre I & 11 6 7,°3 1,6? 1 r, ?9 7 6,4a I,ZO 7,70 8 4,33 ‘ 1,?? 6,71
- II ScIII 6 8,3? i,zo IO,OZ J 7 6,91 1,0? 7,2? 8 6,43 1,20 7,71
- IIIScIV 6 5,44 1,1? 6,'z ? 7 4,00 0,96 3,84 8 5,76 o,9o ç,i8
- IV & V 6 1,94 I oz 3,00 7 l,9Z 0,76 1,46 8 3,20 °,73 2,3 3
- V Sc VI 6 MS 0,84 M3 7 o,79 o,59 0,46 8 1,44 0,?9 °,8?
- Effets. . . . • 31,99 20,71 22,78
- Diftance du centre de gravité à la ligne A A 16 20 22
- Moments. 511.84 414,20 501,16
- Entre I & 11 9 4,?o 1,24 Î,S8 10 3>aI 1.5? 4,33 *IX 3,20 ï,i 7 3,74
- Il ScHT 9 6,31 0,90 5,68 10 4,5° iA3 5,5 3 XI 4,80 0,91 4,36
- III & IV 9 4,54 o,74 3,36 xo 5,26 0,77 4,o? II 4,69 o,59 2,76
- I V & V 9 M3 °,?9 1,1? JO 3,63 0,58 2,10 II 2,30 o,39 0,8 9
- V &VI 9 0,80 o,43 0,34 10 1,60 0,42 0,67 II 0,90 o,33 0,29
- Effets. . . . . 16,11 16,68 12,04
- Diftance du centre dè gravité a îa ligne A A 26 28 32
- Moments. 418,86 467,04 385,28
- Entre I & II 12 2,23 1,04 a,3a* T3 a,3? 1,02 2,39 : 14 ï,8o 0,-8 9 I,6ô
- II & III 12 3,20 1,10 3>?a 13 3,58 0,87 3,i 1 14 2,36 0,94 2,2 i
- III Sc IV 12 4,00 o,8ï 3 A4 *3 4,0 8 o,?ï 2,o8 14 2,98 o,75 2,23
- IV & V 12 3,7? o,47 1,76 13 2,5? o,31 0,79 : 14 3,26 0,40 1,30
- V ScVI 12 i,73 0,2 9 0,50 *3 0,83 0,22 0 18 14 1,92 0,23 o,44
- Effets.. * « n,34 8,5? 7,78
- Diftance du 'centre de gravké à la ligne A A 34 38 40
- Moments. 38?,56 324,90 1 311,20
- Entre I Sc II l? 1,76 0,8? 1,46 16 i,?8 0,80 1,2 6 17 1,49 0,72 1,04
- 11 6C 11 I *5 ZJO 0,76 1 <5 0^8 ‘ 1,37 17 2,0 5 0,69 1,41
- I II Sc I V I? 3,i? 0,5? i,73 16 2,08 0,63 I»5 * 17 2,44 ‘ 0,53 1,29
- I V Sc V I? 2,77 0,2? 0,69 16 2,52 0,40 1,00 17 0,22 0 56
- V Sc V I 15 0,8? o>î? 0,12 16 i.,08 0,17 0,3? 17 0,99 °:>3 0,1 z
- Effets. • . • • 5,90 5,2 9 4,42
- Diftance du centre de gravité à la ligne A A 44 : 46 50
- Moments. • • • < 259,60 243,34 221,00
- Entre I Sc 11 18 1,33 o,7l 0,94 19 1,33 0,69 0,9! 20 1,22 0,65 0,7 9
- 11 Sc III 18 i,49 0,66 0,98 19 1,67 0,64 1,06 20 1,33 0,60 0 79
- i 11 Sc IV 18 l,7i o,59 0,98 19 1,9? o,47 0,91 20 1,39 0,58 0,80
- i V Sc V 18 1,95 o,3S 0,68 119 2,25 0,22 0,49 20 M6 0,3 6 0,56
- V Sc VI 18 1,94 0,1? 0,29 19 «,98 0,09 0,08 20 1,69 o,ï3 0,2 2
- Effets. 3.87 3,45 3,16
- Diftance du centre de gravité à la ligne A A ?2 . ?6 58
- Moments. 201,24 193,20 183,28
- Entre I Sc II 21 1,20 ' 0,65 0,78 22 1,09 0,60 0,6? il 0,99 o,?3 <3,?2
- Il Sc III 21 1,26 t o,?4 0,68 22 1,21 o,?7 0,69 a3 0,93 0,39 0,3 6
- III Sc IV 21 1,26 o,3? 0,44 22 1,0? o,43 o,4? a3 0,82 0,26 0,21
- IV Sc V il Mi 0,17 0,25 22 1,00 0,27 0,27 a3 0,88 0,11 0,09
- ' V Sc V I 21 0,79 0,0 7 0,05 22 M3 0,10 0,11 a3 o.55 0,06 0,03
- Effets . . • • • 2,20 a,17 1,21
- Diftance du centre de gravité à la ligne A A 62 64 68
- Moments. 136,40 138,88 82,28
- Entre I Sc II 24 1,06 o,?8 ©,6ï a? 0,88 0,46 0,40 26 à,99 o,?3 0,?2
- IIScIII 24 o,99 0,46 0,4? a? 0,70 °>3f 0,25 26 o,88 o,4? °>39
- III Sc IV 24 0,78 o,3? 0,27 i? 0,? 1 o,î6 0,08 26 0,58 0,25 0,14
- IV Sc V 24 0,66 è,i9 0,12 2? 0,18 0,0 2 0,01 2 6 0,38 °,I5 0,05
- V ScVI 24 o,66 0,07 0,04 a5
- Effets. • . . « i,49 0,74 1,10
- Diftance du centre de gravité a la ligne AA 70 74 76
- Moments. 104,30 54,76 83,60
- p.111 - vue 122/216
-
-
-
- us l)£ LA CONSTRUCTION
- 'Forces latérales & leurs moments à T égard de AA du côté oppofé au lof
- Aires
- Aires
- des
- Triangles.
- Entre les lignes d’eau.
- Forces
- latérales.
- Forces
- latérales,
- Forces
- latérales.
- Effets.
- des
- Triangles.
- Forces.
- Triangles.
- Entre I & II
- II &III
- III & IV
- 0,15
- 0,18
- 0,01
- Effets. • . .
- Diftance du éentre de gravité à la ligne AA.
- Entre I Sc 11
- II & III
- I Effets. . * . •
- # Diftance du centre de gtSavité^à la ligne A A.
- I Moments.
- Entre • I & II 133 f
- Effets. ...»
- Diftance Su centre de gravité à la ligne A A.
- Moments.
- Forces latérales & leurs dijlances à ta ligne A A du côte oppofé m au-dejfous de la fixieme ligne d*eau.
- Aires
- Diftance 4
- Aires
- des
- Triangles.
- Diftance à la ligne AA.
- Forces
- latérales.
- des
- Triangles.
- à la ligne AA.
- Moments.
- Effets.
- Moments
- II,IO
- 1 4?
- 0,10
- 0,10
- 0,11
- 1,60
- r,n
- Tranfp, Effets 3,41 Mom, = 300^3
- Forces
- p.112 - vue 123/216
-
-
-
- DES VAISSEAUX* Chap. X* u
- Forces latérales & leur dljlance à la ligné A À fur le coté oppofé au lof > aa^dejfous
- de la fixieme ligne d'eau.
- Entre les lignes d’eau.
- La première & fécondé, féconde & troifieme.
- troifieme & quatrième.
- quatrième & cinquième, cinquième 3c fixieme.
- au lof.
- A N». Aires des Triangles. Forces latérales- Effets, Diffanc. à lalig. I. 1.
- r r < {l \ ' 3 4 8,87 *3>T4 2,80 , 8,87 °>43 4>34 V7 0,88 1,76 2,00 *>37 2,03 1,46 2,04 1,18 1,16 24,48 26,28 6,63 18,00 0,62 4,77 1,38 1,02 2,00 4,oo 4,75 4.35 3,88 4,95 7.35 9,64
- 83,18
- yoje Sommes des forces latérales du côté oppofé au lof
- Moments. Effets. Moments. Effets. Moments.
- 48,96 34,96 479,68 3,'6 I 83,28
- 105,12 44,84 448,40 2,20 I 36,40
- 18,13 28,16 395,64 2-,>7 138,88
- 78,30 3 J,99 51 .,84 1,21 82,28
- 4,4° 2-0,71 414,20 1,49 104,30
- 23,61 22,78 5ot,t6 o,74 54,76
- 10,14 l6,f 2 419,12 1,10 83,60
- 9,83 16,68 467,04 o,44 35,2-0
- 12,04 385,28 0,81 66,42
- ï96,59 TT,34 385,56 0,21 T 8,06
- 8,55 324,90 o,5 ’ 44,00
- 7,78 3 T T,20 0,08 7,36
- 5,90 259,60 0,30 28,20
- 5,49 M3,34 0,02 1,96
- 4^42 2 2 1,00 0,18 18,00
- 3,87 20 I ,24 30,44 1897,82
- 3,45 193,2-0 3,41 300.93
- 3,,6 183,28 83,(8 2-96*59
- Eff. 410,61 Mo .9460,44
- Forces latérales & leur diftance à la ligne AA du côté du lof.
- Entre les lignes d’eau. A N». Aires des Triang. Forces latéral. Effets. A N*. Aires des Triang. Forces latéral. Effets. A N». Effets. A N®. • Effets,
- I & Il II & III • III & IV I V Sc V 3 3 3 3 4,40 2,62 1,08 1,7 6 1,45 o,73 7,56 3,47 0,78 4 4 4 4 5,94 4,3° 2,19 0,86 1,86 1,54 1,14 0,60 1 r,6i 6,62 2,49 0,51 5 5 5 5 3,72 2,61 1,06 1,06 0,58 4,87 2,76 o,6t 6 6 6 6 4,53 3,74 4,17 0,85 « ï,37 ï.43 0, 0,54 6,20 4,57 . i,97 0,46
- II,61 8 20,63 10 8,24 14 13,20 16
- 92,88 206,30 115,36- 211,20
- I & II II & III IIi & IV IV & V 7 7 7 7 3,49 4,43 1,02 1,05 0,80 1,02 3,45 i,94 0,48 8 8 8 8 3,33 3,49 2,02 0,81 1,12 o,95 0,71 o,44 3,72 3,J4 i,43 o,34 9 9 9 9 2,70 4,25 o,94 0,85 0,66 o,37 2,29 1,48 o,34 10 10 10 10 2,28 2,70 1,87 o,75 0,83 o,79 o,57 0,28 1,89 î,o6 0,21
- 5,87 20 ’ 8,61 22 4,ii 26 5,49 28
- 117,40 189,44 T 06,86 148,12
- I & II II & n1 Il & V IV & v il 11 U II 2,07 4,07 0,85 0,66 0,56 0,27 *,36 1,15 0,23 12 12 12 12 i,33 2,07 1,72 0,68 0,58 o,59 o,45 0,22 o,77 1,22 o,77 0,14 13 13 13 13 r,i 6 i,49 0,76 0,43 0,39 0,19 o,54 0,58 0,14 H 14 14 14 0,61 1,26 i,34 o,6i 0,28 0,42 o,35 0,20 0,17 o,l4 0,46 0,12
- 2,74 34 2,90 34 1,26 38 0,89 40
- 87,68 98,60 47,88 35,60
- I & II II & III III & IV IV 8c V 15 15 15 *5 o,54 1,06 0,61 0,19 0,30 0,17 0,10 0,31 0,10 16 l6, 16 16 o,54 0,88 0,49 0,17 0,25 0,14 0,09 0,22 0,06 17 17 17 17 ^ 0,61 | °>39 1 0,18 0,10 0,10 0,03 18 18 18 18 0,51 0,31 0,15 0,07 0,07 0,02
- 0,51 44 j 0,37 46 0,13 50 0,09 52
- >M4~ 77,06 6,50 4,68
- 1
- ¥f
- /
- p.113 - vue 124/216
-
-
-
- DE LA CONSTRUCTION
- 114
- Forces latérales & leur diftance à la ligne K K du côté du lof.
- Entre la ligne AA & lu tranche 2,
- Entre les lignes d’eau.
- La première & fécondé, fécondé & troifîeme. troilieme & quatrième.
- A N». Aires des Triang. Forces latéral. Effets. I Diitanc, de la lig. J.I.
- 3,78 2,28 8,61 2,00
- X » 6,98 2>3 6 16,47 4,oo
- 4 1 1,26 1,42 1,78 >,75
- 3,78 *,97 7,44 4,35
- f 1 \ 1,05 1,21 i>27 4,5? 5
- 35j57
- Moments
- 17,zz 6*,88 4,85» 32,36 6,2 8
- 126,63
- Sommes des forces latérales du côté du lof.
- Effets.
- Moments.
- Au lof. . . . . A l’oppofite..
- Tout l’effet latéral.
- Il,61 20 ,63 8,24 13,20 5 87 S,6l 4,11 5,29 >,74 2,90 1,26 0,89 o,Si 0,37 0,13 0,09 35,57
- 122,02
- 410,62
- 92.88 206,30 115,36 21 1,20 117,40
- l89,4>
- 106,86
- 148,12
- 87,68
- 98.60 47,88
- 35.60 22,44
- 17,02
- 6,50
- 4,68
- 126,63
- 1634,57
- 9460,44
- s= 288,60. Momens 7825,87
- Calcul pour la partie de l'arriéré du même VailTeau. Fig. 47*
- Forces directes & leur diftance à la ligne B B du côté du lof.
- Entre la I & 11 ligne d’eau.
- N°. Aires des Triangles, Forces directes. Effets. Centre de gravité à la lig. 1 B. Moments.
- 20 0,72 0,01 0,01 C30 o.or
- 21 0,72 0,02 0,01 >,17 0,02
- 2.2, o,9o 0,04 0,04 1,65 0,07
- >3 o.95 0,05 0,05 2,68 O 12
- 24 1,08 0,06 0,06 2,16
- >5 M° 0,07 0,09 3,36 0,30
- 26 1,26 0,07 0,09 2,80 0,25,
- 27 i,48 o,lo 0,15 4,08 0,6 T
- 28 i,35 0 10 0,13 3,51 0,46
- 29 1,62 0,11 0,18 4,90 0,88
- 3o 1,48 0,12 0,18 4,3° 0,77
- 31 2,16 0,19 0 41 5,90 2,42
- 32 i,73 0,18 0,31 5,20 1,61
- 33 2,30 0,22 0,5r 7,n 3,63
- 34 1,98 0,22 o,44 6,25 2,75
- 35 2,70 0,25 0,67 8,35 5,59
- 36. 2,03 0,25 o,43 7,40 3,i8
- 37 3,o6 0,2 9 0,89 9,90 8,81
- 38 2,66 0,2 9 o,77 8,80 6,78
- 39 3,60 0,36 1,30 11,7a ' 15,21
- 40 2,81 0,35 0,98 ïo,35 10,14
- 4i 4,01 0,42 1,68 13,68 22,98
- 42 3,38 0,42 1,42 12,15 17,25
- 43 4,57 0,47 M5 15,93 34,>5
- 44 3,64 o,44 1,60 14,2 6 22,82
- 45 5,17 0,56 2,89 18,67 53,96
- 46 4,3> 0.52 2,25 16,53 37,19
- 47 5,45 0,70 3,81 21 68 82,60
- 48 5,8 9 0,69 4,o6 19,36 78 60
- 49 5,94 1,16 6,89 25,20 173,63
- 50 7,04 0,94 6,62 22,80 150,94
- 51 4,55 o,95 4,3a 29,11 125,75
- 52 H,il 2,00 22,22 27,30 606,61
- Effets 67,61 Mom. H7°>33
- Entre la IX & III ligne d’eau.
- 22 0,72 0,04 0,03 3,20 0,10
- >3 >4 0,90 0,95 0,07 0,10 0,06 0,09 4,54 3,60 ' 0,27 0,32
- >5 26 T>35 1,30 0,10 0,12 0,13 o,i6 5,25 4,20 0,68 0,67
- >7 28 1,87 1,48 0,12 0,12 0,22 0,18 6,15 4,94 i,35 0,89
- 29 2,05 0,13 0,25 7,14 i,78
- Entre la 11 & 111 ligne d’eau •
- Aires Centre de
- N°. des Forces Effets- gravité à la Moments.
- Triangles. lig. B B.
- Effets. Moments. 1,78
- 30 1,62 0,14 0,23 5,80 !,33
- 31 2,48 0,16 0,40 8,37- 3,35
- 32 2,16 0,20 o,43 6,92 2,98
- 33 2.88 0,2.0 0,Ç5 9,8o 5,68
- 34 2,30 0,20 0,46 "8,30 3,82
- 3* 3,06 0,20 0,61 11,40 6,95
- 36 2,70 0,29 0,78 9,80 7,64
- 37 3,40 0,29 0,99 13,20 13,07
- 38* 3,06- 0,30 0,92 11,40 lo;49
- 39 3,67 0,30 1,10 15,16 16,68
- 40 3,60 0,38 i,37 12,26 18,17
- 4i 2,21 0,38 0,84 17,40 14,62
- 42 4,° x 0,40 1,60 *5,35 24,56
- 43 2,21 0,42 o,93 19,77 18,39
- 44 4,57 0,50 2,28 17,75 40,47
- 45 3,78 0,50 i,39 22,18 30,83
- 46 5,T7 0,61 3,>5 20,30 63,94
- 47 3,65 o,59 >,i5 24,60 5 >, 89
- 48 5,45 0,75 4,09 22,90 93,66
- 49 ' 3,82' ' 0,68 2,60 27,00 70,20
- 5° 5,94 1,10 6,53 25,80 168,47
- 5* 2>34 0,38 0,89 29,00 25,81
- 52- 4,55 1,05 4,78 28,37 135,61
- Effets 40,Z2 Mom. 8SX,67
- Forcés directes & leur diftance à la lig. B B. à lJarriéré du côté du lof.
- Entre h in Sc IV ...... ligne d’eau.
- >3 o,55 0,01 I 0,01 8,00 0,08
- 24 0,7 5 0,03 0,02 6,53 o,1*
- 25 1,2-5 o,°3 0,04 8,80 0,3 5
- 26 1,12 0,06 0,07 7,15 0,50
- 27 1,65 0,07 o,n 9,85 1,08
- 28 M3 0,08 0,12 8,08 0,97
- 29 1,78 0,07 0,12 11,00 I,3>
- 30 1,71 0,10 0,17 9,20 1,56
- 3T V3 0,12 0,26 12,30 2,20
- 32 2,07 0,17 0,35 10,30 3,60
- 33 >,I7 0,17 0,37 13,96 5,16
- p.114 - vue 125/216
-
-
-
- DES PAISSEAUX. Chap. X.
- llS
- Forces directes & leur dijlance à la ligne B B > à l*arriéré du côté du lof.
- 28
- zp
- 3°
- 31
- 3^
- 33
- 34
- 35
- 36
- 37
- 38
- 39
- 40
- 41 4a
- 43
- 44
- 45
- 46
- 47
- 48
- 47
- 50
- 51
- 5»
- /
- Entre la 111 ôc IVlig ne d’eau.
- N°. Aires des Triangles. Forcés diredes. Effets. Centre de gravité à la lig. B B. Moments
- 34 a,40 Effets. 0,20 0,18 0,48 Moments. 11,95 5,i6 5,74
- 35 2,29 °,41 15,45 6,33
- 36 a,55 0,20 0,51 13,60 6,94
- 37 a,40 0,20 0,48 ï7,zo 8,z 6
- 38 1,83 0,20 0,57 r5»3° 8,7a
- 39 a,3i 0,20 0,46 19,00 8,74
- 40 3,06 0,29 0,89 17,16 15,17
- 41 2,3 r 0,30 0,69 20,80 i4,4r
- 4a 1,85 °,35 0,65 I9,î7 11,46
- 43 1,29 o,34 0,78 22,60 17,63
- 44 1,85 0,38 0,70 21,20 14,84
- 45 2,19 o,34 o,74 14,3 3 18,00
- 46 3,15 o,44 i,39 23,10 32,11
- 47 a,07 0,34 0,70 25,90 18,13
- 48 3,°4 0,45 i,37 25,10 34,39
- 49 2,07 o,34 0,70 27,50 19,25
- 50 3,18 o,6z 1,97 , 26,85 5i ,89
- 51 1,20 0,22 0,26 28,80 7,49
- 52 1,95 0,50 0,97 28,50 17,64
- Effets 1(5,38 Mom. — 34 7A9
- Entre la IV ôc V ligne d’eau.
- 26 1,00 0,02 0,02 11,70 0,23
- 27 0,96 0,02 0,02 x 14,5a 0,29
- 28 1,31 0,04 0,05 I 2,60 0,63
- 2 9 1,12 0,04 0,04 15,60 0,62
- 30 I,43 0,0 6 0,09 13,70 M3
- 31 1,30 0,05 0,06 16,80 1,01
- 3i 1,70 0,08 0,14 14,90 1,09
- 33 1,28 0,10 o,13 18,00 2,34
- 34 i,74 0,10 0,17 16,22 2,76
- 35 *,27 0,10 0,13 19,25 2,5o
- 36 1,84 0,12 0,2 2 17,6a 3,88
- 37 1,28 0,11 0,14 20,50 2,87
- 3« 1,92 0,18 0,35 19,00 6,65
- 39 1,20 0,14 0,17 21,70 3,69
- 40 1,85 0,19 0,35 20,50 7,17
- 41 M2 0,15 0,20 22,90 4,58
- 42 1,85 0,20 0,37 21,90 8,10
- 43 Mi 0,20 0,26 24,10 6,27
- 44 1,84 0,2 8 0,51 13,30 ir,88
- 45 1,26 0,19 0,14 15,35 6,08
- 46 1,7? 0,28 O.49 2.4,64 12,07
- 47 1,20 0,19 0,2 3 26,50 0,05,
- 48 1,66 0,30 0,50 15,95 ia,97
- 49 1,14 0,18 0,2 2 27,60 6,07
- 50 1,66 0,29 0,48 27,15 13,08
- 51 0,67 0,28 0,19 28,43 5,40
- 51 0,96 0,41 0,39 28,30 11,04
- Effets 6,1 6 Mom.=: I4I,5P
- Entre la V 8c VI ligne d’eau.
- 0,7a 0,01 0,01 17,20
- 0,56 0,02 0,01 19,24
- 0,84 0,03 0,02 17,90
- 0,56 0,03 0,02 20,10
- 0,97 0,05 0,05 28,90
- 0,56 0,06 0,03 20,80
- 0,96 0,07 0,07 19,90
- 0,56 0,06 0,03 21,60
- o,95 0,05 0,05 20,75
- 0,56 0,06 0,03 22,40
- 0,96 0,10 0,1 b 21,60
- 0,67 0,10 0,07 23,20
- 0,90 0,08 0,07 22,50
- 0,67 0,07 0,05 24,10
- 0,99 0,12 0,12 23,50
- 0,67 0,09 0,06 25,00
- o,99 0,17 0,17 24,40
- 0,67 0,08 0,05 25,80
- 0,94 0,17 0,16 25,40
- 0,67 0,10 0,07 26,70
- 0,90 0,19 0,17 26,40
- 0,67 0,10 0,07 27,60
- 0,93 0,18 0,17 17,30
- o,45 0,29 °,T3 18,25
- 0,50 0,31 0,15 28,10
- Effets *>93 Mom. =
- 0,17 0,19 0,36 0,40 i,44 o,6z i,39 0,65 1,04 0,67 z,16
- i,6z
- 1,57
- I,ZO
- z,8z
- 1,50
- 4,15
- M9
- 4,06
- 1,87
- 4,49 i,93 4,<H 3,67 4, zi
- Au-dellous de la VI ligne d’eau.
- N°.
- 8 îo 11
- 14
- 16
- 18
- zo
- zz
- Z4
- z 6 28 30 3^ 34 36 38 40 42 44 4 6 48 50 52
- A la quille A l’étambot Aux côtés A l’étrave..
- LC# «
- r:}
- Aires des T riangles. Forces dire Êtes. Effets. Centre de gravité 4 la lig. B B,
- 0,28 0,06 0,02 14,70
- ' 0,48 0,06 °,°3 , 15,10
- 0,49 0,06 0,03 15,60
- o,54 0,03 0,02 16,20
- 0,63 0 02 0,01 16,70
- 0,67 0,02 0,01 17,30
- 0,72 0,02 0,01 17,80
- 0,76 0,02 0,01 18,4°
- 0,76 0,02 0,01 19,00
- 0,81 0,02 0,02 19,50
- 0,95 0,0 3 0,03 20,10 20,80
- 0,95 0,03 0,03
- o,95 0,03 0,03 21,40
- 0,95 0,03 0,03 2 2,00 22,60
- o,95 0,04 0,04
- o,95 0,04 0,04 13,30
- i,i9 0,05 0,06 24,00
- ï,36 0,08 0,11 24,60
- 1,36 0,10 0,14 15,3°
- *,43 0,10 0,14 26,00
- i,43 0,10 0,14 26,70
- 1,50 0,10 0,15 27,40
- 1,03 0,10 0,10 28,00
- 20,85 Effets 1,21 Mom. = 1
- 10,00 0,07 1,46 21,30
- 0,10 1,00 29,40
- 3 >85 0,04 0,15 14,00
- Effets 2,61 Mom. =
- Moments.
- °,Z9
- °,45 °,47 0,32 0,17 0,17 0,18 o, r8 0,19 o,39 0,60 0,62 0,64 0,66 °,S>o
- 0,93
- 1,44
- a,71 3,54 3,64 3,74 4, ii 3,88
- 29,22
- 3 r.io 29,40
- a,15
- = 48,11
- Forces directes & leur dijlance à la ligne B B à Varriéré, à Voppojite du lof.
- Entre la I 8c 11
- ligne d’eau.
- 39 1,01 0,02 0,02 44,40
- 41 1,84 0,07 0,13 43,70
- 41 0,40 0,01 0,00 45,00
- 43 2,63 0,10 0,26 42,80
- 44 0,0 ) 0,02 0,01 44,44
- 45 4,23 0,2 3 0,97 41,20
- 46 i,53 0,08 O, la 45,5°
- 47 5,47 °>35 1,91 38,70
- 48 3,24 0,20 0,65 41,70
- 49 5,04 o,59 1,97 35,00
- 50 7,65 0,48 3.67 38,70
- 51 2,25 0,42 °,94 31,80
- 51 11,88 1,34 15,91 33,8°
- Effets 27,57 Mom. =s
- 0,89
- 5,68
- 978,31
- Entre la II ôc III ligne d’eau.
- 35 *,03 1,01 0,0 r 42,00
- 37 1,60 1,03 0,0 5 4T,5°
- 3,9 a,47 0,08 0,20 40,50
- 40 1,01 0,03 0.0? 42,20
- 41 3,27 0,14 0,46 39,00
- 42 1,84 0,08 0,15 41,30
- 43 3,27 0,12 o,39 37,20
- 44 2,63 0,12 0,32 39,80
- 45 2,90 0,22 0,64 35,20
- 46 4,23 0,26 1,10 37,8o
- 47 2,28 0,22 0,50 33,2°
- 48 5.47 0,40 2,19 35,4o
- 49 1,89 0,12 0,23 31,60
- 5o 5,04 0,48 2,42 33,00
- 5a 2,25 0,50 I,I3 3 Mo
- 0,4a
- , 07 8 10 M7
- 17,9 4
- , 19 I4,5r la,74
- 22.53 41,58 16,60
- 77.53
- 7,17
- 79,86
- 35,48
- Effets 9,8ï Mom. = 344,op
- p.115 - vue 126/216
-
-
-
- n6
- DE LA CONSTRUCTION
- Forces direâes & leur dijlance à la ligne BB i Varriéré 3 à Foppofite du lof.
- Encre la 111 & 1 V ligne d’eau. Entre la IV & V ligne d’eau.
- Aires Forces directes. Centre Aires Forces directes. Centre
- N°. des Triangles. Effets. de Gravité depuis B B. Moments. N°. des Trian-gles. Effets. de Gravité à la lig. Bb. Moments.
- 31 0,71 0,01 0,01 39.3° 0,39 31 1,06 0,01 0,01 34,40 o,34
- 33 1.29 0,02 0,03 38,80 1,16 32 o,5 6 0,01 0,01 36,3° 0,36
- 35 1,86 0,04 0,07 37,80 2,65 33 1,06 0,01 0,01 33,10 o,33
- 36 0,85 0,02 0,02 39,70 o,79 34 1,03 0,02 0,0 2 35,40 0,71
- 37 1,8 9 0,0 J 0,09 36.50 3,28 35 0,72 0,01 0,01 3 i,9o 0,32
- 38 i,33 O.OÎ 0,07 38,70 2,7l 36 1,49 0,0? 0,04 34,30 i,37
- 3 9 1,72 o.oj 0,09 35,20 3>i7 38 1,79 0,03 o,o5 32,40 1,62
- 40 2,Oj 0,10 0,20 0,08 3.7,4° 7,48 40 1,52 0,02 0:03 31,90 0,96
- 41 1,3 9 0,06 33,80 2,70 42 1,14 0,02 0,02 3I>3° 0,63
- 41 2,75 0,18 o,49 36,00 17,64 44 0,77 0,02 0,01 30,80 0,3!
- 43 1,24 0.07 0,09 32,50 2,92 46 0,38 0,02 0,01 30,50 0,30
- 44 45 46 2,72 0,90 2,41 . 0,20 > o,54 34.40 31.40 32,80 18.58
- 0,04 o,i 8 0,04 o,43 1,26 14, T O Effets 0,22 Mom.= 7,25
- 47 48 So °,57 r,90 1,57 0,02 0,14 0,12 0,01 0,27 0,19 30.70 31.70 30,80 0,31 8,56 5,85 Côtés 8c angle l’arriere = 10,00 5,80 5 8}oo 30>T5 1748,70
- Effets 2,72 Mom. = = 93,55
- Forces latérales & leur dijlance à la ligne K K du côté du lof.
- Entre les lignes d’eau. A N0.' Aires des Triang Forces latér. Effets. A N». Aires des Triang. Forces latér. Effets. A N®. Aires des Triang Forces latér. Effets. A N®. Aires des Triang. Forces latér. Effets.
- I & II 20 0,72 0,37 0,27 21 0,72 0,36 0,26 22 0,90 0,40 0,36 23 0,95 0,40 0 38
- II & III 22 0,72 0,28 0,20 23 0 90 0,23 0,21
- III ôc IV 23 0,55 0,11 0,06
- Effets. . . . , 0.27 0,26 0,5 6 0,65
- Centre de gravité a la lig. AA. 56 64 62 70
- Moments. • • 15,12 16,64 34,72 45,50
- I & 11 24 1,08 °,55 o,59 25 1,30 0,56 o,73 26 1,26 0,63 o,79 27 1,48 0,62 0,92
- II & IIT 24 o,95 0,38 0,36 25 Mî o,3î °,47 26 ^3° 0,51 0,66 27 1,87 0,47 0,89
- III ôc IV 24 o,75 0,2 I o,t 6 25 1,25 0,21 0,26 26 I, 12 0,30 0 34 27 1,65 0,30 0,49
- IV & V 26 1,00 0,20 0,20 27 0,96 o,x 8 0,17
- V & IV > 27 0 53 0,16 0,08
- Effets 9 • • * 1,11 68 1,46 1,99 2,55
- Centre de gravité à la lig. A A. . 7 6 74 82
- Moments. . • * 75,48 110,96 147,26 209,10
- I ôc II 28 I>35 0,70 0 94 29 1,62 0,70 1,13 30 1,48 0,76 1,12 31 2,16 0,8 > t>75
- II & III 28 1,48 0,63 o,9 3 29 2,05 0,50 0,02 3° 1,62 0,65 1,05 3 1 2,48 0,60 1 49
- III 6c IV 28 IA3 o,44 0,67 29 1,78 0,30 o,53 30 i,7i 0,42 0,72 3 1 2,13 0,40 0,85
- IV & V 28 0,12 0,16 29 1,12 0,19 0,20 30 i,43 0,32 0,46 31 1,30 0,27 0,35
- V 8c VI 28 0,72 0,12 0,09 29 0,56 0,29 0,16 30 0,84 0,19 0,16 31 0,56 0,29 0,16
- Effets. • . • 2,79 3,°4 3,51 4,60
- Centre de gravite à la lig AA. . 80 88 86 94
- Moments .. . 223,20 267,52 301,86 432,40
- I & II II ôc III III & IV IV 6c V V 6c VI 3* 32 32 32 31 1,73 2,16 2,07 1,70 0,97 0,90 0,73 0 47 °,31 0,28 1,56 1,58 0,91 o,54 0,27 33 33 33 33 33 2,30 2,88 2,17 1,28 o,56 0,91 0,64 o,47 0,31 o,33 2,09 1,84 1,02 0,40 0,18 34 34 34 34 34 i,98 2,30 2,40 I->74 0,96 o,94 o,77 o,55 0,33 o,33 1,86 i,77 1,32 '0,57 0,32 35 35 35 35 35 2,70 3,06 2,29 1,27 0,56 o,93 0,67 0,50 0,33 o,39 2,51 2,05 1,14 0,42 0,2 2
- Effets. ... Centre de gravité à la lig. AA. Moments. . . . 4,86 92 5,53 1,00 5,84 98 6,34 10 6,
- 447,12 553>o° 572,32 672,04
- I 6c II 36 2,03 0,90 1,83 37 3,06 1,08 3.30 38 2,66 1,16 3 09 39 3,60 i,ïr 4,00
- II 6c III 36 2,70 0,83 2,24 37 3,40 0,74 2,52 38 3,06 0,88 2,69 39 3 67 0,83 3,05
- III ôc IV 36 2,55 0,60 M3 37 2,40 0,60 G44 38 2,83 0,66 1,87 39 2,3r 0,74 ï,71
- IV 6c V 36 1,87 041 o,77 37 1,28 o,49 0,63 38 i,92 o,53 1,02 39 1,20 o,53 0, 4
- V ôc VI 36 o,95 o,34 o,34 37 0,5 6 0,46 0,26 38 0,96 o,44 0,42 39 0,67 0,56 0,37
- Effets* • • * 6,69 , 8,15 9,09 9.77
- Centre de gravité à la lig. AA. . 104 112 110 il 8,
- Moments* » « « 695,76 £12,80 999,90 À 152,86
- Forces
- p.116 - vue 127/216
-
-
-
- iï7
- À l’étrave
- A la tpi lie
- Al’étasabot
- DES VAISSEAU X. Chap. X.
- Forces latérales Ù leur dijlance à la ligne À A du côté du lof*
- Aires
- Aires
- Aires
- des
- Triang
- Forces
- latéral.
- Forces
- latéral.
- Entre les lignes d’eau.
- Forces
- latéral.
- Effets.
- des
- Triang
- Triang.
- Triang.
- II &
- III &
- IV &
- Y ôC V I 40 0,90
- Effets...
- Centre de gravité à la ligne AA Moments..,
- I & II 44 5,64 1,13 4,19
- II 8c III 44 4,37 1,12 5,ii
- III 5c IV 44 3,33 1,04 3,46
- IV & V 44 1,84 i,oi 1,86
- V &’Vl 44 o ,99 0,97 °>78
- Effets.... 13,41
- Centre de gravité à la ligne AA.. 118
- Moments..., 1971,48
- Centre de gravité à la ligne AA.
- Moments. ..
- 32 11,11
- I2- 4.Jf
- J1
- 32 o ,96 jz 0,30
- Effets..,
- Centre de gravité à la ligne AA Moments..,
- Somme des forces directes & leurs moments
- Forces latérales & leur dijlance à
- la ligne AA
- Effets,
- Entre la V &' VI ligne d'
- Moments,
- eau.
- Effets.
- 0,11
- 17,00 i,3î
- '33,00 1,65
- 39,00 2,34
- 43,00 1,80
- 31,00 1,04
- 37 00 z,i-8
- 6 3,co 2,31
- 69,00 M1
- 73,00 7,30
- Mora. =ri8.o3
- 0,10
- 0,10
- 0,10
- Au-defïous de la VI ii-me d’eau,
- Somme des forces latérales & leurs moments à Végard de la ligne A A du cote du lof
- 0,21
- 0,16
- Moments,
- 31.00
- 13,Ti
- 18,00
- *447»? 6 à tranfporter ;
- la page fniv.
- 131,00
- Effets = 9.93
- Mom,
- p.117 - vue 128/216
-
-
-
- 118 DE LA CONSTRUCTION
- Forces latérales & leur dijlance à la ligne AA à l’arriere & a Poppojite du lof
- Effets. • • • 0,2.7
- Centre de gravité à îa ligne AA.. ?4
- Moments. 25*38
- II & III 35 1,03 0,10 0,10
- III & IV 35 1,86 0,1 3 o,43
- IV & V 35 0,71 C,IO 0,07
- Effets. » » * 0,70
- Centre de gravité à îa ligne AA.. xo6
- Moments. •• 74,0°
- I & II 3? 1,01 0,17 o,34
- II & III 3? 2,47 °,37 0,91
- III Sc IV IV & V 3? 1,71 0,31 o,55
- Effets....
- Centre de gravité à la ligne AA..
- Moments....
- 1,80 118
- 1X1,40
- Aires
- des
- Trinan
- O,$6
- Forces
- lacérai.
- o,i4
- Effets.
- 0,1 ?
- o,x 3
- ?i
- $6
- 36
- o,8;
- i,4?
- o,z3
- o,i?
- ii,96
- 0,19
- 0,18
- ®,47
- 104
- 48,88
- A
- N».
- >3
- 33
- 37
- 37
- 40
- 40
- 40
- 1,01
- l,OJ
- 0,31
- o,3?
- 0,19
- 0,31
- 0,80
- 0,19
- 1,41 116
- 41
- 41
- 41
- 163,s6
- I Sc 11 43 i, 63 - o,45 1,18 44 0,6$ 0,1; 0,16
- II SC III 43 3,2-7 0,56 1,83 4+ 1,63 0,49 1,19
- III âc IV 43 l,i; 0,43 „ °»54 44 1,72 °>5 3 i*44
- IV Sc V 44 °>77 0,38 0,2-?
- 45 43 4 5
- Aires des Triang. Forces latéral.
- *>29 O 13
- .1,0 6 0,15
- 1,60 o>35
- 1,89 0,30
- 1,84 o,44
- 3,2-7 o,49
- !,39 0,38
- 4,2-3 o,4?
- 1,90 0,61
- o,9° ©,44
- Effets.
- A
- I N°.
- 0,30
- 0,16
- 100
- 5 6,00 19,60
- G; 5 6 38 c ,45 0,11 0,0;
- 0,57 38 1,33 0,31 0,43
- 38 h79 0,19 o,34
- 1,13
- 111
- 116, J6
- 0,81.
- I,6o
- o,33
- z,94
- 114
- 364,<6
- 1,07
- 1,80
- 0,40
- Effets.... Centre de gravité à la ligne AA,.
- Moments....
- I &
- II &
- III Sc
- Effets....
- Centre de gravité à la ligne AA. • Moments....
- 34
- Aires
- des
- trianir
- 1,03
- Forces
- latéral.
- Effets.
- o,io 0,10
- 0,10
- 98
- 41
- 41
- 41
- 41
- 0,40 0,11
- 1,84 o,47
- 2-,7 5 o,44
- 1,14 0,18
- 46 46 46 4 6
- i,5 3 0.4»
- 4' ^ 3 o,;7
- 2,41 0 60
- 0,38 0,38
- 4,63
- 154
- 610,41 |
- 5,04 o,94 ' 4,74 50 7,65
- 1,8? 0,80 1,51 50 5»°4
- 5° l>57
- 1,15 I 1,10 1,70 52. Ji 1,88 1,38
- 1 52 1 l,25 i,45
- Effets....
- Centre de gravité à îa ligne A A..
- Moments....
- 1,70
- *53
- 41 3 »10
- jForces latérales & leurs moments à Végard de la ligne AA du côté du lof.
- Somme des forces latérales & leurs moments à régard de la ligne AA à Voppofite du
- Effets.
- Moments.
- 18,19 2447*36
- 4,60 . 432,40
- 4j86 447,12
- 5,53 55 3*co
- 5,g4 572,3 2
- 6,34 671,04
- 6,69 6? 5,76
- 8,15 911,80
- 9,09 999,90
- 9,77 ' 1151,86
- 10,11 1184,36
- ii,43 1417,32
- 13,61 1660,41
- 13,82 1796,60
- I5,4i 1972,48
- 15,39 2093,04
- t7,73 2375,*2
- 17,56 2493>52
- 11,54 • 3155,60
- i?,83 2934,84
- 3°,4? 4451,54
- 16,08 1460,14
- 37,50 5661,50
- °»55 18,05
- 9.9$ 1091,61
- 20,78 2074,41
- 35»*?4 44737»?1
- Tranfport de la page 117.
- Effets. Moments.
- 0,17 25,38
- 0,1} 11,9.6
- °,5 6 50,00
- 0,10 19,60 j
- 0,70 74,00
- 0,47 48,88
- ^ 1,13 116,56
- o,8i 90,00 ~ riù'fo
- 1,80 111,40
- i,4i 163,56 1
- i,?4 364,56
- i>44 197,68
- 3,55 461,50 •
- 3,18 407,04
- 4>i7 580,71
- 4,63 610,41
- 4>!7 5?i>14
- 7,96 1114,40
- 6,15 925,00
- 1 ïi,o? 1765,14
- 1,70 413»10
- 19,65 2967,15
- 81,32 11330,59 à l’oppofité.
- 351*94 44737,91 au lof.
- 170,61 33407*32
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-
-
-
- DES VA I SSE AU X. Chap. X. 119
- D’après les calculs on a les effets 8c leurs moments, • favoir :
- r
- Contre la parue de Vavant du Navire. Fig. 46.
- Effet dire&...................................................331,30
- .Son moment à l’égard de la ligne B B..........................6737,31
- Effet latéral..................................... 288,60
- Son moment à l’égard de la ligne AA, Fig. 48. . . . 7825,87
- Contre la partie de Tarriéré du Navire. Fig. 47*
- Effet direô.................................................234,45
- Son moment à l’égard de la ligne B B...................... 6106,66
- Effet latéral. . ...........................................270,62
- Son moment à l’égard de la ligne AA, Fig. 48. . . . 33407,32
- En conféquence de ce qui a été dit au §. précédent, l’effet contre la partie de l’avant du Navire doit être multiplié par 6 ; & l’effet contre la partie de l’arriere du Navire doit être multiplié par 7; d’où s’enfuit qu’il faut enfin multiplier le moment de leur réfiftance par le même nombre,
- j
- L’effet dire# de lavant = 331,30 X 6 = 5987,80
- L’effet direét de l’arriere = 234,45 X 7 = 1641,15
- Effet direét. . . . 3628,95
- Le moment pour l’avant.. . 6737,31 x 6 = 40423,86
- Le moment pour l’arriere. . 6106,66 X 7 = 42746,62
- Et les moments. . . 83170,48
- Ainfi on aura = 22,91 =± à la difîance de la ligne B B air
- centre de gravité de l’effet direâ ; de même que J61*’9-- = 279,15 = à l’effet
- clireâ ou à la réfiftance.
- L’effet latéral pour l’avant. 288,60 6 = 1731,60
- L’effet latéral pour l’arriere. . . . 270,62 X 7 == 1894,34
- Effet latéral. . . . 3625,94
- Le moment pour l’avant = . . 7825,87 X 6 = 46955,22
- Le moment pour l’arriere = . . 33407,32 X 7 = 233851,24
- Et les moments. . . 280806,46
- Ainfi on aura =• 77,44 = à la difiance de la ligne AA, au
- centre de gravité de l’effet latéral ; de même que = 278,92 = à
- l’effet latéral ou à fa réfiftance, quand la force abfolue eft la même pour la difiance entre les tranches ou feâions aa, bb, cc, &c.
- De la ligne B B à la ligne CC fur la ligne d’eau fupérieure (Fig. 46, 47 & 48 ) on a la difiance — 22,3 , & foufirayant celle-ci de 22,91 , il refie 0,68 qui repréfente la difiance de la réfifiance direâe du côté oppofé au lof à la ligne CC; c’eft pourquoi (Fig. 48) tirez une ligne FD = 0,68
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-
-
- / '
- 120 DE LA CONSTRUCTION
- relativement à la ligne C C, & qui lui foit parallèle : à la difîance de 77,44 pieds de la.ligne AA, tirez une ligne FE parallèle aux feâions ; & de F à D , ainfi que F à E, portez d’après quelque échelle les quantités 279,15 & 278,92 qui repréfenteront, l’une la réfiftance direâe, & l’autre celle qui eft latérale ; on achèvera le parallélogramme FDGE, & on tirera la diagonale F G, laquelle doit ainfi repréfenter la direâion moyenne de l’eau.
- Mais fi on retourne en arriéré, & fi l’on fait ce qui eft néceflaire pour que les forces foient multipliées par 6 & 7, on trouvera, à l’aide du §. 14? que les direâions contraires de l’eau donnent tout ce qu’il faut pour employer ces coefficients; favoir, que l’eau qui eft à l’avant de la plus grande largeur, fuit la même voie jufqu’à une certaine partie; & que l’eau qui eft à l’arriere de la plus grande largeur, a un mouvement tout contraire à l’égard du Navire ; & c’eft ce qui occafionne 1 élévation de l’eau à l’avant & fon abaiflement à l’arriere de cette plus grande largeur du Vaiffeau. Ainfi on regarde que cette hauteur doit être de l’avant un demi-pied plus haut & à l’arriere de la plus grande épaifleur d’un demi-pied plus bas, que ne devoit être la hauteur ordinaire de l’eau à l’égard du Navire.
- C’eft pourquoi, fi fur la Fig. 46, qui repréfente la partie de l’avant du Navire, on donne un accroiflement d’un demi-pied, relativement à la ligne d’eau fupérieure „ & que fur la Fig. 47, qui repréfente la partie de l’arriere du Navire, on fafle amincir ou diminuer fa profondeur d’un demi-pied pareillement , on trouvera pour lors que la force latérale fe tranfporte 1,5 pieds plus loin à l’avant, & que la force direâe fe tranfporte 0, 3 pieds plus près au-dedans de la ligne C C.
- On exprimera cette variation par fe & f à de la Fig. 48 , & fi l’on en forme un redangle , la ligne f g exprimera la direâion moyenne horizontale de l’eau.
- Sur cela on doit faire cette remarque, favoir que la moyenne direâion ( de l’eau ) ne fauroit être à la furface même de l’eau ni à la même hauteur que celle qu’on fuppofe que doit avoir le centre de gravité du Vaiftèau, mais quelques pieds plus bas, enforte que cette moyenne direâion de l’eau ne paflant pas par le centre de gravité, doit au moins fe trouver au-deffous ; d’où s’enfuit que le Vaiffeau avec 7 degrés d’inclinaifon , n’en doit pas être plus ardent ; mais que quand l’inclinaifon s’accroît au-delà, alors le centre de gravité fe tranfporte à l’oppofite du lof félon la moyenne direâion de l’eau, ce qui doit en ce cas le rendre de plus en plus trop ardent.
- Que fi le Navire, quant à fa forme, préfente à l’avant des parties trop aiguës relativement à celles de l’arriere qui font trop obtufes ou gonflées, enforte que le centre de gravité de la caréné en foit porté 2 pouces plus loin en arriéré ; en ce cas, les forces latérales fe trouveroient tranfportées un peu trop loin à
- lavant.
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-
- DES VAISSEAUX. Chap. X. i2r
- Pavant. Or, dans cette fuppofition, il faut que la moyenne direction de l’eau foit portée de quelques pouces à lavant du centre de gravité, parce que le Navire contractera par-là affez de force pour porter au lof.
- Voyons maintenant ce que peut produire la moyenne direction de feau , quand les effets n ont pas été multipliés par 6 ni par 7,
- Les effets directs de l’avant & del’arriere = 331,30 -+- 234,45 = 565,75 * leurs moments feront = 6737,31 *+* 6106,66 = 12843^7 ; ainfi on aura 7T" ^ ^où en fouftrayant 22>3 9 ^ Re reftera que 0,40 pour re-
- préfonter la diftance de l’expreffion de la réfiftance directe , à la ligne C C.
- Les effets latéraux de l’avant & de l’arriere = 288,6 -4- 270,62 — 5 jp,12 ;
- leurs moments = 7825,87 33407,32 = 41233,15) ; ainfi on aura
- *= 73,73; que fî on les retranche de 77,44, il refiera 3,71 : on ne peut pas fuppofer autre chofe, même en ce cas, fïnon que l’eau s’élève & s’abaifle comme auparavant, Sc qu’ainfi le centre des effets des forces latérales parvient en km ou bien 3,71 pieds plus à l’avant que dans Ion premier état. Quand on obforve aufli cette élévation, eu égard à l’effet dire 61, alors le centre de ces effets fe tranfporte aufli de plus en plus du côté du lof, comme dans la ligne A/, par où la moyenne direction de l’eau fe porte en k n ; enforte que Cette moyenne direction doit alors paffer à la diftance f p qui peut fe trouver a 4 pieds à l’avant & du côté du lof à l’égard du centre v de gravité du Vaifleau ©.
- Semblablement on trouvera deux lieux ou fituations pour la moyenne direction de l’eau, lavoir fg> K n\ ôq fui cela il s’agit d’éprouver laquelle des deux eft celle qui convient.
- D’après la maniéré ufitée de gréer un Navire, le centre commun de gravité de la voilure, eu égard à la longueur du bâtiment, parvient en P , {avoir 13 pieds à l’avant au-deflus du centre de gravité , & en hauteur il y a au moins 78 pieds au-deflus de la flottaifon. Quand le Navire incline de 7 degrés* alors le centre de gravité de la voilure s’élève de p f pieds à l’oppofîte du lof. fur la ligne du milieu ( ce qui répond à la flottaifon ) mais eu égard à i’épaiffeur du mât & des vergues & la flexion des mâts , cette diftance augmente alsûrément de 27 pieds, d’où l’on voit que le centre de gravité de la voilure doit parvenir en Q, favoir 12 pieds au-deflus de la ligne du milieu du Navire pris à la flottaifon.
- Confidérant aufli la route C C du Navire foppofée libre & {ans empêchement, il feroit nécelfaire, quant à la voile, que QR foit tellement fltuée quelle fe trouve à angles droits avec la moyenne direélion de l’eau. C’efi: pourquoi fi du point Q on tire la ligne Q T perpendiculairement à QR, alors la ligne QT fera parallèle à h; & comme cela arrivé juftement
- Hh
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- m DE LA CONSTRUCTION
- ici, que Q T fe trouve dans la même ligne que k n , alors le Navire pré-' fente fon flanc CC de lavant, fans qu’on ait befoin de tourner la barre du gouvernail foit d’un côté foit de l’autre, ce qui ne s’entend que quand la voile eft foppofée fens courbure, ou devenir plane.
- Mais quand le vent i°. relativement à cette force vient à courber les voiles , on ne feuroit les regarder comme abfolument planes, & en fécond lieu , eu égard à leur direction , fevoir du lof à fon oppofite , leur courbure doit être plus grande à ce même oppofite que du coté du lof ; ainfi le centre de l'effet du vent fur la voile, ne doit plus fe trouver au milieu de la voile, mais fe tranfporter à la diftance Q R vers le côté oppofé au lof, & par-là cette diftance fera plus ou moins grande félon la plus grande ou moindre étendue des voiles. Ainfi prenant un milieu pour ces navires, je pourrois répondre qu’il n y a pas plus de 6 pieds, dont l’effet du vent fur la voilure nous donne l’efpace compris dans la ligne S R. Ainfi le navire pourra donc aller au lof, dont le moment autour du centre de gravité 0 ==* fp x par l’effet de la réfiftance du navire ( félon la direélion k n ) ; & parce que le navire s’avance directement d’après la ligne CC, l’aétion du gouvernail devient alors d’autant plus néceflaire, que ce moment s’accorde avec l’effet latéral de l’eau fer le gouvernail, multiplié par fe diftance au centre de gravité 0 du navire : aufli ces moments deviennent - ils femblables, quand le gouvernail fait un angle d’environ 15 degrés avec la ligne du milieu du navire.
- Tout navire de la même forme que celle-ci, & dont le centre de gravité eft près de 2 f pieds à lavant du milieu de fe longueur, de pouppe en proue , & dont les diagonales fer les parties de l’avant fe prolongent comme cela doit en effet fe préfenter fer des courbures égales ; un pareil navire, d’après l’expérience même , ne fauroit jamais être trop ardent pour venir au lof. Pareillement il n’eft pas poflible que le navire vienne ainfi au lof, & qu’il fente fi peu fon gouvernail, à moins qu’il n’ait plus de 7 degrés d’incli-naifon : il doit continuellement faire agir fes rames 1 y degrés au lof de la ligne du milieu du navire ; d’où l’on peut tirer aufli cette conclufion, fevoir : que la moyenne direBion de l’eau ne doit pas toujours être dans la ligne k n, mais fur-tout en-dedans du centre de gravité © du navire , comme en f g , Sc peut-être à i’oppofite du lof, eu égard à ce même centre.
- Outre cela, on feppofe encore que l’eau qui fe trouve à l’arriere de la plus grande feélion, dans la fituation actuelle du navire, n y doit produire aucun effet pour porter au lof, à moins que la partie de l’avant n’y réunifie en même temps fon effort. L’effet direct à lavant = 331,3 , fon moment
- *= 6737,31 ; on auroit donc ainfi="= 20>33 : or fos fouftrayant de
- !
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- DES VAISSEAUX. Chap. X. 123
- 22,3 il reliera la réfiflance direéte à l’égard de C C du côté du lof = 1,97
- pieds , d’où provient auffi la ligne q r. L’effet latéral à l’ayant = 28856, fon
- moment = 7825,87; ainfi on auroit ^ 27,11 pieds , ce qui eft égal
- à la diftance de la force latérale du centre de gravité, eu égard à la ligne AA, d’où provient la ligne q s. Si l’on confirait le reélangle des effets , la diagonale qt de ce reélangle indiquera la moyenne direélion de l’eau. Or fur le prolongement de cette ligne & par le centre de gravité © , on tirera © u, perpendiculairement fur q u. Du point R on tirera une autre ligne R S qui fera perpendiculaire à © u, ou bien parallèle à q u. Or un navire doit ainfi porter au lof, quand fon moment autour de fon centre de gravité ©=/a x par la réfillance qu’éprouve le navire félon la direélion q u
- Il n’efl pas poffible que ce trop d’ardeur pour porter au lof, foit combattu ou détruit par le gouvernail, tant que le centre de gravité des voiles fera en R, ni à moins que l’effet de la voilure ne foit porté fort loin à l’avant, afin que la direélion de l’effet de l’air fur les voiles fe trouve foit dans la ligne t q9 foit même quelques pieds à fon arriéré. Et fi enfin le centre de la voilure pouvoit être tellement porté à l’avant qu’il ne feroit pas même en état de relever le navire contre le vent ; alors quand il y aura incli-naifon, la partie de f avant du navire (parla force du vent fur la voilure ) fera dans le cas de s’enfoncer : la moyenne direélion de la réfiflance de l’eau fera dans le cas par-là de fe porter aufïi fort à l’avant ; enforte qu’il ne fera plus poffible de relever du vent le navire.
- C’eft pourquoi il feroit abfurde de prcudic pour principe, que l’eau qui eft à l’arriere de la plus grande feélion, puiffe jamais produire quelque effet , ni contribuer à faire tourner au lof.
- On peut retirer cette vftilité de ce Chapitre, <& on y trouve la preuve la plus complette , qu’on ne fauroit errer en prenant pour principe , que pour calculer la réfiflance de l’eau contre un navire , il faut que le calcul ne foit pas feulement fait pour la partie antérieure , mais quon puijfe aufli exprimer l’effet de l’effort de l’eau fur la partie de l’arriere , qiiil fera nécefjaire de multiplier toujours par un coefficient d!autant plus grand, que le fera celui fur lequel U ex-preffion qui s’exerce a Vavant, par Veffet de l’effort de l’eau, doit être multiplié.
- On peut auffi trouver l’aire de la réfiflance du plan pour le navire , quand il fait voile d’un vent largue, y compris la dérive & i’inclinaifon qui lui conviennent.
- On a trouvé jufqu ici que la fomme des effets direéts pour l’avant & pour l’arriere, ayant foin de les multiplier par 6 & 7 fe trouve = 3628,95 ; & comme la diftance entre les feélions a a, b b, & c. dont on a fait ufàge pour trouver la force abfolue, s’eft trouvée ===6 pieds, on en a conclu, relativement
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- iM DE LA CONSTRUCTION
- âux §§. l6 8c 17, que laire de la réfiftance du plan =:*= 4^ A 2 pieds quarrés. On trouve auffi félon le §. 18, que le même plan de la réfiftance du navire, quand il marche vent arriéré ,, eft — 36*24; d’où s’enfuit enfin que fi un navire fait autant de voiles avec force égale des deux côtés , le vent doit agir fur une bien plus grande aire de voile quand il marche d’un vent largue, que lorfqu’il marche vent arriéré ; & qu’il ne faut pas feulement confidérer la chofe relativement à un plus grand plan de réfiftance , mais auffi eu égard à la fituation oblique de la voile relativement au vent.
- Dans la Figure 46 , la ligne P Q repréfente la réfiftance latérale, P R celle qui eft verticale, & PS leur direétion moyenne , le tout en ne calculant que cette partie du navire uniquement.
- CHAPITRE XL
- Du Jaugeage & Arimage des Uaijjeauôc , & Injlrucïions dont on doit avoir eu befoin jufqua ce jour y ainji que de la plus grande importance dont il ejl de donner toute ïattention, quand on approvijionne le batiment $ pour la diflribution intérieure quon y doit faire.
- §. 4T-
- Du Jaugeage des Navires.
- O N entend par mefùrer ou jauger un navire , dont on peut connoître la Forme & les dimenfions, quel doit être ôC à combien on doit évaluer fa pe-fanteur, afin qu’avec Ce poids il puifle marcher , & faire voile d’un lieu à un autre.
- L’ufage a introduit en Suede une maniéré de jauger ou de reconnoître de combien de fortes laftes un navire doit être rempli, comme cela va être détaillé par ce qui luit.
- La longueur du navire de la pouppe à la proue fur le tillac ou pont fupérieur, Tépaiffeur en-dedans des bordages ainfi que fur le plancher le plus abaifle, & la profondeur depuis le tillac fupérieur jufqu’au plancher d’en-bas, fe multiplient l’un par l’autre : on en divife le produit par 200, les f du quotient donnent en fortes laftes de 18 Skepunds poids de fer , la valeur en lâftes. On tire de-là , ainfi quen additionnant certains produits, tout ce qui concerne la mefure des navires tant de peu de capacité, que de ceux qui en ont une grande dans leur fonds , ainfi que de ceux qui ont plus ou moins d’artillerie, 8c on s’arrête au produit de la charge du vaifleau en fortes laftes.
- Or il arrive de cette maniéré de mefurer , que de deux navires qui font çonftruits d’après un même plan ou deffein, mais dont le tillac ou pont
- fupérieur
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- DÈS FAISSEAUX. Chap. XI xi$
- fiipérîeuf eft, par exemple, d’un pied plus élevé dans lun que dans 1 autre % le premier portera un plus grand nombre dé laftes que le fécond ; que le contraire doit aufli arriver , puifque le premier portera d autant moins de laftes, lorfque le poids des matériaux & bois qui conftitüent les côtés du navire, eft d’un pied plus élevé> quoique l’un & l’autre {oient chargés à une même profondeur. De même on peut demander où eft le défaut , lorf-qu’un navire paroît toujours d’une étendue ou capacité plus ou moins grande* pour un obfervateur qui l’examine en bas fur les lieux ; car il doit s’en-{ùivre qu’il doit y avoir fouftraétiôn ou addition pour l’excès comme pour le moins ; {ans parler de plufîeûrs autres difficultés qui rendent cette maniéré de mefîirer & conjeéhirale & trop peu sûre dans tous les cas.
- Si un lafte fignifie un certain efpace, on pourroit cependant, en quelque maniéré , employer cette méthode de mefurer ; mais dès qu’on entend parla un certain poids , Cette maniéré de mefurer devient alors ablùrde.
- Il y a en Angleterre une autre maniéré ufitée de jauger les navires, qui ne fe borne pas feulement à faire connoître de combien de laftes un vaifleau eft chargé ^ mais auffi à faire trouver par ce moyen la capacité qui correspond à la grofleur ou volume du navire, afin qu’on en puiffe payer les droits qui en font dûs.
- On trouve ainfî cettè grofleur : le produit de la longueur de la quille multipliée par la largeur ou épaifleur du navire ( pris entre les bords ou angles extérieurs du bordage de part & d’autre ), 8c multipliant de recbef ce produit par la Jemi iargeviv, tnnjnnrs par 94* donne au quotient
- la capacité du navire en tonnes ; le navire porte-t-il plus que d'après ces me-fures , on aflure alors que le navire porte au-delà de fes rnefîires : mais s’il comprend moins, on dit qu’il porte moins que fuivant fes meiufes.
- Sur cela il n’y a rien à fe rappeller fpécialement , puifqu’il ne s agit pas 'd’imiter un parfait chargement ou cargaifon d’un navire , mais de s’attacher à déterminer la longueur de la quille * & de s’aflurer ainfi du défaut du calcul, fur lequel on fe fonde.
- Dans leurs opérations ils prennent parties, ainfî que partie de l’é-paifleur du navire, & là où manquent l’étrave & l’étambot, on fouftrait ces deux quantités de la longueur de pouppe en proue prife du milieu de la traverfe du timon, & ce qui refte doit paflfer pour la longueur de la quille* On va voir ce qui doit manquer à ce qui en provient par ce qui luit.
- Soit la longueur de pouppe en proue = m9 la largeur ou épaifleur « n ; on aura donc la quille égale à m — f-HjX/z; mais puifque 7-4-7 égalent prefque f, on aura donc le chargement du navire en tonnes, d’après la réglé ci-deflus, » x f n* • faifant le tout === 0 , on auroit donc le
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- la# DE LA CONSTRUCTION
- chargement —= o , ou bien il ne fe trouveroit plus aucuns laftes , lorfque f épaifleur eft les \ de la longueur, ce qui eft abfiirde.
- Il eft encore ufité , que lorfqu’il s’agit de bâtir un navire par Entrepreneur, il faut payer quelque chofè pour chaque tonne qui lurpalTe au-delà de cette maniéré de meftirer, & qu’il y a toujours ainfi quelque avantage pour celui qui entreprend de bâtir un navire, de lui donner plus de largeur à proportion de la longueur»
- Puifque ces deux maniérés de jauger les navires font toujours défeétueufes, on en va donc propofer une autre qu’on pourra dire plus exacte. Je dois faire voir ici par cette unique méthode, comment on doit meftirer exaélement un navire, & de convenir par4à quels poids il porte, ou combien il contient de laftes,
- On lait allez que le poids dont Un vaifteau peut être chargé, eft toujours égal au poids d’un volume d’eau pareil à celui que le navire déplace relativement à là charge, ainfi qu’il a été détaillé au §. i : cela nous fournit ainfi un moyen de meftirer, par la partie du navire qui enfonce dans l’eau , qui indiquera le poids dont on le charge : cette maniéré de meftirer peut être pratiquée avec plus ou moins d’exaélitude» Et j’en vais produire ici une plus fimple, & au moins auflî exaéte*
- t
- Puifquon fiippofe le navire d’abord vuide , lorfqu il s’agit des mefiires , on aura donc pu marquer fon tirant d’eau à l’avant & à l’arriere dans ce cas-là, & lorfqu’il aura été déchargé ; d’où l’on aura été en état de conclure de combien de pieds chaque extrémité aura dû s’abaifïer dans l’eau par le chargement. Ajoutant ces deux diftances lune à l’autre, & prenant moitié, on connoîtra i°, de combien de pieds par le poids de Ion chargement il enfonce par fon milieu. En fécond lieu, il faudra meftirer la longueur de pouppe en proue au milieu & par le traverfin du timon ; en troifieme lieu fon épaift feur ou largeur d’après l’angle extérieur du bordage. Or ces trois meftires, favoir longueur, épaiffeur & hauteur dont le chargement a fait enfoncer, étant multipliées l’une par l’autre , donneront un produit, lequel, quand la partie du navire que le chargement a fait enfoncer eft pleine ou très-com-plette vers fes extrémités, fera divifé par no ; ou bien fi lès extrémités font aiguës par ii)1, & le quotient donnera le chargement en fortes laftes. Mais fi le navire a la forme d’un flibot ou flûte, en ce cas l’épaifleur fera prefque la même parallèle dans toute la longueur, étant auflî large aux extrémités, & le divifeur en ce cas fera 105*
- Soit pris un navire, pour exemple, dont la longueur de pouppe en proue, à compter du milieu de la traverfe du timon , eft de 134 pieds, & l’épaif-feur de l’angle extérieur des bordages de 34 pieds.
- Suppofons que fa coque, lorfqu’il eft vuide , ait pour tirant d’eau à
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- DES VAISSEAUX. Chap. XL 1^7
- farriéré 12 pieds, & à lavant 8 pieds 7 pouces ; mais que quand il eft chargé , le tirant d’eau à l'arriéré {bit de 19 pieds & à lavant de 18 pieds foulement : on doit ainfi fouftraire 12 de 19 , 8c il relie 7 pieds ; de même qu’ôtant y pieds 7 pouces de 18, il relie 9 pieds 8 pouces : ceci ajouté à 7 pieds donne une valeur de 16 pieds y pouces , dont la moitié 8 pieds 2 7 pouces , repréfente ce dont le chargement fait enfoncer tout le corps du navire : enfin multipliant 134 pieds, 34 pieds , 8 pieds 2 f pouces fun par l’autre, on aura pour produit total 37400*
- Que fi le navire neft quune fimple barque, ou s’il eft gros par les deux bouts, on divifera pari 10, & le quotient fera 340 fortes laftes; quand c eft une frégate ou bâtiment aigu par fes extrémités, alors divilànt par 115, le quotient indiquera environ 325 ^fortes laftes ; mais fi le navire neft pas trop gros ni aigu par lès extrémités , on pourra prendre 112 pour divifeur , & alors on aura pour Ion chargement 3 3 3 77 fortes laftes*
- Cette maniéré de mefiirer dépend aulfi pour la plus grande partie du coup id’œil, afin de pouvoir juger s’il eft rond ou aigu : mais puifque cette étendue eft toujours des plus grandes , la grande habitude fait qu’on ne fauroit gueres $’y tromper, félon qu’il fera rond ou aigu, afin de fe décider à choifir le divifeur ; enforte que d’après cette maniéré de mefiirer, on ne {aurait le tromper de y laftes ; au lieu que fi l’on emploie pareillement la maniéré ufitée de mefiirer, il eft poffible de s’y tromper de 40 fortes laftes, fur un navire de pareille capacité* ;
- On peut encore mefiirer plus êxaélemênt un navire, fi on veut fè donner tous les foins pour mefiirer fa largeur en pluiieurs endroits, autres qu a fon milieu : or en ce cas, on ne pourrait plus gueres fe tromper dans le calcul que d’un lafte tout au plus* Mais, comme cela femble exiger beaucoup de temps & de travail dans les mefiires qui doivent être faites avec foin , avant que d’employer le Calcul, il paraît fuperflu de s’y attacher plus longtemps.
- Quand on entreprend les mefiires , on ne doit pas oublier de confidéret foigneufement s’il y a plus ou moins de poids à bord que ce qu’il doit y avoir pour que le navire falfe de la voile*
- Si, par exemple, le left eft déjà dans le navire , lorlqu’on entreprend cette mefiire, le poids du left doit être ajouté au chargement que l’on aura trouvé, & par-là fi les pratifions , l’eau, le canon, munitions, &e. ne font point encore à bord ; de même que fi les cables à ancres, les voiles & autres de ce genre y font cenfées comprifes, il en faudra tenir compte pour déduire leur poids du poids total qu’on aura trouvé
- Pour expliquer même plus amplement ceci , on doit concevoir que les provifions, les vaifleaux, le bois de chauffage pour un mois pefo par tête 186 Skaolpunds ou livres ; que pareillement le poids de l’eau fera 217; ainfi
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- 128 DE LA CONSTRUCTION
- que le poids de chaque homme avec fon néceflàire fera 260 livres*
- Quand on connoît le nombre des foldats de Marine, Sc pour combien de temps il les faut apprôvifionner & fournir d’eau, alors il ny a plus de difficultés à découvrir le poids total de toutes les provifions , de l’eau & des hommes deftinés au fervice ou de l’équipage.
- Le poids d’un canon de 12 livres de baie avec fes affûts & Cordages pefe environ 13 fcheppunds., & 10 feulement s’il n’a que 8 livres de balle : de même s’il na que 6 livres de balle , il pefera 8 feheppunds, 6 pour 4 livres de balle & pour 3 livres * 4 Skeppunds : enfin pour 2 livres, 3 | Skeppunds de fer. La poudre , les boulets & uftenfiles pour bourrer les canons s’évaluent à ~ du poids des canons y compris leur affût ; ce qui s’entend en temps de guerre, autrement cela diminue. La cuifine & les uftenfiles qui en dépendent ( fi on l’y comprend} eft évaluée à 30 Skaolpunds par tête de l’équipage.
- Semblablement on doit Connoître, dans feftimation des cables à ancres * d’autres cables , ainfi que ceux des vergues ou autres ouvrages Ibrtis de la corderie, que fi la circonférence de chacune eft élevée à la fécondé puife fence ou quarré , & qu’on divife les produits par 4; on connoîtra, dis-je , combien pefe une aulne de chaque cordage en Skaolpunds ou livres.
- On veut fevoir, par exemple ^ le poids de iy pouces de tour de cordages s le quarré de 15 eft 225 ; & divifant par 4 , on aura yd^ Skaolpunds pour le poids d*une aulne, & le poids de 100 aulnes fera $62$ Skaolpunds ou liv* c’eft-à-dire environ 14 Skeppuns d’aver du poids , ou iySkepunds, 10 Life punds poids de fer.
- , Si l’on y comprend tout le gréement, on peut aflurer que le poids de tous les cables & cordages , même en l’étendant jufqu’aux frégates à trois mâts, eft comme le chargement divifé par 1,88 ; mais que pour une fimple barque qui a moins de manœuvre relativement à ce dont elle eft chargée , il y faudra divifer par 1,98 ; de même que pour un houkre*, galiotte, ou -bienjack-houkcre , on peut divifer par 2,y ; ce qui fera d’une exaélitude fiiffifimte eu égard au lit jet qu’on fe propofe.
- * La figure de cps divers bâtiments , ainfi que leur gréement , fe trouve repréfentée dans la derniere Planche, ou LXII de f Architecture Navale publiée en 1768 en forme d’Atlas.
- Outre
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- DES VAISSEAUX. Ch a*. XL
- X2$
- Outre le poids de la voilure quoîi veut jiavoir , il ejl encore nécêjfaire de connaître quel genre de voiles on doit employer pour les grands & les moindres Navires.
- Volume du Navire en Lastes,
- La grande Voile & le Fock................
- Les deux Huniers. ....................
- La Voile de Perroquet.............».
- •Celle d5 Artimon....................
- La Voile de Perroquet de Fougue.....
- Bonnetes..............................
- L’avant-Voile d’Etai du Hunier de Mifaine
- La grande Voile d’Etai ( Apanj........
- La grande Voile d’Etai du Hunier.. . •
- Epaifers égalés {
- 400 200 IOO ' So
- AA A A A B B
- A * A B c T : D
- T : D T : D T : D p—- ^
- A A A A A B
- c C T : D T : D
- T : D T : D H : D H : D
- A A AA A B B
- A A B C
- C C T : D T : D
- Pouces. Pouces. Pouces. Pouces.
- 4 2 44 4 — 3 i 3i — 3 ? 3 —
- 4? — 4 3?~ 3l 3ï“ 5 *£ —
- te. j & H : D Toile de Helfingor.
- i Toiles de Stokholm.
- Quand la largeur & profondeur de la voilure eft connue, on trouvera , ayant égard au §. 22. faire contenue en aunes quarrées : or quand cette aire fera multipliée par le poids dune aune quarrée de la toile , on connoîtra pour lors le poids de la voilure : on ajoutera ainfi un pareil poids à la malle déjà trouvée.
- Quand on aura pareillement trouvé le poids de coût ce que Ton préfumé être renfermé dans le navire, on fouftraira ce poids de celui de toute la charge du navire, & il reliera pour lors la vraie quantité dont doit s’enfoncer la coque du navire.
- Mais pour faciliter le travail de la melure des navires , un Jaugeur , en ce genre , doit être pourvu, & s’y préparer par des Tables toutes calculées, afin de fe difpofer de cette maniéré à éviter fpécialement tout l’embarras qui en naîtroit, fans cela , dans la recherche du poids total que doit contenir un navire.
- §. 42.
- De l’arimage des Navires, ou de quelle maniéré on doit trouver la charge dont un Navire eft fufceptible, comme aujji comment on doit découvrir par expérience , combien un Navire ( doit recevoir de marchandifes , tant d'un genre que de diverfes autres efpeces.
- Quand on doit charger un navire, il faut d’abord connoître la quantité îde marchandifes qu’on veut y introduire : c’eft pourquoi on doit ainfi lavoir
- Kk
- Cara&ere des Toiles. Longueur totale. Epaifleur Poids total. Poids d’un Quart d’Aune.
- Aunes. Le Quart. Skaolpund. Skaolpund.
- AA 5 57 0,814
- A 5 52. °,743
- B 56 5 47 0,671
- C 56 ï 41 97
- T : D 4 40 0,555
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- i3o , ( DE LA CONSTRUCTION
- <X'avance que iy tonneaux de poix liquide de Finlande, 17 tonneaux de gaudront en morceaux, 15 7 tonneaux de fel de Cagliari, 167 tonnes de fel de faint Ybes, pefent à très-peu de choie près autant qu un lafte de Suede ; que 3 7 ou 3 j tonnes de fel équivalent un Salme & 47 tonneaux un moj ou mefure, quelquefois plus , quelquefois moins. Une forte lafte de gaudron ou de poix liquide doit occuper auffi un elpace de 144 pieds cubiques.
- On trouvera par la Table luivante, combien une douzaine de planches de lapin de plufieurs fortes, valent en fortes laftes, quand elles font médiocrement brutes.
- 11 EpaifTeur en Aunes. Epaiffeur des Planches en pouces.
- Pouces. Longueur.
- 1 Pouce. 1 ^Pouc. 1 \ Pouc. 1 |Pouc. % Pouces.
- 6 147 12 7 107 Pi
- . 7 I2f >oj P 8
- 0 J - 6 »Î7 I I Pt 8|
- ÿ i . 7 14 Mi Pt 8 7
- 10 { 6 H? 11 4 pi 8 7 7t
- 7 I2f 107 8~ 7i
- " { 6 7 1—1 »—< l-c Wo loi 5>i P 7 + 7i «A *7 Si
- 12 { . 6 I2i pi 8i 7 67
- 7 IO~ 8i 7 6 S i
- On doit entendre ce que renferme cette Table, de la maniéré qui luit.
- On veut lavoir combien plufieurs douzaines de planches de 17 pouce d’é-paiffeur, de 10pouces de largeur & 7aunes de long, valent en fortes laftes.
- Dans la colonne Ibus 17 pouce , via à-vis y aunes Cjui répondent , à gauche,
- vis-à-vis 10 pouces d’épaiffeur, on trouve 8f : ainfi autant de douzaines de planches de cette forte, répondent à autant de fortes laftes : on remarquera qu’une forte lafte de ces planches occupe auffi la place de 148 pieds cubiques.
- Mais fi les planches font fort brutes , en ce cas le poids doit fe réduire à 8 au plus, mais non pas plus haut. Ainfi une forte lafte de femblables planches peut occuper la place de 137 pieds cubiques.
- Que fi on n’apperçoit pas futilité de tout ceci, on y procédera comme il luit.
- Suppofons quun navire arrive au port avec un chargement de fel, on doit faire note pour lors , de combien de pieds il plonge avec fa charge, ainfi que lorfqu’on l’a déchargé. Qu’on trouve, par exemple , qu il contient 5r57 tonneaux de fol de Cagliari, les divilànt par iyf, Ie quotient fera 340, ce qui repréfontera le chargement du navire en fortes laftes; d’où s’enfuit que quand il fera de rechef chargé à enfoncer d’une pareille profondeur, le poids de tout ce qu’il doit renfermer, doit toujours égaler celui de 340 fortes laftes. , , . .
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- DES VAISSEAUX. Chap. XI. i3t
- Maïs fi le navire efl: chargé d’autres marchandées, & qui occupent beaucoup de place, à proportion de leur poids, alors le navire fe trouvera plein totalement, fans qu’il foit poflible de le faire enfoncer à la profondeur re-quife ; enforte quil eft néceffaire, en ce cas, de connoître f efpace quoccupe ce navire*
- Il faut donc en coiiféquence que fon connoiffe en pieds cubiques la capacité ou f'étendue de ce lieu, à quoi on pourra procéder comme il fuit.
- Quand un navire efl: chargé avec des marchandées d un poids loger , il faut pour lui procurer une force fuffifante pour qu’il puifîè bien porter la voile, le lefter en 1èr , fable ou autre matière capable d’y pourvoir.
- Auffi-tôt que le fer ou autre genre de lefl: efl: rangé dans la cale , de maniéré que fa hauteur, à fégard du pont au-deflus, foit la même par-tout, alors on en mefiirera f efpaçe en trois à divers endroits ; favoir, dans le milieu fous le mât d artimon , quelques pieds auffi à larriere de la mifàine, & pareillement au milieu de f efpace entre ceux-ci : or l’épaiffeur ou largeur qu’on aura eu foin de mefürer en ces trois lieux, efl: cenfée élevée fous le pont ou plancher qui avoifine le lefl: ; c’eft-à-dire , au milieu de felpace compris entre ce plancher & le lefl.
- Ayant donc trois mefiires pour chacun de ces trois lieux ou feétions dans ce lieu même , il faudra rechercher faire de chacune ; après quoi on ajoutera enfemble la moitié de la largeur de ce qui efl: élevé immédiatement fous le plancher d’en bas, la moitié de celle qui convient au lefl:, & celle du milieu toute entière , & fon multipliera la fomme par la moitié de la hauteur dans ce lieu.
- Pour trouver enfiiite par-là les pieds cubiques qui s’y rapportent, il faudra derechef ajouter enfemble la demi-aire de la première feétion ou délavant, la demi-aire de celle de l’arriere & faire totale de la feétion du milieu : on multipliera la fomme par la moitié de la diftance qui fe trouve entre les feétions de l’avant & de l’arriere, & fon aura par ce moyen la folidité de la partie de f efpace qui efl: entre ces feétions.
- Il y faudra ajouter celui qui efl: entre les feétions & les tranches de l’avant & de l’arriere.
- Que fi fon confidere ces efpaces comme autant de conoïdes , il faudra multiplier, en ce cas, les aires de ces feétions par la moitié de leur diftance, aux extrémités de ce lieu, & le produit en exprimera la folidité.
- Si de la fomme de ces trois quantités on en retranche l’archipompe, il en doit relier en pieds cubiques la capacité de tout f efpace.
- On mefurera les efpaces entre les ponts, ainfi que la plus grande partie de ce qui doit recevoir des marchandifes, & cela s’ajoutera à ce qui aura déjà été trouvé.
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- i32 DE LA CONSTRUCTION
- - Tous ces efpaces ou folidités doivent être enfuite divifés par autant de pieds cubiques qu’il s’en trouve dans une forte lafte, de la nature des mar-chandifes dont on aura chargé le navire.
- Un vaiffeau, par exemple, eft chargé & fon lefl; bien diftribué, de maniéré que la hauteur du lieu entre la furface du lefl: &; les baux du plancher foit par-tout de 12 pieds. Or d’après les mefures qu’on aura prifes fur le lieu en trois différentes places, on connoîtra donc ainfi celle de l’arriere jufqu’au mât d’artimon, celle de l’avant jufqu’à 3 à 4 pieds à l’arriere du mât de mifaine ; enfin celle qui eft intermédiaire & au milieu du navire.
- C’eft pourquoi fi on fuppofe qu’à la fèélion de l’arriere, l’épaifleur au-deffous des ponts =277 pieds & l’autre 3 pieds au-deflbus du lefl: , comme auffi qu’à la demi-hauteur ou qu’à 6 pieds au-deffous des poutres des ponts y oii ait 19 7 pieds; la moitié de 277== 137, celle de 3 = if; d’où s’enfuit que I37 *4- 1^7-4- 17 = 347, ce qui étant multiplié par 6 ou par la demi-hauteur dans le lieu, le produit = 2087 pieds quarrés égales à l’aire de la feétion de l’arriere. \
- La largeur des feélions du milieu en-deffus & fous les ponts = 307 pieds & au-deflous à l’endroit du lefl égal 187 pieds & à la demi-hauteur égale 29 pieds : la moitié de 307= 157, celle de 187= 97; ainfi 157-1-29 4-97 = 537 qu’il faudra multiplier par 6 , pour avoir un produit égal 321 pieds quarrés, ce qui indiquera l’aire de la feétion du milieu. y
- L’épaifleur desfeétions de l’avant, prife au-deflixs, mais au-deflous du pont ou plancher, égal 29 \ pieds ; celle qui eft plus bas vis-à-vis le lefl égale 5 pieds , & pour la demi-hauteur égale 25 ~ pieds ; la moitié de = 14-, la moitié de 5 = 27; ainfl 147 4- 2574-27 ==427, ce qui multiplié par 6, donne 2567 pieds quarrés, pour l’aire de la feétion de l’avant.
- Pour trouver par-là le contenu cubique de ce lieu , on prendra la moitié de 2087= 104^, la moitié de256-^ = 1287; enforte que 1047 -h
- 321 h-1287 = xnî-
- Soit la diftance entre les fèétions de lavant & de l’arriere = 87 pieds, dont la moitié fera 43 7 pieds : les multipliant par 5537, le produit donne 240777 pieds cubiques , pour la partie de fentrepont qui eft entre les fèétions de l’avant & de l’arriere.
- Suppofànt la diftance de l’extrémité de la feétion antérieure à celle de l’arriere dans l’efpace propofé = 18 pieds , dont la moitié =9 : les multipliant par 2087 i on a 18767 pieds cubiques : ce fera le lieu ou l’efpace qui convient à l’arriere du mât d’artimon. Soit la diftance de la première fèélion à l’extrémité antérieure du même lieu , égale 16 pieds , dont la moitié eft 8 pieds : les multipliant par 2567, le produit égale 2052 pieds cubiques pour l’efface qui fera à l’avant de la feétion antérieure.
- Nous
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- DES
- VAISSEAUX.
- Chap> XI.
- Nous pouvons actuellement ajouter enfemble 24077^, 18767 St HQ ^2 1 la Ibmme totale fera 28005^ pieds cubiques.
- Soit d’abord l’archipompe de 5 & enliiite de 4 pieds avec la hauteur de £2 pieds , on aura donc pour le contenu de l’archipompe = J x ^
- £40 pieds cubiques : les fouftrayant de 28005ü reliera 27765-^ pieds cubiques pour le contenu cubique de l’entre-pont,
- Il n y a rien à retrancher pour les courbes en genouils dans l’entre-pont, mais au contraire une partie de la charge eft renfermée entre les baux ou poutres * au cas que ce {oient des planches.
- Si la charge qui fur vient entre les ponts , s’étend en longueur de foixante pieds, & que la hauteur fous les baux loit de 57 pieds, de même que l?é-paifleur de l’un à 1 autre côté intérieurs des genouils fok = 28 pieds > on aura 60 x 5 7 x 28 — 9660 pieds cubiques : réunifiant ces valeurs , avec ^7765^ pieds cubiques, on aura 374257 pieds cubiques, ce qui lèra repré-fenté par l’elpace que le chargement du navire doit occuper.
- Si un navire a là charge en planches, on doit divilèr cette charge ou par £48, ou bien par 137 ,liiivant quelles font d’une forte plus ou moins feche de vieux ou de nouveau bois. Dans le premier cas le produit eft = 2527— , & dans le fécond cas = 273 — fortes laftes ; enlorte quun navire, eu égard à l’elpace quil renferme * n’y contiendra en planches qu’autant que leur poids = 252 ou 273 fortes laftes, liiivant quelles feront dune elpece de bois plus ou moins lec.
- Mais comme le navire peut bien lupporter le poids de ce chargement, & qu’il ne le doit faire plonger dans 1 eau , julqu a la profondeur qui doit être déterminée, il convient préfentement de rechercher quelle doit en être la quantité.
- Suppolbns que le navire foit tellement lancé qu’ayant déjà reçu Ion left / on ait pour la diftance qui le fait enfoncer =* 57 pieds à l’arriere & 87 pieds à l’avant, on en tire la diftance moyenne pour là fituation aéluelle = 7 pieds.
- Soient auflî les longueurs & largeurs qui lui conviennent, de 134 & 54 pieds; enforte que Ion poids foit, eu égard à ce qui a été dit au § précédent = l34>^o4— = 290.
- Si maintenant les planches qu’on doit charger font de bois neuf, enlorte que le poids foit = 273 fortes laftes , il eft vifible que le chargement du navire ne doit pas être porté, à le faire enfoncer plus bas/ qua ce qui répond à un poids tel qu’il provienne de cet enfoncement une quantité
- *== 7- = 6 7 pieds ; ce qui eft à un quart de pied moins , qu’à la
- profondeur qui a été déterminée.
- Que fi le chargement eft de l’elpece de bois qui eft plus fec , on
- L 1
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- i34 DE LA CONSTRUCTION
- trouvèrent de la même maniéré qu un navire ainfi chargé n’enfonceroit que de 6 j pieds fur toute fon affiette; c’eft-à-dire j de pieds moins quil n’a été déterminé pour la profondeur requife.
- Si on veut reconnoître ainfi combien il faudra prendre de douzaines de planches , il fera néceflàire de lavoir quel eft le genre de planches dont il s’agit de prendre charge.
- Suppofons que le poids confille en quatre fortes de planches , dont plufieurs d’une même elpece & toutes de deux pouces d’épaiffeur ; qu’il y en ait une partie longue de 6 aunes & large de dix pouces,on aura douzaines pour un # poids ; que fi l’autre genre eft de 7 aunes en longueur, 10 pouces en largeur, on aura 6 j douzaines pour poids. Que fi la troifieme forte eft de 7 aunes en longueur & de 1 î pouces d’épaiffeur, cela doit donner y ~ douzaines pour poids : en quatrième lieu celles de 7 aunes de long for 12 pouces de large , donneront y1 douzaines pour le 4e poids.
- Ainfi le nombre des douzaines de planches de chaque forte étant connu, alors
- le poids de 2 y 3 étant divifé par
- 1 1
- - i —,
- ce qu’on peut réduire
- 7f' 6f' SŸ Si
- à de fimples fraétions, on aura 77, — , qu’on peut aufli transformer en une feule fraétion = Et divifont 253 par cette derniere fraélion,
- le quotient fera =384 douzaines de chaque, forte ; d’où s’enfuit que toute la charge fora de r^36 douzaines de planches, félon quelles feront plus feches ou plus fraîchement débitées.
- Que fi la charge du navire eft de poix liquide , il faudroit ainfi divifer 3742yj par 144 Sc multiplier par xj , cc qui produira 38^8 tonnes.
- Mais on ne peut pas toujours calculer la charge en tonnes de cette même maniéré ; car fi la hauteur qui eft variable en ces lieux, fuivant que les couphes fupérieures des tonnes font de quelques pouces feulement plus abaïffées, on perdroit ainfi tout l’ancien lit ou rang de la charge , Sc cela arrivera pareillement entre les ponts ; enforte que la largeur n’y foffira nullement ou jamais, pour y contenir de pareilles charges ; & que le calcul qu’on en fera, fora fujet à manquer par les 16 procédés & même davantage.
- Quand un navire eft chargé de diverfes fortes de marchandifes , & qu’on veut favoir la quantité de celles qui doivent en effet le remplir, il faut ob-ferver que l’efpace eft occupé au-dedans par les marchandifes, Sc qu’on doit connoître par-là combien le vaiffeau doit être enfoncé par le poids de ces marchandifes, Si qu ainfi on peut, avec cette, hauteur de même qu’avec la longueur & largeur du vaiffeau, opérer comme on vient de le preferire dans la recherche du poids total qu’il faut connoître, & qui fera le même que le poids des marchandifes quon y aura fait entrer. Si c’eft, par exemple, du bitume ou poix liquide ; divifant donc le poids total par 17 ou par iy, on
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- r>£S FAIS S^E AUX. Chap. XL COiiftoîtra par-là le nombre des tonnes qui doit lui correfpondre.
- On peut favoir de la même maniéré de combien, foit d une, foit de plufîeurs Fois, il doit être déchargé dans fon intérieur, ce qui pourra très-bien s’ob-ferver aufïl-tôt après cette décharge.
- $• ' 43- *
- Comme le poids de certaines marchandifes dont un vailTeau eft chargé , vient d’être tout récemment recherché, on va rapporter ici les poids des différentes pefinteurs Ipécifiques qui varient, ainfî que quelquautre choie qu iLFaut lavoir quand on veut dreffer les plans ou deffeins de divers navires : on pourra par-là parfaitement connoître tout ce qui concerne l’arimage des navires.
- Poids en pieds cubes SC en Skaolpund d’aver du Poids.
- Pain du VailTeau.........26
- Bled..................... 44> S
- Plomb................» 672
- Fer malléable. ........ 473
- Fer fondu......... 440
- Sable aride............... 83
- Brique cuite............ lié"
- La Chaux............. 42
- Sel marin dilfous....... <53.
- Eau' fraîche......... . . 61,6
- Bois de Chêne........ 3 3
- Bois de Sapin........... 38
- Seigle étuvé.......... 40,25*
- Orge.................. 3 9,S
- Orge moulu. ......... 3*5,18
- Aveine............ 31
- Aveine moulue......... 30
- Orge préparée malt..... 28,2
- Poids d'une Tonne en Lifpounds , aver du Poids.
- Poids
- 32,23
- ,! Sel de Cagliari « Bitumev .. ... f.brut 16)9
- Sel de Saint-Ubes...... 17-J h préparé 4
- Sel à faler les Viandes.. 13 * dePoilTons.... de 13 à 18 Poix de Finlande. < 1 brute 1^,2 ,
- Farine de Seigle 12 N j. ..).y ' r - b préparée 14,8
- Dimenjions des Corps en Pieds & Pouces.
- Muid de cent Pouces cubes Face extérieure.
- = ICanne. Long. totale. Diamètre Milieu.
- La Glace d’eau de 300 Kannes,... 4 : 7 3 : 6
- Muid ordinaire de 7 z Kannes 1 : 9 z : z
- Centnet ou qüinfal de Poudre z : 1 1 : ‘6
- Tonne de Poix liquide ‘'Z : 8 1 : 11
- Tonnes de Salarions, chairs & PoiP-(ôns, Seigle & Bitume........ z : 6 1 : 10
- Vin de Bordeaux , grand Muid.. 5 : ti z : 4
- * - • - C. .) . J- * Face extérieure.
- Long, totale.. Diamètre. Milieu.*
- Toiles d’Embalages 3 « f * ; 8
- Muid d’Eau-de-vie dè Cette de 3 -
- grands muïds............... 4 î ï 3 —
- 'Muid de Tabac de Virginie d’én-
- viron üoo Sklp. tout brut.... 4 ~ 3 —
- Muid de Sucre d’environ 1700
- Skaolpunds 4 : 6 3 î 4
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- i36 DE LA CO NSTRUCTION
- Dimenfions des grojjes marchandifes Jiiivantes en Pieds ÔC Pouces.
- • Longueur, Largeur. Hauteur. 1
- Rouleau de Toiles de Pétersbourg de $ ± Skepunds. ; . . 8 — 4 : 6 4 -
- Balle de Coton de Smyrne de 300 à 320 Skaolpunds.. . 7 — 2:10 2
- Boîte complette de Thé 2 : 11 2 : s 2
- Quart de Boîte de éo ................. . 1 : 11 1 : S i : 8
- autre de.... 2.5 1 •* S 1 : 1 i : 3
- autre de. . .. 10 . . 1 : 1 0 : 10 o : 11
- Boîte de Porcelaine. 3 *• 4 2 : 6 i : 8
- Une forte lafte de toile occupe une place d’environ 340 pieds cubiques , 8c une de coton occupe environ 640 pieds cubes.
- Le bois coupé de bouleau de Finlande, ayant 6 quarts de long dune me-fiire qui eft de 4 aunes de long, de 3 aunes de hauteur , pefe environ 9 Skepunds, aver du poids. ' ( ,
- Les murs de pierre de Stockholm de 12 . 6 . 3 pefent entre 14 & iy Skaolpunds & 8 parties donnent un pied cubique.
- Toutes ces marchandifes & effets n ont pas toujours conftamment le même poids , mais varient un peu lùivant leur qualité ; enforte quelles pefent tantôt plus & tantôt un peu moins.
- Une tonne pour les marchandifes feches =* y,6 pieds cubiques : on a auflt $6 Kannes par tonnes, & une tonne contient auffi 32 Kappars , forte de muid quon emploie pareillement; au lieu que la Kanne eft un muid de 100 pouces cubiques.
- Une tonne pour les marchandifes non feches, contient 48 Kannes, & il y a 8 quarts par Kanne.
- Un fort lafte = 18 Skepunds de fer & y Skepunds poids de fer *=» 4 Ske-punds aver du poids : il y a 20 Lilpunds dans un Skepund & 20 Skaolpunds dans un Lifpund. Il y a 16 onces au Skaolpund & 32 Lod au Skaolpund.
- 1000 Skaolpunds de Suede = 863,8 Skaolpunds ou livres de France =* 932,4 Skaolpunds d’Angleterre.
- 100 fortes laftes de Suede 3= 248 7 tonneaux François =3 239 7 tonnes d'Angleterre.
- Le pied Anglois = 12 ~ pouces de Suede.
- François « 13 7 pouces de Suede* du Rhin ou Hollandois = 11^
- Celui d’Hambourg « 11 77
- Le Pik & mefiire en ufage à Conftantinople ?= 34 i pouces de Suede*
- 1
- Diamètres
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- DES VAISSEAUX. Chap. XL
- *37
- Diamètres des calibres aux Canons en \ de pouces ( V erk-tum ) et après
- les expériences les plus approchées*
- 24 liv. de balle — 6^ * «3Ü
- 18 liv. de balle =
- 4 = 3rZ
- 12 liv. de balle = £
- 3 =^3t
- 8 liv* de bàlle = 4-§-
- . a longueur pouf les coups accélérés,avec le boulet *= 3^ diamètres du boulet « & avec les grofles balles de plomb* . ,............ == 4 diamètres de ces balles*
- Table qui indique combien la longueur en pouces des poids fuivans en jer 9 pefe en Skaolpunds d’aver du poids*
- Diamètre du Fer. Quarré. O&ogone. Rond. Diamètre du Fer. Quarré. Odogone- Rond.
- Pouces. Skaolpund. Skaolpund Skaolpund. Pouces. Skaolpund.] Skaolpund. Skaolpund.
- 3 29>43 24,27 23^4 4,14. 4,02
- 2-l 20,43 16,S 5 1(3,07 I? 4>*4 3,4i 3>23
- 2i 16,56 13,6$ 13,02 I 3,2 7 2,70 2,37
- 2 l3>°9 io,79 10,2.9 2,51 2,06 i;P7
- if n,SO 5,48 9,04 1,84 1,32 L43
- îf 10,02 8,2 6 7,87 1,28 1,03 1,00
- ii 8,64 7,12 6,7 9 oi 0,81 o,<37 0,64
- if 7,36 6,07 U7S ©1 0,3-6 0,38 0,3 6
- 6,\ÿ 5,10 4,8 6 Oï 0,20 0,17 0,16
- On Voit d’abord cette Table formée de manière quà la longueur de O pied pouce d’épaiffeur de fer quarré , le poids a été de 4— Skaolpunds * quà legard du fer oélogone on a 3— Skaolpunds; & quenfin > eu égard au fer rond 9 on ait 3 Skaolpunds ou bien 3 ^ Skaolpunds d’aver du poids* Depuis Tannée 1759 , les Ordonnances pour les vivres des vaiffeaux dé la Marine marchande de Suede, ont été quon approvifionneroit pour un mois ou 30 jours à chaque homme*.
- Orge moulu. . * . . . * iy\ Quarts*
- Pois.................... 4f
- Viande................ * 13 Skaolpunds*
- Merluche Stock-Fisch* . 81 Skaolpunds*
- ou bien Lard........* 8 j- Skaolpunds.
- teifeuit. . 2i { Skaolpunds*
- Beurre............ 4^
- Mais y compris
- Huile. . . * . . . * 4! Quarts* Vinaigre. ..*».* 2 j Quarts*
- 15 Kannes en boiffons, alitant qu’elles dureront, ou Autrement 6 qüartaUX de vin, s’il y a moyen d’en trouver, & le poiflon fous le bon plâifir des Capitaines.
- On compté communément ï y kanrie d’eau fraîche pour chaque h’ohtfne par jour ; mais quant à l’eau qu’on embarque, on fuppofe qu elle doit durer auffi long-temps que les autres provifions.
- Ces données feront toujours néeeiTaires fuivant les différents cas 9 comme *
- M m
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- ï?8 de la construction
- par exemple, quand on drefle les plans & defleins dun navire, & quon neft pas à portée d’employer les proportions qui font données aux §§. 2y & 28 ( puifqu un navire a bien d’autres befoins que ce qui tend au but qu’on s’y propofe, foit pour le commerce fait pour la courfe , ) enforte qu’on doit lavoir le poids des œuvres diverfes , du fer & autres dont un navire eft compofé ; ainfi que de plufieurs additions faites à un navire , qu’il faut rechercher pour ajouter au poids qu’aura en partant ce navire , afin d’en découvrir tout le déplacement qu’auroit donné for cela le plan & les defleins, & qu’il y faut ainfi faire entrer.
- Que fi les plans & defleins font pour un navire chargé de bled , mais qu’il faille en charger d’une telle qualité que tout l’efpace en foit rempli d’une ou d’autre genre de bled 5 alors ce navire fera chargé jufqu’à une certaine profondeur ; auquel cas on pourra, à l’aide de la quantité & pefan-teur Ipécifique du bled & autres choies ajoutées , trouver la proportion convenable au navire & à l’elpace qu’il renferme pour les contenir , jufqu’à ce qu’on y ait fait entrer le nombre de muids ( ou Kappar de 3 2 pour une tonne) qui font néceflaires pour compléter chaque tonne.
- Que fi un navire eft chargé avec des marchandifes renfermées dans des tonnes, ce ne fora gueres que de viandes falées ou poiflbn, vins & autres de ce genre ; enforte qu’il ne fora pas difficile, eu égard au nombre de ceux qui font employés à la confommation, leur grofleur, poids ,&c. de trouver la capacité du navire, ainfi que la profondeur du lieu qui y convient & la hauteur entre les ponts , afin quil n’y ait pas trop d’eipace perdu , en ari-mant le navire.
- Quand les cloifons ou féparations doivent être faites pour approvifionner le vaifleau, favoir en pain ou bifcuit, poids , farines & autres, & lorfqu’on connoît en même temps à combien fe monte l’équipage, comme aulîî pour combien de temps il le.faut approvifionner; il n’y a pas en ce cas grandes difficultés à trouver quelle doit être l’étendue de l’efpace où doit être le pain, les poids ^ gruau ou farines. Il eft d’autant plus néceflaire de lavoir dans un vaifleau la jufte étendue des cloifons ou féparations, qu’à peine y a^t-on quelques places foffifantes pour tout ce dont on a befoin, & cela for-tout dans un vaifleau de guerre. Que fi l’on prend d’abord trop d’étendue pour une certaine chofe, on ne fauroit le plus fouvent recouvrer de places foffifimtes pour d’autres.
- On veut, par exemple, lavoir quelle étendue une mafle de pain ou bifouic occupe dans un navire, telle quelle puifle fervir à 24 hommes d’équipage, & qu’il faille approvifionner pour fix mois.
- D’après cette demande, il vient pour la dépenfe 21^-Skaolpunds de pain ou bifcuit pour chaque homme par mois, ce qui produit 125? Skaolpunds
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- DES VAISSEAUX. Chap. XII. r3p
- en 6 mois; on aura donc ainfi 3096 Skaolpunds de pain pour tout l’équi-page en 6 mois. Or puifquun pied cubique de pain pefè 26 Skaolpunds , divifimt la quantité ci-deflus par 26 > le quotient indiquera 119 pieds cubiques ; le lieu qu occupera le pain, contiendra donc autant de pieds cubiques , II le pain ou bifcuit eft bien difpofé quant à Tarimage.
- De la même maniéré il eft facile de découvrir i’elpace que les pois doivent occuper ; car d’après 45 quarts de pois qui conviennent par mois pour un feul homme, on auroit en fix mois 270 quarts; comme auflî 6480 quarts pour tout l’équipage en 6 mois; c’eft-à-dire, 8ro kannes ou 147 tonnes» Mais puifque chaque tonne s’arime à y,6 pieds cubiques, multipliant ce dernier nombre par 147, le produit fera 81 ; ainfi il fera néceflaire que cette quantité de pois occupe un elpace de 81 pieds cubiques.
- Il faut que le lieu foit toujours un peu plus grand, que ce qui vient de la lupputation des pieds cubiques ; d’autant que l’augmentation d’efpace dépend de la fituation & de la grandeur des ouvertures pour chaque lieu»1 Semblablement , fl le même navire doit porter de l’eau pour 3 mois ou 91 jours; d’autant que kannes d’eau eft dépenfée par homme à chaque jour, il lui en faudra donc 121 y en 3 mois, & partant pour tout l’équipage 2912 kannes : divifimt ce dernier nombre par 300, le quotient donne 9 tonneaux d’eau & 3 muids^de 60 par kanne» Il fera donc néceflaire de trouver les dimenfions du lieu dont on doit fbuftraire ce vuide.
- On découvrira de la même maniéré , eu égard aux vuides de la poudre à
- canon, pour chaque longueur 8c Uiametre connus des gargoufles, la grandeur abfolue du magafin à poudre, ainfi que les facs, tas & partitions qui lui conviennent.
- CHAPITRE XII»
- Description des Plans & DeJJeins gravés qu on trouve dans t Architecture Navale Marchande, publiée en firme d* Atlas à Stockholm en ij68.
- Po u R plus de facilité dans les opérations, foit qu il s’agifle de conftruire un navire, foit qu’il en faille dreffer des plans, s’il eft queftion d’abord d’y* prévoir & déterminer le port & la charge, les proportions ou dimenfions doivent être tranl]3ortées des plans principaux en Tables, afin qu’on enpuifle déduire promptement, ce qu’il importe le plus de découvrir dans les rapports de la charge apparente du navire. On doit obferver auffî en même temps , ce qui a été dit au §.25, ainfi qu’à la page 59; qu’on ne doit entreprendre aucune forte de bâtiments de conftruétion, qu’autant qu’ils s’accommodent le mieux au but qu’on s’eft propofé»
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- *40 DE LA CONSTRUCTION
- Dans ces Tables, les rapports du chargement du vaifleau doivent être calculés d’après Ion déplacement ou tirant d’eau, & cela d’après la profondeur* ou d’après la flottaifbn & lignes d’eau déjà tracées for les plans. Or il fe trouve déjà des réglés pour trouver les rapports du chargement dans la Table N°. i, 8c dont on s’eft fervi jufqu’à préfent ; mais puifque la plus grande partie de ces vaifîeaux ne fàuroit être chargée au-delà de ce qui eft prelcrit par les lignes d’eau déjà tracées fur les plans ou deffeins , il convient d’expofer ici jufqu’à quelle profondeur il eft polïible de charger ce bâtiment ; enforte que s’il y a quelques additions dans le nombre des quantités pelantes qu’on y doit charger 5 & qui aient ainfi leur effet * on puiffe les reconnoître à l’aide de l’Echelle des Plans. Car en ce cas la fomme. de toutes ces quantités réunies indiquera les rapports du chargement * & qu’on trouvera dans les Tables fufdites.
- Les' rapports du poids ou de la charge dans un navire armé en courfe, ainfi que dans un yack de poftedoivent être encore déterminés de la même maniéré & inférés pour faire bien connoître ( au défaut de ce qu’on les vou-droit appliquer aux navires marchands ) jufqu’à quel point peut être leur chargement ou ce qu’ils doivent porter* lorfque ce chargement les fait enfoncer jufqu’à une certaine profondeur.
- Pour le fervice de ceux qui voudront y travailler & s’occuper de cette fcience, on doit d’ahord expofer également bien tant le déplacement du vaiffeau , que les aires du maître bau o, ainfi que celles des lignes d’eau fripé-rieures , & cela d’après le tirant d’eau qui fera ( à l’aide de la ligne d’eau fupérieure ) indiqué fur le plan général.
- A l’égard du poids ou des chargements qui font inférés dans la Table que donne l’indication des deffeins ou plans renfermés dans l’Atlas, ils ne font pas femblables à ce qu’on trouvera dans ce Livre-ci ; ce qui eft arrivé par une méprife des vraies quantités qu’il a fallu ajouter enfemble. Cela a pu fè remarquer auffi-tôt que la Table en a été imprimée ; mais il étoit trop tard pour y faire les changements , ainfi que pour réimprimer la même Table , longeant d’ailleurs que cela feroit d’autant moins néceffaire, qu’on avoit déjà formé la Table qui fuit.
- Quant aux autres navires qui ne s’y trouvent pas inférés, on les trouvera dans une Table qui en expofe les plans ou deffeins dans l’Atlas.
- État
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- DES VAISSEAUX. Chap. XII
- 14 r
- État 8c condition des Navires concernant la forme , & l’armement qui leur convient. Nombres relatifs aux Planches* ' Nombres des Plans. Longueur de i’étrave à l’étambot entre les perpendiculaires. Largeur de .bord en bord au dehors des Couples. j d’eau. Tirant Additions de Poids a« tirant d'eau. =r£ -1 £ c ? Aire des maîtres .couples 0 1 Aire de la ligne d’eau , fupérieure. Déplacement d’après l’angle ftipérieu-re des Couples.
- Portes Pieds Pieds Pieds
- ClaJJe des Frégates. Planches, N°. Pieds. Pieds. Pt. Poue. Fi. Pouc. Lajies. quanxs- àuarrés. cubiques.
- Armemens des Frégates.... I. 1 164 42 | 22 8 1 : 3 532 713 569s . 78090'
- Idem ...... idem IL 2, 15*7 40 2 t 3 1 : 3 437 615 4P 5 P 62191
- Idem , &c III. 3 I40 37 IP 6 1 : 3 354 5:6 4263 49012
- Idem , &c. IV. 4 128 34 7 l8 1 : 3 276 438 35P3 37282
- Idem , &c.............. V. 5 1 1 5 7 3Z 16 6 1 : — 207 357 3°33 27627
- Idem , &c V. 6 l°3 f l9\ !4 6 1 : — HP 2g6 2444 IP45P
- Idem , &c VI. 7 Pi 7 26 j 13 4 — P IOJ 229 ip6? 13862
- Armemens d’un Senau VI. 8 80 11 8 — P 71 J 73 *515 9042
- Armemens de Goélettes. ... VII. 9 82 Z I -5 8 4 — P 53 1 22 1333 6150
- Armemens d’un Yacht VII. 10 56 187 8 7 —, p »P 89 800 3173
- Haeck-Bot.
- Armemens de Frégates VIII. 11 160 j 40 21 P 483 676 5510 77216
- Idem idem IX. 12 148 i 37l 20 4 38g 5P4 4727 61498
- Idem , &c X. 13 '37 35? 20 P — 6 324 500 4030 47026
- Idem , &c XI. *4 12 5 33 17 t 3 — 3 M3 417 3387 3 ? 866
- Pinques.
- Armemens de Frégates XII. 15 113 3°ï r 5 : P 18 1 35i b* 00 4^ 27406
- Idem idem XII. 1 6 10 1 271 *4 : 3 — 6 138 278 2i7 f 18790
- Armemens d’un Senau XIII. 1 7 8 P *5 12 : P — 6 99 21? 1789 12946
- d’un Brigantin. ... XIII. 18 77 22 | 11 : — 6 67 161 136P 8380
- Idem..... .idem XIV. 19 65 4 19? P 6 — 6 40 112 980 4872
- Armemens d’un Yacht. XIV. 20 53 17 8 ; — 6 24 81 698 2784
- Chattes.
- Armemens de Frégates. .... X V. 21 157 387 20 — 467 61 î 52P5 70682
- Idem idem XVI. 22 14 6 36t ip 374 530 45P5 5 5po3
- Idem \ &c. XVII. 23 134 34 18 — 6 326 468 3P02 45228
- Idem y &c « XVIII. 24 l 22 31 T 16 6 — P 261 396 35^5 344P4
- Idem y &c XVIII. 25 110 2.8 |r *5 4 — 6 xpt 32P 2634 25186
- Idem y Sic. XIX. 2 6 P 8 26“ 13 8 — 6 142 261 2194 18404
- Armemens de Senau XIX. 27 86 23 7 12 3 — 6 99 205 1696 12478
- de Brigantin. ..... X A. 28 74 10 ï <5 P 67 14P 1268 7590
- d’Yacht XX. 19 62 x8| P — P 111 939 4768
- Idem idem, XX. 3° 45 *5? 7 4 — 3 22 68 6? 0 2488
- Barques.
- Armemens de Frégates. .... XXI. 31 *55 39 20 6 — 9 521 636 518? 7 * 7 7 2
- Idem idem XXII. 32 142} 34j 19 I î — 426 531 4338 56272
- Idem , &c XXIII. 33 13 1 33 17 9 — P 335 467 37Pi 44864
- Idem y &c X X I V. 34 119 3° f 16 6 — 6 244 387 3116 32972
- Idem , Sic XXIV. 35 107 27| 14 7 — 6 182 310 2541 23P°P
- Idem de Senau XXV. 36 P5 24 1 *3 2 — 6 13 246 2.0 T 9 16632
- de Brigantin XXV. 37 83 22? 11 6 — 3 8p îP4 l?82 11583
- Idem...... idem XXVI. 38 71 20 10 — 3 57 144 T 202 7096
- Idem d’Yacht............ X XVI. 3 P 5P i8| 6 6 ~ 3 3 T 107 899 4310
- Idem.... ..idem XXVI. 40 47? *5i 6 10 ~ 3 ip 69 584 2146
- Heu.
- Flûte, armemens de Frégates. XXVII. 1 3° 7 12 ’ zt 9 2P2 278 3335 25907
- Barque... .idem de Frégates. XXVIII. 2 X 12 27 10 z : 6 IPI ipp 2531 I5PPP
- Celle de Senau idem.. XXVIII. 3 96 24 P z : 129 I5P 1898 10415
- Idem de Goélette.... idem. XXVII. 4 82 22 8 3 — P 76 *35 1487 75H
- Idem de Galéalle. .. .idem. XIV. 5 70 20 8 *- P , 5® 115 113P 5526
- Idem d’Yacht idem. V I I. 6 60 18 7 P — 6 4Ô 108 891 4343
- Idem de Brigantin.. .zVfe/n. XXIX. 7 74? 21 8 6 — 9 *5 *35 131P 6841
- Idem de Barque. Kreyare. XXIX. 8 74 ip 6 P —"3 41 p6 1 j 50 47 21
- Idem d’Yacht idem. XXIX. P 46 »? 5 6 — 13 60 555 1773 •
- Idem idem. XXIX. 10 38* *4 4 P — 7l 43 428 Iô6ô
- Pinque, armemens de Houcre. XXX. 11 80 2 6 11 — 63' 213 15 97 8630
- Galiotte , armemens de Heu. XXX. I 2 68 18 7 — 5? 44 97 4360
- Barque, armemens de Galéalle. XXX. *3 68 22 8 — 3P 128 1230 5510
- idem............ idem, .. XXVIII. *4 64 i7l 6 6 — P 33 83 8p7 35 7P
- Canot. XXX. 15 50 14—16 5 6 15 — ”* » — 11 -
- Navire Corfaire.
- XXXI. I 160 4ÔI 18 6 2 * p 396 451 5021 46488
- Frégate XXXIII. 2 150 3P 17 6 1 : 6 290 411 4613 39828
- Frégate XXVIV. 3 1 38 351 16 1 : 9 233 342 3 8° 3 29412
- Frégate.. XXXV. 4 n8| 33 ? 15 1 : 9 196 298 327P 24023
- F regate, XXXVI. 5 X 20 3*7 14 : 8 1 : 6 161 264 2904 20009
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- DE LA CONSTRUCTION
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- État & condition des Navires concernant la forme , & le grément qui leur conviennent. Nombres relatifs aux Planches. Nombres des Plans. | Longueur de l’étrave à l’ctambot entre les perpendiculaires. Largeur de bord en bord au-dehors des Couples. cl. H e> n* p p c 3 • n Additions de Poids & du tirant d’eau. Le Porc ou la Charge. j Aire des maîtres couples Q Aire de la ligne d’eau fupérieure. D/placement d'après l’angle fupérieur des Couples.
- Pieds. Pieds Pi. Peuc. Pi. Pouc. Pieds Pied s Pieds
- Navire Cor faire. Planches. N*. Lajies. quarrés. quarrés. cubiques.
- Frégate. yyyutt 30 15 : 3 !35 * Q
- F régate V 11» 2507
- XXXVIII. 2.71 n : 6 1 : 3 180 2171
- Senau 7 8 lU> z7 2 74 11074
- XXXVIII. 1 : 3 147 1752
- Houcre ou Dogre 95 *5 10:6
- XXXIX. XXXIX. 9 «5 76 U 9 : 8 8 t9 1 : 54 42 124 1497 I22é 6<$7Z
- Houcre T...
- Goélette a3i 1 : » 47OO
- Y T 96
- Goélette XL. 10 : 7 : 4 17 IO75 7400 3088
- Yacht 1 2 *3 6yl — 9 8z OO <
- Y T 8 : 3°
- Pacquebot ou Yacht de Pojîe Frégate.......,,t , t_, , Y T T 82j
- Goélette. . ALI* Vît 3 % z3 s I r : 8 :<> 9 g 55 28
- Yacht / plus creux... 2 /> 6 *9 5 j 1 /
- X L 11. 3 6z 18 f 8 :4 — 6 23 — -— Z9%z
- F moins creux.. X L 111. Y T T T 1 6 : - — 6 20 —t — . - 2S98
- Goélette 5* AO $ „
- Yacht . 11, A L* 1 1# V T T T *T 5 7 ' 3 5 :8 £ R 819
- Navires d’agrémens. Frégate , T, t, r t A Là I 1# V T TT T 13iz
- 8|
- Goélette.... ÀL11I, V T T T T / / 2 z3
- Yacht. A JL# XXX* v r r \r 3 O 4 tsj * 7 6 1
- Goélette AL IV. v r T \T > 4 1 7 2 t X 6 s
- Yacht Yacht ** Yacht T ALI V» 4 vq. 17 1 ) y*r
- XL V. 5 43 § *5? 5 — — — —* 742
- XL V. 6 35? 13 T 4t — — -— 474
- X LIV. 7 3% I°T 3 rr ——— — — - — 250
- Yacht X L V. 8 3° nfr 4 —— — — — 280
- XL V. 9 7T 10 3tt ——— — — —- 175
- X LIV. 10 14 75 s zi — — —— 100
- Galere d agrément..' XL V I. 11 1 Z4 7 . —. — —— , 4476
- Divers Navires.
- Ceux des Indes Orientales.,,, LI. 1 135? 34t 19 I , 314 _ 51333
- des Indes Occidentales.. LU. z J02 *7 T Ui 1 140 — —— 228.96
- Yacht des Indes,,* LIT. 3 58 | l8? 39 — —, 5708
- La Sirene , Frégate,........ LV. 9 *3*? 34j j5t — - — -— 27222
- La Licorne , Frégate L V. 10 1 l 34? 17 ? — — - — 27742
- Jaramas, Frégate. Hiéron * bleu , Frégate...... L V L 11 33 17? — — — —— 27648
- L V I. 1 z %9 j z3\ —- — — —— 9785
- Le Neptune % Frégate L V11. H 8z *3? ni — — — - - 7477
- Bateau des Bermudes,....... L V11. JJ *5 T izf 4751
- De quelque maniéré que ce foit* dans ce genre de travail, on y ait voulu choifir fur un nombre confidérable de plans, on en peut encore augmenter le nombre par le changement d'échelles, pour conftruire de moindres navires d après les plans des plus grands , & au contraire pareillement. Que s'il faut conftruire d’après les mêmes plans ou deffeins, un plus grand ou un plus petit navire, en ce cas leurs longueurs feront comme les racines cubiques du port ou de la charge, & on réglera d'après cela, les échelles. Mais il faut tomber fur une échelle qui puiiïe s'accommoder, foit à un port de navire des plus grands, foit à un des moindres , & même pour qu’une femblable pratique ne puiiïè manquer d'être mile en ufàge & quelle foit reconnue , peut-être y pourra-t-on employer les figures A 8c B de la PL 16.
- La figure A donne les échelles proportionnelles, quand les navires fouf-frent des variétés à un chargement plus grand ou à un moindre du navire, & la •figure B donne les échelles proportionnelles, quand les navires éprouvent
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- des variétés d une plus grande longueur à une moindre , &c. Cela doit s’entendre comme il fuit.
- Un vaifleau, par exemple, doit avoir une charge de 300 laftes, & doit être conftruit d’après un plan qui ne conviendroit qu’à un autre de 190 laftes : prenez fur l’échelle des plans un certain nombre de pieds , par exemple 8 pieds ( ce nombre pouvant toujours être divifé par moitié ), & l’appliquez fur la ligne qui exprimera 1 po laftes, favoir dq a \ b Fig. A. Du point C par le pointé, tirez un trait leger ou ligne obfcure C b\ pour lors la diftance de c à d fera de huit pieds, quand le navire aura la charge de 300 laftes ; & par conféquent, fi fur le plan qui repréfente un navire de 190 laftes, on a X10 pieds de longueur, on doit trouver fur le même plan , d’après les huit pieds qu’on compte de c à d9 qu’il doit y avoir 128 pieds de long, quand il fera chargé de 300 laftes.
- Semblablement, fi on a un plan pour une barque qui ait, par exemple , 25 pieds de longueur, & que pour 35 pieds de longueur ^ il en faille conftruire une autre d’après le même plan ou deffein, on prendroit en ce cas 4 ou bien 8 pieds fur l’échelle des plans, 8c on les portera de e \f Fig. B. Du point D par le point jf, tirez la ligne obfcure D^, & on aura g h de 4 ou de 8 pieds, quand le bâtiment qu’il faut conftruire, aura 35 pieds de long.
- Jufqu’içi on a dû faire attention à ce qui a été dit au §. 2 y * qu’il eft toujours plus sûr de bâtir un grand navire d’après les plans & defîeins d’un
- plus petit , que de conftruire au contraire un petit navire d’après CeUX d’un
- plus grand, & cela pour que l’un & l’autre foient d’égale bonté dans leur genre ; car fi deux navires font conftruits d’après un feul & même plan , mais que l’un foit plus grand que l’autre , il faudra toujours que le plus grand navire foit d’une qualité fupérieure, eu égard à la force ou fiabilité , comme aufiî pour bien porter la voile , que ne le fera le plus petit navire. Mais il eft temps de continuer ici la defcription des plans gravés.
- L’échelle qu’on voit à la Planche IV , eft l’échelle des plans pour dix vaifleaux marchands compris fous le nom de Frégates, 8c dont on a déjà donné la defcription au §. 36.
- L’échelle des plans de la Planche XI, fe rapporte aux haecquebots & aux pinques, 8c celle qu’on voit fur la Planche XVII, fe rapporte aux navires de tranfport qu’on nomme chattes qui ont leur avant-fort renflé , &c. L’échelle des plans de la Planche XXIII fert pour les bâtimens qu’on nomme Barques , 8c celle de la Planche XXIX fe rapporte aux navires tirant peu d’eau : l’échelle des plans de la Planche XXXVII , eft deftinée pour les Corfaires ou navires armés en courfè.
- Or fur tous ces plans ou deflèins, on a placé de la même maniéré que fur la frégate N°. 4. Planche IV, le centre de gravité de la carène en k9 ainfi quô‘ l’élévation du métacentre en L
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- On a d’ailleurs remarqué jufqu a préfent, que quoiqu’un navire ait fes fonds plus ou moins aigus , néanmoins le métacentre l ny fauroit s’élever ou sùibaiffer confidérablement, tant que l’inclinaifon ne pourra être portée qu’à io ou 12 degrés; enforte qu’on peut ftatuer, fans commettre d’erreurs fenfibles dans la pratique : que fi un navire prend une inclinaifon plus ou moins grande 5 ? fon métacentre fe trouvera confiamment à la triême place, tant que le déplacement d’eau s’y trouvera le meme.
- Les lettres S, E & F qu’on a placées aux extrémités des échelles , défi— gnent les mefures en pieds de ' ces échelles, favoir , Suédois 3 Anglois Sc François.
- Les deffeins en perfpeétives qui occupent une partie des Planches, n y font inférés que dans la vue de remplir les vuides qui s’y trouvent : chacun' d’eux repréfente ce qui a rapport aux plans correfpondants for ces planches. Il en faut excepter le deffein en perfpeéiive de 1 zfig* qu’on voit for la PL XXXVI qui nous fait voir la charpente de l’arriere ou de la pouppe d’un vaiffeau dont le genre de forme convient au Corfàire n°. 9.
- Sur les defleins de la Planche XI, n°. 14, les lignes ponétuées qu’on voit à l’arriere, airifi que for les plans & élévations des tranches* du gabarits; ces lignes, dis-je, nous font connoître comment par la forme d’un Haec-bot / on peut , à l’aide'des barres & courbes d’arcaffe, le changer dans la forme d’une Frégate.
- Dans ia Planche XXI, À eft le métacentre , lorfque le navire eft charge jufqua la ligne AA, & B fera le métacentre, fi on le foppofe qu’il rieft gueres enfoncé que jufqu’à la ligne B B.
- Planche XXIII : on a marqué for ce deffein , le lieu où fe trouve le point vélique, ainfi que la moyenne direction de l’eau , en foppolànt que l’eau qui fe trouve à l’arriere de la plus grande largeur, ne fauroit contribuer à une plus grande ou moindre réfiftance quant à la marche du navire.
- La ligne AB eft prifepour exprimer la réfiftance qü’un plan femblable à celui de la tranche ou maître couple O, doit éprouver fi cette Turface éft frappée à l’avant par l’eau, quelle rencontre avec une certaine vîteffe. A C exprime la réfiftance direéte à la proue du navire, quand la vîteffé eft foppofée la même que celle du plan fofdit , au lieu que A L en exprimera la réfiftance verticale. On tire de-là l’expreffion D A qui féra la moyenne réfiftance de l’eau, quand on fait voile vent arriéré ; enforte que cette moyenne réfiftance fera toujours la même quelle que foit fa vîteffe ou fbn plus grand fiilage.
- F eft le centre de gravité de la flottaifon, 8c la ligne F E lui eft perpendiculaire. Prolongeant la ligne D A , on en retranchera la ligne FE en E, ce qui indiquera au point E la hauteur dont le centre de gravité de la yoilure doit être au-deffiis de la flottaifon, pourvu que le navire ne foit pas
- porté
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- DES FAI SS EAUX. Chàp» XIÎ. ïtf
- porte tout-à-coup trop bas, mais quil s’élève par fa proue , étant porte & navigeant vent arriéré»
- Quand le navire dé vire. & s’enfonce par un vent largue, fuppofcns que ce foit d’un demi-rhumb , & que l’inclinaifon {bit de fept degrés , alors la moyenne direélion de la réfiftance de l’eau peut être regardée comme concentrée au point G : {a propre direélion eft fiiivant la ligne GH, & le point H eft le lieu là où la moyenne direélion rencontre un plan qu’on peut imaginer^ & faire pafler par la ligne du milieu , qui traverfe la quille,l’étambot & l’étrave*
- Il s’enfuit de-là que fi on grée le navire en la maniéré accoutumée , il doit arriver en premier lieu qu’il ne pourra jamais s’élever au vent , & en fécond lieu qu’il fe plongera ou s’abaiffera toujours par un de fes côtés. Mais l’expérience a fait voir qu’il ne peut ainfi le foutenir, ni d'un côté ni de l’autre, ce qui eft un argument encore plus fort, & prouve que les principes qu’on a fui vis au Chapitre IV touchant les effets de l’eau, font bons & des plus certains.
- I eft le centre de gravité de la carène, K le métacentre : le profil de la largeur vers la gauche montre ce qu’on retranche du navire vis-à-vis le couple o, c’eft-à-dire, vis-à-vis ce maître-couple & la plus grande largeur, quand A nous en montre la partie de l’arriere, & B celle de l’avant.
- A la Planche XXVII, n°. i, on voit un Flibot qui n’a qu’un pont 8t fert à porter des mâts , ayant un cabeftan proche l’écoutille de la fofle aux cables, qui y fert à ramener les mâts à volonté.
- La Planche XXIV, n°. p 8c io, repréfente un Yacht dont on fe fert pour les tranfports fiir un lac ( mae4aren ) en Suede.
- La Planche XXX, n°. n, repréfente un navire, qui eft deftiné à tranfi* porter diverfes provifions , de l’eau , des ancres , cordages & munitions pour une flotte armée en guerre, comme aufli à retirer les ancres qu’on peut retrouver au fond de la mer : il doit très-bien porter la voile, & eft en état de fe foutenir très-bien aufli dans les tempêtes.
- Le n°. 12 eft un heu ( chalk ) pour porter des marchandifes en balots, 8c qui a, pour cet effet, là grande écoutille fort longue avec de hauts rebords i le pont qui l’avoifine , eft à même hauteur que le plat-bord : aux plans de ce bâtiment on a joint deux fortes de tranches ou couples. Le couple A eft pour le fervice des mers peu profondes, & il convient qu’on y fafle ufag& de dérives. Mais fi dans la conftruétion on a fait ufage des couples B, on n’aura plus befoin en ce cas des ailes de dérive, & il pourra naviguer dans les hautes mers, même quand elles font orageufes. Mais fon chargement fera moindre-d’un lafte, que fi l’on eût employé les autres gabarits*
- C repréfente le pont & l’écoutille vus de l’arriere, & fi on les fiippoft yus de l’avant, D les repréfentera pareillement.
- O o
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- ï4<5 de la construction
- Le n . 13 eft un bâtiment pour porter des bois de chêne de conftruétion , Si qui a pour cet effet une ouverture ou fabord à barrière : il peut encore fervir de vaifleau de charge pour les bleds dans la Mer Baltique , & fa forme doit être à barrière telle que la repréfentent les gabarits qu on voit ici ponctués , ce qui lui donne de l’avantage pour mieux porter la voile.
- Le n°. iy eft un bâtiment ouvert & fans ponts. Les couples ou gabarits B font les plus convenables pour porter les marchandifes les plus pefantes, telles que du fer, de la brique , &c. Mais fi les marchandifes pefent bien moins, tel qu eft le bois commun pour brûler, &c. il foffira d y employer les gabarits A.
- Le n°. 16 eft un chalan ou bac de pafîàge , conftruit pour porter {ans rifque un carofle & 6 chevaux : il peut même fervir malgré les vagues ordinaires & la houle : il eft à quatre rames & fon arriéré porte un pont-levis qui doit être continuellement joint au bâtiment; mais à bavant de ce pont-levis eft un treuil ou Singe pour contenir le caroffe qu’on a d’abord introduit, ainfi que les chevaux qui font plus avancés dans ce bac.
- La Planche XXXI fait voir que for les deffeins ou plans du n°. 1 , la ligne AB exprime la réfiftance qu’éprouve un plan, d’une aire femblable, à celle qu’offre le maître-couple ou gabarits 0, fi l’on foppofe que ce plan fo préfente pour fendre, ou divifer beau quelle rencontre , avec une certaine vîteflè, auquel cas AC exprimera la réfiftance direéte for la proue, quand on foppofera que la vîteflè eft la même que celle dudit plan , ainfi qu’il en fera pour la réfiftance verticale AD correfoondante • d’où bon tire la valeur de E A qui fera l’expreflion de la réfiftance de beau pour la direction moyenne , lorfque le vaifleau marche vent-arriere, en foppofant qu’il s’enfonce jufqu’aux lignes d’eau fopérieures 2. 2.
- Mais fi la charge d’un vaifleau eft telle qu’elle le fafle enfoncer jufqu a la ligne r. qui eft la plus élevée des lignes de flottaifon , en ce cas F G fera la moyenne direétion de la réfiftance de beau.
- Pareillement H I eft la direétion moyenne, qui répond à la troifieme ligne d’eau -, & K L la moyenne direétion quand on foppofo que le navire ne s’abaifle plus que jufqu à la ligne d’eau 4.
- M * eft le centre de gravité de la ligne d’eau la plus élevée, & la ligne MN lui eft à angles droits ou perpendiculaire.
- La Planche XXXII, fig. 1. eft une feétion du corfoire n°. 1, qu’on foppofo coupé verticalement par le milieu de là quille, de l’étrave & de l’étambot.
- La fig. 2 eft une feétion verticale du même corlaire vue à fon avant , quand ce bâtiment eft coupé tranfverfolement dans le fens du maître-couple O ou •de fa plus grande largeur.
- La fig. 3 eft une feétion verticale vue par fon arriéré, quand ce bâtiment
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- DES FAIS SEAUX. Chap. XIÏ. 147
- elt foppofé coupé par fon milieu par le travers de fon magafin à poudre.
- a eft la quille, b l'étrave,' c letambot, d la contre-quille & ce qui en dépend, e la courbe de letambot, f la contr’étrave, g le contrétambot en-dedans , h le contrétambot du dehors, i le gouvernail, k le ringeot où brion, / le taillemer ou gorgere, m les varangues, n les extrémités des genoux d’allonges & de revers , 0 la maille , p la carlingue, q la lifle dè fcourdi, r les barres darcafle, s les guirlandes du pont, f les guirlandes , t les allonges de cornières., u les baux, W le beaupré, x la mifaine, y le grand mât, £ l'artimon.
- A la plate-forme, B le premier pont, C le fécond pont où efl: la batterie de canon, D le gaillard d arriéré * E celui d avant, F les paffes-avants, G la dunette.
- Defcriptions de ce qui concerne les aménagements du Navire.
- Au-dessous de la plate-forme A : 1 efl: le lieu pour les viandes filées , le beurre , Sec. 2 le magafin à poudre ,3k foute aux poudres avec des cailfes pour les gargouffos ,4k lieu pour le fanal de ladite foute.
- Au-deflbus du premier pont B : ÿ indique la place pour les rechanges du maître Canonnier, 6 la foute au pain , 7 le paflàge à la foute aux poudres ,
- 8 celle des poids, lentilles ; 9 la chambre de l'Ecrivain ou Commis, 10 le magafin ou la foute du Capitaine , 11 la foute pour différentes elpeces de provifions & pour les boîtes de médicaments , 12 le théâtre , 13 l'archi-pompe? 14 les pompes, la plaoe pour lpç boulets, 16 les carlingues du grand mât & de la mifiine, 17 le left qui confifte en vieux canons & boulets, fiumons de fer, de même quen gros graviers & petits cailloux , 18 la cave aux boiffons , 19 la^calle à l’eau, 20 la place pour le bois à brûler & tonnes d'eau, 21 la foffe aux cables, 22 la foffe aux lions pour les cables de rechanges, 23 la place des poulies de rechange, 24 celle des voiles de rechange, 25 la place pour le charbon de bois, 2 6 left amovible & qui fo tranlporte à volonté d’un lieu à l’autre pour balancer, & mettre for fon affiette le Navire, 27 épontilles , 28 l’ancre de miféricorde.
- Au premier pont B : 29 écoutille pour paffer à la lumière de la foute aux poudres ,30 écoutille de la foute aux poudres , 31 la carlingue du mât d’artimon, 32 écoutille aux vivres, & c. 33 trappe ou écoutille pour defoendrô dans l'archi-pompe , 34 l’écoutille aux boulets, 35 la grande écoutille où l’écoutille à l’eau, 36 l’écoutille aux cables, 37 l'écoutille de la foute aux voiles ,38 l’écoutille au charbon.
- Entre le premier pont B & le fécond C ou Entre-pont on a , 39 la fainte* • barbe, 40 la barre du gouvernail, 41 chambres pour les Officiers, 42 fo grand cabeftan pour virer les ancres, 43 continuation des pompes * 44 ^
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- bittes , 45* le traverfin des bittes, 46 la gatte , 47 les écubiers.
- Sur le fécond pont C : 48, on voit une trappe ou efcalier pour defcendre du gaillard à la fàinte-barbe, 49 la grande chambre , 50 la table où mangent les Officiers, porte qui donne aux bouteilles, j12 une chambre de toile à voile & deux lits au-dedans pour les Officiers , 5 3 les Eclans de la droffe du gouvernail avec fes rouets, 54 cloifons par où pafle la drofle du gouvernail, j'j' grandes jarres pour beau fraîche, 56' la partie fupérieure du grand cabeftan, 57 les feps d’écoute ou bittons de hune du grand hunier * j8 les fabords pour le canon des côtés du navire , 59 les fabords de l’avant pour le canon de chafle, 60 les amarres pour les manœuvres , 61 la cuifine pour les gens de l’équipage , 62 la cuifine pour les Officiers , 63 les chevilles à boucles continuées pour la drofle de la vergue de mifaine, 64 les épontiiles pour foutenir le bord intérieur des paflavants, 6ÿ les épontiiles du gaillard d’arriere & de l’entre-pont, 66 les barres du cabeftan.
- Sur le gaillard d’arriere D : 6j le balcon ou la galerie, 68 la chambre du Confeil, 69 porte des bouteilles, 70 chambre des Officiers, 71 la roue du gouvernail & l’habitacle , 72 la cappe qui eft au-defîus de la grand’chambre, 73 l’écoutille aux vivres, 74 les écoutilles pour les pompes , 75 bittons ou bittes de tournage, 76 garde-fous fur le devant des paflavants F. 77 caille-botis au-dedans des paflavants, 78 trappes pour defcendre des paflavants lue les ponts.
- Sur le gaillard d’avant E : 79 le clocher, 80 le petit cabeftan, 81 écoutille pour defcendre dans la cuifine » 82 les bittons de fin ne du petit hunier , 83 les boffoirs, 84 les herpes ou lifles de poulaines.
- 85 le couronnement de l’arcafle, 86 les arcs-boutans du couronnement, 87 les caillebotis , 88 les galleries, 89 barrotins ou lattes, 90 les efcaliers , 91 ouvertures ou paneaux pour fortix les provifions.
- Fig* 2 8c 3 , 92 les varangues , 93 la première allonge , 94 allonges de revers, 9^ les genoux, 96 fécondé allonge, 97 vaigres, 98 bauquierres, 99 goûtiere 9 100 vaigre ou ferre , loi courbes vis-à-vis les extrémités des bauquierres, 102 bordages, 103 préceinte, 104 la lifle du plat-bord.
- Planche XXXIII, fig. 1,2,3, ^ont ^es defleins de nouvelle invention pour les affûts de canon. Ces fortes d’affûts confiftent far-tout en trois parties principales, comme on le peut voir à la fig. 11 , là où a eft le deffus, qui eft proprement laffût , b la piece de deflous qui lui eft attachée par une cheville de fer, autour de laquelle l’affût peut tourner. Enfin c eft le courfier / tournant, fur la longueur duquel l’affût peut s’avancer ou fè reculer.
- • La fis• 1 repréfente l’affût vu par le côté, a en eft la flafque ou le flanc,
- b les traverfins ou entremifes, & c le trou par où pafle la brague.
- La fig. 2 repréfente le même affût à vue doifeau } ces canons étant
- fuppofés
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- DÈS PAISSEAUX. Chap. XIL 145
- lüppofés avoir leurs attaches * leur clou ou cheville.
- La fig. 3 repréfente l’affût tel qu’il eft vu par deffous t d eft Un reffort qui s’accroche avec une incifion en e ; c’eft-à-dire , qu’en faifant tourner l’affût fur fa table , le reffort s’accroche & arrête l’affût dans le moment que fa pofition fe trouve être la même que celle de la table.
- La fig. 4 montre l’extrémité du courfier, de la table & de l’affût avec îon canon au-dedans.
- Lajfe- 5 fait voir la table par fon côté.
- La fig. 6 en montre le deflus & la fig. 7 le deffous. fi font les pièces qui en forment les côtés : g eft une piece fort large qui les traverfe , & fur laquelle l’affût pofe quand on le fait tourner : b eft une groffe cheville dè fer, qui paffe à travers la table , fervant de pivot Sc tenant l’affût uni à la table : i eft une ferrure enchâffée dans la table, & contre laquelle le reffort à s’arrête quand l’affût & la table , viennent à fe rencontrer; c’eft-à-dire, dans le moment que le canon aura la même direélion que le courfier*
- La fig' 8 repréfente le côté du courfier , dont la fig*. 9 fait voir le deflus * & la fig* 10 le deflous : k eft une des aiguilles du courfier qui forme une efp ece de couliffe : / eft un fardage de menues planches dont le courfier eft revêtu dans le bout où eft le trou, & ces planches traverfènt les aiguilles & les entremifes : m eft un trou au courfier qui prend fur un bitton : n eft un croc, tel qu’il en faut un à chaque côté de ce bout du courfier pour y attacher la brague.
- Ces fortes d’affûts demandent qu’on y ait aflèmblé des baux compofes de plufieurs pièces jointes enfemble.
- A eft un bau compofé de y pièces pour ces affûts : 00 là piece du milieu* dont on ne voit ici que la moitié , qui a d’autres pièces de chaque côté , telles que pq, r s vers chaque extrémité, & qui fe répondent bout à bout vers le milieu du bau. t eft une flafque ou extrémité à queue d’arondè entre les deux pièces extérieures du bau, contre laquelle le montant u du pivot pour le courfier , vient s’appuyer : elle y fera arrêtée par une cheville W de fer à groffe tête, chaflfée du dehors du vaiffeau paflànt par k traverfe ou entremife & par le bitton du courfier , pour être clavetée em-dedans for virole : le bitton fera de longueur à pouvoir être chevillé contre v le bau du premier pont, x font des courbes , & y eft un fardage fur le pont autour du bitton, & qui forme un couffin au-devant duquel le courfier te-pofe. £ eft une tamikille ou arc de bois cloué for le pont pour fopporter le courfier en arriéré, & pour en diminuer le frottement pendant qu’on le tourne pour pointer le canon ; ce qui s’exécute à l’aide des anlpecs qu’oil fait paffer par des boucles 0/3, qui font placées à l’une des extrémités dü çourfier.
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- Xjo DE LA CONSTRUCTION
- Que fi l’on veut faire exécuter ces^ affûts, on doit obferver que la che* ville qui eft placée contre la table & autour de laquelle l'affût peut tourner ^ doit paffer exactement fous le centre de gravité du canon & de fonaffût, eu égard à leur longueur ; de même que le centre de gravité du canon, de laffût & de la table, doit toujours fe trouver un peu en-dedans du centre ou trou du courfier; lavoir, de la quantité à ne pouvoir dépaffer le centre de gravité de celui-là, quand le vaiffeau pliera jufqu'à certaine inclinaifon , & que le canon le trouvera fous le vent.
- Avec un canon de 18 livres, monté fer un pareil affût, un feul homme le peut facilement & très-promptement pointer ; enforte que dans un. pareil temps il peut tirer prefque le double, de ce quon feroit avec le même canon monté fer ,un affût ordinaire. On peut aufîi amarrer ces affûts de canons, foit en travers, {bit dans le fens de la longueur du vaiffeau, beaucoup mieux qu'on ne le fauroit exécuter avec les affûts dont on s'eft fervi ordinairement jufqu'à ce jour.
- La Planche XXXVI, fig. i, 2,3,4 & $ a rapport à une forte d affûts' deftinés pour les pierriers dont on armera le vaiffeau.
- La fig• 1 montre le côté de l'affût, dont a eft la flafque, & b le fonds : la fig, 2 eft le deffous du fonds. La fig, 3 eft un éclat ou bout de planche qui s eleve au-defïiis du plat-bord du bâtiment, & que l’on y aflùjettit avec une bande de fer c, & par l'autre bout d en-dedans, on trouve l'angle dune planche ou chevalet qui le feutient & qui s'appuie fer le pont : on en voit dans la fig, 4 le côté en-deffus, & dans ^ fig. y le deffous. L'affût fe pofe fer ce banc, & y eft retenu par une cheville de fer goupillée e, autour de laquelle l'affût fe tourne : on en peut voir tout l'enfemble aux fig, 6, 7 & 8.
- Sur ce navire les affûts de canons, ainfi que leurs bittons avec les baux du pont fe trouvent conftruits comme il eft repréfenté au corfeire n°. 2. Mais au lieu des courbes on a appliqué fer les extrémités des baux de longues pièces de bois ff9 par-deflus les vaigres avec des tacquets g g qui y font chevillés, & même entaillés dans les baux en-deflous, de la maniéré qu'il eft repréfenté fer les deffeins & plans par A & B. h h font des pièces de bois qui recouvrent les membres, étant parallèles à la ligne du milieu du vaiffeau & en deux rangs, étant entaillés comme les carlingues fer les membres, i i font de femblables pièces de bois attachées fer les baux & à angles droits avec les précédentes, pour former des tirants, kk font des épontilles ou étais qui, avec leurs tenons, entrent par les bouts d'en-haut & d'en-bas dans les pièces dont on vient de parler. / / font des pièces de rapport qui s'aflemblent auflî par des tenons aux mortaifes des épontilles ou des pièces verticales kk : m reprefente les coins pour refferrer davantage les pièces de rapport, & par le moyen de ces épontilles on cherche à empêcher les vaiffeaux de s’arquer.
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- DËS V AÏS SEAUX. Chap. XII. x^i
- p eft une bande de fer qui s’étend au-defîus des baux, & dont les extrémités font fortement rivées à deux épontilles jointes enfemble , afin que les che* villes des pièces de rapport, ne puilfent plus fe détacher de defïus les épon* tilles.
- Ainfi un vaiffe.au ne peut s’arquer, puifqu il faudrodt que les angles ikk s’ouvrifîent d’eux-mêmes, ce qui eft impolfible , puifque les pièces de rapr port / / qui forment des diagonales , garderont toujqurs la même longueur.
- Ceci eft encore d’un fort bon ufàge dans les bâtiments longs & foibles, ou dont la longueur eft un peu confidérable relativement à la hauteur. Cela a été exécuté & même pleinement juftifié par l’expérience, comme auffi pour les affûts des canons, n font de petites ouvertures avec des caillebotis par* deffiis, pour laifîer échapper la fumée de la poudre à canon, o eft une ouverture de pareil ufàge ou panneau au-deffiis de la cuifine.
- La Planche X L, fig. i & 2 montre la maniéré de former des montants dé bois pour les pierriers , & par ce moyen vifer & tirer auffi jufte qu’avec les autres pierriers montés fur des affûts ordinaires , ce qui ne réuffit pas fi bien* lorfqu’ils ne font montés que fur des fourchettes de fer.
- La/^. 3 fait voir comment eft fabriqué le banc A, pour le montant des pierriers, lorfqu’il eft attaché fur le bord du vaiffeau.
- La Planche XLII, n°. 3 indique un Pacquebôt ou Yacht de Pofte avec deux fortes de gabarits, félon qu’on voudra lui donner plus ou moins de ti* ran d’eau, ’
- Navires d’agréments pour aller à rames & a là. voile.
- Planche XLVI,, n°. I eft une Galere d’agrément ou de plaifirs , avec 16 couples d e rames, à raifon de deux hommes fur chaque rame , gréée avec des voiles latines.
- Dejcription des arrangements intérieurs de la Galere*
- Â, la grande falle. B, l’anti-chambre. C ^ la chambre à coucher. D, la garde* robe. E, la falle à manger. F, chambres ou logements. G * cuifine à deux feux. H, la courfive. I, les écoutilles par où l’on defcend aux logements. K, le* coutille de la folle aux cables. L , la foffe aux cables. M, logement des Offi* ciers mariniers. N, cappe élevée & vitrée par les côtés pour donner du jour en bas. O , paffage pour les cables qui vont aux écubiers.
- La fig. 1 repréfente le bâtiment tel qu’il eft vu par ion arriereé 2., l’avant de cette même galere.
- 3, une feétion ou tranche à l’endroit du gabarit (3) & qui rèpréfenté l’intérieur de la grande falle.
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- DE LA CONSTRUCTION
- La fig. 4 Fait voir tous les gabarits.
- 5 une tranche ou fe&ion à l’endroit du gabarit (12). a eft lou-verture de l’efcalier pour monter fur la dunette, b porte d’entrée pour def cendre par l’antichambre à la grande falle. c appartement à deux lits.
- La jfig. 6 eft une tranche faite dans le feris du gabarit (w). d eft l’entrée à la cuiline. e la carlingue. En f font des traverfins pour lier les membres des deux côtés de la galere. g des bois pour fortifier & donner plus, de force au bâtiment, afin de l’empêcher de s’arquer.
- Planche XLVII, n°. 6 eft un grand Canot : ceux qui portent les plus forts gabarits & qui font les plus pleins, ont ordinairement une grande falle en arriéré, & 011 y navigue avec 7 avirons en pointe : mais quand ils n’ont pas de falle, leurs gabarits, étant plus aigus par les fonds, on les navigue avec 8 avirons ou rames.
- Planche L, n°. 12 eft une Allégé ou Mari-fellop dont on fe fert près.de Newcaftle en Angleterre pour ôter le left des navires, & le tranfporter enluite à la mer : on y procédé en le faifent couler par le moyen de deux trous ou vannaux qui font au fond, & qu’on n’ouvre que lorfque le left s’écoule au-dehors.
- Le n°. x 3 eft une efpece de Chalan ou Prame qui eft un bâtiment plat, dont on fe fert dans la riviere ou Tamife qui pafle à Londres, pour voiturer de la craie :^il eft gréé avec une voile quadrangulaire au mât, & en avant avec une voile d’étai triangulaire : ces prames vont très-bien à la voile.
- Planche LIÎ, n°. 3 , eft un Yacht Anglois dont on nefe fert que pour tranfporter du vin de France à Londres, comme auffî pour y prendre des pafe fegers.
- Planche LUI, n°. y repréfente la Flûte le Chameau , excellent bâtiment de tranlport de la marine du Roi de France, portant bien fe voile, & ayant une marche fepérieure.
- Le n°. 10 eft un Yacht pour aller l’hiver fer la glace à la voile : A, en eft le traîneau ou planche large attachée fous la quille avec 4 chevilles de fer à goupilles, ayant à fes deux extrémités B B des gliffents ou anguilles qui y font ferrés en guife de patins. D, eft une elpece d’arêt ou bras de levier, où l’on a adapté une cheville ou dent de fer pointue par fon extrémité , paflànt par un trou de la quille, pour qu’on l’enfonce à volonté dans la glace, lorfqu’on veut arrêter ce Yacht, & cela avec le pied qui pofe fer l’extrémité D , & qui lui occafionne en preffant la cheville fer la glace , la ceffation de fe marche. Mais à l’autre bout C , lorfqu’on veut reprendre fe route , il y a un refïort qui releve cette dent de fer, lorfqu’on ceffe de pefer deffes.
- Le n°. 11 nous fait voir l’étendue des voiles qu’on emploie à ce genre
- d’Yacht.
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- DES VAIS SE AU X. Chap. XII. 153
- d'Yacht. La Planche LV, n°. 9 , repréfente la Sirene, frégate de guerre de la marine de France, laquelle porte parfaitement fa voile, outre que ce bâtiment eft excellent dans fa marche.
- Le n°. 10 repréfente la Licorne, frégate de guerre Angloife qui eft parfaite quant au filage. Une des lignes d'eau inclinée qui s'élève fur le plan à l'ar-riere, & qui s'abaiflè à l'avant, en marque la flottaifon & Paillette, lorfqu'on l'a lancée à l’eau.
- La Planche LVI, n°. 11 repréfente le Jaramas, frégate de guerre du Roi de Suede , qui eft une excellente voiliere.
- Le n°. 12 le Hieron bleu, frégate de guerre du Roi de Danemarck, admirable quant à fâ marche , mais portant mal la voile.
- Le n°. ip eft un bâtiment qui fèrt fur les lacs & rivières à porter des Marchandées & des Paffagers.
- La Planche LVII, n°. 14 repréfente le Neptune , corfàire de Flandre conftruit à Oftende à la fin du dernier fîecle, excellent voilier * d'une maniéré frappante & extraordinaire.
- Le n°. 15 eft un bateau des Bermudes, dont on fait beaucoup d'ufâge aux Indes occidentales. A , en eft le mât. B, poutre d'apui. C , la borne. D, la gaffe. E, la vergue principale. F, la vergue du mât de hune. G, la vergue de perroquet.
- Le n°. 16 eft une Tartane, bâtiment de la Méditerranée qui peut également fervir à la courfe, comme au négoce.
- La PI. LVIII n°. 17, eft un Chébec Algérien » qui a pour artillerie 16 canons de 6 livres de balle, de chaque côté, 4 canons de la livres de balle en avant, & 8 de 3 livres de balle fur le gaillard à Parriere : il porte aufït 30 gros mortiers ou épingols* A , eft une feélion de ce bâtiment à l'endroit delà grande chambre. B, une pareille feélion au fronteau de l'avant; &C,une autre au maître-couple ou gabarit O. '
- Le n°. 18 eft la Capitane , galere de Malthe ayant 30 paires de rames & (5 hommes fur chaque rame. Son artillerie confifte d'abord en un canon de fonte de 36 livres de balle au courfier, & à l'avant 2 canons de 8 livres de balle & 2 de 6 livres : & par les côtés 18 pierriers de 2 livres, & 18 mortiers ou épingols.
- A, eft la grande chambre ou gavon. B, l'anti-chambre. G, la chambre ou logent les Officiers. D, l’efcalandar ou lieu où font les provifions des Officiers. E , la foute au pain ou payol. F, celle du vin & des viandes e qu'on nomme compagne. G , la foute aux poudres. H, la taverne. I, la foute aux voiles ou cordages. K, l'hôpital ou tolar des bleffés. LL, chambre de proue & gavar de pion. M, eft la feétion de la galere au maître-couple O, ou la plus grande largeur de la galere.
- e*
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- ij4 DE LA CO NSTRUCT1 ON
- La Plâftche LIX, n°* i, eft un Dogre Hollandois a vivier chargé d’écrevifles ou hommars * avec fon profil, Sic*
- La Planche LX, n°. 4, un bateau de Stockholm ou «Suédois, de la grande e/pece, avec lequel on peut porter 1 jo lilpunds de toutes fortes de poiflons.
- Le n°. y en fait voir un autre de la moindre grandeur ou de la plus petite efpece.-
- Le n°. 6 efl un Cotter Anglois marchant ftipérieurement , & dont on fait ufàge dans la Manche : on y en emploie partie aux marchandifes prohibées ou à faire la contrebande , & 1 autre partie fert pour la Douane, & à donner la chafle aux autres : ils fervent aufli quelquefois comme corfàires , ayant un fillage fort prompt, & portant parfaitement la voile.
- Le n°. 7 eft un Skute ou grand bateau , tel qu’on en emploie pour charier de Finlande des bois à brûler à Stockholm.
- La Planche LXI, n°. 1 nous repréfente Tordre & la difpofition pour lancer à Teau le vaifleau le Royal Louis (lancien) de 112 canons. Ce vailfeau fut conftruit à;Toulon en 1692 : il avoit de tête en tête ou de pouppe en proue 193 pieds, pieds de largeur & 28f pieds (c’eft-à-dire en pieds Suédois ) pour fon tirant d’eau , lorfqu’il a dû être armé ; car il étoit auflï avancé en conftruélion que le plan nous le reprélènte, lorfqu il étoit encore fur le chantier. On fait encore ulàge en France de cette méthode de lancer à Teau les vaifleaux conftruits fur les chantiers, & cela même dans les ports du Roi. aa3 b b repréfentent le chantier ou cale de conftruélion. cc, dd de larges traverfes ou pierespaftanrenrrp varangue <Lj chantier, ggla quille
- du vaifleaü. h h le lit ou cale du chantier, ii appuis qui traverfent au-deflus de ce qui füpporte les varangues b b. kk une piece de bois qui s’adapte tant au-delfus quau-defToüs du navire , & qui joint au-dehors les appuis. IL grififes placées eritre les appuis & les pièces de bois kk. mm coin qui refferre la piece de bois AA , & cela dune maniéré fort denfe au-deffus & au-delfôus du navire, nn font les attaches verticales qui s’adaptent au-dehors des appuis, & qui font fituées tout autour de chaque anneau. 0 0 font des baux placés à chaque côté des appuis, pour les pouvoir enlever tous à la fois.y7y?font de$ liens & boucles des appuis ii aux côtés de la quille, qq font des pièces d’étais pour les extrémités élevées du navire, Tune de leurs extrémités la plus abaiffée étant appuiée fur les pièces même du chantier & Tautre extrémité fupérieure étant au haut du vailfeau. E E font des Planches fervant à guider les extrémités des mêmes épontilles. r r font des liens à boucles qui traverfent, fixées fous la quille depuis un des appuis julqu’à Tautre. s s inftrument où lien a boucles pour relferrer ce qui eft trop lâche dans la chute du vaifleau qu’on lance.
- 11 barottins au-dehors des appuis & placés fur la plate-forme du chantier. u u étais qui s’appuient fur les pièces qq.W W autres cables où liens qui doivent
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- DES VAISSEAUX. Chap. XII. être coupés à Imitant que ceux du dedans s s font relâchés & brifés pour lancer le Navire. gros liens de cables , qui doivent être coupés dès
- Tinftant qu’il faut relâcher le vailfeau pour le lancer à f eau. V y y cable pour retirer les appuis de delfous, dès linftant que le vailïèau defcend. £, l’ancre avec fon cable pour contenir le vailfeau auffi-tôt qu on le veut lancer à l’eau & qu’il delcend.
- Le n°. a nous fait voir la méthode des Anglois pour conduire les vaif-feaux du chantier jufqu’ à beau, laquelle eft prefque la même que celle dont on fait ufàge en Suede.
- cl a font des lits de planches fur lefquelles portent les appuis, & on a foin de les clouer enfemble. b b font les appuis qui s’adaptent fous les fonds du vailfeau. c c font des épontilles ou étais qui partent de ces appuis pour foutenir les deux extrémités du navire, d d y des planches pour confèrvet lordre & la difpofition qu ont entr’elles les extrémités fupérieures des épontif* les.f f , bras d appui fur les côtés , tant des pontons ou appuis, que du na-.vire. e e9 cales ou pièces de bois entre les bras des appuis Sc les épontilles c c y & pour empêcher que ces épontilles ne fe détachent des côtés du Vailïèau. g g y étais qui doivent régner le long du vaifleau, depuis les principaux appuis jufqu à la proue & fous les courbes de la poulaine: ils fervent à empêcher que le vailïèau ne foit choqué & porté en arriéré au-delà de fes appuis, h h pièces de bois inclinées qui tombent, quand le Navire fe lance à la mer.
- Le n°. 3 nous fait voir la méthode des Hollandois pour lancer à l’eau , tant les plus gros que les moindres vailfeaux, & même ceux qu’on deftine pour les Indes orientales.
- A A repréfente une efplanade qui confifte en menues planches , qui remplilfent toute la hauteur entre le lit du chantier & la quille. B B font deux longues pièces deftinées à recevoir la quille quand elle doit s’y mouvoir. G eft une piece de bois attachée fur le chantier A : entre cette piece & les côtés du vailfeau , on fait entrer deux coins C C , & le vailfeau n’a rien autre chofe qui le retienne , dès qu’il le faut lancer tout-à-coup. D D neft autre chofe qu’une planche très-épailïe qui fe trouve inclinée à l’effort, afin d’empêcher le vailfeau de fe rènverfer lorfqu’il s’agit de le lancer à l’eau : E E font des pièces de bois fur lefquelles porte cette forte de planche. FF, coins qu’on fait glilfer en les arrachant, quand il faudra lancer le bâtiment à l’eau. Le haut de ces coins, ainli que l’angle inférieur de la quille du vailfeau, les deux pièces B B, le canal qui eft au milieu fous la quille & pareillement les planches DD, font en même-temps grailfés avec le fuif. H H font deux petites braques ou étais attachés en dedans & en dehors pour contenir & alfujettir les planches D D. G eft une
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- rtf DE LA CONSTRUCTION
- partie dun cabie, lequel paffe à travers de lecoutille la plus baffe proche le gouvernail, & qui eft attaché à une bitte ou bien à quelqu’ancre élevée & fixée à terre. On le peut couper dans Taillant qu’on eft parvenu à enlever les coins FF, ainfi que les coins C C , qu’on relâche en même-tems.
- La Planche LXII, nous montre les diverfes maniérés de gréer tous les genres de navires, d’autant que la plus grande partie de ces fortes de grée-mens caraélérife le navire : on en trouvera le dénombrement dans la Table qui eft à la fin de cet Ouvrage. La diftance entre les petites lignes verticales qu’on a inférées au n°. I , & défignées par a & b, nous exprime les largeurs des navires.
- Les vergues font luppofées tellement orientées quelles forment un angle de 60 degrés avec la ligne du milieu du navire, d’où il s’enfuit que la longueur de chaque vergue eft en effet plus grande au double quelle ne le doit paroîtrefur le plan. De plus, tous ces gréemens font repréfentés fur les plans d’après une feule & même échelle , qu’on a eu foin de faire graver & qu’on apperçoit fur cette même planche.
- La Table n°. i, qui eft à la fin de cet Ouvrage , eft le réfultat des formules néceflàires pour pouvoir proportionner les vaiffeaux marchands : on en trouvera la defcription au §.
- Les Tables n0s. 2, 3,4 & 5 donnent encore les proportions pour les navires marchands, calculées d’après les formules & la table qui précèdent : on peut voir fur cela le §. 28 , pag, 60.
- La Table n°. 6, donne les proportions pour les navires armés en courfè, calculées d’après les formules du §. 28. Voyez pag, 70 & 71.
- Les Tables noS. 7 & 8 donnent auffi les proportions pour les bois arrondis de la mâture des navires marchands des Tables ci-delEts % & 4 ; elles font calculées d’après une réglé qu’on trouvera au §. 30,
- Tabk
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- DÈS y A I S S E A U X. Chap, XII,
- iTable des Cubes dont on a befoin pour calculer trouvera la valeur à Y aide de la formule S * ,
- la force & fiabilité des Navires j dont on gMxj comme cela Je voit page m
- Racine Cube Racine Cube Racine Cube Racine Cube Racinei Cube Racine Cube
- 01 0000,01 94 0,831 1,87 6,54 2,80 21,95 3>73 51,89 4,66 101,19
- 02 0000,08 95 0,857 1,88 6,64 2,81 22,19 3,74 52,31 4,67 101,85
- °3 0000,27 96 0,885 1,89 6,75 2,82 22,43 3,75 52,73 4,68 102,50
- 04 0000,64 97 0,913 1 90 6,86 2,83 22,66 3,76 53,16 4,69 103, 16
- 05 0001,25 98 0,941 1,91 6,97 2,84 22,91 3,77 53,58 4,70 103,82
- 06 0002,16 99 0,970 1,92 7,o8 2,85 23,15 3,78 54,01 4,71 104,49
- 07 0003,43 1,00 1,00 i,93 7,19 2,86 23,39 3,79 54,44 4,72 105,15
- 08 0005,12 1,01 1,03 1,94 7>3° 2,87 23,64 3,80 54,87 4,73 105,82
- 09 0007,29 1,02 1,06 1,95 7,41 2,88 23,89 3,81 55,3i 4,74 106,50
- IO" 0010,00 1,03 1,09 1,96 7,53 2,89 24,14 3,82 55,74 4,75 107,17
- II 0013,31 1,04 1,12 1,97 7,64 2,90 24,39 3,83 56,18 4,76 107,85
- [12 0017,28 1,05 1,16 1,98 7,7 6 2,91 24,64 3,84 56,62 4,77 108,53
- 13 0021,97 1,06 1,19 i,99 7,88 2,92 24,90 3,85 57,07 4,78 109,21
- 44 0027,44 1,07 1,22 2,00 8,00 2,93 25,15 3,86 57,5i 4,79 105»,90
- [3 5 0033,75 1,08 1,26 2,oi 8,12 2,94 25,41 3,87 57,96 4,8o 110,59
- '16 0040.96 1,09 1,29 2,02 8,24 2,95 25,67 3,88 58,41 4,8i 111,28
- 17 0049,13 1,10 i»33 2,03 8,36 2,96 25,93 3,89 58,86 4,82 ii 1,98
- 18 0058,32 l,ll 1,37 2,04 8,49 2,97 26,20 3,90 59,32 4,83 112,68
- 39 0068,59 1,12 1,40 2,05 8,61 s.98 26,46 3-.91 59,78 4,84 113,38
- 20 0080,00 i,44 2,06 8,74 2,99 26,73 3,9a 60,24 4,85 114,08
- 21 0092,61 1,14 1,48 2,07 8,87 3,00 27,00 3,93 60,70 4,86 114,79
- 22 0106,48 1,15 1,52 2,08 9,oo 3,oi 27,27 '3,94 61,16 4,87 H5,50
- *3 0121,67 I,l6 1,56 2,0 9 9,13 3,02 27,54 3*95 61,63 4,88 116,21
- - 24 0138,24 1,17 1,60 2,10 9,26 3 03 27,82 3,96 62,10 4,89 116,93
- 25 0156,25 1,18 1,64 2,1 I 9,39 3,04 . 28,09 3,97 62,57 4,90 117,65
- 26 oi75,76 1,19 1,68 2,12 9,53 3,05 28,37 3,98 63,04 4,9i 118,37
- 27 0196,83 1,20 1,73 2,13 9,66 l,o6 28,65 3,99 63,52 4,92 119,09
- 28 0219,52 1,21 1,77 2,14 9,8o 3,07 28,93 4,oo 64,00 4,93 119,82
- 29 0243,89 1,22 1,82 2,1.5 9,94 3,08 29,22 4,01 64,48 4,94 120,55
- 3° 0270,00 1,23 1,86 2,16 10,08 3,09 29,50 4,02 64,96 4,95 121,29
- 31 0297,91 1,24 l,9i 2,17 10,22 3,io 29,79 4,03 65,45 4,96 122,02
- 31 0327,68 1,25 1,95 2,18 10,36 3,ii 30,08 4,04 65,94 4,97 122,76
- 33 0359,37 1,26 2,00 2,19 10,50 3,12 3°, 37 4,05 66,43 4,98 123,51
- 34 0393,04 1,27 2,05 2,20 10,64 3,13 30,66 4,06 66,92 4,99 124.25
- 0428,75 1,28 2,09 2 21 10,79 3.14 30,96 -4>°7 67,42 5,oo 125,00
- S6 0466,5 6 1,29 2,15 2,22 10,94 3,i5 31,26 4,08 67,92 5,01 125,75
- II 0506,53 1,30 2,20 2,23 11,09 3,16 31,55 4,09 68 42 5,02 126,51
- B8 0548,72 1,31 2,25 2,24 11,24 3,i7 31 85 4,10 68,92 5,03 127,26
- 39 0593,19 i,3a 2,30 2,2 5 H,39 3,18 32,16 4,n 69,43 5,04 128,02
- 40 0640,00 i,33 M5 2,2 6 ii,54 3,i9 32,46 4,12 69,93 5,o 5 128,79
- 41 0689,21 i,34 2,41 2,27 11,70 3,20 32,77 4,13 ; 70,44 5,06 129,55
- 42 0740,88 i>35 2,46 2,28 11,85 3,21 33,08 4,14 70,96 5,o 7 i30,32
- 43 0795,07 1,36 2,5i 2,29 12,01 3,22 33,39 4,15 71,47 5,o8 131,10
- 44 0851,84 i,37 a,57' 2,30 12,17 3»23 33>7° 4,16 71,99 5,09 131,87
- 4? 0911,25 1,38 2,63 s,31 !2,33 3,24 34,oi 4,17 72,51 5,io 132,65
- 46 0973,36 ï>39 2,69 2,32 12,49 3,25 34,33 4,18 73,03 5,11 133-43
- 47 1038,2.3 1,^0 *,74 *>35 5 4,0 34,^1 4,** 7%. ç6 5,i2 134,22
- 48 1105,92 1,41 2,80 2,34 I2,8i 3,27 34,97 4,20 74,09 Uî i35,ol
- 49 1176,49 1,42 2,86 s,35 12,98 3,28 35,29 4,21 74,62 5,14 135,80
- 5° 1250,00 i,43 2,92 2,36 13,14 3,29 35 6l 4,22 75,15 5,15 136,59
- 51 1326,51 1,44 2,99 2,37 13,31 3,30 35,94 4,23 75,69 5,16 137,39
- ?s 1406,08 1,45 3*05 2,38 13,48 3,31 36,26 4,24 76,22 5,17 138,19
- 53 1488,77 1,46 3,ii 2,3 9 13,65 3,32 36,59 4,2 5 76,77 5,i8 138,99
- 54 1574,64 1,47 3,18 2,40 13,82 3,33 36,93 4,26 77,31 5,i9 139,80
- 5? 1663,74 1,48 3»14 2,41 14 00 3*34 37,26 4,27 77,85- 5,20 140,61
- 5 6 1756,16 1,49 3,3i 2,42 14,17 3,35 37,59 4,28 78,40 5,21 141.42
- 57 1851,93 1,50 3,37 2,43 14,35 3,36 37,93 4,29 78,95 5,22 142,24
- 58 I95M2 M1 3,44 2,44 14,53 3,3 7 38,27 4 3° 79,51 5,23 143,06
- 59 2053,79 1,52 2,45 14,71 3,38 38,61 4,31 80,06 5,24 141,88
- 60 2160,00 M3 3,58 2,46 14,89 3*3 9 38,96 4,32 80,62 5,25 144,70
- 61 2269,81 i,54 3,65 2,47 15,07 3,40 39,30 4,33 8l,i8 5,26 145,53
- 62 2383,28 1,55 3,72 2,48 15,25 3,4i 39,65 4,34 8i,75 5,27 146,36
- 63 2500,47 1,56 3,80 2,49 15,44 3,42 40,00 4,3 5 82,31 5,28 147,20
- 64 2621,44 i,57 3,87 2,50 15,62 3,43 40,35 4,36 82,88 5,29 148,04
- 6? 2746,25 1,58 3,94 2,51 15,81 3,44 40,7i 4,37 83,45 5,3° 148,88
- 66 2874,96 i,59 4,02 2,52 16,00 3>45 41,06 4,38 84,03 5,3i 149,72
- 67 3007,63 1,60 4,10 2,53 16,19 3>46 41,42 4,39 84,60 5,32 150,57
- 68 3H4,3a 1,61 4,17 2,54 16,39 3,47 41,78 4,40 85,18 5,33 151,42
- 69 3285,09 1,62 4,25 2,55 16,58 3,48 42,14 4,41 85,77 5,34 152,27
- 70 3430,00 1,63 4,33 2,5 6 16,78 3,49 42,51 4,42 86,35 5,35 153,13
- 71 3579,11 1,64 4,4i 2,57 16,97 3,50 42,87 4,43 86.94 5,3 6 153,99
- 72 3732,48 1,65 4,49 2,58 17,17 3,51 43 24 4,44 87,53 5,3 7 154,8 5
- 73 3890,17 1,66 4,57 2,59 17,37 3,52 43,61 4,45 88,12 5,38 i55,72
- 74 4052,24 1,67 4,66 2,60 17,58 3,53 43,99 4,46 88,72 5,39 15 6,59
- 75 4218,75 1,68 4,74 2,61 17,78 3,54 44,36 4,47 89,31 5,40 157,46
- 76 4389,76 1,69 4,83 2,62 17,98 3*55 44,74 4,48 89,91 5,4i 158,34
- 77 4565,33 1,70 4,9i 2,63 18,19 3,56 45,12 4,49 90,52 5,42 159,22
- 78 4745,52 1,71 5,oo 2,64 18,40 3,57 45,50 4,50 91,12 5,43 160,10
- 79 4930,39 1,72 5,09 2,65 18,61 3^58 45,88 4,51 91,73 5,44 160,99
- 80 5120,00 1,73 5,18 2,66 18,82 3,59 46,27 4,52 92,34 5,45 161,88
- 81 5*3* 1,74 5,27 2,67 19,03 3,6o 46,66 4,53 92,96 5,46 162,77
- 82 5,5i 1,75 5,36 2,68 19,25 3,61 47,o5 4,54 93,58 5,47 163,67
- *3 5,72 1,7 6 5,45 2,69 19,46 3,62 47,44 4,55 94,20 5,48 164*57
- 84 5,93 1.77 5,54 2,70 19,68 3,63 47,83 4,56 94,82 5,49 165,47
- 8? 6,14 1,78 5,64 2,71 19,90 3,64 48,23 4,57 95,44 5,50 166,37
- 86 6,36 1,79 5,73 2,72 20,12 3*65 48,63 4,58 96,07 5,5i 167,28
- 87 6,58 1,80 5,83 2,73 20,35 3,66 49,03 4,59 96,70 5,52 168,20
- 88 6 81 i,8i £.93 2,74 20,57 3,67 49,43 4,6o 97,34 5,53 169,11
- 89 7’o? 1,82 6,03 2,75 20,80 3,68 49,84 4,61 97,97 5,54 170,03
- 5>o 7>a 9 1,83 613 2,76 21,02 3,69 50,24 4,62 98,61 5,55 170,95
- 7,54 1,84 6,23 2,77 21,25 3,70 50,65 4,63 99,25 5,5 6 171,88
- î?s 7,79 1,8? 6,33 2,78 21,48 3>71 51,06 4,64 99,90 5,57 172,81
- ?3 8,04 1,86 .6,43 2,79 21,72 3,72 l 5M8 4*6 J 100,54 5,58 173,74
- *
- Racine
- 5,5 9
- 5.60
- 5.61
- 5.62
- ïte
- 5.64
- 5.65
- 5.66
- 5.67
- 5.68
- 5.69
- 5.70
- 5.71
- 5.71 5,71
- 5.74
- 5.75
- 5.7 6
- 5.77
- 5.78
- 5.79
- 5.80
- 5.81 5,8a î,83
- 5.84
- 5.85
- 5.86
- 5.87
- 5.88
- 5.8 9
- 5.90
- 5.91 5,9z
- 5.9 3 5.94 5>95
- 5.96
- 5.97
- 5.98
- 5.99 6,00 6,01 6,02 6,03 6,04 6,05 6,06 6,07 6,0 S 6,op
- 6.10
- 6.11 6, la
- 6,ï4
- 6A5
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- 160 DE LA CONSTRUCTION
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- DES VAISSEAUX. Chap. XIL
- i6t
- ADDITIONS.
- Pour trouver la longueur des bois arrondis dun brigântin* eu égard à ce qui a été dît au paragraphe 32, pag. 8 r.
- On veut, par exemple , favoir la longueur des bois arrondis d un brigan-tin de 70 laftes , ayant la forme dune barque , c’eft-à-dire , ayant la même capacité en longueur 8c en largeur que la barque du n°. 24, ou dans les Tables, celles des n°. 4 & 8.
- Confequemment à ces dernieres , on aura la longueur du grand mât , lorsqu’il fera gréé comme une frégate , de 56 pieds , la hune ou le thon aura 7 pieds i de long : celle du haut de la mifàine 5 qui eft ainfi que l’autre, moins élevée que la grande hune , a 3 pieds f > & celle de la mîfaine 7 pieds.
- Puifque le thon de la hune du mât de mîfaine doit être égal aux barres de hune traverfieres du grand mât, & que le thon du grand mât a la même longueur que celui de la mifaine ; il s’enfuit que cette addition en longueur au grand mât = 7 — 37= 3 7pieds ; lefquels ajoutés à jd pieds = yp pieds — à la longueur du grand mât.
- Le grand mât de hune a la même longueur que le mât de hune de la milàine* lavoir =26 i pieds : on trouvera le refte de ce qui concerne les bois arrondis * en confultant le paragraphe 32 , ainfi que la Table n°. 8.
- Que fi l’on veut gréer le même bâtiment en fenau , on trouvera , ayant égard à ce qui a été dit à la page 81 , que le grand mât doit tenir en ce cas un état moyen , entre celui des frégates & des brigantins , c eft - à - dire, = 57 -7 pieds, la longueur du thon — —±-Z j } Je pieds.
- Les dimenfions pour les bois arrondis pour mâter un yacht de Marchand, fe peuvent trouver de la maniéré fui vante. La longueur du mât jufqu’à l’extrémité fupérieure du mât de perroquet peut être confidérée comme 2 f fois la largeur du navire pris de dehors en dehors de fes membres, & la diftance des cables qui lient & affermiffent l’extrémité fupérieure de la noix, quand ce qui eft pris du mât de hune fe trouve placé en bas , fera d’environ o \ fois la largeur du navire. Que fi le yacht n’a pas de troifieme mât ou mât de perroquet , la longueur de fbn mât de hune au-deffus de la noix fera environ f de la largeur du navire. On aura donc ainfi toute k longueur du mât = 2 + 7 + i+ \ x par la largeur du navire = 3 2. fois la largeur du navire prife du dehors en dehors de fes membres. Que fi la longueur du mât jufqu’aux cables qui l’aflujétifTent = L pieds, on aura en ce cas fa groffeur fur le pont tout au plus = hl pouces. La longueur du beaupré à l’avant de lecrave fera 7? de la longueur du navire de pouppe en proue. Le bout de dehors où l’appui eft
- ordinairement affez long pour toucher l’arriere-partie du couronnement de
- S s
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- xôi DE LA CONSTRUCTION
- farcaffe. La longueur de la gaffe eft auffi te de la longueur du navire prife de pouppe en proue ; la vergue feche en eft auffi les f ou environ, & la vergue <du hunier fera les f de celle-ci. xx* * xxx xxx
- '• On ne doic pas non plus pafler fous filence une autre "confidération ; favoir, que les dimenfions ou proportions des bois arrondis des navires, ont été fusettes à bien des variations, & que pour ainfi dire elles ont été périodiques, de la maniéré qui fuit. Aux temps paffés , on a employé des mâts moins hauts & des. vergues plus longues , & dans d’autres temps poftérieurs (ce qui s’eft encore vu de nos jours ) on a au contraire employé de très-grands mâts Si des vergues fort raccourcies, fur-tout aux' plus petits navires , de maniéré que pour donner les dimenfions précifes des bois arrondis dont on fe fert actuellement , ce ferait peut-être une chofe trop précipitée, ffir-tout s’il ne s’eft rien propofé de bon ni d’exaél jufqu’ici fur cela, Si s’il arrive d’ailleurs que la chofe foit probablement encore fiijette à de nouveaux changements. De fem-blables changements dans les dimenfions des bois arrondis, pourront naître des caufes fuivantes.
- Quand un feul & unique navire fera mieux delà voile, lorfque fes voiles feront plutôt hautes & étroites que fi elles s’y trouvoient baffes & larges , en pourrait en ce cas regarder comme une affaire décidée que tous les navires doivent mieux faire de la voile avec de femblables dimenfions dans leurs voiles. D’une autre part, fi on découvre qu’un feul Si même navire fait mieux de la voile, ayant fes voiles plus larges & plus baffes , on pourra dès-lors regarder comme une chofe décidée, quen général tous les navires doivent porter leurs voiles f rivan^ces dernieres dimenfions. Mais il faudroit auffi pour lors bien obferver ce qui a été dit aux pages 40, 42 & y 2 , qu’il eft poffible que la voilure n’ait pas les mêmes dimenfions pour tous les navires ; d’où s’enfuit enfin qu’il n’eft nullement poffible d’établir des regles-pratiques fures & fixes pour les dimenfions des bois arrondis , fans qu’on ait de néceffité, pour chaque navire qu’il s’agit de gréer, bien reconnu le point vélique, 8i par-là le moment qui fera donné ; lequel moment doit être accommodé au nombre des gens de l’équipage, qui en exécuteront la manœuvre avec intelligence, tellement, qu’avec leur aide , la voile fera plus haute ou plus baffe, félon le cas requis , comme auffi plus large ou plus étroite. Concluons donc que fi les bois arrondis font proportionnés & leurs dimenfions réglées d’après de femblables fondements , on parviendrait enfin à donner aux navires un plus haut degré de perfeélion pour bien porter la voile , qu’il n’a été poffible de le faire jufqu’à ce jour. Ce ferait, dis-je, le moyen de faire ceffer toutes les révolutions que nous avons vu fe faire dans les dimenfions de la voilure, puifque chaque vaiffeau fe trouverait accommodé dans fa mâture d’après fa propre forme Si conftruélion.
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- DES VAISSEAUX.' Csap. XÎL i$%
- X K x x X
- X XX X
- Comme on aura pu faire plulîeurs remarques poftérieures à ce qui a été dit aux §. 16 y pag. 31; favoir, que l'eau fe trouve avoir la meme vîtejje , quuif corps qui tombe d'un demi-pied de haut ; c ejl-a-dire > quelle feroit dé
- 33 pieds par fécondés*
- Il y a d’abord au moins cette remarque-ci à faire ; favoir,que ce n’eft pas ici une des circonfîances de la plus grande importance, eu égard à la matière qu’on s’y propofe, & qu’elle fe montre d’elle-même très-facile & très-fimple ; enforte que je ferai voir ici comment on pourra détailler le calcul.
- C’eft une chofe déjà connue , que la hauteur ou diftance d’où un corps tombe dans le vuide pendant une fécondé de temps , eft tout au plus de j 6 7 pieds Suédois , & qu’à la fin de cette chute pendant ce même temps, lé corps a acquis une vîtefie telle que s’il continuoit à fe mouvoir pendant un autre pareil inftant de même durée , il parcoureroit uniformément une dif-tance de 33 pieds. On lait aufîi pareillement que la vîtefie d’un corps qui tombe,, eft toujours comme la racine quarrée de la hauteur d’où il eft tombé* C’eft pourquoi, fi la hauteur d’où un corps commence fà chûte, eft = û
- 7 pieds , on aura l’analogie fiiivante. Comme ]/16 j- ï o ~ : 33 : à un quatrième terme*, qui exprimera la vîtefie que le corps doit avoir avec la
- vîtefie qu’il avoit acquife à la fin de fa chute , c’eft-à-dire, que
- Î44 '
- ssv'oi
- v^r
- = Y33 pie<^s Par fécondé.
- \
- FIN.
- C
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- TABLE DES CHAPITRES
- Contenus dans cet Ouvrage.
- CHAPITRE PREMIER.
- A L C UL du Tirant d’eau d’un Vtiffeau ou de l’eau qu’il déplace 3 comme aujji de fon centre de gravité & de celui de fa caréné 9 * Page i
- Trouver l’aire contenue ou renfermée par un Plan curviligne > &c. 3
- §. 2. Trouver la fituation du centre de gravité d’un Plan 3 ' 3
- §. 3. Trouver la folidité & le centre de gravité d’un corps 3 4?
- î)ijlrïbwtion de l’aire pour chaque demi- Tranche ou demi - Couple , $
- Trouver la fituation du centre de gravité en hauteur dans un Navire 3 cejl- à - dire 3 combien il ejl au-defiiis de la fiottaifon ou ligne d’eau fupérieure 3 7
- Tiftribution pour Taire de chaque demi-ligne d’eau , 8
- CHAPITRE II.
- De la force qu’a le Vuffeau pour réfifier aux inclitiaifons , 9
- §, 6. Comment on calcule la fituation du Métacentre 3 relativement au centre de gravité de la carène 11
- )§, p. Quand il y a augmentation de poids vers les fonds de cale du Navire 3 & par conféquent augmentation dans le déplacement : Trouver quel en doit être T effet fur le moment des forces 3 £> d uel heu raccroiffement doit fe faire dans le déplacement 3 13
- CHAPITRE III.
- Du centre de gravité du Navire 9
- CHAPITRE IV.
- De la réfifiance que le Vaiffeau éprouve en s’avançant dans l’eau ; 22
- Table de la réfifiance direâe à T avant fur la Tranche O P ou du Maître-couple 3 relative
- au Corfaire 3 N°. 1. 3 6
- Table de la réfifiance à T arriéré 3 &c. 37
- Colleâion des réfiflances directes entre chaque ligne d’eau 3 ibid.
- CHAPITRE V.
- Du Point vélique ou fe réunit tout l’effort du vent fur les voiles} & de fon moment autour du centre de gravité du Vaiffeau , ^8
- Table des Forces verticales à l’avant du Maître-couple ou Tranche 0 pour le Corfaire n°. 1. & de la PI, XXXI. de V Architeâure Navale publiée en forme d’Atlas en 1768 , 48
- CHAPITRE VI.
- Des dimenfions des Vaiffeaux & de la forme que leur doivent donner les Conftruâeurs y $2
- CHAPITRE VIL
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- i6$
- CHAPITRE VII.
- Des Proportions quil faut obferver dans la conftruâion des Navires armés en courfe, 64
- Poids des Canons & autres munitions à Pufage des Navires corfaires & qui doivent être proportionnés pour ces Navires j 67
- Proportions pour les Sabords > ' 70:
- CHAPITRE VIII. ...
- Des Dimenjîons de la mâture ou bois arrondis pour Pufage des Navires marchands} 7$
- CHAPITRE IX.
- Des variétés qui fe trouvent dans la pratique ordinaire aux différentes parties de la conftruâion des Vaijfeaux , 82
- §. 33. Proportions pour les matériaux qui entrent dans la conftruâion des Vaijfeaux , ibid.
- fables des Proportions ou Dimenjîons en bois de chine , pour les Navires marchands & pour les Corfaires , 83 & 84
- §. 33. Comment on doit drejfer un Dejfein en grand fur des planches minces ou gabarits , pour y accommoder les faujfes équerres des pièces de conftruâion , A 87
- CHAPITRE X.
- Sur la difpofition des Navires à fe tourner au Lof, 98
- I Trouver par une conftruâion géométrique les Forces direâes latérales & verticales 3 104
- Direâion moyenne de la réfiftance de ïeau P un vent largue pour le Corfaire, n°. 1, 107 Calcul des forces pour la partie de Pavant du Vaijfeau , ? 109
- Et pour la partie de Varriéré > 114
- CHAPITRE XL
- Du jaugeage des Navires & arimages ou diftribution intérieure du Navire, &ç« Comment on doit charger & arimer un Navire ,
- Pefanteurs fpécifiques & dimenjîons, &c.
- CHAPITRE XII.
- 124 12 9 !3f
- Defcription des Plans & Dejfeins gravés quon trouve dans VArchiteâure Navale Marchande j publiée à Stockolm en 176% 3 139
- Table des Cubes, laquelle eft nécejfaire pour calculer la force & fiabilité des Navires dont on trouvera la valeur par la formule } &c. 157
- De l’Imprimerie de Ph.«D. PIERRES, Imprimeur du Collège Royal de France 9
- rue S. Jacques, 1779.
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- EXTRAIT DES REGISTRES DE L’ACADÉMIE.
- Du 30 Juin 1775?.
- Messxsuks l’Abbé B os s ut & de Borÿ , ayant tendu compte à l’Académie d’un Ouvrage intitulé : Traité de la Conftruclion des Vaifjeaux 9 &c. traduit du Suédois de M. Chapman; l’Académie a jugé cet Ouvragé digne d’être imprimé fous fon Privilège : en foi de quoi j’ai ligné le préfent Certificat. A Paris, ce 30 Juin 1779*
- Le Marquis DE CONDORCET.
- ERRATA.
- Il y a eu dans la traduélion des termes nouveaux introduits par F Auteur, & dont lé Vrai fens nous eft parvenu fort tard, malgré les foins de M. le Comte d’Uffon, Ambafe fadeur de France en Suede , qui a bien voulu nous les procurer. M. le Chevalier Schantz nous a donné encore quelques facilités pour les termes d’art de la Marine. On demande fur ces objets quelque indulgence de la part du Leéteur.
- Page 4 , dernlere ligne & première de la pçige fuivante , d’un vaiffeau n°. 6, ôtc./i/ê^, d’un Vailfeau armé en courfe n°. 6. Sec. Planche Vil, Fig. 37.
- Page 5 , ligne 5* , plans en deffus ; Hfc^, plans ou coupples en deffus*
- Ibidem, ligne S , au lieu de tranche O “ou coupe ; Ufe^ tranche O ou maître coupple. Nota, au lieu de Coupples , on s’eft fervi indiftin&ement du mot Tranches.
- 4 Page 2 8 , ligne 29 , ajoute^ à la note, : le Skaolpund eft la livre de Suede , laquelle eh différé à peine, quoiqu’inférieure, à celle de France : Noyeg_ le Chapitre XI, pages 13 y
- 6c 13 é.
- Ibid, dans la Table , tous les titres ou poids font des Skaolpunds, 6c non pas des Schepunds.
- Page 47, ligne 27, au lieu d’artimon; life^9 vers le beaupré.
- 26 9 mât; ajoute£, de perroquet.
- Ibidem de la vergue; life^9 du mât de hune*
- DanslaTable ire colonne à gauche, au lieu de mifaine ; Ufe^, d’artimon*
- fécondé ligne. .......... . * * . ..... de fougue*
- feptieme ligne .......... ...... mifaine.
- Page 71, la fécondé ligne au-deffous de la Table , au lieu de 12 livres , &c. life£ 12 livres de baie du canon ; ainfi que 4 livres de baie du canon ... même ligne, &c.
- Page 73 , ligne 2, au lieu de 12 livres; life£, 12 livres de baie, & au lieu de 4livres de canon ; UJe^, 4 livres de baie du canon.
- Page 87 , ligne 32 , au lieu de quadrature ; life^, le qüarré.
- Page p2, ligne 8, au lieu de Farriere-bois ; life\9 à l’arriere, Bois
- On donnera dans un Ouvrage à part, un errata plus complet, ainfi qu’un Vocabulaire Suédois Ôc Français. Avant l’ouvrage de Murrai cité dans l’Ouvrage de M. Chapman j les Anglois nous ont procuré divers Traités in-40 ôc in-folio fur la Gonflruélion| publiés en 1711 & 1726, par M. Sutherland.
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- egles pour proportionner les dimenfions des Navires Marchands.
- H
- o
- Z
- Moments de la Force abfolue. s H 1 -|« H VO «*> CN N" H No X (Vo 1 w cjo *r | r, "'a 1 :|î H OO 00 <v> «A H NO X La »*|0 M | M H I -1° H O CVA «A H NO X 1 ^ H 1 H (V- CS •> CS rr H i1 • rs es en X ! en 1 Vo
- Diftance entre le méta-centre & le centre de gravité du Navire & de ion port ou charge* i-l K |-o vo H 1 M | M H \v-\ Vo CN N" NO C\j O ‘‘h 1 -to «* K H 00 00 frs NO 'H 0 h d H 1 -1° H o rr\ rp1 NO H 1 -| .J H (V\ CS cs V/-s CS en
- Partage de la diftance entre le centre de gravité de la carène & la flottailon , pour que le centre de gravité du Navire & de flrn Port s’abailfe fous la flottai'on. es J r- m CYN bH Nn
- r y*dx f> * D C/D > -Irt H o\ oo CS «N "’t ivT >i 1 -T :I2 h r- rs es -M H (VA r\ M
- Centre de gravité de la carène abaiiïe fous la flot-tailbn. tsl'° ! 00 H | ^ olo -1- * V»N <A Va CS (VN ^ es
- Aire des Lignes d’eau lupérieures* £ -|°- E M H CN N"1 H? E M H Va 5—1 -ls E "h ÏN—• Va rs A ^ j o + H lV
- Tirants d’eau à l’avant & à l’arriere. «#>!* 'H rrv CS H Va «N H 00 rs 00 H | ca H r> CS
- Abaifiement de la quille depuis l’angle iupérieur des bittes. H ND -[K H NO Vo A Va -M oo- - | H H 00 r\ CN
- Aires des tranches Q. O P O t*" rs HA E ~x P CN CS r- fN b*4 -ls E ~X P '-is Vd 1 P r- - . , j P cT Jo j A E l-S H
- Depuis la flottailon julqu’à l’angle du haut des bittes , vis-à-vis la tranche ©. H *"4 r\ 00 -!S 1 M H r- V-, rs l> 1 ~ H ot rr\ O rs -12 i " H Vo (VN n vo
- La plus grande largeur de oord en bord des couples. N-' •ti<^ H m X> CTS •N bH +\ ^ H A es •rs H* H NO r- rs bH ^ Vo H |m
- Longueur de l’étrave à l’étambot entre les perpendiculaires. H H Q Vo 1^ Q Q CS Va Q rr\ vo
- Déplacement total de bord en bord des couples en pieds cubiques. Q -i- c ja P-t (^1 r*** o rs HH
- Ports ou charges en fortes laites réduits au pied cubique & de 5? t pieds cubiques par lafles. j PL, -i- o Q Q M 1 r*\ cl P l> O r\
- GENRES D E , NAVIRES. • c*> eu 4-> a to V<D U Pn Haeck-baots Bâtiments creux ou Pinques. Chattes ou Chaloupes. Heu plein & tirant peu d’eau.
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- Dimenjlons pour un Navire Marchand, calculées félon les réglés qu’on en vient de donner
- par la Table N°. i. Frégates.
- d
- *
- O
- Ce nombre x par le Déplacement divifé par la longueur de pouppe en proue, égal à Taire du Maître-couple ©.
- O rh OO 0
- O o O WH
- Va Va V~N W-s 1rs
- •N A A A
- WH M WH M WH
- A
- Nombre d’Hommes K V-, AÏ O K Va AÏ os K Va Th AÏ O OO K Va «NA AH A IN Va MA rï WH 0 A tx vo Th «NA
- de l’équipage. Va Va Va Va Th Th N INA «NA MA «NA «NA «NA rï ci rï rï rï AH AH WH WH WH
- i J Th 00 M *^S Va t\ 00 vo Th rï I 00 vo fC\ 0 in Th 0 vo WH «NA Va tN A I —4 WH 0 30
- Poids des ancres H I 1 M »-H AH M M 1 AH A4 AH A4 WH WH 1 WH WH WH
- de Suède. A 1 .
- O >1 Vo Va Va Th Th «NA r<~\ d fï M AH 0 es CS 00 K In vo w Va TP Th «NA MA «s d rï WH I
- 53 c* ^ a T) RC, WH M AH Ah AH AH AH AH AH AH M AH A4 1
- VO Th «NA 0 Os t\ os O Th 00 CÏ O 0 Cs Th vo PT A4 WH rï Th A A 0 Va IN A rï th
- <Ti .j-. Longueur totale. 0 b- «NA os Tf 30 AÏ v->oo CS CS CS IN h100 rï «NA rï 00 O £> «NA K A A Th Th tx A vo
- A A *s A J0 A A A A r> A «N rs A A A rs rs A
- Ci * 0 OO K Vs Th AÏ A4 Os Va rn M CS r- Th d A vo rï A Th «*ï A Vo «NA 0 vo WH Va IN
- r «M O O 0 O O O Os es C\ A A OO 00 30 OO IN IN K Vo vo Vo Va Va Va Va Th Th «na rï
- « s_, WH *-* A AH AH *-* AH
- bJD.^S Sous 00 'o Va H vo Va O Th K 0 H d Cs N AH Th Th AH Va Th t\ Va rï Va Va 0 30 A «na Va
- 3 5-1 d 0 00 vo r«A l-H os v© r,'-\ — 00 Va ah 00 Va AH IN «*sOO «NA Th M tx MA A «NA tN 0 A
- XJ ^ U* le centre (A c-n ^h Th Th Th «NA INA «NA «NA d H rï A4 AH M O d' A A 06’ 00 00' t< tX VQ Vo Va W-s on
- t_, bjj 3 > CS de gravité. WH •A Ah M AH M AH M A4 AH AH AH (ni AH AH M A4 WH \
- <u Tl Z
- 3 a foD ctS C <** Au-delfus OO 00 AÏ Ah Th Th h' Va «NA Th vo O A4 «“H OO O rï «ï vo N Va A -h Va Va A G A A
- D •xJ h- vo Va «NA 0 «NA CS Th 00 wH Th Va Va «NA AH vo A A Vo A <33 vo rl Va Va O O 03 vo
- o -3 l-J CT1 'ü du centre de gravité. £ Th A «NA C\ H o\ AH os d'oc' Os 00 00 Va OO Th 00 d 00 A4 00 es iN tN K Va K «NA JN d CO t\ VO Va vo rï NO A »r-> •a Va «NA ÏA WH Va A Th Vo Th «NA Th O Th NO MA O «na «NA rï
- O 0 0 0 0 0 0 0 Q 0 0 d 0 0 0 0 0 0 0 O H rï Va Va TT 0 0 j Tf- rï
- O 0 0 Va AÏ CS O 0 Va Va 0 0 Th CS 0 d Vû WH <n*n Va 0 Va A Va A Th O A oc»
- Moment de la Force O W vo 00 00 Va »*-. So Va rï Vo CS Ah WH A A «NA OO d 0 IN Va «NA »-* WH rl M »H
- ablolue. H O 00 Vo Th rï 0 Th A4 CO Va AH Nv Th O Va AH N- es 03 WH «NA \0 A rï u-soo WH Va
- ma rï 0 Os 00 1\ VO Th «NA d 0 A OO Vo Va h* d WH A OO vo vo Va TT rsA «NA «*ï WH WH
- «va «VA «A, H rl H H d d cl rï A4 AH AH AH WH AH WH
- Entre le métacentre rr\ Th AÏ V-v So vo K Os 00 r- tN tN Va «NA A Th vo va AH <-« H- 00 Vo Th WH «M-\ SO WH Th
- OO Th r\ O pts So ©s d »^oo AH Th K A rï H* 'o 00 A A OO 00 vo Th WH so 03 vo W-4
- & le centre de grav. «u 30 Os Os CS O 0 0 0 AH M rï rï d rï «NA fNA rrs «NA «NA «NA «NA «NA «NA «NA «NA d WH 0 00
- du Navire armé. «VA «NA A tP A f A "h Th Th A A A Th H*' Th Tp Th A Th Th r\ Th Th Th Th Th A A TT r> A Th Th Th <NA
- Entre le H Va î\ K Th vo Va CS CS Th d <^oo fCOO 0 t\ Va d Va A A OO A «NA tx
- metacentre tx AÏ Th vo 00 es O 0 O 0 A K Th AH vo AH «NA Th «r\ 03 rï <30 WH d 0 Va O Vo
- & le centre de gra- 0 «N ON OO • \ A h> A vo A Va Va A A «NA rï O A ON OO A Va Th rï 0 03, Va A ''T A <^ï WH A tx Th WH È> A O . A
- vité de la caréné. 0 O CS os OS os es as CS es A CS 00 OO OO 00 00 OO 00 IN tN K tN tN VO VO, vo v© Va Va
- Diftance du centre -s CA Va Va Va 00 <A rl AH K CS 0 t-* 00 tH vo a© 00 Va 0 O vo 00 A Va ON A4 r! NO vo 00 VO GO Th Va Va •—1 N 00 îVS Çx 00 !N Th A tx A fTS CO A Th
- de gravite de la ca- H WH OS 00 vo Va «NA AÏ 0 00 ^0 Va «NA b-« 00 vo Th 00 Va rï O CO vo -h i-H A Va W4 ND
- rene, à la flottailôn. 00 «s OO «s K A K rC rd A K A A A vo A NO vtT vô' A NO A Va r\ Va A Va V-N Th tF tF A MA MA MA MA rï d rï WH
- Pavant du Th sq os _ «*ï «NA «NA AÏ A Va es WH. A VvOO tN rï tN _ W4. A Th Th VO VO «NA
- JLe 0 a O 00 vo «NA « CS 0 Va H 0 00 Va d 0 N. «NA 0 vo rï 00 VA «NA O vo rrs A TT CO 0.
- milieu de la longueur rï A WH A A A AH A AH A AH A O VS 0 IN O «N O A O A A A es A es «N «\ On go r\ OO A 00 r\ tN A A À VO A NO vjT A NO Va Va Th Th «NA «NA
- de pouppe en proue. WH WH AH AH — AH AH w. WH —
- Centre * t\ «NA O VO rA OC Va 0 K <VN OO rrs OO d N es «*->ob WH «NA N- Ô th r- WH Va N. 30, U , u
- de gravite a *T3 «NA CTN AÏ WH 0 AH O O A CS 00 OO tN tN VO Va Va Th «NA MA d WH WH 0 A 30 IN TO
- l’avant du milieu. «N A Cï A AÏ A a) A AÏ A d A AÏ A AÏ «A *ï A CÎ «A A4 A A AH A AH r\ AH A WH CS W** A ah wH A A AH A r\ WH WH WH WH O 0 G 0
- MA 0 1^00 os vo 0 <*ï O N- S-v d «NA 0 d Th d A 03 H- so a! 0 rh 00 tx CA Va
- Aire des Lignes d eau fiipérieures. Ss s 1a 0 Th 00 H Vo 0 rr\ SO 00 O rï <rs Th «NA rï A Vo rï vo «ï A Th 30 1—4 Th Th rï nd Th-
- _A* ^ 00 A «NA <*ï a CS A Va «NA «*ï 0 00 vo Th rï 0 K Va rr\ O A t\ vo Th fW> WH A tx
- A ^ Va V-s Va Va Va Va Th Th Th Th Th Th *NA «NA «NA «NA «NA rï rï rï rï WH -* WH WH WH
- Profondeur MO v© Va vd Th vo «“NA <*ï vo AH VO 0 Vo c\ 00 Va Va NO Va L~s Va «NA Va d 0 Va 30 SO Th Th Th Th rï es «NA NO «NA «NA «NA WH «NA 00 d vo d «NA rï O ri v© «*ï WH vo 0 vo A
- rl*» la (imlle A A A A A»- a A A A r> A a A A «A r\ C\ A rs A r\ A A A n
- =c WH AH AH AH WH AH AH ah A4 A4 A4 AH WH W~ A4 AH M WH WH WH WH WH WH WH WH O
- — WH O «NA CS <NT\ So K IN Va - Vo Vo Va A 0 Va «<-, VO d vo Va A IX Vo N. 03
- eu A l’avant. vo fA O «NA O vo «A es Va A4 tN r<S OO «tsgO d N 0 «na Va WH vo rH Va A d TT <^S OO
- A A A A A A r\ A a A A A A A A A A
- c * *>» WH A AH O O O es es 00 00 CO K IN VO VO Va Th «NA d d wH WH 0 A A 30 tx Va
- ^9 "A* aJ H <^ï rj «^î AÏ AH AH WH WH AH A4 *-* •“* AH T AH — ah Wd WH •-< WH
- o AÏ 0 «NA' os AÏ vo NK'o «NA IN O 0 30 d d 30 A rï O O Th TC. SO A tx ma 0
- W* CL A l’arriere v© «NA os vo ci CS Va AH K «NA CS Th O Va A Th 00 WH Th tN 33 Th A «NA tx O «^ï «NA d vo
- «N A A A A a A A A A A A rx «S A #\ A A «N A A
- CS «VA MA «M H CS M AH AH O O A CS es 00 t\ tN VO Vo Va Th «NA «NA «ï d WH WH O A OO vo
- u4 AÏ AÏ «<l H pS AÏ H d H d AH AH A** A^ WH AH AH WH WH WH AH WH WH WH WH .M WH
- r du Maître- WH WH O os t\ «NA es rr\ So OO 00 vo rï vo t\ vo WH rï 30 ‘ N A vo O O Va «NA «NA WH 30 MA
- 00 O-N «'l OO Va AÏ ÛO Va M IN «NA CS Va O Va O Va A rï V-N tN MA A Th 03 d Va Ex vo d
- c.ouDle s. •) lulau a a «u A A A A •N A A A A A A A a A A A A A A A A A A A rs A A A
- Quille 0 O O CS CS os 00 OO 30 tN A VO vo Vo Va Va Tf- «NA «NA rï WH O 0 A A 30 tx VO Va
- N AÏ AÏ AÏ ta* t-H AH AH WH AH AH <-* WH AH AH AH A4 WH WH AH WH WH WH WH WH
- VO V-s CS Th 00 «NA Th d U-N Va O O «NA d vo IN «NA A Va Th oo «NA _ rï \£) 00 30 WH 1X30
- Aire des Tranches • ÎJ RJ A O A ON K Th A «NA A M A OO A Va A M A IN A A «NA OO c? A NO A A AH A «NA r> «NA A Va «A WH A tx cT A rï MA rrs <ï O" tx A
- 0t vo «Vs AH os K Va d a 00 Va «NA O 00 Va «*ï O IN Th l-C OO Th «NA WH A tN Va «NA O 30 Th
- K tv K vo vo vo vo vo Va w-. Va TT Th Th Th «NA «NA «NA d d d d WH WH WH WH WH
- WH hA os vo AH Th Va Th 0 «NA Th A4 N- <ts so Va ^«00 0 AH Va d'. t*~. 00 d WH «<l A 00
- Largeur. K AÏ vo AH vo O Th oc rï U-N OO M «NA V-N vo N IN VO Va es tN A O O G 03 Th |\ vo Th
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- • ** <V> «NA «*ï AÏ AH AH 0 CS es 00 K N- so Va Th «NA rï *H 0 A tN VO So Va Th rï W“i A IN Th
- Th Th Th N- Th Th Th rr\ NA «NA <aa «NA rr% «NA «NA «NA «NA «NA «NA rï «*ï d CS rï rï rï rï WH WH WH
- • 'o A SC AH OO 0 A4 WH 0 K Th 00 AH AH O Va tN <^.30 Va O «NA «ï h" 00 Th WH Th
- Longueur de Pouppe ^3 A 00 mT A «NA A A m cto A Va A «NA A O A A A A O A A «NA 0 A NO A rï A tN «A rï A r- A WH A Va A A d OO Th A A Th Os rï A A rï
- en Proue * Xi Ô VO vo vo VO Va Va Va w Th Th Th «NA d CS WH M 0 O A A OO OO tN N VO Vo Va Th
- M hA AH hH AH AH AH AH A4 Hh AH A4 AH AH A4 WH A4 AH AH
- *•5 0 O O O O 0 0 0 O 0 O O O O 0 O O 0 0 0 IN Va «NA Th
- <u WH Os 00 00 os es Va es N* AH A OO as AH Va WH A A rï tN Va <-> 00 VO 30 03 VO 30 0 A
- Déplacement. .î* U-N CO d \o O Va CS 30 «NA tN «*ï tN «TM30 Th A Va rï 30 Va A H vo VO A Th TS Va
- Va A4 00 Th AH K «NA O SD «NA es vo rï CS Va rï DO Va rï 30 Va «NA <ï 0 O Th 00 <^oo «NA
- ^ 3 %> 00 00 t\ 1\ vo vo Vo Va Va Th N* Th fN~* «NA «NA rï d rï AH WH WH WH - A tx Va H- rï WH
- 0 O 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 O 0 0 0 0 O 0 O O
- Portes Lattes. 0 00 vo Th AÏ 0 00 s© Th H 0 DO vo Th rï 0 00 vo Th rï O O O 0 O 0 Q a 0 O
- Va Th Th N- Th Th «NA «NA «NA «NA «NA rï d rï rï rï rï AH AH M WH A 00 ï"~ vo Va Th «NA «ï WH
- Nombres. fH AÏ «NA N* vo hsOO os 0 M d «rs Th V© N 00 A 0 M d «NA H- V~N VO tx 00 A O
- AH M M M AH AH M AH A4 AH d d rï d rl rï d d rï rï MA
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-
- Dimenjîons pour les Navires Marchands , Haequebots SC Pinques.
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- Vlj
- Ce nombre k par le Déplacement divifë par la longueur de pouppe en proue, égal à l’aire de la Tranche ou Maître-couple O
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- Moment de la Fntve nhfhlnp. IN H H d CS V© o rrs v,00 N O vo O «4 d- es d- es d-1 oo O CS d- VH es Ô
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- H M O Os oo N VO 1rs ’q- WN <4 VH o es oo IN tN *r-s d- d* f rs d «4 VH Ht
- d H H M Ht M M VH M t-l VH VH M
- Entre le Métacentre & le • Ht d 00 K d" H es K d" oo tN rl 1rs es VO ir~s d- N es d- rr\ Os d" 1rs Va VO rrs
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- Centre de gravité du M H H d H rrs rrv ns MA -t4“ Th d- Va Va le-s Va 1rs 1rs Va Xr\ Va 1rs d" d- rrs M
- VailTeau armé. £ e\ rrs es rrs ♦s fTS CS rr\ es rrs -s rrs es CYN CS CYS es -TA rrs rrs rrs MA es rrs es CN rrs c\ CYS Cs rrs es rrs es rrs *N rrs es rrs rrs es rrs Cs rrs rrs es rrs CS rrs
- Entre le /— Métacentre & le V© H V© N doo IN *4 o «’v Os tN vo ma OO V© o IN M d- d Ht Va d- oo d Ht
- K o H s© tN OO es C\ oo v© d- VH |N *-c oo Ve-s H o v© Ht d- d- M. <4 1rs N.
- Centre de gravite de la X>-N d" rrs h M O es OO N. v© Va Th <4 M Cs tN Va d* d HH es tN 1rs d CO <4
- çarene. As oo es oo oo' oo' oo oo' 00* tN N tN tN IN NKNVo v©‘ VO 1 Vo' V©‘ v©‘ les 1rs 1rs Va' hh
- Depuis le Centre de gravité V*s MA V© l^s os oo H Cs es <4 d~ oo Cl C\ w les Va OO 'o d" rrs d- 1rs o ma v© d"
- o vo M v© o d- oo o <4 ma d- rrs Va 00 d" |NOO Vo es O o oo rrs i\ Va V© rrs
- de la carène en-deffous hü vo -d* rrs VH o 00 Vo lr\ rrs *-• Cs k <rs d o tN d- Ht Cs oo v© rrs M oo 1rs Ht v©
- jufqu’à la flottaifon. «N K K CS K CS CS CS NN'o es vo e» vo es CS V© V© Va es V~s Cs 1rs n es les 1rs e\ d- es d- d~ rrs rrs es rrs rrs es rrs es d d' S d n Ht
- N oo oo s© d* M «4 V© OO Cs oo Va O Ht es *4 v© oo oo Va OO V© v© d- N
- ai avant au milieu ae Cs In \h rrs VH os N d- <4 Ov V© rrs o K d- ô Vrs Ht oo Lrs d es 1rs VH v© O Ht
- la longueur de pouppe H4 M •s VH CS M CS Ht •S O CS o ♦s o es c\ O es *S Cs 0\ es es es CN OO 00 es 00 A A A IN K VO CN NO Va es 1rs es 1rs es d- Th rrs
- proue. M M M M VH VH VH VH M
- Centre de gravité à l’avant sa o V-N M K rrs o 1rs M In «4 v© M vo o ma v© Cs O 1rs D Va 00 d Va tN h- ô
- M M O o o os Cs OO OO tN IN VO V© Va d* M\ rrs ci d Ht O o es oo In N
- de la ligne du Milieu. • N* C\ «S CS CS CS es C\ es #s «% es CS •N CN es CS Cs es CS *\ es CN es *' **• rs
- d d d d' d H VH M M VH VH VH VH M 1-4 VH M Ht m M M M VH o O O O
- • O» rr\ ma O -d- d- vo Vo d" Va «4 1rs Cs CS CS O Cs va In Al Ht Va es VH CO o Ht
- Aire de la Ligne d eau Si ï? .V A O* « os -d* Os ma IN H* d" La O <4 d- tes Va Va d“ MA es Va d ds 1rs O d-1 oo CS es d-
- lùoérieure. o os K'o d- rrs VH Os oo v© d- <4 O OO V© d- Ht Cs oo v© Va d“ «4 o oo v© d*
- -s a yx «O d- d« d” d- d- d rrs rrs rrs rrs rrs rrs <4 «4 ri «4 Ht VH H Ht Ht VH VH
- • -d- rr* M O CS oo s© lr\ d- «4 o oo vo d- <4 es v© MA M es tN d“ Ht N rrs N IN
- Profondeur de la Ouille. Si Va y*~\ d* d* d- d" d- d- d- C'A rrs MA MA «4 H H d Ht Ht Ht VH O o es oo
- cn CS CS es CS cv es es CS es es CS CN es CN CS es es es CN es es o
- M H M Ht M M M m M M M VH Ht Ht Ht Ht M Ht Ht Ht M Ht H Ht M o
- M o OS SD A» tN M MA d" «4 CS rl d- M Va d- V© M o Va d“ d* d* v© V© 1rs d
- A l’avant. oo V© Ht 00 1rs VH 00 d“ 0 v© VH IN «4 tN M Va OO Ht IN <4 N «4 v© os Ht Ht IN
- <L> * N» C\ c\ 4^ es es c\ es CS «S es es «S c\ es es N es es es CS es es CS «S
- C/5 i_» os os Os 00 00 OO K N Nvd V© 1rs lTv d* d- MA <4 d M M O o es oo oo t\ LH
- «-> cts Ht VH VH M VH M M M VH M VH VH Ht Ht Ht Ht Ht Ht Ht VH Ht
- »-< <u CS ^ v© Tt o vo O rrs Vs d- «4 OO rrs *H les 1rs o OO 00 d-* vo Ht oo d- M Va vo ô
- Ph g _o "cL, A l’arriéré. •X -vt- n M Ht es M 00 A o d- es o M A O K CS On MA Cs A A Cs oo Sa O Cs CS 00 OO Vo *-> Vo CS cs CS K IN VO O d- oo A A A v© «a d* o A d- <4 «S rrs OO es d CVS oo A A d *-t «4 A M v© A O es es O A es C\ TT A A IN VO
- d «A H H H VH VH VH M VH Ht l-d VH VH VH VH Ht Ht Ht Ht Ht M Ht
- Partie du Maître-couple © 4 N N'® Ov V) <VS o o N 1rs cr\ o o Vo MA cl <4 OO C\ rrs rrs CN Vs d- d- oo C\ ma oo tN *4 m OO rrs IN ©S rrs 1rs rrs O Th v© Va Va G\ d Ht 1rs rrs le-s VH
- vers la Quille qui entre dans l’eau. • •>* e\ OO •s oo es 00 CS OO es es IN K CS es tx Vo Cs es NO 1rs Xr c\ c\ d- d- Cs es rrs rrs Cs rl •s «4 es M es o Cs o Cs o ds oo CS OO |N VO Les
- Ht m VH VH VH M VH VH VH vH VH VH Ht Ht *H< M Ht Ht Ht Ht Ht
- -S Ht oo d CS O rrs H tNCO ma MA S© H o Os tN r$ VH es Ht 1rs MA o 1rs MA V© 1rs
- Aire du Maître-coUDle . -y b -d- rrs <YS O* VH os1 tN d- — oo d- es d“Oo’ o’ H rrs d 1rs es Ht ma hp rrs Ht v© IN
- y -d- H o 00 vo rrs 1-1 Os N d- H cs IN d* <4 es V© <VN Ht es oo vo d" d O IN d*
- ^ Ih s© VO vo 1rs 1rs Ir-s Va d" d- d" d- CYS rrs ma rl H H <4 d M VH Ht Ht Ht Ht
- VH o Os o d- d^ H Vo In v© es es fl O Cs es N O d- O O es IN Va OO IN d
- t\ d V© Ht 1rs os CVA V© CS <4 d-< v© oo Cs oo IN les <4 d- v© In v© 1rs d v© V© IN
- l/3r^6Ur« *> "N* c\ ON es «s ON OO «s oo es «S IN V© CS vo es V-s es es d-< d* es rrs es rl es VH es es rs O CN 00 CS «s IN V© es *\ les Tj" cn rrs es d es Ht es o oo es vo es rrs
- ma cr\ rrs CYS MA rrs rrs ers rrs rrs rrs MA rrs MA h «4 fl ni d d d Al d d Ht M M
- K A s© os >H MA rrs M Cs Va es _ VH OO ri «<| tN V© d v© |N d- vo Ht v© v© (VS
- Longueur de pouppe S» «N le-s es rrs CS o CV K CS 1rs cs «A *> . es On Vo c\ CS H CN tCN es rj es oo CN es rrs ON es Cs d- oo es d es «S 1rs es VH es IN d es IN cT es d •S Ht
- en proue. 1<S va -d- -4- d- rrs cr\ MA <4 H H Ht t-t o o os C\ oo oo 00 IN IN VO V© Va d"
- VH M M VH VH M VH M M M VH M Ht Ht Ht Ht
- , h O O o o o o o o O O o o o O o O o rrs es 1rs Ht 00 oo 1rs VH d d
- - ^ £ -4* o v© d" «A Ht et d- v© o 1rs «4 o O «4 1rs M o 1rs d o CO CO o d* o o
- Déolacement. os v© d Os vs rrs O IN d~ «4 es tN *o rrs vh es oo N Ht V© Ht 1rs o vo Ht N rrs
- «C-* os V© «YS os vo MA o Vo MA O v© rrs o tN d* o In d* rrs VH O oo IN le-s d- d MH
- Vd vo v© vo V"s Va 1rs lc-N d- d- d- rrs rrs rrs <4 4 H VH Ht Ht VH
- o O o o O o O o 0 O o o o O O o O o o O O o o o o o O
- Fortes Lalles. -4- H O oo V© d- H o oo v© d* <N| ô oo Vo d- fl o es oo N vo Va sr MS d Ht
- -d* -4" -4" ers rrs MA rrs rrs <4 «4 «4 fl d A M M Ht et
- Nombres. d- \a v© N oo ©V o M H ma d- Va VO K oo es Û Ht «4 MA d- 1rs NO N oo os d
- ' VH H| VH VH *H M M Ht Ht M <4 «4 Al «4 «4 *4 «4 d d d MA
- pl.3 - vue 184/216
-
-
-
- p.n.n. - vue 185/216
-
-
-
- Dimenjions pour les Navires Marchands , Cotters SC Barq
- O
- 2
- «
- Force & le Nombre x le déplace
- ment divifé par la longueur de pouppe en proue , égal à l’aire du
- O
- ON
- rrs.
- O
- O
- d
- CCS
- d
- Nombre de l’Equipage. le NO d cl v-, d d ce ri d d o d CS HH 00 M K SO HH HH HH ce hh d HH hh HH Cn oo 00 le No N© d- e ce I
- V> No Noo ON o HH d ce d* v-s d” CCS HH CN ce le M d- te d d- d-
- 0 H § HH HH HH HH HH HH HH HH HH M hh HH HH
- «n.
- O Si « e O o ON ON OO oo oo K r~- no NO Ve v-s d- ccs CCS <VN ce d d d HH MH
- -v: a ^ S
- T3 l» 3 # HH ON NO OO O d- oo NO d O NO r- on d O OO NO H Cs NO HH NO NO d-
- G T3 cq R Longueur \D *N H CN OO e e hh e ce e Ve OO e e d e ce d e so e Ve e *> O e ce d- O CN OO so e
- 5—< G v„. W3_0 B totale. * ^ NO Ve fC cl O Os K le ce M OO NO ce o NO d- d o e 4 HH NO MH d-
- OO OO OO OO OO K r\ i> K e no NO NO NO Ve Ve Ve Ve d- 4 d- (VN ce d
- Sous le centre r^oo l^N rr\ CN d- ON HH d t\oo d HH ers No oo NO ers d* O oo d CN
- ÜOS B 8« I e 1 o OO NO d- HH on no d- M oo d- HH K CCS OO Ve d CN NO d oo d \o NO
- de gravité. N» d HH HH HH HH HH Hh HH HH HH O O HH O1 HH o-1 HH CN G\ CN OO* ‘ CO K te ted> No' no' Ve Vs Tp CCS
- 3 -r b© <-> Au-defTus du d- HH hh les HH o ON le O rrs OO v-s NO HH K d OO V> No d HH 00 d Ve
- f- <(T5 TO o B^cs'Z -S Vn Tf- H on no d NO o SVN NO ce HH NO CN O HH O te d d NO d CN *
- centre degra- «N <r\ •N e *N CS e «N e e e e •N e e e •N e e e e e es e
- • H d- Ce cl o On oo NO Ve ce HH ON t\ d- HH oo K Ve ce o 00 Ve HH K 0
- vite. ♦'SI le K t\ K NO NO NO NO NO o Ve Ve Ve Ve d~ d- d- d< d- ce cev ce d d
- o O O O O O O O O o o o o o o o O O o o d NO HH Ve
- o O OO "d* on oo HH t\ CCS ON OO NO d Ve d- d- NO ers d d d- O le d
- _ te d ON d" NO [\- OO Ve d Ve HH d- Ve 1rs TT CCS ce HH o GN OO OO oo HH
- moment de la force abioiue 9 o d I\ HH d- K o CCS \r> ON M ce Ve te CN V»> HH le ers OO d< o NO ce
- d* ce cl cl HH O o CN OO K N No v-s d* ce ce ce d d HH M HH
- HH HH HH HH HH HH
- • d“ d OO NO ce ON tN <N 00 HH oo H-H oo teoo CN HH >0 CN H* CN Ve ce
- Entre le metacentre & le centre Si te O H U-sOC O CCS No OO HH ers No CN o O HH o cn oo Ve M d* oo
- de gravité du Navire armé. CL cn Ve les <r\ Ve e v-s so e e NO e SO e so e K t\ c e re t\ Noo e e e e OO e OO e OO e K te te |>. SO e c d c\
- d Cl fl cl d d d d d d d d ei <N d d d d d d d d d d
- Entre le metacentre & le centre de • CCS O VsOO cl O HH d NO ces NO d- O CN Ic-s xt“ HH SO ce r-oo 0\ v-s Ve o ce ce Ve ce d te O c\ oo No *-< NO d" CS 4 ers d* CN NO e 1 Ve I
- gravite de la caréné lous la HH o o ON OO K No Ve d- ce M o on le CCS HH o oo NO ce o Ve B
- flottaifon. £ •N f> te K «N «N t'- NO e vo No e \Q e NO e SO e so e Sû e so e Ve e Ve e Ve Ve e V» e Ve 1rs d- 4 CN xH e d* A 1 ce |
- . ON on rCN t\ NO HH o o o d u-s NO te no te V-s oo CN Ve o d1 Vs Ve d~ 8
- Centre de gravité de la Carène au-delfous de la flottaifon. Si ON 'd- on «-• NO CN HH d d ccs oo d" oo o on d d- d- ce O CCS d d- d
- os OO •n r\ NO Ve «s ce HH e o e CO e SO e e HH • #N CN e So d" e o on e le Ve ce HH OO Ve HH so
- NO VD No NO NO NO NO Ve Ve Ve Ve d" d« d- 4 CCS ce CCS ce ce d d d MH
- NO CCS o NO Hh- le CN OO CN HH d" d- CN o CCS Ve d èo CN ers OO Ve
- ü à l'avant du milieu de la Ion- C\ K le, cl o hv d* HH oo te d oo d- CN Ve d CN NO d OO d- CN d ce
- gueur de pouppe en proue. M c\ HH HH e HH e HH o e O e o e os e ON e e OO n 00 e e te le e e te No e so e SO e Ve e e Ve Tj“ 4 C\ ce
- HH HH HH HH HH HH HH
- Centre de gravité à l’avant l*~\ HH O HH o ces OO O CN d OO o\oo ccs OO ers No oo N KN) CN Ve <-* d~ v-s d- Ve ce O ce Ve d O d rrs NO M O o o O o CN OO o te
- nn milieu. «\ »N *\ e e e e e e e e e e e c\ e • e e - *> e e CN e
- fl cl cl HH HH HH HH HH HH HH HH M HH M HH HH Hh HH HH o O o
- Aire de H O NO OO d NO oo ce CCS OO K o Ve o e ce NO Ve Ve d~ CN HH d
- la Aligne deau ^ £ CT..OO d NO o ccs NO CN HH ce CCS d" d o le d d OO d~ ©N CCS V-s NO d
- lùpeneure. ^ » d d fl hh Tj" os OO ffN CCS so ce d< ce <N ce HH ce Os d K d Ve d ce d HH d OO HH So HH HH HH ce HH HH HH o 00 NO d
- ce HH O OO ce d o oo Ve ce o ce HH CN NO ce o NO d v-i NO
- Profondeur de la Caréné. t d- •t ce, ce ce ce ers ers d d Cl d HH HH HH O o o o CN CN OO le
- £ HH HH HH HH HH HH HH HH M HH HH HH M M M HH M HH M HH o' o' o' cT
- 4-» H o d CN o OO d- ccs OO Ve te d HH HH o HH Ve CN d V-s NO
- O <L> ^ ù A l’avant. -sa HH OO H- HH K ce o V-s HH HH NO o d* le ce CN d- CN ers N© CS CN Ve
- •K* •N OO tê tv. l\ No e e e Ve e Ve e 4 e ce #\ ce e d e HH e HH e o e O ♦N CN CN C\ ON OO e e K No e Ve
- ^ bO HH HH HH HH HH HH HH Hh HH HH HH HH M HH « HH HH HH
- a Z o . OO H" ON d le le CCS On d o HH d- d d* oo Ve HH CN NO V No ccs OO cn
- i-1 ' « <u A l'arriéré. iü Ve cl OO le M N ^ oo d" o d“ oo cl Ve r- ce CN d- OO d Ve le no M
- a -= <y • N* a. ON ON OO OO oo 1 IN K NO No NO-' Ve d* d- CCS d d HH O o" cn oo te No’
- hH HH HH HH HH M HH HH HH H4 HH HH hh HH HH HH HH M HH HH
- .. o CN NO d O d HH oo oo d- d Ve cl d d" CCS teoo d CN d- o te
- Partie du Maitre.couple Q qui Na CTN ON NO ce CN NO d K ce C\ ON ce K o NO d r- d te o ce d- O
- plonge vers la quille. K NO NO NO le e le e le e e d-1 d" e ce e ce e d e d e HH e M e o e O e C\ e e 0\ 00 e oo e e t> Vo e Le
- HH HH HH HH HH hh M HH hh HH HH HH HH HH HH HH HH
- -3 si HH H* H" o d on d d o CN HH CN No HH d o CN 00 te d* Ve ce k
- Aire du Maître-cou Die (D. v. 4 -d- 'd- 4 ers HH o' K Ve *e IN. HH ds'oo' CN d- oo HH d- No’ le No ers Ve
- £ 3 d cl O OO No d* d CN K ^ d o te d" HH O 00 te le CCS frH CN te d-
- U^N le d- d- d" d- ce ce ce ce ce cl d d d HH HH M HH HH
- • H OO •H ce O l\ ON OO CS CN ccs OO Ve o 'HH Cn ce Ve HH d* o CS d d
- O d" CN ces K o ccs NO on HH d d d HH oo O CCS 4 1rs d“ d te oo o
- l^arpeur. «N e <r\ e e e e «s e e e e r» e e A e e CN e
- * ** rs NO T T ce ccs d Hl o o CN OO h- No d d* ce d H? O CN le Ve ce
- CCS Ce CCS ce CCS CCS ce ce ce ce d d M d d d d d d d HH HH HH HH
- «iî lc\' 0\ HH d d o t\ ccs No HH NO HH ce O HH oo d* lè ce te d- HH ce re
- Longueur d e Douope en oroue. ce O 00 ' le d' On' V~N <N oo Ve o' No‘ HH No' o' No" ce CN V-N o" Ve CN HH cT
- S H" H" CCS ce CCS d d d HH M HH O o CN CN OO oo te te te no Ve Ve d
- HH HH HH HH *- HH HH HH HH HH HH HH
- «*» 5^ O o o o o o O O O O O O ce d NO CN Le le Ve v-s oo ON d oo
- SS OO H HH o o CCS d- oo Ve O OO oo o d- le V-s NO d CN le le o Ve
- Uepiacement. • N4 • K* OO K NO ^ d- ce d HH o ers o CN CN o o Ve HH NO d te ce CN NO d
- ê a NO fC o d" HH OO Ve d CN NO d CN te d- d HH CN 00 NO Ve ce d
- le d- d- CCS ce ce d d d M HH HH »-> HH M
- O O o o O o o o o o o o O o o o O O o O o 0 6 0
- r ortes lnâitcs# OO No d~ d O 00 NO d- d o 00 NO d" d o CN OO K No v-s d" ce d HH-
- ce fC CCS ce CTS d d d d d HH HH HH HH
- Nombres. teoo CN o HH d CCS d- >^S No K oo ON o HH d ers d- v-s No te oc CN O
- M M M HH HH HH HH HH M HH d d d d d dT d d d d CCS
- Q
- pl.4 - vue 186/216
-
-
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- 1
- •jj&i
- t ; -
- •. ;j^r : V '
- . r
- - • *s»v.v •
- p.n.n. - vue 187/216
-
-
-
- Dimenjions pour les Navires Marchands ayant grojfes charges ôC tirant peu deau,
- fous la forme de Barque.
- maééê stnéauèsÊGt
- Ce nombre x par le déplacerheht ô O Và Y* t,
- & amfe par la longueur de pouppe en proue . eft égal à l’aire CO O H 1rs Tk v
- ri *\ *PV frs «s ffS rf- •V
- du Maître-couple 0. H M M
- è à n <u -r o ^ bû w >_ a • Cs d 'o Cs KH so d rh d d O C\ es es «s K rr\ CS IN pt OC\
- Longueur totale. KH KH CS so rK KH o So es so TPS OO KH d es M so KH rrs
- •X «N «N «N es «N Cs cs Cs C\ Cs «s c\ Cs *\ C\ CS A
- rv\ HH oo vo M es so cr\ es lr«s KH es so ''h K IN î es Nh Vo
- 3 M ,p è es es oc oo oo oo hv hc (\ So So So 1rs les 1rs V*s rh rrs frs pt,,,..
- -X3 <<U _ 3 3 w — "O Sous le centre •s 1rs SO 1rs ppx M so CS ly^\ K d l^s vo KH O rrs K d Th Cs O KH K O tx d d O CS K rh «h IN G 1rs NO K4j M rrs rA
- « *3 J "Ü de gravite. *\ CN «N ON C\ oo GO év OO r\ oo *\ oo Cs K K Cs CS K Ne Cs VD Cs so so*' . CS 1rs Cs les Cs Iry #\ Tt" - f» dS
- CJ3 • h c *-» ^ -O Au deiïus du centre rh SO CS ws Vû ’d- so PPS es o *H GO es d K oo es Itn pt M G
- O CV — S bO^ NJ So tN K d K d d oo es oo so « rh rh o o Ô O
- de gravité. •s rrs KH CS IN o-i *r\ o‘ oo' 1rs d co' rf d o oo' Cs d C\ c\ Vr-s Cs O rrs
- J oo oo K IN NN'o so so «P-s 1rs *r-\ 1rs rh rh rh rT\ rrs d
- O o O O O O o O o o o ô o o 0 O O o In so o
- O o o CS so H o rh o o So KH rh rh oo et rh pt d 1>N I\
- Moment de la forne abfolue. Th rt CS t\ So V-S rj- rrs rrs rh rr Os So rh Pt pt d rh K d KH
- O K tsS o H- KH 00 1rs M es vo O rh OO d So O rh es rh
- O oo K H" d o CS oo So «pS •r\ rh pps rA d p! KH
- H KH KH KH KH KH M —
- Entre le métacentre & le centre 3 Th W HH M o KH O c-s SO Cs oo rj- co ors d KH o so so PPS oo 0 K K hs pps ô CS pt pt pps So o ND so o Tf tJ"
- de gravite du Navire & de *r~. U^\ Uh ri- rh rr rh rh rh rrs PPS pp\ d Pt KH KH O es. oô
- ià charge. rh ♦N rh •S H- K\ Tt- r\ H- rF #S es Th Th C\ Th rh rh C\ Th *s Th r£ es rK Cs rh is rsr\ pp> rrs
- H d 00 K GO KH rf 1rs rrs Cl ô tr-s rrs es oo 00 KH IN 1rs 1rs rrs
- Entre le métacentre & le centre le-\ dh KH Cs 1rs o rh so So H Cs Th oo o O. 1rs lr-s 1rs dS
- de gravité de la carène. • s» oo K 'o c\ «N rj~ d •s KH r> o «s OC C\ so rh Cs H Cs o C\ ON Cs K vo Cs c\ T KH Cs OO rh 00 CS «N
- oo oo oo oo 00 oo oo CO h- tx hv so So so so So 1rs rr
- CS oo d o KH Vs es rrs 1rs O es ô o C\ r\ o rh d M oo so
- Centre de gravité de la carène Ni CS K ^ O IK\ Cs rh 1rs S© rh M oo PPS oo d rrs d K Itn K^*
- au-deiïous de la flottaiiôn. H KH o r> es VN K w ^r *s r\ Cl f\ O Cs OO es so Cs rh CS rrs KH Cs ô CN oo «N so rrs b so
- lr"N >S l<s H- rr 'd" st rh rh rrs rr% PPS rrs rrs r d d d pt
- • rh ON ^d" oo O KH es SO KH d Cs d Noo N ’h' so rh rh KH érs
- O à l’avant du milieu de la Ion- Ni' oo t*~\ <V“s o oo KH oo ir KH So h es so rrs d so d [\ KH d
- gueur de jouppe en proue. O O o o Cs cs‘ es’00 oo oo K so So’1 so so' 1rs th rh frs
- KH HH KH KH
- H K KH V-\ o rh r\ Cs o KH SO KH rh OO KH rrs O ^r\
- i.e centre ae gravite a i avant * Nk KH 0 o C\ es oo oo K so 1rs 1rs rh PPS rr» d KH H* o Os ào N5
- du milieu. 4\ CS ♦s es *\ es es «S Cs Cs *N e\ Cs A «N Cs Cs #%
- d d M KH KH KH KH KH KH KH KH KH KH KH M KH 1-4 O ô o
- ^ v*-5 oo es oo KH o ri- KH pps SO H So v-n rh es SO oo O oo o co rh
- Aire des lignes a eau >3 £ O rf- oo d 1#"-S 1^ Cs O O O oo 'r-s co o cr> es rrs \rs 1rs H
- lup^ricurcSa Cs hv Tj- d O oo h- V-s PPS o oo l\ \0 rh rrs KH o oo so rh
- **N nS rr\ frs PPS Pl H H d d KH KH KH KH M KH K4
- KH o 00 K U-N *p. d es K 1rs d C\ Ns 1rs rrs o IN rh Ô 1rs \Q
- Profondeur de la Quille. d «\ d KH •N KH ♦N KH *> KH •s KH «\ o CS O C\ O Cs o •s es es C\ o Cs Cs CN Cs ON 00 Cs Cs OO C\ oo Cs IN SO es Cs
- 1-4 K- KH KH KH KH KH Kl KH KH KH o o o o o O o o o O
- oo H-* h d es hv KH d O 1rs les es N PPSOO so KH es oo oo rh
- 3 ni A l’avant. n* O oo d es pi 00 rh CS rh oo 1rs Pt oo rh O rh OO o Cs
- * K* ô tF rrs d d d M KH o O os es es oô' oo' 00 IN NT so' rh
- nd **<4 KH KH M KH KH Kl KH KH KH KH KH
- +-> % — d KH Cs So O d M so oo 1rs 1rs KH 1rs So rrs 1rs OO d IN rh
- C A l’arriere. d OS so d Cs SD d oo PPS oo PPS K rh o So d IN H u-> SD rh
- H O* H* H-' ^ «r\ KKS rrs pi1 p} KH M O O O1 Cs es oô' oo' Ni VO* 1rs
- kh 1-4 KH KH KH KH KH KH KH KH KH M M KH
- mu i • - t^OO o o CS so KH rh rr\ Cs KH so so PPSOO es 1rs rh rh CO On
- Partie du Maître-couple 0 , qui rrs O «N OO *N KH 00 Uh «N KH C\ K Cs d Cs OO c> d Cs CS SO cs. es d OO Tl* Cs Cs rr\ es 1rs rh
- plonge a la touille. • Nk a. rr\ er\ 01 d d KH KH KH o o es Cs oo 00 oo tN SO So rh rh
- KH KH KH KH KH KH KH KH KH KH s
- rh so -«d* K rh tx KH so 1rs es co KH OO IN 1rs cs M rh
- Aire du Maître-couple G), N $5 ^ pps so C\‘ KH rrs d \A ïr* rf rrs d \o‘ CN-\ o K d IN KH rrs Th O
- £ a o oo so P<S KH es K 1rs rr\ KH oo hs SO Th ro KH O oo So rh
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- Largeur. ÏN M V-sOO d rf tN CO es es CS SO es pt rh 1rs rrs CS o rh
- d d KH o o' Cs oo K so ir rh rrv d d P-H o" es oo' So' Lrs cT
- ^H *•0 rr\ rr\ d d d pi d d d d pt pt Pt KH KH KH KH KH
- • CS OO o r}~ SO so d so s© KH Cs «P-nOO es lc-N K ci so lr-\ O
- Longueur de pouppe en proue. •5î O Th K ^ cr\ KH f^rs K d ci es KH lr\ KH O ' Ki 1rs o d‘ O rrs ON O so' es oo d OO ^ OO OO |N N S) KH NO p^ pt «p-x rh
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- Déplacement. Th O t\ oo Os KH rr\ rh SO Cs M IN rr» O so rrs o IN 'h- KH
- 'd* KH oo L’-n p! Cs rr KH 00 Vn, rrs KH o os IN SO 1rs ppp. d M
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- Fortes Laites. H O oo so rj- H O oo so rh d o Cs oo h- s© 1rs rh rrs Pt KH
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- Nombres. 0 KH d rrv rh u-v so Noo Cs o KH Pt rrs rh o tN OO Os o
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- Nombre x par le déplacement divifé par la longueur de pouppe en pri^ue, égal à l’aire du maitre-coulple 0. 5t OO ci «anoo O OO «aa O h H V3 H os O '“'tfs d- >^SO VD 00 CO C\ O O 0»H «-« H H d" y «an «a% •N • rs«\«\ r\rs^r»
- Hauteur des batteries au-delFus de leau. •3 | | L"~\ i 1rs 1rs | 1rs j 1rs «AA 1 «^1 fx «an ri | I\ «an Ci 1 tX «an J tx r\^rsrs#\#sr\rs -n fs ^s »\ «> r> oo tx vo vo Th rf ^ ta ^ >a
- Moment de la voilure eu égard au centre de gravité ou ligne d’eau fopérieure. 0000000^000^00000 OOOOOOOHOOO^OVOOx^ O HMxfON'OtAM\0H00\O p(0\M 1 Os ^ H oo h- <A Os N'O «aa *-< d" d“ IA h O O ^ OS So h fx ri tX H tX «i IA 0\ c\ so fA h os ts'o s© «aa d* ri m 1H l-< >-l 1—1
- Provifîons pour mois. 0* 2 H **'» O ri t-i d~ SO 1X00 OO \û H f) «aa Tf* *-• OS tx SO «aa d* pa H ih O OO \Q r\ «“s •'\ tJ- ^ ^ fA fA ^ «H Al ri rj H ri a) VA *-
- Nombre de l’équipage. ô * £ O *•« Ci SO \f" tx OO OO oo {X Vj d“ JXSO es O OO ** OS d" h OO [X SO xJ— «<i ooo'o ^J“ fA ^A H r] N H h H H h H H
- Centre de gravité du lefl au-defo fous de la ligne d’eau fopé-rieure. d~ Cs «aa SO >A Xt- t\ CS O OO d-1 tX M «-< O OO d~ H «aa OO «aa H O vû pa CS «aa CS d"« I rv «s *N AA<\fs*N*\4x rs»s«sA«s^ I O O on oo N N N N'o 'o ^ v~ r$- M H M H I
- Quantité du lefî; évaluée en pieds cubiques d’eau lâlée. d" «aa «x So oso *-^S0 *iS O Cs SO CSVO «AN fs 0^5 m r< fsO\00 00 NtAiAd-f) ^Vo «4 [X OO SO ovo ^ Ci >H O Cs 00 Ix SO 'T' aa, vt” HHaI)Hi-i>-i — i-i O 1rs
- Tirant d’eau plus fort à l’arriere qu’à l’avant. £ SO «i r«Ai_» |x O OO «aa fn O (\ fAQO ri VS SO «AN Iav d- fA «A fA H ri ri ri h ih O O Arsrs#s«Nfs«N*N*s rs rs r. «i> rs es rs
- Lieu du maître-couple 0 à l’a- vant du milieu de la long, de pouppe en proue. • ««4 O Vo H rr\ O txVb OSOI-I rr-, OO CS'^Ci ri H OO ri O lA H OO tx «AA Pi Oooso O #S#srsA fs »\ n c\ *s #s *s rs A 1 « A oo tx tx tx \o sc «AiA\i^iA^iAd‘,fd,d‘
- Centre de gravité à l’avant du milieu de la longueur de pouppe en proue. *«3 «c h SO Ci OO txo HAO tx rh O ^*^00 — Iaa O O O CsCNCOOOtx A A A 'v rs a A *s *—«*—* —ii—i —<0.0 000
- Métacentre au-deffus de l’eau. ^ | \os©sos©s©sosos©\ov©s©sos©sos©xo
- Centre de gravité de la carène au-deffous de la ligne d’eau fopérieure. , v> £ VAA t\ «AA «AA OO ri Os «H tx «AA a«a OO «aa 0 OO Vj-GO O CS O JX OO lr «A 0\ Ia, O ^A !a> ^ H OO ’d" Cs 'vO ri OO «AA 'd" rrx M O C\ {X «aa Ci O r\r>r\r\#srsrsrs«>ryrsrs*x^rsrv 1rs îr-> Tf- Tj“ AT\ (VS Cf> «<l <s| ^
- Quantité dont le maître-couple 0 plonge, depuis la ligne d’eau fopérieure jufqu’à la rablure. <ki • Xk 5* 'O tJ-00 V-N»-f M Ia fi OO T N A r\ A A A A A «N ^ ^ ^ *> \a cr\ H M O O O GN C\ OO OQ
- Aire du Maître-couple 0. *3 s; ‘S 3 oo rA O OO rr> pa «pa «a> >-< ri tX "d* -d-t O rAM •s rs ^ A A a *N A A ^ fs A A O «N ei H O O Tj- fl M Cs \0 C\ ^ ^ ^ «aa ri «AA «A fs d" H O Cs tx Vo «AA AA ri O OO «fd^AtPiriririplHH-• >-H »—* »—i >—*
- Aire de la ligne d’eau fopérieure. •-i ^ j SO {X «*-' C\ vh *A O M OO O jX. d“ d“ f\ rA O OO -t Cs Sû OO Ur, fA H oc V) ri OO SO Th r<s -C4 3 O N C\ N H OO «an t}-< ri >-H O OO f\ »va r A i-t ^ ^ I u»-s rA rA fA w w
- fjfdx 0000000«A-0000000«AA O O O O OSO«AA-d"tXtx «A oo ri O os ri «aa ri «h SO ’d'O aa «PA Cs ^ «H tx Vo rA «aa OO OO SC OO tH «AApi «A H OO \c CS tX ri O «aa OO -«d-M ri OO t fA w O CS 00 Sc «aa pa \aa d" ^ «A f) H H H H H
- Déplacement. >3 £ O OO O O 0''d-t\CStX«AAlA JXOO «AA «AA t's.PAi-i -rf- OO PASO O •'d' tx Gs CO SO CstXVj- •H PA Os «h O d O Cs tx «A fA p« Cs V; H OO tX ri «H Cs ri OO b-v «A PÎ m O C\ fs'O V-. ^ "d" Tt" «A riri»H«HHilH»H>H
- Largeur comptée du bord extérieur des membres ou couples, prile à la flottaifon. £ • X* 5. SO ri "d* oo O «AA «PA es O «A d ^0 tx os d“ •-OO tx N W ’d'txO Vf-VCOO CS Cs oo H «AN A A -A AAA aAaA. AAAAAA •H Os'O «AS rr\ h Cs CS OO t"-vO «an d pa ri O d“ PA r<A aa PA pa H ri Ci ri ri Ci ri ri «ri Ci
- Longueur de pouppe en proue, prifo du bord extérieur des couples, & au couronnements des gaillards , &c. ri «aa OO d~ «aa OO O Vh d" ri SO SO O 0«h «aa SO «a ri tXtXVOOO 0\ OO «t fxN w aa SO AAAA«NAA^AAAAAAA <a «-» «AA ri OO SO Cs ri CsVO «a O SO riOO m VT \Û Vn d f«s ri h r- O O O O CS Cs OO OO ( K-4 ^4 KH h-t H H
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- Pierriers. Calibres. SkaoL punds. 1 U I 1 1 1 i 1 1 1 I 1 1
- Affûts. 1 1 1 1 1 1 i 1 1 II W fc-H
- Canons de proue. Calibres. Skaol- punds. 1 ! 1 1 1 1 1 1 1 II 1 1 11 !
- Affûts. | | | || | Mil 1 1
- Canons, t Aux gaillards d’avant & d’arriere. Calibres. Skaol- punds. II 1 1 1 1 1 1 1 1
- Affûts. 22 2| II 1 1 1 1 1 1 1 1
- Sur le pont. Calibres. \Skaol- punds. oo OO ri fiODOOVO^SoVCSOSOSOSO ‘j 1 W M >H «h II
- Affûts. OO SO SO 'd-’d'ri ri O OO S© "d” ri ÔOO fip|fiririri(i(iHAHHHi
- Nombres.
- ih ri rr> \t* u-v Vû N OO Os O h ^ pa d"< «aa \o
- M M »•< . M M IH M
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- Epaifleur des barres 1 de Hunes. 1 Mât de Perroquet• i • . Ca va fi ^ O O SNv%ONVxfî ONf^ ^ ûV, \ nj[*C * 1 3 CO h'O'Ü h OO OO >-CO CsNO va rr —^ CONO y ivmaine. | 1 ^ ^ u-> Vs vr> v> Vv VS ^ xJ- x£ <3- rr» tn m fA N
- Grand Mât. S O Rl v-, rri nv>\a<aO O v» va Vifj O O O O v'1'' ^ n — 00 NNN V'V'M ^vû ^ ^ vo” sO'O'O
- A a « Artimon. ô a O a, Nvt>vm>i NNO N1^ «rV'Ü vs O o ^ y- NVv rr\M ^ h OO r^rt S N ^ ^ «fCO OO Oo"cso"Oo"00 00 b bi b Ib t-C b, »o" »o" id" xo" SD Vs V> Xy, V-> H" H" H" H" ^
- Milaine. £ a O fti v~» rl O vr n VAO'rsriC'ArriCAR'C.O'^C.O O V-v Va V-vts t*" rî T'a ND ri H MrrtwOO'O^^COV'flXVN V> ri Ca ^ rr rr» rr, rr rr «^r» rf fi* rri” rri” t-T hh” hh” o” o” o” 0\ 0\ 0\ OO 00 CO C* C* NO "O '•O »—«H-ri—(—,1—.t—ii—ii—* OO HH •
- Grand Mât. a o R, G x^ d ^ O O >^Ov^ V^OV- v^-V^O H W NVMrxri t^VNrJ Kr^ rl H rj- m m rt ^ rï m m m w 000\0\OOCOOOt^t^NüNO
- S fi £ bûü -_a > 8> CJ Epaifleur. O » O Ri «y-, .) i^rtGv- Nflt^riNrJONrt v^UrJ oo t^'O v>mri » |>\0 V-- r) 00^0 ri-, l-CO^VD *G. „ . oooo t> t-C tA tC tA tv'û xo" vcT'cf so
- Longueur. Pieds O o v-x ^ xr> o ^ C O 0 O O v~> O fi ir ts rl vn N iMrNVs cAr^\ rt" ~ o" O oCoo" bTt^.xo'' vC MM-i" o'co' i-CsO rfr^rî - O rj- r.f- tf rj* fsrs rsT» r/^ r***> r»^ rr> m r/s r5- rt rt ri w ^ H
- Vergue de Civadiere. Epaifleur. Pouc. N f) H vy- O ^ ri ly'O^'C^O r) (i >r N V^O IC OO SD "-.h H h.ly'ri OO >r >0 H MT, „ ~ - m rT rx" rf ri* n hT -T i-T -T m o" O O 0\ C3\ 0\!» OO t> t> tv'o'xo *0 '^'rt
- Longueur, Pieds ri v-i O On OO (v.vo <y~ rh rr\ M m O Ost^iy-rr.iH On t> v~. rri .J m 9xt-~-x~rr\ NO NO sO v> tj" i/> Vv v^> va Va rq- «çj» r<N rr> ns p^> ri ri ri ri
- Vergue de Perroq. de fougue. Epaifleur. Pouc. ’O N N M^O Nri >r O N r) O ^ r) v'° iy-rri-" M S'a rüH (sv>ri HCO v-rt Vy r>^ i-T hT « o" O O O O O* o\ C3\ oî On oo' co" oq oo iP 'o xo w v->\^ <r
- Longueur. P ieds Q < i (J Vfv Va O ^ V> V' V~n v-« V/^n V> O ^ ^ ^ ^ ^ O ^ vta C- ^^ ^^^ ^y; O Os OS ocf <TvO Vr«tfrr\^ t— O On CC NC Vx mri OCs^t'^y'^Aj O VN«ri-Tl-rt-rt-vt‘''3“»-fr-'tt^"Tt',^*''jh rr> rr» ors <vn ctn rrs el ri H H c4 ^
- Vergue fe-che ou de fougue. Epaifleur. S O Ri Nri v-v rl e^- ri tr»0 ^ vr> m ri T O ^ ri V*« uaI^ tA. CO v~> rr\ H- h>^ri fA NC^ £v, v- ^ SO^ M* rT rT rT rîT H hT w-T hT -T H o" û' 0° O 0\ C\ 0\ZO OO t><; O ^ ^ 1— i— K- h-iMl-it-fHHH- — Wt-tl-ll-t
- Longueur. Pieds V-N O V*n V*> V“i \S" Vy~i V*" O O ^ ^ O O N*“' Nrv Xy^. ri v^N H rJ r4 fri rl H l>- V-. V*> ^ ^ ^ ^ * M cT oCocT oo ncT VA rA rT 0 CO (C SO ri m On QNt^v" NO NO ^
- Vergue de petit Perroquet volant. Epaifleur, Pouc. ty-' fri fs (s VN ri O ^ ls V*- ri tv Va N ri N ri t"'* fri t"'- VrA H i— CO oo t^NO VifAM CO t's.NQ t'n fri 00 NC a rC tC t^Vû'Oso NcTscrvO Nû'so
- Longueur, Pieds ^ ly- O «y-* Irfllr v.OVMyMrMyMy'O ly-irV'VMy-.lr'rvp lr>ir tsr) ly>S .( rl«y~t^r^t'-l's(^>r;r^t-^r^t'~t';.t'^t^r-;r^l>. r^rrn"^ ü o" OnOo"oo r-T-Ji" XrC cjh r/N rf i-" O CNN'O ^-rrirl *h O ri- tJ- ^|- pr\ rrn rr, t-r r^ rr, rrrrrr. rr-,rr% ririfïNrJHNrJHH
- Vergue de petit Hunier. Epaifleur. Pouc. va fri o. cri <ri I'a. fri fri t^. fri I>a fri Kr* rqvAVArtt^OfriV-x^VAVA fri m 00 VO f^N m CO NO r/N h OO 'O rr\ rh ts. rrx VO ri N H 00^ V-~ fri^ r)- r/A fri fri#rih-t O G O Q\ On -O CO t>« C'a* ^ ^ ^ ^ M h-4 M >H M 1-1 »-> +—
- Longueur. Pieds «^OOOOOOOOnts ly- O o O »y^>y^ ^v-Ov-'p fri Va Va Va Va Va V' Va Va fri tv, Va Va Va t~''~ fri fri V" «nT p-T O On oc" IÂnc" «y^ if rr, fl O ON 00 Vo'vrrÂrl O tÂv"i}-fl A. ÜNlpVrrfN NO NO NO v> Va Va Vy VA Vn X/a Va r/N fv^ ffN ^ fri fri fri fri ^
- Vergue de Milaine. Epaifleur. S a Va O ^ VaCa rriV'fA.O'^frifrirri NfltlCNrlt^lNMN XfA fs. VA fl tA.m NO fri OO V H ND H Nj K-AQ *“ vCO — C'a rvA.cc rrs t^. fri On On On On oo' ce OO trA no” NO*' NcT v^ v^ ^ 'tr rA rf *A> o O 0\ On CO CO C'A ♦1 W I-
- Longueur. Pieds Va C Va Va O V> Va Va Va Va O VA V- Va Va Va V O V' Va Va C'a Va fri N Va (ri fv fri (s, fl V Çs »! ri N N fri Va fri fri fri 0\ t-A no* v^rhfT o CO (s VA’trfl* o 0\ Ca. Xta rf Q fv. \1“ r/M-i C\ N fl 0\ TA CA^TA^TA.tA.TAs.fA.lA^NO.NONONONONO WWVAtj-'ttT’tfAt'AfAf'Afl
- Vergue de grand Perroquet volant. Epaifleur. Pout. N pr f O Afirl «r-nOir |\i)lrrt MiQAil Nr-Crl œ lyvmrt h tiPO irri OONOm-CONOVrrr. 1-1 r ü CO SO fCt^t-ClÂf-.fCt^t^'o''OND>vcrNO ly^ >y^ Vr- >y^ if ir i^- ir -1- ij- rr, rr, rr
- 1 ** Longueur. .a 6 f a, O va vaQ 't ^OOOOOOva vaO va O O C n/a O va Va (s fri V' ts fri Va Va Va v*. Va Va fs) [S Va fri V Va Va fri V> K OO fAs C'A NO VATj-T^-fVsfs) t— O On CO tCvO VA fVN fri OnC^aO Va rVA i-« On CO rj- «cf* 'ïf ,cj“ ^ Td“ «vn rr*i rr, rr, m rrN ffs rvA rrifrifrifrirrirlfri — r-<
- Vergue du grand Hunier. Epaifleur. | Jj UANrINirihsNrArl T'a. flUANOrirtNfl ri «rNO ^ O N fA fv-,M ce ^ m*- oo VO rvA ve ficc ïrH'Û HVC VC f) CO h >aCC No VAVAVATt*<t't^'td- fri*v r^i rrN fri fri i-T f-T o"' O C\ C\CC OO N N SO Va
- Longueur. **« •A» Va va va Va VA Va Va O ^ Q Q Va va Va Va Va Va V- O Va 1/a Va va rJ fri ^J fri fri fri fs Va fri Va va fs fri fri C'a fri fs r) V [A N fri fs 0\ OO C'a ng va m * o ON OO no” Va ffS h- O oo” NO ^-I-A G'vï^VO ^*rï O OO v- NONO'riDVOVONONONÛVO Va Va Va Va W lr» tF cr\ tVN rn <V\ fVj fri fri
- Grande Vergue. Epaifleur. Ù » O R, Ca H fs fri Va fs fri Va Va (sfsSN CAtAsCACAfri Va fs Q ^ fri OO no rrN *-» Ça ^ fri N rrxoO r^iCO rr»CO rr OC m fri i^n Va ^ —' »— — Ki O o” O C\ CnOo”oo C^CaNo”no” v v rr >- *- O 0\ OnCO mm i-(l—
- Longueur. Pieds 1 O Va Va O O O V"» va O C O O O Va </a O O V> fri fs Va Va Va fs fri V» Va Va Va Va C'a Ca Va Va Ca NO h On CO NO^^f^H-'Q\lCv^rr»‘-CcTNO rr\ On CO no rr» t- C\ no rri OCCOCOOOOOMNtAtAtAfstsVûNONOvONO V'V>V''rrTd-^rrt'Thf^sryAr^
- Thon de la milaine moins élevée que la grande hune. ô ftl Xriysi^-'^-^-rrirrrrirrNrl r, rl 1-1 rs h w O On 00 OOt'-t"'OVsT$-rrN J
- 1 Fi‘ <r~ Vs >/s Nr> VS vs v- Vs Ir VS Vn Xr> Vi Vs V-> V- xJ- if- if" if’ i^" il” Xf il" Tf |
- Longueur du Thon de la hune d’artimon. o fii OvOO'CVsrr>rl h On tslr m Ooovo W (J, »r H M fs lr r» ir t-.rl !
- s OOO OOOOOnOnOvOnOn On 00 00 00 00 OO t*. t'-lA'O voVO«VNirlr
- Longueur du Thon de la milaine. *•1 O 0\ C^no f ri O W'O ff>H OW VNfri « VNrn Q\ vh x M t-i M f-t
- •X R. rtHMNr)rtf)HH«HHOOOÛCAllNCv»MM»Nts t>'-0 XO
- Longueur du grand Thon. Po. r) OOOSJifrl ON ij" *-* O A + OO Irrt " N rrM V-h i m l-< ** ” M
- £ r^- rj- rf rr» rr» frs prs r>r» rr* fri fri fri fri »-* ^ *"* O O Os o\ONû0 00CC NN'O h.hmm-hh«nW(., ^hhhhh^ ^ |
- Epaifleur du bout de dehors du beaupré. sî 2} O Ri fs Va H CA-fri rs fri fs fri fs fri h fri v- N O eriVAfAtA.tA.fri fA-O O 1 ffN rri t— CC NO ctn^OOnO rfN a- CO nO eri CO V-a — fs. f^CO rr» va Xr^ ff\ rr. rr, rr. n r) r) fri hh t—i Q O O On On 00 OO OO Ca. t>- No NO
- Beaupré. Epaifleur. U 2* O Ri fri fri O Ca. »/A fri V-N va Va O VA fri ~ C' O Va Va V O O O N vo a- v*0O r3 NO rr»ts rl vfs H ^ r* ys Va v rr^ <3- rA fri” fri” —4* h* O*' On ON CO C'a no” vC vîtCtAfl — 0 CO CO Ca.NO va <dT fr, fri fr. rr» rr» c*\ rr» rr» rr'» fl fri rri rri fri fri rri fri rri fri fri
- Longueur depuis la Proue. Pieds O O O Va O Va VaOVaVaVavGVa O VaOv» | va Va Va f) Va fs. f) VACAfslsCAVAf) Va Cs V> Ca oc” 00 tA? Ca. no” NO V^ <p f-A rr» fri ^ O 0\CO (A.NO W r4 -- o OsCOvC irtntl r)~ rt* rj- trj- r^- ^ rr, rr» rvA fr» r>r., rr» rr» rr» rr» r) rri rri ri fri fri
- Mât de Fougue. Epaifleur, Ni a Q Ri «A. VA rri 0 v 1rs v 0 Vv Tf 0 VA eri c tA 0 rri va O V Va £a. va OO Ca NO Va fsr» rl fs VA rri C'A Va rri No Va CO VA h» Ca Va rri Ca rr» Ca n” rT rri" rri” rri*' rri" fri ~ -î *-n — 0* cf O* O 0\ QnocTCO OO Ca fC Ca>a \i” no” no Va
- Longueur. Pieds O O O O O 0 Va V> O *r> V «r O Va V- G Va V> Va Va Va Va Va Ca. fri Va Cs b fl Va fs Ca Va Ca rr»fAfri fri R-” «- q'o On OnDo" Ca? CaNo” vC <t" rr» r) O* C\CC Ca Ca NO twM- fr» rr rrs rr» rr- rr» rr» rr rr» rr» rr» rr'. ri ri fri fri rri rî rri rri
- Epaifleur du mât d’artimon. S O Ri O fri VA Ca. r) Va Ca Va Ca fs Ca Va fri Ca fri V' O Ca fri Va fri Va hh Ca rr» no (ri CO fri 00 rr» rr» fri no ct»no Ca Va rr»NO Ca >-* fr»fr»rri fri fri hh hh O O 0n0\0\CO00Can0NO v- rr» rr» rri fri h- OCnOnOO frirtrtfrif^^rtfrifriHMHHHHMMi-HMHHHHit-M
- Mât de petit Perroquet Epaiflèur. a Ri VA Va fri 0 Ca Va rl Ca Va rl O Ca Va rri no fri C'A fri Ca O Ca fl V- O Va Ca Ca no vrs rr» rl n» OO CaNO VArr»friH00NOfr»HH00vAfr»H Ca va fri ce”OO 00”00”00” CG CO 30 cCc:^Ca”^Ca"ca”nû”no”nc”nû” v^ V^ v^ v” Va ^
- Longueur julqu’au Chouquet Pieds Va Q Va Va va Va Va Va Va Va Va Va Va O ^ V> O O O Va V Va j Ca Va fri CAfriCAfriCAfriCAfrifAfri Va Ca «ri Va va Va Ca fri fri t O\0Q 00 OO 30 Ca CaNO no va Va rj- fr» rr» fri hh m O C\00 CO NO 'û v ( frifrifrifrifrifrifrifrifrirlrlfrirrifrirrifrifrifrirriHHHHHHHHHHHHHHHHHH
- Petit Mât de Hune. Epaifleur. N» « O Ri Va Va O Sr* Va O fri Va Ca rri Va Ca O fri Va fs va Ca O O Va O fri Ca Va fri C** Va HH TA fT» ^ fJ 00 <r H b ff, fri CO VA Va fri Va COOO CaCaCaCsNOnOND VAVAVAT4-^Crr»rr,rr>fri rri” fri m O O 0 C\Os OO Ca HHHHHHHHHHHMHHHHHHHhHHHhH
- Longueur. •3 SI O *ta va O Va V» O Va V» V» VMr V» O O Va O Va Va Va Ca fri Va Ca fri ^r-N N NC C C- Va va Ca Va fl rri ^ rr» r) rri »-( 0 On OnCO Ca no” vC ^ rA rri” hh” o” On C^nO rr» ri O*' On 00 no” ^ ! VAVAV^VAVAVA^-^‘^-^C^-rd-^tt't4-^rt-rr»rr»rr.rorr»rrirf»rri fri «ri fri |
- Epaifleur du mât de mifaine. U 3 « Ri Ca Va fri Q Ca Va O Va O Ca rri Ca O Va Va Ca rl O Va O Va ' fl 1 rr» Ca hh VA CO fri VA fri Va CO HH (VN Vs Ca Ca OO NO Va fri Va Ca NE» I *s}~ fr» rl rl H O O Ü\ 0\0O CaNO nO va rjp f>r» rri"* hh" qT O\0o” Ca so^NO «r* tC rr»hh I rr» rr» rr. rr» fr» rr» rr» frirrirlrrifrifri frirrirlrri h^ihhhhhIhhhh I
- •2 S <« 2 «y J Epaifleur. U 21 O Ri VA fri o Ca VA rri Ca Va Q fs Va Ca r) O Va Vs O ^ Va O Va V- C-s | Ca N© Va ff» fri HH OO Ca Vs CT» fri 00 ND Va r) C v H Ca Vs fri C- fT» I ON On On 0n On 0\ ON Co” OC oo” ûo' ecT CO C^ c^ cCcCcaNo”nû”<T'0 j
- e m° -S S Longueur julqu’au Chouquet, Pieds O Va O G O O O O Va Va O O O O Va Q V^ V> \Ts O | Va (ri Va Va Va Va Vs Vs Ca fl Va Va va Va rri V Ca tA t-s Va 1 fri” rl” «ri hh” HH O*' O ON OnOcT30 ÏA Ca<T vC Va ^C <sA #ri” hh” o" o ON CO CaNO va 1 fr» rr» rr» rr» rr» rr* rr» ddrîdrifîflrtdfrirtflfirldHHHHHH j
- Grand Mât de Hune. Epaifleur. Ni 21 S Ri VA VA O Va VaO Va O Va Ca O O C rl Va{a C Ca Va 1 fri Ca Vs fri C»r, Ca Va Ca fT» Va Va rr.NO rl CC Va fr» Ja. I ON Q\00 00 Co 00 C'A Ca CaNO* vû^nQ W H o 0 0 O\CO00 ] (-IMHHHHHHHHHHMMHHHHHHHHHHHHHHhHHHHH k-tHHHHHHHHHH |
- Longueur. ! Pieds Vf O Va Va O Va Va Va Va Va Va Va O Va V Va Va Va Va Va Vs j fri Va Ca fri VA Ca Ca Ca Ca Ca Ca Ca Va fri C** fri Ca Ca fri Ca fri 1 O 0\ oo” C'a* Ca NcT va Tp rr» fri" fn” O* Os oo' cC'riO* -^F rA hh" O 00 Ca v rp fri” hh 0\ Ca no WVAW»v»VsVAVAV»VA^‘^*,tT^*,4‘,t<t^ rr» fr rr» rr» rr» rri «ri
- Grand Mât. Epaifleur. 21 .O <h VA fri fri O ' Ca va fri 0 Vs Vs 0 Va Ca V- Q V- C N b N Va rl Va j fri NO w Vs rr» C'A R-t VA tA. friVstvOO N V ri VsNC COCO CO ri Vs^-^-fr»rr»fri hh hh O On OsCcT CaNO Vs V rh rf»H o'osûOCaNO v^mri rr» rr» rrs rr» cr> rr» rr» rr» rr» fri«rirrifrirriHrirrirrirrirrirJHHHHh-<HHHHi—> |
- Longueur. Pieds. Va O Va Va O Vs O Va Va Vs Va Va Vs O Va O Va 1 Ca Va fri Ca V» fî Va Ca f/ «ri fri Ca fri IT Mr> C rr» «ri rh OnOO Cs NO xi- rr» rl O OcT Ca Va rr» w 0\N0 tChhCONq xj-fri OsO rr» 0N O O O 0\ 0\ 0\ ON 0\ OS 0\ ONOO OO CO 0000 CaCaCaCaNDNDNOsO Va Va Va HH HH HH .
- Largeur. •R* Ri hh hh Q\NO hh Xt* Vs XJ- o rr» xt*H rh rr»vo ^irto O H ^ f^irC® rt h f) 0\ j Ca «ri NO HH sO O xi“0C «ri Va CO hh rr» Vs NO CaVD V-r) CaOnO O OCOXhCs fr»rAfri”fri RH HH 0 O 0\"OcCCsNDV^ff»friHHOONCANON0VAXd-friHH0\ ^* ^* ^* ^* ^ ^ xt* rsA rrs pr» r#'. rr» rr» rr» rr» rr» rr> rr» rr» riririririririrlH 1
- Longueur de pouppe en proue. tu •*4 Ri Vt H <£ H O H H ü (V M M O v, fs Xy^CO »y^ O r^' *•> 1^03 w 1 00»û WvH oo lysr^d'NihO NmOxO (1 NH N - 'TOv'J'0\li XOXO <0X0 v>VMyMy.^-iJ-^-fft(«w»fl r, h h O O O» OvCOCO tvNxO XO
- Nomhre<v 1 m h rf» rÿ VssO NM os O m H rr»thvANO NCO Os O w irVO (nOO 1 1 M M M kd W M U l-l u .1 ^ .1 I
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- Grand Mât. £ 2t O R» b ÎCJÎ Of^Axy-'rl N ly- O N M^O Vx 30. ts»0 00 SVxwxM oo Axo rt H' rï' rT rl"
- O S J- A zs a <3 CH M A a 1 a Artimon. Ni 2t O R» OCaVa C*. Va O Va Va f) Q Ca Va Va O Va Va fl^ OO Ca va «ri Ca *0 Va rr» f) Ca Va ,k) (SXOVO'O'O'O verve xyrxyTv^vyrv^^p^f^t^^^.^^^
- Milaine. £ 2t O a< îC^ ÎCt'C M NM Nfl N fl IV I^O fl NO b , r0'°. rC‘1-1 oov°'^' VO fl NVf'-CO lyv O o O o o oC oC on on'oo'oo'co'oo tC fC No"vo"'so’' xyT xyT »y^
- Grand Mât. Pouc. TÜ tTJT.OVr ^ O Xf' O x^Oiyx o x/vi^O A „ ^ vxri nw CCh2222°0'0'0' O»5»00 b NnV Xq''vo' XyT vyT
- Vergue contre Civadiere. Epaifleur, Ni 2S O Ri Js'AÜ yb ,0|SlA »y-> A? A A 00 rr, r» 00_\0 rr, « CO K VO frv -i vo vo vo vo Xy-,xy^v^>^vxy^>^v^T^-Tpx^ifry^rÀfyiryi<vÎMirl'>
- Longueur. Pieds S. vvNwffUowNNm ^ b t^-vOrlrfltxt^voVOfvfl 'H ^ rfx 1 rl w o O» 0,00 b.Vo xfrAfl h 'O*' Q\oo*r-Tvo' vs «»<'nf'fior><vw'yv,r»r, m ^ ^ h n r» fl fl fl w w m u m
- Vergue de Civadiere. Epaifleur. Ni 2S Q Ûq ^ C! ÎTv^ fltNrtlNrtb. O ^ ^ ^ ^ ^ ^ rr» Hh OO VO ril Va O O OOxAOx oxoo'od'oo'co' K NTb-veT Vû'vo' tA v-^ Vv^
- Longueur, Pieds UUVsViVsVvCaOOVaVs OVsVsCaOvOVaVaOx^K Va tA. t\»0 V. HH Cs fl VAH S£% ££'2.Î2 ÎC2!l 0 ao~ tA'-ArAnT o'ovoc vo’'^f^M,‘ xr’Txr<r^“XT'rT‘,T«tf‘xt-fr»rr»fsr»fr»rr»cr\iri h ^ ^ ^ ^
- Vergue de Perroq. de fougue, Epaifleur. Ni 2t O Ri Nw VxNfi NrtXyv <f.O <fx O A^A^fl^A Vy^ r-fv f 1— m h oo vo fl NxyvM >y> c» o» o» o» o»oo"oo oo ao"oo (Âr-T(sso'vo'vû'vo
- Longueur. Pieds !C ^?ÎC '£"l°b'f'OOVvlfx>y,^v.mV. o V.™ b, ,A!'y^„fl ri mn CvnI Il ü 2. ^ 'f' H" wr» w {NOObCvo'vîrprfM-Tov xj- «T «T rr» rr» rrs rr» rr» «va rr» rr» rr» m rri rrirrirri rri rri eri rj w
- Vergue lè- che ou de fougue. Epaifleur, i Pouc. NXv°ifxflNflNflir,N v-Oxa x^tvt^ °°y b ^ H,C0.'°. rC ” ^ ^ tSI^M tA^C» o.o O OS ov Ov ov OSÛO oo'oo oo' bC(C N.'o'vo'vo'So ^
- Longueur. •3 . fN b.w ffiffs rrv rrv O O xy-'Xy-b.vo ff-N-O v.vO i^r^n W ^ ts fnmffvrfiwv^fl Nvc h rr»vo iy~ yj w (N m v-0.00 oo Iavo" w >t mr," h Osoo" (C \A rrs fl' w" Ci'ocT lO iyt ^
- Vergue de petit Perroquet volant. Epaifleur, tri 2S O Ri V,f< O N x^fl Nwrl O NVx VvO xy.r| tN'°. ^ *i. w„ » S'OVXW'M S<y.rl H OONVV ''ZO; r£ £ T), 'Zrï. r<-> rf rf
- Longueur, I Pieds P CTNCaVO Vs Ca Va y» Vs Vs rr» Va Vs Ca Ca fr» Va rr»so^ hh^ «ri^NO^Cs Ca «ri n «naCa CaNO No rr» ^ ^ ^ ^ ^ M O 0\ 0\3O CaNO xC rr» fri”m” q" Q\CO Ca vc” Va fr»rr»«s/Afr»rr»rr»rr»«ri «ri «ri «ri «ri rri «ri fri «ri «ri hh hh m hh hh
- Vergue jde petit ’ Hunier. Epaifleur. Pouc. Va fri Vs Q Vs Va O Va Q VN N . . 1 A b'd. b N: a v:rt“xf> nH!"2222'>s0'o'0sx>0°^t^t^ vd'vo'vo" vC x^ ^
- Longueur, Pieds P P ° irW O f'f-NOVO lfMy.n «y. oCoo"vo"rArA-T
- Vergue de Milaine, Epaifleur. Ni 2$ O Ri A s-o M A o n f) A o O lrvNf)Xy.w vNV A ” sans
- Longueur, •A* R, ’A O m OifOifx X,SÆ V.O rl NNrî ^lAX^A « ÎCvL ^ £
- Vergue !e grand erroquet volant. Epaifleur, Ni 2S O Ri 'O NO NO NO V> Vs Va Vs Vs Va Vs rl- ~C _G ^2. * ^ ^ ** * ^ ^'“TT't ff»ff»«Nff»ff»ff f)
- T 1 1 P y*' ro ^ 'O ^ y Vs ^ Cv ‘Nj-frs rr» n u U\’JO ^ 1 ^ 1 f'f» <aa <aa cr'fvs rr» «sf» «ha «v» *NA «sr» «ri ririririririflHHH
- Vergue du grand Hunier. Epaifleur. Ni 2$ O Ri fl A f! XfxO fl NO f-NO rl rl XA o rt f- N rs A fN- Svv M °0 ifxrl«3 Vv V H Niy.1. Nrfi rrv nh»hhHH2o''o0'0' OvOcToo" A a bT xû" vo" vo
- Longueur. Pieds Va Q Va Ca fT» O O ffl Va «sf» Va fss. ly NO rr» vs va rr» Ca rr» Cs Nq £ .Tr’ H oîooso rA
- Grande Vergue. Epaifleur. Ni 2J O Ri v2î^ *A ’l rl v-xy.^^o NO n rl H M V- 'O f^x ^ A A A fl A fl Xy- CO Xr-, h VÛ w vo CS «m if if C Sif^^CSZ'Z0''0*0'0'00'00 R'
- Longueur. Pieds IC P TIT P V-v m © o x^^,b\o Xy-S N N N N N N^> Xy-, A MXiyv SmAAVO -i fl vo io xiTv?vS A o oo Vo" f^,M eo vo" r^xf» o" oo" vo" vf fl" 0\ NO ND SQ No No NO NC V-v v> Vs Vs Va Xf* xC X±- xJ- rf fr» ff» f^i fT» (ri
- Thon de la milaine moins élevée qu’à la grande hune. ô 0»0\0\00 00 00 K A AVO VO vo l^vl^Srv’fii'H'ryxHSfl H
- Si. rficfirfiffirfi^rnffimffimmrfiffunfnffifNffiffifAfrs
- Longueur du Thon de la hune d’artimon. £ J p OvbVxxtfl J O CO Xy-, ri | 30 H* NfS | O Sx( j OO
- si 0\ 30 00 CO Oo CO 00 OO b NK K K\f» ND VO VO Vs Vs Va v» ^
- Longueur du Thon de la milaine. ô * OvOO V-, .J- rl | OvNlr.fl H» j oo Ir.fr j 0»<f'i->C0
- Si O O O O O O 0»0\0v0\00t»so00bb A AVO vo VO xys
- Longueur du grand Thon. o ûi 1 OM VNIH OOOVsrtHVûff»H\ûff»l 0\ NC fri 0\ rr» 1 w >-* HH HH I
- Pi. 2hhhÜÜ220 o 0» 0» osoo oo 00 00 a a and vo
- Epaifleur du bout de dehors du beaupré. Po«c.| 1 v. -y, o vy-, v-'Oxy-AOi—AAriAnsr-AO'l rl OO A <y- n N xy- n OO xy> rl OD wm »o xO nCOXy-M A A O O O O O oCoToCoo"oo'oo" Ntv'bVvo" vo" lA
- Beaupré. Epaifleur. Pouc. O O O O A A vy-, A xy, ty^ o A A A Xy^ Vy 'y xy-, mco A rr, A rl xy,oo 00 OO v^-^-rrxrr-ir» n m m o OvOo" AA'OV-.'^r^rrîrl'x-f o" Ov «rirrifrifrirrifrifriflfriHHHH^HHHHMHHHHHHHHM
- Longueur depuis la Proue. Pieds O O Vs Vs O VA Vs vVaOVa^,VsO' Va Va Ca fl V N fri C «1 VaNNNVs OnOnOO CsCaNO vs^-rj- rr» rl hh O OO C- no Vs xC rr» (ri HH ON
- i Mât de Fougue. Epaifleur. a o * Ca Xy— O N f» O- f» o vrv »> A» \rv K ^ (s. Xr-, a» Vs f» 0©Cs.VArr»HHOOsDVs«riOONOf»OONOrrsrt >Of» Va O Q\ o\ o\ o\ C\ oo"oo"co*oo" A A A vo"vo" vo" vo" VO v^xÿ Vf,
- Longueur. Pieds OOO Va O Va V Va Vs O Va Q Vs Va Va «ri Va Ca fri fl fri Va Ca Va »0 vy Xy-, rA m n" m" o" O OvOo" A vn vA rf vH rr-. rl m Ov rr» rrs «v» rr» rr» rr» rr» rr» rr» rr» rr» fri fri«rirri«rir)rrifrir)<riHH
- Epaifleur du mât d’artimon. Pouc Cs O fri Ca O «ri V> Vs O Ca Ca Va Va «ri O H H f) O VA OO va hh OO v-h Ca rl IX) rr»0O «ri Ca NO Va h »c h v N No” \o” NO VA VA VA xr rr» rry«ri «ri -h hh O O 0\ Q\ 3o” Ce” cC nq" HHHHHHHHHHHHHHmM
- Mât de petit Perroquet Epaifleur, Ni a o R, fri Ca Va (ri O K- v fri N Hl N fl K Va (ri O Vs V- <J> hh Q0 K»C V rr» fri hh OO NO r^» h CO Ca NQ Va rJ N v cC Ca no” no” no” no no o vo"^0 VsV'VAVsxj-xfxCx^rC^-r^ri^
- Longueur julqu’au Chouquet Pieds tr. O Va Va Vs Va Va Va Vs Vs Va Q V* Vs V» Xrs Vs Q Vs CaVa«s) N fl Ca (ri CA(ri Cs fri Vs Cs fri Ca (0 Ca Va H rr» fri” fri «|hhOOO\0\OOÛO N'O vsvs^^f rfiffi^H fl fri fri fri fri rl fri fri HH HH i—i hh hh hh hh vh hh hh h^ hh hh HH
- Petit Mât de Hune. Epaifleur. Pouc. Vs Va O va N fri Vs v— Ca Ca Ca Ca N fl Ca O Ca (ri O tri Cs Vs fri CO NO «ri Ca r/NCO <N-»CO rr» HH C© Vs ff w v xC^“fsr»rr»rr»fri «ri fri fri hh hh O O 0\ G\ O» 00 C© 00 Cs Ca scT HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
- Longueur. Pieds Va Va O 'rs Va O vs V- Va O O 'rs Vs OOO 1rs V> Vs Ca fri V- Cs fri Vs Ca Ca Ca Va Vs Ca fri V- V> Vs f) Cs Cs fri «ri fri o Q\ OnOO Cs. NO Vs X*- rr» «ri O CK CO Cs No” vi xC «ri” o” tj- xC x^- rr» rr» rr» rr» rr» rr» m rr» rr» rr» rri rri rl fri rrirrirri rri
- Epaifleur du mât de mifaine. Ni a o Ri O O O «ri rri VA C. «ri Cs VA «ri o v- rri fri Cs Vs Va va NO N0 Rri rr,No rr» Ca h v fri NO No rr» 'xC rr» rr» rri rri hh hh O C\Q\0C CaNO Xrs^xf rr» rr» rri h-»"o”o\ fri rri fri fri fri fri fri fri H HH H H HH HH HH HH HH W HH H HH
- Mât de grand Perroquet. Epaifleur. £ a o Ri rl O ts Xy- rl b xy-rl O xrx Vy-Ovy-rl ly-Olr- Xy, XO xy- rrs rl m 30 ts xo xy, rl ts xy, rl — b- ’y- rl b bbbbbN'ÛXOxo“'Oxd'\0 XyPxy^Iy-,Xy-,Xy,^f^p^p^J.r^
- Longueur julqu’au Chouquet. Pieds O Vs O O O O 'rs vaOO O V'COO Va fri Vs Vs Vs V> Cs «ri 'rs Vs Vs rri Va va Va Va Va Va xj- r}- rr» rr» rri rri hh O O O» CO Cs Ca NC NO Va ^ rri fri fri fri fri fl fri fri fri fri rl fri HH HH HH HH HH HH HH HH HH
- Grand Mât de Hune. Epaifleur. Powc.l 1 Va Ova N C— rri Ca Ca Cs Cs Ca Vs 0 Vs Ca Ca Cs Cs VS Ca va fri rr» pr» nc rrCO rr.CC rr» Cs va f| 30 rrQO rr» Cs VA^-^-xJ-Tt“fr»mfr»fri rri R-* R" O O Q\ Q\ Q» ÛO CO Ca Ca 'O»”
- Longueur. Pieds rri Vs VaOVaVaVaVavaOVa^vaQOOOVaVa Va HH Ca fri Va N K K b K VA rl Cs rri Va Va va va rl Ca rri Cs vo NO Va rr» rri hh 0 On C© Cs v> xf- fri hh Q^OnOO No” V- rr» ^-^J-xt-xi-^-^-rt-^*«t'^©rrv«^\Tr»fr*rr»fr»(sr»rri rri f> fri rri
- Grand Mât. Epaifleur. Ni a o pi Vs Vs VA Vs Vs fri Cs Va VsV»0 O O Nlr fri b fri f) fri Cs fri Ca fri NO rr» Cs r ri Cs Vs va v OO rri \c 30 h h VAXfrtJ-«*r\fnfri"fri rh Q O Q\ C© cCno” Vs xf rf trs rri” rri” hh” O rrirlrrirrirîfriprieïfJfriHHHHWHHHHHHHHHHHHHH
- Longueur. Pieds. Va Va 0 Vs Vs Vs Va Va O Va Va Va Vs Va Vs Va O fri Ca va fri Ca rl Ca fri V> fri Ca fri fri Ca Cs fri Va Vj Va rv rri hh 0\ÛOV& Vsfr, hh O» NO xc HH OsOONO rr» hh" oo” Vs CO 30 OO 00 CO bbKKNNNj»ON:NO Vs »r V» Vs v tJ- ^
- Largeur. Pi. rri OO ^ rr»0 C 0\00 rri Os rr-CO O R-* Q\ rr»Va hh xj“ O rri O 0\ rr» Cs O c^»no ONRHRrifrirriRHCOOrr»xf vs xj“ rl Ca- N0 Va x^- rr» rr» rri RH O O Os OO CaNO ^ r«A rri hh O 0\ Cs rr» «sf, «r rr rr» rr» cr» rr rr» rr rldrlrlflrîfriflrlNHH
- Longueur de pouppe en proue. Pieds v CN rh rri rri O C* rr»NO rhNO hh rr» O Ra CO ^-vsrr. CsxJ-hh rr» 030 v>rri”o\v»rriOO Vs O 'O hh>d O NO rr O. v- O v» C\ xj- rj- rr rr rr rlrt^HHHOOO\ Q\ CO 00 C* C* t^NO V»
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