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- vise le soleil au moyen de deux disques; on note la température initiale du thermomètre à mercure enfermé dans une double enceinte sphérique isolante,puis on ouvre l’obturateur. Le rayonnement pénètre dans l’enceinte et influence le thermomètre.
- Au bout d’un certain temps d’observation on ferme l’obturateur et on note la température acquise. On répète la manœuvre un certain nombre de fois
- fre fiant la température à chaque ouverture et semble des mesures faites, on déduit
- se faire à cette idée qu’il y a toujours de la vapeur d’eau dans l’air, même le plus transparent;mais il n’y en a pas indéfiniment; l’air peut en dissoudre une certaine quantité, jusqu’à ce qu’il soit saturé, et cette quantité est d’autant plus grande que la température est plus élevée. D’ailleurs, s’il vous plaît d’être renseigné, à un moment quelconque, sur la proportion de vapeur contenue dans l’atmosphère, la physique met à votre disposition les hygromètres, appareils bien connus, qui fourniront aisément l’indication cherchée.
- Inversement, la vapeur en solution dans l’air peut se précipiter et retourner à l'état liquide ; il suffit pour cela que cet air se refroidisse à un point suffisant, comme il avait fait tout à l’heure au contact d’une paroi froide; mais précisons ceci parun exemple: prenons un mètre cube d’air à 20 degrés; supposons qu’il ne soit qu’à demi saturé ; il contient 8 grammes 5d’eau dissoute ; si la température s'abaisse à zéro, cette même masse d’air n’en pourra plus contenir que 4 grammes 8 ; il faudra donc que la différence, soit 3 grammes 7, apparaisse sous forme liquide; et comme le re~ 8b* froidissement s’est produit dans toute la masse, l’eau apparaîtra partout à a
- CET
- INSTRUMENT MESURE LA RADIATION CALORI-FIOUE DU SOLEIL
- rm.*
- à chaque fermeture de l'obturateur cl, de l'cala valeur du rayonnement calorifique.
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- UN CIRRUS FILOSl’S OU CIRRUS FIBREUX, LUNE DES FORMES LES PLUS COMMUNES DU CIRRUS
- Les cirrus sont des nuages d'un blanc uniforme et sans ombres, en forme de filaments ou présentant une structure nettement fibreuse. Ils sont souvent noyés dans une ruasse d’aspect laiteux.
- UN « TRACTO-CIRRUS VERTEBRATUS )) OU PLUS SIMPLEMENT UN « CIRRUS EN BANDES »
- Les cirrus sont les nuages les plus élevés dans Vatmosphère ; ils se tiennent à une hauteur moyenne de 8 5oo à 10 ooo métrés. La forme en bandes est souvent un signe précurseur des orages. \
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- fois, c'est-à-dire qu'il se formera un brouillard, autrement dit, un nuage.
- Tout ceci se passe, en grand, dans l’atmosphère ; la condition nécessaire pour qu’un nuage se forme est donc le refroidissement de l’air humide, et cela peut se produire de bien des façons : lorsque le vent tiède du sud, chargé des vapeurs qu’il a dissoutes en léchant l’Océan, arrive dans nos Contrées froides du nord, son refroidissement progressif le charge de nuées, dont il roule jusqu’à nous les sombres volutes; la même chose arrive lorsqu’un vent frais du nord pénètre dans des couchés d’air humides ettièdes:le mariage de ces deux compagnons d’humeurs si dissemblables ne va pas sans nuages, ni même sans pleurs.
- Autre exemple : voyez ce qui se passe, par une de ces belles nuits calmes et transparentes, oùles étoiles jettent tous leurs feux;l’air se refroidit peu à peu, sur place,par rayonnement, et, au lever du jour, la vallée ou la plaine sont recouvertes d’un épais brouillard qui se dissout dans l’air échauffé par le soleil, pour faire place à un jour radieux.
- Mais le refroidissement de l’air peut encore s’effectuer d’une autre manière : considérez une masse d’air humide et transparent que le vent du large pousse à travers les conti-
- nents; voyez-Ia qui aborde une chaîne de montagnes, et qui s’élève peu à peu sur ses flancs; elle est à mille mètres d’altitude; la pression, qui était de 76 centimètres au niveau de la mer, n’est plus que de 66 centimètres; l’air s’est donc dilaté, puisque la pression qu’il supporte a diminué,et cette dilatation s’accompagne d’un abaissement de température voisin de 10 degrés; 10 degrés de moins, cela sulïit souvent pour amener une condensation; et ceci nous explique pourquoi les montagnes sont, en général, couvertes d'un chapeau de nuages, et fortement arrosées par les pluies, voire même couvertes de neige, si l’abaissement de température est suffisant. Tout ceci nous montre que la formation des nuages est un phénomène qui n’a rien de mystérieux, et qui s’explique par les lois de la physique.
- Mais voici le moment de mettre vos lunettes et même de regarder avec un bon microscope ce brouillard qui vient de se former. On croyait jadis que les « vésicules » de brouillard étaient formées, comme nos bulles de savon, par de l’air enfermé dans une mince enveloppe liquide ; cette hypothèse saugrenue était censée expliquer la suspension presque indélinie du brouillard; en réalité, le microscope nous montre l ’eau condensée sous forme de petites gouttelettes sphériques, parfaite-
- LE CIEL POMMELÉ DOIT SON ASPECT AUX NUAGES DÉNOMMÉS « ALTO-CUMULUS »
- Ces nuages se présentent sous la forme de balles ou de flocons blancs ou grisâtres, souvent si serres que leurs bords semblent se rejoindre à l’horizon. Ils flottent à une altitude moyenne de ./ 000 mètres.
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- ment pleines et dont le diamètre moyen mesure un cinquantième de millimètre ; il en faut 200 millions pour faire le poids d’un "ranime, et on en compterait souvent (si on avait la patience de compter jusque-là) un milliard dans chaque mètre cube de brouillard. C’est précisément parce qu’elles sont extraordinairement petites et extrêmement légères que ces gouttelettes tombent si lentement : car elles tombent en air calme, à raison de quelques millimètres par seconde, mais elles sont à la merci du moindre courant d’air et l’aile d’un papillon produit assez de vent pour les soutenir dans l’espace, comme les grains de poussière qu’on voit danser dans un rayon de soleil.
- Les gouttelettes tombent, et cependant; le nuage paraît suspendu, comme un ballon en équilibre dans l’air : comment concilier ces deux choses.'* Ou’on me permette un exemple; comparons la France de 1850 avec celle de 1914; la population n’a guère varié, elle est restée distribuée à peu près de la même façon; pourtant ce ne sont plus les mêmes gens; de ceux qui existaient en 1850, la plupart sont morts ; d’autres sont venus à leur place ; on dirait que rien n’a changé dans l’ensemble, alors que tout s’est modifié dans les détails ; c’est ce qu’on appelle un « équilibre statistique ». Le nuage est le résultat d’un semblable équilibre; les gouttelettes qui le constituent pénétrent en tombant dans des couches d’air chaudes et non saturées où elles se volatilisent; pendant ce temps, d’autres gouttes se forment incessamment vers le haut, par les mêmes causes qui avaient déterminé la condensation initiale, et cela dure... ce que cela dure, des minutes ou des heures, suivant le cas.
- Mais tout a une fin, ici-bas et ailleurs ; les nuages ne sont pas éternels, et, un vilain jour, ils finissent
- par « crever », comme dit l’expression populaire; défait, la pluie arrive parfois si brutalement, qu’on dirait que des outres pleines d’eau ont été éventrées dans le ciel. Avez-vous vu une mayonnaise qui tourne ? Aussi subite, aussi imprévue est la transformation du nuage en pluie; les fines gouttelettes suspendues côte à côte s’agglomèrent brusquement en grosses gouttes, qui tombent en ramassant toute l’eau liquide située sur leur chemin, et qui atteignent parfois cinq et six millimètres de diamètre; il est telle de ces averses qui a des allures de cataclysme , comme l’ondée qui, le 7 juillet 1889, déversa en Roumanie 205 millimètre d’eau en vingt minutes, le tiers de ce qui tombe à Paris en une année; mais ces phénomènes s’accompagnent toujours d’actions électriques, et c’est là, sans doute, que la science trouvera un jour l’explication de ces brusques condensations.
- Le nuage, vu de la Terre, apparaît comme un ensemble bien isolé du reste de l’atmosphère; mais on pourrait s’attendre à ce que, produit du hasard et jouet des vents, il présentât toutes les formes et tous les aspects ; pourtant, il n’en est rien; les nuages offrent des aspects typiques et bien reconnaissables, de telle sorte qu’il n’arrivera jamais de confondre le duvet léger des cirrus avec le manteau sombre des lourds nimbus qui
- A travers un œilleton]l'observateur évalue la fraction couverte de nuages dans chacune des sections tracées sur un miroir sphérique convexe. La somme des évaluations exprime la nébulosité de la région du ciel réfléchie, c’est-à-dire la fraction obscurcie.
- LE
- NÉPHOMÈTRE A MIROIR SPHÉRIQUE DE M. L. BESSON CONSTRUIT PAR LA MAISON S. RICHARD
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- LA. NÉBULOSITÉ ÉTUDIÉE A I.’aIDK DU &ÉPJIOMKTRK Cet instrument f>ennet de mesurer lu nébulosité au lieu de l’estimer grosso modo, selon la pratique ordinaire. Il permet en outre l'étude des circonstances locales qui peuvent déterminer une augmentation ou une diminution de la nébulosité (influence des forêts, des grandes étendues d'eau, des espaces arides.)
- traîne presque au ras du sol ; et ceci prouve qu’il y a des règles dans ce hasard.
- Un premier fait, c’est que les nuages sont, en général et sauf une exception que j’indiquerai tout - à - l’heure, plats et horizontaux; tel qui nous montre les formes les plus compliquées, doit les trois quarts de son relief apparent aux jeux de la lumière; il peut avoir cinq, dix kilomètres et même davantage, en long et en large; il n’a que quelques centaines de mètres d’épaisseur. Ce fait apparaît clairement lorsqu’on traverse en ballon une couche de nuages, ou bien lorsque, planant au-dessus d’eux, on les voit étendus comme une mer agitée; et même, sans prendre tant de peine, on n’a qu’à considérer tout bonnement les nuages voisins de l’horizon; ils apparaissent comme des bandes effilées, parce que nous les voyons par la tranche au lieu de les voir par le plat et en dessous : voilà donc un aspect caractéristique du ciel qui trouve aisément son explication.
- Et maintenant, pourquoi les nuages sont-ils plats? tout simplement parce que l’atmosphère est formée de couches d’air qui glissent les unes sur les autres, presque horizontalement; or, lorsqu’une couche froide vient à frôler une masse d’air humide, la condensation de l’eau se produit nécessairement à la surface du contact : vous voyez donc que les nuages ne sont pas sans raison plats et horizontaux.
- Il y a pourtant une exception à cette règle; elle est formée par les cumulus et les cutnu-lo-nimbus, qui se présentent sous la forme de lourdes masses arrondies où le Soleil produit, lorsqu’il les éclaire de côté, d’admirables oppositions d’ombres et de lumières; ces nuages ont en effet, une autre origine; lorsqu’après une ondée, la terre humide est frappée par le rayonnement solaire, elje sèche en peu de temps, et
- l’air chaud qui emporte l'eau vaporisée s’élève comme une fumée invisible jusqu’en des régions plus froides qu il traverse en se condensant ; s’ils ne trouvent pas en chemin un courant d’air qui les emporte, les nuages ainsi formés ne tarderont pas à subir une condensation plus complète, et à retomber en ondée sur nos têtes; tel est le phénomène dont les mois d’été nous apportent, chaque année, de nombreuses rééditions.
- Permettez-moi, maintenant, de vous présenter par leurs noms les principaux types de nuages, et d’indiquer en même temps ! a
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- un instrument qui permet de mesurer
- LA VITESSE DES NUAGES La herse néphoscopique, inventée par M.L. Besson, et construite par la maison Richard, est une tige horizontale, munie de sept pointes équidistantes, qui est fixée à l’extrémité d’une tige verticale pouvant tourner sur elle-même. Pour faire une observation, on se place de manière à voir la pointe centrale se projeter sur le point nuageux dont on veut étudier le mouvement, puis, sans changer de place, on fait tourner l’instrument à l’aide de deux cordes, de manière à faire coïncider la ligne des pointes avec la trajectoire du nuage. On lit la direction au bas de la tige t>crticale sur un cercle gradué ou rose des ven 's. Pour évaluer approximativement la vitesse de translation du nuage observé, il suffit de mesurer le temps que met le nuage pour aller d’une pointe de la herse à la suivante.
- hauteur à laquelle ils planent dans l’espace :
- Les cirrus se tiennent entre 8 500 et 10 000 mètres; les cirro-stratusentre 6 000 et 9 000 mètres ; les cirro-cumulus au voisinage de 5 500 mètres ; les cumulus et les curnulo-nimbus montent de 1 500 à 5 500 mètres. Les nimbus flottent à 1 000 mètres et les stratus de 600 à 800 mètres.
- Ainsi, à part les cumulus, qui sont les enfants brouillons de l’atmosphère, tous ces personnages tiennent leur rang et leur niveau, et se gardent bien de frayer avec les autres ; mais les trois premiers forment l’aristocratie du ciel; ils planent à des altitudes où la température est inférieure à zéro, et pour cette raison, sont constitués par de fins cristaux de glace, délicatement ciselés en aiguilles,«n prismes ou en tablettes; vous n’aurez point de peine à les reconnaître : les cirrus forment des filaments d’un blanc uniforme et sans ombre, tantôt isolés, tantôt associés en plumes, en pinceaux, en panaches; les cirro-stratus transforment l’atmosphère en une plaine laiteuse ; les légers flocons blancs des cirro-cumulus, disposés en groupes ou alignés en files, évoquent l’idée d’un troupeau de moutons paissant les plaines du ciel. Les nimbus, chargés de pluie ou de neige, forment des couches denses et sombres qui prennent une coloration ardoisée ou des nuances livides quand le Soleil les éclaire obliquement; d’autres fois, le vent les emporte et les déchiquèteen menus fragments qui passent échevelés sur nos têtes. Certains nuages noirs et bas, analogues aux images orageuses, s’allongent parfois à leur partie inférieure comme une trombe qui qui balaie le sol ou la mer en laissant après elle la destruction et la tempête. Enfin, les stratus sont les nuages de la mélancolie et de l’ennui; il forment par les temps calmes, des brouillards confus qui planent sur nos* têtes et voilent toute l’atmosphère; nous leur devons les temps gris persistants et la tristesse des jours d'hiver.
- Ainsi, ces nuages forment, autour de la Terre, un matelas épais d’une dizaine de kilomètres; c’est la fourrure de notre globe, et on ne s’étonnera pas qu’elle soit plus fournie en hiver qu’à la saison chaude; considérez combien la nature bienveillante l’a faite avec sollicitude, y superposant le drap serré des nimbus et des stratus, les flocons laineux des cumulus, et le duvet fin des cirrus! Et cette protection n’est pas inutile; vous n’avez, pour en juger, qu’à voir ce que la Terre est devenue au pays du ciel éternellement bleu, au Sahara; brûlée par le Soleil, ou brusquement glacée par le rayonnement
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- LES CUMULUS RAPPELLENT LES PANACHES DE FUMÉE LANCES PAR LES CHEMINEES DES LOCOMOTIVES Ils sont comme les cumulo-nimbus produits par des courants d'air ascendants, niais ce sont des nuages de beau temps; ils flottent à une altitude d'environ 2 400 mètres.
- L* « ALTO STRATUS » PRÉCÈDE SOUVENT LES DÉPRESSIONS BAROMÉTRIQUES ET LE MAUVAIS TEMPS Ces nuages se présentent comme des voiles épais non fibreux, de couleur grise ou bleuâtre, et se tiennent
- à des hauteurs comprises entre 2 JOO et 4 3oo mètres.
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- CE « CUMULO NIMBUS » RAPPELLE ASSEZ BIEN LA FORME D’UNE ENCLUME Précédant les violents orages, les cuniulo-nimbus sont de lourdes masses composées de gouttelettes liquides. Leur partie supérieure, l'enclume, est formée de petits cristaux de glace.
- nocturne, elle est stérile et inhabitable.
- Puisque je suis en train de défendre ces bienfaiteurs méconnus, je voudrais montrer encore, par des raisons pratiques, l’intérêt qu’il y a à les mieux connaître. Bien des gens sont pleins de mépris pour la météorologie; mais l’occasion est trop belle de leur montrer qu’il n’y a pas de science inutile. En fait, les nuages nous donnent le moyen le plus commode et le plus sûr de prévoir le temps à brève échéance; tous tant que nous sommes, nous regardons le ciel avant de sortir pour savoir si nous devons nous munir d’une canne ou d’un parapluie; mais cette investigation sommaire peut être poussée beaucoup plus loin, et il est telle combinaison de nuages qui affirme la persistance ou le retour du beau temps, telle autre qui annonce à coup sûr l’orage ou la pluie.
- On m’excusera de ne point traiter cette question, qui exigerait trop de détails; mais je veux dire encore combien la connaissance des nuages est importante pour les navigateurs de l’air, dont le nombre augmente chaque jour, et dont l’audace serait vaine, si les jalons de l’atmosphère ne leur marquaient la route à suivre. Pour eux, l’air est plein de précipices et d’embûches; il ne suffit pas d’être bon pilote et bon mécanicien, il faut
- encore choisir les couches les plus favorables, éviter la surprise des cyclones qui aspirent traîtreusemont l’aéroplane ou le ballon, les lames aériennes qui l’assaillent, les grains et les rafales qui en menacent la stabilité; je me suis laissé dire que les grands aviateurs, ceux qui, depuis des années, parcourent les routes de l’air sans avoir jamais eu d’accident, ne sont pas seulement des « veinards » ; ils observent attentivement les nuages, et c’est d’après leurs formes, leurs positions et leurs mouvements qu’ils savent choisir la route la plus rapide et la plus sûre.
- Rien n’est triste comme un ciel uniformément gris, mais aussi, rien n’est monotone comme le ciel impitoyablement bleu de l’Australie centrale, del Arabie ou du Sahara; les nuages introduisent dans la distribution de la lumière une variété qui modifie, à chaque instant, l’aspect des paysages; ils agissent à la manière du globe en verre dépoli dont nous entourons nos foyers électriques; un nuage éclairé par le soleil devient à son tour une source de lumière, c’est à-dire qu’il diffuse la clarté comme s’il était lui même un corps lumineux. Mais il produit encore d’autres apparences, que chacun a eu l’occasion d’observer.
- La“plus fréquente est^celle des çoiirçrmes;
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- lorsque le ciel est laiteux et que la Lune y brille de tout son éclat, le disque de notref satellite s’entoure d’un anneau bleu, mélangé de blanc et entouré lui-même d’un cercle rougeâtre; le même effet se produit autour du Soleil, mais la faible lumière de la couronne est noyée dans l’irradiation éclatante de l’astre, et on est obligé, pour la voir, de masquer le disque solaire avec un écran; enfin, nous avons tous observé de semblables couronnes, les jours de brouillard, autour de tous les corps lumineux. Ce phénomène est aujourd’hui parfaitement expliqué, par les théories de l’optique; il est dû à la diffraction de la lumière par les minuscules gouttelettes liquides ; le calcul montre même que plus ces gouttelettes sont fines plus grand est le diamètre de la couronne, de telle sorte qu’on peut, en mesurant ce diamètre, évaluer les dimensions dés sphérules liquides condensées dans les nuages; lorsque toutes les gouttelettes ont même dimension, la couronne est bien marquée et vivement nuancée; au contraire, lorsqu’un nuage contient des gouttes de dimensions différentes, à chacune d’elles correspond un diamètre différent pour la couronne, de telle sorte que les apparences se brouillent et s’évanouissent.
- Il faut que les particules condensées soient très petites (1 à 3 centièmes de millimètre)
- pour faire apparaître la couronne; lorsque la ^condensation, poussée plus loin, donne naissance à de véritables gouttes de pluie, il se produit un phénomène très différent, dans son aspect et dans sa cause: c'est l’arc-en-ciel ; au lieu d’encercler l’astre lumineux, il étend son arche brillante dans la région opposée du ciel, et sa position ne dépend aucunement de la grosseur des gouttes qui le produisent par une double réfraction de la lumière dans leur intérieur; il y a trois cents ans que le grand physicien Descartes a expliqué la formation de l’arc-en-ciel, et cette explication s’est montrée si parfaite qu’on n’a plus eu, depuis ce temps, à y revenir. Expliqués aussi, et dans leurs moindres détails, les halos qui se forment autour du Soleil et de la Lune, et dont les apparences bizarres provoquent l’étonnement et l’admiration, surtout dans les contrées boréales où on les observe le plus souvent. La diversité des halos est étonnante, et il est merveilleux que la science ait pu rendre compte, avec précision, d’apparences aussi compliquées : il a suffi tout simplement d’appliquer les lois de réfraction de la lumière aux aiguilles, aux tablettes et aux étoiles de glace qui forment les nuages supérieurs. Quand ces cristaux ont toutes les orientations possibles, ils donnent deux cercles, le halo ordinaire et le
- DES CUMULUS AUX FORMES TOURMENTÉES FUIENT DEVANT LA TEMPÊTE Par mauvais temps, les cumulus changent perpétuellement de forme, tantôt masses congestionnées (cumulus-congestus), tantôt fragmentés (fracto-cumulus). Leur altitude moyenne est 2 100 rn.
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- LES (( MJIIJI'S )) S > N i LIS N11 a G. S Ç)UI ANlE.XbM LES IVi IliS OU LES Ni.ll.KS l*i RSlsTANTES Ce sont des nuages sombres, grisou noirs, sans formes nettes, à bords déchirés. Divisés en petits lambeaux ils prennent le nom de f racto-nimbus. Leur hauteur moyenne varie de 1 200 à 1 400 mètres. (Les photographies des divers types de nuages sont extraites de l'Atlas de M. Loisel)
- grand halo, qui ont pour centre l’astre éclairant, avec îles ouvertures de 22 et de 46 degrés; il est impossible, en conséquence, de les confondre avec les couronnes qui sont beaucoup plus petites; d’ailleurs la disposition des couleurs y est inverse, et le rouge est à l’intérieur, tandis qu’il est à l’extérieur des couronnes.
- Ces deux halos circulaires s'observent fréquemment dans nos climats; il n’en est pas de même des lignes supplémentaires: le cercle par/iéliqne qui fait le tour de l’horizon en passant par le Soleil; Yanthélie ou faux soleil, tache blanchâtre située sur le cercle parhélique précisément à l’opposé de l’astre; l’arc circumzénithal, et de nombreux arcs tangents ; toutes ces apparences ne se présentent que lorsque l'air est absolument calme; les cristaux de glace s’orientent alors en tombant de façon à ce que leurs plus grandes facettes soient verticales, et les phénomènes observés s’expliquent alors dans leurs moindres détails.
- Les nuages formés par de l’eau, solide ou liquide, occupent dans l’air une hauteur de 10 à 12 kilomètres; leur naissance et leur disparition troublent incessamment la basse atmosphère, produisent le vent et la pluie
- ainsi cette zone inférieure est constamment agitée, à l’image de la vie humaine; plus haut, au contraire, les étendues transparentes de la haute atmosphère donnent le spectacle d’une éternelle sérénité, et c’est pour cela, sans doute, que toutes les religions y ont placé leurs dieux. Tout cela s’explique : dans l’atmosphère supérieure, la température ne descend jamais au-dessous de — 20 degrés; un air aussi froid est nécessairement sec; point d’eau, par suite point de vent, puisque le vent est fils de la pluie.
- Pourtant, il faudrait se garder de croire que la haute atmosphère garde éternellement la même transparence ; à certaines époques, il semble qu’un voile très léger en ternisse la clarté ; le bleu du ciel se lave de blanc ; parfois même il prend des teintes roses, rouges ou verdâtres qu’on pourrait attribuer, n’était leur constance, à des reflets d’aurores boréales. Les physiciens se servent, pour étudier cette transparence de la haute atmosphère, à'actinomètres formés par un thermomètre très sensible, entouré d’une enceinte qui le protège contre le rayonnement venu du dehors, sauf dans une seule direction, qu’on pointe vers le Soleil ; il suffit alors qu'un nuage, visible ou invisible,
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- CE SPLENDIDE HALO SOLAIRE A ÉTÉ PHOTOGRAPHIE: EN 1903 PAR M. QUÉNISSET, ASTRONOME Les halos sont, avec les arcs-en-ciel et les couronnes, des phénomènes optiques célestes fréquemment observables dans nos climats. Dus à la réfraction ou à la réflexion de la lumière du soleil ou de la lune dans les cristaux de place qui constituent certains nuages, les cirrus et les cirro-stratus, les halos entourent ces astres d’un ou de deux cercles lumineux d'un très bel effet.
- passe devant l’astre pour que la baisse du thermomètre en révèle l’existence.
- Un exemple entre cent fera comprendre 1 intérêt de ces observations : on n’a pas perdu le souvenir du piteux été de 1912, pluvieux et froid, où les collégiens, sans compter leurs maîtres, déplorèrent les vacances ratées et allèrent jusqu’à accuser le Soleil d’infidélité; l’astre du jour n’y était pour rien, et pourtant, les actinomètres d’Europe, d’Amérique et d’Afrique ma rquèrent tous, à partir du 20 juin, une baisse brusque qui se maintint pendant tout le reste de l’année ; sur les plus hauts plateaux, au centre des continents, où les nuages n’apparaissent que rarement, le ciel avait pris un aspect « brouillé » qu’on ne lui voit point d’ordinaire.
- Donc, sans erreur possible la cause du phénomène résidait dans la haute atmosphère météorologiste américain très connu, M. Abbot, chercha l’origine de ce vode anormal ; il la découvrit, devinez où ?... dans une formidable éruption qui avait embrasé, du 6 au 8 juin, un volcan presque inconnu du territoire de l’Alaska, le Mont Kitmaï.
- Ce cataclysme aurait pu passer inaperçu si le steamer Manning ne s’était trouvé, par hasard, à 150 kilomètres de là ; du navire, on vit avancer dans le ciel un nuage épais, accompagné de tonnerre et d’éclairs, qui arrêta la lumière pendant deux jours et déversa sur le pont une couche de cendres volcaniques dont l’épaisseuratteignit 30 centimètres. Or, dans ces puissantes éruptions, toutes les cendres ne tombent pas sur le sol ; la puissance de l’explosion les entraîne avec une colonne de gaz chauds vomis par le volcan, jusqu’à vingt ou même trente kilomètres de hauteur ; elles retombent alors en nappe
- sur la haute atmosphère, où elles se répandent avec une rapidité prodigieuse et où elles se maintiennent souvent plusieurs années ; tant qu’elles sont là, elles voilent la clarté du Soleil, dispersent et renvoient vers l’extérieur une partie de sa chaleur, c’est ainsi que, par une conséquence assez paradoxale, les éruptions volcaniques ont pour effet de rafraîchir la température Si l’on en doutait on n’aurait qu’à jeter les yeux sur le graphique que nous donnons en dernière page de cet article, sur lequel on constate aisément que les principaux
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- CETTE TROMBE FUT OBSERVÉE A DIFPPE, LE 19 SEPTEMBRE 1897, A 1 HEURE DE l’a PRÈS-MIDI Certains nuages noirs et bas, analogues aux nuages orageux, s’allongent parfois à leur partie inférieure, pour former les trombes et .les tornades qui balaient le sol ou la mer en laissant après elles la destruction ou la tempête. On a cru longtemps que l’eau, dans le cas .ides trombes marines, s’élevait en tourbillonnant à la rencontre des nuages (théorie de l’aspiration). La science a réfuté cette conception du phénomène mais les explications quelle en a données sont encore très contradictoires.
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- L'HISTOIRE DES NUAGES
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- 1900
- 10 ANNEES
- LES ÉRUPTIONS VOLCANIQUES DIMINUENT PENDANT LONGTEMPS LA RADIATION SOLAIRE Les principales chutes de cette courbe de la radiation solaire suivent les grandes éruptions volcaniques. Les nappes de cendres vomies par les volcans restent longtemps immobiles dans la haute atmosphère et, par suite, tamisent les rayons solaires et rafraîchissent la température.
- abaissements de la courbe succèdent à de grandes éruptions volcaniques. Le cas le plus célèbre et le mieux étudié est celui de l’épouvantable catastrophe qui,le 26 et le 27 août 1883, détruisit l’île de Krakatoa, dans l’archipel de la Sonde ; l’explosion fut si violente qu’une montagne de 500 mètres s’enfonça à 300 mètres sous la mer, produisant un raz de marée qui avait un mètre de haut au Cap de Bonne-Espérance, et qui se propagea jusque dans la Manche; le souffle de l’explosion donna une vague aérienne qui fit trois fois le tour du globe; les cendres projetées s’élevèrent jusqu’à 32 kilomètres et couvrirent toute la haute atmosphère d’un nuage continu qui, un an après, se tenait encore à quinze kilomètres d’altitude; cette nuée persistante de cendres volcaniques couvrit toute la terre, fit perdre au soleil un cinquième de son éclat et donna lieu, d’un bout à l’autre du globe, à de splendides crépuscules rouges qui se manifestèrent pendant deux années.
- Ainsi, au delà des nuages visibles, l’atmosphère renferme des poussières qui tamisent la radiation du soleil. On peut aller plus loin et dire que l’atmosphère agit dans son ensemble comme un vaste nuage, qui disperse la lumière solaire et en arrête au passage près de la moitié. La coloration bleuâtre des montagnes montre que l’atmosphère, même la plus limpide, agit à la manière d’un verre coloré, plus transparent pour le bleu et le violet que pour le jaune et le rouge. Voici un
- autrefait d’observation courante; les étoiles sont invisibles en plein jour, et pourtant, nous savons qu’elles brillent au ciel du même éclat que la nuit ; nous ne les voyons pas parce qu’elles ne tranchent pas sur le fond du ciel, aussi lumineux qu’elles. Ainsi, chaque pan de la voûte céleste nous envoie de la lumière, et surtout de la lumière bleue, qu’il a empruntée nécessairement au Soleil lui-même; l’atmosphère diffuse donc de la lumière, tout comme les nuages, et la seule différence consiste en ce qu’elle choisit, dans le spectre des couleurs, le bleu et le violet, pour les renvoyer de préférence aux autres. Et ceci entraîne une conséquence assez curieuse : si vous pouviez, monté sur le dos de quelque chimère, vous élever à cent kilomètres au-dessus du sol, c’est-à-dire aux confins de notre atmosphère, le ciel vous apparaîtrait, en plein midi, comme un grand voile noir, où les étoiles brilleraient comme des clous d’argent et d’or, tandis que le Soleil, tout ruisselant de lumière, montrerait un disque presque bleu, bordé d’une mince bande rouge; ainsi, l’azur céleste est fait avec le bleu dérobé par l’atmosphère au grand luminaire. Sans la science, nous regarderions toutes cer merveilles sans les comprendre ; mais elles deviennent plus belles encore lorsqu’on pénètre les mystères de la majestueuse féerie que le ciel déroule à nos yeux.
- L. Houllevigue.
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- LE LABORATOIRE D'OU SORTENT NOS LOIS
- l’hémicycle de la chambre des députés pendant les travaux exécutifs "en 1913 On voit ici les immenses échafaudages qui ont servi en iç)t3 à améliorer les disposi-sitions relatives à l’éclairage et à la ventilation. En raison du peu de solidité de l’édifice et pour éviter le moindre coup de pioche, les travaux ont été exécutés exclusivement à la
- perceuse électrique et au chalumeau,
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- LE LABORATOIRE D’OU SORTENT NOS LOIS
- Par René MILLAUD
- SECRÉTAIRE-RÉDACTEUR DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS
- C'est aujourd’hui, 1er juin, que la nouvelle Chambre, élue aux scrutins des 26 avril et 10 mai derniers, entre en fonctions, le lundi même de la Pentecôte. Ainsi le veut la Constitution qui n’a pas admis qu’un Parlement prit chômer les jours de fête. Dès demain, les nouveaux députés vont se mettre au travail de la vérification des pouvoirs que couronnera, vers le 15 de ce mois, l’élec-
- commencé, de parcourir celle-ci, en nous attachant, dans cette promenade que nous nous efforcerons de faire complète, à découvrir surtout les corns ignorés, ces coins que non seulement le public, mais la plupart des députés même, n’ont point le temps ni la curiosité de visiter.
- tion du bureau définitif. Mais on peut dire que la véritable besogne parlementaire ne commencera que dans trois semaines environ, lorsque cette tâche aura pris fin. D’ici là, un peu comme des explorateurs qui débarquent sur une île inconnue, nos honorables auront tout loisir de procéder à leur installation dans la demeure qu’ils vont occuper quatre années durant. C’est le vrai moment, nous semble-t-il, avant que les gros débats n’aient
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- VOICI LA SONNETTE DU PRÉSIDENT
- Debout devant son fauteuil, surveillant l’orateur qui parle à la tribune, le Président domine la salle, un coupe-papier d'une main, l'autre main posée sur la sonnette. t elle que représente notre photographie est la troisième depuis /dûO. Vue sonnette neirve est toujours tenue en réserve pour le cas où celle en service -viendrait à être fêlée d’un coup de battant trop nerveux, comme cela est déjà arrivé, précisément sous une présidence de M. Deschanel.
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- LA SCIENCE E7 LA VIE
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- Entrons donc. Mais ne pénétrons pas, comme tout le monde, par le quai d’Orsay. Cela, ce n’est pas la vraie porte du Palais-Bourbon. Nous, nous y accéderons par la rue de l’Université, en passant sous le portique majestueux qui ouvre sur la cour d’honneur. C’est par cet escalier de pierre qu’en 1830, s’avança Charles X pour inaugurer le monument et qu’avant la guerre, alors que la Chambre des Députés s’appelait Corps législatif, on montait jusqu’à ces deux immenses portes de bronze qui avaient, on
- l’avouera, une autre allure que cette sorte de soupirail qui est utilisé aujourd'hui.
- A notre droite et à notre gauche, de hautes murailles nous enserrent, percées de fenêtres : à droite, celles des annexes de la bibliothèque, à gauche, celles de la qui sture. Au-dessus, des appartements privés. Le Palais-Bourbon ne contient pas seulement, en effet, des législateurs fabricants de lois; mais il loge aussi une bonne partie de son personnel. C’est ainsi que 10(i ménages y occupent actuellement des locaux disséminés unpeu partouttl d’iné* ale
- I.A GUÉRITE DU FACTIONNAIRE A LA GRILLE DU QUAI D’ORSAY On procède chaque année à la toilette du Palais-Bourbon : remplacement des xntres brisées, installation de châssis neufs; capitonnage des coussins affaissés ; jusqu'il la guérite du factionnaire, que ous nos troupiers doivent envier, à laquelle on redonne, de temps à autre, du lustre et du brillant,
- importance, mis gratuitement à la disposi'ion d’un grand nombre de fonctionnaires de la Chambre, depuis le secrétaire général de la Présidence jusqu’aux gardiens surveillants, en passant par le médecin du Palais et le secrétaire général de la questure.
- Tout le personnel n’a point trouvé à s’}’ loger, puisqu’il compte 325 employés, se décomposant ainsi : Piésidence, 11; Cabinet du président, 6; Compte rendu analytique, 14; Sténographie, 25; Procèv-verbai x et expédition des lois, 15; Questure, 8 ; Matériel, 5; Caisse, 3; Bibliothèque, 7; Archives, 5; D vers, 21 ; Huissiers et assimilés, 73; Hommes de service, 132.
- Avant d’entrer, jetons un rapide coup d'œil à droite. Deux portes basses attirent nos regards: celle des Archives et celle de la Caisse. Aux Archives sont déposés depuis 1814 tous les documents qui intéressent la Chambre: originaux des propositions de loi, procès-verbaux de commissions, dossiers d’élections, et aussi les milliers de pétitions qui arrivent annuellement à la Chambre et qui viennent dormir ici leur dernier sommeil. C est également aux Archives qu’est
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- LE LABORATOIRE DOU SORTENT NOS LOIS
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- PLAN GENERAL DU PALAIS-BOUR BON
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- Ce plan, reproduit ici à l'échelle de O m 0006 par mètre, a été dressé par les soins du service des Travaux à la Chambre; on y a fait figurer, en dehors de la Chambre proprement dite, le Palais de la Présidence. Le terrain occupé mesure 34 000 mq., dont 15 000 couverts de constructions.
- rédigée cette admirable table analytique des annales parlementaires qui permet, en un instant, de retrouver tout le curriculum vitæ d’une loi, depuis le moment où elle n’était que s mple projet jusqu’à celui de sa promulgation.
- La Caisse est plus modestement logée : un bureau, des plus exigus, pour le trésorier, une salle, à peine plus vaste, coupée en deux par un grillage, pour les employés qui payent. Et cependant, il se brasse ici un mouvement de fonds considérable, qui dépasse, à certains mois, le million.
- C’est à ce guichet que les députés viennent
- émarger, douze fois par an, un douzième des quinze mille francs que leur alloue l’Etat, diminué des retenues pour la retraite, l’abonnement sur les chemins de fer et la cotisation à la buvette, et qui leur est payé — pa ticularité à noter — en espèces et en billets strictement neufs, tels qu’ils sont sortis des bal «nciers de la Monnaie ou des presses de la Banque.
- A gauche, par la fenêtre entr’ouverte, des tintements éperdus se font eniendre: c’est la salle du téléphoné : huit cabines y servent à lelier la Chambre à Paris et à la province avec cet avantage, assez appréciable, que les communications interurbaines émanant
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- LE VENTILATEUR-ASUIRAIEUR DE LA CHAMBRE DES DÉBUTÉS Ce ventilateur, disposé dans le sous-sol, est exactement semblable à celui fixé au cintre, qui refoule l’air vicié. Il est actionné par un moteur électrique ; prenant l’air à l’extérieur, il le chasse avec violence à travers des cloisons garnies d'ouate où il abandonne les poussières et les germes qui peuvent le souiller.
- d’ici ont la priorité, à titre officiel, sur celles du commun des mortels.
- Et maintenant, pénétrons dans la salle Casimir Périer, celle qui s’ouvre devant nous et au fond de laquelle se voit le bas relief qui commémore les fières paroles de Mirabeau : « Allez dire à votre maître... » A droite et à gauche, deux courts escaliers de quelques marches conduisent à la salle des séances. Nous ne la décrirons pas, car elle est connue de tous. Disons seulement qu’elle mesure 30 m de diamètre sur 16 m de haut, qu’elle renferme actuellement 602 places, soit 5 de plus qu’au départ de la dernière Chambre, et qu’on y est très mal assis, mal chauffé et mal éclairé.
- Il faut reconnaître que le triple problème de l’installation, du chauffage et de
- l’éclairage dans un aussi vaste vaisseau, n’est pas aisé à résoudre. On y est à peu près parvenu, mais au prix de moyens de fortune dont aucun ne vaut celui qui serait le seul efficace: la démolition et la reconstruction. Au lendemain du vote de la Constitution, la salle des délibérations du château de Versailles avait été calculée pour une réunion possible de500membres environ ; elle occupe une superficie de 590 m. Celle du Palais Bourbon dans laquelle, en 1879, 559 députés durent, tant bien que mal, se réinstaller, mesure à peine 440 mq : or il y a aujourd hui 43 personnes de plus à asseoir : on devine que c’est aux dépens du confortable de tous.
- Le chauffage et la ventilation laissent également fort à désirer. Et cependant le système employé est fort ingénieux. L’air qui remplit la salle n’y pénètre pas directement : il est aspiré de l’extérieur, par un ventilateur placé dans le sous-sol sous la Cour du pont, quai d’Orsay, passe dans des radiateurs où circule de la vapeur d’eau; une fois porté à la température voulue, il pénètre dans une salle spéciale, dite salle des mélanges, à travers des cloisons filtrantes où il dépose la plupart de ses principes nocifs, puis, de là, se répand par des bouches de chaleur dans l’hémicycle même. Par suite de la différence de densité, cet air chauffé tend à monter et à s’échapper par une série d’ouvertures disposées tout autour de la verrière lumineuse qui éclaire la salle. Un second ventilateur, logé dans les combles, contribue d’ailleurs à hâter cette évacuation.
- Voilà le principe : la réalité ne laisse pas, malheureusement, que d’être différente. Il s’en faut de beaucoup, en effet, que la température reste constante dans la vaste salle. Que la discussion, qui s’éternisait en présence de quelques rares auditeurs, vienne à s’animer soudain, et que nos honorables, attirés par le désir d’assister à quelque incident sensationnel, affluent en foule : le thermomètre accuse, en moins de cinq minutes
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- LE LAB0RA701RE-D0U SORTE AT NOS LOIS
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- LE BUREAU DU COMPTE RENDU
- C'est ici que se fait T « analytique »t qui parait aussitôt apres la séance. A gauche le chef du service, M. Louis Paulian, bien connu par ses ouvrages sur ta mendicité et le monde des prisons.
- LA SALLE DU CINQUIEME BUREAU DE LA CHAMBRE
- Ce bureau a eu récemment son heure d'actualité ; c'est autour de sa table en fer à cheval que se sont assis les commissaires enquêteurs chargés de faire la lumière sur le document Fabre.
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- LA SCIENCE EL LA VIE
- CHAMBRE DES DÉPUTES
- EN CAS D’ALERTE
- Consignes relatives à la fermeture des grilles et portes dans Fintérieur du .Palais
- 1" F*orte8 intérieures sur les escaliers G & I.
- Os deux portes seront fermées p»r les garçons de bureau de la Questure.
- 2' Portes intérieures sur les escaliers J 6c K.
- Ces deux (tories seront fermées par les garçons de bureau des Commissions S à 12.
- 3* Portes Intérieures sur les escaliers D&£
- Ces deux portes seront fermées par le garçon affecté aux bureaux 4 û 7.
- 4° Escalier communiquant' de la Commission 15 à la cour Molô-
- Cel escalier sera constamment tenu fermé
- 5* Escalier menant de la Salle des 4 Colonnes au vestibule de la Cour d'honneur.
- Cet escalier sera fermé sur le vestibule par le garçon de bureau du fumoir.
- G" Porto vitrée de la Salle des 4 Colonnes communiquant avec le Jardin.
- Cette porte sera fermée par te garçon de senicc dans celle salis.
- 7‘ Salle des Pas-Perdus.
- Toutes lc9 portes vitrées de cette salle «loiiru.ul sur la terrasse, aerout fermées par le gardicn-suncillanl do sen icc. ^ .
- 0° Porte de la rotonde du vestibule de la grande galerie de la Présidenco menant aux salles du public.
- Celle porte sera topuo fermée par l'un des boumies de service à la roloude.
- 0e Porte vitrée extôrieuro de la rotonde, ù côté du bureau de tabac.
- Celle porto sera fermée h clef par l'homme de service.
- IC* Porto vitrée de l'entrée des billets (cour du Pont).
- Cette porto sera fermée pa/ les hommes de service qui t'y trouvent.
- Palah-Bpurbon, le U janvier 1804.
- Il* Porte vitrée du couloir des urinoirs qui donne sur l'escalier dos galeries. Celle porte sera tenue fermée.
- 12° Grille placée au bas de l'escalier des tribunes aboutissant au couloir de la Salle des Gardes. *
- Cette grille sera ferthee j*n* les hommes de service placés dans le couloir de ladite salle.
- 13k Porte communiquant du couloir à la Salle des Gardes.
- Celle porte sera fermée par les hommes de service placés dans le couloir de Imlile salle.
- 14* Grille placôo dans le pourtour de la Salle des séances au bas de l'escalier D. (Tribune ,du Bureau.)
- Celle grille sera fermée pur le gnrçou de -tmjrr dans le pourtour.
- 15" Porte Intérieure de la Salle des Conférences donnajnt au pourtour de la Salle des séances.
- Cette porte sera fermée par les garçons pivpnscs à la vente des timbres-poste.
- 16“ Portes extérieures de la Buvette ot de la cuisine donnant sur le jardin.
- Ces portes seront fermées par les gnrçons préposés t\ la Uuvctle.
- 17" Portes des lavabos donnant sur l’escalier conduisant ù. la Poste.
- Cette jKirtc sera fermée par les^huuiines île service de la Salle des Conférences.
- 18* Grille intérieure du Bureau de poste.
- Cette grille sera fermée par le concierge de la Porte-Noire.
- 19° Porte du couloir du Bureau des Pro-oôs-Vorbaux donnant sur l'cscalicr G.
- Celle (torlo sera fermée par le garçon chargé du vestiaire dit des Procès-Verbaux.
- Les Qiesteüïs,
- BIZARELLÏ, ROYER, GUILLEMET.
- rvw. — kUTTUOS. 4. I» Uwln 4»
- UN EXEMPLAIRE DES CONSIGNES D’ALARME Le <) décembre 18ÿ3> Vanarchiste Vaillant jetait une bombe dans rhémicycle de la Chambre des Députés; il eût pu s'enfuir, les issues u'ayant pas été fermées ; seul un hasard providentiel permit de découvrir le criminel à temps. Un mois après, jour pour jour, on affichait au Palais- Bourbon, des consignes formelles relatives à ta fermeture de toutes les issues en cas d'alerte.
- deux ou trois degrés de plus. Il faut aussitôt modérer l’action des radiateurs. A cet effet sous la travée où siège l’Extrême-Gauche, est installé un local minuscule, invisible pour les non initiés. C’est là que se tient, en permanence, le piqueur des travaux, qui est relié, par un microphone, avec les sous-sols et le cintre. Un ordre est aussitôt lancé
- par lui, mais on comprend que les variations de température ne vont pas sans heurts, très préjudiciables aux bronches ei aux crânes des assistants: de telle sorte qu’on peut dire que le système est loin de réaliser la perfection; par contre, il n’est pas très onéreux, puisque, pour se chauffer, la Chambre ne dépense, annuellement, que 80 000 francs.
- En ce qui concerne l’éclairage, il se fait, comme on le sait, par un vaste plafond lumineux qui occupe tout le centre de la salle. Il y a là, au-dessus du verre dépoli qui tamise la lumière, 500 lampes de 50 bougies et 266 de 34, ce qui représente un coquettotal de3 » 01*4 bougies. Quatre allumages sont possibles : le premier, très faible, qui permet de passer, sans transition appréciable, du jour à la lumière artificielle; le second et le troisième s’étagent entre le crépuscule et la nuit complète. Quant au quatrième, il constitue ce que l’on pourrait appelerle grand jeu; il fonctionne pou les séances importantes et les discussions animées. Le tout est commandé du même endroit que le chauffage, c’est-à-dire du petit réduit dont nous avons parlé.
- Le courant est fourni par une véritable usine placée dans les sous-sols de la rue de l’Université, comportant huit dynamos, actionnées par autant de moteurs à gaz d’éclairage, et une batterie d’accumulateurs de 1800 ampères. En pleine charge on arrive ainsi à fournir 1900 kilowatts environ, ce qui n’est cependant pas suffisant pour assurer en même temps le double service de la Chambre et de la Présidence, dont les salons sont contigus au Palais-Bourbon. Aussi, les soirs de réception présidentielle, ne faut-il pas être surpris de voir la séance levée de très bonne heure; un débat qui se prolongerait serait une véritable catastrophe pour
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- LES BOUTONS d’aLERTE A l’aRRIÈRE DE L’ESTRADE PRÉSIDENTIELLE Il suffit d’appuyer sur des boutons dissimulés derrière une-tenture, pour faire tinter à chaque porte une sonnerie qui prévient les hommes de service d’avoir à fermer les issues. Ce système doit être incessamment remplacé par un autre plus rapide et mieux approprié.
- le président et ses invités. Ajoutons, pour en finir sur cette question, que l’éclairage coûte 85000 francs par an, que touche, à forfait, un entrepreneur qui prend à sa charve la respon* abilité, l'entretien et les réparations du service.
- Avant de quitter la salle, grimpons l’escalier qui conduit au fauteuil du Président : derrière lui, au-dessous de la grande tapisserie qui orne le mur du fond, une petite boîte se d issimule modestement. Elle contient cinq boutons d’ivoire qui correspondent aux
- quatre portes par lesquelles la Chambre communique avec le dehors et avec le poste où couche la compagnie de garde. Une alerte se produit-elle, ou un attentat comme celui que commit il y a quatre ans sur M. Briand, un individu nommé Gizolme et au cours duquel M. Mirman, assis comme commissaire du gouvernement au banc d^s ministres, fut blessé d’une balle de revolver; il suffit d’appuyer sur les cinq boutons en question. Immédiatement les garçons de service, qui veillent aux portes, et dont c’est
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- LA BUVETTE OU SE DÉSALTÈRENT NOS DÉPUTÉS
- On ne trouve, à la buvette de la Chambre, que des consommations assez peu variées. Il est bon d'ajouter que les parlementaires supportent tous les frais de ce service.
- LA CENTRALE ELECTRIQUE DU PALAIS-BOURBON
- Huit groupes électrogènes (dynamo-moteur à gaz) débitent chaque jour les 1 Soo kiloxuatts nécessaires pour l'alimentation des 7 000 lampes dont 766 assurent l'éclairage du grand plafond.
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- LA CUISINE DE LA BUVETTE
- Un percolateur, un fourneau à gaz assurent la confection du bouillon, du chocolat, du thé et autres boissons chaudes que les parlementaires trouvent à la buvette. Les jours de grande séance, le service laisse, paraît-il, fort à désirer.
- la principale consigne, ferment celles-ci; personne ne peut plus sortir ni rentrer. Et, d’autre part, la compagnie de garde prend les armes. Ces mesures spéciales datent du jour où Vaillant lança sa bombe fameuse et où toutes les issues étant restées ouvertes, il faillit s’échapper. Il est évident, d’autre part, qu’avec des précautions semblables, un nouveau dix-huit Brumaire serait bien difficile.
- En longeant le bureau du président, jetons un coup d’œil à la sonnette : celle-ci, sans être neuve, est assez jeune encore, puisqu’elle ne date que de 1900. La précédente, qui dort actuellement dans un coin de la bibliothèque, fut fêlée à la suite d’un choc trop violent que lui valut, au cours d’une séance fameuse, l’impatience du président actuel ; elle datait de 1850.
- Sortons maintenant par la droite : nous passerons devant un réduit analogue à celui où se règlent le chauffage et l’éclairage. C’est ici qu’est la « petite buvette », où sont rangées, sur des étagères, des bouteilles variées : de l’eau-de-vie, du rhum, des amers, de l’eau.
- Là se tient en permanence, un employé auquel incombe le service du « verre d’eau », c’est-à-dire qui a la charge d’apporter, à l’orateur qui est à la tribune, sa boisson favorite.
- Nous voici revenus dans les couloirs : devant nous s’ouvre la salle des conférences, contiguë à la buvette et aux lavabos. La buvette est trop connue pour que nous la décrivions, mais ce que l’on connaît moins, c’est la petite cuisine qui se trouve derrière, et où mijotent, sur un fourneau à gaz, le chocolat, le café et le thé que l’on tient toujours à la disposition de nos honorables. C’est à cela d’ailleurs et à quelques autres boissons telles que bière, limonade, vins'de kola, de
- Porto, de Malaga, que se réduisent les douceurs de la buvette, et il y serait, par exemple, aussi difficile d’y dîner que d’y déjeuner, car les victuailles consistent simplement en jambon et en fromage de gruyère.
- Il ne faut pas oublier, d’ailleurs, que la buvette, contrairement à une légende trop répandue, ne coûte rien aux contribuables : elle est alimentée, en effet, par les deux tiers d’une retenue mensuelle de 15 francs opérée sur l’indemnité législative, dont le dernier tiers sert à solder l’abonnement des députés sur les chemins de fer. Or, la recette ainsi obtenue dépasse de beaucoup ce que
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- LA SCIENCE El LA VIE
- LE « GRAND SECOURS )) CONTRE L’INCENDIE 6o 000 litres d’eau dorment dans le vaste réservoir caché au-dessus de l’hémicycle, à quelques mètres de la verrière. Ils serviraient à noyer la salle sous une véritable trombe liquide. Des bouches d'incendie sont en outre disséminées dans tout l’édifice.
- coûte la buvette, au point que l’on peut, chaque année, reporter cet excédent partie à la caisse des pensions des anciens députés, et partie au profit de certaines œuvres de bienfaisance
- Suivant notre route, nous voici conduits à la bibliothèque, la plus belle salle, sans contredit, du palais. Ici sont réunis plus de 400 000 volumes, qui s’augmentent chaque année, grâce au crédit de 20<>00 francs prévu au budget de la Chambre. Dans le nombre figurent des pièces uniques : tous les documents originaux relatifs au procès de Jeanne d’Arc; la plupart des manuscrits de
- Jean-Jacques Rousseau, etc. La bibliothèque offre, en outre, un double avantage. Eiie renferme une collection complète de tous les journaux de Paris et de la province que, à l’inverse de celle conservée à la Nationale, il est loisible de consulter à tout instant. Et, d’autre part, il est permis aux députés de sortir, sur leur simple signature, les volumes dont ils ont besoin et qu’il peut leur être utile ou avantageux de consulter chez eux.
- A travers la porte vitrée de la bibliothèque, nous apercevons le salon de coiffure, où coiffent et rasent deux habiles figa-ros : en 1913, ils ont « fa't » 9762 barbes et 1 634 tailles, ce qui est un intéressant record lorsqu’on songe que le total des vacances parlementaires, pendant lesquelles le palais est désert, atteint cinq mois.
- Voici la poste, annexe de celle qui ouvre ses guichets en bas, rue de Bourgogne, mais qui est exclusivement réservée à MM. les députés. Ceux-ci peuvent ainsi y écrire, tout à leur aise, sans craindre les indiscrétions, et y recevoir leur courrier qui est rangé à chaque distribution, dans une case que chaque député possède à son nom. Continuons toujours. Nous voici à nouveau dans les couloirs : nous allons visiter les annexes du palais. Cette porte à gauche conduit au bureau de 1’ «Analytique », où l’on rédige celui des deux comptes rendus qui paraît le soir de la séance, imprimé qu’il est au palais même; le compte rendu /n e.v/e/7-so, rédigé par les sténographes, dont le bureau se trouve un peu plus loin, n’est publié que le lendemain matin par l’Officiel. De-ci, de-là, des portes s’ouvrent sur les salles de commissions: en voici une particulièrement célèbre, celle du cinquième bureau : c’est là cjue, il y a deux mois?
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- UN SOUVENIR DES INONDATIONS : LES LAMPES AU BENZOL Les eaux de la Seine envahirent lors de la crue de JÇ)10 la salle des machines du Palais-Bourbon et il fallut chaque jour vers quatre heures interrompre quelques minutes les débats pour permettre au personnel de disposer dans l’hémicycle des lampes au benzol.
- siégeaient les commissaires enquêteurs chargés de faire la lumière sur le document Fabre.
- Voici le «petit local où l’on enfermait jadis, pour quarante-huit heures, les députas qui se refusaient systématiquement à obtempérer, en séance, aux injonctions du président. Aujourd’hui, le petit local n’existe plus en tant que prison : il a été transformé en cabinet médical et en salle de repos.
- Une visite aux greniers ne manque'pas non plus de pittoresque : dans un coin, on peut voir les grandes lettres en bois, garnies de lampes électriques, et découpées en forme de R et de F, qui servent à orner la façade les jours de fête nat’onale ou de réception officielle; plus loin, un vaste réservoir qui peut contenir 60 000 litres d’eau ; c’est le «grand secours» que l’on pourrait utiliser en cas d’incendie et qui permettrait de faire pleuvoir un déluge dans la salle des séances.
- Une promenade sur les toits, par beau temps, offre aux regards une vue étendue : d’ici, l’on peut apercevoir une partie de Paris, soit que l’on regarde du eôté de la Madeleine, soit que l’on contemple, par-dessus la cour d’honneur, les fins clochers de Sainte-Clotilde.
- Un petit grenier est plus particulièrement curieux, c’est celui qui surplombe le grand salon de la présidence; lorsqu’il s’y donne une fête, un homme passe sa soirée caché dans ce réduit obscur, pour surveiller ce qui s’y passe : et cela depuis qu’à une fête présidentielle on découvrit, dissimulé dans un coin, un anarchiste qui se préparait à renouveler le coup de son ancêtre Vaillant...
- Voici notre visite achevée. Pour sortir, nous n’aurons qu’à traverser le salon de la
- Paix, la rotonde, passer devant le bureau de tabac et les salles réservées au public. Mais avant de quitter définitivement le palais, citons quelques chiffres ; ils ne manquent point, dans l’espèce, d’avoir leur éloquence.
- Le budget de la Chambre, pour 1914, s’est élevé au total coquet de 12 041 988 francs, sur lesquels, il est vrai, l’indemnité législative figure pour 8 955 000 francs. Il est à remarquer que ce chiffre est le produit exact des 15 000 francs multipliés par 597, nombre officiel des députés au cours de la législature qui vient de finir. Et, cependant, ce
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LES LAMPES A INCANDESCENCE DANS LA VERRIÈRE 5oo lampes de 5o bougies, 266 de sont disposées en demi-cercles concentriques (A) au-dessous du toit vitré (B) et assurent l’éclairage de la salle à travers le plafond en verre dépoli. Le schéma encadré indique la disposition de la verrière au-dessus de l'hémicycle.
- chiffre de 597, en particulier cette année, ne fut jamais atteint, par suite de décès, démissions ou élections aux fonctions de sénateur. Ce qui veut dire que la somme correspondante à l'indemnité d’un député décédé ou démissionnaire ne tombe jamais en annulation de crédit; elle est affectée à la caisse des retraites, dont le portefeuille est toujours déficitaire.
- Sur ce total de 12 041 988 francs figure encore l’indemnité spéciale du Président : 72 000 francs et celle des questeurs : 27 000 francs. Les employés encaissent 1 196 000 francs sur lesquels 60 000 sont affectés au service de leur caisse. L’habillement des huissiers et gens de service se fait à assez bon compte : 41 000 francs seulement. La Chambre entretient et renouvelle son mobilier moyennant 75 000 francs, et pour 80 000, elle répare ses murs, refait ses toits, nettoie sa façade. Les médailles et insignes grèvent son budget d’une somme assez élevée : 44 800 francs ; les abonnements du Journal Officiel car chaque député a droit au service de cette gazette sévère —
- de 25 988 francs; le service médical, de 16 200 francs. Elle dépense en outre 3 000 francs pour ses voitures.
- Mais ce qui lui coûte vraiment très cher, ce sont les impressions, qui lui reviennent à 560 000 francs par an. Chaque jour, on peut le dire, voit éclore une proposition nouvelle émanant de l’initiative parlementaire : tel député propose la construction d’un canal de Paris à la mer, celui là un remède contre les épizooties; tel autre est l’inventeur d’une formule nouvelle d’impôt sur le revenu. Toutes ces propositions sont composées, imprimées, et distribuées à domicile.
- Tels sont les chiffres du budget de la Chambre, ils sont élevés, certes, mais on doit reconnaître qu’ils ne sont pas excessifs, étant donné la complexité des services qu’ils ont pour objet de rétribuer. Et si on les comparait à ceux qui s’appliquent à certains parlements étrangers, on reconnaîtrait, de bonne foi, que l’avantage est peut-être de notre côté.
- René Millaud.
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- LE FIL HELICOÏDAL
- SCIE LES PIERRES LES PLUS DURES
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- Par Victor RAYNOUARD
- INGÉNIEUR DES ARTS ET MANUFACTURES
- Il est assez curieux de constater, qu’à notre époque et en plein Paris, on scie encore parfois les pierres à bras d’hommes. On peut voir, tous les jours, dans les chantiers des entrepreneurs de bâtiments ou des marbriers pour monuments funéraires, des ouvriers actionnant lentement dans un bloc de pierre, une scie sans dents qu’ils arrosent de temps en temps d’un mélange de sable et d’eau.
- Et cependant, le sciage mécanique des roches remonte à plus de seize siècles. Ausone poète latin du iv(! siècle, dans son Ode à la Moselle, parle de scies à marbre mues par l’eau.
- Le sciage à la main tend cependant à disparaître et à être remplacé par un procédé fort ingénieux, dans lequel on a remplacé la lame par un câble sans fin formé de trois cordes métalliques tressées en un seul toron, auquel on a donné le nom de fil hélicoïdal.
- L’idée d’employer une cordelette métallique pour scier la pierre à l’aide d’un corps rodant pulvérisé et délayé dans l’eau n’est pourtant pas nouvelle. Elle est due à un Français, Eugène Chevallier, qui prit un brevet pour cette invention le 8 avril 1854. C’est en France qu’ont été faites, depuis peu, les applications les plus intéressantes du fil hélicoïdal. C’est aussi en 1854 que Georges Hermann, constructeur mécanicien à Paris, fit les premiers essais de sciage de la pierre et du granit à l’aide du diamant.
- C’est là le point de départ du fil hélicoïdal, que son auteur n’a pas vu fonctionner pratiquement. C’est seulement en 1880 que Paulin Gay, de Nîmes, en collaboration avec un constructeur belge, Michel Thonar, en fit le premier l’application dans une carrière.
- Chevallier, certes, n’avait pas prévu qu’on isolerait des immeubles et qu’on ferait une tranchée dans le Pont-Neuf, à l’aide de son appareil. Il faut cependant reconnaître qu’il avait envisagé tout le parti qu’on pouvait tirer de son procédé pour le sciage, sur
- chantier et en carrière, car voici dans quels termes il résume les revendications inscrites dans sa demande de brevet :
- « En résumé, je revendique essentiellement, comme base de mon invention, l’emploi, comme organe de sciage, d’un ou de plusieurs fils ou cordes ou chaînes métalliques, agissant en mouvement rotatif continu ou alternatif, manuellement ou mécaniquement, avec la propriété d’une flexibilité et d’une réduction linéaire pour attaquer au même instant le même bloc suivant tous contours imaginables que peuvent réclamer la sculpture, la statuaire, la mosaïque et autres produits artistiques et industriels.,»
- Le principe du sciage par le fil hélicoïdal est le suivant : une cordelette sans fin, composée, comme il a été dit, d’un toron de trois fils d’acier, est animée d’un mouvement de translation, et entraîne une matière usante granuleuse, en appuyant fortement celle-ci sur la roche à scier.
- La matière rodante est du grès additionné d’eau, mélange auquel on adonné le nom de « service ». Le filet d’eau qui se mélange à la substance rodante en facilite l’entraînement et empêche réchauffement du câble. La jonction des deux extrémités du câble de sciage se fait par «épissure» c’est-à-dire qu’en détordant, sur trois ou quatre mètres de longueur, les fils des deux extrémités et en les coupant à des longueurs différentes, on reforme la cordelette avec les brins défaits. C’est un procédé simple et pratique.
- Une des principales difficultés qu’on a rencontrées dans la pratique, résidait en effet dans la réunion des extrémités du fil. On a essayé la brasure et la soudure; mais le fil se rompait fréquemment au point de jonction jusqu’au jour où un ouvrier eut l’idée de l’épissure. C’est le procédé encore en usage aujourd hui.
- Si les essais ont été longs et les tâtonnements nombreux, en revanche les résultats obtenus ont été excellents. Après dix ans d’essais divers, on est arrivé à obtenir des sciages d’une régularité parfaite, tout en dou-
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- EMPLOI DU FIL HÉLICOÏDAL POUR LES SCIAGES COURBES SUIVANT GABARIT
- Le fil hélicoïdal peut servir à faire des sciages courbes. Pour obtenir ce résultat, on place le bloc à scier sur un wagonnet circulant sur des rails perpendicidaires au fil ; en combinant la descente de celui-ci avec le déplacement du bloc, on peut obtenir des traits courbes et suivre un tracé dessiné sur le plan d'entrée du fil dans la pierre.
- Les montants A et B, dans lesquels coulissent les poulies de sciage, sont entretoisés par deux traverses C et D et articulés en E et F. Les gabarits ou modèles G à suivre par le trait de scie, sont fixés de chaque côté des montants de sciage et en regard de ceux-ci. Des pointes-guides P sont fixées dans le prolongement de la partie du fil qui travaille. Elles prennent appui sur les gabarits et provoquent l’inclinaisen des montants suivant les sinuosités du modèle que le fil est obliqé de suivre exactement. Les éléments de ces appareils à gabarit peuvent également être
- rendus mobiles et se déplacer sur rails, ce qui permet de suivre les contours les plus variés.
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- L EMPLOI DE LA DEBITEUSE A FIL SUR LES CHANTIERS REND LE SCIAGE RAPIDE ET ECONOMIQUE
- Le bloc à scier est placé entre deux montants le long desquels descendent les poulies de sciaqe qui forcent le fil à pénétrer dans la pierre de haut en bas La poulie inférieure placée à droite de l’ouvrier sert de contrepoids pour maintenir le fil constamment tendu.
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- a l'étranger aussi on a recours au fil hélicoïdal pour le sciage du granit L’entrepreneur chargé de la construction du Palais destiné au Parlement de l’Uruguay avait installé à Montevideo un atelier comportant dix débiteuses à fil ; en deux ans, il put façonner trois mille mètres cubes de pierre dure pour les soubassements de l’édifice,
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- Ui FIL HÉLICOÏDAL remplace la scie dans les chantiers de construction Un moteur quelconque A actionne la poulie B qui porte le fil hélicoïdal. Celui-ci passe ensuite sur une série de poulies C, D, D’, C’ dont les axes sont supportés par les montants de l'appareil de sciage proprement dit appelé débiteuse. De là le fil se dirige vers le chariot tendeur F puis revient vers la poulie motrice B. Le galet G y sert simplement de support. Dans les montants de la débiteuse coulissent les axes des poulies D et D’ • ces dernières descendent par leur propre poids ou bien on les entraîne en exerçant sur elles une pression ou une traction. Le bloc à scier est placé entre ces deux poulies qui servent de guide au fil et le forcent à descendre dans la pierre d'autant plus vite que la pression qu'elles transmettent est plus grande. Le fil n est que le véhicule de la matière usante : le grès se mélange à Veau dans un auget H dit « bac d’alimentation » et constitue le « service » qu’on amène sous forme d’un filet de la grosseur d'un crayon à l'entrée ^
- du fil dans la pierre. Le chariot tendeur sert à assurer au fil hélicoïdal une tension régulière; les poulies D et D', en descendant à mesure que le trait de sciepro- ,
- gres^e, font monter ledit chariot sur son plan !q
- incliné. Quand ces poulies remontent,le chariot tendeur descend. Le travail absorbé par une débiteuse de chantier de dimensions moyennes, c’est-à-dire sciant des blocs de 3'metres sur 2 mètres est de 2 chevaux, la vitesse linéaire du fil est de J à S mètres à la seconde. La surface sciée dans la pierre dure en une journée de travail, déduction faite des arrêts et des manœuvres, représente le travail de sept scieurs.
- LE FIL HÉLICOÏDAL
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- ne diffèrent les unes des autres que par les dimensions, par quelques détails de construction et aussi par la forme des chariots tendeurs.
- Le manque de place, ou la disposition particulière d’un chantier, peut amener à disposer deux appareils sur un même circuit de fil.
- La manœuvre des deux appareils reste alors indépendante ; le circuit et le chariot tendeur seuls sont communs. Ce dernier peut être vertical, à condition d’avoir une course égale à celles des deux débiteuses, il peut encore être incliné ou horizontal.
- On peut voir dans certains chantiers de
- Paris jusqu’à quatre débiteuses couplées deux par deux.
- Cependant, le dispositif qui consisterait à mettre en tandem deux, trois et quatre appareils sur un même circuit n’est pas à conseiller.
- On peut encore placer le tendeur vertical à proximité du montant de sciage opposé à la commande. Dans ce cas, le retour du fil se fait par une poulie placée à distance, ou, si la place fait défaut, immédiatement après le tendeur. Une débiteuse, sciant 3 m 50 de long, 2 mètres de haut, n’exige qu’un emplacement de 8 mètres de longueur et le circuit du fil a, dans ce cas, 28 mètres.
- Quand, dans un chantier, on ne dispose pas d’un appareil de levage qui dépose les blocs sur le truc de sciage, les manutentions sont longues et onéreuses.
- L’enlèvement du bloc déjà scié et les manœuvres d’amenée de celui qui va l’être, laissent la débiteuse inoccupée pendant la moitié des heures de travail.
- Le rendement se trouve, de ce fait, sensiblement réduit et le prix de revient augmente dans de notables proportions.
- On a cherché à remédier à ce grave inconvénient en employant un appareil mobile qui se déplace sur trois rails entre lesquels on dispose les blocs, que la débiteuse mobile scie successivement. La perte de temps entre chaque trait de scie est ainsi réduite aux quelques minutes qu’exige la manœuvre de l’appareil.
- Les appareils à fil employés dans les chantiers ou dans les ateliers sont munis d’un wagonnet et permettent de faire des sciages courbes en combinant à volonté la descente du fil et le déplacement du truc portant le bloc. Pour ce genre de
- POULIE PENETRANTE FONCTIONNANT COMME PERFORATRICE La poulie A, commandée par le fil, communique un mouvement de rotation à la couronne de perforation diamantée C. Le tout est supporté par un montant M haubanné et scellé dans la roche.
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- le ril hélicoïdal
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- APPAREIL POUR LE SCIAGE DES ROCHES EN CARRIÈRE Après avoir percé an trou comme l'indique la figure précédente, on enlève la poulie inférieure et la couronne diamantée, on remplace cette dernière par un tube fendu qui porte la poulie'pénétrante.
- travail, on réduit sensiblement la flèche du fil en augmentant sa tension par des contrepoids.
- On arrive ainsi à suivre à quatre ou cinq millimètres près le tracé fait aux deux extrémités du bloc. On peut remplacer ce tracé par deux profils en métal, semblables, scellés au plâtre et placés à l’entrée et à la sortie du fil.
- Quand il s’agit de répéter souvent le même profil il est préférable de se servir de la débiteuse à gabarit.
- Les montants de sciage sont reliés entre eux à la partie supérieure et articulés ; l’arrivée et le départ du fil se font dans le prolongement de l’articulation. A l’arrière de chaque poulie de sciage se trouve une pointe-guide qui vient prendre appui sur le gabarit en métal que le fil est appelé à suivie.
- L’appareil à gabarit peut également être mobile et se déplacer sur rails, comme l’appareil dont nous avons déjà parlé. Il peut porter dans ce cas un moteur électrique placé à la partie supérieure du portiqué.
- On obtient les vitesses de descente, (c’est-à-dire de sciage) suivantes à l’aide de la débiteuse de chantier dans des blocs de calcaires durs de deux mètres de longueur, l’alimentation étant régulièrement et normalement faite à l’aide de grès de bonne qualité : 150 millimètres à l’heure dans les marbres blancs ou de couleur et 300 à 600 millimètres dans les calcaires grossiers du bassin de Paris.
- Le sciage des roches dures telles que le granit et le porphyre a donné lieu à bien des essais avant qu’on ait pu obtenir la solution pratique actuelle, résultat de l’emploi combiné d’un « service » spécial et d’un appareil ad hoc.
- Le service se compose d’un mélange en
- volume de quatre parties de grès et d’une partie de grenaille.
- Dans la débiteuse à granit, on scie avec le brin supérieur du circuit, tandis que le brin inférieur passe sous le bloc et sous le truc, dans une rigole où on récupère le service, qui sert indéfiniment, à condition d’ajouter par semaine douze kilogrammes de grenaille neuve et du grès en proportion.
- A l’aide de ce procédé, on arrive dans des blocs de granit de dureté moyenne et de deux mètres de longueur, à réaliser une vitesse de sciage de 0 m 15 à 0 m 20 à l’heure.
- Lors de la construction du Palais législatif
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- POULIES I»K COMMANDE POUR UK SCIAGE D UNE IRANCHEE DANS UE TABLIER DU PONT-NEUF
- Sur une estocade en bois étaient installés les deux chariots tendeurs et les moteurs électriques actionnant lefil. Les montants de sciage étaient descendus dans des puits creusés, à l’extrémité de chacune des trois sections,à l’aide de perforatrices à^air comprimé.
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- VUE d’uNE SECTION DU taulier du pont-neuf après d'exécution d’un trait de sciage On exécutait dans chaque section quatre traits parallèles ; on pouvait ainsi enlever ensuite au coin des moellons de dimensions suffisamment réduites pour pouvoir être rejetés à bras d’homme hors de la tranchée avant d’être chargés dans des tombereaux.
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- SCIAGE DES FONDATIONS D UNE SOUS-STATION ELECTRIQUE
- En 1908, la Compagnie Générale Electrique de Paris a installé dans sa sous-station de la rue Saint-Koch, des transformateurs rotatifs, dont les trépidations auraient pu gêner les voisins. On résolut donc d’isoler l’immeuble en enlevant sur toute lahauteur de la façade
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- et derrière chaque pi'le du sous-sol une épaisseur de pierre de 5o mm. Le fil hélicoïdal destiné à scier les piles des fondations, était actionné par la poulie d’un moteur électrique que supportait un chariot tendeur A, susceptible de se déplacer le long de la plate-forme
- en bois couronnant le bâtiment.
- Le fil, équilibré par un contrepoids B, et guidé par la poulie C, descendait le long de la façade dans un puits creusé à 6m 5osous le trottoir. De là,il était renvoyé dans le sous-sol par la poulie D, passait dans quatremon-tants de sciage et faisait retour au chariot tendeur A par les poulies de direction E, F, H après a voir scié les quaire piles à la fois. En sciant un deuxième trait parallèle au premier, on a pu enlever sur toute la hauteur l’épaisseur de pierre prévue.
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- LE F JL HELICOÏDAL
- de Montevideo, dix appareils à granit ont scié les trois mille mètres cubes de granit absorbés par cet édifice.
- C’est surtout quand il s’agit de détacher les blocs de la masse en place, que le rôle du fil devient intéressant, car il supprime les explosifs et les coins.
- Que la carrière se présente à flanc de coteau, qu’elle soit en plaine et, par conséquent, en contre-bas des terrains avoisinants, que l’extraction se fasse à ciel ouvert ou en galerie, l’extraction au fil est toujours possible et pratique; l’installation seule varie.
- La commande du fil peut être fixe, c’est-à-dire à demeure; dans ce cas, on a recours aux poteaux d’orientation et aux montants à rotule. Elle peut être mobile et est alors électrique, avec chariot tendeur horizontal.
- Des traits de fil, parallèles au front de carrière, permettront de faire tomber les masses successivement.
- Si les bancs étaient verticaux ou se rapprochaient de la verticale, on ne rencontrerait, par suite, pas de lit à la base du trait; on donnerait aux montants de sciage une position presque horizontale, légèrement inclinée vers la roche, pour permettre l’introduction du service et on ferait un trait horizontal. Ce procédé est employé d'une façon courante et ne présente aucune difficulté.
- Si la carrière n’est pas dégagée sur deux côtés, on fait au fil perpendiculairement au front de carrière, deux tranchées parallèles, distantes de 20 à 25 mètres, assez larges pour utiliser la roche extraite. On installera ensuite les montants de sciage dans ces deux tranchées pour faire des coupes parallèles au front de carrière.
- La partie comprise entre les deux tranchées étant extraite, on continuera l’exploitation à droite et à gauche comme nous l’avons indiqué précédemment, pour le cas de la carrière accessible de deux côtés. On aura ainsi deux chantiers indépendants l’un de l’autre.
- Un emploi intéressant du fil hélicoïdal a été fait à Paris pour isoler un immeuble des maisons avoisinantes.
- Pour permettre d’installer à la sous-station électrique située 26 rue Saint-Rocll, des transformateurs rotatifs, on a scié les piles du sous-sol, qui supportent les charpentes en fer et la façade, en laissant un vide de 5 centimètres. Les vibrations ne peuvent donc se transmettre ni incommoder les voisins.
- Les travaux préparatoires ont été assez importants, on a installé sur le toit même de l’immeuble deux passerelles en bois, destinées à recevoir les chariots tendeurs et
- SCIAGE DE LA FAÇADE d’uN IMMEUBLE
- Le fil passe sur la poulie de sciage d'un montant horizontal K. Il s’enfonce dans le puits d’où il est renvoyé sur une poulie fixe M et il revient ensuite au chariot tendeur. l^e déplacement de la poulie K fait pénétrer le fil dans la façade.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- l'exploitation des carrières i:st rendue économique par l emploi du fil Les montants de sciage, maintenus verticaux par des contre fiches, sont placés face à face, le plus près possible du bloc à extraire. Le fil est orienté dans la direction voulue a l aide de poulies à rotules fixéesà l'extrémité du poteau visible au premier plan.
- les moteurs électriques, pour permettre de mener de front le sciage des deux côtés de la construction, le délai accordé pour l’ensemble du travail étant très limité.
- L’opération a été faite en deux fois. On a d’abord scié les piles du sous-sol, puis la façade. La pierre à scier était un calcaire très dur. Les prévisions faites au début du travail, considéré jusque-là comme impossible, ont été réalisées point par point.
- C’est par ce même procédé que l’on a scié une tranchée dans le tablier du Pont-Neuf. Le problème était le suivant : creuser dans le terre-plein du pont, composé de libages en roche de Bagneux, une tranchée de 2 m 25 de profondeur et de 1 m 30 de largeur, en laissant à la clef de voûte 50 cm d’épaisseur, sans ébranler celle-ci. Il ne fallait pas songer à employer les explosifs, ni même les coins ; on fit appel au fil hélicoïdal.
- Le terre-plein de la partie du pont comprise entre le quai des Grands-Augustins et la statue de Henri IV, est composé de terre et de débris de matériaux rapportés; il n’en est pas de même de la partie qui passe sur le grand bras de la Seine.
- Non seulement le tablier est, comme nous
- l’avons dit, composé de gros blocs de roche dure, mais les joints sont faits en béton de silex. Des rognons de quartz de la grosseur du poing s’y rencontrent fréquemment. Le travail a été exécuté en trois sections ayant respectivement 50, (50 et 68 mètres de longueur.
- En face de la place Dauphine, sur une estacade en bois, on avait installé deux chariots tendeurs avec moteurs électriques de 14 chevaux, et, à l’extrémité de chaque section, on avait foncé des puits dans lesquels on a descendu les montants de sciage.
- Dans chaque section on a fait quatre traits parallèles, pour permettre d’enlever au coin des moellons pouvant être jetés à bras hors de la tranchée. Le travail a duré un mois, et la circulation n’a pas été arrêtée sur le pont dont une moitié fut tout le temps laissée libre.
- Récemment, on est arrivé à appliquer le fil hélicoïdal au sciage des roches très dures, telles que les granits et les porphyres. Les résultats obtenus ont dépassé toute attente; la descente est plus rapide que dans les calcaires durs, le prix de revient du mètre carré scié n’est pas plus élevé que pour ceux-ci.
- V. Raynouard.
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- L’APPRENTISSAGE DES AVIATEURS
- Par Georges VERCOURT
- La hardiesse et l’habileté des aviateurs, font encore, et à juste titre, l’objet de notre admiration. On ne saurait nier, cependant, que l’aviation soit désormais sortie du premier stade de son développement, du stade héroïque, pourrait-on dire, où chaque envolée était une prouesse, qui exposait une vie humaine à mille dangers inconnus. Une expérience chèrement acquise permet d’éliminer progressivement les aléas de la locomotion nouvelle : des appareils de plus en plus solides, des moteurs de mieux en mieux étudiés, une exploration méthodique du fluide impalpable dont l’homme a usurpé le domaine, limitent dès maintenant les chutes d’aéroplane à des circonstances fortuites, à peu près du même ordre que celles d’où dérivent les accidents d’automobile ou de chemin de fer.
- Le grand public se fait, en général, une idée assez inexacte de cette heureuse évolution. Etat d’esprit bien compréhensible, puisque c’est l’élévation incessante et glorieuse des records de hauteur, de distance, de temps, qui marque, de la façon la plus frappante, les progrès accomplis; plus aptes encore, si possible, à susciter l’enthousiasme de la foule, sont les évolutions acrobatiques de quelques virtuoses de l’air. Or, la réalisation de ces performances exceptionnelles qui sont, par leur essence même, à la limite des possibilités présentes, s’accom-
- pagne de risques et parfois, hélas! de deuils, qui contribuent à créer, sur l’avenir de l’aviation, en tant que moyen de locomotion pratique, un scepticisme irréductible.
- Autrement significatifs et encourageants, sont, à ce point de vue, les résultats que les pilotes obtiennent dans leurs sorties courantes où, dégagés de tout souci du « sensationnel », ils ne demandent à leurs appareils que ce que ceux-ci peuvent réaliser normalement sous leur forme actuelle.
- Il y a déjà quatre ans — toute une époque dans l’histoire d’une invention qui ne date que d’une douzaine d’années— M. Painlevé, dans un livre sur l’aviation, pouvait affirmer, avec
- chiffres à l’appui, que les dangers affrontés par les aviateurs étaient plutôt inférieurs à ceux qui menacent les jockeys, les toreros, les dompteurs, les pêcheurs de Terre-N eu ve. Suivant toute probabilité, des statistiques plus récentes sur la sécurité en aéroplane seraient bien plus rassurantes.
- Un fait, en tout cas, est hors de conteste : l’éducation des hommes-oiseaux, c’est-à-dire l’époque de leur carrière autrefois parsemée des plus nombreuses embûches, a subi, depuis quelques années, une complète transformation. Alors que les précurseurs devaient s’aventurer du premier coup sur des appareils délicats et capricieux comme des pur-sang, dont la conduite en plein vol nécessitait, à
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- UNE LEÇON PRATIQUE SUR LE GOUVERNAIL DE PROFONDEUR Devant quelques élèves, un pilote modifie à la main l'inclinaison des ailerons de l'équilibreur, et explique V action qu'ils exercent sur l'appareil dans eurs différentes positions.
- LES MAINS SUR LA « CLOCHE » ET LES PIEDS SUR LE « PALONNIER », POUR LA PREMIÈRE POIS Un novice est installé à la place du pilote, sur un appareil immobile. En présence de ses camarades, le directeur de l'école de Eue, M. Collin, lui explique les manœuvres qu'il aurait à faire en plein vol.
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- L'APPRENTISSAGE DES AVIATEURS
- LES COMMANDES d’un MONOPLAN BLÉRIOT
- chaque instant, l’improvisation hasardeuse d’une manœuvre nouvelle, il existe désormais des écoles spéciales où des maîtres expérimentés conduisent sans danger les modernes Icares,par une progression savamment ménagée, à la maîtrise de l’atmosphère.
- Une visite à l’Ecole Blériot, installée à l’aérodrome de Bue est, dans cet. ordre d’idées, particulièrement édifiante. Nos lecteurs s’en rendront compte s’ils veulent bien suivre avec nous un élève pilote, piéton d’hier, oiseau de demain, dans les phases successives de sa formation technique.
- Avant tout, et de même que pour se faire marin il est bon de s’assurer d’abord que l’on ne craint pas le mal de mer, l’aspirant aviateur doit prouver qu’il a, si j’ose dire, le pied « aérien »; on lui en fournit l’occasion par une promenade d’une quinzaine de minutes où, dans un appareil biplace, un de ses futurs professeurs lui fait décrire, vers mille mètres d’altitude, d’élégants virages et des spirales savantes. En même temps qu’il s’accoutume au bruit étourdissant de l’hélice et à son souffle puissant, le nouveau venu peut ainsi se faire une idée du tangage et du roulis auxquels l’exposeront plus tard, s’il persévère, les fantaisies du vent.
- D’après M. Collin, le distingué directeur de l’Ecole, rares sont ceux qui, ayant trop présumé de la fermeté de leur âme ou de la solidité de leur estomac, renoncent, après cet] essai préliminaire, à leurs projets aéronautiques. La plupart ne sont que plus enthousiastes en revenant sur le sol et entreprennent avec ardeur le cours de leurs exercices.
- La première partie de l’apprentissage se fait « au point fixe ». A terre, le pilote chargé de l’ins-
- truction explique aux élèves le fonctionnement des différents organes de l’appareil. La marche du moteur, la manœuvre des commandes et leur action sur les gouvernails et sur le gauchissement des ailes sont, en substance, des notions assez simples pour que quelques démonstrations faites sur un avion au repos, puissent les rendre accessibles à chacun. Les intéressés ont d’ailleurs toute latitude, pendant leur séjour à l’école, de compléter ces notions mécaniques, en fréquentant les ateliers où l’on entretient les appareils de l’école et où l’on met au point aéroph
- Le pilote, assis sur un coussin en cuir, appuie ses mains sur un petit volant et ses pieds sur un levier transversal. Le volant est fixé sur un arbre articulé à la cardan à sa partie inférieure, et portant une demi-sphère métallique creuse, ou cloche, où aboutissent les fils de commande. En inclinant la cloche dans le sens longitudinal, on agit sur le gouvernail de profondeur, en l’inclinant latéralement. on produit le gauchissement des ailes. Le levier horizontal ou palonnier commande le gouvernail de direction.
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- LA CONDUITE DU « IMNGOUIN )) FAMILIARISE L’ÉLÈVE AVEC LES COMMANDES Az>ec son moteur de douze chevaux et sa voilure réduite, cet appareil ne peut s’envoler. Le z>ent tend, quand il roule, a lui faire décrire des zigzags. Le novice doit s’attacher à éviter ces écarts.
- l/INSTRUCTION SE POURSUIT SUR UN AVION PEU PUISSANT, QUI NE PEUT QUE VOLETER Quand Félève-pilote sait diriger le pingouin en ligne droite, il monte sur un appareil à r>oilure normale, mais à moteur faible, qui peut s'élever sur quelques dizaines de mètres, à proximité du sol.
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- L’A PP RENT ISS A GE DES A VIA LEURS
- avant leurs premiers essais. Après avoir ainsi lié connaissance avec son appareil, pour l’avoir observé et s’y être embarqué, alors que son moteur était immobile, l’apprenti pilote commence son entraînement pratique. Mais il faut se garder de croire qu’on va lui confier, dès l’abord, la conduite délicate d’un véritable aéroplane; pas plus qu’on n’apprend à monter à cheval sur une bête de course, on n’apprend à voler sur un appareil qui peut fendre les airs à plus de 100 à l’heure. La première monture ailée du débutant porte un nom qui en symbolise les médiocres aptitudes aériennes : on l’appelle, en terme de métier, un « pingouin ». Ces appareils d’étude se caractérisent par la faible puissance de leur moteur et par une voilure de surface environ moitié moindre que celle des véritables avions; aussi sont-ils absolument incapables de quitter le sol pour s’élancer dans les airs; ils roulent simplement à terre, propulsés par leur hélice qu’actionne un trois cylindres d’une douzaine de chevaux, à une vitesse maxima de 60 à 65 km à l’heure.
- Le novice, à qui l’on confie la direction d’un de ces oiseaux mutilés, doit tout d’abord s’exercer à lui faire parcourir sans écarts une ligne droite; cette tâche comporte, paraît-il plus de diffi-
- cultés qu’on ne
- le croirait. Si, en effet, les ailes du pingouin présentent à l’air une superficie insuffisante pour enlever l’appareil, elles donnent assez de prise au vent pour occasionner, quand le conducteur ne s’y oppose pas par des manœuvres adroites, les déviations les plus imprévues et des « tours de chevaux de bois », dont les spectateurs s’amusent fort. Le robuste châssis de ces machines d’instruction s’appuie, au repos, sur deux roues avant et une béquille arrière; en vitesse, seules les roues frôlent le sol et l’appareil obéit docilement aux gouvernails et au gauchissement des ailes, que son pilote commande exactement comme ceux d’un appareil volant. Par aillenrs, les x-andonnées sur « pingouin » ne préset ent pas plus de danger que l’apprentissage de l’automobile, puisque l’appateil est excessivement robuste et incapotable et que, dès qu’un obstacle «e présente, il suffit au conducteur de couper l’allumage pour s’arrêter en quelques mèti-es. A tel point que, dans cette première partie du programme, même les plus maladroits ne font pour ainsi dire jamais de « casse ».
- Suivant ses aptitudes, l’élève arrive à diriger correctement le pingouin en quelques heures ou en quelques jours. Quand il y est
- SUR UE « COTE -A-COTE », L’ÉLÈVE SE l’E R FT CT ION NE PAR 1.'EXEMPLE
- A l’encontre de ce qui a lieu dans les biplaces ordinaires, où les detix sièqes sont disposés en tandem, le pilote et son passager sont, dans cet appareil d’étude, assis à côté l’un de l'autre. Leurs pieds s'appuient simultanément sur un palonnier, spécial.
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- LA SC J EN CE El LA VIE
- l’aÉROPARC DE BUC PHOTOGRAPHIÉ DU HAUT DES AIRS Sur cette vue « à vol d'aéroplane » on distingue les hangars, les ateliers, F école et, tracée en blanc sur le sol, la circonférence dans laquelle les pilotes doivent savoir atterrir pour passer leur brevet.
- LE MATÉRIEL DE L’ÉCOLE BLÉRIOT FORME UNE VÉRITABLE FLOTTILLE AÉRIENNE Grâce à des appareils nombreux, de puissance croissante, on peut ménager dans Vapprentissage des pilotes une lente progression, qui les met en mesure, peu à peu, de diriger les avions les plus rapides.
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- LES PROFESSEURS DE l’ÉCOLE DE BUC SONT DES PILOTES d’üNE HABILETÉ CONSOMMÉE Les principes de l'aviation sont inculqués aux débutants par des virtuoses de l’air : témoin cette photographie d’un des chef s-pilotes, volant la tête en bas au cours d’un magistral « looping ».
- parvenu, il est admis à tenter sa première sortie du nid, sur un véritable aéroplane. Même alors, d’ailleurs, on ne lui demande pas de conduire un grand oiseau migrateur: ses talents doivent auparavant s’affirmer sur un appareil à moteur peu puissant, qui n’est guère capable de s’élever au-dessus du sol qu’à une faible hauteur et par bonds successifs de quelques dizaines de mètres.
- Une fois que ces sautillements sans grand risque ont familiarisé le futùr pilote avec la sensation du vol, on le fait monter sur un avion à moteur faible encore, mais susceptible cependant de survoler de bout en bout le champ d’aviation sans se poser sur la terre ferme. L’élève exécute alors par temps calme des vols rectilignes dans les deux sens, en atterrissant à la fin de chaque parcours pour virer sur le sol et repartir en sens inverse.
- Entre temps, l’élève est initié aux manœuvres plus particulièrement délicates sur un appareil spécial, le « côte à côte », où, assis de front avec un professeur exercé, il appuie ses pieds, en même temps que celui-ci, sur le palonnier qui actionne le gouvernail de direction et voit comment le pilote exécute les différentes manœuvres.
- Dès qu’il a acquis, par la pratique et par l’exemple, les principaux réflexes qui lui permettent d’agir opportunément, par ses mains et par ses pieds, sur les organes de commande, et de couper l’allumage en temps utile pour atterrir sans à-coup, l’écolier, en passe de devenir maître, va enfin diriger un aéroplane de puissance modérée, mais capable de voler longtemps et de virer dans l’espace. Ses premières évolutions ont alors pour champ le tour de l’aérodrome, qu’il doit accomplir en tournant de droite à gauche, car c’est dans ce sens que l’action giratoire de l’hélice a naturellement tendance à faire dévier l’appareil. Après le tour de piste à gauche, viendront l’atterrissage imposé dans un cercle de 100 mètres de diamètre marqué en blanc sur le gazon, puis le tour de piste à droite, et enfin les vols de hauteur à une centaine de mètres et les parcours en huit autour de pylônes plantés sur le sol en des points définis.
- Ainsi, progressivement et sans heurt, le nouvel adepte se trouve à même de se servir de ses ailes avec assez d’assurance pour passer les épreuves prescrites par l’Aéro-Club de France à tous ceux qui briguent son brevet de pilote.
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- LE CHASSIS ET LA DIRECTION I)'üN AÉROPLACE BLÉRIOT On s'est attaché, dans les modernes chariots ci voile, à allier la solidité à la légèreté. La direction est assurée par un volant dont l’arbre agit par /’intermédiaire de câbles sur l'essieu arrière qui est pivotant. Le pilote, et le passager sont assis Vun derrière l’autre à ras de terre.
- Il va de soi que le pilote qui vient de passer son brevet ne devient pas de but en blanc un aviateur hors ligne; mais seule l’expérience personnelle, fruit d’un entraînement continu, pourra désormais le perfectionner encore. Pour se préparer, par exemple, au brevet militaire, qui impose aux candidats, entre autres, un vol en triangle de 50 km de côté et un voyage aller et retour de 150 km, les élèves poursuivent quelque temps encore leurs vols d’essai, dont ils augmentent progressivement la longueur et la durée. Quant à la suprématie qui est l’apanage de quelques privilégiés, elle ne leur est conférée que par quelque performance inusitée, où les circonstances mettent en relief leurs talents.
- Cette esquisse rapide d’une pédagogie bien nouvelle, tant par son objet que par ses méthodes, n’en fait peut-être pas entièrement ressortir la valeur et l’originalité. Il suffit cependant de se reporter de quelques années en arrière pour apprécier l’immense pas accompli : les élèves des frères Wrigïit, qui avaient appris à voler en montant à côté d’eux, et en posant leur main gauche sur le volant ou « cloche » que le pilote actionnait de sa main droite, devinrent des aviateurs gauchers ; les élèves de ceux-là,
- pour une raison analogue, furent droitiers. Par ce détail caractéristique, on comprend combien les leçons d’aviation étaient alors sommaires et leurs résultats aléatoires. Une fois livrés à eux-mêmes sur les appareils puissants qu’ils venaient d’acquérir, les premiers fervents du nouveau sport se trouvaient désemparés au moindre accroc, et, dès leur première sortie, cassaient infailliblement « du bois » si même ils n’avaient pas d’accident plus grave. Aujourd’hui à l’école de Bue, grâce à un plan d’études logique, à un matériel abondant qui permet de ménager une transition presque insensible du simple roulement au vol véritable» l’apprenti aviateur prend peu à peu confiance dans son appareil et dans ses propres moyens; il devient un beau jour apte aux longs voyages et aux manœuvres les plus hardies sans parfois avoir brisé la moindre traverse ou rompu un seul tendeur.
- Ici comme partout, les nombres ont leur éloquence : plus de six cents brevets ont été passés à l’Ecole Blériot, depuis sa fondation, sans qu’aucun des élèves ait été victime d’un accident réellement séi'ieux; seul, un imprudent, qui voulut quitter son pingouin avant que celui-ci fût complète-
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- ment arrêté, tomba et eut une jambe brisée; il ^serait injuste de mettre cette chute sur le compte de l’aviation, puisque n’importe quel voyageur, en descendant d’un autobus en marche, s’expose au même risque.
- Le temps nécessaire pour former un aviateur est naturellement variable suivant l’adresse plus ou moins grande du sujet; les conditions atmosphériques interviennent aussi pour beaucoup. Si, en effet, les professeurs de l’Ecole, pilotes d’une habileté consommée, volent couramment par des vents de 25 mètres et exécutent magistralement les plus extraordinaires prouesses, les élèves ne peuvent poursuivre leur entraînement que par beau temps, en l’absence de toute brise. Alors que, pour les plus habiles, une dizaine de leçons, dont la durée effective n’excède pas quelques heure s, suffit à l’accomplissement de tout le programme, le séjour des élèves à l’Ecole se prolonge en moyenne, grâce aux intempéries, jusqu’à quatre ou cinq semaines.
- Les loisirs forcés de ces futurs maîtres du vent ne sont pas perdus : quand Eole est trop irrité pour que les novices puissent s’essayer à le dominer, ils mettent à profit sa colère pour pratiquer, sur le vaste champ de Bue, un sport que la maison Blériot a remis au goût du jour : l’aéroplage.
- L’idée d’adapter une voile sur un véhicule
- terrestre remonte loin dans l’histoire. Quelques auteurs du xvne siècle, entre autres Milton dans son Paradis perdu, parlent des brouettes chinoises que le vent pousse en s’engouffrant dans une voilure rudimentaire; les Célestes utilisent encore aujourd’hui couramment cç moyen de transport peu banal (1).
- En Europe, le premier char à voile semble avoir été construit par l’ingénieur Stephinus pour le compte du « Très Illustre prince Guillaume d’Orange comte de Nassau ». Il existe à la Bibliothèque Nationale une gravure représentant cet étrange véhicule: d’après l’inscription qu’on y peut lire, cette nef à quatre roues, avec 28 personnes à son bord, fit une fois « en l’espace de deux heures, 14 lieues de Hollande de chemin, à savoir de Scheveningen jusqu’à Putten, de telle vitesse qu’il était impossible que ceux qui étaient dessus fussent reconnus par ceux qu’ils rencontrèrent..., de sorte qu’un cheval courant ne l’eût guère pu suivre ».
- Malgré les reproches qu’on fit lors de leur apparition à ces voitures d’un nouveau genre, qui effrayaient les chevaux lorsqu’elles circulaient sur les routes et mécontentaient les pêcheurs en effarouchant le poisson, quand elles longeaient la mer ou les rivières, quelques autres inventeurs en
- (1) Voir la Science et la Vie, n° 11, page 212.
- AVANT I,K DEPART
- d’une course d’aéroplages Les deux fins voiliers se préparent à rivaliser de vitesse. Pour que son esquif ne soit pas, avant le moment voulu, emmené par le vent, un des passagers fait frein en laissant traîner ses pieds sur le sol.
- 2
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- l’aéroplagf. charme les loisirs des aviateurs Quand un vent troj) fort interrompt leurs exercices aériens, les élèves-pilotes parcourent le champ de Hue en aéroplage, s'habituant ainsi aux fantaisies de la brise.
- construisirent des modèles variés. Le principe de la voile fut un peu plus tard appliqué aux traîneaux et donna naissance â 17» e-hoat, fort en honneur, depuis, dans les pays à hivers rigoureux.
- Après ces débuts, la voiture à voile semble avoir été abandonnée pendant fort longtemps; ce n’est guère que ces dernières années qu’on la retrouve,sous le nom d’aéroplage, sur les grèves sablonneuses des stations balnéaires où elle connaît enfin la vogue sportive.
- Dans la forme qui lui a été donnée, d’après les brevets de l’ingénieur Cazin, dans les ateliers Blériot, l'aéroplage est
- essentiellement constitué par un léger châssis à quatre roues, portant, à l'avant, un mât vertical qui soutient, par l’intermédiaire de deux vergues, une voile triangulaire. Pour assurer la stabilité latérale, les roues avant, auxquelles l’effort transversal du vent est transmis directement par le mât, sont plus écartées que les roues arrière ; l’essieu de ces dernières est d’ailleurs articulé sur le corps du châssis et le conducteur peut l’orienter à volonté pour virer, g Quand leur voile est gonflée par une bonne biise, ces gracieux chariots avancent à des vitesses d’automobile; le passager et le pilote, assis l’un derrière l’autre en tandem et à ras de terre, y goûtent sans danger les voluptés de delà vitesse. Ils peuvent, d’ailleurs, en manœuvrant habilement leur voile, remonter le vent comme sur un véritable voilier en « tirant des bordées ».
- Le champ de Bue, que des spectateurs nombreux envahissent, certains jours, pour y goûter le spectacle des randonnées aériennes les plus vertigineuses, des « loopings » et « des descentes en feuille morte » les plus impressionnants, offre donc, en temps normal, un attrait analogue à celui des coulisses d’un théâtre : on y découvre, en quelque sorte, l’intimité de l’aviation. Et cette découverte est du plus haut intérêt, puisqu’elle peut détruire, chez les craintifs, des préventions injustifiées et éveiller, chez les plus aventureux, des vocations d’aviateur qui s’ignoraient.
- Georges Vercourt.
- Les renseignements et les photographies nécessaires à la rédaction tle cet article nous ont été obligeamment communiqués par la Société Blériot-Aéronautique, oute de la Révolte, à Levallois-Perret (Seine).
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- MONTE-CHARGE POUR HAUTS FOURNEAUX
- Les hauts fourneaux qui servent à la fabrication de la fonte ont jusqu’à 25 mètres de hauteur; ils absorbent par jour plus de cinq cents tonnes de minerai, de coke et de produits calcaires.
- La manutention de ces masses .énormes de matières ne peut se faire rapidement et à bas prix, que par des ascenseurs électriques. Ces installations rappellent de très près les chemins de fer funiculaires qui gravissent les flancs de nos montagnes.
- Les rails de ces monte-charge sont posés
- sur des plans inclinés reliant le sol à la galerie qui couronne le haut' fourneau. Les cages sont constituées par des bacs métalliques agencés de manière à se déverser automatiquement dans le gueulard. Deux bacs sont suspendus aux deux brins d’un même câble métallique, enroulé sur le tambour d’un treuil électrique. De cette manière, un bac monte pendant que l’autre descend. On réduit ainsi les frais de main-d’œuvre, car il faudrait une véritable armée pour alimenter ces appareils colossaux.
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- FAC-SIMILÉ EN VRAIE GRANDEUR D’UNE PLAQUE POSITIVE POUR CINÉMATOGRAPHE BETTINI
- Sur cette plaque sont groupés, en 36 rangées de seize, 5/6 instantanés. *Un film contenant le même nombre d’images mesurerait environ 12 mètres. Alors que cette longueur de pellicule coûte, avant l’impression, 6 francs, une plaque Bettini revient à o fr. 20,
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- LES PLAQUES PEUVENT REMPLACER LES FILMS POUR LA PRODUCTION DES VUES ANIMÉES
- Par Louis VILLIERS
- Il n’y a pas encore tout à fait vingt ans que le cinématographe a fait son entrée dans le monde. Et pourtant que de perfectionnements en ces quelques années ! Quelle diffusion surtout! Quoi qu’en aient dit certains auteurs dramatiques, au cours d’une enquête récemment publiée, le cinéma fait au théâtre une concurrence terrible. Elle ne peut que grandir avec le temps, en raison de l’augmentation ridicule et constante du prix des places dans les salles de spectacles où l’on « parle encore », comme disait dernièrement un humoriste.
- Partout donc, dans les cinq parties du monde, aussi bien à Pékin qu’à Paris, à Sydney ou au Cap, le cinématographe est roi. Partout il ravit d’aise ses spectateurs, par milliers, par centaines de mille, par millions.
- Ce triomphe a été '.limité jusqu’ici par des inconvénients; ils semblaient, hier encore, insur monta-bl es. On ne saurait, en effet, imaginer les immenses développements que prendrait l’industrie cinématographique si quelque chercheur de génie la transformait soudain ; si, au lieu de demeurer le monopole de fabricants outillés spécialement, le cinématographe pouvait devenir, du jour au lendemain, un instrument récréatif à la portée de tout le monde, comme ces menus appareils
- photographiques dont le succès est si grand depuis un quart de siècle.
- Qui n’a son kodak en voyage? Qui fait aujourd’hui du tourisme sans emporter en bandoulière le minuscule appareil grâce auquel les sites, les épisodes gais ou touchants des excursions peuvent être pris sur le vif. Ces clichés évoqueront devant ceux qui sont restés au logis les joies multiples et les incidents de route de ceux qui ont eu la chance de voyager.
- Mais, supposons que les touristes et les voyageurs, au lieu de rapporter de leurs randonnées des clichés où chaque personnage reste figé dans l’immobilité photographique, aient la double facilité de saisir le mouvement de ces mêmes personnages et de le reconstituer ensuite, de cinématogra-phier, en un mot, la vie telle qu’ils l’ont rencontrée partout où les a conduits leur fantaisie, ou leurs occupations, pour la retracer ensuite avec toutes ses phases, sa sincérité, sa vérité. Quel pas en avant! Quelle conquête nouvelle!
- Tel fut le rêve de plus d’un parmi ceux qui se sont ardemment attelés, depuis quinze ou seize ans, au perfectionnement du cinématographe : dégager l’invention des technicités coûteuses, incommodes, dangereuses à l’occasion, et la mettre à la portée de tous; faire que le cinématographe n’ait plus besoin, pour émerveiller, d’une salle de spectacle, mais puisse se contenter du salon, de la salle à manger ou d’un mur du foyer familial.
- Ce problème, des plus ardus, M. Bet-tini, déjà connu par
- DE vues
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- B
- La lanterne de projection B envoie ses rayon t lumineux sur un premier prisme à réflexion totale C qui les dirige successivement sur chacune des images de la plaque A. Le faisceau lumineux traverse ensuite l’objectif D ; l’image est finalement projetée sur l’écran F par un second prisme à réflexion totale E.
- ses nombreux et intéressants travaux touchant l'industrie des machines parlantes, vient de le résoudre.
- Il a établi, dès à présent, dans les conditions les plus surprenantes, ce qu’on appellera demain le cinéma de poche. A la vérité, son appareil pourrait tenir dans une poche pourvu qu’elle fût grande.
- Le principe de l’appareil a ceci de particulier qu’il est paradoxal. Qu’on en juge : au lieu de faire défiler les vues, prises ou projetées, devant un objectif fixe, c’est l’objectif que M. Bettini déplace!
- Examinons d’abord l’appareil qui sert à projeter (le même peut servir à prendre les vues avec une simple modification). Nous voyons une sorte de boîte en aluminium, ressemblant assez à un petit coffre-fort transportable. Il n’est plus ici question de bandes, mais de plaques en verre, qui descendent à mesure que la prise de vues avance, au moyen d’une crémaillère.
- Les images sont au nombre de 576 par plaque, soit 36 lignes de 16 vues chacune. Elles sont obtenues sur une plaque un peu plus grande que le format 13 X 18, exactement 216 mm X 131 mm.
- Placée verticalement dans l’appareil, cette plaque est munie sur l’un de ses côtés d’une bande métallique à crémaillère qui est fixée de façon à faire corps avec elle et peut être raccordée rapidement à la crémaillère de la plaque suivante, par superposition.
- De cette façon, l’on peut faire passer dans l’appareil un nombre quelconque de plaques sans solution de continuité, comme s’il s’agissait d’un large ruban de verre.
- Pour éclairer les vues au moment de la projection, une petite lampe à incandescence avec condensateur accompagne l’objectif dans tous ses déplacements, éclairant successivement chaque image.
- Ce mode d’éclairage très simple permet
- MARCHE DES RAYONS LUMINEUX DANS L’APPAREIL DE PROJECTION BETTINI
- A
- P
- F
- de brancher la prise de courant '
- sur la douille d’une lampe à incandescence de l’appartement. Il va de soi que pour les appareils destinés à fonctionner loin de toute source électrique M. Bettini se sert d’une minuscule dynamo, ou d’accumulateurs.
- La lampe à incandescence peut être remplacée par une source de lumière plus puissante, une lampe à arc, par exemple : mais, bien entendu, celle-ci n’accompagne pas l’objectif dans ses déplacements, elle est fixe, et les rayons lumineux qu’elle projette, parallèlement à la plaque, sont dirigés sur cette dernière par le prisme à réflexion totale. (Voir le schéma en haut de la page.)
- Deux prismes et un objectif sont reliés entre eux ; ils sont solidaires d’un chariot guidé par deux glissières parallèles et auquel un peigne imprime des déplacements successifs de la largeur d’une image.
- La manivelle de l’appareil actionne ce peigne, et le chariot se trouve entraîné dans un mouvement de va-et-vient continu avec arrêt en face de chaque image. Lorsqu’il arrive à l’extrémité d’une ligne, un déclanchement se produit qui fait descendre la plaque d’un cran de sa crémaillère; la ligne suivante se présente alors au niveau du système optique. Celui-ci est très léger, ce qui permet son arrêt brusque sans qu’il se produise de choc ébranlant l’appareil. 11 n’en serait pas de même si la plaque devait au contraire se déplacer pour présenter successivement ses images devant un système optique fixe, car son poids, assez considérable, ne permettrait pas, sans danger pour le mécanisme et pour la stabilité de l’image sur l’écran, des arrêts brusques à chaque dixième de seconde environ.
- Le schéma ci-dessus montre que la prise des vues, ainsi que leur projection,sont faites dans un plan perpendiculaire au plan de la plaque-
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- De sorte qu’une objection vient immédiatement à l’esprit : comment un objectif qui se déplace de 0 m 13 dans le sens de son axe optique peut-il donner sur l’écran des images superposables ? Celles qui sont projetée s lors qu’il est vers l’arrière de l’appareil ne devraient-elles pas être plu« grandes que celles qui sont projetées lorsqu’il est à l’avant, c’est à-dire plus près de l’écran?
- Non, car il faut ten*r compte de ce fait que le cliché a été obtenu avec le même système, et que, par conséquent, on a obtenu une image de l'objet plus petite lorsque l’objectif était vers l’ar>ière, et plus grande Ion qu’il était vers l’avant. Il en résuhe qu’il y a, lors de la projection, une compensation exacte.
- La netteté du cliché reste parfaite: les objectifs à court foyer ont une assez grande profondeur de champ pour donner, sur le verre dépoli, une image excellente d’objets situés en des plans différents.
- L’expérience prouxe, d’ailleurs, que la superposition et la netteté sont telles que, malgré la petite d mt-nsion des images (6 ntmx7 mm 1/2), on peut sans inconvénients obtenir une bonne projection de 1 m 40 de côté, ce qui représente un coefficient d’agrandissement linéaire de 180.
- L’appareil à prendre des vues, s’il est distinct du précédent, ne comprend, bien entendu, comme système optique objectif et un prisme.
- Enfin 1 appareil tient dans le coffret dont il est parlé plus haut; un magasin le complète, avec 12 plaques de verre qui se succèdent automatiquement. On peut donc enregistrer 6 912 images sans recharger.
- Pour la commodité des projections, les avantages sont incroyables : le nombre de plaques disponibles est infini puisqu’il suffit de les superposer au fur et à mesure de leur passage dans l’appareil.
- M. HETTINI MANŒUVRANT SON APPAREIL DE PROJECTION L’objectif monté sur un chariot passe successivement devant chaque chché dont il projette les images sur l'écran grâce au montage optique représenté page 3,<f2. Quand le chariot est arrivé au bout d’une rangée de vues, la plaque descend d’un cran, de manière à amener devant l'objectif, dont le mouvement change de sens, la ligne de vues qui suit.
- , qu un
- Ce n’est pas tout; l’inventeur a pensé que les familiers de son invention ne se contenteraient pas des vues prises par eux-mêmes; ils voudraient aussi pouvoir projeter des scénarios imaginés par les entrepreneurs de cinématographes-spectacles. A cet effet il a construit une machine spéciale qui permet de reporter sur plaques de verre les bandes usitées dans le commerce par le cinématographe à pellicules.
- Ainsi, la simplicité de la découverte est encore plus grande qu’on ne pouvait l’espérer.
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- PREPARATION D UN NÉGATIF SPIRALOIDE POUR CINÉMATOGRAPHE-JOUET
- Le film ordinaire à ruban quil s'agit de reporter sur les plaques * circulaires négatives du cinématographe-joue* se déroule devant un objectif. Chaque plaque est montée sur un cadre animé d'un mouvement tel que les images successives se rangent sur la plaque suivant une spirale. On obtient ainsi un négatif qu’on transforme, par simple contact, en positif, sur le disque pelliculaire utilisé pour la projection.
- Avec cette boîte de Pandore, l’amateur pho tographe le moins expert devient cinémato-graphiste.Les appareils de M. Bettini réalisent le cinématographe domestique.
- D’un maniement si simple qu’un enfant le peut employer après dix minutes de démonstration, l’appareil à plaques ne représente pas seulement un perfectionnement, mais encore le remplacement si désirable de la bande qui se détériore si aisément et qui coûte fort'cher, par une matière très résistante et moins dispendieuse : le verre.
- La grande question du cinématographe à l’école s’en trouve résolue du coup.
- Avec quelle véhémence les apôtres de l’instruction par l’image n’ont-ils pas appelé l’aitention des pouvoirs compétents sur la nécessité d’introduire le cinématographe dans les cours et dans les classes de nos établissements d’enseignement.
- Quelle différence, a-t-on dit et redit, il y aurait demain, entre l’enseignement de l’histoire naturelle, par exemple, celui de l’histoire tout court, des Beaux-Arts, des sciences, tel qu’on l’a pratiqué jusqu’ici, et celui qui sera prodigué à la ieunesse de
- demain, sur l’écran explicatif, saisissant toujours, du cinématographe!
- Il y avait loin, hier encore, du souhait à la réalisation. Hier encore on objectait aux ardents propagateurs de l’enseignement par le cinéma que si les villes sont outillées presque toutes en distribution électrique, il reste environ 30 000 villages en France, peut-être davantage, qui n’ont pas le courant à leur disposition. Comment ferait-on pour introduire l’enseignement cinématographique dans ces communes?
- Le déplacement d’une voiture électrogène avec tout son attirail, venue de la ville la plus proche, est trop onéreux pour que des conseils municipaux en prennent les frais à leur charge. D’autre part, l’enseignement par le cinématographe doit être sous la main de l’instituteur, comme les agrès de la gjnnnas-tique. Chaque jour ou presque, les écoliers devront prendre la leçon par les yeux, comme aujourd’hui la leçon leur est inculquée par l’oreille. Où prendre les fonds indispensables à l’installation du cinématographe à rubans ?
- Une ligue s’est formée qui, dès Octobre
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- prochain, propagera les leçons cinématographiques dans quelques lycées et collèges du territoire. Quelle agréable surprise pour ses fondateurs lorsqu’ils apprendront que l’appareil tant souhaité, conçu sur des idées nouvelles, est maintenant à la portée des budgets communaux les plus modestes! Ses plaques de verre coûteront, paraît-il, quelques centimes, et le démonstrateur les arrêtera comme il voudra pour une explication, pour une observation à côté, pour un interrogatoire des élèves! C’est merveilleux.
- Voilà donc l’instituteur pourvu. Si nous revenons à l’amateur, nous le voyons ciné-matographier la nature vivante avec la même facilité qu’il prend aujourd’hui des photographies de natures'mortes.
- Il développera lui-même ses négatifs, établira les positifs, et pourra conserver indéfiniment une collection de clichés représentant l’image de sa vie quotidienne.
- Quand il voudra enrichir cette collection de scènes différentes, fixées par n’importe quelle agence de films, il lui en coûtera quelques centimes à peine pour se procurer, reportées sur verre, les actualités les plus variées, les bandes amusantes ou dramatiques, le roman, le théâtre, qui compléteront ses séries instructives .
- Et quelles joies danslecercle de famille! Distraction économique, constamment variée; spectacle dans un fauteuil s’il en fut jamais.
- Et les renciers ? verront-ils pas l’intérêt de leur conférence doublé dès qu’un au-
- En montant sur l'appareil de pr;se de vues une petite chambre no ;re on peut faire de la photographie ordinaire ou même, si la chambre est munie de deux objectifs, de la photographie stéréoscopiqu e.
- LE CINEMA-JOUET DE M. BETTINl Les positifs sont constitués par des disques ^ pellicu-^ laires sur lesquels les images sont rangées suivant une spirale. Pour la projection, il faut nécessairemen t animer les disques du même mouvement spiraloide qui a servi à impressionner les négatifs. A cet effet, l’axe qui supporte les disques progresse dans une rainure horizontale en même temps qu il tourne, entraîné par une manivelle.
- xiliaire aussi commode leur sera offert? Et les voyageurs, en chemin de fer, sur les longs parcours? N’auront-ils pas ainsi une distraction commode? Aux aguets derrière les vitres du compartiment, il leur suffira de tourner pour conserver le souvenir du paysage en fuite,de la mer aperçue, de la montagne escaladée.
- Dès à présent M. Bettini a établi quatre modèles de son cinéma à plaques, tous intéressants à des titres divers-Le premier est destiné à la prise des vues et à la projection; il peut être pourvu d’un objectif monté de telle sorte qu’on puisse l’utiliser pour prendre aussi des photographies ordinaires ou stéréoscopiques.
- Le second ressemble au premier; illesimplifie,car il ne sert qu’à la projection des plaques déjà impressionnées. Ce sera le modèle des profanes en matière de photographie.
- Le troisième ap-
- LE CINEMATOGRAPHE A PLAQUES PEUT SERVIR COMME APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE
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- QUELQUES PLAQUES REMPLACENT PLUSIEURS CENTAINES DE MÈTRES DE FILM Avec la « doubleuse » cinématoqraphique de M. Beit>ni, on reproduit sur des plaques de verre tous les clichés d’un film ordinaire. Celui-ci se déroule devant un objectif devant lequel la plaque de verre se déplace horizontalement d’un mouvement al'ernatif, comme dans les autres appareils Bettim. Quand une ligne de seize clichés est complète, la plaque de verre descend de la hauteur
- d’un cliché et la ligne suivante s’impressionne.
- pareil est destiné aux voyageurs qui préfèrent prendre des vues animées sur de larges pellicules en bobines, dans le genre de celles qui servent au kodak, pellicules qui doivent servir à impressionner les plaques positives pour la projection.
- Enfin le quatrième appareil de la série que l’inventeur italien vient de mettre au point sera plutôt un jouet. Quel jouet! Le cinéma pour les enfants; mais non plus une imitation du cinématographe; le modèle sérieux, permettant des projections d’assez longue durée et pouvant donner aux tous petits de plus grandes joies que le spectacle des salles, car les vues qu'il projettera sur l’écran fami'ial seront exclusivement du domaine de leur compréhension.
- En dehors de ces différents modèles d’appareils destinés à la vente, M. Bet'ini a conçu deux appareils spéciaux, les Doubleuses cinématographiques, permettant d’éditer,
- l’une sur des plaques pouvant être utilisées avec le premier et le second appareil, l’autre sur des disques pour le modèle jouet, les vues animées prises sur des rubans; ce procédé de transposition sera de la plus grande valeur pour 1 industrie nouvelle, qui pourra profiter ainsi de toutes les vues prises avec les cinématographes à pellicules.
- C’est évidemment un pas immense que vient de faire là le cinématographe. Grâce aux travaux de M. Bett'ni, il pourra pénétrer, dans la maison, dans la vie de famille, comme naguère la simple photographie. L’école lui est ouverte; il y réalisera tout ce qu’on attend de lui.
- Où s’arrêtera-t-on? C’est le cas de poser une fois de plus la question qui nous vient aux lèvres chaque fois que nous assistons à quelque soubresaut de l’intelligence humaine.
- Louis Villiers.
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- LES LOCOMOTIVES FRANÇAISES
- TENDENT VERS UN MODÈLE .UNIQUE
- Cette machine compound à quatre cylindres de la Compagnie du chemin de fer du Nord, dont notre photographie représente l’avant, met en relief les caractères principaux qui distinguent, actuellement, le matériel moteur des grandes compagnies françaises.
- L’axe de la chaudière est très relevé par rapport au niveau du rail, conformément à la théorie moderne sur l’équilibre des locomotives en marche. Autrefois on crovait, en effet, qu’une machine de trains rapides devait être très surbaissée : les célèbres « Crampton » de 1845 étaient construites d’après ce principe reconnu faux depuis. Le corps cylindrique a, d’autre part, un grand diamètre, comme on peut s’en rendre compte en le comparant à la taille de l'homme qui se tient débout sur la plate-forme d’avant- Etant donné l’importance de la chaudière et la hauteur de son axe au-dessus du niveau des rails, il ne restait guère de marge pour le développement de la cheminée, car les tunnels et les ponts ne laissent sous leurs voûtes qu’un espacelibre de 4 m 20. Cette cheminée est justesuffisante pour entretenir un tiiage énergique à travers le faisceau tubulaire
- de la chaudière. La boîte à fumée, très longue, entièrement située en avantde l’embase de la cheminée, est munie d’une solide porte bombée. Le mécanisme defermeture de cette porte permet de l’ouvrir trSs iapidtmenï, pour le nettoyage de la boîte et des tubes à fumée ainsi que de l’échappement.
- Enfin, comme la plupart des locomotives actuelles, celle-ci repose à l’avant sur un bogie à quatre roues, à pivot central. On obtient ainsi une facile inscription du châssis dans les courbes. Cette propriété est surtout intéressante pour les machines à grande vitesse, et pour les locomotives à marchandises qui comportent huit ou dix roues reliées extérieurement par des bielles d’accouplement rigides.
- Les gros tuyaux qui courent le long de la chaudière puisent la vapeur dans le corps cylindrique, pour la conduire dans les cylindres à haute, puis à basse pression.
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- DANS LES BOULANGERIES MODERNES L’OUVRIER NE GEINT PLUS SUR SON PETRIN
- INTRODUIT DANS CETTE « RUE DE CHAUFFE )) AUX MURS EMAILLES, LE VISITEUR NON PREVENU POURRAIT-IL SE CROIRE DANS UNE BOULANGERIE f
- A gauche, sont les fours utilisés pour la cuisson du gros pain et, à droite, les fours à deux étages spécialement destinés à la fabrication
- du pain viennois. Un cadran placé à côté de chaque four indique l'heure de Venfournement.
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- DANS LES BOULANGERIES MODERNES L’OUVRIER NE GEINT PLUS SUR SON PÉTRIN
- Par Pierre GIFFARD
- C’est une opinion très répandue que la boulangerie mécanique n’avance guère chez nous.
- Exacte il y a encore six ou sept ans, elle est aujourd’hui bien erronée, car on compte par milliers chaque année les boulangers de France, petits ou gros, qui, changeant leur système de pétrissage, renoncent au service des bras pour s’adresser aux machines.
- Si l’on admet qu’il y ait en France 60 000 boulangers, et c’est un nombre qui se rapproche assurément de la vérité, nous pouvons affirmer que la moitié d’entre eux sont déjà pourvus du pétrin mécanique. Et ce premier résultat, il a suffi de très peu de temps pour l’obtenir : de si peu de temps qu’on peut entrevoir avant dix ans la transformation
- complète de toute la boulangerie nationale.
- Si surprenant que cela paraisse, la routine a joué ici un rôle moins important qu’ail-leurs ; et si quelqu’un fut routinier dans la partie, ce fut l’ouvrier plus que le patron.
- Mais les antipathies n’ont pas tardé à désarmer devant l’évidence. Aujourd’hui patrons et ouvriers sont d’accord pour reconnaître que le pétrissage mécanique du pain constitue l’amélioration rêvée. Et si les trente mille autres boulangers de France n’ont pas à ce jour installé le pétrin mécanique dans leur fournil, c’est qu’ils n’ont pas encore réuni chacun les 3 000 francs nécessaires à cette acquisition.
- C’est aussi, certainement, qu’ils habitent un bourg, un village, une petite ville où
- LES VESTIGES D’uNE BOULANGERIE REMIS A JOUR DANS LES FOUILLES DE POMPÉI Cette vue donne une idée des procédés employés en l’an J g de notre ère, pour moudre le blé et cuire le pain. Si les meules que les esclaves maniaient à cette époque ont été remplacées depuis longtemps par des mécanismes moins primitifs, le pétrissage de la pâte, avant l’invention des pétrins mécaniques, n’avait guère progressé pendant dix-huit siècles. Quant aux anciens fours, ils ne diffèrent pas essentiellement de ceux qui sont actuellement en usage.
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- DANS LES GRANDES VILLES ANGLAISES, LA FABRICATION DU PAIN EST ENTIÈREMENT MÉCANIQUE
- CETTE MACHINE PREND LA PATE A UNE EXTRÉMITÉ ET LIVRE, A L’AUTRE DES PAINS TOUT FAÇONNÉS, PRÊTS A ÊTRE MIS AU FOUR.
- Le mécanisme compliqué de cette machine divise la pâte en morceaux d’égal volume; ceux-ci sont travaillés — on dit « tournés » en terme de métier — moulés et façonnés en pains longs, sans que l’ouvrier boulanger ait à intervenir autrement que pour le réglage
- de la machine avant sa mise en marche.
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- LA BOULANGERIE MÉCANIQUE
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- UN PÉTRIN ÉLECTRIQUK DONT ON VIENT 1)E RETIRER I.A PATE Le volant que Von aperçoit derrière le pétrin permet d'abaisser la cuve et de relever simultanément la fourche pétrisseusc ; la pâte qui s’écoule alors est recueillie dans un bac; on nettoie soigneusement Vintérieur de la cuve et la fourche pour éviter la présence de déchets qui, en fermentant, pourraient communiquer un mauvais goût à la pétrissée suivante.
- l’électricité reste encore -un bienfait ignoré. Car,
- •-il faut le dire avant d’aller plus loin, la révolution pacifique que représente la fabrication automatique du pain n’eût pas été -possible sans les dernières 'prouesses de l’électricité.
- Il a fallu que la fée devînt l’ondoyante et multiple esclave que nous connaissons à présent pourque ces installations -commodes du pétrissage pussent être faites dans une cave, dans telle ou telle pièce de 1 habitation •ou des communs, sans rien changer aux habitudes de la vie.
- L’idée en soi, l’idée de faire le pain autrement -qu’avec les bras nus du ^jindre, comme on di sait naguère, voire avec ses pieds, remonte à des temps déjà lointains.
- Comme toujours, il n’est -guère possible d’aborder la question sans parler des Romains.
- Le boulanger affranchi Yergilius Eurysaces, dont le monument funéraire existe à Rome, montre en ses bas-reliefs toutes les phases de la vie du boulanger, qui, à cette époque lointaine, achetait le blé et faisait lui-même sa farine.
- Et l’un de ces bas-reliefs représente la farine, sortant de la bluterie, dirigée vers une auge circulaire qu’on a munie à l’intérieur d’un agitateur vertical. Un cheval la mettait en mouvement.
- Il est probable que ce fut là le premier pétrin mécanique.
- Les chercheurs en imaginèrent bien d’autres, plus tard. A vrai dire, ils ne trouvèrent rien de mieux pendant dix-sept siècles. Mais le xvme amenait dans la vie de l’homme tant de nouveautés que les savants ne manquèrent plus, ni les professionnels du four, pour étudier le moyen de remplacer le travail humain par celui d’un moteur. L’un des
- premiers qu’on imagina faisait travailler l’homme, mais autrement : celui-ci tournait une manivelle qui actionnait un pétrisseur. L’invention était d’un boulanger de Paris, dénommé Salignac. Elle s’adaptait aussi au collier des che\aux. Salignac fit par ce procédé, en un quart d heure, devant une commission de l’Académie des Sciences, du pain qui fut trouvé excellent : mais ce fut tout.
- Des Espagnols, des Italiens, Parmentier lui-même, ne réussirent pas mieux dans
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- Une transmission par courroie, absente ici parce que la machine n’est pas installée, actionne par l’intermédiaire d’une poulie un train d’enqrenages ; ce dernier commande, d'une part, la rotation d’un tambour, qui reçoit la pâte d’une trémie, et, d’autre part, le mouvement alternatif d’un piston qui refoule la pâte à travers les organes de la machine à diviser ; chaque morceau de pâte est rogné automatiquement jusqu'à ce que son poids ait exactement la valeur voulue. La machine est construite en deux grandeurs et prépare à la fois deux ou quatre pains pesant de 5oo grammes à 2 kilogrammes. Le piston peut donner de dix à douze coups à la minute.
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- LA BOULANGE RIE MECANIQUE
- leurs essais. Nous sommes pris de quelque pitié aujourd’hui pour les efforts de tant de braves gens, qui ne pouvaient pas aboutir. C’était toujours le moteur qui leur manquait.
- Un autre boulanger parisien, nommé Lem-bert, fit toutefois un essai que les savants suivirent avec intérêt en 1810.
- C’est au cours de cette année-là — voilà cent-quatre ans — que la Société d’Encou-ragement pour l’Industrie nationale, intéressée déjà aux perfectionnements de la boulangerie, « frappée des inconvénients attachés à une opération aussi sale que rude et pénible»,proposa un prix de 1 000 francs à l’auteur de la meilleure machine propre à faire la pâte destinée à la panification.
- Est-ce que Diderot, dans le même temps, n’a pas raconté qu’un soir dans la rue, il avait été attiré par des gémissements sourds? Il s’arrêta devant le soupirail d’une cave et regarda pendant longtemps un robuste
- ouvrier boulanger qui pétrissait une fournée, et laissait à chaque effort échapper de sa large poitrine ce cri plaintif qui l’avait d’abord ému?
- Le philosophe fit tout haut cette observation qu’un si rude travail, auquel les forces humaines ne peuvent longtemps suffire, pourrait être accompli par des procédés mécaniques.
- Mais les ouvriers boulangers, ayant entendu la réflexion de Diderot, désobligeante à leurs yeux puisqu’elle admettait qu’une machine pût les priver de leurs moyens d’existence, se jetèrent sur lui, l’injurièrent et l’eussent même frappé, s’il ne s’était prudemment éloigné.
- C’est que l’ouvrier boularger de ce siècle-là — celui d’aujourd’hui n’est pas converti depuis si longtemps — obé ssait au mouvement de misonéisme intéressé qui s’est emparé de tous les artisans dès que parut possible le remplacement de leuis bras par
- LA PATE FERMENTE DANS DES COFFRES AVANT DETRE FAÇONNÉE On aperçoit, suspendu au plafond, un long coffre; c'est l'armoire à fermentation ; la pâte y chemine sur une toile sans fin dont on peut faire varier la longueur suivant le temps nécessaire à la fermentation. De cette armoire la pdte passe dans la machine à mouler visible au premier plan.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- une machine quelconque. Terreurs qui s’expliquent; il faut attendre du temps et de l’expérience la démonstration de leur inanité.
- Lembert concourut devant la Société d’Encouragement avec sa machine, diversement appréciée. Elle avait des mérites, puisqu’elle lui valut le prix. Mais la malveillance de ses ouvriers l’empêcha de l’utiliser. On appelait déjà lembertine cet appareil qui resta pour compte, inoccupé, dans la cave de son inventeur.
- De 1829 1837 on en breveta treize autres
- Vinrent ensuite les essa:s avec lavapeur. Ils furent nombreux; ils réussirent presque tous; la question de supériorité de la machine sur les bras ne fit, pour ainsi dire, jamais doute dans l’esprit des gens de science et de métier. Ce fut le moteur qui manqua : le moteur commode, peu dispendieux, peu encombrant, docile et sûr. Le moteur à pétrole, après le moteur à gaz, ne donna qu’à
- demi satisfaction aux boulangers, vers 1895.
- En 1850, un boulanger de Paris, nommé Rolland, avait imaginé un système à manivelles qui eut un certain succès. Poncelet, Boussingault et Payen furent chargés par l'Institut de l’examiner- Payen fit un rapport, qu'il terminait par ces conclusions :
- « Un jour viendra sans doute où nos descendants qui liront la technologie du xixe siècle se demanderont si réellement, à cette époque de progrès industriel, on préparait le premier de nos aliments par le travail grossier dont nous sommes témoins, en plongeant les bras dans la pâte, la soulevant et la rejetant avec des efforts tels
- C.KTTK MA ('.H INI'. A D1YISKR l.A l’ATK SK FARACTKRISK PAR l.A (IRA N l)K CAPACI IK I)F. SA TRKMIF l)e la trémie une certaine masse de fuite tombe sur des couteaux qui la confient en quatre morceaux avant chacun les dimensions nécessaires /jour faire un pain de poids donné. Les dimensions de la trémie permettent à la machine de fonctionner longtemps sans qu’on ait à la recharger.
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- LA BOULAN GER1E MÉCAN1QUL
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- UN PETRIN MECANIQUE EN FONCTIONNEMENT; E OUVRIER SURVEILLE LA I'AJE Après avoir versé dans la cuve du pétrin le levain, la farine, l'eau et le sel en proportions convenables, on met en marche le moteur électrique ; celui-ci, en même temps qu'il fait tourner la cuve, communique au braspétrisseur un mouvement inqénieusement combiné qui travaille la pâte en l’étirant et la soulevant sans jamais la briser. Un train d’enqrenaqcs démultiplicateurs permet à la cuve d’accomplir six révolutions pendant que le bras fait un mouvement complet.
- qu’ils épuisent l’énergie des gindres, demi-nus, et font ruisseler la sueur dans la substance alimentaire.
- « Espérons que le temps n’est pas éloigné où les nombreux essais entrepiis depuis plus de soixante ans se résumeront en un procédé pratique, qui améliorera définitivement l’état de choses dans toutes les boulangeries. »
- Payen ne pensait guère que soixante autres années seraient nécessaires pour que son souhait devînt réalisable.
- On peut dire qu’il est réalisé.
- Depuis une vingtaine d’années, plus de quarante modèles de pétrins, français, allemands, anglais, suisses, ont fait leurs preuves. Déjà les boulangers, aux derniers lustres du siècle dernier, n’avaient que l’embarras du choix ; c’était toujours la fâcheuse absence du moteur qui les gênait...
- Depuis le commencement du siècle nouveau, la lacune a été comblée; l’électricité, commode, propre, qui n’encombre pas le local d’appareils accessoires, permet de choisir en connaissance de cause les pétrins les mieux combinés.
- Le syndicat de la boulangerie de Paris
- s’est mis à la tête d’un mouvement de propagande et d’édueaiion professionnelle, car les hygiénistes devenaient pressants et poussaient à la transformation, maintenant qu’un moteur commode était à la disposition des boulangers. Ceux-ci se déclaraient prêts à changer leur outillage. Encore eussent-ils désiré savoir sur quels systèmes fixer leur choix.
- Les types de pétrins mécaniques devenaient nombreux; il importait d’édifier la corporation sur les avantages que présentaient les meilleurs modèles.
- C’est alors que le Syndicat parisien ouvrit un concours entre les fabricants de pétrins mécaniques. L’affaire était d’importance. Chacun des commissaires nommés pour la mener à bien y apporta tout son dévouement. Il résulta des études comparatives et des expertises faites que, sur quatorze modèles proposés à l’examen, une dizaine furent reconnus pratiques, simples, assez bon marché. C’est aujourd’hui parmi ces modèles que choisissent nos boulangers dès qu’ils ont résolu de passer du vieux pétrin au moderne. La plupart sont de construction
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- vui: i'N couru dVm; bouuangkrik modkhm-: ou u’on prit suiyrk, aux diffûrknts ktagks, lus ktapfs du i.a fabrication mkcamoi'i; ou pain
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- UN GRENIER A EARINE l,)ANS UNE GRANDE BOULANGERIE ANC,I.AISE En se reportant à la gravure d'ensemble, on reconnaît aisément ici la blnterie, le transporteur de farine, la trémie de chargement de la bascule automatique et la machine à mélanger.
- PETRINS MÉCANIQUES A CHARGEMENT AUTOMATIQUE PAR TREMIE Les farines blutées sont amenées par le transporteur dans les trémies d’où, par la manœuvre d'une trappe, elles passent dans les pétrins mécaniques, qui sont ainsi chargés d'un seul coup.
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- UNK PETITE MACHINE A DIVISER I.A l’ATK Cette machine est constituée par un plateau circulaire creux, à l'intérieur duquel rayonnent des couteaux. L'ouvrier place sur ce plateau un bloc de pâte d'un poids déterminé ; il abaisse et assujettit le couvercle de la machine, puis pousse vers la droite le levier. Par cette manœuvre, les couteaux sortent du plateau et vont s'engager dans les fentes du couvercle divisant le bloc de pâte en morceaux d'égal volume, dont chacun formera un pain.
- française; toutefois on y trouve un modèle hollandais, un allemand et un suisse.
- Les conclusions des experts et des commissaires une fois connues et publiées par les soins du Syndicat, ce fut le rush que nous pouvons admirer aujourd’hui. Il bat son plein ; partout la transformation s’affirme, et, par un phénomène curieux, c’est plutôt dans les très petites villes qu’ellese fait le plus,parce que nombreuses sont au-jourd hui les très petites villes qui ont passé de l’éclairage à l’huile à la lumière électrique sans connaître le gaz. Dans ces agglomérations, le transport de la force par l’électricité suit de près l’installation de la lumière.
- On pourrait dire que, partout où courent des câbles de lumière électrique, le pain n’est plus pétri à bras.
- Le boulanger qui peut disposer de trois mille francs, somme suffisante pour couvrir les frais d’a chat et d’installation d’un pétrin mécanique, a rencontré, voilà peu d’années encore, une certaine hésitation chez ses ouvriers; celle-ci s’est vite éva nouie devant l’excellence des résultats.
- Le pétrin mécanique, en effet, ne prend rien à l’ouvrier; il ne diminue guère ses heures de travail; il ne réduit en rien le nombre des travailleurs employés par le patron; en d’autres termes, rien ne change, sinon que le gindre ne geint plus; qu’il n’est plus un athlète voué chaque soir à une sorte de lutte à main plate contre la pâte, condamné par ses efforts mêmes à des libations que l’hygiène réprouve, et que l’usage ou l’ignorance jugent indispensables.
- Il n’a plus qu’à conduire son appareil, à le surveiller, à aider d’un geste fait à propos le travail séduisant de la mécanique.
- Infatigable, elle est toujourS prête à pétrir, toujours prête à recommencer, pourvu qu’un fil lui envoie l’énergie mystérieuse.
- Il n’empêche que certains patrons, philosophes renseignés sur la routine humaine et sa ténacité, font introduire nuitamment dans leur cave les pièces destinées au montage du pétrin nouveau, surveillent leur assemblage à l’abri des indiscrétions, et se gardent de faire savoir aux clients que leur pâte sera désormais faite à la mécanique, tant ce mot produit une impression fâcheuse
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- FAÇONNAGE I>ES MORCEAUX DE PATE PROVENANT DE EA MACHINE A DIVISER L'ouvrier prend une boule dans chaque main, la roule vigoureusement sur la table de façon à lui donner la forme voulue. Vue équipe de boulangers exercés prépare ainsi en quelques minutes
- des centaines de petits pains.
- sur les ignorants. Ceux-ci croient que tout ce qui s’obtient à l'aide d’un appareil, sous l’impulsion d’un moteur, rappelle ces denrées frelatées poursuivies par les lois. Sans doute la masse éclairée du public est satisfaite d’apprendre que le pain sera bientôt soustrait, par toute la France, aux répugnantes pratiques d’autrefois ; mais la masse éclairée, sera, longtemps encore, la minorité.
- L’une des raisons qui ont poussé les patrons boulangers à se pourvoir aussi vite, c’est la perspective des grèves. Non pas que la corporation boulangère ouvrière soit turbulente; au contraire, elle est justement réputée pour sa sagesse; bien payée (nombreux sont les ouvriers boulangers dont le salaire atteint douze francs par jour) bien traitée, elle jouit d’une indépendance quasi complète. L’emploi des outils mécaniques diminue sa peine de moitié. Mais il faut prévoir l’imprévu : et le patron boulanger, ancien ouvrier lui-même, se tirera plus vite des difficultés temporaires s’il a le pétrin mécanique à sa disposition. 11 suppléera plus aisément à la défection du brigadier ou de son aide.
- L’une des raisons qui l’empêchaient autre-
- fois de songer à la transformation de son outillage, c’était, le croira-t-on, une disposition fiscale vraiment stupéfiante : les boulangers payaient, naguère encore, une patente triple de celle que le percepteur exige d’ordinaire, quand ils faisaient usage d’un pétrin mécanique.
- Dans quel cerveau cette belle idée économique avait-elle pris corps? Le Syndicat de la boulangerie de Paris s’efforça de le rechercher, mais sans succès, comme il arrive souvent en pareil cas.
- Le principal fut du moins obtenu; car, voilà quelques mois,une disposition nouvelle a exonéré de la patente pendant trois ans tout boulanger inscrit à la classe des industries mécaniques.
- Tout s’arrange donc; mais il faut du temps. Qui eût dit, voilà seulement trois ou quatre ans, que nos ouvriers en viendraient à s’embaucher de préférence chez un patron où fonctionne le pétrin mécanique?
- On en est là pourtant.
- Quand un aide, ou lieutenant du brigadier (l’ancien gindre) entre en pourparlers avec un patron, il commence par lui demander si le travail se fait chez lui à l’ancienne mode ou bien à la nouvelle, sachant d’ail-
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- leurs que la durée de sa présence sera la même : de 7 heures du soir à 4 heures du matin. Et il accorde sa préférence au patron qui pétrit à la mécanique.
- Si les patrons boulangers sont en France environ 60 OOt), leurs auxiliaires peuvent être comptés à raison de deux par boulangerie : au patron s’ajoutent le brigadier et l’aide. Ces trois collaborateurs constituent l’équipe agissante : n’ayons garde d’oublier une quatrième personne : la boulangère, qui tient la boutique, exerce sa surveillance sur le détail, cependant que le patron s’occupe à la fabrication.
- Les conditions de la boulangerie ne sont pas les mêmes partout; elles varient avec les mœurs et les climats.
- L’idée des Anglais, c’est qu’une vaste association de panificateurs peut seule assurer une production fructueuse.
- En France, c’est tout le contraire; l’individualisme triomphe, et le pétrin mécanique v fait merveille, isolé dans une cave de six mètres carrés.
- Les grandes boulangeries sont rares à Paris ; elles sont au contraire fort nombreuses en Angleterre et aux Etats-Unis. Au système
- du boulanger de quartier, les financiers de ces pays ont opposé des boulangeries centrales, qui syndiquent un certain nombre de boulangers, et fabriquent pour eux tout le pain dont ils ont besoin.
- Par ces coopératives, ils approvisionnent leurs multiples boutiques. Les conditions du travail sont, paraît-il, plus rationnelles et les dépenses de fabrication réduites sensiblement. Vérité là-bas, erreur ici. Nos boulangers gagne-petit — ce qui n’est qu’une manière de dire — sont beaucoup plus près de leur clientèle et de ses caprices; le pétrin mécanique leur manquait jusqu'ici ; les voilà désormais à la hauteur de leurs rivaux étrangers, car pour la qualité du pain, ils ne craignent personne.
- Ils ont appris des Viennois, en 1867, l’art de faire le plus exquis des pains de luxe ; ils sont aux ordres de la pratique, qui demande du pain frais à la première heure, au moment du dîner, etc...; il n’en va pas ainsi dans les pays du Nord, d’où la commodité pour le boulanger de travailler, pour ainsi dire, à sa guise.
- Mais à quelque moment que fonctionne l’usine à pain, grande ou petite, rien n’y est
- VUE DE DEUX I'OURS MODERNES AU MOMENT DU DETOURNEMENT L’opération est terminée pour le four supérieur ; un ouvrier s'apprête à ouvrir la porte du foui-inférieur dont la fournée est également à point. Les pains sont prismatiques parce qu ils sont destinés à être coupés en 'tranches pour faire des biscottes.
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- laissé au hasard. C’est le propre de toutes les industries mécaniques.
- Voyons d’abord ce que nous avons sous les yeux chaque jour, pour peu que la curiosité nous pousse. 11 n’est pas un boulanger qui refuse à l’un de ses clients d’élite, entendons par là ceux qui s’intéressent aux leçons de choses, la permission de descendre un soir dans sa cave pour y voir fabriquer le pain quotidien par son pétrin mécanique.
- Tout d’abord on sera surpris de ne pas apercevoir plus de complications : un interrupteur contre ùn mur, puis, au d’une
- salle, de dimensions très réduites parfois, une cuve en métal étamé, tronconique ou hémisphérique. Disons à ce propos que l’une des objections soulevée par la routine contre le pétrin mécanique était tiiée de l’emploi du métal, tandis que de tout temps le pain s’est pétri dans le bois. C’est simplement que le travail du bois fut autrefois moins onéreux que celui des métaux. Le reste est crédulité puérile.
- La cuve et les organes pétrisseurs ont tous leurs angles effacés par des portions arrondies à un rayon d’au moins deux centimètres. Le pétrisseur s’anime d’un mouvement continu. On le voit battre la pâte avec régularité jusqu’à ce que l’aide qui le surveille juge que la pétrissée est à point. L’opération finie, le nettoyage des organes commence; il y a grand intérêt à ne pas laisser dans les coins de la pâte capable de fermenter et de communiquer à la pétrissée suivante un mauvais goût.
- L’organe pétrisseur s’enlève ou se sotdève à volonté, ce qui facilite son nettoyage.
- La transmission du mouvement de la poulie de commande à l’organe pétrisseur est des plus simples; elle n’emploie, le plus souvent, que des mouvements circulaires
- Jiw,
- l’KTRIN MECANIQUE A RÉSERVOIR Iï’EAU La cuve de cet appareil peut être basculée, à la fin du pétrissage, au
- moyen d'un dispositif mécanique, pour vider la pâte quelle contient. Il en est d'ailleurs de même pour tous les pétrins mécaniques perfectionnés ; mais celui-ci offre, en outre, l'avantage d'être alimenté, par un réservoir, en eau plus ou moins'[chaude. Un thermomètre placé sur la paroi du réservoir en indique exactement la un /.t/aïuie.
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- FOU K ORDINAIRE MODIFIE FOUR ÊTRE 'CHAUFFE AU CA/.
- Une série de brûleurs à gaz est articulée à l'extrémité d'un bras qui peut lui-même tourner autour d’un axe vertical. Pour chauffer le four, on y fait pénétrer les brûleurs et an promène la flamme sur toutes les parois. Ce mode de chauffage a l’avantage d’être très rapide.
- continus et des engrenages taillés mécaniquement, qui fonctionnent en silence.
- Si nous nous transportons dans l’une de ces usines anglaises dont nous parlions plus haut, quel changement d’aspect! La boulangerie a trois étages. La farine est portée au troisième, où elle est soumise à l’action d’une machine à mélanger et à tamiser, avant d’être versée dans le pétrin.
- Cette machine comporte plusieurs divisions qu’on peut régler à volonté afin de fournir un pourcentage méthodique des différentes qualités de farines.
- Au moyen d’un élévateur sans fin, la farine est transportée de la partie inférieure de la machine à l’étage supérieur où elle se déverse dans la machine à tamiser. Celle-ci possède un tamis incliné; au moyen d’un agitateur, la farine est rapidement aérée, et toutes les matières étrangères, telles que ficelles, brins de sac, etc., sont envoyées à l’extrémité de la machine, où elles tombent dans un tiroir.
- La farine passe dans un autre conduit et, au moyen d’une vis sans fin, est transportée dans différents réservoirs dont le nombre et les dimensions varient selon les exigences de l’établissement.
- A l’aide d’un levier, la farine tombe de chacun de ces réservoirs dans la machine à peser, placée au-dessous; celle-ci enregistre le poids de la farine utilisée pendant la journée, et permet de contrôler exactement le rendement du pain.
- De la machine à peser, la farine passe directement dans le pétrin qui se trouve au-dessous. Là elle se mélange avec l’eau, le sel, la levure et autres ingrédients; elle est transformée en pâte en quelques minutes.
- Tout près du pétrin, soutenus par des supports fixés au mur, se trouvent les réservoirs, dans lesquels l’eau peut être chauffée ou refroidie selon la température nécessaire, pour passer dans le pétrin au moyen d’un tube flexible.
- Quand le pétrissage est terminé, le tambour de la machine se renverse automatiquement de manière à décharger la pâte dans les chariots en bois ou en métal, où elle reste le temps nécessaire pour la première fermentation.
- De ces chariots, la pâte est projetée dans le tiémie de la « diviseuse ». La machine comporte quatre divisions, et fait 10 à 12 tours par minute, ce qui donne pendant ce temps 40 à 48 pains.
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- AVKC INF SERIE I)K MACHINES ET UN SEUL FOUR, ON PEUT OBTENIR 50 000 PAINS DE /50 GRAMMES EN DIX HEURES On voit à gauche, line machine à tourner avec son armoire de fermentation ; à droite, une deuxième armoire et, au-dessous, une autre machine qui tourne la pâte, la moule et décharge automatiquement les pannetons sur la sole du four.
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- LES PAINS CUITS SONT PLACÉS DANS I)KS ARMOIRES DONT CHACUNE CONTIENT LK CHARGEMENT D UNE VOITURE DE LIVRAISON
- Il n’existe pas en Angleterre de boulangers détaillants. Les Anglais achètent leur pain chez l’épicier, voire chez le charcutier, le boucher, dans les bars, les tea-rooms, etc.,.; les boulangeries qui approvisionnent ccs commerçants sont de véiitablcs usines.
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- De la diviseuse, la pâte passe automatiquement sur la première tourneuse et de là tombe dans les divisions de l’armoire à fermentai ion, suspendue au plafond de l’étage inférieur.
- L’armoire varie en longueur selon le temps nécessité par la fermentation de la pâte. De cette armoire, la pâte tombe par un tuyau sur la machine à mouler placée au rez-de-chaussée ; elle est ensuite posée sur des planches recouvertes de toile.
- On met alors ces planches sur des étagères, ou dans des armoires, et on laisse fermenter la pâte le temps nécessaire avant l’enfournement.
- On peut, à l’aide d’un dispositif spécial placé sur la machine à mouler, faire des pains longs ainsi que des pains ronds.
- Depuis quelques années, on se s*t déjà de fours à sole sortante, c’est-à-dire de fours munis d’une sole métallique qu’on peut avancer ou reculer. Le chauffage est assuré par des tuyaux horizontaux hermétiquement fermés, dont une extrémité se trouve dans le foyer, ou par des tuvaux à circuits continus également surchauffés.
- Telles sont, à Londres par exemple, les boulangeries modernes, munies des machines et des fours les plus perfectionnés; on se rendra compte, toutefois, que le travail n’est nullement automatique. Il y a mieux, dans certaines boulangeries « ultra-modernes » construites là-bas depuis moins de trois ans.
- Dans le système le plus récent, la façon de mélanger et de tamiser la farine reste la même, mais on maintient dans la salle où fonctionne le pétrin une température toujours régulière, capable de bien régler la fermentation.
- Durant l’opération du pétrissage, la machine est complètement enfermée. Les bras pétrisseurs sont fixés sur un arbre creux qui tourne à grande vitesse, et le tambour de la machine a une forme spéciale.
- Pendant le pétrissage, la pâte se chauffe, mais, par une circulation d’eau salée ou d’autre matière réfrigérante qui' alimente l’arbre creux, on peut la conserver à une température régulière et normale. La salle est également maintenue à une température uniforme, même pendant les jours d’été les plus chauds, au moyen d’une circulation d’air froid, réglée à l’aide d’un thermomètre automatique. Le procédé fonctionne depuis quelque temps en Angleterre et en Amérique; il donne les meilleurs résultats.
- Dans un intéressant article publié par la revue internationale Les Documents du progrès, M. Josef Bernhard nous parle de la
- boulangerie ouvrière de Vienne, heureuse et récente création. Nous croyons intéressant d’emprunter à cet auteur distingué les quelques lignes qui suivent :
- « La boulangerie proprement dite est une boulangerie vraiment modèle. Tous les ouvriers, avant de se mettre à l’ouvrage, doivent se déshabiller entièrement et ce n’est qu’après avoir pris un bain ou une douche qu’ils endossent leurs vêtements de travail. Un local spécial, confortablement aménagé, est mis à leur disposition pour s’y reposer durant les poses. La farine, avant d’être employée, est encore passée dans de grands tamis où un système d’aimants retient toutes particules métalliques qui pourraient y être tombées. Au sortir des pétrins pour la première et dernière fois, les boules de pâte sont touchées par la main de l’ouvrier, qui les applatit pour leur donner la forme de miches. »
- Nous voilà loin, heureusement, des échoppes où les boulangers de jadis faisaient le pain, et aussi des fours campagnards où nos fermières font encore cuire, une fois par semaine, le pain de toute la maisonnée. Précisément, on vient de démolir, rue Saint-Honoré, les trois dernières arcades gothiques qui restaient de la vieille église fondée au xme siècle par Renold Chereins ou Cherei, bourgeois de Paris, et par Sybille, sa femme ; la corporation des boulangers y avait une chapelle. Saint Honoré devint ainsi leur patron.
- En résumé, le travail de la machine, que l’on prétendait si retardataire en France,regagne le terrain perdu. Les patrons boulangers semblent l’adopter comme un moyen plus sûr de lutter contre certains projets de loi qui les menacent, par exemple l’interdiction de travailler la nuit.
- Mais c’est là une autre question, dont l’étude nous entraînerait trop loin. Le conseil supérieur du travail l’a tranchée dans le sens de la prohibition; les Chambres seront appelées à statuer sur un projet conforme. Les avis de la corporation sont partagés. Il en est un, d’autre part, qui n’a pas été sollicité jusqu’ici : celui du public.
- Or, c’est le public qui jugera. Aussi serait- il sage de connaître ses idées, car c’est bien à lui, en pareille matière, qu’appartient le premier mot, ainsi que le dernier.
- Pierre Giffard.
- Nous devons un grand nombre des photographies qui illustrent cet article à l’obligeance de MM. Baker and Sons, de Londres et à M. Mocquard, de la boulangerie Zang, à Paris.
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- > LES GRANDS PAQUEBOTS SONT A DOUBLE COQUE
- la traversée de Sont haïr pi on à Ni xu- York, /’« Otympic » dut rentrer d une double coque. Nous voyons ici les ouvriers achevant ce travail.
- Ce couloir, compris entre la coque intérieure et la coque extérieure de /’« Olympic », mesure J m (io de larqeur.
- Sur le point d’entreprendre au bassin pour l'adjonction
- A la suite du naufrage du Titanic, les Compagnies de navigation se sont trouvées dans l’obligation de munir leurs paquebots de doubles coques. L’espace compris entre les deux murailles du navire a été calculé de façon que la coque intérieure puisse être difficilement endommagée en cas d’abordage. Si un accident de ce genre se produisait, l’envahissement de l’eau serait très limité et le navire conserverait une flottabilité suffisante pour pouvoir gagner sans grands risques le port le plus proche.
- La réalisation de la double coque présente un autre avantage.
- En cas de guerre, les paquebots à grande vitesse sont utilisés comme croiseurs auxiliaires. Pour ce dernier
- rôle, il est nécessaire qu’ils puissent emporter une provision considérable de com-
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- PONT dé- i AN OEUVRÉ! •
- PONT PROMENADE
- PONTS
- PONT.C;
- PONT. D :
- PONT. £.
- PONT. F
- ENTREPONT
- -DOUBLE FOND • DOUBLE ïQM*
- bustible. La double coque est alors précieuse, car elle se transforme naturellement en une vaste soute à charbon.
- L’utilité de la double coque se fait sentir, évidemment, dans toutes les régions du navire situées au-dessous de la ligne de flottaison et dans celles-là seulement.
- 11 s’en suit donc que l’on prend pour protéger les fonds du bateau contre les dangers d’un échouage ou de talonnage sur une roche, les mêmes précautions que pour garantir ses flancs contre un abordage.
- A cet effet, deux parois de tôle d’acier reliées par des fers aide grande hauteur, constituent un double fond rigide sur toute la longueur du navire.
- Les régions de la coque correspondant aux ponts supérieurs restent donc seules exposées aux risques d’une collision. Mais quelle que soit la gravité d’une déchirure au-dessus de la flottaison, il est à peu près impossible qu’elle fasse courir au navire abordé un danger sérieux.
- Combinés avec les mesures très sévères prises par les autorités maritimes pour l’augmentation de 1’eft’ectif des embarcations de sauvetage, ces perfectionnements apportés à la construction des coques, accroissent considérablement la sécurité des traversées.
- UN MAGASIN DE BOMBES INDUSTRIELLES
- ( est jsnr centaines que les tubes d'acier remplis d'oxygène comprimé à 15O atmosphères, circulent actuellement pour être utilisés dans les ateliers de construction, en vue de la soudure et du coupage des métaux, sujet dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs. Un simple robinet ci ouvrir, et l'oxygène s'échappe à la pression voulue, pour arriver, par un tuyau flexible, au chalumeau. La photographie ci-dessus, prise dans l'usine de la Société L’air Liquide, à Houlogne-sur-Seine,
- représente la salle où l'on remplit les tubes.
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- DANS LES MOTO-POMPES SANS PISTON LES GAZ AGISSENT DIRECTEMENT SUR L’EAU
- Après avoir analysé et comparé les systèmes jusque-là en usage pour élever l’eau, un ingénieux chercheur anglais, M. Humphrey, se posa la question suivante : pourquoi faire agir la force de détente de la vapeur ou la force d’explosion des gaz sur un piston pour actionner ensuite une pompe, alors qü’il serait si rationnel de faire agir ces forces directement sur l’eau pour l’élever jusqu’au lieu d’utilisation ?
- Partant de ce point de vue, M. Humphrey étudia, construisit et expérimenta avec succès une machine qui non seulement élimine l’emploi du moteur à explosion sous sa forme habituelle, avec son piston, son volant et son arbre manivelle, mais encore ne comporte aucun organe d’aspiration proprement dit.
- Cette machine se compose, comme le montre notre figure 1, d’une chambre d’explosion A dont le fond porte en B une soupape d’admission du mélange détonant composé de gaz pauvre et d’air mélangés en proportion convenable, et en C une soupape d’échappement servant à l’évacuation des gaz brûlés. La chambre A, conique, forme l’extrémité supérieure d’une conduite D qui aboutiten E à un réservoir d’eau placé à une certaine hauteur. Ce réservoir peut être mis en communication par des vannes S, s’ouvrant vers l’intérieur delà conduite D, avec un second réservoir G placé en contre-bas du premier.
- Voici comment on peut expliquer le fonctionnement de la pompe Humphrey : inférieur.
- supposons que la chambre A soit pleine de mélange détonant comprimé et qu’au moyen d’un dispositif quelconque d’allumage on enflamme ce mélange. Que se passe-t-il ? Sous l’effet delà détentedes gaz produits parla combustion,la
- colonne d’eau contenue dans la conduite 1) est refoulée vers le réservoir E. Grâce à la vitesse acquise, le mouvement ascendant de l’eau se prolonge après que la pression est revenue à sa valeur normale, ce qui a pour effet de créer un vide partiel dans la branche gauche de la conduite D et de provoquer par les vannes S une aspiration de l’eau du réservoir G. En même temps, une soupape que nous n'avons pas figurée, pour plus de simplicité, s’ouvre et laisse pénétrer de l'air atmosphérique dans la chambre de combustion A.
- Sous l’action de la pesanteur, le mouvement de la colonne d’eau se ralentit ensuite, puis se renverse, en même temps que la soupape C s’ouvre automatiquement par l’action de son poids, laissant ainsi s’échapper les gaz brûlés, que la colonne liquide refoule au dehors.
- Lorsque l’eau atteint cette soupape C,elle la referme, mais son mouvement ascensionnel n’étant pas amorti, elle pénètre dans la chambre de combustion où elle comprime l’air atmosphérique qui y a été admis auparavant. Cet air agit alors comme tampon; il atténue, puis annule la vitesse ascensionnelle de l’eau et, en se détendant, refoule à nouveau la colonne liquide vers la branche droite de la conduite D.
- De ce fait, il se produit une nouvelle oscillation de la masse d’eau. La première phase de ce mouvement crée une dépression dans la chambre A et provoque l’admission d’une nouvelle charge de mélange détonant par la soupape B, ouverte àceinoment. En revenant en arrière, la colonne liquide comprime le mélange.
- Un nouvel allumage survient alors et le cycle des opérations que nous venons
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- Ig. 1. — COl'eiü D UN MOTO-POMI’K HUMl’HIîKY A. Chambre de combustion. — IL Soupape d'ad-
- mission. — C. Soupape d’échappement. — I). Conduite. — E. Réservoir supérieur. —G. Réservoir S. Vannes d'aspiration d'eau.
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- VUE EN COUPE DE L’INSTALLATION D’UNE DES POMPES HUMPHREY A CHINGFORD
- L’objet de cette installation est d’alimenter avec l’eau de la rizu'ère Le a un réservoir j)lacé à un niveau supérieur. On voit en G le lit de la rivière qui est souterraine dans cette partie de son cours. Une écluse, d’abord, puis un système de vannes commandé par un flotteur, admettent l'eau dans la chambre qui entoure la partie supérieure de la conduite D ; celle-ci est surmontée de la chambre de combustion de la machine llumphrey. Diverses soupapes, figurées en coupe, permettent l’admission du mélange détonant (air et gaz pauvre) et l’ézuicuation des gaz brûlés.
- L’eau de la rivière pénètre dans la conduite D par les vannes S s’ouvrant vers l’intérieur de la conduite. Une charge de mélange détonant étant admise dans la chambre A, l’allumage se produit ; la détente des qaz issus de la combustion refoule la colonne liquide vers E ; celle-ci abandonne à chaque cycle une certaine quantité d’eau (12 tonnes pour chaque grande pompe) dans conduite F qui aboutit au réservoir à alimenter. Par le jeu de l’oscillation propre imprimée à la colonne liquide par la première détente, les qaz brûlés sont évacués, le plein de la conduite l) est fait ; une nouvelle charge de mélange détonant est admise et le cycle des opérations se continue automatiquement.
- Soupapes B admission du gaz pauvre. Soupapes C échappement des gaz brûlés. Soupapes I admission de l’air atmosphérique.
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- ORIFICES DE DÉCHARGE DES CINQ AlOTO-POMPES HUMPHREY DANS LE RÉSERVOIR d’eAU POTABLE DE CHINGFOR1)
- L'eau de la rivière Leaf aspirée par les moto-pompes, est refoulée dans cinq qrosses conduites aboutissant à la partie supérieure du nouveau réservoir. Elle y séjourne longtemps afin de s'y purifier partiellement, puis elle est conduite par un canal dans des
- bassins filtrants, d'où elle est reprise selon les besoins de la consommation.
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- LES MOTO-POMPES EN FONCTIONNEMENT CREENT UNE SPLENDIDE CASCADE Le nouveau réservoir Je Chine)for J a line contenance Je J J 640 000 mètres cubes. PenJant le remplissage chacune des quatre grosses pompes débite douze tonnes d'eau par explosion ; la cinquième six ; à elles cinq, elles déz>erscnt Sto 000 mètres cubes par vingt-quatre heures.
- de décrire se renouvelle indéfiniment.
- La machine Humphrey est donc un motopompe à action directe et à quatre temps.
- 11 n existait pas encore de pompe de grande puissance de ce système lorsque le Metropolitan Water Board résolut, pour accroître les ressources en eau potable de la ville de Londres, de construire, à Chingford, un réservoir de grandes dimensions, alimenté par la rivière Lea, pouvant contenir 13 640 000 mètres cubes environ.
- Le système élévatoire de Chingford comprend quatre pompes pouvant débiter par vingt-quatre heures 1SOÛOO mètres cubes d’eau chacune, et une cinquième pompe ayant un débit moitié moindre.
- Les premières machines ont une chambre de combustion de 2 m 13 d’alésage; chacune d’elles déverse dans le réservoir douze tonnes d'eau par explosion; la petite pompe n’a que 1 m 52 de diamètre.
- Inaugurée il y a quelques mois, l’installation hydraulique de Chingford fonctionne aujourd’hui à la satisfaction de tous. .
- Pour obtenir l’adjudication des appareils élévatoires de cette installation, les constructeurs avaient dû garantir une consommation de gaz pauvre correspondant à la combus-
- tion de 500 grammes d’anthracite, par cheval-heure. Ils s’étaient engagés, en outre, à payer une amende de 500 000 francs dans le cas où l'installation 11e fonctionnerait pas convenablement et avaient accepté encore d’autres pénalisations très importantes si les rendements garantis au contrat 11’étaient pas atteints.
- Depuis la mise en service des pompes, les rendements suivants ont été constatés : consommation, environ 435 grammes d’an-thràcite, par cheval-heure effectif, mesuré en eau élevée, soit une économie de 65 gr sur la consommation prévue dans le contrat; rendement thermique des pompes (rapport entre la quantité d’énergie contenue dans les gaz utilisés et celle du travail effectif récupété) 21,40 à 22,50 "/o.
- Cette valeur du rendement est remarquable, puisqu’en raison de la faible hauteur de refoulement, le mélange détonant ne peut être qu assez peu comprimé avant rallumage. Or, on sait que les types ordinaires de . moteurs à combustion interne réalisent, toutes choses étant égales d’ailleurs, une puissance d’autant plus grande que la compression est plus considérable.
- R. B.
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- LA MANUTENTION RAPIDE DES MINERAIS
- DECHARGEUSE MÉCANIQUE GÉANTE DANS UN PORT AMÉRICAIN
- Pour débarquer et pour embarquer à bas prix de grandes quantités de minerai, les constructeurs américains ont installé depuis longtemps sur les quais des ports situés sur les rives des grands lacs des appareils dont la puissance a toujours été en augmentant.
- Le principal élément de ces installations est une caisse appelée benne, dont la forme varie suivant l’usage auquel on la destine et que l’on suspend de diverses manières à des charpentes métalliques.
- Ces bennes doivent se remplir automatiquement dans la cale.
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- IL SUFFIT DE QUELQUES HEURES A CE PUISSANT APPAREIL POUR DÉCHARGER UN NAVIRE
- Cet engin est susceptible de mouvements de translation qui lui mettent de znder très rapidement la cale d’un navire. Un seul homme suffit pour faire fonctionner les mécanismes de montée et de descente des bennes et pour provoquer les déplacements relatifs des divers chariots dont se compose le bâti de l'appareil. On introduit la benne preneuse dans la cale à travers les poutres métalliques qui servent de supports aux panneaux de fermeture. On la relève ensuite pour la transporter vers l'emplacement au-dessus duquel elle s'ouvrira pour laisser tomber son contenu.
- Ce déchargeur permet de manutentionner p lu s ie u rs tonnes de minerai à la fois et de vider ainsi un navire en quelques heures.
- per-
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- LA MANUTENTION RAPIDE DES MINERAIS
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- CALE SANS PILIERS NI CLOISONS PERMETTANT l’eMPLOI DE BENNES PRENEUSES
- du navire, soit par culbutage, soit mieux par l’ouverture du fond. On a donné à ces dispositifs perfectionnésle nom de bennes preneuses etde bennes dragues. Leur fonctionnement est beaucoup plus rapide que celui des simples caisses basculantes qu’il faut charger à la main.
- Les bennes à charnières qui sont quelquefois employées se vident par l’ouverture de leur fond que le mécanicien provoque sans quitter son poste, mais on a surtout recours aujourd’hui aux bennes preneuses qui se remplissent et se vident automatiquement à telle hauteur que l’on veut.
- Ces derniers appareils sont, en général, formés de deux grappins ou de deux coquilles conjuguées par des articulations.
- L’ensemble est suspendu à une chaîne centrale ; deux autres chaînes, ou un seul câble en fil d’acier, servent à maintenir fortement appliqués l’un contre l’autre les bords inférieurs des deux éléments de la benne.Quand on fait cesser la traction exercée sur ces attaches le poids de la charge provoque l’ouverture des récipients.
- Ces bennes sont susceptibles, non seulement d’être soulevées et abaissées, mais de recevoir divers mouvements de translation le long de charpentes métalliques élevées au-dessus des parcs à minerais.
- Aujourd’hui ces appareils sont presque toujours munis d’une commande électrique. On peut donner ainsi aux bennes des dimen-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- sions qui n’auraient pu être adoptées avec les anciens systèmes.
- On est arrivé à charger d’un seul coup dans une benne automatique huit à dix tonnes déminerai.
- Les frais de main - d’œuvre sont réduits au minimum. Un seul mécanicien, logé dans une cabine surmontant la benne, a sous la main tous les leviers de commande et se rend directement compte du moment précis où chaque manœuvre doit s’accomplir. On évite ainsi les pertes de temps et les accidents qui ne manqueraient pas de se produire si le fonctionnement des appareils de manutention exigeait l’intervention simultanée de plusieurs ouvriers.
- Ce matériel ne peut s’employer qu’avec
- des navires spéciaux qui permettent l’introduction des bennes par des ouvertures nombreuses situées sur toute la longueur dupont.
- On a donc construit une flotte de navires de charge étudiés en vue de la réalisation de ce programme nouveau.
- Le principal but poursuivi était d’obtenir des cales de grande capacité, complètement exemptes de cloisons ou de piliers afin de rendre la manutention très rapide et de pouvoir employer simultanément un grand nombre d’appareils, de manutention sans risquer de les heurter.
- A cet effet, la rigidité de la coque est obtenue, non plus par des c ouples inférieurs, comme dans les navires ordinaires, mais par une série de fortes membrures
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- LA MANUTENTION RAPIDE DES MINERAIS
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- LA DOUBLE CUILLER GÉANTE EEIECTUE SA PLONGÉE DANS LA GAIE
- transversales supérieures placées directement sous le pont. On voit, sur la gravure delà page précédente, que les appareils de chargement pénètrent sans peine entre les membrures convenablement espacées.
- On a donc supprimé les anciennes écoutilles fixes qui donnaient accès aux cales.
- Ces dernières sont maintenant fermées au moyen de panneaux mobiles s’appuyant sur les membrures.
- Afin d’augmenter encore le rendement des bennes automatiques, on combine fréquemment leur emploi avec celui des ponts roulants transbordeurs.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- CES QUATRE DÉCHARCEUSES EORMIOABLES REMl'I.ACKM UNE ARMÉE I)’oUVR1ERS
- Les usines métallurgiques américaines à production intensive absorbent une telle quantité de minerais qu’on a dû créer sur les quais des ports intérieurs de vastes parcs de réserve. On accumule ainsi des approvisionnements considérables, susceptibles
- d’alimenter les usines pendant plusieurs semaines en cas d’interruption dans l’exploitation des mines ou dans les transports.
- Ces parcs de réserve sont économiquement desservis par des bennes automatiques que l’on peut faire circuler le long des
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- LA MANUTENTION RAPIDE DES MINERAIS
- BENNE AUTOMATIQUE ACTIONNÉE PAR LA TENSION 1)U CABLE 1)E SUSPENSION
- transbordeurs afin de donner aux tas toute l’étendue nécessaire. Ces transbordeurs sont de fortes poutres métalliques dont la longueur excède quelquefois cent mètres. Leurs extrémités sont supportées par des charpentes verticales, montées sur des roues à gorge et susceptibles de se déplacer le long de voies métalliques très solides.
- Les bennes se déplacent longitudinalement sous la poutre ; quand la tranche correspondant à une position déterminée du transbordeur est complètement recouverte de minerai, on déplace les charpentes de soutien sur leurs rails. Petit à petit on couvre ainsi de minerai toute l’étendue d’un parc, quelle qu’en soit d’ailleurs la longueur.
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- LA SCI EX CE ET LA VIE
- LE TRAMWAY MONORAIL DES SENATEURS AMERICAINS
- Les sénateurs des Ktats-Unis d’Amérique disposent de bureaux particuliers dans un bâtiment éloigné d’environ deux cent cinquante mètres du Capitol, palais dans lequel siège et délibère le Sénat.
- Un passage souterrain relie les deux édifices. Pour diminuer les pertes de temps résultant des allées et venues des membres de la Chambre haute se rendant de leurs bureaux au palais sénatorial, et vice versa, un service d’automobiles fonctionnait jusqu’à ces derniers temps dans ledit passage.
- Cependant la crainte de collisions entre deux voitures allant en sens inverse, collisions qu'une simple maladresse de la part d’un con-
- ducteur ou une avarie à la direction de l’un des véhicules auraient pu produire, a conduit le Sénat à voter l’établissement d’une ligne de tramways monorail; cette ligne, à deux voies, est maintenant en fonctionnement.
- Les voitures qui y circulent sont d’un modèle très étroit ; chacune d'elles peut transporter douze personnes assises en file indienne. Ces légers véhicules roulent sur un rail unique, et sont maintenus en équilibre par un second rail fixé au plafond du passage.
- Ce rail étant relié à la source d’énergie électrique, alimente en même temps les moteurs de traction par l’intermédiaire de frotteurs et de câbles isolés.
- LES USTENSILES EN. ALUMINIUM SONT INOFFENSIFS
- M. le Professeur John Glaister, de l’Université de Glasgow, a procédé à une série d’expériences, afin de déterminer si les ali--ments n’étaient pas altérés de façon quelconque, lorsqu’on les préparait dans des ustensiles en aluminium.
- Il a trouvé que les seules substances qui attaquent le métal en question sont les oranges, les citrons, les choux de Bruxelles et les tomates. Mais néanmoins, même dans ces
- cas, la quantité d’aluminium dissous reste insignifiante et absolument inoffensive.
- On savait déjà que l'aluminium était inaltérable à l’air, à toutes les températures et qu’il ne noircissait pas, comme l’argent, au contact de l’hydrogène sulfuré. Comme ce métal se nettoie très facilement on voit que les ménagères n’auront qu’à se louer des ustensiles en aluminium et qu’elles peuvent sans crainte y préparer toute espèce d’aliment.
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- LA NAVIGATION FLUVIALE AUX COLONIES EXIGE L’EMPLOI DE BATEAUX A FOND PLAT
- Les transports fluviaux dans les colonies ne sont pas toujours chose aisée. De nombreux cours d’eau, bien que souvent très larges et fort longs, présentent en certains endroits très peu de profondeur. Il est donc avaniageux, parfois indispensable, de n’employer pour ce genre de navigation que des bateaux à faible tirant d’eau.
- Pour conserver à ces bateaux la faculté d’embarquer un lourd chargement, sans en diminuer la flottabilité, on est obligé de leur rendre en largeur ce qu’ils perdent en profondeur. Mais ils deviennent alors moins facilement manœuvrables et moins rapides.
- On compense ce double inconvénient en adoptant pour la construction de la coque des dispositifs spéciaux qu’il est intéressant de faire connaître.
- Un constructeur anglais a récemment livré à la Compagnie belge de navigation établie au Congo un de ces bâtiments à faible tirant d’eau, le Comte cle Flandre, dont nous
- allons donner une description succincte.
- La coque mesure 58 m de longueur, 9 m 15 de largeur et 2 m 45 de creux. On voit combien la largeur est considérable par rapport à la longueur.
- Etant donné le peu de profondeur des cours d’eau, sur lesquels il doit naviguer, ce petit navire, mû par une seule hélice, n’a pas de quille. Malgré cette précaution il est susceptible de s’échouer fréquemment sur de petits fonds aussi a-t-on jugé indispensable de protéger le propulseur pour éviter qu’il ne fût endommagé à chaque échouage.
- A cet effet, l’hélice tourne dans une sorte de tunnel placé sous la coque, et au plafond duquel est fixé un plan incliné monté sur des charnières.
- Le rôle de celte sorte d’écran est de retenir en quelque sorte l’eau contre l’hélice et d’éviter ainsi la cavitation.
- On entend par cavitation le vide qui se forme autour des ailes de l’hélice quand
- s
- LE “ COMTE DE FLANDRE” EST MUNI A l’aRRIÈRE DE QUATRE GOUVERNAILS Nous représentons ici ce bateau en cours de construction à (ilasgovn Sa coque possède deux superstructures qui constituent le pont supérieur (spardeck) et le pont principal (pont promenade). C’est à l’arrière de ce dernier que sont disposées les dix cabines destinées aux passagers de ite classe•
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- l’avant ET l’ÉTRAVE DU “ COMTE DE FLANDRE ’’
- Par .suite de la présent e des petits fonds et des battes de sable dans les cours d'eau coloniaux, les bateaux .v’v échouent très fréquemment. Pour réduire au minimum les risques d’avaries consécutifs à ces échouaqes, l’avant du « Comte de Flandre » au lieu d’être effilé est en forme de cuiller.
- elle tourne à une trop grande vitesse. Dans le cas qui nous occupe la cavitation est due à ce fait que le propulseur, étant donné la position qu’il occupe dans une sorte de voûte ménagée sous le navire, ne tourne pas au sein d’une masse d’eau illimitée.
- Le plan incliné dont il vient d’être question est équilibré par un contrepoids qui sert à rendre son fonctionnement automatique. Lorsque la vitesse tend à augmenter, la réaction de l’hélice soulève le plan ; l’effort de l’eau sur les ailes du propulseur est alors diminué. Inversement, lorsque le navire marche à faible vitesse, la réaction est moins forte; le plan s’abaisse alors et produit une pression plus grande sur l’hélice. L’utilisa-
- tion du propulseur reste ainsi satisfaisante quelle que soit la vitesse.
- La coque est divisée en dix compartiments y compris ceux des machines et des chaudières. Vers l’avant se trouvent trois cales à marchandises qui ont une capacité totale de 285 me et un compartiment pour les chaînes. A l’arrière, on a pu ménager un espace suffisant pour loger d’autres cales à marchandises dont la capacité totale est de 338 me.
- Le tirant d’eau maximum, corres-pondant à un chargement de 255 tonnes, n’est que de 1 m 40 ; dans ces conditions, la vitesse peut atteindre dix nœuds.
- Les passagers de première classe ont à leur disposition dix cabines à une couchette, séparées, installées à l’arrière du pont supérieur ou spardeck. Les portes et les fenêtres de ces cabines sont pourvues de moustiquaires et, à l’extérieur, de stores de toile destinés à combattre l’ardeur du soleil.
- Deux salles de bains, réservées aux passagers, sont annexées aux cabines. L’office, la cuisine et la salle à manger sont situés à l’avant du pont supérieur. Le bateau possède aussi un salon installé entre le pont inférieur et le spardeck ; la porte de cette pièce est pourvue d’un double battant qui empêche les moustiques d’y pénétrer.
- Comme nous l’avons dit au début, ces bateaux, très larges, sont fort difficiles à gouverner. Aussi a-t-on pourvu le Comte de
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- LA NAVIGATION FLUVIALE AUX COLONIES
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- LA. COQUE DU NAVIRE EST TERMINÉE; LES SUPERSTRUCTURES SONT EN COURS DE MONTAGE
- L’avant du» Comte de Flandre » est surmonté d’une troisième superstructure qui comprend l’appartement du capitaine et du propriétaire du vapeur, ainsi que la chambre de navigation et la passerelle de commandement. Sur le toit de cette superstructure est installé un projecteur qui réduit au minimum les risques d'abordage lorsque le bateau doit naviguer la nuit.
- Flandre de quatre gouvernails placés côte à côte à l’arrière, de chaque côté de l’orifice du tunnel où est logée l’hélice.
- L’avant du navire, au lieu de présenter une arête tranchante comme à l’ordinaire, a la forme d’une sorte de cuillei* ; en cas d’échouage cet avant ne peut donc être ni déformé ni défoncé.
- La chambre où se tient le pilote, ainsi que les appartements du capitaine et de l’armateur, sont situés à l’avant, au-dessus du pont supérieur. Pendant la nuit, un projecteur éclaire la route du navire.
- L’hélice est actionnée par deux machines à vapeur à triple expansion, c’est-à-dire dans lesquelles la vapeur se détend successivement dans trois cylindres dont les diamè-
- tres vont en croissant. Deux chaudières à tubes larges alimentent ces machines.
- Afin d’éviter toute fatigue au personnel, dans ces contrées où règne une chaleur torride, on emploie une petite machine à vapeur pour manœuvrer les appareils de changement de vitesse. On trouve encore à bord un compresseur d’air et diverses pompes servant à l’épuisement de l’eau des cales et à l’alimentation des chaudières.
- Ce petit navire est entièrement éclairé à l’électricité. Il a été, une fois construit, complètement démonté ; ses pièces ont été ensuite expédiées au Congo. Une fois arrivé à destination ses propriétaires l’ont fait remonter et lancer avec plein succès.
- R. B.
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- UN VIREMENT DE BORD SUR UN COTRE DE COURSE
- Lorsqu’un voilier doit avancer contre le vent, il se trouve contraint de « tirer des bordées », cest-à-dire de courir au plus près du vent tantôt d'un bord, tantôt de l’autre. Son équipage établit alors la voilure alternativement sur bâbord et sur tribord. Nous assistons ici à une de ces manœuvres.
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
- Par M. G. CLERC-RAMPAL
- VICE-PRÉSIDENT DU YACHT-CLUB DE FRANCE
- Dans la renaissance physique que l’on se plaît à signaler, parmi tous ces sports de grand air vers lesquels se dirige aujourd’hui la jeunesse française, il semble bien que le yachting, et spécialement le yachting à voiles, n’occupe pas la place qui lui revient. Qu’il s’agisse de yachting de course ou de navigation de croisière, notre pavillon n’est pas représenté comme il devrait l’être et l’on pourrait croire vraiment que la France n’est pas une nation maritime, alors que l’étendue
- de nos côtes l’emporte de près d’un tiers sur le développement de nos frontières terrestres.
- Y a-t-il à cela une raison que l’on puisse signaler avant tout, un défaut originel dont serait atteint notre race qui possède cependant un si riche passé maritime et des marins que tous nos rivaux, même les Anglais, peuvent nous envier? Je le crois, et notre histoire est là, en effet, pour nous apprendre que bien rarement nous avons su jouer sur mer le rôle qui nous était dévolu, et
- DEUX YACHTS DE COURSE DE LA SÉRIE DES 15 MÈTRES DE LA JAUGE INTERNATIONALE Disons, pour éviter une erreur d’interprétation, que le mot « mètre », employé dans la classification des séries internationales, ne désigne nullement une mesure linéaire des bateaux, mais un chiffre d’unités obtenu lorsqu’on leur applique la formule de jauge.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LA GOÉLETTE “ SUZANNE ” DU PORT DE MORLAIX Construit en (er èt bois, le yacht de M. Verstraete est, en même temps qu’un fin voilier, un superbe bâtiment de croisière de 2g mètres de longueur jaugeant 70 tonneaux. Son propriétaire et même plusieurs invités peuvent coucher à bord, ainsi, bien entendu, que les hommes d’équipage.
- que ce fut seulement par intervalles que nous avons suivi une politique maritime en rapport avec nos intérêts. Si l’on en excepte les populations côtières — et encore parmi celles-ci il ne faut guère compter que les professionnels —le Français n’a pas l’esprit marin et montre même pour l’élément liquide une vive répulsion. C’est là une vérité que l’on ne doit pas craindre de pro-
- clamer surtout si l’on veut réagir contre la tendance qu’elle exprime. Or, sur ce chapitre il n’est pas un de nous qui ne puisse citer quelque fait probant. Lorsqu’un jeune homme arrive à l’âge des exercices virils et qu’il manifeste le désir de posséder un bateau, c’est dans bien des familles un toile général de réprobation. Le père, quelquefois, laisse faire, mais, le plus souvent, la
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
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- mère s’insurge et, comme la poule, regarde avec effroi ce canard subitement découvert dans la couvée. Généralement, les velléités nautiques du jeune apprenti marin sont étouffées dans l’œuf et l’on se hâte de lui proposer d’autres occupations. Personnellement j’ai ainsi un mien petit cousin qui parcourt nos routes nationales avec une voiture automobile, carrosserie de course, que ses parents lui ont offert immédiatement en échange du bateau qu’il demandait. Et lorsque ce jeune virtuose du volant me raconte ses randonnées,qu’il méfait orgueilleusement part de ses « moyennes de marche » et me dit tous les concurrents qu’il a « grattés », je ne puis m’empêcher de songer qu’au point de vue de la sécurité il eût mieux valu lui laisser faire du yachting. Mais introduire cette idée dans l’esprit d’une m ère française — de certaines tout au moins -est une entreprise
- SYLVANA , GOÉLETTE MIXTE DE M. DE POLIGNAC Susceptible de réaliser une belle vitesse, grâce à une grande surface de voilure et à ses ormes très fines, la Sylvana possède de plus une hélice actionnée par un moteur à explosion à quatre cylindres. C e!st l’idéal du bateau confortable ét sûr pour croisières de longues durées.
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- AU PLUS PRÈS TRIBORD AMURES SUR LE “ METEOR ”
- Le yacht court en remontant le vent qu’il reçoit par le travers, à droite (tribord) ; les matelots employés à la manœuvre de la grande
- écoute sont à leur poste, prêts à exécuter les manœuvres que le capitaine ordonnera.
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
- LE “ J1ETE0R ”, YACHT DE COURSE IMPÉRIAL ALLEMAND A'. M. Guillaume 11 encourage depuis de longues années avec une inlassable énergie le goût des sports nautiques en Allemagne. Sa grande goélette de 400 tonneaux, construite à Kiel par les chantiers Germania s’est maintes fois mesurée avec les racers allemands et anglais.
- difficile. Aussi ce n’est plus du côté des mères actuelles qu’il faut se tourner; leur opinion est faite, elles n’abandonneront pas leurs préventions; il faut convaincre les jeunes femmes et les jeunes filles, c’est-à-dire les mères de demain. Aussi bien, les jeunes femmes ont-elles également une part de responsabilité dans cet éloignement de la famille française pour tout ce qui est nautique. Combien de jeunes gens ont dû, en se mariant, renoncer au bateau! Là encore il y a une propagande à faire, et combien efficace puisqu’elle attein-
- drait à la fois le présent et l’avenir.
- J’ai, un jour, questionné, non pas certes une de ces charmantes réfractaires, car les dames disent rarement le pourquoi de leurs antipathies, mais au contraire une yachtswoman fervente, mieux placée pour recueillir les confidences. Eh bien, il paraît que c’est à la fois une question de mal de mer et de coiffure. Le vent dérange les savants édifices capillaires ; quant à la nausée, c’est la fin de toute élégance.
- Rassurez-vous, mesdames, sur ce dernier point; la mer n’est pas toujours
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- “ SHAMROCK ”, CHAMPION ANGLAIS DE LA COUPE AMERICA Sir Th. Lipton ayant lancé un défi aux yachtsmen américains en 1901, ceux-ci opposèrent à son cutter Shamrock, dessiné par Watson, le Columbia, chef-d’œuvre du célèbre architecte naval Her-reshoff, qui gagna les trois manches de la course.
- méchante, elle a ses accalmies et vous pouvez vous fier aux yachtsmen pour choisir prudemment le temps propice à une initiation sans danger. Plus tard, l'accoutumance viendra et vous vous
- rirez des flots comme un loup de mer. Pour les cheveux, c’est plus grave, mais non sans remède. La mode a vaincu d’autres difficultés et d’ailleurs l’automobilisme ne vous a-t-il pas préparées
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
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- LE COTRE DE M. DE BOISSIEU “ NEREID ” (LE HAVRe)
- Ce petit navire est un très intéressant spécimen de yacht à voiles moderne, solide et bon marcheur. Il jauge 18 tonnes; sa longueur de 14 mètres et sa largeur de 4 mètres ont permis l’installation à bord d aménagements très confortables.
- à des costumes tellement enveloppants que dans les milieux maritimes je ne vois guère que le scaphandrier... mais laissons cela et comptons sur le bon sens féminin pour faire tomber ce
- ridicule préjugé contre la mer.
- A titre d’encouragement, voici ce que j’ai vu, pendant l’été 1913, dans un port italien des environs de Gênes, très fréquenté par la haute société
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- JAVOTTE ”, L’UN DES PLUS BEAUX RACERS FRANÇAIS
- Ce bateau appartient à la série des 12 mètres de la jauge internationale, série malheureusement trop peu représentée en France pour que nous puissions y remporter des victoires dans les grandes régates annuelles
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
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- “ MARGHER1TA ”, YACHT CONSTRUIT PAR NICHOLSON POUR M. WH1TAKER
- Cette magnifique goélette a débuté en tgi3 aux régates de Kiel où elle a fait preuz>e d'une grande vitesse à toutes les allures, battant nettement ses concurrents
- allemands Hamburg II, Germania et Meteor.
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- LA SCIENCE El LA VIE
- “ ELEDA ”, VAINQUEUR AUX RÉGATES DE BIARRITZ, EN 1913 On ne saurait trop encourager les yachtsmen français à faire construire clés bateaux de ce modèle, qui peuvent représenter la France avec honneur dans les régates internationales, tout en procurant à leurs propriétaires les éléments d’un beau sport.
- au moment des villégiatures. Dans un canot d’acajou, très bien aménagé, vaste, bien assis sur l’eau, une jeune fille, entre seize et dix-huitans, maniait les avirons. A l’arrière, sa sœur — quinze ans au plus — se tenait au milieu de toute une joyeuse troupe d’enfants dont les têtes brunes ou blondes lui faisaient un charmant entourage. Et lentement, cette barque s’en allait, parcourant la petite baie bien abritée, goûtant la fraîcheur du soleil couchant. Il n’y avait là aucune imprudence,
- l’endroit n’était nullement découvert, le temps se maintenait au beau, et l’embarcation était suffisamment stable pour ne rien craindre des mouvements possibles de son léger équipage — lequel d’ailleurs se tenait bien sagement assis sous la surveillance de la cadette. Malgré cela, entend-on les cris d’orfraie d’une de nos mamans à ce spectacle ? Eh bien, comme conclusion de ces idées générales, prenons cette barque italienne comme exemple et disons-nous bien que le jour où l’on en verra de semblables chez nous, notre pays aura fait un grand pas au point de vue de son développement maritime.
- Ceci posé, il va nous être facile de dire pourquoi notre yachting de course à voiles n’est pas aussi prospère qu’il le pourrait.
- D’abord, ne montrons point trop de pessimisme, la situation est encore acceptable. Certes, nous luttons mal contre les Anglais, et avec peine vis-à-vis des Allemands, mais ce sont deux puissances qui possèdent sur mer, la première par tradition obligée, la seconde par l’effet d’une forte volonté supérieure, des positions de tout premier ordre. Lorsqu’il s’agit des autres nations, nous obtenons de meilleurs résultats et il ne faut pas nier les succès remportés par nos yachts de course. Dans les dernières régates du Havre, au mois de juillet 1913, nous n’avons pas fait très belle figure, c’est vrai, mais
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
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- par contre il ne faut pas oublier que c’est notre représentant, un yacht nantais de la série des « 6 mètres », qui a gagné la palme aux courses des Jeux olympiques. Néanmoins, il est bien évident que les résultats devraient être meilleurs, mais la faute n’en est pas à nos yachtsmen ; c’est, au contraire, malgré l’allure paradoxale du propos, ceux qui ne font pas de yachting alors que leurs moyens s’y prêtent qu’il faut incriminer. En effet, nous ne pouvons pas, comme en Angleterre, faire vivre exclusivement avec le yachting des chantiers de construction, des architectes navals et des équipages. Il en résulte que les véritables spécialistes nous manquent et que, d’une façon générale, nos yachts de course sont dessinés, construits et montés par des gens parfaitement au courant de leurs métiers respectifs, mais dont le yachting ne constitue pas la seule occupation. Or, si l’on se représente que rien ne doit être laissé au hasard dans ce sport si captivant, que la victoire en régates tient à des détails, à une mise au point minutieuse qui ne peut être réalisée si l’on n’a pas une pratique constante de ce « fignolage », on comprend la tâche difficile qu’assument nos yachtsmen dans les compétitions internationales.
- Que les adeptes du sport nautique se multiplient, que de nombreux yachts de course se construisent chaque année
- LE SANS-SOUCI II , COTRE DE COURSE Construit en 1ÿl3, le Sans-Souci II a débuté en juillet dernier aux régates internationales de Stokes Bay (Portsmouth). Victime d'une erreur de parcours et d’incidents de voilure, ce bateau a pris sa revanche aux dernières régates d’Arcachon,
- en France, et l’on verra bientôt si le génie français est capable de lutter sur mer, même avec les Anglais.
- En fait de science nautique, nous n’avons rien à apprendre de personne, l’histoire de la construction navale est là pour nous montrer que tous les perfectionnements nautiques sont d’origine française ; mais il faut que des chantiers puissent se spécialiser chez nous dans le yachting comme il en existe de spécialisés dans la marine de guerre ou de commerce. Ce jour-là, nos
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LE “ SHAMROCK ” COTRE DE COURSE DE SIR TH. LIPTON
- A bord d un yacht en course l’équipage est, dans l’intervalle des manœuvres, couché à plat pont pour ne pas offrir de prise au vent, ce qui diminuerait la vitesse.
- yachts de^ course pourront soutenir toutes les comparaisons comme nos cuirassés ou nos paquebots.
- Pour la navigation de croisière, je crois que le yachting à voiles n’est pas non plus, en France, suffisamment développé, mais j’ai bon espoir. Si l’habitude des parcours réglés d’avance, à date et à heure fixes, que nous inculque malgré nous la vie moderne, a pu entraînercertains yachtsmen vers la navigation à vapeur, une réaction ne peut manquer de se produire, précisément parce que la forme routinière que prend notre existence courante commence à nous lasser. Un peu d’imprévu ne peut pas nous déplaire, justement pour faire contraste, et le yacht à voiles possède trop d’avantages par ailleurs pour ne pas tenter les amateurs.
- Grand confort, meilleure navigabilité, autonomie complète sans question de ravitaillement en combustible, le yacht à voiles présente tout cela. Un bateau comme le Nereid, avec ses 14 mètres de longueur sur 4 mètres de large, offre le logement que ne donnerait pas un bateau à vapeur d’un tonnage double, et il possède en outre une sécurité beaucoup plus grande, chose que les non initiés admettent difficilement. Cependant un bateau à voiles, qui cède à la force du vent, ruse avec les lames sans les heurter de front, peut soutenir, même s’il est de proportions modestes, un assez gros temps. Tandis que le vapeur qui lutte contre le flot et dompte les vagues ne peut être assuré de ce résultat que s’il atteint un fort tonnage. Au-dessous de certaines dimensions il
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- LE YACHTING A VOILES EN FRANCE
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- “ RUBICtïON ”, COTRE DE COURSE (PORT D’ATTACHE : BORDEAUX)
- La série des 6 mètres de la jauge internationale, à laquelle appartient ce cotre, est une de celles des yachts français à voiles qui comptent le plus de représentants.
- est moins bien armé que le voilier pour batailler contre les éléments.
- Une solution mixte s’offre d’ailleurs : celle de « l’auxiliaire ». Aujourd’hui un voilier peut toujours s’adjoindre un moteur à explosion qui, sans lui retirer ses qualités propres, le mettra à même d’éviter les calmes. La grande goélette Sylvana, qui bat pavillon français et a montré nos couleurs sur la côte d’Afrique en 1913, possède aussi un moyen mécanique de propulsion qui lui permet d’atteindre par calme une fort jolie vitesse. C’est, je crois, la solution de l’avenir et c’est sur cette combinaison de la machine et du vent qu’il faut compter pour ramener à la voile certains amateurs qui s’en étaient éloignés.
- Ën résumé, il y a beaucoup à faire en France pour amener, je ne dis pas seulement le yachting, mais la marine en général, au point de développement qu’elle doit avoir. Pour cela il faut le concours de tous, et la meilleure propagande sera celle qui montrera combien le sport nautique est inoffensif et sans dapger, car on ne peut citer aucun accident mortel à son actif. Beaucoup d’autres exercices ne sauraient en dire autant; c’est là ce qu’il faut répéter pour le plus grand bien d’un sport qui peut, plus justement que n’importe lequel, se réclamer de la devise : Ludus pro Patria.
- G. Clerc-Rampal.
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- CETTE AUTOMOBILISTE N’EST PAS UNE « ECRASEUSE
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- Une Américaine, fervente adepte de l’au-tomobile, vient d’inventer un appareil qui lui ôte la légitime appréhension d’écraser les piétons. Qu’on se figure une sorte de filet métallique d’environ deux mètres de superficie, se présentant à l’avant de la voiture, sous la forme d’un rouleau peu encombrant. Lorsqu’un passant traverse imprudemment la chaussée devant la voiture,
- le conducteur appuie sur une pédale qui provoque à la fois le freinage et le déroulement instantané du filet. Celui-ci prend alors la position ci-dessous dans laquelle il peut supporter un poids de 120 kilogrammes environ. Si le piéton n’a pu être évité, il est recueilli par le filet et se tire indemne de l’aventure. Au cours des essais, ce dispositif fonctionna, paraît-il, à merveille.
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- ON PEUT ÉCRIRE EN LANGAGE CLAIR PLUS VITE QU’EN STÉNOGRAPHIE
- Par Paul AMIOT
- Il n’y a pas un demi-siècle que la machine à écrire a fait son apparition, et c’est seulement depuis une vingtaine d’années que son emploi s’est répandu en France.
- Elle doit son succès à la sténographie qui s’est développéé parallèlement à elle, car, à moins qu’il ne soit uniquement copiste, le dactylographe doit toujours être doublé d’un sténographe.
- Mais la sténographie est un art difficile, dont l’étude est longue et pénible; d’autre part, il existe, en dehors de quelques systèmes connus, des méthodes très nombreuses, variables dans chaque pays et dans les différentes langues, et chaque sténographe a ses abréviations personnelles au point que, dans un congrès récent, un sténographe du Sénat a pu déclarer qu’aucun de ses collègues ne pouvait déchiffrer l’écriture d’un autre.
- Voilà pourquoi la sténographie n’a pu jusqu’ici être introduite dans l’enseignement public, aucun accord entre les systèmes n’étant jusqu’alors possible.
- Il faut ajouter que, dans beaucoup de localités, les professeurs font défaut.
- Il n’est donc pas étonnant que les bons la sténographe de l’avenir
- sténographes La machine à sténographier est si légère que soient rares l’opérateur la garde sans fatigue sur ses genoux.
- et cette pénu- ^on fonctionnement est si simple qu’on peut s’en
- rie.se fait sen- servir même dans l’obscurité.
- tir non seulement en France, mais en Allemagne, en Angleterre et aux Etats-Unis.
- La sténographie mécanique vient à son heure pour améliorer cette fâcheuse situation.
- D’après l’ouvrage de MM. Dup.ont et Sénéchal, Les Machines à sténographier, paru
- en 1907, « la sténographie mécanique avait depuis les premiers essais de Gonod en 1728, donné de [si piètres résultats, que beaucoup de personnes l’ont prise pour une utopie et se sont refusées à admettre qu’un jour viendrait où la parole pourrait être aussi facilement recueillie au moyen d’une machine qu’avec la plume ou le crayon ».
- Il a fallu se rendre à l’évidence le jour où le problème fut victo-rieusementrésolu par un Français, M. Ch. Bivort, dont la première machine parut en 1904 sous le nom de « Sténoline » auquel fut substitué ensuite celui de « Sténopliile ».
- La plupart des essais de machines faits jusque-là portaient sur la reproduc-s tion de la parole en signes conventionnels : caractères sténographiques, points, traits ou chiffres. Quelques résultats avaient été atteints, notamment avec la machine Michelaÿ qui a fonctionné au Sénat italien; il avait fallu à Antonio Mi-chela trente années pour la mettre au point.
- Citons encore The Steno-graph et le Stenotyper et, plus récemment, la Lafau-rie. Cette dernière écrivait en chiffres, et quelques élèves ont atteint la vitesse de 150 à 180 mots à la minute; mais l’apprentissage n’était guère moins long que celui de la sténographie manuscrite, et la lecture présentait les mêmes difficultés.
- « Il fallait, selon les auteurs cités plus haut, pour que la sténographie mécanique devînt réellement intéressante, qu’elle tût basée sur l’emploi pur et simple des caractères usuels, conservant toujours leur propre valeur ou, tout au moins, représentant, à la fois, comme dans la plupart des systèmes de sténographie,
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- des sons similaires. Dans la « Sténophile » de M. Ch. Bivort, les lettres nécessaires à la représentation du langage sont alignées horizontalement, dans un ordre déterminé d’après leur fréquence et leurs affinités, de sorte qu’il est possible de les imprimer toutes simultanément dans l’ordre où elle se présentent sur le clavier. Ainsi, l’impression des syllabes a lieu en clair; elle est lisible pour tout le monde, ce qui peut, à la rigueur, dispenser de la transcription ; le doigté est des plus simples puisqu’il suffit d’abaisser les touches qui portent les lettres qu’on désire imprimer, en ne tenant compte que de leur rang dans la syllabe.
- MM. Dupont et Sénéchal concluent ainsi :
- « La machine à sténographier est née en France ; elle s’y est perfectionnée et y a acquis sa valeur pratique ; c’est donc une industrie nouvelle qui prend naissance et qu’il dépend de nous de développer. Nous n’osons pas prétendre que cette industrie prendra un aussi grand essor que celui de la machine à écrire ; cependant, comme tout dactylographe est doublé d’un sténographe, qui sait si, dans quelques années, on ne trouvera pas toujours les deux machines l’une à côté de l'autre ? »
- L’apparition, en 1904, de la première machine à sténographier en lettres ordinaires fut saluée avec enthousiasme par la presse sténographique et reçut le plus bienveillant
- accueil des professionnels. L’invention ouvrait une ère nouvelle à la sténographie et constituait une véritable évolution.
- 11 a fallu à l’inventeur dix années pour mettre au point la machine modèle 1913, qui réalise de nombreuses améliorations sur les types précédents.
- Le principe de l’invention est de réunir, dans un clavier très réduit, un nombre minimum de lettres, mais suffisant pour pouvoir imprimer tous les sons qui, par leur groupement, représentent les mots utilisés dans les différentes langues. Les deux mains de l’opérateur devant travailler en même temps, M. Bivort en a conclu que le nombre de touches de la machine devait être de vingt, plus une touche supplémentaire médiane, destinée surtout à la ponctuation, à l’annulation des passages à supprimer, plutôt qu’à l’impression proprement dite de la parole.
- Chaque doigt commande donc deux touches. Toutefois, par exception, et en raison de sa faible longueur, le pouce n’agit que sur une touche, et l’index se trouve,par suite, obligé de commander une touche supplémentaire.
- Cette disposition des mains et des doigts est très importante, car elle concourt pour une part très grande à obtenir la vitesse. Les mains, en effet, se déplaçant à peine, on gagne une partie du temps qui est perdu dans la machine à écrire pour aller d’une touche à l’autre. En principe, on écrit en
- LES LETTRES SONT DISPOSÉES SUR CE CLAVIER SUIVANT LEUR FRÉQUENCE ET LEURS AFFINITÉS On a constaté que dans les mots de chaque langue, certains groupes de lettres placées toujours dans le même ordre se présentent très souvent. L’inventeur de la sténophile s’est attaché à respecter cet ordre en établissant son clavier. On peut ainsi inscrire d’une seule frappe des syllables et même
- des mots entiers.
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- STÉNOGRAPHIE MÉCANIQUE
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- LA STENOPHILE EN ORDRE DE MARCHE Lorsqu 'on frappe à la fois sur une ou plusieurs touches, les lettres correspondantes s’impriment suivant une ligne horizontale sur la bande de papier ; celle-ci se déroule automatiquement. La dictée terminée, on déchiffre la bande en la plaçant sur un petit appareil appelé « liseuse »
- une seule frappe et des deux mains à la fois en allant de la gauche à la droite, autant de lettres qu’il faut pour faire une syllable et parfois même plusieurs mots.
- Un bon dactylographe atteint très facilement 50 à 60 mots à la minute avec la machine à écrire. Un dactylographe moyen fait, en général, une quarantaine de mots. Si nous multiplions ces vitesses par 4, qui est un coefficient moyen de l’accroissement de vitesse obtenu grâce à la « Sténophile » par rapport à la machine à écrire, nous obtenons respectivement 200 à 240 mots pour un bon dactylographe et 160 pour un dactylographe ‘moyen.
- Ces chiffres sont très significatifs par eux-mêmes car il est notoire que la plupart des sténographes ne dépassent pas 80 à 90 mots à la minute avec les méthodes manuscrites et se relisent toujours avec beaucoup de difficulté.
- Nous avons tenu à montrer que ces mêmes opérateurs, avec le même travail et la même intelligence moyenne, pourront réaliser une vitesse de 150 à 160 mots à la minute et, par conséquent, donner bien mieux satisfaction aux personnes qui les emploient.
- 11 est bien entendu que l’on ne tient aucun compte de l’orthographe pas plus que
- de Ve muet comme c’est du reste le cas avec la sténographie manuscrite. Les lettres ayant la même con-sonnance sont représentées par des lettres doubles et l’on doit deviner, par exemple, si l’on a écrit un B ou un P, un D ou un T, etc. : le sens du mot précédent et des mots qui suivent celui qu’on lit indique suffisamment celle des deux lettres à adopter. De plus, les voyelles suivant les consonnes sont encore un élément de précision qui ne se trouve pas toujours dans les sténographies manuscrites.
- Toutes les lettres f rappées en même temps s’inscrivent sur une bande de papier, ayant une longueur totale de 100 mètres environ, qui se déroule automatiquement, et qui passe entre un rouleau de caoutchouc et un ruban destiné à encrer les caractères au fur et à mesure des frappes. Un dispositif mécanique fait avancer, à chaque frappe, la bande de papier et le ruban encreur.
- Quand la sténographie est terminée, il y a lieu de la relire pour la recopier à la machine à écrire. Cette opération se fait sur la machine elle-même grâce à un dispositif très simple. Le cylindre sur lequel
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- Un sténo-dactylograplie, aveugle de naissance, M. G. Lejeune, relit à l’aide de ses doigts, sur sa « Sténophile Braille », le texte dicté par M. Ch. Bivort, inventeur de la machine à sténographier.
- s’est enroulé le papier se place dans une encoche spéciale du bâti qui permet de le mettre hors des engrenages servant au fonctionnement. Dans cette position, il est très facile de dérouler en arrière le papier sténographié, puis de le ramener en avant pour la lecture. Au besoin, lorsque, par exemple, il n’y a qu’une machine à sténographier pour deux employés, l’un des sténographes peut continuer à se servir de la machine pendant que l’autre recopie les sténogrammes à l’aide d’un petit appareil spécial nommé « liseuse », qui permet de lire les passages successifs par un simple coup donné avec l’un des doigts sur un petit levier qui fait fonctionner automatiquement cet appareil auxiliaire. Sur la machine comme sur la liseuse, la sténographie que l’on vient d'imprimer est lisible sur une longueur de papier d’environ 15 centimètres. Cette disposition permet de contrôler si la machine fonctionne régulièrement, et surtout de pouvoir relire les derniers mots pour les remémorer à la personne qui dicte son courrier.
- L’un des principaux avantages de la « Sténophile » est de pouvoir sténographier indistinctement toutes les langues avec une seule et même machine. Bien entendu, pour que les sténogrammes écrits en une langue étrangère soient correctement écrits, il faut que la personne qui utilise la machine connaisse la langue en question d’une manière satisfaisante. Mais il est possible d’écrire des langues que l’on ignore, uniquement par l’inscription pure et simple des sons entendus et cela d’une manière, pour ainsi
- dire, automatique. Les bandes sténographiées peuvent être alors relues avec facilité par des personnes connaissant la langue, mais n’ayant pas assisté à l’expérience.
- Toutefois, il a été créé deux claviers : l’un dit « clavier français » que représente une de nos figures et qui permet d’écrire toutes les langues, mais destiné d’une manière plus particulière aux langues d’origine latine : le français, l’espagnol, l’italien, le roumain, etc...
- Un autre clavier, basé exactement sur les mêmes principes, nommé « clavier anglo-saxon » est plus spécialement adapté aux langues anglo-saxonnes. Dans ce dernier clavier, la disposition des lettres est légèrement différente, et comporte notamment un plus grand nombre de consonnes finales.
- Dans l’un et l’autre clavier, les consonnes écrites seules ont le son de Ve muet, alors que la lettre e du clavier a le son é ou è. Enfin les lettres s et / du clavier français frappées ensemble reproduisent le son sh.
- Chaque jour, les conférences de l’Université des Annales, du Collège de France, de la Sorbonne, du Foyer, les conférences Chateaubriand, etc... sont reproduites par la machine à sténographier avec une précision, une rapidité et une netteté remarquables.
- M. Bivort a voulu que les aveugles pussent utiliser sa machine. Dans ce but, il a créé à leur intention un modèle dans lequel l’impression est obtenue en caractères Braille. Ainsi ces malheureux déshérités peuvent relire leurs propres sténogrammes et trouver un débouché nouveau à leur activité, leur intelligence et leur instruction.
- La sténographie mécanique se propage rapidement. Elle est aujourd’hui pratiquée dans les administrations de l’Etat : Postes et télégraphes, les Ponts et chaussées, les arsenaux, les Compagnies de chemins de fer, les écoles supérieures de la ville de Paris, les banques, les établissements Pigier, etc...
- La Sténophile est une machine très légère (son poids n’excède pas, en effet, 3 kg et demi) qui peut fonctionner partout, même dans l’obscurité et sur les genoux de l’opérateur; elle fait grand honneur à son créateur et ajoute un fleuron nouveau à la couronne du génie inventif français.
- Paul Amiot.
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- ----- REVUE MENSUELLE ----------------
- DES PLUS RÉCENTES DÉCOUVERTES
- Par L. HOULLEVIGUE
- PROFESSEUR A LA FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE
- Voici des nouvelles de la nébuleuse d’Orion.
- Aux confins du ciel, dans la splendide constellation d’Orion, se trouve une nébuleuse qui, par certaines nuits transparentes d’hiver, est visible à l’œil nu. On savait déjà, par l’analyse spectrale, qu’elle est formée principalement d hydrogène et d’un gaz, encore inconnu sur la terre, qu’on a nommé provisoirement nébulium. MM. Bourget, Fabry et Buisson se sont attaqués à cet astre lointain par les méthodes délicates que la physique met à notre disposition ; leurs savantes recherches ont permis, en premier lieu, d’évaluer la température de la nébuleuse : 15 000 degrés centigrades, en chiffres ronds, c’est-à-dire deux fois et demi la température du Soleil, Elles ont ensuite appris que l’atome du nébulium est trois fois plus lourd que l’atome d’hydrogène ; elles ont enfin signalé la présence d’un nouveau corps, non encore baptisé, qui se caractérise au spectroscope par une belle raie verte et dont le poids atomique serait voisin de 2. Grâce à ces nouveaux faits, les faiseurs de théories cosmologiques ont du pain sur la planche.
- On rectifie la durée du jour martien.
- Depuis que les astronomes observent la planète Mars, ils se sont mis d’accord sur le fait que cet astre tourne sur lui-même un peu plus lentement que notre Terre ; la durée du jour martien est exactement, de 24 heures, 37 minutes, 22 secondes, 64 centièmes. Cette valeur résulte d’un ensemble de déterminations concordantes effectuées depuis une trentaine d’années. Mais voici qu’un astronome américain, M. Lowell, annonce que cette durée serait trop longue de douze minutes; douze minutes, ce n’est pas peu de chose en pareille matière; M. Lowell est un savant très connu; les recherches qu’il poursuit à son observatoire de Flagstaff, élevé sur les hauts plateaux de I’Ârizona, ont toujours eu le don d’étonner le monde; il a, en particulier, révélé sur la constitution des canaux de Mars des détails qui échappent au commun des astronomes Se serait-il trompé de repères ? C’est l'hypothèse que suggère M. Flammarion ; cette erreur serait impardonnable pour M. Lowell, mais tout ceci s'éclaircira avant peu.
- L’ultra-violet produit de nouveaux microbes.
- Un fait très intéressant, et gros de conséquences, vient d’être signalé à l’Académie des Sciences par Mmc Victor Henri. On sait que les microbes se divisent, comme tous les êtres vivants, en espèces bien distinctes, reconnaissables à leur aspect et à leurs rôles; on avait constaté jusqu’ici que ces espèces se reproduisent, toujours semblables à elles-mêmes, à part quelques légères variations qui produisent les types atténués, utilisés en vaccination. Ce n’est pas une simple variation qu’a pu réaliser Mmc Victor Henri, c’est une véritable mutation, c’est-à-dire la création d’une espèce nouvelle
- qui ne retourne jamais au type ancestral. Cette expérimentatrice opère sur des bactéries du charbon, qu’elle expose pendant un temps variable à l’action ménagée d’une lampe en quartz à vapeur de mercure; dans ces conditions, les microbes ne meurent pas tous, mais tous sont frappés. Parmi les formes nouvelles ainsi créées de toutes pièces, il en est une, la forme gamma, qui se montre particulièrement stable; voici trois mois que les « repiquages » journaliers sur gélatine reproduisent toujours le même type; on a donc affaire à une espèce nouvelle. Le lecteur pensera peut-être qu’il y avait déjà suffisamment de microbes, et que cette création est un maigre bienfait. Au contraire, on peut espérer que les types nouveaux nous aideront dans la lutte contre les « vieux microbes », car nous ne sommes tranquilles que lorsque ces infiniment petits se dévorent entre eux.
- Le sel est-il un antiseptique?
- De ce que le sel sert à conserver les denrées « périssables », certaines gens concluent qu’il a des propriétés microbicides. Erreur absolue: les bacilles de la fièvre typhoïde, du rouget du porc, de la tuberculose, immergés plusieurs semaines dans la sai mure, ne s’en portent que mieux; d’ailleurs, le sang est salé, ce qui n’empêche pas les miciobes d’y pulluler à l’occasion ; certaines altérations du poisson salé, comme le « rouge » de la morue, proviennent directement des microbes que le sel apporte avec lui. En effet, ce produit, tel qu’on le prépare dans les marais salants, est loin d’être stérile; le D1 Rap-pin, directeur de l’Institut Pasteur de Nantes, a pu compter 30 000 bactéries par centimètre cube dans les eaux-mères où il se dépose et, après sa mise en tas, il est soumis à de nombreuses triturations pour lesquelles on ne tient aucun compte des prescriptions de l’hygiène. Loin d’être antiseptique, le sel aurait donc bien besoin d’être antiseptisé, ce qui pourrait se faire, soit en le chauflant à l’autoclave, soit en le lavant avec une solution d’hypochlorite de soude; malheureusement cela est plus facile à dire qu’à réaliser pratiquement.
- A quelles heures faut-il manger?
- La question que se pose M. Bergonié, le savant professeur de l’Université de Bordeaux, méritait d’être étudiée à notre époque où les travaux de Taylor ont appelé l’attention sur l’utilisation rationnelle du moteur humain ; dans une centrale d’énergie électrique, les ingénieurs règlent la consommation du chai bon de façon à satisfaire à la demande variable du courant; et nous, qui travaillons à des heures bim déterminées, nous mangeons au petit bonheur, sans nous préoccuper de faire concorder ces deux opérations pour le meilleur fonctionnement de la machine humaine. Heureusement, le foie constitue, grâce à sa « fonction glycogénique », un réservoir d’énergie, mais la capacité de cet organe régulateur n’est pas indéfinie.
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- Prenons comme type un repas constitué par 1 partie de graisses, 1 partie de protéides (viandes) et 4 à 5 d’hydrates de carbone (suce, amidon) : l’utilisation commence presque immédiatement et les disponibilités d’énergie croissent jusque vers trois heures après son ingestion, pour décroître ensuite de plus en plus lentement. De là résulte que les heures qui conviennent le moins aux repas importants sont précisément celles qu’adoptent la plupart des Français, de midi à 1 heure et de 7 à 8 heures du soir; le repas du soir, en particulier, produit de l’énergie au moment où l’organisme va rentrer en repos pendant une longue période et, par suite, il ne peut que surcharger le foie, en restant longtemps inutilisé.
- D’après M. Bergonié, le principal repas doit être pris à 7 h. 30 du matin; il doit être complété par deux autres, plus légers, à 4 h. 30 et 8 heures du soir. Avis à ceux qui ne vivent pas pour manger,mais qui mangent pour vivre, c’est-à-dire pour travailler.
- Le fer éleetrolytique devient utilisable.
- Quand on parle de fer, il faut s’entendre; l’ancien fer doux, qui d’ailleurs était loin d’être pur, n’existe pour ainsi dire plus qu’à l’état de souvenir: en réalité, ce qu’on emploie partout, ce sont les différents types d’acier, dans lesquels le fer est associé à du carbone, du silicium et d’autres éléments; leur structure et leurs propriétés sont par suite très différentes de celles du fer pur. Mais voici que l’industrie est parvenue, après de longs efforts, à mettre au point la fabrication du fer par « électrolyse », c’est-à-dire par dépôt galvanoplas-tique dans un bain liquide; cela n’a l'air de rien, car n’importe qui, avec deux éléments de pile, peut s’amuser à produire du fer électrolytique, mais ce fer, gorgé d’hydrogène, est cassant et inutilisable ; il a fallu de nombreux essais pour rendre l’opération industrielle; c’est chose faite aujourd’hui et on fabrique par ce nouveau procédé des tuyaux de fer sans soudures, dont la ténacité et la ductilité sont extraordinaires; ils seront présentés à l’exposition de Lyon, nul doute qu’ils n’y excitent une curiosité et un intérêt bien justifiés.
- Une industrie neuve : le « bois de paille ».
- Faire du bois avec de la paille, du vrai bois sans fil, sans nœuds, qu’on puisse travailler à la scie et au tour et mouler sous forme de planches, de chevrons, de lattes et de baguettes : voilà un problème tentant et qui méritait d’être résolu; il vient de l’être, si l’on en croit le Moniteur des scieries, d’une façon pratique et industrielle. La paille est coupée à la machine, réduite en pâte par la cuisson, additionnée de produits chimiques (probablement une lessive caustique) et finalement comprimée sous forte pression dans des moules de forme appropriée. Le produit ainsi obtenu se distingue du carton en ce qu’il peut se travailler aussi facilement que le bois de peuplier; il brûle aisément en donnant une grande flamme et peu de fumée et trouvera par suite son emploi dans l’industrie des allumettes; il servira aussi à fabriquer des boîtes d’emballage légères et résistantes; ces deux applications suffiront largement à assurer le développement de la nouvelle industrie
- Un nouvel isolant incombustible.
- Presque tous les corps employés pour isoler les fils conducteurs de courant électrique, coton, soie, gutta, caoutchouc, ont un défaut commun ; si le fil s’échauffe par le passage d’un courant exagéré, ils se car bonisent ou fondent ; il en résulte des courts-circuits, plus ou moins francs, qui peuvent détériorer les appareils ou même allumer un incendie. On conçoit, d’après cela, quel intérêt il y aurait à recouvrir les conducteurs d’un isolant minéral et incombustible. On a déjà lancé sur le marché des fils dits « émaillés » qui sont, en réalité, recouverts d’un vernis incapable de résister à des températures supérieures à 120 degrés; d’autre part, les isolements à l’amiante, qui résistent à la chaleur, sont épais et irréguliers. On a cherché à faire mieux, et il semble qu’on soit en passe d’y parvenir, en utilisant les propriétés remarquables de l’alumine : un fil d’aluminium, oxydé à la surface, se recouvre d’un revêtement d’alumine adhérent, mince, souple et isolant; les essais effectués récemment en Allemagne ont établi que les fils ainsi protégés pouvaient supporter sans dommage des températures de 300 à 400 degrés; la pellicule d’alumine est tellement adhérente qu’il faut la gratter énergiquement avec un couteau pour la détacher du fil. On utilise actuellement du fil ainsi traité pour le bobinage des électro-aimants, des contrôleurs et des moteurs de tramways; on est parvenu à appliquer le même procédé aux fils de cuivre; ceux-ci sont recouverts d’une couche d’aluminium, qu’on oxyde ensuite par immersion dans un bain de borate d’ammonium; les résultats sont, paraît-il, excellents; ce qu’on peut affirmer en tous cas, c’est que les anciens modes d’isolement n’étaient que des pis-aller, et que tout progrès accompli dans cette voie sera le bienvenu.
- Ce qui limite le tonnage des paquebots.
- M. Bertin, dont la compétence en matière navale est incontestée, vient de soumettre à l’Académie des Sciences une étude très approfondie sur l’influence économique du tonnage des navires.
- Pour les bâtiments de commerce, marchant à 23 nœuds de vitesse, le maximum de chargement par tonne de déplacement, qui exprime le rendement économique, est atteint au déplacement de 30 000 tonnes; enfin le maximum de chargement lui-mêine est réalisé pour un déplacement de 50 000 tonnes. 11 semble, d’après cela, qu’on soit bien près d’avoir atteint la limite au delà de laquelle il n’y a plus d’intérêt à accroître les dimensions des navires à grande vitesse; mais ces considérations ne s’appliquent pas aux paquebots mixtes, ni surtout aux cargos, dont la vitesse est bien moindre et qui peuvent, théoriquement, réaliser un service économique jusqu’à 70 000 tonnes; elles s’appliquent moins encore aux navires de guerre, où les conditions économiques sont primées par des raisons de puissance offensive et défensive; rien n’indique, dans le travail de M. Bertin, qu’on puisse actuellement prévoir des limites aux dimensions de ces catégories de bâtiments.
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- CE QUI PRÉOCCUPAIT LE MONDE SAVANT AU MOIS DE JUIN 1814, IL Y A JUSTE UN SIÈCLE
- Toujours plus de lumière*.
- Il y a cent ans, ni plus ni moins qu’aujourd’hui, l’on se préoccupait fort, dans le monde des sciences et de l’industrie, de réaliser des modes d’éclairage nouveaux et intensifs.
- Les réverbères de jadis ne suffisaient plus, pas plus que ne nous suffisent présentement les très démodés becs de gaz papillon. Aussi, est-ce avec enthousiasme que, sous la rubrique « industrie nationale », le Moniteur universel, dans son numéro du 4 juin, signale à tous ses lecteurs que M. Bor-dier-Marcet, « parent et ami d’Argand-Maicet (de Genève), l’inventeur fameux des lampes à double courant d’air », vient de réaliser un progrès considérable en ce qui concerne l’éclairage des villes.
- Cette fois, il s’agit de l’emploi de réverbères à réflecteurs paraboliques pour les besoins de l’éclairage urbain. Les nouveaux appareils font merveille, et le maire de la ville de Valognes, M. Mes-nilgrand, en témoigne avec force éloges :
- « Nous, maire et adjoint* de la ville de Valognes, certifions que, d’après l’expérience que nous en avons faite depuis le mois d’octobre dernier, les réverbères à réflecteurs paraboliques de M. .1.-A. Bordier-Marcet sont établis avec la plus grande simplicité et solidité; que les vents et la pluie préjudicient peu à la belle lumière qu’ils réfléchissent à de grandes distances ; que son effet est tel qu’on lit facilement à une distance de 120 mètres; que la dépense d’huile est peu considérable et que chaque réverbère n’en consomme pas plus d’une once et 1 15m° par heure de la nuit, terme moyen.
- « Certifions en outre que notre ville très étendue est aujourd’hui beaucoup mieux éclaiiée avec les dix-huit réverbères de M. Bordier qu’elle ne l’était jadis avec les quarante de l’ancien système, d’où résulte une économie qui frappe d’étonnement les étrangers et fait le plus grand honneur aux talents de cet artiste distingué.
- « En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir ce qu’il appartiendra. »
- A la suite de ce certificat, l’auteur de l’article informait ses lecteurs que M. Bordier-Marcet possédait à Versoix, près Genève, une belle fabrique, justement celle fondée par Ami Argand et qui sous Louis XVI avait obtenue le titre de manufacture royale et privilégiée, ainsi qu’une autre à Paris, n° 4, rue du faubourg Montmartre, où l’on construisait les appareils pour le nouvel éclairage parabolique.
- Pour mesurer le diamètre du soleil.
- Les astronomes, on ne l’ignore pas, accordent une grande importance à la détermination précise du diamètre du soleil.
- Aussi M. Rochon, membre de l’Institut de France et associé de l’Académie impériale de Pétersbourg, s’occupait-il, en 1814, de rechercher les moyens d’effectuer cette mensuration dans des conditrons meilleures que celles connues jusqu’alors. A cet effet, il annonçait dans la séance du 13 juin, qu’il
- avait combiné un nouvel héliomètre donnant toute satisfaction.
- Pour réaliser son instrument, M. Rochon utilisait des verres colorés en rouge par de l’oxyde de cuivre et qui, adjoints à des prismes à double réfraction, permettaient d’obtenir deux images parfaitement délimitées du soleil. « Il devient ainsi possible, fait observer le savant, d’augmenter à volonté l’effet de la double réfraction. »
- Voici, du reste, d’après ses indications, les précautions qu’il convient de prendre pour tailler les prismes de cristal de roche :
- « Les artistes qui auront à les tailler pour procurer aux astronomes des héliomètres choisiront des canons bien purs et bien cristallisés de cristal de roche. Ce cube ne donnera dans le sens de l’axe aucun signe de double réfraction; mais ce cube, coupé transversalement à l’axe, donnera deux prismes qui auront atteint le maximum de la double réfraction. Un second cube semblable au premier, mais coupé en sens opposé, produira un effet semblable au premier, avec cette différence bien remarquable qu’en les accolant ensemble, en sens opposés, on doublera l’effet de la double réfraction; c’est ainsi qu’on se procurera avec ces deux cubes, deux nouveaux cubes produisant une réfraction quadruple. Ainsi, en multipliant les cubes, on augmente à volonté et indéfiniment l’effet de la propriété de la double réfraction dans les substances cristallisées qui offrent cet incompréhensible phénomène. »
- « Pratiquement,ajoute encore Rochon, il sera convenable, pour la mesure du soleil qu’on sait être d’environ 32 minutes, d’employer dans l’héliomètre trois ou quatre cubes taillés, afin que le micromètre soit très rapproché du foyer de l’oculaire et qu’il n’altère pas d’une manière sensible la bonté de l’objectif et que ses dimensions n’excèdent pas celle du diamètre de l’oculaire. »
- Le télescope du tisserand.
- En 1900, à Paris, l’on construisit à l’Exposition Universelle, au Champ-de-Mars, un télescope monstre qui devait nous montrer, ce qu’il ne fit jamais et pour cause, la lune à un mètre.
- Il y a un siècle, on n’avait pas de ces prétentions excessives. Cela, du reste, n’empêchait point le progrès. Et nous en trouvons la preuve dans un articulet du Moniteur annonçant qu’un simple tisserand d’Evreux nommé Dumond, âgé de soixante et un an, et sans autres connaissances que celles puisées dans le Conservateur de la vue de M. Chevalier, a construit un télescope « dont l’effet est tel qu’un objet vu avec cet instrument à 600 mètres de distance paraît le même que si on le voyait à 10 mètres sans instruments ».
- Pour récompenser cet artiste, constructeur également de microscopes et de longues vues,. la Société d’agriculture, sciences et arts du département de l’Eure, lui accorda une médaille d’argent accompagnée d’un encouragement de cent francs.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Comment on fabrique la colle forte
- Il n’est boutique de papetier, aujourd’hui, où l’on ne puisse trouver pour quelques sous de jolis flacons remplis d’une colle transparente et fortement adhésive.
- Il y a cent ans. il n’en était point ainsi. La fabrication de la colle forte constituait, alors, un intéressant problème de technique industrielle, si bien que dans les Annales de chimie, un savant spécialiste du temps, M. Hermbsteadt, lui consacre un important mémoire sous ce titre : « Instruction sur l’art de fabriquer la colle forte. »
- Dans ce travail, qui obtint un réel succès, M. Hermbsteadt précisait que la fabrication de la colle forte se réduit en défini ive à huit opérations principales : 1° le choix des matières animales; 2° leur purification; 3° leur ébullition dans l’eau pure pour en extraire la gélatine; 4° la clarification de cette gélatine encore liquide; 5° sa concentration jusqu’à ce qu’elle prenne une consistance épaisse après le refroidissement; 6° sa mise en forme ou moules appropriés à cet usage et sa division en tablettes ; 7“ la dessiccation de ces tablettes; 8*enfin le blanchiment de la colle, « qui n’est encore connu dais aucune fabrique de colle forte, encore qu’il soit de la plus haute importance ».
- Ce blanchiment, déclarait M.Hermbsteadt, s’obtient dans les meilleures conditions en faisant agir le gaz acide sulfureux sur la gélatine liquide.
- Une cure électrothérapique
- Les médications par les agents physiques, lumière, chaleur, électricité, rayons X, radium, etc., sont aujourd’hui fort à la mode.
- Leur vogue n’est pas nouvelle. Il y a un siècle, en effet, les thérapeutes disaient déjà merveille de l’électricité.
- Nous en trouvons la preuve dans ce récit circonstancié du Journal de Bruxelles, récit certifié par le rapport d’un professeur de médecine de cette ville, d’une guérison vraiment fort singulière opérée sous la seule action du fluide électrique.
- « Dans une affaire, un officier au service de France fut renversé à terre par l’effet i’un boulet de canon qui passa très près de lui, à hauteur de la tête. Le boulet, dans la rapidité de son mouvement, avoit produit une secousse tellement violente dans les parties de la tête, que la langue de l’officier étoit comme tordue dans sa bouche, et se trouvoit réduite à des dimensions si petites, qu’à peine pouvait-on l’apercevoir. Il lui étoit impossible d’articuler aucun son ; il avoit totalement perdu l’usage de la parole. Vainement d’habiles médecins épuisèrent toutes les ressources de leur art pour lui faire recouvrer l’usage de cet organe. Il avoit passé huit mois dans cet état, et l’inefficacité des remèdes commençoit à faire désespérer de sa guérison, lorsqu’on lui conseilla d’avoir recours à l’électricité. Il se transporta au cabinet physique de la Faculté des sciences de Bruxelles, et l’appariteur de cette faculté commença ses opérations. Pendant les trois premiers jours, il n’eut qu’une séance de trois quarts d’heure, et il reçut l’électrisation appelée par bain, sans la moindre apparence de succès. Le
- quatrième jour, il eut deux séances, la première le matin à jeun, et la seconde l’après-midi. Ces électrisations furent plus heureuses que 1rs précédentes, par la transpiration abondante que le malade éprouva. On répéta la même chose pendant huit jours consécutifs. Le remède étoit devenu si actif, qu’on voyoit la sueur tomber en gouttes multiples et rapides, qui formoient une espèce de grosse pluie. En même temps la langue se dérou-loit insensiblement et reprenoit peu à peu la liberté de ses mouvements. Rendue à ses dimensions naturelles et dégagée des entraves qui l’avoient retenue captive jusque-là, il sembloit qu’elle dût recouvrer sur-le-champ la faculté de se mouvoir et de s’exprimer.
- « Cependant, quelques efforts que fît le malade, il ne pouvoit parvenir à proférer une seule parole. Il lui restoit encore à la gorge et à la poitrine des douleurs et des embarras qui firent juger que l’obstacle résidoit au larynx et dans les poumons. On administra donc sur ces parties l’électricité par aigrettes. Enfin le huitième jour, le malade reçut une commotion entre les épaules à l’aide de l’appareil de Leyde. Ce coup fut décisif. 11 compare l’impress'on qu’il ressentit alors dans la poitrine à celle d’une corde liée qui viendrait à se dénouer tout à coup. Il recouvra la parole à l’instant même, avec la promptitude du fluide qui la lui rendoit. Depuis, il continue de parler comme avant son funeste accident; et, ce qui est tiès remarquable, son organe a perdu un certain embarras qui gênoit autrefois sa prononciation. »
- La fabrication mécanique du papier
- Ce n’est pas de nos jours seulement que les industriels se préoccupent de trouver des installations mécaniques leur permettant de suppléer avec avantage à la main d’œuvre ouvrière.
- Il y a un siècle, il en était déjà ainsi, à preuve ce rapport enthousiaste de M. Leschèvre, à l’Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon, « sur une machine à fabriquer le papier, inventée par le sieur Ferdinand Leistenschneider, fabricant de formes à papiers, demeurant à Poncey, près Saint-Seine-en-Montagne, département de la Côte-d’Or. »»
- Les avantages de la nouvelle machine, qui permet une fabrication automatique, sont, de l’avis du rapporteur, réellement considérables.
- « Plus d'ouvrier ou plongeur, plus de coucheur, plus de loueur, plus de vireur, enfin plus de presse, dit-il; la machine les remplace tous. Une fois qu’elle est en mouvement, des milliers de feuilles viennent s’accumuler sans le concours de qui que ce soit et ne laissent plus au fabricant que le soin de les enlever et de les étendre. »
- Justement soucieuse de récompenser le gros progrès industriel réalisé par l’invention que son rapporteur lui signalait dans ces ternies enthousiastes, l’Académie de Dijon décida de faire les démarches nécessaires et de supporter les frais pour l’obtention en faveur de l’inventeur d’un brevet d’invention pour dix ans.
- D' Georges Vitoux.
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- LE DANGER DES ÉCLATS DE VERRE DANS LES ACCIDENTS D’AUTOMOBILE
- Grâce à la perfection croissante des voitures qu’elle construit, l’industrie automobile se développe sans cesse et prend une extension considérable. Si l’on considère la multitude d’automobiles en service à l’heure actuelle, le rapport du nombre des accidents à celui des kilomètres parcourus diminue constamment. Ce résultat n’a pu être obtenu qu’en étudiant les châssis et les carrosseries dans leurs moindres détails et en faisant un choix judicieux des matériaux employés.
- L’expérience a donné des renseignements précieux sur la valeur de tel ou tel élément des véhicules, et les pièces dont la solidité ou le fonctionnement se sont vérifiés imparfaits, ont été remplacées. Cette sélection a
- réduit considérablement les accidents dus à des ruptures de mécanisme.
- C’est ainsi qu’une récente statistique, établie d’après les documents d’une importante compagnie d’assurances, a montré que sur 100 blessures occasionnées par des accidents d'automobile, 8 seulement étaient imputables à des défauts de la partie mécanique, 39 à des collisions et 53 aux éclats de verre.
- Le bris des glaces et des vitres est donc un facteur d’insécurité particulièrement redoutable puisque, sur 100 blessures causées par des éclats de verre, 35 laissent des cicatrices indélébiles, 15 occasionnent des mutilations et 2 sont mortelles.
- Cela suffit pour montrer aux automobilistes le danger qu’ils courent du fait des glaces
- qui garnissent leurs landaulets ou leurs limousines. Chaque vitre est une véritable épée de Damoclès dont tout choc violent peut briser le fil ! On est épouvanté si l’on songe, en effet, qu’une pierre lancée par un gamin, qu'un arrêt bru al, qu’une collision causeront fatalement un accident, qui, si même il n’a pas de conséquences mortelles, défigurera souvent à tout jamais un
- UN PARE-BRISE EN GLACE ORDINAIRE AURAIT VOLÉ EN ÉCLATS. LE VERRE TRIPLEX s’est FÊLÉ SANS SE ROMPRE
- Prise en écharpe par une autre voiture, cette automobile a beaucoup souffert de la collision ; le pare-brise, en verre Triplex, a été fendillé en tous sens par le choc mais aucun morceau ne s’en est détaché•
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- LA SCIENCE E7 LA VIE
- LES VITRES DE CE TRAMWAY ONT ÉTÉ DÉTÉRIORÉFS MAIS NE SE SONT PAS BRISÉES Lu Compagnie des Chemins de fer’Nogentais avait garni pour essais une de ses voitures de glaces Triplex ; quel g nés jours après la pose, une automobile tamponna le tramzvay, mettant quatre glaces hors d’usage sans que leur bris fût accompagné cependant d’aucune projection d’éclats.
- visage gracieux. Aussi comprendra-t-on l’intérêt qui s’attache à l’obtention de glaces, sinon incassables, du moins très résistantes et dont le bris n’entraîne pas la projection de fragments de verre.
- La question fut sérieusement étudiée : on essaya de munir les automobiles de vitres « armées ». Celles-ci sont constituées par un treillage métallique sur les deux côtés duquel on coule le verre. Mais le danger persistait bien que la quantité d’éclats projetés fût beaucoup moindre. De plus, l’emploi des « glaces armées» présentait de graves inconvénients. En dehors des raisons d’esthétique» la présence des fils de métal, par suite des trépidations de la voiture, de la buée ou de la pluie, gênait beaucoup le conducteur devant les yeux duquel l’armature semblait « danser » constamment. Le pilotage de l’automobile était ainsi rendu assez scabreux; en supprimant donc, partiellement, un danger on lui en substituait un autre aussi grand.
- L’apparition du verre « Triplex » a définitivement résolu le problème; l’accueil enthou
- siaste que lui réservèrent les automobilistes est la meilleure preuve de son efficacité.
- Ce produit est obtenu par la réunion de deux glaces minces, entre lesquelles on place une feuille de celluloïd transparent qui constitue l’armature invisible de ce nouveau verre armé. L’adhérence de ces trois éléments est assurée à la fois par des agents chimiques et par une haute pression. Les procédés de fabrication exigent de la part des ouvriers une habileté minutieuse et une attention soutenue. Il faut recouvrir les glaces avec un enduit spécial et les assembler par une pression de 90 kilogrammes par centimètre carré avec les feuilles de celluloïd qui communiqueront au verre leur souplesse.
- Le découpage du verre est tout aussi délicat que sa fabrication. Cette opération démontre, û elle seule, et avant toute application pratique, la résistance étonnante de ces vitres. Pour la coupe, on trace sur une face un trait de diamant, puis sur l’autre un second trait correspondant exactement au premier; onTplace alors la glace entre deux
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- LE DANGER DES ÉCLATS DE VERRE
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- UN VERRE DEVENU PORTE-OUTILS Un marteau et un poinçon que l’on a lancés avec force clans \un [verre Triplex s’y sont incrustés comme dans une plaque de tôle.
- surfaces chauffantes, et c’est la dilatation qui provoque la cassure des lames de verre, le celluloïd restant intact. On plie et déplie ensuite le morceau à détacher jusqu'à ce que par la rupture de la feuille médiane, une séparation nette se produise. Le verre « Triplex » résistant au tranchant du diamant semble donc tout indiqué, en dehors de son application aux automobiles, pour les vitrines de bijoutiers dont il protégerait le contenu contre les tentatives des cambrioleurs.
- Des expériences ont démontré que le verre «Triplex » résiste admirablement aux chocs qui amènent d’ordinaire la rupture des glaces et les accidents consécutifs. Voici comment furent conduits ces essais :
- Dans un châssis de bois on encastra successivement trois plaques différentes : l’une en verre ordinaire de 5 mm d’épaisseur, la seconde en glace armée de 7 mm, et la troisième en verre Triplex de 4 mm. A l’extrémité d’une ficelle de 4 mètres de longueur accrochée au plafond, on fixa une sphère de métal du poids de 900 grammes. A chaque essai on faisait tomber la masse du plafond contre la plaque; chacune des glaces recevait ainsi un choc identique. L’expérience fut concluante : les
- CE BOULET n’a PU Qll’ « ÉTOILER )) LA GLACE Un boulet de ()00 grammes tombant de ./ m de hauteur contre cette glace, la fêle, et ne projette en poussière que 1 OjO de sa surface.
- débris de la glace ordinaire furent projetés à 5 mètres en avant ; ils représentaient 80 0/o de sa surface. La glace armée fut moinséprou-vée mais son centre, arraché, laissa passer de nombreux éclats (30 % de la surface) qui allèrent tomber à 6 mètres. Le verre « Triplex » au contact brutal du boulet se fendit simplement ; quelques fragments insignifiants(1 % de la masse totale) s’éparpillèrent en poussière dans un rayon de 20 centimètres au plus.
- Il est facile de déduire de ces constatations, ce^qui se*serait produit dans la réalité si un choc semblable avait été causé par un accident d’automobile. La glace simple ou armée aurait très probablement blessé les voyageurs, tandis que le « Triplex » les aurait simplement recouverts d’une poussière de
- verre, sans leur faire le moindre mal.
- Il arrive aussi fréquemment que, par un arrêt brusque de la voiture, le voyageur est jeté contre la vitre antérieure, la brise et se blesse d’autant plus dangereusement que la glace est plus épaisse. Si, au contraire, celle-ci est constituée par un verre « Triplex », elle ne se casse pas, mais se. fêle en toile cl' araignée. Si l’on ferme trop vivement
- nu VERRE qu’une BALLE n’a PU TRAVERSER Lors d’une expérience contrôlée, une balle blindée, tirée sur un verre " bi- Triplex », avec un browning, à 4 in <le distance, s’est écrasée et est retombée en avant du châssis.
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- une portière munie d’une glace ordinaire, celle-ci vole en éclats.
- Si la portière est garnie du verre « Triplex », ce dernier se fendra en gerbe sans qu’aucun morceau ne s’en détache.
- En assemblant trois glaces et deux armatures de celluloïd, on obtient des plaques appelées « bi-Triplex ». Leur solidité est telle qu’on ne peut les briser, même à coups de marteau très violents; on les étoile; on pulvérise les glaces extérieures, mais on ne peut traverser l’ensemble.
- Une des expériences les plus curieuses qui aient été réalisées est la suivante: sur une planche de chêne, épaisse de 5 centimètres, on a tiré à G mètres de distance, avec un revolver à balle blindée, chargé avec de la poudre sans fumée. La balle a pénétré dans le madrier et y est restée incrustée ; puis on a placé à 50 centimètres de la planche de chêne, un verre « Triplex » de 5 millimètres d’épaisseur, maintenu dans un châssis de bois. Une balle semblable à la première a été tirée:
- LE VERRE BI-TRIPLEX CONSTITUE UN VERITABLE BLINDAGE On a répété l’épreuve précédente sur un verre double ; la halle n’a plus fait sur la planche qu’une légère éraflure, comparable à un coup de marteau ; la force de pénétration du ,projectile était donc considérablement atténuée par la vitre>
- ÉPREUVE DE RÉSISTANCE D UN VFRRE TRIPLEX Après avoir traversé le verre, la balle blindée d’un revolver a labouré profondément une planche de chêne sans pouvoir toutefois la perforer'. Comme on le voit, la glace n’a pas été brisée, mais seulement fendillée.
- elle a fait un trou dans le verre sans projeter aucun éclat, a marqué profondément le morceau de chêne, mais n’a pu y pénétrer et est retombée en arrière.
- En remplaçant le «Triplex» simple par du « bi-Triplex », la balle ne fait plus sur la traverse qu’une éraflure insignifiante à peine visible, toute sa puissance de pénétration ayant été absorbée par la glace, qui forme un blindage des plus efficaces.
- On utilise également le verre « Triplex » pour les lunettes d’automobilistes. Les graviers arrachés au sol par les pneus ferrés des véhicules qui vous dépassent peuvent briser les verres ordinaires, qui menacent ainsi les yeux des touristes d’un danger autrement redoutable que la poussière de la route.
- Le verre « Triplex » trouve son application sur tous les engins de locomotion et, lorsque son emploi se sera généralisé sur les automobiles les voitures de chemins de fer, les tramways et autres véhicules, il apportera un appoint important â la sécurité publique.
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- UN AQUARIUM POUR MINES SOUS-MARINES
- La technique du mouillage des mines immergées, utilisées pour la défense par le génie naval, demande à être parfaitement connue.
- En vue de favoriser cette étude, l’amirauté anglaise à Portsmouth a fait aménager, dans une des écoles d’application réservées aux officiers d’artillerie, un bassin fermé par des parois en verre, et suffisamment grand pour qu’il soit possible d’y mouiller à distance convenable un certain nombre de ces engins.
- Ces dispositions donnent toute commodité pour instruire les officiers appelés à utiliser les mines, et pour les initier aux délicates opérations de leur mise en place et de leur relevage.
- Les mines étant constituées par des boules creuses renfermant une charge de matières explosives, il est nécessaire de surveiller périodiquement l’étanchéité de l’enveloppe et l’état de conservation de la substance explosive. On peut, dans le nouveau bassin, faire le simulacre exact de ces diverses opérations. Ce réservoir offre aussi l’avantage fort appréciable de se prêter à merveille à l’instruction des scaphandriers chargés de vérifier de temps à autre si les courants sous-marins ou d’autres causes accidentelles ne sont pas venus modifier l’emplacement des engins immergés et compromettre ainsi
- au moment utile, leur bon fonctionnement-Etant donné tous les services que peut rendre une pareille installation, il serait à souhaiter qu’on la prît en exemple pour l’instruction de nos officiers de marine.
- LA CASÉINE OBTENUE PAR VOIE ÉLECTROLYTIQUE
- La caséine, qui est la principale substance albuminoïde du lait, peut être isolée aujourd’hui par voie électrolytique. On procède de la façon suivante : au centre d’une grande cuve, pleine de lait écrémé, chauffé à 80° centigrades, on place un récipient poreux contenant une solution à 50 %> de soude caustique ; on y plonge une cathode en fer ; l’anode, en l’espèce un barreau de charbon, est immergée dans le lait. Le courant sépare l’acide phosphorique de la caséine qui est
- précipitée. Ce procédé est beaucoup plus économique que ceux employés jusqu’alors, où l’emploi d’acides ou de caillette (présure) était indispensable. De plus, la caséine obtenue ne contient aucun élément étranger.
- La caséine animale, comme d’ailleurs la caséine végétale, extraite de la fève de soja, est surtout employée dans la fabrication de la galalithe (pierre de lait), utilisée par l’industrie, comme succédané de l’ivoire, de l’écaille, du celluloïd, etc.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- LE VOYAGEUR SAURA QU’IL ARRIVE A DESTINATION
- VOYAGEURS, APPRÊTEZ-VOUS A DESCENDRE Une compagnie américaine de tramways vient d’expérimenter avec succès un dispositif t/ui indique automatiquement aux voyageurs le nom de chacune des rues que croise le véhicule.
- I’idée n’est pas nouvelle d’indiquer aux . voyageurs des tramways, les noms des rues, au fur et à mesure que le véhicule s’en approche, en employant un dispositif placé bien en vue et fonctionnant automatiquement. Cependant les nombreux systèmes expérimentés jusqu’ici n’avaient donné au point de vue pratique, que des résultats peu encourageants.
- ‘Or, des essais, effectués récemment en Amérique avec un système nouveau, ont laissé espérer une solution définitive et satisfaisante de la question.
- Voici en quoi consiste, dans ses lignes essentielles, le mécanisme utilisé. Des barres sont fixées sur chaque ligne de trolley, par conséquent dans les deux sens de la marche, à une vingtaine de mètres avant chaque rue. Le long de la perche de chaque voiture court une tige qui peut se déplacer dans le sens vertical; lorsque l’extrémité supérieure de cette tige rencontre une barre de trolley, elle subit un mouvement de haut en bas; son extrémité inférieure établit alors un contact électrique qui fait apparaître, par l’intermédiaire d’un mécanisme approprié, une sorte de pancarte donnant l’indication du nom de la rue dont le tramway s’approche.
- Les pancartes contenues dans un coffre placé bien en vue à l’un des bouts du véhicule, sont disposées dans l’ordre des voies rencontrées sur le chemin de la voiture. Le parcours étant circulaire, les pancartes indicatrices sont prêtes à fonctionner dans le même ordre, lorsque le tramway est parvenu à son point de départ.
- LE GRAPHITE EST UN PARFAIT ANTI-ROUILLE
- Les dangers que présente l’emploi des peintures à base de plomb, telles que le minium et la céruse, sont si grands que le Gouvernement n’a pas hésité à proscrire ces derniers produits, en accordant aux industriels qui les fabriquent un délai qui arrivera à expiration le 31 juillet 1914. - Le blanc de zinc, inoffensif, remplacera à cette époque la céruse.
- Par ailleurs, on prévoit et on emploie déjà, comme succédané de l’oxyde salin de plomb ou minium, l’oxyde salin de fer; mais celui-ci, s’il est inoffensif, est loin de rendre les mêmes services que le premier.
- Or, il paraît que le graphite, mélangé à
- de l’huile de lin, protégerait parfaitement le fer contre la rouille, et coûterait beaucoup moins cher que le minium de plomb et l’oxyde salin de fer.
- Il y a quelques années à peine, le graphite n’était employé qu’à la fabrication des crayons; on l’utilise maintenant à la confection des creusets réfractaires, comme lubrifiant et pour une foule d’autres usages, si bien que les dépôts naturels de ce produit, pourtant abondants, ne suffisent plus. Fort heureusement, on dispose aujourd’hui de procédés industriels qui permettent de préparer artificiellement ce produit au four électrique.
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- LES CLASSIQUES DE LA SCIENCE
- LE MÉDECIN LAËNNEC (1781-1826)
- La lin du xviii” siècle et le commencement du xix” lurent marqués par de grands progrès dans l’art médical. Déjà, grâce aux découvertes de précurseurs comme Pinel, Bichat et Broussais, la médecine commençait à s’affranchir des antiques « systèmes » et des théories métaphysiques, purement verbales et condamnées à rester stériles.
- Néanmoins, il restait encore beaucoup à faire au point de vue anatomique. Il appartenait à Laënnec de perfectionner les méthodes de l’anatomie pathologique, esquissée par Morgagni dès le milieu du xviiic siècle, i’xT'ït
- et d’énoncer sous une forme précise les règles de l’auscultation, qui sont encore observées de nos jours.
- René - Théophile -Hyacinthe Laënnec naquit à Quimper en 1781. A la fm de ses études médicales, alors qu’il était à peine âgé de21 ans, il remporta les grands prix de médecine et de chirurgie. 11 arrivait à une époque où les médecins, au milieu des guerres continuelles, ne manquaient pas de besogne ; dès 1806, il était attaché à l’hôpital Necker, où il commençait â enseigner l’anatomie pathologique.
- Déjà, en 1805, il avait exactement analysé la nature de certains kystes. En 1815, il communiqua à ses élèves les premiers résultats qu’il avait obtenus par l’application d’un instrument de son invention, le stéthoscope, à l’étude des maladies de poitrine, 11 donna le nom d’auscultation médiate à la méthode d’observation ainsi pratiquée.
- L’auscultation immédiate (c’est-à-dire celle où l’oreille du médecin s’applique directement sur la peau du malade), méthode à laquelle Laënnec n’attachait du leste que fort peu d’importance, était en usage depuis longtemps. Déjà, Hippocrate avait reconnu que certaines lésions et certains épanchements pouvaient être décelés par le son, mais ni lui ni ses successeurs n’avaient tiré grand parti de cette constatation. Bayle et Harvey
- contact que
- R.-T.-II. I.AENNEG
- n’avaient utilisé l’auscultation par pour l’étude des bruits du cœur.
- Le stéthoscope de Laënnec, basé sur un phénomène d’acoustique fort connu, est essentiellement constitué par un cylindre solide, qui transmet à l’oreille, en les amplifiant, les sons produits dans la cavité thoracique par la toux, la voix, la respiration, la percussion, etc.... Le grand chirurgien eut, le premier, l’idée de baser sur l’observation méthodique de ces bruits le diagnostic des diverses affections des poumons, de la plèvre et du cœur, tfe En 1819, il publia S()n Traité æauscul-
- " *.... tatio/i médiate qui
- lit sensation dans le monde savant. En 1822, Laënnec r e m p 1 a ç a Hallé dans la chaire de médecine du Collège de France. Lorsque la Faculté de Médecine de Paris fut transformée en 1823, Laënnec fit partie de la commission réorganisatrice. Les mesures qui furent décidées à cette époque firent l’objet dans le monde médical de vives critiques, et Laënnec, à propos du choix des nouveaux professeurs, fut accusé d’avoir sacrifié l’intérêt de la science au désir de plaire à la cour.
- Quelque temps après, il fut nommé titulaire de la chaire de clinique interne à l’hôpital Jde [la Charité. Déjà membre de l’Académie royale de médecine, réputé dans toute l’Europe, il atteignait à l’apogée de la célébrité, lorsqu’il fut atteint de phtisie pulmonaire. Mieux placé que quiconque pour apprécier la gravité de son mal, il en suivit les progrès avec autant de calme que de clairvoyance, reconnaissant vite l’inutilité de tout traitement, et prédisant même la date de sa mort. Au jour qu’il avait fixé, il expira dans sa Bretagne natale, à Ker-louanec, où sa propre mort vint confirmer une fois de plus la sûreté de son diagnostic. Il avait alors 45 ans.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’ANATOMIE PATHOLOGIQUE
- Par LAËNNEC
- De toutes les sciences dont le médecin emprunte les lumières pour se diriger dans l’étude et dans la pratique de son art, il n’en est point qui lui soit plus utile que l’anatomie.
- En nous éclairant sur la structure du corps humain dans l’état de santé, cette science fournit en quelque sorte à l’art de guérir une base ou un point fixe où viennent se rallier la plupart des connaissances médicales; elle devient d’une utilité immédiate et plus grande encore, lorsque, appliquée à l’étude des ravages produits dans l’économie animale par l’état de maladie, elle nous apprend le siège des affections qui l’attaquent, nous instruit sur leur nature et nous révèle leurs causes.
- L’ensemble des connaissances acquises par ce dernier genre de recherches constitue XAnatomie pathologique.
- Le but de cette science est de fournir à la médecine pratique des notions exactes sur les diverses altérations que subit le corps de l’homme dans l’état de maladie. Pour y parvenir, après avoir étudié ces altérations à l’aide des procédés anatomiques, elle décrit leurs caractères et indique les symptômes auxquels elles correspondent,
- Pour caractériser une lésion morbifique et pour la distinguer de toutes les autres, il suffit ordinairement de décrire ses caractères physiques ou sensibles et d’indiquer la marche qu’elle suit dans son développement et ses terminaisons. Quelquefois cependant il peut être utile d’y joindre quelques caractères pris de la manière dont l’organe altéré se comporte avec les réactifs chimiques. Mais on ne doit employer ces derniers que dans les cas où les caractères phvsiques seraient insuffisants, ce qui arrive bien rarement et qui n’aurait jamais lieu, si l’on voyait chaque mode d’altération à ses divers degrés de développement.
- Lors même que l’anatomie pathologique a recours à quelques moyens chimiques, elle n’en emploie que de très simples et qui soient propres seulement à faire ressortir les caractères physiques que l’inspection aidée des procédés anatomiques ne peut démontrer assez facilement. Ainsi l’on fait chauffer un foie gras, lorsque son aspect n’indique que d’une manière douteuse l’espèce d’altération qu’il a subie, et que le scalpel ne s’imprègne pas bien de la matière qu il contient, l’on verse un acide sur une dégéné-
- rescence blanchâtre pour s’assurer qu’elle est de nature albumineuse et non graisseuse. Mais cette espèce d’examen doit s’arrêter là.
- Une analyse plus détaillée des parties altérées est l’objet de la chimie pathologique, science tout à fait distincte de l’anatomie pathologique, et qui ne peut fournir à l’art de guérir des données du même genre que cette devnière. En effet, l’anatomie pathologique contribue principalement à la perfection de la nosologie ou de l’art de distinguer les maladies, et la chimie ne peut être, sous ce rapport, que d’une utilité bien faible à la médecine, car une foule de désorganisations très distinctes par leurs apparences extérieures, leurs marches et les effets qu’elles produisent sur l’économie, n’offrent presque aucune différence entre elles sous l’influence des agents chimiques.
- D’un autre côté, la médecine doit espérer beaucoup de la chimie pathologique, par les lumières que cette science peut répandre sur l’étiologie et la thérapeutique.
- La diversité du but de ces deux sciences doit donc les faire séparer. L’anatomie pathologique doit se borner à indiquer les caractères distinctifs des lésions tirés de leurs apparences sensibles et de leurs marches, et certes la carrière qu’elle présente à parcourir est encore assez vaste.
- Les altérations des organes ne sont pas les seules dont l’étude soit du ressort de l’anatomie pathologique ; elle s’occupe également de la recherche des altérations des liquides. Je n’entends point parler ici des altérations imaginaires que les auteurs de certaines théories médicales ont supposées, à l’envi l’un de l’autre ; mais il est des altérations évidentes des liquides dont on ne peut nullement nier l’existence : ainsi, tantôt ils pèchent par leur quantité, tantôt parleur diminution; d’autres fois, ils s’échappent des organes qui les contiennent et s’épanchent dans des parties dont ils troublent les fonctions. Dans plusieurs cas même, leur aspect et leur composition sont évidemment altérés; ainsi l’urine change de nature dans le diabète, des concrétions se forment dans la bile, dans la salive, dans le sang même. Ces altérations manifestes sont les seules lésions des liquides qui soient du ressort de l’anatomie pathologique.
- L’utilité de l’anatomie paihologique ne se borne pas au secours qu’elle fournit à la médecine pratique. La physiologie de l’homme
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- L’ANATOMIE PA 1H OLO G1 QUE
- sain et l’anatomie descriptive s’éclairent souvent des lumières qu’elles lui empruntent.
- « Je suis fermement persuadé, dit Baglivi, que l’on ne peut bien connaître l’usage, les propriétés et l’action des solides d’une partie du corps, qu’après avoir observé les accidents qui surviennent dans cette partie lorsqu’elle est affectée de maladie. »
- La structure même de quelques organes ne peut être mieux distinguée que lorsqu’ils sont attaqués de certains modes d’altérations. Ainsi les vaisseaux sanguins des parties naturellement blanches deviennent apparents dans l’état d’inflammation. Plusieurs membranes s’épaississent dans le même cas et deviennent alors plus faciles à disséquer. L’anatomie pathologique et l’anatomie descriptive se prêtent donc un secours mutuel. Mais ces sciences ne doivent cependant pas être rangées sur la même ligne pour l’utilité pratique. Les connaissances acquises par le moyen de la dernière n’ont que rarement une application directe en médecine. L’anatomie pathologique, au contraire, forme une des principales bases de cette science Une foule de maladies ne peuvent être bien connues sans son secours. En effet, tout ce qu’il est donné à l’homme de voir et de connaître dans une maladie se réduit à cinq sortes de choses, savoir:
- l°ses causes; 2° les altérations des organes ou des liquides qui peuvent l’accompagner; 3° le trouble qui existe dans les fonctions; 4° la marche que suit la maladie et que l’on peut quelquefois prévoir; 5° le traitement qui est indiqué.
- Ces deux derniers ordres de connaissances se rapportent en entier à la séméiotique et à la thérapeutique, et par cette raison nous ne nous en occuperons point ici. Les trois autres appartiennent à la nosologie ou à l’art de distinguer, classer et décrire les maladies, aux progrès duquel peut contribuer efficacement l’anatomie pathologique.
- Puisqu’il n’y a d’aut es caractères pour distinguer les maladies que ceux qui sont pris de leurs causes, des altérations des organes et des liquides, ou du trouble des fonctions, il est évident qu’on ne peut établir que sur ces bases la classification des maladies. Il n’existe donc en nosologie que trois méthodes, auxquelles on pourrait donner les noms dû étiologique, d’anatomique et de symptomatique.
- De ces trois méthodes, l’anatomique doit toujours être préférée autant que possible aux deux autres, car, pour distinguer les maladies entre elles, on doit distinguer, parmi les caractères qu’elles présentent, ceux qui sont
- les plus constants et les plus faciles à connaître. Or, rien n’est dans la, plupart des cas moins connu que les causes des maladies ; la même cause, d’ailleurs, peut donner naissance à une foule d’affections très diverses. D’un autre côté, rien n’est plus variable, dans une maladie, que les altérations qu’elle occasionne dans les fonctions et que l’on appelle communément ses symptômes, et des maladies très différentes ont beaucoup de symptômes communs. Au contraire, une lésion organique est là même dans tous les cas, à quelques légères modifications près qui tiennent seulement à l’étendue ou à la forme.
- Aussi, de toutes les maladies, celles dont l’histoire est le mieux connue et dont la synonymie a le moins varié, sont celles dont le nom est fondé sur la nature de la lésion organique qui les accompagne. Le nom de péripneumonie, par exemple, est encore attaché de nos jours, comme du temps d'Hippocrate, à l’inflammation du tissu pulmonaire. Tous les médecins qui observent un malade attaqué de péripneumonie reconnaîtront l’existence de. la maladie, ou si, faute d’une observation attentive, quelqu’un d’entre eux n’en aperçoit pas les caractères pendant la vie, au moins ne pourra-t-il les méconnaître après la mort, et l’ouverture du cadavre le convaincra de sa méprise.
- Quelle incertitude, au contraire, et quelles variations régnent dans la distinction et la dénomination des maladies dont les noms sont tirés de la nature des symptômes qui les accompagnent !
- A-t-on jamais assigné d’une manière exacte les caractères qui différencient les affections soporeuses connues sous les noms de coma, de cataphora, de coma-vigil et de carus ? A-t-on jamais pu indiquer le point précis qui sépare l’asthme, la dyspnée, l’orthopnée, l’angine de poitrine ?
- Ces noms et tous ceux qui sont fondés sur les mêmes bases ont toujours été et seront probablement toujours, pour les praticiens comme pour les nosologistes, une source de disputes et de contradictions perpétuelles, tandis qu’il n’y a nécessairement qu’une manière de voir relativement aux maladies dont le nom est appuyé sur une lésion organique bien connue. Il est impossible, par exemple, d’entendre par hydrocéphale interne autre chose qu’un amas de sérosité dans les ventricules du cerveau, et par apoplexie sanguine autre chose qu’un épanchement de sang dans quelque partie de la cavité crânienne: le mot de péritonite exprimera toujours l’inflammation du péritoine, et celui d’hépatite celle du tissu propre du foie.
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- PIERRE PUISEUX — NOTICE BIOGRAPHIQUE
- Fils de Victor Puiseux, le savant astronome qui a laissé à l’Observatoire de Paris de si brillants souvenirs, Al. Pierre Puiseux a été de bonne heure attiré par les spéculations de la mécanique céleste.
- Entré à l’Ecole Normale en 1875, à l’âge de 20 ans, il fut nommé agrégé des Sciences mathématiques en 1878 et soutint en 1879 une thèse de doctorat très remarquée sur l'Accélération du mouvement de la Lune. Ses heureux débuts devaient le conduire tout naturellement aux fonctions d’aide astronome (1881) auxquelles s’ajoutèrent celles de maître de conférences à la Faculté des sciences.
- En 1886, il fut appelé à suppléer Ossian-Bonnet dans la chaire d’Astronomie de la Sorbonne, où il fut nommé professeur-adjoint en 1897.
- L’ensemble des travaux de M. Pierre Puiseux a porté sur l’astronomie purement analytique, l’astronomie physique et l’observation directe, spécialité dans laquelle il s’est acquis une grande réputation.
- Ses plus importantes recherches se rapportent à la théorie des instruments, à l'exécution et à la discussion des photographies célestes. De 1878 à 1888 il a obtenu aux lunettes méridiennes et équatoriales de l’observatoire de Paris de nombreuses positions précises d’étoiles et d’astres mobiles.
- En 1888 les astronomes américains de l'Observatoire Lick publièrent des clichés de la Lune qui excitèrent l’admiration universelle. Maurice Lœwy, depuis directeur de l’observatoire de Paris, était alors occupé à installer, avec le concours de Puiseux, un instrument de type nouveau appelé le Grand Equatorial Condé. Les deux collaborateurs furent amenés à penser que leur lunette, moins puissante que celle de Lick, devait fournir des résultats du même ordre. C’est ce qui fut vérifié d’une manière éclatante après quelques années d’études ardues, comportant l’établissement d’une théorie complète de l’instrument.
- Dès 1&94 les documents réunis étaient assez nombreux pour inspirer confiance dans l’exécution d’un atlas complet des diverses phases de notre satellite, beaucoup plus riche et plus instructif que tous les documents antérieurs. Chacun des douze fascicules parus dans les années suivantes est accompagné d’un mémoire où les feuilles correspondantes sont analysées à la lumière des dernières découvertes faites dans la physique du globe et la géodynamique. L’histoire du relief lunaire se trouve reconstitué aussi clairement que celle des montagnes terrestres, et plusieurs théories inexactes auxquelles la faveur publique s’était attachée, ont reçu par là un coup décisif.
- Cette publication monumentale s’est prolongée jusqu’en 1910 et Maurice Lœwy n’a pas assez vécu pour la voir s’achever. M. Puiseux a eu l’honneur du succès final au prix de longues séances dans des laboratoires obscurs et humides. Ce travail n’a pas été sans influer d’une manière fâcheuse sur sa santé. Atteint de rhumatismes dans la force de l’âge, M. Puiseux n’est plus l’alpiniste brillant et l’observateur assidu sur qui l’on pouvait fonder tant d’espoirs, mais il a toujours mené de front l’enseignement de la Physique céleste à la Sorbonne avec le service de la carte internationale du Ciel, et il demeure un des plus appréciés parmi nos écrivains et nos conférenciers scientifiques.
- Titulaire du prix -Valz en 1892, et du prix Lalande en 1896, pour l’ensemble de ses travaux, astronomiques, M. Puiseux a été nommé astronome titulaire à l’Observatoire de Paris (1904),et membre de l’Académie des sciences (1912).
- Il est également président de la Société astronomique de France, qui compte comme adhérents les représentants les plus compétents et les plus actifs de notre pays en ce qui concerne l’étude du monde sidéral.
- LA NOTION DE LA FIGURE DE LA TERRE DE THALES A PTOLÉMÉE
- Par P PUISEUX
- La Physique céleste a pris naissance le jour où l’on a vu dans les astres autre chose que des points lumineux offerts en spectacle à nos regards, où ils sont apparus comme méritant une étude spéciale au point de vue de leur structure et de leur histoire. Cette étude ne pouvait être que rudimentaire et conjecturale avec les moyens d’observation dont les anciens disposaient. Une exception est à faire cependant. On a vu naître de bonne heure cette notion que la Terre est un astre libre de se mouvoir dans l’espace, comme la Lune et le Soleil, que ses dimensions ne sont pas inaccessibles à toute mesure, qu’elles se réduiraient peut-être à bien peu de chose si nous pouvions quitter cette surface où nous sommes attachés et nous transporter à travers les espaces stellaires.
- Une fois cette idée mise [en avant, il est clair qu’un champ très vaste est ouvert aux observateurs. C’est au moyen d’études de détail accumulées, synthétisées, que nous pouvons acquérir sur le globe terrestre des idées d’ensemble, nous représenter sa forme exacte, formuler des données positives sur sa structure et son histoire. Toute conclusion applicable à la Terre dans sa totalité constitue un progrès pour l’Astronomie, car elle peut s’étendre dans une certaine mesure aux corps célestes et devenir ainsi une source de vérifications et d’expériences. Ainsi la Terre nous aide à comprendre le monde. Réciproquement les astres peuvent nous aider, et nous aident, en effet, à mieux connaître, la Terre, car ils nous offrent du premier coup ces aperçus généraux et intuitifs que nous n’obtenons sur notre globe qu’au prix d’un
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- FIGURE DE LA TERRE DE TH A LÈS A PTOLEMÊE 417
- labeur prolongé. Il est clair que les apparences lointaines, considérées seules, sont plus sujettes à l’illusion; c’est donc l’étude de la Terre qui doit logiquement précéder.
- Il ne semble pas qu’elle ait été abordée dans un esprit vraiment impartial et scientifique chez aucun des peuples de l’Orient. L’observation du Ciel a eu des adeptes en Chine, dans l’Inde, en l’Assyrie, en Egypte, à des époques très reculées. Dans tous ces pays, le calendrier, la prédiction des éclipses, les horoscopes avaient une destination utilitaire.
- C’est seulement chez les auteurs grecs que nous voyons les objets célestes envisagés en eux-mêmes, et non plus seulement dans leurs relations réelles ou supposées avec l’homme.
- Une remarque analogue, faite par Vivien de Saint-Martin au début de son Histoire de la Géographie, l’amène à conclure à l’existence d’aptitudes originelles propres à la race blanche. D’ailleurs, ce que nous savons de l’état social des peuples anciens montre que les cités helléniques ont réalisé, pour la première fois peut-être, les conditions favorables à la culture désintéressée des sciences.
- Les Grecs ont été un peuple navigateur. Ils ont de bonne heure colonisé en Asie et en Sicile; ils ont senti l’utilité de demander des points de repère au Ciel pour s’orienter dans les traversées maritimes.
- La disparition progressive des montagnes lointaines, commençant par la base, finissant par le sommet, ne leur a pas échappé. L’apparition de nouvelles étoiles, corrélative d’un déplacement de quelques degrés vers le Sud, a frappé leur attention. De plus, la richesse acquise par le commerce créait une classe d’hommes affranchis de la nécessité du labeur quotidien, assurés du lendemain, libres de s’adonner aux études abstraites.
- On s’explique ainsi qu’il se soit rencontré, 600 ans environ avant l’ère chrétienne, un terrain propice à l’éclosion des idées de
- Thalès de Milet. Les ouvrages de ce philosophe sont perdus et nous ne les connaissons que par les extraits de Diogène de Laërte. Habitant l’Ionie, il avait beaucoup voyagé; il était allé s’instruire auprès des prêtres égyptiens, alors en grande réputation de savoir et contemplateurs assidus des astres. Le premier, il paraît avoir enseigné avec succès l’isolement et la sphéricité de la Terre. Il a reconnu la vraie cause des éclipses dans l’interposition de la Lune entre la Terre et le Soleil ou de la Terre entre le Soleil et la Lune. On nous dit même qu’il avait déterminé la distance au pôle des principales étoiles de la Petite Ourse, ce qui suppose la notion de l’axe du monde et la construction d’un appareil propre à mesurer les angles. Le rapprochement de mesures semblables, faites en des localités diverses, devait, un jour ou l’autre, conduire à une valeur approchée des dimensions du globe terrestre.
- Socrate, deux siècles après, jugeait encore l’entreprise bien audacieuse : « Je suis convaincu, disait-il, que la Terre est immense et que nous, qui habitons depuis le Phase jusqu’aux Colonnes d’Hercule, nous n’en occupons qu’une très petite partie, comme les fourmis autour d’un puits ou les grenouilles autour de la mer. »
- Les disciples de Socrate furent moins timides. Platon professa expressément la doctrine des antipodes, dont Diogène de Laërce le considère comme l’inventeur; c’est-à-dire qu’il admet que la Terre possède une région diamétralement opposée à la nôtre, où la direction de la verticale est renversée.
- Aristote est encore plus explicite. Il se range à l’opinion de Thalès, qui regarde la Terre comme un globe immobile au centre du monde. Il développe, en faveur de la sphérioité, l’argument de la silhouette projetée sur le disque de la Lune pendant les éclipses. Il note l’abaissement très sensible
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- de l’étoile polaire sur l’horizon quand on marche du Nord au Sud. Cela prouve non seulement que la Terre est ronde, mais qu’elle n’est pas d’une grandeur démesurée. La surface terrestre n’a pas, à proprement parler, de limites. Rien n’empêche que ce soit la même mer qui baigne les Indes d’une part, les Colonnes d’HercuIe de l’autre. Notons au passage cette déclaration, qui a dû être l’origine des audacieux projets de Colomb, et qui lui a permis, en tout cas, de mettre son entreprise sous le patronage révéré du philosophe stagyrite.
- Des mathématiciens, auxquels Aristote fait allusion sans les nommer, attribuent à la Terre 400 000 stades de tour. C’est presque deux fois trop s’il s’agit du stade olympique. Aristote paraît, au contraire, trouver cette évaluation bien faible. A ce compte, fait-il observer, on ne pourrait même pas dire que la Terre soit grande par rapport aux astres. Mais Aristote n’admet pas que la Terre soit un astre. Il écarte comme peu sérieuse l’opinion des pythagoriciens d’Italie, qui mettaient la Terre au nombre des astres et la faisaient mouvoir autour de son centre, de manière à produire l’alternance des jours et des nuits.
- Il n’y avait qu’une manière de trancher la question : c’était de procéder à une mesure effective. Ce fut le principal titre de gloire d’Eratosthène, astronome et chef d'école en grande réputation à Alexandrie, 200 ans avant notre ère. Il avait observé que le jour du solstice d’été, le Soleil arrive au zénith à Syène, dans la Haute-Egypte, et que son image apparaît au fond d’un pui ts. Il mesure le même jour la hauteur méridienne du Soleil à Alexandrie, qu’il considère comme située sur le méridien de Syène. Le complément de cette hauteur est la différence des latitudes. Connaissant la distance et admettant la sphéricité de la Terre, il en déduit la circonférence du globe par une simple proportion.
- Cette opération fut très admirée des anciens, au témoignage de Pline, et le résultat était, en effet, satisfaisant pour l’époque. Le chiffre donné, 250 000 stades, aurait dû être remplacé par 246 000 d’après l’évaluation la plus probable du stade employé. Maintenant, comment Eratosthène savait-il qu’Alexandrie et Syène sont sur le même méridien? Comment avait-il déterminé en stades la distance des deux stations? Il est probable qu’il avait fait usage de plans cadastraux dressés depuis longtemps pour les besoins de l’administration et de l’agriculture, et orientés par des observations
- gnomoniques. L’intérêt que les Egyptiens attachaient à une orientation exacte est d’ailleurs attesté par la construction des pyramides.
- La nécessité de combiner les observations de longitude avec les mesures de latitude a été bien mise en lumière par Hipparque, le plus grand astronome de l’antiquité, qui professait à Rhodes de 165 à 125 avant notre ère. Il est l’auteur de la division du cercle en 360°, de la définition des parallèles et des méridiens, d’un système de projection plane encore employé. Le premier, il montra nettement qu’il faut s’adresser au Ciel pour connaître la forme de la Terré. Il indique le parti à tirer des éclipses pour la mesure des longitudes, et cette méthode est demeurée, en effet, la seule capable de fournir des résultats un peu exacts jusqu’à l’invention des lunettes. Il établit que la valeur d’une carte est subordonnée à la détermination astronomique des deux coordonnées (longitude et latitude) des principaux points. Et, pour faciliter ces déterminations, il calcule des tables d’éclipses et de hauteurs du Soleil.
- Hipparque ne trouva malheureusement pas de successeurs capables de réaliser le programme si judicieux qu’il avait tracé. Les conditions d’exactitude d’une mesure astronomique furent complètement méconnues par Posidonius, disciple d’Hipparque, qui entreprit de recommencer la détermination d’Eratosthène. Les stations choisies furent Alexandrie et Rhodes. La différence de latitude résultait de cette remarque que l’étoile Canopus ne fait que paraître sur l’horizon de Rhodes, au lieu qu’elle s’élève de 7° 5 sur l’horizon d’Alexandrie. C’était un tort déjà d’utiliser des observations faites à l’horizon plutôt qu’au zénith. C’en était un autre de choisir deux stations séparées par la mer et dont la distance linéaire ne pouvait être que grossièrement évaluée. Enfin Rhodes est encore moins exactement que Syène sur le méridien d’Alexandrie et l’on ne dit pas comment il a été tenu compte de la différence de longitude. Malgré cela la détermination de Posidonius, telle qu’elle nous est rapportée par Cléomède dans son Abrégé de la sphère, donne encore un x-ésultat meilleur que l’on n’aurait été fondé à l’espérer : 540 000 stades.
- Le géographe Strabon (20 ans api'ès J.-C.) entreprit de coi’riger le calcul de Cléomède en se fondant sur une autie évaluation, d’ailleurs conjectui'ale, de la distance d’Alexandi'ie à Rhodes. Cette fois le résultat fut beaucoup plus inexact, 180 000 stades
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- seulement. C'est un exemple d’une de ces corrections malheureuses, dont l’histoire des sciences offre plus d’un exemple. Mais il en est peu qui aient trouvé un si long crédit. Bien des siècles devaient se passer avant qu’elle fût rectifiée. Dès cette époque, du reste, bien avant les invasions des barbares ou la révolution religieuse qui a transformé le vieux monde, il est aisé de voir que la science grecque est en décadence. Les préjugés vulgaires reprennent de l’empire, même sur les hommes instruits. Posidonius trouve nécessaire de se transporter au bord de l’océan Atlantique (qu’il appelle mer extérieure'), pour s’assurer si l’on n’entend pas le sifflement du Soleil plongeant dans la mer. Strabon admet bien la sphéricité de la Terre, mais il croit que la zone torride est inhabitable à cause de la chaleur excessive qui y règne. De l’autre côté se trouve une autre zone habitée. Mais toute communication avec ces peuples lointains nous est interdite. Pline laisse voir une préférence pour la doctrine des antipodes et l’isolement de la Terre, mais il est préoccupé plus que de raison des objections populaires. Si la
- Terre est isolée dans l’espace, se demande-t-il, pourquoi ne tombe-t-elle pas? Sans doute parce qu’elle ne saurait pas où tomber, étant à elle-même son propre centre.
- Ptolémée (140 ans après J.-C.) a passé longtemps, mais sans titre bien établi, pour le représentant le plus distingué de l’Astronomie ancienne. Son ouvrage, publié à Alexandrie, porte le nom de Construction ou syntaxe mathémathique. Il est plus connu sous le nom d’Almageste, que lui ont donné les traducteurs arabes. Nous signalerons seulement dans son œuvre ce qui a trait à la mesure de la Terre. Il se propose de réaliser le plan de géographie mathématique ébauché par Hipparque, de dresser la carte du monde connu, en s’appuyant sur toutes les déterminations de latitude et de longitude qu’il pourra rassembler, et prenant pour méridien d’origine celui d’Alexandrie. L’intention est louable, mais l’exécution très défectueuse. Ptolémée manque complètement d’esprit critique dans le choix des matériaux nombreux qu’il rassemble et commet de graves confusions dans les unités de mesure.
- Pierre Puiseux.
- M. LE PROFESSEUR GASTON BONNIER
- Par suite d’une erreur regrettable, nous avons publié dans notre numéro du 1er mai 1914, au lieu du portrait du professeur Gaston Bonnier, celui de M. Louis Bonnier, architecte de la Ville de Paris.
- Nous reproduisons aujourd'hui le vrai portrait de M. Gaston Bonnier. En même temps, nous rectifions et complétons la notice biographique que nous avions publiée (p. 279) sur le professeur de la Sorbonne.
- M. Gaston Bonnier a été reçu à l’Ecole normale supérieure en 1873. La date de son mariage est 1881 (et non pas 1897). La Flore de la France et de la Suisse pour trouver facilement les noms des plantes sans mots techniques a paru en 1889 (et non en 1908).
- Il est vrai que nous pouvons presque nous féliciter de cette dernière erreur, car elle est due à la confusion avec le grand ouvrage dont
- M. Gaston Bonnier a commencé la publication en 1912 et qui contient la description détaillée de toutes les espèces, sous - espèces, etc., accompagnées de plus de six mille figures en couleurs reproduites d’après des photographies : c’est la Flore complète de France, Suisse et Belgique (illustrée en couleurs) qui formera 12 volumes in-4% et dont le troisième volume vient de paraître.
- M. Gaston Bonnier a été élu, dans ces dernières années, membre de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg et de l’Académie des sciences de Vienne.
- Nous nous faisons un devoir de donner, aujourd’hui, ci-contre, le portrait véritable du professeur Gaston Bonnier, devant remplacer celui de M. Louis Bonnier, architecte, publié dans les Classiques de la science de notre numéro 14 du 1" mai, [ page 279.
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- LA FEUILLE-GRAINE DE L’ÉRABLE-SYCOMORE A SUGGÉRÉ LE PRINCIPE D’UN NOUVEL AVION
- Cet aéronef, sorte d’hélicoptère, établi par deux ingénieurs, MM. Papin et Pouillv, doit s’enlever verticalement et, en cas d arrêt du moteur, descendre lentement en tournant comme la feuille du sycomore dont il imite les caractères essentiels.
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- LA FEUILLE-GRAINE DE L’ERABLE-SYCOMORE A SUGGÉRÉ LE PRINCIPE D’UN NOUVEL AVION
- IA recherche de la sécurité en aéroplane a déterminé un certain nombre d’inven-teurs à construire des appareils nouveaux dont la plupart diffèrent totalement des avions actuels. Quelques-uns, établis d’après des principes empiriques, ne sont intéressants que par l’originalité de leur conception. D’autres, ont une réelle valeur théorique quoiqu’ils soient basés sur des données bien audacieuses. C’est ainsi qu’on vient de terminer la construction d’une machine volante conçue par deux ingénieurs, MM. Papin et Rouilly, et qui présente, malgré son aspect étrange, un caractère scientifique indiscuté.
- Le principe essentiel du système, présenté le 4 mars 1912 à l’Académie des Sciences par M. Lecornu, est semblable à celui de la feuille du sycomore. Celle-ci, on le sait, constitue un parachute remarquable. La feuille de l’érable-sycomore comprend un fruit double muni de deux longues ailes. Si on abandonne à une cex taine hauteur, la moitié de feuille dont la graine équilibre l’aile, l’ensemble tombe en tournant, la chute étant excessivement ralentie. C’est une sorte de demi-hélice naturelle, tournant autour d’un axe immatériel et pouvant prendre des angles d’attaque différents. C’est d’ailleurs sur un principe semblable qu’est basé le
- Le pilote prend place dans une nacelle montée sur roulement à billes et guidée par des galets. Cette nacelle n’est pas entra inée dans le mouvement giratoire de l'ensemble, grâce à un courant d’air s’échappant par l’extrémi-té de l’antenne, wéjlV;*' en sens con-
- traire de la rotation de l'aile. L'antenne, constituée par le bras creux que l’on aperçoit sur la photographie, sert en même temps à diriger l'appareil. Son orientation est commandée par le pilote
- fonctionnement du boomerang australien dont on connaît les curieuses propriétés.
- Le gyroptère Papin et Rouilly, qui réunit toutes les caractéristiques d’une feuille de sycomore à aile unique, doit résoudre, d’après ses inventeurs, les problèmes suivants :
- 1° Départ et atterrissage directs par ascension et descente verticales.
- 2° Stationnement ou progression dans l’air suivant la volonté du pilote.
- 3’ Chute très ralentie en cas d’arrêt du moteur.
- L’appareil est extrêmement curieux, mais pour bien comprendre son fonctionnement, il est nécessaire d’examiner la figure de la page 422, qui représente le gyroptère en ordre de marche, reposant sur le sol.
- Un moteur (B) enfermé dans une carcasse de bois et de toile actionne un ventilateur (C). Cette carcasse en raison de sa forme est appelée le ïiiolort. La rivière d’air produite par le ventilateur (C) se partage en deux parties et passe de chaque côté du noyau central (E) pour se réunir ensuite et s’engouffrer à l’intérieur de l’aile (A), d’où elle s’échappe finalement par la tuyère (H). Il se produit ainsi une réaction de l’air ambiant, d’où résulte une rotation de l’aile. C’est une cause analogue qui fait monter une fusée ou tourner un soleil de feu d’artifice. Cette propulsion
- TENNE DE DIRECTION COIT1 Iîl II II 1 -
- que à l’ensemble,
- aile, noyau et violon, un mouvement de giration. L’aile étant équilibrée par le moteur, et présentant un angle d’attaque approprié, engendre la force ascensionnelle né-ces-
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- LA FEUILLE PORTE-GRAINE DE L’ÉRABLE-SYCOMORE
- saire
- pour élever l’appareil dans l’espace.
- L’aile, qui présente l’aspect d’une pale d’hélice immense, décrit une circonférence de 54 mètres de longueur. Cette aile est creuse pour laisser passer la « rivière d’air », ses deux parois recouvertes de toile étant maintenues écartées par de légères entretoises.
- Le moteur, enfermé dans une carcasse de bois et de toile, est un rotatif « Le Rhône », à 9 cylindres, d’une puissance de 80 chevaux. Des réservoirs d’essence et d’huile, placés de chaque côté du noyau central, l’alimentent. Il tourne autour d’un axe vertical. Le refroidissement est produit par l’air fourni par le ventilateur et dont la chaleur perdue par les cylindres accroît utilement le volume; cet air assure également le plein de chaque cylindrée. Le réglage du moteur est assuré à distance par des commandes à air comprimé. La mise en marche est obtenue par un levier auquel le pilote imprime au moment voulu un mouvement de va-et-vient.
- Une coque circulaire (I) munie d’un amortisseur à air comprimé, sert de flotteur sur l’eau et de pivot sur le sol.
- Une nacelle (J), montée sur roulement à billes et guidée par des galets (D), est disposée au milieu du noyau central. Cette nacelle, quoique sup- (J portée par l’appa- F
- reil, n’est
- La feuille du syco more est constituée par un fruit double muni de deux grandes ailes ; si on la coupe par le milieu et qu ’on l’abandonne à une certaine hauteur du sot, la feuille, équilibrée par la graine, descend lentement en tournant. C’est d’après ce principe qu’a été construit le gyroptère.
- pas entraînée dans son mouvement giratoire : son immobilité est obtenue grâce à un courant d’air projeté dans un sens opposé à celui de la rotation de l’ensemble. Ce courant d’air circule à l’intérieur de l’antenne (F) et débouche par la tuyère (G). Cet échappement d’air, dont la puissance et l’orientation sont réglables, permet à l’aviateur, soit de s’immobiliser, soit de se déplacer, pour adopter une orientation quelconque. Cette antenne, dont la tuyère peut pivoter dans le sens vertical, fournit également le point d’appui nécessaire pour incliner légèrement l’axe de l’appareil et déterminer son déplacement horizontal dans une direction donnée. Le gyroptère est automatiquement stabilisé par sa forme même qui est celle de la feuille du sycomore.
- L’angle d’attaque de l’aile-hélice est celui qui convient à sa descente en feuille. L’ascension ne peut être obtenue que si l’on modifie cet angle d’attaque; pour cela, on fait intervenir l’effet gyroscopique du groupe propulseur de la façon suivante :
- 1° En inclinant convenablement son axe de rotation par rapport au plan de rotation de l’ensemble.
- ® 2° En donnant à l’appareil
- unsensdegira-
- LE GYROPTERE PAPIN ET ROUILLY Le moteur (B), enfermé dans une carcasse de bois et de toile actionne un ventilateur (C). Le courant d’air ainsi obtenu se partage en deux parties et passe en (E) de chaque côté du noyau centra avant de s'engouffrer dans l'aile creuse (A) 'd’où il s’échappe finalement par l’embouchure (H). 1 se produit ainsi une réaction de l’air ambiant qui provoque la rotation de l’aile, d’où doit résulter l’ascension. La nacelle (.1) n’est pas entraînée par le mouvement de giration de l’ensemble.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- l’aile creuse et la tuyère d’échappement du gyroptère papin et rouilly /_e courant d’air circulant à l’intérieur de l’aile, les deux parois de celle-ci sont maintenues écartées par des entretoises de bois. L’air s’en échappe violemment par une large embouchure.
- tende à affermir l’équilibre général; si cette rotation se faisait dans un sens opposé, elle compromettrait la stabilité à tout instant.
- En cas d’arrêt du moteur, le gyroptère, d’après ses inventeurs, doit reprendre automatiquement l’angle d’attaque propre à la chute î-alentie et descendre doucement en tournant comme une feuille de sycomore.
- Pendant cette descente, la faculté de direction subsiste toujours, l’extrémité méplate de l’antenne, alors orientée verticalement, formant gouvernail et l'estant sensible au courant d’air produit autour d’elle.
- Par suite de la rotation en « entonnoir », prise par l’appareil, le centre de gravité demeure toujours au-dessous du centre de
- LA T. S. F. EN CAMPAGNE
- ans notre numéro 14, nous avons publié un article de M. le commandant Ferrié, Les Applications de la Télégraphie sans fil. Parmi les gravures qui accompagnaient cette étude, nos lecteurs ont certainement remarqué les intéressantes photographies représentait un poste de T. S. F. transportable à dos de mulet.
- Ces documents nous ont été obligeamment communiqués par la Société Industrielle de Télégraphie sans fil et d’Electricité, 38, rue du Mont Thabor, à Paris, qui exploite les brevets de M. Rouzet.
- sustentation, condition indispensable pour assurer la stabilité du système.
- Au dire des inventeurs, les garanties de sécurité du gyroptère résulteront de la force vive emmagasinée et asservie au maintien de l’équilibre, de l’effet gyroscopique d’ensemble, et, enfin, des propriétés de la feuille de sycomore en tant que parachute.
- Les chocs à l’atterrissage seront efficacement amortis à grâce à l'emploi de l’air comprimé comme ressort et comme frein conti'e le rebondissement.
- Les essais du gyroptère de MM. Papin et Rouilly vont avoir lieu dans quelques semaines; souhaitons qu’ils établissent définitivement la valeur de cet appareil, aussi intéressant qu’original. G. H.
- POUR NETTOYER LES BOUTEILLES
- l est difficile de nettoyer les flacons ayant contenu un liquide gras ou huileux.
- Un moyen très simple permet d’y arriver : il suffit de laver la bouteille avec du marc de café très chaud.
- Si le récipient est fortement encrassé, nettoyez-le avec une solution de bichromate de potasse et d’acide sulfurique en proportions égales, en ayant soin de ne pas répandre ce mélange sur vos doigts car il est très caustique; rincez ensuite plusieurs fois à l’eau pure.
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- MACHINE ÉLECTRIQUE A BROSSER LES PARQUETS
- Le brossage soigné et complet d’un parquet exige un temps très long et constitue un travail très fatigant si l’on est obligé d’employer des brosses ordinaires manœuvrées au pied.
- La question se présente sous un tout autre jour quand on dispose d’une brosseuse électrique.
- L’appareil que représentent nos figures comporte une brosse circulaire centrale et deux brosses rectangulaires latérales. On lui a donné avec intention un poids de 25 kg pour favoriser son adhérence.
- Un moteur électrique, monté sur le même axe vertical que la brosse, lui communique un mouvement de rotation rapide. On conçoit que si l’appareil se réduisait à cet élément central le moteur suivrait la brosse dans sa rotation. Les brosses rectangulaires latérales ont pour objet d’empêcher cet entraînement de se produire. A cet effet, les bras qui les supportent sont animés d’un mouvement de va-et-vient rectiligne, de sorte qu’il suffit d’un très faible effort pour diriger l’appareil au moyen d’un long manche que l’on tient à la main.
- Le graissage s’effectue très simplement par un godet qui surmonte le moteur; d’autre. part, on verse de temps en temps quelques gouttes d’huile surles tiges coulissantes des brosses latérales.
- Quand on veut passer un parquet à la paille de fer il faut prendre des copeaux très fins et les disposer en une couche de deux centimètres d’épaisseur sous les trois brosses dont les crins les font adhérer à l’ensemble. Pour passer la cire, on fixe, en avant de la
- première brosse latérale, un pain de cire plat retenu par deux griffes à ressort.
- Une Pipe hygiénique et imbouehable
- Un grand nombre de nos lecteurs nous ont demandé quel était le fabricant de la pipe que nous avons décrite dans notre numéro 14, à la page 268, sous le titre « Une pipe qui débarrasse le tabac de la nicotine. »
- Cet objet, breveté et déposé dans tous les pays, est la propriété de la Lm B. Patent Pi/ye Store, 182, rue de Rivoli, à Paris. Toutes les pipes mises en vente par cette maison portent, sur leur condensateur en aluminium, la marque de fabrique. Nous représenté ci-contre
- avons
- l’aspect exact de cet accessoire.
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- LA GLACE ET LE FROID PEUVENT ETRE PRODUITS ÉCONOMIQUEMENT A DOMICILE
- L’application des machines productrices de glace ou de froid, aux usages domestiques et aux petites et moyennes installations industrielles, s’est beaucoup généralisée depuis que sont apparus sur le marché des appareils frigorifiques de petites dimensions et dont le fonctionnement n’exige qu’une faible puissance motrice.
- Voici venir le moment où, par les chaudes journées d’été, de véritables icebergs vont être débités tant pour rafraîchir les boissons et les aliments que pour conserver les denrées périssables. A Paris et dans les grandes villes, la glace se trouve aisément dans le commerce, mais il n’en est pas de même à la campagne et aux colonies. Par ailleurs, pour des besoins importants et répétés, il est beaucoup plus économique de fabriquer soi-même le froid ou la glace.
- Les appareils frigorifiques de petit débit, qui s’adaptent à ce genre d’installations, appartiennent tous au système dit gaz liquéfiés ».
- Rappelons-en le principe en quelques mots.
- Prenons un gaz et comprimons-le suffisamment pour qu’il se liquéfie.
- Cessons main t e-nant de faire agir sur le gaz une aussi forte pression ; le liquide va revenir à l’état gazeux.
- Cette vaporisation, comme toute autre, absorbe de la chaleur, que le fluide emprunte au milieu environnant.
- Si le récipient où se fait l’évaporation est entouré d’eau, l’absorption de chaleur amènera l’eau à sa température de congélation, et la transformera en glace.
- Le fluide revenu à l’état gazeux pourra d’ailleurs être comprimé et liquéfié à nouveau, et le cycle des opérations se continuera tant que l’on mettra en jeu la puissance nécessaire pour produire les compressions et les décompressions successives.
- Le processus est, on le voit, très simple ; mais il ne faudrait pas croire que tous les gaz se prêtent avec une égale facilité à la production artificielle du froid. A chaque gaz particulier correspond, en effet, une température déterminée, dite température critique, au-dessus de laquelle la liquéfaction est impossible, quelle que soit la pres-s’on à laquelle on le soumet. Seuls, donc, les gaz dont la température critique est supérieure à la température ambiante peuvent être utilisés pour l'objet qui nous occupe. Les agents frigorifiques usuels sont ainsi peu nombreux. Citons l’anhydride sulfureux, l’anhydride carbonique, le chlorure de méthyle et surtout l’ammoniaque.
- Les machines frigorifiques à gaz liquéfiables n’ont pas subi de modifications essentielles depuis leur apparition qui remonte à une trentaine d’années. Quel que soit le liquide employé, le principe mécanique était toujours basé sur le fonctionnement d’une pompe aspirante et foulante appelée compresseur, qui aspire le gaz liquéfiable à l’état de vapeurs pour le comprimer dans un serpentin spécial ou condenseur. Le liquide ainsi obtenu s’évapore dans un autre serpentin ré-fi igérant, d'où il est continuellement repris par le compresseur. Dans ce dernier, qui'est un cylindre muni d’un piston, de clapets, de soupapes, de segments, etc., il importe d’empêcher à la fois les fuites du gaz autour du piston et de s’opposer à toute rentrée d’air extérieur. On s’efforce d’atteindre ce double but par l’emploi d’un presse-étoupes, organe que la subtilité des gaz comprimés et les press ons auxquelles ils sont soumis, de l’intérieur à l'extérieur, rendent d’une confection délicate et difficile. Le presse-étoupes et les segments offrant des résistances passives
- à
- DÉMOULAGE d’lN PAIN DE GLACE Après avoir un peu réchauffé le « mouleau » contenant l’eau congelée, l'ouvrier le renverse pour dégager le pain de glace.
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- ! LA SCIENCE E7 LA VIE
- Couvercle
- Couvercle
- COI'PE SCHÉMATIQUE O UN FRIGORIGÈNE AUDIFFREN ET SINGRÜN
- Un moteur fait tourner la poulie qui entraine l’arbre creux coudé ainsi que le condenseur et le réfrigérant fixés à demeure sur l’arbre. Le compresseur et son carter, au contraire, pouvant tourner par rapport à l’arbre, sont maintenus immobiles par l'action du contrepoids. L’arbre coudé imprime au piston un mouvement de va-et-vient qui aspire le gaz dans le réfrigérant et le comprime dans le corps de pompe.
- d’autant plus considérables que l’appareil est plus petit, le rendement des machines actuelles varie du simple au triple, suivant le modèle considéré.
- Pour obvier à ces inconvénients et pour réaliser un rendement uniforme, quelle que soit la puissance de l'appareil» il faut, de toute nécessité, enfermer le compresseur dans une enceinte hermétiquement close et le iaire actionner de l’extérieur.
- C’est, à notre connaissance, l’abbé Audif-fren qui a le premier résolu ce problème, il v a une dizaine d’années environ.
- De son invention naquit plus tard le fric/oru/ène qui porte son nom et que construisent les. établissements Singriin, à Epi-nal.
- Cet appareil se compose de deux capacités sphériques réunies par un arbre creux remplissant la même fonction que les tuyauteries d’aspiration et le refoulement dans les machines ordinaires ; l’une joue le rôle de réfrigérant et l’autre celui de condenseur. Dans cette dernière, se trouve le mécanisme décompression commandé par une poulie extérieure. Le compresseur, placé dans un carter, est un simple et robuste cylindre, muni d’un piston massif; il est maintenu dans un plan vertical grâce à une masse de plomb suffi-
- samment lourde qui leste le carter lequel oscdle sur deux tourillons ; il fonctionne complètement immergé dans un bain d’huile chimiquement neutre, qui remplit les vides et les espaces nuisibles, empêche l’usure, et combat réchauffement par son refroidissement constant sur les parois du condenseur. Actionné par un arbre coudé, le piston aspire les vapeurs émises dans le réfrigérant, et les refoule dans le condenseur, sur la périphérie duquel s’opère à nouveau la liquéfaction. Le liquide régénéré se sépare de l’huile par différence de densité et retourne dans le réfrigérant par différence de pression.
- Cette curieuse machine rotative présente cette particularité qu’on la charge une fois pour toute, lors de sa construction, du produit frigorifique, sur la nature duquel les constructeurs ne donnent aucune indication; cette charge initiale dure indéfiniment.
- La condensation de l’agent frigorifique s’opère par la simple rotation de la sphère du condenseur dans l’eau que contient un réservoir de faible contenance. La dépense d’eau de condensation peut être réduite de 95 à 98 °/o grâce à un appareil spécial.
- La production du froid est réalisée dès que l’appareil est mis en mouvement.
- Si la sphère constituant le réfrigérant tourne dans l’eau douce, elle se recouvre en quelques minutes d’une couche de glace, transparente comme du cristal, que l’on peut aisément détacher; si elle tourne dans l’eau salée, plus difficilement congelable, la température de la saumure descend au-dessous de zéro. Il suffit alors de faire traverser l’eàu salée par un courant d’air pour obtenir de l’air froid et sec pouvant servir directement
- LES ORGANES ESSENTIELS D UN FRIGORIGÈNE A droite, la poulie d’entraînement, au milieu le condenseur sphérique et, à gauche, le réfrigérant qui tourne dans l’eau à congeler ou dans la saumure à refroidir.
- à la réfrigération d’un local ou d’une glacière.
- La force motrice nécessaire pour actionner l’appareil est insignifiante et son entretien se résume au graissage périodique des deux paliers de l’arbre moteur.
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- POTEAUX EN BÉTON ARMÉ POUR FILS ÉLECTRIQUES
- On signale tous les jours de nouvelles applications du ciment armé auquel on ose maintenant confier les rôles les plus délicats en matière de constructions civiles et d’installations électriques. A Oklahoma, une ville neuve du Far-West américain qui se développe avec rapidité, on n’a pas craint de planter des poteaux en ciment armé hauts de 15 mètres. Us supportent, au moyen de traverses, l'ensemble des lignes principales de la Société de distribution électrique qui fournit à la ville la force et la lumière. Les traverses qui portent les isolateurs sont également en ciment armé, et, en accouplant deux poteaux par plusieurs de ces poutres, on constitue un ensemble robuste.
- Une particularité remarquable des potences est d’être creuses, ce qui permet de faire passer les câbles à l’intérieur, de manière à obtenir une connexion très facile avec les principaux conducteurs souterrains des feeders.
- Un poteau creux, de 11 mètres, ayant 41 centimètres de diamètre à la base et 18 centimètres de diamètre au sommet, pèse 725 kilogrammes.
- En enterrant la base dans un trou profond de 1 m 80, on pèut faire supporter sans inconvénient, au sommet du poteau, un effort latéral de 680 kilogrammes.
- D’ailleurs, notre illustration fait ressortir quels partis variés on tire du ciment armé dans les pays où la pierre de construc-tion est rare ou de mauvaise qualité. Les réservoirs en ciment que l’on voit à gauche et
- au fond sont supportés, l’un par des fers noyés dans du ciment, l’autre par une tour en ciment. De même, les bâtisses s’édifient à vue d’œil dans ces contrées hier désertiques, grâce à ces nouvelles méthodes de construction; elles dispensent d’amener de fort loin des pierres meulières et de les faire tailler par des spécialistes qui se font payer fort cher une main-d’œuvre pénible et délicate.
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- QUELQUES PETITES INVENTIONS
- PLUS OU MOINS PRATIQUES
- Pour fixer les chapeaux féminins.
- Voici un nouvel objet de toilette, récemment breveté, destiné, dans l’esprit de son
- inventeur, à remplacer les épingles, les brides et autres aeces-soires employés jusqu’ici par les
- dames pour maintenir leurs chapeaux.
- 11 consiste en un large peigne fixé sur une tringle transversale, dont les extrémités, munies de boutons à vis, peuvent se déplacer le long de deux fentes en S ménagées de chaque côté du chapeau. Ces fentes sont renforcées par des guides métalliques doubles placés extérieurement et intérieurement et réunis ^ d e u x p a r deux a u moyen de rivets ou de languettes.
- Le chapeau étant mis en place, le peigne pénètre naturellement dans la masse des cheveux, les extrémités de la tringle coulissant dans les guides autant qu’il est nécessaire, et la coiffure est solidement fixée. Reste à savoir si les femmes trouveront cette innovation suffisamment décorative?
- Vibro-masseur électrique.
- On obtient un excellent massage en promenant sur l’organe malade une petite boule métallique terminant une tringle enfermée dans un fourreau métallique et animée d’un mouvement vibratoire continu.
- A cet efîet, on rend la boule solidaire d’un levier rivé sur un ressort à lame; cet ensemble constitue le trembleur d’un électro-aimant. Le courant électrique est amené par des conducteurs souples pénétrant à l'intérieur de la boîte cylindrique qui contient le mécanisme. Sous l’influence du courant, le levier et, par suite, la boule entrent en vibration, d'où le massage souhaité.
- /
- Remuez vos bains photographiques.
- Pour déplacer les impuretés qui se déposent sur la plaque photogra- ^
- phique pendant son déve- ’ jj loppement.il est né- |i |
- cessaire d’imprimer à la cuvette un ba-lancement continuel. Cette opération peut être effectuée automatiquement en utilisant le dispositif suivant que nous signale un de nos lecteurs.
- Sur une console en équerre, on fixe deux pivots sur lesquels peut
- osciller la cuvette. Deux fils réunis à un contrepoids sont attachés de chaque côté de la cuvette. Il suffit de donner au contrepoids une légère oscillation pour mettre en mouvement le petit baquet de porcelaine qui bascule ainsi alternativement de chaque côté.
- Faites égoutter ainsi vos bouteilles.
- Les porte-bouteilles que l’on trouve dans le commerce ne sont pas transportables et par conséquent pas pratiques. Il est bien préférable d’en construire un soi-même.
- On se procure quelques barres de chêne, larges de huit centimètres, épaisses de trois. On 1 es dispose les unes à côté des autres en les espaçant de un centimètre environ, et on les réunit par d’autres Æq jVî] barres
- clouées perpendi- jjf j| |j[ jj culaire-
- ment aux premières. On visse ensuite une roulette montée sur une embase aux quatre coins de la plate-forme. Cette opération effectuée, il suffit d’enfoncer dans les planches des clous longs de 12 à 15 cent, dans lesquels on enfilera le goulot des bouteilles.
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- L’essence ne débordera plus.
- Une pince à linge simple et robuste.
- Les automobilistes accueillerontavec intérêt ce nouveau bouchon verseur qui, par la disposition de son tube, permet de remplir tout réservoir d’essence sans crainte de déborde-ment.Un conduit tubulaire traverse de part en part le morceau de liège. Long de quelques centimètres en avant du bouchon, il pénètre assez profondément à l’intérieur du réservoir, de telle façon qu’au moment où l’essence vient effleurer l’extrémité du tube, le liquide cesse de couler.
- Cette bougie s’éteint toute seule.
- 11 est dangereux de lire dans son lit, parce que l’on s’endort souvent en oubliant d’éteindre la lampe ou la bougie. Celle-ci peut se renverser et communiquer le feu au lit ou aux tentures.
- Il semble donc prudent d’employer un éteignoir automatique, écartant tout danger d’incendie.
- Cet appareil se compose d’un petit cylindre métallique muni de deux volets à charnière. On le place sur la bougie : lorsque, en brûlant, celle-ci parvient au niveau du cylindre, les volets n’étant plus retenus basculent et, en se rejoignant, éteignent la flamme. De plus, la mèche ainsi étouffée ne peut émettre aucune fumée.
- On garnit de liègelesbouchons à bascule.
- La fermeture des bouteilles à lait ou à bière s’obtenait toujours, jusqu’à présent, à l’aide de bouchons à bascule garnis d’une rondelle de caoutchouc.
- Dans le dispositif ci-contre , qui vient d’être breveté, le caoutchouc est avantageusement remplacé par un cône de liège. Le bouchon lui-même, fixé par les procédés ordinaires, peut être en porcelaine, en bois, en ébonite, etc. Le cône de liège y est fixé, soit par un assemblage en queue d’aronde, soit par un filetage.
- Les pinces à ressort dont on se sert d’ordinaire pour maintenir le linge sur les cordes de séchage sont pratiques, mais elles ne l’empêchent pas toujours de s’envoler sous le souffle du vent.
- La pince figurée ci-contre, qui a fait l’objet d’un récent brevet, se recommande autant par sa simplicité que par son serrage énergique. Elle peut être faite d'une pièce de bois d’une forme quelconque, percée d’ouvertures reliées entre elles par des entailles. Le ressort, ainsi formé par la substance même de la pince, ne peut pas se détendre.
- 11 faut toutefois éviter de trop écarter les branches de l’appareil que l’on risquerait de briser et qui ne peut servir que si l’on ne dépasse pas sa limite d’élasticité.
- La valise devient tabouret.
- Voici une nouvelle invention à l’usage des personnes qui déjeunent parfois sur l’herbe et n’aiment pas se charger de paquets multiples et encombrants.
- C’est à la fois un pliant et un sac à main, où l’on place les objets et provisions nécessaires. Comme l’indique notre figure, les pieds sont articulés et maintenus par des tendeurs. Le siège et les petits côtés de la boîte sont en bois.
- La paroi para 11 è 1 e au siège et
- ds côtés, dont l’un forme la porte, sont en toile tendue sur des baguettes de bois, afin de diminuer le poids de l’ensemble.
- Les excursionnistes et les promeneurs pourront ainsi emporter en un seul colis peu encombrant un siège d’une grande solidité et une valise très pratique.
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- LA SCIENCE EJ LA VIE
- &
- Pour les maîtresses de maison.
- Dans un précédent numéro, nous avons déjà indiqué le moyen de maintenir les cuil-
- ______ lères de cuisine
- sur le bord des casseroles.
- Ce petit dis-! ; ; ; positif a été
- \ \ / / construit par
- \ - y bon nombre
- ' de nos lec-
- teurs qui s’en
- sont trouvés fort satisfaits.
- Voici maintenant une variante de ce système. L’appareil retient les couverts de service sur les bords d’un plat et les empêche de glisser au milieu. C’est une pièce métallique recourbée, comportant une série de crans dans lesquels on place la cuillère ou la fourchette.
- Le manche des couverts étant plus large à l’extrémité qu’au milieu, se coince dans les cians et empêche la cuillère ou la fourchette de choir lamentablement dans la sauce.
- Un pavé avertisseur.
- Dans la plupart des usines, on a besoin, au bureau, de connaître l’heure exacte à laquelle les voitures de livraison entrent ou sortent.
- Il suffit pour cela de placer près de la porte de l’usine le dispositif suivant :
- On remplace un pavé par un cube m é t a 11 i q u e dépassant le niveau du sol
- de deux ou trois centimètres. Ce cube, soutenu par deux ressorts, est muni d’une tige de cuivre qui, lorsque la roue de la voiture passe sur le pavé, ferme le circuit d’une pile sur une sonnerie électrique placée dans le bureau. Le véhicule passé, le cube poussé par les ressorts reprend sa" position première.
- Les directeurs de l’usine sont ainsi au courant des allées et venues des voitures; ils peuvent aussi connaître le nombre de véhicules disponibles. Cet ingénieux dispositif nous a été signalé par M. P ierre Marique.
- Avec un petit ressort.
- On ne dispose pas toujours d’une suspension réglable pour placer à la hauteur voulue une lampe électrique : voici le moyen d’ajuster une ampoule qui n’est pas de
- munie
- contre-
- poids. On se procure un petit ressort à boudin entre les spires duquel on fait passer le fil qui retient la lampe.
- Cés spires doivent être suffisamment rapprochées; il faut assujettir le fil assez solidement pour que la lampe ne descende pas par l’action de son propre poids.
- N’égarez plus vos protège-pointes.
- Fixé par simple pression sur l’extrémité amincie de l’épingle à chapeau, le pro-tège-pointe peut s’échapper. On remédie facilement à cet inconvénient en reliant le protège-pointe au moyen d’une chaînette à une épingle de sûreté piquée dans le chapeau ou à un bouton.
- Dans ce dernier cas, le bouton est fixé par des branches pointues et flexibles qui traversent le chapeau et que l’on rabat de part et d’autre à l’intérieur de la coiffe.
- 11 est donc impossible de perdre le protège-pointe puisqu’il reste suspendu à sa chaînette une fois que la pointe de l’épingle en a été retirée.
- Un jeu qui amusera vos enfants.
- Un ingénieux commerçant a mis à la disposition de ses clients un jouet nouveau que nos lecteurs pourront construire eux-mêmes.
- L ’ a p pareil c o m -
- prend un arc, une flèche et un petit parachute. Le contrepoids nécessaire au fonctionnement de
- ce parachute est constitué par un anneau auquel aboutissent les suspentes de la voilure. La flèche, surmontée du parachute, est placée sur la corde de l’arc et l’ensemble envoyé à quinze ou vingt mètres de hauteur. La baguette, retombant aussitôt, est ramassée par le joueur, qui s’efforce ensuite de rattraper le parachute qui descend, en enfilant la flèche dans l’anneau des suspentes.
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- Procurez-vous ce petit moteur pour affûter vos couteaux.
- Ou vient de lancer dans le commerce un petit moteur hydraulique entièrement en aluminium que l’on fait fonctionner en le montant sur un simple robinet. Il met en mouvement deux meules destinées à aiguiser les outils d’horlogers, à tailler les verres de lunettes, etc.
- Le moteur est fixé sur le robinet au moyen d’une chaînette livrée avec l'appareil. L’eau tombant sur une roue à aubes de petites dimensions entraîne les deux disques d’aiguisage à plusieurs milliers de tours à la minute.
- Les cyclistes seront à l’abri de la pluie.
- Les cyclistes se munissent rarement d’une pèlerine ou d’un capuchon, parce que ces manteaux sont lourds et encombrants. Voici un vêtement imperméable et léger qui met le cycliste à l’abri des averses les plus violentes. Il ne pèse que 420 grammes et est contenu dans un étui en celluloïd de 36 millimètres de diamètre, fixé au cadre de la bicyclette par des colliers de serrage.
- Le cycliste place sur ses épaules le vêtement parapluie maintenu au moyen de boutons à pression. Pour l’empêcher de flotter, il l’attache autour de son corps et de ses bras au moyen des rubans dont le manteau est muni.
- Bien placer une vis est un art délicat.
- Pour enfoncer ou retirer une vis sans ' la moindre difficulté il est avantageux de l’enduire d’une graisse mélangée de plombagine. Elle ne peut ainsi être attaquée par la rouille.
- Au lieu de faire l’avant-trou au moyen d’un poinçon rond, il est bien préférable d’utiliser une pointe carrée, triangulaire ou pyramidale qui déchire les fibres et permet à la vis de mieux mordre les parois de la cavité.
- La vis s’enfonce ainsi plus facilement.
- Ce projecteur concentrera la lumière de votre lampe.
- Il vous serait sans doute très agréable de lire dans votre lit, mais la faiblesse du pouvoir lumineux de votre lampe à pétrole vous prive de ce plaisir.
- Voici u n petit phare qui projette ; distance une lueur très puissante suffisante pour vous permettre de lire lorsque vous êtes couché même si le foyer est éloigné de votre lit. Il s’adapte sur toutes les lampes à pétrole et à essence, et assure un-fort éclairage partiel avec une consommation très réduite.
- L’appareil est constitué par un collier se fixant autour du bec de la lampe ; il supporte une lentille disposée en face d’un petit réflecteur. Celui-ci peut être orienté dans toutes les directions. La lampe pouvant être placée sur une table éloignée du lit tout danger d’incendie se trouve ainsi complètement écarté.
- Des bulles de savon énormes.
- Nous avons indiqué, dans le n° 4 de la Science et la Vie, le moyen d’obtenir des bulles de savon résistantes. Voici maintenant un procédé qui vous permettra de gonfler des bulles énormes atteignant parfois 30 et 40 centimètres de diamètre si vous employez un liquide glycé-rique bien pur, fait avec de l’eau distillée.
- Au lieu de recourir à une pipe ou à un chalumeau, on se sert tout simple m eut d’un entonnoir en verre de 15 à 20 centimètres de diamètre ; on le plonge dans l’eau savonneuse, versée dans une grande assiette, en le tenant par le bec.
- On le retire doucement, de façon à faire adhérer le liquide sur toute la surface de l’embouchure. Il suffit alors d’appliquer les lèvres contre le bout effilé de l’entonnoir et de souffler avec force. On peut encore réunir le bec à un tuyau à gaz, pour .obtenir des bulles plus légères que l’air.
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- B2 LÀ scier ce et la viE
- Tout le monde peut devenir relieur.
- De nos jours, où se répandent partout, à profusion, les publications de toutes sortes, relier soi-même est devenu presque une nécessité. Aussi croyons-nous être utiles à nos lecteurs en leur signalant un nouvel appareil de reliure à l'usage des amateurs : La Relieuse Mêrédieit (brevetée S. G. D. G.).
- Gette machine à relier, grâce à une disposition ingénieuse de ses diverses parties, permet d'obtenir, par des transformations simples et faciles, tous les appareils nécessaires au relieur. Hile est constituée essentiellement par un fort cadre en fer, muni d’une vis de serrage à filets carrés, dans lequel se déplace une plate-forme, maintenue par un taquet et un boulon ; si celle-ci est fixée en avant, on obtient une presse ci plat ou presse à copier ( fi g. 1)* Si, au contraire, elle est disposée en retrait
- ou dans une position renversée, l'appareil devient une excellente presse à grcccjuer, à endosser, à jasper, à rogner.
- Un bois de rabot sans lumière, muni d’une lame très tranchante, forme la rogneuse qui, en glissant sur un guide,
- Fig. 3.
- peut rogner toutes les épaisseurs (fig. 2).
- En enlevant ce guide, grâce à une fente ménagée dans la plate-forme infé-\ Fig. 2. rieure, on transforme l’appareil en cousoir (fig. 3).
- Enfin, un jeu d'accessoires complète celte ingénieuse machine dont le maniement est expliqué par une instruction très simple. A la portée de tous, même d’une jeune fille, elle permet à chacun de relier sans apprentissage préalable, livres, revues, feuilletons, journaux, etc..., de tous formats.
- L’inventeur, C. Mêrédieit, à Angoulême, envoie franco son album illustré : La Reliure chez soi avec la R. M., contre 0 fr. 20.
- UNE ÉTUVE POUR FAIRE MURIR LES DATTES
- ON a expérimenté de nombreuses substances dans le but de faire mûrir les dattes artificiellement. Le vinaigre a donné des résultats qui, bien que supérieurs à ceux obtenus avec l’eau chaude et l’essence de pétrole, n’ont pas été jugés satisfaisants.
- Ce problème intéressait au plus haut point les producteurs américains de L Arizona qui exploitent de vastes palmeraies, créées au
- moyen de plants choisis importés d’Afrique.
- La solution la plus pratique consiste dans l’emploi d’un incubateur. Les dattes cueillies dès qu’elles commencent à mûrir, sont lavées, puis introduites dans l’étuve. Après avoir été maintenues pendant trois jours à 43° C, dans une atmosphère humide, elles sortent de l’étuve complètement mûres.
- Le Gérant : Lucien Josse.
- G. de Malherbe et C1*, lmp.
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- La Science et la Vie
- MAGAZINE DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE Rédigé et illustré pour être compris par tous
- TOME V : AVRIL-JUIN 1914
- TABLES DES MATIÈRES
- I. ORDRE DES ARTICLES DANS LES VOLUMES
- (Voir ci-après la table par ordre alphabétique)
- La lune n’est pas encore un astre mort, par
- Camille Flammarion....................... 3
- A Marseille, les bateaux passeront sous terre,
- par L. Houllevigue...................... "19
- Une science nouvelle, l’aéorologie, sonde l’espace pour y tracer des routes, par le capitaine J.-Th. Saconney......................... 27
- Sur ce canal, les bateaux vont en ascenseur ......................................... 36
- Le monde entier achète à la Hollande le fromage dit « tête de Maure », par Jules
- Galloudec................................ 39
- Les paquebots anglais armés en temps de
- paix..................................... 43
- Le souci du confort en chemin de fer. ... 44
- Le traitement des ordures ménagères à Paris.
- par L. Mazerolle......................... 45
- Votre maison est-elle trop humide?.......... 55
- Dans la guerre de demain, les blessés seront transportés sur des bicyclettes, par le
- Dr Casimir Halliaud...................... 56
- Un embarquement de troupes à New-York. . 61
- La rivière charge directement les wagons de
- sable...................................... 61
- L’importance et le fonctionnement des grandes centrales électriques, par André Gérard. . 63
- Un ouvrage dont la solidité le dispute à la
- hardiesse et à l’élégance................ 79
- On-découpe les métaux au fond de l’eau. . . 80
- L’ingénieur Sikorski a construit le plus grand aéroplane du monde, par Georges Houard. 81
- Une automobile sur laquelle les balles n’ont
- aucun effet.............................. 85
- Il existe aujourd’hui des fabriques de pierres
- précieuses, par Ch. Boulanger............ 87
- Les pavés de bois voyagent dans des camions
- à bascule................................ 94
- La cible cinématographique............... 95
- C’est aux Etats-Unis qu’il y a le plus de téléphones........................................ 96
- L’automobile ne partira plus sans son chauffeur ......................................... 97
- On pourrait doubler le nombre des embarcations à bord des navires de commerce. . . 98
- Anatomie et construction des ailes d’aéroplanes, par P. James.......................... 99
- Une route suspendue de 12 kilomètres. . . . 106
- Des canons spéciaux permettraient au sous-marin de se défendre contre les aéroplanes. 107 Pour la première fois, un radiotélégramme a franchi l’Atlantique pendant le jour, par
- René Brocard.................................109
- Le cinématographe privé mis à la portée de
- tous.........................................113
- Les aviateurs se protègent contre les troubles dont les menacent les hautes altitudes. . . 114
- Cette sirène permet la télégraphie acoustique
- dans un rayon de 2 500 mètres.............115
- Cet essieu empêche les locomotives de dérailler dans les courbes de faible rayon. ... 117
- La plus puissante des locomotives anglaises
- vient d’être baptisée......................118
- Revue mensuelle des plus récentes découvertes, par L. Houllevigue. . . ; . . . 119
- Ce qui préoccupait le monde savant au mois
- d’avril 1814, il y ajuste un sièile........121
- Ces mouettes « rieuses » vont bientôt quitter
- leurs quartiers d’hiver....................122
- Une machine qui fabrique par jour huit mille manchons à incandescence, par Ch. Lor-
- dier. .....................................123
- En Angleterre, les morts eux-mêmes vont
- vite.......................................126
- Nos constructions mécaniques sont très appié-
- ciées à l’étranger.........................127
- Notre artillerie de côte roulera sur rails le
- long du littoral...........................129
- Montage électrique pour verrou de sûreté. . 132
- On ne videra plus votre boîte aux lettres. . . 132
- Les Classiques de la Science :
- Le chimiste Lavoisier........................133
- La composition de l’eau, par Lavoisier. . . 134
- M. Ch.-Ed. Guillaume.........................137
- Les évolutions des théories de la physique,
- par Ch.-Ed. Guillaume......................138
- Quelques petites inventions plus ou moins
- pratiques....................................141
- La cité moderne, par Edouard Herriot. . . 147
- Les quadrupèdes volants, par Edmond Per-
- rier.........................................163
- Les applications de la télégraphie sans fil, par le Commandant Ferrié..........................171
- v
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- L’Allemagne sera reliée par la T. S. F. avec
- ses colonies..............................
- Un record de vitesse en matière de construction .......................................
- La lutte contre l’incendie à bord des grands
- paquebots, par Jacques Méraud.............
- Le rôle nautique du moteur à explosions, par
- Raymond Lestonnat.........................
- Un grand ingénieur : George Westinghouse. Les freins pneumatiques modernes, grands protecteurs de vies humaines, par Charles
- Lordier...................................
- Un ceiceau qui fait du cent à l’heure. . . . La lutte pour la vie chez l’insecte, par
- Alphonse Labitte..........................
- Deux fois plus puissant que la dynamite. . Le bain d’un éléphant captif revient à
- 1 500 francs..............................
- Ce side-car est une véritable voiturette. . . Plus d’essuie-mains humides et crasseux. . . Les citrons et oranges moisis ne sont pas
- perdus....................................
- En captant la chaleur solaire, nous pourrions nous passer de charbon, par André Crober. Ce torqbereau sable automatiquement la
- chaussée..................................
- La chromophotographie enregistre le mouvement et analyse l’effort, par Louis Layron. Pour augmenter la sécurité des avions, on
- leur donne des formes étranges............
- L’agencement des garages se perfectionne pour parer aux exigences de l’automobilisme, par M. Billard.......................
- Ce casque éclairant faci itele travail nocturne
- des pompiers..............................
- Fumée de charbon et cancer..................
- L’économiseur d’essence pour tous...........
- Une pipe qui débarrasse le tabac de la nicotine. L’eau non filtrée est toujours dangereuse. . . Revue mensuelle des plus récentes détou-
- vertes, par L. Houllevigue................
- Ce qui préoccupait le monde savant il y a
- juste un siècle, en mai 1814..............
- La T. S. F. protectrice des trains en marche. Le patin automoteur nous met des ailes aux
- pieds.....................................
- Les Classiques de la Science :
- D’Alembert................................
- Bacon, Descartes et Newton, par d’Alem-
- bert...................................
- Le professeur Gaston Bonnier..............
- La géographie botanique, par Gaston Bonnier ....................................
- 11 n’y aura bientôt plus de bisons en Amérique.......................................
- Les dangers du blaireau.....................
- Quelques petites inventions plus ou moins
- . pratiques.................................
- L’humidité de l’atmosphère et l’histoire des
- nuages, par L. Houllevigue................
- Le laboratoire d’où sortent nos lois, par René Millaud...................................
- Le fil hélicoïdal scie les pierres les plus dures,
- par Victor Raïnouarii...................317
- Pour descendre les habitants d’un immeuble
- en feu..................................328
- Un gratte-ciel improvisé............... -128
- Les goélands suivent les navires en flânant. 328 L’apprentissage des aviateurs, par George
- Vercourt................................329
- Monte-charge pour hauts fourneaux..........3.9
- Les plaques peuvent remplacer les films pour la production des vues animées, par Louis
- Villikrs................................341
- Les locomotives françaises tendent vers un
- modèle unique.................... ... 347
- Dans les boulangeries moder es, l’ouvrit r ne geint plus sur son pétrin, par Pierre
- Giffard.................................349
- Les grands paquebots sont à double coque . 367
- Un magasin de bombes industriel!» s .... 368
- Dans les moto pompes sans piston, les gaz
- agissent directement sur l’eau..........369
- La manutention des minerais................373
- Le tramway monorail des s nateurs américains .......................................380
- Les ustensiles en aluminium sont inoffensifs. 380 La navigaiion fluviale aux colonies exige
- l’emp oi de bateaux à fond p at.........381
- Le yachting à voiles en France, par G. Clerc-
- Rampal..................................385
- Cette automobiliste n’est pas une écraseuse. 398
- On peut écrire en langage clair plus vite qu’en
- stenographi-, par Paul Amiot............399
- Revue mensuelle des plus récentes découvertes ......................................403
- Ce qui préoccupait le monde savant, au mois
- de juin 1814............................405
- Le danger d»s éclats de verre dans les accidents d’automobile...........................407
- Un aquarium pour mines sc s-marines . . . 411
- La caséine obtenue par voe » lecirolytique. 411
- Le voyageur saura qu’il arrive à destination. 412
- Le graphite e>t un partait ant -rouille .... 412
- Les classiques de la Science:
- Laënnec....................................413
- L’anatomie pathologique, par Laënnec. . . . 414
- Pierre Puiseux.............................416
- La notion de la figure de la terre, de lhalès
- à Ptolémee, par Pierre Puiseux..........416
- Le professeur Gaston Bonnier...............417
- La feu lie-graine de lerable-sycomore, a suggéré le principe d’un nouvel avion...........421
- La T. S. F. en campagne....................423
- Pour nettoyer les bouteilles...............423
- Machine électrique à brosser les parquets . . 424
- Hygiénique et imbouchable..................424
- La glace et le froid peuvent être produits
- économiquement à domicile...............425
- Poteaux en béton pour fils électriques. . . . 427
- Quelques petites inventions plus ou moins
- pratiques..................................
- Tout le monde peut devenir relieur...........
- Une étuve pour faire mûrir les dattes . . . .
- 185
- 186
- 187
- 193
- 2u7
- 209
- 220
- 221
- 235
- 216
- 236
- 237
- 237
- 239
- 247
- 249
- 261
- 263
- 266
- 266
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- 268
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- II. TABLE PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE
- A
- Abeille pillarde..............................228
- Accidents d’automobiles (Le danger des
- éclats de verre dans les)..................407
- Actinomètie...................................291
- Aérodrome de Bue...................... 329, 334
- Aérologié (Une science nouvelle, 1’) sonde l’espace pour y tracer des routes................ 27
- Aérologié (Voiture d’)........................ 29
- Aéroplane Blériot............... 336, 337, 338
- Aéroplane (Le plus grand) du monde .... 81
- Aéroplane (Anatomie et construction des
- ailes d’).................................. 99
- Aéroplanes (Des canons spéciaux permettraient au sous-marin de se défendre contre
- les).......................................107
- Aéroplane (Poste d’émission de T. S. F. sur). 178
- Aéroplane (Gyroptère).........................421
- Aéroptère (L’) tient à la fois de l’aéroplane et
- du parachute...............................261
- Ailes d’aéroplanes (Anatomie et construction
- des)....................................... 99
- Air en mouvement (Pression exercée sur une
- sphère par 1’).............................269
- Alembert (D’).................................275
- Allemagne (L’) sera reliée par la T. S. F.
- avec ses colonies..........................185
- Alternateur Goldschmitt...............109, 110
- Alto-cumulus..................................293
- Alto-stratus..................................297
- Aluminium (Les ustensiles d’) sont inoffensifs. 380 Alun (L?s Américains ne manqueront pas d’). 120
- Amusement des bamb ns.........................143
- Anatomie pathologique (L’) . . .............. 414
- Antenne d un dreadnought anglais..............180
- Apennins, Caucase et Alpes lunaires .... 8
- Aquarium pour mines sous-marines..............411
- Araignée capturant une guêpe..................233
- Arène projetée, à Lyon. ... 161
- Arlington (Station radiotélégraphique d’) . . 173
- Artillerie de côte (Notre) roulera sur rails le
- long du littoral...........................129
- Ascenseur (Sur ce canal les bateaux vont
- ?n)................................36, 37
- Ascenseur électrique pour automobiles . . . 265
- Astre mort (La lune n’est pas encore un). . 3
- Aurores boréales (En étudiant les lampes au
- néon, M. Claude explique les)..............119
- Automobile blindée............................ 85
- Automobile (L’) ne partira plus sans son
- chauffeur.................................. 97
- Automob'Ies mortuaires........................126
- Automobile ne pouvant écraser un piéton. . 398
- Avant du Panhard-T* Hier......................195
- Aviateurs (Les) se protègent contre les troubles dont les menacent les hautes altitudes. 114 Avions (Pour augmenter la sécurité des) on leur donne des formes étranges................261
- Azote (L’) longtemps considéré comme inerte, manifeste son activité...................270
- B
- Bacon, Descarfes et Newton....................276
- Bains (Etablissement de) auquel le soleil
- fournit l’eau chaude.......................245
- Bains photographiques (Remuez vos) .... 428
- Ballon-* ilote (Lancement d’un)............... 31
- Bateaux à fond plat............................381
- Bateau plat (L’avant et l’étrave d’un). . . . 382
- Bateaux (Sur ce canal les) vont en ascenseur...................................36, 37
- Bateaux (A Marseille les) passeront sous
- terre...................................... 19
- Bennes automatiques.............. 376, 377, 379
- Bennes preneuses dans une cale sans piliers. 375 Bicyclettes pour transport de blessés.
- 56, 57, 58, 59
- Bicyclette (On n’enfourchera plus votre). . . 141
- Bifsteck (Faites cuire un) avec un journal. . 143
- Bismuth (Emploiera-t on le) dans la lutte
- contre la tuberculose......................120
- Bisons (11 n’y aura bientôt plus de) en Amérique ........................................283
- Blaireau (Les dangers du)................... 284
- Blessés (Les) seront transportés sur des bicyclettes ...................................... 56
- Boîte aux lettres (on ne videra plus votre). . 132
- Boîtes en carton..............................288
- Bombes industrielles (Un magasin de). . . . 368
- Bonnier (Gaston)....................... 279, 419
- Botan que (La géographie).....................280
- Bouche d’incendie à fonctionnement automatique.........................................189
- Bougie (Cette) s’éteint toute seule...........429
- Boulangerie moderne.............. 356, 357, 364
- Bouteilles de vin (Pour remplir les)..........286
- Bouteilles (Pour nettoyer les)................423
- Bouteilles (Faites égoutter ainsi vos) .... 428
- Briques (Machines à mouler les)............... 77
- Brossage des parquets.........................424
- Bulles de savon (Des) énormes.................431
- Buvette (La) où se désaltèrent nos députés . 312
- C
- Camille Flammarion........................... 5
- Camions automobiles à bascule............... 94
- Cancer et fumée de charbon..................266
- Canons (Des) spéciaux permettraient au sou'-marin de se défendre contre les aéroplanes .....................................107
- Canots automobiles de course.
- 196, 197, 198. 202, 203
- Carabe doré dévorant une limace.............224
- Carabe doré attaquant une larve.............231
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Carabidés attaquant une limace............222
- Carène de canot automobile................194
- Carpes (Elevage des) dans les rizières. . . . 273
- Caséine obtenue par voie électrolytique . . . 411
- Casque éclairant pour pompier.................266
- Casque respiratoire pour pompier..............187
- Ce qui préoccupait le monde savant.
- Au mois d’avril 1814........................121
- Au mois de mai 1814.........................272
- Au mois de juin 1814..................... 405
- Centrales électriques (L’importance et le fonctionnement des grandes)..................... 63
- Centrale électrique (La) du Palais-Bourbon. 312
- Centrale moderne............................ 70
- Cerceau (Un) qui fait du cent à l’heure. . . 220
- Cerfs-volants au service de l’aérologie ... 35
- Cerf-volant (Photographie par)................288
- Chaleur solaire (Collecteurs de).
- 238, 239, 240, 241, 242 Chaleur solaire (En captant la) nous pourrions nous passer de charbon................239
- Chalumeaux (Rampe de) pour la synthèse du
- saphir.................................... 93
- Chambre des députés (Le laboratoire d’où
- sortent nos lois).........................305
- Champ de Mars (Antenne de T. S. F. du). . 183
- Chapeaux féminins (Pour fixer les)............428
- Chapeaux (Vêtements et) à l’abri du vol. . 142
- Chapelle (Construction d’une) en huit heures. 186 Chemin de fer (Le souci du confort en) ... 44
- Chronophotographe (Disque obturateur du). 251
- Chronophotographe vu de face..................251
- Chronophotographie (La) enregistre le mouvement et analyse l’effort..................249
- Cible cinématographique....................... 95
- Cinématographe à plaques......................341
- Cinématographique (Cible)..................... 95
- Cinématographe (Le) privé mis à la portée
- de tous.....................................113
- Cirque lunaire Flammarion.................... 9
- Cirrus filosus ou cirrus fibreux..............292
- Cité moderne (La)..........................153.
- Citrons (Les) et oranges moisis ne sont pas perdus......................................237
- Classiques de la Science (Les) :
- La composition de l’eau.......................134
- Les évolutions des théories de la Physique. . 138
- Bacon. Descartes et Newton....................276
- La géographie botanique.......................250
- L’anatomie pathologique.......................414
- La notion de la figure de la terre, de Thalès
- à Ptolémée..................................416
- Clichés i hotographiques trop heurtés (Procédé d'amélioration des)....................120
- Coffres de fermentation pour la boulangerie. 353 Colle forte (Comment on fabrique la). . . . 405
- Colonies (La navigation aux) exige des bateaux à fond plat...........................381
- Commutateur de 750 kilowatts.................. 71
- Conakry (Poste de T. S. F. à).................176
- Confort (Le souci du) en chemin de fer. . . 44
- Construc tions mécaniques (nos) sont très
- appréciées à l’étranger.....................127
- Construction d’une chapelle en huit heures. 186 Coupe-bouteille............................ 287
- Couteaux (Procurez-vous ce petit moteur
- pour affûter vos).........*............431
- Couverts (Les) ne tomberont plus dans la
- sauce....................................... 430
- Couvertures de lit (Pour aérer les)..............285
- Crayon (Pour affiler la pointe d’un;.............141
- Cuisine (La) de la buvette de la Chambre
- des députés................................. 313
- Cumulo-nimbus....................................298
- Cumulus..........................................297
- Cumulus congestus................................299
- Cyclistes (Les) seront à l’abri de la pluie. . . 431
- D
- Dattes (Une étuve pour faire mûrir les). . . 432
- Déchargeuse mécanique............. 373. 374, 378
- Densité des poudres (Une méthode pour mesurer exactement la).........................270
- Descartes (Bacon) et Newton...................276
- Dessin (Le pointillé d’un) peut être fait électriquement ..................................443
- Détonateur (Un) placé dans votre valise la
- protégera contre les voleurs...............144
- Diamant (Dispositif employé à la Sorbonne
- pour la reproduction du).................. 90
- Distribution d’electricité en France. . . . 145
- Dragon volant.................................467
- Dynamite (Explosif deux fois plus puissant
- que la)....................................235
- Dytique dévorant un triton....................233
- Dytique (Larve de) s’apprêtant à dévorer une épinoche.....................................234
- E
- Eau (La composition de 1’)................434
- Eau (L’) non filtiée est toujours dangereuse . 268
- Eau chaude en dix secondes................288
- Echelle observatoire supportant l’antenne
- d’un poste mobile.............................477
- Eclairage de la Chambre des députés. . . . 316
- Eclats de verre (Danger des) dans les accidents d’automobiles..........................407
- Ecole au grand air..............................454
- Economiseur d’essence...........................267
- Ecraseuse (C ette automobiliste n’est pas une). 398
- Ecureuil volant.................................469
- Electrolvtique (Le fer) devient utilisable. . . 403
- Electrothérapique (Une cure)....................406
- Eléphant captif (Le bain d’un) revient à
- 1 500 francs..................................236
- Embarcations (On pourrait doubler le nombre des) à boicl des navires de commerce. 98 Embarquemt nt de troupes à New-York (Un). 61
- Empaquetage (Un nouveau mode d’) pour
- feuillets et enveloppes.......................444
- Enveloppe agrandie à la mesure voulue. . . 287
- Erable-sycomore (La feuille-graine de 1’) a suggéié le principe d’un nouvel avion. . . 424
- Esquinancie (Pour guérir 1’)....................372
- Essence (L’ ne déboidera plus...................429
- Essieu de locomotive avec bissel à châssis extérieur porteur.......................... 147
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-
-
- TABLES DES MATIÈRES
- TOME V
- Ml
- Essieu (Cet) empêche les locomotives de dérailler dans les courbes de faible rayon. . 117
- Essuie-mains (Plus d’) humides et crasseux. 237 Etoiles filantes (La pâle clarté qui tombe du
- firmament serait due aux)................120
- Etuve (Une) pour faire mûrir les dattes. . . 432
- F
- Façonnage de la pâte de boulangerie .... 360
- Figure de la terre (Notion de la) de Thalès à
- Ptolémée..................................416
- Fil à crochet fixé au poignet...............143
- Fil hélicoïdal (Le) scie les pierres les plus
- dures.....................................317
- Filtre peu dispendieux......................287
- Fixer (Pour) les chapeaux féminins..........428
- Four à moufle pour la préparation de l’alumine......................................... 92
- Four électrique qui servit à Moissan pour fabriquer le diamant artificiel................ 91
- Fours modernes..............................361
- Four ordinaire modifié pour être chauffé au
- gaz.......................................363
- Fours pour la combustion des ordures ménagères ....................................... 50
- Freins pneumatiques (Les) grands protecteurs
- de vies humaines..........................209
- Frein pneumatique à sabots..................212
- Frein Westinghouse à air comprimé. . 213, 215
- Frelon capturant une mouche.................222
- Frigorigène Audiffren et Singrün (Machine à
- glace et à froid)................... 425, 426
- Fromage dit « tête de Maure » (Le monde entier achète à la Hollande le).............. 39
- G
- Galéopithèque...............................163
- Garages (L’agencement des) se "perfectionne pour parer aux exigences de l’automobilisme ......................................263
- Géographie botanique (La)...................280
- Glace (La) et le froid peuvent être produits
- économiquement à domicile.................425
- Goélands (Les) suivent les navires en planant 328
- Grand secours (Le) contre l’incendie........314
- Gratte-ciel improvisé.......................328
- Grenier à farine dans une grande boulangerie
- anglaise..................................385
- Grenouille volante..........................167
- Grille mécanique d’un foyer de chaudière . . 63
- Groupe électrogène de 33000 chevaux. ... 27
- Guillaume (Ch.-Ed.)........................ 137
- Gymnastique suédoise........................158
- Gyropière (nouvel avion). 420, 421, 422, 423
- H
- Halo solaire................................305
- Hélice aérienne sur un canot automobile. . 204
- Hélice d’un canot automobile........... 200, 201
- Hélium (L’) n’est plus un gaz rare; il se dégage en quantité des houillères.............270
- Herse néphoscopique. L. Besson.............296
- Humidité des maisons (Votre maison est-elle
- trop humide)............................. 55
- Hydroplane Telfier à fuselage..............205
- I
- Ichneumon (Larves d’) dévorant une chenille. 229
- Ile (Une) disparaît.......................273
- Incendie (Pour descendre les habitants d’un
- immeuble en feu)........................328
- Incendie (La lutte contre 1’) à bord des grands
- paquebots...............................187
- Indicateur de stations pour tramways. . . . 412
- Industrie (Une) neuve : le bois de paille. . . 403
- Ingénieur (Un grand) : George Westinghouse 207
- Insecte (La lutte pour la vie chez 1’) . . . . 221
- Institut aérotechnique de Nancy............269
- Isolant incombustible (Un nouvel)..........403
- J
- Jouet américain que l’on peut fabriquer soi-même .......................................144
- L
- Laboratoire (Le) d’où sortent nos lois. . . . 305
- Laënnec......................................413
- Lait (Ecrémez vous-mêmes votre)..............285
- Lampes (Le projecteur concentrera la lumière
- de vos)....................................431
- Lampes au néon (En étudiant les) M. Claude
- explique les aurores boréales..............119
- Lampe à incandescence (Une nouvelle) qui
- réalise des merveilles d’économie -........119
- Lampes électriques (Un ressort pour les). . 430
- Lavoisier (Le chimiste)......................133
- Libellule capturant un papillon..............223
- Liège (On garnit de) les bouchons à bascule. 429
- Livraison du pain............................365
- Locomotives anglaises (La plus puissante des)
- vient d’être baptisée......................118
- Locomotives (Les) françaises tendent vers
- un modèle unique ..........................347
- Loquet (Le) instantanément posé..............141
- Lumière (Toujours plus de)...................405
- Lune (Photographie de la)..................... 2
- Lune (La) n’est pas encore un astre mort. . 3
- Lune (Montagnes de la)........................ 4
- Lutte pour la vie (La) chez l’insecte .... 221
- M
- Machine à diviser la pâte............. 354, 359
- Machine (Une)qui fabrique par jour 8000man-
- chons à incandescence.......................123
- Machine à mouler les briques.................. 77
- Machinerie d’un canot automobile de course. 193
- Maison (Votre) est-elle trop humide........ 55
- Manchons à incandescence (Une machine qui
- fabrique par jour 8 000)................... 123
- Manger (A quelles heures faut-il).............403
- Mante religieuse grignotant une sauterelle. . 226
- p.437 - vue 166/193
-
-
-
- 438
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Mante religieuse dévorant une mouche . . . 232
- Manutention (La) rapide des minerais. . .373
- Marseille (A) les bateaux passeront sous terre,
- par M. Houllevigue........................ 79
- Martien (On rectifie la durée du jour).... 403
- Mât support d’antenne d’un poste de campagne ................................... 175
- Mât télescopique pneumatique .... 32, 33
- Mer de la sérénité........................... 16
- Métaux (On découpe les) au fond de l’eau . 80
- Mines sous-marines (Aquarium pour) ... 411
- Minerais (Manutention rapide des)............373
- Monde savant (Ce qui préoccupait le).
- Au mois d’avril 1814......................121
- — de mai 1814.......................272
- — de juin 1814......................405
- Monocycle à hélice aérienne..................220
- Monoplan de course de l’ingénieur Béchereau. 104 Monorail (Le tramway) des sénateurs américains........................................380
- Montage électrique pour verrou de sûreté. . 132
- Montagnes de la Lune......................... 11
- Moteur (Procurez-vous ce petit) pour affûter
- vos couteaux............................. 431
- Moteur à explosion (Le rôle nautique du) . . 193
- Moto-pompes sans pistons (Dans les) les gaz
- agissent directement sur l’eau............369
- Monte-charge pour hauts fourneaux............339
- Mouettes (Ces) rieuses vont bientôt quitter leurs quartiers d’hiver....................122
- N
- Navigation (La) fluviale aux colonies exige des
- bateaux à fond plat........................381
- Navires en perdition (Pendant la nuit, les) réveilleront les agents des postes de T. S. F. 119 Nébuleuse (Voici des nouvelle de la) d’Orion. 403 Néphomètre à miroir sphérique L. Besson . . 294
- Newton (Bacon, Descartes et)..................276
- Nicotine (Une pipe qui débarrasse le tabac
- de la).....................................268
- Nimbus........................................300
- Nuages (L’humidité de l’atmosphère et l’histoire des)............................... 291
- O
- Observatoire de Juvisy......................... 4
- Œufs durs (Un appareil pour couper les). . 142
- Oranges (Les citrons et) moisis ne sont pas
- perdus.....................................237
- Ordures ménagères à Paris (Le traitement
- des)....................................... 45
- Organes directeurs d’un moto-canot............200
- Orifices de décharges de pompes Humphrey. 371
- P
- Paille (Une industrie neuve : le bois de). . . 403
- Papier (La fabrication mécanique du) .... 406
- Paquebot (Radiotélégraphie sur un).........182
- Paquebots (Les) anglais armés en temps de paix........................................ 43
- Paquebots (Les grands)sont à double coque. 367
- Parachute-jouet.............................. 430
- Paratonnerres (On perfectionne les) en les
- garnissant de radium...................271
- Parc de la Tête-d’Or à Lyon.........154 et 155
- Patin automoteur.........................274
- Pavé (Un) avertisseur....................430
- Pavés de bois (Les pavés de bois voyagent
- dans des camions à bascule)............ 94
- Pétauriste languanoule d’Australie.......168
- Pétrin mécanique en fonctionnement 355, 358, 362
- Philanthe apivore........................228
- Photographier soi-même (Pour se).........28b
- Photographiques (Remuez vos bains). . . . 428
- Pierres précieuses (Il existe aujourd’hui des
- fabriques de).......................... 87
- Pince à linge (Une) simple et robuste. . . . 429
- Pipe (Une) hygiénique et imbouchable. 268, 424
- Plan de la Chambre des Députés...........307
- Plaques (Les) peuvent remplacer les films pour la production des vues animées. . . . 341
- Pomme de terre (Les mérites de la).......273
- Pompe à air comprimé Westinghouse. . . . 216
- Pompes Humphrey..................... 369, 370
- Pompier (Casque éclairant pour)..........266
- Pompier muni du casque respiratoire .... 187
- Pont de la Roche-Bernard................. 79
- Pont-Neuf (Travaux de sciage à l’aide du fil
- hélicoïdal du).........................324
- Porte-cuvette (Un) rustique..............285
- Porte de cave relevée sans effort........144
- Poste central de distribution d’électricité. . . 65
- Poste mobile de T.S.F. au Maroc..........172
- Poste de T.S.F. transportable à dos de mulet 179 Poteaux en béton pour fils électriques. . . . 427
- Poudres (Une méthode pour mesurer exactement la densité des)..........................270
- Pression (La) exercée sur une sphère par l’air
- en mouvement...........................269
- Procuste (Larve de) attaquant un ver. . 221, 235
- Projecteur (Le) concentrera la lumière de
- vos lampes.............................321
- Protège pointe (N’égarez plus votre).....430
- Puiseux (Pierre).........................416
- Pupitres de départ dans une centrale parisienne .............................. 66, 68, 69
- Q
- Quadrupèdes volants (Les).............163
- R
- Radiotélégramme (Pour la première fois, un) a franchi l’Atlantique pendant le jour. . . 109
- Radiotélégrammes (Apprenez à lire les). . . 285
- Radiothérapie (Les spécialistes de la) sont
- souvent victimes de leur art..............271
- Radium (On perfectionne les paratonnerres
- en les garnissant de).....................271
- Rayons Rœntgen (On connaît la nature des) ;
- les appellera-t-on encore rayons X?. . . . 271
- Rayons X (On a trouvé le moyen de régler la dureté des).................................269
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-
-
-
- TABLES DES MATIÈRES
- TOME V
- 439
- Rayons X. On connaît leur nature; leur conservera-t-on leur nom?.......................
- Relieur (Tout le monde peut devenir) .... Résidus (Les) des foyers sont transformés en
- briques..................................
- Revue mensuelle des plus récentes découvertes .
- Avril....................................
- Mai......................................
- Juin.....................................
- Rinçage des bouteilles......................
- Robinet à décharge égalisatrice pour frein
- Westinghouse.............................
- Roche-Bernard (Pont de la)..................
- Rouille (Contre la).........................
- Route (Une) suspendue de 12 kilomètres. . . Rubis artificiel (Production du) par le procédé
- de Verneuil..............................
- Rubis artificiel (Différentes phases du développement d’un)..............................
- Rumination La) chez les insectes............
- 271
- 432
- 76
- 119
- 269
- 403
- 286
- 215
- 79
- 412
- 106
- 86
- 93
- 272
- S
- Sable (La rivière charge directement les
- wagons de)................................... 61
- ;Sable (Ce tombereau) automatiquement la
- chaussée....................................247
- Sahara (Poste de T. S. F. au)...............177
- •Salle de chauffe à 1 usine de la Société d’électricité de Paris à Saint-Denis.............. 64
- •Sauvetage (Un moyen de) original...............273
- •Scaphandrier expérimentant une méthode
- de découpage squs-marin...................... 80
- •Scarite(Le) çhassotous les insectes qui passent
- à sa portée.................................230
- Sciage de la pierre au moyen du fil hélicoïdal . . .'...............................317
- Scolopendre dévorqnt une araignée..............227
- •Séchage électrique des mains...............2 47
- •Sel (Le) est-il un antiseptique. .............403
- Serrure (Une porte que l’on ferme sans). . . 142
- ;Side-car (Ce), est upe véritable voiturette . . 236
- Sikorski (L’ingérieur) a construit le plus
- grand aéroplane du monde..................... 81
- Siphon pour transvaser les liquides corrosifs. 286 •Suène (Cefte) permet la télégraphie acoustique dans un rayon de 2 500 mèties. ... 115
- ; Soleil (L’astronome Raie a prouvé que le) est
- un vaste aimant............................ 120
- •Soleil (Pour mesurer le diamètre du) .... 403
- .Sonnette du président de la Chambre des
- députés......................................305
- : Sourdine (Une) pour les photographes . . . 141
- .Sous-marin (Des canons spéciaux permettraient au) de se défendre contre les aéroplanes. ....................................107
- ; Stade athlétique projeté à Lyon. . . 160 et 161
- Sténographier (Machine à) . . . 399. 400, 401
- Sténophile Bivort...............................399
- • Sténophile (La) Bivort et les aveugles 402
- • Superstructures, d’un bateau à fond plat. . . 383
- J
- Tabac (Le bon). ................................272
- Tabac (Une pipe qui débarrasse le) de la
- nicotine...................................268
- Télescope du tisserand (Le). . .<.............405
- Télégraphie acoustique (Cette sirène permet
- la) dans un rayon de 2 500 mètres..........115
- Télégraphie sans fil (Application de la) . . . 171
- Téléphones (C’est aux États-Unis qu’il y a le
- plus de).................................... 96
- Tête de Maure (Le monde entier achète à la
- Hollande le fromage dit)............... . 39
- Théière faite avec une cuillère................287
- Théodolithe.............................30, 34
- Théories de la physique (Les évolutions des). 138 Tonkin (Poste mobile de T. S. F. au) .... 181
- Tonnage (Ce qui limite le) des Paquebots . . 403
- Tour d’antenne du poste de Eilvese . . 108, 111
- Tour Eiffel (Accrochage des fils d’antenne au
- sommet de la)...............................171
- Tour Eiffel (Isolateurs d’antenne à la) ... . 170
- Tracto-cirrus vertebratus; cirrus en bandes . 292
- Train-batterie (Un) comprend une locomotive
- et quatre wagons............................130
- Tramway monorail des sénateurs américains 380 Transbordeurs à minerai (Batterie de). . . . 376
- Trombe marine..................................302
- Trotol (Deux fois plus puissant que la dynamite) ...................................... 235
- Troubles (Les aviateurs se protègent contre les) dont les menacent les hautes altitudes. 114
- T. S. F. en campagne.................... 174, 423
- T. S. F. (La) protectrice des trains en marche. 274 Tuberculose (Emploiera-t-on le bismuth dans
- la lutte contre la).........................120
- Turbine pour la production de l’électricité . . 67
- U
- Turbo-alternateur de 25 000 chevaux .... 62
- Ultra-violet (L’) produit de nouveaux microbes. 403 Uroplatus fimbriatus.................... 164, 165
- V
- Valise (Une) à double poignée................142
- Valise (La) devient tabouret.................429
- Valve Westinghouse...............•..........214
- Ventilateur-aspirateur de la Chambre des
- Députés...................................308
- Verre Triplex (La résistance du). . . . 409, 410
- Verrou de sûreté (Montage électrique pour) . 132
- Vêtements et chapeaux à l’abri du vol. . . . 142
- Vibro-masseur électrique.....................428
- Vis (Bien placer une) est un art délicat . . . 431 Vitres (Résistance des) d’un tramway. . . . 408
- W
- Wagon à munitions d’un train-batterie . . . 131
- Wagons de sable (La rivière charge directement les).................................... 61
- Wagons d’instruction pour la manœuvre des
- freins.............................. 209, 211
- Wagon dynamomètre des chemins de fer de
- l’État belge...............................217
- Westinghouse..................................206
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- L’Assemblée générale s’est tenue le 30 mars sous la présidence de M. Alexis Rostand, président du Conseil d’Administration.
- Après avoir entendu les rapports du Conseil, de la Commission de Contrôle et des Commissaires, l’Assemblée a approuvé, à l'unanimité, les comptes de l’année 1913, qui se soldent par un bénéfice de Fr. 18.064.816,12 et décidé la répartition de Fr. 40 par action et de Fr. 6,8034 par part de fondateur
- Le Rapport du Conseil d’administration rappelle que la seconde guerre balkanique et l’accroissement des armements dans divers pays, nécessitant en France un surcroît de charges militaires, ont pioduit un malaise sur tous les marchés en même temps que la discussion des remaniements fiscaux n’a pas cessé d’inquiéter le public. Cependant, si cet état troublé a influencé les transactions de bourse et les opérations d’émission, le niveau élevé du loyer de l'argent et une trésorerie constamment liquide ont permis à l’établissement de trouver une large compensation dans ses opérations professionnelles de banque.
- La situation au 31 décembre 1913 s’élève à 1 milliard 876 millions, au lieu de 1 milliard 777 millions à la fin de l’année précédente.
- Le mouvement des caisses a été de 92 milliards 501 millions à l’entrée et à la sortie. Les effets entrés dans le Portefeuille ont atteint 21 milliards 22 millions au lieu de 19 milliards 991 millions en 1912.
- Parmi les affaires françaises auxquelles, suivant ses traditions, le Comptoir National n’a pas marchandé son concours, il faut citer en 1913 le placement des obligations des Chemins de fer de l’Etat, de l’Emprunt de l’Indo-Chine, des obligations du Crédit Foncier, de l’Energie Electrique du Littoral Méditerranéen, de la Compagnie des Omnibu*-, du Nord-Sud, de la Compagn;e Française Thomson Houston, des Messageries Maritimes, des Ateliers et Chantiers de la Loiïe, de la Compagnie Parisienne de Distribution d’Electricité, de la Compagnie Centrale d’Energie Electrique du Gaz de Lyon, etc...
- Le Comptoir a prêté, en outre, son concours à l’augmentation du capital des Tréfileries et Laminoirs du Havre, des Mines et Fonderies de Pontgibaud, du Gaz de la Banlieue (E. C. F. M.), de la Compagnie des Omnibus, etc..,
- Il a également ouvert ses guichets au placement des Bons Japonais de l’Emprunt Sué dois, des obligations de différents Chemins de fer russes, garantis par l’Etat, des Forges et Aciéries du Donetz, du Crédit Foncier Egyptien, etc...
- Les dépenses nouvelles de construction, de coffres-forts etc., ont été complètement amorties, ainsi que toutes créances douteuses.
- Les réserves se trouvent, après répartition du bénéfice de 1913, portées au total d«* Fr. 38.983.707,80, non compris une réserve spéciale de Fr. T .918.992,48 inscrits en contrepartie des 30.339 parts de fondateur rachetées.
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