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- Si on a pu codifier les règles à suivre pour obtenir le maximum de résultats avec le minimum d’efforts, on a souvent oublié de dire à ceux qui veulent organiser que la méthode vaut par les hommes mêmes qui l’emploient. Le taylorisme valait par Taylor.
- Ici, une discipline réussit ; là, elle opprime. Pourquoi ?
- C’est qu’en réalité un organisateur est, avant tout, un esprit qui observe et combine.
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- Et comment pourrait-il en être autrement? Ne faut-il pas appliquer à la réalité du moment la théorie construite pour tous les cas? Ne doit-on pas tenir compte des supérieurs et des subordonnés? Le discernement et le sens psychologique ne sont-ils pas indispensables pour distinguer ce qui est réalisable dans le présent et possible dans l’avenir?
- Une organisation comporte des règles. La règle est quelque chose de rigide, qui se retourne contre celui qui s’en sert s’il ne possède lui-même la souplesse d’esprit nécessaire.
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- Copyright by La Science et la Vie, Janvier 1924.
- Tome XXV
- Janvier 1924
- Numéro 79
- LE PROBLEME DE LA TELEVISION EST THÉORIQUEMENT RÉSOLU
- Par Lucien FOURNIER
- La téléphonie était à peine entrée dans la pratique, que les premiers abonnés, tout heureux d’entendre la voix de leurs amis, désiraient aussitôt recevoir, par la même occasion, leurs images sur un écran. Pour les profanes, cela semblait peu de chose à réaliser : l’électricité ayant accompli ce prodige de transmettre la parole, ne pouvait décem-
- ment se refuser bien longtemps à montrer le souriant visage dont on devinait l’expression.
- Les années ont passé. De nombreux inventeurs se sont attelés à la tâche et, jusqu’ici, aucun d’eux n’était encore parvenu à nous faire voir, non une image, mais un simple point lumineux. Cependant, ils avaient appelé à leur secours le sélénium, qui a
- FIG. 1. - ENSEMBLE DES APPAREILS TRANSMETTEURS D’UN POINT LUMINEUX
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- détruit tant d’espoirs, et le cinématographe, qui, lui, est arrivé à conquérir l’univers.
- Nous pouvons bien avouer, aujourd’hui, que la curieuse propriété du sélénium : sa conductibilité électrique, sous l’influence de la lumière, quand il est porté à une température de 230 degrés environ, ne pouvait être utilisée pour la production de phénomènes électriques rapides à cause de la
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- graphie, ou, plus simplement, le téléciné Ici, en effet, la tranche de vie prise par fragments sur un film sensible se déroule avec tous ses rites sur l’écran. Cette reproduction est saccadée, il est vrai, mais l’œil du spectateur, dont la rétine est, elle aussi, tort paresseuse, rétablit la continuité apparente du mouvement à la condition que chaque image se présente, à la suite de la précédente, après un temps qui ne dépasse pas une durée de un dixième de seconde environ.
- Dans le téléciné, le procédé mis en pratique dans la cinématographie ordinaire n’est plus possible. 11 ne faut pas songer, en effet, à transmettre une image d’un seul jet de lumière. Comme dans la phototélégraphie, l’image recueillie, par exemple,
- FIG. 2. — APPAREILS ESSENTIELS POUR LA TRANSMISSION ü’üN POINT LUMINEUX Ces appareils sont commandés par le petit moteur électrique qu'on voit à droite de la photo.
- paresse, de ce métalloïde. Paresseux à affirmer sa conductibilité dès qu’un faisceau lumineux vient l’atteindre, il l’est encore davantage lorsqu’il s’agit de revenir à son état de repos dès que la lumière disparaît. Or, dans toutes les applications de l’électricité, on s’efforce précisément de produire des départs brusques et des ruptures brutales, surtout lorsque les émissions doivent être très rapprochées les unes des autres. S’il n’en est pas ainsi, les queues de courant chevauchent les têtes d’émissions, et l’on conçoit aisément que les ruptures n’existent plus.
- Avec le cinématographe, on se rapproche davantage du problème de la télévision, qui pourrait fort bien s’appeler la télécinémato-
- sur le verre dépoli d’une chambre noire doit être explorée par points sur toute son étendue. Supposons, pour un instant, que cette image soit extraite d’un film cinématographique. Le point lumineux en devra explorer toute la surface en moins d’un dixième de seconde, limite rigoureuse, puisque la rétine doit la conserver pendant le temps nécessaire à l’exploration de l’image suivante, afin que la vision de la seconde image puisse chevaucher l’impression lumineuse produite par la première.
- Nous verrons plus loin à quelles quantités on arrive quand on calcule le temps maximum réservé à la transmission d’un point.
- Ainsi posé, le problème est soluble, mais
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- LA VISION A DISTANCE PAR LE PROCÉDÉ BEL1N
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- il n’est pas résolu. Le créateur de cette méthode de télécinématographie est Edouard Belin, que nos lecteurs connaissent particulièrement, puisque nous les avons tenus au courant des découvertes du puissant inventeur, notamment la phototélégraphie, qui entre actuellement dans le domaine de la pratique.
- Dès 1895, Edouard Belin se livrait aux premières études de télévision, et, en 1905, il lui était possible de réaliser une expérience pleine de promesses, mais qui, malheureusement, devait être sans lendemain.
- Nous la résumons très sommairement. Devant un objectif photographique, l’inventeur plaçait une source lumineuse, qu’il pouvait rapprocher ou éloigner à son gré de M l’objectif dont le foyer était occupé par une cellule de sélénium.
- Les fils conducteurs entourant cette cellule étaient reliés à une sorte de relais appelé équilibreur, duquel partait une ligne allant de Paris au Havre et bouclée à ce dernier poste pour revenir à Paris. Ce fil de retour se terminait par un autre appareil ayant, pour fonction de perforer une feuille de papier d’un trou dont le diamètre était fonction de l’intensité lumineuse émise au point de départ.
- Si on éloignait la source de lumière de l’objectif, les trous étaient petits, en raison du peu de lumière reçu par le sélénium : si on la rapprochait , les trous étaient plus grands, l’intensité lumineuse étant plus forte. Cette feuille, mise en rotation devant un écran et éclairée à son tour par un foyer lumineux, laissait apercevoir un point de lumière dont l’intensité variait, par conséquent, avec celle du faisceau frappant la cellule de sélénium au départ. Bien qu’intéressante en soi, dit M. Belin, cette expérience n’aboutissait, qu’à une approximation, parce qu’il y avait, dans le temps, un écart de quelques secondes, c’est-à-dire relativement consi-
- dérable, entre l’apparition du phénomène au départ et sa reproduction à l’arrivée. Cependant, l’inventeur tenta de réaliser, sur ces données, un appareil auquel il donna le nom de télégraphoscopc, qui devait permettre de répéter l’expérience précédente , non plus sur un point lumineux, mais sur les 6.400 points qui constituent, théoriquement, une image. Il fut impossible de réaliser un dispositif permettant d’obtenir une régularité suffisante dans la production du phénomène. De plus, le sélénium, malgré ses remarquables propriétés, était incapable d’apporter la sensibilité nécessaire à l’interprétation des variations lumineuses du foyer.
- Pour nous inviter à croire à la possibilité d’une prochaine solution, M. Belin nous fait remarquer que, depuis lors, la science s’est enrichie d’appareils auxquels on peut demander une précision absolue. Telles sont les fameuses ampoules photo-électriques, les modulations de la haute fréquence et, enfin, les amplificateurs merveilleux que sont les lampes à trois électrodes pour T. S. F.
- Revenant à son point de départ, l’inventeur s’est d’abord efforcé d’acquérir la certitude qu’un point lumineux, issu d’une lumière émettrice, pouvait être transmis au loin, projeté sur un écran et éteint dans des conditions de rapidité telles que le facteur « temps » fût négligeable au point de vue physiologique, cela avec toutes les variations d’intensité qu’il plairait à l’expérimentateur de communie]uer à ce point lumineux.
- On comprend qu’un point étant considéré comme un élément de ligne droite, toute la ligne peut être transmise dans les mêmes conditions que le point lui-même et que, toute surface étant un groupement de lignes droites très rapprochées, il en résulte la transmission possible d’une image par points successifs.
- Une expérience publique des plus intéressantes fut réalisée le 30 novembre 1922,
- FIG. 3. - CIRCUIT ÉLECTRIQUE
- COMPORTANT UNE PILE « P )), UN TRANSFORMATEUR « T » ET UNE CELLULE DE SÉLÉNIUM (( S »
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- FIG. 4. — COURBE D ’ ÉT AB Lï S SE M E NT E T DE RUPTURE DU COURANT DANS LE CIRCUIT FIGURE 3, LORSQUE LA LUMIÈRE AGIT SUR LF. SÉLÉNIUM ET DISPARAIT
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- FIG. 5. - ALLURE DE LA
- COURBE D’UN COURANT PÉRIODIQUE DE FAIBLE AMPLITUDE RÉSULTANT DE LA PRODUCTION DES ALTERNANCES RAPIDES DE LUMIÈRE DANS LE CIRCUIT FIGURE 3
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- à la Sorbonne pour le Radio-Club de France, à l’aide d’un élément de sélénium.
- Considérons un circuit électrique comportant une pile P (fig. 3), une cellule de sélénium S et le primaire d’un transformateur T. Si on projette un rayon de lumière sur le sélénium, le courant de la pile pourra circuler dans le circuit, y compris le primaire du transformateur. Mais l’inertie du sélénium le rend inutilisable ; aussi M. Belin imagina-t-il un dispositif extrêmement ingénieux qui lui permet, dans ses expériences, de conserver la cellule de sélénium sans avoir à craindre son défaut originel. Il interrompt périodiquement la lumière venant frapper la cellule sensible, le nombre des périodes étant en moyenne de 600 par seconde.
- Si l’on trace la courbe d’établissement et de rupture du courant dans le circuit considéré, en fonction de la lumière, on obtient une forme semblable à celle de la figure 4. Et si l’on produit des alternances rapides de lumière, de l’ordre indiqué plus haut, les apparitions se succéderont avant que le courant soit redescendu à zéro et les interruptions avant que ce même courant ait atteint sa valeur maximum. On obtiendra ainsi un courant périodique de faible amplitude, cette amplitude étant d’autant plus faible que la fréquence sera plus grande. La courbe du phénomène prendra alors l’allure indiquée figure 5.
- Ce courant périodique pourra donc traverser tout à fait normalement le transformateur T et on recueillera, dans le secondaire, un courant périodique induit.
- Admettons maintenant que l’on obture brusquement la source lumineuse : la formation de courant périodique cessera aussitôt
- OBJECTIF
- FIG. 6.-APRÈS
- INTERRUPTION BRUSQUE UE U A LUMIÈRE, LE DANS LE SECON-
- SCCONOAIRE
- A/WW
- COURANT INI) U PI DAIRE DU TRANSFORMATEUR « T )) (FIG. 3) CESSE BRUSQUEMENT, TANDIS QUE, DANS LE PRIMAIRE, ON RECUEILLE DU COURANT CONTINU d’allure DÉCROISSANTE
- et le courant, dû à l’inertie de la cellule, seul subsistera dans le primaire, parce que ce courant est du continu d’intensité décroissante (pii n’exercera aucune action sur le secondaire du transformateur (fig. 6). Dans ces conditions particulières, la cellule de sélénium peut être considérée comme non inerte.
- Sur cette théorie a été construit le poste transmetteur expérimental (fig. 7), qui comporte une source de lumière contenue dans une boîte fermée à l’avant par une vitre opaque, une sorte d’écran portant une couronne transparente, par laquelle s’échappent les rayons lumineux. Ces rayons traversent un objectif et viennent frapper un système ingénieux de deux prismes tournants.
- 11 s’agit de prendre l’un après l’autre tous les points de cette image et de les projeter sur la cellule sensible. Les prismes sont disposés de telle sorte que la rotation, dans un plan parallèle à la couronne lumineuse, s’effectue autour de l’un d’eux, qui réfléchit sur le sélénium les rayons lumineux que lui transmet le second à travers les trous du disque. En effectuant un tour, le prisme permet à la cellule sensible d’être impressionnée par tous les points de la couronne avec les diverses valeurs lumineuses que ces points peuvent comporter.
- C’est ainsi que l’on réalise, à la transmission, grâce à la cellule sensible, un envoi de courants périodiques qui sont chargés de moduler un poste transmetteur de télégraphie sans fil d’un modèle perfectionné.
- Si, par exemple, le disque interrupteur, qui comporte 40 trous périphériques, tourne à 50 tours par seconde, il permettra la
- projection sur le sélénium de 50 X 40
- „ , . DISQUE INTERRUPTEUR
- FIG. 7. - DESSIN SCHEMATIQUE DU SYSTEME u *
- TRANSMETTEUR EDOUARD BELIN MONTRANT LA
- MARCHE DES RAYONS LUMINEUX A TRAVERS LES
- ORGANES FIXES ET MOBILES ET LEUR RÉCEPTION PAR.LE POSTE TRANSMETTEUR DE T. S. F,
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- La vision a distance
- — 2.000 points lumineux par seconde. D’autre part, le système de prismes est agencé de manière à faire un tour en un dixième de seconde, en explorant, par conséquent, toute l’image.
- En une seconde, le prisme aura donc exploré dix fois l’image et le disque aura transmis 2.000 points, soit exactement 200 au dixième de seconde.
- Or, ces 200 points sont la représentation grossière de l’image complète. Cette image se sera donc fixée sur la rétine et, lorsque commencera la représentation de l’image suivante, l’impression laissée sur la rétine par la première image subsistera encore pour supprimer toute solution de continuité dans la perception des images successives.
- Les phénomènes que nous venons de décrire dans le poste transmetteur se reproduisent dans le poste récepteur, mais dans l’ordre inverse. Comme dans tout poste de T. S. F., l’antenne recueille les ondes émises pour les diriger vers les appareils oii elles se détectent et s’amplifient, de sorte qu’il suflirait de mettre un écouteur à l’oreille pour entendre le bruit créé par les interruptions successives de la lumière. Ceci paraît paradoxal au premier abord ; cependant, si l’on veut bien réfléchir que nous avons transmis des courants périodiques que le récepteur détecte, rien ne s’oppose aux mouvements déjà plaque
- vibrante du téléphone et à la perception auditive. Cela est si vrai que, si le disque tourne à une vitesse déterminée, on perçoit au téléphone la note correspondant à la même fréquence ; si on diminue la vitesse du disque, on obtient un son plus grave, et si on interrompt brusquement le faisceau, on n’entend plus rien. Eniin, si on interpose entre la source lumineuse et la cellule de sélénium un écran transparent dégradé, une gamme de teintes semblables à celles que l’on emploie en phototélégraphie, on obtient des sons dont l’amplitude correspond exactement aux teintes de l’écran.
- Mais ici la lumière seule nous intéresse. Au lieu d’écouter au téléphone, relions notre poste amplificateur à un oscillographe (fig.12). Le léger miroir de l’appareil va s’agiter' régulièrement, obéissant aux intensités du courant cpii traverse les bobines de l’oscillographe. Si on projette un faisceau lumineux sur ce miroir, ce faisceau sera réfléchi et pourra parcourir toute l’étendue d’une gamme de teintes pour traverser cet écran soit dans sa partie transparente, soit dans l’une ou l’autre des teintes de la gamme. Dans l’expérience actuelle, il passera de transparence au noir opaque, puisque chaque rayon émis par la couronne lumineuse est de même intensité.
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- Quittant l’écran, le rayon rencontre un objectif, puis un système de prismes exactement construit comme celui qui sert à la transmission. Après avoir traversé le prisme central, il est réfléchi sur le second, qui le renvoie à son tour sur l’écran récepteur.
- Comme les rayons sont reçus à la même vitesse que ceux émis au départ (200 en un dixième de seconde), leur succession rétablit, pour le nerf optique, une reproduction
- intervalle de un seizième de seconde, la reproduction par télévision porte sur des points qui se succèdent sans interruption, à raison d’un nombre suffisant pour reproduire une image absolument complète dans l’espace de temps égal au précédent.
- Voyons ce que représente cette obligation, en nous basant sur une image de ] S sur 25 millimètres, de même surface, par conséquent, que celle d’un film. M. Belin admet
- -- ENSEMBLE DES APPAREILS CONSTITUANT LE POSTE RÉCEPTEUR
- FIG. 10.
- relativement grossière de l’image qui a donné naissance aux rayons transmetteurs.
- C’est donc avec raison que nous disions, au début de cet article, que la télévision peut être considérée comme un véritable iéJccinéma. Nous voyons, en effet, que le système de M. Belin est basé sur la persistance de l’impression rétinienne, dont la durée est de un dixième de seconde. Au cinéma, elle a été portée à un seizième de seconde pour le perfectionnement des reproductions, en évitant les tremblotements qui caractérisaient les premiers appareils.
- 11 existe cependant une différence essentielle entre les deux théories. Alors que la reproduction cinématographique s’effectue à l’aide d’images séparées, se succédant à un
- rpi’une telle image comporte au minimum 25 points lumineux au millimètre carré, sous peine d’être grossière. L’image totale serait donc formée de 11.250 points.
- Pour que la reproduction ait lieu, il est nécessaire que le dernier de ces points apparaisse sur l’écran avant que l’impression laissée par la première image sur la rétine se soit effacée ; c’est seulement à cette condition que l’observateur recevr'a une vue d’ensemble de l’objet.. Ce qui revient à dire que les appareils doivent transmettre et recevoir 11.250 points chaque dixième de seconde, soit 112.500 points à la seconde. Ce chiffre est d’ailleurs un strict minimum, puisque la succession des images doit s’effectuer en un seizième de seconde pour être parfaite.
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- LA VISION A DISTANCÉ PÀR LË PROCÉDÉ PÈL1N
- <)
- Et si on considère que 25 points par millimètre carré, donnant une décomposition de l’image en une trame de un cinquième de millimètre, constituent un minimum insullisant, on devra convenir qu’un bon résultat ne peut être obtenu que si les émissions se succèdent à la fréquence de 200.000 par seconde, Radiotélégraphie] uement, cette fréquence correspond à une longueur d’onde de 1.500 mètres, c’est-à-dire à une réalisation tout à fait normale.
- Des fréquences de cet ordre ne sauraient être obtenues avec le sélénium, malgré l’artifice précédemment décrit :
- aussi M. Belin l’a-1-il ___________________
- remplacé par une ampoule photo-électrique (flg. 11), dont nous allons dire rapidement quelques mots.
- L’ampoule, sphérique, est argentée intérieurement, sauf une calotte ménaoée à l’avant qui permet à la lumière de pénétrer à l’intérieur. Elle est à deux électrodes. La cathode, qui recouvre intérieurement une calotte diamétralement opposée à la précédente, est faite d’un métal alcalin cjui peut être quelconque, mais on accorde généralement la préférence au potassium. L’anode est une grille en platine ou en nickel, placée en avant de la cathode. Deux fils très fins relient l’une et l’autre électrode à l’extérieur, pour permettre t l’introduction de
- FÏG, 11. - UNE AMPOULE PHOTO-
- ÉLECTRIQUE
- Les deux bras horizontaux servent de support ; les deux autres laissent passer les fils des électrodes.
- cette ampoule en face d’un rayon lumineux pour qu’immédiatement un courant passe de l’anode à la cathode, et cela avec une intensité proportionnelle à l’intensité lumineuse. Elle agit sous l’action d’une très faible lumière : celle d'une étoile de sixième grandeur, et, contrairement à ce qui se passe dans la cellule de sélénium, elle reprend instantanément son état de non-conductibilité, dès que la lumière cesse de l’atteindre.
- Dans ces conditions, le poste transmetteur (pic nous venons de décrire pourra se passer du disque perforé pour transmettre les variations de l’intensité lumineuse que l’on peut rencontrer en tous les points d’une image, et ccs variations se succéderont et se reproduiront avec une fidélité remarquable, absolue.
- Moins simple sera, sans aucun doute, la découverte de 1’appareil capable de remplacer le miroir de l’oscillographe, inutilisable dans la pratique, également à cause de son inertie, de sa '"^ahc lenteur à se mouvoir et
- CONDENSATEUR
- PRISMES
- DIAPHRAGME
- OBJECTIE
- 000®
- -POSTE •
- RÉCEPTC
- IMAGE AERIENNE DU MIROIR
- MIROIR DE L’OSdLLOGRAPHE GAMME DE TEINTES
- FIG. 12.--DESSIN SCHÉMATIQUE MONTRANT LA MARCHE DES. RAYONS LUMINEUX POUR
- REPRODUIRE, A I.'ARRIVEE, LA COURONNE LUMINEUSE SUR UN ÉCRAN
- l’ampoule dans un circuit. Les deux bras horizontaux, que l'on voit sur notre photographie, sont destinés à fixer la lampe sur un support. Ajoutons encore qu’après expulsion de l’air ordinaire, l’ampoule a reçu de l’hydrogène sous une très faible pression.
- Si une tension convenable est appliquée aux bornes des électrodes, il suffit de placer
- surtout à reprendre sa position de repos.
- La télévision sera donc du cinématographe dont les images, au lieu de se succéder les unes à la suite des autres sur un écran, se déformeront sur elles-mêmes. Cette déformation, pour les objets animés, sera la reproduction même du mouvement.
- Lucien Fournier.
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- LE NETTOYAGE A LA VAPEUR DES FAÇADES DES ÉDIFICES ET DES MAISONS
- 1r, faut-, (le temps en temps, tous les dix ans environ, rajeunir la façade des maisons ; e’est en les grattant, par le procédé dit du « chemin de fer », que l’on opère généralement, procédé assez lent, désagréablement bruyant et qui ne fait renaître la blancheur de la pierre qu’à la condition de T user. Il est un système nouveau qui vient d’être imaginé pour obtenir un nettoyage rapide et parfait. Cette méthode emploie la vapeur à haute pression pour rendre leur aspect d’origine à la brique, à la pierre, au marbre, etc...
- On étend d’abord sur la surface à nettoyer une préparation alcaline parfaitement inoffensive pour les matériaux énoncés ci-dessus et, en général, pour tous matériaux entrant dans la construction d’un bâtiment ; puis on projette sur cette surface un
- jet de vapeur. Ce jet de vapeur se condense et dissout la préparation. L’insistance du jet, par sa pression, fait écouler la dissolution chaude, qui emporte avec elle toutes les poussières, suies, mousses, moisissures, en un mot toutes les crasses et végétations
- PROJECTION nu jet de vapeur sur une façade
- ea vapeur a haute pression
- DÉCRASSE SANS USER EA PIERRE
- qui recouvraient la surface de la partie à nettoyer. Ce procédé a le grand avantage, en se substituant à celui du grattage, d’éviter la destruction du calcin de la pierre, véritable carapace qui la protège et qui ne saurait se reproduire, étant détruite. De plus, il supprime tous les dangers courus par la main d’œuvre qui exécute le travail du grattage ou du brossage à sec, du grésage ou du lavage à l’eau.
- Au point de vue de l’hygiène, on réalise ainsi une destruction microbienne considérable.
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- COMMANDE ET CONTROLE A DISTANCE DES APPAREILS ÉLECTRIQUES
- Par André CROBER
- A
- B
- FIG. 1. ----
- La substitution progressive, dans la plupart des villes de province, de l’éclairage public par l’électricité à l’éclairage par le gaz a posé, comme nous allons le voir, un problème très délicat.
- Pour retirer de l’éclairage public électrique les avantages qu’il comporte, il est nécessaire, en effet, que l’allumage et l’extinction des différents foyers se fassent d’un ou de plusieurs postes centraux. Une assez grosse difficulté s’est alors présentée :
- Les villes exigent que la manœuvre de ces foyers se fasse à des heures différentes. Dans chaque rue, la moitié ou les deux tiers des lampes doivent s’éteindre à minuit, tandis que les autres lampes continuent d’éclairer jusqu’au jour. Dans beaucoup de cas, il faut même envisager des allumages ou des extinctions variables avec la plus ou moins grande clarté de la lune.
- Comme il convenait, enfin, de répartir les lampes d’une façon sensiblement égalé entre les trois phases du réseau (nous n envisageons, bien entendu, ici que le cas des distributions d’énergie électrique par courant alternatif triphasé), on était fatalement conduit à l’établissement d’un véritable réseau d’éclairage public, très onéreux et souvent presque impossible à installer à côté du réseau principal.
- Il faut, par suite, adopter la commande à distance des interrupteurs des différents foyers, et c’est là le problème relativement difficile dont nous parlions plus haut.
- Disons tout de suite que cette commande à distance, non seulement des foyers d’éclairage public, mais aussi de tout appareil placé en un point quelconque d’un réseau de distribution d’énergie électrique, peut être réalisée aujourd’hui sans aucune difficulté, dans des conditions de simplicité et de sécurité très satisfaisantes.
- En fait, les solutions qui ont été récemment soumises à de nombreux essais, avaient
- COMM
- a 12
- déjà été indiquées plus ou moins complètement, notamment en France, par divers ingénieurs. Certaines d’entre elles avaient même reçu la consécration de la pratique, notamment celles de MM. Baudry et Fon-villé, qui s’inspiraient des idées de deux précurseurs : MM. Brown et Boutin ; celles de M. Bronislawski, de MM. Renous et Turpain, de la General Electric Company, aux Etats-Unis, de M. Trichard, de M. Mauv, de M. Gacogne, M. Neu, etc.; aucune n’avait pu, cependant, donner des résultats industriels particulièrement satisfaisants.
- C’est à M. Allain-Launay, ingénieur en chef des Services électriques de la Compagnie Générale du Gaz pour la France et l’étran-ger, puissamment aidé par __________________ les ingénieurs des Etablissements Soulat, que l’on est redevable de la solution définitive de ce pro-blême complexe.
- ande a distance Voyons en quoi con-volts siste cette solution. L’en-
- semble des lignes d’un réseau électrique -4(fig. 1 ) peut être utilisé pour constituer l’un des conducteurs d’un second circuit de circulation d’énergie électrique; l’autre conducteur, dit « conducteur de retour » B, sera, dans ce cas, soit la terre, soit un fil conducteur quelconque, distinct des lignes du circuit A. Le nouveau circuit ainsi constitué par A et B ne sera utilisable pour une circulation d’énergie électrique que si la terre ou le fil B sont électriquement isolés de l’ensemble du circuit A.
- Quelles que soient la nature, la tension ou la périodicité du courant circulant dans le réseau de distribution A, courant dénommé « courant principal », un autre courant de nature ou de périodicité différente, courant dénommé « courant auxiliaire », pourra circuler dans le circuit constitué par A et B. L’utilisation du conducteur B par le courant auxiliaire, à l’exclusion du courant principal, se fera sans difficulté, si, au point de jonction de l’ensemble des conducteurs A et du
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- LA SCIENCE ET LA VlE
- F IC. 2.-MONTAGE POUR RÉSEAUX TRIPHASÉS
- conducteur B, les mesures nécessaires sont prises pour éviter le passage du courant principal circulant dans le réseau A.
- En particulier, si dans A circule comme courant principal du courant alternatif 50 périodes, ou du courant continu, le courant auxiliaire pourra être du courant alternatif 1.000 périodes ; il suffira de mettre au point de jonction de A et de B des condensateurs appropriés, laissant passer le courant à 1.000 périodes et refusant le passage au courant à 50 périodes.
- De même, si le courant principal est du courant alternatif à 50 périodes et que le courant auxiliaire soit du courant continu, il sulfira de placer au point de jonction des bobines de self, calcifiées d’une façon convenable pour réduire à une valeur infime la valeur du courant alternatif qui circulerait dans le circuit auxiliaire A et B, tandis que le courant continu circulera dans ce même circuit sans difficulté. De même
- a
- n; /V2
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- a
- FIG. 3.- MONTAGE POUR RÉSEAUX DIPHASÉS
- encore, si le point de jonction entre A et B est au potentiel nul pour le courant principal, cette jonction entre A et B pourra se faire avec une grande facilité sans l’adjonction d’aucun dispositif spécial.
- On peut démontrer d’une façon saisissante ces differentes remarques en branchant entre le point neutre N1 d’un transformateur triphasé 50 périodes et la terre une génératrice quelconque à courant continu 250 volts, puis un moteur à 250 volts courant continu entre le point neutre N2 d’un autre transformateur du même réseau et la terre (fig. 2).
- Le moteur à courant continu sera actionné d'une façon très régulière par la génératrice, quel que soit le courant alternatif circulant dans le réseau et alimentant les deux transformateurs, à condition toutefois que la résistance ohmique de ces deux transformateurs ne soit pas trop considérable et
- qu’elle ne crée pas, de ce fait, une chute de tension exagérée et inadmissible.
- Le même montage peut être adopté pour des réseaux diphasés, à condition de choisir comme point d’introduction du courant continu le point qui se trouve être neutre pour le courant diphasé (fig. 3).
- Dans le cas où les points neutres Nt et N2 ne seraient pas accessibles ou se prêteraient mal, soit à l’introu uct ion, soit à la réception, il suffira de créer ces points neutres à l’aide de bobines de self-induction, calculées de façon convenable pour ne pas faire naître de chute ohmique exagérée (fig. 4).
- Si les deux points neutres sont réunis par un fil d’équilibre, dit fil neutre, la jonction de la génératrice peut se faire en un point
- FIG. 4. - MONTAGE AVEC BOBINES DE SELF
- quelconque du fil neutre, et la réception du courant auxiliaire peut également se faire en un point quelconque de ce fil neutre, mais, dans ce cas, pour éviter que les courants de circulation dans le fil neutre n’utilisent le circuit dérivé F G K I, if convient de placer, en tête de chacune des dérivations F G et I K, un enroulement offrant une self-induction suffisante pour limiter dans de bonnes conditions la circulation du courant alternatif principal (fig. 5).
- De même, dans le cas d’introduction au point neutre, il sera lion d’intercaler, entre ce point et la terre, une bobine de self-induction empêchant toute circulation intempestive de courant alternatif par la terre.
- Il résulte des schémas donnés par les
- FIG. 5. - MONTAGE SPÉCIAL LA OU EXISTE
- UN FIL D’ÉQUILIBRE OU FIL NEUTRE
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- COMMANDE A DISTANCE D'APPAREILS ÉLECTRIQUES
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- figures précédentes que les points neutres ou le fil neutre du réseau A vont se trouver reliés d’une façon systématique à la terre, soit par la génératrice elle-même, soit par les résistances olimi-ques des appareils de réception du courant auxiliaire.
- Par conséquent, si le point neutre, ou bien le fil neutre du réseau se trouvait déjà relié à la terre pour une raison quelconque, la répartition du courant auxiliaire se ferait entre les circuits offerts à sa circulation, suivant les lois bien connues de l’électro-
- techriique (lois des courants dérivés).
- En cas d’introduction de courant continu, les résistances oluniques joueront seules un rôle ; la bobine de self-induction n’interviendra que pour le courant alternatif. En particulier, avec du courant continu, les intensités auront des valeurs inversement proportionnelles aux résistances, si les conducteurs entre Nx et P, P et Q, Q et N2 n’offrent pas de résistance appréciable (fig.G).
- Si, au contraire, ces conducteurs offrent une résistance ohmique d’une certaine importance, la répartition se fera d’une manière différente, là où ces résistances ohmiques joueront un rôle ; ce rôle pourra être, dans certains cas, assez prépondérant pour que les mises à la terre des points neutres N'[ N2 n’aient pas d’influence particulièrement sensible sur la circulation normale du courant dans le circuit constitué par les éléments P G K Q.
- Si la mise à la terre des points A7" ou AT" est faite d’une façon soignée et si le neutre a une section convenable, la totalité du courant auxiliaire peut passer par ces terres et n’cm-
- SEDENT UNE RESISTANCE OHMIQUE D UNE CERTAINE IMPORTANCE
- prunter qu’en très faible quantité le chemin offert par la dérivation Q K.
- Dans le cas où un réseau se trouve être isolé d’une façon défectueuse par rapport à la terre, il est évident (pie tous ces mauvais isolements, qui, en fait, représentent des terres d’une certaine résistance, joueront exactement le même rôle que les terres dont nous venons de parler.
- Terminons enfin ces quelques remarques par le tracé de la figure 7. Soient deux circuits indépendants Ax et A„, dans lesquels circulent des courants différents, et soient deux courants auxiliaires circulant l’un entre Ax et la terre, l’autre entre A2 et la terre. Par une liaison mécanique telle que la fermeture d’un interrupteur obtenue à l’aide d’un relais, le courant auxiliaire circulant dans Ax peut avoir une action sur le courant auxiliaire circulant dans A2, sans qu’à aucun moment aucune liaison électrique quelconque puisse exister entre les courants principaux Ax et Ao ni même entre les courants auxiliaires.
- Par suite, une émission de courant faite dans le réseau Ax pourra donner naissance à une émission dans le réseau A2 par la fermeture de l’interrupteur S, sans que le réseau A, en
- FIG. 7. - UNE ÉMISSION DE COURANT FAITE DANS LE RÉSEAU « Ax »
- PEUT DONNER NAISSANCE A UNE ÉMISSION DANS LE RÉSEAU « A2», PAR LA FERMETURE DE L’INTERRUPTEUR «S», SANS QUE « Ax » EN SOIT INFLUENCÉ NI SE TROUVE, EN QUELQUE SORTE, RELIÉ ÉLECTRIQUEMENT A « A , »
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- LA SCI H X CK K T LA VIK
- soit aucunement influencé ni se trouve relié électriquement au réseau A„.
- La circulation du courant auxiliaire dans le circuit principal se fera d’autant plus facilement que l’intensité du courant sera plus faible. 11 y aura donc toujours intérêt à choisir comme tension d’émission la tension la plus basse possible compatible avec le fonctionnement des appareils que l’on voudra commander ; il sera, en outre, nécessaire de construire les appareils de réception pour fonctionner avec les intensités minima possibles. On peut dire, pour illustrer cette observation, que plus la tension sera basse, plus l’intensité sera réduite et plus les réceptions seront assurées ; on utilisera, en fait, le réseau de distribution comme un véritable réseau téléphonique.
- C’est en se basant sur __________________
- ces différentes remarques que l’on peut concevoir un dispositif de commande à distance à travers les réseaux de distribution.
- Pour les réseaux alternatifs ou continus, le courant auxiliaire pourra être le courant alternatif monophasé 1.000 périodes, préconisé avec succès par M. Béthenod. Cependant, ce dispositif .nécessite des génératrices tournantes, des condensateurs et des relais à réglage très précis.
- Pour obvier à cette complication, on a été amené à employer, comme aurant auxiliaire, du courant continu produit par une simple batterie d'accumulateurs.
- En général, une tension de 10 à 20 volts et une capacité de quelques ampères-lieure pour la batterie sont sullisantes, car les réseaux anciens et mal isolés offrent encore une résistance ohniiqne à la terre de l’ordre de 3 à 4 ohms, soit donc de 3 à o ampères de circulation, due au mauvais isolement du réseau.
- N’importe quel relais obéira sur le réseau à toute émission, mais l’emploi de relais quelconques, couramment vendus dans le commerce, réservera les lourds mécomptes qui ont été rencontrés dans les essais systématiques poursuivis avec ce dispositif pendant plusieurs mois.
- Le lil neutre étant, en effet, soumis à des courants de circulation importants entre les points P et I (fig. 8), courants dus au déséquilibre des phases et aux installations monophasées branchées entre phases et neutre, si les relais n’offrent pas une self-induction sullisante pour limiter à une très
- FIO. 8. — CAS OU LUS IIKI.AIS
- n’OFFKF.NT CAS UNE SKIA'-INDUCTION SUFFISANTE
- faible valeur le courant alternatif, ils fonctionneront d’une façon intempestive et il sera, en fait, impossible de les régler. De même, des relais construits pour obéir à des tensions de 10 à .12 volts courant continu ne supporteront pas, en général, les tensions alternatives qui peuvent naître entre neutre et terre.
- Pour obviera ees inconvénients,MM. Soûlât frères ont établi un relais spécial très intéressant, dont le fonctionnement est assuré sous 8 volts courant continu, et dont la consommation extrêmement réduite n’atteint pas quatre centièmes d’ampère. La self importante du relais réduit au minimum la circulation du courant alternatif, même si la tension de celui-ci atteint 220 volts. L’isolement à la masse est considérable, afin d’éviter toute mise à la terre nuisible.
- _______________ Le relais comporte un
- nombre considérable de tours, qui rend son action sûre et puissante. L’agencement de toute la partie mécanique est d’une simplicité remarquable.
- La sélection partielle ou totale
- Si la commande à distance à travers les réseaux a fait naître un grand nombre de solutions, la sélection, partielle ou totale, a également, fait l’objet de nombreuses recherches, et les solutions les plus heureuses ont été trouvées ; il suffit de rappeler les différentes méthodes employées pour commander un appareil quelconque à l’exclusion d’autres appareils, en particulier les appareils de téléphonie- de l’avion sans pilote et les appareils de télémécanique système Chauveau (expérimentés avec succès, notamment pour commander à distance les évolutions d’un bateau) dont la presse scientifique a fait connaître la sûreté de fonctionnement.
- Bar sélection partielle, il faut entendre la commande à distance suivant un ordre immuable déterminé une fois pour toutes, ordre qui ne peut être modifié que par la modification même des appareils commandés.
- On entend, au contraire, par sélection totale ou intégrale un système de commande à distance grâce auquel on peut choisir, parmi un nombre d’appareils quelconques, l’un d’entre eux et le commander autant de fois qu’on le désire sans qu’aucun des autres appareils se trouve influencé.
- Le télérupleur à came sélective, dont il va être parlé, permet de réaliser, sans difficulté,
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- COMMANDE A DISTANCE D'APPAREILS ÉLECTRIQUES
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- la sélection partielle, et l’emploi de deux télérupteurs, montés en série, permet de réaliser aisément la sélection totale.
- Sélection partielle. — Le télérupteur à came sélective se compose essentiellement d’une bobine d’électro-aimant dont le noyau, relié à un levier, fait, à chaque émission de courant, par l’intermédiaire d’un cliquet, avancer d’une dent une roue munie, dans l’exemple choisi, de seize dents (voir li»'. 9). Sur le même axe que cette roue dentée est clave-tée une came, dénommée came sélective, toujours en contact avec un levier qui commande un interrupteur à mercure. 11 est évident que, suivant le profil de la came, à chaque mouvement de la roue à rochet correspondra ou ne correspondra pas un basculement de l’interrupteur ; par suite, quand la roue dentée occupera successivement, au cours de la journée, les seize positions où l’auront placée les seize émissions de courant, la came sélective n’aura modifié la position de l’interrupteur et, par conséquent, coupé ou rétabli le courant qu’un nombre de fois déterminé fixé par le profil de la came. Chacune des installations à commander sera munie d’un télérupteur ; tous ces télérupteurs ne différeront entre eux que par un profil différent de la came. Par
- suite, au moment où toutes les roues dentées de tous les télérupteurs du réseau occuperont une position déterminée, certains tubes de mercure seront inclinés dans un sens, fermant le circuit ; certains autres seront inclinés dans l’autre sens, maintenant le circuit ouvert. Lors d’une nouvelle émission de courant dans les bobines, toutes les roues dentées avanceront d’un cran, mais seuls les tubes à mercure dont l’extrémité du levier passera d’un plein à un creux ou d’un creux à un plein de la came, verront leur position aussitôt modifiée.
- Le tube à mercure a fait ses preuves : des milliers d’exemplaires fonctionnent, tant sur les réseaux de chemin de fer, poulies signaux, que dans les minuteries d’escaliers, etc., etc.
- La puissance de coupure des télérupteurs dont il s’agit est largement suffisante (10 ampères, sous 110 ou 220 volts).
- Sélection totale. •— Prenons, par exemple, huit interrupteurs; il y aura sélection totale si l’on peut ouvrir ou fermer l’interrupteur n° 3 autant de fois qu’il conviendra, sans qu'aucun des sept autres interrupteurs soit, influencé au cours de ces manœuvres.
- La sélection totale peut être réalisée comme suit (fig. 9 bis ci-dessous, à droite) :
- Soient deux télérupteurs montés en série,
- TÉLlillUPÏEUR - SÉLECTEUR EMPI.OYli POUR ].A COMMANDE A DISTANCE SANS Eli. PILOTE ET PAR COURANT A BAS VOLTAGE (Côté tcléruptcur projyrevteni dit.)
- V / B C\CAML SLLLCriONNLUSC
- z-j/Â
- TÉLÉRUPTEURS A CAME SÉLECTIVE MONTÉS EN SÉRIE POUR PERMETTRE, CELUI DE GAUCHE, DE SÉLECTIONNER LES APPAREILS A COMMANDER, CELUI DE DROITE, ü’EFFECTUER LES COMMANDES
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- c’est-à-dire de telle manière que le tube de mercure du premier soit intercalé dans le circuit de l’électro-aimant du second. Les deux télérupteurs sont construits pour que le premier obéisse parfaitement à toute
- TÉLÉRUPTGUR - SÉLECTEUR EMPLOYÉ POUR LA COMMANDE A DISTANCE SANS FIL PILOTE ET PAR COURANT A BAS VOLTAGE (Tue côté relais.)
- émission faite sur le circuit de commande sous un voltage déterminé, 2n volts par exemple ; le second télérupteur est, au contraire, réglé de façon qu’il n’obéisse sûrement qu’à 3n volts et que, non moins sûrement, il n’obéisse pas à 2n volts.
- Les cames sont, d’autre part, construites de telle sorte que, pour le premier télérupteur, le tube se trouve horizontal et ferme le circuit d’électro-aimant du deuxième télérupteur pour une seule position de la came sélective (lettre I, par exemple) ; pour toutes les autres lettres, le tube est incliné et coupe le courant.
- La came du deuxième télérupteur présente, au contraire, sur tout son pourtour, une série de dents assurant, pour chaque levée du noyau de l’électro-aimant, un changement de position du tube, d’où allumage et extinction.
- Le premier télérupteur jouera uniquement le rôle de sélecteur et assurera au moment voulu le basculement du tube de commande du deuxième télérupteur.
- Supposons que tous les télérupteurs du réseau en soient à la même lettre, I, par exemple. Deux hypothèses peuvent immédiatement se présenter
- Ou bien cette position I est la position que l’on cherche pour faire la commande de
- l’appareil, ou bien elle ne constitue qu’un passage obligatoire pour aller de II à J.
- Dans le premier cas, on cesse l’émission à 2n volts pour en faire une à 3W volts, qui assurera la commande du deuxième télérupteur et, par suite, la fermeture ou l’ouverture de l’interrupteur.
- Si, au contraire, cette position I n’a été qu’un passage obligatoire de II à ./, on continue alors les émissions à 2n volts, et le deuxième télérupteur n’obéit pas.
- On voit donc que les émissions à 2n volts sont uniquement utilisées pour faire de la sélection, tandis que les émissions à 3W volts servent à faire la commande.
- Application du courant continu de 12 volts et de la sélection partielle ou totale
- Les sélection partielle ou totale, telles qu’elles viennent d’être décrites, n’exigent, pour leur commande, qu’une puissance très faible, de l’ordre de un ou deux watts ; il semble donc que l’on pourrait, sans difficulté, réaliser leur commande à distance directement à l’aide de courant basse tension injecté dans le réseau. C’est, en effet, parfaitement possible, quel que soit, d’ailleurs, le nombre d’interrupteurs à commander. Toutefois, pour les installations réalisées à ce jour, on a employé exclusivement
- FIG. 10 et 11.
- APPLICATION DU COURANT CONTINU DE 12 VOLTS ET DE LA SÉLECTION
- PARTIELLE OU TOTALE Fig. 10. — En haut, cas de la sélection partielle. Fig. 11. — En bas, cas de la sélection totale.
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- COMMANDE A DISTANCE D'APPAREILS ÉLECTRIQUES
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- le relais basse tension dont il vient d’être parlé. Ce relais, qui ne demande qu’une très faible intensité, reçoit les indications émises sur le réseau et les transmet au télérupteur-sélecteur en utilisant pour cela du courant alternatif pris au secteur.
- Le schéma de montage de la figure n° 10 donne la solution du problème dans le cas de sélection partielle.
- Dans le cas de sélection totale, la figure n° 11 donne le schéma de montage.
- Ce schéma peut, d’ailleurs, être utilisé, que le courant basse tension soit du courant continu ou du courant alternatif.
- Appareils auxquels la commande à distance peut être appliquée
- On peut envisager l’application de la commande à distance à des appareils très divers et très nombreux, tels que les compteurs change-tarif, les moteurs, les lampes d’éclairage public, etc.
- a) Compteurs change-tarif. — Le principe si fertile de la tarification multiple doit être le premier à bénéficier, dans ses applications, de la commande à distance. La suppression des horloges incitera, en effet, les exploitants à donner une ampleur beaucoup plus considérable à ce genre de vente du courant, qui permet, notamment, d^encou-rager l’abonné à consommer de l’énergie
- TÉLÉRUPTEUR - SÉLECTEUR POUR COMMANDE A DISTANCE PAR FIL PILOTE
- électrique aux heures creuses des usines productrices, mais avec parcimonie aux heures de forte charge et, par suite, de régulariser la production des secteurs.
- La tarification spéciale dont nous parlons
- RÉPÉTITEUR D’ÉMISSIONS INSTALLÉ AU POSTE DE COMMANDE DE LA CENTRALE
- suppose cependant, de la part des secteurs, la possibilité, à la fois de contrôler la façon dont leurs clients lisent du courant que les conducteurs d’amcnée ne peuvent évidemment leur mesurer, et d’appliquer automatiquement le tarif réduit à l’énergie consommée pendant les heures de faible charge, tout en n’installant, cependant, chez l’abonné qu’un seul compteur.
- C’est à la solution de ce problème que répond l’emploi de la commande à distance des compteurs change-tarif, solution qui permet d’enclencher directement de l’usine productrice, à des heures déterminées, le mécanisme change-tarif contenu dans le compteur, et cela sans employer d’horloge.
- Bien entendu, l’utilisation de l'énergie électrique pendant les heures creuses, et surtout, par conséquent, les heures de nuit, suppose que les appareils utilisés sont à action différée (appareils à accumulation de chaleur) et non instantanée.
- b) Poulie Dem. — Il y a un intérêt indiscutable à s’affranchir des rhéostats de démarrage sur les moteurs commandés à distance. La fermeture d’un interrupteur suffit alors pour mettre le moteur en service, sous la réserve d’éviter les surintensités inadmissibles. Il faudra donc démarrer le moteur à vide et le mettre en charge, automatiquement, d’une façon progressive.
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- La poulie Dem résout le problème à l’aide d’un embrayage à force centrifuge dans l’huile. Sous l’elTet de cette force, l’huile contenue dans la chambre intérieure s’essore et se met en anneau à la périphérie. Des blocs entraînés par le moyeu viennent frotter contre des surfaces coniques fraisées dans la jante; la poulie se met progressivement en mouvement jusqu’à ceque, l’essorage de l’huile étant complet, les parties frottantes soient privées de lubrifiant et que l’entraînement s’effectue sans glissement. Dès l’ouverture de l’interrupteur, le moteur ralentit, l’huile de la chambre annulaire se répand sur les blocs qui commencent alors à patiner; aussitôt que la vitesse est tombée au-dessous d’une certaine valeur, le débrayage se produit, la poulie redevient folle et l’ensemble est prêt pour un nouveau démarrage.
- Deux avantages considérables sont inhé rents à l’emploi de cette poulie :
- 1° L’automaticité totale de la. suppression complète du couple d’entraînement supprime les surintensités accidentelles, que les oublis fréquents de la remise au zéro du rhéostat de démarrage ou la manœuvre trop brutale de cet appareil occasionnent.
- 2° Le glissement de l’embrayage au-dessus d’une puissance fixée, alors même <1 ue les parties frottantes ne sont pas lubri-liées, limite d’une façon sûre la surcharge du moteur.
- c) Interrupteurs divers. ----- Tout appareil, mis en circuit par un simple interrupteur, est susceptible d’être immédiatement commandé à distance, avec sélection partielle ou totale. Il suffit, pour cela, de faire manœuvrer l’interrupteur par un électroaimant dont un télérupteur contrôlera le fonctionnement, ou même, plus simplement, si l’intensité circulant dans le circuit est assez faible, en plaçant directement dans le circuit d’alimentation de l’appareil le tube à mercure du télérupteur.
- Le champ d’applications de la commande à distance est donc extrêmement vaste. L’éclairage public en a été le premier bénéficiaire : la sélection partielle suffit à allumer et à éteindre, dans un ordre déterminé, les lampes réparties dans la ville, à des heures variables à volonté, suivant les nécessités du moment.
- Les appareils de chauffage domestique et, en général, tous les appareils qui doivent être mis hors de circuit pendant certaines heures, seront aussi, avec avantage, commandés à distance de l’usine productrice.
- En résumé, la commande électromagnétique à distance, à partir de la centrale,
- par courant continu, avec retour par la terre, est très réalisable et d’un puissant intérêt, puisque, en résumé, et en ne mentionnant que les applications intéressant une grande clientèle, elle permettra :
- 1° L’allumage et l’extinction des lampes d’éclairage public ;
- 2° La mise hors circuit des transformateurs (transformateurs employés dans les cabines de quartier pour abaisser la haute tension des transports de force à la basse tension d’utilisation chez les abonnés) pendant les heures creuses, de façon à supprimer la consommation de ces appareils durant le temps où la clientèle s’abstient de consommer la moindre énergie ;
- 3° La mise hors circuit de certains moteurs au moment de la pointe ;
- 4° Le service de pompage d’eau chez les particuliers. Grâce à un dispositif simple, la centrale pourra remplir, pendant les heures creuses, les réservoirs des abonnés, maraîchers, jardiniers ou maisons bourgeoises, sans que le client ait à intervenir dans la marche de son moteur, qui, mis en route de la centrale, s’arrêtera automatiquement dès que les réservoirs seront pleins ;
- 5° De même, le chauffage de l’eau pendant la nuit et à l’heure du déjeuner mettra en permanence à la disposition de la ménagère les 50 ou 60 litres d’eau bouillante qui lui seront nécessaires au cours de la journée, cela sans nécessiter l’établissement de circuits spéciaux pour le passage de grandes intensités et sans dépense exagérée ;
- G0 Citons également le chauffage par les poêles à accumulation, qui pourront recevoir du courant pendant les heures de nuit et pendant l’heure du déjeuner, de 11 à 13 heures, toujours à prix réduit ;
- 7° Ou même l’éclairage à forfait d’une partie de la clientèle pendant un certain nombre d’heures chaque nuit ;
- 8° Ou, enfin, la mise hors circuit, à des heures déterminées, d’installations électriques munies de compteurs.
- La consommation d’un compteur pour son excitation est, en effet, loin d’être négligeable ; elle est de 10 à 12 kilowatts-heure par an, alors que, dans beaucoup de petites installations, la consommation annuelle enregistrée par ce compteur ne dépasse pas 50 kilowatts-heure. Les pertes représentent donc 20 % de la consommation. Or, beaucoup de petits clients, qui sont absents une partie de la journée de leur logement, accepteraient volontiers que le courant leur soit coupé pendant certaines heures. André Crober.
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- LES SONDAGES PERMETTRONT DE TROUVER DU PÉTROLE EN FRANCE
- Par Charles FINATON
- INGÉNIEUR-GÉOI.OGUE
- Avant tout, il est nécessaire de préciser ce que c’est qu’un sondage et comment on le pratique à l’heure actuelle. Supposons (fig. 1) une couche de matières minérales A C : charbon, minerai de fer, sel ou sable imprégné de pétrole. Cette couche affleure en^l, où l’on peut l’exploiter î ciel ouvert ou en faisant de courtes galeries. Mais il peut arriver qu’une société industrielle, qui connaît l’importance du gisement en A, se fait le raisonnement très juste que ce gisement doit se poursuivre en profondeur, sous le point B par exemple, et songe à demander une concession. Très souvent, le gisement existe bien au delà de A, mais quelquefois il y a changement imprévu des terrains, coincement de la couche, et celle-ci n’existe pas en if ; en tout cas, il y a toujours intérêt à connaître sa profondeur exacte, son épaisseur et même sa teneur en matières utiles. Pour cela, on pourrait évidemment forer un puits qui servirait ensuite à l’extraction, mais c’est là une entreprise onéreuse, que l’on ne fera que lorsque toutes les garanties auront été prises, non seulement quant à l’existence de la couche A C, mais encore de sa profondeur, de son allure dans un certain rayon autour de B. D’ailleurs, le gouvernement français n’accordera la concession demandée que si l’intéressé fait la preuve de l’existence du gisement et de son exploitabilité par des moyens rationnels.
- Dans ce but, on fait généralement en B et dans les environs une série de sondages, qui sont des sortes de puits à très petit diamètre, creusés par des procédés spéciaux très rapides et sont ainsi d’un bon marché
- relatif. Ces sondages, dans le cas d’une matière solide et insoluble (charbon, minerai de fer), serviront simplement, grâce aux matériaux ramenés, à reconnaître l’existence indiscutable de la couche, son importance, etc... ; dans le cas d’une matière soluble ou liquide, ils pourront servir à l’exploitation, soit par dissolution et pompage (sel), soit par jaillissement ou pompage (eau et pétrole).
- Depuis que l’on fait des sondages, on a employé des appareils de type très divers, variant avec les pays et, disons-le aussi, selon l’esprit de routine ou de progrès de ceux qui les emploient. Nous ne pouvons
- nous arrêter ici à décrire, même sommairement, les méthodes de sondage ; nous nous bornerons simplement à essayer de donner une idée d’un appareil de sondage moderne, pouvant servir à r:cl;ercher aussi bien la houille que le sel ou le pétrole et susceptible d’atteindre couramment des profondeurs de 1.500 mètres dans n’importe quelle roche dure ou tendre.
- Dans tout appareil de sondage, on trouve les organes que nous allons énumérer :
- 1° Un outil d’attaque des terrains, trépan ou couronne ; 2° une série de tiges généralement en fer et reliant l'outil d’attaque aux engins de surface ; 3° un appareil communiquant son mouvement à l’outil par l'intermédiaire des tiges ; 4° un treuil plus ou moins puissant servant à remonter l’outil, pour le changer, le visiter, etc. ; 5° enfin, un dispositif de curage du trou de sonde.
- Voyons d’abord comment va fonctionner l’outil d’attaque et ensuite tout l’ensemble.
- Un trépan est une grosse masse de fer (fig. 2, à gauche) dont la partie inférieure est
- FIG. 1. - SITUATION ü’UN SONDAGE
- Ce schéma montre la position d'un sondage B au moyen duquel on recherche Vexistence et la profondeur d'une couche de minerai A C dont on connaît l'existence par les affleurements A. Il peut y avoir plusieurs dizaines de kilomètres entre A et B.
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- tranchante. Son mode d’action est assez analogue à celui d’un burin. En effet, on soulève cet outil à une certaine hauteur, 20 à 50 centimètres selon les appareils, puis on le laisse retomber ; sous le choc de la lame, la roche se brise, éclate, se désagrège en un mot. Entre chaque coup de trépan, on tourne, de la surface, les tiges auxquelles il est suspendu, de façon à lui faire faire de un huitième à un dixième de tour, et cela dans le but d’assurer un trou bien rond, de diamètre égal, évidemment, à celui du trépan.
- Le mode d’action d’une couronne est tout à fait différent. L’outil est ici une couronne d’acier d’une certaine épaisseur, et, dans la partie qui doit être en contact avec le terrain, on a serti une douzaine de diamants noirs, dits car bons.
- Au lieu d’opérer par percussion comme le trépan, la couronne tourne sur elle-même et découpe ainsi le terrain à peu près comme à l’emporte-pièce. A mesure que le terrain s’use sous la surface de la couronne, il se forme, au centre, une sorte de colonne que l’o n appelle une carotlc de sondage et qui est un témoin absolument parfait de la couche traversée par l’instrument.
- La façon dont on arrive à extraire du fond d’un trou de sonde une carotte est assez originale. Au-dessus de la couronne C (lig. se trouve un gros tube R, dans lequel la carotte va se loger pendant que la couronne t ournera ; mais entre ce tube et la couronne existe un tube plus court, tourné intérieurement, en forme de tronc (le cône ; à l’intérieur de ce même tube se trouve un ressort S, cylindrique intérieurement et troneonique extérieurement ; ce ressort est coupé selon une génératrice et peut ainsi diminuer le diamètre en jouant dans le tube où il est logé. Pendant que la carotte se forme et monte dans le tube R, le ressort frottant sur elle butte contre le ressaut de ce tube et se maintient ouvert ;
- mais, lorsque l’on veut remonter la couronne et avec elle la carotte, le ressort frottant sur cette dernière va avoir tendance à descendre dans le tube troneonique ; en même temps, il va se fermer presque complètement sur lui-même et serrer si fortement la carotte que celle-ci finira par s’arracher à sa base et pourra remonter le long du trou de sonde, toujours maintenue par le dit ressort.
- Voyons maintenant quel est le mode de fonctionnement général d’un appareil de sondage. La figure 4 représente l’ensemble d’un appareil avec schéma descriptif de son fonctionnement. Le trépan T est suspendu
- aux tiges creuses t, suspendues elles-mêmes à la poulie P. Celle-ci est suspendue à son tour, en double brin, par un câble C, dont une extrémité s’attache à un balancier b et dont l’autre passe sur la poulie de renvoi R et vient s’enrouler sur le treuil de manœuvre S. Le balancier b oscille par l’intermédiaire du câble C’ et du grand balancier B, mis en mouvement par bielle et manivelle portée par l’axe qu’entraîne le moteur à vapeur L. U n e pompe à vapeur D sert à injecter de l’eau dans les tiges qui sont creuses ; cette eau sort par deux trous du trépan, entraîne par sa vitesse tous les débris qui résultent de la désagrégation de la roche, remonte le long du trou et des tubes qui maintiennent les terrains et coule finalement en E, où l’on en recueille une partie qu’on laisse déposer pour séparer les débris et se rendre compte de la nature des roches traversées par le trépan. C’est ce qu’on appelle, en langage technique, le curage continu.
- Un autre mode de curage consiste à utiliser un gros tube II muni d’une soupape et que l’on peut manœuvrer à l’aide d’un petit treuil U ; quand on a foré 1 mètre environ, on remonte le trépan et l’on descend le tube II, que l’on soulève et laisse retomber plusieurs fois sur le fond ; on remonte alors
- EIG. 2. --- OUTILS D’ATTAQUE DES TERRAINS
- EMPLOYÉS DANS LES SONDAGES A gauche, trépan agissant par percussion ; à droite, couronne à diamants agissant par rotation.
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- SONDAGE DES TERRAINS PÉTROLIFÈRES
- à l’intérieur les débris, que l’on vide au dehors en en recueillant une petite portion pour assurer l’échantillonnage.
- Les tiges t ont généralement 5 mètres de long, on les visse bout à bout quand on descend le trépan à l’aide du treuil de manœuvre S. Le chevalement élevé de 25 à 30 mètres qui se trouve au-dessus du trou, permet de visser ou dévisser ces tiges par trois_ ou quatre, ce qui augmente la rapidité des manœuvres. A mesure que le trou s’approfondit, il est très facile de faire descendre le trépan pendant la marche dans l’appareil que nous avons décrit, simplement en lâchant quelques centimètres de câble C en le déroulant de sur le treuil S.
- Pour la rotation des couronnes, les tiges sont suspendues de la même façon au câble C, mais la rotation est assurée par im dispositif très simple à roues d’angle dont une porte un collier que l’on peut serrer sur les tiges. Quand on marche à la rotation, l’injection d’eau .est indispensable pour assurer le dégagement constant de l’outil qui agit alors par rodage.
- Dans l’appareil de la figure 4, qui est du système Vogt, on passe très facilement du forage à percussion au trépan, qui est économique et rapide mais donne des échantillons broyés, au forage à la couronne, qui donne des échantillons parfaits, mais est un peu plus lent et beaucoup moins économique.
- Les autres caractéristiques de ce procédé résident dans le dispositif de battage, qui permet, en agissant sur le treuil S, soit de régler la descente du trépan au fur et à mesure de l’approfondissement, soit de relever très rapidement celui-ci de toute la hauteur du chevalement en cas d’éboulements en profondeur, et d’éviter ainsi un accident toujours grave. En plus de
- K
- FIG. 3.--MODE D’ACTION D UNE COURONNE,
- AVEC PRISE DE u CAROTTE ))
- M, tiges de sonde ; R, tube caroüier; S, ressort de la couronne; T, carotte; C, couronne de diamants.
- cela, il y faut noter que de puissants ressorts se trouvent sous la poulie R, le balancier b et au point d’attache du grand balancier B et du câble C”. Ces ressorts permettent de maintenir les tiges bien tendues et d’amortir sur l’ensemble de l’ap-pareil l’effet des chocs du trépan. On évite ainsi des ruptures et une détérioration inévitable de l’appareil de sondage.
- D’autres méthodes plus anciennes, et encore très employées dans diverses contrées, diffèrent surtout par les tiges, qui sont pleines et en fer, ou bien en bois, ainsi que toutes les autres pièces de l’appareil, comme dans le système dit canadien ou pensif Ivanien. Dans le système dit à la corde, ces tiges sont remplacées par un câble en manille ou un câble métallique.
- Dans ces appareils, c’est un instrument en forme de coulisse qui amortit les chocs du trépan et remplace les ressorts dont nous avons parlé précédemment. Le principal avantage, très réel, de ces méthodes réside dans le fait que toutes les pièces, sauf celles nécessairement en acier, comme les trépans, sont en bois, ce qui permet, dans des pays isolés, mais boisés, de réparer sur place et très facilement un organe brisé en se servant simplement d’une scie et d’une hache.
- Un accessoire très important des sondages, ce sont les tubes que l’on introduit dans le trou pour maintenir les terrains. En effet, au bout de 100 mètres â 200 mètres d’avancement, les terrains détrempés, ébranlés par les chocs du trépan, ont tendance à s’ébouler et coinceraient dangereusement les outils si l’on n’avait la précaution de protéger ceux-ci par une colonne de tubes d’acier. Dans les sondages de pétrole, ces colonnes ont aussi pour but d’arrêter les eaux qui pourraient allluer dans
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Fig. 2
- PLANCHE 4. -- ENSEMBLE D’üNE INSTALLATION DE SONDAGE
- ' Fig. 1 : vue de côté du chevalement. — Fig. 2 : vue de face du même chevalement. — Fig. 3 : schéma de fonctionnement. — T, trépan ; t, tiges creuses ; B, grand balancier ; b, balancier intermédiaire ; P, poulie de battage ; R, poulie de renvoi du câble ; C, câble de battage ; C’, câble actionnant le balancier intermédiaire b ; S, treuil de manœuvre ; D, pompe d'injection ; U, treuil servant éventuellement à la manœuvre du tube à soupape H, utilisé au curage quand on ne se sert pas
- de l'injection ; L, locomobile motrice.
- le sondage et gêner ou refouler même complètement les venues de pétrole. Ces tubes ont généralement 5 mètres de long ; on visse les tronçons les uns sous les autres au-dessus du trou et on les descend, à mesure, en les maintenant avec le treuil.
- Dans les sondages profonds surtout, c’est souvent une question très délicate que celle des tubages, car on conçoit que chaque colonne que l’on place doit pouvoir passer dans la précédente et que l’on diminue ainsi chaque fois le diamètre du trou. Ainsi, il n’est pas rare qu'un trou commencé à 381 millimètres de diamètre se termine, vers 1.500 mètres, à 74 millimètres seulement. Il faut donc toujours, autant que possible, prévoir à l'avance la façon dont on tubera un son-
- dage et employer des artifices souvent asèez compliqués lorsqu’il se présente de l’imprévu.
- A présent que nous savons d’une façon très générale ce qu’est un sondage, quelle est la façon de procéder et quelles en sont les principales difficultés, nous pouvons aborder la question du pétrole en France.
- Depuis la guerre on a beaucoup parlé de la nécessité de trouver sur le sol de la métropole du carburant indispensable au développement que prend l’emploi du moteur à explosion. Certaines tentatives entreprises par le gouvernement français lui-même ont attiré l’attention du public. Où en sommes-nous à l’heure actuelle comme résultats acquis ? Comment poser le problème pour l’avenir et que pouvons-nous en attendre ?
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- SONDAGE DES TERRAINS PÉTROLIFÈRES 2J
- FIG. 5.-DÉCOUVERTE ET CAPTAGE Ij’üN GEY-
- SER d’eau MINÉRALISÉE (novembre 1919) C'est le jaillissement d’eau des Marlres-dAltières, dans le Puy-de-Dôme.
- D’abord, avons-nous, sur le sol français, des indices nous permettant de conclure à l’existence du pétrole? A cette question nous pouvons répondre par l'affirmative la plus nette ; mais, avant de parler de ces indices, il est nécessaire d’ouvrir une parenthèse et de définir ce que l’on entend par le terme de pétrole brut et d’hydrocarbures. Les hydrocarbures sont des composés de carbone et d’hydrogène en différentes proportions. Ils peuvent être solides, liquides ou gazeux et sont combustibles. L’analyse chimique nous révèle que le pétrole brut se présente sous l’aspect d’un liquide, hydrocarbure lui-même, dans lequel sont dissous les hydrocarbures solides et gazeux. Les hydrocarbures gazeux s’échappent avec la plus grande facilité du liquide, et celui-ci est lui-même en grande partie volatil.
- On conçoit alors que si du pétrole brut est amené, pendant un temps plus ou moins long, au contact de l’air, il laissera d’abord échapper son gaz, puis le liquide lui-même s’évaporera plus ou moins complètement, et, finalement, il ne restera plus cjue les
- produits solides qui constituent les bitumes et les asphaltes.
- Nous pouvons donc considérer une première série d’indices consistant essentiellement en dégagements gazeux, suintements d’huile de pétrole, gisements de bitume et d’asphaltes.
- Une autre série d’indices consiste dans ce fait que tous les grands gisements connus sont accompagnés d’eau salée, véritable eau de mer, contenant très souvent de notables proportions de bromures et d’iodures. Ces eaux viennent très souvent dans le voisinage des gisements où, précisément, leur teneur en bromure et iodure les distingue des sources salées ordinaires. Les eaux sulfureuses se rencontrent aussi très fréquemment à proximité des gîtes de pétrole.
- Or, tous ces indices sont nombreux en France, particulièrement dans la plupart de nos grandes régions montagneuses.
- Les gaz naturels inflammables se rencontrent à Vaux, dans l’Ain, sur la bordure ouest du Jura ; au col de Châtillon, en Haute-Savoie, près de Grenoble et de Die, pour ne citer que les points les plus importants où eet indice est connu déjà depuis un certain temps.
- 1 ndé p e n -damment des sondages dans lesquels les suintements ont été constatés, l’existence de pétrole li quide ou tout au moins d’un bitume très visqueux a été reconnue eu plusieurs points de la bordure est du eig. 0. — vue intérieure Jura, le long de l’installation
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- LA SCIENCE ET
- LA VIE
- de la frontière suisse, dans certaines galeries d’une mine de 1er des environs de Privas et surtout dans une petite localité de l’Hérault, à Gabian, où des recherches mal conduites firent, il y a quelque vingt ans, tarir une source où l’huile suintait déjà au moyen âge. Indépendamment de cela, des bitumes visqueux, susceptibles de donner par distillation une certaine quantité de pétrole, étaient parfaitement connus au Puy de la Poix, en Auvergne, près de Clermont-Ferrand.
- I-e bitume visqueux remonte enfin à la
- précisément dans les mêmes régions. Outre les Fumades et Saint-Boès, que nous avons déjà cités, on trouve de telles eaux à Salins, Guillon-les-Bains, dans les monts du Jura, à Moutiers, Brides-les-Bains et Challes, en Savoie ; à Allevard, Uriage, dans l’Isère ; à Balaruc, dans l’Hérault, et enfin à Salies-de-Béarn, dans les Basses-Pyrénées.
- Cette énumération des indices français du pétrole nous montre combien ceux-ci sont relativement abondants, et encore n’avons-nous cité que les principaux ; en tout cas,
- FIG. 7. - SONDAGE DU PUY DE CllOUELLE, PRÈS DE CLERMONT-FERRAND
- Au fond, à droite, l'on distingue nettement le Puy de Dôme ; à gauche, le Puy de Crouelle.
- surface à la faveur de certaines sources d’eaux sulfureuses abondantes, telles que celles des Fumades, dans le Gard, et de Saint-Boès, dans les Basses-Pyrénées.
- Les gisements de bitume sont assez nombreux sur la bordure est des monts du Jura, notamment à Pyrimont et Bellegarde, dans la Haute-Savoie ; aux environs de Forcalquier, dans les Basses-Alpes ; en Auvergne, aux portes de Clermont-Ferrand ; dans le Gard, où se trouvent déjà les Fumades, et dans les Basses-Pyrénées, où nous avons noté tout à l’heure Saint-Boès.
- Si nous recherchons enfin les eaux salées, sulfureuses, bromurées et iodurées, il est fort intéressant de constater qu’on les retrouve
- ils montrent combien l’opinion si longtemps accréditée qu’il n’y a pas de pétrole en France est peu justifiée. Quelles tentatives ont été faites cependant jusqu’à présent ? Jusqu’en 1919, on peut dire que toutes les tentatives, sauf une peut-être, ont été milles, timides, sans persévérance, mal dirigées. La seule un peu intéressante fut entreprise, il y a une trentaine d’années, à Macliolles, près de Riom (Puy-de-Dôme) ; un sondage de 1.100 mètres recoupa plusieurs couches de sables donnant des gaz combustibles et des suintements d’huile, mais les travaux étaient assez mal conduits, le diamètre très faible, et l’on ne sut pas tirer de ce sondage le parti convenable. Néanmoins, il était une
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- SONDAGE DES TERRAINS PÉTROLIFÈRES
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- précieuse indication et renseignait sur la constitution du sous-sol de la Limagne, laissant entrevoir la possibilité et même la certitude d’y rencontrer du pétrole, si l’on opérait dans des conditions plus favorables.
- Après la guerre, le gouvernement français, tant dans un but purement scientifique que dans celui d’encourager d’autres initiatives,. entreprit de forer à nouveau le sol de la Limagne. Cette fois, on se proposait de ne rien négliger pour une bonne conduite des travaux, et le contrôle des horizons géologiques fut confié à M. P. Glangeaud, l’éminent professeur de géologie à la Faculté de Clermont-Ferrand. On s’installa d’abord aux Martres - d’Artières, non loin des mines d’asphalte du Pont-du-Château, à 15 kilomètres de Clermont. Les travaux, commencés le 1er septembre 1919, avaient déjà permis de constater de faibles dégagements gazeux et quelques suintements de bitume visqueux, lorsque, le 13 novembre de la même année, à 417 mètres de profondeur, une formidable explosion se produisit, libérant une gerbe d’eau qui s’éleva à près de 40 mètres de hauteur (fig. 5 et 6). Cette eau entraînait du calcaire dissous et du bitume arraché aux parois du trou ; peu à peu, l’orifice se bouchait jusqu’au moment où l’eau, poussée par une formidable pression de gaz carbonique, faisait à nouveau irruption.
- Les travaux ne purent se conti- — nuer dans de telles conditions, et, 5071 en janvier 1920, ils furent repris près d’Aulnat, presque aux portes
- S5
- îggjfâa 12 m. 50
- '50
- 620 m.
- FIG. 8. - COUPE GÉOLOGIQUE
- D’UN TERRAIN PÉTROLIFÈRE,
- PRÈS DE CLERMONT-FERRAND
- A, marnes verdâtres et argiles sableuses; B, argiles et marnes grises, vertes ou noirâtres, compactes et schisteuses, avec imprégnations de bitume, alternant avec des bancs de calcaire et de calcaire marneux ;
- B’, odeur de pétrole avec dégage- 8;i >"
- 501
- sisSIlG
- m
- Us
- ment de gaz carburé et d'hydrogène 856 mât, sulfuré, quelques gouttes d’huile ;
- C, calcaires compacts et calcaires marneux ; C’, quelques niveaux huileux; D, marnes avec, dépôt danhydrite (sulfate de chaux anhydre) ; E, calcaires, marnes et argiles; à 597 m. 50,
- 160 m. B’
- 400 met.
- C’
- 490 m.
- 575 met.
- 596 m:
- 611 mèl.
- de Clermont-Ferrand, entre le Puy de la Poix et le Puy de Crouelle (fig. 7). Cette fois, le forage fut conduit avec la technique désirable, et plusieurs niveaux donnèrent des venues d’huile assez abondantes (voir la coupe fig. 8), mais, à la profondeur de 856 mètres, alors que l’on avait atteint une couche de sable abondamment imprégnée d’huile et que l’on venait d’épuiser l’eau du trou, une forte pression de gaz écrasait le tube protecteur, et l’on était en train de faire le nécessaire pour réduire cet accident lorsque le gouvernement supprima brusquement les crédits. Tout fut alors abandonné, et cela au moment où l’on pouvait croire que l’on touchait au but, et le sous-sol de la Limagne garde encore la plus intéressante partie de son secret.
- Pendant la même période, deux autres tentatives furent faites, toutes deux dans le département de l’Ain. La première, à Challex, près de la frontière suisse, confirma l’existence, dans le pays de Gex, de plusieurs couches de grès tendre imprégnées d’une huile visqueuse à forte odeur de pétrole ; les recherches, qui nécessitaient des sondages de 300 mètres environ tout au plus, auraient mérité d’être poursuivies. L’autre recherche eut lieu à Vaux-en-Bu-gey (fig. 10), non loin d’Ambé-rieu, et libéra, vers 300 mètres, une importante source de gaz
- 16 m.
- un mètre environ de marnes et calcaires imprégnés d huile et d'où se dégageaient des gaz combustibles (on recueille environ 1.000 kilos d'huile) ; à 614 mètres, marnes calcaires, marnes et anhy-drite ; à 620 mètres, couches d'eau douce ; F, calcaires marneux avec argiles schisteuses et lentilles danhydrite ; F’, niveaux hui-
- leux dans les calcaires ; à 756 mètres, quelques niveaux huileux dans les lits de calcaires ; G G’, couches à poissons, argiles et mantes; II, calcaires fortement imprégnés d'huile, puis sables imprégnés (à 850 mètres) ; I, calcaires et niveaux• sableux (à 856 mètres).
- 850m 11
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- naturel sous 15 kilogrammes de pression et dont le débit se chiffre par plusieurs milliers de litres par vingt-quatre heures. L’existence de ces gaz était d’ailleurs connue depuis 1906, et un sondage de recherche de sel avait été incendié par une explosion de ces gaz que l’on n’avait pas su capter. A noter aussi qu’à Torcieu, à peine à 3 kilomètres de là en ligne droite, un sondage de recherche de houille recoupa, à la J rofondeur de 400 mètres, un grès fortement imprégné d’huile de pétrole.
- Actuellement, les sondages continuent dans la région de Vaux, où les chaudières des locomobiles sont chauffées par les gaz captés par l’appareil ci-contre. D’autres recherches sont en cours aussi dans les Basses- Py rénées, où les indices sont nombreux ; aucune n’a encore donné, semble-t-il, de résultats vraiment intéressants, mais cela tient vraisemblablement au fait qu’aucun sondage n’a encore recoupé dans sa totalité la formation susceptible de contenir le pétrole.
- Comme on le voit, malgré l’abondance relative des indices que nous venons d’énumérer, les recherches entreprises n’ont pas donné des résultats satisfaisants, et sauf à Vaux, où les gaz sont captés et vont servir à alimenter une usine à gaz voisine, nulle part la quantité industrielle exploitable de pétrole n’a été rencontrée. Cela semblerait justifier dans une certaine mesure l’opinion, chère encore aujourd’hui à quelques personnes, '« qu’il n’y a pas de pétrole en France \
- En réalité, sauf en Limagne, on peut dire que', clans toutes les tentatives, deux choses ont manqué : l'esprit scientifique d’abord et la persévérance. Ces deux qualités sont absolument nécessaires dans un pays oii les indices sont relativement abondants, mais sont loin de l’être autant que dans les grandes contrées pétrolifères de l’Amérique, de la Roumanie ou du Caucase. Il faut donc appliquer toutes les ressources de la géologie pour trouver les points les plus favorables aux recherches, faire quelques spndagps assez
- profonds permettant à la fois de confirmer les hypothèses et de servir de guides pour l’avenir ; il faut surtout persévérer.
- Pour dire de quelle façon se présente le problème du pétrole dans le sol français, nous sommes obligé de donner quelques indications, malheureusement trop rapides, sur l’origine probable des hydrocarbures.
- L’opinion la plus générale aujourd’hui sur l’origine du pétrole veut que celui-ci provienne de la décomposition, à l’abri de l’air, de corps organiques, principalement d’animaux rassemblés en quantités innombrables. Les considérations que l’on peut faire sur la possibilité d’une telle accumulation d’organismes, amènent à supposer que ceux-ci se sont concentrés dans des bassins marins ne communiquant avec la mer que par un étroit chenal, de sorte que les organismes qui y arrivaient et s’y reproduisaient ne pouvaient presque jamais en sortir et que l’évaporation de l’eau concentrait les sels. C’est ce que l’on appelle une lagune, et les spécialistes savent bien reconnaître les lagunes qui existaient au cours des périodes géologiques : une faune fossile tèrs abondante et souvent très spéciale, des dépôts de sel, de gypse, de dolomie sont tout à fait caractéristiques à ce point de vue.
- En France, il y a deux périodes géologiques où ont existé des lagunes importantes : la première se place au début de la période secondaire, c’est le Trias, qui contient les gisements de sel de l’Est, du Jura et des Pyrénées. La seconde, moins nette et dans laquelle on ne connaît, en France, que les gisements de sel et de potasse de la vallée du Rhin, au nord de Mulhouse, se place au milieu de la période tertiaire, à peu près à cheval sur l’Oligocène et le Miocène.
- Ces périodes sont celles où ont pu prendre naissance les hydrocarbures et où l’on peut s’attendre à rencontrer ce que l’on appelle les roches-mères du pétrole. Ce nom de roche-mère se justifie parfaitement, en ce spns que la pression exercée par l’aeçMjr
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- SONDAGE DES TERRAINS PÉTROLIFÈRES
- mulation des sédiments sur les boues contenant les organismes susceptibles d’engendrer les hydrocarbures, a pu chasser presque complètement ceux-ci des couches plus ou moins profondes où ils ont pris naissance.
- On sait, d’ailleurs, que les couches de l’écorce terrestre sont plissées, craquelées, fracturées, cela surtout dans les régions montagneuses ; comme, d’autre part, le pétrole brut est une matière liquide extrêmement mobile et ayant une certaine volatilité, capable même d’imbiber les terrains parle simple
- lagunaires du Trias et du milieu du Tertiaire, périodes auxquelles le raisonnement et les hypothèses que l’on peut faire sur l’origine du pétrole nous avaient amené à attribuer son existence à des roclies-mères.
- En principe, les terrains les plus favorables à retenir le pétrole sont surtout les sables et les grès tendres, ensuite viennent certaines dolomies caverneuses et fissurées, quelquefois des calcaires et des schistes. Une condition essentielle pour que le pétrole se soit conservé sans altération, sans
- FIG. 10.-- UN SONDAGE A VAUX-EN-BUGEY, DANS LE DÉPARTEMENT DE if AIN
- effet de la capillarité, on se rend compte que les hydrocarbures peuvent arriver à imprégner tous les terrains qui recouvrent les roches-mères, et c’est ainsi que des hydrocarbures ayant pris naissance dans le Trias, à la base des terrains secondaires, peuvent très bien arriver à imprégner les couches du Lias qui sont immédiatement au-dessus, puis le Jurassique et même le Crétacé, qui, comme on le sait, esc le terme le plus récent des terrains secondaires.
- Or, lait remarquable et très encourageant pour les recherches futures, si l’on cherche à faire en France un groupement géologique des indices dont nous avons déjà énuméré les principaux, on constate qu’ils se groupent pour la plupart directement sur les périodes
- se transformer en bitume, par exemple, ou pour ne pas acquérir tout au moins une viscosité gênante pour son exploitation, c’est qu’il existe, au-dessous et surtout au-dessus des couches qui le contiennent, d’épaisses formations argileuses ou marneuses imperméables et non fracturées. De telles couches empêchent, en effet, le pétrole de gagner par capillarité des terrains situés au-dessus ; de plus, elles empêchent le contact possible avec l’air ou tout au moins avec les eaux d’infiltration, qui, elles, sont toujours chargées d’air en dissolution.
- La conclusion de toutes ces considérations, c’est qu’il ne faut d'abord pas chercher à sonder aveuglément sur le point ou près du point où l’on rencontre un indice ; il
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- faut toujours, en s’aidant des données de la géologie, raisonner pour trouver quelle peut être la roche-mère possible dans la région. En principe et d’après ce que nous avons dit, les présomptions porteront de préférence sur le Trias et l’Oligocène et le Miocène. Lorsque l’on fera un forage en un point déterminé, débutant dans les couches supérieures à l’une ou l’autre de ces périodes, il ne faudra jamais perdre de vue que les hydrocarbures, dont on constatera l’existence dans les terrains qui les surmontent, peuvent provenir de roches-mères existant dans les terrains mêmes de ces périodes. Ceci revient à dire, sous une autre forme, que tout sondage qui n’aura pas atteint et traversé les couches que l’on suppose être les roches mères ne devra jamais être considéré comme négatif.
- C’est ainsi, par exemple, pour revenir à un fait que nous avons cité, que le sondage de l’Etat français au Puyde Crouelle, malgré les résultats intéressants qu’il a donnés, ne peut pas être considéré comme ayant tranché définitivement la question de l’existence du pétrole en Limagne, pour plusieurs raisons dont la principale est précisément que la
- roche que l’on peut supposer être la roche-mère ne semble pas avoir été atteinte.
- D’autre part, d’après ce que nous avons dit et si l’on se reporte à la coupe de la figure 8, on voit que le sondage avait traversé surtout des couches de marnes et de calcaires marneux compactes, peu propices aux grandes accumulations d’hydrocarbures ; les premières couches de sables rencontrées étaient très nettement imprégnées, et ce sont malheureusement celles de la base du trou dans lesquelles le travail a été interrompu. Par conséquent, la question se trouve éclairée, mais non encore tranchée.
- Un dernier mot pour expliquer rapidement ce qu’il faut comprendre par cette fameuse question de l'anticlinal, dont on entend très souvent parler quand il s’agit de recherches de pétrole, principalement en pays neuf.
- Surtout dans les massifs montagneux, les couches de terrain sont fortement plissées, et l’on appelle anticlinal un pli en forme de
- FIG. 11. COUPE SCHÉMATIQUE d’üN
- ANTICLINAL
- Le terrain contient des hydrocarbures accompagnés d'eau salée dans une couche de sable S comprise entre deux couches de marnes M. Les matières se rangen t par ordre de densité : les gaz en G, le pétrole en P, Veau salée en E. On voit alors qu'un sondage A rencontrera successivement : gaz, pétrole et eau salée ; un sondage B rencontrera du pétrole et de l'eau salée ; enfin, le sondage C ne rencontrera plus que de l'eau salée.
- V renversé : A, par opposition au synclinal qui est un V normal souvent très ouvert.
- Si l’on a des hydrocarbures accompagnés, comme à l’ordinaire, d’eau salée, on comprend que les matières vont se superposer par ordre de densité, en tenant compte toutefois des résistances qu’elles éprouveront dans la couche qu’elles imprègnent, ce qui pourra produire un certain gauchissement de la surface. La figure 11 explique comment trois sondages différemment placés le long du flanc droit de l’anticlinal donneront des résultats bien différents comme intérêt.
- Ce sont des considérations de ce genre qui font que, dans les recherches».on préfère tel emplacement à tel autre. Nos massifs montagneux français, le Jura par exemple, sont des successions d’anticlinaux et de synclinaux. Sur la bordure de ces massifs, on voit souvent affleurer le Trias, et celui-ci offre dévastés étendues fortement plissées dans les massifs eux-mêmes, et pratiquement planes sous les grands bassins de Paris et d’Aquitaine. Qu’un jour un sondage bien conduit arrive à rencontrer des couches pétrolifères exploitables dans ces terrains, on voit quel vaste champ de recherches s’ouvrirait aux prospecteurs et quels beaux espoirs seraient permis, puisque l’on peut admettre que le Trias existe environ dans la proportion de 1/3 à 1/2 du sous-sol de la France !
- Oui, de beaux espoirs sont permis, mais il faut surtout et avant tout voir le problème en grand. L’expérience de la mise en valeur des grandes régions pétrolifères de Roumanie, de Galicie, de Russie ou d’Amérique a montré que ce n’est pas un timide sondage de recherche qui suffît pour présumer de la richesse ou de la pauvreté d’un sous-sol. En Roumanie, en particulier, on a dépensé plusieurs dizaines de millions avant que soit atteinte la production industrielle rémunératrice. Nous sommes loin, en France, d’avoir envisagé le problème avec l’envergure nécessaire. Los indices encourageants ne manquent pourtant pas et la plupart des recherches entreprises ont été très intéressantes.
- Charles Finaton.
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- LA TRACTION ÉLECTRIQUE SUR RAILS PAR ACCUMULATEURS
- Par Clovis «ONDELOT
- L’application de l’énergie électrique à la traction des véhicules a été réalisée par des systèmes très divers que l’on peut ranger en deux grandes • classes, suivant que ces véhicules portent ou non leur générateur d’énergie, soit : 1° les électromobiles transportant leur provision d’énergie dans des accumulateurs, ou voitures indépendantes ; 2° les tramways et locomotives à prises de courant par fil aérien ou par contact au niveau du sol, ou voitures dépendantes.
- Nous ne nous occuperons, ici, que des premières, qui datent d’une époque postérieure d’une vingtaine d’années à l’invention des accumulateurs, quand ceux-ci devinrent d’un emploi que l’on crut pratique pour cette destination.
- En 1880, en effet, un tracteur à accumulateurs fonctionna dans une usine du Calvados, et, l’année suivante, une voiture électrique, équipée par M. Raffard, avec 225 accumulateurs Faure, fut essayée sur la ligne de tramways de Paris-Vincennes.
- En 1883, une voiture portant 3.000 kilo grammes d’accumulateurs put accomplir le trajet Paris-Versailles et retour sans recharger ses accumulateurs. Mais ce ne fut qu’en 1892 que la ligne de Paris à Saint-Denis fut définitivement équipée. Les voitures pouvaient fournir un parcours de 60 à 100 kilomètres sans recharge.
- A partir de ce moment, la traction par accumulateurs se développe parallèlement à la traction par transmission directe, c’est-à-dire par fil aérien ou souterrain, ou par rail, mais les applications de la première restent relativement beaucoup plus restreintes que celles de la seconde, malgré les progrès apportés dans la fabrication des accumulateurs. (Elle a été longuement décrite dans les nos 22, septembre 1918, et 65, novembre 1922, de La Science et la Vie.)
- Il existe deux moyens différents pour charger les accumulateurs de tramways : la charge séparée et la charge sur la voiture. Dans Je premier cas, la batterie, dont les
- LOCOMOTIVE POUR VOIE NORMALE COMPORTANT DEUX MOTEURS DE 100 CHEVAUX Celte machine est pourvue de batteries tf accumulateurs de 260 ampères-heure ; son poids total est de 35.000 kilogrammes. Ce modèle fut d'abord employé dans les travaux de percement du tunnel du Sim pion.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- :«)
- éléments sont répartis en un certain nombre de caisses amovibles généralement suspendues sous la voiture, est échangée, en dépôt, contre une nouvelle qui a été préalablement rechargée, ce qui nécessite l’emploi d’une main-d’œuvre assez importante et met dans l’obligation d’avoir deux batteries par voiture. Dans l’autre système, la batterie est fixée à demeure et on la recharge pendant les stationnements aux points terminus, où le courant est amené au moyen de l'eeders. Mais, dans ce cas, on emploie des accumulateurs robustes, dits à charge rapide, pouvant se charger en un quart d’heure et présentant, pour cela, une grande surface d’électrodes par rapport à la capacité. On emmagasine généralement une charge suffisante pour une durée d’une heure et demie à deux heures, soit un parcours effectif de 15 à 20 kilomètres.
- Quand la ligne présente des pentes plus ou moins longues et accentuées, on peut récupérer une certaine partie de l’énergie dépensée pour la marche, en faisant tourner les moteurs comme dynamos génératrices de courant, lorsque la pente est suffisante pour faire rouler le véhicule sous l’action seule de la pesanteur. Les moteurs employés dans ce cas sont naturellement des moteurs excités en dérivation, dont le sens de rotation est le même pour le fonctionnement
- soit comme génératrice, soit connue réceptrice. On peut, quand le profil est accidenté, récupérer jusqu’à 30 % de l’énergie qui serait dépensée avec un tramway non muni de ce dispositif. Mais la conduite des moteurs en dérivation est plus compliquée et moins commode que celle des moteurs en série.
- Enfin, la traction par accumulateurs peut être combinée avec celle par trolley, le passage de l’une à l’autre s’obtenant au moyen d’un ou deux commutateurs spéciaux, fermant le circuit sur la batterie ou l’interrompant sur le fil du courant, ou réciproquement. Grâce à ce système, il est possible de recharger la batterie pendant la marche avec trolley en la montant en dérivation sur le circuit d’alimentation des moteurs, de sorte que celle-ci n’est jamais déchargée à fond, ce qui augmente considérablement son rendement et sa durée.
- Une batterie se divise généralement soit en deux, soit en quatre sous-batteries de 50 volts chacune, ce qui permet d’obtenir, au moyen du controllcr, divers groupements correspondant aux différentes périodes de marche. Pour le démarrage, on associe les sous-batteries en quantité, ce qui produit une tension de 50 volts. En marche normale, on groupe les éléments moitié en série, moitié en quantité, ou tous en série, ce qui donne respectivement, dans le cas de
- LOCOMOTIVE DE 10 TONNES POUR TRAINS DE CHANTIERS, D’UNE PUISSANCE DE 10 CHEVAL X VITESSE: 5-9 KILOMÈTRES-HEURE; TENSION: 180 VOLTS
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- L E S T R A C T E U RS AC C IJ MU LA T E U R S
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- LOCOMOTIVE DE 25 TONNES POUR CHANTIERS, D’UNE [PUISSANCE DE 110-120 CHEVAUX VITESSE: 12-25 KILOMÈTRES-HEURE; TENSION : 330 VOLTS
- Les couvercles sont soulevés pour montrer la disposition des batteries (Taccumulateurs.
- quatre sous-batteries, des tensions, largement suffisantes, de 100 et 200 volts.
- En ce qui concerne les automobiles roulant sur les chemins ordinaires, sans le secours des rails, soit pour les promenades, soit pour le service commercial, on se souvient qu’un essai lut tenté en 1898 par la Compagnie des Petites Voitures de Paris dans le but de leur appliquer la traction électrique, et une usine de charge fut organisée à Aubervilliers, mais l’expérience ne tarda pas à démontrer que le procédé, quoique très intéressant, était trop onéreux, et l’exploitation cessa.
- Divers constructeurs établirent des modèles de voitures de formes variées, suivant le service auquel elles étaient destinées. M. Mildé construisit desfourgons automobiles à accumulateurs Ileintz pour le service des postes à Paris, lesquels parcouraient 75 kilomètres par jour, faisant un très bon service. Il en fut de même des fourgons électro-mobiles des sapeurs-pompiers de Paris, équipés également pour ce procédé de traction.
- Rappelons aussi les essais de la voiture dite pétroléo-électrique, dans laquelle la batterie d’accumulateurs était rechargée en cours de route par une dynamo actionnée par un moteur à pétrole travaillant en parallèle avec le moteur électrique quand le tra-
- vail à effectuer était considérable, disposition ingénieuse entraînant, malheureusement, une grande complication de mécanisme.
- Enfin, au mois d’octobre dernier, ont eu lieu, à Meudon, des essais de véhicules automobiles électriques : voitures de tourisme et de livraison, petits et gros camions, tracteurs alimentés par des batteries d’accumulateurs. Ils ont prouvé que le matériel de cette nature est susceptible de faire un excellent service, avec une véritable économie par rapport à l'essence dans les villes et dans des régions où il existe une centrale électrique pour le rechargement des accumulateurs ; les véhicules pourraient évoluer dans un rayon voisin de 40 kilomètres.
- D’autre part, si l’accumulateur est peu apte à la traction économique sur les voies ferrées principales, il n’en est pas de même sur les petites lignes, dans les fabriques, dans les gares de triage aux aiguillages nombreux, où l’établissement des conducteurs de courant présente des inconvénients et est même souvent impossible. Là, les locomotives à accumulateurs sont bien à leur place ; elles rendent de réels services , et,depuis qu’on leur a donné cette destination, elles ont montré les avantages qu'on pouvait en retirer.
- On peut les diviser en deux grands groupes,
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- LA SCIENCE
- ET LA VIE
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- qui sont : les machines prévues spécialement pour le service de manœuvre dans les gares et pour la traction sur les voies de faubourgs, de chantiers, de mines, de fabriques, etc., et les tracteurs à plate-forme qui servent indistinctement de wagons et de locomotives.
- Dans le premier groupe se rencontrent, pour un même type général, des locomotives de vitesses, de capacités et de grandeurs très différentes, et, dans le second, on remarque deux types particuliers : les tracteurs de grande puissance pour les lignes secondaires,
- nous avons donné la description dans La Science et la Vie (n° 56, mai 1921). Nous nous bornerons à mentionner un nouveau type de la firme Oerlikon pour les machines de grande puissance, lequel est équipé de deux de ces moteurs de 100 chevaux de puissance chacun (fig. page 1). Son poids est de 35 tonnes, et la batterie pèse, à elle seule, 18 tonnes (soit plus de la moitié du poids total) ! La force de traction en régime normal est de 3.250 kilogrammes, et elle atteint 6.000 kilogrammes au démar-
- LOCOMOTIVE POUR VOIE ÉTROITE, DE 12 TONNES ET DE 50.CHEVAUX ; VITESSE: 10-15 KILOMÈTRES-HEURE ; TENSION : 300 VOLTS
- les chemins de fer de faubourgs, et les tracteurs de puissance et de vitesse réduites pour les fabriques et les chantiers, parmi lesquels on distingue les tracteurs servant exclusivement au service intérieur d’une usine, par exemple au transport des poches de fonderie, des bonbonnes d’acide, des pièces de machines qui doivent passer d’un atelier à l’autre, et ceux qu’on utilise, en outre, sur les voies de raccordement des usines avec les stations les plus rapprochées, quand ce service n’exige pas une puissance trop forte.
- Les moteurs et les controllers des locomotives à accumulateurs ne diffèrent que par quelques petites modifications de ceux de traction ordinaire par fil de contact, dont
- rage. La vitesse avec charge est de 16,5 kilomètres-heure et la vitesse maximum, de 35 kilomètres. La tension est de 450 volts et la capacité de la batterie de 190 ampères-heure. Les machines de ce type sont utilisées par les chemins de fer fédéraux suisses dans les gares de triage, où elles font un excellent service. Un autre type du même genre, mais de puissance et de vitesse plus réduites, sert dans lés fabriques. Son poids est de 10 tonnes, dont 2,5 tonnes pour les accumulateurs. Il ne comporte qu'un seul moteur de 16 chevaux. La vitesse est de 5 à 9 kilomètres et la capacité de la batterie, 69 ampères-heure (fig. page 30). Entre ces deux types prennent place quelques autres de force intermédiaire.
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- LES T Ji ACTEURS A ACCUMULATEURS
- Mais si, dans les grandes entreprises, et suivant la longueur des trajets et la configuration des terrains à profil plus ou moins accentué, on a avantage à employer ce genre de machines, dans les petites entreprises, à l’intérieur des usines, des chantiers, où le trafic n’est pas très considérable, le wagon-moteur à plate-forme sera d’un usage plus pratique et plus économique. Là, tout l’appareillage est de dimensions réduites et monté d’une façon complètement étanche. On en distingue deux types bien différents : le wagon-moteur à plate-forme servant uniquement dans les usines et les chantiers de
- plate-forme décrits ci-dessus, le mécanicien a toujours son siège sur la plate-forme. Le modèle représenté ci-dessous est une exception à cette règle ; il se fait, en outre, remarquer par la faible hauteur de la plate-forme et surtout par la concentration de tout l’appareillage au-dessous de celle-ci. Il est à deux moteurs de 10 chevaux chacun, tension de 280 volts ; sa vitesse varie de 5 à 8 kilo-mètres-heure et son poids total est de 8.500 kilogrammes environ. Il est construit pour voie normale et sa charge maximum est de 10 tonnes. Un autre modèle du même genre est spécialement destiné au transport
- TRACTEUR A PLATE-FORME DE 8 TONNES 5 ; PUISSANCE : 20 CHEVAUX ; VITESSE : 5-8 KILOMÈTRES-HEURE ; TENSION : 280 VOLTS ; LIMITE DE CHARGE : 10 TONNES
- construction, et le tracteur à plate-forme destiné au transport des marchandises ainsi qu’au remorquage des wagons de chemins de fer sur les voies de raccordement.
- Le premier type existe depuis quelque temps déjà ; le second est beaucoup plus récent. Voici les caractéristiques d’un tracteur de ce genre, à deux' moteurs de G chevaux chacun, utilisé par la Compagnie Générale d’Electricité de Bordeaux: poids, 12 tonnes, dont 3,5 tonnes pour la batterie ; capacité de la batterie, 111 ampères-heure ; limite de charge, 15 tonnes ; vitesse, G à 10 kilomètres; tension, 1G0 volts ; poids susceptible d’être remorqué, 100 tonnes, y compris le tracteur lui-même (du type de la figure ci-dessus).
- Un autre type, plus faible de moitié que le précédent, du poids de G.350 kilogrammes, ne possède qu’un seul moteur.
- Dans ces wagons-moteurs et tracteurs à
- des poches de fonderie ; il est à deux moteurs de 4 chevaux, il porte 20 ^tonnes et son poids total est de 5.500 kilogrammes.
- Dans les mines grisoufeuses, la traction électrique, au moyen de conducteurs placés dans les galeries, est impraticable, par suite des étincelles qui se produisent au passage de l’appareil de prise de courant ; mais les moteurs électriques eux-mêmes peuvent être rendus tout à fait inoffensifs si on les maintient hermétiquement fermés. La traction électrique dans ces mines est donc encore possible, à l’aide de locomotives alimentées par des batteries d’accumulateurs.
- Suivant les cas, ces tracteurs pour mines sont équipés de moteurs normaux, munis d’engrenages à vis sans fin, ou de moteurs à grande vitesse d’un type spécial, prévus avec un double train d’engrenages et étudiés particulièrement pour ce genre de traction.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- Les locomotives à accumulateurs, sans présenter de grandes difficultés de construction et sans tenir compte des mesures à prendre pour éviter toute détérioration provenant de l’acide, demandent, pour fournir un bon rendement, une grande expérience et une étude approfondie de chaque cas ou condition de leur emploi. Le choix de la vitesse, de l’effort de traction, des intervalles de temps pour la charge de la batterie, sont
- BATTERIE ]
- battebîeJI
- convertisseur, composé d’un moteur et d’une dynamo, ayant un enroulement spécial qui augmente automatiquement sa tension au fur et à mesure de l’état de la charge de la batterie. Au moment où cette charge est terminée, le déclenchement du groupe soit du moteur, soit de la dynamo, se fait automatiquement par un relais ingénieux, influencé par la tension de la batterie.
- Après avoir rentré sa machine au dépôt, le mécanicien n’a donc plus qu’à raccorder la batterie au groupe
- SCHÉMA I)’U\E STATION MODERNE DE CHARGEMENT AUTOMATIQUE DES ACCUMULATEURS
- SYSTÈME OERLIKON
- a, génératrice ; b, moteur ; c, interrupteur automatique ; d, déclanchement à courant maxima ; e, déclanchement à tension nulle ; f, déclanchement à courant minima ; g, interrupteur auxiliaire ; h, relais limiteur de tension ; i, résistance ; k, interrupteur à bouton ; 1, déclanchement à courant auxiliaire ;
- A, ampèremètre ; V, voltmètre.
- des éléments essentiels dont dépendent le bon rendement et la durée des accumulateurs.
- La recharge de ceux-ci, si l’on utilise le système Oerlikon, est automatique. La plupart des installations de force motrice sont à courant triphasé, monophasé ou biphasé, et il y en a même, de celles à courant continu, qui se prêtent à une utilisation directe à la charge de la batterie ; toutefois, en général, les stations de chargement de la batterie nécessitent une surveillance et un réglage continuels pendant la période de la charge. Pour obvier à cet inconvénient, la firme nommée plus haut a imaginé un groupe
- batterie se chargera d’elle-même, suivant les prescriptions voulues, et elle sera mise automatiquement hors circuit lorsque la charge sera achevée. "On conçoit tous les avantages que présente un tel mode de chargement des accumulateurs : régularité absolue de l’opération, sécurité pour celui qui l’el'fectue, aucun risque de détérioration du matériel et, surtout, économie de temps qui est loin d’être négligeable, maintenant que la durée du travail a été abrégée.
- C. RonDELOT.
- Photographies gracieusement communiquées par la Société Oerlikon, à Paris.
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- UN PETIT CENTRAL TELEPHONIQUE AUTOMATIQUE
- Par René DONCIÈRES
- Le problème de la téléphonie automatique, toujours à l’étude dans l’Administration des Téléphones, est résolu en partie avec des procédés et un appareillage souvent très différents, selon l’importance du réseau envisagé.
- Un certain nombre d’établissements privés n’ont pas hésité à faire les frais d’une installation. coûteuse, qui fonctionne d’ailleurs à la perfection, mais que des firmes moins importantes pourraient très difficilement se permettre.
- Pour celles-ci, la Société des Téléphones Ericsson vient de construire un matériel ex-trêmement simplifié, d’un encombrement très réduit puisque tous les organes sont enfermés dans une armoire qui ne mesure pas un mètre de hauteur, pesant, tout équipée, 43 kilogrammes seulement. Ce poste dessert vingt-quatre lignes et il permet cinq conversations.
- L’organe principal est un commutateur rotatif à peine gros comme le poing. Le poste comporte dix de ces appareils fixés sur une réglette verticale et divisés en deux
- groupes de cinq. Le premier de ces groupes est celui des commutateurs d'appel et le second celui des commutateurs de chiffres. Tous sont construits et fonctionnent exactement de la même manière.
- En outre, un certain nombre de relais interviennent, soit pour la commande des commutateurs, soit pour leur blocage, soit enfin pour assurer le fonctionnement de l’appel.
- L’alimentation se fait en batterie centrale sous 24 volts. Le courant arrive au central automatique sur deux bornes, dont l’une est reliée aux organes par un fusible placé extérieurement sur l’armoire. Ce fusible est muni d’un contact d’alarme qui actionne une sonnerie indépendante.
- Le poste de chacun des correspondants se présente sous la forme extérieure d’un appareil ordinaire, avec, en plus, un disque combinateur muni de chiffres disposés en couronne, permettant d’effectuer les émissions d’appel, un bouton d’appel et, intérieurement, un « ronfleur » qui entre en action lorsque le poste est appelé.
- eig. 1.
- GE PETIT
- CENTRAL TÉLÉPHONIQUE AUTOMATIQUE ERICSSON
- Tous les organes sont renfermes dans une armoire qui ne mesure pas un mètre de hauteur.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- :w
- Chacune des vingt-quatre lignes de ces petits réseaux est à deux fils ; en outre, tous les postes sont réunis par un fil commun au pôle positif de la batterie centrale pour leur procurer le courant nécessaire à l’appel. L'enveloppe de plomb des câbles peut d’ailleurs remplacer ce fil commum.
- Avant d'expliquer le fonctionnement de l’appareil automatique, nous allons décrire l’organe essentiel qui est le commutateur rotatif.
- Ce commutateur est constitué par une cage cylindrique faite de quatre couronnes m é t a 11 i q u e s pleines C (fig. 2) alternant avec quatre couronnes de contact A, isolées les unes des autres. L’isolement est assuré par des couronnes d’ébonite qui séparent les précédentes. Chacun des vingt-cinq plots de l’une quelconque des quatre cou-ronnes A est lui-même enchâssé dans un logement ménagé dans l’épaisseur d’une couronne d’ébonite.
- Enfin, l’ensemble est assujetti sur la réglette qui sert de support aux dix commutateurs, à l’aide de cinq boulons à écrous également isolés de l’ensemble par un canon d’ébonite.
- A l’intérieur du cylindre formé par ces couronnes, peuvent se déplacer quatre doubles lames de maillechort B B montées sur un arbre commun I).
- Chaque lame est sectionnée en deux lamelles, sur une certaine partie de sa longueur, par un trait de scie.
- L’une des lamelles est en contact permanent avec la couronne pleine et l'autre appuie sur la couronne des plots, placée immédiatement en-dessous, de sorte ([uc la couronne pleine est toujours en relation électrique avec l'un quelconque des plots A de la couronne inférieure.
- Ajoutons encore que chaque couronne de plots est en quelque sorte doublée par une couronne métallique à denture intérieure parfaitement isolée ; chaque dent alterne avec un vide correspondant de la couronne des plots, de telle sorte que la lamelle circulant sur ces derniers est toujours maintenue
- dans la même position pendant sa rotation, pour éviter sa chute après son passage sur un plot et sa remontée sur le plot suivant. On évite ainsi l’usure de la lamelle, qui, sans cette précaution élémentaire, serait rapidement mise hors d’usage.
- L’arbre portant les lamelles est entraîné par l’intermédiaire d’un électro-aimant A (fig. 3), dont l’armature B porte un cliquet d’entraînement G en prise permanente avec une roue à rocliet P. Un ressort de rappel R ramène l’armature dans sa position de repos après chaque impulsion de courant. Chacune de ces émissions provoque donc la rotation de l’arbre d’une quantité correspondant au passage de la lamelle de m lillechort d’un plot sur un autre.
- Pour appeler, il suffit de soulever de l’appareil son crochet commutateur. Aussitôt un relais, faisant partie de la ligne appelante, entre en action sous l’influence du courant de la batterie centrale dont le circuit est fermé par le décrochage de l'appareil. Ce relais provoque la mise en roule i.nméd ate des cinq commutateurs d’appel, si aucune conversation n’est engagée entre deux quelconques des vingt-quatre postes desservis par l’automatique.
- Dans le cas où une liaison téléphonique serait déjà établie, l'un des commutateurs d'appel étant bloqué par cette communication. les quatre autres commutateurs se mettent seuls en route. Enfin, si tous les commutateurs d’appel sont occupés, le demandeur ne perçoit aucun bruit dans son appareil; ce silence le renseigne suffisamment, et il attend quelques minutes après avoir raccroché son combiné.
- Admettons qu’aucune conversation ne soit engagée. Les électros des cinq commutateurs entraînent les frotteurs à la recherche de la ligne appelante. Car chacune des vingt-quatre lignes que comporte l’installation est reliée à chacun des cinq commutateurs d'appel: ces lignes sont donc multiplées.
- cincuiT
- DU POSTE APPELANT
- SANS EMPLOI
- RELAIS
- .RELAIS DE BLOCAGE
- CIRCUIT DE L’ABONNÉ APPELÉ
- FIG. 2
- OF.TAIL DUS COMMUTA-
- TEURS ROTATIFS
- C C C C, couronnes métalliques pleines; A A A A, couronnes ites contacts; BBBB, lamelles doubles de maille -chort fixées sur F axe 1).
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- 8?
- PETIT
- (EST UAL
- T ÉLÉ P llOS I QU E
- Al TOM A TIQVE
- Les frotteurs des commutateurs d’appel n’ont pas de position de repos, chacun d’eux s’arrêtant sur n’importe quel contact ; ils partent donc tous de points différents et, nécessairement, l’un d’eux atteindra les plots de la ligne dite appelante un peu avant les autres.
- Aussitôt, un relais de déclanchement général entre en action et provoque l’arrêt de tous les commutateurs, y compris celui dont les frotteurs se trouvent sui-les plots de la ligne appelante. Cette opération s’effectue très rapidement ; elle prend juste le temps qui s’écoule entre le moment du décrochage de l’appareil et celui de l’approche à l’oreille.
- Le demandeur actionne alors son disque comhinateur, numéroté de 0 à I (lig. 0). pour effectuer l’appel. Le principe de ce disque est le même que celui des autres automatiques : on engage l’index dans le trou correspondant au premier chiffre du numéro de la personne avec qui on désire converser et on t ourne le disque jusqu’à cc que le doigt atteigne la butée, puis on le laisse revenir en arrière. On fait autant de manœuvres semblables cpie le numéro contient de chiffres.
- La rotation du disque provoque l’envoi d'un certain nombre d’impulsions de courant correspondant à l’emplacement du chiffre sur le disque. Chacune de ces impulsions fait progresser d’un plot, exactement, le frotteur du commutateur des chiffres correspondant au commutateur d’appel qui a trouvé la ligne appelante.
- Admettons, par exemple, que l’on effectue la combinaison là. Le chiffre 1, placé à la fin du disque, nécessitera une rotation totale qui effectuera l’envoi de dix impulsions. Les frotteurs s'arrêtent alors, puis.
- sous l’action de la rotation du disque pour le deuxième chiffre «1, huit nouvelles impulsions seront encore envoyées dans le même commutateur; elles se totaliseront aussitôt avec les premières en faisant avancer les frotteurs de huit ploL.
- Le commutateur des chiffres aura donc tourné d'un angle; correspondant à dix-huit plots, représentant 1 8/25 de tour et s’arrêtera sur la ligne desplots 1 3. Lesdeux plots supérieurs de cette ligne ( fig. 7) étant connectés à la ligne n° 18, les frotteurs du commutateur des chiffres sont alors en liaison électrique avec la ligne 18.
- 11 ne restera plus à l'appelant cpi'à ap-puj-er sur le bouton d'appel. Si la ligne est libre, il entendra lui-même son appel; si elle est occupée, aucun bruit ne lui parviendra à l’oreille. Il lui faudra alors renouveler son appel un peu plus tard.
- Nous avons dit que le combinateur permet d’appeler vingt-quatre correspondants. Dans l'exemple que nous avons choisi (chiffre 18),
- on comprend aisément (pic la totalisation des impulsions de courant (10 -j- 8 = 18) mette la ligne 1 8 à la disposition del’appelanl. Mais si nous appelions (fila même manière le correspondant 21, par exemple, le total des émissions serait de t) -j- 10 10 ; nous
- nous t rouverions donc en présence de la ligne 19 et non de la ligne 21.
- Dans cc cas, et pointons les numéros au-dessus de 20, la totalisation ne peut être obtenue qu’à l'aide d'une combinaison spéciale, en agissant deux fois sur le chiffre 1 pour totaliser vingt émissions et ensuite sur le chiffre 0 qui donne une impulsion. On produit ainsi les vingt et une impulsions nécessaires pour obtenir la ligne d,mandée.
- - -
- riG. 3. — i,i>: commutatf.uk kotatif vu kn
- PLAN
- A, électro-aimant ; B, armature; G, cliquet d'entrainement; B, roue à rochet ; H, ressort de rappel.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- Quand la conversât ion est terminée, le frotteur du commutateur de chiffres vient se placer sur la ligne de plots neutres (il y a 25 plots par couronne pour vingt-quatre lignes). Si l’un quelconque des deux correspondants ne raccroche pas son appareil, la communication demeure toujours établie. L’un d’eux peut donc quitter sa place s’il a besoin de consulter un document, par exemple, et revenir ensuite en ayant toujours la ligne à sa disposition. Il sulïit
- ifl |3 |g 17 CtffntirnreviT va en!Fr/fit,
- Fit:. 7. — schéma de mise
- EN COMMUNICATION DES DEUX ABONNÉS (5 ET 13.
- On voit que la ligne de chaque correspondant est reliée à la fois aux commutateurs d'appel et aux commutateurs de chiffres. Le dessin montre comment est réalisée la liaison entre les deux correspondants par V intermédiaire des commutateurs.
- eig. 5. — l’électro-aimant
- DU COMMUTATEUR rotatif
- d’appuyer sur le bouton d’appel pour avertir le correspondant. Les connexions générales de ce petit central automatique s’établissent comme l’indique notre dessin schématique (fig. 7), qui montre les liaisons entre les postes et les commutateurs d’appel et de chiffres. Chaque poste est relié à la fois aux cinq commutateurs d’appel et aux cinq commutateurs de chiffres. A l’appel, les frotteurs se bloquent sur la ligne de l’appelant et la connexion avec le commutateur de chiffres correspondant s’effectue par l’intermédiaire d’un relais. Le commutateur des chiffres se bloque sur la
- et la connexion s’établit par l’intermédiaire des deux plots du commutateur rotatif d’appel.
- Ce système de téléphonie automatique est extrêmement simple et ne demande pour ainsi dire aucune surveillance. Les commutateurs sont tenus à l’abri de la poussière par un couvercle métallique d’un côté et, de l’autre, par une glace. Un certain nombre fonctionnent déjà dans divers établissements privés, notamment à Paris, à Nantes, à Angers, à Strasbourg.
- Rien ne s’oppose donc à ce que l’administration française installe ce système dans les petits centraux de province pour desservir des réseaux urbains peu importants où il rendrait les meilleurs services.
- Ce minuscule central téléphonique, qui vient encore d’être simplifié — nous l’apprenons au dernier moment — concrétise en
- ligne de l’appelé
- FIG. 6. — UE DISQUE D APPEL PLACE SUR TF- PIED DE U’APPAREIL TÉLÉPHONIQUE
- réalité un nouveau principe de téléphonie automatique qui peut s’adapter à des réseaux de plus de vingt-quatre abonnés. Déjà fonctionnent des postes de cinquante abonnés et prochainement d’autres plus importants seront mis en service. Il est évident que l’administration française sera amenée un jour à desservir automatiquement tous ses réseaux.
- René Doncières.
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- UN LOCH ELECTRIQUE SOUS-MARIN POUR LA MESURE DE LA VITESSE DES NAVIRES
- Par ANDRY
- La marche d’un navire, pour s’effec-tuer avec sûreté et succès entre deux points, est une opération qui dépend directement de la précision avec laquelle les trois mesures essentielles de temps, de direction et de distance sont effectuées.
- Mais les instruments servant à mesurer les deux premières de ces déterminations, c’est-à-dire le chronomètre au cinquième de seconde et le compas (boussole marine), ont, depuis longtemps déjà, acquis un degré de précision telle qu’ils sont devenus des types
- BOURGEOIS
- « standard », perfection que n’avait pas encore atteinte le loch marin pour mesurer la vitesse du bâtiment et, par suite, la distance parcourue en milles.
- En effet, les défauts considérables de la plupart des lochs employés jusqu’à ce jour, c’est-à-dire des lochs remorqués à l’arrière (AR) par une corde, sont maintenant si clairement démontrés qu’on a dû envisager la nécessité de les supprimer totalement et de les remplacer alors par des lochs d’un nouveau type, faisant l’objet d’une ins-
- FIG. 1. -L’ESSAI DU LOCH ÉLECTRIQUE SOUS-MA1UN A LONDRES, EN PRÉSENCE DES DÉLÉGUÉS
- DE L’ « EXPÉDITION AUTOUR DU MONDE DU COMMERCE BRITANNIQUE »
- Au premier plan, à gauche, se trouve l'inventeur de l'appareil, M. ChernikecjJ, capitaine hydrographe
- de Vex-marine impériale russe.
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- 1.0
- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIC. 2. - INSTALLATION' G EN KR AI,K 1)U LOCH
- ÉLECTRIQUE A BORD D’UN NAVIRE
- 1. appareil principal boulonné sur la coque du navire ; 2, câble isolant électrique recevant le courant d'une petite batterie d'accumulateurs et reliant le loch électrique à l'appareil indicateur ; 3, indicateur, interrupteur et tableau des vitesses, installés dans la cabine du pilote. Vappareil, petit dans sa partie extérieure immergée (17 cm.), ne dépasse pas ô0 eentim. en hauteur ; il est grossi à dessein.
- lallation lixe dans la partir submergée de la coque des navires en déplacement. (fia - 2).
- D’expérience a démontré que ce nouveau type de loch doit être installé dans un endroit de la coque tel qu’il soit toujours bien immergé, malgré les diverses inclinaisons du bâtiment provenant du mauvais état de la mer (roulis et tangage très accentués).
- Parmi les lochs les plus modernes employés, on peut citer les deux types suivants : 1° le loch mécanique et électromécanique avec hélice ; 2° le loch hydraulique avec tube Pitot pour vitesse moyenne.
- Lochs mécaniques. — Ordinairement, Taxe (le l’hélice du premier type porte un presse-étoupe qui est forcément la cause d’un frottement toujours assez appréciable.
- Ce frottement est variable selon les vitesses, mais il est surtout sensible aux petites vitesses, pour lesquelles les indications relevées sont tellement inférieures à la réalité que l’emploi de ces lochs, dans ces conditions, devient parfaitement inutile et même dangereux. En effet, il renverse toutes les lois primordiales de la navigation, à savoir qu’il est préférable de se sentir près du danger plutôt que de s’en croire éloigné. En outre, ce type de loch exige un réglage constant, qui entraîne toujours un nouveau calibrage, différent du réglage précédent. Enfin, la difficulté de démontage et de visite intérieure représente pour ce loch un défaut assez grave, dont il faut toujours tenir compte dans la pratique.
- Lochs hydrauliques. — Ces derniers lochs ont un défaut très important : ils sont réglés pour une vitesse moyenne bien déterminée du navire. Il suffît que cette vitesse varie pour que les indications en soient complètement fausses. Dès lors, leur emploi devient pratiquement' sans valeur. D’autre part, l’organisme de ce loch est assez compliqué, à cause du système même de transmission qui relie l’appareil hydraulique à l’organe indicateur/"Il en résulte forcément un réglage fort difficile et, par suite, des erreurs d’appréciation tout à fait anormales.
- Loch, parfait. — Voici, d’après les techniciens, les conditions essentielles que doit réunir un loch parfait : 1 0 donner les indications exactes pour toutes lés vitesses du navire, depuis la plus grande jusqu'à la plus faible ; 2° tous les frottements nuisibles et variables doivent être supprimés ; 3° il doit pouvoir s'installer à l’intérieur du bateau dans un endroit accessible, pour en permettre le démontage facile (visite ou réparation) : 4° il doit être simple, robuste et donner des indications absolument sûres.
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- UN LOCH ÉLECTRIQUE SOUS - MARIN
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- Loch électrique sous-marin. — Le nouveau loch électrique submergé que nous allons examiner a été inventé par le capitaine Chernikeeff, ex-chef hydrographe de la marine impériale russe, à Sébastopol. Ce loch électrique réunit, en effet, les conditions indiquées ci-dessus du loch parfait.
- Il est l’heureuse conception d’un appareil électromécanique placé à un endroit choisi de la cocpie, où ni les hélices, ni les vagues ne puissent avoir aucune influence sur lui. Ce loch est d’autant plus sensible dans' ses indications (pie tous les frottements nuisibles en sont exclus.
- Kn effet, le presse-étoupe de l'arbre de son hélice est supprimé, et la résistance à la rotation, qui est constante à toutes les vitesses du navire, est si faible que, pratiquement, on peut la négliger.
- L’extrémité de l’arbre porte-hélice est supportée par un palier à bille, immergé dans l’huile, et dont le frottement est alors à peu près nul par suite de la
- douceur du roulement (fig. 5).
- Le frottement des balais (contacts électriques) est également supprimé, grâce à un système de vis sans fin, dont le rapport est de 225 à 1 (même figure, page 42).
- La photographie (lig. 1) montre l’essai de ce loch électrique, effectué en présence des représentants de « l’Expé dit ion autour du monde du Commerce britannique », à Londres, essai (pii a prouvé l’extrême sensibilité de cet appareil de mesure de la vitesse des navires.
- Cette sensibilité fut révélée par la présence d'un petit ventilateur actionné par un minuscule moteur électrique de 1/50 IIP, dont le cornant d’air des plus faibles fut pourtant bien suffisant pour engendier la rotation du loch électrique à line vitesse de 25 milles marins à l’heure, soit 1.852 mètres x 25 m. = 40.300 mètres
- nu. 3. — vue d’ensemble nu i.och ki.kctiuquf.
- La partie à Vintérieur du navire comprend : 1, poignée de manœuvre ; 2, écrou-berge à chapeau protecteur ; 3, deux entretoises métalliques ; 4, presse-étoupe bien étanche ; 5, colonne, portant le presse-étoupe ; (>, robi-ncL-valvc ; 7, votant, du robinet-valve ; 8, bride, de fixation de l'appareil à la coque du navire !), près des quittes de roulis. La partie immergée (extérieure) est constituée par le support 10, la boite de contact électrique lie/ la petite hélice. 12. Elle mesure environ 17 cenlim.
- (plus de 40 kilomètres par heure). On peut voir, d’après cette photographie, que l’appareil n’est guère encombrant et peut être transporté facilement par un seul homme.
- Afin de mettre en relief la principale qualité de ce loch, c’est-à-dire sa régularité parfaite pour n’importe quelle vitesse, il nous paraît intéressant de comparer les résultats des essais à Londres, à Ilyde Park, avec ceux effectués ensuite à l’Arsenal de Portsmouth.
- Une distance de un demi-mille marin avait soigneusement été mesurée sur l’étang « Serpentine » de Ilyde Park. Une petite chaloupe à rames, sur laquelle le loch électrique submergé avait été installé, a parcouru cette distance (920 mètres) avec une vitesse égale à 3 milles à l’heure (5 km. 556), qui a permis de constater la ponctualité remarquable des indications de l’appareil.
- A la suite de cet essai, le loch électrique fut démonté et expédié à Portsmouth pour être installé sur le sous-marin <(K-14», en même temps que quatre autres lochs des meilleurs types connus. Des expériences furent alors pratiquées sur le mille d’essais de l’Arsenal (l’Amirauté), à des vitesses variant de 3 à 21 nœuds (le nœud valant 1.852 mètres). Le loch électrique sous-marin a donné des résultats très précis, sans exiger le moindre réglage, malgré les variations de vitesse du sous-marin, tandis qu’il fut nécessaire de régler, à diverses reprises, tous les autres types de lochs, sans obtenir, malgré cela, une ponctualité rigoureuse dans leurs indications. C’est grâce à des études approfondies, ayant duré plus de sept ans, que ce loch électrique a pu atteindre un tel degré de simplicité, de solidité et de précision.
- Voyons maintenant la description détaillée et l’installation rationnelle de ce nouveau type de loch à bord des navires.
- Description du loch électrique. — On installe ce loch sur la coque du navire 9 le plus rires possible des quilles de roulis :
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- PLANCHE T AIT,S DE LA PARTIE IMMERGÉE DU LOCH ÉLECTRIQUE
- A, boîte de contact électrique du loch ;
- B, écrou de serrage ; C, hélice du loch fixée sur l'axe de rotation ; I, ressort isolé :
- 1C, interrupteur-commutateur Jcrmunl le circuit vingt J’ois par 'mille marin parcouru. La boîte de contact (figure de gauche), située en 1, porte à h intérieur un petit contact métallique 2 relié par un fil électrique isolé 9 avec la batterie d'accumulateurs et F appareil indicateur (voir figure 6); 3, cannelure dans laquelle s'engage l'ergot (à la base) de la boîte de contact A ; 4, carter protecteur de l'hélice
- du nouveau loch électrique sous-marin.
- il s'y trouve fixé par six boulons au moyen d'une simple bride 8. (Voir fig. 3.)
- Le loch électrique se compose essentiellement de deux parties distinctes : l’une située à l’intérieur du bateau et l’autre à l’extérieur, comme l’indique bien la figure 2, page 40.
- La partie intérieure se compose d’un robinet-vanne 6 muni d’une bride de fixation 8, et elle est surmontée d’une colonne 5 portant un presse-étoupe 4. A l’extrémité se trouve une poignée de manœuvre 1 reliée à l'appareil à l’aide de deux entretoises 3.
- La partie extérieure immergée est constituée par un support 10, une boîte de contact électrique 11 et, un propulseur (hélice) 12. Le support 10 traverse le robinet-vanne 0, la colonne 5, le presse-étoupe 4
- et est fixé à la poignée, à l’aide d’un écrou-berge 2. Un câble électrique isolé passe à travers l’écrou 2, le presse-étoupe 4, la colonne 5 et communique avec le contact du mécanisme de la boîte 11 (contact électrique).
- L’opération de la rentrée de ce loch dans l’intérieur du bâtiment s’opère facilement en quatre temps, comme il suit :
- 1° On ouvre le robinet-vanne 0 à l'aide du volant 7 ; 2° on desserre les entretoises 3 ; 3° on rentre le support 10 au moyen de la poignée 1 dans l’intérieur de la colonne 5 et un peu au-dessus du robinet-vanne 6 ; 4° on ferme le robinet-vanne 6. A la suite de cette opération, le loch électrique peut être sorti aisément de la colonne 5 pour être visité et enfermé ensuite soigneusement dans une boîte spéciale contenant les pièces de rechange de l’appareil.
- Celles-ci consistent en une boîte de contact avec hélice et un bouchon intérieur qui clôt le presse-étoupe 4, l’écrou 2 étant enlevé. Ce bouchon intérieur est, en effet, d’une grande utilité pour préserver la colonne 5 contre la rentrée possible des matières étrangères diverses et afin d’assurer l’étanchéité de l’ensemble de l’installation.
- Détails de la partie immergée et montage (fig. 4 et 5). — La boîte de contact électrique 1 porte à l’intérieur un petit contact métallique 2, relié par un fil électrique isolé 9 avec la source du courant électrique et avec l’appareil indicateur. Un ressort J, parfaitement isolé de l’armature de la boîte, communique avec le contact 2 et avec un commutateur-interrupteur K qui ferme exactement le circuit, vingt fois par mille marin (1.852 m.) parcouru. L’hélice 4 est
- El G. 5. - LA BOITE DE CONTACT DU LOCH
- C'est la coupe de la boîte A, déjà représentée sur la planche 4, à plus petite échelle : A, axe porte-hélice du loch ; B, bride ; C, filetage pour la vis de fixation ; D, support du ressort I ; E et F, vis sans fin en prise directe ; G, bille du palier ; H, filetage de l'écrou de serrage B (fig. 4, à droite).
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- UN LOCTI ÉLECTRIQUE SOUS -MARIN
- 43
- fixée sur l’axe de rotation A au moyen d’une clavette et d’une vis. Le mouvement de rotation de l’axe de l’hélice est transmis au commutateur K par le double système de vis sans fin E, F.
- L’axe A est supporté d’un côté par une bride et de l’autre par la bille même du palier.
- Le montage se fait en fixant l’hélice 1 sur son axe A à l’aide de la clavette et de lavis ; en plaçant ensuite dans la boîte 1 les pièces assemblées de la planche 4, de façon que l’ergot (figure 5) s’engage dans la cannelure o ; en remplissant enfin la boîte d’huile minérale extrêmement fluide et en serrant l’écrou B à bloc, tout en ayant soin que les index ou repères marqués sur l’écrou et sur la boîte de contact se trouvent exactement sur la même ligne droite.
- Le remplissage d’huile de la boîte, tout en assurant un graissage parfait, préserve les contacts électriques contre les étincelles et, par conséquent, contre les érosions.
- En outre, l’huile minérale chasse tout l’air contenu à l’intérieur, ce qui donne à la boîte l’étanchéité nécessaire, car tous les orifices sont bouchés hermétiquement par les cônes à friction, sauf, bien entendu, le presse-étoupe de l’axe A de rotation.
- Les diverses pièces de ce loch qui se trouvent en contact avec l’eau de mer, sont en bronze spécial très résistant, afin d’éviter l’oxydation.
- Indicateur et tableau des vitesses. — Le cadran de l’appareil, qui indique la distance parcourue à l’aide du loch électrique sous-marin, est gradué de 1/20 à 10.000 milles marins. Le tableau de distri-
- bution (fig. 6) comporte un voltmètre, un tableau des vitesses et trois interrupteurs pour les destinations suivantes : 1° enclenchement périodique du voltmètre pour la vérification du voltage de la petite batterie d’accumulateurs ; 2° enclenchement de l’indicateur de la distance parcourue par le navire ; 3° enclenchement de l’indicateur à aiguille indiquant la vitesse exacte du bateau.
- Le tic tac du premier indicateur fonctionne toutes les fois que le navire a parcouru un vingtième de mille. Avec un chronomètre à seconde, il est facile de mesurer l’intervalle de temps écoulé entre les deux tic tac et de déterminer ainsi, à chaque instant, la vitesse exacte du bâtiment pour la comparer avec celle donnée directement par le second indicateur.
- La consommation d’énergie est des plus faible, et une batterie de 6 volts et 70 ampères est largement suifisante pour un travail du loch sur 50.000 milles de navigation (1)2.600 kilomètres). Les index de l’appareil du.premier indicateur peuvent être ramenés très facilement à zéro.
- La simplicité extrême de la surveillance et de l’entretien du loch ChernikeelT, ainsi que l’exactitude de ses indications sont les principaux points du problème résolus
- ___________ victorieusement
- par l’inventeur russe.
- A l’aide de ce loch, on peut réussir toutes sortes d ’ expériences scientifiques, par exemple : déterminer la vitesse, à des points différents, des cours d’eau et des fleuves, qu’indique exactement cet appareil, ou encore l’entraînement de l’eau par la coque du bateau en marche,
- l-'ICJ. 6. - APPARE1R INDICATEUR DES MIREES
- PARCOURUS ET TABUEAU DES VITESSES (“ SPEEDS ”) La figure supérieure représente le cadran de l'appareil indiquant la distance parcourue ; il est gradué de 1/20 à 10.000 milles marins. En dessous, se trouve la table des vitesses située sur le tableau de distribution qui comporte un voltmètre et trois interrupteurs.
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- 14
- LA SCIENCE ET LA
- VIE
- KKS. 7. - STAND DES I.OC11S ELECTRIQUES SOUS-MARINS DU CAPITAINE CH KRNIKEEEF, A
- j/EXPOSITION INTERNATIONALE DK l'oi.YMIM A (LONDRES. 1 !)2!})
- dont on peut obtenir la courbe en plaçant le loch en diverses parties de la coque et en le sortant plus ou moins en dehors du bord.
- Hulin, en cas de brume très épaisse, les capitaines, avec un tel loch donnant des indications absolument sûres, surtout aux vitesses réduites, éviteront bien des sinistres, comme, au mois d’août de l’année dernière, l'accident du steamer anglais Princcssc-Ena, qui s’est heurté aux récits des Minquicrs par
- brouillard épais et dont les deux cent dix-sept passagers ont dû gagner la terre dans les embarcations de sauvetage du bord.
- Les conditions de travail en mer sont, en général, si pénibles qu'on ne saurait négliger aucun moyen susceptible de le faciliter, et la description détaillée du loch (éhernikeeff confirme une fois de plus la raison d’être de la maxime : « La simplicité est le
- seul chemin de la perfection ».
- And r y-Bourgeoi s .
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- LES PELLES MECANIQUES ROTATIVES
- Par Eugène BRILLAUD
- Un appareil permettant de résoudre tous les problèmes du terrassement par ses applications diverses et de transformation ext émeincnt facile, tel est le but que se sont proposé les constructeurs de la machine que nous allons décrire.
- Il s'agit d'un engin qui sert à la fois de pelle à rotat ion totale, d’excavateur pour la construction d'égouts ou de tranchées, de pelle à grande hauteur d’excavation, d’excavateur à benne traînante ou dragline, de grue ordinaire et enlin de benne preneuse. Cet engin est monté sur « chenilles », ou sur roues à jantes plates, ou bien sur roues à boudin pour circuler sur voies normales, et, grâce à l'interchangeabilité des roues, il peut
- être facilement transformé d'un mode l e roulement à l’autre. Dans le roulement à caterpillars ou à chenilles, toutes les chaînes de commande ont été éliminées, la propulsion est réalisée par des engrenages directs.
- Le châssis est construit en laminés massifs de 881 millimètres ; la grande couronne dentée, très rigide, est boulonnée sur le châssis. Celui-ci est établi de telle façon qu'il peut s’adapter aux trois modes de roulement indiquées; la transformation peut donc se faire aisément sur place et à peu de frais.
- Avec la pelle universelle (Bueyrus), qui est à révolution totale, on peut effectuer en carrière tous les travaux d'importance moyenne et dans des terrains de dureté moyenne. Dans les grands travaux, c’est-à-dire pour de grands cubes de terrassement, ouvertures de tranchées dans un sol dillicile, dans les roches, par exemple, on emploie un autre modèle, plus puissant, la pelle dite « type chemin de fer ». dans laquelle la Ilèehe seule
- FIG. 1. -- I.A PELLE ROTATIVE
- ÜNJ VERSELLK D'EXCAVATION,
- TYPE ERIE SllOVEI, DE I.A « BH1.L ENGINE CY »
- Celle pelle à rotation totale (type courant) donne une production horaire de 60 à 80 mètres cubes dan> Vexcavation en butte, comme dans le déblaiement actuel des fortifications de Paris. Sous la main di mécanicien, se trouvent les trois leviers de commande : celui de gauche actionne le moteur principal pom le hissage de la pelle : celui du milieu met en action le moteur de flèche qui, à Uaide d'une crémaillère fait pénétrer le godet èi quatre dents dans lejront de taille ; celui de droite permet la rotation de Vensembh de l'appareil. La pelle se vide par déclenchement de son fond mobile, comme le montre la figure.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- FIG. 2. -- TYPE UK lMîLLli ROTATIVE ACTIONNÉE PAR LA VAPEUR
- L'ensemble repose sur une section de voie ferrée par l'intermédiaire de deux bogies.
- FIG, 3. -- PELLE ROTATIVE D’EXCAVATION A DÉBIT TRÈS IMPORTANT
- Cet appareil, très robuste, est surtout employé pour le creusement des tranchées de voies ferrées.
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- LES PELLES MÉCANIQUES ROTATI V ES
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- n’est orientable que de 180 degrés. Le châssis, monté sur bogies à voie normale, restant fixe, est capable d’un effort d’arrachement allant de 25 à 80 tonnes. Aucune nature de terrain ne peut guère lui résister (fig. 3 et 4).
- L’ensemble puissant de cet outillage sert à creuser des canaux, à ouvrir des tranchées, extraire des minerais, pratiquer les fouilles. Les engins se font indifféremment soit à commande à vapeur, soit à commande électrique, ou encore à moteur à essence où à
- qui, au moyen d’un câble, soulève le godet en désagrégeant la matière dont il se remplit; 3° le déversement s’effectue en faisant pivoter la machine, à l’aide d’un moteur spécial, jusqu’à l’aplomb du wagon devant évacuer les déblais. Ceux-ci tombent dans le wagon après ouverture de la porte-charnière qui forme le fond du godet et qui est manœu-vrée, de la cabine de l’opérateur, au moyen d’un câble et d’un taquet de verrouillage.
- On peut voir, depuis quelque temps déjà,
- FIG. 4. -- PF LUE ltOTATIVE A VAPEUR AMÉRICAINE DU TYPE « BUCYRUS »
- Celte machine à rotation complète est employée dans la carrière de pierre de la Bacine Cy, dans l'Etat de Wisconsin, aux Etats-Unis. Le champ de pierre étant fracturé d'abord par les explosifs, on en extrait ensuite aisément les morceaux à l'aide de la pelle excavatrice.
- l’huile lourde ; ils sont automoteurs. Munis de roulements à chenilles (caterpillars), ils peuvent se mouvoir alors sur des terrains accidentés et même peu consistants (sables).
- Leur rendement (quantité de matériaux enlevés) va, pour les petites pelles à révolution totale, de 50 à 150 mètres cubes à l’heure et, pour les pelles du type chemin de fer, de 100 à 400 mètres cubes.
- •Suivant l’importance de l’engin, il faut de deux à quatre hommes pour en assurer la manœuvre. Le fonctionnement de l’appareil s’effectue aisément par la commande conjuguée de trois moteurs : 1° le moteur de flèche qui, par le moyen d’une crémaillère fait pénétrer le godet à dents dans le front de taille ; 2° le moteur de levage
- des pelles semblables d’excavation en fonctionnement entre les portes Dauphine et Maillot pour la démolition et le déblaiement des fortifications de la Ville-Lumière.
- En fait, l’universalité de cette machine résulte de ses nombreuses applications, qui peuvent être effectuées instantanément sur tout chantier, et permettent de résoudre tous les problèmes de terrassement :
- 1° La pelle à rotation totale donnant une production horaire de 60 à 80 mètres cubes pour excavation en butte (fig. 1 ) ; 2° la pelle rotative à rotation entière pour construction de tranchées ( iig. 3) ; 3° la grue excavatrice à benne preneuse avec production horaire de 60 à 80 mètres cubes ; 4° l’excavateur à benne traînante, engin
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- LA SCIENCE ET
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- dénomme « dragline », servant pour les excavations en fouille, avec une production horaire de 65 à 80 mètres cubes ; 5° la grue ordinaire, d'une force de 9 tonnes à 0 mètres d’élévation. Dans toutes ces applications, l’appareil est monté, soit sur un train ou truc routier à larges jantes (roues de 914 millimètres de diamètre sur 457 millimètres de largeur), soit sur roues à boudins, peur voie normale ; enfin sur eaterpillars.
- Dans le type « dragline », un tambour
- tranchées, ils possèdent un bras de longueur spéciale pour le godet, d’un type particulier de 0 me. 759 ; les câbles sont plus longs. On pourrait se servir du godet normal, mais cela est peu recommandable pour des travaux importants à l’aide de pareils excavateurs. Enfin, avec la pelle à hauteur de levage, la flèche et Je bras du godet ont chacun une longueur spéciale, avec des câbles plus longs.
- Dans le type courant, le moteur principal pour la pelle à vapeur est à cylindres jumelés,
- FIG. 5. ru LMi ROT ATI VF A VA l’FUR KML’LOYFF i'OlIt LFS TRAVAUX D FXCAVATION
- DF LA DFRNTFRF SFCTION DU CANAL DK PANAMA
- supplémentaire est monté, sur l’arbre, du treuil, avec, frein, embrayage et cylindre de commande ; leviers de commande ; câbles supplément aires : poulie universelle; flèche spéciale avec poulies ; pelle exeavatriee en forme de godet-cuillère.
- Dans le type grue » on a les mêmes transformations (pie pour le « dragline », mais sans la poulie universelle. En outre, un câble de contrepoids avec trolley et des engrenages de propulsion à grande vit esse ; un crochet d’enlevage avec un moulle robuste.
- Dans l'excavateur à benne preneuse, les transformations i-oiT semblables à celles de la grue, mais alors avec une benne preneuse à la place du crochet précédent.
- En ce qui concerne les excavateurs de
- type horizontal de Kit . . 177 millimètres. A l'aide d’un levier spécial de changement de marche, on obtient le renversement en ouvrant un tiroir dans le dôme de la vapeur, comme pour les moteurs de la flèche et de l'orientation. Ceux-ci sont à cylindres jumelés de 127 x 127, du type horizontal à tiroir cylindrique. Le moteur spécial de l’orientation est monté directement sur la pièce centrale de la plate-forme pivotante ; le moteur du treuil est monté sur des consoles en acier coulé fixées sur la flèche. Le mécanisme de l’orientation est monté sur le devant, au lieu de l’arrière de l’appareil.
- Telles sont les prT.cipales earadérisliques de la pelle rotative exeavatriee universelle.
- Eugknf Brillaud
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- LES ACTIONS A DISTANCE PAR TRANSMISSION ONDULATOIRE DE L’ÉNERGIE
- Nature et mode de propagation des ondes hertziennes
- Par Rene
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- Pourquoi les ondes hertziennes suivent-elles la courbure de la Terre, comme l’attestent les longues portées obtenues.
- Nous n’avons, au moyen de notre ligure I (1), considéré que des fronts d’ondes de même hauteur que l’antenne et se dirigeant perpendiculairement à elle, limités que nous étions, d’ailleurs, par les dimensions de notre papier.
- Il est évident que le mouvement orbitaire des électrons du plan horizontal supérieur n’est pas sans influencer de proche en proche les électrons des couches plus élevées, et cela jusqu'à, peut-être, la limite de l'atmosphère terrestre, c'est-à-dire jusqu’aux derniers électrons. Or, plus on s’élève dans l’atmosphère, plus l’air se raréfie, moins sont nombreux, par conséquent, les électrons, mais plus grande aussi est leur mobilité puisqu'ils .risquent moins de se rencontrer et de se heurter les uns les autres, et plus grande, par conséquent, est leur faculté de se déplacer.
- 11 s'ensuit (pie l'amplitude des mouvements orbitaires augmente avec l’altitude, en raison de la raréfaction croissante, tout en s’amortissant moins vite en raison de la plus grande mobilité des corpuscules de l’atmosphère.
- A ce sujet, observons qu'il est fort possible qu’à une certaine altitude --- très élevée -— les électrons en mouvement ne puissent plus, si grand que soit le diamètre des orbites cprils décrivent, rencontrer d’autres électrons sur leur passage ; cela marque, évidemment. le terme de l'onde en hauteur, en admettant, bien entendu, que la dissipation de l’énergie initiale n'ait pas amené ce terme bien avant.
- Observons encore que la mobilité réduite des électrons se trouvant le plus près du sol
- (1) Voir les doux premiers articles dans les nos 70 (octobre 1023, page 313) et 77 (novembre 11)23, nage 125).
- BROCARD
- est accrue pour une autre raison que la pression de l’air et qui est la présence même du sol. Si la surface de ce dernier ne marque pas, en effet, la limite inférieure de la zone où le phénomène oscillant peut s’observer — la Terre n’est qu’un obstacle relatif à la propagation de l’onde >1 n'en marque pas moins la limite de la zone où le dit phénomène s’amortit le moins rapidement (il est évident (pie plus on s’enfonce dans le sol, plus la mobilité des corpuscules diminue, plus vite, par conséquent, l'oscillation qui leur est impartie s’amortit).
- Le sol serait-il donc aussi uni et même poli qu'on le voudrait que cette surface de démarcation de deux milieux si différents produirait encore un freinage du pied de l'onde. Ce freinage, joint aux effets que nous avons expliqués plus haut, entraîne comme conséquence l’irrégularité à la fois du profil du front de Tonde et du plan contenant ce profil ; d’une part, le minimum d'amplitude se trouve ainsi à la base et le maximum au sommet (lig. 4) : d’autre part, le front d’onde est incliné ou mieux rabattu vers la Terre, ce cpii revient à lui l'aire suivre la courbure de cette dernière. O’esteequi explique pourquoi, nonobstant l’extinction plus rapide du mouvement oscillant au ras du sol, il est encore possible de recevoir les ondes à de très grandes distances de l’antenne d’émission, si le < coup d'archet » initial, c'est-à-dire le mouvement oscillant dans la dite antenne, a été suffisamment énergique. Dans le cas contraire, il est évident (pie, à partir d'une certaine distance, les chocs des corpuscules en mouvement orbitaire sur ceux (pii ne le sont pas encore peuvent sullire à absorber l'énergie restante eles premiers et, par suite, à arrêter la preipagatiem de l’onde.
- Cette explication du fait constaté ele la propagation des ondes hertziennes autour ele la Terre a au moins le mérite d’être simple : d’aucuns la trouveront, sans doute, naïve. En tous les cas, elle nous évite de suivre certains physiciens dans ele com-
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- plcxes, subtiles, mais décevantes hypothèses.
- Les uns, comme Heaviside, proposent d’admettre l’existence, dans les hautes régions de l’atmosphère, d’une sorte de miroir électrique formé de gaz ionisés ou conducteurs, qui réfléchirait les ondes vers la terre sans les diffuser ni les mélanger. Les ondes se déplaceraient ainsi autour du globe, dans une région où l’air ne serait pas conducteur. Mais Heaviside, pas plus que ceux qui adoptèrent son raisonnement, n’a pu fournir aucune raison valable pour expliquer comment il se ferait que cette couche supérieure d’air raréfié serait et demeurerait si bien conductrice, de surface inférieure nettement délimitée et si parfaitement réfléchissante, totalement exempte, par conséquent, des moindres ondulations, etc...
- FIG. 4. — L’AMPLITUDE DKS ONDES HERTZIENNES, QUI EST, PRATIQUEMENT, LA MÊME A I.A SURFACE DE LA TERRE , VA S’AMPLIFIANT PROGRESSIVEMENT AVEC L’ALTITUDE
- Des savants de la valeur d’un Eliliu Thompson s’élèvent aujourd’hui avec force contre cette hypothèse qui, suivant l’expression de ce dernier, « entraîne l’imagination trop loin et ne correspond «à aucun fait réel » ; et, comme le dit encore Thompson : « Les calculs (calculs savants effectués non pas pour vérifier l’hypothèse d’Heaviside, mais pour tenter d’expliquer des résultats purement expérimentaux, à savoir, le chemin courbe suivi par les ondes autour de notre planète) peuvent être parfaitement valables, mais ils ne rendent pas valable l’hypothèse elle-même. »
- Les moins ingénieux des physiciens-électriciens se contentent de dire, mais sans l’expliquer davantage, que, lorsque les ondes rencontrent le sol, elles y engendrent des courants, qui modifient la forme des dites ondes et les amènent à suivre la courbure de la Terre....?
- Ainsi, pour nous résumer :
- Les orbites des corpuscules en mouvement oscillant vont croissant de bas en haut.
- Elles vont décroissant, à partir de l’antenne, dans les plans horizontaux et d’autant plus vite que ces plans sont plus rapprochés du sol.
- L’amortissement et, par conséquent, l’extinction du mouvement oscillant est plus rapide au ras du sol, d’où une inclinaison progressive du plan de l’onde et la propagation de celle-ci suivant une courbe qui lui permet de contourner la Terre sur de grandes distances.
- Pour donner une idée approximative des positions successives prises par le front d’onde, nous sommes ainsi amenés à apporter d’importantes retouches à la représentation des différents profils que nous avons donnés précédemment ( fig. 1, 2, 4) (I) et à construire une figure nouvelle qui se rapprochera davantage de la réalité (fig. 5).
- Tout ce qui précède nous conduit à penser que la propagation de la lumière dans les espaces interplanétaires et, d'une façon générale, le vide absolu, s'opère par déplacement en ligne droite de corpuscules matériels élémentaires rayonnés par les corps lumineux.
- VI
- Essai de vérification expérimentale.
- Masse des radiations. — Dès 1873, Maxwell a établi que toute radiation (chaleur, lumière, électricité, etc.) agit à la façon d’un projectile, en exerçant une pression de recul sur sa source et une pression en avant
- (1) Figures 1 et 2 dans notre premier article (La Science et la V ie, n° 76 d’octobre 1923).
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- PROPAGATION DES ONDES HERTZIEN N ES
- il
- sur le corps qu’elle rencontre et qui l’absorbe ou la réfléchit.
- D’autre part, sir J. J. Thomson a montré, en 1881, que lorsqu’un corps est électrisé, son inertie est augmentée. A une certaine charge électrique correspond donc un supplément déterminé de masse, la masse électromagnétique, que l’on qualifiait prudemment de masse « fictive » ou « apparente » ; mais qu’est-ce qu’une masse fictive qui aurait toutes les propriétés de la masse, sinon une véritable masse ?
- Enfin, Einstein a prouvé et établi irréfutablement l’équivalence de la masse et de l’énergie, autrement dit que la masse n’est qu’un aspect de l’énergie. Nous disons qu’il y a matière lorsque nous percevons un effet de masse, ce qui est notre manière de percevoir l’existence d’une énorme accumulation d’énergie latente ou potentielle ; nous disons qu’il y a pro- Ante, duction d’un phénomène d’énergie lorsqu’une portion de cette énergie latente, c’est-à-dire une masse extraordinairement diluée, est transportée d’un corps à un autre.
- Il n’existe donc, dans l'univers, qu'une substance unique capable de se manifester sous divers aspects transmutables entre eux, parmi lesquels se trouve la propriété appelée masse ou inertie, susceptible d'apparaître à nos yeux sous la forme que nous appelons énergie.
- Or, une radiation quelconque, et, notamment, une radiation lumineuse, n’étant qu’un transport d’énergie, possède de la masse. Toute radiation a donc une masse, c’est-à-dire qu’elle.est soumise à la gravitation et a, par conséquent, un poids.
- Déviation d'un rayon lumineux dans un champ de gravitation. — Einstein a déduit de sa théorie de la relativité généralisée qu’un rayon lumineux subit, dans un champ de gravitation, une déviation analogue à celle qu’y accuse un corps animé d’un mouve-
- ment accéléré. D’après cette théorie, vérifiée expérimentalement lors de l’éclipse de soleil du 29 mai 1919, un rayon lumineux voisin d’un corps céleste est courbé vers celui-ci.
- Mais qu'est-ce qu'un rayon lumineux, visible ou invisible ? — Si, par rayon lumineux, on entend la trajectoire rectiligne
- d’un électron dans d’admettre, dans le rayon lumineux soit dévié
- le vide, il est facile premier cas, qu’un par le champ
- no. 5. LES ONDES HERTZ TENNES ÉTANT FREINÉES FAR I.E SOL ET AYANT UNE AMPLITUDE D’AUTANT PLUS GRANDE QU’ELLES SE PROPAGENT DANS DES COUCHES PLUS ÉLEVÉES DE L’ATMO-SPIIÈRE, SONT EN QUELQUE SORTE RABATTUES VERS LA TERRE ET RAMENÉES AINSI A SUIVRE LA COURBURE DE NOTRE PLANÈTE
- de gravitation d’un astre, comme l’a montré Einstein ; dans le deuxième cas, qu’il soit dévié par un champ magnétique, puisque l’électron qui trace en quelque sorte ce rayon est un élément ayant de la masse.
- Par contre, dans la théorie ondulatoire, ne peut être considérée comme un rayon lumineux (pie la trajectoire fictive, simplement géométrique d’un point pure- . ment arbitraire pris sur un front d’onde lumineuse. Pour q ue cette trajectoire puisse être supposée déviée par un champ de gravitation, il faut admettre soit que l’onde elle-même est déviée ou bien qu’une certaine portion du milieu qui, en vibrant, forme cette onde, peut être déformée par le champ en question. La première hypothèse est invraisemblable, puisque l’onde n’est que le reflet d’un mouvement ; la seconde ne l’est pas moins, puisque le milieu en question est le vide ou l’éther impondérable, immatériel, des physiciens.
- Conclusions
- Les ondes électromagnétiques du genre des ondes hertziennes sont engendrées à la surface de la Terre par une action purement mécanique de frottement : frottement d’électrons animés, à la surface d’un conducteur, d’un mouvement extraordinairement rapide de va-et-vient contre les électrons des atomes ou molécules gazeux et, bien entendu, également, les électrons libres de l’air baignant le dit conducteur, ce mouvement reproduisant— à une échelle différente, voilà tout —
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- LA SCI EN CIC ET LA VIE
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- celui des électrons en vibration d'un corps lumineux baignant dans un milieu matériel gazeux.
- Le transport à distance de l’énergie initiale de ce frottement s’opère par mouvement vibratoire synchronique et pratiquement instantané de tous les corpuscules contenus dans la portion d'atmosphère nécessaire à la dissipation totale de la dite énergie.
- Puisque l’on paraît admettre, aujourd’hui, un seul constituant universel de la matière, qu’on 1’appclle encore « électron » ou qu’on le baptise « énergon », comme l’a fait M. Tomasini, on ne peut admettre plusieurs énergies. Celles que nous qualifions de lumineuse, calorifique, électrique, électromagnétique, acoustique, Vénergie potentielle même, ne sont que les multiples aspects d’un unicjue phénomène original : la mobilité perpétuelle, mais infiniment variable, de l’ultime constituant universel de la matière, mobilité sur laquelle nous avons le moyen d'injiuer. C’est parce que cette mobilité est essentiellement variable et que nous savons la faire varier, qu’elle peut produire des effets qui nous apparaissent différents.
- L’agitation moléculaire et,par conséquent, atomique et électronique est-elle désordonnée, nous sommes en face du repos relatif de la matière et de l’énergie potentielle (1). Est-elle dirigée, orientée, nous sommes en présence d’énergie cinétique, ce qui revient à dire de matière en état de déplacement.
- René Brocard.
- (1) Le repos absolu correspondrait à la mort physique de la matière, c’est-à-dire à un état oii tout mouvement vibratoire de la matière cesserait lui-môme, état incapable de se révéler à nos sens autrement que par l’impression du vide parfait. Peut-être ne faut-il chercher à l’éther d’autre origine que cette négation totale de ce que nos sens traduisent par le mot « mouvement ».
- Nous rappelons à nos lecteurs qu’ils trouveront chez tous les libraires ou, à défaut, à nos bureaux, 13, rue d’Engliien, Paris (10% l’ouvrage dans lequel noire collaborateur M. René Bkocaiîd a exposé ses idées sur la nature et le mode de propagation des ondes hertziennes, en même temps que les connaissances élémentaires nécessaires à une claire compréhension de la radiotéléphonie. Cet ouvrage de 200 pages et 77 dessins, préfacé par l’éminent professeur Jean Becquerel, est le premier d’une collection de vulgarisation éditée par nos soins et dont le deuxième volume : « VElectricité au Foyer du même auteur, est paru récemment. L’un el l’autre ouvrages ne sont vendus que 6 francs (franco 6 fr. 75, pour la France et ses colonies, et 7 fr. 50 pour l’étranger).
- UN MOYEN EFFICACE DE DÉTRUIRE LES SOUCHES D’ARBRES
- Pour bien défricher un terrain, il ne suffit pas de couper les souches d’arbres au ras du sol ; il faut aussi détruire complètement les racines de ces souches, sinon le soe de la charrue s’y briserait. Arracher les souches n’est guère pratique, d’autant que, souvent pourries, elles éclatent en morceaux ; leurs racines, au contraire, bien enfouies dans la terre, se conservent pour ainsi dire indéfiniment, et, pour s’en défaire, on ne peut que les couper aussi profondément que possible.
- Un moyen efficace de détruire le tout sans difficulté est indiqué à notre confrère PopuJar Méchantes Magazine par un lecteur qualifié. M. «J.-V. Ro-mig, d’Allcntown.
- Ce moyen consiste à percer un trou d’environ 38 millimètres de diamètre et de 75 à 100 millimètres de profondeur
- dans chaque souche, au cours de l’été, alors, par conséquent, que les souches sont bien sèches. Dans ce trou on verse trois grandes cuillerées de salpêtre ; on bouche le trou avec des déchets de bois et. de la terre. L’été suivant, on débouche, on remplit le trou de pétrole et on met le feu. La souche ainsi enflammée brûle assez rapidement à l’air, puis lentement mais sûrement dans le sol et jusqu’à combustion complète de toutes les racines, car le salpêtre, durant l’année qui s’écoule entre son introduction dans la souche et son inflammation, a pénétré complètement dans tout le bois et, en l’imprégnant, l’a transformé en une véritable composition à combustion lente. Il est facile de me'trc à l’essai ce procédé, qu’on assure être infaillible et très économique.
- TROU DE 38
- BOURRAGE EN DÉBRiS DL BOIS
- -SALPETRE
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- L’INDUSTRIE DES « POIDS LOURDS »
- A ENCORE RÉALISÉ DE SENSIBLES PROGRÈS
- Par Paul MEYAN
- Le deuxième Salon de l’Automobile de 1923 a été une véritable surprise pour beaucoup de visiteurs insuffisamment prévenus. Relégué jusqu’ici dans des annexes, pendant que la voiture de tourisme et de luxe tenait ses assises plus mondaines qu’instructives au Grand Palais, le véhicule industriel était, en quelque sorte, ignoré. Mis à son tour dans le cadre auquel il a droit, il a permis de constater les très grands progrès que nos ingénieurs et nos constructeurs ont réalisés dans la fabrication et les applications diverses du moteur à explosions.
- La métallurgie qui, déjà, du fait même des besoins de l’automobile, avait produit des aciers plus légers, plus résistants, se montre
- aujourd’hui, avec des métaux à base d’aluminium, en très grands progrès. Les pièces les plus importantes d’un châssis : longerons, carters de moteur, de changement de vitesse, de pont-arrière, des essieux même, peuvent, d’ores et déjà, être établis avec le même encombrement, et être fondus dans les mêmes moules que ceux des pièces coulées en acier, et, pour un même coefficient, de résistance, pèsent GO % de moins que ces dernières pièces. Ce n’est pas pour dire que, dès maintenant, la perfection est atteinte et que l’acier et la fonte doivent être dorénavant abandonnés, mais le progrès que réalise l’Alpax, ce métal nouveau, alliage à 13^% de silicium, est considérable
- LA NOUVELLE POMPE A INCENDIE, DITE « DE PREMIER SECOURS )), SYSTEME DELAIIAYE, DES SAPEURS-POMPIERS DE LA VILLE DE PARIS
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- et marque une importante étape dans la marche toujours ascendante de l'industrie automobile. Le poids, dans la construction mécanique, n’est-il pas le plus redoutable ennemi? Or, certains constructeurs ont exposé au Salon des camions capables de transporter 10 tonnes, la charge entière d’un wagon.
- Le camion lui-même pesant déjà 6.000 kilogrammes, c’est 16 tonnes qui sont appelées à rouler à 20 kilomètres à l’heure sur des routes qui n’ont jamais été construites pour supporter pareille charge à pareille allure. Le problème dé la route se trouve donc intimement lié à celui du véhicule industriel, dont on aurait tort d’augmenter ainsi le poids.
- Si la construction de ce puissant engin constitue un progrès, elle devient, par contre, un fléau pour la durée de la chaussée, dont se préoccupent sérieusement les milieux officiels, pressés par l’opinion publique. Cette question, si grave et si urgente, ne date pas, d’ailleurs, d’aujourd’hui seulement. Il y a quelque vingt ans, elle vint déjà sur le tapis, et l’on se souvient encore du train Renard, qui comportait un tracteur traînant après lui plusieurs remorques, sur lesquelles le poids total à transporter se trouvait sagement réparti, de telle sorte qu’une charge de 10 tonnes, par exemple, portée par trois remorques à quatre roues, ne représentait plus qu’un poids de 1.700 kilos environ par essieu, poids sous lequel aucune route n’avait rien à craindre. Cette répartition du poids, qui sera le salut de la route, est reprise aujourd’hui d’intéressante façon, et, dans plusieurs stands, ceux de Chenard-Walcker, de Latil, de Panhard, des tracteurs ont été exposés, disposés pour pouvoir s’atteler à une ou plusieurs remor-
- ques. C’est certainement suivre la bonne voie que de chercher à remplacer le poids lourd, destructeur de la route, par plusieurs véhicules légers, dont la conduite ne demande que le même personnel d’un seul camion, et qui constituent un train ne laissant pas derrière lui la ruine du chemin qu’il parcourt. Le poids et l’énorme encombrement de certains modèles d’autocars, qui rendent difficile la manœuvre et presque impossible le freinage de ces lourds véhicules dans les sinueuses descentes de montagne, ne sont-ils pas aussi la cause des regrettables accidents qui se sont produits au cours de l’été ?
- On a été ainsi amené à démultiplier les transmissions, afin de réduire la vitesse. D’aucuns ont placé cette démultiplication dans la iroue même, à l’aide de pignons satellites solidaires de l’essieu, tournant à l’intérieur d’une couronne dentée solidaire de la roue. D’autres, mieux inspirés peut-être, ont maintenu le démultiplicateur dans le pont arrière, s’ingéniant surtout à diminuer l’encombrement de cet organe supplémentaire. Nous donnons ci-contre une solution élégante d’un pont arrière ainsi conçu : il est à double démultiplication par engrenages droits et renvoi d’angle avec carrossage des roues. L’arbre de commande A, accouplé au changement de vitesse par joint de cardan, porte le pignon de com -mande B engrenant avec une roue C fixée sur les extrémités des quatre branches d du croisillon sur lequel sont tourillonnés les pignons planétaires du différentiel. Celui-ci est centré sur l’arbre intermédiaire D, d’une seule pièce avec le croisillon à quatre branches. Il comporte une paire de pignons doubles E F, qui sont fous
- DISPOSITIF DIS DÉMULTIPLICATION DANS LIS MOYEU MÊME D’UNE ROUE DE CAMION
- POMPE ((DE PREMIER SECOURS » DES POMPIERS DE LA VILLE DE PARIS
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- 1/ INDUSTRIE DES
- « POIDS LOU RDS »
- sur l’arbre D et dont la denture centrale engrène avec les planétaires du différentiel et chacune des dentures extrêmes avec une couronne d’angle calée à l’extrémité de chacun des arbres commandant les roues arrière du véhicule.
- Ce pont arrière est celui qui a été adopté par Dela-haye sur les nouvelles pompes à incendie de premier secours de la Ville de Paris exposées au Grand Palais.
- Le châssis de cette pompe comp orte les mêmes organes, disposés de la même façonque ceux d’un châssis de camion.
- Toutefois, entre le moteur et le changement de vitesses, un mécanisme intermédiaire commande à volonté, par un renvoi d’angle, l’arbre vertical de la pompe fixée horizontalement sous le carter contenant le mécanisme. Sur ce même carter est montée la pompe d’amorçage , commandée par un embrayage à friction. La pompe centrifuge à une seule roue est capable d’un débit de 120 mètres cubes à l’heure et peut atteindre la pression de 12 kilogrammes. Cette pompe se complète par un équipement extincteur à mousse, qui comporte : 1° deux réservoirs de 400 litres de capacité ; 2° deux pompes à engrenages pouvant être commandées à volonté par le moteur au moyen d’un train d’engrenages ; 3° un dévidoir fixe pour l’enroulement de la garniture de premier secours. Chacun des réservoirs est relié par une tuyauterie à chacune des deux pompes à engrenages avec intermédiaire de robinets
- de barrage. Chacune des pompes à engrenages a sa tubulure de refoulement reliée à un raccord-pivot à chacune des extrémités du dévidoir fixe. La garniture de premier secours est composée de deux tuyaux
- jumelés, branchés individuellement sur chacun des deux raccords-pivots et se réunissant à l’extrémité de la garniture pour l’alimentation d’une seule lance. Cette installation permet l’emploi de deux liquides, l’un acide, l’autre alcalin ou carbonaté, dont le mélange réglé en proportion par l’alimentation des pompes qui, étant à engrenages, sont volumétr iq ues, fournit la projection de mousse d’acide carbonique, propre plus particulièrement à l’extinction des incendies d’hydrocarbure. Grâce à la capacité des deux réservoirs, on peut produire un important volume de mousse, variant de 6.000 à 8.000 litres.
- De même que les châssis de voitures de tourisme sont utilisés pour faire des camionnettes et des voitures légères de livraison, par une simple modification de carrosserie, de même les châssis de camion sont carrossés différemment suivant le service auquel on doit les affecter. C’est ainsi que le transport des matériaux en vrac : pierres, gravas, sables, qui autorise des moyens de déchargement rapides, a donné lieu à différents modèles de bennes basculantes. La plupart sont actionnées au moyen de vérins hydrauliques recevant l’huile d’une pompe mue par
- DETAIL DU MECANISME DU PONT ARRIERE
- .Cardan
- VUE PAR DERRIERE
- VUE PAR DESSUS
- A, arbre de commande ; B, pignon de commande avec une roue C fixée sur les extrémités des quatre branches d du croisillon ; E F, pignons fous sur Varbre D.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- COUPE DE LA POMPE A INCENDIE LÉGÈRE AVEC LE DISPOSITIF
- d’extinction A MOUSSE
- A A, réservoirs de mousse ; C, dévidoir alimenté par les pompes B B.
- le moteur, Ces vérins, par des dispositifs spéciaux, soulèvent la benne, dont le plan incliné laisse alors glisser les matériaux. Ils peuvent être disposés horizontalement sur le châssis ; dans ce cas, ils portent à leur extrémité un galet qui vient s’appuyer sur une came fixée au-dessous du fond de la benne.
- Cette c a m e, refoulée par le vérin, soulève la benne qui pivote autour d’un axe transversal disposé sur la traverse arrière du châssis. Un autre système d ’ élévateur comporte un ou deux vérins inclinés dans une position déterminée, de façon à soulever directement Ja benne. Au cas où, au lieu d'avoir à décharger par l’arrière, il faut déverser les matériaux sur le côté, la benne est maintenue au châssis par un de ses côtés et, sous l’effet du vérin, c’est latéralement qu’elle sc soulève et s’incline. Il est enfin un autre dispositif où la manœuvre de bascule
- s’opère à l’aide d’un câble porté par une potence placée derrière le siège du conducteur. Ce câble s’enroule sur tin treuil commandé par l’intermédiaire d’une transmission venant de la boîte de vitesses. Beaucoup de ces modèles de benne basculante ont été conçus pour pouvoir s’adapter à n’importe quel châssis de camion. D’aucuns sont susceptibles de trans-porter et de décharger instantanément une charge de 10 tonnes. Mais cette tendance, si néfaste pour la route, à suraugmenter la charge par unité de véhicule, se trouve heureusement combattue, comme nous le disons plus haut, par la combinaison d’un tracteur avec des remorques multiples.
- Dans cet ordre d’idées, la remorque Laflly attirait l’attention par son dispositif spécial permettant aux remorques de suivre, quelle que soit la sinuosité du chemin, les traces de la remorque précédente. Chacune de ces remorques, à quatre
- BENNE BASCULANTE AUTOMOBILE DE 10 TONNES Poussée par deux vérins hydrauliques actionnés par le moteur du camion, la caisse est soulevée et se débarrasse presque instantanément de sa très lourde charge.
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- L INDUSTRIE DES « POIDS LOURDS
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- DEUX SYSTÈMES TRÈS PRATIQUES DE BENNES BASCULANTES
- A gauche, un vérin hydraulique, horizontal actionne une came excentrique solidaire de la benne ; à droite, un câble, qui peut être mis en mouvement par le moteur, soulève la benne à la hauteur voulue.
- roues directrices, porte à l’avant et à l’arrière un palonnier B C. Ceux-ci sont solidaires du timon d’accrochage A, de forme triangulaire, rigide et indéformable. Les deux palonnier s sont reliés entre eux par des tiges de liaisons D E F G, disposées en croix de Saint-André, de telle sorte que, lorsque le timon A est dirigé vers la droite, la tige D entraîne le pivot de la roue avant droite et la braque vers la droite ; en même temps, la tige G entraîne le palonnier C et la tige E qui pousse le pivot de la roue arrière gauche, braquant celle-ci vers la gauche. M et N sont les barres d’accoupicment qui règlent le
- mouvement des roues correspondantes (voir la ligure page suivante). Une manœuvre semblable étant ainsi communiquée automatiquement aux roues de toutes les remorques, il s’ensuit (pie celles-ci font décrire au train entier une courbe régulière et uniforme.
- L’Exposition des véhicules industriels nous a encore montré que les applications du moteur à explosions se multiplient. Ses premières applications à la voie ferrée ne sont-elles pas, d’ailleurs, antérieures à l’automobile ? Avant (pie le moteur léger n’eut entrepris la conquête de la route, des tracteurs munis de moteurs lents, types
- UN LONG TRAIN COMPOSÉ DE REMORQUES LAFET.Y PEUT SUIVRE, SANS EN DÉVIER SENSIBLEMENT
- LES COURBES LES PLUS CAPRICIEUSES
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- fixes, ont été utilisés sur des voies minières ou de chantiers. Depuis, les véhicules automoteurs sur voies ferrées se sont multipliés ; ils comprennent les loco tracteur s, ainsi que l’on désigne généralement les locomotives à hydrocarbure, les petites unités, tout au moins, et les automotrices ou véhicules de service autonomes, susceptibles, éventuellement, de prendre en remorque un ou plusieurs véhicules. Ces dernières, destinées surtout au transport des voyageurs, peuvent être établies suivant des dispositions assez diverses, en raison de la variété des programmes posés ; elles peuvent être à deux essieux ou à bogies, avec un ou deux ou quatre essieux moteurs. Lorsque l’on dispose de moyens de tournage, l’automotrice peut être établie avec un seul poste de manœuvre, ce qui conduit à la disposition la plus simple, sinon le véhicule doit être réversible, avec un poste à chaque extrémité. Les avantages de l’emploi des automotrices à essence poulie transport des voyageurs sont importants. Pour une dépense moindre, on peut ainsi multiplier les départs et, par conséquent, faciliter l’exploitation des voies ferrées, rendue plus souple et se prêtant mieux au transport des voyageurs à certaines heures de la journée. La Compagnie des Chemins de fer de l’Etat a ainsi trouvé le moyen d’uti-
- liser son vieux matériel et en a confié aux établissements Schneider la transformation, qui a porté simplement sur l’essieu avant et sa suspension qui a été renforcée. A l’avant d’un wagon de deuxième classe, un moteur
- du type 60 C. V. à 4 cylindres a été installé tr ansv ersale-ment au châssis de la voiture et commandant par chaînes l’es-sieu moteur. Quatre vitesses et une marche arrière donnent au véhicule la souplesse nécessaire pour affronter les côtes et accélérer ou ralentir l’allure. Une automotrice de ce modèle est en service, avec une voiture de troisième classe en remorque, sur la ligne de Mortagne à Sainte-Gauburge, sur un parcours de 35 kilomètres, accusant des rampes de 25 millimètres. La vitesse est d’environ 35 kilomètres à l’heure et la consommation ressort à 0 1. 65 par kilomètre.
- Cette question de la consommation est, aujourd’hui, la seule qui constitue encore une gêne dans l’exploitation des transports par moteur à explosions. Tributaires, jusqu’à nouvel ordre, de l’étranger pour l’essence, nos ingénieurs recherchent activement, et non sans espoir, le moyen de remplacer celle-ci par des produits combustibles qu’il sera possible de trouver sur notre propre territoire ou dans nos colonies. L’accumu-
- DISPOSITIF D’UNE REMORQUE A PALONNIERS A, timon <Tattelage; B C, palonnicrs ; D E F G, tiges de liaison des palonniers ; M N, barres d'accouplement des roues.
- COUPE d’une voiture de l’état transformée en automotrice (système schneider) On voit, de gauche à droite : le moteur et sa transmission par chaîne, le poste du conducteur, un compartiment à bagages, deux compartiments ordinaires de seconde classe pour voyageurs.
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- lateur électrique, d’une part, le charbon de bois et le bois, d’autre part, pour des services définis à marche plus ou moins lente, ont déjà donné des résultats, dont nous parlerons d’autre part ; mais il est d’autres combustibles dont le moteur à quatre temps doit pouvoir s’accommoder : les huiles lourdes. Jusqu’ici, il était à peu près impossible d’établir industriellement des moteurs à huile lourde à grande vitesse, c’est-à-dire des appareils possédant les mêmes caractéristiques que les moteurs à essence et susceptibles, par conséquent, de se prêter aux
- 5 HP, par exemple, la quantité de combustible qui doit être injectée représente 16 milligrammes par tour environ. Un déséquilibre des différents cylindres est donc certain et certain également est le manque de souplesse. C’est aussi pour ces raisons que tous les essais faits jusqu’à présent n’ont porté que sur des moteurs à deux cylindres qui ont pu difficilement atteindre 1.200 tours. Le principe du moteur Bagnulo, exposé au Salon, repose entièrement sur la suppression complète de la pompe d’injection. Ce moteur est du type à quatre temps, même rapport
- ASPECT GÉNÉRAL DE L’AUTOMOTRICE, SYSTÈME SCHNEIDER, ADOPTÉE PAR LES CHEMINS
- DE FER DE L’ÉTAT
- mêmes applications. La raison primordiale réside dans ce fait que tous les systèmes jusqu’ici expérimentés . comportaient une pompe d’injection. Or, que le régime soit à quatre temps ou à deux temps, aux vitesses de 1.200 et 1.500 tours, il est pratiquement impossible de doser les quantités de combustible injectées par une pompe. Il est également impossible d’obtenir que les variations du volume injecté répondent instantanément aux variations d’allures. Il est enfin impossible d’obtenir qu’une même pompe (ou, à fortiori, une pompe à corps multiples) alimente également les différents cylindres d’un même moteur. Il suffît de penser que, dans un moteur de
- volumétrique de compression que dans les moteurs à essence ; par conséquent, suppression des hautes températures, des cogne-ments et des organes fragiles. Bien entendu, ni magnéto, ni carburateur. Seules modifications : la soupape d'admission communique directement avec l’atmosphère et aspire de l’air pur, et une boule d’allumage latérale est accolée au cylindre formant chambre de compression et portant l’injectcur. Cette boule et son injecteur remplacent la magnéto et le carburateur. L’injectcur est constitué tout simplement par une petite soupape automatique à très faible course, cjui, lors de la période d’aspiration, laisse tomber dans la boule d'allumage un mélange d’huile
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- COUPE EN LONG ET EN TRAVERS DU MOTEUR ITALIEN 13AGNULO
- Figure de droite : B, culbuteur ; C, collecteur d'échappement ; D, tige du culbuteur ; E, piston ; F, bielle ; G, arbre à. cames ; II, remplissage de l'huile ; I, arbre manivelle ; L, arrivée du carburant ; M, tiroir de réglage ; N, robinet de démarrage ; O, soupape ; P, tuyau d'air comprimé ; Q, boule chaude ; R, chalumeau de réchauffage ; S, pompe à main ; T, bouteille à air ; U, départ de l'huile de graissage ; W, injecteur de carburant. — Figure de gauche : B, admission d'air ; C, soupape d'échappement ; 1), chemise d'eau ; F, piston ; G, tuyau d'huile de graissage ; II, volant ; I, vilebrequin ; M, axe de piston ;
- N, ventilateur ; O, sortie d'eau.
- lourde et d’une très faible quantité d’air.
- Le fonctionnement est le suivant : 1° pendant une partie de la course d’aspiration, les clapets restent fermés. Le vide se fait dans le cylindre ; la petite soupape s’ouvre et laisse tomber dans la boule préalablement chauffée le mélange riche indiqué plus haut ; 2° avec un certain retard, le clapet d’aspiration d’air s’ouvre et le cylindre se remplit d’air pur ; durant ce temps, la dissociation du mélange riche s’opère dans la boule ; 8° le clapet d’aspiration d'air se ferme, le piston remonte, comprime l’air dans le cylindre, le brasse avec le mélange en cours de dissociation, l’enrichit en oxygène et, à fond de course en haut, la température crée l’explosion ; 4° vient alors la période de détente, puis celle d’échappement et le cycle continue.
- Le réchauffage de la boule s’opère, soit au chalumeau, soit électriquement, pendant cinquante secondes à l’aide de la batterie d’accumulateurs de la voiture. Le régime de rotation est compris entre 500 et 2.000 tours. La consommation est de 250 grammes d’huile lourde par cheval-heure, ce qui permet d’établir la tonne-kilométrique à
- 0 fr. 026, au lieu de 0 fr. 20 à l’essence.
- 11 y a donc, dans les différentes tentatives de supprimer l’essence et de la remplacer par des combustibles nationaux, de très heureux et très intéressants résultats, que le Salon des véhicules industriels a permis, entre autres progrès réalisés, de révéler. Pour lutter contre l’essence, nous pourrons, désormais, avoir recours aux huiles lourdes, huiles coloniales, mazout, dont les moteurs actuels s’accommodent au prix d’une légère transformation ; à l’électricité, dont l’emploi est tout indiqué pour des services urbains à parcours déterminé comprenant des postes de recharge ou des relais de batteries d’accumulateurs ; au gaz pauvre, enfin, provenant de la combustion du charbon de bois. Des camions et des tracteurs agricoles étaient, en effet, exposés, munis de dispositifs à gazogènes utilisant le bois et le charbon de bois, qui ont déjà fourni, au cours de maintes expériences publiques, et tout dernièrement, à l’occasion du concours organisé par l’Office des Recherches et des Inventions, des résultats probants et suffisamment satisfaisants pour que les services de l’armée y prêtent une attention intéressée. Paul Meyan.
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- NOUVEAU MOTEUR ROTATIF SPHERIQUE
- A EXPLOSION
- Par Orner LEUDEIT
- Ce moteur n’est pas tout à fait nouveau par sa forme ni dans son principe, mais il constitue un nouvel ensemble de dispositifs dont chacun est une réelle petite invention. Le résultat est un système réalisant bien tard une idée fort ancienne, puisque la première étude connue pour cet objet date du xvie siècle.
- En effet, Jérôme Cardan démontra que la mécanique appliquée pouvait tirer profit de l’exemple donné par le mouvement sphérique tel qu’il existe dans la nature du fait de l’obliquité de l’écliptique. Partant de 'ce point de vue philosophique, Cardan fournit une application pratique dont nous retrouvons le type dans les transmissions brisées pour remonter les bannes de stores en haut des boutiques, sj^stème ancien, et dans la transmission dite « cardan » des automobiles, supprimant, par action directe, chaînes et courroies.
- Tous les moteurs d’automobile et d’aviation comportent actuellement des bielles et un vilebrequin, malgré l’invention de
- la turbine, et celle-ci, dont les résultats sont excellents pour les navires et la locomotive à vapeur, en attendant la turbine à gaz, sera peut-être un jour remplacée par des moteurs sphériques lorsque la démonstration expérimentale de leurs qualités aura été faite par ailleurs. Nous serons alors surpris d’avoir si longtemps méconnu le mouvement si simple de Jérôme Cardan pour la pompe et pour le moteur.
- Ce n’est pourtant pas faute d’une explication suffisante, car il fut régulièrement
- évoqué par tous les professeurs de mécanique dans la récapitulation des divers moyens possibles de construire une machine rotative et, nous avons pu voir, il y a plus de vingt ans, une petite pompe réalisée par M. Albert Butin, dont les brevets annonçaient le moteur. Si ce moteur ne fut réellement jamais construit, c’est par suite de l’incompréhension, de l’hostilité, doit-on dire, de toute une série d’autorités plus ou moins compétentes dont l’avis défavorable fit échouer alors les curieux projets de l’inventeur.
- A l’occasion du concours de moteurs d’aviation, que nous avons annoncé pour 1924, en publiant les caractéristiques du système rotatif Laâge (voir n° 70 page 317), le nouveau rotatif sphérique sera présenté sous une forme peu différente de celle que l’on a figurée par les illustrations qui accomyiagnent cet article(fig.l, ensemble et fig. 2, détails), tandis que la double enveloppe est ici venue de fonte, le type de moteur soumis aux épreuves
- FIG. 1 . -- COUPE ET VUE EXTÉRIEURE
- PARTIELLE DU NOUVEAU MOTEUR ROTATIF SPHÉRIQUE A EXPLOSION 1, enveloppe ; 2, disque-piston ; 3, disque-volant ; 4, cardan ; 5, arbre ; G, tiroir rotatif sphérique ; 7, joints ; 8, engrenages ; 9, circulation d'eau ; 10, graissage ; 1], allumage ; 12, un des quatre orifices pour la distribution.
- aura une chemise d’eau rapportée.
- L’enveloppe sphérique 1 est fixe ; elle contient : un disque 2 formé de deux pièces a, b, non assemblées mais seulement rapprochées ; un disque plus grand 3, formé de deux pièces assemblées ; une articulation à la Cardan 4 permettant au petit disque de pivoter dans l’embrasure de la fenêtre du grand disque jusqu’à prendre une position fortement inclinée (environ 45°).
- L’arbre creux 5 traverse diamétralement le petit disque ; sur cet arbre, sont enfilés les
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- (>2
- distributeurs tournants 6 pour l’admission et l’échappement des gaz. Ces distributeurs tournent à demi-vitesse de l’arbre moteur.
- Un détail marqué 7 correspond à tout un système compensateur pour assurer des joints bien étanches en tenant compte de la dilatation. Ce qui, on le conçoit aisément, est d’une importance primordiale.
- Les engrenages 8 sont ceux de la distribution, qui se fait à demi-vitesse de l’arbre moteur, le cycle étant à quatre temps.
- lia circulation d’eau 9 rafraîchit l’intérieur et l’extérieur du moteur. Klle s’effectue sans pompe, le mouvement rotatif des pièces creuses développant une force centrifuge bien suffisante. L’eau de circulation est introduite par le centre et traverse, à un certain moment, l’articulation dont le canal est visible dans le détail sous trois aspects (fig. 1, pièce 4).
- Le graissage par huile 10 utilise aussi la force centrifuge.
- L’huile est amenée préalablement dans la boîte aux engrenages, d’où elle est appelée, tout d’abord, vers le distributeur tournant qui la répartit dans la limite de son rayon. Cette huile chcmineensuite entre les segments jumeaux a, b (extérieurement , car un joint annulaire sépare l’eau de l’huile) et. gagne l’équateur (c’est-à-dire le plan d’assemblage des deux hémisphères) où elle humecte le grand disque.
- D’autre part, elle est appelée dans un petit espace de l’arbre creux limité par deux bouchons dont l’un, percé, lui livre passage dans la tubulure centrale ; elle parvient jusqu’à l’articulation de Cardan et, par l’effet de la force centrifuge, suit les faces planes des pièces 4 ; une portion de cette huile est dirigée par des « pattes d’araignée » vers les parties demi-rondes de l’articulation.
- Le système fonctionne comme un moteur à quatre temps et comporte seulement deux
- bougies 11, car il est à double effet ; on pourrait aussi l’équiper à deux temps, auquel cas il n’aurait plus qu’une seule bougie, mais cette disposition très curieuse fut brevetée autrefois (1902, Albert Butin) et ne présente pas un avantage notable : pour une bougie de moins, il faut un bout de tuyauterie en plus, et la puissance développée serait, comme dans tous les moteurs à deux temps, inférieure d’un quart environ à celle d’un quatre temps ayant une capacité double.
- Un orifice 12, visible sur la figure d’ensemble, représente soit une arrivée de gaz, soit l’échappement pour l’une des deux parties symétriques de ce moteur. Les lumières du distributeur tournant qui se trouvent le plus près du centre sont celles réservées à l’admission.
- A propos de ce distributeur, il est permis d’insister sur les différents rôles qui lui sont attribués : d’abord, le remplacement des soupapes à mouvement alternatif et munies de ressorts qui ne pouvaient, logiquement, être conservées dans un moteur rotatif par définition ; ensuite, la répartition des températures et leur compensât ion dans la limite du rayon géométrique du distributeur, tant pour lui-même que pour l’enveloppe ; sa participation à la distribution de l’huile, la diminution du frottement pour une partie du petit disque et pour l’arbre principal, puisque sa vitesse de rotation est la moitié du nombre de tours du moteur. Au surplus, la sûreté de cette distribution absolument mécanique des gaz empêche les retours de flamme au carburateur, ce qui est très important.
- L’inspiration qui déterminait la recherche d’un mécanisme essentiellement rotatif pour tout moteur paraît digne d’être rappelée.
- Il s’agissait de supprimer radicalement la perte d’énergie qui résulte dans un moteur à
- PLANCHE 2. -- DÉTAIL DES PIÈCES INT*
- rieuk.es du moteur sphérique
- Fig. 1 : le disque-piston formé de deux segments sphériques. — Fig. 2 : le disque-volant. — Fig. 3 : l'articulation centrale. - Fig. 4 : le tiroir tournant.
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- NOUVEAU MOTEUR ROT AT J F A EXPLOSION m
- pistons de la destruction de force vive {V% MV2) aux extrémités de leur course. L’idée de construire un moteur sans pistons vient de là, mais comme l’a démontré le professeur Sauvage, dans un magistral exposé resté classique, les organes d’un rotatif engendrant des volumes variables reproduisent sous une autre forme le travail de pistons glissant dans des cylindres et la transformation de mouvement par bielle et manivelle : en mécanique pure, c’est exactement équivalent, sauf la destruction de force vive, et il n’est pas sûr que cet unique avantage ne sera pas acheté au prix d’une, complication grave entraînant d’autres pertes.
- Effectivement, si l’on passe en revue tous les systèmes proposés, il ressort, en dernière analyse, que la plupart des rotatifs sont des équivalents du moteur ordinaire à pistons quant au résultat global.
- Ces observations ne s’appliquent pas aux rotatifs à cylindres en étoile, ni même au rotatif système Laâge, formé de cylindres parallèles en couronne : ce sont des moteurs à cylindres tournants qui diffèrent essentiellement des rotatifs proprement dits.
- Par définition, un véritable rotatif est un moteur dont les organes essentiels et mobiles sont animés d’un mouvement circulaire continu et uniforme ; il existe des rotatifs à mouvement circulaire varié parce que les inventeurs n’ont pas su que l’accélération ou le retardement d’un mouvement détruit autant d’énergie que le mouvement alternatif remplacé. Dans la catégorie des rotatifs conformes à la théorie, nous ne trouvons plus que deux types de moteurs possibles : à tambour ou sphérique. La forme de tambour, 'avec palette excentrée, présente de grosses difficultés d’exécution et conduit à adopter des moj'ens bizarres. Il ne reste donc plus, en définitive, que la forme sphérique pour construire un rotatif intéressant avec des moyens usuels et sans aléa.
- Pour faire comprendre le mouvement d’un tel moteur, très simple, malgré les apparences, il suffira, sans doute, du petit modèle en carton découpé que représente la figure ci-dessus : elle porte, d’ailleurs, les
- mêmes numéros que les pièces correspondantes dans le dessin des plans du moteur.
- Le bâti 1 correspond à l’enveloppe fixe sphérique.
- Le disque 2 correspond aux segments sphériques a, b (planche 2, fig. 1).
- Le disque 3, au volant intérieur.
- L’axe 5 est figuré par deux épingles.
- On peut voir, en faisant tourner le grand disque comme un volant et tandis qu’il glisse dans les rainures du bâti, que, pendant ce temps, le petit disque, engagé dans la fente ou fenêtre de la pièce 3, est entraîné dans un mouvement de rotation sur son axe diamétral.
- De ce fait, les espaces e et E se modifient progressivement, le petit volume atteignant peu à peu la valeur du plus grand ; ce phénomène se produit en double, puisque l’appareil est formé de deux parties symétriques.
- Un demi-tour du disque 2 suffit à rétablir la position initiale, celle où l’on voit la plus grande différence entre e et E. Mais ce n’est pas la même face de 2 qui travaille, et c’est ainsi que le moteur est à double effet, comme un cylindrique dont les pistons travailleraient alternativement sur les deux faces.
- Il en résulte, pour le moteur sphérique, un régime particulier : la même bougie allume deux fois de suite, chaque allumage correspondant à un demi-toui-seulement du disque 2 ; puis elle reste inactive pendant deux temps de suite. Pour cette raison, il convient d’équiper le moteur de façon que chaque hémisphère travaille à contre-temps de l’autre, et l’on obtient alors une impulsion motrice à chaque demi-tour, comme avec un huit-cylindres.
- L’ensemble formé par cette construction est aussi ramassé que possible ; pour s’en rendre compte, il suffit de calculer la cylindrée de cette sphère, c’est-à-dire le volume utile qui reste, déduction faite de l’encombrement des pièces intérieures. On constate qu’en attribuant à ces pièces et à l'enveloppe la densité de la fonte et de l’acier, la puissance dont ce moteur est capable permet d’entrevoir pour un avenir prochain le cheval-vapeur dans un boîtier de montre.
- Omer Leudeit.
- FIG. o.-PETIT MÉCANISME SPHÉ-
- RIQUE (MODÈLE EN carton)
- Le bâti 1 correspond à Venveloppe fixe du moteur. Le grand disque 3 représente le volant intérieur ; il est traversé par le petit disque 2 tenant lieu de piston. Les épingles figurent l'axe 5 de rotation utilisé.
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- UN BOUCHON QUE LE MEILLEUR CHAMPAGNE NE SAURAIT FAIRE SAUTER
- L’adhérence dans Je goulot des bouteilles ordinaires en liège résulte simplement de l’élasticité du liège, élasticité mise à profit par une compression adéquate du bouchon ; autrement dit, pour adhérer aux parois intérieures d’un goulot de bouteille, le bouchon doit toujours être choisi d’un diamètre sensiblement plus fort que celui du goulot et enfoncé à force dans ce dernier.
- Plus les liquides contenus dans les bouteilles sont volatils ou gazeux, c’est-à-dire, susceptibles d’exercer une pression plus forte sur le bouchon, plus ce dernier doit être de meilleure qualité et de diamètre plus fort que celui du goulot, plus, par conséquent, il doit être gros et plus encore doit-on exercer sur lui une forte pression pour le mettre en place. Pourtant, dans certains cas, tel celui de la bouteille de champagne, il n’est point suffisant de prendre un gros bouchon de la meilleure qualité possible, il faut encore le ligaturer très solidement au col de la bouteille.
- Pour la fermeture hermétique des bouteilles contenant des produits sujets à fermentation, des liquides gazeux, tels la bière, la limonade, les eaux minérales, le cidre, les vins mousseux, le champagne, etc... ou volatils comme l’alcool, l’ammoniaque, les parfums, certaines essences, etc... un mode de bouchage plus sûr restait donc à trouver.
- Ce mode de bouchage, M. Colom-bani semble bien l’avoir découvert, et, ce qui ajoute beaucoup à son mérite, par une modification très simple, presque enfantine, du bouchon de liège ordinaire. Ce bouchon, il se contente, en effet, de le creuser à sa petite base, suivant un cône ellilé ; c’est tout...
- C’est tout et c’est énorme, car, alors,
- qu’avec un bouchon ordinaire, la pression développée dans l’intérieur des bouteilles s’exerce toute entière sur le bouchon et tend à le chasser du goulot, avec le bouchon évidé comme il vient d’être dit, elle travaille, au contraire, de toute sa puissance, à consolider sa tenue.
- Ceci n’est paradoxal qu’en apparence. Au lieu, en effet, de rencontrer une surface horizontale, plane, qui s’oppose à leur détente, les gaz, au fur et à mesure qu’ils se forment, pénètrent dans la cavité conique et exercent leur pression non plus suivant l’axe de la bouteille, mais latéralement, contre les parois de la cavité et cela avec d’autant plus de force qu’ils se dégagent du liquide en plus grande abondance. Loin de chasser le bouchon, ces gaz, en en dilatant la chambre intérieure, le collent littéralement contre les parois du goulot.
- Des essais officiels de résistance à la pression, effectués au laboratoire des Arts et Métiers en date du 11 août 1923, ont démontré qu’un petit bouchon enfoncé à la main dans le goulot d’une bouteille résistait à 5 kg. 1/2 de pression au centimètre carré !
- Une autre particularité curieuse du nouveau bouchon est que, si 'on ne l’enfonce qu'aux trois quarts dans le goulot d’une bouteille, même si celle-ci contient un liquide très gazeux, il peut être, comme le montre notre gravure, enlevé facilement à la main. Ceci s’explique très simplement : en saisissant le bouchon, on est amené involontairement à le comprimer dans le sens inverse de la compression appliquée par les gaz et, par conséquent, à annuler complètement l’action de ces dernier,0
- UN ÉVIDEMENT CONIQUE EST MÉNAGÉ A LA BASE DU BOUCHON
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- L’ÉQUEUTAGE MÉCANIQUE DES CERISES DESTINÉES A LA PATISSERIE
- Par Louis REVERSEAU
- La conservation des fruits présente un intérêt considérable dans l’alimentation des peuples ; elle permet de répartir sur toute une année la consommation de la récolte, qui, sans cela, serait, surtout dans les années d’abondance, en très grande partie perdue, car la période de leur utilisation, c’est-à-dire le temps au delà duquel le fruit frais se gâte et devient impropre à l’alimentation, est trop court pour que toute la récolte soit consommée Ceci est surtout vrai dans les grands centres de production, où il n’était pas rare d’y voir les cultivateurs, faute de main-d’œuvre et à cause de l’avilissement du prix résultant d’une surproduction, laisser pourrir le fruit sur le cerisier.
- Enfin, la conservation nous donne la précieuse ressource de succulents desserts pendant l’hiver, précisément alors que les vivres frais font à peu près défaut, et la pâtisserie l’utilise largement pour nous donner ces délicieuses tartes et tartelettes qui ont comme un air de printemps et qui sont la joie des yeux avant d’être celle de l’estomac.
- Elle se pratique de temps immémorial et de bien des manières, suivant la nature du fruit. En ce qui concerne spécialement les cerises, on les conserve soit par la cuisson avec du sucre, sous forme de confiture, soit
- dans l’alcool faible ou eau-de-vie dite blanche à 40°, soit encore par la dessiccation au soleil ou dans des étuves, soit, enfin, par la stérilisation dans l’eau pure ou dans un sirop de sucre.
- La stérilisation dans l’eau pure, dite au naturel, et celle dans le sirop pour les. fruits dits compotes, consiste à mettre les cerises, que l’on a cueillie s complètement mûres et non tachées, dans des flacons contenant de l’eau jusqu’au goulot, que l’on bouche à la machine et que l’on porte ensuite dans des étuves chauffées à la vapeur à une température de 100° à 120° pendant une demi-heure, ou bien on les chauffe au bain-marie dans des autoclaves. Cette opération occasionne malheureusement le bris d’un certain nombre de flacons, et l’on n’a pas encore trouvé le moyen de remédier à cet inconvénient.
- VUE DE FACE DE LA MACHINE, MONTRANT LES VIS d’arciiimède A l’intérieur DES CYLINDRES EN CAGE d’écureuil
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- Comme il n'est guère possible de traiter toute la récolte en assez peu de temps pour que les fruits ne se gâtent pas, on passe une partie de ceux-ci à la sulfuration en les portant dans une chambre bien close où on allume du soufre (environ 3 kilogrammes pour une chambre de 27 mètres cubes de capacité) et où on les laisse environ vingt-quatre heures. lies cerises sortent de là décolorées et on en remplit des tonneaux avec de l’eau salée de manière que le fruit
- lies cerises sulfurisées sont livrées telles quelles à la pâtisserie, où, après un traitement approprié, elles orneront les gâteaux, ou bien, le plus souvent, elles seront préparées en cerises mi-sucre, dites cerises égouttées. Après les avoir équeutées et dénoyautées, comme il sera dit plus loin, on les fait blanchir pendant quelques minutes afin d’éliminer l’acide malique et le tanin ainsi que les traces d’anhydride sulfureux et des sels qui les imprègnent, puis on les plonge
- VUE DE COTE DE LA MACHINE, AVEC LE TAPIS ROULANT SUR LEQUEL TOMBENT LES CERISES
- ET OU SE FAIT LE TRI
- baigne complètement. Elles peuvent ainsi se conserver saines fort longtemps, et le fabricant a tout le loisir de les traiter pendant la saison d’automne et d’hiver, à la demande de sa clientèle. Dans cette saumure, elles peuvent même s’expédier dans tous les pays, jusque dans les deux Amériques, où se trouvent de gros acheteurs de ce produit.
- En arrivant à destination, elles sont mises dans de l’eau fraîche renouvelée ; elles sont dénoyautées et blanchies ensuite en portant l’eau des bassines, contenant un peu de bisulfite de chaux, jusqu’au bouillon. Le refroidissement se fait rapidement à grande eau, et il est aussitôt suivi de l’égouttage.
- dans un sirop à 20° ou 25° Baumé que l’on porte à l’ébullition dans des bassines en cuivre. On verse dans des bassines en grès et on laisse refroidir pendant dix à douze heures, après quoi on chauffe à nouveau après une addition de sucre, et l’on recommence le même cycle d’opérations un certain nombre de fois avec des sirops progressivement plus concentrés. C’est là ce que l’on appelle la méthode par façonnages successifs ; pour obtenir un résultat parfait, il faut procéder à six ou huit de ces façonnages, d’une durée totale d’environ trois semaines. C’est là, on le voit, une main-d’œuvre considérable ayant comme consé-
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- L'ÉQUEUTAGE MÉCANIQUE DES CERISES
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- quence un haut prix de revient. C’est pourquoi on propose actuellement de remplacer cette méthode par une autre beaucoup plus simple et plus expéditive, basée sur les phénomènes d’osmose et susceptible de confire pour ainsi dire automatiquement un lot quelconque de cerises en quatre jours au maximum, temps de blanchiment, chargement et déchargement des appareils compris, réduisant la main-rd’ œuvre au minimum, évitant toute perte de sucre et donnant des cerises confites plus homogènes, d’une plus grande valeur marchande qu’avec l’ancien procédé. L’osmose, en effet, réalise l’enrichissement suffisant des fruits en sucre pour en garantir longtemps la conservation parfaite
- Mais tous ces procédés de conservation, sauf ceux par l’alcool, par la dessiccation et la sulfuration, exigent que les cerises soient préalablement équeutées et dénoyautées ; ces opé-rations se pratiquaient autrefois à la main, et il en est encore actuellement ainsi dans les maisons de faible importance ; mais, comme elles exigent une main-d’œuvre considérable et par conséquent coûteuse, surtout dans une saison où celle-ci est rare, on leur a, dans les grandes fabriques, substitué la machine, qui opère rapidement et bien.
- La Science et la Vie, dans son n° 68, février 1923, a donné la photographie avec le mode de fonctionnement de la dénoyau-teuse Navarre, qui permet de traiter de 100 jusqu’à 300 kilogrammes de cerises à l’heure ; nous n’avons donc pas à y revenir ici.
- La machine à équeuter les cerises (et aussi les mirabelles, pour lesquelles le travail est le même), que représentent nos photographies, fut inventée par M. Paul Baudot, en 1911 ; elle a subi, depuis cette époque, diverses modifications, qui l’ont amenée à sa forme actuellement définitive et qui ont surtout rendu son emploi pratique.
- Elle se compose de six tambours ou cylindres à claire-voie, dits cages d’écureuil, susceptibles de tourner sur leur axe et
- montés symétriquement et horizontalement sur un bâti en forme de V renversé ; dans leur intérieur, et de bout en bout, on a disposé une vis d’Archimède qui participe à leur mouvement de rotation et qui, jouant le rôle de vis transporteuse, conduit à l’autre extrémité du cylindre les fruits — les cerises, en l’espèce — que l’on y introduit par une extrémité. Extérieurement et parallèlement à l’axe de chaque cylindre est montée une brosse rotative de même longueur que le cylindre (0 m. 70) et entre les deux se trouve un peigne métallique fixe. Une seule commande par dynamo actionne, au moyen d’engrenages, de chaînes et de pignons, tous les mouvements des cylindres et des brosses ; les premiers tournent à dix tours par minute ; les brosses sont animées d’un mouvement rotatif inverse.
- Les cerises sont distribuées à la main, au-dessus de la machine, dans des trémies et tombent, par des couloirs, en tête de chacun des cylindres ; par la rotation de ceux-ci et grâce à la vis d’Archimède placée à l’intérieur, elles cheminent, comme il est dit plus haut, en culbutant d’un bout à l’autre du cylindre, et comme celui-ci est à claire-voie, il arrive un moment, plus ou moins tôt ou plus ou moins tard, où les queues passent à travers la paroi, faite de tiges convenablement espacées, et font saillie au dehors. Quand elles arrivent à la hauteur des peignes, les brosses placées parallèlement aux cylindres et animées de la même vitesse périphérique que ceux-ci, mais de sens contraire, les engagent entre les dents des dits peignes et les y maintiennent fixes ; les cylindres continuent leur mouvement rotatif, entraînent la cerise et il s’ensuit une traction entre celle-ci et son pédoncule, dont le résultat est l’arrachement de ce dernier qui reste engagé entre les dents du peigne, tandis que le fruit équeuté tombe au fond du cylindre et sort bientôt par l’extrémité, qui le déverse sur un tapis roulant.
- Cependant, il arrive un moment où, toute la denture du peigne étant remplie de queues,
- COUPE SCHEMATIQUE EXPLIQUANT LE PROCÉDÉ D’ÉQUEUTAGE DES CERISES
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- l’appareil ne pourrait plus fonctionner ; un secteur à trois dents d’une roue de l’engrenage entre alors en jeu et fait exécuter à la brosse un rapide mouvement rotatif de sens inverse ; cela sullit pour débarrasser le peigne de toutes les queues qui y étaient engagées ; après quoi, le travail continue.
- Des ouvrières, placées de chaque côté du chemin roulant où les fruits équeutés viennent tomber, enlèvent ceux qui sont
- ou mirabelles) avec dix ou douze ouvrières, alors que jadis le travail à la main en aurait nécessité pour le moins une centaine.
- Quant aux variétés de cerises traitées par les fabricants de conserves, elles sont assez diverses. Griottes aigres à petits noyaux, bigarreaux à la chair croquante et au jus incolore, guignes, entre autres la noire à chair ferme, au jus sucré et coloré, sont les variétés classiques convenant plus particu-
- ENSEMBLE DE L’INSTALLATION POUR L’ÉQUEUTAGE DES CERISES
- Au fond, à droite, la machine à équeuter, alimentée par le haut, puis le tapis roulant, qui déverse les cerises triées dans les augels de l'élévateur, lequel les transporte dans la machine à dénoyauter, d'où elles tombent sur un tamis et, de là, vont, par des rigoles, remplir les bocaux.
- gâtés et retirent à la main les queues de ceux qui ont échappé à l’action de la machine (il y en a 4 à 8 % dans ce cas, suivant le degré de maturité du fruit). A l’extrémité du chemin roulant, les cerises sont portées par un élévateur à augets au sommet de la machine à dénoyauter. Elles sortent de là pour tomber sur un tamis secoueur qui élimine les déchets, puis elles vont, par des rigoles appropriées, remplir des bocaux, litres ou boîtes, qui, après avoir été bouchés et scellés, sont stérilisés par la chaleur.
- Cet ensemble permet de traiter 300 à 350 kilogrammes de fruits à l’heure (cerises
- lièrement au séchage, à la fabrication des cerises au naturel pour la pâtisserie, à la préparation des sirops et vins de cerises. En outre, certaines variétés locales sont recherchées, comme la cerise de Champagne à courte queue, de Dormans ; la cerise de Villiers ou des environs de Rouen, dite aussi cerise de l'Ouest, etc. Pour la confiserie, on recommande encore les cerises anglaises, les amarellcs, les cerises de Sauvigny (genre griotte de Montmorency à courte queue), etc.
- L. Reverseau.
- Photographies prises dans les établissements de MM. P. Baudot et flls, à Boulogne (Seine).
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- L’AUTOMOBILE ALLEMANDE A PATINS
- Par Guillaume MERCIER
- Partant de ce principe et se rapprochant de la nature, qui a doté l’homme de deux pieds lui permettant de franchir aisément les terrains les plus divers, un ingénieur allemand a étudié une machine qui, tout en appliquant le procédé de la marche humaine, servirait à transporter de lourds fardeaux en demandant le minimum de force; cette idée vient d’être réalisée par la construction de la première automobile à patins, essayée officiellement avec succès devant une commission d’ingénieurs.
- Le camion se compose d’un châssis et de deux paires de patins : une paire intérieure et une paire extérieure, qui sont reliées entre elles de façon à ce que leurs mouvements soient absolument identiques.
- L’auto repose constamment sur une paire de patins, soit sur la paire intérieure, soit sur la paire extérieure. Dans la position initiale, les quatre patins reposent sur le sol.
- Dans le premier mouvement, la paire de patins extérieure se soulève et se porte de 1 m. 30 en avant. Le châssis ne repose donc plus que sur une paire de patins intérieurs, ainsi que le montre la photographie ci-dessus de cette curieuse voiture.
- Les patins extérieurs s’étant portés en avant par rapport au châssis, les patins intérieurs prennent appui sur le sol et le châssis s’avance sur eux en glissant.
- Enfin, quand le châssis, reposant sur les patins intérieurs, s’est porté en avant de 1 m. 30 les mêmes patins accomplissent
- le même mouvement de 1 m. 30 par rapport au châssis, se posent sur le sol, et tout le dispositif est ainsi ramené à la position initiale.
- Puis le même mouvement se reproduit avec les patins intérieurs, tandis que la paire extérieure sert d’appvii au châssis.
- La caisse repose sur un cadre formé par quatre montants. Comme le montre la figure page 70, chaque montant comporte deux rails entourés chacun d’une cage
- elliptique. Chaque patin possède à l’intérieur une sorte de boîte de vitesses contenant des engrenages. En outre,chaque support des patins est muni d'une roue porteuse qui glisse entre le rail et la cage elliptique, quand le véhicule se déplace par rapport aux patins.
- L’intérieur de la boîte de vitesses (figure page suivante) comprend deux crémaillères situées dans deux plans ; Tune a les dents tournées vers le haut, l’autre vers le bas A chaque extrémité de ces crémaillères se trouvent, dans un plan intermédiaire, deux segments demi-circulaires, qui, par leur position oblique, relient la crémaillère supérieure à la crémaillère inférieure.
- La propulsion du châssis sur les patins abaissés ou la propulsion des patins élevés par rapport au châssis se fait à l’aide de l’arbre moteur (fig. du bas, page 70) qui se trouve à l’intérieur du châssis et qui transmet son mouvement, au moyen d’un système d’engrenages, à un pignon pour chaque patin.
- Le mouvement de ce pignon est transmis, par l’intermédiaire d’un organe élastique de
- VUE LATÉRALE DE L’AUTOMOBILE A PATINS L'avancement de cette curieuse voiture se produit par le jeu de deux paires de patins qui coulissent Vune sur l'autre, de telle sorte que, lorsqu'une paire de patins repose sur le sol, l'autre se porte en avant et la caisse avance sur cette dernière.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- transmission, à l’axe sur lequel se trouvent une roue conductrice et trois pignons (figure ci-contre) : un grand, un petit et un pignon intermédiaire rond, mais fixé excentriquement. Quand le patin repose sur le sol, le petit pignon s’attaque à la crémaillère supérieure et fait, par conséquent, avancer le châssis sur le patin. Quand le pignon est arrivé au bout de la crémaillère supérieure, c’est l’excentrique qui agit sur le segment et qui soulève le patin de terre. La vitesse de ce mouvement de montée est accélérée graduellement par la position excentrique du pignon : comme la périphérie de celui-ci conduit vers le grand pignon, c’est ce dernier qui agit maintenant sur la crémaillère qui lui est destinée.
- Dans ces conditions, le patin revient en avant avec une vitesse supérieure à celle du châssis, qui s’avance, pendant ce temps, sur la seconde paire de patins qui forme appui.
- Quand la crémaillère est entièrement franchie, le grand pignon et le pignon excentrique intermédiaire rentrent en jeu pour abaisser le patin avec une vitesse qui diminue en raison de sa position excentrique. La paire de patins va donc se poser en avant du châssis et c’est sur elle que vient peu à peu
- DÉTAIL DE LA BOITE DE VITESSES
- AB, crémaillères, Tune vers le haut, Vautre vers le bas; C, segment semi-circulaire ; D, axe recevant le mouvement de V arbre moteur ; E, roue conductrice; F, grand pignon ; G, petit pignon ; H, pignon intermédiaire calé excentriquement; K, rail de roulement ; L, roue porteuse.
- s’appuyer ce dernier, soutenu précéde mment, par l’autre paire de patins. Le même mouvement se produit identiquement pour la seconde paire de patins.
- Comme le mouvement de montée et de descente du patin n’est provoqué que sur un point de celui-ci, il fallait craindre qu’il y eût une position inclinée. Pour éviter cet inconvénient, le dispositif suivant a été adopté : les axes des roues sont prolongés suffisamment pour pouvoir s’emmancher dans les leviers à fourche (figure ci-dessous) disposés deux par deux aux extrémités de la course elliptique des roues. Les bras libres des leviers sont fixés à un cadre mobile de telle sorte que les deux leviers, formant une paire, doivent toujours exécuter le même mouvement. Quand le châssis est arrivé au bout de sa course sur une paire de patins, les prolongements des axes des roues s’emmanchent dans les fourches des leviers inférieurs; le mouvement de montée du patin est immédiatement transmis à son autre extrémité par l’intermédiaire du levier correspondant. Une fois que le patin est élevé et qu’il roule sur la partie supérieure du rail, il quitte de lui-même les leviers arrière pour aller, au bout de sa course, s’emmancher dans les leviers
- DETAIIi DU MECANISME GÊNÉ UAL DE l’AUTOMOBILE A PATINS
- A, caisse; B, montants; C, rails; D, arbre moteur ; E F G, engrenages transmettant le mouvemen t à une crémaillère ; H, roue porteuse; K, leviers à fourche destinés à maintenir l'horizontalité des paires de patins.
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- L'AUTOMOBILE ALLEMANDE A PATINS
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- avant, tout en restant absolument horizontal.
- Le changement de direction du véhicule s’obtient par le déplacement des patins extérieurs par rapport aux patins intérieurs.
- Ce mouvement rappelle celui d’une personne qui, ayant placé parallèlement ses deux pieds, les déplace également parallèlement de côté dans le but de changer de direction; l’auto arrive ainsi à décrire des courbes assez accentuées,
- La photographie ci-dessus
- montre que cette nouvelle automobile peut franchir des obstacles, naturellement de peu d’importance, mais qui, toutefois, seraient
- l’automobile a patins traversant un fossé
- suffisants pour arrêter une voiture à roues ordinaire. C’est ainsi qu’un fossé peut être aisément traversé pourvu que sa largeur
- ne déj)asse pas 1 m. 30, qui est précisément la quantité dont se déplace une paire de patins. Mais, aussi, aucune secousse n’est ressentie par les voya-geurs. Les troncs d’arbre d’un diamètre inférieur à 0 m. 30 n’arrêtent pas cette auto, qui se déplace en avant ou en arrière avec une vitesse de 7 kilomètres à l’heure. Le changement de direction s’obtient par le déplacement des patins extérieurs par rapport aux patins intérieurs. G. Mercier.
- POUR PERMETTRE AUX UNIJAMBISTES DE FAIRE DE LA BICYCLETTE
- Plusieurs dispositifs ont déjà été proposés pour faciliter l’usage de la bicyclette aux unijambistes. Nous croyons devoir en signaler un nouveau qui se distingue surtout par une grande simplicité et une efficacité certaine.
- Dans ce dispositif, la pédale dont on ne peut faire usage est remplacée par une courte manivelle, à l’extrémité de laquelle est montée à pivot l’extrémité d’un ressort à boudin de résistance appropriée, l’autre extrémité étant accrochée généralement à une console fixée au tube d’acier réunissant la selle au pédalier.
- La manivelle est calée sur l’arbre du
- pédalier, de manière que le ressort puisse ramener au point mort supérieur la pédale utilisée, droite ou gauche, suivant les cas.
- Afin de placer autant que possible la pédale dans la verticale, le réglage de la position du ressort se fait par pivotement de la console sur le tube où elle est fixée.
- Excessivement léger et solide, entièrement construit en aluminium, le dispositif s’adapte rapidement et facilement à toute bicyclette et à n’importe quel tricycle ; il permet aussi d’utiliser la roue libre, par conséquent le changement de vitesse direct ou par rétropédalage, et le frein sur moyeu.
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- DISPOSITIFS DE SECURITE POUR LES FERS ÉLECTRIQUES A REPASSER
- De nombreux chercheurs se sont ingéniés à trouver un dispositif de sûreté qui pût placer automatiquement le fer électrique hors circuit, lorsque, au cours d’un repassage, on reste quelque temps sans utiliser l’appareil, tout en ne prenant pas la précaution de couper son alimentation.
- C’est qu’en effet, en pareil cas, le fer s’échauffe au delà de sa température normale de fonctionnement, ce qui ne tarde pas à le détériorer et risque de provoquer, au moment où l’on reprend le repassage, des brûlures du linge ou des étoffes.
- D’autre part, le fait de laisser tant soit peu longtemps le fer sous tension alors qu’on ne s’en sert pas, conduit à un gaspillage de courant et, par conséquent, d’argent. Pour obvier à cet inconvénient, plusieurs solutions ont été proposées. Nous en signalerons deux particulièrement intéressantes.
- L’une prend la forme d’une « poignée-interrupteur » (Brevet Denny n° 554.519) ; elle est anglaise ; l’autre, française, est représentée par un « repose-fer interrupteur ».
- Comme le montre la gravure ci-dessous, la poignée - interrupteur permet, par simple pression des doigts, — pression qui s’exerce d’elle-même au moment où l’on saisit le fer
- IL SUFFIT DE SAISIE OU LACIIEII LA POIGNÉE POUE METTRE LE FER SOUS TENSION OU, AU CONTRAIRE COUPER SON ALIMENTATION
- POUR COUPER LE COURANT D’ALIMENTATION DU FER, IL SUFFIT DE POSER CELUI-CI SUR LE BOUTON INTERRUPTEUR DU REPOSE-FER
- pour le promener sur le linge — d’établir le contact nécessaire au passage du courant dans le corps de chauffe de l’appareil, ceci grâce à un interrupteur spécial logé dans la poignée elle-même et dont, seul, le levier de commande fait saillie en dessous. Au contraire, dès qu’on lâche la poignée, le contact se désétablit et l’alimentation est coupée. La rupture est brusque, comme il sied, et s’opère simultanément en quatre points, ce qui combat la détérioration des contacts.
- Dans la deuxième solution, l’interrupteur fait partie du repose-fer et est manœuvré par un bouton en saillie. Comme le montrent les dessins ci-dessus : ou bien on se sert du fer et le bouton interrupteur n’intervient pas (fig. 1) ; ou bien on pose le fer sur son socle seulement pour un moment et, par conséquent, ne désirant pas couper l’alimentation, on place le fer à côté du bouton (fig. 2) ; ou bien encore, sachant que l’on va laisser le fer inemployé assez longtemps, on juge utile de couper le courant et, pour cela, on place l’appareil sur le bouton du socle (fig. 3).
- La solution anglaise est entièrement automatique. On saisit le fer, le courant passe ; on le relâche, il ne passe plus. Dans la solution française, au contraire, il faut songer à poser le fer au bon endroit...
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- QUELQUES CONSEILS TRÈS PRATIQUES POUR LES AMATEURS DE T. S. F.
- (RADIOPHONIE ET RADIOTÉLÉGRAPHIE)
- Par Luc RODERN
- Un bon récepteur à deux lampes employant une galène détectrice
- La figure ci-dessous représente le schéma d’un circuit récepteur dans lequel la lampe Mx sert d’amplificateur à haute fréquence ; G est un détecteur à galène et M2 est une seconde lampe jouant le rôle d’amplificateur à basse fréquence. On remarquera que l’on a placé sur le circuit de plaque de la première lampe un circuit oscillant L2 C2 accordé sur la longueur d’onde des signaux à recevoir. En dérivation sur ce circuit accordé, se trouvent le détecteur à galène G et le primaire 1\ d’un transformateur Tx T2, dont le secondaire est connecté à travers la grille et le filament de la seconde lampe. On remarquera que le détecteur à galène est connecté à l’extrémité à haut potentiel de l’inductance L2, c’est-à-dire qu’un côté de la galène est connecté directement à la plaque de la lampe Mv Dans le circuit de plaque de M2 sont connectés les téléphones T. La batterie Ax sert au chauffage des filaments, réglé par les résistances Iîx R2, et la batterie A2 fournit la tension aux plaques.
- Une prise de courant commode
- Si, pour une raison ou pour une autre, on vient de brûler une lampe à trois électrodes, on peut utiliser la douille pour réaliser une prise de courant utile.
- On commencera par tailler le verre à l’endroit où il entre dans la douille, au moyen d’une lime bien elïilée. On chauffera ensuite
- sur un fourneau à ga/., de façon à casser l’ampoule à l’endroit du trait de lime. Après avoir enlevé les électrodes et leur tige, on enlèvera la douille en la plaçant dans un étau et en faisant un trait de scie, de la façon représentée à la figure 1, à travers la partie large de la douille. Il faudra avoir soin, bien entendu, de ne pas entamer la partie intérieure en ébonite que nous allons utiliser.
- Nous obtenons ainsi une fiche de prise de courant des plus pratiques. On peut, en particulier, l’utiliser comme prise de courant combinée des sources à haute tension (80 volts) et à basse tension (4 volts). Etant donné la disposition particulière des broches, aucune erreur ne sera possible, ce qui économisera bien des lampes. On commencera donc par relier quatre fils aux broches de la manière représentée figure 3 ; ces quatre
- DISPOSITION d’un C'RCUIT RÉCEPTEUR DANS LEQUEL UNE LAMPE EST UTIL'SÉE COMME AMPLIFICATEUR A HAUTE FRÉQUENCE
- TRAIT DL SC/£
- FIGURES MONTRANT LA TRANSFORMATION D’UNE DOUILLE EN PRISE DE COURANT
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- fils, d’autre part, seront connectés aux bornes des accumulateurs. Puis on montera sur l’appareil récepteur un support destiné à recevoir les quatre broches de la fiche, ce support étant lui-même relié aux bornes d’arrivée du courant sur l’appareil (fig. 2).
- De la sorte, on réalisera un ensemble propre et qui évitera toute erreur pouvant se traduire par la destruction des lampes.
- Un bon schéma de circuit super -régénérateur
- Le schéma ci-dessous représente un des circuits gagnants du concours organisé par le Radio-News. — On remarquera qu’il existe un second cadre à l’intérieur du cadre récepteur principal. Ce
- fi! GU IL LE
- le bloc en bois est fixé un petit aimant. Les extrémités de l’aimant sont placées directement au-dessus de la galène. Une aiguille à coudre ordinaire est placée contre l’aimant où elle demeure naturellement fixée.
- L’aiguille peut être déplacée très aisément le long de l’aimant jusqu’à ce qu’on ait trouvé le point le
- ENSEMBLE DU DETECTEUR A GALÈNE QU’IL EST TRÈS FACILE DE CONSTRUIRE SOI-MÊME
- cadre agirait, non seulement comme collecteur d’ondes, mais aussi comme organe d’amortissement dans le circuit récepteur.
- La station radiophonique de Cardiff (Angleterre)
- La station anglaise de « broadcasting » de Cardiff vient de commencer ses concerts. Son indicatif d’appel est 5 W A ; sa longueur d’onde est de 395 mètres. Tous les soirs, à partir de 17 heures, elle débute par des contes pour les enfants, suivis d’un communiqué météorologique et d’un bulletin de presse. A 19 h. 30, le concert musical eonunence. Le dimanche, un joli concert a lieu de 20 h. 30 à 22 heures.
- L’ouverture de la station de Cardiff marque l’achèvement de six des huit stations de « broadcasting » projetées Outre-Manche.
- Un détecteur à galène facile à construire
- Il suffit de prendre un morceau de bois de 5 centimètres de hauteur, de 2 centimètres de largeur et de le coller sur un socle en bois ou en ébonite. Sur
- plus sensible sur la galène.
- Les détecteurs à galène nécessitent des pressions très légères et l’aimant conviendra parfaitement à ce point de vue. Une connexion est faite à la partie recourbée de l’aimant, l’autre connexion étant prise directement sur la monture de la galène.
- Un circuit à réaction non rayonnant
- Les amateurs qui emploient la méthode bien connue d’amplification à haute fréquence au moyen du circuit de plaque accordé, peuvent aisément empêcher le rayonnement de leurs appareils, malgré l’accrochage d’oscillations. Il suffit de faire la réaction dans le circuit de plaque accordé, au lieu de la faire dans le circuit d’antenne. Dans les circuits bien construits, c’est-à-dire ceux dans lesquels l’énergie n’est pas transférée inductivement de la plaque à l’antenne, ce genre de réaction supprime tout rayonnement, malgré que l’appareil engendre des oscillations, par exemple, pour la réception des ondes entretenues, ou, plus simplement, à la suite d’une réaction trop poussée.
- La figure du bas de la page représente le schéma de montage à employer.
- Comme l’amortissement du circuit d’antenne ne peut être réduit par la réaction, il sera bon de le réduire le plus possible en enployant du fil d’assez faible résistance.
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- RADIOPHONIE ET RADIOTÉLÉGRAPHIE
- Réactions entre lampes
- On peut obtenir une grande augmentation de l’intensité des signaux reçus, ainsi que de la sélectivité, sans introduire de distorsion, en employant convena-
- ÎT1 HAUTE TCNSION
- blement une certaine réaction entre lampes.
- Les effets de réaction sont obtenus, dans le cas d’un récepteur à circuit d’anode accordé, de la façon représentée figure 1.
- La méthode de connexion d’un transformateur à haute fréquence avec réaction est représentée figure 2 ci-dessus. La bobine de réaction est la bobine située à la partie supérieure.
- Quelques circuits à deux lampes
- Les circuits à deux lampes rendent de grands services lorsque la distance du poste d’émission n’est pas trop grande ; ils sont beaucoup plus simples à construire et plus faciles à régler que les circuits à quatre lampes (voir les schémas ci-contre) et moins chers.
- Lorsque les signaux du poste d’émission sont forts, le circuit de la figure 2 donné par Modem Wireless donne d’excellents résultats. 11 est construit d’après la disposition théorique représentée figure 1. Sur cette dernière figure, à la gauche de la
- ligne pointillée X Y, nous avons une simple lampe détectrice Fj. Le circuit d’antenne, qui comprend l’inductance variable Ly et le condensateur variable C1; est connecté à travers la grille et le filament de la lampe Vx. Dans le circuit de grille, nous avons le condensateur de grille C2 de 0,00025 à 0,0003 microfarad de capacité ; il est sliunté par une grande résistance ayant une valeur de 1,5 à 2 méghoms.
- On remarquera que la connexion venant de la prise de terre est reliée à la borne positive de la batterie de chauffage Bx. Le condensateur de grille C2 a pour but de redresser les oscillations à haute fréquence ; dans certains cas, cependant, il peut être préférable de connecter le fil de terre à la borne négative de la batterie de chauffage.
- Dans le circuit de plaque se trouveraient normalement les téléphones T, mais, pour nous permettre d’obtenir des signaux plus forts, nous ajouterons la portion à droite de la ligne X Y. Cette portion consiste en une lampe amplificatrice à basse fréquence F2. Un transformateur Tx T2 a son enroulement primaire Tx connecté à la place des téléphones, ces derniers étant, bien entendu, supprimés du circuit de plaque de la lampe V1 et reportés plus loin, en T.
- L’enroulement secondaire T2 est connecté à travers la grille C2 et le filament F2 de la seconde lampe V2. Dans le circuit de plaque de cette lampe se trouvent la batterie à haute tension Ba et les téléphones T.
- Mais cette disposition étant peu pratique, il vaut mieux supprimer les batteries d’accumulateurs supplémentaires et disposer les circuits de la façon indiquée figure 2. Onremar-
- Fiq. /
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- qliera sur cette figure que le côté gauche (le l’enroulement est connecté à la borne négative de la batterie de chauffage, les rhéostats R1 et R2 étant également connectés à la borne négative de cette batterie. Le but de cette disposition est de donner à la grille de la seconde lampe un potentiel légèrement négatif par rapport à l’extrémité négative du filament, ce potentiel négatif étant causé tout simplement par la chute de tension à travers le rhéostat R^
- Il faut aussi remarquer qu’un condensateur C3 est connecté à travers l’enroulement primaire 2\ du transformateur '1\ T2. Ce condensateur C3, qui a une valeur de 0,002 microfarad, peut être supprimé dans bon nombre de cas. C’est pourquoi il est représenté en trait discontinu sur la figure.
- Ce circuit est très simple et les réglages en sont réduits au minimum . L’amplification qu’il donne, par contre, est très ordinaire. Nous verrons une autre fois comment on peut l’améliorer dans de grandes proportions en y introduisant de la réaction.
- 0,0002
- 0,0004
- n’ajoute aucun condensateur variable en parallèle avec la bobine, on obtient facilement la longueur d’onde minimum sur laquelle la bobine choisie permettra l’accord du circuit d’antenne ; il suffira, pour cela, de tracer une ligne verticale à partir du point 0,0003 porté sur la ligne de base et de lire sur la colonne de gauche le chiffre correspondant au point d’intersection de cette verticale et à la courbe de la bobine.
- La longueur d’onde maximum possible s’obtiendra en ajoutant la capacité maximum du condensateur variable à 0,0003 microfarad et en lisant sur le graphique comme précédemment. C’est ainsi qu’une bobine
- n° 100, munie d’un condensateur de 0,0005 microfarad en parallèle, permettra de s’accorder jusqu’à 1.500 mètres envi ron de longueur d’onde.
- Le graphique ci-contre permet de résoudre d’autres problèmes que le précédent : par exemple, étant donné une bobine déterminée, quelle capacité faudra-t-il mettre en parallèle avec cette bobine pour réaliser une longueur d’onde donnée?
- Q00Î4
- Le choix d'une bobine construite en nid d'abeilles
- Modern Wireless publie un graphique donnant la longueur d’onde minimum et la longueur d’onde maximum permises par une bobine en nid d’abeilles donnée. Nous reproduisons ci-dessus ce graphique qui intéressera nos lecteurs. Nous avons déjà reçu, en effet, de nombreuses lettres nous demandant des renseignements concernant ce type particulier de bobines ; le graphique en question répondra à plusieurs questions posées.
- lies chiffres portés sur la colonne de gauche donnent la longueur d’onde en mètres ; les chiffres portés sur la colonne de droite donne les numéros des bobines que l’on trouve dans le commerce et qui sont le plus souvent d’origine anglaise. Enfin, sur la ligne horizontale inférieure, on a porté di-diverses valeurs de capacités usuelles.
- La capacité de l’antenne moyenne d’amateur est environ 0 0003 microfarad ; si l’on
- Transformation d'un appareil pour la double amplification
- Nous avons déjà exposé, à diverses reprises, les avantages de la double amplification et donné quelques montages permettant de la réaliser. Mais tout le monde n’a pas le temps, ni l’habileté nécessaires pour construire un appareil spécial de ce genre. Il est cependant possible d’obtenir les avantages d’un tel appareil au moyen de quelques additions laciles effectuées sur les appareils existants, comme le montre la revue Wireless World.
- Considérons, par exemple, le cas d’un récepteur à cinq lampes (tig. 1), composé d’une lampe à haute fréquence, d’une lampe détectrice et de trois lampes à basse fréquence. La lampe à haute fréquence et la lampe détectrice sont représentées en U, montées sur l’appareil. Le courant détecté dans la lampe détectrice est envoyé dans la première lampe à basse fréquence Lx ; le téléphone T est inséré dans le circuit de
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- RADIOPHONIE ET RADIOTÉLÉGRAPHIE
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- SCHEMAS DE MONTAGE D UN APPAREIL TRANSFORME POUR LA DOUBLE AMPLIFICATION
- plaque de la dernière lampe. Entre les lampes L1 et L2, et entre les lampes L2 et L3 se trouvent les transformateurs à fer ordinaires à basse fréquence.
- Pour transformer cette amplification ordinaire en double amplification, il suffît de la modifier de la façon représentée figure 2. On ajoute une lampe L\ à laquelle on relie ou on couple le circuit d’antenne, au lieu de relier ce dernier aux bornes A et T de l’appareil à deux lampes U. Un transformateur à haute fréquence est intercalé dans le circuit de sortie de cette lampe. Dans le circuit de grille de cette lampe, se trouve un condensateur C1 connecté à travers les conducteurs Dx et D2. Dans le circuit de plaque de cette lampe se trouve un condensateur semblable C2 connecté à travers deux conducteurs semblables Ds Z)4.
- Ces quatre conducteurs Dx D2 D3 Z)4 peuvent être introduits dans les douilles correspondantes de la lampe L2, de façon à ce que le chauffage de la lampe supplémentaire L\ soit assuré en même temps que celui de la lampe L2 ; le conducteur Dx s’enfonce dans la douille de grille de la lampe L2, et le conducteur Z)4 dans la douille de plaque.
- Les deux conducteurs M et N doivent être reliés aux bornes A et E de l’appareil à deux lampes U de la figure 1.
- Quand ceci est fait, le circuit d’antenne est d’abord couplé à la lampe L\ qui joue le rôle de lampe amplificatrice à haute fréquence. Le courant sortant de cette lampe passe par les fils M et N et va à la première lampe de l’appareil à deux lampes U ; le courant est ainsi amplifié une seconde fois en haute fréquence. Il est ensuite détecté dans la lampe détectrice, puis amplifié en basse fréquence dans la lampe Lx ; il passe ensuite par les fils Dx et D2 dans la lampe L\ qui remplace la lampe L2 et où il est ampli-
- SCIIEMA DE CONSTRUCTION d’un COMMUTATEUR SIMPLE RÉSISTANCE DE GRILLE
- DE
- fié en basse fréquence ; il revient enfin dans l’amplificateur à basse fréquence par les filsZ)3 D4.
- Commutateur de résistance de grille
- Il est très facile de cons-truire un commutateur simple permettant de faire varier la résistance de grille. Quand on emploie une amplification à haute fréquence, ce dispositif est des plus uti-les pour permettre d’appliquer aisément à la grille un potentiel positif ou négatif. Certaines lampes détectent beaucoup mieux quand un potentiel positif est appliqué à la grille ; d’autres,, au contraire, nécessitent un potentiel négatif.
- La figure ci-dessous montre le schéma des connexions. Quand la manette du commutateur est sur le plot 1, la résistance de grille est connectée en dérivation sur le condensateur de grille, de la manière usuelle pour une lampe détectrice n’employant pas d’amplification à haute fréquence.
- Quand la manette du commutateur est sur le plot 2, la grille reçoit un potentiel négatif utile dans le cas d’amplification à haute fréquence.
- En plaçant la manette sur le plot 4, la grille reçoit un potentiel positif, convenant mieux à certaines lampes.
- Enfin, le plot 3 est un plot mort, destiné à éviter la mise en court-circuit de la batterie d’accumulateurs servant au chauffage du filament.
- Quelques chiffres
- Le nombre des stations de « broadcasting » (radiophonie) aux États-Unis, dans les colonies et dépendances, est de 623. Le nombre de stations au Canada et dans la Colombie britannique est de 70.
- Le nombre d’appareils récepteurs aux États-Unis et au Canada est de plus de un million. Luc Rodern.
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- LE FUTUR CUIRASSE DE L’AIR
- Le contre-amiral William A. Moffett, directeur de l’Aéronautique navale aux Etats-Unis, a esquissé récemment, dans un numéro de notre confrère Popular Science Monthly, les caractéristiques générales que, d’après lui, présenteront les futurs dirigeables de guerre, lesquels pourront être considérés comme des cuirassés de l’air.
- Ce ne sont là, évidemment, que des anticipations, mais l’autorité et la compétence du chef de l’aéronautique navale américaine leur donnent une singulière valeur.
- Le futur dirigeable de guerre, déclare le contre-amiral Moffett, portera un armement qui en fera l’un des plus formidables engins de combat qui aient jamais été conçus. Tl portera, précise l’amiral américain, 60 tonnes de charge utile ; si l’on en met la moitié
- prévus pour abriter les avions en question. Ceux-ci, pour prendre l’air, seront simplement poussés dans le vide, où ils retrouveront leur assiette aussi facilement que se remet à voler un oiseau qu’on relâche soudainement après l’avoir maintenu emprisonné.
- Il est, cependant, un problème assez délicat à résoudre : c’est celui de maintenir le centre de gravité du dirigeable suffisamment bas pour ne pas nuire à sa stabilité. Il ne faut pas, en effet, que la coque soit trop chargée dans les parties hautes ; pour surmonter cette difficulté, on pourrait, dès que les avions satellites auraient atterri sur la plate-forme, les démonter rapidement et faire descendre fuselage et ailes, par un puits traversant la coque, dans des soutes spéciales ménagées dans les fonds. Pour reprendre
- ÉLÉMENTS A CHARNIÈRES SL RABATTANT POUR DÉCOUVRIR LA PLATE-FORME D’ATTCRRiSSAÛC
- CANON
- OABINL MOTRiûh
- CABINE MO
- oisposirir'"* o'amarrage
- SALLE DE MONTAGE
- TRAPPE DE LANCEMENT
- CHAMBRE§
- DE NAV/GA T ION AVANT
- ‘DISPOSITIF DE HALAGE \POUR AVIONS DÉSEMPARÉS
- de côté pour tenir compte du combustible nécessaire à un rayon d’action qui ne sera pas inférieur à la moitié du tour de la Terre, il reste 30 tonnes pour les apparaux d’atterrissage ou d’amarrage, les canons, les munitions, les bombes, les avions même que ce Léviathan de l’air transportera.
- Les meilleurs types d’avions de combat actuellement en service dans les armées pèsent moins d’une tonne chacun ; il en existe même qui pèsent moins de 500 kilogrammes.
- Il n’est donc pas déraisonnable de prédire que le dirigeable de l’avenir emportera une douzaine d’avions, capables d’éclairer sa route et de le défendre contre des attaques aériennes, et qu’il sera pourvu, en outre, d’une batterie de canons lui permettant d’afl'ronter n’importe quel adversaire.
- Il sera, vraisemblablement, doté d’une plate-forme permettant à ses avions satellites d’atterrir. Cette plate-forme sera aménagée soit sur le dessus de la coque, soit suspendue au-dessous ; des garages seront
- l'air, on laisserait tomber simplement les avions par en-dessous ; les aviateurs n’ont, actuellement, aucune difficulté pour retrouver leur équilibre à n’importe quelle altitude et dans n’importe quelle position.
- Les Etats-Unis furent une des premières nations qui étudièrent la possibilité de faire transporter des avions par des dirigeables. L’expérience, tentée avec un type de dirigeable dont le volume n’atteignait pas la dixième partie de celui des unités que construit actuellement la marine américaine, réussit dans une large mesure et montra que la chose était parfaitement possible.
- Si l’on songe que les Etats-Unis ont réalisé récemment un dirigeable rigide qui nécessitera pour son gonflement près de 57.000 mètres cubes de gaz et portera une charge utile de près de 19 tonnes, à l’exclusion de l’équipage et des approvisionnements, on admettra que les prévisions du contre-amiral Moffett ne sont pas si éloignées de pouvoir se vérifier qu’on serait tenté de le penser.
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- TRANSMISSION A VITESSES VARIABLES PAR COURROIE ARTICULÉE
- Par Félix DUBOURG
- Le dernier Salon de l’Automobile a mis en lumière un nouveau mode de transmission avec changement progressif de vitesse, qui supprime tous engrenages et tous renvois et est basé sur l’emploi de la courroie articulée. Celle-ci est constituée par des blocs de cuir trapézoïdaux emprisonnés dans une gaine d’acier formant attache d’articulation et reliés entre eux
- permettant à ce train différentiel de coulisser de A vers Æ ou de Æ vers A. Ce train différentiel est composé de la façon suivante : un arbre B sur lequel sont calés à demeure deux flasques C et G” posés à distance convenable l’un de l’autre. Entre ces deux flasques coulisse sur l’arbre un flasque D entraîné par l’arbre dans un mouvement de rotation. Ces trois flasques constituent ainsi deux poulies à gorge. Dans l’un vient s’adapter la courroie de la poulie motrice (E). Dans l’autre, celle de la poulie de transmission (E' ). Il est clair que si le flasque D se trouve à égale distance des deux flasques C et
- APPAREIL DE DEMONSTRATION DE LA TRANSMISSION PAR COURROIE ARTICULÉE
- P, poulie réceptrice ; P’, poulie motrice ; M, M’, train différentiel ; F, plateau double tronconi-que se déplaçant latéralement entre M et M'.
- par des axes en fibre. Cette courroie s’emploie dans les poulies à gorge, à flancs inclinés à angle de 28 degrés. C’est le cas de la transmission T M que nous décrivons.
- Son principe peut en être exposé en quelques lignes. Soit un arbre A, sur lequel est calée une poulie à gorge pouvant recevoir une courroie articulée : c’est la poulie motrice. Un arbre A' sur lequel est également calée une poulie à gorge : c’est la poulie transmettrice. Si l’on demande à l’arbre A’ des vitesses différentes de celles de l’arbre A, on place entre les arbres A et A’, dont la distance est constante, un train différentiel de poulies monté sur un chariot
- G”, on constitue ainsi deux poulies à gorge de même dimension. Si le diamètre moyen de l’ensemble B est égal au diamètre des poulies A et A\ nous obtiendrons en A’ une vitesse de rotation égale à celle de A. Si nous voulons maintenant obtenir une différence de vitesse entre A et A’, il suffit de faire glisser le train différentiel vers l’arbre A, par exemple. Il en résulte que, la longueur des courroies étant constante, la courroie de transmission E’ ne pouvant s’allonger tendra à venir se placer dans le fond de la gorge C’ D, chassant ainsi le flasque central D vers le flasque C. Ce mouvement chassera à son tour la courroie
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- motrice vers la périphérie de la gorge C’D. Le rapport des poulies étant convenable, l’arbre 13 entraîné par la courroie motrice va donc ainsi tourner à une vitesse plus réduite que l’arbre A, tandis que la courroie de transmission, étant enroulée sur un diamètre plus petit que celui de la poulie A\ va transmettre à l’arbre A’ une vitesse plus réduite encore. Si l’arbre A tourne à 100 tours, par exemple, l’arbre B, par le jeu de la courroie motrice décrit plus haut, va tourner à 80 tours, et l’arbre A\ par le jeu de la courroie transmettrice, à 60 tours. En employant des courroies de largeur convenable, l’on peut obtenir des différences de vitesse variant dans un rapport de 1 à 7,5 pour des courroies de 16 millimètres à 82
- millimètres de largeur. Le déplacement du train différentiel s’obtient au moyen d’un levier ou d’une vis. En immobilisant ce train à un point quelconque de sa course, l’on peut obtenir des variations de vitesse très rapprochées. Ce mode de transmission ne s’applique pas seulement aux changements de vitesses des voitures automobiles. Dans les nombreux cas de petits moteurs électriques actionnant des pompes, des ventilateurs, démarreurs ; pour tous les appareils nécessitant soit une diminution, soit une augmentation de vitesses ; dans les ateliers mécaniques et pour les machines-outils, en général, l’emploi de ce dispositif par courroie articulée peut se justifier. F. Dubourg.
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- TRANSMISSION À
- SCHÉMA DE LA T11ANSM1SSION PAR COURROIE ARTICULÉE
- UNE MACHINE POUR FENDRE LES BUCHES DE BOIS
- Pour fendre les bûches de bois, on emploie la hache et le merlin ; c’est là un travail assez pénible, s’exécutant avec lenteur et demandant une grande dépense de force ; il est de plus très bruyant et gênant pour le voisinage. La petite machine représentée ci-contre obvie à tous ces inconvénients.
- Son fonctionnement s’explique de lui-même : la manivelle d’un arbre moteur communique un mouvement vertical alternatif à un couteau ou coin qui, en s’abaissant, s’enfonce dans la bûche que l’on a placée au-dessous de lui, et la sépare en deux morceaux.
- 11 est à remarquer que le couteau travaille par pression et non par percussion comme le fait le coup de hache ; il s’ensuit qu’il y a absence presque complète de bruit et de choc ; le sol sur lequel repose la machine n’a donc pas à supporter un bien grand effort.
- La vitesse de rotation de la manivelle permet de fendre en deux morceaux une bûche par seconde ; on la place à la main sur une
- table ou billot susceptible de monter et de descendre afin de l’ajuster à la longueur de la bûche à fendre, laquelle doit être au maximum de 0 m. 65. Le plateau-manivelle, dont l’arbre, en acier dur, a 10 centimètres de diamètre, est tenu à sa partie supérieure par un sabot qui l’empêclie de bouger au moment où le couteau pénètre dans le bois. Un débrayage permet d’arrêter la machine et de la mettre en mouvement, et un volant régularise la marche. Le bâti est d’une seule pièce en fonte, et l’ensemble est très robuste, qualité essentielle pour une machine de ce genre.
- Elle trouve surtout son application chez les marchands de bois de chauffage et chez les fabricants de produits chimiques et autres qui dérivent du bois.
- Photographie gracieusement communiquée par les établissements Cxuilliet fils et Cle, d’Auxerre (Yonne).
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- NOUVEAU CINEMA DE SALON
- La grosse difficulté qu’ont rencontrée les constructeurs d’appareils cinématographiques, lorsqu’ils ont voulu établir de petits cinématographes pouvant être utilisés dans les familles, a consisté à réaliser des appareils présentant les mêmes qualités que ceux des salles de spectacles, beaucoup plus encombrants et plus chers, tant par leur prix d’achat que par leur consommation d’énergie. Tout le monde connaît cependant les immenses progrès qui ont été réalisés dans cette voie, et l’on peut à bon droit s’étonner que l’emploi de la projection animée ne se soit pas plus répandu dans les familles, où elle peut être à la fois une distraction agréable pour tout le monde et un excellent et intéressant moyen d’éducation pour les enfants.
- L’appareil représenté par les photographies qui illustrent cet article, dit le « Ci né o », permet d’obtenir des résultats excellents, soit dans les familles, soit dans les salles de conférences, de cours, etc. Il peut utiliser tous les films du commerce, quelle que soit leur marque, en employant des bobines de 300 à 400 mètres, et ainsi il est facile de reproduire chez soi la projection d’un film intéressant déjà vu.
- Le mécanisme de l’appareil est très simple et analogue à celui ordinairement adopté. La croix de Malte, en acier, est
- enfermée dans un carter étanche à bain d’huile, ce qui réduit le bruit au minimum. Un dispositif de cadrage fixe permet, par la simple manœuvre d’un levier, la mise en concordance rigoureuse de la fenêtre et de l’image, même pendant la projection, sans déplacement de la source lumineuse.
- L’éclairage est produit par une lampe à incandescence de fabrication spéciale, à miroir argenté, fonctionnant directement sur le courant du réseau de 110 volts et très puissante (1.200 bougies).
- Sa consommation, de 2,5 ampères, permet de l’employer avec n’importe quel compteur. On peut ainsi éclairer utilement un écran d’une superficie de 7 mètres carrés. L’enroulement du film est automatique et, d’autre part, le bras support de bobine permet, grâce à une démultiplication par engrenage, le rebo-binage rapide du film pour une nouvelle projection.
- Le mouvement de rotation peut être obtenu, soit à la main, au moyen d’une manivelle, soit par l’intermédiaire d’un petit moteur universel et réglable, marchant sur courant continu ou alternatif et dont la consommation est inférieure à un ampère. L’appareil complet, monté sur un p i e d,n e p è s e que 9 kgr. 5 00 ; il joint à ses nombreuses qualités la facilité de transport d’une pièce à une autre.
- MÉCANISME DE L’APPAREIL
- LE u CINÉO » PRÊT A FONCTIONNER
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- MOTO-POMPE A PISTON POUR ÉLEVER L’EAU A LA CAMPAGNE
- L’eau est certainement l’élément pour lequel l’homme a le plus travaillé afin de l’avoir toujours présent lorsqu’il en a besoin. Que ce soit à la ville, pour les besoins d’hygiène, ou à la campagne, pour la terre ou le bétail, la recherche de l’eau, d’abord, sa captation, ensuite, et enfin son adduction au point voulu, ont retenu l’attention des ingénieurs. Mais il ne suffit pas, pourtant, d’avoir l’eau à sa disposition, il faut encore pouvoir l’employer aisément et c’est pour la réalisation de cette condition que de nombreuses solutions ont été déjà trouvées.
- D’une manière générale, à la campagne, on se procure l’eau en creusant des puits. Il n’est point d ’ agglo- p
- mération, point de ferme qui ne puisse avoir le sien. Et les installations possédant des appareils pour élever l’eau des puits se font de plus en plus nombreuses.
- Au seau monté avec une chaîne et une poulie a succédé d’abord la pompe à main, et enfin, depuis que l’électricité a pénétré partout, cette pompe est actionnée par un petit moteur robuste et d’un entretien facile. On emploie également beaucoup le moteur à essence, que l’on sait, aujourd’hui, construire en grande série, c’est-à-dire à des prix abordables. Mais quel genre de pompe adopter? Nous avons eu déjà l’occasion de parler ici de pompes centrifuges qui, à cause de leur grande vitesse, présentent un très faible encombrement.
- Car on veut non seulement avoir l’eau à sa disposition au point d’utilisation, mais
- encore la trouver dans des conditions telles qu’elle puisse rendre le maximum de services.
- C’est ainsi qu’au moyen de conduites appropriées on l’élève et on l’emmagasine dans des réservoirs, d’où on peut la reprendre, au moment voulu, pour la distribuer soit en nappes, soit en jets pour l’arrosage.
- C’est là le travail de la pompe, quel que soit son genre de construction.
- La pompe à piston, la première construite, donne d’excellents résidtats dans la réalisation de ce travail. Sous l’action lente mais puissante du piston, le clapet sphérique se soulève et l’effort chasse la cylindrée d’eau jusqu’aux points intéressés. L’eau monte dans la colonne de refoulement et se déverse dans le réservoir, qui la répartit dans l’habitation ou qui la tient en réserve pour l’arrosage.
- Le mouvement lent de la pompe à piston assure un minimum d’usure à l’appareil sur lequel elle est montée et qui est représenté sur la photographie ci-contre. Une vis sans fin, commandée par le moteur, engrène avec une roue dentée qui porte un ma-neton excentrique pouvant coulisser dans une glissière et actionner le piston. D’ailleurs, la seule inspection de la photographie fait comprendre le fonctionnement de cette pompe. Sous un encombrement réduit, car alternativement chaque face du piston travaille, cette pompe, à double effet, peut refouler de 5 à 10 mètres cubes d’eau à l’heure.
- En outre, le moteur peut être détaché de la pompe pendant les heures où il ne la commande pas et actionner, soit une petite dynamo d’éclairage, soit une scie à bûches, soit n’importe quel appareil de ferme. Le confort à la campagne est ainsi très accru.
- l'arbre moteur est transmis far la vis sans fin 11 à une roue dentée qui porte un manchon excentrique LI pouvant coulisser dans la glissière G avec le coulisseau D. Le piston P reçoit ainsi un mouvement alternatif. C-, clapets caoutchouc ; B, bouteille à air ; H, cylindre amovible;' A, chambre d’évacuation de l'eau entraînée ; F, tuyau d évacuation de cette eau.
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- LE ROLE ET LES AVANTAGES DE LA DYNAMO A QUATRE BALAIS
- Par Paul MARVAL
- On a essayé, en ces dernières années, de conserver l’intensité constante aux bornes des génératrices en employant des machines à quatre balais. En voici le principe, qui est des plus simples.
- Afin de l’expliquer clairement, prenons une dynamo bipolaire « à excitation séparée », excitation faible produite par quelques spires inductrices seulement, alimentées par une petite batterie d’accumulateurs :
- Les balais AXBX (fig. 1) étant placés en position normale sur la ligne neutre de la dynamo, intercalons un voltmètre Vx, en dérivation entre ces balais.
- La génératrice tournant à vitesse constante, la machine va s’amorcer et nous constaterons une certaine force électromotrice (f. é. m.) mesurée par le voltmètre Vx ; le flux d’induction Fx est dirigé suivant l’axe
- Vt
- Rhl
- PILES OU ACCUMULATEURS
- rhéostat 72/t et nous constaterons alors que V2 dévie et qu’il s’est créé une force électromotrice entre les balais A2 et B„.
- L’induit tournant à vitesse constante, couplons les balais A1 et B1 sur notre rhéostat Rh de façon à faire débiter l’induit, nous observerons que l’aiguille de V2 part de zéro et dévie, et cela d’autant plus que nous diminuerons la résistance ohmique du rhéostat Rh, c’est-à-dire que nous augmenterons le courant dans 1 ’ armature En continuant ainsi la manœuvre de ce rhéostat, nous arriverons à le supprimer, c’est-à-dire à réunir par un fil sans résistance les balais Ax et Bx. On dit alors que Ax Bx sont en court - circuit ( fig. 2). Le voltmètre V2 atteindra un maximum, tandis que Vj tombera à une valeur négligeable. Nous pourrons donc brancher sur
- FIG. 1. - REPllESEN-
- T ATI ON SCHÉMATIQUE DE LA DYNAMO A QUATRE BALAIS
- Celte génératrice a pour but de maintenir l'intensité constante dans le circuit de charge des batteries d'accumulateurs.— Al9 Bx, paire de balais placés normale-
- A2 B2, en fermant
- ment sur la ligne neutre ; V1; voltmètre en dérivation sur ces balais pour mesurer la tension ; Fi, flux inducteur suivant V axe des pôles ; résistance ohmique réglable; Kx, interrupteur introduisant ce rhéostat; A2 , B2, balais supplémentaires sur la ligne des pôles.
- l’interrupteur I\2, soit un circuit de lampes à incandescence, soit aussi une petite batterie d’accumulateurs pour la charger. Comment peut-on expliquer ce curieux résultat ?
- En analysant ce qui se passe, on s’aperçoit que la circulation du courant dans l’induit entre Ax et Bx, engendré par le flux
- des pôles inducteurs. On peut donc utiliser cette force électromotrice et faire débiter l’induit dans un rhéostat Rh (résistance non inductive, sans self-induction), en abaissant l’interrupteur Kx.
- Après l’avoir ainsi constaté, coupons ce courant. Plaçons alors deux balais supplémentaires A2, B2 (fig. 1 et 2) perpendiculairement aux premiers, c’est-à-dire suivant la ligne des pôles, et branchons un second voltmètre V2 sur ces balais. La dynamo tournant toujours à la même vitesse, nous constaterons que V2 ne bouge pas et que la force électromotrice entre A2 et B2 est nulle. Mais, si nous fermons l’interrupteur Kx, le courant (continu) va s’établir dans le
- inducteur constant Fx, transforme cet induit en un aimant, dont les pôles seraient respectivement en Ax et Bx et donnant lieu à un flux magnétique F2, dirigé suivant Ax et Bx et se fermant par les pièces polaires, après avoir traversé l’air de l’entrefer. Comme ce flux F2 est beaucoup plus puissant que Fx (choisi faible à dessein), il transforme la machine en une dynamo dont les pièces
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- LA SCIENCE ET LA VIE
- polaires seraient à angle droit des premières et, par suite, les balais également ; la position A2 B2 des balais d’utilisation de la dynamo est donc pratiquement bonne.
- On va objecter immédiatement que la même cause, qui produit ce nouveau flux magnétique F2, suivant Ax Blf va exister quand le circuit A2 B2 débitera sur le circuit extérieur ; c’est en effet ce qui arrive, et un troisième flux magnétique Fz suivant A2 B2 va se produire, mais en sens contraire du flux primitif Fls l’excitation séparée constante, piles ou accumulateurs.
- Ainsi, en résumé, par l’introduction des quatre balais et la fermeture des deux interrupteurs, on produit trois flux magnétiques inducteurs :
- 1° Un flux faible Fx créé par l’excitation séparée et dirigé suivant l’axe des pôles de la machine génératrice ;
- 2° Un flux F2 créé par la mise en court-circuit des balais Ax et Bx ; ce flux F2 est plus fort que le flux primitif Fx et est dirigé suivant la ligne des balais Ax et Bx, c’est-à-dire perpendiculairement à la ligne des pôles de la machine (fig. 2) ;
- 3° Un flux variable de réaction Fs, dû à l’alimentation du circuit d’utilisation et dirigé suivant la ligne des pôles, mais en sens contraire du flux primordial Ft.
- Mais, dira-t-on, quel avantage pratique peut-on tirer d’une telle disposition, en somme plus compliquée que la disposition d’une simple dynamo shunt ?
- 1° C’est que la force électromotrice de la machine est ainsi rendue indépendante de la vitesse de l’armature, ce qui est déjà un avantage incontestable. En effet, supposons que la vitesse augmente. Si nous avions à faire une dynamo shunt, on sait que la force élec-tromotrice entre Ax et Bx devrait alors augmenter, ainsi que l’intensité du courant ans le circuit de Ax et Bx ; il s’ensuivrait
- une augmentation du flux F2 et une élévation de la force électromotrice entre A2 et B2, ce qui aurait pour but d’accroître le flux de réaction Fz. Or, ce dernier s’opposant à Fx tendrait à le diminuer, c’est-à-dire à s’opposer à son accroissement dû à l’augmentation de vitesse. Finalement, tout l’ensemble s’équilibrera parfaitement sans pouvoir dépasser toutefois une certaine intensité limite de courant.
- Et, si le circuit extérieur reste de résistance sensiblement constante, cela revient à avoir une différence de potentiel (force électromotrice ) sensiblement constante entre A2 et B2 (bornes du circuit d’utilisation) ; la génératrice est donc à intensité constante indépendante de la vitesse de rotation de l’induit.
- Puisque la force électromotrice de la machine reste constante, on peut donc sans inconvénient supprimer les accumulateurs, que nous avions introduits seulement (fig. 1) pour faciliter la démonstration, et qui servaient à exciter séparément la dynamo, et raccorder alors le circuit d’excitation directement aux balais (fig. 3).
- 2° Comme second avantage : la dynamo à quatre balais s'amorcera aisément dans les deux sens de rotation et donnera toujours une même polarité aux bornes des balais d'utilisation A2 B2.
- En effet, supposons que l’induit tourne en sens contraire et revenons à la figure 1 (démonstrative). Comme l’excitation séparée est immuable, le flux primitif Fx ne change pas et le courant de court-circuit entre Ax et Bx sera inversé ; mais le flux F2 créé justement par Ax Bx sera inversé aussi, et c’est justement ce qu’il faut pour que le courant d’utilisation ne soit pas inversé à son tour, par suite du changement de sens de rotation de l’armature.
- 3° Enfin, puisque la polarité des bornes
- LAMPES
- créé par
- ACCUMULATEURS D'EXCITATION
- FIG. 2. - LA DYNAMO A QUA-
- TRE BALAIS EN QUADRATURE (90 DEGRÉS)
- Sur cette figure, on voit les deux balais supplémentaires A2 B2, perpendiculaires à la direction des balais Ax Bx. En plus du voltmètre on branche un
- second voltmètre en dérivation sur les nouveaux balais A2 B2. En fermant l'interrupteur Kj (fig. 1 ), on constate la déviation de V2 et la tension entre les balais A2B2. On met alors les balais Ax B! en court-circuit (cc) ; la tension V2 devient maximum.— K2, interrupteur de circuit d'utilisation (lampes ou accumulateurs ) ; Fj, flux inducteur constant; F2, flux magnétique se fermant par les pièces polaires ; F3, flux magnétique produit par le débit des balais A2 B2 et en sens inverse du flux primitif li'1.
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- LE ROLE DE LA DYNAMO A QUATRE BALAIS
- 85
- A2 et B2 n’est pas inversée, on peut supprimer Vexcitation séparée et alimenter le circuit inducteur directement sur ces balais et finalement arriver à la figure 3.
- On voit de suite les applications pratiques de cette génératrice à quatre balais, de courant continu constant, pour la charge des batteries d’accumulateurs employées en télégraphie et téléphonie sans fil, pour l’éclairage et le démarrage des automobiles, camions, tramways, ainsi que pour l’éclairage des wagons de chemin de fer et de tous les appareils exigeant une différence de potentiel presque immuable (les électro-lyseurs, entre autres applications).
- Nous verrons dans un prochain article une solution beaucoup plus précise du problème de la conservation de la différence de potentiel rigoureusement constante aux bornes d’une génératrice à courant continu au moyen d’un simple décalage automatique de ses deux balais sur la surface du collecteur de la dynamo.
- Nous n’insisterons pas sur les avantages incontestables de la dynamo à quatre balais, afin d’obtenir une intensité constante du courant continu servant à la charge
- régulière des accumulateurs, quelle que soit la vitesse de rotation de l’induit de la machine. Nous venons, en effet, de signaler le de cette
- génératrice
- FIG. 3. -- SCHÉMA MONTRANT L’UTILISATION PRA-
- TIQUE DE LA DYNAMO A QUATRE BALAIS L'ensemble des trois flux F! F2 F3 s'équilibrant entre eux, ne permet pas de dépasser une certaine intensité limite du courant. Dans la pratique, on supprime les accumulateurs d'excitation (figures 1 et 2) et on alimente le circuit inducteur des électro-aimants directement sur les balais polaires A2 et B2.— K2 et K’a sont les interrupteurs permettant de charger des batteries <T accumulateurs (Ac) ou d'allumer des lampes à incandescence par le circuit d'utilisation A2 B2, les balais Ax Bx restant toujours en court-circuit (ce).
- — jté
- Ac
- rôle
- dans la partie théorique précédente, et nous donnerons simplement ci-dessous le schéma des connexions d’une semblable petite dynamo (type Kirby-Smitli), qui se trouve dans le commerce.
- Voici la description détaillée de ce schéma :
- 1, induit ; C, collecteur ; B B', balais principaux ; b b', balais auxiliaires (reliés métalli-quement aux balais principaux) ; R li', résistances olimiqucs ; PP', pôles inducteurs (épanouissements polaires) ; i, i’ bobines inductrices ; A, batterie d’accumulateurs ; D, conj oncteur- dis j oncteur ultra-ra-pide ; L, lampe témoin indiquant le passage du courant.
- Les courants engendrés dans la résistance R entre les deux balais B b (reliés entre eux par R) et en R' entre les balais B' b' (reliés par R'), viennent en aide au flux inducteur à faible vitesse, s’annulent pour une vitesse moyenne et sont démagnétisants à grande vitesse, ce qui permet d’assurer le réglage, c’est-à-dire la charge régulière des accumulateurs par courant continu à intensité constante. Paul Marval
- _________________________________ L ---------------------------—------
- FIG. 4. ---- PETITE DYNAMO A QUATRE BALAIS, SYSTÈME KIRBY-SMIT1I
- Cette petite dynamo est une variante du type théorique ci-dessus : P, P’, pièces polaires ; i, i’, enroulements inducteurs en dérivation ; B, B’, balais principaux ; I, induit ; C, collecteur ; b, b’, balais auxiliaires ; R, R’, résistances ohmiques reliant les deux sortes de balais ; D, conjoncteur-disjoncteur ; A, accumulateurs en charge ; L, lampe témoin.
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- UNE MACHINE A FAIRE DES PORTRAITS
- Il est bien rare d’assister à l’éclosion d’une idée nouvelle en matière de jouet, surtout si l’on exige qu’elle soit intéressante. Le plus souvent ne sortent de l’ombre que des rééditions, à peine masquées par des variations dans le dessin et dans le coloris. C’est qu’il y a tant de jouets sur le marché, mécaniques et autres, que l’on se demande s’il peut encore en apparaître d’inédits.
- Celui que représente notre photographie a le mérite de n’appartenir à aucun genre connu. On l’a appelé «Le jeu d’Ovide ou de métamorphoses », parce qu’il permet à un enfant de reconstituer le profil d’un certain nombre de personnalités éminentes, appartenant aussi bien au monde politique qu’au monde sportif. Avec un peu d’habileté apparaissent, au gré de l’enfant, les profils de M. Clemenceau, du président Wilson, de Carpentier et de tant d’autres. 11 est même possible de construire des figures de parents et d’amis avec des fragments de profils de chacun de ces grands hommes, supplément de distraction qui n’est pas à dédaigner. L’inventeur a imaginé de dessiner sur des
- bandes de toile les mêmes organes de toutes les figures illustres. Sur l’une sont représentés tous les nez ; sur une autre, toutes les perruques, y compris les calvities ; sur une troisième, les yeux, etc., etc. Lorsque toutes les bandes sont préparées, on les enroule séparément sur de petits tambours de bois, que l’on manœuvre par leurs axes prolongés hors de la boîte qui contient l’ensemble, et dont notre photographie montre la disposition, j L’extrémité de ces bandes est fixée à autant de tambours symétriquement disposés de l’autre côté de la boîte par rapport aux premiers. Il suffit donc de tourner à la main les axes de ces tambours pour amener au centre du jouet le nez, puis les yeux, puis le menton, puis la perruque, etc., de l’homme illustre dont on désire contempler les traits. L’enfant peut ensuite calquer ce profil, si tel est son plaisir, avant de le détruire pour passer à la reconstitution d’une autre physionomie humaine aussi populaire que la précédente.
- Il demeure entendu que les portraits obtenus grâce à cette machine très simple peuvent être répétés autant de fois qu’on le désire.
- LE « JEU D’OVIDE OU DE MÉTAMORPHOSES »
- Le portrait obtenu ici est celui du champion de boxe Georges Carpentier. A, yeux ; B, profils ; C, perruques ; 1), lèvres supérieures ; E, fronts ; F, lèvres inférieures ; G, os nasaux ; II,
- mentons ; I, nez.
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
- INVENTIONS, DÉCOUVERTES ET CURIOSITÉS
- Par V. RUBOR
- Pour prolonger l’audition des disques phonographiques
- Le grand engouement qui, depuis quelques années, s’est manifesté un peu partout pour la danse, a donné au phonographe un lustre nouveau.
- Malheureusement, le phonographe présen-
- LE RÉPÉTITEUR EN POSITION D’ATTENTE La glissière, que Von aperçoit derrière le style du reproducteur, permet de régler le point auquel le reproducteur doit être soulevé pour être ramené, sur le disque, à l'endroit où Von désire faire reprendre automatiquement l'audition.
- tait, jusqu’ici, l’inconvénient de ne procurer que deux à trois minutes d’audition musicale, ce qui était manifestement insuffisant. Pour prolonger la danse, on était ainsi amené à replacer le reproducteur à sa position de départ par rapport au disque, ce qui entraînait non seulement un arrêt fâcheux pour les danseurs, mais encore l’obligation de s’occuper constamment du phonographe.
- Un ingénieur, M. de Causse, a paré à cet inconvénient, d’une façon à la fois simple et ingénieuse, au moyen du petit appareil automatique que nous allons décrire ci-dessous et que représentent nos gravures.
- L’appareil présente l’aspect général d’une came ; celle-ci est faite en celluloïd, de façon à ne pas engendrer, sous l’effet des vibrations qui lui sont transmises par l’aiguille ou le saphir, des bruits parasites.
- Le principe du fonctionnement de ce répétiteur automatique est, à un moment donné, de soulever le reproducteur, de le ramener à son point de départ et de remettre le style en contact avec le disque, afin de recommencer toute ou partie de l’audition,
- Le réglage du point auquel le reproducteur est soulevé et ramené, est obtenu au moyen d’une petite glissière qui permet de répéter l’audition, soit juste à la fin du morceau, soit à tout autre moment, quel que soit d’ailleurs le diamètre du disque.
- L’appareil comporte trois pièces principales, qui sont :
- 1° Une molette centrale en bois s’adaptant à frottement dur sur l’axe du plateau de tous les phonographes de fabrication courante et tournant, par conséquent, continuellement avec le disque ;
- 2° Une came en celluloïd comportant une rainure parabolique, laquelle est montée librement sur la molette centrale et de façon à ne pas toucher ni abîmer le disque ;
- 3° Un mécanisme très simple, monté sous la came près du centre de rotation de celle-ci et pouvant, au moment voulu, déterminer l’entraînement de la came par la molette.
- Tant que l’aiguille ou le saphir se trouve devant la glissière de réglage mentionnée ci-dessus, la molette centrale tourne folle et la came est immobile. Dès que l’aiguille ou le saphir dépasse l’extrémité de la glissière la plus rapprochée du centre du disque, c’est-à-dire le point à partir duquel on désire provoquer la répétition, le mécanisme, automatiquement, détermine l’entraînement de la came par le disque, ce qui force le style à monter sur la came et à s’engager dans la
- LE RÉPÉTITEUR AU MOMENT DE LA REPRISE
- Tant que le style se trouve devant la glissière de réglage, la came placée sur le disque reste immobile, mais, dès que le style dépasse l'extrémité intérieure de la glissière, c'est-à-dire le point à partir duquel on désire provoquer la répétition de tout ou partie du morceau, la came se met à tourner et, ce faisant, soulève le reproducteur, le ramène vers l'intérieur,puis le replace sur le disque au début de Venregistrement.
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- LA SCIENCE ET LA VIE
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- rainure parabolique. Cette rainure ramène progressivement mais très rapidement le reproducteur vers la périphérie du disque, puis remet le style en contact avec ce dernier d’une façon très douce, l’épaisseur de la came n’étant que de 5/10e de millimètre.
- Après une demi-rotation de l’appareil, le mécanisme débraye automatiquement la came d’avec la molette et tout se retrouve en place pour la prochaine répétition.
- Il est intéressant de noter que le cycle des opérations décrites ci-dessus s’accomplit en un tiers de seconde environ ; il n’y a donc pas d’interruption appréciable dans l’audition. De plus, l’appareil ne touchant pas la partie enregistrée du disque, et le transfert du reproducteur se faisant pardessus la came en celluloïd, le disque ne peut pas être détérioré. De même, l’aiguille ou le saphir, glissant sur une matière beaucoup plus tendre que la matière du phonogramme,ne peut subir aucune usure anormale.
- Une lampe qui produit Y ozone nécessaire à la purification de Yair que nous respirons .
- Ce n’est aujourd’hui un secret pour personne que nous vivons constamment au milieu d’une atmosphère où se rencontrent les germes d’un grand nombre de maladies contagieuses.
- On a beau prendre chez soi toutes les précautions hygiéniques, entretenir la plus méticuleuse propreté dans son intérieur, on n’est jamais sûr de se mettre à l’abri des maladies qui ont pour cause le développement des microbes. Quand plusieurs personnes sont réunies dans une même pièce, si une ventilation suffisante et permanente n’est pas assurée, l’air qu’elles respirent ne tarde pas à devenir dangereusement malsain.
- Purifier l’air des appartements et en général des locaux habités est devenu une nécessité de premier ordre, la plus simple et la plus pratique des règles de l’hygiène rationnelle. Aujourd’hui, on est, en effet, arrivé à débarrasser l’air des germes morbides, dont il est un puissant véhicule, et à le remplacer par de l’air pur et vivifiant au moyen de l’ozone, modification allotropique de l’oxygène. Dans l’atmosphère, l’ozone se combine rapidement avec les substances porteuses de miasmes, en les oxydant, et, par cela même, les transforme et les détruit, tout en supprimant lès mauvaises odeurs.
- Comme tout le monde ne peut aller vivre au grand air, soit de la mer, soit de la campagne ou de la montagne, pour respirer de l’air ozonisé, on s’est, préoccupé des moyens de le produire pratiquement autour de soi. La « lampe à brûleur condensateur », que
- M. Berger vient de présenter au corps médical, répond parfaitement à ce but.
- Elle se divise en deux parties principales : une lampe à alcool et un brûleur. Le brûleur se décompose à son tour en deux parties : la partie supérieure ou manchon et la partie inférieure appelée rondelle.
- Après avoir amené la mèche au ras du bord inférieur du cône ou manchon et après avoir rempli la lampe d’un liquide spécial dit « Ozoalcool », on fait tomber, à l’aide du compte-gouttes, un peu de liquide sur le manchon et on allume ce dernier.
- On laisse brûler avec flamme pendant quelques minutes, jusqu’à ce que le manchon soit porté à l’incandescence, puis on éteint la flamme soit avec le capuchon, que l’on enlève aussitôt après l’extinction, soit simplement en soufflant dessus.
- L’ozoalcool, en brûlant sur le manchon, porte ce dernier à une température assez élevée pour que l’alcool ozoné soit aspiré par la mèche, qui sert simplement de matière conductrice, et entretienne la combustion d’une façon continue. C’est à partir de ce moment que la lampe se met à produire de l’ozone en quantité très suffisante pour purifier l’air d’une pièce de dimensions normales.
- Haut-parleur ne nécessitant aucune source auxiliaire d’excitation
- ans une réception de téléphonie sans fil, la nature des ondes captées, détectées et amplifiées est bien spéciale. On sait, en effet, qu’il s’agit non pas d’ondes simples mais d’ondes composées d’un ensemble d’harmoniques de fréquences et d’amplitudes diverses qui forment, à tout instant, par leur superposition, des ondes complexes dont la représentation graphique est à la fois irrégulière et compliquée.
- C’est pourquoi, lorsqu’on utilise un récepteur ordinaire à membrane plane, l’action magnétique et constante de l’aimant sur la lame vibrante produit une déformation influant sur son bon fonctionnement : l’inertie n’étant pas négligeable, la lame plane possède une période propre de vibration qui se traduit par la production de sons parasites ; or, l’intensité relative de ces parasites, par rapport aux sons à reproduire, croît avec l’amplification suivant une proportion non pas arithmétique, mais bien géométrique.
- Le haut-parleur Bardon, représenté à la page suivante, a été tout spécialement étudié pour obvier à ce grave inconvénient. Il possède des enroulements judicieusement calculés pour que le fer soit au voisinage de sa saturation magnétique ; un réglage très simple, par bouton moletté, permet d’obtenir la
- le générateur d’ozone de
- H. BERGER
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- LES A COTÉ DE LA SCIENCE
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- variation immédiate de l’entrefer suivant le mode d’utilisation et la puissance désirée. Il sulfit de brancher simplement l’appareil à la place du casque sans qu’il soit besoin de prévoir une source auxiliaire d’excitation.
- Enfin, la forme du pavillon satisfait à la fois les exigences d’une acoustique bien comprise et d’une présentation parfaitement esthétique.
- Protecteur utile pour voitures automobiles
- Quelque habile conducteur que l’on soit, il est des accidents matériels que l’on n’évite que dilficilement.
- Dans les rues encombrées des grandes villes, alors que les véhicules se suivent en files pressées, à la suite les uns des autres, presque à se toucher, il suffit d’un arrêt brusque pour occasionner des reculs imprévus, immédiats et des tamponnements, d’où la carrosserie et les divers accessoires qu’elle comporte : phares, lanternes, radiateur, ailes, ne sortent pas indemnes. A manœuvrer dans un garage souvent encombré, mal éclairé, le même genre d’accident peut se produire, d’autant plus que cette manœuvre est généralement exécutée par des employés plus ou moins adroits et précautionneux.
- Pour éviter ces accidents, ou plutôt pour se prémunir contre eux, on a imaginé un efficace pare-choc, dont le principe repose sur l’emploi d’amortisseurs en caoutchouc. Il est constitué par une traverse gracieusement galbée et reliée au châssis par deux supports pouvant être fixés très facilement, sans percer ce dernier, à l’avant et à l’arrière de la voiture. Entre ces supports et la traverse sont interposés deux tampons massifs en caoutchouc, cette matière étant celle qui présente le plus d’élasticité.
- Ce pare-choc Hartson, du nom de son constructeur, est loin d’être inélégant ; il encadre en quelque sorte la voiture d’une brillante bande nickelée, qui a, en outre, le mérite de protéger efficacement les fragiles vernis et, enfin, d’enlever tout caractère de gravité que pourraient avoir pour les
- voyageurs les chocs violents auxquels l’inexpérience de jeunes conducteurs n’expose que trop fréquemment les voitures qui passent.
- Lampes de T. S. F. à deux filaments
- ous les amateurs de télégraphie sans fil connaissent l’ennui de voir, au milieu d’une réception intéressante, le fonctionnement du poste s’arrêter tout à coup, par suite de la rupture du filament d’une lampe à trois électrodes. On sait aussi que les frais d’entretien des appareils de radiotéléphonie sont considérablement augmentés à cause de la facilité avec laquelle les filaments des lampes sont mis hors d’usage.
- Le « Triode Junot », représenté sur la page suivante, présente la particularité de posséder deux filaments qui peuvent être utilisés isolément. Possédant la même disposition de broches que les autres lampes, les deux filaments ont une extrémité commune connectée à l’une de ces broches ; l’autre extrémité, pour l’un des filaments (que no us. appellerons le second), dépasse extérieurement à travers la matière isolante du culot. Lorsque le premier filament vient à se rompre, il suffit de connecter l’extrémité extérieure du second pour prolonger la durée de fonctionnement du Triode. Extrêmement économique de ce fait, cette lampe revient sensiblement moitié moins
- cher que les Triodes actuellement en usage, puisque sa durée est double. D’autre part, en employant en même temps les deux filaments, on obtient une puissance double dans le circuit plaque, ce qui est intéressant pour les petites émissions d’amateurs, ou même pour les derniers étages d’amplificateurs puissants. Pour éviter un échauffement trop grand, la plaque du nouveau Triode est disposée de telle sorte que la chaleur produite est dissipée dans tous les sens, comme le ferait un véritable radiateur. Elle est constituée par une série de minces rondelles de nickel, dont
- PARE-CHOC AVANT POUR VOITURE AUTOMOBILE
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- LA SCIENCE ET LA VIE '
- les plans sont perpen-diculaires aux filaments. Cette disposition de la plaque possède encore l’avantage de réduire considérablement les phénomènes de capacité du circuit plaque, avantage extrêmement appréciable pour la réception des ondes de courte longueur.
- La grille est formée d’une seule pièce, ce qui permet d’obtenir une fabrication régulière, conduisant à des Triodes tous semblables au point de vue des courbes.
- Enfin, les connexions qui traversent le verre sont en platine pur et les filaments, en tungstène .tréfilé, sont maintenus en place grâce à des petits ressorts qui évitent les ruptures intempestives causées par la rigidité des supports et la mise en court - circuit de la grille lorsque le filament se dilate sous les effets calorifiques. Les amateurs de T. S. F. apprécieront fort, sans nul doute, ce progrès apporté à la lampe à trois électrodes.
- TRIODE JUNOT A DEUX FILAMENTS
- Une boîte qui allume une à une les allumettes qu'elle contient
- C’est une boîte de poche ; un mécanisme spécial permet d’obtenir une à une, automatiquement, les allumettes enflammées, sans avoir à ouvrir la boîte. Plus de briquet, d’essence, de pierre, de molette, d’estampille, etc.; des allumettes à mettre dans la boîte, et c’est absolument tout.
- En se référant au dessin, nous voyons que, la boîte étant fermée, pour obtenir une allumette enflammée, il faut : 1° tirer sur la tige d’amorçage jusqu’à ce que l’on sente qu’elle bute à l’intérieur (elle fait alors saillie sur 4 à 5 centimètres) ; 2° la laisser revenir seule ; 3° saisir et tirer vivement à soi l’anneau du frottoir, une seule fois. En effet, lorsqu’on a tiré sur la tige d’amorçage, un poussoir à ressort a placé une allumette dans l’axe.de la tige, si bien que, lorsque cette dernière est rentrée dans la boîte, l’allumette a été poussée en avant contre le frottoir. Celui-ci, ayant ensuite été tiré perpendiculairement à l’allumette, a frotté sur la tête de cette dernière et l’a enflammée. L’allumette, continuant
- son mouvement en avant, a émergé de la boîte en traversant l’orifice ménagé à cet effet dans le frottoir, mais elle est restée engagée par sa queue et elle le demeure tant qu’on ne tire pas à nouveau (mais d’une Quantité moindre) sur la tige d’amorçage, en la relâchant ensuite brusquement, ce qui provoque l’éjection de l’allumette brûlée.
- Avant d’enflammer une seconde allumette, il faut, évidemment, repousser le frottoir dans son logement.
- En décomposant, comme nous venons de le faire, pour permettre de comprendre le mécanisme ingénieux de cette boîte, les manœuvres nécessaires, celles-ci peuvent paraître compliquées. En réalité, il n’en est rien ; on tire à fond sur la tige d’amorçage, puis sur Panneau du frottoir et l’allumette sort enflammée. On tire une seconde fois, mais à mi-course sur la tige ; on la relâche et le bout brûlé est éjecté. On acquiert très vite l’habitude d’ex cuter très rapidement ces mouvements dans leur succession naturelle.
- Pour garnir la boîte, on l’ouvre, puis on ramène en arrière, avec le doigt, le poussoir à ressort. On dispose les allumettes côte à côte en prenant soin que les bouts enduits de phosphore se trouvent dirigés vers le frottoir et portent contre l’arête de la plaque de garde. On peut ainsi placer quinze allumettes de section carrée provenant des boîtes ordinaires à 0 fr. 10 (contenant 50 allumettes).
- Le frottoir est enduit d’une substance spéciale qui permet tout aussi bien d’allumer
- FROTTOIR
- Vue de l’intérieur de la boite
- Une simple manœuvre permet de faire émerger une à une des allumettes enflammées.
- les allumettes suédoises que les allumettes ordinaires au phosphore. Seules, les allumettes-bou-
- PLAQUE DE GARDE
- gies, qui sont rondes et qui s’écraseraient sous la pression du ressort, ne peuvent être utilisées. L’inventeur de l’appareil est M. Le Dauphin.
- V. Rubor.
- Le gérant : Lucien Jossiî.
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- Les études portent sur toute la mécanique appliquée. Elles peuvent être sanctionnées par des diplômes d’après les notes obtenues :
- Moyenne au moins égale à 10 : Diplôme de monteur.
- Moyenne au moins égale à 12 : Diplôme de contremaître.
- Moyenne au moins égale à 13 : Diplôme de chef-mécanicien.
- Moyenne au moins égale à 15 : Diplôme de sous-ingénieur.
- Moyenne au moins égale à 17 : Diplôme d’ingénieur.
- Les élèves n’ayant pas obtenu leur diplôme d’ingénieur peuvent reconcourir tous les trois mois jusqu a son obtention.
- Etudes. — Les élèves ont à étudier soixante-quinze leçons comportant plus de six cents pages de texte et de nombreux problèmes sur toute la mécanique, de nombreuses questions, projets, etc.
- Prix. — Les élèves ont droit, moyennant le prix de 5 francs par leçon, à la fourniture des cours autographiés des Professeurs, à celle des devoirs et à la correction de ceux-ci.
- Par série de cinq leçons, le prix est de 20 francs, et par série de dix leçons, 35 francs.
- En payant comptant, les élèves payent seulement 250 francs. Les élèves doivent écrire sur chaque copie et très lisiblement leur nom et leur adresse.
- Qui peut s’inscrire aux Cours de l'Institut? — N'importe qui. En effet, les Cours débutent par les notions les plus simples pour s’élever progressivement jusqu’aux questions les plus complexes, mais avec des notions scientifiques tout à fait à la portée de tous les élèves et qui se trouvent, lorsqu’il en est besoin, enseignées durant les études.
- Inscription. — L’inscription ne comporte aucun engagement de la part de l’élève. Celui-ci donne seulement son nom, son adresse et sa profession et reçoit autant de leçons qu’il en a demandées.
- Lorsqu’il a terminé ses devoirs, il les adresse à la correction et, avec son devoir corrigé, lui sont adressés les exercices de la leçon suivante et ainsi de suite.
- Le prix à la leçon, qui est, d’ailleurs, modique, permet à l’étudiant de régler lui-même la marche de son enseignement et de l’arrêter lorsque cela lui convient.
- Il n’est jamais engagé.
- SOMMAIRE DES 75 LEÇONS DU COURS DE MECANIQUE APPLIQUEE
- CROQUIS COTÉ. — Coupes. — Hachures. — Cotes. — Outillage. — Levé. — Mise au net.
- DESSIN. — Matériel. — Passage à l’encre. — Teintes. — Tirage des bleus. — Vis-écrous. — Engrenages.
- PHYSIQUE. — Hydrostatique. — Loi de Mariotte. — Baromètres. — Manomètres. — Mélange des gaz. — Pompes. — Chaleur. — Dilatation. — Chaleur spécifique. — Fusion. — Solidification. — Vaporisation.
- MÉCANIQUE. — Révision des mathématiques utiles au cours de mécanique. — Cinématique. — Pesanteur. — Statique. — Forces. — Moments. — Centre de gravité. — Equilibre. — Machines simples. — Vis. — Poulies. — Bielle. — Manivelle. — Excentrique. — Came. — Engrenages. — Treuil, etc.
- RÉSISTANCE DES MATÉRIAUX. — Corps élastiques. — Rupture. — Boulons. — Chaînes. — Câbles. — Cylindres. — Compression. — Poteaux. — Colonnes. — Flexion. — Cisaillement. — Torsion. — Arbres de transmission et arbres moteurs.
- CONSTRUCTIONS MÉCANIQUES. — Clavetages. — Boulons et visseries. — Filetages. — Rivets. — Engrenages. — Transmissions. — Poulies. — Roulements à billes. — Manchons d'accouplements. — Paliers. — Crapaudines et consoles ou chaises. — Tuyauterie. — Chaînes et crochets.
- TECHNOLOGIE ET MACHINES-OUTILS. — Matières premières. —Travail élémentaire des métaux.— Outillage et machines-outils. — Tournage. — Filetage. — Traçage. — Tracé et découpage des tôles.
- MACHINES. — Principaux organes. — Diagrammes. — Indicateurs. — Épures. :— Machines alternatives et à soupapes. — Conduite, entretien et réparations.
- TURBINES A VAPEUR — Principales parties. — Classification. — Types Laval-Parsons, Breguet-Rateau, Curtiss. — Conduite et entretien.
- CHAUDIÈRES. — Principaux organes. — Chaudières à tubes de fumée, à tubes d’eau, à petits tubes. — Chaudière Serpolle1. — Conduite, entretien et réparations. — Chauffage au pétrole.
- MOTEURS A PÉTROLE. — Principaux organes. — Moteurs à deux et à quatre temps. — Allumage. — Conduite et entretien.
- MOTEURS A GAZ. — Moteurs à gaz de ville. — Gazogènes. — Moteurs spéciaux.
- MOTEURS DIESEL. — Moteurs à quatre et deux temps, — Conduite et entretien.
- MOTEURS HYDRAULIQUES. — Etude des lois de l'hydraulique. — Roues. — Turbines. — Pompes. — Norias. — Dragues. — Béliers
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