La science et la vie
-
-
- France et Colonies Etranger...
- Ri I
- N° 66. - Décembre 1922
- VIÈIÈÊIÊKÊIKÊÈÈÊÈ
- ïBoulogne-s.-Seiriu
- 40
- Page de titre n.n. - vue 1/132
-
-
-
- IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII1IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII
- École du GEnie Civil
- SOUS LE PATRONAGE DE L’ÉTAT
- PARIS
- 152, av. de Wagram - Tel: Wagram 27-97
- ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE
- 25.000 Élèves par an
- 300 Professeurs
- 600 Cours imprimés à l’usage des Élèves
- PRÉPARATION à TOUS les EMPLOIS
- Programme gratis
- ASNIERES
- 12, rue Magenta - Téléphone : 219
- ENSEIGNEMENT SUR PLACE
- 600 Élèves par an
- Cours préparatoire Cours de Dessinateur il Cours de Sous-Ingénieur Cours d’ingénieur ;; dans toutes les branches.
- AVIATION - T. S. F. - MARINE - CHEMINS DE FER Il EXAMENS ADMINISTRATIFS - GRANDES ÉCOLES m Programme gratis
- L’ÉCOLE D’APPLICATION (à 5 minutes de l'École de Paris)
- La photographie ci-dessus donne une idée de ce que l’Ecole a fait pour ses cours sur place.
- A cinq minutes de l’Ecole de Paris, au milieu d’un parc immense, le Centre d’Appli-cation a été aménagé d’une façon moderne. Des classes spacieuses, de vastes ateliers, des terrains de jeux, permettent de donner aux jeunes gens un enseignement méthodique, intellectuel et sportif.
- Le recrutement de l’Ecole se fait sans examen d’admission, les élèves étant dirigés dès leur arrivée dans la section qui leur convient le mieux.
- D’une façon générale le classement s’établit ainsi :
- Elèves des Ecoles primaires . Cours préparatoires.
- Elèves des Cours complémentaires, dos classes de -1° ou 3° des lycées, de lro année des Ecoles professionnelles : Cours de Dessinateurs, lr-Année.
- Elèves de 2e et de lro, de 2* année des Ecoles pro-fessionnei'iktCours de 2" Année de Dessinateur.
- Elève^^^^MAt élémentaire, admissibles aux Arts j^^^^^^Blachcliers lrc Mathématiques : énieur s
- Bacheliers Mathémaliques admissibles à certaines écoles de l’Etat : Cours de lro Année d’ingénieurs.
- Elèves ayant moins d’un an de Spéciales : Cours de 2° Année d’ingénieurs.
- Les élèves des cours spéciaux d’Aviation, de T. S. F. et de Marine, sont placés dans ces sections après examen par l’Ecole de leurs aptitudes.
- PENSION DE FAMILLE. — Les élèves sont répartis dans un certain nombre de pensions placées autour de l’Ecole et où une surveillance active permet de les suivre facilement. Les pensions sont d’ailleurs sous le contrôle incessant de l’Ecole.
- DIPLOMES. — Les diplômes de l’Ecole ont dans l’Industrie une valeur telle que I’Associa-tion dus Anciens Elèves n’a jamais assez de candidats pour les emplois qui lui sont oITerts.
- DIRECTION.— Au directeur général de l’Ecole, M. ,1. Galoimn, a étéadjoint pour la direction effective du Centre d’Asnières M. L. Mahii.i.kau, C. membre correspondant de l’Institut, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, professeur honoraire au Collètie de France, professeur au Conservatoire des Arts et Métiers.
- p.n.n. - vue 2/132
-
-
-
- I
- L A SCIENCE ET LA VIE
- (r
- La Pendule HORO ELECTRIQUE
- ne se remonte Jamais
- ET SANS AUCUN SOIN. SANS AUCUN ENTRETIEN. ELLE DONNE INDÉFINIMENT
- l’heure exacte
- UNE SIMPLE PILE EN ASSURE LE FO.sCTIONNEMENT
- Cette pile se recharge tous les 10 ans environ
- Hauteur: 41 cent. - Largeur: 22 cent. Prix : 300 francs
- Hauteur: 42 cent. - Largeur: 27 cent. Prix : 375 francs
- Hauteur : 62 centimètres Largeur : 26 centimètres Prix : 550 francs
- Hauteur: 40 cent. - Largeur: 24 cent. Prix : 495 francs
- NOMBREUX MODELES TRÈS ÉLÉGANTS
- pour poser sur la cheminée, le bureau, ou accrocher au mur.
- Cadran de 24 cent..... 250 francs
- Cadran de 32 cent..... 300 francs
- Toutes installations dans les usines, administrations, laboratoires, hôtels, etc., de distribution automatique de l’heure.
- Pour la vente et tous renseignements, s’adresser à HORO-ÉLECTRIQUE-EXPLOITATION, 11, r. Royale, Paris»8c British HORO ELECTRIC Ltd, Kingsway Corner Building J Comple BELGE des APPAREILS ELECTRIQUES
- 109, Kingsway, Londres, W. C. 2 ------------------------------------ CONCES
- A. AuciS, 32, rue de la République, Lyon. :
- G. Coiffe, 12, rue du Clocher, Limoges. :: :: :
- Darchf.Z, 1. rue Clemenceau, Dunkerque:: :: :: :
- Gai.IBF.RT, 16, place de l’Hôtel-de-Ville, Le Havre :: A. Hardyaux, 27, rue de Paris, Clamart Seine). :: ::
- A. Hermann, 26, 28, rue Colbert, Marseille :: :: ::
- Ladislas, 6, avenue de France, Tunis. :: :: :• ::
- Leiser, horloger à Autun (Saône ct-Loire) :: :: ::
- î 348, Chaussée de Morts, Bruxelles
- IONNAI RES -------------------------------------------
- L.EVÊQUE, place du Marché, Guéret. :: :: :: :: :: ::
- Jules Louis, 73, r. Elie-Gruyelles, Hénin-Liétard P.-d-C.). Léon MaeghT, 78, rue des Trois-Cailloux, Amiens . ::
- Prévôt, 4, rue Saint-Georges, Nancy. :. :: :: :: ::
- Ph. Saint-Lô, 51, rue Denis-Papin, Blois. :: :. :: ::
- F. SaINT-Lô, 52, rue de la République, Bolbec (S.-I.). Seret Frères, Saint-Quentin. :: :: :: :: :: :: :: ::
- Servan, 1, 2, 3, place Gambetta, Bordeaux. :: :: ::
- En Vente également chez les principaux Horlogers-Bijoutiers
- Cie Gle des APPAREILS HORO-ÉLECTRIQUES, 15-17, rue Gambetta, Boulogne-s.-Seine
- . . —.. .... CAPITAL 1.200.000 francs —L—. , .
- JJ
- 40
- p.r1 - vue 3/132
-
-
-
- II
- LA SCIENCE ET LA VIE
- positivement imbouchable, condensant 38°/0 de nicotine, donc saine et agréable à tous„ automatiquement., se Mac en combustion
- LA PIPE
- se nettoyant
- nomme la PIPE L.M.B. Approuvée à l'unanimité parla Sociélé d’Hygiène de France, ses purs modèles anglais, d'une ligne impeccable et remarquablement finis, sont robusteinent taillés en plein cœur de vieille racine de bruyère odoriférante.
- Curieuse brochure : Ce qu'un fumeur doit savoir et la manière de choisir et soigner vos pipes, envoyée gratis par L.M.B. PATENT PIPE, 182, rue de Rivoli, Paris.
- 24 Modèles différents
- Condensateur et Purificateur aluminium
- fumée refroidie et débarrassée de ses principes nocifs
- Remarquez.
- // ny a ni trous ni tuyautage donc
- pas de.- bouchage possible
- Fumée impure . saturée de principes nocifs
- En vente : L.M.B. PIPE, 182, rue de Rivoli;
- 125, rue de Rennes, à Paris; 9, rue des Lices, à Angers, et tous Grands Magasins et bonnes Maisons d’Articles de fumeurs
- GRAND PRIX BRUXELLES 1910
- ME HEiUüffi.lE HOIRS CHER SES JUlHEXTS HUASSES
- PAIL
- , VI. ,
- POUR CHEVAUX ET TOUT BÊTAll/
- USINES ÂVAPEURÀTOURY'EÜRftf m
- ECOLE SPECIALE dè
- du Champ de Mars
- T. S. F.
- 67 et 69, R. FoNDARY, Paris
- , , , agréée par l’Etat, patronnée
- Automonopkone par les ci.. de Navigation.
- COURS ORAUX (SOIR ET JOUR) et par CORRESPONDANCE „ Préparant a tous les examens officiels Etudes techniques bien à la portée de tous (500 figures) pour AMATEURS ou BONNES SITUATIONS : P.T.T., 8f GENIE, Marine, C1"* Maritimes, Colonies, etc. LECTURE au SON et MANIPULATION en 1 MOIS, seul, chez soi avec l’AUTOMORSOPHONE LESCLIN, seul appareil pratique Médaille d or +♦ Références dans le monde entier Préparation toute spéciale ASSURANT le SUCCËS à tous APPAREILS DE T. S. F. ET DE TÉLÉPHONIE SANS FIL ^ Prix Avantageux. - Demander Tarif et Notice A : 0 fr. 25 J
- fia SCIE circulaire'REID”
- se recommande à tous ceux qui désirent scier du bois de chauffage, et débiter en long des pieux de clô ure, des madriers et des planches. Avec une force de 3 HP on peut débiter 200 bûches à l’heure et scier en long un madrier de 15 ceniimètres au taux de un mètre par minute.
- Notre modèle 1923, prêt dès maintenant, comprend les accessoires suivants : Chariot coulissant pour le bois de chauffage; Equerre ajustable pour le sciage en long ; Poulies folle et fixe de 100 ou 150 millimètres; Porte~mèches pour le perçage des trous ; Guides pour tenir la lame bien droite ; Couteau démontable pour séparer le bois scié en long. Choix de lame de 45, 50 ou 55 centimètres.
- Son prix est de Frs 780 sur wagon bateau Rouen Supplément pour lame de 60 centimètres : Frs 27
- ----------- Demandez la Notice explicative à ------------
- John REID & C°, 6bls, quai du Havre, ROUEN
- EURS
- MAISON VERICK - STI ASS NIE
- STIASSNIE Frères, Construct
- 204, bout. Raspail, Paris
- MICROSCOPE MONOCULAIRE
- REDRESSEUR :
- (Voir la description de cet appareil à la page 483 de ce Magazine)
- MICROSCOPES - MICROTOMES
- p.r2 - vue 4/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ni
- J|»IIIIIIIUII!lllMllM!lffl!!!llllfflnillll»IIW!
- | MANUFACTURE de MEUBLES |
- 1 G. MOREUX & OI
- 1 à VARENNES-SUR-ALLIER (Allier) |
- p.r3 - vue 5/132
-
-
-
- IV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Construisez vous-même pour un prix modique un poste de T. S. F. avec la
- RADIO-BOX
- iiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiimmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiimiimiiiiiiiiiiiiiii^
- Pas d’usure locale |
- Pas de sels grimpants |
- AVEC LA H
- PILE FÉRY|
- A DÉPOLARISATION PAR L’AIR |
- Brevetée S. G. D. G. S
- ÉLECTRODE POSITIVE INUSABLE MODÈLES pour SONNERIES, TÉLÉPHONE, TÉLÉGRAPHE, Etc.
- Modèles spéciaux pour T, S, F.
- EE ..................................... NOTICES FRANCO SUR DEMANDE AUX ES
- = Établissements GAIFFE-GALLOT & PILON, 23, rue Casimir-Perier, PARIS |j
- Vlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllliiiiiiliiiiiiliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiliiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiilllllliiiiiiiiii^
- p.r4 - vue 6/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- v
- APPAREILS POUR LES SCIENCES ET L'INDUSTRIE
- MAISON FONDÉE CONSTRUCTEUR TÉLÉPHONE:
- EN 1900 ROQUETTE 0-97
- . 85,boulevard Voltaïre,85 - PARIS (XIe) _
- Toute une série d’appareils simples, pratiques, pouvant être mis dans les mains de tous
- Chemins de fer électriques - Bobines Ruhmkorff Moteurs électriques et à vapeur - Machines-Outils etc..., etc...
- Le Catalogue J. renferme l'ensemble de la production française en appareils scientifiques
- AUTRES SPÉCIALITÉS — TÉLÉPHONIE SANS FIL :
- Réception des radio-concerts — Postes complets — Pièces détachées — Accessoires
- Le nouveau manuel pratique de T.S.F. (°rix : 2 francs' renferme tous les renseignements indispensables à l’amateur
- Envoi de chacun de nos Catalogues T et J contre 0 fr. 40 en timbres-poste
- p.r5 - vue 7/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- VI
- Chauffez-vous cet hiver avec le
- GIORNO
- RADIATEUR
- ÉLECTRIQUE
- Téléphone :
- à CHAUFFAGE OBSCUR uw»
- Adresse télégraphique : Giorno-Paris
- Vue intérieure
- montrant les éléments chauffants.
- CHEZ TOUS LES ELECTRICIENS
- et à la
- C;e Gle de Travaux d’Éclairage et de Force
- ANCIENS ÉTABLISSEMENTS
- CLÉMANÇON
- 23, Rue Lamartine, PARIS
- Renseignements, Tarifs et Catalogues franco sur demande
- TOUT LE MONDE
- constructeur d'Appareils de
- T.S.F.
- grâce à l’appareillage
- “ OMNIBUS ”
- BREVETÉ S. G. D. G.
- Demander tous renseignements aux Établissements
- Le Matériel Radiotéléphonie et Radiotélégraphie
- 84. Boulevard de La Tour-Maubourg, à Paris qui vous adresseront franco, contre mandat-poste de 2 fr. 50, le Manuel
- Mille et un Montages de T. S. F.
- p.r6 - vue 8/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- VII
- L’ARGENT EST RARE..
- mais les hommes le sont encore plus
- Il n’y a jamais eu autant d’argent et jamais il n’a été aussi rare. Il est le plus rare là où il est le plus abondant. L’Allemagne ne compte plus que par centaines de milliards et on s’y plaint de l’insuffisance de numéraire !
- • En France, nous avons quatre fois plus d’argent qu’avant la guerre, mais les véritables richesses ont été détruites. Les gens sont ruinés. Pour reconstituer nos richesses,
- il faut des hommes.
- Il faut fonder de nouvelles entreprises, ranimer les anciennes, produire sur une plus large échelle. Les progrès de la science et la volonté de parvenir aidant, tout cela est possible, tout cela doit se faire. Mais
- il faut des hommes.
- Trop d’hommes, de nos hommes, dorment leur dernier sommeil dans la zone rouge. Les survivants doivent donc produire chacun davantage :
- il faut des hommes.
- De temps en temps, des génies apparaissent. Notre nation en a toujours été riche. Nous avons des Napoléon, des Foch, des Pasteur, des Branly, des Victor-Hugo, des Rodin, des Massenet. Nous avons des génies, dans toutes les branches de l’art... excepté dans l’art de faire des affaires. C’est pourtant là que nous avons le plus besoin
- d’hommes de valeur.
- C'est que les affaires, l’industrie, le commerce, sont devenus complexes. Dans ce domaine, le génie même ne suffit pas, ni l’expérience. Il faut une formation. Voilà pourquoi
- nous n’avons pas d’hommes.
- Car, jusqu’ici, cette formation a manqué. Mais le besoin crée l’organe. Un groupe de patrons a fondé l’École d'Administration et d’Afîaires, sous la direction de M. J. WlLBOIS,
- pour avoir des hommes
- aptes à devenir des chefs. Les Cours de l’Ecole sont à la fois donnés oralement et par correspondance.
- Tous renseignements, ainsi que le programme et l'horaire des Cours, sont remis ou adressés gratuitement sur demande au Directeur des Cours de /’
- ÉCOLE D’ADMINISTRATION ET D’AFFAIRES
- 100, rue de Vaugirard, PARIS-6e - Tél. : Fleurus 50-47
- p.r7 - vue 9/132
-
-
-
- VIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- BBBBKIBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBB9
- TRÉSORS CACHÉS |
- Toute Correspondance de Négociants, Banquiers, Notaires Greffiers ; de Paix et de Tribunaux, des années 1849 à 1872, renferme des ! Timbres que la Maison Victor ROBERT, 83, rue de S Richelieu, Paris (2e), paye à prix d’or. >
- FOÜ'Ïl'lEZ........DONC.......VOS.....j
- Renseignements et Catalogue Timbres-poste sont ;
- envoyés franco gratis à toute demande. S
- ACHÈTE CHER LES COLLECTIONS \
- IBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBBB B BBB B BBB BB BBBB BBB BBBBBB BB BBBB BBBB B BB B BB B BB B BBB B^^
- demandez mes tarifs
- es etrennes
- pour 1
- un apparei 1 de TÉLÉPHONIE sans FIL
- transmission
- réception
- toutes portées
- postes complets pièces détacliées liants-parleurs
- André HARDY
- constructeur
- Allô i
- R oquette
- 5, avenue Parmentier, 5 PARIS (XIe l’LACE voltaire)
- Messieurs les Amateurs trouveront toujours en magasin, cuivrerie, ébonite découpée et percée à leurs cotes, ébénisteries et meubles de tout style.
- ^IIHH*I|III.I.IIIIIIIIIIIIIIISIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIB.IHIIII„IIII.IIIIIIIIIIIIIIIIIIII.IBIIII.il.|,I,|||||C,llll||BI„illlllllllllIIII»l!lll!llllll.||||III||„„„||||||^
- Ingénieurs, Architectes, Dessinateurs!
- a,ec „„ APPAREIL à dessiner “SPHINX" |
- qui remplace T, Equerres, Décimètres, Rapporteurs £
- L’IDÉE TECHNIQUE §
- S’EXPRIME RAPIDEMENT |
- Industriels ! £
- MUNISSEZ-EN VOS BUREAUX D’ÉTUDES S
- et vous réaliserez une économie de 50 0/0 5
- FÏXATÏON'TNsfÂNTANÉESÏÏR 1
- Appareils à dessiner “ SPHINX ” breveté S. G. D. G. s 72, rue Saint-Lazare, Paris. — Tel.: Central 69-60 s
- ENVOI FRANCO DE LA NOTICE DÉTAILLÉE S
- Voir article descriptif, La Science et la Vie, n° 63, page 147. E
- p.r8 - vue 10/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- IX
- Voici
- la bonne maison, spécialisée en Télégraphie et
- TELEPHONIE SANS FIL
- où vous trouverez un GRAND CHOIX DE POSTES
- les plus scientifiques, les plus jolis, les moins chers,
- et aussi toutes les pièces séparées pour construire poste soi-même.
- C’est le CADEAU A LA MODE cette année ““
- Notre BÉBÉ-RADIO, Poste à galène Rendement inégalable
- B
- &
- Amplificateur 4 lampes, modèle professionnel
- Grand Catalogue illustré N° 6, franco contre O fr. 60 en timbres ou coupures (coupures province acceptées).
- RADIO-HALL, 23, rue du Rocher, PARIS (Gare St-Lazare)
- p.r9 - vue 11/132
-
-
-
- X
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ^iiiiiiiiiimmiiiimiiiiiiiimiiimiiiiiiiiiimiiiiiiiiimimiiiimiiiimiiiiimimmiiimiiimiiimiiiiimiiiiiiiimiiiimiiiimiiimimmmiii^
- Pour augmenter vos Ventes
- Pour tous vos Travaux de COPIES rapides
- Plans 5 Tableaux, Musique Dessins, etc.
- LES DUPLICATEURS DELPY
- 1er PRIX Concours GRAND PALAIS 1921
- CIRCULAIRES SANS AURÉOLE GRAISSEUSE
- Tirage illimité à 120 Copies par minute
- Construction irréprochable
- Demandez les 2 Notices A B
- Téléphone : Gobelins 19-08
- 17, Rue d’Arcole PARIS (IVe)
- feiiiiiiiiiiiiimimimimimitiJiimiimimtiiJimimimmmiimmmJmimiimimmimiiimmmmMimiimjiimiiiiiiiiuiiiiiiiiiimimiil
- ir
- La TELEPHONIE sans FIL
- et les RADIO CONCERTS
- sont reçus avec le
- POSTE AUTODYNE
- Type “EUROPE
- GRAND PRIX concours T. S. r.
- 1922 —
- CONDENSATEURS A AIR PIÈCES DÉTACHÉES
- DEMANDEZ NOS NOTICES Catalogue général franco contre 0.75 timbres
- F. VITUS
- CONSTRUCTEUR
- 54, rue Saint-Maur
- PARIS-XI6
- Tel. : Roquette 18-2 0
- ..................................................N
- INDISPENSABLE a TOUS j
- LAMPES ÉLECTRIQUES SANS BATTERIE. SANS PILE
- ---- Eclairage perpétuel obtenu mécaniquement —
- LAMPE DE POCHE, Frs 45. LAMPE DE GARDE, Frs65 LAMPE DE VÉLO, Frs 57. Avec feu rouge arrière, Frs 61
- FABRICATION FRANÇAISE
- Société Anonyme ÉLECTRO-AUTOMATE
- CLUSES (Haute-Savoie)
- Concessionnaires-Dépositaires pour Franco. Portugal et leurs Oolonies Téléphone: PAUL TESSIER & Cie Télégr.:
- Louvre 01-88 OFFICE TRANSCONTINENTAL Offivignon-Paris 22, Rue Vignon, Paris (9e)
- p.r10 - vue 12/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xi
- Pompes Centrifuges
- H. A. G.
- Sans presse-étoupe Sans frottement mécanique Sans graissage Sans clapets
- INUSABLES PLUS HAUT RENDEMENT
- Type électro-pompe Type moto-pompe Type à turbine à vapeur Type à turbine hydraulique
- TYPE
- ÉLECTRO.
- POMPE
- SIÈGE :
- 35, Rue Jean-Goujon PARIS
- Téléphone : ÉLYSÉES 16-46 Adresse télégraph.. : HAGLAGAH-PARIS
- USINES :
- 2, Avenue Mélanie, 2 BELLEVUE (S.-et-O.)
- p.r11 - vue 13/132
-
-
-
- XII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 2 Places 7 HP 4 Cylindres — Refroidissement par eau — Alésage, course 62 x 90 -- 3 Vitesses et Marche arrière — Pont arrière
- Cycle-Car SALMSON
- VAINQUEUR du Grand Prix du Mans 1921 et 1922 - CHAMPION de France Vitesse Grand Prix de France — Grand Prix de Boulogne
- 4 cycle-cars engagés au Circuit de Marty, 4 médailles de vermeil 1922 3 cycle-cars arrivés PREMIERS dans Paris - Nice 1922
- Se livre en châssis nu, Torpédo tourisme, Torpédo sport, Camionnette bâchée, Fourgon de livraison.
- Le Meilleur Marché a l’Achat et a l'Usage
- SOCIÉTÉ des MOTEURS “SALMSON”, 3, avenue des Moulineaui, BILLANCOURT
- DEMANDER NOS CATALOGUES N-65
- p.r12 - vue 14/132
-
-
-
- IIIIIIIIIIII11IIIIIIIIIIII1IIIIIIIIIIIIIIIIIIII11IIIIIIIIIIIIIIIIII11IIII1IIIII11IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII11IIIIIIIII111IIII
- XIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- (Téléphonie sans Fil(
- ACHETEZ TOUJOURS DES APPAREILS GARANTIS !
- Nous garantissons, avec cet appareil, la réception à Paris, sur cadre de 75 centimètres de côté, des émissions radiotéléphoniques de Berlin. — En haut parleur, sur antenne unifilaire de 50 mètres.
- GROS
- DÉTAIL
- PIÈCES DÉTACHÉES : Bornes, plots, douilles, écrous, plaques de C.V., axes, cadrans, curseurs, etc. ORGANES SÉPARÉS . Délecteurs, transformateurs, rhéostats, condensateurs fixes et variables, etc. APPAREILS COMPLETS : Postes à galène, amplis H.F. et B.F., postes à lampes de toutes puissances.
- ATELIERS LEMOUZY
- E§ 42, Avenue Philippe-Auguste, 42 — PARIS (XIe arrondissement)
- mmwmmmmmmr"................................................................................................"^îiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirinl
- p.r13 - vue 15/132
-
-
-
- XIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- Pour 1
- Organiser | vos Bureaux |
- 11111111111111ti111111ii111il111il111111111111111111 ii 11111 it =
- CONSULTEZ LA Cl0 DU
- 27, Boulevard des Italiens - PARIS §§
- îiwiniinniwiiiiiiiiiiiiiwinniwiuniinniuiini 1
- POURQUOI
- 1
- 2
- o Maison fondée en 1902, vingt ans d’expérience ;
- o Garantie efficace ;
- Succursales et Agences à Lille, Tours, Bordeaux, Toulouse, Marseille, Nantes, Béziers, Amiens, Nice, Alger.Tunis, Nancy, Rouen, Lyon, etc. \
- 3o Produits fabriqués par la Cæ du “Ronéo ”elle-même, dans les usines suivantes :
- Paris : 19, rue Corbeau ; 36, rue de la Charbonnière.
- Vii.i.emonble : 4, allées Duportal. Les Lilas : 209, rue de Romainville.
- y^o Meilleurs prix.
- PRINCIPALES BRANCHES :
- 1° Classement de dossiers, fiches, avec meubles pour les contenir ;
- 2° Duplicateur Ronéo a encrage ;
- 3° Duplicateur Ronéo a caractères et rubans ;
- 4° Le copieur, copiant a sec ;
- 5° Le Ronéophone pour dicter le courrier ;
- 6° Ameublement de bureaux, bois et métal.
- ................•*
- CINÉMA-ÉDUCATEUR i
- NOUVEAUTÉ SENSATIONNELLE
- 3X3 mètres d’écran avec 2 ampères Auto-Dévolteur Breveté S. G. D. G,
- A. KELLER-DORIAN
- Anciens Établissements PAUL BURGI
- 42, Rue d’Enghien, Paris - Tel. Bergère 47-48
- LES AMENAGEMENTS MODERNES
- IIIIIIIK2TCHIIII111
- CONJUREZ fi LA CRISE DES | DOMESTIQUES |
- en employant
- [Electro-Cireuse
- "UNBC
- (se branchent sur toutes /es hmpes)
- qui cire et fait briller les PARQUETS, lave et polit les CARRELAGES
- sans fatigue
- Demander Brochure-. 29. Quai desBrvtteau* .Lyon
- Notre nouvel appareil peut comporter également un aspirateur sur le même moteur.
- 1
- p.r14 - vue 16/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- xv
- *5t iiottM&L'ec/iÀJuL.
- Vbw iUuv^PESSINER
- Que//e /orce, quelle couleur, quel sens de la tache dans ce croquis au pinceau de notre élève, M. René Paille! Qu importent les imperfections du détail dans un croquis de trente secondes, quand l’impression est notée, et bien notée.
- Imaginez quelle serait votre satisfaction si vous étiez capable de prendre des croquis d’après nature !
- Par sa Méthode entièrement nouvelle, le Cours A. B. C. vous permettra d’apprendre rapidement à dessiner les mille et une scènes charmantes de la vie quotidienne.
- Cet enseignement se donne uniquement par correspondance et traite également du dessin pratique, tel que : illustration pour livres et journaux, l’art décoratif, dessins de publicité, etc..., etc.
- Si cela vous intéresse, écrivez-nous, et nous vous enverrons, à titre gracieux, notre Brochure de luxe (illustrée par nos élèves), qui vous donnera tous les renseignements désirés.
- COURS A.B.C. DE DESSIN (Atelier 57)
- 252, Faubourg Saint-Honoré, 252 — PARIS (VHP)
- p.r15 - vue 17/132
-
-
-
- XVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- r Le DESSIN i
- î POUR TOUS I
- = AVEC LA =
- j “CHAMBRE CLAIRE UNIVERSELLE” j
- = QUI PERMET E
- RAPIDEMENT
- EAACTEME NT
- = S’ADRESSE AUX E
- | Ingénieurs - Architectes I Ë - Industriels - Officiers du génie - | | Géomètres et à tous les Amateurs. §
- Ë Permettant à tous de dessiner rapidement et E E correctement, d’après nature, paysages, por- E E traits ou objets quelconques, et d’agrandir ou E E réduire les dessins, photogiaphies, plans, ou E E un croquis à une échelle quelconque. E
- DEMANDER LE TARIF N° 5 bis
- s Cet appareil a été employé par le Service géogra- | E phique de l'armée et par les Servi es de l'aéro- | E nautique des puissances alliées. =
- 5 Maison Fondée en 1833 E
- | P. BERVILLE, 25, Chaussée d’Antin, Paris |
- Ë COMPAS DE PRÉCISION ET RÉPARATIONS Ë E RÈGLES ET CERCLES A CALCULS S
- § PLANCHES, TÉS, ÉQUERRES, PANTOGRAPHES S
- ^IIIIIIIIIIII...........................I....
- ;
- I
- 1E“ DIABOLEAU”
- Elévateur breveté 8.G.D.G. en France et à l’étranger
- garantit les débits ci-dessous
- N08 des Débits en litres à Profondeurs applicables en mètres
- élévateurs l’heure à 100 tours à la main au manège au moteur
- 00 800 70 CO
- 0 1.200 50 « 3
- 1 3.800 30 80 al
- 2 5.500 20 65 H-v* o V*
- 3 10.000 12 45
- 4 25.000 8 20 Q»
- 5 45.000 3 15 50
- 6 75.000 8 30
- 7 110.000 4 25
- AVEC DISPOSITIF DE REFOULEMENT I I 3.800 I 20 | 60 | 100
- 1 bis 1 5.500 I 10 j 50 1 75
- Un enfant manœuvre aisément cette pompe
- Le “ DIABOLEAU ” dont la description figure dans le présent numéro de “La Science et la Fie”, se compose: 1° D’un bâti en tôle d’acier, 2 paliers, un arbre et une poulie d'entraînement (Donc, ni clapets, ni joints, ni presse-étoupes, tous organes délicats, causes fré-quentes de dérangements) ;
- 2° D’une bande métallique à godets, en Bronze d’Ur-ville, absolument inattaquable à la rouille, et d’une résistance telle qu’aucune rupture n’est à craindre (Ces godets sont emboutis et leur forme spéciale assure leur déversement complet. Ils sont soigneusement rivés et et nous donnons garantie contre tout dérivetage) ; 3° D une poulie de fond, avec un dispositif breveté empêchant la bande de “ vriller ”, évitant aussi tout brassage de l’eau.
- EN RÉSUMÉ, SOLIDITÉ,
- DURÉE illimitée,
- RENDEMENT supérieur de 30 0/0 à celui de tout autre système.
- TOUS DEVIS ET CATOLOGUE S FRANCO
- I
- Société Anonyme des Nouveaux Elévateurs “ Le Diaboleau ”
- 44, avenue de la République, PARIS — Téléph. : Roquette 50-21
- p.r16 - vue 18/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE xvil
- pillllillllllll!!!l!llllllll!lllllllllll!lllllilllll!lllllliilll!llliilillll!ll!lll!lllll!!illlllllllllllli!llllllllilli!li!illlli:illi:i!ll!ll!!IIIIIIIIIÏ!llllllllll!IJ
- | ÉTUDES CHEZ SOI |
- EE Vous pouvez faire chez vous, sans déplacement, à peu de frais, en utilisant vos heures EE EE de loisirs, et avec autant de profit que si vous suiviez les cours d’un établissement =5 EE d’enseignement oral, des études complètes conformes aux programmes officiels de EE
- | L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE |
- | ^ 6 L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE. j
- b Les programmes de VÉcole Universelle par correspondance de 1 = Paris, la plus importante du monde, embrassent les classes complètes de ces b ËË deux ordres d’enseignement. Ü
- ËË Si vous avez déjà fait des études primaires ou secondaires, vous pouvez en obtenir ËË ËË la consécration officielle en vous préparant chez vous à subir à bref délai, avec ËË B toutes les chances de succès, les examens des B
- | BREVETS et BACCALAURÉATS. j
- = Vous pouvez vous préparer dans les mêmes conditions aux concours d'admission aux =j
- | GRANDES ÉCOLES |
- EE et à tous les concours d’accès aux EE
- | CARRIÈRES ADMINISTRATIVES. |
- E= L’efficacité des cours par correspondance de EE
- 1 VÉcole Universelle |
- §Ë est garantie par des MILLIERS DE SUCCÈS aux divers examens et concours publics. EE
- H U École Universelle vous adressera gratuitement et par retour du courrier B EE celle de ses brochures qui vous intéresse : ËË
- B Brochure n° 19804 : Classes secondaires complètes, "Baccalauréats, =
- EE Licences (lettres, sciences, droit). B
- B Brochure n° 19819 : Classes primaires complètes (Brevets, C. A. P., =
- EE Professorats). B
- B Brochure n° 19832 : Grandes Écoles spéciales (Agriculture, Industrie, =
- EE Travaux publics, Mines, Commerce, Armée et Marine, B
- B Enseignement, Beaux-Arts, Colonies). B
- B Brochure n° 19852 : Carrières administratives. B
- EE Envoyez donc aujourd’hui même votre nom, votre adresse et le numéro de la b EE brochure que vous désirez. Écrivez plus longuement si vous souhaitez des conseils ËË = spéciaux à votre cas. Ils vous seront fournis très complets, à titre absolument b
- EE gracieux et sans aucun engagement de votre part. b
- | ÉCOLE UNIVERSELLE, 10, rue Chardin, Paris-16' g
- ni
- In
- 41
- p.r17 - vue 19/132
-
-
-
- XVIII
- LA SCI UN CE ET LA VIE
- ltlllllllllllillltlllllllllllHiltilllll!lllllllllllllllllli!ii:ill!lillll!lllllillllt!l!llill!t)l!llt!llllllil!tllll!llllillltlll(lllllllllllillllilllllllltlllll^
- / ' v . 'v nri ¥"1 Postes à galène et à lampes. Ampli- =
- VJ y \ ^ / I M ficateurs. Bobines et boîtes d’accord, j£
- '&, 1% __fjy_______ J, ^ j[ $ Condensateurs et résistances. Récep- =
- teurs et casques. Transformateurs. SE
- Piles, accumulateurs, etc... £=
- PIÈCES DÉTACHÉES — CATALOGUE GRATUIT SUR DEMANDE |f
- V" CHARRON, BELLANGER & DUCHAMP §
- CONSTRUCTEURS-ÉI.ECTRICIF.NS —
- 142, Rue Saint-Maur, 142 - PARIS (XIe) =
- !!lll!lllllllllllll!illlllÈlllilllllilllllllllllilllllll!l!lllllllli!lllllllllllli;ii::illlllllllliii:ilillll!:il!llllll!llll)l!l!l!ll!lll!!lli;i!!lllllllllllllllf^
- Le STYLO-TUBE |
- Innovation Française §
- «£> ♦ «o Z
- AUCUN DES INCONVÉNIENTS f DES SYSTÈMES ACTUELS f
- s
- Toujours Plein d’Encre |
- LE DEMANDER PARTOUT \ Vente de confiance Garantie absolue 5
- __ Noticès franco : 8, Rue Cadet, Paris s
- iiiiiiiiiiimiiiiiiitiiiimiiimiiiiiiimmiiiiiimimiHiiiiHiiiiimiiîi
- p.r18 - vue 20/132
-
-
-
- XIX
- LA SCIENCE ET LA VIE
- POUR
- VOS
- ÉTRENNES
- !llllllllll!!li:i!lllll!llll!llllli
- RIEN
- ne peut égaler un appareil
- RADIO-MONTEUR
- j (BREVETÉ S. G. D. G.) - MÉDAILLE D'OR I™ EXPOSITION DE T. S.F. 1922 j
- ! vous permettant, chez vous, Uaudition des radio-concerts \
- En vente dans toutes les bonnes maisons d'électricité et chez le constructeur
- A. BONNEFONT, 9, rue Gassendi
- ( Gros et Détail)
- Tous les Accessoires de T. S. F. et dernières nouveautés
- Notices et Catalogues envoyés contre 0 fr. 50, sur demande adressée à :
- APPAREILS et ACCESSOIRES de T. S.F,
- 9, rue Gassendi, PARIS (XIVe)
- p.r19 - vue 21/132
-
-
-
- XX
- LA SCIENCE ET LA VIE
- POUR EFFECTUER TOUS VOS CALCULS
- de Surfaces, de Volumes, de Proportions, de Prix de Vente, de Salaires, d’intérêts, de Change, etc.
- Servez-vous du
- Nouveau Calculateur à Disque Mobile
- (BREVETÉ S.G.D.G. EN FRANCE ET A L’ÉTRANGER)
- Ce nouvel appareil, d’un emploi extrêmement facile, EST LE SEUL qui puisse véritablement effectuer, tous les calculs qui se présentent journellement dans le Commerce, l’Industrie, la Banque, ainsi que chez l’Ingcnieur, l’Architecte, l’Entrepreneur, le Chef d’atelier, etc., parce qu’il est le seul pouvant faire, par un simple mouvement du disque et en même temps : 1° La multiplication de deux nombres ou du carré d’un nombre par un autre nombre ; 2° La multiplication et la division simultanées du produit obtenu par n’importe quel autre nombre. (Cubage des matériaux ; calculs de surfaces ; volumes, intérêts, etc...)
- Le Nouveau Calculateur à disque mobile se fait en deux grandeurs de forme carrée :
- MODÈLE de BUREAU n* 2
- Ébénisterie et métal, de 2 > centimètres de c'tés, 2 centimètres d’épaisseur.
- Prix : 60 francs
- MODÈLE de POCHE n° 4
- Tout métal, de 12 centim tres de côtés,
- 5 millimètres d’épaisseur. Prix : 30 francs
- MODELE SPECIAL
- pour Banques.
- Se [ait dans le format nicine prix.
- 1 et au
- Chaque appareil est livré avec brochure explicative — Prix de la brochure seule : 2 francs
- Les dénominations : Calculateur à disque mobile, Calculateur circulaire étant notre propriété exclusive, aucun appareil à calculer autre que ceux de notre fabrication ne doit être vendu sous une de ces dénominations.
- MATHIEU & LEFÈVRE, Constructeurs, 2 et 4, rue Fénelon, à MONTROÜGË (Seine)
- que nous vous garantissons,
- vous entendrez
- la TÉLÉPHONIE SANS FIL
- dans toute la France et même à l’étranger.
- Vous pouvez le faire vous-même avec la boîte de l’Amateur-Constructeur.
- (Demander notices A. C.)
- SPÉCIALITÉ DE PILES
- chauffant directement le filament (not. C.D.) CATALOGUE CÉNÉRAL: 0 FR. 60
- A. CAUSSE, constructeur
- 10,avenue Herbillon,ST-MANDÉ (Seine)
- p.r20 - vue 22/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXI
- Pour vos Balances :
- I.A MACHINE COMPTABLE
- Underwood Bookkeeping
- à Commande électrique
- Tire les soldes automatiquement en meme temps quelle donne les totaux verticaux des. débits, crédits, soldes débiteurs et soldes créditeurs.
- UnUerv.ooü Stïxn(U\rrt
- bALANCE au 31 Octobre 1921.
- Nos Noms Débit Crédit Solde débit. Solde crédit.
- 3 425 Duhamel <t Cle 8 218 70 4 256 35 3 962 35*
- 3 426 Fournier Fils 19 874 50 21 783 40 ^ 908 90*
- 3 427 Henriot Paul 8 279 60 837 50 7 442 10*
- 3 428 Quervel Frea 72 378 45 62 319 80 10 058 65*
- 3 429 Coutelat A Cle 834 30 4 278 70 3 444 40*
- 3 430 Valentin Freg 7 378 45 3 178 80
- ^ 0 116964.00 0096654.55 0021463.1 0 0005353.30 0004199.65
- Débit
- Crédit
- Solde débit.
- Solde crédit
- Tirage horizontal des soldes
- JOHN UNDERWOOD & C\ Service Bookkeeping
- ôb. Boulevard des Italiens, PAR 15 (y'J
- Tclcphon* i CENTRAL J0.90. 69.98. 9.4.74. Inter 337 Com. l’iwtnvi
- p.r21 - vue 23/132
-
-
-
- XXII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- GraMimes® dUa TCMFS c’est.
- S’ENRICHIR !
- Ayez vos Livres toujours en ordre dans la
- Bibliothèque SCÏ^ERF
- Légère = Solide = Démontable
- NOMBREUX MODÈLES TOUTES DIMENSIONS LOGE BEAUCOUP DE LIVRES SOUS PETIT VOLUME
- RAYONS DÉMONTABLES POUR MAGASINS |
- Th. SCHERF fils, BONNAMAUX & C“
- 35, Rue d’Aboukir, 35 - PARIS (2,ue)
- ÉTABLISSEMENTS R.E. P.
- Chemin de Croix-Morlon, à Saint-Alban LYON
- NOUVEAU CATALOGUE “ N° 2” FRANCO SUR DEMANDE
- LA RAPIDE-LIME
- Diplôme (l'Honneur Gand 1913
- s’adapte instantanément aux ÉTAUX
- Travaille avec précision l'Acier» le Fer, la Fonte, le Bronze
- et autres matières. Plus de Limes ! Plus de Burins !
- - - TOUT LE MONDE - -AJUSTEUR-MÉCANICIEN
- =:---- NOTICE FRANCO----
- JACQUOT &TAVERDON
- 56-58, r. Régnault, Paris
- “L’HORTICOLE
- n
- Charrue de .jardin perl'eclionnée. Brev s. u. d.g. Transformable à volonté en houe légère
- ~ GUENNETEAU, 38-40, faubourg St-Martin, PARIS ^uiiiiiiiiiiiiiiiiiu. 4 méoaii.i.es d’oiî 'cmiumuinuiiu^
- "mmimitmiimmmiisummmiiiimm:
- p.r22 - vue 24/132
-
-
-
- iiimiiiimiimiimiimiimiimmimmmmiimmmiiitmnmmiiiimfimimiiEitimmiimii
- LA SCI EN( E ET LA VIE
- xxm
- SIX MOIS SANS RECHARGE avec la PILE 4 VOLTS AD pour T. S. F.
- La pile AD. bnsée sur un principe nouveau, vous évite la sujétion de raccumulateur de ehaulïage. Avec la Pile AD, une seule batterie suffit, i! n'est besoin d'aucun entretien, le prix de revient de l’heure d’audition est maintenu aussi bas que possible, vous pouvez enfin recharger vous-mt-me votre batterie* en quelques minutes.
- La. Pile AD pour tension plaque comporte des éléments interchangeables et régénérables par une simple immersion dans l’eau. Notice 60-G envoyée sur demande*
- TOUTES APPLICATIONS: Eclairage,Télégraphie,Téléphonie, Signaux, etc.
- LÉ CARBONE (Société Anonyme, Capital 2.800.000 fr.), 12, rue de Lorraine, Levallois-Perret (Seine)
- iiiiiiiiimmimimiiiiiiiiiiimiimi SA PLUS GRANDE JOIE ...
- MECCANO
- La Mécanique en Miniature ”
- Il est l’heureux possesseur d’une boîte Meccano. Son sourire atteste l’intensité de sa joie. Meccano l’initie aux secrets de l’art de la mécanique et transforme ses loisirs en de délicieuses heures de délassements instructifs. — Avec Meccano vous pouvez inventer, reproduire et construire des modèles en nombre illimité. Votre boîte Meccano contient tout le nécessaire. Rien autre à acheter. N’exige aucune ctude préalable. Le moins expérimenté peut commencer tout de suite.
- Votre boîte Meccano vous dorme droit au GRAND CONCOURS ” primé de
- 6.000 francs.
- Feuille d'inscription chez Votre fournisseur. A défaut écrivez-nous.
- GRATIS un livre captivant. Illustrations ravissantes. Initiation complète au système Meccano.
- Pour le recevoir gratis il suffit de nous envoyer vos nom et adresse et ceux de trois camarades que vous aurez intéressés à Meccano. Demandez-le sous
- Meccano est en vente a tous les comptoirs de jouets à partir de 1 5 francs. Meccano offre le plus grand nombre de modèles. Il est le plus moderne. Il est le moins cher.
- Défiez-vous des imitations Il n'y a qu'un seul Vrai Meccano.
- MECCANO (France) — 78 et 80, rue Rébeval — PARIS-XIX® iiiiiniiiiiiiiiiiiiiitiiitiiii
- iimmimmmniiimiiiiiimiiitiiiimmitimmmmMiJijrimmmtmiiiiiiiiiiiiiiiiiiimimijii
- p.r23 - vue 25/132
-
-
-
- XXIV
- LA SCIENCE ET LA VI h
- Une petite merveille...
- u
- jj
- C EST L APPRECIATION UNANIME DE TOUS CEUX QUI ONT ACHETÉ
- HELOX
- Un des plus grands progrès
- réalisés en Photographie
- “ HELOX ” est un instrument (breveté s. g. d. g.) qui permet à tous d’agrandir» en quelques secondes, avec une facilité extraordinaire, les clichés 4 1/2x6, Vest Pocket, 45 x 107, 6 x 13 , 8 x16, 6 1/2 x 9, et d’une manière générale tous les clichés jusqu’à 6 1/2x9 inclus, et même une partie (6 1/2 x 9) d’un cliché 61/2 x J],
- L’opération est plus simple que de tirer une épreuve avec un châssis presse !
- Les résultats sont magnifiques
- Un professionnel avec les instruments les plus coûteux et les plus compliqués, ne peut faire mieux. “ HELOX ” est muni d’un objectif anastigmat qui garantit le maximum de finesse dans les détails. “ HELOX ” fonctionne à l’électricité, il se branche instantanément sur n’importe quelle prise de courant; grâce à un procédé nouveau, la lumière est toujours centrée; aucun tâtonnement : l’opération se borne à ouvrir et fermer un bouton électrique ; 1 exposition dure à peine quelques secondes. “ HELOX ’’ est pratiquement construit pour donner des agrandissements de n’importe quel format, jusqu’à 18 x 24 et même bien au-dessus. “ HELOX ” permet, si on le désire, de n’agrandir qu’une partie d’un cliché, il permet également le maquillage et tout ce que l’on ne pouvait obtenir, jusqu’à présent, qu’avec un instrument d’au moins 600 fr. “ HELOX ” n’exige pas de laboratoire.
- Livré complet, en boîte, d’un transport fa île, avec objectif anastigmat T. T. Y. F/6,5, caches, glace dépréssion, ^ prise de courant à baïonnette, éclairage, mode | Ê 'J d’emploi très détaillé............ —
- Il est envoyé franco port et emballage toute la France contre mandat ou chèque de 1SO francs Franco colonies françaises. . . 155 francs. — Franco étranger. . 160 francs (sauf douane).
- Le Succès de 1’ “ HELOX ” est sans précédent :
- En quelques semaines, plusieurs milliers ont été commandés.
- Dans un an, tout amateur, tout professionnel aura son HELOX.
- / ___________________________
- Etablissements TIRANTY, Ingénieur-Constructeur
- 91, Rue Laf ayette, PARIS
- Prospectus spécial franco
- Catalogue général 380 gravures, 176 pages : 1 franc franco
- Avis aux Lecteurs de “ La Science et la Vie ”. — Les commandes d'“ Helox ” sont rigoureusement livrées dans leur ordre d'arrivée ; toutefois les lecteurs de La Science et la Vie formant une importante partie de la clientèle des Etablissements Tiranly, il a été réservé, à leur intention, 500 Helox qui permettront d'expédier rapidement les 500 premiers ordres reçus à la suite de cette
- annonce. ___________________________________________________
- Prière de découper le Bon ci-contre : | LA SCIENCE ET LA VIE, N° 66.
- p.r24 - vue 26/132
-
-
-
- SOMMAIRE
- (DÉCEMBRE 1922;
- Locomotives et locotracteurs à essence pour voies
- ferrées........................................
- L’oreille peut désormais évaluer l’importance des
- volumes .......................................
- La remise à l’heure automatique des pendules par
- la T. S. F.....................................
- Les pierres qui tombent du ciel...................
- Les dispositifs spéciaux de l’avion qui écrit dans
- l’espace ......................................
- Comment on dépouille à la machine les animaux
- abattus........................................
- Le patinage mécanique sur la glace................
- La lumière, la couleur et la forme ...............
- Le kapok peut remplacer le coton, il est six fois
- moins lourd que lui.. .. ......................
- Un micromètre dont la sensibilité est réglable .. .. La brosserie mécanique est une industrie peu
- connue ........................................
- Quelques nouveautés vues au dernier salon de
- l’automobile...................................
- Les A côté de la Science (Inventions, découvertes
- et curiosités) ................................
- Groupe moteur amovible pour bicyclette............
- Bouilleur électrique en quartz .. »...............
- Cent appareils de T. S. F. en un seul.............
- Essuie-glace automatique pour voitures automobiles ............................................
- Une pendule qui marche toute seule pendant plusieurs années ....................................
- Le nouveau carburateur “ Zénith ”.................
- Pile à dépolarisation automatique.................
- Une machine-outil qui permet d’exécuter quinze
- travaux différents.............................
- Un poste de T. S. F. livré en pièces détachées; l’amateur peut le monter lui-même....................
- Un élévateur d’eau sans clapet....................
- Lucien Fournier........ 413
- S. et V................ 422
- Gustave Harissel....... 423
- Stanislas Meunier .. .. 429
- S. et V................ 438
- Jean Caël.............. 439
- S. et V................ 442
- G. Hamelin ............ 443
- André Pameile ......... 455
- Jules Hardot........... 461
- Marcelin Alvarès....... 463
- Paul Meyan ............ 475
- V. Rubor .............. 481
- S. et V................ 485
- S. et V................ 486
- Jules Goubaud ......... 487
- S. et V................ 489
- S. et V................ 490
- J. des Andelles ....... 491
- S. et V................ 494
- Louis Ruder ........... 495
- S. et V................ 497
- S. et V................ 498
- Il ne se passe guère de jour où nous ne trouvions dans notre courrier des commandes de tables des matières de La Science et i.a Vie. Pour éviter à nos abonnés et à nos lecteurs des demandes de renseignements et leur économiser des frais de correspondance, nous les informons que nous tenons à leur disposition les 21 tables des matières que nous avons fait éditer et qui sont nécessaires à la reliure des 21 premiers tomes de notre Revue, soit 62 numéros. Chaque table coûte Ofr.25, prise à nos bureaux, et 0 fr. 50 adressée franco.
- Nos abonnés trouveront jointe à ce numéro la table des matières destinée au tome XXII, composé des numéros 63, 64, 65 et 66. Ceux de nos lecteurs au numéro qui désireraient cette table, pourront se la procurer à nos bureaux contre 0 fr. 25, ou 0 fr. 50 par la poste, frais d'envoi compris.
- Voir à la page 442 l’explication du sujet de la couverture du présent numéro.
- 42
- p.411 - vue 27/132
-
-
-
- AUTOMOTRICE A PETROLE DES CHEMINS DE I’ER DE L'ETAT, CONSTRUITE PAR LES ETABLISSEMENTS SCHNEIDER Cette automotrice, comportant un compartiment à bagages et deux compartiments de seconde classe, est en service sur la ligne de Mortagne à Sainle-Gauburge.
- •/. ; .v ;-/1 :) s
- p.412 - vue 28/132
-
-
-
- La Science et la Vie
- MAGAZINE MENSUEL DES SCIENCES ET DE LEURS APPLICATIONS A LA VIE MODERNE
- T\édigé et illustré pour être compris de tous
- Abonnements : France, iS francs; Etranger, 40 francs. - Chèques postaux ; N* 91-07 - Paris RÉDACTION, ADMINISTRATION et PUBLICITÉ : i3, rue d'Enghien, PARIS — Téléphone : Bergère 37-36
- Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation réservés pour tous pays. Copyright by La Science et la Vie Décembre îy 21.
- Tome XXI1
- Décembre 1922
- Numéro 66
- LOCOMOTIVES ET LOCOTRACTEURS A ESSENCE POUR VOIES FERRÉES
- Par Lucien FOURNIER
- Le problème qui consiste à exploiter partiellement les voies ferrées à l’aide de locomotives ou d’automotrices équipées avec des moteurs à explosions, s’est posé le jour même qui a vu naître la première voiture automobile. Il paraissait tout à fait logique de soulager les locomotives de leur poids propre, de leur coûteux entretien, de leur approvisionnement d’eau et de charbon.
- Mais la locomotive à essence, quelque intéressante qu’elle ait pu paraître, ne peut voir ses services utilisés que dans une limite mesurée, laquelle limite lui est âprement
- disputée d’ailleurs par sa vieille rivale. Aussi est-il surgi, en même temps, un autre genre de véhicule, que l’on a appelé automotrice pour le différencier du premier. L’automotrice est, elle aussi, une locomotive à essence, mais elle est en même temps voiture de transport ; c’est une auto sur rail que l’on peut très bien comparer aux autobus ou aux énormes motocars, qui transportent vingt ou trente voyageurs assis à l’intérieur du véhicule lui-même, derrière le moteur.
- Si le problème de la locomotive à essence a rencontré une certaine opposition de la
- FICI. 1. — LOCOMOTIVE A ESSENCE RENAULT, DE 60 CHEVAUX, POUR VOIES FERRÉES
- p.413 - vue 29/132
-
-
-
- m LA SCI ES CE ET LA LIE
- part des compagnies de chemins de 1er, il n’en est peut-être pas ainsi de l’automotrice, capable de rendre des services peu coûteux sur toutes les petites lignes à faible trafic.
- Les partisans de l’exploitation par automotrices font remarquer que, sur la plupart des voies ferrées départementales ou d’intérêt local, le nombre des voyageurs par train est toujours très peu élevé. Avant la guerre, il circulait en moyenne trois trains par jour dans chaque sens ; depuis, ce faible nombre de trains n’a pas encore pu être rétabli partout, en raison de l’augmentation des frais d’exploitation, du prix élevé du char-
- interviennent encore dans cette transmission l’hydraulique et l’air comprimé qui, eux aussi, ont donné aux essais comme les précédents, d’excellents résultats pratiques.
- Plusieurs constructeurs ont conservé, dans l’établissement de leurs locomotives ou automotrices, les principes de la fabrication normale des camions, en adaptant cette mécanique aux besoins spéciaux de la voie ferrée. Ainsi dans la locomotive Renault, de 10 tonnes (lig. 1), nous retrouvons, à la suite du moteur à G cylindres de 60 chevaux, l’embrayage à cône garni de cuir, une boîte de vitesses à trains baladeurs. La transmission
- FIG. 2. AUTOMOTIIICF RENAULT MONTÉE SUR CHASSIS DE 5 TONNES, AVEC BOGIE A I.’AVANT
- bon et des exigences de la loi de huit heures.
- Le principe de l’automotrice étant admis, il reste à déterminer quel type convient le mieux à l’exploitation. Tous les constructeurs reconnaissent qu’une automotrice doit pouvoir contenir trente voyageurs et circuler, sur les voies à faibles rampes, à une vitesse moyenne de 20 à 25 kilomètres à l’heure.
- Mais si l’on étudie les différents types de voitures qui commencent à se disputer le rail, on ne tarde pas à remarquer que la technique de chacun d’eux se rapproche de la construction automobile telle qu’elle a été comprise par les différents ingénieurs. C’est pourquoi nous verrons bon nombre de loco-tracteurs et d’automotrices à embrayages et changements de vitesse, avec transmissions par chaînes ou par cardans, tandis que d’autres, s’inspirant du camionnage pétroléo-électrique, demandent à l’électricité d’être l’unique agent de transmission de la puissance du moteur aux roues motrices. Enfin,
- aux roues s’effectue, non par chaînes, comme dans la locomotive de 2 tonnes pour voies étroites, mais par un arbre traversant la boîte de vitesses dans le sens transversal. Cet arbre se termine, de part et d’autre des deux longerons longitudinaux, par un plateau-manivelle pourvu de deux bielles qui entraînent les roues avant et arrière. Des contrepoids sont prévus sur les plateaux et sur les roues pour permettre d’équilibrer autant que possible le poids des bielles.
- Les deux longerons du châssis, fortement entretoisés, portent, à l’arrière, un treuil poulies manœuvres en gare, à l’avant et à l’arrière, les tampons de choc et les organes d’attelage. Des sablières et des chasse-pierres complètent, avec les organes de commande des freins et d’éclairage, l’équipement général de cette locomotive d’un genre spécial.
- Le type de locomotive destiné aux voies étroites, dont la transmission se fait par chaîne, ainsi que nous l’avons dit, est, en
- p.414 - vue 30/132
-
-
-
- LOCOMOTIVES A ESSENCE POUR VOIES FERRÉES 415
- VU K GÉNÉRALE I)U CHASSIS HELE-SHAYV
- RESERVOIR a ESSENCE
- ' (ALIMENTATION)
- V OU MOTEUR 1
- RESERVOIR A HUILE (alimentat'içn oe\
- 1 LA TRANSMISSION )
- RESERVOIR D'EAU
- /REFROIDISSEMENT \ \ OU MOTEUR '
- CABINE
- M. moteur à essence actionnant la pompe P ; L, levier de commande de la pompe ; 11, moteur récepteur actionné par la pompe et transmettant sa puissance aux roues motrices par Vintermédiaire de chaînes.
- outre, pourvu d’une machine électrique dite dynastart, tour à tour motrice et génératrice, placée à l’avant du moteur auquel elle est reliée par une chaîne. Elle fonctionne comme génératrice pour charger une batterie d’accumulateur s fournissant le courant d’éclairage et permettant à la machine, redevenant motrice à son tour, de lancer le moteur à essence.
- Quant à l’automotrice Renault ( fig. 2), construite toujours avec le changement de vitesse normal, elle se particularise par la présence à l’avant, d’un bogie comprenant une traverse pivotante sur laquelle repose le châssis par l’intermédiaire de ressorts et de galets, chaque essieu de. bogie étant sus-
- pendu sur une paire de ressorts à boudin Au type purement mécanique se rattache
- également la locomotive Schneider dont l’essieu avant, entraîné directement par le train d’engrenages du changement de vitesse, est moteur. Les roues de cet essieu sont accouplées par des bielles au groupe des roues arrière.
- Au démarrage, le locotrac-teur a besoin de développer un effort beaucoup p 1 u s g r a n d qu’en marche. Certains constructeurs, désireux de se rap-procher des conditions réalisées par la vapeur, ont remplacé le système mécanique de changement de vitesse par des dispositifs donnant une gamme de multiplications continue, Ainsi sont nées
- FIG. 4. -- SCHÉMA HE
- LA POMPE IIKLE-SJIAW A DÉPIT VARIABLE
- H, bloc des cylindres; A, arbre dont les orifices O, et 02 sont en relation avec la tuyauterie extérieure ; E, piston ; F, axes des pistons reliés aux coulisseaux extérieurs G ; H, couronne annulaire dans latpiellc se déplacent les coulisseaux. (La couronne H est mobile latéralement, suivant F axe XY ) ; M, M’i, guides de la couronne Il pendant ses déplacements ; L, levier de manœuvre. — Le schéma I indique la position de repos ; le schéma II indique la marche avant et le schéma III la marche arrière. On voit, en effet, que dans le schéma I/ les pistons ont été poussés vers la gauche par la manœuvre du levier L ; dans ce cas, ras/iiration a lieu par O, et le refoulement par O 2 .Dans le schéma III les pistons ont été amenés vers la droite; Vaspiration se produit alors par ü2 et le refoulement par Ox.
- p.415 - vue 31/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA
- VIE
- 416
- les divers systèmes de transmissions hydrauliques, pneumatiques et électriques.
- Un type de transmission hydraulique est réalisé par le système Ilele-Shaw. Ce loco-tracteur, constitué par un châssis métallique spécial, muni des organes habituels de tamponnement et de traction, comporte un moteur à explosions ordinaire M (fig. 3) auquel est accouplée directement une pompe P, munie d’un levier de commande L. Cette pompe agit sur un moteur récepteur R situé entre les roues qu’il commande par l’intermédiaire de chaînes d’acier très solides.
- L’organe essentiel étant la pompe, nous allons en étudier la technique, qui diffère de celle adoptée généralement dans la construction la plus ordinaire de ces appareils.
- Elle est constituée ( lig. 4) parmi bloc/idc 7 cylindres radiaux, accouplé directement au moteur. Ce bloc tourne donc à la même vitesse que le moteur autour d’un arbre qui constitue la valve centrale A portant des orili-ees O1 et O2 en communication avec la tuyauterie extérieure. Dans chacun de ces cylindres, circule un piston E portant un axe F parallèle à l’axe A, relié à (les coulisseaux extérieurs G. Tous ees coulisseaux, entraînés par la rotation des cylindres, se déplacent dans une couronne annulaire II immobile sur son axe, mais susceptible d’un déplacement latéral sur ce même axe. Le décentre-ilient s’effectue suivant la ligne axiale X Y.
- Le bloc (les cylindres tournant dans le sens de la (lèche, si le centre du chemin de roulement dos coulisseaux G coïncide avec le centre du bloc des cylindres, l’ensemble : cylindres, pistons et coulisseaux tournera à vide, le piston restant en place à l’intérieur des cylindres, les espaces libres, au fond de chaque cylindre conservant rigoureusement le même volume pendant toute la révolution. C’est le point mort correspondant à la fig. 4-1.
- Mais si, à l’aide du levier de commande L, nous poussons le chemin de roulement vers la gauche (fig. 4-11 ), les coulisseaux G suivront
- ce mouvement et entraîneront les pistons par leurs axes F. Ce décalage aura pour effet un déplacement alternatif des pistons dans les cylindres. Les pistons occupant la partie supérieure de la ligne X Y remonteront dans chaque cylindre à partir du point F jusqu’au point X et redescendront dans ces mêmes cylindres, à partir de l’instant où ils auront quitté le point X pour revenir au point Y. Pendant la première demi-révolution du bloc des cylindres, l’aspiration se produira par le tube O1, et le refoulement par le tube O2 pendant la seconde demi-révolution. L’huile aspirée et refoulée servira à actionner le moteur-récepteur qui entraîne les roues du
- locotracteur.
- Pour réaliser le changement de marche, il suffira de porter le chemin de roulement vers la droite à l’aide du même levier de manœuvre. On voit sur notre figure 4-1 II que la position des pistons est changée et que l’aspiration se produit pendant la demi-révolution de X à Y et le refoulement pendant la demi-révolution de Y à X Ce système permet donc des changements de vitesse progressifs sans chocs et la réalisation de la marche arrière en passant par le point mort de la pompe, d’une manière également progressive, sans le moindre choc.
- Mais aux vitesses élevées de la pompe (1.200 tours par minute), la résistance offerte par les coulisseaux sur le chemin de roulement serait considérable. Cet inconvénient a été fortement atténué en rendant mobile le chemin de roulement qui se présente sous l’aspect d’une couronne montée sur roulements à billes. Cette couronne constitue, en outre, le tambour de la pompe, de sorte que l’huile passant par les pistons est chassée par la force centrifuge à l’intérieur de ce tambour et lubrifie les coulisseaux sur leur chemin de roulement et les axes des cylindres.
- Le moteur récepteur est construit, à peu de choses près, comme la pompe ; il fonctionne de la même manière, mais, ici, l’huile sous pression pénétrant par la valve
- FIG. 5. - LOCOTRACTEUR rÉTROEÉO-IIYDRAULIQUE
- IIEI/E-SHAW DE 20 CHEVAUX ET DU POIDS DE 9 TONNES
- p.416 - vue 32/132
-
-
-
- LOCOMOTIVES A ESSENCE POUR VOIES FERRÉES 417
- centrale, pousse les pistons contre une paroi ellipsoïdale qui les oblige à évacuer cette même huile pendant la seconde moitié de la révolution. Le bloc des cylindres entraîne alors les pignons de chaînes commandant les quatre roues de la locomotive.
- Les constructeurs de ce système peuvent également commander la pompe par un moteur électrique qui permettrait l'application de la transmission hydraulique aux lignes électriliées.
- Des locotracteurs ont été étudiés et construits pour résoudre les différents problèmes d’une exploitation : types dits de voies normales et types dits de voies étroites.
- Nous ne nous éloignerons pas encore du camionnage automobile en étudiant les locotracteurs à transmission électrique dont la souplesse peut être justement comparée à celle de la vapeur.
- Les établissements Henry Crochat équipent avec des groupes électrogènes diverses locomotives pour voies étroites et pour voies normales, utilisées aussi bien pour les besoin s des compagnies minières que dans toutes les usines raccordées aux lignes de chemin de fer par des voies normales. Nous allons nous arrêter quelques instants sur ces locotracteurs en prenant comme type celui de la voie étroite de 0 m. 00 (lig. 0).
- Le châssis est monté sur deux bogies; il porte le groupe électrogène constitué par un moteur à essence développant 80 chevaux à 1.200 tours. La géné-
- ratrice est accouplée directement avec le moteur par l’intermédiaire d’un plateau d’entraînement monté sur son arbre au moyen d’anneaux élastiques. Cette génératrice comporte, comme toute dynamo à courant continu, un système inducteur fixe et un induit mobile avec collecteur et balais. On connaît le principe du fonctionnement de ces appareils: les inducteurs produisent un champ magnétique (pii. par la rotation de l’induit, crée dans ce dernier un courant qui est recueilli par les balais métalliques frottant sur le collecteur.
- La génératrice appartient au type autoexcitation, c'est-à-dire que le courant produit dans l'induit traverse les inducteurs et crée seul le champ magnétique. Ou obtient ce résultat en faisant intervenir la rémanence du métal qui, aimanté sous l’action des inducteurs, conserve toujours un peu d'aimantation quand le courant a cessé. Au départ, lorsque la génératrice commence à tourner, le champ très faible dû à la rémanence, détermine dans T induit un courant qui traverse les inducteurs, renforce ainsi le champ existant et augmente le
- courant dans l'induit nu fur et à mesure que lii vitesse de rotation augmente. C'est ainsi (pie la génératrice s'amorce.
- Hile peut débiter normalement 200 ampères sous 250 volts, soit 50 kilowatts, à la vitesse de 1.200 tours par mi-
- KIG. (). - BOGIE, VU PAU-DESSUS, D’UN LOCO-
- TRACTEUR U EX II Y CltOCHAT POUR VOIE DE 00 CENTIMÈTRES DE LARGEUR
- 1, moteurs; 2, roues du bogie; 3, barre de traction; 4. tampon d'attelage.
- Kl G. 7. - LOCOMOTIVE A ESSENCE ET A TRANSMISSION
- ÉLECTRIQUE 11 EN H V CROCHAT, POUR VOIES NORMALES
- p.417 - vue 33/132
-
-
-
- 418
- Ij a science et la vie
- nute. Le courant est distribué à quatre moteurs actionnant chacun un des essieux du bogie. I/induit-mobile est relié à l’essieu par l’intermédiaire d’un pignon calé sur l’arbre de l’induit et d’une roue dentée clavetée sur l'essieu ; une démultiplication convenable règle la vitesse du locotracteur d’après la vitesse de rotation des moteurs eux-mêmes
- Les appareils de commande comprennent : un cylindre d’inversion qui permet la marche avant, la marche arrière, l’arrêt, et le freinage; un cylindre de lancement à l’aide duquel le conducteur envoie, dans la génératrice, le courant d’une batterie d’accumulateurs pour provoquer le départ du moteur à essence, la génératrice fonctionnant, dans ce cas, comme réceptrice ; un cylindre de marche agissant sur l’excitation de la dynamo et permettant la mise en charge facile et rapide des accumulateurs sans les détériorer.
- Le locotrac-teur établi sur ces données pèse, en ordre de marche, 14 tonnes; il peut rein o r q lier 8 5 tonnes sur des rampes de 15 millimètres par mètre ; sur des ram])es de 35 millimètres, il pourrait remorquer 40 tonnes dans de b. unes conditions.
- L’une de nos photographies (fig. 7) représente une locomotive à groupe électrogène pour voie normale. Elle est équipée avec deux groupes d’une puissance moyenne de 120 chevaux chacun, alimentant les quatre moteurs des essieux de bogies. Ces deux groupes sont installés aux deux extrémités du châssis, de part et d’autre de la cabine du mécanicien. Le loeotracteur pèse en ordre de marche 44 tonnes et sa longueur totale, entre tampons, est de 12 m. 00. Les charges niaxima remorquées ont atteint jusqu’à 1.700 tonnes en palier et environ 175 tonnes sur des rampes atteignant 35 millimètres par mètre.
- Signalons encore un type de locomotive à accumulateurs comportent deux essieux seulement (fig. S). Une batterie de 208 éléments ayant une capacité de 300 ampères-heure sous 200 volts, alimente deux moteurs électriques dé 20 chevaux chacun portés, comme précédemment, par les essieux, non sur un bogie, mais sur la locomotive. En ordre de marche, ce loeotracteur. purement électrique, par conséquent, pèse 12 tonnes dont
- 2.400 kilogrammes représentent le poids de la batterie d’accumulateurs. Les charges remorquées varient de 350 tonnes en palier à 48 tonnes sur des rampes de 35 millimètres, à la vitesse constante de 3 km. 5 à l’heure.
- Pour l’exploitation des lignes ferrées à faible trafic,les automotrices pétroléo-élec-triques (fig. 9) paraissent s’inscrire dans des conditions très avantageuses. Deux types ont été établis : l’un de 6 mètres de longueur et l’autre de G m. 50. Les châssis sont montés sur deux simples essieux dont un seul est moteur. Ces voitures peuvent comporter deux postes de commande, ce qui évite l’usagedeplaques tournantes ou de triangles
- L’équipement électrique est le même que celui des loco-tracteurs. De récents essais sur le tramway de Pithi-viers à Toury, avec une automotrice pesant à vide 5.200 kilo g ranimes, et transportant 30 voyageurs, ont été très intéressants, tant au point de vue de la conduite générale de la voiture que de la consommation d’essence, laquelle, d’après les constructeurs, aurait été seulement de 7 litres pour un trajet de 31 km. 800. Près de 1.200 machines appartenant à ces différents modèles, tant loco tracteurs qu’automotrices, seraient actuellement en service dans divers pays.
- II nous reste à parler du système aérothermique Hautier qui a été perfectionné depuis qu’il fit, en 1910, l’objet d’une communication à l’Académie des Sciences.
- La locomotive Hautier comprend un moteur à pétrole, benzol ou huiles lourdes, qui actionne un compresseur d’air, lequel envoie de l’air comprimé dans un moteur à air. La locomotive étant à l’arrêt, le moteur est mis en marche automatiquement par l’air comprimé contenu dans un réservoir spécial. A ce moment, les soupapes du compresseur d’air sont maintenues ouvertes ; le compresseur travaille donc à vide. Dès que l’on veut mettre en marche la locomotive, on agit sur un levier qui ferme les soupapes du compresseur. Aussitôt, il se produit de l’air comprimé qui act ionne le moteur à air, lequel transmet son énergie aux roues motrices. A partir de
- rio. 8. - LOCOMOTIVE ÉLECTRIQUE A ACCUMULATEURS
- IIENRY CROCIIAT POUR VOIES NORMALES (12 TONNES)
- p.418 - vue 34/132
-
-
-
- LOCOMOTIVES A ESSENCE P OU H VOIES FERRÉES 419
- ce moment, on ouvre de nouveau les soupapes pour sortir le compresseur du circuit ; le moteur à essence transmet alors sa puissance directement aux roues motrices.
- Dans la réalité, les actions sont plus compliquées que ce que nousvenons de dire, car, au démarrage, il n’y a qu’une partie de la puissance motrice qui est absorbée par le compresseur ; 1’ autre partie est utilisée mécaniquement sur les roues motrices.
- Celles-ci, pendant le démarrage, sont donc soumises à l’action de deux couples mo -teurs, ainsi que nous allons l’expliquer en nous aidant du dessin schématique figure II.
- Le moteur G commande un démultiplicateur planétaire P qui, au démarrage, répartit l’énergie suivant deux directions. L’une, directe, agit par réaction sur l’arbre K, les pignons K’ et O', sanstrans-formation de force motrice.
- L’autre, indirecte, passe par les organes (compresseur et moteur à air) qui constituent l’appareil aérothermique, où l’air est comprimé en L et aussitôt utilisé en M à une pression toujours automatiq ue-ment proportionnelle à la résistance à vaincre, qui est représentée par le train.
- Ces deux forces, directe et indirecte, se totalisent sur l’arbre K qui commande, par le couple conique O et O' l’essieu-moteur E, soit en marche avant, soit en marche
- arrière, suivant la position du levier N A R.
- Sur la canalisation d’air comprimé, entre le générateur de pression L et le récepteur M, est branchée une prise d’air en dérivation A
- qui alimente auto matique-ment le réservoir auxiliaire C, lequel assure le fonctionnement du sifflet de la locomotive F, la mise en marche du moteur à essence des sablières et des freins.
- Le démarrage automatique du moteur à hydrocarbures (Diesel, semi-Diesel ou type d’automobile), est obtenu par l'air comprimé, ainsi que nous l’avons dit, sous l’action de la commande //. Le levier vertical A est alors mis soit sur la marche avant, soit sur la marche arrière.
- Sur l’arbre du moteur est calé le pignon central I du multiplicateur planétaire qui commande deux satellites P tournant fous
- sur les tourillons de l’arbre principal K. Ces pignons transmettent donc leur mouvement de rotation à la couronne à denture intérieure ./; celle-ci commande à son tour le compresseur d’air L par l’entremise des pignons X et Z.
- Un dispositif I), commandé depuis la cabine du mécanicien comme toutes les autres manœuvres, d’ailleurs, neutralise l’action de la soupape d’admission du compresseur L ; cette soupape, maintenue ouverte, permet au piston compresseur de fonctionner à vide, c'est-à-dire sans comprimer la moindre pur-
- FIG. 9. - AUTOMOTRICE PÉTROLÉO-ÉLECTRIQUE 1IENRY
- C HOCHAT EN SERVICE DEPUIS QUELQUE TEMPS SUR LA LIGNE DE TRAMWAY DE TOURY A PITIIIVIEKS
- E1G. 10. - CHASSIS ÉQUIPÉ DE LA LOCOMOTIVE HENRY
- CROC1IAT, DE 14 TONNES, EN SERVICE SUR UN GRAND NOMBRE DE VOIES FERRÉES MILITAIRES
- p.419 - vue 35/132
-
-
-
- 420
- LA SCIENCE ET LA VIE
- celle d’air, ce qui est un grand avantage.
- Dans cette première phase, le compresseur L tourne donc complètemet à vide sous l’action du moteur G ; l’arbre K, auquel aucun effort n’est transmis, reste immobile sous l’action de la résistance du véhicule. C’est la phase dite du débrayage.
- Dès que la commande D cesse d’agir sur la soupape d’admission du compresseur L, celui-ci comprime de l’air qui est immédiatement utilisé dans le moteur à air M
- s’immobilise alors complètement en même temps que la couronne à denture intérieure J. Toute la puissance motrice est alors transmise, sans transformation, et intégralement, à l’arbre K par le train planétaire, qui n’agit plus que comme démultiplicateur.
- Nous avons groupé, dans notre dessin schématique, pour le rendre plus lisible, le compresseur L et le moteur M ; sur la locomotive représentée à la page suivante ce sont deux appareils nettement séparés.
- Un seul homme, après une heure1 Q d’essais, est à même de conduire un
- l'IU. 11. — SCHÉMA DU SYSTÈME DE
- TH ANS.MI SS ION AÉltOTUEllMIQUE IIAUTIEK l’OUU COCO MOTIVES DE 15 A 00 TONNES
- G, moteur à essence ; 1’, démultiplicateur planétaire qui répartit l'énergie sur l'arbre K, les pignons I<’ et O O’, et sur le compresseur L qui commande le moteur à, air M ; N N’, pignons de liaison entre l'arbre du moteur 51 et l'arbre K ; A1, prise d'air qui alimente le réservoir à air comprimé C ; F, prise d'air actionnant le sifflet de la locomotive; II, prise d'air assurant la mise en marche automatique du moteur; NT A lt, positions du levier de manœuvre; I, pignon commandant les satellites F du train planétaire par rintermédiaire de la couronne J à denture intérieure. Le mouvement de J est transmis au compresseur b par les pignons X et Z; T), manivelle de commande du compresseur ; B, came assurant régulièrement
- la distribution de l'air comprimé du moteur M.
- sous l’action de la came de distribution IL
- On conçoit aisément comment la puissance de ce deuxième moteur est transmise par les pignons Ar et A” à l'arbre K et, par suite, aux roues motrices, qui reçoivent, d’une part, l'effort dû au moteur à air. et, d’autre pari, l'effort de réaction transmis directement par le démultiplicateur planétaire, effort dont la valeur est toujours proportionnelle à la pression du compresseur d’air.
- Le démarrage d’une automotrice ou d’un train et l’accélération jusqu’à la plus grande vitesse sont donc obtenus en réduisant de 90 % à zéro, soit automatiquement, soit à la main, l’admission au moteur d’air.
- Lorsque cette admission est réduite à zéro, le moteur s’arrête ; l’air comprimé ne trouvant plus d’issue, cale le compresseur qui
- train entier avec toute la sécurité voulue.
- Les chemins de fer de l’Etat ont été acquis de bonne heure au système d’exploitation par les automotrices. La question fut mise à l’étude peu de temps après la guerre, et la maison Schneider fut chargée d’examiner l'adaptation, à une voiture de deuxième classe à quatre compartiments, d’un moteur permettant de traîner une remorque de 15 tonnes à la vitesse de 50 à 00 kilomètres à l’heure en palier et de 20 kilomètres en rampe de 20 millimètres. L’automotrice devait comprendre, à l’avant, un compartiment pour le chauffeur et les bagages, et deux compartiments de deuxième classe avec vingt places. La remorque devait pouvoir contenir quatre-vingts places de troisième classe. On disposerait ainsi de cent
- p.420 - vue 36/132
-
-
-
- LOCOMOTIVES A ESSENCE POUR VOIES FERRÉES 421
- places, ce qui dépasse les besoins ordinaires d’une ligne à faible trafic (v. fig. 1, page 412).
- Les constructeurs ont livré récemment une automotrice équipée comme un camion automobile et qui a donné aux essais les résultats les plus encourageants sur la ligne d’Epône à Plaisir-Grignon et sur celle de Mortagne à Sainte-Gauburge. Un train de 24 t. 5 a été remorqué par le moteur à raison de 52 kilomètres à l’heure en palier en quatrième vitesse, 30 kilomètres à l’heure en
- aux 100 kilomètres, par voyage aller et retour, sur la ligne de Sainte-Gauburge à Mortagne. Ces essais ont établi nettement la réalité des avantages que l’on peut attendre des automotrices à moteur à explosions, avantages relatifs à la réduction des frais d’établissement du matériel et des installations fixes, à la diminution des frais du personnel et du prix de revient kilométrique, ainsi qu’à la diminution du temps nécessaire à la préparation de l'automotrice avant le départ.La direction des chemins de fer de l’Etat a décidé la mise en service des premières automotrices sur la ligne de Mortagne à Saint-Gauburge.
- Industriels et compagnies de chemins de fer se sont donc rencontrés et mis d’accord sur le principe de cette nouvelle
- FIG. 12. - LOCOMOTIVE AÉROTIIERMIQUE SYSTEME IIAUTIER ÉQUIPÉ!’, AVEC UN MOT F. U R A
- ESSENCE DE PÉTROLE DE GO CHEVAUX
- troisième vitesse, en rampe de 9 millimètres, et de 18 kilomètres à l’heure en deuxième vitesse, en rampe de 20 millimètres. Dans les mêmes conditions, un train de 34 tonnes a circulé à la vitesse de -18 kilomètres en palier et de GO kilomètres en pente de 9 millimètres moteur débrayé. Le parcours total effectué au cours de ees essais, très satisfaisants, a été de 1.700 kilomètres.
- Le moteur de l’automotrice est à quatre cylindres de 135 millimètres d’alésage et 170 millimètres de course ; il peut développer 4G chevaux à 700 tours, G0 chevaux à 1.000 tours et G4 chevaux à 1.200 tours.
- Les consommations d'essence ont été de G7 litres aux 100 kilomètres sur la ligne d'Epône à Plaisir-Grignon et de 75 litres
- application du moteur à essence. Les loco-tracteurs n’ont été envisagés jusqu’ici que comme auxiliaires dans les gares, où ils rendent d'ailleurs d’excellents services; mais l’ambition des constructeurs va plus loin et nous pouvons déjà signaler la mise en construction d'une puissante locomotive équipée avec le système aérothermique Ilautier, destiné au service du futur Transsaharien. Quant aux automotrices, leur règne arrive; peu à peu les compagnies les adoptent, et bientôt nous les verrons circuler sur les voies de moyenne et de faible importance, pour le plus grand profit des populations des campagnes, souvent fort mal desservies par des « charrettes » d’une grande lenteur.
- Lucien Fournier
- p.421 - vue 37/132
-
-
-
- L’OREILLE PEUT ÉVALUER DÉSORMAIS L’IMPORTANCE DES VOLUMES
- Pouu jauger la capacité d’un üacon, d’un obus, d’un cylindre de moteur, de tous contenants en somme, dont le contenu doit être rigoureusement identique et dans lesquels on ne peut introduire un instrument de mesure, on a imaginé un appareil que son inventeur a baptisé « volumctre acoustique» et qui permet, comme son nom l’indique, de mesurer les capacités par le son.
- Les procédés ordinairement employés ne fournissent que des appréciations insuffisantes et exigent une série d’opérations assez coûteuses.
- Le volumètre est basé sur un principe tout différent. L’air comprimé produit en s’échappant par une ouverture en sifflet
- un son en rapport avec l’importance du volume que l’on a à mesurer. Sur cette donnée, on a construit un cylindre dans lequel se meut un piston qui permet de varier à volonté le volume d’air qui y est contenu.
- L’air que l’on chassera de l'intérieur de ce cylindre produira, en sortant par l’ouverturo ménagée à cet effet, un son qui variera suivant les déplacements du piston dans le cylindre, c’est-à-dire suivant les différences du volume
- SCHEMA DU VOEUMETRE ACOUSTIQUE
- R, cavité à mesurer ; A, B, sifflets ; C, corps de pompe ; T, tige graduée du pistou ; M, raccord double ; P, pompe à air ; N, poche eu caoutchouc rendant la pression (Fair continue.
- d’air qu’il contient.
- Ces différents sons seront notés sur une échelle graduée placée sur la tige
- du piston, et Ton aura ainsi un appareil étalon avec lequel il sera aisé de comparer les sons perçus à la sortie des objets dont on veut évaluer la capacité. A deux sons égaux
- VUE I) ENSEMBLE DE L APPAREIL
- correspondront naturellement deux capacités égales qu’il sera facile d’évaluer.
- Sur ce principe, M. Charron-Godet, professeur à la Faculté d’Angers, a imaginé un
- appareil qui comporte, d’une part, le cylindre et son piston constituant la mesure étalon, et, d’autre part, un sifflet à raccord que Ton fixe à un orifice de la cavité à mesurer, — à la place d’une bougie d’allumage dans le cas d’un cylindre de moteur à explosions. Ce sifflet est relié, à l’aide d’une canalisation en caoutchouc, d’un côté à line pompe à air, de l’autre, au sifflet du cylindre. L’air, envoyé par la pompe, remplira les deux cavités et s’échappera par les deux sifflets ; on manœuvre le piston de l’appareil étalon jusqu’à ce que les sons des deux sifflets s’identifient et, à ce moment, on note le chiffre indiqué sur l’échelle graduée. Il donne le volume exact de la cavité. En répétant la même opération sur les autres cavités à comparer, de quelque nature qu’elles soient, on établit immédiatement et rigoureusement si elles sont de volume égal ou de volume différent, suivant que le sifflet battra ou non à l’unisson avec celui de l’appareil marquant toujours le premier volume mesuré
- p.422 - vue 38/132
-
-
-
- LA REMISE A L'HEURE AUTOMATIQUE DES PENDULES PAR LA T. S. F.
- Par Gustave HARISSEL
- Ir, n’existe pas de pendule, même de pendule astronomique, si précise soit-elle, qui, abandonnée à elle-même pendant un temps plus ou moins long, ne finisse par s’écarter notablement de l'heure' normale, lies plus grandes précisions que l’on puisse obtenir, en dehors des observatoires, sont de l’ordre de un à deux dixièmes de seconde par jour ; si la remise à l'heure juste n’est, pas laite régulièrement, l’écart avec l’heure réelle finit par atteindre une demi-minute en quelques mois. Ce qui n’est rien pour une pendule domestique, aurait de graves inconvénients dans les grandes administrations et surtout pour les régulateurs employés par les compagnies de chemins de 1er.
- Une bonne pendule de précision, un régulateur électrique bien installé, peut conserver l’heure exacte à une seconde près par jour ; l’écart est donc insignifiant pour le commun des mortels puisqu’il ne dépasse pas une demi-minute au bout d’un mois, soit six minutes par an, résultat vraiment excellent.
- Il y a cependant intérêt pour tous à corriger régulièrement les écarts, quelque minimes qu’ils soient. Les sanfilistes l’ont bien compris, puisqu’ils s’imposent la tâche journalière de remettre à l’heure juste leurs pendules et leurs montres en observant les signaux horaires transmis par la tour Eiffel... quand ils ne laissent pas passer l'heure. Mais la manœuvre n’est pas sans danger quand on opère sur des pendules de précision, car les aiguilles dont on interrompt brutalement la marche agissent sur un mécanisme extrêmement délicat qui demande à être manipulé avec beaucoup de ménagements.
- Certains régulateurs électriques comportent un dispositif de remise à l’heure à distance. Au moment où l’on perçoit le « top » horaire dans le récepteur, on appuie sur un bouton à portée de la main pour ramener à zéro l’aiguille des secondes qui repart aussitôt dès que l’on cesse d’appuyer. Quelques minutes avant l’heure prévue pour ces signaux, une sonnerie électrique, actionnée d’ailleurs par le régulateur électrique lui-même, attire l’attention du sanliliste Ce progrès en a ent raîné un autre, concep-
- ts G. 1. — vue GÉNÉRALE DE I.A PENDULE A RÉGLAGE AUTOMATIQUE PAR SIGNAL 1IORAIHE SPÉCIAL
- A 9 h. 26' 25" la tour Eiffel émet un signal spécial qui dure cinq secondes et se termine donc à 9 h.26'30"exactement. La remise à Vheure s'effectue automatiquement
- et l'aiguille des secondes ramenée à la division 30 du cadran.
- est
- wsammmi
- p.423 - vue 39/132
-
-
-
- 424
- LA SCI ESC E ET LA I ' ! E
- lion déjà ancienne du général Eerrié, membre de l’Académie des Sciences et du Bureau des Longitudes, exécuté par les ateliers Brillié l'rcres. C’est la remise à l’heure entièrement automatique des régulateurs, à l’aide d'un signal d’une durée de cinq secondes, émis, comme les autres signaux horaires, par la tour Eiffel. Il est envoyé pendant les émissions préliminaires des signaux horaires à 9 h.
- 26’25” et prend lin à 9 h. 26’30” exactement (heure d’hiver).
- La remise à l’heure s'effectue sans aucune intervention étrangère au moment précis où le signal se termine. Dans ce cas spécial, l’aiguille des secondes est ramenée, non à la division zéro, mais à la division 30 du cadran, de manière à être bien d’accord avec le pendule de l’Observatoire à cet instant . Ce choix a été imposé par la disposition act uelle des signaux horaires internationaux qui ne permet pas l’introduction d’un nouveau signal se terminant sur une minute juste.
- Le dessin schématique des connexions de la pendule, que nous publions (fig. 2 ci-contre) va nous permettre d’expliquer le fonctionnement général du système.
- Dans un rayon de 10 kilomètres autour de la station émettrice (four Eiffel) l’antenne peut être remplacée par un petit cadre de 40 spires ; on augmente la dimension de ce cadre proportionnellement à la distance. Si l'on désire se servir d’une antenne, on peut se contenter d’un fil de GO mètres de longueur tendu à 15 mètres de hauteur pour des distances de 400 kilomètres au maximum ; à G00 kilomètres, l’antenne doit être plus importante, selon les conditions locales (altitude, orientation).
- Notre schéma est celui de la pendule qui
- fonctionne à la gare Saint-Lazare, dans la salle du bureau des renseignements. Le circuit oscillant récepteur est constitué par le cadre K et par un condensateur ; il a été établi et réglé une fois pour toutes sur la longueur des ondes éinettrices du signal horaire. Avec des antennes aériennes, on peut monter le poste sur un circuit oscillant quelconque (Tesla ou Oudin).
- Les deux lils du circuit oscillant sont reliés aux transformateurs des lampes amplificatrices. Le + courant est amplifié mille fois puis transformé en courant continu pour actionner les relais. Le courant de haute fréquence qui parcourt le circuit oscillant est donc transformé d’abord en courant de basse fréquence (fréquence musicale) puis en courant continu et, de plus, amp 1 i fié avant chaq ue transformation.
- Le circuit du courant continu comporte un relais sensible R S polarisé par un aimant permanent en fer à cheval. Les deux fils sont reliés l’un à l’entrée, l’autre à la sortie d’une bobine susceptible d’osciller entre les deux branches de l’aimant permanent. Au repos, l’index de l’armature de la bobine appuie sur le butoir de droite tandis que sous l’action du signal horaire y compris les signaux préparatoires, cet index est ramené sur le butoir de gauche. Comme ce butoir est relié en permanence avec le circuit local d’alimentation, il reçoit du courant à 110 volts dès que ce circuit a été fermé par une came agissant sur le contact L et l’envoie dans l’enroulement d’un autre relais R R, dit relais retardé.
- Tous les signaux horaires transmis par la tour Eiffel sont donc reçus et transformés en courants continus qui agissent sur le relais R S qui actionne, à chaque émission, le relais R R. Mais seule l’émission de cinq secondes doit agir sur le régulateur ; il faut donc que le relais R R soit construit de
- H0 VOLTS
- Kl Cl. 2. — DES-SIN SCUÉMA-T 1 Q U K I) K S CONNEXIONS DK LA PENDULE A «EMISE
- AUTOMATIQUE DE LA G A 11 E SA 1 NT- LA Z AU E
- K, cadre; A, boîte des transformateurs; RS, relais sensible; L, contact commandé par la pendule pour fermer le circuit local du courant d'alimentation; RR, relais retardé; B, contact de Varmature du relais RR; E, électro de remise, à l'heure ; G galet solidaire de l'armature de E appuyant sur la came en cœur C ; S, creux de la came eu cœur; R. rhéostat; I, bobine de self.
- p.424 - vue 40/132
-
-
-
- LE H E(i LA CE DES DES DE LES l‘A U LA T.S.E.
- 425
- telle sorte qu’il demeure insensible sous l’action de tout courant dont lu durée ne serait pas d’au moins quatre secondes et demie.
- Une première solution est intervenue, empruntée aux relais différés de l’industrie électrique. La bobine comporte un noyau mobile terminé par un piston à clapets dans un petit cylindre. Quant un courant traverse les bobines, le noyau se soulève lentement et retombe brusquement dès que cesse le passage du courant. Le réglage étant l'ait pour une ascension de cinq secondes, par exemple, tout courant d’une durée inférieure soulèvera le noyau, mais d’une quantité insuffisante pour lui permettre d’attfeindre la lame établissant le contact en IL Aucun nouveau circuit ne peut donc être fermé sous l’act ion d’un courant de courte durée.
- Ce relais a été remplacé récemment par un autre plus compliqué que représente l’une de nos photographies et que nous allons décrire sommairement (fig. 4, 5 et 6).
- 11 comporte un plateau d’embrayage 1\, strié sur une de ses faces, monté fou sur l'arbre A et commandé électriquement par le régulateur ; il tourne pendant toute la durée de l’allumage des lampes à trois électrodes à raison d’un tour par minute.
- 1*,, plateau (l'embrayage ; A, arbre; P2, deuxième plateau fixé sur l'arbre A et maintenu dans une position fixe par le ressort spirale R qui commande A; E, électro; V, armature appuyant sur le plateau B solidaire de. Varbre A ; D, ressort spécial repoussant Varbre A vers la droite pour éloigner P2 de P, quand le courant cesse de parcourir Vélectro E; E cliquet fixé au plateau P2 en prise avec la roue à rocket
- FIG 3. — I.IÎ RÉGULATEUR
- 1, Boule du balancier; 2, bobines de /’électro E du schéma général; 3, commande du levier de réglage; 4 et 5, entretien magnétique du balancier.
- En face, et solidaire dû même arbre A, un deuxième plateau P2, semblable au premier, reste au repos tant qu’il n’est pas en contact avec Pv Ce plateau P2 est maintenu dans une position lixe par un ressort spirale R, (pu agit constamment sur l’arbre A.
- Le courant du relais sensible (7? S de notre schéma général) traverse l’électro E qui attire son armature C. Celle-ci vient appuyer sur le plateau B solidaire par une goupille de l'arbre A. Le plateau B entraîne donc l’arbre A, lequel amène le plateau P2 en contact avec le plateau Pv L’entraînement de P2 est assuré par P1 à un tour par minute.
- Lorsque le courant cesse dans l’électro E, le ressort D, agissant sous le plateau B, pousse l’arbre A vers la droite et provoque ainsi la
- p.425 - vue 41/132
-
-
-
- LA SCI 14.X CK ET LA I ' / E
- ï>i\
- séparation des plateaux Pj et P2 ; celui-ci, sollicité par le ressort spirale R revient rapidement à sa position de repos Pendant le contact entre Pa et P2, ce dernier plateau tourne d’un angle proportionnel à la durée du courant venant du relais sensible et, partant, des signaux de T. S. F. Mais le plateau 1\ porte un cliquet F en prise permanente avec une roue à rochet G qui tourne folle sur le même arbre A. Cette roue est maintenue au
- repos par deux galets H (fig. 5) solidaires des leviers 1 pivotant autour des axes J. Sous l’action d’un signal court (une seconde, par exemple), le plateau 7J, tourne dans le sens de la flèche d'un soixantième de tour puis revient à sa position de repos. Si le signal a une durée de cinq secondes, le plateau P,, entraîné par P,, tourne de cinq soixantièmes de tour et le ro-ehet G, d’une dent, de sorte que le cliquet F retiendra la dent K.
- Dès que cessera l’émission
- FIG. ----VUE DE FACE DU MÉCANISME DE RELAIS RETARDÉ (VOIR FIG. 4)
- A, arbre ; P2, plateau solidaire de T arbre ; F, cliquet de la roue à rochet G ; Il II, galets des leviers I engages dans la roue G ; J, axes des leviers I ; K, dent de la roue G représentant une révolution de 5/600 de tour; L L, balais solidaires des leviers I ; M M, broches de contact sur lesquelles appuient les balais I. I. pour établir le circuit avec le relais E (schéma général) ; N, broche susceptible de venir en contact avec le. balai ü si la durée du courant dépassait cinq secondes et demie, pour empêcher le relais de continuer à fonctionner.
- FIG. G. — LE RELAIS SENSIBLE ET LE RELAIS RETARDÉ A droite : reluis sensible fit S du schéma général) . 1, bobine ; 2, armature ; 3, ressorts de F armature ; 4, butoirs ; 5, axe. du balancier d'oscillation des ressorts ; 6, aimant enfer à cheval. — En bas et au centre : 7, condenseurs ; 8, résistances. — A gauche : relais retardé fit II du schéma général) P®, platine de support ; G. roue à rochet ; F, cliquet ; H fl, galets des leviers I ; 9, petit frein à air comprimé ; O, balai susceptible de venir en contact avec les broches N (fig. 5) ; A, arbre.
- p.426 - vue 42/132
-
-
-
- 427
- LE RÉGLAGE DES PENDULES PAR LA T. S. F.
- FIG. 7. — VUE GÉNÉRALE DES TRANSFORMATEURS
- .‘5 3, circuits primaires ; 4 4, circuits secondaires ; .111, condensateurs ; 2 2, résistances ; ô, boite des transformateurs ; 0, lampes amplificatrice s à trois électrodes ordinaires.
- de courant , le plateau P2, dégagé de I\, reviendra à sa posi-t ion de repos sous l’action du ressort R, la roue G, entraînée dans le même sens, soulèvera les deux galets II qui passeront au-dessus d’une dent ; les deux leviers /, que terminent deux balais L, viendront appuyer sur les deux broches M pour fermer le circuit de l’é-Jectro de remise à l'heure (E du schéma général fig. 2).
- Sur notre photographie (fig. 0), on remarque que les leviers I sont prolongés par detix branches (sous lesquelles sont les balais L) réunies par deux pet i! s t ubes télescopiques. Ces tu-
- FIG. 8. — SCHÉMA DU RELAIS A MERCURE
- E, disque à encoche; A, lame-ressort terminée par le contact 11; H, ressort de traction de la hune; H lt, électro-aimant' à armature tournaille M: contrepoids : 1’, plongeurs ; (I, godets <i mercure.
- lies constituent un petit frein à air qui p ro lo n ge légèren i en I, le contact pour éviter une remise à l'heure trop brusque.
- Ce relais, qui est une pièce mécanique de précision, ne peut donc faire fonctionner le système de remise à l’heure, commandé par l'électro E que sous l’action d’un courant de cinq secondes. Mais si un courant étranger d’une durée supérieure à cinq secondes venait à actionner le relais, aucun dérèglement du mécanisme : ne pourrait sè produire par suite de la présence sur le plateau P.> de broches N venant rencontrer, au bout de cinq secondes
- p.427 - vue 43/132
-
-
-
- /. A SCI EX ('E ET LA VIE
- ‘128
- el demie*, un balai fixe O; ce contact aurait pour effet de mettre les appareils hors d’action pour toute la journée suivant le signal.
- Le contact horaire de cinq secondes n’aura donc plus aucune action sur le mécanisme, pas plus d’ailleurs que les courants étrangers survenant par la suite. La remise à l'heure s’effectuera alors le lendemain dans les mêmes conditions que précédemment.
- Le relais retardé remplit donc parfaitement safonc- ; tion, mieux que le pré- i cèdent système qui obligeait la pendule à subir l’action de tous les courants étrangers d'une durée de cinq secondes et plus, à quelque moment de la journée qu’ils surviennent, ce qui n’était pas sans présenter de graves inconvénients en déréglant fréquemment la marche de la pendule.
- Voyons maintenant par l’intermédiaire de quel mécanisme s’effectue la remise à l’heure, c’est-à-dire comment h* relais retardé commande l'aiguille des secondes.
- Le circuit du courant d'alimentation sur l’élec-tro E étant, fermé par le contact B (schéma général), l'armature de cet électro est attirée. Cette armature se termine par un galet G cpii, au repos, est écarté du mécanisme de remise à l’heure. Mais au moment de l'attrac-t ion, ce galet se rapproche d'une came en cœur (', calée sur l’axe de l'aiguille des secondes. Il pèse sur leprofi] decette came et l'obligea se déplacer jusqu’à ce qu'il pénètre dans sa cavité S qui correspond à la position 30 du cadran de l'aiguille des secondes du régulateur.
- Par conséquent, que cette aiguille soit en avance ou en retard de vingt-neuf secondes, elle sera amenée automatiquement sur la division 30 par le signal de remise à l'heure. Ajoutons que la came C est un organe emprunté à l'horlogerie courante ; c'est le système adopté dans la construction des ehronographes pour maintenir l’aiguille des secondes en vue d'un chronométrage.
- L’installation générale de cette pendule comporte encore, en dehors des résistances de chauffage des lampes, un relais à mercure qui établit et coupe le circuit d’allumage des lampes aux instants convenables.
- Pas plus que la came en cœur, le relais à mercure n’est pas un organe nouveau, mais il a trouvé une intéressante application dans le dispositif général de la pendule à remise à l’heure. 11 comporte un disque à encoche E, actionné par le circuit du récepteur, faisant un tour en vingt-quatre heures (fig. 8). Au-dessus est fixé une lame ressort A portant une pointe et terminée par un contact B. Cette pointe appuie en permanence sur la périphérie du disque à encoche, sollicitée par un faible ressort R qui tire constamment sur la lame-ressort A. A l’heure précise de l’allumage des lampes, la pointe tombe dans l’encoche E et le contact s’établit en B. Le courant d’alimentation parcourt alors les électros II II ; l’armature M, montée sur un axe horizontal, se place en face des noyaux des deux électros taillés en conséquence. Les deux brandies du plongeur B pénètrent alors dans les deux godets à mercure G et envoient le courant de 110 volts dans les lampes. Lorsque le disque E, qui continue sa révolution, a relevé la pointe franchissant le plan incliné de l’encoche, le contact B se rompt, le courant d’alimentation cesse de parcourir les deux bobines du relais à mercure et l’armature reprend sa position de repos, qui est celle indiquée sur notre figure et sur la photographie ci-dessus, sous l’action du contrepoids c terminant le levier portant les plongeurs à son autre extrémité.
- Cette pendule, dont il existe déjà quelques modèles en divers endroits des réseaux de chemins de 1er français, fonctionne à la gare Saint-Lazare depuis quelque temps, sans que l'on ait jamais constaté la moindre irrégu-la ri lé dans sa marche. G. IIahissel.
- EJG. {). - HELAIS A MERCURE
- ], lame-ressort : 2 3, trous d'allégeaient de la roue à encoche 4 ; 5, contrepoids : (i, électro-aimant ; 7, plongeur; 8, godet à mercure servant de contact électrique.
- p.428 - vue 44/132
-
-
-
- LES PIERRES QUI TOMBENT DU CIEL
- Par Stanislas MEUNIER
- PROFESSE U H HONORAIRE AU MUSÉUM II’HISTOIRE NATURELLE
- Après avoir été considérées par les populations primitives, et même par les nations les plus éclairées de l’antiquité, comme des objets miraculeux pouvant avoir une influence sur les destinées des hommes et recevant, à ce titre, un véritable culte, ainsi qu’en témoignent de nombreuses médailles romaines, — alors que la madone de Foligno, ce tableau de Raphaïl, qui est à la Pinacothèque vati-cane, est un véritable ex-voto dans lequel, sous les pieds de la Vierge, au-dessus de la petite ville, passa un bolide dont les éclats ont été constatés, — les roches tombées du ciel ont été considérées par les savants les plus autorisés comme des illusions d’observateurs naïfs. Notre grand Lavoisier a même prononcé un verdict demeuré célèbre, sur la pierre recueillie à Lucé, en 1768.
- Il est vrai que l’on considérait en ce temps-là les météorites, non pas comme des roches extra-atmosphériques, mais comme la substance même du tonnerre, lequel avait été récemment reconnu pour être essentiellement immatériel :
- « L’opinion qui nous paraît la plus probable, c’est que cette pierre, qui, peut-être, était couverte d’une couche de terre ou de gazon, aura été frappée par la foudre, et qu’elle aura été ainsi mise en évidence ». Des « particuliers qui travaillaient à la récolte» aflirmaicnt en vain avoir vu de leurs yeux tomber la pierre, Lavoisier
- ne rechercha point si un phénomène naturel, autre que celui de la production de la pierre par la foudre, était possible.
- Son rapport n’empêcha d’ailleurs point les pierres de tomber du ciel, et même si abondamment que les docteurs durent enfin les prendre au sérieux et que les chutes devinrent l’objet d’études nombreuses dans lesquelles les aérolithes étaient analysés par les plus illustres chimistes : Vauquelin, Darcet, Howard. Et, sur la demande du ministre . de l’Instruction publique, l’Académ'e des sciences chargea Biot, l’un de ses membres, de vérifier toutes les circonstances d’une chute qui s’était produite aux environs de Laigle. Biot a fait du phénomène un tableau si exact, qu’à part quelques menus incidents locaux, son récit s'applique à. tous les cas :
- « Le mardi 6 floréal, an XI, dit-il, vers une heure de l’après-midi, le temps étant serein, on aperçut de Caen, de Pont-Audemer et des environs d’Alençon, de Falaise et de Verne u il, un globe enflammé, d’un éclat très brillant, et qui se mouvait dans l’atmosphère avec beaucoup de rapidité. Quelques instants après, on entendit une explosion violente qui dura cinq ou six minutes. Ce furent d’abord trois ou quatre coups semblables à des coups de canon, suivis d’une espèce de décharge qui ressemblait à une fusillade. Ce bruit partait d’un petit nuage qui avait la forme d’un
- MÉTÉORITE TOMBÉE A CHARCAS (MEXIQUE)
- Ce bloc de fer pesant 780 kilos était considéré à Char cas comme une divinité qui guérissait les femmes de la stérilité ; il était enchâssé dans le mur de Véglise d/où il fut extrait lors de F expédition du Mexique. Il est aujourd'hui au Muséum (THistoire naturelle.
- p.429 - vue 45/132
-
-
-
- 430
- LA SClENf'E RT LA VtR
- LA COLLECTION DE MÉTÉORITES DU MUSÉUM DE PARIS
- Cette collection, exposée dans la galerie de géologie du Muséum d'Histoire naturelle, au Jardin des Plantes de Paris, renferme des spécimens de plus de 550 chutes successives, dont un grand nombre remontent ù des dates inconnues. La plus ancienne observation est celle du 7 novembre 1492, éi Ensisheim (Alsace).
- rectangle. On vit, en même temps, s’abattre sur le sol, avec des sifflements, une multitude de masses solides, qui jonchèrent un espace elliptique d'environ deux lieues et demie de long, sur une lieue de large, les plus grosses à l’extrémité sud-est de l’ellipse, les plus petites à l’autre extrémité et les moyennes entre ees deux points. La plus grosse de toutes celles que l’on a trouvées, pesait 18 k. 15 au moment où elle tomba ; la plus petite, que j’ai rapportée avec
- moi, ne pèse que 7 ou 8 grammes. Le nombre de toutes celles qui sont tombées peut être évalué à deux ou trois mille. »
- Il va de grandes différences dans les quantités de matière sidérale apportées par les
- BOUCLE D’OREILLE PRÉHISTORIQUE
- Ce bijou a été taillé dans un fragment de fer météorique tombé à. une époque inconnue dans un territoire de t'Amérii/ue du Nord. Il a été découvert dans les sépultures fossiles connues aux Etats-Unis sous le nom général de « Moutils » et qui sont des collines préhistoriques à formes d'animaux ou d'hommes.
- diverses chutes météoritiques. Celle de Laigle fut parmi les plus abondantes; mais on évalue à une centaine de mille le nombre des pierrailles ramassées à Pultusk, en Pologne, le
- 30 janvier 1808. Elles sont distribuées sur le terrain de la façon que dit Biot, c’est-à-dire comme triées d’après leur grosseur et leur poids.
- Certaines chutes : Lucé, Chassigny, Ju-vinas, etc..., n’ont fourni qu’une seule masse. Il est des météorites qui ne pèsent qu’un gramme ; d’autres, très rares, qui atteignent plusieurs tonnes. Les deux échantillons les plus volumineux que possède le Muséum sont de 625 et de 780 kilogrammes ; ils proviennent, l’un de Caille (Alpes-Maritimes), l’autre de Charcas (Mexique),
- p.430 - vue 46/132
-
-
-
- LES PIEU UES QUI TOMBENT DU CIEL 4fil
- Ces fragments ne sont, en général, que de petites portions de la chute qu’ils représentent, quoiqu’un certain nombre défient par leur poids tout transport à longue distance, au point cpi’on les a parfois exploités sur plaee, comme des affleurements de quelque gisement terrestre. C’est, par exemple, ce qui eut lieu pour le fer de Sainte-Cat lie ri ne (Brésil), considéré d’abord comme minerai terrestre de nickel, mais dont on reconnut, apres l’extraction de plusieurs tonnes, l’absence complète de continuité en profondeur.
- 11 en fut à peu près de même pour le fer de Canÿon-Diablo, dans l’Arizona. Par contre, on prit pour de gigantesques météorites les blocs d’O-vil'ak, découverts par Nordenskjœld, au Groenland, et qui ne sont que du fer natif, originaire des profondeurs terrestres.
- Quoiqu’on ne puisse donner d’une manière certaine le poids des grands apports de bolides essaimés sur le sol, on a pu cependant évaluer à onze tonnes celui de Ben-dego, dans la province de Bahia, au Brésil ; à 16 tonnes ceux de Williamette, dans l’Orégon, et de Chu-paderos, au Mexique ; et à 6S tonnes, celui du cap York, au Groenland, dont le Muséum ne possède pas d’échantillon, maisqui pourrait bien être de la catégorie d’Ovifak. Pour Canyon-Diablo, il y a dû avoir, au cours des siècles préhistoriques, une perte formidable de
- matière, car il ne reste guère que quatre tonnes du fer de cette chute, c’est-à-dire une quantité en disproportion énorme avec la
- trace laissée par sa chute et sur laquelle nous reviendrons tout à l’heure.
- No il s a vo ns d i t ( ] u e les météorites tombent avec des vitesses de projectiles. On en a cité cependant qui sont arrivées sur le sol avec une vitesse si faible qu’elles n’ont pas brisé la glace des pièces d’eau où elles sont tombées ; tel est le cas de la masse d’Es-therville (lowa), 10 mai 1879. D’autres, au contraire, labourent véritablement la terre : la pierre de Tadjera (Algérie) a creusé un sillon d’un kilomètre de long. Mais il ne faut pas confondre la vitesse des éclats avec celle qui anime les bolides entrant dans notre atmosphère et qui est comparable à celle des planètes dans leurs orbites.
- Si l'on veut ramasser les météorites au moment de leur chute, on en est empêché par leur haute température. Mais si, à la suite d’une cassure, on peut prendre contact avec l’intérieur de la masse, on éprouve, au contraire, un froid qui dépasse toutes les basses températures auxquelles nous sommes habitués. Et la persistance de ce grand froid de l'espace, à l'intérieur des pierres météoriques, est démontrée, indépendamment de toute illusion, par la couleur blanche ou gris de fer, contrastant avec le
- COMPARAISON DK RA STRUCTUKK DU FEU DK CAILLE (FIG. SUPÉRIEURE) AVEC CELLE DU FER DE CANYON-DIABLO On voit que pour le fer de Canyon-Diablo, la figure de Widmannslœllen a été déformée et désarticulée par réchauffement consécutif à la destruction de la force vive et par la déformation due au choc. Canyon-Diablo peut être imité par le forgeage de Caille. Le développement de chaleur à la surface de la terre par la chute des météorites modifie la déperdition statique de la température d'origine dont Fouricr a exclusivement étudié l'influence sur la vitesse de refroidissement de notre globe.
- p.431 - vue 47/132
-
-
-
- LA SCI EX CE LT LA VIE
- 'M2
- noir profond de leur eroûte, d’une très mince pellicule, résultat de la chaleur développée par la résistance de l’air. En effet, il suffit d’exposer un fragment de roche blanche, maintenu à l’abri du contact de l’air, à la température d’un creuset chauffé par une lampe à gaz, pour <pie tout le fragment devienne d’un noir vi
- types pour que chacune y trouve sa place.
- A première vue, on y distingue trois grandes catégories : les météorites métalliques, ou liolosidères ; d’autres qui sont surtout pierreuses, mais qui contiennent de très petits granlies métal li-
- ANYON-DIABLO
- d'un acide, au cours de Vexpérience de \Y idmannstœilcn, a révélé le désordre de la structure interne de cette météorite qui témoigne de la violence des chocs subis par ces blocs lorsqu'ils rencontrent le sol terrestre.
- Cette particularité est d’autant plus digne d’intérêt que, d'après les mathématiciens, l’arrêt brusque de la masse météoritique devrait dégager des milliers et des milliers de degrés thermométriques, c'est-à-dire bien plus qu’il n’en faut pour sa volatilisation complet c, (pii n'a d'ailleurs jamais lieu.
- Quoique les roches météoritiques soient formées des mêmes éléments chimiques que les roches terrestres et qu’elles aient, en commun avec elles, un certain nombre de minéraux, elles constituent un groupe nettement différent. D’un autre côté, elles sont très loin de se ressembler toutes entre elles. Néanmoins, les milliers de chutes (pii ont été observées n'exigent pas plus d'une soixantaine de
- (pies disséminés dans toute leur masse ; on les appelle des oligosidères ; et enfin, les agrégats, qui, faisant un passage entre les deux autres catégories, contiennent à peu
- près le même volume de fer métallique et de matière pierreuse et qu’on a comparés à des éponges de fer, dans les vides desquelles se serait concentrée de la matière lilhoïde. On les appelle les syssidères et quelquefois, également, les polysidères.
- Matérialisons chacun de ces types par un exemple nettement défini et que nous choisirons dans la collection du Muséum d’His-toire naturelle, l'une des plus complètes du monde— malgré la modicité de son budget — et qui a fourni les éléments d’études d’où est résultée la
- CAVITÉ CREUSÉE DANS LE SOL PAR LA CHUTE d’une MÉTÉORITE
- C'est le faux cratère de Canyon-Diablo (.Arizona).
- p.432 - vue 48/132
-
-
-
- L ES PI K HUES Ql’I
- Géologie comparée, science de liaison entre l’Astronomie physique et la Géologie.
- Dans le groupe des holosidères, le fer de Charcos (Mexique), déjà mentionné, est remarquable par la netteté de ses caractères. C’est un lopin de métal dont la structure est si intensément cristalline qu’elle montre des clivages géométriquement orientés. Le bloc est formé d’alliages divers de fer et de nickel, associés à différents minéraux dont le plus visible consiste en cylindres de sulfure de fer. Ces cylindres sont enveloppés dans une espèce de fourreau en graphite, ou mine de plomb, et nous passons sous silence des éléments qu’il n’est possible de discerner qu’à l’aidede l’analyseehimi(pieou du microscope.
- Comme type de syssidères, citons le fer de Pallas, dont le nom est celui du voyageur russe qui l’a découvert, à la fin du xvme siècle, sur le versant oriental de l’Oural.
- Quand on y pratique une section plane, on voit que la matière principale en est une réunion d’alliages de fer et de nickel ressemblant d'ailleurs beaucoup à ceux du fer de Charcas, mais arrangés de layon à enchâsser très curieusement des cristaux limpides de péridot.
- Enfin, il est d’autres roches cosmiques bien moins nombreuses, qui n’ont pas de fer métallique, tels que le type charbonneux (l’Orgueil (Tarn-et-Garonne), la péridolite de Chassigny (Haute-Marne), qui ne contient que du péridot et du fer chromé, l’espèce de lave de Juvinas (Ardèche), mélange de pyroxène, de feldspath et d’am-
- T O M II EST DU (' IE L V.V.\
- pliibole, tout à fait comparable à la lave des volcans terrestres et qu'un œil peu exercé pourrait confondre avec elle.
- La question s’est, naturellement posée tout de suite, de l’origine et du mode de formation des roches météoritiques. Bien longtemps on s’est laissé aller à de pures rêveries, et c’est peu à peu que les imaginations ont été remplacées par des déductions rationnelles. La comparaison avec les roches des profondeurs terrestres a suscité des notions décisives, dont la conclusion est (pie les météorites sont les ruines d’un astre qui, à la suite de réactions dont nous avons plus d’un indice dans le ciel et surtout dans la lame, se sont spontanément désagrégées. De cette découverte, estsort ie !a solution d’autres problèmes considérables.
- Un fait primordial, c’est (pie, malgré la différence sur laquelle nous insistions tout l’heure, quant à la composition minéralogique des météorites et des roches de profondeur terrestre, il règne cependant une identité de structure entre les deux groupes de minéraux. 11 faut renoncer à l'opinion que les météorites pas plus que les roches de nos soulèvements montagneux. sont des résultats de simple fusion. Aveuglés pur des idées préconçues, les litholo-gistes se sont complu long-décrire les roches primitives, le exemple, comme composées de grands cristaux normalement complets, dits de première consolidation, et (pii se seraient engendrés lentement, avec calme, dans des
- DÉTAIL DU FSEUDO-CRATERE Dli CANYON-DI AU 1,0
- Cette vue détaillée montre que, lors de la formation du faux cratère, creusé par la chute de la météorite de Canyon-Diahlo, le sol a subi une véritable fusion avec vitrification du sable
- DÉBRIS DE FER MÉTÉOROLOGIQUE POLI On a. monté sur un pied un débris du fer météorique de Canyon-Diablo (Arizona) attaqué et corrodé par les intempéries de l'atmosphère terrestre. La section pratiquée au travers du nodule métallique a été polie.
- temps à granit, par
- p.433 - vue 49/132
-
-
-
- 4") !•
- LA SCIENCE ET LA VIE
- bains de matériaux silicates tondus, puis dégagés d’une espèce de gangue vitreuse générale. Les pro grès du refroidissement n'auraient plus eu qu’à dévitrijier ce magma, et la succession des deux phases de formation reproduirait à peu près l'état de choses réalisé dans nos usines métallurgiques.
- L’examen impartial des faits naturels conduit, tout au contraire, à constater dans un morceau de granit l’absence totale de ces cristaux si bien faits.
- Ce ne sont nulle part, que des débris, cpie des résul tats d’un pétrissage, d’un malaxage constamment recommencé qui, d’ailleurs, nous a]>paraît comme le mécanisme inévitablement nécessaire de la contraction de la croûte terrestre, contrainte, à chaque instant, à diminuer le rayon de sa courbure, pour accompagner la masse du noyau interne de la Terre qui, par son refroidissement continu, tend à lui retirer à chaque instant son support.
- 11 faut d’autant plus insister sur l’identité de structure des météorites avec les roches granitiques, gneis-siques, métamorphiques, etc., que tout ce que nous prévoyions sur le mode de formation des météorites s’en trouve complètement continué. Et c’est pourquoi il est nécessaire d’admettre que les météorites sont les résidus de la désagrégation spontanée d’un astre, qui a traversé au cours de milliers de siècles toutes les étapes de l’évolution sidérale...
- De ce que nous venons de dire résulte l’impossibilité de rencontrer des fossiles
- CRISTAUX I) ERSTATITE TROU VUS DANS UNE MÉTÉORITE
- Ce mi aérai très caractéristique des météorites, connu sous le nom d’Krslat ite, s'obtient artificiellement par des réactions chimiques auxquelles les phénomènes de fusion ignée ne prennent aucune part. Au microscope, sous lequel ces cristaux ont été photographiés, on ij retrouve des traits visibles dans un très grand nombre de roches cosmiques.
- TRANSPORT A TRAVERS LA FORET VIERGE I)U BLOC DE FER MÉTÉORITE DE BENDEGO (BRÉSIL). PESANT 5.000 KILOGRAMMES.
- dans les météorites. Leur recherche avait, un moment, séduit Pasteur, qui se demandait si les pierres de l’espace ne contiendraient pas des germes organiques. Nous savons maintenant qu’avant d’aller prendre sa place définitive dans la masse de l’astre parvenu à sa fin. le vieux sédiment constituant des roches renfermant tous les fossiles qu’on voudra supposer, a subi un nombre considérable de fois, par suite des successions de « charriages de nappe; », comme disent les spécialistes, le remaniement, suivi de cristallisation, de plus en plus intime qui nous occupe. Dès lors, la structure, granitique ou sebis-to-eristalline et essentiellement azoïque, subsistera comme position ultime d’équilibre, d’ailleurs essentiellement provisoire.
- Ce n’est pas tout. A la lumière d’une étude convenablement conduite, nous ret rouverons ailleurs des témoignages imprévus de l’étonnante et grandiose unité de l’univers. Tout le monde est d’accord sur ce fait, que la laine est un monde essentiellement
- différent de notre globe. L’atmosphère y fait défaut, de même que l’océan, et toute la surface est recouverte de formations volcaniques, serrées parfois les unes contre les autres et en passe de se déformer réciproquement.
- Or, la théorie des volcans, indissolublement rattachée à tous les phénomènes souterrains, et avant tout aux remaniements incessants de l’écorce terrestre, exige la collaboration continue de la pénétration progressive de
- p.434 - vue 50/132
-
-
-
- LES PIERRES QU J TOMBENT
- DU CIEL
- 4îî;>
- COUPK A 'IRA Y K UH I.A MKTKOIUTK DK BKNDKOO
- superficielle de l’eau, de raison pour que le phénomène éruptif, immédiatement,, cesse de se répéter. Les contractions souterraines ont les mêmes motifs pour durer, les lamcsde charriage pour obéir aux résultantes horizontales, et enfin, par conséquent, les éruptions pour se produire. Il ne faut d’ailleurs pas oublier que des observateurs de mérite se sont demandé si, dans tel ou tel point de la surface lunaire, il n’y a pas eu sous leurs yeux des signes d’activité et des apparitions de points incandescents.
- En y réfléchissant, on trouve (pie, tant que le globe lunaire n’est pas refroidi complètement, c’est-à-dire n’est pas parvenu à l’équilibre de température
- Celte, figure, dite de Widmanmlœtten, apparaît par le contact des acides sur les surfaces planes qu'on a polies, au travers d'un très grand nombre de fers météoriques. Il s'agit ici du fer découvert en 17SI, à Bendego, où il est tombé à une époque inconnue. Cette photographie a été prise au grossissement de 20 diamètres, pour montrer les détails de cette structure qui a, d'ailleurs, été reproduite artificiellement dans les laboratoires. Entre les lignes droites et parallèles consistant en un alliage dénommé toenitc sont disposées des concrétions d'un autre alliage dit kanmeite.
- l’eau de surface à des profondeurs de plus en plus grandes. En outre, la réaction, à son égard, de la haute température des régions profondes qui, — sous l’influence des lames de charriage, tend constamment à accepter une distribution différente de celle que la pesanteur essaye de lui donner — provoque souvent de violents déplacements intérieurs.
- Progressivement, à la faveur d’un temps suffisant, l’eau de surface devient de plus en plus rare, les bas-fonds seuls conservant quelque humidité. Us se dessèchent à leur tour, mais il n’y a pas, dans cette disparition
- COMPARAISON DK I.A DISTRIBUTION DKS CONKS VOI.CA-NIQUKS LUNAIRKS AVKC CKI.LK DK VOI.CANS TKRIIKSTRKS
- La lune doit ses cratères à la persistance de jnvd-uctions éruptives consécutives à Vabsorption de son eau superficielle, entièrement souterraine avant qu'elle soit totalement tarie. A gauche : un district lunaire des environs de « Socrate », désormais à l'abri de l'érosion pluviaire ; à droite : environs de Naples où les reliefs sont mmés à la destruction par /’intempérisme terrestre.
- p.435 - vue 51/132
-
-
-
- LA SC1ESCE ET LA CIE
- iao
- avec le ciel qui l’avoisine, la crise volcanique ne peut, manquer de se produire : une grande partie des matériaux projetés verticalement, s’élevant vers la sur-l'aee, l’atteignant et la déliassant, avec de moins en moins d'énergie, mais sans lencontrer au dehors les agents érosifs tpii opèrent chez un astre pourvu de toutes ses parties essentielles.
- Les eaux de pluie, de ruissellement, de circulation et de remplissage de bassins marins n’attaquent plus les reliefs récemment produits <|ni, au contraire, doivent s’ajouter indéliniment les uns aux autres, de
- façon ii faire disparaître, peu à peu, par leur réunion, toutes les productions non volcaniques qui existeraient aux environs.
- Et nous pouvons, provisoirement au moins, nous demander si cette exubérance de cônes, de cratères et de coulées ne représente pas, tout simplement, ce (pii serait arrivé sur la. Terre si. depuis le commencement de l’époque tertiaire simplement, les édifices successifs du volcanisme s'étaient accumulés sans compter avec la destruction aqueuse (pii les a supprimés.
- Nous pouvons même facilement rétablir par la pensée, sur le planisphère terrestre, les constructions volcaniques successives depuis la lin du crétacé, et nous voyons tout de suite qu’en entourant les centres volcaniques reconnus, d'une surface moyenne d’épanchements ignés, nous arrivons à faire disparaître la plus grande partie des forma-
- ERAGMENT DI U A PIERRE MÉ TÉOR1TIQUE TOMBÉE LE 13 OCTOBRE 1872 A SOKO-BAN.IA (SERBIE)
- Ce fragment mesure à peu près 12 centimètres de hauteur et pèse 1 ldi. 850.
- CACHET TAILLE DANS UNE METEORITE Ce cachet, offert en 1888 à V Empereur d'An nam, pour servir à sceller ses communications au gouvernement de la lié publique française, a été taillé dans une roche tombée en forme de météorite à Pultusk (Pologne ), le 30 janvier 1808
- lions sédimenlaires sous ee manteau de déjections que, dans la réalité, les phénomènes météoriques ont fait disparaître.
- Ce sujet, nous autorise une petite digression, qui ne manquera pas d'une certaine saveur. Elle fait allusion à une hypothèse que, pour notre part, no us regardon s comme tout à fait gratuite et injustifiée, mais qui a séduit plusieurs auteurs : les cratères de la Lune représenteraient chacun le résultat du choc d’une grosse masse cosmique, qui serait venue éroder le disque de notre satellite dans sa course.
- Ce te opinion singulière est née à la vue de l’énorme bloc de 1er tombé dans le désert d'Arizona, à Canyon-Diablo et dont nous avons déjà parlé ionguement plus haut.
- Dans cette localité singulière du Coconico County existe une véritable colline annulaire ayant tout à fait la forme d’un cratère volcanique, (pii fut étudiée par plusieurs géologues américains, parmi lesquels nous citerons MM. Foot et Merrill, grâce à qui nous sommes admirablement renseignés à ce sujet. Ce cratère, à peu près circulaire, qui a environ 1.200 mètres de diamètre et 150 mètres de profondeur, est entouré d’une ceinture de roches carbonifères. De toutes parts, les blocs de fer météo ritique étaient, à l'époque de sa découverte, disséminés sur le sol,
- avec une orientation qui lit
- croire d’abord à une coulée de
- lave métallique, (,'à et là, se montraient des
- blocs ocrcux, résultant évidemment de
- l’oxydation des fers. En creusant dans le
- p.436 - vue 52/132
-
-
-
- LES VI Eli RE S Ql'I TOM IiEST 1)1’ CIEL
- cratère, on constata que le sol en est formé de roches vitreuses, qui avaient bien l’aspect volcanique, mais non la composition, et qui étaient certainement causées par la fusion, relativement récente, d’un sable siliceux formé de quartz à peu près pur.
- Quelques coups de sonde montrèrent que ce grès est limité à la surface du sol, ne se continue pas en profondeur et repose sur des roches semblables à celles qui constituent le terrain normal des régions avoisinantes.
- En résumé, les météorites — débris d’un astre, vraisemblablement satellite de la Terre et qui, plus petit que la Lune, arriva plus vite qu’elle au terme de son évolution,— les météorites, disons-nous, constitués primitivement comme la Terre et les autres planètes — nous instruisent des conditions des régions inaccessibles de notre
- BLOC DK FEIl MÉTK-OKIQUE DÉCOU-VERTDANS 1,’lLE MELVILLE PAR LE LIEUTENANT P E A R R Y
- ROCHE FiLONIENNE TERRESTRE PROVENANT DU HARZ (ALLEMAGNE)
- Ce fragment de roche a été extrait d'un filon de galène dit « en cocarde », encadré de quartz, dont l’origine suppose sur la terre les mêmes actions géologiques qui ont amené la production du fer de P allas. On en déduit Vexistence de filons en cocarde sur l'astre extraterrestre où les météorites ont pris naissance.
- globe, en voie de cataelase (déchirure) perpétuelle. C’est ce que montre, par exemple, la pierre de Soka-Banja (Serbie) où la fusion, comme ici n’est intervenue qu’avec la collaboration de vapeurs soumises à d’énormespressions.
- Elles nous donnent un aperçu de la vieillesse de la Lune, qui se fracture dans des localités de plus en plus profondes et nous indiquent la cause de son grand développement volcanique. Enfin, par la comparaison, (pie l’on ne peut manquer de faire, de la Terre avec son petit compagnon détruit et de son grand satellite mourant, elle nous montre l'avenir de notre globe, dont les fragments iront enrichir le. Soleil, d’où il était sorti, et qui, alors, sera réduit à son tour à l'état de simple planète.
- On voit quel intérêt offre l’étude des pierres qui tombent du ciel (pii constituent, en somme, les seuls renseignements directs que nous ayons sur les mondes gravitant autour de notre
- globe.
- Stanislas Meunier.
- Ce bloc de fer, d'origine souterraine, ressemble de près à des fers tombés du ciel et fait pressentir l'analogie des régions centrales du globe avec des portions des astres désagrégés dont nous viennent les météorites de nature métallique. Il pèse plusieurs dizaines de tonnes.
- p.437 - vue 53/132
-
-
-
- LES DISPOSITIFS SPECIAUX DE L’AVION QUI ÉCRIT DANS L’ESPACE
- L’avion, partant de l’aérodrome d'Orly, qui trace des lettres dans l’espace et dont les Parisiens ont pu suivre les évolutions pendant la première quinzaine d’octobre, avait débuté au-dessus de Londres avant de franchir le détroit.C’est un Anglais, le major .I.-C. Savage, qui, aidé de son pilote Teurner, eut le premier l’idée de tracer des signes dans le ciel à l’aide de flocons de fumée s’échappant du fuselage d’un avion.
- Au moyen d'une soupape de contrôle placée dans la carlingue, l’aviateur peut envoyer les gaz d’échappement du moteur directement dans un tuyau qui se termine par un serpentin perforé, installé dans un réservoir en tôle d’acier occupant l’arrière du fuselage. Quand les gaz chauds arrivent dans ce réservoir, qui contient une certaine quantité d’huile lourde et de produits chimiques, il se dégage un volume considérable de fumée blanchâtre. La pression qui règne dans le réservoir clos chasse la fumée qui s’échappe au dehors au moyen d’un tuyau longeant la queue de l’aéroplane. Pour interrompre l'émission de fumée, le pilote n’a qu’à rétablir l’échappement ordinaire des gaz du moteur.
- La fumée blanchâtre dont la traînée demeure dans le sillage de l’avion peut persister en moyenne pendant cinq à six minutes. Toutes les courbes et évolutions que fait
- l'avion s'inscrivent ainsi dans le ciel et peuvent donner lieu, si ce sont des lettres et des mots, à une publicité originale et efficace.
- L’aviateur opère entre 3.000 et 5.000 mètres, et les lettres qu’il écrit mesurent environ un kilomètre de hauteur. L’inscription se fait dans un plan horizontal, de façon à être lue aisément par les spectateurs placés au-dessous ; mais les manœuvres que doit accomplir l’aviateur pour tracer les lettres, mettre les points sur les i, barrer les t, sont assez compliquées, obligé qu’il est de revenir très souvent en arrière pour reprendre chaque lettre, et pour recommencer à chacune d’elles l’émission de fumée blanche.
- L’alignement et le parallélisme des lettres s’obtiennent en prenant des repères sur le sol.
- De plus, il faut écrire à l’envers, comme on le ferait si Ton écrivait sur une vitre d’un magasin pour être lu par des personnes se trouvant sur le trottoir. Et ceci n’est évidemment pas pour faciliter la besogne.
- Le temps n’est pas toujours favorable à cette opération qui demande, pour être utile, un ciel clair, dégagé et un plafond élevé.
- Ajoutons que chaque sortie, effectuée en vue de publicité, revient à une dizaine de mille francs. Les inscriptions sont visibles dans un rayon de 15 kilomètres; donc des millions de personnes peuvent les contempler.
- 1, levier de contrôle des émissions de fumée; 2, réservoir métallique contenant les huiles et les produits chimiques servant à produire la fumée; 3, soupape servant à refouler les gaz d'échappement du moteur à travers le tube et le serpentin perforé plongeant dans le liquide producteur de fumée.
- p.438 - vue 54/132
-
-
-
- COMMENT ON DEPOUILLE A LA MACHINE LES ANIMAUX ABATTUS
- Par Jean CAEL
- Il est peu de personnes qui n’aient assisté à une opération de dépouillement des animaux abattus, soit pour la boucherie, soit pour un usage industriel quelconque. Chacun sait que l’ouvrier commence par fendre la bête suivant une ligne ventrale qui se poursuit sur toute la longueur du corps et deux lignes perpendiculaires à la précédente, à la hauteur, l’une des pattes avant, l’autre des pattes arrière et coupant la peau de ces pattes jusqu’à leur extrémité. L’ouvrier, armé d’un couteau spécial, détache alors la peau et la plie en quatre.
- L’opération, assez longue, une demi-heure presque, n’est, pas toujours effectuée avec tous les soins désirables ; souvent la peau présente des coutelures, des trous, qui lui sont très préjudiciables, et l’industrie du cuir a fréquemment a souffrir de ces défectuosités.
- On a essayé de remédier à ces inconvénients en préconisant l’écor-chement au marteau, qui donne d’excellents résultats, puisque la pointe du marteau est incapable d’entamer la peau ; mais le procédé nécessite la mobilisation de deux ouvriers, l’un tenant la peau tendue et l’autre manœuvrant le marteau. Il est, d’ailleurs, aussi long, peut-être plus, que le précédent.
- Aux Etats-Unis le dépouillement se fait toujours au couteau : mais les ouvriers chargés de ce travail sont spécialisés. Dès que l’animal est abattu, l’un d’eux dépouille les pattes de devant. Un autre, la tête, un autre, l’épaule, etc... chacun d’eux est muni d’un couteau spécial pour le travail qu’il doit exécuter et acquiert rapidement une habileté extraordinaire. En cinq ou six minutes, un animal est dépouillé et la peau est toujours indemne. Pour cette raison, les peaux eu provenance de
- Chicago ont une valeur marchande supérieure à celles de provenance européenne.
- On constate, en somme, que jusqu’ici, l’opération du dépouillement des animaux avait conservé partout un caractère archaïque qui contraste singulièrement, surtout aux Etats-Unis, avec le progrès mécanique si largement appliqué dans toutes les industries. Le système au marteau n’a pu s’implanter en France à cause de la fatigue qu’il imposait
- l’IU. 1. - 1,12 « JL’ERCO », AIM'ARF.IK A OKFOUI I.KF.R KKS
- ANIMAUX KMIU.OYK AUX ABATTOIRS 1)K ZURICH
- p.439 - vue 55/132
-
-
-
- 440
- LA SCIENCE ET LA VIE
- aux ouvriers sous le choc de l’outil et aussi de sa lenteur. Il n’est, d’ailleurs, en usage qu’en Suisse et à Copenhague, où l’on aurait décidé, dans l’industrie du c uir, de ne plus mettre en vente que des peaux ainsi obtenues.
- De Suisse, nous est venu, récemment, un nouveau mode de dépouillement qui paraît devoir rallier tous les suffrages parce qu’il permet d’effectuer le travail sans fatigue, en aussi peu de temps que l’équipe spécialisée des abattoirs d e Chicago, et surtout sans endommager la peau. On utilise un petit appareil, le Perco, inventé par M. Pfel'l'erkorn, qu’un spécialiste français, M. Pierre Gourlay, est allé étudier sur place, aux abattoirs de Zurich, pour le compte du journal le Cuir, qui a bien voulu nous communiquer ses documents.
- En voici la brève description :
- L’appareil, de dimensions réduites, comporte une puignéeM(fig.2-l) tenue à la main, prolongée par une monture A dans laquelle sont logés les organes de commande de l’outil séparateur S. Une transmission souple relie le Perco à un moteur électrique suspendu par un étrier E à un chemin de roulement courant le long de l’abattoir. Un commutateur C permet d’envoyer le courant électrique dans le moteur au moment où l’on veut effectuer le travail.
- La transmission flexible se termine à l’intérieur de la monture par un pignon conique P (hg. 2-2) engrenant; avec un autre pignon
- semblable O, calé sur l’arbre A porteur de l’outil S. Ce dernier tourne à l’intérieur d’une sorte de cartel’ protecteur C ; il est constitué (fig. 2-9) par trois lames L dont les extrémités E seules peuvent sortir du carter. Ce sont ces trois parties qui constituent le
- frappeur. On voit que chacune d’elles comporte trois éléments frappeurs à arêtes émoussées qui, tout en détachant la peau avec une grande facilité, ne peuvent la détériorer. Ces éléments agissent, en somme, comme des marteaux animés d’une très grande vitesse de rotation, fournissant par conséquent un travail très rapide et absolument parfait. Le Perco, tournant à 2.500 tours à la minute, donne deux petits coups de marteau par branche et par minute (deux des dents par branche t r av a i 11 e n t l’une après l’autre) ce qui fait, en somme, 15.000 coups de marteau à la minute. Dans ces conditions, le dépouillement d’u n bœuf, par exemple, peut être terminé par un ouvrier seul en cinq à six minutes ; le moteur, de un sixième de cheval, consomme seulement 180 watts à l’heure. L’ouvrier qui tient l’outil à la main peut interrompre l’arrivée du courant en cessant d’appuyer sur le commutateur G placé sur la poignée. Ce commutateur est relié par deux fds au moteur, ces'1 fils étant dissimulés à l’intérieur de la garniture élastique qui protège la transmission.
- Toutes les qualités de l’appareil n’ont
- MOTEUR
- l’IG. 2. - DETAILS DE CONSTRUCTION DU « PERCO »
- 1. Le Perco suspendu à son moteur électrique. M, poignée ; A, monture ; S, outil séparateur ; C, commutateur ; E, étrier de suspension du moteur.— 2. P O, pignons dentés transmettant le mouvement à Varbre A porteur de Voutil S ; C, carter de l'outil ; G, commutateur. — 3. LL, outil séparateur à trois branches ; E, parties de l'outil agissant comme des marteaux pour détacher la peau de ranimai.
- p.440 - vue 56/132
-
-
-
- LE DÉPOUILLEMENT MÉCANIQUE DES ANIMAUX 141
- cependant pas suffi à désarmer les partisans de l’antique procédé au couteau. Les objec-lions d’ordre pratique faisant défaut, on a cru bon de faire intervenir la nécessité d’employer le courant électrique pour faire fonctionner l'appareil, sous le prétexte, bien enfantin, que tous les abattoirs ne possèdent pas l'électricité. De telles affirmations n’ont aucune valeur et nous sommes mêmes fort surpris d’apprendre qu’il y ait encore, à notre époque, des abattoirs éclairés au gaz et peut-être même au pétro -le. D’ailleurs, si ces établissements tiennent à résister au progrès, ils n’adopteront certainement pas l’électricité pour pouvoir sc servir d’un appareil très perfectionné.
- Quant au maniement de l’appareil, il est des plus simples. Après écoulement du sang, l’animal est couché sur le dos ; on dépouille la tête au couteau et on coupe les pattes à l’articulation du genou . L’ouvrier exécute alors la parfaite, comme nous l’avons expliqué au début, détache de la peau, avec le couteau, juste ce qu’il faut pour qu’elle puisse être saisie avec la main. Puis, tirant fortement la peau à lui, il applique le Perco bien à plat sur la peau, le promène à longs coups, de gauche à droite, sans pression, et sépare ainsi très facilement la peau de la chair.
- Peut-être, si l’on en croit certains ouvriers, l'appareil imposerait-il une fatigue supérieure à celle qu’entraîne le maniement du couteau. Mais il y a lieu de remarquer que
- le total de la fatigue nécessaire a un dépouillement qui dure six minutes est beaucoup moindre que si l’opération dure une demi-heure, même avec un outil léger. On avait également craint que, à la suite d’un faux mouvement, l’outil n’atteigne la main de l’ouvrier, y causant de profondes blessures. Cette crainte n'existe pas, la main gauche de
- l’ouvrier tirant sur la peau étant toujours assez éloignée de l’outil qui, lui-même, n’est pas tranchant, Posé à plat sur la main de manière que les arêtes dentelées du frappeur viennent au contact de la peau, l’outil ne produit aucune écorchure.
- Au cours de nombreux essais auxquels a été soumis le Perco, on a été également amené à établir une comparaison entre le dé-pou i lie men t mécanique et le dépouillement au marteau. L’expérience a été tout à l’avantage du premier procédé. La dépouille au marteau exclut les coutelures et trous dans les part ies de la peau qui ont le plus de valeur, mais elle ne peut être pratiquée que pour une faible partie du dépouillement. De plus, elle exige le concours de deux hommes, l’un maintenant la peau avec une pince spéciale, l’autre frappant à grands coups de marteau.
- Le nouvel appareil réalise un gros progrès dans l’industrie du cuir parce qu’il permet de produire des peaux absolument nettes, sans aucune trace de couteau. Il a déjà fait son entrée dans quelques abattoirs français, et sa vulgarisation s’impose. Jean Cakl.
- K IC,. 3. — LE « PERCO )) A ÉTÉ ADOPTÉ I’AK QUELQUES ABATTOIRS FRANÇAIS ; UN OUVRIER PEUT DÉPOUILLER UN ANIMAL EN CINQ OU SIX MINUTES
- p.441 - vue 57/132
-
-
-
- LE PATINAGE MECANIQUE SUR LA GLACE
- Lk dessin reproduit sur notre couverture représente un patineur monté sur une sorte de traîneau constitué par une paire de patins qu’entraîne une roue munie de dents aiguës s’incrustant dans la glace. On imprime ainsi au véhicule une vitesse variant de 16 à 24 kilomètres à l’heure, suivant (pie le vent est contraire ou favorable à la marche. La roue motrice est actionnée, au moyen d’une chaîne, par un pignon denté calé sur un arbre, commandé lui-même par un moteur électrique d'environ un dixième de cheval. Une batterie d’accumulateurs, d’une capacité de 60 à 80 ampères, fournit au moteur du courant sous la tension de 6 volts.
- Le patineur tient à la main un rhéostat qui lui permet de faire varier la vitesse. Pour les parcours de nuit, le patineur éclaire sa route au moyen d’une puissante lanterne électrique, qu’il fixe sur sa poitrine au moyen d’une courroie. On pourrait même faire alimenter de courant, par la batterie d’accumulateurs, un chau lfe- mains et un chauffe-oreilles, mais il ne faut pas trop demander à cette batterie,qui a déjà bien assez à faire en fournissant seulement le courant nécessaire au fonctionnement régulier du moteur.
- La première question à étudier, quand on aborde Je problème de la construction d’une paire de patins électriques, est le choix du genre de patins à employer. On choisira de préférence des patins de course ; on peut aussi adopter des patins à lames courbes, mais les patins de course sont plus commodes pour les débutants, car ils sont moins exposés à se renverser ou h pivoter, d’autant plus
- que la roue dentée de l’appareil leur fournit un troisième point d’appui indispensable.
- La batterie d’accumulateurs, le moteur, le changement de vitesse et la roue dentée, sont supportés par un châssis constitué par une solide pièce de chêne ou par des cornières d’acier recouvertes d’une forte plaque de tôle ou d’une planche de chêne épaisse.
- Dans le dessin ci-dessus, l’appareil repose sur une planche de chêne de 80 centimètres sur 80 centimètres, supportée par une barre de fer plat, dont les extrémités sont fixées à chaque patin par un rivet autour duquel ce patin doit pouvoir pivoter librement. La batterie d’accumulateurs est du même type que celles qu’on emploie pour alimenter les bougies d’allumage des moteurs, ou pour l’éclairage des voitures. Unevi-tesse de rotation de 2.500 à 2.800 tours-minute du moteur, correspond à une vitesse d’environ 16 kilomètres à l’heure. La roue dentée a un diamètre de 15 cen-timètres. Les dents sont en acier trempé très dur. On peut actionner la roue motrice dentée de plusieurs manières différentes, à savoir : au moyen de courroies, de poulies à friction, mais on a rarement recours à un train de roues d’engrenages, Les dents ont 25 millimètres de longueur et sont écartées l’une de l’autre de 25 millimètres. Leur diamètre à la base est de 6 % 5.
- Un somme, un simple forgeron peut parfaitement construire et réparer un tel traîneau à patins sans grande dépense. L’important est de ne pas brûler les fers du bâti, en les travaillant pour les courber, ce qui exposerait l'appareil à des ruptures en marche.
- dEtait, du patin KI/KCTKIQUK
- Ce patin est actionné par une roue dentée en acier
- dont les dents aiguës s'incrustent dans la glace. La roue est commandée, par l'intermédiaire d'une chaîne, par un pignon calé sur un arbre que fait tourner à. 2.500 tours un petit moteur électrique alimenté par une batterie d'accumulateurs de 0 volts, 8 ampères-heures. — Les patins peuvent pivoter autour d'axes verticaux fixés aux extrémités d'une traverse et, quand on veut s'arrêter, on fait frein avec un des patins en le dirigeant transversalement à la direction du chemin parcouru, après avoir suspendu la marche du moteur.
- p.442 - vue 58/132
-
-
-
- LA LUMIERE, LA COULEUR ET LA FORME
- Par G. HAMELIN
- I, ] V K N C I K K S S C I lî N (' H S
- MChaiu.es Henry, le très savant directeur du Laboratoire de physio-• logie des sensations, a fait, il y a quelque temps, une conférence sur « la lumière, la couleur et la forme », résumant, on somme, ce que la science actuelle peut apprendre aux artistes. Il a exposé les recherches, délicates en ces domaines, et les résultats particulièrement originaux auxquels il est parvenu et avec lesquels le publie scientifique n’est pas encore très familiarisé.
- M. Charles Henry a tout d'abord rappelé comment on mesure la lumière. L’œil apprécie assez exactement l’égalité des intensités de deux lumières blanches, mais n’apprécie pas leur valeur relative. On a tourné cette difficulté en prenant un écran translucide et en disposant, perpendiculairement à cet écran, un écran noirci. O11 place, à une distance 1, à droite de cet écran, une source
- lumineuse, par exemple une bougie ; à gauche de ce même écran, à une distance 2, c’est-à-dire double de la première, on place quatre bougies, et l’on constate que les éclairements des deux côtés de l’écran translucide sont les mêmes ; les intensités sont donc proportionnelles aux carrés des distances des deux sources, quand ces deux sources produisent le même éclairement sur l’écran translucide. On ramène ainsi la mesure de l’intensité lumineuse à une simple mesure de longueur ; on solidarise, en un mot, la sensation lumineuse avec une autre sensation, celle de la coïncidence de deux traits, c’est-à-dire avec l’acuité visuelle. C’est le procédé systématiquement suivi en physique expérimentale où l’on a cherché à substituer à nos sensations brutes: thermiques, électriques, musculaires, olfactives, sapides, etc., sensations d’intensités variables suivant la sensi-
- M. CT1AUI.ES HENRY DANS SON LABORATOIRE ENTOURÉ T)E SES COLLABORATEURS
- p.443 - vue 59/132
-
-
-
- 441
- h A S C1E N (1E E T L A VIE
- bilité du sujet et autres conditions physiologiques, des mesures que l’on appelle objectives, car elles sont concordantes, mais ces mesures ne sont, évidemment, que des sensations qui sont concordantes parce que les cônes, sur lesquels se forment les images rétiniennes des deux traits qui coïncident sont sensiblement identiques chez tous les hommes. En réalité, il n\y a dans tout ceci que des sensations dont l’étude constitue l’objet d’une Science : h\ psijehophysique.
- tensité donnée i est mesurée par le l’apport As
- — de raccroissement de la sensation A s à h
- l’accroissement (le l’excitation A/, caractéristiques de la valeur de S correspondant à i. C’est donc ce qu’on appelle, en mathématiques, la dérivée de la sensation S par rapport à l’intensité. En remplaçant par « réaction » le mot de « sensation », cette définition est vraie pour la sensibilité d’un récepteur quelconque : téléphone, plaque
- quand elle diffère aussi peu que possible du minimum perceptible, et ainsi de suite. On compare ces divers degrés de la sensation, perçus dans des conditions aussi comparables que possible, à ces sensations de longueur qui définissent l’excitation dit objective.
- Nous reproduisons ici quelques-uns des graphiques établis par M. Charles Henry : ces documents ont pour principal avantage de parler aux yeux quand on connaît le principe très simple de leur construction.
- Portons sur une droite verticale les degrés ^ de sensation (fig. 1) et sur une droite horizontale, les intensités correspondantes de la lumière blanche ; nous voyons que la sensation croît d’abord plus vite que T intensité lumineuse ; (‘Ile tend vers un maximum, qui n’est pas atteint sur la figure, après quoi, elle décroît. La considération de cette courbe de la sensation nous permettra de définir d’une manière précise un mot dont la biologie et le langage 1 \ courant usent et abusent : la sensibilité.
- \ La valeur de la sensibilité à une in-
- FIG. 2. — COURBK 1)K LA SENSIBILITÉ ABSOLUE 1)K T.A LUMIERE BLANCHE EN RAISON DH L’INTENSITÉ
- qu’elle décroît à mesure que l’excitation grandit et qu’elle est nulle quand la sensation atteint son maximum, le progrès de la sensation étant nul. La figure 2 représente la forme exacte de la courbe de la sensibilité qui se déduit de la figure 1 ; nous appellerons cette sensibilité : sensibilité absolue.
- Si l’on subst it ue aux nombres marqués sur l’horizontale de la figure 1, leurs logarithmes, nous obtenons une nouvelle courbe (fig. 3) représentant une nouvelle sensibilité mesurée par le progrès de la sensation rapporté
- , . a i
- au progrès relut i f <le l’excitant . et non plus
- au progrès absolu A/. Cette sensibilité est maximum pour l’excitation correspondant au changement de courbure de la courbe des sensations, c’est-à-dire au point d’in-llexion de la ligure ; elle est nulle, lorsque la sensation atteint son maximum, négative quand la sensation décroît ; c’est la courbe de sensibilité première relative (ligure 4). En faisant la même opération sur la ligure 4 (pie sur la ligure ,‘î, nous obtenons une courbe des sensibilités de sensibilités, c’est-à-dire une courbe de sensibilité seconde (fig. 5).
- Ces considérations, un peu spéciales, sont de lapins grande importance, ainsi que l’on s’en rendra compte dans certains cas particuliers (pie M. Charles Henry a examinés.
- L’excitant réel, c’est à la fois l’intensité i
- p.444 - vue 60/132
-
-
-
- LA LUMIÈRE, LA (OULEtJR ET LA FORME
- 41 r>
- et la durée t ; c’est, pour la lumière, la quantité que l’on appelle l'éclairage et que l’on met sous la forme du produit it. Les deux sensibilités relatives au temps et à l’excitant sont complémentaires. Si, augmentant i, dans un certain rapport, on diminue t dans le même rapport, on ne change pas la valeur du produit it ; de même, si on a plus de sensibilité à l’excitant, on a moins de sensibilité à la
- no UHF. 3
- II, III, IV). C’est un fait qu’il y a des réactions proportionnelles aux sensibilités des divers ordres ; ces courbes vont nous permettre de comprendre la persistance des impressions et les phénomènes de contraste.
- On peut étudier soit les modifications de la sensation par la sensibilité correspondante, c’est-à-dire la fonction physiologique que l’on appelle le contraste, soit les modi fications de la sensibilité par la
- —T—-
- FIG. 3 : COURBE DE I.A SENSATION DE LA LUMIERE BLANCHE EN FONCTION DES LOGARITHMES DES INTENSITÉS.- FIG. 4: LA COURBE DE SENSIBILITÉ PREMIÈRE
- RELATIVE A LA LUMIERE BLANCHE. ----- FIG. 5 : LA COURBE 1)E SENSIBILITÉ SECONDE
- RELATIVE A LA LUMIÈRE BLANCHE
- durée et réciproquement, la somme des sensibilités est constante. Or, si la sensibilité rela-
- t
- tive moyenne à la duree est plus grande, le
- temps d’établissement t de la sensation sera plus grand. Les temps d’établissement des réactions sont importants ; ce sont des caractéristiques essentielles de l’individu. M. Charles Henry a démontré que de la sensibilité au temps dépendent la mémoire, l’habitude et la faculté d’adaptation.
- L’expérience permet d’établir, pour la loi d’établissement des sensations lumineuses dans le temps, la courbe I (fig. 6), d’où l'on déduit les courbes de sensibilité première, seconde, troisième (fig. G, courbes
- sensation correspondante, c’est-à-dire les fonctions que M. Charles Henry a appelées le rythme, et la mesure. Cette dernière manière d’envisager le problème êst la plus intéressante pour l’artiste. Les sensations rythmiques et mesurées sont caractérisées par des anesthésies relatives parfaitement 'mesurables. Les réactions subjectives qui tendent à annuler une première sensation et que l’on appelle complémentaires dépendent du contraste et de la sensibilité au temps ; pour le contraste, il suffit que la première sensation ait une durée d’établissement suffisante ; elle ne répond pas nécessairement à une excitation intense. Si la sensation est dans la phase de décroissance, par exemple en A
- p.445 - vue 61/132
-
-
-
- 440
- LA SCIENCE ET LA VIE
- (fig. 6, i), la sensibilité en A (lig. 0, II) est négative. Si on a fixé pendant longtemps une lumière blanche, on a, après fixation, une sensation subjective de noir, réaction proportionnelle à la sensibilité. Pour une sensation incomplètement établie et restée dans la phase de croissance, en B, par exemple (fig. 6, 1), il pourrait y avoir encore sensation consécutive de noir, mais proportionnelle, cette fois, à la sensibilité seconde qui est négative, en B.
- Parfois, si le temps nécessaire et suf lisant à l’établissement est un peu dépassé, il y a oscillation entre deux sensations consé-cutivcs de noir et de blanc.
- C’est, un conflit autour du zéro (fig. (5, 77)entre le contraste et la persistance.
- Ces impressions persistantes sont des sensations positives, mais de signe contraire à celui des sensibilités au temps, par lesquelles a passé le récepteur entre le maximum I) et le zéro C lors de l’établissement de la sensation que l’on considère.
- La persistance implique une fatigue de la sensibilité au temps et des sensations relativement fortes. Nos sensations sont plus persistantes que celles des anciens : c’est pourquoi, remarque M. Charles Henry, les attitudes des chevaux de Phidias et certains gestes des figurations de vases étrusques ne sont enregistrés maintenant qu’au cinématographe ; il serait possible de calculer la persistance exacte des impressions lumineuses chez les contemporains de Phidias.
- Les lois psycho-physiques sont générales,
- mais, suivant l'état débilité ou normal des sujets, les courbes que l’on calcule sont affectées de constantes différentes qui caractérisent ces sujets et constituent la psychologie individuelle. En outre, il se produit des renversements nécessaires que laisse prévoir la fonction qui caractérise la sensibilité d’un sujet. Prenons un exemple.
- On sait que les tropismes sont les déplacements d’ensemble que l’on constate chez les animaux et les végétaux vers l’excitant (tropismes positifs) ou en sens inverse (tropismes négatifs) suivant l’intensité et la durée des excitants ; les tropismes dépendent des sensibilités positive ou négative, tandis que les réflexes dépendent de la sensation. Considérons deux types de sensibilité inégale. A est débilité, B est normal ; la même excitation i qui provoque chez A une sensibilité et un tropisme négatifs provoque chez B une sensibilité et un tropisme positifs. Il s’agit, dans ce cas, des sensibilités relatives à Vexcitation.
- Il y a également, et ceci est encore nécessaire, des renversements en présence des excitations rythmiques ou non rythmiques. La grandeur de la sensation dépend de la différence de deux actions antagonistes ; l'une de la nature des éléments non rythmiques tendant à l’accroître ; l’autre, de la nature des éléments rythmiques tendant à la diminuer. Par l’auto-régulation qui est la grande loi de la physiologie, toute action positive tend à être coin-
- PERSISTANCE
- I JT Fio. 6. — I, courbe d'éta-
- -,0 I ® blisscment de la sensation
- \ lumineuse; II, courbe, de la
- sensibiiitépremière au temps ; III, courbe de la sensibilité seconde au temps; IV, courbe de
- la sensibilité troisième an temps.
- p.446 - vue 62/132
-
-
-
- LA LUMIÈRE, LA COULEUR ET LA EORME
- 447
- pensée par une réaction négative, qui rétablit l’équilibre un moment compromis.
- On mesure la couleur par une longueur d’onde X, proportionnelle à une durée de vibration, ou par des fréquences de vibrations variant en sens inverse de cette durée. Une longueur d’onde est la distance qui sépare deux creux ou deux sommets successifs dans la direction du mouvement vibratoire.
- Si un deuxieme mouvement vibratoire vient se superposer à un premier mouvement, les amplitudes des oscillations de celui-ci seront doublées, si les sommets coïncident avec les sommets, les
- creux avec les creux ; elles seront annulées, si ce sont les sommets du deuxième qui coïncident avec les creux du premier et les creux du deuxième avec les sommets du premier ; dans le premier cas, il y a concordance de phase, dans le deuxième cas, discordance. Voici comment on peut mesurer une longueur d’onde d’une manière pratique.
- Découpons sur un écran E (fig. 7) deux fentes très rapprochées, de distance l ; éclai-rons-les par un faisceau coloré pur S ; suivant qu’il y a entre les faisceaux éclairant un même point, des concordances de phase A
- et équidistantes, de largeur B, la frange la plus brillante étant au centre, sur le prolongement de S O ; nous aurons a — o , L
- 1-j
- étant la distance qui sépare l’écran E du plan d’observation P ; L doit être très
- grand et X très
- la
- b
- | a
- b
- U
- b
- \à
- S.-------------------h------
- FIG. 7. - MIC SU H K d’ünk long un u it
- D’ONDE l’Ail LA DIFFRACTION
- petit par rapporta Z. On constate que X est indépendant de l’appareil et que
- pour un meme
- ^-b -n rapport y , B est la 1
- ^ plus grand pour
- ja les rouges que
- b pour les jaunes ;
- 1*3 il est plus grand
- ^ pour les jaunes
- •a que pour les
- verts, pour les verts que pour les bleus.
- Si nous employons la lumière blanche au lieu d’une lumière colorée pure, nous obtenons fies largeurs de franges des différentes radiations ; au centre du plan P du blanc et, au lieu de franges noires, des irisations qui vont en se dégradant du rouge au violet.
- En résumé, la longueur d’onde X d’une couleur est égale à une largeur de frange multipliée par le rapport qu’il y a entre l’écartement ! de deux trous et la distance qui sépare l’écran E du plan P, c’est-à-dire les limites de X assignées aux diverses sensa-
- FiG. 8.
- COURBES DES SENSATIONS EN FONCTION DES INTENSITÉS LUMINEUSES COLORÉES
- p.447 - vue 63/132
-
-
-
- 448
- LA SCIENCE ET LA VIE
- La physiologie des sensations conduit à considérer six couleurs, conformément à l’expérience usuelle, comprises entre les X suivants, comptés en millièmes de millimètre et
- minimum pour le vert, ce que divers physiciens ont reconnu conforme à l’expérience. De même, les durées de persistance, proportionnelles aux durées d’établissement, les
- représentant chacun, par rapport au précé- intensités des images persistantes, complé-
- dent, un rapport constant et égal à 1,0885. mentaires des sensibilités au temps, pas-
- Violet 0,414 0,450 seront par un minimum pour le vert.
- Pieu 0,450 0,490 Ce sont des données très importantes
- Vert 0,490 0,583 0,533 et. ri’il n pn.rne.
- Jaune 0,580 1 tère pratique,
- Orangé 0,580 0,632 faute desquelles
- Rouge La psyclio- 0,032 0,088 1 les cinématographes colorés ont
- physique des couleurs a été étudiée par les mêmes métho -des que la lumière blanche.
- L’œil est incapable d’apprécier l’égalité d’intensité de deux teintes d i l'fér cm ment colorées, à moins qu’ellesncsoient blanchâtres, mais on peut mesurer les sensations pour les mêmes degrés d’intensité que la lumière blanche, par exemple, pour des ouvertures identiques d’un diaphragme ou une mod i fi cal i o n identique de tout autre dispositif optique.
- La courbe fie la lumière blanche ( lig. 8) a sensiblement la même allure que la courbe de la
- lumière verte : le blanc a le même minimum perceptible que le vert. Les minima perceptibles d’intensité vont toujours en décroissant, quand la longueur d’onde diminue.
- Les sensibilités relatives au temps varient en sens inverse des sensibilités relatives à l’excitant : elles sont plus petites pour le vert (pie pour le rouge et le violet : les temps d'établissement de la sensation, proportionnels à ccs sensibilités, passeront par un
- FUI. 0.-COUR y HES DES SENSATIONS DE CHANGEMENTS
- DETEINTES ET W DES SENSIBILITÉS CORRESPONDANTES I. coiu'Ih’ de la sensation ; II, courbe de la sensibilité première; III, courbe de lu sensibilité seconde ; IV, courbe de lu sensibilité troisième.
- subi des échecs q ne l’on peut éviter. Minima pour le vert, la sensibilité au temps grandit pour les bleus-violets et encore plus pour les orangés rouges. Dans les images consécutives à la fixation d’une source lumineuse blanche, ce sont les rouges et les bleus qui prédominent en intensité et en durée pour se fondre en un mauve qui finit par disparaître.
- Le phénomène dont on a à tenir compte le plus souvent dans la peinture, c’est le contraste des couleurs. Si deux couleurs sont j u x ta]) osé es, chacune se teint apparemment de la complémentaire de l’autre. Sont complémentaires deux couleurs dont les sensibilités troisièmes sont de signe inverse. C’est ce qui ressort clairement des graphiques de la figure 9. Nous avons indiqué, par des nombres marqués de -f ou de -— les longueurs d’onde de couleurs complémentaires Par exemple, ]cX = 050 qui a une sensibilité -|- est complémentaire du X = 485,2 dont la sensibilité est Il y a un intervalle central vert-jaune
- p.448 - vue 64/132
-
-
-
- LA LUMIÈRE, LA COULEUR, ET LA FORME
- 449
- qui n’a pas de complémentaire. On retrouve ici la grande loi de l’auto-régulation. La sensation du blanc, résultant des complémentaires, est une sensation proportionnelle à deux sensibilités inverses. Chacune des six couleurs est caractérisée par sa sensibilité troisième ; le rapport 1,085 de leurs X extrêmes représente une période analogue à l'octave en musique. La théorie physiologique des couleurs n'est donc qu’un chapitre d’une théorie générale des vibrations dont font partie les odeurs et les saveurs ; il est possible de calculer ces sensations en partant des X in Ira-rouges, émis par nos récepteurs et absorbés par les corps sapides et odorants. Les champs olfactif et odorant commencent au X = 087, précisément, où finit le champ coloré efficace. Nous avons, dans un précédent article (Voir Science et Vie, n" 54, janvier 1921, pages 157 et suivantes), résumé ces résultats entièrement nouveaux.
- Il y a trois espèces de; couleurs, en dehors des couleurs produit es par interférences : les couleurs pigmentai -res, les couleurs pigmentaires compliquées d’interférences et de diffraction et les couleurs dites purement physiologiques.
- Les couleurs pigmentaires sont caractérisées par la ré-llexion ou la transmission de lumières colorées après a bsorption de la portion complémentaire de la lumière blanche incidente. Un corps est jaune parce qu’il absorbe toutes les complémentaires des jaunes, c’est-à-dire les bleus et ne réfléchit principalement que du jaune. Pour caractériser nettement un pigment, il faut mesurer les intensités i des X qu’il
- transmet et ensuite rapporter ces intensités à celles I que ces X ont dans la lumière blanche.
- En s’ajoutant, les lumières colorées tendent vers le blanc, tandis (pic. les couleurs pigmentaires tendent vers le noir. Si l'on
- broie ensemble du bleu de cobalt et du jaune de chrome, on obtient un vert : c’est la couleur des radiations communes aux deux corps ; des lumières jaunes et b 1 e u es relativement pures, donnent du blanc, ainsi (pie nous l'avons vu ; ce sont des complémentaires. Sur les secteurs d’un disque rotatif, juxtaposons alternativement du jaune de chrome, et du bleu de cobalt ; à la rotation, nous obtenons un gris : il y a là mélange de lumière, et aussi mélange de sensations, en raison de la persistance (les impressions, le vert ne persist ant pas. Le grand mérite technique des impressionnistes est d'avoir substitué, aux mélanges pigmentaires sur la palette, des teintes claires, provenant du mélange, sur un même point de la rétine,
- de deux lumières colorées,ré fléchies par deux surfaces appro-cont iguës.
- Une même apparence colorée résulte du mélange de deux apparences e o 1 o r é c s différentes, chacune des teintes composantes restant identique avec elle-même quelle (pie soit sa composition. On peut obtenir ainsi toutes les apparences colorées avec trois couleurs types qui sont les longueurs d’onde frontières communes : 1° de l'orangé et du rouge ; 2° du vert et du jaune ; 8e du violet et du bleu.
- Les couleurs de la vie sont, en général, compliquées de diffractions dues à des milieux troubles ; la coloration bleue (le
- FUI. 10.---MC TOTON CHUOMOGICNIC
- (l'oir l'explication dans le texte, à la page. 4ü0.)
- Le carré blanc panât plus grand que le carré noir.
- p.449 - vue 65/132
-
-
-
- 450
- L A S CI E N C E E T L A V1E
- l’iris est due aux impuretés de l’humeur aqueuse qui le baigne dans la chambre antérieure de l’œil ; comme le ciel, qui est bleu à cause des poussières atmosphériques, la peau, avec ses granules pigmentaires, réfléchit les très petites longueurs d’onde et ne laisse passer que les grandes. Les peintres emploient des pigments exclusivement naturels et avec cela, ils doivent reproduire le bleu du ciel, les verts et les bleus des eaux, les tons de chair, etc.
- Un papier blanc ne réfléchit guère que soixante fois plus de lumière qu’un papier noir, tandis qu’ils peuvent avoir affaire à des éclairement s variant entre 1 et 1 million. On voit la. part de l’artifice en peinture et combien est illusoire la prétention de vouloir reproduire la nature. La peinture ne peut-être qu’une interprétation la nature par un système
- La section B parait sensiblement plus petite que la section A.
- très variable de nerveux.
- 11 y a aussi des couleurs purement physiologiques. M. Charles Henry présente un toton chromogène, dont les disques offrent une moitié noire et une moitié blanche ; pour celle-ci, quatre groupes de trois arcs de cercle concentriques de -15°, dont les rayons décroissent de la périphérie au centre, à partir du haut, pour un observateur qui les voit à sa gauche (fig. 10). Si l’on fait tourner le toton dans le sens (les aiguilles d’une montre, les quatre groupes d’arcs concentriques présentent, pour une certaine vitesse, l’aspect de cercles colorés de teintes intenses qui sont, de la périphérie au centre : rouge, jaune, vert, bleu. Si l’on fait tourner le toton dans le sens inverse, la situation des couleurs se renverse et ccs teintes, toujours de la périphérie au centre, sont le bleu, le vert, le jaune, le rouge. Si l’on fait tourner en sens inverse l’un de l’autre, deux totons, les moitiés noires de chaque toton étant à côté l'une de l’autre, on voit rouge à la périphérie et bleu au centre, quand, à partir du
- C'est toujours la section la plus éloignée du centre virtuel des arcs (le cercle qui parait certainement la plus petite.
- haut, les totons tournent du blanc au noir : bleu à la périphérie, rouge au centre quand ils tournent du noir au blanc. Voici l’explication de ces singulières apparences. La fovea, tache jaune qui se trouve au centre de la rétine et le lieu de fixation des objets dans la vision directe, n’est sensible qu’au rouge et la périphérie de la rétine n’est sensible qu’au bleu. Or, il y a tropisme pour l’œil de l’ombre à la lumière, du noir au blanc ; ce sens des mouvements de l’œil est conforme ou non au sens de rotation du toton ; il est conforme pour les totons inférieurs de la figure 10, il est contraire pour les totons supérieurs. Dans le premier cas, l’œil suivra les mouvements du toton et finalement la fovea se fixera au centre, où la vitesse est nulle ; elle ne pourra voir que rouge, puisqu’elle n’est
- sensible qu’au rouge ; on verra bleu à la périphérie. Dans le deuxième cas, pour les totons supérieurs, l’œil est sollicité par
- deux forces de direction
- contraire, le tropisme de
- l’œil étant de sens contraire à la rotation du toton. L’œil se fixera donc à la périphérie, où il est immobilisé ; les arcs péri -phériques seront rouges et les arcs centraux, bleus. Ces apparences, qui interviennent encore dans d’autres conditions nous renseignent sur les tropismes de la fovea ; il a été possible de fonder sur elles divers appareils indicateurs de vitesse.
- Le cercle chromatique de M. Ch. Henry représente sur la circonférence, de gauche à droite, à partir du haut, les couleurs dégradées du violet au rouge et, sur chaque rayon, chaque couleur dégradée du blanc au noir, le point situé à la moitié du rayon représentant la couleur avec son intensité spectrale : il présente, en outre, une dégradation du violet au rouge par l’intermédiaire du pourpre qui ne se trouve pas dans le spectre. Ce cercle, appelé chromatique, n’est donc, en somme, qu’une vraie
- p.450 - vue 66/132
-
-
-
- 451
- LA LUMIERE, LA COULEUR ET LA FORME
- FIG. 14.
- I, EST UN CAHlilî EXACT, II UN CARRÉ,! GG É TEL. IFS PA IIAI SSI'.NT
- déformation circulaire d’un spectre normal.
- Le rouge est en haut, le jaune à droite, le vert-bleu en bas, le bleu à gauche. La couleur est assurée avec la direction, en raison de la liaison profonde de nos sensations et de nos mouvements et de la forme circulaire (pii est imposée par notre organisation humaine aux mouvements de nos appendices.
- Les Grecs et les verriers du moyen âge connaissaient les apparences rentrantes ( directions d’avant en arrière) des rouges et des verts, saillantes (direction d’arrière en avant) des bleus et des violets.
- Un carré rouge et un carré vert paraissent toujours plus hauts <pic des carrés bleus et jaune, respectivement égaux aux premiers. A travers des
- verres colorés aussi gros que possible, par exemple, des verres rouges, cherchez à reproduire des traits verticaux, vous ferez des erreurs systématiques en trop, très appréciables, si vous remplacez le verre rouge par un verre bleu. A travers un verre bleu, c’est, au contraire, sur les reproductions des lignes horizontales que porteront dans ce cas les erreurs systématiques en trop.
- L’association de la couleur, ou d’un excitant, avec une direction est le principe physiologique de la polychromie. Cette association se retrouve dans les sons, mais avec renversement. Les couleurs, quand le soleil est bas, ont des énergies qui décroissent régulièrement quand on va du rouge au violet. Il est naturel d’associer aux couleurs les plus énergiques les directions qui coûtent le plus de travail : c’est le principe du cercle chromatique. A-égalité d’intensité des sensations, les grands à (h's sons graves ont plus d’énergie que les petits X des sons aigus et pourtant nous disons des sons aigns qu’ils sont hauts et des sons graves qn’ils sont bas. Les Grecs faisaient l’association normale, quand ils considéraient comme hauts les sons graves et comme bas les sons aigus ; cette association n’a pas duré et ils ont, par la suite, adopté la nôtre. Voici l’explication de ces faits curieux : tandis que notre champ coloré ne semble pas s’être
- PUIS HAUTS (JUK LARGES
- FIG. 15.--ON CONSTATK QU K UF. PA RALLÉLOG R A M AI F. I NC LIN K VKRS LA GAUCHE PARAIT PLI S PETIT QUE CELUI 1)E DROITE
- sensiblement déplacé, un des faits notables de l’histoire de la technique musicale de ces trois derniers siècles est l’ascension continue des diapasons vers l’aigu ; on constate donc que le champ musical se déplace vers l’aigu.
- Une sensibilité est proportionnelle à un travail ; le signe de la sensibilité est celui du travail ; par définition du travail, la direction de bas en haut doit être comptée comme
- positive. Considérons (fig. t) n° IV) la sensibilité troisième aux variations de fréquence : la courbe vaut pour les sons avec cette différence que, d’après l’allure, généralisée pour des durées d’ordre quelconque, des fonctions de la figure 1), les sensations et les sensibilités va rien t peu pour de très grands X ; la sensibilité est positive pour les sons très graves ; ils sont hauts ; s’il y a déplacement vers l’aigu, c’est pour les sons les plus graves que la sensibilité devient négative ; ils deviennent bas, et ce sont les sons aigus qui deviennent hauts. On voit, par cet exemple, combien est précieuse pour l'étude de la psychobiologie la considération actuelle des sensibilités de divers ordres.
- Le cercle chromatique sert à résoudre les problèmes de contraste et d’harmonies de couleurs. On peut facilement, avec quelques pastels, faire un cercle chromatique, à la condition de repérer exactement les teintes principales avec les raies d’un spectre.
- La sensation de forme dépend des sensations de noir et de blanc, en plan et en relief ; elle est’ solidaire de ces phénomènes moteurs, virtuels ou réels, mouvements de l’œil ou des appendices, qui ont permis à M. Charles Henry de saisir et de calculer les diverses manifestations des énergies psychiques.
- La vision du mouvement est inséparable d’un déplacement dans le sens du mobile. Ainsi, regardez les poules et les enfants quand ils voient une automobile : ils se précipitent vers la voiture, au risque de se faire écraser. C’est cette inséparabilité d’actions motrices, nécessairement continues, avec des sensations lumineuses discontinues, qui entraîne la nécessité du dessin. Lorsque nos yeux sui-
- p.451 - vue 67/132
-
-
-
- 452
- LA SCIENCE ET LA VIE
- vent les contours immobiles d’une statue ou les déplacements d’une danseuse, dans un ballet, ils décrivent un trait continu.
- Les illusions d’optique sont naturellement plus grandes quand il y a mouvement de la tcte (pie quand il y a seulement mouvement des yeux ; c’est pourquoi une grande longueur juxtaposée à une petite paraîtra plus grande qu’elle ne l’est réellement, et le phénomène réciproque se produira aussi.
- Lue forme éclairée, telle un carré blanc sur fond noir, paraîtra plus grande qu’une forme non éclairée, telle un carré noir sur fond blanc (lig. 11) ; c'est l'irradiation, en raison des excitations motrices, pro d u i t e s par la lumière, qui, s’ajoutant aux déplacements de l’œil, agrandissent, soit le fond, soit le carré.
- Voici des illusions nouvelles: mettons l'une au-dessus de l’autre des sections iden-, tiques de zones circulaires A et B (fig. 12) ; la section B, qui est en haut, paraît sensi-bl nient plus petite que A. En effet, si l’on considère ces zones comme identifiées à des arcs de cercle concentriques, tracés par un de nos appendices autour d’un centre, situé en bas. dans le cas de la. ligure, et dont la ])o ition est liée ici à la situation de la concavité de A ; comme l’are de cercle extérieur est le plus grand, la zone B, située sur cet arc nous paraît trop petite par rapport à cet arc et comme, à la limite, nous identifions l’arc extérieur avec l’arc intérieur immédiatement contigu, trop petite par rapporta A. Dans la ligure 1,‘{, malgré le sens des courbures, nous plaçons le centre des ares concentriques en bas, car on a élargi sensiblement les zones en allant de bas en haut : nouspla ons le cent re au point d'intersection des obliques qui définissent les zones: ainsi, c’est toujours la section la plus éloignée du centre virtuel des arcs de cercle qui paraîtra forcément la plus petite.
- Voici une illusion d'optique classique ; dans la figure 14 sont représentés en 1 un carré exact et en II un carré jugé tel par llelm-hollz ; ils paraissent plus hauts que larges.
- Des deux parallélogrammes dessinés (fig. 15), l'un incliné vers la gauche, l’autre vers la droite, la figure inclinée vers la gauche paraît à l’observateur plus petite que le
- parallélogramme qui est incliné vers la droite.
- De même, le cycle A (fig. IG) dont la tangente supérieure est dirigée vers la gauche, la tangente inférieure vers la droite, ce qui définit le sens de rotation du cycle, paraît plus grand que le cycle B dont les tangentes sont dirigées en sens inverse de celles de A. Si A est décrit par la main gauche, qui, par définition, est plus faible chez un droitier, ou par la droite chez un gaucher dont les mouvements sont orientés en sens inverse, la dépense énergétique est plus grande : d’où l'illusion, qui se renverse pour les gauchers.
- La forme apparente dépend donc (le notre motricité. Les longueurs apparentes des droites sont proportionnelles aux rapports des dépenses énergétiques ou avec déplace ment s de l’œil ou avec mouvement de la tête. Les illusions constituent le contraste dans les formes ; d’après la loi de l’auto-régulation, tout travail dans une direction entraîne un travail dans une direct ion contraire, qui tend à annuler le premier et ramène l’énergie au zéro de la dépense statique ; cette double réaction constitue la dépense de la droite dans la direction considérée. M. Charles Henry a calculé les nombres qui permettent de déterminer les erreurs d’appréciation de rayons quelconques, les angles de ces rayons étant supposés appréciés correctement, ce (pii permet à l'observateur de déterminer
- assez exactement les corrections nécessaires pour produire l’apparence d'une valeur donnée dans une droite ou dans un angle. En angle aigu paraît donc plus grand qu'il n’est en réalité, l’angle obtus supplémentaire, plus petit. Ceci explique la concavité dirigée vers le haut, de l'horizontale, touchée à partir de son milieu par des obliques, qui font avec elle des angles successivement, aigus et obtus (lig. 17).
- M. Charles Henry aborde mathématiquement un problème de psychobiologie historique profondément, intéressant, la restitution des illusions d’optique des architectes du Parthénon, d’après les corrections qu’ils ont fait subir à la verticale, à l’horizontale et aux angles. Ces illusions, bien que corrigées pendant longtemps, subsistent encore. Si vous vous placez sur le boulevard Saint-
- 1 JC. IG. - I.K CYCI.K A PARAIT PJ.US GRAND
- QUI'. I.K CYCI.K H, DONT I.KS TANGIINTKS SONT DIRIGKKS K N SI1’. N S ÎNVJUISK DK C Kl.I.KS DK A
- \\\m ////////
- l'IC. 17. HORIZON TA I.K TOUCHKK PAR DI'.S OR1.IQUKS
- p.452 - vue 68/132
-
-
-
- LA LUMIÈRE, LA COULEUR ET LA FORME
- 453
- 1S.---FFS ILLUSIONS ll’oi’TIQUE DANS l’hXASIKN
- d’un TEMI’LE AVEC COLONNADE
- Les angles obtus paraissent plus petits et les angles aigus plus grands qu'ils ne sont en réalité.
- Michel, en lace de la rue Soufflot, et si vous regardez le Panthéon, les colonnes paraissent diverger en éventail et l’architrave semble, au contraire, s’effondrer vers le centre.
- Les angles obtus x, fi, s, ç dans la figure 1 <3 paraissent plus petits qu’ils ne sont en réalité; les verticales des colonnes s’inclineront en dehors et les horizontales se creu- R seront ; les angles aigus y et o paraissant plus grands qu’ils ne sont, les marches et l’architrave se creuseront. Les architectes du Parthénon ont renflé la partie médiane des colonnes afin qu’elles ne parussent pas s’évaser par le haut. Kn un mot, ils ont corrigé dans le sens de la figure lî) qui est, cela va sans dire, une exagération.
- Ces corrections impliquent des
- motricités plus grandes que les nôtres, liées à des sensibilités également plus grandes. M. Charles Ilenry présente ensuite deux instruments de son invention, le rapporteur et le triple décimètre esthétiques, (pii servent à résoudre les problèmes de rythmes dans les formes. Le rapporteur diffère des rapporteurs ordinaires en ce qu’il présente immédiatement et exactement les sections naturelles les plus simples de la circonférence, le fiers, le quart, le un trente et unième et indirectement les autres sections ; les sections naturelles de circonférence sont, évidemment, les seules utiles à 1’csthétique. Si le rapporteur esthétique permet de faire des angles rythmiques, le triple décimètre esthétique permet d’ob- FIG. tenir des rapports'de longueur int roduisant
- la « mesure dans les formes » ; les multiples rythmiques de l'imité sont indiqués par des traits longs. Quels sont les nombres rythmiques ? Ce sont les puissances de 2, les nombres premiers égaux à une puissance de 2 augmentée de l’unité, les produits d’une puissance de 2 par un ou plusieurs nombres premiers égaux à une puissance de
- 2 augmentée de l’unité. L’expérience justifie par des mesures d’acuité visuelle cette formule qui est générale et qui s’applique immédiatement aux harmonies de couleurs, par le cercle chromatique déjà cité.
- M. Charles Henry analyse enfin, à l’aide du rapporteur et du triple décimètre, trois types d’am-^ phores célèbres dans l’antiquité : ('n i, de, Rhodes et Thusos. Il ressort des mesures faites que les deux premières sont bien vraiment, comme le proclame une renommée séculaire, plus élégantes que la troisième.
- Sur les nombres trouvés, M. Charles Henry a fondé le calcul de coefficients, qu’il a appelés indicateurs et qui définissent des propriétés psychobiologiques ; on lient, par cette méthode, résoudre des problèmes divers de styles, de filiation technique et ethnique.
- Ce serait la science introduite dans l’histoire des techniques (l’art avec ses méthodes patientes et laborieuses, mais si fécondes.
- Tels sont, en résumé, les faits et les résultats exposés par M. Charles Henry. 11 y a là un chapitre important et, en partie, nouveau de la physiologie des sensations, traité avec les méthodes et la rigueur de la physique.
- Cette science est, avec l’astronomie, le modèle le moins imparfait de ce (pie nous entendons par science. Il n’y a science dans un domaine que il y a aboutissement à une théorie qui permet le calcul des faits observés et la prévision de faits nouveaux. Nous sommes loin de cet idéal avec la biologie et la psychologie courantes. M. Charles Henry a montré qu'il est possible de rattacher toutes les lois de l’irritabilité (sensitive, motrice, secrétoire, trophique) aux propriétés de résonateurs spéciaux dont les lois seraient une transposition de celles (pie l’on étudie dans le rayonnement pour des résonateurs moléculaires et électromagnétiques. G. IIa.uehn,
- uand
- 11).-CORRECTION DES ILLUSIONS D’OR
- TIQUE DANS UN TEMl’LE GREC
- p.453 - vue 69/132
-
-
-
- OUVRIÈRES JAVANAISES FILANT LE KAPOK POUR EN TRICOTER ENSUITE DES VÊTEMENTS CHAUDS ET TRÈS LÉGERS Il faut à ces femmes indigènes une très grande finesse de doigté pour utiliser le fil de kapok tissé sans âme de coton.
- 454 LA SCIENCE ET LA VIE
- p.454 - vue 70/132
-
-
-
- LE KAPOK PEUT REMPLACER LE COTON; IL EST SIX FOIS MOINS LOURD QUE LUI
- Par André PAMELLE
- Depuis une douzaine d’années, on s'el'-force de mettre en valeur, comme textile, le revêtement de fibres soyeuses dont est capitonné, intérieurement, le fruit de certains arbres connus sous le nom générique de « fromagers » et qui poussent sur toute l’étendue de la zone tropicale des deux hémisphères, aussi bien dans les Indes anglaises ou hol-lan daises q u'en Indochine, en C’o-chinchine, au Dahomey, ainsi que sur les territoires des diverses républiques de l’Amérique du Sud, etc...
- Ces arbres appartiennent surtout à la famille des Bom-bacées (Tiombaæ Ceiba), mais YE-riodendron anfrac-tuosu.m fournit aussi une sorte de ouate végétale, dénommée kapok à Java, et qui a été introduite vers 1900 sur tous les marchés européens sous le nom général de « duvet des tropiques ».
- Le duvet de kapok pur, qui se présente sous l’aspect d’une bourre d’un blanc nacré, est six fois moins lourd que le coton. Il est formé de fils soyeux, jaune clair, malheureusement très courts, car ils ne mesurent que 15 à 30 millimètres de longueur. L’examen microscopique montre que ces filaments sont constitués par des tubes cylindriques creux remplis d’air dont l’enveloppe périphérique consiste en une mince pellicule d'huile solidifiée formant comme une sorte de cire.
- Donc,' non seulement l'eau ne peut pas pénétrer dans ces tubes microscopiques unieellulaires, mais elle n’en mouille même pas les parois intérieures, quand, à la faveur d’une déchirure, elle est parvenue à envahir la cavité. Les fibres du kapok sont, par conséquent, à la fois extrêmement légères et
- absolument imperméables à l’eau. Alors que le liège ordinaire soutient à peine cinq fois son poids dans l’eau, le kapok pur y porte de trente à trente-cinq fois, même jusqu’à cinquante fois son poids. Cette’flotta-bilité merveilleuse persiste, malgré l’immersion prolongée dans les liquides, car un paquet de kapok, plongé dans l’eau de mer, peut port er encore vingt-six fois son propre poids au bout d’un mois, sans présenter aucune trace d'imbibition. On emploie donc le kapok avec grand avantage pour la confect ion d’appareils et de vêtements de sauvetage, tels que bouées, gilets, plastrons, ceintures, etc.
- Une autre qualité précieuse de ce textile est son élasticité, très supérieure à celle du crin, car il fait ressort et il rebondit sous toute pression, si énergique et si prolongée qu’elle soit. On a constaté, d’autre part’, qu’il suffisait d’exposer pendant quelques heures aux rayons du soleil un matelas de kapok, quelque peu affaissé après deux années de service continu, pour que les fibres, revivi-
- p.455 - vue 71/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 4/50
- liées par l'action de la lumière et de la chaleur,reprennent leur volume et leur forme primitive, ainsi que leur tonicité. Le kapok étant imputrescible peut être employé pour la fabrication du matériel de couchage destiné aux casernes, et aux ét a-1) 1 i s s e m culs d'instruction.
- Kntin, si vous voulez résister aux ardeurs de lacaniculceom-me aux morsures des froides bises de l'hiver, faites doubler vos vêtements en ouate de kapok et vous aurez des babils légers et minces qui, infi-
- niment plus chauds que la laine, sous un poids minimum arrêteront également le rayonnement de la chaleur extérieure. Malheu-reusement ce précieux duvet végétal doit être parfaitement pur, c'est-à-dire n’être mélangé à au-cun élément étranger capable de le rendre plus lourd, moins chaud, etc... Or, 4 kilogrammes de kapok brut ne fournissent qu'un kilogramme de kapok parfait et le kapok brut est une bourre amorphe faite de brins courts et fragiles
- DUVET DK ICATOK VU AU MICROSCOPE Les filaments, extrêmement fins et lisses, ne possèdent pas, comme les brins de ta laine, la J'acnlté d'adhérer les uns aux autres au moi/en de. véritables crochets. C'est ce qui rend la filature du kapok impossiblç par la méthode directe.
- OUVRIERS MALGACHES OCCUPES A ÉCOSSER DES GRAINES DE KAPOK L'opération a lieu èi pied d'œuvre dans la plantation. Les hommes, assis autour d'un tas de gousses, en tirent les cosses, sortes de capsules de forme allongée et contenant le duvet.
- p.456 - vue 72/132
-
-
-
- LE K A POE PEUT REM PL ACE P LE GOTO S
- do
- INDIGÉNKS lit: IIAUT-SÉNÉGAÏ. OCCUPÉS
- A TRI K U
- 1 A ROURRK DI': KAPOK
- enchevêtrés d'une manière inextricable. 11 en résulte que l'on ne peut que difficilement, réussir à carder ee textile dont les fibres courtes et glissantes ne peuvent, non plus ni se filer ni se tisser connue celles de la laine.
- Aux colonies, les kapok iers sont plantés dan s des champs, à raison de cent arbres à l’hectare, c’est-à-dire tous les 10 mètres dans chaque sens.
- On peut aussi les disposer tous les 5 à G mètres les uns des autres, pour donner de l’ombre le long des routes ou des autres planta-tionsdccaféiers et de cocotiers.
- Les arbres sont exploitables vers quai re ou cinq ans, suivant les pays, et donnent annuellement de trois cents à quatre cents fruits fournissant chacun environ 7 grammes de bourre, en avril ou en mai. Dans les plantations bien organisées, on ne se contente pas de ramasser les fruits murs tombés à terre et
- on les fait gauler par des indigènes au moyen de crochets fixés à l'extrémité de longues perches de bambou. Le fruit mûr est une capsule de forme allongée et très coriace dont la longueur est, en général, de 8 centimètres et qui s'ouvre en cinq parties. On en
- extrait de cent cinquante à deuxeentsgrai-ncs entourées d'un duvet cotonneux, élast i-que, de couleur blanc sale,quelquefois un peu brunâtre, qui const it ne le kapok brut du commerce.
- Le duvet est sorti des gousses par des femmes et par des enfants, qui le font sécher au soleil sur des aires cimentées qu’on recouvre de grillage métallique afin qu’il ne s’envole pas sous l’action du veuf .
- La bourre est séparée sur place des graines auxquelles elle était restée mélangée, par un égrenage effectué soit à la main, soit au moyen de petits moulins de fer mus à bras.
- MAC1ILNK. A N I'.TTO Y Kl! KT A KGRKNKR I.K KAl’OK
- p.457 - vue 73/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 4",8
- l’|{ K PA II A'J'ION DH I.’OTIATH 1)K KAPOK AVEC UNE CARDE SPÉCIALE
- Quatre femmes peuvent ainsi préparer, par jour, 120 kilogrammes de duvet environ.
- Des presses servent à mettre le duvet en balles, que Fou protège pour le transport au moyen d’enveloppes de jute ou de roseaux. Ce pressage doit être modéré pour l'empêcher de détruire à la longue ^
- l’élasticité (les fibres. En t raitant les graines qui forment le résidu des opérations de triage dans des moulins, on obtient une huile de qualité inférieure. Le kapok arrive ainsi en Europe. Son prix, autrefois très bas, a subi, du fait de la guerre, une hausse très accentuée (pii a un peu nui au développement de son emploi, mais qu'il supporte cependant grâce à son extrême légèreté.
- Le kapok brut doit subir dans les manufactures européennes un nouvel égrenage très soigné qui a lieu dans une machine (voir lig. ci-dessus) où il est battu à l'inté-
- rieur d'un cylindre de tôle ayant 1 m. 50 de longueur et 0 m. 50 de diamètre. Le battage est opéré par des bras mobiles fixés sur un axe tournant à 400 tours par minute et alternant avec des bras montés à demeure à l'intérieur des parois du cylindre. Le courant d’air d’un ventilateur pénètre dans l'appareil par un de ses côtés où est installé un
- double fond grillagé à sapar-tie inférieure.
- Les ouvrières ouvrent le cylindre pour y introduire les paquets de kapok (pii sont égrenés par les battant s. Les g raines t o m-bent au fond, pendant que le duvet est chassé par le courant d’air du ventilateur dans un tarare épurateur où il abandonne ses dernières traces de matières étrangères. Les cardes ordinaires employées pour le coton brisent les libres de kapok au lieu de les transformer en nappes ou en
- p.458 - vue 74/132
-
-
-
- LE K A F O K PEUT REMPLACER LE COTON
- 450
- rubans d’épaisseurs et de largeurs variées pour obtenir dans le premier cas de l’ouate, et, dans le second, du fil propre à être tissé.
- . Ce n’est qu’au bout de longs efforts qu’on a pu construire une carde spéciale susceptible d’ouvrir et de souffler les filaments de kapok sur cette carde et de les rendre ensuite parallèles entre les aiguilles de cette dernière, non pas aumoyend’au-très aiguilles, mais de brosses llexibles qui laissent les fibres entières sans nuire à la cou scrvation de leurs qualités physiques.
- La même machine permet de rendre artificiellement solidaires les unes des autres ees fibres qui ne possèdent pas les crochets naturels microscopiques, grâce auxquels les brins de laine s’accrochent les uns aux autres pour donner des fils fins et extrêmement résistants.
- A cet effet, la nappe fournie par la carde est soiunise à un chauffage qui, en frisant les brins, provoque un enchevêtrement propre h les faire adhérer suffisamment les uns aux autres pour qu’on puisse leur faire subir utilement l’opération de la filature.
- Les figures ci-dessus et page 458 représentent respectivement, une vue en élévation et une coupe verticale d’une machine spécialement équipée pour le car-dage du duvet de kapok qu’on introduit tout égrené dans une trémie A surmontant les deux caisses cylindriques superposées
- servant d’ouvreuses F H et contenant deux axes munis de bras h i qui tournent en sens contraires. Le kapok ouvert tombe à l’intérieur de la caisse h dans laquelle un tuyau b injecte un courant d'air comprimé qui entraîne le duvet dans la buse l percée d'uue ouverture m et garnie intérieurement d’aiguilles plantées en quinconce, servant à démêler les flocons de duvet. Les filaments sont répartis d’une manière uniforme sur toute la largeur du
- tambour car-deur U grâce aux remous de l’air comprimé sortant du tuyau B et de la buse l.
- Comme le montre la figure page 458, les aiguilles de la carde, inclinées vers leur extrémité, sont implantées en quinconce sur une bande formée de tissu souple et de caoutchouc. On obtient ainsi une garniture de carde très flexible qui ne risque pas de briser les fibres particulièrement délicates du kapok.
- En même temps que la buse l insuffle le duvet, le tambour de carde B tourne très
- lentement dans le sens de l’inclinaison des pointes des aiguilles, c’est-à-dire en sen s irfverse des aiguilles d’une montre. Une Ibis déposés sur le tambour B, les filaments de kapok sont chassés entre les rangs d’aiguilles par les brosses rotatives C formées de pinceaux de soies douces et flexibles, montées sur des rouleaux de bois et qui tournent rapidement sur la périphérie de la partie supérieure du tambour cardeur.
- Les axes de rotation des brosses sont supportés par des plaques segmentaires L, arli-
- VUE EN ÉLÉVATION d’iJNE CAItlJK A KAPOK Ia’h axes des brosses C (figure précédente) sont parlés par des plaques L, articulées par paires aux flasques N. L'écartement des brosses s'obtient au moyen d'un treuil formé de la poulie o tournant, autour de l'axe M et qu'on tourne avec la manivelle O.
- 45
- p.459 - vue 75/132
-
-
-
- 400
- LA SCIENCE ET LA VIE
- culées entre elles par paires à chacun des flasques latéraux du bâti N qui soutient le tambour, et reliées entre elles par des tôles formant un chapeau protecteur sous lequel on peut loyer les brosses C.
- On peut à volonté appliquer ces
- tambour ou les en éloigner quand elles doivent cesser de fonctionner. Au moyen d'une manivelle O, on soulève les plaques L à l'extrémité desquelles est fixé un fil passant sur des galets supportés par les bielles fixes P et s’enroulant sur la poulie à gorge o tournant sur l’axe il/ autour duquel les segments L peuvent osciller. Ce mécanisme fonctionne très bien.
- La nappe de duvet est détachée du tambour et étendue sur le tablier récepteur I) par un peigne c, monté sur une barre fixée aux ex-t.rémités de leviers qui oscillent avec l'axe a; que supportent des coussinets fixés au bâti. Le peigne, maintenu éloigné du tambour par un ressort, peut s'en rapprocher sous l'action d’une came s que le tambour fait tourner à l’aide d’une transmission à chaîne quand il se déplace en sens contraire.
- Le fonctionnement de la machine est donc le suivant : quand le kapok est soufflé sur la carde par la buse L les brosses insèrent les filaments entre les aiguilles de la garniture de carde et les rendent parallèles entre eux. On obtient ainsi une nappe dont l'épaisseur augmente tant que le tambour est alimenté de duvet en tournant devant l’ouverturem de la buse /. Les flocons de duvet, entraînés par les brosses, se détachent du tambour; Ja ioree centrifuge les projette ensuite sous
- le chapeau porte-brosses, puis ils tombent dans des coffres placés aux extrémités du chapeau. Quand l’épaisseur de la nappe est jugée suffisante, on arrête le tambour, on éloigne les brosses au moyen de la manivelle o, puis on fait faire très lentement au tambour un tour en sens inverse de sa marche ordinaire, c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre, afin de ne pas risquer de briser les libres.
- Le peigne c, mis en marche, détache alors de la carde la nappe de kapok qui est reçue sur le tablier sans lin D et ainsi entraînée au-dessus d’un coffre e chauffé au gaz ou coffre finisseur. La chaleur brise les filaments que les aiguilles en quinconce de la carde avaient déjà ondulés et ils peuvent ainsi s’accrocher mutuellement par leurs extrémités, tout en restant parallèles entre eux. Des rouleaux lisseurs et compresseurs d E donnent de la consistance à la nappe lors de sa sortie du coffre finisseur e.
- Cette nappe de duvet est tellement légère et inconsistante que, pour la transporter facilement, on est obligé de l’enfermer entre deux bandes de mousselines S T qui se déroulent de deux bobines lqplacées, la première au-dessus, la deuxième en dessous, du tablier transporteur D. Il existe des ateliers où l’on pique à la machine ces nappes enrobées pour en faire des doublures, des couvertures, etc...
- Après de nombreux essaispour filer le duvet, de kapok pur, on a imaginé des broches qui entourent d’une enveloppe de kapok une âme formée d’un fil de coton lin. An min Pamki.le.
- LE 1\ A 1*0 K K ST HMPLOYK A LA l’LACK DE LOUATIi TOUR DOUBLER LES VÊTEMENTS D’HIVER
- p.460 - vue 76/132
-
-
-
- UN MICROMANOMÈTRE DONT LA SENSIBILITÉ EST RÉGLABLE
- Par Jules HARDOT
- La possibilité de mesurer de très faibles différences de pression n’est pas seulement le résultat d’une recherche purement scientifique, mais encore elle est d’une grande utilité dans plusieurs cas. Klle permet en effet, d’étudier les propriétés de certaines solutions, problème que les biologistes ont souvent à résoudre. L’appareil deM.Michaud, représenté ci-dessous, permet de mesurer d’infimes variations de pressions, ainsi que nous allons le voir. Le micromanomètre se compose essentiellement de deux récipients à large surface, réunis par un tube de verre. Les récipients sont ici constitués par deux grands flacons de laboratoire portant chacun une tubulure inférieure. Le tube de verre qui les réunit est muni d’un robinet. L’ensemble
- VUH I) ENSEMBLE DU M IC ROM A-NOMÈTRK SYSTÈME MICUAUD
- La plus petite différence de pression existant au-dessus du liquide contenu dans le flacon se manifeste par le mouvement des globules en suspension dans ce liquide. En enfonçant plus ou moins l'aiguille qui plonge dans le flacon de droite, on crée une dénivellation facile à calculer, qui rétablit l'équilibre, et on en déduit
- est rempli jusqu’à un certain niveau, quelconque d’ailleurs, d’un liquide contenant en suspension des particules assez grosses pour qu’elles échappent au mouvement brownien.
- On sait, en effet, que, dans les solutions colloïdales, où les granules en suspension dans le liquide sont de dimensions extrêmement faibles, ceux-ci sont agités de mouvements désordonnés, appelés mouvements browniens, qui proviennent des chocs des molécules du milieu suspenscur. Si la particule est assez grosse, les chocs qu’elle reçoit de toutes parts se font équilibre et l’agitation résultante est nulle. Si le granule est, au contraire, microscopique (il en est que l'on ne peut voir qu’à l’aide de dispositifs d’éclairage spéciaux) les chocs ne peuvent se faire équilibre, et il en résulte un mouvement d’agitation continuel.
- Le micromanomètre de M. Mi-chaud étant basé
- p.461 - vue 77/132
-
-
-
- 402
- LA SCIENCE ET LA VIE
- sur le mouvement des particules en suspension dans le liquide contenu dans les flacons et le tube de verre qui les relie, sous l’action d’une différence de pression, il était donc indispensable de prendre une solution dont les particules soient assez grosses pour que, normalement, elles restent immobiles.
- Pour mieux observer le mouvement des granules, on a disposé, au-dessus du gros tube qui relie les deux flacons, un tube capillaire portant aussi un robinet. Au milieu de ce tube est collée une petite lame de verre à faces parallèles que l’on fixe avec du baume de Canada dont la transparence est aussi grande que celle du verre. On place alors un microscope devant l’axe du tube capillaire.
- Enfin, dans le flacon de droite, pénètre une aiguille dont le diamètre est connu et qui est suspendue à tin fil pouvant s’enrouler sur un tambour pourvu d’une graduation.
- Pour faire une mesure, après avoir réparti également dans la solution tous les granules en suspension (il suffit pour cela de souffler fortement sur un flacon, à plusieurs reprises, pour obtenir une variation de niveau), on fait régner la pression inconnue dans le flacon ne comportant pas l’aiguille et l’on immerge plus ou moins celle-ci dans le liquide de l’autre flacon. La différence de niveau produite se calcule aisément, connaissant la longueur de la partie immergée de l’aiguille, son diamètre et la section du récipient. En entr’ouvrant alors le robinet, on juge, d’après le mouvement des particules, du sens dans lequel il faut agir sur le tambour pour arriver à l’équilibrer. La sensibilité de ce micromanomètre varie suivant l’ouverture du robinet placé sur le tube de* l’appareil.
- Lorsque la communication complète est
- CE QUE l’on VOIT DANS LE MICUOSCOl’E
- Une différence de pression excessivement faible suffit pour provoquer le mouvement des particules en suspension dans la solution contenue dans les deux flacons de l'appareil.
- établie, la sensibilité est cent fois plus grande que celle du micromanomètre de Henry.
- Rappelons que le micromanomètre de Ilenry se compose, comme celui de M. Mi-chaud, de deux flacons réunis par un tube capillaire. L’ensemble contient également du liquide ; mais la masse liquide est coupée par une bulle de gaz, qui sert d’index, et qui glisse à l’intérieur du tube capillaire. Il y a donc deux ménisque mobiles ; des phénomènes de viscosité superficielle entrent alors en jeu et la sensibilité, déjà très remarquable, est par là limitée. Comme on peut le voir, cet inconvénient n’existe pas dans le mi-croinanomètre de M. Micliaud.
- Par une journée très calme (l’appareil est sensible aux moindres variations de la pression atmosphérique), à une heure où les vibrations du sol sont réduites, et en utilisant un tube un peu large (5 millimètres de diamètre) pour diminuer le ralentissement causé par la viscosité, M. Micliaud a pu saisir une différence de pression de un millième de barve, ce qui correspond à une dénivellation de un centième de micron d’eau. On sait que 1e. micron vaut un millième de millimètre. Il suffit,
- DEUX TUBES DIEEEKENTS POUR L OBSERVATION DU MOUVEMENTS DES GLOBULES Le tube capillaire, situé au-dessus du gros tube, porte la petite lame à faces parallèles qui sert à faciliter la vision des particules dans le microscope. Le dispositif supérieur comporte un robinet sur le tube capillaire, ce qui permet de régler la sensibilité de V appareil.
- par exemple, de plonger le doigt dans le flacon de gauche pour voir immédiatement dans le microscope, les petites particules se déplacer vers la droite. L’ouverture d’une porte de la pièce où est situé l'appareil suffit également pour provoquer une différence de pression et le mouvement des particules. Si l’on ferme un peu le robinet, la transmission est ralentie et peut être facilement observée. Le nouveau micromanomètre promet d’importantes applications, en particulier dans le domaine de la science pure. J. I-Iardot.
- p.462 - vue 78/132
-
-
-
- LA BROSSERIE MÉCANIQUE EST UNE INDUSTRIE TRÈS PEU CONNUE
- Par Marcelin ALVARÈS
- II est des industries, d’apparence modeste, qui, néanmoins, occupent une place importante et insoupçonnée dans l’activité d’un pays, et qui ont souvent réalisé des progrès qui rendent leur étude du plus haut intérêt. Telle est celle concernant la brosse, utilisée dans un certain nombre de professions et dans les usages domestiques pour enlever, par le frottement, dans un but de propreté, les corps étrangers qui se trouvent à la surface d’objets plus ou moins salis.
- Chacun connaît l’ustensile, qu’il manie d’ailleurs, à peu près tous les jours : un assemblage de crins, de poils ou d'autres matières analogues ajustés parallèlement et verticalement (et parfois aussi un peu obliquement vers les bords) sur une plaque de faible dimension. Il y a la brosserie fine, pour le dépoussiérage des vêtements, poulies soins de la chevelure, des dents, des ongles, etc., et la grosse brosserie pour les lavages, l’entretien des parquets cirés, les balayages, car les balais ne sont autre chose
- que de grandes brosses. Les pinceaux des peintres en bâtiments, des colleurs de papiers peints, d’affiches, etc., sont également des brosses ; ils portent d’ailleurs ce nom en langage technique. Les plumeaux, même, sont aussi, jusqu’à un certain point, des brosses remarquablement souples et légères.
- On a dit avec raison que les objets que nous connaissons le moins sont souvent ceux (pie nous voyons le plus souvent, et que nous n’accordons qu’une attention distraite aux formes familières, alors (pie not re attention est vivement éveillée lorsqu’il s’agit de choses rares. La brosse est bien dans ce cas, car bien peu connaissent, dans les détails, son mode de fabrication, qui est très curieux.
- L’industrie de la brosserie remonte à une haute antiquité. Chez les Romains, on trouve la « verga », sorte de baguette longue et flexible servant à battre les toges et les tuniques. Importée dans la Gaule romaine par les soldats des légions, elle s’y acclimata et devint plus tard la vergette, fabriquée par
- MAC U INK A DEMELER LES CRINS ET KKS FIBRES ET A LES CLASSER EN PAQUETS
- Crhis et fibres sont portés par une chaîne sans fin vers la partie gauche de la machine, où des dents peigneuses leur font subir un démêlage, puis une autre chaîne les conduit vers la partie de droite, où ils se classent par grosseurs ou « foices ».
- p.463 - vue 79/132
-
-
-
- 404
- LA SCIENCE
- ET LA VIE
- C ISAILLE - GUILLOTINE POUR COUPER LES BOTTES DE SOIES, DE CRINS, DE FIBRES, ETC.
- Tm lame est régla b le cl possède une graduation ; la butée est éi ressort. Les coupes de matières tombent sur une plaque en tôle qui épouse la forme des bottes ; une plaque métallique fixée au bâti sert de protège-lame.
- les vergettiers, nom qui désigna les fabricant s de brosses jusqu’en 1789. Après la Révolution, ceux-ci prirent le nom de brossiers.
- La fabrication fut d’abord très rudimentaire ; un même ouvrier suffisait pour en effectuer les diverses phases : il taillait, sciait et perçait son bois, il préparait ses crins ou ses soies, il les montait et les finissait. Le bloc de bois était fendu dans le fil, façonné à la scie, au rabot, à la plane, puis fixé dans l’étau pour être percé avec un vilebrequin qui n’avait pas de manche mais s’adaptait à une plaque métallique attachée à la poitrine, comme le font actuellement les serruriers qui percent à l’arbalète, sur place, des trous dans le fer. Le travail était extrêmement lent.
- Quelques tours primitifs, massifs et grossiers, vinrent plus tard, et peu à peu, remplacer le vilebrequin. Le tueur de bestiaux appor-
- Ièappareil est représenté ici ouvert, avant le sectionnement. On voit l'échelle graduée pour le réglage de la longueur de coupe.
- tait aux brossiers, par petites provisions, les crins et les soies qu’il avait pris sur les animaux abattus. Ou bien chacun allait s’approvisionner dans les foires périodiques de certaines régions, peu nombreuses, où ces produits se vendaient à dates fixes.
- Après l’apparition des chemins de fer, l’ancienne manière se modifia. Paris devint un centre pour la vente des matières premières, et il se spécialisa dans la fabrication de la brosserie line. D’autre part, comme les bateaux apportaient directement à Bordeaux et à Nantes le chiendent d’Italie et le piassava d’Amérique, il était naturel que des fabriques s’établissent dans ces villes. A Gênes, on fabriqua plus spécialement des balais et des brosses de sorgho ; à Londres,
- T,A CISAI LLli-G UILLOTINE W.-M. LIEBIG
- Telle est sa position après le sectionnement.
- on s’adonna surtout à la fabrication de la brosserie de toilette, et Berg op Zoom centralisa la brosserie hollandaise. Il est à remarquer que c’est de la Hollande que l’industrie de la brosserie fut importée en France.
- Outre Paris, c’est dans le département de l’Oise que l’on trouve les centres de fabrication les plus importants ; c’est là que les premiers outillages, les premières machines perfectionnées, d’invention exclusivement française, furent installés.
- Les matières premières entrant dans la fabrication des brosses, qui ne se composaient guère jadis (pie de crins de cheval et de mulet, de soies de porc, de chiendent, de brindilles de plantes comme le bouleau, le roseau convenablement refendu suivant le fil, sont aujourd’hui beaucoup plus nombreuses et plus variées ; on y ajoute, en effet, outre les soies de sanglier, de blaireau, de chèvre, toute une variété de fibres végétales exotiques ressemblant assez bien au crin, suffisamment résistantes, et qui nous arrivent principalement du Mexique, du Brésil, de Ceylan, de l’Afrique occidentale. On les désigne ordinairement sous le nom générique
- p.464 - vue 80/132
-
-
-
- 4 Oô
- LA F AB HIC ATI ON MÉCANIQUE DES BROSSES
- de piassava, ou tampico, et elles sont surtout obtenues par la désagrégation de la partie inférieure d’une certaine sorte de palmier de taille assez élevée : YaUalca funifcra.
- On remplace aussi le crin par de la baleine refendue en brins suffisamment minces. Enfin, on fabrique des crins artificiels à l’aide de pâtes passées à la filière, par un procédé analogue à celui employé pour la préparation de la soie artificielle.
- Les crins d’animaux sont surtout produits par la France, l’Espagne, la Russie, la Chine ; les soies de porc sont récoltées un peu partout et on recherche spécialement celles provenant de bêtes élevées dans
- l’Europe orientale, en Sibérie, dans l’Inde, en Chine et aussi en Amérique. Les soies de sanglier les meilleures sont celles qui se recueillent dans les forêts de Pologne, d’Allemagne, de Russie, des Balkans, de Sibérie. Les animaux les perdent en se frottant aux arbres, et les paysans les ramassent avec soin pour les livrer aux acheteurs.
- Toutes ces soies, dont le prix est très élevé, nous arrivent en petits paquets bien conditionnés; elles sont très différentes d’après leur origine, qui est facilement reconnaissable en raison de la façon particulière dont les paquets sont ficelés, car elle varie suivant la région où la récolle et le triage préalable des produits ont été faits.
- Quand les soies arrivent à l'usine, elles subissent d’abord le triage et le classement par couleurs et par forces,
- opérations demandant beaucoup d’attention et une certaine adresse, et qui sont généralement exécutées par des femmes, lesquelles y
- CVUNDHH JIOIU-Z ONT AI. F.T DISQUK VKlîTTCAl, POUR l.F, FOI.ISSAGK 1)HS DOIS
- TOl ll KIM1M.K l'UUil FKHCF.R I.1CS BOIS
- Le J'orcl sc moule sur te porte-foret à gauche, et le bois sur lu platine verticale à droite ; celle-ci est orientable dans tous les sens afin de pouvoir percer les trous /tins ou moins obliquement vers la périphérie. Un ressort, Jixé à l'arrière, et dont le bout pénètre dans l'un des crans d'une règle, maintient le bois dans la position voulue.
- sont particulièrement habiles. D'abord, on sépare soigneusement les nuances : noir, gris, jaune, blane et blanc pur. Cette dernière est la plus rare et la plus estimée. Puis on classe les brins suivant leur grosseur, qui comprend quatre numéros différents, et on forme des paquets de tous ceux qui sont exactement de même longueur en s’y prenant de la façon suivante : l’ouvrière prend une poignée de soies qu’elle tient verticalement sur la table et elle plaee successivement au centre de cette sorte de gerbe, des tiges de cuivre dont la longueur va en décroissant ; à chaque fois, elle tire, d’un mouvement rapide du pouce et de l’index, les soies qui sont plus longues que la tige et en fait autant de tas qu’il y a de longueurs, lesquelles forment quinze classes. Une tolérance de 5 millimètres est accordée; mais elle est le plus souvent inutile ; grâce à leur grande habitude de ce travail, les ouvrières obtiennent sans peine une exactitude presque parfaite.
- Cependant, quand il s’agit de brosserie ordinaire, le triage préalable, par forces et par couleurs, n’est pas fait. Les soies ou crins sont alors portés sur une machine à peigner et à démêler (fig. page 4051) dont la chaîne sans lin les conduit automatiquement entre les dents d’un peigne, rotati f (à gauche, sur la ligure), et de là, vers un organe (à droite), (pii les mêle convenablement a (in (pie les touffes qu'ils formeront plus tard soient constituées par parties à peu près égales de brins forts (ou épais) et de brins faibles (ou minces) et que leurs couleurs soient bien réparties. Si ce travail n’était pas fait, certaines touffes ne seraient formées presque
- p.465 - vue 81/132
-
-
-
- 400
- LA SCI EK CL ET LA VIE
- que de brins faibles et offriraient trop peu de résistance, tandis que d’autres, où domineraient trop les brins locts, seraient trop durs par rapport aux précédentes. En outre, des touffes auraient trop de crins blancs et d’autres trop de noirs, de gris ou de jaunes, ce qui donnerait à la brosse un vilain aspect.
- Mais toutes ees soies, plus ou moins malpropres, ont besoin d’un sérieux nettoyage auquel on procède à l’aide d’une lessive de
- de la toile que l’on serre fortement à l'aide d’une ficelle ou d’un fil de fer. Puis on les porte à l’étuve. Elles se redressent en séchant.
- Les fibres ou soies végétales demandent de multiples opérations avant d'être montées dans les brosses. Même, là, comme il importe souvent qu’elles aient l’apparence de soies animales afin de donner à la brosserie plus « d’œil », comme on dit en terme de métier, et, partant, plus de valeur, on leur
- MACJ1INK A BERCER A QUATRE KO RETS TRAVAILLANT EN MEME T EM RS SUR QUATRE BOIS, CE QUI PERMET UNI'. FABRICATION TRES RAPIDE
- (Voir dans le texte, à la page 46S, l'explication <la fonctionnement de cette machine.)
- potasse et que l’on achève en les soumettant à l’action d’une meule tournante. Enfin, quand elles ont besoin d’être blanches, comme, par exemple, quand elles sont destinées à former des brosses à dents ou à ongles, on les laisse séjourner pendant douze heures dans une chambre où l’on fait brûler du soufre ; ou bien on les soumet à l'action décolorante de l'eau oxygénée.
- Cependant, comme elles possèdent encore une forme plus ou moins courbe, il est nécessaire de la leur faire perdre au moyen du redressage, lequel consiste à les mouiller et à les envelopper par petits paquets dans
- fait subir une série de préparations aussi variées qu’ingénieuses, et aussi des tours de main grâce auxquels on peut obtenir à bon compte de remarquables produits, fît c’est là le triomphe de l'industrie moderne.
- Le piassava ou tampico et ses succédanés que l’on reçoit par balles grossières, où les libres sont plus ou moins emmêlées les unes avec les autres, subit d'abord le peignage afin de le démêler et de lui donner de la flexibilité. Pour cela, l’ouvrier en prend une poignée et les passe dans les dents d’un peigne vertical en fer, en s’y prenant un peu de la même façon que pour peigner le chanvre,
- p.466 - vue 82/132
-
-
-
- LA
- FA P, PIC A TIO .Y M ÊCA XlQ VE D ES
- P POSS ES
- 461
- jusqu’à ce qu’elles aient perdu leur raideur, et <1 u’elles offrent assez bien l’aspect d’une queue de cheval. La machine dont il est parle plus liant, opère automatiquement ce démêlage et ce peignage.
- Il y a des f i h r e s 1 o n -gués, moyennes et courtes, il y en a aussi d’épaisses et de minces. Ces dernières, qui peuvent le mieux simuler les soies v é r i t a h 1 e s, sont mises de côté en vue d’une utilisation spéciale.
- Les touffes peignées sont ensuite débitées, et leur sectionnement en bouts de longueur convenàblc, suivant les usages auxquels on les destine, s’opère à l’aide d’une cisaille-guillotine ou d’un grand couteau-tranchoir semblable à ceux dont on se sert dans les boulangeries pour couper le pain (lig. page 464).
- Ce ne sont là (pie les opérations préliminaires effectuées par un personnel spécialisé, et la division du travail dans la fabrication actuelle exige tout un monde d’ouvriers et d’ouvrières pcntiers (pii débitent les bois, les équarrissent et les expédient aux usines, ébénistes (pii les transforment en planches et les découpent, tablettiers et Lour-ncurs (pii leur donnent des formes plus ou moins élégantes, bien appropriées à un usage pratique, polisseurs qui finissent la monture, laquelle passe ensuite aux mains des perceurs pour
- être remise soit au monteur qui pose et fixe les poils que lui délivre, par touffes d’une épaisseur tou jours égale, un mécanisme approprié, soit au conducteur de la machine à monter quand celle-ci est utilisée. Enfin, les emballeurs reçoivent les articles terminés, les classent et les préparent pour l’expédition.
- En même temps que les soies, il importe de préparer les bois, dits pâlies, sur lesquelles les brosses doivent être moulées. Une autre catégorie d’ouvriers y procède.
- Les pattes ou montures sont, soit en bois commun de France : peuplier, bouleau, hêtre, merisier, chêne, olivier, citronnier, etc., soit en bois exotique ou précieux : ébène, palissandre, thuya, acajou, violette, etc. On emploie aussi la corne, les os, l'ivoire, l’écaille, le celluloïd, etc. Enfin, les métaux tels que le nickel, l’aluminium, et, dans la brosserie de luxe, pour le placage seulement, on utilise l’or et l’argent.
- Nous nous occuperons d’abord de la préparation des montures en bois.
- Les grosses bûches, tranchées à la scie circulaire, ou à ruban en billes maniables, sont divisées et subdivisées en planchettes rectangulaires, ayant à peu près les dimensions minima d’un bois de brosse, lesquelles sont mises en tas pour sécher, soit à l’air libre, soit dans des séchoirs chauffés, afin que les dites planchettes ne soient pas sujettes ultérieurement à se déformer.
- Après un temps convenable, on leur donne, à l’aide de machines très simples, leur forme définitive en arrondissant les côtés et les
- c c. c ce
- Fig.3
- PROCÉDÉ DK JlONTACK SYSTKMK MASON
- Fig. 1 et 2 : a a, rainures en queue d'aronde, droites ; b 1), bois de la brosse, rectangulaire ; e e, loquets en soies, crins, etc. — Fig. 3 : a, ramures circulaires ; b, bois de brosse ronde.
- Fig. 2
- dkijx rnocÉims du montai;k Fig. ] : Montage d'un bois percé de part en part ; d, touffe du loquet faisant saillie au dehors. — Fig. 2 : Montage d'un bois percé seulement sur une partie de son épaisseur, avec canal longitudinal oh viennent aboutir les fonds des trous.
- p.467 - vue 83/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 408
- angles, en faisant bomber le dos, si l'on désire qu'il ait cette forme, ce qui est le pins souvent le cas, en y pratiquant des côtes, des rainures ou divers ornements. On les finit ensuite à la lime ou à la râpe g bois, puis on les polit sur un cylindre ou sur un disque garni de papier ou de loile d'émeri (fig. page 405).
- On procède alors au perçage des trous dans lesquels seront fixées les petites touffes de soies qui formeront, la brosse.
- Ils traversent le bois de part en part ou bien une partie seulement de son épaisseur. Dans le premier cas, on aura des brosses à dos plaqué comme dans l'ancien système, et, dans le second, des brosses dites à dos plein, comme elles se font le plus souvent maintenant.
- Mais avant d’expliquer cette différence, disons de suite que ces trous, jadis forés à la main, s’exécutent actuellement à l’aide de forets mécaniques, tournant à une vitesse vertigineuse, qui s’enfoncent dans le bois avec; la même aisance et la même rapidité qu’une aiguille dans du beurre. Avec les perceuses à forets multiples on peut percer simultanément les trous dans deux, quatre ou six bois, quand la machine est montée avec un double, un quadruple ou un sextuple jeu de forets (lig. page 4(i(>).
- C’est, en somme, mie machine à reproduire dans le genre de celles dont nous avons donné la description dans notre nc 47 (La Science et la Vie, novembre 1919), mais qui ne reproduit, le modèle qu'en même dimension.
- I,c toucheau orientable est relié aux forets de telle façon (pie, lorsque le premier se déplace dans un sens quelconque, ceux-ci subissent des déplacements identiques.
- Quand l’ouvrier porte le toucheau vis-à-vis du modèle, les forets se placent, respectivement, devant les planchettes à percer en un point correspondant ; quand
- ledit toucheau est poussé dans un des trous du modèle, les forets pénètrent dans le bois qu'ils percent et ils se retirent du trou foré alors que le toucheau revient en arrière.
- Les « bois » des brosses ne sont pas toujours en bois ; ainsi qu’on l’a dit plus haut, on les fait aussi en os, en corne, etc.
- Les os utilisés proviennent généralement du bœuf et sont fournis par la France et l’Angleterre; les cornes proviennent du buffle et sont expédiées de Buenos-Aires. On fait d’abord subir aux os le dégraissage dans de l’eau pure bouillante contenue dans une marmite en fonte et on les débite ensuite à la scie circulaire. Les cornes subissent, ainsi que les os, l’opération du décorage : l’ouvrier, à l’aide d’une raboteuse circulaire, tournant à très grande vitesse et montée sur une table dont le mouvement de translation est réglé par une came, donne à chacune des pièces la forme des montures qu’elles doivent présenter. Ainsi façonnées, elles reçoivent un polissage qui se fait, pour les os, dans de grands tambours animés d’un mouvement de rotation assez lent et contenant un mélange de blanc d’Espagne et de graisse ; au bout de quinze heures, l’opération est terminée. Quant aux montures en buffle, on les polit sur de petites meules tournant énormément vite et sur lesquelles on projette de temps à autre un mélange d’huile et de tripoli, ce qui permet d’effectuer le travail en quelques instants.
- Pour opérer le montage d’une plaque percée de part en part, et quand celui-ci se fait à la main, l’ouvrier ou l'ouvrière passe dans le premier trou un fil plié en boucle et dont l’un des bouts est fixé à l’extrémité de la plaque ; il place dans la boucle un faisceau des soies appelé loquet, puis, en tirant sur l’autre extrémité du fil, il force la boucle à entrer dans le trou et à entraîner
- PROCÉDÉ UK MONTAGE DEM . 1)K MONT Dons ce système, te fil de ligature est remplacé par une petite, pièce en tôle mince dite « ancre » enfoncée avec le loquet par un poinçon. — Fig. 1 : vue de profil de l'ancre ; lig. 2 : rue. de face de l'ancre, le loquet étant supposé coupé dans sa partie repliée.
- CI! E EST H GM PLACEE PAR UNE. AGRAGG EN EU. DE 1ER
- De gauche à droite : F agrafe vue en coujie après son enfoncement ; l'agrafe et le poinçon dont la pression obligera ses deux bouts ù pénétrer dans le bois ; les agrafes après leur pénétration dans le bois.
- p.468 - vue 84/132
-
-
-
- LA FABRICATION MECANIQUE DES BROSSES
- 40!)
- MACH1NK A JlüNTKIÎ DI’. M. WOÜDBUHY
- Fig. 1 : B, ennui pour le passage des paquets de soies placés sur ht plaque divisée par des cloisons formant peigne (ils prennent là une position horizontale) ; C, pièce portant une pointe Y) et une rainure K ; F, partie verticale de la rainure ; G, poinçon.
- — Fig. 2 : II, échancrure, dans le bout du poinçon pour le passage du fil servant à lier le loquet. — Fig. 3 :
- I, fil de ligature ; .1, bois de la brosse.
- tondeuse mécanique, on coupe l’extrémité des poils pour bien égaliser la surface (fig. pages 403 et 473), et la brosse est terminée.
- Ce travail est assez long. On l’accélère en utilisant un ingénieux mécanisme à pédale qui consiste à passer le loquet tout préparé sous la licelle d’une aiguille qui, par un coup de la pédale à laquelle elle est reliée, entre avec précision dans chacun des trous du dos percé à plat. On gagne ainsi 50 % sur la main-d’œuvre, mais on est loin de la rapidité obtenue avec les machines modernes, comme on le verra plus loin.
- Quand les trous ne sont percés que sur une partie de l’épaisseur de la plaque, on procède différemment. On commence par percer longitudinalement, parallèlement au dos de la brosse, des canaux auxquels viennent aboutir les fonds des trous ; il y en a autant que de rangées de trous verticaux et ils réunissent ainsi les fonds de ces trous Pins on passe un cordonnet de soie dans chacun de ces canaux, et, à l’aide d’un petit crochet, on va le chercher au fond de chaque trou pour le forcer à sortir en forme de boucle. On dispose dans cette boucle un loquet à cheval en formant VU, et, quand on a préparé de la sorte toute une rangée de loquets, on tire fortement le cordonnet : toutes les touffes s’enfoncent simultanément dans les trous, et, pour les y fixer, il ne reste plus qu’à boucher les deux entrées du
- le loquet qui se recourbe en U en son milieu (fig. page 407). Celui-ci doit être assez gros pour remplir le frou. Une partie de ce loquet reste en dehors et forme une espèce de pompon cl ; l’ouvrier fait une nouvelle boucle, passe le fil dans le trou suivant en le faisant entrer par l’autre face de la plaque, et ainsi de suite. Un a, de cette fa^on, toute une série de touffes de poils serrées à leur partie supérieure pur un nœud du fil et l’on passe un lil métallique dans chaque série longitudinale de ces nœuds. Un coule de la colle forte ou du goudron sur le dos de la plaque, c’est-à-dire sur la face opposée à celle où les soies font saillie, puis on la recouvre d’un placage qui cache les trous, les lils et la couche de colle. Avec des ciseaux appelés forces, ou une petite
- MACHIN K V MO.N’TEll d’aufrf.d I.AII.K, A HOUCLE OU AOHAl’K
- La boucle se forme automaliq u e m e n t avec le JH inébdli-que venant du dévidoir (en haut et èi gauche), par le jeu aller et retour d'un tiroir trans}>orieur, et elle se coupe de même. Un excentrique l'oblige à s'enfoncer dans le trou du bois en poussant devant elle le loquet, séparé par le jeu d'un aulre excentrique, dont elle a préalablement lié la partie repliée, comme l'indique une des figures précédentes (Voir à la page 468).
- p.469 - vue 85/132
-
-
-
- 4-ro
- LA SCIEXCE ET LA VIE
- canal où l’on a glissé le cordonnet an moyen de chevilles et de cire.
- Le montage des brosses en os, en buffle, en ivoire, etc., est le même
- MACHINE « SAïriiNK »
- DE
- .T.-11. MKTZLER
- Celle machine peut agrafer de 40 à 50.000 loti net s en dix heures, suivant la nature des crins employés et l'habileté de l'opérateur. Le travail de celui-ci se réduit à présenter le trou de la brosse à l'outil et à renouveler de temps en temps Tapprovisionne-mtntl de la chaîne d'alimeidtdion. Tout le. reste du trui'nil est çûtftoiurnent anlomtilitjue.
- que celui employé pour les lvrOS&br acu bois dans lesquelles les trous ne traversentpgs de part en part, mais ici on utilise souvent' un autre -procédé qui consiste à remplacer les petits canaux longitudinaux dont il est parlé plus haut par des traits de scie pratiqués sur le dos de la monture et qui réunissent tous les trous de soies d’une même rangée ; c'est comme si l'on perçait de part en part, mais on évite avec les traits de scie les éclats cpie le foret ne manquerait pas de produire en débouchant. Quand, ensuite, les loquets sont en place, on comble ces rainures avec de la cire ou du ciment et on en profite pour faire, si cela convient, des dessins décoratifs sur le dos de la brosse.
- Après un dernier polissage, on procède au marquage, au classement et, pour les brosses à dents et à ongles, à la mise en boîtes, généralement par trois douzaines.
- M. Mason a inventé un procédé
- particulier de fixation du loquet ou touffes de poils sur la patte : il consiste à pratiquer dans celle-ci, au lieu de trous isolés, des rainures a a (fig. 1 page 467), en queue d’aronde, c’est-à-dire plus larges dans le fond qu’aux bords, dans lesquelles on juxtapose les faisceaux de poils c c, préalablement plongés par le bout dans de la colle forte ou de la poix, qu’on presse ensuite avec les doigts ou de toute autre manière pour leur faire prendre la forme ovale, de telle sorte qu’ils s’élargissent par le bas quand on les tourne d’un quart de tour, après les avoir introduits dans la rainure, et remplissent celle-ci en s’y tenant solidement (fig. 2). Le même effet est obtenu avec des rainures cylindriques, dentelées, de manière à retenir avec force les faisceaux de poils (fig. 3).
- Mais l’introduction de la machine dans l'industrie de la brosserie a complètement transformé celle-ci en réduisant la main-d'œuvre dans de grandes proportions, et les procédés décrits plus haut ont dû subir de notables modifications au moins en ce qui concerne la brosserie ordinaire.
- Les machines employées sont de plusieurs sortes et répondent à différents besoins. Une des premières inventées fut celle de M. de Mont. Elle utilise une petite pièce découpée de tôle mince, dite ancre (figure à la page 468).
- Etant introduite dans le trou de la patte, elle plie la touffe de poils par son milieu, aux lieu et
- MACHINE I/AII.E, DU SYSTEME A ANCHE, A MOTEUR ÉLECTRIQUE, DONNANT SENSIBLEMENT LA MÊME PRODUCTION QUE LA PRÉCÉDENTE
- p.470 - vue 86/132
-
-
-
- LA FABRICATION MÉCANIQUE DES BROSSES
- 471
- place de la ficelle ou du fil métallique employé dans- la fabrication à la main. A cet effet, une fois la touffe en place, les becs que porte l’ancre sont vigoureusement écartés l’un de l’autre par l’action d’un poinçon fait d’une lame terminée en forme de coin : ccs becs pénètrent comme des dents dans les parois du trou, tandis (pie la partie inférieure de l’ancre serre fortement la touffe contre le fond. Elle se trouve si solidement encastrée dans le bois quand l’ancre a été ouverte par le poinçon, qu’elle ne peut plus être retirée qu’en arra-chant des éclats des parois du trou où elle a été introduite.
- Ceci dit, voici comment fo n ctionne cette machine, qui a été préalablement garnie de bandes de métal dans lesquelles doivent être automatiquement découpées les petites ancres de fixation.
- La masse des soies, placées dans un compartiment spécial, est divisée en bandes longues, et dont la largeur peut varier, par un système de réglage des plus simples, selon le diamètre des trous des brosses. On peut également faire varier, selon la nature des brosses à confectionner, la hauteur à laquelle sont employées les soies.
- Ces bandes sont entraînées, les unes après les autres, devant un organe dit séparateur qui, en effet, les sépare successivement en fractions égales dont chacune forme une touffe ou loquet, lequel est amené mécaniquement dans un autre organe dit inséreur.
- D’autre part, la bande de métal est conduite, par un système d’amenage, dans un découpoir faisant partie de la machine ; les ancres qui en proviennent arrivent au fur et à mesure dans l’inséreur, en arrière des touffes de soies qu’elles doivent ployer par le milieu et faire pénétrer dans les diffé-
- rents trous de la patte pour les y fixer. Celle-ci est alors placée sur la machine, de façon qu’un des trous se trouve en regard de l’extrémité de l’inséreur. Le bois est maintenu rigide par un mécanisme convenable. Le poinçon de cet organe vient alors pousser l’ancre, et, devant elle, la touffe dans le trou de la monture jusqu’à ce que le tout vienne buter. Le poinçon, continuant sa course, force les côtés dentelés de l'ancre à s’écarter
- et à pénétrer dans les parois du trou. La fixation est alors faite.
- Le bois de 1 a brosse peut alors être dégagé par le jeu des organes de préhension qui le maintiennent pour que l'ouvrier puisse présenter le trou suivant à une autre mèche amenée devant l’insé-r c u r, e t 1 a même série des opérations recommence, se succédant avec une très grande rapidité. Elles sont, en résumé, les suivantes :
- Amenage des soies devant constituer le loquet, formation et séparation de celui-ci de la bande de soies dont il faisait partie et son introduction dans l’outil inséreur, entraînement de la bande de métal dans laquelle sont découpées les ancres, découpage de celles-ci et leur ramonage devant l’inséreur, pliage du loquet et son- introduction dans l’un des trous. Tout cela peut se répéter soixante à quatre-vingts fois par minute suivant la plus ou moins grande habileté de l'opérateur et la nature des soies employées, ce qui donne comme résultat, en tenant compte des temps perdus pour les chargements, les réglages, etc., la fixat ion de vingt-cinq à quarante mille loquets par journée (de dix heures) et par machine, alors que le travail à la main n'en place que trois mille.
- En outre, la fabrication à la main exige le placage du dos des brosses, quand le bois
- MACHINE DU SYSTÈME A BOUCLE, FONCTIONNANT A LA PÉDALE, POUR PETITE PRODUCTION
- p.471 - vue 87/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- 472
- MACHINE A MONTER, A BOUCLE, DE M. \V. LIEBIG
- Cette machine est surtout employée pour les brosses communes en soies, crins, tampico, fibres rouges, palmeto, racines de riz, etc. Les boucles ou crampons, (pii peuvent être de di fférentes dimensions, sont formées sur le mandrin ad hoc, lapidesI muni d'un couteau coupant automatiquement, éi la longueur voulue, le fil de, laiton enroulé, sur le dévidoir placé éi droite. La machine, fonctionne éi la pédale, « la vitesse approximative de 50 à 70 loquets placés par minute.
- est percé do part, en part, pour masquer les trous ; dans la fabrication mécanique, les trous étant percés à mi-bois (et sans qu’il soit nécessaire de pratiquer des canaux longitudinaux, ce qui réduit encore le travail) le placage est inutile. 11 y a donc une économie de main-d’œuvre, doublée de l’économie de ce placage, de la colle qui sert à le fixer, de la ficelle ou du fil de laiton. De plus, le dos étant plein, d’un seul morceau, la brosse y gagne comme solidité, comme aspect, et, par suite, comme valeur.
- Dans la machine « Saturne », du même système, construite par J.-I3. Metzler, de Zurich, l’ancre est remplacée par du fil de fer, et l’ancrage par un agrafage de celui-ci, comme on le voit sur la figure de la page 468, en bas, qui fait suffisamment comprendre le procédé sans qu’il soit nécessaire de donner plus d’explications. L’agrafe ou fil de fer est croisée, par des organes appropriés, autour et au milieu du loquet et ses extrémités sont enfoncées latéralement au fond du trou, ce qui lui donne une résistance maxi-
- mum. Le travail de l’opérateur se réduit à présenter le trou de la patte à l’extrémité de l’outil inséreur et à renouveler de temps en temps l’approvisionnement de la chaîne d’alimentation. Tout le reste est entièrement automatique.
- Une antre machine, inventée par Woodbury, est basée sur le même principe, mais les moyens d’exécution sont un peu différents. La planche de la page 400 en donne une vue en perspective au commencement de son travail de garnissage, après que les paquets de soies ont été placés debout et par rangées, sur une sorte de plaque métallique en forme de peigne, laquelle peut, grâce à un mouvement intermittent du moteur, avancer entre des glissières, et venir présenter à tour de rôle chaque rangée de soies à l’orifice d’un canal B, où celles-ci se trouvent forcées de prendre une position horizontale.
- L’extrémité du canal se termine en fourchette, entre les dents de laquelle manœuvre une pièce C portant une pointe D ainsi qu’une rainure E, d’abord en talus, puis se terminant en F par une partie verticale. La pièce C est traversée par un cylindre creux dont la partie inférieure, à chaque mouvement de descente, se présente devant un trou du bois, mais sans y pénétrer (fig. 1 de la planche). A chaque mouvement de ce cylindre, une touffe de soies est séparée de la rangée et amenée dans la rainure jusqu’en F, et, là, elle subit l’action d’un poinçon G se mouvant dans le cylindre et dont la partie inférieure porte deux entailles en croix (fig. 8) : la plus large saisit la touffe de soies comme l’indique la figure, tandis que l’autre, H, n’est que juste assez ouverte pour donner passage à un fil poissé destiné à lier la touffe et à l’assujettir dans un des trous du bois. Le fil I, précis aille
- A COUPER LE RANG
- Cette, cisaille possède un dispositif de réglage de la lame. La règle est graduée et supporte une plaque servant d'appui pour la brosse.
- p.472 - vue 88/132
-
-
-
- LA FABRICATION MÉCANIQUE DES
- BROSSES
- 473
- M A C1II N K A T O N 11 H K METZ.LER, A C'OUTKAUX ROTATIFS, FOUR ÉGALISER RA SURFACE DES SOIES
- venant d’une bobine, est saisi par l’échancrure II, coupé à longueur par un mécanisme approprié et tourné en spirale autour des soies, grâce à un mouvement de rotation que prend le poinçon. On peut placer ainsi soixante-dix à quatre-vingts touffes par minute. Un guide (non représenté), mû à la main, permet d’amener successivement tous les trous du bois sous le poinçon. La table qui reçoit le bois peut être amenée à tous les degrés d'inclinaison à l’aide d’un secteur denté et cela afin de pouvoir garnir de soies les arêtes et contours de certaines brosses.
- Ainsi se fabrique la brosserie ordinaire. La brosserie line et de luxe, cependant, se fait plus volontiers à la main, par les anciens procédés.
- D’autre part, les matières premières qui se préparent à l'usine n’y sont pas toutes utilisées pour le travail à la machine, même lorsqu’elles sont destinées à la brosserie ordinaire plus ou moins importante, selon les établissements, est remise à des ouvriers et ouvrières spéciaux qui travaillent à façon à la main, à leur domicile.
- Quant à la grosse brosserie, aux soies rudes et grossières, chiendent, piassava, etc., celle qui sert pour les lavages du sol, des cours, des chaussées, les balayeuses mécaniques, et aussi les balais dits de crins (crins d’animaux ou fibres végétales), le montage se fait un peu différemment ; on a reconnu, en effet, qu’en raison des violents efforts auxquels ces ustensiles et appareils sont expo- machine w.-m. liebig, sés, il serait permettant de ton-peu pratique et due (ou couper ee rang; en même temps dimensions, et même les
- ; une partit!
- coûteux de procéder par les moyens décrits plus haut. Voici comment l’on s’y s’y prend pour les balais de crins montés au goudron ou à la poix. Le bois est généralement de l’aulne. Six ouvriers sont installés autour d’une table ronde au milieu de laquelle chauffe un récipient partagé en six cases qui contiennent du goudron liquide ou de la poix. Chaque ouvrier saisit une touffe de soies (crins ou piassava), toujours de même grosseur et lie un des bouts avec une ficelle ; quand les brins sont suffisamment longs, il les replie en U par le milieu, de façon à former le loquet comme il est dit plus haut, et il lie le bout replié ; il trempe par deux fois le bout lié dans la matière liquide et le fait pénétrer dans un trou en lui imprimant un mouvement de rotation afin que le goudron ou la poix adhère bien aux parois. On obtient ainsi un véritable cimentage des brins, et ils sont si solidement tenus qu’ils sont le plus souvent usés sans quitter leur trou. On monte de la même façon certaines autres sortes de brosses et les balayeuses mécaniques.
- lies bois de ces dernières sont rapidement et économiquement fabriqués à l’aide d’une machine spéciale représentée page suivante. Elle se compose, en principe, d’un cylindre rotatif à la surface duquel sont lixées des têtes de clous, lesquelles occupent des emplacements correspondant exactement à ceux des trous qui devront être pratiqués dans le bois de la balayeuse, dont la orme est également
- cylindrique, et qui, enfilé dans un arbre, est susceptible de tourner avec la même vitesse que celle imprimée au cylin-' dre-guidc por-
- ees brosses lift toutes tant les têtes
- brosses cylindriques de clous. Celles-
- p.473 - vue 89/132
-
-
-
- 474
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ci, par le fait de la rotation du cylindre, viennent buter à tour de rôle contre l’extrémité d’un levier qui se déplace longitudinalement et qui commande les mouvemenls d’abaissement et d’élévation du foret destiné à percer les trous du bois de la brosse : quand une tête de clou soulève le levier, le foret s’abaisse et s’enfonce dans le bois, et quand le levier retombe, le foret se relève et dégage le trou qu’il vient de percer.
- Le garnissage se fait, soit à la main, comme il est dit plus haut, soit à la machine, qui est alors nue variété de celles que nous avons décrites.
- Nous avons donné dans notre n° 57 (La Science et la Vie, juillet 11)21 j, la description d’une machine inventée récemment pour la fabrication des balais de sorgho.
- D’autres systèmes pour lier par un fil métallique ces sortes de balais sont également utilisés dans les fabriques.
- On fabrique aussi des brosses métalliques dont les soies, ou brins, sont en lil de 1er, acier ou laiton ; elles servent pour le décapage ou le polissage des métaux, le pansement des chevaux, etc. Leur montage ne présente aucune particularité, si ce n'est, que, parfois, le bois est remplacé par un corps souple tel qu’une sangle en toile forte ou une bande de cuir.
- Les brosses de peintres en bâtiments, de colleurs d’affiches, de papiers de tenture, et d’autres artisans se font en réunissant une botte plus ou moins grosse de poils, de crins
- MAC II INK KM l’LÜYKE TOUR
- I.F. MONT AGI': OiCS 15ROSSKS CYLINDRIQUES
- MACHINE SPECIALE POUR PERCER LES TROUS DANS LES BOIS DES BROSSES CYLINDRIQUES
- Ce moulage se fail par le système à boucle, ou agrafage.
- Ces brosses servent, pour les balayeuses mécaniipues et le ramonage.
- ou de soies de pore que l’on lie avec une cordelette ou un fil de laiton ; quand elle est bien coupée de niveau des deux côtés, on y introduit un manche en bois que l’on fixe avec un ciment fait de cire et de résine. Parfois, on entoure la base de la botte d’une sorte de fourreau de fer-blanc ou de cuivre et l’on coule à l’intérieur le ciment qui solidarise le tout et assure sa rigidité.
- En lin, les plumeaux se confectionnent avec des plumes d’oie, de coqs, de divers oiseaux exotiques et, notamment, avec celles d’une petite autruche d’Amérique appelée nandou,; on les désigne souvent sous le nom de plumes de vautour. On utilise aussi les plumes de l'autruche ordinaire d’Afrique qui ne peuvent pas être employées pour la parure.
- L’industrie de la brosserie occupe en France environ 25.000 personnes, tant hommes que femmes, réparties dans près de deux cent cinquante établissements patronaux, dont le chiffre d’affaires, avant la hausse actuelle des prix, pouvait être évalué à une cinquantaine de millions. On ne possède pas d’éléments pour fixer le montant actuel des affaires réalisées par les fabricants de brosses.
- Marcelin Alvarès.
- p.474 - vue 90/132
-
-
-
- QUELQUES NOUVEAUTÉS VUES AU DERNIER SALON DE L’AUTOMOBILE
- Par Paul MEYAN
- La principale caractéristique de la dernière Exposition qui s’est tenue au Grand Palais des Champs-Élysées a été une tendance très nettement marquée des industriels à se rapprocher d’un type moyen de voiture. Les constructeurs de grands châssis, aux moteurs puissants et chers à nourrir, sont venus, cette année, grossir le nombre de ceux qui ont adopté sagement le modèle dit « 10 chevaux ». cependant que les constructeurs de cyclecars, comprenant que l’automobile ne saurait être dépourvue d’un certain confortable, ont, de leur côté, relevé le poids et la puissance de leur véhicule, tout en lui conservant bien entendu sa
- souplesse et son agrément. Mais cette unification des modèles n’a pas comporté de révolutions apparentes dans la construction. Seuls, quelques essais, sortant franchement hors des voies généralement suivies, ont attiré
- l'attention des curieux.
- Dans cet ordre d’idées, il convient de citer une voiture dont toute la partie motrice est double, c’est-à-dire comporte deux moteurs de 4 cylindres, deux embrayages et deux arbres de transmission. Ceux-ci entraînent dans le pont arrière, l’un la partie centrale, l’autre la partie extérieure d’un planétaire spécial, dont les satellites donnent le mouvement de rotation aux roues. Ce dispositif permet
- LE PONT ARRIÈRE DU CHASSIS DESMOULIN
- On voit, en avant, les amorces des deux arbres de transmission qui attaquent, par des roues hélicoïdales, les deux parties d'un « planétaire » spécial.
- CHASSIS PARTICULIEREMENT ORIGINAL DE LA VOITURE .IANEMIAN
- Tous les organes moteurs sont disposés et suspendus sur l'arrière, du véhicule. Les ressorts de la suspension avant sont planés verticalement et leur souplesse est proportionnelle. « la partie plus ou moins grande de contact qui les réunit « leur extrémité supérieure. en raison du poids transporté.
- Kl
- p.475 - vue 91/132
-
-
-
- 476
- LA SCIENCE ET LA VIE
- d’obtenir une série progressive de vitesses sans aucun déplacement de pignon, grâce notamment à l’emploi que l’on peut faire des deux moteurs, séparément ou réunis. Cette réalisation cinématique et mécanique doit trouver particulièrement son application dans les poids lourds, camions ou tracteurs, où le rapport du poids à vide au poids en charge est très élevé.
- Dans tel camion actionné par un moteur de 40 chevaux, par exemple, il sera possible de remplacer celui-ci par deux moteurs, l’un de 16 et l’autre de 24 chevaux, que l’on fera fonctionner alternativement ou ensemble, suivant que le véhicule marchera à vide, à demi-charge ou à charge complète. Il s’ensuivra une utilisation plus rationnelle de la puissance et, par suite, une économie de combustible et de matériel, lorsque le véhicule, peu chargé, n’aura besoin d’utiliser qu’un seul de ses moteurs.
- Dans le châssis très original de M.
- Janemian, toutes les conventions admises sont bouleversées ; le moteur est à l’arrière ainsi que tous les organes de transmission ; ils sont portés par l’essieu moteur et suspendus au-dessus de celui-ci par des ressorts à lames transversaux et convergents vers l’arrière, de façon à former tampon entre la carrosserie et les secousses produites par les inégalités du sol et les trépidations du moteur. C’est la carrosserie elle-même qui constitue le châssis et la suspension avant consiste en deux ressorts à lames placés verticalement, fixés par leur extrémité inférieure aux longerons latéraux du châssis, tan-
- dis qu’ils s’appuient l’un sur l’autre par leur extrémité supérieure. Il résulte de ce dispositif que, la charge supportée par le châssis augmentant, les deux ressorts s’appuient davantage l’un contre l’autre et la partie en contact augmente, diminuant ainsi leur flexibilité et réglant leur souplesse automatiquement et proportionnellement au poids transporté. Dans l’ensemble de ces disposifils s’affirme, d’une façon, un peu imprévue peut-être, la préoccupation, qui se généralise heureusement parmi nos constructeurs, du confort d’autant plus indispensable que les routes sont malheureusement loin de s’améliorer.
- D’autres procédés de suspension, d’assouplissement, ont été exposés à ce dernier Salon, basés surtout sur cette théorie contraire à l’opinion répandue, qu’il faut libérer la suspension de tout freinage afin d’obtenir le con-se compose simplement d’un ressort en forme de fer à cheval attaché, par son milieu, à une traverse du châssis au-dessus du pont arrière et pressant, par deux galets fixés à ses extrémités, une came solidaire du pont. L’inconfortable de la suspension a pour cause les variations de force des ressorts ordinaires qui équilibrent le poids de la voiture au repos, mais qui perdent ou augmentent
- leur force suivant que l’essieu tombe dans un trou ou monte sur un obstacle L’appareil placé en liaison entre l’essieu et le châssis a pour but de faire naître des efforts opposés à ceux des ressorts et produisant l’effet inverse des variations d’ef-
- UISPOSITIF DE SUSPENSION
- Cet appareil, dénommé contre-accélérateur, a pour but de contrarier les efforts des ressorts de suspension et de les équilibrer par rapport au poids de la voilure, lia pour résultat de donner au centre de gravité du châssis une trajectoire horizontale.
- CONTRE-ACCÉDltRATEUR «STAB» A t’ARRIÈRE n’tJNE AUTO
- p.476 - vue 92/132
-
-
-
- LES NOU V EAUTÉS DU SALON DE L'AUTO
- 477
- fort de ces ressorts. Autrement dit, si l’on supposait la voiture suspendue, d’une part, uniquement sur les ressorts, on y percevrait certaines secousses ; si l’on supposait, d’autre part, la voi-ture uniquement suspendue sur l’appareil, on y perce-vrait des secousses tout à fait contraires.
- La combinaison des ressorts et de l’appareil fait que les perturbations dues aux uns et à l’autre se contrarient exactement et s’annulent. En résumé, c’est une solution du problème de la suspension du châssis qui a pour but de donner au centre de gravité de ce dernier une trajectoire horizontale.
- Le but de la suspension des roues elles-mêmes est, au contraire, de leur faire suivre autant que possible les inégalités du sol, de les faire « coller » à la route. Le « frein de centre » a pour but de suspendre l’essieu sans créer aucune réaction sur le châssis suspendu. Cet appareil se place sur le moyeu même de la roue dont il est solidaire Il se compose de deux organes produisant, l’un un rappel élastique créé par le déplacement des billes dans des cuvettes, l’autre un frottement d’un plateau sur un cuir. Le rappel élastique et le frottement sont engendrés tous deux par lu pression de ressorts qui, en l’espèce, sont des rondelles Belleville. Cette pression est réglée de manière que l’effort de friction et l’effort de rappel équilibrent exactement l’effort ’
- que la voiture exerce sur la roue, c’est-à-dire le poids que supporte la roue. Dans le passage d’un obstacle, apparaît un effort d’inertie plus grand que le poids sur laroue et le système du frein de centre entre en jeu immédiatement ; mais ce systèmenepeut pas réagir, puisqu’il faudrait que le rappel élastique par les billes puisse vaincre à la fois le frottement du frein et le poids de la roue. Cette dernière reste donc momentanément excentrée sur l’obstacle ; mais, dès qu’elle a parcouru un demi-tour et progressé d’environ un mètre, l’effort dû au poids de la voiture change de sens et, s’ajoutant à l’effet élastique des billes, remet immédiatement la roue au centre. L’appareil fonctionne comme un ressort à action différée et ne se remet en place que sous l’effet seul de roulement de la voiture.
- L’étude du problème de la suspension a, en lin, donné lieu à une roue nouvelle dont les mérites, s’ils s’imposent, comme il y a lieu de l’espérer, feront dans l’automobile une véritable révolution. Il s’agit d’une roue entièrement en caoutchouc plein ; elle affecte la forme et a l’aspect d’une roue métallique à voile plein ; mais ici le voile est fait de caoutchouc dans lequel est noyé du textile destiné à limiter les déformations que prendrait la gomme et qui nuiraient à la stabilité. Il s’ensuit que, dans les virages, la roue cède et se voile
- FONCTIONNEMENT DU CONTRE-ACCÉLÉRATEUR A, position normale, la voiture.au repos ou sur sol uni ; B, passage dans un caniveau, l'essieu tombe dans le trou et s'écarte du châssis ; C, passage sur un obstacle, l'essieu est soulevé vers le châssis. — Dans les deux cas, pour revenir à sa position normale, le ressort freine avec ses galets sur la came et limite l'effet du choc.
- LE (( FREIN DE CENTRE » (VUE EXTÉRIEURE ET COUPE.) Cet appareil, fixé sur le moyeu de la roue, suspend l'essieu lui-même. Il se compose, premièrement, d'une rondelle de cuir disposée sous le plateau supérieur, indiqué dans la coupe ci-dessus ; deuxièmement, de billes logées dans une cuvette concentrique. Des rondelles Belleville exercent sur ces deux organes une pression d'où résulte un effort de friction d'une part et un effet de rappel élastique, d'autre part, qu'équilibre le poids que supporte la roue.
- p.477 - vue 93/132
-
-
-
- 478
- LA SCIENCE ET LA VIE
- UNE NOUVELLE ROUE ELASTIQUE
- Entièrement constituée de caoutchouc plein depuis la jante jusqu'à sa périphérie, cette roue, qui supprime le pneumatique dont elle a la souplesse, sera bientôt construite V ndustriellement.
- littéralement, pou r se redresser et reprendre sa forme primitive dès que l’effort a cessé et que la voiture rentre dans la ligne droite. Plus de pneumatique bien entendu, c’est le corps même de la roue qui boit l’obstacle. Quels espoirs vont naître chez les automobilistes à l’idée de se trouver délivrés de l’appréhension des éclatements et des crevaisons et aussi de la crainte des dérapages presque tou-jours dangereux.
- En attendant ces jours heureux,
- on peut signaler une nouvelle jante démontable qui supprime l’emploi des leviers, permet le montage d’un pneu à l’automobiliste le moins expérimenté et facilite l’usage des pneus à tringles, employés en Amérique, et dont le grand avantage est de ne pouvoir s’échapper de la jante en cas de crevaison. Cette jante comporte d’abord unpremier cercle fixe sur lequel s’attachent les voiles ou rais de la roue. Au-dessus de ce cercle, une jante extensible en cinq points, dont on augmente le diamètre à l’aide de cames excentriques et que des ressorts de rappel ramènent lorsqu’il s’agit de retirer l’enveloppe.
- Le fonctionnement de cette jante est le suivant : sur la jante détendue, placer l’enveloppe munie de sa chambre à air légèrement gonflée, en
- ayant soin d’introduire la valve dans son logement ; avec une clef spéciale, tourner les cames qui tendent la jante ; appliquer la joue amovible et la serrer contre la roue à l’aide des écrous répartis à la périphérie. Le pneu est alors en place ; il n’y a plus qu’à gonfler. D’aucuns pourront' peut-être reprocher à ce dispositif un excédent de poids à la périphérie même de la roue ; on ne saurait néanmoins trop encourager toutes les tentatives qui ont pour but de faciliter la tâche du touriste sur la route et de lui éviter les fatigues, souvent trop fortes pour certains, de remonter des pneus que leur nouveau mode de fabrication, câblé ou à cordes, rendent plus durs et moins maniables. Dans le rayon des accessoires utiles, on trouvait aussi quelques nouveautés intéressantes. On sait, par exemple, combien le graissage des diverses articulations et des différents petits organes que comporte une automobile est souvent incommode. Si le constructeur du châssis a porté tous ses soins au graissage des organes principaux, tels que moteur, boîte de vitesse ou pont arrière, il a, par contre, négligé un peu trop les différentes articulations qui font parties
- .tante démontable extensible. — A l'aide d'un certain nombre de cames E, placées entre la frette de la roue et la jante extensible, on développe cette jante composée de cinq secteurs coulissant l'un sur l'autre par leurs extrémités. Celle jante s'applique alors contre les talons de Venveloppe pneumatique que l'on emprisonne ensuite en boulonnant sur le jlanc de la roue la joue amovible (pie l'on voit ici détachée au premier plan. Des ressorts R ramènent la jante contre la frette au moment du démontage. La clef C sert à manœuvrer les cames.
- p.478 - vue 94/132
-
-
-
- LES NOUVEAUTÉS J)U SALON DE L'AUTO
- 479
- intégrantes de ce châssis: pivots de direction , de renvois de freins, des boulons, des jumelles de ressort s qui ont, tout autant que les autres organes, besoin d’être graissés. On en était réduit, jusqu’ici, pour l’entretien de ces petits organes, aux graisseurs Stauf-l‘er, appareils sales, inaccessibles, sur lesquels on s’écorche les doigts, et qui, le plus souvent, sont incapables de remplir honnêtement leur rôle ; la graisse qu’ils doivent distri-
- POMPE DE GRAISSAGE POSSEDANT UNE TRES FORTE PRESSION
- Cet. accessoire, qui sert également à envoyer de l'huile ou de la graisse, possède, à l'extrémité d'un long tube flexible, un raccord qui peut s'adapter instantanément sur les têtes de graisseurs. Ce raccord utilise le coincement de trois billes que le déplacement d'une bague engage dans la collerette du graisseur, que notre figure représente prêt à être coiffé du raccord.
- buer ressort autour de leur chapeau ; ces chapeaux eux-mêmes se perdent, les conduits se bouchent. Alors qu’on cherche à unifier autant que possible, à standardiser les différents accessoires que comporte une automobile, il était logique et naturel de corriger cette erreur cpii consiste, lorsqu’on a de nombreux points à graisser, de disposer en chacun de ces points, un petit réservoir de graisse, dont la multiplicité a pour conséquence de compliquer l’opération du graissage. Pour le faciliter, voici un appareil qu’adopteront volontiers les propriétaires de voiture qui procèdent eux-mêmes à son entretien. Il s’agit d’une seringue solide, en acier, qui peut donner sans peine une pression de 15 kilos ; un long tube flexible la prolonge et vient se fixer par un raccord
- instantané au graisseur à remplir. S'agit-il d’huile, la pompe travaille comme une pompe ordinaire avec son piston sur lequel on appuie et qui refoule le liquide. Si c’est de la graisse consistante qu’il faut envoyer, comme celle-ci passe moins facilement dans les orifices et les conduits des appareils, on fait décrire au couvercle de la pompe un demi-tour de gauche à droite qui a pour résultat de faire saisir par des griffes la tige de la pompe filetée à pas très lent. On manœuvre alors cette tige comme une vis, ce qui permet d’augmenter considérablement la pression exercée sur la graisse. Ces différentes opérations se font aisément et rapidement. Se présenterait-il un de ces bouchons de graisse durcie qui peuvent obstruer les conduits, la forte pression que fournit la pompe en a raison sans peine : comme, de plus, l’étanchéité de l’appareil et du joint du raccord sont réelles, même sous les 15 kilos de pression, pas une parcelle de graisse ne ressort. Il suffit donc d’avoir donné deux ou trois tours de la manivelle pour être certain que le graissage est réellement fait. L’opération terminée, un demi-tour du couvercle de droite à gauche fait rentrer les griffes et rend au piston son jeu ordinaire, comme l’explique la figure ci-contre.
- Pour employer ces pompes spéciales, il suffit d’adapter des têtes de graisseurs spéciales qui s'adaptent avec facilité sur les chapeaux des Stauffer.
- Ces têtes de graisseurs portent simplement un canal fermé par un occlliseur à bille. Quant au raccord instantané, il utilise le coincement de trois billes qui viennent s’accrocher dans une collerette portée par le graisseur. Un joint de cuir assure l’étanchéité. Il suffit d’abaisser ou de relever une bague pour obtenir l’accrochage ou le décrochage du raccord.
- La protection du
- COUPE DU CHAPEAU DE I.A POMPE
- M, couvercle molelé solidaire de la pièce P filetée au pas de la vis V ; E, ergot engagé dans la rampe hélicoïdale H de la pièce ; C, chapeau de la pompe ; O, corps de pompe ; U, cône de serrage de la pince.— Dans la figure ci-dessus, la pince est montée et son filetage, poussé par le cône, est engagé dans le vas de vis de la tise V.
- p.479 - vue 95/132
-
-
-
- 480
- L A SC J EN C H Et LJ VIE
- conducteur est devenue, depuis que les voitures sont de plus en plus rapides, indispensable. Le pare-brise a été inventé pour cela ; il permet au pilote de regarder librement devant lui sans avoir à redouter d’être blessé par les cailloux que projettent les voitures que l’on suit de près, par les insectes entraînés par le courant d’air. Pour augmenter cette protection, qui ne s’exerce ainsi que face à la route, on a imaginé des pare-brise qui se fixent sur le montant de la glace et se développent sur le côté de la voiture, enfermant le conducteur comme dans une voiture fermée dont
- on aurait supprimé le toit. Protégé de tous côtés, celui-ci a ainsi l’entière liberté de ses mouvements. Petit détail assurément, ac-cessoire d’apparence bien innocent, mais qui a, néanmoins, sa précieuse utilité et que la grande majorité des carrossiers semblent avoir adopté pour le bien-être des conducteurs.
- Parmi les accessoires ingénieux et même indispensables qui ont vu le jour à l’occasion de 1’Exposition d’automobiles, il en est encore un qu’il convient de retenir : c’est un petit filtre de précision pour l’essence.
- On sait combien il est difficile d’obtenir une essence débarrassée de toute impureté ; malgré toutes les pré-cautions que l’on prend, passage à travers des toiles métalliques, du tissu, même de la peau de chamois.
- PARE-BRISE LATERAL PROTEGEANT LE CONDUCTEUIi DE LA PLUIE OU DE LA POUSSIÈRE VENANT PAR LE CÔTÉ
- FILTRE MÉCANIQUE
- Le récipient transparent dans lequel se réunissent les impuretés contenues dans l'essence a été détaché pour permettre de voir la spire de laiton qui constitue la surface, filtrante.
- les corps étrangers, l’eau, que l’on rencontre si souvent au fond des bidons, arrivent tôt ou tard au pointeau du carburateur, d’où pannes qui nécessitent le démontage de l’appareil et même le nettoyage minutieux de toute la canalisation.
- Le filtre mécanique dont nous venons de parler semble devoir, dans sa très grande simplicité, s’opposer au passage de toute impureté quelconque. II est basé sur une propriété qu’a l’essence de suinter partout où le métal n’est pas absolument homogène ou parfaitement soudé. Il consiste en un boisseau perforé, entouré d’une spire de fil de laiton rigoureusement calibré et serré autour de ce boisseau C’est cette spire qui constitue le filtre. La surface filtrante est de 15 centimètres carrés ; toutes les impuretés, y compris l’eau, viennent se rassembler dans un godet transparent et incassable qui peut être très facilement vidé et nettoyé Un robinet à trois voies permet les combinaisons suivantes : 1° position où l’essence passe par le filtre ; 2° position de fermeture ; 3° position où l’essence va directement du réservoir au carburateur sans passer par le filtre Cette dernière position permet de vidanger le godet sans arrêter le moteur
- Paul Mevan
- COUPE DU FILTRE DE PRÉCISION
- Le boisseau, percé de trous, est entouré d'une spire de fil de laiton qui intercepte toutes les impuretés que pourrait contenir l'essence. Celles-ci se concentrent dans le godet inférieur que l'on vide aisément.
- p.480 - vue 96/132
-
-
-
- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS. DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- I.A UOIÎNE AUTOMATIQUE
- Une borne électrique que Von n'a pas besoin de serrer
- Les montages électriques nécessitent toujours l’emploi de bornes pour assurer des contacts convenables, et, par suite, la continuité du circuit. Généralement, ces bornes se composent d’une vis et d’un écrou. On serre fortement le ou les fils entre l’écrou et une rondelle de cuivre située à la base de la vis pour permettre au courant de passer sans résistance supplémentaire. Tous ceux qui ont établi quelques montages savent que le serrage des bornes est une opération fatigante qui abîme les doigts. Il est cependant facile de remédier à cet inconvénient en construisant soi-même mie borne automatique qui peut, d’ailleurs, serrer une douzaine de fils de même diamètre.
- La figure ci-contre montre comment est constituée cette borne. On prend une vis de cuivre B de 30 millimètres de longueur environ. Après avoir passé une rondelle de cuivre D, on enfonce la vis dans un support isolant H. La tête C doit se trouver noyée dans une encoche ménagée dans le support qui permet le passage du fil / qui se trouve serré entre la rondelle 1) et la tête C. On visse ensuite un écrou E qui est encastré dans le support II afin qu’il ne puisse ni tourner ni se déplacer.
- Sur cet écrou, on réserve à la lime une légère saillie circulaire autour de laquelle on enroule l’extrémité d’un ressort à boudin R. Détendu, ce ressort doit avoir une longueur double de celle de la partie de la vis B qui dépasse le socle.
- Sur l’extrémité supérieure du ressort, on pose une rondelle G, dont le diamètre intérieur est supérieur de deux à trois millimètres à celui de la tige filetée et dont la face inférieure porte une saillie, semblable à celle de l’écrou E, et sur laquelle bute le ressort R. Kn appuyant sur la rondelle G, on dégage
- COMME 1.A BOKNE, CE SERKE-FII.S EST AUTOMATIQUE
- l’extrémité supérieure de la vis sur laquelle on visse une rondelle A. En rivant l’extrémité de la vis sur la rondelle A on empêche celle-ci de s’échapper. Le fonctionnement de la borne est facile à comprendre. Pour serrer un fil F, il suffit d’appuyer sur la rondelle G et d’introduire le fil dénudé entre celle-ci et la tige filetée.
- La force du ressort suffit pour assurer un bon contact entre le fil F et le conducteur / par l’inter-médiairede la pièce A et de lavis B.
- ün peut également confectionner de la même façon des serre-fils automatiques (figure ci-dessous). Le contact entre les fils et F2 est assuré convenablement par les têtes de la vis V contre lesquelles ils sont appuyées par le ressort R.
- Condensateur réglable facile à fabriquer
- Le montage d’un poste de télégraphie ou de téléphonie sans fil nécessite des dispositifs d’accord pour obtenir, à la réception, des sons d’une grande pureté et d’une intensité suffisante. Si l’on pouvait disposer d’une antenne assez développée et possédant une self-induction et une capacité convenables, il serait inutile d’employer des dispositifs supplémentaires, mais, malheureusement, la place manque trop souvent pour cela. On utilise alors des bobines de self-induction et des condensateurs qui permettent de réaliser l’accord voulu. D’ailleurs, lorsque l'on désire recevoir différents postes émetteurs, il est nécessaire de pouvoir régler cet accord. On devra donc construire des bobines dont on puisse faire varier aisément le nombre des spires et des condensateurs à capacité variable.
- Le premier problème est facilement résolu au moyen de curseurs, et les solutions du deuxième sont nombreuses. L’appareil représenté à la page suivante, se compose d’un verre de lampe cylindrique qui sert de diélectrique, et qui supporte une armature en
- p.481 - vue 97/132
-
-
-
- 482
- LA SCI ES CK ET LA l JE
- étain, cl, d’un cylindre de bois dur, d’un d i:u nôtre légèrement inférieur, sur lequel se trouve la deuxième armature du condensateur.
- Une bande rectangulaire d’étain est donc collée d’abord au moyen de vernis à la comme-laque sur la surface externe du verre de lampe. Le cylindre de bois dur est ensuite recouvert à moitié par une autre feuille d’étain qui, comme l’indique la ligure, n’est pas
- rectangulaire, mais
- possède une extrémité plus large que l’autre. Il suffit d’engager plus ou moins le morceau de bois dans le verre de lampe pour faire varier la capacité du condensateur ainsi constitué. Cependant, si le cylindre de bois n’est pas bien ajusté dans le verre, il est nécessaire de prévoir des supports pour pouvoir le faire tourner. Les connexions des fils conducteurs sont parfaitement assurées par une petite languette d’étain que l’on ménage sur les armatures.
- Ce condensateur présente l’avantage d’être isolé autant qu’il est possible et, de plus, il est très facile à régler, même par une personne peu expérimentée.
- Les lampes électriques protégées contre les vibrations
- L’usage des lampes à incandescence est devenu général pour répandre à profusion Rb la lumière électrique dans des locaux de toute nature.
- 11 est cependant certains cas où ce mode (l’éclairage ne donne pas complète satisfaction. Lorsqu’il s'agit, par exemple, d'usines dontle sol, et par conséquent l’édi-lice tout entier, est constamment soumis aux vibrations des machines puissantes qu'il supporte, ou encore dans le cas de matériel roulant, il arrive fréquemment (pie des ampoules doivent être remplacées, par suite de la rupture du lilament. Cette rupture se produit souvent peu de temps après la mise en service de l’ampoule. On ne peut donc l’attribuer â l’usure du lilament. et seules les vibrations subies par ce dernier ont pu amener aussi rapidement la mise hors d’usage de l’ampoule.
- 11 existe cependant un porte-lampes qui évite cet inconvénient, car, grâce à sa souplesse, il ne communique pas les chocs qu’il reçoit à l’appareil d’éclairage qu’il supporte.
- Cet appareil, représenté en coupe par le dessin ci-dessous, se compose de deux parties : le culot et la douille baïonnette, qui ne forment plus un ensemble rigide comme les porte-lampes ordinaires.
- Entre ces deux pièces se trouve un ressort à boudin Ru qui joue le rôle de compensateur et évite les chocs verticaux. Le courant est amené aux écrous E qui sont réunis, par l’intermédiaire de fils conducteurs souples F, aux pistons de la douille baïonnette. D’autre part, les chocs latéraux sont également amortis par cinq petits ressorts à lames R2 placés entre le tube central T1 et entre le tube T2, soutenu par le ressort à boudin.
- Partout où ce petit appareil a été expérimenté, il a donné de très bons résultats.
- Placé au même endroit qu’un porte-lampe ordinaire, il assure au lilament métallique porté à l’incandescence une durée très supérieure à celle qu’il doit normalement posséder.
- On a installé plus de cent de ces porte-lampes sur une ligne du Métropolitain de Paris, au plafond des voitures, et le nombre d’ampoules à remplacer s’est abaissé de quarante-cinq à trois.
- Microscope monoculaire redresseur
- ’kxajien' des objets à l’œil nu est très souvent insuffisant lorsqu’on veut en préciser les détails. Les auxiliaires employés sont la loupe ou le microscope. La loupe forte présente de gros inconvénients venant de la faible distance qui sépare l’œil de l’objet, ainsi que de la difficulté d'éclairage. D’autre part, le microscope composé ne donne que des images renversées. L’exiguïté de sa platine ne permet l’examen que d’objets de petites dimensions et son prix extrêmement élevé n’en réserve l’emploi que dans les laboratoires.
- 11 y avait donc lieu de créer un appareil
- DÉTAILS DU CONDENSATEUR RÉGI, Ali LE •
- 1, verre de lampe sur lequel on a collé une bande d'étain ; 2, armature interne constituée par un cylindre de bois portant également une feuille d'étain.
- p.482 - vue 98/132
-
-
-
- /.ICS A COTÉ DE LA SCIENCE
- 483
- «2»
- COUPE VERTICALE nu M ICRO SCOPE REDRESSEUR
- donnant', des images redressées, grossies de 20 à 30 fois, et monté sur un pied commode. Le microscope monoculaire redresseur représenté ci-contre, remplit ces conditions. Il est constitué par un microscope comprenant un objectif achromatique O de 48 millimètres de distance focale, un système redresseur à prismes P et un oculaire de Muyghens L. La distance frontale, de l’objet à la lentille de l’objectif, est de GO millimètres.
- Suivant l’oculaire employé, le grossissement en diamètre varie de IG fois à 3 4 fois et le champ varie de 7 millimètres à 4,3 millimètres Le système
- optique est supporté par un pied métallique qui comprend une tige verticale et une tige horizontale. Cette dernière peut coulisser dans les deux sens, vertical et horizontal, et tourner sur elle-même, ce qui permet de placer le microscope dans toutes les positions ; l’amplitude des mouvements est respectivement de 28 et de 24 centimètres. Un dispositif particulier permet d’avoir, le long de la tige verticale, un mouvement très doux et sans saccades. Des boutons de serrage immobilisent les tiges dans la position choisie. Le tube est relié à la tige horizontale au moyen d’une glissière. La mise au point définitive est obtenue par un pignon hélicoïdal et une crémaillère.
- Cet appareil peut rendre de nombreux services dans tous les cas où le grossissement donné par la loupe devient insuffisant.
- La grande distance frontale et la commodité de la mise au point, jointes au redressement de l’image, permettent, outre l’observation, l’exécution des travaux les plus minutieux : dissections fines, réglages, L E M 1 c R ° retouches, etc... Cet appa- scoperedres-reilseradoneutileauxnatu- seur monté ralist.es et aux baetériolo- sur son pied
- gistes pour, les numérations et l’examen critique des colonies microbiennes.
- Grâce à la grande amplitude des mouvements du support, les entomologistes peuvent l’utiliser pour l’étude des insectes en cages d’élevage ou en boîtes de collections.
- L’examen des travaux de gravure, la vérification des pièces fines d’horlogerie sont facilités par son emploi. Cet appareil trouve aussi une application particulièrement intéressante dans le contrôle de la fabrication des lampes électriques, des fils et des tissus, du décolletage de précision. Il peut être employé comme viseur pour les expériences délicates des laboratoires de physique.
- On peut placer dans l’oculaire un micromètre qui, après étalonnage sur une division millimétrique, permet la mensuration des objets avec une précision de un centième de millimètre. L’appareil peut recevoir une chambre claire pour l’exécution des dessins.
- Nouvelle bombe calorimétrique à lecture directe
- LA BOMBE CALORIMETRIQUE ET LES APPAREILS DE MESURE
- l est nécessaire de pouvoir mesurer le pouvoir calorifique d’un combusible qui est le facteur le plus important de sa valeur. On utilise à cet effet des appareils appelés bombes calorimétriques dans lesquels on fait brûler un échantillon de combustible de poids connu en présence d’oxygène. Ces appareils permettent de mesurer la quantité de chaleur produite.
- Dans l’appareil représenté par le dessin et la photographie ci-dessus, l’oxygène, à une pression de 20 kilogrammes par centimètre carré, peut être introduit dans le cylindre d’acier C, au moyen du pointeau F. Ce cylindre est revêtu extérieurement d’une chemise en cuivre rouge _ D ayant environ 4 millimètres d’épaisseur. La conductibilité calorifique de ce métal étant six ou sept
- p.483 - vue 99/132
-
-
-
- 484
- LA SCI K N CE ET LA VIE
- fois plus grande que celle de l’acier, on obtient une très grande régularité dans la mesure, par suite de l’égalisation rapide de la température dans cette masse métallique bonne conductrice ; un revêtement intérieur en nickel protège efficacement l’acier contre l’oxydation, tout en conservant une conductibilité suffisante au système. Une petite coupelle J reçoit l’échantillon à étudier. Un disque E, en constan-tan, supporte la bombe et la maintient au centre d’une enveloppe plus grande A en cuivre rouge servant d’enceinte protectrice et isolante et qui forme, en outre, la soudure froide de l’élément tliermo - électrique constitué par le disque en constantan.
- L’inflammation s’obtient en faisant rougir à l’aide du courant électrique un petit fil métallique fixé à la pince placée au-dessus de la coupelle. Lorsqu’on produit l’inflammation de l’échantillon, la bombe s’échauffe très rapidement et sa température s’élève de 25 à 35 degrés, suivant le pouvoir calorifique du combustible en essai. Le point de soudure de la bombe sur le constantan devient donc le siège d’une force thermo-électrique. La soudure du disque sur l’enveloppe extérieure n’ayant pas le temps de s’échauffer devient la soudure froide du couple. Un courant circule donc dans le mi 11 ivoltmètre L, qui donne en millivolts la valeur de la force électro-motrice thermo-électrique ainsi développée. Les bornes G servent à fixer les fils amenant le courant d’allumage.
- La déviation obtenue est proportionnelle aux calories dégagées dans la bombe, c’est-à-dire, au pouvoir calorifique, si le poids brûlé est toujours à peu près le même, soit environ 1 gramme. En effet, la bombe est soumise à trois causes différentes de refroidissement :
- 1° La conductibilité du disque de constantan, qui entraîne une quantité de chaleur par seconde proportionnelle à la différence de température entre les deux soudures des disques ; 2° le refroidissement par les courants d’air qui s’établissent autour de la artie chauffée ; 3° le rayonnement de la ombe sur l’enveloppe qui l’entoure.
- Seule de ces trois causes, la conductibilité suit une loi linéaire, c’est-à-dirc est proportionnelle à réchauffement qu’il s’agit précisément de mesurer.
- Si cette cause refroidissante existait seule, cela n’aurait pour effet que de diminuer toutes les lectures sans changer les rapports. Par suite des proportions adoptées dans la construction de l’appareil, la perte de chaleur par la conductibilité du disque étant assez grande pour qu’on puisse négliger les deux autres causes, la proportionnalité énoncée plus haut est respectée.
- La nouvelle bombe permet des essais rapides (une mesure complète ne demande qu’un quart d’heure), elle dispense de l’emploi des thermomètres de précision fragiles et souvent très coûteux ; de plus, étant à lecture directe, elle évite les calculs et corrections nécessités par d’autres méthodes de mesure.
- Pour ventiler Vintérieur des automobiles
- oici quelques précisions sur le mode de fonctionnement de l’appareil décrit dans le n° G3 de La Science et la Vie sous le nom de « Souffleur Chanard ». La voiture marchant dans le sens de la flèche S (croquis ci-dessous), l’air s’engouffre dans la tubulure A avec une vitesse maxima en a et minima en b, point où la puissance atteint alors son maximum, ce qui permet à l’air entré en a d’affluer dans la sphère C par l’échancrure D et de pénétrer de là dans la voiture par la tubulure E débouchant au plafond P. 60 % de l’air entré en a s’échappe ainsi en E, tandis que les 40 % restant s’échappent en C, entraînant avec eux la pluie ou la poussière, si bien qu’il ne pénètre en E que de l’air pur. Le débit peut être réglé par l’obturateur F. Les qualités de cet appareil* qui refoule l’air pur à l’intérieur, ont été énumérées dans l’article précité. Ces qualités l’ont fait adopter par les grandes compagnies de chemins de fer pour la ventilation des voitures et, notamment des W.-C. qui sont maintenant absolument inodores. V. Rubor.
- S
- COUPE DU SOUFFLEUR CHANARD
- p.484 - vue 100/132
-
-
-
- GROUPE MOTEUR AMOVIBLE POUR BICYCLETTE
- Le petit groupe moteur que représentent nos photographies offre l’avantage de pouvoir être monté instantanément sur n’importe quelle bicyclette, à la place du porte-bagages. Il prend un double point d’appui sur le cadre, ce qui évite toute attache sur Taxe même du moyeu arrière.
- Un moteur à un cylindre et à deux temps, développant une puissance de un cheval-vapeur environ, est logé sur le côté gauche de la roue, vis-à-vis du réservoir d’huile et d’essence. Le carburateur automatique C et la magnéto haute tension M sont placés de façon à réduire au minimum l’encombrement du dispositif. Cette dernière fournit, en outre, un parfait éclairage électrique de la route.
- Le centre de gravité du groupe moteur se trouve assez bas pour que la stabilité de la machine ne soit pas diminuée par la présence de ce groupe.
- Tous les organes que nous venons de mentionner sont ajustés sur un support solidaire d’un pivot monté sur un axe transversal A. Un levier B formant balancier et manœuvré par le cycliste, permet de faire osciller tout le groupe moteur autour de cet axe et de provoquer ainsi le débrayage ou l’embrayage d’un galet moteur qui vient en contact avec le pneu de la roue arrière et assure ainsi la transmission de l’effort moteur. D’ailleurs, la transmission est mixte et peut également se faire par courroie sur
- une jante montée sur les rayons de cette roue.
- Cette disposition présente l’avantage de permettre d’embrayer immédiatement sur le galet en cas de rupture de la courroie, et de continuer sa route sans aucun retard.
- Il sulfit de sortir Taxe A pour retirer l’appareil complet. Le support S, qui reste au cadre de la bicyclette, peut être utilisé comme porte-bagages.
- D’ailleurs, on l’enlève très aisément en dévissant simplement l’écrou à oreilles E.
- Un garde-boue termine l’appareil à T arrière. Ce dispositif sur la roue arrière met le conducteur de la machine complètement à l’abri des projections d’huile et de certains inconvénients du moteur à explosions.
- Une précieuse qualité de ce dispositif réside dans le fait que tous les organes délicats, pouvant par conséquent être une source de pannes et d’ennuis de toutes sortes, ont été supprimés. Le galet moteur est, d’une part, en prise directe sur l’arbre vilebrequin
- actionné par le piston du cylindre et, d’autre part, il actionne directement la roue arrière de la bicyclette. Il en résulte la suppression de tout engrenage ou de toute courroie de tran smission.
- Il ne faut d’ailleurs pas demander aux groupes amovibles pour bicyclette de transformer cette dernière en une véritable motocyclette. Il ne faut considérer ces dispositifs que comme de précieux auxiliaires qui diminuent l’effort demandé au cycliste et lui permettent d’avoir plus aisément raison des difficultés de la route
- L'ensemble du support S est fixé au pivot A au moyen de l'écrou à oreilles E. Le levier B sert pour F embrayage du moteur fixé sur la roue arrière de la bicyclette : l'allumage est assuré par la magnéto M.
- i,i'.
- GROUPE MOTEUR VU ISOLÉMENT
- LE MOTEUR MONTÉ SUR LE COTÉ GAUCHE DE LA ROUE ARRIÈRE DE LA MACHINE
- p.485 - vue 101/132
-
-
-
- BOUILLEUR ÉLECTRIQUE EN QUARTZ
- Le quartz, nom générique sous lequel on désigne diverses variétés plus ou moins pures fie silice, présente cette particularité, lorsqu’il est fondu, d’être pour ainsi dire insensible aux variations de température, ce qui permet la fabrication d’appareils de laboratoire tels que creusets, ballons, capsules, etc... Le ramollissement du quartz a lieu, en effet, vers 1.700 degrés et sa fusion est voisine de 2.100 degrés. D’autre part, à l’exception de l’acide Iluorhydrique, il est insoluble dans les acides chauds. 11 constitue en lin le plus parfait isolant électrique ; sa très grande résistance à la perforation dépasse 25.000 volts par millimètre d’épaisseur.
- En se basant sur ces diverses propriétés, on a fabriqué un petit appareil destiné à faire bouillir les liquides. Ce bouilleur est composé d’un tube en quartz opaque dans lequel est introduite une résistance en nickel chromé.
- Le passage du courant électrique, alternatif ou continu i n fl i lïérem-ment, porte au rouge (700 degrés environ) cette résistance. Le tube est courbé en forme de fer à cheval ; la résistance est logée à l’intérieur de ce tube, enroulée en liéliee dans bipartie courbe seulement, continuée en simples fils torsadés dans les deux branches du tube, où ils se relient aux fils conducteurs de courant dont les extrémités ont été dénudées, comme cela se fait dans tout con-
- COUl’E nu BOUILLEUR EN QUARTZ a, b, partie de la résistance en nickel qui est portée au rouge ; 1 et 2, partie de la résistance non enroulée en hélice qui vient se rejoindre en c et d au fil 5, conducteur du courant ; une des coquilles maintenant sc'rrées les branches du tube de quartz ; 6, vis de connexion qui réunit les deux coquilles ; 7, bague de caoutchouc pour serrer le tube.
- LE BOUILLEUR SE PLACE LE LIQUIDE A
- tact aux bornes des prises de courant. Le tout est solidement maintenu par un support en mat ière isolante composé de deux coquilles réunies par des vis. Les faces internes de ces coquilles sont entaillées de manière à loger entre elles, non seulement les extrémités du tube de quartz, mais aussi les conducteurs d’amenée de courant et les vis de connexion qui les fixent aux fils de la résistance. La direction convergeante des deux branches du tube ne permet pas à celles-ci de glisser et de se dégager de leur support.
- Ce bouilleur électrique peut, sans danger, se placer dans les récipients ordinaires de verre ou de cristal, l’élévation de la température étant progressive. Ses applications sont nombreuses, pour le moins autant que celles des bouilleurs métalliques déjà en usage. Il est utilisé aussi bien
- _________________ à l’office que
- dans le bureau de l’industriel, du docteur, et dans les laboratoires. D’un démontage facile, permettant le remplacement immédiat de la résistance quand celle-ci est usée, il a le précieux avantage de ne pas s’oxyder et, par conséquent, de ne pas altérer les liquides. Fonctionnant à la manière d’une lampe témoin, on peut contrôler sa marche à tout instant puisqu’il est lumineux, même plongé dans le liquide ; on n’est donc pas exposé à brûler les objets sur lesquels on place l’appareil après s’en être servi. Grâce à la propriété particulière du quartz, le tube peut brûler à sec, sans risque de se détériorer ni de se dessouder.
- DIRECTEMENT DANS CIIAUKFEK
- p.486 - vue 102/132
-
-
-
- CENT APPAREILS DE T. S. F. EN UN SEUL
- Par Jules GOUBAUD
- L’amateur sansfiliste fait généralement l’acquisition d’un appareil de réception dans le seul but de se distraire ou de charmer sa famille et ses amis par l’audition des émissions radio-téléphoniques de la tour Eiffel ou des autres postes ; mais, bientôt, il est amené à considérer ce passe-temps non plus comme une distraction, vulgaire, mais comme un moyen d’étendre ses connaissances scientifiques en étudiant le fonctionnement de son appareil ; souvent aussi, il désire changer le montage du modèle primitif pour en améliorer le rendement ou l’adapter à un but déterminé.
- Ce travail d’étude et d’essais prend bien vite pour lui un attrait très vif.
- Jusqu’à présent, malheureusement, les appareils du commerce ne p ermettaient aucun changement des connexions et, à fortiori, de leur nature ; pour perfectionner un poste, il était nécessaire d’acheter toute une série d’appareils coûteux.
- L’appareil «Omnibus «tout
- en gardant un aspect d’élégance et de fini, permet pour la première fois, semble-t-il, la formation d’un grand nombre de montages différents, à l’aide d’éléments simples et interchangeables immédiatement. L’élément de base du système est un disque d’ébonite poli de dix centimètres de diamètre, portant, soit les douilles pour audition avec résistances, condensateurs ou transformateurs, soit les rhéostats, les compensateurs, les condensateurs variables, les galettes d’accord, les prises de courant, etc., en un mot tous
- RADIO-TABLE PUANTE A CINQ LAMPES
- Tous les éléments du poste sont démontables immédiatement. La portée est de 900 kilomètres sans antenne.
- les organes d’un poste Tous ces disques sont encastrés dans des boîtes en ébéniste-rie vernies, ou dans des planchettes de radio-tables, déjà décrites dans notre numéro de juillet 1922. Ces disques sont, d’ailleurs, maintenus par quatre barrettes de laiton fixées elles-mêmes au meuble au moyen de quatre bornes, par lesquelles se font les liaisons électriques; ils sont donc détachables immédiatement. Les connexions sont faites à l’intérieur de la boîte, ou derrière la planchette de la radio-table. On conçoit qu’avec un tel système on puisse établir de suite les montages les plus compli-quéstelsqueles amplificateurs à résonance, les amplificateurs à modulation pour ondes courtes, les hétérodynes de' tous modèles, etc... Ces montages sont immédiatement interchangeables au gré de tout amateur.
- Toutes ces pièces étant soigneusement fabriquées en série, il en résulte pour l’appareil une solidité et une précision remarquables qui sont la base du succès.
- On peut, en outre, vérifier à tout moment le montage et le fonctionnement de toutes les parties du poste. De plus, ce qui n’est pas à dédaigner, l'usinage en série permet de réaliser de sérieuses économies dans la construction et, donc, de diminuer le prix de vente, tout en assurant une qualité supérieure. Le rendement est excellent grâce à la parfaite qualité de toutes les pièces et à la
- p.487 - vue 103/132
-
-
-
- 488
- LA SCI KM CK K T LA VlK
- AMPLIFICATEUR A 8 LAMPES AVEC SES APPAREILS d’accord.
- L'appareil est entièrement monté avec des éléments «Omnibus ». On remarque sur la figure : un disque avec dispositif de réation (18), douilles d'audion et transformateur (19), condensateur variable (20), et casques avec écouteurs (16 et 17).
- mise au point minutieuse de chaque montage. Un amplificateur, composé des éléments « Omnibus » à six lampes, dont trois à haute fréquence et trois à basse fréquence, à transformateurs, monté sur une radio-table de modèle ordinaire, permet la réception des émissions de téléphonie sans fil, sans aucune antenne ni prise de terre à 900 kilomètres. Avec l’augmentation de puissance du poste de la tour Eiffel, cette portée sera encore très augmentée. Un nouveau procédé de réglage, absolument stable et très simple à réaliser, donne une réception nette et sans aucune déformation des sons initiaux.
- Ces éléments permettent également, bien entendu, le montage des postes émetteurs de toutes longueurs d’ondes, dont le nombre s’accentuera rapidement, dès que les restrictions qui limitent les droits des amateurs seront enfin levées.
- Ce nouveau modèle, qui, monté sur une radio-table, a obtenu une médaille d’or au concours de T. S. F. de 1922, réalise donc un progrès notable, puisque, en outre de sa supériorité de construction et de rendement, il permet d’obtenir les mêmes résultats qu’un grand nombre d’appareils réunis. Par là, il contribuera à répandre en France le
- goût de la T. S. F et à augmenter le nombre des amateurs ; il s’adresse non seulement à ces derniers, auxquels, grâce à ses qualités, il permettra une audition parfaite des concerts, mais encore à tous ceux qui veulent saisir et comprendre et qui considèrent çette distraction comme un nouveau moyen de s’instruire extrêmement agréable.
- Les amateurs peuvent obtenir ces pièces finies, mais non montées, ce qui leur assure la réussite dans les différents montages
- RADIO-TABLE, MODELE SECRÉTAI RE
- Ce meuble en ébénisterie contient tous les éléments d'un poste soigneusement dissimulé. Quand on veut mettre le poste, en action, il suffit d'ouvrir les deux portes de la partie supérieure contenant l'amplification. D'autre part, il n'est aucunement besoin, pour obtenir une excellente réception, d'antenne ni de cadre séparé.
- qu’ils désirent entreprendre. En effet, il est aisé de monter les pièces constituant un puzzle, mais il est très difficile de constituer de toutes pièces des appareils, à moins d’avoir des connaissances très étendues en T. S. F.
- Nul doute que cette innovation permettra aux nouveaux amateurs, jeunes et grands, de réaliser des postes dont ils pourront être fiers puisqu’ils les auront construits eux-mêmes et qu’ils pourront, par conséquent, en revendiquer la fabrication.
- Il faut espérer que, grâce à ces moyens sûrs les amateurs qui, jusqu’à ce jour, essayaient de construire des postes sur de vagues indications, sans pouvoir obtenir de résultats, reprendront courage et que bientôt seront légions les appareils construits par les ' amateurs dont les efforts seront récompensés par des émissions plus fréquentes et plus puissantes. Les essais récents de téléphonie transatlantique, au moyen de postes d’amateurs, ont prouvé combien sont nombreuses les personnes qui s’occupent de ces questions en dehors des services officiels et des nombreux savants qui poursuivent ces recherches.
- •I. Gouraud.
- p.488 - vue 104/132
-
-
-
- ESSUIE-GLACE AUTOMATIQUE POUR VOITURES AUTOMOBILES
- THEORIE DU FONCTIONNEMENT DE L ESSUIE-GLACE Dans le cylindre C se meut un piston P, attiré successivement à droite et à gauche, par l'effet de la dépression du moteur dans le tube T, suivant que la soupape S ou la soupape S’ sont ouvertes ou fermées. Dans son mouvement de va-et-vient, le piston entraîne le levier qui actionne la raclette caoutchoutée devant la glace du pare-brise.
- Le pare-brise des voitures automobiles si utile pour protéger les yeux du conducteur, devient malheureusement gênant pour celui-ci dès que la pluie vient le 3 mouiller. Le regard ne distingue plus clairement la route et la direction du véhicule devient d’autant plus délicate? Divers procédés ont été imaginés pour parer à cet inconvénient, et nous avons publié ici même certaine raclette en caoutchouc que l’on promène sur
- la glace et qui produit sur celle-ci l’effet que produit sur le bitume des rues le rateau du balayeur. Mais le bénéfice de cet appareil n’est que momentané, et, d’autre part, comme il doit être actionné par la main du conducteur, on comprend que son emploi ne peut être réellement pratique.
- L’idée de demander au moteur de la voiture de mettre en mouvement la raclette de caoutchouc est alors venue à certain esprit ingénieux qui a conçu et construit un appareil spécial empruntant sa force à la dépression qui se produit dans les cylindres du moteur à chacune de leurs aspirations. Cet appareil, de dimensions réduites, se fixe au cadre supérieur du pare-brise.
- Schématiquement son fonctionnement s’explique ainsi : dans un cylindre se meut un piston ; dechaque côté du cylindre se détache un tube qui vient se greffer sur la canalisation d’aspiration dn
- l’essuie-glace mis en place
- A, tube d'aspiration venant du moteur , LL manette ouvrant et fermant le tube R, raclette en caoutchouc ; E, patte d'at tache reliant la raclette à son support
- moteur; ces tubes peuvent se fermer à l’aide d’une soupape. Quand l’une des soupapes est ouverte, l’autre restant fermée, l’aspiration fait le vide dans la partie T correspondante du cylin-
- dre et y attire le piston. Arrivé à fond de course, ce piston, par un dispositif spécial, ferme la première soupape et ouvre automat i q u ement la deuxième ; l’aspiration se produit dans cette partie opposée du cylindre et le piston y est aussitôt attiré. Même jeu alors des soupapes qui, s’ouvrant ainsi et se fermant successivement, impriment au piston un mouvement de va-et-vient. Si ce piston commande une crémaillère et si celle-ci actionne un engrenage dont est solidaire la tige portant la raclette, il est certain que cette tige décrira un mouvement de droite à gauche et de gauche à droite qui essuiera la glace sur une surface, ayant la forme d’un éventail déployé, suffisante pour permettre au conducteur de voir clairement la route devant lui.
- En temps normal, la raclette est ramenée en haut du pare-brise et ne gêne pas le regard. La pluie survient-elle, il suffit de tourner la petite manette fixée sur l’appareil, à portée de la main du conducteur pour que l’aspiration du moteur agisse aussitôt sur le piston du cylindre et mette la raclette en mouvement. Le beau temps revenu, on fixe la manette.
- p.489 - vue 105/132
-
-
-
- UNE PENDULE QUI MARCHE TOUTE SEULE PENDANT PLUSIEURS ANNÉES
- Dès les premières expériences sur le courant électrique employé pour actionner un élcctro-aimant, les horlogers songèrent à l’utiliser pour entretenir les oscillations d’un pendule ou pour armer un ressort mot cur de mouvement d’horlogerie.
- On peut classer les systèmes réalisés en deux catégories : ceux qui sont basés sur le remontage et dans lesquels le passage du courant dans un électro-aimant arme un ressort ou remonte un poids, et ceux où le courant agit directement sur le balancier. La première catégorie est à peu près abandonnée, parce que leur application complique les rouages des pendules ordinaires et que la consommation du courant est beaucoup plus grande que celle correspondant au système à ba 1 an ci cr entret en u.
- Le fonctionnement de la pendule, dont l'intérieur est représenté sur notre photographie ci-contre, est basé sur le deuxième principe et peut utiliser n’importe quelle pile comme source de courant. En effet, les amplitudes du balancier sont limitées et sensiblement constantes dans leur période, quelle que soit la force électromotrice de la pile, grâce à un ingénieux régulateur inventé par l’astronome français Foucault et vulgarisé par l’horloger suisse Hipp, qui l'a appliqué aux pendules astronomiques.
- On comprend facilement le fonctionnement du dispositif. Aussitôt que l’amplitude des oscillations du balancier diminue, le petit, pendule lécheur L s’arc-boute dans la pièce rainuréc du balancier et produit un contact électrique. Le courant est lancé dans
- MECANISME INTERIEUR DE LA PENDULE « HÉLIOS »
- la bobine dont le flux magnétique agit sur celui de l’aimant A, une impulsion est donnée et le phénomène recommence au bout de trois à cinq oscillations. Bien que l’impulsion électrique ne soit ainsi donnée que toutes les trois ou cinq oscillations, la régularité de marche de cette pendule, dite « Hélios », est remarquable. Naturellement, il n’est plus question de remontage i de la pendule dont lé
- mouvement se continue jusqu’à usure complète de la pile. En outre, le tic-tac du balancier est supprimé, de même que le nombre des pièces du mouvement est faible.
- Bien que l’on puisse utiliser la pile au sulfate de mercure, toutes les piles peuvent convenir comme source d’énergie. Avec des piles Leelan-ché, on choisit un élément d’assez forte capacité (au-dessus d’un litre),on met très peu de sel ammoniac (50 grammes pour un litre), on ne le remplit qu’à moitié, et on verse sur le liquide une légère couche de pétrole ou d’huile pour supprimer l’évaporation du liquide et les efflorescences des sels grimpant s. On peut, d’ailleurs, utiliser les piles de lampes de poche à quatre volts. La pile étant préparée, on relie le charbon à la borne marquée (-)-) et le zinc à la borne marquée (—). Il suffit de mettre la pendule à l’heure et de lancer le balancier.
- 11 ne faut jamais brancher la pendule sur un circuit de sonnerie ou de téléphone car, pendant les appels, le courant passe par le circuit le moins résistant et la pendule s’arrête. Le petit index I sert à vérifier- la verticalité du balancier laissé au repos
- p.490 - vue 106/132
-
-
-
- LE NOUVEAU CARBURATEUR “ZENITH”
- Par Jean des ANDELLES
- La recherche que poursuivent avant tout les constructeurs de carburateurs est l’économie d’essence dans la production d’une même puissance ou, ce qui en est le corollaire évident, une puissance plus élevée pour la même quantité de carburant employé. C’est ce problème, rendu plus urgent par les exigences des moteurs modernes à haut rendement, que l’on est parvenu à résoudre d’élégante et pratique façon. La modilication qui lui a été apportée et que nous allons décrire, l’a été sur le modèle-type imaginé, il y a quinze ans, par M. Baverey et qui n’a encore subi aucune transformation, prouvant, ainsi la supériorité du principe d’automaticité. Toutefois, le régime des moteurs a été, depuis, fortement élevé ; de 1.500 tours par minute, il a été porté à 2.400 et l’on a pu voir le moteur des voitures qui ont figuré dans les der-nières grandes courses, tourner à près de 5.000 tours.
- C’est certainement là, à l’heure actuelle, un régime encore spécial qui, suivant la loi immuable du progrès, se généralisera peu à peu.
- Pour remplir les cylindres à ces grandes vitesses, il faut donner de très grandes sections au passage des gaz; si des soupapes et une canalisation de large diamètre facilitent l’alimentation, elles présentent, par contre, au point de vue carburation, le double inconvénient de pulvériser incomplètement l’essence et de rendre les reprises difficiles par suite d’insuffisance de dépression. Il fallait donc trouver le moyen de réduire encore la consommation sur route et en même temps d’obtenir, au ralenti, malgré une faible vitesse de gaz, une pulvérisation parfaite, des reprises instantanées même en
- côte et un départ immédiat à froid. Ces desiderata ont été obtenus au moyen de la disposition ingénieuse et nouvelle du triple diffuseur qui augmente considérablement la dépression sur les gicleurs, sans réduire le moins du monde la puissance du moteur.
- Le rôle du triple diffuseur est d’obtenir automatiquement un mélange d’essence et d’air très homogène qui brûle plus complètement et, avec l'aide d’un appareil unique, très simple, le « correcteur », accolé à la cuve du carburateur, de procurer, suivant les .positions qu’on lui fait prendre à l’aide d'un levier de commande placé à portée de la main du conducteur, soit une économie* d’essence de 20 %, le moteur étant chaud, soit un départ instantané par enrichissement momentané du dispositif de ralenti, soit enfin une correction altimétrique qui est en fonction de la pression barométrique.
- Rappelant en quelques mots le principe même du carburateur simple ordinaire, nous dirons que celui-ci comporte particulièrement deux ajutages ou gicleurs, II et G, fonctionnant simultanément mais dont les débits sont inverses ; quand l’un débite trop d’essence, l’autre n’en débite pas et inversement. Le gicleur G, qui prend directement son essence à la cuve du carburateur, est seul soumis à la dépression dans le diffuseur X. Un deuxième départ I, appelé compensateur, débite son essence dans un puits J, ouvert à l’air libre, et est, par conséquent, soustrait à la dépression ; son débit est, ainsi, uniquement proportionnel au temps, quel que soit le
- Ce modèle se place directement sur le groupe des cylindres, sans interposition de tubulure (Fadmission. On voit, au premier plan, la manette de commande du papillon, et, à T arrière-plan, celle du correcteur. Ces (Unix manettes sont commandées elles-mêmes par des tiges rigides qui viennent à portée de la main du conducteur de la voiture.
- p.491 - vue 107/132
-
-
-
- 41)2
- LA SCIENCE ET LA VIE
- COUPE SCTIEMA'JTQUK DU CARBURATEUR ORDINAIRE
- V, cuve à niveau constant ; G, gi-
- cleur principal soumis à la dépression dans le diffuseur X ; H, tube dé émulsion, appelé aussi gicleur compensateur ; I, orifice calibré du gicleur compensateur, donnant un débit proportionnel au temps et débitant dans le puits ,1, ouvert à Vair ; P, papillon ; u, gicleur de ralenti; U, tube d'amenée du mélange de ralenti; Z, entrée de l'air du ralenti.
- nombre de tours du moteur, c’est-à-dire qu’il donne à chaque cylindrée d’autant moins d’essence que le moteur tourne plus vite. Le mélange d’essence et d’air qui se fait dans le puits ./ est amené au diffuseur par le gicleur H. Cet ensemble assure efficacement, l’alimentation du moteur en marche normale.
- Pour la marche au ralenti, un troisième gicleur u, disposé dans le puits, envoie le mélange dans le tube U qui débouche dans le diffuseur à la hauteur du papillon. Il résulte de ce dispositif que lorsque le papillon V est presque fermé, la dépression est très faible sur les orifices des gic'eurs II et G qui ne débitent pas, tandis qu’elle est considérable à l’orifice du tube U sur les bords mêmes du papillon, et c’est par là (pie s’alimente le moteur. Le papillon ouvert, la dépression se transmet sur les deux autres gicleurs qui sont seuls, alors, à débiter.
- Dans le nouveau modèle, dit à triple diffuseur, le dispositif des gicleurs reste le même, avec cette seule différence que les gicleurs II et G, au lieu de déboucher directement dans la tubulure d’aspiration, sont branchés sur un canal horizontal qui communique avec une chambre annulaire N enveloppant un premier petit diffuseur c. Au-dessus de celui-ci, un second cône de diffusion b, qui donne lui-même dans le grand diffuseur X. Cette disposition augmente considérablement la dépression sur les orifices de giclage. Il s’ensuit que l’émulsion se mélange d’abord
- en c avec l'air passant a grande vitesse par le centre du cône, que ce mélange est ensuite repris et brassé par le deuxième cône pour venir finalement se pulvériser une troisième fois à l’étranglement du diffuseur proprement dit X. Ainsi se trouvent réalisées les conditions du carburateur moderne ; forte dépression aux basses allures sans étranglement du moteur aux grandes vitesses et pulvérisation parfaite à tous les régimes de marche.
- Le rôle du correcteur, que l’on voit accolé à la cuve du carburateur, consiste à contrôler et à régler l’admission de l’air. Sur notre dessin schématique, on le voit, en F, relié, d’une part, au canal horizontal C dans lequel débouchent les deux gicleurs H et G, et, d’autre part, au tube de ralenti B U. Ce correcteur se compose d’un robinet à trois voies que l’on commande à l’aide d’une manette reliée à une clef tournant sur un cadran fixé au tablier de la voiture, à portée de la main du conducteur; le cadran porte trois indications : départ, normal et pauvre, .correspondant aux trois positions que peut prendre la clef. Grâce à ces trois voies, le correcteur permet soit d’envoyer l’air venant des orifices O, dans l’une ou l’autre des canalisations, soit encore de le diriger dans les deux en même temps, soit d’en supprimer complètement l’admission. Le fonctionnement en est le suivant :
- 1° la clef mise sur la position départ, le /C-
- boisseau du robinet obture les canaux Z et C et empêche l’air
- B.
- U
- S
- COUPE
- DU CARBURATEUR A TRIPLE DIFFUSEUR V, cuve à niveau constant ; I, orifice calibré du gicleur compensateur ; II, gicleur compensateur; G, gicleur principal ; X b c, diffuseurs étagés ; N, chambre annulaire autour du premier diffuseur c ; C, canal horizontal où. débouchent les gicleurs II et G ; u, gicleur de ralenti ; B, tube de ralenti; U, tube d'amenée du mélange de ralenti; P, papillon ; F, correcteur, avec robinet à trois voies; Z, entrée de l'air du ralenti; v, vis de réglage du ralenti.
- p.492 - vue 108/132
-
-
-
- LE NOUVEAU CA R JW NAT EU lt “ZENITH
- fü3
- atmosphérique de pénétrer dans ceux-ci ; le ralenti n’aspire donc que de l’essence, ce qui permet un départ instantané à froid ; 2° la clef ramenée sur la position normal, au milieu du cadran, met le ralenti seul en communication avec l’atmosphère ; la canalisation des deux gicleurs II et G n’a toujours pas d’entrée d’air ; tout se passe comme si l’appareil de correction n’existait pas ; 3° en mettant la clef sur la position pauvre, le ralenti et la canalisation générale sont mis également en communication avec l’air et le débit d’essence des différents gicleurs diminue d’autant plus qu’on donne d’autant plus d’air, en ouvrant plus ou moins le robinet ; la carburatiofi devient ainsi la plus économique, tout ce qui rentre d’air dans la canalisation constitue un gain sur l’essence. Mais il faut remarquer que cette introduction d’air ne modifie en rien l’automaticité ; en effet, la dépression qu’elle produit atteint le gicleur et le compensateur toujours dans la même proportion; on voit donc qu’il en résulte simplement un appauvrissement du mélange, mais un appauvrissement d’une constance remarquable pour toutes les allures.
- En résumé, pour le départ à froid, placer
- Le correcteur à trois voies est accolé ù la cuve ; il porte sur le côté deux petits orifices qui donnent accès ù l'air extérieur. La manette qui comnuaide le. correcteur est reliée par une tige rigide au tablier de. la voiture où le conducteur l'a sous la main. En haut du tube d'admission du mélange, on remarque la manette de commande du papillon.
- C, canal de dérivation ; V, cuve à niveau constant; P, papillon ; U, dérivation de ralenti ; J, puits ; I, gicleur de ralenti' ; G, gicleur principal ; D, tube d'émulsion ; I, collerette empêchant- la dépression de l'espace annulaire H de se transmettre au fond du puits ; j, canaux faisant communiquer le puits avec l'air ; M, arrivée d'essence ; O, arrivée de l'essence au puits ; B, bouchon vissé portant le tube de ralenti ; v, vis de réglage du ralenti ; F, correcteur ; k, levier de commande du correcteur ; a, son axe; q, soupape faisant communiquer par le canal l'air extérieur avec le dispositif de ralenti; s, soupape faisant communiquer l'air extérieur, par le canal ni, avec le tube de dérivation C ; r, came de commande des deux soupapes.
- Pour réduire la consommation au minimum, dès que le moteur est chaud, pousser petit à petit la clef vers la position pauvre, jusqu’à ce qu’on sente un ralentissement dans la marche ou que quelques retours au carburateur se produisent. Ramener très légèrement alors la clef en sens inverse : on est ainsi dans la position d’économie maximum.
- Les reprises sont franches, nettes, même avec les moteurs poussés et les carburants lourds. Quant à la mise au point sur un moteur donné, elle s’exécute avec la plus grande facilité et est. des plus rapides.
- Deux modèles de carburateurs se font suivant le mode de fixation que permet le moteur : le type horizontal s'emploie chaque fois que le carburateur peut être accolé directement aux cylindres sans nécessité de tuyauterie ; dans ce cas, la buse d'admission d’air est fermée par un couvercle garni de toiles métalliques. Le modèle vertical s’emploie dans tous les autres cas.
- .1, dks Andeu.ks,
- p.493 - vue 109/132
-
-
-
- PILE A DEPOLARISATION AUTOMATIQUE
- Tous les lecteurs de La Science et la Vie connaissent le fonctionnement, des piles électriques ordinaires, constituées par deux électrodes, l’une de charbon ( + ) et l’autre de zinc(—),plongées dans une solution convenable de chlorhydrate d’ammoniaque.
- Ce dernier est décomposé par le courant électrique en présence de zinc pour donner du chlorure de zinc, de l'ammoniaque et de l’hydrogène. Ce gaz est entraîné vers l’électrode positive et l’orme une sorte de gaine gazeuse autour du charbon qui se trouve ainsi graduellement isolé du liquide.
- Le courant diminue peu à peu et tombe à zéro. La pile est dite polarisée. C’est pour éviter cet inconvénient que l’on a créé la pile à vase poreux qui renferme du bioxyde de manganèse. Celui-ci est un oxydant et cède son oxygène à l’hydrogène dégagé en donnant de l’eau. Tant qu’il reste du bioxyde de manganèse, l’hydrogène se combine à l’oxygène et la polarisation est arrêtée.
- La pile A D représentée sur la photographie ci-contre ne comporte pas de dépolarisant tel que le bioxyde de manganèse.
- L’oxygène nécessaire à la combinaison de l'hydrogène dégagé est simplement emprunté à l’air.
- C’est encore un élément charbon, chlorhydrate d’ammon iaq ne, zinc, mais l’électrodo positive est. constituée par un charbon spécial très poreux fixé sur une âme de charbon bonne conduc-I rice du courant clcc-
- VUK KXTKKI KU11K DK LA PILK A DE-l’O I.Mi IS AT I O N A U TOM ATI QU K
- I.KS CHAULONS SONT DANS l.A CUVK DK ZINC KO H MA NT I.’ K I. K CT II O D K Nl-KIATl VK
- trique. On retrouve donc la réaction clas' sique indiquée au début, de cet article.
- Mais ici se place le phénomène connu sous le nom d'adsorplion, cas particulier de celui de l’absorption. Le verre conserve toujours une pellicule d’air adhérente à sa paroi ; on dit qu’il adsorbe l’air. De même le charbon de bois adsorbe les gaz. Dans la pile A D, les canaux capillaires et les pores du charbon dépolarisant retiennent sur leurs parois, par ad-sorption, les gaz produits par la pile : ammoniaque et hydrogène. C’est au sein de ces capillaires et de ces pores que l’hydrogène se combine avec l’oxygène de l’air po informer de l’eau. C’est pourquoi on s’est attaché à donner à l’électrode positive de cet élément le maximum de porosité.
- La force électromotrice de cette pile est d’un volt trente-cinq et la différence de potentiel aux bornes reste constante et égale à un volt environ lorsque la paie est en service. Certains modèles peuvent assurer pendant plusieurs heures un débit d’une intensité de l’ordre de trois ampères.
- Ce débit élevé permet à ces piles d’être utilisées dans un grand nombre d’applications qui nécessitent en général des accumulateurs. Notamment, le chauffage des filaments et la tension nécessaire pour la plaque des lampes à trois électrodes, utilisées en télégraphie sans fi 1 ou en radiotéléphonie, seront facilement obtenus avec une batterie de ces piles.
- Chaque pile contient une cuve de zinc et deux charbons réunis par une barrel.le conductrice,
- p.494 - vue 110/132
-
-
-
- UNE MACHINE-OUTIL QUI PERMET D’EXÉCUTER QUINZE TRAVAUX DIFFÉRENTS
- Par Louis RUDER
- Lu « complet atelier Marçalex » est une machine à usages multiples qui peut rendre de très grands services dans les ateliers de constructions mécaniques, quels qu’ils soient, où l’on ne veut pas faire la dépense de toute une série de machines-outils indispensables pour tous les travaux courants en général. En effet, avec le « complet atelier Marça-lex » on peut : percer, fraiser, tailler des engrenages, scier, sur-facer, tarauder, meuler, faire les logements de clavettes, raboter, mortaiser et même tourner ou effectuer un nombre infini de travaux divers avec grande précision.
- Cette machine remplace aussi le tour, attendu qu’elle peut notamment servir à aléser les coussinets des têtes de bielles, puisque l’outil avance automatiquement. Cette machine est, enfin, très utile pour les travaux de chantiers, car elle est très facile à transporter une fois démontée, opération qui se fait en un clin d’œil.
- Elle peut être actionnée à la main ou au moteur ; dans ce dernier cas, on devra tout naturellement remplacer la manivelle par une poulie.
- Avec la machine montée telle que la figure n° 1 la représente, on peut soit fraiser, percer, tarauder ou surfacer à volonté.
- La figure n° 2 montre l’atelier Marçalex en position de sciage après que le porte-outil de perçage, de taraudage et de fraisage fixé par deux vis a été enlevé ; la transformation est rapide et facile et l’on peut alors scier, fendre des têtes de vis, faire des logements de clavette, tailler des engrenages, meuler et rectifier des surfaces quelconques. La ligure n,J 3 représente la machine prête
- FIG. 1.-LA MACHINE EN FOSI-TTON DE FRAISAGE
- pour effectuer le rabotage ou le mortaisage.
- La transformation du montage 2 à la position 3 est également rapide et facile ; il suffit d’enlever deux écrous : un en haut et un en bas, qui servent à fixer la tête de la figure n° I sur un plateau, au moyen de boulons, et l’on peut retirer cette tête pour mettre celle du rabotage à la place On enlève aussi un écrou de bronze, qui est fixé dans a bride arrière sur les deux bras parallèles et dans lequel tourne une vis servant au déplacement de la tête, soit en arrière ou en avant, comme on peut le voir sur les figures n° 1 ou 2.
- Ces deux opérations faites, on produit, avec le levier horizontal que l’on voit derrière le mouvement de va-et-vient nécessaire pour le rabotage et pour le mortaisage.
- La course de l’outil est donnée par le déplacement de la bride fixée sur les deux bras parallèles plus ou moins éloignés du corps de la machine.
- Le mouvement automatique à droite et à gauche se fait au moyen du cliquet qui se trouve à gauche du chariot et par la tringle et la butée du même côté. Les diverses avances sont obtenues par les deux bagues qui coulissent sur cette tringle et qui peuvent se fixer plus ou moins loin de la butée. La course totale de l’outil horizontal et transversal est de 200 millimètres : la course de la tête sur la colonne est de 450 millimètres.
- La .position de perçage est presque exactement semblable à celle de la figure n° 1. Le porte-outils est au cône Morse n° 1 et peut recevoir des mèches coniques jusqu’à 15 millimètres de diamètre. On peut aussi, au lieu de mèches coniques, employer des mèches cylindriques avec l’aide d’un mandrin porte-mèches à serrage concentrique.
- Les avances automatiques en descente sont produites par le cliquet que l’on voit.
- p.495 - vue 111/132
-
-
-
- LA SCIENCE
- ET LA VIE
- 4<)<>
- RIO. 2. - SCIE A MÉTAUX CIRCULAIRE MONTÉE SUR LE « COMPLET ATELIER MARÇALEX »
- ment est produit à l’aide du premier dispositif et par l’intermédiaire de la deuxième tringle, qui relie les deux cliquets. Si l’on veut produire les avances de la tête à gauche ou à droite, on embraye le cliquet avant, et si on veut faire aller la tête en avant ou en arrière, l’on débraye celui-ci et on embraye le cliquet arrière. Pour faire mouvoir la machine sur la colonne, soit en montée soit en descente, on se sert de la vis tixée parallèlement à la colonne ; on peut aussi imprimer à la machine un mouvement de rotation. Pour opérer tous ces mouvements, suivant les besoins du travail, on desserre deux boulons qui se trouvent dans le corps de la machine et un dans le support en haut de la colonne. La tête peut s’incliner à tous les degrés. Un trait repère vertical, tracé tout le long et sur le devant de la colonne, permet le centrage immédiat.
- En desserrant les deux écrous qui fixent la tête sur son plateau gradué, l’on peut incliner cette dernière sous tous les angles. Par suite de tous ces mouvements, la machine devient une machine radiale universelle du type ordinaire si connu.
- RABOTAGE ET DE MORTAISAGE
- L e s m ouve-ments d'avance sont o b te n u s automatique -ment à droite ou à gauche, grâce au cliquet et au rocket placés tous deux à gauche du chariot porle-oulil.
- au-dessus de la tête et qui est relié au plateau rainé. En déplaçant l’axe coulissant dans la rainure du plateau, on obtient plus ou moins d’avance. Le mouvement de retour s’obtient automatiquement en renversant le cliquet.
- On remarquera que les mouvements sont entièrement automatiques, en avant, en arrière, à droite, à gauche, en descente et en montée. 13c plus, pour le travail en descente, une butée réglable pour le débrayage automatique, permet le travail en série et l’interchangeabilité des pièces exécutées. Tous les mouvements automatiques et les avances réglables sont produits par un plateau circulaire rainé que l’on voit à droite et en haut sur la machine (voir la figure n° 1), et qui est vissée sur l’arbre supérieur.
- A ce plateau est fixée une tringle qui correspond avec le cliquet arrière à gauche de la machine et qui lui imprime un mouvement de va-et-vient. Ce cliquet embraye un rochet. goupillé sur un axe, au bout duquel est claveté un pignon d'angle qui engrène avec un autre pignon d’angle, également claveté au bout d’une vis sans fin, en dessous'et à la partie arrière de la machine. Cette vis tourne dans un écrou en bronze logé dans la bride que l’on voit derrière la machine et qui est fixée elle-même sur les deux bras parallèles.
- Lorsque le cliquet est embrayé et qu’on lui imprime un mouvement de va-et-vient, on fait agir les deux pignons d’angle qui, à leur tour, font tourner la vis ce qui fait déplacer la tête en avant ou en arrière, suivant le sens d’embrayage du cliquet. On remarquera (pie les deux bras parallèles coulissent, dans le corps de la machine, mais on peut les immobiliser très facilement au moyen de vis de serrage.
- Le mouvement automatique à droite ou à gauche de la tête de la machine se fait également par un rochet et par un cliquet qui sont fixés sur la vis du chariot. Ce mouve-
- Une entaille en V, disposée à droite et en avant de la base, permet le perçage en bout, étant donné cpie l’on peut amener la tête dans n’importe quelle position. L’étau à base tournante pouvant se retirer, la base pourvue de trois rainures transversales et de deux longitudinales, permet n’importe quel montage. L, R u DE R,
- p.496 - vue 112/132
-
-
-
- UN POSTE DE T. S. F. LIVRE EN PIECES DETACHEES
- L’amateur peut le monter lui-même.
- Pour un grand nombre d’amateurs, le plaisir de recevoir des émissions de T. S. F. ou de radiotéléphonie est doublé de la satisfaction de pouvoir construire son poste lui-même. C’est pour faciliter cette construction et la mettre à la portée de tous, d’une façon pratique, qu’un constructeur parisien vient de lancer sur le marché, sous le nom de « Radio-box », un. élégant coffret contenant tous les éléments avec lesquels tout amateur peut construire lui-même un poste récepteur de T. S. F.
- La photographie ci-dessous, qui représente la boîte ouverte, donne aux lecteurs une idée parfaite de ce qu’est l’ensemble. On trouve tout d’abord les lampes, organes indispensables, qui sont en quelque sorte l’âme de toute réception, et un support en ébonite avec broches destinées à supporter ces lampes. Dans un compartiment voisin, on aperçoit un condensateur d’accord, monté avec précision ; des éléments séparés, comprenant des plaques fixes et mobiles, permettent à l’amateur de monter lui-même un petit condensateur de composition plus réduite, que l’on utilise couramment pour l’accroch âge des ondes et que l’on dénomme compensât eur.
- Dans un autre compartiment sont placées toutes les pièces de décolletage nécessaires pour le montage des
- postes de T. S. F. : plots, bornes, vis, boutons, manette de réaction, boutons d’ébonite, cadrans gradués, etc... c’est-à-dire tous les éléments employés par les constructeurs eux-mêmes. Grâce à toutes ces pièces, l’appareil construit par un amateur peut avoir un fini irréprochable et un aspect très élégant.
- Le « Radio-box » est fait, d’ailleurs, en plusieurs types, depuis l’appareil le plus simple, c’est-à-dire le poste à galène, jusqu’au poste à quatre lampes et plus.
- A ce propos, il convient de noter que chaque modèle est, non pas prévu pour construire tel ou tel appareil, mais, au contraire, un certain nombre de ceux-ci, les pièces étant toujours en nombre suffisant pour permettre de réaliser, avec le contenu d’un même coffret, cinq ou six modèles ou montages différents de poste récepteur.
- Enfin, la question du réglage des résistances pour les montages haute fréquence est résolue également grâce aux résistances «ocelite». Ces résistances, en forme de plaquettes, possèdent deux trous et se fixent très facilement à l'aide de deux vis.
- Lorsque l’amateur aura terminé tel modèle
- de poste qui lui aura donné entière satisfaction, il lui suffira d’acheter un nouveau coffret contenant une ébé-nisterie avec devant en ébonite pour établir un poste parfait.
- VUE DU « RADIO-BOX » OUVERT ET DES NOMBREUSES PIÈCES DE MONTAGE QU'lL CONTIENT
- p.497 - vue 113/132
-
-
-
- UN ELEVATEUR D’EAU SANS CLAPET
- Lk nombre des appareils élévateurs d'eau que l’on trouve actuellement dans le commerce est très élevé. La difficulté qu’il y a à résoudre le problème du pompage de l'eau au moyen de dispositifs peu coûteux et possédant un bon rendement en est la seule cause. De très nombreuses solutions à cette question pratique très importante, ont vu le jour, soit que l’on emploie une petite pompe actionnée à la main ou par un moteur quelconque, soit que Ton utilise simplement un appareil basé sur l’élévation de l’eau dans des récipients en forme de godets montés sur un support spécial.
- L’élévateur d'eau représenté par la photographie et par le dessin ci-joints, est d’une construction très simple, ce qui lui assure une grande solidité. Un bâti en tôle d’acier, renforcé par des cornières, renferme un arbre supporté par deux paliers et une poulie d’entraînement. Une bande métallique sans fin en bronze d’Urville, inoxydable et de grande résistance, s’enroule sur la poulie d’entraînement. Klle porte des godets dont la forme spéciale assure la vidange complète lorsqu’ils arrivent en haut de leur course, quelle que soit la vitesse avec laquelle on tourne la
- manivelle. La bande )dets
- UN ENFANT PEUT MANŒUVRER THES FACI-EEMENT CETTE POMPE
- plonge dans l’eau par sa partie inférieure qui supporte une poulie à gorge, dite poulie de fond. Celle-ci tend la bande par son poids et, en outre, grâce à un dispositif spécial de joues fixes, donne au plan de la chaîne une direction constante. Ainsi cette dernière ne peut pas se mettre en huit. De plus, le brassage de l’eau est complètement évité et l’appareil est stable à toutes les vitesses. On peut, d’ailleurs commander cette pompe, soit par un cheval au moyen d’un brancard horizontal qui porte un pignon denté en prise avec un autre pignon fixé sur l'arbre de l’appareil, soit au moyen d’un moteur électrique et d’une courroie.
- On peut adjoindre à ce dispositif une pompe élévatrice et ainsi, il est facile de remplir rapidement, grâce au grand débit de l’appareil, un réservoir situé en haut d’une maison et destiné à assurer en eau l’alimentation des divers étages de l’immeuble.
- Le montage de la chaîne à godets est très simple et facile. On fixe une de ses extrémités provisoirement par une ligature, on passe la bande sur la poulie et on la laisse glisser après l’avoir passée dans la poulie de fond. Il n’y a plus qu’à faire la jonction.
- p.498 - vue 114/132
-
-
-
- UNE PERCEUSE GÉANTE POUR LES CONSTRUCTIONS MÉTALLIQUES
- Par Louis RANCOUL
- Dans les chantiers de constructions navales, un des travaux les plus courants consiste à percer dans les tôles de coques, de superstructures, de chaudières, etc... les innombrables rangées de trous destinés à recevoir les tiges des rivets des coutures et des boulons d'assemblage.
- Quand les tôles arrivent à l’atelier, manutentionnées par des ponts roulants, des ouvriers tracent sur les droites indiquées par les dessins et à l’intersection desquelles se trouvent les axes des trous à percer.
- Le même travail doit être fait pour tous les profilés de grande longueur dont on se
- y ‘Vtyç* n**
- sert dans les ateliers de ponts et de charpente métallique, pour les tôles mises en œuvre dans les grandes chaudronneries, etc...
- La photographie ci-dessous représente la machine à percer géante construite récemment dans ce but par une grande maison américaine construisant les machines-outils.
- On s’est préoccupé avant tout de rendre l’outil parfaitement mobile dans tous les sens, afin de réduire au minimum les frais de main-d’œuvre et de manutention des pièces à percer. Pour obtenir ce résultat, la tête de perçage, montée sur un chariot, et qui comporte treize broches pouvant rece-
- PONT ROULANT SUPPORTANT LA PERCEUSE A TREIZE FORETS Dans les grands chantiers de constructions navales et dans les ateliers de ponts et charpentes métalliques. il est important de pouvoir percer rapidement et avec économie les milliers de trous de rivets ou de boulons servant à Vassemblage des tôles. La perceuse à treize outils représentée ci-dessus répond à ce programme, car elle se déplace le long de la poutre supérieure du pont roulant qui lui-mémc se meut sur des rails, tout le long du chantier .La machine qui pèse 38.750 kilos est actionnée par un moteur de 50 chevaux.
- 48
- p.499 - vue 115/132
-
-
-
- 50 >
- LA SCIENCE ET LA VIE
- DÉTAIL 1)K LA ’l'KTK l)K LA 1‘KKCKUSK GKANTK A THKIZK KOltKTS
- Chaque croche, en acier au nickel chromé, est équilibrée au moyen d'un contrepoids ; des dispositifs d'engrenages permettent de faire fonctionner certains forets séparément ou toutes les perceuses à la fois, suivant l'écartement des- trous qu'il s'agit d'obtenir dans les tôles en travail.
- voir autant de mèches de divers diamètres est susceptible de se déplacer le long d’une robuste poutre métallique formant l’ossature supérieure d’un véritable pont roulant. Celui-ci, dont les jambes de fonte, ou de tôle emboutie, supportent la poutre en question, peut se mouvoir, grâce à ses roues à bandages d’acier, sur deux files de rails posés le long des murs longitudinaux d’un vaste atelier, ou même très souvent en plein air.
- La poutre principale supérieure a environ 13 m. 50 de longueur et les deux files de rails de roulement sont inst allées à 14 mèt res l’une de l’autre. Le pont roulant se déplace à des vitesses variant de 1 m. 50 à 15 mètres par minute, suivant qu’il s’agit de faire parcourir à cette gigantesque machine-outil un court ou un long trajet sur les rails. Un cadran, fixé sur un des montants, enregistre les longueurs des chemins parcourus en mètres et en centimètres et on peut amener l’outil
- exactement à la place voulue au moyen d’un appareil de réglage à main très précis.
- Le chariot porte-outils se déplace au moyen de galets sur des chemins de roulement placés à la partie inférieure de la poutre. 1/ouvrier chargé de la conduite de la perceuse obtient le déplacement du chariot, dans le sens voulu, en agissant sur le levier de manœuvre d’un moteur électrique qui permet également de faire occuper au chariot ci-dessus une position transversale par rapport à la poutre principale du pont roulant.
- Le porte-outil comporte treize forets qui peuvent percer en même temps treize trous jusqu’à 445 millimètres de diamètre. On peut également tarauder à la fois treize trous de 318 millimètres de diamètre. La distance qui sépare les axes des forets les uns des autres est de 20 centimètres au minimum, tandis que l’écartement des axes des broches extrêmes est de 3 m. 80. L. Rancoul.
- Paris. — lmp. Hkmf.ry, 18, rue d’Knghien.
- Le Gérant : Lucien Jüsse.
- p.500 - vue 116/132
-
-
-
- UN ENTRAINEMENT JUDICIEUX ET SOUTENU PEUT AUGMENTER SENSIBLEMENT LA PUISSANCE DE NOS FACULTÉS MENTALES
- Par Serge GILBERTOT
- II, est naturel de se demander si, parallèlement à l’éducation corporelle, il n’est pas possible de faire travailler l’esprit poulie rendre plus fort. Certes, les études suivies pendant la jeunesse l’ont meublé et ont commencé le développement de certaines facultés, comme la mémoire et l’observation. Mais, de même que des muscles bien nourris ne sont pas suffisants et qu’il est nécessaire de leur donner l’aptitude au travail, la souplesse et l’habileté, de même l’existence des diverses facultés mentales doit être complétée par leur application pratique et intelligente à la vie.
- C’est la physiologie qui étudie notre corps, c’est la psychologie qui s’attache à notre esprit. L’entraînement physique devra donc être réglé par un physiologiste et l’éducation mentale seraconfiéeà un psychologue.
- Et cette éducation mentale est indispensable pour donner à l’individu sa personnalité,
- fortune à l’abri de toutes les vicissitudes de la vie. Il est donc absolument nécessaire d’apprendre à penser en suivant des exercices appropriés. Montaigne disait : « Mieux vaut tête bien faite que bien pleine. »
- Il y a une trent aine d’années qu’un Anglais, Mr W. J. Ennever entreprit de faciliter à
- ses compatriotes cette gymnastique de l’esprit, ce sport mental. Il fonda alors à Londres le Pelman Institute, dont le but est de donner à l’esprit de la fermeté et de la c o m p r é h e n-sion. Après de nombreuses années de succès en Angleterre et en Amériq ue, l’Institut Pelman a établi une filiale en France,à Paris. Le cours se fait un iq uement par correspondance. Il se compose de douze leçons basées sur des recherches de psychologie individuelle et sur la connaissance expérimentale des bcsoinsdenotre époque. Une objection peut être soulevée à ce sujet. Cha-
- FAÇADE DE L’IMMEUBLE DE L’iNSTITUT PELMAN
- p.501 - vue 117/132
-
-
-
- XXVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- AVANT LE COURS
- que individu a besoin d’une instruction particulière et un cours général ne s’adapte pas forcément à chaque cas. L’examen du fonctionnement du cours montre que cette crainte est vaine et que l’enseignement est bien individuel. En effet, si les leçons sont les mêmes pour tous les étudiants, il n’en est pas moins vrai que chacun d’eux est suivi par des professeurs spécialisés à cette tâche. Chaque leçon comporte des exercices et la feuille qui y est jointe est envoyée par l’étudiant à dates fixes. D’après l’examen de ces feuilles, il est donc possible à des psychologues avertis de discerner les points faibles de chaque élève et de le guider sûrement. Naturellement, une condition essentielle est que l’on suive le cours avec une absolue loyauté et que les résultats obtenus, bons ou mauvais, dans les exercices proposés, soient rigoureusement consignés sur les feuilles. Notons en passant que les efforts des étudiants sont facilités par des encouragements et, au besoin, par plusieurs rappels à l’ordre.
- Une brève
- bue fortement à développer l’esprit et la mémoire. Un but poursuivi sans relâche et réchauffé par l’intérêt est à la base de tout progrès. L’étude de la connaissance et des sens occupe le troisième chapitre de la méthode qui traite des rapports existant entre la connaissance, la puissance mentale et la culture de la mémoire. Une des leçons les plus importantes est certainement la quatrième, qui traite de la volonté et de l’effort. Il faut, pour bien vouloir, créer de fortes et bonnes habitudes dans les directions où l’on se sent faible. La cinquième brochure parle de la concentration et de la dispersion de l’esprit, montre la nécessité de l’attention et enseigne comment on peut
- arriver à être
- pendant LE cours APRès LE COURS attentif. La méthode Pelman s’occupe, dans la leçon qui suit, de l’enchaînement des idées et de la logique, point particulièrement important , de l’art de penser avec suite, de savoir classifier et définir. L’imagination et l’originalité font l’objet de l’étude suivante qui contribue à faire disparaître l’habitude
- V ^
- -
- - - - - r 7
- 7 f7
- - /' /
- - 7 7, / A
- /
- f 7 7 /_ /
- P
- / / 7' /
- 1Y 7 7 ~7 r7 <7
- 7 7 7 7
- k\ 7 7 7 7
- } / T y 7 7 7 / / 7
- 7 / 7 / 7 7 7 / 7 7 7
- 7 7 7 7 7 7 7 / 7 7
- 7 7 7 7 7 / 7 7 7
- L. y / 7 7 7
- 7 / y /' / 7 y 7
- / 7 7 / / 7 7 7 7 7
- -> 'V / 7 7 / / 7 7 7
- 7X7 / / 7 7 7 7 7 7 y 7 7
- / Z / z / Z / 7! / 7 7 7 / 7
- / / / / / / / / / 7 y 7 /
- / 7 / / y / / / / 7 7 7 7 7
- Y 7 y / / 7 7 y / 7 7 /' 7 /
- / 7 y / / / / / 7 7 7 / 7
- / / / £ ,7 7 7 > 7"
- REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DE I.’ACCROISSEMENT DE GAIN OBTENU PAR UN ÉTUDIANT DE L’iNSTITUT PELMAN
- analyse des douze leçons du Pelmanisme montre de quelle façon renseignement mental est compris et conduit dans ce cours.
- La première leçon se compose de principes généraux qui montrent de quelle manière l’esprit passe de l’impuissance à la puissance. Elle fait rechercher à l’étudiant la cause de ses faiblesses et bien connaître sa personnalité. Les exercices joints ont pour but de développer très rapidement l’esprit d’observation, la mémoire, la volonté.
- En outre, des exercices physiques très simples sont joints à toutes les leçons pour maintenir constamment en équilibre parfait la santé du corps et de l’esprit.
- I^a deuxième brochure est une des plus importantes du cours, car elle définit ce que l’on doit entendre par le but de l’existence. Un but conçu clairement, et à la poursuite duquel on déploie son énergie, contri-
- d’imitation irraisonnée. Mais l’art de penser et de raisonner doit amener l’individu à formuler toujours des conclusions justes, c’est-à-dire à la vérité, à la poursuite de laquelle est consacrée la huitième brochure.
- Une fois en possession de la vérité, il faut savoir l’affirmer, il faut savoir être soi-même. La brochure IX enseigne à obtenir une attrayante personnalité qui est une puissance financière et sociale de grande valeur
- Les dernières leçons s’occupent de la façon dont doit être organisée la vie mentale, des lectures, du subconscient et enfin, donnent quelques derniers conseils pour la mise en pratique du Pelmanisme.
- On peut conclure de toute cette étude que l’étudiant qui fera les exercices joints à chaque leçon avec toute la sincérité possible, se développera sans cesse, et aura gagné beaucoup de chances de succès. S. Gilbertot.
- p.r26 - vue 118/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXVII
- |llllllllllllllllllllllllllllllllll!llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllll^
- I CE QUE L’ON DOIT PENSER [
- 1 DE Ü
- | L’ENSEIGMEMENT PAR CORRESPONDANCE |
- | Par F. ASTRUC |
- = Ingénieur diplômé des Ecoles Nationales d’Arts et Métiers et de l'Ecole Centrale des Arts {=
- = et Manufactures, ancien Constructeur =
- Méthode relativement nouvelle l’ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE est un moyen postscolaire indispensable à la perfection de chacun.
- Le temps passé à l’Ecole est variable suivant les individus, mais tous, quels qu'ils soient, auront dans la vie, à chaque instant, besoin de compléter leur instruction, les nécessités de l’existence les orientant fort souvent vers des situations peu en rapport avec les études entreprises, à moins que l’ambition légitime de leur condition ne les oblige impérativement à travailler pour arriver plus haut.
- Seul l’ENSEIGNEMENT PAR CORRESPONDANCE logiquement conçu, parfaitement enseigné, méthodiquement adapté à chaque catégorie d’étudiants, peut conduire à la réussite.
- En France, il y a presque autant de méthodes que d’écoles, et ceci n’est pas fait pour faciliter le choix de ceux qui ne savent pas encore ce qu’on peut attendre de ce mode d’enseignement.
- Il faut donc, comme en tout, se méfier des imitateurs de la vraie méthode et de ceux qui, sans garantie aucune, se targuent d’enseigner tout sans exception ; or qui trop embrasse mal étreint.
- A des prix dérisoires, meilleure preuve de la non valeur de leur enseignement, ils vous offriront des choses extraordinaires, vous feront envisager des situations considérables.
- Réfléchissez bien avant de vous engager, car si vous prenez la mauvaise route, vous perdrez de l’argent, puis du temps, c’est-à-dire encore de l argent.
- Méditez surtout les Conseils suivants : Il n’y a qu’un moyen de faire de l’enseignement par correspondance.
- Il faut : 1° Posséder un corps enseignant hors ligne, professant sur place les cours qu’il professe par correspondance ;
- 2° Mettre entre les mains de l’élève des ouvrages imprimés exprès pour lui écrits dans un style spécial à ses connaissances actuelles ;
- 3° Lui faire rédiger des devoirs nombreux, bien imprimés avec l’emplacement exact de sa réponse, parfaitement gradués ;
- 4° Il faut lui corriger ces devoirs avec le plus grand soin et l’autoriser à demander des conseils auss souvent qu’il le voudra ;
- 3° Il faut, chaque fois que cela est possible, ajouter à la correction un modèle rédigé par le professeur pour habituer l’élève à s’inspirer de la perfection.
- 6° Enfin, il faut qu’en cas de besoin, l’élève puisse venir à l’École, causer avec ses professeurs, voir sur place les machines ou pièces de machines dont on lui parle, voir de ses yeux enfin comment fonctionne l’Ecole dont il est l’éleve.
- Toute méthode ne remplissant pas rigoureusement toutes ces conditions est mauvaise, et e le est d’autant plus mauvaise qu elle est meilleur marché, car les connaissances ne s’acquièrent qu’avec du temps, du travail, de la patience.
- L’ÉCOLE DU GÉNIE CIVIL
- 152, Avenue de Wagram, Paris
- remplit rigoureusement toutes ces conditions.
- L’État l’a placée sous son haut patronage et la valeur des diplômes délivrés à la suite d’études sérieuses est telle, que la Société des anciens élèves n’a jamais assez de candidats pour les places qui lui sont offertes.
- Donc, encore une fois, réfléchissez bien avant de vous inscrire à une École quelconque.
- Renseignez-vous sérieusement et, au besoin, demandez conseil à d anciens élèves. Ceux-ià ne vous tromperont pas et vous n’aurez pas à regretter d’avoir pris quelques précautions si vous avez le moindre doute sur la valeur de l’Enseignement qu’on vous propose.
- =niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!iiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiniiiiijiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii[|iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiifg
- p.r27 - vue 119/132
-
-
-
- XXVIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- iiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiii
- 64 AVENUE. DE LA RÉPUBLIQUE , PARIS
- ............... Album n° 254 gratis sur demande ..................
- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiimimiiimiiiiiiiiHiiiiiiiiiii,muni,
- g|riiiiiiimiimiiiiii!iiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiHiiiuiiiiiiiiiiiiimiifiii&
- I LA PUISSANCE CHIMIQUE I
- %
- C’est le titre (l’une brochure illustrée sur les moyens d’occuper une situation enviable ou de s’établir en appliquant la chimie au commerce, à l’industrie, à l’agriculture, etc.
- Recettes, conseils techniques, cours chez soi pour ceux: qui sont ou veulent entrer dans les innombrables carrières chimiques qui manquent de collaborateurs compétents.
- Cours spéciaux pour industriels et praticiens désirant étayer leurs expériences sur les principes scientifiques, s’élever, se spécialiser, abaisser les prix de revient, utiliser les sous-produits, déceler les fraudes, trouver des succédanés, dépister la concurrence, etc.
- Cours normaux durant loisirs pour trouver emploi, s’intéresser dans les affaires chimiques, en créer ou obténir le grade de contremaître, préparateur, chimiste représentant, ingénieur-chimiste, industriel, etc.
- Laboratoire donné en prime aux étudiants. Demander ce jour la brochure gratuite n' 24 Inst. Chimico-technique, 118, avenue de Versailles, Paris, iiiiiiiiimiiiiimiiiiimiimimiiiiimmiimiiiimiiiiiiiimmiaii
- p.r28 - vue 120/132
-
-
-
- ».........................................................................................................................................îiiiiiiiiiiiiimmimiiiimmiiiiiiiiii..
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXIX
- Les 80 °/o de vos travaux de dégauchissage sur les grosses machines et de rabotage à la main
- PEUVENT ÊTRE EXÉCUTÉS RAPIDEMENT ET A BON MARCHÉ SUR
- La petite dégauchisseuse d’établi
- Vue de la Machine avec Moteur électrique accouplé FORCE MOTRICE 1 4 HP
- Se livre complète avec guide réglable, protecteur automatique (breveté S.G.D.G.) et dispositif pour l’affûtage des lames.
- Établissements “BÉTIC ” 17, rue de Châteaudun, Paris-9
- Téléphone : TRUDAINE 60-17 et 64-55 ::: ::: Télégrammes : BÉTIC-PARIS
- ..................................................iiiiii..iiimimmimmmmiiimimmmiimiimiiiiimiit
- ViiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiniiiiiiiiiiiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!
- p.r29 - vue 121/132
-
-
-
- Illtlllllllllltlllflllllllllllllltlllllllllllllllllllllllllltlltl ^nllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!
- Xxx
- LA SCIENCE ET LA VIE
- «J. M. fait une
- des plus mauvaises routes
- et la
- Fourche élastique J. M.
- 65 frs
- avec
- Les Amortisseurs J. M.
- pour MOTOS et VÉLOS
- Tige unique, 25 fr. ; Tige jumelée, 40 fr. ; Tige moto, 50 fr.
- EN VENTE PARTOUT
- Se pose INSTANTANÉMENT sur
- VÉLOS, VÉLOCETTES et MOTOS
- CATALOGUE FRANCO
- Amortisseurs J.M. (autos, motos, vélos)
- 3, BouT1 de la Seine (pont de Neuilly), NEUILLY-S/-SEINE Tél. Wagram 01-80 et Neuilly 90
- iiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiimiiiiiiimiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilj
- LE ROBINET ÉLECTRIQUE )
- BREVETÉ DANS TOUS LES PAYS E
- Pratique |
- Économique 1 Simple 1
- Élégant 1
- S’impose f
- dans votre cabinet de toilette -et dans votre salle de bains = CAR IL DONNE |
- de l’eau chaude | instantanément |
- Le Robinet PRESTO jj
- 18, rue Troyon, PARIS (XVIIe) Z Téléphone : Wagram 42-74 S
- 1IIIIIIIIIIIIIIIII1111111111111111111111811111111111111119111111111111111111111111117
- ti
- T. S. F.
- LES CASQUES ET ÉCOUTEURS
- S. E.
- ONT ÉTÉ ADOPTÉS PAR TOUS LES FABRICANTS D’APPAREILS DE T. S. F., EN RAISON DE LEUR QUALITÉ ET DE LEUR
- PUISSANCE DE RÉCEPTION Pièces détachées et Accessoires de T. S. F.
- ÉTABLISSEMENTS AUTOLUNE
- 7, rue Saint-Lazare, PARIS — Tél. : Trudaine 57-30
- ir
- Téléphone
- LOUVRE
- 53-24
- Adresse télégrap.
- PHOTO
- 29, rue de Clichy, Paris-9e
- PHOTOMNIO-
- PARIS
- Chaque Appareil
- EST LIVRÉ AVEC :
- Trois châssis métal, Un déclancheur et Manuel pour Débutant
- FRANCO g1/ xQ
- DE PORT .
- et tL objectif
- D’EMBALLAGE \ péllSCOpique
- rapide
- DEMANDEZ ^ SÉRIE O
- LE CATALOGUE
- ILLUSTRÉ N° 14 1922
- contenant l’énumération de tous les Appareils, Plaques et Accessoires
- ADRESSÉ FRANCO
- Francs
- Philatélistes ! Collectionneurs !
- Je fournis 500 timbres pour fr. 6 50 1.000 — 20 )*
- 1.500 — 40 »
- 2.000 — 60 »
- 3.000 — 150 »
- Chaque pochette ne contient que des timbres tous différents et de premier choix. - Payement à la commande. J’envoie sur demande mon tarif d’occasions, paquets séries et timbres à la pièce. REVENDEURS ! Demandez mes prix ils g os par iS, 100,1.090. 10.000
- G. GOUDRON, 10, Rue du Baigneur, PARIS
- Tél. Nord 91-15. Compte chèques postaux, 25.589.
- Y)
- p.r30 - vue 122/132
-
-
-
- XXXI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- CHIENS
- de toutes races
- iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiii
- de GARDE et POLICIERS jeunes
- et adultes supérieurement dressés,
- CHIENS DE LUXE et D'APPARTEMENT. CHIENS de CHASSE COURANTS. RATIERS ÉNORMES CHIENS DE TRAIT ET VOITURES, etc.
- Vente avec faculté échange en cas non convenance. Expéditions dans le monde entier. Bonne arrivée garantie à desti-, nation.
- SELECT-RENNEL,
- 31, Av. Victoria, BRUXELLES (Belgique) Tél. : Linthout 3118
- T. S. F.
- Transformateurs d’Aiiiplificateurs Condensateurs à air variables
- %
- PENDULES ÉLECTRIQUES
- BARDON
- 3 ans sans remontage
- O * O
- EXACTITUDE DU CHRONOMÈTRE
- •o * £>
- CONSTRUCTION HORS PAIR
- vr> ♦
- (En observation depuis 8 ans)
- O ♦ <<o
- Prix, depuis 320 fr. franco France, 330 fr.
- Etablissements BARDON
- Société anonyme de Construction électrique et mécanique
- 61, Boul. National - CLICHY - Tel. : Marcadet 06-75
- MANUEL-GUIDE* GRATIS
- OBTENTION DE BREVETS EN TOUS PAYS DÉPÔT DE MARQUES DE FABRIQUE
- HBOETTCHER Fiis |n9énieurConseil-39.BDST!tlARTiN.FAf?fS
- f♦ ♦♦ 4- ♦ -4- 44-+++4++++
- Elle a respiré de la poussière
- et avec la poussière, les germes de toutes les maladies quelle tient en suspens.
- Quel est le coupable ?
- C’est le balai, c’est le plumeau, qui déplacent la poussière, mais ne l’enlèvent pas. Pour enlever la poussière, les microbes, les mites et les insectes qui peuplent votre intérieur, il vous faut un
- ASPIRATEUR PAR LE VIDE
- C’est cet aspirateur que nous offrons gratuitement à tout lecteur de La Science et la Vie.
- Demandez tous renseignements à
- LA MAISON MODERNE
- 48, Rue Sainte-Anne PARIS
- Téléphone : Louvre 23-95
- Pub. La Technique des Affaires
- "vrLE ROI DES .v:;™:::y::y:y:y::y
- CINÉMAS D’ENSEIGNEMENT
- LE PLUS PRATIQUE - LE PLUS ROBUSTE ::: LE MEILLEUR MARCHÉ ::::::::::::::::::::::::
- —4 W « Wq»
- 3=1
- ï >
- ^ 5 o
- ÇJ < J
- sb S ;
- «S 3 j
- M a
- îfî
- t_• 2 ^
- te q
- iti
- JS
- 03 -Q ü
- -H» fl) !j
- Ù U5 H
- p.r31 - vue 123/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- ïtxxii
- gllll!llllllllllilllll!li!lillll)llilillllllllllllllll!llll!llillliiillllllllllll]|lllllllillllllllilllllll[llll!lll!llll!l!llllllllllllll!!ll![lillllli!IIIIIII{lllllim|
- [ CHAUFFAGE DUCHARME |
- | à eau chaude par Fourneau de Cuisine | | pour Appartements, Villas et Maisons de Campagne |
- SCHEMA D'INSTALLATION D'UN CHAUFFAGE CENTRAL A EAU CHAUDE PAR LE FOURNEAU DE CUISINE POUR UNE VILLA
- Une installation se compose de : |j
- 1 Chaudière en tôle d’acier soudée à l’autogène, de mon =Ü
- modèle”Indépendant Idéal” Nos 1,2,3, 4, 5 ou 6, j|
- à grande surface de chauffe et fumée plongeante, uti- Ej
- lisant parfaitement les gaz de la combustion—Puissance =
- de chauffe 6.000 à20.000 calories, avec une enveloppe Ej
- formant Fourneau de Cuisine en fonte et tôle forte, jjE
- ( Voir photo ci-contre ) et four à rôtira retour de flamme ==
- Foyer amovible réduit, pour la période d’été— 1 Ther- ==
- momètre indiquant la température de l’eau en circu- j=
- lation — I Vase d’expansion, placé à la partie supé- ==
- rieure de l’installation — 2 à 13 Radiateurs “IDÉAL” =
- ou “ Idéal Classic”, placés dans les locaux à chauffer, j=
- munis chacun d’un robinet d’arrêt, les rendant indé- =
- pendants les uns des autres — 1 Tuyauterie de cir- =
- .culation en fer, de diamètres appropriés, 'reliant le ü
- Fourneau-Générateur aux Radiateurs — L’installation ==
- remplie d’eau,ne consomme que2à3 litres par mois. E=
- _ Combustible: charbon ordinaire de cuisine et anthra- =
- ES cite de la grosseur du poing. Feu couvert avec poussier de charbon — Pour obtenir de l’eau ~ SE chaude pour Bains, Toilettes, Laveries, brancher sur la circulation du chauffage un réservoir- =§
- ES bouteille à serpentins. — Envoyez plan ou croquis avec les dimensions des locaux à chauffer pour devis =
- j= gratuit et demandez la notice et liste de références (contre 0.50 en timbres-poste) à =
- E M. C. DUCHARME Ingénieur-Constructeur, 3, rue Etex, PARIS-18e 1
- p.r32 - vue 124/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXI II
- •Sk' v7£it”s5 DBBBBIBIBIkVDIBBIBBIBBBBlIBDBIBIlBQIBBlinSIlBIEIiaBIlBIOiailllliaaailliaSIBSDIIISaiBSIDiailB’
- PHOTO-CINÉMA sur plaque 9x12 “ LE SEUL”
- MBll!
- ïp flNFMA nnnr IniK pf nar toiK
- Lu lllllLl’in JJUU1 IvUj ul {lui lUllti w LE SEUL” appareil faisant la prise de vue et la projection animée, d’un maniement très simple et ne nécessitant pas d’installation spéciale.
- LE SEUL ” utilise châssis courant et plaque 9 X 12 et se charge en plein jour. LE SEUL ” est muni d’un objectif à grande ouverture F : 3,2 et diaphragme à iris.
- •
- w LE SEUL ” est l’unique appareil permettant de conserver vivant et ineffaçable le sou-
- llA- ‘ venir des êtres chers. - Il est livré complet, prêt à fonctionner, à partir de 275 francs.
- Brochure H gratuite sur demande
- Jè* Noël COURVOISIER, 129, rue Oberkampf, PARIS - Téiéph. : Roquette 48»69
- ailfllBIBIIBIIIIRIBBIBBIIBBlBBailBIIB3aiDBBIBDBl«BinilBaunaBIBIiaaBBBIBBBBBlMBBBBiaiBB
- MOTEURS
- ÉLECTRIQUES MARQUE DÉPOSÉE
- ,UXOR
- Moteurs do 1/50-1/2 HP. - Tous courants, tous voltages Universels de 1/20-1/4 IIP. - Asynchrones, mono, triphasés Mono fi répulsion de 1/12 à 1/2 IIP à vitesse variable COMMUTA TR K 'ES - GÉNÉRATRICES - GROUPES CONVERTISSEURS VENTILATEURS - MOTEUR SPÉCIAL POUR MACHINES A COUDRE
- Étabu MICHEL et C‘", Constrs, 51, rue Lliomond, Paris. - Tel. Gobelins, 54-90
- piBaaaaaaiii>aaBi:BnaaB;9anaasaaBDHaBaBiiBBaaaiiaaaanaBaaBBBiiBBaaBBBaaaBBaBa«aBaBBBaaBaBBaaaaBBaBBBnBEaBBBaBaBBaBaauaKB*'^
- BOMBE CALORIMÉTRIQUE FÉRY
- à couple thermo-électrique et lecture directe
- Détermination des pouvoirs calorifiques des combustibles solides et liquides «
- APPAREILS pour les SCIENCES et I’INDUSTRIE
- Spectrographes, spectrophotomètre, électromètre, pompes à vide, etc...
- Ch. BEAUDOUIN, 31, rue Lhomond, PARIS — 2’éZ. Gobelins 12-08—Notice franco
- J
- DANIEL SACK & G
- 55-64, Rue Legendre - PARIS
- Téléphone : Wagram 03-52
- IE
- ÉLECTRICITÉ
- b a a
- TRAVAUX TRES SOIGNES
- MÉDAILLES D’OR - NOMBREUSES RÉFÉRENCES
- PRIX MODÉRÉS
- Allô !...
- Ici, Poste militaire de la Tour Eiffel... Nous vous annonçons que la Maison
- .PARENT
- 242, Faubourg St-Martin, PARIS Tél. : Nord 88-22 a les meilleurs prix pour les appareils et pièces détachées pour T.S.F.
- Lampes Audion. 1 6 fr.
- Écouteurs 2.000 ohms. 20 fr. Casque 2 écouteurs 2.000... 45.50 Condensateurs à air 1/1.000 - 38 fr. Catalogue contre 0 fr. 25
- p.r33 - vue 125/132
-
-
-
- XXXIV
- LA SCIENCE ET LA VIE
- imimiiiiiimmiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimimiiiimimiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiimiiiiimimiM
- DEMANDER LE CATALOGUE S
- TÉLÉPHONES LE LAS
- 131, RUE DE VAUGIRARD, 131 - PARIS (150
- AGENTS GÉNÉRAUX :
- POUR LA FRANCE
- Émile FURN
- 3 BIS, CITÉ D’HAUTEVILLE
- POUR LA BELGIQUE
- Max DELPERÉE
- lio, RUE DE SERBIE, IIO LIÈGE
- ^JiiirtnnmiiminHninniitiiniHiiiKiiEnimniinninniiiiiiitMimiuiiimiiiiMinigiiimimiiiiiiimimiHiiiiiiiiiiiiiiiitiitiiiiiiiHniiiitiiH#
- p.r34 - vue 126/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXV
- Le Cinéma EDUCATEUR
- MARQUE DÉPOSÉE
- IE
- ETABLISSEMENTS
- E. MOLLIER & C
- CONSTRUCTEURS
- 20, rue Félicien-David, Paris-16e
- CINÉMAS POUR FAMILLES ÉCOLES, EXPLOITATIONS
- CINÉ PRISE DE VUES
- pour amateurs
- PROJECTEURS FIXES de tous formats, par lampes à incandescence à grande luminosité
- Charmez vos Soirées de famille
- PAR LA PROJECTION des Cartes postales, Images, Gravures de livres, etc.,
- avec le
- CARTOPSE
- à partir de 6 S francs
- LE PLUS AGRÉABLE CADEAU
- MAXIMUM DE RENDEMENT LUMINEUX MINIMUM DE DÉPENSES
- N’ACHETEZ
- aucun appareil de projection sans nous consulter
- DEMANDEZ NOS NOTICES
- TOUJOURS DES NOUVEAUTÉS
- ••«B
- Médaille d’Or, Exposition Amsterdam 1920
- #
- OOOOOOOOQOOOOOOOOOOOOOOil
- O
- O
- O
- 8
- FOYERS JOUGLARD
- BREVETÉS S. G. D. G.
- à /eu continu ou intermittent et à décendrage automatique
- brûlant Copeaux, Tannée, Déchets de bois, Sciures
- sans nulle préparation préalable, sans compression, sans mise en briquettes.
- Même quand ils sont humides, ces combustibles brûlent parfaitement dans nos foyers, leur séchage dans la trémie de chargement étant assuré d une façon progressive et complète par les gaz provenant de la combustion (Voir “La Science et la Vie”, n° 62, p. 557).
- 5 S’appliquent aux Poêles d’ateliers, Chaudières à vapeur, et à eau chaude, Chauffage central, Chaudières industrielles pour séchage des bois, Appareils spéciaux pour chauffage des colles.
- L. BOHAIN,
- Ingénieur-Constructeur 21, rue des Roses, PARIS - Tel.: Nord 09-39
- PRIMÉ AU CONCOURS DE LA VILLE DE PARIS 1921 MÉDAILLE D’OR EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1900
- Devis et renseignements gratuits sur demande Concessionnaires demandés France et Colonies
- 150000000000000
- p.r35 - vue 127/132
-
-
-
- XXXVI
- LA SCIENCE ET LA VIE
- TÉLÉPHONIE SANS FIL
- APPAREILS COMPLETS - HAUT-PARLEURS PIÈCES DÉTACHÉES
- G. DUBOIS
- “Au Pigeon Voyageur”
- 211, Bd Saint-Germain, PARIS
- Téléphone : Fleurus 02'71
- AMATEURS DE T. S. F. !... Procurez-vous le
- ENTIÈREMENT :::: A AIR ::::
- MAXIMUM DE PRÉCISION — MINIMUM DE PRIX 2/1000(‘s (20 plaques) : 65 fr. — 1 1000“ (10 pl.) : 50 fr. — 05/1000“ (5 pi.) : 35 fr
- CONDENSATEUR VARIABLE
- Maurice MONNIER, Mécanicien-Constructeur - Ateliers et Magasins : 22, r. Moret, Paris-lle. Livraison rapide. Pièces détachées. — Envoi notice contre 0 fr. 30 en timbres-poste
- EXÉCUTION IMMÉDIATE
- par des Monteurs soigneux et très exerces
- d’INSTALLATIONSi COMPLÈTES de
- T
- rl
- T
- »
- Il
- ICATALOGUS FRANCO
- Système ROBIZM A C>«
- par l’EAD CHAUDE, la VAPEUR à BASSE PRESSION, PAIR CHAUD
- FACILEMENT APPLICABLES à TOUTES LES HABITATIONS
- CHAUFFAGE des A PPARTEMENTS
- avec chaudière au môme niveau que les radiateurs, consommant moitié moins que les poêles mobiles et supprimant poussière, fumée et dangers d’asphyxie.
- FOURNEAU de CUISINE D.R.G, Remployant qu’un seul feu
- pour la Cuisine, le Chauffage, la Distribution d'Eau chaude,
- DISTRIBUTION FACULTATIVE d’EAU CHAUDE par le CHAUFFAGE
- pour Bains, Toilettes et tous usages, fonctionnant même en été.
- CALORIFÈRES GURNEY pour le Cùaullage par l’Aï CHAUD
- se plaçant eu cave ou sur 16 sol même des locaux ù chauffer. agences France; ct étranger
- INGÉNIEURS-CONSTRUCTEURS
- tl " J I 1 tëSSff gÜQ3 33, Rue des Tournelles I • y H l erlH ms PARIS (III* Arr‘)
- t^i-i—i— 1 éléph. Archives 02-7B.
- Nos Monteurs travaillant oon&tatnmant dans toute la Franoe et les ps/B limitrophes, il n'est généralement pas compté de fiais de voyage si la commande nous est remise un ou deux mois à l’avance.
- LANTERNES DE PROJECTION
- naiaBBfiOHiBaniiBBi
- ÉTABLISSEMENTS UNION
- 6, Rue du Conservatoire, 6. — PARIS-©”
- TIMBRES-POSTE AUTHENTIQUES
- DES MISSIONS ÉTRANGÈRES
- Garantis non triés, vendus au kilo
- Demandez la notice explicative au Directeur de l’Office des Timbres-Poste des Missions, 14, rue des Redoutes, TOULOUSE (France).
- p.r36 - vue 128/132
-
-
-
- LA SCIENCE ET LA VIE
- XXXVIT
- POUR BIEN SE PORTER...
- ment ime beauté, elles sont l’appareil indispensable à la santé parfaite. Car tout s’enchaîne; le travail que n’ont pas fait les dents absentes ou mauvaises,il faut que l’estomac l’accomplisse; donc, mauvaise digestion, nutrition imparfaite, ruine lente de l’organisme.
- La Vie. Une bonne santé donne une longue vie. Soignons donc nos dents au moyen d’une méthode scientifique.
- C’est à cette nécessité que répond le Dentol, produit véritablement pastorien, dont les bienfaits principaux sont le raffermissement des gencives, l’éclat et la solidité des dents, la pureté de l’haleine, enfin la sensation d’une fraîcheur délicieuse et persistante dans la bouche.
- Le Dentol se trouve dans toutes les bonnes maisons vendant de
- la parfumerie et dans les pharmacies.
- DÉPÔT GÉNÉRAL : Maison FRÈRE, 1 9, rue Jacob, Paris
- CADEAU
- Il suffit d’envoyer à la Maison FRÈRE, 19, rue Jacob, Paris, un franc en timbres-poste en se recommandant de La Science et la Vie pour recevoir, franco par la poste, un délicieux coffret contenant un petit flacon de Dentol, une boîte de Pâte Dentol, une boîte de Poudre Dentol et un échantillon de Savon dentifrice Dentol.
- p.r37 - vue 129/132
-
-
-
- XXXVIII
- LA SCIENCE ET LA VIE
- (T
- Chez Vous
- une heure par jour
- à vos moments de loisirs, vous pouvez à peu de frais, seul, et sans maître,
- ÉTUDIER PAR CORRESPONDANCE
- l'Électricité et ses Applications
- et devenir rapidement, suivant les connaissances que vous avez actuellement :
- apprenti, monteur, contremaître, dessinateur, conducteur, sous-ingé-nieur ou ingénieur dans l’électricité ou la T. S. F.
- Ecrivez de suite à
- L’ÉCOLE du GÉNIE CIVIL
- Sous la signature de deux éminents ingénieurs :
- M. de GRAFFIGNY
- l’Ingénieur et vulgarisateur électricien bien connu.
- M. GRANIER
- Licencie es sciences et Ingénieur-Électricien diplômé de l’École supérieure d’Electricité de Paris.
- Un livre unique dans son genre vient de paraître :
- TOUS LES EMPLOIS DE L’ÉLECTRICITÉ
- PARENTS ; qui recherchez une carrière pour vos Enfants; ÉTUDIANTS, qui rêvez à l’École d’un avenir fécond; ARTISANS , qui désirez diriger une usine, un chantier, et VOUS TOUS, qui voulez vous faire un sort meilleur,
- OSEZ CE LIVRE
- Prix : 3 fr. 50
- réduit à
- 2 francs
- pour les Lecteurs de La Science et la Vie.
- Adresser toute la Correspondance à M. JULIEN GALOPIN, Ingénieur*Directeur de
- L’ÉCOLE DU GÉNIE CIVIL
- 152, Avenue de Wagram, Paris-17e
- L’.ÉCOLE EST PLACÉE SOUS LE HAUT PATRONAGE DE L’ÉTAT Vaste installation de COURS SUR PLACE. Programma gratis,
- L - ..- J
- p.r38 - vue 130/132
-
-
-
- L’École Universelle
- par correspondance de Taris
- la plus importante du monde, vous offre les moyens d’acquérir chez vous, sans quitter votre résidence, sans abandonner votre situation, en utilisant vos heures de loisir, avec le minimum de dépense, dans le minimum de temps, les connaissances nécessaires pour devenir :
- ingénieur,
- SOUS-INGÉNIEUR, CONDUCTEUR,
- DESSINATEUR, CONTREMAITRE,
- Etc....
- dans les diverses spécialités :
- Électricité
- E.adiotélégra.pliie
- Mécanique
- Automobile
- Aviation
- A/Eétalluirçjie
- Mines
- Travaux publics Architecture Topographie Industrie du froid Gliiiuie
- Exploitation agricole Etc., etc.
- Demandez l’enuoi gratuit de la Brochure n° 19874.
- Une section spéciale de YEcole Universelle prépare, d’après les mêmes méthodes, aux diverses situations du commerce :
- Administrateur commercial Secrétaire commercial Correspondancier Sténo - dactylographe Représentant de commerce Adjoint à la publicité Ingénieur commercial
- Expert-comptable Comptable Teneur de livres Banque Assurances
- Directeur-gérant d’hôtel Secrétaire-comptable d’hôtel
- Demandez l’enuoi gratuit de la Brochure n° 19884.
- L’enseignement par correspondance de YEcole Universelle peut être suivi avec profit certain, quels que soient la profession, la résidence, le degré d’instruction de l’élève.
- École Universelle
- ÎO, RUE CHARDIN, PARIS-XVI*
- p.n.n. - vue 131/132
-
-
-
- ATELIERS VAUCANSON, Construction d’appareils de précision
- SOCIÉTÉ ANONYME AU CAPITAL DE 1.200.000 FRANCS
- 5 à 13, rue du Surmelin, PARIS-XXe — Téléphone : Roquëtte 28-17 et 78-04
- ETRENNES 1923
- LE PLUS JOLI CADEAU !
- LE PLUS UTILE!... LE MOINS CHER!
- ,14' U
- INUTILE D’AVOIR L’ÉLECTRICITÉ CHEZ SOI
- .'HAUTE
- PRÉCISION
- SON PRIX, sans concurrence, est de 270 frs
- La''Pose'enest'faite''GRA'TUITËMENT''dans'p'ARÏS
- Pour la Province et l’Etranger, chaque pendule est accompagnée d’une notice explicative pour son montage facile
- SUPPRESSION
- TOTALE
- DU REMONTAGE
- SES DIMENSIONS:
- Hauteur.. .. 44 % Largeur.. .. 24 — Profondeur. 12 —
- FONCTIONNE PAR SES
- PROPRES MOYENS
- RÉGULARITÉ
- PARFAITE
- Le prochain numéro de “ La Science et la Vie ” paraîtra le 1er Janvier 1923.
- p.n.n. - vue 132/132
-
-